Les grandes usines
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- DE TURGAN
- REVUE PÉRIODIQUE
- 36* Série
- Août 1892
- LES
- GRANDES USINES
- FONDERIE, FORGES & ATELIERS DE CONSTRUCTION
- FABRIQUE D’APPAREILS DE PESAGE
- B. TRAYVOU
- USINES DE LA MULATIERE
- à la Mulatière-lez-Lyon (Rhône)
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- ADMINISTRATION DES GRANDES USINES
- L. BERGER et Cie, Éditeurs
- PARIS. — 50, Boulevard Haussmann, 50. — PARIS
- Tous droits do traduction et de reproduction réservés
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- Forges & Ateliers de Construction
- FABRIQUE D'APPAREILS DE PESAGE
- B. TRAYYOU
- USINES DE LA MUIATIÈRE
- à la Mulatière-lez-Lyon (Rhône)
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- Fonderie, Forges & Ateliers de Construction
- FABRIQUE D’APPAREILS DE PESAGE-
- USINES DE LA MULATIÈRE
- à la Mulatière-lez-Lyon (Rhône)
- Aperçu historique. — La maison a été fondée en 1827, à Lyon, par M. Béranger Joseph, né à Prissé (Saône-et-Loire), le 30 janvier 1802, mort à Marseille, le 12 janvier 1870. Doué d’un génie inventif et d’une très grande énergie, il fut un de ceux qui ont le plus contribué à la vulgarisation du système métrique en France; non seulement il créa sans cesse de nouveaux appareils qui remplacèrent les instruments assez primitifs utilisés jusqu’alors, mais encore il organisa une propagande infatigable au moyen de conférences, de brochures, de notices statistiques, démontrant les avantages de l’emploi des instruments de pesage, et surtout ceux du système métrique, qui n’était guère en vigueur alors que dans les actes publiés et les sphères gouvernementales. Nous citerons notamment une statistique curieuse publiée par M. Béranger, en 1855, sur les résultats obtenus par l’installation de poids publics dans soixante et onze communes de France, au double point de vue de l’accroissement des ressources commerciales et de la généralisation du système métrique. Celte statistique, répandue partout à profusion, confirme les avantages précités : 1° par des chiffres exacts et bien détaillés; 2° par les réponses des maires aux questions qui leur avaient été posées au sujet des deux points dont nous venons de parler.
- La manufacture Joseph Béranger et Cie, qui prit rapidement une grande extension pour l’époque, occupait en moyenne deux cent cinquante ouvriers. C’était, en France, la seule maison dans son genre, puisqu’elle embrassait toute la balancerie à ses divers degrés.
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- La plupart des instruments de pesage dont les types sont classiques aujourd’hui ont été créés par elle. Nous citerons : en 1840, la bascule Béranger, type des bascules portatives répandues partout depuis; en 1847, la balance-pendule Béranger, type également des balances du commerce et dont l’emploi s’est généralisé ; le peso-compteur, autrement dit une romaine applicable aux bascules ainsi qu’aux ponts à bascule, et dont le curseur est mû par une vis; le pont à bascule à double romaine pour le pesage des voitures et des wagons; enfin, la bascule en l’air, créée en 1848. La maison construisait ce dernier appareil pour toutes les forces, depuis 500 jusqu’à 150,000 kilogrammes ; un instrument de cette portée a été fourni aux ateliers de Nantes.
- Il est à remarquer qu'on ne disposait pas, à celte époque, de puissantes machines-outils, comme cela a lieu actuellement, et que tous les travaux devaient être exécutés à la main.
- Nous indiquons, dans un paragraphe spécial, les nombreuses récompenses et distinctions obtenues par la maison à toutes les expositions. Disons seulement ici que M. Béranger a vu ses efforts couronnés par un succès croissant. L’Académie des sciences lui a décerné une médaille, et, en 1853, il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur. Très estimé à Lyon, il était président de la sous-commission de statistique industrielle du Bhône et membre de plusieurs sociétés savantes. 11 se retira des affaires en 1857, en se donnant comme successeur M. Catenot, son gendre, sous la direction duquel l’établissement ne fit que s’accroître. Bientôt même, les ateliers devenant insuffisants, M. Catenot les transféra à la Mulatière-lez-Lyon, sur un emplacement antérieurement occupé par des hauts-fourneaux.
- M. Catenot imprima un grand essor à la fabrication des ponts à bascule et créa plusieurs types nouveaux. En 1862, le nombre des ouvriers s’élevait à trois cent cinquante et la fabrication était secondée par de puissantes machines-outils. Jusqu’à celte époque, les poutrelles des tabliers de ponts étaient généralement en bois ; M. Catenot fut le premier à les remplacer par des poutrelles en fer à double T, dont l’usage se généralisa rapidement. Il créa également des tabliers en fonte, aujourd’hui très appréciés, le pont monté dans une cuve en fonte remplaçant la maçonnerie, les bascules métalliques et demi-métalliques ; il varia les types des bascules à l’infini pour qu’elles
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- Fig. 1. —Vue à vol d oiseau des Usines delà Mulatière.
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- puissent s’adapter aisément à une foule d’usages spéciaux ; il créa le levier Catenot, nouvelle bascule en l’air, destinée surtout aux grandes portées et dont le nombre de leviers est réduit à deux, grâce à une suspension spéciale sur couteaux, dite différentielle. Nous citerons encore le peso-mesureur Catenot pour céréales, donnant à la fois le nombre de litres contenus dans un sac, le poids total de celui-ci et le poids de l’hectolitre, et ceci pour toutes sortes de grains.
- Il construisit également un assez grand nombre de ponts à tabliers multiples, destinés au réglage des ressorts de locomotives ; un modèle en réduction de ce pont avait été offert par M. Béranger au Conservatoire des Arts et Métiers.
- M. Catenot mourut en 1863.
- Sa veuve resta seule alors à la tête de la maison jusqu’en 1866. A cette époque, elle épousa M. Trayvou , qui prit alors la direction générale des affaires.
- Avec lui commença une ère nouvelle ; la marche des progrès de l’industrie était de plus en plus rapide, et elle nécessitait des efforts incessants pour tenir la maison à la hauteur de sa vieille renommée de maison mère de la balancerie en France. Aussi les nouvelles créations se succédèrent-elles rapidement ; nous ne parlerons que des plus remarquables, et nous citerons :
- Ponts a bascule a calage, dont les premiers types avaient été créés par M. Béranger. Ces ponts sont pourvus d’un système permettant d’isoler le mécanisme du tablier, lorsqu’on ne pèse pas. Ces types se divisent en trois classes : l’une, dite à calage par abaissement ; l’autre, à calage par soulèvement ; la troisième enfin, à calage à coins circulaires. Ces trois genres de calage sont devenus les types adoptés par la plupart des Compagnies de chemins de fer français et étrangers ;
- Ponts a bascule a leviers rectilignes, ayant l’avantage de pouvoir être logés dans la moindre hauteur possible ; ponts a bascule a double voie et a voie continue, permettant tous deux aux trains de passer sur le pont sans influencer le mécanisme ; la balance Béranger simplifiéey destinée à remplacer la balance Roberval, dont le système est très défectueux, à tel point que, dans certains pays, la Suisse par exemple, ces dernières balances sont proscrites et remplacées par les balances Béranger simplifiées ; les doubles romaines pour ponts à bascule, à colonne centrale, type classique aujourd’hui ; les
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- wagons-bascule à calage pour le pesage des fers ; les balances et bascules automatiques, système Dujour ; enfin, des -machines d essayer les métaux et autres matériaux, de toutes forces et dimen-
- Fig. 2. Vue des Forges.
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- sions, à la torsion, à la flexion, à la compression, au clioc, à la dureté, ainsi qu’à la traction.
- Avec l’emploi de l’outillage perfectionné se développèrent ensuite de nouvelles et intéressantes spécialités dont la maison entreprit presque exclusivement la fabrication; par exemple, la balance automatique Everilt pour le pesage des personnes; dynamomètre, et distributeurs automatiques; bascules à contrôle impératif, sys-
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- tème Bride, pour peser les betteraves dans les sucreries, etc.
- Eli 1886, les ateliers furent presque entièrement détruits par un grand incendie dans lequel disparut un musée curieux établi par la maison et qui contenait une collection unique du plus haut intérêt, réunissant tous les éléments qui avaient servi de bases aux instruments de pesage universellement employés. Grâce à l’esprit de décision de M. Trayvou, qui ne voulut pas abandonner la Mulatière, l’usine fut promptement reconstruite; mais les anciennes charpentes en bois ont été remplacées par des charpentes métalliques. Elle peut donc être regardée aujourd’hui, avec raison, comme le modèle et le type des établissements de ce genre.
- Continuant à étendre son cercle d’action, et toujours à la recherche de nouveautés utiles et pratiques, M. Trayvou s’occupe, depuis quelque temps déjà, de la construction d’appareils d’enclenchement pour chemins de fer, servant à la manœuvre centralisée des signaux et des aiguilles. Parmi ces différents appareils, le plus remarquable est celui du système hydrodynamique Bianchi-Servetlaz, dont le brevet français est la propriété de la maison.
- Cet appareil, pourvu d’un contrôle impératif, donne aux aiguilleurs la certitude que la manœuvre faite par eux en cabine a été régulièrement transmise et entièrement exécutée sur la voie, à quelque distance que se trouve l’aiguille ou le disque ; il remplit donc toutes les conditions possibles de sécurité, et s’impose, pour ainsi dire, aux Compagnies de chemins de fer.
- Description des usines et ateliers. — L’usine de la Mulatière occupe une surface totale de 31,000 mètres carrés, dont le tiers environ, soit 10,000 mètres carrés, est entièrement couvert. Le reste est occupé par de vastes cours servant d’entrepôts aux fers, fontes, bois, etc. Elles sont desservies par un embranchement de chemin de fer relié à la ligne de Paris à Lyon et à la Méditerranée; cet embranchement comporte deux voies a plaques tournantes, permettant de conduire directement les wagons dans la grande halle. Le déchargement des fers et combustibles se fait au moyen de trois grues pivotantes, de la force de 10,000 kilogrammes, situées en divers points de ces cours.
- La grande halle a véritablement un aspect grandiose, dont la vue
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- intérieure que nous en reproduisons ne donne encore qu’une idée imparfaite. Elle est d’une telle importance que les quatre grandes
- divisions du travail de la Mulatière y sont logées dans des espaces spéciaux et y fonctionnent à l’aise. Ces divisions sont :
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- Fig. 3. — Vue de la Fonderie.
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- 1° Les constructions mécaniques ; 2° Les ponls à bascules ;
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- 3° Les bascules ordinaires et automatiques ;
- 4° Les balances diverses, fléaux, instruments de précision.
- grande halle
- Vue (le l’Atelier des constructions mécaniques.
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- Des transmissions de mouvement parcourent cette halle dans toute sa longueur. Elle est munie, dans chacune de ses divisions, de toutes les machines-outils spéciales les plus perfectionnées et les plus commodes pour les ouvrages auxquels elles sont destinées. Ces machines sont actionnées par un moteur à vapeur de la force de 50 chevaux.
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- Fig. 5. — Vue de l’Alelier des ponts à bascule.
- Les manœuvres sont assurées par douze grues roulantes sur rails longitudinaux; les chariots de ces grues peuvent se mouvoir transversalement et atteindre ainsi tous les points de cette immense halle.
- Les forges comprennent onze feux et deux marteaux-pilons mûs par. la vapeur; ces marteaux pèsent, l’un 500, l’autre 1,800 kilogrammes.
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- La fonderie contient deux cubilots. Le coulage des pièces se fait généralement au sable ; on coule des pièces de fonte qui pèsent jusqu’à 15,000 kilogrammes. Le service est assuré au moyen de sept grues pivotantes.
- Nous avons peu de choses à dire sur ces divers ateliers ; nous avons tant de fois donné des descriptions de ces grandes divisions du
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- Fig. 6. —Vue de l’Atelier des bascules.
- travail mécanique qu’il nous suffît d’indiquer ces grandes lignes pour que nos lecteurs, aidés des vues que nous mettons sous leurs yeux, se fassent une idée suffisamment exacte de l’importance de ces ateliers, où règne l’ordre le plus parfait, et où les diverses manutentions et opérations se succèdent dans une suite absolument méthodique qui assure la régularité du travail et évite les fausses manœuvres, toujours si coûteuses.
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- ( Nous avons encore à citer les ateliers spéciaux de menuiserie, d ébénisterie et de marbrerie, dans lesquels s’établissent par séries les boîtes et caisses, ainsi que les supports des balances courantes. On y voit préparer depuis le bâti en bois grossier et
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- Fig. 7. — Vue des Ateliers de montage des balances et bascules.
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- massif qui sert de base aux bascules et aux balances communes, jusqu’aux élégants supports en ébénisterie ou en marbres divers, ornés de moulures et façonnés pour le plaisir des yeux. La menuiserie est outillée mécaniquement et reçoit sa transmission de la machine au moyen d’un câble. Deux ateliers de peinture sont ajoutés à cet ensemble de chantiers.
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- Viennent ensuite de vastes magasins à compartiments destinés à recevoir les pièces de balances, de bascules et de ponts qui attendent leur mise en œuvre.
- Enfin, un atelier de chaudronnerie, pour la fabrication des plateaux et des pièces qui sont de ce ressort, et un atelier d’essais forment le complément nécessaire de ce vaste établissement.
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- Fig. 8. — Vue de l’Atelier de la Succursale de Paris.
- Des ateliers de la Mulatière sortent tous les appareils à destination des compagnies ou des clients qui ont fait la commande et à qui on livre directement, et également toutes les pièces, et instruments destinés à l’approvisionnement des succursales que la maison B. Trayvou a installées à Lyon, à Marseille et à Paris. Toutes ces succursales sont munies d’ateliers d’ajustage, de réparations et de montage plus ou moins importants. Nous
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- croyons devoir, pour en donner une idée, fournir la vue de l’atelier de la succursale de Paris, qui est le plus vaste et le plus complet des trois. .
- Tt mvaux. -- Si nous avons passé rapidement sur la description des ateliers, nous demanderons au lecteur de vouloir bien nous permettre de développer, au contraire, les paragraphes que nous allons consacrer aux travaux de cette usine. Il s’agit, en effet, ici d’une spécialité, d’une construction d’appareils dans laquelle la maison Trayvou est sans rivale, et nous indiquerons les principales de ces inventions et les perfectionnements qu’elles ont successivement subis en suivant l’ordre où ils se sont succédé dans la maison, ordre que nous avons indiqué dans notre aperçu historique. Nous donnerons donc d'abord la description de la balance Béranger.
- Balance Béranger.
- La balance Béranger se compose d’un grand fléau ABC, de deux fléaux de transmission FH et IÎC, et de deux porte-tiges LM et NO, lesquels ne sont pas indispensables, car on les supprime généralement maintenant.
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- Fig. 9.
- Le point d’appui du fléau est placé à l’extrémité B du support BQ. Les extrémités F et K des fléaux de transmission sont fixées en P et en R, au fond de la boîte, par des anneaux mobiles en acier ou des chapes avec coussinets mobiles. Les fléaux de transmission sont suspendus au grand fléau par les points D, G et E, J. Enfin, les deux
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- porte-tiges sont reliés, par leurs extrémités, aux points H et I des fléaux de transmission et aux points extrêmes A et C du grand fléau. Sur LM, on voit deux tiges B’A’ et D’C’, destinées à supporter les plateaux. Le mouvement de ce mécanisme, d’une simplicité extrême, se reproduit donc tout entier sur les porte-tiges LM et NO, qui doivent se mouvoir toujours horizontalement. Ainsi, lorsque le grand fléau est en mouvement, si la ligne BG prend la position BC’, le point E monte en E’. Comme le point E soulève le fléau de transmission IK en J, et comme le point K est fixe, le point I arrive en I’, et le porte-tige prend la position N’O’. Dans l’appareil ainsi indiqué, les fléaux de transmission sont égaux aux bras de levier du grand fléau, c’est-à-dire queFII = AB etIK = BC.
- De plus, on a admis que AD = 1/3 AB; EG—1/3BC; GII =1/3 FU; et IJ = 1/3 IK.
- On conçoit que, dans ces conditions, les porte-tiges se meuvent horizontalement, puisque GG’ = 11’, les deux triangles CBG’ et IKl’ étant égaux. Mais il n’est pas nécessaire que les fléaux de transmission soient égaux aux bras du grand fléau pour que les porte-tiges ou les extrémités du fléau se meuvent horizontalement. Il suffit qu’on ait la proportion BD : GF:: DA :GH.
- Pendant plus de quarante ans, la maison Béranger a employé aux articulations secondaires de sa balance des anneaux en acier n’offrant qu’un seul point de contact avec les couteaux. Or, pour peu que la trempe laissât à désirer, les couteaux s’émoussaient facilement et les anneaux se détérioraient, ce qui enlevait à l’instrument toute sa sensibilité. M. B. Trayvou a réalisé un perfectionnement considérable en remplaçant les anneaux par des coussinets mobiles, bien ajustés, dans la gorge desquels fonctionne le couteau, qui, alors, au lieu d’un seul, offre une série de points d’appui, puisque le contact se fait par une ligne et non par un point. La sensibilité reste absolument la même; mais on peut, à coup sur, annoncer que la durée du service d’une balance ainsi construite est décuplée.
- L’ingénieux principe de la balance Béranger se prête à de nombreuses combinaisons. La figure ci-après en donne deux, basées sur l’application du couteau et du coussinet mobile, à la place de l’anneau défectueux dont nous avons parlé.
- Le schéma 1 (Fig. 10) présente une coupe verticale et en long d’un mécanisme complet : GI est le grand fléau.Le pointd’appui est enAetles points extrêmes de suspension sont G et I. Les fléaux de transmission sont suspendus aux points N et O. Conséquemment, le fléau principal porte cinq couteaux, aux points G, N, H, O et I, dont toutes les arêtes doivent être sur un même plan. Cependant, les couteaux N et O sont fixés, non au fléau, mais aux deux traverses qui unissent les deux fléaux constituant, en réalité, le principal fléau. L’effet théorique est absolu-
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- ment le même, car les deux fléaux sont accouplés et leurs traverses ne forment qu’un tout invariable. Les fléaux de transmission sont représentés par les deux pièces KLM et K’L’M’, portant chacune trois couteaux dont les arêtes sont toujours en ligne droite, c’est-à-dire placées sur le même plan. Le dessin fait voir la coupe des chapes, avec coussinets mobiles, unissant le grand fléau aux fléaux de transmission et aux porte-tiges, ainsi que les autres chapes fixant les extrémités des fléaux de transmission à la boîte de la balance et aux porte-tiges. Dans
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- Fig. 10.
- ce modèle, les porte-tiges sont placés au-dessous des fléaux de transmission.
- Dans leschémall (Fig. 10), ladisposition des fléauxest rigoureusement celle qui vient d’être décrite. La seule différence à constater réside dans la position des porte-tiges qui sont placés entre les fléaux de transmission et le grand fléau. Cette disposition n’a qu’un seul but, c’est de diminuer la hauteur du mécanisme.
- Le schéma III (Fig. 10) est un pian qui peut être attribué àchacun des deux modèles précédents. On voit que le fléau principal AB est d’une seule pièce, mais qu’il porte, en son milieu et à ses extrémités, trois traverses CE, 1K et GH, au bout desquelles se trouvent les couteaux. Mais deux fléaux simples accouplés, allant de G en G et de E en H, sont de beaucoup préférables pour la rigidité et la solidité de l’appareil. Les porte-
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- tiges sont représentés, en plan, par les pièces CDE et GE’H ; mais, ainsi que nous l’avons dit, on peut les supprimer. Alors, les tiges des porte-plateaux reposeront directement sur les couteaux C, E, I) et E’, G, H.
- Le mécanisme de ces balances se place dans des boîtes en bois, en
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- Fig. 11.— Boîte Louis XV en Fig. 12. — Boîte façon ébène Fig. 13. — Métalliq
- marbre blanc, avec garni- à pans coupés, dessus en simplifiée,
- ture ciselée et bronzée. marbre.
- métal ou en marbre, de manière à constituer de véritables meubles auxquels on donne l’élégance et la richesse que l’on veut, comme le montrent les trois spécimens que nous représentons ci-dessus.
- On construit ces balances de toutes forces, depuis 300 grammes et au-dessous, jusqu’à 200 kilogrammes.
- Bascule romaine système Béranger.
- Cet appareil se compose d’un fléau monté sur un support en bois, mais plus généralement en fer ou en fonte, d’un châssis contenant le mécanisme et d’un plateau ou tablier sur lequel on place l’objet ou la marchandise à peser.
- Cet appareil est généralement construit dans le rapport de 1 à 100, c’est-à-dire de telle façon qu’un kilogramme placé sur le plateau fasse équilibre à 100 kilogrammes placés sur le tablier. On voit que cette bascule produit une grande économie de poids. On peut même éviter toute espèce de poids en plaçant, comme l’a fait depuis M. B. Trayvou, un curseur sur le fléau.
- Cet instrument est commode et expéditif ; aussi le trouve-t-on dans toutes les gares de chemins de fer et dans tous les établissements commerciaux.
- Les figures suivantes donnent le dessin géométral de cette bascule. C’est d’abord, figure 14, une élévation transversale prise du côté de l’appareil (schéma I) et faisant voir :
- 1° Le fléau ACB, avec un curseur C et un contrepoids A ;
- 2° La colonne en fonte DE supportant le fléau;
- 3° Le châssis IKML ;
- 4° La tringle de puissance GH, mettant le fléau AB en relation avec le mécanisme contenu dans le châssis ;
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- 5® Deux anneaux N et O servant au transport de la bascule.
- Fig. 14.
- Le schéma II (même figure) est line coupe longitudinale, faisant voir :
- 1° Une autre face D’ de la colonne supportant le fléau ;
- Fig. 15. — Type ordinaire. Construction Fig. 16. — Entièrement métallique sur bois. brides mobiles.
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- 2° L’élévation longitudinale PI’LQ du châssis ; 3° La longueur I’P du tablier ;
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- 4° Le dossier du même tablier IR.
- Enfin, le schéma III donne une vue en plan de l'intérieur du mécanisme représentant les leviers triangulaires G et D en fer, portant les axes reposant sur des coussinets d’acier, dans le châssis, et formant, par leur assemblage, les quatre points d’appui du tablier.
- L’examen du mécanisme supérieur, — le fléau et ses accessoires, — démontre qu’on ne peut constater la pesée que si l’on est tout près de l’instrument. Aussi, dans les gares de chemins de fer, était-on toujours obligé de s’en rapporter aux employés qui pouvaient facilement se tromper quand les voyageurs sont nombreux au départ des trains. C’est ce qui a conduit M. Trayvou à imaginer et à construire des appareils indicateurs automatiques à cadran, dont nous donnons plus loin la description. — Toutes les gares de chemins de fer se sont hâtces d’adopter cet appareil de vérification et de lecture.
- Les figures 15 et 16 représentent deux bascules romaines, telles que les établit actuellement la maison Trayvou.
- Ponts à bascule.
- Les ponts à bascule sont des appareils de pesage de plus fortes dimensions et d’une plus grande puissance que les bascules romaines. Us servent à peser les lourds fardeaux, les voitures de toute nature avec lèurs chargements, les wagons, etc.
- Le mécanisme sur lequel repose le tablier peut être logé soit dans une cuve en fonte, soit directement dans une maçonnerie formant cadre. Dans le premier cas, les maçonneries sont complètement supprimées, et la cuve est simplement placée dans une fosse bétonnée au fond. Le tablier est à fleur du sol et se compose, suivant le cas, soit d’un platelage en chêne garni de ferrures et reposant sur poutrelles en fer, soit d’une plate-forme en fonte avec halage en chêne au milieu, soit enfin de tôles striées sur poutrelles en fer. Cette dernière construction est employée notamment pour le pesage des wagons de chemins de fer, et, dans ce cas, les rails sont fixés sur les poutrelles.
- Le tablier est représenté par le parallélogramme ABGD de la figure 17. Il repose, à l’aide de couteaux, sur quatre leviers égaux MO, OK, LO’ et GO’.
- Ces quatre leviers sont, à leur tour, appuyés par leurs extrémités, O et O’, en Y, sur une ligne horizontale 00’, reposant elle-même sur un grand levier NR, communiquant, par la tringle de puissance NT, avec le fléau UT, ayant son point d’appui en S. Enfin, à l’extrémité U du fléau est suspendu un plateau de balance A’B’, dans lequel on met, quand il n’y a pas de curseur, les poids nécessaires pour équilibrer la charge placée sur le tablier.
- Supposons l’appareil en fonction et en équilibre; puis, représentons
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- par Q le poids d une voiture placée sur le tablier, et par P le poids mis dans le plateau A’ B’ pour établir l’équilibre. Appelons P’ la force exercée par 00’ sur le levier NR, et P” la force qui en résulte au
- Fig. 17.
- point N. On conçoit, en effet, que le poids de la voiture placée sur le tablier agit en F, I, H et E sur les leviers MO, KO, GO’ et LO’, et, par suite, sur la ligne 00’, puis au point R, pour se transmettre en N, puis
- Fig. 18. — Pont à bascule pour le pesage des wagons.
- (Ttjpe sur maçonnerie.)
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- en T. Les leviers du second genre, MO, KO, GO’ et LO’, étant, ainsi que leurs bras, respectivement égaux, l’un quelconque de ces leviers donnera le rapport des forces P’ et Q ; et nous aurons P’ : Q : : MF : MO.
- Maintenant, la ligne NR étant aussi un levier de second genre, avec sa puissance P”, sa résistance P’ et son point d’appui R, on a la pro-
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- portion P” : P’ : : YR : NR. Mais, ainsi que nous l’avons dit plus haut, la force P” se transporte en T ; alors, le levier du premier genre UST donne la proportion P : P” : : ST : SU.
- Fig. 19. — Pont à bascule pour le pesage des wagons.
- (Cuvelage en fonte.)
- Multipliant ces trois proportions terme à ternie, on a :
- P’ X P” X P : Q X P’ x P” : : MF X YR x ST : MO x NR x SU,
- L.GU/GÏ-!
- Fig. 20. — Pont à bascule pour voitures à deux roues.
- (iCuvelage en fonte.)
- ou,en supprimantlesfacteurs communs P’ x P” dans le premier rapport : P : Q : : MF x YK X ST : MO x NR x SU.
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- Mais les deux produits composés, constituant le dernier rapport de cette proportion, représentent, le premier, le produit des trois petits bras de levier M F, YR et ST, et le second le produit des grands bras de levier MO, NR et SU. Si nous supposons que chaque petit bras de levier soit la dixième partie de son grand bras, nous aurons P : Q : : 1 X 1 X 1 : 10 x 10 x 10 ou P : Q : : 1 : 1000.
- Cetle proportion démontre qu’il faudrait placer 1 kilogramme clans le plateau A’B’ pour équilibrer un poids de 1,000 kilogrammes placé sur le tablier.
- Les figures 18, 19 et 20 représentent des types de ponts à bascule construits par la maison Trayvou embrassant à peu près tous les cas qui peuvent se présenter.
- Bascule automatique Du jour.
- Cette bascule a pour but de donner en même temps, sur un cadran divisé, l'indication du poids donné par l’appareil de pesage et sans qu’il soit besoin de déplacer le curseur, comme cela avait lieu dans les appareils primitifs à cadran. Le levier, en prenant sa position d’équilibre par le seul Tait du dépôt, sur le tablier, de la charge à peser, fait mouvoir l’aiguille et l’amène automatiquement devant le chiffre du cadran correspondant à la pesée.
- A cet effet, un secteur denté D, ou portion d’engrenage, est calé sur l’axe E du levier et fait tourner l’engrenage C sur l’axe duquel l’aiguille B est fixée (Fig. 21).
- Le levier a une forme toute particulière; il est partagé par son axe de rotation E en deux bras. Le plus petit EF, auquel la tringle de la puissance G est reliée par une tige flexible H, est terminé par une partie circulaire ayant son centre à l’axe de rotation du levier. Le plus grand EIU, qui est formé d’une partie rectiligne et d’une partie courbe, sert à suspendre, à l’aide d’une lame flexible L, un contrepoids curseur M.
- Lorsque l’appareil est au repos, l’aiguille marque zéro au cadran, et le levier occupe une position déterminée, pour laquelle le contrepoids M fait équilibre au poids du tablier et du mécanisme. Si l’on charge le tablier au maximum de la portée de l’instrument, le levier prend une autre position K et l’aiguille revient au même point du cadran, après avoir fait un tour. Enfin, pour des pesées intermédiaires, les déplacements angulaires du levier et de l’aiguille sont proportionnels aux charges placées sur le plateau, et égaux entre eux pour des charges égales entre elles.
- Cette disposition permet de diviser régulièrement le cadran indicateur des pesées, avantage important qui ne peut être obtenu avec les appareils automatiques ordinaires. La régularité de la division du
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- cadran est une sécurité pour l’exactitude des indications et le réglage de l’appareil.
- La courbe du levier est déterminée de telle sorte qu’à des angles égaux décrits par le levier correspondent des déplacements égaux de la tangente à la courbe. On obtient cette courbe de la manière suivante :
- Soit O (Fig. 22) le centre d’oscillation du levier; OA et OB la posi-
- Fig. 21.
- Fig. 22.
- R'w
- V
- -JD
- i; r fiOiui i. ^41)
- tion extrême du levier ; CC’ et DD’les verticales passant parle centre de gravité du contrepoids curseur pour les deux positions extrêmes du levier ; C’ D’ — / la course du curseur, et a, l’arc de circonférence de rayon égal à l’unité, décrit par le levier pour passer d’une position extrême à l’autre.
- Pour construire une tangente quelconque à la courbe, prenons une position quelconque du contrepoids curseur PP’, divisant la longueur
- C’ P’
- l dans un certain rapport :
- (j U
- Divisons l’arc a, dans le même rapport, par la ligne OM ; nous C P’ l
- aurons : —7777- =----
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- Le rayon OM est la position du levier correspondant à la position PP’ du contrepoids curseur. Donc, en ramenant le levier à sa position primitive OA, la tangente verticale PP’ prendra la position pp\ tangente à la courbe cherchée. Par ce procédé, on obtiendra autant de tangentes à la courbe que l’on voudra. Cette dernière, étant enveloppée par les tangentes ainsi déterminées, remplira les conditions du problème, c’est-à-dire qu’elle écartera ces tangentes verticales de quantités égales pour des arcs égaux.
- On peut remarquer :
- 1° Qu’en ramenant le rayon OM sur OA, on fait tourner la verticale du même angle que le rayon. Cet angle, nous le désignerons par 0 ;
- 2° Que la ligne PP’ reste tangente au cercle décrit du point O comme centre, avec OP pour rayon; pp’ est donc perpendiculaire au rayon Om — OP faisant avec OX l’angle 0.
- De là, un procédé de construction de la courbe. On ramène l’angle correspondant à l’arc a à avoir son côté OB en OX ; puis on divise l’angle ainsi ramené et la course CD en un même nombre de parties égales par des arcs de cercle. On, porte des longueurs telles que OP en O m sur les rayons des angles correspondants 0, et en ces points m, on élève des perpendiculaires sur les rayons O m ; ces perpendiculaires enveloppent la courbe cherchée.
- Machines à essayer la résistance des matériaux.
- Les machines'à essayer la résistance des matériaux à la traction, à la flexion, à la compression, etc., machines à peine connues il y a cinquante ans, et considérées plutôt comme instruments de laboratoire, sont devenues des appareils de première nécessité, grâce à l’énorme développement de toutes les industries se rattachant à la production métallurgique.
- On les rencontre aujourd’hui non seulement dans les hauts-fourneaux et les forges, mais aussi dans toutes les Compagnies de chemins de fer et chez la plupart des grands constructeurs, des fabricants de cordages, de câbles, de chaînes, de ciments et chaux hydrauliques, plâtres, briques, et même chez des carriers.
- De tous ces appareils, les meilleurs et les plus sûrs sont ceux dont l’appareil indicateur peut être considéré comme un instrument de pesage, fonctionnant à peu près comme une bascule ordinaire. La maison B. Trayvou construit un certain nombre de ces machines à essayer, dont nous relevons trois types principaux:
- Le type n° 1 est une machine verticale marchant soit à bras, soit au moteur et pouvant être disposée à deux vitesses à partir de 25 tonnes. La seconde vitesse peut servir, soit pour petits essais, soit pour la prompte mise en place des éprouvettes, soit enfin pour le retour
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- rapide de la vis de traction après la rupture de l’éprouvette (Fig. 23 et 24).
- Le type n° 2 est une machine horizontale qui peut être également établie, à la demande, soit avec marche à bras seule pour la traction et
- Fig. 23.
- pour le retour rapide de la vis de traction, soit avec marche au moteur pour la traction et marche à bras pour le retour rapide, soit enfin avec marche au moteur et à bras pour la traction et le retour (Fig. 23 et 26).
- Enfin, le type n° 3 (représenté Fig. 27) est une machine employée principalement pour essais des câbles et des chaînes. Elle est munie d’un appareil de traction hydraulique.
- Toutes ces machines se construisent pour toutes les forces suivant les demandes des clients.
- Appareil indicateur automatique de M. Trayvou.
- Tous ces appareils, balances, bascules, ponts à bascule, machines à essayer, peuvent être munis d’appareils indicateurs, agissant automa-
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- 8 TRAYVOU USINES DELA MULATIERE
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- Fig. 25.
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- Fig. 27
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- B. TRAl’VOU
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- tiquement et donnant les poids d’une manière visible, de façon à prévenir les erreurs et à assurer le contrôle et la vérification des résultats du pesage ou de l’essai.
- Jusqu’ici surtout les instruments de forte portée rentrant dans les
- B.TIWVjOU
- \ Breveté isgDg
- IMIJLATIERE
- USINES' DE LA!
- Fie. 28.
- types ci-dessus indiqués ne pouvaient pas être munis d’un appareil indicateur automatique à cadran en raison des dimensions extraordinaires qu’il eût fallu donner aux cadrans pour obtenir des divisions lisibles représentant des fractions assez faibles pour rendre l’appareil admissible en pratique.
- Il y avait bien déjà des appareils automatiques de forte portée, notamment en ce qui concerne les machines à essayer; mais ils étaient loin de donner satisfaction. Tous ces appareils, appareils à indicateur hydraulique, à manomètre, à mercure, à romaine électrique, à poids divisionnaires, etc., ne résolvaient qu’en partie le problème. En effet.
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- si la manœuvre à la main est supprimée dans ces appareils, il faut toujours néanmoins un observateur spécial pour suivre les indications. En outre, dans les uns on ne peut lire les indications par fractions suffisamment petites, et, dans les autres, celles-ci sont instables ; dans tous les cas, du reste, la lecture est peu commode.
- M. Trayvoua entrepris à son tour de résoudre cette question dont la solution est chercbée depuis si longtemps, et il y est parvenu en combinant la romaine automatique Dujour, dont nous avons donné ci-dessus la description et la théorie, avec son nouveau cadran à spirale à aiguille s’allongeant ou se raccourcissant automatiquement.
- Suivant l’importance de l’appareil auquel doit être appliqué cet indicateur automatique, l’aiguille fait de deux à quatre tours et même plus pour la partie totale,, en suivant dans son parcours exactement les divisions disposées sur le cadran en spirale. Pour remplir cette condition, l’aiguille est double, c’est-à-dire qu’elle se compose d’une gaine extérieure fixe sur l’axe et d’une mince aiguille mobile à l’intérieur de celle-ci ; celte dernière est conduite sur une plaque B,fixée au centre du cadran et portant une rainure en spirale du même pas que la spirale des divisions. Au bas de l’aiguille mobile a été disposé un petit galet rentrant dans la rainure de la plaque R, et, comme cette aiguille est guidée par la gaine extérieure emboutie (Y. Fig. 28), on conçoit parfaitement comment, tout en tournant autour de l’axe central, elle s’allonge ou se raccourcit suivant toujours exactement par sa pointe supérieure la spirale des divisions. L’expérience a montré que le double mouvement de l’aiguille n’a aucune influence appréciable sur la sensibilité de l’appareil, et c’est pourquoi M. Trayvou construit maintenant non seulement des machines, mais encore des ponts à bascule avec indicateur de ce genre. Le cadran est abrité par une glace contre les poussières.
- Appareil hydrodynamique pour la manœuvre des aiguilles et des signaux, système Bianchi-Servettaz.
- Ces appareils, adoptés depuis plusieurs années déjà parles chemins de fer italiens et récemment en France par les Compagnies P.-L.-IL, d’Orléans et duMidi, ont obtenu la médaille d’or à l’Exposition de 1889.
- Ils présentent, sur les autres appareils centralisateurs, les avantages suivants :
- 1° Emploi d'un liquide incongelable (eau et glycérine) sous une pression déterminée par un accumulateur; les opérations d’aiguillage se résument donc dans Ja simple manœuvre d’organes distributeurs dont le déplacement n’exige qu’un très petit effort; de plus, cet effort est constant quelle que soit la distance de l’appareil à manœuvrer (aiguille ou signal);
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- 2° Contrôle automatique, impératif et réel de l’exécution des manœuvres ;
- 3° Economie d’emplacement sur les appareils similaires;
- 4° Remplacement des transmissions rigides,qui encombrent les voies, par des conduites d’eau, enterrées dans des tranchées ;
- Coupe verticale ctad^dirtrilrateur d *
- Appareil en cabine ELEVATION
- Appareil à l'aiqui]l PLAN
- M P
- Fig. 29. — Schéma des communications hydrodynamiques pour la manœuvre d’une aiguille.
- 5° Giande économie d’entretien, l’usure des organes travaillant étant réduite au minimum, grâce au fonctionnement toujours très doux de l’appareil ; les opérations se font instantanément, cartous les organes sont calibrés et peuvent être remplacés par des pièces en réserve.
- Avant de donner la description détaillée de l’appareil, nous allons
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- tracer le schéma des communications hydrodynamiques sur lesquelles repose son fonctionnement, et nous choisirons pour cela le cas d’une aiguille.
- Entre le poste et l’aiguille, il y a quatre conduites P,M, C, D(Fig. 29). La conduite P est en communication constante., par l’embranchement
- P CMC E>
- Coup? vwtleah du dûfriliatmi dJ
- taîgruîILir (Pian)
- M P
- Fig. 30. — Schéma des communications hydrodynamiques pour la manœuvre de deux aiguilles en communication.
- P1,'avec un accumulateur engendrant une pression de 50 atmosphères. Elle aboutit, d’une part, au distributeur d (en cabine), par l’embranchement P2, et, d’autre part, près de l’aiguille, au petit cylindre d’un couple dé pistons différentiels p, p\ et, par l’embranchement P3, au distributeur dl. La disposition des tiroirs des distributeurs d et dl de
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- la ligure 1 correspond à la position normale de l’aiguille, et la pression de P, maintenant le pistonp à fond cle course, se trouve arretée sur les tiroirs des distributeurs d et dl.
- Si l’on renverse, dans la cabine, le levier commandant le tiroir g?, ce dernier s’abaisse de la quantité nécessaire pour mettre en communication la conduite P (par P2) avec la conduite M, qui aboutit au cylindre du gros piston p1. Il y a donc égalité de pression dans les deux conduites; mais,comme la section de p1 est le double de celle de jo, la tige commune à ces deux pistons se déplace dans le sens de la flèche, et c’est ce mouvement qui est utilisé pour le déplacement de l’aiguille par un mécanisme non figuré sur l’épure.
- Lorsque le changement de voie est bien arrêté dans sa nouvelle position, un organe,commandé soit parle mécanisme en question, soit par l’aiguille directement (voir plus loin), actionne le tiroir d1 en le déplaçant, dans le cas de la figure 29, dans le sens delà flèche —et aussitôt la troisième conduite C, dite de contrôle, se trouve en communication avec P (par P3) et, par conséquent, sous la même pression. La conduite C, retournant en cabine, dirige cette pression sous un piston plongeur E, qui, en se soulevant, déplace une came qui avait arrêté le levier de manœuvre aux trois quarts de sa course. Ce dernier peut alors être amené à fond de course et les enclenchements correspondant à sa nouvelle position peuvent se faire.
- Dans la manœuvre inverse du levier en cabine, le tiroir d se relève de nouveau dans la position de la figure 29, et le levier se trouve encore arrêté aux trois quarts de sa course sans pouvoir achever son mouvement. Aussitôt la conduite M sera en communication, par l’intérieur du tiroir d, avec la bâche de décharge B et, par suite, avec le réservoir R, auquel cette dernière est reliée par un tube D1. La pression constante de P ramène alors le piston p, et, par conséquent, l’aiguille, à la position normale, et, comme précédemment, le tiroir d1 sera déplacé à un moment déterminé, mais en sens inverse de la flèche ; il intercepte alors la communication de P avec C en ouvrant, au contraire,celle de C avec D. Cette dernière conduite, retournant en cabine, y aboutit, comme D1, au réservoir de décharge ; le contrepoids du piston de contrôle E fera donc à ce moment redescendre celui-ci, et avec lui la came d’arrêt ; le levier devient libre et peut être ramené à sa position d’enclenchement primitive.
- Lorsqu’il s’agit de manœuvrer deux ou plusieurs aiguilles pqr un seul et même levier, le principe de fonctionnement reste exactement lemême (voir Fig.30). Les tubes D etD ont un embranchement à chaque aiguille, le tube M aboutit à la première et le tube C à la dernière aiguille (Cet ordre peut être interverti, suivant le cas, sans aucun inconvénient). En renversant le levier en cabine, M sera, comme précédemment, en communication avec P, le piston p1 de la première
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- aiguille se déplacera et avec lui l’aiguille, et le tiroir dl avancera dans le sens de la flèche au moment voulu et découvrira la lumière de la conduite CM. La pression de P, passant alors dans CM,ira au pistonpl de la deuxième aiguille, et le même jeu se répétera. Au dernier distributeur, le tube C M est remplacé par la conduite C, qui retourne en cabine pour y opérer le contrôle.
- : W l
- üntrif
- Fig. 32. — Élévation longitudinale.
- Fig. 31. — Coupe transversale.
- Comme on le voit, chacune de ces aiguilles ne peut fonctionner qu’autant que la précédente aura parfaitement obéi à l’impulsion donnée et aura complètement achevé sa course. Le contrôle en cabine ne pourra donc se faire que lorsque la dernière aiguille aura à son tour accompli son déplacement.
- D’après ce qui précède, qu’il s’agisse d’une aiguille seule ou de plusieurs aiguilles, la disposition de contrôle adoptée constitue une garantie réelle et effective du fonctionnement parfait des aiguilles. Le
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- moindre obstacle, empêchant un changement de voie de se faire complètement, est ainsi signalé immédiatement à l’aiguilleur par l’impossi-
- Fig. 33. — Coupe verticale. (Position renversée.)
- Fig. 35.
- Table d'enclenchement (Position des tringles 1 et 2 pour leviers lenverses1)
- Fig. 36.
- Fig. 39.
- Fig. 34.
- bilitéoù il se trouve de renverser son levier entièrement et de produire les enclenchements exigés par le cas.
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- BnSt'a
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- Description de l'appareil central en cabine;
- Les figures 31 et 32 montrent l’ensemble d’un appareil de dix leviers du type bas (Le type élevé, pour postes plus importants,
- Fig.2 Flan
- Mils
- Fi», il
- Fig. 42.
- présente les mêmes dispositions principales)* Les leviers L, dont nous supposons huit pour disques-signaux et deux pour aiguilles, sont
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- alignés à la partie supérieure d’un bâti HH, qui porte sur le devant la table d’enclenchement T, les distributeurs D et, un peu en arrière, la bâche B servant de collecteur de décharge (Le réservoir R, indiqué sur les épures précédentes, n’est pas figuré). Au-dessus de cette bâche sont montés, pour les leviers d’aiguilles seulement, les cylindres de contrôle E.
- La figure 32 montre la position normale des leviers, inclinés à 60 degrés. Chaque levier commande son tiroir respectif D au moyen de l’excentrique J et actionne en outre une tringle verticale t, s’engageant dans la table d’enclenchement.
- Les figures 33 et 34 représentent en détail un levier d’aiguille avec sa came de contrôle, et les figures 35 à 38 les différentes phases de son mouvement pour la manœuvre de la position normale à la position renversée. En se reportant à la description schématique, on comprendra aisément le jeu du levier pour les deux manœuvres. Nous n’insistons pas non plus sur le système des enclenchements, dont la figure 39 montre clairement le principe.
- Description des appareils de manœuvre en campagne.
- (près des aiguit.les f.t signaux.)
- Manœuvre d’aiguille. — L’appareil est contenu dans une boîte enterrée près de l’aiguille et dépassant le niveau des rails le moins possible. C’est à cette caisse qu’aboutissent les quatre conduites P, M, C, D. Prenons d’abord le cas d’une aiguille non verrouillée et simplement munie d’une pédale qui s’oppose à ce qu’on puisse la manœuvrer tant que les roues d’un véhicule sont engagées sur elle. Au point de vue du contrôle impératif, deux dispositions peuvent être adoptées. Dans la première (voir Fig. 40 et 41), le mouvement des pistons ppl est communiqué à la bielle a de l’aiguille (et par suite au mécanisme de la pédale), par l’intermédiaire d’un balancier Æ, articulé, d’une part, au bloc moteur c et, d’autre part, à la came dentée c1. Cette dernière peut pivoter autour d’un axe et engrène avec la plaque coulissante f. Quand les pistons se mettent en mouvement, par exemple, dans le sens de la flèche, le balancier, agissant en même temps sur la bielle a et la came c1, fait pivoter cette dernière jusqu’à ce que la première dent g soit venue buter sur f. Le point e devient alors centre de rotation du balancier et celui-ci, toujours entraîné par c, continue à déplacer l’aiguille. Cette dernière, arrivée presque à fond de course, poussera la coulisse f, grâce à la bielle h à butées réglables, de manière à faire échapper la dent g un instant avant de venir se coller contre le rail de la voie. La came d exécutera donc un nouveau mouvement angulaire jusqu’à ce que la dent g1 vienne buter sur f. C’est ce dernier mouvement qui est utilisé
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- Ho^h)
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- Fig. 43
- Fig. 44
- Fig. 45.
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- pour faire fonctionner le tiroir de contrôle au moyen des organes i et j.
- Dans la deuxième disposition, le contrôle impératif se fait par l’aiguille directement, pendant la dernière période de son mouvement, au moyen d’une bielle à coulisse réglable (voir Fig. 42, dans laquelle bielle de commande de l’aiguille, articulée directement au bloc moteur; h — bielle de manœuvre du tiroir de contrôle, articulée à l’aiguille; m — coulisse de cette bielle). Cette disposition, moins compliquée, a été adoptée par les Compagnies P.-L.-M. et d’Orléans.
- La figure 43 représente le cas d’une aiguille à verrous, autrement dit à calage. Quel que soit le système de calage employé, les organes de manœuvre dans la boîte restent toujours les mêmes.
- Dans le cas des figures 44 et 45, le mouvement des pistons se transmet à une équerre articulée en n à un balancier ayant son centre d'oscillation en o; cette équerre est reliée en outre en nl à une bielle commandant l'arbre q, qui porte à ses deux extrémités les cames r et r1. Chacune de ces cames cale à tour de rôle l’aiguille dans une de ses deux positions. L’arbre q porte, en outre, à l’une de ses extrémités les manivelles s et s1, dont l’une actionne la pédale et l’autre les organes de commande du tiroir de contrôle. Pendant la première période du mouvement des pistons, le balancier est fixe et l’équerre pivote autour du points, faisant ainsi tourner l’arbre jusqu’à ce que la came qui verrouillait l’une des branches de l’aiguille se soit effacée; à ce moment, les deux cames sont venues s’engager sous l’aiguille et l’arbre se trouve arrêté dans son mouvement ; l’aiguille, au contraire, étant devenue libre et avec elle le balancier, la seconde période du mouvement commence. Le point n1 est maintenant fixe et le balancier pivote autour du point o, entraînant l’aiguille par la bielle t. Lorsque, ensuite, l'aiguille est venue se coller contre le rail opposé de la voie, le balancier redevient fixe et le point n1 mobile; l'arbre tourne de nouveau et la deuxième came se relève, calant à son tour l'aiguille dans cette position inverse. C’est pendant cette troisième période que le contrôle se trouve actionné par sa bielle dont l’extrémité est engagée dans une petite coulisse de l’équerre u.
- Manœuvre des signaux. — La manœuvre des signaux, disques, sémaphores, mâtereaux, varie suivant les exigences de chaque Compagnie. Nous nous contenterons de dire que les appareils hydrodynamiques se prêtent admirablement à tous les cas de manœuvre.
- Installation générale en cabine.
- La disposition de la cabine varie suivant le nombre des leviers ; le poste est desservi par un ou plusieurs accumulateurs, alimentés par une ou plusieurs pompes, marchant à bras ou au moteur, suivant l’importance de la station. Généralement, les cabines sont à un étage,
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- et les leviers sont installés à l’étage supérieur, tandis que les distributeurs se trouvent au rez-de-chaussée.
- Les accumulateurs sont placés également en bas, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur de la cabine; les pompes avec les réservoirs sont installés au rez-de-cbaussée et leur commande se trouve à l’étage supérieur, à la portée do l’aiguilleur, lequel a devant ses yeux les indicateurs de niveau des accumulateurs.
- La capacité des accumulateurs est de 5, 10 ou 20 litres ; 1 litre peut suffire soit pour environ dix manœuvres d’aiguilles ou de signaux à commande directe, soit pour quatre ou cinq manœuvres de signaux à commande par fils ; en une minute, l’aiguilleur peut refouler 1 litre dans les accumulateurs. Les pertes de liquide par évaporation peuvent être évaluées à 1 litre par 1,000 mètres de tuyaux et par jour.
- Dispositions relatives aux ouvriers.
- Sous le vocable : l'Union amicale, une société de secours mutuels est établie entre les ouvriers des établissements B. Trayvou. Elle est destinée à venir en aide aux ouvriers malades ou blessés et leur fournit gratuitement les médicaments ainsi que les soins du médecin. Il est, en outre, alloué à l’ouvrier malade 1 fr. 25 par journée de maladie. Tout ouvrier entrant dans les usines fait partie de cette société; la cotisation est de 1 franc par mois. Le médecin a un cabinet dans l’usine même. Il y donne, deux fois par semaine, des consultations gratuites, non seulement aux ouvriers, mais encore à tous les membres de leur famille.
- La société est administrée par le personnel des usines, sous la présidence de M. B. Trayvou. 11 existe un syndic par atelier. Un tableau de situation de la caisse est affiché chaque mois à la porte du cabinet du médecin ; il est signé du bureau et du syndic délégué.
- Quoique la cotisation mensuelle de 1 franc soit absolument insuffisante, la situation financière de cette société n’en est pas moins assez florissante, grâce aux versements personnels de M. Trayvou et à ceux que la maison fait chaque année au moment de l’inventaire.
- *
- * *
- 11 serait fastidieux d’entrer parle menu daus la nomenclature des récompenses accordées à la maison B. Trayvou dans les nombreux
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- concours auxquels elle a pris part. Rappelons seulement les principaux, en suivant les grandes périodes :
- 1844. — Exposition nationale de l’Industrie. — Médaille d'argent.
- 1849. — Exposition nationale de l’Industrie. — Médaille d'or (décernée pour la première lois à la balancerie).
- 1851. — Exposition universelle de Londres. —• Grande médaille de prix.
- 1853. — Décoration de M. Béranger.
- 1854. — Exposition des États-Unis. — Médaille.
- 1855. — Exposition universelle de Paris. — Médaille de lre classe.
- 1867. — Exposition universelle de Paris. — Premier prix.
- 1873. — Exposition universelle de Vienne. — Premier prix.
- 1878. — Exposition universelle de Paris. — Premier prix.
- 1889. — Exposition universelle de Paris. — Premier prix (Médaille d'or).
- E. Flavien,
- Ingénieur des Arts et Manufactures.
- NflV
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- CORBEIL.
- IMPRIMERIE GRÉTÉ-DE L’ARBRE.
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