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Cours de construction. Quinzième partie, Traité de couverture et plomberie, installations d'eau, de gaz et d'électricité. Tome I, Couverture
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- TRAITÉ ....
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- DE
- COUVERTURE ET PLOMBERIE
- Installations d’Eau, de Gaz et d’Électrioité
- TOME I.
- COUVERTURE
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- TOURS.
- IMPRIMERIE DESLIS FRERES, RUE GAMBETTA, 6.
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- ENCYCLOPÉDIE THÉORIQUE & PRATIQUE DES CONNAISSANCES CIVILES & MILITAIRES
- {Publiée sous le patronage de la Réunion des officiers)
- partis: civile
- COURS DE CONSTRUCTION
- Publié sous la direction de
- G. OSLET, INGÉNIEUR DES ARTS ET MANUFACTURES
- -agaar»,
- N\
- BIBLIOTHÈQUE ,, | TU CONSERVATOIRE NATIONAL | Uc»s AUTS & AltlTIMUS il
- TRAITE
- DE
- Installations d’Eau, de Gaz, d’Électricité
- G. OSLET
- Architecte
- Ingénieur des Arts et Manufactures Professeur à l’École Centrale
- A. LASCOMBE
- Architecte
- Ingénieur des Arts et Manufactures
- TOME I. - COUVERTURE
- PARIS
- GEORGES FANCHON, ÉDITEUR
- 25, RUE DE GRENELLE, 25
- Droits de traduction et de reproduction réservés
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- COURS DE CONSTRUCTION
- QUINZIEME PARTIE
- COUVERTURE ET PLOMBERIE
- INSTALLATIONS Il Eili, Dï GM « D’ÉLBCTRICIIE
- PROGRAMME
- PREMIÈRE PARTIE COUVERTURE Chapitre Premier Notions générales
- § I. — But de la couverture.
- § II. — Classement des matériaux employés. — Historique.
- § III. — Pentes des toitures. — Conditions que doivent remplir les toitures.
- — Formes des toitures. — Liaisons des combles contigus. — Combles de formes dites à la Mansard. — Sheds. — Pavillons.
- — Cônes. — Coupoles.
- § IV. — Voligeage et lattis.
- § V. — Ouvriers employés aux travaux de couverture.
- § VI. — Outillage du couvreur.
- § VII. — Vocabulaire des expressions employées en couverture.
- § VIII. — Législation concernant les toitures.
- Chapitre II
- Couvertures en ardoises
- § I. — Propriétés générales des ardoises. — Principaux gisements. — Extraction de l’ardoise.
- § II. — Formes et dimensions commerciales des ardoises.
- § III. — Ardoises clouées. •— Pente de la couverture en ardoises clouées. — Dispositions diverses.— Ardoises épaisses. — Modèles anglais. — Pose sur voliges ordinaires ou espacées. — Choix du modèle d’ardoises.
- § IV. —Ardoises fixées avec crochets. Système Hugla. — Système Fourgeau. Pose sur lattis en fer. — Formes <ti\erses de crochets.
- , § V. — Couvertures en grandes ar-oises sur chevrons sans lattis, y . — Egouts des couvertures en
- / .0lse?: — Egout de deux pièces, de b&Uelle1^068);' — Raccol-d P&r Landes de
- dive — Ruellées. — Dispositions verticale" — Raccords contre les parois
- I ^ — Arêtiers.
- _Jp , ; — Faîtages. — Faîtages ornés. " Coures à laMansard.
- | yj ~ Noues'
- tièreR ’ Châssis d’éclairage. — Chat-Lrocheis de service.
- Chapitre III
- Couvertures en tuiles
- § I. — Emploi de la terre cuite en couverture. — Fabrication en général. — Pâte molle et pâte dure.
- § II. — Tuiles anciennes. — Tuiles romaines. — Tuiles flamandes. — Tuiles plates de Bourgogne ou de pays. — Grand et petit moule.— Tuiles à écailles.
- — Tuiles mécaniques.
- § III. — Pose des tuiles. — Lattis.
- — Pureau. — Recouvrement. — Pose avec scellement au mortier. — Disposition à claire-voie. — Pose avec liteaux en maçonnerie sur combles hourdés.
- § IV. — Inclinaisons des couvertures en tuiles plates, en tuiles mécaniques.
- § V. — Égouts. — Égout simple. — Égout de deux pièces. — Égout de trois pièces. — Égout retroussé. — Égout pendant. •—• Égout inférieur avec tuiles mécaniques.
- § VI. — Faîtages. — Faîtages à joints au plâtre.—Faîtages à recouvrements en terre cuite.— Faîtages ornés. —Faîtages pour tuiles mécaniques.
- § VII. — Arêtiers.
- § VIII. — Noues.
- § IX. — Ruellées. — Garnitures de
- rives.
- § X. — Raccords avec les murs
- plus élevés. — Solins. — Souches.
- § XI. — Châssis d’éclairage et d’aérage. — Chattières et tuyaux. — Raccords en fonte pour montants et marches.
- § XII. — Couverture des murs de clôture. — Tuiles plates. — Tuiles mécaniques. — Tuiles métalliques.
- Chapitre IV Couvertures en zinc
- § I. — Propriétés du zinc. — Zincs plombaginés.—Zincs lamines.
- § II. — Dimensions et poids des feuilles de zinc du commerce. — Épaisseur. — Ardoises en zinc. — Tuiles.
- § III. — Travail du zinc. — Outils.
- — Coupements. •— Plis. — Bords plats.
- — Ourlets. — Bordures. — Soudures.
- § IV. — Disposition des feuilles de zinc. — Voligeage.
- § V. — Faîtages. — Chemins. — Faîtages oriïés. — Faîtages en zinc estampé.
- § VI. — Égouts.
- § VII. — Arêtiers. — Arêtiers ornés.
- — Estampille.
- § VIII. — Châssis d’éclairage. — Raccords avec la couverture en zinc.
- § IX. — Couverture en zinc à ressauts pour faibles pentes.
- S X. — Rives. — Pignons.—Bandes à cheval. — Amortissements. — Bandes de solins.
- § XI. — Combles à la Mansard. — Membrons à larmiers. — Membrons à bourseau. — Membrons ornés.
- § XII. — Noues.
- S XIII. — Chattières.
- § XIV. — Souches de cheminées.
- § XV. —Bandeaux. — Bandes d’agrafes et bandes de recouvrement. —: Joints par bouts.— Bandes agrafées. — Bandes à coulisseaux. — Bavettes d’appuis des fenêtres. — Angles saillants. —Angles rentrants, — Bandeaux plus étroits que 0,16.
- § XVI. — Corniches et entablements plus larges que 0,16. — Bandes de- recouvrements à listels.
- Chapitre V
- Couvertures en plomb
- § I. — Propriétés du plomb.
- § II. — Fabrication des tables de plomb. — Poids du plomb en feuilles.
- § III. — Travail du plomb. — Soudures. — Joints.
- § IV. — Différents modes de couvertures en plomb. — Exemples divers.
- § V. — Couverture d’une terrasse en plomb.
- § VI. — Couverture en plomb d’un balcon.
- § VII. — Couverture en ardoises de plomb.
- Chapitre VI
- Couvertures en feuilles métalliques ondulées
- § I. — Emploi de couvertures en feuilles métalliques ondulées.
- § II. — Tôles ondulées. — Grandes et petites ondes.
- § III. — Pose. — Pose sur charpentes en bois. —Assemblages sur combles en fer.
- § IV. — Faîtages.
- § V. — Zinc ondulé dit cannelé. — Pose.
- § VI. — Zinc à double nervure. — Pose.
- § VII. — Faîtages.
- § VIII — Égouts.
- § IX. — Ruellées.
- § X. ~ — Raccords et bandes de solins.
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. — 1.
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- COUVERTURE.
- CnAPITRE VII
- Couvertures en cuivre
- § I. — Propriétés du cuivre.
- § II. — Emploi du cuivre dans la couverture. — Exemples divers.
- § III. — Dimensions et poids des feuilles de cuivre.
- § IV. — Travail et pose du cuivre. — Couvre-joints et tasseaux.
- Chapitre VIII
- Couvertures en verre
- § I. — Matériaux de vitrerie employés en couverture.
- § II. — Couverture en ardoises de verre.
- § III. — Couverture en verre ordin aire.
- § IV. — Verres striés. — Avantages.
- § V. — Glaces brutes.
- § VI. — Tuiles en verre.
- § VII. — Condensation intérieure. — Précautions. — Système André.
- Chapitre IX
- § V. — Chéneaux en zinc. — Ressauts. — Chéneaux en . façade. — Ché-
- neaux sur entablements couverts.
- § VI. — Chéneaux en terre cuite.
- § VII. — Gouttières et chéneaux en fonte, système Bigot Rénaux. — Applications.
- § VIII. — Chéneaux en tôle noire.
- § IX. — Chéneaux étanches et non étanches. — Garniture en plomb d’un chéneau non étanche.
- § X. — Chéneaux en tôle plombée.
- § XL — Chéneaux en fonte formant
- poutres.
- Chapitre II
- Tuyaux de descente et accessoires de couverture
- § I. — Tuyaux de descente en zinc.
- § II. — Tuyaux de descente en fonte. — Raccords.
- § III. — Tuyaux Bigot-Renaux.
- § IV. — Cuillers et gargouilles.
- § V. — Marches en zinc. — Échelles en fer avec montants. — Paliers. — Marches en fer et fonte articulées.
- TROISIÈME PARTIE
- CANALISATION POUR LE GrAZ
- Chapitre Premier
- Distribution du gaz
- § I. — Éclairage par le gaz. — Dif tillation. — Cornues. — Fours. — Condensation. — Épuration. — Gazomètres.
- — Sortie du gaz.
- § II. — Tuyaux. — Diamètres.
- § III. — Canalisation en fer.
- § IV. — Canalisation en plomb.
- § V. —Canalisation en tôle et bitume. § VI. — Accessoires.—Becs.—Bras.
- — Clefs. — Compteurs.
- § VII. — Incandescence par le gaz. — Bec Auer.
- § VIII. — Cuisine et chauffage par le gaz.
- § IX. — Règlements concernant la distribution du gaz. — Abonnements.
- Chapitre II
- Métré et séries de prix
- § I. — Prix élémentaires. — Prix composés.
- § II. — Canalisation en fer.
- § III. — Canalisation en plomb.
- § IV. —Canalisation en tôle et bitume. § V. — Accessoires.
- § VI. — Outils employés.
- § VII. — Vocabulaire des expressions employées dans la canalisation pour le gaz.
- QUATRIÈME PARTIE ÉLECTRICITÉ Chapitre Premier Éclairage
- § I. — Piles. — Résistances. — Electro-magnétisme.
- § II. — Bobine d’induction. — Machines à courants, électriques. — Accumulateurs.
- § III. •— Lumière électrique. — Lampes diverses.
- § IV. — Éclairage par incandescence.
- § V. — Lampes à arcs voltaïques. — Bougies Jabîockkoiï.
- Chapitre II
- Sonneries et téléphones
- § I. — Sonneries ordinaires. — Ouverture des portes coqhères.
- § IL — Sonneries électriques et par l’air.
- § III. — Sonneries dites treinbleuses.
- § IV. — Téléphonie. — Téléphone Bel. — Téléphone Ader. — Téléphones à piles.
- § V. — Microphone de Hugues.
- § VI. — Communication dans les villes.
- § VI. — Paratonnerres,
- § VIII. — Monte-plats.
- § IX. — Ascenseurs électriques
- Chapitre III
- Métré et séries de prix
- § I. — Prix élémentaires, — Prix composés.
- § IL — Sonnettes électriques. — Téléphones.
- § III. — Lumière électrique.
- § IV. •— Glossaire des termes employés. — Outils.
- Couvertures en matériaux de maçonnerie
- § I. — Matériaux de maçonnerie employés en couverture.
- § IL — Couverture en grandes dalles plates. — Dalles creusées et aérées par dessous. — Exemples. — Clochers. — Flèches en pierre. — Murs de clôture.
- § III. — Dalles naturelles. — Laves. — Emploi.
- § IV. —Couvertures en ciment à prise lente. — Système Caillette. — Système Cottancin. — Terrasses. — Murs. — Souches.
- § V. — Couvertures en asphaltes.
- § VI. —Toitures en ciment volcanique.
- Chapitre X
- Couvertures en matériaux ligneux
- § I. — Couvertures en bardeaux de merrain.
- § IL — Couvertures en planches. — Système Cubett.
- § III. — Toitures en papiers, cartons et feutres bitumés ou goudronnés.
- § IV. — Couverture en chaume.
- § Y. — Couverture en roseaux.
- Chapitre XI
- Métré et séries de prix des ouvrages de couverture
- § I. — Prix élémentaires. — Prix composés.
- § II. — Ardoises et tuiles.
- § III. — Zinc.
- § IV. — Plomb.
- § V. —Feuilles métalliques ondulées.
- § VI. — Cuivre.
- § VIL — Verre.
- § VIII. — Matériaux ligneux.
- S IX. — Matériaux de maçonnerie.
- DEUXIÈME PARTIE CANALISATION D’EAU Chapitre Premier Gouttières et chéneaux
- § . I. —Captation des eaux de toitures. § IL — Gouttières et chéneaux en pierre.
- § III. —Gouttières en zinc.—Pentes. — Crapaudines. — Points hauts. — Points bas. — Gouttières à l’anglaise.— Ressauts. § IV. — Chéneaux eh plomb encaissé. Ressauts.
- Chapitre III
- Eaux ménagères
- § I. — Eaux ménagères.
- § IL — Éviers. — Bondes siphoïdes. § III. — Siphons.
- § IV. •— Caniveaux.
- § V. — Branchements d’égouts.
- § VI. — Règlement pour la construction des branchements d’égouts.
- Chapitre IV
- Vidange. — Tout à l’égout
- § I. — Fosses fixes.
- § IL — Fosses mobiles.
- § III. — Appareils diviseurs. — Tout à l’égout.
- Chapitre V
- Installation des eaux
- § I. — Distribution des eaux, — Prise d’eau.
- § IL —Tuyaux. — Différents types.
- — Robinets-ventouses.
- § III. — Assemblages.
- § IV. — Pose des conduites.
- § V. — Robinetterie des conduites.
- § VI. — Ventouses.
- § VIL — Réservoirs.
- § VIII. — Bassins.
- § IX. — Fontaines. ’
- § X. — Distribution dans les mai-
- sons particulières.
- § XI. — Compteurs d’eau. — Robi-| netterïe.
- I § XII. — Filtrage des eaux potables.
- | — Épuration.
- i § XIII. — Épuration des eaux industrielles.
- g XIV. —Assainissement. — Hygiène publique.
- § XV. — Hydrothérapie. — Bains.
- — Baignoires. — Installation d’une salle de bains. — Douches.
- § XVI. — Lavoirs publics. — Blanchisseries.
- § XVII. — Réservoirs et citernes. — Puits.
- § XVIII. — Ascenseurs hydrauliques. Chapitre VI
- Métré et séries de prix des ouvrages de canalisation d’eau
- § 1. — Prix élémentaires. ,— Prix
- composés.
- § IL — Vocabulaire des expressions employées en canalisation.
- g III. — Outils employés par les ouvriers.
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- PREMIÈRE PARTIE. — COUVERTURE
- CHAPITRE PREMIER
- NOTIONS GÉNÉRALES
- I.
- But de la couverture.
- 1. La couverture d’un bâtiment est destinée à le garantir contre toutes les influences de l’atmosphère, et surtout à le préserver de l’humidité. La principale qualité de la couverture est donc d’être imperméable. Cette condition laisse une grande latitude pour l’inclinaison à donner aux toits, mais la nature des matériaux employés la limite quelquefois. Tantôt il faut que la pente soit peu considérable, pour que les matériaux ne glissent pas ; ceux-ci doivent alors être favorables à l’écoulement des eaux ; tantôt, au contraire, il faut, pour l’écoulement, que la , pente soit rapide ; dans
- J’-i--- --- 1 -J-A Q
- pouvoir sécher très rapidement, dès que la pluie a cessé ;
- 2° Légèreté. — Les matériaux employés en couverture doivent être très légers.
- Il ne faut pas que la charpente soit trop chargée ; elle pourrait se rompre sous la charge et faire arriver de graves accidents. Les pièces de bois ou de fer composant la charpente doivent être calcu-1 lées en conséquence. De là, la nécessité d’employer des matériaux de couverture assez légers pour ne pas occasionner un
- surcroît de dépenses ;
- 3® Résistance. — Tout en étant légère, la couverture doit être assez lourde pour résister dans tous les sens à l’action du
- • 1--- A nrunt
- jj»/uia , jjdibo ouiv *»£/— 7 resisier uaus *
- d’autres cas, la matière étant propice à vent, quelle que soit sa violence. A ce point
- l’écoulement, et pouvant sous ce rapport de vue, la couverture en tuiles, par son
- être établie suivant une surface peu in- poids et son mode d’attache, résisté sou-
- clinée, donnerait les plus mauvais résul- vent mieux que la couverture en ardoises
- tats, par suite de la facilité avec laquelle qui nécessite de fréquentes réparations ;
- l’eau remonterait entre les surfaces en 4° Incombustibilité. — C est la une des
- contact. Il faut alors, malgré cette pro- grandes questions occupant souvent es
- priété de la matière, que l’inclinaison constructeurs. Que d incendies ont e u e
- soit forte pour éviter ce résultat, comme par l’inflammation de la toiture pio ui e
- «—™Aniio vpnaut, d’une maison
- I J.
- pour éviter ce résultat, comme aussi pour que les vents n’enlèvent pas les parties dont la couverture est formée.
- En résumé, les conditions que doit remplir une bonne couverture sont les suivantes :
- 1° Imperméabilité. — Si l’humidité pouvait traverser la toiture, elle pourrirait les pièces de bois formant la charpente. L’eau tomberait, de là, sur les planchers qu’elle finirait par traverser. La couverture doit
- pctï* I llUlctuauuvivj.*_
- par une flammèche venant d’une maison en feu assez éloignée ! Aussi, à ce point de vue, les couvertures en plomb, en ma-tériaux ligneux, sont-elles peu recommandables. Les couvertures en schistes, en matériaux de maçonnerie, en produits céramiques, sont quelquefois préférables.
- On a même souvent divisé les couvertures en deux classes d’après cette propriété :
- a. Les couvertures capables de résister I pendant un certain temps à l’action du feu,
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- COUVERTURE.
- et que l’on nomme, en conséquence, couvertures incombustibles ;
- b. Les couvertures qui se détruisent rapidement sous l’action du feu, ou même sous l’effet d’une chaleur intense, et que l’on nomme couvertures combustibles.
- Dans le premier groupe, viennent se placer toutes les couvertures qui sont formées de matériaux pierreux, naturels ou artificiels. Les couvertures dites incombustibles comprennent donc :
- La couverture en ardoises ;
- » en dalles de grès ; *
- » en tuiles (terre cuite, ci-
- ment, etc.) ;
- » en feutre ou carton bitu-
- meux ;
- » en mastic goudronneux ;
- » en gazonnage ;
- » en asphalte ;
- » métallique (cuivre,plomb,
- zinc, tôle de fer).
- Dans le deuxième groupe, viennent, au contraire, se placer toutes les couvertures dites facilement combustibles, savoir:
- La couverture en chaume ou roseaux ;
- » en bardeaux;
- » en voliges.
- 5° Économie. — Enfin, il faut que les matériaux employés en couverture ne coûtent pas trop cher, tant au point de vue de la fourniture que delapose. Ils doivent, en outre, ne réclamer que le minimum d’entretien.
- II. — Classement des matériaux employés.
- %. Historique. — Des conditions que doit remplir une bonne couverture, et de l’examen des matériaux de construction que nous trouvons dans la nature, ou que nous pouvons fabriquer dans les usines, on peut conclure que les produits pouvant être affectés àla protection des édifices sont les suivantes :
- 1° Les ardoises ;
- 2° Les tuiles de toutes sortes ;
- 3° Le zinc ;
- 4° Le plomb ;
- 5° La tôle ;
- 6° Le cuivre ;
- 7° Le verre ; les glaces ;
- 8° Les pierres, les laves, le ciment, l’asphalte, le ciment volcanique ;
- 9° Les matériaux ligneux, les papiers, les cartons et feutres bitumés, le chaume, les roseaux.
- Avant d’entrer dans les détails concernant le mode d’extraction ou de production, ainsi que le mode d’emploi de chacun de ces matériaux en couverture, faisons l’historique de la question, et voyons comment les peuples anciens procédaient à 1’établissement des couvertures de leurs édifices. •
- Lespremierspeuples, qui se contentaient de vivre du produit de leur chas?') ou de leur pêche, trouvaient un abri naturel dans les grottes des montagnes ou des
- Fig. 1. — Couverture en feuilles d’armes.
- bords de la mer. Là, point de couverture à établir.
- Les peuples pasteurs, n’ayant point d’habitations fixes, en raison du déplacement continuel de leurs troupeaux, avaient la tente qui pouvait se dresser partout, et en peu de temps.
- Les débuts de la couverture se trouvent donc seulement chez les peuples cultivateurs. Ces derniers avaient une résidence, généralement dans les plaines et près des bois. Les souterrains, la tente, essentiellement mobile, ne pouvaient pas convenir à ceux qui passaient toute leur vie dans les mêmes lieux. Ils ont donc été dans la nécessité de se construire une demeure stable, et, pour cela, ils devaient se servir des matériaux qu’ils pouvaient le plus facilement rencontrer. De là, la création de ca banes en branchages.
- On trouve encore, dans l’Inde, des maisons faites de claies de bambous posées
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- verticalement, enduites de terre pétrie et couvertes d’autres claies portant une couverture en feuilles d’arbres, en chaume ou en jonc. Vitruve, dans son ouvrage sur VArchitecture dit, chapitre ni, livre II :
- « Les hommes, plantant d’abord des fourches et les enlaçant de branches d’arbres, firent des murailles en les enduisant de terre argileuse. Quelques-uns, formant des blocs de terre grasse desséchée, en construisirent des murailles ; puis, posant des pièces de bois en travers, recouvrirent le tout de roseaux et de feuilles d’arbres pour se garantir de la pluie ou des ardeurs du soleil; mais, parce que ces j couvertures ne résistaient pas aux mauvais i temps de l’hiver, ils inclinèrent les combles, en ayant soin de les enduire d’argile, pour faciliter l’écoulement des eaux. Quelquefois, après avoir couché horizontalement ' les arbres à droite et à gauche, laissant entre eux un espace égal à leur longueur, les indigènes posèrent sur leurs extrémités d’autres arbres entravers, afin d’enfermer tout l’espace destiné à l’habitation ; alors ils posèrent sur les quatre côtés du carré d’autres arbres qui portèrent les uns sur les autres aux angles, et ainsi, les plaçant à l’aplomb de ceux inférieurs, ils les empilèrent jusqu’à la hauteur de la tour ; les intervalles laissés entre les troncs d’arbres furent remplis de copeaux et de terre grasse. Pour faire le toit, ils posèrent successivement en gradins des arbres de plus en plus courts, sur chaque face, de manière à arriver au centre en pyramide ; et, recouvrant le tout de feuilles et d’argile, ils composèrent un toit ou pavillon.
- Ceux qui n’avaient point de forêts
- NOTIONS GÉNÉRALES. 5
- sentée à l’homme, qui voulait se faire un abri avec des arbres, a été de les planter sur la circonférence d’un cercle, et de les
- réunir à leur sommet.
- Plus tard, les hommes quittent les forêts, les tentes, les grottes et les cabanes, pour édifier des constructions qui les abritent mieux contre les intempéries des saisons et des climats, et qui leur offrent la sûreté pour leurs familles et pour leurs biens.
- Après avoir établi des temples souterrains, des temples taillés à ciel ouvert dans le roc, les Indous élèvent des édifices avec des matériaux rapportés. Ce furent les pagodes et les forteresses qui les contiennent.
- I La forme pyramidale paraît être traditionnelle dans l’érection de ces pagodes. Elles offrent une série d’étages en retrait, ordinairement élevés, qui donnent à l’édi-! fice une grande hauteur. La partie supérieure est en briques recouvertes d’un enduit spécial nommé tchouna, espèce de chaux ou mastic préparé avec des coquillages de mer. On le compose quelquefois de porcelaine broyée, ce qui lui permet de rivaliser d’éclat avec le marbre. Souvent aussi, la couverture, chez les anciens Indous, se faisait en briques reliées entre elles au moyen d’un ciment d’une très grande dureté.
- Les topes de l’Afghanistan sont terminés par une coupole composée de grandes pierres posées sur massif.
- Les dagobas de l’île de Ceylan sont recouverts d’un mur en briques.
- En Chine, la grande muraille a un revêtement en pierre. Le pont de Fou- Tchéou-Fou a cinquante-deux piles en maçonnerie
- « v^eux qui n avaient point ae îurcis i i _____
- pour leur fournir des matériaux, creusèrent j recevant d’immenses tables de granit qui es tertres naturels, puis établirent un j vont d’une pile à l’autre. Le Taa de Nan-
- "* ^ * “ 7 ~ ° n An \7 AT*—
- naturels, puis établirent un chemin creux pour entrer dans l’espace vide, autant que la nature le leur permettait. Ils plantèrent autour de ce vide plusieurs perches liées entre elles par le bout, en cône, qu’ils couvrirent de chaume et de sarments, et sur ce cône, amassant de la terre , ils rendirent leurs habitations chaudes en hiver, et fraîches en été. »
- A Athènes, les toits del’ Aréopage étaient faits en terre grasse. La cabane de Ro-mulus était couverte de chaume. On voit par là que la première idée qui s’est pré-
- vont d’une pile king, ou Tour de Porcelaine, a une couverture en tuiles blanches vernies offrant en relief une image de Bouddha, richement
- dorée.
- En Egypte, la couverture en joncs est remplacée par la couverture en pierres, ou en granit, qu’on extrait en blocs d’une grande dimension. Ceux-ci, employés à l’état d’immenses dalles fort pesantes, exigeaient des points d’appui d’une grande solidité, et capables de résister à l’écrasement commandé par ces masses. Plus
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- COUVERTURE.
- tard, on commença à employer la voûte comme couverture, mais seulement dans de très petits espaces.
- A Ninive, le couronnement extérieur du palais de Khorsabad était exécuté en briques émaillées en partie, i A Babylone, toutes les maisons étaient couvertes en terre. Les poutres et les poteaux étaient en bois de palmier. Autour des poteaux, on tendait des cordes tressées de pailles. La juxtaposition de ces tresses formait un remplissage. La sur-
- face extérieure produite par ces cordes était peinte ensuite de diverses couleurs. Quelquefois, la paille était enduite d’asphalte. On se servait aussi, pour couvrir les monuments, de voûtes inclinées en briques. Ces voûtes n’avaient pas de clefs, mais des closoirs en argile crue et battue posés sur elles, et qui pesaient sur toute la maçonnerie. Beaucoup de ces briques étaient émaillées, ou avaient un revêtement de stucage coloré.
- En Perse, le système de couverture re-
- Fig. 2. — Couverture d’un temple grec.
- posa sur l’emploi de la brique. Les Perses n’avaient ni bois de construction, ni plantes ligneuses, et devaient, par conséquent, se passer de cintres et d’échafaudages. Ils ne pouvaient, pour le même motif, utiliser la pierre dans la construction des voûtes. Ils employèrent quelquefois des dalles de pierres fort minces.
- La couverture métallique apparaît en Palestine. La couverture du Temple de Jérusalem était en charpente et formait terrasse suivant le système adopté par les peuples asiatiques. Cette terrasse en bois
- de cèdre était recouverte de lames d’or et garnie, d’un bout à l’autre, de pointes de métal, afin d’empêcher les oiseaux de se poser sur le toit et de le salir. Ces pointes faisaient, sans doute, aussi office de paratonnerres.
- En Grèce, dans la période de temps dite héroïque, se construisent des temples de bronze. Ce sont des édifices de petites dimensions en charpente, revêtus de tôle, de bronze ou de cuivre repoussé; de là, la facilité avec laquelle ils furent brûlés.
- Dans la période historique, Bizès, de
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- NOTIONS GENERALES. 7
- Naxos, invente les tuiles en marbre. Les couvertures des temples se font en charpente sur laquelle on pose des terres cuites [fig. 2).
- Les petits monuments sont couverts en pierre. La couverture est alors composée d’épaisses dalles de pierre évidées en forme de caissons, afin de diminuer le poids. Dans les espaces plus grands, on couvre d’abord sur les côtés avec des chevrons en pierre ; puis, on pose au dessus des dalles percées de part en part et formant caissons, le tout recouvert de dalles très minces.
- Dans les édifices en pierre, le toit est à deux pentes peu rapides formant à chaque extrémité un triangle, fronton ou tympan. Chacune de ces pentes forme saillie sur la partie latérale. La couverture est en tuiles
- ig. 3. — Couverture grecque.
- de terre cuite plates. Au-dessus de ces tuiles plates, on pose un rang de tuiles creuses dont l’extrémité apparente au-dessus du couronnement est ornée. La charpente du toit n’a pas la largeur totale du bâtiment, de telle sorte que par le bas la première rangée de tuiles pose sur la corniche en pierre de l’entablement [fig. 3).
- On trouve également, chez les Romains, l’emploi de la tuile. Ils en faisaient de deux espèces :
- 1° Les tuiles plates, qu’ils appelaient tegula ;
- 2° Les tuiles courbes, qui portaient le nom d’imbreoc. La tuile était de même composition que celle employée par les Grecs [fig. 4).
- Dans l’architecture musulmane, les édifices sont recouverts par des dômes en
- pierres ou en briques. On emploie aussi la tuile [fig. 5).
- Dans la mosquée de Cordoue, à l’exté-
- Fig. k. ^ Tuiles romaines.
- rieur, au-dessus de chaque nef, régnait un toit à deux égouts couverts en tuiles; chaque toit était séparé par un large chéneau en plomb pour l’écoulement des eaux.
- Fig. 5. — Coupole musulmane.
- Dans la mosquée verte de Brousa, les coupoles étaient rehaussées de faïence verte, qui les faisait briller au soleil de l’éclat des émeraudes.
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- COUVERTURE.
- Dès le xi® siècle, dans les contrées schisteuses, on employait l’ardoise concurremment avec la tuile creuse ou plate. On a utilisé aussi cette matière comme moellon. L’Anjou, quelques parties des Pyrénées, les Ardennes ont conservé de très anciennes constructions bâties en schiste, qui ont parfaitement résisté à l’ac-
- Ardoises en écailles.
- tion du temps. Mais c’est principalement pour couvrir les charpentes que l’on a eu recours aux ardoises. Dans les constructions du xie siècle, on a retrouvé de nombreux fragments de grandes ardoises très épaisses et mal coupées, mais n’en constituant pas moins une excellente couverture. Les voûtes de l’ancienne cathédrale de Carcassonne étaient, dans l’origine, couvertes de grandes ardoises provenant de la montagne Noire. Cependant, tant
- Fig. 7. — Rangs droits.
- qu’on ne trouva pas le moyen d’exploiter l’ardoise en grand, de'la débiter et de la couper régulièrement, on dut préférer la tuile qui, faite avec soin, couverte d’émaux de- différentes couleurs, était d’un aspect beaucoup plus riche et monumental. Les
- ardoises n’étaient guère employées que pour les constructions vulgaires, et comme on s’en sert encore aujourd’hui en Bourgogne et dans les Ardennes.
- Ce ne fut que vers la fin du xne siècle que l’ardoise devint d’un emploi général dans le Nord et dans l’Ouest de la France. Des palais, des maisons de riches bourgeois, des églises mêmes étaient déjà couvertes en ardoises. L’adoption des combles coniques pour les tours des châteaux rendait obligatoire l’usage de l’ardoise, car on ne pouvait convenablement couvrir un comble conique avec de la tuile. Il aurait fallu la faire fabriquer exprès et de diverses largeurs. L’ardoise, au contraire, pouvait se tailler facilement, et permettait ainsi de chevaucher toujour s les joints de chaque rang d’une couverture conique. Si les couvertures coniques étaient d’un très petit
- Fig. 8. — Ardoises couvrant deux joints.
- diamètre, comme celles des tourelles des escaliers, par exemple, pour éviter les cornes saillantes, que des ardoises plates n’eussent pas manqué de laisser voir sur une surface curviligne convexe, on taillait leur extrémité inférieure en forme d’écaille, et on avait soin de les tenir très étroites, afin qu’elles pussent mieux s’appliquer sur la surface courbe [flg. 6).
- Comme chaque rang, en diminuant de diamètre, devait diminuer le nombre des ardoises qui le composaient, on arrêtait souvent, de distance en distance, le nombre des écailles par un rang droit, et on reprenait au dessus les écailles en moindre nombre, sans que l’oeil fût choqué du changement apporté dans le mouvement régulier des joints [fig. 7).
- Quelquefois, lorsque, par suite d’un recouvrement régulier de quelques rangs sur une surface conique, les ardoises de-
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- NOTIONS GENERALES. 9
- venaient trop étroites pour qu’il fût possible de continuer, on reprenait le rang suivant par des ardoises couvrant deux joints [fig. 8).
- Suivant la nature du schiste, les ardoises étaient plus ou moins grandes ou épaisses. Dans la montagne Noire, dans une partie
- Fig. 9 — Mosaïques d'ardoises.
- de l’Auvergne, les schistes se débitaient mal et étaient remplis de filons durs qui empêchaient de les tailler régulièrement. Dans ces contrées, les couvertures étaient grossières. Dans les Ardennes et dans l’Anjou, les schistes très purs permettaient une grande régularité dans la taille de l’ardoise. Dès le xme siècle, on n’a pas manqué de profiter des qualités de ces
- Fig. 10. — Ardoises taillées de différentes manières.
- nir les poinçons, les faîtages, les arêtiers, les noues, les lucarnes. On réservait l’ardoise pour les grandes parties plates.
- On chercha bientôt les moyens d’employer l’ardoise, en la faisant servir à la décoration, en même temps qu’à la couverture des édifices. L’ardoise, en effet,
- Fig. 11. — Ardoises en quinconce.
- obtient un reflet différent, suivant qu’on présente sa surface dans un sens ou dans l’autre à la lumière du soleil. On forma sur les combles des mosaïques de deux tons [fig. 9) qui donnèrent aux toits une décoration remarquable, à peu de frais, et sortant de la banalité.
- Fig. 12. — Ardoises en épis.
- matériaux pour faire des couvertures à la fois solides, faciles à poser, peu dispendieuses et d’une apparence fort agréable. La couleur de l’ardoise de l’Anjou, son aspect métallique et son peu d’épaisseur se mariaient parfaitement avec le plomb.
- Aussi employait-on ce métal pour gar-
- On tailla aussi l’ardoise de diverses manières [fig. 10).
- On la posa de diverses façons, afin de rompre la monotonie de la couverture, soit en quinconces [fig. 11), soit en épis [fig. 12), soiten écailles biaises [fig. 13).
- Ces différentes méthodes durèrent pen-
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- COUVERTURE.
- dant le cours des xn®, xm®, xiv® et xve siècles. On arriva à mieux exploiter les ardoises, à les livrer plus régulières, plus fines et plus minces. Mais elles perdirent en dureté ce qu’elles gagnèrent en aspect. Les ardoises des xne et xme siècles ont de 10 à 15 millimètres d’épaisseur. Celles du xve siècle n’ont plus que de 5 à 8 millimètres d’épaisseur. Les anciennes ardoises de l’Ouest et du Nord ont 18 centimètres de largeur sur 25 centimètres de hauteur, quelquefois 10 centimètres de largeur sur 38 centimètres de hauteur. On posait, à l’extrémité des coyaux des combles, un rang de larges et fortes ardoises, afin de donner moins de prise au vent. Les anciennes couvertures en ardoises étaient fort incli-
- Fig. 13. — Ardoises en écailles biaises.
- nées, et le pureau n’était guère que du tiers de la hauteur de l’ardoise.
- On commença au xme siècle à préférer l’ardoise à la tuile, partout où elle pouvait être importée. La tuile, en effet, si elle n’est pas vernissée, se charge du huitième de son poids d’eau; elle sèche lentement, laisse peu à peu l’humidité pénétrer les charpentes ; même bien faite, elle ne peut empêcher la neige fouettée par le vent dépasser sous les combles. Elle ne se prête pas à des couvertures compliquées, comme celles qu’on est obligé d’employer, soit pour établir des lucarnes, faire passer des tuyaux de cheminées, disposer des faîtages, des noues, arêtiers et pénétrations.
- Au contraire, l’ardoise d’Angers ou des Ardennes ne s’imprègne pas d’une quantité appréciable d’eau. Par sa chaleur na-
- turelle, elle laisse rapidement évaporer l’eau qui tombe sur sa surface.
- On adopta donc généralement l’ardoise, et cette adoption eut une influence considérable sur la forme des combles. On augmenta leur acuité ; les ardoises, retenues chacune par deux clous, ne pouvaient glisser comme l’eût fait la tuile, lorsque la pente des combles fut devenue trop forte et supérieure à 45 degrés. Plus l’inclinaison se rapprochait de la verticale, moins l’ardoise offrait de prise au vent. Les combles, pointus et couverts en ardoises, avaient aussi l’avantage de laisser glisser la neige, qui alors ne pesait plus sur la charpente.
- Fig. 14. — Ardoises sur poteaux corniers.
- Au xive siècle, on trouva un emploi judicieux et curieux de l’ardoise. A cette époque, beaucoup de maisons étaient construites en pans de bois. On ne savait pas, comme aujourd’hui, les couvrir par des enduits. Pour ne pas les laisser directement exposées aux intempéries, on les recouvrait d’ardoises ou de bardeaux. Parfois, ce revêtement couvrait les membrures du pan de bois et le colombage ; souvent le colombage, formé d’un simple enduit, sur un garni de plâtras ou de briques restait apparent, et l’ardoise recouvrait seulement les poteaux, écharpes, sablières, potelets et tournisses du pan de bois.
- A partir du xve siècle, les ardoises servant de revêtement vertical des pans de bois sont fréquemment découpées, et
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- forment des dessins de diverses sortes : écailles, trèfles, losanges.
- Au xvie siècle, on retrouve encore cet usage. Beaucoup de maisons de cette époque présentent encore des vestiges de .ces revêtements d’ardoises découpées sur les pans de bois.
- La figure 14 montre la disposition des
- Fig. 15. — Ardoises sur tournisses.
- ardoises qui, à cette époque, enveloppaient les poteaux corniers de plusieurs maisons.
- La figure 15 donne aussi la disposition des ardoises qui se trouvaient sur les tournisses, écharpes etpotelets.
- La figure 16 indique la disposition des ardoises sur les appuis et sablières.
- Fig. 16. — Ardoises sur sablières.
- Nous représentons (,Hg. 17) le croquis d’ardoises situées au sommet des pignons.
- Quelquefois, pour décorer les enduits en mortier ou plâtre entre les membrures des pans de bois des maisons, les architectes du xvie siècle firent clouer quelques ardoises découpées formant un ornement. Nous en donnons (fig. 18) un croquis représentatif.
- 11
- Les couronnements des grands escaliers, les têtes de cheminées présentaient des médaillons ronds ou en losange, qui étaient remplis par une ardoise formant de loin des points noirs, qui relevaient et allégissaient ces sommets.
- Parfois, dans les édifices du xve et du
- Fig. 17. — Ardoises sur pignons.
- xvie siècle, on incrustait des morceaux d’ardoises dans les très fines arcatures à jour des pinacles, des supports, des sou-
- Fig. 18. — Ardoises entre membrures d’un pan de bois.
- bassements, des tombeaux. Leur ton obscur permettait de faire ressortir les découpures de la pierre.
- Enfin, on se servait aussi de l’ardoise en morceaux, pour caler la pierre au moment de la pose. C’est ce qui fait que, dans les monuments de ces époques, on rencontre fréquemment dans les joints des morceaux d’ardoises.
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- COUVERTURE.
- Les ardoises servaient aussi : pour lesde fabrication ; mais on fabriqua mal. Le paliers, les escaliers, les pannes sous les
- combles pour porter les chevrons, les poteaux de hangars. On les employait comme clôtures de jardins, en grandes lames fichées en terre. Elles servaient souvent de pierres tombales.
- On avait aussi l’habitude de les peindre quelquefois. Les écussons en ardoises clouées sur les pans de bois étaient destinés à recevoir des couleurs.
- Nous avons vu plus haut que les Romains couvraient leurs édifices en tuiles ou en métal. La couverture se composait de rangs juxtaposés de tuiles-canal, plates, à rebords et à recouvrement. La forme de la tuile était rectangulaire. Ses dimensions variaient de 0m,40 à 0m,34 de longueur sur 0m,27 àOm,23 de largeur. Sur les longs côtés se trouvaient des rebords qui se recouvraient au moyen d’encoches pratiquées au-dessous de ces rebords, à leur extrémité inférieure. La confection d’une pareille tuile était assez difficile.
- Au moyen âge, on continua ce procédé
- Fig. 19. — Tuiles romaines, recouvrement était mauvais ; les dimen-
- Fig. 20, — Arêtiers de pierre.
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- Notions générales.
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- sions, ti >p petites. Au xie siècle, ou supprima les encoches de recouvrement. On donna à la tuile-canal plate la forme d’un trapèze. On maintenait ainsi le recouvrement, tout en supprimant les encoches; le petit côté s’introduisait dans le plus grand.
- Ces tuiles fig. 19) sont plus larges que la tuile romaine. 11 existe alors un écartement suffisant entre les tuiles de couvre-joints.Ces dernières étaient assez ouvertes pour couvrir l’intervalle occupé par les rebords de la tuile-canal.
- On posait les tuiles-canal à cru sur les chevrons, sans endôlement. La combinaison-des arêtiers présentait alors de grandes difficultés. Il est évident que les tuiles d’arêtiers ne pouvaient être fixées
- Fig. 21. — Tuiles d’arêtiers.
- sur les rencontres de pans composés de tuiles-canal avec recouvrement. Pour obvier à cet inconvénient, on retenait ces tuiles d’arêtier à l’aide de mortier. Les changements de température produisaient des mouvements dans les charpentes : les renformis de mortier se brisaient; les tuiles d’arêtiers se descellaient, et étaient rejetées par le vent.
- Pour éviter ces accidents, on posa sur les voûtes des arêtiers de pierre très puissants {fig. 20), qui possédaient des rebords de recouvrement sur les pans des couvertures.
- L’extrémité inférieure de l’arêtier était terminé par un antéfixe A. Cet antéfixe tenait au premier morceau ; l’angle de la
- corniche avait ainsi plus de poids et plus d’assiette. La coupe EF donne le profil de l’arêtier. En GH, on voit le plan de cet arêtier, avec là position des tuiles-canal à rebords.
- On moulait, à la demande, les tuiles biaises ; en ab se trouvait un petit espace destiné à recevoir l’épaisseur de la tuile-canal plate et de la tuile couvre-joints. Comme l’eau de pluie pouvait laver et dégarnir les joints faits avec du ciment, on pratiquait sur le dos de l’arêtier une entaille destinée à rejeter l’eau de pluie sur la couverture.
- Ce qui était possible avec des charpentes posées sur voûtes ne l’était plus si la voûte n’existait pas. La pierre ne pouvait plus être employée; il fallait avoir recours à la terre cuite. On fabriqua alors des tuiles d’arêtiers spéciales faites à la demande de la pente de la couverture.
- Fig. 22. — Tuiles gouttières.
- Voici fig. 21} un exemple de ces tuiles d’arêtiers.
- Pour faire emboîter ces tuiles d’arêtiers sur les tuiles couvre-joints des pans, on les munissait d’oreillons. De là, la suppression du scellement au mortier.
- On employait aussi quelquefois des tuiles-gouttières posées à la base des combles en guise de chéneaux, pour recevoir les eaux pluviales ou les conduire dans des tuyaux de descente en terre, ou dans des gargouilles saillantes. Ces tuiles-gouttières avaient de très grandes dimensions. Leur longueur était de 0m,65. Sur le côté, il existait un rebord qui permettait de les sceller à la tête du mur sous l’égout du toit. On donnait à ces tuiles une certaine pente, de manière à permettre l’écoulement de l’eau dans la gargouille.
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- COUVERTURE.
- On voit (fig. 22), un croquis de ces tuiles-gouttières.
- L’emploi de la tuile prit un grand développement aux xme et xive siècles. On perfectionna le mode de fabrication. On épura et on corroya sérieusement l’argile. La cuisson devint meilleure, et on essaya la confection de grandes pièces.
- On abandonna la tuile romaine qui avait trop d’inconvénient. La poussière, en effet, est arrêtée dans les canaux. Par l’humidité, il se développe des mousses et des végétations qui envahissent les toitures. Le vent projette la neige sous les couvre-joints ; la charpente se pourrit. Le poids de la couverture se trouve, de ce fait, beaucoup augmenté, et le chevronnage risque d’être écrasé. Dans le cas d’une faible pente, la pluie, chassée par le
- vent, s’introduit entre les tuiles, recouvertes seulement au tiers de leur surface. Dans le cas, au contraire, d’une pente très rapide, le vent ébranle les tuiles et les fait glisser les unes sur les autres.
- On fut donc amené à fabriquer un autre système de tuiles. Alors apparurent de grandestuiles plates deO1”,33 de longueur sur 0m,27 de largeur, avec une épaisseur de 0m,022. La fabrication de ces premières tuiles plates remonte à la fin du xie siècle. Elles sont bien planes. Elles ont un rebord à la tête par dessous formant crochet continu. Ce rebord reposait sur des lattes de merrain, épaisses, larges et formant un endôlement.
- La figure 23 représente ce genre de tuiles.
- On trouve encore de ces sortes de tuiles
- 0,27_ _
- Fig. 23. — Tuile plate à rebord.
- employées comme tuileaux ou abandonnées dans les débris qui remplissent les reins des voûtes d’anciens édifices.
- En Champagne, il se fabriquait deux sortes de tuiles. L’une était la tuile ordinaire; l’autre portait le nom de tuile du comte Henri. Les dimensions de la première étaient les suivantes : àOm,21
- de largeur sur 0m,33 de longueur. On perçait ces tuiles d’un trou, et on les munissait d’un crochet par dessous.
- L’espace laissé entre chaque chevron était égal à la largeur même du chevron. Les dimensions de ce dernier en large variaient de Om,ll à 0m,12. Les maîtres chevrons ‘portant fermes avaient 0m,14 d’épaisseur ; les chevrons intermédiai-
- res, ou chanlattes, n’avaient que 0m,08
- Les chevrons étaient donc espacés d’axe en axe de 0ra,22. On clouait dessus des lattes de chêne, espacées les unes des autres de 0m,115. On accrochait la tuile à la latte, de manière que le trou t {fig. 24) se trouvât sur le chevron. On enfonçait un clou par ce trou dans le chevron. Les trous se trouvant tantôt à la droite, tantôt à la gauche, les rangs de tuiles superposés avaient toujours les trous et les crochets sur une même ligne. Les crochets étaient au droit des lattes ; les trous, au droit des chevrons fig. 24).
- Les crochets avaient des empâtements latéraux et étaient très bien soudés.
- On voit fig. 25) une portion de couver-
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- NOTIONS GENERALES.
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- ture où ces tuiles sont présentées en train.
- la pose |
- Sur la figure 26 on voit la couverture achevée.
- Coupe ef
- V, 1 ° ! i » Dessus i Dessous 1
- ! I ' L
- g. c Maîtres chevrons b. Chaniatte
- Fig/_24r- Tuile champenoise avec son crochet.
- Fig. 25- — Chevrons avec leurs tuiles.
- On donnait à ces tuiles une légère convexité en dessus pour donner moins de prise au vont.
- La saillie des crochets était environ de 0m,016. Ces derniers, situés toujours entre les chevrons, mordaient complètement la latte. Le clou, au contraire, passant dans le trou de la tuile, mordait en plein bois du chevron. La largeur des tuiles correspondait exactement aux entre-axes des chevrons. La dimension du pureau n’était que de 0m,115. Comme la tuile n’avait que 0m,35 de longueur, il y avait toujours sur le comble trois épaisseurs de lames de terre cuite. L’épaisseur de ces tuiles était de 0m,022.
- Pour les arêtiers, on fabriquait des tuiles en forme de trapèzes. La figure 27 représente ce genre de tuiles.
- La tuile dite du « comte Henri » était plus >etite que la précédente. Elle était émail-ée sur le pureau. Sa rive inférieure était
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- CÔUtERTÜRË.
- biseautée pour donner une couverture plus unie et ne laisser aucune prise au vent. On avait soin de huiler le crochet au couteau et de lui faire une petite encoche au dessus, pour permettre de reconnaître les tuiles du rang qu’on pose sans avoir à les retourner [fig. 28).
- Fig. 27. — Tuiles d’arêtiers.
- Le chevronnage était très délicat. On employait parfois de fortes lattes équivalant à des voliges, posées jointives, laissant seulement le passage du crochet, et recevant les clous destinés à fixer les tuiles.
- Le trou de clou était carré, plus large par dessous que par dessus, afin d’éviter
- Fig. 28. — Tuile du comte Henri.
- les fentes produites ordinairement par les coups de marteau.
- Les tuiles d’arêtiers étaient maintenues sur la fourrure d’arêtier de la charpente par des clous ou chevilles, et rendues solidaires par un crochet soudé extérieurement sur le dos du rampant.
- Nous donnons (fig. 29) un croquis de cette disposition.
- Quant aux tuiles de noues,.elles ne portaient pas de crochets. Leur surface concave était tournée à l’extérieur.
- On fabriquait aussi des tuiles à crochet dont les angles intérieurs, vus, sontabat-
- Fig. 29.
- Tuiles d’arêtiers du comte Henri.
- tus, comme ceux des bardeaux et biseautés.
- Ces tuiles étaient étroites. Quelquefois, le pureau était émaillé. — La figure 30 représente une de ces tuiles.
- Pour les combles coniques, on modifiait les largeurs des tuiles tous les quatre ou
- h - 0,135 -x
- Fig. 30. — Tuile à crochets.
- cinq rangs, suivant le diamètre de la base du cône et sa hauteur, à seule fin de croiser toujours les joints. On fabriquait aussi des tuiles de largeurs variées, en forme de trapèzes plus ou moins accusés. En un
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- 17
- mot, la tuile était faite à la demande du comble.
- On fabriqua aussi des tuiles plates en forme d’écailles, parfois émaillées et creusées sur le pureau de trois cannelures pour faciliter l’écoulement des eaux. La figure 31 donne un croquis de ce genre de tuiles. I
- On les perçait de deux trous. Par dessous, se trouvait un crochet qui s’appuyait sur la tête de la tuile inférieure. On avait l’habitude de les poser sur un endôlement. Ce dernier était ordinairement en mer-rain. Trop épaisses, ces tuiles ne résistaient pas beaucoup aux agents atmosphériques. Elles étaient façonnées à la main et coupées au couteau.
- Fig- 31. — Tuiles plates en forme d’écailles.
- Toutes les tuiles dont nous venons de parler, surtout celles de Bourgogne, étaient inaltérables. Leur émail et la couverte transparente, qui faisait ressortir leur teinte rouge, résistaient parfaitement aux intempéries des saisons.
- Au xve siècle, on commença à employer des tuiles en forme d’S. On ne pouvait les appliquer que pour des couvertures légères, car les parties sous-jacentes reçe-vaient l’eau de pluie, lorsque le vent soulevait et dérangeait ces tuiles.
- Quelquefois on remplaça la tuile-canal plate par la tuile creuse, formant couvre-joints, en la retournant. Toutefois, la partie sablonneuse de la tuile se trouvant dans le canal recevait l’eau de pluie, conservait alors l’humidité et arrêtait la pous-
- Sciences générales.
- . 11 se formait alors des végétations qui encombraient les rigoles.
- L’industrie de la tuilerie ne fît que décroître de la fin du xve jusqu’au commencement du xixe siècle. Nous verrons, dans un des chapitres suivants, que, depuis quelques années seulement, l’art de fabriquer la tuile a repris un nouvel essor.
- Fig, 32. — Faîtière du xne siècle.
- On est arrivé, dans ces derniers temps, à faire des produits d’une qualité exceptionnelle, et l’Exposition de 1889 nous a montré les prodigieuses découvertes faites dans cette industrie.
- Au moyen âge, on fabriqua aussi des tuiles faîtières qui formaient une véritable crête de poteries plus ou moins découpée. Elles étaient de très grandes dimensions ; on les posait jointives. Elles portaient des boutons servant à les poser facilement. On avait soin de faire, en mortier, un calfeutrage entre-deux.
- Faîtière du xme siècle.
- Fig. 33.
- La figure 32 donne un exemple de ce genre de faîtières.
- Chaque faîtière était vernissée à l’extérieur d’une couverte brun verdâtre. Pour l’écoulement de l’eau de pluie, on avait soin, dans la confection de la tuile, de relever légèrement les bords, et de garnir le joint avec du mortier. On modelait les
- Couverture et plomberie. — 2.
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- is - COUVERTURE.
- boutons à la main en leur donnant une saillie de 0m,12 à 0m,lo*
- b
- a
- Fi g. 34. — Faîtière à recouvrement.
- Plus tard, on chevaucha les faîtières (fy.33).
- On fabriqua aussi des faîtières à recou-
- Fig. 35. —Faîtière avec appendices ajourés.
- Vrement(/?£r. 34) placées sur les combles en tuiles.
- On munissait chaque faîtière d’un bour-
- relet a, qui servait à revêtir le rebord b de la voisine. On avait soin de recouvrir ces faîtières d’une couverte vernissée au feu. On combattait par là les funestes effets de l’humidité, et la tuile offrait moins de prise au vent.
- Fig. 36. — Faîtière à boutons.
- Pour donner plus de poids aux faîtières et, par suite, plus de résistance au faîtage des combles, les architectes du moyen âge donnèrent bientôt aux appendices décoratifs des formes plus décidées et plus saillantes.
- Nous donnons {fig. 35) le croquis d’une de ces faîtières.
- Fig. 37. — Faîtage avec appendices ajourés.
- On les posait jointives, et on les couvrait d’un vernis briin.
- La figure 36 donne un autre exemple de ces tuiles faîtières.
- Quelquefois on ajourait les appendices formant crête, et on les soudait sur la faîtière avant la cuisson [fig. 37).
- Au xvie siècle, on donna aux crêtes de combles recouverts en tuiles des formes encore plus sveltes et plus délicates. Gomme les tuiles faites d’une seule pièce étaient souvent brisées, car la fabrication en était très délicate, on rapporta les ornements.
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- MOTIONS GÊNERA.LËS.
- 49
- La faîtière alors yfig. 38) se composa de de ce goujon venait se fixer 1 ornement su-la faîtière proprement dite, qui portait une périeur D. Il arrivait souvent que les gou;-
- - • . , __ * " ' ‘ 1 ' AmAnlc< >An
- *7 r*wi— - - ^
- tige doublé ajourée, percée au. sommet d’un trou cylindrique dans lequel entrait un goujon en fer. Sur la partie supérieure C
- jons s’oxydaient, et les ornements, trop délicats, étaient brisés par le vent.
- On évita cet inconvénient en ne conser-
- Fisr. 38.
- t-<------------O, A-0 —-----------»h
- Faîtière avec tige rapportée.
- vant le système du goujon que pour les tuiles sous-faîtières et en faisant d’une seule pièce, mais avec des ornements peu élevés, les faîtières proprement dites. La figure 39 montre un croquis de cette nouvelle disposition adoptée vers la fin du
- et le commencemeïit du xvie siècle.
- Quelquefois, pour aider à la décoration,
- peignait les sous-faîtières en jaune, et
- faîtières de recouvrement en vert.
- Les ornements de la sous-faîtière étaient i ~ vmiw_ 1p.
- Sous-faîtière avec goujon.
- Fig. 39.
- Duc, auquel nous empruntons quelques-uns de ces détails, pense qu’ils n’avaient d’autre but que de produire des sifflements sous l’action du vent et, par là même, une certaine harmonie réjouissante.
- On imaginera aussi de former des pièces de poteries élevées posées les unes sur les
- autres en recouvrement.
- La figure 40 donne un faîtage ainsi combiné.
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- COUVERTURE.
- La sous-faîtière portait une sorte de goulot A sur lequel venait s’emboutir le chapeau B en forme de tourelle, percée de trpus.
- On vernissait les sous-faîtières en noir verdâtre. Il en était de même des faîtières. Quant aux chapeaux, on les couvrait d’un vernis noir.
- Fig. 40. — Sous-faîtière avec pièces de recouvrement. —B, recouvrement; AB, pièces de recouvrement.
- Les architectes du moyen âge se plurent aussi à couronner les bâtiments avec luxe en employant les épis en terre cuite, dont ils ornaient les poinçons des pavillons et des croupes qui, se détachant sur le ciel, prenaient ainsi beaucoup d’importance.
- Fig. 41. — Épi du xme siècle.
- Il ne reste rien des épis de l’époque romane. Ils ont été détruits avec les charpentes qui les supportaient. Ceux dont on retrouve les traces datent seulement du xme siècle. Ces premiers épis étaient for-
- més de plusieurs pièces s’emboîtant les unes dans les autres et terminées par un chapeau. .
- La figure 41 donne la forme la plus habituelle des épis de cette époque. ,
- C’est, on le voit, une colonnette avec son chapiteau recouvert d’un cône. La coupe CD indique les différentes pièces dont se compose l’épi enveloppant l’extrémité du poinçon. La pièce inférieure a est une faîtière recouvrant les tuiles extrêmes de la croupe du comble.
- Nous donnons [fig. 42) un deuxième exemple d’épi de cette époque.
- D’une seule pièce, il a 0m,75 de hauteur ; il est terminé par une forte tige en fer recevant une girouette. Sur le fût, il existe un chapiteau feuillu portant un édicule circulaire terminé par cinq gables et un cône percé à son sommet. Le tout est vernissé en vert et jaune. En se servant d’un outil tranchant, on a percé de petites ouvertures simulant des fenêtres.
- Cette poterie a été modelée à la main. Elle présente beaucoup d’irrégularités: le travail est grossier, mais la composition et le style sont parfaits.
- La tige de fer s’emmanche simplement à l’extrémité du poinçon en charpente, comme l'indique la figure 43.
- Au xive siècle, on supprima les colon-nettes supportant des édicules ; on en vint aux pinacles de terre cuite pour couronner
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- NOTIONS GENERALES.
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- les croupes despavillons couverts en tuiles.
- Nous donnons [fig. 44) un exemple de ce genre d’épis.
- Son plan est carré.
- Il existe de petites baies augmentant
- du bas sont très jolis. L’épi est vernissé en rouge brun et en jaune.
- Il est terminé par une broche en fer et une girouette. Il a été fait grossièrement à la main, sans moule, et malgré cela l’en-
- Fig. 43. — Fixation de la Fig. 44. — Épi du girouette sur le poinçon. xivc siècle.
- A, tige de la girouette ;
- D, poinçon.
- l’aspect décoratif. Elles sont rempli d’un vernis brun. Le tout est terminé p quatre gâbles et une pyramide à quat pans. Le fleuron supérieur A et la pièce
- semble, vu à une certaine distance, a un très bel aspect. On voit qu’il n'a pas été fait à la demande de l’édifice, mais employé tel qu’on l’avait trouvé en fabrique.
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- COUVERTURE.
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- Plus tard, on donna aux épis en terre cuite une apparence plus libre. On ajouta des ajours et des saillies plus prononcées. La tige devint plus grêle ; elle servit à envelopper, non plus le bout du poinçon en bois, mais une broche en fer.
- La figure 45 représente un épi formant poinçon en terre cuite.
- 1...
- Fig. 45. — Épi avec poinçon en terre cuite.
- Il est composé de trois pièces complètement vernissées d’émail brun. En A, B, C, sont indiqués les joints. Dans la partiebasse se trouvent simulées de petites fenêtres. La partie inférieure repose sur les tuiles faîtières. La partie supérieure est ornée de petites saillies bien décorées, représentant des feuilles d’arbres très bien découpées. Cet épi a une hauteur de O1",65.
- La tige de fer qui maintient la poterie se fixe sur le prolongement du poinçon, comme le montre le croquis {fig. 46).
- Au xvie siècle, on remplaça les épis en
- Fig. 46. — Fixation Fig. 47. — Épi en terre de la tige de fer. émaillée du xvr siècle.
- terre cuite vernissée par des épis en terre émaillée.
- Nous donnons [fig. 47) un exemple de l’un de ces épis.
- Il se compose de quatre pièces, dont les joints sont^ en AB et G. Une broche en fer
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- retient le tout. Le socle est peint en jaune et ] moucheté de brun. Le vase a un ton bleu clair avec ornements jaunes et têtes naturelles. Cet épi est orné de fleurs blanches mêlées à des feuilles vertes et des graines jaunes. Le culot est blanc, la boule est peinte en jaune bistre. Le tout est surmonté d’un oiseau blanc tacheté de brun.
- Au xvne siècle on continua à fabriquer des faîtières et des épis en terre émaillée ou vernissée pour décorer les combles des habi-
- Fig. 48. — Épi en terre cuite du xviie siècle.
- tâtions privées ; mais on cessa d’employer la faïence pour ces derniers. Nous montrons [ftg. 48) un modèle de ces épis en terre cuite du xvne siècle.
- Il est complètement passé au verni brun verdâtre.
- Au moyen âge les architectes se servirent aussi, comme couverture, de dalles en pierre. A cette époque, on songea d’abord à protéger l’extrados des voûtes par des dalles posées à bain de mortier. Ce système de couverture s’appliquait parfaite^
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- ment sur les voûtes en berceau plein cintre ou composées d’arcs brisés.
- La figure 49 représente une voûte couverte par des dalles superposées.
- Ces dallages étaient très bien exécutés. Les pierres employées étaient excellentes de qualité. Malgré les soins apportés à ce genre de couverture, la pierre, par l’effet de la capillarité, absorbait une certaine quan-
- Fig. 49. — Couverture en dalles superposées.
- tité d’eau. L’humidité séjournait ainsi sur la voûte.
- On voulut alors isoler les dalles de l’extrados et laisser circuler l’air entre les deux. On chercha à éviter, autant que possible, les joints découverts. On tailla alors la surface extérieure des dalles en forme de cuvette (ftg. 50), pour activer
- Fig. 50. — Dalles taillées en cuvette.
- l’écoulement des eaux pluviales et éviter ainsi la détérioration de la pierre.
- L’eau, réunie au milieu de chaque dalle, formait un volume assez considérable pour produire un écoulement rapide. Afin d’éviter que les joints de ces sortes de dallages ne fussent baignés pendant le$ averses, on donna un profil relevé aux rebords desdites dalles (fig. 51).
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- COUVERTURE.
- Il se forma alors, dans les milieux de 1 dalle [fig. 52) fut taillé en mouchettei chacune d’elles, autant de petits ruisseaux, ainsi que l’indique le croquis [fig. 52), . En outre, le recouvrement A de chaque I pour éviter que les eaux, en arrivant sur
- les bords, ne vinssent, par l’effet de la capillarité, ou d’un vent violent, à remonter dans le joint E.
- Les dallages reposaient quelquefois sur des pannes en pierre dure (fig. 51, B),
- Fig. 52.
- portées sur des arcs bandés de distance en distance, et suivant la projection horizontale donnée, par les arcs des voûtes, afin de ne pas multiplier les poussées. Au sommet et à l’extrémité inférieure de la pente,
- les dalles s’appuyaient sur le chéneau D, et sur une assise saillante C incrustée dans le mur.
- On ménageait souvent, à travers ces
- Fig. 53. — Regard de surveillance.
- dalles, des trappes (fig. 53), destinées à permettre la surveillance des voûtes, leur réparation et leur reconstruction même à couvert, et aussi de s’assurer de l’état des
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- NOTIONS GENERALES.
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- joints de ces dalles, d’enlever ces dernières et de les remplacer facilement si elles venaient à se détériorer.
- On fît plus tard des dallages à joints
- Fig. 54. Dallage à joints couverts.
- couverts. La figure 54 donne un exemple de ces joints.
- La combinaison est moins simple que dans les dallages ordinaires, mais les frais d entretien sont évités. La combinaison
- Sur ces derniers étaient posées d’autres rangs de dalles formant un recouvement complet, ainsi que le représente la figure 56.
- On voit, d’après ces dispositions, qu’il n’est plus utile d’employer le mastic ou le mortier pour calfeutrer les joints qui sont tous masqués. La figure 57 donne un autre exemple de ce genre de couverture.
- La plomberie remplit un rôle important dans f architecture du moyen âge. C’était,
- Fig. 56. — Dalles à recouvrement.
- d’ailleurs, une tradition antique. On ne peut fouiller un édifice gallo-romain sans découvrir, dans les décombres, quelques débris de lames de plomb employées pour le revêtement des chéneaux et même des combles. Sous les premiers rois de France on couvrait en plomb des édifices entiers, églises ou palais. La couverture de l’église Saint-Paul-des-Champs était formée de lames de plomb artistement travaillées. Le même métal a été employé pour le toit de la cathédrale de Reims et celui de Notre-Dame de Paris. L’industrie du plombier
- Fig. 55. — Dallage avec supports en arc.
- ressemble à celle des tuiles à emboîtement actuellement employées.
- Des arcs légers [fig. 55) étaient espacés de façon à recevoir des rangs de dalles creuses superposées;
- Fig. 57. — Dalles à recouvrement.
- remonte donc aux premiers siècles du moyen âge, et se perpétue jusqu’à l’époque de la Renaissance.
- Autrefois on n’employait que le plomb coulé sur sable, en tables plus ou moins épaisses ; ce procédé avait l’avantage de laisser au métal toute sa pureté et de ne point dissimuler les défauts qui pouvaient se manifester, mais il avait l’inconvénient
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- de donner aux tables des épaisseurs qui n’étaient pas parfaitement égales, de sorte que la dilatation agissait inégalement et que le poids n’était pas partout le même.
- Les plombs employés pendant le moyen âge contenaient une assez notable quantité d’argent et d’arsenic. Cet alliage naturel leur donnait une certaine qualité et les empêchait de se piquer et de s’oxyder.
- Fig. 58. — Couverture en plomb de la cathédrale de Chartres.
- Avant l’incendie de 1835, les plombs qui formaient la couverture de la cathédrale de Chartres, at qui dataient du xme siècle, étaient encore parfaitement sains. Ils avaient été coulés en tables d’une épaisseur de 0m,004 environ. Le temps les avait revêtus extérieurement d’une patine brune, dure, rugueuse et brillante au soleil. Ces lames de plomb étaient posées sur un voligeage en chêne, et les tables n’avaient,
- ' pas plus de 0m,60 de largeur. Elles étaient d’une longueur de 2m,50 environ, clouées à leur tête, sur la volige, avec des clous de fer étamé, à très larges têtes ; les bords latéraux de chacune de ces tables s’enroulaient avec ceux des tables voisines, de façon à former des bourrelets de plus de 0m,04 de diamètre : leur bord inférieur était maintenu par deux agrafes en fer, afin d’empêcher le vent de les retrousser.
- Le croquis [fig. 58) donne un tracé de cette plomberie.
- Les tables étaient fixées invariablement à la tête en A ; leurs bords relevés perpendiculairement au plan, ainsi qu’on le voit en B, étaient enroulés l’un avec l’autre et très solidement maintenus latéralement par les bourrelets C. Ces bourrelets enroulés n’étaient pas suffisamment serrés pour empêcher la dilatation ou le retrait de chaque feuille. Le bord inférieur des tables était arrêté par les agrafes G, dont la queue était clouée sur la volige.
- Au droit de chaque recouvrement de feuille, l’ourlet était doublé et formait un renflement I.
- En D, nous donnons, au quart d’exécution, la section d’un bourrelet.
- Quelquefois les feuilles de plomb étaient gravées de traits remplis d’une matière noire, formant des dessins, des figures et des ornements. Des peintures et des dorures rehaussaient les parties plates entre ces traits noirs. Il faut aussi observer que presque toutes les plomberies du moyen âge étaient décorées de peintures appliquées sur le métal, au moyen d’un'mordant énergique.
- Si les plombiers de cette époque apportaient une attention scrupuleuse dans la façon des couvertures, ils excellaient à revêtir les bois d’ouvrages de plomberie, à repousser les plombs au marteau, et faisaient de cette industrie une des décorations principales des couronnements d’édifices.
- Le plomb, en effet, se prêtait beaucoup mieux que la terre cuite à l’exécution de ces décorations supérieures des toits. Aussi l’employait-on pour faire des épis sur les combles, toutes les fois que ceux-ci étaient couverts en ardoises ou en métal.
- L’épi que nous donnons {fig. 59) avait
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
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- environ 2”,50 de hauteur. C’était un bel fait entièrement au repoussé et modelé
- ouvrage de plomberie repoussé, mais fort } avec une très gran e rec erc e. n , se
- délabré. Son fleuron se divisait en quatre I trouvent présentes a sec ion e a tge sur
- folioles avec quatre boutons intermé- 1 a1} el plarb e a, a^ae ai ? e 6UX
- I eonuilles soudees. L epi était maintenu par
- ..l'i'
- Fig. 59. — Épi en plomb repoussé.
- diaires. Une large bague ornée de grosses perles lui servait de base.L’âme était une tige de fer enfourchée dans. la tête du poinçon en bois.
- L’épi que représente la figure 60 était
- Fig. 60. — Épi en plomb repoussé couronnant le comble de la cathédrale d’Amiens.
- une tige en fer attachée à la tête du poinçon de la charpente. Cet ornement couronnait le comble de la cathédrale d’Amiens,
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- COUVERTURE.
- Sur le pignon nord du transept de la même cathédrale, se trouvait aussi un très bel épi en plomb à deux rangées de feuilles. Il couronnait un pan de bois [fig. 61).
- au repoussé et formant, en plan, deux triangles équilatéraux se contrariant. Sous la bague étaient soudées de petites feuilles en plomb coulé.
- Fig. 61. — Épi en plomb couronnant le transept de la cathédrale d’Amiens.
- Fig. 62. —Épi en plomb du xv° siècle, couronnant le comble de l’Hôtel-Dieu de Beaune.
- Chaque bouquet se composait de trois feuilles très découpées, vivement modelées
- A l’Hôtel-Dieu de Beaune sur les gâbles
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- NOTIONS GENERALES.
- en pan de bois de ses grandes Incarnes, sur ses tourelles et sur les croupes de ses combles, on voit encore de beaux épis du xve siècle [fig. 62), terminés par des girouettes armoriées. Ces épis sont partie
- I souche de l’épi est complètement faite au repoussé, sauf le soleil rapporté, qui est moulé.
- Sur une maison de Dijon, il existe un épi [fig. 63), également très remarquable.
- Fig. 63. — Épi en plomb couronnant une maison particulière de Dijon.
- Fig. 64. — Épi en plomb repoussé couronnant la cathédrale d’Amiens.
- plomb repoussé, partie en plomb coulé. Les bouquets supérieurs sont en plomb repoussé ; les couronnes et dais sont formés de bandes coulées dans des creux et soudées à des rondelles circulaires. La
- La souche du poinçon affecte la forme d’un triangle curviligne concave sous la bague.
- | Plus tard, auxvie siècle, on rencontre des bagnes d’épis ornées de prismes ou de cy-, lindres qui les pénètrent horizontalement,
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- CÔÜVERTUËË.
- et qui se terminent par une fleurette ou un quatre-feuilles. Ces sortes de bagues produisent une silhouette assez heureuse.
- Souvent les épis de plomb étaient peints et dorés, ce qui ajoutait à l’effet qu’ils produisaient au sommet des combles. x A la Renaissance, on revint au plomb repoussé, et on abandonna presque partout les procédés du moulage.
- Sur la cathédrale d’Amiens, il existe un de ces épis en plomb repoussé {fig. 64). Il
- est terminé par une statuette représentant Cupidon.
- Vers le xvne siècle, l’art de la plomberie va s’affaiblissant, et les beaux ouvrages de ce genre ne s’appliquent plus qu’aux grands monuments et aux habitations princières.
- Il est facile de voir, par l’irrégularité des ouvrages dont nous venons de donner des exemples, qu’ils étaient exécutés sans modèles ; on les composait en découpant
- Fig. 65. — Modelage d’ornements en plomb repoussé.
- les ornements dans des tables de plomb d’une assez forte épaisseur, et en donnant un modelé à ces découpures plates au moyen de petits marteaux de bois de différentes formes. Les feuilles étaient agrafées et soudées sur une âme de plomb {fig. 65). Des boucles de plomb, soudées à l’intérieur de la tige, entraient dans des goujons doubles D soudés à l’âme et placés en d. Des tigettes de fer rond e, soudées en dehors, dans le canal formé par le modelé des tiges de feuilles, donnaient à celles-ci
- de la solidité et se terminaient en fleurette de plomb, comme on le voit en E. Les feuilles étant présentées agrafées et soudées à la base de leur tige de g en h, on écartait les feuilles K, de manière qu’elles se touchassent par le bout, et on les réunissait par un point de soudure, ce qui donnait de la solidité et du raide à la partie supérieure.
- Dans les couvertures du moyen âge, les tables de plomb étaient disposées de telle façon qu’on pouvait les enlever par
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- NOTIONS GENERALES. 31
- lames on par fragments, comme on enlève des tuiles, des faîtières, ou les arêtiers d’une couverture en terre cuite sans attaquer les portions en bon état. Les lames n’étaient
- Fig. 66. — À, revêtement de colonne; B, B', revêtement de profds; D, jouées de lucarnes.
- jamais réunies par des soudures, mais par dés ourlets adroitement placés, par des recouvrements et des agrafes.
- On voit [fîg. 66) comment on revêtait
- une colonne. Des profils étaient garnis, comme en B et B'. Le plomb, suivant les contours, prenait du raide, par suite de ces retours fréquents. Il était attaché à la tête seulement en &, recouvert par les feuilles supérieures, avec agrafures, et recouvrant de la même façon les feuilles inférieures. Les ornements étaient attachés au-dessus de la feuille, au moyen d’agrafes et de points de soudure.
- Sur les jouées de lucarnes, les souches de flèches, les feuilles de plomb s’agrafaient obliquement [fig. 66) les unes avec les autres, ainsi qu’on le voit en D. Des agrafes de fer ou de cuivre G maintenaient la table à sa partie inférieure et l’empêchaient de se soulever. Des agrafures de plomb, clouées sur le bois, étaient prises parles ourlets et empêchaient les tables de flotter.
- Les poinçons décorés se composaient d’une suite de cylindres ou de prismes qui se recouvraient les uns les autres sans soudures. Une barre de fer, emmanchée à fourchette sur le poinçon de charpente, en maintenait verticalement les divers membres.
- Dans les plombs repoussés, la soudure n’était employée que pour réunir des ornements formés de deux coquilles, comme des bagues, des fleurs ronde-bosse, ou pour attacher des feuilles, des tigettes et des fleurons.
- Plus tard, on remplaça quelquefois les ornements en plomb repoussé par des ornements de plomb coulé dans des moules de pierre ou de plâtre ; mais ces ornements coulés sont très petits d’échelle, et sont loin d’avoir l’aspect décoratif des plombs repoussés.
- Pour la coloration, on employait l’or et les couleurs appliquées.
- Au xvie siècle, on fit encore de belle plomberie, bien que les moyens d’attache et les recouvrements fussent alors moins étudiés et soignés que pendant les siècles précédents.
- Ainsi que nous l’avons dit plus haut, à partir du xvne siècle, l’art de la plomberie entra en décadence, et les couvertures du château de Versailles et du dôme des Invalides se recommandent plutôt par le poids que par le soin apporté dans l’exécution. C’est de nos jours seulement qu’a conn
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- COUVERTURE.
- mencé à revivre, et cela grâce aux travaux de recherche de Viollet-lc-Duc, une des plus belles industries du bâtiment.
- Fig. 67. — Faîtagejle boue.
- Coupecd.
- Coupe ef.
- Fig. 68. — Crêtes en pierre découpée.
- Dans ce qui va suivre, nous dirons quelques mots sur les couronnements des combles.
- Au moyen âge, les faîtages étaient couverts d’une crête en pierres, en terre cuite ou en métal.
- Pendant la période romane, les combles formaient un angle très obtus à leur sommet. Les architectes de cette époque suivaient en cela la méthode antique. On sait, en effet, que, dès les temps les plus reculés, les constructeurs formaient, sur les toits en chaume, un large faîtage de boue, dans laquelle ils piquaient des plantes grasses pour maintenir la terre et l’empêcher de se désagréger par la pluie [fig. 67).
- Coupe ah. .a.
- Fig. 69. — Crêtes évidées de N.-D. de Clermont.
- L’origine des crêtes posées sur les combles se retrouve dans ce procédé naïf.
- Plus tard, lorsque l’édifice fut voûté en berceau, on posa à cru, sur l’extrados de la voûte, une couverture en dallage ou en tuiles, et un faîtage en pierre terminait la jonction des deux versants du comble. On le décora d’ajours au sommet des charpentes. On en posa même en pierres découpées. La plupart des combles étaient dépourvus de sous-faîtes et de pannes ; ils ne se composaient que d’une suite de chevrons espacés, non reliés entre eux; il était alors nécessaire de leur donner une assiette au moyen d’un poids posé à leur extrémité. De plus, il fallait recouvrir les dernières
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- tuiles par des faîtières qui étaient assez lourdes pour ne pas être renversées par le vent, et assez larges pour empêcher la pluie ou la neige de passer entre les deux premières rangées de tuiles.
- Sur les édifices voûtés en berceau, on fit alors des crêtes en pierre découpée qui étaient assez élégantes. La figure 68 en donne plusieurs modèles.
- Ces crêtes se posaient à cru sur la voûte, comme nous l’indiquons en A, dans le croquis.
- Au sommet des chapelles de Notre-Dame de Clermont, il existait d’élégants bouts de crêtes évidés dans des dalles, qui partaient du sommet du cône formé par la couverture en dalles de ces chapelles, et venaient s’appuyer le long du mur du bas-côté {fig. 69).
- Dans les provinces, où la tuile était employée généralement pour les couvertures, les crêtes des combles étaient composées à l’aide d’une suite de faîtières en terre cuite plus ou moins décorées. Nous
- NOTIONS GÉNÉRALES. 33
- en avons donné quelques exemples précédemment.
- Quelquefois, on fit des crêtes sculptées sur les
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- sommets des contre-forts, cou-
- Fig. 70. —• Crête sculptée de N.-D. de Dijon.
- ronnés par des larmiers à double pente [fig- 70).
- Ces crêtes représentaient souvent des animaux entremêlés de feuillages, disposés irrégulièrement.
- Coupe ab
- ___ Crête ornée de feuilles.
- Plus tard ces sortes de crêtes se composèrent d’ornements réguliers terminés par des feuillages {fig. 71).
- Dès le xii® siècle, on posa presque toujours des crêtes en plomb sur des charpentes recouvertes en ardoises ou en ! métal. Leur présence était motivée par la combinaison même des charpentes, qui consistaient en une suite de chevrons non reliés entre eux par des sous-faîtes et des pannes. La stabilité de ces chevrons était assurée par le poids des arêtes de
- Sciences générale:.
- nb placées à leur sommet. Ces dernières ent, par la suite, une grande importe comme dimensions et comme tesse {fig. 72).
- ers le milieu du xiu® siècle, elles ransformèrent. On abandonna la tradi-i des dessins venus d’Orient pour ipter la flore indigène {fig. 73).
- )n les faisait hautes et proportion-îs aux dimensions des combles. Elles vaient pas moins de 1 mètre au-ssus du faîtage. 11 fallait des armatures
- Couverture et plomberie. — 3.
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- COUVËRTÜRE.
- Coupe C D
- Fig. 72. — Crête en plomb du xin° siècle. Coupe EF u,!
- *,t v i r < |T> -----.rwir---uiiM'iih un i • . i
- lil
- Fig. 73. — Crête en plomb du xive siècle.
- Vue c/e côêê.
- /ue c/e /ace.
- Fig, 74. — Armature en fer d’une crête en plomb du xiv° siècle.
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- en fer pour porter les lames de plomb repoussé qui composaient la crête. Ces armatures s’assemblaient en forme de V sur les chanlattes réunissant les chevrons a leur extrémité. Ces derniers étaient ainsi maintenus dans leur plan vertical. Le poids de ces crêtes empêchait le hiement des charpentes [fig. 74).
- Une fois l’armature posée, on soudait les ornements en deux coquilles repoussées au marteau, après avoir eu le soin de
- NOTIONS GENERALES. 35
- poser les bavettes de faîtage sur les chanlattes ÂA. On composait le dessin de manière à permettre une combinaison d’armatures en fer simple et solide à la fois.
- Au xve siècle, les crêtes furent établies avec une tringle en fer horizontale, servant de couronnement au dessin choisi {fig. 75).
- Celles du comble de la Sainte-Chapelle sont composées de cette manière. A l’ancienne abbaye de. Saint-Ouen de
- Rouen elles forment de véritables treillis I en fer forgé, revêtus d’ornements en plomb repoussé ou fondu.
- Les crêtes de cette époque étaient souvent ornées de pièces d’armoiries, de chiffres, et si elles occupaient une grande longueur, de distance en distance, des têtes de poinçons dépassant le faîtage contribuaient à leur solidité.
- A la Renaissance, on fit des crêtes d’un joli dessin. La figure 76 donne la représentation d’une belle crête provenant du château de Blois.
- Elle date du xvne siècle et consiste en
- 3 suite d’F et de balustres liés par des •déliés ; au-dessus de la bande supé-ure horizontale est un couronnement imposé de fleurs de lis et d’enroule-3nls ; quatre travées d’F sont comprises tre des pilastres terminés chacun par le aiguille. Une riche bavette sert de ^bassement à cette crête et recouvre irdoise.
- Le système de couronner les combles en •doises, par des crêtes en plomb, dura isqu’àlafindu règne de Louis XIII. Après ette époque, on chercha, au contraire, à issimuler les combles, et la plomberie)
- I
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- COUVERTURE.
- qui couronne le comble de la chapelle de Versailles est une des dernières qui ait été fabriquée avec art.
- 3. Autrêfois, pour couvrir les combles et même les pans de bois des maisons et des constructions élevées avec économie, on se servait de petites tuiles en bois de
- chêne, de châtaignier, ou même de sapin. Le bardeau était surtout utilisé dans les pays boisés, ce mode de couverture était excellent et d’une grande légèreté ; il résistait aux efforts du vent. Le bois employé était d’une très bonne qualité.
- On peignait les couvertures de bar-
- Coupe 3 b
- Fig. 76. — Crête de la Renaissance 'Château de Blois).
- deaux en ton brun rouge ou bleu noir, pour imiter probablement les tons de la tuile ou de l’ardoise. On relevait ces fonds obscurs par des lignes horizontales, des losanges de bardeaux peints en blanc.
- Le bardeau était toujours plus long que large, coupé carrément soit en dents de scie, soit en pans, ou arrondis au pureau ;
- il était retenu sur la volige par un seul clou.
- La longueur des bardeaux employés dans les couvertures des xve et xvie siècles {fig. 77) n’excédait guère 0m,22 et leur largeur 0m,08. Ils étaient taillés en biseau à leur extrémité inférieure, ainsi que l’indiquent les deux figures A, afin de don-
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- NOTIONS GENERALES, ner moins de prise au vent et de faciliter à avoir le bom
- l’écoulement des eaux. Les bardeaux dc til . Le sciaé ! | il^bila'o; de
- étaient refendus et — de manière bois défectueux, tandis c,ue le debrta„e
- pjg_ 77, —, Couverture eu bardeaux.
- fil aurait exigé des bois sains, à mailles | vertes de bardeaux découpés en forme régulières et dépourvues de nœuds. On | de lambrequins, sait, en effet, que la scie contrarie souvent la direction du fil ; il en résulte, au bout de peu de temps, sur les sciages exposés à la pluie, des éclats et des esquilles entre lesquelles l’eau peut s’introduire.
- Au moyen âge, lorsque les bardeaux étaient posés sur des surfaces verticales
- Fig. 78. — Bardeaux taillés en lambrequin. |
- telles que les pans de bois, ils affectaient les formes données aux ardoises dans la même position. Comme le bois se découpait avec plus de facilité que le schiste, les
- dentelures des bardeaux posés le long i * r <
- fies rampants des pignons, sur les sablières Fig. 79. — Fleuron terminé par une tête humaine.
- ou sur les poteaux corniers, présentaient ^
- parfois des dentelures ouvragées et même 4. Dès 1 an îqui e grecqu ,
- des ajours. sait les combles de certains édifices au
- La figure 78 montre des sablières cou | moyen d’une décoration végétale.
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- COUVERTURE.
- Les architectes du moyen âge s’emparèrent de cette idée, et suivirent en cela,
- Fig. 80. — Fleuron du xne siècle (cathédrale de Paris)
- comme en beaucoup d’autres choses, une tradition fort ancienne qui leur avait été
- Fig. 81.—Fleuron du xii° siècle (cathédrale de Paris).
- transmise par les maîtres de l’art ancien. Ils surent donner à ces amortissements
- une physionomie franchementvégétale. Au xiie siècle, les fleurons présentaient une réunion de jeunes feuilles, de bourgeons, terminés par des têtes humaines. Le plus souvent, tout l’ornement était pris dans une seule pierre ayant généralement plus de 1 mètre de hauteur (fig. 79).
- L’étude des végétaux conduisit bientôt les architectes à chercher, dans les diverses ! espèces de plantes, celles qui se prêtaient le mieux à cette forme de couronnement des édifices. Ils observèrent que les pistils des fleurs donnaient souvent un ornement
- Fig. 82. — Fleuron du xne siècle (Église de Vézelay).
- régulier, parfaitement propre à terminer un sommet, et qu’ils étaient toujours accompagnés d’un collet et d’appendices. Ils interprétèrent cette disposition naturelle pour composer de très beaux fleurons [fig. 80).
- Plus tard, ils découpèrent davantage leurs silhouettes, en ouvrant les folioles qui entouraient le pistil [fig. 81), de manière à obtenir un épanouissement.
- Ensuite, ils ont cherché à imiter les bourgeons {fig. 82), en modifiant certaines parties pour dégager la tige principale, et en ajoutant à cette végétation des formes
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- NOTIONS GENERALES.
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- géométriques et des profils d’architecture.
- De l’imitation du pistil des fleurs, des graines et des bourgeons, les sculpteurs arrivèrent bientôt à l’imitation de la feuille développée (fîg. 83).
- Les tiges des fleurons présentèrent des sections carrées ou octogonales. Elles se divisaient toujours en quatre membres de
- Fig. 83. — Fleuron du xm° siècle (Cathédrale de Troyes).
- feuillages à un seul étage avec bouton supé- j rieur, ou à deux étages. Dans ce dernier cas, les feuilles du deuxième rang alternèrent avec celles du premier, de manière à contrarier les lignes de fuite produites par la perspective, à donner plus de mouvement et plus d’effet à ces amortissements décoratifs (fig. 84), et à redresser la ligne verticale par l’opposition des ombres et des lumières.
- Souvent les épanouissements des fleurons n’étaient autre chose que des crochets qui
- — Fleuron du xiu8 siècle.
- Fig. 84.
- Fig. 35. — Fleuron du xni0 siècle (Cathédrale d’Amiens).
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- COUVERTURE.
- accompagnaient les rampants des pinacles [fig- 85).
- A partir du milieu du xm° siècle, les fleurons de grandes dimensions portèrent deux rangs de feuilles. On imita les végétaux plus scrupuleusement et plus fine-
- Fig. 86. — Fleuron du xm° siècle (Cathédrale de Paris).
- ment. Les fleurons prirent la forme de feuillages entourant un noyau {fig. 86).
- Ce que l’on ne saurait trop admirer, dit Viollet-le-Duc, dans ces amortissements de gables et de pinacles, c’est leur juste proportion par rapport aux membres de l’architecture qu’ils couronnaient. Il y
- avait une aisance, une grâce, une finesse de contour, une fermeté dans ces terminaisons, bien difficile à reproduire. La variété des fleurons du xme siècle est infinie, on n’en connaît pas deux ayant été sculptés sur un même modèle.
- Fig. 87. — Fleuron de l’église de Poissy.
- Comme exemple, nous donnons {/îg. 87), les fleurons quiterminentles arcs-boutants du chœur de l’église de Poissy.
- Ceux de la balustrade extérieure de la galerie du chœur deNotre-Dame de Paris [fig. 88),avaient un caractère de puissance
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- NOTIONS GENERALES. M
- et d’énergie qu’on ne trouve exprimé dans aucun autre monument de cette époque.
- Plus tard, ces ornements furent plus refouillés, et prirent des formes empruntées aux excroissances de la feuille de chêne, aux feuilles d’eau, etc... [fig. 89).
- Fig. 88. —- Fleuron de la balustrade supérieure de N.-D. de Paris.
- Au xive siècle, les fleurons ne furent composés que de la réunion de quatre ou huit crochets. On les sculpta avec une verve et un entrain remarquables {fig.90).
- Au xve siècle, ceux qui terminaient les pinacles ou les gables étaient souvent dépouillés de feuillages. C’étaient de simples
- amortissements de formes géométriques {fig. 91).
- Quelquefois, ces amortissements se revêtaient de feuilles d’eau ou plutôt d’un ornement ressemblant assez à des algues marines [fig. 92).
- Plus tard, les fleurons ne furent plus que la réunion des crochets des rampants de gables ou de pinacles, et finirent par une longue tige prismatique.
- Fig. 89. — Fleuron de l’église Saint-Urbain de Troyes.
- 5. Disons aussi quelques mots des girouettes. On sait que les girouettes sont ordinairement des plaques de tôle ou de cuivre munies d’une douille ou de deux anneaux, et tournant sur une tige de fer solidement fixée au sommet d’un comble. Leur but est d’indiquer l’orientation du vent. Au moyen âge, il n’était pas permis à tout le monde de placer des girouettes
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- COUVERTURE.
- sur les combles des habitations ; elles indiquaient un signe de noblesse et leur forme n’était pas quelconque. Les gentilshommes avaient seuls le droit de faire placer des girouettes sur leurs habitations. Elles étaient en pointe comme les pennons pour les bannerets. Le premier acte de possession d’un fief, d’une seigneurie, d’une place prise à la guerre, était marqué par la bannière du nouveau sei-
- Fig. 90. — Fleuron de l’église Saint-Étienne d’Auxerre.
- gneur, arborée sur le lieu le plus éminent, ou sur la tour la plus élevée.
- Dès l’origine, les girouettes étaient rares ; tantôt, on les peignait aux armes du seigneur ou on les découpait de façon à figurer les différentes pièces de ses armes ; quelquefois (vers la fin du xve siècle), on les surmontait d’une couronne. La plupart étaient disposées de telle façon que la partie pleine était maintenue en équilibre par des contrepoids, de manière à faciliter
- le mouvement circulaire sur le pivot en fer (fig. 93).
- Les girouettes du moyen âge étaient
- Fig. 91. — Fleuron du xv° siècle.
- petites, montées assez haut sur les tiges de fer. A l’Hôtel-Dieu de Beaune, on peut voir encore aujourd’hui sur les combles
- Fig. 92. — Fleuron de l’église d’Eu.
- les anciennes girouettes peintes aux armes de Nicolas Rollin, chancelier de Bourgogne ; ces girouettes sont carrées, avec
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- NOTIONS GENERALES, un seul contrepoids, et décorées aux deux
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- Fig. 93. — Girouette du xra* siècle
- ib- 9-±. Girouette de l’Hôtel-Dieu de Beaune.
- angles extrêmes de feuilles découpées. La ïgure 94 donne le croquis de l’une d’elles.
- Il y avait, au château d’Amboise, des girouettes du commencement du xvie siècle aux armes de France, découpées et couronnées {fig. 95).
- 6. Les mitres qui servent à terminer les tuyaux de cheminées et à empêcher la
- Fig. 95. — Girouette du château d’Amboise
- pluie ou le vent de s’introduire dans la trémie, en laissant cependant échapper la fumée, étaient construites avec beaucoup de goût par les architectes du moyen âge. On les faisait en terre cuite, en brique ou en pierre. Il en existait aussi en fer battu.
- Dans son ouvrage sur l’architecture du moyen âge, Viollet-le-Duc parle d’une belle mitre en terre cuite vernissée, qui paraît
- Fig. 96. — Mitre du xme siècle (Hôpital de Sens).
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- COUVERTURE.
- remonter au xme siècle. Elle appartient à l’hôpital de Sens (fig. 96).
- Cette mitre, en forme de faîtière, laisse échapper la fumée par trois orifices verticaux, quatre gueules latérales et les deux extrémités de la courbure. Les dents qui bordent les petits cylindres ont été obtenues
- __ 0,U2 _ _
- Fig. 97. — Mitre du xive siècle (ville de Semur en Auxois).
- au moyen d’un coup de pouce donné dans le profil, lorsque la pâte était encore fraîche, et après la soudure de ces cylindres sur le dos de la faîtière.
- Le plus souvent, les tuyaux de cheminées se terminaient en cylindre et les mitres prenaient alors la forme conique.
- Une de ces mitres vernissées en forme de cône, se voyait encore, il y a quelques années, sur une maison du xive siècle, dépendant de la porte orientale de la ville de Semur en Auxois [fig. 97).
- Dans les contrées où la pierre était résistante et facile à travailler, les tuyaux avaient presque toujours des couronnements tenant à la construction, et)les chapiteaux de ces tuyaux étaient de véritables mitres.
- Fig. 98. — Mitre sur- Fig. 99. — Mitre surmon-montant la cheminée tant le comble de l’ab-de la maîtrise de la baye de Saint-Lô. cathédrale du Puy-en-Velay.
- Dans les pays ou la biique était employée, les mitres étaient faites au moyen d’assemblages de tuiles et de briques. On les découpait de façon à leur donner une silhouette agréable, et les têtes de cheminées étaient richement décorées.
- Pendant la Renaissance, on fit encore
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
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- d’assez belles mitres en terre vernissée et même en faïence, Ces dernières étaient
- Fig. 100
- Mitres surmontant toit de
- de Fontenay.
- composées de plusieurs ronde, les en faïence s’emmanchant le; unes sur les autres, et quelquefois curieusement ornées
- Fig.^ loi. — Mitre du château deSemur en
- Auxois; A, Filet rampant en pierre formant chéneau.B,So-
- lin.
- Fig. 102. — Tuyau de cheminée de la grande salle du château de Sully-sur-Loire.
- de détails soit en relief, soit en peinture, mais ces mitres en poterie fine, très jolies,
- vues de près, ne produisaient aucun effet au sommet d’un comble.
- Quelquefois, on terminait les tuyaux de fumée par des mitres en forme de cônes, ne laissant passer la fumée que sur le côté {fig. 98).
- Pour les très grandes cheminées, les mitres se transformaient et prenaient sou-ventl’aspectd’un véritable clocher {fig. 99).
- Au xme siècle, les tuyaux de cheminée
- Fig. 103. — Mitres et tuyaux de cheminée du château de du Guesclin,à laBélière, prèsDinan.
- furent ouverts à la fois sur les côtés et à leur extrémité supérieure {fig. 100) ; afin d’empêcher les eaux pluviales de tomber dans la cheminée, l’orifice supérieure était très étroit.
- Souvent, les souches sortant des combles étaient munies d’un filet rampant en pierre formant chéneau A {fig. 101) sous la tuile, et solin B, au-dessus dans les parties latérales et inférieures des souches, afin d’empêcher les eaux pluviales, glissant le long
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- CouVertürë.
- des tuyaux à l’extérieur, de s’introduire sous la couverture.
- Aux xive et xve siècles, on remplaça parfois les mitres par des couronnes en tôle découpée qui, divisant le courant d’air extérieur, permettaient à la fumée de sortir librement. Peu. de ces couronnes [fig. 102)
- ont résisté aux intempéries et à l’action corrosive de la suie.
- Les tuyaux de cheminées étaient quelquefois terminés par des cornes en ardoise épaisse, et fichées en rainure dans les assises supérieures de granit formant chapiteau [fig. 103). De petites arcatures
- Fig. 104. — Mitre des xiv°
- pratiquées dans la souche, étaient plaquées d’ardoises, qui, à cause de leur teinte sombre, détachaient vivement cette fine ornementation, et permettaient de la distinguer à la hauteur où elle était placée.
- On faisait aussi beaucoup de tuyaux de cheminées, dont les mitres, formées d’un échafaudage de tuiles, retenues avec du
- Fig. 105. — Coupe d’une toiture en ciment à prise lente; A, B, C, Arbalétrier ou chevron ; D, Couvre-joint en plomb ou terre cuite.
- mortier, se découpaient sur le ciel de la façon la plus heureuse. On terminait le tout par des boules en mortier {fig. 104).
- 7. Le cuivre a été employé par les Romains pour la couverture de leurs édifices, sous forme de grandes lames épaisses de plus d’un centimètre. Quelquefois, ces plaques étaient plus restreintes et affectaient la forme de tuiles. Le Panthéon d’Agrippa était ainsi recouvert. Plus tard, on l’enleva pour sa valeur intrinsèque. Il en fut de même d’autres monuments de
- et xv° siècles, à Strasbourg.
- l’antiquité, qui furent dévastés pour la valeur du métal.
- Aux xne et xme siècles, on employa aussi le cuivre. C’est ainsi que la cathédrale de Saint-Denis fût couverte de ce métal.
- Fig. 106. — Couverture en ciment, système Caillette
- a, panne; b, chevron; c, joints ; d, bardeaux creux ; e, panneaux en ciment ; f, lames de zinc ; h, lames de plomb ; i, forme en mâchefer.
- La Renaissance et les siècles suivants employèrent également la tuile, l’ardoise, le plomb, la pierre et le cuivre comme matériaux de couverture.
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- ftOÎiONS GENERALES.
- De nos jours,l’art du couvreur a fait des progrès considérables. On a appris à utiliser les propriétés de l’asphalte, et à s’en servir surtout lorsqu’il s’agit de rendre les
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- terrasses imperméables. Pour les bâtiments industriels, on a quelquefois recours au ciment à prise lente à l’état d’enduit, appliqué sur des pans préalablement hourdés
- Fig. 106, bis. — Ossatures métalliques, système Gottanciu (Lycée Yictor-Hugo).
- (/%L 105). M. Caillette , par son nouveau système de joint, rend très pratique l’emploi du ciment pour les terrasses (/?<?. 106). Enfin, M. Cottancin fait une découverte précieuse, celle des ossatures métalliques, entourées
- Fig. 107. — Tuile Gilardoni.
- de ciment, sans attaches et à réseau continu, permettant de faire des couvertures et des terrasses à double paroi, avec pannes en ciment, et décorées avec l’ardoise, la céramique, le verre, incrustés dans le ciment [fig, 106 bis).
- M. Gilardoni invente le premier les tuiles à emboîtement, en 1847 (fig. 107). M. Muller complète ce genre de fabrication et lui donne une rapide extension.
- En même temps, on applique le verre à la couverture. La Compagnie de Saint-
- Fig. 108.— Ardoise en zinc.
- Gobain se met à fabriquer des glaces brutes de grandes dimensions, dont l’épaisseur de 11 à 13 millimètres, lui donne une résistance très considérable. On fait des verres ayant une face lisse et l’autre striée, ce qui donne une plus grande force à la
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- COUVERTURE.
- pièce. Déplus, le verre strié a la propriété de diffuser la lumière d’une façon très égale, et par suite, delà régulariser, ce qui est très apprécié dans l’installation de nombreux ateliers industriels. Pour éviter la condensation intérieure, M. André, constructeur à Neuilly, trouve une disposition très ingénieuse qui permet de recueillir la buée, et de la conduire au dehors par de petites gouttières en zinc ou en fer.
- La couverture en zinc prend un grand essort. On ne se contente pas de se servir de ce métal pour couvrir les chevrons. On l’estampe et on en fait des ornements de faîtages, des épis, des girouettes, voire même des lucarnes tout entières. On fabrique des ardoises tout en zinc {fig. 108). Ce métal prend aussi la forme de tuiles {fig. 109). Enfin, la Société des Forges et Fonderies de Montataire établit des ardoises métalliques faites en tôle galvanisée et ondulée, qui permettent d’avoir des feuilles de dimensions restreintes, facilitant ainsi
- la dilatation, et permettant aussi de réduire l’épaisseur de la matière employée [fig. 110).
- Le cuivre n’est pas délaissé. On en couvre
- M - - 0,225-^
- A___________A
- Fig. 109. — Tuile en zinc.
- les combles de l’église Saint-Vincent-de-Paul, et les toits de bon nombre de villas.
- Le plomb se transforme; il se coupe comme les ardoises. Les pièces diverses,
- gironnées à la demande, sont retenues sur le voligeage, chacune par deux clous à larges têtes, et elles donnent à ces sortes de travaux une apparence très décorative.
- Un autre constructeur, M. Cubett, propose un système particulier de toitures en planches goudronnées, qui permet un bon et rapide écoulement des eaux, et cela, dans le but de faciliter l’érection des hangars provisoires. Depuis, on recouvre ces toitures avec du gros papier gris épais, chargé de recevoir la couche de goudron et de la maintenir d’une façon continue, et sans solution de continuité sur la surface du comble.
- Tels sont, en peu de mots, les progrès réalisés dans l’art de couvrir les bâtiments, depuis l’antre du Troglodyte jusqu’à nos somptueuses demeures contemporaines. Nous étudierons avec détails chaque procédé de couverture, les propriétés de la matière employée, son mode d’emploi, les outils nécessaires à son application et son prix de revient.
- Nous ferons précéder cette étude de l’examen des différentes pentes données aux toitures, de leurs formes diverses. Nous donnerons un exposé des lois qui régissent l’érection de ces combles, sans oublier de parler des ouvriers employés dans ces di-
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- NOTIONS GENERALÈS.
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- vers genres de travaux, et en établissant un vocabulaire des diverses expressions techniques dont nous aurons à faire usage dans le courant de cet ouvrage.
- III. — Pentes et formes des toitures.
- Pentes nécessaires aux divers genres de couvertures
- 8. Les divers matériaux employés en cou* verture, en raison du mode d’assemblage et de liaison qu’ils nécessitent, de l’état e leur surface extérieure, de leur porosité, de leur résistance aux agents atmos-p eriques, et aussi de la présence de A humidité, réclament des pentes différentes.
- Cette inclinaison des combles dépeni aussi d’une façon secondaire, du climat La hauteur qu’il convient de donner i un comble, eu égard à sa base, doit dom e re déterminée principalement d’aprè; espece de couverture qu’on peut lui fair< supporter. Dans les pays où les pluies e es neiges sont abondantes, il convient d< onner une plus grande hauteur ou pente ffue ans les pays méridionaux.
- ans le cas d’une terrasse, la surfac<
- c il a aouverture est sensiblement égale i celle de l’espace à couvrir. Un combb
- d’ôf1 !?rs de Pente a un cinquième de plu!
- endue que sa surface horizontale ; et ^ cette pente atteint 45 degrés, la surfac<
- oïl i en d®vel°PPernent, à une fois eue de la base, plus les 2/5 de cette base une manière générale, plus la pente Ain ?rande> plus la dépense est élevée rm ’ S(ÏÏS Un an^Ie de 60 degrés, donnan
- éoniw"1^6 ayant la forme d’un triangle q daterai, la surface devient le doubh ue la projection.
- n1n^raSqUe’ P°u.r une couverture, on em-et Hn 6S mat®riaux nécessitant des joints ner H recouyreraents, l’inclinaison à don-nomK^1^ d®Pendre» n°n seulement di dem> GS mais aussi de la gran
- des mat8 ,rec0uyrem6nts et de la natur( des Sfnf‘aUX de ““verture. Le nombr( oùV»»“ auS”ente “lui des points pal
- nient. „ P-eUt 8 lntrodulrei et les inconvénients qui en sont la suite.
- Sciences générales.
- Dans les couvertures, la capillarité joue aussi un très grand rôle. En effet, avec des matériaux spongieux, comme les ardoises et les tuiles qui se mouillent facilement, l’eau remonte dans les joints à une distance beaucoup plus grande de la base qu’avec des matériaux métalliques jouissant de propriétés contraires. Il résulte donc de cette observation que l’inclinaison des combles doit être plus forte lorsqu’on emploie les ardoises ou les tuiles que lorsqu’on fait usage de lames de métal. On contrarie les effets de la capillarité, d’un côté, par la pesanteur ; de l’autre, en augmentant les recouvrements. Mais comme, au-delà d’une certaine limite, ce dernier moyen d’obvier aux effets de la capillarité offre des désavantages par rapport au premier, c’est à celui-là que l’on a le plus souvent recours. D’une manière générale, on peut dire que Pincli-naison doit augmenter en raison directe de la porosité des matériaux, et aussi de la petitesse de leur recouvrement.
- Le climat a aussi son influence. Il est évident que, si l’atmosphère toujours humide fournit constamment de nouveaux aliments à la capillarité, il peut en résulter de notables ravages. Il faudra donc réserver les terrasses et les combles surbaissés pour le levant et le midi de l’Europe et, au contraire, prendre les combles à plus fortes pentes pour l’occident et le nord.
- Dans un comble à 45 degrés, la hauteur de la pente est égale à la moitié de la base, et l’angle, au sommet, est droit. Cette disposition, dite à l'équerre, qui était fort en usage autrefois, est beaucoup moins employée de nos jours. Il en est de même pour les hauteurs plus grandes.
- Pour les tuiles plates, dans les contrées septentrionales, la hauteur minima est ordinairement égale au 1/3 de la base ce qui représente une inclinaison de 34 degrés. Dans les pays méridionaux, on ne donne, au contraire, à la hauteur, que le quart de la base, ce qui produit une inclinaison de 27 degrés seulement. On pourrait encore réduire cette pente, si toutes les tuiles s’appliquaient bien exactement les unes sur les autres, comme le font les ardoises; mais, le plus souvent, elles sont
- Couverture et plomberie. — 4.
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- Zhl.oo
- 50
- COUVERTURE.
- Tôfe ga/va/7/sêe.. Tô/e ga/w/7/sêe.. Tuife mêcan/cjue.
- 7.0300
- J?jliPJ L.
- 1.0700
- Arc/o/ses gr^ Arc/o/ses pefë? Tui/es orc/fna/res
- 7. Z8oo
- Fig. 111. — Pentes des divers genres de toitures.
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- gauches et mal fabriquées et offrent ainsi plus de prise au vent.
- Dans les pays pluvieux, lorsqu’on em- ' ploie l’ardoise, la hauteur ne peut être moindre que le tiers de la largeur, parce que les ardoises ont l’inconvénient, non seulement d’absorber l’eau, mais encore, par leur surface lisse, celui de la laisser remonter entre les parties en contact par recouvrement, ce qui est un effet de la capillarité.
- Dans les contrées où les pluies sont abondantes, les pentes minima sont celles du 1/4 et même du 1/5, ce qui correspond à des inclinaisons de 22 à27 degrés.
- Pour les tuiles creuses, le minimum pour la hauteur est du 1/5 ou 1/6 de la base, ce qui donne une pente de 18 à 22 degrés, et le maximum, pour éviter le glissement, est du 1/4 ou 27 degrés.
- Pour les matériaux métalliques, on ne peut limiter les pentes à donner. Pour les terrasses, il suffit de prendre celle qui est indispensable pour l’écoulement des eaux pluviales.
- Nous représentons, dans le tableau ci-après, les pentes ordinairement admises pour les différents matériaux de couverture, et aussi [fig. 111) le tracé graphique de ces différentes pentes.
- tableau des pentes nécessaires aux divers matériaux
- DE COUVERTURE
- PENTE
- DESIGNATION
- DES MATÉRIAUX
- Ardoises clouées....
- Ardoises avec crochets Pierres taillées...
- Enduit de ciment
- Enduit d’asphalte...........-
- Tuiles plates de Bourgogne grand
- moule........................
- Tuiles plates de Bourgogne petit
- moule......
- Tuiles de pays Tuiles creuses,
- » flamandes
- » Courtois..............
- » Sosson grand moule.
- » Sosson petit moule Mécaniques Giîardoni » Muller
- » Royaux
- » Boulet..
- Muller à écailLes...
- Muller fer de lance..
- Suisse dite montagne Verre avec joints » sans joints Zinc à ressauts..
- » agrafé........
- Plomb sans joints » avec joints Cuivre.........
- Tôle galvanisée Ardoises métalliques Bardeaux de bois...
- Chaumes et roseaux Papier goudronné Carton goudronné.
- Feutre goudronné
- OBSERVATIONS
- Les ressauts ei plus.
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- COUVERTURE.
- Dans nos climats, on admet, en général, les inclinaisons suivantes, qu’il sera bon d’adopter pour les études de charpentes.
- Tuiles à recouvrement. — Pente convenable : de 0m,40 à 0m,4o par mètre ; éviter une pente de 0m,30 par mètre et au dessous.
- Couvertures métalliques : cuivre, zinc, etc. — Pente convenable : de 0m,25 à 0m,30 par mètre.
- Ardoises. — Se rapprocher de 45 degrés.
- Mastic bitumineux. — Mêmes pentes que pour les couvertures métalliques.
- En résumé, le métal demande une pente faible, la tuile mécanique vient ensuite. La tuile plate réclame des pans de combles plus raides pour obtenir l’étanchéité; les ardoises ont besoin d’une inclinaison plus forte pour résister au vent. Les matériaux ligneux, en raison de leur facile absorption de l’eau, viennent en dernier et demandent une pente très forte. De plus, leur mode
- d’attache leur permet de recouvrir des pans de combles même verticaux.
- Nous venons de voir, d’après le tableau précédent, que la pente des couvertures s’évalue, soit en degrés mesurant l’angle avec l’horizontale de la ligne de plus grande pente des pans, soit par la hauteur verticale correspondant à 1 mètre de projection de cette ligne de plus grande pente. C’est ce qu’on appelle la 'pente par mètre. Cette pente par mètre est la tangente tri-gonométrique de l’angle d’inclinaison de la toiture.
- Il est nécessaire de pouvoir passer rapidement de la pente en degrés à la pente par mètre, et réciproquement.
- Dans le tableau suivant, nous donnons la correspondance de ces deux chiffres pour tous les angles, de degré en degré, depuis 0 degré jusqu’à 90 degrés, et aussi le développement de la toiture pour chaque degré, par mètre carré de projection horizontale.
- DEGRÉS PENTE Par MÈTRE DÉVELOPPEMENT par mètre DE PROJECTION DEGRÉS PENTE par mètre DÉVELOPPEMENT par mètre DE PROJECTION DEGRÉS PENTE Par MÈTRE DÉVELOPPEMENT par mètre DE PROJECTION
- degrés mètres mètres degrés mètres mètres degrés mètres mètres
- 1 0 0175 1.0004 31 0.6009 1.1666 61 1.8045 2.0627
- 2 0.0349 1.0006 32 0.6249 1.1792 62 1.8808 2.1301
- 3 0.0524 1.0014 33 0.6494 1.1924 63 1.9626 2.2030
- 4 0.0699 1.0024 34 0.6745 1.2062 64 2.0503 2.2813
- 5 0.0875 1.0038 35 0.7002 1.2208 65 2.1445 2.3664
- 6 0.1051 1.0055 36 0.7265 1.2365 66 2.2430 2.4584
- 7 0.1228 1.0075 37 0.7536 1.2521 67 2.3559 2.5593
- 8 0.1405 1.0098 38 0.7613 1.2690 68 2.4750 2.6692
- 9 0.1584 1.0125 39 0.8098 1.2868 69 2.6051 2.7903
- 10 0.1764 1.0154 40 0.8391 1.3054 70 2.7474 2.9239
- 11 0.1944 1.0187 41 0.8693 1.3250 71 2.9042 3.0717
- 12 0.2126 1.0223 42 0.9004 1.3457 72 3.0777 3.2360
- 13 0.2309 1,0263 43 0.9325 1.3673 73 3.2709 3.4203
- 14 0.2493 1.0306 44 0.9657 1.3902 74 3.4874 - 3.6280
- 15 0.2680 1.0353 45 1.0000 1.4142 75 3.7321 3.8638
- 16 0.2868 1.0403 46 1.0355 1.4395 76 4.0108 4.1338
- 17 0.3057 1.0457 47 1.0724 1.4663 77 4.3315 4.4457
- 18 0.3249 1.0515 48 1.1106 1.4945 78 4.7047 4.8098
- 19 0.3443 1.0576 49 1.1504 1.5243 79 5.1446 5.2410
- 20 0.3640 1.0642 50 1.1918 1.5557 80 5.6712 5.7589
- 21 0 3839 1.0711 51 1.2349 1.5890 81 6.3137 6 3928
- 22 0.4040 1.0785 52 1.2799 1.6243 82 7.1154 7.1853
- 23 0.4245 1.0864 53 1.3270 1.6616 83 8.1443 . 8.2057
- 24 0.4452 1.0947 54 1.3764 1.7013 84 9.5144 9.5666
- 25 0.4663 1.1034 55 1.4281 ‘ 1.7435 85 11.4301 11.4739
- 26 0.4877 1.1126 56 1.4825 1.7883 86 14.3007 14.3355
- 27 0.5095 1.1223 57 1.5399 1.8361 87 19.0811 19.1077
- 28 0.5317 1.1326 58 1.6003 1.8871 88 28.6367 28.6534
- 29 0.5548 1 1433 59 1.6645 1.9416 89 57.2900 57.2982
- 30 0.5774 1.1547 60 1.7320 2.0000 90 J
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- NOTIONS GÉNÉRALES. 53
- Les toits à pente rapide ne s’emploient sation de l’espace sous les combles les que rarement aujourd’hui, sur les maisons toitures à faible inclinaison conduisent à -J'c— ""Wiw ils non- une meilleure solution que celles à pente
- rapide. Ainsi, en supposant une inclinaison de 45 degrés [fig. 112) et une largeur de bâtiment de 18 mètres, la surface renfermée dans le profil des deux longs pans
- est de :
- 18 = 81m2,00.
- 2 ’
- Or, cette même surface peut s’obtenir avec une pente de 18°,30’, lorsqu’on appuie
- que rarement aujoum nui, ...----
- bourgeoises et édifices publics; ils conduisent à une mauvaise utilisation de l’espace couvert. On évite les pentes fortes, parce qu’elles donnent lieu à une plus grande dépense de bois, et conduisent à une surface de couverture plus grande que les pentes moyennes. Ces toitures ne sont justifiées que sur les églises et édifices de style gothique où le caractère architectural comporte de fortes inclinaisons. Il est facile de voir qu’au point de vue de l’utili-
- la charpente sur des murs d’entablement de 3 mètres de hauteur, car on aurait alors :
- 3 X 18,00 2
- 3X18 = 81m\00.
- nature de la couverture 1 , Poids par m.q. at suivant la ponte
- kg. 60 100 121 à 140 10 40 24 30 1
- v*-\juo OJJOA'iCljLU», *JU OllUlOAt la
- donne le plus d’économie; la réduction réalisée sur la toiture à faible pente est souvent plus que compensée par la dépense additionnelle de maçonnerie.
- Pour pouvoir facilement déterminer les dimensions des pièces de charpente d’un comble, il faut connaître les charges qui agissent sur la toiture. Ces charges sont, d’une part, la pression exercée par le vent, et la charge éventuelle d’une couche de neige.
- Le poids propre des principales espèces de couvertures est donné dans le tableau ci-dessous ;
- La charge due à la neige peut s’estimer à 75 kilogrammes par mètre carré de couverture, en admettant une épaisseur de neige de 0m,60 et une densité de 0,125. Le chiffre de 75 kilogrammes s’applique à des pays plus froids que la France. On considère habituellement comme suffisante, pour le nord de la France, une surcharge de 25 kilogrammes par mètre carré.
- Le tableau suivant donne les valeurs de la composante normale de la charge due à la neige pour différentes inclinaisons de
- tnit.fi.
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- COUVERTURE.
- Il est évident que le vent a beaucoup plus d’action sur une surface de pente forte que sur une surface de pente faible. Il est admis que sa direction fait un angle de 10 degrés avec l’horizontale. Il rencontre donc les pans du toit obliquement, ce qui permet de décomposer cette force obli-
- que en deux autres, l’une horizontale, H, et l’autre verticale, Y, la première étant celle qui a la valeur la plus importante. D’après cela, les valeurs numériques qui résultent de l’action de la neige et du vent, pour les différentes pentes de toits, sont résumées dans les tableaux suivants :
- PENTE RAPPORT ANGLE CHARGE PRESSION PRESSION
- du DE LA FLÈCHE a avec DUE A LA NEIGE horizontale verticale
- à la portée. Comble DU VENT DU VENT
- TOIT A 2 PANS l’hohizontale en kg. H V
- 1 12 1 24 4»,50' 74.70 0.16 1.94
- 1 6 1 12 9»,30' 73.95 0.70 4.17
- JL 3’ 1 6 O CO CO 71.10 3.69 11.02
- 1 2* 1 4 26*,30' 67.13 10.71 20.16
- 1 1.5 1 3 CO CO O 62.40 20.83 31.29
- 1 1.2 5 12 99°, 50 ‘ 57.60 32 63 39.15
- 1 1 1 2 45» 53.03 44.36 44.36
- 1 7 O CO C7> ** 48.60 55.68 46.47
- 0.556 12
- 1 0.75 2 3 52»,50' 45.30 46.47 47.57
- 1 3 56»,10' 41.78 46.57 48,77
- 0.67 4
- Le poids total comprenant : la couverture, la neige et le vent, est donné dans le tableau ci-dessous :
- NATURE DE LA COUVERTURE CHARGE EN KILOGRAMMES POUR PAR ni2 DE SURFACE DES PENTES DE DE TOITURE
- 1 1 1 1 1 1 1 1 1
- 2 3 4 5 6 7 8 9 10
- Chaume sans glaise 223 193
- Chaume avec glaise 238 208
- Tuiles plates, recouvrement simple 264 233 218
- Tuiles plates, recouvrement double 290 260 244
- Ardoises sur voligeage 238 208 193 183
- Zinc ou tôle onduléeT. 203 173 157 147 142 139 137 135 132
- Carton goudronné 193 168 147 137' 132 129 127 125 123
- Asphalte sur couche d’argile 238 208 193 183 178 175 173 170 168
- Asphalte sur aire en carreaux.... 264 233 218 208 203 200 197 195 193
- Pour avoir la charge par mètre carré de la projection horizontale, il suffît de
- multiplier les chiffres ci-dessus par----->
- r r cos <x
- a étant l’angle delà toiture avec l’horizon.
- La pression exercée par une violente tempête contre une surface normale étant environ de 110 kilogrammes par mètre
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- carré, la charge verticale g, qui en résulte, sur nne toiture faisant un angle a avec l’horizon, est par mètre carré de la projection horizontale :
- , In sin2 (x -f 10°)
- q = 110----------1----4
- cos a
- en kilogrammes.
- Formes diverses des toitures.
- 9. Les toitures peuvent avoir des formes très variées : suivant l’apparence que l’on veut donner aux bâtiments ; la quantité de pluie qui tombe dans la région ; la fréquence ou la violence des vents ; la nature des matériaux qu’on trouve ordinairement sur place.
- L’art du charpentier a été l’un des pre-1 miers parmi ceux que les hommes appliquèrent à leurs besoins. Abattre des arbres, les ébrancher et les réunir a leur sommet en forme de cône, en remplissant les intervalles laissés entre les troncs par du menu bois, des feuilles et de la boue, voilà certainement l’habitation primitive de l’homme, celle que l’on trouve encore chez les peuples sauvages.
- C’est du développement et du perfectionnement des constructions primitives en terre ou en bois que naquit l’architecture de l'Egypte. Les murs des constructions se faisaient en terre ou en argile, et les arêtes de ces murs, ainsi que leurs parties supérieures, étaient garnies d’un
- «s jooM
- t— i—i—j—i—-t i—1—|
- Fig. 113. — Coupe de la grande pyramide.
- bâtis ou châssis en roseaux réunis en faisceaux et maintenus par des ligatures.
- Afin d’augmenter la résistance de ces constructions primitives, on fut amené à donner une inclinaison aux parements extérieurs des murs. Ces murs, à l’intérieur, étaient verticaux et avaient une plus grande épaisseur à la base qu’au sommet. Dans ce pays, où il n’y a presque jamais de pluies, les couvertures .inclinées étaient absolument inutiles.
- Aussi, se bornait-on, le plus souvent, à poser sur les murs des solives en bois, puis une certaine épaisseur de joncs, de roseaux ou de branchages. Enfin, par des-
- sus et couronnant le tout, on mettait une couche de terre ou d’argile, légèrement détrempée, que le soleil séchait bientôt, et qui donnait une couverture suffisante.
- Tous ces principes se retrouvent, en grande partie, dans les constructions qui furent élevées postérieurement; mais, en gardant ces traditions de leurs constructions primitives, les Egyptiens en modifièrent les détails en les conformant aux exigences des nouveaux matériaux qu’ils mettaient en œuvre. Le châssis ou bâtis, posé sur le faîte des murs et composé d’un faisceau de roseaux ou de branchages, devint le tore> ou le boudin, qui se trouve dans
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- COUVERTURE.
- les monuments de l’Egypte. La saillie formée par la couverture en joncs constitue le réglet, et l’espace qui représentait l’about des solives fut interprété par une gorge. Dès que les piliers et les colonnes furent connus, on plaça une architrave sur le tailloir du pilier ou de la colonne et dans
- Fig. 114. — Ventilateurs de la grande pyramide.
- le tore. Une longue assise de pierre ou de granit d’un seul morceau reposait à la fois sur deux piliers consécutifs. D’immenses dalles fort pesantes servaient, comme nous
- Fig. 115. — Voûte égyptienne.
- l’avons vu, de couverture. La forme de la toiture était horizontale.
- Cependant, les premiers monuments qui nous sont parvenus des anciens Egyptiens affectent la forme pyramidale. Les pyra-
- mides d’Egypte {fig. 113) sont des tumuli, oeuvre colossale, succédant aux collines tumulaires en terre, et marquant le début de ce peuple dans la carrière de l’architecture. Elles étaient recouvertes d’un revêtement composé de matériaux précieux, tels que le porphyre, le basalte, le vert antique. Ce revêtement était poli, afin d’offrir moins de prise au sable du désert
- Fig. 116. — Temple de Rorsabad. — Coupe et plan.
- et donner plus d’éclat sous les rayons solaires. Le sommet de chaque pyramide était noir. C’étaient des temples et des dépôts de toutes les connaissances mathé matiques et astronomiques des prêtres de cette contrée. Des ventilateurs débouchant sur les faces de la pyramide en permettaient l’aération {fig. 114).
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- NOTIONS GENERALES.
- On n’employa la voûte en Egypte que fort rarement ; elle n’était substituée à la couverture horizontale que dans de petits espaces. Elle était toujours primitive, sans
- claveaux, et exécutée avec maladresse. Près des pyramides se trouvait un tombeau qui contenait une singulière voûte \fig. 115), formée de pierres inclinées de
- Fig. 117. — Porte de la pagode de Chalembron.
- chaque côté, reliées au sommet par des pierres horizontales. Au dessus se trouvait une seconde voûte en briques composée de trois assises.
- On retrouve la forme pyramidale en
- Assyrie. A Korsabad se trouvait un temple à sept étages {fig. 116). Le côté du carré de la base a 43m,10 ; et chaque étage, 6m,10 de hauteur. Chacun d’eux était en retraite sur l’étage inférieur.
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- COUVERTURE.
- Une rampe extérieure permettait d’accéder d’un étage à l’autre. Elle était dallée en briques cuites.
- Fig. 118. — Tope de Bélar (Himalaya).
- Dans l’angle sud-ouest de Babylone se trouvait le monument le plus ancien après les pyramides de Memphis. C’était le
- temple de Bélus ou Baal, l’antique Tour de Babel. La forme de ce monument rappelait celle de Korsabad. La tour était ronde avec étages en retraite les uns sur les autres, et rampes extérieures d’accès. Sur la plate-forme supérieure se trouvait une chapelle. D’après Hérodote, la hauteur totale de l’édifice était environ de 184m,94. La couverture de chaque terrasse était formée de briques cuites.
- Ce sont les Chaldéens qui, les premiers, couvrirent des espaces carrés par des coupoles sphériques. Ils employèrent la voûte pour couvrir des salles dont quelques-unes étaient immenses. Quand la salle était circulaire, ils en formaient la partie supérieure au moyen de rangs de briques en encorbellement les uns sur les autres, et formant des anneaux concentriques de diamètres décroissants ; ils arrivaient ainsi à obtenir une apparence de coupole, mais de construction vicieuse.
- Fig. 119. — Dagobas de Mahentélé (Ceylan).
- Si la salle était rectangulaire, sous l’influence du poids, les parois de la pyramide de briques se bouclaient à l’intérieur et tendaient à s’écrouler au dedans. Si, voulant donner plus de solidité, les constructeurs augmentaient les parois, les murs tendaient à se renverser au dehors, sous l’influence de la poussée au vide. Alors, pour combattre la courbure vers l’intérieur, les Chaldéens la firent à l’avance à l’extérieur; la pratique leur apprit que, pour
- passer d’un plan rectangulaire à un plan circulaire, la pose modifiée de quelques rangs de briques suffisait. La coupole sphérique était trouvée. Après quelques tâtonnements, les architectes de l’époque eurent vite trouvé la voûte sur pendentifs.
- Les Perses construisirent aussi des voûtes, et leurs toitures affectèrent la forme sphérique ou curviligne.
- La forme pyramidale des toitures se
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- NOTIONS GÉNÉRALES. 59
- retrouve dans les monuments de l’Inde, toiture affectant cette forme. Trois boules Quelquefois aussi, ces derniers se ter- en cuivre doré la surmontent. Les^ toits minent par des dômes. La pagode de prenaient souvent la forme d un dôme à Chalembron(^. 117) est recouverte d’une double courbure,
- Fig. 120. —Temple de Ho-Nang, à Canton.
- Nous avons vu que les topes de l’Afghanistan étaient des édifices cylindriques, dont la partie supérieure se terminait par une coupole avec quatre boules de métal formant pyramide [fig. 118).
- Les dagohas de l’île de Ceylan affectaient la forme conique [fig. 119). C’étaient des tumuli destinés à renfermer des reliques.
- Les monuments chinois offrent, par leur
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- COUVERTURE.
- ensemble, la même uniformité. Ils sont coiffés invariablement d’un toit pointu aux pentes 'profondément évidées. Le plus
- H-1—>—1——î—U-u/.-j 10 H.
- --------I
- remarquable est celui de Ho-Nangk Canton {fig. 120). Les taas sont des tours polygonales très élancées, divisées en étages de nombre toujours impair. Chacun d’eux est muni d’une galerie extérieure, avec balustrade à jour et d’une corniche sur laquelle s’appuie un toit concave. Le plus célèbre taa est celui de Nanking, connu sous le nom de Tour de porcelaine, dont nous avons déjà parlé. Il a neuf étages, 30 mètres de base et 107 mètres de hauteur; il est terminé {fig. 121) par une espèce d’aiguille de 27 mètres. Son plan est hexagonal. Du sommet de la tour descendaient des chaînes de suspension, contenant 72 cloches ; aux angles des toits, quatre-vingts autres cloches étaient fixées.
- Fig. 121.— Tour de porcelaine de Nanking.
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- NOTIONS GENERALES.
- Ces cloches étaient destinées à tinter sous | l’effort du vent et à produire ainsi une bizarre harmonie.
- Les nouraghes de la Sardaigne se terminaient par un toit en forme de terrasse ifig. 122), où plusieurs personnes pouvaient
- prendre pied et se réunir. Ces monuments ressemblaient à des troncs de cônes. Leur hauteur variait entre 15 et 20 mètres. Les maisons particulières de cette contrée avaient un toit conique fait de branchages.
- Les talayots des îles Baléares étaient
- aussi des tours coniques terminées également par une terrasse. C’étaient des forteresses où on serrait les récoltes, les armes et les objets précieux.
- Nous avons vu que la couverture du Temple de Jérusalem formait terrasse. Chez les Hébreux, toutes les maisons, comme beaucoup de celles qu’on rencontre
- encore dans les villages syriens, se terminaient par une terrasse, sur laquelle on passait la nuit dans certaines saisons. Elle était munie de parapets pour éviter les accidents.
- En Grèce, dans la période héroïque, les plus anciennes maisons étaient, sans aucun doute, des huttes bâties en terre, en argile
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- COUVERTURE.
- ou en paille. Quand le bois fut mis en œuvre, la maison reçut une toiture à quatre pans en paille, en douve de bois ou en argile, comme était la couverture de l’Aréopage à Athènes, dont nous avons déjà parlé.
- A l’origine de la période historique, lorsque les temples étaient fort petits, les toits comportaient quatre croupes, égales
- si le monument était carré, et inégales si ce .dernier était rectangulaire. Plus tard, un nouveau problème s’imposa aux architectes ; il fallut à la fois que le monument fût abrité et aussi que la majeure partie des distributions de l’édifice fussent visibles de tous ceux qui, ne pouvant y accéder, devaient en voir tous les détails de la place publique où ils se massaient.
- Tout se modifia donc lorsque la construction en pierre fut seule employée. Le toit comporta alors deux pentes, peu rapides, formant à chaque extrémité un triangle, un fronton ou un tympan. Chacune de ces pentes faisait saillie sur la partie latérale [fig. 123). Le fond du fronton était à plomb du nu extérieur de la frise
- et de l’architrave; et, sur ses côtés rampants, se répétait le larmier qui s’étendait horizontalement à sa base. Sur ce larmier, onposaitl a corniche, afin d’empêcher l’eau de tomber sur le fronton; on ne mettait pas de corniche sur les côtés de l’édifice, afin de laisser les eaux pluviales s’écouler sans obstacles {fig. 124). Elles
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- 63
- étaient ramassées dans des chéneaux ou des gouttières, pour être ensuite vomies par des tètes, afin de ne pas endommager
- les parties inférieures de la construction ifig. 125). >a
- Outre les temples rectangulaires, les
- Grecs élevaient des édifices sacrés de | forme circulaire. Leurs toitures étaient coniques.
- La plupart des maisons se terminaient, à leur partie supérieure, par une terrasse entourée d’une balustrade.
- . Fig. 126. — Tour des Vents, à Athènes.
- Il existait à Athènes, près de l’Odéon et du temple de Bacchus, un petit édifice octogone [fig. 126) appelé la Tour des Vents. Le toit avait une forme octogonale et portait à son sommet un triton ajusté
- mt ut
- Monument de Lysierates, à Athènes.
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- COUVERTURE.
- sur un pivot pour indiquer la direction du vent; un cadran solaire était tracé sur le mur extérieur du monument. L’intérieur était muni d’une horloge à eau. La frise extérieure, qui couronnait ce monument,
- une couverture affectant la forme ogivale (fig. 129). D’autres étaient surmontés d’un fronton [fig. 130). A Halicarnasse, le tombeau de Mausole, roi de Carie, était surmonté d’une pyramide de vingt-quatre
- Fig. 128. — Tombeau d’Ephestion.
- montrait la représentation des huit principaux vents.
- Quelquefois les tombeaux avaient la forme d’un édicule porté sur colonnes, et surmonté d’un toit analogue à ceux des
- '' r- [VÆÉvîfj
- Fig. 129. — Tombeau Lycéen.
- temples. Tel est le monument de Lysi-crates à Athènes (fig. 127). Cependant, la forme ordinaire des tombeaux fut la pyramide. Celui d’Ephestion avait 65 mètres de hauteur [fig. 128).
- En Lycie, certains tombeaux avaient
- Fig. 130. — Tombeau Lycéen.
- marches, au-dessus de laquelle se trouvait un quadrige.
- Les constructions étrusques de la plus haute antiquité étaient édifiées en paille et en argile. La figure 131 donne la forme
- ^irfiïïïiïW,
- r -rn. !. i Id t ..U±LÜ ITr-^
- 1 ifll
- Uh ~rJ 1
- Fig. 131. — Maison étrusque,
- de leur aspect extérieur. Toutes les pièces destinées à l’usage domestique étaient rangées autour d’un espace central, appelé atrium, commun à tous les habitants d’une même maison. L’atrium était soutenu par quatre poutres, se croisant à angle droit, et laissant au milieu un
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-
-
- notions générales
- 65
- Toit étrusque.
- Fig. 132
- Fig. 133. — Temple étrusque.
- COUVERTURE ET PLOMBERIE. — 5
- Sciences générales.
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- 66
- COÜVERTÜRE.
- espace rectangulaire à ciel ouvert, tandis que les parties sur les quatre côtés étaient seules couvertes. Des potences s’appuyant dans les angles rentrants, formés par les murs, soutenaient les quatre angles des poutres. Les eaux pluviales se déversaient dans un chéneau qui contournait l’espace
- Fig. 134. — Tombeau de Porsenna.
- vide. La toiture ainsi construite affectait la forme d’une pyramide quadrangulaire tronquée [fig. 132).
- Les temples étrusques avaient, comme les temples grecs, une toiture à deux pans terminés par deux frontons [fig. 133).
- Le tombeau de Porsenna comportait un soubassement carré de 300 pieds romains,
- et de 50 pieds d’élévation. Sur chacune de ses faces [fig. 134), s’élevaient cinq pyramides, une à chaque angle et une au centre. Elles avaient à leur base 75 pieds d’étendue et 150 pieds d’élévation. Elles supportaient un toit conique auquel étaient fixées des cloches que le vent agitait. Au-dessus du chapeau s’élevaient cinq autres pyramides.
- Plus tard, l’architecture toscane se modifia, et, au lieu d’être construite moitié en bois et moitié en pierre, elle le fut tout en pierre. Nous donnons [fig. 135) l’exemple d’une toiture à deux pans d’un temple toscan, du temps de Yitruve. Le fronton triangulaire et l’entablement sont entièrement en pierre.
- Il est évident qu’au début l’architecture romaine se bornait aux cabanes, aux huttes en bois, couvertes en chaume, à la charpenterie et aux amas de terre et de pierres informes. C’est dans la suite que la construction réelle en pierre, pratiquée selon des lois bien établies, fut en usage.
- Ce qui caractérise d’une façon spéciale l’architecture romaine, c’est l’emploi delà voûte. L’arc fut substitué aux plates-bandes; on put employer ainsi des matériaux d’un petit volume, et laisser de côté l’usage de pierres énormes d’un poids prodigieux, d’un transport et d’une pose fort difficiles. L’introduction de l’arc modifia complètement le style grec. L’arc monumental revêtit un caractère tout à fait original chez les Romains.
- Sous la République, les toitures des temples comportaient deux pans comme celles des temples grecs [fig. 136). Plus tard, elles prirent la forme de coupoles (fig. 137). Ces formes se continuèrent sous l’Empire (fig. 137 bis). Les toitures des maisons de Pompéi étaient à deux et même à quatre pans inclinés (fig. 138). Du reste, beaucoup d’habitations de cette ville comprenaient un premier étage en encorbellement sur la voie publique.
- Les Romains ont aussi couvert leurs édifices au moyen de voûtes cintrées ou en berceaux. Les édifices circulaires étaient couverts par une voûte hémisphérique appelée tholus (fig. 139).
- La partie supérieure de la maison ro~
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- NOTIONS GENERALES
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- Fig. 135. — Temple toscan, d’après Vitruve,
- ortune virile,
- Fig. 137. — Temple de Yesta à Tivoli,
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- COUVERTURE.
- maine formait un toit angulaire ou une terrasse.
- Le pourtour des amphithéâtres romains
- Fig. 140. — Coupe du théâtre d’Herculanum.
- était couvert par une toiture à un seuî égout [fig. 140).
- Les sépultures affectaient quelquefois
- Fig. 138. — Maison de Pornpéi
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- la forme conique. Tels étaient le mausolée d’Auguste fîg. 141) -et celui d’Adrien, connu aujourd’hui sous le nom de Château
- 69
- Saint-Ange. Ce dernier se terminait par une énorme pomme de pin en bronze. Ils affectaient aussi la forme pyramidale ou
- Mausolée d’Auguste.
- Fig. 141.
- de rotonde à toit conique. Tels sont les tombeaux de Pilate à Vienne (fîg. 142) et de saint Remi (fîg. 143). Le tombeau de
- Fig. 142. — Tombeau de Pilate' à Vienne.
- Pilate est un monument quadrangulaire, orné de quatre arcades décorées de piliers et de colonnes portant un entablement
- complet. Une voûte, solidement construite, couvre l’édifice et supporte une pyramide quadrangulaire, qui donne au monument
- Tombeau de saint Remi.
- une hauteur totale de 14 à 13 mètres. Ce reste curieux de l’art antique est très remarquable par l’alliance des formes ar-
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- COUVERTURE.
- chitecturale et pyramidale, qui expriment bien la pensée de durée que doit comporter une sépulture.
- Le mausolée de saint Remi se compose de trois parties superposées. La base est
- quadrangulaire, élevée sur deux gradins et ornée, aux angles, de pilastres reliés par des guirlandes. Entre ces pilastres, et sur les quatre faces, sont sculptés des bas-reliefs d’une remarquable exécution, re-
- • •
- Fig. 144. — Basilique de Fano.
- présentant des combats. Sur cette base s’élève le corps de l’édifice, petit monument carré percé d’une arcade sur chaque face et orné à ses angles de quatre colonnes corinthiennes engagées, et portant
- un entablement richement ornementé. Dans la frise se trouve une inscription. La partie supérieure se compose d’une petite rotonde soutenue par dix colonnes cannelées, dont les chapiteaux sont d’un
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- NOTIONS GÉNÉRALES, goût exquis. Au milieu de ces colonnes
- sont deux statues. Cette rotonde est surmontée d’un toit conique orné d’écailles et couvrant tout l’édifice. Ce monument est édifié avec beaucoup de soin, et les etails en sont exécutés avec un art parfait. r
- Les basiliques romaines étaient couvertes par des toits à deux pentes. Les ^as-côtés avaient un comble en appentis.
- u-delà du transept, l’édifice s’arrondissait en hémicycle et se terminait, à sa partie supérieure, par une voûte en cul-de-four nommée coucha par les Latins et apsis par
- 71
- la basilique ; K et D sont les architraves qui vont des troisièmes colonnes aux antes du temple d’Auguste; E, E sont les jambes de force ; T est l’entrait ; G, G sont les contrefiches ; H, K indiquent l’emplacement de la ferme posée au droit de la frise qui règne sur les antes des murs du porche ; L est le toit du temple d’Auguste.
- Dans le plan : A est la grande nef du milieu ; B, B sont les ailes des côtés et des bouts ; C est le temple d’Auguste avec le tribunal marqué D; E, E sont les antes qui se trouvent au droit des murs, allant
- Fig. 145.
- Fig. 146.
- les Grecs ; c’est de ce dernier mot qu’ venu le nom d'abside. La basilique Ulpier avait un plafond en bois revêtu de lan éta- r°+nZe‘ QuelcIues-unes de ces basiliqi f len a V(^l®es- La petite basilique hniUmade Trajan avait une charpente émf .cè<^re- Le toit et les plafor etment faits en même bois.
- donnons {ftg. 144) le plan et intérieure de la basilique que Vitri
- corrStrTe à Fan0‘ A est l’architn mposee de quatre poutres ; B sont (
- ï <t;S &Z5nt quatre Pieds en carré, c’e
- . ’2°’.et0" 975 hauteur! C,
- 1 les troisièmes colonnes du dedans
- jusqu’à l’hémicycle, et vers lesquelles cou-rentles poutres dont l’architrave est composée ; F, F sont les troisièmes colonnes du dedans de la basilique.
- La maison romaine était terminée, à la partie supérieure, par une terrasse ou par un toit angulaire. Dans ce dernier cas, les charpentiers faisaient deux sortes de combles : les uns avec exhaussement sur l’entablement (/ûg. 145), les autres sans exhaussement {fig. 146).
- Dans le premier, le poinçon indiqué en AG se trouvait sous le faîtage; en B est représenté l’entrait, et, en C, la contre-fiche.
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- COUVERTURE.
- Dans le second, le poinçon AG descend i de l’entablement. Sur les arbalétriers se avec les arbalétriers D, D jusqu’au droit | trouvent des pannes E, E qui soutiennent
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- Fig. 147. — Cour toscane. — Élévation.
- les chevrons F, F. L’ensemble des arbalétriers, de l’entrait et du poinçon, s’appelait, comme aujourd’hui, une ferme.
- Souvent les chevrons, qui étaient placés sous les tuiles, avançaient assez loin hors des murs pour former des auvents dans les cours intérieures des bâtiments.
- C’est ainsi que Vitruve divisait les cours des maisons romaines en cinq espèces :
- Cours toscanes, cours corinthiennes, cours tétrastyles, cours découvertes, cours voûtées.
- Dans les cours toscanes, le long des murs, courait une série de poutres posées sur des potences. Des coyers venaient reposer sur ces poutres, et les chevrons avançaient au dehors pour former des auvents et rejeter l’eau dans un chéneau régnant au pourtour.
- Dans les cours corinthiennes, les poutres et le chéneau étaient placés de la même manière que dans la cour toscane; mais ces poutres reposaient sur des colonnes et étaient un peu plus éloignées des murs composant la cour.
- Fig. 148. — Cour toscane, d’après Galiani. Vue intérieure et plan.
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- NOTIONS GENERALES.
- Les cours têtrastyles ne comportaient de colonnes que sous les quatre angles recevant les extrémités des poutres, ce
- qui soutenait suffisamment ces dernières et consolidait beaucoup les murs.
- Dans les cours découvertes, de simples
- __Cour corinthienne.
- coyaux soutenaient le chéneau et ne for- I maient pas auvent. Les chéneaux ainsi élevés n’enlevaient pas de lumière aux différentes pièces ; mais cette disposition créait de fréquentes réparations, car, par suite d’engorgement des tuyaux de descente, l’eau pénétrait à l’intérieur.
- Les cours voûtées étaient utilisées dans les endroits où l’on avait peu d’espace et lorsqu’on désirait rendre plus spacieux les appartements des étages supérieurs.
- La figure 447 représente la cour toscane. En AA nous indiquons les poutres placées le long des murs ; en BB nous représentons les potences, dont celle de droite est une simple contrefiche en charpente et celle de gauche prenant la forme d’une cariatide.
- En C nous montrons un des coyers ; En DD, les chevrons;
- Fig. 150. — Cour tétrastyle.
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- 74
- COUVERTURE
- Enfin, en E, le chéneau régnant au pourtour de la maison.
- Le croquis [fig. 148) donne le plan et la
- Fig. 151
- Cour découverte.
- vue intérieure de la cour toscane, d’après Galiani,
- A, impluvium; E, noue;
- A, toit ; G, poutre ;
- DD, poutres qui traversent.
- Le croquis {fig, 149) représente la vue
- Fig. 152. — Cour voûtée
- intérieure de la cour corinthienne. On voit
- Fig. 153. — Salle à l’égyptienne.
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- que cette cour est entourée d’une colonnes éloignées du mur et isolées. Elles servent à soutenir l’entablement, la corniche et le chéneau. On formait ainsi, le long des murs, une petite galerie permettant de circuler à couvert.
- Nous montrons [fig. 150) la cour tétra-style, comportant quatre colonnes, une à chaque angle, soutenant la saillie de l’entablement qui reçoit le chéneau. |
- La ligure 151 nous montre une cour j découverte. Dans cet exemple, le chéneau | est posé à plomb sur les murs.
- Dans le croquis en perspective {fig-152), nous voyons une cour voûtée, donnant à la partie haute de plus grands dégagements, par la suppression de galeries voûtees n existant qu’au rez-de-chaussée.
- Les Romains construisaient aussi de
- NOTIONS GÉNÉRALES. 75
- rangée de J byzantines est celle du prétoire de Mous-nieh [fig. 154). Cette construction comprenait huit arcs en plein cintre, accouplés deux à deux et reposant
- sur quatre
- Fig. 156.
- Sainte-Irène de Constantinople.
- groupes de colonnes. Chacun de ces couples d’arcs doubleaux portait sur son extrados des dalles épaisses formant des voûtes en berceau. Le centre était voûté
- Fig. 154. — Prétoire de Mousnieh.
- Fig. 155. — Saint-Georges d’Ezra.
- grandes salles dites à Végyptienne, dans lesquelles le jour était pris par le haut.
- La hauteur était celle de deux étages. Le toit était à deux ou à quatre pans [fig. 153).
- Les couvertures, en forme de voûtes ou de coupoles se retrouvent dans l’art byzantin. La charpente n’était pas employée pour couvrir ces édifices. On se servait seulement de terrasses ou de dômes. Ces derniers avaient une forme écrasée et étaient percés, dans leur partie inférieure, d’une quantité d’ouvertures servant à l’éclairage intérieur du monument. Ils
- étaient revêtus de plomb avec certaines | une maçonnerie de
- parties dorées. Souvent, on se contentait , en ai
- de les couvrir de tuiles ou autres terres j ^^^p^lise'Saint-Georges d’Ezra, la
- cmles. I c , ^rois fois la largeur du bas-
- Le plus ancien type de ces coupoles coup
- 156 bis.
- H
- • Église Saint-Vital à Bavenne.
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- COUVERTURE.
- côté fig. 155). Elle est portée sur huit points d’appui, s’élève sur un petit tambour percé de fenêtres, et, après plusieurs retraits d’assises, prend la forme ovoïde.
- L’église Sainte-Irène de Constantinople était également surmontée d’un dôme percé de fenêtres {fig. 156).
- La voûte hémisphérique qui couvrait la
- Fig. 157. — Dôme de Sainte-Sophie à Trébizonde.
- basilique Saint-Vital de Ravenne était portée sur un mur construit avec plusieurs rangs de vases, en terre cuite, ayant la forme d’amphores et enchâssés les uns dans les autres. Un ciment très dur, avec des mosaïques sur fond d’or, recou-
- a e es
- Fig. 158. — Sainte-Sophie de Constantinople.
- vrait toute la surface interne de la coupole [fig. 156 bis).
- Sainte-Sophie de Trébizonde était couverte par une coupole construite d’une façon analogue fig. 157).
- Celle de Sainte-Sophie de Constantinople est d’une légèreté sans rivale. Elle a 33 mètres de diamètre. Deux demi-coupoles, pénétrées chacune par trois absi-dioles, complètent la couverture de cette église fig. 158). L’intrados de la coupole centrale atteint 56 mètres de hauteur; cette dernière est percée, à sa base, par quarante-quatre petites fenêtres qui tamisent la lumière et la font paraître comme suspendue sur des rayons lumineux. Les coupoles du ixe siècle ont généralement une forme complètement hémisphérique; elles s’appuient sur un tambour ou mur circulaire, percé de fenêtres dans tout son pourtour.
- Le narthex de l’église de Navarin était couvert par cinq petites coupoles. La partie centrale était surmontée d’un grand dôme accompagné de quatre plus petits. La basilique de Saint-Marc à Venise présente une disposition analogue. Le plan de l’église est celui d’une croix grecque. A l’intersection des quatre branches de la croix s’élève un dôme. Chacun des bras de cette croix est surmonté d’une coupole plus petite de forme, oblongue et entourée d’une ceinture de fenêtres fig. 158 bis).
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- NOTIONS GENERALES.
- Dans l’ile de Torcello, l’église de Santa-Fosca présente aussi une coupole. Il en
- Fig. 158 bis. — Église Saint-Marc à Venise.
- Fig. 159.
- cTAn6 ^me ^asiFque Saint-Cyriaque
- Enfin, on retrouve une reproduction des coupoles orientales à Parme, à Plaisance, à Milan et à Padoue.
- L’usage de la coupole byzantine se répandit aussi du côté de la mer Noire. Les
- Fig. 160. — Dôme de la mosquée de Kaït-Bey.
- églises d’Achmiadzin, de Saint-Ripsimé à Vagarchabad, de Pitzounda, de Nakola-kevie, de Kertche furent couvertes par ce procédé.
- Les dômes ont aussi été employés en Russie. Nous citerons pour mémoire les
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- COUVER TURE.
- églises de Sainte-Mère-de-Dieu, àKherson, et de Sainte-Sophie, à Kief. Les architectes russes donnèrent à leurs coupoles une forme bulbeuse, et leurs clochers rappelèrent les minarets d’Ispahan et du Caire.
- Les Arabes couvrirent aussi leurs édifices avec la coupole byzantine. Leurs mosquées présentèrent des voûtes en cul-de-four et des coupoles en pendentifs, comme chez les Grecs de la décadence. L’élément architectonique principal, qu’on retrouve dans presque tous les monuments arabes, consiste en une série de petites coupoles en pendentifs, de petites niches superposées les unes aux autres pour couvrir les vides compris entre les murs.
- Les coupoles élevées par les Arabes rappellent, par leurs formes, la silhouette de la pastèque. Ce fruit a été copié dans son entier (fîg. 159). Le dôme arabe est en effet à côtes et légèrement surélevé
- (fig- 160).
- La mosquée arabe est couverte au centre, par une grande coupole qui, suivant les cas, est surbaissée, elliptique, ou bulbeuse. La mosquée d’Assan-Pacha nous donne [fig. 161) un exemple de ce genre de coupole.
- Les minarets qui accompagnent chaque mosquée sont terminés supérieurement par un petit toit conique ou une petite coupole ordinairement de forme bulbeuse [fig. 162).
- Les turbés, ou chambres sépulchrales arabes, sont aussi recouverts d’un dôme. Il en est de même de petits édifices appelés santons, qui renferment le corps de quelque saint. Les maisons privées musulmanes, se trouvant édifiées dans des pays où la température est élevée, eurent dès l’origine leurs toits en forme de terrasses, où l’on venait respirer l’air frais du soir. Elles ont conservé de nos jours ce genre de couverture.
- Les fontaines arabes ou sibiles sont des constructions demi-circulaires ou polygonales couvertes en dôme.
- Les Arabes se servirent aussi de toits à pans inclinés pour couvrir leurs bassins publics ou leurs bazars.
- En Espagne, la coupole musulmane se modifia un peu. Elle prit la forme hémisphérique ou celle d’une pomme de pin.
- Fig. 162. —Minaret delà mosquée de Naceriyeh.
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- A T Alhambra elles étaient supportées par un système de charpente faisant P a ® forme dans les angles. Des milliers e petites niches superposées en encor e e ment, et pendantes comme des stalactites, prenaient leur point d’appui sur ces plates-formes, et s’élevaient toutes ans la direction d’un point central ou elles se rencontraient pour finir la voûte.
- Dans la mosquée de Cordoue, au-dessus de chaque nef, régnait un toit à deux égouts couverts en tuiles ; chaque toit était séparé par un large chéneau en plomb pour l’écoulement des eaux. Le mihrab était surmonté d’une coupole formée par un énorme bloc de marbre blanc d’environ 5 mètres de diamètre, admirablement sculpté.
- La Giralda de Séville était une tour affectant la forme pyramidale ; au-dessus de la plate-forme s’élevait une autre construction pyramidale ornée de trois sphères en bronze doré. < ,
- Les pavillons de la cour des Lions a l’Alhambra étaient terminés par un dôme hémisphérique qui se raccordait avec la partie carrée de l’édifice au moyen de pendentifs habilement combinés.
- En Sicile, on retrouve les dômes j arabes. Nous citerons comme exemple le palais de la Cuba qui reproduit fidèlement les constructions du Caire.
- Les coupoles et les dômes se construisirent aussi en Afrique à la suite de la domination musulmane.
- Les maisons furent également couvertes enterrasses. Parmi ces monuments africains, il faut citer la mosquée de Mul-lay-Edin à Fez, qui est couverte dune coupole octogonale très remarquable.
- L’architecture turque reproduit plus fidèlement le style byzantin. IJOulou-Djami ou grande mosquée, construite par Mohammed Ier, offre un vaste carré recouvert par dix-neuf coupoles sur pendentifs. Celle du centre présente une grande ouverture circulaire sous laquelle est placée une fontaine. Les coupoles reposent sur des ogives qui s’appuient elles -mêmes sur des piliers uniformes surmontés d’un imposte taillé en biseau.
- La mosquée verte de Brousa était couverte par des coupoles qui, rehaussées
- NOTIONS GENERALES. 79
- de faïence verte, brillaient au soleil de
- l’éclat des émeraudes.
- La mosquée d’Àndrinople était couverte par cinq dômes. La Souleimanigé de Constantinople était couverte par une grande coupole que supportaient quatre belles colonnes de granit.
- On retrouve le style arabe en Perse. La mosquée d’Ispahan avait une coupole centrale de plus de 30 mètres de diamètre. Elle était environnée de plusieurs autres coupoles plus petites, toutes basses et ovales comme celles des premières églises
- de Constantinople. Le tombeau de Mar-dochée présente un dôme en pendentif.
- Dans les monuments plus modernes d’Ispahan apparaissent les dômes elliptiques de la seconde période de l’école grecque. Les mosquées plus modernes rappellent les églises byzantines à un ou
- plusieurs dômes [fig. 163).
- Les tombeaux persans sont, comme ceux des Arabes, surmontés d’une coupole. Les maisons sont couvertes en terrasse, car, la nuit, tout le monde couche au sommet des immeubles.
- Nous donnons {fig. 164) un parallèledes différentes façons de tracer les coupoles persanes et arabes.
- , On retrouve dans l’Inde les coupoles
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- c/jr
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- COUVERTURE.
- ''^osqude de Cordoue IXe Siècle
- Âlhamhra XI/? Sied
- \ Voussure Arabe. ,
- PerseckXVlàXVUI.
- Conslrachon des Coupoles
- Fig. 164. — Coupoles arabes et persanes,
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- 81
- NOTIONS GÉNÉRALES.
- bulbeuses que les Arabes y ont transpor- tout, un grand nombre de mosquées et
- s’y bâtirent des palais d’une splendeur
- sans égale.
- Lkcms l’arcliitectur* 1.....
- tées.
- Ces derniers, en effet, après la conquête de l’Inde v fondèrent, comme par-
- laiinft. on retrouv<
- le style byzantin. C’est dans cet ordit d’idées que les églises Saint-Marc à Venise,
- et Saint-Vital à Ravenne, ont été édifiées. Nous en avons parlé précédemment, cette époque, on continua à couvrir es basiliques à l’aide de grandes coupoles. —-On restaura d’anciens édifices Romains, le Panthéon de Rome [fig- 16°) ^ con verti en église. ,,.
- Près des monuments religieux, on e i fia des baptistères dont la forme rappela celle des temples ronds et des grandes salles polygonales du paganisme. On es revêtit d’une coupole ou d’un toit conique.
- Le baptistère de Florence {ftg- Ibp) été construit vers le vie siècle. R etai couvert d’une voûte en tronc de cône surmontée d’une lanterne. La plupart des mosaïques de cette voûte ont été exécutées par Andrea Tofî, disciple de Cimabüe, qui paraît les avoir commencées avec Appollo-nius, que les Vénitiens avaient fait venu
- Couverture et plomberie.
- Sciences générales.
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- COUVERTURE.
- de Grèce. Les murs étaient construits en briques, pierres de taille et marbre, et la voûte en briques et pierres. Le rapport du diamètre intérieur à la hauteur totale de l’édifice était de 1,2/7 ; celui de l’épaisseur des murs au diamètre intérieur de 1/9.
- Vers le ive siècle, l’empereur Constantin fit édifier, en arrière de la basilique de Latran, un baptistère de forme octogonale [fig. 167), supporté par huit superbes colonnes de porphyre. Ce bâtiment fut plus
- Coupe . A B
- Fig. 167. — Baptistère de Constantin.
- tard couvert par une grande coupole tron-conique ; mais il était primitivement découvert. Cette disposition avait probablement une signification religieuse. C’est ainsi qu’à Jérusalem le centre de l’église de l'Ascension était resté à ciel ouvert, afin que les assistants pussent toujours voir les cieux vers lesquels Jésus-Clirist était remonté. Les murs étaient construits en tuf et briques. Le rapport du diamètre intérieur à la hauteur totale est 2 ; celui
- de l’épaisseur des murs au diamètre intérieur de 1/18.
- Ce prince en fit construire un autre près de la basilique de Sainte-Agnès. Il affecta la forme circulaire. Plus tard, l’empereur en fit le tombeau de sa fille sainte Constance [fig. 168). Les murs étaient exécutés en tuf et briques, la voûte en tuf, briques
- .AB
- B
- Fig. 168. — Tombeau de Sainte-Constance.
- et scories. Le rapport du diamètre intérieur à la hauteur totale 1,3/7, celui de l’épaisseur des murs au diamètre intérieur de 1/8. La forme du comble rappelle celle d’un tronc de cône.
- Le tombeau de sainte Hélène construit au ive siècle, est un monument couvert par une voûte conique [fig. 169) en tuf et
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- en scories, tandis que les murs sont en tuf et briques. Le rapport du diamètre intérieur à la hauteur totale est de 1.1/4, celui de l’épaisseur des murs au diamètre intérieur de 1/8. La partie supérieure de la voûte est évidée par de grands vases en
- Coupe AB
- de Santa Maria Magiore. La toiture a la forme conique. Les murs sont construits en tuf et en briques, la voûte en tuf, briques et scories. Le rapport du diamètre intérieur à la hauteur est de 1:1/5, celui de l’épaisseur des murs au diamètre intérieur de 1/9.
- Ajoutons qu’il existait au centre un bassin, disposé pour le baptême par immersion, circulaire à l’intérieur, octogone à l’extérieur.
- Cfoupe_ A B
- Plan
- Fig. 169. — Tombeau de Sainte-Hélène.
- terre cuite, ce qui l’a fait nommer par les Italiens : Torre pignalara.
- Le baptistère de Nocera (/îg. 170), construit à la même époque, a une grande analogie avec le monument de sainte Constance. Il est connu aussi sous le nom
- Fig. no. — Baptistère de Nocera.
- Le baptistère de Ravenne (/îg. 171), fut fondé par saint Orso en 396. Son plan polygonal est recouvert par une voûte en poteries à base circulaire ; le raccordement des deux formes et les pénétrations sont exécutés avec beaucoup d’art. La toiture a la forme conique. Les murs sont contruits en briques et pierres, et la voûte en pots de terre cuite ; le rapport du diamètre intérieur à la hauteur totale 1, 2/7 ; celui de l’épaisseur des murs au diamètre intérieur 1/10.
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- COUVERTURE.
- Près de Tivoli, se trouve un édifice appelé Tombeau Tossia [fig. 172), plus connu eucore sous le nom de Temple de la Toux. Son toit a une forme tronconique, et est percé d’une ouverture à la partie supérieure. La voûte a été formée d’assises de tuf alternées avec des assises de briques. Le rapport du diamètre intérieur à la hauteur totale est de 1/6 ; celui de l’épaisseur des murs au diamètre intérieur 1/7.
- Signalons encore le tombeau de Théo-doric, près de Ravenne {fig. 173), trans-
- formé de nos jours en chapelle dédiée à Sainte-Marie. Ce monument a été élevé par Théodoric-le-Grand. 11 date donc du vie siècle. Il est couvert par un toit en forme de voûte circulaire surbaissée. L’appareil des voussoirs est à crossettes, et la voûte formée d’une seule pierre (cubant avant son épannelage, 365 mètres environ). Le caractère principal de la construction révèle une extrême solidité.
- Terminons ces renseignements, que nous avons empruntés à l’ouvrage de
- Fig. 173. — Tombeau de Théodoric.
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- NOTIONS GENERALES.
- NOTIONS ^ ^
- M. E. Isabelle, sur les salles rondes | ^^éoti Salvi, c’est le plus beau
- l’Italie, par la description du baptistère I E 1 ie P
- terminée elle-même par une troi-des édifices de ce genre, construits en conique, ethérique (fig. 174)- La I°rine Italie. Il a pour toiture une voûte hémis- sieme- deqces voùtes sontremar-
- pbérique pénétrée par une deuxième voûte et B
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- COUVERTURE.
- quables. Le caractère extérieur de cette construction est un témoignage certain de l’influence orientale qui a présidé à l’édification des monuments de l’époque latine. Les murs sont en pierre et marbre ; la voûte en briques. Le rapport du diamètre intérieur à la hauteur totale de l'édifice est de 2, 2/3, celui de l’épaisseur des murs au diamètre intérieur, de 1/18.
- Le moyen âge, en Italie, nous offre encore des exemples de coupoles. L’église Saint-Etienne, à Bologne, qu’on nomme
- Fig. 173. — Église Saint-Etienne, à Bologne,
- maintenant le Saint-Sépulcre (fig. 175), faisait partie .d’une réunion de plusieurs églises antérieures. Ce monument est attribué à San Pétronio. On suppose qu’il a servi de baptistère. La plus grande partie des constructions actuelles paraît être du xme siècle. Le plan est celui d’un polygone. Sa toiture a la forme d’un cône. Les murs sont construits en briques et pierres, la voûte en briques. Le rapport du diamètre intérieur à la hauteur totale est de 1,2/3; celui de l’épaisseur des murs, au diamètre intérieur, 1/11.
- | Au xme siècle, Antelami construisit le baptistère de Parme. Cet édifice ne fut ! terminé que dans les premières années du ! xive siècle. La voûte est peinte à la fresque. Le caractère et les sujets de ces peintures portent, au plus haut degré, le caractère
- Fig. 176. — Baptistère de Parme.
- du moyen âge. Le plan est hexagonal. Le toit est conique et flanqué, sur les côtés de l’hexagone, de clochetons surmontés de flèches [fig. 176). Les murs sont construits en briques, en pierres ou en marbre ; la voûte est en briques.
- L’église Saint-Ange à Pérugia fig. 177)
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- Saint-Ange, à Pérugia.
- forme de dôme' surmonte dune lan
- Panthéon à Paris.
- Au xvie siècle, Palladio construisit pour le Vicentin P. Almérico, un cazin appelé communément la rotonde, [fig. 182.) Au centre du monument se trouve une salle i admirablement édifiée. Elle peut servir à faire ressortir l’opinion de ce grand maîtrt 1 sur les proportions qui conviennent à uiu
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- COUVERTURE
- salle circulaire. La hauteur totale est égale à ] sont peints ainsi que les compartiments une fois et demie le diamètre. Les pilastres ! de la voûte. Le rapport de l’épaisseur des
- Fig. 178. — Temple du Bramante.
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- NOTIONS GENERALES.
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- murs au diamètre intérieur est d’environ ' citerons comme exemplel’église de Daphni,
- I /15. La toiture affecte la forme d’une coupole surmontée d’une lanterne.
- C/oùj)e
- A B
- Fig. 179. — San Giovanni in Oléo.
- (joufyc A B
- l’église de Saint-Nicodème et celle de la Panagia Gorgopico.
- A Daphni, le plan de l’église est presque
- jSU va lio/{
- 1
- Fig. 180. — Chapelle dans San Bernardino.
- Pendant les premiers siècles du moyen âge, on continua en Grèce à se servir de la coupole comme forme de toiture ; nous
- carré {fig. 183). La nef ou naos, forme un carré de 9m,o0 de côté, surmonté d’une vaste coupole {fig. 184) que portent aux quatre angles des pendentifs en forme de
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- COUVERTURE.
- trompe évasée. Cette coupole est sur-
- C/o (yy e -A. B
- allongées, en assez grandnombre pour produire, comme à Sainte-Sopliie de Constantinople, une ligne lumineuse, vaguement
- Ph%
- B
- Fi°r. 182. — Rotonde de Pelladio.
- Fig. 183. — Eglise de Daphnï (Grèce). — Plan.
- interrompue dans l’espace par lés parties solides, de telle sorte que cette calotte arrondie, semble aux regards s’isoler du
- reste de l’édifice. On a complètement renoncé aux frontons et aux pignons, qui rappelaient les couvertures en bois des
- Fig. 186. — Coupole de l’église de la Panagia Gorgopico.
- anciennes basiliques. L’édifice se montre couronné au sommet de la façade, par une simple corniche horizontale, exprimant au
- baissée, et percée à sa base de fenêtres
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- COUVERTURE.
- dehors la terrasse qui surmonte l’ensemble. L’église, dans ses contours généraux, affecte la forme d’un cube dominé par un dôme large et peu élevé. Seulement,
- Fig. 188. — Chapelle de Saint-Ferréol.
- à la face postérieure, se trouve un pignon très bas et très ouvert, qui surmonte la voûte du béma. Deux plans inclinés en sens contraire couvrent, en donnant un
- égout latéral aux eaux de pluie, les parties placées adroite et à gauche du sanctuaire. La construction consiste dans un bel appa-
- Fig. 189.— Église Saint-Front à Périgueux.
- reil parfaitement régulier, de pierres de taille, encadrées par des briques plates de forme encore parfaitement antique, lesquelles forment des lits horizontaux, qui
- alternent avec les assises de pierres, tandis que d’autres sont placées debout, dans les joints verticaux de l’appareil. Les portes latérales sont surmontées d’une sorte d’auvent en saillie, supporté par deux
- pilastres carrés sans ornements, couronnés par un arc extradossé. La couverture est en tuiles.
- L’église Saint-Nicodème a une très grande analogie avec celle de Daphnï. C’est
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- NOTIOONS GÉNÉRALES.
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- la même forme générale cubique, surtout dans la partie antérieure du monument, la même proportion en hauteur et en largeur entre l’abside centrale et les deux absi-
- dioles qui l’accompagnent, le même principe et le même galbe dans la coupole. La nature de la construction est semblable. Les portes latérales sont également sur-
- Fig. 191. — Coupe du dôme de Saint-Pierre de Rome.
- montées d’une sorte d’auvent. La terre cuite sert à former de curieuses arabesques à l’extérieur de l’édifice. Nous représentons (fig. 185) le dôme de l’église Saint-Nico-dème.
- Dans l’église de la Panagia Gorgopico, la coupole [fig. 186) perd de son importance et de son développement ; réduite en réalité à un rôle secondaire, elle couvre seulement l’intersection entre la nef cen-
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- COUVERTURES.
- traie et les transepts, et n’a plus qu’un étroit diamètre. 11 n’existe pas de terrasse. Les inclinaisons du toit sont, à la façade comme an chevet, indiquées par des frontons ou des pignons, comme si on avait voulu revenir à l’imitation de combles en charpente. Le dôme présente, à l’extérieur et à l’intérieur, une calotte surhaussée, portée dans les airs par un tambour cylin-
- drique d’une forte élévation, décoré de colonnes et d’arcades, sous lesquelles s’ouvrent des fenêtres peu nombreuses. Le dôme central est isolé. Il y a identité absolue de principe dans la forme et les dimensions, entre cette coupole et celle de l’église Sainte Irène de Constantinople, dont nous avons déjà parlé. Nous donnons {fig. 187) une vue d’ensemble de cette
- 4*
- église, extraite de l’ouvrage de M. Lenor-mant, sur l’art byzantin en Grèce.
- On retrouve la coupole, en Occident, dès les premiers siècles de l’ère chrétienne. La plus ancienne est celle de l’église de Saint-Ferréol, dont nous donnons la coupe {fig. 188). L’ église de Périgueux fut couverte par des coupoles semblables à celles de l’église de Saint-Marc à Venise [fig. 189). Ces coupoles sont au nombre de cinq,
- égales en diamètre et en élévation. Elles sont à base circulaire et établies sur pendentifs. Les lits des assises sont horizontaux, au lieu d’être normaux à leur courbe génératrice ; ce sont de véritables encorbellements qui ne se soutiennent que par l’adhérence du mortier et leur forme sphc-roïdale.
- Viollet-le-Duc, dans son Dictionnaire sur Y architecture au Moyen Age, cite
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- NOTIONS GENERALES
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- comme exemple de coupole celle de l’église de Notre-Dame-des-Dons, à Avignon {fig. 190). Elle affecte, à l’extérieur, la
- Fig. 193.— Dôme des Tuileries.
- forme d’un petit édifice octogonal qui paraît reposer sur le dallage dont est composée la couverture et ne se relier d’aucune façon au reste de l’édifice.
- On peut conclure de ce qui précède que, dans l’arcliitecture romane occidentale, à côté des traditions latines persis-
- Fig. 194, — Dôme de Saint-Paul de Londres.
- tantes, on trouve presque partout une influence bysantine évidente par l”intro-duction de la coupole. Celle-ci disparaît au moment où l’art gothique se forme.
- Fig. 195. — Dôme de la synagogue de Lyon.
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- COUVERTURE
- Cependant les provinces dans lesquelles généralement employé ne purent se défaire ce mode de couvrir les édifices avait été entièrement de son influence.
- Fig. 196. — Dôme central (Exposition de 1889).
- Nous retrouvons la coupole dans la Renaissance. Citons comme exemple le
- dôme de Saint-Pierre de Rome [fig. 191 et 192). Ce dôme est une des merveilles de
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- NOTIONS GENERALES. 93
- cette période de l’architecture. La courbe de la coupole rappelle celle d’une chaînette ; le comble est formé de plusieurs voûtes s’enveloppant l’une l’autre. A signaler aussi le dôme qui surmontait le pavillon du centre du château des Tuileries. Cette coupole, due à Philibert Delorme, reposait sur une base carrée {fig. 193).
- Nous retrouvons cette manière de cou-
- Clocher de Saint-Front à Périgueux.
- Vrir les édifices en Angleterre, et nous donnons [fig. 194) le dôme qui surmonte ln cathédrale de Saint-Paul de Londres. Cet édifice, commencé en 1675 par l’architecte Wren, fut terminé en 1710. Il a l52m,35 de longueur sur 54m,84 de largeur.
- Citons encore la synagogue de Lyon [fig. 195) surmontée d’une vaste coupole. Ce monument est d’un style qui rappelle
- Sciences générales.
- les caractères de l’architecture byzantine. Le dôme central est percé de fenêtres. Il est construit en briques et tufs, et est
- Fig. 198. — Clocher de l'abbaye des Dames à Saintes.
- soutenu par des voûtes et des trompes édifiées avec la pierre de Saint-Just.
- Nous ne détaillerons pas les dômes du
- Fig. 199.— Détails de la couverture en écailles.
- Panthéon de Paris, du Yal-de-Grâce et des Invalides ; nous y reviendrons plus tard. Nous terminons cette histoire des
- Couverture et plomberie. — 7,
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- COUVERTURE,
- coupoles en donnant (fig. 196) l’élévation du Dôme central de l’Exposition universelle de 1889, construit par M. Bouvard, l’éminent architecte de cette Exposition. Cette coupole est couverte en zinc et dorée en partie. Elle est surmontée d’une statue colossale.
- Les toitures en forme de coupoles sont encore assez souvent employées de nos
- Fig. 200. — Clocher de l’église de Roulet.
- jours pour les monuments et même pour les maisons particulières. Leurs surfaces sont engendrées par la rotation, autour d’un axe vertical, d’un arc de cercle, d’ellipse ou de parabole. On n’utilise que la partie de courbe quia une inclinaison en rapport avec les matériaux employés. Cette couverture est généralement composée de feuilles de cuivre, de plomb ou de zinc, Les métaux, mieux que les autres
- matériaux, prennent plus facilement la forme de double courbure extérieure. On les dispose suivant des bandes méridiennes de largeur variable et séparées par des saillies disposées suivant des méridiens régulièrement distancés. Nous avons vu que très souvent les dômes se terminaient à leur partie haute par des campaniles
- ATT " \
- fï
- Fig. 201. — Clocher de l’église de Mollèges (Bouches-du-Rhône).
- surmontés eux-mêmes d’un toit conique plus ou moins aigu.
- 9. L’architecture religieuse du moyen âge se fait remarquer par ses clochers à forme conique. Nous avons déjà parlé de l’église Saint-Front de Périgueux, au sujet de ses trois coupoles. Cet édifice possède aussi un clocher remarquable [fig. 197). Il est couvert par un chapeau conique légè-
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- NOUONS GENERALES.
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- Fig. 202. — Clocher de l’église d’Auteuil.
- Fig. 203. — Flèche du vieux clocher de Notre-Dame de Chartres.
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- COUVËRTURÉ.
- rement convexe. C’est en un mot la reproduction du campanile de Saint-Marc de Venise.
- Le clocher de l’abbaye des Dames à Saintes diffère peu du précédent [fig, 198). Le comble, de forme conique, est recouvert d’écailles en pierre retournées comme dans celui de Saint-Front. Chaque intervalle entre ces écailles forme une petite rigole éloignant les eaux des joints verticaux.
- Le croquis [fig. 199) représente le détail d’une portion du cône squamé ; les lits des assises étant en A, les joints verticaux sont en B. L’eau suivant toujours les surfaces est conduite naturellement d’une surface C sur la surface inférieure D et ne pénètre pas les joints verticaux, qui sont d’autant plus garantis qu’ils se trouvent au point culminant E des écadles, et qu’ils coupent leur parement vertical F. Les cônes couverts d’écailles résistent mieux à l’action des pluies que les cônes à parements unis.
- Il faut encore citer le clocher conique de l’église de Roulet (Charente) (fig. 200). Le comble est couvert d’écailles en dents de scie.
- Fig. 204.
- Couverture du vieux clocher de Notre Dame de Chartres.
- Flèche de l’église de Saint-Denis.
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
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- Les écailles devien nent de plus en plus fines à mesure que l’art roman atteint son dernier degré d’élégance.
- Le clocher de l’église de Mollèges (Bouches-du-Rhône) (fig. 201) est aussi très remarquable. Il reproduit assez exactement, mais d’une manière plus barbare, le monument antique de Saint-Remy.
- De nos jours les ^combles coniques sont plus rares. On en trouve cependant des exemples dans les couvertures des tours et des tourelles. Nous donnons {fig. 202) la vue du clocher de l’église d’Auteuil.
- Cette forme de toiture est ordinairement aiguë et son sommet est terminé par un épi plus ou moins orné. La couverture se fait presque toujours en ardoise se prêtant bien à tous les changements de formes, soit en largeur, soit en hauteur.
- D’autres fois °n remplace les ardoises par des plaquettes de
- plomb de même forme et posées de la même manière. A la partie haute, lorsque le diamètre est diminué suffisamment pour rendre les ardoises ordinaires ou métalliquesimpossibles, on termine la couverture par un revêtement en plomb formé d’une ou de plusieurs pièces superposées.
- 10. En principe, tout clocher appartenant à l’architecture du moyen âge est fait pour recevoir une flèche en pierre ou en bois. Les flèches, à base conique ou carrée dans les monu-ments les plus anciens f u -rent d’abord peu élevées par rapport aux tours qu’elles surmontèrent ; mais bientôt elles prirent plus d’importance ; el 1 e s affichèrent la forme des pyramides à base octogonale ; elles finirent par devenir très aiguës, àpren-dre une hau-teurégale souvent à celle des tours qui leur servirent de supports ; puis, elles se percèrent de
- Fig. 2û6. — Notre-Dame [de Paris (reconstitution de Viollet-le-Duc).
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- COUVERTURE,
- lucarnes, d’ajours, et arrivèrent à ne plus former que des réseaux de pierre.
- Exemple : les flèches des cathédrales de Strasbourg et de Burgos.
- Antérieurement, les couronnements plus ou moins aigus des tours d’églises à base circulaire ou carrée n’étaient que des toits en pierre ou en bois, n’ayant qu’une importance minime et qui ressemblaient plutôt à un amas qu’à une composition architectonique. Ces couvertures ne se reliaient pas au corps de la bâtisse, ce n’étaient que des superpositions.
- Au contraire, la flèche du vieux clocher de Notre-Dame de Chartres forme, avec sa base, un ensemble et une composition homogènes.
- Les flèches construites en pierre, à dater du xne siècle, étaient à base octogonale et plantées sur des tours carrées. Nous donnons (fig. 203) une vue du vieux clocher de Notre-Dame de Chartres. Le sommet de la flèche est à 112 mètres au-dessus du sol. La pyramide a une épaisseur de 0m,80 à sa base et 0m,30 à son sommet. Elle est bâtie en pierre dure de Ber-chère admirablement appareillée. Les pans des pyramidioles des angles ont 0m,50 d’épaisseur. Cette flèche n’est décorée que par des écailles [fig. 204) figurant des bardeaux, ce qui convient à une couverture, comportant des côtes sur les milieux des huit pans et des arêtiers.
- La flèche, aujourd’hui démolie, de l’église abbatiale de Saint-Denis {jîg. 205) avait une hauteur de 38m,50. La tour, sur laquelle elle était, placée avait une élévation de 35 mètres. Elle était percée de lucarnes.
- Les architectes du xne siècle avaient donné aux flèches en pierre une importance considérable, relativement aux tours qui leur servaient de supports.
- Les tours de Notre-Dame de Paris étaient destinées à recevoir deux belles flèches qui devaient doubler la hauteur des tours. Viollet-le-Duc, dans ses Entretiens sur Varchitecture, donne la façade de l’église Notre-Dame de Paris avec ses flèches projetées et laissées inachevées. Nous reproduisons [fig. 206) une vue de ces flèches. |
- Peu à peu les flèches diminuèrent d’im- |
- portance. C’est ainsi que la flèche de l’église Notre-Dame de Strasbourg, construite depuis cette époque, est courte et grêle, comparativement à la dimension de la tour qui la supporte.
- C’est vers le xne siècle que furent construites les premières flèches en bois. Elles consistaient en grandes pyramides posées
- Fig. 20T. — Flèche de l’église d’Orbais.
- sur des tours carrées, couvertes d’ardoises ou de plomb et percées de lucarnes plus ou moins monumentales. A défaut de tours en maçonnerie, on eut l’idée d’élever de grands clochers en charpente, se combinant avec les combles. Notre-Dame de Paris possédait une flèche en bois recouverte de plomb, qui datait
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
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- du commencement du xme siècle. Elle a été démolie depuis et entièrement recons-
- bois sont recouverts de lames de plomb, et les ornements comportent des motifs en plomb repoussé.
- Le plomb à cette époque était plus
- Fig. 209,
- cher qu’aujourd’hui ; c’est pourquoi sur les petites églises de bourgades, de vil-
- Fig. 208. — Flèche de l’église d’Eu.
- Fig. 209 bis.
- lages ou d’abbayes pauvres, on ne pouvait penser à revêtir les flèches de charpente avec ce métal; on y substitua l’ardoise. Il fallut alors adopter des formes truite en chêne de Champagne: tous les l simples, éviter les grands ajours et bien
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- COUVERTURE.
- garantir les bois contre les actions de la pluie et du soleil. Nous donnons {fig. 207) la flèche de l’église d’Orbais (Marne). Les extrémités de poinceaux sont revêtus de chapeaux de plomb très simples, et tout le reste de la charpente est couvert en ardoises. Le corps de la flèche, la pyramide, les pinacles et les lucarnes sont couverts d’ardoises petites, épaisses et clouées sur de la volige en chêne. Il y a des lames de plomb dans les noues.
- La flèche de l’église abbatiale d’Eu [fig. 208) était revêtue de lames de plomb et d’ardoises. La plomberie n’était appliquée qu’au couronnement supérieur de la pyramide, à la galérie, aux lucarnes et aux noues.
- La cathédrale d’Evreux possède une flèche en charpente recouverte de plomb. Elle a été fort dénaturée par des restaurations successives, mais elle présente cependant encore une silhouette heureuse. Elle est ajourée de la lanterne au faîte.
- La flèche de la cathédrale d’Amiens est également couverte en plomb. La plomberie, en partie reposée au commencement
- du xviie siècle, est, sur quelques points, extrêmement grossière, et masque les profils ou les découpures du bois. Sa hauteur du faîtage jusqu’à la pomme est de
- Fig. 210.
- 45 mètres. Les bois sont en chêne. Autrefois la plomberie était peinte et dorée.
- L’une des plus belles flèches du xve siècle était celle de la Sainte-Chapelle,
- Fig. 211. — Maison coloniale à Grand-Bassam.
- reconstruite depuis par Lassus. Elle est couverte en plomb.
- L’usage des flèches s’est perpétué jusqu’à nos jours, et on continue à couvrir par des flèches les clochers de certaines de nos églises.
- Dans ces sortes de toitures exposées aux grands vents, en raison de leur hauteur et de leur isolement, il y a lieu de soigner tout particulièrement la couver-
- ture, pour la rendre capable de résister à des efforts souvent très développés.
- 1 l.Un bâtiment couvert par une surface inclinée à un seul rampant est nommé appentis . Ce pan unique de toiture se termine au droit du mur le plus bas, nommé mur de goutte, par une rive horizontale qui porte le nom d'égout. En haut, une autre ligne horizontale le limite, c’est le faîtage [fig. 209). Au moyen agen ces
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- NOTIONS GÉNÉRALES. 105
- sortes de constructions étaient le plus sou- ou des bâtiments privés {fig. 209 bis). Les vent accolées contre des édifices publics cathédrales, notamment, étaient entourées
- d’appentis élevés contre leurs soubassements, et placés entre les contre-forts. Ces constructions étant devenues une cause de ruine pour ces monuments ; on les fit disparaître en partie. Les appentis servirent aussi à couvrir des escaliers extérieurs (,fig. 210), à protéger des entrées ou à établir des marchés couverts autour de certains grands édifices civils. Ils sont encore très employés de nos jours et servent aussi à établir des vérandas. Nous donnons {fig. 211) un exemple d’appentis entourant une maison coloniale au Grand-Bassam (Afrique).
- Si le toit est couvert par une toiture formée de deux plans inclinés {fig. 212), on dit que la couverture est à deux égouts. Les deux murs bas opposés sont appelés les murs de goutte. Ils sont presque toujours arrêtés à la même hauteur. La ligne de faîtage est presque toujours dans ce cas située au milieu du bâtiment.
- Les combles à deux pentes étaient naturellement très employés au moyen âge pour les édifices civils, religieux et militaires. Dans les maisons particulières le toit débordait le plus souvent les murs de face et formait auvent. Nous donnons {fig. 213) la vue d’une des anciennes maisons de la ville de Cluny, extraite du Dictionnaire de Viollet-le-Duc sur l’architecture des siècles du moyen âge.
- Les églises étaient aussi couvertes par des toits à deux pentes, et les bas-côtés par des appentis. C’est de cette manière que les combles de la petite église de Vi-gnory (Haute-Marne) {fig. 214) sont établis. La charpente de cet édifice est apparente et façonnée.
- L’architecture militaire de cette époque
- employa aussi les combles à deux égouts. Nous représentons {fig. 215) la couverture
- Fig. 213. — Villa de Cluny.
- d’un ouvrage de défense alors employé, le hourd. C’était un édicule en bois dressé
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- COUVERTURE.
- au sommet des tours et des courtines, surplombant le pied de la maçonnerie et donnant une saillie très favorable à la dé-
- Fig. 214. —Eglise de Vignory (Haure-Marne).
- Fig. 215. — Hourds.
- fense. Les courtines (fig. 216) étaient couvertes de la même manière. Voici comment
- on procédait pour défendre ces courtines. Sur l’extrémité de corbeaux en pierre, on élevait un parapet crénelé B de 0m,33 à 0m,40 et de 2m,30 de hauteur. Pour maintenir la bascule des corbeaux en C, on montait un mur percé de portes et d’ouvertures carrées de distance en distance, et qui était assez haut pour donner à la couverture D l’inclinaison convenable. Derrière le mur C on établissait des cour-sières de bois H qui remplaçaient les chemins des hourds de bois et qui étaient nécessaires à l’approvisionnement des
- Courtines.
- Fig. 216.
- parapets et à la circulation, sans gêner les soldats postés en G. Le dessous de ces coursières servait de dépôt aux énormes quantités de projectiles de toutes sortes qu’il fallait accumuler près des remparts, pour en défendre les approches.
- Nous trouvons aussi des exemples de combles à trois et à quatre pans. Les tours et les bretèches étaient couvertes de cette façon [fig. 217). Ces derniers ouvrages de charpente faisaient saillie sur les murs de face en maçonnerie ; on y ouvrait de larges mâchicoulis et des créneaux latéraux. Ceux-ci étaient garnis de volets. Leurs appuis étaient couverts de tuiles en écailles et leurs combles en tuiles creuses hourdées en mortier. Leurs poinçons étaient en plomb,etleurs épis formaient girouettes.
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- NOTIONS GENERALES. 107
- Les extrémités du porche de Saint-Ger-main-l’Auxerrois sont aussi couvertes par un toit à quatre pans [fi,g. 218).
- Les architectes du moyen âge couvrirent parfois aussi les tours à l’aide de combles en pavillon. C’est ainsi que se terminait la tour de la commanderie de Saint-Jean-de-Jérusalem [fig. 219).
- Il y a une chose importante à signaler pour les combles en pavillon et qui se produit, pour peu que les murs du pavillon soient un peu élevés, c’est que le comble ne présentera jamais, en réalité, l’apparence qu’on a cru lui donner dans l’étude de la façade en projection ortho-
- Fie. 217.
- gonale. A moins qu’on ne l’aperçoive de très loin, les pans du toit fuyant en tous sens lui font perdre beaucoup de hauteur et, en apparence, il diminue beaucoup de volume. On doit donc, dans l’étude de la forme d’un tel comble, en exagérer notablement la hauteur sur la projection orthogonale, en raison de la grande perte de valeur que le comble construit éprouvera dans l’espace. C’est ce que tirent les constructeurs du moyen âge.
- Les procédés de couverture des bâtiments ordinaires s’appliquent aux pavillons de ce genre, souvent avec un plus grand luxe d’ornementation. Les arêtiers se dessinent en relief; les extrémités du
- Fig. 218. — Porche de Saint-Germain-rAuxerroi à Paris.
- Fig. 219. — Tour de la Commanderie de Saint-Jean-de-Jérusalem.
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- COUVERTURE.
- faîtage sont armées d’épis saillants, comprenant entre eux une arête découpée. Les raccords de toutes sortes sont étudiés
- l’escalier de la Porte Dorée de ce palais, et
- Fig. 220. — Ancien Hôtel de Ville de Paris.
- comme forme pour concourir utilement à la décoration générale.
- Ces formes de toits se retrouvent dans l’architecture de la Renaissance. En 1606, du Cerceau et Cortone couvrent des combles élevés de l’Hôtel de Ville de Paris (/?£.220). La ville d’Orléans fait aussi construire des maisons à toits saillants, et les
- Fig. 221. — Palais de Fontainebleau. — Tour de la Porte Dorée.
- architectes de François Ier recouvrent, de cette manière le palais de Fontainebleau. Nous donnons [ftg. 221) la toiture de
- Fig. 222.— Palais de Fontainebleau.
- dans la cour Henri IV.
- Pavillon
- Fig. 223. — Château de Saint-Germain-en-Laye. Façade nord.
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- NOTIONS GENERALES
- 109
- [fig- 222) celle du pavillon de la cour Henri-IV, dépendant du même palais.
- 12. Les terrasses reparaissent à cette période de l’art français. Les artistes du xvie siècle, en érigeant le château de
- Saint-Germain, en terminent tous les bâtiments par une immense terrasse formant, au sommet de l’édifice, une promenade très agréable [fig. 223).
- Claude Perrault adopte le même pro-
- Fig. 224. — Colonnade du Louvre.
- 9
- Fig. 223. — Pavillon du Louvre.
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- 110
- COUVERTURE.
- cédé de couverture pour la partie du palais du Louvre qui regarde Saint-Germain l’Auxerrois [fig. 224).
- Fig. 226. — Architecture de Koth (Allemagne).
- En 1540, François Ier fait reconstruire le Louvre sous un nouveau plan, et Pierre Lescot en protège les pavillons
- carrés par des toitures cylindriques [fig. 225).
- En Allemagne, Koth imite cette forme dans les édifices qu’il est chargé de construire [fig. 226).
- Henri IV fait établir autour de la place Royale trènte-cinq pavillons symétriquement disposés, et couverts d’immenses toitures aiguës. Les maisons de la place Dauphine reflètent la même architecture.
- En 1615, Jacques de Brosse procède de la même manière, dans la couverture du palais du Luxembourg, que Marie de Mé-dicis lui fait construire. La façade d’entrée de cet édifice présente à ses extrémités deux pavillons, et au milieu sur un corps avancé un troisième pavillon surmonté d’un dôme circulaire, orné de statues dans les entre-colonnements. Ce dôme produit un effet pittoresque. Il est en parfaite harmonie avec l’ensemble du palais. Les deux ailes, qui s’étendent de chaque côté de la cour, sont plus basses que le reste du palais.
- En 1646, le consulat de Lyon fait construire un Hôtel de Ville dont la façade
- Fig. 227. — Palais de la Bourse à Paris.
- principale, sur la place des Terreaux, se compose de deux pavillons couverts de dômes à quatre pans, et d’un bâtiment en arrière-corps avec un grand balcon au premier étage.
- Un campanile, ou beffroi, s’élève au-des-
- sus du comble de la façade, et se termine par un petit dôme à pans coupés.
- Enfin, en 1808, Brogniart couvrit d’une toiture à quatre panslepalais de la Bourse. Cet édifice, après bien des remaniements, ne fut inauguré qu’en 1826 [fig. 227),
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- NOTIONS GENERALES.
- 13. En 1561. Philibert Delorme révolutionne Part du charpentier, et inaugure un procédé de couverture qui permet l’établissement facile de combles à grandes portées et de forme curviligne. Il recherche à la fois l’économie du bois et le moyen de couvrir de grands espaces. Ce système de charpente qui porte son nom consiste à substituer aux fermes, des courbes en planches de bois blanc, tels que sapin, peuplier, tilleul et autres bois légers. Ces courbes placées de champ sont jointes bout à bout au moyen d’un assemblage serré par des coins ; elles s’espacent plus ou moins, selon le poids des couvertures qu’elles doivent porter ; leurs pieds sont assujettis dans la sablière, et se dirigent dans le sens de la hauteur, tandis que les liernes les tiennent dans le sens horizontal. Chaque pièce, étant en quelque sorte indépendante, peut, dans le cas de dégradations partielles, être enlevée et remplacée sans aefîcter l’ensemble [fig. 228). Ce procédé donne le moyen d’avoir des toitures
- 111
- en plein cintre, en ogive, en cintre surbaissé de telle sorte qu’on peut tirer parti du dessous de ces toitures pour
- --ru----i
- Comble Philibert Delorme.
- Fig. 228.
- l’habitation ou la décoration. C’est, en un mot, la mansarde qui, comme on le sait, porte le nom d’un architecte qui n’en
- fut pas l’inventeur. C’est en effet à François Mansart qu’on attribue à tort la couverture brisée connue sous le nom de comble à la Mansart, comble mansardé.
- Dans ces derniers temps on a repris, sur-toutà Paris, le mode de ces combles brisés. Ces sortes de toitures sont à deux égouts mais à rampants brisés. La partie la plus abrupte se nomme le vrai comble. C’est là que sont établis les logements dits mansardés. La partie surbaissée, placée au-dessus, est le faux comble. Ces deux portions sont séparées par une arête de brisure, nommée aussi arête de brisis, et formée par une panne dite panne de brisis. Un
- faux plancher divise l’intérieur en deux parties et constitue le plafond des mansardes. Ce genre de combles permet aussi de réduire la largeur des jouées des fenêtres dites lucarnes, qui, dans les anciens combles, avaient souvent de grandes proportions. Mais, à côté de ces avantages, il y a une série d’inconvénients à signaler. Le schambres établies sous ces toits sont humides en hiver, et d’une chaleur insupportable en été. L’entretien des combles à la Mansart est dispendieux ; ils nécessitent un surcroît de charpente, plancher, couverture, etc.
- Le tracé des combles brisés peut être
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- COUVERTURE.
- fait de plusieurs manières donnant aux profils des fermes des formes différentes.
- 14. Premier tracé. — Ce tracé représenté (fig. 229) est très simple. Il nous montre comment on passe du profil d’un toit ancien au profil d’un comble brisé.’ Dans cette figure, le triangle ABD représente le profil d’un toit ancien, dont la hauteur est égale à la base. Par le point E, milieu de la hauteur CD, on trace une horizontale HI parallèle à la base AB, qui représente le dessus du tirant, on fait la hauteur EF du faux comble égale à la moitié de HE. On joint HF et IF, et on obtient en AHFIB le profil du comble brisé.
- 15. Deuxième tracé. — Dans ce deuxième tracé représenté en croquis {fig. 230), on fait CE, hauteur du vrai comble, égale à la moitié de AB, largeur dans œuvre du bâtiment. On obtient ainsi deux carrés en CEGB et C'EDA. Les parties DH, GI,
- EF, sont prises égales au tiers d’un des côtés de ces carrés. Le profil du comble brisé est AHFIB.
- 16. Troisième tracé.—Le troisième tracé consiste à décrire, sur une ligne AB [fig. 231), prise comme largeur du comble à sa base, un demi-cercle avec un rayon égal à la moitié de AB ; puis, on divise ce demi-cercle en quatre parties égales. Les cordes AC' et BD représentent les pentes du vrai comble, et les cordes CE et DE celles du faux comble. Le demi-octogone inscrit, AC'EDB, est le profil du comble brisé. Cette méthode a été trouvée par Bullet. D’Aviler propose la méthode suivante : quelle que soit la hauteur C'E' (fig. 230) ou BG de la mansarde, faire GI égale à la moitié de cette hauteur, et la hauteur EF du faux comble égale à la moitié de EI.
- 1 K, Quatrième tracé. — La demi-cireon-
- Fig. 232 à 234.
- X B
- férence sur AB étant tracée {fig. 232), on divise chaque moitié du diamètre AB en trois parties égales. Les perpendiculaires CD et EF, élevées de chaque côté par les premiers points de division, donnent, sur chaque quart de cercle, un point D ou Fj qui marque la hauteur du brisis. En joignant les points A, D, G, F et B, on obtient le profil du comble brisé.
- Afin de donner plus de hauteur aux logements intérieurs, on peut, en prenant le même tracé, opérer comme nous l’indiquons (fig. 233).
- Après avoir décrit le demi-cercle, on divise AO en trois parties égales. On porte deux de ces parties de G' en D sur la tangente au cercle, parallèle à AB, et on opère de même de C en F. On joint AD et BF, et le trapèze formé donne la sec-
- tion du vrai comble. On prend pour hauteur du faux comble le tiers du rayon qu’on porte de C en G sur la verticale passant par le centre.
- 18. Cinquième tracé.—Le cinquième tracé dont nous donnons le croquis (fig. 234) consiste à décrire une demi-circonférence sur la ligne AB, largeur du bâtiment dans œuvre, puis à diviser cette demi-circonférence en cinq parties égales. On obtient ainsi les points C, D, E et F. Par les points C.etéF, on mène une parallèle à AB et on joint AC etFB.
- Le trapèze ACFB ainsi formé donne l’espace compris par le vrai comble. On joint ensuite CG et FG, et le triangle CFG représente le faux comble.
- Cette dernière méthode a été proposée en 1739 par Belidor qui se montra, à cette
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- NOTIONS GENERALES.
- époque, fort peu satisfait des formes obtenues par les divers tracés précédemment étudiés. Ce dernier a été presque généralement adopté à cause de sa simplicité et du bon effet qu’il produit.
- De ces procédés divers, le quatrième est celui qui donne le comble le plus élevé à l’intérieur. Le troisième tracé donne un comble beaucoup moins élevé à l’intérieur. Le cinquième donne un comble encore moins élevé que les deux types précédents, mais sa forme est laplus élégante des trois et celle qui est la plus généralement employée.
- On peut, à volonté, faire varier les formes des combles brisés en choisissant d’autres points de division sur le diamètre ou sur la demi-circonférence, soit en changeant les rapports des bases et des hauteurs des toits.
- Afin de résumer et pour bien faire comprendre la disposition courante d’un comble à la Mansard, nous donnons [fig. 236) la coupe du dernier étage d’une maison d’habitation. Cette coupe résume les principales dispositions d’un comble de ce système. Le vrai comble est composé, du côté de la rue, d’une série de jambes de force
- Fig. 235. — Mairie du XIV6 arrondissement à Paris.
- A venant s’assembler dans la poutre principale B. Parallèlement à ces jambes de force, on place une série de chevrons C assemblés à leur partie inférieure dans une sablière D qui, à l’aide d’étriers en fer, se trouve solidement fixée sur le mur de face. Sur ces chevrons, on cloue extérieurement un voligeage sur lequel on met une couverture en zinc. Du côté de la cour, la disposition change un peu. Il existe encore des jambes de force E, des chevrons F, plus un aisselier G qui, dans le cas précédent, est remplacé par une grande équerre en fer H. En I, nous voyons comment, dans un comble à la Mansard,
- on peut disposer un châssis connu sous le nom de châssis à tabatière. Ce même châssis est représenté en élévation en K. De ce côté, la couverture est supposée en ardoise avec partie basse en zinc reposant sur des coyaux M fixés, d’une part, sur les chevrons, et, de l’autre, sur une petite sablière placée sur la corniche. Des crochets N, solidement fixés sur la charpente du comble, servent à maintenir des échelles pour les réparations à faire sur ce dernier. Le faux comble est formé d’un entrait ou tirant Q reposant à chaque extrémité sur les jambes de force et recevant l’assemblage des deux pannes de brisis R.
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. — 8.
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- La forme de toiture à la Mansard peut s’arrêter directement le long des deux pignons latéraux qui l’amortissent brusquement. Dans d’autres circonstances, lorsque le bâtiment est isolé et doit avoir toutes ses faces soignées, on retourne le profil brisé sur les murs latéraux, de manière à avoir sur toutes les faces un mur de goutte de niveau et à former deux croupes doubles (partie de brisis êt partie de terrasson), on a alors à couvrir des arêtiers de brisis et des arêtiers de ter-rasson. Nous donnons comme exemple de ce genre de comble [fig. 235), une vue de
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- l’état ancien de la mairie du XIVe arrondissement. Cet édifice est surmonté d’un campanile avec toiture de forme curviligne.
- Le système de Philibert de l’Orme pour les combles de forme curviligne est désavantageux sous plusieurs rapports.
- Les planches débitées coûtent beaucoup plus cher que le bois de charpente; la façon des différentes pièces est également plus élevée. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas d’économie à préférer les combles en planches aux combles en pièces de bois.
- i
- on
- Fig. 237.
- Mais pour de petites constructions de fantaisie, les combles en planches sont convenables, parce qu’ils sont légers et peuvent se poser sur des murs moins epais que ceux exigés pour des combles formés de chevrons, fortifiés en dessous Par des lims cintrés formant voûte et ffui offrent aussi plus de solidité.
- Rondelet apporta à ce genre de comble, une modification qui consistait à remplacer les bernes passantes, par des bernes assemblées sur l’intrados et sur l’extrados Mes voûtes. Cette disposition, quoique ayant certains avantages, ne présente
- évidemment pas, et à beaucoup près, une aussi grande solidité que la précédente, et ne peut être conseillée que pour de petites portées Extérieurement, la surface du toit est en ligne droite, depuis le sommet jusqu’à l’entablement. Nousdonnons(fig. 237) un exemple de cette forme de toiture.
- Lacaze, plus tard, fit une modification plus importante. Au beu de composer les courbes avec des planches posées de champ et assemblées, il les forma au moyen de solives, , refendues en déùx et entées à traits de Jupiter. Ce moyen réunit tous les avantages précédents,
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- Fig. 238,
- !
- I \o
- Fig. 239.
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- mais avec plus d’économie. Nous en don- largeur du bâtiment dans œuvre, nons {fig. 238), un exemple. Soit ABC' la teur BD du comble est égale à
- Fig. 240.
- Lt-j-u.
- Fig. 241.
- .li'H. i________
- La hau-la demi-
- Fig. 242.
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- COUVERTURE.
- partie. Menons en BE la bissectrice de l’angle ABD, et joignons AD. Divisons ensuite cette ligne en sept parties égales et portons une de ces parties de F en G ; puis joignons GD et GA. Elevons alors, sur le milieu de ces deux lignes, deux perpendiculaires, qui se croisent en un point I.
- Ce point I sera le centre de la partie de la courbe de gauche. En répétant la même opération pour la partie de droite, on formera un arc plein-cintre représentant la forme des fermes. Ces dernières sont espacées de 0m,83 d’axe en axe. Elles sont posées sur une sablière S, et réunies par des bernes entaillées à mi-bois. Ces bernes terminées par des tenons venant se loger dans des mortaises, sont placées à des distances variant en raison de la portée des courbes, environ de lm,30 à lm,60. Les espaces formés par l’intersection des bernes et des courbes sont subdivisés par des entretoises ou par des fausses courbes, afin de servir de soutien
- au lattis extérieur pour recevoir la couverture et un enduit en plâtre, à l’intérieur.
- Frappé des désavantages qu’offre le système de Philibert de l’Orme, lorsqu’il est employé sur une grande échelle, le colonel Emy en inventa un autre composé
- Fig. 243.
- de madriers longs et étroits, superposés les uns aux autres, comme les ressorts d’une voiture, et courbés sur leur plat par leur flexibilité seule. M. Emy, fit en 1825, l’application de son système dans le hangar de Marac [fig. 239), près de Bayonne. Chaque ferme de la charpente est compo-
- sée d’un arc en demi-cercle de 20 mètres de diamètre, de deux jambes de force verticales, de deux arbalétriers, de deux ais-sebers et d’une petite moise horizontale tangente à l’arc et formant entrait : le tout est lié par des moises normales à l’arc. L’espace entre le sol et l’arc est libre. Les
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- faces planes des arcs, ainsi que les moises normales, sont entaillées à un centimètre de profondeur, de sorte qu’elles
- Fig. 244. — Notre-Dame d’Anvers (Belgique).
- forment des assemblages de deux centimètres, qui ont le double objet de tenir les arcs serrés et de former des arrêts qui
- empêchent le glissement des madriers les uns sur les autres. Deux recouvrements de un centimètre, sur les deux faces de l’arc,
- Fig. 245. — Eglise d’IIeyst-sur-Mer (Belgique).
- sont taillés dans les joints des moises, pour empêcher qu’il ne se produise des éclats sux entailles des madriers oudes
- Fig. 246. — Théâtre Flamand, à Bruxelles.
- feuilles. Les jambes de force sont éloi- les trois premières moises sont prolongées gnées des murs de 10 centimètres, mais au-delà des jambes de force, et pénètrent
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- COUVERTURE.
- de 20 centimètres dans des cases de 30 centimètres de profondeur, réservées dans les murs. Cette disposition a pour but de maintenir les fermes dans le sens de la longueur du bâtiment. Entre les moises sont des lims en fer et des boulons qui pressent les feuilles de l’arc et qui s’opposent au glissement de ces feuilles, On
- voit que les moises, les lims et les boulons rendent les feuilles d’un arc pour ainsi dire solidaires les unes des autres et qu’ils s’opposent avec une grande force à leur redressement. Dans un arc de cinq feuilles et de 20 mètres d’ouverture, le développement de l’extrados a 60 centimètres de plus que celui de l’intrados. Le
- Fig. 247. — Construction hollandaise.
- redressement est, par conséquent, impossible. Dans chaque ferme, trois grands triangles sont formés extérieurement à l’arc par les jambes de force, les arbalétriers, les aisseliers et la moise entrait. Leur combinaison avec l’arc et les moises normales compose un réseau aussi invariable que le permet la flexibilité des bois et le jeu des assemblages. C’est principa-
- lement la raideur ou le ressort des arcs qui produit l’immobilité de la ferme, et qui détruit entièrement la poussée sur les murs. Les feuilles ou madriers qui entrait dans la composition d’un arc ont 55 millimètres d’épaisseur, 13 centimètres de largeur, et 12 à 13 mètres de longueur. Deux longueurs et demie mises bout à bout à joints carrés, suffisent au développement
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- de l’arc. Les joints sont distribués de façon qu’aucun joint d’une feuille ne répond à un autre joint d’une feuille du même arc, et que tous sont couverts par les moises normales. Les feuilles ne peuvent avoir chacune que trois joints, le plus souvent elles n’en ont que deux ; ainsi, il ne peut y avoir que dix à douze de ces joints dans un arc. Toutes les pièces des fermes ont 13 centimètres d’épaisseur comme l’arc et les arbalétriers, excepté les jambes de force, dont l’épaisseur a été portée à 20 centimètres. Les fermes sont distantes, l’une de l’autre, de 3 mètres d’axe en axe, et maintenues ainsi par des moises bernes horizontales, qui embrassent les moises numéro 4, par le faîte et la moise sous-faîte, et enfin par les pannes.
- On modifie quelquefois la forme des combles à la Mansard. Tantôt, on ne donne la forme brisée qu’à l’un des versants du toit {fig. 240j; tantôt, les deux versants sont brisés, mais leurs profils sont différents {fig. 241). La brisure du toit est soutenue par la panne fi qui s’appuie sur le potelet S. La contrefiche T empêche le renversement du montant et les moises Z relient les chevrons à ces pote-lets et assurent la rigidité de la partie latérale delà charpente. Ces deux modes de construction de la charpente d’un bâtiment offrent une très grande solidité.
- A l’époque où les combles à la Mansard étaient très employés, on imagina d’en construire d’autres rappelant certains combles anciens et ayant la forme de carènes de vaisseaux renversés. On leur donna le nom de comble en impériale [fig. 242). Leur forme se rapproche, en effet, de celle d’une couronne impériale lorsqu’on les exécute sur des pavillons ronds ou carrés.
- 19. On retrouve dans les autres pays, pendant le Moyen Age et la Renaissance, les mêmes formes de combles que nous avons signalées en France. Peu de pays, par exemple, sont aussi riches que la Belgique en travaux d’art historiques. Nous donnons {fig. 243, 244 et 245) des exemples de ces monuments, exemples tirés de l’ouvrage de M. Jean Baes, architecte belge. Ce dernier a construit à Bruxelles un théâtre appelé le Théâtre Flamand, dont
- la forme du comble est remarquable {fig. 246). Ce monument, construit dans un esprit moderne et pratique, est le premier théâtre dans lequel les moyens de sauvetage, en cas d’incendie, ont été franchement et largement appliqués. Le but que s’est proposé le constructeur : « assurer avant tout la sécurité des spectateurs » Ta amené à créer des dispositions absolument nouvelles, qui ont aussi servi d’éléments décoratifs. Le théâtre est entouré de terrasses qui sont d’une très grande utilité lors d’un sinistre, en permettant l’évacuation rapide de la salle de spectacle.
- La Hollande est un pays aussi fertile que
- Fig. 248. — Eglise d’Asfeld.
- la Belgique en beautés archéologiques. Les plus petites villes offrent encore de nombreux témoins de leur opulence passée. La figure 247 représente la toiture de la maison du conseil de la petite ville de Franeker, située dans la Frise à quelques lieues de Leeuwarden. Cette maison municipale, fort grande, indique qu’il fut un temps où la cité était plus florissante. En effet, de 1585 à 1811, une Université de premier ordre avait son siège à Franeker. Depuis cette époque, elle ne possède plus qu’un athénée et une bibliothèque d’une certaine importance.
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- COUVERTURE.
- Remarquons, en passant, que dans les Pays-Bas, les murs pignons se terminent le plus souvent en forme d’escalier.
- Revenons en France, et en passant dans les Ardennes, signalons la petite église d’Asfeld, du xvie siècle, dont la forme est
- __6 o _
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- Fig. 249.
- Fig. 250. — Couverture pour usines.
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- NOTIONS GENERALES.
- celle du temple circulaire antique comme les temples de Vesta, de Sérapis et même le Panthéon d’Agrippa. La partie circulaire est surmontée d’une sorte de coupole,
- comme aussi la partie d’entrée en forme de baptistère. Un campanile couronne le clocher, et la forme des combles de cet édifice est assez singulière [fig. 248). Nous
- 4~
- ^__ ^Colonne _____________j
- Fig. 251.
- en donnons une vue extraite de l’ouvrage £0. Pour les ateliers, on se sert de La Construction moderne. combles à deux pans ; l’éclairage est ob-
- <
- Fig. 252. — Couverture en dents de scie.
- tenu par des châssis à tabatière placés sur chaque versant.
- Nous en avons un exemple [fig. 249). Pour donner encore plus d’éclairage, on
- termine souvent le comble par une lanterne vitrée. La disposition de cette lanterne est très simple.
- La figure 250 montre un comble de cette
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- COUVERTURE.
- sorte recouvrant les usines Edison à Paris, construites par M. Lebœuf, architecte. La surface couverte est de 1 400 mètres. Mais, pour certaines constructions in-
- dustrielles, les combles avec jours dans la couverture ne donnent pas suffisamment de lumière. Pour certaines industries aussi, il faut que le jour arrive suivant une
- Couverture en dents de scie.
- Fig. 253.
- direction déterminée. C’est ce qui se produit, par exemple, pour les ateliers de tissage. Dans ces derniers, on prend
- l’éclairage du côté du Nord, parce que la vivacité des rayons de lumière venant d’un autrepoint du ciel pourrait nuire à quel-
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- ... ÎO‘°00.
- Fig. 254.
- ques-unes des couleurs des étoffes sur le métier.
- C’est en Angleterre, qu’on essaya, pour la première fois, de satisfaire à ces deside-
- rata de l’industrie. Si l’on examine la coupe d’une réunion d’ateliers couverts d’après ce procédé, on remarque que l’ensemble affecte la forme de dents
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
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- de scie. De là, le nom de combles, en dents de scie, qu’on donne souvent à ces fermes.
- Pour les établir, on a soin de diviser la surface à couvrir en une série de bandes égales et parallèles dirigées de l’est à l’ouest. On recouvre ces bandes à l’aide de combles à pans dissemblables dont le côté qui regarde le nord est seul muni de châssis vitrés. Les combles se composeront, comme on voit, de deux longs pans, de largeur et de pentes inégales, leur partie variant de 5 à 8 mètres. Le pan le plus
- petit et le moins incliné sera toujours tourné vers le nord et pourvu de jours aussi grande que possible. Le petit versant pourrait se disposer verticalement mais comme les rayons de lumière tombent obliquement, il est préférable de l’incliner d’un certain angle A (fig. 251). On adopte généralement pour cet angle une valeur comprise entre 15 et 20 degrés. L’angle B est presque toujours de 90 degrés. La valeur de l’angle G dépend de la nature des matériaux composant la couverture du grand versant. La surface de vitrage
- // T
- Fig. 255.
- doit être assez grande pour que les rayons de lumière puissent arriver directement à toutes les parties de l’industrie à éclairer. On suppose ordinairement que les rayons du prisme lumineux font un angle de 45 degrés avec l’horizontale. Ils doivent frapper le métier de façon qu’il n’y ait pas d’ombres portées sur l’outil, pas plus par la charpente du toit que par l’ouvrier lui-même.
- Dans l’étude de ces combles, on a cherché à éviter, en été, l’élévation trop grande de température qui pouvait nuire a certaines industries. On a employé diffé-
- rentes matières qu’on avait soin d’emprisonner entre deux voligeages jointifs placés de chaque côté des pannes, l’une en dessus, l’autre en dessous, en achevant de remplir l’intervalle avec de la sciure de bois, du tan ou tout autre matière.
- Mais, par suite de la trépidation que produisaient les transmissions de l’atelier, toute la sciure et le tan se tassaient et venaient s’accumuler dans la partie basse du grand rampant. On a été alors obligé de les diviser par compartiments.
- Lorsqu’on se sert de sciure de bois, il faut éviter l’emploi de la couverture en
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- ardoises ou en carton bitumé. Ces matériaux, en effet, laissent passer l’humidité. Il est préférable alors d’avoir recours à la couverture en zinc ou en tuiles plafonnées en dessous avec couche d’air d’isolement pour éviter la trop grande chaleur ou le trop grand refroidissement.
- Pour ce qui regarde la partie vitrée, comme elle est exposée au nord, il est de toute nécessité de prendre les précautions .nécessaires pour éviter les infiltrations par les châssis vitrés.
- Nous donnons {fig. 252 et 253) deux
- Fig. 256. — Couverture de kiosque.
- types de combles de dents de scie. Le premier, à trois contrefîches, a été construit pour les usines de M. Berthier à Sezanne; l’autre qui affecte la forme la plus ordinaire, a été exécuté pour les ateliers d’artillerie de Puteaux.
- On peut, après tout, sur un comble à deux pentes égales, profiter de l’avantage de l’éclairage au nord en établissant une partie vitrée sur l’un des rampants. Soit [fig. 254) le comble considéré. En Y on installe un vitrage placé au nord. Les fers de ce vitrage se fixent à la base du mon-
- tant U sur une cornière spéciale et permettent à l’eau de pluie de se rendre dans une gouttière suspendue G. Un ventilateur B, de forme spéciale, est établi sur l’un des rampants de ce comble et est muni d’une série de châssis ouvrants K suivant les besoins de l’atelier. Pour le reste, la charpente se compose d’arbalétriers A, d’un arc F et de croisillons T.
- La figure 255 représente un comble brisé dont on fait facilement un comble nord en vitrant l’un des côtés D. Sur le côté C, on installe un ventilateur spécial, muni de lames de persiennes.
- &1. Les kiosques et les belvédères sont
- Fig. 257. — Kiosque.
- surmontés d’une toiture pyramidale, conique, ou ayant la forme d’un dôme en diminutif, dans le genre des pavillons fréquemment usités en Turquie. Ils sont ordinairement soutenus par de petites colon-nettes en fer creux, ou par des colonnes en fonte moulée. Les chéneaux sont en tôle : ils n’ont pas besoin d’une grande hauteur, mais ils ont souvent une grande largeur, afin d’augmenter l’effet décoratif tout en abritant davantage.
- Les toitures recouvrant les kiosques pour la vente des journaux sont souvent surmontées d’un épi. Celles recouvrant les urinoirs reçoivent parfois à leurs sommet un bec de gaz. Nous représentons^. 256)
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- NOTIONS GENERALES.
- un exemple de kiosque établi place du Palais Royal, à Paris.
- Les combles des kiosques de parcs affectent les formes les plus diverses. Nous en donnons un modèle [fig. 257).
- 127
- Il en est de même des kiosques à musique. Leur aspect est seulement plus grandiose. La figure 258 est un relevé de celui exécuté pour la ville de Valence. Le diamètre circonscrit est de 10 mètres ; la
- Fig. 258. — Kiosque à musique.
- hauteur des colonnes, de 4'n,90, et la hauteur totale de 11 mètres. Il a coûté, tout compris, 18,000 francs. La dépense était
- ainsi répartie :
- Charpente en fer.......... 5 000 fr.
- Charpente en bois......... 2 000
- Couverture et décoration en
- zinc......................... 5 000
- Maçonnerie................ . 5 400
- Peinture.................. 000
- Total................. 18 000 fr.
- Les kiosques à musique sont élevés au-
- dessus du sol de lm,20 àlœ,50, et reposent sur un bahut en maçonnerie. Leur hauteur sous sablière est de 3 mètres au moins. Ils sont presque toujours plafonnés en bois par un voligeage apparent en pichpin à baguettes et par frises de 0m,10. La forme octogonale est celle qu’on adopte presque toujours pour ces édicules. Il en est de même des autres kiosques.
- 22. M. Pombla a établi des hangars très économiques, dont la charpente peut affecter des formes diverses. Nous donnons [fig, 259) un de ces combles curvilignes. Ils peuvent recevoir tous les modes de
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- COUVERTURE.
- couverture : zinc, tôle, carton bitumé, tuiles, ardoises naturelles, ardoises métalliques, etc., etc. L’exemple que nous
- donnons est destiné surtout a être couvert en carton bitumé, en toile goudronnée ou en zinc. Pour les autres genres de cou-
- Fig. 260.
- verture, il est préférable de leur donner Ces combles sont très légers et très la forme à deux pans {fig. 260). solides, ils peuvent facilement se trans-
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- NOTIONS GENERALES.
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- porter, se démonter et se remonter. On peut les décorer sur tout leur pourtour, de lambrequins en bois découpés, et les munir sur les deux faces longitudinales, de larges chéneaux en zinc avec tuyaux de descente et accessoires.
- Depuis qu’on emploie le fer, dans la charpente, on peut donner aux combles toutes les formes curvilignes possibles. On se sert de préférence des fermes courbes pour supporter la couverture des bâtiments, exigeant une grande hauteur
- est formé de deux arcs de cercle dont les centres sont situés aux deux naissances, le rayon est alors égal à l’ouverture.
- On fait aussi des appentis courbes ayant la forme des demi-fermes cintrées dont nous venons de parler. Dans les combles en forme de dômes, on enlève souvent la calotte supérieure suivant un petit cercle ; la lunette, qui en résulte, est alors surmontée d’une lanterne ou campanile, dont la hau-
- libre, ou aussi pour franchir de grandes portées. Les fermes courbes peuvent être formées d’un arc en plein-cintre, ou simplement d’un arc de cercle plus ou moins surbaissé ; d’un arc ogival ; quelquefois aussi on rencontre la forme parabolique, ou la forme elliptique et aussi l’anse de panier. La forme ogivale est celle qui se prête le mieux à une bonne répartition de la matière. Des différents types d’arcs en ogive, celui qui donne les proportions les plus agréables à l’œil, est l’arc en ogive tiers-point. Dans cet exemple, l’intrados
- Fig. 262. — Pavillon du Tzar, exposition française à Moscou.
- teur varie entre le quart et le cinquième de la flèche du dôme. Ces toitures affectent : la forme hémisphérique ; la forme polygonale, et aussi la forme ogivale.
- Citons, comme application, le dôme vitré [fig. 261), qui surmonte le palais de M. Vaissier, à Roubaix. Ce dôme, construit par la maison Michelin, sous la direction de M. Dupire Rozan, architecte, a un
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. — 9.
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- COUVERTURE.
- diamètre de 13 mètres et une hauteur de 14 mètres.
- L’Exposition universelle de 1889 présentait de remarques exemples de combles
- métalliques de formes diverses. A côté du dôme de M. Bouvard, dont nous avons déjà parlé, il convient de signaler la coupole surbaissée qui surmontait le vestibule
- d'entrée du palais des Machines y les toitures curvilignes des palais des Beaux-Arts et des Arts Libéraux, les dômes qui
- en rompaient la monotonie, les coupoles bleues aux filets blancs qui couvraient les pavillons d’angles de ces monuments, et
- "Façade sur la Rue de Pomereu
- Fig. 264 et 263. — Couverture en ciment avec ossature métallique.
- enfin, la vaste et splendide Galerie des Machines, l’un des types de charpente les plus remarquables de cette époque. Nous
- ne parlerons pas plus longuement de ces grandes charpentes ; elles ont été étudiées avec le plus grand soin» en ce qui con»
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- NOTIONS GENERALES. 131
- Cerne leurs ossatures, dans des traités spéciaux, auxquels nous renvoyons le lecteur, nous réservant toutefois d’y revenir lorsque nous parlerons des matériaux qui ont servi à les recouvrir.
- Depuis l’Exposition universelle de 1889, les constructions en fer ont toujours continué à être très employées et leurs formes très variées. Nous prendrons comme exemple : le pavillon impérial de l’Exposition française à Moscou, dont nous donnons {fig. 262) la curieuse toiture du porche d’entrée, et la grande coupole de l’exposition de Lyon en 1894 [fig. 263).
- Cette coupole couvrait une superficie de 50 000 mètres carrés et ne mesurait Pas moins de 237 mètres de diamètre et °3 mètres de hauteur. On lui a donné la forme polygonale, ce qui a permis d’installer à 25 mètres de hauteur un immense promenoir circulaire. Le poids moyen des fermes de soutènement n’excédait pas 75 kilogrammes par mètre carré.
- Le croquis [fig. 264 et 265) nous montre nne disposition de comble en ciment avec ossature métallique (hôtel de M. Baudot) d’un système dont nous avons déjà dit Quelques mots, et sur lequel nous reviendrons.
- Nous terminerons cet exposé des diverses formes de toitures, en signalant un type Particulier de combles connus sous le nom de combles roulants. Une partie de ces combles, construite d’après les procédés ordinaires, est fixe; l’autre, formée par le lanterneau, est mobile et montée sur des galets se mouvant sur des chemins de roulement solidement établis. On (peut ainsi couvrir et découvrir à volonté le milieu de la couverture. Nos lecteurs trouveront, dans une autre partie du Cours de cons-truction (charpente en fer) tous les détails concernant l’ancien hippodrome du pont de l’Alma, où a été appliquée pour la première fois, à Paris, une idée qui peut être aPpelée à rendre de grands services dans 1 industrie, pour toutes sortes de bâtiments nécessitant une ventilation intermittente.
- On retrouve les formes les plus diverses de combles, dans les auvents, les mar-yuisesy les vérandahs, les Bow-Windows, les jardins d’hiver et les serres, les
- phares, etc. ; mais nous ne nous arrêterons pas plus longuement.
- Liaisons des combles contigus.
- 23. Supposons {fig. 266 et 267) deux combles contigus dont les toitures présentent une pénétration. De l’intersection de pans voisins, il résulte des arêtes rentrantes, telles que BC qu’on nomme noues, et des arêtes saillantes AB, qu’on désigne sous le nom d‘arêtiers.
- Pour être absolument étanches, les noues doivent être construites avec beaucoup de soins. En effet, si, d’un côté, l’eau tend à s’éloigner des arêtiers formant point de partage des versants, elle vient, au contraire, des pans voisins s’accumuler dans les noues et y trouver un écoulement.
- Fig. 266 et 267. — A, B. arêtier; B, C, noue.
- C’est ce qui fait dire que les noues forment de véritables chéneaux. On leur donne une assez forte pente pour faciliter cet écoulement.
- Lorsque deux constructions sont contiguës {fig. 268 à 270), il existe un chéneau commun M, recevant les eaux des deux bâtiments. Ce chéneau donne très souvent lieu à des fuites intérieures, et doit être exécuté très sérieusement, pour éviter les infiltrations et aussi être construit pour permettre l’écoulement facile des neiges fondues, et ne pas se laisser obstruer par les feuilles ou autres détritus qu’on rencontre souvent sur les toitures. On devra, autant que possible, éviter cette forme de comble en entonnoir.
- Si cependant, pour une cause quelconque, il est indispensable de conserver la sil-
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- COUVERTURE.
- houette des bâtiments indiqués [fig. 268 à 270), on construira entre les deux toitures A et B un petit comble de raccord. Ce comble se projette en élévation suivant la ligne ponctuée AB, qui représente la
- ligne de faîtage ; dans la coupe 00', il se profile suivant la ligne pointillée C,E,D, et en plan suivant les lignes ACBD. Les noues ainsi formées ont une assez grande largeur, et on aura soin de leur donner
- Fig. 268 à 270. — A, C, B, D, comble de raccord; AC, AD, noulets.
- une pente suffisante pour que la neige ne puisse y séjourner.
- Vu de l’extérieur, ce raccord change peu l’aspect général des bâtiments.
- Dans l’intersection de deux combles formés de surfaces planes, on distingue deux cas. Le premier est celui où les faîtages sont à la même hauteur ; on obtient dans ce cas la noue représentée {fig. 266 et 267)-Dans le deuxième, les faîtages n’ont pas la même hauteur, le comble qui sera le moins élevé rencontrera une des faces de l’autre comble soit perpendiculairement, soit obliquement.
- A la rencontre des plans des bâtis, on place, sur le plan du grand comble, une ferme couchée nommée noulet dont les branches sont taillées en biais pour faciliter le raccordement des surfaces des deux combles, et aussi afin de recevoir les assemblages des empanons. C’est, en un mot, une ferme placée à la rencontre de deux combles, dont les faîtages ne son
- pas à la même hauteur et dans laquelle on assemble les empanons [fig. 271 et 272).
- Les figures 268 à 270 donnent aussi un exemple de noulets dans le petit comble de raccord en AC et AD.
- Si les combles se rencontrent perpen-
- Fig. 271 et 272. — A B, noulets
- diculairement entre eux, le noulet est droit et ses branches sont égales et également inclinées; si la rencontre est au contraire oblique, le noulet est biais et ses branches sont inégales et ont une inclinaison différente,
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- NOTIONS GÉNÉRALES
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- IV. — V O LIGE AGE ET LATTIS
- Voligeage,
- 24. Dans nne couverture, on désigne sous le nom de voligeage le parquet léger ordinairement placé sur les chevrons, et devant recevoir les matériaux employés pour la couverture. Ce voligeage est formé de frises posées jointivement et à plat joint ou assemblées à rainures et languettes comme les parquets ordinaires de nos habitations.
- On pose le plus souvent les planches les unes à côté des autres, perpendiculairement au sens de l’inclinaison du toit.
- Le bois employé pour les voligeages ordinaires est le peuplier blanc de Hollande, ou même tout autre essence. Les voliges de peuplier ont 0m,08 à Om,ll de largeur ,0m, 013 d’épaisseur, lm, 50 à 2 mètres de longueur.
- Pour certains travaux, il est préférable d’employer le sapin. Ce bois donne des
- "En semble
- Fig. 273 et 274. — A, A, voliges ; B, B, chevrons,
- Voliges d’une plus grande longueur, 4 mètres à 5 mètres, auxquelles on donne 0m,0l5 à 0m,018 d’épaisseur. La largeur de la frise est de 0m,06 à 0m,ll. Onpeutaussi, filais plus rarement, employer le chêne.
- Nous donnons (fig. 273 et 274) un exemple de voligeage complètement jointif. Les frises sont en chêne flotté de 0m,08 X 0m,03 solidement clouées. Ce voligeage, qui veçoit une couverture en plomb, couvre la charpente de Notre-Dame de Paris.
- Si r on a à recouvrir des surfaces courbes,
- développables ou non, on recherche, pour le voligeage, des bois de faible largeur et de grande longueur. Le voligeage ainsi compris doit être porté tous les 0m,3o à 0m,50 environ, pour ne pas fléchir avec les épaisseurs ci-dessus. Les chevrons qui soutiennent le voligeage ont un équarrissage de 0m,08x0m,07, ou 0,u,065 xOm,085 ou encore 0m,08x0m,ll suivant les cas.
- Dans l’exemple que nous donnons {fig. 275 et 276) le voligeage a une épaisseur de 0m,03. Il est jointif et en chêne. C’est
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- COUVERTURE
- celui qui recouvre le dôme des Invalides à Paris.
- Dans les combles en fer, on fait souvent un hourdis en maçonnerie ; on supprime alors les chevrons, et on les remplace par des bois plus petits appelés lambourdes. L’équarrissage de ces dernières est de 0m,08 X 0m,04. On les pose et on les scelle sur l’aire en maçonnerie, comme pour un plancher ordinaire ; on leur donne le même écartement qu’aux chevrons. Le croquis {fig. 277 et 278) représente' une application de cette disposition.
- Les lambourdes sont fixées sur l’aire en maçonnerie par des bandes de solin ; mais lorsque les combles sont raides, on augmente leur solidité, en les assurant, indépendamment des solins, par des pattes qui sont fortement entrées dans le hourdis.
- Dans ces combles liourdés en maçonnerie, on peut, l’aire étant dressée, y tracer au moyen de règles de véritables liteaux formés par un enduit supérieur bien régulier avec saillies {fig. 279). Sur ces liteaux, espacés bien régulièrement, on accrochera la couverture.
- Le hourdis peut être remplacé par des bardeaux en terre cuite, formant plafond par leurs sous-faces et recevant la couverture par le haut comme le montre le croquis {fig. 282). On donne alors aux bardeaux une section trapézoïdale et une hauteur égale à la valeur du pureau. Si on les met bien en lignes, par rangées exactement horizontales, il en résulte des saillies régulières, permettant d’accrocher les matériaux de couverture. On peut éviter ainsi l’emploi du bois et les inconvénients qu’il peut présenter.
- Mais le plus souvent, dans les combles en fer, les voliges sont clouées sur les
- chevrons en bois, qui, eux-mêmes, sont fixés sur les pannes en fer au moyen d’un
- oupe
- Fig. 275 et 276. — Voligeage sur comble courbe. A, volige ; B, chevron.
- Fig. 277 et 278. — Voligeage sur comble en fer hourdè en maçonnerie.
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- NOTIONS GENERALES. 135
- boulon traversant le bois et l’aile du fer, et ayant sa tête supérieure noyée dans le
- Hourdis
- Fig. 279. —Lattis en enduit avec saillies. S, saillies.
- bois. Nous en donnons un exemple [ftg- 28IJ.
- Parfois on supprime le chevronnage et
- on se contente des pannes pour supporter le voligeage. On espace ces pannes de
- Fig. 280. — Lattis en bardeaux de terre cuite,
- B, bardeaux.
- 1 mètre 00 à lm,50, et on franchit cet intervalle par un premier plancher en bois de
- ~ ' £
- B. 1
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- Fig. 281. — Voligeage sur comble en fer. L, volige.
- Fig. 282 à 284. — Couverture avec lattis en bois.
- 0m,027 à 0m,034 d’épaisseur, en frises rainées posées droites ou à point de Hongrie, rabotées et décorées de baguettes sur joints, lorsqu’elles doivent former pla-
- fond apparent à leur parement inférieur. Sur ce premier plancher, on en pose un second, croisant ces joints avec le premier et formant le véritable voligeage sur lequel
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- COUVERTURE.
- on place la couverture. On combine ces deux planchers comme résistance et épaisseur, en raison directe de la distance à franchir et du poids à supporter.
- Lattis.
- 25. Lorsqu’il s’agit de matériaux qui peuvent se clouer ou s’accrocher suivant
- orniere
- Fig. 285. — Couverture avec lattis en bois sur comble en [fer, sans chevrons.
- Barde a
- Bain de 'mortier
- Bande? de platr
- Fig. 286. — Lattis en plâtre (Les lattes sont remplacées par des bandes de plâtre ou de ciment trainées sur les bardeaux ; ou bien les tuiles sont posées à bain de_mortier).
- Fig. 287 à 289. — Lattes en fer.
- des lignes régulières, faciles à prévoir comme emplacement exact, et toutes les fois qu’il n’est pas nécessaire de faire un voligeage pour former plafond inférieur, on se contente de clouer sur la charpente
- des lattes en cœur de chêne ou des tringles en sapin à section carrée ou mieux rectangulaire qui servent de supports ét d’agrafes aux pièces de la couverture.
- Ces lattes, espacées à la demande des
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- NOTIONS GÉNÉRALES.
- pièces de couverture, ont environ 0“,04 de largeur et 0m,01 d’épaisseur. On les fixe
- Fig. 290. — Lattis en fer plat.
- aux chevrons par des clous spéciaux dits clous à lattes et clous de couvreurs. Les fi-
- gures 282 à 284 donnent un modèle d’une couverture avec lattis en bois.
- Quelquefois on remplace le chêne par des lattes de châtaignier de dimensions
- P’ig. 291. — Lattis en fers cornières.
- analogues. On peut permettre une certaine tolérance dans la rectitude de ces bois de refend.
- Si une précision plus grande et une rec-
- Coupe D E
- Coupe GH
- n H
- T
- CL
- Jî
- i.
- L
- L
- 3
- —*1
- t)étajf F
- HP"?
- Fig. 292. 4 295. — Couverture avec lattis en fer.
- titude absolue sont indispensables, on se sert de bois de sciage de section appropriée, de petites dimensions :
- 0m, 027X 0m,027 ou 0m,027 X 0“\034,
- par exemple, sur lesquels’on accroche les pièces servant de couverture. Si un clouage est nécessaire, on augmente encore les dimensions des pièces de bois. Ces der-
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- COUVERTURE.
- nières prennent alors le nom de liteaux.
- On emploie encore assez souvent, dans les combles en fer, des lattes en sapin de 0m,04 à 0m,05 de largeur sur de 0m,025 à 0m,027 d’épaisseur pour écartement de chevrons de 0m,60 à 0m,80, et de 0m,025 à Om 027 sur 0m,025 à 0m,027 d’équarrissage pour écartement de 0m,35 à 0m,50.
- En résumé, on adopte assez généralement pour le lattis 0m,030x0m,03 d’équarrissage,
- Comme nous l’avons vu plus haut pour le voligeage, on peut aussi, dans les combles en fer, supprimer le chevronnage, et faire reposer directement le lattis sur les pannes. Dans l’exemple que nous donnons (fig. 285), les pannes sont formées par de petites pièces de bois de 0m,ll de hauteur régulièrement espacées et fixées sur l’arbalétrier par de petits fers cornières. Elles reçoivent un voligeage en
- sapin rouge rainé de 0m,034 d’épaisseur: sur ce premier plancher, on vient clouer les lattes de 0m,025 d’épaisseur. On remarquera que le voligeage forme ici un vrai chevronnage jointif.
- Ch evron en fer f
- Fig. 296. — Lattis en fer simple T. A, latte.
- On peut remplacer le lattis en bois par un lattis en plâtre. Ce dernier s’emploie dans les combles hourdés pleins, dont nous avons déjà dit un mot. Outre l’enduit à encoches avec saillies et les bardeaux
- Détail A
- latte
- Fig. 297 et 298. — Lattis en fer en U.
- de terre cuite qui forment un véritable voligeage, on peut encore faire de petites bandes de plâtre disposées à écartements réguliers sur le hourdis plein, et consolidées par des solins en plâtre. C’est sur ces lattes en plâtre qu’on accroche les matériaux de couverture, comme nous l’indiquons {fig. 286). Dans cet exemple, les bandes de plâtre et de ciment reposent sur des bardeaux en terre cuite placés entre les fers de la charpente.
- On emploie maintenant, dans presque tous les combles métalliques, des lattes en fer. Ce lattis s’exécute, le plus ordinairement, avec des îevs plats, des fers cornières,
- des fers T, des fers en U {fig. 287), tous ces fers ayant de faibles dimensions.
- Lorsque l’écartement des chevrons est grand, on peut employer les deux profils de fer I représentés en croquis {fig. 288).
- Si la distance d’axe en axe des chevrons augmente encore, on pourra se servir d’un fer spécial, indiqué {fig. 289), permettant un assemblage facile avec les chevrons, et donnant une assez grande résistance.
- Le lattis en fer est ordinairement fixé sur les chevrons, soit avec des vis à métaux, soit avec des rivets ou des boulons.
- Nous donnons [fig. 290) un exemple de
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- NOTIONS GENERALES. 139
- lattis en fer plat. Les fers sont fixés perpendiculairement à la direction des chevrons dans des entailles, faites dans l’aile verticale du fer qui forme le chevron.
- Dans la figure 291, nous montrons une application du lattis en fers cornières. Une des ailes du fer repose sur le chevron et y est fixée au moyen d’un boulon.
- Dans une autre disposition, indiquée (,fig. 292 à 295), le fer cornière ne repose plus à plat sur le chevron, mais présente, perpendiculairement à ce dernier l’extrémité de l’une de ses ailes, et y est attaché à l’aide d’un second fer cornière. Le tout assemblé avec boulons de serrage. Cette
- méthode est surtout employée quand il s’agit de couvertures en ardoises.
- Lorsqu’on emploie les fers à simple T {fig. 296\ on les pose à plat sur les chevrons auxquels ils sont fixés au moyen de boulons. La hauteur de ces fers est dans le croquis que nous présentons, de 0m,04. Le chevron est ici en fer T-
- Si, au contraire, on se sert des fers en U {fid- 297 et 298), ces derniers reposent par l’un de leurs retours d’angle, sur les chevrons, et y sont fixés à l’aide d’un fer cornière, dont l’une des ailes est boulonnée à la latte, et l’autre, au chevron.
- Les fers |, lorsqu’ils seront employés, seront vissés, rivés ou boulonnés sur les chevrons, suivant les dimensions des ailes de ces fers.
- Enfin, on supprime parfois complètement le lattis {fig. 299 et 300), comme nous le verrons plus tard, en étudiant la couverture -en ardoises. On rapproche sensiblement les chevrons, à une distance d’environ 0m,24à 0m,25 ; les ardoises sont placées en long sur la toiture.
- Ou bien, comme cela se passe parfois
- dans la couverture en tuiles, si le comble est hourdé plein, on se contente de fixer les matériaux de couverture à l’aide d’un simple bain de mortier {fig. 286).
- Nous reviendrons sur ces différents modes de fixer la couverture d’un édifice, lorsque nous étudierons en détail chacun des matériaux employés ; c’est pourquoi nous ne nous étendrons pas plus longuement pour le moment, sur les différents voligeages et lattis.
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- COUVERTURE.
- V. — OUVRIERS EMPLOYÉS AUX TRAVAUX DE COUVERTURE, D'INSTALLATIONS D'EAU, DE GAZ ET D'ÉLECTRICITÉ
- 1° Couvertures.
- 26. En couverture on emploie un certain nombre d’ouvriers, ayant chacun leur spécialité ; on obtient ainsi, par la division du travail, une grande expérience et une habileté consommée.
- A. Couverture en ardoises. — Pour la couverture en ardoise les divers ouvriers sont :
- Le compagnon couvreur, chargé de poser le lattis et de fixer les ardoises. Il fait aussi tous les travaux accessoires, filets, solins, la pose et la dépose des châssis à tabatière, etc. ; il se charge également de tous les légers ouvrages en plâtre, ayant rapport à la couverture.
- Le garçon couvreur, ;qui est l’aide du compagnon, lui amène et lui prépare les matériaux et s’occupe des outils.
- Le garçon, gardien de rue, chargé d’empêcher les passants de passer sur le trottoir de la maison en réparations. Il doit placer des planches, inclinées pour bien éviter que la chute des matériaux sur la voie publique n’occasionne des accidents.
- B. Couverture en tuiles. —Pour la couverture en tuiles, les ouvriers sont les mêmes que pour la couverture en ardoises. Le compagnon couvreur s’occupe, en outre, de la pose des mitres, mitrons, faîtières, etc.
- C. Couverture en zinc. — Les ouvriers employés sont :
- Le compagnon zingueur, qui fait les travaux de zincagede toutes sortes. Il pose le voligeage, met en place les bandes de zinc, les chattières, et fait tous travaux accessoires.
- Le garçon zingueur est chargé de servir son compagnon comme le garçon couvreur.
- Le gardien de rue, chargé des mêmes fonctions que pour les couvertures en tuiles et en ardoises.
- D. Couverture enplomb. — Les ouvriers
- sont les mêmes que pour les couvertures précédentes.
- E. Couverture en feuilles métalliques ondulées. — Les ouvriers employés sont presque toujours des spécialistes, attachés à la maison qui fournit les matériaux.
- Il y a encore, dans ce cas : un compagnon et son aide, plus le gardien de rue s’il est nécessaire. Ces ouvriers spéciaux étant généralement plus payés que les ouvriers couvreurs ordinaires, il arrive souvent qu’on demande à l’usine de fournir les matériaux à pied d’œuvre, et la pose en est faite par des couvreurs ordinaires.
- F. Couverture en cuivre. — Les ouvriers employés dans la couverture en cuivre sont les mêmes que ceux employés dans les couvertures en plomb et en zinc.
- G Couverture en verre. — S’il s’agit d’une couverture en verre ordinaire, comme cela a lieu pour les serres, jardin d’hiver, etc., la pose en est faite parle vitrier. Si, au contraire, on emploie comme matériaux des dalles de verre, ou des glaces, on s’adresse alors au miroitier.
- Tous ces ouvriers ont aussi des aides, mais ces derniers ne sont pas classés à part dans les séries de prix de la ville de Paris et de la Société centrale.
- H. Couverture en matériaux de maçonnerie. — Pour ces sortes de travaux on emploie les ouvriers des travaux de maçonnerie que nous allons rappeler.
- Poseur. — Ouvrier qui met chaque dalle de couverture à la place qu’elle doit occuper, en observant l’alignement, le niveau et l’aplomb.
- Contre-poseur. — Celui qui aide le poseur à recevoir les pierres et à les mettre en place.
- Ficheur. — Celui qui fiche le mortier dans les joints des matériaux.
- Pinceur. — Celui qui manie la pince (barre de fer carrée, aplatie d’un côté et
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- 141
- NOTIONS GÉNÉRALES.
- courbée de l’autre), et qui sert à soulever les pierres.
- Bardeur. — Manœuvre employé à traîner le chariot ou à porter le bar pour transporter la pierre taillée.
- Tailleur de pierre. — Ouvrier chargé de tailler et de façonner les pierres, d’après l’épure faite par l’appareilleur.
- Il peut aussi y avoir un garçon et un gardien de rue.
- Ajoutons que les ouvriers maçons sont assez souvent chargés de la pose des mîtres, mitrons et lanternes. Ils sont aidés par des garçons maçons.
- I. Couverture en ciment. — Pour la couverture en ciment de tous systèmes, il y a :
- L'applicateur, qui fait la pose, coule le ciment, et met en place les pièces en ciment armé. Il est chargé, en outre, de tous les travaux accessoires. Il a un aide.
- J. Couverture en asphalte. — Pour ce genre de couvertures, il y a à distinguer :
- 1° L'ouvrier applicateur d'asphalte comprimé, muni d’un outillage spécial ;
- 2° L’ouvrier applicateur d’asphalte coulé, muni également d’outils particuliers, qui lui permettent d’étendre également sur toute la surface à recouvrir l’asphalte liquide ;
- 3° L'aide applicateur, qui sert de garçon.
- K. Couverture en matériaux ligneux. — Ce genre de couverture emploie des ouvriers tout à fait spéciaux, selon qu’il s’agit de bardeaux ou de planches, de toitures de papiers goudronnés ou bitumés, ou de couvertures de chaume et de roseaux.
- L. Des usages en couverture. — La pose d’une couverture réclame un certain ordre pour éviter les fausses manœuvres ; on commence par établir le voligeage ou le lattis, suivant les cas ; on continue le travail par la construction du chéneau de goutte, puis on s’occupe des noues. Ensuite, on fait la pose de la couverture, en commençant par le bas et en ayant soin de faire en sorte que les pièces de chaque rang horizontal viennent couvrir les pièces du rang immédiatement en dessous. Les matériaux sont ainsi étalés sur tout le versant à recouvrir, et cela, de manière que
- les eaux de pluies soient conduites de suite aux canaux d’écoulement, auxquels on adjoint des tuyaux de conduite provisoires.
- Ce travail fait, on dit que le comble est hors d’eau.
- On entreprend ensuite les travaux complémentaires , qui achèvent la couverture. C’est à ces derniers travaux qu’on donne le nom d'usages.
- Ces derniers comprennent la pose des couvre-joints, l’établissement des châssis, et les raccords au pourtour, etc.
- Dans ces usages, on comprend encore les lucarnes, la mise en place des faîtages, arêtiers, crochets, chattières.
- Il convient d’y ajouter la mise en place des ornements divers qui doivent garnir les parties saillantes du travail, l’organisation des descentes d’eau définitives à mesure que les façades qui les portent se trouvent ravalées et terminées.
- 2° Canalisation d'eau.
- A. Canalisation proprement dite. — Les ouvriers employés sont :
- 1° Le plombier, qui est chargé de la pose et de la dépose des pièces, de tous les raccords nécessaires, et de tous les travaux accessoires ;
- 2° L'aide, chargé de servir son compagnon ;
- 3° L'ajusteur, qui fixe à la place qu’elles doivent occuper les différentes pièces d’un ensemble, de les disposer de manière qu’elles soient bien en rapport les unes avec les autres ;
- 4° Le perceur, dont la spécialité est de faire les trous nécessaires dans la fonte ou dans le métal employé, en se servant, à cet effet, d’outils dont nous parlerons dans un autre chapitre;
- 5° Le fondeur, qui prépare, à la forge mobile, les soudures, chauffe les fers. Il prépare les pièces à souder en grattant les plombs, en les ajustant, etc. Son aide allume le feu et fait fondre la soudure. Il lui passe la cuillère pleine du métal en fusion. Le compagnon la verse directement, si c’est une soudure à côtes plates, ou la projette avec une spatule, par petites fractions sur les parties à souder ; pen-
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- COUVERTURE!.
- dant ce temps, l’aide retire un fer du feu, l’essuie ou le frotte avec une vieille lime, pour que le compagnon puisse s’en saisir aussitôt la soudure répandue et, tenant son tampon d’une main, son fer de l’autre, pétrir cette dernière en la maintenant en place.
- Dans le vocabulaire qui va suivre, nous donnerons plus de détails sur les différentes manières d’opérer du fondeur;
- 6° Le monteur, chargé de mettre en place les grosses pièces;
- 7° Le mécanicien, qui s’occupe de petits travaux de mécanique inhérents au travail du plombier, réparation des vis, des écrous, réparations des petites machines employées, etc., etc. ;
- 8° Le gardien de rue, qui veille à la sécurité des passants sur la voie publique, comme dans les autres genres de couvertures.
- B. Canalisations d'eaux vannes et ménagères. — Les ouvriers sont pour ces travaux :
- 1° Le chef d'équipe ou d'atelier, qui dirige les compagnons placés sous ses ordres, leur trace le travail et les embauche ;
- 2° Le limousin, qui fait les travaux de petite maçonnerie, percement de trous, scellement, etc. ;
- 3° Le cimentier, qui applique le ciment, pose les tuyaux en ciment, fait les enduits, et tous travaux y afférents ;
- 4° L’aide garçon qui sert les compagnons ;
- 5° Le terrassier, qui fait les fouilles et tous travaux de terrassements ;
- 6° Le gardien de rue ;
- 7° Le gardien de nuit, qui veille sur les travaux et est chargé de leur éclairage. Souvent on établit sur le chantier une hutte où il peut se reposer pendant quelques heures.
- G. Ascenseurs hydrauliques, etc. — L’établissement de ces appareils exige un certain nombre d’ouvriers qui sont à peu près les mêmes que ceux de la serrurerie, dont nous avons parlé dans un volume spécial.
- D. Chaudronnerie. — Pour les réservoirs, bains-marie, baignoires et, en un mot, tout ce qui concerne la chaudronnerie,
- l’ouvrier employé est le chaudronnier, qui façonne, pose et dépose les appareils, et fait tous travaux accessoires. Il a un aide compagnon, qui est le plus souvent un apprenti.
- 3° Canalisation pour le gaz.
- L’art de l’appareilleur à gaz se rattache si intimement aux travaux ordinaires du plombier que souvent, dans la pratique, ces deux industries sont réunies dans le même corps d’état. Le plus souvent, en effet, l’installation ordinaire du gaz comprend seulement les travaux que l’on est obligé de faire pour amener le gaz à l’aide d’une conduite branchée sur les conduites principales de distribution établies par les Compagnies sur la voie publique, dans un local déterminé ; pour disposer sur elle les conduites secondaires, et les appareils de mesure, de sûreté ou d’attente, de façon à n’avoir plus, pour jouir du gaz et pour l’employer à l’éclairage qu’à monter sur ces pièces d’attente les appareils spéciaux que l’on trouve dans le commerce.
- Etablissons tout d’abord les liens qui rattachent cette industrie à celle proprement dite du plombier.
- L’appareilleur à gaz emploie presque toujours des tuyaux de plomb, à cause de la facilité que ceux-ci présentent, par suite de leur malléabilité, à s’adapter facilement aux contours plus ou moins sinueux qu’il doit leur faire suivre. Toutefois, dans certains cas, il emploie des tubes de fer, et rarement des tubes de cuivre. II a en outre, à disposer divers appareils pour permettre à l’abonné et à la Compagnie fermière d’établir un mode de mesure des quantités de gaz consommés, ou pour prévoir, découvrir et remédier aux accidents, ou, enfin, pour pouvoir établir sur cette canalisation les appareils d’éclairage. De plus, il sera souvent appelé à modifier, corriger ou surveiller certaines parties constitutives communes à tous, indépendantes des formes plus ou moins artistiques.
- Nous aurons donc, comme dans la canalisation d’eau :
- 1° Le plombier, chargé de la pose des tuyaux, des soudures, et de tous travaux accessoires ; 2° L’ajusteur, qui met en
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- NOTIONS GENERALES. 143
- place les petites pièces des divers appareils employés ; 3° Le moniteur, qui fixe les appareils, compteurs, etc. Ces ouvriers ont toujours un aide.
- L’installation des conduites venant du gazomètre et parcourant les voies publiques est faite jusqu’au compteur par les soins des Compagnies fermières, qui em-ployent à cet effet leurs ouvriers particuliers, sous la conduite de leurs agents. De plus, à Paris, la Compagnie du gaz, se charge elle-même des conduites de raccommodement entre les maisons et la maîtresse conduite. Nous entrerons dans plus de détails quand nous parlerons de l’installation du gaz.
- La question de fabrication des divers appareils, se rattache plus particulièrement à l’industrie de la fabrication du bronze, où, à côté des questions techniques de fabrication, vient s’ajouter le côté artistique, qui joue un grand rôle. Nous ne saurions l’aborder sans sortir du cadre que nous nous sommes proposé. Les ouvriers employés sont des spécialistes qui ne rentrent nullement dans la catégorie des ouvriers du bâtiment.
- 4° Électricité.
- A. Eclairage. — Nous ne nous occupons que de la pose des appareils, leur fabrication étant faite dans des usines spéciales.
- La pose est faite par Y ajusteur, qui s’occupe surtout de fixer les différentes pièces de la canalisation et des appareils.
- L’électricien s’occupe plus particulièrement des piles, des machines, s’assure du bon fonctionnement des appareils et recherche les causes de défectuosité.
- L'aide, comme son nom l’indique, est chargé de servir l’ajusteur.
- B. Sonnettes électriques. Téléphonie domestique. — Mêmes ouvriers.
- G. Ascension électrique. — Nous ferons ici les mêmes remarques que pour les ascenseurs hydrauliques, en y ajoutant un électricien, qui s’occupera plus particulièrement des transmissions.
- D. Sonneries ordinaires, ouverture de portes cochères. — Ce genre de travail relève surtout de l’entrepreneur de serrurerie. Les ouvriers employés seront ceux employés dans ce corps d’état. Pour la pose, nous aurons l’ouvrier poseur de sonnettes, qui s’occupera, en outre, de tous raccords nécessaires.
- E. Monte-plats. — Même remarque que pour les ascenseurs.
- F. Paratonnerres. — La fabrication des tiges de paratonnerres et accessoires se fait à l’usine et exige pour cela des ouvriers forgerons, frappeurs, ajusteurs, etc.
- La pose sur place est faite par des poseurs et leurs aides. Quant aux puits, ils sont établis par des puisatiers, ouvriers spéciaux, accompagnés de leurs aides.
- Tels sont les ouvriers employés pour les differents corps d’état dont nous aurons à parler dans le courant de cet ouvrage. Chacun a son rôle bien défini et ce n’est que dans des cas particuliers qu’il peut être appelé à en suppléer un autre.
- VI. — VOCABULAIRE DES EXPRESSIONS EMPLOYEES EN COUVERTURE, INSTALLATION D’EAU, DE GAZ ET D'ÉLECTRICITÉ
- Abandon. Action par laquelle un propriétaire abandonne une chose à un tiers, afin d’être déchargé de toute obligation à 1 égard de cette chose.
- Il peut y avoir aussi abandon de travaux par l’architecte ou par l’entrepreneur.
- L’architecte qui abandonne les travaux en cours d’exécution doit prévenir le proprietaire par lettre chargée ou par huis-
- sier, et motiver sa décision. Il provoque ensuite un constat des travaux exécutés, et, s’il y a lieu, la nomination d’un expert à l’effet ne déterminer leur importance, leur état et fixer les honoraires dus.
- Si l’architecte s’est engagé, par écrit, vis-à-vis du propriétaire à dresser un projet, à diriger un travail et à régler les comptes des travaux, il doit accomplir sa
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- COUVERTURE.
- tâche jusqu’au bout, sous peine de dommages et intérêts vis-à-vis du propriétaire, sauf le cas de force majeure à apprécier par les tribunaux.
- Par contre, le propriétaire ne peut évincer l’architecte au cours de travaux, sans motifs sérieux.
- S’il n’y a aucune convention verbale ou écrite, l’un et l’autre peuvent, à toute époque, reprendre leur liberté.
- Si les travaux sont abandonnés par l’en-
- Fig. 301.
- trepreneur, on ne peut, dans ce cas, s’emparer du matériel et des matériaux laissés surle chantier, et il faut avant qu’on puisse faire continuer les travaux, requérir en référé la nomination d’un expert à l’effet de :
- 1° Constater l’état d’avancement des travaux ;
- 2° Inventorier le matériel existant et les matériaux approvisionnés ;
- 3° Rechercher les causes de l'abandon des travaux, dire à charge de qui la convention est résiliée, évaluer le préjudice et fixerle montant des dommages et intérêts ;
- 4° R.égler tous comptes de travaux et procéder à tous règlements sur tous dires et observations des parties.
- Cette mesure peut être provoquée par le propriétaire, l’architecte ou l’entrepreneur lui-même.
- S’il y a intérêt au point de vue des ga-
- ranties pécuniaires, on peut demander au Président du Tribunal que le matériel et les matériaux soient placés sous séquestre. Ces ordonnances sont exécutoires, nonobstant appel. Le Président des référés peut même en ordonner l’exécution sur-le-champ, sur minute, avant même l’enregistrement de cette minute.
- Abat-jour. Réflecteur qui rabat la lumière des lampes.
- Leurs formes sont un peu différentes
- Fig. 303.
- suivant qu’ils servent à l’éclairage ordinaire, huile, pétrole, etc., à l’éclairage au gaz ou électrique.
- Pour l’éclairage ordinaire, ils sont, le plus souvent, en carton sur monture métallique ; on en fait aussi en porcelaine.
- Pour le gaz et l’électricité, les abat-jour sont en porcelaine ou en métal.
- Suivant leur destination les abat-jour
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- VOCABULAIRE.
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- affectent les formes les plus diverses. Nous en donnons quelques exemples {fig. 301, 302, 303 et 304).
- Abat-son. On nomme ainsi de petits toits ou auvents placés dans les tours d’églises ou dans les clochers pour rabattre le son
- Fig. 304.
- des cloches vers le sol et garantir le beffroi du vent et de la pluie.
- Les abat-son se font souvent en plomb, comme on l’a fait pour le beffroi de Notre-
- ' '-.''liVnr
- Fig. 305.
- ^ame de Paris. Dans cet édifice, l’eau qui entre dans les tours par les baies est recueillie à la partie inférieure du beffroi Sur un terrasson en plomb, auquel correspondent des gargouilles, qui rejettent 1 eau à l’extérieur.
- On peut employer un système plus éco-Sciences générales.
- nomique, qui consiste à mettre entre les pieds droits des baies, des châssis en charpente. On recouvre ces derniers de plomb, de zinc ou d’ardoises. On les espace entre eux, et on les incline de façon à rabattre le son vers le sol {fig. 305).
- Pour éviter les entailles dans les tableaux des baies, on peut rendre les abat-
- Fig. 307. Fig. 308.
- son mobiles [fig. 306). On a soin de les maintenir les uns au-dessus des autres par des crochets qui les soutiennent et permettent de les rabattre.
- Chaque abat-son est ainsi formé d’un châssis couvert en zinc. On l’emboîte à la
- Fig. 309.
- partie supérieure sur une traverse horizontale assemblée dans les montants d’un grand châssis. Ce dernier encadre entièrement chaque baie. Lorsqu’on a à réparer ces abat-son, il est, comme on le voit, très facile de les démonter.
- Autrefois les baies des clochers étaient petites et étroites, les beffrois restaient
- COUVERTURE ET PLOMBERIE. — 10.
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- couverture.
- exposés à l’air libre. On ne commença guère que vers le xme siècle à se servir des abat-son.
- Abatage. Abatage des rives. — Léger chanfrein fait sur les arêtes d’une pièce de charpente. On pratique ce chanfrein aussi bien sur les bois de sciage que sur les bois bruts ; mais, dans ce dernier cas, il présente peu de régularité et n’est fait que pour enlever les aspérités des angles {fig- 307).
- Abattant. Nom donné aux couvercles des sièges d’aisances. lisse font de différentes formes, et le plus ordinairement en chêne,
- Fig. 310.
- en acajou ou en palissandre. Ils se fixent soit sur les sièges en bois, soit sur des consoles en fer. Nous en donnons des exemples [fig. 308 et 309).
- Abat-vent. Terme par lequel on désignait anciennement les abat-son. On donne aussi ce nom à un petit auvent qui garantit de la pluie et du vent.
- De même, la pièce circulaire en tôle À {fig. 310) placée sur les cheminées pour empêcher le vent de refouler dans les tuyaux se nomme aussi abat-vent.
- Aboucher. Action de joindre ensemble deux pièces d’une charpente ou deux bouts de tuyaux.
- Aboument. Assemblage d’about de deux pièces de bois assemblées en bout.
- About. Extrémité d’une pièce de bois taillée pour être assemblée avec une autre {fig. 311).
- Abouter. Réuni par les deux bouts deux tuyaux A et B de diamètres différents, à l’aide d’un collet de plomb C de forme conique {fig. 312.)
- Aboutir. Terme de plomberie qui signifie revêtir de tables minces, de plomb blanchi, un membre saillant de moulure d’architecture, en se servant d’outils qui malgré l’épaisseur du métal, permettent d’en conserver la forme. On dit aussi amboutir.
- Abras. Garniture de fer dont est muni le manche d’un marteau de forge.
- Abreuvoir. On désigne ainsi une espèce de cuvette de forme spéciale disposée
- Fig. 311. Fig. 312.
- pour faire boire et pour baigner les animaux domestiques. — H y a deux sortes d’abreuvoirs, les uns naturels, les autres artificiels.
- En canalisation d’eau, on ne s’occupe que des abreuvoirs artificiels, qui ne sont, à proprement parler, que des espèces de bassins dont le fond est pavé et dont les parois sont construites en ciment. On y aménage une ou deux pentes d’accès et l’on y amène les eaux de pluie ou de source, au moyen d’une tuyauterie disposée de manière à en permettre la vidange. On calcule la capacité des abreuvoirs à raison de 80 litres par jour et par tête de bétail, ce qui fait une moyenne de 160 à 165 mètres cubes. — Nous donnons comme exemple l’abreuvoir des abattoirs de la Villette à Paris [fig. 313). La fosse A a 1 mètre de profondeur en son milieu et se termine en pente douce à ses
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- VOdABüLAÎRË.
- é
- xtrémités. Elle est comprise entre deux ïïiurs B qui séparent chacun un trottoir G d une auge extérieure D. L’eau est amenée dans les auges par des conduits en plomb, descend, par des trop-pleins, dans la fosse. Le fond de cette fosse est percé d’un trou, muni d’une bonde permettant de vider l’abreuvoir.
- Abréviation. Retranchement de lettres
- Fig. 313.
- dans un mot. Dans les actes sous seing privé faits pour les affaires du bâtiment, il faut éviter les énonciations en chiffres, qui peuvent donner lieu à toutes sortes de supercheries, après la signature de l’acte; il
- Elévation.
- Fig. 314.
- dans le sol. Les trois croquis (ftg. 314,315 et 316) nous en montrent un exemple.
- Ces cuves se font en deux parties entrant l’une dans l’autre.
- Coupe CD.
- Fig. 313.
- Abscisse. On désigne ainsi la partie du rayon ou de l’axe comprise entre les sommets de la courbe ou de l’arc et l’ordonnée à laquelle elle a rapport. En couverture, ce terme est employé dans la construction des lucarnes. Dans la figure 317
- Coupe AB.
- Fig. 316
- convient d’éviter aussi les abréviations dans le texte de ce dernier.
- Abri. Nom donné à de petites constructions servant à abriter les voyageurs sur les quais de chemins de fer.
- On donne aussi ce nom à de petites cuves en pierre destinées à protéger les appareils électriques placés sur terre ou
- AB, AG sont les abscisses ; BC, GD sont les ordonnées.
- Accès. En établissant une couverture, on doit s’occuper d’en rendre facile l’accès en toutes les parties, au moyen de chemins horizontaux ou inclinés, munis partout de marches et de mains courantes.
- L’arrivée sur le comble se fait, au der-
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- COUVERTURE.
- nier étage de la construction,'soit par un châssis placé dans le comble, soit par un escalier ou échelle de meunier donnant accès sur le comble par une porte. C’est là
- Fig. 317.
- un moyen utile de sauvetage en cas d’incendie. La surveillance, les ramonages, les travaux de réparations de tous genres,
- deviennent plus faciles, tout en évitant des dégradations au reste de la couverture. On établira donc sur les couvertures des
- Fig. 318.
- échelles et des chemins partout où il y aura souvent des travaux de réparations. Ces chemins devront exister au faîtage,
- Elévation.
- Coupe A B.
- Fig. 319 et 320.
- et le long des souches de cheminées, lesquelles comporteront, si cela est utile, des échelles en fer ; ils mèneront aux ché-
- neaux, qui devront être assez larges pour qu’on puisse marcher dedans [fig 318). Afin de pouvoir circuler sur le-« toitures
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- VOCABULAIRE.
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- en toute sécurité, on établira de solides garde-fous. On espacera ordinairement leurs montants, de 1 mètre à lm,50. Une main courante, de 0m,90 de hauteur, les reliera les uns aux autres, et, à mi-hauteur, courra une lisse intermédiaire. Le plus souvent la main courante sera un simple fil de fer de 0m,003 à 0m,005 de diamètre galvanisé et convenablement tendu sur des montants appropriés {fig. 3i9et320). Les garde-fous protégeant les chemins d’égout seront garnis, dans toute leur hauteur, d’un grillage formant arrêt et protection pour les ouvriers.
- Ces dispositions se compléteront par la pose de crochets et des moyens précédemment connus pour fixer les échelles et les échafaudages sur les rampants des combles.
- Ces moyens de circulation facile sur les toitures présentent, dans certains cas, des inconvénients sérieux, au point de vue de la clôture, surtout dans les villes, où les bâtiments sont contigus. Il faut alors prendre des précautions spéciales pour la fermeture des locaux situés sous les combles.
- Accessoire. Le mot accessoire indique la suite, l’accompagnement, la dépendance d’une chose principale. Par exemple, la possession du sol implique la possession de ce qui est au-dessus et au-dessous de ce sol. Le propriétaire a donc la liberté de faire au dessus et au dessous toutes les constructions qu’il a l’intention d’édifier, â charge pour lui, s’il y a servitude, d’accorder tout ce qui est nécessaire pour en user et de se soumettre aux lois et règlements relatifs aux mines, ainsi qu’aux lois et règlements de police concernant les constructions.
- Ces dernières établies sur un terrain sont présumées faites par le propriétaire, à ses frais, et lui appartenir. S’il a construit avec des matériaux ne lui appartenant pas, 11 doit en payer la valeur ; mais le propriétaire des matériaux n’a pas le droit de les enlever. Si ces constructions sont faites par un tiers et avec ses matériaux, le propriétaire du fonds a le droit ou de les retenu* ou d’obliger ce tiers à les enlever. Il doit le remboursement de la valeur des niatériaux et du prix de la main-d’œuvre,
- s’il préfère conserver ces constructions (art. 552 et suivants ; art. 696 du Code civil).
- On donne aussi le nom d'accessoires aux différents objets qui complètent un système de construction. C’est ainsi que les échelles en fer, les garde-fous, etc., sont dits des accessoires de couverture.
- Accident. Evénement fortuit. Malheur. Nul n’est responsable des accidents arrivés par force majeure ou cas fortuits, tels que : ceux produits par un tremblement de terre, par la foudre, etc. Mais celui qui occasionne un accident, par imprudence, maladresse ou négligence, est civilement responsable du préjudice causé, et même il encourt la répression pénale, s’il y a mort d’homme ou blessures.
- Ainsi, dans les travaux, l’entrepreneur est, en général, responsable :
- 1° Des accidents survenus aux passants
- Fig. 321.
- ou à ses propres ouvriers, par suite de l’inobservation des règlements, de sa négligence ou de la négligence de ceux qu’il emploie;
- 2° De la mort d’un ouvrier ou des blessures qu’il peut recevoir en raison de la direction mauvaise ou imprudente des travaux ;
- 3° Du dommage causé par l’ouvrier à la propriété voisine.
- L’architecte serait aussi responsable, dans le cas où les accidents ou dommages seraient survenus par suite de vices dans le plan de la construction, d’une fourniture faite par lui de mauvais matériaux, ou des obligations imposées à l’entrepreneur par son traité.
- On donne aussi le nom d’accidents aux modifications de courants qui se produisent dans une canalisation électrique, ils sont de deux sortes :
- 1° Les courts-circuits, c’est-à-dire la communication entre le conducteur positif et le négatif ;
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- COUVERTURE.
- 2° Les pertes par la terre, dues à un défaut d’isolement dans un conducteur.
- Accoler. C’estjuxtaposer plusieurs pièces de bois pour les fortifier les unes par les autres. On peut ainsi former une pièce, ou poutre, de grande résistance. Généralement, on réunit ces bois accolés par des boulons ou par des armatures [fig. 321).
- Accouplement. Assemblage par couple. On donne ce nom aux différentes manières de réunir entre eux les divers pôles d’une série de piles électriques. Il y a deux méthodes :
- 1° L’accouplement en tension ou en série [fig. 322). Le pôle positif d’un des éléments est réuni au pôle négatif de l’autre.
- Fig. 322.
- Dans ce cas, la force électromotrice augmente proportionnellement au nombre des éléments, ainsi que la résistance intérieure ;
- 2° L’accouplement en quantité ou en dérivation [fig. 323). On relie, d’un côté, tous les pôles positifs et, de l’autre, tous les pôles négatifs. La force électromotrice ne change pas. Le résultat est identique à celui qu’on obtiendrait en prenant un seul élément d’une surface égale à la somme des surfaces de chacun des éléments. La résistance est diminuée d’autant.
- Accoupler. Réunir deux fers à I par des brides ou par des boulons.
- Accroc. On donne ce nom à certains défauts des verres, défauts produits par le frottement d’un corps très dur sur leur surface, ce qui altère la transparence.
- Accumulateur. Appareil électrique constitué par deux lames de plomb plongées dans un vase renfermant de l’eau acidulée. Quand on y fait passer un courant électrique, il s’y produit des réactions chimiques permettant à l’appareil de régéné-
- Fig. 323.
- rer plus tard, et quand on le veut, une quantité d’électricité presque égale à celle qui lui a été fournie.
- Voici comment s’explique ce phénomène :
- Faisons passer un courant électrique entre deux plaques métalliques séparées par un corps humide. Pendant que le liquide est soumis à l’action de la pile, il se décompose. L’un des éléments qui le
- forment se porte au pôle positif ; l’autre? au pôle négatif. Si ces éléments ne se dégagent pas immédiatement dans l’air, ils sont sollicités tous les deux l’un vers l’autre par une force qui tend à les rapprocher. Quand la force électromotrice de la source électrique est supérieure à la force électromotrice intérieure, ou de polarisation, Y éleetrolyse continue son cours. Mais si la source d’électricité vient
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- à s’arrêter ou même à diminuer suffisamment de puissance, la force de polorisa-tion exerce son action, et un courant se développe en sens inverse du premier, jusqu’à ce que les produits de la décomposition accumulés sur les électrodes se soient recombinés et aient complètement disparus. Ces effets de polarisation sont plus ou moins énergiques selon la composition du liquide et des électrodes employées. En outre, la charge d’électricité accumulée ainsi peut se conserver plus ou moins longtemps suivant la nature des métaux et leur état physique. Dans quelques cas, cette action secondaire a très peu de durée.
- Les accumulateurs ont pour but d’utili-
- Fig. 324.
- ser ces courants secondaires. Ils servent à emmagasiner par la polarisation une grande quantité d’électricité, qui doit être ensuite restituée, dans un temps plus ou moins long, à différents intervalles. La pé-riode pendant laquelle l’accumulateur est mis en rapport avec la source primaire d’électricité constitue la période de charge. La décharge a lieu, au contraire, lorsqu’on utilise 1 'énergie électrique emmagasinée dans l’élément secondaire.
- Les conditions qu’un accumulateur doit remplir pour être industriel sont les suivantes :
- 1° 11 faut qu’il puisse emmagasiner la plus grande quantité d’électricité sous le plus petit volume et surtout avec le moindre poids, ou, en d’autres termes, qu’il ait une grande capacité électrique;
- 2° La charge électrique doit se conserver longtemps sans perte ;
- 3° Il faut que l’accumulateur ait un bon rendement, c’est-à-dire qu’il restitue la plus grande partie du travail dépensé pour le charger ;
- 4° Comme les piles, les accumulateurs
- Fig. 325.
- doivent fournir un courant constant, sans intermittence, et il faut qu’on puisse régler à volonté la décharge suivant le genre de travail que l’on a en vue.
- L’accumulateur peut donc être chargé dans une usine, puis transporté à l’endroit où il doit agir. Chargé à l’aide d’une pile ou d’une machine dynamo-électrique, il fournit de l’électricité à meilleur compte
- Fig. 326.
- que les piles, tout en étant moins encombrant {fig. 324).
- Les accumulateurs sont employés pour l’éclairage électrique {fig. 325), la galvanoplastie, le fonctionnement des moteurs électriques.
- On a construit un grand nombre de ces appareils [fig. 326).
- On donne aussi le nom d’accumulateurs
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- COUVERTURE.
- à des appareils hydrauliques destinés à régulariser la distribution de l’eau sous les récepteurs (ascenseurs, etc.). Si l’eau arrive en excès, l’accumulateur absorbe cet excès, qu’il rend ensuite à la machine, dans le cas où la quantité d’eau nécessaire vient à diminuer (fig. 327).
- Acérer. Action qui consiste à souder un morceau d’acier à l’extrémité d’un outil en fer, afin d’en rendre la pointe tranchante et facile à affûter.
- Acérin. Fer qui tient de la nature de l’acier et qui peut se tremper ; les ouvriers disent aciéreux.
- Fig.
- Acérure. Petit morceau d’acier préparé pour être soudé à l’extrémité d’un outil en fer.
- Acide. On donne le nom d’acide à un composé d’un corps simple avec l’oxygène ou avec l’hydrogène, d’une saveur piquante et faisant passer au rouge la teinture de
- 327.
- tournesol. Les acides trempent mieux les métaux que l’eau; l’acide nitrique surtout donne une très grande dureté à l’acier.
- Les acides sont très souvent employés dans les diverses industries du bâtiment.
- L’acide chlorhydrique, ou esprit de sel, sert au décapage du plomb ; il permet de
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- VOCABULAIRE.
- racler les deux surfaces, et de les mettre à nu au moment où l’on applique la soudure.
- L’acide carbonique est employé pour la purification des eaux.
- L’acide chlorhydrique, l’acide sulfurique, l’acide azotique, concourent à la confection des piles électriques.
- Enfin, de nombreux acides entrent dans la composition du gaz d’éclairage.
- Acier. On donne le nom d’acier à une combinaison en très faibles proportions (1 à 2 0/0) du fer avec le carbone.
- L’acier est plus dur et plus élastique que le fer et la fonte ; il se trempe très facilement. Chauffé au rouge, puis refroidi brusquement, il acquiert une grande dureté et une grande ténacité ; cette propriété le fait employer très souvent pour la confection des outils destinés à tailler le Lois, la pierre et les métaux.
- Il y a dans le commerce, plusieurs sortes d'acier :
- 1° L’acier naturel ;
- 2° h'acier de forge ;
- 3° h'acier de cémentation, ou acier poule. L’acier de cémentation est propre à la confection des instruments très durs, tels que les limes ; l’^czer fondu, provenant de la fusion complète de Y acier de cémentation, est celui qu’on emploie àla confection des outils qui doivent présenter un tranchant très fin ou une très grande dureté.
- Le poids spécifique de Vacier non trempé est de 0k,783; celui de Y acier écroid est de 0k,781.
- On distingue facilement le fer de l’acier en mettant sur ce dernier une goutte d’acide nitrique. Il se produit une tache noire qui ne paraîtrait pas sur le fer. Nous renvoyons nos lecteurs à la première partie du Cours de Construction, où ils trouveront tous les détails désirables sur ce métal.
- Aciérage du fer. Un morceau de fer forgé trempé quelque temps dans la fonte en fusion prend la dureté de l’acier ; une barre de fer chauffée au rouge, mise ensuite dans un bain de poussier de charbon, puis trempée en sortant de ce bain, devient semblable à l’acier et durcit fortement.
- Aciérer. Aciérer, c’est ajouter par une soudure à chaud une surface ou une ex-
- 153
- trémité en acier à un outil ou à une pièce quelconque en fer.
- Acompte. Payement effectué sur le montant d’une somme.
- L’architecte fait délivrer par le propriétaire des acomptes aux entrepreneurs, à valoir sur les règlements définitifs de leurs mémoires. Les entrepreneurs donnent aussi des acomptes à leurs ouvriers sur la paye du mois ou sur le prix de la journée.
- Lorsque les travaux ont une certaine importance, des acomptes sont donnés aux entrepreneurs pendant leur exécution.
- Les époques de paiement des travaux traités à forfait varient selon les corps d’état et l’entente préalable entre les parties.
- Pour la couverture et la plomberie, elles sont ordinairement les suivantes :
- Le bâtiment hors d’eau .... 20 0/0
- Couverture achevée............ 10
- Plomberie achevée............. 20
- Travaux terminés...............20
- A la réception provisoire. ... 15
- » définitive.... 15
- Pour les travaux sur série de prix, les paiements d’acomptes se font le plus souvent mensuellement. Ils sont proposés par l’architecte suivant l’avancement des travaux et constatés préalablement par des états de situation dressés chaque mois et réglés provisoirement. Ces acomptes peuvent s’élever jusqu’aux sept dixièmes de la valeur des ouvrages exécutés. Les sommes restant dues pour solde ne sont payées à l’entrepreneur qu’après la réception définitive des travaux et lorsqu’il a été justifié de l’accomplissemeut des obligations énoncées au cahier des charges.
- En résumé, qu’il s'agisse d’un marché à forfait ou d’un travail au métré, il faut toujours répartir les payements de telle sorte qu’il reste à payer, au moment de l’achèvement complet des travaux, une somme égale au quart ou au cinquième du montant approximatif de la dépense totale. Cette somme se divise en deux : la première se paie trois mois après l’achèvement des travaux ; la seconde, trois autres mois après.
- Les propositions de payement pour donner des acomptes aux entrepreneurs sont constatées sur des registres à souches dont
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- Mois de................189
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- COUVERTURE.
- nous donnons un exemple en tête de la page 155.
- Les entrepreneur donnent aussi des acomptes à leurs ouvriers et entretiennent
- Fig. 328 à 330.
- Détail A
- ÜB Embouchure
- à cet effet de petits registres de comptabilité. Nous en donnons un modèle dans la première colonne de cette page.
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- VOCABULAIRE.
- 155
- TNTo
- ^n™
- Paris, le 189 . ^to-p-o.5 ition. De Paiement
- M. paiera M. peut payer
- àM à M Entrepreneur de
- Entrepreneur de la somme de : -= - , .s=== .. -1 -J ^-5 ~
- à valoir sur le montant des travaux exécutés dans la
- propriété sise propriété sise
- Montant Montant d Paris, le 189 .
- A comptes reçus A comptes reçus L’Architecte,
- Présent a compte Présent acompte
- Ensemble Ensemble
- Différence Différence
- Acoustique. Partie de la physique qui s’occupe des sons. La partie de cette science qui a trait à la construction des salles publiques, des salles de concerts et des salles de théâtres est très importante. Il faut, en effet, pouvoir déterminer qu’elles sont les conditions qu’elles doivent remplir pour que le son s’émette, se propage et se développe dans les meilleures conditions désirables et pour le plus grand profit des auditeurs. Nos lecteurs trouveront tous les détails nécessaires dans la septième partie du « Cours de Construction ».
- On appelle tubes acoustiques des appareils destinés à transmettre la parole d’un point à un autre. On sait, en effet, que dans les tuyaux cylindriques et droits, le son peut être porté à une grande distance sans altération bien sensible.
- Cette propriété a été utilisée, d’abord en Angleterre, pour transmettre les ordres dans les hôtels et les grands établissements. Ce sont des tubes passant d’une pièce à l’autre à travers les murs. Si l’on parle d’une voix un peu élevée à l’une des extrémités, on est entendu très distinctement à l’autre. On a reconnu qu’un tube de 0m,037 de diamètre, ayant seize coudes et 250 mètres de développement, est capable, malgré cette longueur, de rapporter dis-
- tinctement, à l’une des extrémités, ce qui se dit à l’autre.
- Un embout est placé à chaque extrémité ; on parle dans l’un et on écoute dans l’autre. Chaque embout est muni d’un sifflet avertisseur.
- A chaque poste se trouve un tableau indicateur avec disques mobiles (fig. 328 à 331). L’ensemble des appareils forme ce qu’on appelle un porte-voix.
- Acquit. Quittance : décharge. Au bas d’un billet, d’un compte, pour certifier qu’ils ont été payés, on met les mots : Pour acquit.
- Si, plus tard, on s’aperçoit d’une erreur dans le compte soldé, on intente, ce qu’on appelle en langage judiciaire, la répétition de Vindù.
- Si un reçu est donné en bloc et à forfait, il n’est plus possible d’introduire une action judiciaire. En effet, si, dans la suite, une des parties constate une erreur matérielle, on peut lui opposer que cette erreur et d’autres encore existent bien, mais que le fait d’avoir fait un bloc à forfait du reliquat dû suppose que, de part et d’autre, on s’est fait des concessions mutuelles pour aboutir à une transaction à forfait qui, comme toute transaction de cette nature, ne peut être viciée que par le dol
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- COUVERTURE.
- et la fraude. S’il y avait dol, il y aurait ; lieu à rescision de la convention et non à répétition de l’indû (Masselin-Formules).
- Voici la formule d’un reçu pour solde, en bloc et à forfait :
- Reçu de M...... la somme de......pour
- solde, à titre de transaction en bloc et à forfait du montant du décompte général
- des travaux de...., que j'ai exécutés pour
- son compte dans un bâtiment sis à.......
- vue...., n°...., ledit décompte dressé par
- M...... architecte.
- Pour un acquit de mémoire, afin d’éviter que le propriétaire ne revienne sur le règlement fait par l’architecte, on rédige ainsi le reçu :
- Pour acquit du présent mémoire, reçu la somme de....... francs à titre de tran-
- saction, en bloc et à forfait.
- A...., le.... 18....
- Fig. 332.
- Acrotère. Extrémité supérieure d’un édifice. On donne encore particulièrement ce nom aux petits socles ou piédestaux que les anciens plaçaient aux angles inférieurs et aux sommets des frontons [fig. 332), pour porter des vases, des trépieds, des palmettes, des figures isolées ou groupées. On donne aussi le nom d’acrotère à l’ensemble de ces motifs.
- On appelle encore acrotères les piédestaux, placés de distance en distance dans les balustrades, formant le couronnement de certains édifices, et même l’ensemble de ces balustrades.
- En couverture et plomberie, on donne aussi le nom d’acrotère (fig- 333) aux socles continus qui dominent les corniches de couronnement et servent à dissimuler les chéneaux.
- Acte sous seing privé. On donne ce nom à tout acte fait sur papier timbré, mais non devant notaire, par opposition à Y acte authentique, ou notarié. Les marchés, dans
- les travaux du bâtiment, sont faits sous seing privé. Ces actes, susceptibles d’être opposés à des tiers ou signifiés par huissier, doivent être enregistrés. Le délai pour l’enregistrement est de trois mois après la date mentionnée dans l’acte.
- Il ne faut mentionner dans les actes sous seing privé que des pièces ou écrits ayant été enregistrés ou devant l’être en même temps que l’acte, sinon on s’expose aux investigations de l’enregistrement et à la perception de droits quelquefois fort élevés. Les sommes et les dates doivent être écrits en toutes lettres. Les ratures et renvois doivent être approuvés par de simples initiales ou simplement paraphés. Les surcharges sont proscrites.
- Fig. 333.
- Les dates doivent être mises en toutes lettres; l’acte doit être signé par toutes les parties ; les signatures doivent, sous peine de nullité, être précédées des mots : Lu et approuvé, ou Approuvé Vécriture ci-dessus et d'autre part. Les bas de pages doivent être paraphés.
- En matière commerciale, la signature des parties commerçantes n’a besoin d’être précédée d’aucune mention.
- Acte authentique. On donne ce nom à tout acte passé devant notaire. Dans le bâtiment, les actes authentiques ne sont nécessaires que pour la formation de Sociétés de construction par actions.
- Action. Ce terme désigne le moyen, que chaque individu tient de la loi, de se faire rendre en justice ce qui lui est dû.
- On distingue les actions administratives, civiles ovl pénales.
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- VOCABULAIRE.
- Les actions administratives (voirie, etc.) se portent devant les Conseils de préfecture et, en dernier ressort, devant le Conseil d’Etat.
- Les actions civiles (règlement de comptes, mémoires, etc.) se portent soit devant le juge de paix ou le Tribunal de première instance, suivant leur importance ; en appel, devant la Cour. La Cour de cassation juge en dernier ressort, en cas de violation de la loi.
- Les actions pénales (accident sur les chantiers, infractions aux règlements de police, etc.), se portent soit devant les Tribunaux de simple police, soit devant les Tribunaux correctionnels, suivant qu’il y a eu contravention ou délit.
- L’action est personnelle, quand elle est dirigée contre une personne ; réelle, quand elle a pour but la revendication d’une chose ; mixte, si elle est à la fois dirigée contre la personne et ses biens.
- Les actions sont mobilières ou immobilières, selon qu’elles ont pour but d’obtenir un meuble ou un immeuble. La dernière de ces deux espèces d’actions se subdivise en actions possessoires, dont le but est de faire constater la possession, et en actions pétitoires, par lesquelles on réclame non plus seulement la possession, mais la propriété d’un immeuble.
- Les actions possessoires sont, en premier ressort, de la compétence du juge de paix; les actions pétitoires, de la compétence du Tribunal civil, qui juge en dernier ressort, s’il s’agit d’un immeuble dont le revenu ne dépasse pas 60 francs.
- D’après l’article 6, numéro 3, de la loi du 25 mai 1838, les juges de paix connaissent en premier ressort, et quelle que s°it l’importance de la demande, des actions relatives aux constructions et travaux visés par l’article 674 du Code civil, c est-à-dire l’érection près d’un mur mitoyen ou non, de fosses d’aisances, cheminées, étables, etc., lorsque la propriété °a la mitoyenneté du mur ne sont pas contestées.
- Adapter. 1° Appliquer, ajuster, approprier un profil, une moulure à un travail existant ;
- 2° Ajouter, après coup, par encastre-
- 157
- ment ou par assemblage, une saillie ou un ornement à un corps d’ouvrage.
- Adent. On appelle assemblage en adent la jonction de deux pièces de bois faite au moyen d’un tenon ou d’une languette entrant dans une mortaise ou une rainure taillée en forme de dent.
- La queue d'aronde, le grain d'orge sont des assemblages en adent.
- Adhérence. Union intime d’une chose à une autre.
- C’est ainsi qu’on dit l’adhérence du plâtre au bois et au fer. L’adhérence du plâtre au bois est facile mais faible. Son adhérence aux pierres et aux briques est environ 30 000 kilogrammes par mètre carré, lorsque la force est normale au plan de rupture, et de 14 100 à 17 800 kilogrammes, lorsque l’effort est parallèle au plan.
- Son adhérence au fer s’élève à 100 000 kilogrammes après neuf jours, à 170 000 kilogrammes après dix-sept jours ; mais, en général, l’adhérence du plâtre diminue beaucoup avec le temps.
- Dans un lieu humide, le plâtre n’acquiert jamais la cohésion précédente.
- L’adhérence du ciment avec le fer est très grande. On remarquera, en effet, que le ciment s’attache avec beaucoup de ténacité aux outils en fer qui servent à le mettre en œuvre.
- Adjudication. L’entreprise des travaux ordonnés par l’Administration est ordinairement concédée par adjudication, c’est-à-dire par un marché fait aux enchères publiques et avec concurrence.
- Des affiches apposées annoncent que Y adjudication aura lieu à un jour déterminé, dans une des salles de la préfecture.
- Les entrepreneurs adjudicataires doivent déposer :
- 1° Un cautionnement proportionné à l’importance des travaux à faire, et qui ne leur est rendu qu’après l’entier achèvement des constructions, sur un certificat de réception de l’architecte ;
- 2° Une soumission cachetée, indiquant le rabais qu’ils veulent faire ;
- 3° Un certificat de capacité, signé de deux architectes des travaux publics.
- L’Administration peut arrêter d’avance
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- CÔÜVERTÜRË.
- un maximum ou un minimum de rabais. La concession n’est définitive qu’après vingt-quatre heures, délai pendant lequel Y adjudicataire peut se désister, à la condition de payer la différence de son enchère avec celle qui l’a précédée.
- Les pièces constituant le dossier d’une adjudication sont les suivantes :
- 1° Plans, coupe et façades à l’échelle de 1 centimètre par mètre et vue en perspective à l’échelle de 2 millimètres par mètre ;
- 2° Série de prix ;
- 3° Devis estimatif ;
- 4° Cahier des charges générales applicables à tous les corps d’état ;
- 5° Cahier des clauses et conditions particulières à chaque corps d’état ;
- 6° Projet de soumission ;
- 7° Projet de procès-verbal d’adjudication,
- L’examen du dossier est soumis :
- 1° S’il s’agit de travaux pour l’Etat, par le ministre compétent au Conseil des Ministres et au Conseil supérieur des bâtiments civils à Paris;
- 2° S’il s’agit de travaux départementaux autres que les prisons, par le préfet au Conseil général et au Conseil supérieur des bâtiments civils à Paris, et, s’il s’agit de prisons, au Conseil supérieur des établissements pénitentiaires à Paris ;
- 3° S’il s’agit de travaux communaux, par le maire au Conseil municipal, au préfet, au Conseil des bâtiments civils du département ;
- 4° Enfin, s’il s’agit d’hospices, à la Commission deshospices, au Conseil municipal, au préfet, au Conseil des bâtiments civils du département et au Conseil supérieur des bâtiments civils à Paris.
- Pour série de prix, on prend le plus souvent pour base la série officielle des prix de la ville de Paris avec toutes les modifications nécessaires.
- Quant au devis estimatif, on fait un chapitre spécial pour chaque corps d’état. En
- particulier pour la couverture et la plomberie, voici comme on procède :
- Les parties de couvertures en zinc, ardoises et tuiles, doivent faire autant de paragraphes dans le devis qu’il y a de natures de matériaux. On réunira donc sous une rubrique spéciale le zinc, l’ardoise et la tuile. Le mesurage sera fait en œuvre avec addition d’un dixième pour développement. Puis on appliquera un prix composé comprenant tous accessoires. Les chéneaux, gouttières, tuyaux de descente, mem-brons, etc., devront être mesurés au mètre linéaire. Pour chacun de ces ouvrages on appliquera un prix composé comportant tous accessoires. On ajoute un dixième en plus pour imprévus.
- Quant à la plomberie, il faudra mesurer au mètre linéaire les conduites en plomb pour l’eau, les tuyaux décharges et toutes autres canalisations. On appliquera un prix composé comprenant la valeur moyenne des nœuds de soudure, brides, colliers, siphons, etc. Quant aux installations telles que closets, postes d’eau, éviers, salles de bains, fontaines, réservoirs et toutes autres installations ou accessoires divers, on les estimera à la pièce.
- Dans la canalisation pour le gaz, on peut estimer chaque bec, pour le raccord, la canalisation et accessoires, à environ 30 francs la pièce. Les appareils seront estimés suivant leur richesse. Les compteurs sont estimés à la pièce.
- A la suite de moyennes prises sur un très grand nombre de bâtiments, il résulte que, pour un total de 1 000 francs de travaux soignés et exécutés avec un certain luxe, la couverture, la plomberie et le zingage entrent pour 34 francs environ.
- Nous reparlerons plus loin du cahier des charges générales et du cahier des clauses et conditions particulières à chaque corps d’état.
- Nous donnons, ci-après, le modèle de soumission à signer par l’entrepreneur adjudicataire :
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- Soumission.
- Je........entrepreneur de.......demeurant à........rue......n*... soussigné.
- Après avoir pris connaissance parfaite et complète :
- 1° Des plans, coupes et façades du projet de construction de.............. à édifier pour le
- compte de..........sur un terrain sis à...... rue........ n”... lesdits plans, coupes et façades
- dressés par M........... architecte;
- 2° De la série des travaux ;
- 3° Du devis estimatif de ces prix ;
- 4° Du cahier des charges générales ;
- 5° Du cahier des clauses et conditions particulières aux travaux de.......
- M’engage envers..........à exécuter les travaux de..........moyennant les prix de la série
- formant annexe au dossier de l’adjudication, applicable auxdits travaux diminués d’un rabais fixe et uniforme de........par cent francs.
- Je m’oblige, en outre, à me conformer aux conditions du cahier des charges générales et aux clauses et conditions particulières aux travaux de.......formant annexes du dossier de l’adjudi-
- cation, que je m’oblige à exécuter fidèlement, et à supporter les frais mentionnés dans les diverses clauses et conditions générales et particulières.
- À l’appui de la présente soummission, je dépose le récépissé de mon cautionnement déposé à la date du............
- Fait à..........le.......mil huit cent quatre-vingt.....
- Modèle d’un procès-verbal d’adjudication.
- PROCÈS-VERBAL D’ADJUDICATION
- L’an mil huit cent quatre-vingt....le..............à .......heures du soir, dans l’une des
- salles de la mairie de.........se sont réunis, en séance publique, M. le maire, MM..............
- conseillers municipaux, M.............architecte, et M...receveur-municipal,à l’effet de procéder
- à l’adjudication des travaux de diverses natures nécessaires pour la construction de......pour
- le compte de............ sur un terrain sis à......rue........n°...
- M. le maire, président de droit, donne lecture de l’affiche placardée du......dernier, des
- avis insérés dans les journaux et des diverses pièces constituant le dossier de l’adjudication.
- 1° 11 est procédé tout d’abord à l’adjudication des travaux de.........
- Les plis cachetés réunis par les concurrents sont au nombre de.....
- M. le maire ouvre ces plis et constate que les soumissionnaires sont :
- MM................
- MM................
- M.................
- Ceux ayant satisfait aux conditions d’admissibilité, sont :
- M.................
- M.................
- M.................
- Le bureau déclare que les sus nommés seront seuls admis à soumissionner.
- Après quoi, il est procédé au dépouillement et à la lecture des soumissions cachetées, dont voici le résultat :
- 1° M.........entrepreneur de........... offre un rabais de.....sur les travaux de.........
- formant le.........lot.
- 2° M.........etc., etc.
- etc. etc.
- M............présentant le plus fort rabais, est déclaré adjudicataire des travaux de.....
- moyennant un rabais de.........sur la série soumissionnée.
- Après l’adjudication du dernier lot, M. le Président déclare que les pièces du dossier, les soumissions et le présent procès-verbal seront adressés à l’autorité compétente pour autorisation et fiue l’adjudication ne sera définitive qu’après l’obtention de cette formalité administrative.
- Dressé à........le........ « 189..
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- COUVERTURE.
- Adossé. Se dit d’une colonne, d’une cheminée, d’un tuyau, appuyés contre un mur.
- Adosser. C’est placer, un toit en appentis, un tuyau ou un objet quelconque contre une construction plus importante qui lui sert d’appui.
- Adoucissage. Sorte de poli qu’on donne
- Fig. 334.
- à certains métaux au moyen de poudres de diverses natures.
- Aérage. Renouvellement de l’air vicié d’un lieu ou d’une pièce quelconque. Par exemple, les fosses d’aisances sont munies de tuyaux d’aérage {fig. 335) pour éviter
- Fig. 335. — Tuyau d’aérage. ; A, Tuyau de chute ; B, Tuyau d’aérage 'de 0m,25 au moins ; doit sortir du toit comme A).
- l’accumulation des gaz méphitiques. — (Yoy. Ventilation.)
- Aérien. Qui est situé dans l’air. Exemple : les fils télégraphiques {fig. 336).
- Aétos. Mot grec signifiant pignon, fronton.
- Affaisser. S’affaisser. On dit qu’un bâtiment est affaissé en totalité ou en partie, quand les niveaux de ses assises ne se sont pas maintenus. Cet effet se produit par suite de vétusté ou lorsque les fondations sont construites sur un mauvais terrain. Un affaissement se produisant dans toutes les parties d’une construction se nomme tassement. (Yoy. ce mot.)
- Un plancher, une toiture, peuvent s’af-faiser dans leur milieu ou dans l’une de leurs parties, si les pièces de bois qui les composent sont trop faibles pour leur longueur, ou trop surchargées, ou bien encore si l’un des murs qui supportent les
- Fig. 336. — Fil télégraphique aérien.
- extrémités vient à tasser. — Une surcharge trop grande de neige peut également faire affaisser la toiture d’un bâtiment. C’est ce qui est arrivé, il y a quelques années, au marché couvert de la rue du Château-d'Eau, à Paris.
- Affichage. Action d’afficher. Les adjudications de travaux publics sont portées à la connaissance du public par voie d’affiches.
- Les anciens employaient aussi cette méthode. Les Grecs désignaient par les mots leucôma et sanis, les Romains par le mot album, les tablettes, écriteaux et portions de murs couverts d’un enduit blanc sur lesquels ces annonces étaient inscrites en rouge ou en noir. Les lignes devenues inutiles, que l’on pouvait, d’ailleurs, aisément effacer, étaient supprimées par une nouvelle couche de blanc.
- Ces affiches étaient exposées dans les endroits les plus fréquentés, aux places les plus apparentes, sur le forum par
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- VOCABULAIRE.
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- exemple, sur les colonnes des temples. Dans certains cas, on blanchissait même certaines parties de murs auxquels on donnait un aspect architectural, et qui étaient spécialement affectés à cet usage. (Chabat. — Dictionnaire de la Construction.)
- Affiler. Lorsqu’on a aiguisé un outil sur la meule, le tranchant de ce dernier, si on l’examine avec soin, semble composé d’une série de petites dents, produites par les grains du grès et a l’aspect d’une frange d’acier très mince, très étroite et à peine adhérente. On donne à cette frange le
- Fig. 337.
- nom de bavure ou morfl. Elle empêche l’outil de couper. On l’enlève en passant ce dernier sur une pierre à huile; c’est ce travail qu’on appelle affiler, et la pierre reçoit le nom d'affiloir.
- Affiler est aussi l’acte qui consiste à aiguiser à la lime les dents d’une scie. Le bout du tranchant est affilé au moyen de limes triangulaires (tiers-points). Les parties arrondies existant entre les dents de
- Fig. 338.
- scie sont approfondies au moyen de limes rondes appelées queues de rat.
- Affiloir. Pierre qui sert à affiler les outils.
- Affleurer, Mettre à la même surface, soit d’un seul côté {/îg. 337), soit sur deux parements, sans aucune saillie de l’un sur l’autre, deux corps contigus.
- C'est ainsi qu’on affleure les pièces formant un voligeage jointif.
- Affourchement. Affourcher, c’est joindre ensemble deux pièces de bois, dont l’une est à languette, et l’autre, à rainure. L’af fourchement s’emploie quelquefois dans les lattis jointifs pour couvertures [fig. 338).
- Affranchir. Terme de chantier signifiant qu’on fait rendre à une pompe plus d’eau qu’il n’en arrive dans la partie à épuiser.
- Affût. On désigne sous ce nom la monture d’un outil, qui le maintient dans la position la plus propre à le faire couper.
- Affûter. Ajuster les outils à leur monture. Se dit aussi, mais improprement, pour aiguiser et affiler.
- Agence {de travaux). Bureau que les architectes établissent sur un chantier. Une agence comprend : un cabinet pour l’architecte qui dirige les travaux ; un ou plusieurs
- Fig. 339.
- cabinets pour les inspecteurs ; un atelier pour les autres employés : dessinateur, sous-inspecteur, conducteur, piqueur, etc. — (Voir ces mots.)
- Le service des agences est fait par des piétons, ou garçons de bureau. (Pour les agences du service d’architecture du département de la Seine, voir la septième partie du Cours de Construction, Traité d'Architecture.)
- Agger. Ce mot désigne, d’une façon générale, un amoncellement de matériaux.
- Agrafe. En couverture , on appelle agrafes, de petites bandes de zinc qui sont clouées sur le voligeage, à la partie inférieure d’une lame de zinc, et qui s’engagent
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. - U.
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- CÔÜVËttTÜRË.
- sous le rebord de la feuille immédiatement inférieure. Ces agrafes s’opposent au soulèvement des feuilles [fig. 339).
- On appelle aussi bande d'agrafe, une bande en zinc variant comme largeur et clouée à la partie inférieure d’une couverture, pour servir à agrafer les feuilles de zinc placées au dessus {fig. 340).
- On donne aussi le nom d'agrafes aux crochets qui servent à fixer les ardoises ou les tuiles sur les lattis.
- Si l’on emploie l’ardoise, pour les combles à pente rapide, les agrafements ne sont pas nécessaires, si chaque ardoise est maintenue par les deux clous obligatoires et si le haut de l’ardoise est intact, c'est-à-dire s’il ne présente aucune écor-nure ni fêlure.
- Pour les combles à pente peu rapide,
- l’usage des agrafes n’est pas indispensable ; mais, à cause de la légèreté de l’ardoise, l’agrafement peut être nécessaire dans certains cas ; même dans cette dernière hypothèse, il semble préférable d’employer de l’ardoise épaisse de grandes dimensions, dite « anglaise », produite dans les ardoisières d’Angers, et autres carrières françaises. Le travail revient moins cher, offre plus de durée et présente tout autant de garanties.
- Pour les tuiles de n’importe qu’elle espèce, l’expérience montre que, pour les combles plats ou relativement plats, l’agra-fement est absolument inutile.
- P ourles brisis, ou combles à pente rapide, 1 agrafement est nécessaire, s’il est fait emploi de tuiles plates petit moule. On peut alors percer deux trous dans le haut de
- la tuile à 1 centimètre et i/2 au-dessouâ du panneton, et dans ces deux trous enfoncer deux clous en fer galvanisé que l’on rebrousse, après enfoncement de 1 centimètre dans le lattis, sur le plat de la partie supérieure de la tuile. Ces clous à pointes ont au moins 4 centimètres de longueur ; il faut autant que possible n’employer que des clous en fer galvanisé et sans tête.
- Aucune couverture en ardoises ne peut offrir ni garantie ni solidité, si les entredeux de chevrons ne sont pas garnis d’au-gets en plâtre sur lattis ou de hourdis plein. A défaut d’augets ou de hourdis, le vent s’engouffrant dans les combles ou greniers, par suite d’un châssis resté ouvert, d’un carreau cassé ou d’une ou plusieurs ardoises cassées, soulève violemment et à coups répétés les pureaux d’ardoise, casse ces dernières au ras du pureau et
- occasionne ainsi des fuites nombreuses. Les pureaux d’ardoises sont parfois soulevés sur toute la longueur du pan des combles.
- Agrès. Ensemble des machines employées dans un bâtiment ou des objets qui servent à les faire fonctionner.
- Aide. Ouvrier qui, sur les travaux, sert un compagnon ; on dit aide plombier, aide couvreur, etc., ou simplement garçon, manœuvre.
- Aideau. Morceau de bois A {fig. 341) mis en travers des barreaux d’une charrette pour relever l’extrémité antérieure d’une charge de planches ou de pièces de bois.
- Aigre. Se dit d'un fer de mauvaise qualité, qui est cassant. Cet état est dû à la présence de corps étrangers, tels que le soufre, le phosphore, le carbone, etc. On dit aussi aigreur.
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- VOCÀBULMRË. 463
- Aiguille. Ce nom s’applique à toute construction à plan carré ou polygonal se terminant en pointe au sommet ; tels sont les clochers qui surmontent les tours, dans certaines églises ; les couronnements aigus des contreforts, panneaux et montants de maçonnerie et de menuiserie.
- On donne aussi ce nom à une pièce de bois [flg. 342) qui reçoit l’assemblage des arbalétriers d’un comble pyramidal et dont
- Fig. 342.
- 1 extrémité traversant le comble est généralement recouverte d’ornements en plomb.
- léaiguille aimantée est une lame d’acier de forme variable, aimantée, et suspendue en son milieu, ce qui lui permet de tourner librement. Elle forme la partie essentielle des galvanomètres, instruments destinés, en électricité, à mesurer la diction et la force des courants. On sait que l’aiguille aimantée jouit de la propriété remarquable d’être dirigée par la terre de manière que l’une de ses extrémités se tourne vers le nord et l’autre vers
- Fig. 343.
- le sud. La direction nord de l’aiguille aimantée fait un angle avec la direction du pôle nord de la terre ; cet angle s’appelle déclinaison. L’aiguille aimantée, bien exactement suspendue par son centre de gravité, ne se tient pas non plus dans la position horizontale, l’un de ses pôles s’incline vers la terre d’un angle appelé incli-n^son, variable avec le lieu où l’on se trouve {flg. 343).
- Aile. Dans un édifice, on désigne
- ainsi les parties AA {fig. 344) de l’édifice qui sont annexées au corps principal, soit à angle droit, soit dans toute autre direction ; on dit aile droite ou aile gauche, selon la position qu’occupent les bâtiments latéraux par rapport à l’édifice dont ils dépendent et non par rapport à la personne qui les regarde.
- On donne aussi le nom d’ailes aux jouées des lucarnes.
- On appelle ailes de ventilateur des surfaces planes ou courbes qui, par leurs
- Fig-. 344.
- rotations autour d’un axe, produisent l’appel nécessaire à l'aération d’un édifice.
- Ailerons. On appelle ailerons de lucarnes, des consoles renversées en amortissement sur les côtés des lucarnes {fig- 345)._
- On désigne aussi de cette manière les
- bords minces de la rainure en plomb retenant les pièces de verre dans les vitraux.
- Ailette. Diminutif d'aile. Avant-corps de bâtiment.
- Aimant. Nom donné primitivement à un minerai de fer jouissant de la propriété d’attirer le fer, et ultérieurement étendu à des barreaux d’acier auxquels on a com-
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- muniqué artificiellement la même propriété.
- L'aimant naturel, ou pierre d'aimant ijxg. 346), est formé par une combinaison de fer et d’oxygène Fe304 appelée fer oxydulè magnétique. Il est d’un noir brillant et d’un aspect métallique. C’est un minerai très riche et donnant du fer d’excellente qualité. On le trouve en Suède, en Norvège, à l’île d’Elbe et aux Etats-Unis.
- Les aimants artificiels, que l’on fait ordi-
- Fig. 34G.
- nairement avec des lames ou barreaux d'acier trempé, jouissent des mêmes propriétés que les aimants naturels et, comme on peut leur donner toutes les formes désirables, ils sont à peu près les seuls employés.
- Lorsqu’on plonge un aimant naturel ou artificiel dans de la limaille de fer et qu’on l’en retire, la limaille s’attache à l’aimant, mais pas uniformément; elle en occupe plus particulièrement les extrémités, qu’on appelle pôles de l’aimant. La partie moyenne n’en retient pas d’une manière sensible, et forme la région ou ligne neutre.
- Les aimants exercent les uns sur les
- n s m
- 5S>”—---------------
- Fig. 347.
- autres une action particulière. Si l’on présente aux deux pôles d’un aimant l’un des pôles d’un second aimant, on voit se produire dans l’un des cas une attraction, dans l’autre, une répulsion. Les deux pôles d’un même aimant jouissent donc de propriétés contraires, l'un repousse ce que Vautre attire. De plus, dans tous les aimants, les pôles sembables se repoussent, les pôles de noms contraires s'attirent.
- La terre a une action sur les aimants (Voir Aiguille aimantée). Le pôle nord de
- l’aimant prend la direction du pôle sud de la terre, c’est ce qui fait considérer la terre comme un véritable aimant, dont le pôle nord magnétique est dans le voisinage du pôle nord terrestre.
- Si on approche deux aimants égaux par leurs pôles opposés jusqu’à les faire toucher, on voit les propriétés magnétiques de ces deux pôles décroître peu à peu et disparaître plus ou moins complètement. Si l’on sépare les deux pôles, ces propriétés reparaissent.
- Si, après avoir plongé un aimant dan* de la limaille et avoir reconnu que les forces magnétiques y sont extérieurement nulles dans la partie moyenne, on brise cet aimant dans cette partie, on voit apparaître aux points où la rupture a eu lieu deux nouveaux pôles contraires, de telle sorte que chaque fragment forme un nouvel aimant complet avec ses deux pôles et sa ligne neutre. Ce phénomène ayant tou-
- Fig. 348.
- jours lieu, quelque court que soit l’aimant, on en conclut que les forces magnétiques restent groupées autour des particules mêmes du métal, et que les forces contraires de deux molécules voisines se neutralisent mutuellement d’une manière d’autant plus complète que l’on s’éloigna davantage des pôles pour se rapprocher des parties centrales de l’aimant.
- La forme que l’on donne aux aimants varie suivant l’usage auquel on les destine-Dans l’industrie, on les emploie sous forme de barres rectangulaires [fîg. 347 )t ou en fer à cheval [fig. 348). Dans ce dernier cas, la force portative est augmentée ; les deux pôles, étant rapprochés, agissent simultanément et multiplient mutuelle' ment leur puissance. Les aimants en fer a cheval sont, d’ailleurs, d’une conservation plus facile que les aimants droits.
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- La puissance d’un aimant, quelle que s°it, d’ailleurs, sa forme, croit avec ses di-mensions; mais, dès que les barres dépassent un certain volume, il devient difficile de les aimanter ; on préfère alors les composer de barres plus minces que l’on aimante isolément et que l’on superpose cosuite pour en former des faisceaux. Il est bon que les barres du centre soient un peu plus longues que les autres. Les extrémités des faisceaux peuvent, d’ailleurs, être libres ou enveloppées dans des armatures de fer doux. La puissance d’un faisceau de barreaux aimantés n’est jam ais Çgale à la somme des forces des barreaux lsolés qu’on a réunis pour le former.
- Les barreaux aimantés perdent peu à Peu leur puissance, par l’intervention de causes nombreuses, parmi lesquelles il faut ranger en première ligne les actions fiai s’exercent entre leurs propres pôles,
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- puis les chocs, les variations de température, etc.
- On neutralise en partie leur action, par divers moyens appropriés à la forme des aimants. Les barreaux droits sont disposés parallèlement deux à deux {fîg. 349), les pôles de noms contraires en regard et réunis par des morceaux de fer doux appelés contact ou armature. Ces armatures, s’aimantant elles-mêmes par l’influence des aimants, neutralisent leurs pôles et contribuent à leur conservation. Les aimants en fer à cheval, à cause de leur forme, peuvent individuellement être munis de leurs contacts.
- Un aimant, chauffé au rouge, perd entièrement sa propriété magnétique. Le fer, quand il est rouge, cesse même d’être attiré par l’aimant.
- Dans l’industrie, les aimants sont employés à la construction des machines
- Fig. 349.
- électriques, qui servent à transformer l’énergie mécanique en énergie électrique, ef qui sont utilisées soit pour la transmission de la force, soit pour la production fis la lumière. (Voir Magnétos, Dynamos.)
- Aimantation. Opération qui a pour but fie transformer en aimants le fer, la fonte, O surtout l’acier trempé. Le fer garde mal les propriétés magnétiques qui lui °nt été données ; la fonte procure de bons mmants ; mais l’acier est la substance la plus généralement employée.
- C’est aux aimants que l’on a le plus généralement recours pour former d’autres mmants. On donne dans les cours de phy-Slfiue trois procédés pour aimanter les barres de fer ou d’acier ; la méthode de la mmple touche, la méthode de la double touche séparée et la méthode de la double touche.
- On substitue aujourd’hui avec avantage fi ces méthodes l’emploi de l’électricité. iVoir Electro-magnétisme.)
- Quelque procédé qu’on emploie, il convient de pousser l’aimantation jusqu’à sa dernière limite, jusqu’à sur saturation. L’aimant perd peu à peu son excès de magnétisme pour arriver à un état permanent tant que des circonstances ne viendront pas l’affaiblir.
- Le magnétisme peut être produit instantanément par la percussion. Les vibrations favorisent la cristallisation et le magnétisme du fer.
- La terre suffit à elle seule pour aimanter les corps. C’est à son action prolongée qu’il faut rattacher l’origine des aimants naturels ; c’est à elle aussi qu’est due l’aimantation des tiges de paratonnerres et des outils de fer et d’acier; mais, à part les aimants naturels, les aimants obtenus de cette manière sont extrêmement faibles.
- On sait que les décharges des batteries électriques peuvent, ainsi que la foudre, aimanter l’acier ou renverser les pôles d’un
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- aimant, mais on ne peut en tirer un grand parti. Seule, l’électricité des piles peut développer, dans le fer doux, des aimants d’une grande puissance, naissant et mourant avec le courant qui les produit. Ces aimants, appelés électro-aimants, sont d’un usage extrêmement répandu dans l’industrie électrique (Voir électro-aimants, électro-magnétisme).
- Air. Substance fluide, élastique et compressible, indispensable àla respiration des animaux et des végétaux, et formantautour de la terre une enveloppe désignée sous le nom d'atmosphère. L’épaisseur de cette enveloppe est d’au moins 60 kilomètres au niveau du sol ; l’air pèse à peu près lgr,29 par litre. Quand on s’élève, le poids du litre d’air diminue, parce que les couches successives sont de moins en moins com-
- primées par le poids des couches surincombantes.
- Le poids de l’air est la cause de la pression atmosphérique.
- Cent grammes d’air contiennent : azote, 76gr,6; oxygène, 22gr,8 ; plus un peu de vapeur d'eau, d'acide carbonique et des quantités très faibles de principes divers. Chacun de ces éléments a son rôle. U oxygène est indispensable à la respiration des animaux, aux combustions ; l'azote et l'acide carbonique servent à la nutrition des plantes; la vapeur d'eau, cause des pluies, est aussi indispensable aux végétaux. Parmi les autres principes, en quantités presque impondérables, Y ammoniaque, Y acide azotique, ont un rôle dans la végétation.
- Outre son rôle dans la vie des animaux et des plantes, dans les modifications des
- minéraux et des matières organiques mortes, dans la propagation des germes el des maladies, l’air sert à de nombreux usages dans l’industrie (Voir ventilateurs).
- On peut comprimer l’air dans des réservoirs. 11 est alors employé comme force motrice pour serrer les freins d'un train en marche, faire avancer les aiguilles des horloges pneumatiques, la transmission des dépêches, l’ouverture des portes cochères, l’essayage des tuyaux de conduite, et les constructions hydrauliques, etc., etc.
- Airain. Alliage de cuivre et d’étain et quelquefois de zinc, nommé aussi bronze (Voir ce mot).
- Aire. Surface plane, espace vide ou découvert. Ce terme s’applique plus particulièrement à toute espèce d’enduit ou de maçonnerie étendue sur le sol pour recevoir ou remplacer un plancher, faire un terrasson en plomb, etc.
- Le couvreur fait quelquefois des aires, sur lesquelles il fixe des matériaux de couverture.
- Il est, dans ce cas, de toute nécessité de laisser un vide au pourtour du terrasson, pour tenir compte de la poussée du plâtre.
- Aisances. Chausses d’aisances (Voy. chausses). Lieux d’aisances (Voy. cabinets, latrines).. Fosses d’aisances (Voy. fosses).
- Aisseaux. Petit ais 1 en planche très mince, servant à couvrir (Voy. bardeau). On dit encore aissan, aissis.
- Aisselier. Pièce de bois, droite ou courbe, servant à fortifier l’assemblage de deux pièces de charpente et à en empêcher leur écartement.
- Le lien représenté par la figure 350 est un aisselier, reliant dans un comble l’arbalétrier au sous-entrait.
- Ajointer. Joindre deuxplanches ensemble latéralement ou bout à bout.
- On désigne aussi sous ce nom l’action de joindre des tuyaux bout à bout.
- Ajour. On donne ce nom aux vides pratiqués au travers d’un objet tel qu’un membre d’architecture ou une partie de construction.
- Les intervalles laissés entre les me-
- 1 On donne le nom d’ais à des bois employés en charpente et en menuiserie, ordinairement débités en planches de 0“,03 à0m,06 d’épaisseur.
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- neaux, dans les roses ou les tympans de l’époque ogivale, sont des ajours.ll en est de même des vides compris entre les montants d’une balustrade, des baies percées dans un mur de bahut construit à la base d’un comble. On dit aussi que ces objets sont ajourés.
- Ajustement. Ce mot s’applique, dans un sens général, à Y agencement, l’arrangement d’une construction.
- On dit, dans un sens plus restreint, ajuster des toits, des accessoires, les mettre en harmonie, en rapport avec le tout, par exemple, dans une décoration.
- Au point de vue de la construction, on ajuste les différentes pièces d’un ouvrage, quand on les dispose de façon qu’elles soient parfaitement en rapport les unes avec les autres ; ainsi, l’on ajuste les
- Fig. 351. Fig. 352.
- tuyaux, les différentes pièces d’une tuyauterie.
- Ajusteur. Ouvrier qui prépare les différentes pièces d’un ouvrage, les ajuste et les livre à l’ouvrier monteur, chargé de faire l’assemblage, de monter l’ensemble (Voir l’article précédent sur les ouvriers).
- Ajutage. On donne ce nom à un petit appareil adapté à un orifice d’écoulement pour varier la forme et la direction du jet ou pour modifier la dépense.
- Il y a deux sortes d’ajutages : les uns sont simples {fig. 351), et ont la forme de cônes percés d’un seul trou; les autres, dits composés, sont aplatis au dessus {fig. 352) et percés de trous, de fentes, ou réunissent plusieurs tuyaux, qui produisent diverses figures dans l’écoulement du liquide.
- Les jets d’eau des parcs et jardins sont pourvus à'ajutages.
- Il en est de même pour l’écoulement des gaz. C’est ainsi qu’un bec de gaz est un ajutage.
- Alaise. Planche étroite A [ fig. 353), em-brevée sur une autre pour élargir un ouvrage ou compléter une largeur, par exemple la planche la plus étroite qui achève de remplir une porte collée et emboîtée ou un panneau d’assemblage ; se nomme aussi frise.
- Alaiser. Mettre des alaises.
- Alésage. Aléser, c’est creuser cylindri-quement une pièce de fer ou d’un métal quelconque ; c’est aussi agrandir un trou cylindrique, un tuyau, etc.
- Aléser. Voir Alésage
- Alésoir. Instrument pour aléser.
- Alèze. Voy. Alaise.
- Alignement. Limite que ne doivent point dépasser une construction, un mur, un chemin, une rue, une entreprise quelconque.
- Fig. 353.
- L’alignement a lieu entre particuliers ou sur la voie publique.
- L'alignement entre particuliers est déterminé par la ligne séparative de deux héritages ; et, dans le cas où l’un des deux voisins veut construire, démolir ou reconstruire à l’extrémité de son terrain, cette limite doit être fixée à l’avance et contradictoirement avec l’autre voisin. S’il s’agit de la reconstruction d’un mur, Valignement se prend à son assiette ancienne, au rez-de-chaussée. Lorsque le mur est mitoyen, l’alignement jiart directement au-dessus de l’empattenfent de l’ancienne fondation ; il se fait en supposant une ligne horizontale passant dans le milieu dudit mur; celui des deux voisins qui a besoin d’un excédent d’épaisseur le prend sur son héritage.
- U alignement sur la voie publique est une ligne tracée par l’autorité, en vue de donner aux rues, places, chemins, une
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- largeur et une direction qui procurent la sûreté et la facilité de la circulation sur les voies, ainsi que la salubrité et l’embellissement des villes.
- Parmi les peuples anciens qui se préoccupèrent de la disposition générale des villes, nous citerons les Grecs. Les Romains recherchaient surtout la régularité du tracé pour l’emplacement des temples et des grandes voies. Au moyen âge, quelques villes seulement présentent des alignements déterminés. C’est de l’édit de Henri IV que datent, en France, les premiers efforts de l’autorité pour régulariser les constructions. Les dispositions de cet édit furent complétées, dans la suite, par des arrêts, lois et ordonnances, puis résumées par le décret impérial de 1808.
- Nul propriétaire d’un héritage bâti ou non bâti bordant la voie publique ne peut, sous peine d’amende et de démolition, édifier, bâtir, construire ou reconstruire sans avoir préalablement requis et obtenu de l’autorité compétente Y alignement et l’autorisation écrite.
- L’entrepreneur ou l’ouvrier employé pour ces divers travaux doit exiger la preuve que cette obligation a été remplie ; faute de quoi, il est lui-même passible d’amende.
- Si Y alignement déterminé a pour effet le reculement de la construction sur le terrain du propriétaire, celui-ci reçoit de l’Administration une indemnité convenue à l’amiable ou réglée par le Jury d’expropriation.
- Si, au contraire, Yalignement laisse devant la propriété un terrain libre. Ce terrain est cédé au propriétaire, s’il en veut payer la valeur. En cas de refus, l’Administration peut le déposséder de la totalité de son immeuble moyennant indemnité.
- Un propriétaire a le droit de construire en retrait de Yalignement donné ; mais on peut l’obliger à se clore sur la voie publique. Dans le cas où il aurait construit d’après un alignement donné, l’adoption d’un nouvel alignement lui donne droit à une indemnité, pourvu qu’il ait construit dans le délai d’un an après la réception du premier alignement.
- L’autorité compétente pour donner Yali-
- gnement est \e préfet, en matière de grande voirie; c’est le maire, pour la petite voirie.
- Quand il s'agit d’une construction neuve, Y alignement se détermine de la façon suivante : la ville donne deux points de repères ; les deux jambes étrlèves de droite et de gauche des maisons qui se trouvent dans Y alignement. On tend une ligne suivant ces deux points, avant de poser les premières assises. La vérification est faite par le géomètre de l’arrondissement, lorsque les constructions sont arrivées à l’assise de retraite.
- Les contraventions aux lois sur Yalignement entraînent, pour la grande voirie, une amende de 16 à 300 francs et la démolition; pour la petite voirie, une amende de 1 à 5 francs et la démolition. Cependant, toute construction placée sur l’alignement ou en retrait, mais sans autorisation, est frappée d’amende et non abattue.
- L’approbation des plans généraux d’alignement des villes adoptés par les Conseils municipaux a été donnée aux préfets par le décret du 25 mars 1852, sauf recours devant le Ministre de l’Intérieur. Les alignements délivrés par les maires peuvent être attaqués devant le préfet, puis devant le Ministre de l’Intérieur.
- Dans les places de guerre, les plans d'alignement doivent être consentis avec l’autorité militaire.
- A Paris, la demande en autorisation de bâtir doit être adressée au préfet de la Seine, avec remise de deux exemplaires sur papier calqué des plans, coupes, élévations et façades. Le préfet renvoie les pièces à l’architecte voyer de l’arrondissement pour les examiner, donner son avis et liquider les droits de voirie. Après retour du dossier et, au plus tard, dans le délai de vingt jours à partir du jour du dépôt de la demande, le préfet prend un arrêté d’autorisation, indique les nivellements et les dispositions spéciales, s’il y a lieu. Le lendemain même on peut payer les droits de voirie à la caisse municipale.
- C’est à l’architecte qu’incombe le soin de provoquer, d’obtenir et de faire contrôler les limites et niveaux définitifs.
- De son côté, l’entrepreneur doit veillera ce que les tracés d’alignement et du nivel-
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- lement soient conformes aux injonctions de l’autorité.
- Alimentation. On appelle tuyaux d’alimentation les tuyaux qui amènent direc-
- Fig. 354.
- ^ent l’eau dans les postes d’eau, lavabos, salle de bains, etc., etc. {-fig. 354).
- Allège. Mur d’appui compris entre les Jambages d’une baie de croisée.
- Fig. 355.
- L’allège a généralement l’épaisseur totale du tableau et de la feuillure {fig. 355); quelquefois cependant sa face est en retrait sur le nu du mur [fig. 356). Il peut porter un ou plusieurs meneaux, et sou-
- vent ces derniers descendent jusqu’au bandeau [fig.357). Il y a des allèges qui n’arrivent pas à hauteur d’appui ; on leur fait porter une balustrade ou un balcon à jour établi en pierre, en fer forgé ou en fonte
- Fig. 356,
- {fig. 358). On supprime Y allège quand la baie de fenêtre est close par une porte-croisée ouvrant sur un balcon saillant ou
- Fig. 357.
- sur une terrasse accessible de plain-pied par l’appartement.
- Allégir. Allégir, c’est amincir un corps,
- Fig. 358.
- en diminuer le volume dans tous les sens. On dit aussi élégir.
- Alliage. Combinaison de plusieurs mé-
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- taux qui participe, à la fois, des propriétés différentes des métaux combinés. Les alliages employés dans l’art des constructions, sont :
- L"alliage qui sert à souder les tuyaux de plomb : composé d’une partie d'étain et de deux parties de plomb ;
- L’alliage dont on fait les robinets de fontaines, et qui est formé de quatre-vingt-douze parties de plomb pour huit d’étain ;
- Les amalgames, bronzes,laitons. (Voyez ces mots.)
- Dans les alliages de plomb et d’étain, le corps obtenu a une densité plus faible que la densité moyenne des métaux qu’il renferme.
- On prépare ces alliages par deux procédés principaux : 1° On peut combiner les métaux directement, en les mélangeant à l’état solide avant de les fondre, ou bien en projetant le métal le moins fusible dans le plus fusible préalablement liquéfié ; au moment du mélange, il se développe une forte chaleur.
- Lorsque les deux métaux sont bien fondus, on brasse le bain avec soin ; sans cela, l’alliage ne serait pas homogène et, s’il y avait une grande différence entre la pesanteur spécifique des métaux, la partie inférieure de cet alliage contiendrait le métal le plus pesant en plus grande quantité que la partie supérieure. Un alliage mal brassé se pique : c’est ce qui arrive quelquefois pour le bronze ;
- 2° On réduit par le charbon le mélange des oxydes des métaux à allier. Par ce moyen, on obtient facilement les alliages des métaux dont les oxydes sont isolément très difficiles à réduire. Le mélange des oxydes a sur le mélange des métaux l’avantage de donner des alliages beaucoup plus homogènes.
- , Suivant l’usage qu’on veut faire de l’alliage, il est coulé en moule soit dans une lingotière, soit dans des formes.
- Alliage foisonnant. On emploie dans le bâtiment un alliage qui a la propriété d’augmenter de volume par le refroidissement.
- Voici sa composition :
- Neuf parties de plomb, deux d’antimoine, et deux de bismuth.
- Les applications d’un tel alliage sont nombreuses. On l’emploie pour sceller des pièces métalliques dans la pierre ; ces scellements acquièrent une grande solidité.
- Alliement. Nœud de la corde d’une grue.
- Allongement. (Voyez Dilatation et Traction).
- Allumelle. Petit fourneau de charbon employé dans les travaux du bâtiment.
- Alumelle. Lame aiguisée d’un seul côté, tels que les fers des rabots, les ciseaux divers.
- Amaigrir. Diminuer d’épaisseur. Amaigrir une pièce de bois.
- On dit aussi dèmaigrir.
- Amalgame. Alliage dans lequel entre le
- mercure. Les amalgames employés dans l’art de bâtir sont :
- 1° Le bain des glaces, composé d'une partie d’étain et dix parties de mercure ;
- 2° Les amalgames formés d'une partie d’or ou d’argent pour huit parties de mercure, qui servent à l’argenture et la dorure du cuivre et du laiton.
- Ces amalgames sont tous décomposés par la chaleur et laissent volatiliser leur mercure.
- Ambité. Se dit d’un verre qui a perdu sa transparence.
- Amboutir. Voyez emboutir.
- Amboutissoir. Poinçon d’acier trempé, qui permet de façonner des têtes de clous.
- Ame. 1° Pièce de milieu et verticale A {fîg. 359) dans une poutre composée et
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- formée de trois pièces réunies par des cornières et des boulons.
- 2° Ame d’un cordage : fils placés au milieu des torons qui composent un cordage. (Voy. ces mots.)
- Amende. En matière de voirie, peine pécuniaire prononcée pour un acte contraire aux lois et règlements établis. Toute contravention est réprimée et poursuivie suivant les voies de droit.
- Les propriétaires ne sont pas seuls passibles des condamnations qui peuvent être pronoucées : le constructeur l’est également, pour ce qui le concerne, et avec d’autant plus de raison qu’il est censé mieux connaître que le propriétaire lui-même les règles administratives auxquelles l’exercice de sa profession l’assujettit.
- Amenuiser. Rendre une planche plus mince, la raboter, pour lui donner l’épaisseur voulue.
- Amiante. Substance minérale remarquable par sa flexibilité, son éclat soyeux, sa texture fibreuse et son arrangement moléculaire tel, qu’on la confondrait aisément, quant à ses propriétés extérieures, avec la soie et le lin. Ce corps inorganique est incombustible et très difficilement fusible ; on l’a quelquefois essayé dans la confection de certains becs pour l’éclairage, et on en a fait des mèches de lampes qui ne se charbonnent pas.
- Amoise. Vieux mot désignant une pièce de bois placée entre deux moises.
- Amolettes. Trous quadrangulaires percés dans les extrémités du treuil mobile d’une chèvre. On y introduit le bout des barres qui mettent cette machine en action.
- Ammoniaque. Combinaison d’hydrogène et d’azote. Ce gaz entre dans la composition du gaz d'éclairage. A l’état de dissolution, c’est-à-dire tel qu’on le trouve dans le commerce, il est uni à une quantité d’eau telle qu’il marque 21° à 22° de l’aréomètre de Baumé, et qu’il forme 18 à 20 0/0 du poids de la dissolution. Les eaux d’usine à gaz ne marquent en moyenne que 2° à 3°. Le gaz ammoniac est incolore, très âcre, très caustique, d’une odeur vive et piquante, qui le caractérise. Il provoque les larmes et verdit fortement le sirop de violette. L’ammoniaque, en se combinant
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- i avec les acides, forme des sels très employés.
- Amorce. Commencement d’une partie d’un bâtiment.
- Amorcer. Commencer, avec Yébauchoir, à percer, dans une pièce de fer ou de bois, un trou qu'on achève avec la larrière ou le lacerat.
- Amorçoir. Petit outil ou tarière dont les ouvriers se servent pour commencer les trous, qu’ils achèvent avec d’autres outils. (Voir outillage.)
- Amortissement. On donne ce nom à toute terminaison de comble d’une forme architecturale, ayant pour principal caractère de diminuer en s’élevant.
- On comprend sous ce nom les lanternes qui surmontent les coupoles, les statues des acrotères au faîte des frontons, les
- Fig. 360,
- fleurons {fig. 360) placés au sommet des pignons ou des combles pyramidaux, les statuettes formant le couronnement des contreforts, etc.
- On donne encore ce nom aux parties qui adoucissent, rachètent à l’œil l’angle de deux surfaces, comme les gorges ou les cavets qui couvrent les corniches des croisées et des portes extérieures, comme les consoles renversées qui ornent la partie supérieure d’un portail. (Voy. ailerons.)
- Ampère. Unité de mesure employée en électricité. C’est l’unité d’intensité. Uncou-rant d’un ampère électrolyse par seconde 1,11888 milligramme d’argent.
- Ampèremètre. Ce sont des appareils qui’, dans l’industrie, servent à mesurer l’intensité d’un courant.
- Les ampèremètres ne sont, à propre-
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- ment parler, que des galvanomètres (Voir ce mot) industriels. On leur donne ce nom, parce qu’ils indiquent la valeur des courants en ampères. Ce sont les instruments de mesure de beaucoup les plus nombreux et les plus employés. Ils réalisent les conditions nécessaires aux mesures industrielles, et leurs applications se multiplient de plus en plus.
- Nous donnons fig. 361), comme exemple d’ampèremètre, l’instrument établi par MM. Desprez et Carpentier. Dans un champ magnétique puissant, formé par les deux aimants AB et A'B' est placé un cadre galvanométrique au centre duquel est une pièce de fer doux, mobile sur un axe vertical et portant un index (qui n’est pas représenté sur la figure).
- Le passage du courant modifie les lignes de force du champ magnétique, la pièce de fer doux est déplacée, et l’index marque sur un cadran gradué une déviation donnant la mesure du courant.
- Le cadre galvanométrique est formé de deux bobines cylindriques très rapprochées l’une de l’autre et reliées en quantité ; elles comprennent entre elles l’axe qui porte la pièce de fer doux mobile.
- De plus, les bobines sont placées obli-quermnt par rapport aux lignes de force du champ magnétique. Cette disposition a pour effet de doubler l’angle de déviation dans un sens pour une intensité donnée, et de l’annuler dans l’autre. Il faut donc que le courant traverse l’appareil dans un sens déterminé et, cette condition satisfaite, on obtient des déviations plus grandes et, par suite, plus précises, qui permettent d’apprécier assez facilement le demi-ampère.
- L’obliquité de la double bobine peut être changée à volonté pour le réglage de l’appareil. Cette bobine est formée de lames de cuivre rouge présentant 10 millimètres de largeur et une épaisseur variable suivant les courants auxquels l’appareil est destiné.
- La graduation devant laquelle se meut l’aiguille sur le cadran étant tracée empiriquement, il suffit de lire la division à laquelle s’arrête cette aiguille pour avoir le nombre d’ampères cherché.
- L’appareil, tel qu’il vient d’être décrit, permet de mesurer les courants compris
- entre 0 et 50 ampères ; mais il n’est pas suffisant, lorsque l’intensité dépasse cette valeur. On lui adjoint alors un réducteur ou shunt, qui se fixe sous l’ampèremètre et en réduit la sensibilité. Le réducteur se compose simplement d’une lame de cuivre rouge, placée en dérivation sur la bobine de l’ampèremètre ; cette lame se trouve ainsi traversée par une partie du courant.
- L’appareil se place directement dans le circuit, en reliant le pôle positif à la borne de gauche, et le pôle négatif à la borne de droite. Lorsqu’on ne connaît pas le sens du courant, on intercale l’ampèremètre dans le circuit d’une façon quelconque ; si l’aiguille se meut vers la gauche, en dehors
- Fig. 361.
- de l’échelle, il faut intervertir les communications.
- Quand on emploie un réducteur, on place celui-ci sous l’ampèremètre ; on serre fortement les lames qui relient les bornes de l’ampèremètre et celles du réducteur et l’on attache les conducteurs à ces dernières, le pôle positif à gauche, le pôle négatif à droite.
- Cet appareil, destiné aux mesures d’atelier, présente l’avantage d’être d’un usage simple et d’une construction solide ; il peut être placé entre les mains de tous les ouvriers.
- Pour mesurer l’intensité d’un courant, on doit donc placer directement l’ampèremètre sur le circuit. C’est là une condition essentielle de ce genre de mesures.
- Soit [fig. 362) un circuit SGDE, dans
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- VOCABULAIRE.
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- lequel S représente la source d’électricité, MGDEN, le circuitextérieur, L,, L2, L3, L4, les appareils alimentés par le courant.
- Si l’on veut connaître l’intensité totale, on met l’ampèremètre directement sur le circuit, en G.
- Si l’on veut connaître l’intensité du courant qui traverse un des appareils, L2, par exemple, on met l’ampèremètre directement sur le circuit spécial qui dessert cet appareil en G'.
- Les ampèremètres sont tous livrés par leurs constructeurs munis de graduations qui permettent de lire directement le nombre d’ampères, ou tout au moins de l’obtenir assez vite en multipliant le nombre de divisions observé par certains coefficients connus.
- Comme ces appareils peuvent facilement perdre leur sensibilité première, par suite d’usage, iis demandent à être vérifiés
- Fig. 362.
- assez souvent, surtout au début de leur service, et on y arrive par divers procédés, sur lesquels nous reviendrons plus tard. Le plus simple consiste à les comparer avec un ampèremètre étalon, dont on est absolument sûr.
- Analogie. Dans le règlement des mémoires, on opère par analogie, quand on applique un prix ou une plus ou moins-value non prévue par un cahier des charges ou une série des prix, mais que l’on fixe par rapport à un autre prix qui est prévu, lorsque les ouvrages ont entre eux quelque ressemblance ou conformité.
- Anémomètre. Instrument qui a pour objet la mesure de la force et de la vitesse du vent. Sert dans les expérieuces de ventilation.
- Anémoscope. Instrument qui sert à reconnaître la direction du vent.
- Angle. Les angles sont : droits a, a
- {fig. 363 et 364), obtus en b ou aigus en c. Les ouvriers nomment Y angle droit, d’équerre ; l’angle obtus, du gras', Y angle aigu, du maigre.
- On appelle angle d’un bâtiment Y angle formé par la rencontre de deux murs extérieurs [fig. 363) ; cet angle est saillant, s’il dépasse la ligne qui joint les sommets des deux angles adjacents ; il est rentrant, s’il est en dedans de cette ligne.
- Fig. 363 et 364.
- En plomberie, on dit qu’une cuvette est à angles, quand son dossier forme un angle pour être placée à l’encoignure de deux murs.
- On donne aussi ce nom à Y angle formé par la rencontre de deux ruisseaux.
- Angrois. Petit coin qu’on enfonce, entre le manche et les parois de l’œil d’un marteau pour en assujettir le manche.
- Angulaire. On appelle ainsi, en construction, tout ce qui forme un angle.
- Anhydride. Plâtre anhydre, c’est-à-dire privé d’eau, ou surcuit. S’emploie coloré de matières étrangères.
- Fig. 363.
- Anneau. Pièce de fer doux de forme circulaire, qui est la base principale des machines électriques. Sur cet anneau est enroulé en spirale un fil de cuivre [fig. 366). On place cet anneau entre les deux pôles magnétiques N. S. Il s aimante par influence, et prend les pôles magnétiques, S',N', qui sont respectivement de noms contraires à ceux des pôles inducteurs devant lesquels ils se trouvent.
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- tiotJŸERTURË.
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- Si l’on fait tourner l’anneau dans le sens indiqué par les flèches F, les pôles S',N', se produisent toujours en regard des pôles N,S, et restent fixes dans l’espace. Les phénomènes sont les mêmes que si, cet anneau restant immobile, le fil de cuivre tournait seul sur le noyau immobile.
- D'après les règles de la formation des courants électriques, le courant prendra la direction indiquée sur la figure. Nous reviendrons plus tard sur cette question, quand nous parlerons des machines électriques employées à la production de la lumière.
- Anse de panier. Courbe dont l’aspect est celui d’une demi-ellipse E, L, A, O, F, {fig. 367), mais qui est formée d’arcs de cercle se raccordant, ce qui lui fait donner le nom de courbe à plusieurs centres.
- Les arcs de cercle qui composent Y anse depa.nier sont au nombre de 3,5,7,9,11 au plus. Les différents tracés ayant été donnés dans d’autres parties du Cours de Construction, nous n’y reviendrons pas.
- Anter. Terme employé en charpente mais que le couvreur doit aussi connaître.
- C’est joindre une pièce de bois à une autre, par le moyen de diverses entailles et assemblages calculés de manière
- qu’elles soient aussi fortes et même plus que si elles étaient d’une seule pièce.
- i j t i j f f
- Anthracite. Substance charbonneuse,
- A
- \ sr%.
- Fig. 367.
- Fig. 368.
- noire, opaque, d’un éclat métalloïde, brûlant difficilement, sans flamme ni fumée. C’est à proprement parler une houille impure, sèche et privée de bitume. Tantôt on
- le rencontre isolément, et tantôt il accompagne les véritables houilles ; ses gisements se trouvent dans les terrains primitifs et de transition.
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- VOÛABÜLAÎRË.
- L’anthracite sert avec la houille à produire le gaz d’éclairage, à alimenter les fours à verrerie. Mais il lui faut beaucoup plus d’air qu’à la houille pour se consu-nier- Il laisse plus de résidu et un noyau assez gros qui ne brûle jamais. En somme, c est un combustible de qualité inférieure.
- On en trouve, dans la Mayenne, la Sarthe et la Vendée, d’importants gisements.
- Anticum. Mot par lequel les Romains désignaient la façade ou partie antérieure dun édifice, d’une maison. Le derrière de 1 édifice s’appelait posticum.
- Antlia. Mot grec employé par les An-riens pour désigner, d’une manière géné- | rafe, toute machine hydraulique éléva-toire.
- Apointiser. Rendre pointu. On dit aussi apointir.
- Apparaux. On donne ce nom à l’ensemble des bordages, moufles, pontis, etc., employés dans les chantiers.
- Aplatis. On nomme ainsi des fers appartenant à la troisième classe des fers du commerce et qui ont une section de0m,040 à üm,081 sur 0m,0045 et 0m,00o5.
- Aplomb. On dit qu’un mur, un tuyau etc., est d'aplomb quand il est vertical. On s'assure de cette condition au moyen d’un
- auquel est suspendu un corps pesant et flu’on nomme fil à plomb.
- Appareiller. C’est, en terme de plombier, lettre en place toute la tuyauterie et tous les appareils nécessaires à la distribution du gaz.
- Appareilleur. On donne ce nom à l’ouvrier qui est chargé de mettre en place et de faire fonctionner les divers appareils flui distribuent le gaz dans les maisons.
- Appel. On nomme cheminée d'appel un fuyau destiné à ventiler les fosses d’aisances. (Voy. aérage.)
- Appentis. Comble qui n’a qu’un seul pan meliné où un seul égout.
- Souvent l'appentis sert à couvrir un hangar ; la partie supérieure du comble {fig. 368) s’ appuie sur un mur isolé ou Appartenant à un bâtiment, et la partie inférieure est soutenue par des poteaux reposant sur des dés, ou sur des piliers eu maçonnerie.
- Appointer. Rendre pointu.
- Approche des matériaux. Quand l’entre-
- A
- i iO
- preneur s’est obligé, moyennant un prix à forfait, ou prix convenus au métré, à exécuter un travail déterminé, il doit prendre à sa charge l’approche de tous les matériaux. Dans le cas contraire, si l’approche directe par voitures est impossible, la valeur du chargement et le roulage à pied d’œuvre lui sont dus.
- Approches. Terme qui désigne les tuiles ou ardoises tranchées sur la largeur ; on les appelle plutôt tranchis. On les emploie notamment sur les arêtiers à la rencontre de deux pans de combles. (Voy. arêtier.)
- Approvisionnements. Le conducteur des travaux doit toujours s’assurer si le chantier est toujours suffisamment approvisionné de matériaux.
- De plus, dans tout cahier des charges, il est toujours stipulé que l'entrepreneur sera tenu d’avoir constamment sur le chan-
- Fig. 369.
- i
- tier les quantités de matériaux ou approvisionnements prescrits par l’architecte, et qu’il ne pourra détourner pour un autre service aucune partie des matériaux approvisionnés.
- Appui. On désigne généralement ainsi, tout ouvrage de maçonnerie, charpente, serrurerie, etc., destiné à soutenir, à appuyer.
- On nomme particulièrement appui, ou appui de croisée, la tablette en pierre ou la rangée de briques sur champ qui couronne l’allège d’une fenêtre. (Voy. allège.)
- L’appui est généralement muni d’une pente destinée à faciliter l’écoulement des eaux pluviales et il forme au-dehors une saillie de 0m,03 à 0m,05 au-dessous de laquelle on pratique un petit canal, ou lar-mier, qui empêche l’eau de couler le long du mur. Les appuis en pierre, dont la place est préparée à l’avance, ne se posent
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- qu’après coup, pour éviter leur rupture, par suite du tassement qui a lieu pendant la construction des murs.
- Quelquefois l’appui est taillé en pente des deux côtés pour mieux laisser pénétrer le jour à l’intérieur, comme dans les fenêtres d’église.
- Les appuis, lorsqu’ils sont en pierre tendre ou en plâtre, se recouvrent à l’aide d’un bandeau de zinc ou de plomb qui porte le nom de bavette d’appui. (Voy. bavette) et qu’on raccorde avec le zinc qui protège le bandeau situé au-dessous de la fenêtre {fig. 1169).
- Aqueducs. Canal conduisant les eaux, suivant une pente réglée, d’un point à un autre.
- Un aqueduc est souterrain ou apparent et présente souvent ces deux dispositions sur la longueur de son parcours. Les aqueducs apparents sont à fleur de terre ou portés sur des arcades et, dans ce dernier cas, ils sont dits simples, doubles ou triples, suivant qu’ils reposent sur une, deux ou trois rangées d’arcades. Quelquefois deux canaux sont superposés.
- Jusqu’à nos jours, en général, ces conduites d’eau ont été construites en matériaux de maçonnerie, et nous renvoyons, pour plus de détails, ceux de nos lecteurs que cette question pourrait intéresser, à la douzième partie du Cours de Construction (Traité d'hydraulique), où ils trouveront toutes les explications désirables.
- Aujourd’hui, on emploie beaucoup les conduites métalliques, qui offrent une plus grande sûreté au point de vue de l’étanchéité.
- C’est surtout pour les siphons que les tuyaux en fonte sont employés. Pour l’alimentation de la ville d’Arles, les Romains avaient établi des conduites en plomb de 18 à 20 centimètres de diamètre, et de 8 à 10 millimètres d’épaisseur, soudées dans toute la longueur, et réunies de 2 mètres en 2 mètres environ par des collets également en plomb et soudés à la soudure autogène.-Cette conduite suivait le lit du fleuve à 12 ou 14 mètres de profondeur.
- De nos jours, dans l’adduction des eaux de la Vanne à Paris, les siphons des aqueducs de prise d’eau et de l’aqueduc secon-
- daire sont formés d’un seul cours de tuyaux en fonte à emboîtement et cordon, qui occupe la partie centrale de l’emprise. Le diamètre, la longueur et l’épaisseur de ces tuyaux varient suivant les débits. C’est ainsi que pour les aqueducs de prise d’eau et collecteurs des usines, le diamètre intérieur des tuyaux varie de 0m,60 à 0m,80; la longueur de chacun d’eux est de 6m,10 et l’épaisseur du métal varie de 18 à 20 millimètres. Pour l’aqueduc secondaire à petite et à grande section, le diamètre intérieur est fixé à lm,10; la longueur, à 4m,10 ; et l’épaisseur à 25 millimètres. Les siphons de l’aqueduc principal à petite et à grande section sont formés chacun de deux conduites forcées en tuyaux de fonte à emboîtement et à cordon qui sont espacés de lm,60 d’axe en axe. Les parties courbes des conduites forcées sont en tuyaux droits, quand les rayons de courbures sont très grands, et en pièces courbes, quand les inflexions du tracé l’exigent. Ces pièces, de formes variées, sont généralement des quarts, des huitièmes et des seizièmes de cercle de 2 mètres de rayon sur l’axe, à brides ou autrement. Il y a aussi dans les conduites forcées des manchons avec ou sans tubulure, des tuyaux à mamelons venus à la fonte pour recevoir, au moyen de trous taraudés, des prises d’eau de 27 millimètres de diamètre.
- Les tuyaux sont le plus souvent logés dans une tranchée qui mesure verticalement lm,40 de profondeur depuis la surface naturelle du sol jusqu’au-dessus du métal des conduites. Cependant, au fond des vallées, les conduites forcées ont été posées sur des remblais minces ou consolidés par des pieux, quand la nécessité en a été reconnue.
- A Moret, le siphon est formé de deux cours de tuyaux en fonte, de lm,15 de diamètre, et reposant sur la partie supérieure des arcades par l’intermédiaire de petits murs transversaux. Ces tuyaux sont joints par emboîtement avec garniture en plomb. Les cours des tuyaux sont cachés par deux cours de balustrades, recouvertes par des arcades. Des ouvertures sont ménagées de distance en distance tout Ie long de la balustrade, de façon à permettre
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- VOCABULAIRE.
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- l’écoulement de l’eau en cas de fuite [fig. 370 et 371). Pour les manœuvres, on a établi à chaque tête, aval et amont, des
- siphons, de grands regards avec déversoirs qui renferment les vannes de décharge et d’arrêt.
- Ion ai tu d:na Ie AB
- Coup p
- Fig. 370 et 371.
- Avant de couvrir de terre chaque portion de conduite exécutée, on remplit ces dernières jusqu’à leur maximum de charge. Les conduites ainsi remplies ont été soumises à l’action d’une presse hydraulique, sous une charge de 4 atmosphères au-dessus du tuyau le plus élevé.
- Les joints à emboitement ont été composés d’un anneau intérieur en corde goudronnée et d’un anneau en plomb fondu, dont la longueur était de 0m,04, remplissant tout le vide compris entre la corde et le bout du tuyau. Cet anneau était ensuite maté à refus. Les joints à manchon étaient cordés coulés et matés comme les joints à emboîtement; on commençait par glisser le manchon sur l’un des tuyaux, puis on ajoutait ensuite les deux tuyaux bout à bout, de manière à les engager chacun de 0m,10 au moins dans le manchon.
- Les joints à brides ont été formés par une rondelle en plomb interposée entre les brides des tuyaux et par des boulons en fer réunissant les brides. Les rondelles de plomb avaient 12 centimètres d’épaisseur avantla pose. Dans les parties biaises, le bord le plus mince avait au moins 1 centimètre; les rondelles, avant leur pose, ont été convenablement dressées et enduites de minium.
- Dans les vallées de l’Yonne et du Loing, les tuyaux en fonte reposent sur des arches
- Sciences générales.
- en maçonnerie. La conduite est posée sur un pontsyphon, à une hauteur telle qu’elle soit toujours au-dessus du niveau des plus hautes eaux. Dans certains points, où le bon sol ne se trouvait qu’à 20 mètres, on a dû poser la conduite sur pilotis cloisonnés. Nous donnons [fig. 372) une vue d’ensemble du siphon de Moret.
- L’établissement des aqueducs est soumis à certaines prescriptions. Nul n’a le droit, sans concession expresse de l’autorité administrative, de faire une saignée à un aqueduc public pour faire entrer l’eau dans son fonds.
- Celui qui veut construire un aqueduc le long d’un mur mitoyen ou appartenant au voisin, doit établir un contre-mur, dont l’épaisseur varie suivant la qualité des matériaux, la nature et l’abondance des eaux.
- Le droit de faire passer un aqueduc sous l’héritage voisin est considéré comme un droit de servitude ; les travaux et réparations étant à la charge de celui qui possède ce droit, remplacement du conduit est généralement déterminé par le titre constitutif delà servitude. \d aqueduc peut être utilisé par les propriétaires des fonds servants; et, dans ce cas, l’entretien le curage et les réparations sont à la charge de ceux qui ont droit à l’aqueduc, en proportion de l’intérêt de chacun.
- Araignée. Les plombiers donnent ce
- Couverture et peomberie. — 12,
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- COUVERTURE.
- nom à un crochet en fer, à plusieurs branches, dont on se sert dans l’établissement des pompes, pour les fixer en place.
- Arbalétrier. On désigne ainsi l’une des pièces principales d’un comble en bois ou en fer, qui est inclinée suivant la pente du toit [fig. 378). L’arbalétrier A, dans les fermes en bois, supporte des pannes qui sont retenues par des cales appelées échantignolles. Par son extrémité inférieure, cette pièce s’assemble sur Yen-trait E, à embrèvement, avec ou sans tenon et, par son extrémité supérieure,
- Fig. 373.
- à tenon et mortaise, avec le poinçon P (Yoy. ferme).
- Dans les combles en fer, les arbalétriers sont des barres de fer A, à double T {fig. 374). Ils sont réunis à leur sommet C, par des plaques d’assemblage; leur pied est maintenu dans un sabot S (Yoy. ce mot) ou fixé dans les assises de maçonnerie à l’aide de cornières et de boulons [fig. 375).
- Les considérations tirées de la résistance des matériaux et du poids des couvertures à supporter conduisent à donner aux sections transversales des arbalétriers des dimensions contenues entre certaines limites. Pour plus de détails, nous renvoyons nos lecteurs à la quatrième partie du Cours de Construction [Traité de Charpente en bois et enfer).
- Arbitrage. On donne ce nom à toute expertise amiable. On établit Y arbitrage volontaire par écrit à l’aide de ce qu’on appelle un compromis d’arbitrage. Ce compromis est indiqué en tête du procès-
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- Cl
- Fig. 374.
- verbal d’expertise. La constitution des arbitres peut se faire par acte notarié oupar acte sous seing privé. Cet acte indique, sous Peine de nullité, les points en litige avec |es noms des arbitres. A défaut de délai mdiqué, le Code civil a fixé une date iïiaxima de trois mois, qu’on ne peut dépasser sous peine d’annulation.
- Les arbitres formulent ensuite une sentence où ils indiquent avec soin les motifs de leur décision.
- Nous donnons ici une formule de compromis et une de sentence arbitrale, en supposant, cas assez fréquent, des vices de construction.
- Fig. 373.
- I. — Compromis.
- Entre les soussignés :
- M. L......propriétaire, demeurant à ........... rue............ n° ... d’une part, et M. N....
- entrepreneur de.......... demeurant à......... rue.............n° ... d’autre part.
- A été exposé et convenu ce qui suit:
- M. N......a exécuté pour le compte de M. L......... des travaux de.........dans une propriété
- Slse à .......rue............n° ... M. L......prétend qu’il existe divers vices de construction et
- JUalfaçons dans .....r... M. N....... proteste contre les prétendues imperfections relevées par
- Pour éviter les frais d’un procès, les parties ont décidé de vider leurs difficultés à l’amiable et üe recourir à un arbitrage volontaire.
- Elles ont, en conséquence, arrêté les conventions suivantes;
- 1° Le différend existant entre les parties, tel qu’il est formulé ci-dessus, ainsi que les questions Accessoires s’y rattachant, seront soumis à la décision des arbitres choisis d’un commun accord;
- 2° Les parties déclarent nommer et choisir pour leurs arbitres savoir:
- M. A........... architecte, demeurant à............ rue .............n° ... et M. B........ architecte, demeurant à.........................................................................rue.n° ...
- Il est entendu que les arbitres sont dispensés formellement d’observer les formes et délais pres-crits par le Gode de procédure civile. Ils feront l’instruction du litige comme bon leur semblera;
- . 3° La mission des arbitres consistera à rechercher si les vices de construction et malfaçons
- ^gnalés par M. L..... existent réellement, à dire en quoi ils consistent, à indiquer le remède, pour
- es faire disparaître, estimer le montant des travaux, y compris tous les raccords et troubles de Puissance, s’il y a lieu, pour les faire disparaître en tout ou en partie. Si elles ne sont pas sépa-
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- COUVERTURE.
- râbles ou séparables en partie seulement, évaluer la dépréciation causée de ce chef à l’immeuble de
- M. L...... pour le présent et pour l’avenir, statuer, enfin, sur les intérêts dus et sur les frais et
- dépens de l’arbitrage ;
- 4” Si les arbitres ne peuvent s’accorder sur la décision à rendre, ils sont autorisés à s’adjoindre, pour tiers arbitre, telle personne qu’il leur plaira de choisir, et, s’ils ne peuvent s’entendre sur ce choix, le tiers arbitre sera désigné, à la demande de la partie la plus diligente, par M. le président du tribunal de.............
- 5° En cas de décès, de refus ou d’empêchement d’un des deux arbitres nommés, la partie qui l’aura choisie en proposera un autre à l’acceptation de la partie adverse ; et, si ce nouveau choix n’est pas accepté par celle-ci, l’arbitre sera nommé par le président du tribunal de ........
- En cas de décès, refus ou empêchement du tiers-arbitre, il sera pourvu à son remplacement dans le même ordre que celui réglé pour sa nomination ;
- 6° Les arbitres devront commencer leurs opérations le plus tôt possible. Leur sentence devra être rendue dans le délai, au plus tard, de trois mois ;
- 7° Il est expressément entendu que les parties renoncent à interjecter appel de la sentence arbitrale à intervenir ainsi qu’à se pourvoir contre elle par requête civile, voulant que la décision à intervenir soit définitive et inattaquable.
- Fait en autant d’originaux que de parties intéressées à.......le .. mil huit cent............
- II. — Sentence arbitrale.
- Nous, soussignés,
- 1” M..... architecte, demeurant à....... rue....... n°...
- 2° M.....architecte, demeurant à........rue........n°...
- Arbitres choisis par M. L........ propriétaire, demeurant à.......... rue........ n°... et par
- M. N...... entrepreneur, demeurant à.........rue........n°...
- Suivant convention sous seing privé intervenu entre eux, le... 189..., enregistrée à.....le...
- 189... folio... case... par M.....receveur, qui a perçu les droits, à l’effet de trancher le différend
- existant entre les parties et mentionné dans ladite convention.
- Vu les pièces produites de part et d’autre, et après examen sur place des points litigieux et vérification minutieusement faite par nous en conformité de la mission à tous confiée ;
- Après avoir entendu les parties en leurs dires et observations respectifs, et après en avoir déli béré, avons rendu la sentence suivante en présence des parties dûment convoquées :
- Considérant qu’il existe des vices dont M. N....... est responsable dans les parties d’ouvrages
- ci-après.......
- Ie..............
- 2“..............
- 3»..............
- 4°..............
- Considérant que les vices de construction ou malfaçons faisant l'objet des paragraphes........
- ci-dessus, ont pu être réparés par nos soins ; que les travaux de réfection s’élèvent à la somme de................... que le montant des travaux doit incomber totalement à M. N..........entrepre-
- neur ;
- Qu’à l’égard des imperfections classées ci-dessus sous les n0>.......il n’a pas été possible de
- les faire disparaître ; que de ce chef, aux termes mêmes de la mission qui nous a été confiée, il y a • lieu de fixer à la somme de..................l’indemnité due par M. N.....à M. L......pour dépré-
- ciation de son immeuble dans le présent et dans l’avenir ;
- Par ces motifs,
- Jugeant en dernier ressort et sans appel,
- Disons que du montant total des travaux réglé, à la somme de...............
- Il y a lieu de déduire :
- 1° La somme de........... montant des travaux de réfection dont il s’agit plus haut, avancée
- par M. L......ci...........
- 2° La somme de...............montant de l’indemnité due à M. L.......pour préjudice causé ou
- à supporter dans l’avenir, ci...........
- En sorte que le montant total des sommes,...............dues pour les travaux de,............... exécutés par M. N,..,. pour M. L....................................................................doit être fixé à la somme nette de.....
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- VOCABULAIRE.
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- En conséquence M. L........ne redoit plus à M N.......que la somme de..............
- M. L......propriétaire, devra payer à M. N....... la somme principale de.................qu’il lui
- reste devoir, plus les intérêts de cette somme à 5 0/0 l’an depuis le jour de la constitution de l’arbitrage.
- Sur les dépens,
- Fixons à la somme de...............nos déboursés, et à celle de...............nos honoraires.
- Disons qu’il sera fait masse de ces deux sommes pour être supportées.......... par M. N..........
- çt.......par M. L.......
- Fait et clos à......le.,. du mois de........
- Et avons signé après lecture.
- Nous renvoyons ceux de nos lecteurs, Cfues ces détails juridiques intéresseraient, & l’excellent ouvrage de M. Masselin [dictionnaire de Formules raisonnées), auquel nous avons emprunté quelques-unes de ces explications.
- Arc. Construction de forme courbe, destinée à franchir un espace en s’appuyant, Par ses extrémités, sur des points solides et tantôt composée de matériaux, tels que
- Fig. 376.
- pierres, moellons ou briques réunis avec °u sans ciment, tantôt formée d’une ou plusieurs pièces de bois ou de métal (Voy. troisième et quatrième partie du Cours de Construction).
- On donne le nom de lampe à arc, à un système d’éclairage électrique très fréquemment employé. Cette lampe à arc est instituée [fig. 376) par deux baguettes de charbon de cornues A et B, entre les Pointes desquelles jaillit l’arc électrique. four que l’arc ne disparaisse pas, il est mdispensable de maintenir les pointes des charbons à une distance constante l’une
- de l’autre, malgré l’usure de ces charbons et leur combustion. Le mécanisme employé pour maintenir constante la distance des pointes varie avec le système de lampe.
- L’arc électrique a un pouvoir éclairant beaucoup plus considérable que celui des lampes à incandescence. C’est pourquoi on le préfère à ces dernières pour les rues, les places publiques, les ateliers et les phares. On a des lampes à arc éclairant comme 2 000 lampes Carcel.
- Nous étudierons avec plus de détails cette question, quand nous parlerons de l’éclairage électrique.
- Archal [fil d’). Fil très mince de laiton ou de fer.
- Architecte. Celui qui exerce en maître l’art de bâtir, dresse les plans et devis d’un édifice, dessine tous les détails, surveille l’exécution des travaux et en règle la dépense.
- On appelle architecte voyer, l’architecte chargé, par la préfecture d’un département, du service de la voirie, de l’inspection et de la surveillance des travaux qui sont exécutés dans un arrondissement.
- Architecture. Art de construire, de disposer et d’orner les édifices publics et particuliers.
- Ardoise. Pierre schisteuse employée à la couverture des édifices, en raison de sa ténacité, de sa résistance et de la faculté qu’elle possède de se laisser couper en lames très minces. Cette pierre à l’inconvénient d’éclater au feu. Son aspect est terne et très peu brillant. Sa couleur générale est gris-bleuâtre, un peu foncée ; d’ailleurs elle offre des variétés de tons, suivant les lieux d’où elle provient ; ainsi la plupart des ardoises utilisées en France sont tirées des gisements d’Angers et des Ardennes ; les premières sont grises ; les
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- secondes ont un ton violet, quelquefois verdâtre.
- Un des défauts de l’ardoise est de se détruire au contact prolongé de l’humidité, soit par suite de la décomposition à l’air des substances qu’elle peut renfermer, soit à cause de sa perméabilité. Il faut donc, dans l’extraction de cette pierre avoir soin de choisir des feuillets homogènes et dont le grain soit fin et serré.
- Il existe plusieurs méthodes pour reconnaître rapidement la qualité d’une ardoise :
- 1° On fait tremper le feuillet dans l’eau pendant une journée, jusqu’à 0m,01 de son bord. Si l’eau, par suite de la capillarité, ne gagne pas 0m,01 en plus, l’ardoise est jugée bonne.
- Elle serait d’autant plus mauvaise, au contraire, que l’eau s’élèverait davantage.
- 2° On pèse une ardoise, on la plonge dans l’eau pendant une heure, on la retire et on la pèse de nouveau; l'ardoise sera d’autant plus spongieuse, c’est-à-dire de mauvaise
- Fig. 377.
- qualité, que le poids de l’eau absorbée sera plus considérable.
- 3° On forme un petit bassin ou auget, en bordant l’ardoise avec de la cire ; on y verse de l’eau, qu’on laisse séjourner ainsi
- Fig. 378.
- pendant plusieurs jours. L’ardoise est bonne, si, au bout de ce laps de temps, l’eau ne l’a pas pénétrée.
- Les ardoises ont des propriétés résistantes qui varient avec leurs origines, leurs épaisseurs et leurs surfaces. Les pierres de grandes dimensions, et ayant de fortes épaisseurs, résistent le mieux à la charge (fi9- 377).
- Le mode d’attache de ces matériaux a une grande importance, et ces derniers
- sont livrés au commerce sous différents noms.
- Nous étudierons avec plus de détails, dans un chapitre suivant, les propriétés diverses des ardoises avec leurs différents emplois.
- On exécute, de nos jours, des couvertures en tôle galvanisée composées de pièces auxquelles on a donné le nom d’ardoises métalliques {fig. 378).
- On peint souvent les tuiles avec une
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- VOCABULAIRE].
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- couleur dite d’ardoise. Cette dernière est composée de blanc de céruse à l’huile, broyé avec du noir d’Allemagne; le mélange se détrempe à l’huile de lin.
- Ardoisière. Carrière où se fait l’exploitation du schiste ardoisien, soit à ciel ouvert, soit par galeries souterraines.
- Arête. Angle saillant formé par la rencontre de deux surfaces.
- Ce nom se donne à un ornement de couverture (Voy. Crête).
- Arêtier. On désigne ainsi une pièce de bois délardée, placée à l’angle ou arête d’un toit en croupe ou de deux versants de combles.
- L’arêtier A {fig. 379) s’assemble par le piedy dans le coyer B, et, par le sommet,
- Fig. 379.
- dans le 'poinçon C. 11 porte lui-même le sommet des empanons D.
- On couvre les arêtiers des toits en ardoises au moyen des ardoises mêmes ou de lames de métal, ou bien encore à l’aide de tuiles creuses.
- Dans le premier cas, les arêtiers sont montés en tranchis biais apparents, c’est-à-dire, en ardoises coupées diagonalement. Soit [fig. 380) un comble où l’angle de l’arêtier avec la ligne d’égout est de 45° ; les ardoises a, qui touchent l’angle, se nomment arêtières, les autres, b, approches, c, contre-approches. On termine générale ment la base de l’arêtier par une petite bavette en plomb {fig. 381).
- Si, pour couvrir la rencontre de deux pans, on fait emploi de pièces métalliques, on se sert de lames de plomb fixées par des pattes et qu’on appelle bavettes (Voy. ce mot).
- On emploie aussi des bandes de zinc dites noquets (Voy. ce mot).
- Dans l’usage des tuiles creuses, la pose
- Fig. 380.
- se fait au plâtre ou au mortier, avec joints en plâtre. On les peint à l’huile, ton noir. — Ces tuiles portent le nom de tuiles arêtines.
- Au droit de chaque arêtier, le voligeage est jointif, avec remplissage des claire-voies par des morceaux de voliges cloués sur l’arêtier et le plus proche chevron. Il est fait ensuite un parement en plâtre raccordant les deux pans en une arête régulière.
- Fig. 381.
- Dans les couvertures en tuiles piales, on coupe les dites diagonalement au droit des arêtiers et on pose un filet de plâtre ou so-lin qui en recouvre les bords, ou bien 1 on se sert de tuiles creuses maçonnées en plâtre ou en mortier. Pour les couvertures en tuiles creuses, on pose à bains de mortier, sur l’angle saillant, des tuiles de
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- COUVERTURE.
- même force, mais de plus grandes dimensions.
- Dans le cas d’un comble couvert en zinc, les arêtiers sont disposés comme les couvre-joints ordinaires ; le tasseau est seulement un peu plus forte (0m,05 d’équa-rissage moyen), et les feuilles sont soudées entre elles et aux chapeaux qu’elles rencontrent. Nous reviendrons sur cette question dans un des chapitres suivants.
- Arêtières. (Voy. arêtier.)
- Arganeau. On donne ce nom à un gros anneau de fer A {fig. 382), qu’on scelle dansles égoutsde Paris, tous les 25 mètres, pour y amarrer ou y attacher les wagons ou les bateaux. Ces arganegux sont disposés dans les collecteurs ouégouts à rails, par paire, bien en face l’un de l’autre.
- Argile. Substance minérale composée de silice, d’alumine et d’eau, et provenant
- Fig. 382.
- de la décomposition de certaines roches telles que les granits, les gneiss, les porphyres.
- Aux éléments dont l’argile pure est formée, s’ajoutent des matières étrangères (sable, oxydes de fer, carbonate de chaux, substances bitumineuses, etc) qui constituent l’argile commune ou terre glaise5 jouissant de propriétés qui permettent de l’employer dans les constructions, et en particulier pour la fabrication des tuiles.
- Le principal caractère de cette substance est de former, avec l’eau, une pâle liante dite plastique, qui durcit, en se séchant à l’air. — Si la dessication a lieu à l’aide d’une température élevée, l’argiie ne peut plus se délayer dans l’eau, devient très dure, fait feu sous le briquet et résiste aux plus hautes pressions.
- L’argile commune est d’un gris bleuâtre plus ou moins foncé, lorsqu’elle est mélangée de matières combustibles; l’hydrate de fer la colore en jaune ou en brun ; et le peroxyde de fer anhydre, en rouge brun. C’est à la présence de ces oxydes métalliques que l’argile doit sa couleur rouge plus ou moins foncée quand on la calcine.
- Lorsque cette matière renferme du carbonate de chaux, elle prend le nom de marne. Les marnes argileuses, c’est-à-dire celles qui ne contiennent que 10 àl2p. 100 de calcaire, sont plastiques et servent comme l’argile commune, à la fabrication des briques, des tuiles et des carreaux.
- La présence de l’oxyde de fer et du carbonate de chaux rend l’argile fusible, mais lorsque cette matière est pure, elle reste blanche, et quand on la chauffe, elle ne fond pas à la température la plus élevée que produisent les fourneaux de l’indus-
- Fig. 383.
- trie. Elle est alors dite réfractaire. Elle s’emploie alors pour la construction des tuyaux de fumée, etc.
- Armature. On donne ce nom à toute réunion ou assemblage de fer ou de bois destinée à renforcer et à soutenir un ouvrage. Par exemple les ferrements employés pour consolider une poutre, tels que brides, pattes, étriers, boulons.
- La figure 383 donne l’exemple d’une armature avec brides et boulons. (Voir 4e partie du Cours de construction, charpente en bois et en fer.)
- Ce nom s’applique encore aux encadrements de fer employés dans la couverture en verre.
- Enfin, dans une pompe on donne le nom darmature aux pièces de fer : telles que châssis, balanciers, tringles et brides qui,
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- avec le corps de pompe, constituent la pompe proprement dite.
- On appelle aussi armature les pièces de fer doux dont on munit les aimants (Voy. ce mot), pour leur conserver leurs propriétés magnétiques.
- Le nom d’armature a été généralement adopté pour désigner, dans les machines électriques, l’ensemble de l’appareil induit, c’est-à-dire le noyau en fer et les bobines.
- Armement. On désigne ainsi les ardoises
- Fig. 384.
- que l’on place sur les murs ou sur les jouées des lucarnes pour les garantir de la pluie.
- Arquer. Courber en arc, rendre courbe un objet quelconque, une pièce de fer, par exemple.
- Arrosage. Les rues des villes sont arrosées en vue de leur assainissement.
- Des décrets et ordonnances ont été promulgués au sujet de l’arrosage des voies publiques. — Il est enjoint aux proprié- I
- taires ou locataires, pendant tout le temps des chaleurs, de faire arroser, au moins une fois par jour, de onze heures du matin à trois heures de l’après-midi, la partie de la voie publique qui se trouve au devant do leurs maisons, boutiques, jardins et autres emplacements. Il est défendu d’employer à cet arrosage l’eau stagnante des ruisseaux.
- Fig. 385.
- A Paris, la direction de la voirie, moyennant un abonnement, se charge de l’arrosage de la voie publique.
- Arrosoir. Les plombiers se servent d’un arrosoir à pomme, pour arroser le sable de leur moule.
- Artèle. Morceaux de bois de chêne creusé en forme de gouttière dont les plombiers
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- se servent pour verser la soudure dans les joints verticaux.
- Artelle. Voyez artèle.
- Ascenseur. Cage de fer dans laquelle un mécanisme sert à monter et à descendre des personnes ou des fardeaux, dans les habitations, à différents étages. Cet appareil, dont l’emploi se généralise de plus en plus, a ordinairement l’eau ou l’électricité pour principal moteur {fig. 384 et 385).
- Dans l’établissement d’un ascenseur, il ne faut pas perdre de vue que cet appareil, étant mis à la disposition de tout le monde, doit présenter toutes les garanties qui puissent mettre à couvert la responsabilité du propriétaire, celle de l’architecte et de l’entrepreneur.
- On doit s’entourer de toutes les garanties possibles, d’abord au point de vue d’une fabrication irréprochable.
- On doit adopter un système qui satisfasse bien aux conditions de l’installation et qui, surtout, ait fait ses preuves depuis un temps assez long.
- Lorsqu’il s’agit d’ascenseurs placés dans le centre d’escaliers luxueux, clans lesquels il est nécessaire de dissimuler l’aspect des organes d’équilibrage, le système à compensateur est tout indiqué. L’équilibrage est obtenu par une balance hydraulique réalisée par un organe spécial placé en cave, et appelé compensateur.
- Dans le cas où l’ascenseur est enfermé dans un espace spécialement réservé où il se trouve dissimulé derrière des portes pleines, on peut employer le système à équilibrage supérieur avec piston plongeur.
- Enfin, si l’on veut faire l’économie des puits que nécessitent les appareils précédents, on adopte le système à suspension avec frein spécial à action progressive.
- Tous les ascenseurs doivent être munis de serrures automatiques et de condamnations de manœuvres qui complètent l’appareil et augmentent la sécurité, en empêchant les accidents dus à l’imprudence des personnes.
- Asphalte. Matière bitumineuse qui, mélangée avec du goudron, du brai et du gravier, forme une matière plastique, que l’on peut employer pour couvrir une terrasse.
- Bien appliquée, elle s’oppose aux infiltra*-tions de l’eau.
- On fait aussi de l’asphalte factice avec des résidus de goudrons de houille, qui est loin de valoir l’asphalte naturel.
- La principale exploitation d’asphalte est Seyssel, dans le département de l’Ain.
- Asseau. Voyez Assette.
- Assemblage. Nom que l’on donne, dans la construction, aux divers moyens employés pour relier entre elles des pièces de bois ou de fer.
- On classe les assemblages en trois principaux groupes se rapportant : 1° à la charpente; 2° aux ouvrages en fer; 3° à la menuiserie. ( Voy. 4e et 5e parties du Cours de Construction : Traités de Charpente en bois et en fer, de Serrurerie et de Menuiserie.)
- On appelle aussi assemblages les divers moyens employés, en canalisation d’eau, de gaz et d’électricité, pour réunir entre
- Fig. 386.
- elles les différentes pièces d’une tuyauterie.
- Assette. Marteau de couvreur ayant, d’un côté, une tête, et, de l’autre, un tranchant large de 5 à 6 centimètres et un peu recourbé vers le manche.
- Les couvreurs s’en servent pour dresser, couper et clouer les lattes et les ardoises [fig. 386).
- On dit encore asseau, aissette.
- Assurance. Contrat appelé police, par lequel l'assureur s’engage, moyennant une prime, ou somme d’argent annuelle donnée par l’assuré, à lui payer la valeur d’une certaine propriété, si elle venait à être détruite par une cause quelconque, fortuite et involontaire.
- Tout sinistre provenant du fait de l’assuré n’est pas à la charge de ïassureur, mais ce dernier doit en faire la preuve.
- En ce qui concerne Y assurance contre
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- l'incendie des édifices, la valeur des primes est subordonnée au mode de construction (si les édifices sont bâtis en bois ou en pierre, couverts en chaume ou en ardoises) et à leur destination (si ce sont des habitations ou des fabriques). La compagnie d’assurances ne paie que la valeur du bâtiment au moment du sinistre. Les Compagnies ne répondent pas des incendies occasionnés par guerre, invasion, émeute populaire, volcans, trombes, tremblements de terre, ni des explosions de gaz ou de poudre qui n’ont pas allumé d’incendie.
- En ce qui regarde Y assurance sur la vie, il faut remarquer que les entrepreneurs sont responsables des accidents qui atteignent leurs ouvriers, employés ou gens à gages, ou qui sont causés par ces derniers à des tiers, dans l’exécution de leurs travaux. La responsabilité civile qui leur incombe est garantie par des Compagnies d'assurances à primes fixes, en vertu de polices souscrites par les assurés. L'assurance est ordinairement collective, et la prime, payée au moyen d’une caisse alimentée :
- 1° Par des retenues faites sur le traitement ou salaire de chaque employé, pour sa part contributive au payement de la prime ;
- 2° Par des versements de l’entreprise, pour la part qui la concerne.
- La retenue est obligatoire pour tous les employés commissionnés et en régie, et pour les ouvriers payés à la journée.
- L’entreprise, de son côté, verse, chaque mois, à ses frais, une somme égale au complément de la prime totale d'assurance.
- Cette prime est calculée d’après les heures de travail et suivant les déclarations mensuelles de l’entrepreneur, conformes aux feuilles de paie. Le règlement de ladite prime a lieu le 1er de chaque mois, d’après un état mensuel constatant le nombre de journées de travail fourni ou d’ouvriers employés dans le courant du mois précédent, et sur justification du livre de paie et du registre des ouvriers. A cet effet, le souscripteur est tenu d’inscrire régulièrement sur la feuille de paie les noms, prénoms, âges et professions de
- tous les ouvriers compris dans l’assurance. Les fonds recueillis par la caisse sont versés mensuellement à la compagnie, pour servir au paiement des indemnités convenues en cas d’accidents, et qui se décomposent ainsi :
- 1° Tout ouvrier ou employé, blessé pendant la durée de son service ou de son travail, qu’il soit occupé dans les ateliers, chantiers ou ailleurs, pour le compte de l’entreprise, reçoit par jour, pendant son incapacité temporaire, pendant cinq jours au moins à quatre-vingt-dix jours au plus, une indemnité qui est, en général, à Paris, de 2f,50. En tous cas, cette allocation ne peut dépasser le salaire ;
- 2° Tout accident entraînant une incapacité permanente de travail donne droit, en faveur de la victime, à une rente viagère dont le renvoi est garanti par l’actif social, ou à une indemnité fixe de plusieurs annuités de ladite rente au choix du sinistré ;
- 3° En cas de mort survenue dans les trois mois de l’accident, un capital est octroyé à la veuve ou aux orphelins. Le sinistré étant célibataire ou soutien la famille, cette indemnité est versée à ses héritiers ou ayants droit.
- L’assurance cesse d’avoir son effet pour tout employé ou ouvrier renvoyé des travaux ou les quittant volontairement.
- La caisse d’assurances est gérée par les chefs de l’entreprise ou par leurs agents délégués. Les formalités à remplir envers la Compagnie, dans le cas d’un accident, sont les suivantes : dans un délai de quarante-huit heures, il doit être adressé à la Compagnie une déclaration (formule fournie par la Compagnie) signée de deux témoins constatant l’époque et la nature de l’accident, les causes connues ou présumées, ainsi que toutes les circonstances qui l’ont accompagné. En cas de mort, il sera joint à la déclaration, l’acte de décès de l’assuré. Le souscripteur, l’assuré ou ses ayants droit sont tenus de recourir immédiatement à un chirurgien ou à un médecin pour obtenir les soins indispensables. Les Compagnies se réservent le droit de faire visiter le sinistré par un médecin ou toute autre personne déléguée, et, en outre, de faire examiner les chantiers par un employé de leur choix, pour
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- vérifier si l’on y prend les mesures de précautions et de sécurité prescrites par les lois, l’usage et la prudence.
- L’assurance peut s’étendre aussi aux accidents des chevaux et des voitures employés par les entrepreneurs.
- Dans ce cas, l’assurance concerne :
- 1° Les accidents causés aux tiers ;
- 2° Les accidents causés par les tiers;
- 3° Les accidents causés sans contact, (chute de chevaux, versement de voitures).
- Outre les Compagnies ordinaires d’assurances, il existe aussi des Sociétés mutuelles d'assurances, dont les cotisations servent à établir le fonds d'assurance. Parmi ces dernières, nous citerons la Caisse d'assurances mutuelles des Chambres Syndicales, dont le siège social est à l’Hôtel des Chambres syndicales, 10, rue de Lancry, à Paris.
- Cette Société est fondée en dehors de tout esprit de spéculation. Par la nature de sa constitution, elle a pour but de resserer les liens qui unissent déjà les membres des Chambres syndicales, et pour objet de rendre l’assurance économique en lui donnantle caractère familial, qui est un surcroît de garantie pour tous.
- La base des cotisations est très réduite.
- Les indemnités allouées aux sinistrés sont fondées sur une large base.
- La responsabilité civile des patrons est largement couverte, et les indemnités garanties sont nettes de tout frais de procédure.
- Les frais médicaux et pharmaceutiques sont réglés aux sinistrés en sus des indemnités et sans augmentation des cotisations.
- En cas de mort, la Société alloue une indemnité pour les frais funéraires.
- La Société n’a pas de capital à rétribuer. Les économies résultant des opérations profitent exclusivement aux sociétaires.
- Les contestations pouvant survenir entre la Société et les assurés sont soumises à des arbitres nommés respectivement par les parties.
- Les opérations de laSociété sontlimitées aux trois branches suivantes :
- 1° Assurances collectives.
- Indemnités aux employés et ouvriers victimes d’accidents dans le travail ou à
- l’occasion du travail, y compris la responsabilité civile des patrons largement couverte ;
- 2° Assurances individuelles.
- Capital ou indemnités allouées :
- En cas de mort, d’infirmité ou d’incapacité temporaire de travail, dans tous les cas d’accident pouvant atteindre les personnes soit pendant leurs travaux, soit en voyage, en chemin de fer, etc., etc.,chasse, bicyclettes.
- 3° Assurances des chevaux et voitures.
- Accidents causés aux tiers ou par les tiers,ainsi que ceux résultant de la chute des chevaux et du versement des voitures, bris de brancards, etc.
- Nous donnons, pages 189 à 192, deux modèles de propositions d’assurance collective et de responsabilité civile, et d’assurance contre les accidents des chevaux et voitures.
- Atelier. Lieu où des ouvriers travaillent en commun.
- Les ateliers à ciel découvert se nomment chantiers.
- Les chefs d’ateliers sont pour les couvreurs, plombiers, gaziers, etc., électriciens, le maître compagnon, et le chef d'équipe (Voy. ouvriers).
- Atmosphère. On a donné le nom d’atmosphère à un poids qui est celui de l’air dans lequel nous vivons et que l’on peut représenter par une colonne d’eau de 10m,33 d’élévation.
- En mécanique,ce mot est employé pour désigner l’unité de pression dans l’évaluation des fortes pressions. On dit que l’on comprime à 1 atmosphère, chaque fois qu’on charge un corps de ce poids. Les poids doubles, triples, sont appelés 2 atmosphères, 3 atmosphères. C’est ainsi qu’on essaie les tuyaux d’une canalisation, en les chargeant à plusieurs atmosphères, à l’aide d’eau sous pression.
- Attache. On donne ce nom aux lignes qui accompagnent les cotes portées sur un plan, et qui indiquent les points extrêmes auxquels elles se rattachent.
- Ces lignes se font soit à l’encre rouge, soit en lignes ponctuées (fig. 387).
- En couverture de verre, les attaches sont de petits morceaux de plomb fixant les verges de fer dans les panneaux des vitres.
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- VOCABULAIRE.
- 189
- PROPOSITION ^ASSURANCE COLLECTIVE
- ET DE
- RESPONSABILITÉ CIVILE
- Nous, soussigné........................profession.............-.........
- demeurant à..............................proposons à la CAISSE D’ASSURANCES
- MUTUELLES DES CHAMBRES SYNDICALES d’assurer contre les risques d’accidents corporels,............................................................................
- Avec les indemnités ci-dessous déterminées :
- 10 En cas de mort,..............................................................
- 2° En cas dinfirmité, 1er degré,................................................-
- 3° — 2° — .........................................'......
- 4° 3" ...............................................
- 5° En cas d'incapacité temporaire de travail, une allocation quotidienne de.....
- En cas de responsabilité civile, une garantie de................................
- En cas d accidents occasionnés à des tierces personnes, par nos ouvriers ou préposés une garantie de...............................................................
- Pour servir de base au contrat à intervenir, nous déclarons avoir répondu à toutes les questions énoncées dans la présente proposition. Et, en cas d'acceptation nous nous engageons à payer à la Société une cotisation établie d'après notre livre de paye, et calculée à raison de.......................................•...............
- Fait à............... ........, le.......................18......
- Le Représentant dë la Société,
- Le Proposant,
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- 190
- COUVERTURE.
- QUESTIONNAIRE
- RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
- 1. Localité où s’exercent les travaux
- 2. Quel est le nombre ordinaire moyen du personnel employé?...........................
- 3. Quel est le montant des salaires annuels?
- 4. Combien existe-t-il d’apprentis?...........
- 5. Quel est leur salaire quotidien?.---------
- 6. Parmi les ouvriers, en est-il qui reçoivent
- partie de leur salaire en nature (logement, nourriture, habillement) ?.......
- 7. Quel en est le nombre?
- 8. Existe-t-il des ouvriers ayant passé la limite d’âge de 70 ans ?...................
- 9. Existe-t-il une caisse de secours en faveur du personnel?................................
- 10. Dans l’affirmative, quels sont les avantages qu’ils en retirent?................................
- 11. Le proposant a-t-il été ou est-il encore assuré à une Compagnie accidents?....
- 12. Jusqu’à quelle époque?.................
- 13. Quel est le genre de moteur employé et
- quelle est sa force?.................
- 14. Combien de générateurs?
- 15. Parmi l’outillage existe-t-il des scies mécaniques? — Combien?................................
- 16. Quel est le nombre des personnes travail-
- lant aux machines et quel est la moyenne de leur salaire quotidien?......
- 1. Hommes..........................
- 2. Femmes et fillettes.............
- 3. Apprentis.......................
- 17. Existe-t-il un service de transports ? —
- Combien y emploie-t-on de personnel ?
- 18. Emploie-t-on quelquefois le personnel à
- des travaux autres que ceux relatifs à l’industrie exercée?.....................
- 19. Quelles sont les diverses professions exer-
- cées dans l’établissement?...........
- Quel est le nombre afférent à chacune d elles? Quel est leur salaire moyen quotidien?.....................".......
- 1. Hommes........................
- 2. Femmes........................
- 3. Apprentis.....................
- 20. Le proposant a-t-il pris des mesures pré-
- ventives ? Lesquelles ?.........f...
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-
- VOCABULAIRE.
- 191
- PROJET D’ASSURANCE
- CONTRE LES
- ACCIDENTS DES CHEVAUX ET VOITURES
- M.........................:....;.....................................
- profession de......... ..................................................
- demeurant à..............................................................
- propose à la CAISSE d’ASSURANCES MUTUELLES des CHAMBRES SYNDICALES de lui garantir aux conditions ci-dessous déterminées, savoir :
- 1° LES ACCIDENTS CAUSÉS AUX TIERS (ASSURANCE DIRECTE)
- Jusqu'à concurrence de la somme de.......................................
- par accident et par voiture.
- Le proposant déclare posséder un nombre de.....voiture , ainsi désigné :
- (*)
- (c)
- de maître (,). . .
- de commerce (2),
- de louage (3). . .
- à chev à chev à chev à chev à chev à chev à chev à chev à chev à chev à chev à chev
- A reporter. .
- TAUX COTISATION
- 1
- - 1
- (a) (b) (c). Nombre à indiquer.
- (1) Donner leur désignation.
- (2) Donner leur désignation, leur forme, leur usage et la matière des objets transportés.
- (3) Indiquer le numéro de l’estampille de la Régie.
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- 192
- COUVERTURE.
- Report.....
- 2° LES ACCIDENTS CAUSÉS PAR LES TIERS (Contre-assurance étendue)
- [cl) Sur,......chev.......dont l’évaluation est ci-dessous détaillée:
- ...............chev................à.............
- ...............chev................à.............
- ...............chev............... à.............
- ...............chev................à..............
- ...............chev................à.............
- (e) Sur........harnais dont l’évaluation est de
- ...............harnais.............à.............
- ...............harnais.............à.............
- ...............harnais.............à.............
- (/) Sur..............voiture dont la désignation et l’éva-
- luation sont ci-dessous détaillées :
- ...............voiture...........à.............
- .............. voiture...........à.............
- ...............voiture........... à............
- ..............voiture............à.............
- ...............voiture...........à.............
- Total: harnais et voitures.
- 3° LES ACCIDENTS CAUSÉS SANS CONTACT (Tierce assurance)
- (Chute de chevaux, versement de voitures)
- Sur...............chev (suivant l’évaluation ci-dessus pour
- la garantie des accidents aux tiers............fr.................
- Sur...............harnais (suivant l’évaluation ci-dessus pour la
- garantie des accidents aux tiers)..........-...fr.................
- Sur.............. .voitures (suivant l’évaluation ci-dessus pour la
- garantie des accidents aux tiers)..............fr.................
- Total.
- TAUX COTISATION
- DÉCLARATIONS : (*)
- Fait à............................le...........................189 ^
- (cl) (e) (/'). Indiquer le nombre de chevaux, harnais et voitures. Le Pkoposant :
- (1) Indiquer les conditions particulières des risques ; s’il y a déjà assurance, indiquer la Compagnie, la garantie accordée et l’expiration du Contrat.
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- VOCABULAIRE. '
- Attachement. Note écrite ou figurée d’ouvrages de diverses natures que prennent l’architecte, le métreur ou l’inspecteur, lorsque ces ouvrages, destinés à être cachés, sont encore visibles. Ces notes font foi des travaux au moment du règlement des mémoires. Ainsi l’on prend attachement des fondations enfouies, des longueurs et des grosseurs des bois d’un plancher, avant qu’ils soient recouverts de l’aire et plafonnés, des portions d’enduits avant la peinture, des incrustements en pierre, des reprises de murs, etc. On prend aussi par attachements l’état des vieux matériaux, de quelque nature qu’ils soient, qu’on donne en compte aux entrepreneurs.
- Pour éviter des difficultés, les attachements doivent être faits en double : un exemplaire, signé de l’entrepreneur, est
- î
- Fig. 387.
- entre les mains de l’architecté ; l’autre, signé de l’architecte, reste entre celles de l’entrepreneur.
- Les attachements doivent être faits en temps utile et soumis à une vérification contradictoire. Ces pièces ont une grande importance dans le cas d’expertise. L’architecte ne peut se refuser à vérifier et à reconnaître des attachements ; de même, l’entrepreneur doit avoir soin d’en établir toutes les fois que cela est nécessaire.
- Les attachements figurés sont des dessins faits ordinairement à l’échellè de 2 centimètres pour mètre. Le relevé se fait contradictoirement. Les frais des attachements figurés sont à la charge de 1 entrepreneur. L’architecte a toujours le droit d’en exiger la production, quand bien même le cahier des charges ou le marché seraient muets à cet égard (A.ê- 388).
- Les attachements figurés sont néces-
- Sciençes générales.
- 193
- saires pour constater les fouilles, les massifs, les tuyaux passants, etc., etc.
- Pour les accessoires de travaux, tels que trous, entailles, percements, démolitions, etc., les attachements écrits suffisent. L’architecte n’est pas en droit d’exiger autre chose pour cette seconde catégorie de travaux. Les attachements écrits doivent être datés et porter des nu-muros d’ordre non interrompus (Nous donnons ci-dessous un modèle d’attachement écrit.
- ^lojvKlété de ffyfb
- DYLonSiem CLcchitccte
- ATTACHEMENT écrit n°
- des Travaux de.....................exécutés
- pendant, le................................
- SAVOIR :
- 31 Janvier
- Fouille d’un puisard près du kiosque, l.ÊÎÜ2 n X 2,00 de profondeur.
- Transport des terres à 3 relais dans le trou où on a arraché un peuplier devant la maison.
- 26 Février
- Construction du puisard près du kiosque en moellon neuf fourni smillé et mortier n° 3 de ciment de Boulogne, Demarle et Lonquety, murs circulaires de 0.30 d’épaisseur. Canalisation en Doulton, posée en tranchée sur massifs en moellon à chaque joint, joints et collets en ciment de Vassy.
- Tuyaux de 0.152 de diamètre intérieur : 1 partie droite de 5 mètres ; 2 coudes ;
- Sur le talus 1 partie de 2 mètres: 1 culotte;
- 1 partie de 1 mètre ; 2 coudes ;
- Devant le kiosque : 1 partie de 2 mètres ; 1 raccord de 0.60 ; 1 coude ; 1 partie de 2 mètres ; 1 raccord de 0.60; 1 culotte recevant le plomb de l’intérieur; 1 tamponnage; 1 coude; 1 partie de
- 2 mètres ; 1 coude ; dans le puisard un siphon déversoir Noël-Chadapaux n° 1, pour raccorder le siphon et la conduite, un coude en poterie, id. ci-dessus de 0.132 ; sur le puisard un châssis en fonte avec tampon, type ville de Paris, pour trottoirs quadrillé 1.05 X 1.05, pesant 330 kilogrammes, dit modèle léger. Pose du dit et scellement avec ara-e de la maçonnerie, et chape en ciment sur la dite.
- Attelles. Morceaux de bois creux que les plombiers placent l’un contre l’autre et
- CoV'.LRTURE ET PLOMBERIE. —13.
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- COUVERTURE.
- VOCABULAIRE.
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- JWons/'et/r__ __:_^Jlrcfi/tecêe
- PROPRIETE DE M...
- a.
- CANALISATION en tuyaux de grès vernissé de Doulton et Cie, compris dressement du fond de la fouille, transport à pied d’œuvre, massif en maçonnerie sous les ponts mise en place et collets en ciment. Plus-value pour patin en ciment à chaque pont.
- Tuyaux simples
- Maçonnerie de moellons non fourni et mortier n° 4 de ciment de Boulogne et sable de rivière.
- Maçonnerie de meulière neuve fournie et mortier idem.
- Maçonnerie de briques de Bourgogne 1er choix et mortier idem.
- Fers et fontes.
- Fouille en rigole et jet sur berge.
- c
- Ciment de Vassy pour enduits de fosse, collets et patins.
- Reprise de terre avec jet en remblai régalage par couches de 0.20 et pilonnage.
- Remblai en sable de plaine, fourni régalage et pilonnage dans l’embarras des tuyaux; arrosage, terre reprise, chargée en tombereaux et enlevée aux décharges publiques.
- NOTA:
- ffem/s /e_________
- ^Jâr /’ &/lrep/\
- Teneur
- Point s au point y à compti r pour le déb'ai enlevé et P°nr le remblai en sable, chargement en brouette et ^ansport à un relai, l’approche des tombereaux n’étant Possible que jusqu’en m.
- tn06?1611*' ^rous dans la meulière et raccord, r. nc dans la meulière et raccord, icernent du mur du puits et raccord.
- DIAMÈTRE LONGUEUR
- 0.228 10™,55
- 0.152 12“, 60
- Tuyaux avec plus-value de 40 0/0
- m 63 cC É- 63 -3 63 2C CÛ d Z DÉSIGNATION DIAMÈTRE DÉVELOPP PARTIEL EMENT TOTAL
- a 3 Coudes 0.228 0.50 1.50
- b 4 Tés 0.228 0.50+0.22 2.88
- 1 Branchement 0.228 0.50 0.50
- 1 Branchement 0.152 0.50 0.50
- d 3 Jonctions de raccord 0.228 0.45 1.35
- e 2 Jonctions de raccord 0.228 0.35 0.35
- f 1 Jonctions de raccord 0.228 0.20 0.70
- q 5 Coudes 0.152 0 50 2.50
- h 6 Tés 0.152 0.50+0.18 4.08 !
- i 3 Culottes 0.152 1.00 3.00
- î 8 Jonctions de raccord 0.152 0.35 2.80
- k 3 Jonctions de raccord 0.152 0.20 0.60
- Fontes spéciales à la pièce.
- Brevets Noël Chadapaux
- o 1 Trappe de fosse modèle lourd album pl. 20. p 1 Syphondéversoir modèle n° 2 album pl. 1. q 10 Regards quadrillés n° 1 album pl. 13. s 1 Cône de raccord 19,128 album pl. 10.
- t 3 Cuvettes syphons album pl. 11.
- Fontes au poids.
- [Cours du... 189..)
- 1 Tampon avec châssis quadrillé pour trottoir modèle léger 105x105 pesant 345 kilogr.
- 1 Modèle léger de 0,60 carré pesant 67 kilogr. 3 Dauphins pour raccord de descente ensemble 39 kilogr.
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- COUVBjRTURE .
- dont ils se font un manche pour prendre leurs fers à souder,
- Attisoirs. Barre de fer, crochue par un bout, dont on se sert pour attiser le feu.
- Attraction. Affinité chimique. C’est la force avec laquelle des corps doués de propriétés contraires, tendent à s’unir.
- 0,65_____
- Fia;. 389. -
- C’est ainsi que l’acide sulfurique a de l’affinité pour le zinc. Cette affinité forme la base des piles électriques.
- C’est aussi la propriété d’après laquelle deux électricités de noms contraires, ou deux pôles contraires de deux aimants, s’attirent.
- C’est, enfin, en vertu de l’attraction ter restre que les corps pesants tendent toujours à tomber à terre.
- Auge. Caisse de bois dont se servent les couvreurs pour y gâcher le plâtre [ftg. 389). L’ouverture de l’auge a ordinairement 0m,65 sur 0in,40. Cette caisse va en se rétrécissant vers le fond. Le contenu s’appelle augée.
- Pour gâcher le ciment oil fait usage d’une auge particulière. C’est un coffre rectangulaire en bois {ftg. 390), qui n’a
- que trois parois seulement, pour faciliter le gâchage et qui a pour dimensions 1 mètre de longueur, 0m,60 de largeur et 0m,20 de profondeur.
- On appelle aussi auge un vasè de cuivre jaune, placé au haut du moule où l’on coule les tables avant de les laminer ; son objet est de recevoir le plomb qui est dans la chaudière, par le moyen d’un canal de
- tôle portatif qui le lui transmet, pour le verser ensuite sur le moule, ce qui se fait par l’entremise de deux bascules que les ouvriers font mouvoir pour renverser l’auge qui contient le plomb.
- Auget. Garnissage en plâtre, de for rue
- Fig. 391.
- carrée ou cintrée, qu’on met parfois dans les entre-deux de chevrons, pour rendre la couverture irréprochable. On peut faire aussi un hourdis plein avec relancis de clous à bateau sur les jouées de chevrons et lattés en sous-face des chevrons. On évite ainsi les fuites qui s’échappent par les défectuosités de la couverture.
- On appelle encore auget un vase dans
- lequel les plombiers mettent leur plâtre, quand ils vont poser des tuyaux.
- Aussière. Nom que l’on donne, dans l’industrie du bâtiment, à un cordage ordinaire formé de trois ou quatre torons, et auquel on applique, selon son diamètre, et d’après son usage, les dénominations
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- VOCABULAIRE.
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- suivantes : ligne au cordeau, cordage à main, troussière, hauban, ou cordage proprement dit, câble, câbleau etc... (Voy. ces mots).
- Auvent. Petit toit en appentis, destiné à abriter de la pluie ou du vent, une porte, une fenêtre, ou une devanture de boutique {fig. 391).
- On construit aussi des auvents en fer, Riais, dans ce cas, on leur donne spécialement le nom de marquises.
- Au moyen âge, des auvents en appentis étaient placés au-dessus des entrées et des boutiques. C’étaient des potences accrochées à des corbeaux saillants. Un grand nombre d’édifices publics avaient aussi de ces sortes d’abris au-dessus de leurs entrées. On couvrait les auvents avec de 1 ardoise, des bardeaux ou du plomb {fig. 392).
- Pour placer un auvent sur la voie pu-
- Fig. 393.
- blique, il faut, dans une commune, la permission du maire. La saillie, à Paris, ne doit pas dépasser 0m,60 pour lesauventsdes boutiques, 0m,25 pour ceux des croisées.
- , Les auvents et corniches au-dessus des boutiques ne doivent pas être construits en plâtre. On ne peut les établir qu’en b°is, avec la faculté de les recouvrir extérieurement de métal. Tout autre mode de couverture est interdit.
- Un ne peut réparer les auvents en plâtre actuellement établis au-dessus des bou-Lques. On doit les démolir lorsqu’ils ont besoin de réparations, et ne les rétablir qu’en bois (Ordonnance du 24 décembre 1823).
- Avant-projet. Appréciation sommaire, devis descriptif de la dépense et des produits d’une entreprise.
- Un avant-projet de construction représente, en outre, les dispositionsprincipales de 1 édifice à élever.
- Avant-toit. Partie du toit qui s’avance en saillie sur la façade d’un édifice, afin d’en éloigner les eaux pluviales [fig. 393).
- Un auvent est aussi un avant-toit.
- Aviver. Nettoyer, gratter, polir une surface. On dit aussi aviver les métaux. Ainsi l’on avive le plomb, quand on veut ajouter de la soudure qui fasse bien corps avec lui. De même, on avive le bronze pour le dorer.
- Axe. Ligne droite qui divise en deux parties égales, soit en plan, soit en élévation, un édifice, une machine quelconque.
- Bac. 1° Petit bassin, servant dans les jardins, à recevoir les eaux destinées à l’arrosagq. C’est, le plus souvent, un tonneau sur lequel aboutit le tuyau d’amenée
- Fig. 394.
- d’eau ; ce tuyau est muni d’un robine d’arrêt ;
- 2° On donne aussi ce nom à un canal fait avec des planches, au moyen duquel on conduit les eaux d’un point à un autre.
- Bâche. 1° Réservoir de bois ou de métal placé dans un chantier, et destiné à contenir l’eau employée aux divers travaux de bâtiments ;
- 2° Grosse toile imperméable, utilisée pour couvrir un bâtiment en réparations ; soit pour abriter les travaux dans un bâtiment neuf, et permettre de travailler à l’abri. On dit aussi banne dans le même sens. Cette toile a une couleur grise, verte ou noire, suivant qu’elle est préparée à l’huile de lin ou au goudron.
- Bâchon. Tonneau ouvert par un bout, et servant de hotte.
- Badours. Tenailles de moyenne taille.
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. — 13*.
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- COUVERTURE.
- Baguette. Ourlet résultant de l’assemblage de deux tables de plomb, accrochées l’une dans l’autre, et tenant lieu de soudure.
- Bahut. On donne ce nom à un mur bas, qui, dans un grand nombre d’édifices du moyen âge, servait à supporter le chéneau,
- et préservait ainsi les murs de l’humidité produite par les eaux pluviales coulant dans ce cliéneau (ftg. 394).
- On donne aussi ce nom à de petits murs destinés à surélever la toiture et la couverture au-dessus du chéneau, afin d’éviter les dégradations que le passage dans ces chéneaux pourrait faire subir aux couvertures. La dernière assise forme larmier, afin que les eaux de pluie ne salissent pas les parements de prisme, et pour les faire
- Fig. 396.
- tomber plus directement dans le chéneau {fig- 393).
- Baignoire. On donne ce nom à des cuves de formes spéciales, dans lesquelles on prend des bains [fig. 396). On fabriquait autrefois des baignoires en marbre et en granit. Elles étaient ornées d’anneaux sculptés, de têtes d’animaux, etc. La bai-
- gnoire ayant des dimensions plus grandes que ne nos jours, elle pouvait servir à plusieurs personnes.
- Aujourd’hui, dans certains établissements thermaux, à Royat par exemple, on trouve des baignoires ménagées dans le sol, dans lesquelles on descend par deux ou trois marches. Elles sont généralement revêtues en faïence.
- Fig. 397.
- Bains. On donne ce nom aux établissements publics, où se trouvent des piscines, des baignoires, des appareils pour douches, etc., et où, moyennant rétribution, on peut se baigner.
- Les Anciens, les Grecs et les Romains surtout, donnèrent une grande importance aux bains publics. On y trouvait des bains chauds, des bains lièdes, des bains froids, des salles à température moyenne et des
- Fig. 398.
- étuves fortement chauffées (Voir 7e partie du Cours de Construction, Traité cl'Architecture).
- On installe aussi, dans les maisons d’habitation privées, des salles de bains.
- La figure 397 montre la place d’une
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- VOCABÜLAIRË.
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- salle de bains, avec sa. baignoire adossée 1 au mur de la cuisine. La baignoire est alimentée par un réservoir d’eaii chaude, qui a lm,30 de longueur, 0m,65 de largeur et 0lI\25 de profondeur. Sa contenance est d’environ 200 litres..Ce réservoir est porté sur potences.
- Il est enveloppé de tous côtés ifig. 398)
- par la fumée du fourneau, qui vient agir en dessous, s’étale en nappe et s’échappe par un tuyau vertical d’évacuation, que l’on peut fermer au moyen d’une trappe mobile, quand le fourneau est éteint. Une plaque de fonte, portant sur deux fers cornières ou sur deux taquets, l’isole de l’autre. Ce réservoir reçoit quatre tubu-
- Fig. 399.
- lares : la première, pour le trop-plein ; la seconde, pour l’arrivée de l’eau; la troisième, pour l’alimentation de la cuisine; la quatrième, pour l’alimentation de la baignoire. Le tuyau d’arrivée est incliné et se branche sur le conduit horizontal, indiqué sur le plan, et qui se raccorde lui-même avec le tuyau d’eau froide servant à alimenter les étages, et figuré en section horizontale dans l’angle gauche de la cuisine.
- Le tuyau de retour ou de trop-plein, Parailèle au précédent, débouche sur la Pierre, et indique si le réservoir est rempli j il donne issue en même temps à la vapeur. Divers robinets permettent d’ali-menier la cuisine d’eau chaude et d’eau froide.
- Les salles de bains ne sont pas toujours à proximité d’une cuisine ; il faut alors y installer un appareil spécial de chauffage (.fig• 399) ; c’est pourquoi la disposition décrite précédemment est la solution la plus simple et la plus économique.
- Nous reviendrons plus tard en détail sur cette question.
- On ne peut, dans un établissement de nains, installer des baignoires contre un naur mitoyen qu’à la condition de faire un contre-mur. On peut laisser couler les eaux de bains sur la voie publique, si ces eaux ne sont pas chargées de matières
- pouvant nuire à la salubrité publique, auquel cas des règlements de police pourraient être pris pour remédier à ces inconvénients.
- Bain de plâtre ou bain de mortier se disent lorsque les matériaux se posent comme s’ils étaient noyés dans du plâtre ou dans du mortier.
- Bajoues. Terrassements faits sur les bords d’un bassin pour contenir les eaux.
- Fig. 400.
- Balais. On donne le nom de balais à deux ressorts frottant, formés d’un faisceau mi-plat de fils de cuivre, que l’on appuie sur le collecteur d’une machine électrique, et qui sont attachés à des bornes formant les pôles de la machine [fig. 400).
- On admet, comme pour la pile, que le courant va, dans le circuit extérieur de la machine, du balai positif ou balai négatif.
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- COUVERTURE.
- Si les h0! ais ne touchaient qu’une seule lame du collecteur, il y aurait interruption du courant quand ils frotteraient sur un joint. Aussi les balais sont-ils disposés pour toucher plusieurs lames voisines.
- Depuis quelque temps, on emploie avec avantage des balais en toile métallique ; cette toile est formée de fils de cuivre de 1,2 millimètres de diamètre, et a un tissu très serré.
- Les balais recueillent le courant et le transmettent au conducteur extérieur qui leur est fixé.
- 11 est souvent nécessaire, comme nous le verrons plus loin, de reconnaître le balai positif et le balai négatif d’une dynamo. Le moyen le plus simple consiste à relier
- Fig. 401.
- chacun des balais à une lame métallique de fer, de zinc ou de plomb, et à plonger ces deux lames dans une dissolution de sulfate de cuivre. Cette dissolution se décompose, et le cuivre vient se déposer sur la lame qui est reliée au balai négatif.
- Balancier. Verge de fer rigide, plus ou moins longue, qui sert à mettre en mouvement les tiges des pistons et des pompes. On les charge ordinairement d’un poids tel que C [fig. 401), dont le but est d’entretenir le mouvement et la puissance motrice. Leur forme et leur mode d’application varient à l’infini.
- Balcon. Saillie au-delà du nu d’un mur, portée sur des consoles, des colonnes ou des cariatides, et comportant une balustrade [fig. 402).
- On couvre souvent les balcons avec des feuilles de plomb ou de zinc.
- En vertu de plusieurs articles du code civil, on ne peut établir de balcons donnant sur l’héritage voisin qu’à la distance de lm,90, distance comptée depuis la ligne extérieure du balcon jusqu’à la ligne séparatrice des deux propriétés.
- A Paris, les grands balcons ne peuvent avoir plus de 0m,80 de saillie, et n’être établis que dans les rues ayant au moins 10 mètres de largeur, ou donnant sur les places et sur les carrefours. Ils doivent être élevés à 6 mètres au moins au-dessus du sol.
- Les balcons en saillie immédiate sur la voie publique peuvent être prolongés jusqu’à l’affleurement du nu intérieur du mur séparatif d’avec les propriétés voisines ;
- Fig. 402.
- par suite, le retour peut être scellé à l’affleurement de ce nu. La distance prévue par la loi pour les vues directes ou oblicpies n’a donc pas, dans ce cas, à recevoir son application.
- Balèvre. En fonderie de bronze pour robinets, etc., on donne le nom de balèvre à certaines parties de la matière faisant saillie sur la surface de la pièce moulée. Ces balèvres peuvent s’enlever à la lime.
- Bambou. Sorte de gros roseau des Indes qui acquiert jusqu’à 0m,38 de grosseur à sa partie inférieure. Doués d’une structure très solide, et d’une grande légèreté, les bambous sont beaucoup plus élastiques et beaucoup plus résistants que ne le seraient des pièces de bois de même longueur et de même grosseur. Aussi les emploie-t-on, dans les pays qui les pro-
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- Nuisent, à une foule d’usages domestiques, et particulièrement pour faire le lattis des couvertures.
- Bande. On donne ce nom aux pièces de zinc ou de plomb servant à recouvrir certaines parties étroites d’une construction, telles que bandeaux, corniches, entablements, etc. (Voyez agrafes).
- Bandeau. Bande peu saillante, unie, moulurée ou ornementée ( fig. 403), régnant autour d’une construction, soit pour masquer les divisions d’étages, ou pour supporter les saillies des chambranles de tenêtres, soit, enfin, pour rompre la monotonie des façades.
- Les bandeaux, lorsqu’ils sont en plâtre ou en pierre tendre, sont recouverts en zinc.
- Banne. Synonyme de bâche.
- Banquette. Nom qui s’applique à de pe-
- Fig. 403.
- hts rebords pratiqués de chaque côté d’un canal d’aqueduc ou d’égout. On peut y marcher pour les besoins du service, du nettoyage ou des réparations.
- Baquet. Vaisseau de bois cerclé de fer, servant à porter le mortier.
- Baqueter. C’est épuiser l’eau qui est ^ans une fouille avec une pelle ou une écope.
- Pour épuiser un bassin de peu de profondeur, on y place des hommes munis de seaux en cuir, ou en osier et toile imperméable. Les seaux sont vidés dans une rigole conduisant l’eau au dehors.
- Bard. Sorte de civière, servant sur un chantier, à transporter des objets de poids moyen.
- Le brancard [fig. 404) est composé de deux barres de bois parallèles, reliées vers le milieu par cinq ou six traverses Plates.
- Bardage. Opération de transport qui consiste à amener les matériaux ou les pièces diverses d'une installation (pompes, etc.) à pied d’œuvre. On emploie divers procédés pour effectuer cette translation, suivant la nature des matériaux, du sol, et la distance à parcourir. Le coltinage est un bardage à l’épaule.
- Bardeaux. Ce nom s’applique à de
- Fig. 404.
- petites tuiles rectangulaires en bois de chêne, de châtaignier, de hêtre ou de sapin qui servent à la couverture dans certains pays (Allemagne, Russie, Suède, etc.). ...
- On donne aux bardeaux de 0m,20 à 0m,30 de longueur sur 0m,10 àOm,15 de largeur; leur épaisseur varie entre 0m,008 et 0m,020. Ces tuiles sont employées pour recouvrir des toits très inclinés. On les dis-
- Fig. 405.
- pose comme les tuiles ordinaires, en les fixant à l’aide d’un ou de deux clous ‘ On a soin de faire les trous à l’avance, afin d’éviter de fendre le bois.
- On leur donne différentes formes (Voir fig. 77 et 78). Leur partie inférieure est arrondie en pointe ou à pans.
- On trempe le bardeau dans du goudron
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- pour en augmenter la durée. On le peint quelquefois en brun rouge, bleu ou noir pour imiter le ton de la tuile ou de l’ardoise.
- Ce genre de couverture a été très employé par les anciens et au Moyen âge. Barder. C’est charger et transporter les
- Fig. 406.
- matériaux à pied d’œuvre ou au chantier de l’entrepreneur.
- Bardeur. Ouvrier employé à faire des bardages.
- Baril. Sorte de boîte en cuivre dans laquelle monte et descend le piston d’une pompe.
- Barillet. S’emploie comme synonyme de baril.
- Dans les usines à gaz, on appelle baril-
- W
- Fig. 407. Fig. 408.
- lel le'vase où s’opère la première condensation des vapeurs \fig. 403).
- Barradine. On donne ce nom à des fossés pratiqués en écliarpe sur le flanc des montagnes pour recueillir les eaux
- pluviales et les écouler, avec une faible pente, dans un collecteur [fig. 406).
- Barrage. Digue établie, en travers d’un cours d’eau, afin d’élever le niveau en amont, pour former une chute destinée au service d’une usine. L’eau s’élevant en amont arrive à dépasser la crête du barrage et à tomber en déversoir.
- Le barrage est fixe et construit en ma-
- _ -3,00^ -
- Djmj
- fÜZJ
- Fig. 409 et 410. — A, radier ou massif du bassin; B, arrase sous le bahut; C, bahut ou bordure du bassin ; 1), remblai et pilonnage.
- çonnerie, ou mobile et formé de poutrelles superposées.
- Les barrages fixes sont à paroi verticale ou à paroi inclinée du côté de Y aval [flg. 407).
- Les barrages mobiles, composés de poutrelles superposées dans un sens perpendiculaire à la rivière, permettent d’élever ou d'abaisser à volonté l’arête du barrage ;
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- il suffit d'ajouter ou d’enlever l’une de ces poutrelles.
- Les barrages sont fréquemment employés pour actionner les machines hydrauliques qui distribuent l’eau dans les réservoirs des villes. (Machine de Marly.) Très souvent les barrages des grandes rivières sont accompagnés d’écluses qui permettent de ne pas interrompre le service de la navigation [fig. 408 et 409).
- Barre à mine. Instrument servant dans les ardoisières à faire les trous de mines [fig. 408).
- Baryte. Le chlorhydrate (ou eau de baryte) est très souvent employé pour reconnaître la présence de sels calcaires, contenus dans les eaux de puits.
- Il suffit d’en verser un peu dans ces eaux pour qu’il se forme de suite un précipité.
- Basalte. Roche de couleur noire ou tirant sur le noir, d’origine éruptive.
- Fig. 411.
- Cette pierre est très dure. Sa densité est 2,83.
- On la calcine et on la, réduit en pouzzolane. Mélé à la chaux, le basalte donne un excellent mortier hydraulique. Il entre dans la composition du ciment volcanique qui, depuis quelques années, est employé en couverture, pour faire des terrasses sur les maisons. Nous en reparlerons plus loin.
- Bascule. Instrument de pesage très employé sur les chantiers pour contrôler les poids des fers, fontes, plomb, zinc.
- Bassicot. Nom que l’on donne dans les ardoisières, aux caisses rectangulaires en bois qui servent à amener à la surface du sol les blocs d’ardoises.
- Les bassicbts sont mus à l’aide de ma-
- nèges, et guidés dans leur course, vers le point de chargement, par des câbles tendus en travers de la carrière. Ces caisses sont pourvues, sur le côté, d’une planche mobile qui permet de les vider.
- Bassin. On donne généralement ce nom à tout réservoir destiné à contenir de l’eau.
- Comme l’eau a un poids considérable, on ne peut établir de bassins que sur des terrains solides ; autrement, la dislocation de la maçonnerie ne tarderait pas à se produire. Dans les bassins, il faut au moins, en principe, trois ouvertures : une pour amener l’eau, une autre au fond, pour vider l’eau en cas de réparations, et une troisième qui sert de trop-plein, afin de maintenir un niveau constant et empêcher l’eau de déborder.
- Dans les jardins, on donne spécialement le nom de bassin à des espaces creusés en terre et revêtus de plomb. Ils reçoivent
- des eaux jaillissantes, et forment réservoir pour les eaux d’arrosement. Ces bassins, qu’on borde quelquefois de gazon, de pierre ou de marbre, sont utiles pour les besoins du jardinage, en même temps qu’ils concourent à l’agrément des lieux.
- Les autres bassins se font soit en béton avec enduit de ciment, soit en moellons avec le même enduit.
- Dans un but d’économie, on a imaginé de faire des bassins en carroi de terre glaise, avec murs d’entourage en moellons, le tout recouvert de ciment.
- Les bassins de petites dimensions sont souvent établis de la manière suivante : le fond et les murs sont en maçonnerie de mortier, et le tout est revêtu de dalles en pierre dure (fig. 409 et 410).
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- COUVERTURE.
- On appelle bassin de décharge une pièce d’eau ou un canal dans lequel se déversent toutes les eaux, après avoir produit leur effet dans le jeu des fontaines, jets, cascades, etc.
- Le bassin de partage est, dans un canal artificiel, un réservoir creusé au point ou. se trouve le sommet du niveau de pente. Dans ce bassin, on réunit les eaux qui doivent alimenter le canal.
- (Nous renvoyons nos lecteurs, pour plus de détails, à la 12e partie du Cours de Construction, Traité d’Hydraulique.)
- Bâtard. On appelle matériaux bâtards des matériaux tels que tuiles, ardoises, etc., qui n’ont pas les dimensions données aux échantillons du commerce.
- Batardeau. Digue établie au milieu du courant d’une rivière ou d’un canal, pour
- Fig. 413.
- préserver un travail que l’on exécute (Voir 8e partie du Cours de Construction, Traité des Ponts) (fig. 411 et 412).
- Batellement. On donne ce nom à la partie basse d’un comble jetant les eaux dans une gouttière ou dans un chéneau ; c’est le dernier rang d’ardoises ou de tuiles recoupées qui porte sur les gouttières ou sur les chéneaux et qui est recouvert par un autre paureau de tuiles ou d’ardoises entières.
- Le batellement sert à répartir les eaux du comble dans le chéneau ou dans la gouttière; il se fait en plomb ou en zinc [fig. 413).
- Bâti. Assemblage de pièces de bois, de fer ou de fonte, sur lequel reposent certains appareils, tels que les treuils, les cabestans, les machines électriques, etc.
- Batière. Toit à deux égouts couronnant un clocher qui se termine par un pignon à chacune de ses extrémités {fig. 414).
- Bâtiment. Nom que l’on donne, en géné-
- ral, à toute construction et qui, dans un sens restreint, comporte l’idée de simplicité et d’économie.
- Les bâtiments sont religieux, civil-s ou militaires.
- On appelle industries du bâtiment toutes celles dont le concours est nécessaire à la construction. C’est ainsique la couverture et la plomberie sont des industries du bâtiment.
- Il y a, de temps immémorial, à l’égard des bâtiments élevés sur la voie publique, des règlements de police qui se rapportent à l’aspect, à la solidité et à la salubrité des constructions.
- Dans un autre chapitre,nous reviendrons avec détails sur le métré d’un bâtiment en ce qui concerne la couverture et la plomberie.
- Bâtir. Bâtir, c’est construire. On dit
- +
- a
- Fig. 414.
- l’art de bâtir.Il exige des spécialistes ayant de nombreuses connaissances théoriques et pratiques. Cependant tout le monde a le droit de bâtir en se conformant aux règlements en vigueur.
- Une autorisation est nécessaire pour bâtir.
- D’après l’édit de 4607, confirmé par le décret du 31 mars 1862, il est défendu de reconstruire ou de réparer aucun édifice, mur ou clôture, sur ou joignant la voie publique, et d’établir aucun ouvrage en saillie sur la façade des maisons, sans en avoir demandé et obtenu la permission de l’autorité compétente.
- Si l’emplacemeut sur lequel on veut bâtir, ou si l’édifice que l’on veut réparer ne joint pas la voie publique actuelle, une autorisation n’est pas nécessaire, lors même que le terrain nu et celui que recouvre la construction seraient destinés à être occupés soit pour l’ouver-
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- ture d’une voie publique nouvelle, soit 1 pour le prolongement d’une voie publique ancienne. Tant qu’il n’y a pas eu expropriation pour de telles opérations, le propriétaire ne doit éprouver aucune gêne dans l’exercice légal de son droit de propriété.
- Il en est de même pour les bâtiments que l’ouverture d’une rue nouvelle a rendus riverains de cette rue et qui forment saillie sur son alignement. Ces bâtiments sont affranchis de toutes les servitudes de voirie, tant que l’expropriation n’a pas été prononcée.
- Les propriétaires des immeubles ou des terrains situés sur rues ou passages non encore classés au nombre des voies publiques communales ne sont pas tenus de se pourvoir d’une autorisation pour y luire des constructions.
- Sauf ces exceptions, une autorisation est nécessaire, même pour des travaux tels que l’agrandissement d’une baie, la construction d’un balcon, l’attache de per-siennes ou de jalousies à une fenêtre, l'établissement d’une enseigne, la dépose et repose d’une borne, l’application d’un badigeon, la plantation d’une haie.
- Cependant elle n’est pas indispensable pour de simples travaux d’entretien, tel que la réparation de la toiture d’une maison.
- Les demandes en autorisation de bâtir sont signées par le propriétaire ou son londé de pouvoir. Elles doivent être faites SUr un papier timbré, de 0f,60.
- Un règlement municipal peut astreindre ms entrepreneurs qui se chargent des des travaux à en faire la déclaration à la mairie, surtout si le propriétaire ne leur présente pas une permission régulière.
- L’autorisation doit être donnée par le marne ou son adjoint et, en cas d’emp êche-ment, par le conseiller municipal qui remplit provisoirement les fonctions de maire. L’autorisation de l’architecte Voyer de la commune est nulle.
- Lorsque le délai de validité de la demande n’a pas été fixé par le maire, * impétrant qui laisse passer une année sans en faire usage voit sa demande périmée de plein droit.
- Lorsque le maire refuse, ou apporte à
- la demande des restrictions qui ne peuvent satisfaire le propriétaire, ce dernier peut se pourvoir devant le préfet, mais les tribunaux civils sont incompétents.
- Les réclamants peuvent même exercer leur recours devant le Ministère de l’Intérieur contre l’arrêté préfectoral.
- A la demande, il faut joindre un calque à 2 centimètres par mètre des plans, coupes et façade en double expédition. Voici la formule d’une demande de ce genre pour Paris :
- Monsieur le Préfet,
- M....... propriétaire, demeurant à..........
- rue...... n°....... désirant édifier des constructions sur un terrain sis à.rue.... n°.....
- vous remet les plans, coupes et façades de ces constructions et sollicite l’autorisation nécessaire en pareil cas, avec indication des cotes de nivellement et d’alignement.
- Il a l’honneur d’être...
- Bâtisse. On donne ce nom à tout ce
- Fig. 415.
- qui entre dans la construction d’un bâtiment.
- Bâton à labourer. — Bâton aminci, par un bout, qui sert à labourer le sable sur lequel on coule le plomb en tables.
- Bâtonnée. Quantité d’eau élevée par une pompe ménagère à chaque coup de piston.
- Batte. Outil employé dans plusieurs corps d’état et qui sert à l’écrasement ou à la compression.
- Le plombier a deux sortes de battes :
- 1° la batte plate (/?(/. 415), demi-rondin de üm,081 de largeur et 0m,325 de longueur, y compris le manche ; le tout d’une-seule pièce. Les plombiers en font usage pour dresser les tables de plomb, en les battant par le côté plat ;
- 2° la batte ronde, qui diffère de la batte plate en ce que le rondin est entier. On s’en sert pour fermer des tuyaux ou autres ouvrages en plomb dont les formes sont arrondies.
- Le plombier a bien encore une troisième
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- COUVERTURE.
- espèce de balte, mais c'est plutôt un maillet, avec lequel l’ouvrier frappe sur l’outil qui lui sert à couper le plomb.
- Batteur. Ouvrier chargé d’écraser les tuileaux.
- Battre. Battre la résine. — Ce terme signifie répandre de la résine sur des parties de plomb que l’on veut souder, ce qui se fait ordinairement avec la tringlette.
- Bavette. On donne, en général, ce nom
- Fig. 416.
- aux bandes de métal qui servent de recouvrement, telles que :
- 1° les lames de zinc qu’on fixe au-devant des croisées ou des lucarnes pour rejeter l’eau soit en dehors, soit dans les chéneaux ou dans les gouttières;
- 2° les feuilles de métal A [fig. 416) munies d’un rebord arrondi qui recouvrent les saillies, les bandeaux, etc.
- 3° les lames de plomb que l’on place sur
- Fig. 417.
- les arêtiers des couvertures en ardoises, tantôt à leur partie inférieure, tantôt sur toute leur longueur. Ces bavettes recouvrent la suture imparfaite des deux pans de couverture. Elles peuvent être simples ou composées : les premières {fig. 417) sont formées d une suite de feuilles de plomb
- de plus ou moins de largeur couchées sur la ligne d’arêtier et fixées par des pattes a. ou par des mouches b.
- les bavettes composées sont formées de deux bavettes en plomb clouées sur un tasseau à couvre-joint carré et maintenues, sur la couverture en ardoises, par des pattes placées de distance en distance ; le couvre-joint est en zinc [fig. 418).
- Ces bavettes peuvent être ourlées dans un but d’ormentation [fig. 419).
- On donne aussi le nom de bavette à la partie inférieure d’une bouche d’égout.
- . Fig. 418 et 419.
- Bavure. Ce nom s’applique aux saillies irrégulières qui bordent les pièces ou tables de plomb coulées. Ces bavures doivent être abattues.
- C’est ainsi, en général, qu’on désigne la saillie défectueuse en forme d’arête que laissent, sur un objet moulé, les joints du moule.
- Bec. Orifice du tuyau par lequel s’échappe le gaz d’éclairage dans un appareil à gaz.
- Ces becs, avec différentes modifications dans leur forme, consistent essentiellement en raccords de cuivre soudés sur un conduit {fig. 420) et percés, à leur extré-
- mité, soit de trous de 1/4 à 1/2 millimètre de diamètre, soit d’une fente circulaire très fine.
- Les différents types de becs employés sont : les becs papillons, les becs bougies, les becs Manchester et les becs cylindriques à double courant d’air et à cheminée en verre.
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- 1° Becs papillons. — Le bec papillon est un bouton sphérique creux traversé par une fente régulière, d’où le gaz s’écoule en produisant une flamme en éventail. 11 est exclusivement employé pour l’éclairage public des villes et pour les flammes à air libre dans l’éclairage particulier (/h;. 421).
- La l'ente peut avoir de 2/10 à 7/10 de millimètre de largeur. Le maximum du pouvoir éclairant correspond à la fente 7/10.
- Pour égaler le pouvoir éclairant d’une lampe carcel, ce bec consomme 120 litres de gaz à l’heure.
- L’augmentation du débit ne fait pas sensiblement changer la hauteur de la flamme ; la largeur seule varie.
- Il faut conclure de ce qui précède qu’on doit accorder la préférence aux becs à lente large et à forte consommation. Le
- Fig. 421 et 422.
- D’une manière générale, on peut dire que le bec bougie est désavantageux. Son emploi doit être réservé aux éclairages spéciaux d’intérieur ou aux rampes d’illumination.
- 3° bec Manchester. — Ce bec est formé d’un cylindre terminé à la partie supérieure par un disque percé de deux trous inclinés, de telle sorte que lesjets gazeux auxquels ils livrent passage viennent se rencontrer et former, en s’aplatissant l’un contre l’autre, une flamme allongée, ano-logue à une queue de poisson. C’est en quelque sorte la réunion de deux becs bougie (ftg. 422). On l’emploie pour l’éclairage extérieur à air libre et quelquefois dans de grandes pièces où les becs sont nombreux.
- Les trous peuvent être de différents diamètres.
- On a constaté, par de nombreuses expé-
- Fig. 423.
- Lee 6/10, dont la flamme n’est pas trop vacillante, est le meilleur pour l’éclairage
- public.
- 2° Becs bougies. — Dans cette sorte de AeC le bouton métallique est percé d’un trou circulaire dans son axe. La flamme est comparable à celle d’une bougie. On l’emploie dans les lustres, girandoles, appliques, etc.
- Les becs varient de 5/10 de millimètre à 3w,5.
- Ce bec est soummis aux mêmes lois que le bec papillon. On a remarqué toutefois que contrairement à ce qui se passe dans °e dernier, le pouvoir éclairant croit plus vite que la consommation,
- Le meilleur bec est celui dont le diamètre a 2 millimètres, et dont la dépense e.st Ae 34 litres à l’heure. Dans ces condi-h°ns, la hauteur de la flamme est de
- O1*,10.
- riences, que la supériorité du bec Manchester sur le bec à deux bougies augmente à mesure que le diamètre des trous grandit.
- Pour obtenir une flamme éclairante et bien déterminée, il faut éviter les dépenses trop faibles.
- Les becs'Manchester, considérés dans les meilleures conditions de débit et de diamètre, ont une utilisation supérieure à celle des becs bougies et inférieure à celle des becs papillons.
- On les préféré généralement aux becs papillons, parce que la forme plus allongée de leur flamme évite l’inconvénient du bris des globes en verre.
- Enfin, le réglage de ces becs est facilité par la propriété qu’ils possèdent de faire entendre un sifflement particulier lorsque la consommation dépasse la limite de la bonne utilisation.
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- COUVERTURE.
- 4° Becs à double courant d'air. — Ces becs, qu’on nomme aussi becs d'Arg and, sont composés d’une couronne circulaire en métal, porcelaine ou stéatite, percée de trous équidistants dont le nombre varie [ftcg. 423).
- La couronne est entourée d’une galerie métallique sur laquelle repose une cheminée en verre. L’air arrive au bec par des ouvertures ménagées dans la galerie, ainsi que par le panier placé à la partie inférieure. Ce panier peut être en métal, en porcelaine ou en verre, et sert à régulariser l’arrivée du courant d’air qui circule autour de la flamme, en même
- temps qu’il pénètre à l’intérieur par l’axe du bec.
- Ce bec donne une lumière constante et s’emploie surtout pour l’éclairage des intérieurs. Sa flamme offre plus de fixité que celle de tous les becs précédemment décrits.
- Les becs à double courant d’air présentent la plus grande variété, mais il y en a peu de réellement économiques. La bonne utilisation du pouvoir éclairant dépend de quatre conditions principales : elle varie avec le diamètre des trous, le nombre de ces trous, la distribution de l’air et la hauteur de la cheminée de verre.
- On peut assimiler cette sorte de becs à
- la réunion d’un certain nombre de becs bougies.
- On a, dans ces derniers temps, inventé de nouveaux systèmes de becs, qui, comme le bec Auer, permettent de réaliser une très grande économie de gaz,tout en donnant un pouvoir éclairant considérable. Nous reviendrons sur cette question, dans un des chapitres suivants.
- On donne encore, par extension, le nom de becs de gaz aux différents appareils disposés sur les voies publiques pour l’éclairage des villes.
- Beffroi. On désigne par ce mot, un ouvrage de charpente destiné à contenir et à permettre de faire mouvoir des cloches. Prenant lé contenant pour le contenu, on a donné le nom de beffroi aux tours renfermant les cloches de la
- Fig. 425.
- commune. Les beffrois furent d’abord isolés ; c’étaient des tours carrées, le plus souvent surmontées d’un comble en charpente. recouvert d’ardoises ou de plomb, dans lequel étaient suspendues plusieurs cloches. L’édifice renfermait, en outre, une salle pour les échevins, une prison un magasin d’armes. — Plus tard, on y plaça des cadrans marquant les heures. Nous donnons [fig. 424) le beffroi de Béthune. On y voit une lanterne avec galerie,' où se tenait le guetteur. C’est principalement dans le Nord qu’on rencontre de ces beffrois.
- Ce mot s’applique aussi à la charpente qui soutient un réservoir.
- Bélier. On donne ce nom à une machine hydraulique qui sert à élever à un niveau supérieur l’eau provenant d’une chute.
- Le bélier hydraulique est construit de la
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- façon suivante : un tuyau A [fig. 425), appelé corps du bélier, amène l’eau motrice avec une vitesse déterminée par la hauteur de chute ; cette eau rencontre, à l’extrémité du tube, diverses pièces formant la tète du bélier. C’est d’abord une soupape B, dite soupape d’arrêt et qui, soulevée par la vitesse de l’eau, s’applique contre l’ouverture et la ferme exactement. Le liquide n’ayant pas d’autre issue, continue sa route par le conduit et passe dans la. cloche F,après avoir ouvert la soupape E, de là, l’eau s’élève dans le tuyau d’ascension P, à une hauteur qui dépend du rapport entre les diamètres respectifs des tuyaux, ainsi que de la vitesse que peut prendre l’eau motrice en traversant le corps du bélier. Lorsque cette vitesse est suffisamment amoindrie parles résistances dues au frottement de l’eau dans le tuyau d’ascension et à la pression de la colonne d’eau ascendante, la soupape E se ferme, fa soupape B retombe, l’écoulement naturel se reproduit dans le corps du bélier, la vitesse s’accélère, la soupape B est de nouveau soulevée, et le jeu de l’appareil l'ecommence. Les cloches G et F sont des réservoirs à air qui remplissent des rôles très distincts ; dans la première, l’élasticité de l’air comprimé, par le choc de ce qu’on appelle le coup de bélier, amoindrit les effets dangereux de ce choc; dans ia seconde, cette même élasticité repousse le liquide dans le tuyau d'ascension.
- Au point de vue des résultats que peut donner cette machine, il est certain que plus la chute est haute, plus le débit est considérable. La hauteur d’ascension peut égaler trente fois celle de la chute.
- Un des grands avantages du bélier hydraulique, c’est que cet appareil, une fois installé, peut fonctionner jour et nuit, sans interruption, sans dépense et sans surveillance.
- Cet appareil est très propre à êtreem-ployé pour alimenter les bassins, les réservoirs, etc. Seulement les vibrations violen-1ns dans un jeu même de la machine absorbent une grande partie du travail moteur et détruisent en peu de temps les assemblages des tuyaux et des diverses pièces ainsi que leurs supports. On est donc lorcé, pour atténuer ces effets, de donner
- Sciences générales.
- 209
- à l’appareil de faibles dimensions et, par suite, de ne s’en servir que dans des cas peu nombreux.
- Cette machine hydraulique a été inventée par Montgolfîer, en 1797.
- On nomme coup de bélier le choc que produit l’eau dans les conduites au moment de la fermeture d’un robinet. Il faut obvier à cet inconvénient, qui amène de graves désordres. On a inventé à cet effet divers appareils et des robinets spéciaux.
- Belvédère. Construction élégante située sur un point culminant, au sommet d'un édifice ou d’une maison, à l’angle d’une terrasse et d’où l’on peut, à l’abri du soleil et des injures du temps, jouir d’une vue agréable et étendue.
- On place aussi des belvédères dans les parcs et dans les jardins. Ils se composent ordinairement d’une seule pièce, de forme polygonale, ovale ou circulaire, et sont ouverts de tous côtés [fig. 426).
- Par extension, on a donné ce nom à de petits châteaux de plaisance.
- Bénéfice. Sur les travaux qu’ils exécutent, on accorde aux entrepreneurs un bénéfice qui est fixé par l’usage, au dixième de la dépense totale, compris avance, de fonds.
- Bequettes. Petites pinces à mordants plats ou arrondis qui servent à contourner les petits fers dans les garnitures.
- Berge. Bord d’une fouille, d’une tranchée, d’un cours d’eau.
- Le jet sur berge se dit quand l’ouvrier peut jeter la terre directement du fond de fouille sur le bord de la berge.
- Cor','::rro.,- 15.
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- COUVERTURE.
- Besace. Nom que les plombiers donnent au bourrelet qu’ils ménagent dans l’intérieur des longs chéneaux pour diviser les eaux et les répartir, par deux pentes égales, dans les tuyaux de descente.
- Béton. Mélange d’un mortier hydrau-
- machines dont on se sert pour fabriquer le béton, quand on ne le prépare pas sur une aire. Nous avons vu leur forme dans d’autres parties du Cours de Construction, sans que nous ayons à y revenir.
- Biais. Se dit de tout ce qui n’est pas
- Fig. 429 et 430.
- Fig. 427.
- d’équerre, par rapport à un autre objet, ou en prolongement, ou parallèle.
- Bicoq. Nom que l’on donne aux pièces de bois qui relient les deux montants d’une chèvre [fig. 427).
- Bief. Canal qui conduit l’eau d’une rivière ou d’un ruisseau sur une roue hydraulique, pour la faire tourner.
- lique avec des cailloux, de la meulière concassée ou des fragments de briques, de pierre ou de toute autre matière dure.
- Pour les réservoirs, chaussées d’étang, déversoirs, etc., on emploi un béton gras contenant : 0mc,55 de mortier pour Omc,77 de cailloux.
- On emploie pour fabriquer le béton en
- Fig. 428.
- grand des appareils spéciaux appelés bétonnières. (Voyez ce mot.)
- Bétonnage. Exécution de travaux en béton. On dit aussi bétonner.
- Bétonnière. Nom donné aux diverses
- Fig. 431.
- Ordinairement le bief est formé par des digues en terre; quelquefois ce n’est qu’un canal en planches, posé sur des chevalets.
- Bielle. Dans un comble en bois ou en fer, on donne le nom de bielle aux contrefiches qui soulagent l’arbalétrier au droit des pannes ; cette disposition existe surtout dans les combles Polonceau
- {fig- m-
- i i
- y
- Fig. 432.
- Quand la pièce est d'un seul morceau, sa section affecte la forme indiquée dans la figure 429 ; et quand la bielle est composée de cornières rivées entre elles, la coupe transversale à l’aspect indiqué dans la figure 430,
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- V0ÇVBULA1RIS.
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- Biez. Sorte de Uuso, servant de canal d amenée pour dérivation d’eau. Ce mot s emploie aussi dans le sens de bief.
- Bigorne. On appelle ainsi chacune des peintes qui forment les extrémités d’une. enclume. L’une est arrondie, l’autre, plate a la surface supérieure [fig. 431).
- On donne aussi ce nom à l’enclume elle-menie, lorsqu’elle est très petite.
- Bigorneau. Sorte de petite enclume à la main.
- Bigorner. Forger sur la pointe de l’enclume.
- Bigot. Pioche à deux fourchons [fig. 432).
- Big-ue. Réunion de deux longues pièces ne bois dressées et unies par le haut, où se trouve une poulie [fig. 433).
- Billet. Les entrepreneurs de bâtiment étant des commerçants ont souvent à libeller, à souscrire ou à endosser des billets.
- Le billet est une promesse par laquelle 0n s’engage à payer à une autre personne, 0u à son ordre, une certaine somme à une échéance déterminée.
- Nous donnons ici trois formules de bil-lets '• billet simple, billet à ordre, billet au Porteur.
- Bitord. Cordé à deux (ils employée pour garnir les pistons d'une pompe.
- Bitumage. Action de bitumer.
- Bitume. On donne ce nom à des corps essentiellement composés de carbone et d'hydrogène et qui sont, les uns solides et les autres mous ou liquides à la température ordinaire.
- On emploie le bitume pour les couvertures à l’état de mastic bitumineux.
- Les terrasses et balcons peuvent être recouverts d’un dallage en asphalte de 0m,012 à 0m,015 d’épaisseur remplaçant quelquefois le plomb ou lezinc en feuille et les ciments hydrauliques, [fig. 434).
- , On en fait encore des enduits pour cou-j vertures ; et dans ce but, on utilise aussi Y asphalte laminé, préparé à l’aide de toiles imprégnées de mastic de chaque côté et comprimées entre des cylindres de fonte.
- Billet simple.
- ^ recom\ais- devoir à M.............. profession
- et : demeurant à.............. rue........ n°...
- ^ oblige à lui payer le........... prochain la
- c niïne de....... francs, valeur pour solde de
- lïlpte arrêté ce jour entre nous.
- A...... ie.......... 189........
- Billet à ordre.
- Au
- f' ........prochain, je paierai à M.......pro-
- n„ Sl°a de......., demeurant ai......rue.........
- val " ’ °U ^ SOn ordre, la somme de.......francs,
- j0lljU1 P°ur solde du compte arrêté entre nous ce
- Billet au porteur.
- ...... prochain, ie paierai au porteur la
- SOm^de.........francS.
- A.......le.......189.
- bn trouve, du reste, dans le commerce des for-ïrades imprimées dont il ne reste plus qu’à rem-P lr les lignes laissées en blanc.
- Billot. Support en bois d’une enclume. Biseau. Angle ou arête rabattue.
- Fis. m.
- Employé comme couverture le bitume permet une grande économie et petit rendre à l’industrie de réels services dans des cas particuliers,'pour des hangars, pour des constructions légères sans importance et dont la durée est déterminée à bavai ce. On cloue sur les chevrons un voligeage (pie l’on enduit d’un mélange de trois quartsde goudron etd'unquarlde bitume; puis on le couvre avec du papier, de la toile ou du carton bitumé que bon trouve tout préparé dans le commerce. On étend sur le tout une couche du mélange et on la saupoudre avec du sable parfaitement lavé et bien sec. Ce système de toiture, convenablement établi, n’exige d'autre entretien qu’une nouvelle application de goudron granité tons les trois ou quatre ans, et permet en outre, à cause de sa g r an de 1 é gèr e l é, de r é d u i r e à le u r m i n i m u i n, les dimensions des pièces qui composent
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- COUVERTURE.
- la charpente. Toutefois, il faut reconnaître que ces toitures n’opposent pas une grande résistance à la force du vent : qu’elles sont exposées à être détrempées
- par les longues pluies ; que les grandes chaleurs les dessèchent et qu’elles sont facilement combustibles.
- Quel que soit leur avantage pécuniaire,
- A Asphalte
- B Endu/l en mortier t Plancher hourcfê en maçonnerie 0 Entaii/e
- Fig-. 434.
- on ne peut les recommander que pour des abris provisoires.
- Blanchir. C’est recouvrir le plomb d’une couche mince d’étain.
- Blende. Minerai d’où on extrait le zinc. La blende est un sulfure de zinc mêlé à d’autres sulfures. Elle renferme 45 à 60 0/0 de zinc métallique.
- Bloc. Traité enbloc, c’est un traité à forfait ne stipulant aucun détail ou sous-
- détail de prix de matériaux ni de main-d’œuvre ; un tel traité est toujours dangereux, car, s’il favorise une partie, il porte souvent préjudice à l’autre.
- Blochet. Bans les combles, on appelle ainsi une pièce de bois B qui consolide la jambe de force [fig. 435).
- On appelle blochet d’arêtier celui qui reçoit le pied d’un arêtier.
- Boier. Synonyme d’égout ou de clouque.
- Bois. Substance qui forme le corps des arbres.
- On appelle petit bois les montants et traverses intérieures d’un châssis vitré qui sont le plus souvent munis de feuillures destinées à recevoir la couverture en verre. On en fabrique aussi en fer.
- Boisseau. On donne ce nom à la partie d’un robinet dans laquelle tourne la clef.
- Boîte. Sorte de coffre. Botte à étoup&s ou stuffing box, boîte en métal contenant des étoupes, à travers laquelle passe la tige du piston d’une pompe, [fig. 436).
- Boîte à résine. Sorte de poivrière dans laquelle les plombiers mettent la résine en poudre qui leur sert pour garantir contre l’oxydation les pièces à souder.
- Boîte de raccordement. Ajutage qui réunit deux tuyaux flexibles etqui estcom-posé de deux parties réunies par des vis.
- Bombé. Se dit de toute surface convexe.
- Bon et approuvé. En matière civile la signature des parties contractantes doit toujours être précédée des mots : Lu et
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- aPprouvé, ou simplement approuvé, ou approuvé l'écriture ci-dessus.
- En matière commerciale, la signature es parties commerçantes n’a besoin d’être Précédée d’aucune mention.
- Bonde. 1° Pièce de cuivre à rebord, scellée sur l’orifice d’écoulement d’une
- P’erre d’évier et aussi sur la faïence d’une Cuvette de garde-robe {fig. 437). ka ^on^R d'évier ordinaire a de G™,02a à >06 de diamètre ; elle est fermée par un °Rchon en forme de tronc de cône, pourvu d’un anneau, {fig. 438).
- , B y a des bondes d'évier ditessyphoïdes a rebords {fig. 439), creusées en gorge ; le couvercle est une plaque de cuivre à char-niere, dentelée sur le pourtour et munie, co-dessous, d’une partie annulaire ayant !ln diamètre plus grand que l’orifice de a bonde, de façon à recouvrir celle-ci, sans intercepter le passage de l’eau, qui s introduit par les intervalles des dents; écoulement se fait comme dans un siphon et 1 odeur est interceptée par l’eau restant dans la gorge.
- Fig. 438 et 439.
- 2° Bonde de fond ou de trop-plein, fig- 440), appareil servant à vider un jeservoir en totalité ou bien à enlever le r°p-plein. C’est un tuyau fixé dans un oi îfice placé au fond du réservoir et dans |equel est, ajusté à frottement, un autre •' io. par leqir1 s’rn va le Irop-plcia du
- réservoir. Ce dernier possède souvent, à sa partie supérieure, un appareil analogue, pour éviter que l’eau en excès ne saute par dessus les bords, et pour qu’elle s’écoule au contraire dans des conduits spéciaux.
- 3° Longue pièce de bois qui bouche le tuyau d’écoulement des eaux d’un étang, d’un réservoir ; c’est un pilon taillé en tronc de cône à la partie inférieure et qui, glissant perpendiculairement entre deux montants fixes, ferme hermétiquement un aeülard ou trou percé dans le canal qui sert à faire écouler l’eau {fig. 441).
- Les baignoires sont également munies dans le fond, d’un trou d’écoulement pour l’eau qu’elles contiennent ; ce trou a un obturateur en forme de tronc de cône, en métal, que l’on peut tirer à soi au moyen d’une ficelle {fig. 442).
- Bonnets. Dans les usines à gaz, on donne ce nom aux pièces de fonte qui recouvrent lesdeuxextrémités supérieures d’un tuyau en fonte et qui peuvent s’enlever à volonté pour nettoyer, sans autre dérangement, le tuyau d’ascension et le tuyau'plongeant, des obstructions auxquelles peut, à ce qu’il paraît, donner naissance l’air atmosphérique qui s’y introduit à chaque chargement. Dans les usines où la disposition des appareils donne lieu à de fréquentes obstructions, ces bonnets ne sont que posés au sommet des tuyaux, et un peu surchargés seulement, afin que l’effort, du gaz fasse un jour de ce côté, plutôt que de crever l’appareil, {fig. 443).
- Borax. Sous-borate de soude, sel qui dissout les oxydes métalliques. On l’emploie pour souder le fer et le plomb en ayan soin de rendre, avant l’opération, les surfaces parfaitement nettes.
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- Eorne-fontaine. Dans les villes on établit des bornes-fontaines pour servir au lavage des rues ou à l’usage des particuliers. On les adosse contre les murs au-dessus des trottoirs, ainsi que le repré-
- F g.
- sente la figure 444, et on les munit de robinets qu’on ouvre à certaines heures.
- Des bornes analogues [fîg. 445), pourvues de cuves en pierre, sont souvent ins-
- Fig. 444.
- tallées dans les cours des habitations, pour les usages domestiques.
- Bouche. Nom que l’on donne en général à 1 orifice d’un puits et à l’extrémité d’un tuyau.
- On appelle bouche d'égout, soit l’orifice
- d’un regard d’égout, soit le tampon qui le clôt, soit l’ouverture qui est ménagée sous la bordure d’un trottoir pour recevoir les eaux amenées par les caniveaux de la chaussée.
- On nomme branchements de bouche, les conduits qui reçoivent ces eaux et les mènent à l’égout principal, ordinairement placé dans l’axe de la rue.
- Bouchements. Fermeture de trous dans les murs, à l’aide de plâtre.
- On donne aussi ce nom aux divers procédés employés pour arrêter les fuites dans les tuyaux.
- Pour les tuyaux en fonte, un point de soudure peut suffire sur un petit trou ne
- ~ i —
- . n. au____
- Fig. 445.
- donnant lieu qu’à un suintement ; mais si la fuite est un peu forte, il faut avoir recours à une plaque de plomb soudée de tous côtés et, si la fuite est importante, à un manchon, dont la disposition varie selon les circonstances.
- Les soudures doivent être faites à la résine et non pas à l’acide chlorhydrique décomposé (chlorure de zinc) afin de mieux adhérer à la tôle. Pour rétablir la couverte en bitume au droit des parties réparées des tuyaux, on peut se servir des morceaux détachés de cette couverte en les faisant fondre dans un vase quelconque. On verse le mastic ainsi obtenu sur la tôle bien nettoyée, on l’y étend et le comprime avec une planchette ou un linge mouillé. Enfin, pour bien souder entre elles les parties
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- nouvellement coulées avec celles avoisinantes, on se sert d’un fer rougi au feu, ou bien on les réchauffe et les ramollit à leur jonction, avec la flamme d’une torche de résine ou de paille, en même temps qu’on les lisse fortement avec la planchette.
- Pour les réservoirs, on se sert du mastic de rouille ainsi obtenu :
- 1° Faire une pâte épaisse de deux.parties de sel ammoniac, vingt-cinq parties de limailles de fer, une partie de soufre et de l’eau ; bourrer le tout dans le joint avec un ciseau ;
- 2° Ou bien prendre deux parties de sel ammoniac, une partie de fleur de soufre, ajouter soixante parties de rognures de fer et mêler le tout avec de l’eau acidulée d’un sixième de vinaigre ou d’un peu d’acide sulfurique.
- Un autre mastic s’obtient en mélangeant cent parties de limaille de fer brillante ou de bonnes rognures de fer avec une partie de sel ammoniac pulvérisé et en humectant avec de l’urine ; quand le mélange est ainsi préparé, on en bourre les joints. Ce dernier mastic peut supporter l’action du feu.
- Toutes ces proportions sont indiquées en poids.
- Bouchon. Pièce de cuivre recouvrant les trous de pierre d’évier et qu’on nomme aussi bondes par extension.
- Dans la canalisation du gaz on place de petits bouchons en cuivre sur les tuyaux de conduites formant siphons ; à l’aide de ces bouchons on peut faire sortir l’eau qui peut séjourner dans le tuyau.
- Boudiné. Nœud qui se trouve au milieu d’un verre plat.
- Bougie. Nom donné à des appareils de lumière électrique à arc voltaïque. Ces appareils évitent l’emploi des régulateurs qui exigent un certain mécanisme pour produire l’arc voltaïque et maintenir les charbons à leur distance normale.
- Dans le système à bougies Jablhockoff, les charbons, au lieu d’être dans le prolongement l’un de l’autre et d’être rapprochés mécaniquement, sont disposés parallèlement à eux-mêmes [fig. 446), tout en étant séparés l’un de l’autre par une matière suffisamment isolante. Ils sont
- placés, à leur partie inférieure dans un support métallique qui sert à leur amener le courant, et est, à cet effet, fixé sur un chandelier. La matière isolante se consume en même temps que les bougies. Elle s’appelle colombin. Elle a donné lieu à des recherches assez nombreuses, car elle doit remplir plusieurs conditions importantes. Il faut qu’elle isole bien à froid, et qu’à la température de l’arc voltaïque elle devienne assez conductrice pour assurer le passage du courant, sinon l’électricité se répartirait sur toute la longueur
- Fig. 446.
- des charbons et l’arc ne serait pas limité seulement à leur extrémité. Le colombin doit se consumer en même temps que les charbons ; il ne faut pas qu’il subisse de retrait ou qu’il laisse d’espaces vides...
- On employa d’abord le kaolin ; mais sa fabrication exige des précautions assez délicates. On est arrivé à lui substituer maintenant un mélange de deux parties de sulfate de chaux et d'une partie de sulfate de baryte, qu’on monte très rapidement et sans la moindre difficulté, et qui a l’avantage de se volatiliser dans l’arc.
- Comme les deux charbons sont isolés,
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- il faut pour que l’allumage puisse se faire, que les deux pointes soient mises en communication. A cet effet, dans le début, on interposait entre les deux charbons un bout de charbon ou. un fil métallique maintenu par un petit ruban ou un papier. Maintenant, on se contente de tremper l’extrémité de la bougie dans une pâte de charbon. Sous l’action du courant, ce corps conducteur se consume rapidement et permet à l’arc de prendre naissance et de se continuer ensuite aux dépens du colombin.
- Comme avec une machine à courant continu un charbon brûle deux fois plus vite que l’autre, on ne peut en faire usage avec la bougie Jablochkoff, et il est indispensable d’employer des courants alternatifs, comme ceux que produisent les dynamos Gramme.
- Les bougies Jablochkoff se placent en tension sur le circuit qui les alimente.
- Il existe aussi d’autres systèmes debou-
- Fig. 447.
- Les boulins ont une longueur de 2m,5 sur 0m,10 à 0m,15 de diamètre.
- Bouloir. Sorte de rabot à l’aide duquel les ouvriers remuent le ciment et font le mortier ; cet outil est employé dans les travaux de couverture en ciment. {fig. 447).
- Boulon. Tige de fer ronde ou prisma-
- Fig. 448 à 4SI.
- tique, qui porte, d’un bout, un arrêt fixe, de l’autre, un arrêt mobile, et sert à relier fortement entre elles des pièces de bois ou de métal.
- L’arrêt fixe est la tête du boulon qui est ronde {fig. 448), carrée {fig. 449) ou hexa-
- gies électriques sans colombin, dues à Wilde, kJamin et à Débrun. La lampe-soleil dans laquelle l’arc électrique jaillit entre deux charbons placés dans un bloc de marbre, rentre aussi dans cette classe d’appareils.
- Nous reviendrons sur les bougies Jablochkoff quand nous parlerons de l’éclairage électrique.
- Bouillon. Sorte de défaut du verre à couverture et qui consiste en petits points brillants dus à l’introduction de bulles d’air dans la substance vitreuse au moment de la fusion.
- Boule d’air. Boule en métal faisant partie d’un flotteur.
- Boulin. On donne ce nom à des pièces de bois horizontales qui entrent dans la construction des échafaudages de couvertures.
- Les boulins sont attachés d’un bout aux échasses, à l’aide de cordages à main, et, de 1 autre, scellés de 0m,10 au moins dans les murs.
- gonale {fig. 450) ; l’arr.êt mobile est une clavette ou une goupille, qui s’engage dans une mortaise ou œil pratiqué sur la tige {fig. 451) ; mais plus généralement c’est un écrou qui se visse dans un bout fileté et qui adopte la forme carrée ou à
- i pans.
- | Pour empêcher le desserrage de l’écrou, il existe deux pas de vis, et on visse un
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- deuxième écrou en sens inverse et au dessus du premier {fig. 452) ou bien encore on introduit au dessus dans une fente du corps du boulon, une goupille d'arrêt {fig. 453), ou une clavette {fig. 454).
- Le boulon est quelquefois carré dans uue partie de sa longueur et rond dans l’autre partie.
- Les proportions à donner aux boulons dépendent de la nature des efforts auxquels ils doivent résister.
- 11 existe une proportion déterminée eutre les différentes parties d’un boulon. L’épaisseur de l'écrou comme celle de la tête, est égale au diamètre extérieur du boulon.
- Les boulons sont très fréquemment employés dans les travaux de plomberie, de gaz et d’électricité, pour la jonction des tuyaux et la mise en place des appareils.
- Boulonnage. Assemblage de tuyaux au uioyen de boulons.
- Boulonner. Réunir au moyen de boulons. Lorsque les boulons sont de petites dimensions et rivés, on dit goupiller.
- Bourrelet. Rebord d’une plaque de plomb ou de zinc roulé; on en voit surtout au devant des cuvettes de chêneaux.
- Bourriquet. Nom qu’on donne quelquefois au chevalet des couvreurs. Ce clie-valet sert à placer les ardoises que Louper doit employer. On dit aussi chat dans cette acception.
- Bourrer. Les plombiers disent que leur plomb bourre lorsqu’il s’arrête sur le sable, et qu’il forme ce qu’ils appellent des Narrons.
- Bourroir. Le bourroir est une barre de fer terminée à sa partie inférieure par un bourrelet cylindrique muni d’une cannelure, dans laquelle on loge l’épinglette ou la fusée lorsqu’on bourre lé pétard. Cet ^strument sert dans les ardoisières lorsqu’on prépare un trou de mine.
- Bourseau. Morceau de bois en forme de Prisme triangulaire à manche rond qui sert aux plombiers à arrondir le rebord °u bourrelet des cuvettes. Les ouvriers 1 appellent bourseau à battre.
- Le bourseau rond, est un instrument de bois, plat d’un côté, arrondi de l’autre, servant à battre et à arrondir les tables de plomb ponr en Père des conduits.
- f On donne aussi ce nom à une grosse moulure ou membron de la panne de bri-sis des combles à la Mansard, ordinairement recouvert de plomb ou de zinc.
- Bout. Nom que l’on donne aux tuyaux de descente s’emboîtant les uns dans les autres et qui se fabriquent par bouts, demi-bouts, et quart de bouts.
- Bouter. Synonyme de contre-bouter.
- Boutique. On donne aussi ce nom à des constructions légères en charpente et à claire-voie que l’on établit sur les promenades publiques ; particulièrement à Paris. Ces boutiques sont ordinairement couvertes d’un toit à une seule pente.
- On donne aussi ce nom à une salle ouverte sur la voie publique, au rez-de-chaussée d’une maison, et dans laquelle les commerçants étalent leur marchandises.
- En vertu de l’article 13 de l’ordonnance portant règlement sur les saillies, auvents et constructions semblables dans la ville de Paris, il est défendu de construire des auvents et des corniches en plâtre au dessus des boutiques. Il ne peut en être établi qu’en bois avec la faculté de les revêtir extérieurement de métal : toute autre manière de les couvrir est prohibée.
- Boyau, manche de cuir. Nom qu’on donne aux manches de cuir adaptées à certaines pompes. Elles sont garnies intérieurement de diaphragmes, suivant les fonctions qu’elles remplissent.
- Ces boyaux doivent être visités souvent et entretenus avec un corps gras, dans un état de souplesse sans lequel ils seraient difficiles à manœuvrer, et crèveraient presque toujours sous l’effort de la pression.
- On a essayé de remplacer les tuyaux de cuir, par des toiles imperméables, mais cela ne réussit que pour les pompes de jardin où on laisse le tuyau placé horizontalement sur la terre ou sur du gazon.
- Brai. Produit qu’on obtient en distillant la résine pour obtenir l’essence de téré-bentine.
- On donne encore ce nom à un mélange de goudron liquide, de brai sec ou de poix et de quelques matières grasses telles que les suifs.
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- Brancard. Caisse à claire-voie, montée sur pieds et munie de deux bras, pour le transport des matériaux {fig. 455). Branche. Branches de tuyaux : tuyaux
- Fig. 455.
- qui partent d’un même nœud de soudure.
- Branchement. 1° Nom donné dans les gros tuyaux, aux portions qui se raccordent au corps principal pour se joindre à d’autres conduites.
- Le raccord peut être simple ou double [fig. 456 et 457).
- embranchements.
- Doub!e Simple
- 2° On appelle branchement d'égout, un petit égout affecté au service d’une pro-
- Fig. 458.
- priété particulière se raccordant avec l’égout de la voie publique.
- D’après l’article 6 du décret du 26 mars 1852, toute construction nouvelle élevée à Paris, dans une rue pourvue d’égout, doit être disposée de manière à y conduire les eaux pluviales et ménagères.
- Cette communication se fait au moyen d’une galerie [fig. 458) appelée branchement dégoût, et dont l’établissement a été réglé par un arrêté préfectoral du 19 décembre 1854 concernant le règlement et les conditions pour la reconstruction des égouts particuliers isolés et branchements dans Paris.
- Branle. Mâchoire d’étau.
- Branloir. Chaîne de tirage des soufflets de forge.
- Bras. Bras de chèvre, pièces qui, dans
- cet engin, portent le treuil et la poulie {fig. 459).
- Fig. 459.
- On dit encore : les bras d’une brouette,
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- pour désigner les pièces de bois ou brancards qui servent à la faire mouvoir.
- Braser. Action de souder ensemble deux pièces de fer, d’acier, de cuivre ou de laiton, au moyen d’un alliage de laiton ou de zme, qui fond à une température peu élevée relativement au fer.
- On a soin de limer et de décaper préa-
- lablement les bords des pièces à souder avec une pâte formée de borax et d’eau. Le borax fait fondre les oxydes. On chauffe ensuite les pièces à réunir entre lesquelles on place de l’alliage qui fond à 21 degrés pyrométriques.
- Brasure. On donne ce nom au point où deux pièces de fer sont soudées.
- Brayage. Façon d’assujettir les brayers ou élingues autour des objets que doit élever une chèvre.
- Fig. 461.
- Brayers. On donne ce nom aux cordages qui servent à suspendre au câble d’une chèvre, les matériaux qui doivent être montés.
- Brayeur. Ouvrier chargé de brayer.
- Bretèche. On appelle ainsi des saillies en charpente que l’on construit sur des ouvrages fixes en maçonnerie. Ces sail-
- lies en charpente, étaient aussi, autrefois, placées au niveau des combles et même à cheval sur les angles des bâtiments comme le montre la figure 460. Au xrve siècle, on établit des bretèches ou sortes de balcons au milieu de la façade des hôtels de ville.
- Les Èretèches se placent aussi quelquefois au-dessus des portes formant ainsi des espèces d’auvents, mais on les met le
- Fig. 462.
- plus souvent aux angles des habitations.
- Bricoles. On donne ce nom aux courroies qui permettent à l’ouvrier, placé entre les brancards d’un camion, de tirer ce dernier. Les bricoles s’attachent d’une part dans l’axe du camion, et se passent
- Fig. 463.
- de l’autre sur les épaules de l’ouvrier [fig. 461.)
- Brides. On donne le nom de brides à des saillies placées aux extrémités de deux tuyaux en fonte qui doivent se placer bout à bout. Ces saillies se superposent l’une àl’auire, et sont maintenues par des boulons.
- Les saillies [fig. 462), qui sont traversées par des boulons de jonction, dans un
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- collier, pour tuyau en fonte sont encore appelées brides.
- Brider. Placer des brides. On bride des tuyaux.
- Brifier. Bande de plomb, qui dans un comble couvert en ardoises, recouvre la rencontre de deux pans.
- Brimbale. On donne ce nom au levier qui fait mouvoir la tige du piston d’une grande pompe [fig. 463).
- De même que les leviers, les brimbales des pompes peuvent avoir leur point d’appui entre la puissance motrice et la résistance à vaincre, et ils se rapportent alors au levier de la première espèce [fig. 464). R est la résistance, P la puissance, A le point d’appui.
- Quand les distances RA et AP sont les mêmes, et en supposant la puissance et la résistance égales, elles se font équilibre.
- Mais si RA est moitié de AP, P entraîne R; et si cette puissance P était la moitié de la résistance, elle lui ferait équilibre. Si AP est triple de AR, P pourra faire équilibre à une résistance triple, et, en général, autant de fois A R sera contenu dans AP, autant de fois la résistance R pourra s’augmenter, sans cesser d’être en équilibre avec la puissance P. — Ce levier est celui dont on fait usage le plus souvent.
- Le levier de la seconde espèce est représenté [fig. 465). La résistance est placée entre le point d’appui et la puissance, et ces deux forces sont opposées. Alors la puissance agit de bas en haut, et la résistance de haut en bas. Ce levier se rapporte entièrement au premier ; car, que la résistance cède ou ne cède pas, les pressions exercées au point R et sur l’appui A seront égales ; et, dans ce cas, on peut supposer que la résistance soit le point d’appui, et le point d’appui la résistance.
- Le levier delatroisième espèce, [fig. 466) est peu usité. La puissance'P est entre la résistance et le point d’appui ; on conçoit que, quelle que soit la distance de P au point A, dès qu’elle est moindre que AR, elle ne saurait faire équilibre à la résistance R.
- En général, si au moyen des leviers on
- gagne en force, on perd en vitesse ; et quelle que soit la forme, coudée, brisée ou circulaire, elle n’influe en rien sur les effets de puissance, car on ne doit considérer que la distance en ligne directe, de la puissance à la résistance et au point d’appui.
- Ces quelques notions de mécanique sont nécessaires à connaître, lorsqu’il s’agit d’étudier les différents procédés employés pour actionner les tiges des pistons de pompes.
- Brique. Pierre artificielle formée d’argile et qui s’emploie crue, c’est-à-dire séchée seulement au soleil, ou cuite, c’est-à-dire durcie sous l’action du feu.
- Les briques sont très employées comme matériaux de construction.
- Depuis quelque temps MM. Grümweig et Hartmann fabriquent des briques de liège, qui, étant des corps mauvais conducteurs de la chaleur conviennent parfaitement pour la construction des toits
- . Fig. 464 à 466.
- d’ateliers, qui doivent être préservés de la chaleur en été et du froid en hiver.
- On utilise pour cette fabrication des déchets de liège de minime valeur. Ces détritus de toutes sortes sont réduits en petits morceaux que l’on mélange avec un mortier de chaux et de terre glaise pour les réunir entre eux et composer une pâte que l’on met ensuite en forme ; puis on fait sécher les briques ainsi moulées.
- On obtient des produits de toutes formes et de toutes dimensions en se servant de différents modèles de moules.
- Les briques en liège sont très légères, leur densité varie entre 0,30 et 0,35.
- Le coefficient de résistance de ces matériaux à la compression est de 3 kilogrammes environ par centimètre carré.
- On les réunit facilement soit avec du mortier ordinaire, soit avec du ciment. Leur parement extérieur peut être dissimulé et recouvert par un crépissage.
- Brisé. On appelle comble brisé, un comble dont chaque rampant a deux
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- pentes. On dit aussi comble à la Mansart du nom de l’architecte qui en est l’inventeur.
- Brisis. 1° On appelle ligne de brisis l’arête de l’angle formé par les deux pentes d’un comble brisé ;
- 2° On donne aussi ce nom à l’étage compris entre la corniche de la façade et la ligne de brisis:
- Les pièces qui- composent la charpente d’un comble brisé se nomment arbalétriers de brisis, pannes de brisis, etc.
- Broche. Cheville de fer à pointe, servant à ferrer des bois ou à assujettir des assemblages de charpente.
- On donne aussi ce nom à un goujon apointi.
- Brocher. C’est arrêter une pièce de charpente avec des broches ou à l’aide de clous.
- Brocher la iuüe, c’est la passer de son
- Fig. 467 et 468.
- épaisseur, entre les tuiles, pour que le couvreur l’ait sous la main.
- Bronze. Nom que l’on donne en général, à tout alliage dans lequel, le cuivre est le métal dominant et se trouve combiné avec l’étain et le zinc, réunis ou pris séparément.
- L’alliage de cuivre et d’étain donne un métal jaunâtre, plus dur, plus fusible que le cuivre, de densité plus grande que la moyenne des densités de ces deux métaux qui est comprise entre 8,76 et 8,87. Il es t peu malléable quand il se refroidit lente-ment et le devient, au contraire, quand il est trempé, ou refroidi brusquement; on peut alors le travailler au marteau.
- Cet alliage n’est presque plus aujourd’hui employé en couverture.
- Brouette. Sorte de petit tombereau aune roue servant à transporter soit des terres ou de différents matériaux.
- Le contenu d'une brouette, s’appelle brouettée.
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- Brouter. Se dit de l’action d’un outil qui ne coupe pas nettement le bois.
- Buanderie. Pièce fermée qui fait partie d’une blanchisserie et dans laquelle on fait le lessivage et souvent aussi l’essan-geage et le savonnage du linge.
- La buanderie est une partie intéressante à étudier au point de vue de la canalisation d’eau.
- Bulles. Défectuosités du verre provenant de gouttelettes d’air qui se sont engagées dans la substance vitreuse en fusion.
- Bureau. Endroit où travaillent habituellement des employés, des commis, des gens d’affaire; on dit, par exemple, le bureau d’un architecte, d’un entrepreneur.
- Dans les chantiers de construction d’une certaine importance, on installe un bureau ou local provisoire, qui renferme les plans
- Fig. 469.
- et les renseignements nécessaires pour l’exécution des travaux. On dit aussi : agence des travaux.
- Burin. Outil d’acier à double biseau, fortement trempé, muni d’une tige carrée ou elliptique et servant à couper les métaux [fig. 467 et 468).
- Buriner. Tailler à froid le fer, la fonte, le bronze ou un métal quelconque avec le burin.
- Buse. Sorte d’aqueduc ou canal en charpente.
- La buse est formée de trois madriers ou planches de forte épaisseur et placée dans une tranchée à fleur de terre ou souterraine (/ïg. 469) ; dans ce dernier cas, on recouvre ce canal avec des planches.
- Souvent la buse doit franchir une vallée, on la soutient alors à l’aide de supports, en charpente ; ce sont des châssis formés de deux pièces inclinées et réunies par des traverses ou des écharpes en croix de saint André [fig. 470); la traverse basse
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- est une iorte semelle. Des pièces également croisillonnées relient deux châssis voisins et les contreventent.
- Cabane. Construction légère servant d’habitation pour les hommes et les animaux ou d’abri pour des objets de toute nature.
- La cabane, prend le nom de chaumière quand elle est couverte en chaume, comme on le voit dans les campagnes.
- Fig." 470*
- Cabinet. On désigne ainsi dans les habitations, certaines pièces affectées à différents usages :
- 1° On appelle cabinet cl’aisances, garde-robe,, privé, ou water-closet, une pièce spéciale qui exige au point de vue de la commodité et de la salubrité, des dispositions spéciales.
- ' Le cabinet d’aisances peut être compris
- Fig. 47! et 472.
- dans l’intérieur de l’habitation ou placé au dehors.
- Dans, le premier cas, si le privé ne s’ouvre pas directement à l’extérieur, on fait précéder cette pièce d’un petit vestibule ou pièce d’accès. 11 est bon que ce vestibule ait une baie spéciale donnant de 1 air et de la lumière. Le cabinet doit être pourvu également d’une fenêtre servant à 1 éclairer et à le ventiler et garnie d’un
- châssis vitré. Dans nos pays, l’exposition au nord est la meilleure. Dans cette pièce un siège est établi suivant différents systèmes dont nous parlerons plus loin. Il communique par un tuyau avec la fosse d’aisances.
- Les tuyaux de chute, en poterie ou en fonte, doivent avoir, les premiers 0m,2o de diamètre, les seconds 0m,20. 11 sont scellés avec des colliers en métal dans les angles des murs ou noyés dans leur épaisseur. Les dimensions, en plan, d’un cabinet privé, sont au minimum lm, 10 sur 0ra,80. Les privés doivent recevoir le jour et l’air au moyen d’une baie de dimensions suffisantes. Au dernier étage, il peuvent être éclairés et aérés par une trémie fermée à son extrémité par un châssis à tabatière.
- ig . 4
- Il est admis qu’un-cabinet peut servir à l’usage de quatre logements au plus.
- On se sert quelquefois dans les campagnes d’un tonneau placé au-dessous d’un siège d’aisances, qui reçoit les matières par un tuyau, comme le montre les figures 471 et 472. Ce tuyau est pourvu, à sa partie inférieure, d’un manchon de 0m,25 à 0m,30 qui lui forme enveloppe et peut glisser sur une longueur de 0m,20 à()m,25, de manière à pouvoir descendre jusqu’à l’ouverture, qu’il recouvre entièrement, de façon à ce que les matières s’écoulent sans épanchement. Quand le tonneau est plein, on fait remonter le manchon pour faciliter l’enlècernent. Il suffît de deux tonneaux de 1 hectolitre chacun, avec un enlèvement tous les quinze jours, pour une ferme de dix personnes. La ligure 473
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- montre l’installation complète du cabinet, le tonneau, placé dans une fosse peu protonde est supporté par deux barres de fer placées entravers d’une cuvette construite en maçonnerie hydraulique, destinée à recevoir les liquides qui pourraient s’épancher et en empêcher la filtration. Dans certains cas on peut simplement poser le tonneau sur deux traverses de bois.
- Le croquis [fig. 474) montre une autre disposition de loater-closets placé près d’une fosse à purin.
- On donne aussi le nom de cabinets d aisances ou water-closets à des locaux spéciaux, disposés dans les gares et stations de chemins de fer [fig. 475 et 476) pour l’usage des voyageurs. Ces cabinets sont tantôt isolés, tantôt attenant au bâtiment principal.
- devront être d’un accès facile, construits et voûtés en maçonnerie étanche, avoir au moins 2 mètres de hauteur et être assez
- Fia;. 415 et 416.
- Le croquis (fig. 4771 nous montre un type de water-closets avec urinoirs. En vertu de 1 ordonnance du 20 novembre 1848, concernant la salubrité des habitations, et de l’instruction, de même date, concernant les moyens d’assurer la salubrité des habitations, les conditions suivantes sont ^posées pour l’établissement d’un cabinet d’aisances : ventilation par des ouvertures ou des tuyaux d’évents convenablement disposés ; sol imperméable.
- En ce qui concerne les fosses mobiles, tes ordonnances de police du 5 juin 1834, du 23 octobre 1850 et du 1er décembre 1855 8°nt ainsi conçues :
- , Les tonneaux doivent être établis sur Un massif imperméable en forme de curette.
- Les emplacements, caveaux ou réduits
- spacieux pour que le service soit facile ; ils doivent communiquer avec l’air extérieur par une ouverture de 0m,20 à 0m,25
- Fig. 471.
- de diamètre, et disposée de façon à ne gêner qui que ce soit.
- Les caveaux seront fermés par une
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- bonne trappe en bois munie d’un anneau. Cette trappe doit être à l’extérieur des cabinets d’aisances.
- Lesdits cabinets seront clos, couverts, éclairés, aérés et suffisamment spacieux, les sièges seront à tablette et fermés hermétiquement; le sol des cabinets sera imperméable et incliné, pour permettre aux liquides de s’écouler dans la fosse.
- 2° On appelle cabinet de toilette une petite chambre destinée aux usages de propreté, et qui est une dépendance de la chambre à coucher, à laquelle elle est attenante, ou dont elle n’est séparée que par un couloir.
- Dans les maisons construites depuis quelques années, les cabinets de toilette contiennent un poste d'eau, avec robinet et
- Fig. 478.
- tous accessoires, et quelquefois même un meuble de toilette avec réservoir d’eau, cuvette, etc.
- Câble. On donne ce nom aux cordages servant à lier, traîner ou enlever des fardeaux.
- Les câbles employés dans la construction sont généralement en chanvre ; on en distingue de trois sortes : les brayers, les haubans, les vingtaines.
- Câbleau. Diminutif de câble, auquel les ouvriers donnent aussi le nom de châ-bleau.
- Ce cordage, dont le diamètre ne dépasse pas 2 centimètres, est ordinairement employé pour les treuils et pour les moufles.
- Câbre. On donne le nom de cabre à une chèvre composée de trois perches réunies ensemble par une de leurs extrémités, et I
- supportant une poulie fixée au point de liaison.
- Les égouttiers se servent de cabres pour le recurage des conduites. Ils disposent l’appareil au dessus de la bouche d’égoût (,fig. 478), et enroulent une corde sur la poulie. A cette corde est attaché un seau qui sert à l’enlèvement des matières.
- Cahier des charges. Pièce ou acte déterminant les clauses, charges et conditions d’exécution des travaux, auxquels sont astreints les entrepreneurs et qu’ils sont tenus d’observer. En construction, on confond souvent, par suite d’abus, le cahier des charges et le devis descriptif.
- On distingue : le Cahier des charges générales, déterminant les obligations qui s’appliquent à tous les entrepreneurs des diverses industries ou bâtiments, et le Cahier des charges particulières, déterminant les obligations particulières à chaque entrepreneur.
- Cet acte est indispensable, même pour des travaux de peu d’importance. Nous reviendrons plus loin, dans un chapitre spécial, sur cette question, et nous donnerons des exemples de cahier des charges pour travaux traités en série de prix, et de cahier des charges pour travaux traités à forfait.
- Calage. On donne ce nom à la manière de disposer les balais sur le collecteur d’une machine électrique. Les balais doivent être placés aux deux points du collecteur qui sont situés dans la zone neutre. Ces points sont ceux qui ont entre eux la plus grande différence de potentiel. En effet, dans l’anneau Gramme, les deux dernières circonférences supérieure et inférieure sont parcourues chacune par des courants de sens contraire qui viennent se réunir aux balais ; ces mêmes courants passent dans les différentes lames du collecteur. Chaque bobine de l’armature ajoute sa propre force électromotrice au courant qui^la traverse, et si l’on mesure la différence de potentiel entre le balai négatif et les lames successives du collecteur, on trouve que cette différence augmente d’une façon régulière et devient maxima sur le balai positif.
- On peut déterminer expérimentalement les deux points où le potentiel atteint son
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- maximum et son minimum, c’est-à-dire la zone neutre de la machine. Il suffit, pour cela, de joindre une lame du collecteur à une des bornes d’un voltamètre et de relier successivement l’autre borne à toutes les lames.
- Si l’on prend le balai négatif comme point de départ et qu’on porte les indications du voltamètre sur un cercle correspondant à celui du collecteur, on obtient une courbe {fig. 479) qui indique les variations du potentiel sur ce collecteur.
- Le même résultat peut être représenté par la figure 480, plus facile à analyser. Lette figure montre que la différence de potentiel entre deux lames consécutives collecteur n’est pas la même pour toutes les lames, sans quoi la courbe se Composerait de deux lignes droites. Cette différence est, au contraire, très faible dans le voisinage des deux balais et atteint son ^aximum environ à 90 degrés des balais, à l’endroit où la courbure change, c’est-à-dire dans la partie du collecteur qui communique avec les bobines placées en face de l’anneau.
- Ce procédé n’est possible que pour des expériences de laboratoire. Dans la pratique, lorsque le calage des balais est déjugé, on le rétablit en choisissant le Point où l’on remarque le moins d’étincelles.
- En effet, les extrémités de chaque bobine induite aboutissent à deux lames successives du collecteur, et les balais touchent plusieurs lames à la fois, afin qu’il n’y ait Pus d’interruption du courant. 11 arrive donc que les deux extrémités de la bobine Sltuée dans la zone neutre sont réunies par balai métallique, et que cette bobine se trouve fermée sur elle-même en court-drcuit. Au moment où cette fermeture est sur le point de se produire, la bobine est parcourue par le courant de la machine ; Ses deux bouts possèdent donc une différence de potentiel qui, lorsqu’elle est en court-circuit, détermine un courant de décharge et, par suite, une perte d’énergie. E est là la cause des étincelles que l’on observe aux balais ; car lorsqu’une des deux lames du collecteur auxquelles aboutit la bobine en court-circuit quitte le balai, il y a rupture du circuit et, par suite,
- Sciences générales.
- production d’une étincelle. En général, cette action n’est pas trop considérable, parce que la différence du potentiel entre deux lames successives du collecteur est assez faible aux environs de la ligne neutre. C’est pour ce motif que les étincelles y sont moins fortes que partout ailleurs, et qu’on peut se guider sur elles pour le calage des balais.
- Calamine. Nom donné à un carbonate de zinc mêlé de silicate de zinc. Elle renferme 40 à 60 0/0 de zinc.
- Cale. Morceau de bois ou de fer que l’on place sous une pièce, soit pour la mettre de niveau, soit pour la fixer dans une position déterminée.
- Caler. Action de poser des cales. On cale les tuyaux de distance en distance,
- Fig. 479 et 480.
- pour qu’ils ne s’affaissent pas de leur propre poids, ce qui les ferait crever.
- Calfeutrage. Action de boucher des vides. On calfeutre souvent le vide existant entre deux rangs horizontaux d’ardoises. Il suffit d’appliquer sur chaque rang d’ardoises déjà posé, et sous le rang à poser, une bande de gros papier gris, tel que le papier d’emballage. Le papier à sucre, celui qui sert d’enveloppe aux pains, serait le meilleur pour cet usage.
- Clouée ou agrafée sur ce matelas élastique, compressible et qui se dilate à l’humidité, l’ardoise se trouve fixée solidement, résiste aux sollicitations brutales du vent, et se trouve ainsi calfeutrée contre le brouillard et la neige.
- Calorie. Terme employé par les électriciens. La calorie est la quantité de cha-
- Couverture et plomberie. - 15.
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- leur nécessaire pour élever de 1 degré centigrade la température de 1 kilogramme d’eau.
- Calotin. Petite pièce de zinc C' fig. 481) qu’on soude sur un couvre-joint pour recouvrir une tête de clou et empêcher l’oxydation.
- Calotte. Partie supérieure d’une voûte sphérique. Les couvreurs ayant fréquemment à couvrir ces sortes de voûtes, il est important d’en savoir calculer la surface.
- Soient [fig. 482): H lahauteur ou flèche de la voûte; R, le rayon de la sphère dont elle dépend; S, la surface cherchée ; la formule suivante donne la solution :
- S — 2ttR X H.
- On peut déterminer R, que l’on ne con-/
- Fig. 481.
- naît pas dans la plupart des cas, au moyen de la formule qui suit, si l’on a j mesuré le diamètre ah de la base de la j calotte et sa hauteur H : ;
- On donne, en général, le nom de calotte à une sorte de chapeau de plomb placé en amortissement sur le haut de la flèche, dans certains clochers, et qui recouvre à la fois l’extrémité du dernier rang d’ardoises et les bandes de plomb garnissant les arêtes de la flèche.
- On donne encore ce nom à l’extrémité inférieure d’un corps de pompe s’élargissant sur le bas et placée au-dessus du tuyau d’aspiration, dont elle est séparée
- I par un clapet. On dit aussi calotin ou calotte d'aspiration.
- Calquer. Ce mot, qui vient de l’italien calcare, conlre-tirer, signifie, à proprement parler, transporter un dessin d’un corps sur un autre.
- Dans les travaux de bureau nécessaires à la confection des plans, l’expres-
- sion calquer, faire un calque, signifie placer sur un dessin un papier transparent et reproduire ce dessin en suivant tous les traits. On emploie beaucoup ce procédé dans les travaux, pour faire des expéditions de plans.
- On peut faire aussi des calques sur papier fort. Pour cela, on place la feuille sur le dessin à copier, et on la frotte légèrement avec du coton imbibé de benzine pure. La benzine est absorbée par le papier et le rend aussi transparent que le meilleur papier calque.
- Camion. 1° Petit tombereau à deux roues avec un ou deux timons, traîné par plusieurs hommes ou par un cheval ;
- 2° Petite voiture à deux roues traînée à bras [fig. 483), que les ouvriers des divers corps d’état emploient pour transporter les outils et les marchandises à pied d’œuvre.
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- Campagne. Partie de l’année pendant laquelle peuvent travailler certains corps d’état.
- Campane. On donne ce nom à des ornements en plomb, chantournés et évidés, qu’on place au bas d’un faîte ou d’un bri-sis de comble.
- Campanile. On appelle ainsi de petites lanternes ou clochers à jour [fig. 484) surmontant le toit d’un édifice, hôtel de ville, église ou mairie, et renfermant un petit beffroi, servant à abriter une ou plusieurs cloches.
- On donne aussi ce nom à certains assem-
- Fig. 484.
- blages de charpentes destinés à supporter une horloge ; on les place ordinairement au sommet des pignons {fig. 485).
- Campanule. Clocher de peu d’importance, surmontant le comble d’un édifice ; autrefois il renfermait une cloche et tenait lieu de beffroi.
- Campanulé. En forme de cloche. Il existe des dômes de ce genre.
- Canal. Cours d’eau établi de main d’homme pour permettre la navigation entre deux points, transmettre le mouvement à certaines machines, telles que les roues hydrauliques, porter les eaux d’une rivière dans les pays exposés au dessèchement, ou décharger dans la mer les eaux d’un pays marécageux.
- 11 y a donc des canaux de navigation, dérivation, d’irrigation et de dessèchement.
- Canali. Nom de tuiles creuses autrefois employées en Italie dans les couvertures, et qui sont encore en usage dans ce pays. Ces tuiles se posent à recouvrement sur l’espace qui sépare les tuiles plates, appelées tégoles, dans ce système de couverture.
- Canalisation. Ce terme s’applique à l’ensemble des travaux nécessaires à l’établis-semement de l’eau, du gaz et de l’électricité; il désigne aussi l’ensemble des tuyaux établis pour ces travaux.
- On établit aussi des canalisations conduisant les eaux à l’égout. Dans beaucoup
- Fig. 485.
- de grandes villes, à Paris notamment, les propriétaires sont tenus de déverser dans l’égout public les eaux pluviales et ménagères de leurs bâtiments, au moyen d’un branchement particulier d’égoût établi sur un point quelconque de la façade, entre le mur de face du bâtiment et l’égout municipal. (Voyez Branchement d’égout.)
- A l’intérieur des bâtiments, il est d'usage d’établir, pour la conduite des eaux au branchement d’égout, des canalisations en tuyaux de fonte ou en grès vernissé d’au moins 25 centimètres de( diamètre ; ces tuyaux aboutissent aux descentes d’eaux des toits, aux décharges des pierres
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- d’évier, cabinets de toilette, salles de bains, postes d’eau, fontaines, etc. On pose ces tuyaux contre les murs séparatifs avec une pente minima de 5 centimètres par mètre. Tous les 4 mètres environ, on pose un tuyau à branchement pour faciliter le nettoyage ; sur l’orifice du branchement on place un couvercle mobile en zinc. Pour empêcher la pénétration des mauvaises odeurs de l’égout dans les habitations, on place près du mur de face un syphon obturateur ; un même syphon doit être posé à chaque descente ou décharge des eaux pluviales ou ménagères.
- Tous les tuyaux et raccords avec les syphons doivent être posés avec soin, emboîtés et calfeutrés avec forts solins en ciment à l’intérieur et forts collets, également en ciment, à l’extérieur.
- Lorsque la vidange des fosses doit se faire par l’égout, des obturateurs d’un système imposé et breveté doivent être posés immédiatement après le raccord des conduites sur les appareils diviseurs.
- Les travaux de canalisation demandent beaucoup de soins dans l’exécution. L’administration municipale de la ville de Paris est très exigeante sur les dispositions prises; ses injonctions, quant aux pentes, aux chasses d’eau, aux syphonages, donnent souvent lieu au rejet des travaux.
- L’électricité se transmet par canalisation. Les canalisations peuvent être aériennes, c’est-à-dire composées de fils suspendus sur poteaux, ou souterraines, c’est-à-dire formées de fils passant dans des conduites spéciales établies sous les voies publiques.
- Les premières sont utilisées pour le service du télégraphe, du téléphone et de la transmission de la force motrice à l’extérieur des villes ; les deuxièmes sont presque les seules en usage à Paris et dans les grandes villes, pour la transmission de la force et de la lumière, et même pour le télégraphe et le téléphone.
- Dans les canalisations souterraines, le programme à remplir offre de graves difficultés, et on ne peut malheureusement pas s’appuyer encore sur les résultats d’une longue expérience. Il faut que les câbles soient parfaitement isolés, qu’ils soient protégés contre les chocs et les
- tassements, qu’on puisse y faire facilement les visites et les travaux de réparations, de raccord et de branchement. On doit aussi, dans une installation de ce genre, prévoir les accroissements futurs du réseau. En outre, les dépenses exigées par ces canalisations étant considérables, on doit chercher à les réduire autant que possible, tout en faisant le nécessaire pour éviter les réparations, qui sont toujours très difficiles dans les rues.
- Pour les canalisations dans les habita-
- tions, les fils s’attachent aux murs, et on emploie divers moyens pour cela.
- Nous étudierons avec plus de détails les divers systèmes de canalisation d’eau, de gaz et d’électricité, dans un autre chapitre.
- Candélabre. Nom que les anciens donnaient à un meuble formé d’une tige à trois pieds et qui servait à porter une chandelle de cire (candella) ou d’autres
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- matières inflammables, telles que de la poix ou de la résine.
- Il y avait plusieurs sortes de candélabres :
- 1° Le candélabre où l’on pouvait placer des chandelles de cire, et qui était pourvu soit d’un tuyau pour mettre le bout de la chandelle, soit d’une pointe aiguë sur laquelle on enfonçait la cire ;
- Fig. 487.
- I
- 2° Les candélabres destinés à porter une lampe à huile, ayant la forme de trépieds, quelquefois en bois, mais plus souvent en métal (fig. 486) ;
- 3° Les candélabres sur lesquels on brûlait de la poix, de la résine ou d’autres matières inflammables, et qui avaient la forme de pieds élevés, avec une cavité au sommet. Ces pieds étaient en bronze ou
- en marbre. Ils variaient autant dans la forme du vase ou du brasier, qui en formait la partie principale, que dans le corps
- Fig. 488.
- même qui servait de support. Ils étaient ornés de feuillages et de fleurs, mêlés quelquefois de masques {fig. 487) ;
- 4° Il y avait des candélabres servant à
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- brûler des parfums ; on les faisait plus petits; ils ne dépassaient pas 1 mètre à lm,50 de hauteur ;
- 3° On se servait, enfin, de lamptères, ou grilles élevées sur des supports, et dans lesquelles on brûlait du bois sec pour éclairer et pour chauffer les pièces.
- De nos jours, les vestibules et les escaliers des grands établissements publics sont quelquefois éclairés, par des candélabres, qui font en même temps partie de la décoration. Nous donnons [fig. 488) un exemple de candélabre de vestibule et [fig. 489) celui d’un candélabre éclairant un escalier.
- Dans l’éclairage des voies publiques,
- Fig. 490.
- on emploie le nom de candélabres pour désigner les colonnes creuses en fonte ou en bronze qui supportent une ou plusieurs lanternes.
- Ces appareils sont établis sur les grandes voies, telles que les boulevards et les rues d’au moins 12 mètres de largeur ; les rues plus étroites sont éclairées, par des lanternes supportées par des consoles qui sont scellées dans les murs de face des maisons, où reposent, d’après le nouveau système, sur des colonnes placées contre le pied des façades.
- Nous représentons [fig. 490) un candélabre à console.
- La figure 491 nous montre un autre modèle de candélabre employé. La colonne est
- en fonte et recouverte d’un cuivrage galvanique ; la lanterne est en cuivre bronzé, avec des verres forts et clairs ; le cône qui
- Fig. 491.
- la surmonte porte une petite couronne aux armes de la ville. Ces appareils sont quelquefois pourvus, au-dessous du cha-
- Fig. 492.
- piteau, d’une tige horizontale, dite porte-échelle, qui est en bascule d’un seul côté du candélabre, ou qui est partagée par le
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- fût en deux parties égales ; c’est le point d’appui de l’échelle qui sert pour nettoyer la lanterne.
- On fait aussi des modèles de candélabres à cinq branches. La colonne est en bronze, à base octogonale; la lanterne est en cuivre bronzé [fig. 492). Ces appareils à plusieurs branches sont ordinairement installés sur les places publiques, sur les trottoirs, établis comme refuges ou repo-soirs.
- Les candélabres sont fixés sur des dés en pierre ; leur lumière est placée à 2ro,60, 3 mètres ou 4 mètres du sol, suivant la largeur de la voie à éclairer. La base est pourvue d’une partie ouvrante, souvent fermée par une plaque ornée comme le montre la figure 493.
- Caniveau. 1° Pierre creusée sur le mi-
- Fig. 493.
- lieu de sa face supérieure en forme de demi-cylindre et placée sur le sol, pour servir de canal d’écoulement aux eauxpluviales «t ménagères [fig. 494). Les caniveaux sont souvent recouverts d’une suite de plaques de fonte qu’on peut enlever pour le nettoyage ;
- 2° On donne aussi ce nom aux fossés plus longs que larges placés alternativement avec les contre-jumelles pour former nne conduite d’écoulement des eaux.
- Dans le métré des ouvrages, on compte les caniveaux suivant la matière avec laquelle ils sont faits. S’ils sont en fonte, J1 est d’usage de compter :
- 1° La fouille en mètres cubes ;
- 2° La pose de tuyaux au mètre linéaire ;
- 3° Les collets en ciment, s’il y en a, à la pièce;
- 4° Les patins en maçonnerie, placés d’ordinaire à la jonction de deux joints ;
- 5° Le remblai de terres et pilonnage ; Xenlèvement ou le régalage des terres excédantes.
- Les caniveaux en briques s’évaluent comme cloisons de briques ; s’il y a un enduit en ciment, on le compte comme enduit de fosse. Si le caniveau est en meulière ou en moellon, on en fait le métré au cube, comme pour les murs en fondation. S’il est en pierre et que le vide soit refouillé dans la masse, on compte les refouillements demi à la pioche, demi à la masse et au poinçon.
- Canon. On appelle canons de gouttières des bouts de tuyaux en pierre, fonte, cuivre, plomb ou zinc, qui rejettent les eaux de pluie au-delà d’un chéneau.
- Canter. Mettre sur champ.
- sP
- Fig 494.
- Cantharus. Mot grec qui signifie gobelet, coupe.
- Anciennement, on appelait canthari des fontaines ayant la forme d’une coupe d’où l’eau jaillissait. Ces fontaines s’élevaient au centre de Xatrium dans les basiliques chrétiennes. Elles étaient destinées aux ablutions.
- Caoutchouc. Le caoutchouc est une résine ou suc coagulé d’un arbre de la famille des euphorbiacées lithymales, du figuier de l’Inde, du jaquier, etc., etc.
- Lorsqu’il est combiné avec une petite quantité de soufre, le caoutchouc est dit vulcanisé. C’est dans cet état qu’il est employé :
- 1° En rondelles que l’on interpose entre des brides des tuyaux;
- 2° Comme tubes conduisant à des becs portatifs, le gaz provenant d’une conduite principale.
- Capillaires. Tubes infiniment petits comme diamètre intérieur.
- Capote. Morceau de tôle de forme con-
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- vexe on conique, fixé à l’extrémité d’un tuyau de cheminée au moyen de tringles en fer et qui s’oppose à l’entrée du vent et de la pluie dans l’intérieur d’un conduit. (Voyez bonnet.')
- Capsule. Sorte de couvercle cylindrique en tôle qui sert à fermer soit l’amorce d’un branchement de tuyau, soit un trou fait dans un mur pour le passage d’un tuyau de poêle.
- Captation. Action de s’emparer d’une chose, d’une source par exemple.
- Les sources cachées peuvent se trouver à des profondeurs variant depuis deux jusqu’à plusieurs centaines de mètres.
- On met les sources au jour en les amenant hors de terre avec des conduits, en établissant sur leur parcours des débouchés appelés fontaines, puits ordinaires ou puits artésiens. Chacun de ces procédés a des règles particulières.
- Caractéristique. Courbe qui indique l’allure d’une dynamo.
- Il existe une manière très simple d’étudier graphiquement le fonctionnement d’une machine électrique. Pour cela, la machine marchant à une vitesse constante, on fait varier la résistance du circuit extérieur, et on relève les valeurs correspondantes de la force électromotrice et de l’intensité. On porte en ordonnées la force électromotrice ; les abcisses représentent les diverses intensités. En joignant les points de rencontre, on obtient une courbe. C’est cette courbe à laquelle on donne le nom de caractéristique [fig. 495).
- Pour une vitesse donnée, la forme de cette courbe dépend de la construction de la machine ; elle en représente le fonctionnement et caractérise l’appareil.
- Si l’échelle de construction de la courbe est connue, cette dernière permet de déterminer la quantité d’énergie électrique produite par la dynamo, et montre les conditions dans lesquelles on doit la faire marcher pour en tirer le meilleur parti possible.
- Si l’échelle n’est pas connue, la courbe fournit alors des renseignements sur le degré de saturation des électro-aimants, sur leur puissance par rapport à l’armature, etc.
- Carnet d’attachements. Cahier sur le-
- quel sont tenus les attachements et où ils sont signés par les parties.
- Carreaux. Pièces de faïence, dont la surface est émaillée, et dont on se sert pour couvrir les parements des murs des salles de bains, au droit des pierres d’évier, etc.
- On se sert aussi de carreaux ou de dalles en ciment pour recouvrir les terrasses, les toitures des édifices', etc.
- On appelle carreau une grosse lime à
- Fig. 495.
- section rectangulaire, servant à dégrossir les pièces de métal.
- Carrelet. Lime en fer, à section rectangulaire, moins forte de moitié que le carreau.
- Carrière. Lieu d’où l’on extrait les matériaux de construction, les ardoises par exemple. On dit aussi ardoisière.
- Carton. On nomme carton bituminé une sorte de feutre en laine, recouvert d’un enduit dans la composition duquel domine le brai de goudron minéral.
- On débite le carton bituminé en feuilles de Ûni,80 de largeur environ, et de longueur indéterminée. Cette matière sert à
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- couvrir des constructions légères. On pose les lames par rangs horizontaux, en commençant par le bas de la toiture, avec recouvrement de 0m,05 à chaque joint ; on les maintient à l’aide de liteaux espacés de 0m,35 à 0m,40 et cloués sur le voli-geage, dans le sens de l’écoulement des eaux.
- On emploie aussi pour le même objet un carton bitumé et sablé. C’est une feuille de carton enduite de bitume ou de goudron. On sable un seul côté de la feuille, celui qui doit être exposé à l’air. On obtient ainsi une assez bonne matière à employer comme couverture dans les constructions provisoires ou économiques à condition que ce carton soit souple et solide.
- Enfin, on se sert aussi pour couverture d’un carton cuir, fait avec de vieux cordages, et imprégné complètement d'un enduit bitumineux, sablé comme le précédent.
- Cascade. On appelle cascade une chute d’eau artificielle, formée d’une pente douce ou composée de bassins peu profonds, élevés par gradins, et desquels l’eau tombe en nappes ou en gouttelettes. Les cascades servent à la décoration des parcs et des jardins ; il y en a de deux sortes : la cascade naturelle et la cascade artificielle.
- Cassis. Petit ruisseau qui conduit les eaux de source dans un bassin, dans un réservoir ou dans un égout.
- Cassons. Débris de verre ou de glace.
- Cassure. On donne ce nom à des fentes qui se produisent dans le plomb à la suite de dilatations et de contractions provenant des variations de température. Ces fentes se rebouchent avec de la soudure, ce qui n’est pas un moyen très efficace, mais il n’y en a pas d’autres.
- Castellum. Ce nom distinguait autrefois le réservoir d’un aqueduc. Ce réservoir était placé à l’endroit où l’aqueduc sortait d’une ville, ou bien sur le point du parcours où une provision d’eau était nécessaire à la localité. Ces réservoirs étaient ordinairement de simples tours renfermant une citerne. A l’endroit où l’aqueduc touchait aux murs de la ville, on le décorait d’une façade avec ordonnance architectu-
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- raie, comme on le fait aujourd’hui pour les châteaux d’eau.
- Cautionnement. On appelle cautionnement la somme que chaque entrepreneur qui désire concourir à une adjudication de travaux publics doit déposer avant la dite, en espèces, dans la caisse du receveur. Ce dernier en fournit un récépissé provisoire. Si l’entrepreneur n’est pas déclaré adjudicataire, cette somme lui est restituée après l’adjudication. Dans le cas contraire, cette somme demeure affectée à la garantie de l’exécution des engagements contractés par l’adjudicataire jusqu’à la réception définitive des travaux ou des fournitures. Le cautionnement n’est remboursé que sur la justification que les
- Fig. 496 et 497.
- droits supplémentaires d’enregistrement pouvant être dus par l’adjudicataire ont été intégralement acquittés. Quelquefois le préfet peut autoriser, dans le cours des travaux, sur la proposition de l’architecte, la remise d’une partie du cautionnement, sans que, dans aucun cas, cette restitution puisse excéder les deux tiers dudit cautionnement.
- Le cautionnement produit intérêt à 3 0/0. Il peut être constitué en titres ; dans ce cas, l’adjudicataire en touche les arrérages ou intérêts.
- Cendrées. Les plombiers nomment ainsi les écumes de plomb en fusion. C’est un mélange de charbon et de crasses qui viennent à la surface du plomb. Dans aucun cas on ne doit les y laisser.
- Centrifuge. Qui éloigne du centre.
- On donne ce nom à une pompe dont le
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- mécanisme consiste tout simplement en un couple de disques concaves en métal tournant ensemble sur un axe horizontal et disposés de manière à laisser entre eux un espace annulaire, dans lequel se trouvent des aubes recourbées (fig. 496 et 497).
- pement de Tare par la moitié de la longueur du rayon.
- La formule est :
- c i x R
- b = —g—>
- dans laquelle :
- Centripète. Qui tend au centre.
- Céramique. Art de fabriquer les objets en terre cuite.
- Cette industrie remonte à la plus haute antiquité. Onia retrouve chez les Étrusques, les Grecs et les Romains. Elle cesse après l’invasion des barbares, pour réapparaître au moyen âge à partir du xn® siècle.
- Aujourd’hui, on fabrique des tuiles émaillées pour toitures décoratives, des faïences nacrées et émaillées en carreaux et en dalles, dont on forme des revêtements intérieurs et extérieurs.
- A l’art de la céramique appartiennent encore les ouvrages en terre cuite tels que chéneaux, crêtes de faîtages, etc.
- Cercle. On donne ce nom à une surface plane, limitée par une ligne courbe appelée circonférence, dont tous les points sont à égale distance d’un point intérieur appelé centre.
- Les entrepreneurs, les métreurs et vérificateurs doivent savoir déterminer les surfaces du cercle et des figures qui en dérivent, telles que segment, secteur, couronne, etc. Nous donnons ci-après quelques détails utiles pour faire les métrés (fig. 498).
- 1° Cercle. — La surface d’un cercle est égale au produit de la circonférence par le quart du diamètre ou la moitié du rayon. Elle s’exprime par la formule suivante :
- S — 7tD X 7’ ou : S = 2t:RX 7’
- 4k
- l — longueur de l’arc,
- R = rayon,
- S ~ surface;
- l peut s’obtenir en fonction du nombre de degrés contenus dans l’angle du secteur, et on a :
- __tcR n
- 1 ~~ 180°’
- formule dans laquelle :
- l = longueur,
- TT = 3,1416,
- R = rayon,
- n = nombre de degrés ;
- 3° Segment (fig 500). — Le segment est une portion de cercle comprise entre un arc et sa corde. Sa surface s’obtient en retranchant de la surface du secteur celle du triangle qui y est compris.
- Surface segment = surface secteur — surface triangle.
- La formule pratique approchée est la suivante :
- S — c X /* X 0,628,
- dans laquelle :
- c = corde de l’arc,
- S = surface, f = flèche,
- 0,628 = coefficient d’approximation.
- dans laquelle :
- 6- = surface
- 7r = 3,1416 |
- D = diamètre \
- TT = 3,1416 j
- R ~ rayon \
- rcD = longueur de la circonférence ; 2tcR = longueur de la circonférence ;
- Si le rayon du cercle n’est pas très grand, le résultat obtenu est suffisamment exact;
- 4° Zone (fig. 501). — La zone est la surface du cercle comprise entre deux cordes.
- La surface est la différence des surfaces
- 2° Secteur (fig. 499). — Le secteur est la portion du cercle comprise entre deux rayons et un arc de la circonférence. La surface est égale au produit du dévelop-
- des deux segments :
- Zone—Grand segment — Petitsegmenl; 5° Couronne (fig. 502). — La surface d’une couronne est la portion de cercle
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- VOCABULAIRE.
- 235
- comprise entre deux circonférences concentriques et de rayons différents.
- Cette surface est égale à la différence des deux cercles. La formule est la suivante :
- S = * (R2 — r2), dans laquelle :
- S = surface, n =3,1416,
- R — rayon de la grande circonférence, r = » petite »
- Cette surface est encore égale à la demi-somme des circonférences limites multipliée par son épaisseur :
- S = eX S
- C -f- c
- 2
- surface,
- e — épaisseur,
- C = longueur de la g c = » »
- rande circonférence, petite »
- De même, un fragment de couronne a
- Fig. 498 à 503
- pour surface le produit de son épaisseur P&r la demi-somme des arcs qui le comprennent ;
- 6° La surface à mesurer peut être comprise entre deux circonférences qui ne sont pas concentriques, la plus petite ne sor-fant pas de la plus grande {fig. 503) ; la surface cherchée est toujours obtenue Par la formule :
- S = 7r (R2 — r2).
- Certificat. Les entrepreneurs demandent souvent aux architectes de leur délivrer des certificats de capacité qui leur
- permettent de faire valoir leurs titres dans les concours.
- Ce certificat doit être rédigé sur une feuille de papier timbré de 0f,60, s’il doit être produit pour soumissionner un travail public.
- On exige même quelquefois la légalisation de la signature de l’architecte.
- L’architecte ne peut pas être obligé de délivrer ce certificat; il le fait par pure complaisance.
- En voici le libellé :
- L’architecte soussigné certifie :
- 1° Qu’il a confié à ..... entrepreneur
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- 236
- COUVERTURE.
- de........ demeurant à...., rue...., n° ...
- l’exécution de travaux de .. dans diverses constructions, à.....;
- 2° Que l’importance de ces travaux a été environ de ....francs ;
- 3° Qu’il n’a eu qu’à se louer du zèle, de l’exactitude, de la capacité et de la loyauté de cet entrepreneur ;
- 4° Qu’en conséquence, il est apte à-entreprendre des travaux publics importants.
- Délivré à..., le..... 189...
- Céruse (Carbonate de plomb). Mélangée avec de l’huile, la céruse forme une pâte propre à enduire le papier qu’on interpose entre les collerettes des boîtes des pompes circulaires et leurs fonds.
- Chablots. Petits cordages qui servent à fixer ensemble les échasses placées les unes au bout des autres pour former un échafaud. Ces câbles ont de 3 à 4 torons au plus.
- Chaîne. Suite d’anneaux passés les uns dans les autres, de manière à former
- Fig. 504.
- un assemblage flexible comme l’est une corde et remplir les mêmes fonctions dans les engins de construction.
- On donne ordinairement aux anneaux ou maillons la forme elliptique {fig. 504), pour économiser la matière.
- Une chaîne de faibles dimensions se nomme chaînette.
- Chaîner. Mesurer une distance au moyen de la chaîne d'arpenteur ou du décamètre.
- Chaînon. On donne ce nom à l’anneau d’une chaîne. On dit aussi maillon.
- On appelle encore ainsi la bride qui embrasse les queues des tenailles.
- Chalet. Habitation dans laquelle le bois est l’élément principal comme structure et comme décoration.
- La couverture des chalets se fait le plus souvent en bardeaux sur comble bas, à deux égouts. On donne à cette couverture une forte saillie sur le pourtour, afin de garantir les balcons en bois découpé qui ornent ce genre d’habitation. Souvent les
- arêtes basses du comble sont ornées de lambrequins {fig. 503).
- Champ. Se dit d’une pièce de bois ou de métal placée sur son épaisseur.
- En électricité, on appelle champ magnétique l’étendue de l’espace environnant dans laquelle se fait sentir l’influence d’un aimant. La présence de ce dernier donne naissance tout autour de lui, et jusqu’à une certaine distance, à des forces spéciales d’attraction et de répulsion. Pour simplifier le langage, on rapporte souvent à ce champ les effets qui doivent être attribués à l’aimant lui-même.
- La direction et l’intensité de ces forces varient en chaque point du champ. On représente ces actions par des courbes nommées lignes de force, qui donnent sur la surface du champ les différentes direc-
- Fig. 505.
- tions de l’action magnétique. L’intensité du champ magnétique dépend de la distance du point considéré à l’aimant. L’étude d’un champ magnétique comporte donc en chacun de ses points la direction de la ligne de force qui y passe et l’intensité du champ.
- Pour mesurer l’intensité du champ magnétique en un point donné, on place en ce point un aimant de masse magnétique connue m. L’intensité H est proportionnelle à la force f qui agit sur l’aimant. Comme cette force f est aussi proportionnelle à la masse magnétique m de l’aimant, on peut écrire la formule suivante : f = mil.
- Si l’on place en un point du champ magnétique un pôle magnétique libre, ce dernier tend à être entraîné suivant une direction déterminée ; cette direction est celle de la ligne de force en ce point.
- Supposons que l’on place une petite aiguille aimantée ns dans le champ ma-
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- gnétique d’un aimant NS'. Le pôle s est attiré par le pôle de nom contraire N (,ftg• 506) ayec une force f{ ; de même, le pôle n est repoussé par le pôle N avec une force /a, de sens contraire à la précédente. L’action de ces deux forces fait tourner l’aiguille autour de son pivot A et lui fait prendre la direction de la tangente à la ligne de force passant par ce point.
- On regarde comme positives les lignes de force dirigées du pôle nord vers le pôle sud, et comme négatives celles qui sont dirigées en sens inverse. Le sens des lignes de forces est donc indiqué par le sens du mouvement d’un pôle nord libre de se déplacer dans le champ magnétique.
- La valeur de l’intensité du champ Magnétique est aussi donnée par les lignes
- LAIRE. 237 .
- ques, à une espèce de coupe renversée, qui les surmonte, et qui divise en gerbes l'eau sortant sous forme cie jet. pour retomber sur la surface convexe.
- Fig. 507.
- v.
- JD**5— —
- Champlever. Pratiquer une rainure dans une plaque de métal. Creuser le champ d’une pièce, pour y incruster une autre pièce.
- Fig. 506.
- de force. Ces lignes existent en quantité Proportionnelle à l’intensité. A une valeur déterminée de cette intensité correspond une ligne de force. Un aimant placé dans champ magnétique subira une action d autant plus grande qu’il coupera un plus grand nombre de lignes de force. L action magnétique exercée sur une surface donnée sera représentée parle nombre de lignes de force qui couperont cette surface.
- On peut reproduire expérimentalement oe fait, en laissant tomber de la limaille de fer sur un papier sous lequel se trouve dn aimant. Les grains de limaille se distribuent autour de l’aimant (voyez ce mot), suivant des courbes régulières. Ces courbes sont les lignes de force.
- Champignon. On donne ce nom, dans fcs fontaines jaillissantes à plusieurs vas-
- Chandelier. On appelle chandelier d'eau une fontaine dont le jet s’élève sur un gros balustre surmonté d’une vasque d’où l’eau retombe dans un bassin inférieur de plus grande dimension.
- \
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- COUVERTURE.
- On donne aussi le nom de chandelier à un appareil supportant plusieurs bougies Jablochkoff. Il est destiné à remédier au peu de durée de ces dernières fig. 507).
- Cet appareil contient une série de paires de pinces à ressort en nombre égal à celui des bougies.
- Chaque bougie est placée dans des pinces à ressort, dont les branches sont isolées l’une de l’autre et communiquent avec les fils du circuit. Quand une bougie est consommée, un commutateur permet de lui en substituer une autre. On peut manœuvrer cet appareil à la main, ou le faire marcher automatiquement.
- Dans le premier cas, on dispose autant de circuits qu’il y a de bougies sur un chandelier. Un commutateur central commande ces circuits. Pour quatre bougies,
- Fig. 509.
- il faut cinq conducteurs, le cinquième servant de fil de retour commun.
- Il arrive souvent que, lorsque le courant est amené dans toutes les bougies à la fois, la moins résistante s’enflamme seule ; d’un autre côté, lorsque le courant passe d’une bougie à l’autre, il peut se faire qu’il les désamorce toutes, et n’en consume aucune. Cet inconvénient a été évité en augmentant considérablement la résistance des amorces et en la portant à plus de 20 000 ohms. On s’arrange de façon que les bougies brûlent successivement et que celles qui sont consumées soient promptement mises hors circuit. Pour cela, on monte les bougies en dérivation.
- A la borne B [fig. 508), arrive un con-
- ducteur du circuit. Il est en communication avec toutes les pinces extérieures e, au moyen d’un cercle métallique m, qui les réunit. Le deuxième conducteur aboutit par la borne B' à la pièce centrale c et est relié aux pinces extérieures i par des ressorts plats r et des bagues en plomb a.
- Supposons le circuit fermé; le courant se fraye un passage à travers la bougie la moins résistante, l’allume et la brûle jusqu’au bout. Lorsque les charbons sont usés, l’arc, se trouvant à la hauteur de la
- Fig. 510 et 51t.
- bague de plomb «, le fait fondre, le ressort r s’écarte, la communication est interrompue, et le courant passe par une autre bougie.
- Les amorces étant très résistantes, les changements anormaux sont évités. Les charbons sont usés régulièrement ; la consommation des bougies est réduite de l/b environ. Il y a en même temps économie de main-d’œuvre.
- Ghanlatte. On désigne sous ce nom une planche A [fig. 509), refendue en diago-
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- VOCABULAIRE. 239
- l’eau à 5 ou 6 mètres de hauteur {ftg. 510
- nale d’une arête à l’autre, que l’on cloue ' sur l’extrémité des chevrons, parallèlement à la corniche de couronnement, pour recevoir le premier rang de tuiles ou d’ardoises formant l’égout d’un comble.
- Chantier. On donne le nom de chantier au terrain sur lequel s’exécutent des travaux.
- Chantournement. Sinuosité courbe dans une pièce de métal ou de bois.
- Chantourner. Découper dans du bois ou du métal, suivant un profil donné.
- Chape. Sorte d’enduit d’épaisseur variable en mortier ou en ciment, destiné à empêcher les infiltrations. On lui donne environ de 0m,06 à 0m,10 d’épaisseur.
- On étend des chapes sur les parois des bassins et des réservoirs. On fait aussi ces chapes en béton ou en bitume, et, plus rarement, en plomb.
- On donne, par extension, le nom de chape à la bride qui porte les deux extré-« mités de l’axe d’une poulie.
- Chapeau. Pièce de bois qui forme la fermeture de la partie supérieure d’une lucarne et qui est posée sur les deux montants avec lesquels elle s’assemble.
- Chapelet. Machine hydraulique composée d’une chaîne sans fin portant un certain nombre de plateaux disposés à des distances égales et qui est soutenue par un treuil. Elle sert ordinairement à élever
- etSll).
- Le rendement du chapelet peut s’élever à 0,64 et même 0,67.
- Au lieu d’être vertical, le chapelet peut être incliné {ftg. 512).
- Le rendement du chapelet incliné est
- Fig. 513.
- suffisant pour des pentes n’excédant pas 20 degrés, et pour des hauteurs d’élévation d’eau de 1 mètre à lm,80. Il varie de 38 à 39 0/0, et devient nul, lorsque l’élévation d’eau atteint 3 mètres, et la pente 30 degrés.
- Chaperon. Petit toit en pierre, en tuiles .
- Fig. 514.
- ou en ardoises, que l’on établit sur un mur pour empêcher qu’il ne soit pénétré par l’eau, et aussi pour faciliter l’écoulement de cette dernière {ftg. 513).
- Si le mur est mitoyen, le chaperon a deux pentes ; mais s’il n’appartient qu’à un seul propriétaire, il n’y a qu’une pente, et la chute des eaux se fait du côté de ce
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- COUVERTURE.
- propriétaire ; l’autre côté du mur monte alors à plomb du parement jusqu’à l’arête du chaperon [fig. 514). Le chaperon peut donc être regardé comme un signe de mitoyenneté.
- On fait quelquefois des chaperons au moyen d’un simple enduit.
- Chapolin. Petite enclume.
- Chappes. Poignées qui servent à ouvrir ou à fermer le moule dont les plombiers se servent pour fondre leurs tuyaux.
- Ghaput. Billot de bois dont on se sert pour équarrir les ardoises.
- Charbon. Le charbon pilé a la propriété de s’emparer des substances animales contenues dans les eaux corrompues, c’est pour cette raison qu’on l’utilise pour la confection des filtres.
- Le charbon est aussi employé dans l’éclairage électrique.
- Il forme la base de l’arc voltaïque. On se servait autrefois de charbon de bois éteint dans l’eau ou dans le mercure, mais la combustion en était très rapide. Plus tard, on imagina d’employer du charbon de cornues à gaz. Cette substance n’est pas homogène et contient beaucoup de matières étrangères, entre autres de la silice, qui se volatilise et produit de petits éclats.
- Aujourd’hui, on emploie généralement des charbons obtenus en préparant une pâte convenable, la triturant, la passant à la filière, sous une pression d’une centaine d’atmosphères, et en cuisant dans des fours les baguettes ainsi préparées.
- La pâte est formée d’un mélange de 50 parties de coke très pur en poudre, 20 parties de noir de fumée calciné et 30 parties d’un sirop de sucre gommeux.
- On peut aussi obtenir ce charbon en décomposant en vase clos des brais secs ; ce charbon réduit en poudre impalpable, est aggloméré avec des carbures d’hydrogène provenant de la distillation des brais.
- Actuellement, la pâte est faite de charbon de cornues pulvérisé et aggloméré avec du goudron de gaz ; la qualité des crayons de charbon dépend surtout du broyage intime des substances employées et de leur cuisson.
- Enfin, on fabrique encore des charbons sur lesquels on dépose du cuivre par
- l’électrolyse, et qui sont d’une durée et d’une solidité supérieures à celles des crayons ordinaires ; mais la lumière qu’ils produisent est moins régulière, au double point de vue de la couleur et de la fixité. Les crayons cuivrés ne sont guère adoptés qu’en Amérique, pour l’éclairage des voies publiques.
- Le diamètre des crayons varie suivant
- Fig. 315
- l’intensité du courant : voici les chiffres sur lesquels on se base en général :
- pour 2 à 3 ampères
- 4 » 3 à 5 »
- 5 » 4 à 6 ))
- 7 » 7 à 10 ))
- 9 » 10 à 11 »
- 10 » 11 à 15 »
- 11 » 12 à 16 ))
- 12 » 13 à 20 ))
- 13 » 15 à 34 »
- 14 » 16 à 25 ))
- 15 » 25 à 30 ))
- 17 » 30 à 45 »
- 18 » 35 à 60 ))
- 20 » 40 à 80 )>
- 25 » 50 à 120 »
- 30 » 80 à 180 »
- Pour les arcs de plus grandes dimensions, on emploie au lieu d’un charbon unique, un faisceau de petits crayons ou des charbons cannelés.
- Le charbon sert aussi à revivifier le
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- plomb. A cet effet on le jette sur le métal lorsqu’il est incandescent.
- Charges. Lorsque, par un fil métallique, on réunit un corps conducteur avec un point quelconque d’un circuit électrique, on des pôles d’une pile, par exemple, on détermine dans ce fil la production d’un
- Fig. 516.
- courant. Mais ce courant ne dure qu’un temps infiniment petit, et si l’on mesure ensuite le potentiel du corps en question, on le trouve égal à celui du pôle de la pile.
- Il y a donc eu transport d’électricité de ce pôle vers le corps ; en d’autres termes, ce corps a reçu une certaine quantité d’électricité à laquelle on a donné le nom de charge.
- Cette charge dépend de la nature et de la forme du corps. Afin de faciliter la com paraison, sous ce rapport, des différents
- Fig. 517.
- corps, on introduit un nouvel élément dans les mesures électriques ; c’est la capacité électrique ou la quantité d’électricité qu’il faut fournir à un corps pour élever son potentiel d’une unité.
- Entre le potentiel E, la capacité électrique G et la charge Q, il existe la relation suivante:
- Charpente. Ensemble des travaux de charpenterie exécutés dans une construction.
- Chas. On appelle ainsi dans le fil à plomb, la petite plaque carrée P, de cuivre ou de fer \fig. 515), percée en son milieu
- d’un trou par lequel passe le cordeau qui soutient le plomb.
- Chasse. Outil destiné à refouler le fer. Il y en a plusieurs espèces. La chasse carrée est un marteau à deux tètes, dont
- Fig. 518.
- les sections sont l’une carrée, l’autre polygonale [fig. 516). La première seule est acérée ; cet outil sert à faire des épaule-ments à l’extrémité d’une barre de fer.
- La chasse à biseau est semblable à la chasse carrée ; seulement la tête acérée est en pente.
- La chasse à biseau à main est un outil méplat dont l’extrémité acérée est taillée à deux biseaux (fig. 517).
- Sciences générales.
- Couverture et Plomberie. — 16.
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- COUVERTURE.
- La chasse ronde est pourvue à son extrémité d’une partie arrondie en dessous et saillante aux deux bouts sur l’épaisseur (,ftg. 518). Cet outil sert à creuser le fer en gorge en le refoulant. On l’appelle aussi dégorgeoir.
- On donne aussi le nom de chasse aux différents systèmes employés dans le tout
- Fig. 520.
- Fig. 521.
- à l'égout pour amener l’eau automatiquement dans les cuvettes des sièges d’aisances. C’est ainsi qu’on dit réservoir de chasse [fig. 519). A l’aide d’un cordon de tirage on donne accès à l’eau qui descend du réservoir dans la cuvette. Pendant ce temps l’eau arrive de la conduite principale dans le réservoir, et quand ce dernier est plein, la bonde d’échappement
- drement formé par l’assemblage de pièces de bois, de métal ou d’autres matières, laissant un vide entre elles.
- Dans la couverture des édifices on emploie beaucoup les châssis à tabatière. Ce sont des sortes de croisées en fer ou en fonte qui servent à éclairer les combles.
- Fig. 523.
- Ils se composent, en général, de deux cadres superposés, dont l’un est fixe et l’autre se meut en abattant.
- Il y a principalement trois sortes de châssis à tabatière : les châssis à coffret,
- V\M t**"/' 'V"'
- Fig. 522.
- actionnée par un flotteur ferme l’orifice d’écoulement.
- Chasse-pointe. Outil de fer ou acier Cfig• 520), qui sert à enfoncer davantage les pointes ou les clous que le marteau ne peut atteindre.
- Chasser. Enfoncer un clou, une cheville à l’aide du marteau, du maillet ou du chasse-pointe.
- Châssis. On donne ce nom à un enca-
- ___-
- Fig. 524.
- les châssis à jet d’eau et les châssis à gouttière.
- Dans le châssis à coffre {fig. 521), le dormant est formé par une sorte de boîte avec rebord inférieur, et sur laquelle est fixée à charnière la partie mobile ; une
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- VOCABULAIRE.
- 243
- crémaillère ou tige de fer méplat, percée de plusieurs trous, et fixée à l’abattant, permet d’augmenter ou de diminuer l’ouverture.
- Dans les châssis à jet d'eau ( fig. 522), le dormant est en fonte ou en tôle. Il se recourbe en forme de jet d’eau ; le dessus est un petit rebord que la partie ouvrante recouvre en se fermant. Des pattes permettent de fixer le dormant sur la couverture. Ces châssis, comme les précédents sont avec ou sans petits bois, et sont pourvus d’une crémaillère.
- Dans les combes recouverts en ardoises, le châssis est posé directement sur l’ardoise ou sur des tasseaux encadrant la
- Fig. 525.
- baie. Pour éviter les infiltrations d’eau, on le garnit en arrière d’une feuille de plomb formant gouttière, que l’on cloue sous l’ardoise. Quelquefois on entoure complètement le châssis de feuilles de métal que 1 °u pose sur un voligeage jointif.
- Dans les châssis à gouttière, la bordure est en tôle {fig. 523). Elle se relève un peu sur la rive, excepté à la partie inférieure.
- Lorsque la couverture est en tuiles, on donne au dormant du châssis une forme convenable [fig. 524) pour la pose de ces aPparéils sur les tuiles.
- On appelle châssis d'aèrage certains systèmes de fermeture en) fer placés au-dessus des baies éclairant les combles des édifices {fig. 525). Le châssis ést fixe et
- posé verticalement ; il est garni de lames de persiennes. L’ouverture pratiquée à l’intérieur du comble est fermée par un abattant en feuillure s’ouvrant de dehors en dedans.
- Chat. 1° Matière étrangère qui se trouve dans l’ardoise et la rend impropre à la couverture ;
- 2° On donne aussi le nom de chat ou bourriquet à une sorte de chevalet que les couvreurs emploient pour poser l’ardoise au moment de sa mise en place.
- Châtaignier. Essence d’arbre très employée dans certains cas pour faire des tuyaux de conduite et des manches d’outils.
- Château. Habitation luxueuse et importante, édifiée plus particulièrement à la campagne. Les châteaux sont, le plus sou-
- Fig. 526.
- vent, flanqués de tourelles, et leurs .toits très pointus sont couverts en ardoises.
- Château d’eau. Edifice dans lequel on concentre les eaux recueillies en divers points pour les répartir, par divers moyens, en des points différents d’une ville.
- Ces constructions ont un double caractère de simplicité et de solidité; elles ne laissent que peu ou point apparaître les eaux au dehors {fig. 526).
- Le mot château d'eau a été étendu à toute fontaine monumentale, même lorsqu’elle n’est pas accompagnée de réservoirs. Dans ces sortes de fontaines, les effets d’eau se trouvent combinés avec l’architecture. Telles sont, à Paris, la fontaine Médicis, au Luxembourg, la fontaine Saint-Michel, celle de la rue de Grenelle, etc.
- Chatière. On donne ce nom à une petite ouverture qu’on laisse sur les versants
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- COUVERTURE.
- des combles pour aérer les greniers et que l’on garnit au moyen d’un ouvrage en plomb, en zinc ou en terre cuite. L’ouverture est quelquefois garnie d’un zinc perforé ou d’un grillage pour empêcher les oiseaux, les rats etles souris de s’introduire à l’intérieur. Ces chatières s’appellent aussi œils-de-bœuf d'aérage. Leur forme est variée {fig. 527 et 528). Le type généralement adopté pour les couvertures en ardoises est celui indiqué par la figure 529.
- Fig. 527.
- On ne doit pas placer deux chatières en face l’une de l’autre, sur les deux versants opposés d’une couverture; on ne les met pas non plus toutes à égale hauteur d’un même côté ; on les dispose en dent de scie dans le haut et dans le bas de la toiture.
- On appelle encore chatière, le conduit souterrain en pierre, qui donne passage aux eaux d’un bassin.
- Chaudière. Vase dans lequel on fond le plomb ou la soudure.
- Chaume. Nom que l’on donne aux tiges de certaines plantes de la famille des
- Fig. 528.
- graminées qui sont employées à la couverture dans les campagnes surtout pour les constructions de médiocre apparence.
- Ce système de couverture [fig. 530), tend de plus en plus à disparaître, en raison des dangers d’incendie qu’il présente.
- Chausses d’aisances. On appelle chausses d aisances, des pots en terre cuite, des bouts de tuyaux en fonte qu’on emploie pour former les descentes de lieux d’aisances. Les premiers sont vernissés ou non
- vernissés et doivent avoir 0m,25 de diamètre et 0m,32 de hauteur. Les seconds, plus usités maintenant, peuvent n’avoir que 0m,20 de diamètre ; on les scelle avec des crampons dans les angles des murs ou, au besoin, dans leur épaisseur.
- Chef. On désigne par ce nom les côtés d’une ardoise ; on dit le chef d'en haut, d'en bas, de côté.
- On appelle chef d'atelier, celui qui dirige les ouvriers composant un atelier.
- Fig. 529.
- Chemin de service. Pour faciliter aux ouvriers l’accès de tous les points d’une couverture, lorsqu’il y a des réparations ou des travaux à exécuter, on établit souvent des chemins de service formés de la manière suivante: sur une travée de couverture en zinc, fixée elle-même sur voli-geage jointif, on soude, en les espaçant
- Fig. 530.
- convenablement, des marches en zinc fondu, façonnées en pointe de diamant à leur partie supérieure.
- Chemise. Nom que l’on donne, en général, à toute espèce d’enduit ou de revêtement. On désigne particulièrement ainsi :
- 1° L’enduit que l’on fait autour des tuyaux de terre servant de conduites d’eau ;
- 2° L’enduit de plâtre qui entoure une suite de chausses d’aisances;
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- 3° La chape en mortier de chaux ou de ciment qui recouvre le fond et les parois d’un réservoir.
- Chenal. On appelle chenal le canal bordant un toit et conservant les eaux à la partie supérieure du tuyau de descente.
- On donne aussi ce nom au conduit qui,
- Fig. 531.
- dans un moteur hydraulique, amène l’eau, °u qui sert à lui donner issue.
- Chêne. Essence d’arbre très employée en construction. Elle fournit le bois le meilleur au point de vue de la résistance et de la durée.
- La couleur de ce bois est jaune plus ou moins foncée, légèrement brune et devient grise ou noire, à la suite de son exposi-tiôn à l’air ou sous l’eau.
- Fig. 532.
- Chéneau. Petit canal en bois, en pierre, en terre cuite ou en métal que l’on place à la base d’un toit, pour recevoir les eaux de pluie et les conduire, par des pentes calculées à cet effet, vers des issues, telles que gargouilles ou tuyaux de descente. Les murs sont ainsi préservés de la dégra-
- dation que la chute naturelle des eaux pourrait leur faire subir. On évite par l’emploi des chéneaux les dangers des réparations sur les couvertures à pente raide, et aux passants le risque d’être écrasés par des tuiles détachées de la toiture.
- L’usage des chéneaux remonte à la plus haute antiquité. On en trouve en Grèce, à Pompéi [fig. 531) et à Rome. Des gargouilles étaient percéesde distance en distance et ornées de têtes d’hommes ou d’animaux. Quelquefois le bord extérieur
- Fig. 533.
- des chéneaux en pierre était surmonté de balustrades pleines ou à jour, et l’eau s’écoulait par des trous ménagés de distance en distance.
- Au xme siècle apparurent les gargouilles à forte saillie rejetant les eaux loin des murs. Dans les églises à bas-côtés, les eaux étaient amenées par des pentes sur les chaperons des arcs-boutants et renvoyées sur le sol par des gargouilles placées à la base de ces conduits. Les chéneaux en pierre étaient creusés à fond de cuve, et l’on coulait dans leurs joints du
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- COUVERTURE.
- plomb ou du ciment de grès pilé ou de la litharge.
- Les maisons particulières du moyen âge présentent des exemples de chéneaux en bois ou en pierre portés sur des corbeaux {fig. 532).
- A l’époque de la Renaissance on trouve des chéneaux en métal orné ou en pierre sculptée; tel est celui qui surmonte, à la
- Fig. 534.
- cour du Louvre, la corniche de l’aile bâtie par Pierre Lescot.
- Aujourd’hui on fait des chéneaux en pierre, en terre cuite ou en métal.
- Comme exemple de chéneau orné, nous donnons [fig. 533) celui qui reçoit les eaux
- Fig. 535.
- du comble de l’église de Saint-Pierre de Montrouge à Paris. Le conduit repose sur la corniche en pierre, la face antérieure est en terre cuite, la face postérieure est formée de deux planches superposées ; celle qui est en haut est percée de trous en bar-bacane destinés à donner de l’air à la charpente. Cette pièce de bois et tout l’intérieur du chéneau sont revêtus, de plomb.
- Le plus souvent le chéneau repose sur la corniche {fig. 534).
- Lorsque le comble est en saillie, on emploie pour supporter le chéneau divers procédés :
- 1° Le chéneau est posé à l’extrémité des chevrons en saillie sur le nu du mur. Il est alors en terre cuite {fig. 535) ;
- Fig. 536.
- 2° Pour une saillie plus forte du comble, des blochets, encastrés dans lemur de distance en distance {fig. 536), portent par leurs bouts une sablière plate sur laquelle est fixé le chéneau ;
- Fig. 537.
- 3° Pour une très forte saillie {fig. 537 et 538), les blochets sont remplacés par des consoles, et le bois portant le conduit en terre cuite est plus épais.
- Nous donnons {fig. 539) l’ensemble d’un chéneau en zinc. Il se compose de trois
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- planches, l’une horizontale formant le lond et p'osée sur la corniche, les deux autres verticales et s’assemblant avec la première à ramure et languette ; le tout est renforcé par des équerres en fer. Cette
- Fig. 538.
- boîte, adossée et clouée contre la sablière et contre les abouts des chevrons, est recouverte à l’intérieur par une suite de feuilles de zinc, fixées au voligeage sous la dernière rangée des lames de la couver-îore. Le métal se retourne aux angles du chéneau sur des tasseaux triangulaires et
- Fig. 539.
- orme à la partie supérieure un bourrelet avec une agrafe dans laquelle est retenue a feuille qui recouvre la planche du devant. Des bandes d’agrafes fixées sur la corniche empêchent la partie inférieure du
- métal de se relever sous l’effort du vent. Aujourd’hui on a adopté l’usage de remplacer le bourrelet en zinc par un tasseau en bois demi-cylindrique cloué sur la planche et recouvert par le métal.
- On emploie également, pour empêcher
- l’eau de remonter sous la couverture, le système représenté (/1g. 540). Une bande de zinc, fixée par des clous sur le voligeage s’interpose entre le métal du chéneau
- .1..JIZ1..1L
- Fig. 541.
- et celui de la couverture, et se termine en bas par une petite bavette A.
- Le fond d’un chéneau est disposé en pente pour l’écoulement des eaux ; cette pente est faite avec du plâtre ; elle est ordinairement pourvue de ressauts.
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- La planche qui forme le devant du chéneau ne doit pas être plus haute que l’extrémité inférieure des chevrons, pour que l’eau ne vienne pas déborder sur la toiture et remonter sur les feuilles de zinc.
- Certaines gouttières en zinc, reposant sur la corniche même, sont appelées chéneaux anglais.
- Fig. 542.
- On fait aussi des chéneaux en fer {fig. 541). C’est de ce métal qu’a été fait le chéneau établi autour d’une halle appartenant à l’usine Ménier à Saint-Denis. Le conduit est en tôle avec cornières ; il porte d’une pile à l’autre et est maintenu par des
- Fig. 543.
- consoles en fer au droit des fermes intermédiaires.
- Dans les combles destinés à couvrir un large espace, comme dans les halles de chemins de fer, chaque ferme est souvent composée de plusieurs travées, portant sur des colonnes en fonte ; les chéneaux qui reçoivent les eaux de ces doubles rampants (fîg. 542) sont disposés au-dessus
- de ces colonnes mêmes, qui sont creuses et servent à la fois de points d’appui et de tuyaux de descente.
- Chevalet. — Supports composés de planches minces et légères {fig. 543) que les couvreurs emploient pour soutenir les planches qui forment leurs échafauds. Ces chevalets sont fixés à l’aide de cordes au bois de la charpente.
- Les chevalets servent aussi pour supporter les tuyaux que l’on veut souder. On s’en sert également comme moyen d’exhaussement.
- On appelle encore chevalet une pièce de charpente composée de deux linçoirs ou noulets sous le faîte d’une lucarne.
- Fig. 544.
- Chevauchement. — Disposition de tuiles, ardoises, ou tables qui se recouvrent par leurs extrémités. Dans une couverture en plomb, la partie même qui recouvre se nomme chevauchure et correspond au pureau des couvertures en tuiles et en ardoises. La chevauchure est ordinairement remplacée par un bourrelet que forment les extrémités des deux tables en s’agrafant l’une dans l’autre.
- Chevron. Nom que l’on donne à des pièces de bois équarries qui, dans les combles, supportent les lattes ou les voliges destinées à recevoir la couverture.
- Les chevrons sont espacés, d’axe en axe, de 0m,33 à 0m,60 ; ils sont soutenus, à leur extrémité supérieure, par le faîtage, et, à
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- leur pied, par la sablière ou plate-forme ; quand leur longueur dépasse 2 mètres, on met des pannes dans l’intervalle.
- Dans les combles à deux égouts, les chevrons des deux pans se joignent sur le laitage par un assemblage à mi-bois, ou par une coupe verticale qui leur permet de s’appliquer l’un contre l’autre ; quelquefois même on les entaille à mi-bois dans la panne faîtière ; dans les deux derniers cas, on lixe ces pièces à l’aide de chevilles en fer ou en bois. — Quand la longueur du pan l’exige et que les chevrons sont en plusieurs morceaux, on réunit leurs extrémités à recouvrement, et l’on cheville également le tout sur les pannes.
- On appelle chevron de croupe, le chevron placé au milieu d’une croupe.
- Chevronnage. Se dit de l’ensemble des chevrons d’un comble. ,
- Fig. 545.
- Chevronner. Mettre en place les chevrons d’un comble.
- Chien-assis. On nomme chien-assis, une petite lucarne destinée à donner de 1 air et de la lumière à un comble.
- Nous représentons (fig. 544) l’ossature d’un chien-assis construit sur le toit d’une Raison de campagne.
- Les édifices du moyen âge offrent des exemples de ces petites lucarnes qui étaient recouvertes avec de la tuile, de l’ardoise 0u du plomb.
- Il y a encore des lucarnes ou chiens-assis dont le toit n’a qu’une seule pente, et que l’on appelle aussi lucarnes retroussées ou à demoiselle.
- Chlorure de chaux. Désinfectant employé pour assainir les latrines, les cabinets et les fosses d’aisances.
- Chopines. Pièces à soupapes qu’on place au bas des corps de pompes et qui servent à retenir l’eau dans les mouvements descendants du piston. Dans la figure 545, K est une chopine. Elles servent aussi à maintenir la pompe pleine d’eau quand elles ne sont plus en fonction.
- Chute. On appelle chute d’eau, la différence de hauteur qui existe entre les niveaux de deux biefs consécutifs d’une conduite d’eau.
- On appelle chute de potentiel, la différence de potentiel qui existe entre les deux bornes d’une pile électrique.
- Les mots chute d’eau et chute de potentiel sont absolument analogues et comparables entre eux.
- Cintrer. Donner à une pièce de bois ou de fer la forme courbe.
- Fig. 546.
- Circulaire. On donne le nom de circulaire aune pompe mue par l’effet d’une manivelle coudée, dont le mouvement circulaire se réduit ensuite en mouvement rectiligne et alternatif {fig- 546). Ces machines dépensent une grande somme de puissance en pure perte, soit par l’inclinaison des leviers qui, dans plusieurs positions, ne communiquent pas directement la puissance, soit encore par l’effet des volants destinés à égaliser les forces appliquées, mais tout à fait impropres à produire une augmentation de puissance quelconque. De plus, les frottements sont considérables ; les pertes d’eau augmentent par l’usure des diaphragmes sur la paroi interne du tambour. L’air s’introduit
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- par les presses-étoupes de l’arbre, parles joints de l’enveloppe, par l’aspiration, s’accumule au centre de l’appareil, et y acquiert une tension capable d’équilibrer la pression atmosphérique ; d’où, arrêt de la pompe.
- La pompe que nous représentons ici est la pompe Stolz. Elle comprend un tambour T ou enveloppe externe, fixe, communiquant avec les conduites d’arrivée E et de départ A de l’eau. Dans l’intérieur de ce tambour, se meut un cylindre fixé sur un arbre parallèle à l'axe du tambour tangent sur une génératrice du tambour, et excentrique avec ce dernier. Un diaphragme vertical est maintenu en contact constant avec l’excentrique C au moyen d’un poids P une boîte à étoupes S empêche les fuites, et l’eau est puisée par le tuyau d’aspiration E pour être refoulée dans un tuyau A.
- Quand le rayon vecteur du cylindre excentrique se trouve sur la verticale PS, auquel cas le tambour n’est plus exactement partagé en deux capacités, une soupape automatique, placée dans un des tubes d’aspiration ou de refoulement, peut interrompre la communication entre l’arrivée et la sortie de l’eau.
- Les pompes entièrement circulaires, c’est-à-dire sans transformation de mouvement, ontl’avantage de n’avoir pas d’alternatives dans leurs fonctions, et d’être mues par un mouvement de rotation qui est le plus favorable à la communication de la puissance motrice.
- Cisailles. Gros ciseaux servant à couper les feuilles de métal à froid.
- Les cisailles sont formées (fig. 547) de lames courtes et fortes, articulées comme les ciseaux ordinaires, et pourvues de longues branches qui servent à faire levier.
- Cet outil est de plusieurs dimensions, suivant l’épaisseur des lames à couper. Il y a des cisailles [fig. 548.) qui sont munies de coudes permettant de les fixer sur un établi, soit dans un trou ménagé à cet effet, soit dans l’étau.
- On emploie aussi des outils de grandes dimensions agissant comme les cisailles, et qui sont mus soit à l’aide d’un bras de evier, soit au moyen de la vapeur.
- Telles sont les cisailles circulaires composées de deux disques avec tranchants
- circulaires en acier ; ces disques tournent en sens inverse en se croisant d’une petite quantité.
- Ciseau. Outil avec lequel on gratte le plomb et on enlève les premières écail-lures pour préparer la surface à recevoir la soudure. Cet isolement sert aussi à fendre les tables de plomb.
- Citerne. Réservoir souterrain destiné à recevoir et à conserver les eaux pluviales provenant des pentes gazonnées ou sablées des jardins, des aires, des cours ou des toitures de bâtiments. Ces eaux sont amenées par des conduits, des ruisseaux, ou par les tuyaux de descente qui portent des gouttières ou des chéneaux.
- On donne aux citernes la forme de cylindres ou de prisme à base carrée ou rectangulaire. On les construit en murs épais, imperméables, enduits de matières insolubles dans l’eau et bourdés en ciment. La couverture doit être aussi étanche que possible.
- Fig. 547 et 548.
- Les eaux les meilleures pour l’alimentation des citernes sont celles que fournissent les toitures en pierre, en ardoise ou en tuile. Les couvertures en métal, zinc ou plomb donnent des eaux chargées souvent d’oxydes métalliques et impropres aux usages domestiques. De même les gouttières et tuyaux de descente en zinc et en plomb sont inférieurs, pour recueillir ces eaux, aux conduits en fonte ou en tôle étamée ; toutefois l’eau ne faisant que passer dans les tuyaux ou les gouttières dont la surface est très faible relativement à celle des toits, on peut sans danger les utiliser, même lorsqu’ils sont en zinc.
- De même pour le transport des eaux dans les réservoirs, les caniveaux en pierre creusée, en briques ou en tuiles arrondies, sont préférables aux ruisseaux en pavés de grès, en cailloutis ou en béton.
- Nous donnons {fig. 549 et 550), un exemple de citerne. Nous reviendrons sur les citernes dans un des chapitres suivants. Di-
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- §ons seulement que celui qui construit une citerne contiguë à la propriété bâtie d’un voisin doit établir un contre-mur.
- Citerneau. On donne le nom de citerneau à une petite citerne qui accompagne toujours une grande citerne. Le citerneau,
- Coupe verticale suivant C B
- Fig. 549 et 550.
- dans lequel débouchent^les tuyaux decon- I et 550), sert à la clarification de ces der-duite des eaux de pluie en B [fig. 549 I nières. Il est partagé en deux chambres
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- distinctes, séparées par une dalle ou par un petit mur vertical, percé de trous à sa partie inférieure.
- L’eau arrive dans la première chambre, y dépose contre la paroi de la cloison verticale les impuretés qui nagent à sa surface, pénètre dans la seconde chambre, continue de s’y purifier et passe claire par le déversoir du citerneau.
- Claire-voie. Ouvrage de comble dont
- Fig. 551.
- chappes du moule à couler les tuyaux pour empêcher qu’elles ne se séparent.
- Fig. 553 et 554.
- Clef. 1° On donne ce nom à des outils en fer qui servent à visser et à dévisser les écrous,
- les pièces sont séparées les unes des autres par des espaces vides.
- Claire-soudure ou claire-étoffe. Sorte d’alliage composé de plomb et d’étain.
- Clapet. Genre de soupape. — Le clapet est une rondelle de cuivre montée à charnière sur le siège de l’orifice qu’il doit fermer [fig. 551).
- On l’adapte au bas du tuyau d’aspiration d’une pompe et au piston.
- Fig. 552.
- Clavette. Chevillette en fer plat, à tête recourbée, qui sert à former arrêt d’une pièce s’assemblant à glissement sur une autre ; telle est la clavette servant à fixer un boulon qui n’a pas d’écrou (fig. 552).
- La clavette double est pourvue d’une tête à l’une de ses extrémités, et, à l’autre bout, de deux branches recourbées, afin qu’elle ne puisse plus sortir.
- Les clavettes se mettent aussi dans les
- Clef à douille
- Fig. 555.
- à tourner les clefs des robinets dans leurs boisseaux. Ce sont des tiges droites ou
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- cintrées en forme d’S, qui portent à leurs extrémités des têtes avec entailles affectant la forme et la dimension des écrous (/fy.553).
- Eig. 356.
- Il existe aussi une espèce particulière de clef, dite clef anglaise, qui peut servir pour les écrous de toutes dimensions. (fèg. 554). Cet outil est formé d’une tige à l’extrémité de laquelle sont placés à angle droit deux talons, appelés mâchoires. L’un de ces talons est fixe, l’autre mobile. —
- Fig. 557.
- dernier est manoeuvré par une vis placée dans le manche.
- Outil en forme de T (ftg• 555) qui
- est employé pour ouvrir ou fermer les robinets des bouches de distribution d’eau.
- 3° Partie mobile d’un robinet. Cette clef est une tige qui tourne dans le boisseau, et qui, percée d’un trou dans le sens du conduit, permet à volonté la sortie de l’eau sur l’arrêt de l’écoulement; la partie supérieure a la forme d’une poignée {ftg. 556).
- Les clefs des gros robinets ont [ftg. 557) ordinairement une tête carrée que l’on saisit avec l’outil de fer, ci-dessus décrit, appelé clef.
- On appelle clef d'inversion un appareil qui a pour but de changer à volonté le sens du courant dans une portion de circuit électrique.
- Elle se compose [ftg. 558) de quatre secteurs de cuivre, isolés les uns des autres
- Fig. 558.
- et munis à leurs extrémités d’entailles a, b,c,d, dans lesquelles on peut enfoncer des chevilles métalliques qui mettent les secteurs en communication. Ces secteurs portent chacun une borne.
- On relie les pôles P et P' de la pile à deux bornes M et R, diamétralement opposées. Les deux extrémités E et Ef du circuit sont réunies aux autres bornes N et S. Supposons qu’on mette les chevilles en b et d; le courant marchera dans le circuit extérieur suivant le sens indiqué par les flèches feïf. Admettons, au contraire, que les chevilles soient placées dans les entailles a et c, le courant ira en sens opposé, c’est-à-dire suivant les flèches f et f.
- On voit que l’appareil permet d’envoyer le courant dans une direction ou dans l’autre, suivant les besoins du service.
- Clepsydre. Horloge des anciens, qui se composait de deux vases réunis et com-
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- muniquant entre eux par un petit orifice; le temps se mesurait par l’intervalle qu’une certaine quantité d’eau mettait à passer alternativement de l’un dans l’autre. Les
- Fig. 559.
- inégalités de température devaient les faire varier beaucoup, eu égard à la dilatation de l’eau. Plus tard, on remplaça l’eau par du sable.
- Cliquet. 1° On donne ce nom à la pièce d’arrêt employée dans un encliquetage [fig- 559) ; .
- 2° Sorte dedrilleàrocheti'/^. 560) qu’on adapte à la pince à foret, et qui reçoit la mèche avec laquelle on perce les tuyaux.
- Fig. 560.
- Cet appareil permet de donner^ au foret le mouvement circulaire nécessaire à son enforcement. Il peut être à droite et à gauche [fig. 561), ou muni d’une roue dentée avec ^cliquet d'arrêt qui ne permet
- Fig. 561.
- le mouvement que d’un seul côté [fig. 562).
- Cloaque. Mot qui servait autrefois à désigner les égouts ou canaux destinés à l’écoulement des immondices dans les fleuves. C’est ainsi qu’on dit les cloaques de l’ancienne Rome.
- Cloche. On donne le nom de cloche à des isolateurs en porcelaine placés sur les poteaux télégraphiques et destinés à recevoir les fils. — Ces appareils se font en porcelaine à base de kaolin pur et entièrement émaillée. Ils doivent se nettoyer fa-
- cilement, car la poussière qui s’accumulerait à leur surface finirait par établir une communication entre le fil et le support. Nous donnons comme exemple la cloche représentée en élévation et en coupe [fig. 563 et 564). Voyez Isolateur.
- Clocher. Construction en forme de tour, élevée au-dessus ou à côté d’une église et dans laquelle on suspend les cloches. Les clochers sont ordinairement revêtus de plomb, d’ardoises ou de bardeaux.
- Clocheton. Amortissement en forme de
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- VOCABULAIRE. 255
- clocher qui surmonte une tonnelle, un contrefort, etc.
- Cloison. Dans les pompes circulaires, on donne le nom de cloison au diaphragme
- Fig. 562.
- établi pour présenter au liquide un appui qui l’oblige à se refouler par le haut et à se reproduire par le bas.
- Clou. Broche ou tige de métal généralement effilée à 1’ une de ses extrémités
- 563 et 564.
- ef pourvue, à l’autre, d’une tête sur laquelle on frappe ; on s’en sert pour relier et maintenir ensemble plusieurs pièces ou pour suspendre un objet.
- On distingue les clous en /fer, en cuivre ou en zinc.
- 1° Les clous en fer ont une tige cylindrique ou prismatique ; la pointe est py-ramydale ou armée d’un taillant à deux biseaux. On en fait à tête plate, à tête de diamant, à tête aplatie latéralement, etc. On en distingue de plusieurs espèces.
- Les couvreurs emploient les clous d'ardoises {fig. 565 et 566) à tête plate et très mince, pour fixer les ardoises sur les toh^ Ils se servent aussi des clous à lattes, pour clouer les lattes sur les chevrons {fig. 567).
- 2° Les clous en cuivre s’emploient dans la couverture pour fixer des ardoises de grand échantillon.
- 3° Les clous en zinc servent également dans les travaux de couverture.
- Fig. 565 à 568.
- Parmi ces derniers on distingue :
- [à] Les pointes, de 0m,024 à 0m,027 de longueur, qui comprennent plusieurs espèces ; les unes sont employées dans la couverture en zinc, pour fixer les pattes-agrafes sur la volige ou le couvre-joint sur le tasseau [fig. 568), remplaçant ainsi le calotin soudé qui recouvre le clou ou la vis de fer ; les autres, dites pointes à ardoises, à tête large, mince et flexible, sont préférables aux pointes de fer, qui s’oxydent facilement ;
- [b] Les clous à ardoises, à tige plus forte que celle des pointes et pouvant servir au lattis ;
- (c) Les clous à pannes, de 0m,042 de longueur pour ardoises.
- Coffre. Partie en surélévation sur laquelle est souvent fixé un châssis à tabatière dans une couverture (Yoy. Châssis).
- On donne aussi le nom de coffre à des
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- COUVERTURE.
- boîtes spéciales pour monteurs électriciens. Ces boîtes contiennent tous les outils nécessaires à l’ouvrier, savoir :
- 1 lime demi-ronde, 1 lime plate, 1 forêt, 1 mètre, 1 scie à guichet, 1 ciseau à main, 6 forets à mains et à manche rond, 2 forets emmanchés, 7 modèles différents de tourne-
- Fig. 569.
- vis, 1 marteau acier fondu, 1 mèche à pierre, 1 cfe/ anglaise, 1 pince plate en acier, ï pince universelle coupante, 1 pince plate à larges mâchoires, 3 pinces rondes assorties, 1 tenaille, 1 pince coupante, 1 lampe à souder, 1 flacon d'acide, 1 pinceau, 1 flacon de sel ammoniac, 1 bouteille d’alcool.
- Ces boîtes ont comme dimensions et poids :
- Longueur 0m,50 Hauteur 0m,28
- Largeur 0m,28 Poids 16 kil.
- Coin. Instrument de fer ayant la forme d’un prisme triangulaire et servant à séparer ou à diviser des corps.
- Coke. Produit de la distillation de la houille en vase clos ou de sa combustion incomplète. Il sert à remplir le fond des puits qui reçoivent les extrémités inférieures des tiges de paratonnerres.
- Col de cygne. Tuyau en cuivre ou en fer galvanisé, recourbé, muni, à l’une de ses extrémités, d’un écran permettant de le fixer sur une conduite d’eau, et, à l’autre, d’un robinet d’arrêt [fig. 569).
- Cet appareil permet aux ouvriers de prendre sur conduite l’eau nécessaire à leurs travaux, et d’établir ainsi une fontaine provisoire.
- On donne aussi le nom de col de cygnes à certains robinets de baignoires {fig. 570). Ils sont à rodage avec poignée ébène ou imitation ivoire. Ils peuvent être polis, nickelés ou argentés.
- Collecteur. On appelle égouts collecteurs {fig. 571) les grands égouts publics pourvus à leur partie inférieure d’une cuvette comprise entre deux banquettes formant trottoirs et suivant la pente par laquelle les eaux s’écoulent. (Voy. Égouts.)
- Fig. 570.
- Dans les machines électriques on donne le nom de collecteur à une série de lames de cuivre {fig. 572) disposées de manière à former par leur ensemble un cylindre entourant l’arbre de rotation sur lequel est fixél’anneau. Les lames sont ennombreégal à celui des bobines qui entourent l’anneau et elles sont isolées les unes des autres par des rubans de soie. A chaque bande de cuivre on attache le bout finissant d’une bobine et le bout commençant de la suivante. Une plaque sert donc de liaison entre deux bobines consécutives, et l’on conçoit aisément qu’en la touchant on reçoive le même courant que si le contact était établi avec les fils même des bobines qui y aboutissent. Si donc on établit à poste fixe deux contacts sur les généra-
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- VOCABULAIRE
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- - a- t- - -
- Fig. 571
- trices suivant lesquelles le plan de la ligne neutre vient couper le cylindre formé par ^es plaques, on recueillera en ces points le courant total produit par l’anneau entier.
- Fig. 572.
- à le maintenir au-dessus d’un autre, ou pour faire le joint avec lui (Voy. aboutir).
- le
- follet. On nomme ainsi, en plomblerie, renflement au bas d’un tuyau qui sert
- Fig. 573 à 373.
- Sciences générales.
- COUVERTURE ET PLOMBERIE. - 17.
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- CÔÜYEftTURË.
- âoS
- On appelle aussi de même la soudure ou le mastic qu’on met au joint.
- On dit également collerette dans le même sens.
- Collier. On appelle collier, un lien de fer méplat [fig. 573 à 575) de forme cintrée, qui sert à maintenir les tuyaux de descente adossés au mur ou encastrés.
- Certains colliers entourent presque le tuyau, et sont à double scellement.
- D’autres font l’anneau complet, ils sont alors généralement en deux parties reliées par des boulons, et le scellement est à queue de carpe {fig. 576).
- Colombier. On appelle colombier ou pigeonnier, toute construction destinée à loger des pigeons. Ces sortes de constructions ont souvent la forme d’une tour ronde ou carrée. Le toit doit avoir une pente assez forte pour que les eaux pluviales s’écoulent rapidement et entraînent la fiente déposée par les pigeons. Toutefois,
- il ne faut pas que cette pente soit telle que les pigeons ne puissent s’y promener [fid- S77).
- Colombin. On nomme colombin, la matière isolante qui sépare les deux charbons d’une bougie Jablochkoff, placés parallèlement l’un à l’autre (Voy. bougie).
- Comble. Assemblage de pièces de bois et de fer destiné à supporter la couverture d’un édifice, et limité au dehors par une ou plusieurs surfaces inclinées.
- On nomme terrasses, les combles dont l’inclinaison est assez faible pour qu’on puisse y marcher facilement.
- Les combles sont à sur faces planes, on les dit alors simples, brisés, pyramidaux, ou à surfaces courbes, c’est-à-dire cylindriques, coniques ou sphériques (Voy. § 111).
- Communication. Action de communiquer. C’est ainsi que l’on dit communication de mouvement à une tige-piston de pompe.
- Il y a différents procédés employés pour communiquer le mouvement aux tiges de pistons de pompes.
- La figure 578 représente le moyen le plus simple et le plus usité par lequel on
- communique le mouvement à la tige d’un piston. C’est un levier de la première ou de la deuxième espèce.
- La tige du piston possède deux articulations en A et B. Il se produit des pertes
- Fig. 579 à 582.
- de puissance motrice dues aux inclinaisons diverses de la bringuebale ou levier.
- O n transmet aussi la puissance au moyen d’un système semblable à celui de la figure 579. La tige du piston est à cré-
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- VOCABULÀIÎtË.
- 289
- ttiaillère, et elle engrène avec un secteur de cercle correspondant à un levier dont le point d’appui est en B. Ce point d’appui est le centre du secteur. Il résulte de cette construction que la tige du piston peut ne pas être articulée comme la précédente.
- Dans la figure 580, on a remplacé l’engrenage par deux chaînes qui communiquent la puissance au piston, c’est-à-dire à sa tige. La chaîne AB s’arrête en B sur la tige du piston, s’appuie sur la surface circulaire du secteur, et va se fixer ensuite en A sur ce dernier. La chaîne A'B' s’arrête en B' sur la tige du piston, et s’attache en A' sur le disque.
- On communique aussi le mouvement par une poulie et un levier fendu {fig. 581).
- Enfin, on applique le volant au mouvement rectiligne [fig. 582).
- On appelle aussi communication, la réu-
- Fig. 583.
- uion par des fils conducteurs des bornes d’une pile électrique.
- Communs. Nom donné souvent aux cabinets d’aisances.
- Commutateur. On donne le nom de commutateur à des appareils destinés à changer la direction d’un courant. Les modèles sont très nombreux et exigent beaucoup de précautions dans leur construction. Leurs formes sont analogues à celles des interrupteurs (Voy. interrupteur).
- La figure 583 donne une disposition qui permet, quand on a, par exemple, trois machines et quatre circuits, de relier l’une des machines avec l’un quelconque des circuits. L’appareil comporte deux rangées de lames de laiton croisées à angle droit et isolées entre elles. Aux points de jonction sont percés des trous, où l’on peut enfoncer des chevilles métalliques. Les lames horizontales communiquant
- avec les machines, et les lames verticales avec les circuits, on voit qu’en enfonçant une cheville dans un trou, on établit à volonté la communication entre l’un des circuits et l’une des machines.
- Compagnon. Nom que l’on donne, en général, aux ouvriers des différents corps d’état du bâtiment.
- Le compagnon a pour le servir un aide (Voy. ce mot).
- On appelle maître-compagnon le chef du chantier.
- Compagnonnage. Association d’ouvriers d’une même profession, dans le but de s’entr’aider, de se secourir et de se pro-
- curer de l’ouvrage. ® VA \A' fi
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- • \\ IJ \\\ 1 1
- Fig. 584. Fig. 58o.
- Les compagnons se divisent en trois
- groupes principaux : les Enfants de Salomon, les Enfants de maître Jacques, les Enfants du Père Soubise.
- Les couvreurs font ordinairement partie de ces derniers.
- Ces sociétés, dont l’origine est assez obscure, sont rivales entre elles; aujourd’hui, elles semblent disparaître, particulièrement à Paris.
- Compas. Instrument qui sert à décrire des cercles, à prendre des longueurs, des épaisseurs, etc. Il est ordinairement en fer. Pour acérer les pointes, on les fait rougir au feu, et on les trempe dans l’huile ou dans le suif.
- Les couvreurs et les plombiers se ser-
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- COUVERTURE.
- vent du compas à 1/4 de cercle et du compas d'épaisseur.
- Le compas à 1/4 de cercle {fig. 584) est un compas auquel on donne une ouverture fixe au moyen d’une vis de pression serrant l’arc dans la mortaise où il passe.
- Le compas d'épaisseur sert à prendre des épaisseurs et est formé de deux branches courbes ayant chacune la forme d’un S. Ces branches sont égales entre elles et symétriques par rapport à un axe, où elles sont assemblées à charnière.
- Si l’on saisit un corps avec ces deux pointes, l’écartement des deux autres en indique l’épaisseur.
- Une variété du compas d’épaisseur est le maître à danser représenté {fig. 585) qui
- Fig. 586.
- sert à mesurer le diamètre intérieur des objets creux, tuyaux, etc.
- Le compas à ressort, droit {fig. 586), l’autre d’épaisseur {fig. 587), sont formés de branches réunies par une lame de ressort ou une vis ; une vis de rappel en maintient l’écartement.
- On se sert aussi du compas simple, droit en fer {fig. 588). Ce dernier est muni, quelquefois, de deux petites encoches qui facilitent l’ouverture des branches fig. 589).
- Nous donnons {fig. 590 à 592) trois autres modèles de compas d’épaisseur à main employés pour vérifier l’épaisseur des conduites d’eau.
- Depuis quelque temps, on se sert d’un modèle particulier de compas, dit système King, pour mesurer les épaisseurs de tuyaux depuis 0^,50 de diamètre jusqu’à lm,200. Ce compas {fig. 593) est fait avec échelle gravée et miroir spécial pour lire les divisions.
- Fig. 587.
- Compluvium. Nom donné à une ouverture, placée au milieu du toit, qui couvre les quatre côtés de Y atrium dans les maisons romaines.
- Compressibilité. Propriété des corps qui peuvent être comprimés.
- L’eau est compressible. Sa compressibilité est égale à 0,000 048, pour une pression de 1 atmosphère. Elle augmente pro-
- Fig. 590 à 592.
- portionnellementàla pression ; elle diminue quand la température augmente. En général, tous les liquides sont compressibles en raison inverse de leur densité.
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- Les gaz sont extrêmement compres- I sibles.
- Compression. Action de comprimer. Les | conduites d’eau reçoivent de la part de ce liquide une compression qu’il est important d’évaluer pour calculer l’épaisseur à donner aux tuyaux.
- Désignons par e l’épaisseur d’un tuyau de conduite ;
- D, le diamètre ;
- P, la pression normale sur l’unité de surface ;
- R, la plus grande tension que l’on veut faire supporter à la matière résistante, R étant également rapporté à l’unité de surface.
- Supposons le tuyau séparé en deux par une paroi fixe dirigée suivant un diamètre.
- 261
- La pression que le liquide exerce sur cette paroi est exprimée par :
- P X D,
- La résistance qui s’opère aux points de contact est exprimée par :
- 2eR,
- On a donc la relation :
- (a) PD = 2eR
- qui servira à déterminer l’épaisseur des tuyaux.
- La quantité R dépend de la matière dont le tuyau est formé, et est toujours donnée par l’expérience.
- La quantité P est variable théorique-i ment. Mais, comme les tuyaux sont expo-
- Fig.
- ses par la fermeture subite des robinets à des coups de bélier dont l’effet se développe en raison inverse de la masse liquide en mouvement, multipliée par le carré de la vitesse, il faut que ces tuyaux puissent supporter une pression considérable que l’on constate par leur essai avant leur emploi. Il s’ensuit que P doit être considéré comme une constante dans la relation [a).
- Par conséquent Y épaisseur des tuyaux est simplement proportionnelle à leur diamètre et le poids, qui constitue la dépense, augmente comme le carré de ces diamètres.
- Compromis. Terme de droit, désignant une convention par laquelle les parties, dérogeant à l’ordre des juridictions usuelles, soumettent leurs questions à des arbitres (Yoy. arbitrage).
- Comptabilité. En général tenue des livres.
- La comptabilité des bâtiments comprend spécialement :
- 593.
- 1° Les devis descriptifs et estimatifs ;
- 2° La série ;
- 3° Les marchés ;
- 4° Les attachements écrits ;
- 5° Les attachements figurés ;
- 6° Les métrés ;
- 7° Les mémoires ;
- 8° La vérification et le règlement des mémoires ;
- .9° Pièces diverses.
- En outre, tout entrepreneur étant un commerçant, est tenu comme tel d’avoir des livres de commerce.
- 1° 11 est tenu d’avoir un livre-journal qui présente, jour par jour, ses dettes actives et passives, les opérations de son commerce, ses négociations, acceptations ou endossements d’effets, et généralement tout ce qu’il reçoit et paye, à quelque titre que ce soit ; et qui énonce, mois par mois, les sommes employées à la dépense de sa maison : le tout indépendamment des autres livres usités dans le com-
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- COUVERTURE.
- merce, mais qui ne sont pas indispensables. Il est tenu de mettre en liasses les lettres missives qu’il reçoit et de copier sur un registre celles qu’il envoie ;
- 2°Il est tenu défaire, tous les ans, sous seing privé un inventaire de ses effets mobiliers et immobiliers, et de ses dettes actives et passives, et de le copier, année par année, sur un registre spécial à cet effet ;
- 3° Le livre-journal et le livre des inventaires seront paraphés et visés une fois par année. Le livre copie de lettres ne sera pas soumis à cette formalité. Tous seront tenus, par ordre de dates, sans blancs, lacunes ni transports en marge ;
- 4° Les livres dont la tenue est ordonnée par les articles ci-dessus, seront cotés, paraphés et visés soit par un des juges des tribunaux de commerce, soit par le maire ou un adjoint, dans la forme ordinaire et sans frais. Les commerçants seront tenus de conserver ces livres pendant dix ans;
- 3° Les livres de commerce régulièrement tenus, peuvent être admis par le juge pour faire preuve entre commerçants pour faits.de commerce ;
- 6° Les livres pour lesquels on n’aura pas observé les formalités ci-dessus prescrites ne pourront être représentés ni faire foi en justice, au profit de ceux qui les auront tenus sans préjudice de ce qui est dit aux mots : Banqueroute simple, banqueroute frauduleuse
- 7° La communication des livres et inventaires ne peut être ordonnée en justice que dans les affaires de succession, communauté, partage de société et en cas de faillite ;
- 8° Dans le cours d’une contestation, la représentation des livres peut être ordonnée par le juge, même d’office, à l’effet d’en extraire ce qui concerne le différend ;
- 9° Si la partie aux livres de laquelle on offre d’ajouter foi refuse de la représenter, le juge peut déférer le serment à l’autre partie.
- Donc l’entrepreneur est tenu de se conformer aux rçgles de la comptabilité et à la remise en ordre des diverses pièces pouvant constituer ses archives.
- Pour qu’une maison d’entreprise fonctionne régulièrement, il est nécessaire
- qu’elle observe les prescriptions complémentaires suivantes, indépendamment des livres ci-dessus décrits :
- 1° Un dossier pour chaque client portant un numéro d’ordre et répertoire continuant les ordres de service, lettres du client ou de son architecte, marchés, conventions quelconques et toutes annotations utiles ;
- 2° Une feuille journalière indiquant les livraisons faites par les fournisseurs, les objets ou ouvrages livrés aux clients, le nom des ouvriers employés en ville, la désignation des ouvrages faits par eux, le temps passé; on doit annexer à cette feuille le bulletin détaillé rédigé par l’ouvrier lui-même sur l’emploi de son temps en ville ;
- 3° Une feuille pour chaque client, sur laquelle on détaille ce qui lui a été livré et qui est placée ensuite dans les dossiers respectifs ;
- 4° Si un travail emploie plusieurs journées, l’ouvrier devra recevoir, chaque\matin, une nouvelle feuille, et, s’il ne peut donner le détail lui-même, il devra indiquer ce qu’il y a à relever, en ayant soin toutefois de prendre note des parties qui seraient cachées en désignant bien les emplacements ;
- 5° L’ouvrier doit remettre, chaque jour, au patron, toutes ses feuilles de la veille, qui sont un contrôle du temps qu’il a passé, en même temps qu’une garantie dans certaines contestations qui pourraient surgir au règlement. Le patron doit reviser immédiatement toutes les feuilles, rectifier les détails s’il y a lieu, faire ses observations h l’ouvrier, et classer aussitôt ces feuilles dans leur dossier respectif;
- 6° Chaque objet fourni sur facture doit être également inscrit sur la feuille avec son prix de déboursé pour éviter des recherches lors du métré ;
- 7° Un livre de paye doit être tenu au jour le jour en se basant sur le temps inscrit aux feuilles d’ouvriers ;
- 8° Les travaux exécutés à l'atelier doivent être également appuyés d’une feuille journalière établie dans les mêmes conditions que ci-dessus. C’est là un renseignement précieux pour connaître le déboursé d’un travail ;
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- 9° Les factures devront porter le nom du client à qui est destiné la marchandise qu’elles enregistrent ;
- 10° Comme pour les feuilles d’ouvrier, les factures devront être classées par dossier, portant le nom de chaque fournisseur ; les lettres des fournisseurs devront également y être placées;
- 11° Lorsque le fournisseur remet son relevé général, le patron doit comparer les factures partielles, reviser avec soin chaque article, repasser les opérations pour s’assurer qu’aucune omission ne s’est produite. Dans le cas d’une erreur, la facture de livraison constitue un contrôle et une preuve ;
- 12° Chaque livraison de marchandises doit être contrôlée par la facture et pesée, s’il y a lieu ;
- 13° Toutes les minutes des mémoires doivent être faites sur des cahiers détachés et non sur des livres ; cela est très important pour la vérification sur place, où il serait très difficile de feuilleter un livre, relativement volumineux ; il faut, d’ailleurs, pouvoir effectuer plusieurs vérifications à la même heure dans des endroits différents ;
- 14° Les minutes doivent être classées dans les dossiers jusqu’à complet règlement du mémoire ; ensuite elles doivent être empaquetées et étiquetées par année, et rangées par ordre alphabétique ;
- 13° Chaque mémoire doit être inscrit sur un livre d'enregistrement ad hoc, que l’on trouve dans le commerce. L’inscription comprend le numéro d’ordre, qui est reporté sur la minute et l’expédition, la date de la remise du mémoire ; chaque inscription est faite au jour le jour, et au fur et à mesure, sans classification ;
- 16° Un grand-livre doit être établi par Doit et Avoir, en réservant une certaine place pour chaque client, suivant son importance; l’inscription, pour chaque 'mémoire le concernant, doit être faite au chapitre Boit, comme sur le registre précédent, en indiquant le numéro d’enregistrement correspondant; les acomptes ou le solde doivent être indiqués par dates au chapitre Avoir en signalant le numéro du mémoire qui a bénéficié de l’acompte ou qui a été soldé. Une table
- alphabétique doit être jointe au grand-livre pour éviter les recherches de noms ;
- 17° Il est bon d’avoir un brouillard ou main courante, destiné à l’inscription des opération de toutes natures, recettes ou dépenses, en especes ou en valeurs, au fur et à mesure qu’elles se présentent.
- Toutes les affaires journalières doivent y être relatées avec concision et clarté, et c’est plus tard, à loisir, qu’elles seront transcrites méthodiquement sur le journal qui en est, en quelque sorte, la copie au net ;
- 18° Un livre de caisse. — Sur la page gauche on porte toutes les recettes ; sur la page droite, toutes les dépenses;
- 19° Un livre des effets àrecevoir destiné à l’inscription des effets de portefeuille, et subdivisé en 10 colonnes comprenant :
- 1° Le numéro d’ordre de l’effet ;
- 2° La nature de la valeur, le nom du souscripteur, l’ordre auquel cette valeur est tracée, la date de la création ;
- 3° Le nom du cédant ;
- 4° La date de l’entrée ;
- 5° Le nom du payeur de l’effet ;
- 6° Le domicile » ;
- 7° L’échéance ;
- 8° La somme ;
- 9° Le nom du cessionnaire ;
- 10° La date de la sortie.
- 20° Un livre des effets à payer, sur lequel on porte les billets souscrits et acceptations, se subdivisant en 5 colonnes, comprenant:
- 1° Le numéro d’ordre ;
- 2° La date de création ;
- 3° Le nombre du tireur ou du bénéficiaire ;
- 4° L’échéance ;
- o° Le montant des effets.
- 21° Un livre ou des feuilles de balances mensuelles de vérification, se subdivisant en trois colonnes, comprenant :
- 1° Folio du grand livre ;
- 2° Nom, intitulé du compte ;
- 3° Mois que l’on vérifie, qui se divise elle-même en deux parties destinées à recevoir, l’une le total du débit, l’autre, le total du crédit de chaque compte. Les totaux des débits devant égaler ceux des crédits, les totaux de chacune des parties de la troisième colonne doivent se trouver
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- égaux entre eux, de même qu'ils doivent régler le total des articles du journal.
- La différence d’une colonne à l’autre fait connaître si le compte est débiteur ou créditeur.
- Les entrepreneurs négligent trop souvent les détails de la comptabilité; c’est là une cause de désordre qui peut mener droit à la faillite ; nous ne saurions trop les engager à tenir régulièrement leurs livres, en se rappelant qu’un entrepreneur qui a de l’ordre est un patron qui réussit dans ses opérations. C’est pourquoi nous avons cru devoir entrer ici dans quelques détails sur la comptabilité, en engageant ceux que la question pourrait intéresser à recourir aux traités spéciaux sur la matière.
- Compteur. 1° Compteur ci eau. Nom
- Fig. 594.
- qu’on donne aux appareils qui servent à mesurer la quantité d’eau employée par les particuliers pour les besoins domestiques ou industriels.
- 11 existe plusieurs systèmes de compteurs à eau qui ont été approuvés, à Paris, par l’administration, sur l’avis de la Compagnie des Eaux et parmi lesquels les abonnés ont la faculté de choisir.
- On a inventé un très grand nombre de compteurs ; on a fait des compteurs à hélice, à turbine, à palettes, à pistons simples, à pistons accouplés, à tiroirs de distribution. Nous reviendrons dans un chapitre suivant sur ces compteurs; nous nous contentons, pour l’instant, de donner [fig. 594) 1 un des plus répandus, le compteur Sa-main.
- 2° Compteur ci gaz. Nom que l’on donne aux appareils qui permettent de mesurer la quantité de gaz d’éclairage consommée par jour ou par mois, par un certain nombre de becs.
- La figure 595 représente une coupe perpendiculaire à l’axe d’un compteur ordinaire. C’est une sorte de roue à augets, en tôle galvanisée, placée dans un cylindre horizontal que l’on a rempli d’eau jusqu’à un certain niveau. Le tuyau amenant le gaz débouche par l’orifice placé dans l’axe de l’appareil. Le gaz, en arrivant, presse la palette de l’auget ; celui-ci s’élève et sort complètement de l’eau, la roue se mettant à tourner. Le
- Fig. 595.
- gaz qu’il renferme, dès cpie l’auget est plein, se répand dans la partie supérieure du cylindre et s’échappe par un autre tube disposé à cet effet. Lorsqu’un auget a complètement vidé son gaz, un second s’emplit de la même manière, et l’entrée et la sortie du gaz se produisent d’une manière continue.
- Connaissant la capacité des augets, leur nombre et la quantité de tours faits en un temps donné et enregistrés à l’aide d’un système de rouages mus par l’axe de la roue, on en conclut aisément la quantité de gaz dépensée.
- Placé dans un endroit frais, mais à l’abri
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- de la gelée, plus bas que les becs qu’il doit desservir, le compteur doit être visité tous les mois ; on s’assure ainsi que l’eau qu’il renferme a conservé son niveau.
- 3° Compteur d’électricité. — On donne ce nom à un appareil employé pour mesurer les quantités d’électricité, consommées par les abonnés des stations d’éclairage.
- On a construit des compteurs de différentes espèces. Les uns, comme le compteur Edison, reposent sur l’emploi du voltamètre ; les autres, comme le compteur Cauderay, reposent sur l’action des eou-
- Fig. 596.
- rants sur les aimants ou l’aiguille aimantée.
- Nous donnons {fig. 596) le principe du compteur Aron. Il repose sur les propriétés du pendule. On sait que pour un même pendule, la durée d’oscillation varie en raison inverse du carré de la force vertige qui l’actionne. Un pendule ordinaire n’agit que sous l’influence de la pesanteur, ^apposons maintenant un pendule ter-miné par un aimant et pouvant osciller au-dessus d’un solénoïde traversé par un courant; l’action attractive ou répulsive développée entre l’aimant et le solénoïde
- s’ajoutera à l'effet de la pesanteur ou s’en retranchera, et diminuera ou augmentera la durée d’oscillation.
- On peut même, en calculant convenablement l’aimant et la bobine, obtenir des variations de la durée d’oscillation proportionnelles aux variations de l’intensité du courant dans la bobine. Si alors, on prend deux pendules de même longueur, mais terminés, l’un par une lentille ordinaire en laiton et l’autre par un aimant, ce dernier oscillera plus vite que l’autre pendant le passage du courant électrique, et leur différence de marche pourra donner la mesure de la quantité d’électricité qui aura traversé la bobine.
- Tel est le principe de l’appareil. 11 suffit, pour opérer une mesure, de faire actionner une horloge par chacun des deux
- Fig. 597 et 598.
- pendules et de lire la différence d’heures indiquée ; on peut encore, au moyen d’un engrenage différentiel, ne faire apparaître sur les cadrans que la différence seule de marche des pendules.
- Le compteur Aron se compose donc de deux pendules A et B ; A est un pendule ordinaire ; B est formé d’un aimant d’acier. S est un solénoïde ou bobine placée au-dessous de B, et traversée par le courant. Un mouvement d’horlogerie à ressort actionne chaque pendule. En G se trouve un cadran dont les aiguilles sont mues par un mécanisme différentiel commandé par les pendules.
- On place les compteurs directement sur le circuit à étudier.
- 4° Compteur de tours. On donne ce nom aux appareils destinés à mesurer la
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- vitesse des dynamos. Le nombre de tours doit être vérifié très souvent, car la force électromotrice est proportionnelle à ce nombre de tours.
- Le compteur de tours se place sur la machine ; le mouvement est transmis à un cadran muni d’aiguilles semblables à celles d’une montre [fig. 597), et sur lequel sont marquées des divisions. Le compteur que nous représentons peut marquer jusqu’à dix mille révolutions.
- On a construit bon nombre de compteurs de différents modèles. Certains affectent la forme d’une montre, et peuvent servir pour rotation à droite où à gauche indistinctement, avec ramenage rapide au zéro [fig. 598).
- Concave. Surface intérieure d’un corps rond.
- Condensateur. 1° Appareil employé pour mesurer la différence de potentiel entre
- G
- Fig. 599 et 600.
- deux points quelconques d’un circuit électrique.
- Il se compose de feuilles métalliques très minces, en étain, placées les unes sur les autres et séparées par d’autres feuilles en matière isolante. Cette dernière peut être de la gutta-percha, du papier paraffiné ou du mica. On réunit les feuilles métalliques de deux en deux. Les feuilles de rang impair communiquent tontes entre elles ; les feuilles de rang pair, de même [fig. 599).
- Pour un condensateur d’un microfarad, il faut environ 300 feuilles d’étain circulaires séparées par autant de feuilles de mica, le tout dans une boîte cylindrique de 8 centimètres de hauteur et de 16 centimètres de diamètre.
- Soient A et B [fig. 600), les deux armatures de l’appareil en communication avec les deux pôles d’une pile P. Dans l’une
- des branches du circuit intercalons un galvanomètre G. Au moment où l’on met le condensateur en communication avec la pile, le galvanomètre indique une production de courant, dû à la différence de potentiel existant au début entre les pôles de la pile et les armatures du condensateur, le courant cesse bientôt, chacune de ces armatures prenant le potentiel du pôle auquel elle est réunie. — On donne à ce courant le nom de courant de charges du condensateur.
- Si l’on vient à enlever la pile P, et à réunir simplement les deux fils, il se produit un courant, déterminé par la différence de potentiel existant entre les deux armatures; ce courant dit courant de décharge du condensateur, est identique au précédent et de sens inverse. Le galvanomètre indiquera donc une même déviation en sens contraire. Le courant disparaîtra dès que les deux armatures auront pris le même potentiel.
- Voici, maintenant, comment on peut mesurer la différence de potentiel entre les deux bornes d’une source d’électricité quelconque.
- On charge et on décharge successivement un même condensateur, en le faisant communiquer d’abord avec les pôles d’une pile qui sert d’étalon, puis avec les deux points dont on cherche la différence de potentiel. Le quotient des quantités d’électricité mises en jeu dans les deux décharges donne la valeur de cette différence de potentiel par rapport à la force électromotrice de la pile étalon.
- Comme les déviations du galvanomètre ne sont pas exactement proportionnelles aux intensités, on ne peut prendre rigoureusement le rapport des deux déviations. Il est préférable d’amener la déviation à être la même dans les deux décharges. Ori arrive à ce résultat en schuntant le galvanomètre et en faisant varier la résistance du schunt.
- Le problème se résoud au moyen de la formule :
- Rr/ -f- R,a
- D _ R„
- E Rg ~h R«i R«,
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- Dans laquelle :
- D — Différence cherchée ;
- E = Force électromotrice de la pile étalon ;
- R,
- R*
- Résistance du galvanomètre ;
- ^ Résistance du premier schunt ; R*2 — Résistance du deuxième schunt. Cette formule est du reste facile à obtenir : Soient :
- Qa — La quantité d’électricité passant dans le galvanomètre lorsque la pile étalon
- est en communication avec le condensateur ;
- Qs— Celle qui passe dans le premier
- schunt ;
- Q* — La quantité d’électricité totale dans la première expérience ;
- 0/ — La quantité d’électricité passant dans le galvanomètre lors de la deuxième opération ;
- Qs2 — Celle qui passe dans le deuxième
- schunt ;
- Q/ — La quantité d’électricité totale dans la deuxième expérience.
- La première opération avec la pile étalon donne :
- Q* _ ïk Q, “ R.t
- R a 4- R»,
- Qt R„
- Qa R«!
- Dans la deuxième opération, on a, de
- même :
- Qd
- Q*
- R a ~f~ R^2
- R,,
- R„
- L où, en divisant membre à membre
- comme,
- on a:
- Rfl + R
- Qj. _____R,,
- Qf ~~ Rfl + R.,
- Rn
- ÛJ_D
- E
- Rfl + R
- D ______R,,
- E Rfl + IL,
- Rai "
- Ce qu’il fallait démontrer.
- Le condensateur n’est guère applicable que dans les laboratoires.
- 2° On donne encore le nom de condensateur à un appareil servant à condenser les vapeurs d’eau, de goudron et d’ammoniaque qui sont entraînées par le gaz d’éclairage à sa sortie des cornues. On donne aussi communément à cet appareil le nom de Jeu d’orgue. 11 est placé au nord et entretenu à une température froide. Ses dimensions doivent être proportionnées à la‘quantité de gaz qui le traverse. Si la surface que parcourt le gaz est insuffisante, tout le goudron n’est pas condensé ; si elle
- Fig. 601.
- est trop grande ou trop refroidie, les cristallisations de naphte, de carbonate ou de sulfhydrate d’ammoniac peuvent se former et obstruer les tuyaux qui composent l’appareil (fig. 601).
- Pour obtenir ce résultat, on admet qu’il faut que le condensateur ait une surface de 4 à 6 mètres carrés par chaque hectolitre de charbon distillé dans une charge de la totalité des cornues.
- On doit pouvoir faire pénétrer une barre de fer dans tout l’appareil pour son nettoyage.
- Les tuyaux ont, en général, de 9 à 10 mètres de hauteur, et sont espacés d’environ 40 centimètres l’un de l’autre.
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- On emploie encore différentes formes de condensateurs ; nous n’y insisterons pas.
- Conducteur. 1° Employé qui, sous les ordres de l’ingénieur ou de l'architecte, est chargé de la conduite des travaux, c’est-à-dire en dirige l’exécution ; il lève les plans, mesure les ouvrages, fait les états et les rapports. Il a sous ses ordres les piqueurs et les chefs de chantier ;
- 2° Fils qui partent des deux pôles d’une source d’électricité quelconque. On appelle conducteur positif celui qui part du pôle positif, et conducteur négatif celui qui part du pôle négatif ;
- 3° Par extension on donne aussi ce nom aux câbles (voy. ce mot) de transmissions électriques ;
- 4° Barre de fer ou coude .métallique qui, dans un paratonnerre, fait communiquer la tige avec un puits ou avec le sol (Voy. paratonnerre).
- Conductibilité. Propriété que possèdent les corps de transmettre la chaleur ou l’électricité.
- 1° Les solides sont inégalement conducteurs de la chaleur ; les métaux sont de bons conducteurs, le bois, le verre, le soufre sont de mauvais conducteurs.
- Les liquides et les gaz sont mauvais conducteurs de la chaleur.
- 2° Les différents corps manifestent, à des degrés divers, la propriété de transmettre ou de conserverie fluide électrique ; ils sont, à des degrés divers, bons ou mauvais conducteurs. Ainsi, les métaux, le coke, les liquides acides, les eaux naturelles, les corps imprégnés de liquides aqueux, sont bons conducteurs.
- Parmi les mauvais conducteurs, on doit placer l’ambre, le verre, la résine, la gomme laque, le soufre, le caoutchouc, la soie, l’essence de térébenthine et les huiles, les gaz secs et l’air lui-même. — 11 est clair que si l’air n’était pas un corps isolant, l’électricité ne pourrait être maintenue à la surface des corps, et les phénomènes électriques nous seraient inconnus. Mais il faut remarquer que l'air devient d’autant plus conducteur qu’il est plus humide, en sorte que la déperdition d’électricité par l’air est d’autant plus grande que 1 état hygrométrique est plus élevé.
- La conductibilité des métaux varie essentiellement avec la nature de ces derniers, comme le prouve la table suivante des coefficients de conductibilité :
- Argent pur.................. 100
- Cuivre pur:................. 100
- Bronze silicieux télégraphique. 98
- Alliage cuivre et argent à 50 0/0. 88.65
- Or pur...................... 78
- Aluminium pur............... 54.2
- Bronze silicieux téléphonique . 35
- Zinc pur.................... 29.9
- Bronze phosphoreux téléphonique........................ 29
- Alliage or et argent à 50 0/0. . 16.12
- Fer de Suède...........• . . 16
- Etain pur de Banca............ 15.45
- Acier Siémens............... 12
- Platine pur................. 10.6
- Plomb pur.................. 8.88
- Bronze à 20 0/0 d’étain. . . . 8.4
- Nickel pur................ . 7.89
- Antimoine.................. 3.88
- Mercure.................... 1.61
- Les conductibilités indiquées ici sont rapportées à celle d’un fil d’argent pur de 1 millimètre de diamètre.
- La conductibilité des métaux dépend aussi de leur état moléculaire et de leur température. Les métaux recuits sont plus conducteurs que les métaux écrouis. La pureté du métal a aussi une grande influence, et la résistance spécifique d’un alliage est bien supérieure à celle des métaux qui le composent. C’est pour cette raison que l’on recherche, pour les conducteurs électriques, les métaux dans le plus grand état de pureté possible.
- La conductibilité des métaux diminue quand la température augmente, sauf pour quelques alliages qui ont un maximum de densité et dans lesquels la conductibilité augmente quand on dépasse la température correspondant à ce maximum.
- La conductibilité des corps non métalliques est généralement moins élevée que celle des corps métalliques. Pour les dissolutions acides et salines, elle augmente quand la température croît, contrairement à ce qui arrive pour les métaux.
- La conductibilité de ces dissolutions varie aussi avec le degré de concentration, et dans quelques cas, il y a un maxi-
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- VOCABULAIRE.
- ttuimde conductibilité,correspondant aune concentration déterminée. — Pour l'acide sulfurique étendu d’eau, le maximum de conductibilité correspond à la densité L-5; pour le sel marin, lorsque la dissolution contient 24 p. 100 de sel. Pour les dissolutions du sulfate de cuivre et de sulfate de zinc, la conductibilité augmente quand la concentration augmente.
- Nous donnons, dans le tableau suivant, les conductibilités des principales solutions employées dans les applications électriques, par rapport à l’argent pur représenté par 100 000 000.
- Argent pur à 0 degré 100.000.000.
- Eau acidulée au 1 /10 avec l’a-
- cide sulfurique................. 76.34
- Acide azotique à 36 degrés . « 105.41
- Solution saturée de sulfate de
- cuivre........................... 7.25
- Solution concentrée de chlorure
- de sodium. ..................... 42.24
- Solution saturée de sulfate de zinc............................. 7.79
- Ces déterminations ont été faites à une température voisine de 20 degrés.
- Ea conductibilité des corps solides non rnétalliques est généralement très faible ; elle varie avec la température et leur état physique.
- La conductibilité du verre et de la porcelaine est presque nulle à la température ordinaire ; elle augmente beaucoup lorsque la température s’élève.
- Celle de la gutta-percha est très-varia-hle suivant sa qualité et sa pureté. Pour un même échantillon, elle dépend de la température et de la pression extérieure. La conductibilité de la gutta-percha diminue quand la durée du courant qui la traverse augmente. Ce phénomène est dû a une sorte d’orientation des molécules de la gutta.
- La propriété qu’offrent certains corps, tels que le verre, la gutta-percha, la soie, d être mauvais conducteurs, a été utilisée en électricité pour isoler les fils métalliques qni sont traversés par les courants électriques. Ces substances servent aussi dans la construction des machines et des appareils pour empêcher le contact des parties conductrices.
- La conductibilité d’un corps est l’inverse
- 269
- de sa résistance spécifique ; on l’obtient en divisant l’unité par le chiffre qui représente la résistance spécifique.
- Soit p la résistance spécifique d’un conducteur ; l, sa longueur ;
- S, sa section ;
- R, la résistance résolue du conducteur ; c, sa conductibilité ;
- on a :
- 1
- 1 ^
- d’où :
- l
- c= üT
- Conduit. 1° Conduit de sonnette. Petite agrafe fixée dans un mur sur le parcours
- Fig. 602 et 603.
- d’un fil de sonnette et destinée à la maintenir dans la position voulue (fig. 602). Quand le fil doit traverser un mur ou une cloison, on le renferme dans un petit tube en tôle ou en fer-blanc, qui s’encastre dans la maçonnerie ;
- 2° On donne aussi le nom de conduit à tout canal long et étroit permettant l’écoulement d’un fluide ;
- 3° Dans l’éclairage au gaz, on emploie le mot conduit pour exprimer un seul, ou, tout au plus, un petit nombre de tuyaux ;
- 4° On appelle conduits, en électricité, les crochets {fig. 603), deux fois recourbés, qui servent à fixer aux murs les fils électriques. Ils se font en acier cuivré.
- Conduite. Voie artificielle destinée à conduire l’eau ou le gaz d’un lieu à un autre.
- I. Conduites d'eau. On distingue dans les conduites d’eau :
- 1° Celles qui reçoivent les eaux plu-
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- fiOÜVÈÈtUîlË*
- Î1Ù
- viales provenant des couvertures des édifices, et qui prennent les noms de chêneau, descente (Voy. ces mots);
- 2° Celles qui servent à la distribution de l’eau nécessaire à l’alimentation des villes ; on appelle aqueducs (Voy. ce mot) les
- canaux voûtés en maçonnerie, qui sont construits pour le même objet.
- Les conduites d'eau proprement dites formées d’une série de tuyaux qui s’emboîtent les uns dans les autres. Les conduites maîtresses doivent passer près des
- Fig. 604 à 606.
- points culminants, et près des bornes-fontaines; elles doivent communiquer entre elles par des conduites secondaires, pour le cas d’accident arrivé à l’une d’elles.
- Les tuyaux ordinairement employés
- pour les conduites et branchements principaux, sont en fonte, à emboîtement et cordon, à bride ou à garniture de joint à caoutchouc [fig. 604 à 608).
- Deux parties de tuyaux, de diamètres
- ~ i
- Fig. 607 et 608.
- différents, se raccordent à l’aide de chons (Voy, ce mot).
- Deux conduites se réunissent au m d un tuyau portant une tubulure late
- ou bien par l’intermédiaire de tuyaux bi-furqués ou à culottes (Voy. ce mot).
- Les conduites courbes s’établissent avec des tuyaux courbes.
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- VOCABÜLÀIËË.
- On a essayé de remplacer la fonte par le grès et la terre cuite dans la fabrication des tuyaux. On les fait un peu coniques pour faciliter remboîtement, et on les assemble au moyen d’un manchon qui recouvre le joint. Les diamètres intérieurs de ces tuyaux varient depuis 0m,03 jusqu’à 0m,27, et les épaisseurs ont de 0m,02 à 0m,03.
- Le ciment a été également employé à l’établissement des conduites d’eau. Ces tuyaux se font sur place et sans solution de continuité, au moyen d’un mandrin et de deux planches placées parallèlement, de manière à laisser, entre le mandrin et chacune des planches, l’espace pour l’épaisseur que doit avoir le tuyau. Les figures 609 et 610 représentent la coupe et l’élévation d’un de ces tuyaux.
- Les conduites en grès et en terre cuite sont incapables de supporter un choc ; de plus, elles ne peuvent s’embrancher facilement; les tuyaux en fonte sont poreux et oxydables.
- On fait aussi des conduites en tôle et bitume, dites Chameroy, du nom de leur inventeur. La tôle employée a de 1 à 2 millimètres d’épaisseur; elle est recouverte intérieurement et extérieurement d’un enduit bitumineux. Pour les réunir, on ménage, à l’extrémité de l’un d’eux, une gorge évasée, dans laquelle on coule, au moyen d’un moule intérieur en fonte, soutenu par un bouchon de sable, un écrou en métal dur, semblable à celui dont on /ait les caractères d’imprimerie; à l’autre extrémité, on coule, mais extérieurement, nn pas de vis, de sorte que les tuyaux s’assemblent en se vissant l’un au bout de Vautre. L’essai sej'ait à 13 atmosphères.
- m
- Pour les conduites de petit diamètre, on emploie des tuyaux en plomb, en tôle zin-guée ou en fer étiré.
- Les tuyaux en plomb employés dans les distributions d’eau ont une longueur de 3m,90. Pour la jonction, on taille les extrémités en sifflet, de manière que l’un pénètre un peu dans l’autre, et l’on fait un nœud de soudure.
- Le tableau suivant donne en millimètres, les diamètres et les épaisseurs des conduites en plomb adoptées aujourd’hui :
- DIAMÈTRES ÉPAISSEURS
- 0m,013 0m,005
- 0 ,020 0 ,006
- 0 ,023 0 ,007
- 0 ,027 0 ,007
- 0 ,030 . 0 ,007
- 0 ,033 0 ,007
- 0 ,040 0 ,007
- 0 ,043 0 ,007
- 0 ,050 0 ,007
- 0 ,060 0 ,007
- 0 ,081 0 ,008
- 0 ,108 0 ,008
- On fait aussi des conduites en bois de chêne, d’aune ou d’orme qui sont peu coûteuses et résistent à une assez forte pression. Seulement elles pourrissent vite, et ne s’emploient guère que dans les travaux de mines.
- Les eaux chez les Romains étaient également distribuées entre les fontaines publiques, les thermes et les maisons des particuliers, au moyen de tuyaux en plomb, en terre cuite et même en bois.
- Les tuyaux, qui forment les conduites d’eau, se posent en pleine terre, sous le pavé des rues, à 1 mètre de profondeur, pour être à l’abri des gelées et des vibrations.
- A Paris, la profondeur adoptée est de lm,40. Quelquefois, on a placé les conduites principales dans des galeries voûtées en maçonnerie. On les met aussi dans les égouts, ce qui est moins dispendieux, mais rend la pose difficile. De plus, dans ces conditions, la manœuvre des robinets est peu commode.
- On donne le nom de conduites libres, aux galeries établies en tranchée ou en sou-
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- COUVERTURE.
- terrain, qui servent à'aqueducs amenant l’eau nécessaire à l’alimentation et dans lesquelles le liquide s’écoule naturellement, en vertu de la pente ménagée.
- Des conduites forcées sont appelées sy-phons.
- La distribution de l’eau et la vidange des conduites se font à l’aide de robinets particuliers (Yoy. ce mot).
- On donne le nom de conduites de décharge, à celles qui versent, dans les égouts ou branchements d’égouts les eaux ménagères des maisons d’habitation. Nous représentons [fig. 611) une conduite de ce genre, qui va de la cuvette où aboutissent les ruisseaux d’une cour, à la partie inférieure de l’égout parallèle au mur de face. Ces conduites sont formées de tuyaux en fonte qui s’assemblent à emboîtement.
- II. — Conduites de gaz. — Les tuyaux
- Fig. 611.
- qui composent les conduites de gaz sont en fonte, en grès, en tôle recouverte de bitume, en tôle galvanisée, en plomb ou en zinc.
- 1° Les conduites en fonte, qui sont le plus souvent employées, ont de 2m,50 à 3 mètres de longueur et s’emboîtent les unes dans les autres, à l’aide de manchons (fig. 612) scellés à l’étoupe et au plomb fondu.
- Ces conduites sont appelées tuyaux à joints précis.
- D’autres, appelées tuyaux Fortin Hermann, présentent cette différence avec les premières qu’elles n’offrent, à leurs extrémités, ni rainure ni bourrelet. Pour les assembler, on passe d’abord un manchon en plomb sur les bouts à réunir ; puis
- avec des bagues en fonte, on comprime le plomb sur les tuyaux.
- Les tuyaux en fonte à emboîtement et cordon, sont semblables à ceux que l’on emploie pour l’eau. Ils sont lourds, de pose coûteuse et difficile à réparer ; aussi les emploie-t-on rarement.
- Les tubes de petit diamètre sont construits en fer étiré.
- Les conduites en fonte s’oxydent rapidement. On les place à 1 mètre et même lm,20 de profondeur dans le sol, pour les mettre à l’abri de la gelée, qui peut les briser, et des vibrations des voitures qui les ébranlent.
- 2° Les conduites en grès sont moins coûteuses et inoxydables ; on leur donne de 0m,70 à 0m,80 de longueur, et on les fait légèrement coniques pour faciliter l’emboîtement. Les joints sont en terre à potier recouverts d’une couche de mortier.
- Ces tuyaux sont très bons, mais leur mode d’assemblage présente l’inconvénient de favoriser les fuites. Ils exigent donc une
- Fig. 612.
- exécution parfaite souvent très difficile à obtenir.
- 3° Les conduites en tôle recouvertes d’un enduit bitumineux sont à peu près semblables à celles employées pour les distributions d’eau. Elles sont très économiques et offrent peu de chances de fuites. Elles ont 4 mètres de longueur et sont formées de quatre bouts pour les diamètres de 0m,3o et au dessus.
- On a soin de rendre inoxydable la tôle, qui les constitue, au moyen d’un étamage contenant du plomb et un peu d’étain. On cintre les feuilles ; les extrémités se recouvrent dans le sens de la longueur de 0m,02 à0m,03 selon les diamètres. On fixe ces extrémités par des rivets étamés.
- On assemble les bouts entre eux, en les forçant à entrer l’un dans l’autre au moyen d’une presse à vis horizontale, agissant sur le tuyau par l’intermédiaire d’un tampon. On bouche les interstices des joints au moyen d’un alliage de plomb très liquide.
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- VOCABULAIRE.
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- Ensuite on goudronne le tuyau à l’exté- | rieur et à l’intérieur ; puis on le saisit à 1 aide d’un mandrin qui le traverse et en protège les parties destinées àêtreassem-bléesavecprécision, onle fait, enfin,tourner dans un bassin rempli de bitume liquide.
- On le roule, après, sur une table couverte de gravier et on l’enduit intérieurement d’une couche de bitume très fin.
- Pour effectuer les joints précis, on procède de la manière suivante : on nettoie préalablement les joints avec une brosse dure ou avec un grattoir ; on remplit les rainures circulaires de fil fin de trame imprégné de cire et de suif : on enduit les deux parties formant joint avec un mélange composé de plombagine et de saindoux en proportions égales ; enfin, on forme le joint en emmanchant la partie du tuyau Portant garniture dans celle qui porte manchon. On force les deux tuyaux à rentrer l’un dans l’autre jusqu’à ce que les collets se touchent, en frappant avec un marteau sur un tampon de bois appliqué contre l’extrémité libre du tuyau que l’on pose.
- 4° Les conduites en tôle galvanisée s’assemblent à vis et sont très résistantes.
- 5° Les conduites en 'plomb, généralement adoptées en France ne servent pas pour les diamètres les plus forts. Leur avantage est de ne pas éprouver d’altération à Pair, ni sous l’influence du gaz ; elles sont plus malléables que le fer étiré, mais leur soudure exige plus de soin que l’assemblage à vis.
- 6° Les conduites en zinc, employées surtout en Angleterre, ont les avantages et les inconvénients des conduites en plomb.
- L’établissement et l’entretien des conduites d’eau et de gaz sont soumis à certains règlements et ordonnances de police.
- Cône. Surface engendrée par une droite génératrice se mouvant sur une courbe directrice et passant par un point fixe appelé sommet (fig. 613).
- Si la directrice du cône est une circonférence, le cône est droit ou oblique, suivant que le sommet se trouve sur la perpendiculaire élevée au centre du cercle ou sur une oblique
- Beaucoup de toitures affectant la forme
- de cônes, il est utile pour le couvreur de pouvoir en calculer la surface.
- La surface latérale d’un cône est égale au produit de la circonférence par la moitié de l’apothème ou coté.
- Soient: S, la surface ;
- L, l’apothème ;
- R, le rayon du cercle de base ;
- 7t, rapport de la circonférence au diamètre.
- On a :
- S = 7t R X L.
- La surface totale s’obtient en ajoutant à la surface latérale, celle de la base, ce qui | donne :
- S( = xRxL-f 7tR2 = (L + R). On ne connaît quelquefois que la hau-
- Fig. 613.
- teur H du cône ; alors la surface latérale devient :
- S = t:R v^R2 + H2.
- Le volume du cône est égal au tiers du produit de la base par lahauteur ; on a :
- v 7tR2H
- V 3
- C’est en appliquant ces formules qu’on obtient la quantité de matériaux nécessaires (ardoises, tuiles, zinc, plomb, etc.) à la couverture du toit conique d’une tour ronde.
- On rencontre souvent des bâtiments accompagnés de portions de tours rondes, dont les toits, appuyés sur ceux du comble,
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. — 18.
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- 274
- COUVERTURE.
- présentent des portions de cônes inclinés (fig. 614-615).
- Pour avoir la surface latérale d’un cône oblique, on emploie la formule suivante:
- S = TtRm, dans laquelle :
- S = surface latérale ;
- R = rayon du cercle de base ;
- m — valeur moyenne de l’apothème.
- Fig. 614 et 615.
- On met successivement dans cette formule pour cos a, toutes les valeurs que prend le cosinus d’un arc qui varie depuis 0° jusqu’à 180°. Plus on fait croître l’arc a par degrés insensibles, plus le résul • tat qu’on cherche s’obtient exactement.
- On ajoute toutes les valeurs successives de x et on divise le total par le nombre d’opérations ; on obtient ainsi la valeur de m.
- Pratiquement, on se contente, pour obtenir cette moyenne, de prendre le quart des quatre côtés diamétralement opposés.
- Ou bien on prend la moyenne des deux côtés extrêmes du cône oblique ; on ajoute cette moyenne au côté du cône droit de même base et de même hauteur que le cône
- a
- R r?
- Fig. 616.
- oblique ; on multiplie la somme par le quart de la circonférence de base, et le produit est la surface convexe du cône oblique. Application. — Supposons :
- R = lm,20, H = 3m,602, b = 2“,41,
- Cette valeur moyenne s’obtient par la formule suivante {fig. 616) :
- x = ^/h2 + 62 + R2 — ^RrC0— >
- dans laquelle :
- x = valeur moyenne cherchée ;
- H = hauteur du cône ;
- R = rayon de la base ; b — distance entre le pied de la hauteur et le centre de la base ; a = angle d’inclinaison ; r = rayon des tables de logarithmes Ou 1.
- Le côté du cône de même base et de même hauteur
- = s/H2 + L2 = V^ëo2 + lm,202 = 3m,79,
- Le coté as = 3m,80 ;
- Le côté opposé am = 5m,lû.
- On a donc :
- Surface latérale
- g__^3,80-[-5m,10 ^
- 15m,53.
- Nous ferons remarquer que le cône oblique dont nous parlons ici est à base ellip-
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- VOCABULAIRE.
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- tique. La surface latérale d’un cône ayant cette base est égale au produit du périmètre de l’ellipse de base par la moitié de l’apothème.
- Fig. 617.
- Le volume est égal au produit delà base par la hauteur divisé par trois, on a :
- H
- 3
- izabü 12 ’
- II étant la hauteur du cône.
- Console. Support en pierre, bois ou métal, destiné à soutenir uné partie saillante d’architecture, tel que balcon, corniche, etc.
- Dans les constructions légères, on se sert de consoles en bois découpé pour soutenir des toits saillants [fig. 617).
- La forme en potence plus ou moins ornée, indiquée par la figure 618, est souvent très employée pour les consoles destinées à supporter l’égout pendant d’une couverture.
- Les consoles sont encore destinées à
- Soient : S — la surface latérale;
- L = l’apothème ; a — le grand axe de l’ellipse; b — le petit axe de l’ellipse ; tz = 3,1416.
- q __zfzCtb |-
- La: S = — > L.
- Fig. 619 et 620.
- Fig. 618.
- La surface totale s’obtient en ajoutant à la surface latérale celle de la base :
- o ndb T . t:ab -nab
- s, = —xL+t =-y>
- soulager la portée des fermes de grandes ouvertures.
- On donne encore le nom de console à une pièce en fer galvanisé destinée à supporter l’isolateur en porcelaine qui reçoit le fil télégraphique dans les transmissions électriques (fig. 619). Cette console se fixe par tire-fonds sur le poteau, ou se scelle dans un mur [fig. 620 .
- Constat. Tous les troubles apportés à l’exercice du droit de propriété, de servitude, de voisinage ou de salubrité, peuvent donner lieu, en maintes circonstances, à constat. Il en est de même, lors de l’exécution d’un travail quelconque, pour vices, défauts, imperfections, négligence, imprévoyance, impéritie, fraude, retards ou inobservation des clauses et conditions d’un marché.
- Il y a deux sortes de constats : le constdt privé et le constat judiciaire. Le premier n’est pas contradictoire; il est fait par
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- COUVERTURE.
- huissier, sur réquisition du demandeur. Le second est, au contraire, fait par expert nommé par le juge des référés ou par le tribunal ; il est donc contradictoire, puisqu’il est fait en présence des parties.
- Le constat privé ne peut produire d’effet que s’il est signifié à la partie adverse et si, à la suite de cette signification, l’adversaire ne proteste pas contre les observations faites. Si une protestation s’élève, par voie d’acte d’huissier, le constat privé est frappé de caducité et, pour remettre les choses en état, il faut alors avoir recours au constat judiciaire.
- Ce dernier constat est fait par un expert nommé sur assignation lancée à la requête du demandeur, par ministère d’huissier à la partie adverse. Cette assignation doit contenir l’énumération précise et succincte des griefs allégués et, comme conclusion, l’indication de la mission de l’expert. L’ex-
- Fig. 621.
- pert nommé est prévenu par huissier; il prête serment, convoque les parties sur place, rédige son rapport, qu’il dépose au greffe du tribunal. Ce rapport est signifié et suivi, s’il y a lieu, d’une assignation au principal.
- Contacts. On appelle contacts des appareils spéciaux qui permettent, au moyen d’une sonnerie électrique, de signaler l’ouverture d’une porte dans les magasins, hôtels, etc. Ils se composent, en général, de deux parties, l’une fixe, reliée au pôle positif de la pile, l’autre mobile, reliée au pôle négatif. La porte, en ouvrant, vient: buter contre la partie mobile et la met en contact avec la partie fixe, le courant s’établit, et la sonnerie marche. Un ressort ramène ensuite cette partie mobile à sa position première. On en construit de différents modèles; nous en donnons un exemple {fig. 621).
- Contiguïté. Etat des choses qui se touchent ; deux maisons sont contiguës si rien ne les sépare.
- La contiguïté des maisons est soumise à certaines lois et divers règlements, concernant les fosses d’aisances, l’écoulement des eaux, etc.
- Contraction. Presque toutes les substances solides ou fluides se contractent par l’effet du froid, et se dilatent par la chaleur; il en est de même des métaux; et, lorsqu’ils ne supportent point de charge ou d’effort, ces effets se compensent réciproquement. Les tubes de conduites, soumis à ces accidents par le contact de l’eau, se crèveraient s’ils n’étaient pas fabriqués et installés de manière à obéir aux différences de longueur qui en sont la conséquence.
- Contre-arêtier. Ardoise ou tuile qui précède celle qui est coupée obliquement pour former l’arêtier. On dit aussi contre-approche.
- Fig. 622.
- Contre-bas, contre-haut. On dit, dans les travaux du bâtiment, qu’un objet est en contre-bas ou en contre-haut d’un autre, quand il est à un niveau inférieur ou supérieur.
- Contre-clavette. Clavette de renfort qui se place contre une autre clavette pour compléter le serrage de deux pièces.
- Contre-coudé. Se dit d’un objet qui présente plusieurs coudes en sens inverse
- (fig• 622).
- Contre-lattes. Lattes que l’on posait autrefois parallèlement aux chevrons pour soutenir l’ardoise ou la tuile.
- Les contre-lattes pour l’ardoise étaient des chevrons refendus en deux à la scie. Aujourd’hui on remplace les contre-lattes par les voliges et les lattes.
- Contremaître. Dans un atelier, on donne ce nom à celui qui dirige le travail des ouvriers ; on l’appelle aussi chef d'atelier.
- Contre-poids. On donne ce nom à l’ap-
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- pareil qui, dans certains ascenseurs, sert a équilibrer le poids du piston et de la cabine ; les contre-poids sont souvent reliés a la cabine par d’énormes chaînes passant sur des poulies de renvoi supportées par une très forte charpente [fig. 623). Pour qu’en un point quelconque de la course l’équilibre soit assuré, il faut :
- 1° Un contre-poids fixe égal aux poids de la cabine et du piston à moitié immergé ;
- 2° Une chaîne de transmission ayant un poids par mètre égal à la moitié de celui du volume d’eau correspondant au
- Fig. 623.
- déplacement du piston pour la même longueur.
- Dans certains cas, le contre-poids est placé à la partie inférieure de l’ascenseur, dans un caisson métallique A [fig. 624), placé en sous-sol et monté sur le cylindre même de l’ascenseur. Ce caisson, constamment plein d’eau, renferme les poulies de transmission b et celles de renvoi c. Une chaîne passant sous le poids du piston va s enrouler de part et d’autre sur les poulies b et c et porte, suspendu à ses extrémités, le contre-poids annulaire d, qui voyage dans toute la hauteur du cylindre,
- et au travers duquel passe le piston g dans une partie de sa course. Dans cette disposition, les axes des poulies, toujours lubréfiés par l’eau, ne courent aucun risque de grippement; la rupture de la chaîne est moins à redouter, car la nécessité de tenir compte du milieu dans lequel elle se meut entraîne une augmentation
- Fig. 624.
- de son poids par mètre et, par conséquent, de sa résistance, pour supporter une charge effective que l’immersion n’accroît pas.
- Remarquons, en outre, qu’avec l’application de ce dernier procédé, l’eau dans laquelle se meuvent les divers organes de transmission est toujours tenue dans un
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- COUVERTURE.
- état d’onctuosité très favorable à leur fonctionnement, puisqu’elle reste toujours la même, sauf une rénovation très faible à chaque voyage, incapable de modifier sensiblement cet état, mais suffisante néanmoins pour l’empêcher de jamais se corrompre.
- Contre-rivure. Petite plaque en fer battu ) que l’on place entre le bois et une rivure.
- Fig. 625.
- Contrôle. Vérification. — Il est important pour un entrepreneur de pouvoir contrôler la présence de ses ouvriers sur le chantier. L’appel avant la reprise du travail, les visites sur les différents points du chantier, le pointage, sont autant de moyens employés. Quelquefois on donne à chaque ouvrier, à sa sortie, un numéro en zinc, sous forme de médaille ; il est tenu de la remettre à un commis spécial à chaque reprise du travail. Ces numéros permettent de relever les manquants et de mettre au courant le rôle général. Il est évident que
- Fig. 626.
- chaque ouvrier doit toujours avoir le même numéro.
- Les contremaîtres et chefs d’ateliers sont le plus souvent chargés des acomptes à donner aux ouvriers-et de leur renvoi.
- Pour contrôler les acomptes, les chefs de chantiers sont munis de bons à payer,
- qu’ils distribuent à leurs hommes, et qui permettent à ceux-ci d’aller se faire payer à la caisse du bureau. De cette façon, le contremaître, tout en restant le dispensateur du prêt, ce qui est nécessaire à son autorité, n’a pas de fonds à manipuler, ni de compte à tenir.
- Pour les renvois, le maître-compagnon tient un livre à souches sur lequel il indique le nom de l’homme, son numéro et le temps fait par lui. Ce bon est présenté au bureau, contrôlé et soldé. Par ce système, le chef de chantier est encore le dispensateur du paiement à effectuer.
- Ce système a été mis en pratique par M. Masselin, entrepreneur, dans les travaux du Trocadéro, et a produit d’excellents résultats.
- Corbeau. Sorte de petit collier en fer
- Fig. 627 et 628.
- galvanisé servant à maintenir les tuyaux (fig. 625) (Y. collier).
- Corde à noeuds. On appelle corde à nœuds une grosse corde avec laquelle on fait des nœuds également espacés. Les couvreurs s’en servent comme de soutien pour leurs travaux; ils fixent aux nœuds, à l’aide de crochets, leurs jambières et leurs sellettes.
- Cordeau. Petite corde ou ficelle. Le cordeau employé par les plombiers est en cordonnet d’environ 0m,002 de diamètre. 11 est ordinairement enroulé sur une bobine
- [fig-626)-
- Cordon. On appelle cordon de sonnette
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- l’ensemble de toutes les pièces qui permettent le tirage d’une sonnette {fig. 627 et 628). On appelle spécialement ainsi le cordon même de tirage.
- Corniche. Couronnement mouluré d’un corps architectural.
- Cornière. 1° Rangée de tuiles placées à la jonction de deux pentes de toit, pour servir à l’écoulement des eaux pluviales ;
- 2° Canal de plomb à l’angle de deux corps de bâtiment ;
- 3° Barre de fer laminé à laquelle on donne la forme d’un Y, les faces extérieures se rencontrant à angle droit. Les cornières servent à réunir entre elles les tôles qui composent les poutres des planchers et des combles en fer.
- Corps. Corps de pompe. C’est la partie comprise depuis celle que parcourt le piston, inclusivement, jusqu’à celle où se place la chopine.
- Corroi. Enduit que l’on emploie contre
- Fig. 629.
- les infiltrations, dans les travaux hydrauliques, tels que réservoirs, bassins, aqueducs, etc. C’est un mélange de chaux et de ciment ou bien une couche d’argile pétrie avec un peu de gravier fin.
- Corvée. Les ouvriers donnent ce nom à tout ouvrage qu’ils font en peu de jours ou même en quelques heures, à une réparation accidentelle ou peu importante qu’ils exécutent dans une maison.
- Côtes. On appelle côtes certains défauts du verre à couverture consistant en stries ou filets saillants qui se forment par un soufflage trop brusque pendant la vitrification.
- Coterie. Nom que les ouvriers du bâtiment se donnent entre eux pour s’interpeller. On dit: la coterie plombier, etc.
- Côtières. Ce sont les deux parties d’un moule. Elles doivent pouvoir se séparer pour en retirer le tuyau.
- Coton. Matière textile extraite du co-
- tonnier. Le coton est employé par les plombiers dans les raccords de tuyaux ou de robinets pour éviter les fuites.
- Coude. Bout de tuyau formant un angle plus ou moins ouvert et qui s’emboîte
- CquIîssmu s Ctapeiü tur ttuhrf
- Fig. 630.
- dans une suite de tuyaux pour changer la direction d’une conduite.
- On fabrique dans l’industrie des coudes et des contre-coudes prêts à être posés ; on
- I l
- Cp-
- 1
- f
- Fig. 631 et 632.
- en fait en tôle, en zinc, en fonte, en grès, etc. {fig. 629).
- On donne aussi ce nom à tout fer plié et formant angle.
- Couder. Contourner en coude un tuyau, une barre de métal.
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-
- 280
- COUVERTURE.
- Couler. Sceller avec du plomb des crampons de fer ou de bronze. Cette opération se fait aussi avec du soufre.
- Coulisseau. Appel de sonnette électrique que l’on place aux portes cochères, portes d’escaliers, etc. Il comprend ordinairement une plaque de marbre que l’on scelle sur le mur, une bouche de tirage et des paillettes à frottement {fig. 630).
- On donne aussi le nom de coulisseau à un mouvement de tirage monté sur platine qui sert à faire mouvoir une sonnette.
- On distingue :
- Le coulisseau àpoucier [fig. 631 et 632), qui glisse dans deux anneaux fixés sur la platine ;
- Le coulisseau à pompe, représenté en coupe par la figure 633, et dont la tige est ronde ou carrée ;
- Le coulisseau à bascule, qui se manoeuvre au moyen d’un anneau B et qui est
- Fig.633.
- ordinairement monté sur marbre ; les figures 634 et 635 donnent la coupe et l’élévation du système.
- Coulomb. Unité de mesure électrique. C’est l’unité pratique de quantité. On donne le nom de coulomb à la quantité d’électricité qui traverse un conducteur pendant une seconde, lorsque l’intensité est de 1 ampère.
- Il résulte de là que les expressions ampère et coulomb par seconde ont une signification identique. Il revient au même de dire qu’un courant a tant d’ampères ou tant de coulombs par seconde.
- On emploie beaucoup dans les mesures industrielles le terme ampère-heure. L’ampère-heure est la quantité d’électricité qui traverse un conducteur pendant une heure lorsque l’intensité du courant est de 1 ampère.
- Le coulomb représentant par définition la quantité d’électricité qui traverse un
- conducteur pendant une seconde, il en résulte qu’un ampère-heure vaut 3 600 coulombs.
- Coup de bélier. On donne ce nom à l’ébranlement ou à la trépidation imprimée aux tuyaux et aux robinets d’alimentation, par la pression hydraulique. C’est un choc brutal que perçoit l’orifice et souvent le vase à remplir. On combat et annule ces effets par un petit appareil qu’on nomme récipient et qui sert d’amortissement au coup de bélier. Placé au-dessus d’un robinet, ce récipient régularise pour ainsi dire la pression. Les robinets à vis, ceux à repoussoir bien installés amortissent également ces chocs.
- Coupe. Coupe d’édifice. Dessin représentant un édifice supposé coupé, c’est-à-dire dans lequel on aurait fait une section
- Fig. 634 et 635.
- quelconque laissant voir les épaisseurs des murs, des planchers, la construction des combles, les aménagements intérieurs, etc.
- Coupe-circuit. Fil de plomb ou formé d’un alliage fusible qui sert à interrompre un courant électrique lorsque ce dernier devient trop fort. On place ce fil sur le circuit, et on détermine son diamètre de façon que sa fusion ait lieu sous une intensité déterminée et avant que le cuivre du conducteur ne soit trop échauffé.
- Pour les fils de plomb de petit diamètre, jusqu’à 1 millimètre, on compte comme intensité limite 8 ampères par millimètre carré ; pour les fils de grand diamètre, cette limite est de5 à 6 ampères.Voici, du reste, le rapport entre les diamètres des fils de cuivre et les diamètres des fils de plomb qu’on peut employer comme coupe-circuits.
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- VOCABULAIRE.
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- DIAMÈTRE DU FIL DE CUIVRE
- DIAMÈTRE DU FIL DE PLOMB
- 1 millimètre
- 2 __
- 3 —
- 4 —
- o — deux fil de
- 0
- 1
- 2
- 3
- 3
- min,8
- mm,6
- mm,0
- mm,0
- mm Q
- On place un coupe-circuit à l’origine du conducteur principal O [fig. 636) ; on en
- 0 A -A. -4- -f—
- > < P c Cl
- ^ M - -H
- B
- Fig. 636.
- dispose également d’autres P, Q à la naissance de chaque branchement qu’on veut préserver.
- Tout ces appareils doivent être placés soit sur les conducteurs aboutissant au pôle positif de la dynamo, soit sur ceux
- reliés au pôle négatif, car si un court-circuit vient à s’établir accidentellement dans la canalisation, par exemple en MN, le courant traversera toujours un appareil
- de sûreté, en se rendant du conducteur A dans le conducteur B, ce qui pourrait ne pas arriver, si ces appareils étaient placés tantôt sur le circuit positif, tantôt sur le circuit négatif.
- Il faut éviter de placer les coupe-circuits
- Fig. 639.
- dans des endroits humides, et dans des locaux sujets à l’incendie ou susceptibles de renfermer des gaz explosibles.
- Lorsqu’on veut s’assurer qu’un de ces appareils fonctionne convenablement, on produit un court-circuit dans l’embranchement où il est placé, et on regarde si le fil fusible fond avant que le cuivre s’échauffe d’une façon anormale. Lorsqu’un coupe-circuit est fondu sur un embranchement important, on doit veiller
- Fig. 640.
- avec soin sur la machine, car la fusion du fil mettant hors circuit une grande quantité de lampes, il peut se produire un dérangement dans l’allure de la dynamo.
- Le fil de plomb formant coupe-circuit est ordinairement supporté par deux
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- m
- COUVERTURE.
- barrettes qu’on loge entre deux fortes pinces en cuivre communiquant avec les bouts du conducteur. L’ensemble de l’appareil porte l'indication du nombre d’ampères pour lequel il a été construit [fig. 637 à 639).
- On recouvre la boîte qui contient le coupe-circuit d’un couvercle décoré de différentes façons [fig. 640).
- Lorsqu’un fil de sûreté vient à fondre, on se trouve averti immédiatement qu’il existe un défaut dans la portion de la canalisation correspondante. Le vice peut provenir soit du conducteur, soit du coupe-circuit lui-même, qui est trop faible ou mal installé. Si on ne trouve rien d’anormal dans le conducteur, on n’a qu’à remplacer l’appareil de sûreté par un autre d’un numéro convenable et voir comment il se comporte. S’il résiste, c’est que le défaut se trouve dans la canalisation.
- Couper le plomb. Le plomb en tables se
- Fig. 641 à 643.
- soit en série, soit en quantité, et suivant que les dynamos sont à courant continu ou à courant alternatif.
- Coupole. Voûte déformé hémisphérique. Elle peut aussi être engendrée par une demi-ellipse ou par deux courbes qui se coupent à leur sommet.
- Cour. Espace découvert entouré d’une clôture ou de bâtiments, dont il est ordinairement une dépendance.
- Cours couvertes. On désigne ainsi les cours vitrées qui servent de halles, de magasins, d’ateliers, etc.
- Cours. Mot qui s’emploie dans les expressions suivantes cours de tuyaux, cours de tablettes, etc., et signifie alors une continuité de tuyaux, une continuité de tablettes.
- Court-circuit. On donne ce nom à la
- coupe avec un ciseau et à coups de maillets. Les tuyaux peuvent se couper de la même façon, mais il faut y introduire d’abord un rondin pour maintenir le plomb et empêcher qu’il ne ploie par l’effet des coups de maillet.
- Coupe-tube. Appareil qui sert à couper les tuyaux en fer. Il se compose [fig. 641 à 643) d’ une clef embrassant le tuyau et qui, de plus, porte une molette, laquelle tranche le tuyau en faisant tourner l’outil autour. Dans l’intérieur du manche se trouve un pas de vis qui permet de serrer le tube entre la molette et la mâchoire recourbée de la clef. Cette manœuvre s’effectue à l’aide d’une manivelle en fer qui passe dans la tête de l’écrou terminant la tige filetée, à l’extérieur du manche de l’outil.
- Couplage. Action d’associer entre elles un certain nombre de machines électriques.
- Comme pour les piles, on les associe
- communication accidentelle qui se produit entre les deux fils conducteurs d’une pile électrique ou d’une dynamo. Le courant, au lieu de suivre la voie normale, prend le chemin le plus court et fait alors un court-circuit. C’est un accident qui se produit fréquemment lorsque les conducteurs ne sont pas assez isolés les uns des autres.
- Courant. 1° Mot qui s’emploie souvent dans l’expression suivante : mètre courant et qui signifie mètre linéaire ;
- 2° On donne le nom de courant-électrique au mouvement continu qui se produit dans le circuit formé par une pile électrique et par les conducteurs qui réunissent ses pôles. Dans le conducteur interpolaire, le fluide positif se meut incessamment du pôle positif au pôle négatif; le fluide négatif se meut en sens inverse. On est convenu d’appeler sens du
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- VOCABULAIRE.
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- courant celui dans lequel circule le fluide positif. On regarde donc le courant comme allant du pôle positif au.pôle négatif dans la partie du circuit qui est extérieure à la pile elle-même {fig. 644). Cette remarque est applicable à une source d’électricité quelconque comme les dynamos par exemple.
- Course. On appelle course du piston la partie du corps de pompe parcourue par le piston. C’est celle qu’il importe de fabriquer le plus régulièrement. A chaque course, les pistons enlèvent, à peu de chose près, une quantité d’eau égale à leur base multipliée par la course du piston.
- Coussin. Petite fascine en paille qui se met aux extrémités des échelles des couleurs pour garantir la couverture.
- Coussinet. Partie cylindrique des appuis flui supportent les tourillons d’un treuil ou d’une roue, les extrémités des arbres de couche des machines électriques. Les
- Fig. 645 et 646.
- coussinets se font en bronze, métal qui s’use moins que la fonte par le frottement {fig. 645).
- Couture. Ligne de jonction formée par deux boucles de plomb. Ces boucles sont quelquefois soudées ensemble ; d’autres fois on les fixe l’une sur l’autre avec des clous. Le plus souvent on fait un repli à chacune des extrémités à relier.
- Couverte. Enduit vitrifiable composé d’oxydes métalliques ou de substances salines, dont on revêt les terres cuites Pour les rendre imperméables. Souvent °u mêle à ce vernis des couleurs qui le rendent agréable à l’œil. C’est ainsi que, dans un but de décoration, on pose des couvertes diversement colorées sur des tuiles pour couvertures.
- Couverture. Assemblage de matériaux formant la surface d’un toit et garantissant 1 intérieur de l’édifice contre les influences atmosphériques,et particulièrement contre l'humidité.
- On comprend, dans la couverture, non seulement les matériaux recouvrant la surface du toit, mais encore le lattis ou le voligeage destiné à les supporter.
- Couvre-joint. On donne ce nom à des chapeaux en zinc, de forme trapézoïdale, qui, dans les couvertures faites avec ce même métal, servent à recouvrir les tasseaux et y sont fixés au moyen de clous cachés eux-mêmes sous de petites calottes soudées dites calotins [fig. 646).
- Couvreur. Celui qui entreprend et qui fait les couvertures.
- Coyau. Petit pièce de bois portant sur la partie inférieure des chevrons et sur la
- Fig. 647.
- saillie de la corniche pour adoucir la pente d’une couverture au point où elle repose sur l’entablement (fig. 647).
- Les coyaux ont l’avantage de garantir de la pourriture, en les isolant, les assemblages des arbalétriers et chevrons dans les entraits et les sablières.
- Grapaudine. Pièce galvanisée formant grillage (fig. 648) qu’on place au départ d’un tuyau de descente, dans un chéneau ou dans une cuvette, pour ne laisserpasser que les eaux et arrêter les ordures.
- Crasses. On donne le nom de crasses ou écumes aux parties de plomb qui ne peuvent se fondre. Lorsqu’il s’en trouve dans les chaudières, on les retire à l’aide d’une écumoire, pour les revivifier ensuite au creuset.
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- COUVERTURE.
- Crenons. Petits blocs d’ardoises provenant de la rupture des blocs de forte dimension. Ce sont aussi des morceaux que l’on subdivise pour les rendre plus transportables.
- Crêtes. 1° Arrête supérieure d’un toit, du chaperon d’un mur etc.... ;
- Fig. 648 et
- 2° Suite d’ornements découpés qui décorent le faîte d’un comble.
- Crétians. Petites surfaces horizontales que l’on réserve, dans certains édifices, sur les rampants des corniches, au droit des joints, pour en éloigner les eaux tombant des combles ou découlant des murs, et pour permettre aux ouvriers de marcher sur la saillie de ces corniches.
- Crochet. 1° Partie recourbée qui ter-
- Fig 650.
- mine une chaîne [fig. 649), et qui permet d’agrafer, dans le montage des matériaux, les charges que l’on veut enlever ;
- 2° Petites lames de fer plat à scellement ou clouées sur le bout des chevrons, ou sur la sablière, et placées de distance en distance, pour supporter les gouttières {fig. 650);
- 3° Crochet de tuile : petit rebord {fig. 651) qui retient la tuile sur la latte ;
- 4° Petite tringle en fer rond recourbé qui se fixe, de distance en distance, sur
- les chevrons, pour le service des couvreurs [fig. 652). Ces crochets sont attachés aux chevrons, à l’aide de deux boulons;
- 5° Sorte d’agrafe qui s’oppose à l’action
- Fig. 651.
- du vent sur les ardoises, en les maintenant par leur base sur le lattis {fig. 653) ;
- 6° Pièce d’acier doux incassable, terminée en pointe, à l’une de ses extrémités, et en partie courbe à l’autre. Ces pièces
- Fig. 652 à 654.
- servent à maintenir les tuyaux d’eau et de gaz contre les murs {fig. 654) ;
- 7° Pièce terminée par une pointe d’acier à l’une de ses extrémités et, à l’autre, par une partie courbe vitrifiée ou émaillée
- {fig. 655). Elle sert à fixer les fils électriques ;
- 8° Appareil permettant aux ouvriers de porter sur leur dos des charges de matériaux {fig. 656).
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- V0C4BULAIRE.
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- Croc. Pièce de fer recourbée, terminée d’un bout par un anneau et, de l’autre, par trois crochets. Elle sert [fig. 657) à accrocher les seaux ou les nœuds de cordages et à monter les matériaux. On lui donne aussi le nom à!araignée.
- Croquis. Dessin fait à main levée, sans échelle ni compas, et qui reproduit un
- Fig. 656.
- plan, une façade, un détail d’architecture, en ne donnant aux objets que des dimensions appréciées au coup d’œil. On inscrit ensuite les chiffres ou cotes indiquant
- Fig. 657 et 658.
- les dimensions de l’ensemble ou des détails.
- Croupe. On donne ce nom à l’extrémité d’un comble qui ne s’appuie pas sur un pignon et qui forme une pente triangulaire; les grandes faces du comble, parallèles à la longueur du bâtiment, sont appelées longs pans ; les rencontres de ces faces avec le plan de croupe se nomment angles d’arêtiers [fig. 658). ;
- Cube. Solide ayant hauteur, largeur et épaisseur égales, et renfermé sous six faces carrées d’égales dimensions. Son volume est égal au cube de l’une de ses arêtes :
- V = a3;
- Y = volume ; a = côté.
- Cuiller. 1° Récipient en forme de cou-
- Fig. 659 et 660.
- vercle avec lequel les plombiers puisent le plomb fondu dans la chaudière pour le mettre dans la poêle au bout de leur moule {fig. 659) ;
- 2° Récipient de forme hémisphérique [fig. 660) muni d’un manche et percé de
- Fig. 661 à 664.
- trous, dont les plombiers se servent pour écumer le plomb ;
- 3° Pierre creusée en rond ou en ovale pour recevoir l’eau d’un tuyau de descente.
- Cuir. Peaux tannées et corroyées. Il est employé comme garniture des pistons; j on l’interpose entre les parties serrées
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- COUVERTURE,
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- pour opposer un obstacle aux suintements de l’eau.
- Les plombiers se servent d’un cuir gras pour boucher hermétiquement les joints d’une bride.
- Cuivrage. Action de recouvrir d’un cuivre certains métaux comme le fer, la fonte, le zinc, pour leur donner un meilleur aspect. Se fait à l’aide de la galvanoplastie. Cuivre. Métal d’un rouge très brillant,
- Fig. 665 et 666.
- dont la densité est de 8,89. S’oxyde à l’air en produisant le vert-de-gris. S’emploie en couverture sous forme de feuilles comme le zinc (fig. 661 à 664) ; allié au zinc, il devient le laiton qui sert à faire des robinets, etc.
- Culotte. La culotte est un tuyau spécial en fonte ou en poterie servant à recevoir plusieurs tuyaux en une seule conduite.
- On distingue : la culotte simple, qui a un embranchement [fig. 665) ; la culotte
- que les locataires y vident leurs eaux ménagères. Un tuyau d’embranchement conduit ces eaux dans le tuyau principal [fig. 667). La cuvette se compose de trois parties : une pièce de plomb ou de fonte appliquée contre le mur, un devant mobile, qui forme la hotte et une crapaudine, qui
- '~Z7?z?
- Fig. 669.
- empêche les ordures de passer dans le tuyau.
- 2° Vase de fonte ou de plomb qu’on dispose à la partie supérieure des tuyaux de descente, au-dessous de l’orifice d’écoulement des chéneaux [fig. 668).
- 3° Pierre creusée, placée sur un pavage, au-dessous du dauphin terminant une descente [fig. 669), Se nomme aussi dalon.
- Fig. 667 et 668.
- double [fig. 666) qui a deux embranchements et quatre ouvertures recevant deux descentes et la cuvette d’un siège d’aisances.
- Cunette. Fond d’un canal d’égoût. On dit aussi cuvette.
- Curer. Enlever le gravier, la vase ou le limon qui se trouvent au fond d’un égoût, d’un canal, etc...
- Cuvette. 1° Vase en entonnoir, qu’on place à chaque étage d’une maison, pour
- Fig. 670 et 671.
- 4° Bpîte en fonte, que l’on place dans les cours des maisons, à l’endroit où affluent les eaux ménagères et les eaux de pluie. Elle communique, par un orifice avec un conduit destiné à diriger ces liquides dans le ruisseau de la rue. Les corps solides tombent au fond de cette boîte, tandis que les eaux s’écoulent par un orifice latéral [fig. 670).
- Cuvettes d’aisances. Appareils adaptés sur les sièges pour fermer l’orifice des
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- VOCABULAIRE.
- tuyaux, et pour empêcher l’odeur de pénétrer dans les appartements {fig. 671).
- Cylindre. Solide compris sous une surface qui est engendrée par une ligne droite appelée génératrice, se mouvant parallèlement à elle-même, en s’appuyant sur une autre ligne courbe appelée directrice.
- On dit que le cylindre est droit à base
- Fig. 672.
- circulaire, si la directrice est une circonférence, et si la génératrice est perpendiculaire au plan du cercle de base. Cette dernière ligne forme alors la hauteur.
- Le volume d’un cylindre est égal au produit de la base par la hauteur, et est donné par la formule :
- Y = tt R2H,
- dans laquelle: Y = volume, n = 3,1416,
- Fig. 673.
- R = rayon de la circonférence de base, R = hauteur.
- Dallage. Revêtement que l’on fait sur le sol, en pierres taillées appelées dalles.
- On applique quelquefois à la couverture des édifices, un système de dallage en
- 287
- pierres ou en tuiles de grandes dimensions posées à bain de mortier.
- Dalle. Nom que l’on donne à des plaques de pierre dure, de granit ou de marbre, que l’on emploie à l’extérieur des édifices, pour la couverture des terrasses, des toits en pente, des murs de clôture, des voûtes en maçonnerie [fig. 672).
- Dalon. Petite gouttière servant à l’écoulement de l’eau, et qu’on place à la surface du sol. (Voyez cuvette.)
- Dalot. Petit aqueduc construit sou§ une route pour faire passer l’eau d’un fossé dans l’autre {fig. 673).
- Dauphin. Extrémité inférieure et recourbée d’un tuyau de descente. Se fait en fonte de fer.
- Les dauphins sont simples et unis,
- Figé 674 et 675.
- les autres sont ornés de cannelures et de têtes d’animaux [fig. 674 et 675).
- Déblai. Enlèvement de terres ou de gra-vois que l’on fait quand on creuse une fouille pour une fondation, un canal, un fossé, une tranchée, ou quand on nivelle un terrain.
- Déblayer. Faire un déblai.
- Déboiter. Séparer deux pièces jointes à frottement, un tuyau d’un autre tuyau.
- Déborder. Rogner les bavures des bords d’une table de plomb avec une plane ronde ou débordoir pour les unir.
- Débordoir. Lame de fer courbée en demi-cercle, tranchante, avec poignée en bois à chaque bout.
- Débouché. Nom que l’on donne, dans un égout, à l’orifice de sortie.
- Décapeler. Terme par lequel les ouvriers expriment l’action de décanter un liquide.
- Décaper. Opération par laquelle on enlève, aumoyende dissolvants ou d’acides,
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- COUVERTURE.
- les oxydes ou les impuretés à la surface d’un métal avant de le souder.
- Déchaperonné. On dit qu’un mur est déchaperonné, lorsque le chapeau de ce mur est détruit ou ruiné.
- Décharge. 1° Tuyau de décharge : tuyau destiné à donner l’écoulement à l’eau contenue dans un bassin, dans un réservoir.
- 2° Décharge de superficie : tuyau scellé ou soudé au bord du réservoir et qu’on nomme aussi trop-plein.
- 3° Décharge de fond : tuyau ajusté au fond, et muni d’une soupape ou d’un robinet qui permet, soit de prendre de l’eau dans le bassin, soit de le vider.
- 4° Décharge d'eau : bassin qui reçoit un trop-plein d’eau.
- Déchargeoir. Canal ou conduite communiquant avec une écluse, pour servir à l’écoulement de l’eau de superficie.
- Déchet. Quantité de matière perdue, par suite de la mise en œuvre dans l’exécution d’un ouvrage.
- Décompte. Dans les travaux publics, on donne ce nom au résumé général de tous les résumés des divers règlements de mémoires de travaux classés par quantités, natures d’ouvrages et prix de série.
- Voici une formule de décompte :
- Décompte définitif des travaux de.....
- exécutés par M......, entrepreneur pour
- Védification d’..., rue...., n°... en vertu
- d'un procès verbal d'adjudication en date du....
- Lesdits travaux exécutés pour le compte de....sous les ordres de M....., architecte dans le cours de ïannée..
- QUANTITÉ des OUVRAGES NATURE DES OUTRAGES PRIX de SÉRIE SOMMES
- Leprésent décompte arrêté définitivement à la somme totale de......., est certifié sin-
- cère et véritable par l'architecte soussigné. A....................., le.... 189...
- Découverture. Enlèvement des matériaux formant une couverture.
- Décrottage. Opération dans laquelle on enlève, à la truelle, le plâtre qui couvre les vieux matériaux provenant de démolitions, tels que les tuiles, etc.
- Défense. Nom donné à une corde dont s’aident les ouvriers, lorsqu’ils montent sur les toits très inclinés.
- Dégorgement. On appelle tampon de dégorgement une sorte de boîte en cuivre, sans fond, qu’on adapte sur les tuyaux de descente pour pouvoir les dégorger facilement lorsqu’ils sont obstrués.
- Dégorgeoir. Tube attenant au corps de pompe par où l’eau s’écoule après avoir été aspirée ou refoulée par l’effet du piston.
- Dégorger. Enlever les ordures qui obstruent les tuyaux de conduite ou de descente.
- Dégraisser. Enlever par fusion, au moyen d’un réchaud, la soudure d’étain adhérente à des parties de plomb.
- Dégraver. Enlever d’un tuyau de conduite les dépôts qui s’y sont formés.
- Demande. On dit qu’un mémoire est fait en demande, quand les prix qui y sont indiqués sont augmentés d’un quart. Le règlement les baisse d’un cinquième.
- Exemple :
- Prix exact........ 80f,00
- 1/4 en plus....... 20f,00
- Prix en demande. . 100f,00 100f,00
- Réduction d’un cinquième pour règlement ................ 20f,00
- Prix de règlement. 80f,00
- Démasticage. Enlèvement du mastic qui entoure un carreau de vitrage.
- Démolition. Action de détruire, d’abattre, pièce à pièce, une couverture, une construction quelconque, en tout ou en partie, pour malfaçon, changement ou caducité.
- Dénonciation. Dénonciation de nouvel œuvre: action possessoire ayant pour objet d’empêcher la continuation de travaux ou d’entreprises effectués par le voisin sur son propre fonds, mais qui modifient la disposition primitive des lieux et nuisent au plaignant.
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- VOCABULAIRE.
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- Densité. La densité d’un corps est le rapport de sa masse à son volume.
- Dent. On appelle dent de loup, un gros clou qui sert, dans les couvertures à fixer le pied des chevrons sans assemblage.
- Dépendances. Nom que l’on donne aux bâtiments secondaires d’une propriété principale.
- Dépoli. Verre dépoli : verre auquel on a enlevé sa transparence.
- Dépose. Enlèvement d’un objet fixé à demeure par scellement, par attache ou Par assemblage. On dépose la couverture, la plomberie, etc.
- Dérivations. Si deux points M, N d’un circuit (fig, 676) sont réunis par plusieurs conducteurs MBN, MPN, ceux-ci se comment dérivations,
- Desceller. Enlever une ferrure ou autre
- A
- Fig. 616.
- porter tous les détails sans estimation de prix.
- Dessèchement. Opération par laquelle on enlève de la surface du sol l’eau qui la recouvre, soit par des conduites en plein air, soit par des canaux souterrains.
- Détails. 1° Portions de construction représentées par le dessin, soit à grande échelle, soit grandeur d’exécution, pour en faire comprendre les différentes parties.
- Les détails d"exécution sont donnés par l’architecte à l’entrepreneur chargé de la construction.
- 2° Sous-détails. Résumé des dépenses que l’on a faites pour exécuter un ouvrage, et qui sert à établir le prix de revient.
- Devanture. 1° Devant d’un siège d’aisances.
- 2° Devanture de boutique : revêtement
- Fig. 617.
- Pièce de plomberie ou de couverture engagée et scellée dans de la maçonnerie.
- Descente. 1° Nom que l’on donne à une suite de tuyaux servant à l’écoulement des eaux pluviales ou ménagères.
- Les descentes sont généralement en zinc. Les tuyaux sont fixés aux murs à l’aide de colliers en fer plat, scellés dans la maçonnerie ou cloués sur le bois. La partie supérieure aboutit à la gouttière ou au chéneau et s’élargit souvent en forme de cuvette; la partie inférieure se termine Pur un dauphin en fonte.
- 2° Les poteries ou chausses d’aisances emboîtées les unes dans les autres, constituent également une descente ou tuyau de chute.
- d
- Descriptif. On appelle devis descriptif un bâtiment, le devis qui doit en eom-
- en boiserie qui forme saillie au-devant d’une boutique, avec auvent couvert en zinc.
- Développement. Opération graphique qui s’exécute par les procédés de la géométrie descriptive, et qui a pour objet d’amener dans un plan, toutes les faces d’une même figure ou les éléments successifs d’une surface développable. C’est ainsi qu’on développe la surface conique ou pyramidale d’un toit.
- Devers. 1° Pente en plâtre que les couvreurs établissent sous l’ardoise des ruellées pour renvoyer l’eau sur le toit.
- 2° Objet qui n’est pas d’aplomb.
- 3° Inclinaison donnée à une partie de construction.
- Déversoir. Echancrure pratiquée dans une digue de canal, de réservoir ou
- Sciences générales.
- Couverture et Plomberie. —19.
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- CÔuVKÏtfURË.
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- d’étang, et qui est fermée, soit par une maçonnerie fixe, soit par une vanne qui descend jusqu’au fond et permet de vider, au besoin, la retenue d’eau.
- Dévirure ou dérivure. Nom que l’on donne à la coupe de l’ardoise et au filet de plâtre que l’on fait sur le pignon d’un bâtiment, à l’extrémité d’un comble [fig, 677).
- Dans une couverture en tuiles, le filet de plâtre se nomme ruellée.
- On appelle encore ainsi les coupes que l’on fait dans le sens de la longueur de l’ardoise, par exemple, le long d’un châssis à tabatière.
- Devis. État détaillé des travaux et des dépenses nécessaires à. l’exécution d’un bâtiment. La partie qui comprend l’exposé des ouvrages se nomme le devis descriptif • la partie qui concerne l’application des
- Fig. 6'8.
- prix à chaque espèce d’ouvrage est le devis estimatif.
- Dévoiement ou dévoyer. Opération qui a pour objet d’incliner, c’est-à-dire, de détourner de son aplomb un tuyau de descente.
- Diamètre. Ligne droite qui passe par le centre d’un cercle. On obtient sa longueur en divisant la circonférence par le nombre tt = 3,1416 (/îg. 678).
- Diaphragmes. Anneaux de métal que l’on place dans l’intérieur des manches en cuir, lorsqu’elles sont employées à aspirer l’eau. Ils sont destinés à s’opposer à l’aplatissement du tube par l’effet de la pression atmosphérique.
- Disjoncteur. Appareil qui sert à établir ou à couper automatiquement les communications entre les dynamos et les accumulateurs, lorsqu’on charge ceux-ci à l’aide de dynamos.
- Il comporte (/îg. 679) un aimant N.S et une tige en fer doux oscillante a, placée dans une bobine fixe B. Celle-ci est entourée de deux fils, l’un long et fin, efi, l’autre gros et court EFI. La tige a s’aimante par l’effet des courants traversant la bobine, et, suivant le sens du courant, elle peut prendre deux positions différentes, entraînant avec elle un basculeur en cuivre M, muni de trois appendices
- plongeant dans des godets en fer remplis de mercure, G, g, g’.
- Le fil de la bobine est monté en circuit avec les accumulateurs et la dynamo. Lorsque celle-ci produit une force électromotrice supérieure à celle de l’accumulateur, le courant qui est de même sens dans le fil fin et le gros fil aimante la pièce a de telle sorte que le basculeur établit le contact entre les godets G et g, le circuit de charge se trouve fermé.
- Si la force électromotrice de l’accumulateur devient supérieur à celle de la
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- dynamo le courant change de sens dans la | bobine ; la pièce a est attirée par le pôle S de l’aimant et le basculeur établit la communication entre G et g. Il rompt le circuit du gros fil et ferme le circuit des accumulateurs sur une sonnerie X.
- L’amplitude des oscillations de la tige a est réglée à l’aide de deux butoirs r et r'.
- La résistance du fil fin de la bobine varie de 300 à 2 000 ohms, suivant le nombre d’accumulateurs en tension qu’il s agit de charger.
- Distribution. Disposition, arrangement. On dit distribution d’eau, de gaz, d’électricité, pour indiquer des appareils et eanalisations employés.
- Diviseur. On appelle appareil diviseur, U11 appareil de vidange qui a pour objet
- Fig. 680 à 682.
- d’opérer la séparation des matières solides et des matières liquides, au moyen d’un cylindre portatif en tôle galvanisée A (/G• 680) qui contient un filtre E ou une plaque de tôle percée de trous. Ce filtre existe, dans la hauteur du cylindre, seulement dans la partie tournée vers l'orifice d’évacuation des liquides comme le Montrent le plan B et la coupe C (,fig. 681 et 682). Un filtre cylindrique F complémentaire, placé à la partie supérieure de 1 appareil, permet le passage du liquide arrivant en trop grande abondance et remédie au cas où le premier filtre serait
- engorgé.
- Doleau. Nom que les ardoisiers donnent a nn outil qu’ils emploient pour donner la forme à l’ardoise.
- Doler. Action d’enlever les bavures qui
- latrë. âot
- se forment dans le coulage du plomb, quand les deux parties de la lingotière n’ont pas été assez serrées l’une contre l’autre.
- Dôme. Couverture d'un comble ordinairement sphéroïdal qui recouvre un espace annulaire faisant partie d’un édifice. Quelques dômes sont élevés sur un plan carré ou polygonal.
- Fig. 683.
- Dos d'âne. Nom que l’on donne à toute surface convexe. C’est ainsi qu’on dit qu’un chaperon de mur est bombé en dos d’âne. De même pour une chaussée rejetant les
- eaux des deux côtés.
- Dossier. Derrière d’une cuvette, appliquée contre le mur.
- Double-revers. Chaussée dont le milieu est occupé par un ruisseau, et qui présente
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- COUVERTURE.
- deux pentes ou revers ramenant les eaux dans un même conduit.
- Doublis. Les couvreurs donnent ce nom à un rang- de tuiles ou d’ardoises posées en double et en liaison, sur un premier rang formant égoût.
- Le doublis n’est ordinairement fait qu’avec des demi-pièces.
- Douche. Appareil d’hydrothérapie permettant de faire tomber une colonne de liquide d’une certaine hauteur {fig. 683, douche écossaise).
- On en fait de différentes sortes suivant le but à remplir.
- Dougé. Ciseau plat très mince, qui sert à subdiviser en ardoises brutes ou fendis les blocs d’ardoises débités préalablement en répartons ou pièces de 2 à 3 centimètres d’épaisseur.
- Douille. 1° Pièce en forme de tube, qui sert à recevoir un manche ou une tige; exemple : la douille d’une lampe à incandescence.
- Fig. 684.
- 2° On donne encore ce nom à l’extrémité d’un boisseau de robinet soudé sur un tuyau de conduite.
- Douve. Mur intérieur d’un bassin, derrière lequel est un corroi en terre glaise ou un contre mur.
- Drainage. Procédé employé pour enlever du sol l’humidité surabondante, et pratiquer le déssèchement des terres au moyen d’une canalisation souterraine.
- Drains. Conduits souterrains pour le drainage. Se font en tuyaux de terre cuite de forme cylindrique, de 30 à 35 centimètres de longueur {fig. 684), de 10 millimètres d’épaisseur, et de 25 à 30 millimètres de diamètre intérieur pour les petits drains et de 6 à 8 centimètres pour les drains collecteurs. Ces tubes sont posés bout-à-bout et raccordés entre eux à l’aide de manchons en terre cuite de 7 à 10 centimètres de longueur et d’un diamètre assez fort pour que les tuyaux ordinaires puissent y entrer.
- Drille. Verge en fer pourvue, à l’une de ses extrémités, d’un foret qui sert à percer les métaux ou les bois durs.
- On imprime à cet instrument un mouvement de rotation à l’aide d’une corde qui agit comme la corde d’un archet.
- Droit. On dit souvent qu’un objet est au droit d’un autre, pour exprimer qu’il est au même aplomb, ou sur le même alignement, ou bien encore qu’il en est seulement très rapproché.
- Ductilité. Propriété que possèdent certains corps, et particulièrement un grand nombre de métaux, de se laisser étirer en fils plus ou moins fins sans se rompre. Le plomb et le zinc, par exemple, sont ductiles.
- Duplicata. Double d’un acte d’un mémoire, etc.
- Dynamique (Unité). On entend igas unité dynamique, l’effort nécessaire pour élever 1 mètre cube d’eau à 1 mètre de hauteur en 1 seconde.
- Dynamo. On appelle dynamo, une machine électrique servant à transformer l’énergie mécanique en énergie électrique.
- La construction d’une dynamo repose sur la théorie des courants d’induction. Cette machine se compose essentiellement d’un anneau de fer doux, autour duquel sont enroulées des bobines de cuivre isolées, placées les unes à côté des autres, [fig. 685). Cet anneau de fer doux tourne avec ses bobines en face des pôles de deux électro-aimants excités, soit par la machine elle-même, soit par une machine séparée.
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- Pat* suite de la rotation, le fer doux s’aimante et prend en face de chaque pôle des électro-aimants, deux pôles de nom contraire à ce dernier (fig. 686). Cette aimantation a pour effet de déterminer dans chaque bobine successivement deux courants de sens contraires suivant que cette dernière est près de l’un ou l’autre pôle. Autour de l’axe de rotation de l’an-neau se trouve réparties des lames de j cuivre séparées les unes des autres par des rubans de soie. A chaque bande de cuivre, on attache le bout finissant d’une bobine et le bout commençant de l’autre.
- L’ensemble de ces bandes de cuivre forme le collecteur delà machine.
- Aux deux points diamétralement oppo-scs, dits points neutres, où le courant change de sens dans les bobines, sont dis-
- Fig. 686.
- posés deux frotteurs métalliques qui aPpuient sur les lames de cuivre. Ces frotteurs se composent d’un faisceau méplat de fils fins métalliques en cuivre argenté. Oa leur donne le nom de balais. Ils recueillent, le courant et le transmettent au conducteur extérieur qui leur est fixé. L est facile de comprendre que quoique chaque bobine soit successivement parcourue par deux courants de sens contraires, le conducteur extérieur de la machine, fixé aux points neutres, n’en est pas moins parcouru tout le temps par un courant de sens unique.
- Ébarber. Enlever le sable des moules avec des brosses.
- Ecaille. 1° Ardoise arrondie à la partie inférieure ou taillée en arc brisé. (Voir fig- 6, 7 et 8.)
- 2° Ornement taillé dans la pierre formant la couverture des flèches d’église. Il présente différentes formes (fig. 687).
- Ecailler. Ecailler le plomb, c’est le gratter à vif avec le grattoir ou le ciseau pour enlever l’oxyde ou crasse qu’il porte à sa surface.
- On procède à cette opération, quand on veut mettre le plomb en état de recevoir la soudure.
- Ecaillon. Principal ouvrier d’une ardoisière.
- Écaillures. Pellicules qu’on enlève lorsqu’on écaille le plomb. Lorsqu’elles sont trop sales, on les soumet au raffinage pour les mettre en état d’être refondues.
- Echafaud. Construction provisoire en charpente fixe ou mobile, destinée à sup-
- f ) •
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- ï>nv-n'---n-
- Fig. 687.
- porter les ouvriers et les matériaux dans l’édification ou la réparation des bâtiments.
- Les échafauds sont formés d’un ou de plusieurs planchers supportés, soit par des pièces de bois reposant sur le sol ou s’appuyant sur les murs de la construction, soit par des espèces de cages en bois ou en fer suspendues à des cordages.
- Les couvreurs et les plombiers se servent beaucoup de ces derniers, qu’on appelle encore des échafaudages roulants, (fig. 688) ou volants.
- Échantillon. Pièce ayant les dimensions et formes déterminées par les règlements et usages pour certaines espèces de matériaux.
- Écharpe. 1° Cordage servant à guider
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- COUVERTURE.
- un fardeau que l’on monte au lieu de pose dans un bâtiment en construction.
- L'écharpe, fixée au cable employé peur le montage, ou à la charge même, empêche celle-ci de vaciller, et, par suite, de frotter le long des murs ou de s’accrocher aux échafauds.
- 2° Pièce de bois au bout de laquelle est
- Fig. 688.
- attachée une poulie et qui remplit l’office d’une demi-chèvre.
- Échelle. 1° On donne le nom d’échelle à un véritable escalier portatif qui peut se faire en bois ou en fer et qui se compose de deux montants réunis entre eux par une série de barres transversales nommées
- échelons. Ce sont des engins indispensables dans les chantiers de constructions ; on les distingue en échelles simples et échelles doubles {fig. 689 et 690).
- 2° Pour soutenir les tinettes, on se sert d’une échelle spéciale {fig. 691), en fer forgé.
- 3° Echelle de corde ou corde nouée, gros cable noué de distance en distance, de seize
- en seize centimètres. A l’une de ses extrémités est attaché un fort crochet de fer qui sert à fixer le câble pour poser les plombs aux tours, aux clochers, etc. L’ouvrier, assis sur une sellette à laquelle sont attachées deux sangles à crochets, s’y cramponne, de manière que les nœuds tiennent lieu d’échelons. Il fait également usage d’étriers en cuir et à crochets, qu’il se fixe aux jambes et à la ceinture, et qu’il cramponne au câble au fur et à mesure qu’il s’élève, afin de prévenir les accidents.
- Échelons. 4° Nom donné aux tiges cylin-
- Fig. 691.
- driques ou barres transversales reliant les montants d’une échelle.
- 2° Pour descendre dans les égouts, on emploie des échelons en fer galvanisé dont nous donnons la forme {fig. 692 et 693). Les échelons de la partie haute portent en leur milieu O un œil servant à y placer une crosse {fig. 694) permettant de se tenir pour commencer à descendre.
- Échenal. 1° Gouttière creusée dans un tronc d’arbre ou formée avec deux ou trois planches pour recevoir l’eau des toits.
- 2° Nom que donnent les fondeurs en bronze à une rigole destinée éconduire au moule le métal en fusion.
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- VOCABULAIRE.
- Éclairage. Ensemble des dispositions et des procédés employés pour laisser pénétrer dans les édifices la lumière naturelle ou la remplacer, au besoin, par la lumière artificielle.
- Écoperche. 1° Longue perche qu’on em-
- Fig. 692 à 694.
- ploie pour échafauder. S’appelle aussi échasse.
- Ecouenne. Petite lime employée par les couvreurs et les plombiers (fig. 695).
- Écrasement. (Résistance à 1’) Résistance Riaxima que présentent les matériaux à des effets qui tendent à les rompre par un effort de compression.
- Ecrou. Nom donné à une pièce de fer découpée ou jforgée,* [percée d’un] trou cylindrique fileté à l’intérieur. Ce trou reçoit une vis dont le filet, aussi en hélice,
- Fig. 695.
- s’engage exactement dans les cannelures formées par le filet de l’écrou. Tantôt c’est la vis qui pénètre dans l’écrow, én avançant dans le sens de son axe et en tournant autour de cet axe, tantôt c’est, au contraire, la vis qui est fixe et l’écrou qui est mobile {fig. 696-697).
- Eorouir. Battre le métal à froid pour le rendre plus dense et lui donner plus de ressort.
- Le cuivre jaune écroui fournit d’excel-
- Fig. 696 et 697.
- lents ressorts qui s’altèrent peu dans l’eau. Aussi peut-on les employer avec
- Fig. 698.
- avantage dans la construction de la pompe circulaire à noyau excentrique.
- Ecumoire. Poêle percée dont les plorm biers se servent dans leurs travaux.
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- COUVERTURE.
- Edifice. Nom donné aux constructions monumentales telles que palais, églises, etc.
- Egoïne. Petite scie employée par les couvreurs et les plombiers, {fig. 698).
- Egoût. Conduit souterrain par lequel s’écoulent les eaux pluviales et ménagères d’une ville. lia, le plus souvent, la forme d’une longue galerie construite en maçonnerie avec une certaine pente suivant la longueur. La section de cette galerie dépend aussi de la pente et du volume d'eau qui la parcourt, suivant les besoins du pays. Souvent aussi, on adopte un profil qui permet à un ouvrier de se mouvoir aisément dans le conduit.
- Elasticité. Propriété permettant à certains corps de changer de forme et de volume sous l’influence de diverses causes
- Fig. 699.
- et qui reprennent leur forme primitive lorsque ces causes ont cessé d’agir.
- Electricité. Cause de nature inconnue, des phénomènes produits par les corps que l’on a frottés, tels que attraction des corps légers, émission d’étincelles, etc.
- Electro-aimant. On appelle électroaimants des barreaux de fer doux, entourés d’un fil de cuivre recouvert de soie. Si l’on fait passer dans ce fil un fort courant, le barreau s’aimante instantanément ; mais son aimantation s’arrête dès que le courant cesse de passer {fig. 699).
- Electro-dynamomètre. Instrument servant à mesurer les courants alternatifs.
- Un électro-dynamomètre se compose d’un conducteur fixe et d’un conducteur mobile. L’un est traversé par le courant constant, l’autre par le courant à mesurer. La déviation obtenue est proportionnelle au produit des intensités de ces
- deux courants. On peut ainsi calculer celle que l’on cherche. Le conducteur mobile est formé par un cadre AB {fig. 700), suspendu à la partie supérieure, par un ressort en spirale attaché à une douille métallique d, munie d’un index avec cadran. Les tensions du ressort sont proportionnelles aux carrés des intensités. Dans l’intérieur de ce cadre, se trouve un deuxième cadre CD, fixe celui-là, et comprenant deux circuits différents, l’un pour les courants supérieurs à 10 ampères, l’autre pour les courants inférieurs.
- Fig. 700.
- Le cadre vertical est mis dans le circuit par deux godets de mercure gg.
- L’index étant au zéro du cadran, et les deux cadres dans une position rectangulaire, on lance le courant, en prenant celui des deux circuits du cadre fixe qui correspond à l’intensité que l’on veut mesurer. Le cadre mobile subit une déviation. On le ramène à sa position primitive en augmentant la tension du ressort et en faisant tourner la douille. L’index décrit un angle. Cet angle indique, à l’aide d’une table, le nombre d’ampères du courant.
- Electrolyse. On appelle électrolyse, la séparation d’un corps composé en ses
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- VOCABULAIRE.
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- différents éléments, sous l’influence d’un courant électrique. Le corps soumis à cette action se nomme électrolyte. Les deux surfaces entre lesquelles l’action se produit sont les électrodes. L’électrode reliée au pôle positif se nomme anode, celle qui se rattache au pôle négatif est la cathode.
- Eléments. Dans les travaux du bâtiment, on donne le nom d1éléments de prix composés aux prix prévus à la série et servant à établir les prix composés de certains ouvrages.
- Elévation. Nom conventionnel pour désigner une façade ; on dit : élévation de face, ou vue de face d’un bâtiment; ou aussi d’un objet quelconque, et élévation de côté ou vue de côté.
- Ellipse. Nom donné à une courbe plane dont chaque point a cette propriété que la somme des distances de ce point aux deux foyers de l’ellipse est constante, quelle que soit la position du point. L’ellipse, qui est un cercle allongé, résulte de la section d’un cône droit par un plan oblique, par rapport à l’axe.
- Elliptique. Qui présente la forme d’une ellipse.
- Email. L’émail est en général une matière vitrifiée rendue plus ou moins opaque et diversement colorée par l’introduction de diverses chaux et oxydes métalliques. L’application de l’émail sur les métaux et sur les terres cuites telles que tuiles, etc., est aujourd’hui une fabrication courante, et les couvreurs, plombiers et électriciens ont souvent à effectuer la pose des pièces émaillées.
- Embarrure. Scellement au plâtre que l’on fait pour maintenir les tuiles faîtières. {flg. 701). Dans certaines contrées on nomme ainsi de plus les bourrelets formant joint sous ces tuiles.
- Embase. Lame de plomb ou de zinc que l’on place au bas d’un arêtier de comble couvert en ardoises.
- Embauchage. C’est l’enrôlement d’ouvriers pour l’exécution d’un travail. Souvent en passant devant les ateliers ou chantiers, on voit près de la porte d’entrée une pancarte sur laquelle on peut lire : On n'embauche pas.
- Emboîter. C’est ajuster deux tuyaux de
- manière qu’ils entrent l’un dans l’autre.
- Pour les conduites d’eau, il ne suffit pas d’emboîter ces pièces, on doit encore fixer leur jonction au moyen de nœuds de soudure. De plus, il faut avoir soin de faire d’abord entrer le tuyau qui donne l’eau dans celui qui la reçoit.
- Emboûtir. 1° Battre le cuir qui sert à faire des clapets et des garnitures de pistons de pompes. Cette opération se fait sur le mandrin avec le marteau, ou sur de petites enclumes appelées tas.
- 2° Revêtir de plomb un membre d’architecture pour le protéger.
- Embranchement. Conduite secondaire, qui, dans une distribution d’eau et de gaz, se joint par un nœud de soudure, à une conduite principale.
- Embroncher. Disposer des tuiles ou des
- Embarrure
- ardoises convexes de manière à ce qu’elles s’emboîtent les unes avec les autres.
- Emeri. Nom donné à un minéral, formé d’alumine et de fer, et assez dur pour pouvoir, réduit en poudre fine, polir les métaux. On se sert aussi du papier d'émeri qu’on trouve en feuilles dans le commerce, et de différentes grosseurs ; ce papier est employé pour dérouiller.
- Emmétrage. On fait un emmétrage quand on met en tas des matériaux de manière à permettre d’en mesurer les quantités; ainsi les tuiles, etc., provenant de démolitions sont triées, décrottées et emmétrées.
- Emoussage. Nettoyage des couvertures en tuiles et en chaume, c’est-à-dire enlèvement des mousses, lichens et autres parasites qui végètent sur ces toits, constamment humides, en raison de leur perméabilité.
- Emporte-pièce. Instrument tranchant et fait en croissant, dont on se sert pour mettre à jour les crapaudines des cuvettes.
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- COUVERTURE.
- Encolure. Faire une encolure, c’est souder au marteau deux pièces de métal entre elles.
- Encorbellement. Partie de construction, telle qu’un balcon une terrasse, un couronnement d’édifice, établie en porte-à-faux sur le nu d’un mur [fig. 702).
- Encuvement. Conduit souterrain, propre à recevoir les conduites d’eau ou de gaz {fig- 703).
- Endiguement. Travaux qui ont pour objet de protéger les propriétés contre l’invasion des eaux au moyen des digues.
- Engorgement. Obstruction d’un tuyau de conduite, de descente ou de chausses d’aisances par quelque dépôt qui gêne l’écoulement.
- Engradure. 1° Jonction à recouvrement au moyen de clous d’une bande de plomb sur une autre.
- suivant les besoins des villes dans lesquelles ces matériaux sont employés.
- Entrepreneur. On donne ce nom à celui qui, suivant les plans qu’il reçoit de l’architecte, fait exécuter un ouvrage le concernant. On dit : un entrepreneur de couverture et plomberie.
- Fig. 703.
- Fig. 702.
- 2° Bord d’une bavette fixée sur le devant d’une lucarne.
- Ennusure. Morceau de plomb placé sous le bourseau d’un comble.
- Ensablement. Lorsque des puits sont établis dans des sables coulants, ils sont fréquemment envahis par les sables eux-mêmes, qui s’y accumulent et en élèvent progressivement le fonds jusqu’au-dessus du niveau des eaux.
- Entablement. Partie supérieure ou couronnement d’une ordonnance d’architecture.
- Entrée. Droits d'entrée. — On appelle droits d'entrée les droits auxquels sont soumis les matériaux à leur entrée dans les villes ou à leur passage aux frontières. Le chiffre de ces droits varie à l’infini, suivant l’importance des populations et
- Entretien. On désigne par ce terme les réparations qu’on doit faire à toute construction pour la conserver en bon état.
- Epi. Ornement en zinc, en plomb ou en terre cuite couronnant un poinçon ou les extrémités d’un faîtage [fig. 704).
- Epinglage. Débouchage des trous par lesquels s’échappe le gaz dans un bec d’éclairage.
- Epingles. 1° Nom que les plombiers donnent aux gouttes de soudure qui traversent le parement d’un tuyau qu’ils soudent.
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- 665
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- COUVERTURE.
- par corruption, au marteau du couvreur appelé asselte. (Voy. ce mot).
- Estampage. Procédé à l’aide duquel on peut obtenir des reliefs sur une plaque de métal, h'estampage se fait mécaniquement.
- Estimatif. C’est la description d’un ouvrage avec les prix détaillés de chaque partie. On dit : devis estimatif.
- Etabli. Table sur laquelle les ouvriers travaillent les feuilles de zinc et de plomb-
- Cet établi ou banc [fig. 709 à 713), de 0m,28 à 0m,65 de largeur, et de 2 mètres à 2m,60 de longueur, a une hauteur de 0m,80. On le construit en hêtre ou en orme. Il est porté sur quatre pieds en chêne, reliés entre eux, à leur partie inférieure, par une traverse assemblée à tenons et mortaises, ou sur des tréteaux également en chêne, comme l’indiquent les croquis. Cette table a généralement une épaisseur de 0m,05.
- Etain. Métal gris blanc ressemblant beaucoup au zinc; très employépour Y étamage.
- Etamage. Opération consistant à recouvrir la surface d’un métal facilement oxydable d’une couche d’un autre métal non oxydable.
- Etamoir. Instrument composé d’un petit ais et d’un manche pris dans le même morceau de bois ; cet outil est recouvert d’une tôle mince ou de fer-blanc relevé sur les bords.
- Les plombiers s’en servent pour souder les lames de plomb qui encadrent les vitres. Dans ce but, on fait fondre sur Yétamoir, avec le fer à souder, un peu de poix et de résine ; on y promène en tous sens et à différentes reprises la pointe du fer qui, s’il est chaud, se couvre d’une lame de soudure au moyen de laquelle on opère sur le plomb encadrant les vitres.
- Etancher. Epuiser l’eau d’un bassin, et boucher les ouvertures par lesquelles arrive l’eau.
- Etat. Etat de répartition des acomptes. Dans la confection d’un cahier des charges aux clauses générales et particulières, on joint un état indiquant, par nature d’ouvrage, la répartition des sommes dues à chaque entrepreneur, au prorata du marché général et des marchés particuliers.
- Cet état renferme, dans une première
- colonne, la désignation des diverses natures d’ouvrages.
- En regard de ces descriptions diverses sont indiqués les chiffres des acomptes, dans des colonnes avec titre indiquant les époques auxquelles les sommes partielles seront successivement distribuées.Ensuite, total par nature d’ouvrages.
- Etau. On donne le nom d'étau à une machine en fer destinée à saisir, serrer, fixer solidement tout ce qu’on peut mettre dans ses mâchoires. Cet outil sert aux ouvriers électriciens à travailler le fer et les métaux en général (fig. 714).
- Etrier. Support en fer rond recourbé en deux parties réunies par une tringle horizontale. Sert aux plombiers et aux couvreurs pour former des échafaudages volants [fig. 71o).
- Etuis. On place quelquefois, dans les
- Fig. 714 et 715.
- pompes en bois, des étuis de métal qui sont destinés à servir de course au piston ; comme c’est la partie qui se dégrade le plus promptement à cause du frottement qu’elle éprouve de la part du piston, c’est aussi celle qui demande à être le mieux fabriquée.
- Evaluation. Dans le règlement des mémoires, on appelle évaluations les dépenses réglées sur une mesure commune, tandis qu’on appelle estimations les ouvrages estimés à prix d’argent.
- C’est ainsi que les évaluations d’ouvrages en plâtre sont réduites à une commune mesure, sous le nom de légers ouvrages.
- Evier. 1° Conduit pratiqué dans un mur pour l’écoulement des eaux qui ont servi au lavage de la vaisselle.
- 2° Les éviers sont placés, dans les cui-
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- sines, soit à côté du fourneau, soit dans un angle de la pièce. Ce sont des pierres creusées, percées d’un trou communiquant avec un tuyau en plomb qui traverse le mur de face et s’embranche avec les descentes extérieures. Une bonde bouche l’orifice du trou pour intercepter les odeurs. (Yoy. bonde d'évier.)
- 3° Canal en pierre qui sert à l’écoulement des eaux dans les cours ou dans les allées.
- Excentrique. Nom donné à un genre de pompe qui permet de supprimer l’emploi d’une cloison fixe ou mobile.
- Expert. Nom donné à la personne chargée de faire une expertise et pourvue de connaissances spéciales dans l’art auquel appartient l’objet en litige. Ainsi, les travaux de construction donnent souvent lieu
- à l’intervention d'experts, par exemple,, pour régler le prix des ouvrages quand il a pas de marché écrit.
- Expertise. Opération qui consiste à mettre d’accord deux personnes qui ne peuvent s’entendre ou ne veulent pas transiger sur l’objet de contestation élevé entre eux.
- On distingue Y expertise amiable, ou arbitrage, eï\'expertise judiciaire, ou expertise proprement dite.
- Dans l’arbitrage, les parties nomment nn ou plusieurs arbitres de leur choix, en s’engageant, par un acte appelé compromis, à exécuter leur jugement, quel qu’il soit.
- Dans l'expertise judiciaire, le tribunal nomme un ou plusieurs experts, pour exprimer seulement un avis que le juge n’est pas tenu de suivre, si sa conviction
- s’v oppose. La nomination des experts est réglée par le Code de procédure civile.
- Explosion. Si on bouche le sommet du tube supérieur d’une pompe aspirante et foulante, et qu’on continue à pomper, en supposant que la pompe soit allumée, l’air se comprime dans le tube supérieur, jusqu’à ce qu’il ait acquis assez de force pour faire éclater le tube ou faire sauter le bouchon de fermeture, et cela avec une force prodigieuse.
- Extra-courant. Les réactions qui ont lieu entre deux éléments voisins de deux circuits électriques différents peuvent s’exprimer d’une manière analogue entre deux éléments consécutifs d’un même circuit. Cette action, qui se produit principalement à la fermeture et à la rupture du circuit, constitue Vextra-courant.
- L’extra-courant est dit de fermeture ou de rupture suivant qu’il est produit par la fermeture ou la rupture du circuit.
- Le premier est un courant inverse qui diminue l’intensité du courant principal ; le second agit dans le même sens que le courant principal dont il augmente l’intensité. Il prolonge un instant l’effet de ce dernier.
- Façon. Main-d’œuvre.
- Travail à façon. — Travail exécuté par un entrepreneur avec des matériaux fournis par celui qui le commande. Le premier n’a droit alors qu’au prix de la main-d’œuvre et à son bénéfice.
- Objet de façon. — Objet fait exprès pour un ouvrage quelconque.
- Faïence. Poterie de terre ou terre cuite vernissée ou émaillée. Sert à faire les revêtements des parois des salles de bains.
- Faîtage. Disposition employée pour recouvrir l’arête supérieure d’un comble.
- On exécute des faîtages en tuiles, en ardoises, en zinc, en plomb et en tôle
- (,fig•716)-
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- Faîtière. 1° Tuile de forme courbe, dont on recouvre le faîtage d’un comble à deux égoûts (fig. 717 et 718).
- 2° Bande de plomb qui recouvre le faîtage d’un toit.
- Fausse éponge. Pièce de bois qui se place dans l’intérieur des moules à tables contre la vraie éponge, pour diminuer les dimensions des tables, sans être obligé de recourir à un autre moule.
- Fausse équerre. Outil formé de deux barres de bois mobiles autour d’un axe, et permettant de tracer des angles de degrés variables (fig. 719).
- Faute. Crevasse dans un tuyau de conduite en plomb.
- Faux comble. Partie supérieure d’un comble à la Mansard. (Yoy. Charpente en fer.)
- Faux frais. On nomme ainsi les dépenses faites par un entrepreneur en
- Fig. 719.
- dehors des frais de main-d’œuvre, par exemple : le loyer, les impôts, les fournitures d’outils, d’équipage, l’éclairage, les pourboires, etc. Ces faux frais entrent, pour une certaine part, dans la composition des prix d’application.
- Fécine. Rouleau de paille que les couvreurs attachent sous les échelles pour les empêcher de glisser et de casser les tuiles ou les ardoises.
- On dit aussi facine.
- Fendis. Nom que l’on donne aux ardoises brutes obtenues dans le débit des blocs extraits de la carrière.
- Fer. Métal très tenace, et très employé, sous différentes formes, dans les constructions. Son emploi remonte à la plus haute antiquité. On a donné, dans la première partie du Cours de Construction, assez de renseignements sur ce métal pour qu’il soit inutile d’y revenir,
- Fer à souder. Outil permettant au plombier d’allier et d’unir la soudure. Il se compose d’une tige (fig. 720) emmanchée dans un morceau de bois, fait à la prise de la main, et portant à son extrémité l’appendice qui forme le fer à souder, qui, suivant les cas, a la forme d’une sorte de coin à section rectangulaire ou d’un cône. Le premier sert pour les soudures à côtes, et le second, pour les soudures à nœud.
- Fer-blanc. Tôle mince recouverte d’une couche d’étain sur les deux faces. Le fer-blanc est employé pour la couverture des édifices, dans les pays du nord de l’Europe.
- Fers creux. Tubes formés de tôles sou-
- Fig. 720.
- dées et étirées, avec lesquelles on fait des tuyaux de conduites de gaz.
- Feuille. Se dit de pièces de métal, plates et plus ou moins minces. Les feuilles de plomb, de zinc, de tôle, de fer-blanc, sont employées dans la couverture des édifices.
- Feutre. Sorte d’étoffe non tissue que l’on fait en foulant le poil ou la laine dont elle est composée. Soumis à certaines préparations, le feutre est employé à faire des couvertures légères, exigeant une charpente beaucoup moins forte que celle qui est nécessaire pour supporter l’ardoise ou la tuile.
- Fil métallique. Métal étiré à la filière : tels sont les fils de fer% de zinc, de laiton,
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- Les fils de fer servent à la fabrication des cordons de sonnettes, etc.
- Fil d'ar chai. — Fil de cuivre servant pour les canalisations électriques.
- Filière. 1° Outils servant à fileter les tuyaux et les becs de gaz. Il se compose (.ftg• 721 et 722) d’une sorte de tourne à gauche dont une des branches est elle-même à vis sur la partie centrale, dans le vide de laquelle on insère une pièce dite coussinet, faite en deux parties et que Ton peut définir un écrou en acier trempé, destiné à mordre sur la tige à fileter et à y tracer les rainures du pas de vis ;
- 2° Plaques d’acier circulaire dont la circonférence est pourvue d’échancrures graduées qui permettent de déterminer la grosseur d’un fil de fer.
- Filtration. Ensemble des procédés qui ont pour objet, dans les distributions d’eau, de transformer l’eau trouble en eau lim-
- Fig. 721 et 722.
- pide, avant de la livrer au consommateur.
- Fissilité. Propriété qu’a l’ardoise de pouvoir se diviser en feuillets ; la qualité de cette matière est d’autant meilleure que sa fissibilité est plus grande.
- Flèche. 1° Ligne qui joint le milieu d’une corde au milieu de l’arc qu’elle sous-tend.
- 2° Construction pyramidale en pierre ou en charpente qui surmonte les tours d’une église (Voir § 3).
- Fleuron. Epanouissement végétal en pierre qui termine les pinacles, les pignons, etc. (Voir § III).
- Flotteur. Appareil composé d’une masse on lentille {fig. 723) pouvant flotter sur l’eau et qui est reliée par une tige de mêlai à la clef du robinet d’alimentation d’un réservoir. Ce système est disposé de façon qne, si l’eau descend au-dessous d’un cer-
- Fxg. 724 et 725.
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- COUVERTURE.
- tain niveau, le flotteur se trouve suspendu au robinet qui s’ouvre; si, au contraire, l’eau monte, le flotteur plonge, est soulevé et ferme le robinet. Le mouvement du liquide est ainsi réglé automatiquement.
- Fontaine. 1° Système hydraulique destiné à fournir l’eau nécessaire aux habitants d’une ville, d’une habitation. Prend souvent la forme d’un édifice [fig. 724 et 725 j.
- 2° Récipient en grès dans lequel on garde l’eau, dans les cuisines, pour les usages domestiques.
- 3° Borne-fontaine. (Voir ce mot.)
- Fontainerie. Branche de la construction qui comprend l’établissement et l’entretien des fontaines, pompes, robinets et ajutages.
- Fig. 726.
- Les ouvriers qui exécutent ces divers travaux sont appelés des fontainiers.
- Fonte. On désigne ainsi un carbure de fer moins malléable et plus cassant que le fer, ne pouvant se forger ni à chaud ni à froid, et ne se soudant pas. On emploie ce métal fondu et coulé dans des moules représentant l’objet qu’on désire reproduire.
- Force électromotrice. On donne ce nom à la force qui produit le courant électrique.
- Quand une dynamo réceptrice reçoit le courant d’une dynamo génératrice, elle prend un mouvement de rotation, donne naissance à une force contraire à celle qui lui est envoyée, et qu’on nomme force conlre-électromotrice, inférieure, du reste, à celle de la génératrice.
- Forerie. Machine servant à percer les tuyaux. Cet appareil {fig. 726), qui a la
- forme d’un C, est pourvu à l’une de ses extrémités d’une vis qui sert le fût sur la pièce à percer.
- Forfait. On désigne ainsi un travail de couverture et de plomberie, ou de tout autre spécialité du bâtiment, fait à prix convenu. On dit : ce travail sera exécuté à forfait; marché à forfait, etc.
- Forge. Pierre de liais sur laquelle les plombiers battent le plomb à froid avec des maillets.
- On appelle forges voyantes, ou forges de campagne, de petits fourneaux qui sont munis d’un soufflet et qu’on transporte pour les employer sur les chantiers de construction. Nous donnons {fig. 727) une de celles que les plombiers employent le plus communément.
- Forger. Forger le plomb. — C’est le frapper avec des masses, pour le condenser. Cette opération n’est pas nécessaire, lorsque le plomb a été laminé.
- Fosse. 1° Cavité creusée dans le sol pour servir à différents usages dans les constructions.
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- 2° Fosses d'aisances ; réceptacle destiné à recevoir les matières fécales.
- Fossé. 1° Les plombiers donnent ce nom à un foyer placé en contre-bas du sol de l’atelier. On y fond le plomb, en le plaçant sur un lit de combustible enflammé. Au
- fond de ce fossé, se trouve une poêle en fonte qui rassemble le plomb à mesure cpie la fosse s’épuise.
- 2° Petite rigole pratiquée au fond de la couche de sable qui est dans le moule, pour y faire écouler, avec le sable, l’excédent delà matière.
- Fouille. Excavation pratiquée dans le sol pour l’établissement d’une canalisation d’eau, de gaz, ou d’un égout.
- Foulante. Nom donné à une pompe qui, après avoir aspiré l’eau, la refoule ensuite Par un tube adapté au corps principal de la pompe.
- Four. Construction en maçonnerie qui
- Fig. 728.
- Bert à la cuisson de diverses substances, felles que la tuile, etc.
- Fourchette. Endroit où les petites noues
- la couverture d’une lucarne se joignent à la pente du comble.
- On dit aussi reprise de noue.
- Fourgon. Nom que l’on donne aux barres de fer, crochues ou droites, avec lesquelles les plombiers attisent le feu de leurs forges.
- Fourneau. Sorte de réchaud surmonté d une chaudière, dans laquelle les plom-niers font chauffer la soudure. On en fait de différentes formes. Nous en donnons un exemple (fig. 728).
- Fournitures. Objets nécessaires aux travaux de construction et qui forment l’une des bases adoptées généralement pour hxer le salaire des entrepreneurs.
- Ceux-ci peuvent ne pas fournir les ma-
- Sciences générales.
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- tériaux, qui sont alors achetés ou procurés par le propriétaire lui-même. Les entrepreneurs n’ont alors plus droit qu’aux prix de façon et à un bénéfice.
- Fourreau. 1° Gaine ou étui, en forme de cylindre de tôle ou de fer-blanc, dans lequel on ajuste une bascule de sonnette.
- On dit : bascule à fourreau.
- 2° Tuyau de cuivre rapporté au sommet d’un corps de pompe, pour servir de réservoir à l’eau montante.
- Fourrer. Garnir de plâtre et de tuileaux le dessous des faîtières, pour les affermir.
- Franchir. Franchir une pompe, c’est la vider entièrement.
- Franchir un réservoir, une source, c’est
- i
- Fig. 729.
- également vider l’eau que ces capacités peuvent contenir.
- On dit qu’une pompe est capable de franchir une source d’eau quelconque, lorsqu'elle peut en émettre plus que cette source ne peut lui en fournir.
- Fronton. Couronnement triangulaire ou en arc de cercle d’un avant-corps de bâtiment (fig. 729).
- Frottement. Résistance qu’éprouvent les corps à glisser ou à rouler les uns sur les autres.
- Gabarit. 1° Patron, en vraie grandeur, d’une face plane de construction ou du contour de cette face.
- 2° Ensemble de pièces que l’on dispose pour donner à la section d’un canal d’égout i (fig. 730) la forme exigée,
- Couverture et plomberie. - 20.
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- COUYERTURE.
- Gable. Couronnement triangulaire d’un mur pignon [fig. 731).
- Gâches. Crochets de fer en forme de croissant, dont les extrémités sont pointues. On s’en sert pour maintenir les
- Fig. 730.
- tuyaux de descente contre les murs. (Voyez Crochets.)
- On en fait également usage pour enlever le plomb qui tombe dans les fossés des moules, parce qu’on les y implante lorsque la matière est chaude, et on les en détache en faisant fondre la matière à nouveau.
- Fig. 731.
- Galerie. Ornement courant en métal découpé placé au-dessus d’un chéneau, d’une marquise, d’un auvent, etc.
- Galvanisation. Opération qui a pour objet de recouvrir le fer d’une légère
- couche de zinc, pour la préserver de la rouille. On dit alors que le fer est zingué ou galvanisé. Le zingage est effectué par l’immersion de l’objet en fer dans un bain de zinc fondu.
- Dans les couvertures en ardoises, on se sert de clous galvanisés.
- Galvanomètre. Appareil servant à constater la présence des courants électriques et à les mesurer. 11 repose sur la propriété qu’ont les courants de dévier l’aiguille aimantée. Pour augmenter l’effet du courant sur l’aiguille, on place cette dernière dansun cadre rectangulaire, autour duquel on enroule plusieurs fois le conducteur en tournant toujours dans le même sens. L’action du courant se trouve multipliée par le nombre de spires. La sensibilité del’ap-pareil est encore augmentée si l’on sous-
- î
- Fig. 732.
- trait l’aiguille à l’action de la terre par le système astatique. L’aiguille supérieure se meut sur un cercle divisé horizontal. Le système des aiguilles est suspendu à un fil de coton et renfermé dans une cloche cylindrique en verre. Nous donnons (fig. 732) un croquis schématique de l’appareil, qui peut prendre différentes formes.
- Galvanoplastie. Procédé qui consiste à reproduire des objets en relief par des moulages en creux sur lesquels on dépose une couche de métal, au moyen d’un courant électrique, de manière à obtenir un relief dont l’épaisseur et la solidité sont proportionnelles au temps pendant lequel l’objet a été plongé dans le bain (bain galvanique). On emploie aussi les procédés galvaniques pour superposer intimement deux métaux l’un sur l’autre.
- Garantie. Obligation d’indemniser d’un préjudice souffert.
- Les architectes et les entrepreneurs
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- VOCABULAIRE.
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- restent pendant un certain nombre d’années (ordinairement dix ans) garants et responsables envers les propriétaires des travaux qu’ils exécutent pour leur compte.
- Garçon. On donne souvent le nom de garçon à l’aide d’un ouvrier compagnon.
- Garde-corps. On dit aussi garde-fou. Nom donné aux balustrades à hauteur d’appui placées le long d’une terrasse et des rampants des combles pour empêcher les ouvriers et autres personnes de tomber.
- Garde-robe. On donne ce nom à des appareils que l’on place dans les sièges d’aisances pour les fermer automatiquement et empêcher les odeurs provenant de la fosse de pénétrer dans les appartements.
- Le principe de ces différents systèmes
- Fig. 733.
- striée et percée d’une fente longitudinale servant au nettoyage [ftg. 734).
- 5° Orifice orné d’un mascaron par lequel s’écoule l’eau d’une fontaine ou d’une cascade.
- 6° Nom donné par les plombiers aux cordons de pierre sur lesquels sont assis des tuyaux de conduite.
- Garnir. Remplir de plâtre et de tuileaux le dessous des faîtières, pour les affermir.
- Garniture. On donne ce nom à l’ensemble des accessoires, tels que clapets, frettes, cuirs, étoupes, qui entrent dans la confection d’un piston de pompe.
- Gaz. Nom qui s’applique aux fluides aériformes.
- 1° Gaz d'éclairage. — Carbure d’hydrogène que l’on extrait, par distillation,
- Fig. 734.
- consiste en un levier actionnant une valve de fermeture. On agit sur le levier soit par un bouton de tirage, soit en montant sur le siège.
- Souvent on adjoint à la garde-robe un *myau d’amenée d’eau. Le levier, en agissant sur la valve, ouvre ou ferme en même temps ce tuyau. L’eau peut ainsi arriver dans la cuvette, entraîner les matières et s écouler dans le tuyau de chute.
- Gargouille. 1° Orifice par lequel l’eau d un chéneau se dirige sur lesol (ftg. 733).
- 2° Dalle de pierre creusée en demi-cercle et sur laquelle s’écoulent les eaux pluviales et ménagères.
- d° Canal étroit construit entre deux petits murs pour faciliter l’entrée et la sortie des eaux.
- 4° Tuyau de fonte logé dans un trottoir Pour le même usage. Ces canaux sont à section carrée et ont la partie supérieure
- de la houille, des résines, des acides gras de toute nature.
- 2° Gaz à Veau. — Gaz hydrogène pur obtenu par la décomposition de l’eau. — On donne à la flamme de ce gaz un pouvoir éclairant très intense, en plaçant au milieu une petite spirale en platine, qui passe au rouge blanc et brille d’un vif éclat.
- 3° Gaz oxhydrique.— L’éclairage au gaz oxhydrique s’obtient par la combustion de l’hydrogène par l’oxygène. On augmente considérablement le pouvoir éclairant de ce gaz en interposant dans la flamme un fragment de chaux, de magnésie ou d’alumine. Le corps solide devient alors incandescent et prend un éclat extraordinaire.
- 4° Gaz portatif . —Gaz riche produit par la distillation de schistes bitumineux. On ; le comprime dans des cylindres en tôle
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- COUVERTURE.
- placés sur des voitures. On le transporte ainsi aux consommateurs, chez lesquels se trouvent d’autres cylindres destinés à recevoir le gaz des premiers. Un régulateur spécial très sensible règle l’écoulement du gaz aux brûleurs, quelles que soient les variations de la pression.
- Gazier. Ouvrier qui travaille à l’installation du gaz d’éclairage.
- Gazomètre. Appareils dans lesquels on
- accumule le gaz dans les usines et d’où il part pour être distribué dans les diverses canalisations {fig. 73a).
- Grenouillère. 1° Enveloppe de cuir {fig. 736) que les couvreurs s’attachent aux genoux pour les garantir dans leur travail.
- 2° Bout de tuyau coudé {fig. 737) qui
- Fig.736. Fig. 737.
- s’adapte aux bouches d’arrosage et qui permet d’y fixer les tuyaux avec lesquels on arrose les rues, les boulevards, etc.
- 3° Porte-bec de gaz en plusieurs parties mobiles.
- Géométral. Se dit d’un plan, d’un dessin fait à la règle, à l’équerre et au compas par projection orthogonale et représentant un obje t en plan, coupe ou élévation, a une échelle choisie.
- Girandole. 1° Assemblage de tuyaux par
- lesquels l’eau jaillit en formant une figure quelconque dans des bassins, des fontaines destinées à l’ornementation des parcs, des jardins ou des places publiques.
- 2° Chandelier de gaz à plusieurs branches qui sert à la décoration des salles d’apparat.
- Girouette. Nom donné à une feuille de métal découpé placée au sommet d’une toiture, autour d’une tige verticale, mobile et indiquant la direction du vent. Certaines girouettes dominent une rose des vents (voir fig. 93, 94 et 93).
- Glacis. Enduit destiné à recevoir le plomb d’un faîtage ou d’un arêtier. On le met aussi sur la pente d’un chéneau pour faciliter la pose du métal.
- Gobelet. Nom donné à une espèce de lanterne métallique placée au faîtage d’un comble conique ou pyramidal et recevant les assemblages de tous les chevrons et fermettes composant le comble.
- Gouge. Sorte de ciseau à froid que les
- Fig. 738.
- plombiers emploient pour faire des cannelures et des trous arrondis {fig. 738). L’outil est en fer : le taillant est plus large que le corps et a une forme demi-circulaire.
- Goulette. On donne ce nom, dans les cascades, à des rigoles en pente douce, taillées sur des tablettes de pierre ou de marbre et qui sont interrompues, de distance en distance, par de petits bassins, en forme de coquilles, d’où sortent des bouillons d’eau.
- Goulotte. Petit canal creusé sur la cymaise d’une corniche, pour faciliter l’écoulement des eaux de pluie par les gargouilles.
- Gouttereau ou Goutterot. Murs goutte-rots. — On désigne ainsi, dans un bâtiment, les murs qui portent les gouttières.
- Gouttière. Canal de forme et de matière variable qui est placé à la base d’un toit pour recevoir les eaux pluviales et les
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- VOCABULAIRE.
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- conduire au sol par l’intermédiaire d’un tuyau de descente [fig. 739).
- Grains. Défauts du métal, communs au fer.
- Graisse. Substance animale onctueuse et facile à fondre. Sert à revivifier le plomb.
- Graisser. Frotter, oindre de graisse. Les moules à toile se graissent avec du
- suif fondu, afin que le plomb puisse mieux glisser et pour empêcher que la toile ne s°it brûlée.
- Les plombiers doivent aussi en graisser leur plane avant de la passer sur les couches de sable, afin de les rendre plus lisses.
- Graissoir. Morceau de linge contenant ue la graisse et avec lequel les plombiers jrottent leur plane, pour la rendre plus fisse, avant de la passer dans la couche de sable.
- Grattoir. Instrument de fer trempé et Aillant, que les plombiers emploient pour
- Fig. 740.
- pourvue d’une fente et contenant un grain ou une balle de métal, ordinairement de fonte, qui sert à faire résonner cette sphère quand on l’agite.
- Les grelots sont employés dans les sonneries électriques, de concurrence avec les timbres.
- Grès. Pierre siliceuse formée de grains
- de sable réunis par un ciment siliceux, calcaire ou argileux, et qui se rencontre, comme les calcaires, dans presque tous les terrains de sédiments.
- Le grès bigarré de Voisvre (Vosges) sert à la couverture des édifices. Il se débite en plaques minces propres à cet usage.
- Grès vernissé. — Sous cette forme, le grès est employé pour la confection des conduites d’égout, de fosses d’aisances, d’alimentation et de décharge.
- La figure 741 représente une partie d’égout, formée de claveaux en grès et
- Fig. 742.
- aviver le plomb avant de faire une soudure [fig- 740). Il affecte la forme d’un triangle.
- Gravatier. Entrepreneur et ouvrier qui enlèvent les gravois ou décombres dans un batiment.
- Gravois. Débris de matériaux de cons-L^Çfion, provenant de la démolition d’un bâtiment et qu’on transporte dans des tombereaux aux décharges publiques.
- Oa dit aussi gravats.
- Grelot. Petite sphère creuse en cuivre,
- d’un radier en pareille matière, perforé de trous qui l’allégissent et facilitent son retrait à la cuisson. Des bouches en grès, fermées par des plaques mobiles en fer galvanisé que soulève l’écoulement des matières, s’engagent dans la paroi de l’égout et forment l’extrémité des branchements.
- Griffe. Instrument en fer recourbé, muni d’un manche, qui sert aux plombliers à aviver le plomb {fig. 742).
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- COUVERTURE.
- Grille. 1° Grille de ruisssaux. — T reillis de fer maillés, assemblage de barreaux parallèles également compris dans un encadrement en fer.
- 2° Grilles d'égout. — Les grilles d’égout
- OOOOOQ
- 000000
- DDOOOO
- C.. i,
- Fig. 743 et 744.
- ont la forme affectée par les figures 743 et 744); leur coupe présente deux pentes en sens inverses. Les ruisseaux des cours aboutissent souvent à des cuvettes que l’on recouvre au moyen de grilles rondes ou carrées.
- 3° Grilles de caniveau. — Sorte de grillage fait de pointes rivées sur une traverse et qui s’oppose au passage des rats dans les caniveaux.
- Guide. 1° On donne ce nom à des câbles
- Fig. 743.
- ou à des tringles de fer qui servent, dans les appareils de montage, à guider et à maintenir dans une direction verticale le mouvement des bannes contenant les matériaux.
- 2° Armature sur laquelle est monté le coulisseau du piston pour une cuvette garde-robe.
- Guigneaux. Petites pièces de bois que l’on assemble sur les chevrons d’un comble et qui remplissent, pour le passage d’une souche de cheminée, le même rôle que les chevêtres dans les planchers, pour la construction des foyers.
- Guitare. Assemblage de charpente composé surtout de pièces courbes et qui est employé pour soutenir les toits en saillie des lucarnes ou pour empêcher la pluie, poussée par le vent, de pénétrer dans une fenêtre.
- La figure 743 représente une guitare.
- Fig. 746.
- Haler. Attacher un fardeau et l’enlever avec un câble ; le nœud d’attache se nomme halement.
- Hangar. Construction légère destinée à abriter des objets de natures diverses [fig. 746).
- Les hangars peuvent affecter la forme d’appentis ou de combles à deux pentes.
- Havet. Outil de fer dont l’extrémité est recourbée en crochet et qui est employé par les ardoisiers.
- Hêlement. Modèle d’appel dont se servent les ouvriers compagnons pour correspondre avec leurs garçons.
- Héridelle. Modèle français d’ardoises, ayant pour dimensions : Om,38 de longueur,
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- *0“,108 de largeur, 2 à 4 millimètres d épaisseur, et dont le poids est d’environ 500 kilogrammes le mille.
- Herminette. Sorte de hache à fer contourné en gouge, la concavité étant du «oté du manche ; le tranchant est circulaire [fig, 748). Cet outil porte une tete de marteau et sert à creuser les bois en gouttières.
- Herse. Epure tracée sur le sol et repré-
- Fig. 747 et 748.
- sentant la projection générale des pans de toits d’un comble sur les plans de lattis supérieurs et ramenés ensuite dans un
- même plan.
- La figure 749 représente la projection ùmzontale d’un comble ordinaire compose d’une croupe et de deux longs pans.
- Nous donnons [fig. 730) la projection de Ce comble.surun plan, mené parallèlement au lattis de croupe ; pour avoir les projections de ceux de longs pans, on fait tourner e plan dans lequel ils sont situés autour de l’intersection commune jusqu’à ce qu’il Se trouve dans le plan du lattis de croupe.
- Fig. 749.
- On appelle cette opération : mettre en herse.
- Heurt. Portion de conduite trop élevée Par rapport à son niveau de pente,
- Heuse. On donne ce nom à l’ensemble du Piston des pompes et de ses clapets ou s°upapes.
- Hiement. Mouvement effectué dans une € arpente par un effort horizontal, par eXemple sous l’action du vent.
- Houille. Charbon de terre. Chauffée en vase clos, cette substance donne un grand nombre de produits volatils, dont une partie est recueillie et forme le gazd’éclai-
- Hydraulique. Science qui enseigne à rage.
- mesurer, conduire et élever les eaux. Elle donne les moyens de procurer les eaux, soit aux villes, soit aux édifices publics, soit aux maisons particulières, soit, enfin, aux jardins.
- Hydrie. On désigne ainsi des vases d’où: l’eau s’échappe par un ou plusieurs jets et qui font partie d’une fontaine monumentale.
- Impériale. Se dit d’un comble en forme de dôme, dont le profil représente un talon renversé. Les courbes de ce comble se réunissent de façon à former un angle assez aigu, et l’ensemble rappelle la couronne de l’empereur.
- Fig. 750.
- Impluvium. Bassin de forme carrée, placé, au milieu de l’atrium d’une maison particulière, et qui est destiné à recevoir les eaux de pluie tombant par le compluvium, ou ouverture pratiquée dans le toit.
- Inclinaison. Pentes diverses données aux appentis et aux combles à deux égouts pour faciliter l’écoulement des eaux pluviales. Les toitures les plus inclinées sont les meilleures au point de vue de l’étan-cliéité.
- Indemnité. Compensation, généralement pécuniaire, qui est accordée à quelqu’un pour l’indemniser d’un travail, d’un débours, d’un dommage quelconque.
- Il y a lieu d’accorder à l’entrepreneur des indemnités, suivant certaines éventualités qui peuvent surgir dans le cours du travail, ou même après le travail. Parmi les cas qui peuvent se présenter, nous
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- citerons la cessation des travaux ; la suppression de tout ou partie des travaux ; l'augmentation des octrois, dans une proportion démesurée ; enfin, tout cas de force majeure.
- S’il juge qu’il y ait lieu à indemnité, l’entrepreneur doit prévenir l’administration ou le propriétaire, aussitôt que le fait se manifeste. Cet avertissement s’effectue par lettre ou par le moyen de réserves faites sur un règlement de comptes ou de mémoire.
- Pour régler le chiffre de Yindemnité reconnue nécessaire, on se base sur la situation respective des parties et le dommage causé à l’une d’elles.
- Indicateur de marche. Appareil employé
- Fig. 751.
- dans l’éclairage électrique. Il permet de suivre dans la chambre des machines le fonctionnement des différentes lampes.
- Il se compose d’un électro-aimant A {fig. 751) traversé par le courant. Un pendule, mobile autour d’un point fixe O est placé en face de l’un des pôles P de l’élec-tro-aimant. Ce pendule est terminé, à sa partie inférieure,par deux petits cylindres C et D, ayant le même poids. L’un, C, est en fer doux, tandis que l’autre, D, est formé d’une substance non magnétique. Supposons que le courant vienne à passer : le noyau de fer doux, B, s’aimante, et le cylindre C se trouve attiré vers le pôle P de l’aimant. Le pendule prend alors une position inclinée. Si le courant cesse, le poids du cylindre D ramène le pendule à la position verticale.
- Indicateur d’isolement à la terre. Appareil qui permet de vérifier continuellement si une installation électrique est bien isolée par rapport à la terre, et de voir immédiatement si un accident s’est produit.
- Soient C4 et C2 les conducteurs principaux d’une canalisation électrique quelconque. Sur ces conducteurs, on attache en dérivation un fil FFr Sur ce dernier, on installe deux lampes à incandescence, L{ et L2, qui exigent le même nombre de volts. Par le milieu de la portion de fil réunissant les deux lampes, on attache un troisième fil F2, qui rejoint la terre après avoir passé dans une sonnette S [fig. 752).
- Si les deux fils C, et C2 ne touchent pas la terre, les deux lampes brûlent avec le même éclat. Si C2 a un contact quelconque
- avec la terre, la lampe L2 éclaire moins que L^ ou s’éteint. Il en est de même de la lampe L<, si c’est C,, qui est en communication avec la terre. Dans l’un comme dans l’autre cas, la sonnerie S fonctionne.
- Si les deux conducteurs C, et C2 touchent tous les deux la terre, les deux lampes L^ et L2 éclairent peu, mais donnent le même éclat. Pour être fixé, on met une des lampes hors circuit. Deux cas alors peuvent se présenter : ou la seconde lampe s’éteint, ou elle continue à brûler. Si elle s’éteint, c’est que le conducteur est en bon état; si, au contraire, elle brûle encore, c’est qu’il existe un défaut.
- Induction. Nom donné au fait de la production d’un courant, sous l’influence d’un aimant qui se déplace, ou d’un autre courant.
- Quand un aimant se déplace rapidement
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- dans le voisinage d’un circuit métallique, ce dernier est parcouru par un courant {ftg. 733).
- Au lieu d’employer un aimant pour produire l’induction, on peut se servir d’un courant. Lorsqu’un fil traversé parle courant d’une pile se meut rapidement dans
- Fig. 753.
- le voisinage d’un circuit dernier est parcouru par d’induction.
- (fig. 754), ce des courants
- Le courant qui produit cet effet se nomme inducteur; le courant engendré est Vinduit. Le circuit parcouru par l’inducteur est dit
- Fig. 754.
- circuit primaire; celui qui est traversé Par l’induit est le circuit secondaire. Le circuit induit est direct, s’il a le même sens que l’inducteur ; il est inverse, dans le cas contraire.
- Infiltration. Pénétration des liquides
- dans les interstices des substances solides.
- Des infiltrations dans les murs peuvent avoir lieu par des fuites de chéneaux, etc.
- Inoxydable. On désigne sous le nom de métaux inoxydables ceux qui ne sont pas sujets à l’oxydation au contact de l’air et de l’humidité. Le zinc et l’étain, par exemple, sont employés pour recouvrir le fer qui est un métal très oxydable.
- Inspecteur. Dans les travauximportants, les architectes prennent, pour les seconder, des inspecteurs chargés de veiller à la construction des édifices, à vérifier la
- Fig. 755.
- qualité et la quantité des matériaux employés, à faire exécuter bien exactement les plans dressés par l’architecte, de manière que tout soit achevé conformément aux lois du bâtiment et aux règles de l’art.
- Intensité. On appelle intensité d'un courant, la quantité d’électricité qui passe dans l’unité de temps. C’est cette intensité qui représente la grandeur de l’effet produit par la force électro-motrice.
- Si :
- I est l’intensité du courant ;
- Q la quantité d’électricité ;
- t le temps ;
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- on a la relation suivante :
- L’intensité est pour un courant ce qu’est le débit pour une conduite.
- Interrupteur. Appareil servant à établir ou à interrompre le courant dans un circuit électrique. Il existe une quantité de dispositifs plus ou moins différents les uns des autres.
- On distingue :
- 1° L’interrupteur à cheville. Chaque extrémité de la ligne aboutit à un bloc métallique. Les deux blocs sont séparés, et, pour établir une communication, on en-
- Fig. 756.
- fonce entre eux une cheville qui les réunit
- (fia- 755);
- 2° L’interrupteur à écrou. La communication est établie parle serrage d’un écrou. [fig. 756);
- 3° L’interrupteur à manette. On fait l’ouverture ou la fermeture en manœuvrant à droite ou à gauche une manivelle {fig- 757).
- La construction de ces appareils exige beaucoup de précautions. Il faut que les surfaces de contact soient toujours en parfait état. Les positions d’ouverture et de fermeture doivent être parfaitement déterminées, de façon que la manœuvre se fasse rapidement et sans hésitation. Les boutons et manettes doivent être en matière isolante, et on doit calculer la dimen-
- sion des pièces de manière à éviter tout échauffement.
- Irrigation. Arrosement des prés, des terres, par des rigoles, des saignées ou des canaux.
- Isolateur. 1° Crochets employés pour fixer aux murs les fils des sonneries électriques ;
- 2° Supports en porcelaine de kaolin pour les fils télégraphiques ef téléphoniques.
- Jauge. Les plombiers donnent ce nom à une boîte qui, sur les parois latérales, porte plusieurs ouvertures inégalement
- Fig. 757.
- élevées relativement aux fonds. Connaissant la quantité d’eau que contient la boîte avant qu’elle ne s’écoule par la première, seconde, troisième, etc., ouverture, il leur devient facile de mesurer le produit d’une fontaine dans un temps donné.
- Jaugeage. Opération qui consiste à mesurer le débit d’eau que fournit une source, un aqueduc, une canalisation, etc.
- Le jaugeage est particulièrement nécessaire pour déterminer le volume d’eau apporté par les canaux d’alimentation d’une ville, ainsi que le débit des conduites de distribution, et, par suite, la section et la pente qu’il convient de leur donner.
- Jauger. Terme général qui signifie me-
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- surer la quantité d’eau fournie, dans un temps donné, par une source ou par un
- robinet.
- Javelle. On donne ce nom à des bottes de paille réunies deux à deux par un lien de paille ou d’osier et qu’on dispose par rangées sur les toits lorsqu’on veut les couvrir en chaume.
- Jé. Longue baguette en jonc avec laquelle les plombiers dégorgent les tuyaux de descente.
- On dit aussi : jonc ou rotin.
- Jet. 1° Espèce d’entonnoir qui s’élève au-dessus des moules et par lequel on introduit le plomb fondu. Le plomb doit se couler dans le moule jusqu’à ce que le jet
- Fig. 158.
- soit rempli, pour que le poids du plomb Apii s’y trouve force celui coulé dans le naoule à en remplir toute la capacité ;
- 2° Petit ajutage en cuivre que l’on fixe à l’extrémité d’une conduite pour régler la dimension du jet qui s’en élance.
- Jet d’eau. 1° Ornement des bassins et des fontaines, qui consiste dans une colonne d’eau isolée, ou une gerbe lancée de bas en haut ou dans une autre direction, sous l’influence d’une certaine pression;
- 2° Pièce inférieure d’un châssis ouvrant, disposée de façon à rejeter l’eau au dehors. L’appui des fenêtres est aussi muni d’un jet d’eau. Ce dernier est quelquefois couvert d’unebande de zinc, mais, le plus
- souvent, il est en fonte douce et d’une seule pièce {fig. 758). Deux conduits le traversent et partent d’un canal intérieur, ramenant ainsi extérieurement l’eau et la buée. A l’extérieur, il affecte un profil curviligne pour présenter un obstacle insurmontable à l’eau de pluie.
- Jeter. Jeter le plomb dans le moule : l’y verser avec une cuiller en forme de casserole.
- Jointif. Un lattis est jointif, lorsque les lattes que le composent sont clouées les unes à côté des autres de façon à se toucher.
- Jouée. Les jouées de lucarnes sont les faces latérales de ces dernières, elles ont
- Fig. 159.
- la forme triangulaire que l’on remplit en plâtre.
- Elles se couvrent soit en zinc, soit en ardoises. Ce dernier procédé est préférable, tant pour l’aspect que pour le grand pouvoir isolant de l’ardoise (fig. 759).
- Journée. Somme des heures de travail fournies par un ouvrier dans un jour. Le chiffre de ces heures varie suivant la saison et les corps d’état.
- On distingue, dans les travaux du bâtiment, la journée d’hiver, comprenant huit heures, et la journée d’été, comprenant dix heures de travail effectif.
- Le prix de la journée se décompte par heure. Les travaux à la journée ne sont
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- guère en usage que dans des cas exceptionnels, où les évaluations ne peuvent être faites autrement; c’est ce qu’on appelle les travaux en régie, pour lesquels il est nécessaire de tenir'des attachements quotidiens.
- Les heures supplémentaires jusqu’à
- huit heures du soir sont payées le même prix que les heures de jour.
- Les heures de nuit commencent à huit heures du soir et finissent à six heures du matin. Elles sont payées le double des heures de jour.
- Jumelles. Rangée de pavés formant la
- Fig. 760.
- moitié d’un ruisseau et joignant la chaussée ; l’autre rangée se nomme contre-jumelles.
- Labour. Outil servant à remuer le sable du moule à table de plomb, après l’avoir arrosé. Il est fait à peu près comme une pelle à bêcher.
- Laisses. Bavures que l’on remarque sur le bord des tables de plomb qui viennent d’être coulées.
- Laiton. Alliage formé de cuivre et de zinc dans des proportions très variables et qui prend une belle couleur jaune se rapprochant un peu de celle de l’or. Sa composition ordinaire est de 70 parties de cuivre pour 30 de zinc.
- Le laiton est utilisé surtout pour la robinetterie.
- Cet alliage s’obtient en faisant fondre directement du cuivre rouge ou rosette avec du zinc en plaques concassées en fragments.
- Lambrequin. On donne le nom de lambrequins à des ornements métalliques pendants et continus, qu’on place verticalement sous un chéneau ou comme couronnement d’une marquise, d’un pavillon, d’un appentis, etc.
- Les lambrequins se font ordinairement en zinc estampé, en tôle découpée, en fer ou en fonte malléable, on en fait aussi, mais plus rarement, en verre ordinaire, dépoli ou de différentes couleurs (fig. 760).
- Lames de plomb. Morceaux de plomb extrêmement minces.
- Lamellaire. Un corps a une structure lamellaire lorsque sa cassure présente
- Fig. 761.
- une masse de petites lamelles disposées en tout sens.
- L’ardoise est à structure lamellaire. Lampadaire. 1° Porte-lampe ;
- 2° Appareils ornés de motifs d’architecture ou de sculpture que l’on place à l’ex-
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- térieur ou à l’intérieur des édifices. [fig. 761) ;
- 3° Consoles en fer forgé portant les lanternes à gaz destinées à l’éclairage des rues.
- Lampe. Récipient où l’on met de l’huile ou un autre liquide, avec une mèche et servant à l’éclairage. — On en fait un grand nombre de modèles différents. — On distingue aussi les lampes à huile, lampes à pétrole, lampes à essence, etc.
- Lampe à arc. Système d’éclairage électrique très fréquemment employé. Cette lampe est constituée par deux baguettes de charbon de cornues entre les pointes desquelles jaillit l’arc électrique (Voyez arc et fig. 376).
- Lampe à incandescence. Lampe élec-
- galvanoplastiquede sulfate de cuivre pour établir une liaison parfaite entre le circuit extérieur et les extrémités du charbon. 11 est soudé à l’ampoule de verre, qui est elle-même soudée au chalumeau et lutée avec du plâtre dans un manchon en cuivre fileté extérieurement et mis en contact avec un des fils de platine. Une rondelle en cuivre est scellée au milieu du plâtre à la base de la lampe et communique avec l’autre fil de platine.
- Pour mettre la lampe en place dans une installation, on visse le manchon dans une douille en bois présentant deux pièces de cuivre qui viennent faire respectivement contact avec le manchon et la rondelle, et auxquelles aboutissent les deux conducteurs du courant.
- Lampe à souder. Petit appareil employé
- trique dans laquelle on obtient la lumière faisant passer un courant relativement intense dans un filament peu conducteur de l’électricité. La haute température produite rend le filament lumineux.
- Pour préserver ce dernier de la combustion on le renferme dans une ampoule en verre [fig, 762) où l’on fait un vide aussi Parfait que possible. Pour filament, on nniploie le charbon qui est infusible, très résistant et a un pouvoir rayonnant très grand.
- Ce filament de charbon est recourbé en son milieu, et présente à ses extrémités deux petits renflements ou se fait la jonction avec les fils de platine qui amènent le courant. Ces fils sont contenus dans un Petit tube fermé au fond duquel ils sont scellés. Ce tube a été soumis à un bain
- parles plombiers pour les opérations de soudure. Il se compose [fig. 763) d’une petite boîte métallique en forme de lanterne, pourvue de deux poignées oreilles pour la tenir en main. On y introduit une petite lampe à esprit-de-vin, dont la flamme sert d’abord à chauffer un petit réservoir, placé à la partie supérieure de la machine, que l’on a remplie également d’esprit-devin. Sous l’action de la chaleur produite, l’esprit contenu dans ce petit réservoir se réduit en vapeurs. Celles-ci prennent issue par un petit tuyau terminé par un bec analogue à celui d’un chalumeau, précisément au milieu de la flamme de la lampe et s’y enflamment à leur tour. On obtient ainsi un jet très puissant que l’on peut suffisamment diriger en maniant la lampe et qui permet de produire sur des métaux
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- une température pour les opérations de soudure.
- Le bouchon à vis du réservoir supérieur est muni d’une petite soupape à ressort de sûreté contre les explosions.
- Lampier. Sorte de lustre ancien portant des godets dans lesquels on mettait de
- Fig. 764.
- l’huile et des mèches pour éclairer l’inté-tieur des églises [fig. 764).
- Lance. 1° Jet d’eau sortant d’un seul ajutage très mince et s’élevant à une grande hauteur ;
- 2° Tube conique qui termine les manches à incendie ou les tuyaux d’arrosage [fig. 765).
- Lancier. Canal de plomb qui reçoit les
- Fig. 765.
- eaux d’un comble et les lance au dehors. Il est synonyme de gargouille (Voy. ce mot).
- Langue. Bout de tuyau de plomb aplati, que l’on ajuste à l’extrémité d’un robinet de cuivre et qui jette l’eau en nappe dans la cuvette d’une garde-robe.
- Lanterne. 1° Tourelle élevée sur un dôme pour donner du jour à la partie supérieure de la coupole [fig. 766) ;
- 2° Enveloppe de verre dans laquelle on place une lumière pour éclairer les rues des villes.
- Les candélabres, les consoles en fer forgé, nommées aussi lampadaires, portent des lanternes à gaz, dont une des faces [fig. 767), peut s’ouvrir pour les réparations.
- Lanterneau. Nom donné anciennement à un lanternon.
- Lanternon. On désigne ainsi une petite lanterne établie au sommet d’une coupole, d’une cage d’escalier, etc.
- Latéral. S’emploie pour déterminer un objet qui est sur le côté par rapport à un autre objet.
- Fig. 767.
- On dit une élévation latérale, une chapelle latérale, une galerie latérale, etc. etc.
- Latrines. Lieux retirés qui sont destinés au dépôt et à la conservation momentanée des matières fécales.
- On dit aussi privés, lieux d'aisances, cabinets diaisances, water-closets.
- Latte. Morceau de bois de cœur de chêne
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- refendu qui a, dans le commerce, lm,30 de longueur, sur 0in,054 de largeur.
- On distingue, en couverture, plusieurs sortes de lattes :
- Les lattes carrées, servant à accrocher les tuiles ;
- extrémités soient, autant que possible, également distribuées entre tous les chevrons, au lieu d’être clouées seulement sur quelques-uns.
- On remplace parfois les lattes de chêne par des lattes de sapin débitées à la scie
- Les lattes à ardoises, qui sont plus larges que les précédentes et qui se nomment aussi lattes-volisses ou voliges.
- Ces échantillons de bois se vendent en bottes.
- On appelle clous à lattes des clous à tige carrée, à tête large, qui servent à fixer les lattes.
- Fig. 768,
- natter. Faire un lattis.
- Lattis. Lattes clouées sur les c d une couverture pour recevoir les < les tuiles, les ardoises, etc.
- Les lattes pour couverture en 1 Posent par cours horizontaux entre eux, d’axe en axe, d’une > égale au pureau des tuiles. Cbaq de lm,30, doit porter et être cio quatre chevrons qui sont ainsi esj quatre à la latte, dans le sens de geur du toit. On dispose les lattet c’est-à-dire de manière qu
- Fig. 769.
- de long, mais alors il faut leur donner un plus fort équarrissage.
- Lavabo. On donne ce nom à des vasques de grandes dimensions, réunies dans un même meuble pour servir à la toilette.
- Ces lavabos se composent ordinairement {fig. 768) d’une table de toilette, qui
- Fig. 770.
- se trouve en communication avec l’eau au moyen d’un seul tuyau d’amenée; de là, l’eau tombe doucement, par des ajutages avec robinets, dans des cuvettes. Ces dernières se vident par le fond dans un conduit à peu près horizontal se déchargeant dans une conduite établie contre le mur*
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- La tuyauterie est cachée par des panneaux de soubassement ferrés à charnière, pouvant s’ouvrir pour les réparations.
- On fait aussi des lavabos mobiles que l’on peut fixer simplement sur les murs ou sur le plancher au moyen de supports en fer [fug. 769 et 770).
- Lavatorium. Auge ou bassin quelquefois surmonté d’une vasque avec jet d’eau, et servant aux ablutions ou aux lavages.
- Lave. Pierre volcanique poreuse et compacte que l’on emploie, dans certaines régions, pour remplacer la tuile ou l’ardoise. Sa couleur varie du gris au brun rougeâtre et au noir. Elle se taille au ciseau ordinaire, et s’exploite à ciel ouvert, au moyen delà poudre, de coins, de masses et de leviers.
- On donne encore le nom de lave à un
- Fig. 771.
- calcaire schistoïde qui s’extrait dans les environs de Vesoul et que l’on utilise également pour les toitures.
- Lave fusible. Mastic bitumineux que l’on prépare en mélangeant du brai épuré avec trois fois son poids de matière terreuse ou de craie de Meudon très sèche. Ce mastic, qui résiste bien à l’action de l’air, sert à couvrir des terrasses, à enduire les parois de réservoirs, citernes, bassins, etc.
- Laver. Opération qui consiste à remuer les cendres de plomb dans une sébille pleine d’eau, à l’aide d’une truelle.
- Laverie. Local annexé à la cuisine dans une habitation d’une certaine importance et qui sert au lavage des ustensiles.
- Les accessoires indispensables à toute laverie sont un évier avec bonde de décharge et tuyau d’écoulement, un robinet de puisage avec conduite d’amenée des eaux, etc.
- Lavoir. 1° Tonneau rempli d’eau ;
- 2° Etablissement où l’on lave le linge, et comprenant différents bassins de lavage, des pressoirs, desbuanderies, des séchoirs, etc., avec une importante installation d'eau.
- Légers. On comprend sous cette dénomination tous les ouvrages exécutés en plâtre avec ou sans lattis, etc. : jointoi-ments, renformis, languettes et tuyaux de cheminées, etc., etc.
- Les couvreurs font quelquefois des légers ouvrages sur les combles, tels que réparations de souches de cheminées, crevasses, etc., bandes de solins, etc. On les leur paye 15 0/0 plus cher qu’au maçon.
- Législation du bâtiment. Ensemble des lois et règlements applicables à tout ce qui concerne les bâtiments, la propriété, la police et l’exécution des travaux.
- Levage. Opération qui a pour but la mise en place des divers matériaux entrant dans la construction d’un bâtiment.
- Levier. 1° Pièce de bois qui sert à enlever les tables de plomb de dessus le moule, lorsqu’elles sont refroidies ;
- 2° Barre de bois qui sert à faire tourner un treuil {ftg. 771);
- 3° Pince en fer dont se servent les ouvriers pour soulever les pièces lourdes.
- Liaison. Alliage de plomb et d’étain qui sert à faire des soudures.
- Liaisonner. Liaisonner des lattes, c’est les clouer de manière qu’elles n’aboutissent pas sur le même chevron.
- Liasse. Attache que fait le poseur de sonnette.
- Liche. Les ardoisiers désignent ainsi de petites surfaces douces au toucher, qui coupent en tous sens le plan de fîssilité et empêchent la séparation du schiste en feuilles de dimensions suffisantes pour faire l’ardoise.
- Lien. Pièce de bois placée obliquement dans l’angle que forment deux autres pièces, pour en consolider l’assemblage.
- On fait des liens cintrés pour supporter, par exemple, la saillie du toit dans certaines lucarnes.
- Ligature. 1° Mode d’attache des cordages. Les différents systèmes de ligatures sont très nombreux. Nous donnons
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- {fis- 772 et 773) l’exemple d’nne ligature simple, vue en dessus et en dessous";
- 2° Attache faite au moyen de fils métalliques et que l’on nomme aussi liasse.
- Ligne. On appelle ligne d’eau, l’ouverture d’un tuyau dont le diamètre n’est que la cent quarante-quatrième partie d’un tuyau de 27 millimètres de diamètre.
- ‘ Lignolet. Dans les couvertures en ardoises, on donne ce nom au dernier rang d’ardoises, posé quelquefois en saillie d’un côté du comble.
- Limage. Opération par laquelle on dimi-uue, on polit ou on coupe les métaux ou les autres corps durs.
- Limaille. Nom donné aux particules métalliques détachées des métaux par le limage, ou travail à la lime.
- Lime. Tige ou barre d’acier trempé dont la surface nommée verge est formée d’aspérités ou de dents servant à user les létaux. A l’une de ses extrémités, la lime est terminée par une partie pointue, nommée soie, et qui entre dans un manche en Lois.
- > Lorsque les aspérités sont peu sensibles, la lime est dite douce, demi-douce, douce, exlra-douce. Elle est rude, au contraire, si elles sont fortement saillantes ; entre ces deux extrêmes, la lime porte le n°m de bâtarde.
- _ H existe un grand nombre de formes de limes ; les principales sont : les limes plates à main et les limes plates pointues, la lime ronde pointue ou queue de rat, la lime ronde cylindrique, la lime demi-coude, la lime feuille de sauge, le carrelet cl le tiers-point. On connaît encore : les Ümes-râpes, le faucillon, les limes d’en-lrce,les limes fendantes, etc.
- Les plombiers se servent ordinairement de grosses limes.
- Limer. Travailler un objet à la lime.
- Linéaire. Mesurer en linéaire : prendre une mesure dans le sens de la longueur. Le cas se présente dans la vérification, pour le relevé d’ouvrages qui ne pourraient se mesurer autrement, parce que murs autres dimensions sont insignifiantes Par rapport à leur longueur. C’est ainsi que la pose des tuyaux de plomb est payée on mètre linéaire.
- Lingot. On donne ce nom au plomb qui a été coulé dans une lingottière
- Lingottière 1° Espèce de moule en fer ou en cuivre, de forme à peu près régulière, qui sert à couler les métaux. Ce moule est creux dans le sens de sa longueur, et sert à former des saumons de plomb ;
- 2° On donne aussi le nom de lingottière à une espèce de gouttière que l’on fixe à l’extrémité des moules à pierre et à toile, pour suppléer aux fosses des moules à sable.
- Livret. Carnet dont les ouvriers sont tenus de se munir et sur lequel sont inscrites les dates de leurs entrées chez les patrons et celles de leurs sorties.
- Le livret, institué en 1749, fut supprimé en 1791 et rétabli en 1803; il est délivré
- par le maire ou le préfet, et exceptionnellement à Paris, parle préfet de police.
- Location. Location des bois. Les entrepreneurs prennent des bois en location pour étais, barrières, cintre, échafauds, et les rendent lorsqu’ils ont achevé les travaux à la construction desquels ils ont employé ces bois.
- Le prix des bois pris en localioyi se compte au centimètre cube ou à la pièce.
- Long-grain. Série de stries à peu près parallèles que l’on remarque dans les ardoises et suivant le sens desquelles doit être dirigée la longueur de ces matériaux.
- La plus forte résistance des ardoises à la cassure a lieu dans un sens perpendiculaire au long-grain. Lorsque celui-ci est perpendiculaire au long côté, l’ardoise est dite traversine ou traversière; elle casse
- Sciences générales.
- Couverture et Plomberie. —21.
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- COUVERTURE.
- alors entre les clous et le pureau qui se détache ; si le long-grain a une position intermédiaire, l’ardoise est biaise, et il s’en détache des coins qui tombent. Dans les deux cas, l’eau peut entrer par les deux joints mis en partie à découvert.
- Long-pan. Grand côté d’un comble à croupe ou en pavillon.
- Loup. 1° Forte pince recourbée à l’une de ses extrémités et avec laquelle on arrache les vieux clous ;
- 2° On dit vulgairement faire un loup dans un ouvrage, lorsqu'on commet une erreur quelquefois assez grave pour que le travail ne puisse pas servir.
- Lucarne. Ouverture pratiquée dans le rampant d’un comble pour éclairer et aérer une chambre en galetas ou un grenier ménagé sous le toit.
- Les lucarnes se font soit avec devanture
- Fig. T74.
- en maçonnerie, soit entièrement en charpente apparente, recouverte de plomb ou d’ardoises.
- On fait aujourd’hui des lucarnes entièrement en fonte ou en zinc (/?</. 774).
- Lumière. Ce qui éclaire les objets et les rend visibles ; bougies, chandelles, lampes allumées, etc., etc.
- Lumière électrique. — On appelle lumière électrique la lumière que produit le rayonnement des corps fortement échauffés par le passage d’un courant électrique ; elle diffère des autres lumières artificielles, parce qu’elle n’est, à vrai dire, qu’un phénomène d’incandescence, dans lequel la combustion ne joue qu’un rôle très secondaire, et n’est meme pas indispensable, puisque la lumière électrique peut être ob-j
- tenue dans le vide, dans l’eau et même dans les gaz impropres à la combustion. Cependant, comme cette incandescence est le résultat d’une élévation de température bien supérieure à celle des flammes, elle émet beaucoup plus de lumière et beaucoup moins de chaleur.
- La lumière électrique est blanche et ne colore pas les objets qu’elle éclaire. Elle peut fournir des foyers d’intensités très variées, depuis 2 à 3 becs carcels, jusqu’à des milliers de carcels.
- Il y a différents modes de production de la lumière électrique, modes que nous étudierons dans un des chapitres suivants, mais
- Fig. 775.
- que nous pouvons, dès à présent, résumer en deux divisions principales :
- 10 Lumière par incandescence, produite par le passage du courant à travers un fil de métal ou de charbon, dans le vide ou à l’air libre;
- 2° Lumière par arc voltaïque, produite par une décharge électrique entre deux charbons polaires fixes ou mobiles.
- La lumière produite par l’incandescence est d’une fixité remarquable. Ce système permet, en outre, l’obtention de petits foyers et, par suite, une répartition plus facile de la lumière dans les locaux de dimensions ordinaires.
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- Dans le second mode d’éclairage, la lumière obtenue est plus considérable, et la force motrice dépensée, beaucoup mieux utilisée. Ce système s’emploie surtout pour les gares, les voies publiques, etc.
- La lumière électrique exige l’emploi de générateurs produisant des courants dont les qualités, quantité et tension, répondent au nombre de foyers nécessaires et à la somme totale de lumière correspondante.
- Lunette. 1° Petite baie ménagée dans un toit pour donner de l’air à la charpente et permettre de passer la corde à nœuds, lorsqu’il y a des réparations à faire.
- 2° Ouverture circulaire pratiquée dans le dallage d’un cabinet d’aisances.
- Les lunettes ont de 0m,20 à 0m,25 de diamètre et sont placées à 0m,15 du mur. De chaque côté du trou est une petite élévation pour poser les pieds.
- 3° Le nom de lunette s’applique égale-
- ment. 11 existe donc deux catégories de machines : les magnétos et les dynamos.
- Mâchoire. 1° Rainure dans laquelle s’engage la corde d’une poulie. On dit aussi gorge ;
- 2° On donne aussi ce nom aux deux parties d’une tenaille, d’un étau, servant à assujettir les objets qu’on désire travailler soit à l’établi, soit à la main {fig. 776).
- Madrier. 1° Longue table de chêne sur laquelle on pose les moules à tuyaux. Ce madrier porte un cric à l’une de ses extrémités, et, au dessous, est une ouverture faite en forme de mortaise où l’on suspend ce moule.
- 2° Longue table de chêne pourvue de rebords et qui sert aux plombiers à couler le plomb sur une couche de sable mouillé, préparé, dressé et uni au moyen de la plane. A l’une des extrémités
- ment à l’ouverture d’une garde-robe ou d’un siège d’aisances quelconque.
- Lustre. Luminaire à plusieurs branches qui reçoit un certain nombre de bougies °u becs de gaz, et que l’on suspend à une v°ûte, à un plafond, pour éclairer une grande salle, une église, un théâtre {fig. 775).
- Machine. On donne, en général, le nom de machine aux instruments employés dans les ateliers pour remplacer le travail à la main.
- On donne aussi ce nom aux différents engins employés sur les chantiers, tels que chèvres, grues, locomobiles, etc.
- On appelle machines électriques, des machines qui servent à transformer l’énergie mécanique en énergie électrique. Elles out toutes pour principe fondamental, 1 emploi des courants d’induction. C’est en déplaçant un circuit dans un champ magnétique qu’on donne naissance à un courant. Ce champ peut être produit par un aimant permanent ou par un électro-ai-
- (,fig. 777) est la chaudière ; à l’autre, une auge qui reçoit le surplus du plomb entraîné, par le râble ou règle de bois, de la même largeur que le moule et que l’on glisse sur ce dernier aussitôt que la matière y est jetée, pour fixer l’épaisseur de la table de métal coulé.
- Magnétisme. T out ce qui regarde les propriétés de l’aimant ; agent auquel l’aimant doit sa propriété d’attirer le fer et qu’on a identifié avec l’électricité.
- Magnétos. On donne ce nom aux machines électriques dans lesquelles le champ magnétique est produit par un aimant permanent.
- Les machines Magnétos offrent cet avantage que leur force électro-motrice est à peu près proportionnelle à la vitesse de rotation; elle est indépendante du circuit extérieur.
- Elles ont l’inconvénient d’exiger des dimensions plus grandes que les dynamos, parce que, à proportions égales des pièces, l’aimantation permanente de l’acier
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- n’atteint pas le même degré que l’aimantation produite sur le fer doux par les électro-aimants.
- Maillet. Outil de percussion employé par les plombiers. 11 est composé d’un manche long d’environ 0m,20, et d’une masse de bois de charme, de frêne, de chêne, d’orme tortillard ou de huis, ayant 0m,17 de longueur, sur Om,ll à 0m,12 de hauteur, et 0ra,08 d’épaisseur (fig. 778).
- Fig. 778.
- Les couvreurs emploient également des maillets dontla masse affecte la forme d’un tronc de cône. On les appelle, le plus souvent, maillets pieds cle tabourets (fig. 779).
- Maillon. Anneau d’une chaîne.
- Main. C’est une pièce de fer recourbée en S, qui sert à accrocher les suspensions, les lustres, et même les fardeaux dans les grues et les chèvres.
- Main-d’œuvre. — On désigne ainsi la
- Fig. 779.
- façon donnée à une pièce ou travail de l’ouvrier. Le prix de la main-d’œuvre sert de point de départ pour l’établissement d’un prix.
- Maître compagnon. Nom donné à celui qui dirige une équipe d’ouvriers.
- Mâle. Qualificatif que l’on emploie pour désigner un objet qui pénètre dans un autre, par exemple un tuyau de plomb qui pénètre dans un autre tuyau de plus
- grand diamètre : c’est de là qu’est venue l’expression soudure mâle et femelle.
- Malfaçon. Se dit, dans les travaux de bâtiment, de tout défaut, soit de matière, soit de travail, provenant : de l’infidélité, de l’épargne, de l’ignorance, ou de la négligence.
- Le nombre des malfaçons est infini :
- Fig. 780 à 782.
- faire une malfaçon, c’est, en couverture, employer de la tuile mal cuite, de l’ardoise de mauvaise qualité ; ne pas les attacher sur le lattis; faire les plâtres trop maigres, etc., etc.
- Malléabilité. Propriété que possèdent à divers degrés les métaux de pouvoir s’étendre et s’élargir sous l’action du marteau ou du laminoir.
- Fig. 783.
- En raison de leur degré de malléabilité, on classe les métaux dans l’ordre suivant : or, argent, platine, plomb, cuivre, étain, zinc, fer, fonte, etc.
- Les métaux ou les alliages qui ont été soumis à l’action du marteau et du laminoir deviennent durs et cassants; on dit qu’ils sont écrouis; il faut les faire recuire si l’on veut continuer à les réduire en lames.
- Manche. Partie d’un outil qui est en fer
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- ou en bois et au moyen duquel on saisit cet outil pour s’en servir. — Elle affecte différentes formes fig. 780 à 782).
- Manchon. 1° Cylindre de bois ou de métal dont on enveloppe, pour les réunir bout à bout, les extrémités de deux tuyaux de plus petit diamètre. Ce procédé s’emploie surtout pour relier des tuyaux dont les brides ou les emboîtements sont brisés [fig. 783);
- 2Û Tubes employés dans le montage des cordons de sonnettes, et qui servent à envelopper ces derniers, dans leur passage à travers les murs;
- 3° Cylindre en métal rapporté dans la partie d’un corps de pompe en bois que Parcourt le piston, afin de rendre le frot-
- Fig. 784 et 785.
- lement plus doux et la fermeture hermétique.
- Mandrin. Le mandrin est l’opposé de la Patrice. C’est un calibre, tige ou coin, à section circulaire ou carrée avec lequel on perce des trous d’une grandeur déterminée : c’est sur le mandrin qu’on fait une douille, etc.
- 11 sert aussi à agrandir un trou après fin il a été percé.
- Manette. On appelle clef à manette une elef qui sert à ouvrir des robinets ayant la tête de leur carillon terminée en forme d écrou carré ; les clefs à manette emboîtent cette tête carrée et ouvrent ou ferment 1° robinet. On emploie souvent ces clefs pour ouvrir les compteurs à gaz.
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- Manier à bout. Pour les couvreurs, c’est déposer et refaire les parties de couverture usées ou détériorées.
- Manivelle. Nom donné à une pièce de fer ou de bois coudée deux fois à angle droit servant à communiquer un mouvement de rotation à l’axe d’une machine quelconque.
- Manne. Sorte de grand panier en osier servant aux couvreurs et aux plombiers pour emporter les gravois.
- Manœuvre. Ouvrier subalterne qui sert le compagnon couvreur ou plombier.
- Mansarde. 1° Comble brisé dont l’invention est attribuée à l’architecte Mansard et qui permet d’établir un étage de logements.
- On dit : comble à la Mansard.
- 2° Nom que l’on donne aussi aux chambres ménagées dans ce comble.
- 3° Fenêtre droite établie dans un comble mansardé.
- Fig. 786 et 787.
- Marchandage. Traité passé.avec un adjudicataire de travaux pour faire une partie d’ouvrage à prix convenu.
- On appelle ce travail travail à la tâche. Celui qui s’en charge se nomme tâcheron ou marchandeur.
- Marche. Marches en zinc. — Les marches en zinc trouvent leur emploi dans les couvertures. Sur les toitures en ardoises, on établit des chemins de service qui facilitent, aux ouvriers chargés de faire des réparations, l’accès de tous les points.
- Dans l’exemple que nous donnons [fig. 784 et 78o) se trouve un chemin de service formé d’une travée de couverture en zinc établie sur voligeage jointif. Sur cette couverture, on soude, en les espaçant convenablement, des marches en zinc fondu façonnées en pointes de diamant à i leur face supérieure.
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- Ces marches sont quelquefois mobiles ; elles portent alors, venus de fonte, deux tenons coniques [fig. 786 et 787), qui viennent s’engager dans deux godets en cuivre ou en zinc, placés dans le voli-geage ou sur les chevrons, et soudés par leur bord supérieur avec la couverture. On consolide le contour de la marche avec la feuille de zinc qui la supporte immédiatement.
- On construit encore de ces escaliers de service avec des marches qui se fixent très facilement et dont le poids est très faible. Elles sont formées [fig. 788) de deux équerres en fer sur lesquelles sont fixées des barres horizontales formant grillage. Les équerres sont maintenues par des vis, sur des tasseaux parallèles à ceux de la couverture. Chacune de ces marches peut
- ainsi se poser ou s’enlever isolément.
- Marché. 1° Lieu public où l’on vend les denrées et autres objets servant à l’alimentation ;
- 2° Convention qui a lieu, pour l’exécution d’un ouvrage, tel qu’un bâtiment, en totalité ou en partie, entre un ouvrier ou un entrepreneur et celui qui commande cet ouvrage.
- On distingue :
- 1° Les marchés à tant le mètre de chaque nature déouvrage ;
- 2° Les marchés généraux, passés avec chaque entrepreneur, pour tout ce qu’il a à faire, d’après les détails d’un devis préalablement dressé;
- 3° Les marchés à forfait, pour la totalité d’un ouvrage déterminé, moyennant un prix de....
- Dans le premier cas, l’architecte doit
- vérifier la quantité superficielle ou cubique de chaque ouvrage, pour allouer à l’entrepreneur ce qui lui est dû.
- Dans les deux autres cas, il n’a qu’à s’assurer si les travaux ont été exécutés conformément aux termes du devis’ ce dernier étant annexé au marché.
- Le marché doit contenir la désignation des travaux à faire, le prix convenu, le mode et les époques des paiements. Dans ce contrat, l’entrepreneur s’engage à commencer les travaux et à les finir à des époques fixées, et un dédit lui est imposé, pour le cas où ces conditions ne seraient pas remplies.
- On appelle marché au rabais, un marché qui se fait, pour des travaux quelconques, par adjudication au rabais. L’entrepreneur s’engage,sous caution, à faire ces travaux conformément aux détails des
- Fig. 789.
- plans et devis et moyennant les paiements faits à certains termes, jusqu’à parfait achèvement et réception de l’ouvrage. Le tout, suivant un rabais de..., consenti sur les prix indiqués au devis.
- Marmite. Vase de fonte ou de fer dans lequel les plombiers liquéfient le plomb {fig- 789).
- Il sert aussi aux zingueurs.
- Marne. Argile mêlée de calcaire en plus ou moins grande proportion.
- Les marnes argileuses contiennent de 10 à 12 0/0 de carbonate de chaux. Elles sont plastiques, se travaillent bien, durcissentà la cuisson et servent à faire des briques, tuiles, pour couvertures, etc.-
- Marrons. Nom que l’on donne au plomb coagulé et ramassé en pelotons. Ils proviennent de deux causes opposées l’une à l’autre, mais qui produisent cependant le même résultat ; 1° de ce que le plomb que l’on coule est trop froid ; 2° ou de ce qu’il
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- est trop chaud. Dans le premier cas, il i s’amoncelle sur le sable et arrête le râble; dans le second, il le creuse et s’y fixe sans s’étendre. 11 faut donc que le plombier s’applique à reconnaître le degré de chaleur qu’il convient de lui donner selon sa
- qualité.
- Marteau. Outil de percussion qui se compose d’une masse de fer aciéré et d’un long ïuanche en bois.
- Pour le couvreur, il y a deux sortes de marteaux :
- 1° L’un est à manche plat et tranchant {fig. 790), l’une de ses extrémités est pointue et sert à percer l’ardoise ; l’autre est plate et permet de la clouer ;
- 2° Le second est à panne et à tête pinte (^.791).
- Marteler. Frapper le fer ou un métal quelconque avec la panne d’un marteau
- Fig. 790 et 791.
- ou bien avec un ciseau pour en resserrer les fibres.
- Martelet. Petit marteau avec lequel le couvreur écorne et taille la tuile [fig. 792).
- Martellière. Ouvrage en maçonnerie dans lequel s’engagent les vannes desti-uées à livrer ou à fermer le passage des eaux.
- Masse. Nom que l’on donne à des outils de percussion employés dans les divers, corps d’état.
- Pour forger le plomb, les plombiers emploient une masse qui affecte la forme d’un gros marteau de bois {fig. 793).
- Les couvreurs s’en servent aussi pour rabattre le plomb.
- Massicot. Protoxyde de plomb qui, chauffé au rouge, se fond et produit la li-tharge.
- Massif. Les couvreurs donnent le nom de massifs à des petits murs en moellons que l’on construit sous les chéneaux pour avoir une forte pente.
- Mastic. On donne ce nom à des mélanges
- de diverses matières que l’on emploie dans les travaux du bâtiment, pour former liaison, boucher des joints et enduire des surfaces exposées à l’humidité.
- 1 °Maslic de limaille. — Sert pour les joints des tuyaux en fonte. Il est de limaille de fer tamisée et non oxydée, que l’on met tremper dans du vinaigre et à laquelle on ajoute de l’ail. On mélange
- Fig. 792.
- 50 parties de cette limaille avec une partie de soufre et 1 de sel. Le produit doit être employé immédiatement. Il a une couleur noire foncée.
- 2° Mastic des funtainiers. — Les plombiers emploient deux sortes de mastic dit des fontainiers :
- [a] Le mastic gras, composé de 9 parties de briques pilées et tamisées et de 1 partie de litharge, qu’on mélange avec de l’huile de lin ; le mastic est employé à intercepter les fuîtes d’eau ; il est très dur et raye le fer ;
- (b) Le mastic de brai, composé de brai ou de résine, de brique pilée et d’un peu
- de cire ; il sert à sceller les robinets des fontaines en pierre, et les tubes de conduite en terre cuite.
- On donne aussi le nom de mastic à des enduits bitumineux employés aux couvertures des bâtiments.
- Matage. Opération qui consiste à serrer avec le maloir la soudure de deux tuyaux.
- Matoir. Sorte de ciseau ou poinçon non tranchant qui sert à comprimer le plomb qui soude deux tuyaux [fig. 791).
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- Matrice. Moule que l’on emploie pour frapper des ornements de métal ou pour les redresser et aussi pour obtenir des épreuves en relief. C’est ainsi que l’on fait la plupart des ouvrages en plomb ou en zinc.
- Matton. Nœud, bourre ou petit amas de matières dures qui se rencontre dans quelques parties d’un cordage.
- Maximum. Le plus haut degré qu’une chose puisse atteindre.
- On appelle forfait an maximum, un
- U
- l====^=?
- Fig. 794.
- marché à forfait, dont le prix peut être réduit, mais ne doit pas être dépassé.
- Mèche. Outil ac-iéré qui s’adapte au trou carré d’un Vübrequin et qui sert à percer le bois ou le fer [fig. 795 à 797).
- Mélangeur. Nom donné à un genre de robinet qui permet d’obtenir l’eau à toutes les températures nécessaires pour les douches.
- Il se compose essentiellement, d’une boîte conique tournante dans laquelle se rencontrent, amenées par deux orifices distincts, l’eau froide et l’eau chaude (voir fig. 683. Douche écossaise).
- Cette boîte tournante a sa partie infé-
- fl
- A
- ?
- Fig. 795 à 797.
- rieure ouverte et correspondant à la tubulure de sortie.
- A la partie supérieure, se trouve le levier de manœuvre sur le carré duquel se monte le thermomètre indiquant la température du mélange des deux eaux. Un cadran gravé et l’aiguille fixée au levier de manœuvre indiquent les débits, soit de l’eau froide, soit de l’eau chaude ou du mélange.
- Le mélange intime et immédiat des eau commence toujours par l’eau froide, ce qui évite les projections inattendues et dangereuses de l’eau chaude.
- L’arrivée des eaux sous pression dans l’intérieur de la boîte tournante détermine la mobilité et la douceur de la manœuvre en soulevant cette boîte qui roule alors sur une plaque à billes ; un cuir embouti, de forme spéciale, garantit l’étanchéité du système.
- Pour assurer le bon fonctionnement du robinet, et obtenir des températures régulières, il est nécessaire que les eaux froide et chaude arrivent à l’appareil avec la même pression. Cette condition est obtenue par des dispositions spéciales des réservoirs et des conduites d’eau.
- Quand on n’adapte pas de thermomètre, l’appareil se trouve pourvu d’un système de graissage automatique.
- Il y a, dans le commerce, de nombreux modèles de ce genre de robinet, depuis 10 millimètres jusqu’à 50 millimètres permettant toutes les combinaisons d’alimentation des diverses douches.
- Membron. Partie d’une couverture mansardée qui recouvre la panne de brisis et relie transversalement les couvertures du faux comble et du vrai comble.
- Les membrons des couvertures en tuiles ou en ardoises se font souvent en zinc mais il est préférable de les faire en plomb. Les figures 798 et 799 représentent un membron recouvrant un bourseau en bois cloué sur la panne de brisis, soit à l’affleurement du voligeage du faux comble, soit en contre-bas d’environ 0m,05. Dans le
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- premier cas, le membron se relie, par une agrafe plate, avec les feuilles de la couverture supérieure ; dans le second cas, ces feuilles retombent en larmier sur le rebord du membron qui longe le ressort.
- Mémoire. On donne le nom de mémoire à un état de ce qui est dû à un entrepreneur ou à un ouvrier pour un travail quelconque.
- On dit dresser, régler un mémoire.
- Les mémoires des travaux importants sont dressés, en général, par des spécialistes appelés métreurs.Ils sont réglés par des vérificateurs, sous le contrôle des architectes.
- On appelle mémoires en demande ceux dans lesquels les prix de série sont augmentés d’un quart.
- On appelle mémoires en réglement ceux dans lesquels les prix sont exactement ceux indiqués à la série.
- Mesure. Les mesures électriques servent a évaluer les divers éléments par lesquels °n définit les propriétés d’un circuit électrique : différence de potentiel, intensité, résistance, quantité, et capacité. Elles servent aussi à évaluer Vintensité lumi-neuse et 1?énergie mêcayiique. Les méthodes eL par suite, les appareils employés sont très nombreux.
- Mesurer. Mesurer à Véquerre. —Procédé
- mesurage dans lequel on indique à la f°is la longueur et la largeur d’une pièce.
- Mesurer par équarrissement. Prendre j Pour mesure du volume d’un corps le paral-lélipipède rectangle dans lequel il est inscrit.
- Méta. On appelle ainsi des fontaines construites de manière à imiter un cône sur lequel l’eau se répand en tombant de la partie supérieure.
- Métrage. Opération par laquelle on détermine le nombre d’unités de mesure contenues dans une longueur, une surface °u un volume.
- Mètre M'eire courant : mesure qui se rapporte aux longueurs, sans tenir compte de la hauteur ou de la largeur. C’est ainsi fiu on dit qu’un ouvrage vaut tant le mètre
- courant.
- On appelle double mètre, une mesure egale à deux mètres et très usitée sur les chantiers.
- Métré. P Faire an métré; mesurer un ouvrage de construction, en le décrivant d’une manière générale et détaillée et classant les différents travaux d’après leur nature ou leur valeur respective. On emploie comme unité de mesure: le mètre courant, le mètre superficiel, le mètre cube.
- 2° Travail au mètre. Ouvrage dont le prix doit, après l’exécution, être évalué par des vérificateurs qui en auront fait le métré.
- Métrer. C’est mesurer, relever des dimensions à l’aide du mètre.
- Métreur. C’est celui qui fait le métrage,
- Fig. 800.
- les devis, les états, généralement pour le compte des entrepreneurs.
- Les honoraires des métreurs sont basés sur le montant en demande des mémoires qu’ils ont établis. Le tarif est le suivant pour couverture et plomberie : 1 fr. 20 pour 100 ou 12 francs du mille.
- Micro. Préfixe employé dans les noms servant à désigner des sous-multiples des unités électriques. Il signifie ooo oooe de fois l’unité.
- Microphone. Appareil employé dans le téléphone à pile. Il permet l’emploi du téléphone pour les grandes distances. 11 est , formé d’un petit crayon en charbon d 1 cornues (fig. 800) ; le crayon taillé en biseau
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- est maintenu verticalement entre les deux godets G^ et Ga également en charbon. Ces derniers sont fixés à une table d’harmonie H, posée sur un plateau P. On les a intercalés dans un circuit comprenant une pile A et un récepteur téléphonique T. Supposons que l’on produise une vibration en P, celle-ci se transmet aux extrémités du charbon. Au point de vue du contact, la résistance passe alors par une série de variations qui influent sur l’intensité du courant et produisent un son dans le récepteur.
- La sensibilité de cet appareil est telle qu’elle permet d’entendre dans le récepteur la marche d’un insecte sur le plateau P.
- Microtéléphonie. Ensemble des appareils employés pour le transport de la parole à
- Fig. 801.
- de grandes distances, àl’aide dutéléphone à pile avec microphone.
- 10 Minute. On donne le nom de minute à un dessin original d’apréslequel on faitdescopies.Le plan primitif dressépar l’architecte, sur lequel on prend des calques pour les donner aux entrepreneurs est une minute.
- 2° Mémoires que font les entrepreneurs et qu’ils conservent pour eux-mêmes. C’est d’après ces minutes qu’ils dressent l’état destiné au propriétaire. Des commis spéciaux, appelés expéditionnaires, recopient ces états.
- Mipoux. Nom que les plombiers donnent au sous-borate de soude, employé pour souder le plomb.
- Mitre-Mitron. Appareil que l’on place, comme couronnement, sur les tuyaux de cheminée et qui sert à empêcher la pluie ou le vent de s’introduire dans le conduit, tout en laissant un passage à la fumée.
- On en fait de différents modèles.
- On distingue la mitre proprement dite, appelée aussi lanterne (fig. 801) etlemitron sur lequel onia pose [fig. 802).
- La mitre se fait en terre cuite ou en tôle ;
- Le mitron, en terre cuite, plâtre ou grès.
- Modèle. Ensemble de pièces de bois servant au moulage et représentant bien exactement l’objet qu’on désire obtenir par la fonte d’un métal.
- Moins-value. Dépréciation qu’on fait subir à certains prix, lorsque le travail n’est pas exécuté suivant toutes les régies de l’art, les conventions entre les parties, ou queles matériaux sont de qualité inférieure.
- Moise. Bourrelet ménagé au milieu d’un corps de pompe pour recevoir le collier avec lequel on fixe l’appareil en place.
- Molette. Petit disque en acier, percé d’un trou au centre, et effilé à la circon-
- Fig. 802.
- férence. Il se fixe sur les coupe-fers dont il forme la partie tranchante. (Voir fig. 642,643).
- Montagne d’eau. On désigne ainsi une élévation de rocailles, de pierrailles, de coquilles, etc, en forme pyramidale, d’où sortent des nappes, des bouillons, des jets d’eau de diverses grandeurs produisant des effets variés.
- Monter. C’est réunir ou assembler les différentes parties devant composer un ensemble.
- C’est ainsi qu’on monte une tuyauterie, etc.
- Monture. Ce qui sert à assembler, à fixer les différentes parties d’un objet, tel qu’un outil, une scie, etc. ; fer à gaz {fig. 803), etc.
- Moteur. Tout ce qui, en mécanique, imprime le mouvement, comme l’eau, l’air, la vapeur, l’électricité et le gaz.
- Toute espèce de moteur peut s’appliquer aux pompes.
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- Pour l’éclairage électrique, la question j du moteur a une grande importance. En j effet, la fixité de la lumière dépend de la j constance de la vitesse. Les variations dans le nombre de tours produisent des irrégularités d’éclairage fort désagréables à l’œil et très nuisibles à la durée des , lampes. Aussi évite-t-on des moteurs actionnant déjà d’autres outils, qu’on est exposé à débrayer souvent. Il est préférable d’employer pour les dynamos des moteurs spéciaux.
- Mouflettes. 1° Nom donné par les plombiers et les fontainiers à une poignée mobile formée de deux demi-cylindres creux qu’ils emboîtent pour prendre le fer à souder quand il est chaud.
- Moulage. Opération dans laquelle on etRploie les moules pour donner aux objets
- Fig. 803.
- des formes déterminées. Les tuiles sont ainsi fabriquées au moule.
- Moule. Masse ou appareil disposé de manière à présenter un vide ou un creux, ffne l’on remplit d’une substance liquéfiée susceptible de se solidifier et de conserver exactement la forme donnée par le moule. G est ainsi que se font les robinets.
- Les plombiers emploient, pour couler leurs tables de plomb, un appareil auquel als donnent le nom de madrier. — Ils nomment encore moule à tuyaux un cylindre creux A [fig. 804) ouvert par les deux bouts et qui porte, près de l’une de ses extrémités, un entonnoir B, par lequel °n verse le plomb fondu dans le moule ; L est le mandrin ou noyau cylindrique , un évent ou ventouse, pratiqué dans
- l’épaisseur du cylindre, laisse échapper l’air remplacé par le plomb.
- Moulé. Se dit d’un ouvrage fabriqué au moule.
- Mouleur. Ouvrier qui moule les tuiles.
- Moulinet. Treuil horizontal ou vertical, traversé par des leviers, et qui s’adapte aux engins destinés à lever des fardeaux.
- Fig. 804.
- Multiplicateur. Appareil électrique. .11 se compose d’un cadre rectangulaire sur lequel est enroulé un certain nombre de fois un conducteur. Cet instrument est employé lorsqu’on veut mesurer l’action d’un courant sur une aiguille aimantée. L’aiguille est placée à l’intérieur du cadre, et l’action du courant est rendue plus sensible par l’enroulement répété du câble {fig. 805).
- Multipolaire. On appelle multi'polairexmo machine dynamo, sur laquelle on a disposé plusieurs pôles magnétiques (en nombre pair) placés deux à deux aux extrémités d’un même diamètre. Les bo-
- Fig. 805.
- bines induites traversent les différents champs magnétiques et subissent, dans chacun d’eux, les mêmes actions que lorsqu’il n’y a que deux pôles à la machine. Elles peuvent donc être animées d’une vitesse moindre, ou donner un courant plus énergique que dans les autres machines, si on leur conserve le même nombre de tours. H y a autant de balais que de champs magnétiques différents. La perte d’énergie, qui se produit à chaque balai,
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- COUVERTURE.
- compense en partie les avantages résultant de l’augmentation du nombre des pôles.
- Murs. Les murs de clôture sont couverts
- Fig. 806.
- Nappes. Les plombiers donnent ce nom à de larges tables de plomb qu’ils emploient pour couvrir des terrasses, des terrassons, des chéneaux de grandes dimensions, etc.
- Navette. Morceau de plomb ayant la forme d’une navette de tisserand et que l’on nomme plus ordinairement saumon.
- Fig. 809.
- Tuile, vue en dessous
- Nervures. On donne le nom de nervures aux parties d’un ouvrage de construction faisant saillie en forme de côte.
- C’est ainsi que souvent, dans la couverture en tuiles, on applique sur les chevrons un bardeau en terre cuite, creux, et à grosses nervures. C’est sur ces nervures que viennent s’appuyer les tuiles, à l’aide de leurs propres nervures {fig. 806).
- Nez. 1° Petite saillie en terre, N, que l’on ménage sur l’un des petits côtés d’une tuile plate pour l’accrocher {fig. 807) ;
- 2° Petit morceau de zinc ayant la forme d’un demi-cône. Il est soudé sur un tuyau de descente {fig. 808) et sert à retenir sur les crochets différents cylindres en zinc qui composent ces tuyaux ;
- 3° Pièce en forme de bout de tuyau munie de pas de vis et servant à raccorder deux ajutages différents {fig. 809) ;
- 4° Sorte de pièce coudée, formant l’ex-
- Fig. 808.
- en dalles de pierre, en briques, en poteries, eu tuile^, ou en ardoises. Si ces murs sont mitoyens, on fait le couronnement ou chaperon en forme de toit à deux pentes ou égouts.
- Fig. 810.
- trémité d’un robinet ou celle d’une borne-fontaine {fig. 810). Se fait surtout en cuivre. — Elle est quelquefois munie d’un pas de vis, avec ou sans écrou.
- Nickel. Métal aujourd’hui très employé, blanc, légèrement grisâtre, malléable, presque aussi ductile que l’argent, pouvant se laminer et se tirer en fils, ne s’oxydant pas à l’air, ce qui le rapproche des
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- métaux précieux. Présente sensiblement la meme dureté et la même ténacité que le fer, prend facilement un beau poli inaltérable. Fondu, sa densité est de 8,402; forgé et écroué, elle est de 8,882.
- Nickelé. Se dit de différentes pièces des ornements en métal, particulièrement en cuivre, en laiton ou en fonte, recouverts
- 2° Nœud de soudure: renflement que produit la soudure employée à réunir deux tuyaux de métal aboutis l’un contre l’autre. Si la grosseur des tuyaux empêche qu’on puisse les souder, on remplace les nœuds de soudure par des brides.
- Noquet. On désigne sous ce nom une
- Fis. 811
- Par des procédés électro-métalliques, d’une couche de nickel qui les préserve de la rouille, des altérations causées par * am et par l’humidité et qui leur donne un aspect brillant.
- En plomberie, on se sert beaucoup ^ objets nickelés, robinets, baignoires, etc.
- Nife. Surface supérieure d’un banc d’ardoises.
- Nigoteau. Les couvreurs nomment ainsi
- Fis- 812.
- Ua quart de tuile que l’on place le long d un solin ou d’une niellée.
- Niveau. On donne le nom de niveau à instrument servant à vérifier l’horizon-ialité d’une pièce, d’une surface, etc.
- Les couvreurs et plombiers se servent Quelquefois du niveau de maçon (fig. 811);
- Us font encore usage du niveau à bulle d air (fig. 812).
- Nœud. 1° Enlacement d’une corde.
- Les plombiers se servent de cordes à uœuds pour la pose des tuyaux de descente ;
- bande de plomb ou de zinc que l’on place ordinairement dans les angles rentrants des couvertures d’ardoises.
- On emploie également des noquels comme mode de couverture des arêtiers. Les noquels d'arêtiers sont ordinairement des plaques de zinc (fig. 813) relevées le long d’un tasseau courant sur la ligne
- Fig. 814.
- d’arêtier et qui sont clouées. Un couvre-joint termine le raccord.
- Quelquefois les noquels présentent seulement des ourlets qui s’assemblent en un boudin continu (fig. 814).
- La saillie qui est à la base des plaques est destinée à maintenir en place, sous la pression de l’ardoise voisine, le noquet dont la pointe inférieure tendrait toujours à se relever.
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- Noue. Angle rentrant formé sur deux versants d'une couverture (fig. 813).
- Noulet. Assemblage de charpente formé d’une ferme à l’intersection de deux combles de hauteurs différentes {fig. 816).
- C’est une espèce de ferme couchée le
- long de la pente du grand comble. Le noulet est formé par les pièces de charpente placées suivant les arêtes AC, BC, qu’on appelle les branches du noulet ; ce cas se présente, en particulier, à la rencontre du toit des lucarnes avec le comble.
- Basse pente
- Le noulet est droit lorsque les lignes de faîtage des deux combles sont perpendiculaires entre elles : il est biais, si ces
- Fig. 816.
- deux lignes sont obliques l’une par rapport à l'autre.
- Fig. 817.
- Nourrice. Appareil de canalisation d’eau, affectant la forme d’une boule ronde d’un prisme quadrangulaire, ou d’un cylindre,
- en fonte ou en cuivre. C’est une sorte de réservoir d’eau qui termine la colonne d’arrivée d’eau de la ville, et d’où partent les divers branchements de la distribution intérieure.
- Fig. 818.
- La figure 817 représente une nourrice à boule ronde à plusieurs branchements. Elle a quatre tubulures, une pour être raccordée à la colonne d’arrivée, deux autres pour être raccordées à des robinets
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- d’arrêts d’où partent deux colonnes montantes.
- La figure 818 représente une nourrice cylindrique et dix branchements.
- Noyau. Les plombiers nomment ainsi le cylindre qui occupe le centre du moule dans lequel on coule les tuyaux de plomb.
- Œil. Ouverture ovale ou circulaire pratiquée dans un comble.
- Certaines lucarnes affectent cette forme (fig- 819).
- Œil-de-boeuf. Œil pratiqué dans la partie supérieure d’une salle pour l’éclairer Œil-de-dôme. Ouverture pratiquée dan: ta partie supérieure d’une coupole, comrm au Val-de-Grâce et aux Invalides.
- Œuvre. Mot souvent employé en construction, bâtisse, etc. On dit : le gros œuvre, mettre en œuvre, dans œuvre,
- d'oreille à une saillie que l’on ménage à un porte-clapet pour y faire passer les vis.
- Orgnes. Rangées horizontales de javelles dans un toit en chaume.
- Orillons. Les plombiers désignent ainsi les tenons ménagés sur le pourtour de leur chaudière.
- Ornements. Nom donné à des pièces en
- Fig. 820.
- Fig. 819.
- hors œuvre, reprendre en sous-œuvre, à Pied d’œuvre, main-d’œuvre, etc.
- Ohm. On donne ce nom à l’unité pratique de résistance.
- L’ohm est représenté par une colonne de mercure de 1 millimètre carré de section et de 106 centimètres de longueur à ia température de la glace fondante.
- C’est à peu près la résistance d’un fil de Cuivre pur de 1 millimètre de diamètre et de 48 mètres de longueur, ou encore celle dün fil de fer de 4 millimètres de diamètre et de 100 mètres de longueur.
- Oiseau. Chevalet dont les couvreurs se servent pour poser une planche et former Un échafaud sur un toit. Ces chevalets portent, sous la planchette, un crochet qui Permet de les fixer a la charpente du comble {fig, 820).
- Qreille. En fontainerie, on donne le nom
- plomb ou en zinc estampé, servant à décorer les devants de chéneaux, etc.
- Ourlet. On appelle ourlet le bord d’un chéneau ou d’une cuvette que l’on a replié en rond, pour empêcher l’eau de glisser le long des bords.
- On fait souvent aussi un ourlet pour engager, l’un dans l’autre, les rebords de deux tables de plomb.
- Outil. On donne le nom d’outil aux différents instruments employés par les ouvriers pour leur travail. Chaque corps d’état a ses outils spéciaux.
- Outillage. Blnsemble des outils et engins
- Fig. 821.
- nécessaires pour l’exécution d’un ouvrage important, tel que la couverture d’un bâtiment.
- Ouvrage. Produit du travail d’un ouvrier.
- Ouvrier. Celui qui exécute manuellement un travail quelconque moyennant un salaire.
- Palette. Appareil avec ou sans poignée, servant pour les douches [fig. 821).
- Il porte quelquefois une partie de tuyau
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- COUVERTURE.
- filetée qui permet de le fixer à une série de tuyaux [fig. 822).
- Pan. On donne ce nom à un côté quelconque de la couverture d’un comble. Les plus longs côtés se nomment longs pans.
- Panier. Les mannes des couvreurs sont nommées des paniers.
- On donne aussi ce nom à un appareil en
- Fig. 822.
- fonte, de forme conique, qui se place dans les siphons [fig. 823-824). J1 est suspendu au-dessus du plan d’eau et reçoit les matières solides que projettent dans l’axe les bavettes de la grille. Ce panier est percé de nombreuses ouvertures pour livrer passage aux liquides.
- Papier. 1° Papier anglais. — Sorte de gros papier gris dont on recouvre les toitures en planches à l’extérieur de façon à
- Fig. 823 et 824.
- les rendre imperméables. Ce papier reçoit une couche de goudron et la maintient d’une façon continue et sans solution de continuité sur la surface de la toiture ;
- 2° Papier volcanisé. — Sorte de papier enduit de goudron volcanique et de composition particulière, que l’on place sur les toitures et les terrasses, pour remplacer la tuile, le plomb, le zinc, etc. Ce genre de couverture, sur lequel nous reviendrons plus loin, est très économique et répond bien aux conditions que doit remplir une bonne couverture.
- Papillon. Sorte de bec de gaz d’une forme spéciale (Voyez Bec).
- Parafoudre. Appareil électrique qui protège contre les effets de la foudre les canalisations électriques placées à l’extérieur des bâtiments. Il crée un écoulement à l’électricité atmosphérique en l’entraînant vers la terre.
- Soit DD, le conducteur d’une dynamo [fig. 825). On établit en T une dérivation allant à la terre. Ce fil est interrompu en un point I de son parcours. Comme l’électricité provenant d’un coup de foudre possède une tension très élevée, elle peut franchir facilement un obstacle tel qu’une, très faible solution de continuité, comme celle établit en I, tandis que le courant
- Fig. 825.
- produit par une dynamo s’y trouve arrêté. Donc une décharge atmosphérique trouvera issue sur ce point I, tandis que le courant de la dynamo restera dans le conducteur DD. Deux plaques sont placées en regard, en I, l’une reliée au conducteur D, l’autre au fil de terre T, et ces deux plaques sont pourvues de pointes disposées en face les unes des autres sans se toucher.
- La dérivation T est faite d’un fil de cuivre de 4 millimètres de diamètre, ou d’une corde formée de deux ou trois fils de 2 millimètres ; on la relie par une forte soudure à la plaque de terre. Celle-ci est constituée par une lame de fer galvanisé ayant 5 millimètres d’épaisseur et une surface d’au moins 1 mètre carré, on l’enfouit dans le sol en un endroit humide et dans une position verticale.
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- Paratonnerre. Appareil destiné à protéger un édifice contre les atteintes de la foudre et dont la construction est basée sur propriété qu’ont les pointes d’attirer, sur elles-mêmes, la décharge qui rétablit l’équilibre entre l’état électrique du sol et celui de l’atmosphère.
- Un paratonnerre se compose de deux parties principales : une tige, qui s’élève au-dessus des bâtiments, et un conducteur, fini n’est que le prolongement de la tige et
- la met en communication directe avec le sol.
- La tige est en fer forgé, d’une seule longueur, polygonale ou conique, galvanisée, et terminée par une flèche en cuivre rouge d’environ 0m,50 de longueur. L’angle au sommet de la flèche est de 30°. La flèche
- son extrémité est fixée et soudée une masse métallique, plaque ou cylindre creux, à surface aussi large que possible et plongeant d’au moins un mètre dans une nappe d’eau souterraine. Des regards sont disposés de façon que l’on puisse toujours examiner la partie inférieuree du conducteur, afin de pouvoir, s’il y a lieu, enlever les
- Fig. 826.
- est vissée, goupillée à vis et soudée à l’extrémité de la tige.
- La communication entre la tige et le conducteur est établie par une pièce ajustée et boulonnée. La jonction est recou-verte d’une forte couche de soudure à L étain.
- Le conducteur est ordinairement formé du’un câble en fil de fer, continu, d’un seul bout et galvanisé. Les fils ont de 2 millimètres et demi à 3 millimètres de diamètre, et leur nombre est tel que la sec-tion de câble est d’une surface égale à celle d un fer carré de 20 millimètres de côté plus 1/5. Les diverses extrémités du câble sont encastrées et goupillées à vis dans des pmces de fer. Ces assemblages sont noyés dans la soudure. Le câble repose sur des supports, non isolateurs, à serrage. Il pénétré en terre après avoir traversé un fourreau ou manchon en bois ou en métal. A
- Fig. 827.
- pièces oxydées ou qui ont besoin d’être nettoyées.
- Parement. On donne ce nom à une forme de plâtras et plâtre que l’on dispose sur le lattis ou sur la volige d’une couverture pour lui donner la pente nécessaire à l’écoulement des eaux. Les gouttières ou les noues en plomb sont aussi pourvues d’un parement destiné à soutenir la tuile ou l’ardoise de la couverture.
- Parquet. Sorte de claie employée dans les salles d’hydrothérapie, et placée sur le sol. Elle se compose de panneaux mobiles
- Fig. 828.
- à barreaux droits [ftg. 826). Les panneaux ont environ 0m,80 de largeur ; le cadre, 0,060 X 0,030 ; les barreaux, 30m/m X 34m/m assemblés à tenons et mortaises.
- Pas. Entaille faite dans la plate-forme d’un comble pour recevoir le pied des chevrons.
- Passage. On appelle ainsi des tuiles spé-
- Sciences générales.
- COUVERTURE ET PLOMBERIE. — 22.
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- COUVERTURE.
- ciales, percées en leur milieu d’une ouverture circulaire destinée à livrer passage à des tuyaux {fig. 827).
- Patère. 1° Morceau de bois scellé dans la maçonnerie et sur lequel on fixe les appareils d’éclairage au gaz {fig. 828). , 2° Circonférence en bois verni ou ciré ;
- Fig.829.
- servant d’applique aux appareils électriques [fig. 829).
- Patron. Nom donné par les ouvriers à leur maître ou au chef de leur atelier.
- Patte. 1° On désigne ainsi des bandes de zinc destinées, dans les couvertures en zinc, à retenir les feuilles.
- On en distingue de plusieurs sortes ; telles sont :
- Les pattes qui ont la forme trapézoïdale représentées parles figures 830et 831, qui s’engagent de mètre en mètre, sous les
- UXb I
- Fig. 830 et 831.
- tasseaux, et qui maintiennent les feuilles dans le sens latéral.
- Les pattes que l’on cloue sur le voli-geage ! fig. 832), et qui accrochent, pour les retenir, les bords supérieurs des feuilles repliés en agrafes.
- 2° Petite tige de fer recourbé, employée
- pour maintenir les bandes de solins [fig. 833).
- 3° Tige de fer galvanisé, recourbée, servant à fixer les ardoises métalliques sur les voliges {fig. 834).
- 4° Fer méplat légèrement recourbé et
- Fig. 832 et 833.
- galvanisé, ayant environ 30 X 2mm 1/2 ou 25 X 2mm. Il sert à poser les tôles ondulées sur les pannes en fer sur lesquelles on le rive. Il est fixé sous la tôle supé-
- .................................................................................mu-.*;
- Fig. 834.
- rieure au moyen de rivets ou de mou-chettes {fig. 835).
- Pédale. Sorte de commutateur électrique, pouvant se fixer dans le parquet,
- Fig. 835 et 836.
- et permettant d’actionner, avec le pied, une sonnerie électrique {fig. 836).
- Pennon. Sorte de girouette, garnie, à sa partie supérieure, de petites plaques de liège minces sur lesquelles sont
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- plantées des plumes servant à indiquer la direction du vent.
- Pente. 1° Inclinaison d’une gouttière, d’un chéneau, d’une couverture.
- Suivant que la pente d’un comble est pins ou moins forte, on dit que ce comble est plus ou moins raide.
- 2° Enduit de plâtre fait sur les lattes ousurlesvoliges, oubien, massif déplâtras
- Fig. 837.
- les trous des tuyaux de gaz [fig. 839 et 840). Ils se font en fer ou en bois.
- Photomètre. Appareil destiné à mesurer l’intensité des sources lumineuses électriques.
- Il consiste en un disque de papier blanc poreux, au centre duquel on a tracé
- Fig. 839 et 840.
- une petite raie avec un corps gras. Ce papier, éclairé et regardé par réflexion, paraît sombre au centre et blanc sur le reste de la surface. Regardé par transparence, il présente l’aspect contraire ; il est blanc
- et plâtre, dont la surface est dressée de Manière à recevoir les chéneaux ou les gouttières et à faciliter par son inclinaison 1 écoulement de l’eau.
- Contre-pente : pente en sens inverse d Une direction indiquée.
- Perd-fluide. Appareil qui facilite la dif-
- au centre et sombre partout ailleurs [fig. 841). Le disque de papier D est porté par un curseur C. Ce curseur peut se déplacer le long d’une règle divisée. Les deux sources électriques à comparer S,, et
- Fig. 838.
- fusion de la foudre dans un paratonnerre. C’est une barre de fer de 0m,15 à 0m,20, en forme de fourche [fig. 837), qui termine le conducteur. Ces diverses branches augmentent les points de contact avec la terre : Le perd-fluide plonge toujours dans 1 eau d’un puits.
- Petits-fers. 1° On donne ce nom aux feus à souder des gaziers. Ils sont droits °u crochus [fig. 838) ;
- 2° Outil qui sert aux gaziers pour parer
- Fig. 842.
- S2 sont disposées sur la règle, de part et d’autre du disque. On déplace ce dernier de manière que son centre soit également éclairé de chaque côté et que la raie sombre ait complètement disparu. La mesure des différentes distances des sources au disque donne la valeur relative des intensités.
- Pic. Outil employé par les plombiers et
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- COUVERTURE.
- les électriciens pour pratiquer les tranchées où doivent passer les conduites d’eau, de gaz et d’électricité. Il se compose d’un fer terminé à l’une de ses extrémités en pointe aciéréc et qui, à l’autre extrémité, porte un œil dans lequel on place un manche de bois [fig. 842).
- Pied-droit. Petit bout de gouttière établie dans un angle peu profond.
- Pieu. Les fontainiers donnent ce nom à un morceau de bois pointu à l’une de ses extrémités, arrondi à l’autre, et au moyen duquel ils bouchent un tuyau d’aspiration pour empêcher la vase d’y pénétrer.
- Pignon. Mur dont la partie supérieure prend la forme d’un triangle dont les côtés
- Fig. 843.
- sont dirigés suivant les pentes d’un comble à deux égouts.
- Pile. Appareil producteur d’électricité dans lequel le développement du fluide résulte de l’action chimique qui se produit entre les substances constituant la pile.
- Il se compose [fig. 843) d’un vase isolant (verre ou grès) dans lequel se trouve de l’eau acidulée par un peu d’acide sulfurique. Dans ce liquide plongent une lame de zinc et une lame de cuivre qui ne se touchent pas. Le zinc est attaqué par l’acide et forme du sulfate de zinc. Par suite de l’action chimique, le zinc se charge d’électricité négative et prend le nom de ;pôle négatif; le cuivre se charge d’électricité positive, et prend le nom de pôle positif. Si l’on joint les deux lames par un fil métallique, ce fil est traversé par les deux fluides qui vont à la rencontre l’un de l’autre.
- On donne le nom de courants à ces passages des deux électricités dans le fil conducteur. Comme l’action chimique ne cesse pas, la production d’électricité est continue, et les courants passent constamment dans le fil conducteur. On donne un sens à ces courants, celui dans lequel marche l’électricité positive allant du pôle positif au pôle négatif ; alors on ne considère qu’un courant.
- Pince. Sorte de tenaille dont les mâ-
- Fig. 844.
- choires affectent différentes formes (/Ô7. 844).
- Pipe. Sorte de conduit en fonte, terre cuite ou plomb qui sert de rallonge et met en communication le pot d’un siège d’aisances avec la culotte.
- Fig. 84S.
- Piqueur. L’ouvrier chargé, par celui qui dirige les travaux, de seconder le conducteur, ou l’inspecteur, de prendre note des ouvrages exécutés et de surveiller les ouvriers tant au point de vue de l’emploi du temps que de la bonne exécution du travail.
- Piscine. 1° Grand bassin placé au milieu d’une salle de bains.
- 2° Dans les aqueducs, on désigne encore
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- par le mot piscine, un réservoir que l’on j établit dans le cours de la canalisation pour permettre à l’eau d’y déposer les parties limoneuses qu’elle charrie avant de continuer sa course dans les tuyaux.
- Piston. 1° Cylindre {fig. 845) qui se meut dans le corps d’une pompe, d’un mouvement alternatif, en raréfiant ou en comprimant 1 air, de manière à élever l’eau.
- Piston de garde-robe : Bouchon en cuivre que fait mouvoir une tige coudée et qui sert à fermer hermétiquement l’orifice inférieur d’une cuvette à l’anglaise.
- Ce piston à coulisseau, employé pour le même usage, est monté sur une armature.
- Le piston à crochet est un simple bouchon en cuivre muni d’un anneau servant à l’enlever.
- C’est par extension que l’on a donné le
- ry~~v^
- Fig. 846 et 847.
- n°m de piston à la partie mobile d’une s°upapede fond d’anglaise.
- Pistonneuse. Outil permettant de tracer des rainures dans les feuilles de métal. (fig. 846).
- Piton. Objet de quincaillerie dont la tête eu forme d’anneau ou d’œil {fig. 847) est destinée à tenir un crochet, une tringle, une
- corde, etc.
- Pivot. Pièce de métal supportant un Poids qui doit se mouvoir autour de l’axe de cette pièce.
- Pivot de siège : ferrure en cuivre qui se Pose sur les abatants de sièges d’aisances.
- Planche. 1° Panneau de bois encadré sur trois côtés, avec cornières et boutons, qui sert aux couvreurs et aux plombiers, Pour travailler les feuilles de plomb ou de zinc (Voyez établi).
- 2° Panneau de bois, encadré aux deux extrémités, muni, d’un côté, de deux tasseaux et qui se place sur deux corbeaux pour servir de support à un compteur à gaz.
- Planchette à bornes. Panneau de bois sur lequel sont fixées les bornes d’attaches des fils électriques.
- Plane. 1° Plaque de cuivre lisse d’un côté, et munie, de l’autre, d’une poignée [fig. 848).
- Fu
- Les plombiers emploient cet instrument après l’avoir fait chauffer, pour unir le sable sur le moule avant la coulée.
- 2° Plane droite : outil formé d’une lame de fer droite {fig. 849) tranchante munie d’une poignée à chaque extrémité et au moyen de laquelle les plombiers rognent les bavures des tables de plomb, aussitôt qu’elles ont été coulées.
- Les plombiers se servent du même outil pour unir les surfaces de contact de deux morceaux de plomb que l'on veut souder ensemble.
- Planer. 1° Dresser et couper les bavures des tables de plomb, avec la plane.
- On dit aussi déborder.
- 2° Lisser le sable dans les moules.
- Plaque. 1° Plaque d'inscription:feuille de
- Fig. 849.
- ôle ou plaque de fonte ornée ou émaillée, )ortant certaines inscriptions ; telles que : faz à tous les étages ; Eau et gaz à tous les îtages ; Numéros des maisons;
- 2° Plaque de recouvrement : feuille de .bétal découpée suivant la place qu’elle ioit occuper pour recouvrir des têtes de boulons, des ressorts de sonnettes, etc.
- 3° Plaque agglomérée : plaque faite avec
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- COUVERTURE.
- du manganèse et entrant comme élément dans une pile Leclanché.
- 4° Plaque de baignoire : Plaque en cuivre fondu que l’on fixe au zinc au-dessus des baignoires. Elle est percée de deux trous circulaires livrant passage à la tuyauterie d’eau chaude et d’eau froide fig. 850 851). Cette plaque se fait aussi en marbre blanc, en bois découpé ou en opaline.
- 5° Plaque de caniveaux, : plaque en fonte, à nervures, qui sert à recouvrir les caniveaux ou conduites d’eaux pluviales {fig. 852, 853).
- Plateau. 1° Sorte de boîte reposant sur trois pieds et munie d’un couvercle. Elle présente assez de surface et peu de profondeur. Elle sert à recevoir du charbon
- qu’on y brûle au contact de l’air pour chauffer la soudure. Les plombiers
- prennent le récipient quand ils ont des travaux de soudure à faire sur place {fig. 834) ;
- Fig. 852 et 853.
- 2° Support en cuivre, affectant la forme d’une coquille, et que l’on fixe sur le mur au-dessus des baignoires, pour y déposer le savon {fig. 855).
- violent, aussi l’emploie-t-on pour faire des pointes de paratonnerres. C’est le plus lourd de tous les métaux ; son poids spécifique est 22.
- Plomb. 1° Métal gris bleuâtre dont la
- rsrr.z ^ D-g-rv
- °°]1 |M
- Fig. 854.
- Fig 855.
- Plate-forme. Toit plat en terrasse qui couvre les bâtiments.
- Platinage. Bain galvanoplastique dans lequel on recouvre le cuivre d’une légère couche de platine.
- Platine. Métal d’un gris d’acier tirant sur le blanc d’argent et qui prend un grand éclat par le poli.
- Il est infusible au feu de forge le plus
- coupe est très brillante, se laissant entailler par l’ongle, très malléable, peu ductile et peu tenace, fond vers 340° ; poids spécifique, 11,35 ;
- 2° On donne aussi le nom de plomb aux petites pièces généralement en cuivre, qu’on attache à l’extrémité d’une ficelle pour vérifier si un objet quelconque est bien vertical (Voir C, fig. 515).
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- VOCABULAIRE,
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- Plomb à rabot. Plomb qui est amené à une certaine épaisseur à l’aide du rabot.
- Plomb blanchi. Plomb qui est étamé ou coloré avec de l’étain.
- Plomb coulé. Plomb coulé en tables ou en lames.
- Plomb en culot. On donne ce nom au vieux plomb refondu qu’on a laissé refroidir dans la marmite ou la cuiller.
- Plomb en navette. On donne ce nom au plomb neuf, tel qu’il sort des fonderies.
- Plomb estampé ou repoussé. Plomb qui est modelé à l’estampe, au balancier ou au marteau.
- Plomb étiré. Plomb qui est étiré à la filière, pour obtenir des tuyaux ou des fils.
- Plomb laminé. Plomb qui a été passé au laminoir comme les tables et les lames.
- Plomber. Attacher, appliquer du plomb sur certains objets.
- On dit aussi 'plomber les faîtes d’un toit couvert d’ardoises.
- Plomberie. Ensemble des ouvrages en
- Fig. 856 et 857.
- plomb coulé ou laminé qui comprennent
- couverture des édifices, la conduite des eaux et du gaz, le revêtement des terrasses, des réservoirs, etc.
- Plombier. 1° Entrepreneur de plomberie ;
- 2° Ouvrier qui exécute les ouvrages de plomberie et de fontainerie.
- A Paris, à la profession de plombier se joint ordinairement celle de fontainier ; c est le plombier qui fournit les cuvettes, bondes et accessoires des lieux à l’anglaise, les robinets et toutes les pièces de cuivre nécessaires pour les salles de bains, les pompes, les bondes de fond et de superficie des bassins, canaux, étangs, etc.
- Plus-value. On donne ce nom à une augmentation de prix accordée, dans le règlement des mémoires, pour les ouvrages d’une matière spéciale ou qui ont exigé soit plus de façon que d’autres qui leur
- sont similaires, soit des dimensions plus fortes que celles qui avaient été prévues.
- Pneumatique {pompe). Nom donné à une pompe dont le mécanisme se rapporte à celui des pompes ordinaires, mais qui est construite pour agir sur l’air ; elle demande un soin de construction particulier.
- Poêle. 1° Nom donné par les plombiers à une espèce de cuiller dans laquelle ils fondent le plomb. Les figures 856 et 857 montrent une poêle avec la grille qui sert à la soutenir;
- 2° On donne encore ce nom à la marmite ou fourneau en fonte [fig. 854) dans laquelle on fait chauffer le fer à souder et fondre la soudure à l’aide d’une cuiller (Voir Plateau) ;
- n
- Fig. 858 à 860.
- 3° Bassine dans laquelle les étameurs font chauffer la soudure [fig. 858).
- Poids. On désigne ainsi l’effet qu’exerce un corps, en vertu de la pesanteur, sur l’obstacle qui le soutient. On désigne sous le nom de poids spécifique d’un corps, le poids de l’unité de volume de ce corps.
- Ainsi on a pour les métaux employés en couverture, plomberie, gaz, etc.
- Plomb.............. 11 350k,00 le m*
- Cuivre fondu. . . . 8 850 ,00
- Cuivrelaminéoufor-
- gé 8 250 ,00
- Bronze 8 620 .00
- Etain 7 290 ,00
- Zinc fondu 6 860 ,00
- Zinc laminé 7 200 ,00
- Fer fondu 7 200 ,00
- — forgé 7 780 ,00
- Acier non trempé. . 7 829 ,00
- — trempé .... 7 819 ,00
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- COUVERTURE.
- Poignée. 1° Nom donné à une pièce de quincaillerie en fer, en fonte ou en bronze, etc., qui sert, en la prenant dans la main, à enlever, à tirer, etc., certains objets ;
- 2° Poignée de robinet : partie supérieure
- Fig. 861 et 862.
- dans une ferme reçoit les sommets des arbalétriers et les contre-fiches ;
- 2° Outil d'acier qui sert à percer le fer à froid ou à chaud, et qui est de forme
- Fig. 864 et 865.
- d’un robinet, sur laquelle on pose la main pour faire tourner la tige dans son boisseau ;
- 3° Vieux morceau de feutre au moyen duquel on saisit la plane de plombier et
- Fig. 863.
- autres outils quand ils sont chauds.
- Poil. Mot qui s’applique à différentes qualités d’ardoises.
- Poinçon. 1° Pièce de charpente, qui,
- Fig. 866.
- Fig. 867 et
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- VOCABULAIRE.
- 345
- prismatique fig. 859-860), carrée ou méplate [fig. 861 et 862) ;
- 3° Pièce de terre cuite que l’on met sur une couverture en tuile à l’endroit où se trouve le poinçon de la ferme, et qui sert à accuser ce dernier à l’extérieur (fig. 863).
- Pointe. 1° Clous que les couvreurs emploient pour les lattes, voliges, liteaux, tasseaux, chevrons et membrons;
- 2° Outil qui sert à percer le bois pour amorcer les vis [fig. 864-865);
- 3° Sorte de clou en métal vitrifié qui sert à fixer des fils électriques (fig. 866) ;
- 4° Extrémité d’un paratonnerre.
- Points cardinaux. Appareil que l’on met à l’extrémité des tiges de paratonnerres ou de girouettes. Il se compose d’une boule creuse qui reçoit ses tiges. A l’extrémité de chacune de ces tiges sont fixées de grandes lettres N, S, E, O, qui
- Fig. 869 et 870.
- Polarisation. Phénomène intérieur qui se produit dans une pile électrique et qui a pour effet de diminuer l’intensité du courant.
- Dans une pile formée par un couple zinc-cuivre, on voit le courant diminuer rapidement. L’hydrogène s’accumule sur le cuivre, et, par son affinité pour l’oxygène, s’oppose à la décomposition de l’eau. Il se produit donc une force contraire à celle qui agit dans la pile et qui tend à recombiner les éléments que l’action chimique avait séparés, il se forme ainsi un courant en sens contraire du premier.
- Polastre. Sorte de réchaud formé par deux plaques de fer réunies au moyen de forts clous ou de boulons et sur lesquels on pose des parties de tuyaux en fer ou
- Fig. 871.
- indiquent le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest {fig. 867).
- Poire. 1° Nom donné à une boîte en fiois ayant la forme d’une poire, et placée à l’extrémité d’un cordon électrique
- {fig. 868) ;
- 2° Nom donné également à une boîte en caoutchouc affectant aussi la forme d’une poire, qui est placée à l’extrémité des cordons à air servant aux concierges a ouvrir les portes d’entrée des habitations ;
- 3° Pièce en bois, cuivre ou fonte, émaillée, que l’on place à l’extrémité des cordons de tirage des sonnettes, ou des soupapes d’alimentation des appareils hydrothérapiques {fig. 869).
- Poix -résine. Poix que les ouvriers nomment aussi poix noire, poix blanche ou poix de Bourgogne, et qui sert à frotter
- *es pièces à souder à l’endroit de la soudure.
- en cuivre, qu’il s’agit de réparer ou de réunir au moyen de soudures.
- Pomme. 1° Pièce métallique ayant la forme d’une bassine renversée {fig. 870), munie de trous d’échappement d’eau avec un tourniquet hydraulique. Cette pomme se place sur tous les appareils de douche ayant une alimentation d’au moins 27 millimètres de diamètre ;
- 2° Petite pièce métallique, creuse à l’intérieur, percée à l’extérieur, sur un côté, de trous nombreux pour laisser passage à l’eau. Elle se place à l’extrémité des arrosoirs, des tuyaux de douches, etc., et permet d’envoyer l’eau sous forme de pluie {fig. 871).
- Pommelle. Les fontainiers nomment ainsi une petite plaque de plomb évidée de plusieurs trous, que l’on place à l’orifice d’un tuyau pour empêcher les ordures d’y entrer et de l’engorger.
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- COUVERTURE.
- On dit aussi crapaudine.
- Pompe. 1° Machine servant à élever l’eau ; on l’emploie soit pour les usages domestiques ou industriels, soit pour épuiser un bassin, une fouille, un batardeau [fig. 872-) ;
- 2° Appareil muni d’un corps de cylindre
- Fig. 872.
- avec piston, tuyaux d’aspiration et de refoulement d’air, qui sert à comprimer l’air dans les conduites de gaz pour les essayer et en chasser la naphtaline, à mélanger et àépurer les huiles {fig. 873), aux pulvérisations hydrothérapiques, etc., etc.
- On l’appelle communémentpompe à air.
- Fig. 873 et 874.
- Porte-clapet. Pièce de cuivre de forme circulaire appartenant à une pompe et sur laquelle est monté un clapet.
- Le porte-clapet est muni d’oreilles qui servent à le fixer lui-même sur la bride d’un corps de pompe ou d’une calotte.
- Porte-poinçon. Pièce de terre cuite qui se place sur le faîtage d’un comble et qui
- est munie d’une ouverture circulaire destinée à recevoir le poinçon également en terre cuite [fig. 874).
- Porte-serviette. Support en cuivre nickelé, comprenant une pièce d’applique avec un ou plusieurs tubes creux formant genouillères. Ce support se place dans les salles de bains.
- Portée. Pièces de cuivre que les plom-
- biers placent au bout d’un moule de tuyau pour empêcher le plomb qu’on y verse de s’écouler.
- Porte-lanterne. Nom donné à des crosses ou potences devant supporter un système d’éclairage quelconque. On en fait en fer
- Fig. 876 et 877.
- forgé et de style {fig. 875) avec ornements en tôle.
- Porte-lumière. Synonyme de porte lanterne. Se dit plus spécialement de supports métalliques en fonte, fer forgé, et bronze appliqué contre un mur et destinés à recevoir des lampes.
- Porte-montre. Appareil téléphonique se plaçant sur un mur, comprenant une
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- VOCABULAIRE. 347
- plaque d applique, une plaque sensible inclinée, avec crochet d’attache pour récepteur, deux appels, un pour sonnerie, un Pour parole, un récepteur [fig. 876 et 877).
- Porte-soudure. jMorceau de coutil plié en quatre à l’aide duquel les plombiers relèvent leur soudure.
- Pose. C’est la mise en place d’objets
- Quelconques. On dit: la pose de tuyaux, ue robinets, etc. On dit aussi poser.
- Poste d’eau. Sorte de fontaine en fonte servant également de lavabo et de vidoir,
- qu’on applique le long des murs dans les établissements publics et les maisons privées. Cet appareil affecte le plus souvent {fig. 878) la forme d’une niche surmontant un bassin demi-circulaire avec tuyau ou siphon d’écoulement.
- Poste d’incendie. Sorte de poste d’eau en fonte formé d’une plaque d’applique
- Fig. 880.
- [fig. 879), avec trous pour boulons de scellement, d’un bassin avec tuyau d’écoulement d’une niche centrale abritant le tuyau d’amenée des eaux et son robinet, et, à la partie supérieure, d’un support de tuyaux. Au robinet se trouve vissé un long tuyau en caoutchouc, de 0;n,04, 10 mètres environ, terminé par une lance d’arrosage.
- Poste téléphonique. Lorsque deux lieux sont réunis par le téléphone, à chaque
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- COUVERTURE.
- point de départ ou d’arrivée, se trouvent disposés plusieurs appareils électriques, dont l’ensemble porte le nom de poste téléphonique :
- Ce dernier comprend :
- 1° Un transmetteur microphonique, avec sa pile et sa bobine d’induction ;
- Fig. 881.
- 2° Deux récepteurs (un pour chaque oreille) ;
- 3° Une sonnerie ;
- 4° Une pile auxiliaire pour actionner la sonnerie du deuxième poste.
- La figure 880 montre l’ensemble de l’appareil. La boîte téléphonique est portée sur une planchette fixée au mur ; elle est située à lm,20 ou im,30 du sol. Les récepteurs, placés de chaque côté de la boîte, sont pendus à des cordons contenant deux
- fils conducteurs souples. Le crochet de droite seul est mobile. C’est lui qui sert de commutateur. L’appareil est muni d’un parafoudre à dents de peigne.
- Poste central. Dans les villes, on donne ce nom à un bureau où viennent aboutir toutes les lignes des différents postes, et où l’on peut établir momentanément les liaisons entre les divers circuits {fig. 881).
- Un poste central comprend :
- 1° Un poste téléphonique ordinaire avec tous ses accessoires ;
- 2° Un tableau indicateur portant les numéros matricules de chaque abonné ;
- 3° Au dessous, une série de commutateurs portant les mêmes numéros que l'indicateur ;
- 4° Une série de cordons renfermant chacun deux fils de cuivre. Chaque cordon est terminé à chacune de ses extré-
- Fig. 882.
- mités par une cheville que l’on peut adapter aux commutateurs.
- Pot de siège. Cuvette en forme de tronc de cône {fig. 882), que l’on place dans les gardes-robes demi-anglaises.
- Poteau d’arrosement. Sorte de fontaine servant pour l’arrosage des voies publiques.
- Poteau télégraphique. Pièce de bois à section circulaire, sur laquelle sont fixés des godets en porcelaine qui servent à supporter et à isoler les fils télégraphiques. Dans ces derniers temps, on a remplacé le bois par le fer.
- Potence. Nom donné à des consoles ou supports en fonte ou en fer forgé et servant à soutenir une lanterne, une pomme à pluie dans les appareils hydrothérapiques,
- etc., etc.
- Potentiel. On appelle potentiel le niveau électrique qui existe entre deux points de la ligne d’un circuit. Le courant entre ces
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- VOCABULAIRE.
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- deux points est produit par la différence de potentiel. On assimile en effet le courant électrique, dans un circuit, au mouvement de l’eau dans un tuyau de conduite. L’écoulement de l’eau entre deux points de la conduite est occasionné par leur différence de niveau (fig. 883).
- Poterie. Nom que l’on donne aux différents ouvrages de terre cuite qui entrent j dans les constructions, et qui rappellent, par leur forme, des vases ou pots. C’est ainsi que les mitrons et mitres sont des terres cuites.
- On fait aussi usage, pour les descentes de lieux d’aisances, soit de pots en terre cuite vernissée ou non, soit depots en grès, niais aujourd’hui, on emploie généralement les tuyaux en fonte.
- Potin. Sorte de laiton ou alliage gros-
- II faut toujours maintenir les deux ressorts éloignés l’un de l’autre à l’état de repos. Ce réglage se fait à la main. Il faut veiller aussi à ce que les surfaces de contact des ressorts soient toujours bien nettes. Les ressorts se font généralement avec des lames de cuivre munies de contacts argentés ou platinés.
- Les boîtes sont en bois, en corne, ou , en ébonite.
- Les boutons se font en os, en ivoire, en ébonite.
- Prise de courant. Nom donné commu-
- Fig. 883.
- sier, formé des bavures qui résultent de la fabrication du laiton et auquel on mêle du plomb et de l’étain.
- Pouce. Ancienne mesure, le douzième d’un pied, valant 0m,027. Employé encore Quelquefois en fontainerie.
- Poussoirs. Appareils servant à actionner les sonneries électriques en établissant Momentanément la fermeture du circuit électrique. Ils sont formés de deux lames de ressort r' etr", éloignées l’une de l’autre, comme l’indique la figure 884, et dont le contact est établi par un petit bouton en Matière isolante que l’on presse avec le doigt. Chaque lame est reliée à un bout du fil de ligne. Le tout est contenu dans Mie boîte qui sert de socle {fig. 885), et Que l’on peut accrocher au mur ou poser sur une table.
- nément à la mise en place du câble conducteur d’un paratonnerre. La prise de courant comprend le percement à l’arçon et au cliquet, le taraudage, les vis à métaux, rondelles en plomb et rondelles en cuivre pour assurer le contact du ruban conducteur sur la charpente en fer ou autres parties métalliques de la construction.
- Fig. 886.
- Puisard. Puits pratiqué pour l’absorption des eaux surabondantes qui peuvent gêner dans une localité. Les puisards s'établissent sous les rues pavées.
- C’est une chambre voûtée, percée, à sa partie inférieure, d'ouvertures rectangulaires {fig. 886), qui permettent aux liquides de s’écouler jdans le sol ; deux autres
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- COUVERTURE.
- ouvertures sont placées, l'une au sommet de la voûte, qui sert au nettoyage, l’autre dans les reins de la voûte et qui est l’orifice d’arrivée des eaux ; l’ouverture supérieure est fermée par une dalle.
- Puits. Excavation profondément creusée dans le sol, pour réunir les eaux qu’il renferme.
- Le puits sert aussi àrecevoir l’extrémité inférieure d’un paratonnerre et permet ainsi au fluide électrique de s’écouler dans le sol.
- Pulvérisateur. Ajutage d’une forme particulière que l’on adopte à l’extrémité des tuyaux d’arrosage.
- Cet ajustage comprend [fig. 887) :
- Fig. 887.
- 1° Un corps de tuyau qui se visse dans le tuyau d’arrosage :
- 2° Une soupape mobile formée d’un noyau plein enveloppé par une vis à filets carrés;
- 3° Un chapeau percé en son milieu d’un trou conique évasé à la partie extérieure ;
- L’eau qui arrive sous pression dans cet ajutage, est pulvérisée et se répand dans l’air sous forme de poussière impalpable.
- Pureau. On donne ce nom à la partie vi-
- sible des tuiles plates ou des ardoises après l’achèvement de la couverture.
- Dans les couvertures en tuiles, les lattes sont clouées par cours horizontaux, distants entre eux, de milieu en milieu, d’une quantité égale au pureau des tuiles ; cette partie découverte représente ordinairement le 1/3 de la surface de la tuile, quelquefois les 2/5 ; le pureau est également d’un tiers dans les couvertures en ardoises.
- Purgeur. Appareil automatique pour
- Fig. 888 et 889.
- extraire la vapeur qui se condense en eau dans le parcours des tuyaux.
- Purgeoir. Nom que l’on donne à des bassins contenant du sable et des gravois et dans lesquels l’eau des sources passe pour s’y purifier avant d’entrer dans les tuyaux.
- On a soin de mettre un certain nombre
- Fig. 890 à 892.
- de ces purgeoirs de distance en distance, et l’on en change de temps à autre [les gravois et les sables.
- Queue de cochon. Outil employé par les plombiers, et qui se termine en pointe [fig. 888).
- Quille. Grand coin de fer que les ardoi-siers emploient pour détacher les blocs a la carrière.
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- Râble. Outil de bois dont les plombiers se servent pour faire couler et étendre le plomb sur le moule appelé madrier.
- Raccord. 1° Pièce au moyen de laquelle on ajoute bout à bout les tubes de même diamètre [ou de diamètres différents. Ces pièces sont filetées et peuvent se visser dans les tuyaux. Un écrou mobile permet de visser le raccord sur l’un des deux
- Fig. 893 et 894.
- loyaux, tandis que l’autre tuyau se visse au raccord {fig. 889).
- 2° Pièce métallique filetée permettant de visser et de mettre en place les lampes et autres appareils électriques [fig. 890 à 892).
- Raccordement. Terme de plombier qui s applique à la réunion de deux tuyaux de diamètres différents ou égaux.
- Raffinage. C’est l’opération qui a pour
- Fig. 895.
- but de revivifier les parties de plomb T1® les ouvriers appellent crasses.
- C’est aussi la fusion du plomb que l’on coule ensuite en saumon.
- Rainure. 1° Petit canal circulaire, formé par deux chanfreins, que l’on fait sur chacune des épaisseurs d’une table de Plomb quand on l’a roulé pour en compo-Ser un tuyau soudé.
- LAIRE. 351
- 2° Petit canal pratiqué dans l’épaisseur d’une planche pour livrer passage à un fil électrique, que l’on dissimule ensuite à l’aide d’une seconde planche clouée sur la première etrecouvrantle canal [fig.893-894)
- Ramasse-boue. Sorte de siphon en fonte comportant à l’intérieur une saillie sur laquelle repose un panier (Voyez ce mot), qui, suspendu au-dessus du plan d’eau, reçoit les matières solides que pro-
- Fig. 896.
- jettent dans l’axe les bavettes de la grille [fig. 895).
- Rampe. 1° Balustrade d’appui en fer ou en bois qui repose sur des barreaux en fer.
- Depuis quelque temps, on met des rampes avec barreaux en fer sur les combles, afin de prévenir les accidents d’ouvriers et faciliter le sauvetage en cas d’incendie.
- 2° Rampe de chevrons. Inclinaison des chevrons d’un comble ;
- 3° Main courante en fer, cuivre ou cris-
- .....«.Ai.........
- Fig. 897.
- tal, employée dans les salles d’hydrothérapie [fig. 896).
- Râpe. Grosse lime dont les plombiers se servent pour enlever l’excédent de matière sur les soudures, et pour aviver les parties sur lesquelles doivent être faites ces soudures (Voy. lime) [fig. 897).
- Raviver. Rendre plus vif. On dit, par exemple, raviver le plomb. On ravive le plomb pour la soudure.
- Réaction. C’esf à la réaction d’un courant d’eau arrêté spontanément dans
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- COUVERTURE.
- les tubes, qu’on doit les effets du bélier hydraulique.
- Récepteur. Dans un poste téléphonique, on donne le nom de récepteur à l’appareil qui sert à percevoir le son transmis par un autre poste (fig. 898).
- Recherche. Poser en recherche. Terme
- Fig. 898.
- employé par les couvreurs et qui signifie réparer dans une couverture les parties défectueuses sans toucher aux parties voisines, et mettre quelques tuiles ou quelques ardoises à la place de celles qui manquent ou qui sont brisées.
- Refendre. C’est diviser l’ardoise en feuillets.
- Réflecteur. On donne le nom de réflec-
- Fig. 899.
- leur à un miroir métallique destiné à renvoyer la lumière dans un endroit sombre.
- Regard. Ouverture en forme de puits et destinée à faciliter la visite d’un aqueduc ou d’un égout {fig. 900). Les regards s’établissent soit directement au-dessus de l’égout, soit d’un côté ou de l’autre.
- Ces orifices sont ordinairement fermés par des plaques de fonte circulaires reposant sur un bâti également en fonte {fig. 901).
- Les caniveaux qui servent aux conduites de distributions d’eau, de gaz et d’électricité sont également munis de regards fermés par des plaques rectangulaires ou circulaires.
- Régner. Terme par lequel on exprime
- Fig. 900 et 901.
- qu’un objet tel qu’un chéneau, une gouttière, etc., est employé d’une manière continue sur l’étendue d’une façade ou le pourtour extérieur ou intérieur d’un bâtiment.
- Régulateur. 1° Dans les installations d’éclairage au gaz, on donne le nom de
- régulateur de pression à un appareil destiné à maintenir constante la pression sous laquelle le gaz se présente aux divers orifices d’écoulement, de sorte que le volume dépensé ne varie qu’avec les changements de section de ces orifices.
- Nous donnons [fig. 902) un spécimen de ces régulateurs, qui ont la forme de petits gazomètres mobiles.
- 2° Dans les lampes électriques à arc voltaïque, on emploie des régulateurs pour
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- VOCABULAIRE.
- 353
- maintenir la distance normale des charbons.
- Rejet. 1° Petit tuyau de plomb soudé sur un corps de pompe pour servir d’ajutage et par lequel s’échappe l’eau ;
- 2° Rejets : Plomb qui s’écoule dans les fosses préparées par les plombiers aux extrémités de leur moule.
- Relai. Dans l’installation des sonneries électriques à grandes distances, on ne se sert pas directement du courant de la pile, ee qui exigerait un nombre trop considérable d’éléments, mais on l’envoie dans un appareil appelé relai qui, en produisant un contact, établit la communication avec une pile locale, dont le nombre d’éléments peut alors être réduit au minimum.
- Remanier. C'est refaire un ouvrage à
- neuf, le retoucher, le raccommoder en se servant des mêmes matériaux. Ainsi les couvreurs remanient l’ardoise ou la tuile, quand ils l’enlèvent, pour la replacer sur l’ancien lattis ou sur un lattis neuf.
- Rembarrures. Plâtres qui servent à maintenir les faîtages sur leur longueur.
- Renard. Petite ouverture ou fente par laquelle l’eau d’un bassin, d’un réservoir, d’une conduite, s’échappe et se perd.
- Les ouvriers lui donnent ce nom à cause de la difficulté qu’ils éprouvent à découvrir le point où cette fuite a lieu.
- Reniflard. Petit appareil que l’on nomme aussi purgeur et qui sert à faire évacuer les eaux de condensation dans certaines conduites.
- C’est ainsi que l’on place des reniflards
- Fig. 903 et 904.
- 'dans le bas des principales conduites de gaz pour recueillir l’eau entraînée par le gaz après avoir traversé le compteur.
- La figure 903 montre la disposition d’un de ces purgeurs à l’intérieur d’une installation. C’est un simple petit tuyau soudé sur les tuyaux de parcours descendant verticalèment, et portant un bouchon. Le dernier est formé d’une petite douille en cuivre, soudée après le tuyau de plomb, gui se ferme par un bouchon à vis à tête plate. En enlevant ce bouchon, le tuyau se vide de l’eau qui s’y est déposée. Il faut avoir la précaution, quand on le replace, de bien le garnir de céruse afin d’assu-rer l'étanchéité du joint et éviter les fuites.
- Renvoi. Terme employé dans les mouvements de sonnettes ; c’est une pièce de 1er ou de cuivre fixée au mur par un clou
- et transmettant le mouvement d’un cordon à une sonnette.
- Réparer. Enlever aux objets moulés ou coulés les barbes, bavures ou coulures formées par les joints du moule.®
- Réparton. Dans les ardoisières, on donne ce nom au bloc tranché suivant les dimensions usuelles.
- Reposer. C’est remettre en place un compteur, un robinet, etc. Ce terme est très employé dans les ouvrages en réparation.
- Repoussoir. Nom donné à un robinet qui se manoeuvre par l’action de la main sur un bouton ou une poignée dont est munie la clé à sa partie supérieure (fig. 904), et qui se referme de lui-même quand on cesse de l’actionner, et cela grâce à un ressort situé à l’intérieur.
- Réservoir. Ce sont des récipients en tôle
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. - 23.
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- 354
- COUVERTURE.
- renfermant de l’eau, pour divers usages : ou en fait des simples et des doubles ; ils ont le plus souvent la forme circulaire ou demi-circulaire, qui est la plus résistante et qui ne réclame aucune armature spéciale. On fait aussi des réservoirs à ossature métallique et ciment, nous en verrons plusieurs types dans un chapitre spécial.
- Pour les gardes robes on se sert de petits réservoirs rectangulaires afïectantla forme indiquée {fig. 905).
- Résistance. En électricité, on appelle résistance d’un conducteur la facilité plus ou moins grande avec laquelle il se laisse traverser par un courant. Cette résistance varie avec la nature du conducteur et sa section.
- La résistance d’un conducteur estpropor-
- Fig. 905.
- tionnelle à sa longueur et inversement proportionnelle à sa section.
- Résistance spécifique. On appelle, en électricité, résistance spécifique d’une substance, la résistance que présente entre deux faces opposées un cube de cette substance ayant pour côté l’unité de longueur, c’est-à-dire 1 centimètre.
- Ressaut. Bourrelet ménagé à l’extrémité des lames de plomb ou de zinc qui forment le fond d’un chéneau.
- Les ressauts permettent de relier les feuilles entre elles de manière à ne pas gêner la dilatation.
- Ressort de rappel. La figure 906 représente un ressort de rappel, petit ressort en
- spirale qui sert à tenir tendu le fil de fer d’une sonnette et qui est fixé par une pointe.
- Reverbère. Nom souvent donné à l’ensemble du candélabre et de la lanterne, dans [les becs d’éclairage au gaz, des villes.
- <y?
- Fig. 906.
- Ce nom, s’applique plus particulièrement à la lanterne de verre qui contient une lampe munie d’un ou de plusieurs réflecteurs, pour éclairer les rues pendant la nuit.
- Réversibilité. Propriété dont jouissent les machines électriques. Elles sont réver-sibles, c’est-à-dire qu’elles peuvent trans-
- Fig. 907.
- former indifféremment le travail mécanique en énergie électrique ou l’énergie électrique en travail mécanique.
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- Lorsqu’on donne à l’anneau gramme un mouvement de rotation, on produit un courant électrique. Réciproquement, si l’on envoie un courant dans cet anneau, il se mettra à tourner spontanément et, à l’aide d’une transmission, pourra faire marcher un outil, une pompe, etc.
- Rhéomètre. Régulateur de volume que l’on adapte à chaque bec de gaz et qui est réduit à la plus grande simplicité à cause de ses très petites dimensions. Il se compose [fig. 907) d’une petite cloche ou capsule renversée d plongeant dans un bassin annulaire A que l’on remplit de glycérine très pure ; un cône obturateur E est fixé sur cette capsule, qui est en outre percée d’un trou O, pour
- Fig. 908.
- le passage du gaz. Le gaz arrive par l’orifice D, et de là se répand dans l’espace compris entre la cloche d et la pièce C, pour s’échapper par l’ouverture O. La section de cette ouverture et le poids de la capsule sontfixés, pour chaque bec, d’après la dépense avec laquelle ce bec donne la plus grande somme de lumière. Si la pression du gaz est assez forte pour soulever la cloche d, celle-ci entraîne dans son Paouvement d’ascension la tige a et par suite la soupape E qui vient fermer en partie l’ouverture D, et supprime ou diminue l’afflux du gaz.
- Rhéostat. Dans l’éclairage électrique le
- courant produit par la dynamo doit varier avec le travail nécessaire dans le circuit extérieur, llfaut modifier la production de la dynamo suivant le nombre de lampes en service. On se sert pour arriver à ce but d’une série de résistances auxiliaires qu’on introduit dans le circuit ou qu’on enlève suivant les besoins.
- L’appareil employé est le rhéostat [fig. 908). Il est formé d’une série de spirales en maillechort constituant des'groupes séparés, mais reliées entre elles par des bandes de cuivre. Chaque bande est rattachée à un plot d’un commutateur à manette. Le pivot de celui-ci communique avec un bout du fil de ligne, tandis que l’autre bout s’attache à l’un des plots. En déplaçant la manette on peut mettre en communication les deux extrémités du fil de ligne sans y interposer de résistance, ou bien intercaler un nombre de spires voulu, c’est-à-dire une résistance déterminée.
- Rigoles. Conduites d’eau formées au
- Fig. 909.
- moyen de tuiles courbes ajustées l’une à l’autre {fig. 909) et placées sur le dos.
- Rigoteau. Tuile coupée employée aux solins.
- Rince-bouteilles. Nom donné à un robinet se fermant seul avec tulipe servant à recevoir les bouteilles et à les maintenir sur le jet du robinet [fig. 910).
- Rive. En couverture on donne ce nom à une bordure en terre cuite qui termine une toiture en tuiles et couronne un mur-pignon.
- La rive est formée de pièces qui s’emboîtent les unes dans les autres ; le sommet et les extrémités inférieures des rampants {/îg. 911) sont occupés par des pièces plus ou moins ornées.
- Roanne. Sorte de grande tarière servant à percer les corps de pompe en bois.
- On dit aussi rouanne.
- Robinet. Appareil destiné à permettre
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- COUVERTURE.
- ou empêcher l’écoulement d’un liquide contenu dans un récipient quelconque, réservoir, tuyau, etc.
- Un robinet se compose de. deux pièces, l’une fixe qui est la cannelle, et l’autre mobile, qui est la clef. La partie fixe est un tuyau portant un renflement percé d’un trou légèrement conique, dans lequel s’engage la clef.
- Il existe de nombreuses formes et dispositions de ces appareils ; nous en reparlerons dans un des chapitres suivants.
- Roder. C’est frotter l’une contre l’autre deux pièces de métal pour qu’elles s’adaptent exactement.
- Les plombiers font le rodage des robi-
- f
- !
- ?
- Fig. 910.
- nets en faisant tourner la clef d’un robinet dans un boisseau avec du- grès, de l’émeri, etc., interposés entre les surfaces jusqu’à ce qu’elles s’ajustent parfaitement de manière à éviter les fuites.
- Rondelle. 1° Petite plaque en fer, en plomb ou en cuivre, percée en son milieu, que les plombiers placent entre les brides de jonction d’un robinet avec un tuyau, ou de deux tuyaux entre eux.
- 2° Petite pièce ronde en cuivre formant l’extrémité d’un moule à tuyau. Il y en a
- une à chaque extrémité. C’est au milieu de ces rondelles que sont placées les deux portées qui tiennent le boulon ou noyau qui est suspendu au milieu du moule et qui règle l’épaisseur du plomb.
- Rondin. On donne ce nom à une sorte de cylindre en bois sur lequel les plombiers enroulent, pour les arrondir, les tables de plomb destinées à former les tuyaux (Voy. mandrin).
- Rondir. C’est tailler l’ardoise selon les formes et les dimensions voulues.
- Rosace. Nom donné au cylindre de bois orné dans lequel se trouve fixé le poussoir d’un bouton d’appel électrique (Voy. poussoir).
- Rotatif. Nom donné à une espèce de
- Fig. 911.
- robinet permettant de donner l’eau en tous sens (fig. 570). (Voy. col de'cygne.)
- Rotonde. Nom que l’on donne à un édifice circulaire surmonté d’une couverture également circulaire ou sphérique.
- Roue. Roue à rocket : roue qui porte à sa circonférence [fig. 559) des dents inclinées et plus ou moins aiguës, entre lesquelles peut pénétrer un levier appelé rocket ou cliquet, mobile autour d’un axe et constamment pressé par un ressort. La roue, en tournant, soulève le cliquet et les dents échappent en faisant fléchir le ressort; si l’on fait tourner la roue en sens inverse, les dents viennent buter contre
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- vocabulaire.
- le cliquet maintenu par la pression du j ressort et le mouvement est arrêté {fig. 559). Roue dentée : roue armée de dents sur sa circonférence et destinée à engrener avec une autre roue également dentée, soit pour lui transmettre un mouvement de rotation, soit pour le recevoir {fig. 912).
- La roue à rochet et la roue à dents sont
- employées pour la construction des compteurs à eau et à gaz.
- Rouleau. 1° Rouleau de paille nattée que les couvreurs attachent sur les échelles pour les empêcher de glisser et de casser les tuiles ou les ardoises.
- 2° Table de plomb que les plombiers roulent sur elle-même pour l’enlever du moule au moyen d’un bâton.
- Ruban. Nom donné au conducteur mé-
- Fig. 913.
- tallique d’un paratonnerre. Il règne de la base de la tige au puits de déperdition. Il se fait en cuivre rouge de0m,03 de largeur et de O"1,001 d’épaisseur [fig. 913).
- Ruellée. Solin de plâtre que les couvreurs établissent à l’extrémité d’un comble isolé et couvert en tuiles.
- La ruellée borde et termine le toit, et rejette, sur la couverture, les eaux qui pourraient tomber sur le mur pignon.
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- Sablière. On donne le nom de sablières aux pièces de bois ou de métal placées sur un mur et recevant l’about des chevrons.
- Sac. 1° Poche munie d’une ceinture que les ouvriers couvreurs portent devant eux pour y placer les clous et les outils dont ils ont immédiatement besoin pour l’exécution
- Fig. 914.
- de leurs ouvrages [fig. 914). On lui donne aussi le nom de tablier.
- 2° Boîte en zinc ou en cuivre munie de bretelles qui sert aux plombiers et aux couvreurs pour emporter sur le chantier leurs outils [fig. 915).
- Saignée. Prise d’eau pratiquée sur une conduite d’eau.
- Sauterelle. Branche de bascule droite d’un mouvement de sonnette, qui sert à faire un ressaut au fil de fer ou cordon de tirage.
- Fig. 915.
- Sauton. Ardoise qu’il faut réduire sur sa largeur pour compléter un rang ou un pureau.
- On fait des sautons, particulièrement quand on emploie de la vieille ardoise.
- Schiste. Mot qui indique l’état de certaines pierres, comme l’ardoise, par exemple, d’apparence homogène, à texture feuilletée, terne, pouvant se diviser en
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- COUVERTURE.
- lames plus ou moins épaisses et ne se délayant jamais dans l’eau.
- Fig. 916.
- On dit schiste ardoisier pour indiquer les bancs de pierres ardoises.
- Scie. Les couvreurs et les plombiers emploient des scies à main formées d’une lame et d’une poignée ou d’un manche [fig. 698). (Yoy. égoïne.)
- Sellette. On donne ce nom à un siège
- Fig. 917.
- formé d’une planchette [fig. 916) aux quatre angles de laquelle sont attachées des courroies qui se réunissent deux à deux sur un crochet servant à fixer la sellette sur une corde à nœuds.
- Les plombiers font usage de cet appareil ainsi que les couvreurs, pour exécuter
- Fig. 918.
- des travaux sur des surfaces verticales ou très inclinées.
- Serpe. C’est un outil composé d’une lame de fer aciérée, courbe et tranchante
- Serre-tête. Appareil téléphonique affectant la forme d’une fourche à deux dents {fig. 918). L’extrémité du manche reçoit
- d’un côté, pourvue d’un long manche en bois. Les plombiers s’en servent pour couper les tables de plomb [fig. 917).
- Fig. 920.
- les fils de la ligne. A chaque branche de la fourche)'se trouve un récepteur (voy.
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- ce mot). Le manche est en bois noir. La monture est nickelée. — Cet appareil est spécialement destiné aux auditions théâtrales.
- Shunt. Mot anglais qui sert à désigner un appareil électrique permettant d’établir sur le parcours d’un courant, un deuxième courant dit de dérivation (fig. 919-920).
- Fig. 921.
- Cet instrument se compose d’une série de bobines de résistances déterminées. Les extrémités des fils de ces bobines sont fixées à des plaques de laiton isolées les unes des autres et placées à la partie supérieure de l’appareil. Ces plaques communiquent entre elles par les bobines ; mais
- Fig. 922.
- elles peuvent être reliées directement au moyen de chevilles en laiton qu’on introduit dans des échancrures disposées à cet
- effet.
- Lorsque ces chevilles sont en place, un courant qui traverse l’appareil passe d’une plaque de laiton à une autre par l’intermédiaire de la cheville qui les réunit. Si cette cheville est ôtée, le courant circule dans la bobine correspondante et la résistance de
- cette bobine se trouve insérée dans le circuit.
- Siège. 1° Siège d’aisances : maçonnerie ou pièce de fonte établie en contre-haut du sol d’un cabinet d’aisances et sur laquelle on s’appuie [fig. 354 et 921). (Voy. alimentation.)
- Le siège d’aisances affecte différentes formes suivant qu’il fait partie de latrines communes ou de cabinets d’appartements.
- 2° On appelle également sièges les appareils que l’on établit dans les latrines communes et sur lesquels on ne s’assied pas, mais où l’on place seulement les pieds [fig. 922).
- On en fait de différentes espèces, sur lesquels nous reviendrons plus tard.
- U~...........—<>**.......•*
- Fig. 923.
- Sifflet. Appareil employé comme mode d’avertissement à l’extrémité de cordons acoustiques (Voy. acoustique).
- Siphoïdes. Nom donné à des appareils employés pour les cabinets d’aisances.
- Siphon. 1° Tube en métal au moyen duquel on fait franchir une vallée à un aqueduc ou un fleuve à un égout.
- 2° Appareil en forme de cuvette ou de tube recourbé [fig. 923) que l’on place sur le parcours d’un tuyau de descente de vidange ou d’eaux ménagères se rendant à l’égout.
- Il sert à intercepter les odeurs qui peuvent venir de l’égout. Dans la fi-
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- COUVERTURE.
- gure 923, le siphon est placé directement au-dessous d’une cuvette de ruisseau et reçoit les eaux qui en proviennent.
- Solénoïdes. Nom donné à un système de courants circulaires égaux, de même sens, et dont les centres sont sur une même droite, à laquelle les plans des cercles sont
- Fig. 924.
- perpendiculaires ; cette droite constitue Taxe du solénoïde.
- Solin. 1° Quand un toit couvert en zinc ou en plomb recouvre un mur qui s’élève plus haut, on relève le long de ce mur les feuilles de métal, que l’on attache, au besoin, avec des pattes de zinc ou de plomb, repliées sur le rebord et clouéees sur ce mur ; par dessus ce rebord, on cloue éga-
- Fig. 925.
- lement sur la maçonnerie des lames dites bandes de solins, ourlées et biseautées ; on traîne ensuite des filets de plâtre qui sont les solins proprement dits [fig. 924).
- Les couvertures en tuiles sont aussi munies, à leur rencontre avec un mur, de solins qui reposent directement sur les tuiles.
- 2° Filet de plâtre servant à boucher certains vides.
- Sonnerie. 1° Appareil servant à établir des communications ou à appeler une personne éloignée du point où l’on se trouve.
- Il comprend : 1° Une petite cloche a munie d’un ressort et suspendue [fig. 925), un cordon de tirage avec trous r et ressort de rappel d.
- 2° Sonneries électriques. — Ensemble d’appareils électriques remplaçant les sonneries ordinaires.
- Une sonnerie électrique comprend :
- 1° Une pile produisant l’électricité ;
- 2° Des fils conducteurs, recouverts d’une matière isolante ;
- Trembleust
- ht/ton d'appel
- Fig. 926.
- 3° Une sonnerie dite trembleuse ;
- 4° Un ou plusieurs boutons transmet-ileurs, pédales, presselles ou tirages.
- Nous donnons [fig. 1028) la disposition d’ensemble de tous ces appareils.
- Sonnette. Petite cloche montée sur un ressort et qui sert à mettre en communication les différentes pièces d’un appartement. (Voy. sonnerie.)
- Souche. On appelle souche de cheminée1 la partie du corps d’une cheminée qui s’élève au-dessus du comble et qui est formée d’un ou de plusieurs tuyaux.
- Soudure. 1° On donne ce nom à des alliages de plomb et d’étain qui servent à réunir les pièces de plomb, de cuivre, de zinc ou de fer blanc.
- La soudure des plombiers est composée tantôt de deux parties de plomb et une
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- d’étain, tantôt de parties égales de plomb et d’étain.
- 2° Soudure autogène. — C’est la soudure d’un métal par lui-même, obtenue à l’aide de la fusion seule, sans l’intermédiaire d’un autre métal ou alliage plus fusible.
- Elle se fait à l’aide de dards de flammes très intenses et rendues maniables comme de vrais outils, par l’emploi de chalumeaux aérhydriques.
- Soufflet. On appelle ainsi un instrument servant à produire un courant d’air destiné à activer la combustion {fig. 927).
- Cet appareil comprend :
- 1° Le têtard, pièce cubique de bois, con solidée par une fretle en fer.
- 2° La buse ou tuyère, pièce conique en métal, emmanchée dans le têtard.
- 3°Deux fiasques ou planches, dont l’une est à soupape ; ces flasques sont reliées entre elles par une membrane flexible ou garniture du cuir maintenue par des cerceaux.
- Les flasques reçoivent chacune un manche, qui permet de rapprocher ou d’éloigner à volonté, l’une de l’autre, ces deux flasques.
- Soufflures. Cavités qui se produisent à |a surface ou dans la masse d’un métal que 1 on coule dans des moules, surtout quand °n l’a réduit en fusion par une trop forte chaleur.
- Souillard. Trou pratiqué dans un entablement ou dans l’épaisseur d’un mur, P°nr le passage des eaux d’un chéneau, eu bien dans une dalle, pour l’écoulement des eaux d’un tuyau de descente dans une gargouille ou dans un puisard.
- Soupape. 1° Pièce de métal ou de cuir, de forme ronde et convexe, conique ou cylindrique, servant à ouvrir et fermer une
- conduite.
- On donne le nom de clapets aux soupapes qui sont plates.
- Celles qu’on place au fond des réser-v°ms sont coniques.
- -°On appelle soupape de fond, une sou-Pape en cuivre formée d’un piston, d’une qui sert à en limiter la course et dun châssis dans lequel entre ce piston; Un anneau, dont ce dernier est muni à sa partie supérieure, permet de le saisir (Voyez bonde, fig. 442).
- Les soupapes de fond sont employées pour vider les baignoires.
- Sous-chevron. Pièce de bois d’un dôme ou d’un comble en dôme dans laquelle s’assemblent deux chevrons courbes.
- Sous-doublis. Rang de tuiles posées à plat, pour former égout et sur lequel on pose un second rang qu’on appelle dou-blis (Voyez ce mot).
- Strie. Se dit des plaques de fonte employées pour recouvrir les gargouilles, placées sur les trottoirs ; ces plaques sont striées pour empêcher le glissement.
- Station. On appelle stations électriques les usines qui, dans les villes, produisent le courant électrique et le distribuent à l’aide de conducteurs métalliques chez les habitants. Ceux-ci l’utilisent soit à la pro-
- Fig. 927.
- duction de l’éclairage, soit à celle de l’énergie mécanique.
- Support. Terme s’appliquant à tout ce qui porte un poids ou une. charge quelconque, qui sert d’arrêt, qui maintient, qui soutient.
- 1° Support de sonnette : pièce qui maintient en place une bascule de sonnette ordinaire ;
- 2° Support de sonnette électrique : support en fer garni de gutta-percha ou en cuivre et que l’on emploie comme isolateurs des fHs\
- 3° Support de paratonnerre : pièce métallique munie, pour l’isolement, d’une bague en cristal qui soutient la tringle conductrice d’un paratonnerre {fig. 913). (Voy. ruban.)
- Tabatière. Nom donné aux châssis établis sur les toits (Voy. châssis, fig. 521 à 525).
- Table. 1° Sorte d’établi long, ayant des bords relevés formant cuvette et sur lesquels les plombiers coulent le plomb. On
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- donne aussi à cette table le nom de madrier ;
- 2° On appelle aussi tables, les feuilles de plomb coulées ou faites au laminoir.
- Tableau. 1° Appareil qui, dans une sonnerie électrique, sert à indiquer la pièce de laquelle on a sonné par un numéro ou par un mot qui apparaît au moment où la sonnerie fonctionne.
- Un tableau se compose d’une boîte rectangulaire munie d’une glace noircie sauf dans les parties dans lesquelles doivent apparaître les signaux. Il y a autant de petits électro-aimants qu’il y a de guichets ou de postes d’avertissement [fig. 928). Chaque électro-aimant A commande un levier L porteur d’un voyant Y sur lequel est inscrit le numéro ou l’indication
- lorsqu’il y a plusieurs dynamos, le tableau est disposé de façon que l’on puisse envoyer dans n’importe quel circuit le courant de telle ou telle dynamo, en cas de suspension d’une partie de l’éclairage ou d’accident à l’une des machines (Voy. commutateur, fig. 583).
- Tablier. 1° Partie d’une forge où l’on fait le feu ;
- Fig. 928.
- de l’endroit où l’on a appelé. Lorsque la sonnerie fonctionne, le courant est fermé, l’électro-aimant attire le levier et fait apparaître le voyant dans le guichet. 11 suffit de presser un bouton pour remettre les choses dans l’état primitif, car ce bouton agit sur un repoussoir qui fait passer le courant en sens inverse dans l’électro-aimant. Le levier retombe et le voyant disparaît de la fenêtre.
- 2° On appelle aussi tableau de distribution un panneau en bois ou en ardoise, sur lequel sont disposés divers commutateurs. A ce tableau aboutissent les conducteurs des dynamos et les circuits des lampes ; c’est sur lui que l’on opère la fermeture et l’ouverture des circuits pour allumer et éteindre les lampes. En outre,
- Fig. 929.
- 2° Nom donné aussi au sac ou poche des couvreurs (Voy. sac).
- Table d’inhalation. Sorte de table en bois [fig. 929) de forme ovale, garnie en zinc, avec rampe d’appui en acajou, pieds en fer galvanisé et munie de tuyaux divers d’amenée d’eau, garnis de leurs ajutages et robinets avec tous accessoires. Sert aux inhalations.
- Talon. Petit morceau de zinc soudé à l’extrémité d’un couvre-joint dans une couverture en zinc.
- Tambours. Tuyaux de différentes grosseurs à ses extrémités et que l’on emploie
- C~....1^=0
- Fig. 930.
- pour réunir deux tuyaux inégaux en diamètre.
- Tampon. 1° On appelle tampon une dalle de pierre, de forme circulaire ou carrée, ajustée dans la feuillure d’un châssis en bois ou en pierre pour fermer l’ouverture d’une fosse d’aisances, d’un puits ou d’un regard. Cette dalle est munie d’un anneau qui permet de l’enlever ;
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- 2° Plaque de fonte qui s’emboîte dans un châssis en fonte et qui ferme une bouche d’égout (Voy. plaque);
- 3° Morceau de bois fermant le haut d’un corps de pompe ou d’un tuyau;
- 4° Plaque de bois circulaire qui recouvre ^orifice d’un siège d’aisances;
- 5° Bouchon qui, dans les anciens sièges d’aisances, sert à en fermer l’ouverture et fiu’on retire au moyen d’un crochet ;
- 6° Cheville de bois dont on remplit un trou percé dans la pierre, afin de pouvoir y placer une patte, une vis, un clou, etc.
- Tamponner. 1° C’est boucher un orifice, fin trou avec un tampon ;
- 2° C’est aussi poser des tampons dans nn mur pour y recevoir des clous ou des vis.
- Tamponnier ou tamponnoir. Outil de for aciéré, ayant la forme d’un petit ciseau à froid et servant à percer, dans les murs, dans la pierre et dans la bri-
- Le service télégraphique se compose d’une manière générale :
- 1° D’un appareil de production des signaux appelé manipulateur '
- 2° D’un appareil de transmission ou circuit électro-dynamique ;
- 3° D’un appareil de reproduction des signaux ou récepteur.
- Le circuit est composé de fils de fer supportés le long de la voie par des poteaux appelés poteaux télégraphiques qui se font en bois ou en fer.
- Les sonneries établies dans les habitations pour correspondre d’une pièce à l’autre sont des espèces de télégraphes.
- Téléphone. Appareil qui permet de transmettre la voix à une grande distance.
- 11 se compose :
- 1° D’un transmetteur devant lequel on parle (Voy. ce mot).
- 2° D’un fil électrique reliant le transmetteur au récepteur, et dans lequel passe le courant ;
- Fig. 931 et 932.
- Fig. 933.
- fifie, de petits trous qu’on bouche avec des tampons de bois (fig. 930).
- Tanchis. Partie biaise de comble recouverte par une noue en tuiles, en ardoises °u en plomb.
- Tasseau. On appelle tasseau de couvre-Joint, une tringle de bois sur laquelle on fixe les couvre-joints dans les couvertures efi zinc.
- On donne à la section de ces tringles la forme d’un trapèze {fig. 931) afin de permettre aux feuilles de zinc, poussées par ^es dilatations transversales, de glisser suffisamment sur les faces inclinées.
- Lorsque le tasseau recouvre un arêtier °u un faîtage, on l’évide en dessous suivant les faces inclinées du voligeage, comme le montre la figure 932.
- Télégraphe. Système de correspondance u des distances plus ou moins éloignées, fait aujourd’hui au moyen de l’électri-
- 3° D’un récepteur, que l’on met contre l’oreille et qui reçoit les sons.
- On parle devant le transmetteur qui vibre sous l’impression de la voix et produit un courant. Ce courant fait vibrer à son tour le récepteur, qui reproduit ainsi les mêmes vibrations et, par là même, les sons émis devant le transmetteur.
- La voix est reproduite avec ses inflexions et son timbre.
- Téléphonie. Ensemble des appareils employés pour l’usage du téléphone. La téléphonie comprend aussi la théorie de ces appareils.
- Tenaille. On appelle tenaille un outil composé de deux branches réunies ensemble par un clou rivé formant un axe autour duquel ces branches sont mobiles. Les mâchoires ou mors sont en acier et servent à retenir ou à arracher (fig. 933).
- Tendeur. Petit appareil servant à tendre les fils télégraphiques. Il se compose d’un
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- isolateur en forme de cloche et de deux chapes munies chacune d’une roue à ro-chet {fig. 934). Il se place sur les poteaux télégraphiques.
- Terrasse. Couverture en terrasse. Couverture qui présente, au lieu de toits en pente, au sommet d’un édifice, une surface plane, dressée et supportée par les murs.
- Fig. 934.
- Les terrasses se recouvrent avec des tables de plomb avec joints comme celui indiqué figure 935. On donne aux tables de 2 à 4 mètres de longueur, une épaisseur de 0m,0025. Les joints sont faits avec des tasseaux en bois feuillés et noyés dans la pente en plâtre. On les garnit en plomb avec des rebords façonnés en agrafes et logés en feuillures que l’on attache avec des pattes. Les tables de plomb formant la couverture tombent dans ces joints
- Fig. 935.
- creux par dessus des bandes d’égout en zinc ou en cuivre clouées sur les tasseaux.
- Terrasson. On appelle ainsi une petite terrasse ou partie de couverture qui est presque en plate-forme.
- Les terrassons reçoivent seulement l’inclinaison nécessaire à l’écoulement des eaux pluviales qui frappent leur surface. On les couvre soit en zinc n° 14, soit au moyen de tables de plomb.
- On place aussi des terrassons en dessous des postes d’eau, des baignoires, etc.,
- pour arrêter les fuites d’eau, l’humidité, etc.
- Thermomètre. Appareil destiné à mesurer les températures. Le thermomètre lait partie des pièces accessoires des appareils d’hydrothérapie. Celui que nous représentons {fig. 936) sert pour l’emploi de l’eau mitigée. Il a une enveloppe de protection cylindrique en verre sur monture en cuivre, avec raccord à frottement élastique. L’eau arrive à la partie inférieure de la tige.
- Thermosiphon. Appareil employé pour chauffer l’eau destinée aux baignoires-Nous en avons donné un exemple [fig. 399). C’estjun double cylindre en tôle galvanisée
- Fig. 936 et 937.
- ou en cuivre. Dans le cylindre intérieur se trouve la grille avec le combustible ; une cheminée est adaptée à ce cylindre. Entre les deux enveloppes se trouve l’eau destinée à être chauffée. L’enveloppe extérieure porte deux tubulures de raccord avec écrous, correspondant aux deux autres fixées à la baignoire. L’eau s’échauffe, passe dans la baignoire par le tuyau A supérieur et retourne à l’appareil par le tuyau B inférieur ; il s’établit ainsi un courant d’eau chaude (Yoy. baignoire').
- Tiercine. Tuile que l’on réduit sur sa longueur pour compléter un rang ou pureau près d’un solin ou d’une ruellée.
- Tiers-point. Lime triangulaire propre à affûter les dents de scie {fig. 937).
- Tige. Partie d’un paratonnerre recevant la pointe et se fixant sur le bâtiment à
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- préserver de la foudre. A la tige vient s’attacher le câble conducteur.
- On appelle en général tige la partie allongée et ordinairement cylindrique d’une foule d’objets.
- Timbre. Cloche en métal frappée par un marteau et qui remplace la sonnette ordinaire ; les timbres sont principalement employés dans les sonneries électriques {fig. 938).
- Tinette. Sorte de tonneau servant aux vidanges dites inodores. Il constitue ce qu’on appelle une fosse mobile.
- Autrefois les tinettes étaient en bois, cerclées de fer ; aujourd’hui on les fait en zinc et garnies d’un couvercle fermant hermétiquement. On se sert de ces tinettes dans le système diviseur. (Voy. ce mot, fig. 680 à 682.)
- Fig. 938.
- Tinne. Nom que l’on donne à des tonneaux malaxeurs ou broyeurs, employés dans la fabrication des tuiles, pour la préparation des pâtes.
- Tirage. 1° On donne ce nom au fil de fer qui sert à manœuvrer une sonnette. (Voy. cordon de sonnette, fig. 627 et 628.)
- 2° Bouton de tirage. On nomme ainsi le bouton placé à l’extrémité de la tige d’un coulisseau. (Voy. ce mot, fig. 633, 634 et 635.)
- 3° Mouvement de tirage. C’est le mouvement où est fixé le fil de tirage. (Voy. sonnette, cordon de sonnette, fig. 627 et 628).
- Tire-clous. Le tire-clous est une lame de fer mince pourvue de dents comme une crémaillère et qui se recourbe à l’une de ses extrémités.
- Il sert aux couvreurs pour arracher les clous {fig. 939).
- Tire-fond. Longue vis dont la tête est remplacée par un anneau et que l’on fixe au milieu du plafond d’une pièce pour recevoir un crochet destiné à la suspension d’une lampe.
- Tire-ligne. 1° Les plombiers appellent tire-ligne une sorte de couteau à manche de bois tranchant par le bout et que l’on passe sur le trait à la craie marquant les limites d’une table à couper.
- Par cet instrument on pratique ainsi une première entaille et l’on achève l’opération au moyen du couteau ordinaire.
- Tire-plomb. Sorte de rouet dont les plombiers se servent pour réduire le plomb en petites lanières et baguettes.
- Tob. Sorte de bassin pour douche.
- Toilette. 1° Nom donné communément aux meubles contenant tous les vases et instruments de toilette. Dans ces derniers
- r—-------------
- -J , r'T
- Fig. 939.
- temps on a fait des meubles de toilette qui contiennent un réservoir à eau avec robinet et tous accessoirs, écoulement d’eau, etc. D’autres, au contraire, sont fixés au murs et reçoivent une canalisation d’eau (Voy. lavabos).
- 2° Cabinet de toilette (Voy. cabinet).
- Toit. C’est la partie la plus élevée d’un bâtiment, qui sert à le couvrir, à le mettre à l’abri des intempéries de l’atmosphère.
- Le mot toit est synonyme de comble, couverture, etc.
- Les toits ont une pente en rapport avec le genre de couverture qu’ils supportent.
- Dans le paragraphe III de ce chapitre, nous avons donné les différentes pentes correspondant aux différents genres de couverture employés, nous n’y reviendrons pas.
- Tôle. Les tôles, droites ou cintrées et galvanisées, sont employées en couverture.
- On leur donne aussi la forme d’ardoises
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- COUVERTURE.
- avec petites feuilles se repliant sur le côté, et ces ardoises métalliques se posent comme les tuiles. Nous en verrons par la suite des applications.
- Tondin. Nom donné au cylindre de bois dont se servent les plombiers pour arrondir leurs tuyaux.
- Torchère. Sorte de porte-torche ou candélabre à pied ordinairement triangulaire.
- Tourner. Tourner le plomb, c’est le plier avec le tire-plomb.
- Tourniquet. Appareil hydraulique permettant d’arroser les pelouses et gazons, et dont le principe est celui du tourniquet hydraulique, employé dans les cours de physique.
- L’eau arrive par un tuyau A et s’échappe par deux autres petits tuyaux t et t' (/îg. 940), assemblés au premier et en sens inverse l’un de l’autre. Le tout est monté sur roulettes. Par l’effet de la poussée de l’eau, l’appareil se met à tourner, et l’eau est projetée dans tous les sens.
- Tranchis. Tuiles ou ardoises coupées
- obliquement au droit d’un arêtier ou d’une noue.
- Transmetteur. Appareil téléphonique
- qui sert à produire les sons que le récepteur reçoit à son tour au moyen du fil de ligne.
- Fig. 941.
- Le transmetteur comprend trois parties essentielles {/îg. 941):
- 1° Une plaque de fer très mince, sorte de membrane métallique P ;
- 2° Une tige d’acier aimantée A, dontl’un des pôles est en face de la membrane ;
- 3° Une bobine B, qui coiffe la même extrémité de l’aimant.
- Les fils de la bobine du transmetteur se prolongent par un double fil qui va rejoindre le récepteur.
- La plaque, la tige, la bobine et une partie des fils sont enfermés dans une boîte E circulaire en bois ou en ébonite, terminée par un manche M de même substance.
- Une vis Y sur laquelle se trouve fixée la tige A permet de déplacer celle-ci pour régler l’appareil. Deux bornes bben cuivre reçoivent les fils de la ligne et les relient à ceux de la bobine B. Une embouchure L, qui a la forme d'un entonnoir très évasé, termine la partie antérieure de la boîte et est disposée de manière à laisser un cer-lain vide entre la lame et les bords d’un trou central. La boîte sert de caisse de résonnance. Le manche permet de tenir l’appareil près de la bouche.
- Lorsqu’onparle dans l’appareil, la membrane métallique vibre à l’unisson de la voix, dont le souffle lui communique fidè-
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- lement toutes les inflexions de la parole j articulée. Cette plaque de fer, en s’appro-chant plus ou moins du pôle de l’aimant, modifie son état magnétique et cette modi-fication engendre, par induction dans la j bobine, des courants électriques qui se ;
- se compose d’un bâti en fonte muni d’une grille de sécurité [fig. 942-943) et d’un 1 couvercle en tôle striée.
- ! Cette trappe empêche les eaux plu-! viales et de lavage de pénétrer dans les | chambres à tinettes. Ces eaux sont re-j cueillies dans le caniveau du châssis et | envoyées à l’égout, par la conduite principale. Une grille prévient la chute des personnes quand la trappe est ouverte ; elle empêche aussi, en cas de réparations, la chute des gros matériaux sur les ouvriers. Cette grille est en fer à T.
- Fig. 942.
- propagent dans le fil et vont jusqu’au récepteur. Là, les courants, en traversant *a bobine du récepteur, appareil semblable au transmetteur, font varier l’in-
- Fig. 943.
- tensité magnétique de l’aimant qui, influençant plus ou moins la membrane, la fait vibrer absolument dans les mêmes conditions que la membrane du transmetteur. La parole se trouve donc reproduite d’un bout à l’autre du fil conducteur.
- Trappe. Sorte de regard en fonte qui se met au-dessus des chambres à tinettes. Il
- Fig. 944.
- La trappe est munie d’une fermeture à clef.
- Traverse. Sorte de fer à T servant à supporter, dans le puits, le conducteur d’un paratonnerre. Les fers ont environ 0m,080.
- Trembleuse. Appareil avertisseur employé dans les sonneries électriques (fig. 944).
- Il se compose d’un électro-aimant au devant duquel est placée une armature en fer b portée par une lame élastique. Cette armature supporte un battant. Quand le courant ne passe pas, l’armature est en contact avec un ressort métallique c, qui correspond avec la borne d. L’une des
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- COUVERTURE.
- extrémités du fil de l’électro-aimant aboutit à la pièce é, et l’autre est attachée à la
- Fig. 945.
- borne e. Supposons que le courant passe, Farmature est attirée, mais le contact de
- Fig. 946.
- l’armature b avec la pièce c cessant, le courant est interrompu, et l’armature
- tion de courant, et ainsi de suite. Il se produit donc pendant tout le passage du courant un mouvement vibratoire de l’armature. A chaque mouvement, le battant frappe sur un timbre fixé sur l’appareil.
- Trépan. On désigne ainsi un outil por-
- Fig. 948.
- tant une mèche comme un vilebrequin et servant à percer des trous [fig. 945).
- Trépied. Sorte de support à trois pieds destiné à recevoir les lances d’arrosage {fig. 946), se fait en cuivre (sauf les pieds) ; peut se tourner en tous sens, horizontalement et verticalement.
- Tréteau. Chevalet porté sur quatre pieds
- et sur lequel les plombiers posent leurs tables ou établis fig. 947).
- Tricoise. Sorte de tenaille. L’extrémité de l’une des branches {fig. 948-949) est terminée par un bouton et l’autre est aplatie et fendue en pied-de-biche pour relever les clous couchés sur le bois, ou extirper ceux de petite dimension.
- Fig. 947.
- revient en contact avec c ; de là, nouvelle émission de courant suivie d’un© inteirup
- Fig. 950.
- Tringle. 1° Tige de fer rond munie d’une poignée, et servant à border les gouttières {fig. 950) ;
- 2° Tige en bois ou en fer d’un piston de pompe.
- Tringletfa. Outil de 1er ayant la ron»3 d’un couteau ém.useé eu lame di.cire,
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- d’os OU de bois, de Om,ll à 0m,13 de longueur, qui sert à ouvrir le plomb dans les couvertures en vitrage.
- Trop-plein. Trou d’écoulement que l’on place à la partie supérieure d’un réservoir pour éviter le débordement de l’eau. Ce trou est muni d’un tuyau mobile ou non 9ui conduit l’eau en excès dans un déver-soir [fig- 951). I
- Truelle. Outil que les couvreurs et plombiers emploient pour faire les solins, niellées et autres ouvrages en plâtre. C’est Une lame de cuivre ou de fer ayant la forme indiquée {fig. 952) et munie d’un reanche recourbé.
- Tube. 1° On donne ce nom à des cylindres creux, en plomb, en fer étiré, que 1 °n emploie à divers usages, par exemple,
- répond, s’il y a lieu, et la conversation peut se continuer sans que les interlocuteurs aient besoin de changer de place.
- Tubulure. On donne ce nom à une ouverture ménagée dans un récipient, un tuyau, une enveloppe quelconque pour recevoir le raccordement d’un tube.
- Tuile. On appelle tuile une tablette de terre cuite employée à la couverture des édifices. Ce carreau d’argile, d’une épaisseur quelconque, est pétri, séché et cuit au four à la manière des briques.
- Outre la terre cuite, les métaux tels que le zinc, la tôle et le plomb sont parfois employés pour la fabrication des tuiles. Nous reviendrons sur les tuiles métalliques dans un chapitre suivant.
- Tuileaux. Morceaux de tuiles cassées, qui, broyées ou mélangées avec de la chaux, produisent une sorte de ciment dit ciment de tuileaux qui sert à sceller les
- Fig. 951 et 952.
- é fabriquer des tuyaux de distribution ^ eau ou de gaz.
- 2° Tubes acoustiques. Tubes en fer creux 0u en cuivre, terminés, à leurs extrémités, Par des tuyaux en caoutchouc et qui servent à faire communiquer entre elles des Personnes habitant des pièces éloignées fes unes des autres ou placées à des étages différents. Les tubes élastiques sont munis dun porte-voix armé d’un sifflet (Voir Moustique {fig. 328 à 331).
- La communication s’établit ainsi :
- On enlève le sifflet et l’on souffle dans fe porte-voix; l’autre sifflet se fait entendre et appelle l’attention du corresponde Celui-ci applique son oreille au Porte-voix et perçoit distinctement les paroles prononcées à l’autre porte-voix ; il
- pièces de fer, etc.
- Tuyau 1° Nom que l’on donne, en général, dans une infinité de travaux, d’ouvrages et d’emplois divers, à toute espèce de conduite, ordinairement en forme de tube, qui sert, soit à l’écoulement des liquides, soit à leur transmission ou à celle des gaz.
- Les matières employées pour la confection des tuyaux sont très diverses. Ce sont l’argile, le plomb, le zinc, le cuivre, la fonte, le fer, le ciment, etc., etc.
- Les tuyaux de conduite d'eau ou de gaz, sont à brides, à emboîtement ou à cordon.
- Les tuyaux que les plombiers fabriquent se divisent en tuyaux fondus et en tuyaux roulés. Les premiers sont coulés dans des moules : les seconds sont faits de feuilles de plomb roulées sur un mandrin et soudées.
- On distingue encore les tuyaux de descente (voy. Descente), les tuyaux de chute (voy. Cabinets cVaisances), les tuyaux d'orgue des usines à gaz (voy. Condensateur), les tuyaux de ventilation, les tuyaux de cheminées (voy. mitres et mitrons).
- 2° Tuyau adossé. — Tuyau qui fait saillie sur le nu d’un mur ;
- 3° Tuyau dévoyé. — Tuyau qu’on monte
- incliné ;
- 4° Tuyau dans œuvre. — Tuyau passant dans l’épaisseur du mur.
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. — 24.
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- Les tuyaux servant à la conduite des eaux dans une maison sont, d’après l’article 523 du Code civil, considérés comme immeubles et font partie du fonds auquel ils sont attachés.
- Sont également considérés comme immeubles, les tuyaux, les compteurs et les appareils à gaz, à moins qu’ils n’aient été placés par le locataire.
- Urinoir. Endroit disposé pour uriner, sur la voie publique ou dans les établissements publics ou particuliers.
- Les urinoirs les plus simples sont composés d’une série de cases formées de
- plaques d’ardoises verticales (fig. 953 et 954) devant un parement de même matière.
- Unités. Quantité prise pour commune mesure de toutes les autres de même espèce.
- 1° Comme unité de lumière on prend l’intensité d’une lampe carcel alimentée par de l’huile de colza et brûlant par heure 42 grammes de ce combustible ; elle équivaut à un bec de gaz brûlant 125 à 140 litres à l’heure ;
- 2° Pour les calculs électriques, on a créé des unités spéciales qui se rattachent à un système général dit d'unités absolues,
- Fig. 953 et 554.
- dans lequel l’unité de longueur est le centimètre, l’unité de temps, la seconde, l’unité de masse, le gramme. C’est le système centimètre, gramme, seconde, ou
- CGS.
- L’unité de résistance est Y ohm (Voy. ce mot).
- L’unité d’intensité est Y ampère (Voy. ce mot).
- L’unité de quantité est le coulomb (Voy. ce mot).
- L’unité de force motrice est le volt (Voy. ce mot).
- L’unité de capacité est le farad', c’est la capacité qui renferme 1 coulomb d’élec-
- tricité avec une force électromotrice de 1 volt.
- Quand ces unités sont trop grandes ou trop petites par rapport aux quantités mesurées, on les fait précéder des préfixes suivants :
- Méga signifie 1 000 000 de fois l’unité.
- Myria » 10 000 »
- Milli » 1 000e partie de l’unité
- Micro » 1 000 000 »
- Ainsi :
- 1 mégaohm représente 1 000 000 ohm-
- L’unité pratique de puissance électrique est le watt (voyez ce mot).
- On se sert encore :
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- Du kilogrammètre ; c’est le travail fourni par un poids d’un kilogramme parcourant une hauteur d’un mètre ;
- Du cheval-vapeur, qui représente 75 kilo-grammètres par seconde ;
- De la calorie (Voy. ce mot).
- De l’équivalent mécanique de la chaleur (Voy. ce mot).
- De l’unité de lumière indiquée ci-dessus, 2e carcel ; !
- De la bougie décimale équivalant à 1/10 de carcel;
- De la bougie-mètre ou carcel-mètre comme unité d’éclairement ; c’est l’éclaire-uient produit sur une surface par une bougie ou un carcel placé à une distance d’un mètre.
- En 1884, la Conférence internationale
- Vase. Cloison, le plus souvent cylindrique, en terre poreuse, qui sépare les deux liquides formant les éléments d’une pile. Cette cloison en terre poreuse empêche la polarisation de la pile.
- Fig. 955 et 956.
- des électriciens a adopté comme unité de lumière, celle émise totalement par un centimètre carré de platine à la tempéra-ture de solidification. La bougie décimale égale 1/20 de cette unité.
- Valve. Nom donné quelquefois à la sou-pape (Voy. ce mot).
- Vanne. 1° On appelle vannes, de grands panneaux mobiles P, qu’on emploie pour ^acditer le curage des égouts (fig. 955 et
- 2° Nom donné à des robinets spéciaux j placés sur les grandes canalisations d’eau des villes. Ces grosses conduites ayant un diamètre supérieur à 0m,06 et à 0m,100, es autres robinets ne pourraient être convenablement employés {fig. 957).
- Plan.
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- Fig. 957.
- Vasque. Bassin de pierre, de marbre oi de bronze de peu de profondeur, ordinairement posé sur un piédestal, et de form< ronde, ovale ou polygonale.
- On le place ordinairement dans les fon
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- COUVERTURE.
- taines monumentales, pour recevoir les eaux qui tombent par jets ou par nappes.
- Ventilateur. 1° Tuyau qui, partant d’une fosse d’aisances, en conduit les émanations jusqu’au-dessus du comble. Il est continué hors comble par le couvreur.
- Ventouse. 1° Petit tuyau branché verticalement sur une conduite d’eau et montant à une certaine hauteur au-dessus du niveau du liquide, pour donner issue à l’air entraîné par l’eau.
- 2° Appareil que l’on place à la partie supérieure d’une conduite d’eau pour l’évacuation de l’air qui peut s’y accumuler.
- Il se compose [fig. 938) d’un récipient en métal A, dans lequel est un flotteur F.
- Fig. 958.
- petites ouvertures qu’ils réservent sur le moule à tuyaux, pour faciliter la sortie de l’air à mesure que le plomb s’y répand. Vespasienne. Urinoir en forme de co-
- Fig. 959.
- Celui-ci est terminé en haut par une soupape S. Il ferme un orifice percé dans le couvercle du récipient ; le mouvement du flotteur est guidé de haut en bas par une tige T.
- S’il n’y a pas d’air dans la conduite, le flotteur est fortement soulevé par la pression de l’eau et appuie la soupape S sur son siège ; l’orifice est fermé, l’eau ne peut sortir. Si l’air s’accumule au point de découvrir le flotteur, celui-ci s’abaisse par son propre poids et entraîne la soupape, l’orifice s’ouvre, l’air est évacué.
- Cet appareil évite l’emploi d'un robinet purgeur dont la manœuvre est toujours ennuyeuse.
- 3° Les plombiers appellent ventouses de,
- Fig. 960
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- lonne creuse. Elle est faite en maçonnerie recouverte d’un enduit (fig. 939).
- Vidoir. Nom souvent donné aux cuvettes (Voy. ce mot) mises dans les maisons pour que les locataires puissent y jeter leurs eaux ménagères.
- Vilebrequin. Outil servant à percer le ÙOls et le fer ; il est employé par les ouvriers plombiers et couvreurs [fig. 960).
- Virbouquet. Les couvreurs donnent ce n°m à une cheville qui arrête une corde uouée à l’amortissement d’une flèche de clocher.
- Vis. 1° Vis à chapeau. — Sorte de vis 9U1 sert à réunir les bouts de tuyaux de conduite, à fixer les porte-clapets et les rides de raccordement. La tête de cette
- Fig. 961.
- Vls est carrée et entre dans une clef qui Sert à la tourner ;
- Vis de serrage. — Pièce de métal courbée {fig, 961 )‘ munie d’une vis avec j ant, qui sert à maintenir le fouet sur ^ loyau à percer. Cette pièce fait partie a Une lorerie ; elle est fixée sur le tuyau » . ^oyen d’une chaîne de serrage qui en Iait le tour.
- j, ^vifîer. Vivifier le plomb c’est enlever caxy^e qui le recouvre, en faisant fondre nietal avec du charbon et des cendres r n ccume ensuite.
- once. On désigne ainsi, en couverture, , aiïles planches minces de sapin frisé "Uy Ij.empl°ie au lieu de lattes.
- chge. Planches légères, ordinairement
- en peuplier ; qu’on emploie pour la couverture et le cloisonnage.
- Ces pièces ont de 0m,01 à 0m,02 d’épaisseur, sur 0m,217 environ de largeur.
- Voligeage. On désigne par le mot voli-geage un plancher en voliges fixées au moyen de clous sur les chevrons d’une couverture en ardoises pour recevoir ces dernières, que l’on y fixe également avec des clous.
- Les voltiges sont ordinairement espacées de 0m,01 à 0m,02 (Voy. Voligeage et lattis, dans un paragraphè précédent).
- Volt. On appelle volt, en électricité, l’unité de force motrice ; c’est la force nécessaire pour produire un ampère dans une résistance de 1 ohm.
- Voltmètre. Appareil très employé dans les installations industrielles pour mesurer la différence de potentiel entre les bornes d’une machine d’un groupe de
- scs»»»
- Fig. 962.
- lampes à incandescence ou d’une lampe à arc.
- Sa construction est la même que celle de l’ampèremètre (Voy. ce mot) {fig. 361) ; la seule différence réside dans la composition de la bobine qui se trouve formée, cette fois, par un fil de cuivre très fin et très long, dont la résistance est d’environ 2 000 ohms. La graduation est tracée empiriquement, pour chaque instrument ; la division à laquelle s’arrête l’aiguille donne donc le nombre de volts cherché.
- Il se place en dérivation entre les deux points dont on veut déterminer la différence de potentiel, en reliant le pôle positif à la borne de gauche et le pôle négatif à la borne de droite.
- Comme pour les ampèremètres, on peut adjoindre aux voltmètres des réducteurs qui en diminuent la sensibilité lorsque la différence de potentiel dépasse 120 volts. Ils se composent de bobines de résistance et se mettent en série avec le voltmètre.
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- Vrille. Tige en fer, dont une extrémité est adaptée dans un manche en bois perpendiculaire à sa longueur {fig. 962). L’autre extrémité est terminée en vis, afin de s’introduire plus facilement dans le bois.
- Water-closets. Nom donné souvent aux cabinets d’aisances (Yoy. Cabinet).
- Watt. Unité pratique de puissance électrique. C’est la puissance d’un courant dont l’intensité est d'un ampère pour une différence de potentiel de un volt.
- Yeux. Les plombiers appellent yeux de perdrix les petites taches irisées qui se
- VIL — OUTILLA»
- Chacune des catégories d’ouvriers couvreurs a ses outils spéciaux, mais il existe un certain nombre d’entre eux appartenant aux autres corps d’état du bâtiment et qui servent indistinctement aux unes et aux autres.
- trouvent dans l’étain et qui sont l’indice d’une bonne qualité.
- Zinc. Métal blanc bleuâtre, possédant une odeur et une saveur particulières, dont la texture lamelleuse se gesse sous le marteau. Chauffé à plus de 100 degrés, il devient malléable et ductile, peut se réduire facilement en feuilles très minces et s’étirer en fils. A 200 degrés, il est cassant; il fond à 374 degrés. Métal peu tenace, moins mou que le plomb et que l’étain. Fondu, sa densité est de 6,86; laminé, elle atteint 7,20. Sa dilatation linéaire est très sensible ; de 0 à 100 degrés, elle varie de 0,0029 à 0,0031.
- rJE DU COUVREUR
- Nous groupons, dans le tableau ci-après par séries, les différents outils. Comme nous en avons déjà parlé dans le vocabulaire, nous ne nous y arrêtons pas longtemps, nous contentant seulement de signaler ceux qui n’y figurent pas.
- OUTILS DU COUVREUR
- COUVREUR PROPREMENT DIT ZINGUEUR
- ARD0ISIER TUILIER Batte Grattoir Règle en fer
- H P Bordoir Griffe Règle en feuillard Scie à dos
- Boursault Lime
- < Assette Martelet Cisailles droites Maillet Scie égoïne
- 'P Enclume Scie à tuile Cisailles courbes Marmitte Scie à métaux
- Marteau Deceintoir Marteau (grand) Sel ammoniac
- CO Tire-clou Equerre d° (petit) Soudure
- P Esprit de sel Pesette Soufflet
- P Etabli Pied-de-biche Tringle à border
- Fer à souder Pinceau Compas
- Godet Pistonneuse Passe-Partout
- CO P Burin Mèches Tenailles
- g < Chasse-pointe Pince-plate Tournevis
- P P < Ciseau Pointe carrée Vilebrequin
- P P P Auge Taloche
- O Riflard Truelle
- | w g Chevalet Manne
- o Echelle Seau
- cô Genouillère Tablier
- P p Hotte
- -d
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- OUTILLAGE DU COUVREUR.
- 375
- L'enclume {fig. 963} est un outil qui se compose d’une sorte de T en fer dont la branche d’équerre est terminée en pointe
- Fig. 963.
- Nous donnons [fig. 965 et fig, 966) les croquis d’un boursault à battre et d’un boursault rond,
- Le bordoir qui sert à faire les ourlets,
- Fig. 967.
- aiguë, ce qui permet de la fixer dans le voligeage. La partie de l’enclume, perpendiculaire à la pointe, s’appelle la table ; c est sur elle qu’on appuie l’ardoise
- K^/VW^AA^A/V\AA/W^A<V^A^<VV^AVW^|
- Fig.964
- Pendant la confection des trous ou la taille avec le marteau.
- La scie à tuile {fig. 964) est formée n une lame de scie en acier, dentelée des
- est une pièce de fer {fig. 967) recourbée légèrement.
- Les cisailles courbes sont des cisailles coudées à droite ou à gauche {fig. 968) ; elles permettent de faire dos coupes circulaires.
- Le déceintoir est une sorte de hachette
- Fig. 968.
- f3r
- ÏjS'
- Fig. 965.
- ^enx côtés ; elle est très large, et montée ans une armature munie d’une poignée. Lour s’en servir, l’ouvrier et son aide la saisissent chacun d’une main, tandis que
- ÇsjjB-* S
- £’Z?
- Fig. 966.
- {fig. 969) à deux tranchants. L’un est parallèle au manche, l’autre perpendiculaire. Cet outil sert aux démolitions, à bûcher le plâtre pour les engravures, etc.
- L'esprit de sel est le nom donné communément par les ouvriers à l’acide chlorhydrique. 11 sert à décaper les rives ouïes
- Fig. 969.
- ( e 1 autre, ils maintiennent la tuile. Pour s°n bon fonctionnement, il faut semer du Srès pdé sous les dents, à l’endroit où on veut faire la section.
- surfaces métalliques que l’on doit souder. Son rôle est de dissoudre les oxydes qui se sont formés sur la paroi métallique.
- Le godet, déformé inversable {fig. 970),
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- COUVERTURE.
- sert à recevoir l’esprit de sel ; il est en plomb.
- La pesette est une sorte de pelle en bois
- On appelle pied-de-biche, un fer à souder droit ; le prisme de cuivre de l’extrémité {fig. 972) est placé dans le prolongement de la tige de fer; cet outil permet de
- Fig. 970 et 971.
- Fig. 972.
- qui sert à presser, l’une contre l’autre, les surfaces en contact, au moment de la soudure.
- souder dans les endroits d’un abord difficile, dans les angles rentrants par exemple.
- C
- Coupe A. JB
- ]
- if
- tjo - _ -ë _
- Fig. 973.
- Le pinceau sert à étendre l’esprit de sel sur les surfaces à décaper.
- La règle en fer permet de tracer des
- 1 —
- Fig. 974.
- traits sur la feuille de zinc. Elle a {fig. 973) 0m,05 sur 0m005 et une longueur de 2m,20.
- Les règles en feuillard servent à faire des bords plats ou pinces plates. Elles ont
- Fig. 975.
- environ 0m,030 de largeur sur Ou,002 d’épaisseur, et une longueur en rapport avec l’ouvrage à exécuter.
- La scie-à-dos se compose {fig. 974) d’une lame dentelée, fixée dans une partie métallique, reliée au manche de manière a être rendue plus rigide.
- Pour faire les ourlets de gouttières, on emploie une scie à métaux {fig. 975) fixée dans une monture métallique courbée en trois sens. — Une vis avec écrou permet de fixer la lame dans le sens qu’on veut lui donner ; on peut ainsi spier en suivant une courbe déterminée.
- Le sel ammoniac sert à décaper le cuivre du fer à souder.
- a
- Fig. 976.
- La soudure employée pour le zinc est un alliage composé de deux tiers de plomb et de un tiers d’étain.
- Elle est employée de deux manières :
- 1° Sous forme d’un bloc cubique, perce à l’intérieur d’une cavité hémisphérique, qui doit recevoir le sel ammoniac fondu
- {fi9- 976);
- 2° Sous forme de baguettes minces qu on fond et étend avec le fer étamé.
- On donne le nom de passe-partout à une petite scie à guichet, dont la lame est
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- OUTILLAGE DU COUVREUR.
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- très mince, et terminée en pointe. Elle permet de scier dans les parties les plus resserrées {fig. §11).
- Fig. 977.
- Le riflard est un outil de maçon qui sert quelquefois au couvreur lorsque celui-ci a
- Fig. 978.
- ù raccorder des moulures et à poser du plâtre (fig. 978).
- La taloche est également un outil de maçon qui sert au couvreur pour étendre du plâtre sur les souches de cheminées. Il est formé de plusieurs planches jointives {fig. 979). La poignée est perpendiculaire à ces planches.
- Fig. 979.
- Pour passer sur la couverture sans la détériorer le couvreur se sert aussi d’échelles à échelons plats sur lesquels il pose le pied.
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- COUVERTURE.
- VIII. — LÉGISLATION CONCERNANT LES TOITURES
- Dans les grandes villes de France, à Paris principalement, il existe des règlements concernant les profils à donner aux toitures des bâtiments bordant la voie publique, et leur mode de construction,
- Voici les règlements actuellement en vigueur à Paris.
- /
- Décret.
- Portant règlement sur la hauteur des
- maisons, les combles et les lucarnes, dans
- la ville de Paris (23 juillet 1884).
- TITRE PREMIER De la hauteur des bâtiments.
- Première section. — De la hauteur des bâtiments bordant les voies publiques.
- Article Premier. — La hauteur des bâtiments bordant les voies publiques dans la ville de Paris est déterminée par la largeur légale de ces voies publiques pour les bâtiments alignés, et par la largeur effective pour les bâtiments retranchables.
- Cette hauteur, mesurée du trottoir ou du revers pavé au pied de la façade du bâtiment, et prise au point le plus élevé du sol, ne peut excéder, y compris les entablements, attiques et toutes les constructions à plomb des murs de face, savoir :
- 12 mètres (12m) pour les voies publiques au dessous de 7 mètres 80 centimètres (7m,80) de largeur ;
- 15 mètres (15m) pour les voies publiques de 7 mètres 80 centimètres (7m,80) à 9 mètres 74 centimètres (9m,74) de largeur;
- 18 mètres (18m) pour les voies publiques de 9 mètres 74centimètres (9m,74) à20 mètres (20m) de largeur ;
- 20 mètres (20m) pour les voies publiques (places, carrefours, rues, quais, boulevards, etc.) de 20 mètres (20m) de largeur et au-dessus.
- Le mode de mesurage indiqué sur paragraphe 2 du présent article, ne sera applicable, pour les constructions en bordure des voies en pente, que pour les bâtiments dont la longueur n’excède pas 30 mètres (30m) ; au delà de cette longueur, les bâtiments seront abaissés suivant la déclivité du sol.
- Si le constructeur établit plusieurs maisons distinctes, la hauteur sera mesurée séparément pour chacune de ces maisons, suivant les règles énoncées ci-dessus.
- Art. 2. — Les bâtiments dont les façades seront construites partie à l’alignement, partie en arrière de l’alignement, soit par suite du retrait à n’importe quel niveau d’une partie du mur de face, soit à fruit ou de toute autre manière, devront être renfermés dans le même périmètre que les bâtiments construits entièrement à l’alignement.
- Art. 3. — Tout bâtiment situé à l’angle de voies publiques d’inégales largeurs peut être élevé sur les voies les plus étroites jusqu’à la hauteur lixée pour la plus large, sans que toutefois la longueur de la partie de la façade, ainsi élevée sur les voies les plus étroites, puisse excéder deux fois et demie la largeur légale de ces voies.
- Cette disposition’ne peut être invoquée que pour les bâtiments construits à l’alignement déterminé pour ces voies publiques.
- Si ces voies, communiquant entre elles, sont placées à des niveaux différents, la cote qui servira à déterminer la hauteur de la construction sera la moyenne des cotes prises au point le plus élevé sur chaque voie, à la condition qu’en aucun point la hauteur réelle de la façade ne dépasse de plus de 2 mètres (2m) la hauteur légale.
- Art. 4. — Pour les bâtiments autres que ceux dont il est parlé dans l’article précédent et qui occupent tout l’espace compris entre des voies d’inégales largeurs ou de niveaux différents, chacune des façades ne peut dépasser la hauteur fixée en raison de la largeur ou du niveau de la voie publique sur laquelle elle est située.
- Toutefois, lorsque la plus grande distance entre les deux façades d’un même bâtiment n’excède pas 15 mètres (15m), la façade bordant la voie publique la moins large ou du niveau le plus bas, peut être élevée à la hauteur fixée pour la voie la plus large ou du niveau le plus élevé.
- Deuxième section.—De la hauteur des bâtiments ne bordant pas les voies publiques.
- Art. 5. — Les bâtiments dont toute la façade est établie en retrait des voies publiques pourront être élevés; soit à la hauteur de 15 mètres (15m), soit à celle de 18 mètres (18m), soit à
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- LÉGISLATION CONCERNANT LES TOITURES.
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- celle de 20 mètres (20m), mesurée du pied de la construction, à la condition que le retrait sur l’alignement, ajouté à la largeur de la voie, donnera au moins une largeur de 7m,80 dans le premier cas, de 9ra,74 dans le second cas, et de 20 mètres dans le troisième cas.
- Les bâtiments situés en retrait de l’aligne-roent dans les voies publiques de 20 mètres, ne pourront pas être élevés à une hauteur supérieure à 20 mètres.
- Art. 6. — Les hauteurs des bâtiments établis eu bordure des voies privées, des passages, impasses, cités et autres espaces intérieurs, SeÇont déterminées d’après la largeur de ces voies ou espaces, conformément aux règles fixées à l’article premier, pour les bâtiments en bordure des voies publiques.
- Troisième seetion. — Du nombre et de la hauteur des étages.
- Art. 7. — Dans les bâtiments, de quelque Uature qu’ils soient, il ne pourra, en aucun cas, être toléré plus de sept étages au-dessus du rez-de-chaussée, entresol compris, tant dans la hauteur du mur de face que dans celle du comble, telles que ces hauteurs sont déterminées par les articles 1, 9, 10, 11.
- Art. 8. — Dans les bâtiments, de quelque nature qu’ils soient, la hauteur du rez-de-chaussée ne pourra jamais être inférieure à ^,n>80 mesurés sous plafond. La hauteur des sous-sols et des autres étages ne devra pas mce inférieure à 2m,60, mesurés sous plafond. Pour les étages dans les combles, cette hauteur de 2™,60 s’applique à la partie la plus élevée
- du rampant.
- TITRE II
- des combles au-dessds des façades
- Art. 9. — Pour les bâtiments construits en oordure des voies publiques, le profil du comble, tant, sur les façades que sur les ailes, ne peut dépasser un arc de cercle dont le rayon sm^a égal à la moitié de la largeur légale ou effective de la voie publique, ainsi qu’il est dff à l’article premier, sans toutefois que ce cayon puisse être jamais supérieur à 8 mètres 0 centimètres (8m,50). Si la largeur de la voie est inférieure à 10 mètres (10m), le constructeur ^ura cependant droit à un rayon minimum de mètres (5m). Quelles que soient la forme et la hauteur du comble, toutes les saillies qu’il Pourrait présenter devront être renfermées ans l’arc du cercle, considéré comme un ga-arit dont on ne devra pas sortir [fig. 980). Le point de départ de l’arc de cercle sera P acé à l’aplomb de l’alignement des murs de ^ce et le centre à la hauteur légale du bâti-
- ment, telle qu’elle est déterminée par l’article premier.
- Art. 10. — Les dispositions de l’article 9, sauf en ce qui concerne la détermination du rayon du comble, sont applicables :
- 1° Aux bâtiments construits en retrait des voies publiques, ainsi qu’il est dit à l’article b;
- 2° Aux bâtiments situés en bordure des voies privées, des passages, impasses, cités et autres espaces intérieurs.
- Dans ce cas, le rayon du comble sera cal-
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- //rf'Tp' au pied c/u Bâtiment.
- Fig. 780.
- culé d’après la largeur moyenne de l’espace libre au droit de la façade du bâtiment et égal à la moitié de cette largeur, dans les conditions déterminées par l’article 9.
- Toutefois, les cages d’escaliers pratiquées sur les cours pourront sortir du périmètre indiqué ci-dessus, de manière à pouvoir s’élever jusqu’au plafond du dernier étage desservi par lesdits escaliers.
- Art. 11. — Pour les constructions situées à l’angle des voies publiques d’inégales largeurs, dont il est parlé à l’article 3, le comble pour le bâtiment en façade sur la voie publique la plus large sera déterminé d’après les bases indi-
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- COUVERTURE.
- quées à l’article 9, et pourra être retourné avec les mêmes dimensions sur toute la partie du bâtiment en façade sur la voie publique la plus étroite, dans les limites déterminées par l’article 3.
- Art. 12. — Les murs de dossier et les tuyaux de cheminées ne pourront percer la ligne rampante du comble qu’à 1 mètre 50 centimètres (lm,50) mesurés horizontalement du parement extérieur du mur de face à sa base, ni s’élèver à plus de 60 centimètres (0m,60) au-dessus de la hauteur (égale du sommet du comble.
- Art. 13. — La face extérieure des lucarnes et des œils-de-bœuf peut être placée à l’aplomb du parement extérieur du mur de face donnant sur la voie publique, mais jamais en saillie.
- Le couronnement des lucarnes ou œils-de-bœuf établis soit en premier, soit en second rang, ne pourra faire saillie de plus de 50 centimètres (0m,50) sur le périmètre légal, mesurés suivant le rayon dudit périmètre.
- L’ensemble produit par les largeurs cumulées des faces de lucarnes d’un bâtiment ne pourra excéder les deux tiers de la longueur de face de ce bâtiment.
- Art. 14. — Les constructeurs qui n’élèvent pas leurs bâtiments à toute la hauteur permise jouiront de la faculté d’établir les autres parties de leurs bâtiments suivant leur convenance sans pouvoir toutefois sortir du périmètre légal, tel qu’il est déterminé, tant pour les façades que pour les combles, parles dispositions des première et deuxième sections du titre Ier et du titre IL
- Art. 15. — Les dispositions du présent titre sont applicables à tous les bâtiments situés ou non en bordure des voies publiques.
- TITRE III
- DES COURS ET COURETTES
- Art. 16. — Dans les bâtiments, de quelque nature qu’ils soient, dont la hauteur ne dépasserait pas 18 mètres, les cours sur lesquelles prendront jour et air des pièces pouvant servir à l’habitation n’auront pas moins de 30 mètres de surface, avec une largeur moyenne qui ne pourra pas être inférieure à 5 mètres.
- Art. 17. — Dans les bâtiments élevés sur les voies publiques à une hauteur supérieure à 18 mètres, mais dont les ailes ne dépasseraient pas cette hauteur, les cours devront avoir une surface minima de 40 mètres avec une largeur moyenne qui ne pourra être inférieure à 5 mètres.
- Lorsque les ailes de ces bâtiments auront
- également une hauteur supérieure à 18 mètres» les cours n’auront pas moins de 60 mètres de surface, avec une largeur moyenne qui ne pourra être inférieure à 6 mètres.
- Art. 18. — La cour de 40 mètres ne sera pas exigée pour les constructions établies sur des terrains prenant façades sur plusieurs voies et d’une dimension telle qu’il ne puisse y être élevé qu’un corps de bâtiment occupant tout l’espace compris entre ces voies.
- Art. 19. — Toute courette qui servira à éclairer et aérer des cuisines devra avoir au moins 9 mètres (9m) de surface, et la largeur moyenne ne pourra être inférieure à I mètre 80 centimètres (lm,80).
- Art. 20. — Toute courette sur laquelle seront exclusivement éclairés et aérés des cabinets d’aisances, vestibules ou couloirs, devra avoir au moins (4m) de surface, avec une largeur qui ne pourra en aucun point être moindre de 1“,60.
- Art. 21. — Au dernier étage des corps de logis, on pourra tolérer que des pièces servant à l’habitation prennent jour et air sur les courettes à la condition que lesdites courettes aient une surface de 5 mètres au moins.
- Art. 22. — Il est interdit d’établir des combles vitrés dans les cours ou courettes au-dessus des parties sur lesquelles sont aérés et éclairés soit des' pièces pouvant servir à l’habitation, soit des cuisines, soit des cabinets d’aisances,à moins qn’ils ne soient munis d’un châssis ventilateur à faces verticales, dont le vide aura au moins le tiers de la surface de la cour ou courette, et 40 centimètres (0m,40) au minimum de hauteur et qu’il ne soit établi à la partie inférieure des orifices prenant l’air dans les sous-sols ou caves et ayant au moins 8 décimètres carrés de surface.
- Le châssis ventilateur ne sera pas exigé pour les cours et courettes sur lesquelles ne seront aérés ni éclairés, soit des pièces pouvant servir à l’habitation, soit des cuisines, soit des cabinets d’aisances; mais les courettes, dont la partie inférieure ne sera pas en communication avec l’extérieur, devront être ventilées.
- Art. 23. — Lorsque plusieurs propriétaires auront pris, par acte notarié, l’engagement envers la Ville de Paris de maintenir à perpé-ituté leurs cours communes et que les cours auront ensemble une fois et demie la surface réglementaire, les propriétaires pourront être autorisés à élever leurs constructions à la hauteur correspondant à la dite surface réglementaire.
- En cas de réunion de plusieurs cours, la hauteur des clôtures ne pourra pas excéder 5 mètres.
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- LEGISLATION CONCERNANT LES TOITURES.
- Art. 24. — Dans aucun cas les surfaces des courettes nepourront-être réunies pour former soit une courette, soit une cour d’une dimension réglementaire.
- Art. 2o. — Toutes les mesures des cours et courettes seront prises dans oeuvre.
- TITRE IV
- Dispositions diverses.
- Art. 26. — Les dispositions qui précèdent sont pas applicables aux édifices publics, ^administration pourra, pour les construc-tions privées ayant un caractère monumental, ou pour des besoins d’art, de science ou d'industrie, autoriser des modifications aux disposions relatives à la hauteur des bâtiments, aPÇès avis du Conseil général des bâtiments ouils et avec l’approbation du ministre de l'Intérieur.
- Art. 27. — Les décrets des 27 juillet 1856 e 18 juin 1872 sont rapportés.
- ^r**êté du Préfet de police concernant la sécurité des habitants. (Novembre 1883.) j
- A l’avenir, le faîtage des constructions devra Présenter un chemin plat d’au moins 70 centi-etres de largeur, et parfaitement praticable, anl P°ur les ouvriers, en cas de réparations,
- que pour les sapeurs-pompiers, habitants ou sauveteurs en cas d’incendie. Ce chemin sera bordé d’un côté d’une lisse en fer placée à 30 centimètres de hauteur; il sera installé, en outre, un garde-corps fixe en fer, avec montants et traverses, dont les intervalles seront grillagés assez fortement pour arrêter la chute des sapeurs-pompiers,des ouvriers ou des matériaux en cas de réparations. La hauteur de ce garde-corps ne pourra être moindre de 80 centimètres, il pourra être formé d’ornements ajourés, mais toujours être pourvu à son sommet d’une lisse à main-courante.
- Au long des murs mitoyens et de ceux de refend perpendiculaires aux façades sur rues, cours et jardins, il devra être scellé des échelons en fer formant escaliers avec support et main-courante; le tout indépendant et sans point d’appui sur le comble. 11 sera prévu une sortie facile sur le comble, soit par une lucarne, soit par une trappe dans le comble même, de manière à permettre d’atteindre aisément les échelons en fer des murs mitoyens et de refend.
- Ce règlement prescrit encore l’établissement de deux escaliers offrant une double issue, surtout aux étages supérieurs.
- Dans le cas où il serait impossible d’établir un second escalier, il y sera suppléé au moyen d’échelons en fer placés sur toute la hauteur de la façade sur cour.
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- CHAPITRE II
- COUVERTURES EN ARDOISES
- Propriétés générales des ardoises.
- Principaux gisements.
- 1. L’ardoise est une pierre schisteuse ; on reconnaît a priori les bonnes ardoises à leur homogénéité, à la nature de leur grain, à leur dureté, ténacité et élasticité, à la nature de leur surface, à leurs dimensions, enfin à leur couleur.
- 1° Homogénéité. — C’est l’une des conditions qui influent le plus sur la solidité et sur la résistance aux agents atmosphériques.
- Il est donc essentiel qu’il n’y ait point, dans l’ardoise, de substances capables de se décomposer à l’air. Celle des substances que l’on trouve le plus fréquemment dans les ardoises, est la pyrite de fer. Les ardoises qui sont jaunes et fort brillantes, surtout lorsqu’elles sont cristallisées, ne s’effleurissent jamais à l’air et n’y éprouvent d’autre altération que celle de se convertir, à la longue, et à leur surface seulement, en hydrate de fer; tandis que celles qui sont blanches, ou grises, s’effleurissent très promptement en une poudre blanchâtre, et soluble dans l’eau, de sulfate, de péroxide de fer.
- 2° Grain fi,n et serré. — Les ardoises doivent avoir un grain fin et serré, et, par suite, ce luisant que l’on recherche généralement dans les ardoises.— C’est de ces conditions que dépendent leur imperméabilité à l’eau, qui doit, à la longue, par sa congélation et son évaporation, les altérer couches par couches, écailles par écailles, comme on le remarque sur les toits, à la suite des hivers longs et rigoureux, et l’impénétrabilité aux graines de petites plantes (mousses, lichens, etc.) que l’on voit souvent recouvrir les toits, et qui en
- accélèrent promptement la destruction, en désagrégeant l’ardoise et en y entretenant une humidité constante.
- 3° Long grain. — Dans toutes les ardoises, on remarque une série de stries à peu près parallèles. Cet ensemble est appelé long grain. Ce dernier doit être parallèle à la longueur de l’ardoise. C’est dans le sens de leur largeur qu’elles présentent la plus grande résistance à la cassure.
- Quand le long grain est perpendiculaire au long côté, c’est-à-dire quand l’ardoise est traverslne ou traversière, elle cassera, suivant toutes probabilités, entre les clous et le pureau, de manière que le morceau inférieur se détachera et que la pluie pourra entrer par les deux joints (supérieur et inférieur) mis en partie à découvert.
- On dit que l’ardoise est biaise, quand le long grain a une position intermédiaire entre les deux précédentes. Elle se trouve alors dans les conditions les plus défectueuses au point de vue de la solidité ; ii s’en détachera facilement des coins qui tomberont; et il pourra en résulter les mêmes inconvénients que de la rupture d’une ardoise traversière.
- 4° Dureté. — Les ardoises doivent être assez dures pour pouvoir résister longtemps aux frottements continuels que doivent leur faire subir le vent et la pluie, et pour que les trous des clous ne puissent s’agrandir trop vite sous la double in' fluence du ballottement et de la rouille des clous. Certaines ardoises sont rayées par l’ongle ou par une pointe de fer. D’autres sont plus dures.
- 5° Ténacité et élasticité. — Les ardoises doivent avoir de la ténacité et de Y élasticité pour bien résister aux mouvements de la
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- volige, à l’effet des ouragans, de la grêle, au poids de la neige, à celui des échelles et des ouvriers.
- 6° Sonorité. — Après quelque temps d’exposition à l’air, les ardoises doivent avoir une sonorité métalloïde. C’est un des meilleurs caractères de leur bonté.
- 7° Nature de la surface. — Les ardoises doivent être planes et unies, ce qui permet de les appliquer bien exactement les ânes sur les autres, et les empêche de donner accès au vent et à la pluie.
- 8° Epaisseur. — L'épaisseur doit être suffisante et uniforme ; la solidité et la durée des ardoises dépendent, jusqu’à an certain point de cette dimension. C’est pourquoi, en Angleterre, on donne aux ardoises une grande épaisseur.
- 9° Fissilüê.—La finesse d’une ardoise est en raison directe de la fissilüê de la pierre fiai l’a fournie, et dénote, par conséquent, le degré auquel celle-ci possède la première des qualités requises pour pouvoir être débitée en ardoises.
- Cette propriété du schiste ardoisier se manifeste à des degrés divers. Tantôt l’ardoise s’effeuille indéfiniment, et tantôt elle résiste fortement au clivage, sans que sa composition diffère aucunement dans les deux cas. !
- Cette fissilüê n’existe qu’au moment de 1 extraction du schiste au sortir de la car-rlère. Elle disparaît à mesure que la roche Se dessèche, pour ne plus reparaître par Une humidité subséquente. La gelée produit le même effet que la dessication, mais plug vivement.
- Malheureusement cette propriété permet aux ouvriers fendeurs, qui sont payés au mille, d’obtenir dans un bloc un trop §rand nombre de feuilles, trop minces Pour quelles présentent encore toutes les garanties désirables de solidité et de durée.
- convient assez généralement qu’une ardoise de la dimension dite flamande doit avoir 2 1/4 de millimètres d’épais-seur ; mais les avantages que présentent a confection et le transport des ardoises Pms minces portent trop souvent à s’écar-er de cette règle. Les consommateurs oivent donc toujours convenir du poids u mille d’ardoises qu’ils achètent.
- 19° Couleur. — L’ardoise est d’un aspect
- terne ou très peu brillant. Sa couleur est le gris bleuâtre un peu foncé, qui parfois passe au noir, le verdâtre et le violet, l’un et l’autre plus ou moins intenses ; mais sa couleur la plus générale est le gris dit gris d'ardoise; c’est la teinte dés ardoises d’Angers.
- Dans les Ardennes, les ardoises violettes et verdâtres sont plus abondantes que les ardoises bleues. Dans les ardoises violettes on trouve souvent des taches vertes, dont la plus grande largeur a lieu dans le sens de la pente du banc;
- A Fumay, la couleur violette, qui est la nuance générale des ardoises du pays, passe quelquefois brusquement au gris verdâtre, et on peut obtenir les deux nuances dans un échantillon assez petit.
- A Penrith, en Angleterre, on rencontre côte à côte, dans un même feuillet d’ardoise, le vert, le brun et le violet.
- Ces teintes diverses dépendent de la , composition chimique de la matière. Son ! principe colorant est l’oxyde de fer. Dans les variétés noires, c’est une matière charbonneuse à l’état de carbure de fer ou d’anthracite.
- En regardant les feuillets d’ardoises au soleil, on remarque à leur surface une multitude infinie de petits points brillants allongés. On y trouve des pyrites, des cristaux de fer oxydulé, orientés dans le sens du long grain, quelques rares et brillantes paillettes de mica, et des empreintes de corps organisés ; des végétaux endogènes, tels 'que roseaux, bambous, fougères ; des poissons et surtout des tri-lobites. L’absence ou la présence des fossiles dans un schiste ardoisier est une attestation de son origine ancienne ou plus récente. Assez nombreux dans l’ardoise d’Angers, ils paraissent manquer dans celle des Ardennes. L’abondance des pyrites accompagne ordinairement l’abondance des fossiles.
- Il ne faut pas attribuer à la couleur une trop grande importance ; elle ne peut influer que sur la beauté des toits.
- L’ardoise ne reçoit pas un poli brillant, mais on parvient aisément à l’adoucir avec la ponce, et dans ce cas, elle est onctueuse au toucher.
- 11° Essai rapide des ardoises. — En
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- COUVERTURE.
- dehors de l’examen scrupuleux des ardoises que nous venons d’indiquer, on reconnaît plus rapidement leurs qualités par les moyens rapides dont nous avons parlé, page 182 (Voir vocabulaire, au mot ardoise).
- 12° Composition chimique. — La composition chimique des ardoises est variable. Nous donnons ci-après une analyse chimique du schiste d’Angers, d’après d’Au-buisson de Voisins, dans son traité de géo-
- gnosie.
- Silice........................ 48,6
- Alumine....................... 23,5
- Magnésie....................... 1,6
- Peroxyde de fer............... 11,3
- Oxyde de manganèse......... 0,5
- Potasse......'.............. 4,7
- Carbone........................ 0,3
- Soufre......................... 0,1
- Eau et matières volatiles... 7,6
- Perte.......................... 1,8
- Total..... 100,0
- D’après Nivolt (Géologie appliquée à l’art de l’ingénieur), les schistes ardoisiers contiennent en général
- Silice.......'........ 45 à 75 0/0
- Alumine............... 15 à 20 0/0
- Le reste est formé de magnésie, potasse, chaux, soude et eau.
- 13° Résistance à Vécrasement. — M. Bla-vier, ingénieur des mines d’Angers, a étudié spécialement les propriétés résistantes du schiste ardoisier d’Angers, employé dans différentes conditions d’étendue et d’épaisseur.
- Des ardoises de0m,25sur0m,25 chargées directement sur une surface égale à un décimètre carré et • reposant, par leurs quatre côtés, sur un cadre bien dressé, ont supporté :
- Avec lmm d’épaisseur .... 8 kil.
- 2 — .... 35 »
- 3 — .... 50 »
- 4 — .... 90 »
- 5 — .... 120 »
- 6 — .... 150 »
- 7 — .... 170 »
- On voit que les charges supportées
- croissent rapidement avec l’épaisseur des ardoises. Deux ardoises de même dimension (0m,25 sur 0m,25) de 0m,001 d’épaisseur, chacune ayant été superposées, n’ont
- supporté qu’une charge de 30 kilogrammes, moindre que la charge supportée par une ardoise de 0m,002 d’épaisseur.
- Il y a, au point de vue de la résistance, grand avantage à employer une ardoise unique, ayant 0m,006 d’épaisseur, au lieu de trois ardoises superposées ayant chacune 0m,002, surtout si l’on observe que, dans les couvertures en ardoises, celles-ci sont loin d’être appliquées exactement les unes sur les autres, mais présentent, dans leu*^ disposition normale, des porte-à-faux inévitables.
- On a chargé encore directement des ardoises de même épaisseur et de dimensions variables, etl’onaobtenules résultats suivants :
- l’ardoise de
- 20ci et 3mm d’épais, a supporté.. 60 kil.
- 25 3 — 50 —
- 30 3 — — 45 —
- 35 31/2 — — 57 —
- .40 4 — — 65 —
- Une faible augmentation d’épaisseur fait plus que compenser une différence considérable dans la surface des ardoises pour la résistance à la charge.
- De grandes ardoises de 0m,60 sur 0m36, appuyées par leurs quatre côtés, sur un cadre bien dressé, ont été soumises à diverses charges; il en est résulté cette conclusion que l’ardoise de 0m,006 d’épaisseur supporte une charge de 130 kilogrammes et que celle de 0m007 d’épaisseur supporte une charge de 150 kilogrammes-On a opéré encore sur une de ces grandes ardoises, faites d’après les modèles anglais et ayant 0m,005 d’épaisseur. On a produit une charge de 190 kilogrammes au moyen d’une colonne d’eau, avant d’atteindre la limite de résistance.
- Ayant recherché ensuite quelle est la résistance à l’arrachement présentée pour une ardoise,quand deux clous la fixent sur le comble, M. Blavier trouva que cette résistance est considérable: car une ardoise de 0m,60 sur 0m,36, ayant 0m,004 d’épaisseur, après avoir été percée de deux trous placés à 0"1,02 seulement de chacune des arêtes et fixée par deux clous introduits dans ces trous, a résisté à l’arrachement produit par un poids de 100 kilogrammes. Les résultats de ces expériences sont
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- donc très favorables à l’emploi des ardoises de grandes dimensions et d’épaisseur considérable, sous le rapport de la résistance à la charge.
- On a constaté, depuis longtemps, que les ardoises se brisent quelquefois sans cause connue il faut peut-être chercher cette cause dans une brusque transition de température, ou dans celle du passage d’un temps de pluie à de fortes chaleurs.
- Les mouvements qui se manifestent dans tes toitures par suite du tassement de la charpente ou de l’emploi de bois trop vert pour le voligeage font quelquefois casser 1 ardoise, surtout celles très denses et très cassantes de certaines carrières de ouest et des Ardennes.
- L’ardoise se casse plus facilement quand Ole est mouillée que quand elle est sèche, Ce qui se remarque à la taille; cela est surtout constaté par les ouvriers travaillant a la réparation des couvertures encore neuves sitôt après un temps de pluie.
- L’après les expériences de M. Blavier, °n Voit que la résistance de l’ardoise augmente rapidement avec son épaisseur.
- Il y a donc avantage à employer des ardoises épaisses ; l’expérience a montré, en effet, que l’ardoise d’Angers peut ne durer que vingt-cinq ans lorsqu’elle est fine, tandis qu’elle dure plus d’un siècle lorsque son épaisseur est plus grande.
- Le mode d’attache de ces matériaux sur les toits a une grande importance : les clous oxydables attaquenthardoise, agrandissent le trou dans lequel ils sont fixés, et empêchent la résistance au vent ; il faut employer des clous en fer galvanisé ; les clous en cuivre servent pour les ardoises de grandes dimensions.
- En résumé, ardoises sonores, épaisses, plutôt rugueuses que trop unies, de dimensions moyennes ; clous en cuivre ou en fer galvanisé ; pente rapide ; bon aérage ; accès facile à tous les points du comble; telles sont les conditions principales que doivent remplir les couvertures en ardoises.
- Principaux gisements. —Nous donnons ci-dessous, sous forme de tableau, un état comparatif des principales ardoisières de France et de l’Etranger avec leurs caractères principaux.
- PIUNCIPAUX GISEMENTS.
- FRANCE
- Régions
- LOCALITES
- Arde
- nnes.
- Fumay, Rimogne, Deville, Mon-thermé, Ilaybes.
- Ani
- ]ou.
- Grands-Carreaux, Petits-Carreaux, Paperie, Hermitage, Fresnais, Trélazé.
- SaUhe et Mayenne.
- Saint-Georges-le-Gaultier, Vil-lepail, Renazé, Touche.
- Finistère.
- Rle-et-Vilaine.
- Calvados.
- Manche.
- Port-Launay, Chattemoue.
- Riadan, Las, Redon.
- Gaumont.
- Saint-LÔ, Cherbourg.
- ^^Mogne et Corrèze. | Traversac, Brives, Yillac.
- Landes.
- Saint-Aubin-de s-L ande s.
- Isère.
- Aaliée des Alpes.
- Savoie.
- VnnthlLet~Moselle-ee des Pyrénées.
- Grenoble.
- Sciences
- Taninge et Conflans, Blamont.
- générales.
- CARACTÈRES PRINCIPAUX
- Couleur violette ou verte, quelquefois bleuâtre. Dure, sonore et peu fragile. Long grain très accentué.
- Couleur noire et noire bleuâtre. Très schisteuse, peu compacte.
- Couleur claire, un peu noire. Peu ou pas de pyrites.
- Belle couleur noire. Prend bien le poli.
- Couleur bleunoirâtre. Fossiles etpyrites.
- Peu répandue.
- Ne s’emploie que dans le pays.
- Peu répandue.
- Peu répandue.
- Ne s’emploie que dans le pays.
- Couleur noire. Production restreinte. Ne s’emploie que dans le pays.
- Couverture et plomberie. - 25.
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- COUVERTURE.
- PRINCIPAUX GISEMENTS (SUÎte).
- PAYS ÉTRANGERS
- RÉGIONS LOCALITÉS CARACTÈRES PRINCIPAUX
- Angleterre. Port-Madoc, Caernaven. Couleur bleue. Bonne qualité.
- Italie. Gênes, Lavagna, Cardosa. Gisements importants.
- Suisse. Platzberg. Noir.
- Allemagne. Silésie, Hartz, Saxe-Meiningen, Kaysersech, Nassau, Wurtemberg. Gris noirâtre, semblables à celle d'Angers.
- Suède et Norwège. Glava, Gyfkihlen, Halla, Kjells-vik. Ardoises minces et feuilletées. Bonne qualité.
- Espagne. Pradena. Ardoise très compacte.
- Amérique. Canada. Bonne qualité.
- Indes. Malwa. Ardoise très mince.
- Belgique. Luxembourg. Ardoises petites. Assez bonnes.
- 1——
- IL — FORMES ET DIMENSIONS COMMERCIALES DES ARDOISES
- Chaque ardoisière débite les ardoises en plusieurs dimensions.
- Voici comment, au point de vue commercial, on classe les ardoises d’après leur qualité.
- 1° La carrée fine, qui est rectangulaire, et a 0m,30 de longueur sur 0m,22 de largeur et environ 0m,003 d’épaisseur. C’est la première qualité ; elle est dépourvue de taches ;
- 2° Le gros noir vient ensuite, et ne diffère de la précédente qu’en ce qu’elle est un peu plus petite ;
- 3° Le poil noir, plus mince que la précédente ;
- 4° Le poil taché, ardoise semée de taches;
- 3° La carié, comme la carrée, plus petite et plus mince ;
- 6° L'héridelle étroite et longue à deux côtés taillés et deux bouts ;
- 7° La coffine à surface courbe ;
- 8° Enfin Y écaille, ardoise arrondie.
- Les ardoises se classent aussi en deux groupes principaux :
- 1° Ardoises ordinaires ;
- 2° Ardoises modèles anglais ;
- Les ardoises ordinaires comprennent les subdivisions indiquées plus haut.
- Les ardoises modèles anglais sont pluS épaisses et donnent de meilleures couvertures.
- Nous donnons sous forme de tableaux les dimensions et les poids des diverses espèces d’ardoises le plus communénien employées en France et à l’Etranger.
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- MODÈLES ANGLAIS ARDOISES ORDINAIRES
- ARDOISES DE LA COMMISSION DES ARDOISIÈRES DANGERS
- DÉNOMINATIONS des ARDOISES ^ DIME Hauteur USIONS Largeur N MILLIMÈTRES Épaisseurs approximatives POIDS moyens approximatifs du mille d’ardoises Pureaux, ou partie visible de chaque ardoise sur le toit; pour les ardoises ordinaires au re couvre men t de 1/3 de la hauteur ; pour les modèles anglais au recouvrement uniforme de 0 m. 08. NOMBRE d’ardoises entrant dans un mètre carré de couverture aux pureaux ci - co ntre NOMBRE de mètres carrés de couverture par mille d’ardoises NOMBRE d’ardoises formant le chargement d’un • wagon de 5.000 Lilog.
- kil. m. c. m. c. Ardoises RI. C.
- / lre carrée, grand modèle 0.324 X 0.222 0.0027 à 0.0035 520 » Il à » 12 42 environ 23 80 9.000
- j lre carrée, 1/2 forte 0.297 x 0.216 0.0027 à 0.0030 410 » 10 à » 11 47 id. 21 27 12.000
- iro carrée, forte 0.297 X 0.216 0.0028 à 0.0040 540 » 10 à » 11 47 id. 21 27 9 000
- 1 2e carrée, id 0.297 X 0.195 0.0027 à 0,0035 410 » 10 à » 11 52 id. 19 23 12.000
- I Grande moyenne forte 0.297 X 0.180 0.0027 à 0.0035 380 » 10 à » 11 55 id. 18 18 13.000
- 1 Petite moyenne, id 0.297 X 0.162 0 0027 à 0.0035 330 » 10 à » 11 62 id. 16 12 14.000
- | Moyenne 0.270 X 0.180 0.0027 à 0.0035 355 » 09 61 16 40 14.000
- I Flamande n° 1 0.270 X 0.162 0 0027 à 0.0035 320 » 09 69 14 49 15.000
- | Flamande n° 2 0.270 X 0.150 0.0027 à 0.0U35 300 » 09 74 13 50 16.000
- j 3° carrée n° 1 0 243 - - 0.180 0 0027 à 0.0035 310 » 08 72 13 88 16.000
- 0.243 - - 0.150 0 0027 à 0.0035 265 » 08 82 12 20 18.000
- j 4e carrée ou cartelette n° 1 0 216 - -.0.162 0 0027 à 0.0035 260 » 07 88 11 36 18.000
- j id. ou cartelette n° 2 0.216 - - 0.122 0.0027 à 0.0040 200 » 07 114 8 77 17.000
- I id. ou cartelette n° 3 0.216 - - 0.095 0.0027 à 0.0040 150 » 07 146 6 84 9.000
- | i Poil taché 0 297 - - 0.168 0.00 7 à 0.0040 400 » 09 moy. 70 en moy. 14 30 12.000
- [ Ardoises \ au moins au moins
- non échan- < Poil roux 0.270 - - 0.141 0.0027 à 0.0040 300 » 09 id. nJ O QC 12 50 16.000
- 1 tillonnées. j au moins au moins
- \ ( Iléridelie 0.380 - - 0.108 0.0027 à 0.0040 480 variable » » 10.000
- au moins au moins
- Ardoises ( Grande écaille 0.296 - - 0.198 0.0028 à 0.0040 500 » 10 50 20 » 9.000
- taillées à la ] Petite écaille. ....... 0.230 - - 0.132 0.0027 à 0.0035 240 » 08 94 10 63 16.000
- mécanique | Ardoise découpée.... 0 300 - - 0.170 0.0027 à 0.0035 300 » 10 60 16 66 11.000
- N°s 1 0.640 - - 0.360 0.0045 à 0.0060 3.100 » 280 9 92 100 20 1.600
- 1 2 0.608 - - 0.360 0.0045 à 0.0060 2.900 » 265 10 48 95 41 1.700
- | 3.... 0.608 - — 0.304 0 0045 à 0.0060 2.450 » 265 12 40 80 64 2.100
- 1 4 0.558 - - 0.279 0.0045 à 0.0060 2 020 » 240 14 92 67 02 2.500
- 1 5 0 508 - - 0.254 0.0038 à 0.0050 1.460 » 215 18 31 54 61 3.400
- ! 6 0.4.8 - - 0.254 0.0038 à 0.0050 1.330 » 190 20 70 48 30 3.800
- \ 7 0.406 - - 0.203 0.0038 à 0.0050 860 » 165 29 85 33 50 5.700
- 1 8 0.355 - - 0.203 0.0038 à 0.0050 710 » 140 35 21 28 40 7.000
- 1 9 0.355 - 0.177 0.0038 à 0.0050 630 » 140 40 32 24 80 7.700
- f 10 0.305 - - 0.165 0.0038 à 0.0050 470 » 115 52 63 19 » 10.500
- Il 0.360 - - 0.254 0.0038 à 0.0050 960 » 140 28 12 35 56 5.200
- 12 0.304 - - 0.203 0.0038 à 0.0050 620 » 115 42 83 23 34 8.200
- CO
- 00
- - 1
- COUVERTURES EN ARDOISES.
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-
- 388
- COUVERTURE.
- ARDOISES DES ARDENNES
- DIMENSIONS nombre
- LIECX DENOMINATION POIDS d’ardoises
- par mètre
- DE DES des 1056 carré
- PRODUCTION ARDOISES Hauteur Largeur Epaisseur ardoises de couverture
- mètre. mètre. millim. kilog. mètre.
- Sainte-Barbe Grande carrée. 0.30 0.22 2 1/2 450 0.10 46
- Grand Saint-Louis. 0.30 0.19 2 1/2 400 0.10 53
- Grande écaille. 0.33 0.24 4 à 5 850 0.12 35
- Moyenne écaille. 0.30 0.22 4 à 5 600 0.11 42
- Petite écaille. 0.27 0.19 3 450 0.095 56
- Hexagone grand modèle. 0.33 0.24 5 900 0.12 35
- — Petit modèle. 0.30 0.22 5 600 0.11 42
- Moulin. Couleur verte ou violette.
- Sainte-Anne Grande carrée (forme Angers). 0.30 . 0.22 2 1/2 420 0.10 46
- Grand Saint-Louis. 0.30 0.19 1/2 2 '1/2 350 0.10 52
- Flamande. 0.27 0.16 1/2 2 1/2 275 0.085 70
- Bloque 0.27 0.16 1/2 3 à 4 385 0.085 70
- Commune. 0.26 0.2 à 0.14 2 1/2 225 0.08 98
- Anglaise. 0.33 0.18 3 à 4 680 0.12 47
- Rimogne. lro carrée grand modèle. 0.32 0.22 » 500 110 »
- lr0 carrée demi-forte. 0.30 0.22 » 420 100 »
- 2° carrée — 0.30 0.20 » 390 100 »
- 38 carrée, grande moyenne. 0.30 0.18 » 360 100 »
- Ecaille, 0.30 0.20 » 390 100 »
- Saint-Louis, bleu. 0.30 . 0.19 » 340 95 »
- — grenue. 0.30 0.19 » 340 45 »
- Démêlée bleu veinée. 0.30 0.165 » 300 90 »
- — grenue. 0.30 0.165 » 300 90 »
- Flamande. 0.28 0.17 » 260 90 »
- Commune. 0.28 0.14 » 215 80 »
- Modèles anglais. n8 1 0.64 0.36 vy 3 500 28-,“ »
- (carrés ou à ogive). n° 2 0.60 0.36 » 3 250 26 »
- - n« 3 0.60 0.60 » 3 000 26 »
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- 389
- COUVERTURES EN ARDOISES.
- ARDOISIÈRES DE RIADAU (Sartlie).
- DIMENSIONS EN MILLIMÈTRES
- DÉNOMINATION DES ARDOISES Hauteur Largeur Épaisseurs approximatives
- ! l'° carrée, grand modèle m j lr° carrée, forte 0.314 0.297 0.222 0.216 0.0025 à 0.0035 0.0030
- a j 2mo carrée, forte 0.297 0.195 0.0025 à 0-0027
- h 1 Grande moyenne, forte 0.297 0 180 0.0025 à 0.0027
- | j Petite moyenne forte 0.297 0.162 0 0025 à 0.0027
- g 1 31"0 carrée, flamande 0.270 0.162 0.0023 à 0.0027
- a, i Bme carrée, ordinaire 0.243 0.180 0.0025 à 0.0027
- g 1 4mo carrée ( n0’ 1 0.216 0.162 0.0022 à 0.0035
- o i ou | 2 0.216 0.122 0.0022 à 0.0027
- « f Cartelette I 3 0 216 0.093 0.0022 à 0.0025
- ^ [ Grande écaille 0.296 0.198 0.0025 à 0.0027
- \ Petite écaille 0.230 0.132 0.0025 à 0.0027
- 0.640 0.300 0.0045 à 0.0060
- W / a 0.608 0.300 0.0045 à 0.0060
- 3 l 3 0.608 0.304 0.0045 à 0.0060
- o \ 4 0.558 0.279 0.0045 à 0.0060
- < 1 0 0.508 0.354 0.0035 à 0.0050
- » \ 6 0.458 0.251 0.0035 à 0.0050
- W I -7 0.406 0.203 0.0035 à 0.0050
- o S 8 0.355 0.203 0.0035 à 0.0050
- § 9 0.355 0.177 0.0035 à 0.0050
- ^ \ 10 0.305 0.165 0.0035 à 0.0050
- ARDOISES DE BRETAGNE ET DE SAVOIE
- S O X s DÉSIGNATION DIMENSIONS POIDS MOYEN « £ ri 2 cé 5 2 ° &
- des des PUREAUX ^ ce S >
- KH ° ^ S Oh ARDOISES HAUTEUR LARGEUR ÉPAISSEUR 1 040 ARDOISES Ü ta o es œ e
- W I- §
- millimètres kil. m. c.
- H ire Carrée 0.305 0.22 3 à 3 1/2 440 à 500 0.11 42"
- <5 ! 2e id 0.290 0.21 3 à 3 1/2 380 à 400 0.10 48
- S 3» id 0 280 0.195 3 à 3 1/2 340 à 390 0.10 52
- H 4e id 0.260 0.180 3 à 31/2 300 à 350 0.09 62
- S 5° id 0.250 0.175 3 à 3 1/2 200 4 305 0.085 68
- Mêlées » » 3 1/2 à 4 1/2 250 à 300 » »
- millimètres
- / lr0 Carrée forte 0.297 0.216 2 1/2 à 4 g "g, 0.10 47
- « 1 2° Carrée demi-forte 0.297 0.216 2 1/2 à 3 0.10 47
- 5 Grand poil taché 0.280 0.180 2 1/2 à 3 s ï a s] 0.095 58
- W Petit poil taché 0.250 0.155 2 1/2 à 3 Ü rÜ £ H 0.085 76
- * Parisienne 0 220 0 69 2 1/2 à 3 ^ “ a < 0.075 149
- Iléridelle (en moyenne).,.. 0.270 0.120 2 1/2 à 3 variable
- iniïiimètres
- Ronane 0.40 0.23 2 1/2 à 3 0.15 29
- $. Carrée. 0.30 0.22 id. -a ** 0.10 46
- ü i Cartelette 0.33 0.18 id. 5 ® S p 0.11 51
- Pièce 0.29 0.155 id. g 3 8 a 0.10 65
- § Mar- j dite Parisienne fine. 0.23 0.12 id. rd îc d o.os 105
- ehand j dite Bretonne fine.. 0.23 0.12 id. -3 g 0.08 105
- millimètres
- lro équerre, dite Témo- B
- M H 1 nenche 0.46 0.30 6 0.19 18
- CO £> to 2e équerre, dite Davy 0.30 0.20 5 ^ g SH 1 1 s 1 0.10 50
- w 3° équerre, dite commune.. 0.23 0.17 4 "6 * ^ -< ci ' 1 hJ |j 0.08 74
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- 390 COUVERTURE.
- Ardoises d’Angleterre. Ardoises Belges.
- DIMENSIONS POIDS NOMS NOMBRE NOMBRE de POIDS
- , i— DE 1 200 au mètres approxi-
- des LARGEUR• carrés matif
- LONGUEUR LARGEUR ardoises mètre couverts du
- ARDOISES' carré par 1 mille mille
- pouces pouces
- Lu 11 Liuîs
- 24 14 3 mèlre. mètre.
- 24 12 3 Sans mesure. 0.30 à 0.33 0.2240.25 45 22.75424 350 4 400
- 22 12 2 Carré fin (modèle d’An-
- 22 11 2 gers). 0.30 0.22 » » »
- 20 10 2 Grand Saint-Louis. 0.30 0.19 54 '> »
- 18 10 1 Grandes voisines. 0.285 0.175 » » 350 4 400
- 18 9 1 Grandes communes. 0.27 0.19 68 15415.50 325
- 16 10 1 Flamandes et blocs. 0.27 0.16 85 13.12 245 4 250
- 16 8 1 Moyennes voisines. 0.23 0.15 80 » »
- 14 8 1 Grandes et petites fia-
- 14 7 1 mandes. 0.24 0.13 110 8 4 9 »
- 13 6 1/2 0 Petites communes. 0.24 0.14 » » »
- 14 12 1 Petites. 0.22 àO.23 O.lOàO.ll 135 748 »
- 14 10 1 Petites voisines. 0.185 0.125 128 » »
- Ardoises Suédoises.
- ARDOISES CARRÉES ARDOISES RECTANGULAIRES OBSERVATIONS
- DIMENSIONS NOMBRE D’ARDOISES nécessaires pour couvrir quatre pieds carrés POIDS de 1000 ardoises DIMENSIONS NOMBRE d’ardoises couvrant 4 pieds carrés POIDS de 1000 ardoises
- mètre. kilog. mètre. kilog.
- 0.43 2.50 4 300 0.37 sur0.25 9.00 1 700 Un pied sué-
- 0.41 3.33 3 700 0.32 — 0.22 11.75 1 400 11
- dois vaut — du
- 0.37 3.75 3 000 0.32 — 0.19 13.00 1 200
- 0.33 4.75 2 300 0.27 — 0.19 16.00 1 000 pied français.
- 0 30 6.00 1 800 0.27 — 0.17 18.00 700
- 0.27 7.25 1 500 0.25 — 0.14 24.00 575
- 0.25 6.00 1 200 0.22 — 0.14 28.00 500
- 0.22 12.00 800 0.22 — 0.12 32.00 400
- 0.19 16.00 700 0.19 — 0.11 44.00 300
- 0.17 24.00 500
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- Ardoisières d ’ Angers.
- 'z/orêe.
- o.tSZ
- Grande £za/Z/e.
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- £o/Z roux
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- CarâeZeââe n° 3.
- Jrdo/ses orc/îr/afres.
- Ardoises d’Angers ordinaires.
- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- CO
- CD
- Modelés Anglais.
- Fig. 982. •— Ardoises d’Angers. — Modèles Anglais.
- COUVERTURE.
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- Ardoises des Ardennes, de Bretagne et de Savoie.
- Ardoises de //ed/ie .
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- Arc/o/ses c/e /?/ '/?,
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- Ardoises c/e Aumay.
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- Ardoises c/e déoaze .
- Ardoises de C/aitemoue..
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- Ardoises c/e Port -lat/ray.
- Ardo/ses de Savo/e
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- Fig. 983. — (Voir légende, page 394).
- COUVERTURE EN ARDOISES. 393
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- Légende de la figure 983.
- 394
- COUVERTURE.
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- La forme la plus courante des ardoises est celle d’un rectangle. Comme les angles supérieurs ne servent pas, on les abat souvent, ce qui permet d’utiliser des morceaux de schistes plus nombreux.
- On fait aussi d’autres formes qui demandent à être taillées très régulièrement, car la taille s’y applique à la partie vue. On les réserve, en raison de leur prix plus élevé, aux couvertures soignées, auxquelles elles donnent un bel aspect décoratif.
- Ce sont Y ogive, Yécaille, le losange et enfin le rectangle avec les angles inférieurs abattus.
- Toutes ces ardoises se disposent de la même façon sur la couverture.
- Nous représentons (fîg. 981 et 982) dans un tableau, les formes diverses des ardoises d’Angers, et, dans un autre tableau, [fig. 983) celles des ardoises des Ardennes, de Bretagne et de Savoie.
- III. — ARDOISES CLOUÉES
- Pente de la couverture en ardoises clouées.
- Pour la couverture en ardoises les pentes inférieures à 40 centimètres donnent des couvertures trop fragiles sous l’action du vent. Lorsque ce dernier souffle de manière à pouvoir pénétrer sous l’ardoise, il exerce sur sa surface inférieure une pression qui tend à la soulever et qui la casse, en raison du peu de résistance qu’elle présente à la flexion. De là des dégradations fréquentes, des fuites et des réparations constantes.
- Il faut donc, pour cette couverture, trouver une inclinaison telle que le vent, quelle que soit sa direction, appuie toujours sur la surface extérieure de l’ardoise et ne puisse la prendre par dessous ; c’est à partir d’une pente de 40 centimètres qu’on obtient ce résultat.
- Les plus fortes pentes ont de plus le grand avantage de sécher vivement la couverture dès que les pluies s’arrêtent, et de la rendre par suite moins sensible aux agents extérieurs.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- On prend encore une autre précaution, celle de creuser légèrement les pans des-hnésà être couverts en ardoises. Les rives,
- bases de ces dernières, que l’on nomme souvent les pinces, ne risquent plus de bailler et viennent s’appuyer bien exacte-
- Fig. 984 et 985.
- oient sur l’ardoise inférieure de manière à Oe laisser aucune prise au vent. Tout bâillement est ainsi évité, et cela facilement sans qu’il soit nécessaire de trop épauler les ardoises, et sans avoir à Craindre de s'entêter en les calant outre oiesure, comme il arrive souvent sous la oiain des ouvriers inhabiles travaillant sur ^es toits parfaitement plans.
- On obtient ce creux en tendant simple-ment, de la sablière au faîtage, un cordeau qu’on laisse fléchir de la quantité nécessaire, et en réglant les pannes sui-Vant la courbe obtenue, courbe que les chevrons cloués sur ces pannes reproduisent ensuite.
- dispositions diverses des artloises.
- La couverture en ardoises est celle qui convient le mieux dans la plupart des cas °u_les combles présentent de fortes incli-
- naisons.
- L’effet décoratif d’une couverture en ardoises s’obtient, par la variation des pans de couverture {fig. 98-4), recouvrant les bâtiments divers qui composent les édi-
- Fig. 986.
- fîces. Il s’obtient aussi par la forme des ardoises, par leur arrangement en dessins réguliers, et enfin par le mélange des
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- 396
- COUVERTURE.
- couleurs des matériaux d’origines différentes.
- Dans la figure 985, on peut voir des ardoises de deux tons disposées suivant des arrangements réguliers.
- La taille des ardoises influe aussi sur l’aspect extérieur. Lorsque les pureaux sont découpés en demi-cercles, on obtient la couverture dite en écailles [fig. 986), le genre de décoration convient pour belvédères, petites coupoles, etc.
- Fig. 987.
- Pour déplus grandes étendues, on taille l’ardoise en ogive [ftg. 987).
- La figure 988 montre une disposition d’ardoises dites losangées.
- On peut encore avoir un effet décoratif très agréable, en modifiant dans un pan de couverture la forme des pureaux, de manière à obtenir un dessin se répétant régulièrement sur les portions analogues d’une même toiture.
- Fig. 988.
- On accentue encore l’effet en employant des ardoises de couleurs différentes.
- L’emploi d’ardoises de colorations variées peut se combiner avec les pureaux de formes spéciales des dispositions précédentes. Nous en donnons un exemple {fig- 989).
- Pose des ardoises.
- Deux modes d’emploi des ardoises sont en usage; ils se différencient surtout par le voligeage : l’un pour les modèles ordinaires, l’autre pour les modèles anglais.
- Dans les deux modes, la pose des ardoises se fait par rangs horizontaux, successifs, imbriqués les uns sur les autres, et, dans chaque rang, toute ardoise est fixée par deux clous engagés dans le vo-ligeage. C’est le système d’imbrication des tuiles plates et des bardeaux, caractérisé par le recouvrement et le chevauchement des éléments qui constituent l’ensemble.
- Emploi des ardoises ordinaires.
- Pour toutes les ardoises ordinaires, le voligeage est le même. Les voliges sont
- Fig. 989.
- en sapin du Nord ou en peuplier de environ de longueur sur Om,ll à 0m,13 de largeur et 0m,015 d’épaisseur.
- Comme les clous ne sont pas répartis d’une façon absolument régulière, il est bon que le voligeage soit presque jointif pour que, partout où on veut mettre un clou, il puisse rencontrer du bois. Ceci est indispensable, surtout dans les réparations, lorsqu’on doit mettre de nouveaux clous, évitant les trous de ceux de la pose precedente.
- Nous disons presque jointif^ car on ne doit adopter que dans des cas particuliers Ie voligeage jointif ou bouveté, parce que lu circulation de l’air sous le toit pour y faire évaporer la condensation qui s’y dépose par la différence de la température intérieure à celle extérieure, est le plus grand élément de conservation des toitures.
- On a donc avantage à dresser et à régler de largeur les voliges sur les rangs
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- d’ardoises, afin de leur ménager un intervalle de 0m,005 à 0m,01 qui les sépare et les empêche de se toucher.
- Si une volige se mouille, elle gonfle seule sans pousser les voisines et sans désorganiser les rangs voisins. Ces voliges constituent un plancher sans relation directe avec les pureaux de la couverture. Elles étaient souvent un peu courbes, autrefois, pour la meilleure utilisation des souches débitées par les scieurs de long. Elles sont plus généralement droites aujourd’hui, étant fabriquées à la machine. Elles doivent être bien sèches, et il est assez difficile de se les procurer telles : un empilage de plusieurs années, d’un an au moins, est pour cela nécessaire. On peut missi employer les différents procédés en usage pour la dessiccation des bois.
- Ees madriers de sapin refendus en 4 ou d feuillets et divisés en deux sur la lar-
- geur, donnent d’excellentes voliges, mais ’Eun prix élevé. Il y a moins de cent ans, °n employait encore des lattes en chêne minces de 8 à 10 centimètres de largeur, dites laltes-voliges, qu’on espaçait plus ou moins à la pose, suivant l’échantillon d’ardoise ; et, pour donner plus de rigidité au mttis ainsi formé, on plaçait souvent un contre-lattis dans les entre-deux des chevrons. Ce lattis présentait, sur le voligeage d’à présent, l’avantage de la durée ; mais ^ avait l’inconvénient grave de la dureté, augmentant beaucoup avec le temps, et de m flexibilité, que n’a pas le voligeage. Le clou y pénétrait assez facilement au moment du premier établissement de la couverture, mais difficilement plus tard, à
- l’époque des réparations ; et la latte sonnait sourd et vibrait sous le marteau, ébranlantles parties environnantes de couverture.
- A Paris, on attache les ardoises sur le voligeage, en procédant de la base au faîte par rangées horizontales d’entière longueur. L’ouvrier se guide en battant à chaque nouvelle rangée, avec un cordeau blanchi, un trait qui limite la sortie en pureau de la rangée précédente; il travaille à reculons, si la pente du toit le permet, ou en avant, si la pente est trop rapide, échafaudé légèrement, le plus simplement possible et diversement, selon les circonstances.
- Les rangs successifs croisent leurs joints bien régulièrement, les rangs de deux en deux ont leurs joints qui se correspondent suivant les lignes de plus grande pente du toit. C’est ce que nous montrons dans la figure 990. Les ardoises A et C se correspondent à deux rangs de distance ; elles doivent donc se recouvrir pour que l’eau de l’ardoise A coulant sur le joint des deux pièces B et B' du rang suivant, rencontre le haut de l’ardoise C qui la ramène au dehors.
- Chaque rang horizontal d’ardoises recouvre le rang inférieur d’une certaine quantité mn, qui varie avec l’inclinaison des ardoises. Il est ordinairement de 0m,07 à 0m,ll. La portion du rang inférieur restée visible est appelée 'pureau. D’après cela, la longueur d’une ardoise se compose du recouvrement et de deux fois le pureau. On exprime encore ce fait par la formule suivante :
- l — r P — —sr~ ’
- dans laquelle :
- p = pureau ;
- l — longueur de l’ardoise ;
- r = recouvrement.
- Dans l’emploi des ardoises d’Angers, le pureau est égal au 1/3 de la hauteur de l’ardoise. L’écartement des voliges est égal, d’axe en axe, au pureau, et de rive en rive, au 1/3 du pureau; d’où, il résulte que la largeur des voliges est égale aux 2/3 du pureau. Les ardoises reposent sur trois
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- COUVERTURE.
- voiiges, de manière que leur chef de tête affleure le bord supérieur de la quatrième volige. Elles sont recouvertes aux 2/3 de leur hauteur et attachées par deux clous
- 991 à 4046 donnent, pour tous les genres d’ardoises ordinaires, le croquis de pose dans lequel est coté l’écartement du voli-
- posés le plus en tête possible sans cependant approcher à plus de Ûm,020 des rives du haut et du côté de l’ardoise.
- Les croquis représentés par les figures
- geage, en supposant le recouvrement ordinaire. Le petit ensemble qui accompagne chaque croquis permet de juger les proportions du pureau.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- Toutes les ardoises ne pouvant être de même épaisseur, il est essentiel qu’avant de les poser sur le toit, le couvreur en fasse un triage en trois catégories, et par degrés d’épaisseur. Les fortes sont destinées aux parties basses, aux égouts des
- :t99
- toits; les fines, aux parties hautes, aux faîtages; les coffines et les pendantes, aux parties intermédiaires et aux irrégularités de la surface.
- Quelque bien fabriquées qu’aient été les ardoises, le couvreur se trouve obligé de
- retailler sur le toit, soit pour en redresser les rives, soit pour en rafraîchir la c°npe trop épaufrée ; il a soin de tailler de Manière à laisser toutes les épaufrures du ®^me côté, en dehors, surtout celles de f arête de base qui reçoit tout l’écoulement des pluies. Si les épaufrures se trouvaient eii dessous, elles faciliteraient la pénétration de l’eau dans les parties de recouvre-
- ment, favorisant ainsi l’aspiration capillaire, et l’arête de base ne formerait plus avec les ardoises recouvertes le contact immédiat parfait, qui est une condition de la belle et bonne exécution des couvertures en ardoises.
- L’ardoise ordinaire a besoin d’être épaulée, ponr ne pas entêter. On l’attache avec deux clous, pas plus, et le plus bas
- Possible. Onne doitpaswiarierlesardoises, oest-à-dire que les clous d’attache ne ofvent pas traverser les ardoises de des-s°us. Dans quelques pays, on attache quelquefois les ardoises par un seul clou en ete plus souvent on fait alterner sur une
- couverture les rangées à deux clous avec des rangées à un seul clou, en vue de faciliter la pose des ardoises en recherche dans les réparations à venir. A Paris, on attache avec deux clous partout.
- Il y a trois sortes de clous à ardoises
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- COUVERTURE.
- en fer : le clou forgé, le clou mécanique et la pointe. Le premier est le meilleur et le plus cher; le deuxième est un peu moins estimé et un peu moins coûteux ; la pointe
- voligeage, ce qui est un inconvénient iorS des réparations. Le clou employé doit avoir une longu eur suffisante pour mordre assez la volige, afin d’y assurer sa fixité
- est plus économique encore, mais elle est inférieure en qualité au clou mécanique et forgé: elle plie au lieu de casser sous le tire-clous, qui s’efforce de l’arraclier du
- parfaite. Les clous doivent être en fer galvanisé, car les clous oxydables attaquent l’ardoise, agrandissent le trou dans lequel ils sont fixés, et empêchent la résistance
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- 401
- au vent. Les clous en cuivre servent poi les ardoises de grand échantillon.
- Avant de clouer chaque ardoise,l’ouvrit la présente à l’endroit qu’elle doit occupt Sur le toit et y marque la place des clous
- dessus de l’ardoise qui sont destinées à loger les têtes des clous. Si ces têtes étaient en saillie sur l’ardoise, elles formeraient obstacle au travail d’assemblage ;
- * la repose ensuite sur l’enclume pour la rouer, ce qu’il fait de deux coups secs, °Rnés sur son envers avec la pointe du aaarteau. Des épaufrures sont ainsi pro-aites au droit des trous sur la face de
- elles seraient en même temps cause de la destruction plus rapide des ardoises portant dessus, ardoises qu’elles perceraient vite aux endroits de contact.
- Scienc
- ‘€s générales.
- COUVERTURE ET PLOMBERIE. — 26,
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- 402
- COUVERTURE.
- Le couvreur de campagne broie à l’avance sur le voligeage des traits qui marquent les pureaux de la couverture prochaine, et il attache en procédant par travées verticales, larges de quelques ardoises. C’estceque l’on appelle travailler
- à la houre, du nom du chevalet mobile sur lequel est agenouillé l’ouvrier travaillant. Ce procédé laisse à désirer sous le rapport de la rectitude des pureaux et du parfait clouage des ardoises, dans les parties de raccordement des travées.
- Emploi des ardoises modèles
- anglais.
- Les ardoises épaisses modèles anglais sont de beaucoup préférables aux ardoises ordinaires sous le rapport de la résistance, et cela résulte de ce que nous avons dit au commencement de ce chapitre sur les expériences de M. Blavier, ingénieur des mines d’Angers. En raison de leur épaisseur, elles sont infiniment plus résistantes aux agents atmosphériques.
- Ce système de couverture présente comme avantages :
- 1° Une solidité, une durée attestées par les toitures des vieux monuments historiques de France ;
- 2° Un aspect propre, agréable et un effet architectural qui manquent souvent aux autres matériaux de couverture ;
- 3° La facilité de s’accommoder à toutes les natures de charpente, à tous les accessoires des toits, à toutes les dispositions des combles ;
- 4° Elles ne varient pas sous l’influence des agents atmosphériques, comme fait le zinc; ne s’imbibent pas d’eau comme la tuile, et contribuent par conséquent phis que toute autre système de couverture a la bonne conservation de la charpente ;
- 5e Elles sont infusibles et incombustibles, avantages précieux en cas d’incendie ; transmettent mal la chaleur, comme toutes les matières pierreuses, et évitent le bruit incommode occasionné sur le zinc, par la grêle et par la pluie ;
- 6° Leur juxtaposition rend la toiture complètement étanche, sans permettre, comme la tuile, au vent, à la pluie et à la neige de traverser dans les combles ;
- 7° Elles permettent l’emploi des inclinaisons les plus faibles, du voligeage Ie plus léger et offrent enfin de notables avantages, si l’on veut calculer l’économie du bois que leur légèreté permet d’appor' ter à la charpente.
- Le poids d’un mètre superficiel de couverture en ardoises varie suivant recouvrement entre 30 et 33 kilogrammes.
- Le poids d’un mètre superficiel de couverture en tuiles plates dépasse 80 kilogrammes.
- Nous donnons ci-après un tableau spe-
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- DIMENSIONS, POIDS, PRIX ET SOUS-DÉTAILS D'EMPLOI DES ARDOISES D’ANGERS MODÈLE ANGLAIS
- 1 DIMENSIONS PRIX PUREAU NOMBRE NOMBRE
- d’ardoises OU moyen de mètres carrés de
- NUMÉROS POIDS DU CBNT SURFACE VISIBLE
- " DE MÈTRES
- de D ARDOISES DE CLOUS DE POINTE^ couverture
- EN POUCES ANGLAIS EN MILLIMÈTRES moyen des - Il— chaque ardoise par ou agrafes par de voliges à e:.écutaüe
- au mètre carré mètre carré par voliges par
- d'ordre —— - 104 ARDOISES à sous vergues à recouvrement de 8 centimètres au recouvrement au recouvrement mètre carré au recouyreæ par mètre carré compagnon et aide
- hauteur largeur hauteur largeur épaisseur Angers Nantes de 8 centimètres de 8 centimètres de 8 centimètres leux par chevron en une journée.
- Clous Agrafes
- kil. m. m.
- 1 25 14 640 360 310 0.280 9.92 20 10 3.60 18 18
- 0.265
- 9 24 14 608 360 4, 5 à 6 290 O 10.48 21 h 3.80 19 18
- 3 24 12 608 304 245 0.265 12.40 25 13 3.80 19 18
- 4 22 il 558 279 202 Sr 0.240 14.92 30 15 4.20 21 16
- 20 10 508 254 151 V 0.215 18.31 37 19 4.65 24 16
- ST
- 6 18 10 438 254 133 O 0.190 20.70 41 21 5.30 27 14
- 7 16 8 406 203 92 O 0.155 29.85 60 30 6.10 31 14
- 8 14 8 355 203 3, 8 à 5 71 V J* 0.140 35.21 70 36 7.15 36 12
- 9 14 7 355 117 63 AT 0.140 40.32 81 41 7.15 36 12
- s
- 10 12 61/2 305 165 47 A° 0.115 52.63 105 53 8.70 44 10
- 11 14 10 360 254 96 0.140 28.12 56 29 7.15 36 14
- 12 12 8 304 203 62 0.115 42.83 85 43 8.70 44 11
- Augmentation pour les N"* 1, 2, 3, et 5 de lf,60 par cent pour la taille en ogive et 3f,50 par cent pour la taille en losange d» N05 G, 7,8,1), 10.11 et 12 de lf, 10 d° 3f,00 d°
- È*
- Sa
- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- COUVERTURE.
- cial aux ardoises, modèle anglais, d’An-g’ers, qui complète les renseignements donnés au commencement de ce chapitre.
- Dans ce tableau, on donne, pour chaque numéro, le pureau correspondant à un recouvrement de 0m,08 et par mètre carré le nombre d’ardoises, de clous ou agrafes, le métrage de la volige, etc.
- On pourra dresser les sous-détails du mètre superficiel de couverture de tous les modèles anglais, après avoir fait le prix de revient de chacun des éléments qui le composent, rendu au lieu d’emploi, en remplissant, au moyen des données du tableau synoptique ci-dessus, le bordereau
- de sous-détail que voici : Ardoises n" à le cent Clous ou agrafes cuivre à le mille. Yoliges en sapin du Nord Carrées ou chanlattées à le mètre.. Pointes à voliges à le mille Minutes, compagnon et aide pour pose de voliges, façon de couverture à l’heure
- Total...
- Perte de temps, clous, ardoise 5 0/0....
- Bénéfice 10 0/0
- Les ardoises modèles anglais, exigent l’emploi d’un véritable lattis formé de lattes chanfrénées ou de voliges chanlattées. Le bois employé est le sapin du Nord. Les lattes ont 0m,08 de largeur et une épaisseur variant avec le numéro de l’ardoise employée et conformément au tableau ci-dessous :
- Nos 1, 2, 3, épaisseur de 0ra,03 et 0m,02
- — 4 et 5 — de 0m,025 et 0m,015
- — 6 à 12 — de 0m,020 et 0m,015
- Le chanfrein que l’on pratique sur la volige a pour but d’empêcher le contact en surface entre la volige et l’ardoise, contact qui aurait lieu si la volige était droite. L’ardoise ne touche la volige que par sa ligne d’arête supérieure, et ainsi l’une et l’autre se trouvent dans les meilleures conditions d’aérage et consé-
- quemment de conservation : c’est ce que montre la coupe que nous donnons [fig. 1047) faite suivant la ligne de plus grande pente d’une couverture en ardoises au droit d’une volige. Le chanfrein pre~ sente encore l’avantage de la superposition facile des ardoises, sans qu’il soit a craindre de s’entêter, et pour cela sans qu’il soit nécessaire d’épauler les ardoises, comme on ferait inévitablement sur un lattis en voliges ordinaires ; il remplit ici le même office que ce creux de 1 centimètre par mètre dont nous avons précédemment parlé.
- Les ardoises modèle anglais, de quelque échantillon qu’elles soient, s’emploient par superposition, en se conformant aux règles suivantes :
- Le couvreur, après s’être assuré que le
- Fig. 1047.
- chevronnage est parfaitement réglé, fixera le recouvrement en liaison à donner à ses ardoises, suivant l’angle d’inclinaison du toit. Il devra être de 0m,08 pour les toitures inclinées au dessus et jusqu’à 20 degrés, et de 0m,10 à 0m,12 pour celles variant de 19 à 15 degrés. Le recouvrement adopte, on en déduira facilement :
- 1° Le pureau, ou surface visible de 1 ardoise sur la toiture, qui devra toujours être égal à la moitié de la hauteur de l’ardoise, déduction faite du recouvrement;
- 2° L’écartement des voliges qui doit toujours être égal au pureau.
- Les voliges sont attachées à deux pointes par chevron et ont les largeurs indiquées plus haut.
- Si on emploie des voliges sciées droites [fig. 1048), ce qui est nécessaire, comiue nous le verrons plus loin pour la couverture avec n’importe quel système d'agrafe, on les met aux épaisseurs moyennes des
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- COUVERTURES EN ARDOISES. 403
- voliges chanlattées 0m,023, 0m,020, 0m,015 suivant numéros.
- L’ardoise sera toujours clouée à deux clous en arrière; ces clous, qui peuvent varier de 0m,035 à 0m,025 de longueur,
- suivant les numéros d’ardoises employés, peuvent être placés soit en tête de l’ar-doise, soit au milieu, suivant que l’on veut plus ou moins serrer les ardoises entre
- 'elles {fig. 1049).
- 11 vaut mieux attacher non en tête mais
- Fig. 1049.
- ^ lu volige plus basse, en a {fig- 1050), surtout quand on emploie les ardoises 10 et au dessus. Quelquefois, pour la uxité plus parfaite de l’ardoise, on pose en b un clou qui la pince sans la percer.
- Les voliges chanlattées ont uniformément 0m,06 de largeur, et environ 0m,0I de pente de l’arête supérieure aux rives du bas.
- Cette pente est calculée pour loger la tête d’un rang d’ardoises, sans empêcher le rang de celles qui les rencontrent de s’appuyer sur l’arête du haut de la même volige.
- L’épaisseur en haut de la pente est de 0m,03 pour les voliges chanlattées qui correspondent aux nos 1, 2 et 3 d’ardoises ; elle n’est plus que de 0m,025 pour les numéros 4 et 5 ; enfin, elle peut se réduire à 0m,020 pour les numéros 6 à 12.
- Les divers numéros des ardoises anglaises correspondent à des emplois différents. On prend les numéros élevés qui donnent de grands pureaux pour les toitures dont les plans ont de grandes surfaces et sont vus de très loin, et aussi pour les couvertures économiques dans les
- pays où l’ardoise peut le disputer à la tuile mécanique.
- Les numéros moyens conviennent aux édifices dont les proportions sont largement taillées et les toitures développées.
- Il vaut mieux employer les petits numéros pour tous les cas où l’ardoise ordinaire conviendrait comme dimensions, et où on veut lui substituer une couverture plus solide. C’est ainsi que les plus petits numéros 11 et 12 ont été employés à la toiture du palais du Trocadéro.
- Toutes les ardoises ne pouvant être de la même épaisseur, il est essentiel qu’avant de la poser sur le toit, le couvreur en fasse le triage en trois catégories, par degrés d’épaisseur : les fortes seront aux égouts, celles d’une moyenne épaisseur au milieu du toit ; enfin celles un peu plus minces près du faîtage.
- Comme nous l’avons fait pour les ardoises ordinaires, nous donnons {fig. 1051 à 1098) les croquis de pose pour tous les numéros d’ardoises modèles anglais. Dans
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- COUVERTURE.
- <100
- .0,1,0 .
- :
- Fig. 1031 à 1058. — Ardoises d’Angers. — Modèle anglais n° 1 et n° 2.
- Fig 1037 à 1074. — Ardo’ses d’Angers. —Modèle anglais n° 5 et n° 6.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- Fig. 1073 à’10S2. — Ardoises d’Angers. >-^Modèle anglais n° 7 et n° 8.
- Fig. 1091 à 1098. — Ardoises d’Angers. — Modèle anglais, n" 11 et n° 12
- chaque croquis est coté l’écartement du lattis, en supposant le recouvrement ordi-Raire de 0m,08. Le pureau est égal à
- cet écartement. Pour chaque exemple se trouve un petit ensemble qui permet de juger les proportions du pureau et de
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- COUVERTURE.
- faire un choix suivant l’effet qu’on veut produire.
- Méthode allemande.
- Ce procédé s’emploie encore dans une partie du midi et du centre de l’Allemagne et dans toute l’Autriche.
- Ce mode de pose exige un voligeage.
- On fait varier la pente du toit de 0m,66 a 0m,50 par mètre. Exceptionnellement, on peut descendre jusqu’à 0m,40. Il y a deux variantes dans cette méthode.
- Première variante.
- Pour un comble, composé, par exemple, de deux longs pans, on commence la pose par la rangée inférieure ou d’égout, et l’on
- Fig. 1099.
- procède avec elle de droite à gauche. Elle est parfaitement horizontale. Cette rangée posée, on fait suivre successivement des rangées suivantes, qui, elles, sont obliques, et n’ont pas les mêmes points de départ. La rangée du faîtage est horizontale.
- La ligure 1099 représente une portion de toit recouverte de cette façon. Les nombres inscrits sur les ardoises indiquent l’ordre dans lequel le couvreur doit exécuter la pose. On voit que la dernière ardoise placée est la faîtière située à l’extrémité gauche du faîtage. Elle est fixée
- o r
- Fig. 1100 à 1103.
- à l’aide de trois clous dont les têtes sont les seules restant apparentes dans la couverture.
- La première ardoise n° 1 a la forme indiquée à la figure 1100. Elle se fixe à l’aide de trois clous. La ligne ponctuée abc indique l’étendue du recouvrement, qui est de 0m,08 environ.
- Les ardoises nos 2 et 3 sont représentées [fig. 1101 et 1102). De la forme donnée à ces premières ardoises dépend l’obliquité
- des rangées supérieures. Il est de règle que ces rangées soient toutes parallèles à la tangente commune.
- On pose ensuite les ardoises nos 4, 5, 6 et 7 qui suivent sur l’égout. L’ardoise n° 4 a la forme indiquée [fig. 1103). Elle est fixée par 4 clous. A la suite, viennent les nos 5, 6 et 7 placés de façon à ce que la tangente commune [fig. 1104) TT' ait la direction adoptée pour l’obliquité des rangées.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- On répète cette file de 4 ardoises autant de fois que l’exige la longueur du toit.
- L’ardoise n° 12 qui termine, à gauche, la rangée d’égouts, a la forme indiquée à la figure 1105.
- Cette rangée posée, on fait suivre successivement les rangées obliques. Les ardoises qui composent ces rangées ont toutes la forme indiquée par la figure 1106. Dans une même rangée, elles sont toutes
- Fig. 1104 à 1106.
- Fig. 1111.
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- COUVERTURE.
- de même grandeur, mais elles peuvent I différer d'une rangée à l’autre. On fixe chaque ardoise par deux clous.
- La première rangée prend son point de départ aux ardoises nos 3 et 4 et se continue jusqu’au pignon {fig. 1099). La deuxième commence à l’ardoise n° 8 et monte jusqu’au pignon. On fait ainsi la pose de toutes les rangées : chacune de celles qui aboutissent au pignon se termine par deux ardoises spéciales se recouvrant l’une l’autre et présentant la forme de la figure 1107. Elles se fixent à l’aide de trois clous et forment l’encadrement de la rive droite du toit.
- Pour constituer la rive gauche, il faut également deux ardoises par rangée. La plus petite (n° 42) est représentée à la
- o -------------------J
- Fig. 1112.
- figure 1108 et la plus grande (n° 43) à la figure 1109.
- Deuxième variante.
- La deuxième variante de ce mode de couverture se rencontre surtout en Bavière et aussi en Autriche. Elle est représentée à la figure 1110.
- On place d'abord les ardoises nos 1,2,3,4 et 1', 2', etc., le long de l’égout et l’on dispose les autres ardoises en rangées obliques, partant du batellement et montant de gauche à droite. On termine la couverture par la faîtière du coin de gauche. L’obliquité des rangées est nécessaire pour le bon écoulement de l’eau, et elle est plus ou moins grande suivant l’inclinaison du toit.
- Méthode autrichienne.
- En Autriche, on procède comme en Allemagne, où la première rangée d’ardoises et la dernière sont horizontales ; les rangées intermédiaires sont obliques. On les pose comme dans la méthode alle-
- 1 mande, mais elles ont la forme rectangulaire avec angles arrondis et sont posées sur voligeage.
- La figure 1111 représente une partie de toiture couverte de cette manière.
- IV. — Ardoises fixées avec crochets.
- On a essayé de maintenir les ardoises, indépendamment du clouage, à l’aide d’attaches particulières, on a essayé des fils de fer passant sous chaque ardoise fixés sur le voligeage des couvertures et venant l’agrafer à sa base.
- On a aussi cherché à maintenir le bas des ardoises au moyen de crochets.
- Système Hugla. — Un entrepreneur de Bordeaux, M. Hugla a imaginé un crochet qui, fixé sur le voligeage, ou même simplement sur les chevrons du comble, supporte chaque ardoise par le bas et en son milieu, ce qui permet ainsi d’en supprimer le clouage, tout en assurant à la couverture une solidité parfaite.
- On sait comment agit le vent ; c’est par l’effort de soulèvement réitéré s’exerçant sur les points d’attache, que la tête des clous passe au travers de l’ardoise. Avec des ardoises de grand échantillon, le vent a plus d’action sur les clous, la plus grande longueur des ardoises donnant un plus grand bras de levier. Le crochet de M. Hugla permet d’obtenir le maximum de résistance à l’action du vent.
- Ce crochet est en fer galvanisé pour éviter l’oxydation et aussi l’action des pyrites de l’ardoise sur le fer.
- Il se compose [fig. 1112) d’une branche droite plus ou moins forte, variable avec l’échantillon d’ardoises, et la grandeur du recouvrement, légèrement coudée, percée d’un trou en tête pour l’attache sur le comble, et repliée en agrafe à son pied pour la suspension des ardoises. En cet endroit, avant l’agrafe, la partie droite est croisée par une traverse ou platine faisant corps avec elle, et dont la fonction est importante ; dans l’assemblage en couverture, elle engage ses deux branches sous les ardoises latérales du pureau inférieur, ardoises qu’elle rend ainsi solidaires de l’ai*doise les recouvrant,pour la rigidité de
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- l’ensemble, laquelle, sans cela, ne serait pas obtenue. La figure 1113 montre la disposition de ce système d’attaclies en se servant des ardoises modèle anglais n° 1.
- Le voligeage ou le lattis est fait à l’ordinaire * Nous donnons (/?<?. 1114) une coupe transversale d’une partie de cette couverture.
- La tête de l’ardoise s’arrête à quelques
- centimètres du point où se trouve cloué Ie crochet {Jxg. 1115) pour ménager entre e'lx un intervalle qui permette, en recherche, le remplacement facile des ardoises cassées. Cette opération s’exécute de la Manière suivante : on fait tomber les mor-ccaux de l’ardoise cassée, puis on glisse ardoise nouvelle entre les crochets laté-
- Fig. 1116.
- raux jusqu’à toucher le coude du crochet supérieur ; l’ardoise peut ainsi franchir la Patte de son crochet d’attache et y descendre a sa place définitive. Une précaution à Prendre dans les réparations comme dans eiablissement des couvertures neuves est de veiller à la fermeture bien complète
- des pattes sur les ardoises. Remarquons que, dans les couvertures ainsi faites, les surfaces des ardoises ne se joignent pas en contact parfait (voir le détail, fig. 1115), ce qui permet à l’air de circuler entre elles et de les assécher le plus vite possible.
- SystèmeFourgeau. — Ce système estana-logue au précédent. Le crochet est formé d’un fil de cuivre de 0m,003 de diamètre, cintré à sa partie inférieure pour former pince et retenir l’ardoise ; il est, de plus,
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- COUVERTURE.
- contourné {fig. 1116) en pointe à sa partie haute, ce qui permet de le clouer directement sur les voliges chanlattées.
- La dimension du crochet inférieur dépend de l’épaisseur de l’ardoise ; il est disposé'de manière à'former ressort sur l’ardoise afin de la fixer solidement. Nous
- donnons { fig. 1117) une coupe représentant le crochet posé sur la volige.
- Toutes ces agrafes se fabriquent en fer et en cuivre de première qualité.
- Les agrafes en fer se font en 3 numéros :
- Le n° T, 100 au kilo. — Pour les ardoises n° 1 et 2 du système et des nos 3, 4, 3 et 6 du modèle anglais.
- Le rû 2, 120 au kilo. — Pour les ardoises n0* 3 et 4 du système et des nos 7, 8 et 9 et 10 du modèle anglais.
- Le n° 3, 155 au kilo. — Pour les ardoises
- Fi-. 1119 et 1120.
- 5 et 6 du système, de l’ardoise ordinaire e^de toute autre ne dépassant pas 0,33 de long.
- Les agrafes en cuivre sont de 2 numéros.
- Le n° 2 remplace les nos 1 et 2 en fer.
- Le n° 3 remplace le n° 3 en fer.
- Ce genre de crochet a reçu une modification importante. On lui donne la forme indiquée {fig. 1118). Il ne se cloue pas sur la volige, mais l’embrasse à la partie supérieure en formant ressort. A la partie inférieure, il presse également l’ardoise par son élasticité.
- Cette forme évite le clouage et rend ainsi la pose plus facile. Les crochets ayant la forme primitive du système Four-geau sont alors résërvés pour la pose des ardoises qui tombent au droit d’un chevron. On leur donne, pour ce motif le nom de pmse-chevrons.
- Ce système d’agrafures s’applique aussi bien aux ardoises ordinaires qu’aux ardoises modèles anglais.
- Nous donnons (fig. 1119 et 1120) l’élé-
- Fig. 1121 et 1122.
- vation et la coupe d’une portion de couverture en ardoises’établie avec des crochets système Fourgeau. Cette couverture est excessivement solide, et les ardoises, solidaires les unes des autres, peuvent résister, sans casser, aux vents les plus violents. 11 en résulte que l’on peut diminuer encore la pente adoptée pour les couvertures clouées, et que cette pente peut s’abaisser jusqu’à 30 centimètres sur l’horizontale. Mais il est bon d’augmenter alors le recouvrement et de le porter, de la dimension ordinaire de 0m,08, à celle de 0m,10 à 0m,12, surtout si les couvertures sont très exposées.
- Système Chevreau. — Le système de crochet Chevreau est aussi à signaler. Les figures 1121 et 1122 représentent le crochet courant. Il est formé d’un fil de cuivre qui embrasse la latte, et possède, de plus,
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- COUVERTURES
- en tête, une boucle qui fait ressort et maintient mieux les ardoises sur le voligeage. Enfin, un arrêt a maintient le Crochet sur la latte et l’empêche de remonter. Ce genre de crochet à deux branches sert pour lattis de 0ra,0o.
- Pour lattis de toute largeur, on se sert
- Fig. 1123 et 1124.
- du crochet à branche retournée indiqué $9- 1123 et 1124).
- La petite branche se recourbe en sens mverse de la grande.
- La figure 1125 donne la disposition du Crochet passe-chevron ; la branche arrière est supprimée et remplacée par une pointe iln on assujettit au marteau dans le joint de la latte et du chevron. Ce passe-chevron
- Fig. 1125.
- Peut aussi affecter la forme indiquée \fig- 1116). Il n’y a plus de boucle, et l’on a tout à fait la forme du passe-chevron système Fourgeaù.
- Les crochets se fabriquent de toutes dimensions sur demande.
- Leux numéros sont surtout employés et
- EN ARDOISES. 413
- sont toujours fabriqués d’avance, ce sont:
- Le n° 1 de 0m,09,
- Le n° 2 de 0m,08. .
- Voici la désignation des crochets par numéros avec leur nombre au kilogramme.
- N° 1, de 0m,09 à deux branches en cuivre, 100 au kilogramme, à branches retournées 110 au kilogramme ; à pointes 140 au kilogramme.
- N° 1, de 0n,,09 à deux branches en fer galvanisé, 105 au kilogramme, à branches retournées 115 au kilogramme, à pointes 150 au kilogramme.
- Fig. 1126.
- N°2, de0m,08à deux branches en cuivre, 120 au kilogramme, à branches retournées 120 au kilogramme, à pointes 150 au kilogramme.
- N° 2, de 0m,08 à deux branches, en fer galvanisé, 115 au kilogramme, à branches retournées 125 au kilogramme, à pointes, 160 au kilogramme.
- Ces crochets sont habituellement fabriqués en fil n° 16 et ne sont livrés en fil plus fort que sur demande spéciale.
- La souplesse que donne aux toitures en ardoises le ressort dont Te crochet automatique Chevreau est pourvu, permet à
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- COUVERTURE.
- la charpente de se tourmenter sans compromettre en quoi que ce soit l’état parfait de la toiture, qui obéit au mouvement sans qu’aucune ardoise se brise, comme cela arrive dans les toitures établies avec rigidité, et avec tous les autres systèmes connus qui, lorsqu’ils ont été tourmentés, soit par la tempête, soit par les mouvements de la charpente, n’ont plus assez de force pour empêcher le clapotement des ardoises qui finissent par se briser ou se déplacer.
- Il faut nécessairement un crochet par ardoise, et les lattes qui ont 0m,05 de largeur sur 0m,015 d’épaisseur doivent être placées parallèlement sur les chevrons à distances égales au pureau que l’on doit donner aux ardoises.
- Voici la quantité de matériaux avec
- crochets entrant dans 1 mètre carré de couverture :
- Ardoises 2eme carrées fortes, modèle d’Angers 0,30 X 0,20= 45 (pureau 0,11).
- Crochets n° 2 de 0,08, modèle d’Angers 0,30 X 0,20 = 45 ou 0\ 400.
- Mètres linéaires de liteaux en sapin de 0,050 X 0,015 = 9.
- Pointes de 0,050 pour la charge des lattis, 0,050 X 0,015 = 0 \050.
- Nous donnons {fig. 1126) les croquis d’une partie de toiture avec crochets Chevreau.
- Système Paumier. — Le système d’agrafes Paumier s’applique surtout aux toitures économiques en ardoises carrées.
- — Le crochet est double à l’une de ses extrémités, afin de pouvoir saisir l’ardoise
- sur deux côtés [fig. 1127). Il se fait en fil de fer galvanisé et fil de cuivre. Nous donnons {fig. 1128) un exemple de couverture munie de ces crochets. Ces derniers se fabriquent de toutes longueurs ; la
- Fig. 1128.
- dimension la plus couramment employée est celle de0m,09 de hauteur pour ardoises de 0m,33 X 0m,33. La quantité au kilo-
- gramme est d’environ 70 crochets p°ur cette longueur.
- Voici la nomenclature des ardoises employées dans ce genre de couverture.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- dimensions ÉPAISSEURS A P P I\ 0 X I MAIL VE S NOMBRE d’ardoises entrant dans un mètre carré de couverture
- 40 — 40 0,0045 à 0,0060 10 1
- 36 — 36 14
- 33 _ 33 16
- 30 — 3u 21
- Système Laurent. — Ce crochet-agrafe ressemble un peu au système Hugla. Seulement la partie supérieure est recourbée. Il a été adopté pour les édifices publics et par le génie militaire. La couverture en ardoises faite avec ce système de crochet résiste aux plus forts ouragans et ne
- Fig. 1131.
- chaque crochet trois points de contact à trois ardoises, mais encore isole entièrement et dans toute leur surface les ardoises les unes des autres, de sorte que l’action capillaire n’ayant plus lieu et l'aération
- CHARPENTE EN BOIS
- Fig. 1132.
- étant complète, la couverture a une durée beaucoup plus grande.
- Les réparations se font avec la plus grande facilité et sans le secours d’aucun outil ; il suffît simplement de faire glisser l’ardoise de bas en haut, de telle sorte que le bas arrive à la hauteur de la pince G', de la laisser passer sur le corps du crochet A et de la faire redescendre.
- Nous donnons [fig. 1130) un croquis du même crochet, mais en cuivre.
- Lafîgure 1131 représente divers modèles de couvertures munies de ce crochet.
- Ces crochets se posent également sur
- nécessite aucune réparation. L’aspect de cette couverture est beaucoup plus décoratif, les lignes étant bien détachées, par I écartement qui existe entre chaque ardoise. Le grand avantage de ce système
- de
- couverture sur les autres modes à cro-
- chets simples en laiton consiste dans le corps de l’agrafe A ifig. 1129) qui, étant en zinc laminé n° 19 et 20 (ou cuivre), cffre pour le lattis, comme pour l’ardoise, une pins grande adhérence et, par conséquent, un maintien plus ferme, et aussi oans la partie BB en croix qui, non seule-Rient reçoit les deux ardoises du rang lnférieur sur les côtés, ce qui donne pour
- Fig. 1133 à 1134.
- charpente et lattis enfer. Nous représentons [fig. 1132) le détail de la fixation de ce crochet sur charpente en bois.
- Voici la désignation des agrafes:
- N°l, crochet zinc n° 19 de 0m,011 largeur.
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- COUVERTURE.
- N° 2 — — n°20 de 0m,Û08 —
- N° 3 — cuivre 0m,0011/2,0m,005.
- Autres formes de crochets. — On a imaginé encore bien des formes de crochets pour maintenir les ardoises ; elles ne dif-
- fèrent que par des détails qui ont souvent leur importance.
- Citons, entre autres, le crochet Delmas, dont l’une des extrémités est recourbée en plusieurs sens (fig. 1133). Le crochet
- Fis. 1135.
- passe-chevron affecte aussi une double courbure {fig. 1134).
- La maison Delmas fournit aussi des ardoises octogonales {fig. 1136) dont l’en-
- semble sur un pan de couverture {fig. 1135) est d’un effet satisfaisant. Voici les dimensions de ces ardoises :
- N° 1 360 X 465 ;
- N° 2 360 X 425 ;
- N° 3 300 X 385 ;
- N° 4 260 X 335 ;
- Signalons aussi le crochet de MM. François et Froc. Il est à deux branches (fig. 1137) en feuillard galvanisé, en zinc ou en cuivre. Il se fixe au moyen de 3 trous sur un voligeage. L’ardoise prise en losange s’adapte avec la plus grande facilité dans les deux pattes en relief. Sa dépose est très simple, il suffit de remonter l’ardoise a la hauteur correspondant à celle des agrafes, la faire désemparer de ces dernières et la laisser glisser. — Nous montrons (fig. 1138) le crochet placé sur le voligeage.
- Les ardoises qui conviennent pour ce
- | genre de couverture se trouvent dans les I dimensions ci-dessous :
- 22 X 22, 26 X 26, 30 X 30, 33 X 33, 36 x 36, 40 X 40.
- Fig. 1138.
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- COUVERTURES
- M. Regnard a trouvé un moyen d’attacher et de consolider une toiture en ardoises, qui offre l’avantage de pouvoir être appliqué aussi bien à une couverture existante qu’à une toiture en cours de pose. Il se recommande à la fois par sa simplicité et la modicité de son prix, non moins que par son efficacité absolue, rendant solidaires toutes les ardoises d’une toiture, de façon à empêcher d’une ma-nière absolue leur soulèvement, même Par les plus violents ouragans. Des crochets, de préférence en cuivre ou en tout autre métal, affectant la forme d’un T, sont introduits, avantla pose, entre les ardoises, la branche horizontale passant sous deux ardoises voisines, et la branche verticale Passant entre ces deux ardoises et à travers
- en ardoises.
- un petit trou à la partie inférieure de l’ardoise supérieure. La branche verticale est alors rabattue sur l’ardoise supérieure, qui se trouve ainsi liée d’une manière absolue avec les ardoises inférieures. Cette branche est généralement faite de deux griffes ou parties symétriques, qui se rabattent l’une àdroite, l’autre à gauche. Une légère rondelle en cuivre, zinc ou fer, a été, au préalable, posée sur l’ardoise, pour rendre impossible l’éclatement que pourrait, sans cette précaution, produire le rabattement des deux griffes ; cette rondelle peut avoir une forme quelconque, et même offrir un motif de décoration. La difficulté de percer le trou, qui semble assez grande au premier abord, a été surmontée de la façon la plus heureuse par l’emploi d’un
- Fig. 1139 à 1152.
- enaporte-pièce approprié, formé d’une pince de forme spéciale assez analogue à Une pince poinçonneuse de contrôle, et c°nibiné de manière à percer très facilement et avec la plus grande netteté des ouvertures oblongues, sans faire éclater jardoise, même en la perçant près du bord. Ce système a été appliqué sur plusieurs bâtiments. Les agrafes revenant a un ou deux centimes pièce, et la pose en étant très simple, on voit qu’il y a là Un moyen économique et efficace de réparer et de consolider les toitures en ardoises. Dans les pays exposés à des vents }u°lents, ce procédé, qui est applicable par e premier ouvrier venu, paraît appelé à rendre de véritables services.
- On aurait pu craindre que ce procédé
- Sciences générales.
- ne fût repoussé par les ouvriers, mais cet inconvénient ne s’est pas rencontré, grâce à l’extrême facilité avec laquelle se fait la pose des ardoises d’après ce système.
- On ne peut pas craindre non plus que le trou percé dans l’ardoise ne donne lieu à un défaut d’étanchéité, pouvant faire craindre la pénétration, à travers la couverture, de la pluie fouettée par les grands vents, parce que le jeu laissé dans le trou par le passage du crochet ne dépasse pas 1/10 de millimètre, et que ce vide est bientôt bouché par les poussières qui forment un joint hermétique. On ne peut avoir à redouter l’invasion de l’eau que lors des rafales et des bourrasques., qui refoulent la pluie de bas en haut, et la font remonter entre les ardoises. Cette circonstance se
- Couverture et plomberie, - 27.
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- 418
- COUVERTURE.
- présente d’ailleurs dans les autres systèmes, mais avec plus de gravité que dans le système nouveau qui, maintenant les ardoises
- Fig. 1153 et 1154.
- parfaitement serrées les unes contre les autres, les empêche de se soulever et pour ainsi dire de clapoter.
- Ornementation des crochets. — On se sert, dans certains cas, de la partie apparente des crochets pour la décoration des toitures. On leur donne alors des formes spéciales dont la répétition produit une ornementation agréable. C’est ainsi que ces agrafes peuvent être découpées en étoile, en losange, en croissant, selon le style de la façade. Nous en donnons plusieurs modèles {fig. 1139 à 1152).
- V. — Ardoises posées sur lattis en fer.
- Le lattis, au lieu d’être en bois, peut être en métal. Le mode d’attache des ardoises
- Fig. 1155 et 1156.
- au moyen de crochets s’applique également à ce genre de lattis. Si le lattis est exécuté en fer carré de 0m,013 à 0m,015, l’anneau supérieur du crochet est réduit à ces dimensions et on lui donne une ouverture telle qu’on soit obligé de l’assujettir par un léger coup de marteau. Nous en donnons un exemple {fig. 1153).
- Lorsque le lattis est en fer cornière, il y a deux dispositions principales :
- 1° La première disposition est celle où la cornière repose sur les deux chevrons
- par un de ses côtés. C’est la plus défavorable à la pose de l’ardoise {fig. 1154), car la pièce du dessous doit s’appuyer sur la cornière tout en laissant passer le crochet; or la tranche du. fer est très mince, il faut donc laisser monter plus haut la tête de l’ardoise inférieure, en lui faisant une entaille pour le passage du crochet; de là un déchet et une diminution de résistance ;
- 2° La deuxième disposition est préférable {fig. 1155 et U 56). La cornière est fixée sur le chevron à l’aide d’une deuxième
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- cornière, et présente son plat du côté de la couverture. Ce plat permet de mieux
- Fig. 1158.
- 419
- pince indiquée {fig. 1158) est employée à tourner de côté la partie visible de l’agrafe ; elle sert à l’enlèvement de l’ardoise et à sa remise en place, en ramenant l’agrafe à sa première position.
- Lorsque le lattis est en fer à simple T,
- Fig. 1160.
- la deuxième disposition du [lattis en fer cornière est également préférable {fig. 1159) à la première {fig. 1160), et cela pour les mêmes motifs.
- Lorsqu’enfîn le lattis est en fer double T, l’agrafe contourne l’une des deux ailes
- Lo
- rsque le lattis est en fer en U, Wg. 1151), la tête de l’agrafe contourne la
- Fig. 1159.
- et un léger crampon s’accroche à arête inférieure. En cas de réparation, la
- m
- Fig. 1161.
- du fer, comme dans le cas d’un fer à simple T {fig. 1161).
- VI. — Ardoises posées sur chevrons sans lattis.
- L’emploi des ardoises de modèles anglais, n° 1, permet la suppression com-
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- 420 COUVERTURE.
- plète du lattis. Ce qui donne des couver- timents d’usines. Il suffit pour cela de tures économiques pour hangars ou bâ- coucher les ardoises en long sur la couver-
- ture (/%/. 1162 et 1163) dans le sens de la | nablement les chevrons. C’est sur ces direction des pureaux, et d’espacer conve-1 derniers que sont attachés les crochets.
- L’assemblage des ardoises se fait par chevauchement alternatif, comme à l’ordinaire; leur largeur étant de 0m,36, leur pureau est de 0m,14, afin de conserver 0m,08 de recouvrement, car
- 0m,14 -f 0m,14 -f 0m,08 = 0m,36.
- leur longueur étant de 0m,64, et la largeur d’un crochet 0m,015, ensemble 0m,65a? l’espacement des chevrons doit être de
- 0,655
- 2
- = 0m
- 328.
- Dans ce cas, le crochet Hugla subit une
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- COUVERTURES, EN ARDOISES.
- 421
- petite modification nécessitée par l’espacement plus considérable des points d’attache, afin de renforcer ces points le plus possible. C’est une deuxième petite traverse, pareille à la première engagée dans la couverture et qui, fixée à la pointe de la partie recourbée du crochet, en agrandit la surface de pression sur l'ardoise fig. H64).
- Dans une même bande horizontale, on Pose les ardoises de rang pair directement sur le bois, et celles de rang impair sur les premières, ce qui les exhausse d’une épaisseur. Dans la bande horizontale sui-vante on place les ardoises de rang pair sur le bois, et ensuite les ardoises de rang lrnpair sur les premières et ainsi de suite, de telle sorte que les ardoises sont tou-
- Détai )
- Fig. \ 167 à 1170.
- jours espacées l’une sur l’autre d'une épaisseur. — Elles ne s’appliquent face contre face que dans les joints montants.
- Avec les grandes ardoises de 0ra,64 ^ 0m,36, il est encore possible non seulement de couvrir sans lattis, mais d’augmenter au maximum, l’écartement des chevrons et la surface découverte des ardoises. Ce procédé est représenté {fig. 1165 a 1169.) Il consiste à remplacer le chevauchement de l’imbrication ordinaire par une couverture en travées, comme avec des luiles à joint vertical continu. Chaque ardoise est suspendue, à ses extrémités, par deux crochets.
- ff existe un espace vide de 1 centi-
- mètre
- environ entre les ardoises, dans les
- parties de recouvrement des joints, hormis aux points de quadruple jonction SS, où encore, cependant, le contact n’est pas immédiat ; ce qui permet à l’air de circuler librement entre les ardoises pour les assécher rapidement après les pluies et pour empêcher la capillarité de se produire. — Le recouvrement de joint horizontal est de 0m,05, ce qui donne
- 0m,36 — 0m,0o = 0m,31 de largeur au pureau ; le recouvrement de joint vertical est 0m,04, ce qui donne un espacement de 0m,60 d’axe en axe des chevrons. La surface découverte de chaque ardoise est ainsi de 0m,60 X 0m,31 ou les 80/100 de sa surface totale. Avec le système d’imbrication ordinaire, la surface découverte n’est que
- 0m,36 + 0m,015 X 0m,28, c’est-à-dire les 46/100.
- Différence 34/100 au bénéfice du présent système, plus d’un tiers d’économie d’ardoises sur la quantité nécessaire pour une couverture. Cette économie s’élève à moitié, si l’on établit la comparaison avec la couverture sans lattis représentée fig. 1162), qui ne rend que 40 0/0 de surface utile.
- Le crochet employé ici fig. 1170) diffère des précédents en raison de son application spéciale. Les deux branches de sa traverse sont recourbées, une en dessus, l’autre en dessous, pour solidariser trois par trois les ardoises, en les accrochant l’une à l’autre, et pour empêcher leur glissement latéral. C’est ce que montrent, au quart d’exécution, le détails L et les coupes OP — QR du dessin. On voit en outre, à la coupe TU, la disposition contrastée de la platine des crochets, disposition qui résulte du mode d’enchevêtrement des travées d’ardoises donnant des joints verticaux alternativement fermés sur la droite ou sur la gauche.
- Les crochets sont cloués immédiatement au-dessus des ardoises, pour diminuer le plus possible la distance qui sépare les agrafes de chaque crochet de son point d’attache sur le comble, afin d’augmenter la solidité de la couverture.
- Cette dispositionne permet pas de manœuvrer les ardoises comme dans les systèmes précédents, où il existe assez de
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- COUVERTURE.
- place libre entre le coude des crochets et la tête des ardoises pour faire franchir à celles-ci soit dans le premier établissement des couvertures, soit dans les réparations en recherche, la hauteur de l’agrafe portante des crochets. Dans l’établissement des couvertures, on est obligé de placer les ardoises de chaque pureau avant de fixer les crochets du pureau supérieur. Le remplacement d’une ardoise cassée exige l’ouverture préalable de l’agrafe portante, d’un au moins des deux crochets qui la maintiennent, et la refermeture de cette agrafe sur F ardoise nouvelle. Il faut donc que le métal des crochets soit flexible, c’est-à-dire en cuivre.
- C’est pourquoi ce crochet à platine courbée n’est plus guère employé que partiellement sur les couvertures, quand il s’agit d’y pratiquer des jours d’éclairage en substituant des feuilles de verre aux ardoises. Les autres parties de couvertures sont alors établies d’après un système semblable, mais avec un recouvrement de
- 0m,08 en tous sens, et avecun crochet ordinaire à platine non courbée. La figure 1171 nous montre cette disposition. Le recou-
- Cou pe T U
- _âjs...............
- Fig. 1171 et 1172.
- vrement plus considérable des ardoises assure aux couvertures une étanchéité plus complète que dans le cas précédent; mais
- Coupe R S
- Fig. 1173.
- l’abandon du crochet à platine courbée diminue beaucoup la solidité de l’ensemble. La traverse plate du crochet ordinaire est ici sans usage.—On admet alors quelques clous qu’on place en tête des ardoises, de deux en deux travées, ce qui oblige à écorner les ardoises des intertran-ces médiaires, pour permettre le passage des clous ; mais ce n’est là qu’un surcroît de précaution [fig. 1171 à 1173).
- Dans ce système, le remplacement des ardoises se fait facilement, sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir les agrafes des crochets. La surface d’ardoise utilisée en couverture estdeOm,56 X 0m,28, soit environ les 68/100 de la surface totale de l’ardoise, et l’écartement des chevrons, d’axe en axe, est de 0m,56.
- Ces derniers procédés conviennent particulièrement pour la couverture des cons-
- tructions où la ventilation est indispensable, telles que : usines, hangars, bâtiments de remise des chemins de fer, etc. Ils permettent l’établissement facile de jours d’éclairage, en remplaçant un certain nombre d’ardoises par des feuilles de verre des mêmes dimensions.
- L’emploi des crochets donne de la valeur aux ardoises de grand échantillon modèles anglais, du n° 1 au n° 5 principalement.
- Les ardoises si denses, si_ cassantes des Ardennes et de certaines carrières de l’Ouest,par ce procédé d’attache, regagnent en avantage toute leur qualité de dureté, qui est un défaut capital dans le cas d’emploi par clouage ordinaire. Ce système exige seulement une grande régularité, beaucoup d’attention dans le travail préparatoire de la pose des crochets, beau
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- coup de lenteur conséquemment ; il oblige les ouvriers à un certain travail de réflexion, ce qui est une gêne bien souvent, Kiais le système n’en est pas moins bon.
- _____y
- Fig. 1174.
- VH.
- — Égout des couvertures en ardoises.
- On donne le nom d'égout à la partie inférieure des couvertures. L’eau de pluie Peut s’écouler sur le sol, soit directement,
- I
- Fig.1175.
- s°it par l’intermédiaire d’un canal appelé chéneau ou gouttière.
- De là, deux sortes d’égouts : l'égout à riv>e simple {ftg. 1174), et Y égout à chéneau 0u gouttière (Jîg. 1175).
- 1° Couvertures à rives libres.
- La pente des ardoises diffère essentiellement de la pente de voligeage. Cela tient à l’imbrication et à la superposition des différentes pièces composant la couverture. La ligne AB [ftg. 1176) de couver-
- Fig. 1176.
- ture et celle C de charpente doivent rester parallèles. Il faut donc donner aux matériaux une pente DE dès leur première bande.
- On obtient cet effet par plusieurs procédés.
- Egout de deux pièces. — Dans ce système la bande inférieure de la couverture est formée (fig. 1177) par deux lignes de pièces superposées croisant leurs joints montants pour ne pas laisser passer l’eau. Pour caler la première assise d’ardoises,
- sur la rive, on emploie une pièce de bois c, appelée chanlatte, taillée sur une face suivant la pente voulue. Cette chanlatte se cloue sur la rive du voligeage. Les premières ardoises reposent sur cette pièce.
- On peut aussi supprimer la chanlatte. On double la volige de rive par une seconde volige Y [fig. 1178) refendue dans
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- COUVERTURE.
- le sens de la longueur, et la pente est rachetée par un solin de mortier M étendu suivant l’inclinaison.
- Fig. 1178.
- Sans supprimer la chanlattte, on peut néanmoins en diminuer la hauteur en formant la première pièce de l’égout d’ar-
- doises défectueuses A (ftg. 1179) que l’on raccourcit d’un quart environ sur la lon-
- gueur. On scelle ces ardoises au plâtre. Sur ces ardoises défectueuses, on met un
- Fig. 1180 et 1181.
- second rang d’ardoises, entières celles-là ; et on a soin que leurs joints se croisent avec ceux des premières ardoises. On continue ensuite la pose du reste de la couverture, en ayant soin, au préalable, de battre au cordeau, sur la surface du voli-geage, des traits horizontaux espacés de la valeur du pureau. On peut ainsi placer bien régulièrement les ardoises de la couverture.
- Le scellement des ardoises au plâtre a un inconvénient ; c’est d’entretenir l’humidité de l’ardoise et de l’empêcher de sécher en dessous, la rendant, par là, accessible aux effets de désorganisation des agents atmosphériques. Il est préférable déclouer ces ardoises.
- Egout de trois pièces. — Dans ce second système, la bande inférieure de la couverture est formée de trois pièces (fig. 1180 et 1181), d’ardoises superposées, avec
- joints croisés. De là, le nom d'égout de trois pièces.
- Fig. 1182.
- La première série de pièces est formée de morceaux courts, environ des demi-ar-
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- COUVERTURES
- doises. Comme elles sont complètement recouvertes par les deux rangées de dessus, on peut les sceller au plâtre. La seconde bande est à son tour formée d’ardoises incomplètes, clouées, dont les joints sont soigneusement croisés, comme le montre la figure 1180.
- La troisième bande (fig. 1181) est formée d’ardoises entières fixées comme
- Fig. 1183.
- les autres ardoises du reste de la couverture.
- Egouts avec crochets. — Lorsque les Ardoises, au lieu d’être clouées, sont posées nvec crochets, l’égout se fait ordinairement avec deux pièces. Les bandes de rive reçoivent alors deux fois plus de crochets Qu’une latte quelconque du reste de la
- couverture.
- Il y a, en effet, une série de crochets
- pour la première bande [fig. 1182), et une autre série pour la deuxième bande. Les crochets de cette dernière doivent être nssez ouverts [fig. 1183) pour retenir l’ar-doise qui se trouve placée à un niveau supérieur.
- Il est bon de prendre des ardoises très épaisses pour faire ce doublis d’égout.
- EN ARDOISES.
- On peut faire aussi l’égout de trois pièces, la rive a alors trois fois plus de crochets qu’une latte quelconque de la couverture.
- Il est bon de faire un voligeage jointif dans la portion de couverture qui s’étend en dehors des murs du bâtiment. On évite ainsi que le vent ne vienne appuyer sur le
- dessous des ardoises et ne désorganise leur arrangement.
- 2° Couvertures avec chéneaux ou gouttières.
- Lorsque les égouts doivent se raccorder avec un chéneau ou avec une gouttière, la disposition à prendre est tout autre.
- A la partie inférieure de la couverture {fig. 1184), onétablit, sur les chevrons,un
- voligeage jointif. Sur ce voligeage,onfixe une bande de zinc â, bv Cette dernière est attachée à la partie supérieure, par un crochet C {fig. 1185) ou agrafe, cloué lui-même sur la volige. Le crochet est contourné en forme de pince qui reçoit la bande de zinc contournée également en pince.
- Cette bande métallique, appelée aussi
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- COUVERTURE.
- bande de batellement, vient donner dans le chéneau et s’y fixer par une pince b en zinc de ce dernier [fig. 1184).
- Le premier rang d’ardoises vient s’étendre sur la bande de batellement, en dépassant sur le métal, d’une quantité égale à un pureau augmenté du recouvrement adopté ; les autres rangs s’étagent ensuite à la manière de ceux du reste de la couverture.
- La bande de batellement peut quelquefois être en deux parties, et ces deux feuilles de zinc font leur jonction au moyen de pinces [fig. 1185) p, comme cela se pratique pour les couvertures en zinc.
- On peut remplacer le premier rang d’ardoises par un doublis, c’est-à-dire par un double rang d’ardoises [fig. 1186) D.
- Fig. 1187.
- La résistance du bas de la couverture est ainsi de beaucoup augmentée.
- VIII. — Ruellées et bandes de solins.
- Les toitures viennent souvent se terminer au ras d’un pignon qui finit brusquement un bâtiment. La rive inclinée de la couverture se nomme une ruellée.
- Si le pan d’ardoises vient buter contre un mur, le long d’une paroi verticale quelconque, le raccord que l’on établit entre les deux s’appelle bande de solin.
- 1° Ruellées.
- Lorsque la rive de la couverture surplombe un vide, il faut l’organiser de manière à ce qu’elle soit étanche, et maintenir solidement les ardoises qui la composent.
- Les ruellées peuvent se faire soit au moyen des ardoises elles-mêmes, soit au
- moyen de bandes de zinc. De là, deux procédés principaux.
- (a) Ruellées en ardoises
- Il y a deux méthodes pour établir les ruellées en ardoises : procédé par dévirure et procédé par éventail.
- Dévirures. — Cette méthode consiste à
- Coupe C D
- Fig. H88.
- poser à scellement avec du plâtre les dernières ardoises entières ou taillées à la demande, qui forment la rive (fig. 1187 et 1188). Afin de rejeter les eaux sur le plein de la couverture et de les éloigner, on donne un léger devers à ces ardoises, comme le montre la figure. Elles sont renfermées dans un bourrelet de plâtre B au-
- Fig. 1189 et 1190.
- quel on donne la pente nécessaire pour former le devers.
- Ce système offre un grave inconvénient. Le plâtre du tranchis est à découvert. L’eau de pluie le désagrège, et sa durée
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- est très limitée. Il se détache bientôt par Qorceaux ; de là, de fréquentes réparations.
- Eventails. — Ce mode d’exécution est employé quand les ruellées bordent un mur percé de baies. On scelle à quelques centimètres [fig. 1189 et 1190), en contre-bas du rampant, une file d’ardoises imbriquées 'm,m. Leur pureau est de 1/2 hauteur d’ardoise environ ; leur saillie sur la rue extérieure du mur-pignon est de 0m,08 à 0m,10 : On leur donne un léger dévers du côté du dehors pour l’écoulement de l’eau.
- Au dessus, on fait une pente en plâtre
- Coupe A B
- par dessous, de maintenir les ardoises dans un état d’humidité constante, et, parla, de les rendre accessibles aux dégradations de la gelée.
- (b) Ruellées en zinc.
- Les ruellées en zinc, comme celles en ardoises, s’établissent de deux manières différentes : par noquets et par éventails.
- 1° Noquets. — Dans cette méthode, on s’arrange de manière à avoir seulement des ardoises terminales entières, et des demi-ardoises, pour aboutir au pignon. Les joints montants des lignes voisines sont taillés, et les demi-ardoises rempla-
- Fig. 1193 et 1194.
- avec un dévers du côté de la couverture, ^ur cette pente, on vient poser les ardoises. Remarquons de suite qu’à l’approche des rives, pour mieux faire épouser à la couverture en ardoises la courbe du dé-Vers, on doit employer des ardoises étroites, et que celles du tranchis doivent être écornées à leur base pour ramener en dedans a goutte d’eau les longeant à la ligne
- extrême.
- Quand les ardoises de la couverture sont P°sées avec crochets, on maintient par des °us les ardoises de rives et surtout les enu-ardoises. Certains couvreurs scellent e?P^us les ardoises de ruellées à bain de 1 atre, afin de les rendre plus résistantes , yeut- Cette méthode a un grave incon-urnnt, c’est d’empêcher l’évaporation
- cées par des plaques métalliques, de même forme pour la partie qui s’applique sur la couverture, et qui se relèvent sur la rive en un relief vertical. On donne à ce relief une hauteur de0m,04 à 0m,06.
- Ces plaques se font en zinc; on leur donne le nom àenoquets ( fig. 1191 et 1192). La figure 1191 montre en plan en aa les bandes métalliques. Les ardoises entières qui les recouvrent sont écornées suivant des lignes biaises d’un pureau de hauteur et d’une demie-ardoise de largeur.
- Quoique mis de deux en deux rangs en raison de leur hauteur, les noquets se croisent d’une quantité égale au recouvrement. Leur relief forme donc une saillie continue le long de la rive du pignon.
- Ces reliefs sont recouverts par une
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- COUVERTURE.
- bande continue en zinc b (fig. 1192). Cette bande se place sur la ruellée de deux manières différentes.
- (A) Noquets à deux ourlets. — Dans ce système, la bande de zinc b [fig. 1192) est recourbée en ourlet à la partie haute. Elle forme larmier en bas par un autre ourlet avancé. On l’établit par morceaux de 1 mètre à 2 mètres de longueur ; les deux morceaux se recouvrent successivement, et chacun d’eux est tenu par des pattes soudées en dessous et clouées sur la face latérale, du chevron de rive.
- (B) Noquets à un ourlet et à tasseau. —
- Fig. 1195 et 1196.
- Dans cette disposition [fig. 1193 et 1194), on cloue sur la rive un tasseau semblable à ceux que l’on emploie dans la couverture en zinc. Du côté de la toiture, les reliefs des noquets sont relevés le long du tasseau. De l’autre côté, on établit une bande de zinc formant larmier ; une autre bande fixée dessus forme ourlet, et le tout est recouvert d’un couvre-joint.
- 2° Eventails. —Le système des éventails déjà employé pour les ruellées en ardoises, s’applique aussi aux ruellées en zinc. — Les ardoises ruellées sont remplacées par une bande de zinc A [fig. 1193 et 1196) établie dans les mêmes conditions. Elle se fait par parties de 1 mètre de long. —
- Ces bouts se recouvrent suivant la pente de 0m,05 à 0m,10.
- Le système en éventail appliqué aux bandes de zinc a le même inconvénient que lorsqu’il est appliqué aux ruellées en ardoises. Le parement vertical de plâtre est toujours exposé aux intempéries et l’ardoise est moins bien protégée contre l’action directe du vent. — L’étanchéité est également imparfaite.
- 2° Bandes de solins.
- Le toit d’ardoises, avons nous dit, peut
- U
- Fig. 1197 et 1198.
- venir buter contre un mur, contre le long d’une paroi verticale quelconque.
- Il y a trois cas à considérer : ou cette paroi fait avec les lignes de pureaux un angle droit, un angle obtus, ou un angle aigu.
- \° Raccord à angle droit. — Dans le premier cas, ou dispose sur la rive des noqr en zinc n, n [fig. 1197 et 1198), comme on l’a vu pour les ruellées. — Ces noquets sont courbés suivant l’angle du mur en saillie avec la ligne des pureaux. — Le relief vertical est assez accentué. Une bande de zinc b ourlée ou autrement façonnée, vient recouvrir ce relief. Cette bande
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- COUVERTURES EN ÀRROÎSES.
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- est engravée et scellée clans l’épaisseur du ! mur. Ce scellement a une profondeur de ! 0m,02 à 0m,03. On donne à cette bande de zinc le nom de bande de solin. On la recouvre par un filet en plâtre f, qui porte lui-même le nom de solin. Le recouvrement n’est que de quelques centimètres, mais il garantit bien des infiltrations de l’eau que reçoit le pan vertical du mur.
- Ce procédé généralement suivi maintenant est meilleur que cet autre, presque exclusivement employé autrefois, qui consistait à rapprocher la couverture au plus près du mur et à terminer le raccord par un solin. Mais le noquet en zinc n’est pas décoratif, tant s’en faut. Quelques constructeurs qui veulent l’éviter emploient
- Fig. 1199.
- alors des bandes de plomb bavant sur la couverture en ardoises, ou posées sur le voligeage et formant des sortes de gouttières ou noues droites, sur lesquelles on monte en tranchis apparent ; un filet en plâtre raccorde avec le mur ; quelquefois, pour éviter ce filet, une petite bande de s°lin faite en zinc recouvre le relief de la bande de plomb et s'engrave soit dans une rainure sciottée dans la pierre du mur Parallèlement au toit, soit dans les joints des briques, si le mur est ainsi construit, formant alors une suite régulière de décrochements.
- 2° Raccord à angle obtus. — Dans le deuxième cas, lorsque l’angle du mur avec la ligne des panneaux est un angle obtus s évasant par le bas, on emploie la même disposition, avec cette différence que les
- ardoises de rive sont taillées à la demande. Chaque noquet est disposé sur un panneau spécial. Sa largeur est réglée de manière à se raccorder facilement avec les ardoises voisines. On voit par là que les noquets doivent être dissemblables les uns des autres (/îg. 1199).
- 3° Raccord à angle aigu. — Le troisième cas, celui où l’angle du mur avec la ligne des panneaux est un angle aigu, est plus difficile à résoudre. En raison delà pente, ces ardoises rejettent l’eau contre la paroi verticale du mur. On établit alors une noue n en encaissement, et on emploie pour cela des procédés que nous indiquerons plus loin [fig. 1200).
- IX. — Arêtiers.
- I On couvre ordinairement les arêtiers
- des toits soit avec des ardoises, soit en se servant de lames de métal, ou bien encore à l’aide de tuiles creuses.
- 1° Arêtiers en ardoises.
- Cette méthode est dispendieuse et diffî-cultueuse. Elle oblige à une taille des ardoises et à une multiplication des joints. Elle porte le nom de tranchis biais apparents.
- Les ardoises, qui viennent former la ligne de l’arêtier, se trouvent coupées en pointe; et l’on est conduit à leur donner une taille spéciale pour leur conserver une largeur suffisante afin de les clouer et de les rendre solides et en même temps, d’établir une transition agréable à l’œil entre cette ardoise d’arêtier et les ardoises courantes.
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- Les ardoises biaises, qui terminent un pureau, sont au nombre de trois au plus, et nommées en partant de l’arêtier : les arêtières, les approches et les contre-approches. Par exemple, dans la figure 380, les ardoises a sont les arêtières, b les approches, c les contre-approches.
- Sur l’arêtier même, le recouvrement se fait par pureau alternatif, ou par recouvrement total d'un seul côté.
- 1° Taille et pose des aï'doises.—La taille et la pose des arêtiers en ardoises se fait
- de plusieurs manières, suivant la pente de la ligne d’arêtier sur la ligne d’égout.
- (a). Toits à pente de 45 degrés. — La ligne d’arêtier AG fait avec la ligne d’égout AB un angle de 45 degrés [flg. 1201) chaque pureau se termine à l’arêtier par trois ardoises biaises qu’on appelle, a des arêtières, b des approches, c des contre-approches. On a indiqué sur la figure, par des lignes ponctuées, l’appareil de ces ardoises. Les joints qui réunissent les contre-approches ce aux ardoises entières de pleine couver-
- Fig. 1201 à 1204.
- ture dd sont verticaux, et leur direction vient rencontrer la ligne d’arêtier au point 1 pour le premier pureau, au point 7 pour le septième, etc. Les joints qui réunissent les approches b aux contre-approches c, et les arêtières a aux approches b, doivent tendre vers les mêmes points.
- Nous donnons (fig. 1202 à 1204), la manière de découper les ardoises biaises d'arêtier abc dans des ardoises ordinaires. En procédant de cette manière, on cherche à augmenter la largeur de tête de Yarê-
- tière, pour faciliter- son clouage solide en recouvrement.
- Comme Y arêtier e, en s’infléchissant suffisamment, anticipe beaucoup sur son approche, celle-ci se trouve obligée de regagner de la largeur en s’inclinant à son tour sur la contre-approche, qui, elle, reste droite.
- Dans ce système, tous les joints biais sont parfaitement garantis contre toute infiltration possible. Ils forment un ensemble régulier qui relie, par une transition
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- Fig. 1205 à 1210,
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- COUVERTURE.
- agréable à suivre, la verticalité des joints droits à l’obliquité de la ligne d’arêtier.
- (b) Toits à pente de 53 degrés. — Si l’angle que forme la ligne d’arêtier avec la ligne d’égout est de 55 degrés {/îg. 1205), il n’y a plus besoin de contre-approche.
- Il n’y a plus qu’un joint biais celui qui réunit Yarêlière a à son approche b ; on le trace, en suivant la méthode indiquée dans le premier système, et on obtient le point 1.
- Entre l’ensemble des ardoises biaises d’arêtier et les ardoises entières de pleine couverture dd, il existe une zone composée d'étroites et de sautons cc. L'étroite est une ardoise diminuée de largeur, mais chevauchant en couverture comme les autres ardoises. Le saulon est une étroite ne recevant ni ne recouvrant aucun joint. Elle ne sert qu’à remplir un vide d’assemblage.
- Nous donnons {/îg. 1206 et 1207), com-
- C et c
- Fig. 1211 à 1214.
- me dans le système précédent, la manière de découper les arêtières a et les approches b.
- (c). Toits à pente de 65 degrés. —Lorsque l’angle d’inclinaison est de 65 degrés, la disposition est la même que dans le deuxième système. Il n’y a qu’un seul joint biais {/îg. 1208), mais il y a des contre-approches ce. Les joints biais commencent àn’avoir plus assez de distances entre les
- liaisons : il faut que la contre-approche e ne soit pas épaulée à gauche, sans quoi il pourrait, pendant les pluies, se former une fuite en cet endroit, par manque de recouvrement.
- Nous donnons {/îg. 1209 et 1210) la taille d’une arêtière a et de son appro~ che b.
- {d) Toits à pente de 75 degrés. — Dans ce quatrième exemple, l’appareil change.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- De deux en deux pureaux, vient se placer à l’arêtier un sauton (fig. 1211) qui ramène au système ordinaire de liaison à mi-largeur d’ardoise, pour remédier au grand rapprochement des joints biais de 1 exemple précédent. Le sauton ss forme avec son approche hb un joint parallèle à la ligne
- biaises
- aa
- d’arêtier bb, cc, c'c
- Les autres ardoises sont, d’ailleurs,
- taillées d’après le même principe. Les arêtières aa, et les approches bb, du sauton d’arêtier, sont presques identiques. Les approches cc, des arêtières et les contre-approches c'c' sont également presque semblables, entre elles. Leur très petite dissemblance, appréciable au dessin seulement mais nulle en pratique, provient de ce que les joints biais bc des rangées
- Fig. 1215.
- désautées convergent sur la ligne d’arêtier, comme les joints biais ac des rangées non désautées. Ici encore se trouve la zone de sautons et d'étroites ee, reliant les ardoises biaises d’arêtier aux ardoises
- entières de plein comble dd.
- bious donnons {fig. 1212) la taille des ardoises a et b [fig. 1213), celle des ardoises c c'et, enfin {fig. 1214), celle des ardoises s.
- Ie) Toits à pente inférieure <4 45 degrés.
- Pour une inclination de la ligne d’arê-Per sur }igne d’égout inférieure à 46 degrés, les joints biais deviennent ïr°P obliques et donnent des pointes trop Çagiles ; alors, quoiqu’il soit encore pos-Slbie de former un tranchis biais appa-rent, on doit toujours employer le métal P°ur fermer les arêtiers.
- 2 PoSe ges fyy*étiéres sur la ligne d'arê-ier. —- 11 y a, d’après ce que nous avons d- plus haut, deux méthodes.
- (A) Pose par pureau alternatif. — Nous donnons [fig. 1213) une vue d’arêtier en ardoises monté en tranchis biais apparent, selon l’appareil indiqué au deuxième
- -/7>.
- Fig. 1216.
- exemple. L’inclinaison, de 33 degrés, est régulière dans les deux pans. La figure 1216 montre à grande échelle comment se fait l’enchevêtrement des ardoises sur la ligne
- Sciences générales.
- COUVERTURE ET RUOMBERIE. — 28.
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- COUVERTURE.
- d’arêtier ; les arêti'eres se croisent alternativement à chaque pureau d’une et d’autre part, et se recouvrent de leur épaisseur. On voit par là que la fermeture d’un tel arêtier doit simultanément se faire sur les deux pans, ce qui est une gêne si l’on couvre en même temps les parties de plein comble ; gêne d’ouvriers qu’il faut plus nombreux à la fois et qu’on solidarise d’activité.
- Souvent on monte d’abord ces parties et on raccorde ensuite.
- Souvent aussi, l’on établit la pleine couverture d’un pan en négligeant l’arêtier, et l’on ferme complètement cet arêtier en montant la couverture du pan situé en retour.
- On a l’habitude de terminer la base de fermeture de l’arêtier par une petite bavette
- en plomb qui rend, en cet endroit, le raccord plus facile et plus solide encore^
- (B) Pose par recouvrement total d'un seul côté. — Dans ce système, on monte l’un après l’autre, jusqu’à la ligne d’arêtier, la couverture des deux pans ; en sorte que les arêti'eres ne s’enchevêtrent pas, mais se recouvrent [fig. 1217) de leur épaisseur en mode continu, toutes celles du côté a, par exemple, sur celles du côté a'.
- ?/ Arêtiers en métal.
- Lorsqu’on se sert d’arêtiers en métal, l’appareil particulier des arêtiers en ardoises n’existe plus, le but qu’on se propose étant différent. Il ne s’agit plus de donner aux arêtières assez de largeur en tête pour le clouage solide en recouvrement : ou l’on supprime les arêtières et la
- couverture des deux pans vient mourir en imbrication ordinaire à la ligne d’arêtier; ou Ton remplace les arêtières par des noquets permettant toujours l’attache suffisante sur la rive biaise, et conséqueni-
- Fig. 1218.
- ment sans qu’il soit jamais besoin d’incliner le joint à l’intention d’une attache en tête.
- De là, deux modes distincts pour^cou-vrir ces arêtiers avec du métal.
- (A) Méthode par bavettes ;
- (B) Méthode par noquets.
- Fig. 1219.
- A. — Bavettes.
- Labavelte estime bande de zinc {fig. 1218 et 1219), qui recouvre la suture imparfaite des deux pans de couverture. On remplace souvent le zinc par le plomb, qui est de beaucoup préférable.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- La bavette peut être simple ou composée.
- 1° Bavette simple. — La bavette simple Ç%• 1218) est formée d’une suite de Quilles de plomb de plus ou moins de longueur et de largeur, simplement couchées sur la ligne d’arêtier et fixées par des pattes ou par des mouches.
- Fig. 1220.
- (u) Pattes. — La patte est une bandelette de plomb, de fort zinc ou de cuivre p (ftü- 1220) clouée sur le voligeage et rppliée sur la bavette qu’elle serre et maintient en place.
- (6) Mouches. — La mouche {fg. 1221)
- Fig. 1221.
- est un fort clou à bateau très long, enfoncé dans la charpente du comble, à travers la navette, et garni d’une cravatte en plomb, tailléetriangulairement,et dont lespointes s°nt repliées sur sa tête.
- La patte présente un peu moins de solide que la mouche. Celle-ci a l’inconvé-
- nient de laisser, au bout d’un certain temps, entrer la pluie par le trou dont elle perce la bavette.
- Cette dernière est posée sur une légère couche de plâtre, et recouvre les ardoises.
- 2° Bavette composée. — À la bavette simple on préfère aujourd’hui, pour les raccords d’arêtier, l’emploi de la bavette composée.
- Fig. 1222.
- La bavette composée peut se placer de deux manières :
- (a) Sur tasseau carré ;
- (b) Sur tasseau rond.
- (a) Bavette sur tasseau carré. — Dans ce système, le raccord d’arêtier est formé de deux bavettes en plomb, clouées sur un tasseau à couvre-joint carré [fig. 1222) et maintenues sur la couverture en ardoises par des pattes placées de distance en distance. Le couvre-joint est en zinc.
- (b) Bavette sur tasseau rond. — Dans ce deuxième système, la disposition est la même, mais le couvre-joint est rond {fig. 1223). Les bavettes sont assez souvent établies en zinc, de préférence au plomb, ce qui est une faute :
- 1° L’économie qui en résulte est petite ; 2° La couleur du plomb se marie mieux à celle de l’ardoise ;
- 3° Enfin, le plomb convient mieux que
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- COUVERTURE.
- le zinc parce que, beaucoup plus maniable, il permet de réparer la ouverture en ardoises en relevant simplement les bavettes, ce que ne permet pas [le zinc, qui oblige, en ce bas, à un travail supplé-
- Fig. 1224.
- mentaire de dépose et de repose de ces bavettes.
- Dans tous les arêtiers, quels que soient le développement et la façon du tasseau, on doit toujours rencontrer les bavettes en plomb a [fig. 1223) recouvrant les deux
- Fig. 1225.
- tranchées biaises de la couverture en ardoises.
- Bavettes avec ourlets, — Dans un but d’ornementation, les bavettes peuvent être ourlées [fig. 1224).
- Couvre-joints en deux parties. — Le
- tasseau à couvre-joints peut se faire aussi en deux parties, nous en donnons un exemple (fig. 1223).
- Bavettes doublées. — Quelquefois on double les bandes de plomb ou de zinc Z [fig. 1226) d’une bande de plomb P paral-
- lèle qui les sépare de l’ardoise, et qu’on n’a qu’à soulever en cas de réparation.
- Couvre-joints doublés. — Ils sont employés pour les arêtiers de grand développement. Le couvre-joint, en deux parties, repose sur un deuxième couvre-joint plus large, égalementen deux parties [fig. 1227). Dans ce cas, les bavettes sont doublés,
- et formées de feuilles lisses de métal, qu’on peut facilement ornementer.
- B. — Noquets.
- On peut, au lieu de bavette, employer les noquets. Ce sont des feuilles de zinc découpées en forme d’ardoises d’arêtiers.
- Il faut étudier l’assemblage des noquets sur l’arête, et leur disposition comme pour les ardoises biaises.
- 1° Assemblage des noquets sur la ligne d’arête. — L’assemblage des noquets sur
- Fig. 1228.
- la ligne d’arêtier se fait de deux manières différentes :
- (a) au moyen d’agrafes ;
- (b) sur couvre-joint à tasseau.
- (a) Assemblage par agrafes. — Dans ce système, le noquet est ordinairement fait en zinc. Il est bordé d’une pince sur ses arêtes de joint vertical V [fig. 1228) et du pureau h, et porte une saillie b à sa pointe inférieure, destinée à maintenir en place, sous la pression de l’ardoise voisine, cette
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- 437
- pointe qui, libre, tendrait toujours à se relever.
- Les noquets portent des ourlets, de telle sorte que le noquet d'un pan s’agrafe avec le noquet correspondant de l’autre pan.
- Fig. 1229 et 1230.
- L’arête a la forme d’un boudin continu, résultant de l’agrafage des noquets (fig. 1229 et 1230).
- (&) Assemblage sur couvre-joints à tasseau, — Dans ce deuxième système, le
- Fig. 1231.
- üocpiet, également en zinc, a aussi une Ptnce sur ses arêtes de joint vertical (Y) et du pureau {h) [fig. 1231), et porte la ï^eme saillie b que précédemment, mais d ne porte pas d’ourlet. Il est relevé le
- Fig. 1232.
- d’un tasseau courant sur la ligne d arêtier, y est cloué, et un couvre-joint termine le^raccord [fig. 1232). Le tasseau est échancré convenablement à sa base adn de bien reposer sur la ligne d’arête.
- Cette disposition est bien plus résis' tante au vent que la précédente.
- Fig. 1233.
- 2° Disposition des noquets. — Pour la disposition des noquets, nous ferons les
- Fig. 1234.
- mêmes remarques que pour les ardoises d’arêtiers. Nous donnerons quatre
- exemples qui correspondent à ceux relatifs à des arêtiers fermés en franchis biais
- apparents.
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- COUVERTURE.
- (a) Toits à pente de 43 degrés. — Sous l’angle d’inclinaison de 43 degrés [fig. 1233), il n’estpas possible d’attacher les noquets nn en tête sur le voligeage.La liaison des noquets avec leurs ardoises contiguës de chaque rangée se fait à mi-largeur d’ardoises.
- (b) Toits à pente de 33, 63, et 73 degrés. — Sous les angles de 33 degrés (/îg. 1234), 63 degrés {fig. 1235), 73degrés {fig. 1236',
- Fig. 1236.
- la tête du noquet nn s’élargit, et l’espacement des liaisons se rétrécit de plus en plus, une zone d’étroites et de sautons raccorde la suite des noquets à la couver-verture de plein comble.
- Fig. 1237.
- (c) Toits à pentes supérieures à 75 degrés. — Pour les inclinaisons supérieures à 75 degrés, l’espacement des liaisons est devenu trop étroit et peut donner à craindre une étanchéité imparfaite à cet endroit.
- 11 convient alors de désauter l’arêtier fermé en noquets, de la. même manière qu’à l’exemple de 75 degrés des arêtiers fer-
- més en ardoises. La figure 1237 montre cette opération ; la suite des noquets nn n’est plus composée d’éléments semblables entre eux, comme précédemment ; de deux en deux pureaux, un noquet plus petit s’intercale pour rétablir l’espacement normal des liaisons.
- Quelquefois, pour éviter le plus grand noquet de ce dernier exemple, on le remplace par une ardoise.
- Cette ardoise se laisse pointue comme en p [fig. 1238).
- Elle peut aussi se tailler comme en tt {fig. 1239).
- [d] Toits à pente inférieure à 45 degrés. — Au-dessous de 43 degrés d’inclinaison
- Fig. 1239.
- de la ligne d’arêtier sur la ligne d’égout, quoiqu’il soit encore possible d’utiliser le noquet, il est préférable d’employer la bavette.
- La bavette peut se faire pour toutes les pentes. Elle convient seule aux arêtiers des couvertures en ardoises dites anglaises.
- (ie) Noquets et ardoises intercalées. — Quelques ouvriers appareillent les arêtiers montés en noquets comme ceux mon-
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- tés en ardoises ; ils veulent alors, sous l’inclinaison inferieure à 65 degrés, qui ne leur permet pas de désauter, obtenir la facilité d’attacher en tête pour des arêtier es en ardoises, qu’ils intercalent entre les noquets et qu’ils taillent comme à l’exem-ple donné {fig. 1239). Ce système bâtard est plus coûteux que les deux autres et sans caractère ; il doit être abandonné.
- Arêtiers en fonte.
- La fermeture des arêtiers des couvertures en ardoises peut se faire aussi avec
- Fig. 1240.
- ‘les tuiles faîtières en fonte. Leur forme est angulaire au lieu d’être arrondie comme le sont les faîtières en terre cuite {fig. 1240).
- Dans ce système, les arêtières en ardoises sont supprimées, et la couverture des ‘leux pans vient mourir en imbrication ordinaire à la ligne d’arêtier, sous les tuiles {fig. 1241).
- Ces arêtières se fixent sur le faîtage au
- Fig. 1241.
- moyen de clous. Elles sont à emboîtement, La tête des clous de chacune est préser-
- vée de la rouille par le recouvrement de l’arêtière précédente. Ces tuiles sont aussi garanties de l’humidité, par une couche de bitume.
- 3° Arêtiers en terre cuite.
- Dans les couvertures en ardoises, on Pe_ut aussi faire les arêtiers au moyen de tuiles creuses. On donne à ces tuiles le n°in d'arêtines. L’arêtineale plus souvent
- la forme triangulaire {fig. 1242). Celle qui forme le dernier bout du bas de la toiture porte un ornement pour cacher sa section béante {fig. 1243).
- On prend avec avantage le système de
- Fig. 1242.
- joint à emboîtement, en le disposant dans le sens voulu, pour le préserver de l’eau.
- La fermeture de l’arêtièr se fait en supprimant les ardoises arêtières. La couverture des deux pans vient mourir en
- Fig. 1243.
- imbrication ordinaire à la ligne d’arêtier. Les arêtines recouvrent les dernières ardoises ; on les scelle au plâtre ou mieux au ciment. Quelquefois le scellement est remplacé par un clouage sur le faîtage.
- La figure 1244 donne la coupe d’un arêtier établi par ce procédé.
- Ajoutons que pour éviter le contraste trop grand qui pourrait exister entre la couleur de la tuile et celle de l’ardoise, on peint les arêtines, à l’huile ton noir.
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- COUVERTURE.
- 4° Ornementation des arêtiers, j
- La manière dont les arêtiers des couver- I tares en ardoises sont traités dans un bâtiment contribue beaucoup à l’aspect extérieur.
- 2° Arêtiers en métal. — Crêtes. — Les arêtiers en métal comportent souvent une décoration spéciale au moyen d’ornements de genres très variables en zinc estampé.
- Ces ornements surmontent le couvre-
- Fig. 1246.
- Fig. 1245.
- 1° Arêtiers en ardoises. — Les arêtiers en ardoises ne se prêtent à aucune décoration extérieure ; seule, la taille spéciale des arêtières établit une transition agréable à l’œil entre ces ardoises et les ardoises courantes.
- joint de faîtage. On leur donne le nom de crêtes. Ils se composent de deux parties symétriques formant les deux faces du motif, soudées dans tout le contour du plan médian, suivant lequel a lieu le contact.
- Fig. 1247 et 1248.
- Lorsqu’on emploie ce genre de décoration, on donne beaucoup plus d’importance au tasseau d’arêtier ainsi qu’au couvre-joint qui le surmonte, de manière à former un socle de dimension en rapport avec l’ornement placé au-dessus.
- (a) Crêtes à saillie faible. — Lorsque la crête à une saillie faible, on se contente de souder la base des crêtes sur le couvre-joint qui leur sert de socle fig. 1245).
- (b) Crêtes à forte saillie. — Lorsque la crête a une forte saillie, on la consolide au moyen de tiges galvanisées fixées à pattes ou à pointes dans le bois de l’arêtier, on les fait passer dans des gaines soudées sur le zinc du socle et on recouvre
- ces dernières par une collerette soudée à la tige, de manière que toute la dilatation puisse se faire sans que l’eau extérieure puisse pénétrer l’assemblage. Ces tiges montent dans les parties de l’ornement qui peuvent les recevoir et dans le creux produit par l’intérieur des deux faces. Quelques soudures dans l’intérieur des ornements suffisent pour maintenir ceux-ci [fig. 1246).
- Boudins. — Les crêtes ne sont guère employées que pour les monuments, dans les hôtels et habitations plus modestes, la décoration des arêtiers se fait par le moyen de boudins en zinc estampé. Ces ornements sont d’une seule pièce fig. 1247
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- et 1248) que l’on soude sur le couvre-1 joint.
- Quelquefois même, c’est le couvre-joint lui-même qui est en zinc estampé et orné.
- Arêtiers en fonte. — Quand l’arêtier est couvert par des tuiles en fonte, celles-ci sont d’une seule pièce, et les ornements
- Fig. 1249.
- sont venus de fonte avec elles {fig. 1249). Elles affectent les formes les plus diverses.
- 3° Arêtiers en terre cuite. — Il en est de ïfiême des tuiles arêtines qui forment les arêtiers en terre cuite. — Chaque tuile est "venue d’une seule pièce avec sa décora-hon. Il n’y a donc pas lieu, comme dans le cas des arêtiers en métal, de procéder à des assemblages particuliers.
- X. — Faîtages.
- Les faîtages des combles recouverts en ardoises se font de plusieurs manières :
- 1° En ardoises ;
- Fig. 1250.
- 2° En terre cuite ;
- En métal.
- 1° Faîtages en ardoises.
- Le faîtage est, comme l’arêtier, un raccord angulaire de deux pans de couverture. La couverture des deux pans
- ne peut venir mourir en imbrication ordinaire à la ligne de faîtage, car l’eau se livrerait facilement un passage entre les deux rangées d’ardoises. — Il faut enchevêtrer les ardoises du faîtage ou faire déborder un pan sur l’autre.
- De là deux systèmes :
- 1° Par enchevêtrure;
- 2° Par recouvrement continu.
- 1° Faîtage par enchevêtrure. — Dans le faîtage par enchevêtrure, les ardoises de la dernière rangée d’un pan se croisent alternativement avec celles de l’autre pan. C’est ce qu’indique la figure 1250. Les ardoises 1 et 2 du pan A débordent sur le pan B, tandis que les ardoises 3 et 4 du pan B débordent sur le pan A.
- Les figures 1251 et 1252 montrent comment sont disposées les ardoises. Les ardoises 1 et 2 du pan A viennent s’appuyer sur les ardoises 3' et 4' du pan B {fig. 1250). Les ardoises 3 et 4 du pan B
- viennent s’appuyer sur les ardoises 1' et 2’ du pan A.
- On voit par là que la fermeture d’un tel faîtage se fait simultanément sur les deux pans, ce qui est une gêne, si l’on couvre simultanément les parties de plein comble. Il y a gêne d’ouvriers qu’il faut plus nombreux à la fois et qu’on solidarise d’acti-
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- COUVERTURE.
- vité. Souvent on monte d’abord ces parties et on raccorde ensuite. Souvent aussi on établit la pleine couverture d’un comble en négligeant le faîtage, et l’on ferme complètement ce faîtage en montant la couverture de l’autre pan.
- 2° Faîtage par recouvrement continu. — Pour obvier aux inconvénients de la fermeture des faîtages, faite après coup, on
- Fig. 1253.
- procède quelquefois différemment : on monte l’un après l’autre, jusqu’à la ligne de faîtage, la couverture des deux pans, en sorte que les faîtières des deux parties ne s’enchevêtrent pas, mais seulement se recouvrent de leur épaisseur, en mode continu, toutes celles du côté a, par exemple, sur celles du côté a' (fig. 1253).
- Un faîtage fréquemment employé dans
- Fig. 1254.
- les campagnes est celui dit en lignolet. Il est formé d’un débordement régulier des ardoises de la dernière rangée du pan de couverture exposé au plus grand vent habituel, sur celle de la dernière rangée du pan contraire.
- Les ardoises de ces deux rangées sont taillées en pointe à la base [fig. 1254) et recouvrent en doublis ce dernier pureau
- de chaque côté. C’est ce que montre la coupe AB [fig. 1255). Elles sont carrées en tête et clouées à trois clous disposés régulièrement; l’une d’elles, a [fig. 1254), fait saillie au-delà de la ligne commune et montre en découpure, en son travers, un chiffre, une date, une fantaisie de l’ouvrier.
- Ce système exige un clouage minutieux de l’ardoise et par là un perçage des ardoises, opération assez délicate pour
- Coupe i. AB
- Fig. 1255.
- laquelle le couvreur est mal installé sur un toit, et qui donne lieu à beaucoup de déchets.
- C’est ce qui a amené M. Wesster à combiner une machine permettant de percer mécaniquement les ardoises pour le passage des clous.
- Sur un banc solide sont disposés deux montants formant potence à leur partie supérieure. Sur cette partie élargie du palier sont montés deux coussinets spéciaux recevant un arbre, de sorte qu’en
- Fig. 1256.
- tournant la manivelle qui le commande, on détermine à la fois son mouvement de rotation et son abaissement horizontal. Cet arbre porte deux roues dentées, qui commandent deux pignons disposés sur un arbre parallèle et qui sont eux-mêmes disposés sur les axes de deux tiges formant des tarauds cylindriques.
- On comprend que, si, sur des supports
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- convenablement disposés, on place une ardoise, le mouvement d’un quart de cercle, donné à la manivelle du premier arbre, détermine la rotation et la descente progressive des tarauds qui percent dans l’ardoise deux trous réguliers et parfaitement équarris. Le mouvement de la manivelle dans le sens inverse ramène l’appareil dans sa position primitive.
- Cet outil, d’un maniement très simple, est très employé ; il donne d’excellents résultats. Il apporte une économie considérable dans l’emploi de la matière.
- 2° Faîtages en terre cuite.
- Dans les anciens bâtiments, on trouve encore des faîtages de couverture en
- ardoises exécutés en faîtières de terre cuite. Ces dernières peuvent affecter la forme de demi-cylindres, ainsi que le montre la figure 1256. Elles sont simples avec crêtes et embarrures en mortier. On fcs scelle au mortier ou au plâtre.
- On emploie aussi des faîtières de terre cuite à recouvrement {fig. 717 et 718). Gomme les précédentes, on les pose avec embarrures et scellement au plâtre (%• 1237).
- Ces dispositions ne sont à adopter que dans les bâtiments ruraux, pour des toiles économiques. L’apparence de ce mélange d’ardoise et de terre cuite n’est Pas d’un bon aspect.
- De plus, ce procédé de construction a contre lui la nécessité de fréquentes réparations, il doit donc être rejeté.
- Depuis quelques années, on peint les tmles ton gris d’ardoise, ce qui donne un Ion uniforme à la couverture.
- 3° Faîtages en métal.
- Dans les couvertures soignées, on fait des faîtages métalliques, en zinc ou en plomb, quelquefois en fonte.
- (a) Faîtages en zinc ou en 'plomb.
- L’emploi du métal pour faîtages se fait suivant deux procédés distincts :
- 1° Par bavette simple ; .
- 2° par bavette composée.
- 1° Faîtages 'par bavette simple. — Dans ce système, la couverture des deux pans vient, en imbrication ordinaire, mourir à la ligne de faîtage.
- Cette dernière est recouverte d’une suite de feuilles de plomb ou de zinc de plus ou moins de longueur et de largeur, simplement couchées sur la ligne de faîtage, fixées par des pattes ou par des mouches.
- Fig. 1259.
- 1° La patte p est indiquée [fig. 1238) ; la mouche m se voit dans le croquis {fig. 1239).
- 2° Faîtages par bavette composée. —Ce système est le plus souvent employé. Il est net d'exécution, facile, solide et peu coûteux. Il est formé de deux bavettes en plomb b [fig. 1260), clouées sur un tasseau t à couvre-joint carré et maintenues sur la
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- COUVERTURE.
- couverture en ardoises par des pattes placées de distance en distance. Le couvre-joint c est en zinc.
- Dans le croquis figure 1261, la disposition est la même, mais le couvre-joint est rond,
- Fig. 1260.
- et les bavettes sont ourlées dans un but d’ornementation. Ces bavettes sont assez souvent établies en zinc, par préférence au plomb, ce qui est une faute.
- Dans les couvertures soignées, on donne
- Fig. 1261.
- ordinairement au faîtage la disposition indiquée (fig. 1262).
- On a soin de voliger en plein un espace de 0m,50 environ sur chaque versant, à partir de la ligne de faîtage, et on recouvre
- i
- celle-ci d’un fort tasseau en bois t, échan-cré à sa partie basse suivant l’angle des deux rampants.
- Le dernier rang d’ardoises monte jusqu’à environ Om,ll du tasseau; il est recouvert d’une bande de plomb p, par-
- tant du tasseau, où elle est clouée en tête; sa rive inférieure est ourlée et retenue de distance en distance, tous les 0m,35 à 0m,40, par des pattes en cuivre c, rabattues sur l’ourlet {fig. 1263).
- Fig. 1263.
- La largeur de la bande est telle qu’elle ne laisse découvert qu’un pureau de
- Fig. 1264.
- l’ardoise a, et elle est disposée par bouts de 1 mètre de longueur, se recouvrant de 0m,08 à 0”,10 aux jonctions.
- Sur cette bande on en ajoute une seconde z, en zinc cette fois, qui remonte
- Fig. 1265.
- le long du tasseau pour y être clouée en tête ; elle prend la pente du toit sur une quinzaine de centimètres pour se terminer par un ourlet. Cet ourlet est retenu de distance en distance par de nouvelles pattes c. Enfin, un couvre-joint en zinc, f, recouvre le tasseau du faîtage.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- La bande de zinc est disposée par bouts de 1 mètre.
- L’avantage de cette disposition réside dans une forme agréable, jointe à une très grande facilité de réparation.
- Pour remplacer quelques ardoises dans le voisinage du faîtage, on n’a, en effet, ffa’à déplier les pattes qui recouvrent la bande de plomb et relever cette dernière au point voulu ; on dégage ainsi le dernier rang des ardoises et on accède par suite à fous les autres.
- Pour les faîtages aigus, on se sert de la disposition dite en champignonfig. 1264). Le tasseau T affecte la forme d’un cham-P^non. Le couvre-joint c suit la courbe. Contre le tasseau vient se clouer la bavette en plomb ou en zinc â, qui recouvre d’un Pureau la dernière rangée d’ardoises a.
- Fig. 1266.
- Tous les couvre-joints sont fixés sur les tasseaux à l’aide de clous munis de calo-tins en zinc.
- Lorsque les ardoises sont fixées avec des crochets, la bande en zinc Z [fig. 1265) hui les recouvre peut être aussi fixée elle-uieme par une rangée de ces crochets c, U)ais alors elle n’est pas ourlée ; ou bien, Q eLe est ornée d’une baguette saillante, c est à quelque distance du bord, pour ne pas gêner l’agrafure.
- Quand le faîtage prend un grand développement, le tasseau de couvre-joint fait en deux parties [fig. 1266) ; les cl°us de calotin du couvre-joint se fixent alors en quinconces alternativement sur Ces parties.
- Quand le faîtage doit porter des orne-ments assez lourds, on fait le tasseau de c°uvre-joint en deux parties t, t' fig. 1267), ®t on le double en dessous d’un deuxième asseau également en deux parties, aeXb. a bavette est composée. La partie en
- zinc Z se cloue contre le tasseau t, et vient recouvrir le tasseau a\ la partie en plomb p se cloue contre le tasseau a, et vient recouvrir d’un pureau la première rangée d’ardoises.
- [b) Faîtages en fonte.
- On peut aussi couvrir les faîtages avec des faîtières en fonte. Leur forme est angu-
- Fig. 1267.
- laire. Elles se prêtent bien à l’ornementation et s’emploient beaucoup sur les couvertures en ardoises.
- Ces faîtières sont fixées par deux clous [fig. 1268) sur le voligeage. La tête de ces clous est préservée de la rouille par la couche de bitume dont on recouvre la faîtière. Ces tuiles sont à emboîtement, et
- Fig. 1268.
- l’emboîtement vient recouvrir la place des clous.
- 4° Ornementation des faîtages.
- Comme pour les arêtiers, la manière dont les faîtages des couvertures en ardoises sont traités dans un bâtiment influe beaucoup sur l’aspect extérieur. C’est sur ces parties que se porte, de préférence, l’ornementation.
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- COUVERTURE.
- 1° Faîtages en ardoises. — Les faîtages en ardoises se prêtent peu à la décoration, qu’ils soient faits par enchevêtrure ou par recouvrement continu. On peut seulement colorier les dernières rangées d’ardoises de façon à les distinguer des autres
- Fig. 1269.
- et à accuser franchement la ligne d’arête. On peut aussi les tailler d’une façon spéciale [fig. 1269);
- 2° Faîtages en terre cuite. — Les faîtages en terre cuite se recouvrent à l’aide de faîtières ornées de modèles très variés, pouvant s’adapter aux divers genres de
- Fig. 1270.
- décoration extérieure des bâtiments. Nous en donnons un exemple [fîg. 1270).
- Les lignes de faîtage qu’elles produisent viennent s’amortir contre des pièces d’extrémités plus importantes, appelées épis ou poinçons. Ces pièces sont également de formes très étudiées. La figure 1271
- donne un exemple de ces faîtages ornés, munis de poinçons.
- Nous reviendrons sur ces faîtages en terre cuite, quand nous étudierons les couvertures en tuiles.
- 3° Faîtages en métal. — Les faîtages en métal comportent une décoration spé-
- ciale qu’on obtient de différentes manières :
- (a) Couvre-joints moulurés. — L’ornementation la plus simple consiste à remplacer les couvre-joints de faîtage unis par des couvre-joints moulurés.
- La figure 1272 donne la section de l’un d’eux. Dans cette forme, on s’attache toujours à avoir des surfaces de couvre-joints qui ne soient pas parallèles au zinc à recouvrir et qui donnent autant que possible des joints serrés vers le dehors. On évite
- Fig. 1272.
- ainsi que ces joints J ne s’emplissent à la longue de poussière et de suie, ce qui amènerait par capillarité des passages d’eau sous la couverture et détruirait promptement le zinc en ces endroits plus continuellement mouillés.
- {b) Crêtes. — Les faîtages qui terminent le haut des toitures comportent souvent
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- COUVERTURES EN ARDOISES. 447
- une décoration spéciale au moyen d’ornements de genres très variables en zinc estampé. Ces ornements se dressent verticalement en surmontant le couvre-joint de laitage. On leur donne le nom de crêtes
- comme aux ornements de même nature recouvrant les arêtiers.
- Ces ornements se composent de deux parties symétriques formantles deux faces du motif, soudées dans tout le contour du
- plan médian suivant lequel a lieu le contact. Ainsi, dans la figure 1273, l’ornement est composé de deux parties, qui se sou-dcnt suivant la ligne AB.
- Si l’ornement a une taille faible, on se contente de souder la base de la crête sur le couvre-joint qui lui sert de socle; ainsi
- J dans la coupe AB, la base a est soudée sur le couvre-joint c du faîtage.
- Il peut arriver que la crête ait une forte saillie et comprenne des sortes de pilastres tels que AB (fig. 1273). Ces pilastres servent à consolider tout l’ensemble de l’ornementation. Ils sont creux et formés de
- deux parties, c, d, en zinc estampé, soudées entl’e elles. Dans l’intérieur passe une tige en fer galvanisé T, fixée à pattes ou à Pointes dans le bois Cdii faîtage. Les deux aces en zinc du pilastre (fig. 1276) for-
- ment ainsi une gaine et se soudent sur le couvre-joint en zinc du tasseau de faîtage. A l’extrémité supérieure de la tige en fer se trouve une collerette m soudée à la tige qui recouvre le trou de passage de cette
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- COUVERTURE.
- dernière et empêche que l’eau extérieure ne puisse pénétrer l’assemblage, tout en permettant la dilatation du zinc.
- On fait quelques soudures dans l’intérieur des ornements pour maintenir ceux-ci.
- (c) Epis. — Lorsqu’il y a des croupes dans la couverture, des poinçons terminent le faîtage, dépassent le toit et font saillie au dehors. On les arme d’ornements très saillants appelés épis {fig. 704).
- Ces épis affectent des formes variées.
- Lorsqu’ils sont de peu d’importance, ils ne comportent que de simples ornements
- A
- s
- Fig. 1277 et 1278.
- estampés [fig. 1277). Comme les crêtes, ces sortes d’épis sont formés de deux parties symétriques soudées entre elles suivant les contours du plan médian {fig. 1278). La base est soudée sur le couvre-joint qui protège l’extrémité du poinçon.
- Souvent les épis ont une grande hauteur; ils sont accompagnés de girouettes et forment souvent paratonnerre [fig. 867). Ils se composent alors d’une longue tige en fer F qui porte girouette et vient se fixer par pattes au poinçon du faîtage. C’est cette tige qui sert de paratonnerre. A la partie inférieure {fig. 1279), cette tige
- est enveloppée d’une gaîne en zinc estampée a b, formée de deux parties soudées suivant un méridien. Cette gaine se soude sur le couvre-joint du poinçon. La tige du paratonnerre porte une collerette c qui ferme l’intérieur de la gaine et empêche l’eau d’y pénétrer.
- La figure 1279 est une coupe de la figure 867.
- Lorsque les épis surmontent le poinçon
- Fig. 1279 et 1280.
- unique d’un comble en pavillon, ils sont isolés {fig. 1280).
- Si, au contraire, le poinçon accompagne une ligne de faîtage, on combine les ornements des épis avec ceux de la crête faîtière pour former amortissement à cette dernière.
- C’est ce que représente la figure 1281 bis.
- Il faut remarquer que ces ornements en zinc n’ont pas une très grande durée,
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- couvertures en ardoises.
- parce qu’on les exécute par économie, en ûaétal très mince ; en second lieu parce ^e les dilatations inégales provoquent la disjonction des soudures.
- (°0 Ornements en fonte. — Dans bien des cas on préfère les ornements en fonte.
- Les crêtes sont fixées sur les faîtages par les petits montants qui sont simplement enfoncés dans le bois. C’est ce que représente la coupe AB {fig. 1284). Le
- ^es tuiles faîtières en fonte sont d’une seule pièce avec les ornements qu’elles Portent. Nous en donnons un exemple
- \fig- 1282).
- (f) Ornements en fer forgé. — On ern-pi°ie aussi, très souvent, des ornements en i^r forgé galvanisé. Ces ornements sont
- Fig. 1283.
- montant M vient s’enfoncer dans le tasseau de faîtage F. Il porte une collerette c destinée à protéger contre l’eau, le trou fait dans le couvre-joint A pour le passage de la tige.
- Fig. 1282.
- foulés sur des bâtis en fer, portés de °in en loin, par des montants fixés sur le faîtage.
- y a un grand nombre de modèles ornements de ce genre. Nous en donnons \fi9- 1283) un exemple, dans lequel les orotes se composent de ronds et de croi-sHl°ns, placés entre deux épis terminaux sur lesquels ils viennent s’amortir.
- loupe A t
- Fig. 1284.
- Ces montants en fer peuvent être munis d’ornements estampés. On les traite comme les crêtes en zinc, c’est-à-dire qu’on les fait passer dans un engaînement
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. - 29.
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- COUVERTURE.
- un peu large soudé à la couverture, et ils portent une collerette saillante, qui recouvre la gaine et empêche l’eau d’y pénétrer.
- Les épis en fer, les tiges des paratonnerres se placent comme nous l’avons vu plus haut {fig. 1279). Dans la figure 1285, nous donnons le mode de fixation d’un paratonnerre sans ornements en zinc
- estampé. La tige F vient se fixer sur le poinçoin P, au moyen de fourches T, un couvre-joint c recouvre le poinçon, et une collerette m, fixée à la tige, recouvre le trou de passage de cette dernière dans le couvre-joint.
- L’importance d’un épi varie avec celle de la construction sur laquelle on l’applique ; on ne peut cependant déterminer I
- une proportion fixe entre la hauteur de l’édifice et celle du poinçon, ayant à tenir compte de trop de conditions diverses relatives aux matériaux, au plan, à l’altitude du sol, à l’endroit où l’on construit, etc.
- Dans l’ornementation des épis en fer, on emploie beaucoup le repoussé comme donnant plus de masse, plus d’ampleur, et qui, tout en donnant du corps à l’ensemble, fait ressortir davantage les lignes fermes et nerveuses des rinceaux en fer. Bien entendu, l’épi doit être étudié en même temps que la crête qui l’accompagne ; on doit tenir compte, dans l’épi, des hauteurs de traverses, de la valeur des ornements, et enfin disposer les corps de moulures pour faire régner les principales
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- Fig. 1286.
- lignes. Les poinçons de la figure 1286 sont pourvus d’ornements en repoussé.
- 4° Faîtages et arêtiers. — La manière dont les faîtages et les arêtiers des couvertures en ardoises sont traités ensemble, influe beaucoup sur l’aspect extérieur.
- Deux cas peuvent se présenter :
- 1° Ou les arêtiers sont en tranchis biais apparent;
- 2° Ou ils sont en métal ou en terre cuite.
- [a) Arêtiers en tranchis biais apparents. — Quand les arêtiers sont en ardoises taillées, le faîtage seul porte la décoration. On établit des bandes de raccord avec l’ardoise. Ces bandes sontmunies de crossettes C {fig. 1286). On surmonte le tout d’un faîtage en plomb repoussé ou en zinc estampé. Celui-ci comprend les moulures formant une sorte de couronnement. La
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- F
- 1?Ure ^289 montre un arêtier uni à arêtes viveS avec le raccord cl’un faîtage orné.
- "e faîtage peut être aussi surmonté de
- crêtes dontnous avons déjà parlé [fig. 1273 à 1276).
- Lorsqu’il s’agit de pavillons sur plan
- Fig. 1288 à 1291.
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- COUVERTURE.
- carré, ou de combles formant une aiguille conique, le faîtage se réduit à un point et le principe de décoration unique reste le même, la crête disparaît et il reste un épi portant d’ordinaire un paratonnerre ou une girouette et qui s’appuie sur un cône ou une pyramide moulurée venant couronner l’ardoise, comme cela se produit pour les llèches d’églises {fig. 205 et 206).
- (b) Arêtiers en métal ou en terre cuite. — Lorsque les arêtiers sont recouverts en métal ou en terre cuite, on se sert des bandes du faîtage et de celles des arêtiers '
- que l’on met en accord, pour former autour des pans d’ardoises des encadrements complets, et on les relie dans les angles au moyen de crossettes. Le principe de cette disposition est donné dans la figure 1287-Ces crossettes reçoivent aussi une ornementation spéciale, comme le montre la figure.
- Dans le cas de combles en pyramide, on met souvent des crossettes aux angles et on les raccorde avec les bandes d’arêtiers. C’est ce que l’on voit dans la figure 1280.
- Fig. 1292.
- 5° Liaison des faîtages et des arêtiers.
- Après avoir vu comment on établit les faîtages en couverture, il est intéressant d’étudier comment on doit couvrir les points d’intersection des lignes de faîtages avec les lignes d’arêtiers. Il y a plusieurs cas à considérer.
- 1° Faîtages et arêtiers en ardoises. — L’arêtier est monté en tranchis biais apparent, comme nous l’avons vu plus haut {fig. 1201 à 1204),à l’aide d’arêtières, d’approches et de contre-approches.
- Arrivées à la ligne de faîtage, les ardoises sont coupées carrément suivant
- cette ligne. Les arêtières, approches et contre-approches qui y aboutissent reçoivent donc une seconde taille à la demande du faîtage, la première étant faite à la demande de l’arêtier.
- Les figures 1288 à 1291 donnent une idée du travail à effectuer. Dans le croquis figure 1288 les lignes ponctuées indiquent les parties d’ardoises enlevées.
- L’arêtière A {fig. 1289) est d’abord taillée suivant la ligne brisée abhcrn, comme les autres arêtières; puis recoupée suivant la ligne cb parallèle à am et à la ligne de faîtage. Elle prend donc la forme indiquée par la partie hachurée abcm.
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- Travail identique pour Y approche B, on c°upe le rectangle suivant la ligne brisée defgijkl, et on obtient la forme ordinaire des approches, puis on fait une section suivante eh parallèle à dl et à la ligne de faîtage.
- La partie hachurée deckl est la forme définitive de l’approche {fig. 1290).
- On procède de même pour la contre-aPproche C. La première forme est donnée Par le polygone nopqrstuv, et le trapèze hachuré, nolu, est l’aspect définitif de la contre-approche {fig. 1291).
- Dans la figure 1288, nous avons couvert de hachures les ardoises touchant les Lgnes d’arêtier et de faîtage; en prenant pour ces ardoises celles qui ont une coloration spéciale, on arrive à une ornementation qui accuse franchement ces deux lignes.
- 2° Arêtiers en ardoises. — Faîtages en
- 453
- Le couvre-joint de faîtage e contourne le tasseau de faîtage et la ligne d’arêtier à angle droit ainsi que le montre en plan la figure 1296.
- 3° Arêtiers et faîtages en métal. —Dans les combles terminés par des croupes, les arêtiers sont le plus souvent formés en employant la même disposition que pour les faîtages. On établit sur l’arête formée par les voligeages des deux pans un fort tasseau analogue à celui de faîtage. Pour l’asseoir convenablement, on le creuse en dessous suivant l’angle des surfaces des pans voisins.
- Le tasseau d’arêtier vient s’assembler dans le tasseau de faîtage.
- Ces différents tasseaux sont représentés en plan par la figure 1297, montrant la couverture vue de dessus. Dans ce croquis, f indique le tasseau de faîtage, <r, a les tasseaux d’arêtier.
- GÛ
- Fig. 1293 à 1296.
- métal. — Lorsque l’arêtier est en métal tranchis biais apparent et le faîtage en mé-ce dernier est formé par une bavette c°mposée {fig. 1292) avec tasseau et couvre-joint, comme le montre la coupe {fig. 1293).
- Les arêtières «, approche h et contre-aPproche c, ne reçoivent .pas une seconde faille comme dans l’exemple précédent, sont recouvertes par la bavette d 9 un recouvrement égal à un pureau.
- Lette bavette d contourne l’arêtier qu’elle recouvre comme le ferait une bavette P^ple. C’est ce que représente la coupe
- [fig. 1294).
- ^La bavette contourne aussi le tasseau aretier à angle droit, ainsi qu’on le voit ans fa coupe AB [fig. 1295).
- Les arêtiers a, a sont couverts à l’aide de bavettes b\ comme le montre la coupe CD {fig. 1298). Le tasseau est recouvert par un couvre-joint c, suivant la méthode que nous avons indiquée plus haut.
- 11 en est de même du faîtage. Le couvre-joint de faitage e doit recevoir en pénétration biaise {fig. 1298) les extrémités des couvre-joints de croupe, mais souvent ce couvre-joint de faîtage se trouve soudé à un moignon en forme de culotte. Ce moignon est fait de la partie des couvre-joints d’arêtiers et de l’extrémité du couvre-joint de faîtage. Il est représenté en plan {fig. 1297) par le polygone ghijklmn. Dans la coupe CD on voit ce moignon e recouvrir le couvre-joint c.
- Dans la coupe AB {fig. 1299), le point
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- COUVERTURE.
- de soudure du moignon avec ce couvre-joint de faîtage est indiqué en o.
- >
- De plus, on voit que le moignon vient recouvrir la bavette b qui contourne les arêtes de faîtage et d’arêtier et le couvre-joint e d’arêtier.
- Il existe encore d’autres procédés pour
- Fig. 1301.
- couvrir les points de jonction des arêtiers et des faîtages^ en métal, nous les exami-
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- nerons quand nous passerons en revue les *4° Arêtiers en ardoises. — Faîtage en couvertures métalliques. terre cuite. — Nous avons vu qu’on pouvait
- Fig. 1302.
- établir le faîtage des couvertures en ar- 1 boises avec de petites faîtières de terre cuite qu’on scelle au plâtre ou au ciment.
- Si le faîtage seul est en terre cuite, la faîtière qui termine l’extrémité du côté de la jonction avec les arêtiers de croupe doit couvrir entièrement cette jonction.
- ^ette faîtière est représentée en plan Par la figure 1300, montrant la couver-ture vue de dessus. Dans ce croquis, T représente la faîtière, ac et bc, les lignes d’arêtier.
- Ces arêtiers sont couverts en franchis rnais apparents. La faîtière couvre l’extré-mdé des ardoises de la largeur d’un pu-reau environ, comme le montre la coupe AB(/?£. 1301).
- Dans le pan de croupe abc {fig. 1300), il existe un plus grand intervalle entre la tuile et l’ardoise. Cet intervalle est rempli Par un solin de ciment s, indiqué dans |a figure 1302. Pour éviter le filtrage de 1 eau, on peut sceller dans ce solin une ande de zinc formant une bavette m et venant reposer sur l’ardoise {fig. 1302).
- 5° Arêtiers et faîtages en terre Cuite. — peut arriver, ainsi que nous l’avons vu, fine les faîtières et les arêtiers soient simultanément couverts en terre cuite.
- Bans ce cas, le faîtage et l’arêtier se couvrent au moyen de tuiles à recouvrement,
- jusqu’au point de rencontre {fig. 1303). Pour rendre étanche ce point, on se sert, comme dans les couvertures en zinc, d’une pièce de terre formant culotte, en trois parties, dont deux, e et g, servent de tuiles arêlines, et la troisième, f, de faîtière. Ce
- . -'4-
- moignon représenté en plan dans la figure 1303, par le polygone hachuré, vient recouvrir les autres tuiles. C’est ce
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- COUVERTURE.
- que l’on peut voir dans la coupe AB (fig. 1304). Le vide qui existe forcément entre les arêtines et les faîtières est ainsi abrité par le moignon M.
- La figure 1303 donne la vue perspective de l’ensemble de la couverture.
- 6° Arêtiers et faîtages en fonte. — Les principes que nous venons d’indiquer pour les arêtiers et faîtages en terre cuite sont absolument applicables aux faîtages et arêtiers en fonte.
- On fait des faîtières terminales qui couvrent les points de jonctions des arêtiers et faîtages, et on bouche les vides avec du ciment.
- Quand les arêtiers et les faîtages sont recouverts en tuiles de fonte, la faîtière terminale affecte la forme d’une culotte et
- se scelle également au plâtre ou au ciment sur les arêtières et sur les faîtières.
- XI. — Combles à la Mansard.
- Les combles à la Mansard sont composés d’une partie très inclinée, le bris, d’une partie plate ou peu inclinée supérieure, et le terrasson. Il y a à prendre une disposition spéciale pour que la brisure, que l’on nomme le membron, soit complètement étanche.
- Il y a plusieurs cas à considérer :
- 1° Les couvertures du comble et du faux comble sont en ardoises;
- 2° La couverture du comble est en ar-
- 1 doises ; celle du faux comble, en métal.
- 1° Comble et fauoc comble en ardoises. — Il y a dans ce cas plusieurs manières de couvrir le membron.
- 1° Membrons en égout. — La méthode la plus simple et aussi la plus ancienne consiste à former le membron des couvertures en ardoises avec des égouts faits avec ces matériaux.
- Nous donnons [fig. 1306) un spécimen de ce genre de couverture.
- La partie inférieure, Yégout, du faux comble, est formée de deux lignes de pièces superposées croisant leurs joints montants pour ne pas laisser passer l’eau.
- L’égout dépasse le brisis, pour le couvrir. Une chanlatte a est clouée sur le voli-geage au point d’intersection des deux
- Fig. 1306.
- lignes de combles. Elle est taillée au droit de la ligne du comble, et par une section appropriée, on lui donne la pente que doivent avoir les ardoises imbriquées les unes sur les autres. Au dessus, en 1, on met une série d’ardoises défectueuses qui permettent de donner moins de hauteur à cette chanlatte. Enfin au-dessus, en % se place la première bande de ces matériaux.
- Le voligeage du terrasson vient se terminer au ras de celui du brisis ou bris.
- Le dernier rang des ardoises du comble vient se fixer tout près du point d’intersection des lignes de comble.
- Le restant des couvertures des deux
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- combles s’exécute d’après les méthodes ordinaires.
- 2° Membrons en égout avec bavette. — Dans ce système l’égout du terrasson se fait à l’aide d’une chanlatte un peu haute fixée sur le voligeage au droit de l’intersection des deux lignes de combles. Comme dans le système précédent, sur la chanlatte a {fig. 1307) on pose une rangée d’ardoises défectueuses, et au dessus le premier rang d’ardoises.
- Le dernier rang d’ardoises du bris se cloue un peu plus loin de la ligne de jonction que dans le cas précédent. Une bavette b en plomb vient se fixer contre la chanlatte «, et recouvre le dernier rang d’ardoises du comble de la largeur d’un pureau. L’étanchéité est ainsi bien assurée.
- Fig. 1307.
- Lour les réparations, il suffit de replier légèrement la bavette, et on peut alors déplacer les ardoises.
- Le reste de la couverture se fait comme précédemment.
- 3° Membrons avec bande de batellement.
- Quand le toit supérieur est couvert en ardoises, le membron forme un chemin uaturel de service ; conséquemment, il vaut ïuieux le faire en métal, en plomb de préférence.
- Une bande métallique ab [fig. 1308) reçoit les derniers rangs d’ardoises du faux comble.
- Cette bande, nommée bande de batelle-rïle'nt^ est inclinée suivant la pente de la toiture; elle est posée sur le voligeage Jointif que portent les chevrons, car elle a ficsoin d’être appuyée et soutenue sur
- toute sa surface ; on la fait d’ordinaire en zinc, mais elle est plus résistante en plomb, et se prête mieux aux travaux de réparation.
- Le premier rang d’ardoises vient s’étendre sur cette bande, en dépassant sur le métal d’une quantité égale à un pureau augmenté du recouvrement adopté ; les autres rangs s’étagent ensuite à la manière de ceux du reste de la couverture.
- On augmente de beaucoup la résistance du bas de la couverture du faux comble en remplaçant le premier rang d’ardoises par un double rang, un doublis, comme on dit, analogue à un égout de deux pièces.
- Les ardoises du bris s’étagent à la ma-
- Fig. 1308.
- nière ordinaire ; le dernier vient sous la bande de batellement, le plus près possible de la ligne de brisis.
- Souvent, une bavette en zinc ou en plomb d recouvre en partie ce dernier rang d’ardoises et se cloue sur le voligeage.
- 4° Membrons à bourseau. — Dans les constructions importantes, on garnit le membron d’une saillie produisant une ombre, ayant une forme moulurée présentant l’aspect d’une grosse astragale, et on le fait concourir à la décoration.
- La figure 1309 donne la coupe CD de profil d’un membron de ce genre; onforme le relief du membron par une pièce de bois arrondie, posée en saillie. Cette pièce, dans la figure, porte la lettre b, et on lui
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- COUVERTURE.
- donne le nom de bourseau. On l’exécute en sapin, ce qui est bien suffisant, étant donnée l’armature métallique qui le protège.
- Pour le garnir, on cintre un membron en zinc, m, et on lui fait adopter la forme du bourseau. Cette pièce de zinc se termine à la partie inférieure par un ourlet o, formant larmier. A la partie haute, elle est inclinée suivant la pente de la couverture et se pose sur le voligeage jointif
- Coupe C D
- Coupe A. B
- Fig. 1309 et 1310.
- que portent les chevrons. Ce membron en zinc est maintenu en tête par des clous c ou des pattes d’agrafe, qui, d’autre part, sont clouées sur le terrasson.
- En bas, il est maintenu par d’autres pattes p, fixées soit sur le bourseau, soit sur le voligeage, et qui sont repliées sur l’ourlet o.
- Le dernier rang d’ardoises du bris vient se fixer sur le voligeage, juste au-dessous du bourseau. Le plus souvent, la patte d’agrafe se replie et vient recouvrir d’un pureau le dernier rang d’ardoises, sou-
- vent aussi, une bavette n vient se fixer sur le voligeage en dessous de la patte d’agrafe p et recouvre en partie le dernier rang d’ardoises de bris. L’étanchéité est mieux assurée, et pour les réparations, il suffit de replier cette bavette pour mettre les ardoises à découvert et faciliter le travail.
- Les membrons en zinc qui recouvrent les bourseaux se font par bouts de 1 mètre au plus ; on les assemble par superposition. On peut quelquefois accuser les joints par une petite gaine g à section rectangulaire, établie suivant le profil du membron et soudée à l’une des pièces seulement, comme le montre, dans la fi-
- Fig. 1311.
- gure 1310, une coupe horizontale faite suivant la ligne AB de la figure précédente.
- Remarque. — Si le faux comble était couvert en tuiles, ce qui arrive très rarement, tout ce que nous venons de dire serait également applicable.
- 2° Comble en ardoises, faux comble en métal.
- Le membron peut être fait de plusieurs manières :
- 1° Membrons en larmier. — La plus simple consiste à le disposer en larmier. Voici comment on procède :
- Le voligeage [fig. 1311) V du terrasson dépasse de quelques centimètres le voligeage V' du bris. Les feuilles de zinc /"de la partie
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- plate se replient verticalement sur 0m,05 environ et se terminent par un ourlet o. On dit alors qu'elles se terminent en 'larmier. Quelquefois, on les retient par une patte au milieu de la feuille. On prolonge les talons de couvre-joints,qui se recourbent autour de l’ourlet.
- La partie supérieure des ardoises de bris est recouverte d’un pureau par une bavette en plomb b qui monte jusqu’au terrasson et se cloue sur le voligeage.
- 2° Membrons à bourse au, — Dans les constructions importantes on préfère employer le bourseau dont nous avons parlé plus haut.
- Le bourseau est, comme nous l’avons vu, garni d’un membron m en zinc qui
- Fig. 1312.
- épousé sa forme [fig. 1312) et qui esl terminé inférieurement par un larmier ourlé o.
- A la partie haute, ce membron en zinc porte une pince p rabattue. On le maintient en tête par des pattes d’agrafe a qui, o autre part, sont clouées sur le terrasson. jI1 bas, il est retenu par des pattes, fixées, comme nous l’avons déjà dit, sur le bourseau.
- La pince supérieure des feuilles de Qembron reçoit également l’agrafurç /"des javes du terrasson, et aussi celle des aïons t de leurs couvre-joints.
- La partie supérieure des ardoises du
- bris est recouverte par une bavette en zinc b, qui vient s’agrafer au bourseau. Dans la figure 1313, nous donnons une
- Fig. 1313.
- variante de la disposition du membron à bourseau, disposition que l’on s’accorde à reconnaître préférable à la précédente.
- Le bourseau b est placé à 0m,08 environ au-dessous du point de jonction des lignes
- P3
- du comble et du faux comble. La pince p de la rive haute du membron en zinc qui le recouvre ne sert qu’à le fixer au moyen de pattes d’agrafe.
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- COUVERTURE.
- Les feuilles de zinc f du terrasson tombent en simple larmier au-dessus du haut du membron.
- Le membron se termine à la partie inférieure, comme à l’ordinaire, par un ourlet o auquel vient s’agrafer la bavette m qui recouvre le dernier rang des ardoises du bris.
- Remarque sur les combles à la Mansard avec bris en ardoises. — Lorsque des pans recouverts en ardoises doivent se raccorder avec des parties métalliques, il est préférable de faire la jonction par l’intermédiaire d’une bande de plomb recouvrant les ardoises. On peut relever facilement ce plomb, ce qui rend les réparations très simples à exécuter.
- La figure 1314 donne un exemple de
- Coupe A B
- comble à la Mansard usité dans les couvertures soignées.
- Une bande de zinc a suit le membron sur le pan le plus raide. Cette bande, aussi saillante et aussi large que l’arêtier c, s’y raccorde par un décrochement b, lequel donne à l’ensemble plus de force, parce qu’il accuse extérieurement en ce point la solidité de l’attache intérieure. C’est à ce bandeau que se raccordent, par leur partie supérieure, les châssis à entourage saillant dont nous parlerons plus loin.
- On établit le long des trois pièces a, b, c, une bande en plomb d. Cette bande a une largeur d’environ 10 à 15 centimètres, et une épaisseur de 2 à 3 millimètres.
- On peut fixer cette bande sous le zinc [fig. 1315), soit par des agrafes, soit par de simples clous enfoncés dans le voligeage. On laisse libre la rive extérieure, car le poids du plomb est suffisant pour la maintenir, vu son peu.de largeur. On peut aussi la retenir par des pattes rabattues, voire même par de simples crochets en fil de cuivre, lorsque les ardoises sont posées avec agrafes.
- On dispose la bande de plomb par bouts de 1 mètre de longueur, pour rendre la dilatation plus facile. On a soin que les bouts successifs se recouvrent d’environ 10 centimètres.
- ülenibrons ornés.
- Dans ce qui précède nous n’avons repré-
- Fig. 1316 et 1317.
- senté que des membrons ayant une forme très simple.
- Dans une construction élégante, on donne, par l’estampage, des formes diverses au membron [fig. 1316). On multiplie les moulures, et on obtient la décoration de quelques-unes de ces moulures par la reproduction d’objets variés formant motifs d’ornements.
- Nous donnons [fig. 1317) une coupe transversale d’un de ces ornements.
- La figure 1318 donne la représentation d’un membron très orné, dont nous avons la coupe AB [fig. 1319). La grosse moulure m du membron est creusée de canaux, tandis que le listel supérieur, ainsi que le cavet du bas, sont entièrement unis.
- L’ornementation du membron se relie, par une agrafe a imitant la sculpture
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- avec le haut des arêtiers qui sont également en zinc orné.
- Le long du membron et au dessous, comme aussi le long de l’arêtier, existe une bande en zinc assez large, terminée par un ourlet saillant qui vient recouvrir le bord des pans de la couverture courante, et, dans l’angle, une crossette demi-ronde
- sert de liaison entre les deux alignements. Cette bande produit aussi des décorations festonnées qui se détachent du fond uni du long pan.
- Ces ornementations varient à l’infini suivant le caractère que l’on veut donner à la toiture. On doit prévoir ces pièces de zinc repoussé assez longtemps à l’avance
- P°ur que la fabrication et la livraison puissent se faire à temps, sans arrêter ou ralentir le cours des travaux.
- XIÎ. — Noues.
- L’étude des noues comprend deux Parties distinctes : la couverture de l’angle rentrant, et le raccordement de la couverture en ardoises avec la noue proprement dite.
- 1° Établissement de la- noue.
- La noue forme un chemin naturel de
- service. On ne peut pas prolonger les ardoises jusqu’à leur point de rencontre, l’eau pénétrerait toujours à leur intersection. On ne peut pas non plus, comme dans la couverture des tuiles, trouver des ardoises à section angulaire ou cintrée ; il faut donc avoir recours au métal, plomb ou zinc, formé non d’une seule pièce, mais d’une suite de tables pour la dilatation sans boursouflures.
- Plusieurs systèmes, ou modes de pose, sont employés ; nous allons les indiquer :
- 1° Noues à section angulaire. — Lorsque les noues ont peu d’importance, on établit sur le voligeage Y (fig. 1320), parallèle-
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- COUVERTURE.
- ment à l’arête creuse, une série de feuilles de zinc Z. Ces feuilles s’étendent jusqu’à 0m,20 à 0m,30 de chaque côté de l’angle. Elles forment la garniture de la noue proprement dite. Elles sont soutenues par des pattes d’agrafes, p, fixées au voligeage. La figure 1320, qui représente la coupe CD
- d’une noue par un plan perpendiculaire à son axe rend compte de cette disposition.
- Le dernier rang d’ardoises a passe sur l’agrafe p et vient déborder sur la bande de zinc Z de la longueur d’un pureau.
- Comme on croit pouvoir marcher dans une noue, il faut que la partie métallique
- Fig. 1320.
- offre une certaine résistance, le voligeage n’allant pas jusqu’ici à l’angle. La partie angulaire des feuilles repose sur une planche de 1 ois, b, formant le fond de la noue. Cette pièce de bois repose elle-même sur une deuxième pièce de bois, cl, dans laquelle viennent s’assembler les chevrons c. Enfin, une troisième pièce de bois e vient recevoir la base des chevrons c.
- Quand la pente de la noue est établie, on pose les feuilles successives et on les assemble comme nous l’indiquons dans la coupe AB {fig. 132i). La tête de chacune de ces feuilles présente une pince relevée, f\ qui permet d'agrafer des pattes p clouées sur le fond en bois. La feuille supérieure Z est terminée par une pince ou ourlet o, qui lui donne le raide nécessaire. Remarquons que les chevrons ne viennent pas s’assembler à angle aigu, mais reçoivent une coupe horizontale {fig. 1320) qui leur permet de reposer sur la pièce de bois e. De même, ils reçoivent une coupe ' verticale qui facilite l’assemblage dans la pièce de bois d.
- Cette dernière peut être d’une seule pièce ou en deux parties, comme nous l’avons supposé dans le croquis {fig. 1320).
- 2° Noues cintrées. — Les noues cintrées présentent plusieurs inconvénients. Si
- l’on plie le zinc suivant une arête vive, on risque de le couper, et, par suite, d’amener des fissures qui permettent à l’eau de pénétrer.
- De plus, le zinc ainsi plié présente moins de résistance comme chemin de service.
- Pour éviter ces inconvénients, on arron-
- Coupe A B
- dit au moyen du plâtre l’arête creuse formée par la rencontre des deux voli-geages, et on fait suivre au zinc cette forme arrondie.
- C’est ce que nous avons indiqué {fig. 1322). En Z se trouve la feuille de zinc arrondie dans sa partie ab. Cette
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- feuille est maintenue de chaque.côté par une patte d’agrafe p qui se cloue sur le voligeage. L’ardoise m vient déborder
- d’un pureau sur le zinc. Comme dans l’exemple précédent, une pièce de bois e sert d’appui au fond du zinc. En fse trouve
- K
- i \
- le solin de plâtre s. Une pièce de bois g reçoit les assemblages des chevrons e qui viennent s’appuyer sur la planche h.
- Dans ce système, il est important de suivre très exactement un profil régulier, si on veut obtenir un travail acceptable.
- Les diverses feuilles de zinc s’assemblent Par des pattes d’agrafes, comme dans le cas précédent.
- Ce système est très fréquemment employé.
- 3° Noues encaissées.—Lorsque les noues doivent recevoir de grandes quantités d’eau, au lieu de les établir sur le voligeage même, on cherche à les construire clans un encaissement garni de zinc et retenant mieux l’eau.
- Cet encaissement s’établit dans la hau-
- k---s
- P î P
- leur des chevrons ; la figure 1323 représente une coupe transversale d’une noue Encaissée.
- la
- Au lieu d’assembler les empanons dans branche de noue, il faut établir cette
- pièce de bois assez large pour que les empanons portent sur ses bords, de manière à ménager entre leurs pieds, coupés biais régulièrement, un espace vide de 0m,16 à0m,20 à rives parallèles.
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- COUVERTURE.
- On peut encore assembler les empa-nons dans des chevrons de noues parallèles,
- La figure 1323 donne ce deuxième mode. En b se trouve la branche de noue. En ci cK se trouvent les seconds chevrons de noues parallèles. En c, c sont les chevrons ordinaires. La caisse de la noue est bordée, jk droite et à gauche, par des pièces
- de bois d contre lesquelles viennent buter les chevrons c.
- La garniture de la noue est faite dans sa largeur, d’une seule feuille de zinc Z ; les bords sont relevés verticalement et munis d’une pince extérieure p maintenue au voligeage, soit par des pattes d’agrafe a, soit par des pattes repliées.
- Par dessus, les ardoises Z des pans voi-
- sins, taillées en biais, suivant la direction de la noue, viennent déborder d’un pureau au-dessus de l’intérieur de la noue, de manière à éviter les infiltrations.
- Dans l’exemple que nous donnons [fig. 1323), la base de la noue est formée par une pièce de charpente b dont on peut profiter.
- Mais, dans certains cas, ce fond peut être formé par des planches soutenues
- par des tasseaux convenablement disposés et portés.
- Il faut adopter cette dernière disposition lorsque la pente est très faible. On forme ainsi des ressauts tous les lin,88 environ. Le ressaut a une profondeur de O111,04. Cette disposition donne une grande étanchéité.
- La figure 1324 donne, dans une coupe CD longitudinale, l’indication de ces
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- COUVERTURES
- ressauts. Les têtes de feuilles de zinc z sont repliées verticalement sur 0m,04 de hauteur et terminées par une pince p qui sert à les agrafer au moyen de deux pattes °u d’une, a. Le bas de la feuille supérieure^., vient dépasser de 0m,06 en contrebas, et se termine en larmier. On renfonce sa rive par une pince b.
- Par cette disposition dite à ressauts, il est impossible à l’eau de remonter le long de l’assemblage, même lorsqu’elle
- EN ARDOISES.
- est poussée par les vents les plus violents. De plus, la dilatation de chaque pièce peut se faire librement.
- Dans la figure 1323, nous avons représenté une coupe AB oblique, montrant la disposition des pièces de bois formant le fond de la noue.
- En U, se trouve le voligeage ; en c les chevrons de la charpente ; en t le tasseau qui reçoit les planches lK et /2 ; en cK c,,les chevrons auxiliaires qui supportent les
- \
- Fig. 1326.
- ahouts des grands chevrons ; m, sont les planches qui forment les côtés
- 1 fiTIOfli acamont rl n la nr>no • nn v / i i f pr
- m,
- de
- encaissement de la noue ; on voit en o les ourlets des deux côtés latéraux de la feuille de zinc qui viennent s’agrafer aux Pattes i.
- Que la charpente soit traitée comme nous l’avons indiqué, ou autrement, il est certainement toujours possible d’encaisser les noues, et on doit toujours le faire quand rien ne s’y oppose.
- Remarquons que le tasseau t {fig. 1324) reçoit sur sa partie supérieure la planche ?2, et qu’il reçoit la planche ls dans une échancrure e/tqui a l’épaisseur du ressaut.
- 2° Raccordement de la noue avec la couverture.
- Le raccordement de la couverture en ardoises avec les noues peut se faire de deux manières principales :
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. - 30.
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- COUVERTURE.
- 1° En tranchis biais ;
- 2° A l’aide de noquets.
- 1° Raccordement en tranchis biais. — Dans ce système, on opère de plusieurs manières.
- [à] Raccord en pointillons. — Dans les raccords dits enpointillons, que nous représentons (fig. 1326), les ardoises a de rive
- sont posées comme à l’ordinaire. Elles sont tranchées telles qu’elles se trouvent, à leur arrivée, à chaque pureau, suivant une ligne bien droite. On peut faire facilement et régulièrement ces tranchis, si on a soin de battre les traits au cordeau sur les ardoises bien présentées.
- Si, le long d’un tranchis, il reste un
- morceau trop petit, on le supprime. On prend alors une ardoise plus grande que la voisine et dont le panneau comprend la partie supprimée ; en un mot, de deux ardoises contiguës: on n’en fait qu’une.
- On voit par là que la rive comprendra de grandes ardoises telles que a, et de petites telles que b.
- (b) Raccords en tranchis biais égaux. —
- Pour éviter d’avoir sur la rive des ardoises d’inégale longueur, on préfère souvent faire les rives en tranchis biais égaux, c’est-à-dire qu’on s’arrange de manière à avoir toutes ces ardoises de longueur uniforme.
- Dans ce système [fig. 1327), chaque pureau se termine à la noue par deux ardoises biaises qu’on appelle : a, des rives.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- ^des approches. Les joints qui réunissent les approches b aux ardoises de plein comble d sont verticaux, et leur direction Vlent rencontrer la ligne de noue en un point I qui varie avec chaque pureau.
- En procédant ainsi, le but qu’on se propose est d’augmenter la largeur de tête de ln rive, pour faciliter son clouage solide du recouvrement. Nous ferons remarquer hue, dans ce système, tous les joints biais sontsfparfaitement garantis tcontre toute
- infiltration possible, et qu’en même temps ils forment un ensemble régulier qui relie, par une transition agréable à suivre, la verticalité des joints droits à l’obliquité de la ligne de noue.
- Entre l’ensemble des ardoises biaises de noue et les ardoises entières de pleine couverture, il existe souvent une zone composée à'étroites etdesautons^c. L'étroite est une ardoise diminuée de largeur, mais chevauchant en couverture comme les
- m k
- autres ardoises. Le sauton est à l’ardoise ?e hue la tiercine est à la tuile : c’est une ^roite, ne recevant ni ne recouvrant aucun ne servant dès lors qu’à remplir un Vlde d’assemblage.
- En somme, on procède pour les noues ccmme pour les arêtiers montés en transi1 biais apparent.
- Jkl la ligne de noue a une inclinaison de ri degrés sur la ligne de faîtage, il y a des des approches qï&qs contre-approches. la ligne de noue se redresse au-des-
- sus de la ligne de faîtage par un angle de 55 degrés, et c’est le cas de la figure 1327, la contre-approche est inutile, il n’y a plus que desrmes, desapproches, mais on ajoute des sautons et des étroites.
- A 75 degrés, de deux pureaux en deux pureaux, vient se placer àlanoueun sauton. C’est ce que l’on appelle désauter la noue, comme on désaute l’arêtier. Le sauton forme avec son approche un joint parallèle à la ligne de noue. Il y a encore une zone de sautons et d’étroites reliant les ardoises
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- COUVERTURE.
- biaises de noue aux ardoises entières de plein comble.
- Les ardoises sont tailées d’après le même principe que dans le cas des arêtiers en tranchis biais apparents. Remarquons toutefois que les joints obliques rencontrent la ligne de noue en bas de
- l'égout du toit, au lieu de la rencontrer au bas de la ligne de faîtage, comme pour les arêtiers. Les ardoises sont donc taillees en pointe vers le bas.
- La noue n’est, à proprement parler, qu’un arêtier retourné.
- 2° Raccords avec noquels. — Quelque-
- Fig. 1329 et 1330.
- fois on remplace les ardoises de rive du tranchis par des noquets en zinc se raccordant avec la noue par un joint en ourlet.
- Nous en donnons un exemple {fig. 1328). Le noquet est bordé d’une pince qui se rabat sur la noue, il porte une saillie à son extrémité inférieure, destinée à maintenir en place, sous la pression de l’ardoise voi-
- sine, cette pointe qui, libre, tendrait toû jours à se relever.
- Quand l’inclinaison de la ligne de u°ue sur la ligne de faîtage est de 45 deg1*^’ et c’est le cas de la figure, la liaison noquets n avec leurs ardoises contigu de chaque rangée se fait à mi-largeU d’ardoise.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- ( De 55 à 65 degrés, la tête du noquet nn s’élargit et l’espacement des liaisons se rétrécit déplus en plus. Une zone d’étroites et de sautons raccorde la suite des noquets a la couverture de plein comble.
- A- 75 degrés on désaute la crosse. La suite des noquets, n, n, n’est plus composée d éléments semblables entre eux. De deux eu deux pureaux, un noquet plus petit s intercale pour rétablir l’espacement uormal des liaisons.
- Dans la ligure 1328, nous avons marqué Pur des hachures la place des noquets.
- Quelquefois, pour éviter le plus grand uoquet, on le remplace par une ardoise. De deux en deux pureaux, le noquet fait piuce à une ardoise.
- C’est ce que représente la ligure 1329.
- Cette ardoise p est le plus souvent laissée pointue (voir la partie de droite G de la figure).
- . -^lais on peut aussi la tailler comme en t, ainsi que le montre la partie de gauche A ue la figure 1329.
- La figure 1330 est une coupe transversale suivant la ligne ABC de la précédente “gure. On voit que le noquet vient se ter-^lner par un ourlet o au-dessus du vide la noue et que l’ardoise de rive déborde 'Y1 pureau de même rive, foute noue nécessite une préparation spaciale du voligeage: l’établissement en ^°%eage jointif des parties avoisinantes e la ligne de noue, ce qui se fait en rem-P açant la claire-voie du voligeage ordi-naire par des morceaux de voliges cloués la rive du chevron.
- XIII. — Châssis d’éclairage.
- Nous avons vu qu’il y a trois sortes de châssis à tabatière : les châssis à jet d'eau, les châssis à gouttière et les châssis à cofjre. Nous allons examiner ces trois genres de châssis au point de vue de leur raccordement avec la couverture en ardoises.
- 4 1° Châssis à jet d’eau.
- Les châssis à jet d’eau se trouvent tout faits dans le commerce. Nous avons donné une vue perspective d’un châssis de ce genre dans la figure 522. Ils se composent de deux châssis, l’un fixe, l’autre mobile autour d’un axe horizontal. Nous représentons [fig. 1331) le plan d’ensemble de l’appareil.
- Les dimensions de ce modèle sont les suivantes :
- Joue : lm,02 sur 0m,80.
- Extérieur : lm,51 sur lm,10.
- Fig.1332.
- Le dormant D est composé d’un rectangle {fig. 1332), formant une saillie verticale à son bord intérieur, et un jet d’eau à son bord extérieur, et cela sur les 4 côtés. 11 est ordinairement en fonte ou en tôle.
- La partie mobile M est composée d’un rectangle débordant le châssis fixe et formé de petits fers de section convenable pour les vitres Y, qui doivent y trouver feuillure sur trois côtés. Elles débordent sur le 4e côté, c’est-à-dire à la rive basse pour rejeter les eaux au dehors. Dans l’exemple que nous donnons, les petits fers sont de simples fers à T. Un quatrième fer à T, fi divise le rectangle en deux parties égales dans la hauteur pour y placer deux carreaux.
- Des pattes permettent de fixer le dormant sur la couverture.
- Il y a plusieurs manières d’établir un de
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- COUVERTURE.
- ces châssis sur une couverture èn ardoises :
- (A) le châssis est posé directement sur les ardoises ;
- (B) le châssis est posé sur des tasseaux encadrant l’ouverture.
- (A) Châssis posés directement sur l'ardoise.
- 1° Raccord par franchis. — Dans ce système on établit la couverture en ardoises
- Coupe A B
- Fig. 1333 et 1334.
- (fig. 1333 et 1334) jusqu’aux rives latérales de la baie, en ayant soin de donner du devers à ces rives, c’est-à-dire de relever un peu les ardoises de tranchis pour rejeter l’écoulement des eaux sur la pleine couverture environnante.
- On place à la base une petite bavette de métal . b pour supprimer les pièces d’ardoises qui se trouveraient là trop petites.
- Cela fait, on pose directement le châs-
- sis sur les ardoises {fig. 1334), et, pour détourner de ce châssis l’écoulement des eaux venant des parties hautes du toit, on le garnit en arrière d’une feuille de métal a {fig. 1333), formant gouttière et bavant, en outre, sur le verre.
- Dans la figure 1335, nous avons donné une coupe longitudinale du châssis mis en place. En a se trouve la gouttière. Elle est clouée sous l’ardoise et posée sur une pente en plâtre p cintrée en vo-liges jointives ; elle doit être en plomb, non en zinc ;
- La bavette b est maintenue sur le voli-
- Coupe CD w
- Fig. 1335.
- geage au moyen d’une patte d’agrafe c, et elle a un léger rebord à sa partie supérieure, posée sur le devers en plâtre-En C C., se trouvent les chevrons transversaux qui limitent le vide du châssis; en Y, le voligeage, et en L le lattis du plafond {fig. 1335).
- 2° Raccord par alaises. — Souvent on entoure complètement le châssis de feuilles de métal que l’on pose sur un voligeage jointif.
- Dans la figure 1336 nous donnons l’élévation d’un châssis établi de cette ma-
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- COUVERTURES EN ARDOISES. 471
- mère ; en b se trouvent [les feuilles de mé- j qui vient recouvrir d’un pureau le der-talqui entourent le châssis. nier rang d’ardoises qui se heurte à l’ou-
- En c se trouve une bavette de métal ! verture du châssis.
- G
- En a, le châssis est garni d’une feuille de métal formant gouttière et débordant sur le verre. — Comme dans le cas précédent, cette gouttière est clouée sous l’ardoise et posée sur une pente en plâtre cintrée en voliges jointives. Elle est en plomb.
- On donne le nom d’alaises aux feuilles de métal b.
- Les alaises b et la bavette c sont forces de morceaux distincts réunis par un
- ourlet.
- Dans la figure 1337, nous avons donné ^Ue coupe CD suivant l’inclinaison du comble. En a se trouve la gouttière ; en â, la bavette. Cette dernière est maintenue par une patte d’agrafe qui n’est pas représentée sur la figure. Elle est bornée dun relief, aux rives de la baie, sous le châssis, pour faire obstacle à l’infiltration des pluies.
- La gouttière de derrière rejette la pluie au milieu des alaises b.
- Dans la figure 1338, nous donnons une coupe horizontale de l’ensemble de l’ap-
- Coupe iC D
- Fig. 1337.
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- COUVERTURE.
- pareil, coupe faite suivant la ligne AB.’ L’entourage de métal b se raccorde latéralement à la couverture par un tranchis apparent des ardoises. Ces dernières viennent recouvrir légèrement les alaises,
- ainsi qu’on peut le voir en p dans la figure 1391.
- Cette disposition facilite le travail des ouvriers sur le toit. A cette fin, l’entourage, comme le derrière, doit être fait en
- Coupe AB
- Fig. 1338.
- plomb, et les alaises doivent présenter assez de largeur pour qu’un pied y trouve place.
- 3° Raccord par alaises avec noquets et tasseaux. — Ce système est représenté dans la figure 1339, qui en donne l’élévation.
- Comme, dans le cas précédent, on en-
- toure complètement le châssis de feuilles de métal. Ces dernières sont placées sur un voligeage jointif.
- Les alaises b et la bavette c sont formées d’un relief ou d’un ourlet qui vient passer sous le dormant du châssis, de manière à éviter les infiltrations. Cet entourage reçoit directement le châssis.
- Fig. 1339.
- Derrière le châssis, se trouve aussi une bande de plomb a formant gouttière et débordant le châssis et les alaises sur lesquelles elle déverse l’eau de pluie.
- Cet entourage de métal se raccorde latéralement à la couverture en ardoises, par un joint métallique, au moyen de noquets w, n, bordant un tasseau t.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- 473
- Dans la figure 1340, nous donnons une coupe horizontale du système suivant la %ne AB.
- En 5, sont les alaises de plomb ; en t les tasseaux, et en n les noquets,
- Le long de la rive extérieure du tasseau t, on dispose les ardoises avec des noquets en zinc relevés verticalement, comme s’il s’agissait d’un amortissement le long d’une paroi verticale.
- Coupe AB
- Fig. 1340.
- Le tasseau est ensuite recouvert d’un couvre-joint métallique comme ceux que 1 on emploie dans la couverture en zinc. Eour faciliter le raccord de la couverture
- avec le haut de ce couvre-joint, on exécute en zinc l’ardoise m [fig. 1339) qui existe en tête, ce qui permet de lui souder un moignon de couvre-joint.
- On évite ainsi le tranchis droit, qui est toujours d’une solidité douteuse en raison des fragments d’ardoises qui se trouvent sur rives ; mais on a un travail plus ou-vragé qui revient à un prix plus élevé.
- 4° Châssis dans les toits à la Mansard. — Dans les toits à la Mansard, le châssis est souvent placé au-dessous et près du membron (/?</. 1341).
- Le membron M en zinc estampé vient
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- COUVERTURE.
- recouvrir la gouttière a qui bave, en outre, sur le verre du châssis. Cette dernière rejette la pluie sur les alaises bb, de métal qui entourent le châssis.
- Coupe E F
- Fig. 1342.
- Ces alaises sont formées de trois parties b, bK et b2. Deux sont latérales, b et 6, ; la troisième b2, se trouve en-dessous du châssis et se relie aux autres par des ourlets.
- Coupe AB
- Dans la figure 1342, nous donnons une coupe horizontale du châssis suivant la ligne EF.
- L’entourage de métal est exhaussé à
- quelques centimètres au-dessus du niveau de la couverture en ardoises, au moyen d’un cadre en bois C (fig. 1342). Les alaises viennent, d’un côté, se recourber en ourlet, sous le dormant du châssis, et, de l’autre, former bavette sur les côtés et à la base du cadre en bois.
- Contre ce cadre, et l’entourant en trois sens, vient buter une bavette D (fig. 1341 et 1342), qui se prolonge jusque sous le membron M, qu’elle continue à suivre tout le long du rampant.
- Dans la figure 1343, qui est une coupe faite suivant la ligne brisée du comble AB,
- Fig. 1344.
- on voit l’assemblage du membron M avec la gouttière a.
- Ce membron est maintenu en tète par des pattes d’agrafe qui, d’autre part, sont clouées sur le terrasson. En bas, il est retenu par d’autres pattes fixées sur le voligeage, et il recouvre l’extrémité supérieure de la bande de métal æ, située derrière le châssis et formant gouttière.
- L’encadrement de bois C vient se fixer sur le voligeage Y.
- La bavette D se fixe, soit sur cet encadrement au moyen de clous, soit sur le voligeage au moyen de pattes d’agrafe.
- (B) Châssis posés sur tasseaux.
- La superposition immédiate du châssis sur la couverture, d’après le système généralement adopté autrefois et que nous
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- venons de décrire, présente l’inconvénient de maintenir entre eux, longtemps encore après les pluies, une humidité qui active la destruction des ardoises et qui dégrade les tableaux de la baie.
- Pour remédier à cet inconvénient, on pose souvent maintenant le châssis sur des tasseaux encadrant la baie de manière
- à la tenir élevée de quelques centimètres au-dessus de la couverture, ce qui permet à l’air de circuler là librement.
- 1° Châssis sur tasseaux avec noquets de raccord. — Dans ce système représenté figure 1344 et] 1343, les tasseaux T (fig. 1345) reposent sur le voligeage Y par des clous allant s’enfoncer jusque dans
- le chevronage C formant l’entourage de la baie. Ces tasseaux débordent du voligeage d’environ 0m,20 à 0m,25. Souvent on augmente la pente en donnant plus de saillie en arrière qu’en avant.
- On établit des noquets nn [fig. 1344) au long des rives latérales où ils sont bordés d’un relief r {fig. 1343), faisant obstacle à la pénétration des pluies, ce qui rend dès lors inutile le devers donné aux franchis dans les systèmes anciens.
- Le dernier rang latéral d’ardoises a{ vient recouvrir en partie les noquets.
- Dans la figure 1346, nous avons donné une coupe CD suivant la ligne du comble.
- La bavette b vient se fixer contre le tasseau T. Elle peut être maintenue par une patte d’agrafe p contre le voligeage Y.
- Des branches d’équerre K servent à fixer le dormant du châssis contre le tasseau T
- et se prolongent jusqu’à l’extrémité inférieure du chevron C.
- Le dernier rang d’ardoises l vient se fixer au voligeage sous la bavette b.
- Nous voyons figurer en a la feuille de métal qui garnit l’extrémité supérieure du châssis en formant gouttière. Elle se cloue sous le premier rang d’ardoises lK. Elle est posée, comme dans les systèmes précédents, sur une pente en plâtre o cintrée en voliges jointives. Elle déverse l’eau sur la couverture en ardoises.
- En L se trouve indiqué le lattis du plafond.
- 2° Châssis sur tasseaux avec, raccordement en alaises. — Souvent on remplace les noquets par des feuilles de métal qui entourent le châssis. On donne le nom d’alaises à ces feuilles.
- Nous donnons, figure 1347, la coupe
- Fig. 1348.
- horizontale d’un châssis établi de cette manière.
- L’alaise b est bornée d’un relief sous le dormant du châssis et vient se fixer contre le tasseau T.
- Le raccord avec la couverture se fait
- par un franchis apparent t des ardoises.
- Comme dans l’exemple précédent [fig. 1346), derrière le châssis se trouve une gouttière disposée comme nous l’avons déjà décrit, et rejettant les eaux au milieu des alaises.
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- COUVERTURES
- A la partie inférieure du châssis se trouve une bavette établie comme précédemment.
- Le reste de la construction se fait, comme dans l’exemple ci-dessus.
- 3° Châssis sur tasseaux avec raccordement en alaises avec noquels et tasseaux. ( — Les châssis sur tasseaux avec raccordement en alaises peuvent aussi se rattacher latéralement à la couverture en ardoises par un joint métallique, au moyen de noquets bordant un tasseau, comme cela est indiqué dans la figure 1348 qui est une coupe horizontale d’un châssis de ce système.
- EN ARDOISES.
- L’alaise b vient se fixer d'un côté contre le tasseau T, qui reçoit le dormant du châssis, et, de l’autre, elle vient buter, par un relief, contre un petit tasseau t cloué sur le voligeage.
- Des noquets n viennent également, par un relief, s’attacher au tasseau t et recouvrir, à leur autre extrémité, d’une très petite quantité les rives latérales r des rangs d’ardoises de la couverture.
- Un couvre-joint c vient recouvrir le tasseau t pour empêcher les infiltrations.
- Le reste du raccordement se fait comme dans le cas précédent.
- A noter que la bavette inférieure de
- Fig. 1349.
- l’entourage du châssis vient, comme les alaises, buter contre les tasseaux t.
- 4° Châssis sur tasseaux avec double raccordement en alaises, placé sur un comble à la Mansard. — Lorsqu’il s’agit d’un châssis placé sur un grand comble d’un toit à la Mansard, ce châssis est entouré de feuilles de métal posées, comme dans le cas précédent, sur un voligeage jointif.
- A droite et à gauche du châssis, se trouve une alaise a (fig. 1349) bordée d’un relief aux rives de la baie, sous le châssis [fig. 1350).
- Cette alaise vient reposer sur un encadrement de tasseaux T (fig. 1350), et se raccorde latéralement à un deuxième tasseau t fixé sur l’entourage T.
- Contre le tasseau t vient buter une deuxième alaise 6, qui recouvre les premiers rangs latéraux d’ardoises.
- A la partie inférieure du châssis, se trouve une bavette c (fig. 1349) bordée d’un relief sous le châssis. Cette bavette s’appuie sur l’entourage de tasseau T, à quelques centimètres au-dessus du niveau I de la couverture en ardoises (fig. 1350), sur
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- COUVERTURE.
- laquelle elle vient s’étendre à la base et sur les côtés, comme l’alaise a.
- Les alaises b contournent l’entourage de
- tasseaux, contre les rives desquelles elles sont bordées d’un relief ou d’un ourlet. Derrière le châssis, se trouve une gout-
- Coupe AB
- tière de métal, qui rejette la pluie au milieu des alaises. Cette gouttière est clouée sous l’ardoise et posée sur une pente en plâtre cintrée en voliges jointives. Elle se raccorde avec le membron, comme dans l’exemple précédent, au moyen d’un ourlet avec pattes d’agrafe. Elle est en plomb, quelquefois en zinc.
- Le châssis peut reposer directement sur l’alaise a, comme le montre le côté gauche de la figure 1350 ou sur un tasseau s comme on peut le voir sur la partie de droite de la même figure.
- 2° Châssis à gouttières
- Dans le commerce, on trouve des châssis tout faits, munis d’une gouttière formant bordure en tous sens.
- Nous en donnons une vue perspective (fig. 1351).
- Fig. 1351.
- Ils se composent de deux châssis, l’un
- Fig. 1352.
- fixe, l’autre mobile autour d’un axe horizontal.
- Le châssis fixe ou dormant {fig. 1351 et 1352) est composé d’un rectangle faisant
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- une saillie verticale s à son bord interne. A la suite de cette saillie se trouve un jet d’eau J entourant le châssis sur les quatre côtés.
- Le jet d’eau renvoie la pluie dans une bordure en tôle ou en fer laminé g faisant corps avec le dormant du châssis et munie snr trois côtés d’une saillie destinée à retenir l’eau et à la forcer de s’écouler par
- quatrième côté resté ouvert et légèrement convexe.
- Le châssis mobile est composé d’un rectangle débordant le châssis fixe et formé de fer ou de fonte à section convenable pour les vitrages qui doivent y trouver feuillure sur trois côtés ; ils débordent sur le quatrième côté, c’est-à-dire à la rive basse, pour rejeter les eaux au dehors.
- Ces châssis se font de toutes dimensions. En voici les principales pour les châssis fabriqués dans les usines de Fré-teval.
- Tableau A
- MARQUES NUMÉROS DIMENSIONS DE JOUR EXTÉRIEUR
- 0 38 sur 23 57 sur 36
- 1 40 27 60 39
- A 2 45 30 65 44
- Pour châssis 3 49 35 71 51
- a crochets 4 56 41 79 58
- AB 5 62 46 85 64
- 6 64 48 87 68
- pour châssis •7 72 56 93 75
- a recouvre- 8 75 61 1.00 80
- ment 9 85 65 1.11 85
- 10 1.02 80 1.26 1.00
- V3 ouvrant 10 iis 1.26 93 1.51 1.10
- 10 ter 1.26 93 1.51 1.10
- 1/3 ouvrant ouvrant 11 1.52 1.00 1.78 1.23
- 11 iis 1.52 1.00 1.78 1.23
- 12 1.57 56 1.80 0.78
- non ouvrant «=— 13 1.75 1.75 2.00 1.95
- Dans les fonderies de Saint-Ouen-Ven-dorne, les dimensions diffèrent un peu des
- précédentes.
- Il y a deux manières de placer la partie mobile du châssis sur le dormant.
- La première méthode, indiquée figure 1351, consiste à maintenir la partie Mobile du châssis à l’aide de deux cro-chets fixés sur deux saillies à la partie supérieure du dormant.
- Tableau B.
- MARQUES NUMÉROS DIMENSIONS DU JOUR EXTÉRIEUR
- 0 0.38 sur0.23 0.57 sur 0.36
- 1 0.40 0.27 0 60 0.39
- 2 0.45 0.30 0.65 0.44
- 3 0.49 0.35 0.71 0.51
- 4 0.56 0.41 0.79 0.58
- 5 0.62 0.46 0.85 0.64
- A 6 0.64 0.48 0.87 0.68
- 7 0.72 0.56 0.93 0.75
- 8 0.75 0.61 1.00 0.80
- 9 0.85 0.65 1.11 0.85
- 10 1.02 0.80 1.26 1.00
- lOiis 1.25 0.91 1.51 1.10
- 11 1.52 1.00 1.78 1.23
- 1/2 ouvrant 12 1.57 0.56 1.80 0.78
- non ouvrant 13 1.75 1.75 2.00 1.95
- 1/3 ouvrant 13iis 1.75 1.75 2.00 1.95
- Fig. 1353.
- La figure 1353 représente un châssis du deuxième système. La partie mobile tourne autour d'un axe horizontal placé à la partie antérieure du dormant et recouvert par une sorte de boudin en saillie formant gouttière. La partie supérieure du châssis mobile forme un coude à partie pleine qui recouvre le côté correspondant du dormant et assure ainsi l’étanchéité.
- Les numéros de châssis indiqués dans le tableau A se fabriquent à l’ancien sys-
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- COUVERTURE.
- tème à crochet et au système nouveau à recouvrement, jusqu’au numéro iO bis.
- Il en est de même des châssis du tableau B. Le numéro 10 bis et le 1 /2 ouvrant ne se sont pas à l’ancien système.
- Le châssis indiqué figure 1351 se manœuvre à l’aide d’une crémaillère simple.
- Fig. 1354.
- Cette crémaillère peut être à trous ovales (fig. 1354), à dents [fig. 1355) ou à crans [fig. 1356).
- Le châssis indiqué [fig. 1353) est à bascule, c’est-à-dire qu’il est manœuvré à l’aide d’un cordon de tirage actionnant un rectangle en fer. Ce rectangle peut
- Fig.1355.
- tourner autour des deux pivots placés sur les faces latérales du dormant. Les deux grands bras du rectangle ont leurs extrémités mobiles le long de deux glissières situées sur les côtés du châssis mobile. Lorsqu’on tire le cordon, le rectangle fait bascule et soulève le châssis. Ce système s’applique surtout aux châssis placés hors de la portée de la main.
- Fig. 1356.
- La figure 1357 représente un châssis muni d’une poulie de sûreté, qui empêche le rabattement trop rapide du châssis en cas de fermeture. Ce système peut être simplifié par la suppression des dents de la crémaillère et du cliquet de sûreté.
- Nous donnons [fig. 1358) la vue d’un châssis automobile. L’axe de la partie ouvrante est muni d’un ressort qui ramène le châssis sur le dormant et évite ainsi le tirage pour la fermeture :
- Toutes ces sortes de châssis sont fournies par les usines et fonderies de Fréterai et de Saint-Ouen-Vendôme (Loir-et-Cher), à l’album desquelles nous avons emprunté les renseignements et dessins ci-dessus.
- Fig. 1358.
- Pose des châssis à gouttière.
- Les châssis à gouttière se posent de dif' férentes manières que nous allons passer en revue.
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- couvertures en ardoises.
- 1° Châssis à gouttière posé directement sur la couverture en ardoises [fig. 1359). — On établit la couverture en ardoises jusqu'aux rives latérales de la baie sans donner de devers à ces rives.
- Cela fait, on pose directement le châssis
- PI
- CJ
- I
- Fig. 1359.
- j)ur les ardoises]|(voyez fia coupe À B \fig .1360) ,et on le scelle par un solin en plâtre établi sur le voligeage V. Ce voligeage esl cloué sur les chevrons C. En dessous Se trouve le lattis L. La gouttière de métal
- s appuie sur les ardoises. L’eau s’écoule Pur cette gouttière et est rejetée sur l’ar-
- . Les eaux de pluie venant des parties unîtes du toit se trouveraient forcément
- ai>têté
- se trouveraient forcément es par le rebord de l’entourao’e du
- Sciences générales.
- châssis et pourraient filtrer dessous. Pour obvier à cet inconvénient, on procède comme pour les châssis à jet d’eau. On établit à la partie antérieure du dormant
- Fig. 1361.
- une feuille de métal a{fîg. 1361), qui vient se replier en ourlet o sur le rebord du dormant et se clouer sous l’ardoise. Elle est posée sur une légère pente en plâtre cintrée en voliges jointives et détourne les eaux en les rejetant sur les ardoises.
- Fig. 1362.
- La figure 1362 donne le détail du mode de fixation du dormant sur la charpente.
- Sous le jet d’eau j, vient se fixer une patte en fer p, qui, elle-même, traverse l’épaisseur du plancher et s’attache par vis sur le chevron c.
- Couverture et plomberie. — 31.
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- COUVERTURE.
- Au droit du jet d’eau, la patte est cintrée à la demande de ce dernier de manière à faciliter la pose.
- Danslavueperspective delafigure 1351, ces pattes sont indiquées nettement ; il y en a environ deux sur chaque côté du châssis.
- 2° Châssis posé directement sur Vardoise avec alaises et bavette. — Quoique la bordure en tôle ou en fer du châssis repose bien sur l’ardoise, cette superposition immédiate présente l’inconvénient de donner souvent passage à des infiltrations d’eau, ou, tout au moins, de maintenir entre le
- châssis et la couverture, longtemps encore après les pluies, une humidité qui provoque la destruction des ardoises et dégrade les tableaux de la baie. Pour remédier à cet inconvénient, on entoure le châssis sur ses côtés, à droite et à gauche, de feuilles de | métal ô, auxquelles on donne le nom d’alaises [fig. 1363). Ces alaises sont bordées d’un ourlet o au droit de la bordure du châssis. Cet ourlet se replie sur la saillie formée par les extrémités du châssis.
- C’est ce que montre la coupe AB de la figure 1364. Cet entourage de métal se raccorde latéralement à la couverture par lin ourlet qui l’appuie sur l’ardoise.
- A la partie inférieure se trouve une bavette c qui vient se fixer, sous la bordure du châssis, sur le voligeage au moyen de pattes d’agrafes et qui se raccorde à la couverture comme les alaises.
- Comme dans l’exemple précédent, à la
- Fig. 1364.
- partie antérieure du châssis se trouve une gouttière a [fig. 1363) clouée sous l’ardoise, posée sur voligeage jointif, et destinée a rejeter les eaux sur la couverture.
- 3° Châssis posé sur tasseaux avec alaises et bavette. — Le système précédent, s’il arrête les infiltrations d’eau, n’assèche pas encore bien suffisamment l’espace compris entre le châssis et la couverture.
- On obtient un meilleur résultat en exhaussant l’entourage du châssis à quelques centimètres au-dessus du niveau de la couverture en ardoises. Le châssis est
- placé {fig. 1365) sur un encadrement de tasseaux T. Contre ces tasseaux viennent buter les alaises b bordées d’un relief qui vient par un ourlet se replier au-dessus du rebord du châssis. L’encadrement de tasseaux repose directement sur le voh-geage Y, et, sur les tasseaux, vient se placer le solin de scellement s.
- La figure 1365 montre aussi la patte en
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- 1er A qui sert à fixer le châssis sur le chevron C.
- A la partie inférieure du châssis court uue bavette bordée, elle aussi, d’un relief avec ourlet se repliant sur le châssis comme l’alaise.
- A la partie supérieure du châssis, est toujours placée une gouttière clouée sous 1 ardoise et reposant sur une pente en plâtre cintrée en voliges jointives. Cette
- tous côtés de 0m,25 à 0m,30. On redresse les bords de cette couverture par une pince extérieure sur les deux parties latérales, de manière à retenir l’eau. C’est sur cette pince que viennent s’appliquer les rives d’ardoises régularisées par un franchis droit dirigé suivant la ligne déplus grande pente du rampant. A la partie inférieure, une bavette cl est renforcée par une pince
- fl
- U
- Fig. 1366.
- Fig. 1367.
- S°uttière court tout le long du ta de déverser l’eau de pluie su boises de la couverture.
- 4° Châssis à gouttière place sous ron dans les toits à la Manscirt ^ceternent sur l'ardoise d36 Arrive très souvent que les châf Placés, dans les toits à la Mansard s°us et près du membron.
- Gomme dans le cas précédent nre du châssis est entourée d u~ üre en zinc c {fig. 136b)1
- plate tournée cette fois à l’intérieur; elle recouvre les ardoises des rangs inférieurs. Le métal est retenu, soit par des pattes en zinc ou en cuivre, soit par de simples crochets à ardoises, si le restant de la couverture est également posé avec des crochets.
- Les alaises et la bavette sont également munies d’un relief avec ourlet qui leur permet de s’accrocher au rebord du châssis.
- A la partie supérieure [fig. 1367) règne, comme dans les exemples cités ci-dessus,
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- COUVERTURE.
- une gouttière avec pente en plâtre, et voli-geage jointif. Cette gouttière vient par un ourlet s’agrafer au membron m en zinc estampé, au faux comble, A son autre
- extrémité, elle vient, également par un ourlet, se fixer à la bordure du châssis.
- Les alaises se raccordent par un ourlet avec le membron et se continuent paral-
- Fig. 1368 et 1369.
- lèlement à ce dernier tout le long du rampant.
- 5° Châssis à gouttière placé sous le membron, dans les toits à la, Mansard, et posé sur tasseaux (fig. 1368 et 1369). — Quelquefois, quand le châssis est placé au-des-
- sous et près du membron, on l’exhausse de quelques centimètres au-dessus du niveau de la couverture en ardoises, au moyen de tasseaux T {fig. 1368).
- Entre le tasseau et le jet d’eau se trouve un remplissage en plâtre s. Comme dans
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- le cas précédent, le châssis est entouré complètement de feuilles de métal que 1 ’on pose sur un voligeage jointif. Ces feuilles sont bordées d’un relief et d’un ourlet aux rives de la baie venant s’accrocher aux rebords de la gouttière du châssis.
- A la partie inférieure de ce dernier se trouve une bavette qui vient s’accrocher par un ourlet au châssis et reposer sur la couverture.
- A la partie supérieure du châssis se trouve une feuille de métal g (ftg. 1368) qui vient s’appuyer sur le rebord de ce dernier, elle est posée sur une pente en plâtre p cintrée en voliges jointives. Elle se raccorde, par un ourlet, à l’alaise è, formant la partie "inférieure d’un mem-bron M {fig. 1369).
- Fig. 1370.
- Des pattes a maintiennent le châssis contre le voligeage Y et les chevrons C.
- Le relief du membron est formé par une pièce de bois arrondie, posée en saillie et hui porte la lettre B dans la figure 1369. Cette pièce de bois, appelée bourseau, est Protégée par une armature en zinc cintrée a fa demande, et terminée inférieurement par un larmier ourlé l. A la partie haute, niembron en zinc porte une pince rabattue r . On le maintient en tête par des Pattes d’agrafe, qui, d’autre part, sont douées sous le terrasson. En bas, il est retenu par d’autres pattes fixées soit sur bourseau, soit sur le voligeage.
- Quant aux feuilles hautes du bris, elles sont simplement repliées d’équerre et
- Vlennent s’appuver sous la saillie du bourseau.
- En V et C {fig. 1369) se trouvent le voligeage et le chevronnage. La panne de bris est représentée en P.
- Châssis à gouttière, sans jet d'eau. — On fait aussi dans le commerce des châssis en fer laminé, à gouttière, sans jet d’eau.
- La figure 1370 représente une vue perspective de ce genre de châssis. De chaque côté de ce dernier se trouve une paire de pattes en fer destinées à le fixer sur les chevrons.
- On appelle ces châssis, châssis à gouttière forme curé.
- Le châssis peut être à une seule vitre ou à deux vitres avec petit bois en fer, tel qu’on peut le voir dans la figure perspective 1371.
- Nous donnons {fig. 1372), une coupe transversale agrandie du châssis forme
- Fig. 1371.
- curé. L’ouverture intérieure est de 0m,80; la largeur hors cadre est de 1 mètre.
- L’épaisseur des fers du dormant est de 0m,010. La hauteur de ce dernier est de 0m,050.
- La partie mobile est formée de 'fers à vitrage de 0m,050 de hauteur, et d’une épaisseur d’âme de 0m,010. La largeur de cette partie mobile est de 0m,85.
- Dans la figure 1373, nous représentons une coupe longitudinale du même châssis, faite suivant la ligne de plus grande pente du toit.
- Ici, la plus grande longueur intérieure du dormant est de lm,02; la plus grande long-ueur extérieure, hors cadre, est de lm,26.
- La longueur de partie mobile est de lm,07.
- Nous avons donné là les dimensions les plus fréquemment employées ; mais il
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- COUVERTURE.
- _i' 00
- Fig. 1372.
- Fig. 1373.
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- COUYERTUTES EN ARDOISES.
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- y en a une grande variété que l’on trouve dans toutes les usines.
- À la partie inférieure du dormant, comme à celle de la partie mobile, se trouve une traverse en fer de 0m,070, destinée à empêcher le gauchissement du châssis par suite de la dilatation. Ces traverses sont représentées en t et t{ [fig. 1373).
- La pose de ce genre de châssis se fait a peu près comme pour les châssis à jet d’eau et à gouttière. On les fait reposer, soit directement sur la couverture en ardoises, soit sur un entourage de tasseaux, Ce qui est préférable.
- Le raccordement avec la couverture en ardoises se fait à l’aide de noquets établis au long des rives latérales, avec lesquelles ils se raccordent à l’aide d’un relief faisant obstacle à la pénétration des pluies.
- Souvent aussi on entoure complètement le châssis d’alaises posées sur voligeage jointif. Une bavette termine la partie inférieure du châssis. Ces alaises et bavettes sont bordées d’un relief aux rives du châssis avec ourlet de raccordement, pour l’étanchéité.
- Derrière, une gouttière rejette la pluie au milieu des alaises.
- B
- Cet entourage se raccorde à la couver-ture, soit par un joint métallique, au mÇyen de noquets bordant un tasseau, S01C le plus souvent, par un franchis biais aPparent des ardoises.
- Dans le cas de combles à la Mansard, ,e f^ccordement avec le membron se fait a aide d’ourlets et pattes d’agrafe comme ans les exemples précédents.
- 3° Châssis à coffre.
- Quand le toit est peu incliné, on emploie e châssis à coffre {fig. 521). Dans ce sys-
- tème, le dormant est formé par une sorte de boîte avec rebord inférieur, sur laquelle est fixée à charnière la partie mobile ; une crémaillère, percée de plusieurs trous, et fixée à l’abattant, permet d’augmenter ou de diminuer l’ouverture.
- 1° Châssis à coffre avec noquets de raccord [fig. 1374). — Ce système est représenté par la partie gauche de la figure 1374.
- Au lieu d’un simple encadrement de tasseaux, on pose, sur la baie, un coffre en menuiserie de 0in,0o à ()ra,10 de hauteur
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- COUVERTURE.
- en avant, et de la quantité nécessaire, en arrière, pour donner au châssis une pente suffisante.
- Nous donnons {fig. 1375) une coupe transversale, suivant la ligne AB de ce genre de châssis, et {fig. 1376) à plus grande échelle, le détail F de l’assemblage.
- Le caisson C {fig. 1376) correspond comme mesures intérieures à la baie du dormant. On fait déborder le caisson en dehors ! du voligeage d’une quantité moyenne égale à environ 0m,20 à 0®,25 et d’ordinaire on augmente la pente en donnant plus de saillie en arrière qu’en avant, ainsi que nous l’avons dit plus haut.
- Le caisson traverse l’épaisseur de chevronnage A et ne s’arrête inférieurement
- Coupe A B
- qu’au niveau du plafond du lambris de la pièce couverte.
- mm hi
- Fig. 1376.
- Il est fixé par des broches ou des vis sur les chevrons, soit directement, soit par l’intermédiaire de cales.
- Le plus souvent, on établit une enchevêtrure à l’endroit du châssis et à la demande de ses dimensions.
- Y vient s’adosser aU
- l’a
- Le voligeage caisson.
- Le châssis se compose, comme on déjà vu, de deux parties, l’une fixe D» l’autre mobile M, autour d’un axe hori' zontal.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- Le châssis fixe ou dormant est composé d’un rectangle formant une saillie verticale à son bord interne et un jet d’eau à son bord externe, et cela sur les quatre côtés. Il affleure intérieurement les parements proprement rabotés du coffre et ses pattes d’attache p, y sont entaillées et vissées.
- Le châssis mobile est composé d’un rectangle débordant le châssis fixe, et formé de fer ou de fonte à section convenable pour les vitrages qui doivent y trouver feuillure sur trois côtés ; ils débordent sur le quatrième côté, c’est-à-dire à la rive basse, pour rejeter les eaux au dehors.
- Les parois latérales du coffre sont cou-
- vertes par une feuille de zinc Z qui vient se rabattre sur le bord du châssis et s’y fixer par une agrafe.
- Au bas de ces parois viennent s’appuyer les bandes de noquets n (,fig. 1374 et 1376). Ces noquets sont bordés d’un relief s’agrafant avec les bandes de zinc Z, et font ainsi obstacle à la pénétration des pluies.
- Dans la figure 1377, nous donnons une coupe longitudinale CD faite suivant la ligne de plus grande pente du toit.
- En avant, se trouve une bavette T, s’agrafant à la bande de zinc Z et reposant sur la couverture.
- Enfin, pour faciliter l’écoulement des pluies venant donner contre le dos du
- Coupe C D
- coffre, l’angle du toit est relevé en pente légère en plâtre, cintrée en voliges jointives. Sur cette pente, court une bande de zinc g, qui vient, d’une part, se rabattre en ourlet avec agrafe, sur le bord du coffre, et, de l’autre, se placer sous l’ardoise.
- Quelquefois, pour mieux assurer l’étanchéité, on fait monter cette bande g au-dessus du coffre, et on la fait déborder sur le verre de la partie mobile du châssis. Elle est alors clouée sous l’ardoise, à sa Partie inférieure.
- 2° Châssis à coffre avec alaises de raccord. — Souvent aussi on entoure complètement la base du coffre de feuilles de métal m que l’on pose sur un voligeage jointif, ainsi que le représente la partie de droite de la figure 1374. A la partie infé-
- rieure du châssis se trouve une bavette 4, comme dans le cas précédent.
- Les alaises m et la bavette b sont bordées d’un relief avec ourlet, au droit du caisson, et viennent s’agrafer à la bande métallique z qui entoure ce dernier [fig. 1376)._
- La gouttière de derrière g rejette la pluie [fig. 1377) au milieu des alaises.
- Cet entourage de métal se raccorde latéralement à la couverture par un tranchis apparent des ardoises.
- 3° Châssis à coffre avec alaises de raccord, noquets et tasseaux. — La disposition précédente peut se modifier légèrement, lorsqu’on désire une étanchéité absolue.
- A cet effet, l’entourage de métal com-I posé des alaises m {fig. 1374) citées plus
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- COUVERTURE.
- haut, se raccorde latéralement à la couverture par un joint métallique [ftg. 1378) au moyen de noquets n bordant un tasseau t.
- L’alaise m se fixe contre le tasseau t.
- Un couvre-joint recouvre ce dernier. L’alaise forme ainsi le fond d’une gouttière qui permet ainsi un plus rapide écoulement des eaux.
- La présente disposition offre les avan-
- Fig. 1378.
- tages de la précédente, et, en outre, celui de faciliter le service des ouvriers venant travailler en réparation sur les toits. A cette fin, les alaises doivent présenter assez de largeur pour qu’on puisse y poser le pied.
- 4° Châssis à coffre dans les combles à la Mansard. — Dans les combles à la Man-sard, le châssis est placé souvent au-dessous et près du membron.
- Le coffre est toujours entouré d’une bande métallique formant alaise sur les côtés latéraux. Cette bande se raccorde avec le membron en zinc qu’elle vient suivre latéralement tout le long du pan.
- A la partie inférieure du châssis, se met une bavette, comme dans les exemples précédents.
- A la partie supérieure se trouve une
- feuille de métal formant gouttière et se raccordant avec le membron par ourlets avec pattes d’agrafe.
- Fig. 1379.
- Châssis à gouttière et à coffre. — On fait aussi, dans le commerce, des châssis à gouttière et à coffre en fer, c’est-à-dire tenant à la fois du châssis à gouttière et du châssis à coffre.
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- Ces châssis ne sont pas construits d’avance, on ne les établit que sur commande.
- Nous donnons {fig. 1379), la vue perspective d’un châssis de ce genre,
- 11 se compose {fig. 1380) de deux parties, l’une fixe, l’autre mobile autour d’un axe horizontal.
- Le châssis mobile est composé d’un rec-
- tangle débordant le châssis fixe. 11 est formé de fer à section convenable pour les vitrages. Ces derniers doivent trouver feuillure sur trois côtés ; ils débordent sur le quatrième côté, c’est-à-dire à la rive basse, pour rejeter les eaux au dehors.
- Le châssis fixe ou dormant est formé de deux parties : la gouttière et le coffre.
- La gouttière est formée d’une plaque en
- _ 0,030
- Détail A
- Couverture
- Fig. 1382.
- tôle maintenue rigide à ses extrémités par des cornières en fer. La partie relevée de la gouttière est produite par une cornière en fer.
- Le coffre est également composé de plaques de tôle (fig. 1381) réunies par cornières. 11 est réuni à la gouttière de la même manière.
- Le caisson de tôle correspond comme mesures intérieures à la baie du dormant.
- On fait déborder ce caisson en dehors du voligeage d’une garantie égale à 0,10 en moyenne. On augmente la pente du dormant en donnant plus de saillie en arrière qu’en avant.
- Ce coffre repose sur le voligeage ; des pattes en fer, fixées sur la tôle et les cornières, traversent l’épaisseur du chevronnage, et viennent s’y maintenir par des broches ou des vis, soit directement, soit
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- par l’intermédiaire de cales ; d’ordinaire, on établit une enchevêtrure à l’endroit du châssis et à la demande de ses dimensions.
- Nous avons donné {fig. 1380 et 1381), une coupe transversale et une coupe longitudinale, suivant la ligne de plus grande pente du toit.
- La figure 1382 représente le détail A [fig. 1380) de la gouttière.
- Cette dernière, comme nous l’avons dit, est en tôle avec cornières. La tôle T a une épaisseur de 3 millimètres. Les cornières C ont une longueur de branches égale à 23 millimètres ; l’épaisseur de ces dernières est de 2 millimètres. Les cor-
- Fig. 1383.
- bières] et la tôle sont réunies par rivets fraisés.
- Le rebord de la gouttière a donc une hauteur égale à0m,025 + 0m,003 = 0m,028.
- Contre cette gouttière est adossé un coffre en tôle D. La cornière C réunit les tôles du coffre et de la gouttière. Cette tôle a, comme la précédente, une épaisseur
- 3 millimètres. A la partie supérieure Se trouve une cornière E destinée à rece-
- voir’*le fer F du châssisJmobile.f Cette cornière a une longueur de branche de 25 millimètres et une épaisseur de 3 millimètres.
- Les côtés latéraux du châssis mobile sont formés par dés fers à simple T à vitrage, ayant une hauteur de tête de 0m,025 et une hauteur de branche de 0m,030. L’épaisseur de l’âme est de 0m,0045.
- Coutre la tôle du coffre se trouve fixée
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- la patte d’agrafe P, d’une épaisseur de 1 millimètre et demi environ.
- Dans la figure 1383 est représenté le détail B de la partie supérieure du coffre et de la gouttière, ainsi que du châssis mobile (ftg. 1381).
- En T se trouve la tôle de la gouttière ;
- En CC, les cornières de cette dernière ;
- En D, la tôle du coffre ;
- En E, la cornière supérieure.
- La gouttière, en cet endroit, a une largeur de 0m,120 et une hauteur de 28 millimètres.
- Le coffre a une hauteur de 120 millimètres.
- La cornière E est placée un peu en dessous de l’extrémité supérieure du coffre, de manière à recevoir le support s du tourillon G autour duquel tourne le châssis mobile.
- Le fer à vitrage F reçoit la seconde moitié du support s et tout le châssis est mobile autour de G. Ce tourillon a un diamètre de 2 millimètres.
- En cét endroit, le fer à vitrage est en simple T, d’une hauteur de branche de 0m,040 et d’une largeur d’arête de 0m,030, afin de bien protéger le point de jonction G. Son épaisseur d’âme est de 4 1/2 millimètres.
- La figure 1384 donne le détail C de la partie inférieure (fiy. 1381) du châssis.
- En T, se trouve la tôle de la gouttière, qui se termine par une partie libre, destinée à faciliter l’écoulement de l’eau. En C la cornière de bordure.
- En D, la tôle du châssis ; en F, la cornière supérieure, dont la branche du haut est légèrement inclinée à la demande du châssis mobile.
- Sur cette cornière vient reposer un fer méplat I, qui sert de croisillon à la partie inférieure du châssis mobile. Ce croisillon a une épaisseur de 4 1/2 millimètres sur une largeur de 26 millimètres.
- A cet endroit, le coffre a une hauteur de 0m,050, et la gouttière une longueur de 0m,120 sur une hauteur de 0m,28.
- La mise en place d’un châssis de cette espèce et son raccordement avec la couverture se font comme pour les châssis à gouttière sans jet d’eau.
- Le châssis peut se poser directement sur l’ardoise ; dans ce cas, la couverture est établie jusqu’aux rives latérales de la baie, en ayant soin de donner du devers à ces rives, c’est-à-dire de relever un peu les ardoises du tranchis pour rejeter l’écoulement des eaux sur la pleine couverture
- Fig. 1384, ’
- environnante, et l’on place à la base une petite bavette pour supprimer les pièces d’ardoises qui se trouveraient là trop pe" tites. Pour détourner de ce châssis l’écoulement des eaux venant des parties hautes du toit, on le garnit en arrière d’une feuille de métal formant gouttière et ve-
- - û^‘°
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- COUVERTURES
- nant s’agrafer sur le rebord de la gouttière du châssis. Cette gouttière est clouée sous l’ardoise et posée sur une pente en plâtre cintrée en voliges jointives.
- On peut aussi poser le châssis sur des tasseaux, encadrant la baie de manière à la tenir élevée de quelques centimètres au-dessus de la couverture, ce qui permet à l’air de circuler là librement. Des no-quets sont établis au long des rives latérales, où ils sont bordés d’un relief faisant obstacle à la pénétration des pluies, ce qui rend inutile le devers donné autranchis. Une bavette en avant, la gout-
- EN ARDOISES. 495
- tière derrière, sont d’ailleurs posées comme précédemment.
- Souvent aussi on entoure complètement le châssis de feuilles de métal que l’on pose sur un voligeage jointif. Cet entourage de métal se raccorde latéralement à la couverture par un tranchis apparent des ardoises. Ces alaises sont bordées d’un relief venant se fixer aux rebords de la gouttière du châssis. Devant se trouve une bavette, et derrière une gouttière en zinc ou plomb qui rejette l’eau au milieu des alaises.
- Quelquefois, dans les constructions riches, quand le châssis est placé au-des-
- Fig. 1385 et 1386.
- sous et près du membron, on l’y raccorde Pur sa partie supérieure et l’on exhausse son entourage de métal à quelques centimètres au-dessus du niveau de la couverture en ardoises sur laquelle il vient former bavette à la base et sur les côtés, mais c’est là simplement une modification de la disposition précédente, un cas parti-milier, dans un but d’ornementation.
- Fermeture automatique de sûreté pour châssis ouvrant à poulie. — Il arrive sou-vent que, dans les grands vents, la partie °uvrante des châssis est renversée par le Vent. Elle peut être aussi soulevée par un
- cambrioleur.
- Pour éviter ces inconvénients graves, la maison Bally a fait breveter un nouveau système de fermeture automatique pour châssis à poulie.
- Cette fermeture est obtenue par la disposition sur la tringle d’une ouverture rectangulaire destinée, le châssis étant fermé, à loger un ergot fixé à l’intérieur de la chape sur le dormant.
- Le châssis étant fermé [fig. 1385), en tirant sur la corde reliée à l’extrémité inférieure de la tringle (ladite tringle est articulée à sa partie supérieure), on produit l’oscillation en dedans de la tige, par suite, le dégagement de la gâche mobile
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- de l’ergot et l’ouverture de la partie ouvrante [fig. 1386).
- Lorsqu’on procède à la fermeture du châssis, la corde étant lâchée, sous l’action de son propre poids, la tige oscille en dehors, l’ergot vient s’engager dans l’ouverture percée sur la partie élargie de la tringle et assure ainsi automatiquement la réunion de la partie ouvrante au dormant, c’est-à-dire la fermeture du châssis.
- Ce système peut s’appliquer à n’importe quel châssis-fer ouvrant au moyen d’une poulie.
- XIV. — Lucarnes.
- On donne ordinairement le nom de lucarne à une ouverture pratiquée dans le rampant d’un comble pour éclairer ou pour aérer une chambre ou un grenier ménagé sous le toit. On dit aussi que c’est une fenêtre verticale en saillie sur la pente d’un toit.
- Dans les grandes villes, notamment à Paris, la construction et l’emplacement des lucarnes sur les toits sont soumis à des règlements qu’il est utile de connaître.
- En vertu du décret du 27 juillet 1859, la façade extérieure des lucarnes à établir dans un comble doit être placée en arrière du parement extérieur du mur de face donnant sur la voie publique, à une distance d’au moins 30 centimètres. Les lucarnes ne peuvent s’élever, y compris leur toiture, à plus de 3 mètres au-dessus de la base des combles. Leur largeur ne peut excéder lm,50 hors œuvre. Les intervalles compris entre deux lucarnes doivent avoir au moins lm,50, quelle que soit la largeur de ces ouvertures. La saillie de leur corniche ne doit pas dépasser 0m,15.
- Dans certains cas on peut établir un second rang de lucarnes, mais en se renfermant toujours dans le périmètre fixé par les règlements de voirie.
- Nous allons passer en revue quelques types principaux de lucarnes au point de vue de la couverture de leurs toitures et du raccordement de cette dernière avec la couverture du comble sur lequel se trouvent placées ces lucarnes.
- 1° Lucarne à chevalet. — Nous donnons
- (fig. 1387 à 1389) l’élévation de la face, l’élévation latérale et le plan d’une lucarne de ce genre.
- La lucarne est recouverte en ardoises, avec égouts de deux ardoises, faîtage en tuiles de Bourgogne et noues en zinc.
- Elle a une hauteur totale de 2m,50 compris toiture. La baie a une hauteur de lm,50 et une largeur de 1 mètre.
- Les jouées sont enduites en plâtre sans couverture spéciale.
- La lucarne forme ici une véritable fenêtre. Elle est composée de deux portions triangulaires en pans de bois, qu’on nomme jouées, assemblées dans les chevrons latéraux de l’ouverture, appelés chevrons de jouées et auxquels on donne plus d’épaisseur qu’aux autres chevrons. Les jouées de la lucarne supportent le toit de la baie, terminée, sur le devant, par un châssis dormant qui forme, du côté de la façade, une fenêtre pouvant être fermée par des châssis vitrés ou par des volets. Pour le passage de la lucarne, on coupe les pannes en face des jouées et, si les fermes sont trop écartées pour qu’on puisse laisser sans soutien les bouts de la pièce qui restent en bascule, on assemble ces extrémités de la panne dans deux lin-çoirs établis sous les chevrons portant sous les jouées de la lucarne. Ces linçoirs s’assemblent dans la panne et portent sur les blochets de sablière ou sur la sablière elle-même.
- Ces sortes d’ouvertures se pratiquent sur le rampant des combles, et on a soin que la disposition des chevrons soit telle que l’un d’eux s’arrête en haut à la jonction des noulets, tandis que les deux autres aboutissent au long des sablières de jouées.
- (A) Faîtage. — Nous donnons [fig. 1390) le détail du faîtage.
- Ce dernier est exécuté en faîtière de terre cuite de Bourgogne avec embarrures et crêtes et amortissements d’abouts en plâtre.
- A partir de la ligne de faîtage et sur chaque versant, on a voligé en plein un espace de0m,20 environ.
- Le dernier rang d’ardoises monte jusqu’à environ 0m,tl de la ligne de faîtage-[ Il est recouvert d’une bande de zinc par-
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- tant presque du faîte. Elle est clouée en tête sur le voligeage et passe sous la faîtière. Sa rive inférieure est ourlée et retenue de distance en distance, tous les
- 0m,35 à 0m,40, par des pattes en cuivre rabattues sur l’ourlet.
- La largeur de la bande est telle qu’elle ne laisse couvert qu’un pureau de l’ar-
- TKuel
- Fig. 1387 à 1389.
- Sciences générales.
- Couverture et Plomberie. — 32.
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- doise, elle est disposée par bouts de 1 mètre de longueur, se recouvrant de 0m,08 à 0m,10 aux jonctions.
- Le faîtage en terre cuite n’a qu’une
- longueur de 0m,70. Il ne va pas jusqu’à la rencontre du grand comble {fig. 1388). Le reste du faîtage est recouvert par le zinc de la noue dont nous parlerons plus loin.
- Fig. 1390.
- Au lieu d’être en terre cuite, le faîtage aurait pu être fait en ardoises ou en métal, en suivant les règles indiquées au paragraphe X. Le plus souvent ce faîtage est en zinc ou en plomb, ce qui facilite les raccords et les réparations.
- Les faîtages des lucarnes sont quelquefois ornés, mais seulement dans les constructions soignées.
- Le voligeage est en voliges "neuves en
- Fig. 1391.
- sapin de 0m,013 jointif par le haut. Sur l’ardoise filets en plâtre. La bavette est en zinc n° 14, avec coulisseaux et pattes cuivre rouge.
- (B) Égouts. — Le détail de l’égout du toit de la lucarne est donné {fig. 1391).
- La partie inférieure de la couverture, Y égout, comme on le nomme, est formée de deux lignes d’ardoises superposées, croi-
- sant leurs joints montants pour ne pas laisser passer l’eau.
- La volige de rive est doublée par une seconde volige refendue dans le sens de la longueur, et la pente est rachetée par un solin de mortier ou parement de plâtre étendu suivant l’inclinaison.
- La couverture des deux rampants est en ardoises d’Angers, première carrée, premier modèle, clouée sur voliges en sapin et chanlattées.
- Le croquis montre en outre la sablière et l’about des chevrons.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- (C) Ruellee. — La toiture de Ja lucarne se termine au ras du pignon de face par une ruellée dont le détail est indiqué {fig. 1392).
- Les dernières ardoises, entières ou taillées, à la demande, sont posées à scellement avec du plâtre. On leur a donné un léger devers pour rejeter les eaux de pluie sur le plein de la couverture, en les éloignant du pignon, et on a empâté cette rive dans une sorte de bourrelet de plâtre, de forme appropriée, indiqué en a.
- Cette disposition est défectueuse parce que le plâtre de la ruellée, découvert et exposéaux intempéries, peut se dissoudre assez vite par l’eau de pluie. Il subit en
- outre la désagrégation de la gelée, et ne peut avoir qu’une durée très limitée. Il est préférable d’employer le métal comme nous l’avons indiqué dans le paragraphe
- y il
- (B) Noue. — La noue est indiquée dans le détail donné {fig. 1393).
- Le voligeage est en sapin neuf de 0m,013 X Om,ll, cloué jointif.
- La noue est en zinc n° 12, avec gousset zinc neuf, rapportés et soudés, angles façonnés et soudés.
- Les deux rives d’ardoises sont en tran-chis biais apparent sur ardoises neuves d’Angers, première carrée, premier modèle, clouées sur les voliges.
- Fig. 1393.
- Sur les voliges, parement plâtre pour le doublis.
- La noue est à section angulaire; on a établi sur le voligeage une série de feuilles zinc. Ces feuilles de zinc s’étendent jusqu’à 0m,16 de chaque côté de l’angle. Elles forment le fond de la noue et sont fixées au voligeage par des pattes ^ agrafes.
- Le dernier rang d’ardoises est établi comme un égout à deux pièces. Il déborde sur la bande de zinc de la longueur d’un Pureau environ.
- Lans l’exemple que nous donnons, le figeage va jusqu’à l’angle, et la feuille ue zinc se plie à la demande de cet angle. Lans cet exemple les chevrons s’assem-lent à angle aigu.
- La tête de chacune des feuilles de zinc présente une pince relevée qui permet d’agrafer des pattes clouées sur le fond en bois. La feuille supérieure est terminée par une pince qui lui donne la raideur nécessaire.
- L’intersection du comble de la lucarne avec le grand comble comprend deux noues {fig. 1389). Le zinc qui en fait le fond contourne la lucarne et vient, sur une longueur de 0m,16, couvrir le faîtage en ab. Les ardoises de la lucarne sont coupées en tranchis biais, apparent suivant la ligne brisée cad.
- Les ardoises du grand comble sont coupées en tranchis apparent suivant la ligne
- efg-
- Le système des noues employé dans
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- COUVERTURE.
- cet exemple est le plus fréquent ; les autres, indiqués dans le paragraphe XII, sont plutôt réservés aux intersections de grands combles.
- (E) Solins. — Dans la figure 1394, nous avons donné le détail des bandes de solins établies à l’intersection des jouées et du comble.
- Sur les côtés, il y a des bandes de rivures en zinc n° 14 de 0m,20 de large, avec pattes en cuivre. Tranchis droits sur ardoise neuve et parements plâtre.
- Le pan d’ardoises vient buter contre la jouée de la lucarne, cette dernière fait
- avec la ligne de pureau un angle droit. Le raccord est exécuté au moyen d’une bande de zinc engravée et scellée à la partie haute dans l’épaisseur du mur de 0m,02 a 0m,03, et qui en bas se rapproche et se recourbe sur la rive de la couverture.
- Les joints de la bande avec le mur sont garantis au moyen d’un empâtement en plâtre dit bande de solin. Ce solin recouvre le zinc de quelques centimètres seulement et garantit des infiltrations de l’eau, que reçoit le pan vertical de la jouée.
- La bande de zinc passe sur le doubhs
- Fig. 1394.
- de l’égout du grand comble et vient se raccorder à la banquette de zinc qui relie l’égout au chéneau.
- Il est évident que, dans l’exemple de lucarne que nous venons de donner, on aurait pu exécuter les différents détails exposés ci-dessus d’après les autres méthodes indiquées dans des paragraphes précédents. Nous n’avons voulu exposer que ce qui se fait le plus communément.
- 2° Lucarne à la Capucine.
- Le deuxième exemple que nous donnons
- est celui d’une lucarne dans laquelle il existe une croupe sur le devant.
- Le toit de cette lucarne, dite à la capucine, étant recouvert en zinc ; nous ne nous en occuperons pas pour le moment.
- (A) Jouées. — Les jouées étant grandes, sont couvertes en ardoises, ce qui est préférable, soit pour l’aspect, soit à cause du grand pouvoir isolant de ce genre de couverture (fig. 1395).
- On a établi sur le bord du poteau une bande de zinc clouée dessus, et présentant, ouvert en dehors, un ourlet dans lequel doit venir s’engager le tranchis des ardoises.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- C’est ce que montre la coupe IK [fig. 1396). En o se trouve l’ourlet; les ardoises a s’engagent dans l’intérieur de
- cet ourlet et se clouent sur le lattis formant le remplissage de la jouée.
- La pose des ardoises a été faite par
- .23 an de dp .5 al in
- Fig. 1395.
- rangs horizontaux successifs imbriqués es uns sur les autres et, dans chaque rang, chaque ardoise a été fixée par deux elous.
- Comme les clous ne sont pas répartis dune façon absolument régulière, on a *ait un lattis jointif de manière que chaque ctou puisse rencontrer le bois. Ceci est Utile dans les réparations, lorsqu’on doit lettre de nouveaux clous, en évitant les trORs de ceux de la pose précédente.
- Les rangs successifs croisent leurs joints oien régulièrement, les rangs de deux en deux ont leurs joints qui se correspondent
- verticalement.
- Le recouvrement a été fait au tiers de a longueur de l’ardoise, et le pureau est
- aussi égal au tiers de cette même longueur.
- C DUPE I K
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- COUVERTURE.
- Dans la figure 1397, nous donnons le raccordement de la jouée avec le rampant du grand comble.
- Les lignes d’ardoises a (fig.. 1395 et 1397) sont prolongées jusqu’à l’arête, et taillées bien exactement, pour se fixer sur l’angle d’une façon précise.
- Sous ce dernier rang d’ardoises, vient se clouer une bande de batellement en zinc, qui se termine par un ourlet o un peu au-dessus de l’angle rentrant.
- Cette bande de batellement renvoie les eaux de pluie sur une alaise en plomb ou
- Ar daj
- Cupe GH
- Fig. 1397.
- en zinc formant le fond de l’angle rentrant. Elle le recouvre sur un des côtés.
- Cette alaise se cloue sous le batellement de zinc, se contourne à la demande de l’angle et vient passer sous la rive d’ardoises du grand comble.
- Au-dessus de l’alaise viennent les ardoises du comble, posées comme à l’ordinaire, mais tranchées telles qu’elles se trouvent, suivant une ligne bien droite. Ces tranchis se font facilement et régulièrement, si on a soin de battre les traits au cordeau sur les ardoises bien présentées.
- Lorsque le long du tranchis il reste un I
- morceau trop petit, on le supprime et on prend une ardoise plus grande que la voisine et dont le panneau comprend la partie supprimée; de deux ardoises contiguës, on n’en fait qu’une.
- Cette bande d’alaise vient se raccorder à la noue par agrafes et pattes en zinc.
- La figure 1398 donne la coupe EF de la partie supérieure de la jouée.
- La couverture en zinc se termine par un ourlet o qui vient recouvrir et protéger le bandeau supérieur de la lucarne.
- Immédiatement au dessous court une
- Fig. 1398.
- bande de solin en zinc, clouée sur le pan de bois, qui vient protéger le dernier rang d’ardoises.
- Ce dernier monte jusqu’à environ 0m,0a du bandeau. La rive inférieure de la bande de solin est parfois ourlée et retenue de distance en distance, tous lesOm,35 à0m,40, par des pattes de cuivre rabattues sur l’ourlet.
- La largeur de la bande est telle qu’elle laisse découvert une grande partie de l’ardoise, et elle est disposée par bouts de 0m,50 de longueur, se recouvrant de0®,04 à üm,05 aux jonctions.
- On peut aussi, à cette bande de zinc,
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- 503
- adjoindre une seconde en plomb, se posant sous la première, et venant recouvrir le dernier rang d’ardoises de la largeur d’un pureau. Elle est disposée par bouts de 1 mètre se recouvrant de 0“,08 à 0m,10 aux jonctions.
- Cette disposition facilite le remplacement des ardoises en cas de réparations. On n’a, en effet, qu’à déplier les pattes qui retiennent la bande de plomb et à relever cette dernière au point voulu; on dégage ainsi le dernier rang des ardoises et on accède par suite à tous les autres.
- Lorsque les ardoises sont fixées par des crochets, la bande de zinc qui les recouvre peut aussi être fixée elle-même par des crochets ; dans ce cas, on évite de faire un
- ourlet ; ou bien, si elle est ornée d’une baguette saillante, c’est à quelque distance du bord qu’on la place, pour ne pas gêner l’agrafure.
- (B) Noue. — Le comble de la lucarne forme, avec le rampant du grand comble, une noue dont nous donnons le détail dans la coupe LM [fig. 1399).
- Le voligeage est en sapin de 0m,13 sur 0m,ll, posé cloué jointif.
- La noue est en zinc n° 12, avec goussets rapportés et soudés.
- Les ardoises sont posées à l’ordinaire, mais tranchées en biais, telles qu’elles se trouvent, suivant une ligne droite, d’après les règles observées pour l’établissement des noues.
- Cquph LM
- Fig. 1399.
- Au droit de la noue, la pente de la couverture est relevée au moyen d’un parement en plâtre p étendu suivant l’inclinaison voulue.
- Du côté du comble de la lucarne, les feuilles des pans de la couverture sont elles-mêmes agrafées avec les feuilles de fa noue, et les couvre-joints arrivent en Liais jusqu’à la rive de celle-ci et s’y arrêtent. Les talons qui les terminent s agrafent aussi avec la pince du bord de noue. La figure 1452 rend compte de cette disposition.
- Les feuilles de zinc de la noue s’étendent jusqu’à 0m,20 à0m,30 de chaque côté. Elles s°nt formées de plusieurs séries, agrafées
- entre elles et soutenues par des pattes fixées au voligeage.
- 3° Lucarne bombée.
- Le troisième exemple que nous donnons est celui d’une lucarne en bois avec façade en pierre et fronton cintré. Les figures 1400 et 1401 en donnent la partie supérieure et la partie inférieure.
- Elle se compose d’une construction en pierre élevée sur le mur de face et reliée au comble par une charpente en bois ; le tout établi suivant les règles indiquées dans le Traité de Charpente en bois, page 180 {fig. 448).
- Le comble du grand toit est recouvert en
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- An dais b 1 I I I nrdèis
- 504
- COUVERTURE.
- ardoises d’Angers, lre carrée, 1er modèle I La lucarne est en pierre recouverte en sur volige sapin chanlattée avec crochets ardoise idem avec noues en zinc, bandes en cuivre système Fourgeau. > de batellement en zinc au bas des versants,
- — -h-
- S dlellemenl
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- 505
- bandes de solins en zinc aux jouées, avec raccords des ailerons en pierre et bavette d’appui.
- (A) Faîtage. — Le détail du faîtage est donné {ftg. 1402 et 1403).
- On a voligé en plein un espace de 0m,50 environ sur chaque versant, à partir de la ligne de faîte, et on a recouvert celle-ci d’un fort tasseau T, ainsi qu’on peut le voir dans le détail du fronton donné à la
- flamb
- Ardoise ..
- Fig. 1402 et 1403.
- Fig. 1404.
- %ure 1404 ; ce tasseau est échancré à partie basse suivant l’angle des deux ra Pants.
- Le dernier rang d’ardoises monte jusq
- 0m,20 du tasseau, et on le recouvre d’une bande de plomb [fig. 1402 et 1403) ; clouée sur le voligeage. La rive inférieure de cette bande est retenue de distance en
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- COUVERTURE.
- distance, tous les 0m, 35 à 0m,40, par des pattes en cuivre rabattues sur la bande. La largeur de la bande est telle qu’elle ne laisse découvert qu’un pureau de l’ardoise, et elle est disposée par bouts de 1 mètre de longueur se recouvrant de 0m,08 à 0m,10 aux jonctions.
- Sur cette bande de plomb, on en a ajouté une seconde, en zinc, cette fois, qui remonte le long du tasseau (fig. 1404) pour y être clouée en tête ; elle prend la pente du toit sur environ quinze centimètres, pour se terminer par un ourlet. Cet ourlet est retenu de distance en distance par de nouvelles pattes. Enfin, un couvre-joint en zinc f(fig. 1404) recouvre le tasseau du faîtage. La bande de zinc est disposée par bouts de 1 mètre.
- Nous reviendrons plus en détail sur cette disposition de faîtage dans le chapitre de la couverture en zinc. L’avantage de cette disposition réside dans une forme agréable, jointe à une très grande facilité de réparation.
- Le voligeage est en sapin ; les filets sont en plâtre sur ardoise ; les bavettes de filets, en plomb, sont en tables de 0m,002 d’épaisseur.
- Au dessus, la bavette est en zinc n° 14, avec coulisseaux et deux têtes ; les pattes sont en cuivre. Aux bavettes en plomb, les crochets-agrafes sont en cuivre rouge.
- Le faîtage est en sapin ; le couvre-joint est en zinc n° 14, avec pattes en cuivre idem aux croisures, et têtes de zinc rapportées et soudées.
- (B) Fronton. — Le fronton est recouvert en zinc n° 14 (fig. 1402 à 1404), avec patte d’agrafe en cuivre idem et sciottages dans la pierre avec joints en ciment.
- Derrière le fronton une bande de zinc n° 14, avec pattes d’agrafe en cuivre idem, sciottage et joints idem précédents (fig. 1404).
- En raccord des versants, bande de dé-virure D (fig. 1402 à 1404) en zinc n° 14, avec tranchis droits sur ardoise, et parements en plâtre pour rehaussement des rives d’ardoises.
- Le raccord d’égout des deux versants du comble de la lucarne est fait au moyen d’une bande de batellement B (fig. 1402 à 1404), dont la rive basse est terminée par
- un ourlet. Elle est inclinée suivant la pente de la toiture, on l’a posée sur le voligeage jointif que portent les chevrons, car elle a besoin d’être appuyée et soutenue sur toute sa surface.
- Le premier rang d’ardoises vient s’étendre sur cette bande, en dépassant le métal d’une quantité égale à un pureau augmente du recouvrement adopté, les rangs s’élargissent ensuite à la manière de ceux du restant de la couverture, cette bande est en zinc n° 14.
- Pour augmenter la résistance du bas de la couverture, on a fait un doublis d’une ardoise neuve avec parements en plâtre, c’est-à-dire un égout de deux pièces.
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- Fig. 1405.
- (C.) Noue. — La noue formée par la rencontre des deux combles est traitée (fig. 1403) comme nous l’avons vu dans les exemples précédents.
- Le voligeage neuf est en sapin de 0m,0l3 jointif. Le fond de noue est en zinc n° 1^ avec onglets façonnés, soudés et brisures façonnées, soudées au faîte. Tranchis biais sur ardoise neuve; parements en plâtre idem.
- (D.) Rive. — A la rencontre des jouées avec les versants du grand comble (fiff-1405). Bande de dévirure en zinc n° l'L avec tranchis droits sur ardoise. Parements en plâtre idem. Bandes de solins en zinc n° 14 avec pattes en cuivre et so-lins en plâtre sur zinc.
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- COUVERTURES
- La bande de zinc est engravée et scellée I a la partie haute dans l’épaisseur du mur de 0m,02 à 0m,03. Au bas, elle se rapproche et se recourbe sur la rive de la couverture.
- On a garanti les joints de la bande de zinc avec le mur au moyen d’un empâtement en mortier de ciment. Ce solin recouvre le zinc de quelques centimètres seulement et garantit des infiltrations de 1 eau que reçoit le pan vertical de la jouée.
- EN ARDOISES. 507
- La deuxième bande de zinc a son bord supérieur relevé contre la paroi de la jouée sous la première bande de solin, et vient se fixer sous les rangs d’ardoises qui sont tranchés droits contre la jouée.
- 4° Lucarne rentrante.
- Nous prenons comme quatrième exemple, la lucarne représentée en perspective (fig. 1406). Cette figure montre un exemple
- Wjjjk PlamL
- Fig. 1406.
- de lucarne rentrante qu’on exécute presque toujours dans les maisons à loyer de Paris.
- Le comble est en brisis recouvert en ardoises d’Angers, sur volige peuplier avec bandes de batellement par le bas et membron en tête.
- Le terrasson de comble est recouvert en zinc n° 12, par feuilles de 0,n,80 de large sur voligeage en sapin de 0m,013 jointif, tasseau de 0m,040, faitages et arêtiers
- de 0m,080 ; couvre-joints par bouts de un mètre à gaines, à vis fer et rondelles plomb aux manchettes.
- Le dormant D de la lucarne repose sur le plancher de l’appartement ; un terrasson T relie la lucarne au mur de face. De chaque côté du terrasson s’élèvent les jouées J de cette lucarne.
- (A) Terrasson. — Le terrasson est en voligeage neuf sapin de 0m,013, cloué join-
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- COUVERTURE.
- tif. Il est recouvert en plomb. Nous verrons dans un autre chapitre l’établissement de ce genre de terrasson.
- (B) Jouées. — Nous donnons {fig. 1407) l’élévation de face de ce genre de lucarne,
- et {fig. 1408) la coupe transversale AB.
- Les jouées J [fig. 1408) sont couvertes en zinc n° 12, maintenues par des pattes en cuivre p.
- La bande de terrasson en plomb vient
- J3 la mJr
- Fig. 1407.
- de chaque côté s’amortir, par un relief r, contre le montant de la jouée sous la bande de zinc qui la recouvre. Elle se termine en ourlet à l’extrémité du mur de face.
- Le raccord des jouées avec le brisis se fait par tranchis droits sur les ardoises avec dévirure en plâtre {fig. 1407).
- La couverture en ardoises aboutit à la
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- jouée de manière à avoir seulement des ardoises terminales entières, et des demi-ardoises. On y est arrivé en taillant les joints montants des lignes voisines, et on
- a remplacé les demi-ardoises en schiste par des plaques métalliques de même forme pour la partie qui s’applique sur le long-pan, et qui, de plus, se relèvent sur
- Fig. 1408.
- 0® r?Ve 6n un re^e^ vertical de 0m,04 à 1O6 de saillie. Ce sont, en somme, des n°quets w.
- Quoique les noquets ne soient mis que de deux en deux rangs en raison de leur hauteur, ils se croisent d’une quantité égale
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- COUVERTURE.
- au recouvrement ; leurs reliefs forment donc une saillie continue le long de la rive de la jouée. On a recouvert ces reliefs par une bande continue en zinc rK [fîg. 1408) recourbée en ourlet la partie haute, et couvrant par un autre ourlet à la partie supérieure de la jouée en zinc. Cette bande de recouvrement est faite par morceaux
- de 1 mètre de long se recouvrant successivement, et chacun de ces morceaux est tenu par des pattes soudées en dessous et clouées sur la face latérale du chevron de rive.
- Les noquets sont en zinc n° 12 de 0m,30 sur 0rn, 25 et au nombre de 9 de chaque côté.
- Contre la capucine de la lucarne, il y a
- * r**-
- Fig. 1409.
- deux noquets en zinc, de chaque 0m,23 X 0m,025, façonnés suivant les moulures de cette dernière avec coupes et soudures.
- En rives, tasseaux neufs en sapin de 0m,05 cloués, avec couvre-joints en zinc idem, talons, têtes et brisures façonnées sur ces dernières.
- Le dessus de la lucarne est en voli-
- geage neuf, sapin de 0m,013, cloué joint* sur versant. Bandes d’agrafe en zinc n0 !^ et recouvrement en zinc a idem avec onglets et goussets {fîg. 1408).
- Au-dessus de cette bande de zinc est posée en recouvrement une bande ne plomb e terminée en ourlet et clouée sur le voligeage.
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- Au dessus est un membron m en zinc orné affectant la forme d’un bourseau, et terminé inférieurement par un ourlet. 11 est maintenu en tête par des pattes d’agrafe, qui, d’autre part, sont clouées sur le terrasson. En bas, il est retenu par d’autres pattes fixées soit sur le bourseau, soit sur le voligeage.
- La pince supérieure des feuilles de membron reçoit également l’agrafure des rives du terrasson, ainsi que celle des talons de leurs couvre-joints.
- 5° Lucarne en zinc_ estampé.
- On fait aujourd’hui beaucoup de lucarnes en zinc estampé ; nous étudierons leur construction en détail dans le chapitre concernant la couverture en zinc ; nous indiquerons seulement dans ce chapitre leur raccordement avec la couverture en ardoises.
- Nous donnons {fig. 1409) l’élévation de face d’une lucarne de ce genre. Elle est tirée de l'album Lebœuf et Cie, n° 3-X.
- Au-dessus de la lucarne et en raccordement avec le toit de cette dernière court une bavette en zinc b {fig. 1409 et 1410) fiui est le fond de la noue formée par les rampants de la lucarne et celui du grand c°nible. Ce dessus de zinc est en n° 16.
- Il se termine par un ourlet formé sous m zinc estampé formant le toit et il s’étend ®°Us ce dernier jusqu’à 0m,20 ou 0m,30 du t°nd de noue. Les feuilles des deux Pans de la petite toiture sont elles-mêmes agrafées avec la feuille de la noue.
- A la partie supérieure, cette bavette zinc vient se clouer sur le voligeage ^g. 1410).
- Au dessus viennent les ardoises a, po-Seef comme à l’ordinaire {fig. 1409 et 1410), mais tranchées suivant la ligne du pureau P°nr la partie horizontale de la noue en c LV 1409).
- -Pour les parties inclinées ed et ce, les
- r. omes sont tranchées telles quelles, smvant une ligne bien droite. Ces tran-g. ees se font facilement et régulièrement, ^°n a soin de battre les traits au cordeau
- m* les ardoises bien présentées.
- mrsque, le long d’un tranchis, il reste on m°rceau trop petit, on le supprime et prend une ardoise plus grande que la
- COUVERTURES EN ARDOISES. 511
- voisine et dont le panneau comprend la partie supprimée ; de deux ardoises contiguës, on n’en fait" qu’une.
- Nous avons donné [fig. 1410) la coupe transversale AB suivant la ligne de plus grande pente du toit.
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- COUVERTURE.
- La bavette déborde la lucarne de chaque côté de 0m,15 à 0m,20.
- De chaque côté des jouées, la lucarne est entourée d’une alaise f en zinc n° 16 (fig. 1409 et 1411) la débordant de 0m,25 à 0m,30.
- Cette alaise est percée sur voligeage jointif en sapin de 0m,013. D’un côté, elle vient s’agrafer au zinc estampé de la lucarne. De l’autre côté, les bords de cette couverture sont redressés par une pince extérieure p {fig. 1411), de manière à retenir l’eau.
- C’est sur cette pince que viennent s’appliquer les rives d’ardoises a, régularisées par un tranchis droit dirigé suivant la ligne de plus grande pente du rampant.
- A la partie inférieure, cette alaise est renforcée par une pince plate tournée à l’intérieur, qui vient s’agrafer avec
- la feuille de zinc formant fond du chéneau ou la bande de batellement i {fig. 1409).
- Elle est retenue soit par des pattes en zinc ou en cuivre, soit par de simples crochets à ardoises, si le restant de la couverture est également posé avec crochets.
- On peut remplacer l’alaise de zinc par des noquets.
- A cet effet, l’on dispose le long de la jouée les ardoises avec des noquets en zinc, relevés verticalement comme s n s’agissait d’un amortissement le long d’une paroi verticale. Ce relief passe sous Ie zinc de la lucarne, qui forme ainsi couvre-joint.
- On évite donc le tranchis droit qui est toujours d’une solidité douteuse en raison des fragments d’ardoises qui se trouvent sur rives ; mais on a un travail plus ou-
- Fig. 1411.
- vragé et qui revient à un prix plus élevé.
- La figure 1411 est une coupe CD faite suivant un plan horizontal.
- Le terrasson T de la lucarne {fig. 1410) se termine, à l’extrémité du mur de face par un ourlet qui vient s’agrafer avec le zinc du chéneau.
- 6° Œil-de-bœuf.
- Les œils-de-bœuf se font, comme la lucarne précédente, en zinc estampé.
- Nous donnons [fig. 1412) l’élévation de face d’un modèle de ce genre de lucarne tiré de l’album de la Société de la Vieille-Montagne.
- Sa hauteur totale est de 0m,85 ; sa largeur de Om,75 ; le diamètre du jour est de 0m,50.
- Il est complètement entouré d’une
- bande d’alaise en zinc posée sur voligeage en sapin de 0m,013 jointif avec parements en plâtre.
- Cette alaise g est bordée d’un relief aux rives de l’œil-de-bœuf, sous le zinc estampe pour faire obstacle à l’infiltration de l’eau*
- Cet entourage de métal se raccorde latéralement à la couverture par un tranché apparent des ardoises, fait en suivant les saillies des moulures.
- A la partie haute, cette alaise s’engage sous les rangs supérieurs d’ardoises.
- Sur les côtés, les bords de l’alaise sont redressés par une pince retournée du côte extérieur de manière à retenir l’eau sur cette pince où viennent aboutir les ardoises, régularisées par un tranchis ordinaire, suivant le contour approché de la lucarne.
- A la partie inférieure, la bande d’alaige
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- 513
- COUVERTURES
- se termine par une pierre qui vient s’accrocher à la bande de battellement.
- h’alaise est fixée soit par des pattes en Zlnc ou en cuivre, soit par de simples crochets à ardoises.
- On peut aussi, comme dans le cas pré-
- EN ARDOISES.
- cèdent, employer des noquets, dont les reliefs s’engagent sous le zinc de l’œil-de-bœuf, et qui alternent avec des ardoises venant buter contre les jou&es de la lucarne.
- Ces noquets ne s’exécutent que sur les
- U*.---
- jB d. le Ilem en?
- Fig. 1412.
- Chattières et noquets de ventilation
- ^°ür empêcher réchauffement trop ^raod des locaux situés immédiatement la couverture, pour aérer les greniers Perdus, on pratique de petites ouvertures ^r les versants des combles, que l’on gar-au moyen d’un ouvrage en plomb ou zjnc. Cette ouverture est quelquefois euf11'*6 ^ Une fouille de zinc découpée, pour ^pêcher ies oiseaux, les rats et les souris s introduire à l’intérieur. n ne doit jamais placer deux de ces ^Vertures en face l’une de l’autre sur les Ux versants opposés d’un comble, car
- Sc>-ences générales.
- il se produit, en ligne directe, un cou» rant d’air extérieur qui n’intéresse aucunement l’air renfermé dans le gre-
- COUVEKTIJHE ET PLOA1UEHIE.
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- 514
- COUVERTURE.
- nier. 11 faut, au contraire, disposer ces percées dans les combles de manière àpro-
- Fig. 1414.
- duire des courants obliques, par conséquent les placer dans le haut et dans le
- bas des toitures et non pas au milieu, u1 toutes à la même hauteur. En général, on les place en dents de scie, dans le haut e dans le bas de chaque versant de comble-Ces petits ouvrages de plomb ou de zinc affectent différentes formes, suivan l’usage auquel ils sont destinés.
- Les uns ont une forme rectangulaire inclinée suivant le rampant du comble, ce sont les noquets de ventilation (fig.
- Les autres ont une forme, conique reposant sur une sorte de plan trapézoïdab ce sont les chattières proprement dites, °u œils-de-bœuf, d'aérage [fig. 1414).
- (A) Chattières. — Les chattières se p|a' cent à n’importe quel endroit du comble-Elles se font généralement au moyeD d’une boîte en zinc légèrement conique^ venant en pénétration sur la surface du
- Fig. 1415.
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- 515
- toit au milieu d’une feuille et sont fixées avec soin au pourtour. Elles se font suivant les pentes avec lesquelles il y a lieu de les raccorder, et il ne faut pas craindre de les multiplier sur des faces opposées lorsqu’on veut obtenir une ventilation convenable.
- La figure 1415 donne l’élévation d’une chattière mise en place.
- Elle se compose d’un demi-cône en zinc a recouvrant l’ouverture pratiquée dans la couverture. Les dimensions et la saillie de cette chattière sont telles que le vent ne puisse chasser la pluie ou la neige dans la baie d’aérage.
- L’entourage de cette baie est garni d’une feuille de zinc triangulaire, débordant l’ouverture de 0m,06 à 0m,07, au pourtour.
- Deux des côtés du triangle isocèle sont relevés en relief par une pince extérieure destinée à contenir l’eau, et sur cette pince viennent se placer et déborder les ardoises coupées suivant la pente par un tranchis biais.
- La feuille métallique s’élargit par le bas pour se raccorder convenablement avec les ardoises voisines ; elle vient recouvrir les rangs d’ardoises inférieurs ; son bord, qui forme la base du triangle isocèle, est renforcé d’une pince plate ; il est retenu par une série de pattes en zinc ou en cuivre, rabattues en dessus, ou simplement par des crochets d’ar-
- doises, si le reste de la couverture est lui-même maintenu avec des crochets.
- Fig. 1416.
- Nous donnons [ftg. 1416), la coupe longitudinale AB de la chattière suivant la ligne de plus grande pente du toit.
- Fig. 1417.
- Ën a le cône de zinc. En 6, se trouve la partie supérieure de la bande de zinc qui vient se terminer en ourlet sous le premier rang d’ardoises c.
- En d se trouve la partie inférieure de la bande de recouvrement qui vient recouvrir, d’une largeur égale à un pureau, les
- ardoises situées à la base de la chattière .
- La figure 1417 estla coupe horizontale CD de la chattière.
- En e et f sont les bandes latérales de la bordure en zinc, qui vient se terminer en ourlet sous les premiers rangs verticaux
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- COUVERTURE»
- d’ardoises g, taillées en tranchis droit et biais, ainsi que nous l’avons dit plus haut.
- La chattière dont nous venons de donner l’exemple est en zinc estampé pour comble en ardoise modèle 628, de l’album Javon et Trocmé.
- Elle est posée avec agrafes en fer par le
- bas, filet plâtré sur ardoise, tranchis biais et parement plâtré.
- La hauteur totale est de 0m,70 ; la hauteur du cône 0m,50.
- La largeur totale est de 0m,60.
- Le diamètre de la base du cône, 0m,35. (B) Noquetsde ventilation. —Lorsqu’on I a à établir des ouvertures près des lignes
- Fig.1418.
- d’arêtiers, on emploie les noquets de ventilation.
- Comme l’indique son nom, cette sorte de lucarne joue à la fois le rôle de chattière et celui de noquet.
- Elle est formée d’un prisme p à base rectangulaire recouvrant une ouverture pratiquée dans la couverture.
- Nous donnons [fig. 1418) le croquis de pose d’unnoquet de ventilation.
- Les dimensions et saillies des noquets
- sont prévues, comme pour la chattière, de telle sorte que la pluie et la neige, chassées par le vent, ne puissent pénétrer dans la baie d’aérage. La face, en avant, est verticale et garnie d’une grille découpée à jour pour empêcher les animaux d’entrer dans le comble.
- Ce prisme est entouré d’une feuille de zinc rectangulaire débordant l’ouverture de 0m,12 à 0m,15 de chaque côté.
- La figure 1418 représente la coupe hori-
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- 517
- zontale AB de l’ensemble du noquet mis en place.
- Du côté de l’arêtier f, la bande de zinc ^ se relève le long du tasseau t en un relief vertical de 0m,04 à 0m,06 de saillie. Ce relief est recouvert par la bande de recouvrement en zinc b [fig. 1419).
- La partie supérieure de la bande d’entonnage est reliée en relief par une pince extérieure destinée à contenir l’eau et sur cette pince viennent se placer et déborder les ardoises c du dessus, coupées suivant une ligne horizontale et recouvrant la bande d’une quantité égale à un pureau [fig. 1418).
- . Au contraire, sur le côté opposé à l’arê-Ler, la bande de zinc z vient déborder Sur les ardoises d [fig. 1419), avec une pince à l’extrémité. Cette pince est destinée à maintenir en place, sous sa pression,
- l’ardoise qui, libre, tendrait toujours à se soulever.
- Coupe A B
- A la partie inférieure du noquet, même disposition. La bande métallique ^ vient recouvrir les rangs d’ardoises inférieures ;
- Fiv. 1420.
- son bord inférieur, qui forme l’une des ^ases du rectangle, est renforcé d'une Pmce plate ; il est retenu par une série de Pattes en zinc ou en cuivre rabattues en ,fssus, ou bien par de simples crochets n ardoises.
- Quant au prisme de zinc proprement
- dit formant la principale pièce du noquet, il vient en pénétration sur la surface du toit, au milieu de la feuille de zinc et est soudé avec soin au pourtour.
- Le noquet de ventilation représenté ci-dessus est en zinc estampé modèle 628 bis, de l’album Javon et Trocmé. Il est posé
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- COUVERTURE.
- avec agrafes en fer parle bas, filet plâtré sur ardoises, franchis droits et parements
- plâtrés.
- Hauteur totale............. 0m,50
- Largeur totale............. 0 ,50
- Hauteur du prisme.......... 0 ,30
- Largeur du prisme.......... 0 ,20
- XV. — Souches de cheminées.
- Nous allons passer en revue les différents raccords des souches de cheminées avec la couverture en ardoises.
- Premier exemple. — Un premier exemple est donné en plan [fig. 1420).
- Sur trois côtés le raccord est fait à l’aide de solins en plâtre. Derrière se trouve une bande de plomb.
- Dans la ligure 1421 nous donnons une coupe longitudinale AB, faite suivant la ligne de plus grande pente du toit.
- Derrière la souche, le voligeage est en sapin de 0m,013. Le voligeage vient affleurer le garnissage â, en raison des règlements interdisant l’approche des bois à plus de 0,n,16 du feu, c’est-à-dire des conduits de fumée a.
- 11 y a un encaissement à l’endroit où la souche perce le comble. Cet encaissement est garni de plâtre b. Sur ce plâtre est posée une bande de plomb p fixée d’une part sur voligeage, et remontant, de l’autre, le long de la souche, après avoir décrit une courbe à la demande du garnissage b.
- Au dessus viennent les ardoises posées comme à l’ordinaire, mais tranchées telles qu’elles se trouvent, suivant une ligne bien droite. Ces tranchées se font facilement et régulièrement, si on a soin de battre les traits au cordeau sur les ardoises bien présentées.
- Les ardoises viennent déborder sur le plomb de la largeur d’un pureau.
- La pente est faite en plâtre pur. Le recouvrement est en plomb neuf, en table de 0m,0025 d’épaisseur, avec bande de clouage zinc, et solin en plâtre sur plomb en s.
- En cl se trouve un doublis d’une ardoise avec parement en plâtre en e.
- Dans la figure 1422, nous avons donné une coupe horizontale CD de la souche de cheminée.
- Les dernières ardoises entières ou taillées à la demande viennent buter contre la paroi de la souche ; on leur a donné un léger devers pour rejeter les eaux sur le plein de la couverture en les éloignant de
- la paroi verticale de la souche. On a empâté cette rive dans une sorte de bourrelet de plâtre, de forme appropriée, que l’on voit en /'sur la figure.
- Ce bourrelet se poursuit sur le devant
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- CDUFEc: i>
- Fig. 1422.
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- COUVERTURE.
- de la souche, ainsi que cela est représenté [fig. 1421).
- Deuxième exemple. — Dans le deuxième exemple [fig. 1423), le raccord de derrière est fait par une bande de zinc ; les raccords de côtés et de face sont faits à l’aide d’une bande de plomb.
- La figure 1424 donne en perspective l’ensemble de ces raccords.
- Derrière, le voligeage est en sapin
- de 0m,013, posé jointif. Au dessus est une pente en plâtre pur. Sur cette pente on place un papier goudronné. Sur ledit vient se fixer le recouvrement en zinC n° 12, posé avec goussets et angles.
- Cette feuille de zinc se relève contre la souche de la cheminée, et est recouverte par une bande de solin en zinc n° 12, scellée à la partie haute dans l’épaisseur du mur de souche de 0m,02
- à 0m,03. Cette bande de zinc se rapproche à la partie inférieure et se recourbe sur la rive de la couverture.
- Sur les côtés et devant, on dispose une bande de plomb qui vient recouvrir avec une légère pente les ardoises voisines de la souche. Cette bande se relève à angle droit et vient buter contre les parois de la souche où elle est scellée.
- Cette bande de plomb est recouverte à
- son tour par une bande de zinc qui cour le long de la souche. Cette bande es engravée dans la souche à la partie supérieure. Dans le bas elle se recourbe sur plomb qu’elle vient recouvrir de 0m,u
- à 0m02.
- On a garanti les joints de la bande zinc au moyen d’un empâtement en naor tier de plâtre ou de ciment. Cet eïïlPje tement, dit solin, recouvre le zinc
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- COUVERTURES
- quelques centimètres seulement et garantit des infiltrations de l’eau que reçoit le pan vertical du mur de la cheminée.
- Le recouvrement de plomb est fait en tables de 0m,002 d’épaisseur.
- La bande de clouage est en zinc n° 12.
- La bande de zinc située derrière la souche vient légèrement recouvrir la bande de plomb des côtés.
- Troisième exemple. — Le troisième exemple est donné figure 1425.
- EN ARDOISES.
- Derrière.
- Yoligeage sapin 0m,013 jointif ;
- Pente en plâtre de 0m,05 d’épaisseur ;
- Bande de recouvrement en plomb neuf, en table de 0m,003 d’épaisseur, de lm,20 de long sur Qm,50 de large.
- Ladite bande de plomb est cintrée à la demande suivantl’exempledonné(/?gr. 1421) avec goussets et angles emboutis. Elle se relève contre la paroi de la souche et
- . -O JL _ A 41. -
- U d ni h s
- G o u-Hï-ère
- vient, de l’autre côté, se fixer sur le voli-geage.
- Au dessus viennent les ardoises avec franchis droit et un doublis d'une ardoise.
- A la souche, au-dessus de la bande de plomb, bande en z’nc n° 12 engravée de fim,02, et au dessus bande de solin en plâtre.
- Sur les côtés.
- Sur les côtés, on doit s’arranger pour avoir des ardoises terminales entières
- et des demi-ardoises, et on remplace les demi-ardoises en schiste par des no-quets n en zinc, de même forme pour la partie qui s’applique sur le long pan.
- Ces noquets droits sont en zinc n° 12, ils se relèvent sur la rive en un relief vertical de 0m,10 de saillie. Ils se croisent d’une quantité égale à un pureau, et forment une saillie continue le long de la rive de la souche [fig. 1426).
- Au dessus est une bande en zinc r qui recouvre ces reliefs, et est recourbée en
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- COUVERTURE.
- ourlet à la partie inférieure. Cette bande a une hauteur de 0m,10. Elle vient se fixer dans le mur au moyen d’équerres avec scellement à la demande. Ce scellement a une hauteur de 0m,07.
- Au droit de la souche, les ardoises sont tranchées droites avec dévirure.
- Au devant.
- Au devant se trouve une bande de larmier en zinc n° 12 qui descend s’agrafer
- avec le zinc de la gouttière. Cette bande est maintenue au voligeage par des pattes d’agrafe en cuivre.
- Au dessus et en recouvrement, deuxième bande de solin en zinc n° 12, en tout semblable à celle-ci, compris scellement idem au précédent.
- Quatrième exemple. — Dans ce dernier exemple, tous les raccords sont en zinc {fig. 1427). La souche affleure l’extrémité inférieure du toit.
- Au devant.
- Au-devant {fig. 1428) se trouve un glacis en plâtre avec pente à la demande. Ce glacis a une longueur de 0m,28.
- Au-dessus on a étalé un papier goudronné de même largeur.
- Sur ladite, armature en zinc n° 14 posée, avec pattes en cuivre. Cette armature
- descend s’agrafer avec le zinc de la gouttière. En raccord de banquette : deux goussets zinc, deux angles et deux brisures.
- Sur les côtés.
- Sur les côtés, les dernières ardoises, entières ou taillées à la demande, forment la rive. On leur a donné un léger dévere
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- aise
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- S2S
- U-2S.
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- 524 COUVERTURE.
- pour rejeter les eaux sur le plein de la couverture. On a empâté cette rive dans un bourrelet en plâtre, de forme appropriée, que l’on voit en a en coupe dans la figure 1428.
- Sur ce bourrelet vient s’étaler une bande de dévirure en zinc n° 14, engravée et scellée à la partie haute dans l’épaisseur du mur ou maintenue par des pattes en cuivre.
- Au dessus, bande de solin en plat1*®’ recouvrant le zinc de quelques centi mètres et garantissant des infiltrations.
- Derrière.
- Derrière, le voligeage en sapin de 0m,013 jointif, avec pente en plâtre p°ul former gouttière.
- "ï
- Fig. 1429.
- Etalée sur ledit, bande de papier goudronné.
- Au dessus est posée une bande recouvrement en zinc n° 14 avec deux amortissements d’abouts b (fi g. 1428) en zinc rapportés et soudés.
- Cette bande de zinc, du côté de la couve: tire, vient se fixer sur le voligeage. Le
- dernier rang d’ardoises, tranché - drom vient déborder d’une longueur égale a un pureau. Ce dernier est en doublis d une ardoise.
- Du côté de la souche, la bande se relève le long de la paroi verticale. Une ban e de solin en zinc, prolongeant celle prece demment décrite, vient la recouvrir par
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- ourlet. Cette bande est engravée dans le b^ur, et est recouverte d’une bande de solin plâtre, en tout semblable à celle pré-cédemment décrite.
- XVI. — Accessoires.
- Lour les travaux de réparations, il faut Pouvoir circuler sur les combles, on a besoin alors de certains accessoires, dont bons allons étudier les raccords avec la c°nverture en ardoises.
- 1° Crochets de service.
- Les crochets de service sont indisponibles pour les réparations des couvertures en ardoises, en raison de leur étendue et de ,ebr pente souvent très raide ; ils servent a attacher les échelles, cordages et autres eilgiris nécessaires pour la circulation des °bvriers sur jes toitures.
- ”s doivent être solides et inaltérables, 11 bon fer nerveux, plier, mais ne pas
- bsser sous des coups de marteau appli-
- qués - u
- deo
- s sur leur pointe crochue
- L. 1PQ O + r* rPnnrlinmn
- les exécute d’ordinaire en fer rond . »020à0m,022, et on aplatit la branche
- doit s’appuyer sur le rampant. Cette ^nche es! percée de deux trous pour le ^ssage de deux boulons de 0“,014 de p^dtre, et elle est terminée par un talon.
- tout est en fer galvanisé avec soin
- n doit les attacher au droit des ehe-°Us. Les boulons les serrent sur la sur-b® de bois.
- ^ ,s. doivent se trouver posés entre les °ises sans les toucher.
- A» ^°Us donnons {fig. 1429) le plan de pose bu de ces crochets.
- b crochet porte sur une feuille métal-^que f ) ordinairement en zinc. Cette feuille , rUie noqnet et se raccorde, comme tel, à \c°bver?ure.
- pi be seconde feuille g, cette fois en 10 *bb, vient cacher et protéger les bou-fe .s, en les recouvrant exactement. Cette
- 9rd • Se ^lxe sur v°Hg'eaoe sous les c^?lSes de dessus et sur les ardoises de ;
- lojf°US donnons {fig. 1430) une coupe Shudinale AB faite suivant la ligne de i
- plus grande pente du toit, des croquis de pose de ce crochet.
- Les crochets s’établissent en lignes espacées d’environ lm,50 à 2 mètres ; ils sont à des distances variables de 3 à 4 mètres dans chaque ligne. Souvent on les répartit en quinconce sur les grands pans d’ardoises.
- Fig. 1430.
- Dans chaque cas particulier, on cherche à se rendre compte des emplacements qui se prêteront le mieux à l’établissement et au soutien des échafaudages que les réparations peuvent exiger.
- 2° Chemins de service.
- Il faut faciliter l’accès de tous les points d’une couverture en ardoises, pour le ser-
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- COUVERTURE.
- vice des ouvriers y venant travailler en réparation, en vue surtout des travaux annuels de fumisterie. Pour cela, des chemins sont nécessaires : les uns naturels, sont les chéneaux, les larges faîtages ; les autres, spéciaux, montant du chéneau au faîtage, ou de l’un ou de l’autre, conduisent aux souches de cheminées situées en plein comble.
- La figure 1431 donne en plan un chemin de service C aboutissant à un large faîtage F.
- (À) Faîtage. — La disposition de ce faîtage-chemin est représentée en coup® dans la figure 1432.
- On établit deux pièces de bois longih1' dinales parallèles au faîtage, m, zn, de section triangulaire ou trapézoïdale appr0' priée à la pente, et on les dispose comme le montre le croquis, de chaque côté de l’arête faîtière ; on les cloue sur les chevrons, à travers le voligeage.
- Au dessus, on cloue un chemin en planche p, qui se trouve ainsi éleve a
- Fig. 1431.
- hauteur suffisante au-dessus du voligeage pour permettre de faire facilement les assemblages de la partie métallique de la couverture.
- On donne à ce chemin une largeur variant de 0m,25 à 0m,40, et sur chaque pan vient aboutir la partie relevée d’une bande métallique 6, qui recouvre les pans ardoisés sur une largeur constante de 0m,10 à Qm,15. Cette bande est retenue, tous les 0"',40 à 0m,50, par des pattes en cuivre clouées en dessous sur le tasseau et repliées extérieurement sur l’ourlet qui termine la partie inférieure de la bande à.
- Les ardoises a, fixées sur le voligéâ£e ’ sont prolongées jusqu’au long des pie de bois m, m, sans modification d’apP. reil, les dernières ardoises seules et taillées à la demande. ^
- On applique, sur le chemin en planche^
- un couvre-joint métallique a en plonm en zinc qui vient à son tour abriter le et les reliefs des bandes b.
- Ces dernières, ainsi que les c°uVlje joints, sont disposées par bouts 1 mètre de longueur.
- Quelquefois on double les bande8 . zinc d’une bande en plomb parallèle? fi
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- les sépare de l’ardoise et qu’on n’a qu’à soulever en cas de réparation. Cette bande de plomb part de la pièce de bois 'm, où elle est clouée en tête. La rive inférieure est ourlée et retenue de distance en distance tous les 0n\35 à 0m,40, par des pattes en cuivre rabattues sur l’ourlet. La largeur de la bande est telle qu’elle ne laisse découvert qu’un pureau de l’ardoise a, et elle est disposée par bouts de 1 mètre de longueur se recouvrant de 0m,08 à 0m,10 aux jonctions.
- C’est sur cette bande de plomb que vient s’ajouter la bande de zinc b, dont la partie supérieure en relief vient se clouer le long de la pièce de bois m. Elle prend la pente du toit sur une quinzaine de centimètres pour se terminer par un ourlet. Cet ourlet est retenu de distance en distance par des pattes.
- Le couvre-joint métallique du chemin de service ne se pose pas comme les couvre-joints ordinaires des faîtages ' à l’aide de clous.
- Fig. 1432.
- Des deux côtés du chemin on dispose. en les espaçant de 0m,25 à 0m,33, des pattes r, représentées dans le croquis i grande échelle [fig. 1433), de0m,10à 0m,l® de longueur, en cuivre de 0m,01 d’épais seur, ou en zinc n° 16 ; on les cloue sur h bois du chemin et on les replie sur h paroi verticale de sa saillie. On post ensuite les feuilles des recouvrements qu< 1 on façonne en zinc n° 16, et auxquelles 0n donne une forme appropriée. Ces Veuilles sont établies par bouts de 1 mètrs de longueur pour que la dilatation soit plus
- On voit, sur la figure,la forme que doit avoir la feuille transversalement. Elle couvre d’abord la partie horizontale du chemin, puis se replie verticalement de chaque côté de 0m,05 à 0m,08 et se termine par un ourlet arrondi qui renforce sa rive.
- Dès qu’une feuille est placée, il ne reste plus pour l’assujétir qu’à recourber à la main, sur les ourlets, les pattes dont il vient d’être parlé. De cette façon, le zinc du chemin se trouve bien maintenu le long de ses rives longitudinales.
- L’assemblage entre deux feuilles suc-
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- COUVERTURE.
- cessives le long du chemin se fait le plus souvent par l’intermédiaire d’un tasseau saillant, analogue à ceux que nous verrons employés dans la couverture en zinc, et le long duquel viennent se relever les extrémités des feuilles.
- On rapporte à cheval, sur ce tasseau, un couvre-joint ordinaire, et on le termine en bout par des talons t soudés, assez prolongés verticalement pour leur faire contourner l’ourlet o du chemin.
- On fait coïncider la division des pattes
- Fig. 1433.
- Coupe C D
- Z inc
- Fig. 1434.
- avec la division des feuilles, afin qu’il en existe toujours une pour consolider chaque assemblage longitudinal.
- Chaque couvre-joint est, de plus, maintenu en son milieu soit par un clou, soit
- par une vis, et on empêche l’introduction de T eau au moyen d’un calotin t, ou, d’une rondelle en plomb.
- (B) Chemin. — Pour établir le chemin, on forme une travée de couverture en zinc
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
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- {fig. 1431). Cette travée est établie sur voligeage jointif. De chaque côté, elle est bordée par la couverture en ardoises.
- Cette partie métallique se raccorde avec le reste de la couverture, par un joint métallique [fig. 1434) au moyen de noquets n {fig. 1431) bordant un tasseau.
- Nous donnons [fig. 1435) le détail à grande échelle de ce raccord.
- La travée métallique h est bordée d’un relief qui remonte le long du tasseau g.
- De l’autre côté de ce tasseau, on établit une suite de noquets n dont une partie se relève le long du même tasseau g. Ces noquets s’imbriquent successivement. Ils sont munis de talons qui passent sous les ardoises contiguës et empêchent le vent de les soulever.
- Un eouvre-joint métallique, j, recouvre
- Fig. 1435.
- tasseau, les reliefs de noquets n et la bande de zinc h.
- On peut remplacer les noquets par des bandes continues en zinc venant joindre ta tasseau g et auxquelles on donne une largeur uniforme. Les ardoises sont alors toutes prolongées jusqu’au tas-Seau g, sans modification d’appareil, les dernières ardoises seules étant taillées à ta demande. Les bandes métalliques se Ptacent par dessus ; elles recouvrent les Pans ardoisés sur une largeur de 0m,05 *0,10, et se relèvent le long du tasseau g. Elles sont retenues tous les 0m,20 à 0m,25 Par des pattes en cuivre clouées au des-s°us sur le tasseau et repliées extérieurement sur la bande de zinc.
- Nu lieu de noquets bordant un tasseau, °n peut se contenter de border la travée Métallique par un tranchis apparent des ardoises, mais la disposition ci-dessus est Préférable pour le bon écoulement des eaux de pluie.
- Sur cette travée en zinc, on place des Marches M {fig. 1435) en zinc fondu.
- Ces marches sont disposées suivant Mclinaison du comble. Le dessus de la Marche est fortement quadrillé.
- Pour fixer ces marches sur les combles
- ffig. 1436), on fait venir de fonte deux tenons coniques q qui s’engagent dans deux godets u en cuivre ou mieux en fort zinc, de forme appropriée. On réserve la place de ces derniers dans le vo-
- U
- Fig. 1436.
- ligeage ou sur les chevrons, et on les consolide en soudant leur bord supérieur x avec la couverture.
- Il est aujourd’hui recommandé d’accompagner les marches d’une rampe R [fig. 1437) pour faciliter la circulation.
- Cette rampe se compose généralement
- Sciences générales.
- Couverture et Plomberie. — 34.
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- COUVERTURE.
- de montants en fer E, espacés de 1 mètre à lm,50 l’un de l’autre, réunis à la partie supérieure par une main courante D.
- Les montants et la main courante peu-
- vent être en fer rond de 0m,020 à 0m,02o de diamètre. On les galvanise pour éviter l’oxydation et permettre les soudures.
- Les montants E sont à scellements ou à
- pattes, suivant qu’ils sont à fixer soit dans un hourdis, soit sur les chevrons.
- La disposition d’ensemble est indiquée {fig- 1437).
- Il nous reste à étudier la manière
- dont les montants doivent traverser librement la couverture sans empêcher la dilatation.
- A l’endroit de chaque montant {fig. 1438), on perce un trou H de diamètre assez
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- 531
- grand pour le laisser passer avec un jeu de 0m,02 environ.
- On soude sur ce trou un cylindre vertical I en zinc, d’environ 0m,10 de hauteur. Le montant E de la rampe doit passer librement dans ce fourreau.
- Pour empêcher l’eau de pluie d’entrer dans le fourreau I, et aussi celle qui, mouillant le montant, viendrait à ruisseler sur sa paroi, on soude sur ce dernier un entonnoir renversé A assez large et descendant assez bas pour former
- Jf________
- armier et empêcher absolument l’eau de Pénétrer sous la couverture.
- . Le cette façon, toutes les pièces sont
- ^dépendantes, et peuvent librement se dilater.
- L y a encore d’autres moyens d’établir
- les chemins de service; nous les examinerons dans la couverture en zinc, en retenant seulement que, pour la couverture en ardoises, il faut toujours établir au droit de ces chemins une travée en zinc disposée comme nous l’avons indiqué ci-dessus.
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- COUVERTURE.
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- XVII. — Couvertures en dalles d’ardoises.
- Le schiste ardoisier d’Angers est une matière minérale qui réunit un grand nombre de qualités. Homogène et compact, non poreux et non absorbant, inaltérable sous l’action des agents chimiques, il peut être transformé en dalles de dimensions quelconques dont le coefficient
- de résistance à la rupture dépasse celui du meilleur chêne.
- Ce coefficient de résistance à la rupture est donné par la formule
- ifi =
- Le coefficient d'élasticité de l’ardoise d’Angers est sensiblement le meme que celui d'une fonte de qualité moyenne et de
- Fig. 1439.
- beaucoup supérieur à celui de tous les autres matériaux similaires. — Il est donné par la formule
- if, = «-S à 12-
- L&résistanceàVécrasementeside, 1285 kilogrammes par centimètre carré, perpendiculairement à la stratification, 877 kilogrammes parallèlement à cette stratification. Ces chiffres sont comparables aux coefficients de résistance des meilleurs granits.
- Son coefficient de densité, de non-poro-
- sité est égal à 2,9. Ce chiffre de densité très élevé, rapproché du coefficient de résistance à l’écrasement, suffit pour se rendre compte de la non-porosité du schiste d’Angers.
- Il se rabote, se tourne et se perce avec facilité ; aussi réussit-on à obtenir des joints d’une absolue perfection.
- Ces quelques chiffres complètent les détails que nous avons donnés au paragraphe premier de ce chapitre.
- (A) Couvertures. — Grâce à ces propriétés du schiste ardoisier d’Angers, on
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- COUVERTURES EN ARDOISES.
- 533
- pente des feuillures, l’extrémité inférieure des fers du chevronnage présente sa
- a essayé, depuis quelques années, de remplacer la couverture en zinc des toits Peu inclinés, par une couverture en dalles d’ardoises.
- La figure 1439 donne une application de ce genre de couverture sur une charpente en fer.
- C’est un comble à la Mansard. La partie très inclinée, le bris, est couverte en ardoises découpées, posées sur voliges espacées, et maintenues par des crochets.
- A la partie supérieure, le membron est muni d’un bourseau fixé aux fers de la charpente métallique. Ce dernier est recouvert d’une pièce de zinc estampé venant couvrir le dernier rang d’ardoises à la méthode ordinaire, et se fixer à la Partie supérieure sur le bourseau et sous les dalles formant la couverture du faux
- comble.
- Le terrasson est recouvert par des dalles en ardoises se recouvrant, et repo-sant sur les ailes de fers à simple T formant le chevronnage et posés perpendiculairement aux solives, sans lattis intermédiaire.
- Nous donnons (fîg. 1440) le détail de pose à grande échelle de l’ardoise sur la
- charpente.
- La dalle d’ardoise D employée a une épaisseur de 0m,010à 0ra,012. Sa longueur varie de 0m,90 à lm,30. Sa largeur est de à 0m,40. Elle est maintenue sur le ler an moyen d’un solin de ciment 5.
- Cn commence par mettre sur les ailes es fers un peu de ciment. Sur ce ciment,
- ?n pose la dalle en l’appuyant de manière a faire refluer l’excédent et bien faire reposer les rives.
- Cn complète le joint par un solin par . ossus, recouvrant la dalle et allant rejoindre l’arête supérieure de l’âme du fer.
- Contre le faîtage, la rive haute est .gée dans une feuillure transversale que nlent contourner le solin de ciment, en °rrnant les retours d’onglet. j La rive basse, contre le membron, est °vrnée par la dalle restée libre et taillée vdmairement suivant un arc de cercle 9• 1439), pour tendre à ramener au
- entre l’eau qui coule sur la dalle et bien . , .
- assécher les solins. table relevée de maniéré a arrêter la
- Pour mieux retenir la dalle, malgré la feuillure en meme temps que le.ciment.
- Fig. 1440.
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- COUVERTURE.
- Il est de toute importance que ce dernier soit de bonne qualité et qu’il sèche rapidement pour bien maintenir la dalle.
- Les différentes feuilles d’ardoises sont imbriquées les unes sur les autres avec un recouvrement de 0m,02 à 0m,05 environ. On commence par la feuille du bas, que l’on arrête comme il a été dit, et on lui donne une hauteur en rapport avec les dimensions des dalles que l’on a à sa disposition. La rive haute est taillée transversalement suivant une droite ou, mieux, suivant un léger cintre à 0m,02 de distance de la rive de la feuille précédente. Cette forme cintrée donne un ouvrage de meilleure apparence.
- Il faut empêcher les feuilles intermé-
- diaires de couler suivant la pente. Pour cela, on les retient l’une par l’autre au moyen d’une légère couche de ciment interposée entre les deux.
- On peut aussi les maintenir au moyen d’une petite bande de zinc placée au milieu de la travée et repliée, d’un côté sur la dalle supérieure, de l’autre sous la dalle inférieure (flg. 1441).
- Cette bande a pour second avantage de maintenir un léger écartement entre les deux dalles, et de permettre à l’air de passer en petite quantité par cet intervalle ; mais, au bout de peu de temps, les poussières qu’il entraîne se déposent dans le passage et interceptent la communication.
- Fig. 1441.
- Les fers-chevrons sont disposés parallèlement et dirigés suivant la plus grande pente de la toiture. Ils sont à simples T d’une hauteur de 0m,040 environ, d’une largeur d’ailes de 0m,030 et d’une épaisseur d’âme de 0m,004.
- Les chevrons espacés de 0m,40 sont rivés sur les pannes. Celles-ci, en fer double T, sont elles-mêmes fixées sur les arbalétriers.
- La figure 1440 donne les dimensions des principales pièces formant la charpente et la couverture de l’exemple donné.
- La figure 1442 donne le croquis d’un comble en fer avec lanterneau. Ce comble est couvert aussi en dalles d’ardoises avec chéneau.
- Les dalles sont posées comme dans l’exemple précédent. Le rang inférieur vient déborder de 0m,01 le bord du chéneau afin que les eaux de pluie soient projetées dans le conduit. A cet effet, la dalle infe' rieure dépasse légèrement les petits ferS qui la soutiennent, et ces petits fers Repassent eux-mêmes de quelques milh' mètres le bord du chéneau.
- La pose sur charpente en bois est très simple. On peut visser directement leS petits fers sur des pannes disposées à la demande. La tête du fer a son âme enlp' vée sur 3 ou 4 centimètres de long1) et la table appuyée à plat sur le hoi@ présente alors la surface nécessaire p°u^ la pose des vis. La partie inférieure peU
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- être directement vissée sur le bois, si la saillie de la table sur l’âme est de largeur suffisante, sinon on fait l’assemblage au uioyen d’une équerre.
- Le raccord avec le faîtage se fait au moyen d’une bavette en zinc qui se cloue sur le tasseau de faîtage et vient battre sur la dalle. La couverture du faîtage se
- fait avec couvre-joint à la manière ordinaire.
- fl en est de même pour les arêtiers. Quant aux châssis, chattières, souches ^ cheminées, lucarnes, etc., les raccords
- se font toujours avec bandes de batelle-ment en zinc.
- Les noues s’établissent comme on l’a vu dans les paragraphes précédents.
- La disposition des couvertures en dalles
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- COUVERTURE.
- d’ardoises, telle que nous venons de l’exposer, présente le grave inconvénient de se prêter mal aux réparations, et d’exiger les démolitions des solins pour la découverture.
- Afin de remédier à ce défaut, on a adopté, lors de la construction de la basilique de Notre-Dame-de-Fourvières, à Lyon, un nouveau mode de pose présenté par la Commission des Ardoisières d’Angers.
- C’est ce nouveau mode qui est représenté figure 1443.
- Sur l’arbalétrier du comble en fer, viennent se placer, dans le sens perpendiculaire au rampant du comble, une série
- Fig. 1444.
- de petits fers double T jumellés et placés deux par deux à une distance égale à environ la moitié de la hauteur de l’ardoise.
- Cette dernière a la forme d’un losange. Elle repose sur trois de ces couples de fers à T. Aux deux extrémités de sa diagonale horizontale, se trouve percé un trou rectangulaire. Ce trou donne passage à un boulon terminé par une tête rectangulaire {fig. 1444) à la partie supérieure, et par un écrou à la partie inférieure.
- Ce boulon passe entre les deux fers jumellés. On l’introduit par en dessous. La tête rectangulaire passe dans le trou de l’ardoise. Elle se retourne à angle droit,
- grâce à une encoche circulaire pratiquée dans l’ardoise. Le boulon ainsi placé ne peut plus tomber; on serre alors, toujours par en dessous, l’écrou qui termine le boulon.
- Les ardoises se placent en recouvrement à la méthode ordinaire, en commençant par l’égout. L’attache se fait rapidement, et on produit le serrage quand la toiture entière est posée.
- Cette nouvelle disposition a encore, pour avantage, de pouvoir couvrir ainsi en dalles des toits très aigus, sans craindre la chute des matériaux, ce que ne pouvait permettre le système précédent.
- Le système de couvertures en dalles d’ardoises présente une durée indéfinie ;
- Fig. 1445.
- il supporte sans danger de rupture le poids des hommes ; il permet l’emploi des inclinaisons les plus faibles et aussi les plus fortes. Il économise le voligeage jointif nécessaire avec le zinc. De plus, on obtient des effets décoratifs avec l’emploi de la peinture.
- On peut, comme décoration, modifier la teinte de l’ardoise en la recouvrant d’un enduit ou vernis passé au four, et choisir les couleurs les plus variées. On imite ainsi, à s’y méprendre, les panneaux de faïences de toutes nuances et de toutes espèces, les roches et les marbres.
- On peut donc obtenir pour ces couver-
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- tares la même décoration qu’avec l’emploi des tuiles vernissées.
- Le prix de l’ardoise émaillée varie avec les difficultés que présente la reproduction de'la teinte ou du marbre à imiter. Ce Prix est néanmoins de beaucoup inférieur à celui des produits similaires.
- (B) Chaperons de murs. — Les murs de clôture ont besoin d’être protégés contre la pluie, d’autant plus qu’ils sont généralement construits avec des matériaux de second choix souvent perméables et solubles.
- La dalle d’ardoise convient parfaitement a la couverture des murs. Cette couverture en dalles plates est la plus économique, en
- Fig. 1446.
- raison du petit cube de matière employée.
- Nous donnons [fig. 1445) un type de chaperon simple recouvrant un espalier. La dalle est posée horizontalement et n’a Pas besoin d’être inclinée comme s’il s’agissait d’une dalle en pierre. On rend la Protection du mur plus efficace en taillant ^ne mouchette sur les deux rives qui débordent les parements du mur.
- Lorsque le mur est incliné d’un côté, on contente de la mouchette de la rive inférieure, pourvu que la pente soit suffi-sante pour s’opposer au retour de l’eau en
- Plafond.
- On a quelquefois besoin, lorsqu’il s’agit de vignes adossées à un mur, de donner chaperon une saillie assez forte. La agure 1446 donne un exemple d’un cha-
- peron auvent pour espalier employé pour les vignes de Thomery, près Fontainebleau. Le chaperon en dalles d’ardoises
- Fig. 1447.
- déborde de chaque côté du mur de 0m,20. Quelquefois, lorsque la vigne n’est
- Fig. 1448.
- adossée au mur que d’un seul côté, on se contente d’un auvent simple {fig. 1447), d’un seul côté. Cet auvent pénètre de 0m,20
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- dans l’épaisseur du mur, et sa saillie est également de 0m,20.
- Ces différents types de chaperons sont fabriqués en dalles brutes sur les deux faces. Leur épaisseur varie de 0m,010 à 0m,015. Elles reposent par longueurs variant de 0m,90 à lm,30. La largeur est variable avec l’épaisseur des murs. On les met à bain de mortier de ciment.
- | Le peu d’eau qui tombe sur ces sortes de dallages ne nécessite pas de précautions spéciales pour les joints transversaux. Cependant, quelquefois on relève ces joints pour que le vent ne puisse y chasser l’eau ; ils ne sont plus susceptibles de recevoir que la pluie qui y tombe directement. Il résulte également de ces saillies,
- | lorsqu’elles se reproduisent régulièrement
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- 3 ave île en Ar dnise
- à des intervalles égaux, une répétition décorative importante.
- On peut couvrir de même, en dalles d’ardoises, les pilastres des portes et des grilles, ainsi que les souches de cheminées hors comble.
- (C) Appuis de fenêtres. — On sait que lorsqu’on exécute le gros œuvre d’une
- construction, on ménage depuis le plan-cher l’ouverture de la fenêtre. Ce n’est qu’au ravalement que l’on monte dans la largeur du tableau et de la feuillure seule, le petit mur dit mur d’allège. On le surmonte d’une pierre dure dite pierre d'appui, qui a comme longueur celle de la partie libre entre les piédroits. Cette pierre
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- d’appui, qui termine la baie à la partie basse, reçoit les eaux de pluies et doit les rejeter au dehors.
- Souvent cet appui est garni d’une bavette en zinc qui sert à le protéger.
- Pour éviter cette couverture en zinc, la Commission des Ardoisières d’Angers
- Fig. 1452.
- fabrique des appuis de fenêtres en dalles d’ardoises. Ces appuis {fig. 1448) sont dressés des deux côtés, le devant est mouluré avec manchette. Les faces vues sont polies. La largeur est de 0m,25 à 0m,30 ; l’épaisseur, de 0m,020 à ()m,030. La longueur varie suivant les emplacements.
- L’avantage de ce genre d’appuis est de ne pas varier sous l’influence des agents atmosphériques. Ils^ne coûtent pas plus
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- cher que les appuis en zinc, tout en présentant une durée bien supérieure.
- Ils évitent le bruit incommode occasionné sur le zinc, par la grêle et par la pluie.
- La dalle s’avance avec assez de saillie pour former bandeau.
- Lorsque l’appui de fenêtre ne forme pas
- Fig. 1453.
- bandeau, pour éviter que l’eau en fouettant la partie de mur située immédiatement au-dessous de l’appui ne la désagrège, on établit en dessous de cet appui une dalle en ardoises.
- On a alors un appui avec bavette, comme l’indique la vue perspective [fig. 1449).
- Cette bavette détaillée [fig. 1450) est scellée dans le mur de 0m,01 à 0m,02. Elle a une épaisseur de 0m,02 à 0m,03. Sa hauteur est de 0m,20 environ. De plus, elle vient s’engager dans une entaille en sifflet
- pratiquée longitudinalement dans l’appui de la fenêtre, en a.
- A la partie inférieure, cette bavette est taillée en biseau pour former manchette m.
- (D) Abat-sons. — Au lieu de faire les
- J *0,015
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- abat-sons en plomb ou en chêne recouvert de zinc, il est plus économique de les faire en dalles d’ardoises.
- La figure 1451 donne une vue perspective d’abat-sons établis de cette manière.
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- Fig. 1455 et 145G.
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- droits de la baie. Son épaisseur est de
- Les figures 1452 et 1453, montrent 1 élévation et la coupe d’un abat-sons commu-Rément employé.
- Le diamètre d’ouverture est de 0m,55. L’abat-sons se compose d’une dalle incline d appuyée à la partie inférieure sur une dalle b transversale et droite, appelée bavette.
- La dalle d ou auvent a une longueur de 0m,65, une largeur de 0,B,58, ce qui donne un scellement de 0m,015 de chaque côté dans les piédroits de la baie. A son extrémité inférieure, à l’endroit où elle rencontre la bavette, elle n’a plus que 0™,55 de largeur.
- La bavette b a une largeur de 0m,58 avec 0m,015 de scellement de chaque côté dans leniur de la baie. Sa hauteur est de 0m,15. Elle est décorée à son extrémité inférieure de dents de scie. Son épaisseur, comme Celle de l’auvent, est de 0“,015.
- A la partie supérieure de la baie, se trouve une dalle o taillée en ogive, per-eée \fig. 1452) d’une ouverture t en forme de trèfle. Cette dalle a un rayon d’ogive de 0m,58 et aussi une largeur de 0m,58, ayec scellement de O^Olo dans les pié-
- 0m,015.
- Les figures 1454 à 1458 donnent les croquis de détail de chacune des parties de l’abat-sons.
- De cette manière, le son est rabattu vers le sol, et le clocher est garanti du vent et de la pluie. L’eau qui entre dans le clocher par la baie est recueillie à la partie infé-
- Fig. 1457 et 1458.
- rieure du clocher sur un terrasson en plomb auquel correspondent des gargouilles qui rejettent l’eau à l’extérieur.
- On pourrait aussi mettre, entre les piédroits des baies, des châssis en charpente, et les recouvrir d’ardoises à la méthode ordinaire.
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- CHAPITRE III
- COUVERTURES EN TUILES
- i. _ PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES
- 1° Emploi de la terre cuite en couverture.
- Les produits céramiques, dont l’emploi pour les couvertures date de la plus haute antiquité, ont toujours été appliqués à cet usage malgré la grande quantité d’inventions faites sur le même sujet, à cause des qualités qu’ils présentent.
- Les tuiles sont formées d’un mélange de terre argileuse et de sable réduit dont on forme une pâte fine et homogène, et qui doit être bien exempt de matières calcaires. On moule ce mélange, qui reçoit ainsi la forme voulue ; on laisse sécher les tuiles moulées d’abord à l’ombre, puis au soleil, ou dans des séchoirs ; on les cuit dans des fours à briques et on les y laisse refroidir.
- Toutes les argiles ne sont pas convenables pour former des tuiles. Il faut qu’elles donnent par la cuisson un produit homogène, de grain fin, formant une surface imperméable, résistant même mouillée à l’effet de la gelée, et enfin que la cuisson puisse être faite à une température assez élevée pour que toutes les tuiles sans exception soient suffisamment atteintes par la chaleur pour avoir les propriétés désirables.
- H° Conditions auxquelles doivent satisfaire les bonnes tuiles.
- A quels caractères reconnaît-on une bonne tuile ? La sonorité, la faible porosité, la couleur, sont de bons indices, mais peuvent tromper, il faut examiner la cassure. Si la texture estfeuilletée, lamelleuse, la tuile sera tôt ou tard attaquée parl’action combinée de l’humidité et delà gelée, et dé-
- truite au bout d’un petit nombre d’années, surtout dans les parties de la couverture qui sèchent le moins facilement. Si, en outre, la pâte présente de petits grains de chaux qui ont perdu toute leur dureté et tombent en poussière, la destruction sera encore plus rapide.
- Les tuiles doivent être bien moulées et suffisamment résistantes pour que l’une d’elles, placée sur le sol, la convexité tournée en l’air , puisse supporter le poids d’un homme qui monte dessus à pieds joints.
- Elle doit, de plus, rendre, quand on la frappe avec un corps dur, un son franc, clair et presque métallique ; un son sourd et faux, indique presque toujours des fêlures qui doivent la faire rejeter. On demande enfin qu’elle soit tout à fait imperméable, mais cette dernière qualité se rencontre assez rarement dans les tuiles neuves. On peut les essayer en versant de l’eau sur un échantillon donné, et remarquer la quantité du liquide absorbe dans un temps déterminé.
- Certaines tuiles laissent filtrer dans les premiers temps de leur emploi des quantités d’eau assez notables ; mais, au bout de peu de temps, les pores se bouchent et l’inconvénient disparaît. Dans quelques localités, on évite cet inconvénient en leS vernissant, mais ce vernis s’écaille assez rapidement.
- Il existe des tuiles qui verdissent en se recouvrant de mousse; il faut éviter leur emploi dans les constructions soignées et qui doivent résister longtemps.
- Le seul inconvénient que présentent les tuiles réside dans leur poids qui exige de bonnes charpentes. La plupart des ame*
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- COUVERTURES EN TUILES.
- forations qu’on s’est efforcé d’apporter a leur fabrication ont eu pour but de réduire ce poids au minimum.
- Comparaison entre la fabrication en pâte molle et la fabrication en pâte dure.
- Sans entrer dans les détails de fabrication qui ont été exposés d’une façon étende dans une autre partie du Cours de Construction (lre partie, matériaux de construction et leur emploi), il est bon de rappeler que les tuiles peuvent être obtenues de deux façons bien distinctes : le Procédé en pâte molle ou tendre, d’une Part, de l’autre, par la fabrication en pâte dure.
- (A) Fabrication en pâte molle. — Dans système dit en pâte molle, les mélanges des terres argileuses sont mouillées abondamment et laissées longtemps sous l’in-mence de cette humidité. Cette dernière Se répand uniformément dans la masse ; a plasticité de l’argile devient égale et entière partout.
- Cela fait, la terre est malaxée mécaniquement ; elle est réduite en pains ou en °Cs- Ensuite, elle est moulée molle endre dans des moules en plâtre cerclés e fer ou enfermés dans des châssis en *°nte.
- On la comprime fortement dans ces tonies pour en prendre l’empreinte exacte el on la démoule encore très molle.
- Avec le plus grand soin on la laisse Secher un temps considérable. Ensuite on ïaot au four pour la cuisson.
- Ces produits ainsi obtenus sont parfai-jInent homogènes et très supérieurs.
- 1®) Fabrication en pâle dure. — Il I^Tive parfois, comme en Saône-et-Loire, ^ r exemple, que l’on a affaire à des Sues tendres au feu et d’une résistance faible, remplies de fragments de silex. s derniers détériorent rapidement le tre des moules. De là des inconvé-ats et une main-d’œuvre considérable. 1 our
- Paie?
- éviter cela, on triture bien les
- les ~ aVe° Puissan!es machines, en ^. passant plusieurs fois de suite à la Pro(fu^ un laminage considé-
- Ensuite, on procède au moulage sous forte pression dans des moules de fonte huilés. Les pâtes doivent alors être très fermes pour éviter l’adhérence.
- La pâte ainsi malaxée ne présente pas une homogénéité parfaite. La soudure des parties terreuses est incomplète. La terre sort en filets parallèles et la pâte produite est feuilletée et gercée par le frottement contre les parois métalliques.
- Si, après séchage et cuisson, on vient à pratiquer des cassures dans les produits obtenus, on remarque que la masse est inégale, irrégulière, discontinue, mal soudée par places, inégalement imperméable et absorbante.
- Les tuiles de cette fabrication sont inférieures à celles obtenues par le premier procédé, comme résistance et comme durée.
- La fabrication en pâte dure donne une grande économie ; ses produits sont d’une apparence plus régulière et plus agréable. De plus, pour pouvoir préserver les surfaces polies et les arêtes vives obtenues par le moulage en fonte, on se contente d’une cuisson plus ménagée et souvent imparfaite, ce qui diminue encore la valeur des produits.
- Toutes les fois que l’on voudra avoir des couvertures durables, il faudra exiger des tuiles fabriquées en pâte tendre, et dont la cuisson aura été suffisamment poussée.
- 4° Vernissage des tuiles.
- La porosité des tuiles ordinaires, en les rendant facilement pénétrables à l’eau, et en permettant aux mousses d’y croître facilement, accélère leur altération et leur destruction. Une des qualités principales des tuiles, est, nous l’avons déjà dit, d’être imperméables à l’eau.
- On a cherché à leur donner cette qualité par différents moyens que nous allons examiner.
- Le vernissage des tuiles remonte à la plus haute antiquité. Les tuiles vernissées de Ninive et de Babylone datent très probablement du deuxième empire Assyrien, qui se place entre les années 759 et 625 avant Jésus-Christ.
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- Ces tuiles étaient en terre, d’un blanc jaunâtre un peu rosé. Elles étaient enduites d’une glaçure alcalino-terreuse, composée d’un silicate alcalin d’alumine, sans trace de plomb ni d’étain.
- Les Grecs et les Romains ont certainement connu, mais ils n’ont guère pratiqué l’art de vernisser les tuiles. Il faut arriver au xme siècle, pour trouver des terres cuites vernissées. C’est à cette époque, vers l’an 1220, que le vernis plombifère apparaît. Les tuiles employées aux xme, xive et xve siècles, étaient fréquemment vernissées sur le pureau seulement.
- On procédait par des engobes en terre de couleurs, appliquées sur le pureau; puis on recouvrait le tout d’un vernis plombifère, incolore, afin de faire ressortir la couleur du fond et de la protéger contre les influences atmosphériques.
- Aujourd’hui les produits céramiques doivent être fabriqués à très bon marché. Aussi, le fabriquant est-il tenu, s’il veut les décorer, d’employer des modes de décoration économiques. Or, la seule qui remplisse ces conditions, est la glaçure colorée. Quant à la glaçure elle-même, en la choisit transparente et jamais opaque, car l’étain est un métal encore trop coûteux, pour qu’on emploie l'émail stanni-fère.
- Après la cuisson, la couleur des produits n’est pas bien franche. Sur une terre noire ou brune, tous les vernis paraîtront noirs. Sur une terre jaune ou grise, les vernis verts et bleus tourneront au noir et le vernis jaune se foncera. Sur une terre rouge, un vernis vert semblera noir. 11 y a donc une véritable difficulté, que l’on peut éviter de deux manières :
- 1° En recouvrant chaque pièce d’un engobe blanc, sur lequel on applique un vernis d’une couleur quelconque ;
- 2° En recouvrant chaque pièce d’un engobe coloré préalablement de la couleur voulue, et en mettant par dessus cet engobe un vernis incolore.
- L’engobe blanc n’est autre chose qu’une couche d’argile blanche ou réfractaire et assez ferme pour être manipulée. Le vernis de couleur est posé, soit sur le produit cru, mais parfaitement sec, soit sur le produit cuit, c’est-à-dire à l’état do biscuit.
- Dans le premier cas, la pièce, l’engobe et le vernis cuisent ensemble. Dans le second, l’engobe et la glaçure cuisent à une température moins élevée.
- On a essayé de pénétrer la pâte d’une matière huileuse ou bitumineuse.
- Un autre procédé consistait à vernisser la partie extérieure des tuiles. On employait du minerai de plomb (galène ou sulfure de plomb) exempt de roche. On le broyait finement et on y ajoutait un volume égal de sable. On trempait la tuile bien sèche dans ce qu’on appelait l’eau grasse (eau dans laquelle on délayait un peu d’argile), puis on la saupoudrait du mélange ci-dessus ; la tuile bien sèche était mise au four.
- En Hollande, on prenait vingt parties de litharge broyée et trois de manganèse, on y ajoutait de l’argile délayée dans de l’eau de manière à obtenir une bouillie épaisse que l’on étendait sur les tuiles.
- On s’est aussi servi d’un mélange de sel marin et de litharge, le tout finement pulvérisé ; on y ajoutait un peu d’ocre rouge. Ce mélange était jeté dans le four au moment du grand feu.
- On peut donner aux tuiles une couleur simplement grisâtre, en jetant sur le charbon incandescent des branches de bois vert au moment où la cuisson est terminée et où les tuiles sont encore portées au rouge. On ferme avec soin toutes les ouvertures du four. La fumée du bois vert produit un charbon très divisé qul colore en gris la masse des tuiles.
- Les vernis à base de plomb sont certai-nement les plus employés, et les composés plombeux dont on fait usage sont surtout l'alquifou (galène ou sulfure de plomb) et le minium. Pour les tuiles ordinaires, on se contente de donner une grande densité à ces tuiles par une puissante pression ou par une composition dans laquelle l’argile plastique entre pour une forte proportion.
- II. — Formes et dimensions des tuiles.
- Les tuiles employées comme couverture ont l’avantage d’être durables, d’un® belle couleur qui s’associe bien avec Ie
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- ton des constructions et, surtout d’avoir, plus que toute autre couverture, la propriété d’isoler la partie couverte et de la préserver des ardeurs du soleil ou du
- froid.
- On a fabriqué et on fabrique des tuiles d’un grand nombre de formes. Nous allons passer en revue celles qui ont été le plus employées et qui le sont encore aujourd’hui dans certaines contrées.
- Ces diverses sortes de tuiles sont actuellement avantageusement rempla-°ées par les tuiles mécaniques à emboîte-
- tuiles étaient les unes plates, les autres courbes. Les premières se divisaient en deux classes : les tuiles plates proprement appelées en Italie simplement tégulae, et les tuiles à rebords appelées tégulae humà-tae.
- Les premières avaient tantôt la forme d’un carré, tantôt celle d’un rectangle. Leurs dimensions étaient variables. Elles avaient le plus souvent 0m,40 de longueur sur 0m,25 de largeur. Leur épaisseur se trouvait comprise entre 0m,025 et 0m,04 [fig. 1459 et 1460).
- Les tuiles à rebords ou tégulae humatae
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- Fig. 1459 et 1460.
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- Fig. 1461 et 1462.
- ment sur lesquelles nous donnerons, dans Ce qui va suivre, de nombreux détails.
- 1° Tuiles anciennes.
- ^ans le chapitre premier de cet ouvrage motions générales), nous avons parlé de a, tuile chez les anciens peuples. Nous n y reviendrons pas ; nous nous contente-l(?ns seulement d’ajouter quelques com-méments de détails.
- '-hez les Grecs et chez les Romains, les
- [fig. 1461) étaient rectangulaires. La forme trapézoïdale, admise par un grand nombre d’auteurs, parmi lesquels Rondelet et le colonel Emy, est excessivement rare. Les dimensions de ces tuiles variaient de 0m,34 à 0m,40 de longueur sur 0m,23 à 0m,30 de largeur. Leur épaisseur était d’ordinaire de 0m,025 {fig. 1462). On en a trouvé à Rome qui ont jusqu’à 0m,55 sur Om,77 et pèsent 27 kilogrammes avec des rebords de 0ra,033 de hauteur.
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. — 35.
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- COUVERTURE.
- Plusieurs spécimens de ces tuiles appartiennent au musée céramique de Sèvres.
- Pour couvrir les joints des tuiles, les anciens fabriquaient des tuiles creuses ou imbreoo ou imbrices qui avaient la forme de dos d’âne en coupe et de rectangle en plan.
- Nous donnons {fig. 1463 à 1466) un ensemble de croquis représentant l’assemblage de deux tuiles et du couvre-joint. Ainsi qu’on le voit, les rebords sail-
- Fig. 1463 et 1464.
- lants {fig. 1463) des tuiles sont dirigés dans le sens de la pente du toit, et chacune d’elles est placée à recouvrement sur celle qui lui est immédiatement inférieure. Les joints montants sont fermés par les imbrices {fig. 1465) qui se recouvrent également les unes les autres. Chaque rangée de tuiles en dos d’âne était ordinairement arrêtée, à sa partie inférieure, par une tuile un peu plus grande que les autres appelée antéfixe {fig. 4, chapitre 1er) et qui, solidement fixée sur la corniche, était fermée sur sa face
- inférieure. Quelquefois ces antéfixes étaient supprimées et remplacées par un chéneau exécuté en terre cuite, et plus ou moins orné. Ce chéneau portait, dans l’axe de chaque rangée de tuiles plates, une tête de lion saillante, dont la gueule ouverte rejetait au dehors les eaux pluviales.
- Les tuiles et imbrices, représentées dans les figures 1463 à 1466, ont été exécutées
- Fig, 1465 et 1466.
- pour la couverture de la maison grecque établie à l’exposition universelle de 1889. Le poids de la tuile est de 12 kilogrammes-Ses dimensions 0m,29 sur 0m,40 avec un recouvrement de 0m,08 et une épaisseur de 0m,025 et une hauteur de rebords de 0m,05. Il y en a 5 par mètre. Le couvre-joint a une hauteur de 0m, 18, une épaisseur de 0m,025 et une longueur de 0m,40 sur une largeur de 0m,17. Il pèse 4k,500. Les abouts de couvre-joints ou antéfixes pèsent
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- 5 kilogrammes et la tuile de faîtage 7 kilogrammes.
- Dans l’histoire de l’Habitation, àl’Expo-®dion de 1889, la Maison Etrusque avait couverte par des tuiles humatae analogues aux précédentes. Les imbrices avaient une section demi-cylindrique (/%/• 1467 à 1470) et la forme d’ un trapèze enplan(fig. 1467). L’épaisseur del’imbrice
- A leur partie inférieure, elles sont terminées par des antéfîxes et par des chéneaux en terre cuite.
- La maison Gilardoni et Cie fabrique ces tuiles étrusques. Voici leurs principales dimensions :
- N°15.— 0m,335x0m,300—soit 10 au mètre.
- Poids 5k,5.
- Prix 1 fr. l’une
- Couvre -joints
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- Fig. 1467 et 1468.
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- Fig. 1469 et 1470.
- de 0m,02. La grande base de ce tronc j e cône avait 0m,20 de diamètre ; celui de ^ Petite base était de 0m,18. La longueur tait de 0m,40.
- donnons {/îg. 1467 à 1470) une e d une partie de couverture ancienne ^wiposée de tégulae et d’imbrices. Ces ^^ïiières couvrent les joints montants. je es se recouvrent elles-mêmes les unes env,aU^reS d’une quantité égale à 0m,10
- N° 16. —0m,355x0m,400— soit7au mètre.
- Poids 10 kilog. Pr. lf,25 l’une. C ou vre-j oints nos 14 et 15.
- Poids 4 et 4k,5.
- Prix 0f,40.
- Antéfîxes. Grand modèlp.
- Poids 20 kilogrammes.
- Hauteur 0m,53.
- Largeur variable suivant l’angle. Prix 18 francs.
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- COUVERTURE.
- Antéfixes. Petit modèle.
- Poids 10 kilogrammes.
- Hauteur 0m,34.
- Prix 14 francs.
- Les anciens employaient encore des tuiles représentées {fig. 1471 à 1473). Ces tuiles, au lieu de se superposer, se plaçaient côte à côte, et étaient recouvertes par un couvre-joint C {fig. 1471) de forme circu-
- Fig. 1471.
- laire. Ce couvre-joint avait une longueur de 0m,42 ; le diamètre de la petite base du tronc de cône était de 0m,08 ; celui de la grande base, 0m,18. L'épaisseur était de 0m,04. La tuile avait une longueur de 0ni,50 sur 0“V,36 de large.
- La tuile d’égout, dite tuile gargouille, était d’une forme un peu différente des autres. Elle portait {fig. 1474) un petit
- Vue en dessus
- Fig. 1472.
- canal c destiné à laisser passer l’eau. Le croquis donne les principales dimensions de ce genre de tuiles.
- Le système romain, c’est-à-dire la couverture en tuiles plates rectangulaires, avec tuiles creuses de recouvrement se retrouve dans le midi de la France, et pendant les premiers siècles du moyen âge. Des modifications se produisirent par la suite.
- On fit des tuiles plates à rebord (voir fig. 23), des tuiles champenoises avec crochets (voir fig. 24), des tuiles émaillées comme celle du comte Henri {fig. 28), des tuiles en écailles {fig. 30 et 31), des tuiles en A, des faîtières, crêtes et épis de toutes formes.
- Vue en dessous
- Fig. 1473.
- Nous avons fait l’historique complet de cette question dans le paragraphe 1 du chapitre Ier ; nous n’y reviendrons pas.
- Fig. 1474.
- 2° Tuile italiennes.
- Le genre des couvertures anciennes s’est perpétué dans le midi de la Franc0 et surtout en Italie.
- Dans ces derniers pays, on empl°ie deux systèmes de couverture qui rappe' lent, par leurs formes, la couverture Romaine.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- Les figures 1475 et 1476 donnent le plan et la coupe d’une couverture du Premier système.
- Les chevrons espacés de 0m,32 d’axe en axe, servent de soutien à une aire en
- carreaux maçonnés de 0m,035 d’épaisseur. Les tuiles sont plates en forme de trapèze, avec rebords latéraux saillants en dessus. Ces tuiles portent le nom de tégoles. Elles se posent par rangs parallèles, et
- Coujje SUiVKTll
- AB
- A, I
- Fig. 1475 et 1476.
- recouvrent d’environ 0ra,08. D’autres t(%oles, de même forme, mais renversées, Viennent recouvrir les premières.
- On forme ainsi des couvertures très °urdes, mais excellentes et d'une durée mdéfinie.
- Dans le deuxième système représenté
- [fig. 1477 et 1478), les chevrons sont toujours espacés de 0m,32 d’axe en axe. Dessus, on place de grandes dalles de terre cuite de 0m,028 d’épaisseur avec joints garnis de mortier; On forme ainsi une espèce de carrelage sur lequel on place les tégoles, qui se recouvrent, comme
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- COUVERTURE.
- précédemment, de 0m,08. Les rangées contiguës sont séparées l’une de l’autre par un certain intervalle qui est recou vert, ainsi que les rebords, par des tuiles ' creuses appelées canali également posées
- à recouvrement. Les rangées inférieures’ et quelquefois toutes les tuiles, sont maçonnées par le carrelage, de manière a former un ensemble des plus solides.
- A Rome, les tuiles ont 0*,40 de lon-
- _____e?j<L_____
- _ _ e?Ja.______
- _______
- Fig. 1477 et 1478.
- gueur, 0m,25 à la partie la plus étroite, et 0m,30 à la partie la plus large. Les canali ont 0m,40 de longueur, 0m,33 en haut et 0m,25 en bas.
- 3° Tuiles creuses.
- Dans une grande partie de la France, notamment dans le Midi et dans l’Est, les
- couvertures sont entièrement exécutées en tuiles creuses disposées par rangées alternativement concaves et convexes. Elles sont analogues aux canali italiennes.
- La fabrication des tuiles creuses est la même que celle des tuiles plates, mais avec cette différence que le moule est un trapèze, et que, lorsqu’elles sortent de ce
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- COUVERTURES
- ïftoule et qu’elles sont encore molles, on les courbe sur un mandrin dont elles prennent la forme extérieure. Ce mandrin est conique pour les tuiles en arc de cercle.
- Les tuiles creuses varient de formes et de dimensions d’un lieu à un autre, mais entre des limites, très rapprochées. Elles ne descendent guère au-dessous de 0m,35 Pour la longueur et de 0m,014 comme épaisseur. Elles ne sont pas tout à fait
- EN TUILES. 551
- demi-circulaires ; l’arc que décrit leur section est de 150 degrés environ.
- Les tuiles creuses employées à Paris ont 0,35 de longueur ; le mètre carré pèse environ 74 kilogrammes.
- Les tuiles creuses dont on fait usage à Lyon et dans le Midi ont également une longueur d’environ 0m,40, une largeur de 0m,20 au plus grand côté, et 0m,15 au petit ; leur épaisseur est de 0m,014 ; elles
- Fig. 1479 et 1480
- pèsent 2 500 kilogrammes le mille, et il en faut 24 par mètre carré.
- Ces tuiles sont représentées [fig. 1479 et 1480). Elles sont posées par rangs parallèles qui présentent alternativement au dehors leur concavité et leur convexité. Elles sont placées sur un plancher A de ^ millimètres d'épaisseur fixé sur les chevrons et sont maintenues par les débris de tuiles ou des tasseaux B. Elles s’em-
- boitent les unes dans les autres d’environ 0m,10.
- Comme le frottement l'une contre l’autre est le seul moyen de les retenir, elles ne comportent qu’une faible inclinaison de 15 à 27 degrés, ce qui les expose à être souvent dérangées par le vent.
- Il faut se tenir au-dessous de 15 degrés comme inclinaison pour éviter les infiltrations.
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- 552
- COUVERTURE.
- Les tuiles de faîtage et d’arêtiers sont plus grandes, et souvent consolidées avec du mortier. Il en est de même des ’cfe» tuiles de rive.
- On reproche aux tuiles creuses de ne pas laisser au couvreur d’espace sans porte-à-faux pour poser le pied lors des réparations, ce qui occasionne des dégâts.
- 4° Tuiles Flamandes.
- Dans le nord de la France, en Flandre, on emploie des tuiles dont la coupe trans-
- versale présente la forme d’une S [fig-' 1481 et 1482). Elle sont posées sur un lattis et se recouvrent de 5 à 6 centimètres. On maçonne avec du plâtre ou du mortier la partie située vers les joints. Ces tuiles se prêtent à des inclinaisons très variées et chargent moins les combles que les précédentes ; mais elles sont souvent gauches et inégales et donnent lieu à des fuites.
- Elles ont environ 0m,35 de côté sur 0m,016 d’épaisseur, et sont munies, par le
- W~"TETTI
- Fig. 1481 et 1482.
- haut, d’un talon au moyen duquel on les accroche. Il en faut 15 1/4 par mètre carré.
- Les figures 1481 et 1482 représentent en élévation et en place une portion de toit couverte par ces tuiles. ~
- Cette couverture est aussi en usage dans
- le nord de l’Allemagne. Les tuiles flamandes, que l’on emploie dans ces régions, se font de deux grandeurs différentes. Le petit moule a 34 centimètres de longueur, 24 centimètres de largeur et de 1,5 à 2 centimètres d’épaisseur ; il pèse de 3 à 3,5 kilogrammes. Les lattes s’espacent
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- COUVERTURES
- de 25 centimètres, et la largeur utile de la tuile est de 20 centimètres.
- Le grand moule a 39 centimètre de longueur, 26 centimètres de largeur et de LS à 2 centimètres d’épaisseur. Il pèse de 3,5 à 4 kilogrammes. Les tuiles posent sur des lattis dont l’espacement varie de
- EN tuiles. 553
- 30 à 34 centimètres, et elles couvrent une largeur effective de 22 centimètres.
- Ajoutons que l’on donne souvent à ces tuiles le nom dépannés.
- 5° Tuiles plates.
- Les tuiles romaines creuses et flamandes
- . — \3
- m—i
- JJe ssous
- JJ e £ sus
- C D ÜJJ P A B
- Fig. 1483 à 1486.
- Gaffine T enfianJe Gauche à jaûche
- Fig. 1487 à 1491.
- s°ut loin de valoir les tuiles plates et les Lùles mécaniques que l’on trouve presque Partout maintenant. Elles tendent donc à lsparaître complètement.
- Les tuiles plates se distinguent en tuiles ae Bourgogne et tuiles de pays.
- Tuiles de Bourgogne. — Ce sont des
- rectangles {fi,g. 1483 à 1491) légèrement bombées munies d’un crochet ou talon G. [ftg. 1485).
- Les tuiles de Bourgogne sont de deux échantillons différents :
- 1° Le grand moule :
- Dimensions 0m,300 X 0m,250 X 0m,015.
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- 554
- COUVERTURE.
- Poids, 2k,400 ;
- 2° Le petit moule :
- Dimensions : 0m,240 X0m,195x0m,015.
- Poids : lk,320.
- Les terres de Bourgogne étant toutes de première qualité, la tuile de Bourgogne est le type d’un produit supérieur : elle sonne clair au choc, est imperméable, ré-
- siste parfaitement à la gelée et aux intem* péries.
- Dans la fabrication, toutes les tuiles ne restent pas planes à la cuisson ; elles se gauchissent et se voilent plus ou moins.
- Elles sont dites coffines {fi,g. 1487) quand elles sont bombées en dessus dans le sens de la largeur.
- P —
- * -U-u
- > l.
- Fig. 1492 à 1494.
- Fig. 1495 à 1497.
- Elles sont dites gambardières quand elles sont concaves en dessus dans le sens de la largeur {fig. 1488).
- On les appelle 'pendantes {fig. 1489) quand le bombement en dessus est longitudinal.
- Enfin on leur donne le nom de gauche à gauche {fig. 1490), et gauche à droite
- {fig. 1491) lorsqu’un côté seul est releve. soit à gauche, soit à droite.
- Les tuiles ne sont pas rejetées pour cela ; on s’en sert pour corriger les défauts des unes par les défauts opposés des autres, soit pour parer à des défauts de chevron-nage et de lattis, soit enfin pour former des revers s’opposant à l’écoulement de
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 555
- l’eau le long de certaines rives à protéger.
- Tuiles de pays. — Les tuiles de pays sont des imitations de la tuile de Bourgogne comme formes et dimensions dans les divers pays où l’on a de la terre à briques. La tuile de pays est généralement inférieure en raison de la moindre qualité de la matière première.
- A Paris, on n’emploie que les tuiles de Bourgogne ou de Montereau grand moule.
- Les tuiles de Montereau, un peu inférieures peut-être aux tuiles de Bourgogne, sont plus régulières.
- Tuiles allemandes. — Les tuiles plates dont on se sert en Allemagne ont :
- 0m,360 X 0m,150 X 0,015 à 0m,02.
- Fig. 1498 à 1500.
- Fig. 1501 à 1503.
- Elles sont munies d’un crochet destiné ^ les retenir sur les lattes. Le poids d’une tuile de ce genre est d’environ ik,75.
- En Autriche, les tuiles plates ont 0m,380 sur 0m,190, ou 0m,48 sur 0m,19.
- La forme de ces tuiles varie. L’extrémité inférieure peut être arrondie comme on le voit figures 1492 à 1494, terminée à angle droit comme cela est indiqué figures 1495 ù 1497, ou enfin former un angle vif [fig. 1498 à 1500).
- 6° Tuiles à écailles.
- Pour les bâtiments de petites dimensions on fait des couvertures en tuiles plates, mais dont le rebord inférieur est arrondi [fig. 1501 à 1506).
- La tuilerie de Roanne en fabrique de ce genre [fig. 1501 et 1502). Le grand moule a pour dimensions 0m,285 sur 0m,18, avec une épaisseur de 0m,015. Le petit moule à 0m,24 sur 0m,13 et même
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- COUVERTURE.
- épaisseur. Pour le grand moule, il faut 50 à 55 tuiles par mètre carré. Il en faut, au contraire 75 à 80 lorsqu’on emploie les tuiles petit moule.
- Ces tuiles écailles sont munies d’un crochet; elles sont en outre percées de 1 ou 2 trous pour être au besoin clouées au liteau. On emploie 8 à 10 mètres de lattes par mètre carré.
- Dimensions habituelles des lattes employées pour ces tuiles : 25 X 15 millimètres (chêne ou sapin). Recouvrement environ: 0m,15.
- Donner la même pente qu’à l’ardoise, soit au moins un mètre par mètre.
- La tuile écaille de l'a grande tuilerie de Normandie [fig. 1503) a comme dimensions Om,27 sur 0m,15 et 0m,015 d’épaisseur. Ils
- en faut 60 à 70 par mètre carré. Son poids approximatif est de 1^,250. Elle coûte, prise à l’usine, 60 francs le mille.
- La tuilerie de Choisy-le-Roi [fig. 1504 à 1506) fabrique trois modèles de tuiles écailles.
- Grand moule [fig. 1504) :
- Dimensions: 0m,26 X 0m,25 X 0m,015;
- Poids : 800 grammes ;
- 60 à 70 au mètre carré.
- Prix : 100 francs le mille ; émaillées 400 francs.
- Petit moule [fig. 1505) :
- Dimensions: 0m,26 X 0m,10*X 0m,015 ;
- Poids : 400 grammes ; ;
- 100 à 110 au mètre carré.
- Prix : 75 francs le mille ; émaillées, 250 francs.
- Grand moule
- Petit moule
- Fig. 1504 à 1506.
- Décorée
- -----—-p-r
- Décorée [fig. 1506);
- Dimensions: 0m,26 X 0m,15 X 0m,05 ; Poids : 800 grammes ;
- 60 à 70 au mètre carré.
- Prix : 100 francs le mille ; émaillée, 400 francs.
- L’usine de produits céramiques E. Muller et Cie fabrique des tuiles en écailles dans les conditions suivantes :
- Grand moule:
- 70 au mètre carré;
- Prix : 100 francs, émaillées, 400 francs. Petit moule :
- 110 au mètre carré;
- Prix: 75 francs; émaillées, 250 francs. Décorée:
- 70 au mètre carré ;
- Prix : émaillées 350 francs.
- Les couvertures formées par les tuiles en écailles sont d’un aspect très agréable et plus légères que les autres. La difficulté d’obtenir ces tuiles parfaitement planes en a restreint l’usage.
- 7° Tuiles mécaniques.
- Depuis plusieurs années on a introduit de nombreux perfectionnements dans la fabrication des tuiles ; on a cherché a diminuer la surface perdue par les recouvrements, et, en même temps, le poids par mètre superficiel; à augmenter les facilités d’écoulement des eaux de pluie, à éviter les fuites dues à l’action du vent et de la capillarité. On a rendu solidaires toutes les tuiles, amélioré leur attache au lattis.
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- Enfin, on a découvert des procédés d’assemblage très ingénieux.
- Parmi les industriels auxquels sont dues les améliorations les plus remarquables, on cite MM. Gilardoni, Muller, Courtois, Dumont, etc.
- Quand les tuiles perfectionnées ne sont pas parfaitement régulières, elles présentent de sérieux défauts. Tous ceux qui se sont occupés de cette questions n’ont pas évité une certaine complication de formes peu compatibles avec les exigences de la pratique.
- Dans la fabrication des tuiles, on se trouve placé entre deux écueils : d’un côté, déformation des tuiles par excès de cuisson ; de l’autre, mauvaise qualité de la matière par insuffisance de chauffe. —
- 27es si/s
- Fig. 1507
- rectangulaire dont le plus grand côté correspond à la hauteur, on dispose sous la tuile des crochets venant à la cuisson et qui servent à la fixer contre les lattes carrées de sapin qu’on cloue sur les chevrons.
- Cette tuile porte deux systèmes de rainures parallèles aux côtés du rectangle, l’une formant creux, l’autre saillie, de façon à les assembler par recouvrement comme deux planches posées l’une sur l’autre à mi-bois. Il en résulte nécessairement une grande diminution dans les Parties recouvertes, qui, au lieu de mesurer les deux tiers de la tuile, ne mesurent plus que quelques centimètres.
- On ne peut les éviter que par une attention très soutenue dans la conduite des fours et par l’emploi de matières premières d’excellente qualité.
- La plus grande surface de ces tuiles exige une meilleure fixation ; on les assu-jétit ordinairement par deux crochets ; la régularité de forme de ces tuiles entraîne celle du lattis, qui ne peut être obtenue que par des lattes de sciage ; ces dernières, que l’on nomme liteaux, sont faites en sapin.
- 11 nous serait impossible de décrire tous les systèmes répandus dans l’industrie. Nous nous contenterons d’en indiquer quelques-uns des plus répandus.
- D’ailleurs, ils reposent tous sur un même principe. Etant donnée une surface
- 27e s sous
- Toutes les variations de ces systèmes consistent dans la forme de la rainure, dans celle de la surface libre pourvue de divers ornements faisant saillie dans l’estampage.
- Quelques modèles ne présentent sur leur surface aucune autre partie saillante que les bourrelets correspondants aux recouvrements ; d’autres offrent un bourrelet médian parallèle; d’autres enfin un ornement isolé en losange.
- Certaines fabriques, en particulier Celle de M. Muller, à Ivry, livrent, concurremment aux tuiles, une série de pièces pour : faîtières, arêtiers, rives droites, etc., assorties aux modèles de tuiles fabriquées
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- COUVERTURE.
- dans l’usine et qui permettent d’établir la couverture d’un bâtiment d’une façon harmonieuse dans toutes ses parties.
- On emploie également les tuiles établies suivant le même principe mais qui sont en forme de losange et non en rectangle, ou en forme d’ogive ou d’écaille, ce qui est une modification du losange, et qui se prêtent avec avantage à une décoration heureuse.
- Toutes ces tuiles, de formes si variées, et plus ou moins enrichies d’ornements, sont établies d’après le même principe. Il en résulte que la manière de s’en servir pour former la couverture des bâtiments est toujours la même. C’est du reste au point de vue de l’art du couvreur, ce qui nous intéresse directement, et nous renvoyons le lecteur curieux de se rendre compte des procédés de fabrication des
- tuiles à la première partie du Cours de Construction (Matériaux de construction et leur emploi), dont nous avons déjà parlé
- Couvre transversale
- Coupe du rainé
- Fig. 1309 et 1510.
- et à laquelle nous avons emprunté certains détails.
- _27e s s ns
- Ce
- aujn
- X
- I
- Caujie transversale
- Fig. 1311 à 1515.
- essaos
- Caujie du Joint
- Tuiles Gilardoni.
- L’invention des tuiles à emboîtement rectangulaire est due à Messieurs Gilardoni frères, fabricants à Altkirch (Alsace), qui ont livré au commerce plusieurs modèles de ces produits.
- Tuile à losange. — Le type n° 1, breveté en 1841, est dit à losange [fig. 1507 a 1510). 11 a 0m,33 de pureau, 0m,20 de largeur utile, de 0m,012 à 0m,015 d’épaisseur. 11 faut quinze de ces tuiles par mètre carre de couverture, qui ne pèse pas plus de 40 a 45 kilogrammes. Elles ne se recouvrent
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 559
- l’une sur l’autre que de quelques centimètres et par des emboîtements latéraux ; leur assemblage a lieu par chevauchement et est dit à joint vertical discontinu. Elles portent une cannelure à gauche {fig. 1507), couvre-joint à droite, rebord simple entête, rebord de base échancré au milieu pour franchir le couvre-joint inférieur dans l’assemblage par chevauchement, et rainé dans ses parties tombantes. Au milieu se trouve une nervure [fig. 1507 et 1508),
- en forme de losange, pour renforcer la tuile. A la base, au-dessous du losange, il existe un triangle saillant, accompagnant l’échancrure du rebord et servant à éloigner l’écoulement des eaux du point où le joint vertical vient rencontrer le joint horizontal. Au revers se trouvent deux crochets c. c.
- Ces tuiles, dont le modèle est tombé dans le domaine public, se fabriquent en très grande quantité dans plusieurs loca-
- Caujje Iransvepsaïe Caujpe 3uj.oînl
- Fig. 1516 à 1520.
- lités de France, notamment à Montchanin (Saône-et-Loire).
- La figure 1509 donne une coupe transversale de ce genre de tuile, et la fignre 1510 une coupe du joint.
- Voici du reste les tuiles telles qu’on les trouve à l’usine Gilardoni à Altkirch et à Largny-sur-Saulx (Marne).
- Petit format (15 au mètre carré), prix : 190 francs le mille ;
- Grand format (13 au mètre carré), Prix : 200 francs le mille ;
- Poids du mille, grand format: 3300 kilo-
- grammes; petit format, 2 900 kilogrammes.
- Ces tuiles à joints croisés nécessitent l’emploi d’une demi-tuile à chaque pureau. Cette demi-tuile a la forme du type n° 3, que nous verrons plus loin. Les prix des demi-tuiles sont les mêmes que ceux des tuiles entières.
- Tuile à nervure. — Le type n° 2, représenté par les figures 1511 à 1515, est à nervure médiane n [fig. 1511), et à joint vertical continu. Cette tuile est maintenue par deux crochets c, c sur le lattis {fig. 1512) et s’engage dans la tuile immédiatement
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- 560
- COUVERTURE.
- inférieure par un rebord r qui entre dans une cannelure m ménagée au-dessus de la nervure longitudinale n en saillie sur le plan vertical. La jonction dans le sens vertical avec la tuile voisine se fait par l’emboîtement d’un couvre-joint occupant une des arêtes avec une cannelure o, que porte le côté contigu de la tuile voisine.
- Cette tuile, ne croisant pas les joints, n’exige pas de demi-tuiles. Les emboîtements sont beaucoup plus hermétiques que ceux de la tuile à losange. Le joint latéral est'couvert [voir la coupe fig. 1515)].
- Il y a 14 tuiles par mètre carré.
- Prix............ 200 francs le mille.
- Poids .... 3k,300
- Tuile à double recouvrement. — Le type n° 3, dit à double recouvrement {fig. 1516 à 1520), est de beaucoup le plus estimé; plus long que le type n° 2 et aussi large, il présente la même surface découverte.
- Sa jonction dans le sens vertical est encore un emboîtement par retombée du couvre-joint dans une cannelure longitudinale a, mais elle est beaucoup plus solide. La nervure médiane n’existe pas, ou du moins elle est reportée sur la gauche au long de la cannelure a, dont elle forme le rebord intérieur. Cette nervure b, et le couvre-joint c, de même saillie fig. 1520), se joignent par contact en épaisseur dans l’assemblage du joint, formant un relief large de 0m,07.
- Une cannelure d, de 0m,03 de largeur, aussi profonde, est creusée dans le rebord de tête de la tuile et forme écoulement dans la cannelure a du joint vertical.
- Le rebord e de base est rainé en larmier.
- Un second rebord f, parallèle à ce dernier, distant de 0m,07 de son arête extérieure, saillant de 0m,015, traverse la tuile dans toute son étendue plane, de manière à tomber, par assemblage, dans la cannelure d du rebord de tête pour y former, après ce rebord même, un nouvel obstacle à l’infiltration des eaux.
- Il faut 15 de ces tuiles par mètre carré.
- Prix............ 200 francs le mille.
- Poids .... 3 kilogrammes.
- Cette tuile ne croisant pas n’exige pas de demi-tuiles.
- Il faut remarquer que le joint latéral est
- à simple emboîtement au lieu d’être à recouvrement, comme dans le type n° 2.
- Tuiles diverses. — Outre les trois types de tuiles dont nous venons de parler, la maison Gilardoni frères en fabrique trois autres fig. 1521 à 1525), qui dérivent des premiers.
- Le type A fig. 1521 et 1522) a un double emboîtement E, dans le sens horizontal. Il comprend deux cannelures, dont l’une de 0m,03 de largeur. Le rebord de base est rainé en larmier ; un second rebord, parallèle à ce dernier, traverse la tuile dans toute son étendue plane, de manière à tomber par assemblage dans la cannelure du rebord de tête pour y former après ce rebord même un nouvel obstacle à l’infiltration des eaux.
- Ce type est aussi à double emboîtement dans le sens vertical.
- Il n’existe pas de nervure médiane. Cette sorte de tuile ne se croise pas et n’exige pas de demi-tuiles.
- Poids..................... 3 kilogr.
- Écartement du lattis...... 0m,33
- 15 tuiles au mètre carré.
- Le type B fig. 1523 et 1524) est aussi à double emboîtement en tête dans le sens horizontal.
- 11 existe dans le corps de la tuile une nervure médiane n et deux grandes cannelures d et d{.
- Grâce à cette combinaison d’une nervure médiane et deux cannelures latérales, cette tuile peut se poser soit à joints croisés, soit à chevauchement direct, comme
- le type A.
- Poids......................... 2k,700
- Écartement du lattis......... Om,33
- 15 au mètre carré.
- Le type C fig. 1525) est à nervure médiane. Les assemblages de ces tuiles ont lieu par chevauchement à joint vertical discontinu. Elles portent une cannelure c à gauche, couvre-joint à droite, rebord en ligne brisée en tête. Le rebord de base est disposé de manière à franchir le couvre-joint inférieur dans l’assemblage par chevauchement et rainé dans ses parties tombantes.
- Cette tuile, par sa grande dimension, qui n’exclut pas une solidité à toute
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 561
- épreuve, constitue la couverture la plus economique qu’on puisse trouver.
- 12 tuiles au mètre carré.
- Poids............................. 3k,50Q
- Écartement du lattis ........... 0m,37
- Tuiles Food.
- M. Fox, à Saint-Gcnix-Laval (Rhône) fabrique des tuiles Gilardoni qui sont dépourvues des saillies de base et de tête de
- Fig. 1521 à 1523.
- la nervure formant agrafe. Les figures 1526 a 1528 représentent les deux faces et une c°upe transversale de la tuile Fox.
- La pente ordinaire à employer avec
- Hess us
- . 1
- U - r !
- Fig. 1526.
- ?es tuiles est de 0m,40 par mètre. Les jours, les ventilateurs, les tabatières, œils-de-bœuf se font sans raccords par la dis-
- Sciences générales.
- Ue s s dus
- Fig. 1527.
- Fl sn
- COUVEKTUKE ET P LO MUE IU.E. - 36.
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- COUVERTURE.
- position même des tuiles de fonte ou de terre, de doubles, triples ou plus grandes dimensions, s’emboîtant avec les autres.
- Tuile Courtois.
- Les tuiles losangiques sont des tuiles s’assemblant entre elles par joints obliques,
- contrairement aux précédentes, qui s’assemblent toutes par joints horizontaux et verticaux.
- Parmi les tuiles losangiques régulières, nous citerons la tuile Courtois, dont les figures 1529 à 1532 représentent les faces supérieures et inférieures. Sa forme est
- exactement carrée ; elle repose une pointe en bas, l’une des diagonales du carré étant horizontale, et l’autre étant dirigée suivant la ligne de plus grande pente du toit. Les rebords des deux côtés de la tuile, qui sont tournés vers le bas du comble, font saillie sur la face inférieure, et les deux autres sur la face supérieure.
- Ces tuiles se fixent, au moyen d’un crochet, sur un lattis disposé en forme de treillis. Elles ont 0m,62 de côté : on peut donner aux couvertures ainsi formées une très faible inclinaison ou une très forte pente.
- On fait depuis quelque temps des tuiles
- Courtois dont les dimensions sont de 0,27 X 0,27 et le pureau de 0m,23 X 0m,23. Le poids d’une tuile est de 2k,350. Il en faut 19 au mètre carré et 7m,00 de lattes.
- L’inconvénient des tuiles Courtois est la tendance qu’a l’eau de pluie à suivre les aspérités diagonales au lieu de descendre par le plus court chemin jusqu’à la rive de goutte, c’est-à-dire de suivre la ligne de plus grande pente du toit. Les eaux peuvent alors s’accumuler en un point mal protégé, au lieu d’être réparties uniformément sur toute la longueur de l’égout.
- Il est nécessaire d’avoir des demi-tuiles
- Fig. 1531 et 1532.
- dans le sens vertical comme dans le sens horizontal.
- Cette couverture a l’aspect un peu lourd ; elle n’est très convenable que pour les grandes surfaces.
- La pente admise est de 45 degrés ou approchant; il ne faut pas aller au-dessous de 0m,65 par mètre.
- Tuile Josson.
- La tuile Josson est une tuile losangique irrégulière {fig. 1533 à 1535) fréquemment employée. Cette tuile, dont l’aspect se rapproche de celui d’une feuille d’arbre, a sa pointe en accolade avec double rebord en dessous n. Sa tête porte sur le pourtour
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 563
- Ru rebord a en dessus. Un relief égal b y trace un second rebord, à petite distance du premier, et ainsi, tout en la renforçant, ménage en arrière des joints obliques une cannelure e destinée au rejet, sur la toi-
- He s sus
- Fig. 1533.
- JJ ESSD.US
- Fig. 1534.
- OcTUJDE
- cl
- Fig. 1535.
- Il y a deux grandeurs de tuiles Josson, le grand moule et le petit moule. Leur couleur habituelle est rouge, mais il y en a des grises, et, en les combinant, on peut obtenir des dessins variés.
- Les raccords de côté se font par des
- Fig. 1536 et 1537.
- demi-tuiles dirigées dans le sens convenable.
- En grand moule, il faut 22 tuiles par mètre carré. Elles pèsent de 38 à 40 kilogrammes ; elles exigent 7 mètres de lattes.
- En petit moule, il faut 45 tuiles et 10 mètres de lattes.
- Plus on approche de 45 degrés comme pente, plus on est dans les conditions les plus convenables d’étanchéité ; mais, pour être absolument sûr de n’avoir aucune fuite,
- il ne faut pas aller au-dessous de 0m,60 par mètre pour le grand moule, et de 0m,65 pour le petit moule.
- Tuile Royaux.
- Dans beaucoup d’usines, on a cherché la facilité de fabrication dans un modèle de dimensions plus restreintes.
- Dans le Nord de la France, on se sert
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- COUVERTURE.
- beaucoup de la tuile Royaux, de l’usine de Leforest (Pas-de-Calais).
- Dimensions : 0,30 X 0,22.
- Pureau : 0,22 X 0,19.
- Ces tuiles présentent un rebord r à gauche, un recouvrement demi-circulaire a à droite, et un petit rebord b en tête, avec deux talons saillants tK et t2, limitant le recouvrement horizontal.
- Ces tuiles demandent une pente de 0,45 à 0,50 par mètre.
- Les ligures 1536 à 1538 montrent l'élévation, les coupes longitudinales et transversales d’une tuile Royaux.
- Les joints ne croisent pas, et les saillies demi-cylindriques se continuent suivant les lignes de plus grande pente du toit.
- Il faut 24 tuiles Royaux par mètre superficiel de toiture couverte.
- Chaque tuile pèse environ lk,470.
- Tuile Boulet.
- La tuile Boulet a beaucoup d’analogie avec la tuile Royaux ; mêmes assemblages
- latéraux et mêmes talons d'arrêt. Chaque tuile vient s’agrafer sur la tuile de droite au moyen d’une agrafe circulaire n
- Fig. 1539.
- (fig. 1539) pénétrant dans une cannelure c. Les pièces de chaque rang s’emboîtent dans celles du rang immédiatement infe-
- Fig. 1540 à 1542.
- rieur au moyen de la cannelure cl. Les joints sont emboîtés et les tuiles chevauchées, de telle sorte que la rive d’une tuile corresponde au milieu de la tuile du rang suivant. Sur la face de la tuile se trouve une nervure conique b, qui vient recouvrir le joint latéral inférieur au moyen d’une encoche e.
- Poids d’une tuile............ lk,36â
- Pureau....................... 0,23
- Lattis par mètre carré de couverture......................... 4(D,3o
- Nombre de tuiles par mètre carré 23 Tuiles Muller.
- Les tuiles, fabriquées à Ivry-sur-Seme>
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- COUVERTURES EN TUILES.
- par M. Émile Muller et Cie, sont d’une forme qui se rapproche beaucoup des précédentes. Comme les tuiles Gilardoni, elles sont fabriquées avec des terres de première qualité et de mélange constamment identique.
- Tuile n° 1. — Le type n° 1, représenté par la figure 1540, est à nervure médiane et à joint vertical continu. Cette tuile est maintenue par deux crochets sur Je lattis et s’engage dans la tuile immédiatement. inférieure par un rebord qui entre dans une cannelure a ménagée au dessous de la nervure longitudinale en saillie sur le plan supérieur.
- La jonction dans le sens vertical avec la tuile voisine se fait par l’emboîtement d’un couvre-joint c occupant une des arêtes avec une couverture d que porte le côté contigu de la tuile voisine.
- Poids....................... 3k,00
- 14 au mètre carré.
- Tuile n° 2. —• Le type n° 2 [fîg. 1541) est à emboîtement et sans nervure, avec double recouvrement.
- La jonction dans le sens vertical est Assurée par une retombée du couvre-joint e dans une cannelure longitudinale f.
- L’emboîtement de la tuile avec celle placée en dessous se fait au moyen d’une cminelure g, très profonde, creusée dans Ie rebord de tête de la tuile, et cette cannelure forme écoulement dans la canne-, We f du joint vertical.
- La nervure médiane n’existe pas, ou du moins elle est répartie sur la gauche, au long de la cannelure dont elle forme le rebord inférieur. Cette nervure etle couvre-J°mt de même saillie se joignent par un p°ntact en épaisseur dans l’assemblage du l°mt. Ce contact forme un relief large de dD\08. La cannelure g a une profondeur de 0m,04 et une largeur également de “\04. Elle est cintrée.
- Poids............... 2k,800
- lu au mètre.
- Tuile n° 3. — Le type n
- recouvrement dans le 1542).
- A- cet effet, la tuile porte à gauche une ^Unelure h. La partie de droite, en dos une, porte deux dents i et j. La dent i Pénétré dans la cannelure h, tandis que
- 3 est à double sens vertical
- la dent j vient descendre à droite du deuxième rebord de la cannelure h. Ce double emboîtement forme uni obstacle complet à l’infiltration des eaux.
- La partie supérieure de la tuile porte une saillie k qui vient s’accrocher à l’extrémité inférieure et légèrement bombée de la tuile placée immédiatement au dessus.
- La taille en dos d’âne du couvre-joint l permet de renvoyer les eaux de pluie sur chacune des tuiles contiguës.
- Deux crochets placés en tête de la tuile permettent sa fixation sur le lattis.
- Ce genre de tuile est surtout employé dans les toitures et édifices très exposés. — Il se fait à moule.
- Grand moule
- grand
- moule et à petit
- 14 au mètre carré.
- Poids : 3\200.
- Petit moule : 20 au mètre carré
- Poids : 2k,300.
- Tuile n0 4. — Le type n° 4 [fîg. 1543) est dit hermétique.
- Il porte à gauche une cannelure a très large dans laquelle pénètre la saillie b du couvre-joint c de la tuile voisine. Ce couvre-joint, comme dans le type n° 3, est à dos d’âne pour rejeter les eaux dans la partie médiane des toiles.
- La cannelure a se retourne d’équerre à la partie supérieure de la tuile et forme ainsi une cannelure horizontale d munie de deux rebords e et /.
- Le rebord de base est rainé en larmier muni de deux saillies, et, tandis que la première de ces saillies pénètre dans la cannelure ef, l’autre vient descendre au-dessous de f. Le joint horizontal est ainsi à double emboîtement.
- Les cannelures a et d sont profondes et larges. Lors de l’emboîtement des tuiles, on y coule du ciment et on pose à bain de .mortier les deux tuiles latérales et supérieures.
- A noter que la saillie e fait, dans le sens horizontal, un petit décrochement de manière à empêcher tout mouvement des tuiles contiguës dans ledit sens.
- 20 au mètre carré.
- Tuile n° 5. — Pour de petites toitures, l’usine d’Ivry fabrique la tuile n° 5, dite tuile fer-de-lance [fîg. 1544).
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- COUVERTURE.
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- Cette tuile a, comme dimensions, 0m,16 sur 0m,20.
- Elle pèse 4k,050.
- Il en faut 30 par mètre carré.
- Cette tuile porte à gauche une cannelure a munie de deux rebords b et c. Dans cette cannelure vient s’engager la saillie cl du couvre-joint de droites.L’emboîtement est simple.
- La partie de tête de la tuile est munie d’un rebord y, qui se retourne deux fois à angle obtus pour former ensuite de chaque côté deux cannelures g et/?,horizontales, dans lesquelles vient s’agrafer la tuile supérieure voisine.
- Le bas est terminé par un avant-bec
- muni d’une échancrure i, qui permet de passer la tuile au-dessus du couvre-joint e, et d’établir ainsi un chevauchement, la rive d’une tuile correspondant au milieu de la tuile du rang suivant.
- Le joint vertical chevauché exige des demi-tuiles de raccord sur les rives.
- Cette tuile porte en dessous deux crochets ou talons qui viennent arrêter la tuile sur des liteaux en sapin de sciage cloués sur les chevrons.
- Tuile n° 6. — La tuile n° 6 est en écailles et à emboîtement [flg. 1545).
- La partie inférieure est terminée par une demi-circonférence. Le joint latéral est à double emboîtement muni de deux
- Fig. 1543 à 1545.
- cannelures a et b, dans lesquelles pénètrent les deux saillies du couvre-joint de droite.
- En tête se trouve une grande saillie c suivie de chaque côté d’une cannelure d. A la suite, et latéralement, se trouve une deuxième saillie e. Au milieu de la tuile, en tête, une troisième saillie f, trois fois retournée, complète l’assemblage de la tuile supérieure avec celle qui vient immédiatement au dessous.
- Cette tuile se fait grand moule ou petit moule.
- Grand moule : 20 au mètre carré.
- Petit moule : 30 au mètre carré.
- Cette tuile se pose sans croisement des joints.
- Tuile n° 7. — Le type de tuile n° 6 sert
- surtout à recouvrir les petites surfaces-Quand il s’agit de petites toitures, üest préférable que les écailles soient de plus petites dimensions. De plus, il convient que la tuile soit toujours à emboîtement.
- Le type n° 7 [flg. 1546) résout cette double question. C’est une tuile de forme rectangulaire, sur la face antérieure de laquelle sont moulées des séries d’écaillef ^ de même matière que le reste de la tuile et ne formant qu’un tout avec elle.
- La rive de gauche est munie d’un rebord en saillie r suivi d’une cannelure c-A son extrémité supérieure, cette cannelure c se retourne à angle droit p°ur former une cannelure horizontale a. Latéralement à a court un deuxième
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 567
- canal d. La jonction avec la tuile voisine immédiatement supérieure se fait donc par double emboîtement, tandis que le joint latéral est à simple emboîtement.
- Une encoche f, pratiquée dans la partie écailleuse de la tuile, perpendiculairement à la cannelure d, permet l’écoulement sur la toiture des eaux de pluie qui pourraient pénétrer dans les joints.
- Cette tuile est d’un très joli effet sur Petites toitures.
- 17 an mètre carré ;
- Poids, 2k,40 ;
- Pente, 45 degrés au minimum ;
- Dimensions 0m,325 x0m,180.
- Tuile n° 8. — Nous avons dit que, pour
- les grands bâtiments recouverts avec tuiles en écailles, on employait le type n° 6.
- Dans certains cas, on veut, pour augmenter l’effet de la décoration, chevaucher les joints. Pour répondre à ces desiderata, l’usine d’Ivry a fabriqué le type n° 8 dit à surface unie à emboîtement [fig. 1547).
- Dans ce type, la partie inférieure, terminée en arc de cercle, est munie d’une échancrure / qui permet de franchir le joint.
- Sur le côté gauche se trouve un relief r bordant une cannelure c pour l’emboîtement du joint latéral.
- Fig. 1546 à 1548.
- En tête de la tuile se trouvent deux Rebords en saillie a et b limitant deux cannelures m et w, communiquant entre olles par une ouverture e.
- Le conduit m forme un retour d’équerre c°Rtinu avec la cannelure c. Une sorte de 8‘cmttière g, de section demi-circulaire, P6rmet l’écoulement des gouttes d’eau accuinulées en n.
- Ln décrochement du rebord a sur le coté droit de la tuile empêche tout mou-^ement de l’emboîtement dans le sens
- horizontal.
- P faut 15 de ces tuiles pour couvrir mètre carré de couverture.
- Poids d’une tuile........... 2k,800
- Tuile n° 9. — Dans le modèlen° 9, créé
- d'après les dessins deM.Vaudremer, architecte, la tuile est terminée, à gauche, par un rebord b qui se retourne à angle droit à la partie supérieure pour former le relief de tête [fig. 1548). Le couvre-joint de droite c est de section demi-circulaire, et il est de forme légèrement conique. Cette disposition assure l’étanchéité du joint par le rejet des eaux pluviales sur chacune des tuiles contiguës.
- Poids d’une tuile............. 3k,00
- 12 par mètre superficiel.
- Tuile n° 10. — Il est enfin des cas où l’on désire que le dessous de la toiture reste apparent.
- A cet effet, l’usine Muller produit des tuiles dont le dessous est décoré pour
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- 568
- COUVERTURE.
- rester apparent. Nous donnons {fig. 1549) la face antérieure d’une pareille tuile, emboîtée avec sa voisine, et {fig. 1550) leur envers décoré.
- La tuile est à double emboîtement latéral. A gauche se trouvent deux saillies a et b limitant une cannelure.
- Le couvre-joint c est muni également d’une cannelure cintrée à sa face anterieure. Cette cannelure forme conduit d’écoulement pour la pluie.
- A la tête de la tuile se trouve la saillie d, qui sert à agrafer la tuile immédiatement supérieure.
- 1/envers, ainsi que le montre la figure 1550, peut comporter des dessins variés.
- 20 par mètre carré.
- Tuiles Suisses dites tuiles de montagne.
- En Suisse, on emploie un modèle de tuiles dites tuiles de montagne, représenté figure 1551.
- Cette tuile est fabriquée en pâte dure. Elle se travaille à la filière, et, à cet effet, la section est toujours constante.
- L’assemblage latéral se fait à l’aide d’une cannelure g [fig. 1551 et 1552), dans laquelle se fait la retombée du couvre-joint h. Sur la face antérieure de la tuile et au milieu se trouve une nervure n.
- Nous donnons {fig. 1553) une coupe longitudinale de cette tuile*
- Le joint vertical, à simple emboîtement, est chevauché. Jitant donnée la disposition du joint horizontal, il est évident que rien n’arrête l’eau dans ce sens; aussi faut-il n’employer ces tuiles que lorsque la pente du toit est assez rapide et est au moins de 0m,60 à 1 mètre par mètre.
- Les dimensions de la tuile sont :
- 0ra,38 X 0ra,21 ;
- Pureau 0m,30 X 0m,19.
- Il en faut environ 17 au mètremarré.
- Poids de ces tuiles, 2k,500 la pièce.
- Tuiles diverses.
- Nous citerons encore comme tuiles de bonne qualité, mais sans entrer dans Ie détail de leur description, les tuiles Joli'
- bois, les tuiles Temimuid, les tuiles CaH' tillon, les tuiles de M o n tch an in -1 es-Mi n t’s > de Marcel Cancalon à Roanne, de Fresn&s Argences (Calvados), etc. etc.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- Nous donnons {fig. 1554) un des types assez connus: le revers des tuiles losan-gées n° 1, fabriquées par la tuilerie de Montclianin. L’emboîtement latéral se fait au moyen d’une cannelure a. L’emboîtement horizontal se fait au moyen
- BOURGOGNE
- MONTCHANIN
- •SAONU-rLOIRE
- Fig. 1554.
- d’une saillie b. Deux pannetons c et d permettent la fixation delà tuile sur le lattis.
- Nous donnons [fig. 1555 et 1556) le type de tuile losangée n° 1 fabriquée à l’usine de Roanne.
- Les tuiles d’Argences pèsent de 2k,600 à 2k,800 ; il faut 13 tuiles pour couvrir 1 mètre carré.
- Le mètre superficiel de couverture pèse de 33 à 36 kilogrammes.
- La pente la plus convenable est de bm,40 à 0m,50 par mètre. Cependant on Peut employer la tuile à la pente de 0m,25 par mètre, surtout si le batiment est bien
- 56<)
- exposé ; de même qu’elle peut s’élever jusqu’à 1 mètre par mètre.
- Nous donnons [fig. 1557 à 1571) un ensemble de croquis des divers genres de tuiles fabriquées à l’usine.
- Toutes ces tuiles à emboîtement sont munies d’un ou deux pannetons, pour
- v? i
- JT- 3
- N°2
- Fig. 1537 à 1571.
- permettre de les assujettir aux lattes au moyen d’un fil de fer galvanisé.
- Au point de vue de l’entretien et de la durée des couvertures en tuiles, les conditions suivantes sont recommandées : solide charpente, lattis sans flexion, tuiles de bonne qualité à surface lisse; pente
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- 570
- COUVERTURE.
- inclinée an-delà de celle ordinairement suffisante, aérage facile de la face inférieure des tuiles et du lattis.
- Le tableau suivant fournit quelques données pratiques relativement à ces
- divers genres de tuiles. Il est emprunté au travail de M. G. Détain, ingénieur, publié dans la Revue de VArchitecture et des Travaux 'publics, de M. César Daly.
- DÉTAIL DIMENSIONS POIDS D’IM TUILE PUREAU NOMBRE POIDS PENTE MINIMA
- SURF toi a a s-» a < ACE ale cC a SURF décou CS fcj H a < 33 ACE verte C£ O CS J 33 MOUILLÉE ^ 1/4 d’heure P ME h Q ' pj DE TUILES | y coi LES L H S •J -g a 'œ npris ATTES 3 H 1
- Tuiles plates de Bourgogne
- grand moule 0.30 0.25 0.11 0.25 2.41 2.62 0.11 9.10 36.40 88 96 0.75
- Petit moule 0.24 0.195 0.08 0.24 1.32 1.42 0.08 12.50 64.10 96 92 1.00
- Creuses de Bourgogne 0.37 0.19 0.25 0.105 2.66 2.89 0.25 volige 34 98 98 0.50
- Tuiles flamandes Moselmann 0.33 0.22 0.25 0.18 1.53 1.64 0,25 4.00 22.22 34 38 0.75
- » Gérard 0.34 0.26 5.22 0.19 2.26 2.43 0.22 4.55 23.80 54 58 0.75
- » Boyaux et Beglins ... 0.30 0.22 0.22 0.19 1.37 1.50 0.22 4.55 23.80 33 36 0.75
- » Gilardoni n*l 0.38 0.23 0.33 0.20 2.55 2.97 0.33 3.05 15.15 39 45 0.50
- » » n° 2. 0.38 0.23 0.33 0.20 2.73 3.14 0.33 3.05 15.15 42 48 0.50
- » » n* 3... 0.42 0.23 0.33 0.20 2.52 2.89 0.33 3.05 15.15 45 48 0.40
- » Muller 0.38 0.23 0.33 0.20 2.95 3.14 0.33 3.05 16.40 43 51 0.50
- » Courtois 0.36 0.36 0.30 0.30 2.35 2.45 0.15 6.67 18.52 44 40 0.75
- » Josson grand moule.. 0.40 0.28 0.32 0.28 2.29 2.49 0.16 6.25 22.32 31 56 0.60
- » » petit moule... 0.28 0.19 0.22 0.19 0.79 0.87 0.11 9.09 47.87 38 42 0.75
- » Demimuid ogivale ... 0.34 0.17 1.115 42.02 47 0.60
- » » double face 0.40 0.21 1.245 28.01 35 0.60
- III. — Pose des tuiles.
- 1° Rampants.
- Calcul du nombre de tuiles. — Etant donnée une toiture quelconque, il est bon
- de savoir comment on peut calculer le nombre de tuiles nécessaire pour la couvrir.
- Prenons, comme exemple, un toit {fig. 1572) dont la longueur de faîtage est
- 'a.y*L.
- 'lûîjlff..
- ...JL...
- de 10 mètres, celle de la ligne de plus grande pente, 3m,35. Supposons qu’il s’agisse de couvrir ce toit avec des tuiles Montchanin, type losangé n° 1. On sait que ce genre de tuile pèse 3k,100 à 3\200.
- Les dimensions d’une tuile sont les soi" vantes :
- Hauteur....................... 0m,40
- Largeur ..................... 0 ,24
- La surface de cette tuile est donc : 0n,,40 X 0m,24 = O"12,096.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 571
- Si nous prenons 13 tuiles, nous aurons une surface de
- 0m2,096x 13 —ima,24.
- On voit donc qu’il entre environ 13 tuiles par mètre carré en tenant compte des emboîtements. Pour la surface de la toiture :
- 1 rampant 3m,35 X Î0m,00 = 33“,50
- 1 rampant 3m,35 X 10m,00 = 33 ,50
- Surface totale 67m,00
- Comme il faut 13 tuiles par mètre carré, le nombre total de tuiles à employer est donc de
- 13 x 67 = 871 tuiles.
- Comme ces tuiles sont posées à chevauchement, il faut des demi-tuiles.
- On admet que, sur chaque pignon, il faut 3 demi-tuiles par 2 mètres de chevronnage, soit pour la toiture ci-dessus.
- i M\
- 2 pignons X 6m,70 = = 6m,70
- X 3 demi-tuiles = 20 à 22 demi-tuiles.
- La pente la plus généralement adoptée est de 0m,50 à 0m,60 par mètre. Voici comment elle se calcule :
- Considérons à nouveau la figure 1572. La hauteur de la ligne de faîtage au-dessus de la ligne d’égout est de lm,50. Elle est à répartir sur 3 mètres demi-écartement des murs de rive. On a donc :
- La pente est donc de 0m,50 par mètre.
- Nous avons donné, dans le paragraphe précédent, le tableau des pentes minima correspondant à chaque nature de tuile. Nous voyons, d’après ce tableau, que ces tuiles plates exigent une pente plus rapide que les tuiles mécaniques.
- En général, pour les tuiles de Bourgogne, grand moule, on se tient dans les limites suivantes :
- 40°, soit 0m,80 par mètre ;
- 60°, soit lm,73 —
- La pente moyenne la plus communément adoptée est de 45°, soit 1 mètre par mètre.
- Le petit moule exige au moins 45°, pente minima également pour les tuiles de pays, à cause de la porosité et de l’infériorité des terres composant ces tuiles.
- Il faut, en un mot, dans l’établissement de la couverture en tuiles, concilier deux conditions difficiles à réaliser ensemble, savoir :
- Séchage rapide de la tuile ;
- Stabilité sur le lattis;
- La pente rapide assure l’égouttage ;
- La pente faible rend la pose plus stable.
- Le nombre des tuiles plates ou en écailles à mettre sur le toit indiqué fig. 1572) se calculerait de la même façon.
- Ainsi, on aurait :
- Surface d’une tuile carrée ou écaille : 0m,15 X 0m,27 = 0m,04.
- Nombre par mètre carré........... 60.
- Donc pour le comble indiqué 67 X 60 = 4 020 tuiles.
- Calcul du poids supporté par la charpente. — Reprenons l’exemple précédent [fig. 1572).
- Il faut 871 tuiles pour couvrir ce toit. Chacune pèse 3k,100, et il en faut 13 par mètre carré. Le poids total est donc :
- 871 X 3,100 = 2 700\100.
- Le poids par mètre carré,
- 13 X 3k,100 = 40\300.
- Ceci, non compris les faîtages et les arêtiers, dont nous parlerons plus loin.
- Pose du lattis. —Il faut environ 3 mètres linéaires de lattis par mètre carré de toiture.
- Ainsi dans l’exemple donné fig. 1572), on a :
- Surface du comble, 67 mètres carrés.
- Nombre de mètres linéaires de lattes : 67 x3 = 201 mètres.
- Les lattes le plus souvent employées sont en sapin 27 X 27mm à 30 X 30mm de section.
- Pour les tuiles plates de Bourgogne, le lattis est formé par des lattes en cœur de chêne refendu de 0m,040 à 0m,045 de largeur, 0m,005 à 0m,01 d’épaisseur et lm,30 de longueur.
- Pour les petites tuiles, il faut compter 4 mètres linéaires de lattes par mètre carré de couverture.
- On cloue les lattes transversalement aux chevrons, de manière à former des lignes bien horizontales.
- Pour les tuiles plates, on espace d'axe en axe deux rangs successifs de lattes :
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- COUVERTURE.
- 572
- 0m, 11 pour les tuiles grand moule, 0m,08 pour les tuiles petit moule.
- La principale condition pour obtenir une bonne couverture avec les tuiles à emboîtement est de bien latter, c’est-à-dire de placer les tringles parfaitement d’équerre et parallèles entre elles.
- Les lattes doivent être placées pour les tuiles, 13 au mètre carré, à 0m,553 d’écartement du dessus de chaque latte. Le premier rang seul, placé à l’extrémité inférieure du chevron, et en doublis, c’est-à-dire qu’il est composé de deux lattes superposées, est fixé à une distance moindre du deuxième rang, suivant le larmier que l’on désire conserver.
- Il est bon de laisser entre ce premier rang et le deuxième un écartement de 0m,30 pour obtenir un larmier de 0m,07 à Qm,08.
- Il est indispensable, avant de couper les chevrons, de placer provisoirement une rangée de tuiles de bas en haut pour vérifier les dimensions ; on pourra éviter ainsi de trancher les tuiles de la dernière rangée, qu’il est utile de ne faire arriver qu’à environ 0m,04 de l’extrémité supérieure du chevron, et on obviera aux inconvénients d'un lattage mal fait.
- Dans la couverture en tuiles plates, on pose les lattes en liaison, c’est-à-dire que les joints se trouvent régulièrement répartis sur les divers chevrons et croisés d’un rang à l’autre. L’espacement des chevrons est deOm,325; quatre intervalles de chevrons forment la longueur d’une latte.
- On recommande, pour les tuiles mécaniques, les dimensions de lattes ci-dessous suivant l’écartement des chevrons.
- ÉCARTEMENT DIMENSIONS '
- DES CHEVRONS DES LATTES
- 0m,50 et au dessus 0m,030 x 0“,015
- 0“,60 0 ,025 X 0 ,025
- 0 ,70 0 ,030 x 0 ,025
- 0 ,80 0 ,040 X 0 ,030
- ployées à exécuter les treillages, d’où leur nom.
- Recouvrement. — On appelle recouvrement la liaison à donner aux tuiles.
- Pour les tuiles plates, la liaison est de 0m,08 à 0m,09 environ.
- Elle n’est que de 0m,01 à 0m,02 pour la tuile mécanique.
- Pureau.— On donne, comme pour l’ardoise, le nom de pureau à la partie découverte visible de la tuile.
- Le pureau est égal à la moitié de la hauteur de la tuile, déduction faite du recouvrement :
- Pureau
- hauteur-recouvrement
- _
- Ainsi, pour le grand moule,tuile plate:
- Pureau ~
- 0m,30 — 0m,09 2
- 0m,105.
- Pour le petit moule, tuile plate : 0m,25 — 0m,09
- Pureau =
- 2
- 0m,08.
- L’extrémité inférieure de la tuile doit poser sur une latte ; d’autre part, l’extrémité du recouvrement doit être sur une autre latte. L’espace des deux lattes est donc égal au pureau ffig. 1573).
- Pour la tuile mécanique, au contraire, on a :
- Pureau = hauteur de la tuile —- recouvrement. Le pureau est donc beaucoup plus grand dans la tuile mécanique que dans la tuile plate [fig. 1574).
- Nous donnons ci-dessous le pureau correspondant aux tuiles diverses de la tuilerie de Choisy-le-Roi :
- TUILES PUREAU
- Ordinaire à recouvrement 0m,35
- Losangée à emboîtement 0 ,35
- A nervure, à emboîtement Fer de lance à emboîtement 0 ,355
- 0 ,35
- A double recouvrement Grand modèle à nervure à emboî- 0 ,36
- tement . 0 ,43
- Petit moule à emboîtement 0 ,265
- Petit moule à recouvrement 0 ,27
- On remplace souvent la latte cœur de chêne par. un treillage de châtaigniers, tringles refendues ordinairement em-
- Le tableau suivant donne l’écartement
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- COUVERTURES EN TUILES. 573
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- COUVERTURE.
- du lattis correspondant à chacun des modèles de tuiles type Gilardoni :
- TUILES ÉCARTEMENT DU LATTIS
- Modèle n° 1 à losange, grand modèle 0”, 35
- Modèle n° 1 à losange, petit modèle 0 ,32
- Modèle n° 2 0 ,34
- Modèle n° 3 0 ,33
- Modèle n° 4 0 ,33
- Modèle n° 5 0 ,37
- où tombe le crochet. Cela donne la place exacte où doit se mettre la première latte en allant de bas en haut;
- 3° Tracer au cordeau, enduit de blanc ou de rouge, une horizontale passant par cette latte ;
- 4° Tracer une série d’autres lignes horizontales, espacées de la valeur d’un pureau, en remontant vers le toit. Ces lignes servent à poser les lattes sans faire erreur ;
- 5° Placer les tuiles rang par rang. La pose se fait de droite à gauche ; cela faci-
- Faîtage
- Pour les tuiles Muller à recouvrement, on emploie des lattes en sapin de 40 à 50 millimètres de large sur 25 à 27 millimètres d’épaisseur, pour un écartement de chevrons de 0m,60 à 0m,80.
- Pour un écartement de 0m,35 à 0m,50, on emploie des lattes de 25 à 27 millimètres de largeur sur 25 à 27 millimètres d’épaisseur.
- Il faut 3 mètres linéaires de lattis par mètre superficiel de couverture.
- Il faut bien veiller à l’écartement convenable des lattes et à ce que les joints de tuiles soient parfaitement en ligne droite, d’équerre avec l’égout du toit. Ne latter qu’après avoir mesuré la tuile.
- Pour les combles en fer, les lattes se font en fer cornière ou en fer X*
- On voit, d’après ce qui précède, que le pureau des tuiles plates est ordinairement le 1 /3 et quelquefois les 2/5 de la hauteur de la tuile. Chaque latte de lm,30 doit porter et être clouée sur quatre chevrons qui sont espacés de quatre à la latte, dans le sens de la largeur du toit.
- On fixe les lattes avec des clous de 0m,027 de longueur et de 620 à 640 au kilogramme, ce qui fait, par mètre carré :
- Grand moule. 0k,06 de clous.
- Petit — 0 ,094 —
- Marche du travail. — Voici comment' on procède pour la mise en place de la tuile :
- 1° Déterminer exactement la position que doit avoir le rang inférieur près de la rive d’égout;
- 2° Présenter une tuile de ce rang et voir
- 4 ligne de faites 3*ligne de lattes
- .p, -crochet
- Fig. 1575.
- lite le travail du couvreur. Ce dernier procède de bas en haut, par séries de trois rangées [fig. 1575). \
- Quand toutes les tuiles sont ae dimensions uniformes, les joints se répètent bien régulièrement ; mais cela n’a généralement pas lieu ; il faut alors veiller à ce qu’il y ait toujours croisement des joints.
- On procède, autant que possible, simultanément des deux côtés de la couverture, de manière à charger également les fermes. Cela çst important, surtout quand il s’agit d’un comble de grande portée, car on diminue par là les risques d’accidents, par suite de coups de vent, et il faut remarquer que les trois épaisseurs
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- COUVERTURES EN TUILES.
- de tuiles donnent un poids de 60 kilogrammes par mètre carré de' couverture mesurée suivant l’inclinaison [fig., 1576).
- La fi gure 1573 représente une portion de couverture en tuiles 'plates ; la figure
- Fig. 1576.
- 1574, une autre couverte en tuiles mécaniques.
- Couverture à recouvrement partiel avec bardeaux. — Quelquefois on espace les lattes de 19 à 21 centimètres, et on couvre avec des tuiles de 36 centimètres de longueur.
- On voit par là que chaque tuile embrasse, à peu près, deux intervalles du lattis [fig. 1577). Les tuiles se recouvrent a joints croisés.
- Mais il arrive qu’en certains endroits lme partie du joint reste à découvert, comme cela est indiqué en A [fig. 1577). rour la rendre étanche, on la garnit d’une Petite longueur de bardeau D, placée sous joint et garnie de mortier.
- La pente d’une couverture, ainsi établie, ne doit jamais descendre au-dessous de 0m,50 par mètre. Dans les contrées du Nord, il vaut mieux éviter cette limite et s’en tenir à la pente de 0m,66 par mètre comme minimum.
- Fig. 1578.
- Couverture à recouvrement simple. — Souvent on s’arrange de façon que les tuiles se recouvrent des deux tiers environ de leur longueur, comme cela est représenté [fig. 1578).
- Pour obtenir l’espacement des lattes, on retranche de la longueur totale de la tuile la quantité dont les tuiles extrêmes chevauchent l’une sur l’autre, puis on divise la longueur restante par 2.
- Fig. 1579.
- Ainsi, dans l’exemple de la figure 1578,
- on a :
- Longueur totale de la tuile. 0m,36
- Chevauchement............... 0m,06
- d’où :
- , 0m 36____Om nfi
- Écartement du lattis = —1------------—
- = 0m,15.
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- COUVERTURE.
- Cette couverture à recouvrement simple offre de grandes difficultés pour les réparations.
- En effet, les lattes n’étant espacées que de 15 en 15 centimètres, il faut, en retranchant environ 7 centimètres pour le crochet et la largeur de la latte, ne compter que sur 8 centimètres d’espace libre.
- Dans ces conditions, l’enlèvement des tuiles endommagées exige le levage de toutes les'tuiles depuis le faîtage jusqu’à la partie en réparation. De là, la nécessité absolue de n’employer dans ce genre de couverture que des matériaux de pre-
- mier choix, et de ne pas faire descendre la pente au-dessous de 0m,50 par mètre ou, mieux encore, de 0m,66 par mètre.
- La couverture est plus étanche que dans le cas précédent.
- Couverture à double recouvrement. —-Dans ce système, l’espacement des lattes est égal à la longueur de la tuile {fl,g. 1579) moins 10 à 12 centimètres.
- Dans l’exemple de la figure 1579, on a :
- Longueur delà tuile....... 0m,36
- Chevauchement............. 0m,12
- Espacement des lattes :
- 0m,36 — 0m,12 = 0m,24.
- Fig. 1580
- Chaque latte supporte une double rangée de tuiles posées l’une sur l’autre à joints croisés.
- On peut descendre la pente jusqu’à 0m,50 par mètre, mais, dans les contrées exposées au vent, il est préférable de se tenir au-dessus de cette limite.
- Les lattes étant plus écartées, ce genre de couverture exige un moins grand nombre de lattes et permet facilement les réparations.
- Couverture à claire-voie. — Dans le procédé dit à claire-voie, on fait la pose en laissant dans chaque rang horizontal un intervalle de 0m,08 à 0m,10, tout en croisant les joints verticaux [fig. 1580). On augmente un peu le pureau, en diminuant par là même le recouvrement.
- On produit ainsi des vides qui permettent une ventilation facile et abondante des pièces sous combles. Mais, en revanche, le vent, lorsqu’il est violent, fait pénétrer la pluie par les intervalles restés libres. Aussi ce système n’est à recommander que pour les magasins ou les fabriques qui ont absolument besoin d’aération.
- Maçonnage. — Dans certains pays, notamment en Allemagne et en Bohême, pour assurer la complète imperméabilité des couvertures en tuiles plates, on garnit les joints de mortier de chaux auquel on mêle une petite quantité de poils de vache à l’effet d’augmenter l’adhérence du mortier à la tuile. Il faut que le mortier soit de préparation soignée. Il est néces-
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- saire que le travail ait lieu par un temps sec, pour que le mortier ne soit pas délayé avant sa prise par l’eau de pluie.
- Pour faire ce maçonnage, on a non seulement à reboucher les joints des tuiles contiguës, mais à faire aussi le scellement des tuiles superposées entre elles. A cet effet, le couvreur étend horizontalement, d’un bout de la rangée à l’autre, un cordon en mortier AB [fig. 1581). Il donne à °e cordon une largeur de 0ra,015 environ.
- La pose faite, l’ouvrier lisse avec soin la surface des joints montants. Toutes les tuiles sont reliées entre elles, deux tuiles adjacentes sur les côtés, et deux tuiles superposées par le cordon transversal.
- . 0, 60.
- Fig. 1581.
- Ce système a l’avantage de donner une lrïiperméabilité absolue, même en hiver, d’éviter les ébranlements et soulèvements de tuiles par les grands vents, et, enfin, d’empêcher les dépôts de poussières dans les joints, et de rendre, par là, la tuile ^ulns sujette à la mousse, une des causes de sa destruction.
- 11 permet aussi d’employer des tuiles °oncaves. A cet effet, l’ouvrier enlève avec ®°n marteau, le crochet de la tuile et il lait la pose en retournant la tuile sens dessus-dessous. Il y a là deux inconvénients. Le premier, c’est que la tuile n est plus tenue en place que par le maçon-^age; le second, c’est qu’elle présente à
- extérieur sa surface poreuse. Pour obvier
- à ces deux défauts, il faut un bon scellement, et badigeonner la surface extérieure de la tuile avec du ciment très délayé.
- Le maçonnage au ciment n’est pas à recommander, car, en couche aussi mince, ce dernier se fendille facilement au moindre choc, cela surtout, quand le ciment dont on s’est servi a commencé à faire prise, ce qui est presque inévitable, vu sa rapidité de prise.
- Le maçonnage peut se faire aussi avec du plâtre.
- On reproche à ce genre de fixation de tuile d’entraîner une forte proportion de
- Fig. 1582. — Coupe CD.
- casse dans les réparations et d’exiger, pour diminuer cet inconvénient, l’emploi d’outils spéciaux.
- Combles hourdés. — Il arrive parfois que la charpente des combles forme un hourdis plein entre les chevrons. C’est ce que représente la coupe CD [fig. 1582).
- Dans ce cas, on scelle les tuiles au mortier sur un massif a recouvrant le hourdis du plancher du comble, ainsi que le montre la coupe AB {fig. 1583).
- On emploie alors le mortier de chaux hydraulique comme moyen d’attache. On
- Sciences générales.
- Couverture et Plomberie. — 37.
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- COUVERTURE.
- donne à la tuile l’inclinaison voulue au moyen d’une solive.
- Dans les pays à plâtre, on emploie très avantageusement le mortier de plâtre.
- Ce système présente quelques inconvénients :
- 1° La tuile conserve longtemps son humidité, puisqu’il n’y a pas d’aération par
- Fig. 1583. —'Coupe AB.
- dessous ; elle est de plus exposée à une détérioration par la gelée ;
- 2° En cas de réparations, les cassures sont très nombreuses, et la dépose exige beaucoup de soin.
- Donc, lorsqu’on veut poser une couverture, sur mortier il faut faire choix des meilleures tuiles dont on dispose, et, au besoin, on prend des matériaux de qualité exceptionnelle.
- Combles sur lambourdes. — Lorsque le comble est hourdé, on peut, sur le hourdis, poser des lambourdes semblables à celles employées dans les planchers.
- C’est ce que représentent les figures \ 584-1585. Ces lambourdes ont 0m,08 de hauteur sur 0m,04 de largeur. Elles sont retenues de chaque côté par une bande de solin. Elles sont espacées les unes des autres de 0m,12. Les tuiles s’accrochent comme pour un lattis ordinaire.
- Couverture sur enduits évidents de scie. — Dans ce système, représenté [fig. 1586-
- Fig. 1584. — Coupe AB.
- Fig. 1585. — Coupe CD.
- 1587), il est fait, entre les chevrons, un hourdis plein, comme dans l’exemple précédent; sur ce hourdis, on dresse une aire a en mortier, et on y trace, au moyen
- de règles, de véritables liteaux l. Ces liteaux sont espacés à distances régulières, 0m,34, par exemple, pour des tuiles de 0m,43 de longueur.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 579
- Bardeaux à grosses nervures. — La charpente en fer peut être terminée par un chevronnage en fer double T, dont les
- pièces, espacées de 0m,40 à 0m,50, soient destinées à recevoir des bardeaux de terre cuite.
- Fig. 1586 et 1587.
- Dans la figure 1588, nous représentons Un exemple de couverture en tuiles posées ®ur des bardeaux de terre cuite, fabriqués u la Tuilerie Parisienne d'Ivry-Port.
- La figure 1589 donne la vue perspective d’un de ces bardeaux. Il est percé de
- Fig. 1588.
- ^rous t comme une brique creuse. A droite trouve une cannelure c munie d’un rebord r. Cette cannelure est destinée à Recevoir la saillie s du couvre-joint A. r;eux bardeaux s’assemblent suivant une *lgne horizontale du rampant, à l’inverse
- des tuiles, qui s’assemblent dans! le'sens de la ligne de plus grande pente. Il n’y a pas d’assemblage dans ce dernier sens. Les bardeaux d’une même rangée se posent côte à côte.
- ’lu____
- Fig. 1589.
- Le bardeau porte des nervures n dans le sens horizontal. Ces nervures n sont destinées à l’accrochage de la tuile.
- On peut fixer à ce lattage n’importe quel genre de tuile à crochet, mécanique ou non.
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- COUVERTURE.
- La figure 1588[montre lsftuile en place. La figure 1590 donne la vue de face d’une tuile creuse isolante. A gauche et à
- (H 1
- s : C S
- Fig. 1590.
- droite se trouvent des cannelures c servant à l’emboîtement.
- La figure 1591 montre la coupe en travers de la tuile mise en place. En A sont
- W X ~ÜTik
- Fig. 1591.
- les crochets qui servent à l’attache sur le lattis.
- Bardeaux à dents de scie. — La grande Tuilerie Parisienne fait aussi des bardeaux
- ______lû’12. _
- en terre cuite, dits à dents de scie. Ce bardeau (fig. 1592), a une hauteur, suivant la pente, égale à la valeur du pureau,
- et une section en forme de trapèze. Chaque morceau de bardeau comprend deux dents A. Il a une largeur de Om,22
- et une longueur variable. Il est percé de
- trous tt.
- Comme dans le cas précédent, ce bar-
- ^______alll _
- deau se place sur les ailes des fers a double T formant chevrons (fig. 1593). On dispose ces bardeaux par rangées
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- tien horizontales ; il en résulte des saillies très convenables pour acerocherles divers rangs de tuiles.
- Bardeaux tubulaires. — Onfait aussi des bardeaux creux enterre cuite dont la section affecte la forme circulaire. Ce bardeau a Une hauteur égale à la valeur du pureau. Chaque morceau, de bardeau comprend deux cylindres C. Il a une largeur de et une longueur variable.
- £r_2i5____L
- Fig. 1596.
- La figure 1594 donne une vue perspective d’un bardeau de ce genre.
- Couverture sur lattis en fer. — La pose des tuiles sur lattis en fer se fait aussi simplement que sur le lattis en bois. La figure 1595 montre deux tuiles accrochées sur des fers simple T, a. Le crochet c de la tuile vient s’agrafer sur hâme du fer, à simple T reposant sur le chevron C (fig. 1596). La distance des iattes est de 0m,350.
- Couvertures exposées à de grands vents. On emploie, dans ce cas, la tuile fi-
- Fig. 1597.
- Fig. 1598.
- gure 1597. Cette tuile se pose comme toutes
- Fig. 1599.
- tuiles mécaniques. Elle porte à sa par-tle supérieure et sur sa face postérieure 11116 saillie N [fig. 1598) appelée nez d'ac-Crochage. Ce nez est percé d’une ouver-bire o destinée à laisser passer une
- pointe p qu’on enfonce dans la latte L. comme le représente le croquis (fig. 1597). Le croquis (fig. 1598) donne la vue perspective du dessous de la tuile avec son nez qui affecte la forme cylindrique.
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- 582
- COUVERTURE.
- La tuile est, pour ainsi dire, clouée sur le lattis. Ce dernier est espacé de 34 1 /2 à 35 centimètres d’axe en axe des lattes.
- Pour donner encore plus de garantie à
- Fig. 1600 et 1601.
- la solidité de la couverture, la tuile est également munie d’une petite entaille E [fig. 1599-1600) pratiquée sur la partie in-
- et 1603.
- Fig. 1602
- férieure. Dans cette entaille passe un crochet métallique c recourbé à angle droit, dont nous donnons une vue agrandie [fig. 1601). L’extrémité pointue de ce cro-
- chet pénètre aussi dans une des cannelures M percées dans le corps de la tuile immédiatement inférieure. La coupe AB de la figure 1600 montre la tête de ce crochet engagé dans la tuile.
- De cette manière toutes les tuiles sont solidaires les unes des autres et solidement clouées au lattis.
- Fig. 1604.
- L’usine Muller et Cie, à Ivry, fabrique aussi des tuiles à attache, au bord [fig. 1602) ou au milieu {fig. 1603).
- Dans la figure 1604, nous montrons la mise en place de ces tuiles.
- 2° Égouts.
- Égout avec chéneaux. — Examinons
- Fig. 1603.
- comment s’établit l’égout d’une couverture en tuile :
- A la partie inférieure de la toiture {fig. 1605), on établit un voligeage jointif Y, sur lequel reposent les dernières
- lattes du lattis L. Entre la dernière latte et la rive d’égout on met un second y0' ligeage A, qui reçoit une feuille de zmc Z venant se replier le long de la latte L. L’extrémité supérieure de cette feuille
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 583
- passe sous le dernier rang de tuile T. du chéneau C contre lequel elle se re-Son extrémité inférieure descend le long plie en agrafe. L’eau qui peut traverser
- Chéneau
- Charpente en fer
- Fig. 1606.
- les joints du rang d’égout est reçue par cette bande en zinc qui la ramène au chéneau.
- Le rang de tuiles d’égout est retenu
- --O--------- o
- Par une latte non représentée dans la %ure. La latte L sert de support, elle est plus épaisse que les précédentes P°ur donner aux tuiles l’inclinaison voulue sUr la ligne du rampant. On lui donne souvent le nom de chanlatte.
- Quelquefois le second voligeage A est prolongé au delà de la chanlatte L et cette dernière est diminuée d’autant.
- D’autre s fois encore, la chanlatte est supprimée, et le rang d’égout est scellé au plâtre sur le voligeage.
- Ce genre d’égout porte souvent le nom u égout simple à bande de batellement.
- On peut supprimer la bande de batelle-f*ent, comme le montre la figure 1606. On ne fait plus de voligeage jointif le long de la rive. Une latte A est clouée àl’extré-j^lté inférieure du chevron C. Elle reçoit dernier rang de tuiles T auquel elle sert de support et qui s’accroche sur la latte précédente B. A cet effet, la latte A est plus épaisse que B, de manière à conser-Ver à la tuile son inclinaison, malgré l’ab-
- sence de rangs de tuiles situés plus bas et qu’elle doit remplacer comme support.
- Le rang d’égout dépasse d’un pureau
- Fig. 1607.
- l’extrémité de la latte A et déborde de la même quantité sur le chéneau E.
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- COUVERTURE.
- Le chéneau se fixe contre le chevron C. La saillie de la tuile d’égout fait que l’eau est rejetée directement dans le chéneau.
- Egouts sans chéneaux. — Quelquefois les eaux de pluie ne sont pas écoulées dans un chéneau, mais rejetées directement sur le chemin, ce qui se fait surtout dans les constructions rurales.
- Dans ce cas, on scelle sur la rive du mur de goutte {fig. 1607), deux rangs de tuile tK et t2. Ces tuiles dépassent le mur d’environ 0m,07 et ont un pureau de 0m,ll. Elles croisent leurs joints. L’égout est dit de deux pièces.
- Le dernier rang de tuiles T, fixé sur la latte L, vient reposer sur les deux tuiles tK et t2. Les autres tuiles se placent à la manière ordinaire.
- Pour les rangs de tuiles tK, on utilise des morceaux de tuiles, appelées demi-tuiles. Le rang t2 est formé de tuiles écornées et sans crochets, appelées deux tiers de tuiles.
- Le rang tK est scellé à bain de mortier sur le mur. Le rang £2, appelé aussi dou-blis, n’est scellé qu’en tête. On choisit pour le former des tuiles un peu concaves
- pour avoir un certain aérage permettant l’évaporation.
- Fig. 1608.
- Pour donner plus de force à cet ég°u on peut ajouter un troisième rang de tuiles l3 {fig. 1608). On a donc trois rangs de
- v,
- A9. JA.
- Fig. 1609.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- S 85
- tuiles tA\ t2 et tr tK estforméde deux tuiles scellées en plein à bain de plâtre. t.2 et t.A sont formés de deux tiers de tuiles scellées en tête seulement. Les trois rangs sont à joints croisés. L’égout est dit de trois pièces.
- Les autres rangs de tuiles se placent comme nous l’avons indiqué plus haut.
- Il arrive parfois que les chevrons dépassent le nu du mur et forment ce que l’on appelle un égout pendant.
- Dans ce cas, onvoligeenplein [fig. 1609) sur toute la partie AB du chevron C qui se trouve en saillie. Ce voligeage est
- Fig. 1610.
- représenté en V dans la figure 1609. Sur le voligeage Y, on cloue une chanlatte a. On donne à cette dernière une épaisseur suffisante pour obtenir une inclinaison convenable des rangs de tuiles. Sur cette chanlatte on pose deux tuiles tK et t2 formant égout de deux pièces, à joints croisés et ayant un pureau de Om,ll. Les quatre Premières lattes lK l2 l3 lA sont posées sur le voligeage. Les autres, telle que A, reposent directement sur le chevron C. Les lattes h h ^3 lA sont de dimensions moindres firie l,. et les autres, afin de racheter l’élévation du voligeage Y. Les rangs suivants se posent comme à l’ordinaire.
- Lorsque les toits sont recouverts en tuiles mécaniques, l’égout sans chéneau se fait d’une façon un peu différente de celles indiquées plus haut.
- La figure 1610 montre un égout en tuiles mécaniques sur chevrons en bois. Le chevron C dépasse de 0m,20 le nu du mur. A l’extrémité de C on cloue une épaisse chanlatte a, sur laquelle vient reposer le dernier rang de tuiles T. Cette pièce de bois a 0m,08 sur 0m,08. Sa partie postérieure est taillée à la demande du rampant. Le reste de la couverture se pose comme à l’ordinaire.
- On peut remplacer la chanlatte par une latte L indiquée en pointillé sur le
- Fig. 1611.
- croquis. Cette latte est de dimensions supérieures aux autres lattes pour obtenir la pente convenable des tuiles.
- La figure 1611 suppose des ehevrons en fer dépassant le nu du mur de 0m,06. Le lattis est en fers simples T dont les tables reposent à plat sur le chevron. Ces fers ont 0m,04 de hauteur, 0m,05 de largeur de table et 0m,004 d’épaisseur d’âme. La dernière latte est fixée à l’extrémité même du chevron. Entre cette latte et celle qui la précède l2, on fait une hourdis h. Sur ce hourdis, on fixe une cornière bK qui donne au dernier rang T de tuiles l’inclinaison voulue, et lui sert ainsi de support. Le reste de la couverture se fait à la méthode ordinaire. Nous indiquons
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- COUVERTURE.
- sur la figure les principales cotes correspondant à ce genre de couverture.
- Egouts sur coyaux. — Il arrive souvent que les chevrons ne viennent reposer que loin du nu du mur. On établit alors des coyaux qui, partant de ce nu, vont rejoindre les chevrons avec une inclinaison moindre que ces derniers v
- Deux points sont à considérer dans la couverture avec coyaux.
- 1° L’extrémité du coyau.
- 2° La jonction du coyau avec le chevron.
- 1° Couverture de Vextrémité du coyau. — La disposition est indiquée figure 1612.
- Sur la partie supérieure du mur, on scelle un premier égout formé de deux tuiles ti et t%. Cet égout forme une arête avancée à 0m,08 environ du listel de couronnement, il a 0m,24 de longueur.
- Il sert de support à un second égout de deux pièces t3 et th. Ce second égout
- avance de 0m,08 en saillie sur le premier on forme larmier. Sur cet égout on pose le premier rang de tuiles T. L’égout t3 tA se fixe sur la latte tandis
- fl'i*-V' ~'lt
- Fig. 1612.
- que la latte au-dessus l2 sert à accrocher la tuile T. Le reste de la couverture jusqu’à la rencontre avec le chevron C se pose comme à l’ordinaire.
- 2° Jonction du coyau avec le chevron*
- Fig. 1613.
- — Le reste du rampant a une inclinaison supérieure à celle du coyau.
- La couverture de ce dernier vient buter contre le chevron (/îg. 1613).
- La dernière latte a se cloue contre le point de rencontre du chevron C et du coyau D.
- Sur le chevron, à Om,ll environ du
- point de jonction, on cloue le dernier rang de latte. Sur cette latte a viennent s’accrocher les deux rangs de tuiles à et c formant doublis. Ces tuiles viennent s’appuyer sur le premier rang" de tuiles du coyau. Sur ce doublis repose le dernier rang de tuiles du rampant, et ce dernier rang de tuiles,
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- touche le premier rang de tuiles du coyau, cette^ tuile s’accroche sur les lattes précédentes a. Les autres rangs s’établissent, comme on le voit, avec un pureau de 0m,07 et une hauteur de tuile de 0m,24. Écartement du lattis := Om,ll. Epaisseur des chevrons 0m,08. Lattes 0m,027 sur 0m,034.
- 3° Arêtiers.
- Tranchis biais. — Comme pour la couverture en ardoises, il y a plusieurs manières de couvrir les arêtiers.
- Autrefois les arêtiers se faisaient en plâtre [fig. 1614). Dans ce système les tuiles des deux rampants R et R, sont arrêtées à quelques centimètres de l’arête vive A formée par la rencontre des deux pans. Toutes les tuiles des tranchis sont posées sur une couche de plâtre p. L’intervalle est garni de même mortier avec une surépaisseur, de manière à former un bourrelet b continu dessinant l’arête de l’arêtier. Le reste de la couverture est posé comme à l’ordinaire avec un espacement de lattis de 0m,08, un pureau de même distance.
- Fig. 1614.
- Les tuiles T, voisines de la ligne d’arête, s°nt coupées à la demande de l’inclinaison la ligne d’arête.
- Les tuiles du tranchis étant scellées au Mortier, il n’y a pas lieu d’établir ici, °omme pour les ardoises, des approches ef contre-approches, dont l’emploi était nécessité par l’obligation de trouver une place pour le clouage.
- Le grave inconvénient de ce genre d’arê-Ld* est d’exposer aux intempéries et à 1 action dissolvante de la pluie des surfaces
- de plâtre. Au bout de quelques années, le bourrelet b se détériore, tombe, et il faut tout recommencer.
- Pour éviter ces réparations, on peut, au lieu du bourrelet, établir un tasseau d’arêtier (fig. 1615) T très saillant. Ce tasseau est posé sur l’arête de rencontre des chevrons C. On arrête les tuiles à une certaine distance de la ligne d’arête et on continue par un remplissage en plâtre r jusqu’à cette ligne. Sur ce remplissage on volige en plein v jusqu’au tasseau T. Sur le voli-
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- COUVERTURE.
- geage on étend une feuille de plomb p retenue par un crochet en cuivre c. Cette bande de plomb est terminée à sa partie inférieure par un ourlet. Les crochets sont posés tous les 0m,35 à 0m,40, et
- rabattus sur l’ourlet. La pièce p se termine au ras du tasseau. Elle laisse découvert une partie de la tuile située au-dessous de la largeur d’un pureau, environ 0m,08.
- Sur la pièce de plomb, on étend ensuite
- Fig. 1615.
- Fig. 1616
- à 1619.
- une bande de zinc z, terminée à sa partie inférieure par un ourlet. A sa partie supérieure, cette bande z vient se replier et se clouer contre le tasseau. Elle est maintenue par des crochets en cuivre d qui se replient sur l’ourlet.
- Sur le tasseau T, on place un couvre-joint/ en zinc ; ce couvre-joint se recourbe le long du tasseau et vient recouvrir une partie de la bande de zinc z. Le couvre-joint est disposé par bouts de 1 mètre de longueur.
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- COUVERTURES EN TUILES. 589
- La bande z laisse à découvert une partie | Arêtiers de terre cuite. — On fait beau-de la pièce p de la largeur d’un pureau. | coup les arêtiers avec des sortes de tuiles
- Fig. 1620 à 1622.
- de forme cylindrique. Ces tuiles sont posées sur mortiers de plâtre ou mieux de ciment. Le dernier bout du bas porte un ornement pour cacher sa section béante.
- Les figures 1616 à 1622 montre des Modèles d’arêtiers de la maison Muller et Cie.
- La figure 1616 représente un arêtier sans emboîtement ni recouvrement. Son poids est de 2 kilogrammes. Dimensions : longueur 0m,50 ; largeur extérieure 0ra,10.
- La figure 1617 montre un arêtier à mi-J°mt : longueur 0m,50 ; largeur extérieure ûm,18. Poids 2k^,2.
- L’arêtier {fig. 1618) est à mi-joint plat :
- Longueur 0m,50,largeur extérieure 0m,16, Poids 2k§,80.
- L’arêtier [fig. 1619) est à emboîtement :
- Longueur 0m,50,largeur extérieure 0m, 12, Poids lks,50.
- L’arêtier {fig. 1620) est à recouvrement forme olive :
- Longueur 0m,50, largeur extérieure : °V2, — 0m,51, — 0m,18, — 0m,25 ; poids âk£,9, — 3ks,9, _ 41^2, _ 5kg,5.
- La figure 1621 représente un arêtier conique à emboîtement.
- Longeur 0m,50, largeurextérieure 0m,20.
- Lette tuile peut se clouer sur le che-^ron C d’arêtier [fig. 1662), au moyen o une pointe p qui passe dans une ouver-Lire faite sur la tuile.
- A huiles d'arêtier. — Lorsqu’il s’agit d’a-retiers de toitures coniques, telles que rotondes, dômes, etc., on emploie aussi
- des tuiles mécaniques dont la partie supérieure est moins large que la partie infé-
- Fig. 1623.
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- GOUVERTURË.
- rieure, et affectant ainsi la forme trapézoïdale.
- L’usine Multer à Ivry fabrique ces sortes de tuiles sur épures de toutes pentes et dimensions.
- Nous en donnons un exemple (/?^.1623).
- Les tuiles d’arêtiers A sont à recouvrement et à emboîtement. Ces tuiles ne sont pas à joints croisés.
- S’il ne s’agit que d’un arêtier, les tuiles voisines B ont les dimensions et la forme rectangulaire.
- Fig. 1624.
- Si, au contraire, le comble est conique, toutes les tuiles ont la forme trapézoïdale, Tous les joints sont continus, et semblent partir du centre de la circonférence de développement du cône.
- Nous donnons (,fig. 1624) l’exemple
- d’une toiture couverte de cette manière. C’est un parapluie conique en tuiles pour jardin. La pente est de 0m,48 par mètre.
- Tuiles gironnées. — Pour les coupoles, tourelles, dômes et absides, la tuilerie de Montchanin fabrique des tuiles gironnées ayant la partie inférieure courbée en arc de cercle, tandis que la partie supérieure est linéaire, les deux côtés sont obliques, et la section est celle d’un trapèze mixtiligne. 11 y a deux modèles de ces tuiles.
- Grand modèle [fig. 1625) :
- Hauteur 0m,27 Grand côté 0m,15
- Petit côté 01D, 12 Poids 1 kil.
- Petit modèle (fig. 1626) :
- Hauteur 0m,27 Grand côté 0m,07
- Petit côté 0m,04 Poids 0kg,420
- Le petit modèle s’intercale au milieu du grand modèle dans la mise en place,
- Fig. 1625 et 1626.
- comme le montre la figure 1627. La proportion du petit modèle peut varier de 3 à 10 0/0 du grand modèle, selon la forme des toitures.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- Ces tuiles se font avec ou sans crochets. On les fait avec crochets lorsqu’elles doivent reposer sur lattes, et sans cro-
- chets, si elles doivent se poser directement sur voliges. Dans tous les cas, elles sont percées d’un ou de deux trous pour être
- Fig. 1627.
- clouées sur le liteau, si on le juge à Propos, soit sur la volige.
- 4° Faîtages.
- Faîtages en 'plâtre. — Comme les arê-hers, les faîtages peuvent se faire en
- plâtre. On termine les tuiles à quelques centimètres de l’arête vive formée par la rencontre des deux pans. Les tuiles du tranchis sont posées à bain de mortier, et l’intervalle est garni de même mortier, avec surépaisseur, de manière à former un gros bourrelet continu.
- Fig. 1628 à 1632.
- ; Cette sorte de faîtage ne résiste pas aux ^tempéries des saisons. L’eau délaye le P^tre, il faut éviter de l’employer.
- Faîtages en terre cuite. — On emploie avantageusement des faîtières en terre cuite. Ce sont des tuiles spéciales ayant a forme d’un demi-cylindre {fig. 1628 à
- 1632). La figure 1628 représente une tuile faîtière de cette forme, sans emboîtement.
- On les pose à cheval sur les deux pans de toiture (voir la demi-coupe AB de la figure 1633) formés par les chevrons C. La faîtière T vient reposer sur le dernier rang de tuiles t. Entre les deux, on fait
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- COUVERTURE.
- un garnissage en plâtre e, auquel on donne le nom d'embarrure. On les espace de 0m,04 à 0m,06 [fig. 1634), en mettant entre deux un fort bourrelet b [fig. 1633). Cette crête se dégrade facilement.
- Faîtages continus en terre cuite. — Aujourd’hui on emploie beaucoup les tuiles faîtières à emboîtement dont les figures 1629 à 1632 représentent les principaux modèles. Ces faîtières portent des échancrures pour bien se relier avec les tuiles.
- Comme les précédentes, ces tuiles faîtières se posent avec embarrures en plâtre ; mais il faut avoir soin de mettre peu de mortier, pour garnir le massif qui doit remplir la faîtière, sans quoi le gonflement du plâtre ferait casser celle-ci. Il est préférable alors de remplacer le plâtre par du ciment qui ne gonfle pas et ne fait ainsi courir aucun risque au faîtage.
- Ajoutons qu’avec des tuiles mécaniques
- et des faîtières à échancrures on peut se dispenser des embarrures, la liaison étant
- Fig. 1633.
- suffisamment assurée par l’agraffage de ces sortes de couvertures.
- JJJ3____,,
- Fig. 1634.
- Faîtières d’usines. — Pour les toits en forme de sheed, on emploie des faîtières d’un diamètre assez grand, 0m,22 environ [fig. 1635). Sur le pan recouvert, la faîtière F vient s’appuyer sur le dernier rang t de tuile. Sur le côté vitré, elle vient se fixer par une pointe contre une pièce de bois a, formant latte et clouée contre le chevron.
- On peut aussi employer des faîtières
- munies sur leurs côtés d’un prolongement venu au moule et fait à la demande des diverses inclinaisons des deux pans de toitures. *
- Les figures 1636 à 1638 donnent les diverses inclinaisons des toits d’usines éclairées par le haut, et les figures 1639 à 1641 la forme des tuiles faîtières correspondantes mises en place.
- Faîtages divers. — Lorsque les toits
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- COUVERTURES EN TUILES.
- sont couverts en tuiles plates, on peut, comme pour les ardoises, se dispenser de faîtières, et joindre les tuiles sur la ligne d’arête. On procède par enchevêtrure ou par recouvrement continu.
- Le procédé par enchevêtrure est représenté par les figures 1250 à 1252 (page 441). La fermeture d’un tel faîtage se fait simultanément sur les deux pans.
- La figure 1253 donne le procédé par
- 25x20,
- Fig. 1635.
- Fig. 1636 à 1638.
- rocouvrement continu. Les faîtières se recouvrent de leur épaisseur d’une manière continue.
- Les tuiles de la dernière rangée du Pan de couverture opposé aux plus grands Vents peuvent aussi déborder d’une ma-
- Sciences générales.
- nière régulière sur celle de la dernière rangée du pan. C’est l’appareil que nous avons appelé lignolet [ftg. 1254 et 1255). On peut aussi employer le métal, le zinc,
- le plomb et la fonte.
- , L’emploi du zinc ou du plomb se fait
- COUVERTURE ET PLOMBERIE. — 38
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- COUVERTURE.
- par bavette simple ou par bavette composée, en employant des pattes ou des mouches [fig. 1258 à 1268) pour fixer la bavette, on fait reposer celle-ci, soit direc-
- tement sur la couverture, soit sur un tasseau muni de couvre-joints. Le tasseau peut affecter différentes formes, suivant les conditions à remplir.
- Fig. 1639 à 1641.
- Enfin, on peut se servir de tuiles fai-tières en fonte fixées par deux clous sur le voligeage (fig. 1268). Ces faîtières sont
- Fig. 1642.
- à emboîtement comme les faîtières de terre cuite.
- En un mot, ce que nous avons dit des faîtages métalliques dans la couverture
- Fig. 1643.
- en ardoises peut aussi s’appliquer à la couverture en tuiles plates.
- Accessoires de faîtages. — Dans la plupart des maisons un peu importantes, on cherche à décorer le faîtage des toits.
- Si le faîtRge en tuiles plates est fait par enchevêtrure ou par recouvrement continu, on prend pour les dernières rangées de tuiles des pièces diversement colorées, de
- Fig. 1644.
- façon à les distinguer des autres et à accuser franchement la ligne d’arête (fig. 1269)-Si le faîtage est en métal, on peut employer des couvre-joints moulures {fig. 1272). On peut aussi ajouter des crêtes en zinc estampé telles que celles décrites dans les figures 1273 à 1276.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 595
- L orsqu’il y a des croupes, des épis en Zlnc estampé, munis ou non de girouettes °u de paratonnerres (fig. 1277 à 1281)
- o,
- Leur application est absolument la même dans la couverture en tuiles plates.
- Lorsqu’on emploie des tuiles faîtières en terre cuite, celles-ci sont livrées par les usines, avec ornements divers, comme le représentent les figures 1270 et 1271. Ces modèles très variés peuvent s’adapter aux divers genres de décoration extérieure des bâtiments.
- Les figures 1642 et 1643 montrent
- Fig. 1645.
- 011 continue les poinçons de ces croupes en les accusant au dehors.
- Ajoutons que le faîtage peut aussi com-
- Fig. 1646.
- Porter des ornements en fer forgé, tels (lUe ceux que nous avons décrits dans la c°Uverture en ardoises (fig. 1282 à 1285).
- Fig. 1647.
- deux exemples de tuiles faîtières munies de leurs ornements venus au moulage et ne formant qu’une seule pièce.
- La figure 1643 montre la tuile terminant le bout du faîtage et ayant un nez N destiné à cacher la section béante.
- Mais, le plus souvent, les ornements sont trop importants pour venir au moule en même temps que la faîtière. Lorsqu’il s’agit d’ornements comme ceux indiqués
- Fig. 1648 et 1649.
- ^£•1644), la tuile porte des cannelures estinées à recevoir les abouts des orne-ents. C’est ainsi que les deux tuiles faî-eres représentées figures 1645 et 1646 ^tent à leurs extrémités un renfle-laGnt ^ nouni d’une ouverture O dans ^elle pénétrera le poinçon, tiè 6S Inorfaises pratiquées dans la faî-le fe .^ectent différentes formes suivant ^ Piècêg qu’elles doivent recevoir. C’est ÏSl la mortaise est ronde, si elle doit
- recevoir un poinçon ou un épi (fig. 1647). Elle est, au contraire, longitudinale suivant la ligne de faîte, si elle doit recevoir une suite de crêtes (fig. 1648 et 1649). La figure 1650 montre l’assemblage de la crête avec la faîtière. La crête G est terminée par un tenon T qui entre dans la mortaise M formée par deux appendices A venus de moule avec les faîtières F et la suivant dans toute sa longueur.
- Il arrive aussi que c’est la faîtière F
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- COUVERTURE.
- {fig. 1651) qui est munie d’un tenon T. La crête G est percée à son extrémité inférieure d’une mortaise M qui court sur toute sa longueur. Elle est munie en outre de deux jambes J qui suivent la pente des deux pans. Cette disposition donne plus de résistance à la crête, lorsqu’elle est de grandes dimensions.
- Le système indiqué dans la figure 1650 s’applique surtout aux petites crêtes.
- Les poinçons et épis peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur.
- Les abouts des faîtières peuvent aussi se faire en deux parties. Les figures 1652 et 1653 représentent l’élévation et la coupe longitudinale de la faîtière munie de son about. La faîtière F est terminée par un renflement r. L’about C a sa partie supérieure terminée par un crochet d de
- section circulaire et venant s’accrocher au renflement r. L’about peut être orné de différentes manières.
- Fig. 1651.
- Arêtiers et Faîtage. — Après avoir Vl1 comment on établit les faîtages, ü est utile d’étudier l’intersection des faitages et des arêtiers.
- _________0, 25_________
- Fig. 1652 et 1653.
- Si les arêtiers et les faîtages sont avec bourrelet en plâtre, ce bourrelet se continue sur les deux lignes, et on forme un bourrelet plus gros au point de rencontre.
- Si les arêtiers et faîtages sont à recou vrement continu ou à enchevêtrure, 011 procède comme dans la couverture en ardoises {fig. 1288 à 1291). Les tuiles s°n coupées suivant les deux ligues.
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- Si ces deux lignes sont couvertes en ttïétaî, les deux tasseaux s’assemblent l’un dans l’autre, et le couvre-joint de faîtage yient se rabattre sur celui d’arêtier v%. 1293 à 1299). Rappelons que le couvre-joint de faîtage se trouve soudé à
- Fig. 1654.
- moignon en forme de culotte, dont les ^anches viennent recouvrir les arêtiers : Ce système assure bien l’étanchéité.
- Si l’arêtier est en métal et le faîtage en ei>re cuite, la faîtière qui termine le faîtage a Ul* about rond, comme le montre la
- Fig. 1655.
- feure 1647. La faîtière couvre largement extrémité des tuiles de dernier rang. lntervalle qui existe entre la faîtière et tuiles de l’arêtier est rempli par un °jen ciment {fig, 1302).
- 6 plus souvent il arrive que les arêtiers
- et les faîtages sont tous en terre cuite. On se sert alors d’une pièce formant culotte, en trois parties, dont deux servent de tuiles arêtières et la troisième de faîtière {fig. 1303 et 1304). La culotte abrite ainsi le vide qui existe forcément entre les arêtières et les faîtières.
- On a l’habitude, dans les maisons un
- Fig. 1656.
- peu richement décorées, de surmonter les points de rencontre des faîtages et arêtiers des poinçons ou épis. La culotte dont nous parlions ci-dessus doit servir alors de porte-poinçon.
- Ce porte-poinçon peut être à un faîtage et deux arêtiers {fig. 1654), on a quatre arêtiers {fig. 1655).
- La faîtière porte-poinçon de quatre arêtiers affecte la forme indiquée figure 1656. En M sont les manches de la culotte ;
- p Fai ta ai
- Chéneau
- Fig. 1657.
- en A, le corps de la faîtière qui supporte le poinçon.
- Le raccord ne se fait à l’usine que sur commande. Il peut être exécuté avec amorces pour l’un quelconque des modèles connus de faîtières et d’arêtières. Pour établir les dimensions, il importe de prendre les cotes ABC et D [fig. 1657), et il faut
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- 598
- COUVERTURE.
- être fixé sur les faîtières ou arêtières à raccorder.
- Quand les arêtiers et les faîtages sont recouverts en tuiles de fonte, la faîtière terminale affecte également la forme d’une culotte dont les manches recouvrent chaque arête {J%g. 1305).
- 5° IVoues.
- Les noues peuvent se faire de différentes manières. Nous allons les passer en revue.
- Fonds de noues en tuiles plates. — ^ système, très ancien, est représente figure 1658. On volige en plein avec des
- Fig. 1658.
- voliges Y l’angle N formé par la rencontre des deux pans.
- Sur ce voligeage on étend une couche de mortier M.
- On scelle sur ce mortier une série de tuiles plates T qui se posent à recouvre-
- ment d’un pureau et se poursuivent tout D long de l’arête N.
- De chaque côté, les tuiles ttv posées sur les lattes L, viennent, en tranchis binlS> déborder au-dessus des tuiles T, et versen ainsi leurs eaux dans la noue.
- Fig. 1659.
- Pour racheter la différence de hauteur produite par l’épaisseur du voligeage Y, le dernier rang de lattes est d’une hauteur moindre que le rang L. Il se pose sur le voligeage Y.
- Pour éviter les infiltrations, entre la tuile de fond de noue et le dernier rang de
- lattes hK, on fait un fort patin en ci#1611 P, qui calfeutre bien tous les joints. ^
- Fonds de noues en tuiles creuses. peut remplacer la tuile plate par la tuI g creuse ou tronconique, comme le m011 la figure 1659. &
- Fonds de noue en métal. — Le sysf
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 599
- le plus communément répandu est de faire le fond de la noue en métal. C’est ce que représente la figure 1660.
- On volige en plein les côtés de TUngle N sur une longueur de 25 à 30 centimètres. Sur le voligeage Y, onjpose une feuille
- Fig. 1660.
- de zinc Z qui se fixe à ses deux extrémités au moyen de pattes d’agrafes, qui se clouent sur les voliges.
- La feuille Z est cintrée et repose sur une chanlatte spéciale.
- Si les toits des deux pans sont fortement Uiclinés sur l’arête de noue, ce canal reçoit une plus forte quantité d’eau. Au lieu d établir la noue sur le voligeage même, 0n la construit dans un encaissement garni de zinc et retenant mieux l’eau. Ce sont des noues encaissées. Nous avons étudié ce système dans la couverture en ardoises 1323 à 1325) ; nous n’y reviendrons Pa«. Seulement dans la couverture en toiles le voligeage s’étend à 25 ou 30 centimètres de chaque côté du caisson, jus-fiu’à la rencontre du premier rang de ^ttes. Une bande de batellement en zinc Se cloue sur le voligeage et vient par un °urlet se rabattre sur le zinc du fond de noue.
- Les tuiles tranchées en biais débordent Sur cette bande de batellement de la Valeur d’un pureau.
- Noues en tuiles mécaniques. — Quand tes deux pans de couvertures sont en tuiles mécaniques, on peut se dispenser de faire 1111 fond de noue spécial.
- \ cet effet, les derniers rangs de tuiles 0rdinaires, de chaque pan, sont arrêtés à
- Fig. 1661
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- COUVERTURE.
- une certaine distance de la ligne MN de noue [fig. 1661).
- Ces tuiles ne sont pas tranchées biaises, elles conservent leurs dimensions et formes ordinaires. Il reste donc, dans l’intervalle CDEF entre les deux pans, un trapèze. Ce trapèze est rempli par des
- tuiles mécaniques T qui épousent sa forme. Ces tuiles ont la longueur des tuiles de long pan, et sont également a emboîtement et à recouvrement.
- Les lattes L (voir la coupe AB de la figure 1662) viennent s’assembler sur le chevron C. Dans l’angle de noue, on
- Coupe AB
- u.- €"108- +
- Fig. 1662.
- fait un remplissage en mortier M. Sur ce remplissage on pose des lattes L, espacées comme les lattes L, et s’assemblant avec ces dernières*
- Sur ces lattes on agrafe les tuiles T de même épaisseur que les autres, et se recouvrant de la même manière.
- Ces tuiles T et les tuiles ordinaires forment entre elles un angle qu’il s’agit de racheter pour l’assemblage.
- A cet effet, la latte T {fig. 1663), porte à gauche une cannelure c munie de ses rebords rrK. Cette cannelure et ces rebords sont inclinés à la demande du pan de gauche; de telle façon que la liaison se fasse comme si la tuile T était dans le prolongement de la tuile t.
- Il en est de même pour le recouvrement R situé à droite de T. Ce recouvrement est incliné suivant l’angle formé par le pan de couverture de droite avec la ligne de noue. Ce joint est donc dans le prolongement de th.
- De cette façon, l’assemblage est aussi facile que dans le cas d’un rampant ordinaire, et la noue est bien protégée.
- La tuile située sous faîtage a sa forme, en plan, quelque peu modifiée. Le grand côté du trapèze est brisé et forme un angle abc (voir le plan, fig. 1661), de
- façon à ne laisser aucune partie découverte sous les faîtières d’angle.
- A la partie inférieure, de la toiture, le petit côté du trapèze est supprimé, ^ ne reste que les parties de joints d’assemblage rcrk.
- Fig. 1663.
- 6° Brisis.
- Il y a plusieurs cas à considérer :
- l°Le bris et leterrasson sont en tuiles >
- 2° Le bris est couvert en tuile, le ter-rasson en métal.
- Bris et terrasson en tuiles. — Dans ce système, les tuiles du bris montent jusqu’à la rencontre des deux combles {fig. 1306).
- La partie inférieure de la couverture du terrasson se termine par un égout d’une ou de deux pièces avec chanlatte. Le dernier rang de tuiles déborde sur le bris et y rejette ses eaux.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 601
- On peut clouer, à l’extrémité de la chan-latte a (fig. 1307), une bavette en zinc b
- qui recouvre d’un pureau le premier rang de tuiles du bris, lequel reste alors à une
- Fig. 1664.
- certaine distance du point de jonction des combles.
- L’égout du terrasson peut être fait aussi a l’aide d’une bande de batellement a {fig. 1308) débordant en ourlet sur le bris. Lne bavette de plomb d recouvre d’un pu-reau le premier rang de tuiles du bris.
- La bande de batellement a est clouée sur un voligeage jointif, s’étendant à une certaine distance du point de rencontre des combles. Le dernier rang de tuiles du terrasson déborde sur la bande de batel-Lment.
- On peut aussi établir, à la partie supérieure du bris, un bourseau b [fig. 1309 et 1310), sur lequel on fait passer un mem-bcon en zinc cintré à la demande du bour-seau. A la partie inférieure est fixée une bavette n recouvrant d’un pureau le premier rang de tuiles du bris. Une agrafep Maintient le membron m sur le chevron-nage.
- Les membrons m se font par bouts de 1 mètre et s’assemblent par superposition.
- Fig. 1665.
- Lorsque le bris et le terrasson sont couverts en tuiles mécaniques, on rem-
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- COUVERTURE.
- place le membron en zinc par un mem-bron de terre cuite.
- Au point de rencontre des chevrons C sur la panne P {fig. 1664), on cloue un bourseau B de section trapézoïdale. Contre ce bourseau B vient buter le dernier rang de tuiles T du bris. Ce bourseau, à son tour, a son extrémité supérieure qui se termine au premier rang L de lattes, sur lequel viennent s’appuyer les premières tuiles A du terrasson.
- Le membron de terre cuite M affecte la forme indiquée {fig. 1665). Sa partie m a l’inclinaison des tuiles du terrasson et est munie d’un rebord r qui s’agrafe avec la tuile A. Sa partie inférieure n est, au contraire, parallèle à la direction des
- Fig. 1666.
- tuiles T du bris, et est munie d’un crochet o qui lui permet de s’attacher à la tuile T. Un raccordement circulaire p réunit ces deux parties.
- Les parties m et n du membron M viennent s’appuyer sur le bourseau B. De plus, m s’appuie aussi sur la latte L qui reçoit la tuile A.
- Cette tuile de membron a ordinairement comme dimensions :
- Hauteur = 0m,30.
- Largeur = 0m,22.
- Elle pèse 3kg,500.
- Elle est percée d’un trou et munie d’un panneton.
- La figure 1666 représente la coupe d’une toiture à brisis recouverte en tuiles isolantes. Les parties m et n du membron M
- ne sont plus munies de rebords. Seule, la partie n est cintrée et vient s’appuyer exactement sur la tuile T.
- La pièce courante A [fig. 1667) a une longueur de 0m,40, et son poids est de 6 kilogrammes.
- La pièce d’angle B, à la rencontre des arêtiers, pèse 6 kilogrammes.
- Bris en tuile, terrasson en zinc. —
- Lorsque le terrasson est couvert en zinc, on peut faire déborder son voligeage de quelques centimètres au-dessus du brisis {fig. 1311). Les feuilles f de la couverture se replient en un ourlet o formant larmier. Une bavette b de plomb ou de zinc recouvre d’un pureau le dernier rang
- Fig. 1667.
- de tuiles du brisis et se cloue sous le voligeage du terrasson.
- On peut aussi employer les bourseaux en zinc, tels que nous les avons décrits {fig. 1312 et 1313) dans la Couverture en ardoises.
- 7° Rives, Pignons et Frontons.
- Raccord des toitures avec les murs d& refend. — Les murs de face peuvent faire avec les murs de refend, trois sortes d’angles : droit, aigu ou obtus.
- Lorsque le pignon est perpendiculaire sur le mur de face {fig. 1668 et 1679), l’eau tombant sur l’arête du mur de refend tend à revenir sur le milieu de la couverture, et est, par là, rejetée dans le ché-
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- neau bordant l’égout ou expulsée au dehors.
- Le même phénomène se produit, lorsque
- l’angle des deux murs est aigu, ainsi que le montrent les figures 1670 et 1671.
- Il n’en est pas de même lorsque cet
- Fig. 1668 a 1613.
- T .
- T .'.i
- .x. .
- . ______________________
- Fig. 1674.
- angle est obtus. L’eau tombant sur le toit A prend deux directions a et à (,fig 1672 et 1673), la direction de la ligne de plus grande pente du rampant, et une direction perpendiculaire à celle du pignon P. Une partie de l’eau de pluie vient
- donc se déverser contre le mur de refend.
- Angle égal ou inférieur à 90 degrés. — Lorsque le mur de face forme avec le mur de refend P un angle égal ou inférieur à 90 degrés, on établit ce que l’on appelle une ruellée.
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- COUVERTURE.
- Le chevron C est placé contre le mur du même pignon P {fig. 1674). Sur ce chevron viennent reposer les lattes L. Ces dernières sont prolongées jusqu’à environ 10 centimètres de l’extrémité extérieure du mur P.
- Les tuiles de rives T sont posées en tranchis droit arrêté à 20 millimètres environ du bord du mur-pignon. On les scelle sur plâtre ou ciment, en ayant soin de leur donner un léger devers de manière à ramener l’eau de pluie vers le milieu du
- rampant. On achève d’empâter les tuiles T dans un fort patin de plâtre ou ciment s que l’on monte jusqu’à environ 14 centimètres au-dessus du mur-pignon. On donne à la partie supérieure de ce patin une largeur de 35 millimètres. La face regardant la tuile est ensuite lissée en forme d’arc de cercle de 125 millimètres de rayon.
- La patin s porte le nom de ruellée.
- Le ciment est peu employé, car il résiste peu à la chaleur et aux mouvements
- Fig. 1675.
- de la charpente. Il ne tarde pas à se fendiller.
- Angle supérieur à 90 degrés. — Lorsque l’angle des deux murs est obtus, il convient alors d’établir une noue (fig. 1675).
- Les chevrons C viennent buter et s’encastrer dans le mur-pignon P. Sur ces chevrons, on volige en plein Y sur une longueur d’environ 60 à 65 centimètres en remontant vers le faîtage, et on arrête ce voligeage à quelques centimètres du mur P. Dans l’intervalle, on fait un fort patin de jonction s en plâtre ou en ciment.
- Au dessus, on établit une noue en zinc La feuille de zinc employée est d’abord posée en partie horizontale sur une largeur de 13 centimètres ; puis elle se relève le long de la paroi du mur pignon P, à une hauteur de 18 centimètres environ. Elle est recouverte à sa partie supérieure par une bande de zinc B, engravée et scellée, à la partie haute, dans l’épaisseur du mur de 0m,02 à 0m,03, et qui, en bas, se rapproche et se recourbe sur la rive de la couverture.
- Cette bande porte le nom de bande de so/m, tandis qu’on donne à la feuille ^ le
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- nom de dossier. Les joints avec le mur P sont garantis à l’aide d'un empâtement c en mortier de plâtre ou de ciment. Cet empâtement est le solin proprement dit. Il recouvre le zinc de quelques centimètres, et garantit les infiltrations de l’eau que reçoit le pan vertical du mur.
- Coupe A B
- Fig. 1676.
- De l’autre côté, la bande de zinc z suit le rampant du comble, et remonte sous la tuile sur une longueur de 40 centimètres.
- Les tuiles T, en tranchis biais, viennent donc déborder sur le dossier z, et y déversent leurs eaux. On donne à la bande
- de zinc z la pente suffisante pour que ces
- pignon
- Fig. 1679. — Coupe CD.
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- COUVERTURE.
- eaux soient conduites dans le chéneau terminant l’égout du toit.
- La bande z est agrafée sur le voligeage Y, à 15 millimètres environ du premier rang de lattes L.
- Couverture de 'pignon en terre cuite. — On peut remplacer les ruellées par des pièces en terre cuite.
- On fait venir [fig. 1676) le lattis L sur toute la largeur du mur-pignon P.
- Les tuiles de rive T sont tranchées droites ou en biais et poussées jusqu’à
- L/
- 4a
- Fig. 1680.
- une distance de 0m,08 du parement extérieur du mur.
- On fait ensuite un fort patin en ciment ou en plâtre s, recouvrant les rives de tuiles jusqu’à moitié de leur largeur, et, par dessus, on pose à scellement une série de tuiles faîtières demi-rondes F, dont l’extrémité latérale dépasse d’une épaisseur de tuile le nu du mur. Ces tuiles ont environ un diamètre de 0m,16 et une longueur de0m,40{fig. 1677). Elles peuvent être avec ou sans emboîtement, avec ou sans recouvrement.
- Couvertures de rives en tuiles méca-
- niques. — Lorsque la couverture est en tuiles mécaniques, on peut se servir de ces dernières pour couvrir la rive.
- C’est ce que nous représentons {/îg. 1678 et 1679). Le mur pignon n’existe pas, ou, tout au moins, on nh le fait pas monter jusqu’au faîtage. On établit un rang de chevrons C sur le bord de la rive (voir fig. 1678, coupe AB).
- Contre ce chevron, on cloue une série de planches P d’une hauteur de 0m,12 environ, et d’une épaisseur de 2 centimètres. Le dernier rang de tuiles T vient affleurer la rive. On a soin de ne pas le couper de
- Fig. 1681.
- façon que son rebord R couvre la planche
- P.
- Tous les deux rangs, on intercale une tuile, munie d’un œil o dans lequel passe un fil de laiton l qui vient attacher la tuile T au chevron C ou à la latte L (voir fig. 1679, coupe CD).
- La planche P est découpée, en forme de crémaillère, de manière à racheter la différence de niveau qui existe entre deux rangs de tuiles.
- Tuiles de rives en ligne droite. — Pour mieux couvrir la rive, on peut employer des tuiles de rives d’une forme spéciale.
- Cette tuile T {fig. 1680 et 1681), a la même largeur et la même longueur que
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- tuiles ordinaires. A sa gauche, elle Porte une cannelure c destinée à recevoir
- au moule, qui a une hauteur de 12 centimètres environ.
- Le chevron C se place sur la rive et reçoit les abouts des lattes L. On met la tuile T, de manière que sa joue 5 descende
- Fig. 1683.
- Fig. 1682.
- Ie recouvrement r de la tuile voisine. A ^oite, elle est munie d’une joue s venue
- le long du chevron C. La hauteur de la joue s est calculée de façon à ce quelle dépasse, à la partie inférieure, le chevron C pour le mieux protéger.
- Ce dernier ne se fixe qu’en dernier lieu,
- Fig. 1684
- a ta demande de la tuile, pour éviter delà c°Rper en long.
- . Quant à la dernière tuile T, du bas de î?v<b sa joue s peut affecter différentes °riïies, la forme circulaire par exemple,
- pour terminer convenablement cette rive. On donne à cette dernière tuile, le nom de tuile d'about.
- La joue s peut être placée à gauche, pour les rives de gauche.
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- COUVERTURE.
- Tuiles de rive en lignes brisées. — Quelquefois, on veut accuser sur la rive les abouts des différents rangs de tuiles.
- A cet effet, on donne à lajoue s{fig. 1682)
- atteindre le sommet de la partie inférieure de la tuile du rang suivant T. Le joint ab peut être droit ou brisé.
- La figure 1683 représente une tuile de
- Fig. 1686.
- Fig. 1685.
- une forme brisée. Une partie m suit la pente de la tuile, tandis qu’une autre partie n s’incline davantage, de manière à
- rive avec joue s à gauche. Cettejoue est en ligne droite ; elle peut-être moulée aussi en ligne brisée.
- Fig. 1687.
- Rives-larmiers. — On fait aussi des gar- j Nous donnons [fig. 1684) la vue perspeC' nitures de rives indépendantes des tuiles. | tive d’une tuile de rive R formant larmier-
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- La partie supérieure de R présente la forme d’un demi-cylindre c dont la section a 0m,075 de diamètre. Ce cylindre se termine par une partie droite a qui forme rebord et recouvre les tuiles T en s’emboîtant dans leurs cannelures.
- La tuile R se continue par une partie étroite b qui se termine par un crochet e. Cette partie étroite a une hauteur de 0m,165, et le crochet, une saillie de 1 centimètre.
- L’eau tombant sur la rive est rejetée au dehors par le larmier c et ne frappe pas fa partie b qu’il protège.
- Contre le dernier chevron D, on appli-Tde> en la clouant, une planche P qui forme bandeau, et c’est contre cette planche que se fixe la tuile R, à l’aide d’une vis, supprimant ainsi toute garni-ture en zinc.
- T------------
- —o,ro
- place sur ces lattes les tuiles T à la méthode ordinaire [fig. 1687). Les rebords a s’emboîtent les uns dans les autres suivant un joint brisé mn et dépassent les tuiles d’une certaine quantité dans leur longueur.
- Garnitures de rives avec ruellées en plâtre. — Au lieu d’employer pour les dernières rangées de tuiles près de la rive des tuiles spéciales, on peut se contenter d’employer non seulement des tuiles ordinaires, mais même des tuiles de déchet [fig. 1688 et 1689).
- On pose le dernier chevron C de telle sorte que son parement vertical extérieur corresponde à la rive de la tuile T, posée sur les lattes L, dont les abouts viennent
- On peut supprimer la planche P de bordure et fixer directement la tuile R SUr le chevron D.
- Tuiles-cornières. — Les garnitures de rives peuvent aussi se faire en deux parties.
- La première partie est formée de tuiles de rive de forme spéciale.
- _ Cette tuile T [fig. 1685) a sa partie de rive terminée par un rebord vertical a, d’assez grande saillie, pour empêcher 1 eau de s’échapper. Nous en donnons la vue perspective [fig. 1686).
- La deuxième portion est formée par une garniture de rive R, terminée à sa partie Sllpérieure par un demi-cercle c, et à sa partie inférieure par un rectangle étroit b.
- . Le chevron C est placé au bord de la riVe et reçoit les abouts des lattes L. On
- Fig. 1689.
- reposer sur le chevron C. On pose ensuite la garniture de rive R, en tout semblable à celle ci-dessus décrite, et on la fixe sur le chevron C avec des vis.
- Il est à remarquer que la partie supérieure recourbée de R ne vient pas reposer sur le couvre-joint a de la tuile T. Il existe entre eux une intervalle que l’on remplit avec un mortier m de ciment ou de plâtre. Le joint est suffisamment hermétique.
- Nous donnons [fig. 1689) une vue perspective de ce genre de garniture.
- La garniture R est souvent munie à sa partie inférieure d’un rebord b qui sert à emboîter exactement le chevron.
- Frontons. — Souvent le mur pignon
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. - 39.
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- COUVERTURE,
- suit la ligne des rampants du comble. Il est alors terminé, à sa partie supérieure, par un fronton. Quelquefois aussi le mur de face reçoit l’about du faîtage et est terminé par un fronton (ftg. 1690).
- Dans un fronton en terre cuite, il y a trois pièces bien distinctes :
- 1° La pièce d’about G, qui termine les extrémités inférieures des deux rampants ;
- Fig. 1690.
- 2° La pièce d’angle A, qui termine le faîtage;
- 3° Les pièces intermédiaires des rives B.
- Nous donnons (fîg. 1691) le détail d’un fronton en terre cuite.
- La pièce d’about C est terminée par une
- Fig. 1691.
- partie en arc de cercle formant tore, dont la partie hachurée représente la section. Sur la pièce intermédiaire B, nous don-
- nons la forme de la section transversale-Sa partie supérieure est terminée par un demi-cylindre a, qui se prolonge par une
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 611
- partie droite b. Cette dernière est terminée par un crochet destiné à serrer la pièce contre le chevron D.
- Le long de ce dernier descend la partie rectangulaire et étroite d de la pièce de terre cuite.
- Fig. 1692.
- A son extrémité inférieure se trouve un arrondie, prolongé par une partie droite/', le tout formant larmier.
- Cette garniture de rives a une hauteur de 0m,20 sur 0m,13 de largeur. Sa longueur est variable.
- Quant à la pièce d’angle A, appelée uussi antéfixe, elle fait corps avec la der-
- nière faîtière. Elle a une forme très variable, suivant la décoration que l’on veut obtenir. Dans la figure, elle est terminée à sa partie supérieure par un demi-cercle m et porte, en son milieu, un macaron n. Les parties hachurées indiquent les saillies des ornements de cette pièce.
- Le poids de la pièce d’angle varie entre
- u.—.0,12...
- Fig. 1693 et 1694.
- dk,8et 4k,5. Celui de la pièce B, entre 3 kilogrammes et3k,5 ; celui, enfin, de la pièce d about, entre 3 et 5 kilogrammes.
- Ces différentes pièces sont posées l’une contre l’autre sans emboîtement ni recouvrement.
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- COUVERTURE.
- Elles peuvent aussi s’emboîter les unes dans les autres, comme le montre la figure 1692.
- La pièce d’about G porte un renflement r à son extrémité supérieure.
- La pièce intermédiaire B porte à ses deux extrémités deux parties plus étroites a formant tenons, qui peuvent pénétrer dans le renflement r.
- La longueur de la pièce d’about est de
- Fig. 1695 à 1702.
- Om,38 et les pièces B se font par bouts de de 0m,33.
- Ces pièces de terre cuite sont moulurées de diverses manières, et leur hauteur,
- dépasse celle du chevron D afin de bien protéger ce dernier.
- Les joints r et a, au lieu d’être perpem diculaires à la direction des rampant’
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 613
- peuvent avoir une direction verticale ; on a alors une garniture de rives à recouvrement oblique.
- Les pièces de frontons F peuvent être aussi posées à scellement. Elles présentent alors une cavité intérieure C {fig. 1693), dans laquelle on met le mortier qui sert au scellement.
- La figure 1694 donne l’élévation d’une semblable garniture. Ces pièces ont envi-
- ron une hauteur de 123 millimètres sur 120 millimètres de largeur et une longueur de 40 à 50 centimètres.
- Toutes ces garnitures dérivés, pignons et frontons peuvent avoir toutes les ornementations possibles. Les figures 1695 à 1702 donnent une série de modèles de ce genre.
- Faîtages en tuiles de rives. — Lorsqu’il s’agit d’une toiture dont l’un des rampants
- Fig. 1703.
- est couvert par un vitrage, on peut employer comme tuiles faîtières les tuiles de rives dont nous venons de parler.
- La partie bombée a [fig. 1703) de la tuile R est mise sur le sommet de l’arête du chevron C. Sa partie allongée retomba sur l’extrémité supérieure du der-nier rang de tuiles T, au droit de la
- latte L.
- La portion rectangulaire b vient, au contraire, se rabattre sur le vitrage Y Apporté par les pièces de bois A et B et
- la panne D. On évite ainsi les bandes de zinc employées avec les faîtières ordinaires.
- Pignons droits. — Le toit de tuiles peut venir buter contre un mur qui monte plus haut que le faîtage.
- Il y a trois cas àeonsidérer.
- 1° Le mur fait avec les lignes de pureau un angle droit ; 2° un angle obtus ; 3° un angle aigu.
- Si l’angle est droit ou obtus, le raccord est très difficile à exécuter, en adoptant les
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- COUVERTURE.
- procédés indiqués dans la couverture en ardoises pour le même objet et représentés dans les figures 1197 à 1199. Seulement les noquets n [fig. lf 97) sont remplacés par une bande de zinc continue munie d’un relief vertical accentué. Une bande de zinc b ourlée vient recouvrir ce relief. Cette bande est engravée et scellée dans l’épaisseur du mur de 0m,02 à 0m,03. Cette bande de solin est recouverte par un filet en plâtre ou solin f. Le recouvrement est de quelques centimètres pour garantir des infiltrations de l’eau que reçoit le pan vertical du mur.
- La figure 1199 montre l’application de ce système au cas où l’angle est obtus.
- Lorsque le raccord est à angle aigu, on établit une noue n {fig. 1200) en encaissement, et on emploie pour cela le procédé que nous venons de décrire pour la garniture de rive, dans le cas où le mur-pignon fait un angle obtus avec le mur de face.
- Appentis. — Cette bavette en zinc est aussi employée quand il sagit découvrir le faîtage d’un appentis. Les rangées de tuiles T [fig. 1704) sont approchées du mur de derrière M, à quelques centimètres seulement.
- Sur ce dernier rang de tuiles on place une bavette en zinc b, qui passe au sommet du mur et se rabat sur sa face postérieure. Sur cette bavette on fait parfois un solin en mortier de plâtre ou de ciment, mais la bande de zinc suffit pour l’étanchéité. Elle a une longueur de 0m,175 du côté de la tuile, et une autre de 0m,075 du côté du mur.
- On peut aussi couvrir les faîtages d’appentis en employantles tuiles faîtières, les tuiles de rive, etc., et en appliquant les divers procédés de pose indiqués plus haut.
- 8° Ouvertures pratiquées dans les toitures.
- Il y a diverses sortes d’ouvertures pra-tiquées dans les toitures.
- 1° Ouvertures pour l’éclairage : leS lucarnes et les châssis ’
- 2° Ouvertures pour la ventilation : les chattières ;
- 3° Ouvertures pourla fumée: les souches de cheminées.
- Nous allons dire quelques mots de ces diverses ouvertures, en insistant sur le
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- Wioyen de les établir et aussi comment on les raccorde avec la couverture.
- A. — Lucarnes et châssis.
- Considérations sur les lucarnes.— Dans le construction d’une lucarne, il y a deux
- points à étudier: 1° sa couverture, et 2° les raccords avec la couverture existante.
- 1° La couverture s’établit comme celle des combles ordinaires [fig. 1705 et 1706).
- Le faîtage AB se fait en tranchis apparents., plâtre, zinc, plomb, fonte, ou en
- Fig. 1707,
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- COUVERTURE.
- faîtière de terre cuite, avec on sans épis, poinçons ou crêtes.
- Les rampants BAFG, B AED, sont couverts en tuiles plates ou mécaniques posées sur lattis espacés
- Les égouts ED et FG se font en doublis ou à trois pièces.
- 2° Les lignes de raccordement avec les
- autres parties du comble sont de deux sortes.
- L’intersection de chaque rampant de la lucarne avec le grand rampant du comble détermine de chaque côté une ligne de noue AF et AE, dont le fond se fait en zinc.
- Les deux rives de tuiles sont en tran-
- Fig. 1708.
- chis biais apparent, posées sur un voli-geage jointif, avec parement plâtre pour le doublis, et forment égout à deux pièces (Voir, pour la disposition de la noue, les figures 1387,1389, et 1393).
- Lorsque la couverture du grand comble et celle de la lucarne sont en tuiles mécaniques, on peut remplacer le zinc par des tuiles à emboîtement, en tout semblables à celles décrites précédemment sur les
- Fig. 1709.
- noues. Le faîtage, en terre cuite, est alors prolongé jusqu’à la rencontre du grand comble.
- Nous donnons {fig. 1707) le plan d’une lucarne ainsi établie. La faîtière F {fig. 1708, (coupe AB) vient s’appuyer sur la latte L). La tuile T porte une échan-
- crure o, qui lui permet de franchir la faîtière F.
- Les tuiles de noue N viennent s’accrocher sous la faîtière F et sous la tuile T-Il existe alors, entre la lucarne et le rampant, une partie horizontale abc {fig. 1707), couverte par deux tuiles de forme trian-
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 617
- gulaire tK et £2, ces tuiles sont représen-tées {fig. 1709, coupe CD).
- Les tuiles tK et t2 s’accrochent aux lattes h et l2 placées sur les chevrons de noue C-i et C2. Les tuiles N suivent la pente des chevrons et viennent s’accrocher sur le côté aux tuiles des rampants et T2. Il en est de même des autres limites de noue.
- Le lattis de chaque rampant vient s’appuyer sur les chevrons de noue C,, et C2.
- Il faut remarquer que ces tuiles dérivés
- telles que et T2 sont taillées en forme de triangles de manière à ménager la transition entre les deux rampants ; ces tuiles ont donc une forme spéciale établie à la demande de l’angle des deux toitures. — Les tuiles N ont leurs rebords r relevés de manière à rattraper le niveau des tuiles et T%[fig. 1709).
- Les autres lignes de raccordement de la lucarne avec les rampants du grand comble sont formées par l’intersection des jouées avec ce comble.
- Fig. 1710,
- Ces lignes se couvrent à l’aide de bandes de solin en zinc, recouvertes par un solin en plâtre [fig. 1394).
- On peut remplacer cette bande de so-lins par une alaise, en zinc également, qui forme le prolongement de la noue (/U7.1395) et sur laquelle les eaux de pluie sont renvoyées à l'aide d’une bande de battelle-ment {fig. 1397).
- Les lucarnes bombées et rentrantes s'établissent comme dans la couverture en ardoises ; seulement les noquets de la figure 1406 sont remplacés par les alaises en zinc indiquées [fig. 1409).
- Au-devant des lucarnes, on établit des bandes de battellement allant rejoindre le chéneau.
- Lucarnes allemandes. — En Allemagne on emploie surtout des lucarnes en métal, parce qu’elles se prêtent aux besoins de l’éclairage et de la ventilation. La tôle, le zinc moulé, la fonte, sont les métaux le plus communément employés.
- Nous donnons [fig. 1710 à 1712) la disposition d’une lucarne de ce genre, tirée de l’ouvrage de M. Wanderley, traduit par M. Bieber.
- Les lattes l {fig. 1710) qui entourent la
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- COUVERTURE.
- lucarne sont exhaussées. On fixe sur les chevrons qui forment les appuis des jouées de longs coins en bois a et b. Sur ces coins viennent reposer les abouts c et c des lattes, qui se trouvent ainsi soulevées.
- Sur les lattes on cloue de petites cales triangulaires dd, dont les sommets sont placés en ligne droite, mais qui vont en diminuant de grandeur de bas en haut.
- Les parties de lattes exhaussées reçoivent des revêtements en fer-blanc, zinc ou plomb, et sont recou-vertes par les tuiles du pourtour.
- Dans la couverture à double recouvrement, l’exhaussement doit être au moins
- La figure 1712 donne l’élévation de la lucarne. En hh, ee, gg, sont les parties apparentes des tables métalliques recouvrant le raccordement ; la ligne pointillée indique leurs parties cachées.
- La garniture hh du haut a 30 centimètres de largeur ; les tuiles la recouvrent d’environ 11 centimètres.
- Les bordures ee des rives ont 20 centimètres de largeur ; elles sont recouvertes de 7 centimètres et demi par les tuiles et de 2 centimètres et demi par le solin.
- La bavette gg, enfin, a de 23 à 25 centimètres de largeur.
- Dans l’exemple que nous donnons, nous avons supposé la couverture à double re-
- Fig. 1711
- de 4 centimètres et demi, au bas de la lucarne, c’est-à-dire égal à l’épaisseur de deux tuiles plus le cordon transversal en mortier.
- Quand la couverture est à recouvrement partiel avec bardeaux sous les joints, on peut ne donner que 2 centimètres à cet exhaussement, soit l’épaisseur de la tuile plus celle du bardeau.
- On voit que, dans ces conditions, la garniture de pourtour n’offre pas à l’eau de points bas.
- Nous donnons [fig. 1711) une section verticale par l’axe de la lucarne. Les jouées sont rattachées directement aux chevrons par de petites bandes en tôle mn.
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- Fig. 1712.
- couvrement. La même disposition de lucarne est applicable à une couverture de recouvrement partiel avec bardeaux sous les joints. Seulement, au bas de la lucarne, on dispose une rangée de doubles tuiles kh pour regagner la différence produite par l’exhaussement des rives.
- Lorsque la lucarne est ainsi posée, l’eau qui descend de la partie supérieure du toit ne suit pas les lignes de raccordement, mais passe à une certaine distance de la lucarne.
- Les jouées des lucarnes en métal exigent de la p art du couvreur un travail très soigné. E lies doivent s’adapter très exactement à la pente du toit ; c’est pourquoi elles ne sont généralement faites qu'après le montage de la charpente.
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- COUVERTURES EN TUILES
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- Façades de lucarnes en terre cuite. — | souvent soit en pierre, soit en bois recoures façades de lucarnes se font le plus j vert de métal, soit même en métal seul.
- Fig. 1713
- Fig. 1714,
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- COUVERTURE.
- Depuis quelques années, onles fait aussi en terre cuite.
- La charpente s’exécute comme l’indique la figure 1713, et sur cette charpente oii place la façade décorative de la figure 1714.
- Nous avons numéroté les différentes pièces dont se compose cette façade.
- Le fronton est en cinq parties. Les nos 4 et 5 forment les abouts des tuiles de rives ; le n° 1 forme Vanté fixe. Cette pièce est d’un seul morceau venu au moulage.
- Au centre de la lucarne se trouve un œil-de-bœuf. Le cintre est formé par les pièces 6, 7,8,9, 10 et 12, qui servent de claveaux à la voûte. Les pièces 11 et 13 terminent le socle de la lucarne.
- Ces treize pièces se fixent sur la charpente au moyen de vis (fig. 1715). L’assemblage des pièces entre elles se fait par cannelures et rebords, comme l’assemblage des tuiles.
- Les tuiles de rives 2 à 5 se fixent sur les chevrons CC. L’antéfixe 1 s’appuie d’une part sur 2 et 3, et de l’autre sur la tuile faîtière F.
- L’entrait E reçoit la pièce 6 et les abouts des pièces 7, 8. Ces dernières sont fixées, d’autre part, sur les bâtis BB, sur
- -r-^SD
- Panne de faîtagt
- \ X
- Fig. 1716.
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- COUVERTURES
- lesquels s’appuient aussi les douelles 9 et 10 et les socles 11 et 13.
- Quant à la pièce n° 12, elle s’attache surtout sur la traverse T.
- Fig. 1717.
- Les pièces de socle s’appuient aussi sur les lattes de rives du rampant du comble eu épousant, dans leur partie basse, l’inclinaison de ce rampant.
- EN TUILES.
- L’œil-de-bœuf est muni de feuillures f afin de permettre la fermeture de la fenêtre. L’ensemble des pièces de terre cuite
- 3!ü
- composant cette façade a un poids approximatif variant entre 80 et 100 kilogrammes.
- On peut aussi faire des façades d’œil-
- -- w mrut
- -,65
- Fig. 1719.
- de-boeuf en terre cuite, en donnant aux Pleces une épaisseur assez grande. Ces feçades (fôg. 1716) se posent comme les luçades en pierre.
- Chaque pièce B forme un claveau de voûte. A chaque extrémité du diamètre horizontal et du diamètre vertical se trouve un claveau A plus grand, formant
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- COUVERTURE.
- clé. Nous donnons en perspective des vues de ces douelles A et B [fig. 1716 et 1718). L’épaisseur de B est de 28 centimètres environ, tandis que celle de A est de 31 centimètres.
- La charpente de la lucarne est indiquée en pointillé. Elle se fixe à la terre cuite par des ancres appropriées de manière à ne pas faire un scellement trop profond, vu le peu d’épaisseur de la matière.
- Le raccordement de la façade avec la couverture se fait à l’aide de bandes de solin.
- Fig. 1720.
- Le poids approximatif de cette façade est de 150 kilogrammes environ.
- Pour les lucarnesretroussées ou k demoiselle, employées sur les toits de peu d’importance, on fait des façades rectangulaires, telles que celle indiquée (fig. 1710).
- La façade, en terre cuite, est carrée, et formée de 4 pièces : 1, 2, 3, 4.
- Les pièces nos 1 et 2 s’appuient sur les chevrons de face C,, et C2 et sur les montants B^ et B2, tandis que les pièces nos 3 et 4 s’appuient sur les traverses T, et T2 et les montants B^ et B2.
- I La fixation se fait à l’aide de vis introduites dans la terre cuite et la charpente.
- Le chevron de face C,, s’appelle Ie chapeau. En C3 se trouve le chevron de jouée, et C4 les chevrons de faîtage.
- Il faut remarquer que, dans ce genre de lucarne, le faîtage est plat ; il n’y a qu’un seul rampant incliné du côté du grand comble sur lequel il déverse ses eaux, -y La couverture de ce rampant se fait ordinairement en zinc.
- Ce genre de façade pèse moins que le précédent ; son poids n’est que de 60 kilogrammes.
- Dans les lucarnes couvertes en tuiles, l’égout de la toiture n’est pas toujours formé par un doublis. On l’établit par fois comme l’indique la figure 1720.
- A l’about du chevron C on établit une planche P de 20 centimètres de hauteur sur 3 centimètres d’épaisseur, clouée sur ledit chevron. Le premier rang de lattes h est fixé contre cette planche.
- Sur cette dernière on met une bordure en terre cuite B vissée avec soin. Cette bordure, à sa partie inférieure, dépasse légèrement la planche P. Elle est en plusieurs parties dans sa longueur, parties qui s’emboîtent les unes dans les autres.
- Sa partie supérieure est terminée par une nervure a, qui reçoit l’about du premier rang de tuiles T.
- Il convient de donner 0m,10 à 0m,15 de saillie au premier rang de tuiles pour empêcher l’eau de dégoutter sur la bordure.
- Chaque bout de rive, d’une longueur de 0m,40 environ, pèse 3 kilogrammes.
- Considérations sur les châssis d’êclai' rage. — Lorsque la couverture est en tuiles plates, on peut employer les châssis à jet d'eau, les châssis à gouttière et les châssis à coffre.
- 1° Les châssis à jet d'eau se posent soit directement sur ces tuiles, soit sur des tasseaux encadrant l’ouverture.
- Dans le premier cas, les raccords se font par tranchis (/%r.l333 à 1335),ou par alaises \fig. 1336 à 1338).
- Dans le deuxième cas, les raccords peuvent se faire soit par simples noquets (/î^.1344 à 1346), soit par alaises{fig. 1347),
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 623
- soit par alaises avec noquets et tasseaux, fig. 1348).
- 2° Les châssis à gouttière se posent soit directement sur la couverture en tuiles fig. 1359 à 1362), soit avec alaises et
- Fig. 1721.
- bavettes {fig. 1363 à 1364), soit enfin sur tasseaux avec alaises et bavette fig. 1365).
- 3° Les châssis à coffre fig. 521) se Posent avec noquets de raccord fig. 1374), avec alaises fig. 1375 à 1377), ou enfin avec alaises de raccord, noquets et tasseaux fig. 1378).
- On peut aussi employer le châssis à
- Fig. 1722.
- gouttière et à coffre dont nous avons parlé dans la couverture en ardoises.
- Châssis spéciaux pour la tuile mécanique. — Lorsque la couverture est en tuile mécanique, le raccord avec les châs-
- sis présente une certaine difficulté. On emploie une bavette d’entourage en plomb, que l’on fait passer au-dessus des cannelures et que l’on façonne à la demande des emboîtements.
- Pour éviter ces bavettes, on a, dans le commerce, construit des châssis dits à emboîtement, dont les côtés fig. 1721) présentent des rebords semblables à ceux de la tuile et qui s’emboîtent avec ces derniers. Ces châssis se font à la demande, pour toutes tuiles mécaniques. Leurs dimensions extérieures, hauteurs et largeurs, sont déterminées par le nombre de tuiles déplacées.
- Nous donnons fig. 1722) un autre exemple de châssis en tôle peinte ou galvanisée, s’emboîtant avec des tuiles mécaniques, genre villa.
- Voici un tableau concernant les principales dimensions données à ces châssis.
- CHASSIS A CRÉMAILLÈRE SANS VERRE DIMENSIONS DO VITRAGE Hauteur | Largeur POIDS
- Nos m. m. kil.
- 1 1x2 = 2 tuiles 0.17 0.30 4
- 2 2X2 = 4 » 0.52 0.30 5.500
- 3 2x3 = 6 » 0.52 0.54 .7
- 4 3x3 = 9 » 0.85 0.52 9.500
- 5 3x4 =12 » 0.85 0.74 10.500
- 6 3x5 =15 » 0.85 0.95 13.300
- Fig.1723.
- L’usine Muller, à Ivry, fabrique aussi des châssis en tôle galvanisée, présentant sur leur pourtour des formes convenables pour s’assembler directement avec les tuiles fig. 1723).
- Ces châssis prennent exactement la
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- 624
- COUVERTURE.
- place d’un nombre entier de tuiles dans chaque sens. MM. Muller et Cie en fabriquent en modèles de toutes dimensions.
- En voici les principaux :
- DIMENSIONS
- 4 tuiles grand moule DU JOINT POIDS 0.30x0.53 7k,00
- 6 » » 0.46X0.53 9 ,00
- 9 » » 0.46x0.90 12 ,00
- 12 » » 0.67x0.98 13 ,50
- 6 » petit moule 0.29x0.40 6 ,50
- 12 » » 0.43x0.67 9 ,50
- 15 » » 0.58x0.67 9 ,80
- 24 » » 0.72x0.95 13\50
- Ce châssis, en tôle galvanisée, se compose d’un bâti fixe A {fig. 1724 et 1725), d’une hauteur de 4 centimètres environ-Ce bâti est muni d’une gouttière g formant bordure en tous sens et faisant corps avec le dormant. Sur trois côtés, cette gouttière se relève suivant une saillie s, destinée à retenir l’eau et à la forcer de s’écouler par le quatrième côté c reste ouvert et légèrement convexe.
- La saillie s de droite présente une bande de recouvrement b venant couvrir la cannelure o de la tuile T de droite. — Pour rendre le joint plus hermétique, on peut couler du plâtre dans ladite cannelure.
- La figure 1692 montre que la bande b
- Fig. 1724.
- possède un décrochement à l’endroit 'où la tuile supérieure vient recouvrir la tuile inférieure. Cette bande est percée de trous pour sa fixation sur la charpente.
- A gauche, au contraire, la saillie « n’a
- pas de bande de recouvrement ; elle reçoit le couvre-joint d delà tuile T. Cette saillie a aussi un décrochement au droit du recouvrement des deux rangées de tuiles-A la partie supérieure du châssis, la
- Fig. 1725.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- ü2'*>
- saillie s reçoit l’about des tuiles de la rangée supérieure T2.
- A la partie inférieure du châssis, la gouttière, g se recourbe légèrement pour 8e rabattre sur la saillie des tuiles T3 de la rangée inférieure.
- Pour mettre bien exactement en place Ie châssis, on commence par placer la tuile Sur le rampant. Puis, l’endroit choisi, on e-nlève les tuiles correspondantes, on présente le châssis, et on marque remplaçaient précis où il faut faire, dans la diarpente, les coupements nécessaires.
- Çela fait, on établit, au pourtour delà kde, des tableaux en bois M, assemblés et kxés sur le chevronnage N.
- Pour donner au bâti A une solidité convenable, on lui rive des pattes, que
- °n cloue ensuite sur l’entourage en «ois.
- Le dormant A est recouvert
- pa
- r un
- cbâssis mobile E, qui tourne autour d’un aXe horizontal et s’ouvre à tabatière.
- Le châssis mobile est formé par des cornières a recevant ces vitres. A ces cor-nières sont fixés des rebords en tôle r contournant le rectangle en trois sens, et Sei>vant de jets d’eau.
- On fixe ie cfiâssis mobile dans des positons différentes au moyen d’une crémail-ere Ti percée de trous dans lesquels s’en-^age un goujon fixé au bâti.
- A fa partie inférieure, la gouttière g a jne échancrure e ( fig. 1723) pour permettre e passage de l’emboîtement des deux anes contiguës.
- On exécute aussi les châssis en fonte annee 1726 et i727). Ces châssis
- lenvent être dormants ou ouvrants. Ils
- peuvent occuper la place de deux ou de plusieurs tuiles.
- Ces châssis ont exactement la forme des tuiles qu’ils sont destinés à remplacer.
- Ils sont munis sur leurs parties latérales de cannelures et de couvre-joints, pour faciliter les assemblages avec les tuiles voisines. A leur partie supérieure, leur rebord vient s’engager sous l’about des tuiles de la rangée supérieure.
- A leur partie inférieure, ils sont terminés par un arrondi qui repose sur le rang de tuiles venant immédiatement en dessous.
- Lorsqu’ils sont ouvrants, ils sont recouverts par un châssis mobile autour d’un axe horizontal et qui s’ouvre à tabatière ; on le fixe dans plusieurs positions plus ou moins ouvertes, au moyen d’une crémaillère percée de trous dans lesquels s’engage un goujon fixé au bâti et de saillie convenable ; le châssis mobile est en fonte avec toute la partie milieu disposée pour recevoir des vitres.
- Voici les principales dimensions de ce genre de châssis :
- D M EN S ON S
- nu VITR AGE
- EXTERIEURES ou des glaces
- m. m.
- 2 tuiles lo sangées 0 41 X 0 45 0 23 X 0 28
- S 4 » » 0 46 X 0 76 0 27 X 0 54
- 6 » » 0 69 X 0 76 0 46 X 0 54
- 9 » » 0 69. X 1 10 0 46 X 0 86
- 12 » » 0 90 X 1 10 0 64 X 0 86
- H3 15 » » 1 10 X 1 10 0 86 X 0 86
- 2 tuiles losansées 0 41 X 0 45 0 26 X 0 30
- i 1 4 » » 0 46 X 0 76 0 30 X 0 57
- 6 » » a 69 X 0 76 0 53 X 0 60
- -C=l 9 » » 0 69 X 1 10 0 53 X 0 93
- .3 Il2 » » 0 90 X 1 10 0 72 X 0 93
- ( 15 » » 1 10 X 1 10 0 93 X 0 93
- Scien
- ces générales.
- Pour les châssis de neuf, douze et quinze tuiles, on emploie du verre double ou demi-double ; du verre simple, pour les châssis plus petits
- La partie arrondie et inférieure du châssis est munie d’encoches pour laisser passer les assemblages du rang de tuiles inférieur.
- Châssis en terre cuite. —Dans beaucoup
- Cni;vBim;nE et rr.oMnEnif,. — 40
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- 626
- COUVERTURE.
- d’usines, on fait maintenant des tuiles vitrées dont la ligure 1728 donne la perspective.
- La tuile vitrée simple a la forme et les
- Fig. 1727.
- Tuile vitrée simple
- Fig. 1728.
- Tl
- Fig. 1729.
- dimensions d’une tuile ordinaire (fig. 1729 et 1730). A gauche, une cannelure oreçoit l’about de la tuile voisine T ; à droite, un
- couvre-joint c s’emboîtant dans l’autre tuile.
- A la partie supérieure, une saillie spe-ciale s’engage sous la dernière rangée de tuiles supérieure. Un crochet a retient la tuile sur la latte l.
- A la partie inférieure, un arrondi vient
- Fig. 1730.
- reposer sur la première rangée de tuiles inférieure T.
- Au milieu de la tuile se trouve per' cée une ouverture rectangulaire A ayant de légers rebords r sur trois côtés, et une
- Fig. 1731.
- feuillure f sur laquelle on pose le verre-Le quatrième côté est ouvert afin de laiS' ser déborder le vitrage. Ce dernier est ordinairement en verre double.
- Quand on veut mettre en place une semblable tuile, il convient de commencer paj1 couvrir en plein la surface du pan du toi
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 627
- ^eç dès tuiles courantes; puis, à Tendron 1 faut mettre une pièce spéciale, or
- finie en terre,vitrée double
- Fig. 1732.
- Double
- Fig. 1733.
- Le poids de la tuile indiquée {fig. 1731)
- est de :
- Sans vitre.................. 3k,000
- Avec vitre.................. 3k,300
- ____460
- Fig. 1735.
- Celui de la tuile représentée {fig. 1728) est de 2 kilogrammes sans verre.
- Fig. 1734.
- doù ^ Ue Cette dernière à la tuile qu’elle ^placer. 4
- VUe Per ^°nnons également {fig. 1731) la ls°^n/S^eC^Ve d'ime tuile vitrée, système
- W tl
- Fig. 1736.
- Ces tuiles peuvent aussi se faire doubles {fig. 1732 et 1733). Elles présentent exactement les mêmes cannelures o et les mêmes saillies c {fig. 1734) que les tuiles simples. Elles ont l’avantage de donner une plus grande ouverture de jour.
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- 028
- COUVKRTURK.
- La tuile de la figure 1732 pèse :
- Sans verre................... 4k,600
- Avec verre.................... 6k,300
- Celle delafîgure 1733,3k,5ÛO, sansverre.
- L’usine Muller, à Ivry, fait aussi des châssis en terre cuite ouvrant.
- Nous donnons {fig. 1733 et 1736) le plan et l’indication de pose d’im de ces châssis.
- Le dormant d est formé d’une double tuile, munie d’une cannelure o et d’un couvre-joint c. A la partie supérieure se
- trouvent un rebord r servant à Fassent' blage, et un crochet a pour la fixation sur le lattis L
- Au bas de la tuile il existe une partie recourbée F pour recouvrir le dessus de la tuile T. En b se trouve une cannelure destinée à recouvrir l’assemblage des deux tuiles inférieures.
- Au centre se trouve une ouverture A comportant des rebords élevés e, formant coffre.
- Sur le dormant D vient se rabattre un
- '80 " "'Wp 80~ pèj 00
- i
- châssis mobile M, formé par des fers cornières d sur trois côtés, le quatrième ouvert pour laisser passer le vitrage. Sur ces fers cornières sont fixés des jets d’eau en tôle f pour rejeter l’eau sur la partie plate g du dormant, partie formant ainsi gouttière. Ce châssis est mobile autour d’un axe horizontal.
- Ce genre de tuile peut aussi se faire triple, c’est-à-dire prendre la place de trois tuiles {fig. 1737). La forme reste la même. La partie basse seule a deux cannelures
- bb \ pour passer au-dessous de l’assem
- bln
- des trois tuiles inférieures.
- Terminons en disant que ces peuvent se faire doubles ou trip châssis vitré, en terre cuite ou en fflétë1.
- des, a
- B. — Appareils de ventilation.
- Nous avons vu que, pour aérer les niers et les locaux sous combles, on Pr^s quaitde petites ouvertures sur lesversn des toitures, ouvertures que l’on chsp
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- COUVERTURES EN TUILES. u-u
- manière à provoquer des courants i Mais, d un autre colé, il faut évitei 1 en-°bliqaes, à des hauteurs diflérentes, etltrée de la pluie par ces ouvertures. 11 faut disposés eu dents de scie. I donc les disposer pour que 1 air ne puisse
- Pénétrer que par les côtés. Nons allons eri décrire quelques exemples.
- Bouches de ventilation en tuiles creuses On peut recouvrir les trous de ventila
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- 630
- COUVERTURE.
- tion avec des tuiles creuses coniques T {fig. 1738). L’extrémité évasée o est placée vers l’extérieur, et les côtés sont raccordés aux tuiles adjacentes t par un solin s en mortier. Les joints sont ensuite rebouchés de l’intérieur.
- L’ouverture ac est petite ; les tuiles sous-jacentes t remontent assez loin sous la tuile creuse. De cette façon, la pluie ne peut pénétrer dans l’intérieur du comble.
- Chattière à tuile plate en terre. — Quand des tuiles de ce genre sont jugées insuffî-santes, on peut faire usage de pièces spéciales en poterie dont la forme est indiquée [fig. 1739).
- Cette pièce se compose d’une base plate abcd, évidée suivant une courbe efg.
- Sur cette base et venue d’une seule
- pièce avec elle, se trouve une lucarne ehfg, inclinée suivant le rampant du comble {fig. 1740).
- Des crochets i servent à fixer cette chattière sur les lattes l.
- Les rebords ab, bc, cd sont recouverts par les tuiles contiguës ; leurs joints se rebouchent au mortier.
- Le rebord inférieur ad recouvre, au contraire, les tuiles tx de la partie in' rieure.
- L’ouverture eh a environ 25 centimètres de hauteur sur 30 centimètres de largeur. Le toit hf est un arc de cercle.
- Une semblable chattière pèse environ 5\500.
- Noquets de ventilation. — On peut enn ployer aussi des pièces de métal de forme
- Fig. 1741 à 1743.
- rectangulaire inclinée suivant le rampant du comble {fig. 1413), et formant un prisme à base rectangulaire.
- Ce prisme est entouré d’une feuille de zinc rectangulaire débordant l’ouverture de 0m,12 à 0m,15 de chaque côté.
- La pose de ces noquets se fait dans la couverture en tuiles plates, comme dans la couverture en ardoises {fig. 1418 et 1419), à l’aide de pinces d’agrafe.
- Les tuiles du dessus cc {fig. 1418) viennent déborder sur la pièce z de métal, en la recouvrant d’une quantité égale à un pureau.
- Sur les côtés, la bande z déborde sur les tuiles d avec une pince à l’extrémité {fig. 1419).
- A la partie inférieure du noquet, même disposition. La bande métallique z vient recouvrir les rangs de tuiles inférieures, et est retenue par des pattes en cuivre, rabattues en dessus, ou par des crochets.
- La feuille de métal z est soudée au prisme p {fig. 1418).
- Ces noquets prismatiques se placent surtout près des arêtiers. Pour les autres endroits du comble, on préfère employé des chattières de forme conique reposa11 sur un plan trapézoïdal fig. 1414 et 141^)’ telles que nous les avons vues lorsqlie nous avons parlé de la couverture en ardoises.
- A la partie supérieure fig. 1416), ^eS tuiles c viennent déborder sur la bande métallique b qui entoure le cône delà chat' tière. A la partie inférieure, au contraire-c’est cette bande, qui vient recouvrir d un pureau le rang de tuiles inférieures
- Sur les côtés, les tuiles g sont coup
- éeS
- la
- en tranchis biais, et débordent sur bande f, qui forme alors ourlet en des sous [fig. 1417).
- La chattière est posée avec agrafes eil fer parle bas, filet plâtre sur tuiles, tran chis biais et parement plâtré.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- Chai:Hères en tuiles mécaniques. —i Lorsque Je toit est couvert en tuiles mécaniques, on se sert, pour les trous de ven-1 Wation, de pièces spéciales en terre cuite affectantla forme des autres tuiles.
- Nous donnons {fig- 1741 à 1747) une série de ces tuiles spéciales tirées de l’al-oam de l’usine Muller, à Ivry.
- La tuile mécanique chattière se compose d’une partie rectangulaire plane T {fig • 1741), ayant les cannelures et couvre-J°mts d’une tuile ordinaire à recouvrement
- à emboîtement.
- En son milieu, cette tuile est percée une ouverture cintrée o.
- Sur cette ouverture, la recouvrant, et venu au moule avec le reste, se trouve un
- Fig. 1744.
- chapeau conique C, de section curviligne.
- Fig. 1745 et 1746.
- Nous donnons {fig. 1748 et 1749; les la chattière représentée en perspective c°upeS transversale et longitudinale de {fig- 1743).
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- COUVERTURE.
- fixée sur la latte supérieure l par deux crochets m.
- À la partie supérieure r, le rebord reçoit l’about de la tuile t de la rangée au dessus.
- A la base, la chattière se termine par une partie arrondie a qui vient recouvrir légèrement le haut de la tuile inférieure t2.
- Sur le côté gauche se trouve une cannelure p qui reçoit l'emboîtement de la tuile voisine.
- Sur le côté droit se trouve un rebord q, qui vient s’engager dans la tuile limitrophe.
- Ces pièces spéciales prennent la place exacte soit d’une, soit de deux, soit de trois tuiles.
- ''Double
- Fig. 1750.
- Nous donnons ci-après les poids de ces différentes tuiles.
- kil.
- Tuile simple {fiq. 1741) 3.900
- Tuile double (fig. 1742) 8.800
- Tuile triple {fiq. 1743)- 15.000
- OEil-de-bœuf à d uvble emboîtement
- {fiq. 1744) 9.000
- Chattière (fiq. 1745) 4.500
- OEil-de-brauf ordinaire pour tuiles
- plates {fiq. 1746) 8.000
- Chattière pour tuiles Vandremer {fiq.
- 1747) 11 000
- La Grande Tuilerie Parisienne, à Ivry, fabrique aussi des tuiles-chattières simples ou doubles. Nous en donnons un exemple {fig. 1750).
- La chattière simple pèse. . 3k,500
- — double — . . 10k,000
- On donne aussi quelquefois aux tuiles-chattières la forme des tuiles Courtois
- {fig. 1751). Ces tuiles, fabriquées par tuilerie de Choisy-le-Roi, pèsent 3k,8( La partie plane T est en losange. i centre, l’ouverture o est couverte par chapeau elliptique C.
- Fig. 1751.
- A la partie supérieure, un rebord reçoit l’about delà tuile placée au dessus-A la partie inférieure existe un Çr°^ chet m pour l’emboîtement de la PieC avec la tuile située en dessous.
- Fig. 1752.
- L’ouverture du trou d’aérage est d e viron 0m,17 sur 0m,05. t
- Sur deux des côtés latéraux se trouv ^ des rebords n et p pour l'assemblage aV u les tuiles, voisines.
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- Chat Hères grillées. — L’ouverture du chapeau des chattières de terre cuite est quelquefois fermée par une partie de terre cuite venue au moule {fig. 1752).
- Cette plaque de fermeture F est percée d’une série de petites ouvertures a {fig. 1752 et 1753) qui laissent passer l’air, mais dont le peti de dimensions empêche les oiseaux, les rats et les souris de s’introduire à l’intérieur. |
- La partie plane T de la pièce est mou- j lée comme une tuile à emboîtement et à j recouvrement, et le chapeau C peut affec- j ter les formes que nous avons indiquées j 'C plus haut.
- La tuile s’attache sur le lattis l, comme les précédentes, et s’emboîte avec les tuiles voisines à la méthode ordinaire {fig. 1753).
- La partie grillée aune hauteur de 25 centimètres environ.
- La grande tuilerie de Montchanin, qui fabrique ces sortes de tuiles, fait aussi des tuiles-chattières à emboîtement et à recouvrement tout en fonte et des chattières pour tuiles plates.
- Le tableau suivant donne les poids correspondants des différentes chattières.
- Chattière double en fonte kil. 14.500
- Ghattière double en terre grillée 10.000
- Chattière double en terre non grillée. 8.000
- Chattière simple grillée, en terre 4.000
- Chattière simple en terre 4.500
- Chattière à tuiles plates 5.500
- Chattière ouverte pour tuiles pannes 6.000
- Chattière grillée 7.000
- Fig. 1753.
- Appareils de ventilation en tôle ou en zinc. - Dans certains cas, les chattières sont
- remplacées par de véritables conduits ver-1 A l’endroit du trou d’aération, on place tieaux en métal. I une tuile T percée d’une ouverture o.
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- COUVERTURE.
- Cette tuile est à emboîtement comme les autres et se fixe de la même façon sur le lattis l (fig. 1754 et 1755).
- L’ouverture circulaire o a ses rebords r en saillie sur la partie plane et rectangulaire de la tuile T.
- Dans cette ouverture passe un cylindre en tôle ou en zinc a. Le diamètre de ce cylindre varie de 11 à 22 centimètres. En b se trouve un emmanchement à baïonnette, qui permet de fixer le conduit a sur les rebords r. Cet emmanchement à baïonnette est muni d’une partie inférieure conique c qui protège contre l’eau les
- parties en contact du cylindre et de la tuile.
- Dans l’intérieur du cylindre a passe une tige métallique m terminée à la partie supérieure par un chapeau conique d. Ce chapeau est destiné à empêcher l’eau de pluie de pénétrer dans l’intérieur de ce tuyau.
- La tige m passe dans des conduits n et p fixés par des rayons métalliques q au cylindre a. A l’un de ces conduits n se trouve une vis v qui permet de fixer la tige m, et par conséquent le chapeau d, à la hauteur que l’on veut. A cet effet, la
- Fig. 1756.
- partie inférieure de m est terminée par une poignée h qui permet de faire la manœuvre à la main.
- Le chapeau d s’élève plus ou moins suivant les besoins delà ventilation.
- Nous donnons {fig. 1755) une coupe transversale de l’appareil mis en place. A gauche se trouve une cannelure A et à droite un couvre-joint i pour l’emboîtement avec les tuiles latérales.
- Poids de l’appareil : 5 kilogrammes environ.
- Tuile de jour et de ventilation. — L’usine Muller à Ivry fait aussi des tuiles qui permettent à la fois l’aérage et la ventilation {fig. 1756).
- Cette tuile, qui a les dimensions d’une tuile grand moule à emboîtement et à recouvrement, se compose d’une partie plane T munie de ses cannelures, rebords et couvre-joints r.
- Au centre se trouve une ouverture circulaire garnie de rebords m.
- Le long de ces rebords peut se fixer un cadre métallique n.
- A ce cadre sont soudés quatre supports métalliques. Ces supports soutiennent un cadre métallique en fers-cornières /.
- Ces fers-cornières reçoivent une plaque de verre v mastiquée dessus.
- De cette façon, l’air passe entre les supports en suivant la direction des flèches.
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- La plaque de verre Y empêche l’eau de pénétrer dans le conduit, tout en livrant passage à la lumière.
- La tuile T se fixe au lattis l à l’aide de crochets p, reçoit, à la partie supérieure, l’about de la tuile de dessus t{, et retombe sur la tuile t% située au dessous.
- Cette tuile sans garniture pèse 6 kilogrammes.
- C. — Passages de tuyaux.
- Pour le raccord des souches de cheminées avec une couverture en tuiles, il existe deux cas :
- 1° La couverture est en tuiles plates;
- 2° La couverture est en tuiles mécaniques.
- 1° Couverture en tuiles plates. — Lorsque la couverture est en tuiles plates, on divise les raccords en trois parties:
- (a) Raccord arrière;
- (b) Raccords latéraux;
- (c) Raccord de devant.
- (a) Raccord arrière.—Derrière la souche (fig. 1421), on établit un voligeage en sapin. Entre ce voligeage et la souche, on niet un garnissage en plâtre b.
- Sur ce garnissage, on dispose une bande de plomb p venant se fixer, .d’une part sur le voligeage, de l’autre sur le mur de souche, contre lequel elle remonte. Contre la souche on établit une bande de solin s qui déborde le plomb et le protège.
- Les tuiles d recouvrent d’un pureau cette bande de plomb b, et, à cet endroit, le dernier rang est posé en doublis.
- On peut remplacer le plomb par une bande de zinc (fig. 1424). On fait un voligeage jointif, avec pente en plâtre au dessus. Sur ladite pente on place un papier goudronné, sur lequel se pose immédiatement le zinc avec angles et goussets.
- On relève la feuille de zinc contre les souches, et on la recouvre à l’aide d’une bande de solin en zinc scellée dans la Partie haute de 0m,02 à 0m,03 et se recourbant sur ladite feuille.
- (b) Raccords latéraux. — Sur les côtés, °n taille les tuiles à la demande et on les fait buter contre la paroi de la souche. On leur donne un léger devers pour rejeter les eaux sur la couverture.
- L’angle formé par les tuiles et le mu de la souche (fig. 1422) est rempli par une ruellée en plâtre /‘légèrement cintrée.
- On peut remplacer cette ruellée par une bande de plomb (fig. 1424),qui, légèrement en pente, vient recouvrir les rangs des tuiles et se relever contre la paroi de la souche. Au dessus court une bande de solin en zinc avec solin en plâtre pour garantir l’engravure.
- On peut enfin remplacer la bande de plomb par des noquets n en zinc (fig. 1425), qui se croisent d’une quantité égale à un pureau et forment une saillie continue le long de la souche (fig. 1426).
- Au dessus on établit un solin en zinc z se fixant dans le mur de souche au moyen d’équerres scellées (fig. 1426).
- (c) Raccord de devant. — Sur le devant de la souche (fig. 1421), les rangs de tuiles viennent buter contre le mur. Un bourrelet en plâtre f ferme l’angle de la toiture avec le conduit de fumée.
- Ce bourrelet est souvent remplacé (fig. 1424) par une bande de plomb qui vient recouvrir la tuile et remonter le long de la souche, protégée par une bande de solin en zinc avec solin en plâtre.
- Lorsqu’il existe une gouttière (fig. 1425), la bande de plomb est remplacée par une bande de zinc, qui vient s’agrafer avec le zinc de cette gouttière. Au dessus se trouve une bande de solin en zinc avec solin en plâtre.
- En Allemagne, le raccord le long des souches de cheminées se fait toujours au moyen de solins. Sur les côtés de la souche les tuiles sont un peu engagées dans la maçonnerie, afin que, dans le cas de tassements, les solins ne soient pas détachés.
- On garnit la partie supérieure du pourtour (fig. 1757) d’une table de zinc recourbée mnp. Cette table se poursuit sur les côtés de la souche et passe sur le solin s.
- A la partie inférieure, on dispose une double rangée de tuiles, au droit de la cheminée, avec bande de solin.
- 2° Couverture en tuiles mécaniques. — Lorsque la couverture est en tuiles méca-I niques, deux cas peuvent se présenter :
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- COUVERTURE.
- (a) Les conduits de fumée sont établis dans une souche ordinaire ;
- (b) Les conduits ne se composent que de simples tuyaux en terre cuite.
- {a) Souches. — Lorsque les conduits sont enfermés dans des souches, on procède d’une façon analogue à celle employée dans la couverture eu tuiles plates.
- Fig. 1757.
- "T9Ù ....f\
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- Raccords de derrière.. — Pour le raccord derrière, on arrête le lattis l à environ 20 centimètres du mur de souche (/?g,1758). On fait un voligeage jointif Y sur toute la largeur de la souche. On établit sur ce voligeage une feuille de zinc ou de plomb a de la même largeur. Cette feuille s’étend en haut sous les tuiles T de O"1,40 à 0m,50.
- Elle se relève contre la paroi de la souche de 0m,085. Au dessus on établit une bande de solin en zinc b qui vient se recourber à angle aigu contre la feuille-L’engravure de cette bande est protégée par un solin en plâtre s qui rejette l’eau sur la toiture.
- La feuille de zinc ou de plomb forme un
- 7 90
- Fig. 1759.
- encaissement. On a soin d’établir, au milieu, un léger bombement, de manière que les eaux qui viennent des tuiles soient séparées et rejetées à droite et à gauche.
- Entre la dernière latte l et le mur M de la souche, on fait un remplissage en plâtre p, pour la séparation réglementaire qui doit exister entre le bois et le conduit de fumée.
- Raccords de devant. — Le raccord de devant de la souche se fait d’une manière analogue. Les tuiles sont arrêtées à une certaine distance du mur de souche M. L’intervalle est rempli par un massif en plâtre m. Sur ce massif court une feuille de zinc ou de plomb c qui vient se recourber au-delà du rebord r de la tuile T,,. Cette bande remonte le long du mur et est protégée par une bande de solin en zinc d avec solin en plâtre s.
- On doit calculer la souche de manière qu’elle passe entre deux chevrons C. Autrement, on serait obligé de couper le chevron au droit du mur, et d’établir de faux chevrons transversaux, dans lesquels
- le chevron C viendrait s’assembler, et qui s’appuieraient eux-mêmes sur les chevrons latéraux.
- Raccords latéraux. — On procède de la même façon pour les raccords latéraux (fig. 1759).
- 'Passagede tuyau
- Fig. 1760.
- La bande de zinc a, dont nous avons parlé, se poursuit sur les côtés. Elle passe au-dessus des cannelures et rebords r et c des tuiles latérales T4 et T et se rabat sur la tuile. Pour rendre le joint plus hermétique, on bouche les cannelures avec du plâtre.
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- COUVERTURE.
- La bande de solin en zinc b se poursuit également avec son solin en plâtre s.
- Les lattes s’arrêtent à une certaine distance du mur M, et on fait un contre-lattage perpendiculaire au premier avec
- remplissage en plâtre pour les distances réglementaires.
- {b) Conduits simples.—Lorsqu’il s’agit de simples conduits de terre cuite à passer au travers du comble,sans établir de souche,on
- PASSAGES DE TUYAUX
- Simple Double
- Fig. 1761 et 1762.
- emploie des tuiles spéciales que fabriquent toutes les grandes tuileries.
- Nous donnons [flg. 1760) la vue perspective de l’une de ces tuiles. Elle est à emboîtement et à recouvrement avec une cannelure c, un rebord r et des saillies s pour le recouvrement des autres tuiles inférieures. Au centre, se trouve une ouverture circulaire o avec rebords venus au moulage. La tuile représentée dans la
- Fig. 1763.
- figure 1760 est double, c’est-à-dire qu’elle tient la place de deux tuiles. On en fabrique pouvant tenir la place d’un plus grand nombre de tuiles.
- Nous donnons ci-après les différentes
- tuiles-passages construites par l’usine
- Muller et Cie, avec leurs poids.
- Passage de tuyaux simple. . 3k,00
- — — double
- {flg. 1760).................. 6 60
- Passage de tuyaux surface de
- huit tuiles. ................12 00
- Passage de tuyaux petit moule........................ 3k,50
- P —
- I ÇjU-'-'I
- La Grande Tuilerie Parisienne fabrique aussi ce genre de tuiles-passages pouvant s’assembler avec des tuiles à côtes (/îg. 1761 et 1762). Ces tuiles ont la forme des
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- COUVERTURES EN TUILES.
- autres tuiles isolantes, avec une ouverture circulaire au centre et rebord pour le passage des tuyaux.
- lm s
- Fig. 1765.
- DIAMÈTRE POIDS
- Tuile simple . . Om,ll 2k,o00
- — double . . 0 13 5 000
- — — • • 0 15 6 500
- — — . . 0 18 6 000
- — — . . 0 22 6 500
- — — . . 0 24 7 000
- Nous donnons (/îg. 1763) la coupe d’une
- tuile de passage mise en place. Elle a la longueur d’une tuile ordinaire. A la partie supérieure elle se fixe sur le lattis l et reçoit l’about de la tuile supérieure T.
- A la partie inférieure, elle vient recouvrir la tuile T, inférieure au droit de la latte l. En D se trouve une douille saillante destinée à éviter l’entrée de l’eau. Sur cette douille vient se fixer un mi-
- Fig. 1768.
- Fig. 1766 et 1767.
- { tron M; autour de ce mitron, et venue au moule, court une bavette circulaire h, extérieure, qui recouvre la douille et vient déborder au dehors en jouant le rôle de larmier.
- Lorsque le mitron forme cheminée à plusieurs parties, on prend la disposition indiquée (fig. 1764).
- La tuile de passage p a toujours la forme ci-dessus avec son ouverture o et sa douille D.
- La base de la cheminée G descend le long de la douille D et vient reposer sur la partie plane de la tuile P.
- Le dessus A de la cheminée vient s’emmancher à baïonnette dans la partie C, à l’aide d’un rebord r s’engageant dans une rainure a.
- On mastique au plâtre l’intervalle i existant entre la base G et la douille D de la tuile P.
- Mitres, mitrons,cheminées. — Les mitres,
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- COUVERTURE.
- cheminées et mitrons qui surmontent les souches et les tuiles de passage se font de tous calibres, et ornées de différentes façons.
- Nous donnons plusieurs exemples de ces pièces de terre cuite, fabriquées par l’usine d’Ivry [fig. 1765 à 1768). En voici les poids : -
- Cheminée n° 5.......... 100k environ.
- Diamètre à la base : extérieure. 0m,30.
- — — intérieure. 0ra,20.
- Cheminée n° 2........... 29k environ.
- — n° 3........ 25k —
- Mitron n° 4............ 9k —
- J-4 '
- S 30'29 30
- Nous indiquons [fig. 1769) le moyen le plus communément employé pour fixer les cheminées sur les souches.
- A l’extrémité supérieure de la souche S, on vient sceller des pièces a en forme de cornières.
- Ces pièces sont emboîtées par la base b de la cheminée C. A la partie supérieure, cette dernière porte une collerette c sur laquelle vient s’appuyer le chapeau A. Ce chapeau est percé latéralement d’une série d’ouvertures oblongues o qui laissent t
- échapper, la fumée. Dans ces ouvertures passent des supports en fer f deux fois recourbés. A l’extrémité inférieure de ces derniers passent des tiges de fer rondes t filetées, munies d’écrous à leurs têtes.
- Ces tiges descendent le long des parois de la cheminée et viennent se visser dans l’œil d’ancres en fer c, scellées dans la maçonnerie delà souche S. Ces tiges fixent la cheminée et lui permettent de résister au vent.
- On met d’abord cette dernière en place et ensuite on place les tiges t en les serrant à l’aide d’écrous.
- 0° Accessoires de couverture.
- Parmi les accessoires de couverture on compte les gouttières et chéneaux, et les appareils de circulation sur les combles.
- A. — Chêneaux.
- Les pans inclinés des toitures recueillent les eaux de pluie. Ces dernières, arrivant à l’égout de la rive inférieure, tombent quelquefois directement sur le sol. De là, de nombreux inconvénients : éclaboussures sur les façades, ravinement du sol et gêne au passage des baies.
- Le plus souvent on recueille les eaux dans un canal spécial qui suit la rive d’égout et les déverse dans un tuyau vertical chargé de les mener au sol.
- Ce canal, presque horizontal, porte le nom de chéneau; on donne au canal vertical qui lui fait suite le nom de tuyau d& descente.
- Dans la couverture en tuiles, le chéneau peut être soit entièrement en terre cuite, soit en métal avec façade en terre cuite.
- 1° Chéneaux en terre cuite. — Les chéneaux en terre cuite se font de différents modèles et la terre employée est de toute première qualité, de telle sorte qu’ils reçoivent l’eau directement et n’ont paS besoin d’être garnis en métal.
- Nous donnons [fig. 1770) la coupe transversale d’un chéneau-gouttière pour toits en queue de vache.
- Le chéneau A a une section rectangu-laire. Son fond /'est dirigé parallèlement
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- aux chevrons. Le côté intérieur est droit; celui du devant est cintré et porte un parement extérieur orné.
- Le dernier rang de tuiles T, posées sur les lattes l, vient déborder sur le côté intérieur du chéneau. Les lattes sont fixées sur les
- Fig. 1170.
- Fig. 1171.
- tirons C qui reposent sur les arbalé-
- La figure 1771 représente la vue de face pCe chéneau.
- fe j^Ul> empêcher le chéneau A de glisser papn§' des chevrons C, on se sert d’une f1Xe® P {ftg-1772), qui, d’une part, vient se i^o en^re deux parties de chéneaux au pai^en du boulon de raccord b, et, d’autre p1 se visse sur le coyau C. sifs!)C^1®neau est formé par bouts succes-b°ut ® à 0m,60 de longueur. Chaque
- ^ [fig. 1773) se termine par une
- Sciences générales.
- Fig. 1712.
- COCVEIÎTUHE ET Pl,0-UBE!UR. —41.
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- COUVERTURE.
- bride a, qui sert à faire un assemblage étanche avec le bout suivant.
- Les deux brides a qui se regardent portent des rainures qui se correspondent. Dans les rainures, on pose un tuyau en caoutchouc. On serre les brides contiguës au moyen de boulons convenablement disposés.
- On donne à ces chéneaux une hauteur d’environ 0m,20 et une largeur de 0m,16 à 0m,20.
- Le joint en caoutchouc dure très longtemps, parce qu’il est à l’abri de l’air et de la lumière. Il faut, de plus, remarquer que le restant du joint s’emplit, à la longue, d’une poussière très fine, qui vient l’obturer complètement.
- La partie du chéneau A qui correspond à la descente d’eaux pluviales [fig. 1774) porte un moignon M venu au moule et comprenant une ouverture circulaire O de 0m,030 de diamètre environ.
- A ce moignon vient se fixer par un col-
- let en ciment, une conduite F en fonte ou
- Fig. 1774.
- en terre cuite qui amène au sol l’eau de pluie. Cette conduite a environ 5 à 10 centimètres de diamètre intérieur.
- 11 faut noter que le fond même du chéneau ne repose pas contre le coyau, mais
- qu’il existe en tre eux un vide de 2 à 3 timètres, le chéneau ne reposant sur coyau que par les extrémités inférieui de ses faces avant et arrière.
- Si le chéneau doit être établi au-dess
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- d’une corniche de bâtiment, comme le montre la figure 1775, la forme précédente doit être un peu modifiée. Le fond/'est
- horizontal et le bord de devant c formant façade se redresse d’équerre sans affecter la forme curviligne.
- ^ ' ï:
- Fig. 1775.
- Pour que les bouts de chéneaux ne se dérangent pas, on les arrête de distance en distance par une patte p venant se visser sur le chevron C, et qui est prise entre les boulons de serrage b des deux Parties de conduites.
- Les tuiles T viennent déborder sur le bord du chéneau. La dernière latte l vient s’appuyer contre la bride a du chéneau. Le chevron C se termine sur la panne de rive E, qui elle-même repose sur l’entrait G.
- Souvent, pour mieux maintenir le chéneau , on met une deuxième patte q [fig 1776) a la partie inférieure. Cette patte se termine comme un boulon de scellement et vjent se fixer dans la corniche D à l’aide d un peu de mortier de ciment.
- L’aspect des brides de raccord sur le parement extérieur du chéneau n’est pas toujours très agréable à l’œil. Aussi a-t-on cherché à rentrer ces brides pour diminuer la saillie qui se trouve alors à 1 intérieur du chéneau. C’est ce qu’indiquent
- les figures 1777 à 1779. La bride b vient affleurer le parement extérieur du chéneau, déterminant une encoche g dans la-
- Fig. 1776.
- quelle passent les boulons de raccord, et une saillie s dans l’intérieur du conduit. Du côté du comble, les brides restent à l’extérieur.
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- COUVERTURE.
- ' Le caoutchouc crèux ' e contourne les trois côtés du chéneau dans une rainure r, représentée figure 1779. Cette rainure a environ un demi-centimètre de profondeur.
- Coupe EF.
- Fig. 1777 à 1779.
- Comme toujours, il existe un vide de 2 centimètres entre la corniche et le fond du chéneau.
- Malgré tous les soins apportés au serrage des brides, il peut se faire que l’eau
- suinte parfois à travers le joint. Pour être entièrement à l’abri des infiltrations, on met à l’intérieur du canal, en plus du tuyau de caoutchouc, une bande de plomb H {fig. 1780 et 1781). On engrave cette dernière dans des encoches e pratiquées dans la saillie S du joint. On scelle au ciment. Le plomb passe sur le fond du chéneau et remonte le long de chacun des
- Coupe AB.
- Fig. 1780 et 1781.
- côtés, comme le montre la coupe AB. De cette façon, l’étanchéité est complète.
- Dans son Traité pratique de constructions civiles, M. Wanderley donne une description des chéneaux adoptés à Berlin pour les édifices publics. Ce genre de conduit est représenté [fig. 1782).
- Le chéneau C est placé derrière une balustrade B et dans les combles. Ce chéneau a 27 centimètres de largeur sur 16 de profondeur. Il repose sur un plan-
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- COUVERTURES
- cher en bois p, Ce plancher est fixé, d’une part, à la corniche A, de l’autre à | une série de pièces de bois b formant cloison. Ces dernières sont posées sur l’entrait E soutenant le faux plancher a. Sur cette cloison vient reposer l’about, des chevrons m et du voligeage V. Ce dernier déborde ie canal de quelques centimètres, de façon que le zinc z de la couverture vienne retomber en larmier dans le con-
- ^uit. Contre les chevrons m vient se ciouer une planche n. à laquelle on fixe Uile bande de zinc d, qui descend dans le uhéneau.
- . côté de la balustrade, une bande de Ztnc f remonte le long des parois du che-|*cau et du mur de face d’environ 30 à o centimètres. Au dessus est scellé dans e mur un coyau h qui supporte une por-IOn cle voligeage v. Ce voligeage reçoit
- lin © o o ^
- ue quatrième bande de zinc i, qui, à 1 ms-
- EN TUILES. 64q
- tar de la bande z, vient retomber en larmier dans le conduit. Il y a donc, entre les deux bandes z et f, une fente o dont la largeur n’est que de 6 centimètres.
- Les joints des feuilles sont de nature à permettre la libre dilatation des parties. Les neiges peuvent s’amasser sans inconvénient derrière la balustrade, car la température plus élevée de l’intérieur empêche la fente de se remplir de glace ; au moment du dégel, l’eau peut donc toujours s’écouler.
- Les ouvertures au-dessus du chéneau, du côté des combles, sont fermées par
- des tables de zinc articulées à la partie supérieure, de manière à permettre la visite et le nettoyage du chéneau.
- Au dessus du chéneau et contre la balustrade, se trouve une sorte de balcon D permettant le passage des ouvriers.
- Dans ce genre de conduite {fîg. 1783) les brides b sont à l’intérieur, le serrage ne pouvant s’effectuer autrement à cause de l’encaissement du chéneau.
- M. Wanderley donne ensuite un second exemple de chéneau intérieur employé dans les fabriques et ateliers où la surface couverte est très grande.
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- COUVERTURE.
- On place alors les tuyaux de descente dans l’intérieur du bâtiment. A Vienne, en Autriche, on trouve de nombreux
- exemples d’édifices dans supprimé les tuyaux de rents. Les eaux du toit
- Fig. 1784
- lesquels on a descente appa-sont recueillies
- Fig. 1785,
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- dans un conduit placé à l’intérieur des combles, et vont de là soit à un réservoir, pour servir aux usages domestiques, soit au tuyau de décharge dans l’égout.
- Une pareille disposition est représentée [ftg. 1784). Derrière le pied de la balustrade B est logé un large chéneau en zinc C ayant 30 centimètres de profondeur et centimètres de largeur. Il remonte de ^0 centimètres jusque sous la tuile et recouvre en partie la base de la balustrade. La pose se fait sur voligeage. Afin que les ouvriers puissent circuler librement le long de la balustrade, sans marcher Sur le chéneau, on établit une voie en planches m sur les entretoises en fer plat cpû relient la base de la balustrade aux chevrons tous les 1 mètre à lm,25.
- Des tuyaux en fonte ou en poterie F de 12 centimètres de diamètre déversent l’eau du chéneau dans un second chéneau en terre cuite, D, intérieur. Ce dernier est recouvert à sa partie supérieure par une planche en bois. Sa largeur est de 36 centimètres et sa hauteur de 24 centimètres. L’entablement E est également garni de tables de zinc z, et sa pente est dirigée vers l’intérieur. De petits tuyaux t, de 8 centimètres de diamètre, mènent l’eau qui s’y recueille au conduit intérieur D.
- Lorsque le rampant d’un comble vient buter contre le mur d’une propriété voisine, on établit souvent à cet endroit un chéneau de terre cuite de manière à canaliser les eaux qui se rassemblent dans cet angle et à les conduire au sol.
- Fig. 1786.
- Nous représentons (ftg. 1785) la section transversale d’un chéneau compris entre Une toiture et un mur plus élevé.
- Contre l’arbalétrier A, on vient fixer un Coyau a. Ce dernier s’appuie également Sur l’entrait E. Le coyau soutient un plancher p, formé de madriers posés à plat. Contre ce plancher, du côté du c°nible, on établit une cloison C, formée Par des madriers placés verticalement. Cette cloison reçoit l’about des chevrons ^ supportant le voligeage Y.
- Sur le plancher p, on place le ché-neau de terre cuite D, qui se fixe contre *es madriers C à l’aide de pattes à la panière ordinaire. Du côté du mur, les hiudes b sont à l’intérieur à cause de hennissement du conduit.
- La couverture en tuiles s’arrête à 40 ou 50 centimètres de la rive inférieure du pan. A partir de la dernière latte ly on établit une bande de batellement en zinc z, qui vient retomber en égout dans le chéneau.
- Du côté du mur, une bande de zinc n remonte le long de la paroi du chéneau et de celle du mur, à une certaine hauteur. Elle est surmontée d’une bande de solin et d'un solin en mortier.
- Lorsque la distance entre les descentes d’eau n’est pas trop considérable et ne dépasse pas une quinzaine de mètres, on établit le chéneau directement sans aucune pente, et le peu d’eau qui peut rester dans quelques endroits du canal ne présente aucun inconvénient.
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- COUVERTURE.
- Il n’en est pas de même si la distance est trop grande. Dans ce cas on établit deux pentes en sens opposés.La figure 1786 donne la forme de la partie la plus haute de la pente. On donne le nom de besace à ce point de partage entre deux chéneaux successifs, à pentes opposées.
- Le coyau a est, en ce point, d’une hauteur plus grande que partout ailleurs, et il va en décroissant à l’endroit de chaque ferme, de telle sorte que le plancher p se trouve incliné dans l’un ou l’autre sens, ainsi que le chéneau D.
- A l’endroit de la besace, le joint de caoutchouc est renforcé par une bande de plomb telle que nous l’avons décrite plus haut, ce qui permet un certain relâchement dans le serrage, relâchement nécessité par l’angle des deux pentes.
- Nous donnons aussi en coupe la dispo-
- sition de la cuvette G ménagée au point bas de la pente pour recevoir les eaux et les transmettre au tuyau de descente T
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- 1 m +w/n m
- Fig. 1787.
- qui vient recevoir le moignon M venu au moule avec la partie de chéneau correspondante.
- Dans la figure 1787 nous montrons l’assemblage en plan du chéneau avec les tuiles de rives. La partie basse du chéneau D possède deux brides b. Ces dernières servent à le fixer contre les dernières tuiles de rives T à l’aide de boulons. Dans le joint on met une bande de plomb p afin d’assurer l’étanchéité.
- Quand la longueur de chéneau est très
- petite, il n’y apas depente, etl’on supprim le coyau et le plancher. Le chéneau repose directement sur l’entrait E [fig. 1788). Le reste de la couverture s’établit de la même manière que précédemment.
- 2° Garnitures de chêneaux. — Les chéneaux se font aussi très souvent en métal, comme nous le verrons plus loin dans le cours de cet ouvrage. On remplace avanta-
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- geusement les devants de socle en planches desdits chéneaux par des façades en terre cuite ornée.
- ha figure 1789 donne la vue perspec-
- Fig. 1789.
- hve d’un genre de façade de chéneau tiré de l’album de l’usine Muller h Ivry. Sa hauteur est de 35 centimètres.
- Voici comment se place cette façade {ftg. -1790 et 1791).
- La garniture g porte à sa base une nervure n qui lui sert de pied et qui vient s’appliquer sur la face supérieure de la pierre de corniche C. Des boulons en bronze b, à scellement, servent à maintenir le socle. On peut aussi se servir d'é-
- Coupe À B
- Fig. 1790.
- querres à scellement dont les branches verticales viennent se loger dans les joints montants.
- On fait la pente du fond p en plâtre, et la garniture est en zinc ou en plomb. Cette dernière se loge dans une encoche e à
- 2'o es;
- 9Ueue d’aronde, ménagée dans le haut du ^°cle, et une bavette en zinc ou en plomb i0gée dans la même rainure se rabat sur
- e Revêtement.
- Cette garniture de chéneau se fait en plusieurs parties. Le joint entre deux est fait au moyen de brides m rentrantes, reliées par des boulons. Des rainures demi-
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- COUVERTURE.
- circulaires pratiquées dans ces brides reçoivent un tube creux de caoutchouc t.
- C’est en somme le mode de joints hermé-
- ! ''
- tiques que nous avons étudiés dans les chéneaux de terre cuite.
- Nous donnons [fîg. 1792) la disposition d’un chéneau avec devant en terre cuite, placé sur un comble en queue de vache.
- La garniture g porte à sa base une nervure w, qui est clouée sur une pièce de bois a fixée elle-même sur le chevron C. Le reste du fond du chéneau est formé par une planche de bois p. Une bande de
- Fig. 1794.
- zinc z vient se loger dans une encoche pratiquée à la partie supérieure de la terre cuite. Cette bande de zinc remonte le long d’un coyau d et s’y fixe dessus avec pattes d’agrafe. Au dessus vient déborder le premier rang de tuiles T.
- On peut aussi établir le chéneau en zinc à la méthode ordinaire (fig. 1793).
- Seulement contre le socle en planches s, on applique une garniture g qui se fixe
- Fig. 1795.
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- COUVERTURES EN TUU.ES.
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- contre la planche s à l’aide de vis. La par -Le supérieure de g se recourbe à angle droit et vient recouvrir le dessus du socle et redescend en larmier contre la bande de zinc z qu’elle protège. Le reste du ché-neau s’achève comme nous le verrons plus loin.
- On peut appliquer aussi des façades de terre cuite aux chéneaux Bigot-Rénaux (/%. 1794). La façade g se fixe au moyen de boulons à scellement traversant la nervure n. En haut, se trouve une encoche e recevant une bande de recouvrement en Zlnc z se rabattant sur la gouttière A. Oette dernière s’appuie sur des planches p reposant sur des tasseaux t qui donnent la pente nécessaire. Au dessus la couver-
- Fig. 1796.
- ture en zinc vient déborder en ourlet sur ladite gouttière.
- Chéneau entre deux toits à pentes égales. Les chéneaux entre deux toits se rencontrent souvent dans les bâtiments indus-Ldels, et notamment dans les grandes installations de constructions d’usines, c°mposées de surfaces à rez-de-chaussée
- seulement.
- Oans bien des cas, les toitures ont des Pentes égales de chaque côté du chéneau;
- établit ce dernier, tel que cela est indiqué dans la figure 1795.
- Le chéneau, en terre cuite, repose sur
- une série de traverses T formant plancher et s’appuyant de chaque côté sur les arbalétriers A. D’une ferme à l’autre, il existe d'autres traverses, posées sur chaque ferme, et dans lesquelles s’assemblent les premières.
- Sur ce plancher se trouvent, de chaque côté, des pannes de rive P recevant les abouts des chevrons G. Les brides b du chéneau se fixent par équerres en fer contre ces pannes, ainsi que nous l’avons vu plus haut.
- Sur le chevronnage, à partir du premier rang de lattes Z, on fait un voligeage jointif, sur lequel se cloue une couverture en zinc z, dont les extrémités viennent d’une part remonter le long de la latte, et, de l’autre, descendre en ourlet dans le chéneau B.
- L’entrait E se prolonge sous les deuN fermes, il est soutenu, aux points de jonction, par des poteaux en fer ou en bois.
- La disposition serait la même s’il s’agissait de combles en fer.
- Noues fermées en tuiles plates. — Lorsque les combles sont couverts en tuiles plates, on peut prendre la disposition des noues fermées en tuiles plates, indiquée dans la figure 1796.
- Dans ce système, la noue est établie en tranchis biais apparent. Chaque pan de couverture se termine à la ligne de noue NN' sur des tuiles coupées en biais suivant la direction de cette ligne. Les lignes de construction du dessin indiquent clairement l’appareil de ces dernières ; et les joints qui réunissent les tuiles de noues T aux tuiles de pleine couverture T1 sont, comme les autres joints, normaux aux lignes de pureaux. Chaque tuile de noue affecte ainsi la forme d’un trapèze tel que N abc.
- Sur la ligne de noue, les tuiles se croisent alternativement, ainsi que l’indiquent les figures 1797 et 1798. Ce croisement se fait à chaque pureau. Ainsi la tuile n° 1 dépasse la ligne de séparation des deux pans et reçoit l’about de la tuile correspondante du pan opposé. Dans le rang suivant, c’est, au contraire, la tuile n° 2 de ce deuxième pan qui dépasse la ligne et reçoit l’about de la tuile correspondante du premier pan, et ainsi de suite.
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- COUVERTURE,
- On voit par là que la fermeture d’une telle noue doit se faire simultanément sur les deux pans, ce qui est une gêne, si l’on couvre en même temps les parties de plein comble ; gêne d’ouvriers qu’il faut plus nombreux à la fois et que l’on solidarise d’activité.
- Souvent on monte d’abord ces parties, et on raccorde ensuite.
- Souvent aussi l’on établit la pleine couverture d’un pan en négligeant la noue, et l’on ferme complètement cette noue en montant la couverture du pan en retour.
- Pour obvier aux inconvénients de Ja fermeture après coup des noues, on procède quelquefois différemment: on établit l’un après l’autre, jusqu’à la ligne de noue, la couverture des deux pans, en
- Coudp AB
- i
- Fig. 1797.
- sorte que les tuiles des noues des deux pans ne s’enchevêtrent pas, mais seulement se recouvrent de leur épaisseur, en mode continu, toutes celles du côté 2 par exemple, sur celles du côté 1.
- Sous ces tuiles de noue, on a l’habitude de faire un voligeage jointif v, sur le-
- quel on fait un remplissage en plâtre p, pour bien asseoir ces tuiles. Ce voligeage se prolonge jusque sous le premier rang de lattes l, qui, pour cette raison, sont moins hautes que les autres lattes l2.
- Ce genre de noue est ancien, il se fait rarement de nos jours, même dans les
- Coupe C D
- réparations de couvertures en tuiles plates, où on les remplace presque toujours par des noues en zinc ou en plomb, plus faciles à faire, et offrant plus de sécurité.
- Cependant, pour les couvertures anciennes dont on veut respecter le style on élablit des noues en tuiles ; dans ce cas, il faut confier ce travail à un ouvrier expérimenté, carpeude couvreurs, à Paris,
- sont aptes à l’exécuter d’une façon parfaite (Masselin, Dictionnaire du métré et de la vérification des travaux de couverture et 'plomberie).
- Les chéneaux entre deux combles à pentes égales peuvent s’établir en tuiles plates, comme les noues fermées dont nous venons de parler, à cette différence près que les tuiles de rives ne sont plus
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- en tranchis biais, mais coupées normalement aux lignes du pureau.
- Les deux procédés, par enchevêtrure
- ou par recouvrement en mode continu, donnent des chéneaux solides quand ils sont bien exécutés ; mais il est bon de
- Fig. 1799.
- mettre en dessous, sur le voligeage, une ! bande de plomb, qui assure mieux l’étan-chéité.
- Scheds. — Le même chéneau que nous avons passé en revue pour les toitures à Pentes égales va se retrouver pour les scheds à pentes inégales.
- '^'encaissement(/??• 1799) est forméPar
- 1 aagle dièdre des arbalétriers A. Comme Précédemment, on cloue un plancher P les arbalétriers A contigus. Sur ce plan-Caei\ on vient placer le chéneau B, enrap-P°rt avec la valeur de l’angle des deux Pans.
- Le chaque côté du chéneau sont placés sablières do rive S, sur lesquelles Vlennentporter les abouts des chevrons C.
- Sur ces derniers, jusqu’au premier rang
- es lattes l. on fait un voligeage jointif v, mm lequel on cloue une bande de zinc vient descendre, en ourlet, dans le Cléneau. Cette bande se relève le long de la latte.
- Le chéneau est rendu fixe par des pattes? jj h d’une part, sont prises entre les
- lldes b de jonction, en deux parties de
- ce chéneau, et, de l’autre, viennent se visser dans les sablières S et les chevrons C.
- L’entrait E se prolonge sous les deux combles, et est, comme dans le cas précédent, soutenu, au point de rencontre des
- Fig- 1800.
- combles, par un poteau en bois ou une colonne en fer.
- Gouttière 'placée au-dessus de l’égout. — Dans certains combles disposés en queue de vache, on tient cependant, pour protéger les murs à recueillir les eaux de
- £5
- pluie tombant sur le tort.
- A cet effet on se sert d’une gouttière en zinc mn que l’on place dans le plan même du versant [fig. 1800) . On la dispose obli-
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- COUVERTURE.
- quement par rapport aux rangées de tuiles afin de lui donner la pente suffisante. Les tuiles qui la recouvrent t sont alors posées en tranchis et maçonnées avec le plus grand soin. La face plane np de la gouttière remonte sous les tuiles jusqu’à la latte supérieure l où elle est solidement fixée. On lui donne une largeur variant avec l’inclinaison de la gouttière.
- Tous les lm,50 à 2 mètres, on soutient cette dernière par des crochets en fer forgé à la demande. Ces crochets ont une largeur de 2 centimètres, sur une épaisseur de 6 millimètres environ. On les cloue sur les lattes après leur avoir donné trois couches de peinture à l’huile.
- Les bords h des tuiles doivent être tout au plus de niveau avec l’extrémité m de la gouttière pour que, en cas d’engorge-
- Fig. 1801.
- ment, l’eau se déverse en dehors sans atteindre le scellement de la tuile.
- On rebouche au mortier avec soin le joint intérieur des tuiles d’égout, ainsi que celui de toutes les tuiles qui environnent les points de raccordement des gouttières et des tuyaux de descente.
- La disposition serait la même si le comble était couvert en ardoises.
- La construction de la gouttière elle-même avec ses points hauts et ses points bas sera étudiée plus loin dans la couverture en zinc.
- Gouttière placée au-dessous de Végout. — A tous les points de vue, il est préférable de placer au-dessous de l’égout une gouttière en zinc z {fig. 1801), de façon à
- ce qu’elle soit indépendante de la couverture. On la maintient par des crochets en fer c qui viennent se fixer à l’entrait E de la charpente tous les 1 mètre à lm,20.
- Au-dessous de l’entablement et sous la gouttière, on place une bande de zinc a
- Fig. 1802.
- qui suit le contour de la corniche et se termine en ourlet. Une autre bande h vient se fixer sous le premier rang t de tuiles ou d’ardoises, sur un voligeage jointif v, et descend dans la gouttière en ourlet.
- Le voligeage est soutenu par une chan-latte h qui donne à l’égout l’inclinaison nécessaire.
- On peut donner à la gouttière une forme angulaire et lui faire constituer la cymaise de la corniche, ainsi que le représente la figure 1802. Comme dans l’exemple pre-
- Fig. 1803.
- cèdent, la gouttière G est posée au-dessus d’une bande de zinc z qui recouvre l’entablement et forme larmier. Une autre bande a, posée sous le voligeage jointif u, vient descendre en ourlet dans la gouttière G.
- Chéneau pendant sans corniche. — LorS-
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- COUVERTURES
- que le toit est en queue de vache on peut, 1 a l’extrémité du chevron pendant C, mettre une gouttière G en zinc fîxéepardes cro-
- ' 150
- 140
- chets de distance en distance, tous les mètres par exemple. Le dernier rang de lattes l se place à l’extrémité du chevron C. Les tuiles t viennent reposer des-
- EN TUILES. 655
- sus, en débordant légèrement dans la gouttière [fig. 1803).
- Il en est de même si le comble est couvert en ardoises.
- Fig. 1806.
- Chéneau en corniche. — Quelquefois 1 about du chevron C [fig. 1804) vient s’appuyer sur un blochet B, en saillie sur le nu du mur M. Contre ce blochet on cloue des
- pièces de bois moulurées a,è,c?, formant corniche.
- Au-dessus du blochet, contre l’extrémité du chevron, on place une gouttière
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- COUVERTURE.
- en zinc .G-soutenue par des crochets en fer forgé /*, qui viennent, d’une part, se fixer sur le dernier rang de lattes l, sous la tuile t, et de l’autre, se recourber en larmier au-dessus de la cymaise.
- Au-dessus de la pièce de bois a, on en place une autre e, formant cymaise, et épousant dans sa partie intérieure la forme de la gouttière.
- A l’extrémité de la pente, un conduit h, percé dans la cymaise et revêtu intérieurement d’une bande de zinc f, rejette les eaux à l’extérieur. Cette bande de revêtement i peut également se faire en plomb.
- Il faut remarquer qu’à l’extrémité de l’égout le rang de lattes l est double, de manière à donner à la tuile la pente suffisante.
- La figure 1805 donne une disposition
- Fig. 1807.
- assez répandue en Allemagne, lorsque la couverture est en tuiles plates. La rangée d’égout r s’arrête à environ 60 centimètres du bord du toit. On établit un volisreage jointif v qui court jusqu’à l’extrémité de la corniche. A une petite distance de l’extrémité de cette dernière, on fixe une planche de rive p qui sert à retenir le bord extérieur du chéneau et à cacher la pente de ce dernier. Cette planche 'est retenue à l’aide de petites équerres en fer placées à 60 centimètres l’une de l’autre.
- Sur le voligeage, on établit une table de zinc^, qui s’accroche, d’un côté, àlaplanclie de rive, et de l’autre, pénètre d’une certaine
- quantité sous la tuile r. On a soin de l’y faire monter plus haut que du côté de la bordure de rive, de manière qu’en cas de surabondance d’eau le débordement ait lieu par devant.
- Contre la bordure de rive vient remonter une bande de zinc a, qui s’agrafe à la gouttière dans le haut, et que des pattes fixées sur l’entablement retiennent dans le bas (Wandeley, Traité de construction civile).
- Dans les constructions où les corniches d’entablement sont en bois, on peut prendre la disposition indiquée dans la figure 1806.
- A la partie supérieure, la pièce de bois moulurée r couronnant le faîte est évidée dans sa partie antérieure. Dans cet évidement, on vient placer une feuille de zinc Z, qui contourne la pièce de bois et vient s’agrafer à une deuxième bande de zinc à clouée sur un voligeage jointif u, qui reçoit les tuiles d’égout.
- Chéneau sur entablement couvert. —Une bonne disposition à adopter pour éviter les infiltrations est celle dite des chéneaux à entablements couverts.
- Voici comment on procède. Contrel’about des chevrons C et la panne de rive R, on cloue une série de planches. Remontant le long de cette planche {fig. 1807), se place une bande de zinc Z qui vient ensuite recouvrir le dessus de la corniche A. Quand cette dernière est dissimulée derrière une cymaise moulurée, on fait courir sur cette corniche une planche de bois n, qui s’assemble avec la cymaise. La bande Z se termine en larmier au-delà de la corniche.
- Au-dessus de cette couverture, on vient placer une gouttière g en zinc qui s’agrafe du côté du comble, avec une bande de recouvrement en zinc b clouée sur un voligeage jointif.
- Les derniers rangs de tuile t viennent déborder d’un pureau sur cette bande b et déborder aussi légèrement dans la gouttière g. Cette dernière présente forcément de la pente, pour assurer l’écoulement de l’eau; pour cacher alors cette ligne inclinée qui produirait un mauvais effet, on place en avant une feuille de zinc /'redressée, simulant un chéneau.
- La gouttière, qui reçoit aussi les eaux de la couverture, déborde impunément,
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- au cas où elle se trouve engorgée ; le débord tombe sur la couverture de la corniche qui le conduit à l’extérieur, sans le laisser pénétrer dans le mur de face ni dans les pièces hautes de la maison.
- Il y a d’autres dispositions de chéneaux sur entablements couverts, et de gouttières dites à ï anglaise' nous y reviendrons en détail dans la couverture en zinc.
- Toitures à balustrades. —Quelquefois la corniche supporte un acrotère en bois A destiné à cacher le chéneau (/f^r.1808).
- Sur la corniche B, on fait courir une bande de batellement en zinc Z, qui remonte contre la sablière a. Du côté extérieur, elle se termine en ourlet. A 1 extrémité de la corniche, on cloue une cymaise h en bois ou en zinc, et, comme elle tendrait à former gouttière, sa partie inférieure est percée, de loin en loin, de petits trous o livrant passage à l’eau.
- L’acrotère est aussi percé d’ouvertures e Pour livrer passage au trop-plein de la gouttière dans le cas de débordements.
- Entre l’égout de la couverture et l’acro-tère A, on établit une gouttière en zinc g Qhb d’un côté, remonte le long de A et
- est couverte par un solin en zinc s recouvert de plâtre p, et, de l’autre s’agrafe
- " 60H
- Fig. 1808.
- avec une bande de batellement b clouée sur un voligeage jointif sur lequel
- Fig. 1809.
- déborde le rang d’égout des tuiles de la
- couverture.
- A sa partie supérieure, l’acrotère A est Quelquefois couvert en zinc. Cette bande de zinc, en descendant le long de la gout-Eère, supprime le solin s.
- Ee zinc, le plomb et la tôle servent à confectionner des gouttières et des ché-neaux de toute espèce, pouvant se raccorder avec n’importe quel genre de couverture ; nous les étudierons avec plus de etails, quand nous parlerons des couver-Ures on zinc, en plomb et en tôle.
- Emploi des chéneaux en fonte dans les couvertures en tuiles et en ardoises.
- Dans les couvertures en tuiles et en ardoises on emploie, depuis une vingtaine d’années,des chéneaux en fonte. Ce métal est peu oxydable ; on le protège efficacement contre la rouille par des goudronnages. On peut l’employer sous des épaisseurs réduites de 4 à 5 millimètres.
- Principe du chéneau en fonte. — Un constructeur de Rouen, M. Bigot-Penaux
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. - 42,
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- COUVERTURE.
- a vulgarisé les gouttières et les chéneaux en fonte mince, de formes très variées. Nous donnons (fig. 1809) la vue en plan d’un ensemble de ces gouttières. Ces canaux s’établissent par bouts de 1 mètre ; on fait des raccords de toutes les longueurs plus petites, espacés de 5 en 5 centimètres. Il existe aussi des coudes d’extré-
- mités, des bouts avec fonds, des tubulures à la demande.
- La figure 1810 montre comment se fait la jonction de deux portions de conduite.
- Dans l’une d’elles, existe une rainure au droit de l’emboîtement du chéneau. Dans cette rainure on pose un boudin en caoutchouc ; puis on y applique l’autre
- Fig. 1810.
- portion! de conduite. Pour serrer énergiquement, l’un sur l’autre, ces deux bouts de gouttières, on se sert de crochets plusieurs fois recourbés, qui appuient, d’une part, sur le bord intérieur du bout mâle, et, de l’autre, s’accrochent sur des saillies venues de fonte aux extrémités du bout femelle.
- On commence le serrage du côté de la couverture. A cet effet, on emploie une clef spéciale qui, s’appuyant sur l’oreille extérieure de l’emboîtement, vient presser fortement, par rabattement, sur le bout mâle et le force à s’approcher, en comprimant le caoutchouc. On passe alors la bague ou crochet, à la main.
- Cette opération faite, on s’occupe du côté extérieur ; on opère de la même façon, avec la même clef, et on met l’autre bague. Le caoutchouc étant bien serré, la jonction est parfaitement étanche, tout en se prêtant aux dilatations et aux tassements.
- Il faut toutefois remarquer que les difficultés de la fonderie ne permettent pas
- toujours d’obtenir des rainures parfaitement visibles, ce qui est une cause d’erreur sur la place que doit occuper le caoutchouc. Cette difficulté n’est pas la seule ; il y en a une autre provenant des bosses que Ie moulage peut laisser dans les rainures,
- Fig. 1811.
- ces bosses empêchent le caoutchouc de bien adhérer et laissent ainsi à leur base de petits vides où l’eau peut fd' trer, comme le montre le croquis d' gure1810.
- Pour remédier à ces deux inconvénients, M. Bigot-Renaux a fait venir de fonte deux cordons dans l’emboîtement du che' neau, un de chaque côté de la rainure, comme le montre la figure 1811.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 059
- Cette disposition indique clairement que le boudin en caoutchouc doit être posé entre les deux cordons en fonte, et que toute fuite est rendue impossible par suite
- de la compression du caoutchouc aux points A et B des cordons.
- Lorsqu’on veut déposer un chéneau à l’aide de la clef dont nous avons parlé plus
- Développement 2£0
- Développement 330 P Poids 9* environ
- Développement 290 4 Poids81! 070 environ
- N°6 -
- N°4— 8f80
- Développement 430 f Poids 17* 020 environ
- Développement 440 • Poids i7k a.on
- Développement 400 i Poids I5k 840 environ
- Développement 480
- Poids
- N?10 — 10P20
- Développement 425% Poids IBf 830environ
- Développement 5I0 9!)k ton pn\/inn.
- Développement 530 ' Poids 2lk environ.
- N? I4 — I2,
- N° 13-10140
- Développement 480 Poids !9*environ
- Développement 520 4n Poids 20* 590 environ
- Développement 650 Poids 25*740 environ
- . Poids 25* 740 environ
- Poids 22* 77 0 environ
- Fig. 1812 à 1832.
- haut, on serre les fontes de chaque joint, et on enlève les bagues ainsi dégagées.On a Soin d’opérer en premier lieu sur le côté extérieur, puis sur le bord regardant la
- couverture.
- A- la longue, le caoutchouc reste adhé-
- rent ; il se forme une combinaison entre le soufre qu’il contient et la paroi de la fonte ; mais le milieu du brin reste intact ; dans tous les cas, l’étanchéité demeure la même.
- Il est à remarquer que ces sortes de
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- 660
- COUVERTURE.
- chéneaux n’exigent pas de ressauts ; car, grâce à l’élasticité du joint, chaque pièce peut se dilater isolément.
- Il est d’usage de donner une pente de
- 2 millimètres par mètre, ce qui est très suffisant.
- Modèles divers de chéneaux. — Il existe beaucoup de modèles de chéneaux et de
- N° 19 — 12t30
- a. 640
- 0.480-
- 0,3.80----
- Développement 710
- Dr*;4e 95 *
- Développement 470
- Développement 615
- k 110 environ
- Poids 18* 610 environ
- Poids 24* 350 environ
- -0.332
- Développement 405 % Poids 1610 30 environ.
- Développement 380 \ Poids 15*040 environ
- Développement 480
- PmHo îQ* om/n
- N°27 — 10f80
- .....a 3 68...
- N? 25 — 12180
- N? 26— 14.-10
- 0.362-
- Développemenl 540 "X»
- Poids 21k. 3&Q environ
- N° 28
- '---0 320
- 0.385-
- 0.360
- 0,340
- Développement 540 "Ki Poids 21k. 380 environ
- Développement 520 m/m Poids 20k 590 environ
- 0 215----*
- 0.230-
- Développement 500 ",
- Pouls 19 K 600 environ
- •Développement 210 Poids 6 * 640 envi
- Développement 320 m/m Poids 10*130 environ
- Développement 4 Poids 14 5 environ
- Fig. 1833 à 1849.
- gouttières fabriqués par la maison Bigot-Renaux. Ceux le plus fréquemment utilisés sont résumés en croquis dans les figures 1812 à 1849. Ces figures donnent les principales dimensions de chaque pro-
- fil, le développement intérieur, le poids approximatif par mètre de longueur et Ie prix par mètre courant. Pour chaque apph" cation, il est facile de faire un choix appr°’ prié parmi les modèles existants.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 661
- Calcul des chêneaux. — Pour la commande des chéneaux il est indispensable de donner aux constructeurs certains renseignements que nous allons énumérer.
- (A). — Pour un bâtiment avec corniche (•ftg. 1850), il faut indiquer :
- 1° La hauteur et l’épaisseur de la sablière ;
- 2° L’inclinaison du toit en donnant la hauteur de l’angle GHJ, qui a un mètre de base ;
- 3° La distance du bord de la corniche
- ' l.ffû
- Fig. 1850.
- Fig. 1851.
- Fig. 1852.
- jUs^tu ^ la sablière, de A à B, et la saillie e4o Corniche, de C à D ;
- La saillie des corps de cheminées, lu-co neS °U autres, qui pourraient se ren-Fp 6r’ sans ressauter sur la corniche,
- 5° Les longueurs diverses de la sablière dans tout son parcours avec les descentes d’eau [fig. 1851). Ces longueurs sontindis-pensables à connaître pour l’exécution d’une commande, attendu qu’en s’appuyant sur la sablière les chéneaux doivent avoir
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- COUVERTURE.
- les mêmes longueurs que celle-ci. Il est nécessaire aussi d’indiquer les angles ou d’envoyer un gabarit.
- (B).— Pour les bâtiments dont les toits
- sont à côtés égaux, les indications à donner sont [fig. 1852) :
- 1° La longueur et la largeur de chaque bâtiment ;
- B
- Fig. 1853.
- 2° La hauteur de poinçon de A à B ;
- 3° Le nombre de descentes d’eau pour chaque bâtiment ;
- 4° Les dimensions des sommiers et des chevrons ;
- 5° Si la couverture est en tuile, zinc ou ardoise ;
- B
- Fig. 1854.
- 6° Si les abouts des chevrons se touchent comme en C {fig. 1853), ou écartés comme en D ; dans ce dernier cas, il faut indiquer la distance qui existe entre les abouts des chevrons.
- (C) . — Pour les bâtiments dont les toits sont à côtés inégaux, il faut donner les mêmes renseignements que pour les bâtiments dont les toits sont à côtés égaux, en indiquant, en plus, les distances de E à F et de F à G {fig. 1854 et 1855).
- (D) . — Enfin, pour les bâtiments isolés ou dont les côtés sont adossés à un mur, il faut indiquer :
- 1° La longueur et la largeur des bâtiments ;
- 2° Le nombre des descentes d’eau ;
- 3° La distance du mur à la pointe, de A à B [fig. 1856) ;
- 4° La hauteur du pignon, de F à G [fig. 1856 et 1857) ;
- 5° Les dimensions des chevrons et des sablières ;
- 6° Si l’about du chevron touche au mur,
- ----JU
- Fig. 1855.
- comme en D, ou s’il en est écarté, comme en C ; dans ce dernier cas, indiquer la distance qui existe entre l’about du chevron et le mur ;
- 7° La distance entre la sablière et la corniche, en E ;
- 8° Si le toit se termine en pointe ou efl. croupe comme en H ;
- 9° Enfin, si la couverture est en tuile’ zinc ou ardoise.
- Pour calculer les dimensions des ch®' neaux, M. Bigot-Rénaux, pour ces divers
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 663
- modèles, a appliqué la formule suivante des canaux découverts :
- D = SX 50 y/| XI, dans laquelle :
- D = débit maximum que peut donner chaque modèle de chéneau ou de gouttière, coulant à pleins bords avec une pente de fond égale à 0m,002 par mètre ;
- S = section en centimètres carrés ;
- P = périmètre mouillé.
- Le tableau suivant donne les calculs faits pour les 34 modèles représentés précédemment. La dernière colonne admet des quantités d’eau débitées qui résultent d’ex-
- TABLEAU DESTINÉ A FACILIT
- périences. Les résultats sont un peu différents de ceux indiqués par la formule.
- X____
- {////// 77.
- Fig. 1856.
- LE CHOIX D’UN CHÉNEAU
- numéros d’ordre _ 1 DÉSIGNATION DES PIÈCES 2 SECTION en centimètres carrés 3 PÉRIMÈTRE MOUILLÉ 4 DÉPENSE D’EAl TH ÉORIQUE 5 PAR MINUTE PRATIQUE 6
- m. litres. litres.
- 00 Gouttière à équerre 76 0-270 171.00 84.00
- 0 » 1/2 ronde 24 0.140 42.00 21.C0
- 1 J» à équerre 102 0.270 259.80 ' 129.60
- 2 » 1/2 ronde 54 0.200 118.80 59.40
- 2 bis » » 72 0.200 181.20 90.60
- 3 » » 93 0.240 245.40 122. 0
- 4 Chéneau 234 0.440 715.20 480.60
- 5 » 227 0.370 750.00 507.00
- 6 » 214 0.380 679.20 462.00
- 6 bis » 177 0.380 514.80 257.40
- 7 » 248 0.430 804.00 543.00
- 8 » 238 0.425 750.00 507.00
- 9 » 255 0.410 870.00 588.00
- 10 » 373 0.510 1 356.00 918.00
- 11 » 287 0.480 930.00 630.00
- 12 » 318 0.480 1 104.00 744.00
- 13 » 361 0.520 1 275.00 870.00
- 14 » 418 0.600 1 476.00 996.00
- 11 » 453 0.575 1 704.00 1 27j.00
- 16 565 0.650 2 24400 1 680.00
- 17 » 622 0.650 2 580.00 1 935.00
- 18 » 647 0.710 2 622.00 1 968.00
- 19 » 474 0.615 1 764.00 1 320.00 1
- 20 » 292 0.470 978.00 660.00
- 21 » 211 0.405 646.80 430.00
- 22 » 160 0.380 439.20 219.60
- 23 » 702 0.695 3 000.00 2 250 00
- 24 » 333 0.480 1 176.00 795.00
- 25 » 530 0.640 2 046.00 1 530.00
- 26 » 672 0.705 2 784 00 2 088.00
- 27 » 434 0.540 1 653.00 1 242.00
- 28 » 599 0.680 2 382.00 1 785.CO
- 29 » 433 0.540 1 644.00 1 230.00
- 30 » 384 0.520 1 392.00 942.00
- 31 » 322 0.500 1 098.00 738.00
- 32 Gouttière 36 0.160 72.00 36.00
- 33 Chéneau 133 0.295 378.00 189.00
- L 34 » 230 0.400 741.00 501.00
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- 664
- COUVERTURE.
- D’après les documents recueillis par le service hydrographique, la pluie d’orage, dans nos contrées, est d’environ 120 litres par seconde, pour un hectare ou 10 000 mètres carrés. Cette proportion correspond à I cent., 2 par mètre carré et par seconde, soit 72 centilitres par minute.
- Cela étant donné, il est facile de déterminer la grandeur des chéneaux dont on a besoin. On peut se servir, à cet effet, de la formule suivante :
- D =
- S X 01,72 n X p
- dans laquelle :
- D = débit du chéneau ; S = surface couverte ;
- JZZZZZZZZZZ22
- Fig. 1857.
- n — nombre de descentes d’eau par pan de toiture ;
- p — nombre de pans de toitures ;
- Supposons un bâtiment de 35 mètres de longueur sur 15 mètres de largeur, un seul pan et une seule descente, on a :
- D =
- 35 X 15 X 0,72
- 1 X 1
- — 379 litres.
- Si nous regardons dans la dernière colonne à droite, nous voyons que le modèle de chéneau n° 21, débitant, par minute, 430 litres, est le premier satisfaisant à la question.
- S’il y a deux pentes et, par là, deux descentes, on a :
- D =
- 35 X 15 X 01,72
- 2X1
- = 189',50.
- Le chéneau n° 22, débitant 219',60 par minute, pourra être employé.
- Fig. 1858.
- S’il a deux pans et quatre descentes, on aura :
- D =
- 35 X 15 X 0l,72
- 2x2
- 94\75.
- on pourra employer la gouttière n° 2 bis demi-ronde.
- Fig. 1859.
- Il est toujours prudent d’adopter des modèles de chéneaux un peu plus grands que ceux indiqués dans le tableau pour parer aux inconvénients d’un débordement résultant d’un orage extraordinaire qui pourrait fournir par hectare plus de 120 litres d’eau à la seconde.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 665
- Mise en place des chéneaux. — Nous aHons passer en revue quelques applications de ces chéneaux et gouttières en tonte, dans les couvertures en tuiles et en mrloises.
- 1° Gouttières. — Chaque gouttière est maintenue à la toiture par une série de crochets en fer {fig. 1858) de 0m,025 sur
- Fig. 1860,
- , '
- 0m,005 avec paillettes rivées pour attaches. Ca figure 1859 donne, en perspective, la vnc en place de la gouttière oo ou 1 avec Ses crochets. On maintient les crochets sur le chevronnage par des tirefonds ou Par des vis fraisées sans saillies au dessus.
- Le chéneau n° 53, représenté {fig. 1860) est attaché de la même manière sur le che-
- ----,-
- Fig. 1861.
- ^ron G. Au dessus vient déborder une bande de batellement b en zinc, qui reçoit e rang d’égout des ardoises a. Le déve-loPpement est de 350 millimètres. Poids Par mètre carré : 12k,200 environ.
- ^ peut se produire par les joints fiUelques fuites ; afin d’assurer la complète etanchéité, on volige en plein sous la gout-
- tière G, et on couvre ce voligeage V d’une bande de zinc z {fig. 1861) agrafée. Le dernier rang de tuiles T déborde sur la gouttière de 0m,06 à 0m,08. L’eau est versée directement dans cette dernière. Dans cet exemple la gouttière n° 54 a un déve-
- Fig. 1862.
- loppement de 480 millimètres, avec un poids de 16k,400 environ.
- Si la toiture s’avance en queue de vache {fig. 1862), les crochets sont entaillés dans une chanlatte C, qui reçoit le dernier rang de tuiles T de la toiture. Il n’y a pas de bande de batellement. La gouttière G déborde l’extrémité des chevrons D de plus de la moitié de sa largeur.
- Quelquefois la gouttière G [fig. 1863)
- r
- Ml
- Fig. 1863.
- ne déborde pas l’about des chevrons. On fixe contre ces derniers une planche de bois p. Contre cette planche on met une rive en terre cuite p. Une bande de zinc recourbée Z couvre le joint de la planche p et du chevron C\ La gouttière est fixée par ses crochets au chevron, et le rang de tuiles T d’égout vient déborder ' dans la gouttière.
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- 666
- COUVERTURE.
- Si la charpente est en fer, la gouttière G (fig. 1864) déborde complètement l’about des chevrons C. Le crochet d se boulonne sur ledit chevron. Le dernier rang de
- Fig. 1864.
- tuiles T,accroché au lattis en fer cornière Z, vient s’appuyer, en débordant légèrement, sur le sommet de la gouttière.
- Fig. 1865.
- Parfois la gouttière G vient reposer sur le bord d’une corniche en pierre {fig. 1865), qu’elle dépasse d’une partie de son épais-
- Î35lf ’
- Fig. 1866,
- seur en formant cymaise supérieure. Dans ce cas, elle est munie d’une bavette de larmier ô, placée en avant du listel de la
- corniche et qui empêche l’eau de mouiller la maçonnerie. Cette bavette est venue de fonte avec le reste de la gouttière. Cette dernière est retenue en place par une série de pattes p reliant son arête supérieure interne à la charpente du bâtiment.
- 2° Chéneaux. — Très fréquemment, dans
- i—
- Fig. 1867,
- les maisons d’habitation, les conduites en fonte sont disposées comme des chéneaux [fig. 1866). Elles viennent reposer directement sur la corniche A. Devant, du cote extérieur, on dispose sur cette derniere une planche p servant de façade. Le chéneau G vient s’appuyer sur cette planche. Une bande de zinc Z remonte d’un côte
- Fig. 1868.
- le long de cette planche, et de l’autre vient recouvrir l’extrémité de la corniche en ourlet. Du côté intérieur, le chéneau s’appuie contre le chevron C. Les tuiles d’égout T débordent légèrement dans t chéneau. On choisit ordinairement un des modèles de chéneaux présentant un i°r^ boudin saillant sur sa rive extérieure
- ce
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-
- COUVERTURES EN TUILES.
- 667
- boudin saillant sert à retenir la bande de1 socle.
- Quand la distance verticale de l’about des chevrons C {fig. i867) à la corniche A est assez grande, le chéneau G repose sur des cales en bois d soutenues par une sablière s. On établit un devant de chéneau D en terre cuite. A la partie supérieure de D est scellée une bande d’agrafe en zinc Z qui descend dans
- Fig. 1869.
- le chéneau G. Dans la ligure, le dernier rang d’ardoises a recouvre d’un pureau nue bande de batellement en zinc b qui, elle, vient se rabattre en ourlet dans le ehéneau.
- Le devant de socle en terre cuite peut etre remplacé par un devant en fonte d’une
- seule pièce F {fig- 1868). Le bord du chéneau G recourbé en forme de gros ourlet O recouvre la partie haute du devant
- Fig. 1870.
- de socle. Ce dernier est assemblé avec un support spécial S, scellé dans la maçonnerie à la partie supérieure de l’entablement A. Il déborde, en larmier, le listel de la corniche.
- Quelquefois ce devant de socle est en
- Fig. 1871.
- plusieurs pièces {fig. 1869). Un devant mouluré D est placé à l’extrémité de la corniche A et est maintenu par un sup-
- --r
- Fig. 1872.
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- 668
- COUVERTURE.
- port S, scellé dans la maçonnerie. Le chéneau G a son bord uni. Une seconde pièce a recouvre l’espace d’entre-deux en débordant de chaque côté pour empêcher le passage de l’eau.
- Au droit des descentes d’eau, chaque branche de chéneau G est munie d’une partie de tuyau de descente D venue de fonte avec lui [fig. 1870). Cet appendice est placé, suivant les besoins, soit du côté extérieur [fig. 1871), soit du côté de la couverture, comme dans la figure précédente. C’est à cet appendice que viennent se souder les tuyaux de descente. Quelquefois même, il est placé au milieu.
- Quand l’about des chevrons vient donner très près de la corniche et qu’il ne reste plus de place pour la pose de la gouttière, il arrive parfois qu’on évide la corniche A
- 3° Chêneaux entre deux toits. — Lorsqu’il s’agit d’établir un chéneau entre deux toits à pentes égales, on prend un profil symétrique [fig. 1873). Sur les chevrons adjacents C on cloue transversalement des tasseaux T, en leur donnant la
- Fig. 1874.
- -----4
- Fig. 1873.
- [fig. 1872) tout en gardant sur le devant assez de pierre pour la résistance. On installe alors, au fond de l’évidement, une série de traverses en bois T, de 0m,15 de hauteur, établies de manière à donner une légère pente longitudinale. Sur ces traverses on établit un plancher p. On pose le chéneau G sur ce plancher, sans attaches. Au-dessus de l’évidement, du côté extérieur, on met un devant en planches a. Une bande de batellement b recouvre l’extrémité de la corniche et se termine en ourlet au dehors. Elle remonte légèrement contre la planche et est recouverte par une bande de solin Z, qui se place sous le bord supérieur du chéneau. Dans l’exemple donné la couverture est en ardoises. Le rang d’égout e recouvre une bande de plomb d qui descend dans le chéneau.
- pente nécessaire pour l’écoulement des eaux. Pour lesdits, on établit un plancher p, sur lequel vient reposer le fond du chéneau. Les extrémités de ce dernier reposent sur les chevrons et reçoivent les rives d’égout des couvertures en tuiles.
- Si les charpentes des bâtiments sont en fer [fig. 1874), l’encaissement est
- Fig. 1875.
- formé, au fond, par la sablière S en tôle et cornières, et, latéralement, par les chevrons en fer double T qu’elle supporte. Les extrémités du chéneau viennent huter contre le dernier rang de lattes en fer cornière l soutenant les rives d’égout des couvertures.
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-
- COUVERTURES EN TUILES.
- 669
- Lorsque l’angle formé par les chevrons (fig. 1875) est très aigu, on prend un chéneau G à bords rapprochés, et on le cale latéralement par des chantignoles a, clouées sur les chevrons. Les rives d’égout E des tuiles sont alors surélevées par des doubles lattes l pour arriver à dépasser
- Fig. 1876.
- ^extrémité supérieure du chéneau. Comme dans l’exemple précédent, le fond de ce dernier est soutenu par les planches p reposant elles-mêmes sur les traverses T, clouées sur les chevrons.
- U arrive parfois que les chevrons C des deux couvertures ne se rejoignent pas, ^ais viennent s’arrêter {fig. 1876) sur des sablières de rive s dont les parois sont
- parfaitement soutenir le joint. Dans l’exemple donné, la couverture est en ardoises a avec bande de batellement z retombant dans le chéneau.
- D’autres fois les charpentes se rencontrent sur un mur séparatif, de manière à produire entre les chevrons C [fig. 1877) un encaissement considérable. Comme dans l’exemple précédent, on établit sur le mur deux hautes sablières s, qui reçoivent les abouts des chevrons C. — Entre ces dernières, sur le mur, on pose des pièces transversales T, surmontées de planches de fond p, servant de supports au chéneau et auxquelles on donne la pente voulue. Ensuite on place le chéneau G soutenu latéralement par les parois des sablières s. De chaque côté, la cou-
- Fig. 1878.
- Fig. 1877.
- Veriicales, et qui reposent sur des arbalétriers A. Pour soutenir le chéneau G, on etablit des étriers en fer E, qui, de chaque c°té, viennent se fixer sur lesdites salières. Il faut un support par bout de riiéneau, et il est indispensable de le pla-Cer près de l’emboîtement de manière à
- verture en tuiles vient déborder dans le chéneau, sans bande de batellement.
- 4° Chéneaux des sheeds. — Si les toits sont établis à pentes inégales, les dispositions précédentes sont parfaitement applicables.
- On cloue transversalement sur les chevrons des tasseaux T {fig. 1878), qui supportent uue planche de fond p, sur laquelle est disposé le chéneau G. On a seulement soin de prendre ce dernier à branches dissymétriques, la plus longue reposant sur le pan le moins incliné.
- De même, si les chevrons ne se joignent pas, on emploie des étriers en fer. C’est le cas de la figure 1879, où les charpentes en fer ne se rencontrent pas. On peut alors employer des chêneaux symétriques appropriés à l’espace disponible. Les étriers E se boulonnent sur les arba-
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- COUVERTURE.
- létriers A, et les égouts des tuiles T débordent dans le chéneau G.
- 5° Chéneaux entre toit et mur. — Il peut arriver que l’on ait à établir un chéneau entre un mur et un toit. C’est
- Fig. 1879.
- ce que représente la vue perspective de la figure 1880. Le chéneau G est à branches, dissymétriques. La plus longue branche repose sur les chevrons C de la charpente du comble. L’autre vient, au contraire,
- Fig. 1880.
- s’appuyer contre le mur et est protégée par une bande de solin. L’égout des ardoises A déborde sur une bande de batel-lement, sous laquelle aboutit le chéneau.
- Si l’entablement du bâtiment est sur-
- monté d’un petit mur M [fig. 1881) formant balustrade, et si la toiture est assez éloignée de cette dernière, on prend un chéneau très large, qui repose directement sur la corniche. Une bande de so-lin s le protège, du côté du mur, et, du côté de la couverture, il vient s’étendre
- Fig. 1881.
- sous une bande de batellement z terminant la couverture en ardoises a. La bande de batellement est ici en plomb, retenue sur le voligeage jointif par une agrafe en zinc b.
- 6° Para-neiges. — On sait que l’engorgement des chéneaux par les matières étrangères ou la neige, ainsi que par leS détritus de toutes sortes, peut amener des
- Fig. 1882.
- dégâts considérables, et que, pour éviter ces inconvénients, on est obligé de faire de fréquents nettoyages. Il arrive même que, pour la neige, elle tombe souvent en si grande abondance qu’il est impossm de la déblayer au fur et à mesure qu e arrive.
- Pour éviter ces balayages fréquents;
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- COUVERTURES
- M. Bigot-Renaux a imaginé de couvrir ses chéneaux au moyen d’une tôle perforée portée sur des taquets T (fig. 1882) venus de fonte avec les côtés du chéneau. H ne peut plus se former de barrages, et, de plus, il y a là un chemin de service très commode pour les réparations.
- On donne à la tôle une épaisseur en rapport avec la largeur du chéneau et la distance des points d’appui. Les plaques ne s’étendent pas jusque sur les bords du ehéneau, mais elles laissent l’espace nécessaire pour le raccordement de ce dernier avec les couvertures des pans voisins.
- 7° Chéneaux en fonte formant poutres. — Hans les bâtiments d’usines on emploie des chéneaux en fonte pour former des poutres travaillant à la flexion et jouant le rôle de sablières.
- EN TUILES. 071
- On sait que, dans les sheeds, les fermes intermédiaires reposent sur des colonnes. Le chéneau porte sur une colonne à cha-
- Fig. 1883.
- cune de ses extrémités, et les fermes viennent s’appuyer sur ce chéneau.
- La figure 1883 donne la coupe transversale de ce chéneau avec ses principales
- Fig.
- dimensions. Du côté du vitrage, il est ’Runi d’une nervure n consolidée, elle-ftïênie, par des nervures intérieures. Du coté de la couverture en tuiles, l’autre rive du chéneau est terminée par une nervure extérieure m, sur laquelle se Posent les cornières de la charpente mé-
- 1884.
- tallique. La section du chéneau affecte la forme d’un trapèze. Le fond est plat ; les deux côtés latéraux sont inclinés avec un angle de 60° environ.
- Deux bouts de chéneaux se joignent au moyen de brides a qui suivent le contour du profil et qui sont serrées par des bou-
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- COUVERTURE.
- Ions. Pour assurer l’étanchéité, on interpose entre les brides une bande de plomb de 10 millimètres d’épaisseur. Les faces de cette bande sont enduites de mastic de minium et de céruse. Les surfaces des joints sont dressées au tour bien perpendiculaires à la ligne delà conduite. On serre à fond, après la mise en place du plomb, et on mate avec soin ce dernier.
- Nous donnons (fg. 1884) une application de ce genre de chéneau.
- Dans cet exemple, l’écartement des colonnes C est assuré par deux fers ju-mellés F de 80 millimètres, venant s’assembler dans deux autres fers G de 160 millimètres, espacés de 356 millimètres d’axe en axe et destinés à supporter le chéneau dans toute sa longueur.
- Du côté de la couverture, le chéneau A
- Fig. 1885.
- reçoit sur la nervure m convenablement placée des fers en croix f assemblés à l’aide de cornières b à ailes égales du commerce. Ces cornières ont environ 0.25 X 0.25 X 4.5.
- Entre ces fers on place une série de bardeaux en terre cuite d, dont nous avons précédemment étudié la forme. Sur ces bardeaux, on scelle les lattes l avec du plâtre. Ou bien on remplace les lattes par des bandes de ciment, ou encore, comme cela se fait souvent, on pose directement les tuiles à bain de mortier.
- La dernière tuile d’égout T vient déborder d’environ 5 centimètres dans le chéneau. A la partie basse de ce grand rampant, se trouve une chanlatte B, qui est destinée à relever la dernière tuile placée sur le chéneau.
- Du côté du vitrage, les fers O sont reliés par une cornière e de 40 X 40 x 5,5,
- qui porte sur la nervure intérieure n du chéneau. Leur extrémité vient pendre dans le chéneau, ainsi que les verres striés qu’ils supportent. L’èau de condensation, qui peut se produire à l’intérieur de lu partie vitrée, peut se rendre dans le chéneau A par de petits trous percés de distance en distance dans la nervure du chéneau.
- Dans le cas où le chéneau-poutre a de lourdes charges à supporter, on le renforce par deux nervures P et Q [fig. 1885), longitudinales, placées à la partie inférieure pour augmenter le moment d’inertie.
- Pour ne pas augmenter inutilement le poids du chéneau, on donne à ces nervures la forme d’égale résistance [fig. 1886). On s’arrange de manière que le joint de
- Fig. 1886.
- deux portions de chéneau se fasse près d’une colonne.
- Enfin, dans la partie basse du chéneau qui repose sur la colonne, on fait venir de fonte deux ergots R et S, qui permettent l’assemblage avec le chapiteau de cette dernière.
- Calcul d'un chéneau. — Le chéneau formant, pour ainsi dire, poutre, il eS^ utile que le constructeur sache calculer lu section qu’il faudra donner à ce chéneau, dans la section laplusfatiguée, c’est-à-dire celle qui reçoit les fers de la charpente, pour qu’il résiste dans de bonnes conditions.
- A cet effet, supposons que les ferS employés soient des fers T de 0in,035 X 0m,040 de lm,50 de longueur et espacés tous les 0m,40 d’axe en axe.
- La charge sur ces fers se déterrmue comme suit :
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 673
- . La surface entre deux fers est de
- lm,50 X 0m,40 = 0m2,60.
- Si nous supposons 150 comme poids de 1 mètre carré de couver-
- B. — Circulation sur les combles.
- kilogrammes
- On sait qu’on ne peut circuler sur les toitures que lorsque la pente est inférieure à 0m,30 environ par mètre ; au delà, il est Lire, nous aurons : nécessaire d’employer des marches et
- 0,60 x 1,50 = 90, soit 100 en nombre autres accessoires. rond. I De plus, nous avons vu, au commence-
- En calculant la tension horizontale T, ment de cet ouvrage, que les règlements d’après les principes de mécanique, nous de police, à Paris, exigeaient, sur les toitures, un chemin plat de 0m,70 de largeur
- avons
- T X 0.60 = 100 x 0.65,
- d’où :
- T = 110\
- et pour un mètre carré :
- T = 275k.
- En appliquant la formule connue :
- R
- T
- n°us aurons :
- f*=275x0m,15 (hauteur du chéneau) =50. R pour la fonte est égal à :
- R = 1 000 000.
- I dans le cas actuel est égal à :
- 졕
- 1=^
- et r.
- Endésignant par A l’épaisseurcherchée. En remplaçant les lettres par leurs valeurs, nous aurons :
- A
- X 50
- 1 000 000
- A_3
- 12
- 300 A2 ’
- A2 =
- 300
- 1 000 000
- = 0,0003,
- A = VO,0003 = 0m,018.
- Ï1 faudra donc donner au chéneau, au Point indiqué ci-dessus, une épaisseur de millimètres au moins.
- Quant à la hauteur'et à la largeur de ee chéneau, on les calculera d’après les formules données au paragraphe concernât les chéneaux Bigot-Renaux.
- Sciences générales.
- au moins et parfaitement praticable, avec garde-fous de 0in,80 de hauteur et une barrière le long du chéneau de même hauteur.
- Nous avons donc trois parties à examiner :
- 1° Circulation sur le chéneau ;
- 2° Escalier du chéneau au faîtage ;
- 3° Chemin de service sur le faîtage.
- 1° Circulation sur le chéneau. — Pour satisfaire à l’arrêté préfectoral, le plus simple, si l’on a affaire à un chéneau posé sur entablement, est de mettre ce dernier légèrement en retraite sur la corniche. A l’extrémité de ladite [fig. 1887), on scelle, tous les mètres, un barreau B de fer rond, de 0m,016 de diamètre. Chaque barreau a une hauteur de 0,n,90. A cette hauteur, on établit une traverse en plate-bande ou une main courante en fer rond.
- Couverture et plomberie. — 43
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- COUVERTURE.
- Au droit de chaque barreau, on le soutient au moyen d’un contre-fort en fer carré F forgé en quart de cercle. Dans l’exemple donné, le chéneau C est en terre cuite. On s’arrange de manière que les joints entre deux portions de conduites soient établis entre deux barreaux.
- Pour éviter la chute des ouvriers ou des matériaux, on grillage les intervalles des montants et traverses. On peut aussi fixer à ces derniers des ornements ajourés, mais de manière à laisser toujours libre la main courante.
- Quand le chéneau va jusqu’à l’extrémité de l’entablement, la rampe se place de l’autre côté du chéneau sur l’égout. Si la couverture est en tuiles plates, on l’arrête un peu avant le chéneau, et on établit une bande de batellement en zinc formant larmier, sur laquelle on pose les barreaux. Si la couverture est en tuiles mécaniques, la rive d’égout est formée de tuiles en terre cuite ou en fonte, munies chacune d’une ouverture spéciale pour le passage des barreaux.
- Souvent on préfère établir à cet endroit
- un véritable chemin de service. La figure 1888 montre ce chemin placé à l’extrémité de la couverture en tuiles plates. Cette dernière est arrêtée à environ 1 mètre de la rive d’égout par une chanlatte A. On fait un voligeage jointif Y, sur lequel se place une bande de zinc Z, venant tomber en larmier dans le chéneau de terre cuite C.
- Ce chemin a la largeur réglementaire de 70 centimètres. Il est établi de la façon suivante. Tous les mètres, des supports S en fer méplat viennent se fixer sur les
- chevrons D avec des tirefonds t, en pas' sant à travers la bande de zinc Z. Ces sup' ports sont placés de chaque côté du chemin. Ils sont boulonnés à des fers cornières E placés longitudinalement.
- Sur lesdites cornières sont fixées tranS' versalement des plaques F de fer ondule» régulièrement espacées.
- Les barreaux B de la rampe sont en fer rond de 0m,016 de diamètre et de 0,n,90 de hauteur. Ils sont terminés en col de cyglie à leur partie inférieure et boulonnés sur D cornière E. A la partie supérieure se
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- COUVERTURES EN TUILES.
- G75
- trouve un cours de main courante en fer r°ud de même diamètre, lesdits montants espacés de 1 mètre à lm,2o et reliés entre eux par un grillage.
- A. l’endroit où le montant S traverse la ande Z, on établit une embase afin d’évi-*’er les infiltrations.
- La figure 1889 représente la disposition p1 chemin quand la couverture est en udes mécaniques.
- Le chemin a une largeur de 735 minières. Tous les mètres, des montants M ea fer rond de 16 millimètres de diamètre Vlètinent se fixer sur la sablière de rive S.
- Les montants situés du côté du faîtage se fixent, au contraire, dans les chevrons C au moyen d’une tige t filetée et boulon* née. Ces montants reçoivent chacun une petite solive transversale E en fer carré de 10 millimètres 5 d’épaisseur. A chaque extrémité, ce fer carré est percé d’un oeil O dans lequel passe le montant M. A cet endroit, ce dernier est muni d’un renflement r venu à la forge pour servir de support au fer E. Sur ces traverses on vient placer perpendiculairement des fers
- . , „ , 18x20n „
- simples 1 de------- B, que f on fixe a
- ! Fer carré 104 *B E
- |er .18x20 [ûrnjjre
- IW W
- ^ide de cornières F de *
- l’environ 10 centimètres.
- S°ïl espacés d’
- Ces fers
- La
- Jonction de deux portions quel-
- con
- sur la +
- la traverse E.
- Rues de ces derniers se fait toujours
- Qu'T <lro^ des montanl's M, les tuiles A he les reçoivent sont munies d’une saillir ^P.^ée elle-même d’une ouverture ***** pour livrer passage à la tige du der -°T' ^011r éviter les infiltrations, cette <WUet>e Porle soudée avec elle une ron-pe e L qui sert de larmier. Cette rondelle rec aussi être en deux parties. Elle °uVre la douille n et écarte suffisam-
- ment les eaux de son orifice supérieur.
- La tuile A présente donc une disposition spéciale, qui se reproduit identiquement la même à chaque montant. On a alors avantage à exécuter cette pièce sur modèle spécial et en fonte. Sa forme est telle qu’elle se raccorde avec les tuiles voisines dont elle présente les contours et les dimensions. Elle se pose de la même manière sur les lattes L et la chanlatte G, et vient déborder dans le chéneau D de quelques millimètres.
- Du côté du chéneau, le montant M se prolonge au-dessus de la traverse d’environ 90 centimètres, pour former bar-
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- COUVERTURE.
- reau du garde-corps. Au dessus se trouve une main courante également en fer rond.
- 2° Escalier du chéneau au faîtage. — Pour monter du chéneau au faîtage, on peut disposer des chemins composés de marches en bois attachées par vis, boulons ou tirefonds sur le voligeage 'ou les chevrons, et recouvertes en zinc. En plan on espace ces marches d’environ 0m,32 à 0m,35.
- Comme ces marches sont glissantes, on a fait des marches en zinc fondu d’une seule pièce, disposées suivant les inclinaisons des combles. Le dessus de la marche est quadrillé.
- Pour établir cet escalier, on procède comme nous l’avons dit, quand nous avons étudié les couvertures en ardoises. On établit une travée de couverture en zinc lfig. 1431) sur voligeage jointif. Cette travée est bordée de chaque côté par la couverture en tuiles. Le yaccord avec le reste de la couverture se fait au moyen de
- noquets bordant un tasseau {fig. 1435)-Les marches sont fixées sur les chevrons au moyen de leurs tenons fig- 1436)
- dont la place est réservée dans le voligeage et sur les chevrons. Ces godets sont également soudés à la couverture en zinc.
- Dans cette travée de zinc, et contre les marches, on place la rampe indiquée {fig. 1437). A l’endroit où les montants percent la couverture, on soude un cylindre vertical {fig. 1438) de 10 centimètres de haut, qui sert de fourreau au montant. Ce dernier est muni, soudé à lui, d’un entonnoir renversé assez large pour recouvrir le fourreau et former larmier. De .cette manière l’eau ne peut pénétrer sous la couverture. Les montants et la main cou-
- rante sont ordinairement en fer rond de 0m,020 à 0“,023 du diamètre et galva111 sés.
- On peut remplacer les marches en fondu par une véritable escalier en *e galvanisé. ,
- Cet escalier (fig. 1890) se compose ^ deux limons en fer a méplat. Ces deü limons sont réunis, de distance en tance, par des traverses ô, également fer méplat. Sur ces montants a, on vie river des sommiers c en fer coudé et pla^ Ces sommiers forment de chaque côté u crémaillère. C’est enfin sur cette dernie1
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- COUVERTURES EN TUILES.
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- 9ue l’on vient attacher des marches d en ter ondulé, à raison de deux par chaque Paher. Les marches ainsi formées ont te®,25 de large sur 0m,20 de haut.
- La pose se fait au moyen de tirefonds e (/%• 1891) allant dans le chevron f en tra-Versant directement le zinc z à travers le Voligeage V sans aucune préparation sur te toiture. La figure 1891 donne la coupe transversale de cet escalier mis en place. La travée en zinc z est bordée de chaque c°té par un tasseau g contre lequel vient aboutir la bande de recouvrement h, qui Vleut couvrir les tuiles voisines i. Sur le tasseau g un couvre-joint j empêche les lnfiltrations.
- deux fois coudés avec tirefonds. Contre ces fers cornières viennent se boulonner les montants c de la rampe. Ces montants sont espacés de 1 mètre et ont 0m,90 de haut. Au-dessus est une main courante d également en fer rond de 0m,016 de diamètre.
- Les marches sont constituées de la façon suivante. De chaque côté, un fer simple T recourbé à angle droit ei vient se river sur le limon a et former crémaillère. Sur cette dernière, on vient placer des fers méplats à section carrée, /, à raison de 5 par marche. Celle-ci a comme dimensions 0m,25 X 0m,°23. Les supports en Z, J sont espacés environ de 2 mètres en 2 mètres.
- Nous donnons [fig. 1893) une quatrième disposition de chemin très intéressante.
- Le modèle de chemin se fait par loueurs de 3 ou 4 mètres suivant l’empla-<ieiïlent et àtousles degrés. Ces longueurs relient entre elles au moyen de pattes p lx®es sur les traverses b [fig, 1890).
- A- côté de cet escalier, on vient placer la *arïipe suivant la méthode indiquée plus
- che
- fér
- La figure 1892 donne un autre genre de
- flain montant. Les deux limons sont en cornière a. Ces limons se fixent sur
- tes chevr-
- ons au moyen de fers méplats b
- Fig. 1893.
- Comme précédemment les limons a sont en fer cornière réunis entre eux par des traverses en fer méplat munies de pattes c, qui permettent la liaison de deux parties d’escaliers. Sur ces limons, viennent se placer des montants en fer rond d munis à leur partie supérieure d’un écrou qui reçoit une tige filetée e, passant dans l’intérieur du montant, et que l’écrou permet de faire monter ou descendre.
- Cette tige e supporte une marche en fonte f de 0m,22 sur 0m,30. Cette dernière est mobile autour d’un tourillon g, fixé transversalement sur les limons. Ces j marches, par suite de la disposition spé-
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- COUVERTURE.
- ciale des boulons et des écrous, se posent immédiatement sur toutes les pentes, sans aucun raccord, et pivotent à volonté.
- La rampe est ici indépendante du chemin et se place comme nous l’avons vu plus haut.
- Tous les chemins dont nous venons de parler ne peuvent s’appliquer qu’aux couvertures en tuiles plates ou ardoises, et encore exigent-ils une travée couverte en zinc.
- Il ne peut plus en être de même s’il s’agit d’une couverture en tuiles mécaniques. On pourrait, à la rigueur, faire également une travée en zinc, mais les raccords de cette dernière avec le restant de la toiture seraient assez délicats à exécuter.
- Pour obvier à cet inconvénient, à l’endroit où l’on veut établir l’escalier, on remplace les tuiles mécaniques ordinaires par des tuiles marches enterre cuite repré-
- sentées en perspective dans la figure 189L Ces marches tiennent la place de deux tuiles en largeur, et d’une en hauteur ; elles ont 0m,40 sur 0m,41. Elles se'fout a simple ou à double emboîtement. Au
- Fig. 1894.
- centre se trouve une saillie a venue &u moule, ayant une hauteur de 15 à 16 centimètres. Le dessus est horizontal et strie-Ces tuiles marches & [fig. 1895) se fixen
- Fig. 1895.
- sur le lattis l comme les tuiles ordinaires et s’emboîtent de même les unes dans les autres.
- Souvent on les remplace par des tuiles en fonte de même forme, disposées pour se relier avec les tuiles voisines, leur surface étant établie en forme de marche horizontale, avec contre-marche en avant. Leur plateforme b est convenablement soutenue par une nervure n [fig. 1895) au
- dessous et au milieu. On donne à cet e fonte l’épaisseur la plus faible possiWe’ environ 0m,008 à 0m,010. Les pièces $°n goudronnées ou peintes avant la pose. .
- On fait aussi des marches en fonte q1) ont une grande analogie avec celles il1 1 quées dans la figure 1893. ,.-
- La marche a affecte la forme et les dimensions d’une tuile Muller ou Montcha"
- nin [fig. 1896). Elle porte, venus
- de fonte’
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 679
- deux supports ronds e/*, creux, dans lesquels passe une tige filetée b. Cette tige peut s’élever ou s’abaisser au moyen d’un écrou c. Elle sert de support à une marche en fonte d de 0m,22 sur 0m,30, striée, mobile autour d’un axe horizontal placé à la partie supérieure de la tuile. On conçoit qu’il est alors facile de faire varier la hauteur de la marche en raison de la pente de la couverture.
- La pose et le remplacement d’une semblable marche sont très faciles à exécuter.
- Dans ce genre d’escaliers, les rampes sont indépendantes des marches. On établit une travée en tuiles de fonte a. Ces
- tuiles [fig. 1897) sont traversées par les montants b. Elles présentent une disposi-
- ez
- Fig. 1896.
- tion spéciale qui se reproduit lajnême à
- Fig. 1897.
- Fig. 1898.
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-
- N
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- COUVERTURE.
- chaque montant. La surface de la tuile a présente une douille c assez large pour laisser passer les plus grosses sections
- du montant. Ce dernier est muni lui-même d’une rondelle saillante d en une ou deux pièces. On donne à la rondelle la forme
- Fig. 1899.
- d’un larmier capable de recouvrir la douille et d’écarter les eaux de son orifice supérieur. A sa partie basse, le montant b est muni d’une tige filetée e, qui traverse le chevron /*et se termine par un écrou g, qui serre le tout contre la charpente. Ces tuiles se posent comme les autres sur le lattis L et s’emboîtent à la méthode ordinaire avec leurs voisines.
- 3° Chemins de service sur le faîlage. — Pour établir un chemin de service sur le faîtage, il y a deux cas à considérer :
- [a) La couverture est en tuiles plates ;
- [b] La couverture est en tuiles mécaniques.
- (a) Couver tur es en tuiles plates (/?g. 1898). — Si la couverture est en tuiles plates, on sait que le faîtage est formé par un fort tasseau T recouvert d’un couvre-joint en zinc a. Le long de ce tasseau partent des bandes de recouvrement de même métal à, qui s’étalent en ourlet sur une deuxième bande c en plomb, qui, celle-là, recouvre le haut des tuiles d. C!est entre les tuiles et le tasseau que l’on place les montants e du chemin. Ce dernier est disposé comme celui décrit plus haut (dg. 1899) à propos des chéneaux. Les montants en fer méplat e, fixés avec tirefonds sur les
- chevrons supportent, tous les mètres, des cornières longitudinales g, qui elles-mêmes reçoivent les marches en fer ondulé h. Aux montants viennent s’attacher les barreaux i de la rampe.
- Fig. 1900.
- Le chemin n’a, dans l’exemple donné, que 20 centimètres de large. Pour obéir aux nouveaux règlements on peut lui donner 70 de large (flg. 1899). La disposition est la même ; seulement les tuiles de la couverture s’arrêtent à une plus grande distance du faîtage.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 68 L
- Nous donnons [fig. 1900) la vue perspective d’un pareil chemin. La rampe est en fer rond de 0m,90 de haut. L’écarte-uientdes montants est de 1 mètre à lm,25.
- (&) Couvertures en tuiles mécaniques. — Pour les couvertures en tuiles mécaniques, les usines fabriquent des tuiles faîtières telles que celle représentée en perspective [fig. 1901). Cette dernière est à recouvrement; son profil est plat à sa partie supérieure ; sa face extérieure est quadrillée. L’ensemble des faîtières présente un chemin de 25 centimètres de large. Chacune de ces tuiles à une longueur de0m,40.
- La figure 1902 montre cette faîtière F mise en place sur massif en ciment m et
- FaUiere chemin D
- Fig. 1901.
- reposant ainsi solidement. On voit à gauche
- Fig. 1902.
- Fig. 1903.
- les marches en terre cuite n de l’escalier A droite se trouvent des tuiles ordi-viennent se raccorder avec la faîtière, naires T.
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- 682
- COUVERTURE.
- Si une rampe est établie, les montants doivent passer dans des tuiles à douille, en fonte ou en terre cuite.
- Au lieu de faire passer le chemin par-
- dessus le faîtage, on peut se contenter de l’établir à côté. Dans ce cas le dernier rang de tuiles, d’un côté ou de l’autre, pourra être formé de tuiles marches telles
- que celle décrite figure 1901. Cet ensemble constituera le chemin.
- Mais la nécessité d’une barrière exigera l’emploi de tuiles spéciales à douille, immédiatement au-dessous des tuiles marches. Dans ce cas, il vaut mieux employer
- Fig. 1905.
- la disposition indiquée [fig. 1903). Le dernier rang est formé de tuiles marches en fonte T en tout semblables à celle décrite figure 1896. Ces marches mobiles reçoivent tout les mètres un barreau B en fer carré, qui vient se fixer sur la marche M. Ces barreaux reçoivent une main courante en fer rond.
- L’escalier accédant à ce chemin sera formé de tuiles idem. On voit par là que ce service sera très facile à établir.
- Si l’on veut donner au chemin la largeur réglementaire de 70 centimètres, il faut alors passer par-dessus la tuile faîtière
- Fig. 1906.
- [fig. 1904). De chaque côté, le dernier rang de tuiles comprend, tous les 1 mètre àlm,25, une tuile en fonte à douille T pour livrer passage au montant. Le chemin est établi comme nous l’avons vu [fig. 1889) pour les chéneaux. Les montants a en fer fond soutiennent des traverses b en fer carré-Sur ces traverses sont fixés par cornières
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- COUVERTURES EN -TUILES.
- 683
- desfers simples T, c qui forment le chemin. Chaque traverse b est munie à ses extrémités d’une ouverture dans laquelle passe le
- '"'T
- montant. Un renflement r de. ce dernier sert d’appui à ladite traverse. Le montant de droite monte à 0m,80 au-dessus du chemin pour recevoir une main courante. Il
- porte aussi une rondelle m pour servir de larmier et recouvrir la douille d de la tuile T.
- Le côté gauche de la figure représente l’arrivée de l’escalier venant du chéneau,
- -t-------
- Fig. 1908.
- escalier, formé par des tuiles de fonte A à marches mobiles M. On s’arrange de façon que cet escalier passe entre deux montants du chemin. La tuile marche arrive presque sous le faîtage. A cet endroit,
- .4 - -
- (f/7'W
- Fig. 1909.
- °n supprime trois rangées de fers à T c pour livrer passage sur le chemin.
- Les montants a se fixent sur les chevrons e à la méthode ordinaire, à l’aide d’une tige filetée /'et d’un écrou.
- Chemin sur Brisis. — On fait aussi souvent des chemins de service le long des brisis dans les combles à la Mansard.
- Si la couverture est en tuiles plates, on l’arrête aune certaine distance de la rive ; on fait un voligeage jointif, et on achève de couvrir en zinc [fig. 1905). Les montants A, espacés de 1 mètre, sont en fer carré recourbés à angle droit à la partie inférieure, et viennent se fixer sur la panne de bris B à l’aide de tirefonds, A
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- C84
- COUVERTURE.
- ces montants viennent se boulonner des traverses C en fer méplat. Sur ces traverses viennent se placer avec cornières des fers simples T, D formant la plate-forme du chemin. — La traverse C vient en outre se fixer sur le chevron E en traversant la bande de zinc Z et le voli-geage V- La main courante se fait en fer rond.
- Nous avons représenté en perspective [fig. 1906) l’assemblage des montants et de la panne de bris. Quelquefois, comme le faux comble est peu rapide, on supprime le chemin, et on conserve seulement les montants A et la main courante F. Mais alors, on établit un grillage entre les dits pour éviter les chutes d’ouvriers et de matériaux.
- Si le faux comble est couvert en tuiles
- Fig. 1910.
- mécaniques, la rangée de tuiles d’egout A est en fonte, et, tous les mètres, la tuile A porte une douille B pour recevoir le montant E. Ce montant en fer carré se fixe [fig 1907) sur la panne F. Il porte une rondelle G pour couvrir la douille B. Ace montant vient, comme dans l’exemple précédent, se fixer une traverse H, qui, à l’autre extrémité, se visse sur la tuile de fonte A. Des fers simple T, I, servent de plate-forme.
- On peut aussi, comme pour le faîtage, se servir comme chemin [fig. 1908) d’une série de tuiles marches mobiles en fonte A, munies de barreaux B, avec main-courante.
- Pour faire le chemin de 0m,70, on procède [fig. 1909), comme nous l’avons vu plus haut pour le faîtage; tuiles de pas-
- sage en fonte et à douille A ; montants B en fer carré ; traverses C en fer idem ; plate-forme en fer simple T.
- 5° Chemins cintrés. — Lorsque les combles ont une forme curviligne, on se sert des chemins cintrés représentés [fig. 1910). Ces chemins se composent de cornières cintrées posées parallèlement
- Fig. 1911 et 1912.
- et réunies entre elles par des fers plats p« Elles se posent par bouts de 2 mètres, réunis par d’autres fers plats q. Des supports cylindriques s munis de tiges filetées avec écrous reçoivent les abouts des marches en fonte M. Ces dernières sont mobiles autour d’un axe horizontal, ce qui permet de leur donner rinclinaisori voulue, en tenant compte de la pente du toit.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 685
- C. — Tours et tourelles circulaires.
- Nous étudierons deux types de tours et tourelles : celles qui sont couvertes en ardoises et celles qui sont couvertes en tuiles.
- 1° Tours et tourelles couvertes en ardoises. — Les figures 1911 et 1912 représentent en élévation et en plan le croquis schématique d’un comble conique dit en poivrière.
- La couverture en ardoises ou en tuiles plates se termine avant la pointe du cône; il reste une petite partie ABC qu’on recouvre le plus souvent en zinc, vu la difficulté de coupe pour les ardoises ou pour la tuile.
- Pour exécuter la couverture de ce genre de comble, on fait un voligeage jointif en sapin Y (fig. 1913). Les ardoises employées de préférence sont des ardoises cartelettes dont le peu de largeur permet de les bien
- adapter à la forme circulaire et de mieux dissimuler à la vue les côtés que forment les liaisons.
- Dans le but d’obtenir plus de solidité et pour la facilité du cintrage, on dispose les voliges Y en diagonale sur les chevrons C.
- Les figures 1913 et 1914 nous indiquent, en élévation et en plan, la forme et la disposition des chevrons et du voligeage dans un comble de ce genre.
- Les chevrons principaux C, ou chevrons de demi-fermes, sont assemblés, par le haut, dans un poinçon commun P, placé suivant l’axe du cône et au centre du cercle de base et, par le bas, dans une plateforme circulaire ou sablière S. Dans cer-
- M "Yw
- Fig. 1914.
- tains cas, et pour augmenter la solidité de l’ensemble, on met souvent une deuxième sablière.
- Une série d’entretoises circulaires F’, appelées bernes, servent à recevoir l’extrémité de chevrons plus petits Ct, et qu’il est impossible de prolonger jusqu’au poinçon. On ne peut, en général, assemblerai! haut de ce dernier que huit chevrons. Ce nombre se réduit à quatre, lorsque la hauteur du comble est très grande. Ces chevrons, formant avec le poinçon le sommet du comble, sont souvent désignés sous le nom de chevrons jointifs. Les entretoises F se placent souvent lorsque les chevrons sont espacés de 0m,40 à
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- COUVERTURE.
- 6S6
- 0m,50. On en met une, deux ou trois sur la hauteur, selon que le comble est plus ou moins grand.
- On a soin de chevaucher les joints des voligés afin de moiser le chevronnage. De plus, les figures 1913 et 1914 montrent que ces voliges affectent, en élévation et en plan, la forme d’une courbe gauche.
- Pour exécuter ce travail, il est nécessaire de façonner chaque volige {fig. 1913) en coupes biaises sur les quatre côtés. Il en résulte un grand déchet de voliges et une main-d’œuvre importante. De plus,
- la quantité de clous nécessaire à ce voli" geage est double de celle employée dans un voligeage ordinaire.
- La partie hachurée de la fig. 1915 montre le déchet occasionné par la coupe biaise.
- Quand on veut exécuter un très bon travail, on fait un double voligeage comme nous l’indiquons {fig. 1916).
- Dans ce cas, le deuxième voligeage doit toujours être placé en travers du premier et toujours en diagonale.
- Pour obtenir la surface du voligeage
- d'un comble conique en poivrière, il faut :
- 1° Prendre la circonférence du bas ;
- 2° Celle du haut à la base du poinçon ;
- 3° Additionner ces deux mesures et en prendre la moitié pour obtenir le développement réduit qui, multiplié par la hauteur d’arête du comble, donnera la surface exacte du voligeage. Par exemple : Si on prend un comble {fig. 1911), ayant 18 mètres de circonférence à la base, lra,60 de circonférence dans le haut, et 8 mètres de hauteur d’arête, on obtiendra:
- 18m,00-f-lm,60
- • 2
- = 9in,80 X 8m,00 = 78m,40
- de surface.
- Une couverture bien faite doit avoir le même nombre d’ardoises en haut et en bas, et les liaisons doivent être bien giron-nées et parfaitement droites. On obtient ce résultat en traçant sur le voligeage, depuis le bas jusqu’en haut, des traits marquant toutes les liaisons et tous les pureaux, pour indiquer aux ouvriers la taille qu’ils
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 687
- doivent faire à chaque ardoise ; ce tracé e$t un travail long et difficile, demandant beaucoup de soins.
- Toutes les ardoises sont taillées [fig. 1917) de deux tranchis biais sur les cdtés, et leur mesure varie à chaque puceau. On ne peut, dans ce cas. travailler l’ardoise à l’avance, la taille ne peut se faire que sur le tas. Il y a donc une main-d’œuvre importante et beaucoup de déchet.
- Souvent on modifie la largeur des ardoises vers le milieu du comble afin d’évi-fer, pour le haut, des ardoises trop étroi-
- tes ne permettant plus de les clouer avec solidité et n’offrant plus le recouvrement nécessaire aux liaisons.
- La longueur à la base étant dans l’exemple que nous venons de citer, de 18 mètres, et l’ardoise cartelette ayant 0m, 162 de longueur, il faudra environ 112 ardoises à la circonférence.
- La hauteur du comble étant de 8 mètres, il y aura 100 pureaux de 0m,08.
- Le nombre d’ardoises employées dans la couverture sera donc de :
- 112 X 100 11,200 ardoises.
- En calculant le nombre de 112 ardoises
- l__Aj A|
- Fig. 1917.
- Sllr une circonférence de ln',60, nous T^ons des ardoises n’ayant que 0m,014 de largeur. Pour obvier à cet inconvénient, fait, à la moitié environ de la hauteur \au 50e pureau), l’opération du dessautage i/%. 1917), c’est-à-dire que le premier pu-reau de la partie dessautée D recouvre deux disons du pureau inférieur A au lieu d’une, Ce qui réduit de moitié le nombre des ar*doises delà deuxième partie du comble.
- If ans ce cas, la quantité des ardoises employées sur le comble sera de :
- lre partie. 112X50 = 5 600 j 8 400 ar-2e » 56x50 = 2 800\ doises.
- La surface du comble étant de 78m,40. on trouve 108 ardoises et 216 clous par mètre superficiel.
- On peut aussi poser les ardoises sur liteaux chanlattés en sapin, avec crochets en cuivre. À cet effet, pour faire un bon travail, on commence par établir sur le chevronnage un voligeage jointif, semblable à celui qui est nécessaire à l’ardoise clouée, afin de pouvoir tracer tous les
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- COUVERTURE.
- traits des liaisons et des pureaux; ensuite on pose les liteaux en sapin sur le voli-geage. Ces derniers sont placés parallèlle-ment à la circonférence de base du cône.
- La figure 1918 représente un comble conique brisé. Pour obtenir la surface du voligeage, on procède comme précédemment, mais en divisant l’opération en deux parties :
- _ _
- g. 1918.
- Fig. 1919.
- 1° La première zone part de l’égout I 2° La deuxième zone partant de la b*1 jusqu’à la brisure du comble; | sure jusqu’à la base du poinçon.
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- COUVERTURES EN TUILES.
- G89
- Dans l’exemple donné, nous avons les dimensions suivantes :
- 28 mètres de circonférence à la base A ; 15 mètres » à la brisure B;
- lm,60 » » au sommet C;
- 2m,10 d’arête à la première zone;
- 6 mètres d’arête à la deuxième zone.
- On obtient la surface par les deux opérations suivantes :
- 98 4- 1H
- lre zone ---T — = 21m,50 X 2m,10....................... 45m,15
- oe 15.00+1-60 „„ ....
- 2e zone---------x7m,00. 57m,10
- Surface totale......... 102m,25
- La pose du voligeage se fait de la même
- feçon que pour le comble en poivrière.
- 1919). Seulement il se fait en deux parties. Chaque zone se couvre séparément, et les voliges se rejoignent sur la ligne de séparation B.
- On a soin que les lignes de rangées de Voliges Y ne soient pas dans le prolongeant de celles des voliges V.,, mais soient au contraire chevauchées cle manière à séparer les vides.
- Dans la coupe donnée à la figure 1920 les chevrons de bris C., s’assemblent dans les
- Sciences générales.
- chevrons de grand pan C ; les voliges Y1 viennent araser les voliges V. Les ardoises du long pan T recouvrent d’un pureau les ardoises T, du bris, de manière à rejeter les eaux sur ce dernier.
- 2° Tours et tourelles couvertes en tuiles. — Les couvertures des combles coniques sur tours et tourelles se font très rarement en tuiles, à cause de la difficulté d’exécution et du à prix élevé. Néanmoins, dans
- Fig. 1921 et 1922.
- certaines contrées, ce genre de couverture en tuiles est usité pour la couverture des pigeonniers, tourelles rondes, etc., auxquels on veut donner un certain caractère architectural.
- Quelles que soient les tuiles employées, il est nécessaire qu’elles soient fabriquées sur commande, d’après la forme et la dimension du comble à couvrir ; toutes les
- Couverture et Plomberie. — 44.
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- G90
- COUVERTURE.
- liaisons partant de l’égout et devant giron -ner vers le sommet, il en résulte que toutes les tuiles ont la forme d’un trapèze et que chaque pureau diffère de largeur et de forme.
- Pour la couverture en tuiles plates, on procède comme nous venons de le voir pour l’ardoise. On supprime le crochet de la tuile et on cloue cette dernière sur le voligeage.
- Pour la couverture en tuiles mécaniques, nous avons déjà parlé des tuiles spéciales employées à cet effet. On fait un voligeage jointif et en diagonale; sur ce voligeage on pose des liteaux parallèlement à la base du cône. C’est sur ces liteaux qu’on accroche les tuiles.
- D. — Dômes.
- La couverture des dômes est faite à double courbure, puisqu’elle est circulaire en plan et en élévation [fig. 1921 et 1922).
- Le voligeage de ces combles se fait le plus souvent en sapin. Les voliges sont posées jointives et en diagonales sur les chevrons. Elles sont façonnées en coupes biaises sur les quatre côtés, et chevauchées afin de moiser le chevronnage.
- On peut faire aussi un deuxième voligeage jointif superposé au premier et placé en travers, comme nous l’avons indiqué précédemment.
- La couverture en ardoises des dômes doit se faire comme celle des tours et tourelles, avec liaisons gironnées ; de plus, afin d’obtenir un cintre régulier dans le sens vertical, et pour éviter le soulèvement des ardoises à chaque pureau, l’ouvrier est obligé de tailler la tête de toutes les ardoises. De là un trancliis droit.
- Pour avoir la surface du voligeage, on ne peut que rarement utiliser les formules géométriques, car il y a peu de dômes ayant la forme parfaite d’une demi-splière, ou d’une zone sphérique s’appuyant sur le grand cercle. Dans le premier cas, on obtient la surface en multipliant la surface du grand cercle par le rayon; et, dans le second cas, la surface est obtenue en multipliant la circonférence du grand cercle par la hauteur de la zone prise verticalement.
- Pour avoir le nombre d’ardoises nécessaires, on décompose la couverture par zones de dix pureaux environ ; on prend ensuite le développement du milieu de chaque zone et on le multiplie par la hauteur calculée sur le nombre des pureaux (Om,ll à 0m,08 suivant le modèle employé) pour obtenir la surface de chaque zone.
- Lorsqu’on se sert de tuiles plates, on
- coupe les crochets, et on cloue ces tuiles sur le voligeage. Pour la couverture en tuiles à emboîtement, on cloue, sur le voligeage jointif, des liteaux placés parallèlement à la base du dôme, et on y agrafe les tuiles affectant les formes spéciales décrites précédemment.
- E. — Hourdis.
- Dans les bâtiments industriels où les ateliers peuvent être placés immédiate-
- Coupe A B1
- ment sous la toiture, il est bon de pouvoir établir, entre la couverture et ces ateliers, un matelas d’air qui empêche la trop grande chaleur en été, ou le trop grand froid en hiver.
- Ce résultat s’obtient à l’aide de hourdis
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- COUVERTURES EN TUILES.
- formés de pièces spéciales en terre cuite,. aussi employés pour les planchers.
- 1° Entrevous plats et creux. — Nous donnons {fig. 1923 et 1924) la coupe longitudinale et la coupe transversale AB d’une Portion de comble hourdé avec des entre-
- v°us de terre cuite, système Muller.
- Les pièces de terre cuite a ont une longueur de 0m,40, une largeur de 0m,20 et Brie épaisseur de 0m,02 ; elles sont percées ue trous longitudinaux o.
- Pour la mise en place, on cloue contre es chevrons C des lambourdes b de 0ra,020 sur 0m,020, sur lesquelles on place les entrevous a.
- Ces entrevous, qu’on nomme aussi bar-afaux, peuvent être percés d’un ou de plu-Sleurs trous [fig. 1925).
- Le poids de ce hourdis est de 23 kilo-
- Au lieu d’être fixées aux chevrons au moyen de lambourbes, ces pièces de terre cuite peuvent reposer directement sur les chevrons et remplacer ainsi les voliges. On fixe alors au ciment des liteaux qui servent à l’accrochage de la tuile.
- On peut aussi remplacer les liteaux par des bandes de plâtre ou de ciment Irai-
- Fig. 1926.
- gammes par mètre carré. Il est mauvais c°uducteur de la température et peut du-très longtemps.
- Nous donnons, dans le tableau suivant, ^es renseignements indispensables pour eraploi de ces bardeaux ou entrevous.
- DÉSIGNATION A, du 0 M B R E D E TROUS dont chaque BltVue d’entrevous ost percée NUMEROS QUANTITÉ au MÈTRE CARRÉ POIDS APPROXIMATIF de l’une
- Brique 2 trous 9 24 2k
- s>> 3 trous..... U 3 trous (vo- nllSe). ^ rique 6 trous.. .. 3 17 1.9
- 4 21 1 1
- 0 1.5
- ^ 9 trous.. . . 6 2.4
- A. 3 trous (planchers) 7 14 4.4
- nées sur les entrevous, ou enfin poser les tuiles à bain de mortier.
- 2° Entrevous plats nervés. — On peut remplacer les briques décrites ci-dessus
- Fig. 1927.
- par des pièces plates nervées comme celle qui est représentée en perspective [fig. 1926) les pièces ont 0m,2o de largeur sur i."',40 de longueur, et 0m,02 d’épaisseur. Elles
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- COUVERTURE.
- pèsent environ 20 à 38 kilogrammes le mètre superficiel.
- La pose se fait comme nous l’avons indiqué plus haut pour les briques creuses. Contre les chevrons C (fîg. 1927), on cloue
- des lambourdes en bois a qui servent de support aux entrevous b. La distance entre les chevrons est d’environ 0m,40 au plus. Les tasseaux ou lambourdes ont 0m,02 sur 0m,02.
- Fig. 1928.
- Le croquis [fig. 1928) indique la disposition à employer quand le comble est en fer.
- L’extrados de la ferme est formé par des chevrons en fers cornières C assemblés, distants entre eux de 0m,50. Le lattis est .en fer à simple T de 0m,05. C’est
- sur les ailes des fers L qu’on place les entrevous A. L’aile verticale du fer L sert à l’accrochage de la tuile. Les lattes doivent être distantes entre elles de la longueur de l’entrevous, c’est-à-dire de 0m,40 au plus.
- 3° Entrevous creux à nervures. — Quand
- les bâtiments sont disposés en forme de slieed, on adopte la disposition indiquée [fig. 1929). Sur les chevrons en fer T C, on dispose des bandeaux de terre cuite, percés de trous comme les briques
- dont nous avons parlé précédemment. Au dessus on établit des bandes de plâtre ou
- de ciment /, sur lesquelles on accro les tuiles T. Entre le lattis et la tuile, fait un garnissage en mortier g. On p
- cite
- 09
- eut
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 693
- aussi se contenter de sceller les tuiles à bain de mortier, en supprimant les bandes de plâtre.
- 7Z\ ,
- * «? ;
- ! s
- Fig. 1930.
- l’égout {fig. 1930). Ces bandeaux ont une longueur de 0m,40 sur 0m,20 de largeur et 0m,027 d’épaisseur ; ils sont ordinairement percés de quaire trous. Leur poids est de
- Les bardeaux employés dans ce genre de toiture sont de trois catégories :
- ....'2/0 ' 'H
- La première comprend les bardeaux
- 3 kilogrammes. Mais il faut remarquer que leur longueur doit varier avec l’écartement des fers. Ces bardeaux sont placés côte à côte sans aucun emboîtement.
- La deuxième catégorie comprend les
- bardeaux chanlattes situés à l’égout {/îg. 1931); le bardeau e est muni à son extrémité inférieure d’une partie en saillie m qui remplace la bande de plâtre formant latte, et est plus élevée que cette
- Fig. 1934 a 1936.
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- COUVERTURE.
- dernière, de manière à relever le premier rang de tuiles T. Ces bardeaux chanlattés ont (ftg. 1932) une longueur de 0m,40 sur 0m,14 de largeur. La saillie m est de 0m,040. L’épaisseur des bardeaux est, comme pour les autres, de 0m,027.
- Enfin, en troisième catégorie viennent les bardeaux-larmier d (ftg. 1929), qui se placent sur la tuile faîtière A. Ces bardeaux (ftg. 1933) ont 0m,25 de longueur sur 0m,10 de largeur. Leur section présente un angle obtus. Un des côtés n de cet angle, le plus petit, vient s’appuyer sur les chevrons C à côté des autres bardeaux. L’autre côté o, le plus long, vient déborder en larmier sur le pan le plus raide de la toiture. De là le nom de bardeau larmier donné à cette pièce de terre cuite. Son épaisseur est aussi de 0m,027.
- Le bardeau-clianlatte pèse lk,500 ; le bardeau larmier, 0k,800.
- 4° Bardeaux creux à emboîtement. — La société des tuiles isolantes, à Ivry-sur-Seine, fabrique des bardeaux creux à
- emboîtement. Les figures 1934 à 1936 donnent la forme et la mise en place de ces pièces. Le bardeau a une largeur
- Fig. 1937 à 1939.
- Fig. 1940.
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- COUVERTURES
- de 0m,20 et une longueur variable avec la distance séparant les chevrons. A droite et à gauche se trouve une rainure qui sert a l’emboîtement. La pièce est percée de cinq trous.
- Pour la mise en place, contre les chevrons, on fixe des tasseaux de support, sur lesquels se placent les bardeaux, comme le montre la coupe AB.
- La coupe longitudinale indique la mise en place des tuiles isolantes dont nous avons parlé plus haut, dans un autre paragraphe.
- Nous donnons {fig. 1937 à 1939) différentes manières de mettre en place ces bardeaux.
- Si le comble est en fer, les pièces viennent se placer sur les ailes des fers à T.
- On peut aussi placer les bardeaux sous les chevrons. On cloue alors sous ces derniers une pièce de bois plate, comme une lame de parquet, qui vient serrer le bardeau contre le chevron (fig. 1938).
- La figure 1940 montre une application de la couverture en tuiles isolantes, avec tuiles creuses, bardeaux en dents de scie
- EN TUILES.
- pour remplacer le lattis, et bardeaux creux pour entrevous.
- 5° Entrevous plafonds couvrant les chevrons en dessous. — Nous venons de voir qu’on pouvait placer les bardeaux à
- Fig. 1941.
- emboîtement sous les chevrons. La maison Muller et Cie fabrique aussi des entrevous légers à cannelures en queue d’aronde pour retenir l’enduit. Ces pièces on t une disposition spéciale pour isoler le plafond des chevrons et rendre impossibles les fentes.
- Fig. 1942.
- Contre les chevrons C, on fixe des cor-uières en fer D [fig. 1941). Sur ces cornières on place les bardeaux B. Ces derniers sont formés de deux parties. La Partie supérieure s’appuie sur les cornières ; l’autre, inférieure, forme plafond.
- Sous le chevron C, on fixe par tirefonds des pièces de terre cuite A, cannelées, et c est dans ces cannelures que s’agrafe i enduit. Les pièces A étant séparées des P^ces B, on voit que tout mouvement de in charpente n’influera en rien sur l’enduit,
- celui sous chevron étant indépendant du reste du plafond.
- Pour les combles en fer [fig. 1942), on procède de la même manière. Les bardeaux B viennent se placer sur les ailes des fers formant chevrons. Sous ces fers on fixe les pièces décoratives A devant recevoir l’enduit.
- 6° Hourdis d’Argences. — La grande tuilerie d’Argences fabrique aussi des entrevous de terre cuite.
- Des plaquettes, de 0m,40 surOm,22, sont
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- COUVERTURE.
- (fig. 1943) placées entre les fers double T du chevronnage. Entre les pièces d’entre-vous A et les lattes L, il existe un matelas d’air, qui arrête la chaleur et le froid. Le poids de la plaquette est de 2k,500. Il en
- faut 12par mètre superficiel. Avec ce système de plafond, un lait de chaux suffit ; aucune saillie ne peut entraver l’éclairage électrique.
- La même Société fait aussi des hourdis-
- Fig. 1943.
- entrevous à emboîtement percés de trous tels que ceux dont nous avons parlé plus haut. Nous donnons (fig. 1944) la vue perspective de l’un d’eux. L’emboîtement se fait par languettes et rainures demi-circulaires. Ces pièces ont une longueur de 0m,50 sur 0m,27 de largeur.
- 7° Hourdis-entrevous à emboîtement avec sommiers. — L’entrevous se fait aussi en trois parties [fig. 1945). De chaque côté, près du chevron C, se trouve un sommier S en terre cuite percé de trous. Entre les deux sommiers se place une douelle D en terre cuite.
- Voici les poids approximatifs de ces sommiers pour hourdis-entrevous :
- Fers de 0.12 . . . . . . 5k,000
- 0.14 . . . . . . 5 500
- 0.16 . . . . . . 7 000
- 0.18 . . . . . . 7 500
- 8° Hourdis Laporte. — La tuilerie de Montchanin fait aussi des hourdis de terre
- ‘ 270 '
- Fig. 1944.
- cuite, dits hourdis Laporte, qui sont analogues à ceux de la tuilerie d’Argences.— Les figures 1946 à 1949 montrent les diverses applications de ces hourdis.'
- Pour les combles en fers, le hourdis se place entre les ailes des fers à T {fig. 1946 et 1947). Voici les poids approximatifs de ces pièces :
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- COUVERTURES EN TUILES.
- 697
- N° 5 N° 6 N° 9 N° 10
- la pièce
- 6\500 6 300 6 000 5 400
- Pour 1 mètre courant de travée, il faut,
- 6 poteries n° 5 ) pour un écartement
- 3 » n° 6 | 0m,70.
- 6 poteries n° 9 | pour un écartement
- 3 » n° 10 i de 0ra,70.
- Le poids par mètre carré du hourdis indiqué {fig. 1916) est de 83 kilogrammes.
- Le poids par mètre carré du hourdis indiqué [fig. 1947) est de 75 kilogrammes.
- La figure 1918 montre l’emploi du hourdis dans les charpentes en bois. Les pièces viennent affleurer soit la partie supérieure, soit la partie inférieure des che-Vrons, et s’appuyant sur des liteaux fixés contre les chevrons. Les pièces pèsent de ^k,500 à I0k,50. Il en faut trois par mètre courant de travée, soit de 9 à .12 par carré . de travée.
- Le hourdis à languettes indiqué {fig. *949) présente l’avantage de donner une snrface continue; on évite toute surcharge de plâtre au droit des fers.
- Lorsqu’on pose ces hourdis, il faut tenir cptnpte de quelques déviations des potées produites par la cuisson, et, afin de ne pas être gêné lors de la mise en place, 011 ajoute à la largeur des trois poteries Placées les unes contre les autres 0m,04 P°ur les quatre joints de maçonnerie, et °n place les chevrons de façon à ce que * espace compris entre les deux lames représente bien lalargeur des trois poteries, augmentée de 0m,Û4.
- Le cintrage en planches se fait absolument de la même manière pour le hourdis
- ordinaire.
- Comme ce système de hourdis supprime ms entretoises et fan-tons, il est bon de Prendre la précaution de placer des étré-sdlons en fer ou en bois au milieu de la Portée des chevrons, étrésillons qui disparaissent au fur et à mesure du travail, mais qui, pendant la durée, en assurent a parfaite exécution.
- Pour poser les poteries Laporte, il faut Placer d’abord de chaque côté de l’âme ~es fers à T, avec une épaisseur de plâtre ne 0°,0l5, chacune des pièces formant riyes qui épousent sur une des faces la
- forme du fer, puis, entre elles et en employant, comme point de départ, une demi-poterie, à seule fin de couper les joints, on place toutes les poteries de milieu, c’est-à-dire celles configurées des deux faces convexes destinées à entrer dans les faces concaves des deux poteries déjà posées.
- Cette poterie de milieu se trouve placée de façon à ce que, de chaque côté, il
- Fig. 1946 à 1949.
- existe un vide de 0m,01, dans lequel on coule du plâtre liquide après avoir, toutefois, avant de poser la poterie, pris les précautions nécessaires pour que ce plâtre liquide reste bien dans les vides signalés et ne se répande pas sur les planches.
- Ainsi maçonné, on obtient un travail d’une solidité à toute épreuve.
- Il est bien entendu que les poteries se trouvent posées de manière à ce que leurs
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- COUVERTURE.
- faces inférieures ne fassent qu’une seule ligne droite et de niveau avec les fers T.
- Il est important de régler les écartements à partir du milieu de la travée qu’on désire hourder.
- Si, pour une raison quelconque, des chevrons ne se trouvent pas à l’écartement voulu, on remplit le vide qui reste au moyen de tuileaux maçonnés.
- La longueur de chaque poterie est de 0ra,32, ce qui donne trois poteries par mètre courant, joints compris.
- Pour com mencer et pour terminer chaque travée et croiser les joints, on fait des demi-poteries de 0m,16 de longueur.
- 9° Hourdis incombustibles à venliltt^°n (.système Fawcetl). — Ce système de hour-dis est formé de tubes de terre cuite {fig. 1950 à 1955), qui reposent sur les ailes des fers. Ce hourdis tubulaire est terminé à la partie inférieure par une partie plane passant sous les ailes des fers. Il en résulte que le plafond se jette sur une surface indépendante des
- VUE DES POUTRELLES et
- DES TUBES
- VUE D’UM TU^fc PAWCETT
- VUE DES POUTRELLES
- ET DES TUBES ET DU BÉTON
- (Avant la pose du béton) (Les tubes supposés enlevés)
- Coupe Transversale
- Indiquant les remplissages entre les tubes
- Coupe passant par l’Axe des Tubes Montrant la canalisation sous les t'ers I et la circulation de l'an-
- Fig. 1950 à 1955.
- chevrons et dont les stries longitudinales accrochent le plaire comme autant de lattes.
- Ces poteries étant creuses, la circulation d’air se produit suivant leur axe de figure et dans le sens des fers. Il suffit donc de pratiquer des ventouses au droit du plancher pour obtenir une ventilation suivant les besoins.
- Les intervalles des tubes sont remplis comme des reins de voûtes, soit en béton, soit en plâtras.
- La pose se fait rapidement et sans échafaudage.
- 10° Emploi des bardeaux de terre cude dans les chéneaux. — On emploie quel' quefois les bardeaux creux de terre cuite, pour remplacer les planches de bois qul forment les parois latérales des chéneaux-La ligure 1956 en montre une application-11° Emploi du coton minéral dans l£S hourdis. — Le coton minéral est non seulement un calorifuge excellent, mais il est aussi employé avec succès comme isolant pour garantir du bruit, de la gelée, de la chaleur et de la transmission des incendies.
- Il provient du traitement par la vapeur
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- COUVERTURES EN TUILES
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- de I’ argile fondue ou gangue des minerais de fer.
- Il ne se réduit pas en sable et n’oxyde pas les métaux. Il est très léger, incombustible, imputrescible, inattaquable par
- Fig. 1956.
- les insectes et les rongeurs, et d’un emploi facile.
- Le coton minéral s’applique sous les toitures pour empêcher la chaleur et le froid (fig. 1957). On le bourre à l’état
- Fig. 1957.
- libre entre les chevrons, sur un léger lattis.
- Voici les différentes densités du coton minéral :
- Légèrement tassé. . . 200 à 250 kil.
- Assez fortement tassé 250 à 300 Fortement tassé.. .. 300 à 350
- Très fortement tassé. 500 à 550 Voici enfin les quantités approxima-
- tives de coton minéral nécessaires par mètre carré, suivant l’état de tassement :
- ÉPAISSEUR du • COTON TASSÉ légèrement N» 1 TASSÉ assez FORTEMENT N° 2 TASSÉ FORTEMENT N» 3 TASSÉ très FORTEMENT N» 4
- mill. kil. kil. kil. k 1. i
- 15 3.4 4 0 5 8 8 0
- 20 4.5 5 0 6 4 11 0
- 25 5.6 6 9 7 6 13 6
- 30 6.7 8 2 9 0 16 3
- 35 7.9 9 6 11 3 19 0
- 40 9.0 11 0 13 2 21 7
- 45 10.0 12 4 14 8 24 4
- 50 11.2 13 7 16 3 27 0
- 55 12.4 15 0 17 8 29 9
- 60 13.5 16 5 19 0 32 6
- 65 14.6 17 9 20 6 35 3
- 70 15.7 19 2 22 3 38 0
- 75 16.8 20 6 23 4 40 7
- 80 18.0 22 0 24 6 43 4
- 85 19.0 23 3 25 9 46 0
- 90 20.2 24 7 27 3 48 9
- 95 21.3 26 0 28 T 51 6
- 100 22.5 27 5 30 0 54 3
- Les colonnes 1 et 2 s’appliquent au coton à l’état libre; celle n° 3 au matelas ordinaire, et celle n° 4 aux bandes et matelas à côtes.
- On peut, en effet, faire des matelas ordinaires composés d’une couche de coton d’épaisseur variable, généralement de 15 à 100 millimètres, comprise entre des toiles de jute, de chanvre, de treillage, des toiles métalliques, des toiles d’amiante, des toiles goudronnées, etc., suivant l’emploi. Les treillages et toiles métalliques sont galvanisés et reliés entre eux par du fil métallique galvanisé.
- La mise en place, contre les chevrons, se fait comme pour le coton à l’état libre.
- On fait aussi des matelas à côtes en toile de jute, sur toile métallique, toile de chanvre, toile goudronnée, etc. Leur densité est plus grande que celle des matelas ordinaires.
- Les matelas se fixent contre les chevrons (fig. 1958) au moyen de clous dont la tête est munie d’une rondelle en fer galvanisé servant d’arrêt.
- Epaisseurs minima :
- Contre le bruit........... 50 mil.
- Contre le froid et la chaleur. 30
- Contre la gelée........... 75
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- COUVERTURE.
- Ces matelas se font sur demande par morceaux de 1 ou 2 mètres carrés environ.
- 12° Produits d’agglomérés de liège. —
- Fig. 1938.
- Les applications des matériaux en liège aggloméré sous forme de briques et de carreaux sont très nombreuses dans la construction.
- très légers, difficilement inflammables et imputrescibles.
- Les briques dé liège ne pèsent que 250 kilogrammes le mètre cube.
- Les figures 1959 à 4963 montrent des applications diverses des lièges agglomérés, système Garnot. Ils servent de revê-
- mAïmmysmysM'mMmmmw/m'AfflgL
- ÏÏl---*'
- Fig. 1939.
- On les emploie beaucoup dans les combles. Ils sont mauvais conducteurs de la chaleur, du froid et du son. Ils sont
- Fig. 1960 à 1963.
- tements de combles dans les pièces mansardées. On les emploie aussi pour remplissages de cloisons et hourdis de planchers.
- Tableau donnant les dimensions et les poids correspondants de ces produits.
- DÉSIGNATION NOMBRE DE BRIQUES sur champ NOMBRE DE BRIQUES à plat NOMBRE DE BRIQUES par mètre cube POIDS DE BRIQUES par mètre cube POIDS DE BRIQUES par mille
- Briques 220 x 110 x 60. . . 39 68 595 250 363
- 250 X 120 X 65 31 56 448 » 488
- Ces matériaux se maçonnent avec tous les mortiers, chaux, plâtre, bitume ; tous les enduits y adhèrent avec une extrême facilité. Ils peuvent se casser et se scier. A la truelle, ils se taillent sans éclat.
- Il faut avoir soin de ne pas les asperger d’eau avant d’appliquer les mortiers ou enduits.
- On peut les placer entre les chevrons (fig. 1960), en les soutenant par un lattis
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- mférieur. On peut aussi les placer sous les chevrons en les maintenan t à l’aide de gros clous.
- Ils servent aussi pour envelopper les conduites d’eau et de gaz, et les compteurs ainsi que les réservoirs.
- La figure 1887 montre l’application de ces hourdis aux seeds.
- La Société la Subérine. fait aussi des aPplications de liège pulvérisé pour
- Fig. 1964.
- hourdis de combles et de planchers. Nous en donnons des exemples {fia. 1965 à 1967).
- F. — Tuyaux de descente.
- Nous étudierons dans ce chapitre les tuyaux de descente en terre cuite.
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- Fig. 1965 et 1966.
- Sur les parcours des chénaux on établit hes points hauts et des points bas permettant à l’eau de pluie de s’écouler dans un sens ou dans l’autre, vers les tuyaux de descente {fig. 1968).
- Si le chéneau est en terre cuite, et si
- la distance entre les descentes d’eau ne dépasse pas 15 mètres, on peut l’établir directement sans pente ; et le peu d’eau qui reste dans le chéneau ne présente aucun inconvénient.
- Fig. 1967.
- Si le chéneau est en fonte, une pente de 2 millimètres par mètre esttrès suffisante.
- Les tuyaux de descente AB et CD s’établissent ordinairement près des murs de refend, et aussi sur cour près des cuisines, afin d’y envoyer les branchements E, F, G et H venant de ces dernières {fig. 1968).
- Fig 1968.
- Nous allons examiner les différents assemblages des tuyaux de descente.
- A) Assemblage aux points bas. — L’assemblage au point bas d’un chéneau est indiqué {fig. 1969). Le chéneau A porte à cet endroit un appendice B ayant une
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- COUVERTURE.
- section circulaire d’un diamètre égal à celui d’un tuyau de descente, 0m,08 en moyenne. Cet appendice, d’une longueur de 0m, 40 environ, s’emboîte dans l’extrémité supérieure D du tuyau de descente C.
- Fig. 1969.
- Cette extrémité est renflée de manière à permettre l’emboîtement, et porte le nom de bout femelle. La hauteur du renflement
- Fig. 1970 et 1971.
- est de 4 à 5 centimètres. L’appendice du chéneau a une épaisseur de 1 centimètre.
- Pour éviler que les feuilles d’arbres et autres débris ne viennent engorger les descentes, on les arrête au départ des
- moignons par des grilles en fil de fer galvanisé a [fig. 1970) ou en fil de zinc, que l’on soude au point bas des chéneaux au-dessus de l’orifice d’écoulement. Pour opérer cette soudure, on en grave et l’on scelle au ciment dans le fond du chéneau, une bande de plomb b [fig. 1970 et 1971). Cette engravure se fait dans des rainures c dont la section est en queue d’aronde. On scelle sur cette bande de plomb la crapaudine ci.
- Si le point bas est à la rencontre de deux portions de chéneau, la bande de plomb b s’engrave dans chacun des morceaux de chéneau, de façon à protéger le joint contre les infiltrations d’eau.
- Fig. 1972.
- B) Assemblage des tuyaux entre eux. — La section des tuyaux est la plupart du temps circulaire ; on les obtient au moulage par bouts de0m,60 delongueur. L’épaisseur de la terre cuite est de 0m,005 à 0m,01.
- Les joints se font à emboîtement [fig. 1972) avec interposition d’un peu de ciment.
- Il est nécessaire d’obtenir, sans couper la terre cuite, des longueurs variables dé-| terminées pour les parties diverses d’une descenle. Aussi, indépendamment des tuyaux courants de0m,60, trouve-t-on dans le commerce des pièces appelées raccords . et de dimensions plus courtes. Ces raccords
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- °nt environ de 0m,20 à 0m,35 de longueur.
- C) Fixation des tuyaux contre les murs.
- Ces tuyaux de terre cuite se fixent contre
- jes murs des bâtiments au moyen de col-eersà scellements C (fig. 1973) en feuillard galvanisé. Le fer a ordinairement 0m,03 de *argeur sur 0ra,001 à 0m,002 d’épaisseur ; il est contourné de manière à former deux scellements solides. Les scellements ont 0‘’\08 de profondeur. On met autant de colliers qu’il y a de pièces en terre cuite, et on les scelle à hauteur telle que 1 emboîtement de chaque tuyau vienne porter sur le collier ; on soutient ainsi parfaitement la terre cuite.
- D) Dauphins. — La figure 1974 donne
- COUVERTURES EN TUILES.
- raccords en forme de coudes représentés par la figure 1975. Ces coudes sont établis au 1/16, au 1/8 ou aul/4 de circonférence,
- Fig. 1973.
- la r
- lornie du dernier bout inférieur de la e^cente, qui porte le nom de dauphin.
- 1 y a dans le commerce des dauphins P°nr tous les diamètres de descentes, et P°Ur chaque diamètre il se fait deux mo-e e>s, un modèle long comme celui repré-enté dans la figure 1974 et un modèle eaucoup plus court.
- ^ ^es dauphins s’établissent toujours au essus de caniveaux C métalliques ou de piliers en pierre. 11 y déversent leurs ta]Un aPrcs av°ir changé en débit horizon-1 écoulement vertical delà descente.
- Coudes. — Lorsqu’on a à dévier ,le conduite d’eau pluviale, on se sert de
- et la valeur du rayon de courbure est variable.
- F) Culottes et embranchements. — Quelquefois une descente doit recevoir, comme le montre la figure 1968, un ou deux tuyaux secondaires.
- Dans ce cas, à l’endroit de la jonction,
- on intercale sur le parcours de la descente A [fig. 1976), une pièce spéciale B à laquelle on donne le nom de culotte. Cette pièce est formée de deux ou trois tubu-
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- COUVERTURE.
- lures, suivant les cas. Il y a d’abord la tubulure principale C faisant suite au canal de descente ; à cette tubulure viennent se joindre une ou deux autres tubulures
- secondaires D. L’ensemble de ces tubulures est venu d’une seule pièce au moulage.
- S’il n’y a qu’une seule tubulure secon-
- Fig. 1976.
- daire, la culotte est dite simple; s’il y en a deux, la culotte est dite double.
- Les culottes ont leurs branches de diamètre égal au corps de tuyau vertical.
- On donne le nom à'embranchements aux culottes qui ont leurs tubulures laté-
- I raies de diamètre plus petit que le corps principal de la conduite.
- L’angle formé par la tubulure priuc1 | pale et les tubulures latérales peut être 0-Ao degrés et même de 90 degrés, et aU dessous.
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- Les tubulures latérales sont destinées à recevoir soit les eaux pluviales venant d’un autre endroit, soit les eaux ménagères venant des cuisines.
- Remarque sur les tuyaux en terre cuite. — Lorsque l’eau ne fait que traverser momentanément et sans pression, les tuyaux qui doivent la conduire d’un lieu dans un autre, on se contente des tuyaux en terre cuite, qui ne peuvent servir pour les conduites d’eau sous pression.
- Nous donnons {fig. 1977 à 1980) une série de tuyaux en terre cuite non vernis-
- sée, fabriquée par la tuilerie de Choisy-le-Roi.
- Voici les diamètres et poids des difïé-
- rents tuyaux :
- DIAMÈTRES POIDS
- 0m,06 4\200
- 0 ,08 5 ,600
- 0 ,11 8 ,000
- 0 ,16 12 ,000
- 0 ,20 18 ,000
- 0 ,30 33 ,000
- Pour ceux de la tuilerie de Normandie,
- Fig. 1981 à 1985.
- les diamètres et poids sont les suivants {fig. 1981 à 1985)
- diamètres poids
- 0m,04 4k,700
- 0 ,06 2 ,450
- 0 ,08 3 ,850
- 0 ,10 5 ,000
- 0 ,12 6 ,650
- 0 ,16 8 ,050
- Fig. 1986 à 1989.
- La tuilerie de Roanne fabrique des modèles susceptibles de recevoirune couche
- Sciences générales.
- de vernis brillant, d’une grande adhérence et d’un beau glacé miroitant. 11 se fait ordinairement à deux teintes, rouge brun, et noir bleuté (fig. 1986 à 1989).
- Le tableau suivant donne les poids et les diamètres correspondants de ces tuyaux :
- DIAMÈTRES POIDS PAR mètre
- 0m,05 7k ,000
- 0 ,075 11 ,000
- 0 ,10 13 ,000
- 0 ,125 15 ,000
- 0 ,15 18 ,000
- 0 ,175 21 ,000
- 0 ,20 25 ,000
- 0 ,225 28 ,000
- 0 ,25 34 ,000
- 0 ,30 40 ,000
- 0 ,35 48 ,000
- 0 ,40 55 ,000
- 0 ,45 65 ,000
- 0 ,50 80 ,000
- Couverture et Plomberie. — 45.
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- COUVERTURE.
- Les petits diamètres sont seuls employés pour l’écoulement des eaux pluviales ; les grands diamètres servent pour leseaux vannes etd’égout, dont nous parlerons dans un autre chapitre.
- Tuyaux en grès vernissé. — On emploie aussi pour l’écoulement des eaux pluviales
- des tuyaux en grès très solides, vernissés à la surface. Ces tuyaux sont fabriqués avec des argiles homogènes, de qualité supérieure, travaillées de manière à obtenir une pâte bien uniforme que l’on sèche et que l’on soumet à une cuisson prolongée à haute température, allant presque jus-
- qu’à la vitrification. Ensuite on dépose sur toutes les parois un émail bien réparti et inaltérable. On obtient ainsi des canalisations de durée indéfinie. Quand la pâte est à grains très serrés, non poreuse, ces tuyaux résistent à une traction de 40 à 50 kilogrammes par centimètre carré.
- Pour poser ces tuyaux dans de bonnes conditions, il convient de faire les joints avec du bon ciment mêlé de sable, ou pur, si la qualité du ciment n’admet pas de mélange de sable.
- Fig. 1996 à 1998.
- Aux coudes et aux branchements, il est utile d’augmenter la pente, afin de contrebalancer l’accroissement des frottements.
- Par des motifs analogues, si les conduites de descente doivent pénétrer dans le sous-sol, leur entrée dans ledit sous-sol doit être protégée par une grille, ou mieux par un sypbon ou cuvette de dépôt, qui puisse arrêter les graviers et les sables, l’expérience a démontré qu’il est préférable de multiplier le nombre des syphons
- ou cuvettes plutôt que d’augmenter leur capacité.
- 11 est nécessaire de bien lisser les joints à l’intérieur des tuyaux; en négligeant ce soin, le ciment du joint forme une arête qui gêne l’écoulement.
- Les figures 1990 à 2002 représentent les tuyaux de la Société Doulton et Cic, dans leurs formes principales, ainsi que les raccords que nécessitent les circonstances des canalisations. On les fait à
- Fig. 1999 et 2002.
- emboîtement et cordons, et les emboîtements présentent le jeu nécessaire pour permettre de faire le joint en ciment. On augmente l’adhérence de ce dernier par des stries parallèles ménagées sur les surfaces qui le reçoivent.
- 11 existe des bouts de 1 mètre, des bouts de 0m,60, 0m,35, 0m,25, des embranchements d’équerre, des culottes simples ou doubles, des coudes aux divers angles, et enfin des tuyaux coniques.
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- COÜVERTÜRES èn tüilés.
- La Société Doulton est l’une des premières maisons anglaises qui aient fabriqué les tuyaux en grès cérame. Aujour-^ hui, on est parvenu à en fabriquer dans Un certain nombre d’usines françaises, et
- 7Ô7
- de même qualité. Les figures 2003 à 2017 représentent les produits similaires de l’usine Muller et Cie, à Ivry-sur-Seine.
- Les tuyaux opercuîaires sont employés lorsque la conduite d’eaux pluviales,
- Diamètre en centimètres.
- Poids approximatif du mètre linéaire....
- Île bout de 60 centim. .
- le mètre linéaire
- H'
- ^ Coudes...............la pièce
- Al f Jonctions simples , ièce et coniques ) r
- ^onctions doubles . . Ui pièce
- 10e 12.5 15 17.5 20 22.5 25 30 35 40 45
- 41 k. 47.5 20.8 33.3 40 45 53.3 70 94.2 102.5 132.5
- lf » 1.20 1.30 2. • 2.25 3. » 3.60 4.50 7. » 8. » 10.80
- lf66 2. » 2.16 3.33 3.75 5 > 6. » 7.50 11.66 13 33 18 »
- 1Î75 2.25 2.50 3. . 3.50 4.50 5.50 6.50 10. • 11.50 14. »
- 2! 25 2.50 2.75 3.50 4. > 5 > 6. • 7.50 10.50 12.50 15. -
- 3f .. 3.25 3.50 4.50 5.50 6.75 7.50 10. » 14. » 17 50 23. .
- Fig. 2003 à 2017.
- Pl>ivée au sol, se prolonge horizontale-jusqu’à la rue sans l’emploi de dau-^ ]!ns- Le tuyau operculaire est disposé de e facnn qu’on peut enlever le segment formant couvercle, et on a ainsi d’examiner la conduite et de la
- i ^Périeur a Acuité
- nettoyer. Ces sortes de tuyaux sont de même diamètre que les tuyaux droits ordinaires, avec lesquels ils se raccordent parfaitement. On peut en faire des conduits entiers, ou les employer partiellement sur une conduite de tuyaux droits ordinaires.
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- 708
- COUVERTURE.
- Le couvercle tenant au corps du tuyau, par nécessité de bonne fabrication, la séparation se fait à pied d’œuvre, par un simple petit coup de ciseau à froid donné à l’extrémité de chaque trait séparateur.
- Les descentes d’eaux pluviales n’ont quelquefois besoin que d’être simplement déviées sans nécessiter l’emploi de coudes-C’est pourquoi l’on trouve dans le commerce des tuyaux de déviation parallèles, ainsi que le montre l’une des figures données ci-dessus, parmi lesquelles on trouve aussi les différents tuyaux syphoïdes et syphons de cour employés dans les conduites d’eau.
- Nous reviendrons sur ces syphons quand nous parlerons du tout à l’égout et de l’évacuation des eaux ménagères.
- Nous avons dit déjà qu’on n’employait que les petits diamètres pour les descentes d’eaux pluviales.
- Les tuyaux en grès vernissé de la fabrique de MM. Jacob frères, à Pouilly-sur-Saône, ont de0in,60 à 1 mètre de longueur et présentent les mêmes dispositions.
- L’épaisseur de leurs parois est :
- Tuyaux de 0m,03 à 0m,04.....
- » 0m,t0 à » .....
- » 0m,20 à » .....
- » 0m,30 à » .....
- » 0m,60 à » .....
- 0m,0l8
- Om,022
- Ora,027
- Om,029
- Om,0J0
- Boutdeo.25. Coudeju 'A. Couc/e ou V/s. Jonction dou^
- Bout de 0.35
- Bout de 7Joo.
- Fig. 2018 à 2026.
- Fig. 2027 et 2028.
- Enfin, pour terminer, disons que les figures 2018 à 2026 donnent les produits en grès vitrifié de la maison Noel-Chapa-daux, et que cette maison fabrique aussi des gouttières ou chéneaux en grès vitrifié
- {fig. 2027 et 2028), fixés avec crochet contre l’about des chevrons, et que ceS. chéneaux, très résistants, sont d’un emp101 courant dans les usines et ateliers déga géant des vapeurs corrosives.
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-
- CHAPITRE Y
- COUVERTURES EN ZINC
- I. — Propriétés du zinc. I
- Avant de commencer l’étude de la couverture en zinc laminé, il est utile de rappeler quelques propriétés de ce métal et les différents usages qu’on en fait aujourd’hui.
- L’emploi du zinc, comme couverture, date de cinquante ans environ, on ne faisait Usage, à cette époque, que de l’ardoise et de la tuile.
- Les premiers avantages reconnus pour Ce genre de couverture ont été : un poids ^oindre par mètre carré de couverture, d à 7 kilogrammes ; une inclinaison beaucoup plus faible que pour l’ardoise ou la tuile et par suite économie pour la charpente ; enfin, la valeur du métal, repris comme vieux zinc pour la moitié de la valeur du zinc neuf lorsque la couverture est Lors d’usage.
- Le zinc est un métal d’un blanc bleuâtre, possédant une odeur et une saveur particulières.
- Sa texture est lamelleuse, il se gerce sous le marteau.
- Sa malléabilité est resserrée entre des hmites de température très rapprochées. Au-dessous de 120 degrés centigrades, il °Ppose une grande résistance à l’écrase-^ent et il doit être réchauffé, ce qui n’est Pas sans inconvénient pour sa qualité.
- Au-dessus de 120 degrés il devient cas-sant ; à 200 degrés on peut le piler dans eu mortier.
- Sa malléabilité de 100 à 150 degrés est assez grande pour pouvoir le laminer sous oe minces épaisseurs et l’étirer, à la filière, en fils extrêmement déliés.
- R fond de 370 à 450 degrés et peut se
- lstiller à la température du rouge blanc.
- C’est un métal peu tenace, mais il est moins mou que le plomb et l’étain. Sa ténacité est représentée par 10,80, celle du plomb étant 2,77.
- Le zinc laminé a une densité de 7,200; fondu, un mètre cube de ce métal ne pèse plus que 6,860 kilogrammes.
- Le zinc est une fois et demie plus léger que le plomb et quatre fois plus résistant. Il présente une solidité égale avec 1/4 de l’épaisseur du plomb.
- Sa dilatation linéaire est très sensible ; elle varie de 0,000029 à 0,000031, depuis 0 jusqu’à 100 degrés.
- Le zinc se rompt sous une charge de 4 kilogrammes par centimètre carré de section.
- Sa dureté est intermédiaire entre l’argent et le cuivre.
- A la température ordinaire il se recouvre d’une couche mince de rouille noirâtre ou oxyde qui paraît le garantir des influences ultérieures de l’atmosphère.
- Le zinc doit, pour les couvertures, être posé à dilatation libre, c’est-à-dire de façon à ce que ce métal puisse s’allonger ou se retirer suivant les variations de la température et à éviter ainsi que la feuille se gondole, se déchire, ou rompe ses points d’attache.
- Il faut, pour la couverture en zinc, prendre certaines précautions car le zinc est attaqué par le chêne humide et non flotté (avec sa sève), par le fer rouillé et le plâtre frais.
- Lorsqu’on cloue les voliges il faut avoir soin de bien enfoncer les clous et noyer leurs têtes dans le bois pc,1T> éviter leur contact avec le zinc.
- Il ne faut pas employer le zinc pour la i couverture des bâtiments dans lesquels se
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- COUVERTURE.
- produisent des actions chimiques; les acides, les alcalis et le chlore ayant la propriété d’altaquer assez rapidement le zinc.
- Les feuilles de zinc laminé employées en couverture ont 0m,80, 0m,65 ou 0m,50 de largeur sur -2 mètres de longueur.
- Les feuilles cannelées 0m,85 de largeur sur 2m,25 de longueur.
- On fabrique aussi du zinc cannelé à petites ondes dont les feuilles ont 1 mètre de largeur sur lm,93 de longueur non développée.
- II. — Dimensions et poids des feuilles de zinc du commerce.
- Lorsque les feuilles de zinc laminées sortent des cylindres finisseurs on les
- rogne, aux dimensions réclamées par le commerce, à l’aide d’une cisaille.
- Après avoir été rognées, ces feuilles sont triées avec le plus grand soin ; sur celles qui réunissent toutes les conditions voulues, on imprime le timbre ou « marque de fabrique ». On vérifie surtout l’épaisseur ; celle-ci s’exprime par des chiffres allant par ordre croissant de 1 à 26 et variant entre un dixième de millimètre et 0"\002680.
- Nous donnons, dans le tableau suivant, les dimensions et épaisseurs des feuilles de zinc, du commerce, avec le poids des feuilles de chaque numéro et, aussi, le poids au mètre superficiel pour chaque épaisseur.
- ZINC LAMINÉ EN DIMENSIONS METRIQUES
- Avec le poids des feuilles de chaque numéro dans les diverses dimensions.
- ÉPAISSEUR DIMENSIONS ET POIDS DES FEUILLES
- APPROXIMATIVE POIDS
- des POUR DOUBLAGE DE NAVIRES POUR TOITURES ET AUTRES EMPLOIS
- NUMÉROS FEUILLES Larg. 0m,35 Larg. 0m,40 Larg. 0m,50 Larg. 0m,65 Larg. 0ffi,80 du
- en centièmes Long. 1"»,15 Long. lm,30 Long. 2m,00 Long. 2“,00 Long. 2“,00 MÈTRE CARRÉ
- Ane” 13/42 Ane" 18/72 — — —
- de millimètre (Océan) (Méditerranée) Ane" 18/72 Ane” 24/72 Ane” 30/72
- 1 à 8 Kil. Déc. Kil. Déc. Kil. Déc. Kil. Déc. Kil. Déc. Kil. Déc.
- Commande spéciale » » » » » »
- 9 0m,00045 » » 3.15 4.10 5.00 3.15
- 10 0 ,00051 » » 3.50 4.55 5.60 3.50
- 11 0 ,00060 » » 4.05 5.25 6.50 4.05
- 12 0 ,00069 » » 4.60 6.00 7.40 4.60
- 13 0 ,00078 » » 5.20 6.75 8.30 5.20
- 14 0 ,00087 » » 5.75 7.45 9.20 5.75
- 15 0 ,00096 2.65 3.45 6.65 8.65 10.65 6.65
- 16 0 ,00110 3.00 2.95 7.55 9.80 12.10 7.55
- 17 0 ,00123 3.40 4.40 8.45 11.00 13.55 8.45
- 18 0 ,00136 3.75 4.85 9.40 12.20 15.00 9.40
- 19 0 ,00148 4.15 5.35 10.30- 13.35 16.45 10.30
- 20 0 ,00166 4.55 5.80 11.20 14.55 17.90 11.20
- 21 0 ,00185 » » 12.45 16.20 19.90 12.45
- 22 0 ,00202 . » » 13.70 17.80 21 90 13.70
- 23 0 ,00219 » » 15.00 19.50 23.90 15.00
- 24 0 ,00237 » » 16.25 21.10 26. C0 16.25
- 25 0 ,00256 » » 17.50 22.70 28.00 17 50
- 26 0 ,00266 » » 18.80 24.40 31.00 18.80
- Surface de chaque feuille dans les diverses dimensions. 0m,402 0m,520 lm,000 O O lm,600
- Les numéros 1 à 5 ne sont laminés que sur commandes spéciales à dimensions réduites et à prix débattus,
- Les numéros 5 à 9 n’ayant pas leur emploi en couverture nous ne nous y arrêterons pas,
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- Les numéros 10 et 11 peuvent être utilisés comme revêtement, le long des murs humides, mais ne doivent pas être employés en couverture. Les numéros 12 et 13 sont utilisés : pour la couverture de hangars et ateliers provisoires ; tuyaux de descente pour petites constructions ; recouvrements de saillies, corniches, etc. ; enfin, pour l’estampage des girouettes, clochetons, etc.
- Le numéro 14 est celui qui est le plus généralement adopté en couverture.
- Les numéros 15 et 16 sont employés pour couvertures de monuments, chéneaux, caisses d’eau, bains de sièges et fonds de baignoires.
- Le numéro 17 sert à la confection des parois de baignoires.
- Les numéros de 18 à 26 sont réservés Pour les pompes et autres usages dont nous n’avons pas à nous occuper ici.
- Il existe deux moyens de s’assurer du numéro ou de l’épaisseur du zinc ou même de vérifier le numéro donné par l’usine.
- Le premier, si les feuilles sont entières, consiste simplement à chercher au coin de l’une des feuilles la marque dont nous reproduisons deux types [fig. 2029 et 2030) en vraie grandeur.
- Chaque marque indique la provenance et aussi le numéro du zinc par le chiffre 14 placé au milieu.
- Le nom Bray ou les lettres B. D. indiquent l’usine de la société.
- Si l’estampille, placée à l’angle de chaque feuille, est enlevée ou si, le zinc étant débité par l’ouvrier, on ne retrouve pas le morceau portant cette estampille, on prend alors un morceau quelconque et on en cherche l’épaisseur à l’aide d’un instrument nommé palmer.
- w
- M%
- 14
- Fig. 2029.
- 4
- g
- y
- â z r %
- & Y $
- Fig. 2030.
- Un mètre cube de zinc pesant, en Moyenne 7 000 kilogrammes il résiilte qu’une feuille de un mètre carré de ce métal sur un millimètre d’épaisseur doit peser 7 kilogrammes.
- La fabrication exacte étant impossible, °n doit admettre une tolérance dans le Poids de chaque feuille, qui est d’environ décagrammes au-dessous de ceux indiqués dans le tableau qui précède.
- lïl. - -- Détermination de l’épaisseur des feuilles de zinc.
- H est très important, lorsqu’on fait exécuter une couverture en zinc, de s’assurer si le zinc employé répond bien au numéro indiqué au devis descriptif et provient de l’usine imposée,
- Cet instrument a déjà été décrit et représenté en vraie grandeur {fig. 357) de la première partie du cours de construction, mais il a subi d’importantes modifications dans sa construction, nous en représentons un autre type {fig- 2031 et 2032).
- Il se compose :
- 1° D’une vis Y faisant corps avec un manche M en forme d’étui ou de fourreau ;
- 2° D’un écrou E en forme d’ U dont un appendice a se prolonge de 0m,01 dans le fourneau M ;
- 3° D’une douille D maintenue sur le fourreau M par une vis v et qui tourne folle sur ce fourreau.
- Le manchon M et la douille D sont en cuivre, le resté est en acier.
- La vis V est fixée sur une rondelle f faisant corps avec le mçmçhon ; une ron-
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- delle de cuir r placée au fond de la douille D permet de l’isoler du reste de l’instrument.
- La douille D tourne folle sur la partie non filetée'de la vis v-
- L’extrémité ede lavis Y vient, au repos, buter contre le taquet t de l’écrou.
- Pour mesurer l’épaisseur d’une feuille ou d’un morceau de zinc on écarte l’extrémité de la vis e du taquet t en faisant tourner le fourreau M ; on place la feuille
- entre les deux points e et t et on serre cette feuille entre ces deux points jusqu’au contact parfait. Le but de la douille D est de pouvoir continuer le mouvement de rotation sans forcer sur le manchon M et faire pénétrer l’extrémité e dans le zinc, ce qui pourrait arriver avec une trop forte pression.
- Dès que l’extrémité e touche le zinc, si on continue à faire tourner le manchon, M s’arrête et la douille continue seule à
- Fig. 2031 et 2032.
- tourner à frottement doux sur le manchon.
- Il faut avoir soin de prendre l’épaisseur en plusieurs endroits de la feuille pour ne pas se laisser tromper par un défaut local de laminage.
- Cet instrument, comme mesure, forme vernier et nous n’avons pas, ici, à en expliquer la théorie.
- Un autre moyen d’avoir le poids d’une feuille et par suite son épaisseur et qu’on peut facilement appliquer sur un chantier, consiste à peser dix ou douze feuilles, d’en déduire le poids d’une de ces feuilles et de
- comparer ce poids avec les chiffres du tableau donné précédemment.
- IV. — Façon de couverture. — Travail d’établt. — Pièces diverses employées en couverture.
- Dans ce qui va suivre nous indiquerons le travail fait par l’ouvrier pour façonner le zinc soit sur l’établi, soit sur place, nous étudierons, en même temps, les diverses pièces dont l’ouvrier aura à se servir pour exécuter une couverture en
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- zinc en attirant l’attention du lecteur sur es conditions de bon établissement que noivent remplir ces différentes pièces pour °btenir les meilleurs résultats.
- Traçage, pliage el coupement des feuilles. — La première opération à faire Sar une feuille de zinc qu’on désire employer en couverture est le traçage.
- Le traçage se fait : au compas à pointe il suffit d’écarter les deux branches j ^a distance voulue et, pendant que l’une es branches suit une rive de la feuille, autre trace une ligne parallèle et laisse aPrès son passage une marque suffisante Sui) le métal ; au cordeau avec, de la san-ëuine ; à la règle et au crayon rouge.
- “our plier une feuille d’équerre, on race, comme nous venons de le dire, un
- l
- Fig. 2033.
- rait sur la feuille et on exécute le pliage è aide de la batte et de l’établi, coinrm a°us aurons souvent l’occasion de le dm an« ce qui va suivre.
- L est bon de rappeler que pour évitei es gerçures dans le cas de zinc trop aiert „ devra chauffer la partie à plier sur ur ourneau de manière à augmenter la mal-eabilité du métal.
- Lour couper une feuille de zinc on st Sart de la griffe qu’on dirige en la faisani g isser le long d’une règle droite oi c°drbe et en tirant à soi ; cette grifft nlçve de petits copeaux et trace dans h euÜle un fort sillon. Il suffit alors, poui ®eparer les deux parties, de plier deux oi °ls fois le métal sur lui-même poui Cacher les morceaux.
- Lorsqu’on a de petites parties à couper, droites ou courbes, on se sert de cisailles à main.
- 2° Battre les agrafures sur une feuille de zinc. — On désigne sous le nom à'agrafures les petits crochets a et b [fig. 2033) qu’on exécute aux deux extrémités d’une feuille de zinc pour permettre son attache avec les feuilles placées au dessus et au dessous.
- Pour faire une agrafure, on trace au
- f- S
- -/î" T
- Fig. 2034.
- compas à pointe sèche à 0m,04 de chaque bord de la feuille une ligne limitant le développement de l’agrafure puis, à l’aide de la batte en plaçant la feuille sur l’établi on rabat le zinc, en ayant soin de ne jamais frapper sur l’arête a [fig. 2034) qui
- Fig. 2033.
- correspond au bord ferré e de l’établi T, mais de frapper par petits coups en e.
- Nota: L’agrafure doit être repliée et non refermée complètement sur la feuille en laissant au point de courbure un espace libre facilitant la pose. Quand les feuilles
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- sont en place, on bat sur l’agrafure à l’aide d’un marteau en protégeant le zinc par un morceau de bois.
- Lorsqu’on marche sur une toiture couverte en zinc il faut avoir soin de poser les pieds sur la feuille en évitant de marcher soit sur les agrafures, soit sur les tasseaux ce qui pourrait écraser le zinc et occasionner des fuites par la suite.
- 3° Exécution des reliefs sur une feuille
- Fig. 2036.
- bas de la feuille. Il y a comme précédemment deux reliefs dd sur les côtés de la feuille.
- Le long d’un mur les reliefs sur une feuille sont différents, ils ont 0,035 contre le tasseau {fig. 2036) et 0m,10 le long du mur.
- 4° Agrafures à becquet. — On donne quelquefois une forme différente à l’agra-fure du bas, c’est-à-dire, comme nous l’indiquons {fig. 2037), que cette agra-fure ne se fait pas sur toute la largeur de la feuille, on laisse de chaque côté une petite surface b qu’on nomme becquet. L’agrafure a se fait comme les autres après avoir coupé à la cisaille à main les
- de zinc. — On donne le nom de reliefs aux deux parties d recourbées ( fig. 2035) et qui viennent s’appliquer le long des tasseaux, lorsque la couverture est terminée. Les reliefs qui ont ordinairement 0m,035, se font, comme les agrafures, sur l’établi et en se servant de la batte.
- Une feuille de zinc comporte donc : pour les feuilles intermédiaires (1) {fig. 2035),
- deux agrafures a et b et deux reliefs d, d ; pour les feuilles de têtes (2) une agrafure basse a et un relief r, plus les deux reliefs dd; la feuille de larmier (3) comporte, une agrafure b en haut et en bas, un larmier p qui se fait de 0m,04 à0m,05 de hauteur plus une pince de 0m,01 pour donner (le la régularité et aussi de la rigidité au
- Fig. 2038.
- deux côtés des becquets. Nous donnons, dans le croquis, les principales dimensions du becquet. ,
- Nota : Les feuilles de coupe qul peuvent être rectangulaires, triangulaires, etc. subissent les mêmes préparations que les feuilles que nous venons d’indiquer, mais leur forme doit être relevée sur place à la fausse-équerre ou sauterelle.
- 5° Feuille avec ourlet. — Lorsqu’on ne met pas de gouttière au bas d’une couverture en zinc, on termine les dernières feuilles par un ourlet ou bourrelet afin de ne pas laisser au zinc sa tranche coupante et aussi pour en raidir la partie inferieure.
- Les feuilles {fig. 2038) comportent alors une agrafure haute et un ourlet bas d, qul se bqf à l’établi à l’aide d’une tringle en
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- fer ayant généralement 0m,01 de diamètre.
- 6° Manière de faire un ourlet. — Pour faire un ourlet, après avoir tracé sur la feuille une ligne parallèle au bord et correspondante au développement de l’ourlet, généralement 0m,03, on place la feuille f sur l’établi T (I) {fig. 2039) en faisant coïncider le tracé à 0m,03 du bord avec l’arête en fer de l’établi. On rabat la feuille à la
- £ 0,0 J K
- S
- K
- Fig. 2039.
- batte (II) en ayant soin de ne pas trop uccuser l’aréte r qui doit disparaître dès 9ue l’ourlet est achevé ; puis on retourne lu feuille (III) et on place la tringle t qu’on a soin de maintenir soigneusement ; °u ferme l’ourlet en frappant toujours en s eu couchant le zinc.
- H faut avoir soin de rouler le zinc sur
- J d- W 0,0/3 À 0,02Û,
- Fig. 2040 et 2041.
- lu tringle d’abord aux deux extrémités P°ur bien la maintenir et régulariser 1 ourlet, puis on achève le reste entre les deux points extrêmes.
- On arrive ainsi avec la batte à fermer l’our-mt comme l’indique le croquis [fig. 2040), P°ur le terminer on se sert du boursault ou de l’extrémité ou talon de la batte, on rappe alors en a en tenant coup par dessous et ou ferme l’ourlet ; enfin, <?n retire la
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- tringle en la prenant par la poignée qui existe à l’extrémité.
- L’ourlet terminé {fig. 2041) ne doit pas présenter de trace d’arête en è, il doit être rectiligne et régulier de diamètre.
- 7° Pince plate. — Si au lieu d’un ourlet on désire obtenir un bord plat ou une pince plate, on commence à faire sur la feuille de zinc les deux opérations I et 11 de la ligure 2039 puis, pour la troisième, III, au lieu de placer la tringle ronde t servant à border le zinc et à produire les
- a.
- Fig. 2042.
- ourlets, on met une règle en fer feuillard de 0m,03 de largeur et 0m,002 d’épaisseur sur laquelle, à l’aide de la batte, on rabat le zinc.
- 8° Feuilles cintrées. — Dans les combles circulaires on obtient assez facilement le cintre par le battage des reliefs.
- Cette opération se fait à l’aide du mar~ teau à planer et du tas.
- Fig. 2043.
- Il ne faut battre que la partie haute ab du relief {fig. 2042) en ayant soin de ne pas toucher l’arête inférieure cd.
- En mettant le relief ab sur le tas et en frappant à petits coups avec le marteau à planer on allonge l’arête ab suffisamment pour que la feuille puisse prendre une certaine courbure.
- Quand, au lieu d’une courbure en plan on p une courbure ep élévation, on fait
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- COUVERTURE.
- des coupes circulaires à la griffe et à la cisaille et on rapporte des reliefs soudés ab {fig. 2043).
- Le relief a'r est soudé sur la ligne a'b ; lorsque la soudure est faite on la ragrée à l’aide du grattoir et de la lime; il faut mordre avec la lime moitié sur le zinc et moitié sur la soudure pour obtenir un travail bien fait et uni.
- 9° Coupe de brisure. — Pour les parties convexes ou pour les parties brisées en creux on enlève un triangle abc [fig. 2044) et on soude en rapprochant les deux parties ab et ac. Ce travail se fait sur le tas.
- 10° Retour saillant avec gousset soudé. — Lorsqu’on prend le relief à même la
- Fig. 2045
- retour rentrant on fait comme précédemment les reliefs abef et acgh à même la feuille en découpant sur l’angle {fig. 2046) un petit carré ab'cd' qu’on enlève ; puis on relève les deux reliefs et on les soude d’angle suivant ac et ab réunis.
- r i
- 'Si
- t
- Lf—o,os------
- Fig. 2047 à 2049.
- 12° Tasseaux. — Les tasseaux, employés pour la couverture en zinc, sont des tringles de bois (sapin du Nord) sur lesquelles on fixe les couvre-joints. On donne à ces tringles la section trapézoïdale pour per-
- feuille [fig. 2045), on découpe ces reliefs abcd et aefg qu’on relève et on soude dans
- Fig. 2044.
- le vide ace un gousset ace' représenté à part sur le croquis.
- 11° Retour rentrant. — Lorsqu’on a un
- et 2046.
- mettre aux feuilles de zinc, poussées par les dilatations transversales, de glisser facilement sur les faces inclinées des tasseaux.
- Fig. 2050 et 2051.
- Les tasseaux sont de deux formes :
- La première, dont nous donnons trois exemples {fig. 2047 à 2049), sont les tasseaux ordinaires de couvre-joints.
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- COUVERTURES EN ZINC.
- La deuxième {fig. 2050 et 2051) sont les tasseaux employés pour faîtages A, et arêtiers B ; ils sont évidés en dessous
- suivant les faces inclinées du voligeage.
- Les grosseurs courantes des tasseaux sont : 0,n,027, 0m,040, 0m,055 et 0m,080.
- m
- _ C? -- 0,025 &... 0,028 .. e .--0,030-~ _ _ d~- o, 03° - - -e . - o, o0o - - -£ . _ 0.000 . - -0,005- .
- Fig. 2052.
- Il est bon de noter que le tasseau devra être d’autant plus haut que la pente du toit sera plus faible.
- Les tasseaux, fixés sur la volige par des clous de 0m,07 de longueur et de 0m,003 d’épaisseur, lardés sur leurs côtés, sont espacés d’environ :
- 0,78 d’axe en axe pour feuilles de zinc de 0m,80 ;
- 0,63 d’axe en axe pour feuilles de zinc de Ûm,65;
- 0,48 d’axe en axe pour feuilles de zinc de 0m,50.
- On y met quelquefois des pointes inclinées et placées alternativement tous les 0m,20 environ, à 0m,01 à droite et à gauche du milieu des tasseaux.
- Lorsqu’on le pourra, il sera bon de faire
- Fig. 2053.
- correspondre les tasseaux avec les che-vcons de la couverture ; ces tasseaux fixés Sur les chevrons par un fort clou sont plus
- solides que lorsque ces clous traversent simplement la volige et sont apparents en dessous.
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- couverture.
- 13° Couvre-joints. — Les tasseaux dont nous venons de parler sont, dans la couverture en zinc, recouverts avec des couvre-joints en zinc à biseaux ayant la même forme qu’eux, mais un peu plus évasés et développant 0m,10 pour des tasseaux de 0m,04 de hauteur.
- ---A '
- 1/----------------
- Fig. 2054.
- Nous donnons (/îg. 2052) un type de couvre-joint courant. Les biseaux B dont la largeur est de 0m,008 à 0m,010 ont pour but d’empêcher l’eau de remonter par capillarité entre les reliefs des feuilles et les côtés des couvre-joints, dont ils em-
- Fig. 2055.
- pêchent aussi la déformation en donnant de la raideur à leurs bords longitudinaux.
- Le croquis {/îg. 2053) représente le couvre-joint à biseaux C posé sur son tasseau en bois T.
- La hauteur a du bas de la feuille F' au bas du relief du couvre-joint doit être de 0m,005 à 0m,01 au moins.
- Lorsqu’on se sert de couvre-joints sans biseaux, ce qui est mauvais, l’eau, les poussières, etc. remontent et, comme disent les ouvriers, les couvre-joints ou les agrafures sucent.
- On se sert aussi quelquefois de couvre-joints de faîtage à moulures [fig. 2054) ou à doubles baguettes {fig. 2055). Ces couvre-joints facilitent la dilatation de la couverture , empêchent la capillarité ou le sucement produit, au moment des pluies, mais il y est plus difficile d’y faire les entailles latérales pour les pénétrations des couvre-joints de long pan, surtout si ces derniers sont eux-mêmes moulurés.
- 14° Pattes. — Pour empêcher le glissement des feuilles de zinc dans le sens de
- Fig. 2056.
- la pente de la toiture, on agrafe avec l’agra-fure supérieure de chacune d’elles deux pattes en zinc ayant 0m,10 de développement et 0m,04 de largeur et terminées par une agrafure a de 0m,025 de largeur; ces pattes, dont nous donnons le croquis {fig. 2056), sont fixées sur la volige par deux clous à tête plate de 0m,027 de longueur et de 0m,0027 d’épaisseur passant par des trous O percés d’avance à leur extrémité supérieure.
- La figure 2056 nous montre en (I) la patte avant là pose et en (II) lorsque la patte a été posée; elle est alors contre coudée comme le montre le croquis. Ces pattes, qui sont généralement en zinc n° 12, sont prises par l’ouvrier dans les déchets de coupe.
- D’autres pattes que nous pourrions de-. crire sous le nom de pattes à tasseaux, se I posent ordinairement au nombre de trois
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- COUVERTURES EN ZlNC.
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- Par feuille de zinc de 2 mètres, ce qui fait un écartement de 0m,66 d’axe en axe.
- Ces pattes ont ordinairement de 0m,035 ù 0m,06 de largeur et 0ra,12, 0m,15 et même de développement ; elles passent sous les tasseaux, se relèvent contre eurs côtés et se rabattent à leurs extrémités sur les reliefs des feuilles qu’elles maintiennent ainsi contre les tasseaux tout en empêchant le soulèvement des muilles.
- Le croquis (fig. 2057) nous donne une Porspective de ce genre de pattes ; le cro-rçuis (fig. 2058) nous montre la patte en place sous le tasseau et venant s’agrafer Sur les deux feuilles de zinc.
- Les trois croquis (fig. 2059 à 2061) nous montrent les opérations à faire pour la pose de ce genre de pattes.
- Fig. 2057.
- La patte P est posée à plat sur la vo-lige V et sous le tasseau T ; un grand clou C traverse la patte et le tasseau.
- Fig. 2058.
- Les deux bords de la patte sont ensuite élevés en P et P' et enfin rabattus l’un aPrès l’autre sur les feuilles de zinc F.
- Dans le cas de fortes pentes on se sert souvent de pattes p (fig. 2062) soudées en s sous les feuilles de zinc f. Ces pattes sont
- ^'«tenues
- mous.
- sur le voligeage par trois
- . Bandes diverses. — Les bandes en rici dont nous allons donner plusieurs
- exemples, se font avec du zinc depuis le n° 10 jusqu’au n° 16. Il est donc indispensable de bien indiquer le numéro du zinc qu’on désire afin d’éviter les mécomptes.
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- COUVERTURE.
- Les bandes les plus simples sont indiquées, en profil (fîg. 2063 à 2066) : bande
- Fig. 2062.
- unie; bande rabattue ‘ bande à ourlet; bande à pince.
- Bandes d’agrafe. — Les bandes d’agrafe? très employées pour la couverture en zinc, trouvent surtout leur emploi dans la couverture des bandeaux et corniches des batiments.
- ^BajideS:
- *— — luùej
- "" j rabattue,
- — ^ <d ourlet,
- .....- jj À pince.
- Fig. 2063 à 2066.
- Le croquis {fig. 2067) nous montre l’ap' plication des bandes d’agrafe sur une corniche devant être recouverte en zinc. l*e
- Fig. 2067.
- but de ces bandes est de maintenir solidement la feuille de zinc, nous y reviendrons dans l’étude de la couverture d’un bandeau et d’une corniche.
- L’ouvrier fait son tracé à 0ra,03 de saillie sur l’arête extérieure de la corniche, il fait coïncider ce tracé a b et c d avec cette arête et il cloue directement les morceaux de longueur quelconque pris dans les dé-
- chets de zinc, mais ne laissant pas entre eux un espace plus grand que 0m,05. ^
- L’ouvrier devra bien tracer sa saillie e l’observer à la pose afin de faire un b°n travail lorsque la bande de recouvrent11 sera en place.
- Bandes d'égouts ou de larmiers. — Apr . les bandes d’agrafe les plus simples so les bandes d’égouts ou de larmiers don
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- COUVERTURES EN ZINC.
- 721
- üors donnons deux exemples (fig. 2068 et 2069), rien de particulier à dire de ces
- JBcîncfes d’ecjronlà ou dp J&rjnierj.
- Fig. 2068 et 2069.
- bandes qui se clouent directement et dont ftous verrons plus loin des applications. Bandes de recouvrement. — Les bandes
- Les deux formes de relief b et c sont préférables parce qu’elles s’agrafent mieux dans le plâtre ; on devra même donner la préférence au type c.
- Le croquis {fig. 2073) représente une
- Fig. 2074.
- J3cinde de recouvrement
- (3eindec7iixJ
- Fig. 2070 à 2072.
- Recouvrement les plus simples,pour ban-, eaRx, sont indiquées en croquis [fig. 2070 a 2072), elles portent toutes un ourlet à
- Fig. 2073.
- ^ Rtrémité libre et un relief u, b ou c se pl Ret dans une engravure faite dans le mu
- bande de recouvrement pour entablement; dans cet exemple le relief ab est beaucoup plus haut que celui des bandeaux; il y a, comme pour ces derniers, un ourlet c au bord de la feuille de zinc.
- Bandes de rive. — Les bandes de rive,
- Fig. 2075 et 2076.
- dont nous donnons un croquis [fig. 2074), reçoivent un couvre-joint à la partie supérieure ; à la partie inférieure on y fait un ourlet rechassé représenté en b.
- Bandes de solin. — Les croquis [fig. 2073 et 2076) nous représentent deux types de
- Sciences générales.
- Couverture et plomberie. — 46.
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- COUVERTURE.
- bandes de solins n’ayant rien de particulier à signaler ; le travail se fait à l’établi. Ordinairement les bandes de solins sont formées de lames de moins de 2 mètres de longueur pour que leur dilatation n’amène pas la destruction des plâtres.
- Bande à cheval. — La bande à cheval
- JBciiicLe c2 (dheval.
- Fig. 2077.
- représentée en croquis {fig. 2077) comporte, à la partie haute, un ourlet simple a et, à la partie basse, un ourlet rechassé b. Dans l’ourlet simple a se place le relief d’une feuille de zinc.
- Bande d'encadrement ou bande à ra-
- l
- j
- J3cïi?cte d'encadrement n méwttrej
- Fig. 2078.
- battre. —Ce genre de bande indiquée par le croquis {fig. 2078) se pose généralement sur le bois ou sur une pierre qu’on ne veut pas entailler ; elle recouvre une feuille de zinc représentée en pointillé dans le croquis.
- Bande de batellement. — Cette bande
- de batellement, représentée en croqué {fig. 2079), n’offre rien de particulier à
- Fig. 2079.
- Ckeju / net?
- Fig. 2080.
- Fig. 2081.
- signaler ; elle a beaucoup d’analogie avec les bandes précédentes.
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- COUVERTURES EN ZINC.
- Bande à crémaillère. — On désigne ainsi {fig. 2080) une bande de zinc découpée en crémaillère et qu’on place le long d’une souche de cheminée sur un toit couvert en zinc.
- Bande de dilatation libre. — Le croquis {fig. 2081) nous montre la disposition d’une bande de dilatation libre à l’extrémité d’un mur, d’une terrasse, etc.
- 16° Coulisseaux. — Les coulisseaux, dont nous donnons plusieurs types {fig. 2082 à 2086), sont de petites bandes de zinc façonnées spécialement pour relier, en bout, deux feuilles de zinc. Le plus généralement ces coulisseaux se font de deux sortes : les premiers représentés en I [fig. 2082), sont connus sous la désignation de coulisseaux plats ; les autres en II, figures 2083 à 2086, sont connus sous la désignation de coulisseaux à développement carré.
- Ces derniers nécessitent un tasseau placé à l’intérieur.
- Les coulisseaux plats se font ordinairement de 0m,08 de largeur développée et de dmi04 environ de partie apparente le coulisseau posé, le reste formant les deux pinces rabattues en dessous.
- Pour bien nous rendre compte de l’em-ploi de ces coulisseaux plats, nous allons
- 723
- étudier l’assemblage à dilatation libre de deux bandes de recouvrement.
- 17° Assemblage de deuxbandes derecou-
- Fig. 2082 à 2086.
- vrement. —L’assemblage en bout de deux bandes de recouvrement se fait générale-
- iV-
- 71
- 7
- p- N'
- J3
- F’ t s J* * bAVW
- «je S *
- r /
- Fig. 2087.
- **mnttous les 2 mètres, longueurordinaire des feuilles de zinc ; on ne prendra que ou 1 mètre que lorsqu’on y sera forcé Par la décoration.
- Le croquis [fig. 2087) représente les deux ailles F et F' à assembler ; la première opération consiste à relever des agrafuresr ^ 1 extrémité de chaque feuille, puis à sou-er en 5 des pattes p et q au dessous des
- feuilles à assembler (ces pattes sont les mêmes que les pattes d’agrafes ordinaires).
- Les pattes p sont clouées sur le bandeau, la corniche ou l’entablement, les pattes g sont soudées sous la feuille et libres à leur autre extrémité. 11 résulte donc de ce travail que lorsque les feuilles sont en place, comme le montre le croquis {/îg. 2088), chaque feuille est fixée par les
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- COUVERTURE.
- pattes p et à dilatation libre du côté dés pattes q qui ne font que glisser entre deux pattes p et sous lafeuille F' dans l’exemple qui nous occupe.
- Chaque bout de feuille portera donc : d’un côté deux pattes p qu’on fixera avec deux clous et de l’autre une patte q qui permettra la dilatation libre.
- En pratique, les pattes se nomment mains d’arrêt ou gaines.
- En C (/?<7.2088) nous voyons le coulisseau en place ; il s’emmanche comme le montre le croquis entre les agrafures r (fig. 2087). On laisse la pliure du coulisseau avec un peu de jeu et on ne doit l’aplatir qu’à la fin du travail, lorsqu’il est complètement agrafé.
- r* O.OL4
- Fig. 2088.
- Lorsque la feuille de zinc comporte un ourlet à sa partie inférieure, le coulisseau se ferme sur l’ourlet O [fig. 2089) à l’aide de la pince plate. Ce coulisseau a 0m,03 de saillie comme le développement de l’ourlet, et lorsqu’on lui fait prendre la forme de cet ourlet, à partir du point a les pinces
- s’aplatissent, l’agrafure n’est plus nécessaire.
- Lorsqu’on met un coulisseau sur une bande de larmier [fig. 2090) ce coulisseau se retourne comme le précédent en épousant la forme de la bande de larmier.
- Lorsque le coulisseau arrive dans une
- Fig. 2089 à 2091.
- engravure, comme nous l’indiquons en croquis [fig. 2091), on fait, à partir de «à, une pliure jusqu’au fond de l’engravure, sans avoir les agrafures qui ne sont pas utiles à partir de ce point. Nous savons qu’on doit remplir ensuite l’espace d’en-gravure par du plâtre, du ciment ordinaire ou du ciment métallique.
- Dans l’emploi des coulisseaux plats,
- lorsqu’on a pour ab [fig. 2092) une grande hauteur, on fait alors le coulisseau en deux parties: la première cd qu’on entre dans le sens de la flèche ; la deuxième cf qu’on emmanche par dessus ; on agrafe en g et en h, comme nous l’avons indiqué pluS haut, et on soude les deux parties du coulisseau suivant ce.
- Pour les coulisseaux carrés, on relève
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- COUVERTURES EN ZINC.
- des reliefs à chaque feuille de zinc lorsqu elles sont rectilignes dans la largeur (ces reliefs ont généralement 0m,01 de hauteur), dans le cas contraire on rapporte ces reliefs et on les soude.
- 18° Terminaison en bout des bandes de recouvrement. —Les bandes de recouvre-
- Fig. 2092.
- ment se terminent en bout, soit par un ourlet, soit par un talon, soit enfin par une tête.
- Lorsqu’on termine la bande par un ourlet O qui se retourne d’équerre en O', comme nous l’indiquons en I [fig. 2093), on
- MWWWWWWWWWwWww
- fuit une soudure en A et on bouche l’our-fet en B près du mur avec un petit gous-Set en zinc circulaire soudé ou, comme font souvent les ouvriers, à l’aide d’uncalo-soudé à l’extrémité B.
- Le retour d’ourlet A est assez difficile u bien exécuter.
- Nous indiquons en II, dans la même
- 725
- figure, le moyen employé parles ouvriers. Après avoir tracé sur la feuille les 0“,03 représentant le développement des ourlets de chaque côté on trace des centres G et O' avec un rayon de 0m,0l5 deux cercles tangents en d et venant se raccorder sur chacun des bords de la feuille ; on enlève ensuite la partie «Je et lorsque les ourlets sont exécutés ils se raccordent suivant la
- Fig. 2094.
- diagonale db pour former un angle régulier qu’il ne reste qu’à souder.
- Lorsqu’on emploie une bande à larmier et que l’angle de retour suivant ab (fig. 2094) est abaissé, il se nomme talon ; lorsqu’il est relevé {fig. 2095) c’est un relief ou tête.
- J3
- Fig. 2095.
- Dans le premier cas on soude suivant ab et l’opération se nomme faire un angle soudé ; dans le second on rapporte suivant à b' [fig. 2095) un gousset g soudé en s et aussi un revers d'eau r représenté en plan et qui a pour but de renvoyer l’eau et ne pas la laisser couler dans l’angle en s le long du gousset.
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- COUVERTURE.
- Lorsque les bandes de recouvrement sont à larmier, ce larmier est maintenu avec des pattes P {fig. 2096) au nombre de trois par mètre.
- 19° Terminaison des couvre-joints au bas d’un comble. — Talons. — Pour terminer les couvre-joints au bas des feuilles de zinc, près du chéneau ou de la gouttière,
- Fig. 2096.
- on se sert de talons dont le croquis [fig. 2097) nous montre la forme ; ces talons sont soudés en bout sur le couvre-joint en trois sens suivant ABCD ; la partie inférieure se retourne en forme de pince plate pour se raccorder avec la bande de larmier du bas de la couverture.
- Emploi des contre-talons. — Le croquis [fig. 2098 et 2099) nous montre en plan une
- feuille de zinc F sur laquelle on a tracé en A et B à 0m,035 du bord la largeur suffisante pour faire les reliefs ; en K une largeur
- A B
- Fig. 2097,
- 3. k t b
- Fig. 2098 et 2099.
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- COUVERTURES EN ZINC.
- de 0in,04 pour faire le larmier ; après avoir coupé cette feuille suivant Ip et qm 011 obtiendra, en relevant les reliefs, l’élévation de la figure 2098.
- Dans cette élévation les parties vertiges, telles que Idef faisant partie de la bande de larmier K, sont cachées derrière la partie CDEF du talon [fig. 2097), il Estera donc en Idbk [fig. 2098) un petit trapèze vide sous la partie ABCD du talon ' fig• 2097) ; c’estdans cetespacevide qu’on Place ce qu’on nomme un contre-talon dont nous donnons la forme {fig. 2100). Il y a contre-talon pour chaque feuille et ils Se superposent un peu à l’exécution comme nous pouvons le voir dans le croyais, élévation {fig. 2098). Le contre-talon de droite est soudé suivant bd et dl ; 1 autre, placé à gauche, sera soudé de la ^éme manière sur l’autre feuille de zinc.
- Avec l’emploi de ces contre-talons, les talons sont consolidés sur toute leur surlace en abouts des couvre-joints.
- 20° Terminaison des couvre-joints à la partie haute d'un comble. — Avant de donner la manière dont se terminent les couvre-joints à leur partie haute, il est
- bon de rappeler que les tasseaux courants ne vont pas tout à fait rejoindre les tasseaux de faîtage ; ils s’arrêtent ordinairement à 0m,02 ou O1’1,03 de ces derniers
- Fig. 2101.
- P°ur permettre de loger le repli qu’on fait a la partie haute des feuilles de zinc et fia en pratique on ne découpe pas.
- Chaque couvre-joint comporte à sa Partie haute une tète qui se fait de deux taÇons.
- Da première, qui est mauvaise et à ne Pas employer, consiste à battre à l’extré-aiité du couvre-joint une tête emboutie
- de 0m,005 à0m,01 environ, cette tête passe en partie sous le couvre-joint de faîtage, lequel retient ainsi bien incomplètement les couvre-joints courants.
- Le bon travail consiste à faire une tête spéciale ABCD {fig. 2101) évidée en son milieu suivant GEFH de la forme et des dimensions des couvre-joints employés et de souder l’about de chaque couvre-
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- COUVERTURE.
- joint sur cette tête en zinc suivant le profil GEFH.
- Ces têtes ont généralement 0m,07 X0rn,10 ;
- elles se font en même zinc que celui employé pour la couverture et sont enga-
- gées sous le couvre-joint de faîtage jusqu’à la ligne KL.
- On peut les terminer carrément suivant CG ou en pan coupé suivant HI. CeS têtes peuvent être biaises ou droites ; il est évident que. lorsqu’elles sont biaises,
- Fig. 2102.
- elles doivent avoir une longueur en rapport avec l’obliquité de l’assemblage.
- On fait, dans le couvre-joint de faîtage, une entaille de pénétration pour loger la tête et le bout du couvre-joint. On peut
- Fig. 2103.
- aussi avoir la disposition représentée croquis [fig. 2102).
- La plaque de tête est indiquée en a b c d; elle est placée sous le couvre-iointde faîtage suivante bd d! de manière
- qu’il n’a pas été nécessaire d’entailler ce couvre-joint.
- 21° Emploi des manchettes de dilatation. — Pour permettre de faire facilement les réparations à la partie haute d’un comble
- et ne pas avoir à déplacer une grande l0*1' gueur de couvre-joints on se sert de manchettes de dilatation.
- Nous examinerons deux cas :
- 1° Lorsque le tasseau courant est d
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- même hauteur que celui de faîtage. Dans | sur la même arête A B, on soude alors un ce cas la pénétration [fig.. 2103) se fait | couvre-joint sur l’autre.
- Fig. 2104.
- La manchette de dilatation n’a que 0m,20 de longueur, les couvre-joints cou-
- Fig. 2105.
- Fig. 2106.
- rants ne portent plus de tête, mais s’emboîtent directement dans la manchette.
- Celte manchette est fixée sur le tasseau par une vis, sur rondelle de plomb, placée à 0m,05 du bord inférieur.
- 2° Lorsque le tasseau courant a une hauteur moindre que le tasseau de ianage on a la disposition analogue indiquée en croquis [fig. 2104) et n’ayant rien d’autre de particulier à signaler.
- 22° Divers systèmes de solins. — Modes d’attache des feuilles. — Nous indiquons
- en commençant [fig. 2105) comment on attache une feuille de zinc F à l’aide de pattes P simplement clouées en C contre le mur.
- Le croquis [fig. 2106) nous montre comment la bande B est maintenue sur la feuille F à l’aide de pattes P soudées directement sur la feuille F ; cette dernière comportant déjà d’autres pattes analogues à celles de la figure 2105.
- Le croquis [fig. 2107) nous donne un mode d’attache préférable, c’est l’emploi d’une patte P clouée le long du mur en C
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- COUVERTURE.
- et retenant à la fois la feuille de .zinc F et la feuille B. 11 est préférable de clouer les pattes plutôt que de les souder quand leur
- Fig. 2108.
- Fig. 2109.
- hauteur ne doit pas dépasser, comme dans cet exemple, 0m,12. Dans le cas contraire on doit revenir au type précédent.
- Les deux croquis (fig. 2108 et 2109) nous représentent deux autres modes d’attache
- des feuilles et des solins S, sur lesquels nous aurons l’occasion de revenir.
- Le croquis {fig. 2110) nous montre l’ajustement d’une bande de solin lorsqu’elle rampe le long d’un mur en pierre. Dans
- le mur se trouve faite une entaille pour loger la bande de zinc.
- Le solin est supposé ici fait en ciment.
- 23° Moyens employés pour fixer 1&S couvre-joints sur les tasseaux. — Nous avons vu précédemment le mode d’attache des couvre-joints à la partie haute d’une couverture, nous avons vu aussi comment on doit terminer le couvre-joint à sa partie
- Fig. 2111.
- basse ; il nous reste à dire quelques mots sur le mode d’attache des couvre-joints sur les tasseaux.
- Trois moyens principaux sont aujourd’hui en usage, ce sont :
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- 1° Fixer le couvre-joint sur le tasseau en se servant de clous recouverts de calo-tin.s CC' [fig. 2111) en zinc, soudés à. leur pourtour sur le couvre-joint;
- 2° Fixer le couvre-joint avec des vis et des rondelles en plomb ;
- longueur et de 0U*,0049 de diamètre, pressant sur des rondelles en plomb RR' {fig. 2113) de 0m,002 à 0m,003 d’épaisseur et de 0m,015 de diamètre. Le croquis [fig. 2114) rend bien compte de cette disposition simple : en Y la vis, en R la ron-
- Fig. 2114.
- Fig. 2112.
- 3° Poser le couvre-joint avec un système sPécial à gaine et languette.
- d° Les couvre-joints, ayant 2 mètres de longueur, sont maintenus sur les tasseaux, de mètre en mètre, par des clous à tête ronde C {fig. 2112), dits à piston, de
- Fig. 2113.
- ^“*,027 de longueur et de 0m,0027 d’épais-Seur, dont la tête est recouverte par des calotins en zinc C' soudés à leur pourtour SUr le dessus des couvre-joints.
- , Le deuxième genre de fixation consiste ^ se servir de vis à tête ronde de 0m,03 de
- delle de plomb. Ce deuxième moyen est très bon lorsqu’il est bien exécuté ; malheureusement, le plus souvent, les ouvriers enfoncent les vis à coups de marteau au
- '^...0,0^0..^
- *> * *•
- Fig. 2115,
- lieu de les faire pénétrer avec le tournevis. On se sert aussi de clous calolins représentés en croquis {fig. 2115).
- Fig. 2116.
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- COUVERTURE.
- 3° Pour éviter l’emploi des calotins, qui se dessoudent quelquefois et qui, par suite, ne protègent plus la tête des clous contre l’oxydation, on a cherché et trouvé un autre moyen de fixation qui consiste dans l’emploi de couvre-joints T et T' {fig. 2116), n’ayant qu’un mètre de longeur, portant à leur extrémité inférieure une patte en zinc P soudée à l’intérieur de chacun de leurs côtés. Leur extrémité supérieure est clouée sur le dessus du tasseau avec des clous à tête plate de 0m,027 de longueur; elle est recouverte de 0ra,05à 0ra,08 par le couvre-joint placé à la suite et dont les deux pattes soudées à l’intérieur s’engagent dans le vide existant entre les
- côtés du couvre-joint et les reliefs des feuilles contre les tasseaux. La tête des clous est ainsi recouverte et à l’abri de l’oxydation.
- On peut aussi employer le système représenté en croquis [fig. 2117 à 2119) ; une patte p, soudée au fond du couvre-joint, entre dans une gaine g préparée sur le tasseau. C’est un procédé coûteux, mais qui donne la dilatation libre et une grande netteté à l’ouvrage exécuté.
- 24° Soudure. — La soudure employée par les ouvriers, connue sous le nom de soudure à zinc, et qu’on trouve dans Ie commerce sous forme de petits lingots ou targettes, est composée de 40 parties d’étain
- Fig. 2117 à 2119.
- fin et de 60 parties de plomb, soit 1/3 d’étain pour 2/3 de plomb.
- Les ouvriers se servent aussi d’une soudure plus grasse contenant 50 parties d’étain et 50 parties de plomb pour les travaux qui exigent plus de soins, tels que les raccords de couverture, par exemple.
- Le premier alliage donné ci-dessus est moins fusible que le second, mais il donne des soudures plus solides.
- Esprit-de-sel. — L’esprit-de-sel employé par les ouvriers pour souder est une dissolution, dans l’eau ordinaire, du gaz acide chlorhydrique, connu aussi sous les noms d’acide marin, d’acide muriatique où d’acide hydrochlorique.
- Les ouvriers donnent improprement Ie nom de drogue à l’esprit-de-sel décompose-Comment doit se faire une soudure. Pour faire une soudure, il faut, en pre' mier lieu, faire chauffer les fers (ces fers 3 soudèr sont en cuivre rouge) ; présenter les deux surfaces à souder dans la position qu’elles doivent occuper lorsque le travail sera terminé ; imbiber d’esprit-de-sel» avec un pinceau, les parties de zinc ® souder en ayant soin d’attaquer le métm partout où doit prendre la soudure ; net' toyer la tranche du fer chaud en la frottant contre un morceau de sel ammoniac » étamer le fer en y faisant fondre à l’extre-mité une goutte de soudure qui y resta suspendue. L’ouvrier pointe ensuite lap$ce
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- COUVERTURES EN ZINC.
- 733
- a souder, c’est-à-dire qu’il fixe de distance ®n distance un point de soudure de manière a maintenir les parties bien en contact. Il remet encore de l’esprit-de-sel et il fait ensuite fondre la soudure avec son fer et la fait tomber le long de la ligne à souder en exerçant une pression sur la targette de soudure. Cette pression de la targette sur Ie joint ne doit cesser en chaque point que quand la soudure fondue est reprise.
- Le fer doit donc être promené plusieurs lois dans le sens de la longueur de la soudure à faire, et, comme pendant cette °pération le zinc peut se déranger ou se gondoler, on appuie dessus avec un petit mstrument nommé pesetie.
- Pour que la soudure pénètre bien dans Ie joint, il faut que la tranche du fer en croise la direction.
- La soudure terminée, on l’essuie avec un linge mouillé pour enlever ce qui peut tester d’esprit-de-sel et on unit ensuite la soudure en se servant du grattoir ou de la râpe.
- Une soudure faite en long est plus nette ef plus rapidement faite qu’une soudure on travers, mais elle est moins solide. Pour les soudures sur vieux zinc, il est lndispensable, avant de les exécuter, de blanchir au grattoir les surfaces à souder.
- INota. —Le fera souder dont se servent es ouvriers ne doit pas être trop chaud Pour ne pas brûler le zinc, mais doit l’être assez pour faire fondre facilement la soudure ; il doit être aussi assez gros pour conserver sa chaleur pendant un certain temps.
- 25° Voligeage. — Dans une couverture 6îl zinc, le voligeage joue un très grand rôle et la durée de cette couverture dépend souvent de la plus ou moins bonne exécu-L°n de ce voligeage.
- , U faut que les surfaces à recouvrir en Zlïlc soient voligées.
- Le voligeage se fait en bois de peuplier 011 de sapin.
- Pour travaux ordinaires, le voligeage se lait en planches de peuplier, minces et en bois brut ayant Om,ll de largeur et 0m,011 a b"\0l3 d’épaisseur, posées non jointives e! laissant entre elles un espace de 0m,01 environ.
- Pour travaux plus soignés, on emploie
- les voliges en sapin du Nord, ayant Om,ll de largeur sur 0m,013 à 0m,018 d’épaisseur.
- On cloue les voliges horizontalement sur les chevrons, à 0m,01 de distance les unes des autres pour permettreleur dilatation. A chaque rencontre de chevron on met, dans chaque volige, deux clous posés diagonalement de manière à empêcher la volige de se coffiner.
- Pour le clouage des voliges, on se sert de pointes parisiennes de 40 X 17 dont on noie les têtes dans l’épaisseur de la volige pour ne pas leur permettre de contact avec le zinc de la couverture. Nota. — Autant que possible, les abouts
- Fig. 2120 à 2122.
- des voliges ne doivent pas se joindre en ligne continue sur un même chevron, mais alterner à chaque rangée.
- Il est indispensable de bâcher le chevronnage jusqu’à l’achèvement complet de la couverture.
- Eviter les chevronnages rainés et jointifs dans les batiments industriels produisant des vapeurs ou de l’humidité.
- Les voligeages de couverture doivent toujours être faits en direction horizontale ou, de préférence, verticale.
- Lorsque le voligeage doit rester apparent en dessous, on rapproche alors les pannes à 1 mètre ou lm,50 et on supprime les chevrons.
- On fait alors un véritable parquet à rainures et languettes avec baguette sur
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- COUVERTURE.
- joint et disposé le plus souvent en point de Hongrie. C’est ce qu’on nomme un voligeage de plafond ; il croise ordinairement le voligeage de couverture et l’on étend entre les deux une matière isolante ou conservatrice.
- 26° Clous et pointes pour couvreurs. —' Les pointes employées par les couvreurs, et dont nous donnons un croquis [fîg. 2120), ont des dimensions variables suivant leur emploi. Nous résumons ci-dessous lesprm-cipales.
- POINTES POUR LATTES VOLIGES LITEAUX TASSEAUX CHEVRONS MËMBRONS
- Dimensions du commerce 27 X 16 40 X 16 60 x 17 70 X 18 140 x 23 160 X 25
- Prix approximatif des 100 k. 31f,00 31f,00 29f,00 27f,00 25f,00 25f,00
- Les clous mariniers, dont nous donnons un croquis [fig. 2121), se font aux dimensions suivantes :
- CLOUS MARINIERS 1/2 DÉLIÉS DIMENSIONS EN MILLIMETRES 27 35 40 47 55 60
- Prix moyen des 100 kilos 85f,00 75f,00 70f,00 65f ,00 O O O CD 60f,00
- Les clous pistons à têtes rondes, représentés en croquis {fi,g. 2122), ont, dans le commerce, les dimensions suivantes :
- CLOUS PISTONS TÊTES RONDES DIMENSIONS DU COMMERCE 14 x 11 14 x 12 16 x 12 16 x 13 18 X I4
- Prix des 100 kilos 65f 00 6Sf,00 60f,00 60f,00 55f,00
- Les clous calotins, dont nous avons donné le croquis (fig 2115) et les principales dimensions, se vendent au cent ou au mille.
- Pour compléter ces indications, nous rappelons les dimensions des clous ardoise* ordinaires et forgés.
- CLOUS ARDOISES FORGÉS 6 i/4 x 10 l'U x 11 8 V4 X 12 9 Vi X 13
- Prix des 100 kilos 60f ,00 60f,00 60f,00 60f,00
- —
- CLOUS ARDOISES BLANCS VERNIS GALVANISÉS EN CUIVRE
- Prix des 100 kilos S5f,00 60f,00 - 80f ,00 400f,00
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- Clous de maçons ou à bateau. — Ces clous sont quelquefois employés par les couvreurs. Nous les rappelons ici comme mémoire.
- 27° Membrons. — On désigne, en couverture, sous le nom de membron, soit la pièce de bois de sapin appelée aussi bourreau, dont nous donnons trois formes en I, II, III (z^.2123 à 2125), soit les membrons en zinc représentés en I, II, III, IV, V [fig. 2126 à 2130) qui recouvrent les pièces de bois ou membrons en sapin.
- Ces membrons se placent, comme nous le verrons plus loin, au droit de la panne de brisis dans un comble à la Mansard et servent de raccord de couverture entre le comble supérieur recouvert en zinc et la partie presque verticale, le plus souvent recouverte en ardoise.
- Les membrons en bois peuvent être simples I et II [fig. 2123 et 2124) ou mou-
- lurés III [fig. 2125). Les membrons en zinc, qui les recouvrent, sont aussi simples I
- Fig. 2123 à 2125.
- Fig. 2126 à 2130.
- •1
- d
- Y.
- {fig. 2126) ou moulurés II, III, IV, [fig. 2127 à 2129) ou également moulurés mais aVec bande d’astragale par le bas V (fig. 2130).
- Fig. 2131 et 2132.
- Le membron en zinc simple est compos Un relief, d’un arrondi et d’un larmie avec pince plate : les membrons mouluré
- sont un peu plus compliqués comme forme.
- Fig. 2133 et 2135.
- Bagues. — Pour assembler deux bouts de membrons on se sert de bagues.
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- COUVERTURE.
- Ces bagues sont ordinaires {fig. 2131 et 2132), on les nomme bagues saillantes pour membrons moulurés lorsqu’elles sont comme les croquis des figures 2133 4 2135.
- Les bagues employées pour membrons ordinaires se font au marteau avec un
- Fig. 2136.
- relief de 5 à 6 millimètres ; les autres, qu’on n’emploie que pour les travaux soignés, et qu’on désigne sous la dénomination de bagues saillantes à côtés rapportés et soudés, se font en trois parties, la bande de face épousant toutes les moulures du mem-
- T---1
- i
- F
- Fig. 2137.
- bron etlej vieux côtés découpés et soudés.
- Chacun de ces côtés doit être découpé dans une feuille de ?inc assez grande et qui laisse un déchet important.
- Les découpages sont ajustés à la lime et soudés sur la bande de face. La bague
- est ajustée sur place sur le membron en zinc et soudée d’un seul côté. On rapporte ensuite un talon soudé dans le bas et une tête soudée dans le haut.
- 28° Observations sur l'emploi des joints horizontaux agrafés. — Nous savons déjà que l’agrafure, afin d’éviter les effets de la capillarité, ne doit pas se faire à fond ; plus la pente de la toiture est faible, plus l’agrafure doit être large. Nous connaissons aussi, d’après ce qui précède, l’emploi des pattesp {fig. 2136) pour retenir en place la feuille inférieure.
- Arrivées sur le côté du tasseau T les deux pinces se retournent avec les rebords des feuilles, l’agrafure se continue dans la hauteur des rebords comme dans la
- Fig. 2138.
- partie pleine de la feuille. Il faut éviter les cassures dans les angles.
- Dans ce système, les quatre épaisseurs de zinc forment en r un renflement souvent gênant pour la pose du couvre-joint t.
- En pratique, atin de diminuer le renflement, les ouvriers écornent triangulaire-ment les deux feuilles F et F' comme nous l’indiquons {fig. 2137). Malgré ces petits inconvénients, c’est encore le meilleur système d’agrafure, mais elle est souvent difficile à emboîter.
- Pour n’avoir que trois épaisseurs de zinc au même endroit on adopte la disposition du croquis {fig. 2138), la pince de tête reste entière et celle du bas laisse aux angles des languettes débordantes {fig. 2139) qu’on nomme, en termes d’atelier, des langues de chat. Il sera bon de rabattre en dessous l’arête de ces langues de chat pour les empêcher de relever le
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- COUVERTURES en zinE.
- 137
- nez par suite de la dilatation du zinc. Ce genre de joint n’est pas très apprécié des ouvriers zingueurs, qui ne le considèrent Pas comme un joint aussi sérieux que le précédent.
- On supprime quelquefois les languettes et on obtient la disposition de la figure 2140, dans laquelle la pince supérieure reste entière et celle du bas des feuilles se coupe aux angles {fig. 2141). Ce joint est moins
- C’est un assemblage à gaine analogue à celui que nous avons donné pour les couvre-j oints.
- Fi". 2 L40.
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- x..:.
- l _i _
- 1
- Fig. 2139.
- bon que les précédents, surtout si la couverture est très plate.
- Lorsque la couverture a une forte pente, on emploie la disposition représentée en croquis {fig. 2142 à2144). Les feuilles F et F' se recouvrent de 0m,05 à 0m,06 et portent une pince à l’extrémité. Deux sortes de pattes sont alors utilisées ; des Pattes a soudées sur les feuilles F et clouées sur le voligeage ; des pattes b soudées sous la feuille F' et passant au-dessous des feuilles F.
- LJ
- Fig. 2141
- V. — 1° Ensemble d’une couverture en zinc à dilatation libre, système dit à tasseaux et agra-fures.
- Après avoir examiné les détails de la
- Fig. 2142 et 2144.
- Sciences générales.
- COUYEUTL'KE ET PLOMBEIUE. - 47.
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- COUVERTÜRÉS EN ZlttC.
- "V. — Voliges ;
- E. — Tasseaux de faîtage;
- E. — Tasseaux couvre-joints ;
- F- — Feuilles de zinc n° 14 agrafées; F — Couvre joint de faîtage ;
- T. — Couvre-joint de tasseaux ;
- J- — Mur pignon ;
- U. — Relief de la feuille de zinc ;
- S. — Bande de solin en zinc, clouée;
- K- — Solin en plâtre ;
- G. — Tête de couvre-joints soudée au faîtage ;
- 739
- O. — Tête de vis avec calotins en zinc soudés par dessus.
- Le croquis [flg. 2146) représente la vue perspective de la partie inférieure d’un comble couvert en zinc avec chéneau également en zinc.
- La légende suivante indiquera les différentes parties de la couverture :
- H. — Entrait du comble ;
- O. — Arbalétrier;
- U. — Sablière ;
- C. — Planches du chéneau ;
- Fig. 2146.
- — Corniche ;
- — Bande d’attique et de corniche;
- p- —Agrafure de bande d’attique ;
- j, F — Bande d’égout clouée, recevant
- 1 °Urlet de la feuille de zinc placée au dessus ; F
- H. _
- Meneau'
- Feuille de zinc n° 16 formant le
- M. pattes en fort zinc ;
- F Pattes d’attache des feuilles ; ' ‘ *— Agrafures et pli vif ;
- F. —Feuille inférieure de la couverture déversant l’eau de pluie dans le chéneau; cette feuille est ourlée à sa partie inférieure ;
- L. — Tasseau couvre-joint ;
- T. — Couvre-joints de tasseaux ;
- P. — Talons d’extrémité de tasseaux ;
- Y. —• Voliges ;
- N'. — Ourlet ;
- FL — Feuille de zinc agrafée sur la feuille inférieure F.
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- I
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- COUVERTURE.
- Le croquis (fig. 2147 représente une variante de la disposition précédente. L’ourlet, à la partie basse des feuilles, est remplacé par une pince plate p, laquelle repose sur une bande d’égout b retenue sur la volige v par des pattes clouées r et aussi par d’autres pattes s. Le chéneau C,
- dont nous verrons les détails dans un autre chapitre, est en zinc n° 16.
- 2° Disposition de couverture en zinc à tasseaux sur faible pente.
- Lorsque la couverture présente une faible pente, il y a une disposition spéciale
- à prendre; nous allons l’indiquer dans ce qui va suivre.
- Les faibles pentes sont de 10 à 20 degrés ou 18 à 36 centimètres de pente par mètre.
- Les croquis {fig. 2148et2149) donnent la disposition à adopter ; la feuille de zinc inférieure F est,, comme à l’ordinaire, retenue sur lesvoliges V par des pattes coudées p.
- La feuille de zinc F’, qui recouvre lapréce' dente, est solidement attachée sur la feuille F par de longues pattes coudées g, aya^ ab comme profil de coupe, et soudées sur toute leur longueur sur la feuille F. Fa feuille supérieure F' se trouve ainsi très solidement maintenue pour ne pas avoir a craindre les effets du vent.
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- COUVERTURES EN ZINC. 741
- Les petits ressauts ont ordinairement de 0m,01 à 0m,02 d’épaisseur et les grands de 0m,04 à 0m,05.
- Les petits ressauts ne s’appliquent qu’à des couvertures inclinées d’au moins On,,10 par mètre ; avec les grands ressauts la pente peut être réduite jusqu’à Om,02 ou ^m,03 par mètre.
- Les petits ressauts sont souvent em-
- Fig.2150.
- ploy és pour les couvertures ; les grands s°nt utilisés dans les chéneaux.
- Le croquis {fîg. 2150) montre un premier exemple d’une couverture à ressaut. La volige V' est un peu plus élevée que la volige V ; c’est une simple modification des joints à recouvrement.
- Le but du ressaut est d’empêcher l’apla-Lssement des joints et de racheter, en arrière, l’épaisseur des agrafures.
- Dans le deuxième exemple (fig. 2151), le joint est agrafé.
- Dans le troisième exemple {fîg. 2152), le ressaut a au moins 0m,02 d’épaisseur et
- Fig. 2151.
- l’ourlet ne doit pas toucher le fond de la couverture. La coupe suivant AB, placée à
- gauche du croquis, rend facilement compte de la disposition adoptée.
- /A
- Fig. 2153 et 2154.
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- COUVERTURE.
- Dans les exemples ci-dessus, les tasseaux ne ressautent pas comme la couverture, ils sont simplement entaillés en dessous au droit des ressauts et sont placés comme si la couverture était unie.
- Dans le quatrième exemple, que nous indiquons [fig. 2153 et 2154), les tasseaux ressautent comme la couverture; c’est l’ap-
- plication d’un grand ressaut. Les feuilles ont 0m,65 de largeur et les tasseaux 0m,0o d’épaisseur. La pente est de 0,u,02 par mètre ; les ressauts sont espacés sur la couverture de 3m,85 en 3m,85, ce qui correspond à la longueur de deux feuilles assemblées. Les joints intermédiaires sont soudés. Le joint est formé par un larmier
- Fig. 2155.
- retombant, espacé de 0m,03 du relief de la feuille inférieure est de 0m,02 du fond de la couverture.
- 4° Couverture de terrasse. — Système à ressauts et à rigoles.
- Les ressauts sont souvent employés lorsqu’il s’agit de couvrir une terrasse. Le croquis [fig. 2155) représente la vue
- d’ensemble d’une couverture de terrasse a tasseaux et à ressauts.
- L’inspection de la figure fait facilement comprendre la disposition d’ensemble sans que nous ayons à nous y ariêter longne' ment.
- Les croquis [fig. 2156 et 2157) donnent* à plus grande échelle, le détail d’exécution et la coupe d’un ressaut. .
- Nous représentons en croquis [fig-
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- la disposition d’une couverture de terrasse système à rigoles. Cette figure montre la partie supérieure de la couverture avant
- la pose du couvre-rigole en zinc représenté en croquis {fig. 2159).
- La rigole forme, dans ce genre de cou-
- Fig. 2156 et 2157.
- Fig. 2158 à 2161.
- verture, une espèce de petit chéneau C placé entre deux chevrons AA ; sur les bords de ce petit chéneau viennent s’agrafer les feuilles de zinc F et F' ; c’est sur ees feuilles de zinc qu’on place le couvre-rigole dont nous avons déjà parlé.
- Le croquis (fig. 2160) représente la partie inférieure de la couverture avec le couvre-rigole Z en place.
- Enfin, les deux croquis [fig. 2161 et 2462) représentent l’extrémité inférieure
- de la rigole aboutissant soit dans la gouttière, soit dans le chéneau delà couverture.
- Fig. 2162.
- Comme nous l’avons fait pour la cou-
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- COUVERTURE.
- verture à ressauts, nous représentons [fig. 2163 et 2164) la vue perspective d’une plate-forme système à rigoles.
- L’avantage de ce système est de ne pas présenter de saillies, comme le système à tasseaux, tout en laissant la plate-forme parfaitement étanche et ménageant la
- dilatation au moyen de rigoles intérieures établies dans le sens de la pente.
- La pente nécessaire pour une plateforme à rigoles peutn’être que de quelques degrés ; mais elle doit être régulièrement établie vers le chéneau.
- Les rigoles intérieures sont établies
- Fig. 2163 et 2164.
- dans le sens de la pente de la plate-forme. Afin de permettre l’emploi de deux feuilles de zinc de 1 mètre de largeur, l’intervalle entre deux rigoles est de lm,85 d’axe en axe ; on peut cependant, si cela est utile, donner un écartement moins grand et rapprocher les rigoles;
- Les feuilles de zinc sont d’abord accro-
- chées au pli horizontal de chaque côte des rigoles au moyen d'un bourrelet S [fig. 2163) ; la jonction des feuilles se fait ensuite au moyen d’une soudure. CeS feuilles sont également soudées les unes aux autres dans le sens de la pente.
- Lorsque la plate-forme aboutit à un mur plus élevé (fig. 2163), la partie poste-
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- GOUVERTURES EN ZINC.
- r* # v«
- /4u
- rieure de la rigole U {fig. 2166) porte un fond relevé et soudé verticalement aux côtés A.
- Cette tête, ou partie relevée, U est [fig. 2163) cachée derrière le relief des
- ^pe transversale delà plate forme suivant X.Y.
- Fig. 2165.
- feuilles, contre le mur, et celles-ci sont réunies, au-dessus des rigoles, par un coulisseau D qui en ménage la dilatation. Le tout est ensuite recouvert par la bande
- Partie postérieure d'une rigole,
- Fig. 2166.
- de solin E, laquelle est maintenue en bas par des pattes P et en haut à l’aide d’un pli que des crochets en fer retiennent dans Un joint de la maçonnerie.
- Les rigoles R {fig. 2164) et le zinc du
- chéneau T sont fixés sur la volige de la couverture par des pattes ordinaires p.
- Le couvre-rigole, dont nous avons parlé précédemment et qui est indiqué en plan en C {fig. 2165), empêche l’introduction de la poussière, de la neige et autres matières pouvant obstruer les rigoles.
- L’épaisseur du zinc à employer varie
- Partie antérieure dune rigole.
- Fig. 2167.
- du n° 15à 18, suivant l’étendue et la destination de la plate-forme à couvrir.
- Le croquis {fig. 2167) représente, à plus grande échelle, la partie antérieure d’une rigole A {fig. 2164).
- Nota. — Pour le système à rigoles, comme pour les plates-formes ordinaires, à tasseaux, ou soudées, il est prudent d’employer, sous certaines soudures, une patte dite à coulisse représentée en croquis {fig. 2168). La partie F se cloue sur la
- * 0 i \â j O
- 0 O J Lr —; O
- o' 0 : M : : O
- t - w
- 0.04 - - - v
- ......0,03............J
- Fig. 2168.
- volige et peut même y être entaillée ; le coulisseau M, qui est mobile et sur lequel sont soudées les feuilles, permet la dilatation de celles-ci, tout en empêchant leur soulèvement par le vent.
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- COUVERTURE.
- Vf. — Couvertures à tasseaux et agrafures. Systèmes belges.
- Ce système diffère de la toiture à tasseaux ordinaire par la forme du tasseau en bois et du couvre-joint.
- Nous représentons {fig. 2169) une vue perspective de ce genre de couverture {fig. 2170 et 2171); deux coupes, l’une AB sur un tasseau, l’autre CD sur la jonction de deux feuilles.
- Le principal avantage de ce système est de permettre son application à des toitures dont la pente des versants se trouve en deçà et au-delà des limites de l’inclinaison des toitures à tasseaux ordinaires ; ces dispositions peuvent même être adoptées pour des plates-formes.
- Les tasseaux T ont la forme indiquée parle croquis [fig. 2170) ; ils sont fixés sur la volige au moyen de pointes dites de Paris, espacées de 0m,50 au plus les unes •
- Fig. 2169.
- des autres et enfoncées suivant une certaine inclinaison et, alternativement en sens contraire, de façon à empêcher ainsi le soulèvement des tasseaux.
- Les pattes dites à tasseaux du système ordinaire sont remplacées par des plaques E en fer étamé, au nombre de quatre par longueur de feuille, fixées sur le dessus des tasseaux par quatre clous (ou quatre vis à bois à tête perdue).
- Le relief des feuilles R porte un repli d,
- suivant les inclinaisons AB et BC du tasseau, de 0m,01 de largeur.
- Les couvre-joints G ont un bourrelet de 0m,01 de diamètre de chaque côté, s’adaptant sous le repli d ; ils se terminent au bas du versant de la même manière que pour les tasseaux ordinaires.
- Les pattes A et B [fig. 2169) sont des pattes ordinaires; la patte O, de 0®,25 de longueur, sert à l’agrafure du pli inférieur des feuilles.
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- La pente des versants peut descendre jusqu’à 20 0/0 et atteindre jusque 100 0/0 et au delà ; la double agrafure (ftg. 2171) empêche toute infiltration par les joints horizontaux, lorsque l’inclinaison n’a que le minimum, tandis que le repli du relief contre les tasseaux s’oppose également au passage des eaux pluviales lorsque la pente atteint le maximum.
- Dans le sens de la pente, lorsque celle-ci sera inférieure à 0m,35 par mètre, il sera indispensable de réunir les feuilles au moyen d’une double agrafure, et le pli de chaque feuille aura alors 0m,02 seulement de largeur ; au pli du haut sera soudée en dessous et au milieu de la largeur de la feuille une patte comme dans le système ordinaire, et deux pattes avec pli de 0m,02 seulement y seront agrafées.
- Le pli du bas des feuilles s’agrafera à la feuille inférieure au moyen d’une patte soudée sur celle-ci en A (fîg. 2171), de 0m,25 de longueur sur 0m,03 de largeur, si les feuilles n’ont que 0m,81 de largeur, et de deux pattes de 0rn,20 X 0m,03 lorsque les feuilles seront de 1 mètre de largeur.
- Ce recouvrement des feuilles sera donc de 0m,06 au moins et leurs plis existeront sur tout leur développement y compris le repli d[fig. 2170), sans solution de continuité ; cette disposition peut être adoptée dans les limites de 0m,20 à 0m,35 par mètre de pente, sans que l’on ait à craindre des infiltrations par l’agrafure des feuilles ; mais, en dessous de 0m,20 par mètre de
- pente, les feuilles devront être soudées ensemble.
- Coupc A B
- Fig. 2170.
- Coupe C D
- Fig. 2171.
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- COUVERTURE.
- Au-delà de 0m,35 par mètre, la pente peut atteindre 100 0/0 et plus, sans le moindre danger d’infiltration par le relief des feuilles, ni par le couvre-joint.
- La pièce du haut des couvre-joints {fig. 2172) d’un versant sera soudée avec celle de l’autre versant, lorsque les feuilles sont également soudées sur le faîte, comme pour le système à tasseaux ordinaire ; mais, lorsqu’il y aura un tasseau pour faîtage, ou que le haut du versant aboutira contre un mur plus élevé, le dernier couvre-joint de chaque versant s’arrêtera à 0m,08 dudit tasseau de faîte ou du mur, et sera complété par un bout mobile de 0m,12 de longueur, emboîté à l’avance et qui sera soudé à une tête de dilatation.
- Autre disposition. — Les croquis {fig. 2173 à 2178) nous montrent une autre disposition également en usage.
- La figure 2173 représente une vue perspective de l’ensemble de l’installation.
- Le croquis {fig. 2174) indique la vue perspective de l’ajustement des pattes C avec les couvre-joints F et les feuilles M de la couverture.
- Le croquis {fig. 2175) montre la coupe de la tête de dilatation du chéneau.
- Enfin les trois croquis des figures 2176 à 2178 représentent les pattes employées pour ce genre de couverture.
- Fig. 2173.
- La pente nécessaire varie de 0m,35 à | La pente du chéneau peut descendre
- 0m,5ü par mètre.
- jusqu’à 1/2 à 1 0/0; cette pente exige que
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- COUVERTURES EN ZINC. ”49
- les feuilles soient soudées ; mais la dilatation doit cependant être ménagée.
- Pour ce genre de couverture, on pourra employer le zinc n° 13 pour les feuilles de 0m,80 de largeur, et le n314 pour des feuilles de 1 mètre de largeur.
- VII. — Des noues.
- Nous diviserons les noues en deux types principaux :
- 1° Les noues ordinaires;
- 2° Les noues encaissées.
- Lorsque la pente de la noue est supérieure à 0m,50 par mètre, on peut, à la rigueur, assembler les feuilles à simple agrafure, comme nous l’indiquons dans le croquis [flg. 2179) ; mais, en dessous de cette pente et jusque 0m,30 par mètre, les feuilles devront absolument s’assembler à
- double agrafure, comme le montre le croquis [fig. 2180).
- Vue perspective de rajustement des pattes C avec les roture joints F et les feuilles M.
- Fig. 2174.
- Coupe de la tête de dilatation du chéneau
- Fig. 2175.
- Toutefois l’on peut, dans les deux cas,
- Pattes en zinc
- souder ensemble plusieurs feuilles, deux ou trois, et, si la longueur de la noue en exige un plus grand nombre, appliquer l’une ou l’autre des dispositions précédentes, suivant que la pente le permet, pour ménager la dilatation entre les parties de feuilles soudées ; seulement, lorsque la pente sera en dessous de 0m,30 par mètre, la disposition de la figure 2180 ne sera applicable que si la double agrafure a un recouvrement de 0m,10 à 0m,15 et pourvu que cette pente ne soit pas en dessous de 0m,15 par mètre.
- Pour les côtés latéraux de la noue
- Fig. 2176 à 2178.
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- COUVERTURE.
- %
- {fig. 2181), il est de toute nécessité d’employer la double agrafature a, surtout si
- la noue est entre deux versants d’une certaine importance comme surface; sans cela, l’agrafure étant simple, les pattes d’attache arrêteraient l’eau et la condui-
- Fig.2181.
- Fig. 2182.
- Fig. 2183.
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- 751
- COUVERTURES en zinc.
- le bois ne peut être employé pour former la noue, il faut remplacer les voliges par une tôle fixée sur les fers à simple T, F et F' {fig. 2182), au moyen de petits boulons à tête plate b ou par des crochets rivés à la tôle et s’accrochant à l’aile des cur- , fers F et F', qui est parallèle à la pente.
- Lorsque la charpente est en fer et que | La noue en zinc est alors posée sur la
- Coupe AB
- raientsurlavolige, tandis qu’avec la double agrafure les pattes étant adaptées au pli supérieur, l’eau ne rencontre aucun obstacle et que, si elle entre, même par capil-Wité, sous le pli du bas, elle s’écoulera entre les deux sans atteindre le pli supé-
- t°le et repliée sur les deux côtés en C, entre les fers F et F', de façon à empêcher L glissement vers le bas de la noue, de ttFme que le soulèvement du zinc.
- La tôle étant recouverte de zinc, à l'abri ^e l’humidité et peinte, ce genre de noue Peu résister beaucoup plus longtemps que
- si elle était en tôle galvanisée et non couverte.
- I. — Noues simples. — Les croquis {fig. 2183 et 2184) représentent la disposition d’une noue simple. L’espace creux formant la noue est formé par la rencontre des voliges Y et V'; dans cet espace, on
- place une feuille de zinc Z pliée et ayant SUr chaque bord une pince plate r.
- . Cette feuille, qui remonte sous le couvre-Mnt de faîtage C en a, ô, c, d, est main-^enue sur les voliges à l’aide de pattes p, °nt nous avons déjà parlé. Les feuilles F 1 F de la couverture viennent s’agrafer
- dans les pinces r, réservées sur la feuille de noue Z.
- En T et en T' nous indiquons la position des deux premiers tasseaux comportant leurs talons G et G', leurs manchettes de dilatation M et M' et les assemblages D D' sur le tasseau U, analogues à la dis-
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- COUVERTURE.
- position donnée précédemment en croquis (/îg. 2102).
- En N, une manchette de dilatation de forme spéciale réunit les deux parties brisées des tasseaux U.
- Pour compléter cette disposition, nous donnons en croquis (/îg. 2184) une coupe suivant AB de la figure 2183. Cette coupe
- se comprend facilement à la seule inspection de la figure, sans que nous ayons besoin de nous y arrêter plus longuement.
- II. — Noues encaissées. — Les noues encaissées, dont nous donnons deux exemples
- *\
- Fig. 2187.
- (/îg. 2185 et 2186), exigent souvent des modifications dans la charpente. Pour le premier exemple (/îg. 2185), il suffit de placer sur le voligeage de la couverture deux pièces de bois C et C' chanlattées. La feuille de noue Z porte des reliefs verticaux terminés par des pinces plates p venant s’appuyer contre la partie verticale
- des pièces de bois C et C'. Cette feuille de noue est maintenue sur ces pièces par des pattes P clouées.
- En T, nous indiquons le raccordement d’un tasseau courant de couverture avec la feuille de noue. Nous montrons aussi comment les feuilles de zinc F de la couverture se rabattent et s’agrafent sur la feuille de noue Z.
- Le plus souvent les noues encaissées prennent .la forme donnée en croquis (/îg. 2186). C’est un véritable petit chéneau dont la construction nécessite des transformations de charpente assez importantes.
- Les empanons ne sont plus assembles dans la branche de noue, il faut alors éta-
- blir une pièce de bois assez large pour que les empanons portent sur ses bords, de manière à ménager entre leurs pieds, coupés biais régulièrement, un espace vide de 0m,15 à 0m,20, à rives parallèles.
- La disposition de ce genre de noue se comprend facilement à la seule inspection du croquis.
- VIII. — Dispositions des faîtage8
- dans les couvertures en zinc.
- Le faîtage en zinc le plus simple qn °.n puisse exécuter est indiqué en croqnlS (/îg. 2187). Il consiste en une feuille de zinc pliée en ZZ', suivant la pente de *, toiture, et comportant à chaque extrémbe une pince plate p. Cette feuille est reteime de distance en distance par des pattes et l’assemblage, dans le sens de la l0,11 gueur du faîtage, se fait à l’aide de couhs
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- seaux plats C, dont nous connaissons la disposition. C’est, pour ainsi dire, une véritable bande de recouvrement ordinaire.
- Une deuxième disposition de faîtage simple est représentée [fig. 2188) ; c’est encore une feuille de zinc ZZ' pliée, mais comportant à chaque extrémité un ourlet au lieu d’une pince plate, comme dans l’exemple précédent.
- _ Le croquis {fig. 2189) montre une disposition de faîtage composé : d’un tasseau de faîtage en bois T avec son couvre-joint en zinc C ; de deux bandes B, sur les côtés assemblées avec des coulisseaux plats et analogues à des bandes de recouvrement ordinaires avec ourlets à la partie inférieure.
- Il est bien entendu que, lorsque ce genre de faîtage sera employé sur un faîte en plâtre, on devra interposer, sous le zmc, du papier goudronné, connu aussi sous le nom de papier anglais.
- Faîtages-chemins. —Dans certains cas,
- on dispose le faîtage pour permettre aux ouvriers, venant faire des réparations, de circuler facilement sur les combles ; on
- peut avoir, dans ce but, plusieurs dispositions que nous allons examiner.
- La plus simple, représentée en croquis {fig. 2190), consiste à placer, de chaque
- Fig. 2190.
- c°té du faîtage, deux chanlattes C et C', s°lidement fixées sur la volige et formant au faîte une surface horizontale sur laquelle on exécute un dessus D en zinc, abattu des deux côtés avec pince plate p, Maintenu par des pattes r et coulisseaux Plats
- En dessous une bande B, ayant une &rande analogie avec celles des figures
- précédentes.
- Le croquis {fig. 2191) nous donne une Uutre disposition, dans laquelle on place
- Sciences générales.
- des coyaux en bois sur chaque chevron, et des planches en sapin P, P' et R clouées sur ces coyaux, de manière à former une banquette présentant une assez large surface horizontale, au faîtage.
- Un dessus en zinc D, analogue au précédent, mais à coulisseaux carrés T plus une bande B de chaque côté avec coulisseaux plats.
- En F nous indiquons les feuilles de zinc de la couverture, en U les tasseaux de cette couverture.
- Couverture et plomberie. — 48.
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- COUVERTURE.
- On fait aussi des chemins de faîtage avec garde-corps en fer ; nous en indiquons un exemple [fig. 2192). Comme
- construction, il a beaucoup d’analogie avec le précédent et comprend : des coyaux en sapin S cloués sur les chevrons ; des
- Fig. 2191.
- planches P verticales et U horizontales I recouvert en zinc et sur lequel viennent clouées sur ces coyaux ; un tasseau T | se terminer les bandes D à coulisseaux
- Fig. 2192.
- carrés, analogues aux mêmes bandes des figures précédentes ; üne bande de recouvrement B avec coulisseaux plats ; des
- montants en fer rond M et M' avec eu1' bases en zinc, manchettes et collerettes , main courante R également en fer rond.
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- Pour terminer l’étude de ces faîtages, nous en donnons un dernier exemple [fig. 2193, 2194 et 2193).
- La disposition a beaucoup d’analogie avec celle de la figure 2191, mais avec des dimensions plus grandes et l’existence
- d’un garde-corps. Nous indiquons dans Ce croquis le moyen de fixer solidement ce garde-corps, en faisant dans la planche
- K
- ^Paisse P une entaille permettant de loger facilement la partie recourbée du montant M.
- Le croquis [fig. 2194) donne la disposition prise pour éviter que l’eau de pluie, tombant le long des montants M, puisse pénétrer. Une première collerette S' est soudée sur la feuille de zinc D et une autre collerette fixée directement sur
- "Coupe AB..
- Fig. 2195.
- chaque montant. La coupe AB (fig. 2195) rend bien compte de la disposition à adopter pour l’exécution des coulisseaux carrés dont nous avons déjà parlé.
- Les feuilles de zinc D et D' se relèvent contre un tasseau spécial V,' et le couvre-
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- COUVERTURE.
- joint C recouvrant ce tasseau y est fixé à l’aide de vis C avec rondelles de plomb.
- IX. — Raccords de deux parties
- de couverture à tasseaux d’un comble brisé.
- Nous allons, dans ce qui va suivre, étudier les principaux moyens employés pour relier, dans une couverture en zinc, la couverture du faux comble et celle du comble.
- Le plus simple consiste, comme nous l’indiquons en croquis [fig. 2196) à faire tomber, en larmier, l’eau de pluie des feuilles de zinc supérieures F sur les feuilles inférieures F'.
- Chaque feuille est un peu recourbée à la demande en r et en r' sur les voligeages. Y et Y'.
- Nous indiquons, en C et C', les couvre-joints de tasseaux sur lesquels il est inutile de revenir.
- Ce premier exemple nous montre un simple raccordement des lignes de tas-
- seaux de deux pans présentant un effet assez disgracieux en exécution.
- Fig. 2196.
- Le croquis [fig. 2197) donne un deuxième genre de raccordement qu’on nomme aussi
- Fig. 2197.
- membron à larmier. Dans ce cas, les feuilles de zinc F et F' portent des pinces plates en g, ce qui permet une meilleure liaison entre les feuilles que dans l’exemple précédent.
- Le croquis [fig. 2198) représente un autre exemple de membron à larmier dans
- lequel les feuilles de la couverture du faux comble retombent en larmier sur Ie pan du brisis par dessus les couvre-joints de la couverture de ce pan.
- L’arête basse des feuilles F du faux comble est bordée d’un ourlet chassé. Les feuilles F' du comble se retournent à leur
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- Partie supérieure pour se placer contre la volig-e V du faux comble.
- Les tasseaux T et leurs couvre-joints C foutissent et se terminent au bord du larmier par un talon carré, rapporté, et s agrafant sur ce larmier.
- Aujourd’hui, pour donner plus d’appa-rence aux membrons, on cloue sur le v°bgeage ou directement sur la panne de Lrisis un bourseau en bois de sapin dont nous avons donné des exemples pi’écé-denunent, soit à l’affleurement des deux figeages {fig. 2199) ou un peu en contre-bas (0m,05 environ) pour former ressaut [fig. 2200).
- Dans le croquis {fig. 2199) le membron en zinc D recouvrant le bourseau M se relie avec les feuilles F de la couverture du faux comble par une agrafure plate ; dans le croquis {fig. 2200), les feuilles du laux comble retombent en larmier sur le rebord du membron qui longe le ressaut.
- Les membrons en zinc sont attachés à a partie haute par des pattes en zinc P
- {fig. 2199) et en bas par des pattes ordinairement en cuivre étamé. Ils sont ordi-
- A.
- Fig. 2198.
- nairement disposés par bouts de 1 à 2 mètres de longueur, ces bouts sont agra-
- Fig. 2199.
- îé
- c S °u reliés par des coulisseaux plats C atnine nous l’indiquons dans le croquis 9- 2200). On peut aussi,^ comme le
- montre le croquis {fig. 2199) assembler deux morceaux de membrons en zinc à gaine et languettes sans bagues.
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- COUVERTURE.
- Fig. 2200.
- Lorsque les membrons prennent plus d’importance, on peut alors adopter la disposition représentée par les croquis {fig. 2201-2202 et 2203) nous montrant i le membron en zinc I) de forme plus coïïU . plexe que les précédents ; ses raccords ^avec la couverture en zinc à tasseaux de / la partie supérieure, ou faux comble ; ses raccords avec la couverture du vrai comble faite en losanges de zinc.
- A la jonction de deux bouts de menu brons on place, en dessous, comme le montre le croquis (fig. 2202), une plaque de garantie en zinc de 0m,20 de largeur environ sur laquelle vient se fixer le couvre-joint.
- La coupe suivant AB {fig. 2203) fait facilement comprendre la disposition adoptée ; le reste de la couverture ayant beaucoup d’analogie avec ce qui a été dit précédemment, nous croyons inutile d’in' sister davantage.
- Fig. 2201.
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- X. — Couvre-foint d’arêtier.
- Les arêtiers étant, dans une charpente en bois, des pièces assez fortes, exigent, comme le montre le croquis {fig. 2204), des tasseaux spéciaux U beaucoup plus gros que les tasseaux courants de couverture et, par suite, des couvre-joints également plus gros et analogues à ceux de faîtage.
- Il y a en M une manchette de dilatation dont l’assemblage D nous est connu ; il y a également une manchette spéciale N analogue à celle employée dans les noues niais n’offrant rien de particulier à signaler.
- Des tasseaux T viennent s’assembler obliquement dans le tasseau d’arêtier et comportent des manchettes de dilatation M* et M'".
- Le reste de la disposition se comprend facilement à la seule inspection de la
- figure, sans que nous ayons besoin de nous y arrêter plus longuement.
- Fig. 2202 et 2203.
- Fig. 2204
- Xi. — Partie basse des couvertures en zinc. — Etude des gouttières et des chéneaux.
- L’étude de la partie basse d’une couverture comprend : l’installation de la gouttière ou d’un chéneau et aussi la couverture, le plus souvent en zinc, de la corniche d’entablement,
- Nous commencerons par l’étude des gouttières et des chéneaux, et nous terminerons, ce chapitre, par l’étude de la couverture en zinc des bandeaux et des corniches.
- Dans quelques cas, peu nombreux, on se contente de laisser tomber directement l’eau de pluie sur le sol. Il en résulte, au pied des façades, des éclaboussures, le
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- COUVERTURE.
- ravinement du sol, lorsqu’il est en terre, ou la disjonction des pavés dont les joints sont constamment détrempés aux mêmes endroits.
- Le plus ordinairement on recueille les eaux de pluie dans un canal spécial qu’on nomme gouttière ou chéneau. Ce canal suit la rive d’égout du toit et présente une faible pente vers un tuyau placé verticalement et qu’on nomme tuyau de descente. Les eaux, en sortant de ce tuyau de descente, peuvent se déverser directement sur le sol, ou mieux, dans un caniveau ou gargouille pour se rendre soit dans un ruisseau, soit dans tout autre endroit, citerne, égout, etc.
- Nous avons donc à étudier.
- 1° Les gouttières qui comprennent les gouttières simples dont le type est la gouttière ordinaire pend,ante ;
- 2° La gouttière, plus sérieusement établie, connue sous le nom de gouttière à l’anglaise sur entablement couvert ;
- 3° Le chéneau-gouttière à l’anglaise sans planche de socle ni ressauts ;
- 4° Le chéneau-gouttière à l’anglaise avec socle et devant en zinc sans ressauts ;
- 5° Les chéneaux en zinc, système ordinaire à ressauts avec socle et devant de chéneau en zinc. Les conditions de leur bonne installation ;
- 6° Chéneau à l’anglaise à ressauts, sur entablement couvert avec supports spéciaux tous semblables ;
- 7° Chéneau à l’anglaise sur entablement couvert, à ressauts avec équerres de hauteur variable ;
- 8° Enfin, pour terminer, nous donnerons quelques exemples des ressauts et les divers systèmes employés.
- Gouttières.
- On donne le nom de gouttières à des gargouilles ayant la forme de demi-cylindres, ourlés sur le bord extérieur, suspendus au-dessous de l’arête d’égout d’une couverture et recevant les eaux pluviales s’écoulant des toitures et conduisant ces eaux, en pente douce, vers des conduits verticaux leur faisant suite.
- Il est bon, en construction, d’employer des tuyaux de descente plutôt trop grands
- que trop petits et, dans tous les cas, d’une capacité supérieure à celle des gouttières.
- On peut exécuter des gouttières : en fer-blanc, en tôle étamée, plombée ou zinguée, en cuivre, enfin, en zinc qui est le métal le plus généralement employé.
- Le fer-blanc n’est pas durable ; la tôle galvanisée est d’un assez bon emploi ; le cuivre est d’un prix trop élevé relativement au zinc.
- L’ouvrier a rarement à confectionner lui-même une gouttière en zinc; car on trouve, dans le commerce, des gouttières toutes préparées exécutées avec du zinc du n° 11 au n° 14.
- Les bouts de gouttières du commerce ont une longueur de 2 mètres.
- Les gouttières exécutées avec du zinc n° Il et 12 sont trop faibles, résistent mal et se déforment trop facilement ; il est préférable, pour des travaux ordinaires, de prendre le n° 14 et, pour un bon travail, durable, du n° 16.
- Dimensions courantes des gouttières.
- Dans le commerce, on connaît trois dimensions de gouttières : 0m,16o, 0m,25 et 0m,325 de largeur développée; ce sont les divisions simples de la largeur des feuilles de zinc du commerce (0m,50 ou 0in,65), coupées en deux ou trois bandes dans le sens de leur largeur.
- En construction on dit : gouttières de 0m,l6, de 0m,2o ou de 0m,33 développé.
- Il y a aussi 0m,20 et 0m,22, mais beaucoup moins employées.
- On place les gouttières sur des supports en fer ou crochets cintrés, dont nous parlerons plus loin, qu’on fixe soit à l’extrémité des chevrons ou directement sur des sablières au moyen de clous ou de vis.
- Dans certains cas, ces crochets peuvent être directement scellés dans la maçonnerie de la corniche, ils ont alors leurs pattes terminées par un scellement renvoyé et coudé.
- Pente.
- La pente d’une gouttière est déterminée par l’espacement des supports, plus ces
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- Apports sont rapprochés plus la pente est rapide.
- On a adopté pendant un certain temps 1 écartement de 0m,81 d’axe en axe des supports ; mais il est préférable de les Approcher à 0m,40 ou0m,50 (2 supports par urètre) et même, pour travaux soignés, on descend même à 0m,30 ou 0m,35.
- L’espacement de 0m,81 correspond à 0“\01 environ de pènte par mètre ; c’est généralement la pente minima adoptée.
- Nous verrons plus loin qu’on fixe la gouttière sur ses supports en repliant, Pur dessus l’ourlet, la pointe flexible de Ces supports et de l’autre avec des petites Pattes en fer-blanc (mieux en cuivre)
- rivées sur eux à l’extérieur.
- H faut que ces supports soient solidement cloués sur l’arête d’égoutdes combles eL lorsqu’ils sont en fer brut, peints avant 1 emploi, précaution qu’on néglige trop
- s°uvent.
- Fig. 2205.
- Lorsqu’on se sert des supports galva-uisés, la galvanisation rend la pointe casante, et cette galvanisation est plus coûteuse que la peinture.
- Il ne faut pas craindre de faire l’ourlet des gouttières un peu fort sur l’avant, il donne ainsi plus de résistance et, pour aUgmenter encore cette résistance, on fait Quelquefois une pince à la rive arrière.
- Ln employant les gouttières du commerce, dont les feuilles ont la même lar-^mir, U en résulte que leurs bords sont en Pente comme le fond. Certains construc-mirs, voyant là un effet disgracieux, ont marché à donner aux feuilles des gout-leres une largeur qui augmente à mesure Que la gouttière s’allonge à partir du point e haute pente ; ils gardaient ainsi le pale f*sme entre l’arête d’égout, l’ourlet et bord intérieur. Cette disposition est plus ^0dteuse, la fabrication plus difficile, l’as-POct disgracieux; elle’ a été abandonnée lu pratique.
- 1° Disposition des gouttières simples. — La disposition la plus simple d’une gouttière est la gouttière ordinaire pendante. Elle présente l’inconvénient de masquer la corniche devant laquelle elle est placée et souvent de retirer du jour aux étages placés au-dessous.
- La coupe d’une gouttière ordinaire en zinc est indiquée en croquis [fig. 2205); il faut avoir soin, dans la pose, de placer l'ourlet a de 0m,0l en contre-bas du bord de manière que, si la gouttière s’emplit, l’eau se déverse du côté u, et non du côté du mur.
- Dans l’installation des gouttières, comme pour tout ouvrage en zinc, il faut prévoir la dilatation libre du métal. Les crochets,
- Fig. 2206.
- par exemple, ne doivent pas être trop serrés sur la gouttière pour permettre à cette dernière un certain glissement sur ses supports, par suite des dilatations et des contractions produites par les différences de température.
- Il est aussi indispensable de fractionner suffisamment les longueurs de gouttières, de manière à permettre leur facile dilatation ; car il ne faut pas oublier que les gouttières, en place, se gondolent et se plissent en été, et se contractent et s’arrachent en hiver.
- Connaissant maintenant le but d’une gouttière, qui est de recueillir les eaux d’un toit à la partie basse de ce toit, l’idée la plus simple qu’on puisse indiquer serait, comme nous le représentons en croquis [fig. 2206), de relever la dernière
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- COUVERTURE
- feuille de zinc F en F', de la maintenir par des pattes p, et de la terminer par un bourrelet pour lui donner du raide, cette feuille, longeant en biais l’égout de la couverture, pourrait déverser l’eau de la toiture dans un tuyau de descente, et constituer ainsi une véritable gouttière C.
- On pourrait aussi, comme le montre le croquis {fig. 2207), sur la dernière feuille de zinc F, souder en s une autre feuille
- Fig. 2207.
- verticale p, de 0m,12 à 0m,15 de hauteur munie d’un bourrelet.
- Cette feuille verticale peut être formée par un repli F' {fig. 2208), de la dernière feuille F, de la partie basse du comble.
- Ces différents moyens ne sont pas utilisés eu France, où l?on construit toujours la simple gouttière pendante que tout le monde connaît.
- Le croquis {fig. 2209) nous montre la position d’une gouttière pendante, par rapport à la ligne d’égout AB de la toiture. En C, le crochet supportant la gouttière; en p, l’arrêt formé généralement
- Fig. 2208.
- d’une paillette en fer-blanc, ou mieux en cuivre, rabattue sur la rive de la gouttière pour bien la maintenir; en </, la partie amincie, terminant le crochet ou, ce qui se fait souvent, une autre paillette identique à la-précédente, rivée à l’extrémité du crochet et rabattue sur le bourrelet de la gouttière.
- Les croquis {fig. 2210 et 2211) nous donnent deux exemples de crochets, pour
- gouttières comportant, comme nous venons de l’indiquer, une partie amincie a, à l’extrémité de chaque crochet, et, en p, une patte ou paillette, rivée sur le crochet.
- Le crochet I est terminé par une pointe ;
- B/
- /'
- Fig. 2209.
- le crochet II par une partie plate et rectangulaire.
- La figure 2212 représente un autre
- 1
- Fig. 2210 et 2211.
- type de crochet C, qu’on fait ordinairement en fer galvanisé avec paillette p, en fer-blanc ou en cuivre, rivée sur le crochet
- et autre paillette s, dont nous connaissons
- l’usage.-
- Les crochets choisis pour suspendre une gouttière doivent porter la pente»
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- Fig. 2213 à 2236.
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- COUVERTURE.
- cette pente est obtenue par l’allongement plus ou moins observé entre la paillette p et le coude de jonction avec la paillette d’attache a.
- Les crochets de gouttières, vendus dans le commerce, en fer de première qualité à lames laminées, se font en fer de 14 x 4 pour les crochets ordinaires et de 16 X 6 millimètres pour les crochets renforcés ; on les vend aussi avec pattes en cuivre étamé ou en tôle étamée.
- Leur galvanisation, qui se fait avant la pose, et de préférence à la peinture, augmente sensiblement leur prix.
- Différents types de crochets, de gouttières et de chéneaux.
- Avant de continuer l’étude des gouttières simples, il est indispensable, pour compléter l’étude des crochets, de grouper les différents types employés, soit pour les chéneaux, soit pour les gouttières.
- Nous donnons en croquis [fig. 2213 à 2236), les principaux modèles du commerce.
- Les crochets sont toujours achetés chez des fabricants spéciaux, l’ouvrier couvreur n’a pas à les confectionner.
- Pour la commande de ces crochets, il est indispensable d’indiquer:
- 1° Le modèle choisi dans l’album du fabricant ;
- 2° Dimensions du fer (largeur et (épaisseur) ;
- 3° Hauteur du pied en centimètres ;
- 4° Largeur du crochet en centimètres ;
- 5° Profondeur de haute et basse pente;
- 6° Avec ou sans pattes en cuivre;
- 7° Pattes en cuivre en dehors ou en dedans ;
- 8° Noirs ou galvanisés.
- Les dimensions des fers employés pour leur fabrication sont les suivantes :
- 16 X 4, 20 X 4,5, 23 X 5, 30 X 5, 30 X 6, 33 X 6 millimètres.
- Dans les croquis [fig. 2213 à 2236) les crochets se désignent ainsi :
- I. — Crochet ordinaire. — Patin en dehors ;
- II. — Crochet ordinaire. — Patin en dedans ;
- III. — Crochet-patin en haut du pied pour retenir la gouttière ;
- IV. — Crochet avec planche de socle à l’intérieur du pied ;
- Y. — Crochet à patte, pour visser sur la sablière et le chevron ;
- VI. — Crochet à patte, pour poser sur un fer cornière ;
- YII. — Crochet avec ornement et se vissant sur la sablière ;
- VIII. — Crochet pour fonte, carré, avec lame étirée ;
- IX. — Crochet avec la pente dans le pied ;
- X. — Crochet avec patin en retour pour visser sur planche de socle;
- XL — Crochet droit renforcé avec patte cuivre pour brisi ;
- XII. —: Crochet renforcé patte cuivre se vissant sur la sablière ou le chevron ;
- XIII. — Crochet pour poser sur sablière en fer ;
- XIV. — Crochet, modèle riche, avec ornement en cuivre;
- XV. — Crochet modèle Havrais;
- XVI. — Crochets modèle Rouen.
- 1-2-3. — Supports pour gouttières à
- l’anglaise ;
- 4. — Supports spéciaux, en deux parties, avec vis et rondelle en bronze ;
- 5-6. — Crochets à scellement pour gouttières, n° 5 point haut, n° 6 basse pente.
- Dans les différents croquis qui précèdent nous avons indiqué, pour chaque type, le crochet de basse pente et celui de haute pente.
- Le croquis [fig. 2237) montre une gouttière pendante en place; en G, la haute pente ; en G', la basse pente.
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- COUVERTURES EN ZLNC.
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- Dans cet exemple, l’égout de la couverture est terminé par un ourlet o. Dans le deuxième exemple {fig. 2238-2239) l’égout est terminé en larmier.
- Dans le croquis [fig. 2237) l’ourlet o doit avancer au moins au milieu de la largeur
- K
- Fig. 2238 et 2239.
- delà gouttière, l’eau du comble se déverse ainsi bien mieux ; le larmier l, au contraire, {fig. 2238) peut être placé contre le bord intérieur de la gouttière.
- L’espace h {fig. 2239), laissé entre la haute pente G et la basse pente G' est rempli par une bande de zinc spéciale formant pour ainsi dire rélargissement du larmier.
- L’utilité de cette bande de zinc spéciale est d’empêcher le rejet des eaux entre le eaur du bâtiment et la gouttière.
- Les bouts de gouttières, ayant 2 mètres de longueur, comme les feuilles de zinc du commerce, sont posés les uns au bout
- le nombre des tuyaux de descente. Une longueur de 8 à 10 mètres ne doit pas être dépassée pour faire un bon travail.
- A chaque bas de pente, les deux fonds b et b' des gouttières G et G' [fig. 2240) ne sont espacés que de quelques centimètres, ce qui leur permet de se dilater séparément; chacun des fonds est en zinc et soudé à l’extrémité de chaque bout.
- >a5
- Fig. 2241.
- L’espace a qui sépare les deux bouts de gouttière est recouvert par une petite bande à cheval soudée sur l’un des bouts, seulement, et l’eau qui tombe sur cette bande est rejetée à droite et à gauche dans les gouttières G et G'.
- Des tubulures courtes m et m! qu’on nomme moignons, soudées au fond de chaque bout de gouttière, permettent de déverser les eaux dans une même cuvette C.
- A chaque haut de pente [fig. 2241), on laisse encore la même distance a également recouverte par une petite bande à cheval analogue à la précédente. Les fonds sont également bouchés avec du zinc.
- On peut aussi mettre au point bas d’une gouttière un simple tuyau de descente en zinc. Ce tuyau est soudé sur le fond de la
- >*L<
- Fig. 2240.
- des autres avec un recouvrement de 3 à ^ centimètres. Afin d’obtenir l’étanchéité
- complète, on est obligé de faire une soufre à chaque jonction.
- Pour éviter les inconvénients de la dilatation, il ne faut pas craindre de multiplier
- Fig. 2242 et 2243.
- gouttière [fig. 2242) ; cette disposition ne présentant aucune difficulté, nous ne nous y arrêterons pas plus longuement.
- A l’angle d’un bâtiment, la gouttière se retourne d’équerre, comme le montre le croquis {fig. 2243) ; on soude alors les deux bouts suivant la ligne ab.
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- COUVERTURE.
- Dans quelques cas particuliers, on place en t un tuyau de descente juste à la jonction des deux gouttières; mais il est préférable d’éviter cette disposition et de le placer autre part, afin de ne pas compliquer cet angle et en diminuer la solidité.
- Outre les inconvénients des gouttières pendantes signalés plus haut, elles n’offrent pas, de plus, une très grande solidité ; on ne peut y appliquer une échelle ou autre engin de couverture sans les détériorer; elles débordent très facilement. On ne devra donc les employer que pour des bâtiments de peu d’importance.
- On emploie beaucoup aujourd’hui un autre genre de gouttière connue sous le nom de gouttière à l'anglaise ou gouttière sur entablement couvert; nous allons en examiner les différentes dispositions.
- 2° Gouttières à l'anglaise sur entable-
- Fig. 2244.
- ment couvert. — Les gouttières que nous allons étudier sont pour ainsi dire l’intermédiaire entre les gouttières pendantes et les chéneaux que nous étudierons par la suite.
- C’est une disposition très bonne fréquemment employée et qui donne de bons résultats comme solidité, puisque la gouttière est placée au-dessus des corniches des bâtiments.
- La corniche C (/îg. 2244) est d’abord recouverte par une bavette en zinc sous la gouttière ; on évite ainsi les infiltrations dans les murs en cas de fuites.
- La gouttière G est établie au-dessus de cette corniche avec des crochets spéciaux dont nous avons donné les différentes formes {/îg. 2232 à 2236) 1,2, 3 et 4.
- Ainsi disposée et simplement maintenue
- par ces crochets, elle n’offre pas encore une grande solidité; déplus, on est obligé de réduire, autant que possible, la distance a entre le fond de la gouttière et le dessus de la corniche, afin d’empêcher les
- Fig. 224o.
- oiseaux de faire leurs nids sous cette gouttière (0m,01 environ).
- On a pensé, pour éviter cet inconvénient, et aussi pour obtenir un effet plus décoratif, de placer, à l’avant, des motifs o en zinc estampé, formant galerie.
- Nous reproduisons cette disposition avec plus de détails {/îg. 2245).
- C’est une gouttière ordinaire G suspendue sur crochets D'fixés à des hauteurs variables pour donner la pente.
- Dans ce croquis nous indiquons en :
- C. — Couverture de l’entablement p&r feuilles de 1 mètre ;
- Fig. 2246.
- D. — Bande d’agrafe;
- E . — Papier anglais pour l'isolement du zinc et du plâtre ;
- S. — Sablière ;
- K. — Chevrons de la couverture ;
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- COUVERTURES EN ZINC.
- 767
- V. — Voligeage ;
- F. — Feuilles de zinc de la couverture tombant en larmier H dans la gouttière G;
- D'. —Crochets de suspension de la gouttière G ;
- I. — Chanlatte relevant le voligeage à la partie basse du comble; .
- p. — Crochet posé sous la gouttière et supposé en place.
- Pour augmenter la solidité de cette gouttière, on a employé une autre disposition indiquée en croquis schématique {fi.g. 2246).
- La gouttière G est soutenue par des Pattes verticales S, formant raidisseurs, soudées sur l’ourlet et sur la bavette de la corniche.
- Pour cacher le vilain aspect de ces supports, on a placé à l’avant une bande
- Fig. 2247.
- Fig. 2248.
- zinc B lisse ou estampée figurant socle chéneau.
- Après cette disposition, on est arrivé à celle qui est indiquée par le croquis {fiff. 2247).
- Tous les 0m,40 à 0m,50, on place de forts
- supports S en fer plat de 30 X 5 millimètres soutenant la gouttière G sur tout son parcours. Ces supports sont fixés sur le chevronnage, à l’aide de clous ou de vis, et reposent sur l’entablement de la corniche à l’aide d’un pied plat a.
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- COUVERTURE.
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- Un devant de socle B termine cette disposition.
- S’il se produit une fuite dans la gout-
- Fig. 2249.
- tière, l’eau tombe sur l’entablement couvert et, comme la bande de socle B est à 0m,01 au moins au-dessus du zinc de la corniche, l’eau peut s’écouler facilement au dehors sans produire d’inconvénients pour la construction.
- La pente de la gouttière vers les tuyaux de descente est obtenue à l’aide de crochets plus ou moins hauts et convenablement disposés. Nous en verrons des exemples dans la suite de cet exposé.
- Pour ce genre de gouttières, on se sert ordinairement du zinc n° 16.
- 3° Chéneaux-gouttières à l'anglaise sans planche de socle ni ressauts. — Un autre type de gouttière sur entablement couvert estreprésenté en croquis (/2g. 2248 et 2249). La légende suivante en fera facilement comprendre les différentes parties.
- A. — Bande d’agrafe, dont nous connaissons l’usage, fixée sur le dessus F de
- Fig. 2250.
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- COUVERTURES EN 2INC.
- m
- la corniche, lequel présente une légère pente, comme l’indique la coupe transversale [fig. 2249).
- B. — Couverture en zinc de l’entablement en feuilles de 1 mètre ;
- C. — Coulisseaux de dilatation;
- D. — Equerres ou supports enfer feuil-lard de 0m,006 X 0m,030 espacés tous les 0m,50 ;
- E. — Gaine ou pontet soudé sur l’entablement et maintenant le pied des supports ;
- F. — Entablement recevant le papier anglais placé sous la feuille de zinc B pour produire l’isolement et éviter le contact avec le plâtre, si la corniche est traînée en plâtre ;
- G. — Devant de gouttière ou socle avec |
- coulisseaux de dilatation ; I
- Fig. 2251.
- ...
- Couverture et Plomberie. — 49.
- Sciences générales.
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- COUVERTURE.
- H. — Pattes soudées et rabattues sur la moulure du bas du socle. Ces pattes sont espacées de 0m,33 environ ;
- I. — Chéneau-gouttière en zinc n° 16
- maintenu sur les supports par les pattes K et s’agrafant avec la partie supérieure du socle ;
- K. — Pattes clouées sur volige ou
- Fig. 2253.
- sablière maintenant le chéneau et la bande d’égout;
- 0
- Fig. 2254 à 2256.
- L. — Bande d’égout ;
- M. — Voliges ;
- N. — Pattes vissées ou rivées sur les équerres ;
- O. — Bourrelet formant rive le long de la gouttière-chéneaux.
- Les deux croquis (/îy. 2250-2251) nous montrent une petite variante de l’exemple précédent.
- La forme des crochets D est un peü différente; ils viennent se fixer sur la sablière S à l’aide de vis Y, et les gaines B de l’exemple précédent sont remplacées par des paillettes E' tenant lieu de gaines.
- En N sont représentées des pattes rivées sur les équerres et embrassant le bourrelet O ou boudin de la gouttière.
- La bande d’égout L est terminée par une pince tombant en larmier dans la gouttière I ; elle s’agrafe dans le bas avec les pattes K/ et dans le haut avec la couverture.
- 4° Chéneau-Gouttière à l'anglaise av&c socle et devant en zinc sans ressauts. — Les figures 2252 à 2256 représentent Ie3 détails d’un chéneau-gouttière à l’anglaise avec planche de socle et devant en zinc-
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- couvertures en zinc.
- Nous donnerons, comme pour les exemples précédents, une légende explicative des différentes parties de ce chéneau-gouttière :
- A. — Bande d’agrafe ;
- B. — Couverture d’entablement en feuilles de zinc de 1 mètre posées à dilatation libre ;
- C. C'. — Coulisseaux de dilatation posés tous les mètres ;
- B. — Supports de forme spéciale, pour chéneau arrondi, en fer feuillard de 0m,03x0m,006 (tous les 0m,50), fixés sur B sablière S et maintenus à l’autre extrémité par des gaines ;
- 771
- E. — Gaine en zinc soudée et recevant le pied-de-biche des supports ;
- F. — Planche de socle (chêne ou sapin) de 0m,027 à 0m,040 d’épaisseur, vissée sur les supports l’entourant et entaillée sur le dessus pour l’encastrement desdits ;
- G. — Devant de chéneau en feuilles de 1 mètre réunies par des coulisseaux ;
- H. — Pattes clouées et rabattues sur le devant du chéneau ;
- I. — Pattes soudées et rabattues pour maintenir le bas du devant de socle ;
- K, — Chéneau arrondi et maintenu par des pattes L ;
- L. — Pattes rivées sur les supports et
- Rabattues sur les bords du chéneau-gouttière ;
- M. — Main courante par bouts de f mètre de longueur ayant un petit relief r à chacune de leurs extrémités (/?g. 2255 G 2256) et des pattes P et P' soudées à leur mtérieur et clouées sur le dessus de la Planche de socle.
- Lorsque les deux morceaux de main courante M et M' sont en place, la patte B vient s’engager entre les deux pattes P ; ies deux reliefs r se rapprochent, et on rec°uvre le tout par la bague O, dont nous connaissons l’usage.
- N. — Pattes soudées sur le devant du chéneau (tous lesOm,33 environ) pour tenir
- a main courante ;
- B* — Bague en zinc placée sur les
- joints de la main courante et soudée d’un côté seulement (/îg. 2254) ;
- P, Pb — Pattes fixant les bouts de la main courante sur le socle; elles sont le plus souvent clouées, mais elles peuvent être posées à gaines ;
- R. — Bande d’égout maintenue par les pattes N';
- S. -— Sablière, ;
- T. — Chevrons de la couverture ;
- Y. — Voligeage,
- Dans le croquis [fig. 2253), nous indiquons, par une simple ligne, la position des crochets de haute pente.
- i Chéneaux en zinc.
- L’installation d’un chéneau est une
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- COUVERTURE.
- chose délicate et qui exige beaucoup de soins et de précautions, si l’on veut éviter les mécomptes dans l’avenir.
- Il faut assurer la dilatation du métal ; donner au chéneau des dimensions en
- rapport avec la quantité d’eau qu’il doit recevoir et même exagérer un peu ces dimensions, pouvoir le nettoyer facilement et enlever la neige, etc.
- Le plomb est le métal à employer de
- préférence pour l’exécution des chéneaux; on se sert du zinc par économie. Il ne faut pas exécuter des chéneaux en zinc où il doit couler des eaux ménagères. Les chéneaux en zinc exigent plus de pente que les chéneaux en plomb.
- Les chéneaux s’exécutent de différentes manières suivant les dispositions adoptées pour la charpente, la corniche et le pied des versants de la toiture.
- Si,par exemple,dansle croquis (fëg. 2257)
- le point B (partie basse de la couverture)
- Fig. 2259.
- $e trouve au-dessous du niveau G de la corniche, le chéneau devra remonter jusqu’en A sur lé versant de la toiture, de façon à ce que ce dernier point soit de
- 0m,Û3 au moins plus élevé que le point C-Le pli A est retenu sur la volige V aU moyen de pattes P en zinc n° 14 au moinS> de 0m,10 de largeur, espacées de 0m,50 au
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- COUVERTURES EN ZINC.
- 773
- plus d’axe en axe et fixées sur la volige au moyen de trois clous.
- Des pattes S, distancées également de °m,50 d’axe en axe, mais en zinc n° 16 et de 0m,25 de longueur, au moins, retiennent le bourrelet C ; la largeur de ces pattes Sera telle que l’épaisseur delà cymaise en L soit entièrement recouverte vers l’inté-rieur du chéneau et qu’elle forme au dehors une saillie de 0m,015 à 0m,020.
- Des clous seront, dans ce cas, au nombre de cinq ou de sept et disposés en quinconce.
- Lorsque le point B {fig. 2258) se trouve a bm,03 au moins au-dessus du niveau supérieur C de la corniche, s’il s’agit du
- brisis {fig. 2260), le pli B doit se trouver de 0m,03 au-dessus du niveau G, comme nous l’avons déjà montré précédemment.
- Nous indiquerons ici une disposition qu’on adopte quelquefois pour l’attache du
- Fig. 2261.
- chéneau au-dessus de la corniche, où le bourrelet est remplacé par un pli plat vertical C, qu’on agrafe aux pattes E pliées d’équerre et fixées comme le montre le croquis. On favorise ainsi beaucoup moins la dilatation du chéneau ; mais sa solidité est bien plus grande.
- Cette disposition de pattes convient surtout dans le cas ou les chéneaux sont très larges; elle empêche le bourrelet de se dégrafer.
- Les croquis {fig. 2261 et 2262) donnent, à plus grande échelle, le détail de ces modes d’attache.
- Fig. 2260.
- Système à tasseaux pour la couverture, le purrelet du b.as des feuilles des versants Rendra s’adapter au pli B, et celui-ci sera elenu par des pattes P, comme pour eXemple précédent.
- La disposition indiquée en croquis yV* 2259) pourra être adoptée lorsqu’il est R Usage de chevrons pour les versants ^ a toiture, et, dans ce cas, la pente de Ux~ci se continue jusqu’au fond du ché-au- Il suffit alors que celui-ci monte sur ^ Versant jusqu’à 0m,03 au moins au-ç Ssils du niveau supérieur de la corniche 11e pli A étant retenu sur la volige au °yen de pattes P ; il en est de même °^.les pattes et le bourrelet en C.
- ^ s’agit d’un chéneau au bas d’un
- Fig. 2262.
- Le numéro du zinc à employer doit être d’autant plus élevé que la largeur du chéneau est plus grande.
- On pourra, en pratique, adopter les numéros suivants :
- Pour 0m,50 à 0m,7o de développement, le n° 14 au moins ; .
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- COUVERTURE.
- Pour 0m,75 à 1 mètre de développement, le n° 15 au moins ;
- Pour 1 mètre à lm,25 de développement, le n° 16 au moins ;
- Pour lra,25 à lra,50 de développement, le n° 17 au moins ;
- Pour lm,50 à lm,75 de développement, le n° 18 au moins.
- Lorsque les chéneaux sont très larges,
- Fig. 2263.
- pour les deux exemples ci-dessus n° 17 et n° 18 de zinc, la dilatation du métal, dans le sens de la largeur est telle que le bourrelet pourrait s’écarter de la corniche et laisser ainsi entrer le vent sous le chéneau ; dans ce cas, les pattes {fig. 2262) sont préférables, et elles doivent être en zinc du même numéro que celui du chéneau et plus rapprochées les unes des autres, ou, mieux, former solution de continuité.
- Pour les plates-formes à tasseaux, les mêmes règles que celles indiquées pour la figure 2258 doivent être observées, tant pour éviter les infiltrations que pour le mode d’attache {fig. 2263).
- Pour les plates-formes à rigoles {fid-2264), c’est le fond de celles-ci qui doit se trouver de 0m,03 au moins plus élevé qne le niveau supérieur de la corniche.
- D’autres dispositions existent encore
- Fig. 2264.
- pour les chéneaux ; par exemple, lorsque les versants font saillie au dehors, ou lorsque le chéneau se trouve placé au-dessus de la cymaise de la corniche, mais elles sont peu usitées et s’exécutent suivant les mêmes principes que ceux que nous venons de décrire.
- En général, les feuilles de zinc doivent garnir tout le développement du chéneau, sans soudure, dans le sens de la longueur ; le chéneau se composera de pièces de
- Coupe Ah
- (S* cs>
- Soudure èoXAX£ur*
- Fig. 2265 et 2266.
- 1 mètre, solidement soudées les unes aux autres.
- Pour obvier aux inconvénients que présente la trop grande longueur d’un ché-
- neau, il faut la diviser en plusieurs parties, au moyen de coupes dites de dilatation \ il en résulte, il est vrai, un plus grand nombre de tuyaux de descente, ce qu n
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- n’est pas toujours possible d’obtenir et oblige parfois à avoir recours à un mode de coupe spécial.
- La coupe de dilatation en zinc {fig. 2265 et 2266) se compose de deux parois verticales écartées de 0m,04 à 0m,05 et soudées, sur tout le développement, à l’extrémité de chaque partie du chéneau aboutissant à la coupe. Celui-ci forme donc une solution de continuité entre les deux parois verticales de ladite coupe; la hauteur de ces parois correspond, d’un côté, au pli C du bas des versants et, de l’autre, elle est de 0m,01 au moins au-dessus du niveau supérieur de la corniche.
- Le dessus de la coupe se compose d’un
- ^v\\\\\\\\\\w\\m^i
- Fig. 2267 et 2268.
- coulisseau, qui s’agrafe aux plis horizontaux des parois qu’il recouvre comme le montre la coupe verticale AB.
- Cette disposition s’applique à la coupe du chéneau {fig. 2259), tandis que la coupe [fig. 2267 et 2268) est applicable au chéneau {fig. 2258).
- Lorsqu’on a commencé à substituer le Z1nc au plomb dans la construction des chéneaux, on les exécutait de la manière suivante :
- De solides crochets C [fig. 2269) en fer, fixés avec des vis sur des planches verticales, de 0m,034 ou 0m,041 d’épaisseur, et scellés dans la corniche, maintenaient fe devant de l’encaissement dans lequel
- on exécutait le chéneau. Ces crochets étaient ordinairement espacés de 0m,50 d’axe en axe.
- L’autre paroi verticale du chéneau était formée de planches appliquées contre un petit mur en briques M.
- Fig. 2269.
- Le fond du chéneau était également formé de planches clouées sur des lambourdes L, lesquelles étaient scellées au plâtre à l’aide de solins S sur le dessus de la corniche.
- Des tasseaux triangulaires placés de chaque côté du fond garnissaient les angles
- et permettaient d’éviter de plier le zinc avec des angles droits.
- Le zinc ordinairement employé était le n° 16 ; le chéneau se reliait à la couverture F par une agrafe a. La garniture de socle et le membron étaient exécutés en zinc n° 14 ; des agrafes a! et a" servaient à relier les différentes feuilles employées.
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- COUVERTURE.
- Les ressauts, ordinairement établis tous les 4 mètres étaient obtenus par le parquet placé sous le fond du chéneau, lequel était plus élevé au droit de la haute pente. A l’endroit du ressaut, on plaçait sous le parquet une lambourde L plus épaisse de
- 0m,05 à 0m,06 de hauteur, et le ressaut prenait la forme indiquée par le croquis {fig. 2270).
- Lorsque le fond du chéneau était percé, il en résultait, dans ce système, des fuites sur la corniche et qui, par capillarité,
- Fig. 2211.
- donnaient de l’humidité à l’intérieur des murs.
- 5° Chéneau ordinaire à ressauts avec socle et devant de chéneau en zinc. — Un deuxième type ayant beaucoup d’analogie avec le précédent est indiqué en croquis
- [fig. 2271 à'2275). C’est un système ordinaire à ressauts, avec socle et devant de chéneau en zinc.
- Comme nous l’avons fait précédemment, nous en indiquerons les principales parties par la légende suivante :
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- A. — Bande d’agrafe fixée sur l’entable- B. — Equerres ou support en fer (0m,008 ment; X 0m,040),| espacés de 0m,80 à 1 mètre,
- Fig. 2272.
- scellés dans la maçonnerie de l’entablement ;
- G. — Coyaux ou lambourdes formant ms ressauts ;
- E. — Planche de socle de 0“,027 à
- >041 fixée sur les équerres B à l’aide de vis :
- Fig. 2273.
- par des pattes J et G placées en sens contraire ;
- . b. — Devant de socle en zinc à dilata-lQn libre ;
- G. — Pattes en zinc maintenant le evant du chéneau ;
- .f*- — Chanlatte en sapin évitant le b mge du zinc à angle droit ;
- — Chéneau en zinc n° 16 maintenu
- ___j
- U
- Fig. 2274 et 2275.
- J, J', 3". — Pattes en zinc clouées sur la volige tous les 0m,50 ;
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- COUVERTURE.
- K. — Main courante en zinc portant à une de ses extrémités R deux pattes p soudées à l’intérieur et clouées sur le dessus de la planche de socle ; l’autre extrémité K/ {fig. 2273) porte une patte p' également soudée et s’engageant entre les deux autres pattes jo, lorsque les deux bouts de main courante sont en place.
- Le recouvrement d’un bout de main courante sur l’autre est de 0®,06 à 0m,10 ;
- Y. — Yoliges de0m,020à0m,027 d’épaisseur formant fond du chéneau.
- Les deux croquis {fig. 2274 et 2275) montrent la disposition des feuilles de zinc du chéneau à l’endroit du ressaut.
- Afin d’éviter les fuites, qui se produisent
- 75a.nde cL^cijutil se . ''accvrctcL/it ci /<i couverttu'c
- pâtirpente, rf nrsjaïUs
- Cça vet'lci'e cntiblomeiil,
- û dtLitifio n. /tôrc. (j (l fh/tes JuadcÇ
- ''oint. Tasseau Sajm
- A °
- Fig. 2276.
- souvent et qu’on peut difficilement voir, on se sert aujourd’hui d’autres types de chéneaux, sur entablement couvert, que nous allons examiner.
- 6° Chéneau à Vanglaise à ressauts, sur entablement couvert, avec supports spéciaux, tous semblables. — Pour exécuter un chéneau de ce système, il faut, d’abord.
- couvrir le dessus de la corniche ou de l’entablement en feuilles de zinc posées a dilatation libre, c’est-à-dire avec coulisseaux ou avec tasseaux et couvre-joints, au-dessus de cette couverture, on pla°e sur des supports en fer, convenablement espacés, le chéneau en zinc, qui peut rester apparent dans les constructions écono-
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- COUVERTURES EN ZINC.
- 779
- miques, ou être dissimulé par un socle ou devant de chéneau en zinc uni ou mouluré dans les constructions plus importantes.
- En employant cette disposition, les fuites, s’il s’en produit dans le chéneau, ne peuvent occasionner aucun dégât, puisque
- transversale
- l’eau, tombant sur le revêtement de l'entablement, est rejetée extérieurement sans avoir eu aucun contact avec la maçonnerie.
- Les croquis [fig. 2276 et 2277) nous re-
- présentent en croquis un chéneau à l’anglaise sur entablement couvert.
- La légende suivante indique les principales parties de ce chéneau :
- A. — Voliges fixées sur l’entablement
- par des trous tamponnés ; on peut éviter Ce voligeage et poser directement le zinc snr la partie inclinée de la corniche en prenant les précautions décrites précédemment ;
- B. — Bande d’agrafe ;
- C. — Couverture à dilatation libre de l’entablement ;
- D. — Couvre-joints sur tasseaux sapin de 0m,015X0“,030;
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- 780
- COUVERTÜRE.
- E. — Planches formant banquette ;
- F. — Equerres ou supports en fer plat de 40 X 7, tous semblables;
- G. — Pattes soudées sur les couvre-joints et maintenant le pied des équerres ;
- H. — Planche de socle de Üm,04 fixée sur les équerres;
- I. — Devant de chéneau en zinc maintenu par les pattes K et L ;
- K. — Pattes soudées sur couvre-joints et rabattues ;
- L, L', L", U". — Pattes clouées tous les 0m,50 ;
- M. — Fond en sapin de 0m,027 posé en pente sur tasseaux ;
- Fig. 2279.
- N. — Tasseaux formant pente et ressauts ;
- O. — Chanlattes sapin, en biseau ou
- Fig. 2280.
- arrondies, pour éviter le pliage du zinc à angle droit;
- P. — Chéneau en zinc maintenu par les pattes L' et L" ;
- R. — Bande d’égout se raccordant à la couverture ;
- S. — Pattes soudées tous les 0m,33, maintenant la main courante en zinc U ;
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- COUVERTURES EN ZINC.
- T. — Main courante en sapin de 0m,04;
- U. — Main courante en zinc à dilatation libre ;
- Y. — Bagues de raccordement et de dilatation ;
- 781
- X. — Coulisseaux du devant de chéneau en zinc.
- Les croquis fig. 2278) représentent les coupes sur deux équerres F, dont l’une au droit d’un ressaut.
- Coupe transversale,
- Fig. 2281.
- Le croquis [fig. 227Ô) indique le moyen de fixer les équerres F par des boulons au lieu d’employer les simples vis.
- 7° Chéneau à tanglaise sur entablement couvert, à ressauts, avec équerre de hauteur variable. — Dans cet exemple que nous représentons en croquis fig. 2280 et et 2281), les équerres, au lieu d’être toutes du même modèle, ont des hauteurs variables ; c’est le système le plus généralement employé.
- Dans ces croquis, les différentes lettres représentent :
- A. — Yoliges isolant du zinc l’enduit de la maçonnerie ; on peut remplacer ces voliges par du papier anglais ;
- B. — Bande d’agrafe;
- C. — Couverture en zinc de l’entablement ;
- D. — Couvre-joint sur tasseaux en sa-Pin.de 0m,015 x 0m,03;
- E. — Bande d’armature placée sous la planche de socle ;
- F. — Equerres en fer plat de 0m,040 X 0m,007 de mètre en mètre ;
- G. — Pattes soudées sur couvre-joint et rabattues pour maintenir avec les pattes L le devant du chéneau ;
- dovtpe ab •
- Fig. 2282.
- H. — Planche de devant du chéneau en sapin de 0ra,04;
- I. — Socle ou garniture en zinc de devant du chéneau ;
- K. — Pattes vissées sur les équerres maintenant le chéneau;
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- 782
- COÜVERTÜRÈ.
- L. — Pattes clouées sur le socle tous les 0m,50 environ ;
- Fig. 2283.
- M. — Fond en sapin de 0,n,027, suivant la pente ;
- Fig. 2284.
- O. — Chanlatte en biseau ou arrondie évitant le pliage du zinc à angle droit ;
- P. — Chéneau en zinc posé à dilatation libre ;
- R. — Bande d’égout se raccordant à la couverture ;
- S. S'. — Pattes soudées et rabattues tous les 0m,33 ;
- T. — Main courante en sapin de 0m,04;
- U. — Main courante en zinc s’agrafant avec la gaine ;
- V. — Gaine en zinc fort clouée sur le socle et placée à l’endroit du recouvrement des bouts de main courante.
- Le croquis {Jlg. 2282) nous montre la coupe, suivant ab, sur le couvre-joint D de la figure 2280.
- Le croquis [Jlg. 2283) nous montre une coupe sur la gaine.
- Enfin les deux croquis [fig. 2284 et 2283) indiquent la disposition et le détail d’un ressaut dans un chéneau de ce genre. 8° Des ressauts; divers systèmes. — Pour
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- COUVERTURES EN 2INC.
- 783
- établir un véritable chéneau à ressauts, il faut former un encaissement avec des planches reposant et maintenues sur des supports ou équerres en fer et placer sur les planches de fond des tasseaux produisant des ressauts et supportant d’autres planches de fond,qui se trouvent ainsi surélevées par rapport aux premières.
- Le nombre et la hauteur des ressauts dépendent de la longueur et de la hauteur ou profondeur du chéneau.
- Les ressauts, dans les chéneaux en zinc, Re sont pas susceptibles d’infiltrations par capillarité comme ceux des chéneaux en plomb.
- Le croquis (,fig. 2286) nous montre la
- Fig. 2287 et 2288.
- Fig. 2289.
- Fig. 2290 et 2291.
- v|ie intérieure et la coupe longitudinale d un chéneau à ressauts.
- D’après ce qui a été dit précédemment, le croquis fait facilement comprendre les
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- m
- couverture.
- dispositions, sans que nous ayons à nous y arrêter.
- Les ressauts peuvent s’établir de 2 à 4 mètres de distance l’un de l’autre. Nous indiquons en R le recouvrement des feuilles'; en P les planches de fond du chéneau ; en T les différents tasseaux pour obtenirle relèvement au droit des ressauts ; en D un trou d’écoulement avec moignon
- Fig. 2292.
- en zinc et collerette soudée ; enfin en F une ouverture de trop-plein, ou déversoir, à l’intérieur du chéneau.
- Les deux croquis [fig. 2287 et 2288), nous montrent : en A la partie haute d’un ressaut ; en B la partie basse ; en C et en C' des pièces en zinc soudées.
- Le croquis [fig. 2289) nous indique : en D
- Fig. 2293.
- la position, en coupe, d’un moignon en zinc avec collerette soudée ; en F ouverture du trop-plein ou déversoir ; en R des ressauts de divers systèmes de hauteur variable (0m,04 à 0m,06) avec recouvrement de 0m,03 à 0m,06 ; en S solins en plâtre supportant des lambourdes ou coyaux formant ressauts.
- Le croquis {fig. 2290 et2291) représente
- l’extrémité d’un chéneau se retournant d’équerre avec l’indication en H ; d’une cuvette en zinc se raccordant avec Ie tuyau de descente ; en D le moignon en zinc traversant la corniche du bâtiment pour se rendre dans la cuvette H ; en G la vue ou trop-plein à l’extérieur.
- Le croquis [fig. 2292) nous montre, à plus grande échelle, le manchon en plomb fixé par quatre clous sur la planche de fond (partie gauche du croquis) ou avec bord rabattu sur un fort fil de zinc Z soudé sur le zinc de la couverture de l’entablement.
- Lorsqu’on désire mettre un chéneau, dont la face arrière soit verticale, dans un comble fortement incliné, on prend les deux dispositions {fig. 2293 et 2294).
- Fig. 2294.
- Dans la première {fig. 2293), on met sur chaque chevron un coyau D, lequel est entaillé pour recevoir une entretoise en sapin a de 0m,08 x 0rn,04 ; dans la deuxième {fig. 2294). on place, clouée sur chaque chevron, une chanlatte a permettant d’obtenir une face verticale au-dessus de la sablière S.
- Le croquis {fig. 2293) nous montre une application de cette dernière solution.
- L’entablement et la chanlatte A, jusqu a l’arête d’égout du toit, sont couverts en zinc ; les supports C, dont nous donnons le détail {fig. 2296), sont en fer feuillard de 0m,035 X 0in,005, peints au minium ou mieux en fer galvanisé. Ces supports sont espacés tous les 0m,60 et vissés sur la chanlatte en sapin A ; ils comportent
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- quatre paillettes aa! et bb', les deux premières servant à fixer le chéneau, les deux autres pour maintenir la bande de socle placée au-devant du chéneau.
- Ces paillettes sont en cuivre rouge étamé et fixées sur le support C avec de forts rivets également en cuivre rouge.
- Dans certains cas la paillette a peut être
- supprimée et remplacée par des pattes eu zinc clpuées sur la face de la clianlatie °u sur le voligeage du toit.
- La paillette b' est rarement employée, a cependant une grande utilité pour umn maintenir le bas du socle en zinc.
- La bavette E, qu'on fait généralement 6n plomb pour plus de facilité lors des
- Sciences générales.
- réparations, s’accroche avec les feuilles F de la couverture en zinc et retombe dans le chéneau par un ourlet déversé.
- Des pattes e servent à bien maintenir cette bavette sur la chanlatte A.
- Entre les deux pinces plates d et d'on
- Fig. 2296.
- peut accrocher une main courante en zinc, ce qui termine riustallation de ce genre de chéneau-gouttière.
- Lorsque le chéneau est placé entre un toit et un mur, on adopte la disposition
- représentée en croquis {fig. 2297). Le détail du chéneau C côté du comble est identique à ce qui a déjà été donné précédemment; pour le côté du mur, le zinc du chéneau est relevé le long de ce mur, oïl il est maintenu par des pattes clouées ; on
- Couverture et plomberie. - 30.
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- COUVERTURE.
- place au dessus une bande de solin en zinc B et un solin en mortier À.
- XII. — Couverture en zinc des bandeaux et des corniches.
- On couvre généralement les bandeaux avec des bandes de zinc ourlées et mainte-
- nues par des bandes d'agrafe ou bandes d’ègout.
- On peut disposer ces bandes de zinc ourlées de différentes manières ; nous en donnons trois exemples en I, II, 1H {fig. 2298 à 2300).
- On peut, en I {Jlg. 2298) sciotter une rainure e dans le mur de 0m,02 à 0m,03 de pro-
- Fig. 2298 à 2300.
- fondeur et y enfoncer une pince plate p à demi fermée, préalablement préparée sur la rive de la bande de zinc et fixée dans la rainure ainsi préparée à l’aide de morceaux de bois placés de distance en distance.
- Une autre disposition est indiquée en II {fig. 2299), c’est une bande de solin, recouvrant la bande de zinc ourlée, et dont la tête repliée pénètre comme la précédente dans une rainure sciottée.
- Enfin on peut, comme nous le représentons en III {fig. 2300), clouer la bande de solin contre le mur à l’aide de clous c très rapprochés.
- Le dessus d’un bandeau doit toujours être légèrement en pente vers le dehors pour rejeter facilement les eaux de pluie.
- Souvent, quand on relève le zinc des bandeaux dans l’épaisseur du mur et qu’on le cloue, si on ne prend pas des dispositions spéciales, il arrive que le zinc en jouant fait éclater le plâtre qui recouvre le relief.
- Lorsque le bandeau à recouvrir a une certaine importance, comme saillie, on le
- fait dépasser le bandeau en pierre de 0m,02 à 0m,03 [fig. 2301), on retourne le zinc verticalement en forme de listel, et on le termine par une pince p venant se
- fixer sur la bande d’agrafe ou d’égout,qui est elle-même repliée verticalement.
- On appelle ce genre de recouvrement de bandeau bande de recouvrement à listel-
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- COUVERTURES EN ZINC^
- ^ouverture d’un bandeau ou d’une corniche avec bande d’agrafe et bande de recouvrement.
- f*our les bandeaux et les corniches ayant une saillie de 0m,16 à 0m,25, on ei*ïploie la disposition représentée en cro-[fig. 2302 et 2303).
- C’est une bande de recouvrement posée à dilatation libre, engravée en E dans le mur, terminée par un ourlet venant s’agrafer sur une bande d’agrafe.
- L’engravure est l’encoche longitudinale ayant 0m,03 X 0m,03 faite au ciseau sur le parement du mur en moellons, en plâtre
- Coupe lonpiiudinaJe
- ojo ^
- en briques ; dans la pierre de taille on aiL comme nous l’avons indiqué précédem-^frt, un sciottage.
- Le zinc, relevé d’équerre et placé dans engravure, est cloué au fond de cette e*)gravure à l’aide de clous mariniers espa-Ces de 0m,10 d’axe en axe ; le vide del’en-§favure est ensuite soigneusement rempli avec du plâtre.
- ^ commence le travail par la pose des andes d’agrafe (zincn014), puis on conti-Ue par la bande de recouvrement (zinc 11012).
- Les différentes feuilles de zinc for-^antla bande de recouvrement sontagra-les unes aux autres et maintenues ç hdement sur la corniche par des pattes a ^péesdun côté sur les feuilles et clouées . 1 autre sur le bandeau ou sur la corolle.
- ccroquis donnent les principales 6s pour l’exécution de ce genre de coupure.
- ^ le bandeau a une très petite largeur,
- on assemble de la même manière : on donne aux pattes a [fig. 2302) moins de
- Fig. 2303.
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- COUVERTURE.
- largeur ; on diminue, aussi la largeur des bandes d’agrafe. Pour les très petits bandeaux, on réduit le nombre des pattes a, et on augmente la saillie des bandes de
- recouvrement (0m,04 au lieu de 0m,03) ; o11 fait le bourrelet plus fort (on se sert de a tringle de 0m,013 au lieu de 0m,011 polir battre cet ourlet).
- Coupe suivant AB.
- Plan
- __\_L
- . de 0,8o S J,ÿP_______
- Couverture d’un bandeau ou d’une corniche par bandes agrafées et bandes à. coulisseaux.
- Les croquis [fig. 2304 et 2305) nous montrent l’emploi des coulisseaux, disposition la plus généralement adoptée lorsque les bandeaux ou corniches, au lieu d’être réguliers sur toute leur longueur, rencontrent des appuis de fenêtres.
- Nous avons donné, précédemment, sous la désignation de bandes diverses, le mode d’assemblage de deux bandes de recouvrement; nous n’avons donc pas à y revenir pour leur application aux bandeaux et corniches.
- Comme, dans l’exemple précédent, nous donnons, dans ces deux croquis, les principales cotes d’exécution.
- Lorsque les corniches ou bandeaux sont très larges, on emploie des bandes de recouvrement de 0m,80 de longueur, et, lorsque la pose des coulisseaux est difficile, on les remplace par des tasseaux de couverture permettant de mieux maintenir les feuilles sur la rive.
- Bavette d’appui d'une croisée.
- Il existe différents moyens pour execU ter le revêtement d’un appui de fenêtr
- avec jet d’eau ; nous allons étudiei principaux.
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- Le plus ordinairement on met, devant j à recouvrement avec les bandeaux de les fenêtres, des bavettes qui se joignent I droite et de gauche, mais sans soudure.
- Fig. 2306.
- Fig. 2308.
- On dispose la couverture du bandeau e cManière à placer un coulisseau C
- [fig. 2306) juste à l’aplomb du tableau T de^la baie.
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- COUVERTURE.
- La bande de recouvrement B a toute la largeur de cette baie ; elle est maintenue sur la corniche ou sur le bandeau par des bandes d’agrafe D.
- La pièce d’appui de la croisée est recou-
- verte par une bande de zinc E terminée par une pince et clouée avec des clous a piston sur le rebord supérieur de la pièce d’appui.
- Dans certains cas (fig. 2307), la bande
- Fig. 2310 et 2311.
- de recouvrement B et la bande E de la figure précédente ne font qu’une seule feuille F, maintenue de la même manière ; en bas sur une bande d’agrafe, et en haut par des clous à piston.
- Dans le croquis [fig. 2308) il exista encore la bande de recouvrement B de® exemples précédents; la bande E ayaÇ une autre forme est fixée sur la parOe horizontale de la pièce d’appui, cette
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- 792
- COUVERTURE.
- recouvre la bande a; elle comporte une pince et une double pliure, permettant de la fixer en D par des clous à piston espacés de 0m,01 à 0m,02 d'axe en axe.
- XIIÏ. — Couverture en zinc à doubles nervures. — Système Bail lot.
- Ce genre de couverture peut s’employer
- pour bâtiments industriels, revêtement de murs et de lambris.
- Les feuilles à doubles nervures, espacées de 0m,140 de lm,00 de hauteur sur 0m,95 de largeur (largeur développée lm,l25), peuvent être posées indifféremment sur voliges jointives ou espacées, sur lattis ou sur pannes en bois ou en fer.
- Les lattes et les cours de pannes ne
- Coupe AB.
- Coupe AB.
- Fig. 2313 et 2314.
- doivent pas être espacés de plus 0m,45.
- Le clouage a lieu à l’extrémité supérieure de chaque feuille, dans une série de petits creux poinçonnés d’avance, en C {fig. 2312).
- Les clous sont en fer galvanisé ou zingué ; ils sont cachés par les recouvrements des feuilles et soustraits ainsi aux influences extérieures.
- Les deux croquis {fig. 2313 et 2314) nous montrent les profils des nervures à grande et à petite échelle ; ce sont des coupes suivant AB de la figure précédente. En P nous indiquons la position des pattes d’attache servant à maintenir les feuilles à leur partie inférieure.
- Ce sont des pattes en zinc n° 19 soudées sur les côtés intérieurs des nervures et s’agrafant avec les nervures des feuilles qu’elles recouvrent.
- Coupe EF.
- Le croquis [fig. 2313), coupe suivant EF de la figure 2312, montre la position des pattes P et leur clouage.
- Fig. 2316.
- Les feuilles sont terminées, à chacune de leurs extrémités, par un large biseau servant à empêcher leur contact à l’intérieur des recouvrements et par suite toute infiltration de se produire par capillarité.
- La dilatation est possible dans tous les sens, les feuilles n’étant clouées qu’à leur extrémité supérieure.
- Le recouvrement des feuilles varie suivant la pente du toit; mais, dans aucun
- cas, la hauteur H de ce recouvrement
- [fig. 2316) ne doit être inférieure à 5 centimètres.
- Détails d’exécution.
- 1° Dispositions du faîtage. — Le cro-
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- COUVERTURES EN ZINC.
- 793
- Fig. 2317 et 2318.
- Fig. 2319.
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- COUVERTURE.
- quis {fig. 2317) nous montre la disposition du faîtage dans ce genre de couverture. Les feuilles sont continuées jusqu’au faîte et sont recouvertes par un couvre-joint de faîtage spécial A, creux, soutenu sur les nervures des feuilles et assez large pour assurer l’étanchéité.
- Le croquis {fig. 2318) de la coupe en travers du faîtage fait facilement comprendre sa disposition.
- 2° Raccord avec une bande de larmier. — Le croquis [fig. 2319) nous indique le raccordement des feuilles avec une bande de larmier. La feuille de zinc n° 16 du chéneau remonte jusque sur la volige, sur laquelle elle est maintenue à
- Fig. 2320.
- l’aide de fortes pattes P ; les feuilles B de la couverture sont agrafées à l’aide de pattes spéciales soudées sur la feuille de zinc du chéneau. Les nervures C ont, à leur extrémité inférieure, leur zinc coupé et rabattu en bout par deux pliures pour fermer le bas de ces nervures en leur donnant l’apparence de l’extrémité des tasseaux de la couverture ordinaire.
- 3° Raccord avec une bande d'égout. — Le croquis [fig. 2320) montre la disposition du raccordement des feuilles avec une bande d’égout.
- Les attaches en B et en D sont les mêmes que pour la figure précédente ; seule la bande d’agrafe a a une disposition particulière indiquée par le croquis.
- 4° Raccord de couverture contre un mur. — Lorsqu’on adosse un appentis le long d’un mur, on adopte, comme raccor-
- dement, la disposition représentée en c-ro-' quis {fig. 2321).
- Les feuilles F de la couverture com-
- Fig. 2321.
- portent en r un relief vertical placé le long du mur et sur lequel on met une
- Fig. 2322.
- bande libre de zinc B, s’appliquant sur les nervures, comme nous l’avons indique
- Fig. 2323.
- {fig. 2317). Les plis A sont soudés sur la feuille de zinc F.
- En C on dispose, à la manière ordi-
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- COUVERTURES EN ZINC.
- naire, une bande de solin clouée en d dans la maçonnerie.
- 5° Disposition des ruellées. — Pour terminer ces détails, nous indiquons en croquis (ftg. 2322 et 2323) deux dispositions simples de bandes de ruellées.
- Dans la première, la feuille de zinc F de la couverture est repliée verticalement et comporte une pince plate p venant se fixer dans une bande d’agrafe a de forme spéciale ; dans la deuxième disposition, la feuille de zinc F est relevée verticalement et se termine par une pince plate ; elle est maintenue par une bande d’agrafe spéciale a servant aussi à retenir une bande b de couvre-joint.
- XIV. — Couvertures en zinc cannelé ou ondulé.
- La société de la Vieille Montagne fabrique depuis longtemps des feuilles de
- §
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- 795
- zinc cannelées très employées en couverture.
- Ce genre de couverture est économique par suite de la suppression de la volige et des chevrons.
- Les cannelures peuvent, comme le montrent les croquis (ftg. 2324 à 2326), prendre des formes différentes :
- En I, feuille de zinc cannelé continu ;
- En II, le cannelé à l’italienne ;
- En III, un autre genre de cannelures, dont nous dirons quelques mots.
- 11 existe aussi des couvertures en zinc petit ondulé, dont nous parlerons dans la suite.
- Le zinc cannelé continu offre plus de résistance que le cannelé à l’italienne, par suite de la disposition des cannelures ; il n’exige pas plus de métal par mètre carré de couverture.
- Les feuilles de zinc cannelé ont 2m,25 de longueur sur 0m,80 de largeur ; cette
- dernière mesure étant prise entre les axes des cannelures bordant la feuille, la largeur totale est de 0m,85 ; la différence de 0m,05 complète le recouvrement des cannelures de chaque côté de la feuille.
- Elles sont en zinc n° 14 et pèsent 13kg,40 environ, soit 7 kilogrammes le mètre carré.
- Les feuilles de zinc cannelé à l'italienne ont 2m,25 de longueur sur 0m,7o de largeur entre les axes des cannelures limite; la largeur totale est de 0m,80.
- Elles sont également en zinc n° 14 et pèsent 13kg,10 environ, soit 7kg,301e mètre cerré.
- La pente convenable pour un recouvrement de feuilles de 0m,10 est de 20 à 25
- degrés, soit 0m,36 à O"1^ par mètre ; si la pente était moins forte, il faudrait augmenter le recouvrement.
- Il y a, dans ce système de couverture, une perte de métal due aux recouvrements. Comme nous le savons, les feuilles de zinc cannelé ont 2m,25 de longueur sur une largeur totale de 0“,85 ; la surface réelle de la feuille est donc de lm,91, la surface utile est de lm,70, en supposant un recouvrement de 0m,12 ; la feuille perd donc en place 0Dl,21, soit le 1/9 environ de sa surface, et le poids par mètre carré de couverture est de 7kg,80, et de 8kg,00, y compris les pattes.
- Le zinc cannelé se lamine ordinairement avec des feuilles de zinc nos 14, 15 et 16.
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- COUVERTURE.
- Détails d’exécution.
- 1° Faîtages. — Nous nous occuperons
- en premier lieu de la disposition des faîtages.
- Fig. 2328.
- Suivant qu’on emploie la cannelure continue ou le cannelé à l’italienne, les faîtages peuvent prendre les dispositions ci-après.
- Les feuilles de zinc aboutissent au faîtage sur une pièce de bois P [fig. 2327) et sont recouvertes par des faîtières spéciales {fig. 2328), ayant en dessous des pattes p servant à les maintenir sur les feuilles.
- Fig. 2329.
- Un deuxième type de faîtage est indiqué en croquis {fig. 2329).
- Sur la panne de faîtage on place un tasseau, comme dans les couvertures ordinaires.
- Ce tasseau de faîtage est figuré vu
- Fig. 2330 et 2331.
- Fig. 2332.
- Fig. 2333.
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- COUVERTURES EN ZINC. 797
- en dessous {fig. 2330) et vu en dessus {fig. 2331).
- Un troisième exemple de faîtage est représenté [fig. 2332) ; enfin lafigure 2333 nous montre la possibilité de faire un faîtage avec une simple feuille de plomb
- agrafée tous les deux reliefs et prenant bien la forme des ondulations du zinc.
- On peut encore avoir, comme l’indique le croquis {fig. 2334), un cours de panne de chaque côté du poinçon P de la charpente, au lieu d’un faîtage simple.
- R
- Fig. 2334.
- Le faîtage de la couverture se compose d’une bande en équerre G soudée au haut de chaque versant, au boutdes feuilles, sur tout leur développement et feuille par feuille.
- Ces bandes servent à y agrafer le faîtage D, composé de pièces de 1 mètre de longueur, qui peuvent être soudées ensemble sur une longueur de 4 à 5 mètres seulement ; à cette distance il faut un
- simple recouvrement de 0m,06 au moins, ou une coupe de dilatation.
- Les arêtiers seront formés de la même manière que le faîtage.
- Le recouvrement horizontal des feuilles sera de 0m,12 au moins et d’une ondulation pour les côtés latéraux.
- Les feuilles sont fixées au cours de pannes au moyen de gaines B soudées
- aux ondulations et de pattes A en fer étamé clouées aux cours de pannes, au nombre de trois par largeur de feuille.
- 2° Mode d'attache des feuilles sur les pannes. —Les feuilles sont maintenues sur les pannes, soit en bois, soit en fer, par des pattes ordinairement en feuillard galvanisé, ou mieux étamé, dont le nombre doit être de quatre et souvent même cinq par
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- COUVERTURE.
- feuille. Trois de ces pattes sont placées à l’extrémité inférieure de la feuille et la
- Fig. 2336 et 2337.
- quatrième en son milieu, du côté de la cannelure, qui recouvre celle de la feuille
- Fig. 2338
- voisine. La cinquième patte se place également dans le milieu.
- Les pattes sont soudées sous les cannelures et sont fixées ou agrafées sur les pannes.
- Le croquis (fîg. 2335) nous montre la position des pattes ; celles A [fig. 2336) sont soudées sur les feuilles de zinc ; les autres B sont vissées sur la panne en bois et entrent dans les précédentes.
- La dépose des feuilles peut se faire très facilement et rapidement, ce qui est un
- et 2339.
- l>yl>.yl>y %
- ^yy^yy^yy^?
- Fig. 2340.
- avantage pour les couvertures provisoires.
- Les deux croquis [fig. 2338 et 2339) nous indiquent deux autres systèmes de pattes à employer sur pannes en bois.
- La figure 2340 indique encore un autre système, qui consiste simplement à clouer les pattes sur le côté des pannes, ces pattes
- Fig. 2341.
- Fig. 2342.
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- COUVERTURES EN ZINC.
- 799
- étan t préalablement soudées sur le zinc de la couverture.
- Le détail de cet assemblage est représenté en croquis {fig. 2341).
- Les vapeurs, en se condensant sous la couverture, forment des gouttes d’eau qui, étant arrêtées dans leur trajet par les pannes de la charpente, tombent en pluie a l’intérieur. On peut remédier à cet inconvénient en employant la disposition des figures 2342 et 2343.
- Les feuilles laissant entre elles un intervalle de 0m,01 environ à leur rencontre
- £rT\
- Fig. 2343.
- avec les pannes, c’est-à-dire à l’endroit de
- Fig. 2344.
- leur recouvrement les gouttes d’eau, en suivant la pente de la couverture, s’en-
- Fig. 2345.
- Ragent dans cet intervalle et coulent alors a l’extérieur de la couverture.
- On place sous chaque joint A {fig. 2342) ^ petit tasseau en zinc creux, dont le détail est indiqué {fig. 2343).
- Le croquis {fig. 2344) nous montre la disposition des pattes à adopter pour une charpente en fer.
- 3° Disposition des feuilles le long d'un pignon. — Le long d’un pignon plus élevé que la toiture, les bandes de solin se font souvent comme nous l’indiquons en A [fig. 2345) ; un biseau est formé à la partie inférieure et recouvre de 0m,05 au moins le relief des feuilles ondulées, tandis que le côté supérieur a un pli d’équerre qui entre dans une rainure pratiquée dans la maçonnerie parallèlement à la pente du versant, ou bien les solins sont disposés en gradins avec le biseau et le pli dont il vient d’être parlé et dans les deux cas fixés au mur au moyen de crochets à pattes.
- Le moyen qui présente le plus de solidité consiste à former un pli P au haut du relief des feuilles ondulées et d’y appliquer des pattes en zinc, qu’on cloue au mur et d’y agrafer le bas des bandes de solin, ou bien, en l’absence de pli, clouer des pattes en contre-bas, lesquelles se replient sur le haut du relief R et servent à y agrafer la bande de solin également.
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- COUVERTURE.
- Lorsque le raccord se fait le long1 d’un pignon s’arrêtant à la hauteur de la toiture {fig. 2346), on fixe une planche à
- Fig. 2346.
- l’extérieur du mur dépassant de 0m,03 à 0m,04 le dessus du niveau des voliges ; c’est contre cette planche qu’on relève les
- feuilles ondulées avec un pli, auquel s’agrafe une espèce de couvre-joint ter-miné par un bourrelet au dehors et retenu par des pattes.
- 4° Couverture en zinc ayant, pour 1®S cannelures le 'profil III {fig. 2346). Avec ce genre de cannelures, dont nous donnons {fig. 2347) la vue en-dessous d’une feuille avec disposition des pattes d’attache, la longueur non développée est invariablement lm,78; mais lalargeurpeut varier ; toutefois la dimension commerciale est de lm,00, et ce n’est que dans certains cas que l’on peut en obtenir de 0m,8l, 0ir‘,6o et 0m,50 de largeur, c’est-à-dire lorsque la hauteur du versant est telle que, tout en employant le plus possible de feuilles de lm,00, il faudrait une ou deux rangées de feuilles deOm,8t, de 0m,65 ou de 0m,50 pour parfaire toute lu hauteur de la toiture.
- Fig. 2347.
- On peut aussi augmenter ou diminuer | dans le sens de la pente ; ce recouvrement quelque peu le recouvrement des feuilles ( est en moyenne de 0m,10, et une latitude
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- COUVERTURES EN -ZINC.
- de 0m,02 en plus ou en moins est admissible.
- De plus il faut tenir compte des dispositions adoptées pour le faîtage et pour
- Fig. 2352.
- le bas des versants, lesquelles sont absolument les même que pour le système ondulé continu.
- Les feuilles se placent en sens inverse de celle du système en ondulé, de sorte . Qu'elles se recouvrent à chaque cours de Pannes ; un intervalle de 0m,007 est mé-nagé entre la superposition de deux fouilles, et le bas de chaque feuille est ter-niiné par un congé.
- Les pattes d’attache sont en fer étamé ; Celles pour la charpente en fer sont représentées en croquis [fig. 2348); celles pour a charpente en bois {fig. 2349).
- 11 résulte de la disposition du recoupement des feuilles indiqué en croquis 2350), que les gouttes d'eau provenant
- Sciences générales.
- de la condensation de vapeurs contre le dessous de la couverture peuvent passer par l’intervalle à chaque rangée de feuilles
- Fig. 2353.
- Couverture et Plomberie. —51.
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- COUVERTURE.
- et s’écouler sur le dessus de la toiture, de feuille en feuille, jusqu’au chéneau; les petites aspérités qui existent forcément au congé du bas des feuilles n’empêchent pas
- l’évacuation desdites gouttes d’eau, tandis que ce congé s’oppose complètement à
- l’insufflation de la neige ou de la pluie. Quant aux raccords du faîtage (fig. 2351),
- Fig. 2354.
- des arêtiers et pignons, ils se font absolument de la même manière que pour le zinc ondulé continu.
- 5° Couverture en 'petit ondulé. — La
- Fig. 2355.
- Société de la Vieille-Montagne fabrique un petit ondulé, dont les feuilles ont pour dimensions 1 mètre de largeur dans le sens des ondulations et lm,93 de longueur non
- Fig. 2356.
- développée, qui correspond à 2m,16 de longueur totale.
- Les ondes, au lieu d’avoir 0m,10 d’axe en axe comme dans le croquis 1 [fig. 2324), n’ont que 0m,06, et la hauteur, au lieu d’être de 0m,03o, est de 0m,014.
- La pente nécessaire pour un recouvre-
- ment de feuilles de 0m,10 est d’environ 0ra,40 à 0m,45 par mètre.
- On fait ce genre de couverture économique soit sur voliges jointives, soit sur
- Fig. 2357.
- voligeage à claire-voie. Les zincsn° 10 et 11 suffisent pour couvertures légères sur voliges jointives ; des numéros plus forts sont indispensables pour couvertures sur voligeage à claire-voie.
- Fig. 2358.
- Disposition de ce genre de couverture sur charpente en bois.
- Le croquis {fig. 2352) nous représente la vue perspective d’une couverture sur voligeage jointif V en bas du croquis et sur voligeage à claire-voie V' dans la partie haute.
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- COUVERTURES EN ZINC.
- Le croquis {fig. 2353) nous montre le | le zinc du chéneau C, à l’aide de pattes mode d’attache des feuilles de zinc Z sous I coudées p en feuillard étamé.
- Fig. 2359.
- Le croquis [fig. 2354) nous donne la c°upe à l’endroit du recouvrement des feuilles ; le recouvrement R est variable.
- Nous voyons dans ce croquis deux espèces de pattes A et B.
- Le croquis {fig. 2355) indique la disposition du faîtage, n’ayant rien de particulier à signaler.
- . Les trois croquis {fig. 2356 à 2358) représentent des vues en-dessous des feuilles avec l’indication des pattes en feuillard étamé C et B et des pattes en «inc A.
- Disposition sur charpente en fer.
- i Le croquis {fig. 2359) représente la vue ^ Ensemble d’une couverture en petit °udulé sur charpente en fer. Les pannes s°ut, dans cet exemple, des fers cornières.
- . Le croquis {fig. 2360) indique la disposi-h°n d’un faîtage en zinc uni à agrafures.
- En BB des bandes de zinc soudées à l’extrémité supérieure des feuilles et
- Fig. 2360.
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- COUVERTURE.
- s’agrafant avec le faîtage en zinc uni. L’application du système en ondulé sur
- Fig. 2361.
- charpente en fer exige les mêmes dispositions que celle de la figure 2334 sur char-
- pente en bois en ce qui concerne les deux cours de pannes de chaque côté du faîte,
- de même que pour le raccord du faîtage de la couverture, le nombre de pattes a employer, les recouvrements des feuilles dans les deux sens, les bandes de solins et couvre-joints, etc...; mais les gaines sont supprimées.
- Fig. 2363.
- Le croquis {fig. 2361) montre la coupe dans le sens de la pente et indique le recouvrement et le mode d’attache des feuilles sur les pannes à l’aide de pattes P-Ce sont des pattes en feuillard étarne soudées à la partie intérieure des feuilles et s’agrafant à l’aide de cornières.
- La (figure 2362), montre la vue en-dessous de l’assemblage ci-dessus.
- Fig. 2364.
- Le croquis {fig. 2363) montre la dispose-1 disposition lorsque l’arbalétrier de chaque tion au bas des versants. ferme est prolongé en queue de vache et
- Enfin le croquis {fig. 2364) indique la | qu’on ne place ni chéneau ni gouttière.
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- Fig. 2365.
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- 806 COUVERTURE.
- XV. — Toitures en losanges. — Ardoises de zinc
- Ce genre de couverture convient pour toutes espèces de constructions et surtout pour celles d’une architecture spéciale, auxquelles l’aspect agréable des losanges convient très bien.
- Nous représenterons en croquis [fig.
- Fig. 2366.
- 2365) la vue perspective d’une toiture à losanges.
- Les ardoises [fig. 2366) ont leurs quatre côtés égaux et perpendiculaires entre eux, c’est-à-dire à angles droits ; mises en place, elles paraissent être des losanges
- posés de telle sorte qu’une des diagonales soit dirigée suivant la ligne de plus grande pente de la toiture.
- Les deux côtés supérieurs des ardoises sont rabattus pour former des agrafures plates tandis que les deux côtés inférieurs sont pliés en sens inverse pour former également agrafures ; mais celles-ci, lieu d’être plates, portent un ourlet O (fig. 2367), pour empêcher l’eau de remonter entre elles par capillarité.
- Les grandeurs des ardoises sont dési-
- Fig. 2367.
- gnées par la dimension de leurs côtés qul sont de 0m,28, de 0m,35, deOm,45, de 0ra,60 et même 0m,75 de longueur. Le tableau suivant donne les principaux renseignements sur ce genre d’ardoises en zinc, fabriquées couramment par la Société de la Vieille-Montagne.
- DIMENSIONS des côtés des NOM B R ET DES par de NOMBRE des 5 DES xNRDOISES PATTES DE CÔTÉ mètre carré couverture NOMBRE DE PATTES DE CÔTÉ POIDS DU ZINC, PATTES COMPRISES pai mètre carré de couverture LONGUEUR de ]a diagonale pour CALCUL des 1/2 ARDOISES SURFACE déve- loppée des PENTE
- ARDOISES ardoises par ardoise par m. carr. N» 9 N» 10 N° 11 N» 12 N» 13 N° 14 ARDOISES
- mètre kil. kil. kil. kil. kil. kil. mètre m'2 La pente convenable
- 0.28 15 0 0 5.409 5.953 6.824 7.695 » » 0.39 0.1063 est de 20 à 22 degrés soit de 0™,36 à0mé° par mètre au minimum
- 0.35 9.28 2 19 5.310 5.742 6.544 7.345 » » 0.49 0.1574
- 0.45 5.45 2 11 » 5.259 6.002 6.745 7.488 8.231 0.63 0.2474
- 0.60 2.91 2 6 » 4.553 5.229 5.904 6.580 7.256 0.85 0.4199
- 0.75 1.88 2 4 » 4.700 5.070 5.740 6.410 » 1.05 0.6374
- 11 existe aussi des demi-ardoises toutes préparées pour la pose du premier rang de la couverture au-dessus du larmier, de la gouttière ou du chéneau, faîtage, etc.
- Le croquis [fig. 2368) montre une demi-ardoise de rive gauche;
- / Le croquis [fig. 2369) montre'une demi-ardoise de rive droite ;
- Le croquis [fig. 2370) représente une demi-ardoise de faîtage ;
- Le croquis [fig. 2371) indique une denR' ardoise de larmier.
- Pattes. — Chaque ardoise est maintenue sur la volige par une patte, dite à obtu't’a' teur [fig. 2372), qu’on agrafe avec les p^lS plats des côtés à leur rencontre à l’angle
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- supérieur a {fig. 2366) et qu’on fixe sur la volige avec deux clous pour les ardoises de 0m,28 et de 0m,35 de côté et avec quatre clous pour les ardoises de 0m,45, de 0m,60 et Om,75 de côté. Deux autres pattes, dites de côté [fig. 2373) et en b {fig. 2366), également fixées sur la volige avec trois clous,
- Fig. 2368 et 2369.
- s’appuient sur les agrafures plates et empêchent ainsi le soulèvement des ardoises sans faire obstacle à leur dilatation.
- Obturateur. — Le dernier perfectionnement apporté à ce genre de couverture en ardoises de zinc consiste dans le remplacement de la patte qui, dans l’ancien système, était soudée à l’angle supérieur de chaque ardoise par la patte agrafe mobile dite à obturateur dont nous venons de parler.
- L’obturateur [fig. 2372) est une petite
- Fig. 2370 et 2371.
- pièce EFG, qui fait partie de la patte et qui, pouvant se déplacer dans une certaine limite, ne gêne en rien la pose des ardoises ; il bouche complètement le petit vide qui existait, dans l’ancien système, à la pointe inférieure des ardoises mises en place, et il rend ainsi tout à fait impossible
- le passage, en cet endroit, de l’eau ou de la neige, qui pourrait y être chassée par les grands vents.
- Le croquis {fig. 2374) montre une patte agrafe de larmier avec obturateur.
- Précautions à prendre pour la pose. —
- Fig. 2372.
- Avant de confectionner la bande d’égout {fig. 2375), il faut que l’ouvrier s’assure si le bas des versants est bien parallèle au faîtage ; au cas où il n’en serait pas ainsi,
- Trrfî or Tl
- ° y ,1
- y iT
- Fig. 2373.
- c’est sur la largeur de cette bande qu’il faut reporter la différence ; sans cela, la dernière rangée de losanges, au haut du versant, obligerait l’ouvrier à découper
- Fig. 2374.
- ceux-ci de différentes grandeurs, ou bien à former le faîtage d’une largeur irrégulière, ce qui ferait, dans les deux cas, un très vilain effet. Comme nous l’indiquons dans le croquis, la bande d’égout aurait
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- Fig. 2375.
- donc plus de largeur en A qu’en B, mais cela, grâce à la saillie de la corniche, ne s’apercevrait pas du sol.
- On pourra ensuite poser les demi-losanges du bas en ayant soin que la distance X soit bien égale à celle des losanges entiers mesurée diagonalement ; il est prudent aussi, avant de commencer la pose des losanges entiers, de tracer quelques lignes bien perpendiculaires au faîte et à l’agrafure de la bande d’égout, lignes que l’on suivra au fur et à mesure de l’avancement du travail, afin de ne pas dévier à droite ni à gauche, ce qui assure
- Fig. 2377.
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- une régularité en tous sens des lignes de losanges.
- Le croquis (fig. 2376) montre une patte agrafée dans les deux plis à la fois de la pointe supérieure des losanges, laquelle remplace l’ancienne patte soudée sous le losange.
- Un obturateur formant relief suivant ABC est placé sous la pointe recourbée de la patte P, et au fur et à mesure de la pose des losanges, on aura soin de le faire joindre contre les plis supérieurs de ceux-ci à droite et à gauche.
- On empêche ainsi complètement l’insufflation de la neige fine par l’ouverture qui existait sous la pointe inférieure entre les deux pointes latérales, lorsqu’une légère déviation provenait de la pose.
- Raccords divers. — Ce système de couverture exige des' raccords spéciaux que nous allons indiquer.
- Le croquis (fig. 2377) représente le raccord contre un mur plus élevé que la toiture ou contre une cheminée ; le pli A est Maintenu sur la volige par les pattes P, et
- les losanges sont agrafés à la bande soudée B ; c’est donc une double agrafure et elle obvie à l’inconvénient que donnait la patte P lorsque les losanges étaient agrafés au pli A, alors que ces pattes arrêtaient
- Fig. 2378.
- l’eau descendant le long du pli et sous celui-ci par capillarité et la conduisaient jusque sur la volige. Cette double agrafure peut, comme nous l’indiquons (fig. 2378), être obtenue sans soudure, ce qui est préférable.
- Fig. 2379.
- La hauteur du relief C contre le mur doit efi“e de 0m,08 environ, et la bande de solin doit le recouvrir de moitié au moins; ce s°lin peut être formé par différentes pièces gradins, comme nous le verrons dans ms cheminées.
- Le croquis (fig. 2379) montre un rac-c°rd à double agrafure également, mais Se terminant à l’extrémité de la toiture Par un bourrelet F, celui-ci étant retenu Par des pattes clouées sur le dessus de la Penche E.
- On peut aussi adopter la disposition
- Fig. 2380.
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- COUVERTURE.
- représentée en croquis {fig. 2380), c’est-à-dire avec une agrafure en A, au lieu de la confectionner d’une pièce. Dans l’un et
- l’autre cas, le bourrelet F étant très exposé aux coups de vent, il faut avoir soin de rapprocher les pattes et de confectionner
- Fig. 2381 et 2382.
- celles-ci en zinc n° 16 au moins. La 1 volige de 0m,035 et y être fortement atta-planche E doit' dépasser le dessus de la | chée pour résister aux coups de vent, ce
- Fig. 2383.
- à quoi le zingueur doit veiller avec attention avant la pose du zinc.
- Fig. 2384.
- Le croquis {fig. 2381) montre un raccord de lanterneau également à double agrafure.
- La disposition [fig. 2382^ peut aussi être adoptée, mais seulement lorsque le dessus du lanterneau est plus élevé que le niveau du faîtage de la toiture.
- Au faîtage {fig. 2383), les raccords seront plus ou moins larges selon la hauteur à laquelle arrive la dernière rangee de losanges qu’il faut, autant que possible, terminer de façon à faire servir les demlS inférieurs seulement ou tout au moins de manière à éviter de trop petits morceaux,
- ceux-ci doivent être fixés sur la volige au moyen de petites pattes ordinaires.
- La bande de faîtage ou d’arêtier aura, de chaque côté, un pli de 0m,025 ; elle sera
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- COUVERTURES EN ZINC.
- formée de pièces de 1 mètre de longueur, soudées les unes aux autres, sauf à en ménager la dilatation au moyen de coulisseaux lorsque la longueur dépasse 4 à S mètres ou tout au moins par un simple recouvrement de 0m,06.
- Bandes de rives. — Dans ce genre de couverture, les rives des toits sont garnies de bandes avec lesquelles viennent s’agrafer les ardoises ouïes demi-ardoises de la couverture.
- Ces bandes sont ordinairement disposées comme le montre le croquis {fig. 2384) ; elles ont un ourlet au dehors permettant de les agrafer soit par des bandes d’agrafe, soit simplement par des pattes; à l’arrière, une pince relevée permet de les maintenir sur le voligeage à l’aide de pattes ordinaires p.
- Le relief r, soudé sur la bande de rive,
- Fig. 2385.
- permet d’y accrocher facilement les pièces de la couverture.
- Pour les noues, dont nous donnons un croquis {fig. 2385), on se sert d’une disposition analogue ; c’est encore une pince relevée sur laquelle viennent s’accrocher les ardoises de larmier.
- Faîtages et arêtiers. — Les faîtages et arêtiers s’exécutent exactement de la même manière; le croquis [fig. 2386) indique le système le plus simple qu’on puisse employer. C’est une bande à cheval, munie de pinces, venant recouvrir les pans d’ardoises.
- Lorsqu’on veut donner à ces raccords plus d’élégance, on peut adopter le système indiqué {fig. 2387), qui est celui couramment en usage pour la couverture ordinaire en zinc à tasseaux, et sur lequel nous n’avons pas à nous arrêter plus longuement.
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- Nota : Toutes les ardoises fabriquées dans les usines de la Société de la Vieille-Montagne portent à leur angle inférieur et d’une manière très apparente la même estampille ou marque que celle des feuilles laminées; cette estampille est une garan-
- Fig. 2386.
- tie de la qualité et de l’épaisseur du zinc employé à la fabrication des ardoises; aussi est-il toujours important, pour éviter toute fraude, de s’assurer que cette marque existe sur les ardoises et aussi sur les demi-ardoises qui sont employées dans une couverture de ce genre.
- Fig. 2387.
- XVI. — Ouvertures pratiquées dans les couvertures en zinc.
- i° Lanterneaux et châssis. •— Nous représentons en croquis {fig. 2388) une partie de toiture en zinc dans laquelle se trouve un lanterneau fixe et un lanterneau mobile.
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- COUVERTURE.
- IL
- Z,OC
- T
- K
- T’
- T*
- Fig. 2388.
- Nous y indiquons les dispositions adop-
- Fig. 2389.
- tées pour les tasseaux, afin que ces lan-
- terneaux se trouvent complètement libres.
- Le grand est supposé avoir 2 mètres de largeur sur lm,40 de hauteur, et le petit lm,00 X lm,2o. Les tasseaux T s’arrêtent à l’agrafure H, et les couvre-joints y sont raccordés comme le montre le croquis [fig. 2389), c’est-à-dire qu’ils sont découpés de façon à ce que la partie supérieure puisse être pliée verticalement de H en K, soudée de H en I avec les côtés du couvre-joint, pliée de nouveau en K et entrer sous l’agrafure des feuilles K en L.
- Le joint des feuilles K {fig. 2388) est soudé ; les tasseaux T' doivent monter jusque contre le lanterneau où ils se rac-
- Fig. 2390.
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- COUVERTURES EN ZINC.
- 813
- cordent au moyen d’une tête de dilatation indiquée en plan [fig. 2390) :
- En A, soudure du relief latéral des feuilles avec le relief du haut ;
- En B, soudure du couvre-joint sur tout son développement, avec la tête de dilatation. Celle-ci est agrafée aux deux plis P qui sont formés par le relief du haut des feuilles, et elle est recouverte aux deux côtés du tasseau du faîte par le couvre-joint de ce tasseau.
- Lorsqu’un lanterneau mobile [fig. 2388) se trouve sur le croisement L d’un tasseau avec une agrafure de feuilles il faut interrompre l’agrafure H et la reporter aux deux points I pour les deux lignes de feuilles G et adopter pour les tas-
- Fig. 2391.
- seaux T et T' les mêmes dispositions que pour le lanterneau fixe.
- Mieux vaut une certaine irrégularité dans la disposition des feuilles qu’un travail laissant à désirer sous le rapport de la dilatation et pouvant donner lieu à des infiltrations.
- Le croquis {fig. 2391) représente une coupe suivant AB de la figure 2388 ; il montre le raccord des côtés latéraux du grand lanterneau, dont l’encadrement fait saillie au-dessus de la toiture.
- Le croquis {fig. 2392) indique une coupe suivant CD de la figure 2388, prise au-dessus du lanterneau ; ce raccord forme en même temps noue. Dans l’angle en H un coin en bois de sapin, se terminant en pointe aux deux côtés latéraux du lanterneau, facilite l’écoulement de l’eau pluviale.
- Dans le croquis {fig. 2388), il faut avoir soin que l’agrafure H se trouve à 0m,0o au moins au-dessus du niveau de la partie supérieure du lanterneau, afin que l’eau puisse s’écouler par dessus celui-ci, si la noue était obstruée par la neige ou
- Fig. 2392.
- la glace ; c’est donc pour ce motif aussi que l’encadrement du lanterneau doit être soudé sur les feuilles de la couverture.
- Le croquis (/î^r.2393) montre une coupe suivant EF de la figure 2388 en travers
- Fig. 2393.
- de l’encadrement, à la partie inférieure du lanterneau.
- La saillie de l’encadrement est ici de 0m,03 moins forte que celle des trois autres côtés, c’est-à-dire de la hauteur du fer à vitrage en moins.
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- COUVERTURE.
- Les couvre-joints des tasseaux T' [fig. 2388) y aboutissent et y sont raccordés avec le relief des feuilles du versant
- contre le lanterneau au moyen d’une tête de dilatation. Afin de ménager à celle-ci la hauteur nécessaire, qui est de O™,055
- Fig. 2394.
- G
- ------J'"Oû--------
- "lïli—— ^ litr
- tm-7ù —--------
- suivant G H
- .K
- À
- Fig. 2395 et 2396.
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- couvertures en zinc.
- 815
- nu moins, il faut que, en y ajoutant 0m,0iî pour la hauteur des fers, les trois autres côtés de l’encadrement aient 0m,085 au moins de hauteur.
- Le relief des feuilles et les têtes de dilatation sont tenus en I par des pattes clouées sur le dessus de l’encadrement et relevées vers les vitres, en L, entre les fers, afin d’empêcher l'insufflation de la neigu vers l’intérieur du lanterneau, mais en ayant soin de laisser un espace suffisant sous la vitre pour l’écoulement de la buée.
- Les fers à vitrage sont appliqués sur ces pattes et retenus en K et K/, par une patte avec gaine en fer étamé.
- Lorsque le dessus du lanterneau se trouve plus haut que le niveau du faîte de
- Fig. 2397.
- la toiture, on adopte la disposition du croquis {fig. 2394) ; dans ce cas, les côtés latéraux du lanterneau peuvent aussi être exécutés de la même façon, c’est-à-dire agrafés en A, avec faculté de souder ce raccord, en B, avec un demi-fer.
- Dans le système de couverture en zinc cannelé, les lanterneaux peuvent être soudés sur une feuille, entre deux cours fie pannes, ou bien sur deux feuilles au fiaoyen d’une disposition analogue à celle fiue nous allons décrire.
- Le lanterneau [fig. 2395 et 2396), est placé au milieu du rectangle formé par fieux feuilles de lm,76 de largeur chacune et ayant ensemble lm,90 de hauteur; 1 ouverture est de lm,25 X lm,00 et 1 encadrement repose, sur tout son péri-
- mètre, sur les pannes et traverses supplémentaires de la charpente.
- Coupe suivant C D
- Fig. 2398.
- Dans le sens de la pente, le lanterneau est ssoudé aux cannelures en S, coupe ÀB {fig. 2397); les coupes CD et EF
- Coupe sur U F.
- Fig. 2399.
- {fig, 2398 et 2399) indiquent également, en S, la soudure hux cannelures en haut ou en bas du lanterneau.
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- et EF, trois pattes spéciales à chaque panne, soit trois enl et trois enK, desdites coupes.
- Ri-en n’empêche que le recouvrement J (,fig. 2395) se continue de chaque côté du lanterneau.
- Dans le cas où il s’agirait d’un lanterneau de plus petites dimensions, de
- assez forte, on prend pour les châssis la disposition indiquée en croquis {fig. 2400) ; lorsque la pente est moindre, on se sert du châssis représenté en croquis [fi,g. 2401-2402), connu sous le nom de châssis exhaussé avec coffre.
- Les châssis pour couverture en zinc se
- Fig. 2402.
- 0m,60 de hauteur sur 0m,60 ou plus de largeur, par exemple, il serait soudé au bas d’une feuille de façon à laisser au dessus une hauteur de0m,30, comme c’est indiqué [fig. 2395).
- Les châssis, ordinairement connus sous le nom de châssis à tabatière, se font avec coffre ou sans coffre.
- Lorsque la pente de la couverture est
- trouvent tout faits dans le commerce ; nous en représentons un exemple en croquis (fig. 2403). Ils sont ordinairement construits en fer qu’on galvanise ou qu’on peint, avant la pose, pour assurer leur conservation.
- Les dimensions des châssis à tabatière en fer laminé ordinaires du commerce sont indiquées ci-après (mesures intérieures) :
- LARGEUR et hauteur PRIX LARGEUR ET HAUTEUR PRIX LARGEUR ET HAUTEUR PRIX LARGEUR. ET HAUTEUR PRIX
- centimètres. fr. centimètres. i'r. centimètres. fr. centimètres. fr.
- de 30 x 45 3.10 de 45 x 60 4.70 de 60 X 80 6 25 de 70 x 100 7.40
- 30 x 50 3.30 40 x 65 4.70 65 X 80 0.45 75 x 100 7.60
- 35 X 50 3.50 45 X 65 4.90 65 X 83 6.63 80 x 100 7.80
- 35 X 55 3.70 50 X 65 5.10 70 X 80 6.83 85 X iOO 8.20
- 40 X 50 3.7u 50 X 70 5.30 70 X 85 6.95 90 X 100 8.40
- 40 x 55 3.9o 55 x 70 5.60 70 X 90 7.05 100 X 110 9.20
- 40 X 60 4.30 60 X 70 5.70 70 X 93 7.25 100 X 120 9.35
- 45 x 55 4.50 60 X 75 5.85 75 X 95 7.40 120 x 130 10.55
- Ces châssis sont composés de deux parties, un cadre fixe ABCD (fig. 2403) qu’on pose sur la couverture en zinc et une par-Re mobile E tournant autour d’un axe
- horizontal ab ; des pattes p servant à maintenir le châssis en place.
- La pose du châssis (fig. 2400) se fait sur un encadrement de tasseaux entou-
- CoUVERTCTE ET TLOMBri-lE. —
- Sciences générales.
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- 818
- COUVERTÜRE.
- rant l’ouverture, afin que le châssis ne porte pas directement sur la couverture. Le zinc de la couverture se relève le long de ces tasseaux et, afin d’écarter les eaux venant de la partie haute de la couverture, on place en A une espèce de gouttière renversée, ourlée à sa partie inférieure et
- garnie de talons T à ses deux extrémités. Cette gouttière renversée est soudée en arrière et sur les côtés, soit directement sur la couverture, soit sur une feuille de zinc F disposée spécialement à cet effet.
- Les pattes d’attache p du châssis sont clouées sur les tasseaux de l’ouverture et
- «
- Coupc suivant À B
- Fig. 2404 à 2400.
- cachées par l’enduit en plâtre qu’on exécute sur les quatre faces de l’ouverture.
- Lorsqu’on se sert du châssis à coffre (fig. 2401), au lieu d’un simple entourage de tasseaux, comme dans l’exemple précédent, on exécute un véritable coffre en menuiserie C ayant au moins 0in,0o à 0m,10 de hauteur en avant, en D, et une
- hauteur suffisante, enE, pour avoir, pour le châssis, assez de pente.
- Ce colfre en bois traverse l’épaisseur du chevronnage pour s’arrêter au niveau du plafond de la pièce où le châssis est pose. On fixe ce coffre sur les chevrons préalablement disposés à la demande du châssis, à l’aide de broches ou de vis.
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- COUVERTURES EN ZINC.
- On dispose le zinc au pourtour du châssis, comme si chacune des feuilles de la couverture se relevait le long d’un pignon ou d’une souche de cheminée.
- La coupe suivant AB [fig. 2402) fait facilement comprendre la disposition du garnissage en zinc du coffre.
- En c la planche d’encadrement du coffre; en f la feuille de zinc de la couverture posée sur le voligeage d et se relevant en f le long du coffre c ; en a une bande de zinc se retournant en h sur le coffre et portant un bord ourlé en o ; cette bande de zinc est maintenue solidement à Laide de pattes p, soudées sur le relief f de la feuille f; en £, de solides pattes servant à fixer le châssis dormant ; en e la coupe du châssis dormant ; enfin, en g, la coupe du châssis ouvrant.
- A la partie haute du châssis, le voligeage est relevé à contre-pentepour former ane partie triangulaire F séparant les eaux et les envoyant à droite et à gauche du châssis.
- Ce n’est que lorsque le coffre ou caisson est complètement garni en zinc, comme nous venons de le dire, qu’on pose le châssis H, puis le châssis mobile I autour des tourillons J.
- Le châssis I est maintenu ouvert par une tige de fer G venant s’accrocher dans un crochet K fixé sur l’un des côtés du caisson en bois.
- Châssis sur toiture en zinc ondulé. -— Nous indiquons en croquis [fig. 2404 à 240G) la disposition que l’on peut adopter pour placer un châssis sur une toiture en zinc ondulé, que la charpente soit en fer ou en bois ; les cours de pannes P sont espacés de 1 mètre d’axe en axe.
- Deux traverses P' et une panne supplémentaire P'' permettent d’obtenir la largeur nécessaire L au-dessus du châssis dont le fond se compose d’un cadre en Zlnc ondulé également, dans lequel il se trouve une ouverture égale à la dimension intérieure du châssis. Celui-ci a pour hauteur l’espace compris entre deux cours de Pannes, ce qu’il est bon d’observer, soit dm,95, et pour largeur 0m,60, soit six ondulations.
- Il faut suivre, pour la pose des feuilles,
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- un certain ordre que nous allons indiquer.
- Les feuilles 1, 2,3, aboutissant au châssis, étant posées, la feuille 4 sera posée ensuite;la feuille 5, avec le châssis soudé dessus, sera à son tour mise en place et recouvrira de deux ondulations la feuille 4 à gauche, tandis qu’elle sera recouverte par la feuille 7, à droite, ce qui oblige à élargir en conséquence cette feuille 5, qui aurait ainsi 0m,95 au lieu de 0m,75 ; la feuille 6, élargie de même, complétera avec celle 5 l’espace compris entre les deux pannes extrêmes. Il ne reste alors qu’à poser la feuille 7 et les suivantes.
- Le tout sera fixé aux cours de .pannes au moyen de pattes, en ayant soin de replier d’équerre et de les souder à l’intérieur du cadre, en B (coupe suivant CD), celles du bas du châssis.
- Ces dispositions montrent qu’il est facile déposer des châssis ou des lanterneaux d’une certaine largeur sur le zinc ondulé, à la condition d’élargir la feuille, ou de souder deux feuilles ensemble, si la largeur du lanterneau l’exigeait; mais, au lieu d’employer deux feuilles (5 et 6), on peut simplifier le travail en soudant le châssis où le lanterneau sur une seule feuille élargie de même longueur que les feuilles 4 et 7 ; les traverses P' et la panne supplémentaire P" seraient ainsi inutiles.
- Dans le cas où le lanterneau n’aurait que Om,oO de largeur, on le souderait sur une feuille ordinaire (0m,75 de largeur), et alors le recouvrement des feuilles aux ondulations seraient celui habituel.
- Inutile d’ajouter que, comme la coupe AB [fig. 2403) l’indique, l’encadrement du lanterneau serait disposé de façon à pouvoir être appliqué exactement sur les ondulations.
- Le croquis [fig. 2407) nous montre la disposition d’installation d’un châssis dans une couverture en zinc à losanges.
- Il ne faut pas découper les losanges comme nous l’indiquons, en A, aux angles inférieurs des châssis, ce qui constituerait undéfaut grave d’exécution et donnerait lieu à des infiltrations; il faut procéder, comme nous l’indiquons en B, en coupant les losanges C horizontalement, de sorte que
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- COUVERTURE.
- La partie intéressante à étudier est la couverture du dessus et des jouées de cette lucarne, dont la carcasse est en bois.
- Le dessus est une couverture en zinc ordinaire à tasseaux, dont nous avons déjà parlé longuement.
- Le croquis {fig. 2409) nous montre le raccord de la couverture de la lucarne, avec la toiture en zinc.
- Une feuille de zinc Z, fixée sur la couverture par des pattes P, reçoit les deux rampants inclinés de la lucarne et sert
- le coin B, découpé d un autre losange, forme une pièce qui remplace le déchet des losanges C.
- Quant aux losanges des angles supérieurs D, rien ne s’oppose à ce qu’ils soient découpés comme l’indique le croquis.
- Lucarnes.
- 2°Nousreprésentonsen croquis {fig. 2408) la disposition d’une lucarne construite sur une couverture en zinc à tasseaux.
- à agrafer les feuilles F de la couverture et les tasseaux T.
- La pièce A, dont nous connaissons l’usage, reçoit le tasseau d’arêtier.
- Le croquis [fig. 2410) donne la coupe sur le larmier de la couverture de la lucarne. Le zinc de cette couverture se fixe sur une bande d’agrafe clouée sur la corniche.
- En C, le couvre-joint du tasseau T.
- Le croquis [fig. 2411) nous représente une vue perspective de l’arêtier.
- Les deux coupes AB et CD {fig. 2412 et 2413) font facilement comprendre les dispositions du zinc sur le poteau montant de la lucarne et le recouvrement des feuilles de zinc verticales des jouées sur les feuilles F de. la couverture courante {fig. 2413).
- Dans certains cas, la couverture des
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- i. . h
- . !' i-
- ; • >
- Fig. 2403.
- jouées de lucarne,'au lieu de se faire par des feuilles de zinc placées verticalement,
- Fig. 2409.
- se fait comme nous allons le voir, d’après
- la description delà Revue de l’Architecture, de César Daly.
- Dans les grandes jouées couvertes en
- Fig. 2410 et 2411.
- zinc [fig. 2414), les travées de zinc horizontales sont réunies l’une à l’autre par des agrafures plates.. La couverture est
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- COUVERTURE.
- maintenue en haut et sur la rive de face, par un repli de petites bandes de zinc clouées sur les jouées ; elle se termine en ourlet sur la rive longeant la toiture, et elle y est fixée par des pattes s’engageant
- Fig. 2412.
- à gaine derrière le relief de la couverture principale, ou par des pattes en cuivre étamé, embrassant l’ourlet.
- Les travées de zinc sont encore maintenues en place par le milieu des feuilles,
- avec des attaches à gaine, composées de deux pattes agrafées l’une à l’autre et croisées, l’une clouée par les deux bouts sur la paroi recouverte, et l’autre fixée sur
- l’envers de la couverture par deux points de soudure.
- Avant la mise en place de la couverture, la seconde patte est soudée par un bout
- seulement, et un point de soudure est déposé sur l’antre bout.
- La partie de zinc de l’envers de la couverture qui se trouve en contact avec ce point, est nettoyée avec soin et mouillée d’esprit-de-sel ; on fait fondre le point de soudure à travers la couverture terminée par la seule application d’un fer chaud.
- Ces attaches permettent à la couverture de jouer en tous sens sur la paroi recouverte tout en l’y maintenant fixée.
- Les deux coupes suivant AB et CD (,fig. 2-415 et 2416) complètent les indications de cette disposition.
- Le croquis (fig. 2417) nous montre le raccordement d’une lucarne entièrement
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- COUVERTURES EN ZINC.
- en zinc avec une couverture en même cette lucarne avec la toiture a beaucoup métal. Le raccord R de la couverture de d’analogie avec celui du croquis {fig. 2408).
- Fig. 2417.
- La coupe LM {fig. 2418) montre l’ossature en bois de cette lucarne avec le recouvrement en zinc.
- Le croquis ( fig .2419) représente la coupe suivant EF du montant de la lucarne.
- Enfin, le croquis {fig. 2420), coupe
- Coupe LM.
- Fig. 2418.
- suivant GLI de la figure 2417, montre la disposition des feuilles de zinc à la Encontre des rampants inclinés avec la couverture courante.
- Disposition des brisis sur les côtés d’une lucarne.
- Dans les combles Mansard, la partie
- Coupe JCP.
- Coupe GH/^
- Fig. 2420.
- raide du comble se recouvre rarement par le système à tasseaux; on adopte plus généralement la disposition en ardoises de zinc.
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- COUVERTURE.
- Les figures 2421 et 2422 nous montrent deux applications de ce genre de couverture : brisis en losanges de 0m,22 de côté ou en plaques hexagonales.
- La ligne AB correspond au niveau supérieur de la corniche. Au côté gauche de la lucarne, les deux losanges L sont
- agrafés à la bande d’égout E ou au pli du chéneau, si celui-ci monte jusque-là ; le raccord R est à double agrafure jusqu’à la hauteur de la bavette B' ; il est soudé au jambage de la lucarne et retenu sur la volige par les pattes P. Les losanges sont agrafés par-dessus le raccord Râla bande
- soudée sur celui-ci et sur toute sa hauteur, tandis que la bavette B' et le carré C sont agrafés par dessus les losanges ; par suite, le coin C' est ajohté sur le losange L', où il est agrafé au moyen d’une patte soudée sur celui-ci, et la bavette B'-ainsi que le raccord R sont soudés en S avec le carré C
- qui les réunit, tandis que ce carré est lui' même soudé au jambage de la lucarne.
- Lorsque la corniche de la lucarne se prolonge horizontalement, comme dans cet exemple, la bavette peut être ajoutée à la' dite corniche, soit en formant une seule pièce, soit par une soudure ; mais, lorsque
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- ce prolongement est en bois, le menuisier ne doit poser cette moulure que provisoirement et y réserver la place pour l’agra-
- fure de la bavette; ce n’est donc qu’après la pose de celle-ci que l’on peut fixer définitivement la corniche.
- co*ir Coupes en travers
- de la comiche et de la bavette
- Raccord R, ^caché par le jambage de ta lucarne J
- Fig. 2423 à 2426.
- Ces dispositions s’appliquent également au système de couverture en plaques hexagonales, qui, comme les losanges, exigent des raccords à double agrafure
- contre le jambage des lucarnes. Mais, pour les losanges, les plaques hexagonales ou les écailles, le raccord R peut passer derrière le jambage de la lucarne et, dans
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- COUVERTURE.
- ce cas, le carré C est supprimé, et la bavette B' continue également jusqu’à la double agrafure du raccord R , toutefois, il faut, dans ce dernier cas, que la lucarne soit assez saillante, de façon à ce que le côté latéral du jambage permette d’établir le raccord à angle droit contre ledit jambage.
- Les croquis [fig. 2423 à 2426) indiquent les détails d’exécution des figures précédentes.
- Nous y voyons les coupes en travers du
- prolongement horizontal de la corniche de la lucarne ; dans l’une des deux hypothèses, la corniche est en zinc, et elle est soudée intérieurement avec la bavette. La partie supérieure de la corniche est supportée par la volige, où elle est retenue par des pattes ; lorsque la volige est fixée directement en travers des cours de pannes de la charpente, elle peut parfaitement dépasser de 0m,25 à 0m,30 le haut du brisis, sans supports ; mais, si les planches étaient posées sur chevrons, cette saillie devrait
- Fig. 2427 à 2429.
- être clouée surdes taquets T, fixés au brisis et distancés les uns des autres de 1 mètre au plus, si les bouts des chevrons ne pouvaient eux-mêmes faire saillie et supporter la planche.
- Pour empêcher la déformation des moulures de la corniche, ce qui pourrait se produire avec le temps et par suite la bavette se dégrafer en À, il faut adopter pour le membron la disposition suivante : On ménage la dilatation des membrons ou corniches au-dessus des brisis, par un mode
- de coupe (fig 2427 à 2429) se composant
- d’une bande de zinc n° 14, au moins
- de
- 0ra, 03 de largeur avec deux reliefs (un de chaque côté), de0m,01 de hauteur, dontl un est soudé en C avec l’un des bouts ù membron, tandis qu’à l’autre bout ùi membron il y a un troisième relie , soudé enD ; ce dernier relief, de0*,01 également, est engagé sous la bande de dua' talion, à la distance voulue pour laisser au membron toute liberté. La hauteur de ces reliefs se réduit à zéro à l’agrafure u
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- dessus du membron et à celle du bas de la bavette, suivant ainsi le contour des moulures.
- Pour maintenir au membron sa forme, il est utile de placer des taquets en bois T de distance en distance, sur lesquels se clouent les lattes formant volige à claire-voie; et, afin d’empêcher le bas des moulures de descendre avec la bavette, ce qui pourrait causer la dégrafure de celle-ci, des pattes seront soudées en A, passant entre les taquets, et remonteront surle versant où elles seront clouées en B; mais, lorsque ce moyen n’est pas praticable, on peut obtenir le même résultat en clouant sur la volige, en-dessous du point A, de 2 mètres en 2 mètres par exemple, des pattes dites à coulisse, semblables à celle décrite pour les plates-formes, système à rigole, sur la partie mobile des-
- o
- o o
- Fig. 2430.
- Quelles se souderaient les pièces du membron, au fur et à mesure de la pose.
- Cette dernière disposition permet la dilatation du membron dans le sens de sa longueur, tandis que le point A est maintenu à sa hauteur normale.
- La demi-baguette creuse B [ftg. 2426) peut être soudée sur la bavette ou y être
- estampée.
- Dans l’hypothèse où la corniche M (ftg. 2424) serait en bois, il faudrait y mé-nager place pour l’agrafure de la bavette et ne la fixer définitivement qu’après la P°se de celle-ci.
- H arrive aussi que cette corniche renferme un chéneau, et alors, comme elle a beaucoup plus d’importance, les moulures se font en différentes pièces assemblées ; dans ce dernier cas, il suffît que 1 entaille nécessaire pour l’agrafure de la bavette se fasse derrière la moulure inférieure Q.
- Le raccord R [fig. 2425 et 2426) peut se faire de deux manières, soit en le soudant à la lucarne, en S d’une part, ou en S' d’autre part,
- Dans ce dernier cas, le raccord est ca-
- Fig. 243t.
- chépar la saillie du jambage de la lucarne, et, vue de face, on n’aperçoit pas le raccord, lequel peut ainsi descendre jusqu’à la bande d’égout, ou s’agrafer directement au chéneau, toujours en passant derrière la saillie du jambage de la lucarne.
- o
- o
- B
- o
- Fig. 2432 et 2433.
- Couverture en zinc. — Sy stème à écailles.
- Le système à écailles se compose de plaques qui ne peuvent être assemblées
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- COUVERTURE.
- que par superposition ; ces plaques sont fixées sur la volige au moyen d’une patte
- L
- <5- / X
- C 1
- Souda r*
- Fig. 2434 et 2435
- {fig. 2430) en À {fig. 2431), soudée à l’avance sous la pointe supérieure, et de
- quatre pattes {fig. 2432) agrafées en B aux plis E. La gaine T (fig. 2433) est soudée à l’avance au-dessus du renfoncement ménagé par l’estampage ; les pattes C {fig. 2434 et 2435) sont soudées en-dessous de l’écaille, au moment de la pose, et s’introduisent sous la gaine T.
- Le croquis {fig. 2436) montre, dans le système à écailles, un raccord d’arêtier et de la bavette du membron où des pattes {fig. 2432) sont agrafées au pli formé aux écailles et clouées sur la volige.
- Quant à l’arêtier et à la bavette du membron, ils sont agrafés à des pattes de 0m,06 X 0m,03, soudées de distance en distance sur les parties les plus saillantes des écailles; dans le cas d’un faîtage, on
- .ÉRtjHHHnl
- MHHHnelfSP
- Fig. 2436.
- procédera comme pour l’arêtier et la ba-1 Le croquis vette. I plus grande
- [fig. 2437) nous montre, a échelle, la disposition de
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- COUVERTURES EN ZINC.'
- l'œil-de-bœuf de la figure précédente. Cette figure indique deux modes de raccords du système à écailles avec une lucarne (œil-de-bœuf) ; le raccord de gauche consiste à placer d’abord les écailles, de has en haut, jusqu’à la naissance du tympan de la lucarne et à former aux écailles même un pli très arrondi (le zinc étant un
- peu recuit par l’estampage, ce pli doit être fait avec précaution) et le plus près possible du corps cintré de la boiserie de la lucarne où ces écailles sont retenues par des pattes P et se termineront au pli horizontal AA', celui-ci étant également maintenu sur la volige au moyen desdites pattes P.
- P ./B'
- t\
- Fig. 2437.
- On peut alors poser la lucarne de façon a ce qu’elle s’applique le mieux possible contre les écailles; ensuite il faut placer :e raccord R, lequel sera soudé sur tout m développement du tympan de la lucarne, en passant par-dessus les écailles sous la ligne AA', et muni sur le haut et ms côtés d’un pli auquel s’adapteront les
- pattes P'; cela fait, on pourra continuer la pose des écailles.
- Une partie des palmettes B et B' devront être soudées sur les parties correspondantes des écailles inférieures, sauf que la partie B' devra être agrafée en C au raccord R, de même que les écailles suivantes, qui touchent à ce raccord; au
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- COUVERTURE.
- cas où la palmette au-delà de B, vers la gauche, correspondraitàunjointd’écailles, il ne serait pas nécessaire de prolonger la soudure ni la superposition des écailles au-delà de ce point.
- Quant au raccord de droite, les écailles du bas de la lucarne devront s’arrêter à la ligne AB et pourront être fixées d’abord
- par quelques clous, sous les lettres ABC par exemple; il faudra ensuite souder des pattes sur la partie la plus saillante des palmettesG, pattes auxquelles sera agrafé le raccord H, et celui-ci devra être soudé à la lucarne, depuis le bas jusqu’à la ligne AB.
- La partie saillante EF de la lucarne,
- E lévation.
- Plan.
- Fig. 2438 et 2439.
- touchant à la pente du brisis, devra être coupée de façon à permettre le passage entre elle et la volige du raccord R' dont la partie verticale est à double agrafure; ce raccord sera soudé à la partie verticale delà lucarne, de même que sur tout le développement du tympan, comme au rac-
- cord de gauche, et il sera retenu sur la volige au moyen de pattes P".
- On pourra alors continuer la pose des écailles, à la condition de souder, de I e0 K, jusqu’à la rencontre d’un joint d’écailles, la partie correspondante des palmettes à celle des écailles inférieures qui montent
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- jusqu’à la ligne AB ; celles touchant au raccord vertical seront agrafées à celui-ci ; au-dessus du tympan, on procédera de la même façon qu’à gauche.
- Ce dernier mode paraît préférable au premier. Inutile d’ajouter que la partie saillante EF, étant coupée, doit être re-
- bouchée du côté dubrisis avant la pose de la lucarne.
- Quant aux raccords de lanterneaux, ils sont analogues à ceux décrits précédemment pour le système à losanges, c’est-à-dire qu’il est également interdit de découper l’écaille de la façon indiquée en A
- Elévation et coupe suivant la ligne A B.
- Palier
- Fig. 2440 et 2441.
- [fifj- 2407) et qu’il faut procéder comme c’est lndiqué en B, en coupant l’écaille C hori-z°ntalement, de sorte que le point B, décapé d’une autre écaille, doit être appliqué au-dessus de la partie C; seulement ^es parties C doivent remonter assez haut s°us le raccord et avoir un pli pour y agra-er des pattes fig. 2432), tandis que le ^accord s’agrafera à des pattes spéciales
- soudées sur les écailles, comme nous l’avons indiqué {fig. 2436) pour la bavette du membron.
- Raccords au pourtour d’une cheminée.
- Les croquis fig. 2438 et 2439) représentent en plan et en élévation une che-
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- COUVERTURE.
- minée en pénétration dans une couverture en zinc à tasseaux et montrent les raccords et la disposition des tasseaux autour de la souche.
- Une planche P {fig. 2439) termine la toiture à droite et à gauche de la cheminée et dépasse de 0m,035 le dessus de la volige. La feuille de zinc ayant 1 mètre de largeur, la distance d’axe en axe de la planche P au tasseau T est de 0m,98 ; c’est la disposition la plus favorable. Mais si le tasseau T se trouvait plus près de l’extrémité de la toiture, en T' par exemple, il faudrait le raccorder à la cheminée au moyen d’une tête de dilatation dont la hauteur serait égale à celle du relief de la feuille contre ladite cheminée. Quant à la partie inférieure du tasseau T", elle devrait s’arrêter à l’agrafure C.
- Le solin qui recouvre le relief de la
- feuille devant la cheminée est indiqué en trois parties formant gradins, disposition préférable à celle d’une bande d’égale largeur, qui nécessite une rainure oblique dans la maçonnerie et dont l’exécution laisse souvent à désirer. Le bas de ce solin forme un biseau et le haut un ph d’équerre que l’on introduit dans les joints des briques, où il est retenu au moyen de crochets à pattes, joints qui doivent être soigneusement fermés ensuite par du ciment.
- Il convient aussi de prolonger horizontalement le relief de droite, en D, contre la planche P, précaution sans laquelle l’eau arrivant contre la cheminée pourrait déborder au dehors, si le bâtiment était isolé.
- Le raccord de cheminée dans une toiture en zinc ondulé sur charpente en fer
- Traverses supportant le palier.
- est représenté en croquis [fig. 2440 et 2441). Comme dans l’exemple précédent, une planche P termine la toiture le long du pignon, et le raccord contre cette planche est le même que celui indiqué précédemment pour ce genre de couverture.
- Les cours de pannes O s’appuient sur le mur-pignon et y sont ancrées ; entre ces deux cours de pannes une traverse Q, placée devant la cheminée, supporte la panne O', d’un côté, et le bout de la panne 0% au côté gauche delà cheminée. Quatre traverses R, en fer plat de 40 X 4, sont accrochées à droite sur le cours de panne et fixées à la cheminée au moyen d’un fort clou ; ces traverses supportent le palier en zinc fort sur lequel vient se déverser l’eau venant du versant, et il est recouvert de 0m,12 par le bas de la feuille d’ondulé d’un côté et par la bande de so-
- lin D de la cheminée, contre laquelle il est relevé de 0Q1,10.
- Le croquis {fig. 2442) nous montre la d|s' position des traverses supportant le palier dont nous venons de parler.
- Au haut de la feuille n° 2 {fig. 2441) est soudé un relief qui est recouvert par l0 solin de gauche delà cheminée ; la feuill0 n° 3 possède également un relief qui monte jusque sous les solins disposés en gradins sur le devant de la cheminée, relief qui est soudé à l’angle gauche avec celui de la partie en retour de la feuille n° 3, et en recouvrement sur la feuille n° 2 et aussi au
- palier surtout le développementdecelui-nn La partie inférieure de la feuille n° ** recouvre d’une ondulation la feuille n° mais ce bout de joint pourrait être soud0
- sans inconvénient.
- Toutes ces dispositions sont égalemen
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- COUVERTURES EN ZINC. 833
- applicables, lorsque la charpente est en bois.
- Les pattes doivent être soudées avec les plus grands soins, non seulement à leur extrémité, mais aussi aux deux côtés latéraux et sur toute partie adhérente à l’ondulation ; de plus, il faut qu’elles aient une prise de 0m,035 au moins sous la branche supérieure des cours de pannes et qu’elles soient par conséquent soudées tout à fait contre lesdites pannes.
- Tuyaux de ventilation.
- Les deux croquis {fig. 2443-2444) montrent la disposition à adopter pour la pose d’un tuyau de ventilation sur une couverture en zinc.
- Le tuyau A est directement soudé sur la feuille F de la couverture ; ce tuyau est recouvert d’un autre tuyau B terminé en C par un ourlet pour lui donner plus de rai-
- « ® ®\
- Fig. 2445.
- deur. C’est une disposition simple se comprenant facilement en examinant les croquis.
- Chatières en zinc. — Les chatières en zinc dont nous donnons un exemple {fig. 2445) servent à l’aération des combles couverts en zinc. Elles se composent : d un dessus circulaire en zinc ; d’un fond embouti ; d’une bague sur la face et d’une
- Sciences générales.
- feuille de zinc perforée qu’on peut aussi remplacer par une toile métallique.
- Les chatières se font ordinairement en zinc n° 12 et ont les dimensions commerciales suivantes :
- Numéro 1 Diamètre0.29x0.19prix0f,80
- — 2 » 0.34x0.23 » 0,90
- — 3 » 0.37X0.27 » 1 ,30
- — 4 ' » 0.40X0.32 » 2,00
- Ces chatières viennent en pénétration
- sur la surface de la toiture ; un trou, correspondant à leur ouverture, est réservé
- Fig. 2445 bis.
- dans le voligeage. Elles sont placées sur l’une des feuilles de zinc de la couverture et soudées avec soin sur leur pourtour. Leur face verticale est garnie d’une toile métallique ou d’une grille découpée à jour pour empêcher les petits animaux d’entrer dans le comble. 11 est utile, pour établir courant d’air dans les greniers, de placer ces chatières en face Lune de l’autre dans chacun des pans du comble et de multiplier leur nombre autant que possible, la couverture en zinc chauffant
- Fig. 2446.
- beaucoup. Le croquis [fig. 2445 bis) montre une chatière sur tuile en zinc système Du-prat. Nous donnons {fig. 2446) un autre type de chatière connue sous le nom de chatière à alaise, qu’on fait aussi en zinc, mais qui est employée pour les couvertures en ardoises.
- On fait aussi des chatières en plomb; mais elles rentrent dans la catégorie des plombs estampés et ornés.
- Couverture et Plomberie. — 53.
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- COUVERTURE.
- Couverture des murs. — Rives. — Dans les couvertures en zinc les rives latérales des pans peuvent se présenter de deux
- Fig. 2447.
- manières : 1° le mur-pignon s’arrête dans le plan même de la couverture; 2° le mur-pignon monte plus haut que la couver-
- ture, et cette dernière vient s’amortir le long de la paroi verticale de ce mur. Pour le premier exemple, nous aurons à exami-
- ner trois genres de rives : rive à plat; rive avec bande à cheval; rive avec tasseau et couvre-joint.
- La rive à plat représentée en croquis {fig. 2447) s’exécute en plaçant des voliges à plat et verticales Y et V' ; la feuille de couverture Z est pliée et renforcée à sa partie inférieure par une pince plate ; une bande de rive B est placée en dessous et
- se fixe sur la voiige V\ Le tout est solidement maintenu par des pattes P et Q, La rive avec bande à cheval, dont nous don-nous un exemple {fig. 2448), comprend : des voliges horizontales V, qui sont celles de la couverture prolongées sur toute la largeur du mur ; une bande de couverture Z, qui, au lieu de se rabattre, comme dans l’exemple précédent, se relève et reçoit
- CWpe xy.
- Fig. 24ü0 et 24ol.
- une bande à cheval B s’agrafant a sa partie haute sur la feuille Z et maintenue le long de la paroi verticale du mur par des pattes P.
- La rive avec tasseau et couvre-joint est représentée en croquis [fig. 2449), A l’ex-
- trémité du mur, on place un dernier tasseau de couverture T, contre lequel vient s’appuyer la dernière feuille de couverture Z ; de l’autre côté, on met une bande de rive B clouée sur le tasseau et maintenue par des pattes P ; le tout est recou-
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- COUVERTURES EN ZINC.
- vert par le couvre-joint C dont nous connaissons l’usage.
- Les deux croquis {fig. 2450-2451) montrent l’application de la disposition {fig. 2448) à l’extrémité d’un mur-pignon M. Les pattes P se placent tous les 0m,40 environ; les bandes à cheval B se
- font par bouts de 1 mètre afin de permettre fo dilatation facile. Ces bandes se recouvrent d’environ 0m,08 à 0m,10 les unes les entres.
- Bans le cas où le mur-pignon monte pfos haut que la couverture, on est ramené au cas de l’amortissement d’une couverture en zinc le long d’une paroi verticale ;
- c’est alors, comme nous en avons vu précédemment des exemples, qu’on se sert de la bande de solin.
- Il reste à montrer comment on peut recouvrir en zinc un mur de clôture, un mur-pignon, etc. La couverture des murs, dont nous allons dire quelques mots,
- Fig. 2453.
- revient à exécuter sur ces murs des bandes de recouvrement dont nous avons déjà parlé pour la couverture des bandeaux et des corniches. Le mur n’ayant qu’une seule pente, on pourra adopter les deux dispositions {fig. 2452-2453). Dans la première, on place sur le bord du mur une bande d’agrafe à, sur laquelle vient se fixer
- 2454.
- Ja fouille de zinc Z munie de ses coulis-Seaux C ; une bande à cheval B termim Cette simple disposition. v Bans la deuxième {fig. 2453), on place ^ fo partie haute du mur un tasseau muni e son couvre-joint, lequel retient les ailles de la couverture et aussi une bande
- de rive recouvrant une partie du mur vertical. Lorsque le mur aura deux pentes, on pourra adopter la disposition {fig. 2454), qui n’offre rien de particulier à signaler, ou doubler la disposition de la figure 2453 et avoir un tasseau au faîtage.
- Revêtements de murs, — On se sert,
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- COUVERTURE.
- depuis plusieurs années, du zinc comme I Afin de ne pas détruire l’harmonie des revêtement de murs exposés à la pluie. | constructions, on a combiné la disposition
- Revêtement en plaques rectangulaires pour imitation de pierres .
- P P' P
- P Pattes N? / alk> P ' PcUles sot&dées.
- Fig. 2435.
- Revêtement pour imitation
- de briques . \
- Fig. 2456.
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- des feuilles pour simuler, par exemple, un appareil de construction en pierre, dont on imite le ton au moyen d’une peinture au silicate à base de zinc, que l’on applique après la pose.
- Le revêtement est formé de plaques rectangulaires fig. 2455) que l’on pose directement sur la maçonnerie lorsque celle-ci est en briques, ou sur un lattis, lorsqu’elle est en pierre. Les dimensions des plaques peuvent varier, mais elles sont le plus souvent de 0m,70 X 0m,35, et en zinc n° 10. Chaque plaque est fixée par trois pattes P et P' ; cette dernière est soudée.
- Le croquis fig. 2456) montre la disposition d’un revêtement pour imitation de briques ; c’est un assemblage de plaques,
- Fig. 2457.
- dont les deux côtés inférieurs sont formés en gradins ; ces gradins s’agrafent aux pattes S, soudées aux deux côtés supérieurs, et ils donnent au peintre toute facilité pour tracer les joints.
- Un pli formé aux deux côtés supérieurs permet d’y accrocher les pattes P, qui se clouent sur le mur, tandis que la patte P', hui s’y cloue également, est soudée sous la pointe supérieure de chaque plaque. La peinture se fait après la pose et au sdicate également.
- Pour éviter l’entrée de l’eau au pied du ^ur, on place, à la partie inférieure du revêtement, un petit chéneau [fig. 2457), duquel viennent s’agrafer les plaques ou les losanges de la première rangée. Ce ebéneau est fixé au mur à l’aide de
- pattes P ; il doit avoir une certaine pente et être muni d’un petit tuyau de descente au point bas.
- Le croquis fig. 2458) montre la dispo-
- Fig. 2458.
- sition des raccords au-dessus et au-dessous d’un bandeau en pierre. Des crochets en fer de forme spéciale sont fixés dans le joint au-dessus du cordon et font saillie
- Fig. 2459 à 2461.
- au dehors ; à cette saillie vient s’accrocher la bande d’égout B, laquelle remonte de 0m,07 contre le mur et y est retenue par deux pattes.
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- COUVERTURE.
- Sous le bandeau, les plaques ou les losanges s’arrêtent à 0m,07 dudit bandeau où elles sont agrafées par une bande de solin ; un pli entre dans le joint sous le bandeau et y est retenu par des crochets en fer.
- Les croquis (fig. 2459 et 2560) nous
- indiquent le raccord contre un montant et un linteau en pierre d’une croisée ou d’une porte.
- Ce raccord recouvre le montant de 0m,025 et se termine par un bourrelet de 0m,015 de diamètre, qui s’accroche à des crochets C, tandis que le linteau n’est
- fig. 2462 et 2463.
- recouvert que par le bourrelet; celui-ci est aussi tenu par des crochets en fer C'. Ce raccord est fixé au mur par des pattes P, au-dessus du linteau, et par des pattes spéciales à côté des montants.
- Le croquis [fig. 2461) montre le raccord à l’angle d’une fenêtre sans encadrement en pierre ; l’intérieur de l’ouverture est garni d’une bande unie repliée sur le devant et ayant un pli également du côté de la fenêtre où des pattes continues, pliées d’équerre, sont agrafées, tandis qu’elles sont clouées au châssis dormant de la croisée.
- Couverture des cheminées. — Les cheminées, hors comble, construites en pierre tendre ou en plâtre, doivent, pour résister, être recouvertes en zinc. On peut prendre la disposition représentée en croquis [fig. 2462 et 2463). Après avoir arasé la maçonnerie à la hauteur voulue pour la cheminée, on lui donne, à l’aide déplâtré, la forme bombée représentée par le croquis, afin que la pluie ne puisse séjourner sur le dessus. On exécute ensuite une véritable bande de recouvrement en zinc, composée d’une bande d’agrafe a ayant
- toute la longueur de la souche, 0m,l0 de largeur environ et clouée sur le plâtre ou fixée sur la pierre tendre à l’aide de trous tamponnés.
- Une bande de zinc Z, en zincn0 12 ou 14, se fixe sur cette bande d’agrafe à la ma-
- Fig. 2464.
- nière ordinaire et comporte un bourrelet sur sa rive inférieure.
- Pour le passage des mitrons M, la feuille de zinc Z est percée de la dimension même de ces mitrons et, dans certains cas, on soude une collerette C sur la feuille Z de manière à avoir une étanchéité complète.
- 11 est indispensable, lorsque la chenu-
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- COUVERTURES EN ZINC.
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- née est en plâtre, d’interposer du papier anglais entre le zinc et le plâtre. On peut aussi prendre, pour la couverture d'une cheminée, la disposition représentée en croquis [fig. 2464). C’est, comme nous l’avons vu précédemment {fig. 2454), la même disposition que la couverture d’un niur de clôture à deux pentes.
- Dans certains cas, les souches de cheminées sont, lorsqu’elles ont peu d’iny-portance, rabattues en pente sur les quatre faces ; il faut alors préparer à l’établi toute la couverture pour trois des faces et souder la quatrième sur place.
- Couvertures en tuiles métalliques systèmes S. Duprat et Menant. — Quelques constructeurs ont pensé qu’il serait avan-
- cause de la forme de leur recouvrement, sous le nom de tuiles à boudins.
- Ces tuiles se fixent sur la rive haute au moyen de deux pattes p et s’agrafent par le bas à la tuile inférieure déjà posée.
- Les boudins peuvent avoir, suivant les tuiles, 26, 30ou35 millimètres de hauteur; ils ont une forme demi-ronde plus commode pour l’emboîtement, plus solide et plus décorative; ils présentent à leur extrémité supérieure un bord échancré ou une section biaise, à leur extrémité inférieure une languette et une encoche, et ils permettent ainsi d’assembler latéralement les tuiles.
- Les plis du haut et du bas des tuiles sont rabattus non pas à vive arête, mais
- Fig. 2466.
- tageux, pour les constructions provisoires et économiques, de donner au zinc la forme de tuiles, qui se prête bien aux assemblages, qui offre le minimum de recouvrement et qui peuvent s’exécuter avec de très faibles épaisseurs.
- Le croquis {fig. 2465) donne l’élévation et les coupes d’une tuile Duprat. Le mètre superficiel de ces tuiles pèse environ 5 kilogrammes ; il faut douze tuiles par mètre carré.
- L’agrafure haute est formée par une pliure de la tuile sans solution de continuité, ce qui assure l’étanchéité. On fait ces tuiles en zinc nos 10, 11, 12 et 13.
- Le croquis {fig. 2466) nous montre la forme des tuiles Menant, connues aussi, à -
- en arrondi pour offrir dans leur pince plus d’élasticité, plus de résistance et pour éviter les ruptures de métal ou les infiltrations capillaires qu’un serrage à fond peut produire. Le pli du haut mesure 40 millimètres de profondeur et se prolonge jusque suivies boudins; le pli du bas mesure 20 millimètres et se prolonge d’un boudin à l’autre.
- Quand on procède à l’agrafage des rangées, le pli de 40 millimètres entrebâillé sur les tuiles inférieures détermine un recouvrement de même dimension, ferme ce recouvrement jusque sur les bondins et fait obstacle à toute montée d’eau ; le pli de 20 millimètres, ne croisant l’autre qu’à demi, laisse une chambre d’air au sommet
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- COUVERTURE.
- du joint et supprime les risques de capillarité.
- Bétails d'exécution 'pour la pose des tuiles système Buprat. — Le croquis {fig. 2467)
- Fig. 2467.
- représente l’ensemble d’une partie de couverture avec des tuiles en zinc système Duprat.
- La pose se fait sur chevron de 0m,08 sur
- 0m,04 espacés de 50 à 60 centimètres d’axe en axe, reliés par dps voliges de 0m,07 X0m,011; l’écartement est réglé par l’entrepreneur, mais le voligeage jointif n’est jamais nécessaire.
- Comme dans toutes les couvertures, la bande d’égout ou larmier sert de départ;
- Fig. 2468.
- sa largeur est calculée pour arriver avec un certain nombre de tuiles le plus près du faîte ; elle porte à sa partie supérieure, en a {fig. 2468), une pince où vient se loger l’agrafe inférieure de la première tuile t ; l’autre côté retombe en b dans la gouttière g.
- Lorsque la première tuile est logée dans le larmier, on cloue la patte de la tuile sur
- la volige au moyen de deux clous à ardoise tête large et laitonnés, les couvre-joints, superposés, les tuiles se succèdent en s’emboîtant les unes dans les autres ; arrivé à la dernière rangée, on applique une bande
- découpée afin de permettre le passage de la tuile, puis l’on fixe un faîtage ordinaire.
- Le croquis {fig. 2469) nous représente le détail du faîtage d’une toiture à deux versants.
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- Le croquis [fig. 2470) montre la dispo- I Le croquis [fig. 2471) donne le détail sition à adapter pour le faîtage, lorsque la d’une bande de faîtage échancrée pour toiture est à un seul versant. I laisser passer le couvré-joint de la tuile.
- Le croquis [fig. 2472) indique la disposition à prendre pour une toiture en appentis venant butter contre un mur plus élevé.
- Nous y voyons le détail du faîte et la bande de faîtage recouverte par une bande de solin.
- Les rives se font en relevant un des couvre-joints de la tuile, contre un petit tasseau t [fig. 2473). Dans le cas où, pour
- Fig. 2471.
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- COUVERTUHW.
- une cause quelconque, la tuile laisserait I seau, on y suppléerait au moyen d’une une petite différence entre elle et le tas- I bande ayant un retour d’équerre b de
- Fig. 2474.
- Fig. 2473.
- chaque côté {fig. 2474), l’un se logeant sous le couvre-joint de la tuile, et l’autre contre le tasseau. Sur ce même tasseau et-en dehors du toit, on fixe la bande de rive r et un petit couvre-joint c vient compléter le tout.
- Les coupes biaises ou arêtiers se font en coupant la tuile suivant les biais et en relevant un bord, comme dans la rive ; ce bord est appuyé contre l’arêtier bois ; une bande de même forme que celle du faîtage avec cette différence que les échancrures sont réservées, ne pouvant être faites que sur place, vient se placer sur le bord relevé de la tuile et contre le tasseau ; un arêtier zinc vient se poser à cheval sur le tout.
- D’autres constructeurs ont proposé un système de couverture en zinc dont nous représentons un croquis {fig. 2475) ; ce sont des feuilles de zinc ayant la forme ABC {fig. 2476), qu’on place comme le montre le croquis d’ensemble sur des tasseaux de forme spéciale reposant sur les pannes P de la couverture. Les chevrons C {fig. 2475) ont aussi une forme spéciale réclamée par la disposition des feuilles de zinc.
- Revêtements pour lambris. — Nous avons vu précédemment qu’on peut se servir de zinc ordinaire, à doubles nervures, etc., pour faire des revêtements
- de murs ; on peut aussi exécuter des revêtements pour lamb/is, comme nous l’indiquons (/W/.2477, 2478, 2479).
- Pour un lambris, on obtient un effet dé-
- B
- Fig. 2475 et 24 J6.
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- coratit en se servant du zinc à doubles nervures ; la cimaise B est en bois, la plinthe A aussi, et le reste est formé de feuilles de zinc à doubles nervures fixées, par des pattes.
- Accessoires de couverture en zinc. — 1° Tuyaux de descente. — Lorsque les constructions sont de peu d’importance, on met les tuyaux de descente en zinc, en ayant la précaution d’arrêter ces tuyaux
- Fi»'. 2477 à 2479.
- à 2 mètres du sol et de les remplacer dans la partie basse par de la fonte.
- On donne à ces tuyaux des diamètres proportionnés aux développements des gouttières employées.
- Fig. 2480 à 2482.
- Pour une gouttière de 0m,33, tuyaux zhic de 0m,11.
- Pour une gouttière de 0m,25, tuyaux zinc de 0m,08 ;
- Pour une gouttière de 0m, 16, tuyaux zinc de 0m,0o.
- Les tuyaux en zinc du commerce ont la forme du croquis (fig. 2480); leur partie inférieure est légèrement conique pour lui permettre d’entrer facilement dans le
- Fig. 2483 et 2484.
- tuyau immédiatement au dessous ; déplus, ils portent en Z un demi-cornet en zinc appelé nez soudé sur le tuyau et qui l’empêche de descendre trop dans le tuyau du dessous.
- Dans certains cas, les tuyaux en zinc sont terminés i fig. 2481) par des cordons
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- COUVERTURE.
- saillants soudés b ; celui du bas est prolongé par une tubulure devant entrer dans le tuyau du dessous.
- Les tuyaux du commerce se vendent par bouts de 1 mètre ; il y a aussi des
- Fig 2485 et 2486.
- demi-bouts, des quarts de bouts, des dauphins {fig. 2482), etc.
- Les coudes cintrés (fig. 2483) et les coudes d’équerre (fig. 2484) se font aux diamètres suivants: 5, 6, 7, 7 1/2, 8, 9, 10, 11, 12 et 13 centimètres de diamètre.
- Fig. 2487 et 2488.
- Les tuyaux en zinc sont retenus contre le mur par des crochets ordinaires ou renforcés de : 50, 55, 60, 70, 80, 95 et 110 millimètres.
- On emploie aussi des colliers en fer feuillard galvanisé, entourant le tuyau sur
- une demi-cirConférence et terminés soit par des scellements, soit par des pattes percées de trous, lorsque ces tuyaux doivent être fixés sur des bois de charpente.
- 2° Cuvettes. — A la partie haute d’un tuyau de descente en zinc, on place souvent, entre ce tuyau et la gouttière, une
- Fig. 2489 à 2491.
- cuvette en zinc, dont nous donnons deux croquis (fig. 2485-2486). La première a la forme demi-ronde, la deuxième est de forme carrée à moulures.
- Ces cuvettes se font pour des tuyaux en zinc de 6, 7, 8, 10 et 11 centimètres de diamètre.
- 3° Bagues en zinc. — On vend aussi dans le commerce des bagues en zinc dont
- Fig.2492 à 2495.
- nous donnons deux types (fig. 2487 et 2488) ; bagues simples ou bagues doubles. Elles se font aux dimensions des tuyaux de zinc ordinaires.
- 4° Crapaudines. — Afin d’empêcher les
- feuilles et autres matières d’entrer dans les tuyaux de descente, on place, au-des' sus du moignon en zinc, laissant passer l’eau de la gouttière dans le tuyau de descente, une petite grille en fil de fer galva-
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- COUVERTURES EN ZINC.
- 845
- nisé ou en fil de zinc, qu’on soude au point bas des gouttières, au-dessus du trou d’écoulèment, et qu’on nomme crapau-dine.
- Nous donnons [fig. 2489 à 2491) trois modèles decescrapaudines.Le premier, I, est en fil de zinc ; le deuxième, II, d’une autre forme, permet de la faire pénétrer, dans le tuyau de descente; on l’exécute en fer galvanisé ; enfin, pour les tuyaux plus gros, on se sert du modèle III en fer forgé, galvanisé et renforcé.
- Les deux premiers modèles se font dans le commerce aux dimensions suivantes :
- Pour tuyaux de Diamètre de la 6 7 8 11 13 16cra
- crapaudine. 10 10 12 14 17 20'“
- Le troisième type III [fig. 2491) se fait aussi aux mêmes dimensions en commençant pour des tuyaux de 0m,07 de diamètre.
- 5° Crochets de service. — Pour la réparation facile des toitures, on place sur les rampants des crochets d'échelles dits de service, dont nous donnons les principaux types [fig. 2492 à 2495).
- Ces crochets se font en fer ou bois de première qualité, noirs ou galvanisés ; les
- diamètres pour le n° I sont de 16, 18 et 20 millimètres. Les crochets II et III se font en fer plat ou carré.
- Nous indiquons en IV [fig. 2495) comment ces crochets sont fixés sur les chevrons de la couverture.
- On peut les fixer sur les chevrons, soit : avec deux forts clous à bâtiment, mais c’est mauvais ; on remplace ces clous par deux vis à tête carrée de 0m,08 de longueur au moins ; le mieux c’est, comme le montre le croquis, d’employer deux boulons b et c traversant complètement le chevron. Le crampon a s’enfonçant dans le chevron A augmente encore la solidité.
- 6° Zincs fabriqués du commerce. — On trouve dans le commerce une série de pièces en zinc toutes préparées pour la pose, et sur lesquelles nous n’insisterons pas, puisqu’elles s’achètent directement chez le fabricant, le couvreur ayant simplement à en faire la pose.
- Parmi ces pièces se trouvent : les devants de chéneaux, les épis, les acro-tères, les lucarnes en zinc, les œils-de-bœuf, les faîtages, les balustrades, les campaniles, etc.
- Les albums, que ces fabricants délivrent facilement, permettent de faire un choix sans que nous ayons besoin de les rappeler dans cet ouvrage.
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- CHAPITRE V
- COUVERTURES EX PLOMB
- I. — Propriétés du plomb
- Le plomb est un métal mou, d’un gris bleuâtre, ordinairement terne quand il a subi l’action de l’air, mais assez éclatant lorsqu’il vient d’être fraîchement coupé ou raclé. Il conserve longtemps son état primitif dans un air sec; dans l’air humide, il se recouvre d’une pellicule noirâtre de sous-oxyde en partie carbonaté, qui préserve le reste du métal de l’oxydation.
- 11 est d’une grande malléabilité à froid, mais peu tenace.
- Le laminage influe beaucoup sur la ductilité du plomb. Il résulte, en effet, de nombreuses expériences que celle du plomb laminé est à celle du plomb coulé comme 7 est à 5. La ductilité de ce dernier paraît être invariable pour toutes les épaisseurs, tandis que celle du plomb laminé croît en raison du nombre de laminages auquel il a été soumis.
- Le plomb coulé est plus raide, plus sec, comme disent les ouvriers, que le plomb laminé. Il est plus résistant à l’usure que par frottement. Sa surface présente une infinité de pores très ouverts, qui lui donnent une apparence rugueuse. Le plomb laminé est, au contraire, très lisse.
- La densité du plomb pur est de 11.445 ; le plomb impur du commerce a une densité de 11.360.
- Le plomb commence à fondre à 325 degrés centigrades; à 335 degrés, il est en pleine fusion.
- La dilatation linéaire du plomb se rapproche beaucoup de celle du zinc ; elle est de 0m,0028 pour 1 degré, depuis 0 jusqu’à 100 degrés, soit plus de 1 millimètre un
- tiers pour une élévation de 50 degrés. Cette dilatation ne s’effectue pas pour le plomb comme pour le zinc, parce que, étant beaucoup plus mou, il n’a pas la force de glisser sur l’aire où il repose, surtout lorsque les tables sont très larges. La dilatation du plomb se manifeste en plis aigus, semblables à ceux d’un linge mouillé, et chaque variation de température occasionne à l’angle du pli un mouvement de charnière qui détermine promptement la rupture du métal. On peut souder ces fentes; mais, par la même cause, il s’en forme bientôt d’autres à côté. On n’évite ces rides qu’en réduisant la surface des feuilles et en les maintenant parfaitement libres au pourtour.
- Nous avons donné dans la première partie du Cours de construction les renseignements sur la métallurgie du plomb, nous n’y reviendrons pas.
- Poids du 'plomb en feuilles. — Les feuilles de plomb qu’on trouve dans le commerce ont ordinairement 2 mètres sur 7 à 8 mètres en plomb coulé, et 2 mètres ou 2m, 50, et 18 et 20 mètres de longueur en plomb laminé.
- La largeur la plus grande qu’on puisse obtenir dans la pratique est de 3 mètres. Très exceptionnellement on va jusqu’à 5 mètres.
- Les épaisseurs commerciales les plus fréquemment employées sont celles de 1 millimètre, 1 millimètre 1/2, 2 millimètres, 2 millimètres 1/2, 3 millimètres,
- 3 millimètres 1/2, 4 millimètres, 5 millimètres, 6 millimètres et 7 millimètres.
- Nous donnons, dans le tableau ci-après les poids en mètre carré de ces feuilles suivant les diverses épaisseurs en usage.
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- COUVERTURES EN PLOMB.
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- Épaisseurs en millimètres. lm/m 172 2”/“ -™ml/2 3-/'“ 3mmlA 4,u/“, 5m/“ 6“/m 7.7,„
- Poids du / Plombs laminés mètre j carré en j kilogr. ' Plombs coulés.. kil. 11.35 kil. 17.00 kil.- 22.70 24.00 kil. 28.40 28.40 kil. 34.05 34.00 kil. 40.00 kil. 45.50 kil. 56.70 kil. 68.10 kil. 80.00
- D’après ce tableau, on remarquera que les plombs coulés sont un peu plus lourds que les plombs laminés, sous la même épaisseur.
- Les feuilles sont livrées en rouleaux, ce qui rend le métal plus transportable.
- Qualités et défauts du 'plomb au point de vue de son usage en couverture. — Il faut que le plomb employé en couverture soit assez épais pour supporter la couche d’oxydation dont il se recouvre à l’air, et pour ne pas se déchirer dans les mouvements de dilatation et de contraction dus aux variations de la température. Il est bien moins protégé que le zinc par sa patine, et il est quatre fois moins tenace; d’ailleurs sa dilatation linéaire est la même Il faut donc que, pour présenter une même résistance, il soit quatre fois plus épais. Le zinc n° 14, ayant 0mm,87 d’épaisseur: le plomb de même résistance, devra avoir environ 3m,“,50.
- Le plomb donne donc des couvertures beaucoup plus lourdes et plus chères que le zinc, mais il est bien supérieur sous le rapport de l’aspect et de la durée.
- Le plomb peut recevoir les chocs accidentels possibles, porter les échafaudages de réparations, subir les circulations d ouvriers. Son poids propre le fait appuyer snr le voligeage d’une ^quantité telle que Ie vent a peu de prise possible et que quelques agrafes de rives suffisent à le Maintenir.
- Comme le plomb se dilate facilement, °n ne doit l’employer que sous la moins grande étendue possible, avec des épais-s®urs correspondantes. Afin de ne pas le gener dans ses mouvements, on ne l’at-tüche avec des clous, s’il est nécessaire, que par un seul côté, et avec des pattes eU fer ou plutôt en cuivre étamé ; d’autre P^rt, les clous doivent être à large tête et très rapprochés, afin déformer une at-
- tache continue et solide, et les pattes devront lui laisser de la place pour sa dilatation.
- Comme le plomb se détruit au contact du chêne humide non flotté, et du plâtre frais, on ne doit employer que des bois flottés. On peut encore éviter le contact en interposant entre le bois de chêne ou le plâtre et le plomb, des papiers et des peintures, une épaisse couche de goudron par exemple, sur le bois ou sur le plâtre, indépendamment du papier.
- Il faut également éviter de mettre le plomb 'en contact avec un métal moins oxydable, surtout si ce dernier est en égale ou plus grande quantité.
- On doit s’abstenir enfin de mettre le plomb en contact avec de la vapeur d’eau de provenance quelconque, parce que la vapeur d’eau forme de jl’eau distillée très aérée, qui oxyde le plomb avec la plus grande facilité.
- De la soudure sur plomb. — Dans l’emploi du plomb, il faut, autant que possible, ne pas faire de soudures ; les ressauts, les replis qui ne s’opposent pas à la dilatation du métal, sont bien préférables.
- On soude le plomb au moyen d’un alliage de ce métal avec l’étain, ou simplement avec lui-même, sans l’intermédiaire d’aucun alliage, ce que l’on appelle la soudure autogène.
- Soudure avec alliage. — Les alliages du plomb avec l’étain s’accomplissent très facilement ; ils donnent, en général, plus de résistance au plomb et ils n’altèrent pas sensiblement les qualités de l’étain; celui-ci cependant devient plus cassant.
- Les alliages à soudures se limitent, pour les soudures de gros travaux, à 30 d’étain pour 70 plomb ; pour les soudures douces, à 70 d’étain pour 30 de plomb.
- En général, la soudure est d’autant plus solide que le point de fusion de l’alliage
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- COUVERTURE.
- se rapproche de celui du métal à souder. L’étain seul, quand il est fondu, devient presqu’aussi liquide que l’eau et très difficile à fixer en place pour former une soudure. La soudure à l’étain pur est d’ailleurs si dure qu’elle fait casser le plomb dans l’endroit où l’un et l’autre se joignent.
- Voici les points de fusion correspondant aux différents alliages de plomb et d’étain.
- ALLIAGES POINTS DE FUSION
- degrés
- Pi — Sn 241
- P b — Sn®' 196
- Pô — Sn3 186
- Pô — Sn* 189
- Pô — Sn5 194
- Pô® — Sn 275
- Pô3 — Sn 289
- P ¥ — Sn Au contact d’un fer chaud
- Pô* — Sn6 70
- L’alliage des plombiers est l’alliage Pb3 — Sn.
- L’alliage Pb3 — Sn est aussi quelquefois employé, mais seulement dans des cas particuliers, parce qu’il est trop dur à fondre.
- L’alliage Pb — Sn donne une soudure douce, mais moins solide que les alliages où le plomb domine, et dont on se sert fréquemment dans les travaux de raccord des couvertures en zinc.
- L’alliage Pb7 — Sn forme la soudure des ferblantiers. Les plombiers reconnaissent que la soudure est bonne lorsque, en refroidissant, il se forme à sa surface de petites taches claires et brillantes, qu’ils appellent des œils-de-perdrix.
- La soudure sur plomb s’exécute avec des fers en fer ou en acier de forme généralement conique et pointue, entés sur le bout [fig. 720 et 972) d’une tige en fer carrée, droite ou coudée vers son extrémité. On prend les fers chauds avec des attelles, qui sont des demi-cylindres de bois formant à deux une poignée complète.
- Certains fers dont on se sert pour souder les angles rentrants sont fortement arrondis, au lieu d!être pointus, afin de laisser plus de soudure dans les angles. On les appelle des fers Mahon.
- Les soudures se font à plat sur les
- feuilles de plomb ; elles sont unies ou côte-lées. Les surfaces sont horizontales ou inclinées, ou même verticales. L’exécution de la soudure est plus difficile dans ces derniers cas, et l’on se sert alors quelquefois de l’alliage au quart d’étain, qui est moins fondant que l’alliage au tiers, et conséquemment reste plus facilement en place pendant l’emploi.
- On commence par bien gratter le plomb de manière à le rendre très clair et très brillant, en suivant des contours réguliers. Le meilleur moyen de décaper le plomb consiste à racler la surface avec une lame tranchante au moment de l’operation. On emploie aussi l’acide chlorhydrique, ou esprit-de-sel.
- Pour que la soudure ne prenne pas au-delà des limites déterminées, on entoure ces limites d’une matière composée de noir de fumée délayé dans de l’eau avec un peu de colle.
- Plus le plomb est épais, plus la soudure doit être large. On donne généralement 0m,05 de largeur aux soudures qui se font sur les feuilles de plomb de 2 à 3 milh-mètres d’épaisseur.
- Il est nécessaire que le plomb soit chaud pour que la soudure s’y attache bien. Si le plomb est mince, le seul contact de la soudure en fusion l’échauffe suffisamment. Si la masse de plomb, au contraire, est considérable, il faut l’échauffer à l’avance avec des charbons ardents placés autour de l’endroit à souder.
- On saupoudre de résine la partie grattee, et on verse dessus la soudure. Cela fait, on la frotte légèrement avec un morceau de résine, on la fond èt on la pétrit avec un fer chaud et un tampon d’étoupe ou de linge gras. On a bien soin d’étamer le plomb avant de lier la soudure en sa forme définitive. Ensuite, avec le fer ou le tampon) on rejette sur le côté la soudure en exces-
- La résine joue le rôle de fondant. Elle fait couler la soudure et en favorise l’adhérence sur le métal. Quelquefois 011 emploie le suif à la place de résine, mais ce corps répand une mauvaise odeur.
- Il faut avoir soin que les soudures unies ne soient pas en saillie sur le nu du plomb-A cet effet, pour leur donner une épaiS' seur suffisante, il faut, avant de verser *a
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- soudure en fusion sur la portion grattée, prendre soin d’enfoncer un peu cette dernière au-dessous des parties entourantes du plomb.
- Lorsque les soudures doivent être parées de côtes transversales faisant relief, il n’est pas nécessaire de prendre cette précaution. Les côtes donnent du raide aux soudures.
- Il faut remarquer que les soudures trop raides, faites sur une feuille de plomb, forment obstacle à la dilatation et produisent à la longue une fente sur les côtés. C’est pourquoi on se contente souvent de ne faire en réparation, sur les crevasses produites par les effets de la dilatation, que de petites soudures. On gratte profondément les crevasses avec la pointe d’un grattoir, en suivant bien exactement feurs sinuosités, et l’on fait des soudures à la résine avec un alliage au tiers et un fer de cuivre. Ces soudures triangulaires °nt une largeur qui ne dépasse pas un demi-centimètre à la surface. Elles sont souvent plus durables que les fortes soudures.
- Soudure autogène. — La soudure autogène (plomb sur plomb sans l’intermédiaire d’un alliage) s’obtient par les lampes de plombier {fîg. 763), dont nous avons donné la description dans un autre chapitre.
- On se sert quelquefois, en plomberie, d’un chalumeau à mélange d’hydrogène O d’air ; on obtient des soudures très dettes et aussi résistantes que le plomb Icii-même.
- II. — Emploi du plomb.
- Les couvertures en plomb sont de deux sortes :
- 1° Sous forme de tuiles plates taillées oomnie des ardoises et employées comme Ces dernières ;
- 2° Sous forme de feuilles.
- 1° Tuiles de plomb. — On fait usage de ^ couverture en tuiles de plomb lorsqu’il s agit de couvrir des flèches aigües, des dômes de petites dimensions (fig. 2496), ^es toits de lucarnes [fig. 2497) et dans certains cas des combles ordinaires et à
- Mansard.
- Ces tuiles sont quelquefois ornées et exécutées en plomb repoussé.
- Tourelles. — Nous donnons [fig. 2498) la disposition en plan d’un comble conique couvert en tuiles ou ardoises de plomb.
- Le voligeage Y est jointif. Les lattes sont disposées en diagonales sur les che-
- Fig. 2496 et 2497.
- vrons, avec joints chevauchés pour que le moisage soit bon. Il y a plusieurs séries de voliges inclinées différemment. Chaque série rejoint la série précédente sur un chevron de croupe C. Les pièces d’ardoises de plomb A sont gironnées à la demande et tenues sur le voligeage, chacune par deux clous à large tête.
- Lorsqu’on s’approche du sommet du
- Sciences générales.
- Couverture et hlo.vjberie. — 54.
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- COUVERTURE.
- comble, en B par exemple, les tuiles deviennent trop étroites ; on ne peut plus les clouer avec solidité, et elles n’offrent
- plus le recouvrement nécessaire aux liaisons. Pour obvier à cet inconvénient, on , fait, près du sommet du comble, un des-
- sautage. Le premier pureau de la partie dessautée recouvre deux liaisons du pureau inférieur au lieu d’une, ce qui réduit de moitié le nombre des tuiles de l’autre partie du comble.
- Couverture des rampants droits. — Pour les rampants droits, on opère comme avec l’ardoise ordinaire. On peut aussi employer les crochets ; mais les clous fixent mieux le plomb, à cause de son poids.
- Raccords divers. — Pour les raccords d’arêtiers de lucarnes, noues, cheminées, mêmes procédés que ceux indiqués an chapitre n.
- Arêtiers et noues circulaires. — Certains genres d’architecture comportent des arêtiers et des noues circulaires.
- Nous donnons (ftg. 2499) le plan d’un bâtiment comprenant un arêtier circulaire et une noue également circulaire.
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- Fie. 2300.
- Fig. 2501 et 2502.
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- COUVERTURE.
- L’arêtier circulaire se traite comme la couverture d’une tourelle [flg. 2500). A partir de la limite du rampant droit R, on dispose le voligeage Y en pièces jointives et inclinées diagonalement, avec un deuxième voligeage incliné en sens inverse. Les tuiles sont gironnées avec des liaisons droites. On obtient ce résultat en traçant sur le voligeage, depuis le bas jusqu’en haut, des traits marquant toutes les liaisons et tous les pureaux, pour indiquer aux ouvriers la taille qu’ils doivent faire à chaque tuile. Ce tracé est un travail long et difficile, demandant beaucoup de soins.
- Toutes les tuiles sont taillées de deux tranchisbiais sur les côtés, etleursmesures varient à chaque pureau. On ne peut tra-
- toiture, on peut placer les voliges V jointives ; on peut aussi, pour donner plus de légèreté dans la charpente et obtenir une économie sur le bois, les espacer, en ayant soin toutefois de les disposer de manière à ce que le clou puisse être enfoncé dans le milieu de la volige.
- Ces tuiles se posent avec crochets
- Fig. 2503.
- vailler le plomb à l’avance ; la coupe ne peut &e faire que sur place. Il y a donc une main-d’œuvre importante et un grand déchet de plomb dont il faut tenir compte.
- On fait également un dessautage vers le milieu de la hauteur du comble.
- Dans un travail soigné, pour éviter les sautons, on réduit la largeur de plusieurs ardoises, afin de faire disparaître le plus possible, à la vue, leur inégalité. C’est là un travail plus important que le tranchis.
- Les noues circulaires s’établissent comme les arêtiers.
- Tuiles losangées. — On fabrique aussi des tuiles en plomb ayant la forme de losanges. Les figures 2501 et 2502 donnent une vue de face et une coupe transversale de ce genre de couverture.
- Dans l’application de ce système de
- (fig. 2503). Le crochet Y est muni d’une portée qui limite son enfoncement dans la volige D ; on n’a d’autre soin à prendre que de le placer bien droit.
- La pose des crochets doit commencer par le haut de la toiture. On tire au cordeau, dans le milieu de la volige, une ligne horizontale. Sur cette première ligne on
- '~K TL
- H: Ai
- ' /1,1 \ I
- Fig. 2506 à 2509.
- pose les crochets suivant l’écartement que le gabarit B [fig. 2504 et 2505) donne aux échancrures C et D.
- Cette première opération faite, on met le gabarit sur les crochets déjà posés, et l’échancrure E sert à indiquer la place des crochets à la volige du dessous, et ainsi de suite en procédant par lignes horizontales.
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- La nécessité de commencer la pose des crochets par le haut de la toiture est amenée naturellement par les interruptions causées par les châssis, lucarnes, cheminées, etc.
- Les plaques métalliques ont, à la pointe supérieure, une mortaise H, destinée à l’entrée du crochet, et une gaine F soudée vers la pointe inférieure et du côté non apparent [fig. 2506 à 2509).
- Pour la pose des tuiles, les clous à crochets étant placés, il suffit, en commençant par le bas de la toiture, d’accrocher la plaque au clou de la deuxième rangée des voliges et de faire glisser cette plaque de haut en bas, en faisant pénétrer la tête du clou de la première volige dans la gaine F.
- On continue à accrocher les plaques les unes au-dessus des autres en montant obliquement, ce qui permet de se servir des voliges comme échelle.
- En cas de réparations à la couverture, il suffît, pour enlever la plaque que l’on veut changer, défaire glisser de bas en haut les trois plaques qui sont au-dessus d’elle. On la fait glisser à son tour en la tirant un peu à soi du haut, afin que la mortaise sorte du crochet. On remet la plaque neuve, et on fait glisser, de haut en bas,les trois premières plaques soulevées.
- Pour les raccords d’arêtiers, des lucarnes, noues, etc., on opère comme avec l’ardoise ordinaire.
- 2° Plomb en feuilles. — La couverture en feuilles de plomb est d’un usage relativement restreint, comme couverture-proprement dite. Elle convient mieux que le zinc et les autres métaux par sa malléabilité, lorsqu’il s’agit de recouvrir les dômes et les surfaces courbes.
- Elle était autrefois beaucoup plus employée qu’aujourd’hui sur des combles droits et rapides.
- Rampants. — Combles droits.
- Ce qu’il faut, dans les applications générales du plomb sur les rampants, c’est les maintenir énergiquement en place afin qu’ils ne puissent pas s’affaisser; mais on doit leur laisser un libre jeu pour la dilatation.
- Dimensions générales des feuilles. — Pour faciliter la pose et la dilatation, on emploie^ des feuilles de surface réduite. Ces feuilles ont de lm,2o à lm,50 dans le plus grand sens. Presque toujours ce sens est celui de la largeur. Elles ont parfois 0"’,60 à 0m,80 de largeur sur lm,50 à lm,75 de hauteur. Nous donnons (fig. 2510) un exemple de rampant droit
- couvert en feuilles de plomb, les feuilles ayant environ 3 millimètres d’épaisseur.
- Voligeage. — La surface de voligeage sur laquelle on étend le plomb est jointive, en frises de chêne flotté de 0m,08 à 0m,03 solidement clouées.
- Quelquefois ce voligeage est en planches de sapin de 0m,040 d’épaisseur posées par frises de 0m,ll.
- Pureau. — Les feuilles sont mises sur les pentes à recouvrir en les imbriquant avec un recouvrement suffisant.
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- La hauteur de pureau est d’environ 4m,50, mesurée suivant la ligne de plus grande pente. Les nappes se recouvrent de 0m,20 [ftg. 2511).
- Joints. — Il y a deux sortes de joints :
- 1° Les joints horizontaux, tels que CD (fig. 2511) ;
- 2° Les joints montants, suivant la ligne AB (mêmefigure).
- Joints horizontaux. — Les joints horizontaux se font par simple superposition à plat de 0n’,20 environ.
- ' ~0,è0"
- Fig. 2511.
- Pour empêcher la feuille de glisser, on la pince, à la partie haute, sur toute sa largeur. Chaque feuille est clouée par le haut (fig. 2512) avec des clous C forgés, à large tête plate, espacés de 0ra,10 environ. De plus, elle est rabattue en forme de crochet sur le champ d’épaisseur du haut de la volige Y supportant le clouage. Cette partie rabattue est, en outre, clouée sur les chevrons D, par-dessous la volige supérieure à la précédente, laquelle volige n’est, pour cette cause et pour les
- facilités du service, posée qu’après cette opération.
- Le bord inférieur des feuilles est maintenu par deux agrafes en fer A, peintes au minium et fixées chacune par trois
- Fig. 2513.
- fortes vis. Ces agrafes sont recourbées au droit de la volige V4 et s’attachent sur le chevron D. Ce bord ne descend paS a fond dans les agrafes, afin d’y ménager la place suffisante pour la libre dilatation des feuilles.
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- COUVERTURES EN PLOMB.
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- Ces crochets ont deux effets : ils soutiennent d’abord le plomb et concourent à la stabilité de la feuille ; en second lieu, ils maintiennent la feuille appliquée sur le voligeage et empêchent le vent de la soulever.
- On remplace souvent la volige Y, [fig. 2512) par deux autres plus minces 6, d [fig. 2513) superposées ; l’une d a une section de 0m,08 sur 0m,02. La feuille de plomb F est rabattue sur cette planche d. Par dessus on ajoute une seconde pièce b formée d’un champ sapin de 0m,08 sur 0m,017 d’épaisseur. Ce champ est serré sur le précédent au moyen de vis. La feuille de plomb est ainsi pincée bien solidement et bien régulièrement. De plus, le haut de cette feuille vient se rabattre sur la partie extérieure de la
- pièce b. Les agrafes A, à raison de deux par feuilles, viennent se clouer sur la volige V2 placée dans la rangée supérieure
- Fig. 2514 et 2515.
- à celle des pièces b et d. Nous donnons [fig. 2514 et 2515) une élévation et une coupe de Tune de ces agrafes; la partie
- M M
- fith ïïa
- Itf ~30 )o*~ 30 ~ 30 30 ~ V- "30 10
- Fig. 2516.
- recourbée e est taillée en forme de triangle. Dans la partie supérieure, sont percés trois trous fi g, h pour le passage des clous d’attache.
- Fig. 2517.
- Ces agrafes peuvent être en cuivre. Peur longeur totale est de 0m,25 ; elles ont
- 0m,20 de branche droite, 0m,003 à 0m,005 d’épaisseur, et 0n,,05 de largeur.
- Joints montants. — Les joints verticaux doivent relier deux feuilles, tout en permettant leur dilatation [fig. 2516). On relève les deux feuilles F et G l’une contre l’autre, comme l’indique la partie gauche de la figure, et ensuite on les roule ensemble sans les serrer beaucoup, comme l’indique la partie droite.
- Pour former les enroulements, les rebords en contact sont ménagés plus grands sur la gauche que sur la droite de chaque joint, dans la proportion de 2 à 3 (0m,12 pour l’un et 0m,08 pour l’autre).
- Le relèvement des joints se fait sur un tasseau triangulaire T [fig. 2517). Ce tasseau en chêne a0m,027 d’épaisseur; il est
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- fortement biseauté sur les côtés, de manière à le garantir contre l’affluence des pluies. On enroule ensuite les feuilles ensemble de manière à former un boudin B de 0m,03 de diamètre. La partie débor-
- dante du plus grand rebord R est repliée sur le rebord plus petit r, et ce premier assemblage est replié encore sur lui-même pour former le joint définitif.
- Le champ saillant T peut être en sapin
- ______J;350_
- Fig. 2518.
- de 0m,14 sur 0m,027 muni de deux chanfreins {fig. 2518). L'eau est éloignée de la ligne de joint, et la division des feuilles est bien marquée. Le champ est cloué sur la volige V, qui elle-même repose sur les chevrons C.
- La jonction des feuilles F et se fait toujours par un enroulement B.
- !s£ ;
- Fig. 2519.
- Pour maintenir les feuilles de plomb F sur leurs rives longitudinales {fig. 2519), on pose des pattes en cuivre étamé p, que l’on soude sous les feuilles et qu’on visse dans le tasseau T sur la paroi chanfreinée. On a soin de visser les pattes avant le rabattement des rives et l’enroulement du joint.
- Mise en œuvre. — Il est intéressant de montrer comment l'ouvrier doit s’y prendre pour mettre en oeuvre les feuilles de plomb destinées à recouvrir les rampants.
- 1° Découpage des feuilles. — Pour de-
- Fig. 2520,
- couper les nappes, on commence d’abord par établir des patrons ou gabarits, comme nous le verrons plus loin, en développant les différentes parties à couvrir. On trace {fig. 2520) les panneaux sur les feuilles de métal. Ce traçage se fait soit au compas a
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- pointe sèche, soit au cordeau avec de la sanguine, soit à la règle et au crayon rouge. On obtient ainsi des lignes telles que AB, AHB^ etc., CD, C^D0 etc.
- Pour couper la feuille, on se sert de la griffe, ou d’une simple lame de couteau recourbée en serpette. On dirige cet instrument en l’appuyant légèrement contre une règle. Quand le sillon est suffisamment profond, on plie deux ou
- [ftg- 2521), qui viennent s’appliquer contre les tasseaux des joints montants; on donne aussi ce nom à la partie supérieure de la feuille, telle BCD qui vient [ftg. 2523) se replier sous le voligeage, ainsi que nous l’avons vu [ftg. 2511).
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- ''Ai' K: "
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- Fig. 2521 à 2523.
- trois fois la feuille pour détacher les morceaux.
- On commence par couper, suivant les lignes horizontales AB, A^B^ etc., et ensuite les lignes verticales CD, C^D^, etc.
- Façonnage des pièces. — Les feuilles ainsi obtenues, il s’agit de leur donner les reliefs nécessaires pour permettre les joints. On donne le nom de reliefs aux Parties de la feuille telles que AN et KM
- Fig. 2524.
- La feuille NEIM [fig. 2521) étant découpée suivant un gabarit dans la nappe de plomb, supposons que les reliefs latéraux doivent avoir, celui de droite 0m,12 de développement, celui de gauche 0m,08.
- Fig. 2525.
- Sur IE on porte une longueur IG égale à 0m,12; de même sur MN, où l’on obtient MK. Ensuite, avec une règle placée en G et K, on trace au crayon rouge la ligne GK.
- On opère de même pour tracer DA, parallèle au côté EN et à0m,08 de ce dernier.
- Le relief supérieur BCD, avec deux
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- COUVERTURE.
- angles montants B et C , doit avoir 0m,06 de développement. On tire, par le procédé indiqué plus haut, la ligne FJ parallèle à El et distante de celle-ci de 0m,06.
- On découpe ensuite, à la cisaille, les rectangles hachurés FBDE et GIJH. La feuille de plomb développée affecte la forme polygonale NFBDGHJM.
- La feuille ainsi préparée pour donner le relief indiqué [fig. 2524), on trace à la règle la ligne G à 0m,03 de la ligne D et de la ligne B. On place la feuille {fig. 2525) dans la position (I) sur l’établi T la ligne C touchant le bord extérieur de la table.
- NA /g KM
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- A- -•
- Fig. 2526.
- On rabat la feuille à la batte, ainsi que l’indique la position (II). Puis on avance la feuille (III) jusqu’à ce que la ligne B coïncide avec le bord de l’établi, et on continue à rabattre la partie BC de la feuille. On retourne la feuille (IV). et on place la tringle rectangulaire E, qu’on a soin de bien maintenir, et on active l’angle droit ABC en frappant en C sur le plomb. 11 faut avoir soin de rabattre le plomb sur la tringle d’abord aux deux extrémités pour bien la maintenir et régulariser l’angle, puis on achève le reste entre les deux points extrêmes.
- En ce qui concerne les joints latéraux [fig. 2526) : 1° on pose la feuille sur l’établi, de manière que les lignes K et A viennent successivement sur le bord; 2° et
- Fig. 2527.
- on relève les côtés KM et AN, suivant l’angle du biseau du tasseau ; 3° puis on relève verticalement la partie «M du côte KM, en procédant comme plus haut a
- Fig.2528.
- l’aide de la tringle ; 4° ensuite on établit la partie ôN horizontale du côté AN » 5° on termine en relevant verticalement la dernière partie eN du même côté AN-
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- COUVERTURES EN PLOMB.
- 839
- Les feuilles ainsi préparées, on les pose sur le voligeage en les y appliquant au moyen de battes en bois ou en plomb.
- On achève ensuite les joints montants faisant les enroulements B {fig. 2527) au moyen d’un cylindre en fer F sur lequel on bat le plomb.
- Quelle que soit la nature des reliefs, avec ou sans plusieurs angles rentrants, ils s’établissent tous de la même manière.
- Dômes.
- ; dôme couvert en plomb. Ce dôme présente à l’extérieur douze panneaux ou tranches verticales. Ces panneaux ont 3ra,25 environ de largeur au milieu, sur 12m,75 de hauteur. Ils sont formés par des côtes A montant de la base du dôme jusqu’au pied du campanile et composées chacune de deux parties saillantes a et b en bois, renfermant entre elles une partie renfoncée d. Les figures 2529 et 2530 donnent l’élévation et la coupe horizontale d’un panneau. Chaque côte ainsi composé-
- Le plomb ne pouvant s’employer dans
- Uélail d'un jj
- anneau
- Coujie ~h oriz. onlale
- 'nef- JJÛ1' - etM *7BIT 1,90
- Fig. 2529 et 2530.
- les couvertures que sous des épaisseurs assez fortes de 2 à 3 millimètres, il en résulte un poids considérable qui charge les charpentes et occasionne une forte dépense. Aussi réserve-t-on ce métal pour les monuments importants ou pour les surfaces non développables, les dômes, par exemple, pour lesquels l’emploi des matériaux plus ordinaires serait difficile.
- Nous donnons {fig. 2528) la vue d’un
- Fig. 253t.
- mesure au milieu 2 mètres environ de largeur.
- Le voligeage est jointif en chêne de 0m,03 d’épaisseur. Il est cintré suivant des parallèles à la circonférence de base du dôme. La surface de contact avec le plomb est peinte au minium pour éviter la destruction du métal.
- 11 y a à distinguer :
- 1° La couverture des parties renforcées d et e [fig. 2529) des panneaux;
- 2° La couverture des tables saillantes a et b.
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- COUVERTURE.
- 1° Dans les parties renfoncées, le plomb, i de 0m,03 d’épaisseur, est posé par nappes I de 1 mètre de hauteur découvertes, avec un recouvrement de 0m,15. La figure 2531 montre le procédé employé pour l’attacher en tête, ainsi que le détail du joint montant G (fig. 2530). Des pattes en cuivre étamé p, de 0m,05 de largeur, viennent se fixer sur le voligeage Y (fig. 2532) et reçoivent la partie inférieure des feuilles de plomb f. La partie supérieure de la rangée horizontale suivante des feuilles fK (voir coupe AB) vient se fixer au même endroit. La volige Y4, qui reçoit cette attache, est divisée en deux feuillets m
- Coupe A B
- Fig. 2532 et 2533.
- et n sur son épaisseur. La tête de la feuille de plomb ft passe entre ces deux feuillets et se retourne par le haut du feuillet supérieur sur lequel elle se rabat. Le feuillet de dessus n est cloué après coup sur celui de dessous au droit des chevrons. On a soin d’arrondir par le bas le feuillet de dessus afin que le plomb plié là ne se trouve pas en contact avec un angle aigu, qui pourrait à la longue le déchirer.
- On pourrait se contenter de faire cette attache en tête sur la volige, par-dessus une bandelette de cuivre jaune, avec une rangée de vis très rapprochées, mais de
- 0m,015 de longueur à peine. Le premier procédé est infiniment préférable.
- Les joints verticaux sont chevauches comme dans une imbrication d’ardoises. On pratique (coupe EF, fig. 2533) un léger creux dans la surface du voligeage Y-Dans ce creux, on met une bande de sous-joint en plomb r (fig. 2532 et 2533), bordée de pinces latérales dans lesquelles s’agrafent des pattes en cuivre rouge s étamé ; les feuilles f{ et /*2 de la couverture sont agrafées ensemble, et une patte d’attache t engagée dans la pince de dessus de cette agrafure est clouée sur le voh-geage.
- Dans la partie supérieure, peu large, des panneaux, les rangées de la couverture se font d’une seule pièce.
- Profil G
- Fig. 2534.
- 2° La couverture en plomb des côtes (fig. 2534, profil G) est formée de bandes de couvre-joints à biseaux L. Les joints horizontaux de ces différentes bandes se font comme ceux des feuilles de plomb recouvrant les parties en creux des pal1' neaux.
- Ces couvre-joints sont agrafés avec la couverture fK des panneaux. On a soin de laisser entre le dessous des ourlets d’agra' fure et le niveau des panneaux un espace vide, afin d’éviter le long des côtes, dont la hauteur en cet endroit n’est que de 0m,0L des infiltrations qui pourraient s’y produit avec abondance par aspiration capillmre'
- Les côtes sont formées de deux parties, l’une très saillante H, et l’autre mince comme une volige, J, clouée sur la pre' mière.
- Préparation des feuilles de plomb. —- La
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- COUVERTURES EN PLOMB.
- 861
- préparation des feuilles demande beaucoup de soins. Voici comment on procède :
- 1° On reporte sur un panneau le dessin grandeur d’exécution, avec ses reliefs et ses recouvrements ;
- 2° On développe ces derniers en développant aussi la hauteur et la largeur de la feuille, si celle-ci affecte une forme curviligne ;
- 3° On obtient un polygone que l’on dé-
- sur le voligeage, en l’appliquant à l’aide de la batte.
- Les figures 2335 à 2537 montrent une application de ce que nous venons de dire à une des feuilles de plomb intermédiaires recouvrant le dôme.
- On reporte en JKCNOI le dessin de la feuille, en ayant soin de développer la
- Fig. 2538
- Fig. 2535 à 2537,
- coupe dans le panneau, en formant de la sorte un gabarit;
- 4° On porte ce gabarit sur la feuille de plomb et on coupe cette dernière à la demande ;
- 5° On façonne les reliefs et agrafures, et on cintre le reste de la feuille, s’il y a lieu ;
- 6° On pose la feuille, ainsi préparée,
- hauteur et la largeur, car ces lignes sont légèrement curvilignes.
- On dessine ensuite les coupes longitudinale et transversale donnant le relief supérieur jklmn et les reliefs latéraux abcde et fgh.
- Le développement des reliefs se fait très facilement.
- Prenons, par exemple, le relief fgh. Du
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- ÜOUVEUTUHK.
- 8dli
- point g comme centre avec gh pour rayon on décrit un arc de cercle jusqu’à la rencontre de fg en o ; puis de f comme centre avec fo pour rayon, on décrit l’arc oq qui rencontre of prolongé en g, on a :
- fq ~ fff + gh',
- fa est donc bien le développement du relief fgh.
- I il A
- Par le point g, suivons la verticale MH; cette ligne forme le côté droit de la feuille développée.
- On développe de même le relief abcde dans le sens indiqué par les petites flèches marquées sur les arcs de rabattement, et on obtient le côté gauche AB de la feuille.
- Même procédé pour le relief jklnrn &
- il „
- HyZ1', R
- Fig. 2539,
- l’horizontale menée par le point o' donne I La limite inférieure ne change paS> la limite supérieure LM de la feuille. {puisqu’il n’y a pas de relief de ce côté. Sa
- : Ô'"P
- Fig. 2540.
- longueur seule augmente et devient AH.
- La feuille de plomb développée est donc enfermée dans le rectangle ALMH.
- Pour former le relief supérieur, il faut plier d’abord la feuille suivant l’horizontale KC.
- Pour former le relief de droite, il feM a plier suivant la ligne 01.
- De même le relief de gauche se plie suivant la verticale CP passant par *e point C.
- Pour faire ces pliages, il faut découper
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- COUVERTURES EN PLOMB.
- 863
- dans la feuille les rectangles indiqués par des hachures sur la figure, afin de rendre indépendants les uns des autres les côtés a reliefs de la feuille.
- Les lignes AL, LM et MH sont appelées lignes de développement.
- Les lignes PD, BG et El sont désignées sous le nom de lignes de pliage.
- On transporte le polygone sur la feuille de plomb que l’on coupe en suivant les contours du rectangle ALMH. Puis on
- feuille ; puis on développe les reliefs par la méthode des rabattements. Les lignes de construction sont indiquées sur les deux figures en traits ponctués ; on porte le trapèze sur la feuille de plomb, et on découpe, en enlevant aussi les parties indiquées par, des hachures. Le repliage se fait comme plus haut.
- . La préparation des feuilles de couvre-Joints sefait d’une façon analogue(/%7-2541). Surla verticale O/won porte la hauteur de la
- Fig. 2541.
- c d c b .a 1$
- ////^y/z 77/777/7;
- > „ .11
- ///7/z/Z'^y/ //////;;////)f
- _ .J..
- Fig. 2542 à 2547.
- enlève les rectangles couverts de hachures.
- La feuille ainsi découpée, pour façonner les reliefs, on procède d’une façon analogue à celle que nous avons décrite en parlant des rampants droits.
- Nous donnons (fig. 2538) l’épure des feuilles du dôme qui bordent les côtés, en indiquant en pointillé les lignes de construction.
- Dans les parties hautes du dôme, les nappes de plomb ont une forme trapézoïdale. On commence par tracer sur le gabarit le plan (/îg. 2539 et 2540) de la
- pièce, et à la suite on dessine le recouvrement mnopq en vraie grandeur. Sur l’horizontale O a, on porte la largeur de la pièce en dessinant également les reliefs abcdef de chaque côté.
- Le développement du joint supérieur se fait à la méthode ordinaire.
- Pour le joint latéral, voici comment on procède : du point e comme centre avec ef pour rayon, on décrit l’arc fg\ puis de r/, on décrit gh avec dg pour rayon ; enfin de c on décrit hi, donnant ic = ch. Du point a comme centre avec ab pour rayon on décrit bj. Sur la droite ak on porte, à
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- COUVERTURE.
- partir de j, la longueur égale à l’arc bc développé; on joint ck et, par le point î, on mène la parallèle il à ck. La longueur al prise sur ak est égale au développement du relief abcdef.
- De même pour le côté opposé. On obtient le rectangle HIJG; on découpe les parties hachurées, et le gabarit a la forme indiquée par le contour polygonal ABCDEFGH.
- La feuille de plomb découpée suivant le patron, il s’agit de faire le pliage des joints.
- Pour le joint supérieur, on procède comme nous l’avons vu plus haut.
- Pour les joints latéraux, il faut beaucoup plus de soins {fig. 2542 à 2547).
- Sur le petit côté inférieur de la feuille, on marque par les points edcba, les différents angles du relief, en commençant par l’extrémité latérale [fig. 2542) ; on trace ensuite à la règle et au crayon rouge des lignes parallèles au grand côté latéral de la pièce.
- On place la feuille sur l’établi {fig. 2542),
- de manière que la ligne d coïncide avec l’arête en fer de l’établi T. On rabat, à l’aide de la batte, la feuille de plomb, en ayant soin de ne jamais frapper sur l’arête d, mais de frapper par petits coups en e.
- On retourne la feuille [fig. 2543'), et on continue à frapper en e. Il faut remarquer que l’agrafure doit être repliée et non refermée complètement sur la feuille, en laissant au point de courbure un espace libre facilitant la pose. Quand les feuilles sont en place, on bat sur l’agrafure a l’aide d’un marteau, en protégeant le plomb par un morceau de bois.
- On place ensuite [fig. 2544) la feuille au point c, et on rabat légèrement l’agra-fure tournée en dedans de manière à former un angle de 45°.
- On retourne [fig. 2545) la pièce, l’agra-fure en dehors, le point b coïncidant avec l’arête de l’établi ; on rabat bc pour obtenir encore un angle de 45°.
- Enfin, on retourne une dernière fois la pièce {fig. 2546) en la plaçant de manière que le point a soit au bord de la table, et on bat un angle droit. La pièce a alors, en coupe, la forme indiquée par la ligne oabcde.
- Pour cintrer la partie de relief bc [fig. 2547), on se sert du marteau à planer et du tas. On met le relief bc sur le tas, et on frappe à petits coups avec le marteau. L’arête bc s’allonge suffisamment pour que la feuille puisse prendre une certaine courbure. Le cintrage s’achève ensuite sur place, comme pour celui de la pièce tout entière.
- Le traçage des pièces de sous-joints se fait d’une façon analogue, sans qu’il soit besoin de s’y arrêter {fig. 2548). Les differentes feuilles /, f2 {fig. 2549) formant ces sous-joints s’assemblent entre elles a leurs extrémités supérieures et inférieures, par des reliefs d et c, comme les autres feuilles de la couverture.
- Combles hourdés.
- H arrive parfois que des dômes ou des combles droits sont hourdés en briques, et le voligeage se trouve alors supprimé.
- Nous donnons {fig. 2550) la vue pers-
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- COUVERTURES EN PLOMB.
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- pective d’un dôme hourdé couvert.en lames de plomb. — Sans voligeage, le plomb repose directement sur le hourdis.
- On emploie des feuilles abcd {fig. 2550) de 0m,0035 d’épaisseur, de lm,05 de largeur et0m,70 de hauteur.
- Fig. 2550.
- tringle est complétée par une seconde
- Fig. 2551.
- 1° Joints horizontaux. — L’établissement des joints ah offre une certaine difficulté. On pince le plomb sur toute la longueur de la rive haute suivant a h.
- A cet effet {fig. 2551), on fait dans la maçonnerie M un creux ABCDE. Dans ce creux, on met des tringles en cuivre T, ayant un profil de fer cornière. Cette
- Fig. 2552.
- "IX"
- Fig. 2553.
- pièce S, fixée sur la première à l’aide de vis V. Ces dernières, après avoir traversé la pièce T, pénètrent dans des goujons en
- Sciences générales.
- cuivre G, scellés dans la maçonnerie par une queue de carpe.
- La feuille inférieure F,, vient contourner Couverture et Plomberie. — 55.
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- COUVERTURE.
- l'angle EDC, passe entre les pièces S et T, qui la pincent sur toute sa largeur, et se replie sur la pièce S.
- La feuille supérieure F recouvre tout le vide ABCDE et vient s’agrafer avec la
- pince supérieure repliée de la feuille F, au-dessus de la pièce de cuivreS. De cette façon l’étancliéité est bien assurée.
- Les vis Y sont espacées entre elles de 0m,28 environ.
- Fig. 2554.
- 2° Joints montants. — Pour la jonction des feuilles suivant les méridiens bc (fig. 2550), voici comment on procède :
- On établit dans la maçonnerie M [fig. 2552) des caniveaux ABCD. On garnit ces derniers avec une feuille de plomb /*, munie de reliefs à droite et à gauche. Cette feuille est maintenue à l’aide de pattes en cuivre p, à queue de carpe,
- scellées dans la maçonnerie M. Ces pattes sont espacées de 0m,25 l’une de l’autre.
- Les feuilles de plomb E et F ont leurs rives latérales qui viennent former agra-fure avec les bords supérieurs de la feuille de sous-joint f, à l’aide de pinces rabattues. Les caniveaux ont 0m,16 de développement.
- Comme on le voit, ces dispositions em-
- pêchent toute saillie sur la surface extérieure du dôme.
- 3° Epure. — Pour obtenir l’épure du gabarit, on trace deux axes rectangulaires XX,, YY,, se coupant en V. Sur XX,, on porte la hauteur AB de la feuille {fig. 2553)
- sur YY,, la largeur BC. On dessine Ie8 joints abcd. On les développe par rabattements, et on obtient le rectangle envelop' pant PRP,O. On découpe les rectangle8 couverts de hachures sur le dessin, et le ga'
- baritaffecte la forme FAGHIJKLMNDEO-
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- COUVERTURES EN PLOMB.
- 867
- On effectue les pliages à l’aide de l’établi et de la batte. On porte la pièce sur le voligeage, en la cintrant légèrement sur place.
- La figure 2554 représente en perspective la feuille prête à être mise en place.
- Les feuilles de sous-joints s’assemblent entre elles et se préparent comme nous l’avons indiqué [fig. 2548 bis et 2549).
- Raccords divers sur combles.
- Faîtages simples. — Dans les faîtages simples [fig. 2555), les voliges Y montent jusqu’au sommet de l’angle A des deux pans de toiture. Les feuilles /“de plomb, recouvrant ces derniers viennent se fixer très près de cet angle, en-dessous du voligeage, comme les feuilles situées sur le reste de la couverture.
- Au faîtage, on place des feuilles de plomb t se recouvrant d’environ 0m,10 à 0m,12. Ces feuilles, ayant 2 mètres de longueur, sont retenues par des ci'ochêts en cuivre c.
- Faîtage composé. —Le croquis [fig. 2556) montre la disposition d’un faîtage composé.
- Les feuilles de plomb’/’de la couverture
- sont clouées sur 1er voligeage et en dessous, comme à l’ordinaire, au pied du tasseau T. Une bande de recouvrement en
- - a ai
- Fig. 2556.
- plomb b remonte le long du tasseau T, contre lequel elle se fixe à l’aide de clous à large tête, espacés de 0m,10 pour que le métal ne s’arrache pas à l’endroit du
- 3 Plan
- Fig. 2557 à 2560.
- clouage. Cette bande descend sur le long pan de 0m,08 à 0m,10 environ, pour recouvrir la partie supérieure des feuilles f. On soutient la bande b par des pattes p en
- fer, fixées à vis et recourbées. Le plomb ne descend pas à fond des agrafes qui ne servent qu’à le maintenir contre le vent. Les feuilles de la couverture posées, on
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- COUVERTURE.
- Coupe GH
- Coupe LM
- Fig. 2561 à 2566,
- place sur le tasseau Tj des feuilles de couvre-joints.
- Pour raccorder entre elles les différentes tables formant couvre-joints, on clone [fig. 2557 à 2560), sur le faîtage T (coupe CD), un tasseau demi-rond a. Ce tasseau contourne celui du faîtage (coupe EF) ; la feuille recouverte f passe dessus et vient se fixer par clous en arrière. La feuille recouvrante^ passe également sur ce tasseau, au-dessus de /*, et vient déborder sur cette dernière d’une petite quantité ; le recouvrement se continue sur les parois du faîtage, où il double les joints latéraux.
- Au droit de ces raccords, la bande de recouvremen tb reste la même et ne change pas de place.
- Le raccord peut se faire d’une autre façon [fig. 2561 à 2566). La table recouverte /'est bordée d’une agrafe acd. 11 en est de même de la table recouvrante g. L’agrafe reçoit des clous qui maintiennent la feuille f. Cette agrafure contourne le tasseau T et forme un double joint j au droit de la bande de recouvrement b.
- La bande de recouvrement b reste la même sur toute sa longueur. Les différentes parties de cette bande se joignent
- entre elles, (comme les autres feuilles de
- '.û‘tr,07 "fiiSB" o,o7 "h
- Fig. 2567.
- la couverture, sur les tasseaux de couvre-
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- COUVERTURES EN PLOMB.
- 869
- joints, par un [enroulement 'o se doublant avec celui des autres feuilles (coupe LM). Pour les parties qui remontent le long du
- tasseau T de faîtage (coupe GH), elles s’arrêtent au droit des tasseaux t de couvre -joints.
- Coupe ;
- Coupé. CD
- Fig. 2568 et 2569.
- Nous donnons {fig. 2567) l’épure de développement de la feuille de plomb couvrant le faîtage. L’une des extrémités est taillée en biais, l’autre est droite. Les parties abcd, efgh, se reploient en-dessous de la feuille, les autres axbxcid^ etc., se replient en dessus. Les parties hachurées indiquent ce qu’il faut enlever de la feuille totale découpée dans la table de plomb.
- Faîtage chemin. — Depuis les nouveaux règlements de police, on doit établir, sur les maisons de Paris, des faîtages plats de largeur convenable pour permettre d’y marcher. Nous en donnons un exemple {fig. 2568 à 2570).
- La largeur de ce chemin, exécuté en planches comme pour les couvertures en zinc, varie de 0m,70 à 0m,80.
- Sur chaque pan, on relève suffisamment les hauts des bandes de recouvrement b pour couvrir la paroi verticale. Comme pour les autres faîtages, les bandes b
- servent à couvrir la partie supérieure des feuilles de la couverture du reste de la toiture.
- Sur les extrémités latérales du plancher P, on cloue des bandes de plomb a,
- Couple F F
- Fig. 2570.
- qui redescendent en larmier le long des pièces M, pour couvrir les feuilles b. Pour soutenir ces bandes, on établit des pattes en fer p, fixées à vis dans les tasseaux M et recourbées.
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- 870
- COUVERTURE.
- Le plancher P est ensuite recouvert de feuilles de plomb E, qui viennent déborder
- latéralement les planches en formant une pince avec larmier. Ces feuilles se posent
- ;...................................T
- Fig. 2571.
- comme celles qui couvrent les faîtages ordinaires.
- On pourrait, à la rigueur, se passer des bandes a, en faisant descendre suffisamment le repli des feuilles E ; mais le poids de ces dernières pourrait amener une rupture au sommet de l’angle du repli ; il vaut mieux alors faire le recouvrement en deux parties.
- Quant à l’assemblage entre deux feuilles successives, dans le sens du chemin, on le fait le plus souvent par l’intermédiaire d’un tasseau saillant T (coupe EF), sur lequel passent les extrémités des feuilles en se recouvrant comme l’indique la figure. La feuille recouverte est clouée sur ce tasseau.
- Aux deux extrémités latérales de ce tasseau (coupe AA), on cloue un talon en plomb d, qui se rabat en larmier sur les feuilles de plomb E en s’y agrafant. Tout danger de fuite est ainsi conjuré.
- Chaque tasseau T est cloué sur le plancher P. Les clous qui servent à fixer les feuilles sont couverts d’une rondelle de plomb soudée afin d’éviter l’introduction de l’eau.
- On fait coïncxùer la division des pattesp avec la division des feuilles, afin qu’il en existe toujours une pour consolider chaque assemblage longitudinal.
- On ajoute le plus souvent une rampe en
- fer rond représentée dans la coupe CD et analogue à celle décrite dans la couverture en zinc.
- Coupe- A B
- Fig. 2572 à 2574.
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- COUVERTURES EN PI.OMB.
- 871
- La figure 2571 représente un chemin de faîtage analogue à celui indiqué {fig. 2568 à 2570), mais comportant quelques modifications.
- Sur la plancher P on cloue, au milieu, un faîtage en sapin H. Les feuilles de plomb È,qui couvrent le plancher, sont ainsi divisées en deux parties et viennent remonter en relief le long de H. Une bande de couvre-joints I recouvre le tasseau en descendant en larmier de chaque côté pour protéger les feuilles E.
- 2° Raccord de deux pans contigus.
- Fig. 2575 et 2576.
- Arêtiers. — Lorsque les combles sont terminés par des croupes, on forme les arêtiers de la façon suivante :
- On établit sur l’arête formée par les voligeages Y {fig. 2572 à 2574) des deux pans, un fort tasseau T. Les rives latérales des feuilles de la couverture se relèvent le long du tasseau T, où elles se replient en formant un ourlet. Sur la pièce T, on place une feuille de couvre-joints f\ qui redescend en larmier de chaque côté pour s’agrafer avec les feuilles F, comme l’indique la figure (coupe AB).
- 3° Raccord à moignons. — Les feuilles de plomb /*, formant la couverture d’un pan de toiture, ont ordinairement leurs joints montants relevés sur un tasseau T {fig. 2575 à 2577) et enroulés en forme de boudin. Ce tasseau venant buter contre celui de faîtage F, il peut être intéressant de montrer comment on pourra couvrir cette jonction.
- Les feuilles mises en place, on recouvre le faîtage de son couvre-joint a. Ce dernier, au droit des tasseaux T, est percé d’une ouverture à section polygonale, qui laisse passer le joint montant. On soude ensuite au couvre-joint une sorte de moignon M d’environ 0m,15 de longueur, qui épouse la forme du joint et la section du tasseau T. De cette façon le
- Coupé A B
- vide qui existe forcément à l’endroit de la jonction est complètement à l’abri des infiltrations d’eau. Ce genre de raccord s’appelle raccord à moignons.
- S’il s’agit de couvrir les points de rencontre d’un arêtier et d’un faîtage, le raccord à moignons est encore employé {fig. 2578 à 2581). L’arêtier A vient buter contre le faîtage F. La feuille de couvre-joint f d’arêtier s’arrête un peu avant la jonction en se fixant sur le petit voligeage Y et avec retour en dessous. Le couvre-joint a de faîtage se pose comme à l’ordinaire. On lui fait une ouverture polygonale à la jonction des deux tasseaux A et F, et on lui soude à, cet endroit le moignon M, qui recouvre la feuille f de 10 à 12 centimètres. Les feuilles D du reste de la couverture sont ainsi bien protégées au point de jonction. Leurs extrémités | supérieures s’appliquent contre le tas-
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- 872
- COUVERTURE.
- seau F, et leurs extrémités latérales contre | Les raccords à moignon s’emploient le tasseau A. légalement à la jonction des tasseaux
- Coupe AB
- Fig. 2578 à 2581
- Coupe A B
- Coupe horizontale
- V ,\_______ç
- Fig. 2582 à 2586.
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- COUVERTURES EN PLOMB.
- 873
- d’arêtiers avec les joints montants, seulement la pénétration est biaise, ainsi que le montrent les figures 2582 à 2586 (coupe horizontale).
- 4° Raccords à culotte. — Les raccords dits à culotte s’emploient dans les croupes de combles [fig. 2582 à 2586), lorsque deux arêtiers, a et b, viennent s’amortir contre l’about d’un faîtage c. Aux points de jonction, on soude à la feuille d des couvre-joints de faîtage, un moignon double mu, qui recouvre les arêtiers a et h.
- Les différentes coupes des figures 2582 a 2586 indiquent l’établissement de la couverture.
- Lorsque le faîtage est simple, c’est-à-
- CoupC B
- Fig. 2587 et 2588.
- dire qu’il n’y a pas de tasseau [fig. 2587 à ^590), on supprime les raccords à moissons. Au droit des tasseaux t de joints Montants, la feuille /'de faîtage contourne Par un pli le boudin b de jonction des feuilles a de la couverture, en épou-sant la forme de ce boudin, et servant amsi d’entonnoir, dans lequel pénètre ce dernier. Le faîtage forme alors une simple buvette qui déborde sur le reste de la
- couverture.
- Raccord de brisis. — Système dit à Garnier. — Dans ce système, le voligeage ' {fig. 2591 à 2594) dépasse de quelques centimètres le voligeage Y, du bris.
- Les feuilles de plomb f de la partie
- plate se replient verticalement sur 0m,05 et se terminent par une pince plate. Pour soutenir ce repli, on fixe sur le voligeage Y des pattes p en fer, à vis et recourbées. On forme donc là un vrai larmier. Les talons t, qui terminent les abouts des tasseaux T de joints ou d’arêtiers, se replient également et descendent s’agrafer avec les feuilles f. Ils sont soutenus aussi par des agrafes q.
- La partie supérieure de la feuille haute
- Fig. 2589.
- a du bris vient se clouer sur le voligeage Vi et se retourner sous ce dernier, en formant un joint horizontal analogue à ceux du reste de la couverture. Quant aux joints montants à, ils s’arrêtent juste sous le voligeage V, avec leurs tasseaux c.
- La saillie en larmier des feuilles f protège suffisamment l’extrémité supérieure des feuilles a.
- Pour la bonne harmonie du travail, on
- Fig. 2590.
- prend les mêmes largeurs de feuilles de plomb pour le terrasson et pour le bris, et l’on fait bien exactement correspondre les divisions des tasseaux dans ces deux parties de la couverture.
- Système dit à bourseau. — Les figures 2595 à 2598 donnent une application du système dit à bourseau. Le relief du mem-bron est formé par le bourseau b. Une feuille de plomb a épouse la forme de ce bourseau. Elle vient, à la partie haute, se
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- COUVERTURE.
- clouer sur le voligeage. Les feuilles fK, couvrant les rives du terrasson, viennent, par un repli vertical, former larmier au-dessus de a et protéger sa partie supérieure.
- A sa partie supérieure, la feuille a se replie sous le bourseau afin d’être
- mieux maintenue. Le bourseau se cloue sur l’extrémité supérieure des feuilles du bris. Cette dernière se replie sous le voligeage VH.
- Les membrons en plomb qui recouvrent les bourseaux ont de 1 à 2 mètres de longueur. Pour les assembler entre eux,
- Fig. 2591 à 2594.
- on cloue sur le bourseau b une baguette de sapin d de 0m,05 de diamètre, qui le contourne. Les feuilles a et a,, couvrant le bourseau passent sur cette baguette et débordent l’une sur l’autre, comme l’indique la coupe CD [fig. 2595).
- 6° Noues. — On dispose ordinaireme^ les noues comme nous l’avons montre parlant des couvertures en ardoises, établit, sur le voligeage jointif V {fid- ^ g à 2602), une pente en plâtre P-tables T de plomb ne doi\ent pas ave
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- COUVERTURES EN PLOMB.
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- Coupe A B
- Fig. 2595 et 2596.
- Coupe EF
- Elévation
- plus de 2 à 3 mètres de longueur, avec recouvrement de 0m,10 à 0m,15, selon le degré de l’inclinaison. On les attache en tête avec une ligne de clous en fer forgé très rapprochés, à large tête plate et à queue mince, assez longue pour atteindre le voligeageà travérsle plâtre des pentes. Les têtes des clous peuvent être étamées, mais non les queues. Il est préférable
- Fig. 2599 à 2602.
- d’appliquer entre les plombs et la tête des clous une bandelette de cuivre rouge et de remplacer les clous par des vis ; espacées de 0m,05 environ, en deux rangées se chevauchant, pour éviter de couper le plomb par un clouage trop serré.
- On borde latéralement les tables de plomb T, qui constituent les noues, de petits ourlets que l’on agrafe avec des pattes d’attache b en cuivre ou en zinc très rapprochées et clouées sur le voligeage Y.
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- COUVERTURE.
- Des solins en plâtre a rachètent la saillie des ourlets. Les tranchis de la couverture en ardoises ou en tuiles débordent de quelques centimètres l’alignement des ourlets. Quand les tables sont larges, on les maintient par le bas, avec des pattes en cuivre étamé.
- L’attache latérale des noues peut se faire en repliant le plomb T par-dessus un liteau de bois d. Ce moyen augmente la solidité de l’attache, mais il contrarie la dilatation du plomb. Il faut l’employer, néanmoins, quand les noues sont un peu rapides ou peuvent servir de chemin de service habituel ; on ne donne alors que
- Coupe A B
- 2 mètres de longueur au plus aux tables de plomb.
- Si les pans de la toiture sont couverts en plomb, les feuilles ff{fig. 2603 à 2604) sont agrafées avec les feuilles T de la noue, et les joints sont maintenus par des pattes d’attache e en cuivre.
- Les couvre-joints g arrivent en biais jusqu’à la rive de la noue et s’y arrêtent. Les talons h qui les terminent s’agrafent aussi avec la pince du bord de noue.
- Les feuilles successives T de cette dernière sont assemblées entre elles comme l’indique la coupe AB. La tête de chacune
- | d’elles se retourne et s’enfonce dans la J pente en plâtre p. La rive inférieure est maintenue par une patte en fer m fixée par clous pénétrant jusqu’au voligeage et recourbée. Le plomb ne descend pas à fond de l’agrafe, qui ne sert qu’à le maintenir contre le vent.
- Les noues des toitures soignées doivent être encaissées, comme nous l’avons dit précédemment pour les couvertures en ardoises. Ge sont alors de vrais chéneaux établis comme le montrent les figures 2605 à 2606.
- Fig. 2605.
- Des bandes de plomb e viennent déborder sur les feuilles T et se fixent d’autre part sur le voligeage Y au moyen d’ourlets et de pattes en cuivre g- Les ardoises ou les tuiles viennent ensuite s’appuyer sur les bandes e, en se relevant légèrement.
- Il est souvent utile d’établir des échelons en travers des noues rapides, pour les transformer en chemins de service. Les échelons F [fig. 2605) se font alors en fer rond et sont aplatis en forme de pattes à leurs extrémités ; on les enveloppe complètement de plomb en feuille;
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- COUVERTURES EN PLOMB.
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- afin de les garantir de l’oxydation ; on les fixe avec des vis sur le voligeage des noues, par-dessus les tables de plomb de ces dernières. Des empattements de soudure raccordent ensuite le plomb des
- Coupe A B •
- Fig. 2606.
- dans les combles par les pattes des échelons, on coude un peu ces derniers, près de l’angle des ressauts, et on les courbe légèrement sur les noues, dans le sens de la gravitation, pour faire baisser le nez sur les noues, comme disent les ouvriers.
- Il faut que les noues soient assez encaissées pour que l’établissement des larmiers soit possible et pour que le pied, posant sur le milieu des échelons, ne soit pas gêné parle fond des noues.
- Lorsque le reste de la toiture est garnie de plomb [fig. 2607 et 2608), le fond de noue, quelquefois plat, est garni d’une feuille T de plomb qui se relève verticalement contre les planches a formant les parois latérales de la noue. Des pattes en
- échelons avec le plomb des noues. Ce moyen est défectueux ; les soudures se cassent, le plomb, bridé de toutes parts, se déchire, et des infiltrations surviennent.
- Dans les noues encaissées, les pattes
- Fig. 2607 et 2608.
- <jes échelons se fixent sur le voligeage Y, fi^ns lequel on les entaille. Les bavettes latérales e recouvrent les pattes des éche-°ns en retombant en larmier sur la üoue T. Pour éviter que l’eau ne pénètre
- cuivre b fixées sur ses planches viennent maintenir l’ourlet o des feuilles T. Par dessus, les feuilles f des pans voisins, taillées en biais, suivant la direction de la noue, viennent tomber en larmier.
- Les couvre-joints^ sont disposés comme nous l’avons vu précédemment.
- Les planches p, qui forment le fond de noue, se décrochent, tous les lm,80 d’environ 0m,04 pour former des ressauts. On assure ainsi une parfaite étanchéité.
- La partie supérieure des feuilles T se replie contre la planche supérieure p. Une patte d’agrafe assure la fixité du repli. Par dessus, vient déborder en larmier l’extrémité inférieure de la bande de plomb suivante.
- Les faces latérales formant joues se prolongent au-delà de l’assemblage, comme l’indique la coupe AB [fig. 2607).
- 7° Rives d'égout. — Dans les toitures sans chéneau, le chevronnage C [fig. 2609 à 2613) dépasse d’environ 0m,15 le nu du mur de face M. Le voligeage Y à son tour,
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- COUVERTURE.
- dépasse de 0m,07 environ l’about des chevrons. On replie verticalement les feuilles/' qui terminent inférieurement la toiture, sur 0m,06 environ de hauteur. On les double d’une pince plate p en cuivre pour augmenter la rigidité.
- Les tasseaux T de joints montants vont jusqu’à la rive du voligeage. Leurs abouts sont munis d’un talon æ, qui se prolonge suffisamment pour pouvoir contourner l’agrafure formée par la feuille f. De plus, une pince en cuivre m consolide le larmier ainsi formé.
- 8° Rives latérales.— Lorsque la couver-
- Coupe A B
- Coupe C D f\C
- ture vient, sur an de ses côtés, buter contre un mur-pignon, il arrive le plus souvent que ce mur ne monte pas plus haut que le comble et suit la pente de ce dernier. Dans ce cas, le mur est recouvert par la couverture. Il s’agit alors de recueillir toute l’eau de pluie jusqu’à la rive extérieure du mur et de l’empêcher de couler le long du parement du pignon.
- Au moyen de deux chevrons C et [fig. 2614 à 2616), on prolonge et on fixe le voligeage Y au-dessus du mur-pignon Ces chevrons forment les arêtes du mur. — On fait la division des tasseaux de la couverture de telle sorte qu’il reste une travée convenable le long de la rive.
- On établit sur la rive extérieure du pignon un dernier tasseau t. Contre ce tasseau vient se relever chaque feuille f de plomb du long pan. De l’autre côté du tasseau, on vient établir la bande de plomb b. Le tasseau t est surmonté d’un petit voligeagea. La bande b est fixée sur le tasseau t, et ©n cloue dessus les voliges a. On achève de soutenir la bande de plomb par des pattes d’agrafe en cuivre p, qul entourent l’ourlet que forme cette dernière à sa partie inférieure.
- Sur les pièces de bois a, on établit un couvre-joint d qui déborde de chaque côté en forme de larmier. Les feuilles de ce couvre-joint se fixent et se recouvrent entre elles, comme les couvre-joints d’arêtier, par replis au-dessous du voligeage et pattes d’agrafe, comme l’indique lu coupe AB.
- 9° Amortissements contre les parois verticales. — Lorsque la toiture vient buter contre un mur plus élevé ou contre une souche de cheminée, on fait le joint de la façon suivante :
- La rive latérale de la feuille f de la couverture se relève le long d’un tasseau triangulaire t en bois [fig. 2617) cloué sur le voligeage Y. Il vaut mieux, en effet, employer ce système plutôt que de relever le plomb à angle droit ; le plomb, si Ie relief est un peu haut, s’affaisse sur lui' même et'fatigue son pli, qui se casse, à la longue, sous les efforts delà dilatation.
- Le relief de plomb est maintenu par des pattes au lieu de clous. Il est recouvert par une bande de solin en zinc s, qui s’engage dans une engravure de 0m,01o a 0m,02 pratiquée dans le mur M. Elle est fixée par des clous à bateau tamponnes dans le mur. Ces bandes de solin se recouvrent d’environ 0m,06 à 0m,l0, suivant la rapidité de la pente.
- On termine par un solin en mortier # appliqué sur joints dégradés et sur parement piqué. Quand les matériaux du mur le permettent, il est préférable d’empl°ÿe^ du mortier de ciment, relié au mur p^1 des clous à bateau, dont la tête est noyee dans le mortier.
- Quelquefois on emploie du mortier plâtre ; mais ce dernier se détériore trop rapidement.
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- COUVERTURES EN PLOMB.
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- Dans les travaux soignés, pour obtenir un bon travail et d’une grande durée, on remplace les solins ordinaires par~des solins en 'plomb fondu au droit des noues, chéneaux et lucarnes en pierre.
- Ces solins « [ftg. 2618) sont percés de trous, distancés de 0m,10 à 0m,15, et sont maintenus par des vis en cuivre Y, à tête ronde, avec trous tamponnés dans la pierre. Le joint avec la pierre est garni avec soin
- , g ûU_
- mastic de minium et céruse. Les jonchons sont raccordées au moyen d’emboî-tures mâle et femelle, de 0m,02 environ de longueur, façonnées dans le plomb même ^ garnies de même mastic. Ces solins peuvent se faire de toutes dimensions et de toutes formes.
- 10° Lucarnes. — La couverture des
- Fig. 2619 et 2620.
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- COUVERTURE.
- lucarnes, et leur raccordement avec la toiture du bâtiment n’offre pas de difficultés.
- Nous donnons (fig. 2619 à 2621) l’élé-
- (—-j-
- ______i
- Fig. 2621.
- vation, le plan et la coupe transversale d’une lucarne.
- La couverture se traite comme celle du grand comble [fig. 2622, coupe AB). Une ligne de faîtage avec tasseau T et couvre-
- CoupeCD//^
- CoupeA B
- Coupe EF
- JL
- Coupe GH l
- nf -LJt~ïÿ
- Fig. 2622 à 2626.
- joint C.Une bande de battellement b vient recouvrir l’extrémité supérieure des feuilles a de la couverture. Ces dernières s’accrochent sur le voligeage par replis et
- agrafes. Les joints verticaux se font par enroulements des feuilles sur des tasseaux ; les joints horizontaux par simple recouvrement.
- Le raccordement de la toiture de la lucarne avec celle du comble se fait au moyen d’une noue (fig. 2623, coupe LM). Une bande de plomb d remplit l’angle d’intersection A. Elle se lie aux feuilles f de plein comble et fK de lucarne par un enroulement maintenu des pattes en cuivre e, fixées sur le voligeage.
- 9 é ta il P
- Fig. 2627 et 2628.
- Les feuilles de la toiture forment l’égout (fig. 2624, coupe CD) en venant retour ber à l’extérieur, sous forme de larmier l-Elles sont soutenues à cet endroit par des pattes d’agrafe p.
- Les jouées de la lucarne sont couvertes par des feuilles de plomb verticales (fig. 2625 et 2626, coupe EF), qui, à leur partie supérieure, se fixent à l’aide d’une bande s de solin en plomb fondu, et, a leur partie inférieure, viennent recouvrir Ie relief r des feuilles F de pleine couverture, tout en étant soutenues par des pattes en cuivre g.
- Ces mêmes feuilles n (fig. 2626, coupe GH) se terminent latéralement pur un replis m, maintenu par une banâ d’agrafe g.
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- COUVERTURES EN PLOMB.
- Les figures 2627 et 2628 (coupe NO et détail P) donnent le raccord du faîtage de la lucarne avec la couverture du grand comble. Le couvre-joint C vient s’agrafer avec la feuille D, qui descend le long du grand comble en passant par-dessus la bande de plomb </, qui forme le fond de noue et qui s’agrafe elle-même avec la
- 881
- feuille D. Celle-ci remonte en relief contre le faîtage chemin A.
- Étude des chéneaux en plomb.
- 1° Chéneau en plomb sur fond en plâtre. — Le croquis {fig. 2629) nous montre la disposition d’un chéneau en plomb, tel
- Fig. 2629.
- qu’on le construisait il y a un certain nombre d’années.
- Des -équerres en fer à scellements, espacées d’environ 0in,50 d’axe en axe, servaient à maintenir une cloison verticale en planches p (chêne ou sapin de 0m,034 eu 0ra,041), qui formait le devant, ou socle du chéneau.
- Le fond du chéneau était rempli par une niasse de plâtre a épousant la forme qu’on désirait donner au chéneau.
- Ensuite on procédait au garnissage en feuilles de plomb /"de 3 à 4 millimètres d’épaisseur.
- La longueur des tables de plomb qui eomposent un chéneau est indiquée par la longueur des pentes et le nombre des ressauts que l’on peut établir ; il ne faut Jamais leur donner plus de 4 mètres, et 1 °n doit éviter de former des pentes trop longues. 11 est préférable de multiplier les loyaux de descente sur le parcours d’un l°ng chéneau.
- Sciences générales.
- Dans les chéneaux en plomb, on se contente parfois de donner partout la même section et de souder les feuilles les unes au bout des autres dans toute la longueur des pentes. Mais les dilatations et les contractions successives étant impos-
- Fig.2630.
- sibles, il se forme, en été, des godes qui empêchent l’écoulement des eaux, tandis qu’en hiver les contractions produisent des arrachements du métal et des fuites. On a donc été conduit à établir, de distance en distance,' des joints de dilatation {fig. 2630). On les ménage tous les
- Couverture et Plomberie. — 56.
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- COUVERTURE.
- 4 mètres. Ces joints, ou ressauts, ne doivent pas avoir moins de 0m,03 de hauteur. Leur angle saillant est formé par une lambourde noyée dans la pente en plâtre a. Ces pentes se font en inclinaison plus rapide aux approches des ressauts, avant et après, afin de précipiter l’écoulement de l’eau à leur rencontre. L’encaissement étant ainsi préparé, la feuille de plomb /*, qui garnit le bief du b,as, est mise en place. Elle contourne la
- lambourde qu’elle recouvre sur là face supérieure. On étend ensuite la feuille fv celle du bief d’amont, et on rabat autour de la lambourde, en la prolongeant à 0m,l0 environ après le ressaut.
- Le raccordement des feuilles d’un chéneau à deux pentes se fait, à la tête des deux pentes, par ce qu’on appelle un joint à besace. C’est un recouvrement des deux feuilles par-dessus un tasseau en saillie sur le nu des pentes.
- CL h ' f i ! '•
- ~ 0,18/T
- Fig. 2631.
- Ordinairement, pour faciliter les mouvements de dilatation du plomb, on arrête les feuilles f [fig. 2631) au bord de la planche de socle p. Le socle en bois est garni extérieurement d’une autre bande de plomb r, qui recouvre le dessus de cette planche et le boudin k qui l’accompagne. Elle redescend en larmier contre le relief de la feuille d qui recouvre la corniche. Cette bande et le plomb du chéneau doivent être maintenus avec des pattes en cuivre étamé. Dans cet exemple,
- la sablière S est relevée de0m40 au-dessu& de l’assise de pierre A, au moyen d petit muret M. La feuille de plomb / monte le long de ce muret et reçoit en haut, l’about en larmier des feuilles b plomb F de la toiture.
- 2° Chêneau en plomb sur fond en bois. Partout où le plomb doit se trouver en contact avec le plâtre frais, il est bon b prendre certaines précautions, car plomb est rapidement altéré par le plâtre humide ; on peint, au minium ou au g°u
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- COUVERTURES EN PLOMB.
- dron de gaz, le dessous des tables de plomb, ou on interpose entre la pente et le plomb du papier bitume.
- On emploie aujourd’hui, de préférence,
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- le système adopté pour les chéneaux en zinc. On fait le fond du chéneau en bois [fig. 2632).
- 3° Chéneau sur entahlememt couvert. —
- 7 J !
- Fig. 2632 et 2633.
- Fig. 2634.
- ^°ur éviter les infiltrations d’eau des chéneaux et les inconvénients qui en découlent, le mieux est d’établir ces derniers sur des entablements couverts. Nous en donnons un exemple [fig. 2633)
- ayant beaucoup d’analogie avec le chéneau en zinc ; aussi nous ne nous y arrêterons pas plus longtemps.
- 4° Chéneaux système Barbas, Cassart et Balas. — Nous venons de voir que la
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- COUVERTURE.
- meilleure manière d’éviter les infiltrations était de placer le chéneau sur un entablement couvert. Cela n’est pas
- Fig. 2635.
- toujours possible. C’est pourquoi la maison Barbas, Cassart et Balas, a adopté une forme ingénieuse de trop-plein.
- Derrière la lambourde a [fig. 2634),
- qui forme la dénivellation, se trouve dans la pente en plâtre â, un sillon transversal c. Dans ce sillon vient se loger une pièce
- Fig. 2636.
- en plomb d. C’est un bout de tuyau de plomb de 0m,08 de diamètre [fig. 2633), terminé en avant par un orifice o garni d’une grille, et dont le pourtour se trouve
- Fig. 2637.
- soudé au passage après la feuille de plomb f du devant de socle. Son extrémité arrière est fermée par une feuille de plomb développée en aile h, tandis qu’un peu en avant, à une distance égale à la largeur du cliéneau, se trouve une feuille de plomb
- i parallèle. Entre ces deux feuilles, le tuya'1 a sa moitié supérieure enlevée et forme caniveau. Ce caniveau est élargi par deux berges k et z, légèrement en pente vei s le tuyau.
- La feuille de revêtement F du bief infe'
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- COUVERTURES EN PLOMB.
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- rieur [fig. 2634), après s’être relevée au-dessus du ressaut, se poursuit jusqu’à se rabattre dans le caniveau transversal c. Si par suite d’engorgement, le niveau de l’eau s’élève, l’eau passera entre les feuilles de plomb des deux biefs et se déversera dans le caniveau transversal dont la pente estdirigéevers le dehors {fig. 2636). Elle y sera rejetée et ne pourra pas pénétrer dans l’intérieur du bâtiment.
- Cette disposition est très avantageuse pour la réparation d’anciens chéneaux en plomb que l’on tient à conserver.
- 5° Garniture en plomb d'un chéneau non
- étanche. — Dans la plupart des constructions métalliques, on exécute les chéneaux au moyen de tôles rivées, assemblées par l’intermédiaire de cornières.
- Il y a lieu alors de garnir ces chéneaux en plomb pour assurer l’étanchéité.
- Voici comment on peut les disposer: Du côté de la couverture [fig. 2637), on établit une sablière de rive S en tôle et cornière. L’autre côté du chéneau est formé par une poutre semblable S,. Le fond du chéneau est formé par une tôle réunie par cornières aux poutres S et S, et soutenue par une panne P, formée de la même
- -/V--
- Fig. 2638.
- façon et par des consoles. On rapporte intérieurement deux côtés verticaux en bois M et N et un fond F demi-circulaire également en bois. On garnit la forme ainsi déterminée par une série de feuilles de plomb f de 2 à 3 millimètres d’épaisseur servant à conduire les eaux. Cette feuille se relève et s’engage d’un côté sous la couverture du toit ; de l’autre, elle recouvre la partie supérieure de la poutre de rive. La hauteur de l’encaissement est telle qu’elle permet l’établissement des ressauts nécessaires à la dilatation du métal.
- 6° Chéneau entre toit et mur. — Nous
- I avons déjà parlé, dans la couverture en tuiles, des chéneaux entre toit et mur. On procède d’une façon analogue lorsque le chéneau est en plomb {fig. 2638).
- Des coyaux «, posés sur les arbalétriers A, et sur l’entrait E, forment lambourdes. Ces lambourdes supportent un plancher b. Ce plancher est bordé d’une part par le mur M, d’autre part par un madrier vertical m faisant office de sablière et recevant les abouts des chevrons c.
- Sur le plancher 6, on dispose de distance en distance et transversalement d’autres lambourdes d, qui reçoivent un second plancher e de 0m,027 d’épaisseur,
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- COUVERTURE.
- établi suivant la pente à donner au chéneau. Des tasseaux triangulaires t complètent, comme dans les autres chéneaux, l’encaissement du canal.
- Sur ce second plancher court une série de feuilles f de plomb de 0m,003 d’épaisseur. Ces feuilles sont relevées le long du madrier m et des chevrons c, où elles sont maintenues par des pattes d’agrafe. Une bande de battellement en plomb n retombe en égout dans le chéneau. La feuille /'remonte aussi le long du mur M, où elle est surmontée d’une bande de solin en zinc o et d’un solin en mortier p.
- La figure 2639 représente la disposition d’un ressaut.
- Terrasses.
- L’établissement des terrasses en plomb sur lesquelles on doit marcher babituelle-
- Fig. 2639.
- ment exige des soins attentifs. On commence par régler convenablement les pentes de la surface au moyen d’un enduit en plâtre. La pente par mètre est d’au moins 0m,05.
- C’est sur cet enduit qu’on place les feuilles de plomb. On les dispose de manière que leur longueur soit dirigée suivant la pente.
- Joints de côté. — Autrefois on prenait des tables des plus grandes dimensions possible, et les joints, qu’on ne pouvait éviter, étaient formés par de petits ourlets que le pied écrasait bientôt, ou par une «oudure. Le plomb, ainsi bridé de toutes parts, se crevassait partout où la dilatation .se trouvait contrariée.
- Aujourd’hui on évite d’employer des
- tables trop grandes ; on les réunit par une agrafure à double repli {fig. 2640), dont on loge l’épaisseur dans un creux ménagé dans la pente. On garnit ces sortes de gouttières de pièces de bois a très dures de chaque côté, et on arrondit légèrement
- Fig. 2640.
- les arêtes. Il est bon de surélever un peu leurs bords pour que les eaux de pluies soient éloignées du joint. Ces creux reçoivent des bandes de plomb b formant sous-joints; il est utile de leur donner un écoulement convenable. Dans cette gout-
- Fig. 2641.
- tière vient se loger l’enroulement des feuilles F et f de la couverture.
- Au lieu d’un joint à enroulement, on fait quelquefois retomber simplement le bord des feuilles F et f dans le creux du joint garni d’une feuille de plomb. Le joint ainsi fait [fig. 2641) est un peu sure-
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- COUVERTURES EN PLOMB.
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- levé au-dessus du niveau général de la pente pour en éloigner l’affluence des pluies.
- Sur les grandes terrasses où l’on ne marche pas d’habitude, il suffît d’assembler les feuilles de plomb comme on doit
- le faire pour la couverture en zinc à grands ressauts. On emploie alors des tasseaux. Les joints se font par un recouvrement des feuilles d’un côté, sur le relief des feuilles longeant les tasseaux de l’autre côté. Souvent on établit sur la
- Fig. 2642.
- pente un tasseau demi-rond qu’on fixe avec des broches. La rive de droite d’une des feuilles recouvre le tasseau et le dépasse légèrement. Elle est recouverte, à son tour, de la même manière par le bord de la feuille adjacente. Le joint est ainsi très solide et parfaitement étanche.
- Quelquefois on fait usage des joints creux en dessous, dits joints Bouillet. Ces joints creux (fig. 2642) sont faits, comme nous l’avons dit précédemment, avec des tasseaux de bois t aux arêtes, feuilles et noyés dans la pente. On les garnit en plomb p avec des rebords fa-
- Fig. 2643.
- Çonnés en agrafes et logés en feuillures, que l’on attache avec des pattes. Les tables de plomb F formant la couverture tombent dans ces joints creux par-dessus des bandes d’égout en cuivre ou en zinc, très rapprochées l’une de l’autre sur le
- creux, afin de ne pas laisser une ouverture trop grande qui pourrait être dangereuse.
- La pente des joints creux doit être unie et le plomb d’une seule pièce. Si cependant le joint était trop long, il faudrait
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- COUVERTURE.
- y faire un ressaut, mais très haut. Ces joints creux sont des sortes de gargouilles qui se salissent facilement et qu’il faut nettoyer fréquemment.
- La largeur des travées ne dépasse pas
- Fig. 2644.
- 2 mètres. Leur pente doit être légèrement convexe.
- Ressauts. — Jusqu’à 4 mètres de longueur on peut mettre les feuilles d’une seule pièce. Lorsqu’il y a plus de 4 mètres de hauteur de pente, on divise la terrasse en banquettes successives séparées par des ressauts (fig. 2643). Chaque banquette a un relief vertical de 0m,06 au moins. La feuille f du bas se relève le long d’un
- Fig. 2645.
- chevron passe dessus, repasse sous un deuxième chevron à, et se replie dessus pour s’y fixer. De cette façon l’attache est complète. La feuille F du haut passe sur les chevrons a et &, descend le long du ressaut et se rabat horizontalement, sur la pente du bas, environ sur 0m,10.
- Rive d'égout. — Au long des rives d’égout, on maintient le plomb par des bandes de cuivre rouge étamé b ou de zinc fort, ourlées [fig. 2644) ou formant larmier {fig. 2643), et solidement attachées avec deux rangées de clous.
- y s
- /
- Fig. 2646.
- Raccords au long des murs. — Au long des murs [fig. 2646), on ne relève pas le plomb à angle droit, mais en pente. Sans cela le plomb s’affaisse sur lui-même et fatigue son pli qui se casse, à la longue* sous les efforts de la dilatation. Le relie! est maintenu par des pattes p au lieu de clous, et il est recouvert par une bande de solins 5 en zinc.
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- Fig. 2647.
- Quand le relief est vertical, on peut employer une bande de solin en plomn fondu (fig. 2647). La bande de plomba est garnie de céruse sur la face de con-tact avec le mur et fixée avec des vlS tamponnées espacées de 0m,50 environ-Ainsi serrée, elle prend bien la forme de
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- COUVERTURES EN PLOMB.
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- la pierre, et, avec la céruse, forme un joint très étanche.
- Balcons.
- Les balcons construits en pierre tendre doivent être recouverts en plomb pour les conserver. On donne à la partie supérieure
- du balcon une pente d’au moins 0m,05 par mètre. Lorsqu’elle n’est pas prévue dans la pierre, on l’ajoute en plâtre.
- Cette pente se continue [fig. 2648) dans les tableaux des baies jusqu’à la feuillure et se relève sous la pièce d’appui.
- Sur cette pente, on étale le plomb en le retenant le long du listel, soit par
- Fig. 2648.
- une bande d’agrafe en fort zinc p, soit par une série de pattes d’agrafe en feuillard galvanisé qu’on rapproche à 0ni,25 l’une de l’autre en les tamponnant solidement.
- On bat le plomb sur l’aire jusqu’en tête.
- On le relève lelong desmurs Msur0m,10 de hauteur. On le fixe par des clous sur la pierre, et on le recouvre par une bande de solin s en zinc engravé dans le mur de 0m,03.
- Au droit des biais, on fixe le plomb sous la pièce d’appui d du dormant.
- Quant aux joints de côté, il convient de les multiplier, d’en faire au droit de chaque tableau des baies. La soudure ne vaut rien ; il est préférable d’employer le tasseau demi-rond dont nous avons déjà parlé.
- Les arcs-boutants en fer qui maintiennent les balcons se scellent avec du plomb dans la pierre. Un alliage de 2/3 de plomb et de 4/3 de zinc est préférable au plomb pur pour la solidité du scellement.
- Le plomb de couverture est presque toujours mal raccordé avec ces arcs-boutants. On décape le pied de leurs tiges montantes, et l’on y fait un patin de soudure tenant avec la couverture. Ce patin se détache rapidement du fer par suite des
- Fig. 2649.
- dilatations inégales, et le plomb de couverture se fend alentour. Il faut relever le plomb p de quelques centimètres (fig. 2649) autour des montants m et ne pas le souder dessus. Pour empêcher l’eau de pénétrer par le long des mon-
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- COUVERTURE.
- tants, il faut disposer à leur pied une garniture fixe en fer g, façonnée en larmier.
- A défaut de cette garniture fixe, on peut souder sur le montant m (fig. 2650), au-
- Fig. 2650.
- dessus du relief du plomb p, une bandelette de cuivre rouge b ou de zinc les recouvrant.
- Il faut avoir soin de peindre au minium ou au goudron de gaz le dessous des
- Fig. 2651.
- tables de plomb, avant de les poser sur les pentes en plâtre encore fraîches, ou d’interposer entre ces pentes et le plomb du papier bitumé.
- Bandeaux et Corniches.
- Le zinc est, en général, le métal lephis employé pour la couverture des bandeaux et corniches; mais le plomb peut le remplacer dans certains cas, lorsque l’économie ne doit pas intervenir.
- Lorsque la largeur n’est que 0m,16, la
- Fig. 2652.
- couverture a beaucoup d’analogie avec la couverture en zinc.
- Lorsque la largeur du bandeau est plus grande {fig. 2651), on peut employer le système dessolins. — Sur la corniche A, on dispose des pattes d’agrafe p ; puis on brise l’angle rentrant formé par le mur M et le bandeau A, au moyen d’une légère
- Fig. 2653.
- pente en plâtre a. La partie supérieure de la bande de recouvrement b remonte sur cette pente, et son relief vient s’adosser au mur. A la partie inférieure, elle s’agrafe à la patte p. Au-dessus du relief, on établit une bande de solin en zinc # avec engravureet remplissage en plâtres. Ce système rend la dilatation du plomb plus facile.
- Il peut arriver qu’on ait à raccorder le plomb d’un bandeau avec le zinc qui doit
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- COUVERTURES EN PLOMB.
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- garnir l’appui d’une fenêtre [fig. 2652 et 2653). La bande de recouvrement se pose comme à l’ordinaire avec des pattes p. Elle vient, à la partie supérieure, se fixer sous la pièce d’appui a. Cette dernière est couverte par une bavette en zinc d, relevée tout le long de la pièce et clouée par des clous dits à piston, espacés de 0m, 01 •environ. Sa rive inférieure est renforcée d’une pince.
- La bande de recouvrement (coupe AB, fig. 2653) se relève contre les tableaux T de la fenêtre, à l’aide d’une pente en plâtre c, et s’y fixe à l’aide d’une engra-vure t.
- Il y a maintenant à se rendre compte de l’assemblage des morceaux successifs de •ces bandes dans le sens longitudinal.
- Les bandes se placent par feuilles de 0m,65 de largeur. On relie leurs extrémités par un joint agrafé [fig. 2654) •qui permet toute dilatation. L’une des
- F Efl /
- HTffliïWÏÏnrm
- Fig. 2654.
- •extrémités de la feuille F porte une pince relevée de 0m,03 et est munie de deux pattes soudées p qui s’avancent sur le bandeau. Lorsque la bande est en place, on fixe les pattes avec des clous mariniers enfoncés dans le bandeau. L’extrémité de la feuille suivante f présente une pince renversée de 0m,03 de large, qui vient s’agrafer avec la précédente, et l’on a soin de ne pas serrer l’assemblage pour ne pas gêner la dilatation du métal. Quant à la rive extérieure, on échancre les larmiers sur le côté, et ils s’emboîtent l’un dans l’autre. Ce système est appelé système des bandes agrafées.
- Lorsque les bandeaux ont plus de 0m,50 de large, on emploie des tasseaux demi-ronds t fig. 2655 et 2656) qu’on, fixe avec des broches. La rive de droite delà feuille ^ (coupe AB) fig. 2656) recouvre le tasseau et le dépasse légèrement. Elle est recouverte à son tour de la même manière par le bord de la feuille c. On a
- ainsi un joint très solide et parfaitement étanche. C’est le système à tasseaux. Le seul inconvénient de ces derniers réside dans leur saillie ; mais, en les accusant, on peut les ranger suivant une division qui s’harmonise avec le reste de la façade-
- Fig. 2655.
- Plomb repoussé.
- Pour exécuter des ornements en plomb repoussé, on se sert de feuilles de 2 millimètres, 2 millimètres et demi ou 3 millimètres d’épaisseur, selon la plus ou moins grande profondeur des ornements et selon la force qu’on veut leur donner.
- On étend la feuille de plomb sur le modèle en fonte servant de matrice et avec des maillets à panne arrondie et des chasses en bois de peuplier; on lui fait prendre, par le battage, les formes générales du modèle. Le bois tendre de peuplier convient à ce premier travail, parce-
- Coupe ÂB
- Fig. 2656.
- qu’il repousse le plomb sans le maculer d’empreintes à chaque coup, comme le ferait un bois dur. On achève, au contraire, le travail avec des chasses en buis ou en charme, qui permettent de marteler le plomb et de le ciselerpour ainsi dire. L’habileté de l’ouvrier consiste à nourrir les creux avec de la matière prise dans les
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- 892
- COUVERTURE.
- pleins, de sorte que le plomb repoussé présente partout la même épaisseur, comme avant le travail.
- Soudures. — Il n’est pas toujours possible de repousser les ornements en une seule pièce ; on les repousse alors en plusieurs parties, que l’on réunit ensuite avec de la soudure fine. Un peu de mine de plomb appliquée en peinture sur les joints les perd dans la teinte générale. Il faut quelquefois renforcer ces soudures de réunion des diverses parties d’un ornement avec de petites armatures en fer noyées dans du plomb et soudées en travers des lignes de jonctions, à l’intérieur.
- Quand les plombs sont d’une grandeur moyenne, la matrice sous laquelle on repousse le plomb est coulée en alliage de plomb et d’étain quelquefois mélangé d’un peu d’antimoine pour le durcir, au lieu de fonte de fer, qui est plus coûteuse à obtenir et présente des difficultés d’emploi.
- Consolidation des ornements. — Pour consolider ces ornements à l'intérieur, on les enduit de soudure, ainsi qu’on l’a fait pour les ornements du dôme des Invalides. On coule de la soudure au tiers d’étain dans l’ornement préalablement bien gratté avec un balai de fils de fer et saupoudré de résine ou seulement graissé avec du suif. Pour faire prendre l’étamage partout avec régularité, on étend la soudure avec des tampons d’étoupe, en la maintenant chaude au moyen de grands fers promenés dessus. L’étamage ne prend bien que si le plomb est chaud. Si l’épaisseur des ornements est grande, on chauffe ces derniers sur un brasier de charbon de bois, et on les nettoie à vif, à l’intérieur, avec un grattoir. Les fissures, les défauts de première fabrication, sont recouverts de morceaux de plomb en tables. La soudure de l’étamage est étendue au moyen du porte-soudure. Ce dernier est un petit matelas de coutil, grand comme la main, composé de plusieurs replis de l’étoffe cousus ensemble sur les bords ; il est légèrement graissé sur la face, qui reçoit le contact de la soudure.
- Le plus souvent, pour donner du raide aux ornements, on se contente de remplir de soudure grossière leurs petites cavités
- intérieures et de les doubler d’une feuille de plomb soudée sur les bords des ornements avec de la soudure fine.
- Armature en fer. — En outre, il est quelquefois nécessaire d’armer les ornements de ferrements intérieurs pour maintenir les écartements. Ces ferrements doivent toujours être fixés dans l’intérieur des pièces avec des attaches à gaine, afin que les dilatations différentes du plomb et du fer ne puissent pas devenir une cause de destruction. Les gaines se font en cuivre rouge.
- Pose des ornements. — On pose les ornements sur les combles par-dessus une couverture étanche en plomb, et on les fixe soit avec des pattes en fer ou en cuivre soudées sur les bords de ces ornements et vissées solidement d’autre part, soit en les accrochant à des armatures en fer. H faut éviter, autant que possible, de souder les ornements sur la couverture, parce que ces soudures, toujours légères, se cassent rapidement.
- Ornements détachés. — Pour les petits ornements détachés, tels que les fleurs, feuilles, etc., on ne fait pas de modèles spéciaux ; on découpe leur contour développé dans du plomb en feuilles, et on les emboutit dans la paume de la main, ou en se servant de petites matrices donnant des creux et des reliefs de tout genre.
- Plomb estampé.
- Le plomb s’estampe comme le izinc ; mais l’estampage a l’inconvénient de 1 af' famer dans les creux. L’estampage, d’ail' leurs, ne peut rendre des reliefs ou des creux que dans une direction unique ; n ne rend pas les creux latéraux, les ciselures, qui font l’œuvre artistique, tout ce que l’on obtient parfaitement avec le martelage.
- L’estampage du plomb s’obtient, connu® celui du zinc, parle choc du mouton, mais sous un poids moins lourd et sous une moindre hauteur de chute. Il s’opère encore plus doucement à l’aide du balancier.
- Le plomb soumis à l’estampage est chauffé à l’avance pour être rendu pluS ductile.
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- COUVERTURES EN TOLE.
- 893
- On essaye d’estamper ënsemble du zinc et du plomb très mince, le recouvrant dans un but d’économie, pour réunir en un produit la raideur du zinc et l’aspect du
- plomb. Ces essais n’ont pas réussi. Le plomb se déchirait dans les creux profonds. La feuille de plomb était d’ailleurs très adhérente sur le zinc.
- CHAPITRE VI
- COUVERTURES EN TOLE
- I. — Propriétés de la tôle.
- La tôle, à cause de son bas prix et de sa grande ténacité, reçoit d’importantes applications, non seulement dans les constructions en fer, mais aussi pour la couverture des édifices.
- La tôle se dilate peu et résiste bien à l’action de la gelée.
- Les tôles se posent au moyen de vis, de pattes ou de boulons ~ elles se montent et se démontent très rapidement. Démontées, elles peuvent s’empiler en magasin et tenir ainsi fort peu de place, tout en étant prêtes pour un nouvel emploi.
- Ce système de couverture résiste aux plus forts coups de vent. Il permet, le plus souvent, de supprimer dans la charpente l’emploi des chevrons, tasseaux et voliges.
- Le mètre carré de tôle de 4/10 de millimètre d’épaisseur pèse environ 4k,50.
- Les couvertures en tôle se font en tôle noire, étamée ou galvanisée. L’emploi de la tôle noire exige plusieurs couches de peinture à l’huile. Cette peinture, qui doit se renouveler tous les quatre ans, a pour base le minium. Avant de passer la première couche de peinture, il est bon de tremper chaque feuille, à chaud, dans un bain de goudron de houille ou d’huile de baleine.
- La tôle étamée, ou fer-blanc, obtenue plongeant, après décapage, le métal dans un bain d’étain, n’est que fort rarement employée dans nos contrées, où elle ne résiste pas à l’oxydation. On en
- fait un grand usage dans les pays plus septentrionaux, où elle se conserve bien à l’air. On voit, en Russie et en Allemagne, un grand nombre de dômes et de clochers couverts en fer-blanc, très éclatants malgré une longue exposition à l’air. La tôle étamée a besoin, comme la tôle noire, d’une couche de peinture à l’huile sur les deux faces pour mieux résister à l’action de l’air. Il convient de prendre le noir de fumée pour base de la couleur, du moins pour la première couche. '
- La tôle galvanisée est obtenue par Y étamage au zinc du fer. Ce procédé donne de bons résultats. Elle se fabrique couramment et n’exige pas l’emploi de la peinture.
- Pour être de bonne qualité, la tôle doit avoir été fabriquée avec du fer mou et malléable, obtenu au charbon de bois. Elle doit avoir une épaisseur uniforme et une surface parfaitement lisse. Il faut pouvoir la plier plusieurs fois en tous sens avant qu’elle se casse.
- On fabrique aussi de la tôle plombée, c’est-à-dire recouverte d’une pellicule de plomb. Elle est employée en Belgique, où elle paraît propre à former des toitures économiques et durables.
- II. — Différentes formes d’emploi de la tôle en couverture.
- La tôle s’emploie en couverture sous différentes formes, que nous allons passer en revue.
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- COUVERTURE.
- 1° Tôle ondulée. — Le plus souvent la tôle de fer est employée dans la couverture des bâtiments, par surfaces relativement grandes, en lui donnant une section transversale régulièrement ondulée à la machine. Les ondulations ainsi obtenues lui donnent une grande rigidité et permettent, dans bien des cas, de supprimer le voligeage et le lattis en même temps que les chevrons. Les pannes, lorsqu’elles sont rapprochées à 1 mètre, lm,50 ou 2 mètres, suffisent pour certains modèles, pour soutenir les feuilles ondulées et même le poids d’un homme.
- La feuille de tôle a, avant l’ondulation,. lm,65 X 0m,65.
- Lorsque la pièce est passée sous la
- 1 i ' ! ! i ii
- •JS,
- 0 fo
- Fig. 2657.
- machine à onduler (/îg. 2657), sa longueur restant la même, sa largeur est réduite-
- Fig. 2658.
- Fig. 2659.
- de 0m,65 à 0m,55. Comme deux feuilles contiguës se recouvrent latéralement d’une demi-onde, la largeur utile se trouve réduite à 0m,50.
- Pour une pièce de cette dimension (/îg. 2658), le rayon de chaque demi-cercle, ou onde, est de 0,n,029, et la distance entre deux ondes est de 0m,100.
- •dTSgO ..........
- ..........O^SSO..
- Fig. 2660.
- La surface réelle mesurée suivant la pente, couverte par une feuille de lm,65 sur 0m,65, est de
- lm,55 X 0m,50 = 0m2,77.
- A cause du recouvrement horizontal de deux rangées de feuilles, la longueur utile tombe de lm,65 à lm,55.
- Les forges et fonderies de Montataira fabriquent trois sortes de tôles ondulées, désignées parles noms de : Tôles à grandes, moyennes et petites ondes.
- Les dimensions des feuilles et la grandeur des ondes sont données dans Ie tableau suivant :
- ESPÈCES DIMENSIONS des FEUILLES HAUTEUR de l’onde LARGEUR de l’ondé
- Grandes ondes Moyennes — Petites — m. m. 0.854 X 2.000 0.740 X 2.500 0.500 X 1.100 m. 0.082 0 028 0.018 m. 0.166 0.1355 0.076
- Nous donnons (/îg. 2659 à 2664) deux types de tôles ondulées tirés de l’album delà maison A. Carpentier, avec les profils, les longueurs et largeurs utiles, les surfaces-
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- COUVERTURES EN TOLE
- 895
- Fig. 2661.
- couvertes et l’espacement maximum des pannes.
- Ces feuilles métalliques ondulées peuvent même être cintrées {fig. 2665) dans le sens de la longueur. Elles pré-
- Fig. 2663.
- Fig. 2664.
- sur des sablières parallèles réunies par quelques fers ronds formant tirants. Ce système est applicable pour des parties ne dépassant pas 10 à 12 mètres [fig. 2666).
- Les feuilles ondulées droites peuvent servir de clôture à des bâtiments légers.
- Nous donnons, dans le tableau suivant, extrait du même album, tous les renseignements utiles au constructeur.
- sentent alors une rigidité telle, lorsqu’elles sont assemblées convenablement, qu’on en fait de véritables combles, en les posant
- Fig. 2665.
- Fig. 2666,
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- 896
- COUVERTURE.
- ONDES DE 0m,076
- Les
- DIMENSIONS
- des feuilles deviennent après cette
- ONDULATION
- environ
- POIDS approximatif du
- MET. CARRÉ
- couvert,
- recouvre-
- ments
- compris
- 0.10X0.06
- 1.65x0.65
- 2.00X1.00
- 4/10
- 5/10
- 6/10
- 7/10
- 8/10
- 9/10
- lm/m
- 5/10
- 6/10
- 7/10
- 8/10
- 9/10
- 1”/m
- kil.
- 4.50
- 5.30 6.10 6.90 7.70
- 8.50
- 9.30
- 10.50 12 »
- 13.50 15.30 17 »
- 18.50
- 1.65x0.59
- 2.00x0.91
- kil.
- 5.50
- 6.45
- 7.45
- 8.40
- 9.40
- 10.35
- 11.35 6 50 7.45
- 8.40
- 9.50 10.55 11.45
- ONDES DE 0M00
- POIDS approximatif du
- MET. CARRÉ
- couvert,
- recouvre-
- ments
- compris
- 0.1ÜX0.05
- 1.65x0.55’
- 2.00x0.82'
- kil.
- 5.85
- 6.85 7.90 8.95
- 10 » 11.05 12.10
- 7 »
- 8 » 9 »
- 10.20
- 11.30
- 12.35
- ONDES DE 0m, 109
- Les
- DIMENSIONS
- des feuilles deviennent après cette
- ONDULATION
- environ
- approximatif du
- MET. CARRÉ couvert, recouvrements compris 0.10X0.05
- 1.65X0.59/
- 2.00x0.90.
- ONDES DE 0m, 135
- Les
- DIMENSIONS
- des feuilles deviennent après cette
- ONDULATION
- environ
- POIDS approximatif du
- MÈT. CARRÉ
- couvert,
- recouvre-
- ments
- compris
- 0.10X0-09
- PRIX
- des
- 100 kil
- 1.65x0.60
- 2.00X0.9K
- kil.
- 5.30
- 6.25
- 7.15
- 8.10
- 9.10
- 10.05
- 10.95
- 6.80
- 7.80
- 8.75
- 9.95
- 11.05
- 12.10
- fr.
- 65 » 60 » 57 »
- 54 » 52 » 51 » 49 » 65 » 60 » 57 »
- 55 » 54 » 51.50
- On peut obtenir toutes dimensions autres ; il faut seulement prendre note que les laminoirs ne peuvent donner des feuilles de moins de 1 millimètre d’épaisseur que dans des conditions inférieures à 2 mètres sur 1 mètre.
- En prenant des épaisseurs supérieures à 1 millimètre, les machines peuvent onduler des feuilles de 3 mètres de longueur ; mais on obtient difficilement ces feuilles.
- Lorsque, la charpente existant, on a besoin de feuilles de plus de 2 mètres de longueur, il est plus simple de faire river deux morceaux de tôle qui donnent alors la dimension voulue, sans augmenter les chances de fuite.
- Nous donnons ci-dessous un tableau des essais de résistance à la flexion des tôles ondulées galvanisées.
- ESSAIS DE RÉSISTANCE A LA FLEXION DES TOLES ONDULÉES GALVANISÉES
- DIMENSIONS DES FEUILLES après ondulation PORTÉE EFFECTIVE Epaisseur en MILLIMÈTRES . TYPE de l’ondulation CHARGE uniformément répartie FLÈCHE en MILLIMÈTRES OBSERVATIONS
- 1.65 x 0.50 m. 1.55 6/10 mil). 100 kil. 150 10 Se redresse.
- » X » » » » 200 20 » »
- » X » » » » 400 Déformation.
- 1.50 x 0.75 1.40 1 » 400 Se redresse.
- » X » » » » 800 10 » »
- » X » » » » 1 000 30 Commencement de déformation.
- » X » » » » 1 200 Déformation.
- 2.00 x 0.82 1.90 » » 350 10 Se redresse.
- » X » >> » » 650 30 Se redresse.
- » X » » » » 800 Commencement de déformation.
- 2.00 x 0 85 1.90 l'/i » 1 500 20 Se redresse.
- 2.50 x 0.82 2.40 1 » 200 10 » »
- » X » » '> » 300 20 » »
- » X » » » » 400 40 » »
- » X » » » » 600 Commencement de déformation.
- 3.00 x 0.81 2.90 1 » 200 20 Se redresse.
- » X » » » » 300 30 » »
- » X » » » » 400 Commencement de déformation.
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-
-
-
- COUVERTURES EN TOLE.
- 897
- 2° Tôle nervée. — Les mêmes forges fabriquent aussi différents modèles de tôles à nervures [fig. 2667 et 2668). Ces tôles sont planes, mais présentent, de distance en distance, une cannelure parallèle à la longueur de la feuille.
- Une feuille (fig. 2668), mesurant avant
- et en largeur, sont quelconques et commandées seulement par la puissance des laminoirs à tôle plane. Les croquis
- ^___________________________________
- -h---------------------------------r\_
- L,.____________5.JI?_________ _ !
- le nervage, lm,65 sur 0m,65, voit sa lar-
- geur réduite à 0m,570.
- Sa longueur utile devient.... lm,55
- Sa largeur devient........... 0m,55
- La surface réelle, mesurée suivant la pente couverte par une feuille delm,65 X 0m,65, est donc de :
- lm,55 X 0m,55 = 0m,850.
- Les figures 2669 à 2671 représentent les profils detôles nervées à profil variable. Les dimensions de ces tôles, en longueur
- Fig. 2668.
- indiquent plusieurs manières de placer les nervures sur la feuille. L’écartement entre les sommets des nervures, porté à
- Fig. 2669.
- 0m,239 sur les croquis, est l’écartement maximum et peut varier à volonté, mais seulement par diminution de l’écartement.
- ^_________i________|___-g --+
- A...... A_ A J\______________________A---------A--------A
- _-AJL<l_____
- . -il - -Îi-UL. ^ - —‘XU—---MU—;
- A_______A_____À______A------A------A--l
- ________-do ï______
- Fig. 2670 et 2671.
- Le tableau ci-dessous donne les dimensions des feuilles avant et après ner-
- vage, les épaisseurs, les poids et prix correspondants.
- dimensions
- des feuilles avant
- LE NERVAGE
- dimensions
- des feuilles après
- LE NERVAGE
- ÉPAISSEUR en 10cs de millim. avant
- GALVANISATION
- POIDS de la feuille
- GALVANISÉE
- POIDS
- DU MÈTRE CARRÉ
- couvert,
- recouvrement
- compris
- lm,65 X 0m,65
- lm,6o X 0m,57
- m.
- 4/10 o » 6 » 7 »
- kil. kil.
- 4.50 5.30
- 5.30 6.25
- 6.10 7.15
- 6.90 8.10
- PRIX
- par
- 100 KILOS
- fr.
- 66 » 63 » 59 » 58 »
- Sciences générales.
- Couverture et Plomberie. — 57.
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- COUVERTURE.
- La tôle nervée galvanisée constitue une couverture très économique, en raison du minimum de tôle employée. Elle peut, étant posée sur pannes espacées deOm,7o, sans chevrons ni voliges, supporter le poids d’un homme. Elle sert à couvrir les bâtiments légers et ceux destinés à être envoyés au loin et démontables.
- J*5_
- 3° Ardoiseen tôle. — Outre les systèmes indiqués ci-dessus, il faut citer les ardoises en tôle, dont l’emploi est assez fréquent. Plus les dimensions d’une feuille métallique ondulée sont restreintes, plus la dilatation est facile et plus minces peuvent être ces feuilles.
- C’est pourquoi on trouve dans l’indus-
- trie des ardoises métalliques, en tôle galvanisée, d’une épaisseur de 0m,0005, ce qui correspond à un poids par mètre carré couvert, mesuré suivant la pente de 4kg,500, recouvrements ordinaires compris.
- Ces ardoises se font k losange ( fig. 2672), nervéesijîg. 2673), en fer de lance (/?</.2674), ou enfin avec cannelures [fig. 2675).
- Elles se comportent très bien pendant
- Fig. 2674 et 2675
- un.certain nombre d’années, tant que le zinc protège la tôle, mais elles se corrodent très vite, dès que la tôle commence à se rouiller au contact de l’air. En raison de sa mince épaisseur, la tôle découverte se perce avec la plus grande rapidité.
- Comme le montrent les croquis, la surface de l’ardoise est ondulée dans le sens de la longueur ; les nervures qui en
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- COUVERTURES EN TOLE.
- résultent augmentent sa résistance à la flexion ; les nervures des rives latérales sont plus importantes pour former joint. Le tableau ci-dessous indique les quan-
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- tités, poids et prix des ardoises cannelées et les recouvrements nécessaires pour les inclinaisons usuelles.
- TABLEAU DES PRIX DE REVIENT PAR MÈTRE SUPERFICIEL
- EN 3/10 DE MILLIMÈTRE AVANT GALVANISATION Indiquant les quantités, les poids et les prix des ardoises cannelées {accessoires compris) et les recouvrements nécessaires pour les inclinaisons usuelles.
- INCLINAISON ; MESURE de l’angle en. degrés S DIVERSES PENTES par mètre de terrain couvert DÉVELOPPEMENT de la COUVERTURE RECOUVREMENTS proportionnels à l’inclinaison NOMBRE d’ardoises cannelées POIDS approximatif ACCESSOIRES compris en 3/10 de inillim. avant galvanisation PRIX ACCESSOIRES compris en 3/10 de miilim. avant galvanisation
- degrés m. m. kil. fr.
- 45 100/100 1.414 0.04 14.04 4.142 4.17
- 40 84/100 1.306 0.05 14.43 4.256 4.27
- 35 70/100 1.222 0.06 14.83 4.374 4.47
- 30 58/100 1.156 0.07 15.27 4.504 4.57
- 25 48/100 1.109 0.08 15.72 4.637 4.67
- 20 36/100 1.062 0.09 16.22 4.784 4.82
- 15 à 10 17 à 28/100 1.038 0.10 16.74 4.937 4.97
- =
- Pour une ardoise cannelée pesant en 3/10
- de m/ m avant galvanisation........... 270 grammes
- fl faut : 2 agrafes à 10 gr. l’une....... 20 —
- » 1 2 clous à 1.40 gr. l’un........... 2.80 —
- » 2 rondelles à 1 gr. l’une. :........ r 2 —
- Soit environ.............. 294.80 gr.
- pour une ardoise garnie.
- Ges prix sont établis sur la base de (les 100 kilos) :
- 100 fr. pour les ardoises et les agrafes et 130 fr. pour *es clous et rondelles.
- ÉPAISSEUR en dixièmes de millimètres avant GALVANISATION POIDS approximatif d’une ARDOISE galvanisée PRIX pour 100 kilos galvanisés
- 3 kil. 0.270
- 4 0.370
- 5 0.470
- Fig. 2676 à 2679.
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- COUVERTURE.
- Les ardoises se posent soit sur un voli-geage jointif, soit sur un voligeage espacé présentant une volige sous les lignes de recouvrement d’ardoise. Cette volige peut être remplacée par un liteau un peu large, de 0m,041.
- Les pentes des couvertures en ardoises varient avec le degré d’étanchéité nécessaire. Pour les bâtiments industriels, on peut descendre de 15 à 20 degrés. Dans les couvertures plus étanches, on ne doit pas descendre au-dessous de 20 degrés, et on peut aller jusqu’à des revêtements verticaux.
- 4° Tuiles en tôle. — Une autre forme a été donnée aux ardoises métalliques par divers inventeurs; c’est la forme de tuile. Plus simple d’aspect, elle se prête mieux aux assemblages, et la surface doublée en est réduite. Ce sont, en somme, des modèles intermédiaires entre les tôles ondulées et les ardoises métaliques.
- Les tuiles se font nervées fig. 2676), ondulées [fig. 2677), nervées-tubulaires [fig. 2678), tubulaires [fig. 2679).
- Elles ont les mêmes propriétés que les ardoises en tôle et se posent de même.
- Le tableau ci-contre donne les différentes épaisseurs de ces tuiles avec les longueurs, poids et prix correspondants :
- EPAISSEUR en 10esdemill. avant
- GALVANISATION
- LONGUEUR
- DE LA TUILE
- POIDS d’une tuile galvanisée (environ)
- PRIX par
- 100 KILOGRAMMES galvanisées
- TUILES NERVEES
- 4/10
- 5/10
- 0m88 lk76
- 0.94 1.89
- 0.98 1.97
- l.iO 2.21
- 0.88 2.11
- 0.94 2.25
- 0.98 2.35
- 0.10 2.64
- 70 fr.
- 67 fr.
- TUILES ONDULEES
- 4/10 1-00 lk 41 70 fr.
- 5/10 1.00 1.68 67 fr.
- TUILES TUBULAIRES
- 0ra80 lk 29
- 4/10 0.90 1.00 1.45 1.61 85 fr.
- | 1.10 1.77 |
- 0.80 1.54
- 5/10 0.90 1.00 1.73 | 1.92 80 fr.
- { 1.10 2.11 |
- TUILES NERVÉES TUBULAIRES
- Aux mêmes prix que les tuiles nervées
- Fig. 2680.
- III. — Mise en place des différentes pièces de couverture. Raccords divers.
- 1° Assemblage et mode d'attache des tôles ondulées. — Les toitures en tôle ondulée supprimant les chevrons, tasseaux et voliges, les pannes sont les seules pièces de charpente dont nous ayons à nous occuper. Il faut, en premier lieu, que les pannes soient établies sous les lignes
- de joints. Elles seront donc fig. 2680) espacées de lm,55 pour les feuilles de lm,65, et de lm,90 pour les feuilles de 2 mètres de longueur.
- Il est indispensable de préciser le point de départ.
- Pour poser les tôles ondulées sur des pannes en bois, on se sert de vis à bois galvanisées V et de mouchettes en plomb va fig. 2681). On perce au droit des pannes sur le sommet des ondes extrêmes
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- COUVERTURES EN TOLE.
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- (ftg- 2682), droite et gauche, des trous pour le passage des vis qui s’enfoncent dans le bois des pannes et dont la tête vient écraser
- Fig. 2681.
- sur la tôle la mouchette en plomb destinée à assurer l’étanchéité absolue.
- Fig. 2682.
- Les joints horizontaux se font par recouvrement. Il en est de même des joints verti-
- Fig. 2683.
- Caux. Pour ces derniers, le recouvrement Se fait, soit à droite, soit à gauche, suivant direction des vents de pluie. Les vis se
- placent au sommet des ondes, là où il n’y a pas une accumulation d’eau qui pourrait menacer le joint.
- On peut aussi, lorsqu’on craint des
- Fig. 2684.
- ouragans, remplacer les vis par des crochets à boulons (ftg. 2683) venant se prendre sous la panne et munis également de mouchettes en plomb. Il va sans dire que les pannes à leur tour ont alors besoin
- Fig. 2685.
- d’être bien reliées au reste de la charpente.
- Lorsque les tôles doivent être déplacées et que l’on veut éviter de les percer, on les fixe au moyen de pattes coudées p (ftg. 2684) en fer galvanisé, clouées sur les pannes. L’agrafure de la patte main-
- Fig. 2686.
- tient la feuille du haut, tout en appuyant sur la tête de la feuille inférieure.
- Lorsque la charpente est en fer, la pose suit les mêmes principes que celle sur comble en bois. Les pannes sont disposées
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- COUVERTURE.
- pour recevoir les assemblages, et chaque ligne de pannes soutient un joint horizontal. On commence par déterminer exactement remplacement de la première panne ; puis on place les autres en les espaçant de
- lm,55 à lm,90, suivant la longueur utile des feuilles de tôle.
- Pour poser les tôles ondulées sur des pannes en fer, on se sert de pattes rivées [fig. 2685 et 2686). Ces pattes sont en fer
- la
- tôles sur des pannes en fer cornière, figure 2686 celles sur pannes en fer 1.
- Lorsqu’on craint des vents violents, on se sert de crochets et boulons venant se
- fixer au-dessous de la cornière en fer {fig. 2687) ou du fer double T [fig. 2688).
- On peut aussi, lorsque les tôles doivent être déplacées, et que l’on désire éviter de les percer, les fixer au moyen de pattes
- Fig. 2688.
- plat d’environ 30 X 2 millimètres et demi ou 25 X 2 millimètres, coudées et galvanisées. Les pattes a se rivent sous la tôle supérieure, au fond d’une onde, au moyen de rivets et de mouchettes, ou de viroles en
- Fig. 2689.
- tôle. Leurs parties relevées viennent s’engager sous les tables des pannes p ; la tôle inférieure se trouve ainsi serrée entre le sommet du fer et le dessous de la tôle supérieure et parfaitement fixée.
- La figure 2685 montre la fixation des
- Boulon k crochet Petit boulon avec rondelles d'assemblage
- Fig. 2691 à 2693.
- libres, coudées, en fer galvanisé, recourbées sous les cornières {fig. 2689) ou 1®S ailes des pannes en fer T fig. 2690).
- Fig.''2694.
- Nous donnons {fig. 2691 à 2693) une vue des boulons et des vis employés.~
- La pose*des tôles se commence par rang inférieur qui garnit la rive d’égout,
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- on place ensuite les tôles immédiatement au dessus, et ainsi de suite jusqu’au faîtage. Le dernier rang, celui du faîtage, comporte une dimension spéciale, pour compléter la hauteur du long pan suivant
- Fig. 2695.
- la pente, et cette dimension doit être fixée à l’avance, au moment de la commande des tôles.
- 2° Assemblage et mode d'attache des ardoises et tuiles en tôle. — Les ardoises métalliques se posent sur chevrons de
- 6=
- Fig. 2696.
- 0m,08 sur 0m,04, espacés de 0'",50 à 0m,60 d’axe en axe, reliés par des voliges de 0m,027 sur Om,ll ; l’écartement est réglé par l’entrepreneur [fig. 2694). On peut faire un voligeage jointif, mais cela n’est pas nécessaire.
- V
- Fig. 2697.
- Au-dessus du bord supérieur de l’ardoise A [fig. 2695), on fixe dans la volige Y des pattes p qui viennent se recourber sur la partie inférieure de la deuxième ardoise B. L’ardoise A est clouée à sa partie
- supérieure sur la volige Y par des clous ardoises tête large galvanisés. Les clous sont cachés et à l’abri de la pluie par le recouvrement de l’ardoise B.
- Chaque ardoise est donc fixée en haut ét en bas par des pattes clouées sur les
- Fig. 2698.
- voliges. Ces pattes sont d’abord posées toutes droites, puis une fois les ardoises placées, on fait la pliure à l’aide du marteau [fig. 2696), de manière à faire prendre à l’agrafe la forme indiquée figure 2697.
- Fig. 2699 et 2700.
- La figure 2698 donne la section transversale d’une ardoise de Montataire, avec la
- Fig. 2701.
- position des deux clous qui maintiennent la tête de cette pièce sur le voligeage du toit. Les trous préparés d’avance dans l’ardoise, pour le passage décès clous, sont régulièrement disposés à 0m,02 de l’arête supé-
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- rieure de la pièce métallique [fig. 2699 et 2700).
- Pour l’application sur charpente en fer [fig. 2701), on emploie des agrafes en fer galvanisé. Ces agrafes sont repliées sur les ailes des pannes en fer à T, I ou cornières. La figure 2702 donne la perspective d’une de ces pattes.
- La pose peut se faire de deux manières,
- Fig. 2702.
- soit par files (du bas au faîte), soit par rangées (d’une rive de pignon à l’autre), mais toujours en partant du bas du toit.
- Les joints verticaux se font par les emboîtures des nervures de rives latérales. Il est bon de tenir compte de l’orientation,
- __±Ui___.__
- ardoises pour que la superposition n’empêche pas l’application exacte sur les voliges [fig. 2703 à 2706). Il est important
- _____iMC ,, t Uf . ,
- i * À i
- r*? —.u? ,..j?
- Détail A
- U.-LU-X
- Fig. 2705 et 2706.
- de tenir bien parallèles, au moyen de coups de cordeau, et les lignes de recouvrement, et les nervures des ardoises.
- La partie recourbée des pattes ne doit pas dépasser 20 millimètres. 11 faut éviter de couper l’agrafe à la pliure, et pour cela
- Détail A
- Fig. 2703 et 2704.
- en vue de la direction habituelle des vents de pluie. Les recouvrements latéraux d’une ardoise à l’autre doivent être disposés en conséquence. Si le vent vient sur la droite, le recouvrement se fait à gauche [fig. 2703 et 2704) ; s’il vient à gauche, le recouvrement est inversé [fig. 2705 et 2706).
- Il faut avoir soin de faire chevaucher les
- Fig. 2707.
- donner des coups de marteau non sur le pli, mais au bout de la patte [fig. 2696).
- La longueur du recouvrement varie de 40 à 100 millimètres suivant la pente.
- Fig. 2708.
- 3° Raccords divers sur les toitures. — I Les raccords divers se font très facilement
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- COUVERTURES EN TOLE.
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- à l’aide de pièces spéciales en tôle ondulée ou nervée, fabriquées, à la demande des places qu’elles doivent occuper.
- Faîtages. — Lorsque la panne faîtière est en bois, on emploie de préférence, comme faîtage, une lame de plomb {fig. 2707) de
- Fig. 2709 à 2711.
- 3 à 5 millimètres d’épaisseur, et de 0m,45 a 0m,60 de largeur.
- Cette pièce est d’abord fixée en son milieu, au moyen de vis à bois [fig. 2708), sur la panne, puis frappée très légèrement
- Fig. 2712.
- avec un maillet de bois, de manière à lui faire épouser complètement la forme des ondes de la tôle.
- On emploie aussi, pour les charpentes en bois, des faîtages en tôle galvanisée suivant un quelconque des types donnés parles figures 2709 à 2711.
- Fig. 2713.
- Les faîtages en tôle se posent comme le montre la figure 2712. Des vis Y traversent leur épaisseur et viennent pénétrer dans la panne P.
- Quelquefois [fig. 2713) on maintient les
- tôles en dessous par des pattes m engainées dans les ondes. Üne pièce de bois a surmonte la panne P et reçoit les vis fixant la faîtière F. Les gaines m passent sous cette pièce a.
- Fig. 2714.
- Lorsque la panne faîtière est en fer, on se sert uniquement de faîtages en tôle galvanisée. Le faîtage peut être fixé directement {fig. 2714) aux tôles de couverture par des boulons traversant des rondelles en plomb.
- On peut aussi, et cela surtout dans les
- Fig. 2715.
- pays à ouragans, établir une série de boulons à crochets placés [fig.2715) alternativement dans un sens et dans l’autre. Ces boulons retiennent à la fois et les feuilles de couverture à leur partie haute
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- COUVERTURE.
- elle faîtage qui les surmonte. Les écrous pressent toujours le métal par l’intermédiaire d’une rondelle en plomb.
- Lorsque la panne faîtière est en fer dou-
- Fig. 2716.
- blée de bois, on peut employer indifféremment le faîtage en plomb ou le faîtage en tôle, en suivant les indications de pose donnéespar lafigure2716ou la figure 2717.
- Fig. 2717.
- Lorsqu’on emploie comme couverture les ardoises et tuiles métalliques, les ardoises de la rangée supérieure sont tenues par des pattes droites {fig. 2718)
- Fig. 2718.
- clouées sur la dernière volige V. Le faîtage est recouvert par une bande de tôle d, clouée ou vissée sur la pièce de bois F, ou encore par une bande de plomb vissée
- et que l’on bat légèrement avec un maillet de bois pour la faire appliquer très exac-
- S \ 9-
- Fig. 2719.
- tement sur les plats et nervures des ardoises touchant le faîtage.
- La figure 2719 donne la perspective de la bande faîtière avec ses parties décou-
- Fig. 2720.
- pées en saillies pour franchir les nervures des tuiles. Le faîtage en plomb martelé est indiqué figure 2720.
- Fig. 2721.
- On trouve aussi dans les usines des faîtages façonnés prêts à poser, à échan-
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- COUVERTURES EN TOLE.
- 907
- crures [fig. 2721) . Ils peuvent être prismatiques ou cylindriques. Ils se fixent
- Fig. 2722.
- par des vis sur la pièce de bois longitudinale faisant office de tasseau de faîtage. Ils ne sont tenus que par cette pièce de
- Fig. 2723.
- bois qu’on consolide très solidement sur la charpente.
- On emploie aussi des faîtières à coulisse
- Fig. 2724.
- {fig. 2722) qui ont même forme. Il n’y a pas d’échancrures. Les rives sont munies
- d’ourlets. Ils sont maintenus par des pattes p {fig. 2723) vissées sur la pièce de bois de faîtage F. Elles s’engagent dans
- Fig. 2725.
- l’ourlet de la rive et sont établies en feuillard galvanisé.
- Fig. 2726.
- On peut établir des faîtages chemins de la même manière. La forme en bois est
- Fig. 2727.
- alors très large et disposée pour recevoir de larges plaques de tôle.
- Lorsque le faîtage est à une seule
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- 3\\ V
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- COUVERTURE.
- pente [fig; 2724 et 2725), la pièce de tôle du faîte a passe par-dessus le tasseau F
- Fig. 2728.
- et vient retomber derrière le mur-pignon, en redescendant d’une certaine quantité. Il se peut aussi qu'il n’y ait pas de tasseau
- Fig. 2729.
- de faîte. Alors [fig. 2726 et 2727) la pièce de tôle « vient simplement s’appuyer et se fixer sur la partie supérieure du mur M.
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- Fig. 2730.
- Rives. — Les rives se font en relevant une des nervures de l’ardoise contre un
- petit tasseau t [fig. 2728 et 2729). Sur ce même tasseau et en dehors du toit, on fixe la bande de rive ô, et un petit couvre-joints a vient compléter le tout.
- Fig. 2731.
- Dans le cas où, pour une cause quelconque, l’ardoise A [fig. 2730) laisserait une petite différence entre elle et le tas-
- L__O.-Mo i
- Fig. 2732.
- seau *, on y suppléerait au moyen d’une bande B ayant un retour d’équerre de chaque côté, l’une se logeant sous la ner-
- Fig. 2733.
- vure de l’ardoise A et l’autre contre le tasseau t. Une bande de rive b et un couvre-joints a complètent la rive. Les figures 2731 et 2732 donnent, l’une la
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- COUVERTURES EN TOLE. 909
- vue perspective du couvre-joints n, l’autre, celle de la bande B.
- Croupes, biaises et arêtiers. — Les croupes, biaises et arêtiers se font en coupant l’ardoise suivant les biais et en relevant un bord comme pour les rives.
- Fig. 2734 à 2737.
- Ce bord est appuyé contre l’arêtier en bois, et une bande de plomb, comme celle du faîtage, vient assurer l’étanchéité.
- Egouts. — Pour les rives d’égout, on fixe (>üg. 2733) un larmier en tôle galvanisée, «, dont la largeur est calculée de
- \_____________/
- -
- Fig. 2738 à 2743.
- façon à arriver en tuile entière au faîtage. Le larmier est fixé sur la volige de sablière s par des clous ardoises tête large galvanisés qui sont auparavant enfilés dans des pattes percées d’avance en fer galvanisé d’environ 10 centimètres de longueur sur
- 2 centimètres de largeur, pattes recourbées d’environ 20 millimètres sur la partie inférieure de la première ardoise. Les clous sont ainsi cachés et à l’abri de la pluie. Les
- Fig. 2744.
- gouttières g viennent ensuite se clouer sous ce larmier.
- Gouttières et chéneaux. — Dans les couvertures en tôle, on fabrique aussi des gouttières en tôle galvanisée [fig. 2734 à 2737),
- ________q. 46o
- Fig. 2743.
- à simple ou à double boudin, et des naissances de chute pour tuyaux de 0m,08 et 0m,ll. Ces gouttières se fixent soit par clous, soit par crochets, comme les gouttières en zinc.
- Fig. 2746.
- Leur mode de pose est le même que celui de ces dernières.
- Les figures 2738 à 2744 donnent différents types de chéneaux également en tôle
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- 910
- COUVERTURE.
- galvanisée ; ces chéneaux se posent comme les chéneaux ordinaires sur fond en bois, ou à l’anglaise, sur entablement couvert (/î^r. 2745). Ils peuvent, lorsqu’il s’agit de combles en fer, être formés de tôles et cornières (/h/. 2746). On forme ainsi une caisse rectangulaire A, à partie supérieure ouverte. La tôle a environ 0m,003 d’épaisseur. Les angles du bas reliant le fond aux deux cotés sont faits par des cornières c de 30 X 30. Le côté interne est raidi par une cornière d, qui est plus ouverte que 90° et sert en même temps à recevoir l’assemblage des tôles T du toit. On fait une rivure serrée pour permettre de recevoir directement les eaux et donner un canal étanche.
- Châssis d'éclairage. — Pour l’éclairage des surfaces couvertes en tôle, on trouve dans le commerce des châssis qui s’adaptent très bien à ce genre de couverture.
- La partie fixe, ou dormant [fîg. 2747),
- Fig. 2747.
- comprend un rectangle en tôle a, muni d’un entourage en tôle ondulée &, dont les ondes viennent recouvrir exactement celles de la couverture. La partie mobile est en
- fer à vitrage comme les châssis ordinaires:
- La partie supérieure du châssis est recouverte par les ondes de la couverture et est clouée avec elles, tandis que la partie inférieure recouvre, au contraire, les feuilles métalliques du pan de toiture. Sur les côtés, les ondes du châssis s’emboîtent avec celles de la couverture.
- Fig. 2748.
- Accessoires divers. — Enfin on fabrique aussi des membrons un tôle [fig. 2748) qui
- Fig. 2749 à 2753.
- se placent comme les membrons en zinc, et des tuyaux en même métal avec coudes et dauphins (ÿ?g. 2749 à 2753).
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- CHAPITRE VII
- COUVERTURES EN CUIVRE
- 1. — Propriétés du cuivre.
- Le cuivre est un métal qui était presque uniquement employé par les anciens. Il est couleur brun rougeâtre et devient transparent quand il est réduit en pellicules très minces. Il présente alors une belle couleur verte à la lumière transmise. Son odeur et sa saveur sont désagréables.
- Il est malléable à chaud et à froid et jouit d’une grande ductilité ; il se réduit en feuilles très minces et en fils très tenus. C’est, après le fer, le plus tenace de tous les métaux. Il entre en fusion à 27 degrés du pyromètre de Wodgvood, c’est-à-dire vers 800 degrés centigrades.
- Sa densité varie de 8,85 pour le cuivre fondu à 8,95 lorsqu’il est forgé et laminé. Lorsqu’il est impur et chargé de protoxyde, la densité s’abaisse à 8,500.
- Son coefficient de dilatation est de 0,000017, près de moitié moindre que celui de la dilatation du plomb.
- Le cuivre fond vers 1 100 degrés. Il est très peu volatil; malgré cela, il colore les flammes en vert.
- L’air sec n’altère pas le cuivre ; mais Pair humide modifie sa surface et la recouvre d’une matière d’un noir verdâtre, cpii est un hydrocarbonate de cuivre, et Rai forme une sorte de patine préservant le reste du métal de l’oxydation.
- II. — Emploi du cuivre dans la couverture.
- Le cuivre pur, c’est-à-dire à l’état de cuivre rouge, n’est guère utilisé dans les constructions qu’à l’état de feuilles, pour
- couvrir des terrasses ou des combles, les édifices religieux entre autres ; et même, sous ce rapport, son emploi est fort restreint, surtout depuis l’introduction du zinc, qui lui est préféré comme beaucoup plus économique. C’est principalement à l’état de laiton ou de bronze, par son alliage avec le zinc ou l’étain, que le cuivre est le plus généralement employé.
- On peut aussi étamer le cuivre en décapant les pièces avec du sel ammoniac et en étendant, au moyen d’un morceau d’étoupe, à la surface du métal convenablement chauffé, de l’étain pur ou bien un alliage d’étain et de plomb.
- On peut recouvrir le cuivre d’une couche de zinc poli et très adhérente, en plongeant les feuilles préalablement décapées avec de l’acide muriatique, dans une dissolution bouillante de sel ammoniac contenant un excès de grenailles ou de tournure de zinc. Il se dégage de l’hydrogène et de l’alcali volatil, et les feuilles se recouvrent de zinc au bout de quelques minutes.
- Les couvertures en cuivre, employées anciennement, avaient une certaine épaisseur de métal ; de nos jours elles sont plus légères et, par suite, plus économiques, en raison de l’emploi de feuilles très minces.
- Les principaux monuments couverts en cuivre et situés à Paris et aux environs sont : la Bourse de Paris, la Chambre des députés, la cathédrale de Saint-Denis et l’église Saint-Vincent-de-Paul. Nous reviendrons sur ces monuments en parlant du travail du cuivre.
- Ajoutons qu’on trouve, en Russie, de fréquents exemples de couvertures en cuivre.
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- COUVERTURE.
- III. — Dimensions et poids des feuilles de cuivre.
- Une feuille de cuivre de 1 mètre carré de surface pèse 8k,95 avec 1 millimètre d’épaisseur.
- Le tableau suivant donne les épaisseurs variables par dixièmes de millimètres.
- ÉPAISSEURS poids ; en m. q. ÉPAISSEURS POIDS en m. q.
- 0.1 0.895 0.9 8.055
- 0.2 1.729 1.0 8.950
- 0.3 2.685 1.1 9.845
- 0.4 3.580 1.2 10.740
- 0.5 4.475 1.3 11.635
- 0.6 5.370 1.4 12.530
- 0.7 6.265 1.5 13.425
- 0.8 7.160
- Pour une bonne couverture, l’épaisseur des feuilles de cuivre varie entre 0m,0007
- et 0m,001. Au dessous il convient d’étamer les feuilles pour boucher les petites fissures qui résultent du laminage, fissures qui, d’abord imperceptibles, finissent par s’ouvrir par suite des mouvements de dilatation et de contraction. L’étamage peut être pratiqué soit sur la surface de dessous seulement, soit sur les deux, comme cela avait été fait pour la couverture de l’ancienne halle aux blés de Paris. Il vaut mieux supprimer la façon coûteuse de l’étamage, en donnant aux feuilles une épaisseur un peu plus forte.
- L’étamage du cuivre, d’ailleurs, n’a ici d’autre utilité que de boucher les fissures des feuilles ; car il est à remarquer que cette opération n’est pas nécessaire pour
- Fig. 2754 à 2756,
- préserver de l’oxydation les couvertures de cuivre; elles s’oxydent à la surface à la manière du zinc, et cette patine forme une couche mince, très dure, adhérant parfaitement au métal sous-jacent et insoluble dans l’eau.
- Les dimensions les plus ordinaires des feuilles de cuivre sont les suivantes :
- P®, 40 sur lm,lode 4à 8 kilos, lafeuille
- 3m,30 sur lm,20 de 10 à 30 kilos, la feuille 4m,00 sur lm,20 de 36 à 40 » »
- La Bourse de Paris est couverte en cuivre n° 25 pesant 7k,625 le mètre carre, sous une épaisseur de 0m,00084.
- La Chambre des députés est couverte en cuivre n° 20 : qui pèse 6k,200 le mètre carré sous une épaisseur de 0ra,0007.
- Les numéros d’ordre indiquent des
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- COUVERTURE:
- épaisseurs correspondant au poids en livre d’une feuille dont les dimensions sont de 42 pouces sur 52, soit im,157x lm,407.
- IV. — Travail et pose du calvre. Couvre-joints et tasseaux.
- La pose des feuilles de cuivre et leurs divers assemblages s’effectuent de plusieurs manières, que nous allons examiner.
- Fig. 2757 à 2759.
- 1° Travail du cuivre. — Les feuilles de cuivre se façonnent d’une manière analogue à celles du zinc ou du plomb.
- Feuilles. — Pour établir une feuille de couverture (fig. 2754 à 2756), on relève sur une feuille de carton le plan de la feuille de cuivre mise en place ; puis on développe les diverses parties à recouvrir. On forme ainsi un panneau que l’on porte sur le métal ; les feuilles de cuivre sont
- Fig.
- chaque côté deux pliures a. La partie du dessus, ô, a environ 0m,05, chaque retour d’angle, c, 0m,09. Le second retour, d, est petit et sert, comme pour le zinc, à maintenir fixes les deux feuilles de toiture B et G.
- Faîtages. — Les figures 2761 à 2763 représentent différentes pièces servant de
- Sciences générales.
- EN CUIVRE. 913
- alors découpées à la demande et prêles à être travaillées.
- Le traçage, le pliage et le coupage se font comme pour le zinc et avec les mêmes instruments, labatte, la griffe, etc.
- Agrafes. — Pour façonner les pattes d’agrafes sous tasseau [fig. 2757 à 2759), on découpe, dans la feuille métallique, le rectangle de développement abed. On replie à la batte, en sens inverse, les cotés ef et gli; puis on fait les agrafures hij
- Fig. 2760.
- et fkl, en ayant soin de laisser au point de courbure un espace libre facilitantla pose. — Ces pattes, qui servent à maintenir les feuilles de cuivre contre les tasseaux, ont ordinairement de 0m,035 à 0m,06 de largeur et 0m,12, 0m,15 et même 0m,19 de développement.
- Couvre-joints. — Pour la couverture de ces tasseaux, on se sert de couvre-joints A [fig. 2760). Cette pièce comprend de
- à 2763.
- faîtages. Les deux premières sont appelées faîtages simples, terminées avec pince plate ou avec un ourlet, tandis que la dernière est un faîtage composé avec cintrage à la partie supérieure et ourlets à la partie basse.
- Les différentes pièces : talons, moignons, Couverture et Plomberie. — 58.
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- COUVERTURE.
- bandes diverses, etc., ayant beaucoup d’analogie avec le zinc, nous n’insisterons pas sur leurs formes ni leurs dimensions.
- 2° Pose des feuilles de cuivre. — Plusieurs méthodes sont employées pour la pose des feuilles de cuivre.
- 1° Système à bourrelets. — Ce système
- Fig. 2764.
- a été appliqué à la couverture de la Bourse de Paris. Les feuilles pèsent 7k,625 le mètre carré. Les feuilles sont imbriquées les unes sur les autres avec un recouvrement d’environ 0m,10 à 0m,20, suivant la pente [fig. 2764). Elles sont disposées de manière à pouvoir se dilater convenablement et sont posées sur un voligeage jointif chargé de les soutenir en tous les points.
- Chaque feuille est attachée sur le voligeage par sa rive haute au moyen de clous a, devis b, ou de pattes p (/?</. 2765).
- Fig. 2765 et 2766.
- Elle vient recouvrir la feuille du dessous {fig. 2766) en s’agrafant par un certain nombre de pattes p. Ces pattes sont soudées à lafeuilleF {fig. 2767) et viennent prendre par dessous la feuille inférieure f.
- Les pattes d’attaches supérieures sont
- également soudées à lafeuilleF {fig. 2768) qu’elles sont chargées de fixer.
- Les pattes d’agrafe peuvent être remplacées par une agrafure simple {fig. 2769). La feuille inférieure f a son extrémité su-
- Patte d’agrafe
- attache
- Fig. 2769.
- e agrature
- périeure repliée en forme de pince. De même pour l’extrémité inférieure de la feuille d’autre rangée F. Ces deux pinces s’agrafent l’une dans l’autre, et l’agrafure est maintenue par une pince d’agrafe p clouée sur le voligeage Y.
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- COUVERTURES EN CUIVRE.
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- L’agrafure peut être double [fig. 2770); llne première patte, a, clouée sur le voli-geage, sertà maintenir la tête de la feuille f. pne autre, b, maintient la rive basse delà feuille F.
- Pour les joints montants, on relève les ^euxfeuilles l’une contre l’autre{fig. 2771), et on les enroule ensemble [fig. 2772), de Manière à former un boudin de 0m,02 à 0n\03 de diamètre.
- Fig. 2772.
- Nous donnons {fig. 2775) une vue en dessous d’une partie de couverture. Les
- feuilles ont 1 métré de largeur utile ;
- Vue en dessous
- elles s’imbriquent avec un recouvrement
- 2° Système à boulons. — Ce mode de P°se a été employé pour la couverture de a cathédrale de Saint-Denis.
- Pans ce système, les chevrons C sont espacés l’un de l’autre de0m,50 [fig. 2773).
- -------------0,50___________.___><_-0,50
- K
- Fig. 2773.
- , s s°nt maintenus parallèles entre eux par es boulons ô, disposés suivant des lignes 0l>izontales. On peut remplacer les che-Troils en bois par des pièces en fer méplat 2774) de 0in,024 sur 0m,065.
- Fig. 2776.
- J {fig. 2776) de 0m,10. Les joints latéraux | se font par enroulements [fig. 2777).
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- COUVERTURE.
- Les feuilles ne sont soutenues par aucun voligeage. A chacune d’elles (fig. 2778)
- Coupe horizontale
- '43ÿ'“i
- tj-
- _______i,M.
- Fig. 2777.
- est soudée une patte p. Cette patte s’enroule autour du milieu de chaque boulon b
- {fig. 2779) et maintient ainsi la feuille en la soutenant.
- intermédiaire. A cet endroit {fig- 2780) la feuille a une nervure N, dans laquelle pénètre le chevron qui dépasse les boulons de la moitié de sa hauteur.
- 3° Système à couvre-j oints et tasseaux ‘ — Ce système ayant beaucoup d’analogie avec la couverture en zinc, nous croyons inutile d’insister sur les détails.
- 4° Système à ressauts. — Ce système a été employé pour la couverture de l’église Saint-Vincent-de-Paul, à Paris.
- Les feuilles ont 0m,0007 d’épaisseur. Elles forment des travées dirigées suivant
- Les enroulements en boudin se font tous dans le même sens ; ils ont lieu de deux en
- Fig. 2781.
- Détail A
- Fig. 2780.
- deux chevrons (fig. 2777). Aussi le milieu de la feuille porte-t-il sur un chevron
- la ligne de plus grande pente du toit. Ce travées, partagées par des tasseaux el1 bois, ont une largeur de O111^ environ-La longueur des feuilles est de 0m,90.
- Les joints horizontaux forment des res sauts de 0m,015 environ. A cet effe » (fig. 2781), sur les chevrons C, on des coyaux a, taillés en sifflet et tra allongés. Sur ces coyaux, on cloue voligeage V.
- Le long de ces reliefs, on pose les tete^ des feuilles,/’, terminées par des pinces. Ce pinces (fig. 2782) sont maintenues à un ouverture de 0m,015, au moyen de pièce
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- COUVERTURES
- en cuivre b ou œillets soudés aux deux branches de la pince. Chaque œillet est percé d’une ouverture, c. Des pattes en cuivre, d (/%g. 2783), sont fixées sur le voli-geage par deux vis à têtes fraisées. L’extrémité inférieure de ces pattes est
- i.
- A
- Fig. 2782 et 2783.
- terminée par une pince qui pénètre dans 1 ouverture c de l’œillet.
- Chaque feuille F {fig. 2784) est terminée a sa rive basse par une pince renversée, pette pince ne s’agrafe pas avec la feuille ^férieure ; elle est retenue par une patte d’agrafe e [fig. 2785) de forte épaisseur en-
- EN CUIVRE. 917
- taillée dans le bois au-dessus du ressaut et fixée au moyen de vis.
- La figure 2329 montre un ensemble de couverture établie de cette façon.
- Fig. 2784.
- Pour éviter l’emploi simultané des pattes droites et des pattes à pince, on se sert le plus souvent de pattes remplissant
- Fig. 2785.
- à la fois le rôle d’agrafes, pour retenir la tête de la feuille inférieure, et de bande d’agrafe, pour s’engager dans la pince
- Fig. 2786 et 2787.
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- COUVERTURE.
- rabattue de la rive basse de la feuille du haut {fig. 2786).
- Comme dans la couverture en zinc, les feuilles F [fig. 2787) de couverture viennent s’appuyer contre les tasseaux T de couvre-
- joints et se terminent par une pince. Seulement, dans la couverture en cuivre, aucune patte, passée sous les tasseaux, ne retient les feuilles F.
- Sur les tasseaux T [fig. 2788), on cloue
- Fig. 2788 et 2789.
- des pattes en cuivre B, dont les bords sont rabattus pour passer sous les feuilles de cuivre delà couverture. Ces pièces servent
- à l’assemblage de deux pièces de couvre-joints.
- Les figures 2789 à 2792 montrent la
- F C B
- Coupe C D
- perspective et deux coupes de l’assemblage de deux couvre-joints. On fait dans le tasseau T une mortaise m, très longue et large de 0m,02 environ. Le couvre-joint C porte, soudée avec lui, une gaine g qui s’en-
- SOUS
- gage dans la mortaise mpour passer sv^ la patte B. De cette façon le couvre-join ne peut glisser ni se soulever. 11 vie.n, ensuite recouvrir d’une certaine quantité le couvre-joint inférieur, qu’il maintien
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- COUVERTURES DIVERSES.
- 919
- par là même. Chaque bout de couvre-joints a environ 1 mètre de longueur. Le premier est maintenu par vis et calotin à sa partie inférieure;les autres sont maintenus par leurs gaines. Le dernier est, comme dans la couverture en zinc, muni d’un solin qui passe sous le couvre-joints de faîtage, et
- maintenu, en haut, par une vis avec calotin.
- Les couvre-joints de faîtage se font de la même manière. La figure 2792 donne la vue perspective de l’un de ces couvre-joints muni d’un moignon M. Ce dernier porte aussi une patte soudée, p, qui remplit l’office de la gaine g dont nous venons de parler-
- CHAPITRE VIII
- COUVERTURES DIVERSES
- I. — Verre
- Nous avons donné, dans la première partie du Cours de construction, tous les renseignements sur le verre : propriétés, différentes espèces de verres ; dimensions commerciales des verres à vitre ; qualités et défauts du verre ; poids du verre au mètre superficiel ; résistance du verre ; sa fabrication, etc. ; nous n’avons donc pas à y revenir.
- Dans ce qui va suivre, nous donnerons, seulement, quelques indications sur la pose des verres et des glaces sans insister longuement ; car la vitrerie ne s’exécute pas par les plombiers et les couvreurs, mais par des ouvriers spéciaux constituant une partie distincte du bâtiment.
- 1° Couverture en verre ordinaire. — La couverture en verre ordinaire se fait sur des fers à simple T du commerce ou sur des fers à vitrages moulurés dont on diminue, autant que possible, la largeur parallèle au vitrage, pour ne pas enlever du jour.
- La pente à donner à la toiture varie suivant le nombre de feuilles de verre qui compose la couverture.
- S’il n’y a qu’un verre unique, la pente, très faible, peut être réduite à 0m,10 par ni être.
- Si les verres sont imbriqués et superposés, la pente doit être de 0m,25 à 0m,30
- par mètre, au moins, pour éviter les infiltrations.
- Pose. — On dispose les fers parallèlement entre eux et suivant la ligne de plus grande pente du toit (fig. 2793). La rive
- Fig. 2793.
- basse est formée par le verre taillé suivant un arc de cercle pour tendre à ramener au centre l’eau qui coule sur le verre.
- L’extrémité inférieure des fers X [fig. 2794) présente sa table relevée, de manière à arrêter la feuillure et à retenir le verre.
- Lorsque la pente de la toiture s’approche
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- COUVERTURE.
- de la verticale, on perce, dans l’âme des fers, des trous o de 0m,001 dev diamètre. Lorsque le verre est posé, on y passe des goupilles très courtes en fer, s’appuyant sur le verre au moyen de petits morceaux de bois; le tout, noyé dans le solin de mastic, est invisible.
- Après avoir peint les fers d’abord au minium, puis une couche de teinte gris fer, on met sur leur feuillure (fig. 2795) une première couche de mastic, a ; sur cette dernière, on pose le verre Y en l’appuyant de manière à faire refluer l’excédent de mastic et à bien faire reposer les rives. Sur le verre, on complète le joint par un solin S, recouvrant ce dernier et allant rejoindre l’arête supérieure du fer F.
- La rive haute du verre est logée dans une feuillure transversale, qui vient contourner le solin de mastic, en formant des retours d’onglet {fig. 2340).
- Raccords avec les autres couvertures. — Dans les constructions, il est d’usage de supprimer les travées de verres placés le long des maçonneries des pignons, car les vibrations les font souvent casser. Dans la première travée contre un mur, la
- feuille de verre est remplacée par une ' feuille de zinc.
- Fig. 2794.
- Lorsque le haut de la toiture vient buter contre un mur plus élevé (ftg. 2796), on
- Fig. 2795 et 2796.
- ménage, au moyen d’un fer f, une feuillure dans le mur pour arrêter convenablement le verre. On recouvre le joint entre fer et mur par une bande de plomb b doublée d’une bande de solin en zinc S.
- Travées en plusieurs feuilles. — Lorsque la travée à couvrir est formée de plusieurs pièces de verre, on les imbrique les unes sur les autres avec un recouvrement d’environ 0ra,02. Pour empêcher les feuilles de
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- COUVERTURES DIVERSES.
- 921
- couler suivant la pente, on les retient l’une par l’autre, celle d’un rang après celle du rang immédiatement au dessus par une petite bande de zinc Z fig. 2797), placée au milieu de la travée et qu’on replie à la main. Cette bande maintient un léger écar-
- Fig. 2797.
- tement entre les deux verres et empêche l’eau de remonter par capillarité.
- Raccord des châssis avec la couverture. — Les raccords des châssis avec la couverture se font d’une manière très simple.
- En haut fig. 2798), une bavette en plomb, b, s’attachant par derrière au lattis,
- tain nombre d’années, l’industrie fournit une série de verres désignés sous le nom de verres coulés à reliefs ou verres striés.
- Fig. 2799.
- Ces feuilles ont de 4 à 6 millimètres d’épaisseur ; elles présentent une face polie et une
- Fig. 2800.
- 'fi y
- Fig. 2798.
- vient se rabattre sur le vitrage Y et sur les fers F.
- En bas [fig. 2799), la rive supérieure de la couverture a vient remonter sous le bas du vitrage et s’attacher au lattis.
- 2° Verres à reliefs. — Depuis un cer-
- face à reliefs, tels que rayures {fig. 2800) petits et grands losanges [fig. 2801).
- Fig. 2801.
- Leurs dimensions peuvent aller jusqu’à 2m,20 sur Om,75.
- Emploi des verres striés. — Le verre à
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- COUVERTURE.
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- reliefs, et, plus particulièrement, le verre strié, a la propriété de diffuser la lumière d’une façon très égale et, par suite, de la régulariser.
- La surface lisse de ces verres se place à l’extérieur, de telle sorte que les poussières ne sont pas retenues.
- Ces verres se posent à bain de mastic. Le solin est, comme toujours, au dehors. Un contre-masticage consolide la face interne. Des goupilles avec cales en bois empêchent la chute des pièces de verre.
- Les grandes dimensions de ces dernières permettent l’établissement de tra-
- Fig. 2802.
- vées d’un seul verre. Les largeurs de celles-ci sont d’environ 0m,66 à 0m,80.
- Lorsque les châssis vitrés comprennent, par exception, plusieurs feuilles sur la hauteur; les verres sont chevauchés avec recouvrement de 5 centimètres environ, et laissent entre eux un intervalle de 4 à 5 millimètres. Les feuillures ont de 25 à 30 millimètres de profondeur.
- Pour les châssis verticaux, il suffit que les feuillures aient de 13 à 15 millimètres. L’application se fait au moyen de chevilles en fer, espacées d’environ 50 centimètres. Quelquefois le masticage est remplacé par une baguette moulurée, fixée par des pointes ou des vis dans les feuillures.
- Couverture en ardoises de verre. — Les verres striés comme les verres simples peuvent être taillés en rectangles et aussi comme les ardoises ordinaires. Seulement, comme on ne peut clouer ces ardoises, on les pose avec crochets.
- Dans certains cas, on peut mélanger les ardQises de verre aux ardoises ordinaires pour obtenir une lumière partielle sans avoir à établir de châssis.
- 3° Tuiles en verre. — Presque toutes les tuileries font fabriquer à Saint-Gobain des tuiles en verre identiques à leurs tuiles en terre et se raccordant parfaitement avec elles. Ces tuiles permettent d’éclai-
- rer un grenier, un hangar, au point voulu, sans qu’il soit nécessaire de recourir à un ouvrier du métier ni de faire, sur la toiture, une installation spéciale et coûteuse.
- Nous donnons {fig. 2802 et 2803) deux exemples de ce genre de tuiles.
- Ces tuiles ont l'inconvénient d’être souvent mal ébarbées. De plus, dans les toits à faible pente, il faut en interdire l’accès aux ouvriers, parce qu’elles sont très glissantes et ne supportent pas toujours le poids d’un homme.
- 4° Glaces brutes. — On applique aussi les glaces brutes à la couverture, dans les mêmes conditions que les verres striés. Leur grande résistance en rend l’emploi économique.
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- COUVERTURES DIVERSES.
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- On obtient alors des travées plus longues sans joints jusqu’à 3ra,40 et 4 mètres, et aussi des largeurs plus grandes d’un fer à l’autre; mais il faut limiter cette dimension par la difficulté d’établir un soutien de ces lourds morceaux en cas de bris. On ne dépasse guère 0m,80 de largeur.
- On laisse un jeu de 15 à 20 millimètres entre la rive supérieure des glaces et les tableaux ou voussures des baies.
- On détermine les dimensions des fers en supposant qu’ils aient à porter la glace et la surcharge.
- Le poids de la glace est estimé 25 kilogrammes par mètre carré; la surcharge, 50 kilogrammes de neige par mètre carré
- Fig. 2804.
- avec, en plus, le poids d’un ouvrier pour les nettoyages.
- Il faut que les charpentes destinées à soutenir les glaces soient parfaitement fixes et exemptes de vibrations, afin d’éviter les ruptures.
- Pose des glaces. — Pour la pose des glaces, on commence par mettre sur les tables des fers deux cales en bois de 10 à 15 millimètres, disposées à quelques centimètres des angles. On fait ensuite reposer la glace sur ces cales, et on calfeutre le dessous avec du mastic. Ensuite on fait, du côté de l’extérieur, un fort solin en mastic. S’il y a une sous-pression, on s’oppose à son effet avec des goupilles en fer serrant sur des cales en bois.
- Si les glaces doivent être posées dans
- une feuillure en maçonnerie, on cloue dans le fond de la feuillure une tringle en bois de 10 millimètres d’épaisseur et de 15 millimètres de largeur, puis on place
- la glace en la faisant reposer à la partie inférieure sur deux cales en bois, disposées à quelques centimètres des Sangles, et en laissant latéralement un jeu d’au moins 5 millimètres avec la maçonnerie. On maintient ensuite la glace avec un tasseau ou un couvre-joints en bois, de 25 à 30 millimètres de large, fixé par des
- Fig. 2806.
- pattes scellées dans la maçonnerie. Après la pose, du côté de l’extérieur, le joint inférieur et les joints montants peuvent être calfeutrés avec du ciment à prise lente ; la partie supérieure doit rester libre.
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- COUVERTURE.
- 5° Vitrerie à joints en caoutchouc. — Il arrive assez fréquemment que le mastic, par l’action de l’air et des vibrations, se détruit au bout d’un certain temps. Il faut alors défaire les solives.
- Pour éviter cet inconvénient, un constructeur, M. Hardy, a inventé un système de joints en caoutchouc qui, tout en per-
- Fig. 2807.
- mettant une dilatation libre ad fer, donne un joint hermétique.
- Disposition des fers. — Nous donnons {fig. 2804 à 2807) les différentes formes qu’affectent les petits bois employés.
- Chaque fer est composé de deux parties indépendantes l’une de l’autre.
- La première, le corps, est à peu près semblable aux fers à vitrages ordinaires.
- La seconde, appelée le chapeau, mor-taisée à sa partie inférieure, vient recouvrir le corps et lui est fixée avec des vis en cuivre à tête carrée {fig. 2808 et 2809).
- I rondelles en tout semblables aux précédentes, et on met le chapeau avec ses vis. Le joint est préparé.
- Pour le terminer, on serre énergique-
- Fig. 2809.
- ment les vis en cuivre ; le caoutchouc s’aplatit et forme joint hermétique {fig. 2809).
- Par son élasticité, le caoutchouc atténue les effets de vibrations et empêche souvent les bris de verre.
- Fig. 2810.
- Fig. 2808.
- Etablissement du joint. — Voici comment on établit le joint: on commence par introduire {fig. 2808) dans les rainures pratiquées dans le corps du fer des rondelles de caoutchouc qui existent tout le long du fer. On pose ensuite sur ces rondelles les verres à vitrage. Puis, au-dessus de ces derniers, on place d’autres
- Cette sorte de joint est aussi applicable aux couvertures métalliques, zinc, plomb, cuivre, tôle, etc. {fig. 2810 et 2811). On ne se sert alors que du chapeau. Les deux feuilles de couverture sont approchées à
- Fig. 2811.
- une assez faible distance l’une de l’autre, avec leurs bords légèrement relevés. Sur chacune d’elles, on passe une rondelle en caoutchouc qui court sur toute la Ion-
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- COUVERTURES DIVERSES.
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- gueur de la feuille. Puis on pose le chapeau que l’on visse fortement sur le lattis.
- Les rondelles ont 0m,065 de diamètre ; les trous de vis sont espacés de 0m,25.
- 6° Condensation intérieure. — La vapeur qui s’échappe des locaux chauffés pendant l’hiver vient se condenser contre les vitres dont les parois extérieures sont refroidies par l’air. Cette eau de condensation tend à tomber dans l’intérieur des locaux.
- De plus, par capillarité, l’eau du dehors traverse les joints transversaux et reflue à l’intérieur.
- Pour remédier à ces inconvénients, on a proposé différents systèmes. On peut,
- Fig. 2812.
- au droit du recouvrement des verres, introduire une tringle en zinc, en forme d’agrafe, qui ait toute la largeur du verre. On écarte assez les deux verres pour que les poussières ne puissent remplir l’intervalle. La buée qui coule sous l’un des verres s’amasse au milieu, en raison de sa forme cintrée, et s’écoule par un trou pratiqué dans le zinc.
- Une autre disposition, due à un constructeur, M. André, consiste à recueillir la buée et à empêcher qu’elle ne coule dans les locaux couverts.
- A cet effet, les vitres sont en verres striés, dontles stries sont inclinées à 45 degrés. Les gouttes de buée les suivent et s’accumulent sur les fers à vitrage de deux
- en deux où on les recueille. La figure 1812 donne la disposition employée. Le fer F est percé de deux ouvertures o. Sous ce fer on fixe une partie métallique, m, qui soutient une gouttière g en zinc ou en fer, qui ramasse les eaux de condensation et les conduit au dehors.
- Cette pièce m sert aussi à relier les fers F aux solives S de la charpente.
- 7° Vitrage à dilatation libre. — L’intime liaison du verre avec l’ossature qui leporte, au moyen de mastic, est un grand inconvénient, pour la fragilité du verre et l’imperméabilité des joints.
- Le coefficient de dilatation du verre est de 0,0000089; celui du fer, 0,0000123, soit 40 0/0 supérieur au premier.
- Fig. 2813 et 2814.
- Une surcharge accidentelle fait prendre aux fers une flèche trop grande et incompatible avec la dépression propre de la feuille de verre sous la même charge.-
- L’action du vent sur la charpente, le tassement des fondations, produisent quelquefois des déformations auxquelles le verre ne peut se prêter sans se briser.
- De là la nécessité de rendre les verres indépendants des fers à vitrage.
- Le système des joints à caoutchouc dont nous avons parlé plus haut rend libre la dilatation ou le mouvement des fers sans influencer le verre.
- M. Murat, de son côté, a préconisé un système de vitrage à dilatation libre, qui
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- 926
- COUVERTURE.
- parait donner toute satisfaction à cet égard.
- Petits bois. — Le petit bois affecte
- Fig. 2815
- et 2816.
- les formes indiquées [fig. 2813 à 2816). Il est laminé en acier doux, et le travail de sécurité du métal est de 12 kilogrammes par mètre carré. La forme en gorge du
- fer permet d’avoir un matelas d’air immobile entre le fond de la gorge et le verre. — Il en résulte que la surface inférieure horizontale du fer se trouve à la température intérieure du local couvert et n’est plus une surface de refroidissement. Il ne se forme pas de condensation à la surface.
- Nous donnons, dans le tableau suivant, les portées maxima des fers à vitrage; pour des charges totales variant de 50 à 80 kilogrammes par mètre carré, et des écartements de 0m,40 à 0m,80. Dans ce tableau, le coefficient de sécurité maximum pour les fibres les plus éprouvées du métal est de 12 kilogrammes par millimètre carré. La charge par mètre ainsi que la longueur des petits bois doivent se mesurer, suivant la projection horizontale du comble. Il y a lieu de tenir compte de cette observation, surtout pour le calcul des toits à pente rapide.
- Les petits bois dontnous venons de parler se font aussi avec moulures [fig. 2817 à 2822), et le deuxième tableau ci-après donne les écartements maxima d’axe en axe qu’ils peuvent avoir entre eux.
- Verres. — Avec le système de petits bois que nous venons de voir, on peut employer un verre quelconque, uni, strié, etc.
- Cependant la maison Murat fait fabriquer un verre coulé de 4 à 6 millimètres d’épaisseur [fig. 2823 et 2824) et muni, dans le sens longitudinal, de nervures N, espacées de 0m,12 d’axe en axe. Ces nervures partagent le verre en autant de canaux qui conduisent l’eau au dehors.
- Des expériences ont été faites relativement à la résistance de ces verres. En représentant par 1.00 la résistance du verre strié, on obtient les résultats suivants :
- Verre strié........... 1.00
- Verre cathédrale.... 1.30 Verre à nervures. ... 1.50
- Couvre-joint. — Au droit des petits bois on pose une bande de zinc a (fig-2825), à cheval sur la crête du fer à gorges. Cette bande affecte la forme d’un V renversé ; elle recouvre de chaque côté du joint une certaine portion de verre dans laquelle, si l’écartement le permet,
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- COUVERTURES DIVERSES.
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- DÉSIGNATION du PROFIL • POIDS DU MÈTRE LINÉAIRE en kilog. 11 CHARGE TOTALE PAR MÈTRE CARRÉ en kilog. ECARTEMENT D’AXE EN AXE DES FERS A VITRAGE
- 0"',40 0m,4o 0ra,50 0,ll,55 O'11,60 0'“,65 0-,70 0,n,75 0ra,80
- n° A 6.000 CM oo O O O O O O 50 60 70 80 6 30 5.75 5.32 4.98 5.95 5.41 5.00 4.69 5.63 5.13 4.75 4.45 5.37 4.90 4.53 4.24 5.13 4.69 4.34 4.06 4.93 4.50 4.17 3.90 4.75 4.34 4.02 3.77 4.60 4.20 3.88 3.63 4.45 4.06 3.77 3.51
- n° B 4.470 00 oo O O O O O O 50 60 70 80 4.83 4.40 4.08 3.82 4.55 4.15 3.84 3.59 4.32 3.95 3.64 3.41 4.11 3.76 3.48 3.25 ' 3.95 3.59 3.33 3.12 3.78 3.45 3.20 2.99 3.64 3.33 3.09 2.89 3.52 3.21 2.98 2.78 3.41 3.12 2 89 2.70
- O 20 50 3.46 3.27 3.10 2.95 2.83 2.72 2.62 2.53 2.45
- O 60 3.17 2.98 2.83 2.70 2.58 2.48 2.39 2.31 2 23
- n° 0 3.080 O 70 2.93 2.76 2.62 2.50 2.39 2.29 2.21 2.13 2.07
- O O 80 2.74 2.58 2.45 2.33 2.23 2.15 2.07 2.00 1.94
- O 50 2.09 1.98 1.87 1.79 1.71 1.64 1.58 1.52 1.48
- O 60 1.91 1.80 1.71 1.63 1.55 1.50 1.44 1.39 1.35
- n° B 4.860 O 70 1.77 1.66 1.58 1.51 1.44 1.38 1.33 1.29 1.25
- O 80 1.66 1 55 1.48 1.41 1.35 1.29 1.25 1.21 1.17
- w
- désignaiions du PROFIL POIDS DU MÈTRE LINÉAIRE en kilog. I n CHARGE TOTALE PAR MÈTRE CARRÉ en kilog. ECARTEMENT D’AXE EN AXE DES FERS A VITRAGE
- 0m,40 0™,45 0m,50 0"\55 0m,60 0m,65 0m,70 0m,75 0“,80
- N” 1 et 1 Jais 5.530 20 20 20 O O O O O O 50 60 70 80 5.17 4.71 4.36 4.08 4.87 4.43 4.10 3.85 4.62 4.22 3.88 3.64 4.40 4.02 3.72 3.48 4.22 3.85 3.57 3.33 4.05 3.70 3.42 3.20 3.88 3.57 3.30 3.09 3.77 3.43 3.18 2.98 3.64 3.33 3.09 2.88
- N» 2 et 2 bis 4.190 O 20 CM O O O O O O 50 60 70 80 3.46 3.17 2.93 2.74 3.27 2.98 2.76 2.58 3.10 2.83 2.62 2.45 2.95 2.70 2.50 2.33 2.83 2.58 2.39 2.23 2.72 2.48 2.29 2.15 2.62 2.39 2.21 2.07 2.53 2.31 2.13 2.00 2.45 2 23 2.07 1.94
- N° 3 et 3 bis 3.730 20 CO CM O O O O O O 50 60 70 80 3.37 3.08 2.84 2.66 3.17 2.89 2.68 2.51 3.00 2.74 2.53 2.38 2.87 2.62 2.42 2.26 2.74 2.51 2.32 2.17 2.63 2.41 2.23 2.08 2.53 2.32 2.15 2.01 2.45 2.23 2.07 1.94 2.38 2.17 2.01 1.87
- sont comprises, autant que. possible, deux nervures.
- L’âme du petit bois est percée, dans la partie supérieure [fig. 2826), de mortaises espacées d’environ 0m,40, dans lesquelles on introduit une agrafe en cuivre b. ~~~ Les branches de cette agrafe, sortent au travers du couvre-joint, également péroré, puis sont rabattues, celle de droite
- vers la gauche, et celle de gauche vers la droite, de manière à former une ligature.
- Le rabattement des deux branches de l’agrafe a pour effet de rapprocher le couvre-joint de la crête du fer et d’obliger les rives de ce même couvre-joint à faire ressort et s’appliquer absolument en contact avec le verre, pour former un joint étanche.
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- COUVERTURE.
- "tw -*<-----------------------m r ..................'t" 120
- Loupe trunsverso/e
- Plan
- N
- 7/5
- y/sr
- 5 * ‘ 775
- Fig. 2823 et 2824.
- Presse-verre. — Dans le cas de couverture vitrée d’un hangar où il faut admettre l’introduction du vent à l’intérieur
- Fig- 2823 et 2826.
- et la possibilité de voir les verres soulevé par ce vent, on place de distance en distance des presse-verre dont la fonction est de fixer le verre sur le petit bois. C’est une étroite bande de tôle plombée a {fi9‘
- ys>
- Î827), introduite dans une mortaise o du ér, et ployée de façon que la branche benne faire ressort et presser douce me*1 a feuille de verre qu’elle doit maintenir* ^e presse-verre glisse à la surface hsse lu verre ou se déprime légèrement sous ’action d’une cause quelconque, modihan ’état des matériaux constituant la cou
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- COUVERTURES DIVERSES.
- verture, puis il reprend sa position et sa forme lorsque les efforts extérieurs cessent d’agir.
- Calfeutrements. — Pour conserver une température plus fixe dans les gorges du fer, et pour présenter un obstacle de plus à l’introduction de l’air et de la poussière, on peut calfeutrer l’intervalle existant sous le couvre-joint, entre la feuille de verre Y et l’àme du fer à gorges f, au moyen
- (fig. 2828) d’une bande de feutre ou de liège a. Ces bandes sont fixées par les crochets du presse-verre.
- Quelquefois on remplace le couvre-joint en zinc par un prisme de liège [fig. 2829 et 2830) placé de chaque côté de l’âme verticale du fer, absolument comme un solin de mastic. La section transversale de ce prisme, A, affecte la forme d’un triangle rectangle. La bande entière est sertie
- 929
- entre les branches d’une lame de zinc, «, ployée en forme de V, de manière à lui
- Fig. 2829 et 2830.
- donner une plus grande rigidité et à protéger le liège contre la pluie. Ces bandes
- Fig. 2831.
- sont maintenues en place par des crochets presse-verre.
- Lorsque les fers à vitrage sont cintrés^
- ou lorsque leurs longueurs exigent l’emploi de plusieurs feuilles de verre se superposant à leurs extrémités, on calfeutre le
- vide de forme triangulaire existant à l’intérieur contre le verre et la nervure latérale du fer au moyen d’une bande de liège A
- Sciences générales.
- Couverture et Plomberie. — 59.
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- COUVERTURE.
- (fig. 2831), découpée à la demande et fixée sur le champ de cette nervure à l’aide de crochets spéciaux, G, d’une forme appropriée, se logeant à frottement dans la cavité des gorges du fer et empêchant tout déversement à droite ou à gauche. Ces bandes se fixent sur les ailes du fer avant la pose des verres; elles forment ainsi des gradins sur lesquels se placent exactement
- Fig. 2833.
- les feuilles de verre. Pour donner plus de rigidité à ces calfeutrements et rendre leur transport et leurs manipulations faciles, on les sertit dans une bande de zinc, æ, emboutie en forme d’U, le zinc se trouvant à la partie supérieure et directement en contact avec le verre.
- Tringles et crochets. — Dans toute vitrerie à recouvrement qui nécessite plusieurs verres, on peut obtenir l’étanchéité des joints horizontaux au moyen de tringles, a (fig. 2832), en métal et en feutre, assurant entre les verres un espace réservoir où s’amassent les eaux de condensation avant de s’écouler à l’extérieur par l’orifice o (fig. 2833).
- Fig. 2834.
- La tringle est maintenue en place à l’aide de crochets (fig. 2834), qui prennent appui sur la feuille de verre inférieure et soutiennent en même temps le verre supérieur. Ces crochets sont en tôle plombée, ployés et emboutis pour augmenter leur résistance. Ils se placent aux extrémités de la tringle et sont perdus dans la feuillure. Leur longueur est variable, permet-
- tant ainsi de régler le recouvrement des feuilles superposées.
- Mise enplace. —Nous donnons (fig. 2835) une vue perspective d’ensemble du système. Les petits bois étant en place, on pose la feuille de verre arrêtée à sa partie inférieure par une goupille, pour éviter le glissement; puis on met en place le presse-verre, qui rend impossible tout soulèvement. On introduit les agrafes dans les mortaises du fer à gorges, en laissant en l’air les deux branches latérales légèrement croisées, puis on pose le couvre-joint préalablement perforé de distance en distance pour le passage des branches de l’agrafe, et on rabat ces branches pour
- Fig. 2835.
- obliger le couvre-joint à faire ressort et à s’appliquer en contact absolu avec le verre.
- Ressauts. — Si la disposition du comble le permet, on place un ressaut à chaque longueur de manière à employer une seule feuille de verre dans chaque travée. Les joints horizontaux sont ainsi supprimés.
- 8° Grillages.
- Lorsque des couvertures en verre sont dominées par des endroits habités, il est indispensable de les protéger des chocs au moyen de grillages.
- Ceux-ci se disposent par panneaux mobiles (fig. 2836) et sont maintenus par des fourches à 0m,20 du verre.
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- COUVERTURES DIVERSES. 931
- Pour protéger la circulation des per- de bris, on pose en feuillure (/?</. 2836) sonnes contre les éclats de verre, en cas un grillage solide pris dans le mastic et
- 0,030'
- _ . Ç. 9 kP. . . -
- Fig. 2836,
- 30x30
- 'X 30*50
- J. 3.5X45
- Fig. 2837.
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- COUVERTURE.
- assez résistant pour supporter tous les éclats.
- La sécurité est complète avec les deux grillages supérieurs et inférieurs.
- 9° Chemins de service.
- Lorsque le toit est très incliné, il est bon d’établir un chemin de service pour les réparations. La figure 2837 montre un exemple de ce genre de chemin appliqué à un comble en fer. Il est formé par des fers simples T réunis entre eux et à la charpente par des séries de plates-bandes. Ces fers supportent des lambourdes qui forment le plancher du chemin.
- Nous ne nous étendrons pas plus longtemps sur ces chemins qui regardent la charpente en fer.
- 10° Terrasses.
- Dalles moulées à relief. — Lorsqu’il s’agit de terrasses à couvrir, on emploie des carreaux moulés ou dalles en verre.
- Nous donnons [fig. 2838 à 2842) plusieurs spécimens de dalles en verre fabriquées par la Société de Saint-Gobain.
- La dalle quadrillée offre le type le plus courant de ce genre de pièces. La division au diamant en est facile, suivant les multiples des carrés qui les composent. La surface se nettoie aisément par un simple balayage, grâce à la direction rectiligne
- Fig. 2840.
- des cannelures, ce qui est important pour le passage de la lumière.
- L’épaisseur de ces dalles varie de 20 a 40 millimètres. Les dimensions varient
- Fig.
- de 3 en 3 centimètres, ou de 4 en 4 centimètres jusqu’à 0ra,60 de côté.
- Le poids du mètre carré varie de 50 à 60 kilogrammes, à raison de 2k,5 environ par mètre carré et par millimètre d’épaisseur.
- L’épaisseur la plus convenable à prendre est de :
- 20 à 30 millimètres pour les habitations ordinaires ;
- 30 à 40 millimètres pour les édifices publics.
- et 2842.
- Dalles brutes coulées. — On donne Ie nom de dalles brutes coulées à des tables de verre unies ayant plus de 14 millimètres d’épaisseur. On les fabrique couramment jusqu’à 35 millimètres d’épaisseur de toutes dimensions, pourvu que le poids total ne dépasse pas 500 kilogrammes.
- Le poids se calcule en comptant 2k,500 par mètre carré et par millimètre d’épaisseur. On peut compter comme coefficient de rupture R — 250 kilogrammes par centimètre carré de section.
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- COUVERTURES DIVERSES.
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- Pavés en verre. — On se sert aussi pour les terrasses de pavés en verre {fig. 2843 et 2844). Le poids du pavé ci-dessous est
- de 9 kilogrammes. La face de service peut être moulée suivant tous reliefs. Mise en place. — Les pavés comme les
- .'frriiiiimriviiiiiirtiiiiiiiiuiiiiiÆ - q
- Simili iiiniimiiiiniiililii/i/il/ii
- Fig. 2843 et 2844.
- Fig. 2845.
- dalles en verre se posent sur mastic de vitrier et sont maintenues par des châssis en fer à I {fig. 2845).
- Fig. 2846.
- 11° Briques de verre.
- Depuis quelques années on emploie à la
- couverture des serres, halles, etc., des sortes de briques en verre soufflé fermées à chaud. Ces pièces, dont l’inventeur est
- Fig. 2847.
- M. G. Falconnet, sont soufflées comme des bouteilles, mais elles affectent diverses
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- COUVERTURE.
- 934 ;
- formes propres à leur assemblage (/?(/.2846 et 2847). Sur le pourtour de ces briques sont pratiqués des évidements destinés à recevoir la matière du joint. On les ferme à chaud, par un cachet de verre, et elles se maintiennent parfaitement limpides.
- On les pose à bain de mortier de ciment de 4/5 lent et 1/5 prompt avec addition de sable fin et propre dans la proportion d’un quart.
- Quand les parois à couvrir sont grandes, on peut armer les joints d’un fil de fer, et pour annuler les effets de la dilatation on
- enduit les champs d’une couche de colle teintée au moyen d’ocre ou de matières non attaquables par la lumière. Cette couche, détruite par le ciment, laisse un peu de jeu entre chaque brique.
- Ces matériaux sont translucides, mais sans visibilité. On peut les obtenir de diverses couleurs.
- Ces briques ont les qualités des doubles fenêtres et sont par conséquent isolatrices contre le froid, contre la chaleur, contre le bruit et contre l’humidité.
- Pour l’aération, on fabriqué des châssis
- Fig. 2848 et 2849.
- à tabatière équilibrés à vitrage double, construits de manière à conduire au dehors la buée qui se condense sur les fers. Des applications de briques en verre
- ont été faites à Paris, rue de l’Arc-de' Triomphe, par M. Farochon, architecte, et par M. de Baudot au Lycée Victor-Hugo.
- II. - COUVERTURES EN MATÉRIAUX DE MAÇONNERIE
- 1° Couvertures en pierre.
- Nous avons vu, dans le premier chapitre de cet ouvrage, que les édifices de l’antiquité et du moyen âge étaient couverts en dalles de pierre. Nous avons donné [fig. 49 à 57) différentes dispositions de ces dallages, tels qu’ils étaient employés par
- | les architectes de ces époques. Nous n J ( reviendrons pas.
- Nous compléterons seulement ce fiue nous avons dit en donnant la description de la couverture du dôme du Panthéon, couverture faite presque de nos jours et
- applicable à tout genre de construction
- analogue.
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- COUVERTURES DIVERSES.
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- Sur l’extrados de la voûte A {fig. 2848), on pose à bain de ciment des dalles a. Celles-ci sont larges et imbriquées les unes dans les autres. A l’endroit du joint {/îy. 2849), les dalles sont légèrement écartées les unes des autres. Ce joint est recouvert d’un couvre-joint, ou chevron £, qui vient barrer tout chemin à l’eau. Les joints sont parfaitement garnis et très étanches.
- Les chevrons b ont leurs parties inférieures taillées en tenons de manière à pénétrer dans l’intervalle compris entre les dalles a. Ils portent des échancrures en dents de scies pour franchir les recouvrements des dalles.
- Dans ce genre de couverture, le chéneau est formé (fig. 2850) par un canal en pierre C posé et garni de la même façon,
- qui, de distance en distance, communique avec le dehors, par des gargouilles permettant 1 issue de l’eau.
- On a un grand avantage, quand on le peut, à adopter les plus grandes dimensions possibles pour les dalles et à espacer les couvre-joints.
- En ce qui concerne les clochers, on adopte la disposition que nous avons indiquée dans le chapitre premier {fig. 199). C’est la disposition des cônes squammés.
- Si la pente est très forte, les pierres sont placées les unes sur les autres, et on taille la pente sur le parement latéral en ayant soin de ,croiser les joints et de les remplir complètement en ciment. Les pierres doivent pouvoir résister aux agents atmosphériques.
- i On peut aussi disposer l’appareil de
- Fig. 2850.
- façon que le lit de pose soit dirigé suivant la pente de la flèche. La pierre, placée de cette manière, résiste mieux.
- 2° Couvertures en laves.
- Outre les ardoises dont nous avons parlé dans un autre chapitre, le gneiss, le micaschiste, le grès bigarré des Vosges, certains calcaires schisteux de la Bourgogne peuvent être employés comme matériaux de couverture.
- Ils s’établissent soit sur voûtes, soit sur charpentes successives. On doit réduire la pente afin d’éviter les glissements. Ils se disposent comme les ardoises, par rangs successifs à joints croisés, avec un recouvrement de 10 à 12 centimètres.
- Ce genre de couverture est bon, mais constitue une lourde charge pour les supports.
- 3° Couvertures en asphalte.
- On peut aussi employer l’asphalte en couverture, surtout lorsqu’il s’agit de terrasses imperméables. Nous en avons parlé dans le vocabulaire (fig. 434).
- L’asphaltè est une matière plastique qui s’oppose bien aux infiltrations d’eau ; mais le froid lui fait subir un retrait ; elle devient cassante, et il se produit des fissures. De plus la chaleur la rend molle et lui fait prendre facilement les empreintes.
- Il faut donc, pour l’employer en couverture, augmenter sa plasticité tout en lui maintenant sa dureté.
- On la compose de deux couches superposées. La première, contenant peu de sable, a une épaisseur de 0m,012 à 0m,05. On augmente son adhérence aux autres
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- COUVERTURE.
- matériaux par un badigeonnage de ces derniers avec du goudron. Dans la seconde couche, on met le maximum de sable et on la passe sur la première en croisant les joints.
- On limite les panneaux à la dimension que l’on peut exécuter sans reprise. Les joints de reprise sont relevés, et on les recouvre d’un couvre-joint en plomb.
- Pour éviter que, par son retrait, l’asphalte ne se sépare facilement des murs contre lesquels on l’adosse, on établit après coup des solins en asphalte recouverts par une bande de plomb qui reçoit l’eau et la déverse sur le dallage, en cas de séparation.
- A cause de la rugosité de la surface de ce dernier, on lui donne une pente minima de 0m,06 par mètre, et qui peut aller jusqu’à 0m,08.
- Les caniveaux d’écoulement d’eau se font en asphalte, en même temps que les travées qu’ils reçoivent, sans aucun joint intermédiaire.
- On a soin de quadriller la face supérieure de la toiture ou de la terrasse afin de rendre la circulation moins glissante.
- 4° Couvertures et terrasses en ciment.
- [a) Système ordinaire.— Le ciment à prise lente peut être employé comme couverture.
- Fig. 2851 et 2852.
- A cet effet, les chevrons ou arbalétriers A de la charpente [fig. 2851) sont réunis par des boulons à 4 écrous a, espacés de lm,50 à 2 mètres. Entre ces fers, on établit un hourdis b. Ce hourdis se relève le long des fers A sans les recouvrir. Le joint est masqué par un couvre-joint en plomb c, convenablement disposé. Ce couvre-joint peut être aussi en fonte ou en terre cuite.
- Le hourdis est en ciment, de bonne qualité et de fabrication ancienne, à prise lente. L’enduit est en même ciment, posé par panneaux n’excédant pas 2 mètres de largeur, et ayant, comme longueur, celle de la ligne de plus grande pente du toit.
- Sitôt sa fabrication, l’enduit est recouvert, pendant quelque temps, d’une matière pouvant le protéger contre les chocs, les pressions et même la dessiccation. Au moyen d’arrosages fréquents, on le maintient dans un état constant et suffisant d’humidité.
- De cette façon on obtient une couverture imperméable à l’eau, à la neige et résistant bien aux vents.
- On peut [fig. 2852) faire des panneaux n’ayant pas plus de lra,50 de largeur et d’une épaisseur égale à celle de bardeaux pleins ou creux a, placés entre les chevrons b. L’enduite? a la même largeur et se relève sur les bords des fers. Les couvre-
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- COUVERTURES DIVERSES.
- 937
- Plan
- a) s <x
- 3 ^
- (J ^
- *8
- s
- b b Coupe
- .o,/ //a, 4/i, Terrasse eru perte
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- COUVERTURE.
- joints métalliques c recouvrent les liaisons.
- (b) Système Caillette. — Le système Caillette est à dilatation libre. Ce résultat est obtenu par des dispositions spéciales.
- Sur les pannes a (fig. 2853 à 2857), on pose les chevrons b et, entre ces chevrons, on place des bardeaux creux d.
- Au dessus on étale une couche de mâchefer sur laquelle on établit des nus de pente sous les joints qui séparent les panneaux e. Ces derniers, indépendants les uns des autres, ont comme dimensions 2m,00 X 2m,00 au maximum. Ces dimensions sont inférieures à la dilatation qui pourrait rompre les dalles en ciment d’une trop grande étendue. L’épaisseur de ces panneaux varie de 0m,04 à 0m,08.
- On les isole les uns des autres par des bandes de zinc i, ï, qui empêchent l’adhérence, de manière à permettre aux panneaux de subir isolément les effets de la dilatation et de la trépidation.
- Pour éviter les infiltrations, on relie deux panneaux contigus par une bande de plomb 7z, de 0m,0015 d’épaisseur et de 0m,06 de largeur, engagée dans le hour-
- dis où elle se trouve ainsi scellée ; elle en suit tous les contours. Contre les murs, elle se scelle dans ces derniers. Au droit des chéneaux, elle forme bavette.
- Les lames de zinc i, i' sont en deux pièces dans le sens vertical et se placent, l’une en dessus, l’autre en dessous de la bande de plomb h. Des supports en en zinc j, f, j", maintiennent les bandes de zinc dans leur position verticale au milieu du joint en plomb. Ces supports ont la forme d’une M et sont placés à des intervalles rapprochés.
- Les fers d ont environ 0m,030 de hauteur et 0m,030 de table. On doit, suivant la charge, régler en conséquence l’écartement des solives.
- Le tableau ci-dessous donne l’écartement des solives suivant la longueur des portées et de la surcharge. A moins de cas exceptionnels, la surcharge de 200 kilogrammes par mètre devra toujours être appliquée. Ce tableau s’applique aux terrasses.
- Pour les combles, on se sert du tableau suivant :
- FER ECARTEMENT MAXIMUM DES PANNES, SUIVANT DES PARTIES DE
- A DOUBLE T
- DE 3m.00 3“.50 4“ .00 4m-50 5m.00 5”. 50 6m.00 6m.50 7™.00 7-.50 8”-00
- 0m.120 2.32 1.70 1.30 1.12 0.83 0.69 0.58 0.49 0.42 0.37 0.32
- O™.140 3.14 2.30 1.73 1.40 1.13 0.94 0.79 0.67 0.58 0.50 0.44
- 0'“.160 2.89 2.22 1.73 1.42 1.16 0.98 0.83 0.72 0.66 0.55
- O"1.180 2.70 2.18 1.81 1.52 1.28 1.05 0.97 0.85
- 0-.200 3.01 2.48 2.08 1.76 1.51 1.33 1.17
- 0m.220 3.05 2.56 2.16 1.84 1.61 1.40
- 0m.260 2.80 2.44 2.10
- -—=&
- Charge morte :
- Hourdis, 0m,04 x 2 000 kil. = .... 80 kil.
- Brique creuse, 0m,03 X 1 400 kil. = 42 —
- Vent et neige..................... 32 —
- Total................... 154 kil.
- Les fers à simples T, destinés à recevoir les briquettes (écartement 0m,32 pour des briquettes de 0m,31 X 0m,155 X 0m,03), portent sur les pannes et y sont maintenus par des agrafes et coins de serrage. Au faîtage, les deux chevrons se rencontrent à la partie supérieure et sont reliés par une plate-bande rivée.
- Les T simples 30/30, pesant 2k,l5 Ie mètre, s’emploient pour une portée n’excedant pas lm,56 ;
- Les T simples 35/30, pesant 2k,40 Ie
- mètre, s’emploient pour une portée n’exce-
- dant pas lm,79 ;
- Les T simples 40/35, pesant 3 kil0' grammes le mètre, s’emploient pour une portée n’excédant pas 2m,05 ;
- Les T simples 45/35, pesant 4 kilogrammes le mètre, s’emploient pour une portée n’excédant pas 2m,52.
- Si l’on a la précaution, au moment du hourdis, d’éviter la trépidation au moyeu
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- COUVERTURES DIVERSES.
- PLANCHERS POUR TERRASSES
- écartement maximum des solives Suivant la longueur des portées et la surcharge
- LONGUEUR DES PORTÉES R FER A DOUBLE T ORDINAIRE ECART POUR 200 kil. EMENT MAXIMUM DES SOLIVES UNE SURCHARGE DE ECARTEMENT MAXIMUM MAIS R = 6 POUR UNE CHARGE PERMANENTE
- Hauteur des solives Poids 1 Valeur — 300 kil. 400 kil. 200 kil. 300 kil. 400 ldi.
- met. kilog. mèt. mèt. mèt. mèt. mèt. mèt.
- 3.00. 9 0.120 9.530 0.000044610 1.07 0.89 0.76 0.72 0.59 0.50
- 3 50 9 0 120 0.78 0.65 0.56 0.52 0.44 0.38
- 0.140 12.230 0.000060472 1.06 0.89 0.76 0.70 0.60 0.50
- 4 00 8 0 120 0.53 0.45 0.39 0.39 0.33 0.30
- 0 ! 140 0.72 0.60 0.52 0.54 0.45 0.39
- 4 KO 8 0 140 0.57 0.47 0.41 0.42 0.36 0.30
- 0.160 13.930 0.000075718 0.72 0.59 0.51 0.54 0.45 0.39
- K AA g 0.46 0.39 0.33 0.34 0.30 0.24
- 0 tfifi 0.58 0.48 0.41 0.43 0.36 0.30
- 0.180 18.660 0.000116852 0.89 0.74 0.64 0.66 0.55 0.48
- 5 50 8 0 160 0.47 0-39 0.34 0.36 0.30 0.25
- 0 180 0.74 0.61 0.53 0.55 0.45 0.39
- 0^200 23.010 0.000160423 1.02 0.85 0.72 0.76 0.63 0.54
- fi 00 7 0 180 0.54 0.45 0.39 0.46 0.39 0.34
- 0 200 0.75 0.62 0.53 0.65 0.53 0.45
- 0^220 25.090 0.000196832 0.92 0.76 0 65 0.79 0.65 0.56
- 6 50 7 0 200 0.63 0.53 0.45 0.54 0.45 0.38
- 0 220 0.78 0.65 0.56 0.67 0.56 0.48
- 0^260 33.280 0.000292809 1.16 0.97 0.83 0.99 0.83 0.71
- T AA 0.55 0.46 0.39 0.47 0.40 0.33
- J . uu 0 ^0 0.67 0.56 0.48 0.58 0.48 0.41
- 0.260 1.00 0.84 0.72 0.86 0.72 0.62
- 1 K A 7 . 0 ^00 0.48 0.40 0.34 0.41 0.34 0.29
- 0.59 0.49 0.42 0.51 0.42 0.36
- 0.260 0.87 0.73 0.62 0.75 0.63 0.53
- Q AA 0.36 0.30 0.26 0.36 0.30 0.26
- 0 0 *>o 0.44 0.37 0.32 0.44 0.37 0.32
- 0.260 0.66 0.55 0.47 0.66 0.55 0.47
- A moins de cas exceptionnels, la surcharge de 200 kilog. par mètre devra toujours être appliquée.
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- 940
- COUVERTURE.
- d’étrésillonnement entre les pannes sous les chevrons, jusqu’à la prise du ciment, on peut augmenter de 1/5 ces portées, qui deviennent égales à lm,87, 2m,15, 2m,45, 3m,02.
- Il y a économie à ne pas dépasser, pour l’écartement des pannes, lm,80, etàprendre pour chevrons des T simples de 30/30.
- En ce qui concerne les terrasses, la charge morte du plancher est comptée pour 300 kilogrammes par mètre superficiel. Dans le plus grand nombre de cas, la surcharge de 200 kilogrammes est suffisante. Elle représente un poids de trois personnes par mètre carré.
- S’il s’agit de charges permanentes telles que celles résultant d’un amas de terre pour la création d’un jardin sur la terrasse (1 200 kilogrammes le mètre cube), les dimensions sont prises dans les trois dernières colonnes (voir 1er tableau).
- La résistance absolue du fer ordinaire du commerce étant de 34k,75 par millimètre carré, les coefficients de résistance R, 9 kilogrammes, 8 kilogrammes, 7 kilogrammes, par millimètre carré, sont donc suffisants, en pratique, pour que le fer conserve son élasticité.
- Le coefficient de 6 kilogrammes ne devra s’employer que pour les charges permanentes.
- Si l’on fait un auget au-dessous des pannes a [ftg. 2853 à 2857), on place sous ces dernières des fers simples Te, qui ont 24/25 et pèsent lk,40 le mètre. Ces fers sont fixés aux pannes par des agrafes et coins de serrage g. Des entretoises /*, en fer rond au bois de 7 millimètres de diamètre et espacées de 0m,20, assurent la liaison du plafond. .
- L’épaisseur entre le dessus du fer et le dessus de l’enduit de dallage est ainsi composée :
- Mâchefer de la forme........... 0m,03
- Enduit en ciment............... 0m,08
- Aire en briquette.............. 0m,04
- Total................... 0m,15
- Il y a lieu d’ajouter la pente de 0m,015 par mètre, et en outre 0m,02 environ, s’il y a un caniveau formé dans le dallage.
- (c) Ciment avec ossature métallique. — Depuis de longues ; nnées on se sert de plaques de ciment avec ossature métallique. En Angleterre et en Amérique, on a fait des essais de ciment armé pour la construction des poutres et des planchers.
- Un ingénieur, M. Hyatt, construisit le premier une plate-bande en béton A [fig. 2858-2859) contenant des lames verticales a, percées de trous. Dans cestrous étaient enfilés des fers ronds /, qui devaient avoir pour but d’empêcher les lames verticales de glisser dans le béton.
- Ce système fut repris par d’autres ingénieurs, parmi lesquels nous citerons
- Fig. 2858 et 2859.
- MM. Dumesnil, Bonna, Hennebique,Meunier, etc.
- Ce mode de construction consiste essentiellement à confectionner un quadrillage métallique, composé rationnellement de barres de dimensions bien choisies et à noyer le tout dans du mortier de ciment dont la form'e extérieure est celle définitive de l’objet que l’on veut obtenir.
- A résistance égale, l’ouvrage en ciment avec ossature métallique pèse infiniment moins, de là une réduction d’épaisseur et de poids mort. Les parois sont élastiques et imperméables jusqu’à 2 ou 3 atmo-
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- COUVERTURES DIVERSES.
- 941
- sphères de pression. De plus, le fer entouré de ciment devient inoxydable. Enfin le mortier adhère très bien au fer.
- Le coefficient de dilatation du fer varie entre 0m,000013 et 0m,0000148, et celui du ciment est de 0m,0000135. On peut donc conclure que ces deux coefficients sont les mêmes.
- Les planchers formés avec du ciment à ossature métallique sontincombustibles. Le ciment est très mauvais conducteur de la chaleur, et le fer, emprisonné, ne peut plus rougir ni s’échauffer.
- L’ossature est taillable et malléable à merci. Elle prend toutes les formes qu’on désire, et on peut en tirer tous les partis imaginables.
- Le sable employé doit être propre, à grains anguleux, criant dans la main, et plutôt un peu fin.
- Pour ce qui est du ciment, on doit le prendre de Portland, à prise lente. Les mortiers doivent être fabriqués mécaniquement. Les dosages ne sont pas inférieurs à 400 ou 450 kilogrammes par mètre cube de sable pour les voûtes et les planchers ; pour les parois en contact avec l’eau, on va jusqu’à 700 et même 800kilogrammes par mètre cube de sable.
- Le métal employé est de préférence en
- acier doux, à cause de sa composition plus régulière et de la sécurité plus grande qu’il offre, par suite de l’écart qui existe
- Fig. 2860 et 2861
- entre sa limite d’élasticité et sa rupture. Pour les attaches et les ligatures des treillis, on emploie le fil de fer recuit. Ces
- Fig. 2862 à 2894.
- ligatures n’ont d’autre rôle que d’assurer provisoirement l’indéformabilité du travail aussi longtemps que le ciment n’a pas fait prise ; leur mode d’attache, pas plus
- que le mode de maillonnage lui-même, ne semble pas avoir d’importance.
- Le profil du métal employé ne joue pas un rôle important. On prend soit un
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- COUVERTURE.
- fer profilé {fig. 2860), soit un fer rond {fig. 2861). On peut aussi employer le fer carré. Néanmoins les fers ronds sont préférables ; ils sont plus homogènes, n’ont pas d’arêtes capables de couper ni le ciment ni les attaches métalliques ; ils sont plus réguliers de fabrication et plus faciles à
- travailler. Par leur forme même, ils déterminent dans le ciment des vides qui réalisent le minimum d’affaiblissement possible pour cette matière. De plus, si nous considérons un certain nombre d’applications {fig. 2862 à 2864), nous voyons, avec la dernière évidence, que la forme circu-
- (3oAJjl& ci Mrls 6£txxji ofôer~
- Coupe CD
- Fig. 286S à 2867.
- laire est la meilleure pour assurer le contact parfait des attaches.
- 11 serait intéressant d’indiquer comment on peut calculer les dimensions à donner aux pièces en ciment armé, en vue de leur résistance ; mais cela sortirait du cadre de
- notre ouvrage ; nous renvoyons le lecteur à la brochure de MM. Ed. Coignet et N. de Tedesco, extraite des Bulletins de la Société des Ingénieurs civils de France, à laquelle nous avons emprunté les détails donnés ci-dessus.
- 6 x 7t Sà
- J’tf'jj'rs ji? 30>3
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- . _ 1, &>___________
- Fig. 2868 et 2869.
- Nous représentons {fig. 2865 à 2867) un modèle de plancher, système Hennebique, où le fer rond est employé. Les fers sont réunis par des attaches en fil de fer, et le ciment, comprimé à travers les mailles du treillis, affecte la forme d’un simple T.
- Les planchers en ciment armé, du sys-
- tème Hennebique, ont été employés dans la construction du petit et du grand palais des Champs-Elysées pour l’Exposition universelle de 1900. Le premier système représenté {fig. 2868 et 2869) s’applique à une voûte en berceau avec extrados horizontal et à intrados en arc, ayant une
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- COUVERTURES DIVERSES.
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- épaisseur à la clef de 0m,09 seulement avec 1 6“,10. L’armature est formée d’une série une flèche de 0m,23 pour une portée de I de fers ronds formant ferme et espacés de
- Barres de Etrïers de 20* /S Barres de
- , Barres de 26.
- -Barres f2*7,ty£lrters de 20x5
- Fig. 2870 et 2871
- mètre en mètre. Chacune de ces fermes est 10m,01 de 1 intrados et suivant la courbe de composée de deux fers ronds, l’un situé à | cet intrados, 1 autre placé à 0 ,01 de 1 ex-
- Fig. 2872.
- trados et horizontal. Ces deux fers, scellés I reliés par des étriers en fer plat; perpen-de chaque côté dans la maçonnerie, sont | diçulairement à leur direction et sur cha*
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- COUVERTURE.
- cun d’eux, se posent deux petits fers ronds destinés à relier les fermes entre elles. Le tout est noyé dans le ciment.
- Le second type de plancher [fig. 2870 et 2871), désigné sous le nom de type à poutres avec liourdis de remplissage, est conçu sur le même principe, mais présente l’aspect de poutres armées, ce qui a permis de donner, à certaines parties du plafond du rez-de-chaussée, une décoration de poutres apparentes avec caissons de différentes combinaisons.
- Au lieu d’une seule série de fers ronds, réunis par des attaches transversales, on peut, au-dessus de cette première série, mettre en travers une secpnde, réunie à la première par de petites attaches métalliques de treillageur ou par des encoches (fig. 2872).
- Avec ce système, on a construit, en Allemagne et en Autriche, des ponts de grande portée. L’épaisseur du mortier est de quelques centimètres, afin de former une dalle plane ou courbe, fermée ou non fermée, d’épaisseur à peu près régulière.
- Lorsqu’on veut obtenir une forme plane d’une certaine dimension, on fait reporter des dalles de faible longueur sur des fers de gros échantillons, tels que des fers à T, puisqu’il n’y a qu’une forme courbe qui puisse permettre de franchir des espaces d’une certaine importance.
- Système Cotlencin. — Le principe du système Cottencin consiste à former une chaîne continue avec une barre de métal de faible section de n’importe quel profil et à tisser cette chaîne avec une trame constituée de la même manière, pour former un treillis ayant des boucles sur tout le pourtour, puis d’englober ce treillis, ayant en tous points une répartition rationnelle du métal, dans du mortier de ciment. La figure 2873 représente cette chaîne tissée.
- Les éléments des mailles peuvent se rapprocher ou s’éloigner suivant les besoins. Quand, pour obtenir la résistance demandée, le treillis devient trop serré pour que les parallélépipèdes fictifs en ciment, qui s’enchâssent dans les mailles, ne puissent plus se former, on y remédie avec des barres de métal A [fig. 2873) incorporées dans le tissage ; les dernières
- viennent donner la quantité de métal nécessaire aux points voulus. Elles sont ordinairement de section rectangulaire pour permettre le croisement des barres les unes sur les autres.
- Epines-contreforts. — On obtient ainsi une dalle de forme plane ou courbe A [fig. 2874 et 2873) de très faible épaisseur, où le ciment englobe l’ossature métallique D. Elle peut, si la résistance l’exige, être armée, de distance en distance, dans ses différents sens, par des épines-contreforts B. Ces dernières sont formées par un
- treillis tissé t, emprisonnant des barres de
- fer a, de n’importe quelle section et de n’importe quelle forme. Elles donnent en tous points la quantité de métal exigée pour la résistance. Ces épines peuvent se mettre soit en dessus, soit en dessous, suivant les besoins.
- Elles permettent aux dalles de franchir de grands espaces, sans qu’on ait à les faire porter sur des barres de fer à T, qui, parleur indépendance des dalles, détruisent l’homogénéité de l’ensemble. Leur treillis s’agrafe avec celui des dalles, et on forme, de cette façon, un tout indéformable.
- Fers employés. — Le fer employé est ordinairement le fer rond dit fer à machine, meilleur que le fer rond en botte, et surtout que le fer carré. Les autres fers coûtent plus
- cher et coupent le ciment par leurs grandes dimensions relatives, qui emprisonnent beaucoup d’air dans leurs angles, de sorte que le mortier est peu compact contre le métal.
- Calcul des dalles. — Les surfaces, ainsi constituées avec leurs épines en dessus ou en dessous, suivant les besoins, peuvent être considérées comme formées par une série de grands U accolés et intimement liés entre eux, qui donnent les moments d’inertie voulus. Avec ces derniers, variables suivant les cas, on peut repartir, en chaque point, la quantité de métal nécessaire pour répondre à tous les problèmes de résistance. Il suffit démettre dans les épines et les dalles la quantité de métal dont on a besoin pour donner, avec la résistance de compression du ciment, la résistance exigée aux efforts de traction et de compression.
- Tableau des essais. — Nous donnons ci-
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- Sciences générales. Couverture et Plomberie.
- après un tableau des essais faits au labora- j en ciment avec ossature métallique sys- I l’ouvrage de MM. Hallopeau et Lascombe toire des Ponts et Chausséessurdèsplaques | tème Cottencin. Ce tableau est tiré de | {Revue cle l’Exposition universelle de i889).
- NUMÉROS DES ESSAIS DÉSIGNATION des ÉCHANTILLONS L DIMENSIONS DES PLAQUES CONSTITUTION DE L’OSSATURE DATES de FABRICATION DATES de l’expérience LIMITE D’ÉLASTICITÉ CHARGE de RUPTURE
- ONGUEUR LARGEUR HAUTEUR DIAMÈTRE DES FILS NOMBRE DE BRINS . dans la longueur NOMBRE DE BRINS dans la largeur POIDS de l’ossature CHARGE FLÈCHE
- PREMIÈRE SÉRIE. DISTANCE D’APPUI : 1 MÈTRE
- m. m. m. mm. kil. mm. kil.
- 1 i 1.10 0.420 0.040 4.4 10 86 9k 350 13 avril 1890 13 mai 1890 220 0.7 540
- 2 Flaque n° 1 S 1.10 0.400 0.038 4.4 10 86 9.350 » » 1 300 9.8 1 780
- 3 j i 1.10 0.400 0.043 4.4 10 26 3.500 » » 1 220 7.1 1 620
- 4 Plaque n“ .... | 1.10 0.400 0.040 4.4 10 26 3.500 » 28 mai 1890 820 5.2 1 420
- 5 i i 1.10 0.400 0.040 4.4 10 10 2.000 » 13 mai 1890 220 1.3 480
- 6 1 l 1.10 0.400 0.040 4.4 10 10 2.000 » 28 mai 1890 180 0.6 580
- 7 lPIaanp r,. T 1.10 0.445 0.040 4.4 13 11 2.250 23 avril 1890 23 mai 1890 180 1.9 520
- 8 inaque n i \ 1.10 0.445 0.040 4.4 I3 11 2.250 » » 180 3.3 580
- 9 1.10 0.445 0.024 4.4 12 28 4.150 » » 360 19.0 560
- 10 | rldljtltî II 1. ^ 1.10 0.440 0.022 4.4 12 28 4.150 » » 240 17.0 380
- 11 T,1. . . „ 1.10 0.420 0.023 4.4 13 8 1.750 » 13 mai 1890 120 10 9 170
- 12 jritique ir z 1.10 0.440 0.024 4.4 13 8 1.750 » 23 mai 1890 120 14.3 220
- 13 Plaque armée par des^ 1.10 0.450 0.042 4.4 13 42 6.150 15 avril 1890 15 mai 1890 2 600 1.0 Non rompue
- 14 1.10 0.450 0.042 4.4 13 56 8.300 » » 3 200 0.8 Non rompue
- 15 épines 1.10 0.430 0.045 4.4 13 68 10.250 La plaque n° 15 ne pouvait être utilement expérimentée
- en raison des résultats obtenus sur les deux précédentes.
- DEUXIÈME SÉRIE. DISTANCE D’APPUI: 2 MÈTRES
- 16 Plaque n° 1 2 10 0.435 0 043 4.4 22 85 21.250 19 avril 1890 19 mai 1890 740 30.5 980
- 17 Plaque n° 2 2.10 0.425 0.040 4.4 23 26 7.750 » » 320 26.6 460
- 18 Plaque n° 3 2.10 0.400 0.040 4.4 24 11 5.000 » » 120 6.3 240
- 19 Plaque armée par des
- L1 épines 2.10 0.460 0.040 4.4 22 68 20.000 23 avril 1890 23 mai 1890 3 400 2.6 Non rompue
- COUVERTURES DIVERSES. 945
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-
- Fig. 2873
- Fig. 2874 et 287S.
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-
- COUVERTURES DIVERSES.
- 947
- L’ossature peut se fabriquer indépendamment du cimentage, c’est-à-dire en chantier ou sur place, et avec une surveillance qui seule peut offrir de la sécurité à ce genre de construction.
- L’indéformabilité de l’ossature, facile à transporter, permet aussi la compression du ciment avec les épines-contreforts ; il
- est possible d’exécuter n’importe quelle surface plane ou courbe de toutes dimensions sans que les éléments métalliques, aient besoin d’être assemblés par des moyens mécaniques. Les croisements se font sans nuire à la résistance du métal. 11 faut de plus noter que la conservation du métal est indéfinie avec le ciment qui
- Rez-cfe- chaussée
- Fig. 2876 à 2881.
- W
- 'I
- Coupe G H
- m
- J® protège. L’importance de ce système est très grande, parce qu’il bénéficie des ^vantages de la maçonnerie et de ceux de m construction métallique sans en avoir au°un des défauts.
- Mise en œuvre. — Voyons maintenant application du système Cottencin aux édifices.
- 1° Planchers. — En ce qui concerne les
- planchers, l’application suivante a été faite par M. de Baudot en son hôtel de la rue du Ponceau. — L’éminent architecte fait porter une dalle en ciment avec ossature métallique sur des piles résistantes. La dalle est armée par des épines (fig. 2876 à 2881) A, qui reportent les charges sur les piles P. Une épine cadre B, reposant autour de la pièce, complète cette dalle,
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- COUVERTURE.
- qui ne repose réellement que sur les points d’appui. Des épines diagonales rendent solidaires les points d’appui, qui, entretoisés en outre par l’épine cadre, empêchent le déversement de la façade.
- On commence donc par monter toutes les épines servant de poutres pendant que l’on édifie les murs de la construction. Les épines, construites à part, sont montées à la partie supérieure du bâtiment au moyen d’un palan comme de simples fers à I. En ce qui concerne les épines diagonales, qui se croisent, on supprime la barre de fer de la partie supérieure de l’une d’elles, tandis que l’autre épine a dans toute sa longueur ses deux barres. On place d’abord l’épine qui a conservé
- ses deux barres. On entaille, aux points de croisement, l’épine à une seule barre; on l’introduit, par dessous, à cheval, sur l’autre épine. Une fois les deux épines emmanchées l’une dans l’autre, on fait passer sur le dessus de l’épine à une seule barre, la deuxième barre qu’on tisse avec les boucles du panneau de l’épine, pour avoir, lorsque cette barre est garnie de ciment, un ensemble de deux barres croisées sans assemblages, puisque les barres et les fils de fer se traversent tout en ayant toute la longueur des épines.
- Une fois qu’elles sont mises en place, on procède au cintrage. A cet effet, on forme, sur un cadre en liteaux une ossature légère qu’on emprisonne ensuite dans une
- couche déplâtré, qui, étant à l’abri de l’eau par la surface en ciment, ne fait pas oxyder le métal de la petite ossature englobée dans les plaques. Ces plaques, de 2 centimètres d’épaisseur, peuvent se transporter sur des longueurs de 3 à 4 mètres. Les épines A et B (fig. 2882), ont leurs extrémités inférieures en saillie et reçoivent des taquets de supports d. Ces derniers servent à maintenir lesplaques m au niveau voulu ab. C’est sur ces cadres que l’on vient tendre le réseau métallique.
- Ce réseau se place par panneaux {fig. 2883), en faisant des ligatures nécessaires entres les boucles restées libres des épines A et B. On coule le ciment qui doit emprisonner l’ossature et rendre soli-
- daires entres elles les différentes épines déjà placées. Lorsque le ciment est pris, on retire les taquets d, et on fait descendre la plaque de cintrage m sur les boudins a'V. Sur la face inférieure de cette dernière, on fait l’enduit en plâtre.
- Si l’on ne veut pas laisser les épines-nervures apparentes, on prend la disposition indiquée {fig. 2885), dans laquelleles boudins sont remplacés par de simple8 saillies horizontales n.
- Pour la pose du parquet, on scelle des liteaux de 0m,02 d’épaisseur, encastrés de 0m,01 dans la dalle en ciment et solide ment maintenus par des clous à bateaux dans le mortier de ciment pendant la construction de la dalle. Ils dépassent cette
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- COUVERTURES DIVERSES.
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- dernière de 0m,01 pour écarter les lames de parquet de la dalle en ciment. Sur ces liteaux A \fig. 2885), on cloue des lames
- de parquet L ; l’ensemble est représenté
- {ftg- 2886). . , .
- 2° Combles. — Examinons maintenant
- Fig. 2887 et 2888:
- Fig. 2889.
- ^es dispositions appliquées aux couvertures.
- On commence par faire\ftg- 2887). un aux plancher en ciment avec ossature Métallique armé par des épines-contre-
- forts en dessus, BDF et H, réunies par des butoirs abcd aux pannes ACEG ; ces dernières sont formées par une épine en ciment à treillis avec ossature, renforcée par des barres de fer tissées avec l’ossa^
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- ture. Sur cette épine est fixée un chevron en bois m, débillardé suivant la pente de la couverture. La quantité de fer dans les pannes comme dans les épines BDFH est très réduiteparce qu’on a, comme moments
- d’inertie, ceuxdeÀBDC, CDFE, EFHG, sur les chevrons de couverture n, puis on pose cette dernière à l’ordinaire. La surface BH reçoit un enduit en plâtre formant plafond.
- cintrage d sont faites comme” celles des planchers. Elles constituent un matelas d’air L dans la couverture.
- Commeexemple de comble établi sur ces principes, nous donnons celui de lalle
- On peut former avec des dalles D en ciment, avec ossature métallique, le rampant R et le brisis B delà couverture à la Mansard (/?£. 2888), oula surface plate des couvertures en terrasse. Les dalles de
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- COUVERTURES DIVERSES.
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- gauche du lycée Victor-Hugo, construit par M. de Baudot. La couverture est en zinc (fig. 2889). Les pannes A sont en ciment avec ossature métallique. Elles sont
- doublées en bois a formant chevrons. Ces doublures reçoivent les chevrons 6 de la couverture. Les pannes sont rendues solidaires au faux plancher c par des butoirs
- 0,5 Plan
- 0 0 £ g a 0 ? 0 J J é i A3 ko B /a HE 30 0 i jj h i 0 G L 0 E 30 0E sL i îL i 0 53 0 ffl B |
- 0 F ffl E i a 0 0 1 0 j à\ i 0 p HE 3 30 i À i T i i H 0 0 H a : 0 E 10 E HE 3 30 HE 30 0 i 0 0 0 ÜLl
- Fig. 2892.
- d de même constitution. La figure 2890 donne la vue en plan de cette charpente. Une coupe longitudinale [fig. 2891) complète le détail de l’ossature.
- A la papeterie de La Haye-Descartes {fig. 2892 à 2894), on a établi sous la charpente une voûte armée A formée par des
- Coupe A B
- Fig. 2893.
- muniquantavec le matelas d’air ni du plancher et celui n de la couverture.
- Pour décorer la surface extérieure des combles, on peut employer [fig. 2897 à 2899) l’incrustation d’ardoises a ou de morceaux de verre, comme cela a été fait au lycée Yictor-Hugo, aile gauche. Le comble est à la Mansard, en ciment avec ossature métallique. La double paroi b est
- Coupe C D
- —IRh—^—itFÿ—h—iRi—1—ftFîP—t—l
- O olo Ci O O O O O C3 a
- H 1 :
- Fig. 2894.
- épines-contreforts a, pour éviter la chute des gouttes d’eau de condensation.
- A l’hôpital des Enfants-Malades (M. Be-louet, architecte) {fig. 2895 et 2896), les planchers A sont en ciment avec ossature métallique armé par des épines-contreforts u avec double paroi formée par les plaques de cintrage b, sur piles en briques c armées posées sur le sol. La couverture d est à double paroi en ciment avec ossature métallique. Les murs M sont également en doubles parois dé briques armées com-
- constituée par les plaques de cintrage c. La double paroi du terrasson d est en ciment avec ossature métallique. Elle forme le plafond. Elle est reliée à des pannes en ciment e, doublées de bois pour recevoir la doublure en zinc f. Les lucarnes g sont en ciment avec applications d’ardoises.
- Les chéneaux {fig. 2900) peuvent aussi être constitués par une série d’épines A formant cadres et se raccordant avec les épines de la couverture. Une autre série d’épines B forme le devant du ché-
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- COUVERTURE.
- Plan
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- Fig. 2895 et 2896.
- Fig. 2897.
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- COUVERTURES DIVERSES.
- neau. Le fond est constitué par une dalle D en ciment armé dont l’ossature métallique est agrafée avec celle des épines A et B. Le tout, formant une seule pièce en
- 953
- ciment, est soutenu en encorbellement au dehors.
- Pour les lucarnes, leur charpente est formée par une série d’épines {fig. 2901
- Coupe AB
- Fig. 2898 et 2899.
- et 2902) BCDEF, reliées entre elles et avec les épines A du reste de la couverture. Leur toiture et leurs jouées sont formées par des remplissages R, en pan-
- neaux de dallage avec ossature métallique soigneusement attachée aux épines dont nous venons de parler.
- Le ciment avec ossature métallique
- Fig. 2900.
- permet aussi de fabriquer des tuyaux de conduites d’eau. On forme le cylindre du tuyau avec le treillis métallique \/îg. 2903)
- et on comprime le ciment autour. Pour la jonction de deux tuyaux, on glisse entre eux une couronne b également en ossa-
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- COUVERTURE.
- ture métallique avec ciment. Les bouts des tuyaux viennent se joindre dessus, et on ligature les treillis des deux tuyaux.
- La figure 2904-2905 montre l’ensemble des deux tuyaux reliés entre eux, et la figure 2906 le détail de la couronne.
- Fig. 2901 et 2902.
- Fig. 2903.
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- Fig. 2906.
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- COUVERTURE.
- Nous ne nous étendrons pas plus longtemps sur ce système de ciment armé ; nous renvoyons le lecteur qui voudrait approfondir la question au Bulletin de T Union syndicale des Architectes français (année 1895), auquel nous avons emprunté
- t-------
- Fig. 2907.
- quelques-uns des détails que nous venons de donner.
- 5° Couverture en tuiles de ciment.
- On a eu aussi l’idée de se servir du ciment pour fabriquer des tuiles.
- Fig. 2908,
- A cet effet, on ajoute au ciment une certaine quantité de sable, soit 2 parties pour 3 de ciment. On gâche le mélange avec le moins d’eau possible. On fait subir à cette masse un travail mécanique qui
- lui donne toute l’homogénéité désirable ; puis, avant qu’elle ne durcisse, on la met dans un moule.
- On peut donner à la matière une coloration grise, rouge, ou noire, au moyen d’oxyde de manganèse ou d’oxyde de fer.
- Il est à remarquer que ces produits n’acquièrent leur dureté complète qu’au bout de deux ou trois semaines.
- On donne à la tuile assez souvent la forme antique [fig. 2907) et encore plus fréquemment la forme en écaille de poisson [fig. 2908).
- Fig. 2909.
- On compte onze tuiles par mètre carré de couverture, posées sur un lattis espacé de 0m,175 d’axe en axe.
- On donne encore quelquefois à ces tuiles la forme ondulée [fig. 2909). Dans ce dernier cas, elles ont 0m,50 de longueur, 0m,30 de largeur et 0m,013 d’épaisseur. Le poids du mètre carré de couverture est de 36 kilogrammes. Elles possèdent deux crochets et se posent sur des lattes espacées de 0m,18.
- On maçonne quelquefois les joints; mais cela est parfaitement inutile. Ce genre de couverture est incombustible, léger, de pose facile et d’une grande durée.
- III. - MATÉRIAUX LIGNEUX
- la durée qu’elles doivent avoir. On y emploie de préférence le pin et le sapin.
- Première disposition. — Sur les pannes portent des chevrons distants d’environ
- 4° Couvertures de planches.
- Les couvertures de bois se font avec plus ou moins de soins et de dépenses, suivant
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- 0m,50 [fig. 2910). Sur ces chevrons A on cloue des planches feuillets «, placées transversalement, et de la plus grande longueur possible. On les imbrique les unes sur les autres sans soutien. Le recouvrement est de 3 à 4 centimètres.
- Si les chevrons sont écartés de 0m,70 l’un de l’autre, on prend dés planches de 0m,()20 d’épaisseur. Si l’espacement va jusqu’à 1 mètre, on prend de la planche de 0,n,027.
- On peut aussi soutenir chaque planche, au droit du chevron, par une sorte de coyau délardé, formant cale.
- Il est bon de goudronner à chaud la paroi extérieure des planches et de mastiquer les jointe.
- Deuxième disposition. — Les chevrons sont coupés en crémaillère à leur partie supérieure, et l’on engage dans les dents les planches qui se recouvrent d’environ
- 1/5 de leur hauteur. On les maintient sur les chevrons par trois vis au moins. Entre
- Fig. 2910.
- ces derniers, on les fixe les unes sur les autres par d’autres vis à bois espacées de 0m,15 à 0m,20.
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- Fig. 2911.
- Les joints montants, toujours disposés le long du milieu d’un chevron, sont recouverts par une forte tringle taillée supérieurement en dos d’âne et entaillée inférieurement en crémaillère, afin de
- Fig.2912.
- s’ajustersur les planches contre lesquelles elle est retenue par des clous à défaut de vis.
- Lorsqu’elle a reçu une bonne peinture a l’huile, cette couverture dure assez
- longtemps, coûte peu d’entretien ; elle parait très bien convenir aux scieries qu’on établit dans les forêts.
- Troisième disposition. — On peut aussi supprimer le chevronnage. La plus grande longueur des planches est disposée suivant la ligne de plus grande pente du toit. Les planches a prises d’égale largeur (fig. 2911 et 2912) sont clouées directement sur les fourrures A. Ces dernières sont séparées par un intervalle assez petit. Les planches sont distantes les unes des autres d’un espace o égal à leur largeur diminuée de 0m,04 à 0m,05. On recouvre ces espaces avec d’autres planches b posées à chevron, les couvre-joints ne sont cloués que sur une planche, pour qu’en cas de retrait ils ne se fendent pas.
- Les planches a ont 0m,22 à 0m,33 de largeur; les planches b peuvent avoir les mêmes dimensions ; mais, le plus souvent, on les fait plus étroites d’environ 0m,05, et on rapproche les intervalles 0.
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- COUVERTURE.
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- Système Cubett. —M. Cubett, architecte, a proposé un système qui paraît donner de bons résultats. On place les planches à, comme dans la disposition précédente, c’est-à-dire dans le sens de la pente du toit {fig, 2913).
- Ces dernières, prises d’une épaisseur suffisante, sont refendues en deux suivant deux plans qui se rencontrent à angle obtus.
- On place ensuite une série de planches a, présentant Fouverture de l’angle du côté extérieur, de manière à former des rigoles, et on les espace d’une certaine quantité.
- On superpose les planches b de manière à couvrir les intervalles o,etqueleur angle obtus présente son sommet à l’extérieur ; on forme ainsi des dos d’âne favorables à l’écoulement de l’eau.
- On cloue les deux rives de chaque
- planche, et on goudronne le tout. La pente peut être portée à 44 degrés.
- Couvertures de chaume.
- Dans certains petits bâtiments ruraux, la couverture se fait à l’aide de tiges de diverses graminées.
- La paille employée est celle de blé blanc, préférable à celle de seigle. Elle doit avoir lm,20 de longueur. On la pare en la battant par de petites poignées sur un tonneau pour en extraire le grain. On rejette tous les brins de paille brisée ou étrains, pour ne conserver que la paille droite ou fétu.
- La charpente se compose de pannes rondes ou carrées, de perches rondes en bois de chêne écorcés ou même en jeunes sapins, chevalés parallèlement sur les
- pannes, contre lesquelles elles sont retenues par des chevilles de bois dur. Des perches-lattes ou perchelles rondes sont attachées horizontalement sur les chevrons par des harts ou liens d’osier ou de coudrier, que l’on espace de 0m,14 à 0m,20.
- Les bottes de chaume, dites javelles, sont réunies deux à deux par un lien commun de paille, ou mieux d’osier, qui les entoure en s’entrelaçant l’une à l’autre. Chaque javelle est d’abord égalisée d’un bout par quelques secousses. L’autre bout est coupé avec la faucille. On fixe les deux javelles aux perches-lattes par un lien d’osier qui passe entre elles et enveloppe le lien qui les unit.
- La pose des javelles commence par le bas du toit et se continue en remontant successivement par rangées horizontales dites orgues, de telle sorte que les javelles
- d’une orgne répondent aux joints des javelles de l’orgne inférieure. Les orgnes se recouvrent dans le sens de la pente de la moitié au moins de la partie pendante des javelles. L’épaisseur du chaume acquiert ainsi de 24 à 30 centimètres environ.
- L’orgne la plus basse est disposée sur un rang de coussinets de chaume enlacé d’osier, très serrés les uns contre les autres, et qui détermine ainsi la contre-pente du chaume. Toutes les orgnes qui suivent, en remontant, reçoivent la même inclinaison. Le faîtage est formé de javelles faîtières posées à cheval sur les deux pentes et, outre les liens qui les attachent, on les charge d’un mortier de terre grasse, à défaut d’autre.
- La couverture terminée, on la laisse se tasser pendant trois mois, puis on recharge les endroits creux en mettant
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- COUVERTURES DIVERSES. 959
- entre les javelles posées d’autres javelles simples de remplissage. Enfin on peigne légèrement le toit avec un râteau, et l’on rase tous les brins qui s’élèvent au-dessus de la surface générale ou dépassent la saillie utile de l’égout.
- Pour couvrir 1 mètre carré en chaume à 0m,25 d’épaisseur, il faut environ 20 kilogrammes de paille.
- Ces couvertures ont l’inconvénient de donner asile aux parasites qui les détruisent et d’être des sources d’incendies.
- Fig. 2914.
- Pour éviter ce dernier cas, on a proposé un enduit composé comme suit :
- Terre anglaise........... 0.70
- Sable.................... 0.10
- Crottin de cheval........0.10
- Chaux vive...............0.10
- 1.00
- Le tout, bien mélangé avec de l’eau, est appliqué avec une truelle sur la surface du chaume. La couche doit avoir une épaisseur de Üm,01 environ.
- Système Legavrian. — Ce mode de couverture se compose de panneaux mobiles qu’on applique sur la charpente. Ces panneaux sont formés par des faisceaux de paille bien liés et attachés à côté l’un de l’autre à la manière ordinaire.
- On les fait tremper auparavant dans un mélange préservatif dont voici la composition :
- Cendres et scories de houille
- passées au crible.......... 2 parties
- Chaux éteinte d’avance et
- réduite en pâte......... 2 »
- Argile délayée dans de l’eau. 1 »
- Sang de bœuf. ....... 12 kil.500
- Bourre de vache........., 0 kil. 180
- Système Guyot. — Dans ce système, les paillassons, fabriqués à la mécanique, sont composés de brins parallèles reliés entre eux par deux ou trois rangs d’attaches de fils de fer galvanisé ou de fil de zinc. On les rend ininflammables par l’immer-
- Fig. 2915.
- sion dans une dissolution de sulfate de cuivre.
- Nous donnons (fig. 2914 et 2915) deux exemples de couvertures en chaume.
- 3° Couvertures en roseaux.
- On fait encore des couvertures analogues au chaume avec diverses plantes marécageuses, telles que les joncs, les roseaux et les glaïeuls
- Leur construction se fait de même que pour le chaume, si ce n’est que l’on écarte moins les perchettes, afin de pouvoir multiplier les liens. Sans cette précaution, les joncs et les roseaux, dont la surface est lisse, pourraient glisser. Il faut avoir soin d’attendre la dessiccation complète des tiges pour éviter un retrait qui laisserait de trop grands vides dans la couverture.
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- COUVERTURE.
- IV. - MATÉRIAUX NON BITUMÉS
- f° Toiles peintes, cirées on gommées.
- On pose, depuis quelques années, des couvertures fort légères de toile cirée ou gommée. Ces couvertures conviennent fort bien à de petits appentis, à des hangars, à des constructions provisoires ; elles peuvent
- Fig.2916.
- se contenter d’une inclinaison de 30 à 35 degrés.
- Ces couvertures s'appliquent sur voliges. La toile y est attachée avec des clous à tête plate par lés horizontaux en recouvrement les uns sur les autres.
- On peut aussi, comme dans le système Royer \jig. 2916 et 2917), attacher la toile sur des tringles ou pannes mobiles munies de galets et reliées entre elles par des liens articulés. Chaque travée est divisée en
- deux parties égales solidaires, l’une mon-tante, l’autre descendante,etpar conséquent équilibrées. La manœuvre se fait au moyen de cordes ou chaînes sans fin ; toutes les pannes se meuvent parallèlement, en même temps, et la toile se trouve repliée quand la couverture est ouverte.
- Fig. 2917.
- 2° Carton non bitumé.
- Système Ruolz. — Ce carton est préparé au moyen de l’enduit à base métallique de Ruolz. Il est exempt de matières bitumineuses et autres matières fusibles et inflammables. Il résiste assez bien à toutes les influences atmosphériques. La pose est prompte, facile, peu coûteuse et n’exige qu’un entretien minime.
- V. - COUVERTURE EN CARTON OU EN FEUTRE BITUMÉ
- Les couvertures en carton bitumé sont souvent employées pour les couvertures légères, provisoires, agricoles ou autres. Elles sont imperméables, incombustibles dans une certaine mesure, et n’exigent qu’une pente très faible.
- En revanche, la ventilation est défectueuse; il faut établir des bouches d’air.
- Le carton bitumé se trouve dans le commerce sous forme de rouleaux dont la largeur est de 1 mètre et qui ont 15 mètres de longueur. Ils pèsent environ 50 kilogrammes.
- On emploie aussi des feuilles rectangu-
- laires dont les dimensions sont ordinairement de 0m,74 X 0m,64.
- Le carton en rouleaux se pose sur voli-geagè par bandes dirigées suivant la pente du toit.
- Le carton en feuilles rectangulaires se fixe directement sur les chevrons, sans interposition de voligeage. Les chevrons sont espacés de 0m,28. Leur section est de 0m,03 X 0m,06. Les feuilles se fixent au moyen de clous placés à0m,05 de distance, et sous la tête desquels on interpose de petites rondelles en carton. Elles se recouvrent d’au moins 0ra,04 dans tous les sens.
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- COUVERTURES DIVERSES.
- Elles reçoivent une légère courbure à l’effet de faciliter l’écoulement de l’eau. Cette courbure s’obtient en abaissant les chevrons milieu au moyen de petites entailles dans les pannes.
- Le carton bitumé de bonne qualité est fabriqué à l’aide de chiffons et a subi une immersion prolongée dans un mélange chaud de goudron de bois et de goudron de houille.
- Lorsque le carton séjourne trop longtemps en magasin, il durcit et perd la souplesse nécessaire à sa pose. Il suffit alors de le plonger pendant quelques
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- temps dans l’eau chaude. Il reprend sa souplesse; néanmoins les ouvriers qui font Usage de ce carton ramolli doivent prendre
- !q9$
- Fig. 2918.
- garde de ne pas poser sur lui des objets durs et lourds. Il est bon au préalable d’enduire d’huile les mains et les outils,
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- Fig. 2919.
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- afin d’enlever facilement, par la suite, les taches de goudron.
- Dans la couverture sans tasseaux, la pente du toit ne doit pas descendre au-
- Fig. 2920.
- dessous de 1/6 ; dans celle avec tasseaux, on peut la réduire à 1/8. On ne dépasse guère une inclinaison de 1/3, car, au-delà de cette limite, la pose de l’enduit de goudron devient fort difficile.
- Les voliges employées n’ont que 0m,20 de largeur, afin qu’elles soient moins exposées à se déjeter. Dans les parties apparentes, elles sont réunies à languette
- et rainure, avec baguette couvrant le joint.
- Dans les bâtiments, où il y a des dégagements de vapeurs d’eau, ou autres, on établit un second lambris contre le parement intérieur des chevrons, et on le recouvre de carton.
- Pose du carton
- On fixe le carton sur le voligeage au moyen de pointes à tapis. Le bord des feuilles est enduit d’un mastic d’asphalte. La feuille elle-même est recouverte d’une couche de goudron de houille préalablement épaissie par une distillation. On procède de la façon suivante :
- On prend (fig. 2918) des tasseaux triangulaires, obtenus en coupant une planche de 0m,04 d’épaisseur par une série de traits obliques. Chaque tasseau a 0in,08 de largeur à la base, et l’arête supérieure est abattue sur 0m,005 à 0m,006 de largeur. Les arêtes vives sont rabotées.
- On cloue les tasseaux parallèlement aux chevrons {fig. 2919), et à une distance les uns des autres qui varie avec la largeur des feuilles de carton. Les bords de ces dernières sont relevés de 0m,04 le long des tasseaux.
- Sciences générales.
- Couverture et Plomberie. — 61.
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- 962
- COUVERTURE.
- Une fois les tasseaux mis en place, on applique le carton sur le voligeage. Les feuilles sont déroulées bien régulièrement. Les bords inférieurs doivent former une ligne continue parallèle à l’égout et en saillie de 0m,04 par rapport au bord de la volige. Cette partie saillante [fig. 2920), a, est ensuite rabattue sur la volige Y et y est fixée à l’aide de clous. Elle dépasse encore
- Fig. 2921.
- l’arête inférieure d’environ 0m,01 et constitue une sorte de larmier.
- Rives. — C’est ainsi que s’effectuent les rives des pignons. La feuille a [fig. 2920) est rabattue d’une quantité suffisante pour couvrir complètement la volige Y et le tasseau b.
- Faîtages. — Lorsque la longueur des
- Fig. 2922.
- feuilles ne dépasse que très peu le faîte du toit, on rabat les extrémités simplement l’une sur l’autre, en plaçant en dehors celle qui se trouve sur le versant sud-ouest, c’est-à-dire celle dont le joint apparent est le moins exposé aux grandes pluies. Le recouvrement doit avoir 0m,15 à 0m,20 de largeur, et le bout des feuilles doit être solidement cloué.
- Le bout de la feuille inférieure est fixé par des clous à tête plate. On enduit la partie qui doit former le joint d’une couche de goudron de houille.
- On vient ensuite clouer sur elle l’extrémité de la feuille supérieure. On recouvre les têtes des clous d’un enduit bitumineux.
- Couvfe-joints. — Les feuilles ainsi mises en place, on recouvre les tasseaux par des bandes de carton formant chapeau
- Fig. 2923.
- [fig. 2919). A cet effet, on enduit de mastic bitumineux les bords des feuilles sur une largeur correspondante à celle des couvre-joints ou chapeaux; puis on pose ces couvre-joints en les serrant bien contre les tasseaux, et en les fixant, tous les 0m,05, au moyen dejoints à large tête.
- La pose de ces couvre-joints se commence par la partie inférieure du versant.
- Fig. 2924.
- Les différentes longueurs se recouvrent de 0m,08 l’une sur l’autre.
- Gouttières. — Lorsqu’on n’emploie pas de gouttières, on place près de l’égout du toit et transversalement un tasseau triangulaire a [fig. 2921). Les feuilles, f, de carton remontent le long du tasseau et redescendent vers l’égout. Le tasseau a fait office de barrage. Les tasseaux t se
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- COUVERTURES DIVERSES.
- trouvent coupés en sifflet au droit de a.
- Le plus souvent on place une table de zinc-a'{fig. 2922) sur l’égout. Cette feuille,
- Coupe À B
- Coupe CD
- Fig. 2925 à 2928.
- relevée sur l’un de ses côtés, remonte de 0m,20 sur le voligeage Y. Elle y est recouverte par le bord du carton b.
- Le meilleur système consiste à prendre
- 903
- une gouttière g {fig. 2923) et à la fixer sur les chevrons C, au moyen de crochets en fer, distants les uns des autres de 1 mètre à lm,50. Les joints et raccords des feuilles de carton doivent toujours être recouverts d’une forte couche de goudron. Souches de cheminées. — Lorsque lé
- Fig. 2929.
- pan de toiture s’arrête contre un mur plus élevé, tel que pignon, souche de cheminée, etc., on cloue {fig. 2924) dans l’angle du mur et du voligeage un tasseau triangulaire h. On relève le bord de la feuille f le long de ce tasseau. Au dessus, et contre le mur, on fixe une bande de carton a, de 0m,30 à 0m,40 de largeur. Cette bande forme couvre-joint.
- Arêtiers et noues. — Au droit des arêtiers
- Fig. 2930.
- {fig. 2925 à 2928), les feuilles de carton a sont taillées suivant la ligne d’arête MN. Elles sont recouvertes par une bande de carton, ô, qui forme couvre-joint et qui est clouée sur le voligeage Y. On enduit de goudron bitumineux .les surfaces en contact.
- Le faîtage se fait comme l’arêtier MN.
- La noue NP se fait en plaçant dans l’angle rentrant O des deux pans une large bande de carton, c, qui fait fonction de table de noue. Les feuilles a des versants viennent la recouvrir de chaque côté d’une quantité suffisante pour que l’eau ne puisse remonter jusqu’au voligeage.
- Ventilation. — Les cheminées de ventilation/?^. 2929) se font avec des bouts de planche a, que l’on cloue directement sur le voligeage. Leur hauteur est d’environ 0m,20. Leur largeur de 0m,15 à0m,2'0. Les parements extérieurs sont recouverts de carton bitumé. On surmonte ces cheminées d’un chapeau en zinc, A. On fixe une toile métallique, M, sur l’ouverture.
- Double voligeage. — Lorsque les combles sont habités,on établit un double voligeage {fig. 2930), et on applique un lambris a, sous les chevrons G.
- Achèvement des travaux. — Après la-mise en place des feuilles, le goudronnage
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- COUVERTURE.
- 964
- des surfaces en contact, la pose des bandes, couvre-joints ou enduits de goudron de houille chaud, toute la partie clouée du revêtement afin de la garantir le plus vite possible de l’action de l’humidité.
- Ensuite on passe une couche sur la surface tout entière, après avoir enlevé la poussière qui a pu se déposer sur le carton. Le goudron chaud se passe à l’aide d’un gros pinceau par couches uniformes et pas trop minces. On saupoudre immédiatement de sable bien chaud et préalablement passé au tamis. Plus le sable est chaud, mieux l’enduit résiste.
- Nature du mastic bitumineux. — Le mastic bitumineux qui sert à recouvrir les parties, clouées est obtenu en fondant de l’asphalte concassé dans du goudron de houille bouillant. Le mélange à proportions égales donne un mastic de bonne consistance.
- Mastics divers. — Le mastic bitumeux peut se remplacer par le mélange suivant :
- Brai fondu............. 1 partie
- Goudron................ 1 —
- Craie.................. 1 —
- Pour les enduits en réparations, on
- peut employer la composition suivante : Goudron de houille. . . 1 partie
- Chaux en poudre. . . . . 2 —
- Feutre bitumé.
- Le feutre bitumé se trouve dans le commerce sous forme de rouleaux de 0m,81 de large sur 22m,90 de longueur.
- Il se pose comme le carton bitumé.
- On peut aussi disposer les bandes parallèlement au faîtage et à la gouttière. On commence par le bas du versant. Chaque bande recouvre la précédente de 0m,08 environ. On cloue les bords des bandes après interposition de mastic d’asphalte-Les voliges sont posées normalement au faîtage ; les chevrons sont supprimés et les pannes rapprochées les unes des autres.
- Les noues et les égouts reçoivent un double revêtement en feutre avec enduit d’asphalte. Surla surface entière, on passe une couche d’un mélange de goudron de houille et d’asphalte, lequel est formé de 2 parties du premier pour 1 partie du second.
- VI. - COUVERTURES EN CIMENT VOLCANIQUE
- 1° procédé d’Haeusler.
- (ia) Composition de la couverture. — La couverture en ciment volcanique se compose de quatre couches superposées de papier spécial réunies entre elles par quatre couches de matière collante, élastique, inaltérable et imperméable, disposée sur un plancher, le tout façonné sur place et recouvert ensuite de sable, gravier, gazon ou terre végétale, suivant sa destination.
- Le principal ingrédient du mastic d’Haeusler paraît être le goudron de houille, auquel viennent s’ajouter du soufre, du brai, de la gomme, du noir de fumée et du poussier de charbon dans certaines proportions.
- [b) Mise en place. — Solivage. — On dispose le solivage comme pour le plancher d’un étage. L’inclinaison varie de 0m,03 à 0m,063 par mètre.
- Ce solivage doit être exécuté suivant les données de résistance pour les portées que l’on a à couvrir, calculées en
- raison du poids à supporter. Ces chevrons
- ont une hauteur qui varie de 0m,10 à 0m,l8-
- Sur ce solivage, on fixe un plancher en sapin rainé, de choix inférieur, mais cependant exclu de nœuds pouvant se détacher et aussi régulier d’épaisseur que possible, de façon à n’avoir pas de ressauts et à présenter une surface qui doit être plane et égale sans rebords ni têtes de clous.
- Sablage. — Avant de poser la première feuille de papier, il faut avoir soin de recouvrir le plancher d’une couche de 3 millimètres de sable fin très sec pour isoler la couverture du plancher, afin qu’en cas de mouvement dans la charpente la couverture n’en subisse pas les effets, e.t ensuite supprimer toute cause d’adhérence entre le bois et la couverture.
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- COUVERTURES DIVERSES.
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- Chauffage. — La composition est renfermée dans des tonneaux et s’y trouve à l’état mou, mais non liquide ; pour l’employer, il faut la liquéfier en la chauffant.
- Cette opération se fait sur la toiture même, alternativement dans deux ou trois chaudrons sur un poêle portatif alimenté doucement au moyen de bois de coke ou de
- Fig. 2931.
- charbon, en faisant rigoureusement attention de ne faire que liquéfier le ciment sans aller jusqu’à la cuisson formant des bulles et encore moins jusqu’à ce qu’il déborde, parce qu’il perdrait alors sa propriété collante.
- Pose des rouleaux. — On dispose ensuite sur la couche de sable un papier fait spécialement pour cet usage avec des matières excessivement résistantes, qui cependant lui laissent sa porosité. Cette dernière permet au ciment de traverser complètement le papier.
- Ce papier est en rouleaux de 60 à 90 mètres de longueur et environ lm,40 à !m,60 de largeur. On le déroule sur la couche de sable d’un bout à l’autre de la toiture, de manière qu’un rouleau recouvre l’autre de 0m,15 environ [fig. 2931).
- Cela fait, on procède à la pose de la deuxième couche de papier, et pour mieux lier le tout, on commence par un rouleau a ayant seulement une demi-largeur, de sorte que le deuxième rouleau b recouvrira entièrement le croisement de la première couche [fig. 2932 et 2933).
- Cimentage. — Après la pose de la première couche de papier, et avant la deuxième, on étend du ciment chaud sur le premier papier en couche mince et régulière de la largeur de la feuille de papier à placer dessus. On se sert, à cet effet, d’une brosse à longs poils souples fixée obliquement à un long manche.
- Immédiatement après l’étendage du
- ciment, on déroule la deuxième feuille de papier et on la presse avec la main pour
- la coller sur la première feuille en évitant le moindre pli.
- Le rouleau suivant est posé sur le pré-
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- COUVERTURE.
- cèdent de manière à ce qu’il recouvre celui-ci de 10 à 12 centimètres ; on achève ainsi la pose de la deuxième couche de papier.
- Egouts. — A ce moment, on dispose la bordure de façade en zinc a (fig. 2934), destinée à retenir le gravier et à faciliter l’écoulement de l’eau.
- Souches de cheminées et raccords divers. — En même temps, on s’occupe aussi des bandes de raccord contre les murs et les cheminées. Le raccordement avec la maçonnerie se fait [fig. 2935) au moyen de tables en zinc, z, repliées, à l’angle voulu. Elles couvrent horizontalement une largeur de 0m,16 et verticalement une hauteur de 0m,24. Cette garniture est clouée sur le voligeage et est fixée contre la maçonnerie M au moyen
- f
- Fig. 2934.
- de crampons. On fait ensuite un solin en zinc, «, puis un solin en plâtre, b.
- Le papier des troisième et quatrième revêtements doit bien pénétrer dans les angles de la garniture et doit être recouvert de mastic bien chaud. Il faut éviter de le redresser et de le faire monter contre la garniture en zinc, parce qu’il y adhérerait mal et que l’humidité pénétrerait alors par ces points.
- Dernières couches. — Lorsque tous ces raccords sont posés, on procède à la disposition de la troisième couche, comme pour la précédente, en commençant par un rouleau d’entière largeur toujours pour recouvrir complètement les jonctions des couches précédentes.
- Puis on étend une quatrième et dernière couche de papier de la même manière.
- Si l’on veut encore mieux lier le tout, on peut commencer par un rouleau à entière largeur et continuer successivement par des rouleaux de 3/4, 1/2 et 1/4 de largeur [fig. 2932).
- Il est indispensable que ce travail soit exécuté proprement et sans plis, mais aussi le plus rapidement possible et que le papier soit placé de suite sur le ciment chaud afin d’obtenir la plus grande adhérence.
- Fig. 2935.
- Pour ne pas endommager la couverture, les ouvriers ne doivent pas conserver de souliers à clous et à talons, ils doivent se munir de pantoufles, d’espadrilles ou autres chaussures semblables.
- S’il se produit des trous ou des déchirures dans le papier, il faut les réparer, en plaçant sur ces trous des morceaux de papier enduits de ciment avant de placer la feuille suivante.
- Pose du gravier. — Après avoir enduit
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- COUVERTURES
- de ciment la quatrième couche de papier plus fortement que les précédentes, on la couvre d’une couche de 0m,02 de sable
- Fig. 2936.
- fin, A, cendres de charbon ou scories pilées très fines, et enfin par-dessus celle-ci on en dispose une autre, B, de 0m,03 à 0m,05
- DIVERSES. 967
- Cette couche compacte de gravier est nécessaire pour préserver le ciment de l’influence atmosphérique. Celui-ci prend
- Fig. 2939.
- Fig. 2937.
- Fig. 2938.
- Fig. 2940.
- ensuite tout en conservant son élasticité, une dureté pour ainsi dire métallique.
- Pose de la terre végétale. — On peut alors,par-dessus cette couche, étendre, de
- d’épaisseur de gravier de rivière [fig. 2936), que Von peut lier avec de la grève grasse pour donner plus de consistance.
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- COUVERTURE.
- la terre végétale et convertir le toit en jardin.
- Ventilation. — Sous le plancher, surtout lorsqu’on veut appliquer le plafond immédiatement dessous, on doit avoir soin de ménager un courant d’air, afin d’empêcher le bois de pourrir sous la fermeture hermétique de la couverture et du plafond.
- Gouttières et chêneaux. — Les chéneaux se disposent comme pour tous les autres genres de couverture et de n’importe quelle manière [fig. 2937).
- Lorsque la couverture n’a pas de chéneau, on emploie une cuvette ronde sur la couverture [fig. 2938).
- La figure 2939 montre l’établissement d’un chéneau commun entre deux pentes.
- Enfin, à l’endroit des portes d’accès d’un bâtiment communiquant avec la terrasse, on emploie la disposition indiquée [fig. 2940).
- 2° Procédé de Rabifz.
- Cette couverture diffère peu de la précédente. Le mastic de Rabitz a une autre composition que celui d’Haeusler, mais il s’emploie de la même manière. Il fond à une température peu élevée et se répand sur les revêtements en papier au moyen de balais à manche incliné. Le premier revêtement se pose directement sur le voligeage, sans interposition du lit de sable.
- On dispose les feuilles de papier par joints croisés, et chaque revêtement reçoit une couche de mastic. L’ensemble des quatre revêtements n’occupe que 0m,006 d’épaisseur.
- L’aire de la couverture est recouverte d’une couche de 0m,05 à 0m,08 de gravier, mélangé de balayures et de débris de routes.
- VII. - COUVERTURES EN GAZONNAGE
- Ce genre de couverture ressemble à celui du mastic goudronneux ; mais il ne présente pas autant de garanties.
- On commence par enduire le voligeage d’une couche de créosote, afin de le garantir de l’attaque des vers ; puis on répand à sa surface un lit de cendres soigneusement criblées, de 0ra,006 d’épaisseur. On continue ensuite en procédant comme pour les couvertures en ciment volcanique. On remplace le mastic par du goudron de bois et dix fois plus de goudron de houille. On place des rouleaux de papier dont on unit les joints avec une
- VIII. - COUVERTURI
- Citons encore les toitures de carton-cuir, système Desfeux.
- Pose. — Les rouleaux de carton-cuir se placent parallèlement à la ligne de faîtage, en commençant par la gouttière et en leur faisant faire les uns sur les autres un simple recouvrement de 0m,10.
- La première bande doit dépasser la
- colle, composée de colle forte, d’amidon et d’alun.
- Ensuite, on établit un lit de terre végétale de 0m,10 d’épaisseur, sur lequel on place des mottes de gazon, de 0m2,10 de grandeur, pour le revêtement de la surface.
- Quelquefois on remplace le lit de cendres par un revêtement en carton bitumé. Il faut avoir soin que, dans les mottes de gazon, toutes les mauvaises herbes soient enlevées. Elles pourraient endommager le goudron bitumé.
- S EN CARTON-CUIR
- volige, au bord de la gouttière et de chaque côté de la toiture, de 0m,10, de façon à former un rabattement qui empêche l’action du vent (le côté sablé doit être exposé à l’intempérie).
- Les bandes de carton-cuir sont d’abord fixées avec des clous à ardoises à larges têtes (23/15 du commerce), placés seule-
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- COUVERTURES DIVERSES.
- ment sur la bordure supérieure. Cette bordure se trouve ensuite cachée par le recouvrement delà bande du dessus.
- On procède ainsi de chaque côté du toit jusqu’au faîtage, où se place une bande à cheval formant recouvrement de 0m,10 de chaque côté, sur les deux bandes inférieures.
- Ce travail fait, on fixe définitivement la couverture de haut en bas, avec des tringles en sapin de 0m,02 de largeur sur 0ni,005 d’épaisseur, clouées sur les chevrons en plein bois au moyen de pointes longues et minces (35/13 du commerce), à 0m,15 les unes des autres.
- On place ensuite la tringle de bord fixant le rabattement de la première bande le long de la gouttière.
- Si la toiture aplus de 12 mètres de long, on réunit les rouleaux par un recouvrement de 0m,50, c’est-à-dire d’une tringle à l'autre.
- La couverture étant posée et clouée, on l’enduit au moyen de grandes brosses à longs manches, de goudron de gaz bouillant, qu’on saupoudre, s’il est possible, de sable fin et sec (de préférence sable de rivière ou de plaine bien lavé). Il faut que ce sable tombe sur le goudron encore chaud, dès que ce dernier est étendu sur le toit.
- L’entretien consiste à renouveler, suivant les besoins, cette couche de goudron, en sablant comme précédemment.
- Il est possible de remplacer le goudron de gaz par l’enduit spécial Desfeux, lequel s’emploie également étendu bouillant.
- Pose sans voliges. — On peut, pour les hangars, supprimer les voliges.
- Les chevrons sont alors espacés de 0m,30 à 0m,50 d’axe en axe.
- On déroule sur chaque rampant de la toiture la première bande de carton-cuir verticalement sur les chevrons, c’est-à-dire du faîtage à la gouttière, en la faisant déborder de 0m,I0 environ, de façon à
- 969
- former un rabattement. On la fixe ensuite avec des pointes 23/15 pour l’empêcher de glisser.
- La deuxième bande et les bandes suivantes se placent de même, mais en recouvrant de 0,B,07 à 0m,08 la bande précédente.
- Ensuite on déroule, dans le sens de la longueur de la toiture, une bande de carton-cuir de 0ra,50 de largeur, placée à cheval, formant faîtage.
- Enfin on fixe le carton-cuir avec des couvre-joints de 0m,03 à 0in,04 de largeur sur 0m,0l d’épaisseur, cloués sur chaque chevron, avec pointe 35/13.
- Pose sous la tuile. — On déroule la première bande de carton-cuir verticalement sur les chevrons, c’est-à-dire du faîtage à la gouttière, puis on la fixe avec des pointes 23/15 pour l’empêcher de glisser.
- La deuxième bande et les suivantes se placent de même, mais en recouvrant de 0m,07 à 0m,08 la bande précédente.
- Ainsi mis en place, le carton-cuir est fixé définitivement avec des lattes en bois de sapin de 0m,005 d’épaisseur sur 0m,02 de largeur, clouées sur chaque chevron, avec la pointe 35/13.
- La pose du carton-cuir ainsi terminée, on procède au placement des tasseaux destinés à recevoir la tuile.
- Pose sur lambourdes. — On déroule la première bande de carton-cuir parallèlement à la ligne des lambourdes, le côté sablé posé en dessous, puis on la fixe avec des pointes à large tête, 23/15. Les bandes suivantes se posent sans recouvrement.
- Le carton-cuir ainsi mis en place, on le fixe définitivement avec des pointes à large tête clouées sur les lambourdes, à 0m,10 l’une de l’autre.
- Chéneau. — Le carton-cuir peut servir de fonds de chéneaux. Placé sous le zinc, le plomb ou le cuivre, il préserve ces métaux de l’oxydation, qui tend à les ronger.
- IX. - CHAPERONS DE MURS
- Les murs de clôture ont besoin d’être protégés contre la pluie, parce qu’ils sont généralement construits en matériaux de
- qualité inférieure, souvent perméables et solubles.
- Couvrir un mur de clôture c’est, en
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- 970 COUVERTURE.
- couverture, faire le chaperon de ce mur. Ce chaperon peut être à un ou à deux égouts.
- On fait le plus ordinairement ce chaperon en plâtre ou en tuiles plates ou mécaniques.
- 1° Chaperons en tulles plates.
- On donne à la partie haute du mur une pente de 30 à 45° au moins. On fait sur
- Fig. 2941.
- cette pente un enduit en mortier, sur lequel on pose les pièces de terre cuite.
- Chaperons à un égout. — Si le mur n’a qu’une pente, on pose à bain de mortier
- Fig. 2942.
- une ou deux rangées de tuiles T {fig. 2941), suivant la largeur du mur. Ces tuiles débordent légèrement de chaque côté du mur, afin de protéger les parements.
- Chaperons à deux égouts. — Si le mur a deux pentes {fig. 2942), on pose sur chacune d’elles une pièce de terre cuite,
- maintenue à bain de mortier, en plaçant les tuiles S et T comme le montre le croquis. Si le mur est plus large, on ajoute des tuiles à la suite des précédentes.
- Crêtes en plâtre. — Quelquefois, dans les chaperons à un versant, la partie haute est terminée par un filet en plâtre, formant ruellèe {fig. 2943).
- Faîtages à recouvrement en terre cuite. — Les faîtages en plâtre ne s’emploient
- Fig. 2943.
- que dans les travaux peu soignés, car ils ne sont pas durables.
- On obtient un faîtage économique, en divisant, avant la cuisson, des tuyaux de
- Fig. 2944.
- drainage de 0m,10 à 0m,15 de diamètre par un plan diamétral, passant par l’axe ; ü en résulte deux faîtières convenant très bien, après cuisson, à la couverture des murs de clôture.
- Ces faîtières se posent comme le montre la figure 2944. La partie supérieure du
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- COUVERTURES DIVERSES. 971
- mur est cintrée. On pose dessus la tuile faîtière F, qui déborde légèrement la tuile plate T recouvrant le reste du mur.
- Ces tuiles, scellées au plâtre, sont espacées de 0m,04 à 0m,06. Ce large joint est rempli de plâtre qu’on fait monter en bourrelet au-dessus du faîtage ; ces bourrelets forment des crêtes.
- Des embarrures relient les faîtières aux tuiles ordinaires.
- Il est préférable d’exécuter ces embarrures et ces crêtes en ciment.
- Lorsqu’on n’est pas limité pour la dépense, on adopte les mêmes faîtières à emboîtement que pour les bâtiments, et on prend de préférence celles de moindres
- Fig. 2946.
- dimensions, qui servent à exécuter les arêtiers.
- Murs à espaliers. — Lorsque les murs reçoivent des espaliers, il est de toute nécessité que leurs parements soient très bien protégés contre la pluie.
- A cet effet [fig. 2945), on établit de distance en distance des tuiles à rigoles A. Dans ces dernières, on pose des tuiles
- plates ordinaires, T, légèrement espacées les unes des autres. Enfin un grand chaperon à emboîtement, C, vient recouvrir d’un pureau la rangée de tuiles T.
- L’eau qui tombe sur le toit, est recueillie dans les tuiles A et est projetée loin
- du mur. Les tuiles à rigoles jouent ainsi le rôle de lanceurs.
- £° Chaperons en tuiles mécaniques.
- Même principe que pour la couverture
- Fig. 2948.
- en tuiles plates : pose à bain de mortier, de plâtre ou de ciment.
- Couvertures simples. — Lorsque le mur n’a que peu d’épaisseur, 0m,30 à 0m,35, la tuile est posée sur le dessus du mur et est fixée à bain de mortier. A sa partie
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- COUVERTURE.
- supérieure comme à sa partie inférieure, elle déborde légèrement sur le nu du
- mur.
- Si le mur a 0m,30 d’épaisseur, on em-
- ploie généralement une tuile de 0m,40 {fig. 2946). Si le mur a 0m,35, c’est une tuile de 0m,48 {fig. 2946), qu’il vaut mieux prendre.
- lt il lill il il Mi r ni 'T i-rri I li i !rl
- Tl 11 ll\i rrr/
- Fig. 2949.
- Pour le mur de 0m,35, il faut compter cinq" tuiles par mètre, quatre' pour le mur de O"1,40.
- Si le mur a une épaisseur de 0m,50, on emploie deux rangées de tuiles {fig. 2958). La saillie sur, le nu du mur est de 0m,08 à la partie supérieure, et de 0m,H à la partie inférieure.
- Dans ce cas, il faut compter dix tuiles par mètre courant.
- Couvertures en lignolet. — Si le mur est à deux égouts [fig. 2949), le plus simple chaperonnage est celui dit en lignolet, fréquemment employé dans les campagnes. Il est formé d’un débordement régulier
- Fig. 2950.
- Fig. 2951.
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- COUVERTURES DIVERSES.
- 973
- des tuiles A de la dernière rangée du versant de mur exposé au plus grand vent habituel, sur celles de la dernière rangée R, du versant opposé.
- Fig. 2952.
- Moraines. — Dans les murs à un égout; il arrive parfois que la tuile A de couverture n’atteint pas la partie haute du mur (fig. 2950). Dans ce cas, cette dernière
- est terminée par un bourrelet en plâtre ou ciment, R, qui recouvre également l’extrémité supérieure de ; la tuile, cè bourrelet s’appelle moraine. *
- Si-le mur est à deux égouts, la moraine
- Fig. 2953.
- R [fig. 2951) est établie entre les deux tuiles A et C de chaque versant et forme faîtage.
- Faîtières simples. — Les moraines ré-
- ~r~~o,rTT~ farnj Fig. 2954 et 2955.
- sistent peu aux intempéries des saisons, aussi les remplace-t-on, le plus souvent, par des faîtières en terre cuite.
- Ces faîtières [fig. 2952) se posent à bain de mortier avec crêtes et embarrures en ciment. Elles débordent légèrement sur les tuiles du rampant.
- La figure 2953 montre l’emploi de la faîtière simple sur un mur recouvert par deux rangées de tuiles.
- On emploie aussi des faîtières demi-cylindriques à recouvrement et munies d’échancrures pour laisser passer les saillies dés tuiles.
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- COUVERTURE.
- La figure 2954 représente un mur à deux égouts couvert par une tuile faîtière et une tuile sur chaque versant. Dans la figure 2955, au contraire, le chaperon est composé d’une faîtière et de deux tuiles sur chaque versant.
- a
- Fig. 2956. :
- Remarquons que dans ce dernier exemple la partie supérieurè du mur est en saillie sur la partie basse, pour former doubliset soutenir le dernier rang de tuiles d’égout.
- Faîtières à boudins. —On emploie aussi: souvent comme faîtières des pièces de terre cuite ayant la forme indiquée
- Fig. 2957.
- {fig- 2956). Elles-sont surtout employées quand, derrière le mur à un égout, se trouve une gouttière qui recueille les eaux tombant sur le versant A {fig. 2956) et em-
- rf I J-4.-L
- Fig. 2958.
- pêche les eaux de se déverser chez le voisin. La faîtière à boudin présente donc deux versants A et B.
- La figure 2957 représente l’emploi d*un chaperon composé de faîtières à boudins C, de tuiles entières D et de bouts de
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- COUVERTURES DIVERSES.
- tuiles E. La largeur maxima couverte est de 0ra,85.
- Quand le chaperon est composé de faîtières et de bouts de tuiles, sa largeur est
- 975
- de 0m,50; elle est de O"1,60 [quand il est formé de faîtières et de tuiles entières.
- Si le chaperon est à deux égouts {fig. 2958), il est composé de faîtières à
- Coupe transversale
- E/éyation
- 7o /ô ~/a /0-J~Z/o
- 'ig. 2959 et 2960.
- boudins, A, de tuiles entières, B, de rebut de chaque côté, La largeur maxima couverte est de 0m,95.
- Faîtières ogives. — La faîtière peut aussi affecter la forme ogivale [fig. 2959). Le chaperon est alors formé de faîtières
- ogives à recouvrement A et de tuiles petit, moule B (sept au mètre linéaire).
- Au-dessous de ces dernières, on scelle parfois des modillons, M, en terre cuite {fig. 2959 et 2960),qui concourent à l’ornementation du mur.
- Fig. 2961.
- Chaperons (Cime seule pièce. — On fait aussi des chaperons d’une seule pièce {fig. 2961). Le joint A des deux pièces B se fait à emboîtement. La largeur maxima couverte est de Qm,50.
- Ce chaperon se fait à un ou à deux égouts Pour deux égouts, la largeur couverte est également de 0m,50 [fig. 2962).
- Chaperons courbes. — Le chaperon peut ! aussi être d’une seule pièce et affecter la
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- COUVERTURE.
- forme courbe \ftg. 2963). Les joints (Jîg. 2964) de deux pièces sont à emboîtement. La largeur maxima couverte est de Gm,60.
- Selles-chaperons.—Le chaperon, d’une seule pièce, peut aussi affecter la forme indiquée figure 2965. Sa partie supérieure A est à pans. La longueur de ce chaperon
- Fig. 2962.
- est de 0m,50, sa hauteur de 0m,25. Les joints B sont à recouvrement. On lui donne le nom de selle-chaperon.
- Grands chaperons. — On établit de grands chaperons en les formant de faîtières à pans et de pièces plates à recouvrement. La largeur maxima couverte est de 0m,85.
- Tuile-chaperon. — On fait aussi des tuiles dites tuiles-chaperons, qui affectent la forme d’une tuile ordinaire, mais dont
- Coupe tpnsversak""
- Fig. 2963 et 2964.
- la partie supérieure est arrondie, en forme de demi-cylindre.
- Lorsque la tuile-chaperon a une longueur de0m,45, il en faut 4 1/2 par mètre linéaire. Chaque tuile pèse 4k,500.
- +*“ “ “ “ “ “ h,l(T “ “ “ “ -*\
- Fig. 2965.
- Pour un mur de 0m,50 à deux égouts le chaperon est composé de tuiles-chaperon, de 0m,45 sur un versant,' et tuiles ordinaires sur l’autre versant.
- Pour les tuiles chaperons de de longueur, il en faut 4 1/2 par mètre linéaire. Chaque pièce pèse 5k,500.
- Ces tuiles servent à couvrir les murs à un égout de 0m,45.
- Pour un mur de 0m,65 à 0m,70 à deux égouts, le chaperon est composé de tuiles-chaperons de 0m,60 à losanges et de tuiles ordinaires. Cette disposition nécessite le déplacement de l’axe du mur, si l’on veut
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- COUVERTURES DIVERSES
- 977
- avoir une saillie égale de chaque côté. Les ligures 2966 à 2971 représentent différents échantillons de ces tuiles-chaperons.
- Les exemples que nous venons de donner concernent les tuiles-chaperons à losange. On fait aussi des tuiles-chaperons
- !ui!e C}[aperari '• applications
- Je 045 à 1D5EU1QE cfPour un *Pur d<2 Pour un ^ur de Om50
- Fl y à 1 égout à 2 égouts
- 4 tuile# i/3 au mètre linéaire 'E>rix flu mille 4^^
- Spiüi de la pièce 4k^°°
- 4 tuile# l/aau mètqe linéaire a $8» 4V. U mille, #oit 2*o65 U mètre linéaire
- ©ïiapeqon composé de mile# chaperon de o-43 à lu#ange et de tuiles courante# à îosanne
- 4 tuiles 1/2 chaperon k 45o Fr. = a'oa5
- 4 tuile# l/a Insanité a 200 Fr,. = o.t)o
- pu* du mètre linéaire...................... 2f<j25
- Ti nie. Chaperon ' Applications
- TeO;6o a losaripE 2 Pour un fïlur de 0m45 Pour un fllur ds 0m65 à 0m70
- à 1 égout ,
- ' G)
- 4 tuile# i/a au mètqe linéaire Eqix du mille.600 Çq. Euid# de la pièce 5"5oo
- à 2 c|outs
- (si'Uf disposition esaite le iléplate-ile l'axe du muq si Lon veut «voiq saillie égale de chaque
- (5 h a P ^ K 0 n composé de tuile# chaperon de o^Co à lo#«uge et de tuile# courante# à lo#ange
- 4 tuile# l/a an mètqe linéaire à 600 fq. le mille, #oit ar^o 1* mètre linéaire
- 4 tuile# i/a chapeqon b 600 Er. 4. tuiles 1/2 losange a 201» Çq. fxi% du mètre Ü né ai re.........*
- FailiÈre Cl^aperoq Te o.5o Te lcujc|rx o"23 Te larc|r
- ^Faîtière. Chaperon TecTJîo Te.
- loq^r x 0733 Te larcjr
- un fllur do 0m22 à 2 égouts
- Fig. 2966 à 2973.
- Sciences générales.
- Couverture et Plomberie. — 62.
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- 978
- COUYERTURE.
- à recouvrement de 0m,35, 0m,50 et 0m,60 de longueur.
- Il faut sept tuiles-chaperons, petit moule de 0m,35 par mètre linéaire. Chaque pièce pèse 2k,200. Il faut cinq tuiles, par mètre linéaire, pour les autres tuiles-chaperons.
- La tuile-chaperon de 0m,50 pèse 5 kilogrammes; celle de 0m,60 pèse 6 kilogrammes.
- Faîtières-chaperons. — Pour les murs à
- Fig. 2974.
- deux égouts, on fait des faîtières-chaperons d’une seule pièce, telles que celles indiquées figure 2972. Chaque pièce pèse 5 kilogrammes. La faîtière a une longueur de 0m,50 sur 0m,23 de largeur. Elle sert pour les murs de Om,Ll.
- Pour les murs de 0m,22, on emploie de préférence la faîtière-chaperon représentée figure 2973. Cette dernière a une lon-
- Fig. 2975.
- gueur de 0m,50 sur 0m,33 de largeur. La saillie sur le nu du mur est de 55 millimètres environ. Chaque pièce pèse 7 kilogrammes.
- Chapiteaux de pilastres. — Les dessus des pilastres des murs de clôture peuvent aussi être couverts par des pièces de terre cuite. Nous donnons [fig. 2974) un exemple de pilastre terminé par une plaque de terre cuite, A. Ces plaques se
- font de toutes formes et de toutes dimensions, et se posent à bain de mortier.
- Rencontre des murs. — Il peut arriver que des murs de clôture se rencontrent, soit à angle droit, soit à angle aigu ou obtus.
- A cet effet, l’usine Muller, d’Ivry, fabrique des poteries spéciales d’une seule pièce, qui se raccordent avec la partie courante des murs ; c’est ce que représente la figure 2975. La faîtière A couvre à la fois les deux murs C et D en se raccordant aux autres faitières E et
- Fig. 2976.
- F. Elle accuse l’angle des deux murs, et cet angle est obtenu au moulage.
- Tuiles et briques à crochet pour saillie de contrefort. — Lorsqu’il s’agit de recouvrir des saillies de contreforts, l’emploi des tuiles-chaperons n’est plus possible, le mur venant buter contre un autre mur plus élevé.
- On peut poser les tuiles à la méthode ordinaire, puis, à la partie supérieure, établir une bande de solin, avec solin en zinc.
- L’usine Muller fabrique des pièces de terre cuite qui permettent de n’avoir pas
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- COUVERTURES DIVERSES.
- D79
- recours à ce mode de recouvrement qui rend les réparations trop difficiles.
- A cet effet, au droit du contrefort A, à la partie supérieure, l’assise horizontale du mur M est formée par des briques à crochets, B {fig. 2976). Ce crochet sert à retenir et à protéger la tuile T, formant chaperon du mur A.
- En cas de réparations, il est facile d’enlever le chaperon T sans toucher au mur.
- Tuiles pour rampants d'embrasures de croisées. — La même usine fabrique des pièces qui permettent de remplacer les bandes de recouvrement en zinc qui couvrent les rampants de fenêtre.
- A cet effet, sur le mur d’allège A de la fenêtre, on pose [fig. 2977) une barre de fer ronde, b, qu’on scelle dans les tableaux. Cette barre sert à accrocher une tuile-chaperon, T, cintrée à sa partie supérieure pour prendre la barre b. Cette tuile couvre le mur; elle est à emboîtement. On en met une ou deux suivant la largeur de l’allège. Le jet d’eau dormant
- j du bâti en menuiserie est muni à sa partie inférieure d’une cannelure livrant passage à la barre de fer b.
- 4 —
- En cas de réparation, il est facile de déposer et de reposer les tuiles T.
- TABLE DES MATIÈRES
- CHAPITRE PREMIER Notions générales
- Pages.
- I. — But de la couverture................ 3
- II. — Classement des matériaux employés. Historique........................ 4
- III. — Pentes et formes des toitures.... 49
- Tableau des pentes nécessaires aux divers matériaux de couverture.......................... 31
- Formes diverses des toitures... 35
- Liaisons des combles contigus. 131
- IV. — Voligeage et lattis...............
- Voligeage.......................... 133
- Lattis............................. 136
- V. — Ouvriers employés aux travaux..
- 1° Couverture..................... 140
- 2° Canalisation d’eau........ ... 141
- 3“ Canalisation pour le gaz Pages. 142
- 4° Electricité 143
- VI. — Vocabulaire des expressions etn-
- ployéesfen couverture, installation d'eau, de gaz et d'électricité. 143
- VIL — Outillaae du couvreur 374
- VIII. — Législation concernant les toiturès. 378
- I. CHAPITRE II Couvertures en ardoises - Propriétés générales des ardoises,
- principaux aisements 382
- Il — Formes et dimensions commet'-
- ciales des at'doises 386
- III. — Ardoises clouées 394
- Pente de la couverture des ardoises clouées 394
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-
-
- 980
- TABLE DES MATIERES
- Pages. Pages.
- Dispositions diverses des ardoises. 395 1" Faîtages en ardoises 441
- Pose des ardoises 396 2° » en terre cuite 443
- Emploi des ardoises ordinaires... 396 3° » en métal 443
- Emploi des ardoises modèles an- a. Faîtages en zinc ou en plomb. 443
- glais 402 » par bavette simple
- Méthode allemande 408 ou composée 443
- Méthode autrichienne 410 b. Faîtages en fonte 445
- IV. — Ardoises fixées avec crochets..... 410 4° Ornementation des faîtages.... 445
- Système Hugla 410 Couvre-joints moulurés, crêtes. 446
- » Fourgeau 411 Epis 447
- » Chevreau 412 Faîtages et arêtiers 450
- » Paumier 414 Liaison des faîtages et des arê-
- » Laurent 415 tiers 452
- Autres formes de crochets 416 XI. — Comble à la Mansard 456
- y. — Ardoises posées sur lattis en fer.. 418 Membrons en égout 456
- VI. — Ardoises posées sur chevrons sans Membrons en égout avec bavette,
- lattis 419 avec bande de batellement à
- vu. — Eqout des couvertures en ardoises. 423 bourseau 457
- 1° Couvertures à rives libres 423 Comble en ardoise et faux comble
- Egout de deux pièces. 423 en métal 458
- Egout de trois pièces 424 Membrons en larmier 458
- Egouts avec crochets 425 » à bourseau 459
- 2° Couvertures avec chéneaux ou » ornés 460
- gouttières 425. XII. — Noues 461
- VIII. — Ruellées et bandes de solins 426 Etablissement de la noue 461
- 1° Ruellées : a. Ruellées en ar- Noues cintrées 462
- doises 426 Raccordement de la noue avec la
- Dévirures. Eventails 427 couverture 465
- b. Ruellées en zinc, 427 Raccords en pointillons, en tran-
- Noquets à deux ourlets 428 chis biais égaux 466
- » à un ourlet et à tas- Raccords avec noquets. 468
- seau 428 XIII. — Châssis d'éclairage 46.9
- Eventails 428 1° Châssis à jet d’eau 469
- 2° Bandes de solins 428 Châssis posé directement sur
- Raccord à angle droit 428 l’ardoise, raccord par alaises.. 470
- » à angle obtus 428 Raccord par alaises ave noquets
- Raccord à angle aigu 428 et tasseaux 472
- IX. — Arêtiers 429 Châssis dans les toits à la Man-
- 1° Arêtiers en ardoises 429 sard 473
- Pose des arêtiers sur la ligne Châssis posés sur tasseaux 474
- d’arêtier 433 2° Châssis à gouttières 478
- Pose par pureau alternatif.... 433 Pose des châssis à gouttières... 480
- Pose par recouvrement total 3° Châssis à coffre 487
- d’un seul côté 434 Châssis à gouttières et à coffre. 490
- 2° Arêtiers en métal 434 Fermeture automatique de su-
- A. Bavettes simples et composées. 435 reté pour châssis ouvrant à
- Bavettes sur tasseau carré ou poulie 495
- rond 435 XIV. — Lucarnes 496
- Bavettes avec ourlets 436 1° Lucarne à chevalet 496
- Bavettes doublées 436 2° Lucarne à la capucine 500
- B. Noquets 436 3° Lucarne bombée 503
- 1° Assemblage des noquets Sur la 4° Lucarne rentrante 507
- ligne d’arête 436 5° » en zinc estampé 511
- a. Assemblage par agrafes 436 6° OEil-de-bœuf 512
- b. Assemblage sur couvre-joints 7° Chattières et noquets de venti-
- à tasseau 437 lation . 513
- 2° Disposition des noquets 437 XV. — Souches de cheminées 518
- Toits àpentede 45, 55, 65, 75 de- XVI. — Accessoires 525
- grés et an dessus 438 1° Crochets de service 525
- Toit à pente inférieure à 45°.... 438 2° Chemins de service 525
- Noquets et ardoises intercalées. 438 XVII. — Couvertures en dalles d'ardoises.. 532
- Arêtiers en fonte 439 CHAPITRE III
- 3° Arêtiers en terre cuite 439
- 4° Ornementation des arêtiers.... 440 Couvertures en tuiles
- x. — Faîtages 440 I. — Propriétés générales 542
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-
-
-
- TABLE DES MATIERES.
- 98t
- Pages.
- Emploi de la terre cuite en couverture, conditions auxquelles doivent satisfaire les bonnes
- tuiles........................
- Comparaison entre la fabrication en pâte molle et celle en pâte dure ;
- vernissage des tuiles.........
- II. — Formes et dimensions des tuiles..
- 1° Tuiles anciennes.............
- 2° » italiennes................
- 3° » creuses................
- 4° » flamandes..............
- 3° » plates.................
- » de Bourgogne............
- » de pays...................
- 6° » à écailles.............
- 7° » mécaniques.............
- III. — Pose des tuiles..................
- 1° Rampants................
- Calcul du nombre de tuiles....
- Pose du lattis................
- Recouvrement..................
- Marche du travail.............
- Couverture à claire-voie, à double recouvrement, maçonnage....
- Combles hourdés...............
- Bardeaux à grosses nervures... » à dents de scie.. v....
- » tubulaires.............
- Couvertures exposées à de grands
- vents.......................
- 2° Egouts.......................
- Egout avec chéneau............
- » sans chéneau..............
- » sur coyaux................
- 3° Arêtiers.....................
- Tranchis biais................
- Arêtiers de terre cuite.......
- Tuiles gironnées..............
- 4° Faîtages.....................
- Faîtages en plâtre, en terre
- cuite........................
- Faîtages divers...............
- Accessoires de faîtages.......
- 5° Noues........................
- Fonds de noues en tuiles creuses
- en métal....................
- Noues en tuiles mécaniques....
- 0 Brisis........................
- Bris et terrasson en tuiles...
- Bris en tuile, terrasson en zinc.
- 7° Rives, pignons et frontons...
- Raccord des toitures avec les
- murs de refend..............
- Couverture de pignon en terre
- cuite.......................
- Couverture de rives en tuiles
- mécaniques..................
- Rives-larmiers...........
- Tuiles-cornières .............
- Garnitures de rives avec niellées en plâtre................
- Pignons droits................
- 8° Ouvertures pratiquées dans les Toitures........................
- 542
- 543
- 544
- 545 548 550
- 552
- 553 553 555 555 557 570 570
- 570
- 571
- 572 574
- 576
- 577
- 579
- 580
- 581
- 581
- 582 582 584
- 586
- 587 587
- 589
- 590
- 591
- 591
- 592 594 598
- 598
- 599
- 600 600 602 602
- 602
- 606
- 606
- 608
- 609
- 609
- 613
- 614
- Pages.
- A. Lucarnes et châssis ........ 615
- Considérations sur les châssis
- d’éclairage............... 622
- Châssis spéciaux pour la tuile
- mécanique................. 623
- Châssis en terre cuite...... 625
- B. Appareils de ventilation. 628
- C. Passage de tuyaux...... 635
- 9° Accessoires de couverture..... 640
- A. Chéneaux............... 640
- Chéneaux en terre cuite..... 640
- Garnitures de chéneaux.......!.. 648
- Noues fermées en tuiles plates. 651
- Scheds...................... 653
- Gouttière placée au-dessus de
- l’égout................... 653
- Gouttière placée au-dessous de
- l’égout................... 654
- Chéneau pendant sans corniche. 654
- Chéneau en corniche......... 655
- » sur entablement couvert.................... 656
- Toitures à balustrade....... 657
- Emploi des chéneaux en fonte dans les couvertures en tuiles
- et en ardoises............ 657
- Calcul des chéneaux......... 661
- Tableau destiné à faciliter le
- choix d’un chéneau........ 663
- Mise en place des chéneaux.... 665
- Chéneaux en fonte formant poutres.................... 671
- B. Circulation sur les combles ... 673
- 1° Circulation sur le chéneau... 673
- 2° Escalier du chéneau au faîtage........................... 676
- 3° Chemins de service sur le
- faîtage..................... 680
- 4° Chemin sur brisis............. 683
- 5° Chemins cintrés............... 684
- C. Tours et tourelles circulaires... 685
- 1° Couvertes en ardoises...... 685
- 2° Couvertes en tuiles........... 689
- D. Dômes........................... 690
- E. Hourdis........ ................ 690
- 1° Entrevous plats et creux.... 691
- 2° » plats nervés........ 691
- 3° » creux à nervures. 692
- 4° Bardeaux creux à emboîtement ........................... 694
- 5° Entrevous plafonds couvrant les chevrons en dessous.... 695
- 6° Hourdis d’Argences........... 695
- 7° » entrevous à emboîtement avec sommier.......... 696
- 8° Hourdis Laporte.............. 696
- 9° Hourdis incombustible à ventilation (système Fawcett). 698
- 10° Emploi des bardeaux de terre cuite dans les chéneaux............................ 698
- 11° Emploi du coton minéral
- dans les hourdis............ 698
- 12° Produits d’agglomérés de
- liè^e .................... 700
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-
-
- 982
- TABLE DES MATIERES.
- Pages. Pages.
- F. Tuyaux de descente 701 3° Dispositioh des ressauts 740
- Assemblage aux points bas 701 4° Couverture de terrasse. Système
- » des tuyaux entre eux. 702 à ressauts et à rigoles 742
- Fixation des tuyaux contre les VI. — Couverture à tasseaux et agrafures.
- 703 Systèmes belges... ; 746
- Dauphins, coudes, culottes et VII. — Des noues 749
- embranchements 703 VIII. — Disposition des faîtages dans les
- Tuyaux en terre cuite 705 couvertures en zinc 752
- » en grès vernissé 706 IX. — Raccords de deux parties de cou-
- verture à tasseaux d’un comble
- CHAPITRE 1Y brisé . 756
- Couvertures en zinc X. — Couvre-joinl d’arêtier 756
- XI. — Partie basse des couvertures en
- — Propriétés du zinc 709 zinc. Etude des gouttières et des
- — Dimensions et poids des feuilles chéneaux 759
- de zinc du commerce 710 Gouttières, dimensions courantes,
- — Détermination de l’épaisseur des pente 760
- feuilles de zinc 711 Différents types de crochets de
- — Façon de couverture. Travail d’éta- gouttières et de chéneaux 764
- bli. Pièces diverses employées en Gouttières à l’anglaise sur enta-
- couverture. 713 blement couvert 766
- 1° Traçage, pliage et coupement. 713 Chéneaux-gouttières à l’anglaise
- 2° Battre les agrafures 713 sans planche de socle à res-
- 3° Exécution des reliefs 714 sauts 768
- 4° Agrafures à becquet 714 Chéneau -gouttière à l’anglaise avec
- 5° Feuille avec ourlet 714 socle et devant en zinc sans res-
- 6° Manière de faire un ourlet.... 715 sauts. 770
- 7° Pince plate 715 Chéneaux en zinc 771
- 8° Feuilles cintrées 715 Chéneau ordinaire à ressauts avec
- 9° Coupe de brisure 716 socle et devant de chéneau en
- 10° Retour saillant avec gousset zinc 776
- coudé 716 Chéneau à l’anglaise à ressauts
- 11° Retour rentrant 716 sur entablement couvert, avec
- 12° Tasseaux 716 supports spéciaux, tous sem-
- 13° Couvre-joints .... 717 blables 778
- 14° Pattes 718 Chéneau à l’anglaise, sur entable-
- 15° Bandes diverses 719 ment couvert, à ressauts, avec
- 16° Coulisseaux 723 équerre de hauteur variable.... 781
- 17° Assemblage de deux bandes de XII. — Couverture en zinc des bandeaux
- recouvrement 723 et des corniches 786
- 18° Terminaison en bout des ban- Couverture d’un bandeau ou d’une
- des de recouvrement 725 corniche avec bande d’agrafe et
- 19° Terminaison des couvre-joints bande de recouvrement 787
- au bas d’un comble. Talons.. 726 Couverture d’un bandeau ou d’une
- 20° Terminaison des couvre-joints corniche par bandes agrafées et
- à la partie haute d’un comble. 727 bandes à coulisseaux 788
- 21" Emploi des manchettes de di- Bavette d’appui d’une croisée .... 788
- latation. 728 Disposition d’une bavette d’appui
- 22° Divers systèmes de solins.... 729 d’une fenêtre. Emploi des cou-
- 23° Moyens employés pour fixer lisseaux 791
- les couvre-joints sur les tas- XIII. — Couverture en zinc à doubles ner-
- seaux 730 mires. Système Baillot 792
- 24° Soudure 732 XIV. — Couvertures en zinc cannelé ou
- 23° Voligeage 732 ondulé 795
- 26° Clous et pointes pour cou- Détails d’exécution 796
- vreurs 734 Disposition sur charpente en bois. 802
- 27° Membrons 735 » » enfer.. 803
- 28° Observations sur l’emploi des XV. — Toitures en losanges. Ardoises de
- joints horizontaux agrafés.. 736 zinc. 806
- —• 1° Ensemble d'une couverture en Précaution à prendre pour la pose. 807
- zinc à dilatation libre, sys- Raccords divers 809
- terne dit à tasseaux et agra- Bandes de rives. Faîtages et arê-
- fures 737 tiers 811
- 2° Disposition de couverture enzinc XVI. — Ouvertures pratiquées dans les
- à tasseaux sur faible pente.. 740 couvertures en zinc 811
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-
-
- -d <1
- TABLE DES MATIERES.
- 983
- Lanterneaux et châssis..........
- Châssis sur toiture en zinc ondulé.
- Lucarnes........................
- Disposition des brisis sur les côtés
- d’une lucarne.................
- Couverture en zinc système à
- écailles.....................
- Raccords pratiqués au pourtour
- d’une cheminée...............
- Tuyaux de ventilation...........
- Couverture des murs-rives.......
- Couvertures des cheminées.......
- Couvertures en tuiles métalliques système S. Duprat et Menant... Accessoires de couvertures en zinc,
- tuyaux de descente............
- Cuvettes, bagues en zinc, crapau-
- dines........................
- Crochets de service, zincs fabriqués du commerce................
- CHAPITRE Y
- Couvertures en plomb
- I. — Propriétés du plomb, ......
- IL — Emploi du plomb..................
- Tuiles de plomb.................
- Plomb en feuilles...............
- Rampants, combles droits........
- Dimensions générales des feuilles.
- Yoligeage.......................
- Joints..........................
- Mise en œuvre. Découpage des
- feuilles.....................
- Façonnage des pièces............
- 111. — Dômes...........................
- Préparation des feuilles........
- . — Combles hourdés..................
- . — Raccords divers sur combles......
- Faîtages simples, composés.....
- Faîtage chemin..................
- Raccord des deux pans contigus..
- » à, moignons.............
- » à culotte...............
- » de brisis ; système dit à
- larmier.......................
- Système dit à bourseau..........
- Noues...........................
- Rives d’égout...................
- » latérales...................
- Amortissements contre les parois
- verticales...................
- Lucarnes .......................
- VI. — Etude des chéneaux en plomb.... Chéneau en plomb sur fond en
- plâtre .......................
- Chéneau en plomb sur fond en bois. » sur entablement couvert. » système Barbas, Cassart et
- B al as.......................
- Garniture en plomb d’un chéneau
- non ét anche ............. ...
- Chéneau entre toit et mur.......
- Y JL — Terrasses........................
- Joints de côté.................-
- Pages.
- 811
- 819
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- Pages.
- Ressauts. Rives d’égout............ 888
- VIII. — Balcons......................... 889
- IX. — Bandeaux et corniches............. 890
- X. — Plomb repoussé.................... 891
- Soudures, consolidation des armements, armatures en fer,
- pose, ornements détachés..... 892
- XI. — Plomb estampé..................... 892
- CHAPITRE VI Couvertures en tôle
- I. — Propriétés de la tôle.............. 893
- II. — Différentes formes d'emploi de la
- tôle en couvertures.............. 893
- l°Tôle ondulée..................... 894
- 2°Tôlenervée....................... 897
- 3° Ardoises en tôle............... 898
- III. — Mise en place des différentes pièces
- de couverture. Raccords divers.. 900
- 1° Assemblage et mode d’attache
- des tôles ondulées............... 900
- 2° Assemblage et mode d’attache des ardoises et tuiles en
- tôle......................... 903
- Faîtages......................... 905
- Rives............................ 908
- Croupes biaises et arêtiers.... 909
- Gouttières et chéneaux........... 909
- Châssis d’éclairage.............. 910
- CHAPITRE VU Couvertures en cuivre
- I. — Propriétés du cuivre.............. 911
- IL — Emploi du cuivre dans la couverture 911
- III. — Dimensions et pouls des feuilles de
- s cuivre......................... 912
- IV. — Travail et pose du cuivre. Couv re-
- joints et tasseaux................ 913
- 1° Travail du cuivre. Feuilles, agrafes, couvre-joints, faîtages.............................. 913
- 2° Pose des feuilles................ 914
- Système à bourrelets............ 914
- Système à boulons............... 915
- » à couvre-joints et tasseaux ....................... 916
- » à ressauts............ 916
- CHAPITRE VIII
- Couvertures diverses
- I. — Verre........................... 919
- 1° Couvertures en verre ordinaire. Pose........................ 919
- Raccords avec les autres couvertures ....................... 920
- Travées en plusieurs feuilles. 920
- Raccord des châssis avec la couverture ........................ 921
- 2° Verres à reliefs............... 921
- Emploi des verres striés..... 921
- Couverture en ardoises de verre. 922
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- 984 TABLE DES
- Pages.
- 3° Tuiles en verre............... 922
- 4° Glaces brutes................. 922
- Pose des glaces................. 923
- 5° Vitrerie à joints de caoutchouc. 924
- Disposition des fers............ 924
- Etablissement du joint........ 924
- 6° Condensation intérieure..... 923
- 7° Vitrage à dilatation libre.. 925
- Petits bois, couvre-joints.... 926
- Presse-verre.................... 928
- Calfeutrements.................. 929
- Tringles et crochets............ 930
- 8° Grillages..................... 930
- 9" Chemins de service.......... 932
- 10° Terrasses..................... 932
- Dalles moulées à relief....... 932
- Dalles brutes coulées........... 932
- Pavés en verre................. 933
- 11° Briques de verre.............. 933
- 11. — Couvertures en matériaux de maçonnerie.
- 1° Couvertures en pierre ........ 934
- 2° Couvertures en laves.......... 935
- 3° Couvertures en asphalte..... 935
- 4° Couvertures et terrasses en ciment 936
- a. Système ordinaire......... 936
- b. » Caillette.......... 938
- c. Ciment avec ossature métal-
- lique..................... 940
- Système Cottencin........... 944
- Epines-contreforts.......... 944
- Fers employés, calcul des
- dalles..................... 944
- Tableau des essais.......... 945
- Mise en place............... 947
- 5° Couvertures en tuiles de ciment. 956
- III. — Matériaux ligneux.
- 1° Couvertures en planches..... 956
- Dispositions diverses........... 957
- Système Cubett.................. 958
- 2° Couvertures de chaume......... 959
- Système Legavrian............... 959
- » Guyot..................... 959
- 3° Couvertures en roseaux........ 959
- IV. — Matériaux non bitumés.
- 1° Toiles peintes, cirées ou gommées ................... 960
- 2° Carton non bitumé............. 960
- MATIERES.
- Pages.
- V. —- Couvertures en carton ou en feutre bitumé.
- Pose du carton........... 961
- Rives, faîtages, couvre-joints,
- gouttières............. 962
- Souches, arêtiers et noues, ventilation, double voligeage... 963
- Achèvement des travaux....... 963
- Nature du mastic bitumineux. 964
- Mastics divers................. 964
- Feutre bitumé................. 964
- VI. — Couvertures en ciment volcanique. 964
- 1° Procédé Haeusler......... 964
- Composition de la couverture,
- mise en place, solivage.... 964
- Sablage, chauffage............. 965
- Pose des rouleaux.............. 965
- Cimentage. Egouts............. 966
- Souches de cheminées et raccords divers................... 966
- Dernières couches.............. 966
- Pose du gravier et de la terre
- végétale..................... 967
- Ventilation, gouttières et chéneaux.......................... 968
- 2° Procédé de Rabitz.............. 968
- Vil. — Couvertures en gazonnage............ 968
- VI11. — Couvertures en carton-cuir....... 968
- Pose sans voiiges................. 969
- Pose sous la tuile, sur lambourdes,
- chéneaux........................ 969
- IX. — Chaperons de murs.................... 969
- 1° Chaperons en tuiles plates..... 970
- Chaperons à un et deux égouts. 970
- 2° Chaperons en tuiles mécaniques 97l
- Couvertures en lignolet......... 972
- Moraines. Faîtières simples.... 972
- Faîtières à boudins............. 974
- Faîtières ogives. — Chaperons
- d’une seule pièce et courbes.. 975
- Selles chaperons. — G rands chaperons. — Tuiles-chaperons. 976
- Faîtières-Chaperons............. 978
- Chapiteaux de pilastres. — Rencontre des murs................. 978
- Tuiles et briques à crochet pour
- saillie de contrefort......... 978
- Tuiles pour rampants d’embrasures de croisées............... 979
- Tours. — Imprimerie DESLIS Frères, rue Gambetla.
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