La Nature
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- L. DE LAUNAY
- DIRECTION
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal .120, Boulevard Saint-Germain, Paris (Vl*)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction dés articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- Éboulement d’Ota (Corse). — Le 20 novembre, un rocher surplombant le village d’Ota (Corse), près d’Evisa, s’est détaché et a détruit quatre maisons, tuant 2 personnes et en blessant i5 autres. On trouvera au n° 1864 de La Nàture (i3 février 1909) p. 169 (fig. 3), une vue des aiguilles escarpées qui dominent ce village.
- Le prix d’une guerre. — On possède aujourd’hui les chiffres précis de la guerre russo-japonaise. Il a été engagé : du côté Russe, i 365ooo hommes; du côté Japonais 1 200 000 hommes, sur. lesquels ont réellement pris part a la bataille 590000 Russes et 640000 Japonais (chiffres empruntés à la statistique japonaise) T 'Lès morts-combattants, ont . été . au nombre de 3i 3 000 Russes et 392 000 Japonais. Les. frais directs de la guerre ont. été : pour les Russes dé-6.milliards de francs ; pour les Japonais, de 4.-5 milliards, les Russes ayant eu à subir des frais de transport beaucoup plus considérables. .
- Le dirigeable « Leichlingen ». — Là flotte aérienne allemande vient de s’augmenter d’une unité : le Leichlingen, qui appartient à la Rheinisch Westfaliche Motorlufstschiff Gesellschaft, Société créée en 1908 à Elberfeld. Le Leichlingen est à enveloppe non rigide : son volume est de 2900 m3 seulement sous 56 m. de longueur et 10 m. de diamètre au maître couple. L’enveloppe est pourvue de quatre soupapes de sûreté. Deux plans stabilisateurs horizontaux, placés de chaque côté de l’enveloppe, donnent la direction dans le sens vertical; le gouvernail vertical fait suite à une quille stabilisatrice. Pas d’empennage de queue. La nacelle, reliée au ballon par des suspentes rattachées à deux ralingues horizontales cousues de chaque côté de l’èn-veloppe, est faite en bois de frêne. Sa longueur est de . 27 m., sa plus grande largeur i,5o m. et sa plus grande hauteur de 2 m. Comme celle du Zodiac que ; nous avons décrit, cette nacelle est démontable à chaque tiers. Les inventeurs ont adopté, en vue de faciliter la direction en altitude, un dispositif que les brevets Lebaudy avaient prévu et qui ne fut pas mis en pratique : il consiste dans le déplacement,d’une certaine quantité d’eau entre deux réservoirs : un à l’avant,
- 1 autre à l’arrière de la nacelle, et commandé par une pompe spéciale. D’autre part une autre idée, appliquée dans le Méditerranéen IL, a été également adoptée en vue d’accroître la force ascensionnelle. Elle réside dans le réchauffement du gaz hydrogène par l’air envoyé dans le ballonnet. Dans ce but la prise d’air du ventilateur a été placée près du radiateur, il aspire ainsi de l’air chaud qui élève légèrement la température de l’hydro-gèné. Le dirigeable est équipé avec un moteur Benz de 120 CV., pesant 42o kg. Il actionne par démultiplication une hélice à deux branches faite en acajou, de 4,5o m. de diamètre et placée en avant de la nacelle. Elle tourne à 400 tours. Le hangar a été élevé près d’Elberfeld, suivant les prescriptions du ministère de la
- guerre allemand; il mesure 80 m. de longueur, 3g m. de large et 29 m. de haut. La première ascension a eu lieu le 21 octobre. Maintenu par des cordages que tenaient les hommes d’équipe, il se détacha et le vent le chassa sur une colline où il atterrit assez brusquement. Le dégonflement eut lieu et il fut ramené à son hangar : on procède actuellement aux réparations.
- :i Les grands croiseurs anglais. — Dans la même journée (28 octobre), l’Amiraiité Britannique a 'lancé deux nouveaux croiseurs qui méritent quelques lignes de description. L’un- est Y Inde fatigable, du type Invincible^ mais supérieur aux trois navires de cette classe. Son tonnage est de 19 ooott. (au lieu’ de .17 25o)f'_ketl_sa puissance de machinerie de 45.000 R. Pi au lieu de 41 ooo).’ La. vitesse est de 27 nœuds, soit une augmentation de 2 nœuds, et la longueur se trouve augmentéè de 40 pieds. La supériorité intéresse surtout l’armement : 8 pièces de 12 pouces calibre 5o et 20 pièces de 4 pouces, au lieu de 8 pièces de 12 pouces calibre 45 et de 16 pièces de 4 pouces. Les autres avantages que présente le nouveau croiseur sont les suivantes : les tourelles du milieu ont été placées de façon à leur assurer un plus grand angle de tir; l’augmentation du déplacement a permis de renforcer la protection, et l’aire du cuirassement (avec plaques d’acier durci de 7 pouces) est beaucoup plus, étendue sous la ligne de flottaison. Mis en chantier le 23 février 1909, il pourra prendre la mer dans les premiers jours de 1910. A ce propos, certains journaux font remarquer que Y Inde fatigable, est inférieur aux deux derniers croiseurs cuirassés allemands « G » et a H », qui déplacent 22 000 t., et dont les machines développent 70000 chevaux, leur armement consistant en 10 pièces de 12 pouces calibre 5o et 12 pièces de 6 pouces. Mais on annonce déjà que la cale de Y Inde fatigable aura incessamment en chantiers un croiseur d’un déplacement de 21 5oo t., avec une puissance de 80 000 chevaux, et un armement identique à celui des croiseurs allemands. L’autre navire lancé est le petit croiseur Gloucester, premier d’une série de 9 scouts. Ses. valeurs sont les suivantes : 4800 t., 22 000 ;HP (à turbine), 2Ô nœuds, 2 pièces de 6 pouces et 10 de 4 pouces.
- Les équivalents du franc. — Il vient de se tenir à Lisbonne une conférence internationale télégraphique qui a déterminé, pour la perception des taxes dans les pays de l’Union qui n’ont pas le franc pour unité, quel était l’équivalent de celui-ci dans leurs monnaies respectives. D’après le Mouvement géographique, il ressort de cet examen que l’équivalent de notre franc est actuellement de 9 pence 6 dixièmes pour l’Angleterre, l’Australie, lé Gap, Natal, Transvaal, Orange et Nouvelle Zélandé; de o,85 de mark pour l’Allemagne; de 1 couronne pour l’Autriche et 1 la Bosnie-Herzégovine ; de 1 peseta et i3 centimes pour l’Espagne; de 200 reis pour le Portugal; de 1 lire pour l’Italie et l’Erythrée;
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- INFORMATIONS
- de i drachme pour la Grèce et la Crête; de i leu pour la Roumanie; de o,5o de florin pour les Pays-Bas; de o;a5 de rouble pour la Russie; de 0,80 de krone pour le Danemark et la Norvège; de 80 krona pour la Suède; de 3 piastres 34 paras pour l'Egypte ; de 2 krans 5o chaïs pour la Perse; de 0,68 de roupie pour les Indes et Ceylan; de o,58 de florin pour la Néerlande ; de o,5o de piastre pour l’Indo-Chine française ; de 0,40 de yen pour le Japon; de 35 atts pour le Siam; de 65o reis pour le Brésil; de 5o centavos pour la Bolivie; de 20 centavos or pour l’Argentine; de o5.333 de peso d’or pour le Chili; enfin, de 01.866 de peso pour l’Uruguay.
- La représentation du galop. — Les archéologues ont très nettement établi, comme on le rappelait ici récemment dans un article sur le mirage oriental, que la représentation plastique du cheval au galop volant, propre à l’art mycénien, et passée de celui-ci à l’art extrême oriental par l'intermédiaire de la civilisation gréco-bactrienne, est ensuite totalement disparue de l’art européen jusqu’à la fin du xixe siècle. Ils se sont naturellement demandé pourquoi et comment avait été créée cette représentation, qui ne correspond, paraît-il, à aucune attitude du cheval. S’appuyant, en effet, sur le fait que Marey n’avait jamais pu obtenir cette attitude dans des séries cinématographiques, ils concluaient tan-
- tôt que c’était là une invention de toutes pièces des artistes mycéniens, tantôt que ceux-ci avaient figuré la synthèse d’un mouvement complexe, l’image composite qui en reste dans les yeux. M. Ray Lankester, l’éminent savant anglais, dans une lettre à notre excellent confrère londonien Nature, met en avant une autre hypothèse. Selon lui, la création du galop volant dériverait de l’observation du chien de chasse courant. A l’appui de cette idée, M. Ray Lankester donne le dessin ci-contre, calqué sur un instantané photographique de M. Edw. Muybride et qui est en effet la pose classique du galop volant, la ligne AB représentant le niveau du sol. L’image empruntée au chien aurait été ensuite appliquée, plus ou moins à tort, à d’autres animaux, comme le cheval, le lion, etc.
- Voiture de livraison réfrigérée pour le transport rapide du lait. — La Revue générale du froid(novembre) signale, d’après le Bulletino delï Agricoltura, un intéressant type de voiture réfrigérée employée par la laiterie Funck, de Hedelfingen, qui fournit le lait à Stuttgart, pour le transport de celui-ci à grande distance. C’est une petite voiture complètement close, dont lés parois latérales se réunissent à la partie supérieure sous des angles arrondis. Intérieurement, à la partie supérieure, se trouve un coffre à glace, et, des deux côtés, sur la face interne, sont deux récipients dans lesquels se rassemble l’eau de fusion de la glace. Cette eau est recueillie pour contribuer à rendre plus froid l’intérieur de la voiture/laquelle est complètement isolée par un revêtement en liège. Les paniers contenant les bouteilles de lait sont disposés sur une sorte de plancher en aluminium qui peut être facilement enlevé en vue des nettoyages. L’air qui s’est refroidi au contact des récipients de glace et d’eau descend dans la région inférieure, obligeant les couches inférieures à s’élever. Il s’établit ainsi un courant continu qui maintient la température constante. Les bouteilles s’enlèvent par de nombreux portillons en tôle à coulisses ;. de cette façon l’air chaud extérieur ne pénètre pas en trop grande quantité et ne provoque pas une élévation notable, de la température qui atteint au plus 12 degrés, poème pendant les très fortes chaleurs. Etant donnés les très bons résultats qu’ont donnés ces voitures, la Laiterie a fait construire sur le même type une automobile qui répond complètement à ces deux exigencesréfrigération continue du lait et rapidité de son transport.
- Réfrigération et ventilation dans les caves d’une banque. — Les caves blindées dans lesquelles sont
- déposées les valeurs de la United States Realty Building, de New-York, sont aérées en tout temps, dit la Revue générale du froid, d’après Cold Storage and Ice trade Journal. Elles sont rafraîchies pendant la saison chaude, par une circulation d’air froid. Les caves blindées, au nombre de deux, sont faites de plaques d'acier au nickel harveyées, épaisses de 125 mm, adossées à un mur en béton de o,3o m. d’épaisseur. L’air, pris au dehors, est débarrassé de ses poussières et de ses germes dans un laveur à pulvérisation d’eau chaude, refroidi par son passage sur un réseau de tubes parcourus par une saumure froide, puis refoulé par un ventilateur dans les caves. La température est réglée automatiquement par un système de thermostats.
- Lavoisier et la géophysique. — La revue belge Ciel et Terre résume un intéressant travail que le professeur Siegmund Günther (de Munich) vient de consacrer à Lavoisier dans les Diergarts Beitragen ans der Geichichte der Ckemie. Le savant allemand rappelle notamment les nombreuses études que Lavoisier a poursuivies dans le domaine de la géophysique. Avant l’âge de 20 ans, il avait déjà écrit sur l’aurore boréale et étudié celle qui, le 4 octobre 1763, avait frappé l’attention générale en France. A l’occasion de l’envoi que lui avait fait l’abbé Bachelay d’un fragment de météorite, il s’occupa aussi de l’origine probable de ces corps, et enfin, dans l’histoire de la météorologie, et d’une manière plus précise dans celle de la météorologie pratique, il peut revendiquer une place d’honneur; il a, l’un des premiers, sinon le premier, préconisé l’observation du baromètre pour la prévision du temps ; il a aussi montré l’importance des observations de l’hygromètre et de l’anémomètre et alla jusqu’à proposer la publication journa liére de pronostics sur l’état du temps. Rappelons d’autre part que Lamarck, l’éminent fondateur de la biologie moderne, dont l’activité fut également très dispersée, et qui notamment combattit vivement les théories chimiques de Lavoisier, doit être considéré avec celui-ci comme l’un des fondateurs de la météorologie : il réalisa en ; particulier pour la première fois de.s recueils,d’obsêrvations météorologiques quotidiennes et de pronostics, dans "ces célèbres almanachs qui lui valurent d’être si vertement rabroué par Napoléon Ier,
- Le régime carné au Japon. — Les partisans du régime végétarien ont appris avec regret que le Gouvernement japonais établissait de grandes fermes d’élevage en vue d’obtenir gssez de viande de bouchexûe pour en distribuer chaque jour aux soldats,, nourris presque exclusivement de poisson et de riz jusqu’ici. Cette nouvelle mesure fait partie d’un plan d’ensemble dont le résultat, espèrent les Japonais, sera de relever la moyenne de la taille de la race. Une série d’observations dégitiment cet espoir. On sait que la corporation des lutteurs, qui se nourrit de viande depuis un temps immémorial, présente des individus d’une stature gigantesque. Sous l’ancien régime, la nourriture carnée était tenue en horreur par l’ensemble de la population. Seuls, les nobles goûtaient parfois à la viande de sanglier. Mais, depuis 25.ans, la consommation de la viande s’est peu à peu répandue dans le peuple ; et l’on peut voir, dans les rues des villes, de petites boutiques en plein vent où les portefaix et les kurumayas (conducteurs, de pousse-pousse) peuvent acheter pour quelques centimes de copieuses portions de bœuf bouilli ou de viande de cheval. Les Européens et les Américains qui vivent depuis une trentaine d’attnées au Japon, ou qui revisitent ce pays après un long intervalle, constatent que lintro-duction du régime carné a déjà modifié l’apparence physique des classes laborieuses. Les hommes sont moins pâles et plus musclés. Il semble que la taille se soit déjà sensiblement relevée, du moins . parmi les coolies ou manœuvres. Au contraire, parmi les artisans et autres ouvriers d’occupations sédentaires, qui continuent à se nourrir de riz et de légumes, on trouve, comme auparavant, beaucoup d’individus dont la taille est inférieure à i,55 m.
- Protection des parcs naturels. — Le a3 octobre s’est fondée à Munich une « société pour la protection des parcs naturels ». Son siège est à Stuttgart. Elle a pour objet, de créer en Allemagne et en Autriche (comme aux Etats-Unis) des parcs naturels où les sites, la faune et la flore seraient soustraits aux dommages de l’industrialisation. La cotisation est de 2fr,5o par an.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- Électricité <m
- Distinction du courant d’une lampe à incandescence. — Gomment reconnaître immédiatement la uature du courant d’éclairage d’une lampe à incandescence, courant continu ou alternatif ?
- Il suffit de prendre un aimant en fer à cheval ordinaire.
- Si l’on a affaire à du courant continu, c’est-à-dire toujours de même sens, le filament est attiré par un des pôles de l’aimant et il est repoussé par l’autre. Ceci s’explique par l’action du champ magnétique créé par l’aimant agissant sur un conducteur parcouru par uu courant électrique. Le filament de la lampe forme un
- Courant alternatif. Courant continu.
- solénoïde qui agit comme un véritable aimant, et, suivant la face de la lampe qu’on considère, on a attraction ou répulsion parce que les pôles de noms contraires s’attirent et ceux de même nom se repoussent.
- Si l’on a affaire à du courant alternatif, c’est-à-dire changeant de sens uu certain nombre de fois par seconde, qui nous est donné par le double du nombre de périodes, les pôles de 1 aimant formé par le filament changent de nom autant de fois que le courant change de sens. Par conséquent, si l’on présente un pôle quelconque de l’aimant eu fer à cheval, le filament alternativement attiré et repoussé vibrera et formera une bande lumineuse plus ou moins large qui décèle immédiatement la présence du courant alternatif.
- *>> 'Eclairage - &
- Lampe à réglage instantané. — Les lampes à essence se règlent en général au moyen d’une crémaillère qui fait monter ou descendre la mèche; mais cette crémaillère ne fonctionne pas toujours très bien, notamment si la mèche est assez longue pour toucher le fond de la lampe. Aussi a-t-ofi imaginé depuis longtemps déjà d’employer un tube, qui cou-
- Lampe à réglage instantané.
- I. Boucle terminant le . tube de réglage. 3. Disposition du levier sur la lampe.
- lisse sur. celui portant la mèche, et qu’on élève plus ou moins pour diminuer la partie saillante de celle-ci. M. F. Jouve a muni sa lampe d’un dispositif qui permet défaire cette opération très rapidement et d une seule main.
- Le tube coulissant porte à sa partie inférieure une boucle T dans l’ouverture de laquelle vient s’engager un petit ergot monté sur un levier HP articulé on H. 11 suffit, avec le pouce de la main qui tient la lampe par
- lanse, de soulever ou d’abaisser légèrement le levier pour augmenter ou diminuer la lumière.
- Entre autres applications, nous pensons que celte lampe pourrait rendre, service aux photographes qui ont souvent besoin de baisser la lumière de la lanterne rouge au début du .développement pour donner plus de lumière à mesure que l'image apparaît. — La lampe se trouve chez M. Jouve, 6a, rue d’Allemagne, Paris.
- r> Photographie
- Mise au point des autochromes. Verre dépoli mixte. — On sait que pour impressionner les plaques autochromes, de façon à obtenir les véritables couleurs de la nature, il faut placer uu écran jaune, sur le trajet des rayons lumineux, aün d’éliminer la dominante bleue. On nous a souvent demandé quelle place doit occuper cet écran : devant ou derrière l’objectif? Au point de vue du résultat final cela n’a pas d’importance. Mais, dans la pratique, on n’a pas toujours le choix de l’emplacement; selon la disposition de [ appareil ou de l’objectif on peut être forcé de mettre l écran tantôt à l’avant, tantôt à l’arrière. La façon de faire la mise au point ne sera pas la même dans les deux cas et c’est là ce qu’il est important de savoir. En général, on fera la mise au point sans l'écran, parce qu’on y voit mieux ; mais alors il faut se souvenir que si on place ensuite
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- Mise au point des autochromes.
- l’écran en avant de l’objectif, il y a lieu de la modifier, tandis que cela est inutile si on le place à l’arrière.
- La figure ci-dessus le fera comprendre.
- Supposons un écran E à faces parallèles (dont nous exagérons l’épaisseur) interposé sur le trajet d’un rayon ayant traversé l’objectif O. Selon les'lois de la réfraction il se rapprochera de la normale N à l’intérieur de l’écran et, à sa sortie, il reprendra sa marche parallèlement à sa direction primitive; il ira former son image en B. Si nous supprimons l’écran E, il suivra son chemin tout droit et ira former son image en A. Si nous mettons notre écran devant l’objectif, le rayon lumineux pourra subir une déviation avant de traverser cet objectif, mais cela n influencera pas sa marche dans l’intérieur de la chambre noire et la mise au point ne sera pas modifiée. Mais il ne faut pas oublier que, dans la photographié autochrome, nous mettons notre plaque à l’envers. Par conséquent, pour que la surface sensible occupe la même place que la surface dépolie du verre sur lequel noüs avons fait la mise au point, il faut : i° que nous prenions la précaution de placer la surface dépolie en dehors de la chambre quand l’écran devra'être‘mis à l’avant, après que la mise au point aura été faite ; a° que la partie dépolie soit en dedans de la chambre quand l’écran devra être placé à l’arrière de l’objectif, après la mise au point terminée. Dans ce dernier cas, en effet, la correction se fera automatiquement parce que l’épaisseur de l’écran est calculée de telle sorte que la distance AB soit égale à l’épaisseur moyenne des plaques auto-chromes.
- Afin qu’on puisse utiliser le même verre dépoli dans les deux cas, et aussi bien pour la photographie en noir nue pour celle èü couleurs M. Louis Schrainbach a eu l’idée de faire établir des verres dépolis inix-tes) c’est-
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- à-dire qu’une moitié est dépolie en dedans delà chambre et l’autre moitié en dehors; on n’est pas obligé de cëtte façon de rendre le verre dépoli mobile afin de pouvoir le retourner quand cela est nécessaire. — On trouve ces verres dépolis mixtes chez M. Louis Schrambach, i5, rue de la Pépinière, Paris.
- *> Mécanique
- Roue élastique pour brouette. — Cette roue se compose d’un cercle en acier rigide remplaçant la jante en bois des. roues ordinaires; atin de donner une suspension élastique à la brouette et d’atténuer les chocs que les inégalités du sol font subir à la roue et qui se répercutent péniblement sur les bras et la poitrine du terrassier qui pousse la brouette, le constructeur a formé les quatre rais de cette roue de lames d’acier flexibles réunies à l’axe par des couronnes en fer qui constituent par le fait le moyeu de la roue.
- D’après M. Zondervan, ai, rue Albouy, inventeur de cette roue, elle procure une économie sensible dans le travail à la brouette.
- *»> Jouets
- Animaux anatomiques. — Idée originale et extrêmement intéressante, réalisée par M. Yogel qui a imaginé de construire en bois découpé un groupe d’animaux non articulés, mais s’ouvrant en feuillets pour montrer tous les organes dont se compose le corps de l’animal. Il y a un feuillet spécial j>our le squelette, un autre pour la circulation du sang, un autre pour les organes de digestion; de petits feuillets mobiles sont encore fixés sur les grands lorsque cela est nécessaire. Nous nous trouvons donc en présence de beaux jouets scientifiques très soigneusement édités, toutes les planches étant coloriées. L’animal s’ouvre dans le sens de la longueur et les
- Animaux anatomiques. — i, fermé; 2, ouvert.
- organes apparaissent. Nous nous permettrons une légère remarque : l’idée étant très intéressante, doit être complétée par des annotations, une légende disposée en face de chaque planche avec des chiffres indicatifs ou des lettres permettant à l’enfant de chercher lui-même et de reconnaître tous les organes. Sans cela le but poursuivi par l’auteur ne serait pas atteint. D’autre part, il ne faut pas songer à tirer ces planches en noir; elles doivent être éditées en couleur, quoique le prix de revient soit plus élevé, comme tous les sujets anatomiques de ce genre. Ces pièces n’auront de valeur instructive qu’au-tant qu’elles,, seront absolument parfaites et dans ces conditions ne sauraient être vendues à bas prix. — Ce, jouet se trouve chez l’inventeur, M. Yogel, i3, passage des Panoramas, à Paris. .
- Idéal sculpteur. — Le but que s’est proposé l’inventeur de cet appareil jouet est de faciliter le travail du modelage et la reproduction de tout objet.
- On place le modèle à reproduire sur la table la plus élevée et on le fixe à l’aide d’un peu de terre à modeler. L’autre tablette B reçoit la terre à modeler dont le volume est légèrement supérieur à celui de l’objet. On! regarde ensuite dans l’appareil disposé en pleine lumière’ en se couvrant d’un voile comme s’il s’agissait de regarder un sujet sur le verre dépoli d’un appareil photo-! graphique. On voit alors, sur la terre a"modeler, l’image
- de l’objet en vert, tandis que le restant de la terre apparaît teinté en rouge. Il suffit donc pour déterminer les contours, d’enlever toute la partie rouge delà terre avec les instruments contenus dans le socle de l’appareil. Cette première opération faite donne un premier profil. On tourne alors très légèrement une manivelle qui actionne les deux tablettes; l’image de l’objet présente un nouveau profil et l’on enlèvera encore toutes les parties de la terre teintées en rouge. On continue ainsi jusqu’à ce que tous les profils du modèle soient passés sous les yeux. On obtient alors la reproduction exacte du modèle en terre-à modeler. Quand toutes les parties rouges ont disparu la masse modelée apparaît en gris et
- L’idéal sculpteur.
- si on a retiré un peu trop de matière en un point quelconque, cette partie enlevée en trop apparaît en noir dans la masse grise : il suffira d’ajouter de la terre.
- Les débutants devront s’exercer tout d’abord sur des objets de forme .très simple : verre, tasse, carafe, etc. ; plus tard, lorsqu’ils auront acquis une certaine expérience, ils pourront essayer des bustes, des animaux, etc. Pour faire les détails très fins, on se sert d’un outil spécial et on pourra procéder sans le secours de l’appareil. Dans le cas où le modèle comporte des parties détachées, bras ou jambes levés, par exemple, il faudra avoir soin d’introduire dans la terre une armature en bois ou en fil de fer. '
- L’appareil comporte une boîte B pourvue à l’avant de deux lentilles stéréoscopiques. Cette boite est fermée à l’arrière par une glace G en verre vert foncé, et à la base A par une autre glace rubis teintée or. A l’intérieur se trouve un miroir M incliné à 45 degrés. Ce miroir réfléchit l’objet sur un deuxième H dans lequel vient également se réfléchir l’image de la masse à modeler T. C’est ainsi que les deux images se superposent. — L’appareil se trouve chez le représentant, M. Albert Aivas, 41, rue Meslay, à Paris.
- Objets Utiles
- Le porte-manteau de voyage. — Quand on arrive dans un hôtel ou une chambre garnie, on n’y trouve pas toujours de quoi accrocher ses effets sans les déformer.
- Il y a bien des ' crochets dans les armoires, mais on ne peut les utiliser qu’en y accrochant le portemanteau classique supportant le vêtement par le col et les emmanchures dans une position normale pour éviter les plis défectueux.
- M. Chaumet a construit un système de support de ce genre (fig. 1), en fil de feiv qui est articulé de façon à se replier facilement et à tenir très peu de place.
- On peut ainsi en emporter plusieurs dans ; une malle sans craindre l’encombrement. — L’appareil se trouve chez M. Chaumet, 147, rue Saint-Maur, à Paris.
- Support pliant pour vêtements.
- 2. Le même, '
- replié, pour le transport.
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- HYGIÈNE ET SANTE
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- La fréquence du diabète dans les principales villes du monde. — Les statistiques médicales montrent que depuis un certain nombre d’années la mortalité par le diabète a notablement augmenté dans les pays civilisés. Il semble qu elle marche de pair avec l’accroissement du cancer, sans qu’il y ait cependant entre les deux maladies un rapport bien étroit. En Angleterre, d’après des relevés fort intéressants recueillis par le D‘ Williamson, la moyenne annuelle était pour la période de i85o à 1860 de 454 5 dans la période de 1860 à 1868, le chiffre monte à 628 ; puis d’année en année il va grossissant, io57en 1878; 1773 en 1888 ; 2585 en 1898 pour atteindre en 1907, 336o. Notez que cet accroissement, qu’on pourrait expliquer par l’augmentation de la population, n’en est en réalité pas du tout la conséquence; la population a augmenté d’environ 100 pour 100, tandis que la mortalité par le diabète est montée d’environ 700 pour 100.
- Comment expliquer cet accroissement; la chose n’est pas facile. En étudiant la mortalité causée par cette maladie dans les différents grands centres du monde, le Dr Williamson a constaté que cette mortalité était encore moindre en Angleterre que dans beaucoup d’autres pays, •le veux bien que les statistiques mortuaires ne soient pas toutes faites avec un soin égal, qu’il y ait des erreurs, des omissions, mais en se tenant aux résultats d’ensemble, :ces détails pèsent peu sur les données recueillies auprès des municipalités. Voici par exemple quelques chiffres des capitales ou grandes villes d’Europe. Tandis qu à Londres le taux de mortalité (par cette maladie) est de 8,3 pour cent mille habitants, de 6,6 à Manchester, de 12,7 à Edimbourg, de 7,1 à.Glasgow, de 3 à. 4 à Dublin, il s’élève à 12 à Christiania et à Stockholm, à 12 à Amsterdam, Budapest, 11 à Madrid, à 16 à Copenhague, à 14 à Bruxelles, à 10 à Munich, à .17 à Paris, 20 à Berlin, 25 à Bordeaux. La proportiQn;iiS.(ïrait-!encore plus 5 consitiérable, toujours d’après le mèmè auteur, pour certaines villes d’Amérique,. 17 à New-York, Washington, 18 à'Boston, 20 à San-Francisco, 27 à Worcester dans le Massachussets, 2 1 à.Rochester et 26 à Syracuse (Etats-Unis). Par opposition, on trouve cette. mortalité très faible à Naples, en Sicile, presque ' nulle à la Jamaïque; .........
- Pourquoi ces écarts de près de 20 pour 100 dans des villes où les conditions climatériques et hygiéniques sont_peu différentes. On a voulu assigner comme causes de l’extension du diabète, le surmenage mental, l’abus de la consommation des mets sucrés et de l’alcool, la fatigue générale causée par la vie fiévreuse des grands centres. Il est vraisemblable que les conditions de vie moderne entrent pour une part dans la production de cette maladie; la surabondance de nourriture, avec des mets plus substantiels, surabondance qui s’est étendue à toutes les classes de la Société est évidemment un grand facteur de glycosurie pathologique. On mange trop, c’est vrai, dans tous les pays, peut-être réagira-t-on mieux contre ces excès avec la pratique plus suivie des sports, à la condition de ne .pas tomber dans l’exagération. ce qui provoquerait le surmenage et des causes d’affaiblissement favorables à Pétiologie du diabète.
- Mais pourquoi, je le répète, ces différences dans des villes où la vie est à peu près similaire, c’est un point que le Dr Williamson ne trouve pas à éclaircir; il se contente de noter des faits en attendant l’avenir. Bornons-nous à l imiter. Dr A. C.
- Les médicaments explosifs. — J’ai eu l’occasion d’observer il y a quelques jours un accident assez singulier. Un jeune homme jouait avec quelques camarades, lorsque dans une poussée un peu vive, il vint tomber sur des marches d’escalier. Le choc fut assez rude, mais ce qu’il y eut de bizarre c’est que les assistants au nombre de quatre ou cinq perçurent nettement comme un coup de pistolet. Le jeune homme avait été blessé, en effet, au haut de la cuisse, sur. le point qui avait reçu le choc, le pantalon était brûlé et les téguments aussi. En recherchant la cause de cet accident singulier que ses amis attribuaient à une cartouche oubliée dans la poche, je constatai des débris de pastille et le souvenir du blessé aidant, il fut aisé de reconstituer la genèse de ce petit drame.
- Lejeune homme portait à même sa poche des comprimés de chlorate de potasse, mêlés à son trousseau de clefs et à un petit canif.. Il a suffi évidemment d’un choc un peu fort de ces outils d’acier sur le chlorate pour le faire détoner et provoquer la blessure. C’était par une des rares chaudes journées de cet été, au mois d’août, ce qui facilitait encore la déflagration du sel.
- Le chlorate de potasse est un médicament précieux contre les stomatites, les gingivites, mais c’est un agent de pyrotechnie remarquable. La facilité avec laquelle il abandonne 1’,oxygène qui entre dans sa composition le rend dangereux, car il détone facilement à la percussion ou au contact d’agents spéciaux. Mélangé au sucre, au soufre, à l’amidon, il peut s’enflammer par le choc. Aussi les pharmaciens ont la précaution de le pulvériser à l’état humide et de ne jamais l'incorporer en mélange avec des poudres astringentes, telles que le tanin, le cachou, etc. Un d’entre eux me contait qu’un. de ses clients ayant à se gargariser avec une solution de chlorate eut l’idée de ie rendre plus actif en y ajoutant du perchlorure de fer; le flacon fit explosion dans sa poche.
- Il est d’autres produits chimiques qui sont des plus utilès comme médicaments, mais qui demandent à n’être pas unis à certains corps, sous peine de danger d’explosion, Tels sont l’acide chromique mélangé à de la glycérine ; le produit détone violemment et offre le même danger que si l’on avait préparé de la nitro-glycérine.
- De la teinture d’iode,' mélangée à de l’ammoniaque liquide, deux produits qu’on trouve facilement dans les pharmacies de famille, forme un mélange des plus dangereux ; il se forme de l’iodure d’azote lequel corps détone.au simple frottement le plus léger.
- Inutile d’insister, mes lecteurs ont, je pense, la sagesse de s’en remettre aux soins du pharmacien pour préparer les remèdes complexes. Le chlorate de potasse est très employé pour les soins de bouche, c’est pourquoi j’ai signalé ce petit danger. Ne vous en servez qu’à l’état de solution pure et évitez de porter dans votre poche des pastilles de ce sel ou tout au moins évitez de recevoir un choc si vous en avez sur vous. ~ - Dr A. C.
- VAR] ÉTÉS
- G&,
- Le lierre : ses méfaits, son utilité. —Le lierre (hedera hélix) est. trop connu pour qu’il soit besoin d’insister sur sa description. On peut dire qu’on le rencontre partout, quelles que soient la nature du terrain et l’exposition en plein soleil ou dans les lieux
- ombragés. ,....................
- Cet arbrisseau indigène, grimpant, sarmenteux, s’accroche à tout, grâce aux griffes, aux sortes de racines, dont est;pourvue une des faces de la tige. . Mais ce n’est pas sans quelque cachet décoratif pour l'ornementation
- des sites, en raison de son feuillage lustré et persistant. On l’emploie, à dessein, pour couvrir les rochers, murailles, grilles, colonnes, troncs d’arbres et,"même., pour former aux plates-bandes une bordure toujo.urs verte: , Nul n’ignore que l’on a accusé le lierre de pas mal de méfaits. D’après M. de Vilmorin on ne peut guère hésiter sur le point de savoir s'il est nuisible ou non aux arbres forestiers. Peu ou prou, il leur porte, toujours préjudice. D’abord, ses racines proprement dites, sans cesse en travail, concurrencent, dans le sol, celles de
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- l’arbre qui lui sert de support. Il étreint ce dernier et, parfois, le comprime par ses tiges grimpantes, le poids et la masse de ses rameaux adultes, qui, certainement, étouffent bien des brindilles. On a dit que le lierre est nuisible surtout aux- résineux. On a mis sur compte de plantes grimpantes la mort d’épicéas, de sapins argentés, de pins noirs d’Autriche. Il est à remarquer que l’arbrisseau en question semble préférer les arbres feuillus qui, à l’automne, se dépouillent. Le feuillage persistant lui dispute davantage la lumière dont il a besoin pour fructifier en automne, alors qu’en octobre ses fleurs sont épanouies.
- L’auteur que nous avons cité ne croit pas à l’effet fâcheux dont on a voulu parler, et qui se produit quand on débarrassé un arbre qui a été jusque là mis à l’abri du froid par ce manteau protecteur que lui formait le lierre: Il né croit pas, non plus, que le végétal en question vive en parasite par ses racines adventices. Il semble démontré que ce dernier ne détourne pas la sève de l'arbre qu’il enlace. Il Remprunterait même rien aux parties d’écorce vieillies et partiellement décomposées, sauf pour le cas où le tronc, creusé par l’âge, contiendrait dans ses cavités du terreau provenant de la décomposition du bois ou des feuilles. Si, en effet, on sectionne un pied de lierre rez de terre, toute la portion supérieure se dessèche. Cependant il n’est pas douteux que ces rudiments de racines que sont les crampons puissent, à l’occasion, se changer en racines véritables. Ainsi, quand, en mai-juin, on place sous verre et sur de la terre ou de la mousse humide l’extrémité de la pousse nouvelle terminale du lierre, pourvue à 5 à 6 cm. du bout de petites racines blanches et tendres, qui, plus bas, sont déjà trânsformées en crampons gris et durs, on voit cès radicelles blanches devenir racines véritables et le rameau constituer une bouture enracinée.
- Pareil fait peut se constater, d’ailleurs, sur les murs disjoints des vieilles constructions, quand on sectionne tin pied de l’arbrisseau. Parfois, alors, quelques brànches conservent leur vitalité, quand le reste se dessèche. Dans ce cas, il est possible de trouver la crevasse où les crampons se sont changés en véritables racines.
- D’après un referendum anglais adressé à des châtelains, curés, industriels, architectes, sur les effets utiles ou fâcheux du lierre sur les habitations, il résulte, qu’en général, les personnes interrogées regardent ce végétal comme étant plus utile que nuisible.' Mais si sa croissance n’est pas surveillée, il peut être nuisible aux descentes d’eau, aux gouttières, qu’il obstrue, aux tuiles, qu’il soulève et déplace.
- Le lierre agit utilement en desséchant les murs, surtout en abritant les constructions, contre la pluie et la neige, par ses feuilles persistantes en lames obliques descendantes, en donnant cohésion à la bâtisse par l’enchevêtrement de ses rameaux, constituant une sorte de chaînage végétal. Mais l’implantation des racines dans les murs asséchés est extrêmement rare si les mortiers sont, au moins, de qualité ordinaire. Enfin, le manteau de verdure constitue pour l’édifice une sorte d’enveloppe
- isolante, qui le protège en partie contre le froid.
- En résumé, contrairement à l’opinion courante, « le lierre bien surveillé peut-être chez nous, non seulement décoratif, mais plutôt utile que nuisible aux habitations ». Il est donc possible de continuer — à la condition de le surveiller, de le tailler régulièrement, de l’empêcher de passer sous la couverture des toits ou dans les gouttières — d’embellir à peu de frais, comme on l’a fait remarquer, les cottages ouvriers pour en égayer et différencier les façades, en un mot « d’imprimer à l'habitation populaire une touche d’art, de vie et de gaîté ».
- En Amérique, paraît-il, ce procédé est très usité par les industriels, qui veulent, avec cette parure végétale, donner, sans frais, pour ainsi dire, un aspect attrayant à leurs usines.
- M. de Vilmorin a rappelé, à ce sujet, que Y ampélopsis veitcliii — qui est le nom horticole courant du parthe-nocissus tricuspidata, Planchon — peut être employé aussi. Dans bien des cas, même, cette plante serait préférable au lierre. Les rameaux sont bien plus fins et souples. Elle est déjà fort répandue en Angleterre et en Amérique où on l’utilise, aussi, pour la décoration des villas, cottages, églises.
- Le lierre, outre les avantages que nous venons de signaler, est encore utile à d’autres fins. C’est une précieuse plante mellifère. Il donne, en fin septembre et octobre, des fleurs jaunâtres en ombelles, dont les glandes nectarifères gorgées de liquide sucré attirent particulièrement les abeilles. C’est un bourdonnement intense pendant quelques jours autour dès branches fleuries. Ensuite, la corolle fait place à une baie, le fruit, qui, une fois mûre, en avril est à pulpe un peu pâteuse à la fois sucrée et amère. Cette floraison automnale et cette fructification précoce au moment où les rayons du soleil arrivent sans partage sur les arbres à feuilles caduques, sont d’un grand secours pour les abeilles et les oiseaux sans compter qu’e ces derniers trouvent un abri sûr dans l’épaisse ramure du lierre.
- Les feuilles de Vhedera hélix, quoique amères, âpres et fermes, sont recherchées par les? moutons et con-. viennent, aussi, aux bêtes à cornes et aux chevaux. ÉiSS temps de disette fourragère elles peuvent rendre quelques services, ainsi que les jeunes rameaux. Voici, d’après Isidore Pierre, quelques chiffres d’analyse (le premier nombre se rapporte aux feuilles entières, le second à des ramilles dépourvues de feuilles) : matière sèche par kilo 376-3io gr.; perte par dessiccation 634-690; azote par kilo de matière sèche, moyennes 17,6-13,4; azote par kilo de matière verte, jnoyennes 6,6 4.2. D après la teneur en azote, les feuilles ont la valeur de la plupart des fourrages verts ordinaires.
- Ces feuilles sont encore employées pour entretenir l’écoulement des exutoires, d’où le nom de lierre à cautères. Le fruit est purgatif et vomitif. La multiplication du lierre est facile par graines et par boutures en plein air. Antonin Rolet,
- Ingénieur-agronome.
- RECETTES ET PROCEDES UTILES
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- Pour se laver les mains. — Après avoir reconnu qu il est difficile, en certains cas, de. bien se laver les mains, un lecteur d’Omnia donne une nouvelle recette que nous nous empressons de faire connaître. On commence, dit il, par se passer sur les mains un peu d’huile du moteur, laquelle, par son origine minérale, dissout tout le cambouis déposé. On doit ensuite s’essuyer aussi complètement que possible, bien à sec, et renouveler l’opération jusqu’à ce que toute tracé noire ait disparu. On se passera ensuite sur les mains un corps, gras d’origine végétale ou animale : huile d’olive ou saindoux, qui dissoudra l’huile minérale et, après s’être une fois encore bien essuyé à sëc, on n’aura plus qu’à se savonner les mains, le savon agissant alors efficacement sur lés corps gras végétaux ou animaux. L’action des corps gras saponifiables est si nette que, même si les mains sont souillées de pétrole, on peut être assuré qu’il n’en
- reste aucune trace, même d’odeur. Ce procédé jouit encore de l’avantage de ne pas dessécher l’épiderme.
- Pour empêcher les clichés sur pellicules de s’enrouler.— Lorsqu’on sèche rapidement des clichés pel-liculaires, en les exposant à la chaleur, il arrive souvent qu’ils s’enroulent sur eux-mêmes et se gondolent. Le Dr Édër a indiqué un bain de glycérine qui empêche cet inconvénient de ëe produire, tout en perinettànt un séchage rapide. La composition de ce bain est la suivante :
- Glycérine....................... îo cc.
- Alcool..........................5oo —
- Eau. ......................... 5oo —
- Il suffit de plonger la pellicule dans ce bain avant de commencer le séchage.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
- Pour badigeonner les murs. — Yoici quelques recettes que nous empruntons à la Revue de Chimie Industrielle :
- Le badigeon ordinaire est un simple lait de chaux formé de 20 kg de chaux éteinte pour a5 litres d’eau.
- Pour le rendre plus résistant on conseille d’y ajouter un peu d’alun (20 à 5o grammes par litre).
- Le badigeon suédois se compose de : Eau, 100 litres; chaux éteinte, 20 kg; silicate de soude, 3 kg. Etendu sur le bois, il le rend incombustible et résiste à l’extérieur.
- Le badigeon américain pour l’intérieur : Eau, -ioolitres ; chaux éteinte, 20 kg; sel, 6 kg; farine, 6 kg; blanc d’Espagne, 1 kg. En recouvrant les murs d’une solution de silicate de potasse on en rend la surface imperméable.
- Destruction des parasites des végétaux. — Yoici quelques procédés donnés comme efficaces par M. Sar-gent et reproduits par le Journal de Pharmacie. Infusion de tabac :
- 1 : 40 comme eau de pulvérisation et de lavages:
- Infusion de pyrètre :
- Employer la poudre ou les fleurs entières 1 : 40. Si on utilise la poudre, il ne faut pas passer l’infusion, mais bien remuer le mélange. Quassia concentré :
- Extrait de quassia.............. 3
- . Huile camphrée. ..................... 2
- Savon de potasse. .......... 10
- Alcool dénaturé................. 5
- Eau......................Q. s. p. 100
- Nicotine concentrée :
- Nicotine brute.................. 2
- Alcool dénaturé................. 5
- Savon de potasse . ............... 8
- Infusion de quassia. . . . Q. s. p. 100
- Carbonate de cuivre ammoniacal :
- Carbonate de cuivre . .. ........ o,o65
- Carbonate d’ammoniaqué............0,4
- Eau......................Q. s. p. 100
- BOITE AUX LETTRES
- asc
- essf
- AVIS. — Dans la boite aux lettres, la Rédaction publie les faits d'un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — /. S. Fils, à Lausanne. — Nous n’avons aucune autre indication sur les expériences de bicyclette aérienne dont nous avons parlé. Cependant d’àutres expériences ont lieu actuellement avec un appareil différent; nous avons demandé des détails que nous publierons dès que nous lgs ^uçons regus.
- M.; A. Burbaium, k SaragoSse,"'—2 -Nous publierons très prochainement un article sur le sujet qui vous intéresse.
- JfP Amiard, à Dieppe. — Frottez d’abord avec un
- chiffon enduit de pétrole, ou encore avec un oignon, afin de décaper la surface. Puis passez-la à la plombagine.
- M. Ch. Hogas, à Ploesti. — Adresses : le Prometheus chez Rudolf Mückenberger, 7 Dôrnbergstrasse, Berlin; Revue scientifique; fil bis, rue de Ghàteaudun; Revue des cours scientifiques, chez Croville-Morant, rue de la Sorbonne, Paris.
- M. C. Rrice, à Lafrancheville. — Yous trouverez certainement des tours de cartes dans les récréations mathématiques d’Ed, Lucas, chez Gauthièr-Yillars, quai des Grands-Augustins ; l’ouvrage de Rouse-Ball (Récréations mathématiques), chez Hermann, 6, rue de la Sorbonne, en cite également quelques uns.
- M. Rrignon, à El-Kantara. — Vous trouverez les renseignements en question-Hans tous-les traités, de minéralogie : voyez le Traité des gîtes métallifères de M. de Launay, chez Béranger, i5, rue des Saints-Pères, Paris.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- t rois'. Centenaires de la navigation : S. J. -,— Alimentation et falsifications. LoucaEÙx, —Les.carrières de Paris. : L’accident de la rue Tourlàque : A. Troller. — Nouvelles machines à. recenser : Jacques Boyer. — Académie des sciences; séance du 22 novembre 1909 : C11. de Villedeuil.. — Les obsèques d’un lézard : V. Forbin.
- Supplément. — La comète do Halley. — Pluies diluviennes. — Phénomènes produits par l’éclair. — Sur les zéolites artificielles. -— Recherches sur la carbonisation du bois — Un nouvel alliage : l'Electron. — Une chaire d’aviation anglaise; —- Loeo-. motive à turbine. —L’astronomie des paysans russes. — Lapins d’Australie. —- Le beurre sur la Côte d’Azur. — Le papier de sorgho., , ,
- Instruments optiques d’observation et de mesure, par J. Raibaud, capitaine d’artillerie (Encyclopédie scientifique du Dr Toulouse). 1 vol. 'in-18 jésus, 600 pages, 144 fig- dans le texte. O. Doin et fils, éditeurs, Paris.
- Les-progrès accomplis, vers la fin du siècle dernier, dans la fabrication et le travail du verre, ainsi que dans l’art mécanique, ont permis soit d’améliorer les qualités des anciens instruments, soit de réaliser, dans des conditions acceptables, de nouvelles combinaisons optiques/ Le présent volume constitue une vue d’ensemble sur une région assez étendue de l’Optique appliquée. La première partie se rapporte à 1 étude des qualités optiques des appareils : netteté et fidélité de la perception, clarté des images, champ des instruments, vision binoculaire, précision des mesures. Dans la seconde partie, sont passées en revue les princi-
- pales combinaisons réalisées en ce qui concerné l’observation à distance (lunettes, télescopes, jumelles, et leurs variantes), la vision rapprochée (loupe et microscope), la reproduction photographique, la détermination des directions (viseurs), la mesure des angles et des distances (goniomètres et télémètres). Une notice historique sur le développement de l’Optique instrumentale sert d’introduction à l’ouvrage.
- Indian insect life, par H. Maxwell-Lefroy et F. M. llovv-lett, Calcutta et Simla : Thacker, Spink and C°. London W. Thacker and C°, 1909. 1 vol. in-8°
- Monographie fort importante des insectes indiens, publiée avec un remarquable luxe de'planches en couleurs. , :
- Hydraulique, par A. Flamant, inspecteur général, des Ponts et Chaussées (Encyclopédie des travaux publics Léchalas). 3° édition augmentée,. 1 vol. in-8°. Béranger.
- „ Paris. Prix : 25 francs. .
- Cet important, ouvrage dont le succès est bien connu traite d’abord des principes généraux de l’hydraulique et des généralités sur le mouvement des liquides. Puis vient l’étude des tuyaux de conduite, des canaux découverts, des cours d’eau naturels,. enfin celle des fluides élastiques et de la’ résistance des fluides. On signalera, dans l’examen des cours d’eaux naturels, l’étude des écoulements souterrains ou à travers des terrains perméables et un aperçu du régime des sources dont l’évaluation purement mathématique par la méthode de Boussinesq peut être intéressante à
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- BIBLIOGRAPHIE
- comparer avec les résultats récents des observations géologiques. Le chapitre sur les crues des cours d’eau et sur leurs prévisions présente également de nombreuses applications pratiques. Enfin, les chapitres sur la résistance des gaz sont tout. à fait d’actualité par ce temps d’aviation.
- Z’annuaire du bureau des longitudes pour l’année 1910. 1 vol. in-16 de plus de 900 pages avec figures. Gau-thier-Villars, éditeur, Paris. Prix : ifr,5o. Franco, 1fl, 85.
- Ce précieux recueil renferme cette année, outre les
- documents astronomiques, des tableaux relatifs à la physique et à la chimie. On y trouve : éléments magnétiques, correction et comparaison des baromètres et des thermomètres, dilatation des liquides, tensions de vapeur, élasticité et frottement des solides, Viscosité des gaz, longueurs d’ondes, solubilité, etc., etc. Deux intéressantes notes complètent le volume, l’une de M., Baillaud, directeur de l’Observatoire de Paris, sur la réunion du Comité international de la carte photographique du ciel, l’autre de notre éminent collaborateur, M. Lallemand, sur les Marées de l’écorce terrestre.
- Jteo
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
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- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES 0 li S E1 WA T10NS GÊNÉ UAL ES
- Lundi 22 nov. l‘JU9. — U".l . N. 2. beau. » Gelée blanche ; nuageux.
- Mardi 23 — U°,8 N. N. W. 2. Couvert. ») Gelée blanche; nuageux; brume.
- Mercredi 2i — (J°.f> S. 2. Couvert. 0,0 Gelée blanche; un peu de grésil et neigé la miil ; très nuageux.
- Jeudi 23 6°. 3 S. S. AV. 1. Couvert. J 0 Gelée blanche; brouillard ; très nuageux; pluvieux.
- Vendredi 2(5 90 9 E. N. E. 1. Couvert. » Couvert; brume.
- Samedi 27 — û°.3 S. S. E. 0. Dean. » Gelée blanche; peu nuageux; brume.
- Dimanche 2.S 3°.4 S. W. 2. Couvert. 0,1 Gelée bl.: pluie de 3 b. 10 à 3 h. 50; bruine dans la soirée ; couv.
- NOVEMBRE 1909. — SEMAINE DU LUNDI 22 AU DIMANCHE 28 NOVEMBRE 1909.
- Lundi
- Mardi
- Mercredi
- Jeudi
- Vendredi
- Samedi
- Dimanche
- supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : isse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à
- La courbe
- courbe épaisse, , ^
- boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée
- Du 22 au 28 novembre. — Le 22. Pression basse sur la moitié de l’Europe : Livourne, 745; Varsovie, 746; fortes pressions des Iles-Britanniques à l’Islande. Pluies sur presque toute l’Europe ; neige sur l’Allemagne, les Pays-Bas, le N. de la France : Dunkerque, 7 mm d’eau; Nancy, 1. Température du matin : Haparanda, —:i2°; Paris, o; Rome, 16; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i°,2 (normale : 4°>6)- — Ze 23. Hausse sur l’O. et le Centre : pression supérieure à 770 sur les Iles-Britanniques et la pointe de Bretagne; dépressions sur l’extrême Sud (Rome, ’jHo) et l’extrême Nord (Vardoe, 748). Pluies et neiges sur tout le continent; en France : Dunkerque, 7; Le Havre, Besançon, 1. Temp. du matin : Kuopio, —-14°; Paris, — 1; Alger, 16; Puy de Dôme, — 9; moyenne à Paris : —o°,6 (normale : A0,S). — Le 24. Pression très élevée sur tout l’O. : Irlande, Bretagne, 777; assez profonde dépression dans l'Extrême N. : Uleaborg, 745; de même sur les Açores (760). Chutes de pluie et de neige sur le N. du continent, l’Allemagne, les Vosges, la Suisse; en France : Calais, 11; Dunkerque, 6; Ballon de Servance, 5; Nice, 2. Temp. du matin : Arkangel, — io°; Paris, — 1 ; Cagliari, 10; Puy de Dôme, — 12; moyenne à Paris : i°,6 (normale : 4°,4). — Le 25. Aire de pression supérieure à 763 des Iles-Britanniques à l’Algérie : maximum sur la Bretagne (774); dépression près de l’Islande. Quelques
- pluies sur l’O. de l’Europe; neige en Allemagne, Autriche et le S. de la Russie. Temp. du matin : Haparanda, — 170; Paris, 1; Alger, 9; Puy de Dôme, —5; moyenne à Paris : 3°,2 (normale : 4°,3). — Le 26. Dépression sur le N. de l’Europe : Seydisfjord, 742; Stornoway, 756 ; pression supérieure à 765 sur l’O. et le Centre : Suisse, 769. Chutes de pluies et de neige sur toute l’Europe; en Erance : Brest, 3; Cherbourg, Nancy, 2; Paris, Dunkerque, 1. Temp. du matin : Haparanda, — 170; Paris, 2; Alger, i3; Puy de Dôme,—7; moyenne à Paris : 2°,8 (normale : 40-3)- — Le 27. Dépression sur le N.-O. : îles Feroé, 746; Irlande, 756; fortes pressions persistantes sur la moitié S. du continent. Pluies sur les Iles-Britanniques, la Scandinavie et l’Allemagne; neige en Russie. Temp. du matin : Haparanda, — 18° ; Paris, o; Oran, 10; Puy de Dôme, — 4; moyenne à Paris : i°,4 (normale : 4°>i)- — Ze 28. Dépression sur la mer du Nord, l’Ecosse, les Pays-Bas : Stornoxvay, 745; Le Helder, 758; aire supérieure à 765 sur le S. ainsi que sur la Suède et le golfe de Bothnie. Neiges et pluies sur le N. et l’O. ; en France : Brest, 3 ; Le Havre, Cette, 2; Nantes, 1. Temp. du matin : Hernoesimd, —- 170 ; Paris, 3 ; Alger, i3 ; Puy de Dôme, — 4 ; moyenne à, Paris : 5°,8 (normale : 4°)- — Phases de la Lune : pleine Lune le 28, à 10 h. 16 m. du soir.
- CsJfr
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : /20, Boulevard Saint-Germain, Paris (W)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N” 1907 — 11 DÉCEMBRE 1909
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- INFORMATIONS
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- SUPPLÉMENT
- Prix décernés par l’Académie des Sciences pour 1909. — Fondation Leconte (arrérages) : un prix est décerné à M. Ritz pour ses travaux de Physique mathématique et de Mécanique et un autre prix à M. Lebeuf, directeur de l’Observatoire de Besançon, pour ses travaux chronométriques et astronomiques, et en particulier pour sa participation à la publication des Œuvres de Laplace. — Médaille Berthelot. Des médailles Ber-thelot sont décernées à : MM. G Blanc, Marcel Guerbet, Jolibois, Brunei, Emile Lefranc, Paul Letellipr, Maurice Perrot. — Prix Binoux : M. J.-B. de Toni, directeur du Jardin Botanique de l’Université de Mo lèue, pour une série d’études historiques sur la vie et les travaux de divers savants ilaliens des xve et xvi6 siècles. — Prix Laplace : M. Yaucheret (André-Victor-Etienne), sorti premier de l’Ecole Polytechnique. — Prix Félix Rivot : Le prix est partagé entre MM. Yaucheret ( André-Victor-Etienne) et Hentschel (Albert-Théodore), entrés, les deux premiers, en qualité d’élèves-ingénieurs, à l’Ecole des Mines, et MM. Messiah (Benjamin) et Courtagne (Olivier), entrés, les deux premiers, au même titre à l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées.
- La gazéification des combustibles solides dans les générateurs à gaz. — Nos lecteurs savent que, depuis assez longtemps, on emploie industriellemeut le gaz à l’eau, qui est produit en principe en faisant passer de la vapeur d’eau sur du charbon incandescent qui détermine la réaction :
- H20 + C = H* + CO.
- Eau. Carbone, Hydrogène. Oxyde de
- carbone.
- Mais en pratique, le phénomène se complique et l’on doit déterminer les conditions dans lesquelles on obtient le rendement calorifique le plus élevé. D’après les calculs, pour obtenir un gaz à l’eau dont la valeur combustible soit maxima, le générateur doit être réglé de façon que la teneur en oxyde de carbone du gaz obtenu soit aussi maxima. Cette condition se trouve réalisée lorsqu’on fait passer par kilogramme de charbon préalablement chauffé à 9 i5°, 3oo gr. environ de vapeur d’eau et 3,57 ms d’air; on obtient ainsi 5,o5 mr> d’un mélange gazeux renfermant : 37 pour 100 d’oxyde de carbone, 7,2 pour 100 d’hydrogène, 55,8 pour 100 d’azote. Si l’on augmente la proportion dé vapeur d’eau, l’acide carbonique apparaît, l’hydrogène augmente et la chaleur de combustion diminué. Les pertes de chaleur dans la zone de gazéification dépendent naturellement du mode de construction du four et elles sont d’autant plus faibles que la gazéification est plus rapide.
- Teneur de l’eau de mer en radium. — La revue le Radiant donne les résultats de dosages faits par M. Joly sur un certain nombre d’échantillons d’eau de mer recueillis en divers points du globe. Les expé-
- riences de l’auteur le conduisent à admettre que la teneur en radium varie de 2 à 34. io-ls, soit dans la proportion de 1 à 17, quand on passe delà Méditerranée à la mer d’Irlande, alors que la composition chimique reste à peu près la même. Cette teneur apparente varie d’ailleurs beaucoup avec le mode opératoire, notamment avec le degré d’acidification que l’on a donné à l’eau par l’addition d’acide chlorhydrique avant de chasser l’émanation par l’ébullition. Les matières organiques. en suspension semblent d’autre part diminuer , le pouvoir émanant de l’eau : ce qui a fait imaginer par l'auteur une relation entre la teneur en émanation radioactive et la teneur de l’eau en substances organiques (plankton). .11 y a là une idée, qu’il serait intéressant d’approfondir pour rechercher l’origine réelle des phénomènes, interprétés par une présence pure et simple de radium. Ou sait que l’on constate de plus en plus le caractère universel de la radioactivité. Dans le cas de la mer, M. Joly a fait remarquer que la quantité d’émanation présentée par l’Océan .au voisinage de l’équateur est 3oo fois plus grande que la teneur moyenne de l atmo-sphère. Cette atmosphère n’en est donc pas l’origine. Il n’est pas possible non plus de faire appel aux vases du fond de l’Océan. Il y a donc bien dissémination des principes radioactifs dans l’eau même, avec courants de convection, et l’on est logiquement amené à supposer, si le phénomène est réellement d’ordre chimique, comme on l’admet d habitude, et non physique, que les corps radioactifs proviennent, comme tous les éléments apportés dans l’eau de mer, de la destruction des continents et de l’entraînement de leurs éléments par les cours d’eau vers 1’ « égout universel ».
- Cristallisation des terres alcalines par décomposition de leurs nitrates. — Par décomposition sous 1 influence de la chaleur, les nitrates de calcium, de strontium et de baryum, convenablement purifiés, se décomposent en laissant des oxydes cristallisés. Tous les cristaux ont la forme de cubes réguliers et ceux de calcium et de strontium peuvent atteindre plusieurs millimètres de dimensions. Il y a là un nouveau mode intéressant de formation des bases alcalino-terreuses à l’état cristallisé.
- Les chutes du Niagara. — Une statistique récente montre que l’énorme puissance que représentent les chutes du Niagara est à peine entamée puisque sur 5 millions de chevaux disponibles on n’en utilise actuellement que 275 000 environ, c’est à-dire 5,5 pour 100 de la puissance totale. 126 800 chevaux sont employés dans l’industrie électro-chimique, 56 200 servent la traction, 36 400 sont utilisés pour l’éclairage tandis que 41» $40 chevaux sont absorbés par des emplois industriels divers. L’influence du courant électrique à bon marché s’est fait sentir plutôt par l’installation a proximité d’industries nouvelles que par la distribution du courant à grande
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- INFORMATIONS
- distance. En effet, tandis que 145400 chevaux sont employés sur place, on ne trouve que 12 3oo chevaux qui soient exportés aune distance supérieure à 160 km.
- Les substances pseudo-radioactives. — On sait que les surfaces parfaitement propres de certains métaux, tels que le zinc ou les métaux alcalins, ont la propriété d émettre des rayons qui impressionnent la plaque photographique. Celte propriété ne serait pas due, comme l ont admis différents auteurs, à un rayonnement métallique, mais à la formation de peroxydes qui, au contact de l’hümiditc, donnent de l’eau oxygénée. Ce serait alors cette eau oxygénée qui, même très diluée, possède encore une tension de vapeur appréciable, qui agirait sur la matière sensible de la plaque photographique. Dans le cas du zinc, le peroxyde formé serait le corps Zn2Oâ qui a été, en effet, isolé par Ebler et Krauss.
- La Société des Amis du Muséum. — La Société des Amis du Muséum, dont nous avons en son temps annoncé la fondation, a tout récemment manifesté son activité en enrichissant la galerie de paléontologie d’une pièce exceptionnelle, découverte à Holzmaden, en Wurtemberg. C’est un Ichthyosaure, ce reptile marin si répandu pendant les temps secondaires, dont on voit figurer le squelette dans les traités de géologie les plus élémentaires, mais dont la figure réelle était demeurée jusqu’ici énigmatique. Le spécimen acquis est remarquable par la conservation de sa peau, qui permet de déterminer les véritables formes de l’animal a l’état de vie. La présence insoupçonnée de deux nageoires, l’une dorsale, l’autre caudale, s’ajoutant aux quatre membres, classe l’Ichthyosaure parmi les bons nageurs, habitants de la haute mer. D’autre part, sur l’initiative de M. Bouvier, la Société a décidé d’offrir à la bibliothèque du Muséum une très remarquable série de dessins originaux du xviii6 siècle, exécutés par Mlle du Moustier de Marsilly pour illustrer Y Histoire naturelle des Insectes de Réaumur, et qui ont été retrouvés dans la collection particulière de M. Poujade, longtemps attaché comme préparateur au Laboratoire d’Entomologie du Muséum, et mort tout récemment, pendant un violent orage, en pleine chasse nocturne dans la forêt de Fontainebleau.
- La carte du inonde au millionième (voir n° du i3 novembre, Informations). — La conférence internationale réunie à Londres, au Foreign office, sur l’invitation du gouvernement anglais, vient de clore ses travaux. Avec quelques modifications de détail, elle a finalement adopté le texte préparé par le War office, d’après l’avant-projet du congrès géographique de Genève. Ses résolutions, toutes prises à l’unanimité, vont être officiellement communiquées aux divers Etats, avec prière, pour chacun, de bien vouloir dresser et publier les feuilles de la carte mondiale comprenant ses colonies. L’Angleterre elle-même paraît disposée à se charger de la totalité de l’Afrique, et l’Allemagne d’une grande partie de l’Asie orientale, notamment de la Chine. Le Canada et les Etats-Unis, d’autre part, se partageraient l’Amérique du Nord, tandis que le bureau panaméricain de Washington suggérerait aux principaux Etats de l’Amérique du Sud d’en faire autant pour ce territoire. Le Commonwealth australien, par ailleurs, prendrait A sa charge les îles de ce dernier continent. Quant à l’Europe, dont le morcellement territorial pourrait être une cause de difficultés et de retards, la conférence a émis le vœu que les feuilles correspondantes de la carte fussent exécutées par un seul établissement, officiel ou privé.
- Les flamants roses en Europe. — Nous signalions dans notre numéro 1904 (Informations, p. 194)- d’après la Revue française d’ornithologie, la présence d’une bande de flamants roses sur une mare des environs de Morlaix (Somme). M. Maranne, pharmacien à Allanche ^Cantal), veut bien à ce propos nous adresser une note où il a relevé un certain nombre de cas analogues, dont le résumé sera lu avec intérêt : « Le Flamant rose tPhænicopterus roseus), nous écrit M. Maranne, a, en effet, pour aire de dispersion, la région méditerranéenne, et ce n’est qu’exceptionnellement qu’il fait quelques apparitions dans l’Europe centrale. En mars 1795, on
- tua un flamant sur les bords du lac de Neuchâtel; en 1798 un autre aux environs d’Alzey; en juin 1811, une baude de 27 phériicoptères roses apparurent près de Kehl et on en tua 10; le 25 juin de la même année on aperçut une bande de ces oiseaux, volant au-dessus de Bamberg; du 14 au 16 juillet, 2 flamants furent vus sur les bords du Rhin, près de Bamberg également (Bkeiim, Les Oiseaux). Enfin en 1905, on captura un phénicoptère rose dans la baie de la Somme (Petit, Bulletin de la Société zoologique de France). Ch. Yan Kempen, la même année, en signala la présence près de Dunkerque et Sauvage près de Boulogne-sur-Mer en 1906 (Bulletin de la Société zoologique de France). »
- Les flottes aériennes d’Europe. — Nous avons publié récemment un recensament des dirigeables en existence. Comme le constate le Times, les chiffres publiés à l’époque se sont modifiés. Avec le lancement du Gross III, le plus puissant ballon semi rigide qu’on ait encore construit, et qui rivalisera les Zeppelin en vitesse, l’Allemagne possède désormais 9 dirigeables militaires, et elle en a de 10 à i5 en construction. Sur plusieurs points de la frontière française, notamment à Metz et à Strasbourg, elle a élevé de vastes hangars pour dirigeables, avec ateliers de réparations et réservoirs de gaz. D’autres stations analogues existent à Friedrichshafen, Francfort. Cologne, Bitterfeld et Berlin. Si l’on ajoute que l’Italie possède deux excellents dirigeables, et que l’Autriche en possédera aussi deux dans quelques mois, on constate, d après un grand journal anglais, que la Triplice pourrait bientôt mettre en ligne 25 navires aériens.
- L’exploitation industrielle des aéroplanes. —
- Voici des renseignements circonstanciés sur la fondation d’une compagnie américaine au capital de 6 3ooooo francs qui s est donné pour but d’exploiter les brevets des frères Wright. Elle a pour directeur l’un des deux frères, et le conseil d’administration compte des financiers bien connus, tels que M. Cornélius Yanderbilt, M. Iloward Gould, M. Auguste Belmont. La compagnie va créer une première usine à Dayton (Ohio). Elle espère quelle sera en position, dès le ier mai, de fournir une quantité suffisante d’aéroplanes. En même temps, elle crée un vaste aérodrome en Floride, où les acheteurs d’une machine pourront faire leur apprentissage. Elle se propose en outre de créer des lignes d’aéroplanes pour le transport des passagers dans les régions montagneuses dépourvues de bonnes routes pour le transport par voiture ou automobile. Ces passagers seront transportés en aéroplane de la station de chemin de fer la plus proche jusqu’au camp usinier qui sera leur destination.
- Le record de vitesse des cuirassés. — Le nouveau cuirassé anglais du type Dreadnought, le Vanguard, a prouvé, au cours de ses derniers essais, qu’il était le plus rapide des cuirassés en existence. Le 25 novembre, il sortait de la rade de Plymouth pour des essais de 8 heures à pleine vitesse, et, jusqu’à sa rentrée, il se maintenait constamment à la vitesse de 22,4 nœuds, soit un excès de 1,4 nœud sur les conditions imposées par l’Amirauté aux constructeurs, MM. Yickers, Soüs and Maxim. D’après l’édition parisienne du Daily Mail, à laquelle nous empruntons ces chiffres, cette vitesse constante fut obtenue avec 1000 HP de moins que la puissance motrice nominale. Rappelons que le premier Dreadnought avait donné à ses essais 21,25 nœuds. Le navire de la même classe le plus rapide, avant l’achèvement du Vanguard (lancé en février de cette année), était le Bel-lérophon, qui avait fourni 21,9 nœuds pendant ses essais de 8 heures.
- Pour tirer la nuit. — Une publication militaire allemande, l’Armée et la Politique, annonce qu’un ingénieur de Dortmund, M. Issel, a inventé un dispositif qui permet de viser à longue distance dans la plus complète obscurité. Le journal donne fort peu de détails sur l’invention, qui aurait donné lieu, en présence de hautes autorités militaires, à des essais con-cluents. Il signale seulement l’emploi d’une petite lampe électrique enfermée dans ce qu’il appelle un projecteur télescopique, le tout s’adaptant au canon du fusil, et en dessous.
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- SCIENCE APPLIQUEE
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- "Jouets
- Canot à vapeur. — Ce canot est un jouet fort intéressant parce qu’il est actionné par une petite machine à vapeur très bien construite qui lui communique une
- Fig. i.
- Le canot à vapeur.
- vitesse de i5 à 18 km à l’heure. La coque est faite en acajou verni; elle mesure i,25 m. de long, 0,18 m. de largeur au maître-couple. La coque nue pèse 1,800 kg ut le poids total du bateau avec la machinerie est de 5,200 kg.
- La particularité de cette coque réside dans la présence d’un soupçon de quille qui, prenant naissance dès la base de l’étrave, diminue progressivement pour mourir au tableau. Ce dispositif a pour but de favoriser le déjaugement, aux grandes allures, tout en conservant un équilibre, relatif sans doute, mais propice aux canots de pure vitesse. Cette forme permet en outre — en donnant du creux à l’avant — de placer le moteur plus bas que la ligne horizontale résultant de la base du tableau (coque immergée) et, par suite, de donner à l’arbre de couche une position se rapprochant de l’horizontale.
- Partie mécanique. — Ce mécanisme est assez intéressant pour nous permettre de l’étudier en détail; il est l’œuvre de M. J. Ricard et pèse seulement 2,400 kg pour une puissance de 1/12 de cheval, à 1400 tours. Le moteur seul pèse 480 gr. et ses dimensions d’encom-
- Fig. 2.
- La chaudière. — (A), coupe transversale.
- brement sont 0,12X0,07X0,03. On voit (fig. 3) que les quatre cylindres sont en réalité groupés par deux au point de vue de la distribution par tiroir et un seul excentrique par groupe; enfin les manivelles d’un groupe sont décalées à 900 sur celles de l’autre et opposées l’une à l’autre dans un même groupe. Aussi ce moteur, n’ayant pas de moment critique proprement dit, ne comporte pas de volant, d où économie de poids.
- Les cylindres sont à simple effet, la vapeur n’agissant que sur la face antérieure des pistons. Considérons la position dés pistons du groupe A; la vapeur agissant à la surface du piston b dont la manivelle est à angle droit (par rapport à l’axe du moteur) lui communique son maximum de puissance utile tandis que le piston a. dont la manivelle est opposée à celle de b, refoule la vapeur à l’extérieur. Dans le groupe B, chaque piston est à bout de course. Sous la pression de la vapeur, d pousse la manivelle tandis que c remonte pour chasser la vapeur. Donc, dans ce groupe B, c et d vont prendre, à un moment donné, la position de a et b dans le groupe A. Il résulte de ce fait que deux cylindres seuls sont moteurs à là fois, un dans chaque groupe, et, tandis que l’un est à moitié de sa course et produit sur la manivelle le maximum d’effet utile, l’autre est au début de sa course.
- Distribution. — Considérons le proupe B. La vapeur pénètre dans le cylindre par l’orifice 0 et v" du tiroir;
- elle est refoulée en e par v' et l’orifice u. Lorsque les deux pistons accomplissent une course contraire (fig. 3 bis) le tiroir ayant glissé de droite à gauche, le passage de la vapeur s’effectue en sens contraire de telle sorte que v", qui obturait l’échappement de vapeur en d. va remplir le même office en e (fig. 3 bis)-, enfin v, qui jouait un rôle passif dans la position de la figure 3, va ohturer l'échappement en c (fig. 3 bis). La cavité centrale v' du tiroir sert exclusivement à provoquer l’admission de vapeur dans l’un et l’autre cylindre alternativement sans jamais découvrir les orifices d’échappement.
- Générateur. — Il comporte onze tubes recourbés en U légèrement ouvert (fig. 2 et (A) et un corps cylindrique a de 90 mm de diamètre qui remplit les fonctions de réservoir; il porte également les accessoires ordinaires : robinets, manomètre, soupape, échappement libre, etc. La ligne pointillée (fig. 2) indique le niveau
- Fig. 3 bis.
- Fig. 3. — Le moteur.
- Fig. 3 bis. — Détails de la distribution.
- normal de l’eau dans le générateur; la partie supérieure des tubes ne contient donc que de la vapeur.
- Le chauffage se fait à l'alcool gazéifié. Une lampe à mèche c chauffe le réservoir d’alcool b; les vapeurs d’alcool s’échappent par des tubes de raccord dans quatre rampes percées de fines ouvertures en entraînant avec elles une certaine quantité d’air par l’ouverture r taillée en sifflet. Le générateur est ainsi très rapidement mis sous pression par un véritable petit brasier autour des tubes de la chaudière; en 2 ou 3 minutes cette pression atteint 5 kg qui est la pression maximum, puis le moteur est alors soumis à une marche lente afin d’éviter la condensation.
- Commandes. — Ce canot ayant été établi pour faire de la vitesse, les différentes commandes se font de barrière afin d’avoir le canot bien en main et de pouvoir le pointer vers le but à atteindre. A cet effet, une tige actionne la valeur du robinet de prise et une autre, à levier, commande le robinet d’échappement libre pour éviter une surpression dangereuse en cas d’attente au
- Montage du mécanisme dans la coque,
- départ. Une soupape à ressort permet, le cas échéant, un réglage approximatif de la pression; le manomètre pour 6 kg indique cette pression. La direction du bateau est obtenue par un gouvernail en cuivre placé à la gauche du tableau pour éviter les remous de l’hélice. Il se maintient très bien jusqu’à une centaine de mètres.
- Ce bateau-jouet est extrêmement intéressant à tous les points de vue; il nous change de la navigation à voile et il est regrettable que le prix de revient doive être bien supérieur à celui de-ces voiliers avec lesquels s’amusent si bien les enfants. — Le constructeur est M. Desvaux, 4> rue de Candie, à Paris.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- <*§tns. Physique amusante
- Roulette prismatique. .— Jouet scientifique destiné à permettre aux enfants d’étudier facilement la composition des couleurs composées. On sait combien il est difficile de faire comprendre comment il se fait que l’association de deux couleurs superposées donne naissance à une troisième. Les laboratoires possèdent le matériel nécessaire à ces démonstrations, mais à l’école primaire le maître est livré à ses propres ressources et souvent il est obligé de construire lui-mème les disques coloriés qu’il fait tourner avec la main.
- M. Kuchelbecker a construit, pour venir en aide à
- l’instituteur, un matériel fort simple, bâti métallique portant une transmission par roues dentées actionnée par une manivelle et faisant tourner un support de disques. Un certain nombre de disques accompagnent l’appareil et l’instituteur n’a qu’à faire le choix qu’il lui plaît au moment de ses démonstrations. Le disque est placé sur son support et en tournant la manivelle on lui communique une vitesse suffisante permettant le chevauchement des teintes sur la rétine et par conséquent la naissance de la couleur composée. Un disque peint en bleu et en jaune donnera la couleur verte par exemple. — La roulette prismatique est en vente chez M. Kuchelbecker, 235, rue d’Alésia, à Paris.
- Objets utiles
- Boîte à secret pour cigarettes. — Les cigarettes laissées dans une boîte ouverte à tous, disparaissent parfois avec une rapidité surprenante. On pourrait croire qu’elles se consument spontanément sans fumée et sans laisser de cendres. Mais si on les enferme dans une boite à
- secret, le phénomène ne se produit plus. Pour ne pas être obligé d’ouvrir la boîte chaque fois qu’il voulait prendre une cigarette, M. H.
- Fig. I. — Boîte à secret pour cigarettes.
- Castex a imaginé un système de tiroir qui en amène une seule à la fois en dehors de la boîte, chaque fois qu’on presse sur un bouton T, faisant saillie sur le couvercle (fig. i). Le système est très simple, ainsi qu’on peut s’en rendre compte en voyant la boîte ouverte (fig. 2 ) ; le tiroir A est poussé au dehors par un levier coudé B et en sortant il entraîne la cigarette qui s’est logée
- dans la canelure dont il est muni à son extrémité ; quand on cesse d’appuyer, un ressort fait rentrer le tiroir et une. autre cigarette vient se loger dans la canelure; il en sera ainsi tant qu’il y aura des cigarettes dans la boite, celle-ci étant munie d’un plan incliné qui les dirige toutes vers le côté où se trouve le tiroir.
- Fig. 2. — Mécanisme du tiroir et de la fermeture.
- Quand on veut assurer la conservation de sa provision, on retire le bouton T. Il est en effet simplement monté à l’extrémité d’une tige creuse qui s’enfile dans une tringle H qui vient affleurer le trou pratiqué dans le couvercle. Quand on veut ouvrir complètement la boîte pour renouveler la provision de cigarettes, c’est cette même clé qui est utilisée : il suffit de 1 incliner légèrement sur le côté. Au lieu de rencontrer le levier B qui actionne le tiroir, elle rencontre alors le levier L qui pousse le crochet G assurant la fermeture du couvercle en dehors de la gâche dont celui-ci est muni. Quand on le remet en place, le crochet C, sollicité par un ressort, vient de lui-mème se-loger dans la gâche. — L’appareil se trouve chez M. Mathieu, 29, rue de Yalois, Paris.
- Divers ^«$3
- Une nouvelle broderie « la brodéine ». — Il existe beaucoup d’ouvrages pour charmer les loisirs des dames : dentelle, broderie, tapisserie, voire même la peinture et la sculpture. Chacun d’eux présente son attrait particulier; mais l’ennui naissant de l’uniformité, on passe de l’un à 1 autre afin d’éviter précisément cette uniformité. Yoici un nouvel ouvrage qui prend place dans la collection et qui réunit à l’attrait de la nouveauté un côté artistique et utilitaire. Tout comme la broderie d’ailleurs, dont il est une forme nouvelle.
- Cette broderie s’effectue avec de la laine ou de la soie hachées, sans apprentissage spécial, on s’exerce soi-même et en fort peu de temps on produit de très jolies choses.
- On emploie une étoffe légère : mousseline, pongé, etc., que l’on monte sur un châssis à l’aide de punaises, ainsi
- •Q O Q Q O
- que l’indique notre dessin. Puis on décalque les contours d’une fleur, d’une branche, ou même d’un objet sur celte étoffe ainsi tendue. Cela fait, avec un pinceau on enduit l'espace à broder avec un produit spécial, la brodéine, qui, en l’espèce, constitue le principe même de l’invention, et on saupoudre ce dessin de soie hachée ou de laine également hachée. Avec un petit marteau, fait d’un bouchon, on frappe de petits coups sur l’étoffe afin d’obliger la soie à pénétrer dans la trame et on verse tout ce qui n’a pas été employé comme soie. Le dessin apparaît parfaitement brodé et absolument inaltérable lorsqu’il est sec, à tel point que cette broderie est lavable.
- L’exécutant ayant à sa disposition des soies de diverses couleurs, peut à son gré varier les teintes, les marier, pour imiter les fleurs ou les feuilles absolument comme ferait un peintre avec ses couleurs. Débutant par des dessins peu compliqués, on arrive très rapidement à exécuter des reproductions tout à fait artistiques, même des tableaux.
- La boîte pour les commençants contient tout ce qui est nécessaire aux premier essais : broderie, pinceau, mousseline, châssis, etc., avec une instruction très détaillée qui complète les quelques indications sommaires que nous venons de donner. Le prix de la boîte est de 5fr,6o franco; il existe des modèles plus complets qui se vendent de io à a5 francs. — La Brodéine est en vente chez M.. E. Plan, 24, rue des Petites-Eêuries, à Paris.
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- VARIETES
- CM.
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- Un nouvel acide organique industriel, — Chaque réactif usité en chimie industrielle ne possède pas un ensemble unique de propriétés telles que l’emploi en soit indispensable. Au contraire, dans la plupart des cas, il est possible de substituer d’autres corps aux différents agents mis en œuvre. Le choix est dicté tant par les propriétés des réactifs que par les circonstances diverses de commodité d’emploi et surtout — facteur essentiel en technologie industrielle — par les cours commerciaux.
- Aussi arrive-t-il que certains agents employés presque exclusivement soient supplantés par d’autres corps ; non à la suite de découvertes bouleversant les technologies et amenant à employer des produits à propriétés différentes, mais simplement parce qu’il existe sur le marché des matières utilisables de prix moindre. C’est ainsi que l’acide acétique ou pyroligneux fut pendant longtemps le seul acide organique employé industriellement. Un l’obtient en grande quantité par distillation sèche du bois. Or la matière première devient comme on sait de plus en plus rare et chère. D’autre part, le commerce de l’acide acétique est gêné par les tracasseries administratives de la Régie : on sait que l’impôt sur les vinaigres est calculé d’après leur teneur en acide acétique, de sorte que l’acide pyroligneux industriel doit être expédié, dénaturé, employé sous la surveillance constante des agents du fisc.
- Les progrès de la chimie industrielle permettant de préparer économiquement et en grandes quantités divers autres acides organiques, ceux-ci furent substitués à l’acide acétique dans plusieurs de ses usages. En teinture, en tannerie, par exemple, on emploie depuis quelques années les acides formique, oxalique, butyrique. Un nouveau venu, Y acide propionique, semble devoir être plus encore susceptible de nombreuses applications, ainsi que le fait remarquer M. A. Duboscq dans son étude de la Revue générale de chimie. L’acide propionique et les propionates sont connus depuis longtemps ; ils semblent même avoir été entrevus par Rouelle en 1789 dans des essais faits à l’abbaye Sainte-Geneviève en collaboration avec le duc d’Orléans. Mais il n’existait jusqu’à présent aucun procédé capable de le préparer industriellement. La difficulté vient d’être indirectement résolue par un savant technicien belge : le Dr Effront de l’Institut des fermentations de Bruxelles qui l’obtient par le traitement bactérien des vinasses résiduaires de distillerie.
- On sait que les liquides fermentés alcooliques sont soumis à la distillation pour séparer l’alcool et les produits volatils divers; il reste dans l’alambic un liquide contenant des sels minéraux divers, des produits azotés, de la glycérine, etc. On se contentait autrefois d’évaporer à siccité puis de calciner le résidu pour obtenir les « salins de potasse » utilisés comme engrais ou pour l’extraction du carbonate potassique. Mais on perd ainsi une quantité appréciable d’azote : de 3oo à 5oo gr. par quintal de matière première, ce qui pour la production cîe l’Europe équivaut à 80 000 tonnes de sulfate d’ammoniaque !
- Le procédé Effront, utilisé depuis l’an dernier par plusieurs de nos plus importantes distilleries, consiste à soumettre les vinasses à l’action d’une diastasé : Vamy-dase facilement produite dans certaines conditions soit par la levure de bière, soit par les ferments ammoniacaux du sol.
- Il suffit de maintenir pendant trois jours la température à 45° C. : les produits amidés de la vinasse sont transformés en un mélange d’ammoniaque, extrait par distillation, et d’acide propionique souillé de divers acides gras. Une rectification fractionnée dans le vide permet d’isoler l’acide propionique suffisamment pur : G3H6Oi, liquide huileux, peu odorant, soluble dans l’eau en toutes proportions.
- Le nouvel acide industriel est ainsi produit simplement, en grande quantité (la matière première existe en quantités pratiquement illimitée) et à très bon marché (on l’extrait d’un résidu sans valeur, duquel on retire aussi par surcroît, et de l’ammoniaque, et finalement
- des sels potassiques). Aussi ses débouchés s’accroissent-ils chaque jour dans les industries diverses : teinture, impression, tannerie, etc., où l’on utilise des acides organiques. A. C.
- L’acclimatation des vers à soie de Chine dits « Tussor » en Tunisie. — L’étoffe désignée sous le nom de tussor étant de plus en plus employée, on a envisagé la possibilité d’en développer la production dans le nord de l’Afrique, en acclimatant, dans cette région, les vers à soie de Chine producteurs de la matière première utilisée pour le tissage. Une contribution toute nouvelle vient d être apportée à la solution de cette question. Un entomologiste distingué, M. Victor Fa-roult, d’Aïn Draham (Tunisie), vient de nous faire connaître les premiers résultats de ses essais d'accclimate-ment des vers à soie de Chine, résultats qui laissent entrevoir, à bref délai, la réussite de cette industrie séricicole en Tunisie.
- La station expérimentale de sériciculture d’Aïn-Draham est située à i5 km du rivage méditerranéen, à 900 m. d’altitude, au milieu de chênes-liège et de cliênes-zêen. La température se prête merveilleusement à la récolte et à l’élevage des papillons séricigènes. Cette station, subventionnée par la Direction de l’agriculture et du commerce de la Régence, a pu, grâce aux consciencieuses études de M. Victor Faroult, recueillir déjà des observations fort utiles concernant les diverses espèces de papillons qui peuvent s’acclimater dans cette région.
- L’ Antherœa Mylitta, vrai tussor, élevé sur chêne-zêen, a produit des chenilles adultes en trente-cinq jours; les papillons de la deuxième génération sont éclos en août et chaque famille a pondu de 200 à 3oo œufs; U Antherœa Roylei, hybridé par A. Pernyi, a produit des chenilles de 10 cm. de longueur et 2 cm de diamètre, à la quatrième mue ; ces chenilles s’élèvent de même très bien sur le chêne-zêen. Le Saturnia Cynihia, ver à soie de l’ailante ou vernis du Japon, s’est acclimaté sans difficulté ; il a fourni des milliers d’œufs, ce qui a permis d’élever à l’air libre, sur des ailantes, plusieurs centaines de jeunes chenilles. Les nombreuses éclosions obtenues en août ont donné des papillons bien conformés s’accouplant normalement et produisant des œufs fertiles, ce qui démontre que le climat est favorable à ces diverses espèces. En effet, les cocons introduits directement des pays d’origine, n’ont subi aucun traitement spécial; dès leur arrivée, fin mars et commencement d’avril, ils ont été placés dans un local amplement aéré, les fenêtres étant remplacées par des stores en cingalette, permettant ainsi de soumettre les cocons aux variations de température. Malgré les conditions météorologiques défavorables, depuis le mois de mars jusqu’au mois d’août, cette année, chaque éclosion s’est produite, à peu d’exceptions près, à l’époque prévue. Seuls les séricigènes du Mexique et de Colombie n’ont à peu près rien produit, la plupart des cocons ayant beaucoup souffert du voyage, mais les essais doivent être continués l’an prochain, sur une plus vaste échelle.
- La station de sériciculture d’Aïn-Draham doit poursuivre également des essais d’acclimatement de vers à soie du jujubier, originaires du Sénégal, où ils vivent à l’état sauvage, sur le Zizyplus lotus etle Zizyplus jujuba (Siddem houki des indigènes). Cette espèce donne une soie brillante et très solide. On se propose, en outre, d’essayer à Aïn-Draham, sur le chêne-zêen, une variété très répandue dans l’Amérique du Nord, et dont M. Trou-velot fit l’éducation en graâd aux environs de Boston. Ce ver à soie serait d’autant plus intéressant et son exploitation d’autant plus avantageuse qu’il peut se nourrir sur un grand nombre d’essences ; on ne connaît aucune plante sur laquelle il ne puisse s’alimenter, si, toutefois, on a soin de l’y placer dès sa naissance. A part le chêne, il peut trouver sa subsistance sur le charme, l’aulne, le noisetier, le cognassier commun, le cognassier du Japon, le néflier, le céanothe, le hêtre, le saule, le châtaignier, l’orme, l'érable, le péuplier, l’au-
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- VARIETES
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- bépine, le merisier de Virginie, le platane, le tilleul, le prunier, le prunellier, etc. En 1907, à Tunis même, on a élevé avec succès, sur prunier, la chenille de ce séri-cigène de l’Amérique septentrionale.
- Ces résultats offrent un très grand intérêt : ils montrent que la sériciculture peut constituer une précieuse
- ressource dans certaines régions de la Tunisie, et que l’industrie de la soie, particulièrement la production du tussor, verra s’accroîti'e, dans un avenir très prochain, sa source de matière première, grâce aux nouveaux éléments dont elle pourra disposer dans la Régence.
- Henri Bi IN.
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- HYGIÈNE ET SANTE
- Traitement de l’ongle incarné. — Petite lésion, mais fort pénible et qui, chez les marcheurs, dans l’armée, donne un nombre respectable d’indisponibles. Par suite de chaussures mal faites, comprimant trop les orteils; par suite de dispositions spéciales, comme le ramolissement des parties molles par la sueur, ou par suite de taille mauvaise de l’ongle, les chairs sont repoussées vers le bord unguéal qui les entame, les ulcère et crée une lésion que la marche ne fait qu’aggraver. L'infirmité devient telle qu’on est assez fréquemment obligé d’avoir recours à des opérations chirurgicales, section ou arrachement de l’ongle, pour lesquelles on a imaginé une variété innombrable de procédés opératoires.
- Il y aurait d’après le Dr Rehn et d’après le Dr Leh-mann, médecin militaire qui a essayé dans un grand nombre de cas le procédé de Rehn, un moyen efficace et sûr, s’il est soigneusement exécuté. Une quinzaine de jours suffisent à enrayer le mal, et sans arrêter le patient. Il faut tout d’abord l’obliger à porter des chaussures à bout large et à tailler convenablement les ongles ; les angles latéraux du bord antérieur doivent toujours dépasser légèrement la pulpe du doigt.
- Ces précautions prises, le pied et les orteils bien nettoyés, on imbibe les parties molles enflammées avec de la solution étendue de chlorure de fer, solution à 20 pour 100, que l’on applique avec un peu d’ouate hydrophile. Il n’est pas besoin de laisser le tampon d’ouate à demeure, il suffit de bien mouiller toute la partie malade avec ce liquide.
- La petite opération est renouvelée tous les jours, et l’on voit en peu de temps les parties molles, les bourgeons charnus se dessécher, se raccoimir, l’ongle se ramollir. La douleur disparaît, et, quand il n’y a pas d’abcès profonds, d’inflammation trop vive des tégu-menis, le malade peut vaquer à ses occupations et ne pas garder le repos.
- Les inhalations d’oxygène dans la coqueluche. —
- Le traitement de la coqueluche a suscité l’emploi des médications les plus diverses. Ce qui réussit à un enfant ne réussit pas à l’autre : aussi doit on avoir à sa disposition des formules un peu variées. J’ai donné déjà d’assez nombreuses indications à ce sujet. En voici une nouvelle qui s’applique aux coqueluches graves, ce que l’on appelle communément les hypercoqueluches où les quintes sont nombreuses, de longue durée et s’accompagnent de véritables accidents asphyxiques. C’est un moyen qui doit être appliqué sur le conseil et sous la surveillance du médecin, mais il m’a paru utile de le signaler, car il est conseillé par un médecin réputé, le D' Weill, professeur de clinique infantile à la faculté de Lyon. M. Weill a employé dans son service delà Charité et chez les petits malades de sa clientèle, les inhalations d’oxygène. Il s’en sert toutes les fois que les quintes deviennent très rapprochées et surtout se montrent longues et violentes. Un ballon d’oxygène pur, lavé comme avec l’appareil de Limousin, est à la disposition de la garde chargée des soins à donner à l’enfant. Dès que la quinte apparaît, on fait inhaler quelques litres; l’action sédative est très rapide. Le nombre des quintes n’est pas diminué, mais leur violence s’apaise, le petit malade devient moins abattu, moins somnolent dans l’intervalle; l’oxygène réveille l’appétit et empêche souvent les vomissements.
- Chez certains malades, M. Weill a fait inhaler jusqu’à cinq cents litres d’oxygène par jour, sans le moindre inconvénient. Si on veut obtenir une action réelle de ce gaz, il faut des inhalations répétées et à fortes doses. C’est une atmosphère d’oxygène qu’il faut créer en quelq[ue sorte autour du malaie.
- L’enfant, dit M. Weill, se rend si bien compte des
- bienfaits de l’inhalation que spontanément il la demande ou la prend lui-même. Une fillette, lorsqu’elle sentait venir sa quinte, courait à un ballon disposé dans la salle et aspirait longuement l’oxygène et souvent elle réussissait à faire avorter la quinte. Grâce à ce moyen, dont il faut user sans parcimonie, huit à dix litres à la fois, notre confrère a vu diminuer les accidents asphyxiques et les complications broncho-pulmonaires. Ce n’est pas, il a soin de le dire, une panacée universelle, puisqu'il a eu des revers et des cas mortels en dépit des inhalations; mais il est sûr que le gaz aseptise les cavités pulmonaires et prévient de ce fait la genèse ou l’extension de la broncho-pneumonie.
- L’inhalation gazeuse doit être poursuivie pendant toute l’évolution de la complication pulmonaire et après la défervescence; on aura ainsi les plus grandes chances de triompher de ce redoutable danger, si le sujet n’est pas trop affaibli. Contrairement à bien d’autres médications qui agissent comme calmants, loin de déprimer l’organisme, l’oxygène l’excite à la lutte.
- La méthode est simple, le gaz n’est pas d’un prix élevé, c’est donc une arme à employer dans les formes graves de cette maladie si fréquente. Tout les pharmaciens peuvent facilement préparer ce gaz et le mettre en réserve dans des ballons de caoutchouc.
- Avec quatre à cinq sacs de trente litres on aune provision pour une demi-journée et cette provision est facilement renouvelable. Le Dr Weill ne fait plus de t-raile-ment mixte, il se contente de ces inhalations et il s’en trouve bien; les résultats qu’il a obtenus entraînent du reste la conviction. Il n’y aura, en présence d’une coqueluche ayant une forme d’apparence grave, qu’à recourir de suite à cette médication.
- Un désodorisant. — Un lecteur de La Nature me demande comment on pourrait supprimer la mauvaise odeur des crachats dans certaines maladies. Il précise bien qu’il s’agit de supprimer l’odeur, mais on peut songer en mémo:, temps à la désinfection. Les solutions de sulfate de fer et de sulfate de cuivre sont de très bons désinfectants pour le linge et pour les déjections ; un quart de litre de ces solutions à saturation jeté dans un vase, enlève assez bien l’odeur ; en y ajoutant une essence de parfum, par exemple quelques cuillerées d’eau de Cologne, l’odeur est peu marquée. Pour avoir une désinfection complète, il vaut mieux recourir au formol ou à l’acide crésylique du commerce en solution à 3 pour 100.
- Pour en revenir à la question posée par notre correspondant, les crachats qui ont une vive odeur doivent être reçus dans un vase clos. Il existe de nombreuses variétés de crachoirs portatifs et clos, inventés pour éviter la dissémination des bacilles tuberculeux. En mettant au préalable dans le vase un agent chimique, tel que le sublimé, le sulfate de cuivre, le formol, on assure la désinfection. Mais pour supprimer l’odeur, le meilleur agent est peut-être le chloral (aldéhyde trichlorée), qui a des propriétés anesthésiques et antiputrides remarquables. On l’emploie couramment dans lès laboratoires d’anatomie pour la conservation des pièces, dans les services de chirurgie pour la désinfection des plaies. Le Dr Siegmund qui préconise à nouveau son emploi, dit en avoir obtenu de très bons résultats pour désodoriser les crachats fétides. Le chloral est très soluble dans l’eau et il suffit de verser dans le crachoir quelques cuillerées d’une solution à 3 ou 5 pour 100. Dans le but de remédier à la fétidité de l’haleine, pour détruire les agents microbiens de la bouche, pour remédier aux gingivites, le chloral est employé par nombre de médecins et dentistes depuis que ce corps est entré dans la pratiqué pharmaceutique, Dr A. C.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. —- Dans la boite aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un Intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. J. P., à Paris. — Nous croyons que vous obtiendriez à l’ambassade d’Italie les renseignements que vous cherchez.
- M. E. Fleury, aux Roches. — Les bibliothèques scientifiques de Paris ne prêtent pas leurs ouvragts dans les conditions que vous indiquez.
- M. A. Bazire, à Paris. — C’est bien c. c. qu’il faut lire. On n’a jamais voulu parler de bromure, mais bien
- de chlorure d’or. La formule est ainsi complète comme virage. Le fixage se fait comme d’habitude dans l’hypo-sulfite à i5 pour ioo.
- M S. Serbesco, à Galatz. — Vous avez pu vous rendre compte que les formes des parasites microscopiques apparaissaient très nettement à l’ultra-micro-scope. La phrase de M. Carpentier s’applique en réalité à des microbes plus petits encore, qui apparaissent en effet comme des étoiles sur le fond sombre de la plaque du microscope.
- M. Ingold, à Saint-Dié. — Vous pourrez trouver des produits phosphorescents chez M. Fontaine, 18, rue Monsieur-le-Prince, Paris ; — à la. Société centrale des produits chimiques, 4^, rue des Ecoles, Paris; et chez Armet de Lisle, à Nogent-sur-Seine.
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- BIBLIOGRAPHIE
- OSE,
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Les dunes au pays du Sind : Roger Ducamp. — A propos des nègres pies : Raphaël Blanchard. — Suppression du goulot de la gare Saint-Lazare : R. Bonnin. — Nouveautés photographiques : G. Mareschal. — Academie des sciences; séance du 29 novembre 1909 : Ch. de Villedeuil. — Les alliages spontanément inflammables et leur emploi : Dr Alfred Gradknwitz.
- Supplément. — Eboulement d’Ota " (Corse). — Le prix d’une guerre — Le dirigeable « Leichlingen ». — Les grands croiseurs anglais. — Les équivalents du franc. — Voiture de livraison réfrigérée pour le transport rapide du lait. — La fréquence du diabete dans les principales villes du monde. — Le lierre : ses méfaits, son utilité.
- Ber Vertrocknungsprozess der Erde und Deutschlands verhehrte Wasserwirlschafft, par Fr. Kônig. (Leipzig, Wigand, édit.).
- L’auteur, partisan convaincu du dessèchement progressif de la terre, estime que le Sahara était jadis bien arrosé. La diminulion des lacs ou des pluies a desséché le cours de ses wadi. La source du Soleil, près des ruines du temple de Jupiter Ammon en Lybie, jaillit à 29°C. , elle a beaucoup diminué depuis 1000 ans. Le livre décrit les régions aujourd’hui déserte” (Arabie, Iran, Mésopotamie, Mexique, Pérou, Espagne) ; même dans les temps historiques, les changements locaux de climat contribuent aux migrations des peuples; Kônig énumère d’innombrables preuves de dessèchement dans tous les pays du monde ; il croit à l’assèchement général du climat. L’accaparement industriel des sources et des nappes souterraines n’est pas négligeable, il provoque depuis 1904 une mise à sec presque totale de l Elbe près de Dresde, etc. Le principal remède est dans la reconstitution des forêts. Les barrages souterrains des vallées peuvent donner aussi de bons résultats. Mais il ne croit pas à l’absorption définitive des mers par les cassures du sous-sol. C’est en définitive la réduction des précipitations atmosphériques qu’il faut redouter et qu’on doit combattre au moyen des forêts.
- tüoup d’œil sur la géologie et la tectonique des Alpes du canton du Valais, par H. Schardt, professeur, avec 7 planches, Bulletin de la Société des sciences naturelles du Valais, t. XXXV, année 1908, Sion, 1909.
- Importante étude de l’architecture géologique et des plissements des Alpes du Valais. La participation aux plissements alpins des masses de roches cristallines de la-partie profonde de l’écorce terrestre est désormais fermement établie ; de même que le transport, sur de grandes distances, de terrains plissés en plis-nappes entassés. Ce phénomène constitue le « charriage tectonique », dont le mécanisme ressemble à un véritable écoulement de matière solide, après que les plis resserrés et entassés eurent atteint une très
- grande hauteur. Les plus inférieurs de ces plis devaient servir de chariots au transport des supérieurs, même après que ceux-ci eurent été arrachés de leurs racines ; d’autre part, ces derniers firent plus d’une fois l’effet de rouleaux compresseurs ou écraseurs sur les premiers.
- Le théâtre et ses lois, par Meignen et Fouquet. Librairie théâtrale, in-12. Prix : 3fr,5o.
- Sous forme de répertoire alphabétique ce volume étudie très commodément, et avec beaucoup de compétence, tout ce qui concerne l’administration, la technique et la jurisprudence du théâtre.
- La Technique aéronautique. Revue bimensuelle des Sciences appliquées à la locomotion aérienne. Abonnement France. Prix : 20 francs.
- On annonce sous ce titre l’apparition d’un nouveau périodique consacré exclusivement aux questions de navigation aérienne. Son directeur sera le lieutenant-colonel G. Espitallier. Dans le comité de Rédaction nous trouvons les noms de MM. Painlevé, commandant Renard, commandant Roche, Lecornu, Maurice Leblanc, Ch.-Ed. Guillaume, etc.
- Renan. L’égoïsme intellectuel, par Hippolyte Parigot. (Flammarion. Paris, Prix 3tr,5o).
- Cet ouvrage semble, par son titre, s’écarter de l’objet de cette revue. Il mérite cependant d’être signalé à nos lecteurs comme représentant la critique ardente et habile de ce que l’on pourrait appeler le Credo de la Science : doctrine professée par la génération à laquelle appartenait Renan et qu’une génération nouvelle, par un retour normal, trouve plus original de battre en brèche. Nous n’avons pas à prendre parti dans cette attaque passionnée contre un grand artiste qui fut un admirable écrivain. Mais la thèse anti-scientifique est soutenue par l’auteur avec un talent qui attire l’attention.
- Les tremblements de terre, par l’abbé Moreux. Henri Jouve, édit. Paris, 1909. 1 vol. in-12. Prix ; 4 francs.
- C’est un livre de vulgarisation de la sismologie exposant les diverses théories relatives aux tremblements de terre. Celle de l’auteur évoque surtout l’influence des taches et troubles solaires.
- Sota- terra, in-8°, 176 p. et gravures. Barcelone, juin 1909. Publié par le club montagnard de Barcelone, ce volume expose les résultats des explorations souterraines effectuées en Catalogne en 1907.
- L’Avenc d’en Roca, visilé par M. Font y Sague, a 120 m. de profondeur. Celui de Saint-Laurent également. De savantes notes d’histoire naturelle complètent le volume admirablement illustré. L’abîme des Pouetons, dans le Montserrat, a 135 m. de profondeur.. Tous ces gouffres sont bouchés et pleins d’ossements. •
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- BIBLIOGRAPHIE
- Das Kaninchen, par le Dr Y. Gerhardt. Leipzig. 1909. Dr Werner Klinkhardt. -1 vol. 3o8 p. Prix : broché, 6 mk ; relié, 7 mk. -
- Deuxième volume de la collection consacrée à des , monographies d’animaux indigènes, celui-ci traite spécialement l’anatomie du lapin. Le texte est fait avéc beaucoup de soin et les dessins sont fort , clairs,.......
- Die ortsfremden Epithelgewebe des Menschen, par le Dr H. Schrid.de. Iena. G. Fischer. 1909. 1 broch. in-8°, Prix : ï mk. 60.
- Der physiologische Stoffaustausch zwischen Blut und Geweben, par L. Asher. Iena. G. Fischer. 1909. 1 broch. in-8°. Prix : 1 mk. 20.
- L’Annuaire international de Vacétylène (édition 1909), par MM. R. Granjon et Pierre Rosemberg. Bibliothèque de l’Office central de l’Acétylène, 104. boulevard de Clichy, Paris. Prix : 2f,',5o franco.
- Cet ouvrage qui comporte près de pages, illustrées par 3oo gravures, contient tous les renseignements utiles-sur l’acétylène et ses diverses applications.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch, Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5o“,3o), Bureau central météorologique de France,
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 2y nov. Pj09. 8°,i S. S. W. 4. Couvert. 0,5 Couvert; bruine à diverses repiises.
- Mardi 30...... . 7°,3 S. S.. W. 5. Pluie. 4.7 Couv. le m.; puis nuag.; beau ap. 15 h.; pluie de 3 b. 50 à 10 b. 30.
- Mercredi 1“ déc. . . 4°,2 S. S. W. 3.- Couvert. 10 5 Gel. 1)1.; couv ; pluie une partie du temps entre 13 h. 50 et 21 h.
- Jeudi 2 6°,2 W. S. W. 3.- Peu nuageux. 2,5 Nuag. jusq. 9 h.; couvert ensuite; quelques averses; halo.
- Vendredi 3 8°,5. S. W. 5. Pluie. 5,3 Nuageux; pluie de 5 b. 20 à 8 h.
- Samedi 4. . . . . . . 5°,0 S. 4. - Eclaircies. 2.3 Presque couvert. ; quelques averses. ’
- Dimanche 5 0°.9. S. 1. Beau. 0.8 Nuaurux: gelée blanche; ri ie le soir.
- NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1909. — SEMAI ME DU LUNDI 29 NOVEMBRE AU DIMANCUE 5 DÉCEMBRE 1909.
- La courbe supérieure indique la nébulosité. de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbé épaisse, les, pressions barométriques (baromètre ramené A 0, .au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l'abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 29 novembre au 5 décembre. — Le 29. Profonde dépression sur le N.-O. de l’Europe : Seydisfjord, 728; Skü’desness, 74b; entrée de la Manche, 7^0. Forte pression sur le S.-O. et le S.-E. : Nicolaïew, 770. Pluies sur la Baltique et l’O. ; en France : Dunkerque, Brest, Nantes, Bordeaux, 2. Température du matin : Kuopio,
- — 14°; Paris, 8; Alger, 12; Puy de Dôme, — 1 ; moyenne à Paris : 9°,5 (normale : 3°,9). — Le 3o. La dépression du N.-O. s’étend sur le Centre et le S. : Ecosse, 728; fortes pressions sur lé S.-E. : Hermanstadt, 789. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Lorient, 18; La Haye, 17; Le Mans, i5; Dunkerque, 9; Nancy, 8; Paris, 2. Temp. du matin : Arkangel, —24°; Paris, 7; Alger, 14; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 70 (normale ; 3°,8).
- — Le Ier décembre. Centre de dépression : Skudesnéss, 7.33; y65 seulement sur le S, de la Russie et l’Espaguë. Neiges et pluies sur le N. et l’O.; en France : Biarritz. 17 ; Boulogne,' r3 ; Cherbourg, 10 ; Besançon, Nice, 6; Brest, 4 > Paris, 3. Temp. du.matin : Arkangel, — 170; Paris, 4; Alger, 12; Puy de Dôme, -—3; moyenne à Paris ; 6°,6 (normale : 3°,7). -— £e 2. Minima vers Ber-liü (735) et lés Shetland (734)' Pluies générales sur le N. et l’O. ; eü France : Limoges, 24 ; Gap, a3 ; Clermont-Pérraindy iicj;;ï ©lerbopyg,: ï 5 ; Marseille, 14 ; Dunkerque,
- i3; Biarritz, 12; Brest, 5. Temp. du matin : Arkangel,
- — 25°; Paris, 6 ; Alger, i2 ; Puy de Dôme,—5 ; moyenne à Paris ; 8°,9 (normale : 3°,6). — Le 3. Minimum sur la mer du Nord : Shields, 731; Dunkerque, 72g. Pluies sur l’O.;'en France : Cherbourg, 39; Lyon, 10; Brest, 11; Paris, 10; Bordeaux, 3. Temp. du matin : Perpignan, 4°; Paris, 8; Alger, i3; Puy de Dôme, 2; moyenne à Paris : 7°,8 (normale : 3°,5). — Le 4- Centre de dépression vers la Norvège : Oxo, 710; Christiansund, 722; Christiania, 724. Pluies générales; en.France : Cherbourg, Limoges, 16; Brest, Nancy, 11 ; Bordeaux, ' 10 ; Boulogne, 8; Lyon, 4- Temp. du matin : Haparanda,
- — 6°; Paris, 5; Alger, 1.4; Puy de Dôme, —.3 ; moyenfte
- à Paris : 6° (normale : 3°,4)- — Le 5. Pression générale très basse, inférieure à 740 sur les Iles-Britanniques, l’Allemagne et les pays du Nord : minimum près de Skagen (72g). Pluies générales et abondantes ; en France : Rochefort, 26; Bordeaux, 21; Calais, 17; Nancy, i3; Nantes, 10. Temp. du matin : Vienne, — i°; Paris, 1; Alger, 15 ; Puy de Dôme, —4; moyenne à Paris ; 40,’2 (normale : 3°,3). — Phases de la Lune : Dernier Quartier le 4i à 4 h. 22 m. du soir. 1
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- L. DE LAUNAY
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- DIRECTION
- E.-A. MARTEL
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, Boulevard Saint-Germain, Paris (W)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l'indication d’origine.
- N° 1908 — 18 DÉCEMBRE 1909
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
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- Les prix Nobel. — La distribution annuelle des prix Nobel a eu lieu à Stockholm le io décembre. La France est peu avantagée cette année. Seul, M. d’Estournelles de Constant, sénateur, partage avec M. Auguste Bernaert le prix de la paix. Les autres prix sont donnés : pour la physique, à M. Marconi et au professeur Ferdinand Braun, de Strasbourg; pour la chimie, au professeur Wilhelm Ostwald, de Leipzig; pour la médecine, au professeur Théodore Kocher, de Berne; pour la littérature, à une suédoise, MUe Selma Lagerloef.
- Le nom le plus connu du public dans cette liste est celui de Guillaume -Marconi,. qui représente la réalisation pratique de la télégraphie sans fil. On récompense, dans le professeur Braun, un de ceux qui ont contribué à cette découverte. Il est juste de rappeler, à cette occasion, d’autres noms, sans parler de Hertz qui a donné l’idée mère : notamment les noms français de Branly, l inven-teur du cohéreur et de Mercadier. Marconi, né à Bologne en 1875, mais d’origine anglaise par sa mère, a eu le mérite de combiner les dispositifs pratiques qui ont réalisé cette communication des ondes à grande distance, aujourd’hui entrée dans le domaine pratique. Ses premiers essais furent faits, en Angleterre, de 1896 à 1897, puis, en 1899, de Boulogne-sur-Mer à Douvres. Ferdinand Braun, élève des Universités de Marbourg et de Berlin, a été tour à tour professeur à Marbourg, Strasbourg, Carlsruhe, Tubingen et de nouveau à Strasbourg depuis 1895. Dès 1898, il a trouvé, en télégraphie sans fil, des méthodes pour diriger les ondes hertziennes et les syntoniser, c’est-à-dire les « accorder » comme deux tons musicaux, de manière à éviter leur confusion. Il a également démontré que l’énergie chimique ne peut pas être intégralement transformée en énergie électrique, et il a inventé un tube à rayons cathodiques dont on se sert pour la mesure ou l'évaluation de la durée des oscillations électriques rapides. Wilhelm Ostwald est un théoricien de la chimie, très germanique, à idées parfois. originales, dont la Bibliothèque de philosophie scientifique Lebon vient précisément de publier une Histoire de la chimie. Il a surtout contribué, par sa Revue de physique et chimie, par son Institut de chimie physique, par son enseignement, à la diffusion de la chimie physique. Il a pris sa retraite depuis trois ans, et cette considération a sans doute influé sur le choix d’un jury fortement imprégné de culture allemande. Le professeur Kocher est un des chirurgiens les plus réputés d’Europe. Il a fait, sur le goitre, des travaux importants. Ayant constaté que l’ablation du goitre produisait le crétinisme puis la mort de l’opéré, il s’est rendu compte que, si l’on gardait en même temps la glande dont le goitre dépend, on évitait ces conséquences funestes. Gela lui a permis de faire plus de deux mille opérations de ce genre.
- La cinquième comète de 1909. — Elle vient d’être découverte, le 6 décembre, Dar le professeur Daniel, à
- Princeton. Sa position à l’heure de la découverte était : asc. droite 6h i6m et décl. Nord, 33° 5o'. Cette comète très faible comme éclat 11e grandeur est animée d’un léger mouvement vers le Nord.
- Une propriété du Néon. — Le néon, ce nouveau corps simple, surtout remarquable par la nullité de ses propriétés chimiques, présente, par contre, une assez curieuse propriété physique, signalée par J. Norman Collie. Quand on l’enferme sous pression réduite avec du mercure dans un tube de verre, et que l’on agite, il se produit des lueurs, que l’on observe également avec d’autres gaz dans les mêmes conditions, mais qui, ici, sont particulièrement vives. Après des secousses répétées, réparties sur deux ou trois heures, la lueur diminue, puis cesse de s’affaiblir. On la régénère en faisant passer une décharge à travers le tube. Quand on refroidit une extrémité du tube dans l’air liquide en chauffant l’autre à 4oo° et qu’on laisse revenir le tout à la température ordinaire, la partie qui a été chauffée luit avec beaucoup plus d’éclat. Enfin, en substituant un tube de silice au tube de verre ordinaire, on augmente fortement l’éclat. M. G. Claude étudie actuellement l’utilisation de cette remarquable propriété. Il affirme avoir construit, sur ce principe, des lampes dont le rendement lumineux est de l’ordre de 1 watt par bougie.
- Phénomènes produits par l’éclair. — Dans uotre n° du 27 novembre 1909 (Informations) nous signalions un phénomène qui se produit quelquefois en temps d’orage : le tintement des sonnettes ordinaires des maisons. Nous résumions l’explication donnée par Sir O. Lodge, dans Knowledge : les murs et la sonnette se trouvent électrisés par induction; d’où l’attraction de la sonnette vers le mur. Nous émettions quelque doute, en raison dé la communication métallique établie entre le mur et la sonnette par le ressort. Un de nos lecteurs, M. Marie, nous fait remarquer fort judicieusement que la foudre affecte souvent la forme de décharges oscillatoires à grandes fréquences; dès lors les spirales du ressort constituent pour ces grandes fréquences une forte self-induction qui empêche la communication électrique de la clochette avec le mur. Il y a donc, malgré la communication métallique, en quelque sorte isolement électrique entre le mur et la sonnette.
- Les méfaits de déboisement aux Etats-Unis. —
- Les déboisements intenses et sans mesure dont les Etats-Unis ont été victimes depuis de longues années commencent à porter leurs fruits. Le Joint Conservation Convention de Washington estime que les pertes occasionnées par les inondations se sont élevées depuis 1900 de 226 millions à 1 milliard 200 millions. Le poids des terres enlevées par les érosions et qui vont ensabler les rivières et les ports est évalué à 783 millions de tonnes par an, et le dommage annuel qu’elles occasionnent par. ce dépouillement des terres cultivables est estimé à 2 5oo 000 000 de francs.
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- INFORMATIONS
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- L’électricité et l’art oratoire. — Contre notre habitude, nous ferons ici une courte allusion à la politique en rappelant que l’Angleterre traverse en ce moment une grave crise parlementaire, qui s’est dénouée par la prochaine dissolution des Chambres et des élections générales. De fait, le discours prononcé récemment à Birmingham par le leader de l’opposition, M. Balfour, prenait une importance capitale, car il marquait l’ouverture d’une campagne électorale qui promet d’être acharnée. Cela dit pour expliquer l’initiative d’un grand journal quotidien du parti, le Daily Mail, qui n’hésita pas à dépenser, dit-on, près de i5oooo francs, pour que M. Chamberlain, malade depuis deux ans, et retenu dans sa villa de Highbury, à 7 km de Birmingham, assistât « téléphoniquement » au meeting de Bingley Hall. Par les soins d’une Compagnie récemment constituée pour l’exploitation de l’invention que nous allons décrire sommairement, une vingtaine de transmetteurs avaient été installés, comme le montre notre photographie, dans l’intérieur de la tribune. Ces transmetteurs contiennent un dispositif microphonique extrêmement sensible. Des fils téléphoniques, partant de ces transmetteurs, passaient sous la, tribune et se rejoignaient en faisceau avant de prendre contact avec le réseau téléphonique de Birmingham. On avait installé naturellement des appareils protégeant les lignes contre l’électricité atmosphérique.
- De fait, un violent orage se déchaîna sur la région, avec
- éclairs et tonnerre, sans que la netteté de transmission s’en ressentît. Ajoutons que l’agencement avait été relié au réseau de téléphone à longue distance, ce qui permit aux notabilités du parti conservateur, réunies dans les bureaux londoniens de l’Electrophone Compagny, d’entendre mot par mot le discours de leur leader. Pour obtenir un aussi brillant résultat, il fallut poser 8000 m. de fils de cuivre. L’installation, commandée à l’impro-viste, fut terminée en dix heures de travail. Elle rendit possible ce prodige journalistique : le compte rendu sténographique du discours, publié le lendemain matin dans les journaux du parti, était accompagné d’une longue lettre de M. Chamberlain où il commentait les déclarations de son collègue. Interviewé à ce propos, l’ex-ministre des Colonies a déclaré que le double récepteur appliqué à ses oreilles lui apportait les paroles de M. Balfour aussi nettement que s’il eût été assis au pied de la tribune. Les hourrahs de l’audience formaient la seule note unreal (non naturelle), car ils lui parvenaient comme « le fracas des vagues déferlant sur des rochers. » Cette impression s’explique par la position des transmetteurs, qui étaient tous tournés vers l’orateur, et n’étaient donc qu’imparfaitement influencés par les bruits venant de la salle.
- Un nouveau wagon réfrigérant allemand. —
- D’après Y Industrie laitière on vient d’employer en Allemagne, un nouveau wagon réfrigérant dans lequel le refroidissement est produit par une petite machine à chlorure de méthyle. Le wagon est du modèle ordinaire des wagons frigorifiques bien isolés, mais à une des
- extrémités il est ménagé un compartiment où est installé le compresseur actionné au moyen de courroies par l’essieu de la roue. Lorsque le wagon est en marche, le compresseur aspire le gaz d’un tube placé sur le toit et le comprime dans un compresseur submergé placé sous le wagon où le liquide est condensé. Le gaz liquéfié se déverse ensuite dans un large récipient, d’où il est distribué dans les tubes réfrigérants placés dans la capacité à refroidir. Le dispositif est tel que le refroidissement continuel produit par la détente du liquide, contenu dans le récipient, y est indépendant pratiquement du mouvement du wagon, car la réfrigération continue à avoir lieu pendant quelque temps, même à l’arrêt de la machine. A la vitesse de 40 km à l’heure, l’air extérieur étant à io° C., il est possible d’abaisser la température intérieure du wagon à o° au bout de 40 à 45 minutes.
- Le lac de Bagnolas. — Le lac de Bagnolas dans la province de Gérone (Catalogne) présente un remarquable phénomène d’hydrologie souterraine.il a 2208 m. de long et une surface d’environ 100 hectares, au Sud-Ouest sont 6 petits étangs. Quelques sources voisines sont à 170 alors que l’air est à 90. En deux points du lac on avait trouvé, 12° au Sud et i2°au Nord dans deux entonnoirs profonds respectivement de 62,5o m. et 42 mètres alors que la température de l’eau de surface et de l'air était de 8° à 90. On en a conclu, et on a pu vérifier, qu’il y avait là deux sources sous-lacustres comme au Boubioz du lac d’Annecy. Dans les petits étangs voisins il doit y avoir également des sources sous-lacustres. A proximité du lac plusieurs trous, notamment le Fénent, absorbent les eaux de crues après les pluies. Les sources du lac de Bagnolas doivent provenir d’une infiltration de la rivière Ter à travers des strates disloquées du calcaire nummulitique (d’après L. M. Yidal, Mémoire de l Académie des sciences de Barcelone, sept. 1908, vol. 7, n° 5).
- L’accroissement de la.mer d’Aral. — La
- mer d’Aral à 5o m. d’altitude serait en étendue le quatrième lac de la terre. Les recherches de l’explorateur russe Berg (1899-1906) lui attribuent 63 270 km2 (mer Caspienne 463 34o km2. Lac supérieur 80810 km2. Lac Ukéréwé 68480 km2). La profondeur moyenne de l’Aral est de 16 m., la profondeur maxima de 66 m. On avait constaté que, de 1840 à 1880, la surface du lac avait notablementdiminué ; mais en 1899, Berg le trouva plus étendu et plus élevé qu’en 1840 même. Beaucoup d’îles qui figuraient sur des cartes de 1870 et 1880 étaient submergées au début du xxe siècle. Berg estime qu’en 1908 le lac était de 3 m. plus haut qu’en 1880. Les rives étant très plates, l’accroissement de surface est considérable. Beaucoup d’autres lacs au Nord-Est de l’Aral ont augmenté également depuis i5 à 20 ans ; cela tiendrait à une plus grande abondance des pluies; mais, s’il y a une période dans cette manifestation, ce qui est douteux, elle dépasse certainement les 35 années de Bruckner et atteint au moins 60 ans. Il résulte nettement des observations de Berg qu’il ne faut plus croire à un dessèchement progressif de l’Asie centrale (d’après le professeur Woei-lcoff, Petermann’s Mitteilungen, 1909).
- Les poids et mesures en Chine. — La loi sur les
- poids et mesures, promulguée par le Gouvernement de l’Empire chinois le 29 août 1909, et dont nous avons les premiers (Yoy. La Nature du 17 oct. 1908) donné la teneur, entrera incessamment dans la phase exécutive. En effet, les étalons prototypes des unités du nouveau système, impatiemment attendus à Pékin, ont été officiellement reçus, le mardi 14 courant, par M. Liou, Ministre de Chine en France, qui s’est rendu dans ce but au Bureau international des Poids et Mesures, par les soins duquel ces précieux étalons ont été construits et étudiés, c'est-à-dire rapportés aux prototypes métriques, conformément à leur définition numérique. La remise des étalons a été faite par MM. J.-R. Benoît, Directeur et Ch.-Ed. Guillaume, Directeur adjoint du Bureau international, en présence de M. Lardy, Ministre de Suisse, Doyen des plénipotentiaires délégués à la Conférence du Mètre et de délégués du Ministère du Commerce.
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- L’AVIATION AU CONCOURS LÉP1NE
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- L’aviation au concours Lépine. — Ainsi qu’il fallait s’y attendre, un grand nombre de petits inventeurs ont consacré au jouet aéroplane ou hélicoptère le meilleur de leur temps. L’aviation rend au jouet ce qu’elle lui a pris, modifié, mieux au point. Aussi le jouet aéroplane
- bien partie, s’arrête faute de puissance. On cherche autre chose qui puisse faire mouvoir un aéroplane pendant deux ou trois minutes seulement. Y arrivera-t-on :’ Souhaitons-le.
- Malgré ce défaut, malgré l’inexpérience, les petits
- Aéroplane Fournier.
- Démonté.
- Monté.
- Aéroplane Al-Ma.
- n’est-il plus un corps mort quelconque se balançant au bout d’une ficelle ; c’est un vrai aéroplane, un vrai hélicoptère, partant du sol par ses propres moyens ou lancé à la main. Des faisceaux de caoutchouc animent leurs hélices qui tournent à toute vitesse et entraînent, selon toutes les règles de l’art, les châssis et les plans. Il est juste d’observer que le caoutchouc-moteur n’est pas le moteur de jouet idéal. 11 se détend trop vite et l’hélice,
- inventeurs ont produit dans ce genre, des choses bien intéressantes et nous en trouverons quelques-unes capables de servir de sujets d’expérience. Sortons les meilleures de l’ensemble qui est très chargé.
- Aéroplane Al-Ma. — Aéroplane pliant, démontable, transformable, qui est à la fois un jouet et un modèle d’étude. Le châssis est constitué par une série de tubes d’aluminium portant à l’avant et à l'arrière Une ;petite
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- L’AVIATION AU CONCOURS LEP1NE
- boucle permettant de régler l’incidence des plans. Ceux-ci sont faits d’étoffe tendue sur des fragments de corde à piano qui leur donnent une bonne souplesse. Chaque plan est formé de deux surfaces triangulaires indépendantes. Ceux d’avant sont plus petits que ceux de l'arrière et l’hélice est également placée à l’arrière; enfin entre les deux plans est tendu un léger gouvernail vertical. Le caoutchouc moteur se remonte en tournant l’hélice. On lance l’appareil en le tenant par l’hélice et l’extrémité du tube de la main droite; il parcourt une distance d’une centaine de mètres puis descend en planant. En agissant sur l’incidence des plans on peut le faire voler comme hélicoptère ; dans ce cas il s'élève à une grande hauteur. On peut ajouter un tube intermédiaire afin d’augmenter la longueur de l’appareil et si on le désire, placer deux autres surfaces entre les deux principales.
- Aéroplane Fournier. — L’inventeur lui a donné la forme d’un oiseau et l’appareil s’en trouve très bien. L’hélice est placée à l’avant, protégée au moment de la chute par une tige de bois recourbée qui, en même temps, sert de cadre pour tendre le gouvernail vertical placé sous le corps de l’oiseau. Il exécute de fort beaux vols à 7 à 8 m. du sol.
- Monoplan Fil-Vit. — Cet appareil quitte le sol par ses propres moyens. Les plans sont montés sur un châssis à quatre roues leur donnant une certaine incidence pour lui permettre de s’élever rapidement. La surface avant est concave, celle d’arrière également, mais ses extrémités s’abaissent. Il est actionné par deux hélices tournant en sens contraire, à quatre branches, et mues chacune par un caoutchouc. Deux surfaces verticales inférieures assurent la direction. L’appareil se comporte bien, mais ses voyages sont de moins longue durée que ceux des précédents.
- L’aérien. — Hélicoptère nouveau et curieux. Le châssis est constitué par deux baguettes plates assemblées en fuseau long et étroit à l’intérieur duquel est placé le caoutchouc moteur. Ce fuseau se prolonge à l’avant par une simple tige dans laquelle est engagé un plan-hélice. A l’arrière deux ailes semblables sont également gauchies sur le fuseau qui se termine par une petite hélice. Par conséquent, l’appareil est composé de trois hélices dont l’une seulement, l’hélice propulsive est actionnée directement par le caoutchouc moteur. Lorsqu’on lance l’appareil, la pointe en avant, l’hélice propulsive tourne à une grande vitesse et pousse le système ; en même temps les deux paires d’ailes fixées au châssis sont animées d’un mouvement de rotation inverse du premier, et moins rapide ; cette rotation permet à l’appareil de se tenir parfaitement d’équilibre dans l’atmosphère. Lorsque l’énergie motrice est consommée, il tombe en planant.
- Monoplan L. L. — Petit monoplan à deux surfaces horizontales montées sur un léger châssis dont deux tiges recourbées à l’avant permettent l’appui sur le sol (sur une surface unie) pour le lancement. L’hélice est à l’avant et les plans à incidence variable sont tendus par des cordelettes.
- Le ski aérien. — Très joli jouet aérien constitué par un léger châssis terminé par deux hélices tournant en sens inverse et actionnées chacune par un moteur spécial. A l’arrière est tendue une étoffe longue et de peu de largeur; à l’avant une surface elliptique complète le système de plans fixes. Les uns et les autres de ces plans sont à incidence variable. Il s’agit donc d’un héli-coplane qui marche très régulièrement dans le sens horizontal. On peut en faire un appareil d’étude, très instructif à cause de la faible surface des deux plans qu’il comporte.
- Monoplan Pelliccioni et Samuel. — Ces constructeurs ont établi divers modèles d’aéroplanes très légers à un ou deux plans, actionnés par une hélice, et dont les ailes sont maintenues relevées à leurs extrémités. Ces jouets planent fort bien.
- La lettre hélicoptère — Ceci est plus bizarre. L’hélicoptère est un charmant petit papillon aussi simplement construit que possible, pourvu d’une hélice très
- rudimentaire, comme les ailes d’ailleurs, et actionnée par l’indispensable faisceau de caoutchouc. On remonte ce moteur, puis on enferme le papillon dans une enveloppe spéciale que l’on envoie par la poste. Le destinataire l’ouvre et le papillon s’envole. C’est très gentil à recevoir.
- La chauve-souris. — Un simple plan de papier ou d’étoffe, découpé à peu près comme la surface présentée par une chauve-souris dont les ailes seraient déployées, et c’est tout. La tête? Un petit carton rectangulaire dont les côtés latéraux sont relevés de un centimètre. A chacun de ces côtés fait suite, sur le plan, une nervure verticale de même hauteur et qui parcourt la longueur du plan suivant une courbe s’éloignant de l’axe central. Le plan porte une petite queue que l’on relève légèrement. On lance la chauve-souris en la plaçant sur un carton, la tête en avant. Elle s’élève gracieusement, décrit une courbe et revient sur le carton si elle a été bien lancée.
- On voit, par ces quelques « pièces détachées » que les petits inventeurs, ont l’imagination féconde. Cela ne nous surprend pas ; mais où l’étonnement se manifeste c’est lorsque l’on s’aperçoit que tous ces objets de construction tout à fait hétéroclite, dont les plans sont placés un peu à la diable, sans plus se préoccuper du centre de gravité que du centre de pression, filent très bien dans l’air, décrivent des orbes, perdent leur équilibre sous l’action d’un coup de vent et le rattrapent aussitôt. Il y a là de quoi faire rêver.
- A la suite de ces appareils d’aviation, il nous faut dire un mot des cerfs-volants qui ont tenu l’atmosphère pendant toute la durée du concours Lépine. Nous décrirons seulement les deux plus intéressants que nous avons vus.
- Avion. — M. l’abbé Le Dantec a exposé un projet d’hélicoptère dans lequel des hélices spéciales, basées sur une théorie qui est propre à l’inventeur, sont chargées d’assurer : les unes la sustentation, les autres la direction et la propulsion. Ce sont des hélices-turbines, constituées par un fragment de vis d’Archimède ayant la longueur d’un pas de l’hélice, et évidées tout autour de l’axe. Nous signalons simplement ce projet parce qu’il a été visité par les techniciens de l’aviation qui ont donné des avis différents ou ont préféré n’en rien dire. L’avenir nous apprendra si l’hélicoptère est la machine volante idéale.
- Aigloplan. — Il affecte tout à fait la forme d’un aigle aux ailes déployées. Il est fait d’étoffe tendue sur un cadre constitué par des baguettes de bambou et des fils d’acier qui lui donnent la rigidité voulue tout en lui laissant beaucoup de souplesse. A l’arrière sont deux cellules stabilisatrices. On le lance comme tous les cerfs-volants, après avoir attaché la ficelle et face au vent; il faut lâcher environ 5o ou m. de ficelle. L’oiseau s’élève majestueusement; parvenu à 3o m. du sol il plane ; mais dès qu’on exerce une traction sur la corde pour l’amener dans une position verticale, la résistance de 1 air communique aux ailes une sorte de battement du plus gracieux effet.
- Sur la corde de retenue on peut faire glisser un postillon constitué par une surface carrée que l’on tend sur la corde à l’aide de deux bâtonnets. Dès que le postillon a pris le vent, il s’élève et gravit la corde en quelques secondes. Parvenu près du cerf-volant, il bute contre un bouchon, un déclenchement se produit et il s’oriente dans le vent. N’offrant plus aucune résistance il tombe en suivant la corde et peut être lancé ainsi autant de fois qu’on le désire.
- Cerf-volant Vallin'. — C’est un cerf-volant du type Hargrave. Il est constitué par quatre plans ayant la forme d’un trapèze et chevauchant les uns sur les autres pour constituer des cellules. Sous ces plans sont disposées trois cellules stabilisatrices ; une à l’avant et deux à l’arrière. Il porte, connue le précédent, un postillon à déclic qui, parvenu à une hauteur déterminée par le bouchon, bascule et laisse tomber les prospectus qu’on lui a confiés au départ. Ce cerf-volant a été construit pour la publicité. Il tient admirablement bien l’atmosphère et parvient à prendre une position verticale au-dessus de l’opérateur. Ses dimensions sont i ,8o X r ,20.
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- VARIETES
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- Les installations électriques des tourbières d’Aurich. — Les exploitations électriques si étendues qui sont en cours de construction dans les tourbières d’Aurich forment l’objet de maintes discussions dans les cercles d’ingénieurs allemands et présentent un très vif intérêt.
- Le Ministère Prussien de l’Agriculture, des Domaines et des Forêts avait formé le projet d’ouvrir à la culture, les tourbières si étendues de la contrée au Sud du canal Ems-Jahde, entre Aurich et Wilhelmshaven. Il fait établir à cet effet à travers les tourbières un canal navigable formant la continuation du canal George Fehmer et qui va déboucher dans celui de l’Ems-Jahde ; ses embranchements serviront à assurer la canalisation des tourbières.
- Les dragues nécessaires pour creuser ces canaux ainsi que les presses servant au travail de la tourbe extraite, étaient, au commencement, actionnées par des locomo-biles. Mais les violentes oscillations produites par ces engins et leur poids si considérable donnaient lieu à des éboulemenls, et l’on a fini par substituer à ce procédé le dragage électrique.
- Le Fisc des Domaines a érigé à cet effet, au milieu des tourbières sur la grand’route de Wittmund Leer, une petite station génératrice renfermant une machine à vapeur de 20 chevaux. L’une des chaudières de cette station est disposée pour le chauffage à la tourbe sèche; l’autre est chauffée expérimentalement par de la boue de tourbe.
- Le courant électrique engendré à la station centrale sert à alimenter les électromoteurs qui actionnent les dragues et les presses à tourbe. L’uniformité de marche et le faible poids des électromoteurs ont éliminé de
- la façon la plus efficace tout danger d’éboulement.
- Or, les quantités de tourbe extraites en creusant le canal étaient si considérables qu’il eût été impossible de les écouler sans porter un préjudice des plus sérieux aux petits propriétaires de tourbières. Le Fisc résolut par conséquent d’utiliser cette tourbe pour l’actionne-ment d'une grande station centrale d’électricité, destinée à alimenter de lumière et de force motrice, l’ensemble du district environnant; les usines Siemens-Schuckert consentirent à ériger à leur compte la station centrale quitte à acheter au Fisc la tourbe nécessaire pour son exploitation.
- Trois turbines à vapeur de 1800 chevaux chacune sont pourvues pour cette station centrale. La vapeur sera au début engendrée, exclusivement par le chauffage à la tourbe sèche ; dans le cas où les expériences mentionnées ci-dessus réussiraient, l’on expérimenterait, pour les chaudières ultérieures, le chauffage à la boue de tourbe.
- Bien que l’installation en cours de construction ne soit aucunement destinée à être actionnée par des moteurs à gaz, on a l’intention de faire des expériences étendues sur la gazéification de la tourbe. La construction de la station génératrice sera probablement terminée avant la fin de cette année.
- Des traités de fourniture d’électricité ont déjà été conclus avec les villes de Wilhelmshaven et de Leer. Bon nombre d’autres villes et de communes de Friesland Oriental emprunteront probablement, à leur tour, leur courant électrique à cette station centrale, qui nous' semble destinée à jouer un rôle particulièrement important dans l’évolution future des applications de l’électricité à l’agriculture. Dr A. G.
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- HYGIÈNE ET SANTE
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- Fumigations sèches antiseptiques. — La prophylaxie des maladies contagieuses telles que la rougeole, la scarlatine, est fort difficile à réaliser. Le Dr Chalmet, de Landerneau, pense qu’on pourrait peut-être arriver à des résultats concluants en faisant dès la première heure, dans le local du foyer où a éclaté la maladie une série de fumigations antiseptiques. Le formol, qui est de tous les agents employés dans ce but un des plus actifs, a des inconvénients majeurs; ses vapeurs sont toxiques et irrespirables et elles ne peuvent s’employer que pour désinfecter un appartement vide.
- Notre confrère veut réaliser à la fois l’antisepsie et la désinfection du local et de ses habitants. Le produit auquel il a recours est la résorcine que le Dr Meillière avait conseillé déjà avant lui pour l’antisepsie des chambres de malades. Ce procédé de fumigation a l’avantage d’être commode, efficace et peu coûteux. Il suffit, en effet, de verser dans une petite casserole une certaine dosé de résorcine en poudre et de la faire chauffer doucement sur une lampe à alcool. La poudre fond et dégage des vapeurs un peu âcres, mais qui sont très facilement tolérées par les assistants et par les malades. Si l’on chauffe un peu trop, le produit risque de s’enflammer, mais en ayant soin d’isoler l’appareil de chauffage sur une table, le risque n’est pas grand; il n’y a qu’à éteindre le foyer en couvrant la casserole d’une assiette.
- Ce procédé est .efficace, car la résorcine, qui a le nom chimique de métadiokybenzol, est un antiseptique, moins énergique, bien entendu, que le phénol, le crésyl. Les vapeurs sèches que donne celte distillation primitive, sont, je l’ai dit et je m’en suis assuré, facilement tolérées par les voies respiratoires, mieux que certaines, vapeurs humides.
- Autre avantage, la résorcine est d’un prix très abordable ; le kilogramme se vend en droguei’ie 12 à 14 francs et avec cette dose on a de quoi faire une jolie série de fumigations, puisque j à 5 grammes suffisent pour
- l’antisepsie relative d’une chambre de moyenne dimension.
- Le D' Chalmet trouve dans ce procédé le moyen de s’attaquer dès l’origine de la maladie, aux germes contagieux, de les poursuivre dans l’appartement, sur le malade lui-même, sur son entourage et d’éviter ainsi, dans une certaine mesure, leur dissémination. On peut renouveler ces fumigations aussi souvent qu’on le veut et qu’il est nécessaire, dans le cours de la maladie, sans que l’on ait à tenir compte de la dépense.
- Le scalp. — Dans mon jeune temps, nous lisions avec admiration les romans de Fenimore Cooper, Gabriel Ferry, Gustave Aimard. Les exploits de Bois-Rosé, Pepe, leurs combats contre l’Aigle noir, l’Œil de faucon, combats où la ruse et l’adresse faisaient plus que la force et le nombre, nous remplissaient d’enthousiasme. On rêvait d’exterminer les Peaux-Rouges, dût-il nous en coûter d’être scalpés ou conduits au poteau du supplice. Aujourd’hui les Peaux-Rouges sont réduits à quelques centaines qui trafiquent de fourrures avec les villes, avoisinant leur territoire ; la civilisation les chasse, l’alcool les tue et on ne voit plus les trophées de chevelures orner la demeure des grands chefs.
- Le scalp est un souvenir des temps passés et cependant le professeur Delbet contait l’autre jour à l’Académie de médecine l’histoire de deux scalpées qui ne l’avaient pas été, il est vrai, par les Indiens sur le sentier de la guerre. J’ai écrit scalpées : il s’agit, en effet, de deux malheureuses femmes qui ont été victimes d’un accident industriel. C’est une machine à carder qui a remplacé le couteau du Peau-Rouge. Le résultat a été identique. La chevelure a été prise entre le volant de la machine et une courroie, le cuir chevelu s’est décollé du crâne juste au ras des sourcils et au-dessus de l’oreille. Les pauvres femmes ont eu le crâne mis à nu, heureuses, jusqu’à un certain point, d’en être quittes au prix d’une grave blessure.
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- HYGIENE ET SANTE
- Ce sont ces scalpées d’un nouveau genre que le Dfi Delbet a entrepris de guérir. Le traumatisme remontait chez l’une à onze mois, chez l’autre à trente et ni chez l’une ni chez l’autre les traitements les plus divers n’avaient réussi à amener la cicatrisation. Le chirurgien pensa qu’on pourrait avec la greffe combler cette vaste plaie et faire disparaître les complications qui en avaient été la conséquence. On ne pouvait songer à faire dans ces deux cas une autoplastie véritable, on eut recours tout simplement aux greffes de Thiersch, en les faisant larges, les faisant chevaucher les unes sur les autres ;
- malgré que plusieurs aient été fixées directement sur le tissu osseux, toutes ont pris et après de nombreuses séances, beaucoup de persévérance de la part du chirurgien, beaucoup de patience de la part des malades la cicatrisation a été obtenue complète et ne s’est pas démentie depuis un et deux ans.
- Ce n’est pas évidemment l’idéal des crânes, d’autant que la calvitie est, on le comprend, absolue, mais enfin la plaie est fermée et sauf la question d esthétique, qu’une perruque peut satisfaire, les deux scalpées peuvent se promener tête nue sans danger. Dr A. C.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
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- Un bon moyen pour tremper un outil sans déformation. — Nous avons en vue plus particulièrement les tarauds, les alésoirs un peu longs, qui risquent de se déjeter au moment où on les plonge dans le liquide de durcissement, parce que l’influence du bain n’est pas la même dans toutes les directions. Pour prévenir cette inégalité d’action, on nous a signalé, aux Etats-Unis, un procédé amusant et qui donne de bons résultats. On commence par saisir l’alésoir (s’il s’agit d’un alésoir) dans une pince qu’on maintient fermée au moyen d un fil métallique, par exemple; et tandis que le tout chauffe à bonne température, on attache une cordelette à une des poignées de la pince, en la tordant aussi complètement que possible sur elle-même. Il va de soi que si l’on sortait du feu et qu’on laissât pendre la pince avec sa charge au bout de la cordelette, celle-ci se détordrait d’autant plus rapidement que la torsion était plus marquée. Mais on prend ses précautions au moment de la sortie du feu, car il faut que la rotation ne se produise que quand l’outil plongera dans le bain de durcissement.
- Il est facile d’obtenir ce résultat : il suffit pour cela, en levant la main qui tient l’extrémité de la corde à l’autre bout de laquelle se trouve fixée la pince (et aussi l’alé-soir), de s’aider d’un instrument quelconque pour immobiliser la pince. On descend brusquement dans le bain, et en même temps on laisse la rotation se produire, si bien que toutes les parties de l’objet à durcir subissent successivement et exactement les mêmes actions.
- Cirage à l’huile. — Il est à base de corps gras, comme on va le voir, et son but est plutôt d’assurer l’imperméabilité et la souplesse du cuir que de lui donner beaucoup de brillant. Dans une quinzaine de centilitres de térébenthine d’Arabie, on fait fondre et dissoudre en remuant bien sur feu doux, 120 gr. de suif de bœuf, 45 gr. d’huile de pied de bœuf, et enfin 3o de cire blanche. On additionne ensuite d’une quantité suffisante de noir d’os, et l’on remue jusqu’à refroidissement. Cela donne une masse plastique qu’on enferme dans une boîte en fer-blanc ou dans du papier huilé.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boite aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresses relatives aux appareils décrits. —
- Aéroplanes : AL-MA M. Albert Marquer, 35, rue Saint-Sébastien. — jFournier, à Nanterre, 6, place Martray. — Monoplan LL : M. Lavieuville, 71, avenue Emile Zola, Paris. — Lettre hélicoptère : M. Diebold, 34, faubourg Saint-Denis, Paris. — La chauve-souris : M. Mathieu, 29, rue de Valois. — Avion : M. l’abbé le Dantec, 233, rue de Vaugirard. — Le virevolte : M. Ribard, 7, rue Victor Considérant. — Pelliccioni et Samuel, 29, boulevard Magenta, Paris. — Vallin, 5o, rue des Panoyaux. Paris. — L’aigloplan et Y Aérien : M. Sauleau, 48» rue Chariot, à Paris. — Cerf-volant Vallin, 5o, rue des Panoyaux. à Paris. — La toupie aérienne : M. Chauvin, 24, rue Chariot, à Paris.
- Noms et adresses des appareils décrits dans le dernier numéro. — Appareil « Focus » pour agrandissements, M. Poulenc, 19, rue du 4-Septembre, Paris ; appareil le « Rêve » pour tirage des positifs, M. Soulat, a-5, rue Michel-Lecomte, Paris; appareil « Radiophote » (même usage), M. Chevrier, 35, rue de Rome, Paris.
- Renseignements. — M. Virot, à Porrentruy. — Nettoyage des gravures : Vous trouverez de nombreuses indications dans le travail Recettes et procédés utiles, ire série, chez Masson et Cio, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (2fr,5o). — Collection Valerio (costumes des bords du Rhin) : adressez-vous à un libraire de livres anciens, par exemple Gougy, 5, quai de-Conti, Paris. — Catalogues d’antiquités : très peu de marchands en publient, il faut vous adresser à eux directement (voir les adresses au Bottin).
- M. C. Soulier, à Lyon. — Ouvrage sur les rosiers : à la librairie Horticole, 84 bis, rue de Grenelle, Paris. — Ouvrages sur le béton armé : chez les éditeurs Béranger, 15, rue des Saints-Pères, ou Dunod et Pinat, 4g> quai des Grands-Augustins, Paris.
- M. V. B , à Constantinople. — Votre demande est un peu vague ; nous pensons que vous faites allusion à 1 article : Les terrains salés et le saltbush en Australie (n° 1817, du 21 mars 1908). Dans ce cas, nous ne saurions vous renseigner sur la vente des plantes auxquelles l’auteur fait allusion. Il faudrait vous adresser directement en Australie, par exemple à la ferme expérimentale de Cookbah (Nouvelle-Galles du Sud) qui est citée dans le texte.
- M. Taillefer, à Châteauneuf. — Pour le nettoyer, faites tremper l’ivoire en question dans de l’eau oxygénée.
- M. A. B., Mulhouse. — La maison Lefranc, 18, rue de Valois, qui fabrique les vernis Martin édile très probablement des brochures détaillées sur le sujet qui vous intéresse,
- M. Ad. Boy, à Pessec-sur-Dordogne. — Il faut vaporiser avec soin sur vos livres du phénol ou du formol.
- M. Ad. Régis. — Vous trouverez certainement cet objet à Lyon où existent des manufactures de caoutchouc et de très nombreux magasins de vente ; votre fournisseur vous indiquera le mode de fixation.
- M. Prosman, à Bruxelles. — L’article sur le pendule de Foucault au Panthéon a paru dans La Nature, ier novembre 1902, n° 1536.
- M. L. Sébert, à Saint-Brieuc. — Les travaux de M. Miroslaw Kernbaum sur l’action bactéricide des rayons ultra-violets ont été exposés dans une note à l’Académie des Sciences, le 26 juillet 1909. Il existe effectivement à Cosne une usine de stérilisation des eaux potables par l’ozone. Nous ignorons qu’il y ait eu épidémie de typhoïde dans cette ville.
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- BOITE AUX LETTRES
- Charmelice, à Beaugeney. — Voici un ciment qui conviendra : prendre 2S0 gr. environ de gomme laque en écailles blanchie qu’on fait bien sécher et qu’on pulvérise finement; faire dissoudre dans 1/2 litre d’esprit de bois ; passer plusieurs couches de l’enduit au préalable sur les faces des objets à réunir.
- M. Lathoussay, à Mézières. — Nous ne connaissons pas pour l’instant comme procédé de protection pratique et économique des bois que ceux que vous indiquez vous-mêmes. Vous pourriez cependant essayer d’enduire de ciment les parties exposées à l’humidité. Le procédé est bon, mais coûteux.
- M. L. Amiard, à Dieppe. — Pour l’entretien des cuivres. Voici la formule d’une eau qui donne de bons résultats : versez dans 1000 cc. d’eau : acide sulfurique, (6 gr. ; acide oxalique, 8 gr, ; acide acétique, 16 gr. Comprimez un citron et ajoutez 5 gr. de tripoli ; agitez fortement et conservez en flacon. Pour l’emploi, imbibez de ce liquide un chiffon de laine et nettoyez. Rincez aussitôt et essuyez avec un chiffon sec.
- M. de Bidder, à Louvain. — Nous ne connaissons pas d ouvrage spécial sur les persulfates. Vous trouverez une monographie de ces corps avec indications bibliographiques dans la Chimie de Moissan (Masson, éditeur, 120, boulevard Saint-Germain, Paris), et dans le Dictionnaire de chiiùie de Wurtz (2° supplément) article Soufre.
- M. Bergé, à Revigny. — Nous n’avons pas compris
- votre première question. Vous trouverez dans la collection Roret, chez Milo, 12, rue Hautefeuille, de bons manuels relatifs à l’élevage de tous les oiseaux de pays.
- D' Lucas, à Concarneau. — Vernis pour cuivre : alcool à g5° 1 litre; sandaraque 110 grammes; résine 3o gr. ; glycérine 5 gr.
- M. H. Hannin, à Paris. — Les taches que vous avez observées sont presque certainement, en effet, des effets de diffraction.
- M. F. Carré, à Notz-Marafin. — Vous trouverez à la librairie Béranger, 6, rue des Saints-Pères, Paris, d’excellents ouvrages sur la fabrication du papier. Dans les emplois chimiques du bois, même librairie, de Klar, vous trouverez tous renseignements sur la distillation des bois.
- M. Covilha. — Vous trouverez les deux traités : galvanoplastie et fabrication de l’huile d’olives, dans la collection des Manuels Roret, chez Mulo, rue Haute-feuille, Paris. Chacun d eux est en 2 vol. et coûte 7 francs.
- M. J amont, à Nantes. — Nous préparons un article d’ensemble sur la question. L’appareil sera décrit en même temps que d’autres quand sera connu le résultat du concours organisé pour la meilleure solution de la question.
- M. Compère, à Cempuis. — Ciment armé : lisez l’ouvrage du lieutenant-colonel Espitallier, publié par l'Ecole des Travaux Publics, rue du Sommerard, Paris.
- jfiD
- BIBLIOGRAPHIE
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- assT
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Les essais du monorail Brennan : V. Forbin. — La technique d une expédition polaire ; J. d’Izier, — La question des troupes noires : Paul Miramil. — La décadence de l’armure chez les animaux : P. Sallior. — Le feu follet, : Léon Dumas. — Académie des sciences; seance du 6 décembre 19OQ : Ch. dis Ville-deuil. — Violon à air comprimé : Dr Alfred Gradënwitz.
- Supplément. — La gazéification des combustibles solides dans les générateurs à gaz. — Teneur de l’eau de mer en radium. — Cristallisation des terres alcalines par décomposition de leurs nitrates. — Les chutes du Niagara, etc. — Un nouvel acide organique industriel. — L’acclimatement des vers à soie de Chine dit « Tussor » en Tunisie. — Traitement de l’ongle incarné. — Un désodorisant.
- Association centrale pour Vaménagement des montagnes. Premier Congrès international de l’aménagement des montagnes (1X1° Congrès de l’aménagement des montagnes). Bordeaux, 19-20-21 juillet 1907. Compte rendu in extenso. Débats, communications et vœux (Bordeaux, Feret, édit., 1909, 1 vol. in-8°. Prix : 12 francs).
- Poursuivant sa patriotique et salutaire campagne pour le reboisement, l’Association si activement conduite par M. Descombes, a multiplié dans ce volume les communications et propositions relatives à la conservation des forêts. On ne saurait trop souhaiter que des crédits plus larges fussent efficacement affectés à cette cause essentiellement vitale pour l’avenir de la France entière.
- L'aménagement des montagnes. L'arbre et l’eau. Congrès de Guéret. Limoges. Ducourtieux et Goût. 1909. In-8°, 92 p.
- Compte rendu du Congrès de 1908, à Guéret. Sous l’active impulsion MM. Descombes et Garrigou-Lagrange la Société de l’aménagement des montagnes et la Société Gay-Lussac de Limoges ont continué, à la réunion dont cette brochure est le procès-verbal, leur si salutaire croisade pour la défense des eaux et la résurrection des forêts.
- Contribution à l'étude des perles fines, de la nacre et des animaux qui les produisent, par le Dr Raphaël Dubois. Lyon, 1909. (Annales de VUniversité de Lyon. Nouvelle série, I Sciences, fascicule 29).
- Ce travail sert de prélude à un ouvrage plus considérable que l’auteur se propose de publier sur la
- nacre et les perles fines. Il y expose les résultats d’une série de recherches poursuivies par lui en différents lieux, notamment au laboratoire de Tamaris-sur-Mer.
- Le Lac de Grand-lieu, par E. Gadeceau. Nantes. Imprimerie Dugas et Cie, 5, quai Cassard, et chez l’auteur, Villa Champ Quartier, rue du Port Guichard. 1909. 1 vol. in-8°, 155 p., cartes, planches, etc.
- Notre excellent collaborateur a donné à son étude très savante le sous-titre « monographie phytogéogra-phique » : c’est bien, en effet, une monographie, à la fois géographique et botanique, qu’il a faite du lac de Grandlieu, à quelques kilomètres de Nantes, et par là, comme le remarque très justement M. Ch. Flahault dans sa préface, il a rendu un service non moins grand a l’agriculture qu’à la botanique, car c’est précisément et seulement sur l’étude botanique approfondie que peut être basée l’utilisation agricole, si importante d’ailleurs, des lacs et des étangs. Il est à souhaiter que l’exemple donné par M. Gadeceau soit suivi et que beaucoup de travaux de ce genre soient publiés.
- Note sur l’industrie des phosphates minéraux, par Aguillon. (Extrait des Annales des Mines, mai 1909).
- Ce mémoire fournit un précieux résumé de la si importante question des phosphates, en exposant l’état actuel d’une industrie qui intéresse non seulement toute notre agriculture, mais aussi l’avenir de la Tunisie et de l’Algérie. Il montre le développement énorme de cette industrie qui, en 1886, atteignait à peine, pour le monde entier, 85oooo tonnes et qui, en 1908, a dépassé 5 millions de tonnes. En discutant point par point tous les éléments de la question, il prouve combien il serait dangereux d’établir, ainsi qu’on l’a proposé, un droit de sortie sur les phosphates : notamment en ce qui concerne la Tunisie, dont la prospérité actuelle vient, pour la plus grande part, de son industrie extractive.
- Les grands artistes : Les architectes des cathédrales gothiques, par Henri Stein. Paris, H. Laurens, 1 vol. in-8°, 24 pl. Prix : broché, 2fr,5o; relié, 3lr,5o.
- C’est pour la première fois, croyons-nous, que le grand public trouvera dans un livre, à côté d’une étude d’ensemble sur les chefs-d’œuvre du moyen âge, un essai de groupement de tous ceux qui ont collaboré
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- BIBLIOGRAPHIE
- à la construction de nos magnifiques cathédrales. M. Henri Stein a parfaitement condensé en ce volume très documenté tout ce que l’on sait aujourd’hui de Pierre de Montereau, Villard de Honnecourt, Jean de Chelles, Robert de Luzarches, Jean d’Orbais, Etienne de Bonneuil, et de leurs nombreux contemporains.
- Les grands artistes : Ribera et Zurbaran, par Paul Lafond. Paris, H. Laurens, i vol. in-8°, 24 pl. Prix : broché, afr,5o; relié, 3fr,5o.
- Monographie fort bien faite des deux grands peintres espagnols.
- Les grands artistes : Diphilos et les modeleurs de terres cuites grecques, par Edmond Pottier. Paris. H. Laurens. 1 vol. in-8°, 24 pl. Prix : broché, 2rr,5o; relié, 3fr,5o.
- M. Pottier nous donne dans cet ouvrage un précieux pendaut à son Douris et les peintres de vases grecs, paru dans la même collection. Il y présente l’histoire des « Tanagras » suivant l’ordre à la fois géographique et chronologique adopté dans la collection du Louvre, dont son livre constitue ainsi un excellent guide. Les planches, qui reproduisent plus de i5o types de statuettes, sont d’une linesse charmante.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch, Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS ^ 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIIUÎCTIOX ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 6 déc. 1900. . 5°,S S. S. W. -i. Très nuageux. o,7 . Nuag. jusq. 17 li.; beau eus.; pluie de 15 li. 20 à 15 li. 15; lonn.
- Mardi 7 ....... J°,2 S. S. AV. 3. Couvert. » Gelée blanche : presque couvert.
- Mercredi 8. .... . 1°,1 S. AV. 2. Nuageux. )) Gelée blanche; nuag. le m.; beau le s.; brume.
- Jeudi 9 — 2°,6 . S: S. W. 1. Beau. » Gelée blanche; givre; pou nuageux; brouillard matin et <oir.
- Vendredi 10 — 0°,8 S. S. E. 2. Couvert. 0 Gelée blanche; givre; couvert ; brume.
- Samedi 11 — 1°,1 S. 2. Couvert. » Couvert
- Dimanche 13 0°.l N. E. 2. Couvert. * Couv. le m.; puis fr. nmur.: beau ap. 17 b.: gel. bl. dans la soirée.
- DÉCEMBRE 1909. — SEMAINE DU LUNDI 6 AU DIMANCHE 12 DÉCEMBRE 1909.
- Du 6 au 12 décembre. — Le 6. Pression basse sur presque toute l’Europe : au large de la Scandinavie, 735; Irlande, 739; golfe du Lion, 7^3. Pluies sur presque toute l’Europe; en France : Pointe de l'a Coubre, 26 mm d’eau; Bordeaux, 21; Limoges, 15 ; Lorient, 12; Cherbourg, 11; Paris, 1. Temp. du matin : Arkangel,
- — o°; Paris. 6; Alger, 16; Puy de Dôme, — 2 ; moyenne à Paris : 5° (normale 3°,3). — Le 7. Hausse presque générale : Irlande, 742; Lisbonne, 766; Kharkof, 769. Pluies abondantes sur 10. ; en France : Calais, 43 ; Boulogne, 28; Cherbourg, 24; Biarritz, i5; Nantes, 14 ; Besançon, 12; Paris, 1. Temp. du matin : Seydisfjord,
- — 4°; Paris, 4; Alger, i5; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 4° (normale : 3°,2). — Le 8. Hausse accentuée : Bretagne, 763 ; Vendée, 764; Hèlsingfors, 749. Pluies générales; en France : Puy de Dôme, 28; Gap, 14; Dunkerque, 8; Limoges, Toulouse, 7. Temp. du matin: Moscou, — 3°; Paris, 1 ; Alger, 14 ; Puy de Dôme, —6; moyenne à Paris : 3°,2 (normale : 3°, 1). — Le 9. Aire de forte pression du S.-O. au N.-E. de l’Europe avec les, minima : Moscou, 772; Gascogne, 775-, dépressions sur-PIslande (74O et de l’Italie à la Hongrie : Césina, 757. Pluies sur i’O. et le N.; en France : Besançon, it; Biarritz; Bordeaux, 7 ; Toulouse, 5 ; pointe Saint-Mathieu,
- 4. Temp. du matin : Hernoesand, —i5°; Paris, —3; Alger, i3; Puy de Dôme, —6; moyenne à Paris : —i° (normale : 3°). — Le 10. Pression générale très élevée : Moscou, 780; Clermont-Ferrand, 775; dépression vers les îles Feroé (743). Pluies abondantes sur les Iles-Britanniques et la Scandinavie. Temp. du matin : Berne,
- — 5°; Paris, —1; Puy de Dôme, —9; moyenne à Paris : o°,4 (normale : 3°). — Le 11. Situation troublée dans le N. et l’O. : Vardoe, 741; Valencia, 7^1; Bretagne, 758; Moscou, 779. Pluies sur le N., l’O. et le Centre; en France: Brest, 10; Calais, 7: Cherbourg, 3; île d’Aix, 1. Temp. du matin : Gap, —8°; Paris, —1; Athènes, i4‘, Puy de Dôme, —4; moyenne à Paris :
- — i°,3 (normale : 2°.g). — Le 12. Baisse assez rapide sur l’O. et le S. : Biarritz, 755; Brindisi, 747; fortes pressions de la Russie à l’Islande. Neige et pluie sur le N. et le S.; en France : Lorient, 18; Rochefort, '5; Biarritz, Brest, 3; Le Havre, 1. Temp. du matin : Kharkof, — 90; Paris, o; Alger, 12; Puy de Dôme, -—4; moyenne à Paris : —o°,x (normale : 2°,8). — Phases de la Lune : Nouvelle Lune le 12, à 8 h. 8 m. du soir.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géoeraohie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Pari» (*)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d’origine.
- N° 1909 — 25 DÉCEMBRE 1909
- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- LE PRIX D'AVIATION DE « LA NATURE »
- A l'heure où nous mettions sous presse, la Ligue nationale aérienne nous télégraphiait que M. Jacques de Lesseps sétait engagé le 20 décembre pour courir le prix de La Nature, d'une valeur de 10 000 fr., dont le .programme a été publié dans notre numéro du 26 juin (n° 1885).'
- D'après l'engagement, ce jeune concurrent, dont la performance de nuit et de 1 h. 1/2 de durée, fut si remarquée le 16 décembre à Issy-les-Moulineaux, se mettait en ligne pour le 21 et le 22 décembre afin de tenter le parcours des 100 kilomètres en ligne droite.
- Le point de départ était la ferme des Guinèles, près d'Et amp es (Seine-et-Oise) et le lieu d'atterrissageavait été fixé à Nouan-le-FuieHer, au sud de la Molte-Beu-vron (Loir-et-Cher).
- Malheureusement, par suite d'un accident, une chute s'est produite à 5 kilomètres du point de départ et le courageux aviateur a dû interrompre sa tentative, légèrement blessé au visage,
- La dissémination du thorium. — M. G.-A. Blanc a fait à Rome toute une série d’expériences, résumées dans le Radium d octobre 1909, sur la présence du thorium dans tous les terrains. Il a trouvé les chiffres suivants, exprimés en io~3 grammes par gramme, ou centièmes de milligrammes : terre végétale de Rome : 1,45 ; granité des Vosges : 2,07; granité du lac Majeur : 3,14i syé-nites : 6,3o à 8,28. Des expériences de J. Joly, relatives aux roches du tunnel du Saint-Gothard ont donné, avec la même unité de mesure : o,5i dans des sédiments altérés du côté du Tessin : 1,18 dans des schistes, i,85 dans les granités et gneiss du massif du Fins-teraarhorn; mais l’auteur de ces analyses a trouvé, eu même temps, de Furanium en proportions analogues (centièmes de milligramme) et du radium exprimé en io-12 grammes. La conclusion est que le thorium se trouve partout, dans toutes les roches, dans l’eau de mer, etc., [et il est peut-être permis de se demander incidemment si, avec des modes d’observation suffisam ment précis, on ne pourrait pas étendre la même conclusion à une substance quelconque. Calculant la quantité de chaleur dégagée par les composés du thoi'iuin dans les roches, M. Blanc a admis qu’elle était double de celle engendrée par les produits de la famille uranium-
- radium dans les roches ignées examinées par Strult et que le thorium doit donc jouer un rôle considérable dans la radioactivité terrestre.
- La formation du kaolin. — Un auteur allemand, M. Haehnel, en comparant les analyses fournies par divers échantillons d’un même porphyre extraits d’une carrière près de Halle à différents états de décomposition : inaltéré, effleuri ou kaolinisé, a montré que la kaolinisation et l’efflorescence diffèrent au point de vue chimique. Tandis que le porphyre effleuri présente sensiblement la même composition que le porphyre inaltéré, on a observé dans le porphyre demi-kaolinisé une forte diminution en alcalis, variant de 9,5 à 5 pour 100, et eu peroxyde de fer, allant de 2,9 à i,5 pour 100; et, au contraire, une augmentation en alumine, de i5,4 à 18,7 pour 100, et en silice, de 72,9 à 73 pour 100. Dans le kaolin brut provenant vraisemblablement du même porphyre, on n’a plus trouvé que 1,7 pour 100 d’alcalis et o,5 de peroxyde de fer, tandis que l’alumine s’élevait à 21,0 pour 100 et la silice à 77,9. Un produit de décomposition récente du granit situé sous une couche d’humus, et provenant de Schuiecke, a donné à l’analyse une composition voisine de celle du kaolin brut.
- Une nouvelle expédition océanographique. — Ciel et Terre signale que le gouvernement norvégien, par acte officiel du 16 octobre, a mis à la disposition du savant océanographe écossais sir J. Murray, le steamer Michael Sars, pour une durée de quatre mois, et dans le but de lui permettre des recherches océanographiques entre les Canaries et les Feroë, au printemps de 1910. Cette croisière aura pour but tout d’abord l’étude des températures et de la salinité des eaux avec les méthodes et les instruments nouveaux, plus précis que ceux que l’on possédait à l’époque de l’expédition du Challenger [ 1873); l’étude des courants profonds sera aussi abordée à l’aide d’un appareil récemment imaginé par le professeur Ekman, et enfin on essaiera, pour la première fois, la pêche aux grands filets, en eau profonde, ce qui promet de riches récoltes zoologiques.
- La mission Pelliot au Turkestan Chinois. — Nous avons exposé dans notre dernier numéro les principaux résultats de cette mission, en insistant avant tout, comme il convenait, sur la partie archéologique qui en était le but. Le Dr Vaillant, compagnon de M. Pelliot, a fait le 19 au Muséum une très remarquable conférence sur les résultats de la mission intéressant les sciences naturelles : sans présenter la valeur sensationnelle des résultats archéologiques, et sans pouvoir d’ailleurs la présenter, ils sont cependant fort importants, puisqu’au surplus d observations astronomiques et de levers d’itinéraires, ils consistent en collections abondantes, les premières qu’on ait du Turkestan chinois. M. Vaillant a, en effet, rapporté un herbier de
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- INFORMATIONS
- 800 plantes, 200 oiseaux, 4° mammifères, une grande quantité d’insectes, d’arachnides, etc., un millier environ d’échantillons géologiques.
- Le boulevard Lille-Roubaix-Tourcoing.— On vient d’inaugurer entre Lille, Roubaix et Tourcoing un magnilique boulevard qui assure des relations rapides et commodes entre ces trois grandes cités industrielles. C’est une voie de communication modèle, large de 5om. : de chaque côté, bordée par des trottoirs larges de 3,5o m., est prévue une chaussée de 5,5o m. réservée aux gros charrois, aux voitures lourdes. La chaussée centrale de 9 m. est destinée aux voitures légères et aux automobiles; entre celle-ci et les chaussées latérales, deux banquettes larges de n,5o m. comportent des pistes spéciales pour les piétons, les cyclistes, les cavaliers et le tramway. Les travaux comportent une dépense totale de 8 5oo 000 francs ; sur lesquels 5 5oo 000 francs ont été déjà mis en œuvre. Le boulevard a une longueur de i4,5oo km; à 3,5 km de sa sortie de Lille il se dédouble en deux tronçons: l’un de 6,700km vers Tourcoing, l’autre de 4,o36 sur Roubaix. À ce boulevard, se lie la création d’un réseau de tramways électriques d’une longueur totale de 6i,i32 km, qui enserre toute l’agglomération industrielle comprise dans cette région, Lille, Roubaix, Tourcoing, Leers, Croix, Hem, etc., et dessine pour l’avenir les grandes lignes d’une cité unique de plus de 600 000 âmes.
- Un nouveau projet de chemin de fer souterrain à Paris. — Une demande de concession vient d’être faite à la ville de Paris pour un réseau de chemin de fer électrique souterrain réunissant les différentes grandes gares : Saint-Lazare, Nord, Est, Bastille, Lyon, entre elles et aux Halles centrales. Ce réseau, absolument indépendant du Métropolitain actuel, est destiné au transport rapide des marchandises : il serait constitué par des canalisations à petite section. Les procédés prévus sont ceux qui serviront à la construction du réseau de 70 km qui va être établi à Vienne pour le transport des lettres et colis-postaux.
- Un proj’et de postes aériennes dans le Sud-Àlgé-
- rien. — La Ligue Nationale aérienne a conçu le projet d’organiser dans le Sud-Algérien où les voies de communications terrestres sont encore rares et incertaines, un réseau de voies aériennes desservi par aéroplanes et pouvant servir au transport rapide des lettres et colis légers. M. Quinton estime que sous peu l’industrie fournira d’une façon courante des aéroplanes capables d’effectuer des étapes de 200 km à la vitesse minima de 70 km à l’heure. Dans ces conditions, un service de postes aériennes serait aisément réalisable. La Ligue aérienne, avec l’appui du ministre des Travaux Publics, Postes et Télégraphes, procède à une enquête, dans le Sud-Algérien, enquête qui portera sur la topographie, la météorologie et les ressources de la région.
- Pavés au carborundum. — L’emploi des pavés faits de ciment aggloméré avec du carborundum se développe rapidement. Cette substance fait preuve, en effet, d’une résistance remarquable au frottement : le ciment s’use légèrement et cette usure a pour effet d’accentuer le relief des grains du carborundum. Le frottement n’agit plus alors que sur un corps d’une très grande dureté et l’usure est complètement arrêtée. De plus, les aspérités des cristaux de carborundum s’opposent très efficacement au glissement. Sous forme de dallages ou de monolithes, les agglomérés de carborundum servent pour les quais et bordures de trottoirs. Pour les voitures de chemins de fer et les trottoirs, on emploie beaucoup les tôles métalliques recouvertes de xylolithe incorporée de carborundum. On a ainsi un plancher incombustible et inusable. Une remarque est nécessaire cependant : le frottement sur ces dalles inusables étant très considérable, ce sont les semelles de nos chaussures qui s’usent avec une rapidité remarquable. L’expérience est facile à faire pour les personnes qui fréquentent assidûment le Métropolitain.
- Ressources minérales du Nyasaland. — Le protectorat britannique de l’Afrique centrale s’étend sur les rives méridionale et occidentale du lac Nyasa et comprend une partie du Zambèse. La région a déjà fait l’objet de rapports sur les superficies houillères des environs du
- lac Nyasa. Le charbon dont l’existence a été constatée, est d’un caractère bitumineux, cependant, en plusieurs cas, il ressemble au lignite. Le charbon de Mount Waller est. en grande partie, un excellent charbon bitumineux, convenant aux chauffages domestique et autres ; il convient aussi aux fabrications du coke et du gaz. Les veines ont plusieurs pieds d’épaisseur, elles existent sur les deux rives opposées du lac et, bien probablement, sous le lac. L’exploitation en est facile. Dans le district Nkana le charbon constitue un combustible utilisable, bien qu’il soit de qualité inférieure au charbon de Mount Waller. Il a l’inconvénient d’être très éloigné du lac. Dans le voisinage de Northern Rukuru River, le charbon est un combustible de qualité. Le charbon Lufira est trop schisteux, pour constituer un combustible de valeur. Celui de Ivasante est très friable. Plusieurs calcaires fournissent un bpn mortier et peuvent être utilisés pour les besoins agricoles. Certains d’entre eux, se trouvant près de Nkana, paraissent convenir pour la préparation du ciment hydraulique. Quelques districts sont faiblement aurifères, avec petites quantités de monazite, de minerai d’étaiu; mais les teneurs paraissent trop faibles. Cependant la présence de l'or près de Fuliwa, à faible distance de la rive nord du Nyasa est à signaler. Il existe aussi du mica et du fer, mais ces minerais sont de qualité inférieure. Dans la partie centrale d’Angoniland, on a trouvé du graphite de bonne qualité, valant celui de Ceylan.
- La soie dans le monde. — Voici d’après le Mouvement géographique (5 décembre), la statistique générale de la production universelle de la soie pendant les cinq dernières années :
- Europe occidentale.
- Production en soie grège.
- 1904 1905 1906 1907 1908
- (Milliers de kilogrammes)
- Italie.............. 4,900 4.440 4.754 4.820 4.486
- Espagne............... 77 78 56 82 75
- Autriche-Hongrie . . . 515 345 342 545 334
- France ». .-, . . .....^ 625 632 605 662 656
- Totaux....... 5.917 5.495 5.748 5.909 5.551
- La moyenne de la période 1902-1906, ayant été de 5.466.000 kg. l’augmentation sur cette période est de 65.ooo kg. Voici les résultats pour les pays du Levant, d’Asie centrale et d’Extrême-Orient :
- Levant et Asie Centrale.
- Anatolie (Brousse). . . 497 646 554 602 615
- Syrie et Chypre . . . 470 490 470 681 635
- Salonique, Andrinople. 256 280 257 542 225 285
- Pays balkaniques . . . 155 190 185 207
- Grèce et Crète. . . . 65 70 75 76 65
- Caucase 360 290 455 492 560
- Perse et Turkestan : exportations 426 460 628 608 526
- Totaux. .... 2.227 2.426 2.624 3.026 2.695
- Extrême Orient (exportations)
- Chine : Shanghaï. . . 4.215 4.010 4.162 4.155 5.688
- — Canton .... 2 154 2.000 1.962 2.250 2.578
- Japon : Yokohama . . 5.827 4.619 5.992 6.370 7.570
- Inde : Calcutta. . . . 180 280 325 350 250
- Totaux 12.556 10.909 12.541 13.125 15.836
- Totaux généraux. . 20.500 18.850 20.913 22.060 24.080
- Il résulte de ce tableau que la récolte de l’Europe occidentale en 1908 a été inférieure de 358.000 kg à celle de 1907. Celle du Levant et de l’Asie centrale a diminué de 3.026.000 kg à 2.693.000. Les exportations d’Extrême-Orient se sont avancées de i3.i25.ooo kg à i5.836.000, soit une augmentation de 2.711.000 kg. En somme, la production universelle a atteint 24.080.000 kg, chiffre supérieur de 2.020.000 kg à celui de 1907 et de 4.008.000 kg à la moyenne de 1902-1906, qui s’établit à 20.088.000 kg.
- Les fruits porteurs de microbe. — MM. Sartory et Villossier ont récemment fait part à la Société de biologie de recherches sur la quantité de microbes que portent les fruits vendus à l’étalage : en lavant de ces fruits avec de l’eau stérilisée, ils ont constaté que celle-ci contient par centimètre cube de 5oooo à Sjüi 000 bactéries, ce qui fait un joli total !
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- «s**» Physique '?«&>
- Balance de torsion pour peser les corps légers. —
- En général, les pesées très précises de corps légers se font au moyen de balances à fléau; La Nature a récemment exposé comment se pratique aujourd’hui dans les laboratoires cette opération qui reste, malgré tous les perfectionnements apportés aux balances, fort délicate et minutieuse. «
- Lorsqu’on a à effectuer un nombre considérable de pesées successives de corps très légers, et le cas se produit souvent dans certaines industries, en particulier, dans celle toute récente des lampes à filament métallique, l’obligation de recourir constamment, à la balance apporte à la fabrication une gêne considérable.
- Pour y remédier, on a songé à utiliser la balance de torsion, revenant ainsi à une idée émise, il y a plus d’un siècle, par le grand physicien français Coulomb.
- Voici comment ce vénérable appareil, à qui l’on doit de si capitales découvertes dans le domaine électrique, a été modernisé par Hartmann et Braun.
- Dans un boitier de laiton de 190 mm de diamètre, de 75 mm de profondeur, monté sur une colonne à trois pieds, se trouve un axe horizontal, auquel est fixé le fléau de la balance avec son index.
- Dans le prolongement de l’axe se trouve celui d’une aiguille qui se déplace devant un cadran gradué; un petit disque mole lé C en avant du cadran de verre permet de régler la position initiale de cette aiguille. L’axe du fléau de la balance est accouplé à celui de l’aiguille indicatrice par un ressort de torsion, grâce à qui se fera la pesée. Ce ressort est réglé de Balance de torsion façon que l’index du fléau soit
- pour peser les corps légers, devant son point de repère, quand l’aiguille indicatrice est au zéro de la graduation. On accroche le corps à peser au fléau. Celui-ci descend en dessous de son point de repère. On l’y ramène en tournant l’aiguille indicatrice vers la gauche au moyen du disque moleté C. Et la graduation permet alors de lire directement le poids du corps pesé.
- Sur l’axe, se trouve à l’intérieur de la boîte un disque d’aluminium qui oscille dans le champ d’un aimant permanent. Les courants de Foucault qui se développent de ce fait enrayent les oscillations, si gênantes au cours des pesées et ramènent rapidement le fléau à sa position d’équilibre.
- La balance pesant 12 gr. est sensible'au 1/100000° de gramme et les pesées s’effectuent en 10 à' i5 secondes.
- Inutile de dire que ces pesées n’ont qu’une valeur comparative : mais il suffit d’étalonner de temps à autre la balance, au moyen d’un poids mesuré avec une balance de précision ordinaire, et l’on peut ensuite faire rapidement toute une série de pesées, extrêmement précises, en raison de la sensibilité de la machine. — Cette balance est vendue par M. R. Heller, 18, Cité Trévise, Paris.
- Jouets
- Cirque mécanique. — Faire reproduire, par un mécanisme très simple, les exercices de cirque : tel est le problème que s’est posé l’inventeur de ce nouveau jouet. Dans une boîte à double fond sont placées deux roues dentées dont l’une est actionnée par une tige terminée par une manivelle M, et commande par l’intermédiaire
- de la seconde un axe vertical traversant le fond supérieur, qui est le plancher du cirque. Deux rayons en fil de fer partent de cet axe et portent les pieds d’un cheval ou d’un gymnaste, qui tourneront autour de la piste lorsque l’on actionne la manivelle. Dans notre dessin le cheval semble tirer un disque sur lequel sont assis deux
- clowns, l’un en face de l’autre. Lorsque le cheval est en route, la roue s’appuie contre le tour de la piste; elle tourne alors sur elle-même. En remplaçant le cheval par un clown tenant dans ses mains les deux extrémités de l’axç d’une roue de brouette, on répète un exercice de cirque très bien réussi. — L’inventeur est M. Boucheron, rue Rachel, à Yitry- sur-Seine.
- Le kom-back. — Ce petit jeu fort amusant est basé sur un principe connu de tous ceux, petits et grands, qui ont pratiqué le jeu de cerceau. Si vous prenez un disque, et que le plaçant sur le sol, vous lui imprimiez une impulsion vers l’avant, en même temps qu’un mouvement de rotation en sens contraire, vous voyez le
- disque s’élancer vers l’avant, il paraît épuiser peu à peu sa force vive, il s’arrête, et tout à coup rebrousse chemin et revient vers le lanceur. C’est là un phénomène que la mécanique explique très aisément en s’appuyant sur les lois du frottement : on le retrouve dans certains mouvements des billes de billards, dans la trajectoire compliquée du boomerang australien. Il a été appliqué ici ingénieusement à un jouet.
- Voici rapidement en quoi consiste le jeu de kom-back; imaginez un portique portant plusieurs arceaux; il s’agit, avec des cerceaux minuscules, de passer sous un arceau déterminé, marqué par un pavillon d’une certaine couleur. Le joueur se place à quelque distance, lance le
- cerceau, qui part à toute vitesse, renverse ou laisse intact le pavillon, suivant l'adresse de celui qui le manie, puis revient de lui-nhêmè entre les mains du joueur. 1 ‘
- L’impulsion donnée au cerceau ne petit être imprimée d’une façoü quelconque, la théorie çt l’expérience montrent qu’il faut l’appliquer dinSVtnè' irégion déterminée de la périphérie. Pour qde"'8étte Èègïfe soit tou-
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- jours observée, les inventeurs du jeu ont imaginé un mode de lancement très simple et très pratique : le cerceau, au départ, est encadré entre les deux branches d’une mince fourche en bois ; un caoutchouc est fixé à ces deux branches; si l’on appuie de haut en bas sur la fourche, la brassière de caoutchouc se tend en exerçant une pression sur la partie supérieure du cerceau; en appuyant davantage, le caoutchouc s’échappe vers l’arrière en imprimant à la fois au disque ces deux mouvements de translation et de rotation dont nous avons parlé plus haut. — Ce jeu est en vente aux établissements Kratz-Boussac, 14, rue Martel, à Paris.
- Imprimerie rotative. — C’est bien un signe des temps que cette multiplication de jouets qui ne sont plus seulement de simples amusettes, plus ou moins ingénieuses, mais de jolis modèles réduits de ces machines complexe s qui ont façonné notre civilisation moderne. Petites machines à vapeur, petits moteurs a gaz, locomotives de tous systèmes deviennent les jouets préférés de nos enfants, commencent leur initiation aux réalités industrielles. La petite imprimerie rotative que représente notre figure a été conçue dans le même esprit; c’est une ma-
- L’imprimerie et ses accessoires.
- chine fonctionnant réellement, capable d’exécuter un excellent travail d’imprimerie, par suite très instructive et très amusante.
- La construction de ces petits modèles réduits et simplifiés exige toujours beaucoup d’ingéniosité : celui-ci ne fait pas exception à la règle. La composition se fait au moyen de caractères mobiles en caoutchouc. Il suffit de tourner un
- La machine, le tampon encre la composition.
- volant pour voir s’accomplir automatiquement, par le jeu de leviers excentriques, toutes les opérations de l’imprimerie. Le rouleau encreur vient prendre de l’encre sur tin plateau spécial, il eu enduit le châssis où est serrée la composition, puis celui-ci vient s’appliquer sur le papier où doit se faire l’impression. Celle-ci terminée, le papier est chassé automatiquement comme dans les grandes machines perfectionnées. — Cette imprimerie est en vente aux établissements Kratz-Boussac, 14, rue Martel, Paris.
- La machine au travail, l’iaipression.
- Objets utiles
- Bouchon doseur. — Pour verser avec une bouteille une quantité de liquide déterminée dans un verre, il faut avoir une certaine habitude et malgré cela on risque encore de dépasser la mesure. Le bouchon doseur de M. Billiard permet d’opérer à coup sûr. C’est un petit réservoir, ayant la capacité reconnue nécessaire pour le liquide auquel il est destiné, qui se monte, au moyen d’un bouchon de-liège, sur le goulot de la bouteille. Il
- est muni de deux soupapes À et B manœuvrées par un bouton unique, de telle sorte que l’une reste toujours fermée quand l’autre est ouverte. En penchant la bouteille et en appuyant sur le bouton le réservoir s’emplit; quand on cesse d’appuyer, la com-uranication avec la bouteille est fermée, mais en même temps la soupape B qui permet au réservoir de se vider est ouverte. On est donc certain de celte façon de ne pas dépasser la quantité de liquide qui a été fixée d’avance. — Ce bouchon se trouve chez M. Billiard, 26, rue du Saulger, Paris.
- Bouchon doseur.
- Parapluie-abri pour voitures. — On sait combien il est difficile de sortir d’un coupé par la pluie sans être mouillé. Il y a toujours un moment où l’on se trouve entre l’abri offert par la voiture et celui offert par le
- Parapluie-abri sur la portière ouverte.
- parapluie qu'on ne peut ouvrir avant d’être dehors. Le système imaginé par M. Picard consiste à attacher un parapluie de forme spéciale, s’ouvrant comme un éventail au-dessus de la portière de la voiture. Quand on ouvre cette portière, le parapluie se déploie de lui-même et forme un toit qui protège le voyageur quand il est complètement sorti de la voiture. Un dispositif spé-
- Parapluie-abri sur la portière fermée.
- cial très simple permet, bien entendu, de n’installer ce genre de parapluie sur la voiture qu’en cas de pluie; 1 installation se fait très facilement et rapidement. — Ce parapluie se trouve chez M. Picard, i3i, boulevard Sébastopol, Paris.
- Coquetier inversable. — On sait avec quelle facilité les enfants renversent leur coquetier et l’œuf à la coque qu il supporte; leur maladresse est excusable car, en général, 1 équilibre est mal assuré par un pied toujours trop petit. M. L. Jumel avec un morceau de fil de fer
- Nouveau système de coquetier inversable en fil de fer.
- convenablement plié fabrique d’un seul coup le support de l’œuf et la pince qui l’assujettira à l’assiette debébéi La simple inspection de la gravure ci-contre montrera mieux que toute description le mode d’emploi de ce coquetier d’un nouveau genre. — L’appareil se trouve chez M. Jumel, 7.3, rue Balagny, à Paris.
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- RÉSUMÉ MÉTÉOROLOGIQUE
- CM
- Observations faites à l'Observatoire du Parc-Saint-Maur, en novembre 1909, par M. Ch. Dufour.
- Le mois de novembre 1909 est un mois froid. On n’y rencontre pas de minima exceptionnels, ni même de minima aussi bas que ceux que l’on a observés assez fréquemment dans des mois correspondants dont la température moyenne est cependant plus élevée puisque le minimum absolu, observé le 20, n’est descendu qu’à
- — 5°, 1 ; mais, du 4 au 27> s’étend une période froide, coupée seulement par un léger réchauffement du 12 au 15, et durant laquelle les moyennes diurnes sont notablement inférieures aux normales de chaque jour. Le 20, la moyenne des 24 heures est —20,1 ; l’écart à la normale est de 7°,o. C’est à la durée de cette période froide qu’est dû l’abaissement de la moyenne du mois de novembre 190g. Celle-ci n’atteint que 3°,8 et reste ainsi inférieure de 2°,o à la normale de novembre malgré le relèvement très accentué de la température du 28 au 3o sous l’influence de courants de S. W.
- La pression barométrique du mois de novembre 1909 est en léger excès sur la moyenne générale.
- L’humidité relative est plus élevée que la normale de 3 pour 100.
- La hauteur mensuelle de pluie est seulement de 3omm,8; la moyenne générale de novembre est de 46™“. Les journées des 15, 16 et 3o novembre ont fourni ensemble 25mm, dont i5mm pour la date du i5; les autres pluies ont donc été peu importantes. Celle du 16 a été mélangée d’un peu de neige; quelques grains de neige et de grésil sont tombés également le 19 et le 24, mais en quantité inappréciable.
- Pression barométrique (ait. 5om,3). — Moyenne des 24 heures, 758nim,o6; minimum absolu, 744™m>3 le i5 à o'^S1"; maximum absolu, 769“™,3 le 24 à io1'25m; écart extrême, 25mm,o.
- Température. — Sous l’abri. —moyennes : des minima, o°,62;. des maxima, 7°,24: du mois, 3°,93; des 24 heures, 3°,82. Minimum absolu, —5°,i le 20; maximum absolu, i3°,4 le 2. Amplitudes diurnes : moyenne du mois, 6°,62; la plus élevée, io°,6 le 5; la plus faible, 20,2 le 26. — Sur le sol gazonné. — moyennes : des minima, —2°,88; des maxima, i i°,64 ; minimum absolu,
- — ii°,86 le 20; maximum absolu, 22°,o le 5. — Dans le sol gazonné. — moyennes du mois : (profondeur om,3o), à 9 heures : 6°,79; à 21 heures : 6°,85; (profondeur om,65), à 9 heures : 8°,07; à 21 heures : 8°,53.; (profondeur, 1 mètre), à 9 heures : 9^89, à 21 heures : 90,81. — De la Marne. — moyennes : le matin, 6°,49; le soir, 6°,53; minimum, 3°,23 le 25; maximum, io°,o3 le ier.
- Tension de la vapeur : moyenne des 24 heures, 5mm,49; minimum, 3mm,i le 20 à 9 heures; maximum 9™m,6 le Ier à 17 heures et 18 heures.
- Humidité'relative : moyenne des 24 heures : 89,6; minimum 41, le 5 à i5 heures; maximum 100 à 19 dates différentes.
- Nébulosité. — moyenne du mois (6 h. à 21 h.), 6,69; minimum, 0,0 les 5, 6, 20; 6 jours entièrement couverts.
- Insolation : durée possible, 274 heures; durée effective, ’67h 1 en 16 jours; rapport, 0,24.
- Pluie : total du mois, 3omm,8 en 4ih2.
- Nombre de jours : de pluie, 11; de pluie inappréciable, 2; de neige, 3; de grésil, 2; de brouillard, 12; de brume, 7; de halos, 1 ; de rosée, 2; de gelée blanche, 19; de gelée, 14.
- Fréquence des vents : calmes, 6.’
- N. . 53 S. E. . . . 8 W . . . . 4
- N. N. E . . i3i S. S. E . . 39 W. N. W. I I
- N. E . . . 153 S 78 N. W . . 12
- E. N. E . • 4l S. S. W . . 89 N. N. W. 20
- E. # , 8 S. W . . . 46
- E. S. É . 7 w. s. w. . i3
- Vitesse du vent en mètres par seconde : moyenne des 24 heures, 3™,26; moyennes diurnes : la plus grande, 7m,8 le 29; la plus faible, 1m, 1 le 26; vitesse maximum en i5 minutes, 13TO,9 le 3o, de 3h 4à 4 heures par vent
- S. S. W.
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 2m,8o; minimum, 2m,34 le 16; maximum, 3m,34 le 3.
- Comparaisons aux valeurs normales : pression, _j_ 0m m, 2 7 ; température, —2°,28; tension delà vapeur, — omm,82; humidité relative, -j- 2,6; nébulosité, —0,37; pluie, —i5mm,4 ; jours de pluie, —4: insolation, -j-2h3.
- Taches solaires : on a suivi 18 taches ou groupes de taches en 12 jours d’observations.
- Perturbations magnétiques ; Très faibles les 8, 14, 15, 21, 26; faibles les 16, 22, 27, 3o ; modérée le 20.
- Radiation solaire : La radiation solaire n’a pu être observée que 9 fois à 7 dates différentes ; les deux seules valeurs supérieures à 1 cal. sont : i“al,o3o le 18 à 1 ih 54m et ical,o49 le 20 à 1 ih 52™.
- Mouvements sismiques ; Très faibles le ier entre G1 55m et 7h x3ra (t. 1.); le 10, début à 6h36m (t. 1.), phase principale de 7h i5m à 711 20™ (t. 1.), fin vers 55m; le 21, phase principale entre 8h 43“ et 8h45ra, fin vers 8h 54“ (t. L).
- IgD
- HYGIÈNE ET SANTE
- cmf
- Le meilleur éclairage. — J’écris ce bout d’article par une nuit noire, opaque et la pendule marque 9 heures du matin. Paris est plongé dans un brouillard épais qui fait de notre grande ville une copie de Londres avec son Yellow fog. Assurément le meilleur éclairage, dans ces ténèbres opaques, serait un rayon de soleil si petit qu’il fût.
- Mais je veux parler du meilleur éclairage pour le travail et en particulier pour le travail de couture, de bureau, pour toutes les professions où une application assidue de l’appareil oculaire est indispensable. Depuis la chandelle fumeuse et le quinquet d'il y a cent ans, qu’on pouvait voir encore dans maintes petites villes, il y a moins longtemps, nous avons suivi une gamme croissante de lumière de plus en plus intensive et brillante, bougie, pétrole, gaz, acétylène, jusqu’à l’électricité. Tout ces éclairages d’intensité fort différente ont tous, comme toute source de lumière, comme la lumière solaire, l’inconvénient d émettre des rayons chimiques, les rayons violets qui sont des plus nocifs pour notre rétine. Plus la lumière est éclatante, plus elle doit, s’imagine-t-on, émettre des rayons violets et beaucoup
- de braves gens incriminent les lampes électriques d’altérer notre vue alors que les vieux lumignons anciens ou moins modernes ne leur faisaient aucun mal.
- Il y a là une erreur qu’il est bon de combattre. Assurément les lampes électriques sont plus riches en rayons violets que la bougie ou la lampe à huile. Il en est une en particulier qui en émet à profusion, c’est la lampe à mercure dont l’éclat est insoutenable pour les yeux et dont on ne devrait se servir que comme éclairage d’ensemble et encore en protégeant la lampe par un écran. Mais la lampe électrique ordinaire à incandescence, la lampe de 10 à 12 bougies, communément employée dans nos intérieurs, en contient moins que la lumière solaire, et elle en contient même moins que d’autres sources lumineuses.
- Le Dr Bourgeois de Reims qui vient de publier récemment des conseils pratiques des plus judicieux sur 1 emploi des lumières modernes, classe les différentes lumières dans l’ordre suivant, d’après leur teneur en rayons chimiques en allant du moins au plus : i° pétrole ; 20 gaz; 3° lampe électrique (la lampe à mercure exceptée comme je le disais); 4° bec Auer; 5° acétylène.M. Yoege,
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- HYGIENE ET SANTE
- directeur du laboratoire de physique de Hambourg, comparant les diverses sources de lumière, montre par des recherches précises, que la lumière électrique, la lampe au mercure toujours hors de cause, contient infiniment moins de radiations ultra-violettes que la lumière diffuse du soleil dont nous ne nous plaignons pas et qui est bien le mode d’éclairage le plus parfait. Malheureusement, il nous fait défaut la nuit et pendant les longs jours d’hiver. Force est donc de recourir à la lumière artificielle.
- M. Vœge estime que la fatigue de la vue tient moins à ces lumières de sources diverses, à leur qualité qu’au défaut d’uniformité de lumière. Il y a à mon avis une autre cause, c’est la lecture du journal, du livre dont les caractères ne sont pas toujours de grosseur suffisante et dans les conditions les plus déplorables. En chemin de fer, en omnibus, en voiture, partout, que la voiture soit bien ou mal éclairée, chaque voyageur tire un journal de sa poche et se met à lire, sans se soucier
- du voisin, du compagnon de route, souvent même de l’ami avec qui il serait bon de converser. Les mouvements du véhicule, sur un pavé inégal, impriment des trépidations constantes, inégales et par suite une fatigue énorme de l’accommodation qui doit varier nombre de fois par minute.
- Y a-t-il un moyen de se donner un éclairage rationnel quelle que soit la source de lumière mise à notre disposition? M. Bourgeois conseille, à cet égard, comme l’avait fait autrefois le Dr Fieuzal, pour les lunettes, l’emploi de globes d’une couleur jaune-orange qui atténue la lumière et empêche surtout l’action nocive des rayons violets. Qu’il s’agisse du gaz, du pétrole, de lampes à incandescence, la garantie donnée par la teinte jaune est assurée ; il suffirait, si l’on est seul à travailler, d’avoir un globe teinté sur une seule face, l’autre restant blanche pour permettre la diffusion au maximum du pouvoir éclairant de la lumière.
- DT A. C.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- Pâte pour imiter les ornementations en bois. —
- On emploie pour la préparation de cette pâte une poudre obtenue de la façon suivante : on prend de la sciure de bois tendre et on la fait bouillir avec une solution de colle forte et de verre soluble. On ajoute encore une certaine quantité de sciure de façon à donner à la masse la consistance de la pâte servant à faire le pain. Cette pâte est alors comprimée entre 2 plaques de fer, puis on la fait sécher et on la pulvérise. Cette poudre, matière première, est alors prête à être moulée. Elle peut toutefois être colorée avant emploi au moyen de couleurs diverses, telles que cinabre, rouge d’Angleterre, etc.
- Dérouillage du nickel. —Pour enlever la rouille sur les objets nickelés on commence par enduire les endroits atteints avec de la graisse ou de la vaseline, et après un repos de 2 ou 3 jours, on frotte avec un chiffon imprégné d’ammoniaque. Dans le cas où les taches persisteraient, il suffirait de les tamponner avec de l’esprit de sel, et de les frotter aussitôt avec un linge. On devra ensuite laver l’objet, l’essuyer et le polir.
- Repolissage des objets en laiton. — On met sur un
- tampon fait avec des chiffons de la craie et de la paraffine bien mélangées ensemble. On frotte ensuite vigoureusement la pièce de laiton à repolir. Si l’objet est verni, il faut tout d’abord enlever la couche de vernis en faisant bouillir dans une solution de soude caustique ou de potasse.
- Ciment résistant aux vapeurs d’acide chlorhydrique. — Prendre 2 parties de terre à feu, 1 p. de soufre et 1 p. également de résine; ce ciment a le seul défaut de se craqueler un peu aisément.
- Enduit à la résine pour les parties de machines en bois. — Il s’agit de trouver un enduit qui protège le bois contre l’humidité, quand on ne veut pas recourir à une peinture proprement dite. Faire fondre ensemble 375 gr. de résine, 5oo gr. de fleur de soufre et y5 gr. d’huile de poisson. Quand la fusion est bien complète, on ajoute une petite quantité d’ocre jaune ou rouge, ou encore un oxyde coloré broyé dans de l’huile de lin ; et l’on mêle bien le tout par brassage. Cette sorte d’enduit est appliqué bouillant, et en deux couches, la première couche devant être bien sèche avant qu’on étende la seconde.
- Peinture pour fer galvanisé. — On peut préparer une peinture rouge brique au moyen d’un peu plus de 3 1/2 kg de minium de plomb bien sec, d’autant de céruse pulvérisée et d’un peu moins de 5oo gr. d’oxyde rouge dans de l’huile. On prend comme dissolvant un mélange de 2 litres et demi de bon vernis copal, d’un litre et demi de térébenthine, et enfin de trois quarts de litre d’or-couleur, de térébène et d’huile bouillie. Pour obtenir une nuance gris ardoise, on prend un peu moins de 6 kg et demi de céruse pulvérisée et 60 gr. de noir de carbone dans de l’huile.
- Brillant pour souliers. — Prendre 100 gr. à peu
- près de noir d’ivoire, mélangé d’autant de noir de fumée purifié; puis 100 gr. également d’indigo pulvérisé, 45 gr. de gomme arabique dissoute, 60 gr. de sucre brut, 100 gr. de colle-forte dissoute dans un quart de litre d’eau, et finalement une cuillerée à café de glycérine, qui a surtout pour but d’empêcher le composé de trop durcir. Il faut chauffer à feu doux, mais jusqu’à ébullition, enlever du feu, remuer jusqu’à refroidissement, et enfermer dans des boîtes fermant bien.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boite aux lettres, la Rédaction publie les il faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — Abonnée 5o86-3738. — La teneur d’une solution d’acétate dè plomb destinée à la coloration des cheveux peut être très variable, il n’y a là rien de fixe comme c’est par exemple le cas dans les recettes où les constituants réagissent les uns sur les autres. Vous pouvez fort bien employer une solution à xo gr. par litre; mais nous vous conseillons de ne pas trop dépasser cette concentration eu égard à l’action nocive
- des sels de plomb mis au contact de la peau. Pour les teintures dites végétales, la question serait un peu longue à traiter, nous y consacrerons une de nos prochaines chroniques.
- M. J. Cano, à Libreria (Colombie). — Le Bulletin de la Société Chimique, chez Masson, 120, boulevard Saint-Germain, répond à votre desideratum.
- E. M., à Mulhouse. — Préparation des fleurs stérilisées : Voy. La Nature, n° 1820, ix avril 1908, Supplément, Recettes et procédés utiles, p. i5o.
- M. A. Dujenie, à Paris, -r- Le procédé le plus pratique pour déceler l’oxyde de carbone dans une chambre est l’appareil Lévy et Pécoul, construit et vendu par Bèrlëmont, n, rue Cujas* Paris (Voy. La Nature, 1905, 28 octobre, n° 1692). ..
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- BIBLIOGRAPHIE
- C&-
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Une cloche-scaphandre gigantesque : D1' Alfred Gradenwitz. — Les paradoxes de l’accélération : Ch. Ed-Guillaume. — La pluie : J. Loisel. — La mission Pelliot au Turkestan Chinois : Jean-Paul Lafitte. — Académie des sciences; séance du l3 décembre (909 : Cn. de Villedeuil, — Les dirigeables en France et en Allemagne.
- Supplément. — La cinquième comète de 1909. — Les prix Nobel.
- — Phénomènes produits i>ar l’éclair. — Les méfaits du déboisement aux Etats-Unis. — Les installations électriques des tourbières d’Aurich. — Fumigations sèches antiseptiques. — Le scalp. — Un bon moyen pour tremper un outil sans déformation.
- — Cirage à l’huile.
- Collection des Guides-Joanne. —Bretagne, 5i cartes et i5 pl., 1908. Prix : 7fr,5o — Belgique et Hollande, 8 cartes et 38 pl., 1908-1909. Prix : 7fr,5o. —Environs de Paris, 16 cartes et 22 pl., 1907. Prix : 7,r,5o. — Bourgogne, Morvan, Jura, Lyonnais, 71 cartes et 0io pl. 1909. Prix : 7fr,5o.
- Ces nouveaux volumes de la célèbre collection ne cessent de réaliser des perfectionnements de- plus en plus complets sur leurs aînés. Extrêmement instructifs en matière d’histoire et d’archéologie, ils présentent les renseignements pratiques nécessaires à la commodité d’un voyage complet sous une forme tout à fait satisfaisante. Le dernier paru est parfaitement au courant des récentes découvertes de cavernes dans la région du Jura,
- Travaux graphiques, par Emile Jaulin, sous-ingénieur des ponts et chaussées. Grand in-16 de 474 pages, avec 739 fig. et 8 planches. H. Dunod et E. Pinat, éd., Paris. Prix : 12 francs.
- L’auteur, qui a été chef des travaux graphiques à l’Ecole Centrale pendant plusieurs années, s’est attaché à écrire un ouvrage pratique, exempt de toute spéculation relative à la théorie des courbes et des surfaces, et dont la lecture soit accessible aux personnes ne possédant que les premiers éléments de la géométrie.
- Ministère de VAgriculture. Annales de la Direction de Vhydraulique et des améliorations agricoles. Documents officiels, jurisprudence. Rapports et notes techniques (France et étranger) (fasc. 35). Paris, Imprimerie nationale, 1907, paru en 1909.
- Ce volume, de 3i2 pages et 3i planches hors texte, renferme les lois, décrets, circulaires, arrêts du Conseil d’Etat, de la Cour de cassation, des Cours d’appel, arrêtés des Conseils de préfectures, les jugements des tribunaux civils relatifs aux eaux potables, chutes d’eau, cours d’eau non navigables ni flottables, etc., pendant l’année 1906 et en outre les notices suivantes : Mouvements des eaux dans les grands barrages-réservoirs par M. Thiollière. — L’utilisation de la houille verte dans la région normande par M. Bresson.
- — Les premiers travaux de la commission instituée le 25 mars 1907 pour sauvegarder l’utilisation des eaux qui ne font pas partie du domaine public. — Captages et protections hygiéniques des eaux d’alimentation, par MM. Martei et le Dr Henri Thierry.
- Résumé général condensé au point de vue pratique, particulièrement à l’usage des municipalités pour tout ce qui concerne les moyens d’alimentation en eau potable : sources, puits, citernes, cours d’eau, lacs;.
- — précautions générales à prendre pour la protection des eaux potables contre les lavoirs, fumiers, fosses d’aisance, eaux usées; — périmètres de protection; diminution du débit des sources. Le fascicule se termine par quatre notes sur un Nouveau pluviomètre-enregistreur italien; — l’Agriculture dans la présidence de Bombay ; — Siphons pour le drainage des côtes et nouvelles méthodes d’arrosage artificiel.
- Même publication, l'asc. 36, 1907 paru en 1909. 248 pages.
- Comptes rendus des travaux des comités d’études scientifiques ; — Expériences de distillation des vinasses de distilleries par le D' Calmette ; — Engazonnement
- des chemins d’exploitation par M. Berthault; — l’Appauvrissement des sources par M. Houllier; — Installations hydro-électriques de la Suisse par MM. Reus et Cordier, très importante étude (200pages) descriptive, statistique, technique et industrielle sur toutes les usines électriques de Suisse alimentées par les chutes d’eau.
- La ville au bois dormant : de Saigon à Ang-Kor en automobile, par le duc de Montpensier. Paris. Plon-Nourrit et Ci0. 1 vol. in-8°. Prix : i5 francs.
- Voici un des « récits de voyage » les plus amusants et les plus vivants qu’on ait écrits. C’est la relation alerte et spirituelle de l’audacieuse randonnée en automobile qu’accomplit le duc de Montpensier à travers toute la Cochinchine et le Cambodge, de Saigon aux merveilleuses ruines d’Ang-Kor. L’auteur y raconte sans prétention, avec une vaillante bonne humeur, ce voyage unique et réellement extraordinaire, dont on peut dire qu’il n’a pas seulement établi un record, mais qu’il a, au sens propre du mot, ouvert la route.
- La terre qui tremble, par Stanislas Meunier. Paris. Ch. Delagrave. 1 vol* in-8°. Prix : broché, 6 francs; relié, 8 francs.
- Les catastrophes dues aux tremblements de terre se sont renouvelées au cours de ces dernières années avec une telle fréquence et tant de désastres, que l’humanité entière en a été consternée. Le moment de stupeur passé, il est demeuré à tous un impérieux besoin de connaître ces redoutables phénomènes, et le désir inquiet d’y trouver un remède. M. Stanislas Meunier a voulu répondre à l’attente du public et il l’a fait avec toute son autorité, en évitant l’exposé didactique, trop aride, qu’il a remplacé par la forme plus animée du roman.
- Promenade autour du monde avec S. A. I le Grand-Duc Boris de Russie, par Ivan de Schæck. Paris. Plon-Nourrit et CM 1 vol. in-8°. Prix : 10 francs.
- Le grand succès obtenu par les Visions de guerre, de M. Ivan de Schæck, souvenirs de la campagne mand-chourienne, l’a décidé à publier les intéressantes notes de voyage rapportées d’un tour du monde accompli à la suite du cousin de Nicolas II, S. A. I. le’Grand-Duc Boris, second fils de la Grande-Duchesse Wla-dimir. Le lecteur de ces impressions originales est ainsi conduit, d’escale en escale, de Paris aux Pyramides, dans les villes fabuleuses d’Egypte, à Aden, à Suez, au Siam, aux Indes anglaises, dans nos possessions d’Extrême-Orient, à Chang-Haï, à Tokio, à San Francisco. Le Grand-Duc Boris a tenu à introduire dans son excursion mondiale une large part d’imprévu en usant de toutes les lignes possibles et de tous les genres de transport maritime. Chez un maharajah hindou, il a assisté à une émouvante chasse au tigre; au Siam, il a admiré le sport traditionnel de la capture des éléphants sauvages et la magnificence des divertissements royaux ; il s’est mêlé à la vie intime du Japon, il a constaté la solidité de notre empire en Indo-Chine et rendu hommage à la déconcertante volonté de vivre de la civilisation yanlcee.
- Le voyage immobile, suivi d’autres histoires singulières, par Maurice Renard. Paris. Mercure de France. 1909. 1 vol. in-18. Prix : 3fr,5o.
- Nous avons tous lu et apprécié les romans scientifiques de Jules Verne. A la suite du génial romancier anglais Wells, on veut aujourd’hui plus de ragoût à ces histoires. Tandis que Jules Verne présentait comme réalisé ce qui n’était à son époque que de simples possibilités scientifiques, Wells et son école bâtissent leurs récits sur des paradoxes, sur des impossibilités scientifiques., supposées possibles par miracle. C’est aussi la méthode de M. Renard, dont on lira avec plaisir les nouvelles sciences dans ce volume.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Les villes d’art célèbres : Carthage, Timgad, Tebessa et les villes antiques de l'Afrique du Nord, par Rexé Gagnât. Paris, H. Laurens. i vol. in-40, 110 gr. Prix : broché, 4 francs; relié, 5 fcancs.
- C’est évidemment à dessein que l'éminent archéologue a choisi ces trois villes, pour les étudier plus particulièrement : avec Carthage il présente une esquisse de la civilisation punique, tandis que Timgad est, dans le pays, le type le plus caractérisé de la civilisation romaine, et que Tehessa, avec son enceinte encore debout, montre bien ce qu était la civilisation
- byzantine. Il est à peine besoin d’ajouter que nul n’était plus désigné pour traiter ce sujet que M. R. Cagnat, qui depuis trente ans s’est fait une spécialité de l’Afrique du Nord.
- Code rural (texte et commentaire) et Droit usuel, p; r MM. H. Watrin, et E. Bouvier, professeur à la Faculté de Droit de l’Université de Lyon. Préface de M. Ch. Mazeau. L. Larose et L. Tenin, éditcuis (Recueil de Sirey et Journal du Palais), 22, rue Sou1-llot, Paris. Un fort volume in-8° de xn-1148 pages. Prix : broché, i2rr,5o, relié 14 francs.
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch, Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central
- météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 15 déc. 1909 . — 2U,5 N. 2. Brouillard. » Gelée blanche; givre; brouillard jusqu'à 20 lu, de 200 m. le m.
- Mardi 14 — 1°,1 N. E. 5. Beau. » Gelée blanche; givre; brume: beau.
- Mercredi 15 — £°,0 N. E. 1. Couvert. j> Gelée blanche; civro; brume; couvert jusqu’à 20 h.
- Jeudi 16 — 1°,9 E. N. E. 0. l'eu nuageux. D Gelée blanche; brume; nuageux.
- Vendredi 17 4°. 4 S. E. 2. Couvert. 15.0 Couvert; pluie de 11 h. à 25 h.
- Samedi LS 2°.U S. \V. 5. Beau. 0.6 Averse de 0 h. à 0 h. 20 ; gelée blanche ; ouvert jusqu’à 18 lu
- Dimanche 19 i°.n ' X S. E. 2. Couvert, 11 6 Gel. bl.; brouillard jusqu'à 7 lu: brumeux rus.; couv.; pluie.
- DÉCEMBRE 1909. — SEMAINE DU LUNDI 13 AU DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 1909.
- Lundi I Mardi | Mercredi | Jeudi | . Vendredi | Samedi | Dimanche
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- Du i3 au 19 décembre. — Le i3. Situation stationnaire, assez basse sur 10. et le Sud. Neiges et pluies sur l’O. et le S. Température du matin : Kuopio, — io°; Paris, 1; Alger, 13 ; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : —o°,5 (normale : 2°,8). — Le i/\. Fortes pressions sur la majeure partie de l’Europe, supérieures à 780 dans le S. de la Scandinavie et le Centre de la Russie, voisines de 770 sur le S. de l’Angleterre et la mer Noire; forte dépression sur la Méditerranée occidentale : Cagliari, 759. Neiges et pluies seulement dans quelques stations du N. et du S. Temp. du matin : Kuopio, —ii°; Paris, —1; Alger, 12; Puy de Dôme, — 1; moyenne à Paris : —o°,y (normale : a0,7 ). — Le i5. Permanence de l’anticyclone sur les mêmes régions, et de la dépression sur la Méditerranée occidentale. Neiges et pluies seulement dans quelques stations du N. et du S. Temp. du matin : Kuopio, — io°; Paris, —1; Alger, 12; Puy de Dôme, —1; moyenne à Paris : —1°,2 (normale : 2°,6). — Le 16. Anticyclone de la mer Noire à l’Islande : Seydisfjord, 772; Varsovie, Bucarest, 777 ; dépressions vers les Iles-Britanniques (Scilly, 762) et l’extrême N.-E. (Vardoe, 74(>). Neiges et
- pluies dans quelques stations du N. et du S. ; en France : Perpignan, 77; Cette. 10; Nice, 3. Temp. du matin : Varsovie, — io°; Paris, —2; Alger, 12; Puy de Dôme; moyenne à Paris : 20 (normale : 2°,6). — Le 17. Baisse générale et rapide, dépression au N. de la Russie : Bodoe, 74a. Pluies sur l’O. de l’Europe; en France : Perpignan, 15 ; Lorient, 7; Brest, Le Havre, 3; Boulogne, 2. Temp. du malin : Haparanda, —90; Paris, 4; Alger, 14 ; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 6° (normale : 2°,5). — Le 18. Centre cyclonique important sur la mer du Nord : Le Helder, 736; complète disparition des fortes pressions. Pluies sur l’O.; en France : Boulogne, Nantes, 20; Paris, 14 ; Nice, 12; Nancy, 8. Temp. du matin : Haparanda, —170; Paris, 2; Alger, 18; Puy de Dôme, 3°; moyenne à Paris : 3°,2 (normale : 20,5). — Le 19. Centre cyclonique près de Stockholm (729). Pluies presque générales; en France : Nice, 21; Besançon, 10; Clermont-Ferrand, 7 ; Bordeaux, 5. Temp. du matin : Haparanda, — 170; Paris, 1; Alger, 17; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : 2°,7 (normale : 2°,4). — Phases de la Lune ; Néant.
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- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, "Boulevard Saint-Germain, Paris (Yl*)
- La reproduction des illustrations de La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1910 — 1er JANVIER 1910
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- INFORMATIONS
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- SUPPLÉMENT
- LE PRIX D'AVIATION DE « LA NATURE »
- Plusieurs aviateurs vont tenter, cette semaine, de conquérir le prix de La Nature.
- Nous avons relaté la semaine dernière les premiers essais de M. de Lesseps. Au moment où nous mettons sous presse, la Ligue nationale aérienne nous informe que te jeune aviateur prendra son vol à nouveau mercredi 29 et jeudi 50 décembre, et partant d'Étampes essayera de gagner Nouant-le-F uselier.
- M. Hubert Latham s'est engagé pour le 50 décembre. Son point de départ est Mourmelon, le point d'atterrissage choisi sera probablement Meaux.
- Enfin M. de Baeder s'est engagé également pour le 50 décembre sur ce même parcours : Mourmelon-Meaux.
- Nécrologie : Edouard Brissaud. — Le professeur Brissaud qui vient de mourir était un des premiers représentants de la médecine française. Né à Besançon en i852, Brissaud qui était un élève de Charcot et qui occupait depuis 1900 une chaire de pathologie interne à la Faculté de Médecine de Paris, devait sa notoriété très grande et très méritée, à ses travaux de neuro-pathologie. En fait cependant, quelle que fût son autorité en maladies nerveuses, il ne s’y était jamais étroitement limité, et on lui doit des études de premier ordre sur les questions les plus diverses de la pathologie. Esprit actif et sûr, il a collaboré à un grand nombre de publications, et il fut notamment le promoteur du classique Traité de Médecine en 10 volumes, de Charcot-Bouchard-Brissaud ; on lui doit également;* avec Pierre Marie, la fondation de la Revue Neurologique, et, avec les P,s Reclus et Pinard la réalisation de la Pratique médico-chirurgicale. En dehors de ses mérites de savant et de médecin, il aura laissé à tous ceux qui en lui ont pu connaître Fhomme, le souvenir d’une intelligence d’élite alliée à la plus belle générosité d’âme. • ' 1
- Nécrologie : Lortet. — M. Lortet, doyen honoraire et professeur de la Faculté de Médecine de Lyon, décédé récemment à Lyon, avait fait à diverses reprisés en Égypte des fouilles dcint nous avons rendu compte (n° i83o, 20 juin 1908, etc ). Il s’était surtout attaché à éludier l’anatomie et la physiologie des momies _qu’il découvrait, des singes, des oiseaux et autres animaux vénérés des Egyptiens, des serpents et des sauriens
- trouvés à Komb-Bo, cité des crocodiles, etc. Il y a quelques jours encore le gouvernement égyptien venait de lui allouer pour l’année prochaine une subvention de a5 000 francs. On se rappelle notamment les observations faites sur certains singes de l’Egypte antique, chez lesquels il avait cru reconnaître les signes d’une maladie moderne. Il a écrit : Recherches sur la vitesse de la circulation du sang chez le cheval-, Pénétration des leucocytes à travers les membranes organiques ; Etudes paléon-tologiques dans le bassin du Rhône-, la Syrie d’aujourd'hui-, il a traduit de l’anglais : Dans les montagnes, de J. Tyndall, les Abîmes de la mer, de W. Thomson, etc.
- Les plus basses températures observées sur le globe. — Il est intéressant de signaler les quelques remarques suivantes, que Y Annuaire de la Société Météorologique de France (1909, p. 226) emprunte au Symons Meteorological Magazine. D’après cette publication savante, la plus basse température qui ait été observée à la surface du sol est de — 68° C. ; elle a été notée le i5 janvier 1885 à Verkhoyansk, dans la Sibérie orientale, et à peu près exactement sur le cercle arctique. Aucune température du môme ordre n’a été observée dans les expéditions polaires; pendant l’hivernage de YAlert par 82° 27' N. le thermomètre descend.t à —09° (mars 1876); enfin pendant la dérive du Frani, le Dr Nansen n’a obtenu que — 53° bien que le navire ait passé tout un hiver au-dessus du 85e parallèle.
- Les étincelles d’acier. — Au sujet de l’article publié sous ce titre dans notre numéro du 25 décembre dernier, et relatant les travaux de M. Bermann, nous recevons de M. Demozay, ingénieur aux aciéries Jacob Holtzer, à Unieux (Loire), la revendication de priorité suivante :
- « Voudriez-vous me permettre de signaler, que j’ai •publié dans la Revue . de métallurgie d’octobre 1904, et sous le titre « Essai sur un mode de classement des aciers », une note sur le même sujet. Je vous en serais d autant plus reconnaissant, que l’examen des faits rapportés dans l'article de La Nature, me paraît donner une consécration intéressante aux conclusions que j’avais formulées il y a 5 ans. »
- Préparation de laboratoire de l’aluminium par voie électrolytique. — Lorsqu’on cherche à réaliser dans les laboratoires la préparation de l’aluminium par électrolyse de la cryolithe additionnée du cinquième de son poids d’alumine, on rencontre un certain^nombre de difficultés d’ordre pratique, qu’un chimiste allemand, ,M. Bock, a cherché à surmonter. Tout d’abord, l’électro--lysè sé fait mieux dans un grand creuset que dans un petit; de plus, on constate qu’au bout d’un certain temps, variable avec les conditions de l’expérience, l’intensité du courant diminue , jusqu’à devenir nulle et l’ano.Je se recouvre d’une couche gazeuse. On obtient
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- INFORMATIONS
- d’assez bons résultats en employant comme cathode un creuset de graphite de 17,8 cm de côté et une anode formée de quatre lamelles de graphite de 1,9 cm d’épaisseur et 12,5 cm de côté, avec un courant de 800 à 1000 ampères sous une différence de potentiel de 8 à 19 volts.
- Action de l’acide phosphorique sur la silice et les verres silicates. — Un auteur allemand a effectué des essais pour se rendre compte de la résistance des vases de quartz aux" opérations chimiques. Il a constaté la facilité d’attaque de la silice par l’acide phosphorique qui donne ainsi naissance à un phosphate de silicyle, Si O2. P2 O5, qui se produit facilement en chauffant, dans un tube de quartz, de la silice finement pulvérisée avec de l’acide phosphorique. On obtient d’abord une solution claire de laquelle se dépose, après un certain temps de chauffe, une poudre blanche cristalline. A très haute température, la combinaison se décompose en même temps que l’acide phosphorique se volatilise partiellement. Le même composé peut prendre naissance par action de l’acide phosphorique sur la silice hydratée ; mais, dans ce cas, le phosphate obtenu est amorphe et retient de l’eau d’hydratation. L’acide phosphorique réagit sur les silicates, constituants des verres, en donnant dans la plupart des cas du phosphate de silicyle et des méta-phosphates. L’acide phosphorique anhydre est [sans action; avec l’acide phosphorique hydraté, l’attaque, à peine sensible à froid, est déjà très nette après 2 ou 3 jours à ioo-i5o°.
- L’origine du mot « antimoine ». — On dit et l’on répète volontiers que le mot antimoine viendrait des essais thérapeutiques malheureux qui en auraient tout d’abord été faits par les moines. Un auteur allemand, M. Schelenz. dans un récent article, réfute cette croyance et indique, comme origine du mot antimoinq, le mot arabe Athmoud, importé en Europe par Constantinus Africanus. Athmoud aurait été latinisé, puis transformé en Athmodium, Athimodium et enfin Antimonium.
- Les mystères de la télégraphie sans fil. — Comme La Nature l’a déjà annoncé, le prix Nobel pour la physique a été attribué cette année au professeur Braun et à M. Marconi, l’heureux inventeur de la télégraphie sans fil. A cette occasion, le jeune savant italien a prononcé le samedi 11 novembre, à Stockholm, un important discours sur la radiotélégraphie et notamment sur les bizarreries encore inexpliquées dans la transmission des ondes hertziennes. Comme on sait, la lumière solaire exerce une action néfaste sur cette transmission, au point, quelquefois, de l’interrompre complètement. M. Marconi a attribué d’abord ce curieux effet à une perte d’énergie électrique dans le poste transmetteur lui-même, l’antenne pouvant subir une espèce de « désé-lectrification » sous l’empire des radiations lumineuses, mais il est plutôt tenté, en ce moment, de croire que l’absorption des ondes électriques pendant le jour est due à l’ionisation des molécules gazeuses de l’air sous l’effet des radiations ultra-violettes de la lumière solaire. Ces radiations sont absorbées pour la plupart par les couches supérieures de notre atmosphère et la partie de cette atmosphère tournée vers le soleil doit contenir plus d’ions et d’électrons que celle qui se trouve dans l’obscurité. Ce serait donc l’air ionisé par le soleil qui absorberait les ondes hertziennes. Ce phénomène, d’ailleurs, dépend pour beaucoup de la longueur d’onde et de l’amplitude des oscillations employées, les ondes de grande longueur et de petite amplitude étant moins facilement absorbables que les ondes courtes et de grande amplitude. D’après le professeur Fleming l’effet de la, lumière, s’exercerait de préférence sur les ondes de grande longueur, mais l’expérience sur ce point, n’a pas confirmé la théorie. Dans quelques essais que M. Marconi a effectués dernièrement, il a réussi à obtenir des ondes de 8000 m.,; et il a pu constater alors ce fait curieux que l’énergie reçue pendant le jour était plus forte que celle réceptible de nuit. La solution du problème pourrait donc être cherchée de ce côté. Malheureusement, les ondes de très grande longueur ne peuvent pas encore être produites avec facilité. D’autres phénomènes étranges ont encore été constatés. Quelquefois, un appareil installé à bord d’un navire, employant un demi-kilowatt d’énergie électrique, et dont le rayon d’action ne dépasse habituellement pas 200 milles, était
- capable, tout à coup, de transmettre nettement à une distance dépassant 1200 milles, et cela sans que l’atmosphère, au point de vue météorologique, magnétique ou électrique, présentât rien de particulier. D’autres fois, un navire, incapable de se mettre en communication avec une station très proche, pouvait facilement impressionner des appareils lointains. L’hiver dernier, le steamer daronia par exemple, se trouvant dans la Méditerranée, et employant environ un demi-kilowatt, n’a pu communiquer à diverses reprises avec les stations italiennes, alors qu’il parvenait à échanger facilement des dépêches avec les côtes anglaises et hollandaises, situées à plus de i5oo km plus loin, par delà le puissant massif des Alpes ! Il existe surtout certaines périodes pendant lesquelles il est impossible de radiotélégraphier de l’Europe à l’Amérique et vice-versu. Le matin et le soir, lorsque la limite de l’ombre et de la lunette occupe l’Atlantique, les signaux sont souvent faibles et indistincts, comme si cette limite était le siège de phénomènes particuliers, peut-être électriques. Il est probable que ces difficultés seraient évitées dans l’échange de signaux entre stations placées à grande distance, mais sur un même méridien. A ce point de vue, la radiotélégraphie transatlantique est beaucoup plus difficile que toute autre. En d’autres temps, particulièrement au lever et au coucher du soleil, la transmission à grande distance est plus facile avec l’emploi d’une onde de-petite longueur, de préférence à celle de grande longueur habituellement employée. Entre Clifden et Glace Bay on emploie maintenant de façon constante un « doublet » d’ondes, l’une de i2,5oo, l’autre de 14,700 pieds, de sorte que la transmission peut se faire de façon pratiquement constante.
- Haut fourneau électrique en Suède. — A Don-narfvet (Suède), a fonctionné pour la première fois durant 3 mois sans interruption un haut fourneau électrique de construction très intéressante dont la mise au point est due aux ingénieurs Suédois Grônwall, Lindblad et Stalhane de 1’ « Âktiebolaget Electrometall ». Ce four, construit à la suite de longues expériences et après une série de type d’études, se compose de deux parties : la partie inférieure ou creuset est en somme semblable à un four d’affinage actuel de 2,25 m. de diamètre intérieur sur i,5o m. de hauteur; elle comporte une voûte traversée par trois électrodes ; la partie supérieure est semblable à celle des hauts fourneaux avec cuve et étalages : elle se raccorde à l’autre ; son plus grand diamètre est de i,52 m., beaucoup plus faible par consé-cuent que celui du creuset et sa hauteur de 5 m. La charge tombe le long des étalages et s’amoncelle dans le creuset sans toutefois venir toucher la voûte : dans l’espace qui reste libre on insuffle des gaz qu’un exhaus-seur puise parmi ceux qui s’échappent du gueulard. Cette injection a pour effet de refroidir la voûte et de porter vers le gueulard un peu de la chaleur engendrée dans le creuset. L’électricité est fournie par un moteur triphasé de 600 P. S.; la production fut d’environ 3 tonnes par jour. Les inventeurs ont pu à l’aide de ce four produire toutes les qualités de fontes en réglant par la charge la composition du produit. L’analyse de ce dernier varia pour le phosphore entre 0,04 et 2 pour 100, pour le carbone, fait très intéressant, entre 3,4 pour 100 et 1,1 pour 100. Le soufre passait entièrement dans le laitier. De plus, il est à noter que ce four peut recevoir des charges contenant jusqu’à 75 pour 100 de minerais pulvérulents. Les résultats économiques publiés par les auteurs sont assez satisfaisants en supposant bien entendu que la force électrique est produite hydrauliquement et revient aux environs de 5o francs le cheval-an. Il faut d’après eux compter par tonne de fonte 2SÙ0 kilowattheures (moyenne des meilleures coulées), 25o kilos de carbone (sous forme de coke ou charbon de bois) et 14 kg d’électrodes. Pour une installation d’un haut fourneau de 25oo P. S. (avec réserve), produisant en moyenne 7000 tonnes par an, il faudrait dépenser 120 000 francs et la commission norvégienne, qui a étudié le procédé, estime que le prix de revient de la fonte serait de 69 francs environ par tonne. On va d’ailleurs installer en Norvège deux hauts fourneaux de 25oo HP, et à côté 2 fours à acier de 600 HP. De plus, la Société de Trollhâtan projette la construction de 2 fourneaux de 25oo HP avec un fournèau de réserve pensant ainsi produire annuellement i5oo tonnes de fonte électrique.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- *»> Horlogerie ^
- Indicateur de remontage. — Le problème de l’indicateur de remontage a mis à la torture bien des cerveaux de chercheurs; il est très ardu et l’erreur y guette à chaque pas celui qui l’aborde, car il faut mettre en jeu les trains d'engrenage épicycloïdaux et rienn’est plus traître que ce mécanisme cependant si fécond en applications. Jusqu’ici ce problème n’avait été résolu que d’une ma-
- \ JL /_
- Fig. I.
- mère très compliquée ; aussi les indicateurs de remontage étaient-ils réservés aux montres et chronomètres de marine et à diverses pièces d’horlogerie spéciales.
- Il semblait que la cause
- Fig. 2.
- Fig. I>
- La montre Kikoz pourvue de son indicateur de remontage.
- Fig. 2. — L’indicateur de remontage (coupe).
- F, barillet; À, axe du barillet; B, roue dentée calée sur l’axe du barillet; D, roue dentée portant le cadran G; C, roue dentée actionnant B”et D ; H, aiguilles.
- fut entendue, quand un ingénieur français, ancien élève de l’Ecole Polytechnique, M. Pol Ravigneaux, l’a remise au jour en apportant une solution aussi simple qu’originale. Cette solution est représentée par une aiguille fixée sur l’arbre du barillet et tournant sur un petit cadran mobile également. Le développement du ressort, comme on dit en technologie horlogère ou l’état de remontage du mouvement, devient ainsi apparent en permanence.
- Apprenons d’abord à nos lecteurs que presque toutes les montres marchent 3a heures et que ces 32 heures correspondent à quatre tours de barillet : celui-ci fait donc un tour en huit heures, soit 3 tours en 24 heures. Inversement, quand on aura fait faire trois tours à l’arbre du barillet, on aura remonté la montre pour 24 heures.
- Partant de là, si nous plaçons sur l’arbre du barillet A, (fig. 2 et 3) portant une aiguille, une roue de 10 dents, au-dessus d’elle une roue de 12 dents D solidaire du petit cadran et enfin sur le barillet lui-même une vis servant
- 1 2
- Fig. 3. — Indicateur de remontage.
- I. Pièces détachées (même légende que pour la fig. 2'.
- 2. Vue d’ensemble.
- d’axe à une roue C d’épaisseur double des précédentes et engrenant avec elle, nous aurons réalisé un changement de vitesse entre l’arbre, c’est-à-dire l’aiguille, d’une part, et le cadran, d’autre part. Ce changement de vitesse assigne aux deux organes des vitesses de rotation qui sont dans le rapport du nombre de dents des roues B et D, de 10 à 12, par conséquent, ou ce qui revient au même, de 5 à 6. Quand l’arbre fera 6 tours le cadran en fera 5 ; quand l’arbre, c’est-à-dire l’aiguille aura fait 3 tours correspondant à un remontage pour 24 heures, le cadran en fera 2 1/2.
- Comme tous deux tournent dans le même sens, l’aiguille aura avancé sur le cadran d’un demi-tour dans un certain sens ; il se trouve que c’est le sens inverse de celui habituel des aiguilles et c’est ce qui convient puis-qu’au remontage l’aiguille doit revenir en arrière sur son cadran. Pendant la marche du mouvement l’inverse se produit, l’aiguille tournant en 24 heures de 1/2 tour sur le cadran, mais dans le sens habituel de marche des aiguilles. Dans ce dernier cas la roue C, entraînée par le barillet, tourne autour des deux autres. On ne voit peut-être pas très bien ce qui se passe; c’est un peu la faute à ces mystérieux trains épicycloïdaux; mais il suffit d’admettre que le déplacement relatif de l’aiguille et du cadran est le même lorsque le barillet tourne autour de son axe que celui obtenu par la rotation de l’axe.
- Cet indicateur du remontage a été appliqué sur la montre Kikoz qui marche 36 heures. Pendant ce temps 1 aiguille fait donc 3/4 de tours sur son cadran, divisé en section ou intervalles de 6 heures chacun; il reste une zone neutre qui a été rendue très apparente par deux couleurs : rouge et vert. Lorsque l’aiguille approche du rouge il faut remonter; l’opération étant terminée l’aiguille se trouve près du vert. La lecture est donc des plus simples. Si on oublie de remonter la montre le soir, elle ne sera pas arrêtée le lendemain et en regardant l’heure on s’apercevra par la présence de l’aiguille près du rouge, qu’il est temps de réparer l’oubli.
- Nous ne nous étendrons pas sur les avantages spéciaux que présente ce dispositif : ils sont très nombreux. C’est ainsi que l’on remonte toujours à fond sa montre sans crainte de décrocher ni de casser le ressort; d autre part, si elle s’arrête, on sait si on a oublié de la remonter ou si elle demande une réparation; enfin, en cas de chute, si elle a quelque chose de faussé elle ne marche plus ses 36 heures. L’indicateur de remontage est peut-être plus utile encore sur les pendules, celles à sonnerie, en particulier, qu’il est désagréable de laisser arrêter à cause de la remise à l’heure et de la sonnerie. M. Ravigneaux y a songé et il applique son dispositif à toutes espèces de mouvements d’horlogerie. J’ai idée que nous nous ferons une nécessité de ce « voyant » tout comme nous nous en sommes fait une de l’aiguille à secondes qui ne nous sert pas souvent, avouons-le. Grâce à lui la montre cesse d’être mystérieuse et il est intéressant de connaître ce dont elle a besoin. — La montre Kikoz se trouve chez M. Pol Ravigneaux, ingénieur-constructeur, 3, rue du Midi, Neuilly-sur-Seine.
- Jouets
- Billard quilles. — Ce jeu de quilles participe du jeu de billard en ce que les billes sont lancées par un dispositif spécial capable de leur communiquer de l’effet sur les bandes. Les neuf quilles sont dressées à l’extrémité du jeu. A l’avant est placé le système de lancement des billes constitué par une réglette T pourvue de deux
- tiges-pistons P P capables de coulisser dans deux tubes A A en tirant sur des ressorts. A la réglette T est fixée une tige B pourvue d’un bouton, que l’on amène à soi pour armer l’appareil. Un épaulement et une échancrure assurent cette position. A ce moment la réglette est placée au bord antérieur du jeu et elle a entraîné avec elle trois poussoirs C C C devant chacun desquels on place une bille. Pour tirer on appuie sur le levier L qui produit le déclenchement. Les ressorts contenus dans
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- if..
- les tubes A A attirent vivement la réglette T et les balles sont chassées sur les quilles qui tombent toutes ou en partie. — Le billard à quilles est construit par M. Robin, aux Petits-Ménages, à Issy-les-Moulineaux.
- Ls Minus. — Le jeu de billard, qui passionne tant d’amateurs, n’est possible à domicile que pour une classe favorisée qui peut s’imposer la coûteuse dépense du billard et l’immobilisation d’une pièce spéciale. Les autres amateurs doivent se résigner à aller au café.
- Cependant il est possible de goûter les plaisirs du billard chez soi avec le Minus, petit billard de précision que l’on pose sur une table quelconque. Les billes sont de dimensions réduites nécessairement et les queues ont été imaginées spécialement pour permettre les carambolages les plus heureux sans se livrer à des
- gestes et à des mouvements exagérés. Elles sont très courtes : 20 cm environ, et faites de deux parties : un tube extérieur et une tige coulissante centrale, terminée par le procédé. Un ressort spécial la chasse vivement vers l’avant, sur la bille qu’elle atteint très exactement au point choisi pour lui faire faire les ellets désirés. On la tient de la main gauche en la saisissant par l’index, puis de la main droite on tire la petite poignée arrière pour armer le ressort. En lâchant cette poignée le procédé vient frapper la bille. Ce jeu de billard est aussi juste que les grands jeux et peut satisfaire entièrement les amateurs. — Le Minus est construit par M. Bellan-ger, 27, rue Carie-Hébert, à Courbevoie,
- Le Chicago. — Jeu très simple et original. A l’intérieur d’une planchette arrondie à ses extrémités et entouréejd’une bordure élevée de 2 centimètres, on a creusé six trous dans la direction axiale. La planchette est montée sur un axe et elle se termine par une poignée que saisit le joueur. Six boules de bois sont rassemblées sur la planchette, à la partie la plus basse. Il s’agit, en
- manœuvrant la poignée, pour imprimer à la planchette un mouvement de bascule, d’amener toutes les billes dans les trous. Les premiers trous se garnissent très rapidement, mais lorsqu’il n’en reste plus qu’un ou deux la dernière bille ou les deux dernières se promènent sur toute la longueur sans rentrer dans les trous vides, car elles sont gênées par les premières billes, les trous restant occupant toujours le centre de la rangée. — Le Chicago est construit par M. Fribourg, 62, rue Saint-Sabin, à Paris.
- Queue de billard de poche. — Cette queue, très originale, n’est pas faite pour les grands billards, mais on s’en servira très bien pour les petits, ceux des enfants avec lesquels, d’ailleurs, les parents peuvent
- D
- A B
- fort bien s’amuser. Sa construction est basée sur un principe inédit- Un tube de cuivre A, renfermant un ressort spirale B, est terminé à droite par le bouton C et à gauche par un procédé D. Il suffit de tirer sur le bouton C, puis de l’abandonner à l’action du ressort pour que le choc produit par le bouton contre l’extré-
- mité du tube se transmette au procédé D qui chasse la boule avec beaucoup de force. — L’inventeur est M. l’abbé Chataing, à Issoire (Puy-de-Dôme).
- ïd> Divers
- Tampon. — Une maison allemande vient de lancer sur le marché un tampon qui permet une installation rapide et simple de poulies porcelaine dans les y"2)' parois. Comme le montre la ligure, le tampon présente une ouverture centrale qui ne va pas jusqu’à la pointe et qui débouche sur le côté du tampon.
- Avec un marteau, une fois le tampon en place, on peut chasser une pointe de fer ou un grand clou qui suit la gorge et vient se recourber dans le mur pour assujettir fortement l’ensemble. Four éviter de briser la porcelaine on place soit une rondelle de carton, soit un anneau en caoutchouc
- sous la tête du clou. Ce tampon se fait en 2 longueurs ; de 5o mm pour les murs ordinaires et de 35 mm seulement pour les cloisous en briques. — Le tampon se trouve chez C. Schnicwindt, Neurade in Westphalien.
- Vids-tub automatique. — Quand on n’a pas de salle de bains installée, c’est le cabinet de toilette, et parfois la cuisine, qui sont utilisés pour la douche, ou simplement le lavage à grande eau, dans le grand bassin
- 1. Tampon, rondelle et clou, avec la porcelaine à fixer.
- 2. "Vue de l’ensemble une fois en place.
- B
- Fig. 1. — A, Le vide-tub; B, Coupe de la trompe à vide.
- plat qu’on nomme tuh. C’est toujours une difficulté que de vider l’eau assez abondante qu’il contient et M. Kuhn a eu l’excellente idée d’utiliser pour cela la trompe à vide des laboratoires (fig. x, A). On sait qu’en principe elle se compose ( lig. 1, B) de deux tubes A et B dont l’un A est terminé eu pointe, tandis que l’autre B est terminé en entonnoir et porte sur le côté une tubulure C. L’eau qui vient sous pression par A s’écoule par B; l’air qui entoure la veine liquide se trouve entraîné et produit un appel par la tubulure C, sur laquelle on branche le récipient où l’on veut faire le vide. Dans l’appareil de M. Kuhn, qui se fixe sur un robinet d’eau quelconque, c’est sur celle tubulure qu’on place le tube en caoutchouc de i.5o m. environ de longueur qui trempe dans le tub (fig. 3). L’eau qu’il contient est aspirée et va se mélanger
- A celle qui produit le vide; la vidange se fait d’autant plus rapidement que la pression est plus forte sur la conduite d’eau. — Le vide-tub automatique se trouve chez M. Kuhn, 19, rue des Trois-Bornes, Paris.
- Installation du vide-tub sur son robinet.
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- VARIETES
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- Le Brésil, réserve de pâte à papier. — La plus grande partie du papier utilisé par les diverses industries brésiliennes, est importé de l'étranger. C’est à peine si une dizaine de fabriques, qui se servent d’ailleurs d’un ontillage archaïque et défectueux, produisent sur place une petite quantité de la pâte nécessaire à la consommation. Cependant, les papiers importés sont frappés de droits de douane excessivement lourds. Par exemple, le papier d’emballage satiné supporte un impôt s’élevant à •j33 pour ioo sur la valeur de la marchandise, et les papiers d’emballage plus communs payent encore, proportionnellement à leur prix, une taxe qui varie de io5 a 166 pour ioo. Un tel protectionnisme favoriserait au plus haut degré l’industrie nationale, mais l’élément le plus favorable au développement intensif de cette industrie réside dans l’abondance de. la matière première inexploitée jusqu’à ce jour. La mise en valeur des colossales réserves brésiliennes de cellulose propre à la fabrication de la pâte à papier répondrait aux intérêts de tout le monde civilisé.
- La flore du Brésil est des plus riches et des plus variées. Elle comprend des arbres magnifiques qui composent d’immenses forêts, et des plantes de dimensions plus modestes,-en partie mal connues des bola-nistes, qui couvrent les montagnes et de vastes plaines sablonneuses ou marécageuses. Au point de vue indus.-triel, celles-ci sont plus inté) essantes que ceux là. Les quelques spécimens qui ont été examinés sont riches en cellulose utilisable, abondants, vivaces; on pourrait les exploiter sans redouter un épuisement rapide, ils fourniraient une matière première meilleure que celle qui résulterait d'un déboisement partiel, et qu’on obtiendrait sans avoir à craindre les conséquences déplorables de ce déboisement. Les landes qui s’étendent à l’infini au Nord de Rio de Janeiro représentent un premier champ d’action loutiindiqué. ; ,«
- On y trouve, en effet, sur les collines, le « lys de la vallée » (hydiehium coronarium), qui croît spontanément en quantités considérables, et qui repousse pour ainsi dire, sous la faux même du coupeur. La fibre de celle plante contient près de 5o pour ioo de cellulose pure. Son tubercule est d’autre part suffisamment riche en amidon pour servir parallèlement à l'exploitation industrielle de l’alcool. En outre, il n’est pas indifférent de remarquer que l’hydichium vient des régions très salubres, et que les ouvriers employés à sa récolte se trouveraient placés dans des conditions hygiéniques excellentes.
- Dans les terrains marécageux, les plantes susceptibles de fournir un bon rendement sont nombreuses : il con-
- vient de citer parmi elles celles qui sont connues sous les noms de « tabua » et de « péri-péri ». Celle-ci ne renferme, il est vrai, que 20 pour 100 de cellulose, mais elle est tellement abondante que son exploitation méthodique donnerait encore de très beaux résultats; il suffirait d’étudier les meilleurs procédés de récolte et d’utilisation.
- Les plaines sablonneuses sont favorables à la croissance d’un grand nombre d’ananas sauvages (appelés gravalàs on coroatàs), dont les feuilles sont formées de fibres très résistantes et atteignent parfois jusqu’à 2 m. de long. Dans l’état d’Espirito-Santo, aux alentours de la ville de Victoria, capitale de cet état, on trouve un territoire d’environ 120 km2, presque entièrement couvert de ces gravatàs.
- Les plantes qui viennent d’être citées ne sont pas les seules qu’il serait possible d’utiliser à la fabrication du papier. Il est bien d’autres graminées, bananiers ou bambous qui rendraient les mêmes services : les guaxi-mas, le sisal, la sansevieira, plantés à pulpe ou plantes à écorce, plus ou moins faciles à travailler, mais dont il convient de ne négliger aucune a priori.
- En effet, la consommation du papier prend une extension continuellement croissante; la matière première à laquelle on a eu recours jusqu’à l’heure actuelle s’épuise rapidement. La France, l’Angleterre et l’Allemagne, après avoir sacrifié une trop grande partie de leurs belles forêts, sont aujourd’hui dans l’obligation d’importer une forte proportion de la cellulose ou de la pâte nécessaire à l’activité de leurs usines. Il en est de même aux Etat-Unis, où 1700 usines, fournissant chacune en moyenne 200 tonnes de pâte par jour, ne suffisent pas à fabriquer tout le papier nécessaire à la consommation nationale.
- Les réserves consliluées par les forêts de la Russie et de la Norvège sont déjà très amoindries; elles manqueront peut-être assez vite, d’autant que les arbres sacrifiés sont des géants d’au moins 5o ans, les plus jeunes ne convenant pas à la fabrication de la pâte. On voit donc quel intérêt présente, pour les industriels de l’avenir, la flore brésilienne qui contient tant d’espèces riches en cellulose. L’étude scientifique des « plantes à papier » de ce pays s’impose donc afin qu’on puisse adapter aussitôt que possible à leur exploitation les procédés et les machines nécessaires.
- Au Brésil appartiendra sans doute l’honneur de conjurer la crise probablement prochaine du papier; mais pour arriver à ce résultat, un gros effort industriel est immédiatement indispensable. Avis aux ingénieurs français dont l’énergie est ici stérile. Francis Marre.
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- HYGIÈNE ET SANTE
- OÊL
- Les larmes de sang. — A-t-on jamais vu couler des larmes de sang, mais de vraies larmes ! Les romanciers et les auteurs dramatiques ne le mettent pas en doute et dans la douleur extrême leurs héroïnes versent des larmes amères et souvent des larmes de sang. Celte expression ne date pas d’hier, elle remonte aux époques les plus reculées, car dans les tragédies antiques on retrouve cette figure de rhétorique et les malheureuses victimes de l’imagination des poètes et dramaturges pleuraient déjà des larmes de sang.
- Exislent-elles en réalité ces larmes de sang ou ne s’agit-il que d’une fiction imagée? C’est un point que le Dr de Micas a cherché à résoudre à propos d’un cas qu’il a observé et qui aurait pu donner le change si on n’y avait prêté grande attention. Quelques auteurs médicaux ont admis que dans des cas, fort rares, ajoutent-ils, il a pu y avoir une véritable exhalation de sang par les conduits .excréteurs des larmes, qu’il peut sortir de ces points un liquide déjà sanglant au moment où il est
- sécrété par la glande lacrymale. Ces hémorragies idiopathiques seraient de tous points analogues à celles qu’on voit se produire chez les nerveux, à ces ecchymoses spontanées, à ces sueurs de sang qu’on voit parfois chez les hystériques. Mais elles doivent être d’une rareté extrême et c’est tout au plus si on peut compter deux ou trois cas qui offrent un certain degré d’authenticité. On voit parfois couler véritablement du sang des points lacrymaux, à la suite d’hémorragies nasales graves, pour lesquelles on a pratiqué le tamponnement des fosses nasales. Le sang reflue alors par le conduit nasal, et vient sourdre par les points lacrymaux, comme le font les larmes quand leur abondance est telle qu’elles ne s’écoulent plus par le conduit naturel. Mais le plus ordinairement, comme le montre M. de Micas, il s’agit d’hémorragies de la conjonctive provoquées par une cause insignifiante et venant suinter dans la commissure des paupières. Chez les hémophiliques le moindre traumatisme provoque, on le sait, des hémorragies redou-
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- HYGIENE ET SANTE
- tables; chez d’autres, une dilatation des vaisseaux de la conjonctive, de petites tumeurs sanguines peuvent donner naissance à l'écoulement sanguin et l’entourage peut aisément croire que ce sont des larmes de sang.
- Il faut laisser aux auteurs dramatiques le pouvoir de
- faire couler des larmes amères, des larmes de sang, mais si on vous signale un accident de ce genre, regardez-y de près et vous verrez qu’il ne s’agit, la plupart du temps, que d’une hémorragie venant d’un autre point de l’œil. ‘ Dr A. C.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- Teinture en noir de la toile brune. — On prépare •dans ce but deux bains, dont l’un se fait en mettant bouillir 45o gr. de copeaux de campêche et 225 de noix de galle concassées dans un peu plus de 2 litres d’eau. On passe ensuite et l’on augmente la quantité de liquide jusqu’à 4 litres et demi. Le second bain se prépare par dissolution d’un peu moins de 100 gr. de sulfate de fer ou couperose et 3o gr. de sulfate de cuivre ou vitriol bleu dans 4 litres et demi d’eau. On met la toile dans le premier bain, et l’on fait chauffer peu à peu à ébullition, on enlève l’étoffe du bain et on la tord, pnis on plonge dans le second bain, où l’on laisse la couleur noire se développer, puis on sort du liquide, on tord et l’on rince.
- Moulages résistants. — On obtient des moulages aussi durs que le marbre, susceptibles de prendre un beau poli et très résistants aux agents atmosphériques •et même aux acides en employant un mélange d’oxyde de zinc calciné et de chlorure de zinc en solution très concentrée. La meilleure proportion consiste à mêler 2 parties de blanc de zinc calciné (refroidi et conservé à l’abri de l’air) avec une partie de chlorure de zinc en solution concentrée. Le mélange peut s’opérer dans un vase en porcelaine où l’on place l’oxyde et dans lequel on verse le chlorure en agitant et en mélangeant jusqu’à obtenir un liquide homogène. On peut colorer avec des produits ne réagissant pas chimiquement avec les éléments employés.
- Pour distinguer le lait cru du lait cuit. — Cette méthode a été récemment exposée à la Société de Biologie par MM. A. Rochaix et L. Thévenon. Elle permet de vérifier si un lait a subi un chauffage minimum
- de 85°. Elle est basée sur la réaction que donne le pyra-midôn en présence des oxydants, réaction qui se manifeste par une coloration violette. Les réactifs nécessaires sont les suivants : i° solution : pyramidon, 2 gr. ; eau distillée, 5o gr. ; 2° eau oxygénée à 12 volumes ; 3° sulfate de manganèse, ou chlorure de calcium en solution à i/5 ; 4° solution d’acide acétique à i/5. Dans un ballon ou une capsule, 20 c. c. de lait sont additionnés de quelques gouttes de la solution d’acide acétique ; on agite pour agglomérer les matières albuminoïdes coagulées. On laisse le liquide s’éclaircir par le repos et on décante sur un filtre. On verse dans un tube à essai 2 c. c. du liquide filtré, 4 à. 5 gouttes d’eau oxygénée, puis 2 à 3 c. c. de la solution de pyramidon. On agite vivement et on chauffe doucement. Il se produit rapidement une coloration violette, qui atteint un maximum d’intensité pour décroître et disparaître ensuite. On peut renforcer la coloration en additionnant le mélange, au préalable, de la solution de chlorure de calcium ou, mieux, de sulfate de manganèse. Le lait cru donne cette réaction à l’exclusion du lait cuit.
- Colle adhérente au fer-blanc. — Cette colle est obtenue en faisant la préparation suivante : on mélange 2 parties de gomme adragante primitivement pulvérisée, avec 16 p. d’eau bouillante. On brasse, puis on laisse reposer. D’un autre côté, on prépare une pâte faite de 4 p. d’eau froide, 6 p. de farine et 1 p. de dextrine. On ajoute à cette pâte la solution de gomme. On mélange alors au tout 24 p. d’eau bouillante en brassant constamment. Enfin, on ajoute 1 p. de glycérine et 1 p. d’acide salicylique. On fait ensuite bouillir pendant 4 minutes, environ en ayant soin de remuer constamment le mélange.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. Talmone. — Votre observation est intéressante, elle se rapporte probablement à la question du chant des poteaux télégraphiques. Nous lui avons consacré plusieurs articles.
- M. D. Walter, à Granges (Vosges). — Nous ne pouvons répondre à votre première question. Vous trouverez aux établissements Markt, 107, avenue Parmentier, Paris, le moulin que vous désirez.
- /. E., à Vienne. — Nous ne connaissons pas de revue consacrée au microscope : vous pourriez demander leurs catalogues aux constructeurs, ce sont souvent de véritables revues très bien faites : Krauss, 21, rue Albouy, Paris; Zeiss, 38, boulevard Saint-Michel; Nachet, 17, rue Saint-Séverin ; Leitz-Cogit, 36, boulevard Saint-Michel.
- Un lecteur, à Bruxelles. — Tubes d’acier pour aéroplanes, chez Monier, Seitert et Pommeret, 16, rue Saint-Maur, Paris, ou chez Gosset, 27, boulevard Richard-Lenoir, Paris.
- M. P., à Neuilly. — Nous ne connaissons pas M. Billon Daguerre, mais vous pourriez entrer en rela-
- tion avec lui en vous adressant à M. Cailletet qui a présenté sa note à l’Institut. M. Cailletet demeure 7a, boulevard Saint-Michel, à Paris.
- M. le Dr Ricardo Ortega, à Mexico. — Nous vous remercions de votre envoi. Mais il faut remarquer que la latitude du Canada n’est pas celle du Mexique et qu’une végétation normale dans votre pays peut à bon droit paraître extraordinaire dans l’autre.
- M. Andrioli Vittori, à Vérone. — Vous trouverez dans la collection de la Revue des chemins de fer, chez Dunod et Pinat, 47» quai des Grands-Augustins, Paris, les statistiques nécessaires pour établir l’état des diverses locomotives en service dans le monde.
- Le panificateur Desgoffe. — Comme suite aux demandes de renseignements relatives à l’appareil panificateur Desgoffe et de Georges, dont il a été question dans l’article sur la panification intégrale sans mouture du blé, paru dans le n° du 24 juillet 1909, nous devons faire connaître que la Société anonyme des procédés Desgoffe et de Georges étant dissoute depuis plusieurs années, la construction dudit appareil est, actuellement abandonnée. Un brevet a été pris en Amérique. Pour tous renseignements techniques et communication des brevets, s’il y a lieu, les intéressés pourraient s’adresser à l’ancien siège social, 25, rue de l’Aqueduc, à Paris.
- M. Houdard, à Moreuil. — Motifs en celluloïd. Hei-mann, 35, rue Meslay, Paris; Breger, 9, rue Thénard, Paris.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Le premier « Dreadnought » de la marine Américaine : Sauvaire Jourdan. — Les nouveaux squelettes moustériens : Dr Capitan.
- — Electro-aimants porteurs : Eugène H. Weiss. — Les étincelles d’acier : A. Troller — Le procès des portes du Danube : E.-A. Martel. — Le terrain honiller de Douvres : P. Sallior. —Les flammes révélatrices : Dr A. Gradenwitz. — Académie des sciences : séance du 20 décembre 1909 : Ch. de Yjlledeuil.
- — La reconstitution des châtaigneraies : Antonin Rolet.
- Supplément. — La formation du kaolin. — La dissémination du thorium, etc.
- I- — Oscillations de lacet des véhicules de chemins de fer, par Georges Marié, i vol. in-8° de 104 pages et 11 figures. (Extrait des Annales des Mines de 1909.) Prix : 3 francs.
- II- — Etude complémentaire sur la stabilité du matériel des chemins de fer. Théorie des déraillements. Profil des bandages, par le même auteur. 1 vol. in-8° de 54 pages et n figures. (Extrait des Mém. de la Société des Ing. civ. de 1909). H. Dunod et E. Pinat, éditeurs. Prix : 2 francs.
- Dans le premier de ces ouvrages, l’auteur étudie en détail les puissantes oscillations de lacet de tout le matériel, dues à la conicité des bandages, indépendamment de tout défaut de la voie, et diverses autres oscillations de lacet. Dans le deuxième ouvrage, l’auteur montre comment l’ensemble de toutes ses études conduit à l’évaluation des éléments de l’oscillation résultante, sous l’influence de toutes les causes perturbatrices possibles.
- Les, métaux spéciaux : Manganèse, chrome, silicium, tungstène, molybdène, vanadium et leurs composés métallurgiques industriels, par Jean Escard, ingénieur civil. Grand in-8° de xxiv-5g4 pages, avec 201 fig. H. Dunod et E. Pinat, éd., Paris. Prix : 18 francs.
- L’auteur examine ces divers corps principalement au point de vue de leur préparation et des services qu’ils peuvent rendre à l’industrie. Il s’attache surtout à la description des procédés qui permettent de les obtenir à l’état pur ou alliés à d’autres métaux. Il fait connaître les avantages ou les inconvénients de chacun des procédés employés. Tous les détails relatifs au prix de revient sont examinés avec le plus grand soin.
- La construction à la portée de tous. Comment construire une villa, par Emile Guillot, architecte. In-8° de vi-5io pages, avec 44^ fig- et planches. H. Dunod et E. Pinat, éd., Paris. Prix : 8 francs.
- Notions pratiques et accessibles à tous sur un sujet qui intéresse bien des gens.
- La montre décimale à l’usage des ingénieurs, des médecins et des sportsmen, par F. de Ret-Pailhade, président du comité pour la propagation des méthodes décimales, 1909. Chez l’auteur, 19, rue Saint-Jacques, Toulouse. Prix : ifl',25 en timbres-poste de tous pays.
- Il est aujourd’hui prouvé que les méthodes décimales simplifient tous les calculs, sans exception. L’auteur décrit la montre construite d’après ce principe fécond : il en fait voir les grands avantages ; il indique les formules à l’usage des ingénieurs, des médecins et des sportsmen ; puis il enseigne son emploi avec des exemples d’application. La montre décimale, qui sert très bien de montre ordinaire, complétera définitivement le système métrique décimal.
- Manuel pratique de phototypie, par J. Voirin. 20 édition. 1 vol. illustré, 100 p. Ch. Mendel, éditeur. Paris.
- Phototypie est synonyme de photocollographie. On désigne sous ce nom un procédé d’impression photographique aux encres grasses imaginé par Poitevin; la gélatine bichromatée devient imperméable à l’eau et peut s’imbiber de corps gras tels que les encres d’imprimerie. Ce procédé a pris en
- France en ces dernières années un très vif développement. Le livre de M. Voirin qui en explique en détail le mécanisme et les règles rendra de très utiles services.
- Annuaire statistique et descriptif des distributions d’eau de France, Algérie, Tunisie et Colonies françaises, Belgique, Suisse et Grand-Duché de Luxembourg, par Imbeaux, Hoc, Devos, Van Lint, Bétant, Peter, Klein 2e édition. Situation au Ier janvier 1909. Paris, VI. Dunod et E. Pinat. 1909. i45o p. Prix : 25 francs.
- Ce colossal répertoire, œuvre d’une patience et d’une compétence inestimables, est indispensable à toutes les personnes qu’intéressent les questions de captages d’eau. La première édition est de 1903. — La nouvelle contient des règles sommaires pour l’appréciation d’une distribution d’eau (quantités et qualités, origine de l eau, filtrage, eau souterraine, adduction, analyses chimique et bactériologique);—un résumé de l’alimentation des villes de plus de 5ooo habitants dans les pays énoncés au titre; — la description des adductions de toutes les communes sur lesquelles il a été possible d’obtenir des renseignements; — des tables alphabétiques permettent de trouver instantanément les renseignements désirés.
- Les civilisations de l'Afrique du Aorcl : Berbères, Arabes, Turcs, par Victor Piquet, i vol. in-18 jésus, 4oo pages, avec 4 cartes hors texte. Armand Colin, Paris. Prix : 4 francs.
- M. Piquet nous raconte l’histoire de ces pays qui nous intéressent à tant d’égards : Tunisie, Algérie, Maroc. Il montre en détail ce que sont les Berbères, race indigène, et les différences profondes qui les ont toujours séparés des Arabes et des Turcs, conquérants étrangers. Il établit que les frontières actuelles sont de date récente et ne correspondent à rien de réel; il cherche enfin à montrer que ce peuple Berbère — un, de la Tunisie au Maroc — est capable de se civiliser et de s’assimiler.
- Beck. Lehrc von den Lagerstalten. Troisième édition très augmentée. 2 vol. in-40, Borntraeger, Berlin.
- Cet important ouvrage, quoique s’adressant à un public spécial, mérite d’être mentionné ici. Son succès est prouvé par la rapidité avec laquelle les éditions se succèdent. Il a été l’objet d’une traduction française sur la première édition (Paris, Béranger). Il représente l’enseignement de l’école allemande de Freiberg, qui a toujours tenu une grande place dans la science des gites métallifères. Les très nombreux élèves, que cette école sait grouper grâce à la façon libérale dont elle ouvre ses portes, contrairement à l’étroitesse d’esprit qui règne à cet égard en d’autres pays, lui assure dans le monde entier des représentants ; la science allemande en profite, comme ce livre même en donne la preuve, autant que l’industrie allemande. On y trouvera groupés et mis au point, dans un ordre logique, d’innombrables matériaux qui, depuis quelques années, ont complètement renouvelé la science des minerais métallifères.
- Etude sur l’espace et le temps, par Georges Leciialas. Deuxième édition revue et augmentée, 1 vol. in-8° de la Bibliothèque de philosophie contemporaine .(Félix Alcan, éditeur). Prix : 5 francs.
- L’ouvrage dont M. Léchalas publie une seconde édition, est une étude savante et subtile de métaphysique, qui s’adresse spécialement aux mathématiciens préoccupés par le côté philosophique de leur science. Sans envisager la genèse des idées de temps et d’espace, il étudie d’abord les deux formes de géométrie, l’une non métrique, l’autre métrique, à une, deux, trois ou quatre dimensions. Il discute ensuite la portée de la géométrie générale, le problème de la réversibilité du monde matériel, enfin les notions de l’infini et du continu.
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- BIBLIOGRAPHIE
- L’examen des viandes, guide élémentaire à l’usage de toutes les personnes qui ont à reconnaître et à apprécier les viandes, par H. Martel, docteur ès sciences, chef du service vétérinaire sanitaire de Paris. In-8° de 24 i pages, avec Toofig. et 4 pl. en couleurs. H. Dunod et E. Pinat. Prix : 7fr,5o.
- Le livre de M. Martel a pour but de venir en aide au débutant. IL le familiarise avec les termes techniques utilisés en boucherie et lui indique les principaux caractères objectifs qui permettent d’aborder l’examen des viandes.
- L’impôt sur le revenu, par Jules Roche. Ernest Flammarion, éditeur, 1 vol. in-18. Prix : 3r,',5o.
- L’auteur examine l’histoire et le vrai but de l’impôt ; sur le revenu; ses résultats inévitables: ses caractères dans les pays étrangers qui l’ont établi ou essayé et rejeté ; — les questions concernant l’impôt sur la rente, sur la propriété bâtie et non bâtie, sur les valeurs mobilières, les répercussions fatales du projet sur les impositions locales. Le but de son étude est, dit-il, « de démasquer l’arbitraire et l'inquisition d’un système qui rétablit sous un autre nom, les pires institutions fiscales de l’Ancien Régime. »
- Analyse des métaux par êlectrolyse : métaux industriels, alliages, minerais, produits d’usines, par A. Hollakd et L. BERTrAux. Deuxième édition refondue. ln-8° de 256 pages. IL Dunod et E. Pinat. Prix : 9fr,5o.
- Ce volume a eu un vif succès; car on y trouvait, pour la première fois, l’exposition complète de la théorie de l’analyse électrolytique. La nouvelle édition comprend des procédés nouveaux encore inédits, en même temps que des perfectionnements importants apportés aux méthodes.
- La grande envergure et ses rapports avec la taille chez les criminels, par le Dr Ch. Perriek. Lyon. A. Rey et Ci0. 1909 (Extrait des Archives d'anthropologie criminelle et de médecine légale, 1909). 1 br. in-8°, 71 p.
- Fort intéressante contribution à l’étude de l’anthropologie criminelle. D après Fauteur, ses résultats contredisent à la théorie de Lombroso, établissant un rapprochement entre les criminels et les anthropoïdes.
- Allas pittoresque de la France. 2e fascicule (Allier, Basses-Alpes, Hautes-Alpes). Yoy. bibliographie du n° 1904 (20 novembre 1909).
- Allqemeine biologie, par Oscak IIehtwig. 3e édition, lena. Gustav Fischer. 1909. 1 vol. in-8°, 728 p. Prix : 18 mk. 5o.
- Nous n’avons pas à faire l’éloge de l’admirable traité de Biologie générale, du grand anatomiste et biologiste de F Université de Berlin. Cette troisième édition de son livre est à la hauteur des deux précédentes (1892, 1898) et comme étaient celles-ci elle représente avec rigueur l’état actuel de l’une des questions qui intéressent la vie cellulaire. Des gravures en couleurs ont été jointes au texte lui-même profondément retravaillé et tenu au courant des travaux des dix dernières années.
- Bulletin of the Brilish ornithologists’ club, édité par W. R. Ogilvie-Graxt. Yol. XXIV. YVitherby and C°, novembre 1909. 1 vol. in-8°, 235 p. Prix : 6 shillings.
- Rapport annuel de la Société ornithologique anglaise sur les migrations d’oiseaux d’été pendant le printemps de 1908 et pendant l’automne 1907.
- 1®D
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M.
- Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5omJ3o)
- . Bureau central météorologique de France.
- 0 USER VALIONS 7 HEURES DU MATIN , THERMOMETRE VENT IMKECT10N ET FORCE UE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 2ut1jc. Ilil.it). b°.2 \\. 2. 'uageux » Celée lilaurhe; nuageux; hianne : lialn à IS h.
- Mardi 21 v-JU ^ E. N. E. 1. l’eu nuageux. » Celée Fauche; givre; peu nuageux; halo à 17-19 h.
- Mercredi 22 K»,2 ' S. 3. Couvert. 5 7 Celée blanche ; couvert ; pluie de 5 h. 2u à 5 h. 4-3 et à 23 h. 50.
- Jeudi 23 11°,3 S. S. AV. 5. Couvert. 5,5 Pluie jusqu’à 3 h. 5'> ; couvert. .
- Vendredi 24 9°, 4 Vf. 1. Couvert. o.l Couvert; pluie à diverses reprises ; halo à 22 h.
- Samedi 25 — (J°,9 N. N. W. 0. Beau. 0.0 Celée blanche : boouillard ; gouttes à 17 h.; halo à 21 h.
- Dimanche 2ô 5°.lï S. S. W 3. ^onvort. 0.3 Celée blanche; bruine à 15 il ; rnuverl.
- DECEMBRE 1909. — SEMAINE DU LUNDI 20 AU DIMANCHE 26 DECEMBRE 1909.
- Lundi
- Mardi
- Mercredi
- Jeudi
- Vendredi
- Samedi
- Dimanche
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- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les pèches inférieureè, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : .courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l'École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne a La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : >20, Boulevard Saint-Germain, Pari1 (W}
- La reproduction des illustrations de • La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1911 — 8 JANVIER 1910
- INFORMATIONS
- <jOL
- 'P?i
- SUPPLÉMENT
- LE PRIX D'AVIATION DE « LA NATURE »
- Plusieurs valeureux aviateurs s'étaient engagés, dans la dernière semaine de 1909, pour courir le prix de La Nature, et tenter le parcours de 100 km en ligne droite. Nous comptions fermement gue l'année ne se terminerait point sans couronner de succès leurs courageux efforts. 1909 a vu s'accomplir de merveilleux exploits aériens. Nous espérions en enregistrer un de plus qui eût été la consécration définitive de l'aviation comme mode de locomotion pratique.
- Le règlement actuel de notre prix, arrêté par le Comité technique de la Ligue nationale aérienne, expirait le 51 décembre 1909, et un nouveau règlement devait être rédigé pour F année qui vient.
- Sur notre demande, la Ligue nationale aérienne a bien voidu maintenir en vigueur, pendant un mois, les anciennes conditions, qui n expireront donc que le 31 janvier 1910. Les aviateurs, qui pendant tout le mois de décembre ont courageusement tenté l'apprentissage du voyage aérien, pourront profiter de l'expérience ainsi acquise et nous espérons qu incessamment l'un ou l'autre d'entre eux fera ce trajet de 100 km qui, il y a un an, paraissait encore plein de difficultés.
- Trois concurrents, dans la dernière semaine de décembre, s'étaient mis sur les rangs : M. de Lesseps, M. Maurice Farman.e£ M. de Baeder.
- Le 50 décembre, M. de Lesseps, après sa première tentative infructueuse du 20 décembre, reprenait son vol au plateau des Guinètes,près d'Étampespour gagner Nouant-le-Fàselier. A 20 km du point de départ, M. de Lesseps dut atterrir; en touchant le sol, l'hélice se brisa et le châssis fut quelque peu détérioré. L'aviateur dut renoncer à continuer son voyage. M. Maurice Far-man, après un premier voyage très remarqué de Versailles à Chartres, prit, le 31 décembre, son vol à Chartres dans la direction d'Orléans-, parti à 7 h. 50 du matin, son biplan atterrissait quelques minutes à Lmonville pour une réparation au moteur; nouveau départ et atterrissage à 9 h. 15 à la ferme de Bois-
- Girard, à 8 km d'Orléans. La distance couverte était de 70 km environ.
- . Enfin M. de Baeder, le même jour, quittait Mourmelon pour tenter de gagner Meaux; il fit un très beau départ. Mais un violent coup de vent le rabattit sur un bois où so?i appareil se brisa.
- M. Hubert Latham, qui s'était engagé pour le 30 décembre, devant l'inclémence du temps, avait déclare forfait. Notés espérons que le nouveau delai accordé aux concurrents lui permettra de se remettre sur les rangs.
- Trois comètes visibles en même temps. — Trois comètes brillent en ce moment au ciel, ce qui constitue une particularité assez rare, en raison du petit nombre de ces astres errants habituellement visibles. Ce sont : i° la comète de Halley dont nous avons annoncé ici même la découverte faite en septembre dernier, et sur laquelle nous reviendrons fréquemment; 20 la comète de Winnecke, retrouvée à l’Observatoire de la Plata, le 3i octobre, par M. F. Porro. Cette comète, découverte en 1819, en est à son septième retour constaté. Sa période est de 5 ans, 828. Elle est visible dans l’hémisphère austral; 3° enfin, la nouvelle comète Daniel (1909 e), dont nous annoncions la découverte dans notre numéro 1908, qui diminue lentement d’éclat et s’éloigne du Soleil. Elle est passée au périhélie le 5 décembre. M. Martin Ebell, du Bureau des Astronomische Na-chrichten, d’après trois observations de Princeton, Nor-thampton et Nice, en a calculé l’orbite suivante :
- T = Passage au périhélie = 1909 Dér. 5,6011 Berlin,
- w = Longitude du périhélie = 8° 16',42 1
- ^ = Longitude du nœud ascendante 75°33',08 > 1909,0 i — Inclinaison — 26° 56',90 J
- log. q — log. de la distance périhélie = 0,19674
- La comète brille aux positions suivantes où on pourra la rechercher à l’aide d’instruments de moyenne puissance :
- ASCENSION DROITE DÉCLINAISON
- 6 h. 18 m. 22 s. +55° 24',6
- 6 h. 19 m. 9 s. -t-55° 11'.2
- 6 h. 20 m. 43 s. + 56°35'.0
- 6 h. 23 m. 17 s. -h 57° 33',0
- Photographies de la Voie Lactée. — On sait que M. Barnard a obtenu, à l’Observatoire Yerkes, à l’aide du télescope photographique Bruce, de magnifiques photographies de la Voie Lactée. Dans ce genre de travaux, M. Barnard est d’une habileté bien connue. Il a passé de nombreuses années à imaginer et à établir un télescope photographique permettant de reproduire sur une grande plaque sensible, des surfaces considé-
- 5 janvier 1910. 10 -
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- INFORMATIONS
- râbles du ciel, avec une délicatesse de définition, une étendue et une uniformité du champ rarement réalisées jusqu’ici. On peut dire qu’en cela il a remarquablement réussi, puisqu’il a obtenu des photographies de la Voie Lactée présentant une excellente définition pour une étendue de 5o degrés carrés. En 190$, M. Barnard passa neuf mois avec ce télescope au mont Wilson, en Californie, à une altitude de 1800 m. environ, à prendre des photographies de la Voie Lactée, particulièrement dans ses régions australes qui ne sont pas visibles en de bonnes conditions à l’Observatoire du Lac Geneva. On apprendra avec plaisir que, grâce à une subvention de l’Institut Carnegie, de Washington, ces photographies vont être publiées. Le travail est en cours et constituera un Atlas véritablement unique au point de vue des renseignements qu’il fournira sur la répartition de la matière dans l’espace et sur la constitution de l’univers.
- L’observatoire météorologique de l’Elbruz. — Une
- station météorologique vient d’être ouverte par le club alpin du Caucase sur le flanc ouest de l’Elbruz à l’altitude de 36oo m.
- La deuxième Exposition internationale de locomotion aérienne. — La prochaine exposition de la locomotion aérienne aura lieu en 1910, au Grand Palais, du i5 octobre au 2 novembre.
- L’électron positif existe-t-il? — On sait que l’on désigne par le nom d'électrons ces infimes corpuscules chargés d’électricité négative que projettent les substances radioactives avec une vitesse voisine de celle de la lumière, ou encore qui constituent les rayons cathodiques dans les tubes de Crookes. Ces particules, toujours identiques à elles-mêmes, quelle que soit la substance qui leur a donné naissance, semblent être réellement des atomes d’électricité négative (Voy. La Nature, n° x883) indépendants de toute substance matérielle. Si l’on a pu isoler ainsi l’élément d’électricité négative, on n’a jamais réussi jusqu’ici à en faire autant pour l’électricité positive. L’électron positif est encore inconnu. Cependant son existence, que de nombreux physiciens ont mise en doute, paraît certaine à beaucoup d’autres. Les observations de Jean Becquerel, relatives aux spectres d’absorption de certains minéraux s’expliquent fort, bien par l’hypothèse de l’électron positif. Mais elles peuvent être interprétées autrement. Nous ne nous y arrêterons pas. Les meilleurs arguments en faveur de l’électron positif résident dans les expériences de Wellish, au Laboratoire Cavendish. Ces expériences portent sur la rapidité avec laquelle les ions positifs se déplacent à travers les mélanges gazeux. Si l’on expose aux rayons X un mélange d’iodure de méthyle et d’hydrogène, l’action des rayons X est beaucoup plus vive sur l’iodure que sur l’hydrogène, même si l’iodure n’est qu’en très faible proportion : et les particules électrisées créées par la dissociation due aux rayons X, proviennent toutes de l’iodure de méthyle et non de l’hydrogène. Or, si les ions positifs n’étaient que les molécules matérielles débarrassées de corpuscules négatifs, ils auraient le poids de ces molécules : les ions d’iodure de méthyle beaucoup plus lourds se déplaceraient plus lentement que ceux de l’hydrogène. En fait, il n’en est rien : Wellish, a montré que, comme pour les électrons négatifs, la vitesse des ions positifs à travers les gaz ne dépend pas de la substance originelle. Il en a conclu que les atomes de différents corps contiennent des éléments d’électricité positive, tous identiques entre eux et indépendants de tout support matériel.
- Étrange application de l’électricité. — Un journal new-yorkais, le Globe, qui jouit d’un certain crédit, rend compte d’étranges expériences exécutées par une jeune Russe, Dr Louise Robinovitch, dans un laboratoire mis à sa disposition par M. Thomas Edison, et en présence de plusieurs docteurs et savants. Elle fit électrocuter un lapin, chez lequel les assistants constatèrent toutes les apparences de la mort : le cœur avait cessé de battre. Alors, se servant d’un appareil électrique de son invention, elle soumit le pseudo-cadavre à une longue série d’excitations rythmiques, qu’elle obtenait en coupant et en rétablissant le courant à de fréquents intervalles. Les décharges avaient lieu sur la région du cœur et à la base de la colonne vertébrale. Après la troisième minute, le cœur se remit à battre et les poumons reprirent leur fonctionnement. L’animal recouvrait ses
- sens rapidement. Une demi-heure après la première excitation, il se redressait sur ses pattes, sautait sur le plancher et trottinait dans la salle. Une seconde expérience prouva qu’un lapin pouvait être anesthésié par des décharges électriques sans courir le moindre risque.
- Ouvriers tailleurs de diamants. — En septembre 1909. le nombre des tailleurs de diamants était de 8491 à Amslerdam, 35gx à Anvers, 100 à Paris, plus quelques ouvriers dispersés dans le Jura, en Allemagne (Hannan, Lauerbach, Idar), en Suisse et en Amérique (New-York).
- Gisements de pétrole et anomalies magnétiques.
- — Un géologue américain George F. Beiker a été amené, par une idée assez singulière, à chercher s’il n’y aurait pas une relation entre les grands gisements de pétrole et les anomalies magnétiques. On sait que, parmi les théories sur la genèse du pétrole, il en est une où on le suppose dû à des carbures de fer internes. La présence du pétrole ne serait-elle plus alors reliée à celle de masses ferrugineuses profondes ? L’idée paraît des plus invraisemblables. Mais, pour une cause ou une autre, il existe, dans les courbes d’égale déclinaison américaines, des irrégularités dont le rapport avec la présence des grands champs pétrolifères est souvent fort curieux. Cela se produit pour le grand bassin des Appa-laches. Cela existe aussi le long de la zone pétrolifère californienne. D’autre part, il existe bien des anomalies n’ayant aucun rapport avec le pétrole: l’une, par exemple, le long de la côte Atlantique passant par les gisements de magnétile de New-Jersey; une autre, vers le 47e degré, peut-être due aux minerais de fer du Lac Supérieur. Le Caucase présente également des anomalies magnétiques. Quand on discute l’ensemble des observations, on arrive à l’idée que, s’il y a par endroits, une coïncidence entre les deux phénomènes, ce n’est nullement une relation de cause à effet, mais plutôt un rapprochement accidentel entre deux phénomènes distincts dus à une même cause orogénique.
- Le nouveau dirigeable anglais. — Nous avons déjà noté que le Gouvernement anglais fait construire deux dirigeables. L’un est du type non rigide; il est construit par des ingénieurs militaires. Le second, qui sortira des chantiers de MM. Wickers-Maxim, à Barrow, sera d’un type absolument nouveau. Le plus impénétrable mystère régnait jusqu’ici autour de ce dernier; mais un correspondant du Daily Mail a pu se procurer à son sujet quelques informations. Il paraît que cet engin sera le plus grand dirigeable en existence, sa longueur sera>de plus de 5oo pieds (soit donc plus de i52 m.), alors que le plus grand des Zeppelin n’a que 133 m. Comme ceux-ci, il sera pourvu d’une carcasse métallique (probablement en aluminium), et sera divisé par compartiments. Sa force ascensionnelle sera de 20 tonnes (y compris le poids des nacelles). Les deux moteurs seront du type Wolseley à 8 cylindres, et chacun pourra développer 200 HP. On compte sur une vitesse de 72 km à l’heure. Le ballon ne sera pas terminé avant 4 mois.
- Production minérale du Japon en 1908. — Les
- principales productions minérales du Japon sont la houille, le cuivre, le pétrole, l’or et l’argent, auxquels il faut ajouter du soufre, du plomb, des minerais de fer, de zinc et de manganèse, de la tourbe et, en outre, du bismuth, de l’étain, de l’antimoine, du mercure, de l’asphalte, etc. La houille représente, annuellement, en valeur, plus de la moitié, de la production minérale. En 1908, sa valeur a été de (i6o33iooo francs) avec 14527000 tonnes métriques, production en accroissement de très près d’un million de tonnes métriques sur l’année précédente. Les principales régions de cette production sont la préfecture de Fukuoka (N. W. de l’île de Kiou-Siou) (8 460 000 t.), l’île d’Hokkaïdo(i 3ooooo t.), les préfectures de Saga (Kiou-Siou) (864000 t.), de Fu-kushima (grande île) (863 000 t.), de Nagasaki (Kiou-Siou) (270000 t.), etc. La production du pétrole a été de 2953000 hectolitres, à rapprocher de la production de 1907 qui était de 2725000 hl., valant 16 626 000 fr. Celle du cuivre, en 1908, atteignit 41 4°° t. d’une valeur de 58 millions de francs, à comparer aux 40200 t., d’une valeur de 85 millions en 1907. Pour l’or, la production de 1908 atteignit 12240000 fr. contre 9400000 en 1907. Pour l’argent, la production a été de 3i 204 kg d’une valeur de ii4i3ooo fr. contre 8868000 fr. en 1907.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- S50
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- *_> Jouets
- Le tubophone. — On connaît les appareils musicaux, en usage chez les forains, et constitués par des tubes de longueurs différentes sur lesquels on frappe avec un marteau. Ces instruments primitifs donnent d’excellents résultats. L’inventeur du tubophone a rendu pratique le système en suspendant ces tubes sous deux réglettes de bois supportées par deux joues terminant une planchette. Afin de rendre l’apprentissage facile, des cartons
- Le tubophone.
- gravés, portant les notes d’un morceau de musique, sont glissées sur la planchette, par conséquent sous les tubes, et indiquent aux débutants quelles notes correspondent aux tubes. Le système est d’ailleurs semblable à celui qui est employé dans les cithares que l’on construit depuis plusieurs années. La seule différence consiste dans la substitution des tubes aux cordes et dans l’emploi d’un petit marteau pour frapper. — L’inventeur constructeur est M. Hurel, 16, rue du Chemin-Yert, Boulogne- sur-Seine.
- Canot électrique. — La coque de ce canot est caractérisée par la finesse de ses lignes qui lui permet de prendre une vitesse convenable avec une force motrice aussi réduite que capricieuse. A cette difficulté de construction
- Fig. i. — Le canot électrique.
- venait s’ajouter le poids des accumulateurs (ioo gr. pour 4 volts 8 ampères) et celui du moteur (35o gr.). Il restait donc la ressource de combiner un avant très aigu avec un maître-couple de surface portante suffisante. La difficulté a été résolue en donnant à la coque la forme d’un triangle très allongé dont les deux grands côtés sont à peine arrondis et dont le plus petit — en réalité le tableau — est le maître-couple. Le poids peut donc
- Fig. 2. — Le canot électrique (plan\
- être réparti sur la moitié arrière de la longueur et l’avant tend plutôt à se dégager.
- Ce canot en ordre de marche n’atteint pas le poids de 2 kg et donne une vitesse de 7 km à l’heure; c’est un intéressant jouet scientifique. — Le constructeur est M. Desvaux, 4, rue de Candie, à Paris.
- Le Tir-bail. — La caractéristique de ce nouveau jouet est un appareil de lancement de balles perforées diamétralement. 11 est constitué par une poignée a en bois portant une tige métallique b sur laquelle est calée une roue c s’appuyant contre la poignée a. Autour de la tige b est disposé un ressort à boudin d dont une extrémité prend son point d’appui sur la roue cet l’autre sup-
- porte une rondelle e perforée en son centre pour donner passage à la tige b et qui est solidaire d’un tube /'enveloppant le ressort g sur une certaine partie de sa hauteur quand il est détendu. Il est complété par un pied métallique h qui s’appuie sur la poitrine pour le tiret par un dispositif constitué par deux crochets dont l’un i est fixé à la base du tube f et l’autre j à la poignée.
- Pour armer l’appareil, on amène le tube b contre la roue c et on le maintient en engageant le crochet i, passant dans un évidement de la roue c, dans le crochet j. En tournant légèrement cette roue e le dégagement des
- Le tir-bail.
- 1, La poignée de lancement: 2, élévation du tir; 3, coupe du tir.
- deux crochets a lieu et la balle, guidée par la tige b, est projetée au loin.
- L’inventeur a imaginé en même temps une cible spéciale dans laquelle le but à atteindre est constitué par un volet, lequel actionne le pantin placé au-dessus. Le volet, mobile sur une charnière t (fig. 3) tombe devant 1 ouverture pratiquée dans la boîte. Lorsque la balle l’atteint il vient frapper violemment sur une tige r qui soulève la plate-forme sur laquelle est monté le pantin : celui-ci tombe en avant. Le jeu comporte trois ouvertures correspondant à trois pantins représentant chacun une valeur en points différents. — L’inventeur est M. l’Abbé Chataing, à Issoire (Puy-de-Dôme).
- Le Kay Kest bal. —• Evidemment le nom est assez barbare ; le jeu l’est moins. Il est fait pour combattre le vieux Jacquet et pourrait bien réussir. Chaque joueur se place devant une paire de raquettes, mobiles sur des charnières, puis il place une bille dans une raquette (à
- Le Kay Kest bal.
- son choix) et tâche de l’envoyer, en frappant un léger coup de la main sur le levier de la raquette, dans l’un des trous numérotés disséminés sur la plate-forme, qui sépare les deux paires de raquettes. Les trous placés en face de chaque raquette sont assez faciles à atteindre, mais les autres, qui sont les mieux cotés, demandent beaucoup d’adresse pour être couverts. Les joueurs
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- S SCIENCE APPLIQUÉE
- lancent une bille chacun à leur tour et marquent, sur la tringle à perles qui leur appartient, le nombre de points obtenus. Dans le cas où la bille reste sur la plateforme, ou bien encore si elle tombe dans le camp adverse, le joueur démarque -suivant certaines règles que l’inventeur a établies. — Le Kay Kest bal est en vente chez M. Fribourg, 62, rue Saint-Sabin, à Paris.
- peut très bien gagner des bonbons ou rien si la casserole est vide, par exemple, pour faire une surprise. — L’inventeur est M. Yeil, xo, rue des Goncourt, à Paris.
- 'Photographie
- Le Tanguy. — Jeu d’adresse constitué comme une vulgaire poêle à frire par un cercle de bois entouré d’un bord peu élevé et terminé par un long manche également en bois et également bordé. La surface plane porte quatre alvéoles numérotés ; un au centre, les autres disposés en croix. Il s’agit de placer une bille
- Jeu d’adresse : le Tanguy.
- dans l’une de ces alvéoles, de préférence dans celle qui est le plus haut cotée. Pour cela on doit abandonner la bille à la naissance du manche; elle suit la rigole et se promène sur la poêle jusqu’à ce qu’elle ait trouvé un logement. C’est assez difficile à l’amener dans l’alvéole centrale et aussi fort simple à jouer. — Le constructeur est M. Chaumel, 147, rue Saint-Maur, à Paris.
- La pelote volante. — Jeu de plein air se jouant comme la pelote à la main, c’est-à-dire en lançant le projectile le plus loin possible à son partenaire qui la reçoit à la main. Ici le lancer se fait à l’aide de deux brins de caoutchouc terminés par un cuir dans lequel prend place le projectile, comme dans un lance-pierres
- Jeu de plein air : la pelote volante
- ordinaire, les deux brins de caoutchouc étant attachés à chaque branche de la fourche. Mais ces branches sont arrondies extérieurement et portent un filet dans lequel est reçue la balle.
- Il existe uu autre modèle de ce jouet dans lequel la poignée porte à l’une de ses extrémité la fourche de la fronde et à l’autre le filet. — Le fabricant est M. Flocon, 61, boulevard de Strasbourg, à Paris.
- Manège de casseroles. — Les casseroles ne font partie ' du manège que pour contenir des bonbons; le
- jouet, offert comme cadeau, remplit donc un double but : jeu et bonbonnière. Son originalité repose sur la force motrice qui l’actionne. C’est un faisceau de brins de caoutchouc introduit dans la colonne centrale et fixée à la base de ce tube. Il est retenu à la partie supérieure par un bouton de bois surmonté du drapeau traditionnel. Il suffit de tourner ce bouton pour tordre le faisceau qui, en se détendant, entraîne le manège. Celui-ci tourne pendant un temps relativement long. On peut varier le contenu des casseroles et, en traçant un repère sur la base du jeu, décider que le contenu de la casserole qui s’ai'rêtera en face appartiendra au joueur, lequel
- Procédé Szczepanik pour photograhie des couleurs. — Parmi les procédés qui n’ont pas encore vu le jour et qui sont encore à l’état de projet pour la fabrication de plaques destinées à obtenir les couleurs, nous devons signaler celui de M. Szczepanik qui est tout à fait différent de ceux qui ont été proposés jusqu’à présent. If est basé sur le phénomène connu, mais qui n’a pas reçu encore d’explication bien satisfaisante, de la migration des couleurs.
- 11 y a des colorants qui ne sont retenus par certaines substances que d une façon instable ; ils les abandonnent complètement au profit d’autres substances pour lesquelles ifs ont plus d’affinité, dès qu’ils en trouvent l’occasion.
- Les colorants basiques ont en général tendance à se fixer sur le collodion; les colorants acides au contraire ont plus d’affinité pour la gélatine. Donc si on teint de la gélatine avec un colorant basique, celui-ci abandonnera la gélatine dès qu’elle se trouvera en contact avec du collodion pour se fixer sur ce dernier. Réciproquement un colorant acide quitterait le collodion pour se fixer sur la gélatine mise en contact avec lui. Mettant à profit ce phénomène connu, M. Szczepanik fait trois solutions de gélatine qu’il teint avec trois colorants basiques : rouge-orangé, bleu et vert. Il étend ces solutions sur des dalles de verre de façon à en obtenir des pellicules, qu’il découpe et pulvérise pour avoir une poudre très fine de chacune d’elles. Il mélange intimement ces poussières colorées, dans une proportion déterminée, et il répand ce mélange sur une plaque enduite de collodion. Le colorant de chaque grain quitte la gélatine pour se fixer sur le collodion et on obtient ainsi une plaque portant un semis de petits points ayant les trois couleurs fondamentales et se juxtaposant les uns aux autres. On élimine ensuite la gélatine par un lavage. On a constaté que s’il y a des poussières colorantes superposées au moment de l’étendage c’est seulement celle qui touche directement le collodion qui cède sa couleur, les autres sont éliminées par le lavage.
- Si ce procédé est réellement pratique au point de vue industriel, il présenterait un grand intérêt; il permettrait d’obtenir une grande quantité de points, une grande transparence et par suite une rapidité plus grande que celle qui est donné par les plaques actuelles.
- ctgoss. Objets utiles ?<$>
- Pommelle à graissage automatique et à galets. —
- Pour qu’une porte s’ouvre facilement et sans bruit il faut que les pommelles qui la supportent soient toujours bien graissées et que le roulement se fasse sans frottement dur. Il arrive souvent aussi que le tassement des constructions nécessite de relever légèrement la porte, ce qu’on fait en enfilant des bagues sous la pommelle, mais on augmente de cette façon les surfaces frottantes.
- La disposition adoptée par M. Bu-ronfosse est préférable : il introduit dans l’intérieur de la pommelle de petits galets lenticulaires G, qui ne reposent l’un sur l’autre
- que par un point; de; sorte qu’on a un système analogue au roulement à billes.
- En outre la partie supérieure B est terminée par un chapeau à vis, sous lequel on place une mèche huilée, qui laisse écouler lentement l’huile le long d’une rainure A et l’amène jusqu’au point de contact. Une porte montée sur des pommelles de ce genre ne demande aucun entretien pendant très longtemps. — (M. Buronfosse, 3, rue Mor-nay, Paris).
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
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- Traitement de la tuberculose par le travail physique. — Je signalais, il y a quelques jours, les heureux résultats obtenus par le Dr Ferrié dans la tuberculose, en cherchant simplement à empêcher la déperdition des principes phosphatés. Voici une méthode nouvelle qui, comme chez les malades de M. Ferrié, non seulement les laisse, mais les force au travail. C’est là en opposition radicale avec les principes admis, surtout depuis leur mise en pratique par Detweiler, de traiter les malades par le repos. Dans tous les sanatoriums, à l’alimentation bien réglée, parfois même à la suralimentation, on joint le repos, le malade est allongé sur une chaise longue et il fait de jour et de nuit, de jour, dans les galeries ouvertes en pleiu vent, de nuit la croisée des chambres ouvertes, une cure de repos et d’air.
- Le D1 Dumarest, qui dirige le sanatorium d’Haute-ville, par parenthèse un sanatorium français et des mieux situés sur un plateau élevé des montagnes du Bugey, vient nous faire connaître les résultats obtenus dans le sanatorium de Frimley en obligeant les malades à un travail physique quotidien et gradué. C’est un peu, sous une autre forme, la méthode de Brehmer qui demandait aux malades une marche que l'entrainement arrivait à faire de plus en plus longue, suivant là résistance et l’état du sujet.
- Le D1 Paterson, qui dirige le sanatorium de Frimley, n’accepte pas pour celte cure de travail n’importe quel malade. Il faut que la maladie ne soit pas arrivée à un degré assez avancé pour que la guérison soit peu probable. Les malades doivent être encore résistants et surtout non fébricitants. Si, à son arrivée, le tuberculeux présente un léger mouvement de lièvre, on le met au repos rigoureux, jusqu’à ce que la lièvre soit tombée et ce n’est qu’après un délai de 8 à io jours d’apyrexie absolue qu’on commence la cure de travail.
- Cette cure est graduelle et chacun doit en prendre, comme on dit suivant son grade, c’est-à-dire suivant ses forces et sa résistance. Pour commencer, le premier exercice consiste dans la marche, i, 2, 3 kilomètres qu’on augmente chaque jour de quelques centaines de mètres jusqu’à atteindre 10, 12 et i5 kilomètres. Entre temps, le malade est exercé à de petits travaux manuels. Ce premier travail est-il bien supporté, sans réaction fébrile, sans accroc dans l’état local ou l’état général : alors commence la vraie cure de travail.
- Cette cure comprend cinq degrés et chaque degré comporte environ trois semaines ; ce n’est qu’après ce laps de temps que l’on passe au suivant, toujours, bien entendu si ce degré a été supporté sans fatigue et sans accident.
- Le premier degré consiste à porter 80 fois par jour un panier chargé sur une distance de 5o m. avec une pente de 5 m. ; la première semaine la charge du panier est de 12 livres, la seconde semaine de 18 livres, la troisième de 24, toujours sur le même plan incliné et à la même distance.
- Les deuxième et troisième degrés sont affectés au travail à la pelle. Le malade doit remplir de terre une charrette de 2 à 5 m3, en la projetant comme un terrassier robuste, du sol à la hauteur de 2 m. Les premières
- pelletées, pendant 8, 10 et i5 jours, se font avec une petite pelle et pendant 2 heures; puis on met bientôt entre les mains du malade la vraie pelle d’ouvrier et le travail se poursuit pendant 4 heures.
- Les quatrième et cinquième degrés consistent à remplacer le travail à la pelle par le travail à la pioche, d’abord pendant 4 heures, puis à la fin pendant 6 heures par jour.
- Tout autre travail, semble-t-il, pourrait convenir aussi bien sans être moins dur; il n’en est rien. Les promoteurs de cette méthode ont choisi justement cette forme de travail de terrassier, parce que le maniement de la pelle et de la pioche met en jeu tous les muscles de la paroi thoracique et porte au maximum la pénétration de l’air pur dans les alvéoles pulmonaires. Du reste, dans le cas où ce travail est difficilement supporté, on le remplace par des travaux de jardinage, tels que le bêchage, le ratissage ou de la menuiserie. Ajoutons que pour compléter cet exercice de plein air, chaque malade doit faire son ménage de chambre, balayer, faire le lit, etc. Les femmes suivent le même régime de travail, mais dans des proportions plus réduites.
- Tel est le principe de traitement qu’applique à ses pensionnaires de Frimley le Dr Paterson et les résultats obtenus ne sont pas inférieurs à ceux que donne la cure de repos. Le D1 Dumarest qui a suivi de près ces recherches et qui se propose d’appliquer la méthode à son sanatorium d’Hauteville estime qu’on a 80 pour 100 de guérisons, un joli pourcentage.
- Quelle est l’interprétation que l’on peut donner de ces guérisons? Il y a, comme dans la cure de repos, une cure d’air, puisque tout le travail se passe en plein air. Mais il y a évidemment un résultat dû à ce travail musculaire, que l’on peut qualifier d’intensif, pour des gens qui n’en faisaient pas et qui, de par leur état maladif, se croyaient incapables d’en faire. M. Paterson et les promoteurs de la cure de travail pensent que le malade fait de l’auto-inoculation tuberculeuse spontanée et se vaccine, dans une certaine mesure, comme s’il recevait sous la peau, une dose de tuberculine ou de sérum antituberculeux. D’après Wright, qui a étudié cette autoimmunisation dans une variété d’arthrite des plus graves et des plus infectieuses, les massages et les mouvements articulaires provoquent la pénétration de toxines immunisantes puisées dans l’articulation malade et se répandant par la circulation dans toute l’économie. On suppose que chez les tuberculeux, les exercices physiques, le travail musculaire, agissent comme pour les malades atteints de cette forme d’arthrite ; ils provoquent la mobilisation des autotoxines tuberculeuses et déterminent une immunisation de tous points comparable à celle produite par l’injection de tuberculine ou mieux des sérums antituberculeux. La méthode se généralisera-t-elle, les résultats qu’on accuse sont assez encourageants pour inviter tous les malades capables de la supporter à l’essayer ; en combinant les deux, cure de repos et cure de travail, on arrivera à l’appliquer à un plus grand nombre de malades, mais il faut, je le répète, s’y prendre de bonne heure.
- D' A. C.
- Igo
- VARIETES
- atL
- La valeur des résidus industriels inutilisés. —
- M. Otto Witt, le célèbre chimiste allemand, signalait dernièrement au Congrès de chimie appliquée de Londres, l’importance que présentait en technologie industrielle, la parfaite utilisation des divers résidus de fabrication. On conçoit que la seule suppression d’une accumulation gênante de matériaux encombrants ou de leur transport onéreux, soit déjà un avantage appréciable. Mais très souvent ces résidus sont nuisibles et en les utilisant, on épargne des traitements très coûteux
- imposés aux industriels par les services d’hygiène : épuration des eaux résiduaire, filtration et suppression des fumées par exemple. Enfin l’emploi de ces matériaux leur donne une certaine valeur qui peut quelquefois être très appréciable.
- On ne se figure généralement pas, en effet, quel total peut atteindre la valeur des éléments utiles perdus trop souvent dans les résidus d’usines. Les puissantes industries modernes ont une production très intensive et le moindre chiffre infime est si bien multiplié qu’il se
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- VARIÉTÉS
- transforme en millions. Il est intéressant de reproduire à ce sujet quelques documents publiés récemment par M. J. Eliront, le savant directeur de l’Institut des fermentations de Bruxelles, et M. A. Aulard, le chimiste bien connu des techniciens- de sucrerie. Les chiffres concernent la valeur des principes contenus dans les résidus de sucrerie et de distillerie théoriquement utilisables, mais dans la plupart des cas pratiquement inutilisés.
- Pour extraire l’alcool des moûts fermentés, on les soumet à la distillation fractionnée de façon à recueillir successivement les « produits de tête » (impuretés très volatiles), l’alcool bouillant à 78°, puis les « produits de queue » (liquides divers aux points d’ébullition compris entre 78 et ioo°). Il reste dans la colonne distillatoire des « vinasses », composées d’eau tenant en dissolution toutes les matières non volatiles préexistantes dans les moûts sucrés (sels de potassium, de sodium, composés azotés, etc.), ou formées sous l’action des ferments (glycérine, amides, etc.). Or, on ne retire guère de ces vinasses par évaporation et calcination que la potasse y contenue ; encore un grand nombre d’usines rejettent-elles simplement à l’égout la totalité de leurs vinasses. De toutes façons, que l’on récupère ou non la potasse de ces résidus, leur azote est perdu. En distillerie de grain où cependant les vinasses ne contiennent guère que 0,08 à 0,10 pour 100 d’azote, on perd ainsi plus de 1 kilogramme d’azote par hectolitre d’alcool fabriqué ; avec la quantité perdue annuellement en Europe, on pourrait préparer sept à huit mille tonnes de sulfate d’ammoniaque. Des calculs analogues, basés sur les statistiques de production d’alcool permirent à M. Effront de chiffrer à 5ooo tonnes de sulfate d’ammoniaque la perte d’azote des distilleries de betteraves, et à 80000 tonnes la quantité de sel ammonical brûlé dans les fours à potasse des fabriques d’alcool de mélasse. On perd donc annuellement dans la distillerie industrielle européenne environ 100000 tonnes de sulfate d’ammoniaque d’une valeur de vingt millions de francs. Perte d’autant plus sensible que faute de cet azote dont on connaît les propriétés fertilisantes remarquables ; on doit importer du Chili, au prix d’une dépense considérable, une quantité correspondante d’engrais azotés. Aussi, depuis quelques années, les chimistes ont-ils imaginé de nombreux procédés de récupération ; quelques-uns commencent à être appliqués avec succès.
- En sucrerie, dans l’extraction du jus de betteraves par diffusion (traitements répétés des racines hachées par de l’eau chaude) ; on jette aux eaux résiduaires le liquide provenant des presses à cossettes qui assèchent la pulpe épuisée de betteraves; on perd de même les eaux de lavage des diffuseurs. Les unes ne contiennent en moyenne que o,35 pour 100 de sucre, et les autres encore moins : 0,20 pour 100; ce qui rapporté au poids de betteraves mises en œuvre (d’après les quantités de résidus obtenus) correspond à 4^0 gr. de saccharose pour 100 kg de betteraves. Mais ce jus contient en outre des matières organiques solubles autres que le sucre (albuminoïdes, hydrocarbones divers); l’analyse permet
- de chiffrer ainsi à 760-gr, la substance sèche (y compris le sucre) perdue dans les eaux résiduaires du traitement de 100 kg de betteraves. Ce qui pour la seule production européenne (plus de 5o millions de tonnes) correspond à une perte dépassant quarante-huit millions de francs pour le sucre et atteignant au total soixante millions de francs pour l’ensemble des matières alimentaires. Cet énorme chiffre baissera d’ailleurs très probablement bientôt : il existe déjà plusieurs systèmes d’extraction des principes solubles de la betterave différant de la diffusion usuelle en ce que l’on ne produit plus ni d’eaux de pressurage, ni d’eaux de rinçage : toutes les matières solubles de la betterave se retrouvent dans les jus extraits ou dans les pulpes données aux bestiaux L
- Il serait facile de multiplier les exemples; le professeur F. Fischer, de Gôttingue, par exemple, estime à i5o millions de marks l’économie annuellement réalisable en Allemagne du seul fait de l’utilisation rationnelle des calories produites dans la combustion des foyers de générateurs à vapeur. Dans notre récent ouvrage sur Les combustions industrielles, nous estimons de même à 100 millions de francs la valeur des calories facilement utilisables que les cheminées d’usines envoient se perdre dans l’atmosphère.
- Aussi s’est-on efforcé d’utiliser les résidus industriels de toute espèce. Un grand nombre d’industries secondaires se sont ainsi greffées sur les technologies plus vieilles qui prirent quelquefois plus d’importance de leurs aînées. C’est ainsi que la fabrication de la soude par le procédé Leblanc eut pour corollaire la production d’acide chlorhydrique et de chlorures décolorants.
- Parmi les industries nouvelles ainsi créées, on peut citer celles des briques silico-calcaires (la raffinerie Say possède une usine où elle utilise ses seuls mâchefers); du ciment obtenu par calcination des précipités de chaux des sucreries (écumes de carbonatation); les nombreux procédés d’obtention d’une infinité de produits divers retirés des graisses de dessuintage ; l’extraction de la glycérine (procédé Barbet) et de l’acide propionique (procédé Effront), des vinasses de distillerie. Les mélanges des résidus de diverses industries alimentaires : recoupes de minoterie, touraillons de brasserie, mélasse de sucrerie, constituent d’excellents aliments pour les bestiaux. On retire de l’alcool du glucose, voire de la sciure de bois. Et un trop ingénieux chimiste, appliquant une idée émise ironiquement depuis plusieurs siècles par le célèbre écrivain anglais Swift, fit breveter un procédé d’obtention d’alcool... à l’aide de matières fécales. Ce qui n’était pas déjà si sot, puisque actuellement la transformation est en quelque sorte réalisée par les agriculteurs qui cultivent leurs betteraves à l’aide d’engrais de vidange, et ce par une méthode indirecte, longue et coûteuse. Mais d’ailleurs — peut-être dira-t-on heureusement — comme tant d’autres brevets, celui-là n’eut aucune espèce de conséquences industrielles !
- A. Chaplet.
- 1 Cf. l’article publié par M. H. ltousset sur la diffusion continue dans l’industrie sucrière (voy. n“ 1896, 25 sept. 1909).
- J&D
- Uso
- BOITE AUX LETTRES
- C*t
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. S. Q., Orne. — Petits télescopes d'amateur, chez Secrétan, 41, quai de l’Horloge, Paris; chez Bardou, 55, rue Caulaincourt.
- M. le capitaine Lieutand, à La Rimonière. — La déclinaison magnétique d’Angers, le Ier janvier 1910, est de i5° r3', occidéntale.
- M. P. Gaulier, à Paris. — La substance qui forme le
- meilleur écran contre le magnétisme est le fer ou l’acier. Ainsi une montre en acier n’est jamais que très peu influencée par le voisinage d’un champ magnétique, même puissant.
- M. L. Meeus, à Wyneghem-lès-Anvers. — Epingles : Gagés et Ploquin, 29, avenue de Choisy, Paris. Bohin, à Saint-Sulpice-sur-Rible, près Laigle. Charpentier, à Mérouvel-Laigle. Marquis, à Rugles. Crochets, dés, etc., Kirby-Beard, q5, boulevard Sébastopol, Paris.
- M. P. Limet, à Paris. — Sur le dirigeable La France, lisez l’ouvrage de MM. A. de Rouville et Girard, chez Berger-Levrault, rue Danton, Paris; sur le planeur Li-lienthal, voyez La question de Vaviation, par Espitallier (1904), chez Vivien, 20, rue Saulnier.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Qtft,,
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Les progrès du chalumeau coupeur : J.-G. Séailles. — Le Niagara en hiver : A. Sauvaire Jourdan. — Le métropolitain : Les travaux de congélation à la Place Saint-Michel : Lucien Fournier. — Les eaux radioactives de Kreuznach : Dr A. Graden-witz. — Académie des sciences; séance du 27 décembre 1909 : Ch. de Viluedeuil. — Nécrologie : Bouquet de la Grye : P. Saixior.
- Supplément. — Nécrologie : Edouard Brissaud. — Les plus basses températures observées sur le globe. — Préjiaration de laboratoire de l’aluminium par voie électrolytique. — Action de l’acide phosphorique sur la silice et les verres silicatés. — L’origine du mot « antimoine », etc, —• Le Brésil, réserve de pâte à papier. — Les larmes de sang. — Teinture en noir de la toile brune.
- Les Céréales secondaires : seigle, maïs, sarrasin, millet, riz. Paris. Masson et Cie. 1 vol. in-8°, i5ap. 7 figures (.Encyclopédie scientifique des Aide-Mémoire). Prix : broché, 2fr,5o; cartonné, 3 francs.
- L’auteur étudie dans ce volume — d’où le titre : Céréales secondaires — quelques céréales qui pour la France, aujourd’hui, ont une importance moindre que le blé, l’orge et l’avoine. Mais le seigle dans bien des états de l’Europe, en Russie, en Allemagne, en Danemark, etc., est au contraire la principale céréale cultivée; le maïs est la grande céréale américaine, et, en France même, chacune de ces céréales, dans des régions déterminées, offre un intérêt exceptionnel — tel le sarrasin en Bretagne, le seigle dans le Massif central, le maïs dans la région du Sud-Ouest, etc. L’agriculteur trouvera dans cet ouvrage, précisément pour chacune de ces céréales, des données aussi claires que complètes pour en améliorer les cultures; les chapitres relatifs à la sélection des semences, au choix et à l’emploi des engrais, à la récolte, etc., ont été, à cet égard, particulièrement étudiés.
- La langue internationale et la Science, considérations sur l introduction de la langue internationale dans la science, par L. Couturat, O. Jespersen, R. Lorenz, W. Ostwald, L. Pfaundlen. Paris. Ch. Delagrave. 1909. 1 vol. in-8°. Prix : 1 franc.
- La carte des Vosges au i/5ooooe.
- Le club des Vosges a terminé cette année la carte des Vosges au 5ooooe en 16 feuilles, qu’il avait entreprise en 1894. — Elle s’étend aux deux versants de la chaîne et jusque dans le Palatinat. Elle a été exécutée chez Flemming, à Glogau. Pour la partie allemande les levés topographiques au 25.000e de l’Etat-Major prussien révisés et complétés ont servi de base. Pour la partie française on a employé tous les documents que l’on a pu atteindre pour corriger notre 80.000e. Le terrain est exprimé en courbes de niveaux avec les distances de 5o m., excepté pour la petite portion du Palatinat bavarois où ces courbes font défaut. Les forêts sont en vert et les eaux en bleu. Il semble bien que ce soit là une des meilleures cartes existantes de pays montagneux et surtout un document qu’il est important de connaître et de posséder. 11 est publié à Strasbourg chez Heitz.
- La forêt de Fontainebleau, dans la nature, dans l’histoire, dans la littérature, dans l'art, par Emile Michel. 1 vol. in-8, 32 pl. hors-texte et une carte. H. Laurens, éditeur. Prix : 9 francs.
- Cet ouvrage posthume est une œuvre absolument charmante, synthèse de toute une vie de travail et l’éloquent résumé de l’œuvre d’un artiste et d’un écrivain. L’idée de ce livre a pris naissance dans un commerce étroit avec la forêt. C’est en l’étudiant sous tous ses aspects, en recherchant comment les littérateurs et les artistes en ont compris et exprimé les séductions qu’Emile Michel a pour ainsi dire recueilli au jour le jour, les matériaux de son travail. Les planches donnent d’excellentes reproductions, des pages célèbres
- de Corot, Rousseau, Millet, Diaz, etc., et des dessins de M. Emile Michel. Les amis de cet ensemble exquis que composent la forêt et le palais de Fontainebleau y retrouveront, sous une plume de maître qui ne néglige pas les détails instructifs, tous les souvenirs profonds qü’évoquent, dans ce coin privilégié de la nature, les gloires historiques, les beautés naturelles et les chefs-d’œuvre d’artistes.
- Annuaire astronomique et météorologique pour l’année igio, par Camille Flammarion. In-16, de 82 figures. Ernest Flammarion, éditeur. Prix : ifr,5o.
- La 4b° année de cette publication. On y trouve : Les articles généraux du calendrier ; les observations à faire au Ciel tous les jours de l’année; les cartes des positions des étoiles pour chaque mois et de la marche des planètes ; les détails et figures des éclipses ; les tableaux et données numériques de l’Astronomie planétaire et sidérale et de la cosmographie terrestre; le magnétisme terrestre depuis l’an 1541 ; les méthodes pour s’orienter; les positions géographiques ; une instruction sur les instruments ; les observations météorologiques, températures annuelles, mensuelles et quotidiennes, hauteurs de pluie, etc., depuis deux cents ans ; une revue générale des derniers progrès de l’Astronomie et de la Météorologie, notamment les observations sur la planète Mars pendant 1909.
- Results of magnetic observation made by the Coast and Geodetic Surver, between July 1-1907 e June 30-1908, by R. L. Faris.
- Appendia n° 3, report for 1908. Washington Government Printing Office 1909.
- Enigme dans l'espace, par Louis Gastine. i vol. in-i8 de 38o pages. Edition de la France automobile et aérienne, 2, rue de la Bourse, Paris. Prix : 2fr,5o.
- The figure of the Earth and Isostasy from Measurements in the United States, par J. Hatford. Departement of Commerce, and Labord, Coast et Geodetic Survey. Washington, Government Printing Office, 190g.
- Ce travail constitue la discussion et la synthèse des résultats expérimentaux accumulés par le Coast and Geodetic Survey des Etats-Unis dans le merveilleux travail de triangulation et de nivellement qu’il poursuit depuis plusieurs années à travers le territoire de l’Union. L’ouvrage de M. Hayford constitue une œuvre scientifique de premier ordre. L’ensemble des travaux géodésiques américains constitue du reste l’une des entreprises les plus grandioses et les plus surprenantes qui aient jamais été tentées.
- Analyse thermique et métallo graphie microscopique, par E. Rengade. 1 vol., 53 fig. et 26 photog., préface de H. Le Châtelier. Hachette, éditeur, Paris, 1909.
- L’analyse thermique et la métallographie microscopique rendent d’inappréciables services pour l’étude des alliages. Les investigations qu’elles ont permises ont fait faire à la métallurgie en ces dernières années des progrès considérables et leur fécondité est loin d’être épuisée. M. Rengade a exposé avec simplicité et clarté les principes de ces méthodes et leurs applications ; il commence par l’étude théorique des principaux cas d’équilibre thermique des systèmes binaires, prenant des exemples tantôt dans les solutions, tantôt dans les sels, fondus, tantôt dans les alliages; il consacre quelques pages aux systèmes ternaires et étudie en détail les phénomènes de la trempe. Aient ensuite la: technique des deux méthodes. L’ouvrage écrit pour les étudiants, a le grand mérite d’être d’une lecture facile, et surtout de condenser, ce qui n’avait jamais encore été fait, une foule de faits de première importance au double point de vue industriel et scientifique, faits qui jusqu’ici étaient restés épars dans les mémoires et les revues spéciales.
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 27 déc. 1909 . 8°,o S. 2. Couvert. 1.1 Couv. ; pluie line entre 9 h. et 17 h. 30 ; faible br. dans la soirée. '
- Mardi 28 •10°,6 S. S. W. 3. Couvert. 7,9 Couvert jusqu’à 19 h.; pluie de 15 h. 25 à 17 li. 45.
- Mercredi 29 8°,7 N. N. W. 3. Couvert. 0,8 Presque couvert ; averse à 2 h.
- Jeudi 30 1°,5 N. E. 0. Couvert. » Nuageux; gelée Blanche; faible broui lard bas à 9 b.
- Vendredi 51 - 1°,5 S. S. E. 0. Couvert. •1,5 l’resq. couv.;.gel. bl.; givré; pluie dans la soirée; brume.
- Samedi 1"jv. 1910 . 1°,1 N. W. 2. Beau. » Nuageux ; gelée blanche ; brouillard bas le m.
- Dimanche 2 2°,6 S. E. 2. Couvert. » Gelée blanche: nuageux.
- DÉCEMBRE 1909-JANVIER 1910. — SEMAINE DU LUNDI 27 DÉCEMBRE 1909 AU DIMANCHE 2 JANVIER 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené A 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du ao au 3i décembre. — Le 20. Situation atmosphérique très troublée : Uleaborg, 727; Danemark, 729; Açores. 738; Bordeaux,'750. Pluies sur le N.,.1’0, et le S.; en France : Le Mans, 17; Gap, Charleville, 12; Besançon, 10; Rochefort, 8. Temp. du matin : Hernosand, —170; Paris, o; Alger, 19; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : i°,2 (normale : 2°,4). — Le 21. Même situation troublée, avec profonde dépression au S.-O. de l’Irlande. Pluies abondantes. Temp. du matin : Paris, o° ; Alger, 19; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : o°,5 (normale : 2°,3). — Le 22. Dépression profonde sur les Iles-Britanniques et la France : Yalencia, 728; Bretagne, 737; Biarritz, 747- Pluies générales; en France : Dunkerque, 16; Brest, Cherbourg, 12; Le Havre, 11; Paris, 5; Belfort, 3; Nice, 1. Temp. du matin : Haparanda, —170;'Paris, 8; Biarritz, 20; Puy de Dôme, 10; moyenne à Paris : n°,8 (normale : 2°,3).
- — Le 23. Centre cyclonique sur les îles Feroé (724)-Mauvais temps général, tempête sur la Scandinavie; pluies abondantes sur les Pays-Bas et le N.-O. de la France; en France : Charleville, 3o; Nantes, 16; Le Mans, 13 ; Rochefort, 9; Paris, 4; Brest, 3. Temp. du matin : Arkangel, —T70; Paris, 11; Biarritz, 17; moyenne à Paris : 120,1 (normale : ,2°,3). — Le 24. Pression générale encore basse : îles Feroé, 729; îles Scilly, 73o. Pluies sur l’O. et le Centre; en France : Nantes, 12; Limoges, Lorient, 4- Temp. du matin : Arkangel, — 25°; Paris, 9; Alger, 22; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : 8° (normale : 2°,2). — Le 25. Pression générale basse : îles Feroé, 735. Pluies sur le N. et l’O. Temp. moyenne à Paris : 3°,3) (normale : 2°,2).
- — Le 26. Pression basse sur tout le N. de l’Europe (737 entre l’Ecosse et les Feroé); aire anticyclonique sur le S.-O. et le Centre du continent : Lyon, 770. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Lorient, 7; Cherbourg, 4; Dunkerque, 3; Belfort, 2. Temp. du matin : Arkangel, —24°; Paris, 5; Alger, 14; Puy de Dôme,
- — 4; moyenne à Paris : 5°,7 (normale : 2°,2). — L.e 27. Dépression persistante sur le N. : Bodoe, 737; fortes pressions sur le S.-O. : Madrid, 773. Pluies presque générales; en France : Nantes, 22; Limoges, 19; Bordeaux, Le Mans, 7; Brest, 5; Besançon. 4; Boulogne, 2. Temp. du matin : Arkangel, —15° ; Paris, 9; Alger, i3; Puy de Dôme, 4 î ; moyenne à Paris : g0,b (normale : 4°, t). — Le 28. Dépression sur le N.-O. : Stornoway, 736; Yarmouth, 75o; Dunkerque, 753 ; pressions supérieures à 765 seulement sur le Centre de la France et la Suisse. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Lyon, 12; Brest, 3; Cherbourg, Dunkerque, Marseille, 2; Paris, 1. Temp. du matin : Haparanda, —200; Paris, 11; Biarritz, 12; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : io°,3 (normale : 2°,i). — Le 29. Centre de dépression sur la Baltique : Wisby, 742 ; pressions supérieures à 765 sur le S. de l’Irlande, l’O. de la France, l’Espagne et l’Algérie. Pluies sur le Centre et PO. ; en France : Nancy, 17; Paris, 9; Brest, 6; Nantes, 5; Le Havre, 4-Temp. du matin : Kuopio, —ii°; Paris, 9; Alger, i3; Puy de Dôme, —2; moyenne à Paris : 6°,6 (normale : 20, i ). — Le 3o. Continuation de la hausse sur l’O. : pression supérieure à 770 sur presque toute la France, avec maximum de 774 sur la Manche; dépression sur l’Islande (734)- Neiges et pluies sur le N. et le Centre ; en France : Belfort, 3 ; Besançon, 2. Temp. du matin : Moscou, —14° î Paris, 1; Alger, i3; Puy de Dôme,
- — 6; moyenne à Paris : 20,6 (normale : 20,1). — Le 3i. Dépression sur la Scandinavie et la mer du Nord : Sey-disfjord, 739; Skudesness, 757; Shields, 758; fortes pressions sur la France, l'Allemagne et la Baltique : Nantes, 774; Prague, 773. Pluies sur le Centre et le N.-O. Temp. du . matin : Kuopio, — 190; Paris, —2: Puy dé Dôme, 1. ” Phases de la Lime : Pleine Lune le 26, à 9 h. 39 m. du soir.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne a La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : >20, Boulevard Saint-Germain, Tarit (VV)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d’origine.
- N° 1912
- 15 JANVIER 1910
- INFORMATIONS
- G&,
- SUPPLÉMENT
- Chute mortelle de Delagrange en aéroplane. —
- Un terrible accident est venu mettre en deuil l’aviation française dès les premiers jours de 1910. Delagrange s’est tué le 4 janvier 1910 à l’aérodrome de la Croix d’Hins près Bordeaux. Il montait un monoplan Blériot, avec lequel il avait effectué la veille un parcours de 200 1cm., gagnant ainsi le record de la durée en monoplan. Une aile de l’appareil se replia verticalement, et l’aéroplane, perdant tout point d’appui sur l’air, se précipitait sur le sol d’une hauteur de 25 m Le malheureux aviateur fut tué sur le coup. Nul n’a oublié la brillante carrière de Delagrange. Ses premiers succès ont eu un retentissement universel et ont puissamment contribué à l’essor de l’aviation française. Né à Orléans, le i3 mars 1872, Delagrange se voua tout d’abord à la sculpture. Dès igo5, il s’intéressait vivement à l’aviation. A partir de 1907, il se consacrait exclusivement à la locomotion nouvelle. Le 11 mars 1908, sur un biplan Voisin, à Issy-les-Moulineaux, il enlevait à Henri Far-man, le record de l’air par un vol de 3925 m. en 6ra 3o\ C’était pour l’époque une extraordinaire prouesse; Farman n’avait guère dépassé le kilomètre. Quelques semaines après, à Rome, Delagrange réussissait à tenir l’air plus d’un quart d’heure. Il prit part ensuite à de nombreux meetings d’aviation, pratiqua les appareils Wright, puis les Blériot. C’est avec un monoplan Blériot qu’il figura honorablement à la Grande Semaine de Reims, puis à Spa, à Aarhus, à Cologne. L’aérodrome de Bordeaux paraissait devoir lui réserver de nouveaux triomphes; la mort en a décidé autrement. Delagrange laisse le souvenir d’un sportsman accompli, audacieux, doué d’un admirable sang-froid, très fin observateur. Son nom figurera glorieusement parmi ceux des autres victimes de l’aviation : Lilienthal, Pilcher, Selfridge, Ferber, Lefebvre.
- A 1000 mètres de hauteur en aéroplane. — Hubert. Latham a accompli, le 7 janvier 1910, un exploit dont la date comptera parmi les dates historiques de l’aviation. Avec son monoplan Antoinette, il s’est élevé à plus de 1000 m. de hauteur. Cet exploit démontre, avec une éclatante évidence les qualités militaires de l’aéroplane et tout le parti que l’on peut compter en tirer à bref délai.
- Température d’une étoile. — Dans les Comptes Rendus de l’Académie des Sciences (séance du 26 octobre 1909), M. Ch. Nordmann a exposé, les résultats qu’il a obtenus, au moyen de son photomètre stellaire hétéro-chrome, pour la température de l’étoile variable Algol (P Përsée). Il trouve pour cet astre une température effective de 23 8oo° absolus. Or, l’étude photométrique et spectroscopique de la variation de cette étoile à éclipse, jointe à ce que l’on connaît de sa parallaxe, a permis d’établir directement que l’éclat par unité de surface est, à très peu près, 40 fois plus grand que celui du Soleil. En admettant une température de 60000
- absolus pour notre Soleil, la loi de Planck donnerait alors 229000 absolus pour [3 Persée. Bien que la parallaxe d’Algol soit assez incertaine, ces deux résultats concordent très sensiblement et laissent espérer de bons résultats de la méthode de M. Nordmann.
- Pour l’observation de la comète de Halley. — La
- Société d’astronomie et d’astrophysique d’Amérique nous informe qu’elle sollicite la coopération des astronomes pour l’observation de la comète de Halley dont le retour dans notre ciel est proche. Elle a préparé une lettre circulaire contenant d’utiles instructions et qui sera envoyée à toute„personne sur demande faite au professeur Comstock, Washburn Observatory, Madison, Wisconsin. Parmi les sujets traités dans cette circulaire, signalons : la photographie des comètes, par le professeur Barnard, les observations spectroscopiques par le professeur Frost, les observations photométriques par le professeur Pickering, etc. La Société se propose de centraliser le plus grand nombre possible de clichés de la comète, pris dans toutes les parties du monde. Elle enverra meme à cet effet, aidée par une subvention de l’Académie des Sciences de Washington, une expédition astronomique aux îles Hawaï. Le seul but de cette expédition sera de photographier la comète pendant les mois de son plus vif éclat, c’est-à-dire de mars à juin 1910.
- Extraction de radium. — Le commerce du radium s’organise en atteignant des chiffres de production que 1 on ignorait jusqu’ici. E11 Autriche, le bureau de vente du radium, installé par l’Etat a Vienne, a mis en vente un gramme de radium au prix de 400 000 fr. (38oooo couronnes) et a déjà reçu des propositions. Un second gramme de radium va bientôt être achevé à Joamchistal et sera vendu dans les mêmes conditions.
- D’autre part, d’après YEngineer, une commande énorme de 7,5 gr. de radium vient d’être faite à une mine du Cornwall par Lord Irveagh et Sir Ernest Cassel pour être offerts au Radium Institute, fondé en grande partie par eux. On a dit que le prix convenu d’avance était de 2800000 fr. l’once (3o,6gr.), ou moins de 100000 fr. le gr. Ce chiffre, très inférieur au cours pratiqué d’ordinaire, n’est reproduit ici que sous toutes réserves.
- L’utilisation du grisou. — Il arrive assez souvent que, dans les mines de sel, on utilise pour l’éclairage un de ces dégagements de gaz hydrocarburés qui accompagnent fréquemment le sel. On se sert également en grand dé ces gaz dans les bassins pétrolifères. Il est plus exceptionnel de voir capter et employer au . dehors le grisou dégagé par une mine de houille. C’est ce que l’on vient de faire à Franlcenholtz, dans le bassin de Sarrebruck. La mine est divisée par une grande faille, le long de laquelle le terrain est très bouleversé. En voulant étudier ce terrain au moyen d’une sonde horizontale, on a eu un dégagement violent de grisou, qui s’est continué ensuite sans diminuer de débit, avec une
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- INFORMATIONS
- pression de i5 kg. N’arrivant pas à boucher le trou de sonde, on a canalisé le gaz dans des tuyaux d’acier de o,i5de diamètre d’abord jusqu’au fond des puits, ensuite jusqu’au jour ; et là, cinq ou six mois après sa découverte, on a pu l’utiliser comme combustible. Plus tard, le débit ayant baissé, on a fixé un second sondage de 0,04 à io m du premier et on a obtenu ainsi un courant continu de 12 m5 de gaz par minute.
- Multiples pour la télégraphie. — Quelques bureaux télégraphiques centraux : Berlin, Nuremberg, Rio de Janeiro, viennent d’installer des commutateurs multiples Siemens dans leurs services. Celui de Nuremberg est établi pour desservir 120 lignes réparties en quatre groupes commandant chacun 20 postes récepteurs. Chaque ligne aboutit à une fiche à cordon après avoir passé par un relais d’appel et un milliampère ; l’employé chargé d’établir les communications perçoit les appels dans un appareil sounder installé dans une boîte de résonnance. Les postes récepteurs sont reliés avec des jacks placés au bas du tableau. Tout appel produit l’allumage d’une lampe blanche, la lampe rouge est réservée comme signal de fin de communication ; un commutateur à bascule met ces lampes en circuit. La fiche est reliée à ce commutateur; il suffit de l’introduire dans le jack pour établir la communication entre les deux postes correspondants. L’appel se fait par un contact prolongé. Le relais d’appel est donc à action différée, il ne fonctionne que sous l’action d’un courant d’une durée de trois ou quatre secondes; par conséquent les signaux Morse ordinaires sont sans effet sur lui et le commutateur multiple n’intervient nullement au cours des échanges de télégrammes. Le Multiple est complété par un poste d’essai comprenant tous les appareils de mesure nécessaires pour permettre la localisation des dérangements. Le commutateur installé à Berlin comporte 3oo lignes groupées en trois sections correspondant : l’une aux lignes desservies par l’appareil Morse, une autre à celles desservies par le sounder et enfin la troisième à celles mises au Hughes. Les signaux d’appel et de fin sont donnés comme précédemment. Celui de Rio Janeiro est de 4° lignes ; chacune d’elles aboutit à un clapet surmontant un jack à l’aide duquel s’établissent les communications.
- Effets physiques et biologiques de la chaleur. —
- Un de nos lecteurs nous signale d intéressants effets de la chaleur anormale du a3 décembre, qu’il a pu observer à cette date à l’abbaye du Mont Saint-Michel. M. B., en arrivant le matin au Mont, avait constaté à ce moment de la journée une température vraiment estivale, puis, l’après-midi, un état hygrométrique tout à fait exceptionnel s’était manifesté, accompagné d’une surprenante condensation de vapeur d’eau. « Le granit, de sa nature extrêmement hygrométrique, avait absorbé toute l’eau atmosphérique et la rendait alors que la température baissait à nouveau pour revenir à la normale. Je n’avais malheureusement (dit M. B.) aucun instrument de précision, si bien que j’ignore la pression atmosphérique et la température lorsque ce phénomène se produisit. De mémoire d'ouvrier, jamais pareil effet ne s’était manifesté et le monument était dans un état tel que l’on ne pouvait admettre l’existence du phénomène qu’après un examen minutieux des toitures et vitraux ; devant l’excellent état de toutes choses il fallut bien se rendre à l’évidence : la condensation seule était coupable de la véritable inondation qui couvrait la vieille abbaye. » D’autre part l’entrepreneur des travaux de l’abbaye signala en outre à M. B. ce fait très curieux que les sept ruches d’abeilles qu’il possède furent ce même jour abandonnées par leurs habitantes qui s’en allèrent au loin, puis le soir rentrèrent peu à peu dans leur logis. Pareille chose ne s’était jamais passée dans la région, où les abeilles hivernent sans jamais sortir avant que les beaux jours ne soient absolument revenus.
- L’énergie interne de la matière. — Le fait que les substances radioactives se transforment en mettant en liberté d'énormes quantités d’énergies prouve que la matière recèle de l’énergie interne, qui peut être libérée dans certaines circonstances. On s’est proposé de calculer l’énergie contenue dans 1 gr. d’hydrogène. Ce gramme renferme 6 X io23 atomes. En admettant qu’un atome ne puisse, en se dissociant, donner naissance qu’à un corpuscule (c’estlàun strict minimum) l’énergie en ques-
- tion mesurée en unités C.G.S. atteindrait 48 X io1B ergs, soit 11X 109 calories. C’est plus de 7 fois la chaleur dégagée par 1 gr. de radium, plus de 5 fois celle que développe une tonne de houille en brûlant.
- La plus grande machine à vapeur du monde. —
- D’après Iron âge. cette machine à vapeur réversible de 26000 chev. est destinée à un laminoir de la Slc Carnegie et construite pat la Allis-Chalmers C'°. Elle pèse, sans volant ni plaques de fondation, 55o tonnes. Deux des pièces de moulage entrant dans sa construction pèsent chacune 118 tonnes. Le changement de marche est commandé par une petite machine à vapeur auxiliaire.
- La plus grande raboteuse du monde. — Cette machine, construite par la Niles Bernent Pond C’° pèse 38o tonnes. Elle est munie de plusieurs moteurs développant ensemble 200 chev. La distance entre les montants verticaux est de 4>4° m- La barre a i8,3o de long sur 3,95 de large et permet une course du chariot de 9,15. La hauteur utile des porte-outils au-dessus du banc atteint 3,65, deux fois la hauteur d’un homme.
- Le lac Saint-Laurent. — Il était universellement admis que la terrible inondation du 14 septembre 1219 qui détruisit en partie la ville de, Grenoble était due à la rupture du barrage du fameux lac Saint-Laurent ou de l’Oisans dans la vallée de la Romanche à l’aval de Bourg-d’Oisans. Ce barrage n’était lui-même que le produit de l’éboulement d’une montagne (La Yaudaine) survenue le 10 août 1191. Tous les ouvrages et guides consacrés aux Alpes françaises, répétaient cette version à l’envi. Le savant alpiniste H. Ferrand vient d’établir dans un curieux mémoire (Revue Alpine, juillet 1909) que la débâcle de 1219 n’avait nullement vidé le lac. A l aide des plus patientes recherches dans des archives et cartes inconnues, il a démontré que le lac Saint-Laurent a subsisté pendant plusieurs siècles en diminuant progressivement. Il a reconnu aussi, d’après la constitution géologique des lieux, que le lac de l’Oisans existait même avant l’éboulement de 1191 et qu’il était dû « aux grands agents de façonnement des montagnes ». Son barrage originaire était une moraine glaciaire. La disparition définitive n’eut lieu qu’au xvnie siècle. En résumé le lac de l’Oisans a été un long phénomène d’évolution hydro-géologique et nullement un éphémère accident de 28 années.
- L’expédition Kozlow en Asie centrale. — Le Tour du Monde donnait récemment d’intéressants renseignements sur l’expédition scientifique organisée dans l’Asie centrale par la Société impériale russe de Géographie, dont on signalait le retour en Russie. D’après notre confrère, l’expédition, qui était dirigée par le colonel Kozlow, et dont le voyage dura deux ans (1907-1909), comprenait 14 savants, appartenant à différentes disciplines, et 10 soldats choisis, parmi ceux qui avaient accompagné précédemment l’explorateur russe Prjewalski dans ses explorations. Le colonel Kozlow gagna d’abord la Mongolie pour redescendre ensuite vers le sud. II y visita les ruines de la vieille capitale Mongole Choro-choto, « la ville noire », qui connut la prospérité entre le xT et xiv° siècle, et il y fit d’importantes découvertes au point de vue scientifique. On trouva, en particulier, dans un petit sanctuaire buddhique, une bibliothèque en parfait état, qui ne renfermait pas moins de 1000 volumes imprimés et environ 4°° manuscrits fournissant des textes en sept langues différentes : chinoise, mongole, mandchoue, tibétaine, arabe, et deux autres dialectes inconnus. Les recherches dans ce temple ne se bornèrent pas à ces précieuses trouvailles, elles mirent à jour une centaine de peintures buddhiques exécutées en couleur à l’huile et à l’aquarelle. Enfin, à proximité du même temple, on découvrit un sarcophage qui contenait le squelette d’un bonze très vénéré. De la Mongolie, le colonel Kozlow et ses compagnons passèrent dans le Tibet septentrional, dans le Koukou-Nor, cette vaste région où prend naissance le fleuve Bleu, et qui tire son nom de l’immense lac Koukou-Nor, situé à 3070 m. d’altitude, entre les monts du même nom et la chaîne de Nan-Chan. L’expédition entreprit ensuite l’expédition du plateau d’Amdos, et se rendit enfin à Labran, qui est, après Lhassa, le plus important et le plus vénéré des sanctuaires buddhistes tibétains; après quoi elle regagna la Russie en traversant une partie de la Mongolie occidentale.
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- SCIENCE APPLIQUEE
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- Buffalo-billes. — C’est un jongleur d’un mécanisme aussi simple que celui de tous les sujets imaginés par l’abbé Chataing. Le Jongleur est
- disposé devant le décor du jeu. On frappe avec un marteau de bois ou à la main sur l’une quelconque des tiges placées verticalement à l’avant et le jongleur s’agite. Le levier articulé soulève les deux bras et la main sur laquelle repose la bille lance celle-ci dans l’autre.
- En même temps les jambes
- s’agitent. L’une d’elles recouvre, en temps normal, la sortie d’un tube qui contient un certain nombre de billes.
- Lorsque les jambes se rapprochent, cette sortie est découverte et une bille tombe dans l’une quelconque des cases numérotées distribuées sur la plate-forme du socle. — Ce jouet se trouve chez l’abbé Chataing, à Issoire (Puy-de-Dôme).
- Oiseau mécanique. — Petite perruche montée sur un perchoir ou axe mobile à l’aide d’une manivelle et de deux poulies réunies par un simple fil de transmission.
- En tournant la manivelle on fait tourner l’oiseau autour de son perchoir.
- Une mangeoire M, montée sur une tige pivotant à l’extrémité supérieure du support, est amenée à la main en face de l’oiseau auquel on imprime, non plus un mouvement de rotation, mais une série de montées et de descentes, en actionnant la manivelle alternativement de droite à gauche, et de gauche à droite, et l’oiseau plonge la tête dans la mangeoire comme s’il prenait une graine puis se relève pour l’avaler. — Ce jouet se trouve chez l’inventeur, M. l’abbé Chataing, à Issoire (Puy-de-Dôme).
- Le tri-boules. — Ce jeu est une transformation de celui des quilles que l’on abat avec une boule suspendue à une ficelle. Il comprend trois boules suspendues à la partie supérieure d’un cadre vertical et trois quilles
- qu’il s agit d’abattre avec les boules. Mais pour atteindre la quille, la boule est obligée de passer par l’ouverture circulaire correspondante, et la difficulté consiste à faire passer le fil de suspension par la fente ménagée au-dessus de chaque ouverture. Lorsque cette double condition est remplie la boule peut atteindre la quille. Enfin la largeur de la fente diminue jusqu’à la troisième quille, ce qui augmente les difficultés. Il est vrai que le nombre des points donnés par chaque quille est proportionné à la difficulté vaincue. — Le tri-boules est inventé par l’abbé Chataing, à Issoire (Puy-de-Dôme).
- Les jouets du Jour de l’An. — Nous avons revu cette année, comme les précédentes, circuler sur les boulevards les ingénieuses citations de M. Martin. Tous
- les Parisiens connaissent et admirent ces petits jouets mécaniques qui apparaissent dans la dernière semaine de décembre, et font pendant quelques jours la joie des tout petits.
- Le mécanisme de ces joujoux est toujours à peu près semblable à lui-même. Un ressort, remonté par une clé, met en marche un système d’excentriques, de bielles et de manivelles qui communiquent au jouet les mouvements les plus variés.
- L’ingéniosité réside dans la manière dont sont habillés ces quelques organes mécaniques.
- Ils le sont en général de façon fort amu- f[ santé et parfois très spirituelle. Cette 4 année le créateur de ces jouets s’est fortement inspiré de l’actualité. La conquête du Pôle et l’aviation semblent avoir retenu ~ -surtout son attention. _ '
- La Conquête du Pôle. — L’ours grimpeur.
- Le jouet dénommé « la Conquête du Pôle » est, un chef-d’œuvre d’ironie. Une calotte de fer, teintée de bleu et de blanc représente les régions polaires, Un drapeau américain planté au sommet indique le Pôle. Un petit chariot traîné par un attelage de 6 chiens porte l’explorateur, on l’attache par une ficelle au drapeau polaire; on tend le ressort et tout l’équipage part, d’une course folle, et tourne en rond, sans jamais, bien entendu, atteindre le but.
- L’ours blanc que représente notre figure doit, au dispositif intérieur qui l’anime, de remarquables qualités de
- Manège d’aéroplanes.
- grimpeur ; il se hisse fort élégamment au sommet de l’échelle qui complète le jouet.
- Le manège d’aéroplane est mû, par contre, de façon toute différente et par un dispositif assez original : deux aéroplanes sont suspendus au bout d’une tringle ; celle-ci est fixée en son milieu à une douille et on la fait glisser le long de l’arbre; ce faisant, elle comprime un ressort; si l’on abandonne le tout, le ressort repousse la douille ; celle-ci est forcée de glisser en sens contraire le long de l’arbre; mais un mince fil de fer tendu en hélice, le force à prendre un mouvement hélicoïdal, et les deux aéroplanes s’élèvent en tournant d’un mouvement assez vif. Bien entendu, les hélices dont ils sont munis tournent à grande vitesse et les aéroplanes ont l’air de s’envoler dans l’espace. — Ces jouets sont construits par M. Martin, 80, boulevard Ménilmontant, Paris.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- Distributeur de pastilles. — 4vec ce ieu on ob%e l’enfant à gagner la gourmandise qu’il convoite. Le jeu, basé sur le principe des distributeurs de jetons, est préalablement chargé de pastilles. L’enfant prend une bille, l’introduit dans l’appareil, puis tire sur l’anneau placé en bas et à droite et l’abandonne ensuite à l’action d’un ressort qui le ramène violemment à sa position première en chassant la bille qui gravit une rampe et est susceptible de tomber dans l’une des deux ouvertures : gagné ou perdu. Comme la pastille ne sort de G l’appareil que si la bille passe dans la canalisation « gagné «, l’enfant est souvent obligé de jouer plusieurs fois avant d’atteindre le résultat cherché. Et la provision de pastilles ne s’épuise pas trop vite. L’inventeur est M. Louis Thibault, 16, rue des Goncourt, à Paris.
- *> Horlogerie
- Un réveil électrique autophotogène. — Les réveils ne rendent des services réels que lorsqu’ils obligent le dormeur à se lever. Une sonnerie d’une minute ne suffit pas à secouer le paresseux qui sait fort bien qu’une minute d’ennui sera compensée par une heure de somnolence. C’est pourquoi la plupart de ces pendules ne remplissent qu’à demi le but pour lequel elles ont été créées. Il existe des réveils électriques. Cette fois, adieu le sommeil, car le tintamarre ne s’arrête plus. Malheureusement il arrive que le contact se fait mal ou ne se fait pas du tout, et l’heure passe. On dit qu’il est des dormeurs insensibles à ce carillon parce qu’ils s’y habituent. C’ést possible -, à cfeux-là il faudrait un réveil-mitrailleuse. Cela viendra, d’ailleurs; on ne s’imagine pas, en effet, combien les moyens d’éveiller les gens ont tenté les chercheurs.
- Sans recourir à cette dernière extrémité, M. René Dubosq a cependant ajouté, au réveil électrique qu’il a construit pour son usage personnel, un « moyen » complémentaire pour attirer l’attention du trop fervent amoureux de Morphée : la lumière. Le réveil sonne à l’heure indiquée et allume une ampoule électrique. Et le bruit et la lumière ne disparaissent qu’à la commande de deux manettes qu’il faut tourner à la main. Les o garanties » paraissent donc sérieuses.
- L’appareil comprend une petite boîte dans laquelle est placé le réveil proprement dit, une pile Leclanché ou une batterie de petits accumulateurs. Sur le côté gauche de la boîte se trouvent les commandes et un éiectro-’aimant ; sur la face le cadran du réveil, sur le côté droit la sonnerie et un allumoir à fil de platine permettant d’allumer une lampe à essence. Enfin, sur le couvercle, une lampe électrique et un petit rhéostat qui équilibre la résistance de la lampe et celle du fil de platine.
- L’aiguille de commande PP’ (fig. 3) est une lame de cuivre à glissière dont on dirige la pointe sur l’heure à laquelle on veut être éveillé. Elle est disposée de telle manière que la grande aiguille passe au-dessus sans la toucher, tandis que la petite aiguille porte un léger balai qui vient effleurer sa pointe au passage. Le système déclencheur comporte un électro-aimant pourvu d'une armature D.qui commande deux leviers : l’un H, établissant le circuit de lumière, l’autre G, le circuit de la sonnerie. Enfin deux commutateurs affectés : l’un B, au circuit de sonnerie et l’autre E au circuit de lumière, complètent l’installation.
- Les pôles de la pile ou de la batterie d’accumulateurs sont reliés aux bornes AA'. Mettons la manette B sur B' pour établir ce circuit et suivons la marche du courant issu de A. Il passe par le commutateur le levier G dont l’un des ressorts est en contact avec G' relié lui-même à la borne E d’entrée de l’électro. De ce dernier, lé épurant pénètre dans la masse du réveil par F, prend la petite aiguille qui lui livre un passage à travers l’aiguille de commande PP dès que le contact s’établit, et
- fait retour à la batterie par K H et A' ainsi que le montre la ligne pointillée de notre dessin.
- Dès que l’électro a fonctionné, le levier G a basculé et rompu le premier circuit pour en établir un second, par le ressort opposé au premier qui est venu en contact avec G". Le courant trouve alors un fil qui le conduit directement à la sonnerie S et de là à la borne A'. La sonnerie fonctionne à partir de ce moment.
- Fig. i.
- Vue de la boîte seule, prise du côté (1) des déclenchements.
- Fig. 2.
- Vue d’ensemble de la boîte et de son applique porte-réveil, prise du côté (III) et montrant la position de l’aiguille de commande.
- Nous avons dit que la lampe L s’allume en même temps. Pour cela il nous faut placer le commutateur H sur H'. Cela se fait le soir, au moment de se coucher. Lorsque la palette de l’électro-déclencheur a été attirée, le levier C s’est trouvé libre et un ressort de rappel l’a jeté contre le contact b relié lui-même, ainsi que le montre le trait plein du dessin, à l’entrée du courant de lumière a. Ce courant se dirige donc directement à la lampe et retourne à a' par H' et H.
- Le dormeur s’éveille. S’il veut remplacer l’éclairage électrique par celui d’une lampe à essence, il n’a qu’à pousser H de H' en H" pour couper le circuit de la lampe et le remplacer par une prise directe en a se rendant au fil de platine F et faisant rebours par H", H'
- Fig. .3. — Développement plan des côtés de la boîte, montrant en trait, la place des accessoires, et en pointillé, la marche des circuits.
- et a'. On voit que, en somme, l’établissement et la rupture de ces trois circuits n’exige l’intervention d’aucun organe délicat. La seule chose que l’on pourrait l'ui reprocher réside dans l’obligation d’utiliser deux sources électriques différentes : l’une pour la sonnerie, l’autre pour la lumière. Ce n’est là, en réalité, qu’un léger inconvénient.
- Le réveil autophotogène est un travail d’amateur et, pour cette raison, n’a que plus de mérite. Il sera certainement à sa place dans les chambres à coucher trop confortables que l’on quitte avec tant de peine.
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- BULLETIN ASTRONOMIQUE
- JANVIER-FÉVRIER-MARS 1910
- Les heures sont données en temps moyen civil de Paris
- compté de o à 24 heures à partir de minuit.
- I. — SOLEIL
- L’équinoxe de printemps arrivera le 21 mars prochain, à 12 heures. A celte époque de l’année, les jours et les nuits ont la même durée.
- Le Soleil présente par moments de belles taches, bien qu il soit au minimum de sa période d’activité. On poursuivra donc avec d’autant plus d’assiduité l’étude ilu Soleil, que la détermination de l’époque de ce minimum est d’un grand intérêt. Pour cela, des observations à la fois soignées et continues sont indispensables.
- IL — PLANÈTES
- Nous ne donnons pas, cette année, les deux cartes de la marche des planètes. Ces cartes sont d’une lecture difficile et 11e permettent pas de trouver les planètes peu brillantes eu raison de leur échelle très faible, nécessitée par le format de ce journal. Nous les remplacerons au fur et à mesure des besoins par des cartes locales de la marche des planètes de faible écla't.
- Mercure, pendant ces trois mois, traverse les constellations du Capricorne, du Verseau et des Poissons. Le 10 janvier, il sera à sa plus grande élongation du soir, à ig°2' à l’Est du Soleil. Ensuite, se rapprochant de la Terre, il passera en conjonction inférieure avec le Soleil le 26 janvier, à g heures, puis, de nouveau, sera en élongation du matin, le 20 février, à 26° 33' à l’Ouest du Soleil. Sa situation très australe ne permettra guère d’observations utiles.
- Le 10 mars, à 6 heures, Mercure sera en conjonction avec t Verseau, à o° 5' au Sud.
- De 6",i le 6 janvier, le diamètre de Mercure passera à 10",o le 26 pour redescendre à 6",i le 25 février et à 5" le 25 mars.
- Vénus, au début de ce trimestre, brille d’un superbe éclat entre le Verseau et le Capricorne. Elle se rapproche de la Terre et passera en conjonction inférieure avec le Soleil le 12 février. Le diamètre apparent, de 4i",8 le 6 janvier, passera à 56",g le 26, à 63",g le i5 février pour redescendre à 37",8 le 25 mars. Vénus sera donc étoile du soir jusqu’au 12 février. Ensuite, elle brillera le matin avant le lever du Soleil. Le 12 janvier, elle atteindra son plus grand éclat. Le même phénomène se reproduira le i3 mars. ;
- Mars sera encore observable pendant ce trimestre dans les Poissons, le Bélier puis le Taureau. Son diamètre bien réduit ne permettra plusd’observations utiles qu’avec de puissants instruments. Voici les valeurs de ce diamètre : 6 janvier, 8",g; 5 février, 7",o; 5 mars, 5",8.
- Les neiges de la calotte polaire boi'éale doivent apparaître de plus en plus et, pour les petits instruments, ce sera le détail le plus marqué que l’on pourra observer.
- Jupiter, dans la constellation de la Vierge (voy. fig.), sera en opposition le 3i mars.
- Ce sera évidemment la planète la plus intéressante à suivre pendant ces trois mois,, En janvier, à Paris, elle se lèvera, au début du mois, à minuit, le 5 février à 2211 i5m et le 5 mars à 2o'‘ i6ra.
- Diamètre de Jupiter : 6 janvier, 36",8; 5 février, 4o",2 ; 5 mars, 43",o.
- On trouvera dans la Connaissance des Temps la liste de tous les phénomènes présentés par les quatre principaux satellites dans leur rotation autour de la.planète. Ces configurations peuvent être suivies avec une très bonne longue-vue et mieux avec une petite lunette astronomique. On prendra, aussi souvent que possible, des dessins de la surface. Une lunette de io8mm au moins est
- indispensable pour entreprendre une étude utile de Jupiter.
- Saturne sera visible le soir, surtout en janvier et février. Il brille dans la constellation des Poissons, au-dessous des étoiles s et ç. Sa quadrature orientale aura lieu le 7 janvier.
- Diamètre équatorial : le 6 janvier, 17",8; le 5 février, 16",g; le 5 mars, 16",3.
- Voici les principaux éléments de Panneau de Saturne vu de la Terre :
- HAUTEUR HAUTEUR
- UE I.A TERRE DU SOLEH,
- PETIT AXE AU-DESSUS DU AU-DESSUS DU
- EXTÉRIEUR PLAN DE L’ANNEAU PLAN DE L’ANNEAU
- 7",5 — 10° 4-4'* — 13° 15'
- 7’',7 — 11° 25' —13° 33'
- 8",2 — 12° 45' —15° 59'
- L Annuaire astronomique pour igio donne, pour les satellites Telhys, Dioné, Rhéa, Titan et Japhet, les dates
- des élongations et une orbite apparente permettant de les rechercher sur le ciel avec de moyens instruments.
- Uranus est pratiquement inobservable. Il se lèvera, en effet, le 25 mars, à 3h24m du matin.
- Neptune, dans les Gémeaux, non loin de l’étoile ô, sera en opposition le g janvier. Eclat de la 8e grandeur environ. On le trouvera à l’aide des positions suivantes :
- DATES ASCENSION DROITE DÉCLINAISON DIAMÈTRE
- 6 janvier. . . 7 li. 18 m. -t-21°52' 2'',3
- 5 février. . . 7 h. 14 m. +21° 59' 2”,3
- 5 mars .... 7 h. 12 m. -+- 21° 43' 2'',3
- 25 — ... . 7 h. 11 m. + 21° 45' 2",3
- Petites planètes. — La petite planète Éros passera en opposition vers la fin du mois d’avril. Malheureusement sa déclinaison australe (—43°) empêchera de la voir de nos latitudes.
- III. — PHÉNOMÈNES DIVERS
- Lumière zodiacale. — Dans les nuits pures et sans Lune, à partir de janvier, rechercher à l’Ouest la lumière zodiacale. Celle-ci, lorsque la nuit est bien complète, est visible comme un cône lumineux, couché dans l’écliptique, et dont l’éclat surpasse parfois très sensiblement celui de la Voie Lactée. La couleur est différente. Noter et dessiner la forme de ce.fuseau lumineux, ses variations de forme ou d’étendue, la netteté plus ou moins grande de scs contours, etc.
- MARCHE
- GRAND AXE DATES EXTÉRIEUR
- 8 janvier. . 40",4
- 1er février . . 58",8
- 5 mars. . . 57",2
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- BULLETIN ASTRONOMIQUE
- Conjonctions :
- Le 17 janvier, Salunic cil conjonction avec la Lune, à 16 h., à 1° 54' .Nord.
- Le 14 février, Saturne en conjonction avec la Lune, à 2 h., à 1° 18'Nord. Le 27 février, Jupiter en conjonction avec la Lune, à 6 h., à 2° 29' Sud. Le 9 mars, Mercure en conjonction avec la Lune, à 21 lu, à 3° 15' Nord.
- Le 15 mars, Saturne en conjonction avec la Lune, à la h., S 0° 58' .Nord. Le 16 mars, Mars en conjonction avec la Lune, à 7 h., à 1° 16' Nord. Le 26 mars, Jupiter en conjonction avec la L .ne, à 6 h., à 2° 31' Sud.
- Occultations d’étoiles par la Lune. — Cette liste ne contient que les occultations d’étoiles jusqu’à la 6° grandeur.
- DATES ÉTOILE OCCULTÉE GRANDEUR COMMENCEMENT FIN
- 17 janvier . . f Poissons. 5,6 18 li. 56 m. 20 h. 5 m.
- 21 __ w2 Taureau. 5,2 3 h. 15 ni. 4 h. 4 m.
- 23 — 37 Gémeaux. 5,9 16 h. 35 m. 17 li. 6 m-
- 2i — 52 Gémeaux. 5,9 2 h. 17 m. 3 h. 1 m.
- 20 lévrier. . 37 Gémeaux. 5,9 0 h. 49 m. 1 h. 52 m.
- 2(1 — y. Gémeaux. 3,7 20 h. 0 m. AppulseàS'.l du bord.
- 24 — i Lion. 5,5 0 h. 5 m. 1 h. 19 m.
- 19 mars . . . s Gémeaux. 3,2 2 h. 12 m. Appulseà5',3 du bord.
- 20 — y. Gémeaux. 3.1 2 h. 41 m. 5 b. 24 m
- 29 — a1 Balance. 5,7 3 li. 00 m. 4 h. 59 m.
- 29 — a2 Balance. 2,9 4 h. 8 ni. 5 h. 6 m.
- Étoiles filantes. — Du 2 au 3 janvier, chute des
- Bootides, 8 Bouvier. étoiles filantes émanant de la région de
- Étoiles variables. — Minima de l’étoile variable Algol (p Persée) :
- Le 2 janvier (22h 17”) ; 5 (i9h6ra) ; 23 (ou im) ; 20 (20h5i,n). — Le 14 février (22h36m); 17 (igh25ra). —Le 7 mars (oh2im); 9 (2ihiom); 29 (22h55m).
- Comète de Halley. — Cette comète augmente d’éclat et sera sans doute visible dans une jumelle à la fin- du mois de janvier. On la trouvera aux positions ci-après ; la dernière colonne indique fit distance à la Terre en millions de kilomètres.
- Éphémérides de la comète de Halley.
- DATES
- UERLIN 2 II. 20 M. 0 janv. 1910 . . 10 ’ —
- 15 —
- 20 -
- 20 —
- 50 —
- 4 fév...........
- 9 —
- 14 —
- 19 —
- 24 —
- 1" mars..........
- 6 —
- 11 —
- 16 —
- 21 —
- 26 —
- 31 —
- ASCENSION DROITE DÉCLINAISON DISTANCE A LA TERKI EN MILLIONS DE KILOMÈTRES.
- 2 h. 4 m. 24 s. h-10° 56' 214
- 1 h. 49 m. 13 s. 10° 15' 221
- 1 li. 56 m. 1 s. 9° 39' 228
- 1 li. 24 m. 36 s. 9° 9' 236
- L h’. 14 m. 46 s. 8° 45' 244
- 1 h. 6 m. 19 s. 8° 27' 252
- 0 b. 59 m. 4 s. 8° 14' 260
- 0 h. 52 m. 47 s. 8° 4' 266
- 0 h. 47 m. 18 s. 7° 58' 272
- 0 li. 42 m. 36 s. 7° 55' 277
- 0 ii. 3s m. 2 s. 7° 54' 280
- 0 h. 33 m. 59 s. 7° 55' 282
- 0 h. 50 m. 8 s. 7° 57' 285
- 0 h. 26 ni. 25 s. 8° 0' 281
- 0 h. 22 m. 51 s. 8° 2' 278
- 0 h. 18 m. 50 s. 8° 4' 273
- 0 li. 14 m. 12 g t 8° 0' 264
- 0 h. 9 ni. 38 s. 8° 4' 253
- Em. Touchet.
- VARIÉTÉS
- ces:
- La résurrection de la Mésopotamie. — On sait qu’une des premières manifestations de la Jeune-Turquie a été de confier à des ingénieurs anglais, dirigés par sir William Willcocks, l’étude des mesures d’irrigation et de drainage qui pourraient revivifier l’ancienne Mésopotamie : c’est une vieille idée qui avait déjà attiré l’attention des Allemands, concurremment avec celle de la construction du chemin de fer de Bagdad, et qui avait sans doute contribué à décider l’ex sultan AbduL Hamid à se tailler un immense domaine dans la basse vallée du Tigre et de l’Euphrate.
- Le Bulletin du Comité de l Asie française donne à ce sujet les intéressants renseignements suivants, extraits lant du rapport de sir William Willcocks, dont les conclusions ont été adoptées par la commission ottomane, que de son récent exposé à la Société royale de géographie de Londres.
- Son projet, dont l’exécution doit commencer dès cette année, consisterait tout d’abord à épargner aux riverains de l’Euphrate les inondations périodiques de ce fleuve. Il faudrait pour cela rouvrir l’ancien Pison, la première des quatre rivières de la Genèse, et faire passer dans cette dépression les eaux en excès de l’Euphrate, ce qui permettrait de doubler l’étendue des cultures le long de l’Euphrate et de tripler leur production. Aujourd'hui, les cultivateurs craignent d’élargir leurs enclavements, sachant, en effet, qu’ils doivent s’attendre à perdre à peu près tous leurs efforts une année sur trois. Ce sont les premiers travaux qui auront lieu en Mésopotamie.
- Pour la suite, sir William Willcocks a des vues beaucoup plus ambitieuses, dont l’accomplissement permettrait, assure-t-il, d irriguer à assez bref délai environ 1 200 000 hectares des meilleures terres de la Mésopotamie. On utiliserait dans ce but la dépression située à peu près à la hauteur de Bagdad, entre le Tigre et lEu phrate, et connue sous le nom de lac Akkar-kouf. C’est un creux dont la contenance en eau varie extrêmement selon l’état dés crues, et qui se trouve à 35 pieds au-dessous du lit de l’Euphrate et à 10 pieds au-dessous de celui du Tigre. Cette dépression est surtout alimentée pgr la branche de l’Euphrate connue sous le nom de Sakhlaouia, l’ancien Heddekel de la Genèse. L’idée de sir William Willcocks est de régler l’entrée de l’eau
- dans le Sakhlaouia, de manière à pouvoir faire couler, selon les besoins, une grande partie du débit de l’Euphrate dans le lac Akkar-kouf, ou de fermer complètement celte perte du fleuve. Une digue et un canal seraient construits du côté du Tigre, pour faire également couler au besoin les eaux de ce fleuve dans le lac Akkar-kouf. Cette dépression servirait à faire décanter les eaux trop chargées de limon, et qui colmatent rapidement les canaux d’irrigation. Après avoir séjourné pendant quelque temps dans le lac Akkar-kouf, les eaux ainsi allégées seraient prises par un canal qui traverserait la basse Mésopotamie et permettrait, par des irrigations, de rendre la vie au pays qui nourrit jadis tant de villes prospères. Tout d’abord, on irriguerait environ 1200000 hectares, mais sir William Willcocks ne doute pas que les irrigations puissent plus tard être doublées. .
- La question du transport des produits du pays ainsi revivifié a également préoccupé sir William Willcocks. Il considère qu'en dehors du colmatage des canaux d’irrigation et de la rupture des digues qui ont produit l’inondation et le dessèchement alternatifs de la Mésopotamie, le fait que ce pays n’a de communications naturelles par les fleuves qu’avec le golfe Persique, c’est-à-dire avec des régions qui ne demandent guère ses produits et qui n’ont guère de produits à lui vendre, a beaucoup contribué à la décadence et à la mort presque totale de la région. Aussi, préconise-t-il un chemin de fer qui relierait directement le delta intérieur du Tigre et de l’Euphrate avec les côtes de la Méditerranée. De Damas à Bagdad, ce chemin de fer aurait 885 kilomètres et coûterait 55 millions de francs. Il permettrait d’exporter le blé, le coton, le riz et tous les produits que l’irrigation et le drainage de la Mésopotamie permettraient à cette région d’offrir en si grande quantité aux marchés du monde.
- Il est intéressant de signaler ici en quelques mots, comme complément à ces informations, le projet depuis un certain temps repris par les israélites, sionistes et autres, qui consisterait à élire la Mésopotamie comme nouvelle patrie juive, et y faire converger en masse des éléments juifs aujourd’hui dispersés. La Mésopotamie serait ainsi, par cette immigration humaine, à la fois rénovée dans son sol et regarnie d’habitants.
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- JÊO
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- BOITE AUX LETTRES
- G0L
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Kllc répond également, dans la mesure du possible, aux deman les do renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d'abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. de Meaux, à Paris. — Le ciment dentaire est une combinaison de chlorure de zinc et d’oxyde de zinc (oxychlorure de zinc). — Nous ne connaissons pas d’ouvrages spécialement consacrés au polissage. Vous trouverez les renseignements les plus utiles dans les catalogues de fournisseurs de matériel, tel que Pascalis, 5, rue Chapon, Paris.
- M. Marchand, à Paris. — Nous ne connaissons pas de remède à l’accident survenu à votre meuble. Peut-être un ébéniste pourra-t-il vous renseigner. En tout cas un nouveau vernissage sera nécessaire.
- M. J. Coutard, à Paris. — Nous ne connaissons pas de moyen pratique pour absorber l’oxyde de carbone. 11 faut donc surveiller de très près le calorifère de façon qu’il ne puisse jamais se dégager de ce gaz toxique; faire visiter l’appareil de chauffage et remédier aux fuites s’il y en a. Surveiller de très près également le tirage de la cheminée du calorifère.
- M. G. Barbiéri, à Ada-Bazar (Turquie).— Vous trouverez les indications néesssaires pour la purification des huiles végétales, dans les 2" et 3e volumes de l’ouvrage Huiles, graisses, cires, par le Dr Lewkowitsch, librairie Dunod et Pinat, 47> quai des Grands-Augustins, Paris. C’est une opération assez complexe que nous ne pourrions résumer ici en quelques lignes.
- M. Cousin, à Domfront. — Cette différence provient de ce que l’on appelle l’équation du temps. Par suite du mouvement elliptique et par conséquent inégal de la Terre la combinaison entre la translation et la rotation du globe terrestre est un produit variable, de telle sorte que le Soleil ne passe pas toujours à midi au méridien d’un lieu quelconque. A l’époque que vous considérez, le Soleil semble retarder tous les jours sur l’heure vraie et, par exemple, passe au méridien le 17 décembre à nh55 tandis que le 21 il est midi 2 à ce même instant. C’est la raison pour laquelle son lever semble retarder le matin.
- M. de E., à Madrid. — Culture de la canne à sucre, et fabrication du sucre : vous trouverez des ouvrages chez les éditeurs Challamel, 17, rue Jacob (partie culture) et Béranger, 15, rue des Saints-Pères (partie industrie).
- M. A. E., à Bilbao. — Voiture de livraison réfrigérée pour le transport rapide du lait (n° du 4 décembre) : comme il est dit dans le texte, cette note est extraite de la Revue générale du froid de novembre ; c’est donc à cette revue que vous obtiendrez les renseignements demandés, que nous n’avons pas; l'adresse en est : 10, rue Denis Poisson, Paris.
- M. G. Pierret, à Versailles. — Nous n’avons pas décrit le téléphone haut-parleur Italien. Toutes les armées ont étudié ou fait étudier les téléphones haut-parleurs ; la marine en a adopté. Dans les mines on l’utilise également. Pour renseignements à ce sujet vous pouvez vous adresser à M. Ducretet, yS, rue Claude-Bernard, Paris, ou à la Société des téléphones, 25, rue du 4-Septembre.
- J^D
- Hpo
- BIBLIOGRAPHIE
- QflL
- 0517
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Les projections en appartement par la lampe Nernst : G. Mabes-chal. -— La fortification moderne : Capitaine L. — La fatigue da la terre : H. Rousset. — Le troisième centenaire de la première observation télescopique : G. Renaudot. — Académie des sciences; séance du 3 janvier 1910 : Ch. de Villedeuil.
- Supplément. — Le prix d’aviation de « La Nature ». — Trois comètes visibles en même temps. — Photographie de la Voie Lactee. — La deuxième Exposition internationale de locomotion aérienne. — Ouvriers tailleurs de diamants. —1- Gisements de pétrole et anomalies magnétiques. — Traitement de la tuberculose par le travail physique. — La valeur des résidus industriels inutilisés.
- Au cœur de VAntarctique, par sir E.-H. Sha.ckl.etok, trad. Ch. Rabot. In-8° de 472 p., 12 pl. et 1 carte en couleur et 372 grav. Paris, Hachette. (Voir l’article dans ce numéro.) Prix : 25 francs.
- Série des agendas Dunod pour 1910 -. Construction automobile, par Favron; Electricité, par G.-A. Montpellier; Bâtiment, par E. Aucamus; Travaux publics, par E. Aucamus; Chemin de fer, par Pierre Blanc; Mécanique, par G. Izart; Chimie, par Emile Javet; Réglementation et Législation industrielles, par Paul Razons ; Mines et métallurgie, par David Levât. 9 petits volumes 10 X 15, reliés en peau souple, contenant environ 4^0 pages de texte et 128 pages blanches datées pour notes journalières. H. Dunod et E. Pinat, Paris. Prix : 3 francs
- Il suffit d’annoncer celte série bien connue et dont l’édition annuelle est toujours attendue avec impatience par les intéressés. On y trouve, sur chaque sujet, tous les renseignements qui peuvent être utiles dans la pratique journalière.
- Le pain, fabrication rationnelle, historique, par Sérand In-8 de 162 pages, avec fig. (H. Dunod et E. Pinat) Prix : 4fr,5o.
- L’auteur étudie la série des opérations : mouture du froment, blutage de la farine, transformation en pâte, préparation des levains, pétrissage de la pâte, cuisson dans un four suffisamment chauffé. Puis il initie le lecteur aux théories pasteuriennes, et étudie la biologie des fermentations, c’est-à-dire l’action diastasique, les fonctions vitales des microbes et la relation entre le phénomène diastasique et le phénomène vitale.
- Les grands ports de France : leur rôle économique, par Paul de Rousiers. i vol. in-18. Armand Colin, Paris.
- M. de Rousiers étudie les diverses questions''relatives aux ports : bassins, docks, quais, outillage perfectionné, zones franches, organisation autonome. Puis il détermine le caractère et la destination économique de nos grands ports. Tel d’entre eux, comme le Havre, est un grand marché maritime international; tel autre, comme Rouen, un port de transit presque exclusivement consacré au service de son hinterland (région parisienne) ; tel autre enfin, comme Marseille, n’a conservé sa situation éminente en Méditerranée qu’en devenant un grand port industriel.
- L'aviation, conférences faites en 1909 par le commandant Renard à la Société d’encouragement pour l’Industrie nationale. 1 vol. in-4° de vn-i83 pages, avec 74 figures. (H. Dunod et E. Pinat). Prix : 5 francs.
- Cet ouvrage est la reproduction sténographique de six conférences sur l’Aviation faites par le commandant Renard en 1909 à l’Hôtel de la Société d’Encourage-ment pour l’industrie nationale. Il donne l’état de l’aviation au début de 1909, fait par un homme qui a contribué fortement à ses progrès.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Les falsifications des denrées alimentaires et la loi du ier août 1905, par G. Pagks. Irt-8 de 4°° pages. (II. Dunod et E. Pinat). Prix : 7rr,5o.
- Dans une première partie, la falsification est étudiée pour chaque denrée alimenlaire avec l’indication des matières nuisibles ou non nuisibles, dont l’addition frauduleuse est punie par la loi de 1905. L’étude détaillée de la loi de 190^ (surtout des innovations apportées à la loi de 1851 ) et de ses applications constitue la deuxième partie. L’auteur s’occupe ensuite de l’intervention possible des syndicats. Enfin, un dernier chapitre est consacré à la jurisprudence depuis igo5.
- Les rmammifères et les oiseaux nuisibles à l’agriculture et à la chasse en France. Moyens de les détruire. Législation de la destruction, par Marcel Bidault de l’Isle. 1 vol. in-8°, 190 p. L. Total, 5g, Grande-Rue, à Sèvres (S.-et-O.). Prix : 3fI',5o.
- Après une classification des mammifères et des oiseaux sauvages de France, envisagés suivant leur degré d’utilité, l’auteur examine tour à tour — à la fois en théoricien et en praticien — les moyens de destruction divers (fusil, pièges, poisons) puis il fait un clair exposé de la législation actuelle. Des index et des tableaux synoptiques permettent d’ailleurs de retrouver instantanément dans le livre tout renseignement concret que l’on désire.
- Jteo
- WF)
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M.
- Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 IIE F RE S DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 5 janv. 1910 . 2°,9 S. S. E. 1. Couvert. 0,6 Couv.; bruine une partie du temps; brouillard ou brume.
- Mardi 4 5°.o S. S. E. 0. Couvert. 0,6 Couverl; forte bruine à 3 11; brouillard le m.; brume le s.
- Mercredi 3 4°,0 E. S. E. 1. Couvert. » Couvert; brume.
- Jeudi 61 1°,8 E. N. E. 1. Couvert. » Couverl; brouillard le m.; rosée.
- Vendredi 7 . ... . 1°,5 E. N. E. 1. Beau. D Beau ; gelée blanche: brume à 21 b.
- Samedi 8 — t°,0 S. 2. Couvert. » Couverl ; gelée blanche ; faible brouillard.
- Dimanche 9 5°.<) S. S. W. 3. Couvert. 0.3 Gelée blanche: couvert; bruine le malin; brume à 9 b.
- JANVIER 1910. — SEMAINE DU LUNDI 3 AU DIMANCHE 9 JANVIER 1910.
- Lundi
- Mardi
- Mercredi
- Jeudi
- Vendredi
- Samedi
- Dimanche
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- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l'abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 3 au 9 janvier. — Le 3. Hausse de pression sur l’O. de l’Europe : 77a et au-dessus sur la Suisse et l’E. de la France ; centre cyclonique sur la Finlande : Kuo-pio, 739. Pluies et neiges sur la moitié N. de l’Europe; en France : Calais, 2; Le Havre, Brest, Cap de la Hague, 1. Temp. du matin : Haparanda, — n°; Paris, 3; Alger, 12; Puy de Dôme —2; moyenne à Paris : 4°-4 (normale : 20). — Le 4- Aire supérieure à 775 sur l’0. et le centre; dépression vers Bodoe (737) et la Baltique (735). Quelques pluies sur le N.-O. et l’E.; en France : Le Havre, 2. Temp; du matin : Arkangel, — 15° ; Paris, 6 ; Alger, 11 ; Puy de Dôme, 17 ; moyenne à Paris : 5°,9 (normale : 20). — Le 5. Situation atmosphérique stationnaire : Zurich, 776; Moscou, 743-, Seydis-fjord, 743. Pluies et neiges sur la Scandinavie et la Russie. Temp. du matin : Arkangel, —3o°; Paris, 4; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris’ f 4°>7 (normale : 20). — Le 6. Pays-Bas, 776; Saint-P<S$ersbqurg, 771. Temp. du matin ; Arkangel, —32°; Parîs; 2; Biarritz, i3; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris ; 2^,5 (normale : 20). —
- Le 7. Pression générale très élevée : Pays-Bas, Allemagne, Nord de l’Autriche, 779; Dunkerque, 778; Marseille, 771. Neige en Finlande et dans le S. de la Russie. Temp. du matin : Arkangel, —35°; Paris, 1; Biarritz, 13 ; Puy de Dôme, 4î moyenne à Paris : 3°,4 (normale : 20). — Le 8. Baisse barométrique au S.-O. de l’Irlande et à l’entrée de la Manche; retrait des fortes pressions vers le S. : Suisse ; 777. Faibles chutes de pluie en Allemagne et en Russie. Temp. du matin ; Moscou, — 33° ; Paris, — 1 ; Marseille, 5 ; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : o°,2 (normale : 20). — le 9. Basses pressions sur le N. et l’O. : Islande, 722; Malin-Head, 741; Skudesness ; 749; Clermont-Ferrand, 775; Charkow, 777. Pluies sur le N.-O. ; en France ; Cherbourg, Brest, Nantes, 1. Temp. du matin ; Kief, —20°; Paris, 5 ; Alger, 10; Puy de Dôme, —3°; moyenne à Paris : 5° (normale : 20). — Phases de la Lune : Dernier quartier le 3 à 1 h. 36 m. du soir.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications
- aux Arts et à lf Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Paris (W)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1913 — 22 JANVIER 1910
- INFORMATIONS
- Q@;>,
- SUPPLÉMENT
- Mouvement propre d’une étoile. — M. P. Puiseux, astronome à l’Observatoire de Paris, a donné, dans le Bulletin astronomique (novembre 1909), une étude relative à une recherche récente se rapportant à la position de la petite planète Tea, n° 453. Pour déterminer la position de cette planète, on a fait usage de six étoiles voisines. Or, on reconnut bientôt, en comparant les positions de ces étoiles avec celles déduites d’un cliché pris antérieurement, que nulle hypothèse autre qu’un déplacement d’une des étoiles ne pouvait mettre d’accord les positions relatives déduites du dernier cliché, pris pour la carte du ciel, le 28 novembre 1908, avec le cliché antérieur obtenu pour le catalogue, le 3o novembre 1892. La seule explication possible consistait à admettre que l’étoile en question, dans l’intervalle de 16 ans séparant la prise des deux photographies, s’est déplacée d’une façon sensible, à raison de o",78 par an. La grandeur de cette étoile est de 10,4. Elle paraît un peu plus brillante sur le cliché de 1908 que dans celui de 1892.
- Les alliages du cobalt avec les autres métaux. — Le cobalt et l’étain sont, à l’état liquide, miscibles en tontes proportions ; à l’état solide, le cobalt ne dissout qu’environ 3,5 pour 100 d’étain. Ils forment ensemble deux combinaisons définies Co2Sn et CoSn. Le cobalt et l’antimoine sont également miscibles, à l’état liquide, en toutes proportions; à l’état solide, le cobalt peut dissoudre jusqu’à 12,5 pour 100 d’antimoine. Ces corps forment ensemble deux combinaisons définies CoSb et CoSb2. Le cobalt et le plomb sont susceptibles dé se dissoudre réciproquement, mais seulement en petite quantité à l’état liquide ; ils ne fournissent pas de composés définis à l’état solide. Il en est de même pour les alliages du cobalt avec le bismuth et le thallium. Le cobalt et le zinc, fondus ensemble, déposent des mélanges où l’on a pu caractériser la combinaison CoZn4. A l’état liquide ou solide, le cobalt et le chrome se mélangent en toutes proportions. Le cobalt et le silicium, qui présentent le même phénomène à l’état liquide, sont susceptibles de former cinq combinaisons définies : Co2Si, CoSi, CoSi2, CoSi3, Co3Si2. Ces déterminations étaient d’autant plus intéressantes à signaler que le cobalt était un des métaux les moins étudiés au point de vue de ses alliages.
- La nitratation du coton. — Celte étude récente, due à M. Piest, a permis de constater que la nitro-cellulose préparée au moyen de coton blanchi au chlorure de chaux renferme un peu moins d’azote que celle préparée avec le coton ordinaire ; elle est en outre plus difficile à laver et nécessite un grand nombre de lavages à chaud pour être stable. Il en est de même de la nitro-cellulose préparée avec le coton mercerisé, lequel fournit un produit légèrement différent suivant l’agent de mercérisation. La nitrocellulose du coton mercerisé renferme 12,96 pour 100 d’azote contre 13,07 pour 100
- pour la nitrocellulose du coton ordinaire. Ces teneurs très voisines montrent que la mercérisation de la cellulose ne change pas sa composition ; la plus grande solubilité de la nitrocellulose du coton mercerisé confirme une variation de la grandeur moléculaire du coton sous l'influence des agents de mercérisation. La solubilité des nitrocelluloses dans l’alcool dépend des traitements préalables subis par le coton; elle est plus grande dans le cas du coton mercerisé que dans le cas du coton ordinaire, et devient plus grande encore dans le cas du coton fortement blanchi. Le coton chauffé à i5o° dans un courant de gaz carbonique ne change pas sensiblement ^de composition et fournit une nitrocellulose de même composition que le coton primitif.
- Le phosphore colloïdal. — Si l’on fait une solution incolore et claire de phosphore blanc dans l’éther et qu’on l’expose à l’action de la lumière diffuse, elle, se trouble peu à peu et présente les caractères d’une solution avec opalescence jaune orangé par réflexion et coloration rouge jaune par transparence. Il se forme du phosphore rouge qui, d’abord dissous à l’état colloïdal, se dépose bientôt en croûtes rouges tandis que la solution s’éclaircit et perd ses propriétés colloïdales.
- Les méthodes d’éducation. — Les idées sur les méthodes d’éducation exposées par notre savant collaborateur le Dr Gustave Le Bon dans son livre si original sur la Psychologie de l éducation avaient déjà conquis l’enseignement de notre Ecole de Guerre. Elles viennent de remporter en Russie une victoire à signaler sur les méthodes allemandes qui servaient jusqu’ici de base à l’éducation de ce pays. Le grand duc Constantin, président de l’Académie des Sciences, en a ordonné officiellement la traduction en russe.
- Quelques nouveautés en télégraphie. — Le relais Brown. Le relais Brown, dont l’invention remonte à quelques années, est destiné au service des câbles sous-marins. Il a subi récemment quelques modifications à la suite desquelles des expériences ont été effectuées récemment entre Porthcurnow, en Cornwal, et Gibraltar, sur les câbles de 1 ’Eastern Telegraph Company. Ce relais comporte an système analogue au siphon-recorder, mais dans lequel les déplacements de l’équipagè mobile sont transmis à une loiigué aiguille métallique dont l’extrémité appuie sur un tambour animé d’un mouvement de rotation autour de son axe. La surface de ce tambour est argentée ou dorée sauf au milieu, qui est une surface isolante sur laquelle frotte l’aiguille lorsque aucun courant n’est transmis. Sur chacune des parties métalliques du tambour frotte un balai relié à un relais. L’aiguille, sollicitée par un courant, dans les mêmes conditions que le siphon du recorder, vient en contact avec l’une des parties métalliques; elle ferme alors le circuit du relais correspondant qui actionne le
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- INFORMATIONS
- récepteur. Le tambour rotatif u’a d’autre fonction que de permettre d’obtenir une pression convenable pour réaliser un contact parfait entre la surface et l’aiguille, tout en réduisant les frottements au minimum. Mais il n’est cependant pas possible de diminuer la résistance électrique aux contacts sans shunter chaque relais par un condensateur. On peut ainsi diminuer la pression aux contacts et augmenter la seusibililé de 1 équipage à un degré suffisant pour permettre à l’appareil de déceler des courants de un dixième de microampère. Cette sensibilité, précieuse sur les câbles sous-marins, permet en même temps un rendement supérieur à celui que donne le siphon-recorder. Ainsi, avec ce dernier appareil on atteint 170 lettres à la minute, tandis qu'avec les relais Brown la vitesse de transmission se trouve portée à 240 et même 280 lettres par minute. Pour réaliser cette dernière vitesse il faut augmenter la capacité du condensateur récepteur (le condensateur est intermédiaire entre le câble et l’appareil) et disposer le relais de telle manière que, lorsque son armature est déplacée, il fait intervenir un courant local qui agit sur la bobine de l’équipage mobile et renforce les effets des courants reçus.
- Le chauffage à la vapeur par distribution centrale.
- — Les stations centrales électriques se préoccupent de plus en plus de l’aménagement économique de leur exploitation et les lampes à filament métallique, en faisant baisser la consommation et les profits, sont une raison nouvelle pour se préoccuper d’abaisser le prix de revient. Il est intéressant de signaler à ce point de vue 1 exemple d’une station américaine qui produisait 1900000 kilowatt heures d’un prix de revient de i3oooo fr. L’usine récupère plus de 180000 fr. par la vente de vapeur de chauffage dans un rayon de 3 km autour de l’usine, tout en vendant au consommateur à un prix inférieur à celui que lui coûtait autrefois le même chauffage au charbon
- Histoire des mathématiques. — M. Emile Picard vient de faire hommage à l’Académie, au nom de M. Ernest Lebon, d’un ouvrage intitulé Gaston Darboux qui renferme une biographie et une bibliographie des écrits de ce savant. Cet ouvrage est le second d’une série consacrée aux savants du jour; le premier volume, intitulé Poincaré, a paru il y a quelque temps. L’intéressante biographie que vient d’écrire M. Lebon est complétée par un fort beau portrait placé en tête de l’ouvrage et par un aperçu de l’œuvre scientifique de M. Darboux. L’énumération des publications de ce savant constituerait déjà un document précieux, mais M. Lebon ne s’en est pas tenu là; il donne quelquefois un court résumé. La collection des monographies rédigées par M. Lebon rendra les plus grands services aux historiens des sciences mathématiques.
- Wagons à l’air. — A côté des wagons de fumeurs, de non fumeurs et de dames seules, une Compagnie américaine vient de mettre en service sur ses lignes des wagons « à air frais ». Dans ces wagons, en effet, l’inscription « Fresh air », qui est marquée sur les portes, signifie que le wagon au départ aura toutes ses fenêtres ouvertes. Chaque voyageur a droit de fermer seulement la fenêtre qui est immédiatement à côté de lui, mais n'a point le .droit de rien exiger de semblable d’aucun autre voyageur. Ceux qui trouvent la place trop «fraîche» ont seulement la faculté de quitter la place. Il y a là un exemple à suivre, et qui mettrait fin à bien des ennuis auxquels le voisinage d’une personne frileuse ou malade expose souvent les voyageurs qui aiment à respirer.
- Un triomphe du moteur à gaz. — On annonce que la United States Steel Corporation (trust de l’acier) étudie en ce moment une modification d’outillage des plus intéressantes : il s’agirait de remplacer la vapeur par des moteurs à gaz conduisant des génératrices électriques pour la production et la distribution de la force motrice dans les usines de la Société. Le gaz de haut fourneau et le gaz des fours à coke fourniraient le combustible à bon marché et l’économie prévue atteindrait 5o pour 100; Ajoutons que la modification intéresserait une puissance totale qui dépasse sans doute ï a5o 000 chevaux-vapeur !
- Les trains homicides. — Nous avons déjà constaté la fréquence des accidents de chemins de fer aux Etats-Unis. Une statistique officielle, celle de la Interstate Commercial Commission, nous apporte de nouveaux chiffres. Pendant les dix dernières années, les trains américains ont écrasé 47 416 personnes qui traversaient la voie ou marchaient entre les rails, comme le long d’un chemin. 60000 personnes ont été blessés dans les mêmes conditions pendant la même période. Ces chiffres s’expliquent par ce fait, que les voies ferrées américaines ne sont bordées ni de haies ni de clôtures, même à la traversée des petites villes. Le nombre des victimes a augmenté d’année en année : 4°63 en 1898; 5ooo en 1903; 5612 en 1907, soit une moyenne quotidienne de plus de i5 écrasés. Sur le seul réseau du Pensylvania Railroad, qui dessert la région la plus peuplée de lAmé-rique, la progression a été de 4^5 morts en 1899; 7&J en 1904; 915 en 1907, soit 3 victimes par journée de travail. Pendant les dix années écoulées au i01' janvier 1909, 7240 personnes ont trouvé la mort pour s’être aventurées sur la voie de ce réseau, malgré les nombreux avertissements affichés le long de cette voie. 285 personnes sont mortes dans les mêmes conditions durant les six premiers mois de 1909. Ces chiffres que nous empruntons au Raihvay Magazine (de Londres), montrent l’utilité de la police spéciale que les compagnies ont constituée pour défendre l’accès de leurs voies. Sur le seul réseau du Pensylvania Railroad, plus de 11 000 personnes ont été arrêtées sur les voies et poursuivies judiciairement pendant l’année 1908.
- La batellerie aux Indes. — L’étude que nous consacrâmes l’an dernier à la navigation telle qu’elle se pratique aux Indes nous a valu depuis, de la part de lecteurs résidant dans ce pays, d’intéressantes communications, que nous allons résumer. Les Hindous furent jadis de grands voyageurs, puisqu’ils allèrent prêcher leur religion jusque dans l’île de Java. Le Gujarat, qui fut longtemps réputé pour la hardiesse de ses mariniers, et aussi pour l’audace de ses pirates, monopolisa pendant plusieurs siècles le commerce entre les Indes et l’Arabie; il fonda même des comptoirs sur les rivages de l’Egypte et de 1 Afrique orientale. La décadence de la marine de commerce indienne doit être attribuée au pernicieux système des castes, qui considère le métier de marin comme une occupation inférieure et déshonorante. Un Brahmane qui fait un voyage en mer perd ses droits à l’estime de sa caste ; il n’est pas excommunié, mais on évite de l’inviter aux repas funéraires, car sa présence choquerait les orthodoxes. Cet étrange préjugé explique pourquoi les radjahs hésitent à affronter le voyage d’Europe : ils s’exposeraient aux critiques de leurs castes. Les voyages lointains sont tombés dans un tel discrédit, que Varuna, dieu de la mer, a perdu tous ses fidèles ; on ne lui élève plus ni temples ni statues ; la mer a disparu presque complètement du panthéon hindou. Cependant, les pêcheurs du Gujarat honorent encore Manimeklala, déesse de troisième ordre qui protège les mariniers et les traitants. Avant de s’embarquer, ils lui font des offrandes de noix de coco, de lait, de liqueurs, de fleurs. Et les voyageurs qui se rendent en Europe ont grand soin de demander à un brahmane de leur attacher au poignet une. amulette qui les protégera de tout danger pendant une année. Certaines tribus de pêcheurs, de religion mahométane, ont pour protecteur un génie appelé Gugo. D’après la légende, ce Gugo était un Radjpoute (caste noble) qui, dans un désir de vengeance, égorgea tous les fils de la sœur de sa mère. Celle-ci le maudit, en lui souhaitant d’être englouti dans la terre. Mais la terre s’y refusa, parce qu’il était hindouj et que le contact de son corps l’aurait souillée. Et, pour échapper aux malédictions maternelles, il se convertit à l’islamisme; et la terre ne se refusa plus à l’avaler. De leur côté, les pêcheurs hindous se recommandent de la protection d’un génie qui fut un hardi matelot, et que les pirates musulmans apprirent à redouter.
- Allumettes de sûreté. — M. O. P. Meyer a imaginé des allumettes de sûrelé dont la matière inflammable se compose de chlorate de potassium, de gélatine liquéfiée par l’acide acétique et de pierre ponce finement pulvérisée; elle est colorée avec une substance inoffensive, comme une solution d’acétate ferrique à i,5 pour 100.
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- SCIENCE APPLIQUEE
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- Aviation
- Automobilisme
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- Fig. 1. — Appareil à ailes battantes mit par ressort et manivelle.
- Les ailes battantes de M. l’abbé Le Dantec. —
- M. 1 abbé Le Dantec a réalisé deux dispositifs mécaniques destinés à montrer comment l’oiseau procède
- avec ses ailes pour chasser le vent sur le plan constitué par la queue, celle-ci étant une godille agissant à la fois comme gouvernail horizontal et gouvernail vertical.
- Le premier de ces appareils (lig. i) comporte un moteur (ressort d’horlogerie) pourvu d’une manivelle M.
- Celte manivelle se prolonge par une bielle B et une glissière G qui commande les deux ailes par une petite fourche. Les ailes sont convexes en dessus, concaves en dessous et leurs battements permettent de soulager de ro gr. le poids total de l’appareil. Il pèse 5o gr., et un
- petit ballon portant 4o gr. lui étant adjoint, il exécute cinq manœuvres : tourner à droite, tourner à gauche (i tour et demi d’un rayon de 3 m.), monter, descendre et enfin marcher en ligne droite.
- Le deuxième mécanisme imaginé par l’abbé Le Dantec est semblable au premier, mais ses dimensions sont plus réduites, le moteur étant situé à mi-hauteur. Dans ce cas, la bielle B suit le même parcours que à la base de l’appareil; la hauteur de la partie mécanique se trouve, par le fait, réduite de moitié.
- Enlin la troisième ligure est un mé-\ canisme actionné par un piston P sans
- \ bielle ni manivelle, dont la tige agit
- directement sur les ailes. Ces dernières ne sont pas mises en place; on ne voit que l'origine AA de la membrure. En arrière se trouve la queue.
- Ces appareils servent à démontrer comment le plan horizontal de la queue sert de gouvernail aux oiseaux. L oiseau souffle avec ses ailes sur le plan de
- sa queue qu’il incline instinctivement à droite ou à gauche. Dans ces conditions le gouvernail vertical n’a aucune raison d'être; si l’on veut chercher à imiter, de très loin, le vol des oiseaux, on doit supprimer le gouvernail vertical et disposer la queue de telle sorle qu’elle devienne gauchissable pour lui permettre de fonctionner comme une godille.
- Fig. 3.
- Mécanisme à ailes battantes commandées directement par un piston P.
- Le périscope d’automobile. — La préoccupation des conducteurs d’auto surtout dans les agglomérations, est de voir ce qui se passe derrière eux, au moment où ils vont ralentir, s’arrêter ou tourner. Lorsqu’ils sont obligés de se pencher hors de ia voiture, ils ne sont plus aussi maîtres de leur direction ; une glace installée devant eux peut les renseigner, mais il faut la mettre trop en dehors de la voiture pour qu’elle renseigne utilement. Le périscope installé sur le toit de la voiture, comporte un système optique comprenant un premier prisme qui reçoit limage et un deuxième qui la renvoit sur une glace placée devant les yeux du conducteur, près du volant de direction. L’image est reproduite très nettement dans le sens exact de la marche, c’est-à-dire qu’on voit à droite ce qui est à droite. L’installation est très facile à faire et les services rendus par l’appareil sont très appréciés des conducteurs qui l’ont essayé. — L’appareil est en vente chez M. L. Flouron, 6, boulevard Saint-Germain, Paris.
- Jouets
- Monoplan simplex. — C’est bien le monoplan dans toute la force du terme que ce petit aéroplane jouet. Il ne comporte, en effet, en tout et pour tout, qu’un plan unique constituant deux ailes étendues, faites de papier parcheminé armé de baguettes de bois. Cette membrure
- Le monoplan Simplex.
- a été disposée de telle sorte que les chutes, quelquefois brutales si l’aéroplane rencontre un objet insolite sur son passage, ne lui soient pas trop funestes. Il peut ainsi en supporter un nombre assez considérable, ce qui est intéressant.
- Ce plan ne porte qu’un semblant de châssis disposé dans l’axe de progression et qui est destiné à recevoir le caoutchouc moteur, lequel actionne l’hélice. Cette dernière est d’une fort belle construction ; elle est taillée à même dans un bloc de bois suivant les courbes voulues
- Lo monoplan Simplex et ses tendeurs de réglage.
- pour mériter, de même que celles de Chauvière, le qualificatif à’intégrale.
- L’appareil est bien équilibré et il vole sur une longueur de 25 à 3o m. Ajoutons encore que l’extrémité postérieure des ailes est gauchissable le plus simplement du monde : on tire sur un fil qui traverse uue des baguettes de bois constituant la membrure ; le fil est coincé dans celte baguette et maintient l’aileron dans là position que l’on a voulu lui donner. On obtient ainsi
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- I»
- des virages, des vols ascendants, etc., jusqu’à ce que le moteur soit épuisé. Alors la pesanteur reprend ses droits.
- — L’inventeur est M. H. Durand, 4, place du Maine, à Paris.
- Torpilleur aérien. — Joli petit aéroplane à plans en bois très mince, pourvu d'un ressort actionnant une hélice à trois branches. Entre les deux plans sont disposées
- deux forteresses miniatures entourées de liège, montrant deux bouches à feu menaçantes. On suspend l’aéroplane à un lil et après avoir placé une fusée dans chaque bouche de canon, on remonte le ressort, on allume les fusées et on abandonne le tout à lui-même. L’aéroplane tourne en décrivant un cercle très étendu pendant que les fusées lancent leurs feux dans 1 espace.
- — Le fabricant est M. Plasen, 66, rue Saint-Maur, à Paris.
- La flèche aéroplane Eurêka — Tout le monde connaît les tirs Eurêka et leurs flèches à bouts caoutchoutés. Ces flèches, projetées par le ressort dissimulé
- Le nouveau pistolet Furcku.
- dans une carabine ou un pistolet, viennent se fixer sur la cible, plus ou moins près du centre selon lhabileté du tireur. Ce fut une trouvaille ingénieuse que celle du bout caoutchouté qui forme ventouse sur la cible et y maintient la flèche toute droite, trouvaille qui du'reste a fait fortune. Il faut néanmoins l’accommoder au goût du jour : la flèche classique s’est munie d’ailes, ainsi
- La flèche aéropla
- que le montrent nos figures; elle a pris la forme d v,n petit aéroplane jouet, et les surfaces portantes dont elle est garnie lui assurent une trajectoire plus rectiligne et une portée plus grande. — Les nouveaux tirs Eurêka ont été imaginés par M. Kratz-Boussac, 14, rue Martel, Paris.
- Tremplin-balle. — L’utilité de ce tremplin pour jouer à la balle n’est pas absolue ; la meilleure preuve réside dans ce fait que le jeu de la balle a toujours autant de
- succès, même sans tremplin.
- Quoi qu’il en soit, ce tremplin est destiné à permettre de diriger le rebondissement de la balle. Il est constitué par une 1able légère montée sur quatre pieds et faite de parchemin. Etant inclinée à la volonté du joueur par les pieds articulés, on projette la balle suivant un angle déterminé et elle rebondit suivant une certaine incidence qui permet de varier le jeu ordinaire. — Le Tremplin-balle est inventé par M. Gouin, 20, rue de Chabrol, à Paris.
- Jolie petite balan-un contrepoids fixé
- Balançoire à contrepoids.
- çoire jouet fonctionnant seule, par au crochet C. Ce contrepoids entraîne la ficelle, dissimulée dans le bâti B de la balançoire, et qui actionne une poulie calée sur l’axe A. Celui-ci tourne en entraînant la balançoire. Lorsque le contrepoids est au bas de sa course, on le décroche pour l’attacher à un deuxième crochet terminant l’autre extrémité de la ficelle de commande qui suit la branche opposée du support.
- Le même mouvement que précédemment se renouvelle mais en sens inverse. Et on peut continuer ainsi à s'amuser pendant des semaines! •— La balançoire à contrepoids est en vente chez M. Rossât, 6, rue des Filles-du-Calvaire, à Paris.
- Objets utiles
- Le verrou Phénix. — Les faits divers terrifiants dont s’emplissent, comme à plaisir, nos confrères quotidiens, ont, tout au moins, l’avantage de susciter en foule des appareils de sécurité plus ou moins ingénieux.
- Voici un nouveau verrou, qui peut revendiquer deux qualités fort appréciables : une extrême simplicité, une efficacité remarquable. Point de mécanisme compliqué : une gâche et un pêne robustes, deux poulies, une ficelle, un contrepoids et c’est tout.
- Comme le montre notre figure 1, le verrou est constitué essentiellement par une forte pièce de bronze rectangulaire, retenue par une ficelle ; celle-ci passe sur deux poulies et se termine par un contrepoids, en forme de poire, calculé de façon à équilibrer dans toutes les positions le poids du verrou. Il suffit donc d’élever ou
- d’abaisser la poire, pour
- ou ouvrir
- le
- ver-
- fermer rou.
- Celui-ci joue dans une gâche très robuste qui se fixe par 2 vis solides sur le chambranle de la porte. Une
- Fig. 2. — Le verrou Phénix monté sur une porte.
- pièce métallique horizontale se fixe par la vis sur la porte elle-même.
- Quand le verrou est abaissé, essayez d'ouvrir la porte, la pièce horizontale, elle-même très robuste, viendra buter contre le verrou, et il faudra, pour entrer, briser les pièces métalliques fort épaisses ou arracher les vis. Or, ce sont là, opérations longues et bruyantes qu’un cambrioleur n’osera guère entreprendre dans un appartement habité.
- Ce verrou se place rapidement, et très peu encombrant est aisément transportable. Il rendra de grands services dans les hôtels aux voyageurs qui redoutent les rats d’hôtels, si experts au jeu des fausses clés et du crochetage des serrures.
- Autre avantage, fort appréciable aussi : on dispose le contrepoids à proximité du lit; et le matin, pour ouvrir , sa porte, il suffit d’allonger le bras, sans qu’il soit nécessaire de quitter son lit, ce qu’exigent les autres verrous de sûreté. —Le verrou Phénix est en venté aux établissements Kratz-Boussac, 14, rue Martel, Paris.
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- RÉSUMÉ MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations faites à l'Observatoire du Parc-Saint-Maur, en décembre 1909, par M. Ch. Dufour.
- La pression moyenne 752“'",.3 est remarquablement liasse; elle est inférieure de 5,lim,9 à la moyenne des 35 années (1874-1908) et de 6m,,1,4 à la normale de 5o ans 11851-1900).
- La température moyenne 4°, 1 est supérieure de i°,4 à la normale. Le minimum absolu, —3°, 2 est plus élevé que celui de novembre. La température a présenté du 21 au 22 décembre une variation considérable. On a observé, le 21, un minimum de — 3°,i ; le maximum du 22, qui est le maximum absolu du mois, atteint i5°,6, ce qui donne une variation de i8°,y en 3o heures. Les moyennes diurnes des 22 et 23 décembre sont supérieures aux normales des dates correspondantes respectivement de 9°,o et g0,g.
- Les maxima supérieurs à i5° sont rares en décembre, lîn dehors de celui de décembre 1929 on n’en trouve que cinq dans la série des observations du Parc Saint-Maur, dont 3 en décembre 1876 qui fut très chaud. Ils sont indiqués ci-dessous :
- 7 déc. 1904. . io°,3 2 déc. 1876. . i6°,6
- 7 déc. 1876. . i5°,5 3 déc. 1876. . i7°,8
- 4 déc. 1891 . . 160,1
- La hauteur de pluie recueillie en décembre 1909 est l une des plus élevées que l’on ait rencontrées jusqu’ici; elle atteint 7 1rn111,0 ; la normale est de 45mnl, le rapport est donc 1,6. Il n’y a depuis 1874 que deux mois de décembre qui aient fourni des totaux plus élevés : décembre 1884 a donné 7>mm,i; on a mesuré 76mm,6 de pluie en décembre 1874. La pluie de décembre 1909 se répartit sur 17 jours. On compte 6 jours de pluie supérieure à 5nun dont 3 dans lesquels on a recueilli plus de 10"’” d’eau dans les 24 heures.
- Il y a eu 14 jours de gelée dont 2 sans dégel et 20. jours de gelée blanche; quelques grains de neige sont tombés le 12; on a entendu le tonnerre le 6.
- La Marne, grossie par les pluies de décembre, a dépassé son niveau normal dès le 4; elle a atteint sa cote maximum 4“.67 le 12.
- Pression barométrique (ait. 5o,n,3). — Moyenne des 24 heures : 752""”,33; minimum absolu, 73imm,o le 4 à 17!l 3ora ; maximum absolu, yyomm,5 le 9 à 20" 20m ; écart extrême, 3gmm,5.
- Température. — Sous l’abri. —Moyennes : des minima, i°,o8; des maxima, 7°,n; du mois, 4°.09; des 24 heures, 4°>°9- Minimum absolu : —3°,2 le i5; maximum absolu: i5°,6 le 22. Amplitudes diurnes: moyenne du mois, 6°,o3; la plus élevée, i2°,7 le 22; la plus faible, 2°,o le 1 t. — Sur le sol gazonné. — Moyennes : des minima, —2°,79 î des maxima, 9°,io; minimum absolu, — io°,2 le 21 ; maximum absolu, i7°,o le 29. — Dans le sol gazonné. — Moyennes du mois : (profondeur om,3o), à 9 heures : 4°>f58; à 21 heures : 4°.72 ; (profondeur
- om,65), à 9 heures : 5°,83; à 21 heures : 5°,83; (profondeur, 1 mètre), à 9 heures : 60,78, à 21 heures : 6°,77- De la Marne. — Moyennes : le matin, 4°,84; le soir, 4°,98- Minimum, 2°,o3 le 16; maximum, 70,62 le 28.
- Iension de la vapeur. — Moyenne des 24 heures, 5mm,47; minimum, 2mm,8 le 21 à i3 heures; maximum, iomm,o le 22 à 24 heures.
- Humidité relative : moyenne des 24 heures : 87,2; minimum 49, le 21 à i3 heures; maximum 100 à 10 dates différentes.
- Nébulosité. — Moyenne du mois (6 h. à 21 h.) : 7,31 ; minimum, 0,0 le 14 ; 7 jours entièrement couverts.
- Insolation : durée possible, 206 heures; durée effective, 5oh 9 en i5 jours; rapport, 0,20.
- Pluie : total du mois, 7i,nm,o en 49h7.
- Nombre de jours : de pluie, 17; de pluie inappréciable, 2; de neige, 1; de gelée, 14; d orage, 1; de brouillard, 7; de givre, 7; de brume, 8;" de o-elée blanche, 20; de halos, 6. .& •
- Fréquence des vents : calmes, 5.
- N. , , . . 24 S. E. . . . 2 1 w. . 2 I
- N. N. E . . 32 S. S. E . 43 W. N. W. l3
- N. E . . . 58 S N. W 7 18
- E. N. E . • 49 S. S. W . . 175 N. N. W.
- E. • • • . I 2 s. w . . . 83
- E. S. E . • >9 w. s. w. . 29
- Vitesse du vent eu mètres par seconde : moyenne des 24 heures, 4m,32 ; moyennes diurnes : la plus grande, 9”,2 le 4; la plus faible, im,o le 3o; vitesse maximum en 15 minutes, i6m,i le 3, de 5hi5m à 5'13om nar vent S. S. W. 1
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 3m,87 ; minimum, 2m,68 le i€' ;. maximum, 4m,67 le 12/
- Comparaisons aux valeurs normales : pression, — 5mra,9o; température, + ^,37; tension de la vapeur! + omm,32 ; humidité relative, — 1,4; nébulosité, -J- 0,02; pluie, -f 25mm,7 ; jours de pluie, -f 2; insolation, -f- H 2!
- Taches solaires : on a suivi 9 taches ou groupes de taches en 7 jours d’observations.
- Perturbations magnétiques : Très faibles du 16 au 19, les 23, 29, 3o; faibles les 2, 21, 22, 3i; modérées le 1e1 et le i3; assez fortes les 14 et i5.
- Radiation solaire : La radiation solaire a été observée 10 fois à 8 dates différentes. Les valeurs les plus élevées ont été O011,909 le 6 à i3h 2;m et o0:,1,92o le 29 à i ih 57ra.
- Mouvements sismiques : Le 9, phase principale i7hgIU à i7hi2m, fin 17h 48“ ; le 10, début le 9 à a3h 58“ ; phase principale, oh 37“ à oh jo®, fin oh56m.
- Floraisons : Le iür. nardosmia fragans; le 20, chimo-nanthus fragans.
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- HYGIENE ET SANTE
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- Les résultats de la goutte de lait. — Les lecteurs de La Nature connaissent certainement tous l’œuvre admirable créée à Fécamp, par notre collègue, Léon Dufour, œuvre qui a fort heureusement des filiales nombreuses dans beaucoup de nos grandes villes. Frappé de la mortalité effroyable causée par l’allaitement artificiel dans de mauvaises conditions, notre confrère eut l’idée d’instituer une œuvre de combat à laquelle il a donné le nom de « Goutte de lait ».
- Cette pensée noble et généreuse a été réalisée en donnant des conseils aux mères et en les encourageant à nourrir elles-mêmes leurs enfants; en fournissant, quand l’allaitement maternel était insuffisant ou impossible, du lait pur, du lait naturel non sophistiqué Dirigée avec un soin admirable, un tact exquis, la Goutte de lait de Fécamp a prospéré. Primitivement elle n’était destinée qu’aux seuls indigents, mais au bout de quelques années,
- les résultats obtenus frappèrent tellement les mères des classes aisées quelles vinrent elles-mêmes demander à bénéficier de.s avantages offerts par l’établissement. M. Dufour ne résista pas à cet appel, il y vit l’occasion de créer en quelque sorte une Société de secours mutuels entre nourrissons, les riches payant pour les pauvres. Tous reçoivent le même lait, les mêmes soins, les mêmes consultations. En venant chaque semaine, dit notre collègue, dans la note qu’il publie dans le Progrès médical, aux consultations, les mères des différentes classes déshabillent leurs enfants en commun ; il n’y a pas de distinction de rangs sociaux. On peut dès lors prévoir quel enseignement mutuel découle de celle présence simultanée de femmes venues de milieux si divers; l’émulation ne tarde pas à naître au cœur des plus indifférentes ; la coquetterie pour le bébé, l’amour-propre de la mère finissent par s'éveiller et les soins en deviennent plus efficaces et
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- HYGIENE ET SANTÉ
- meilleurs. Mais ce qui contribue puissamment à développer ces sentiments, c’est qu’un beau mouvement d’altruisme est né de ce conflit des classes à la consultation. Des mères riches, prises de compassion pour les petits enfants pauvres dévêtus près du leur, en ont fait, qui une sœur, qui un frère de lait pour leur propre bébé.
- Depuis 14 ans qu’elle est fondée, la Goutte de lait de Fécamp a reçu 1211 enfants, elle a distribué plus de 300 000 litres de lait et plus de 60000 consultations ont été données. Voyons maintenant les résultats obtenus dans cette ville qui compte actuellement 17 000 habitants et qui n’était en 1881 que de i3ooo. Depuis la création de la Goutte de lait la mortalité infantile est allée en décroissant ; avant elle était : en 1881 de 22,19 pour 100;' en 1886 de 22,g3 ; en 1891 de 21,37 pour 100.
- La Goutte de lait est fondée en 1894 et déjà les années suivantes son action bienfaisante se fait sentir, la mortalité tombe aux chiffres suivants : en 1896, 19 pour 100; en 1901, 17.73 ; en 1906, 17,94: en 1907, 12,61 pour 100.
- Ces chiffres sont éloquents, mais si on compare la mortalité infantile des enfants soignés à la Goutte de lait et la mortalité en ville, on sera frappé de l’écart, malgré toutes les conditions familiales défectueuses auxquelles l’Œuvre ne peut remédier, logements insuffisants, mal aérés, habitudes nulles ou insuffisantes de propreté, etc.
- De 1894 à 1907, en 14 années, la mortalité comparative pour 100 naissances a été la suivante :
- Mortalité. Goutte de lait. E11 ville.
- Par entérite.................... 3,3o p. 100 8,15 p. 100
- Par toutes autres causes. . 10,40 — 10.65 —
- Les deux réunies............... 13,70 — 18,80 —
- On voit quels heureux résultats ont été obtenus par M. Dufour; je suis persuadé qu’ils sont les mêmes dans les institutions similaires qui ont été créées depuis et toutes, on peut le dire, plus ou moins sur le modèle de celle-ci.
- Ils parent, dans une certaine mesure, à la diminution des naissances, à ce fléau grandissant de la dépopulation française. C’est l’honneur de notre collègue d’avoir été un des premiers à faire œuvre utile dans ce sens et il est à souhaiter que des institutions semblables se multiplient dans notre pays et partout.
- Il serait à souhaiter également qu’on s’occupât un peu plus sérieusement de la vente du lait dans les grandes villes, en dehors de celui qu’obtiennent certains dispensaires. Une surveillance rigoureuse devrait veiller, depuis le moment de la traite jusqu’à la vente au détail, à ce que le lait ne fût pas coupé, frelaté, sophistiqué et rendu toxique pour les bébés et même pour les adultes.
- Dr A. C.
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- VARIETES
- ose
- Les Sociétés anonymes allemandes. — L’Allemagne est par excellence le pays des statistiques, et les renseignements les plus divers peuvent être recherchés dans les différentes publications officielles.
- Tout récemment le Bureau impérial de statistique a publié pour la première fois les résultats d’une enquête générale sur toutes les sociétés anonymes (Aktiengesell-schaften) ayant clos leur exercice 1907-1908 avant le ior juillet 1908. — De cette enquête colossale et minutieuse, il est difficile de tirer des conclusions générales ; cependant un certain nombre de chiffres donnent une idée impressionnante de la force industrielle de nos voisins, et ruinent en partie cette légende généralement accréditée en France que l’industrie allemande ne sait pas rémunérer les capitaux.
- Il importe d’ailleurs de remarquer que les résultats publiés ont été obtenus pendant la récente crise économique ; et qu’il existe à côté des sociétés anonymes un grand nombre d’affaires privées que l’enquête officielle n'a pas considérées.
- Au 1e1 juillet 1908, il existait en Allemagne : 5166 sociétés en exploitation avec un capital de 18 milliards de francs; 290 sociétés en liquidation avec un capital de 44^ millions de francs ; yü sociétés en faillite avec un capital de 56 millions de francs.
- Pour des raisons diverses, l’enquête n’a porté que sur 4!>78 sociétés avec un capital versé de 16 milliards de francs et des réserves effectives de 3 milliards 3oo millions soit 20,8 pour 100 du capital versé.
- Emprunts. — Les emprunts sous forme d’obligations se montent à 366o millions, sous forme d’emprunts hypothécaires à 1408 millions.
- Revenus. — La statistique distingue entre : i° le revenu au point de vue de l’entreprise, c’est-à-dire le rapport entre bénéfice, et capital versé augmenté des réserves; 2" le revenu au point de vue de l’actionnaire, c’est-à-dire le rapport entre dividende et capital versé.
- Nous mentionnons ci-après les résultats obtenus par les différents groupes d’industrie importante :
- Nomlirc Proportion flevenu Revenu
- du ayant au point au point
- SOCIETES distribué de vue delà de vue
- sociétés. un dindcmle. société. actionnaiiT.
- — 0/ fo 0/ 0 01 lu
- Filatures de coton. . . . Grande industrie chi- J 20 Si,7 11,0 10,2
- inique 117 85,0 SS,9 12,1 Tl, a
- Assurances lia 11,6 19.3
- Mines de houille 72 77, S 11.4 12.0
- Construction de machines. Commerce de marchai)- 298 78,9 10,7 9,3
- dises G09 73,4 10,1 8.7
- Industrie électrique . . . 59 73,9 8.7 8,0
- Production d'électricité. . 63 81,3 8,5 8,2
- Banques 120 93,7 7,7 7.7
- Brasseries 189 80,4 7,4 7,1
- Chemins de 1er 111 87,1 4,7 4.7
- Compagnies maritimes . . 00 09,6 4,6 5.2
- Mines de sels potassiques. 11 23,9 2,0 2.7
- Au résumé : 74 sociétés n’ont eu ni bénéfice ni perte ; 5g8 sociétés ont clos avec une perte totale de 89 millions; 3906 sociétés ont clos avec un bénéfice de 1690 millions de sorte que l’excédent en bénéfice s’élève à 1600 millions, soit 10.1 pour 100 du capital versé, 8,4 pour 100 du capital d'entreprise.
- Ces chiffres, correspondant à une crise particulièrement forte, sont extrêmement remarquables.
- Notons également le nombre élevé de banques, de sociétés de brasseries, et d’industries chimiques ; remarquons enfin que les mines de sels potassiques sont à tout point de vue les moins favorisées, malgré la puissance et les facilités d’extraction des gisements. Elles ont, en effet, à lutter contre l’Etat prussien, qui exploite une grande partie des mines de sel et se contente d’y faire travailler et vivre un grand nombre d’ouvriers sans chercher à réaliser un bénéfice appréciable.
- JS&D
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- QSt
- Conservation des bois tendres pour échalas, piquets, palissades, etc. — Ce procédé a sur les autres lavantage de ne communiquer au bois aucune mauvaise odeur et de lui conserver sa couleur. De plus, il est fort peu coûteux. Les bois sont d’abord trempés dans une solution de sel de fer, desséchés ensuite, puis
- plongés dans un bain chaud de silicate soluble. Une réaction chimique se produit aussitôt. Le mélange de silicate forme avec l’oxyde de fer un composé absolument insoluble qui imprègne les couches extérieures du bois. Cela constitue une sorte de cuirasse qui protège contre la décomposition pour un temps indéterminé.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Kilo répond également, dans la mesure du possible, aux deman les de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’aboonements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souveut nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Correspondance. — Le chalumeau-coupeur. — Plusieurs de nos lecteurs nous ont demandé où avaient été prises les photographies reproduites dans l’article : Les progrès du chalumeau-coupeur, de M. J.-C. Seailles, paru dans notre numéro du ior janvier 1910. Ces vues ont été obtenues dans les ateliers de la Société Cocke-rill à Seraing (Belgique). Les remarquables appareils que l’on y voit couper d’énormes disques de métal, ont été étudiés et fabriqués par la Société l’Oxhydrique internationale à Bruxelles, 31, rue Pierre van Humbeck.
- Indicateur de remontage. — A la suite de l’article paru dans le n° 1910 de La Nature du 1" janvier 1910, au sujet d’un indicateur de remontage des mouvements d’horlogerie imaginé par M. Pol Ravigneaux, nous recevons de M. C. Richard a Culoz la lettre suivante : « Les lecteur de I.a Nature seraient tentés de croire que jusqu’à présent, seuls, les chronomètres de marine ou certaines pièces d horlogerie de valeur comportaient des indicateurs de remontage en raison des complications i|u’entraînaient ces indicateurs. Il n’en est pas précisément ainsi et les personnes que la question intéresse pourront s’en convaincre en consultant le n° ia83 de La Nature du ier janvier 1898, pages 79 et 80, donnant la description, avec figures, d’un système assez simple de tensiomètre ou indicateur de remontage des mouvements d’horlogerie de mon invention (Brevet n° 262 964 du i5 avril 1897). Les appareils, même à très bas prix : pendules, réveils, etc., construits depuis lors, c’est-à-dire depuis plus de 12 ans, fonctionnent tous d’une façon irréprochable. Ceci dit, non pour déplaire à .M. Pol Ravigneaux, mais simplement pour mettre la chose au point et revendiquer mon droit d’antériorité. »
- Renseignements. — M. J. P.,k Paris. — Ouvrage sur la fabrication du savon : P. Puget, Savons et bougies. Paris. Baillière (6 francs).
- M. P. Juranville, à San Sebastien. —. Comme livre d’astronomie élémentaire, nous vous recommandons le livre de M. Rudaux : Comment observer les astres. Librairie Masson, 120, boulevard Saint-Germain. Prix : 4 francs. Vous trouverez des ouvrages de météorologie à la librairie Gauthier-Yillars, 55, quai des Grands-Augustins, Paris.
- M. P. Débondé, à Trignac. — Vous trouverez dans les collections de la Revue Electrique, chez Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins, Paris, une bibliographie et une revue très complète de ce qui a été fait en ces dernières années sur les piles. Mais nous ne connaissons pas d’ouvrage où tous ces documents soient rassemblés. M. Rosset a publié chez Béranger, 9, rue des Saints Pères, Paris, un ouvrage sur l’accumulateur au plomb (théories nouvelles) où vous trouverez d’intéressants aperçus sur la question. Voyez aussi les Piles électriques, par Rothé, chez Gauthier-Yillars.
- M. C. H., h Namur. — Lisez l’Electricité à la portée de tout le monde, par G. Claude, chez Dunod et Pinat, 47, quai des Grands-Augustins, Paris.
- M. A. Pierre, à La Ferté Saint-Aubin. — Nettoyage des mains de chauffeurs : enlever d’abord à l’essence le gros du cambouis ; puis se frotter les mains avec une brosse imbibée de quelques gouttes d’un savon composé par parties égales de savon mou (savon noir ordinaire) et d alcool carburé pour moteur. Le savon liquide est très énergique, mais irrite les peaux sensibles. Dans ce cas, après le savonnage étendre sur les mains quelques gouttes d’un mélange ainsi composé : alcool à 6o°, 2 parties; glycérine blanche, 1 partie; teinture de benjoin, quelques gouttes.
- M. Dumont Saint-Priest, à Bujaleuf. -— Pour la destruction des rats, adressez-vous à l’Institut Pasteur, rue Dutot, Paris. Vous trouverez la recette de la graisse pour harnais dans le n° 1800, 23 novembre 1907; Supplément, p. 206.
- M. Yberti, à Royat. — Votre force est trop faible pour que l’on puisse songer, dans le domaine de l’électrochimie à une utilisation intermittente rémunératrice. Le mieux serait peut-être de vous orienter vers quelque application mécanique.
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Nos futurs cuirassés : Sauvaire Jotirdan. — Projections automatiques par le « Circus » : G. M. — La comète de Halley : Em. Toughet. — L’expédition antarctique Shaeklcton : E.-A. Martel — Laboratoire d’essai pour locomotives : R. Bonnin.
- — Académie des sciences; séance du 10 janvier 1910 : C11. de ViLi.tnETJiL. — L’instinct maternel chez les kangourous : y. Forbin.
- Supplément. — Température d’une étoile. — Pour l’observation de la comète de Halley. — Extraction de radium. — L’utilisation du grisou. — La plus grande machine à vapeur du monde.
- — La plus grande raboteuse du monde. — Multiples pour la télégraphie. — Effets physiques et biologiques. — La résurrection de la Mésopotamie.
- Manuel de pratique du monteur électricien, par J. Laf-fargue. 1 vol. illustré de 1008 pages. 120 édition revue par Lucien Jumau. Bernard Tignol, éditeur, 53 bis, quai des Grands-Augustins, Paris 1909.
- Il est inutile de faire aux lecteurs de La Nature l’éloge d’un ouvrage de Laffargue. Le nom seul et le souvenir de son auteur le recommandent à leur lecture. Le Manuel pratique du monteur électricien qui résumait ses remarquables cours à la Fédération des mécaniciens-chauffeurs-électriciens, était peut-être l’œuvre de prédilection de Laffargue. Il y avait mis toute la conscience, l’esprit de clarté et la vaste éru-
- dition technique que nos lecteurs ont pu maintes fois apprécier. Le succès de l’œuvre a été considérable. La précédente édition, parue quelques semaines avant la mort de Laffargue en 1907 a été, comme les précédentes, rapidement épuisée. Celle-ci trouvera sans aucun doute la même faveur. M. Jumau l'a tenue au courant des progrès survenus en ces deux dernières années, et tout en apportant un certain nombre de modifications de détails dans la répartition des chapitres, il s’est laissé inspirer par le même esprit d’ordre et de précision, qui guidait Laffargue.
- Les Aéroplanes et les Hélicoptères de l'avenir, par Alfred Micciollo. Louis Vivien, éditeur,. 20, rue Saulnier. Prix : 3fr,5o.
- L’auteur passe en revue les diverses nécessités auxquelles doit se prêter la machine volante de l’avenir. Ce sont des vues de l’esprit sans autre intérêt que celui qui s’attache aux idées personnelles de l’auteur. La machine volante de l’avenir ne se fera pas avec des idées.
- Modèles d'appareils d- aviation de l’antiquité à nos jours. Louis Vivien, éditeur, 20, rue Saulnier, à Paris. Prix : ir‘,75.
- L’éditeur a eu une excellente idée de grouper en un fascicule iconographique les modèles de machines volantes imaginés jusqu’ici.
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- BIBLIOGRAPHIE
- L'équilibre des aéroplanes, par R. Dlsmo^s. Louis Vivien, éditeur, 20, rue Saulnier. Prix : irr,5o.
- Cet opuscule contient une étude technique sur les conditions d'équilibre des aéoplanes, celles d’équilibre des oiseaux, et sur les équilibreurs automatiques.
- Dressage du cheval : équitation, par M. L. Deville. Paris. G. Lescher Montoué, 11, rue de la Préfecture. 1909. 1 br.,81 p., in-8°.
- Ce travail fait avec simplicité et grande connaissance du cheval est un excellent manuel de dressage.
- Agenda Aide-Mémoire agricole, pour 1910, par G. Wéry. Paris. J.-B. Baillière et fils. 1 vol. in-18, 824 p-Prix : broché, 2 francs.
- On trouvera dans Y Aide-Mémoire de M. Wéry des tableaux pour la composition des produits agricoles et des engrais, pour les semailles et rendements des plantes cultivées, la création des prairies, la détermination de Page des animaux, des tables pour le rationnement des animaux domestiques, l'hygiène et le traitement des maladies du bétail, la laiterie et la basse-cour, la législation rurale, les constructions agricoles, enfin une étude pratique des tarifs de transport applicables aux produits agricoles, ainsi que d’excellents Tableaux de comptabilité pour les assolements, les engrais, les ensemencements, les récoltes, l’état du bétail, le contrôle des produits, les achats, les ventes et les salaires.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- C0
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- Observations
- de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES BU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi lOjanv. UJIO. y®,5 S. S. W. i. Couvert. <16 Kc'niveies à 21 h.; bruine l'après-midi.
- Mardi 1 f 8°,0 S. S. W. 5. Couvert. 2.7 Rosée ; très nuageux : averse à 11 h. 40 : pluie de 23 h. 15 à 24 h.
- Mercredi T2 5°,y W. S. W. 3. Très nuageux. 8,8 l'Iuie cesse à 0 li. 15; Ir. nuag.; halo : pluie l’après-midi; neige.
- Jeudi 15 — o°.o W. N. W. 2. Beau. » l’eu nuageux ; brume.
- Vendredi 14 5°,1 S. S. W. 3. Couvert. 0,4 Couvert : bruine de 11 h. à 15 b.
- Samedi 15 y®,2 W. S. W 2. Couvert. 0.4 Très nuageux : bruine le soir.
- Dimanche 10 y°.i) S. S. W. 3. Couvert. 0.0 fresque couvert: gouttes à 9 h. 50.
- JANVIER 1910. — SEMAINE OU LUNDI 10 AU DIMANCHE 16 JANVIER 1910.
- La courbe supérieure indique In nébulosité de 0 à 10; les (lèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 10 au 16 janvier. — Le 10. Profonde dépression sur tout le N. de l’Europe, avec vents forts, temps doux et pluvieux : Islande, 724; Féroé, 731; Ecosse, 742; pression très élevée sur le S. : Odessa, 779. Pluies sur le N. et l’O. ; en France : Le Havre, 10; Dunkerque, Brest, 4; Nantes, Charleville, 1. Température du matin : Kharkof, —220; Paris, 10; Alger, 10; Puy de Dôme, 2; moyenne à Paris : 90,5 (normale 12°). — Le 11. Même situation : vaste zone de pression inférieure à 760, avec minimum vers Vardoe (724) sur tout le N., et zone supérieure à 770 sur le S. : Biarritz, 776; Hermanstadt, 778. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Dunkerque, Cherbourg, 6; Brest, 5; Nancy, 3; Nantes, 2; Paris, 1. Temp. du matin : Kharkof, —120; Paris, 8; Alger, 10; Puy de Dôme, 1; moyenne à Paris : 7°,g (normale : 20). — Le 12. Les basses pressions du N. s’étendent sur le Centre et le S. : Vardoe, 727; Brindisi, 774; Açores, 777. Pluies sur le N. et l’O. ; en France : Nancy, 47 ; Nantes, 11; Brest, 7; Clermont-Ferrand, 6; Paris, Dunkerque, 3. Temp. du matin : Hernoesand, —-8°; Paris, 4; Alger, 9; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 3°,7 (normale : 20). — Le i3. Pression en hausse sur l’O. : Bretagne, Gascogne, 770 ; dépressions sur le N. de la
- Russie (735) et le golfe de Gênes : Livourne, 7Ô2. Pluie et neige sur presque toute l’Europe ; en France : Pic du Midi, 41; Puy de Dôme, 33; Besançon, 10; Paris, Bordeaux, 7; Le Havre, 4; Brest, 3. Temp, du matin : Kuopio, —4°; Paris, —1; Oran, 13 ; Puy de Dôme,
- — 7; moyenne à Paris : i°,i (normale : 20). — Le 14. Dépression sur le N.-O. : îles Feroé, 737. Pluies sur loute l’Europe; en France : île d’Aix, 9; Cherbourg, 5; Brest, Lorient, 2. Temp. du matin : Hernoesand, — i3°; Paris, 3; Malte, 11 ; Puy de Dôme, —7; moyenne à Paris : 5°,8 (normale : 20). — Le i5. Dépression sur la Baltique et le N. de la Russie : Bodoe, Islande, 741 ; pression supérieure à 775 sur le S.-O. de la France et l’Espagne. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Belfort, 10; Cherbourg, 8; Brest, 4; Biarritz, 3; Dunkerque, 2. Temp. du matin : Arkangel, — 120; Paris, 9; Alger, 12; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : io°,5 (normale : 20).
- — Le 16. Nouvelle dépression sur le N. O. : Islande, 730; îles Feroe, 735; Skudesness, 75o; Bretagne, 765; Lyon, 774; Açores, 779. Pluies presque générales, Temp. du matin : Arkangel, —140; Paris, 9; Alger, n ; Puy dé Dôme, o; moyenne à Paris : g°,3 (normale : 20). — Phases de la Luné : Nouvelle Lune le 11, à midi.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications
- aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne a La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Parit (YV)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d’origine.
- N" 1914 — 29 JANVIER 1910
- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- LES INONDATIONS EN FRANCE
- Depuis plusieurs jours, des pluies abondantes sévissent sans discontinuer sur la France entière. Les rivières s’enflent et débordent de toutes parts. Dans le bassin de la Seine, la crue a pris des proportions inouïes ; c’est, une catastrophe presque sans précédents qui s’abat sur la région parisienne. A l’heure où nous mettons sous presse, mardi 25 janvier, la Seine atteint au Pont-Royal la hauteur de 7,8g m. Ainsi se trouve dépassée la grande crue de 1876. Et l’on atteint presque celle de 1740 dont la hauteur correspond sur l’échelle du Pont-Royal à la cote 8,33 m. et cela, à une époque où la Seine n’était pas'«draguée à l’aval, comme'elle barété dans la seconde moitié du xixe siècle sous l’initiative de M. de Freycinet. Les régions riveraines de la Seine depuis Villeneuve-Saint-Georges jusqu’au delà du con-(luent de l’Oise sont inondées; les habitants forcés de fuir leurs maisons, et l’on compte déjà, hélas! de nombreuses victimes. Les dégâts matériels sont énormes. Paris est cerné par les eaux, un grand nombre de lignes télégraphiques et téléphoniques sont interrompues ; la gare d’Orléans au quai d’Orsay, celle des Invalides, ligne du quai d’Orsay à la gare d’Austerlitz ne fonctionnent plus ; les lignes du P.-L.-M. sont menacées : nombre d’usines électriques desservant la capitale en éclairage et force motrice, usines nécessairement placées à proximité des voies navigables, sont
- paralysées. Les travaux de la ligne métropolitaine Nord-Sud envahis par l’eau amènent les flots de la Seine jusqu’au cœur de Paris, sous la gare Saint-Lazare et la place de la Trinité.
- Les pluies sont générales dans toute la France, leur abondance, la douceur de la température, absolument anormale en cette saison, des variations de pression atmosphériques d’une brusquerie extraordinaire, révèlent une perturbation météorologique dont les causes profondes restent encore obscures : certains veulent y voir une corrélation avec les nombreuses comètes qui s’approchent dans notre ciel; d’autres, à tort selon nous, l’expliquent par l’alternance périodique des époques sèches et pluvieuses. Quoi qu’il en soit, le désastre est immense et s’accroît à chaque moment.
- A Paris, la crue a commencé à se faire sentir le 19 janvier, la hauteur des eaux s’élevait au Pont-Royal; à 3,90 m. ; le lendemain à 4-7^ m.; le 21, à 5,80 m.; le 23, à 7,10 m. Tout le bassin de la Seine est éprouvé. Choisy-le-Roi, Maisons-Alfort, ont terriblement souffert. . La Marne, l’Yonne, le Loing, l’Aisne, font de terribles dégâts. On signale une crue énorme de la Saône, des pluies violentes dans la région . savoyarde, affectant Chambéry et Annecy. Le Doubs inonde Besançon ; la Meuse envahit Verdun et Charleville. De toxites parts, on n’annonce que désastres et ruines.
- Hydrogène pour ballons. — Le besoin d’hydrogène abondant et économique s’est fait sentir tout à coup d’une façon aiguë avec le développement de l’aviation. A cet égard, la presse à fait remarquer avec insistance que notre pays se trouve momentanément, vis-à-vis de l’Allemagne et même de l’Italie, dans un état d’infériorité auquel on s'occupe activement de remédier. Notre aérostation militaire est encore obligée le plus souvent de recourir au vieux procédé de traitement du zinc par l’acide sulfurique et quant elle achète de l’hydrogène à l’industrie privée, elle le paye le double de ce que ce produit coûte en Allemagne. Cela tient à ce que l’hydrogène allemand est obtenu en grande quantité comme soùs-produit, perdu jusqu’ici, des fabriques de soude électrolytique. En France, nous n’avons encore qu’une usine de ce genre à la Motte dans l’Oise. Mais on disposera sans doute bientôt d’un autre procédé de préparation, indiquépar M. Claude dans des communications récentes, sur lesquelles il est peut-être utile de revenir, car elles ont été mal interprétées. La méthode générale de M. Claude (VôÿAn0 1714» 3o mars 1906) consiste dans la liquéfaction partielle de l’air avec retour en arrière. On sait que l’on arrive ainsi à liquéfier tout l’oxygène, ou à produire de l’air sur-oxygéné, en extrayant d’autre part de l’azote pur. On peut également, par l’emploi de l’air liquide, isoler l’hydrogène du gaz à l’eau (mélange d’hydrogène et d’oxyde de carbone), ou même arriver à
- le liquéfier. Pratiquement on doit obtenir ainsi de l’hydrogène gazeux, abondant et économique, que l’on pourra transporter dans des bouteilles d’acier. En ce qui concerne l'hydrogène liquide, dont on a eu le tort d’annoncer la fabrication comme industriellement résolue, il faut songer que cette fabrication, nécessitant des froids extrêmement intenses, sera toujours très coûteuse; elle ne doit donc être envisagée que comme un moyen de se procurer une petite quantité d’hydrogène liquide, destinée à être emportée par les aérostats pour servir dans un cas urgent et non comme un moyen de ravitaillement normal. Il faudrait, pour avoir cet hydrogène liquide, agir par compression du gaz à eau avec refroidissement par détente. On pourrait alors transporter l’hydrogène sous un volume 800 fois moindre que celui de l’hydrogène gazeux. Dans un cas de besoin, il serait alors facile de vaporiser cet hydrogène par une introduction d’air qui se liquéfierait progressivement en déterminant la volatilisation d’une quantité correspondante d’hydrogène. Mais, outre la question prix de revient qui (sauf peut-être dans certains pays riches en houille blanche) sera toujours grave, il faut envisager le problème très délicat du transport, qui devrait se faire dans des récipients métalliques doubles, avec des conditions très difficiles à réaliser. Nous avons signalé ici autrefois (Supplément du n° 1811, 8 février 1908), un procédé différent pour extraire l’hydrogène du gaz
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- INFORMATIONS
- à l’eau : procédé qui consisterait à absorber les autres gaz, oxyde de carbone, acide carbonique et azote, par le carbure de calcium à température modérée. D’après l’inventeur du système, ce procédé, qui fournirait un emploi nouveau au carbure de calcium, serait pratique, et donnerait de l’hydrogène à 99 pour 100 avec des traces d’azote et de méthane.
- La densité du krypton et du xénon. — Nos lecteurs savent que ces deux gaz font partie des éléments rares de l’air découverts par Ramsay et ses collaborateurs. Un auteur anglais, Moore, vient d’en déterminer la densité en opérant sur ces deux corps préparés à l’état pur en fractionnant les i-ésidus de 120 tonnes d’air liquide, il a trouvé les résultats suivants : xénon, 65,35; krypton, 4i,5o6.
- L’étude des courants sous-marins. — La Commission d’investigation des pêcheries de la mer du Nord (Commission anglaise) publie un rapport sur les recherches qu’elle a entreprises pour étudier les courants sous-marins de grandes profondeurs, qui diffèrent absolument, comme on le sait, des courants de la surface. Dans ce but, on s’est servi d’un appareil aussi simple qu’ingénieux, inventé par G. O. Bidder. C’est, en somme, une bouteille semblable à celle dont on se sert pour la limonade gazeuse, mais d’un verre assez épais pour résister aux fortes pressions. On laisse dans la bouteille assez d’air pour qu’elle puisse flotter, mais on fixe au culot un fil de cuivre dont le poids est calculé pour la faire sombrer. Dès que l’extrémité de ce fil touche le fond de la mer, la bouteille est allégée d’une partie de son poids, si bien qu’elle se maintient entre deux eaux, à quelques centimètres au-dessus du fond. Et le courant qu’elle rencontre l’entraîne, 20 pour 100 des bouteilles jetées à la mer sont retrouvées, soit qu elles soient repêchées par des filets de fond, soit qu’elles viennent échouer sur une grève. Une inscription demande aux personnes qui les trouvent de les faire parvenir à telle adresse, en indiquant sur une étiquette le lieu et la date de la découverte.
- Le cuivre électrolytique et la transmission de la chaleur. — Le laboratoire mécanique de l’Institut polytechnique de Worcester, aux Etats-Unis, a entrepris une série d’études destinées à déterminer les propriétés relatives du cuivre laminé et du cuivre électrolytique au point de vue de la transmission de la chaleur. Les expériences ont permis d’étudier des plaques de cuivre dans des conditions absolument identiques. Dans ces conditions, on a constaté que la conductivité du cuivre laminé était supérieure de 3o pour 100 à cellé du cuivre électrolytique non laminé. Il y a là une indication intéressante sur les modifications importantes de structure interne que peuvent donner aux métaux des traitements mécaniques appropriés.
- Fabrication de l’acide sulfurique en France. —
- L’activité de cette industrie peut être mesurée par la consommation des pyrites, qu’on peut évaluer ainsi pour 1908, d’après le Journal de Pharmacie et de Chimie. Rendement des mines de Saint-Bel (Rhône) 280 o36 tonnes dont 40 342 t. sont exportées ; importation de pyrites 347 642 t. ; consommation totale de pyrites 587 336 t. Equivalence, à raison de 4& t- de pyrites pour 100 t. d’acide, à 1 3o5 191 t. d’acide sulfurique. Voici le rendement de ces dernières années : En 1904, 458ooo t. de pyrites, 1 017000 d’acide sulfurique. En 1905, 5i5ooot. de pyrites, 1 144000 t. d’acide sulfurique. En 1906, 586 000 t. de pyrites, 1 3o2 000 t. d’acide sulfurique. En 1907, 612 000 t. de pyrites, 1 36oooo t. d’acide sulfurique. En 1908, 587000 t. de pyrites, 1 3o5 000 t. d’acide sulfurique.
- Contre les feux de forêts. — A partir du i5 avril 1910, les compagnies de chemins de fer de l’Etat de New-York ne pourront plus atteler que des locomotives brûlant du pétrole aux trains traversant des régions forestières. Cette obligation leur sera imposée du i5 avril au Ier novembre de chaque année; elles pourront, néanmoins, employer des locomotives à charbon pendant toute l’année pour les trains de marchandises marchant la nuit, car l’abondance de la rosée dans ces régions montagneuses et boisées empêchent les étincelles qui s’échappent de la cheminée et les charbons qui tombent des cendriers de propager l’incendie. Cet ensemble de mesures était devenu inévitable depuis l’été
- de 1908, quand des feux de forêts ravagèrent la région des Àdirondacks et des Catskills. La fumée produite par ces incendies qui durèrent des semaines entières, couvrit tout le pays d’un nuage épais qui s’étendit jusqu’à New-York, el obscurcit l’air à ce point que lès navires n’osaient plus sortir de la rade ou y pénétrer, même en plein midi. Les compagnies mirent à l’essai plusieurs procédés pour empêcher l’échappement des étincelles, mais sans succès. La Commission officielle constituée pour conjurer le péril à établi que 168 gallons de pétrole (environ 756 litres) équivalaient à une tonne de charbon bitumineux. Il en coûtera aux compagnies intéressées un surcroît de dépenses de 260 000 francs par an (plus la transformation des foyers) pour obéir à la nouvelle ordonnance.
- Tortues australiennes àLondres. — L&lîevue générale du froid (janvier) signale qu’on vient de lancer à Birmingham, comme nouveau comestible, les tortues congelées en provenance du Queensland (Australie). Le prix d’une tortue vivante, pesant 70 à 140 kg, sur les marchés de Londres ou de Birmingham, est de itr,o5 à L‘,45 la livre (de 453 grammes), soit 8 à i5 livres sterling la tortue. On peut maintenant acheter de la tortue congelée à Birmingham à or',75 la livre, le vendeur accordant en outre à l’acheteur le droit de les laisser séjourner gratuitement pendant vingt-huit jours dans ses magasins réfrigérés. Actuellement, il y aurait quatre cents semblables tortues eongelées en Angleterre. Tous les grands hôtels et les clubs qui ont consommé de la tortue congelée s’en sont, paraît-il, montrés satisfaits.
- La défense des phoques. — Nous avons déjà parlé, à différentes reprises, de la question internationale des phoques à fourrure de la mer de Behring, menacés d’extinction totale par les déprédations des Braconniers japonais et canadiens. On se souviendra de ce violent incident qui coûta la vie à une dizaine de Japonais, descendus clandestinement dans les îles Pribilof pour massacrer des phoques. Sur la proposition d’une Commission américaine où siégèrent plusieurs savants, dont M. le professeur David S. Jourdan, le Gouvernement des Etats-Unis vient de décider de convoquer une conférence internationale où seront représentés la Russie, le Japon, et aussi l’Angleterre, qui représentera les intérêts du Canada et de la Colombie Britannique. Il s’agit de réglementer la chasse de ces phoques, qui constituaient il y a 25 ans des troupeaux de plusieurs millions de têtes, et qui sont maintenant réduits à quelques milliers. L’accès des rookeries (îlots d’élevage) sera formellement interdit aux chasseurs. On veut aussi interdire la chasse en mer, dans les eaux de l’Alaska, des femelles et des jeunes. Si des mesures efficaces sont prises, l’espèce peut encore être sauvée. .. . .
- Pieux remarquablement conservés. — Les fouilles faites pour la construction de l’écluse d’Arles, du canal de Marseille au Rhône ont, tout récemment, mis à découvert, avec les vestiges d’un ancien cirque romain, les pieux qui le supportent. La construction remontant au moins aux temps gallo-romains, ces pieux ont de i5 à 1700 ans et leur état de conservation montre quelle durée on peut attendre des bois enfouis. Ces bois, mis en grume dans l’argile grise pénétrée d’eau, et visibles sur 4 ou 5 m. de profondeur sont charbonnés extérieurement, ne conservant quelquefois que de simples lamelles rayonnantes, molles, séparées de vides de 1 à 2 cm., rappelant'assez bien les feuillets de la calotte d’un champignon. Au cœur, la couleur, la texture sont conservées. L’arbre, souvent déjeté, paraît être du pin ou du chêne vert, ayant 4 à 5 m. et i5 à 40 cm. de diamètre au gros bout, essences qu’on retrouve durant la période romaine et aujourd’hui, la température annuelle moyenne ayant peu changé depuis, selon toute apparence. L’écorce conserve l aspect de l’amadou fortement battu.
- Observatoire du Kilauea. — L’Institut de technologie du Massachusetts va fonder un observatoire au Kilauea pour les recherches de vulcanologie.
- Soufre dans la Russie transcaspienne. " — D’après la Tifliser Zeitung, il existe, près Schjieh, au voisinage de Kyrk-Tschulba, dans le district transcaspien d’Ascha-bat, des dépôts de minerai très riches en soufre, formant des collines de 3o à 40 m. de haut sur 1 km 1/2 à 3 km de circonférence. Le minei’ai de surface contient de 58 à 62 pour 100 de soufre.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- QflL
- Photographie <<#
- Le bloc-portrait. — Il est rare qu’on trouve dans une photographie la ressemblance parfaite; cela tient à ce qu’elle donne une expression unique de la physionomie et que ce n’est pas toujours cette expression qu’on connaît le mieux; c’est souvent celle qu’on n’a presque jamais. Comment pourrait-il en être autrement quand on se trouve en face de l’objectif après les préparatifs de toilette, de recherche de pose et de gracieux sourire, puis du fatal : ne bougeons plus! Est-ce l’instantané, sans préparation, sans que le modèle soit prévenu qui nous donnera un bon résultat ? Non, pas encore ; car cet instantané nous prendra souvent à un moment peu favorable. Ce que nous connaissons des gens, ce n’est pas telle ou telle expression, c’est un ensemble ; toute physionomie est essentiellement instable et l’œil n’en saisit pas une forme passagère, mais il retient la résultante de toutes les formes par lesquelles elle passe à chaque instant. Pour que le portrait soit vrai, il faut donc qu’il se compose d’une série d’images prises pendant que le modèle ne pose pas : c’est du cinématographe. L’idée n’est pas nouvelle, on la retrou-
- Fouillcton mécanique pour lo portrait vivant.
- vera exposée dans notre numéro du 29 septembre 1894, à propos du chronophotographe Demény, qui précéda le cinématographe. Aujourd’hui, M. Gaumont a repris cette même idée et il construit un appareil spécial qui permet de faire le portrait vivant.
- C’est un véritable cinématographe, mais approprié au but spécial auquel on le destine. Il ne comporte que 3 m. de bande, sur laquelle on enregistre une soixantaine d’images, ayant 5 cm de hauteur chacune. L’objectif muni d’une mise au point permet d’opérer à des distances variables de façon à avoir soit la tête seule, soit le buste ou même la personne entière; il est assez rapide pour permettre d’opérer à l’ombre et même à l’atelier, car c’est surtout là qu’il sera utilisé.
- Pour examiner les épreuves positives obtenues, il a fallu créer un appareil très simple et peu coûteux : c’est le feuilleteur mécanique représenté ci-contre. On empile les unes sur les autres les 60 épreuves, tirées sur papier au bromure et coupées au format voulu ; on pince par la base le bloc ainsi constitué et, en appuyant légèrement sur l’autre extrémité, on fait défiler sous les yeux toute la série des images en un temps suffisamment court pour que chacune d’elles impressionne encore la rétine quand arrive la suivante. On a ainsi l’impression du mouvement, on voit vivre le modèle, on retrouve la physionomie qu’on a l’habitude de voir; c’est là en un mot la vraie forme que doit prendre aujourd hui le portrait.
- Curieux effets de diffraction et d’interférences observés avec les réseaux polychromes. — Un de
- nos lecteurs, M. L. Poivet, ancien officier du géuie, nous signale toute une série d’expériences très intéressantes et très faciles à réaliser avec les plaques photographiques à réseau polychrome, telles que lès omnico-lores de Jougla. On dépouille la plaque de son émulsion sensible pour ne conserver que la trame polychrome, on y arrive en incisant au canif à environ 1 millimètre des bords, en passant dans l’eau chaude et en laissant sécher : on peut ensuite soulever un coin de la pellicule de gélatine et l’enlever par mor-ceaux.
- Quand on examine une flamme de bougie au travers de cette trame on voit dans les deux sens, verticalement et horizontalement, des franges lumineuses colorées séparées par des raies noires et il est à remarquer que
- dans chaque petit rectangle formé par les raies noires on retrouve l’image de la flamme examinée.
- Si on imprime un mouvement de rotation lent à la plaque, les axes de la croix formée par les franges se déplacent en même temps ; mais les images de la flamme examinée ne participent pas à la rotation.
- En faisant varier la distance de l’objet lumineux à la plaque, on constate que les franges colorées de la partie centrale se rapprochent de la nuance rougeâtre.
- Les franges colorées sont plus brillantes si on observe une fente lumineuse, un carton percé d’une fente étroite et placé en écran devant le soleil par exemple, ou devant une lumière artificielle ; mais dans ce dernier cas il sera préférable de coller un papier dioptrique sur la fente pour diffuser la lumière. On peut également observer, à petite distance, de curieux effets de mosaïque au moyen d’un carton percé de trous régulièrement espacés, de 10 à 12 millimètres, en forme de losanges, cercles ou triangles.
- Avec deux plaques placées l’une sur l’autre, en mettant les deux côtés verre en dehors, on observe des effets surprenants : on voit apparaître la trame très distinctement et un très faible déplacement de l’une des plaques sur l’autre en fait varier la grandeur; on passe successivement d’un petit quadrillé de moins d’un millimètre de côté, à un gros quadrillé de plusieurs millimètres et même d’un centimètre de côté.
- Ces expériences que chacun peut répéter très facilement sont très intéressantes et nous remercions M. Poivet de nous les avoir indiquées. Il nous signale comme pouvant être lu avec profit à ce sujet l’article du Larousse intitulé : Diffraction de la lumière.
- *»> Mécanique
- Machine à coudre les cuirs sur les chapeaux de feutre. — L’industrie chapçlière n’était plus tributaire, jusqu’ici, du travail à la main que pour coudre les cuirs au bord des chapeaux de feutre dur. Toutes les autres opérations s’effectuent, en effet, à la machine. Les inventeurs s’étaient attelés depuis longtemps à ce problème sans parvenir à le résoudre d’une manière satisfaisante, car ces coutures se font d’une manière tout à fait spéciale.Si ùn procédait par points rapprochés, le feutre du chapeau perdrait toute consistance et le bord se détacherait très rapidement.
- Les ouvriers font donc un point court suivi d’un point plus long afin d’éviter cet inconvénient. C était là aussi la difficulté à résoudre par la machine.
- La Compagnie Singer vient de combler cette lacune en créant une machine fort simple, ressemblant à une machine à coudre ordinaire dont la tête serait inclinée afin de donner à l’aiguille la position nécessaire pour lui permettre de coudre obliquement, les bords du chapeau empêchant l’aiguille de prendre une position perpendiculaire et de froisser les ailes. Les points se font alternativement aux longueurs de 4 mm i/2 et mrn. tout comme dans le travail à la main, bien que l’entraînement soit régulier. La commande de l’aiguille se fait à l’aide d’un rochet intérieur R qui actionne une tige ; celle-ci arrête le mouvement de l’aiguille lorsqu’elle se trouve en haut des dents du rochet et la remet en marche lorsqu’elle descend dans les creux. Ce rochet
- l'ig. 1. — .Nouvelle machine à coudre les cuirs de chapeaux.
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- SCIENCE APPLIQUEE
- lül
- produit donc une série d’embrayages et de débrayages successifs auxquels obéit l’aiguille. La mise en place du chapeau sur la machine se fait en tournant la tête T qui éloigne l’aiguille A du coussin sur lequel repose,
- Fig. a.
- Le chapeau en place pour la couture.
- bien à plat, le bord du chapeau. L’avancement du chapeau est automatique.
- Cette machine fournit, à elle seule, un travail égal à cinq ou six ouvriers ; sa production est de 45 à 60 douzaines par jour, suivant l’habileté de celui qui la conduit.
- La machine se trouve à la Compagnie Singer, 102, rue Réaumur, à Paris.
- fcp> "Jouets -ra|
- L’Inowanoff. — Intéressant jeu sportif de plein air et de salon. On joue avec des balles de caoutchouc et
- Fig. i. — L’Inowanoff : Jeu de plein air.
- une raquette. Celle-ci est en bois; elle porte sur une de ses [faces une demi-sphère de caoutchouc'dont le
- diamètre est un peu inférieur à celui de la balle de caoutchouc qui vient .s’y loger et est retenue suffisamment pour ne pas tomber. Mais un petit coup sec la détache pour la lancer en l’air et la projeter en ia rece-
- L’Inowanoff : Jeu de salon.
- vaut sur la partie plane de la raquette. L’adversaire la reçoit dans la demi-sphere élastique de sa raquette
- et la lance de nouveau. On peut jouer à plusieurs.
- Dans le salon l’ino-wanoff se joue à la main.
- Les demi-sphères réceptrices sont fixées, au nombre de 5, sur une planchette que l’on accroche au mur.
- Chacune d’elles est numérotée et la difficulté consiste, les joueurs étant placés à une certaine distance, à placer ses balles dans les sphères. Chaque joueur peut, avec cinq balles, s’attribuer le total des points.
- C’est un excellent jeu d’adresse. — Les fabricants sont MM. Jourde et Blan-chin à Roanne (Loire) et le représentant pour Paris M. Slubler, 20, rue de Nemours.
- FU
- Tableau do salon.
- *»> Divers <13
- Brosse à parquet « Sans fatigue ». — Le frottage des parquets est souvent une cause de discorde entre la maîtresse de maison et sa domestique ; beaucoup refusent de se livrer à cet exercice qui, il faut le reconnaître, est toujours fatigant et pas toujours recommandable pour une femme. M. Boucaut a pensé faire renaître la concorde dans les ménages en imaginant sa nouvelle brosse à parquet. Elle ne se fixe pas au pied, mais comporte deux manches articulés.
- _,L[un' est, pnaintenti verticalement avec la main droite qui appuie fortement dessus pour faire adhérer la brosse au parquet, tandis que l’autre sert à donner un mouvement de va-et-vient avec la main gauche. Le système est, on le voit, très simple et ne peut pas se détraquer. — La brosse est en vente chez M. A. Boucaut, 8, rue du Dahomey, Paris.
- Pavage artistique. — La monotonie du pavage des routes n’aura eu qu’un temps. Un temps assez long il est vrai, car depuis Philippe Auguste on n’a su faire autre chose, avec les pavés de grès que de diminuer leurs dimensions.
- On vient d’essayer sur le quai National, à Puteaux, un nouveau système très original qui ne sera peut-être pas plus résistant que l’ancien, mais aura du moins l’avan-
- lage d être plus agréable à l’œil. D’abord le système des petits pavée (8x io) est adopté. On les assoit sur une couche de béton de i5 cm d’épaisseur surmontée d’une couche de 3 à 4 cm de sable. Mais au lieu de les aligner à la corde perpendiculaire à l’axe de la chaussée, ils sont disposés en arc de cercle, comme s’ils devaient constituer une voûte. A la naissance de l’arc les pavés sont plus petits qu’à la clé.
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- VARIETES
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- Marrons glacés- — Le marron glacé, que de rares amateurs dégustent en tout temps, à petites doses, a, pour la majorité de ceux qui le consomment, une saison bien courte, et c’est grand dommage, car cette friandise, qui renferme environ la moitié de son poids de sucre, est un aliment très énergétique, et de digestion aisée. Mais, si pendant la dernière semaine de l’année, puis pendant la première semaine de l’année suivante, chacun absorbe des marrons glacés jusqu’à la satiété inclusivement, on s’abstient ensuite à peu près complètement pendant onze mois et demi. Il est heureux, d’ailleurs, que la consommation soit à ce point limitée; depuis que les châtaigneraies sont décimées par la maladie de l’encre, et mises en coupe réglée pour la fabrication d’extraits tanniques, les beaux fruits, destinés à la confiserie sont de plus en plus recherchés. On peut juger, d’après les chiffres suivants, de l’intérêt qu’il y a pour les propriétaires de châtaigniers à récolter de gros marrons. En 1908, le quintal de marrons à 60 au kilogramme valait 80 francs, tandis que le quintal de fruits un peu plus petits (70 au kilogramme), ne valait que 40 francs.
- Déjà, les produits de l’Ardèche (marrons de Lyon), et ceux du massif des Maures 11e suffisent plus aux besoins des confiseurs. L’industrie s’approvisionne en partie à l’étranger, sur les marchés de Turin, de Florence et surtout de Naples. Les marrons de Naples, à cause de leur grosseur, sont très appréciés, et sont principalement destinés à lkAngleterre. Une variété japonaise, les a tambus », dont l’amande est volumineuse et non cloisonnée, constituera le marron glacé idéal, le jour où il deviendra facile de l’importer.
- Avant qu’il soit possible de le livrer à la consommation, le marron confit subit des manipulations nombreuses et délicates, que la plupart des recettes, dites « pratiques », ne signalent qu’imparfaitement. C’est ce qui explique 1 insuccès fréquent des tentatives ménagères de « glaçage ».
- L’époque la plus favorable à. la préparation est celle qui suit immédiatement la récolte; mais on préfère généralement, dans l’Industrie, attendre le mois de décembre qui précède un peu le moment du plus grand usage.
- Par suite, on est obligé, les marrons ayant alors subi un commencement de germination, et ayant quelque peu noirci, de les blanchir après le premier écorçage. Ils séjournent donc un quart d’heure dans des chambres closes où se dégagent des vapeurs d’acide sulfureux. Un lavage à grande eau enlève ensuite l’excès d’acide.
- La cuisson est chose délicate, si l’on veut que le marron reste entier; elle doit durer 3 ou 4 heures, sans jamais atteindre l’ébullition. Dans l’industrie, les
- bassines servant à cet usage sont divisées en plusieurs étages par des grilles sur chacune desquelles reposent seulement quelques couches superposées de ..fruits. Une autre opération qui présente de réelles difficultés, et n’est confiée qu’à des ouvrières très habiles, consiste, après la cuisson, à enlever la mince pellicule recouvrant immédiatement l’amande. L’extraction est particulièrement minutieuse pour certaines espèces où cette membrane forme des replis pénétrant assez avant dans le fruit, Les fruits écornés ont une valeur marchande bien moindre que ceux qui restent entiers.
- La confiserie proprement dite s’effectue lentement, à l’aide d’un sirop faible, d’abord à froid, puis au bain-marie. Par évaporation, le sirop se concentre peu à peu. (Il passe de 18° Baumé au premier jour, à 33° au troisième.) Pour éviter la cristallisation consécutive du sucre, les industriels ont recours à l’artifice suivant: ils ajoutent au sirop de sucre de canne ou de betterave une petite quantité de glucose qui ne cristallise pas. L'addition de glucose permet d’augmenter la concentration du sirop sans avoir à redouter que les marrons blauchissent après le sucrage.
- La dernière opération est le glaçage; mais lorsque les marrons ont été confits dès le mois de novembre, on ne les glace pas immédiatement ; ils sont conservés jusqu’à l’époque de la consommation dans des pots de terre vernissée, recouverts d’une couche de sirop concentré qui n’est pas exposé à moisir. Le glaçage s’obtient par immersion rapide des fruits dans un sirop très épais ayant subi un commencement de caramélisation. Il faut que les marrons soient retirés du sirop à chaud, tandis que le bain est encore très fluide, pour qu’il n’y ait pas excès de glaçage ; et comme d’autre part, il faut encore éviter de les écorner, les ouvriers qui terminent la manipulation doivent faire preuve d’une grande habileté. Le séchage à l’étuve et l'emballage n’ont d’intérêt qu’au point de vue industriel.
- Les ménagères, qui veulent préparer elles-mêmes des marrons confits et glacés, échouent souvent parce que l’imprégnation par le sucre est insuffisante, ou parce qu’ensuitc la cristallisation superficielle se produit 1rès vite. La lenteur, dans la période de confiserie proprement dite, et le tour de main qui consiste à remplacer, à la fin de celle opération, le sucre de canne par du glucose pour renforcer le sirop, sont deux précautions qui suffiront souvent peut-être à améliorer les résultats.
- Avec les fruits écornés et qu’on ne veut pas offrir tels quels, ils est aisé de fabriquer de la crème de marrons, il suffit de les écraser dans du sirop jusqu’à consistance convenable, de stériliser au bain-max’ie, et de conservef' cette véritable confiture dans des vases hermétiquement clos. Francis Map.re.
- HYGIÈNE ET SANTE
- Pour guérir les engelures. — L'hiver n’est pas encore fini et les engelures des mains et des pieds chez les bébés et chez bon nombre d’adultes ont encore besoin de soins assidus. MM. Jacquet et Jourdanet ont fait connaître l’autre jour à l’Académie de médecine un traitement des engelures qui a tout au moins le mérite de l’originalité.
- Pour ces praticiens, l’engelure n’est que la traduction aux extrémités d’une série d’irritations multiples : en première ligne, le froid, cela va s’en dire, car on u’obserye pas ces lésions dans la saison estivale. Plus que le froid ce sont les alternatives brusques et répétées de chaud et de froid, un enfant rentre à la maison les mains gelées, on les lui réchauffe à la flamme du foyer. Si vous ajoutez à celte cause primordiale les irritations organiques variées tenant à des lésions de la gorge, des voies respiratoires, à des troubles digestifs, vous verrez sous ces influences multiples se dessiner les troubles
- vasculaires, stase, puis rougeur, engorgement des surfaces cutanées et enfin l’ulcération terminale qui rend l’engelure si douloureuse.
- Pour guérir ces manifestations désagréables, il faut modifier la circulation et se livrer à une véritable gymnastique élévatoire des mains; ceci dans le but d’amener la décongeslion des tissus. Pour remplir ce programme gymnastique, tous les quarts d’heure, le malade assis tranquillement dans son lit ou dans un fauteuil, tiendra le bras élevé pendant quelques minutes, puis, en même temps, il fera mouvoir les doigts avec autant de rapidité que le comporte le gonflement des tissus, en les fléchissant et les étendant alternativement. Les pieds seront de même mis en élévation forcée et on imprimera aux orteils les mêmes mouvements de flexion et d’extension.
- Sous l’influence de ce mécanisme, on voit en 2 ou 3 jours diminuer le gonflement et la teinte violacée des
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- HYGIENE ET SANTE
- doigts; peu à peu. les extrémités retrouvent leur souplesse et les tissiis reprennent leur coloration normale. De ce fait, les ulcères se cicatrisent assez vite; on peut aider à cette restauration, j’imagine, par l’application de quelques pommades astringentes. Quand il n’y a
- plus de plaies, plus d engelures ulcérées, on ajoute à cette gymnastique des doigts un massage complet du pied ou de la main qui amène en peu de temps la restauration ad integrum. C’est simple et facile à suivre, comme on dit, même en voyage. Dr A. C.
- RECETTES ET PROCEDES UTILES
- QÈ?
- Tirage des photographies de dessins en noir sur fond blanc. — Ilya plusieurs formules qui permettent d’obtenir des traits noirs sur fond blanc. En voici une qui donne de bons résultats :
- A) Eau 5oo cm3, gomme arabique. . . 5o gr.
- B) Eau 200 cm3, acide tartrique. ... 5o gr.
- C) Eau 200 cm3, acide ferrique .... 3o gr.
- On verse la solution C dans la solution B. On mélange vivement et on verse le liquide ainsi obtenu dans A. On ajoute ensuite ioo cm3 de perchlorure de fer liquide à 45° Baume. On filtre et on conserve à l’obscurité. Pour l’emploi, on étend ce liquide à l’aide d’un pinceau plat (queue de morue) sur le papier. On fait sécher devant le feu, on conserve à l'abri de la lumière et de l’humidité. Employer dans la huitaine. L’image apparaît en jaune très pâle sur fond blanc. On développe en faisant flotter le papier sur le bain suivant :
- Eau. ................................ iooo cm3
- Acide oxalique.......................... o gr. i
- Acide galliquc.......................... 3 gr.
- Les traits jaunes deviennent noirs. On lave à l’eau ordinaire et on fait sécher.
- Conservation du bois. — Le procédé le plus recommandable, dit la Revue de Chimie industrielle, est le sui-
- vant : Les bois à conserver sont d’abord soumis à uu vide de 8 à io cm de mercure, puis injectés sous pression avec une solution contenant, par litre d’eau : sulfate de fer 4> gr- ; sulfate de zinc, i gr. ; sulfate de cuivre, 2 gr. L’absorption est d’environ 270 litres d’eau par mètre cube, soit environ 2,i5o kg de sels. Après cette préparation, les madriers sont empilés et exposés à l’air pendant un mois environ. Ensuite ils reçoivent, dans le vide, et sous pression, une injection de ferrocyanure de sodium (environ 100 litres par mètre cube, à la dose de 6 à 12 grammes par litre). Cette double préparation donne naissance, dans les tissus ligneux, à des précipités insolubles de ferrocyanure de fer (caractérisé par une coloration gris bleu) de cuivre et de zinc, précipités neutres, inoffensifs et antiseptiques.
- L’injection à la créosote, rend les bois résistants aux attaques des animaux marins, tel que le taret, par exemple, et on peut toujours réussir à l’aide de la pression à faire pénétrer la créosote dans les bois, de quelque sorte soient-ils. Les bois préparés à la créosote doivent rester au moins six mois en magasin avant d’être employés, la créosote, pendant ce temps, donne aux fibres une plus grande cohésion. Il est utile cependant de faire savoir que certains bois résineux, tels que le pitchpin, par exemple, ne peuvent recevoir la créosote, même sous pression, à cause de la résine contenue dans les vaisseaux du bois.
- JStD
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boite aux lettres, la Rédaction public les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. E. G. B., à Naples. —Nous de possédons pas de renseignements sur la question, il faudrait vous adresser à des horticulteurs. En pratique, d’ailleurs, les plantes naines dont vous parlez sont le résultat de longues sélections et cultures spéciales effectuées par des spécialistes, qui vendent ensuite leurs produits ; il ne faudrait donc pas espérer, en partant d’une espèce quelconque prise à sa taille normale, pouvoir en tirer de suite des rejetons nains.
- M. P. L. Cortès, à Rio-de-Janeiro. —L’étymologie du mot Diplodocus a été donnée dans l’article dernièrement consacré à cet animal, n° 1893, du 4 septembre 1909, p. 222. Elle fait allusion à une particularité anatomique de ses vertèbres caudales, qui présentent deux saillies ou chevrons caractéristiques sur la face ventrale ; d’où le nom de Diplodocus, animal à double chevron (de diploos, double et dohos, poutrelle, chevron).
- M. A. U., cercle de l’Indépendance, à Cavaillon. — Stérilisation des fleurs : la question est assez complexe et le procédé hasardeux : vous trouverez les renseignements voulus, tels du moins qu’on a pu les obtenir, dans la note que nous avons consacrée à ce sujet dans notre n° 1820, xi avril 1908, supplément, p. i5o.
- M. Duhamel, à Ermont. — Votre idée est bonne ; vous trouverez chez les appareilleurs électriciens les douilles nécessaires au montage de vos lampes; voici les adresses de quelques maisons : R. Heller, x5, Cité
- Trévise, Paris; Ulmann, 56, boulevard Saint-Denis: Lacarrière, 16, rue de l’Entrepôt. Si votre courant est alternatif, vous pouvez aussi utiliser les petits transformateurs Blondel-Weismann, qui sont commodes et économiques.
- MM. Chavane-Brun, à Saint-Chamond. — Maisons vendant les petites inventions de l’année : Renaud : 43, boulevard de Strasbourg, Paris; Mathieu, 29, rue de Valois, Palais-Royal, Paris.
- Recettes et procédés utiles. — Voyez les 5 volumes de Recettes et procédés utiles, par Tissandier, librairie Masson, 120, boulevard Saint-Germain : 2fr,25 le volume broché. Moteur d’automobile. Vous trouverez de bons manuels sur cette question à la librairie du journal Omnia, 20, rue Duret, Paris.
- Z)r Motta Veiga Casai, à Ceia. — Montage à domicile de l’éclairage électrique. Voyez le Manuel du Monteur électricien, par Laffargue, chez Bernard Tignol, Paris, quai des Grands-Augustins.
- M. E. de la Chenelière, Vierrey (Eure). — Tôles ondulées, usines de Phades, près Monthermé (Ardennes). Le sens original du mot limousine d’après le Dictionnaire de l’Académie française est : couverture de poil à l’usage des rouliers. De là est venu sans doute pac extension le nom donné à certaines voitures.
- M. L. Gilliard, à Paris. — Le nettoyage d’estampes en couleurs tachées d’encre est très délicat : il faudrait pour indiquer la marche à suivre voir les objets mêmes, connaître les couleurs, etc., toutes choses que seul un spécialiste peut faire. Il nous semble donc que le plus simple serait de porter vos estampes à un homme de l’art.
- M, Berthon, à Lyon. — Comme bronze inoxydable nous vous signalons le bronze d’aluminium, employé pour les hélices des navires.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Distributeur automatique de timbres-poste : Lucien Fournier. — L’aviation au commencement de 1910 : L. K. — Comment se ferment les portières de wagons : G. Durand. — Les cristaux liquides : Maurice Leblanc fils. — Le travail des minerais do 1er aux excavateurs : P. Sai.lior. — Académie des sciences; séance du 17 janvier tyio : Ch. de Vileedeuil. — Vêtements métalliques pour scaphandriers : Will Darvielé.
- Supplément. — Mouvement propre d’une étoile. — Sur la nitratation du coton. — Los méthodes d’éducation. — Quelques nouveautés en télégraphie, etc. — Les résultats do la goutte do lait. — Les soc-iétés anonymes allemandes.
- La télégraphie sans (il et les ondes électriques, par J. Boulanger et G. Ferrie. 7e édition, augmentée et mise à jouravec 255 fig. Berger-Levrault. Paris. 1909.
- Le livre de Boulanger et Ferrié est aujourd’hui classique et nous en avons fait plusieurs fois l’éloge ici même. Cette nouvelle édition a tenu compte des progrès accomplis en ces dernières années par la télégraphie sans fil. Les nouveautés, du reste, vont en se raréfiant, l’ère des grandes découvertes, pour la télégraphie sans fil, est terminée; nous sommes entrés dans la période d’exploitation pratique; où l’on ne cherche plus que la mise au point parfaite des appareils. Par contre, une branche toute nouvelle de la science des ondes hertziennes a surgi, nous voulons parler de la téléphonie sans fil, qui a accompli en peu de temps de remarquables et rapides progrès. Les auteurs lui ont consacré un substantiel chapitre. Signalons aussi les pages intéressantes consacrées à la télégraphie sans fil dirigée.
- !'uniment on construit un aéroplane, par R. Desmons. Librairie des sciences aéronautiques, F. Louis Vivien, libraire-éditeur, 20, rue Saulnier, Paris.
- L’auteur aurait du dire : comment j’ai construit mon aéroplane, la précision étant nécessaire en telle matière. M. R. Desmons raconte, en effet, dans cette brochure de 28 pages, comment il est parvenu à mettre sur pied un aéroplane, en se servant de moyens de fortune. Les essais ont, paraît-il, donné toutes satisfactions à l’inventeur. Prix : 1 franc.
- Rapport sur le premier salon de Vaéronautique publié sous la direction de M. Gustave Rives, président du Comité d’organisation. Librairie des Sciences aéronautiques, 20, rue Saulnier, à Paris.
- Ce rapport comporte tout d’abord une élude sur l’œuvre du colonel Renard à laquelle fait suite une courte note sur l’Avion, puis une autre, assez brève, sur les ballons dirigeables. L’aviation a pris la plus grande place du rapport. On y passe en revue tous les appareils actuels ainsi que les modèles réduits. Vient ensuite une monographie de chaque moteur. Le rapport donne une idée d’ensemble de ce qu’est l’aviation actuellement.
- Production électrique de l'ozone et applications à l’industrie, l’hygiène, la thérapeutique, par G. Douzal. 1 vol. illustré. Béranger, éditeur. Paris, 1909.
- L’ozone tient aujourd’hui une place considérable dans l’industrie et plus encore dans l’hygiène publique. M. Douzal expose rapidement les propriétés essentielles de l’ozone. Il décrit les appareils qu’il a imaginés pour produire ce corps et l’utiliser pratiquement; appareils pour le vieillissement des vins et eaux-de-vie> pour la préparation de la vanilline, des parfums, pour la stérilisation de l’eau.
- De la recherche des antériorités aux Brevets d’invention, par G. Vander Haeghen. i brochure 60 pages. Imprimerie Liégeoise. IL Poncelet, 52, rue des Clarisses, Liège, 1909.
- La recherche des antériorités est une question capitale qui se pose pour tout inventeur au moment où il croit avoir mis une création définitivement au point. Malheureusement, ainsi que le montre M. Van der Haeghen, cette recherche, pour donner la certitude absolue, devrait porter sur tous les brevets déposés dans le monde; et dans l’état actuel de l’organisation des brevets, c’est chose impossible. M. Van der Haeghen passe en revue la situation des brevets, dans les divers pays et indique comme moyen de recherches d’antériorités relativement sur, le dépôL d’une demande de brevet en Allemagne ou aux États-Unis, pays où se pratique l’examen préalable. L’Angleterre pratique également : mais la recherche des antériorités ne porte que sur les brevets anglais déjà existants. La brochure de M. Vander Haeghen contient en outre d’utiles conseils que les inventeurs pourront méditer avec fruit.
- La mardi, le fondateur du transformisme : sa vie, son œuvre, par Marcel Landrieu. Paris. Société zoologique de France, 28, rue Serpente, 1909. 1 vol in-8°, 478 p. Prix : 10 francs.
- On ne saurait trop louer l’admirable volume, fruit de plusieurs années de travail, que M. Landrieu vient de consacrer à la vie et à l’œuvre de l’immortel naturaliste français. D’abord il vient tout à fait à son heure, lorsque la cause de Lamarck étant définitivement gagnée devant le grand public, celui-ci désire enfin des renseignements précis sur le savant. D’autre part, même en comptant le travail très méritoire, mais incomplet et prématuré, que l’Américain Packard avait publié en 1901, le livre de M. Landrieu est jusqu’ici le premier ouvrage qui nous apporte ces renseignements d’une façon authentique et suffisamment abondante : il constitue ainsi le meilleur prodrome qu’on puisse rêver à la prochaine édition nationale des œuvres de Lamarck. Il a divisé son livre en trois parties : biographie, œuvre scientifique, œuvre philosophique. On ne saurait dire laquelle est la plus intéressante des trois : dans la première est retracée la carrière et la vie du naturaliste, si pénibles et si douloureuses souvent qu’elles prennent une sorte d’allure mythique, comme si à ces moments-là Lamarck n’apparaissait plus que comme le type du penseur trop élevé et forcément méconnu. La partie consacrée à l’œuvre scientifique propre est plus ingrate. Il faut cependant absolument la lire si l’on veut bien comprendre la valeur de ce que nous a laissé Lamarck : ce qu’il a accompli en botanique et en zoologie, ce qu’il a tenté et deviné en géologie et en paléontologie, ainsi qu’en météorologie, les lourdes erreurs où il s’est obstiné, contre Lavoisier, en chimie et en physique, tout cela entre dans les causes formatrices qui devaient donner à la philosophie naturelle de Lamarck sa marque particulière. M. Landrieti montre admirablement — et, comme dans tout son livre, à grand renfort de textes originaux — ce que fut cette philosophie : il la suit depuis sa naissance jusqu’à son épanouissement dans l’œuvre du savant, il en note la destinée ultérieure, la portée et l’influence. Ajoutons qu’un appareil critique très complet, notamment une très bonne bibliographie, ajoute encore à la valeur de cet excellent travail, qui était vraiment indispensable.
- Les flottes de combat en 1910, par le commandant de Balincourt. Allemagne, Angleterre, République Argentine, Autriche, Brésil, Bulgarie, Chili, Chiné, Colombie, Danemark, Espagne, Etats-Unis, France,. Grèce, Hollande, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Portugal, Roumanie, Russie, Siam, Suède, Turquie, 9* édit., avec 372 figures schématiques de bâtiments.
- 1 vol. in-16 oblong de 774 pages. Prix : 5 francs.
- Ce petit volume renferme des renseignements précieux sur tous les navires de toutes les marines. Tenu parfaitement à jour, il constitue un manuel d’identification de tous les bâtiments de guerre du. monde.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Le diamidophénol acide en photographie, par G. Under-bf.rg. Une brochure de la Bibliothèque de la Photo-Revue. Paris. Charles Mendel, éditeur. Prix : 60 centimes.
- L’Arbre dans le paysage, par J. Carteron. Une brochure de la Bibliothèque de la Photo-Revue. Paris. Charles Mendel, éditeur. Prix : 60 centimes.
- Les synthèses dans le groupe de l’indigo, par En. Pozzi-Escot. Collection : les actualités scientifiques et biologiques. Paris. 1909. Librairie J. Rousset, 1, rue Casimir-Delavigne, 1 vol. in-i8, 108 pages. Prix : irr,5o.
- La théorie des ions et ses applications, par Em. Pozzi-Escot. Collection : les actualités scientifiques et biologiques. Paris. 1909. Librairie J Rousset, 1, rue Casimir-Delavigne. 1 vol. gr. in-18 jésus, 94 pages. Prix : ifr,5o.
- En douce France, par Henri Roland, i vol. in-iG, 272 p., 53 grav. Paris, Hachette et Cio, 1910. Prix : 4 francs.
- En Bourgogne, Morvan, Corse, Savoie, dans les Cévennes et sür la Côte d’Azur le regretté auteur, qui fut un des plus enthousiastes amis des beautés pittoresques de notre pays et un de leurs meilleurs descripteurs, nous continue l’agréable série de ses zigzags en France.
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN TUERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 17 janv. 1910. 5°,0 S. \Y. 2. Très nuageux. 4,4 Pluie de 0 h. 40 à 3 h. 50 et du 16 h. 10 à 16 h. 30; nuag.; liai. 1.
- Mardi 18 9°,2 \Y. 4. Couvert. 16,3 Couvert; pluie la moitié du Icmps.
- Mercredi 19 6°,9 S. S. W. 2. Pluie. 13,6 Pluie presque toute la journée.
- J eudi 20 o°.0 S. W. 2. Couvert. 0.2 Couvert; un peu de pluie à 19 h. 50.
- Vendredi 21 1°,1 4V. N. W. 2. Beau. 9 Gel. bl.; brouill. jusq. 10 h.; tr. peu nung.; un coup de tonnerre.
- Samedi 22.. .... . — 3°,1 N. 1. Beau. 0,0 Gel. bl.; givre; grains de neige de 11 h. 10 à 11 h. 35; peu nuag.
- Dimanche 23 — 0°.8 W. N. W. 2. Très nuageux. 10.3 Gel. bl.; neige de 10 h. à 18 h.; pluie jut-qu'à 21 h.
- JANVIER 1910. — SEMAINE DU LUNDI 17 AU DIMANCHE 23 JANVIER 1910.
- LM courbe supérieure, indique la nébulosité de 0 A 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent .* courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené A 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l'abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- Du 17 au a3 janvier 1910. — Le 17. Extension vers l’E. et le S. de la dépression islandaise : îles Feroé, 718; pression très élevée entre le Portugal et les Açores : Horta, 782; Lisbonne, 779. Pluies sur l'Ô. et le Centre, neiges sur le N.; en France ; Cherbourg, 13 ; Brest, g; Calais, 7; Nantes, 4; Paris, 3; Biarritz et Limoges, 2. Température du matin : Hapàranda, —ii°; Paris, 5; Perpignan, 11; Puy de Dôme, .— 2; moyenne à Paris : 4°,9 (normale : 20). — Le 18. Situation analogue, avec centre de dépression sur la Scandinavie et la Baltique. Pluies abondantes, et générales. Temp. du matin : Bodoe, — io°; Paris, 5 ; Bordeaux, 11; Puy de Dôme, — 2; moyenne à Paris : 4° (normale : 20). — Le 19. Dépression profonde sur la Baltique ;, baisse générale. Pluies sur l’O. et le Centre, très abondantes en France. Temp. du matin : Hàparanda, —io°; Paris, 5; Perpignan, 12; Puy de Dôme, -—3; moyenne à Paris : 7°,6 (normale’ : 2°,i). — Le 20. Pression basse sur toute l’Europe ; ÎÇiéf, 736, Horta, 765; Seydisfjord, 769. Pluies suinîÏ’O. èt lë Centre ; en France : Le Havre, 45; Belfort, f\"z\ Bes&hçon, 3g; Ghâteaudun, 3i; Nantés, 14: Paris, 12. Temp. du matin : Bodoe, —io°; Paris, 5: Bordeaux, 11 ; Püy de Dôme, — 4 ; moyenne à Paris : 5°,2 (normale : 2°,i). — Le 21. Vaste zone de basse
- pression sur presque tout le continent : Moscou, 737 ; Carlstadt, 749 ; Irlande, 761. Pluies sur l’O. et le Centre; en France : Belfort, 19; Limoges, 14 î Nantes, 10; Bordeaux, 8; Brest, 3; Lyon, 2. Temp. du matin : Uleaborg, — i5°; Paris, 1 ; Livourne, 14; Puy de Dôme,
- — 6; moyenne à Paris, i°,4 (normale : 2°,i). — Le 22. Hausse de pression sur les Iles-Britanniques et lè N. de la France : Irlande, 768; Ecosse, 764; dépression sur l’Italie |Livourne, 743), le Danemark et le N. de la Russie : Arkangel, 747. Pluies et neiges sur toute la France : Pic du Midi, 3o ; mont Aigoual, 12 ; Belfort, 4; Bordeaux, 9; Biarritz, 8; Lyon, 3; inondations abondantes et désastreuses. Temp. du matin : Kuopio,
- — 2i°; Paris, —3; Alger, 10; Puy de Dôme. — 8 ; moyenne à Paris : o°5 (normale : 2°,2). — Le 23, Continuation de la hausse : Biarritz, 771; dépression sur l’Italie et les Balkans : Lésina, 74^. Chutes de neige et de pluie sür le Centre et 10; en France : Toulouse, 14 ; Perpignan, i3; Belfort, 3; Clermont-Ferrand, 2: Charleville, 1. Temp. du matin : Kuopio, —26; Paris,
- — 1 ; Alger, 11 ; Puy de Dôme, —9; moyenne à Paris : o°,8 (normale : 2°,2). — Phases de la Lune : Premier Quartier le 18, à 10 h. 29 m. du matin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne a La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal \ 120, Boulevard Saint-Germain, Parie (VJ*}
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l'indication d’origine.
- N° 1915 — 5 FÉVRIER 1910
- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- Les inondations. — La répercussion sur les services publics. — La crue de la Seine, commencée le 20 janvier, s’est prolongée jusqu’au 29 janvier, semant dans Paris et sa banlieue d’épouvantables ravages. Dans la nuit du 28 au 29 janvier, la Seine a commencé à décroître; mais la baisse des eaux se fait fort lentement : de o,3o m. à o,35 m. par jour, la plupart des localités atteintes par l’inondation sont aujourd’hui ier février encore [plongées sous l’eau; des milliers de personnes restent sans abri et l’on évalue à plus de 200000 le nombre des sinistrés.
- Dans Paris, comme on le verra par les photographies qui illustrent notre numéro, de vastes quartiers sont entièrement submergés ; en outre la plupart des services publics sont gravement atteints, et il en est résulté une perturbation profonde dans le fonctionnement de cet organisme complexe qu’est une cité de 3 millions d’habitants.
- Voici, d’après les renseignements qui nous ont été communiqués par le Ministère des Travaux Publics, l’état des grands services au moment du maximum de la crue.
- Les lignes du P.-L.-M. sont complètement coupées depuis le 27 janvier; les lignes d’Orléans, arrêtées d’abord à la gare d’Austerlitz par l’invasion de la ligne souterraine du quai d’Orsay à Austerlitz, sont coupées depuis le 27 janvier et le terminus des lignes reporté à la gare de Denfert sur la ligne de Sceaux.
- Les services postaux ont pu fonctionner régulièrement pendant toute la crue. Les correspondances de Paris, à destination des lignes d’Orléans ou de Lyon, ont été acheminées par des détours sur l’Est ou sur l’Etat. Les distributions de lettres dans les quartiers inondés se sont faites par des moyens souvent pittoresques; on a mobilisé des voitures, des tapissières et la plupart des lettres ont pu arriver à destination.
- Par contre, un grand nombre de lignes télégraphiques sont coupées. Le téléphone a également beaucoup souffert. Les canalisations téléphoniques situées dans les égouts ont dans les quartiers bas éprouvé de très graves dégâts : 14251 abonnés sont privés de l’usage du téléphone. Il est à noter que les plus atteints sont ceux qui dépendent du bureau de Gutenberg déjà si éprouvés par l’incendie de septembre 1908.
- Le service des eaux dans Paris a fonctionné normalement; seules les eaux industrielles (eau de Seine) ne sont plus distribuées à cause de la submersion des usines élévatoires. -
- Pour les égouts, il n’y a pas eu (contrairement à ce qu’on a publié) de rupture d’égouts importants, mais il y a eu de nombreuses ruptures de branchements particuliers, en général en poteries et à joints peu solides. Aux environs de la gare Saint-Lazare, où de graves dégâts ont été provoqués par l’afflux des eaux issues des galeries en construction du chemin de fer souterrain Nord-Sud, le niveau d’eau dans les égouts est toujours resté de i,5o m. inférieur à celui de la Seine.
- Les canalisations de gaz ont peu souffert; par contre, l’éclairage électrique, dans les derniers jours de la crue, a fait défaut sur une partie de la rive gauche, et dans certains quartiers bas de la rive droite. Grâce à la nouvelle organisation de la distribution électrique dans Paris, toutes les sous-stations sont reliées à deux usines génératrices, dont l’une, lusine de la Société d’Elec-tricité de Paris, est restée intacte, tous ceux de ces postes qui ne sont pas submergés continuent à distribuer le courant malgré l’arrêt de la plupart des usines des secteurs.
- Les transports en commun ont été complètement désorganisés; la presque totalité des tramways électriques est arrêtée ; le Métropolitain a 3 lignes inondées et paralysées pour plusieurs semaines.
- Dans la banlieue, les ravages sont bien plus graves encore; tous les services d’eau, de gaz, d’électricité, de télégraphie et de téléphonie sont complètement arrêtés ainsi que la plupart des tramways.
- Deux de nos figures donnent une idée des graves dégâts dont a souffert notre grand établissement scientifique du Muséum d’histoire naturelle.
- Les comètes attendues en 1910. — Cette année s’annonce comme particulièrement riche en comètes. Nous indiquions récemment que trois comètes (Win-necke, Daniel, Halley) étaient visibles. Aujourd’hui, il faut y joindre la brillante comète Drake apparue d’une façon si inopinée dans les feux de l’aurore à Joannes-burg et dont nous avons parlé au numéro 1914* En outre, 7 comètes périodiques sont attendues en 1910. Elles ne seront pas toutes observables sans doute, en raison de leur situation sur le ciel par rapport au Soleil lors de leur passage au périhélie. Voici la liste succincte de ces astres : i° La comète Giacobini, 1896 V. On croyait tout d’abord qu’elle passerait au périhélie vers le milieu de février prochain, mais de nouveaux calculs ont montré, en réalité, qu’elle est passée plus tôt au voisinage du Soleil, en décembre 1909. Elle n’a pu être jusqu’ici retrouvée et comme sa position est assez défavorable, il pourrait bien arriver que son retour actuel ne soit pas observé. — 20 La comète Swift, i8g5 II, n a pas été vue à son retour de 1902 et, à moins que son orbite n’ait été considérablement modifiée, les conditions d’observations seront encore bien moins favorables pour sa découverte cette année. Elle sera au périhélie vers la fin de janvier, mais sera alors presque juste derrière le Soleil. — 3° La seconde comète périodique de Tempe! doit passer au périhélie vers le 21 février, sous réserve que son orbite n’ait pas été considérablement modifiée depuis 1904, époque de la dernière observation. Ce passage actuel sera également très défavorable, la comèle se trouvant, comme la précédente, presque derrière le Soleil au moment de son plus faible rapprochement de celui-ci. — 4° La comète de d’Arrest a été vue,pour la dernière fois en 1897, le retour de 1904 s’étant produit
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- INFORMATIONS
- en de mauvaises conditions. Cette année, si son orbite n’a pas été modifiée, elle passera au périhélie vers le mois d’octobre. Sa position sera très favorable et il est probable qu’on la découvrira pendant l’été. — 5° La comète Spitaler, 1890 YII, n’a pas été vue à ses retours de 1897 et de 1903 en raison des mauvaises conditions d’observation. Le Dr E. Hopfer, de Trieste, vient de montrer (Astronomische Nachrichten, n° 4I71) que son orbite a été fortement modifiée par les perlurbations de Jupiter de 1890 à 1903. La période résultante est de 6,82 ans au lieu de 6,4a ans et le passage au périhélie s’effectuera en octobre 1910 dans des conditions favorables à sa redécouverte. — 6° De même, la comète périodique de Faye est attendue dans la dernière partie d’octobre en des circonstances d’observation excellentes. — 70 Enfin la comète Brooks, 1889 Y, doit passer au périhélie vers le milieu de >911, mais il est à présumer qu’elle sera vue dès l’été de 1910.
- Les aérostiers militaires français. — Le service militaire aérostatique était assuré jusqu’ici en France par un bataillon d’aérostiers. L’importance des progrès de l’art aéronautique en ces derniers mois, les engins nouveaux dont notre armée est ou va être dotée, exigeaient l’augmentation des effectifs du corps d’aérostiers. Un décret du 24 décembre 1909 adjoint deux nouvelles compagnies à celles qui assuraient jusqu’ici le service de notre flotte aérienne.
- Hydrogène pour ballons. — Par une omission que nous nous empressons de réparer, nous avons, dans notre dernier numéro, négligé de signaler une des deux usines fabriquant en France électrolytiquement la soude caustique et le chlore. Cette usine est la Volta, à Saint-Marcel, Savoie. Exploitant un procédé français, elle possède i3 5oo chevaux de force hydro-électrique et fonctionne avec succès depuis 1901. Nous serons heureux de toute communication nous permettant de compléter encore nos renseignements relatifs à cette question qui présente actuellement un intérêt national.
- Production d’or dans le monde en 1909. — On
- possède, dès maintenant, les chiffres approximatifs de la production aurifère dans le monde en 1969. Cette production a dépassé le chiffre formidable de 23oo millions de francs, dont plus d’un tiers maintenant est fourni par la seule Afrique du Sud. C’est au Transvaal que s’est produite la plus forte augmentation de 3o millions. Le Canada, les Etats-Unis et le Mexique ont augmenté chacun d’environ 6 à 10 millions tandis que l’Australie baissait d’autant. L’accroissement en Russie
- a atteint une quinzaine de mi liions. Yoici d’ailleurs
- chiffres avec la comparaison par rapport à 1008
- millions de francs) : 1909 Comparaison
- — avec 1908.
- Transvaal ..... 765 + 3o,5
- Rhodésie 64 + i,6
- Ouest-Afrique .... 2 3 - 5,7
- Total de VAfrique 852 + 26,4
- Canada 53,7 + 6
- Etats-Unis. ... 490,5 + 9-7
- Australie 363 — 7
- Mexique i3o + 7.5
- Indes 52,5 + 0,7
- Russie 171 + 16
- Chine, Japon et Corée 55 + 2
- Autres pays i37,5 + 9-2
- Total 2 3o5,2 70,5
- Nouveau procédé de fabrication de l’acide sulfurique. — Dû à M. Kuhne, ce procédé que signale la Revue de chimie industrielle est basé sur l’emploi des radiations ultra-violettes produites par les lampes à vapeur de mercure. Dans une tour en plomb, à l’intérieur de laquelle on envoie de fins jets d’eau, on fait arriver un mélange d’air et d’acide sulfureux ; sous l’influence des rayons ultra-violets des lampes placées dans la tour, la solution d’acide sulfureux se transforme intégralement en solution d’acide sulfurique. Plusieurs tours sont réunies les unes aux autres. On peut augmenter la concentration de la solution sulfurique obtenue en remplaçant l'eau pulvérisée par la première solution acide obtenue. On fait arriver à nouveau de l’eau quand il y a de l’acide sulfureux dans les gaz sortant de la dernière tour.
- Emploi du grisou pour la production de la force motrice. — On vient d’imaginer une installation ingénieuse dans la mine de Frankenholz, près de Mittelbe-seback (Bavière rhénane), pour l’utilisation du grisou. Avant d’attaquer une couche de charbon située à une profondeur de 5oo m., on jugea prudent de procéder à un forage préalable afin de se rendre compte des dégagements possibles du grisou. Celui-ci était en telle abondance qu’on créa une conduite de i5oo m. pour l’évacuer à la surface. Comme en juin 1908 la pression du gaz était encore de 12 atmosphères, on chercha un moyen pratique de l’utiliser, et l’on décida de l’employer au chauffage des chaudières qui alimentent les machines à vapeur de la mine. Une installation spéciale fut aménagée en conséquence.
- Le jour de l’an chez les Parsis. — Les Parsis des Iudes forment une communauté plus importante par son influence politique et sociale et par sa richesse (acquise dans le commerce) que par son nombre, puisqu’elle ne compte guère que cent mille âmes, une infime minorité en face des 400 millions d’habitants que compte la péninsule. Cette influence ils la doivent surtout à leur esprit de solidarité, et à l’inébranlable fidélité que ces disciples de Zoroastre ont gardée aux coutumes ancestrales, malgré les vicissitudes de l’exil. Le Nouvel-An est leur grande fête : ils l’appellent Noroz, terme antique qui signifierait la « marée du printemps ». Zoroastre avait prescrit que dix journées fussent réservées à la fin de chaque année, dont cinq étaient consacrées à la méditation, à l’examen de conscience, tandis que les cinq autres étaient marqués par des fêtes familiales. Depuis leur dispersion, c’est-à-dire depuis 1279 années, les Parsis ont simplifié cette solennité en ne conservant que la nuit et la journée de leur Nouvel-An. Ils appellent la première Pateti. c’est-à-dire la « Nuit du Repentir ». Dans chaque famille, on prépare longtemps à l’avance la plus belle pièce de la maison, que l’on orne de fruits et de fleurs. La nuit venue, on illumine cette salle et l’on y brûle de l’encens, de l’écorce d’agave, et d’autres produits odoriférants. Les membres de la famille s’y réunissent pour psalmodier pendant plusieurs heures des chants sacrés à la mémoire des défunts, en s’interrompant pour s’incliner devant les tables chargées de fruits, de vins, de lait, de mets sucrés et de pâtisseries spécialement préparées, et pour procéder à de fréquentes ablutions. Puis, on change complètemsnt de linges et de vêtements. La période de la prière est terminée, et c’est l’heure du plaisir qui sonne. Les uns organisent chez eux un concert de musique instrumentale et vocale; les autres ont des danses et jeux d’enfants. Comme les Parsis forment partout des colonies compactes, les amis se rendent des visites, de maison à maison, et font échange de présents. Mais les plus pieux se sont réunis dès minuit dans FAtash-Beheram pour y continuer leurs prières autour du feu sacré, jusqu’à la pointe du jour, afin d’être les premiers à saluer la nouvelle année en agitant une clochette consacrée. D’autres coutumes antiques, rapportées de l’Iran par les Parsis fugitifs, marquent le Noroz. Ainsi, au dernier Nouvel-An, plus de i5oo Parsis s’étaient réunis la nuit dans leur temple de Bombay pour entendre les chants épiques et religieux d’un barde, d’un khiali, qui improvisait ses poésies en s’accompagnant d’un duf, ou tambourin. Il chanta et déclama pendant six heures d’horloge, soit de 9 heures du soir à 3 heures du matin. C’est à cette journée du Noroz qu’est réservée l’antique coutume appelée hamazor, terme qui équivaut à l’expression : l’union fait la force. En se rencontrant, les Parsis s’étreignent mutuellement les deux mains, et prononcent la formule sacrée : « Que tout soit pur entre nous ! Qu’une longue vie et un bonheur parfait soient notre lot ! »
- Le Capo-Tafonato (Montagne trouée) (Corse). — Cette cime (2343-2372 m.), entre le col de Vergio, et le Monte-Cinto, entre Corte et Calvi, est depuis longtemps célèbre à cause du grand trou naturel de 3o m. de long, 12 m. de hauteur et 10 m. d’épaisseur qui le perfore à 120 m. au-dessous du sommet (on lui a attribué jusqu’à ces derniers temps i5o m. de diamètre). Au mois d’août 1908 la montagne a été pour la première fois gravie par des alpinistes italiens pour la pointe du Sud, et par les Anglais pour la pointe du Nord. Une ascension plus ancienne a peut-être eu lieu, (Alpine Journal, mai et novembre 1909).
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- Freinage par le moteur. — Le principe de ce système de freinage réside dans l’augmentation, dans de notables proportions, du travail absorbé par le moteur.
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- Dépression (i) Négatif
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- Echappement Aspiration Oetente Compressa
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- Fig. i. — Positions des soupapes d’échappement et des pistons à un même moment donné. — I, au moment du freinage ; II, Positions des pistons dans les deux cas (la communication est établie avec l’échappement à la fin de sa course); III, position des soupapes d’échappement pendant la marche normale du moteur.
- Ce freinage est déjà réalisé en pratique, et tous les automobilistes connaissent l’action de freinage obtenue par le moteur, par l’étranglement des gaz au carburateur ou par la suppression de l’allumage. Cet effort,
- bien que très réel peut être rendu bien supérieur en amplifiant à volonté les résistances passives du moteur, en créant ainsi un frein élastique excellent, inusable et indéréglable qui transforme en chaleur le travail résistant et cela sans avoir à craindre l’effet de cette chaleur à chaque instant absorbée par le radiateur et l’eau de circulation qui le traverse.
- En vue d’augmenter l’effort de freinage par le moteur et de soulager ainsi les freins mécaniques dans les longues descentes, lorsque l’on voyage en montagne, par exemple, les établissements Panhard et Levassor ont imaginé un nouveau dispositif qui consiste à munir les cames d échappement de deux nouvelles proéminences A et B (fig. ï) qui peuvent être amenées, par simple déplacement longitudinal de l’arbre sous le galet de commande des soupapes, le calage de l’arbre par rapport au vilebrequin n’étant pas modifié. Pour freiner, la communication au carburateur est complètement fermée à la manette; l’arbre des cames d’échappement est déplacé par simple appui du pied sur une pédale spéciale et les cames additionnelles passent alors sous le galet.
- Pendant la période d’aspiration la communication au carburateur étant fermée, un vide partiel s’établit au-dessus du piston et crée une première résistance par suite de la différence de pression sur les deux faces du fond du piston, la face inférieure étant soumise à la pression atmosphérique. Lorsque le piston est à fin de course la came additionnelle A soulève la soupape d’échappement pendant le passage du point mort et le
- Fig. 2. — Détails de la came. — À et II, cames supplémentaires. Le galet monte sur la rampe C et roule ensuite sur les cames A et B.
- cylindre se remplit de gaz inerte. Au second temps, la soupape d’aspiration étant fermée, le piston doit vaincre la compression des gaz inertes précédemment introduits ; une deuxième résistance entre donc en action. En fin de course de compression la deuxième came additionnelle B soulève la soupape d’échappement pour permettre le départ des gaz comprimés et la referme au moment où le piston redescend pour effectuer son troisième temps (détente). Le carburateur étant toujours fermé un nouveau vide partiel s’établit comme au premier temps èt oppose une troisième résistance au mouvement du piston. A fin de course la soupape d’échappement s’ouvre normalement par la came ordinaire et les gaz de l’échappement viennent combler le vide produit au-dessus du piston.
- Celui-ci n’est donc, au quatrième temps, sollicité par aucune force pour remonter et chasser les gaz qui viennent rentrer dans le cylindre.
- On voit que la succession de ces phénomènes produit un réel effort de freinage puisque sur les quatre temps du cycle, trois sont utilisés dans ce but : deux par la dépression créée dans le cylindre et un par la compression.
- On a remarqué que le travail résistant d’un moteur fonctionnant dans les conditions .de freinage telles que nous venons de les indiquer est supérieur à 5o pour ioo du travail du même moteur marchant à pleine puissance.
- Le freinage est commandé par une pédale au pied, sans débrayage ; dès que le pied quitte la pédale l’arbre à cames reprend sa position normale au moyen d’un ressort qui maintient la pédale de commande levée et
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- l’arbre de ces cames dans la position normale ; les cames additionnelles n’ont plus aucune action sur les soupapes.
- Il importe de remarquer que ce frein ne doit pas être considéré comme un frein d’arrêt; c’est un frein de ralentissement. Son action très progressive ne fatigue pas le mécanisme pas plus que les bandages des roues. 11 est tout indiqué dans les longues descentes des pays montagneux, dans les ralentissements imposés par l’approche d’un virage par exemple. Il est d’autant plus énergique que la vitesse de rotation du moteur est plus grande ; on freine beaucoup plus énergiquement une voiture lancée à une vitesse donnée lorsque les engrenages en prise donnent la première vitesse que lorsque la prise directe est en action.
- Ou sera donc conduit, dans une descente rapide, à prendre une vitesse d’autant plus faible que la pente est plus rapide; l’expérience a prouvé que l’on est amené, pour descendre une pente, sans accélération dangereuse, à prendre la même vitesse que celle qu’eût exigé la montée.
- Jouets
- Le Geogro. — C’est un foot-ball sur table dans lequel la marche des joueurs est représentée par les mouvements des équipiers sur les cases et les coups de balle par la chance des dés. Il se compose d’une tablette divisée en un grand nombre de cases, de 22 ligures ou équipiers (11 dans chaque camp) et d’une petite planchette qui représente la balle. On joue à deux personnes ; mais si plusieurs personnes veulent y prendre part on désigne au préalable les équipiers destinés à chacun des joueurs. La partie est gagnée lorsque l’un des
- joueurs a réussi à faire passer la balle par la porte du camp adverse.
- On dispose les équipiers comme dans la réalité : les coureurs derrière la ligne pointillée, quelques équipiers derrière et un gardien devant le but. Le jeu commence à partir du milieu du camp, à la place marquée par un rectangle. C’est sur cette place que l’on pose la petite planchette faisant fonction de balle : le joueur qui doit commencer pose un équipier sur cette planchette et peut faire avancer les autres à la même hauteur. Il jette ensuite les dés et fait avancer la balle en ligne droite d’autant de cases qu’il a obtenu de points. Le rôle de l’adversaire consiste à entraver la marche d’après certaines règles dans le détail desquelles nous ne pouvons entrer, et qui sont définies dans une notice spéciale.
- Ce jeu de salon est fort intéressant et réserve beaucoup de surprises aux joueurs. — Il est en vente chez M. Albert Aivas, 41» rue Meslay, à Paris.
- La Manche en aéroplane. — Cela devait arriver! La Manche, les côtes française et anglaise, sont en carton et figurent tant bien que mal, plutôt mal que bien, les vagues, sur lesquelles dansent des bateaux et les falaises. L’aéroplane, ou plutôt les aéroplanes, car ils sont quatre, sont de jolis petits biplans n’ayant aucune prétention conquérante, ils parcourent l’espace sur des fils tendus entre les deux falaises. Il y a ainsi quatre doubles fils — aller et retour — passés sur des poulies qui les actionnent. Deux poulies opposées reçoivent le même fil sans fin et l’une d’elles est pourvue d’une petite manivelle. On accroche l’aéroplane sur l’un des fils et on tourne la manivelle. Chaque joueur en fait autant et le premier aéroplane qui arrive est le gagnant.
- Cependant il ne faut pas non plus chercher à aller trop vite sans quoi l’aéroplane subit des secousses et finit
- par tomber dans la mer, ce qui est désavantageux pour le joueur. — L’inventeur est M. Blin, i3o, rue Amelot, Paris.
- *> Divers <«*
- Sparteries artificielles. — Après les soies artificielles dont on connaît les nombreuses applications, les laines « Renaissance » fabriquées par déchiquetage de vieux chiffons ; l’on a créé de nouvelles fibres textiles succédanées des diverses matières premières de la spar-terie : sparte, sisal, coco et alfa. Les fils de « sparte artificiel » sont constitués par une bande de papier sans fin, analogue à celles des « serpentins » et des enregistreurs de récepteurs Morse; on l’obtient de la même façon par découpage mécanique d’un cylindre de papier. La bande, plus ou moins épaisse et large selon la finesse du fil à fabriquer est ensuite à la fois chiffonnée, plissée et tordue sur elle-même ; on obtient ainsi des fibres d’apparence beaucoup plus régulière que celle des textiles naturels toujours un peu grossiers employés en sparterie. L’aspect est tel (fig. 2) qu’il est impossible de soupçonner à première vue l’origine des fils ; on ne peut s’en rendre compte qu’en détordant un brin isolé du tissu; on reconstitue ainsi le ruban de papier primitif c. Le sparte artificiel, d’invention allemande, est fabriqué également en France et en Angleterre par des concessionnaires des brevets ; on le fait en toutes sortes de teintes obtenues par coloration de la pâte à papier ou immersion des Bandes dans un bain de teinture. Les fils de papier se tissent d’autant mieux que très
- Fig. 2. — Fils simples (é) et retors [d) de sparte artificiel. (J)es brins (e) ont été détordus pour montrer la bande de papier primitive).
- souples, de grosseur régulière et de longueur illimitée (fig. 1). Par contre, la résistance du frottement est faible, ce qui exclue l’emploi pour la confection des tapis. Les sparteries artificielles perdent toute solidité au mouillage, aussi ne les utilise-t-on guère que pour les objets de fantaisie : coffrets, sachets, boîtes à gants, etc. On peut d’ailleurs remarquer à ce sujet que les soies artificielles d’autrefois étaient de solidité bien inférieure à celle des soies fabriquées maintenant ; il est probable que l’on perfectionnera de même la fabrication des nouveaux fils; il suffirait d’apprêts convenables (imperméables, durs, etc.), pour en augmenter la solidité.
- Fig. r. — Tissu de sparte artificiel.
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- RÉSUMÉ MÉTÉOROLOGIQUE
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- Observations faites à l’Observatoire du Parc-Saint-Alaur, pendant 1 année 1909, par Al. Ch.
- Dufour.
- La pression barométrique moyenne de l’année 1909 diffère peu de la normale, mais les écarts des moyennes de chaque mois aux normales correspondantes sont très variables. La pression moyenne de décembre et surtout celle de mars sont très basses. Cette dernière est inférieure de 9mm,5 à la moyenne de 35 ans et de 9ram,i à la normale (1851-1900). La moyenne de la pression pour mars 1909 est de 747mm>4; c’est la moyenne la plus faible que l’on trouve non seulement dans les observations de Saint-Maur mais encore dans la série des observations de Paris en prenant comme origine l’année 1757.
- La moyenne annuelle de la température est inférieure de o°,6 à la normale. Huit mois présentent des températures moyennes inférieures aux normales correspondantes. Juin et juillet sont très froids : pendant ces deux mois le thermomètre n’a pas une seule fois atteint 3o° alors qu’on avait noté un maximum de 3o°,a le
- 23 mai. Le mois d’octobre se range presque parmi les mois très chauds.
- Le total de la pluie est très élevé, 666"'"’ au lieu de 575mra (hauteur moyenne) bien que le nombre de jours de pluie, i65, soit sensiblement égal au nombre moyen 161. Deux mois fournissent des hauteurs notablement inférieures à la normale, novembre et surtout février qui fut sec; mais quatre mois sont très pluvieux : mars, juillet, octobre et décembre. Le rapport des hauteurs de pluie recueillie pendant chacun de ces quatre mois aux normales correspondantes sont les suivants : mars, i,56; juillet, 1,70; octobre, 1,77; décembre, 1,60. Au point de vue de la nébulosité, l’année 1909 présente cette particularité qu elle renferme à la fois un des mois de mars les plus couverts et le mois de mai le plus clair que l’on ait rencontrés depuis 1874- La nébulosité de mars 1909 n’a été qu’à peine dépassée en mars 1888; celle du mois de mai, 3,i est sans précédent depuis l’origine de la série des observations du Parc Saint-Maur.
- Pression barométrique (ait. 5ora,3). — Moyenne des
- 24 heures : 757’nm,21; minimum absolu, 73im"\o le 4 décembre; maximum absolu, 776mm,9 le ior janvier.
- Température. — Sous l’abri. —Moyennes : des minima, 5°,06; des maxima, i4°,32; des minima et des maxima, 90,69; des 24 heures, 9°,47- Minimum absolu, —8°,4 le 29. janvier; maximum absolu, 3i°,6 le 8 août. — Sur le sol gazonné. — Moyennes : des minima, a0,17; des maxima, 270,82; de l’année, i5°,oo. Minimum absolu,
- — i4°,o les 27 et 29 janvier; maximum absolu, 55°,o le i3 mai. Le thermomètre sur le sol est descendu au-dessous de o° à 140 dates différentes dont 26 en janvier, i5 en février, 18 en mars, 12 en avril, 11 en mai, 3 en octobre, 22 en novembre, 23 en décembre. Amplitudes diurnes. — Moyennes annuelles : sous l’abri, 90,26; sur le sol, 25°,65. Moyennes mensuelles : la plus faible, sous l’abri, 6°,3 en décembre; sur le sol, ii°,89 en décembre; la plus élevée, sous l’abri, i3°,72 en mai; sur le sol, 4i°,56 en mai. Variation diurne la plus élevée : sous l’abri, 190,8 le 21 mai; sur le sol, 5o°,o le 14 mai.
- — Températures dans le sol gazonné. — Moyennes de Tannée. — (Profondeur om,3o), à 9 heures : io°,oi ; à 2i heures : io°,32. (Profondeur om,65), à 9 heures : io°,25; à 21 heures : io°,25; (Profondeur 1 mètre), à 9 heures : io°,32; à 21 heures : io°,32. Extrêmes (Profondeur om,3o), minimum, o°,70 le 3i janvier; maximum, 190,74 le 16 août; variation annuelle, 190,04; (Profondeur o”,65), minimum, 10,89 les 4, 5, 6 mars; maximum,
- 18°,t8 les 17 et 18 août; variation annuelle, 160,29;
- 1 Profondeur i mètre), minimum, 2°,8o les 7 et 8 mars; maximum, 170,20 le 19 août; variation annuelle, 14°,4o.
- — De la Marne. — Moyennes, le matin, ii°,23; le soir, ii°,57; moyenne de l’année, n°,4o; minimum, o°,4o le
- 2 janvier; maximum, 23°,32 le 16 août. La moyenne diurne n’a été égale ou supérieure à 200 qu’en août, pendant 16 jours dont id consécutifs du 8 au 22.
- Tension de la vapeur. — Moyenne de Tannée, 7“m,29; moyenne mensuelle la plus élevée, iimm,3o en août; la plus faible, 4mm,o5 en février; minimum, imm,8 le 3 avril, maximum, i7m,",3 le 16 août.
- Humidité relative: — Moyenne de 1 année, 79>4; moyenne mensuelle la plus élevée, 89,6 en novembre; la plus faible, 60,9 en avril; minimum, 14 les 9 et 16 avril
- et le 7 mai ; le maximum 100 a été atteint dans tous les mois sans exception, le plus fréquemment en septembre, 27 jours.
- Nébulosité. — Moyenne de l’année (6 h. à 21 h.) 5,99; moyenne mensuelle la plus élevée 8,12 en mars, la plus faible, 3,08 en mai. La nébulosité a été nulle pendant 29 jours : 3 en janvier; 6 en février; 7 en avril; 7 en mai; 2 en août; 3 en novembre; 1 en décembre. Il y a eu 42 jours complètement couverts : 10 en janvier; 4 en février; 4 en mars; 1 en juin; 3 en juillet; 1 en août; 2 en septembre; 4 en octobre; 6 en novembre; 7 en décembre.
- Insolation. — Rapport de la durée effective à la durée totale de la présence du Soleil au-dessus de l’horizon, o 41 ; valeur mensuelle la plus grande : 0,69 en mai; la plus faible : 0,18 en mars. Durée effective totale : 18361' 6 en 294 jours.
- Pluie. — Total de Tannée : 666mn\o en 528h3 réparties en 165 jours dont 8 ont fourni plus de i5mm d’eau; hauteur maximum recueillie en 24 heures, 32mm,4 le xo juillet. On compte en outre 3i jours de pluie ou neige inappréciable (moins de omra,i).
- Nombre de jours : de gelée, 87; de rosée, 126; de gelée blanche, 102; de brouillard, 57; de brume, 90; d’orage, 34; d’éclairs seuls, 1; de neige, 28; de grêle, 10; de grésil, 7; de givre, 23; de verglas, 2; de halos, 66. La dernière gelée de l’hiver 1908-1909 s’est produite le 3 mai ; la première de l’hiver 1909-1910 le 7 novembre. La dernière gelée blanche de printemps est du 16 mai ; la première de l’automne a été observée le 25 octobre.
- Fr. équence c les vents (8760 ob servations) : calmes : 91.
- N. 627 S. E . . . 314 W . ... 335
- N. N. E . . q5o S. S. E. . 484 W. . N. W. 190
- N. E . . . 854 S. 94o N. W . . 366
- E. N. E . . 3x8 S. S. W. . 1100 N. N. W. 404
- E. • • 286 S. w. . . 943
- E. S. Ê . . 166 W . s. w . 392
- Vitesse du vent en mètres par s econde : moyenne
- annuelle des 24 heures, 3m,63; moyenne mensuelle la plus élevée, 4"\4I en mars; la plus faible, 2m,58 en septembre. Vitesse maximum en i5 minutes; x6m,i le 3 décembre, par vent S. S. W.
- Hauteur de la Marne : moyenne de Tannée, 2"',81 ; moyenne mensuelle la plus élevée, 3m,87 en décembre; la plus basse, 2m,o8 en septembre; minimum absolu, im,7Ô le 6 septembre; maximum, 4m>84 Ie 3i mars et le xer avril.
- Comparaisons aux valeurs moyennes des 35 années (1874-1908) : pression —omm,66; température, —o°,59; tension de la vapeur* —omm,25; humidité relative, -f- 0,6; nébulosité, —o,i3; pluie, + i07mm,o; jours de pluie, -j-4; jours d’orage, -)- 7 ; heures d’insolation, -}-84h3.
- Taches solaires : on a suivi 116 taches ou groupes de taches en 253 jours d’observations ; minimum mensuel, 5 groupes en mai et octobre; maximum, 18 en novembre. Le Soleil a paru dépourvu de taches à 18 dates différentes : les 8 et 9 février, du 10 au 12 avril; le 2 juin; du 10 au 12 avril; les 10 et 11 et du 13 au 15 juillet; du 27 au 3o août; le 14 décembre.
- OBSERVATOIRE MAGNÉTIQUE DU VAL-.10 VEUX
- Magnétisme terrestre. — Moyennes annuelles des éléments en 1909 : déclinaison, i4°32,,87; inclinaison, 64043^,87; composante horizontale, 0,19727 ; composante verticale, 0,41792; écarts diurnes, moyennes de Tannée : D 8',82 ; I = i',52 ; H = 0,00025 ; Z = 0,00021. Variation séculaire : D = — 6/,7Ô; 1 = — c/,73; H = — 0,00008; Z = — o,ooo3g. Principales perturbations magnétiques : 3-4, 29, 3o, 3i janvier; 5-6, 19, 27, 28, 29 mars ; 14, i5, 18, 19 mai; 25 septembre; 18, 19, 24 octobre; 14, i5 décembre.
- Observations météorologiques : pression : moyenne à 9 heures (ait. 114m), 75iram,8o; température, moyenne à 9 heures, g0,28; moyenne des minima, 4°>39; moyenne des maxima, i4°,22. Maximum absolu, 3i°,9 le 8 août.
- Pluie. — Total de Tannée : 655œm,i en 168 jours. On a noté 100 jours de gelée; 87 de gelée blanche; 32 de neige; xi de grêle; i5 de grésil; 26 d’orages; 2 d’éclairs seuls ; 87 de rosée ; 42 de brouillard et 2 de verglas.
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
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- Le Kala-Azar. — La pathologie exotique s’enrichit tous les jours de connaissances nouvelles sur des maladies bizarres dont on ignorait presque jadis l’existence. Je n’en veux pour preuve que les découvertes de la parasitologie sur les trypanosomiases dont la maladie du sommeil est le plus bel échantillon.
- Le Dr Nicolle vient de recueillir en Tunisie plusieurs observations, 16 en tout, je crois, d’une maladie qui semble, au moins dans ce pays, ne sévir que sur les enfants. Elle avait été signalée pour la première fois à la Goulette il y a 3 ou 4 ans par le professeur Laveran dont le nom est si glorieusement attaché à l’histoire moderne du paludisme. Mais l’étude attentive de la maladie, l’étude minutieuse de l’origine et des causes montra peu à peu une identité presque complète avec la lièvre noire des Indes, le Kala-Azar. Le Kala-Azar est une maladie qui sévit d’une façon épidémique dans l’Assam, la vallée du Brahmapoutre, dans la localité de Dum-Dum, aux environs de Calcutta. On l’appelle aussi communément fièvre noire en raison de la pigmentation foncée des téguments qu’elle détermine, fièvre Dum-Dum, fièvre de Madras. Des observations plus récentes ont permis de constater qu’elle existe en Chine, dans le Petchili, à Ceylan, aux Iles Philippines et même sur les côtes d’Afrique comme le prouvent les recherches de Nicolle.
- Le Kala-Azar ressemble beaucoup à la fièvre palu-dique. Le sujet qui est atteint de cette maladie est pris de fièvre avec frisson, fièvre irrégulière, rémittente ou intermittente, montant comme dans les accès paludéens jusqu’à 4o°. D’abord intermittente, avec des périodes d’apyrexie complète, la fièvre s’installe d’une façon continue; la rate s’hypertophie, les malades anémiés, épuisés, sont pris de diarrhée à forme dysentérique, puis surviennent graduellement des complications d’exanthèmes, de lésions broncho-pulmonaires, de manifestations rhumatoïdes. Peu à peu s’établit un état cachectique avec oedèmes qui aboutit presque fatalement, en plus ou moins de temps, à une terminaison mortelle. La caractéristique de la maladie est cette augmentation énorme de la rate et du foie, lésions qu’on observe dans le paludisme invétéré; mais en dépit des recherches les plus minutieuses, on n’a jamais trouvé dans le sang l’hématozoaire spécifique de Laveran.
- On resta de longues années dans l’incertitude absolue sur la nature de cette maladie dont la marche semble grandissante dans les Indes. Ce ne fut qu’il y a peu d’années qu’on parvint à reconnaître la cause de cette infection : le mérite en revient à Leishmann qui trouva en 1903 des éléments parasitaires spéciaux dans la pulpe de la rate d’un soldat mort de cette maladie. Donovan, quelques mois plus tard, confirmait cette découverte en retirant par ponction du sang de la rate chez des malades de l’hôpital de Madras les éléments trouvés et décrits par Leishmann et depuis cette époque, de nombreux médecins de colonies ont constaté les mêmes faits
- dans tous les pays où le Kala-Azar a été reconnu.
- Le parasite est moins facile à déceler que l’hématozoaire du paludisme, car il ne se trouve dans le sang de la grande circulation qu’au moment des grands accès fébriles. Pour l’avoir il faut aller le chercher par une ponction dans la pulpe de la rate, son siège de prédilection. Ces protozoaires qu’on a pris tout d’abord pour des trypanosomes altérés, se présentent sous l’aspect de petits éléments ovoïdes de 1 à 2 millièmes de millimètre, on trouve à l’intérieur, après préparation par matières colorantes, un karyosome principal arrondi et un karyo-some accessoire en forme de bâtonnet. Le parasite de Leishmann, Leishmania Donovani a pu être cultivé sur des milieux artificiels, par Rogers et par Nicolle et on a pu observer la transformation du parasite en un organisme flagellé. Ces cultures ont permis de reconnaître en même temps l’identité à peu près complète du Kala-Azar Indien et de la maladie observée en Tunisie et qu’on dénomme Kala-Azar infantile. Jusqu’à présent, comme je le disais, le Kala-Azar observé en Tunisie ne l’a été que chez des enfants; mais les symptômes diffèrent peu de ceux qu’on constate dans le Kala-Azar Indien ; en tout cas, le parasite est le même.
- Comment se transmet et se propage cette maladie l’origine parasitaire fit dès le premier abord incriminer les insectes, mouches, punaises. Le bouton d’Orient qui se rattache, au point de vue parasitaire, au Kala-Azar et qui ne serait, pour certains auteurs, qu’une manifestation cutanée de cette maladie, est attribué par les indigènes aux piqûres de punaises. Un médecin anglais Patton a trouvé chez l’insecte Cimex rotundatus, tous les stades de développement du Leishmania Donovani. M. Nicolle croit à une transmission par la puce du chien; en examinant le sang de chiens amenés à la fourrière de Tunis, il a trouvé plusieurs fois le parasite dans le sang de ces animaux. Leur contact fréquent avec les enfants pourrait expliquer la transmission facile de cette maladie : les puces seraient, comme celles du rat pour le peste, les agents vecteurs de l’infection. Ce qui donne une certaine probabilité à cette hypothèse c’est que le Kala-Azar est inoculable au singe macaque et au chien et que les symptômes d’évolution de la maladie ressemblent de tous points à ceux observés chez l’enfant et chez l’adulte.
- Voici donc encore une maladie grave transmise à l’espèce humaine par des insectes, maladie grave car jusqu’à ce jour les médications les plus variées sont restées impuissantes à arrêter sa marche progressive. La quinine, l’arsenic, l’atoxyl même qui détruit le trypanosome et guérit la maladie du sommeil n’ont donné jusqu’ici aucun résultat. Le meilleur traitement sera encore la prophylaxie en détruisant aussi complètement que possible toute cette engeance de bestioles malfaisantes, mouches, moustiques, puces et punaises, vermine de toute espèce, cause de plus en pins certaine d’une foule de maladies. Dr A. Cartaz.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- Emploi du froid pour distinguer les vraies fourrures des fausses. — On sait qu’il est d’usage courant, aux Etats-Unis et au Canada, pendant la saison chaude, de conserver les fourrures et les pelleteries dans des chambres froides, ce qui non seulement les préserve des insectes, mais aussi les garantit de la dessiccation, accompagnée de raideur et de cassures, qui se produit fatalement dans une atmosphère sèche et chaude. La Revue générale du froid (janvier) signale, d’après Ice and Cold Storage, un autre avantage à ce mode de conservation : il permet de distinguer les vraies fourrures des fausses.
- On est ariûvé, en efïet, à imiter si bien certaines fourrures, que les fourreurs de profession eux-mêmes ne parviennent à les reconnaître qu’au moyen d’essais chimiques particuliers ; mais quand de pareilles imitations sont conservées par le froid, les ingrédients chimiques qui ont servi à donner à la fourrure d’un animal l’aspect de celle d’un autre animal, et qui ont subsisté en partie dans les tissus dermiques ou pileux, exercent une action qui se manifeste par une altération de la fourrure. D’autre part, le mode de conservation par le froid est absolument inofïensif pour les fourrures vraies.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond egalement, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. Car an (il, à Galatz. — Lunettes d’atelier : lunettes Detourbe, chez Goulart, J1, rue de la Roquette, Paris. Qu’entendez-vous par flammes chancelantes ?
- La grande lunette de 1900. — La grande lunette de l'Exposition de 1900, dont l’objectif avait i,a5 m. de diamètre et 60 m. de foyer, à la suite de difficultés financières rencontrées par la Société qui en avait fait entreprendre la construction, a été démontée et transportée à l’Observatoire de Meudon. Depuis dix ans, les différentes parties de cet instrument sont conservées dans l’ancienne chapelle du château, dépendant actuellement de l’Observatoire. Nous aimons à penser que l’on surveille de temps à autre ces reliques d’un instrument dont on attendait beaucoup et qu’il serait peut-être possible d’utiliser pour la science. Mais pour cela, de gros crédits sont nécessaires.
- M. Goulin, à Etain. — Sur les moteurs hydrauliques, voyez l'ouvrage de Boulvin, chez Geisler, 1, rue de Médicis, Paris; ou le cours d’hydraulique de l’Ecole des Arts-et-Métiers, par Bazard, même librairie. Il existe des foyers qui brûlent les copeaux et la sciure au-dessous d’une chaudière de machine à vapeur. Mais il faut qu’ils aient été aménagés spécialement à cet effet. La maison Weyer et Richemond, route d’Aubervilliers, à Pantin, a fait plusieurs installation de ce genre.
- Dr Pitscli, à Paris. — Canots démontables : le Nic-Nado, chez M. Nicoulès, 10, rue des Bons-Enfants (Voy. La Nature, n° 1891, 21 août 1909, Suppl., p. 9). Bateaux pliants, chez Bonnet, 4, rue de la Bastille; Monjardet, ai, rue Richelieu.
- Dr Derome, à Pontoise. — Pour le métal invar, adressez-vous à M. Poulenc, 122, boulevard Saint-Germain. Il n’y a pas, croyons-nous, d’inconvénient à substituer comme vous voulez le faire, le chlorure de manganèse au chlorhydrate d’ammoniaque.
- M. Bourgeois, à Meaux. —Photographie des couleurs, procédé Lipmann. Voy. La Nature, n° 924, 16 février 1891, p. 161 ; n° 1081, 17 février 1896, p. i83. Voyez aussi le cours de Physique de Jamin et Bouty, ior Supplément, fascicule relatif aux radiations (librairie Gauthier-Villars).
- M. J. N., à Bruxelles. — Augmentez fortement la surface de vos charbons. Ne comptez jamais sur un bon rendement. L’appareil n’est pas un transformateur, mais une résistance qui se borne à absorber de l’énergie sans la restituer sous aucune forme utilisable.
- M. B. P., h Mayenne. — Appareils de téléphonie sans
- fil: Ducretet, 73. rue Claude-Bernard, Paris; Carpentier, 19, rue Delambre, Paris. Ces constructeurs pourront certainement vous renseigner.
- M. S. M., à Lausanne. — Ouvrages de thermodynamique : Thermodynamique, par Henri Poincaré (cours de Physique mathémathique de la Faculté des Sciences de Paris. 1 vol. in-8, .458 pages. Gauthiers-Villars, éditeur, 55, quai des Grands-Augustins, Paris. Prix iG fr., (ouvrage très théorique). — Thermodynamique, par
- L. Marchis (même librairie). 2 vol. : le premier consacré aux Notions fondamentales ; le second à l’étude générale des machines thermiques.
- E.-S., à Paris. — Il existe un appareil pratique qui dose l’oxyde de carbone. C’est l’appareil de MM. Lévy et Pécoul, décrit dans La Nature, 28 octobre 3905, n° 1692. Il est construit par M. Berlemont, rue Cujas, Paris.
- M. Iluard. à Dourdan. — Voyej; les 2 volumes de
- M. W itz : Thermodynamique à l’usage des ingénieurs et Machines thermiques, dans Y Encyclopédie des Aide-Mémoire, Leauté. Chaque volume 3 francs, chez Masson et Cie, 120, boulevard Saint Germain.
- M. B., à Dunkerque. — Pour maintenir en bon état les vêlements en caoutchouc, les laver souvent à l’eau pure, ou mieux dans l’eau phéniquée. Lorsqu’ils sont devenus durs et cassants, les laisser tremper deux jours dans une solution faible d alun dans l’eau.
- M. Gaillard, à Mâcon. — Lampes à acétylène MM. Boas, Rodrigues et C‘e, 67. boulevard de Charonne, Paris; Société des applications de l'acétylène, 26, rue Cadet; Hays, iG. rue Àmelot, Paris.
- M. Pingray, à Béziers. — Il a été fait des essais fort intéressants de turbines à gaz par MM! Armengaud et Lemale; ces essais sont actuellement continués par M. Lemale. Vous trouverez des . renseignements à ce sujet dans le compte rendu du Congrès des moteurs à explosions, appliqué à la navigation (1908), publiés par F Automobile-Club de France. 8, place de la Concorde, Paris.
- Turbines à vapeur : l’un des principaux ouvrages sur la question est celui de Stodola, traduit en français par Hahn, Dunod et Pinat, éditeurs, 4(,L quai des Grands-Augustins, Paris. La Revue de mécanique (même librairie) a publié au cours des années 1900-1908, d’excellents articles de MM. Rateau, Richard, Delaporte, Koob, Marmor. —Voyez les articles généraux de M. Bon-nin dans La Nature [n°s i58j, 1599, 1611, i8 j5). Les turbines à vapeur marines ont fait l’objet d’une élude de Sothern, traduite de l’anglais par J. Izart (Dunod et Pinat, éditeurs, 1908). — Voir aussi Roues et turbines à vapeur, par K. Sosnowski, Béranger, éditeur, 9, rue des Saints-Pères, Paris et une excellente étude thermodynamique de M. Witz, publié par la Revue générale des Sciences, A. Colin, éditeurs, rue de Mézières, Paris.
- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Le nouvel Ichtyosaure du Jardin des Plantes : G. Grardidier. — Fabrication perfectionnée du chocolat : Jacques Boyer. — La dissymétrie dans le soleil : P. Puiseux. — Le viaduc des Ther-mopyles : R. Bonnin. — Un appareil de télévision : Dr Alfred Gradenwitz. — Académie des sciences; séance du 24 janvier 1910 : Ch. de Villedeuil. —Nouvelle grande comète : Lucien Rudaux.
- Supplément. — Les inondations de la France. — Hydrogène pour ballons. — La densité du krypton et du xénon. — Le cuivre électrolytique et la transmission de la chaleur. — Etude des Courants sous-marins. — La défense des phoques. — Fabrication de l’acide sulfurique en Franco. — Marrons glacés. — Pour guérir les engelures.
- Lxs théories de Vévolution, par Yves Delage (Bibliothèque de philosophie scientifique, dirigée par le
- D‘ Gustave Le Bon.) Paris, E. Flammarion. 1 vol. in-18. Prix : 3îr,5o.
- Sur le principe de l’évolution, c’est-à-dire sur l’idée que les êtres animés descendent les uns des autres, on est à peu près d’accord. Mais sur le modus agendi de cette évolution, il est loin d’en être ainsi. Les uns tiennent pour Darwin et la sélection naturelle, les autres pour Lamarck et l’influence du milieu. Ces deux idées maîtresses ont émis des ramifications nombreuses, et il y a bien des façons d’être néo-lamarckien ou néo-darwinien. Des théories nouvelles qui, pour être moins célèbres dans le grand public, n’en ont pas moins pour les savants une haute importance, se sont fait jour aussi. Au premier rang sont celles d’Hugo de Vries et des continuateurs de Mendel. Le lecteur curieux de ces questions trouvera dans ce livre un fil d’Ariane qui lui permettra de se retrouver dans le
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- BIBLIOGRAPHIE
- dédale des opinions contradictoires et de se faire une idée d’ensemble sur une question qui intéresse l’humanité entière en raison de ses applications sociologiques.
- Cours de mécanique appliquée aux machines, par J. Boulvin, professeur à l’Université de Gand. — 5e volume : Machines à vapeur y compris les turbines. In-8° de 566 pages, avec 12 planches et 438 figures. 2e édition. Paris, Geisler, rue de Médicis, 1. Prix : i5 francs.
- L’ouvrage du professeur Boulvin compte parmi les publications les plus importantes consacrées en ces dernières années à la mécanique appliquée. Ce volume étudie la machine à vapeur et les turbines, mais surtout la machine à pistons; il le fait avec beaucoup de science et d’expérience. Tous les organes de la machine sont examinés fort logiquement et l’auteur a tenu compte des plus récents progrès. Beaucoup de calculs pratiques accompagnent les démonstrations théoriques; c’est là une méthode d’enseignement excellente et qui tort heureusement, du reste, se généralise de plus en plus. Ajoutons que l’œuvre de M. Boulvin a été honorée du prix Plumey, par l’Institut.
- Avia. Revue des Sciences aéronautiques. Revue modeste et technique. Chez Vivien.
- Dévolution des dogmes, par Charles Guignebekt. In-18. Ernest Flammarion, éditeur. Prix : 3fr,5o.
- L’auteur s’est proposé d’établir qu’un dogme naît, se développe, se transforme, vieillit et meurt ainsi qu’il arrive à tous les organismes de la nature et avec l’immobilité dogmatique. L’austérité du sujet est atténuée autant que possible par la clarté de l’exposition. A la suite de l’auteur nous pénétrons de plain-pied dans les problèmes les plus instants que pose la vie religieuse.
- Sleeping sickness bureau : bibliography of Trypanoso-miasis, par C. A. Thimm. London. Sleep. Sick. Bur. Royal Society. Burlington House W. 1 broch. in-8°, 228 pages.
- Bibliographie relative à la maladie du sommeil, dressée avec le plus grand soin.
- La technique des hélices aériennes, par Gaston Camus. Louis Vivien, éditeur, 20, rue Saulnier, à Paris. Prix : 3 francs.
- Ce volume résume sommairement les diverses théories et méthodes des techniciens qui se sont attelés au rude labeur qu’est la technique de l’hélice aérienne.
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
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- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 24 janv. 1910. 5°.7 S. S. W. 3. Couvert. 7,4 Couvert : pluie à diverses reprises.
- Mardi 23 2°.-i W. 4. Couvert. 1,0 Couvert jusq. 18 Ii.; beau cns.; pluie le 111.; pi. et neige Tap.-rnidi.
- Mercredi 26 — 1°,1 S. S. E. 1. Neige. 1,6 Couvert jusqu’à 13 h.; nuageux eus.: neige de 7 h. à 13 h.
- Jeudi 27 — 4°,0 W. 0. Brouillard. p Givre ; brouillard : nuageux.
- Vendredi 28. . . . 3°,6 S. 5. Couvert. 5,0 Couvert ; pluie le m. et l'après-midi.
- Samedi 29 1°,9 S. S. W. 3. Beau. 0,0 Gelée blanche; peu nuageux; gouttes à 13 b. 20.
- Dimanche 30 00 1 S. W. 2. Beau. » Gelée blanche; brume ; beau.
- JANVIER 1910. — SEMAINE DU LUNDI 24 AU DIMANCHE 30 JANVIER 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l'abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
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- Du 24 au 3o janvier. — Le 24. Profonde dépression sur le N.-O. : Irlande, 72g; Manche, 740. Pluies générales sur les Iles-Britanniques et la France : Calais, 44; Cherbourg, 4* ! Dunkerque, 3o; Paris, 12; Nancy, 6. Temp. du matin : Kuopio, —25°; Paris, 6; Alger, 7; Puy de Dôme, —5; moyenne à Paris : 4°,5 (normale : 20,2)* — Le 25. Situation troublée sur tout l’O. : Pays-Bas, 728; golfe de Gênes, 739; Açores, 775; Arkangel, 770. Pluie et neige sur le N. et l’O.; en France : Limoges, 15 ; Dunkerque, i4; Biarritz, i3; Le Mans, 10; Paris, 6; Nice, 2. Temp. du matin : Arkangel, :—25°; Paris, 2; Alger, i3; Puy de Dôme, —6; moyenne à
- Paris : x°,9 (normale : 2°,2). — Le 26. Basse pression générale. Pluies sur le N. et l’O. Temp. du matin : Arkangel, —-200; Paris, o; Alger, i3; Puy de Dôme,
- . — 5; moyenne à Paris : i°,6 (normale : 2°,3). — Le 27. Basse pression sur presque toute l’Europe : Irlande, Allemagne, Baltique, 740; extrême N.-E., 760. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Ouessant, Toulouse, 12; Belfort, Lyon, Biarritz, 1 x ; Brest, 7; Paris, 2. Temp. du matin : Arkangel, —i4°; Paris, —4'- Alger, x3; Puy de Dôme, —5. — Les 28, 29 et 3o. Pas de renseignements, le Bureau central météorologique étant fermé. — Phases de la Lune, Pleine Lune le 25 à midi.
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- LA NATURE
- Revue
- des Sciences et de leurs Applications
- aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : »2o, Boulevard Saint-Germain, Parit (fl*}
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d’origine.
- N° 1916 — 12 FÉVRIER 1910
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- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- La comète Drake 1910 Cl. — Nous avons annoncé, dans notre avant-dernier numéro, la découverte de la brillante comète vue à Johannesburg, et nous avons reproduit son aspect pour sa première apparition dans notre ciel. Depuis, d’assez nombreuses observations de cet astre ont été effectuées. Celles qui se rapportent aux positions des 18, ao et 23 janvier, ont permis au professeur Kobold de calculer les éléments de l’orbite. D’après ces calculs, la comète a dû passer au périhélie le 17 janvier, à la distance de 0,109 seulement (distance de la terre au soleil prise comme unité); autrement dit la comète s’est rapprochée de 15 000000 km environ du soleil. L’inclinaison de son orbite sur le plan de la nôtre est de 48° a5' et sa marche dans l’espace la fait s’élever de plus en plus sur notre horizon. Dans ces conditions, de bonnes observations sur son aspect ont pu être faites. Ainsi que le représentait le premier dessin pris par notre collaborateur L. Rudaux, la queue de la comète présentait une courbure marquée. Beaucoup d’observateurs, notamment MM. Stéphan, Bourget et Borrelly, à l’observatoire de Marseille, ont vu une bande sombre séparant longitudinalement la queue et l’on a noté également des aigrettes formant un angle marqué avec l’appendice principal. A Marseille, ces aigrettes ont été décrites le 21 à l’est et à l’ouest de la grande queue, que M. Giacobini, d’autre part, a vue séparée en trois divisions dans chacune des branches. En Angleterre, le professeur Dreyer, à Armagh a remarqué les 21 et 22 une sorte d’éventail formé de jets de matière s’élançant de la tête de la comète vers le soleil et se recourbant pour venir former les côtés de la queue. Le 3o, M. Constable, à Wick-Court, a dessiné une courte queue comme une projection à la base de la principale et formant avec elle un angle de 200 vers l’est ; c’est à cet état de chose certainement qu’il faut rapporter l’aspect enregistré photographiquement à Stonyhurst d’un nuage de matière disposé suivant une sorte de rayon formant un angle de 3o° avec l’axe principal et s’étendant jusqu’à une distance de 4°- Quant à la longueur de la queue elle-même, elle est remarquable : le 21 à Marseille on l’estime de i5°, tandis que, les 28 et 29, certains observateurs anglais lui donnent 200; à cette même date il semble même que le professeur Nijland, à Utrecht, ait pu lui mesurer jusqu'à 3o° de longueur. Cette belle comète a présenté, on le voit, des particularités intéressantes. Des changements ont été également constatés dans son spectre ainsi qu’on a pu le voir dans notre compte rendu des séances de l’Académie des sciences (voir notre dernier numéro). De même le noyau brillant paraît avoir offert des variations : le 19, M. Borrelly à Marseille le trouvait ovoïde et le lendemain 20 il apparaît complètement rond de 12" de diamètre. Le professeur Dyson, à Edimbourg, a trouvé la comète aussi brillante que Mars le 22, avec un noyau de 45". La comète Drake décroît assez rapidement d’éclat, mais c’est la plus belle comète qui soit apparue depuis bien longtemps.
- Deux prix pour les petits appareils d’aviation. —
- L’utilisation pratique de l’aéroplane constituant le but vers lequel tous les constructeurs et les chercheurs doivent orienter leurs efforts, la Ligue Nationale Aérienne met en compétition, pour être gagnés avant le 16 juillet 1910, deux prix destinés à favoriser la création d’un type d’appareil présentant le moindre encombrement, et par conséquent, souverainement maniable. L’un de ces prix, offert par M. René Arnoux à la Ligue Nationale Aérienne, sera décerné au pilote du premier aéroplane qui aura pris son vol sur une route classée plantée d’arbres, et y aura atterri après avoir effectué un parcours de 1 kilomètre au moins, sans toucher le sol. Le second, de 1000 francs, sera décerné par la Ligue Nationale Aérienne, au propriétaire de l’aéroplane présentant le moindre encombrement en volume et qui aura pu parcourir le kilomètre bouclé sans toucher le sol. L’encombrement sera mesuré en faisant le produit des trois dimensions maximum de l’appareil. Les concurrents pourront se procurer, à la Ligue Nationale Aérienne, 27, rue de Rome, Paris, le règlement complet de chacun de ces prix.
- Tremblement de terre. — Le 22 janvier.dernier, les observatoires du parc Saint-Mauret du Val-Joyeux pour Paris et celui du Puy-de-Dôme ont enregistré l’indication d’un violent tremblement de terre éloigné. Les premières oscillations ont commencé à se faire sentir à 8h53m5s, le maximum s’est produit entre 9h2 et 9h4 et on les a ressenties jusqu’à ioh3o. « Ces oscillations, dit M. Angot, directeur du Bureau central météorologique, présentaient (au moment du maximum) une durée moyenne de 8 secondes et une amplitude totale qui a dépassé 110 mm sur le tracé, ce qui correspond à un mouvement réel du sol de l’ordre du demi-millimètre. Ce sont les oscillations les plus fortes qui aient été constatées jusqu’ici au parc Saint-Maur, depuis l’origine des observations ». Au Val-Joyeux, l’effet de ces secousses s’est enregistré sur les magnétographes, fait qui démontre nettement leur importance exceptionnelle. Les observations de M. Brunhes, directeur de l’observatoire du Puy-de-Dôme, sont conformes aux précédentes et là l’appareil est resté agité toute la journée. D’après l’examen des sisrno-grammes, on peut estimer la distance approximative à laquelle le séisme s’est produit : elle serait comprise entre 3oo et 35oo km probablement dans la direction du Sud-Est. Dans ces conditions, le tremblement de terre aurait intéressé les confins de l’Asie Mineure et de la Perse ; aucune nouvelle n’est encore parvenue à ce sujet.
- Le coton-poudre et sa fabrication. — Notre confrère, le Journal of the Society of Chemical Indusîjy, a donné, dans un de ses derniers numéros, une contribution intéressante à l’histoire et à l’industrie du coton-poudre dont nous avons déjà plusieurs fois entretenu nos lecteurs. Le coton-poudre a été découvert par Schônbein en 1846 à Bâle et fabriqué aussitôt en Angle-
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- INFORMATIONS
- terre à Faversham; l’usine sauta en 1847- Autriche, le baron von Lenk, de l’artillerie, en modifia la préparation : le coton en écheveaux était immergé dans un mélange sulfonitrique (formé de 1 partie d’acide nitrique de densité i,5a et de 3 parties d’acide sulfurique de densité 1,84) pendant quelques minutes, exprimé, puis abandonné dans des pots en grès refroidis et couverts. Après 48 heures, il était centrifugé et lavé à l’eau courante pendant trois semaines. Une explosion se produisit en 1862 à l’usine Hirtenberg, puis une autre en i865; la fabrication fut alors interdite. En 1863, Sir F. Abel étudia les conditions de stabilité de la nitrocellulose ; il élimina l’acidité par ébullition avec un alcali et par la réduction du fulmicoton en pulpe pendant les lavages ; la masse lavée était ensuite comprimée en cylindres qui constituaient une matière très stable. En 1865, l’usine de Stow-Market utilisait ce procédé ; en 1872, elle fabriquait a5o tonnes de coton-poudre. Actuellement, elle en fabrique 2000. La matière première consiste en déchets de coton et déchets de filature et de tissage qui sont dégraissés et blanchis, puis ils subissent une préparation mécanique qui a pour but de les déchiqueter entre des cylindres armés de lames coupantes. Le coton est séché dans des étuves et mis en boîtes fermées où il se refroidit pendant 8 ou g heures, puis il est nitré. Il y a plusieurs procédés de nitration : celui de von Lenk où la réaction se fait en deux fois; le procédé par immersion directe où elle se fait en une seule fois et dure de 8 à 24 heures. Le coton nitré est centrifugé et lavé. Pour diminuer la main-d’œuvre, on a construit des appareils centrifugeurs où se font toutes les opérations, nitrations et lavages. Depuis 1905, on utilise le procédé par déplacement dans lequel le mélange sulfonitrique est placé dans des réservoirs en grès à double fond ; le coton est immergé et maintenu par des plaques de grès au-dessous de la surface : l’opération dure 2 heures 1/2. puis on laisse écouler 1 acide et, en même temps, on fait arriver un courant d’eau par la partie supérieure avec une vitesse égale. Après 3 heures de lavage, le coton-poudre est mis à bouillir avec un alcali; avec les anciens procédés de nitration, l’ébullition était répétée souvent et en périodes de plus en plus prolongées, allant de 2 heures au début à 12 heures pour la 12° ébullition. Avec le procédé par déplacement, il faut faire l’inverse : 12 heures au début et 2 heures à partir de la 86 ébullition. L’ébullition terminée, le produit est réduit en pulpe et séparé des impuretés en laissant écouler la masse diluée d’un grand volume d’eau dans des canaux présentant des poches où s’accumulent le sable et les parties métalliques ; puis on lave la pulpe et on mélange le produit des diverses opérations. La coton-poudre contient alors de 12.93 à i3,o5 pour 100 d’azote. On l’exprime, on le moule et on le sèche.
- Sur la diffusion du scandium dans la nature. —
- Le scandium est un élément qui fait partie des terres rares que l’on trouve dans un certain nombre de minerais. Il paraît assez répandu dans la nature, car sir William Crookes, examinant 53 minéraux rares au point de vue spectroscopique,l’a rencontré dans l’auerlite,la cérite, la keilhanite, la mosandrite, l’orangite, l’orlhite, le pyrochlore, la thorianite, la thorite et la wiikite. Cette dernière en renferme 1,17 pour 100, c’est-à-dire 100 fois plus que les autres ; c’est un minéral amorphe, noir, de densité voisine de 5, imparfaitement attaqué par les acides minéraux forts, mais se décomposant aisément par fusion avec le bisulfate de potassium. Chauffé au rouge dans un tube de silice, il dégage de l’hélium, de l’eau, de l’hydrogène, de l’acide carbonique et une trace de néon.
- La vitesse de propagation de l’onde explosive datts les gaz tonnants. — On sait que, dans les mélanges gazeux, susceptibles de détoner sous l’influence de certaines actions lumineuses, calorifiques ou électriques, l’explosion, bien qu’extrêmement rapide, n’est pas immédiate dans toute la massé et qu’elle ne s’y propage que progressivement. La détermination de cette vitesse de propagation a déjà fait l’objet de nombreux travaux scientifiques. Un chimiste allemand, M. Emich, a imaginé une expérience de cours pour en démontrer l’existence d’une façon tangible. Un tube d’acier de 10 cm. de diamètre intérieur et de 10 m. de longueur est roulé en spirale de façon à occuper le moins d’espace possible; ses deux extrémités sont redressées verticalement, placées à quelques centimètres l’une de l’autre et munies
- chacune d’un robinet ; un dispositif permet d’enflammer électriquement le gaz du tube, au voisinage d’un des deux orifices. D’autre part, on a un disque horizontal tournant d’un mouvement uniforme avec une vitesse connue — par exemple, 5o tours par seconde — revêtu à sa partie inférieure d’une feuille de papier fort, recouvert de noir de fumée. Le tube et l’axe de rotation du plateau sont solidement fixés sur une table, de telle sorte que les deux orifices du tube se placent sous le plateau tournant, sur un même rayon de celui-ci. Pour opérer, le tube étant rempli du mélange tonnant à étudier et le disque mis en acLion, on rouvre les deux robinets et on fait éclater l’étincelle. L’explosion a lieu; on voit sortir de chaque orifice une flamme, sans intervalle de temps appréciable. Mais, en réalité, on retrouve sur le papier noirci deux traces ou le noir de fumée a été balayé ; elles ont, par rapport au centre du plateau, un certain écartement angulaire qui prouve que l’explosion n’a pas eu lieu en même temps aux deux extrémités du tube et d’où" l’on peut déduire assez exactement la vitesse de propagation de l’explosion.
- Les chemins de fer en Europe en 1909. — Le
- Journal officiel publie la statistique des chemins de fer de l’Europe au Ier janvier 1909. Leur développement total s’élève à 322037 km contre 317779 km au icr janvier 1908. Ce chiffre se répartit ainsi
- Norvège.........
- Pays-Bas .... Portugal .... Roumanie .... Russie etFinlande. Serbie,
- 2.873 3.IOO 2.894 3.243 58.843 678
- Suède............ i3.632
- Allemagne. . . . 5q.o34
- Autriche-Hongrie. 42.636
- Belgique .... 4-969
- Bulgarie.......... 1.691
- Danemark. . . . 3.484
- Espagne........... 14.897
- France ......... 48.123
- Grande-Bretagne Suisse.......... 4.53g
- et Irlande. . . 37.263 Turquie. .... 1 . 55y
- Grèce............. 1.241 Malte, Jersey,
- Italie............ 16.718 Man
- Luxembourg
- La question des œufs frais. — C’est une question qui s’impose douloureusement à l’attention de toute bonne ménagère, tant que durent les rigueurs de l’hiver. Et les mêmes plaintes reviennent chaque saison^ sur la rareté des œufs frais, si utiles pour l’alimentation des enfants et des malades. Un avenir prochain nous dotera-t-il de la poule à pondaison quotidienne et continue? Des éleveurs australiens ont déjà produit par sélection une espèce qui fournit une moyenne de 270 œufs à l’année. De très intéressantes recherches sur le même sujet sont poursuivies depuis 10 ans par le Macdonald College de Montréal, qui est considéré comme l’école d’agriculture la plus parfaite du Nouveau Monde. Après avoir choisi les variétés connues pour leur meilleure résistance au froid, notamment la Plymouth-Rocks et la White-Wyan-dottes, les expérimentateurs opérèrent une nouvelle sélection en laissant toute liberté aux oiseaux qui éprouvaient le désir de sortir du poulailler par les froids les plus rigoureux pour aller gratter la neige. Les poulets issus de ces oiseaux furent à leur tour sélectionnés, et la période d’entraînement commença. Le chauffage artificiel des poulaillers fut abandonné, même par des températures de — 15®, fréquentes dans le Canada oriental. On se contenta de défendre les oiseaux contre le froid piquant de la nuit, en dressant des jalousies autour de leurs perchoirs. Le sol des poulaillers fut recouvert d’une couche de paille épaisse de 3o à 35 cm, sur laquelle on semait aux heures des repas une certaine quantité de grain, toujours d’une seule sorte, mil, millet, blé. Pour atteindre et découvrir ces graines dans l’épaisseur de la paille, les poules devaient travailler laborieusement du matin au soir, d’où une dépense de forces physiques qui arrêtait la production de la graisse et stimulait par conséquent la pondaison. Car c’est une vérité bien connue des éleveurs que les poules trop grasses ne pondent pas, ou pondent peu. Or, comme tous les oiseaux emmagasinent de la graisse aux approches de l’hiver, le problème se circonscrivait à empêcher les poules d’engraisser tout en leur assurant une abondante nutrition. Ce problème est en bonne voie de solution au Macdonald College, où les poules produisent une moyenne de 200 œufs pur année, dont une proportion de 20 à 25 pour 100 est pondue pendaüt les rigueurs de l’hiver canadien. Ces expériences pourraient être utilement reprises par nos éleveurs français.
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- SCIENCE APPLIQUEE
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- Steeple-chase. — Jeu de chevaux de course ne présentant aucune nouveauté, mais très bien présenté. Les chevaux avancent sur la piste d’après les points tournés
- aux dés par chaque joueur. Les cases indiquent l’ordre d’avancement. Des obstacles : haies, rivières, murs, etc., arrêtent les chevaux lorsque les points tournés les obligent à s’arrêter sur l’obstacle; dans ce cas, ils restent en arrière et reculent d’un certain nombre de cases déterminé par la règle du jeu. Certains obstacles décident de la mort du cheval et du jockey. En somme c’est une variante de l’antique jeu de l’oie intéressante par la manière dont la piste est présentée. — Le constructeur est M. Géricot, 4°> rue Muller, Paris.
- Le tympanophone. — Il s’appelle- aussi le dig ding dong parce qu’il permet à un habile exécutant de s’offrir, à lui seul, un carillon parfaitement réussi.
- L’instrument se compose d’un cylindre de bois plein terminé par une sorte d’écoutoir que l’on applique sur l’oreille. Sur cë'bois ont été fixés un certain nombre de fragments de ressorts, de longueurs différentes, sur
- lesquels on frappe avec une sorte d’archet : bâtonnet terminé par un caoutchouc flexible de 5 ou 6 centimètres de longueur. Enfin un levier sert à maintenir l’instrument en place. Il suffit de frapper légèrement sur chacun des ressorts pour percevoir un son qui rappelle tout à fait celui d’une cloche.
- Mais les voisins n’entendent rien; ce peut être là un avantage ou un inconvénient. Pour que plusieurs personnes puissent prendre part au carillon, il suffit de placer l’appareil sur la table, debout sur son écoutoir; les voisins peuvent alors coller leur oreille sur cette même table, ou encore se servir d’une baguette qui portera le son à leur oreille, mais on entend moins bien en procédant ainsi. Dans tous les cas, un habile exécutant peut s’offrir un plaisir dont il savourera à son aise les délices sans déranger ses voisins. —L’inventeur du tympanophone est M. l’abbé Chataing, à Issoire (Puy-de-Dôme).
- Sonatina. — Un jouet musical aussi original que la plupart des autres inventions de l’abbé Chataing; il n’est pas possible, en effet, de concevoir et d’allier plus de simplicité et d’ingéniosité.
- Une baguette — un tube — dont le bec est recourbé, contient des plombs de chasse. Dans le corps de l’instrument, en avant d’une boîte de résonnance, se trouvent disposées des languettes métalliques — du vulgaire fer-blanc. Lorsque, de sa baguette magique, l’artiste laisse tomber un grain de plomb sur chacune de ces languettes, la chute donne naissance à un son. Pour obtenir des harmonies, il suffit donc de promener la baguette, le
- bec en bas, au-dessus de toutes ces lames qui sont fort bien accordées. Evidemment, lorsque la baguette est vide, il faut la recharger, occupation peu difficile puisque les grains de plomb sont rassemblés dans le fond de la boite après leur chute. Ajoutons encore que le débit de la baguette est limité à la volonté de l’opé-
- rateur qui ouvre plus ou moins la sortie en tournant le bec vers la droite ou vers la gauche; en lui faisant faire un demi-tour le réservoir des plombs est fermé. — L abbé Chataing habite à Issoire (Puy-de-Dôme).
- Objets utiles
- La valisette pour emballages. —- Dans le commerce de détail une grosse question est celle de l’empaquetage des objets vendus ; il faut qu’il soit fait proprement, avec soin et rapidement. Certaines denrées surtout sont assez difficiles à rassembler en un seul paquet splide^sans les abîmer par, le serrage des ficelles. La valisette est destinée à résoudre toutes les difficultés. C est une sorte de sac en fort papier qui, replié (fîg. i), est complètement plat et tient fort peu de place ; quand on 1 ouvre, on trouve à l’intérieur des contreforts en
- Fig- l'
- La valisette repliée.
- Fig. 2. — La valisette en papier pour emballage.
- carton qui le maintiennent ouvert et lui donnent l’aspect d une petite valise (fig. 2). Le bord supérieur est doublé et percé de deux œillets, dans lesquels on passe les crochets d’une poignée qui assurent la fermeture et facilitent le transport à la main. C’est un mode d’emballage très commode pour les articles d’épicerie, de fruiterie, pour les fleurs, et quantité d’autres marchandises. Malgré sa complication apparente on est arrivé, grâce à un oufillage spécial, à le fabriquer à un prix peu élevé qui varie de 5 à 20 centimes suivant les dimensions. — S’adresser pour tous renseignements 140, rue de la Chapelle, Paris.
- Une machine à écrire de poche. — La petite machine à écrire dont nous allons parler n’a pas la prétention de lutter de vitesse ou de perfection avec les machines à écrire compliquées et rapides qui rendent aujourd’hui de si nombreux services.( Mais, grâce à une disposition ingénieuse d’organes réduits au nombre minimum, son encombrement ne dépasse pas celui d’une grosse montre. On peut aisément la mettre en poche. Elle écrit sur de fines bandes de papier gommé que-l’on colle ensuite sur du papier ordinaire. Et l’on peut le
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- SCIENCE APPLIQUEE
- considérer soit comme un jouet instructif, soit comme un objet utile, en chemin de fer par exemple, pour écrire une lettre sans être gêné par les trépidations des wagons.
- La machine se présente sous l’aspect d’une boîte ronde de 6 centimètres de diamètre; son couvercle supérieur porte une échancrure circulaire dans laquelle est placé un cadran mobile, portant les lettres de l’alphabet et les divers signes de l’écriture. Retirons ce couvercle ; nous constatons que la tranche du cadran porte en relief sur une bande de caoutchouc les caractères. On comprend de suite le maniement de' la machine ; on amène devant le repère tracé sur le couvercle, la lettre du cadran que l’on veut voir s’imprimer sur la bande de papier, cette opération amène la lettre en question en face de la bande. On appuie sur le poussoir placé à l’endroit où se trouve dans une montre le remontoir. Un petit butoir se lève et vient appuyer la bande sur la lettre; celle-ci s’imprime. En même temps, la bande se déroule d’une longueur déterminée et l’on peut imprimer une nouvelle lettre ; des tampons encreurs imbibent constamment d’encre la bande caoutchoutée.
- Examinons d’un peu plus près ce mécanisme fort simple. Le cadran s’enlève fort aisément et laisse voir les autres pièces essentielles de la machine.
- Le poussoir A agit sur la crémaillère B; celle-ci,
- I. Cadran mobile. — 2. La machine en service.
- 3. Intérieur de l’appareil.
- engrenant avec le rouage C et la deuxième crémaillère D, relève ou abaisse à volonté le butoir imprimeur E. Lt,On remarquera que la crémaillère D porte une fine tige F qui participe à tous ses mouvements ; chaque fois donc que l’on abaisse le poussoir, le tige F fait tourner d’un cran le rouleau G, et le papier qui glisse entre les deux rouleaux G et H s’avance de la longueur voulue pour permettre l’impression d une nouvelle lettre P et P' sont les tampons encreurs. Le rouleau de papier-bande se place dans le fond du boîtier. — La machine à écrire de poche est en vente à la Société Photo-Stéréo, 36, rue Amelot.
- Aviation
- Hélices indéformables. — Les hélices de diverses fabrications ne différant que par des coefficients introduits dans une même série de formules mathématiques, on pourrait imaginer la possibilité, pour un milieu déterminé, et des matériaux de construction connus, d’établir une hélice et une seule, de rendement optimum.
- Mais ce ne peut être là qu’une considération toute théorique, qui, pour intéressante qu’elle soit, ne peut que venir après des problèmes pratiques de construction, dont les différentes solutions amènent à des modèles si divers, et déterminent seules la concurrence commerciale entre constructeurs.
- Les coefficients choisis par un constructeur ne peuvent être constants, comme l’exigerait la théorie pure, mais doivent varier suivant la charge, la vitesse de l’hélice, et suivant les perturbations du milieu où elle fonctionne. C’est là déjà un premier point insoluble, les coefficients devant être pris une fois pour toutes. De plus, et c’est
- là le point capital, l’hélice se déforme au cours de son travail, et ne présente plus à pleine charge les mêmes courbures pas, et sections qu’au repos. D’où le dilemme suivant : établir empiriquement des hélices qui, une fois déformées par leur charge, auront un rendement déterminé, c’est-à-dire admettre en principe de fabriquer des hélices à rendement variable ; ou bien, par des moyens de construction appropriés, construire des hélices indéformables.
- La première solution est, a priori, diminuée, ne pouvant conduire à aucun résultat défini, et laissant au hasard et au tour de main une place trop grande. La seconde est en ce moment l’objet d’études sérieuses, et les constructeurs s’acheminent vers une indéformabilité presque absolue avec des hélices en bois. Ce résultat atteint par des procédés que nous allons indiquer, le choix de coefficients moyens permettra de bons rendements, même avec les variations, assez faibles d’ailleurs, du milieu fluide.
- Le bois ne possédant de fibres que dans un sens présente dans ce sens une élasticité assez grande et les hélices en charge tendent à prendre la forme générale 1. D’autre part, la pale étant amincie le plus possible, l’hélice en charge, au lieu de la section 3, présente la section 4- U y a donc, somme toute, deux résultats à atteindre : d’abord empêcher la flexion longitudinale,
- Fig. 1 i — Hélice au repos.
- Fig. 2. — Hélice fléchie longitudinalement.
- Fig. 3 et /,. — Sections de l’hélice. — Fig. 5. — Collages au long.
- Fig. 6. — Cassure d’une hélice à collages longitudinaux.
- Fig. 7. — Pian d’une Pale montrant les 3 assemblages différents.
- puis obvier au changement de courbure cylindrique.
- Ce deuxième point a été pour ainsi dire supprimé par l’emploi d’hélices formées de plusieurs lames collées (fig. 5), les fils dans le même sens ; mais dans ce procédé la flexion longitudinale subsiste tout entière. De plus, l’air est attaqué par du bois de champ et quel que soit le vernis et le soin apporté, le frottement est plus considérable. Enfin, tous les fils du bois étant dans le même sens, ces hélices, comme celles d’une seule pièce, sont fragiles et au moindre choc se fendent longitudinalement (fig. 6). Une autre solution, qui paraît éviter ces inconvénients et résoudre la question, vient d’être brevetée.
- L’hélice est constituée par deux parties très solides, formant sur toute la longueur de l’hélice le dos, c’est-à-dire la partie la plus épaisse des pales et le moyeu. Entre ces deux parties (fig. 7) longitudinales, sont encastrées, par collage, rainures et languettes et goujonnage, des lames en fil croisé avec les précédentes qui forment le milieu des pales et la partie attaquant l’air.
- Les fibres longitudinales étant séparées par des fibres contraires, la flexion longitudinale est impossible, et, d’autre part, les pales sont constituées par des fibres en long dont la flexion est également impossible. Le croisement des fibres supprime la fragilité de l’hélice dont une faible partie peut se détériorer sous un choc, mais dont la perte complète est pratiquement impossible. De plus l’air est attaqué en bois de bout et le frottement par là même atténué.
- Des essais très concluants ont été faits sur ces hélices au Conservatoire des art et métiers ; la déformation en pleine charge n’est évidemment pas complètement supprimée, mais ramenée à de telles limites qu’il est possible de la méconnaître pratiquement. En tout cas le procédé de construction peut ouvrir de nouveaux sujets de recherches aux constructeurs. — Le constructeur de ces hélices est M. Bajard, 3og, faubourg Saint-Antoine.
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- VARIETES
- La désinfection à l’aldéhyde formique sans appareil. — Depuis de nombreuses années, les propriétés bactéricides des vapeurs de l’aldéhyde formique sont nettement établies. Trillat, un des premiers, a conçu un appareil genre autoclave susceptible de projeter les va-peiirs d’aldéhyde formique mélangées de vapeurs d’eau.
- Dès que parut en France la loi de 1902, relative à l’hygiène publique, de nombreux appareils ou procédés ont été conçus par les industriels pour les soumettre à la vérification du conseil supérieur d’hygiène de France comme le demande le décret de mars 1903 qui fait suite à cette loi. Tant pour la désinfection des locaux, que pour la désinfection des literies, il y a actuellement plus de cent appareils autorisés par le Conseil supérieur d’hygiène. On peut classer ces procédés en deux catégories : ceux nécessitant l’emploi d’un appareil et ceux pour lesquels aucun appareil n’est nécessaire.
- Les procédés avec appareils nécessitent une mise de fonds qui limite leur emploi aux services administratifs et aux collectivités. Nous sortirions du cadre de cet article en entrant dans la description de ces appareils, aussi nous contenterons-nous de signaler pour mémoire, ceux de Trillat, Fournier, Linguer, etc., qui sont les plus connus.
- Plus intéressants pour le public sont les procédés sans appareils. Quelques-uns de ces procédés sont déjà connus, mais beaucoup d’entre eux emploient néanmoins un foyer de combustion qui laisse craindre les risques d’incendies. Seule une réaction thermochimique consistant à ajouter au trioxyméthylène (forme solide de l’aldéhyde formique) un produit qui, entrant en combinaison avec lui, puisse lui faire dégager une partie de son aldéhyde formique pouvant solutionner le problème de la désinfection pratique et c’est ce problème qu’ont résolu les frères Carteret, les chimistes parisiens bien connus, qui ont fait à ce sujet une communication à l’Académie des sciences au mois d’avril 1908.
- MM. Carteret ont eu l’idée de recourir aux composés chlorés, et, parmi eux, au plus commun et au plus énergique : le chlorure de chaux. Ce corps mélangé au trioxyméthylène en milieu humide, s’échauffe rapidement et, au bout de quelques minutes, laisse échapper en abondance des vapeurs d’aldéhyde formique. On mélange une partie en poids de trioxyméthylène à deux
- parties de chlorure de chaux sec et trois parties d’eau ; après une légère agitation il se produit un échauffement de la masse qui généralement atteint 1080, ce qui assure une dépolymérisation rapide du trioxyméthylène aidée et maintenue par un abondant dégagement de vapeurs d’eau.
- En opérant de cette façon avec ia5 gr. de trioxyméthylène dans une chambre de 20 m3, à la température ordinaire, les auteurs ont obtenu en 7 heures, la stérilisation du staphylocoque doré et du charbon sporulé sous deux épaisseurs de drap. Le bacillus sublilis lui-même avait été assez atteint pour ne cultiver qu’au bout de 8 à 10 jours.
- Le gaz ainsi produit n’altère aucun objet soumis à son contact, sauf certaines couleurs d’aniline altérables par l’aldéhyde formique. Les traces de chlore que l’on aurait pu craindre n’ont pu être évaluées, le calcul donnant un chiffre inférieur à un millionième de l’air désinfecté.
- Connu sous le nom d’aldogène, ce procédé de désinfection est d’une pratique bien simple. Présenté dans le commerce en boîtes toutes dorées pour 20 ou i5 m3, il suffit de prendre la quantité correspondant au cubage du local à désinfecter et de faire dans chaque boîte même, le mélange des deux poudres qu’elle contient enfermées chacune dans un sac ; on verse d’abord le chlorure de chaux, ensuite le trioxyméthylène. Au moment du besoin, on ajoute de l’eau pour remplir presque totalement la boîte : une agitation de la masse avec une baguette de bois provoque en quelques instants la réaction. Ces vapeurs dégagées sont laissées enfermées dans le local pendant 7 heures en prenant les précautions d’usage et bien connues dans la pratique de la désinfèc-tion; ce contact est suffisant pour obtenir la stérilisation des germes pathogènes, voire même du bacille de Koch sous trois épaisseurs de drap, ce qui constitue le critérium des expériences de vérifications effectuées par le Conseil supérieur d’hj^giène de France, d’après le décret du 7 mars 1903.
- Ce procédé limite ses attributions à la désinfection en surface, c’est-à-dire des appartements après maladies contagieuses, après décès, voire même par simple mesure d’hygiène avant d’habiter un nouveau local ou pour le désodoriser. E. de L.
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- HYGIENE ET SANTE
- L’oreille et les coups de canon. — Il est bien peu de nos lecteurs, j’imagine, qui aient pu être victimes des accidents dont le Dr Chastang, médecin principal de la marine, a donné récemment l’intéressante histoire; mais tous savent que les artilleurs sont exposés à des lésions de l’oreille, à des troubles de l’audition, à de la surdité précoce provoqués par les détonations des pièces à feu. De nos jours, ces lésions sont devenues peut-être encore plus fréquentes que jadis, en raison du calibre de plus en plus fort des canons, du volume des projectiles, de l’augmentation de la charge et surtout de la nouvelle composition des poudres.
- Si M. Chastang a pu recueillir un assez grand nombre d’observations, c’est que, même en temps de paix, il y a des exercices presque quotidiens de tir sur tous les polygones de France et à bord des bâtiments de la flotte. Dans la marine notamment l’Ecole de canonnage voit passer chaque année un grand nombre de marins, apprentis ou vétérans canonniers qui tous, losqu’ils ont des troubles de l’audition, les rattachent à leur séjour sur le vaisseau-école. Il se tire, en effet, à l’Ecole de canonnage une moyenne de 18000 coups de canon par année, 700 à 1000 par séance, de sorte que certains officiers, des canonniers, des servants ont pu assister dans une période de 2 ans au tir de près de 40000 coups. Or la déflagration de la poudre donne naissance à environ
- 860 litres de gaz par kilogramme et quand on se reporte aux charges des canons modernes on voit que l'explosion à chaque coup donne un volume véritablement effrayant.
- Une pièce de donne . .
- 138.6 modèle
- 164.7 modèle 3o5 modèle
- 100 modèle g3
- 93 . . 93-96 •
- 93 . .
- Charge
- d’exercice.
- 1 075 litres
- 2 184 —
- 5697 —
- 23 000 —
- Charge de combat.
- 3.182 litres 6 256 —
- 15920 —
- 76 54o —
- On peut jugér du déplacement d’air, de la violence du souffle produits par le développement instantané d’une pareille masse de gaz. Aussi dans le voisinage de la pièce leur action se fait sentir très vivement et souvent en dépit des moyens de protection, tampon d’ouate dans l’oreille, bonnets protecteurs, antiphones, appareils divers destinés à amortir ce choc, on constate des déchirures du tympan et des lésions plus ou moins graves de l’appareil auditif. On trouvera dans le travail du Dr Chastang, les documents les plus intéressants et les plus variés sur ces accidents et leurs conséquences.
- Je ne m’y arrêterai pas davantage, car ce sont là des faits tout à fait spéciaux à la médecine militaire de terre et de mer, mais leur connaissance a son intérêt, dans
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- HYGIÈNE ET SANTE
- la vie civile; dans les exploitations industrielles, on a recours d’une façon constante à l’emploi d’explosifs, poudres brisantes, dynamite, panclastite, etc., et l’emploi de ces agents bourrés dans des trous de mine, détermine, si on ne prend des précautions, les mêmes accidents que les tirs du canon. Les gaz sont produits en aussi grande abondance, la déflagration est aussi brusque, le souffle d’explosion aussi violent.
- Dans la vie privée on peut observer, toutes proportions gardées, des lésions analogues provoquées par les coups sur l’oreille. Un poète a dit : ne frappez jamais une femme, fut-ce avec une fleur. L’adage doit s’entendre aussi bien, n’est-il pas vrai, de l’enfant. Et cependant même en ne parlant pas de ces parents, qui n’en ont que le nom qui brutalisent sans raison et à tout propos leurs enfants, combien de gouvernantes, de maîtres d’école, voire même de mamans ont la main trop leste et envoient une claque retentissante à un bambin d’humeur revêche ou de turbulence exagérée. Si le soufflet tombe franchement sur l’oreille, on peut déterminer une déchirure du tympan et toutes les lésions qui peuvent découler de cette blessure. J’en ai observé pour ma part quatre ou cinq exemples.
- Le mécanisme de l’accident est identique, en petit, à celui que provoque la déflagration de la gargousse du canon. L’air brusquement condensé par le mouvement de la main et son application sur le conduit, est refoulé
- avec violence jusqu’au fond de l’oreille et détermine une déchirure plus ou moins complète, suivant la violence du coup. M. Chastang croit que dans de nombreux cas de déchirure par le canon, le mécanisme est autre; ce serait non plus le refoulement de l’air dans le conduit, mais la raréfaction de l’air, par aspiration de la membrane, analogue à celle que produit parfois un baiser appliqué directement sur l’oreille; dans d autres cas ce serait l’ébranlement vibratoire trop intense des osselets du manche du marteau notamment qui provoquerait la déchirure. Au voisinage de la pièce, l’action sur le tympan serait bien due au refoulement de l’air, mais à une certaine distance, ce serait au contraire l’aspiration, comme le prouve ce détail, du tampon de coton arraché des oreilles. Quelle que soit l’interprétation du mécanisme de ces accidents spéciaux aux tirs du canon, la rupture produite par le soufflet est bien due à un refoulement d’air et c’est je crois une catégorie d’accidents tout à fait évitable ; il ne s’agit que d’avoir, bonne d’enfant, institutrice ou maman, un peu plus de patience et la main moins dégourdie. Si vous avez absolument besoin d’une petite correction à donner au petit méchant, il y a une partie charnue de son individu qui n’expose pas à de pareils dangers et si vous voulez m’en croire, il est bien des moyens d’obtenir des enfants ce que l’on veut sans recourir à la méthode du père Fouetlard. D1' A. C.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- Le formol et la désinfection des chambres. — Peut-on désinfecter les murs d’une chambre infectée avec des solutions de formol, ou doit-on avoir recours à la désinfection par les vapeurs de formol? M. Ciaccia, dit la Presse médicale, s’est posé celte question dans un travail récent. De ses nombreuses expériences, il conclut que les résultats dépendent en partie de l’enduit des murs. Les murs peints à l’huile sont facilement désinfectés par lavage avec une solution de formol ordinaire, en 3 heures environ. Même les spores les plus résistantes sont tuées. Les murs blanchis à la chaux nécessitent une application plus longue et des solutions plus fortes. Les murs enduits à la colle mélangée à de la couleur sont plus difficiles à désinfecter. Enfin le bacille tuberculeux contenu dans des crachats desséchés n’est détruit par lavage sur aucun de ces murs, même avec des solutions très fortes. Le lavage avec des solutions de formol n’est donc pas encore un procédé très sûr de désinfection.
- Liquide anti-congélateur. — On peut utiliser la glycérine, pour empêcher l’eau de se geler, dans les radiateurs d’automobile par exemple. Mais la glycérine est assez coûteuse. On peut, ce qui est beaucoup plus économique, dissoudre dans l’eau du chlorure de calcium à raison de 100 grammes par litre d’eau.
- Produit pour glacer le linge. — Voici une formule donnée par le Drogen handler : 3 parties de gélatine sont dissoutes dans ioo p. d eau et mélangées avec une préparation obtenue en faisant bouillir io p. de stéarine concassés finement, 5o de borax pulvérisé, 3oo d’eau et 80 de glycérine. Le mélange refroidi constitue une émulsion homogène blanche qui est appliquée avec une éponge dure et donne une surface brillante après repassage.
- Poudres à polir les poêles. — Pour empêcher la mine de plomb de se détacher du métal et tomber] en poussière dans la chambre, on peut employer du graphite mis en pâte, avec une dissolution de savon et 5 à io pour ioo de paraffine ou cire. Il est plus pratique d’employer des compositions liquides. En voici quelques formules : i° Cire de Carnauba brute io parties, cire à cacheter io, colophane brune 5, solution de potasse à 400 B. 20, noir de fumée 10, graphite de Java 100, eau 5oo parties; 20 Cire de carnauba brute 10 parties, résine 10, solution de potasse 10, noir de fumée 10, graphite y5,
- eau j5o parties; 3° Cire minérale 10 parties, résine 10, solution de potasse 10, noir de fumée 10, graphite 71, eau 35o parties. On fond la résine et la cire dans une égale partie d’eau et on ajoute la solution de potasse avec soin. Après avoir laissé bouillir un peu de temps la masse, on ajoute le reste de l’eau; le noir de fumée et le graphite sont incorporés en agitant et après refroidissement ; on coule enfin en bouteille.
- Pour enlever les taches faites par les médicaments. — Nous empruntons ces utiles formules au Journal de Pharmacie et de Chimie (iBr février 1910) :
- i° Les taches d’iode disparaissent lorsqu’on les humecte avec de l’ammoniaque ou une solution d’hyposulfite de sodium ;
- 20 Les taches de nitrate d’argent s’enlèvent avec une solution de cyanure de potassium ou, ce qui est moins dangereux, avec une solution concentrée d’iodure de potassium, suivie d’un lavage avec une solution d’hyposulfite. On peut aussi employer une solution ainsi com-
- posée :
- Bichlorure de mercure.................... 10
- Chlorure d’ammonium...................... 10
- Eau distillée............................ 80
- 3° Les taches dues à la chrysarobine se traitent, de préférence, par le benzol, l’alcool absolu ou le chloroforme ;
- 4° Les taches de résorcine disparaissent sous l’action d’une solution faible d’acide citrique;
- 5° Pour les taches d’acide picrique, on emploie deux procédés différents ; ou bien on les lave tout d’abord, durant une minute, avec une solution de sulfite de sodium, puis avec de l’eau et du savon ; ou bien, on recouvre ces taches avec une bouillie d’eau et de carbonate de magnésium qu’on fait pénétrer en frottant avec les doigts ;
- 6° Les taches de pyrogallol anciennes ne s’enlèvent plus; lorsque ces taches sont récentes on fait agir sur elle, à chaud, une solution à 5 ou 10 pour 100 de sulfate de fer jusqu’à ce qu’elles soient devenues d’un bleu-noir. On lave ensuite à l’eau, puis, immédiatement, avec une solution de bioxalate de potasse. Après la disparition de la coloration, on rince soigneusement avec de l’eau ;
- 70 On enlève les taches dues aux matières colorantes du goudron avec de la teinture de savon concentrée.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. —- Dans la boite aux lettres, la Rédaction publie les laits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresse relative aux appareils décrits. — Violon .lavelier. M. Javelier, x6, rue du Drapeau, à Dijon (Côte-d’Or). 1 ' ’
- Renseignements. — M. Durandal, à Arcachon. — Le platinage est une opération galvanoplastique assez délicate, qui n’est guère du ressort des amateurs. Vous trouverez des renseignements à ce sujet dans le Manuel de galvanoplastie, t. I, de Y Encyclopédie Roret, chez Mulo, i2, rue Hautefeuille.
- M. Yberti, à Royat. — Vous trouverez du carbo-rundum chez M. Grauer, 76, boulevard Richard-Lenoir, Paris; Labour, 74, quai de la Râpée, Paris. Appareils à stériliser l’eau par les rayons ultra-violets. Société Westinghouse, 4. rue Auber, Paris.
- M. Juan de Zanupi, à Bilbao. — Ouvrage de vulgarisation sur l’éther : Les ondes hertziennes et la télégraphie sans fil, par H. Poincaré, chez Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins, Paris. Prix : 2 francs. L'éther, par Sir O. Lodge, môme librairie.
- M. Jengfleisch, à Paris. — Pour obtenir du bon papier mâché, il faut employer du papier de bonne qualité. Pour cette fabrication, voyez La Nature. n° 6q5, année 1886, t. II, p. 158.
- M. P. M. T., à Paris. — Formez le mélange suivant : alcool (à 8o°), 80 grammes ; salpêtre, 6; chlorure ammoniacal, 6; camphre, 6; eau distillée, 200 grammes et placez-le dans un tube. Vous verrez au sein du liquide se former des cristaux en aiguille d’un aspect nacré, qui varient fréquemment de forme et d’aspect et auxquels on attribue des relations avec l’état météorologique. Voyez à ce sujet Recettes et Procédés utiles, par G. Tissandier, 20 série, p. 323-328, la discussion de ce baromètre que les Anglais appellent sturm-glass.
- M. Bordeaux. — Les becs à incandescence doivent être réglés pour donner la température de combustion la plus élevée possible, donc éviter la formation d’oxyde de carbone. Néanmoins, il peut arriver que de légères quantités d’oxyde de carbone se forment quand le bec est mal entretenu. Le fait peut se produire du reste avec les becs ordinaires. Nous ne saurions vous renseigner sur la possibilité de supprimer l’oxalate dans le cacao. Seul un chimiste spécialiste, après étude de la question pourrait vous répondre.
- M. Rassard, à Paris. — Vous trouverez, croyons-nous, les dragues que vous désirez chez M. Hermann-Lachapelle, 31, rue Boinod, Paris, ou chez Dumont, 55, rue Sedaine.
- M. Bardou, à Chàteau-d’Aubiry. — Lisez, pour les généralités, la Chimie appliquée de Chabrié, chez Masson et Cio, 120, boulevard Saint-Germain, et pour une étude plus détaillée, Le verre et le cristal, par J. Henri-vaux, chez Dunod et Pinat, 49. quai des Grands-Augustins, Paris (prix : qo fr.).
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- BIBLIOGRAPHIE
- QÊtL
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Les crues de la Seine : l’Aur, Lemoine. — L’aluminium au point de vue monétaire : Arnou. — Les unités de la météorologie : Ch.-Ed. Guillaume. — Académie des sciences; séance du >1 janvier 1910 : Cu. de Villedeuil. — Le violon Javellier : R. Vilt.ers.
- Supplément. — Les inondations. — Les comètes attendues en rgio. — Hydrogène pour ballons. — Production d’or dans le monde en 1909. — Nouveau procédé de fabrication de l’acide sulfurique. — Les aérostiers militaires français. — Emploi du
- grisou pour la production de la force motrice.--Le jour de
- Lan chez les Parsis. — Le Capo-Tafonato. — Le Kala-Azar. — Emploi du froid pour distinguer les vraies fourrures des fausses.
- Agenda du photographe pour 1910 (16e année) suivi de Tout-Photo, Annuaire des amateurs de photographie. Paris. Charles Mendel, éditeur. 118 bis, rue d’Assas. Prix : 1 franc.
- L'Agenda du photographe pour 1910 contient des renseignements techniques, des articles de vulgarisation, un formulaire, etc. Le Tout-Photo, qui fait suite, comporte la liste mise à jour de 10000 amateurs choisis parmi les plus habiles et les plus aptes à s’intéresser aux nouveautés photographiques, ainsi que l’indication des hôtels qui mettent une chambre noire à la disposition des voyageurs et touristes, la liste des principales sociétés d’amateurs, etc.
- La pisciculture en France de 1884 « 1900, par le Dr Jotjsset de Bellf.sme. Paris. J.-B. Baillière, 1909, 1 vol. in-8°.
- Très remarquable résumé de l’œuvre de repeuplement de nos cours d’eau poursuivie depuis plus de vingt-cinq ans.
- Allas des champignons parasites et pathogènes de l’homme et des végétaux, par H. Goupin. Paris. O. Doin, 1909. 1 vol. in-8°, i5o p., 58 pl. Prix : 7 francs. :
- Suivant son titre, l’ouvrage est avant tout un atlas : ses planches, où sont réunis un millier de dessins, seront certainement fort précieuses aux médecins, vétérinaires ou naturalistes pour les identifications qu’ils peuvent avoir à faire.
- Eleclricity, par H. M. Hobart. i vol. illustré, 207 p. Constable et Cio, éditeur, Londres, 1909.
- Ce petit livre, très clairement écrit, est, malgré son titre trop général, une simple introduction à l’électricité industrielle. Il a été rédigé exclusivement dans ce but. Il se borne donc à exposer, aussi simplement que possible, les propriétés fondamentales de courants et du champ magnétique, avec quelques notions sur les matériaux conducteurs et isolants. Des calculs simples, mais touchant toujours à d’importants problèmes pratiques, ont été, avec raison, multipliés à titre d’exemple. Bon livre d’enseignement préparatoire.
- Traité complet d'analyse chimique appliquée aux essais industriels, par Post et Neumann. Tome second, deuxième fascicule : Sucre de betterave. Sucre de canne. Amidon et fécule. Dextrine. Glucose. Documents officiels concernant les produits alimentaires sucrés. Gr. in-8° (17'X 25) de 3oo pages compactes, avec 120 figures dans le texte. Hermann, éditeur, Paris, Prix : 8 francs.
- Ce fascicule, comme les précédents, est mieux qu’une traduction d’un ouvrage au reste excellent. MM. Chenu et Fellet qui sont chargés, pour l’édition française, de la partie relative aux industries agricoles, sont deux chimistes des plus compétents; ils ont pu mentionner les méthodes les plus nouvelles et ajouter un chapitre original au texte allemand* celui qui concerne le sucre de canne. Le chapitre sur le sucre de betterave a été rédigé par le D1 Frühling; la fécule, l’amidon, la dextrine, le glucose, par le D' E. Parow, techniciens tous deux réputés. Un appendice réunit les documents officiels sur les industries étudiées.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Notes et souvenirs d’un ancien marsouin (Cochinchine, Cambodge) par Fred. Abaly. Paris. A. Leclerc, rue Monsieur-le-Prince. x vol. in-8°. Prix : i5 francs.
- Dans ce journal de route fort attrayant, l’auteur évoque, en excellent observateur, les villes et la brousse d’Exti'ême-Orient. Il s’attache notamment, d’une façon très heureuse, à nous faire pénétrer dans l’intimité mystérieuse de la vie familiale.
- Auto-guides D. A. C. (4“ séi-ie). Carnet de route de l’Association générale automobile fondée sous le patronage de l’Automobile-Club, 7e année 1909. 1 vol. 3ao pages. 8, place de la Concorde, Paris.
- Ce livre renferme des cartes routières sous un
- format commode, des renseignements pratiques sur hôtels, des conseils pratiques fort utiles.
- Catalogue des tremblements de terre signalés en Chine, d'après les sources chinoises (1767 avant J.-C. — 1893 ap. J.-C.), par le R. P. Pierre Hoang. Chang-Hai. Imprimerie de la Mission catholique, 1909. 1 vol. in-8°, 298 p. ( Variétés sinologiques, n° 28).
- Premier volume, dont la suite paraîtra prochainement d’un monumental travail ayant pour but de dresser la liste des tremblements de terre mentionnés dans les Histoires ou Annales chinoises, suivant l’ordre des provinces, des villes préfectures et des sous-préfectures.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉBALES
- Lundi 31 janv. 1910. — 4°. G S. S. w. 0. Très nuageux. 0 Gelée blanche; givre; brouillard de 500 m. à 10 h.; couvert.
- Mardi 1" février. . . - 5°,4 S. s. E. 1. Couvert. 0 Gelée blanche; givre; brume; couvert.
- Mercredi 2 - 40,2 S. S. E. 3. Beau. 0,9 Gel. bl.; neige ou pl. Tap.-midi et la soirée; nuag. le m.;couv. les.
- Jeudi 3 1°.‘J S. S. E. 2. Couvert. » Gelée blanche; faible brouillard à 9 b.; couvert.
- Vendredi J 0°,9 S. S. W. 1. Couvert. 0,3 Gel. bl.; faible hrouill. à 7 h.; averse mêlée de grêle à 10 h. 30
- Samedi 0 - 1°,9 S. 1. Beau. 0.2 Gel. bl.; givre ; brume ; goût, dans la soirée ; peu nuag. jusq. 15 h.
- Dimanche 6 ;'i°.9 S. S. W 3. Pluie. 11.5 Gonwrt: pluie in moitié de la journée.
- JANVIER-FÉVRIER 1910. - SEMAINE DU LUNDI 31 JANVIER AU DIMANCHE 6 FÉVRIER 1910.
- Lundi I Mardi l Mercredi [ Jeudi [ Vendredi | Samedi | Dimanche I
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- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 2 au 6 février. — Le 2. Basses pressions sur l’O. de l’Europe : Islande, 728; Gascogne, 75g; fortes pressions sur la Russie (Moscou, 769) et les Açores (773). Pluies sur le N.-O. et le S.-E.; en France : Lorient, 15; Brest, 6; Cherbourg, Nantes, Biarritz, La Coubre, 1. Temp. du matin : Haparanda, —6°; Paris, —4; Biarritz, 9; Puy de Dôme, —6; moyenne à Paris : —o°,5 (normale : 2°,6). — Le 3. Même situation ti’oublée sur tout l’O. ; îled’Oléron, 732: Russie, Açores, 770. Pluies sur l’O. et le Centre; en France : Bordeaux, 29; île d’Aix, 20; Limoges, Brest, 7; Le Havre, 5; Paris, x. Temp. du matin : Moscou, —90; Paris, 2; Alger, 11; Puy de Dôme, —4: moyenne à Paris : 2°,7 (normale : 20,6). — Le 4. Vaste zone de basses pressions du N.-O. au S.-E. : îles Feroé, 74b; golfe de Gênes, 747; Lorient, 756; Valentia, 757. Pluies et neiges sur l’O. et le N.; en France : Puy de Dôme, 29; Pic du Midi, 23; Toulouse, 12; Besançon, 10; Naxites, 9; Brest, 3. Temp. du
- matin : Moscou, — i3°; Paris, 1; Alger, 11 ; Puy de Dôme, —5; moyenne à Paris : 2°,4 (normale : 2°,7). — Le 5. Hausse de pression sur l’O. : Nantes, 768; Bruxelles, 766; dépression sur l’Italie et la Hongrie, ainsi que sur le N.-O. : Islande, 725; Ecosse, 746. Pluies sur les Iles-Britanniques, la Finance, l’Italie; neige eu Suède. Temp. du matin : Moscou, —6°; Paris, —2; Alger, 12; Puy de Dôme, —7; moyenne à Paris : 3° (normale : 2°,8). — Le 6. Profonde dépression sur tout le N. : Pays-Bas, 756; Bodoe, 728; fortes pressions du S.-O. au N.-E. : Moscou, 773; Biariûtz, 771. Pluies sur le N. et l’O.; en Franee : Calais, 14 ; Biarritz, 8; Paris, 6; Brest, 5; Nantes, 4; Nancy, 1. Temp. du matin : Moscou, —14°; Alger, 11; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 8°,2 (normale : 2°,8). — Phases de la Lune : Dernier Quartier le 2, à xih36ra du matin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, Boulevard Saint-Germain, Parti
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l'indication d’origine.
- N° 1917
- 19 FÉVRIER 1910
- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- Les inondations et la fièvre typhoïde. — Le
- Dr Jacques Bertillon vient d’établir, dans un article de la Presse médicale, qu’on peut considérer les crues de la Seine comme étant sans influence sur le développement de la fièvre typhoïde. Les tableaux qu’il a dressés pour le nombre des décès dus à cette maladie, pour les trois mois qui ont précédé la crue, pour la durée de la crue et pour les trois mois qui l’ont suivie, se rapportent aux crues de décembre 1872, mars 1876 et décembre-janvier 1882-1883. Sans reproduire les chiffres de cette importante statistique, il faut en retenir cette conclusion générale que les décès ont été moins nombreux après qu’avant la crue. Il est même curieux qu’en 1882-1883 cette diminution ait suivi une épidémie assez forte de fièvre typhoïde et précisément beaucoup diminué après la crue (i5i3 décès pendant les i3 semaines qui ont précédé l’inondation, 541 décès pendant les 10 semaines de sa durée, 385 pendant les i3 semaines qui l’ont suivie). Si paradoxales que puissent paraître ces conclusions, maintenant surtout que l’on a fait prévaloir la théorie de l’origine hydrique de la fièvre typhoïde (do-thiénentérie) il faut s’incliner devant ces faits. Il est permis en réalité de rassurer les Parisiens sur ce que nous réserve, à ce point de vue, le lendemain de la crue de 1910. Les autorités et comités compétents estiment qu’il n’y a pas lieu de redouter une prochaine épidémie, par cette simple raison que l’hiver 1909-1910 a présenté à Paris et dans le bassin de la Seine une absence à peu près générale d’épidémie typhique, la situation est donc bien meilleure que lors des crues précédentes; d’autant plus,que, personne ne l’ignore, cette maladie tend à diminuer de plus en plus par suite des découvertes scientifiques et des applications de leurs conséquences; de plus, les désinfections actuellement conduites avec tant de dévouement par le Dr Henri Thierry, inspecteur général de l’assainissement de Paris, sont une efficace garantie de plus qui autorisent amplement à ne rien craindre pour la santé de Paris.
- La décoration de Forest. — Fernand Forest vient d’être nommé chevalier de la Légion d’honneur. Forest n’est pas un inconnu pour les lecteurs de La Nature: nous avons déjà expliqué qu’il dota l’industrie automobile du moteur à plusieurs cylindres ; de ses travaux date l’essor du moteur à explosion. Le premier moteur de Forest apparut en 1888; patiemment perfectionné, il servit de modèle aux moteurs qui, quelques années plus tard, devaient animer les magnifiques voitures ultra-rapides, dont les records dotèrent la France d’une nouvelle industrie. Nulle distinction n’était plus justifiée que celle qui vient enfin récompenser le génial inventeur que fut Forest.
- L’expédition Charcot. — Nous sommes heureux de pouvoir annoncer le retour de l’expédition antarctique française. Le Dr Charcot et ses collaborateurs, revenus
- à Punta-Arenas, ont télégraphié le 12 février pour faire part de la fructueuse campagne accomplie par le Pourquoi-Pas et qui apporte une contribution importante à notre connaissance de l’Antarctique. Nous ne savons encore que très sommairement les résultats acquis, se résumant ainsi : L'expédition Charcot a prolongé la série des recherches de la première campagne au sud de la Terre de Graham, et a pu découvrir et cartogràphier la bordure du continent antarctique sur une longueur de plusieurs centaines de kilomètres vers l’ouest, au delà du 700 de lal. S. Du même coup s’est trouvé résolu le
- VICTOR h
- Itinéraire de l’Expédition Cliarcot en 1909.
- problème de la Terre Alexandre Ier non revue depuis sa découverte en 1823, et qui se trouve être un des points de la côte suivie par le Dr Charcot. Ces recherches comblent ainsi aux deux tiers la lacune existant entre la Terre de Graham et celle du roi Edouard VII; et le Pourquoi-Pas, par une navigation hardie à travers la banquise, a pu s’approcher jusqu’à 900 km environ de cette dernière terre. L’hivernage, entre les deux parties de la campagne, s’est effectué à l’ile Petermann, où de précieuses observations météorologiques et . magnétiques ont été effectuées. En définitive, la belle expédition du Dr Charcot précise dans de très fortes proportions l’importance de l’énorme masse continentale qu’est l’Antarctique,. et c’est un résultat auquel il faut applaudir sans réserves.
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- INFORMATIONS
- Milliampères pour la télégraphie. — L’administration des Télégraphes allemands commence à remplacer le galvanomètre des postes desservis au .Morse par des milliampères plus précis Celui qui est employé est du genre Deprez-d’Arsonval d.onl le système magnétique est constitué par un aimant permanent circulaire fendu. Dans l’entrefer est introduite la bobine formant léquipage mobile et qui porte l’index. Cette bobine est montée sur deux pivots permettant de mettre l'appareil dans une position oblique aün de faciliter les lectures. L’échelle comprend a5 divisions placées de part et d’autre du zéro qui occupe le milieu. Enfin, le socle de la boîte porte deux fusibles.
- Relais pour courants alternatifs. — Le Journal Télégraphique signale l’emploi d’un nouveau relais pour déterminer la mise en circuit d’appareils d alarme, optiques ou acoustiques. L’armature de ce relais est constituée par un levier coudé pivotant autour du sommet de l’angle ; le bras inférieur, dirigé obliquement vers le bas, et plus long que l’autre, se recourbe légèrement autour du noyau de la bobine; il forme en quelque sorte un pendule à mouvement oscillatoire relativement long et, malgré son peu de masse, il possède une inertie qui le rend insensible aux alternances de llux. Du moins n’est-il soumis qu’à des vibrations de très faible amplitude que l’on corrige aisément en réglant le butoir de contact de telle façon que la lame élastique prolongeant la seconde branche de l’armature y appuie avec une légère flexion. On obtient ainsi un contact de stabilité suffisante sans être obligé de sacrifier la sensibilité de l’appareil, ainsi qu’on est amené à le faire lorsque l’on veut éviter les vibrations en augmentant le poids de larmature.
- Le caoutchouc dans le monde. — Le Mouvement géographique (5 décembre) donne les chiffres suivants comme représentant la production mondiale du caoutchouc, de 1905 à 1908 :
- iqo5. . . 61.000 tonnes. 1907. . . 6g. 000 tonnes.
- 1906. . . 6).000 —• 1908. . . 65.000 —
- Voici d’autre part, d’après notre confrère, quelle aurait été la consommation mondiale pendant le même temps : iqo5. . . 61.897 tonnes. 1907. . . 69.000 tonnes.
- 1906. . . 66.000 — 1908. . . 6~.5oo —
- La population de l’Empire Russe. — L’empire russe, surtout en Asie et de plus en plus en allant vers l’Est, reste peu peuplé, mais la population y augmente très rapidement. D’après le Mouvement géographique, il résulte, en effet, des statistiques établies par les bureaux de l’inspection générale de médecine que la population de l’Empire russe a compté un accroissement de •2675142 âmes au cours de l’année 1907. D’autre part, la mortalité ne s’est élevée qu’à 27 pour 1000, chiffre qui est le plus bas parmi tous ceux obtenus jusqu’à ce jour. En ce qui a trait à la natalité, la moyenne s’est légèrement affaiblie au cours de la même année 1907, mais elle a néanmoins atteint 46,3 pour 1000, ce qui fournit une proportion de 16 pour 1000 dans l’accroissement général de la population. A la date du ier janvier 1908, les habitants de l’Empire étaient au nombre de 153 millions, non compris la Finlande, qui en renferme 3 millions. En tenant compte de la proportion d’excédent des naissances sur les décès, on peut en déduire qu’à l’heure actuelle la Russie doit compter plus de 160 millions d’habitants, auxquels il faudrait encore ajouter la population du grand-duché de Finlande.
- La dessiccation du vent soufflé dans les hauts fourneaux. — Dans la conduite des hauts fourneaux, il y a un grand intérêt économique à dessécher soigneusement l’air insufflé. De nombreuses installations, aux Etats-Unis, notamment, utilisent à cet effet des machines frigorifiques qui débarrassent l’air de sa vapeur d’eau en condensant celle-ci à l’état de glace. C’est un procédé coûteux. Deux ingénieurs métallurgistes français, MM. Daubiné et Roy, de la Société des hauts fourneaux de Pont-à-Mousson ont cherché à remplacer ce refroidissement par une dessiccation chimique. Ils ont fait appel au chlorure de calcium, substance très hygrométrique et qui semble leur avoir donné d’excellents résultats. Ce procédé chimique assurerait une économie considérable sur le procédé physique américain.
- La pollution des eaux en Allemagne. — La règlementation sur le déversement des eaux industrielles résiduaires dans les cours d’eau navigables et flottables est très sévère dans l’empire allemand. Elle stipule que toute eau provenant d une fabrique et déversée de cette façon doit être absolument claire et pure, non polluée par les manipulations chimiques ou industrielles dont elle provient. En général, lesdites eaux sont envoyées dans plusieurs bassins de décantation, et s’il est nécessaire, elles doivent subir un filtrage soigneux et effectif. Les cours d’eau, particulièrement dans les districts industriels, sont régulièrement surveillés par des inspecteurs et toute plainte émanant d’un particulier et ayant trait à une pollution présumée est immédiatement et soigneusement contrôlée par des analyses. La loi est très stricte sur ce point : tout dommage doit être immédiatement réparé par l’auteur de l’infraction, quel que soit le coût de l’opération jugée nécessaire, curage et repeuplement, et cela même si la pollution est le fait de tiers et que le propriétaire des usines puisse exciper de sa bonne foi. C’est ainsi que l’an dernier un industriel de la Saxe, dont les fabriques étaient établies à côté d’un petit cours d’eau dut payer tous les frais résultant de barrage, de la dérivation provisoire, du nettoyage et du repeuplement complet d’une petite rivière que les eaux résiduaires de ses établissements avaient jaolluées. Les frais de cette opération furent si élevés qu’ils absorbèrent les bénéfices de l’usine pendant plusieurs années. C’est en appliquant strictement cette réglementation sévère que l’Allemagne maintient la pureté et la faune riche et variée de ses eaux à côté même des plus puissantes villes industrielles.
- Le vin d’Asti. — On sait que la caractéristique du vin d’Asti est sa forte teneur (i5o gr. environ) en sucre au moment de la mise en bouteille. Cette teneur, supérieure à celle de nos champagnes, dépasse largement la quantité nécessaire à la production de gaz observée. On s’est demandé pourquoi la fermentation s’arrête sans raison apparente et le Dr Cari Meusio croit en avoir pénétré les causes. A la suite de nombreuses analyses qu’il a effectuées et qui ont porté sur des échantillons aux divers stades de la vinification, il a constaté l’influence des substances azotées du milieu. Certaines de ces substances, amido-acides, activent la fermentation alors que d’autres à réaction basique, restent sans action sur le ferment. De l’existence, de la nature, de la proportion et des transformations de ces substances azotées, dépendrait par suite l’activité et la durée de la fermentation. Le Dr Carlo Meusio espère bien (Staz Sperim. agr., p. 465) qu’il sera bientôt possible d’utiliser ces données dans un sens favorable à la production du vin d’Asti.
- Réserves de rivières et canaux pour la reproduction du poisson. — Par décret du 10 décembre 1909, sur le rapport du ministre de l’Agriculture, il vient d’être établi un état des parties de fleuves et rivières de France qui sont réservées dans 46 départements pour la reproduction du poisson. La longueur de ces réserves varie de 60 m. à 9 km d’étendue. On en trouvera le tableau au Journal officiel du 17 décembre 1909. La pêche y est entièrement interdite pendant toute l’année du ier janvier iqio au 3i décembre 1914. Chaque année, au mois de janvier, des publications seront faites dans les communes pour rappeler les emplacements ainsi réservés. Il est interdit d’y laisser vaguer les oies, canards, cygnes et autres animaux susceptibles de détruire le frai du poisson. Les préfets pourront faire pratiquer des pêches extraordinaires pour détruire les espèces reconnues nuisibles. Par un autre décret du 14 décembre 1909. les mêmes dispositions sont appliquées aux parties de canaux et rivières navigables canalisées, désignées à un état annexé au décret (Journal officiel du 22 décembre »9°9)-
- Le geyser allemand de l’île de Namedy près d’An-dernach. — On qualifie de geyser un jaillissement d’acide carbonique situé dans l’île de Namedy et qui, à la façon des sources de Montrond et autres, lance des jets toutes les deux heures. Sa station d’accès est Ander-nach. Il a été découvert par un sondage de 35o m. de profondeur et produit un jet de 5o m. au-dessus du sol. Celui-ci dure quelques minutes, puis s’abaisse et disparaît pour reparaître deux heures plus tard.
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- SCIENCE APPLIQUEE
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- **> Mécanique
- La mesure du travail dans les charpentes métalliques : le tensionmètre. — Lorsqu’il s’agit de construire une charpente métallique, un pont par exemple, l'ingénieur se rend compte, au moyen dé calculs souvent laborieux, du travail auquel chacune des parties constitutives de l’ossature sera soumise. Puis, le travail achevé et, après les essais réglementaires, l’ouvrage est abandonné à la surveillance d’agents subalternes dont la capacité technique est le plus souvent insuffisante pour leur permettre de se rendre compte des modifications pouvant se produire dans le travail des membrures et de comparer celui-ci au travail prévu.
- L’Administration des Travaux Publics en France s’est depuis longtemps préoccupée de cette question impor-lante. Elle invite aujourd’hui chacune des administrations à faire des visites de contrôle des ouvrages métalliques. De nouveaux calculs théoriques tenant compte des différentes modifications ayant pu se produire depuis la construction de l’ouvrage, notamment en ce qui concerne le poids des charges roulantes, doivent être faits.
- Quoique ce soit déjà une garantie de sécurité pour les ouvrages métalliques, il ne semble pas, cependant, que ce procédé soit suffisant. Si une erreur d’appréciation dans l’étude de l’ouvrage s’est produite, comme cela est arrivé pour les grands ponts de Québec et de Blackwell, si les piles servant de point d’appui à la charpente métallique ont subi des affaissements, les calculs théoriques ne pourront pas en tenir compte.
- Il semble donc que le moyen le plus sûr de résoudre
- Toutefois, il est bon de remarquer que ce procédé ayant pour base la mesure de la (lèche d’un câble, n’est applicable qu’aux pièces horizontales et inclinées et non à celles verticales.
- Le tensionmètre a déjà trouvé de nombreuses applications, notamment aux ponts transbordeurs de Marseille et de Brest et, tout récemment, au pont suspendu rigide du système Gisclard, construit à la Cassagne, où cet appareil a permis de constater la concordance entre le travail observé et celui prévu dans les câbles1.
- Le seul inconvénient de cet appareil est de ne pas être enregistreur, c’est-à-dire de ne pas inscrire automatiquement sur une bande de papier les variations de travail qui se produisent dans le câble sous le passage des charges roulantes. Ce perfectionnement très important que M. Arnodin a, paraît-il, mis à l’étude permettra de déterminer l’influence de la vitesse des charges roulantes sur le travail des membrures du pont, problème resté jusqu’ici sans solution satisfaisante.
- Comme on le voit ce mode de vérification du travail par le tensionmètre est d’une application pratique poulies ponts suspendus. En est-il de même pour les autres systèmes de ponts métalliques dont une partie des éléments est comprimée, tandis que l’autre est soumise à des efforts de traction. Voici dans ce cas, d’après M. Arnodin, ce qu’il y aurait lieu de faire dans l’hypothèse d’un pont en cantilever comme le pont du Forth, de Québec et de Blackwell. Cet ingénieur propose de remplacer un des membres de l’ossature, toujours soumis à un effort de traction, les éléments MN et MB par exemple (fig. 3), par un câble dont il serait possible de vérifier le travail au moyen du tensionmètre, non
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- Fig. i.
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- Fig. 2. — Tensionmètre Arnodin.
- la question serait d’imaginer un appareil pouvant à chaque instant indiquer les efforts subis par les éléments de cette charpente et cela non seulement dans le cas où le pont ne supporte que son propre poids, mais aussi dans les différents cas de surcharge.
- Pour les ponts suspendus ce procédé est d’une application simple et facile. On sait, en effet, que dans ce système d’ouvrage toutes les pièces qui supportent le tablier du pont sont soumises à des efforts de traction.
- Soit, par exemple ffig. i), le câble d’un pont suspendu, fixé aux sommets des pylônes aux chariots de dilatation. Ce câble, sous l’action de son propre poids et de la tension due au poids du pont et de la surchage, prendra la forme d’une chaînette. Isolons dans ce câble qui a une section quelconque une section ayant exactement i millimètre carré et adaptons à cette petite section isolée un dynamomètre, il est clair que l’effort indiqué par ce dynamomètre représentera le travail par millimètre Carré du câble, puisque cette section aura la même densité que le câble et la même flèche. Le problème sera donc résolu et nous obtiendrons ainsi le travail réel du câble, y compris les efforts secondaires qu’il est impossible de calculer. Il en serait de même pour les câbles de retenue et les câbles obliques.
- Mais ce procédé n’est malheureusement pas réalisable. Pour le rendre pratique, il suffit d’ajouter à côté du câble de suspension un autre fil de i mm carré de section formé du même métal que celui du câble et ayant exactement la même flèche que ce dernier. Un dynamomètre installé sur ce fil et muni d’üne vis de réglage permettant de donner à ce fil la même flèche que celle du gros câble donnera exactement le travail par millimètre carré de ce dernier, puisqu’il se trouve dans les mêmes conditions de densité et de tension. Tel est le tensionmètre imaginé par M. Arnodin et dont la figure 2 représente la disposition.
- seulement pendant la construction de l’ouvrage, mais, plus tard pendant l’exploitation. Du travail ainsi constaté dans cet élément il serait facile d’en déduire l’effort subi par les autres pièces du pont et, par conséquent, de s’assurer que le travail du métal ne dépasse en aucun point celui prévu par avance.
- Nous laisserons à d’autres plus compétents le soin de savoir si cette combinaison d’un ou plusieurs câbles souples avec les autres éléments rigides du pont ne présente pas quelques objections. Ce que nous avons voulu seulement montré c’est tout le parti qu’on peut tirer du tensionmètre Arnodin pour la mesure du travail de l’ossature d’une charpente métallique, surtout lorsqu’il s’agit de ponts suspendus dont l’emploi semble devoir se généraliser déplus en plus et où cet appareil a déjà fait ses preuves et permis de faire des constatations fort intéressantes au point de vue pratique. R. Bonnjn.
- Clef ajustable pour écrous six pans. — Ce n’est comme principe que la clef à molette ordinaire ; mais, en plus, un perfectionnement ingénieux des deux mors permet de saisir et de serrer complètement sur quatre faces, un écrou six pans ordinaire. On obtient ainsi un
- très bon serrage, et on évite de tomber les arêtes du six pans. Un autre petit point intéressant : l’ajustement des mâchoires est maintenu par une rondelle Grover qui retient la molette en position. Comme fabrication, acier carbone, pilonné et entièrement trempé. Poids très réduit. — Markt and C°, 107, avenue Parmentier.
- 1 Vo\. n° iqo3, du i3 novembre 1903,
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- Support pour porte-forets.—Voici une petite invention très simple, mais très intéressante par la façon dont elle est étudiée et comprise pour la facilité de ceux qui s’en servent.
- Elle permet de transformer un porte-foret à main ordinaire en une véritable petite machine à percer. Sur bâti spécial très solide le porte-forêt se fixe instantanément par deux vis de violons. Cela sans aucune modification : il s’enlève et s’adapte en quelques secondes. Le bâti se fixe sur le bord d’une table ou d’un établi par la vis à patin visible sur le dessin.
- Un nouveau système de levier commandé par le pied au moyen d’une chaîne, par étrier ou levier à pédale, permet d’obtenir la
- pression nécessaire au perçage en faisant monter le plateau. On obtient la douceur que l’on désire, et de cette façon une main reste libre pour maintenir la pièce à percer, l’autre étant occupée à tourner la manivelle.
- Le levier à pédale s’emploie dans le cas où les trous à percer demandent une grande force de pénétration. A signaler sur le porte-foret lui-même, un mandrin à deux mâchoires, très simple, très robuste, à démontage instantané. — Markt and C°, 107, avenue Parmentier.
- JoUCtS <rtü
- Manège d’aéroplanes. — Cela devait arriver et nous souhaitons vivement voir les manèges d’aéroplanes prendre, la place de ceux qu’ont imaginés les forains en ces dernières années. Notre photographie montre le squelette d’un projet de ce genre établi par M. Pollak. Autour d’un mât central actionné par un moteur, quatre tiges métalliques portent chacune un aéroplane qui se balance librement à leur extrémité. Normalement, c’est-à-dire au repos, les quatre aéroplanes touchent presque le sol; ils sont maintenus à cette hauteur par des
- haubans qui se plient ensuite à une articulation dès que l’ascension commence. Celle-ci a lieu lorsque le moteur donne toute sa vitesse, et en vertu de la force centrifuge, les planeurs prennent une hauteur qu’ils ne peuvent modifier. Mais chacun d’eux est monté par un voyageur, et celui-ci a en mains un levier de commande qui lui permet de modifier l’angle d’attaque de ses surfaces. Dès qu’il agit sur le levier pour augmenter l’incidence des plans, l’aéroplane s’élève ; et s’abaisse dans le cas contraire. M. Pollak a donc raison de dire que son manège est une vraie école d’aviation. Nous ne pouvons mieux le comparer qu’à l’aérodrome que le regretté capitaine Ferber
- avait établi à Nice pour effectuer ses premiers vols d aéroplane à moteur. Par conséquent, chacun des planeurs du manège peut s’élever ou s'abaisser à la volonté du piloté, décrire par conséquent une courbe sinueuse aussi variée que possible. Et les quatre aviateurs s’exerçant de même, l’ensemble doit donner une impression très curieuse que représente d’ailleurs assez bien notre photographie. — L’inventeur est M. G. Pollak, 5o, rue Jacob, à Paris.
- Tonneau de salon. — C’est une petite caisse ouverte à l’avant et dont le fond porte un certain nombre de trous numérotés destinés à recevoir des jetons. La partie arrière est encore percée de trois trous numérotés pourvus de sacs pour recevoir les jetons et les empêcher de rouler sous les meubles. Entin un disque
- mobile autour d'un axe vertical à quatre compartiments complète le fond du jeu.
- Chaque joueur reçoit un nombre déterminé de jetons. Pour les lancer il les place sur un support vertical élevé à l’avant du jeu et se sert d’un ressort lame emmanché qu’il tient de la main droite, le ressort près du jeton. De la main gauche il tire sur cette lame qui, abandonnée ensuite, frappe le jeton et le projette dans le jeu. Bien lancé, il se loge dans un des alvéoles qui sont destinés à le recevoir. Une surprise l’attend sur le disque mobile. Lorsque son jeton l’atteint et penche dans l’une des cases, ce disque tourne sur lui-même el présente une nouvelle case; un second jeton vientril s’y loger? Le disque en tournant, surtout si le choc a été rude, peut très bien faire tomber le premier et obliger ainsi l’adroit joueur à démarquer des points. — L’inventeur est M. Robbe, 1 g, avenue de Saint-Mandé, à Paris.
- **> Divers
- Porte-fleurs pour automobiles. — Tout le monde connaît ces élégants porte-fleurs qui ne manquent plus aujourd’hui à une seule de nos automobiles de ville, et dont la mode, lancée il y a quelque temps, fut si rapidement vulgarisée. La maison Kirby Beard vient d’apporter à leur type classique un de ces perfectionnements qui ont l’air de peu de choses et qui réalisent en fait la mise au point exacte d’une invention. Comme le montre la figure ci-jointe le porte-fleurs nouveau ne diffère pas par la forme de ses prédécesseurs; ce qui le caractérise c’est la présence, à sa partie supérieure, d’un diaphragme en caoutchouc, fendu suivant quelques-uns de ses rayons et qui forme ainsi un couvercle à la fois hermétique et perforé.
- Grâce à cette disposition, les fleurs sont maintenues solidement dans le vase, et l’eau de celui-ci ne risque plus de déborder, suivant les hasards des cahots, sur le plancher ou le tapis de la voiture. De sorte que les fleurs gardent leur fraîcheur et la pose où on les a. mises, aussi bien sur les mauvaises routes que dans les rues de la capitale. — Chez Kirby Beard and C°, 5, rue Auber, Paris. 25 francs (nickel argenté).
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- JfeD
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- RESUME METEOROLOGIQUE
- QSr,
- Observations faites à l’Observatoire du Parc-Saint-Maur, en janvier 1910, par M. Ch.
- Dufour.
- La pression est élevée jusqu’au 16, sauf le 12 où elle s abaisse dans la journée à y5omm pour se relever dès le lendemain; du 17 au 3o, au contraire, le baromètre reste généralement bas. Du 22 au 23, il remonte momentanément, mais la pression baisse de 28““,8 en 24 heures à partir du 23 à 16 heures. Le 24 à 141' 55m et à i5h35m le baromètre tombe à 727m,",o. Cette pression est une des plus faibles que l’on ait observées à Paris en janvier, depuis un siècle. De 1811 à 1910, on ne trouve, en janvier, que 3 minima qui lui soient égaux ou inférieurs. Ces minima, ramenés à l’altitude actuelle du baromètre de Saint-Maur (5om,3), sont les suivants : 727"im,o le 29 janvier 1814 ; 726™"',9 le 11 janvier 186b et enfin 7 2V"m,5 le 21 janvier 1873.
- Comme la pression, la température offre dans le courant du mois de janvier 1910 une variation très nette : du 1 ' au 20, à l’exception du 8 et du 13, elle est élevée. La moyenne des deux premières décades est supérieure à la normale correspondante de 3°,5 ; au contraire, du 2t au 3i, la température est plutôt basse, surtout les 26, 27 et 31, néanmoins la moyenne générale reste supérieure de i°,5 à la normale du mois.
- La hauteur de pluie recueillie en janvier 1910 est encore considérable : 74"'“,2 alors que la normale des 5o années 11851-1900) n’est que de 39"’"‘,5. Le rapport est donc voisin de 2 (1,88). .
- La Marne, dont le niveau s’était abaissé d’un mètre pendant la i'e quinzaine, a monté à partir du 16. Elle atteignait 4'n>84 ^ans l’après-midi du 19 et commençait à déborder. La cote de submersion au voisinage de l’Observatoire est, en effet, de 4m,75; le 20, on notait 5"’. 19 ; le 26, 6"’,88 ; le 27, rjm,']Ç>\ enfin le 28, de 5 heures à 6 heures du matin, la rivière atteignait la cote 7ra,92.
- Les observations de la hauteur de la Marne sont poursuivies régulièrement depuis le mois de septembre 1875. Les grandes crues de 1876 et de l’hiver 1882-1883 ont été bien inférieures à la crue actuelle. Le niveau le plus élevé que l’on y ait constaté a été de 6ni,87, le 4 janvier 1883 ; c’est le niveau que l’on observe encore à la date du 3i janvier 1910. Il est inférieur de i"‘,o5 au maximum atteint au cours des dernières inondations.
- Pression barométrique (ait. 5o"’,3). — Moyenne des 24 heures : 757'”°',33; minimum absolu : yiymm,0 le 24, à 14'* 55™ et i5h35m; maximum absolu : 772“"’,6 le 7 à 9h5o'".
- Température. Sous l’abri : Moyennes : des minima, o°,97 ; des maxima, 6°,73; des 24 heures, 3°,83. Minimum absolu : —6°, 1 le 27; maximum absolu : 12°,8 le iâ. Amplitudes diurnes : moyenne du mois, 5°,76; la plus élevée, i3°,6 le 28; la plus faible, i°.g le io. — Sur le sol gazonné. — Moyennes : des minima, — 10.77 ; des maxima, 9°,62 ; minimum absolu, —11°, 1 le 27; maximum absolu, 2o°,4 le i5. Dans le sol gazonné. — Moyennes du mois : (profondeur o“,3o), à 9 heures : 4°,68; à 21 heures : 4°.7b; (profondeur om,65), à 9 heures :
- 5°,61 ; à 21 heures : 5°,5g; (profondeur, 1 mètre), à 9 heures : 6°,29; à 21 heures : 6°,28. De la Marne. — Moyennes : le matin, 4°,60; le soir, 4°,65. Minimum, i°,32 le 3i ; maximum, 6°,92le 20.
- Tension de la vapeur. — Moyenne des 24 heures, 5min,49. Minimum, 2mm,g le 27 à 19 heures; maximum, 8mm,g le 18 à 23 heures et à 24 heures.
- Humidité relative : moyenne des 24 heures : 89,3 ; minimum 51, le 21 à 14 heures et à i5 heures; maximum 100 à 17 dates différentes.
- Nébulosité. — Moyenne du mois (6 h. à 21 h.) : 7,41. minimum, 0,0 le 7 ; 8 jours entièrement couverts.
- Insolation : durée possible, 269 heures; durée effective, 52ho en i5 jours; rapport, 0,19.
- Pluie : total du mois, 74““,2 en 8(3h5.
- Nombre de jours : de pluie, 17; de pluie inappréciable, 3; de neige, 5 ; de gelée, 14, dont 7 consécutifs du 2.5 au 3i et 1 sans dégel le 31 ; d’orage, 1 ; de brouillard, 8; de givre, 3; de brume, 6; de halos, 3; de rosée, 2; de gelée blanche, 11.
- Fréquence des vents : calmes, 22.
- N.......... 16 S. E. . . . 10 W . . . . 35
- N. N. E. . 7 S. S. E. . . 66 W. N. W. 2 5
- N. E. . . 33 S...........fia N. W. . . 4*
- E. N. E. . 35 S. S. W. . 164 N. N. W. . 18
- E.......... 24 S. W . . . i i5
- E. S. E. . 8 W. S. W . 52
- Vitesse du vent en mètres par secondé : moyenne des 24 heures, 4m,i4- Moyennes diurnes : la plus grande, 9^,0 le 28; la plus faible, ira,2 le 4. Vitesse maximum en i5 minutes, 1 G™,7 le 24, de 11 heures à nhi5m par vent S. W.
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 4m,g4. Minimum, 3ra,25 le i5; maximum, 7“,92 le 28.
- Comparaisons aux valeurs normales : pression, — imm,63; température, + i°,52; tension de la vapeur, -f- o"Dm,62 ; humidité relative, 2,3; nébulosité, -j- o,36; pluie, -f-34nm,7; jours de pluie, +3; insolation, —ghg.
- Taches solaires : on a suivi 8 groupes de taches en 11 jours d’observations.
- Perturbations magnétiques : Très faibles les 5, 6, 9, 14, 28; faibles les 1", 12, 13, 18, 19, 21, 27; modérées les 17, 22, 24; assez fortes les 25 et 26.
- Radiation solaire : Elle n’a dépassé 1 cal. que le 29; i^LooG à 1 ih iom, ical,o32 à 1 ih i8ra.
- Mouvements sismiques : Le Ier, début nh24m (t. L), maximum, i2hgra (t. L), fin vers i3 heures; le 8, phase principale i5h43mà i5h48m (t. L); le 22, violent; début gh3m (t. L); maximum entre gh 12“ et 91'i4m (t. L); fin après ioh3om; le 23, début, ighio (t. L), phase principale vers igh 3om (t. L); les 28 et 29, mouvements très faibles; le 3o, phase principale 5h3gra à 51'4om (t. L).
- Floraisons : Le 5, rose de Noël.
- HYGIENE ET SANTE
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- Le vin des caves inondées. — Sous ce titre, le DrH. Roger examine, dans la Presse médicale, une question dont ont beaucoup parlé les quotidiens et qui a été diversement résolue ; peut-on boire en sécurité les bouteilles qui ont été immergées dans une cave inondée ; un premier point à examiner est celui de l’imperméabilité des bouchons. Le Dr Roger a fait à ce sujet l’expérience suivante: des bouteilles de vin, fermées par des bouchons de qualités diverses et même usagés (cependant non perforés par le tire-bouchon), et remplies de vin blane additionné d’une trace de perchlorure de fer, ont été immergées dans un récipient plein d’eau saturée de ferro-cyanure de potassium; au bout de cinq jours, non seulement les bouchons avaient résisté, mais il n’y avait aucune trace de la coloration bleue, qui aurait dû se produire par suite d’une réaction extrêmement sensible s’il y avait eu la moindre communication entre les deux liquides. En second lieu, on pouvait se demander si des microbes nocifs n’auraient pas
- pu pénétrer à travers les bouchons de liège. Le Dr Roger est arrivé à la négative par le dispositif suivant :
- « Une bouteille remplie avec du bouillon peptoné, a été stérilisée à l’autoclave; puis elle a été fermée avec un bouchon neuf, stérilisé à l’eau bouillante. Cette bouteille a été placée à l’étuve pendant trois jours, le contenu est resté parfaitement limpide. Elle a alors été plongée dans de l’eau qui provenait d’une cave inondée, et avait été additionnée de peptone. Le tout a été placé à l’étuve. Une putréfaction intense exhalant une odeur nauséabonde, s’est produite dans le vase extérieur, mais le contenu des bouteilles est resté limpide. »
- Une autre expérience analogue mais plus simple a également permis de conclure que les bouchons de liè^ge, sauf quand ils sont en très mauvais état, constituent une excellente barrière et suffisent à préserver le contenu des bouteilles.
- Restait à savoir que deviennent les bactéries qui ont pu pénétrer dans le vin à travers un mauvais
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- HYGIÈNE ET SANTE
- bouchon. Sabrazès et Marcandier 1 ont établi que le vin possède une action bactéricide sur le bacille d’Eberth, mais il y a d’autres microbes plus résistants que celui-ci (par exemple le bacille subtilis de la pomme de terre, qui supporte uo° de température pendant plusieurs minutes). Les expériences préliminaires du Dr Roger ont confirmé le pouvoir bactéricide du vin sur les eaux les plus polluées ; il semble que le vin rouge est moins antiseptique que le blanc. « Nous pouvons donc conclure », dit le D' Roger. « qu’un bouchon, même usagé, constitue le plus souvent une cloison suffisante et protège efficacement le vin contre l’eau qui entoure la bouteille. Ni le liquide, ni les substances solubles qu’il renferme, ni les microbes qu’il contient ne traversent la barrière. Quand le bouchon est en mauvais état, la pénétration est possible, mais les quelques bactéries qui s’aventurent sont rapidement détruites et ne peuvent
- 1 Sabrazks et Marcandier. « Action du vin sur le bacille d’Eberth », Annales de l’Institut Pasteur, 1907, p. 3l2-3?.o.
- résister longtemps à l’action antiseptique du vin; même quand les microbes sont infiniment plus nombreux que dans les eaux, des caves inondées, la contamination du vin ne se produit pas. On peut donc, sans inconvénient, utiliser le vin dont les bouteilles ont sé journé dans l’eau. »
- Si un bouchon très altéré suggère des doutes, on pourra l’enlever avec un crochet sans le perforer; après avoir transvasé le contenu on pourra verser dans la bouteille un peu d eau additionnée de perchlorure de fer; fermer avec le bouchon douteux; puis placer la bouteille verticalement et faire tremper le goulot dans un peu d’eau ferrocyanurée. Si, au bout de 4 à 8 heures, aucun mélange ne s’est produit, c’est-à-dire si on n’observe pas dans le vase extérieur ou dans la bouteille la teinte bleue de Prusse caractéristique, on pourra être assuré que le bouchon a bien rempli son rôle protecteur.
- De toutes manières l’immersion du bouchon dans l eau de Javelle dont on avait parlé ne semble en aucune façon utile à conseiller.
- VARIÉTÉS
- Un gisement préhistorique au Tonkin. — Le dernier fascicule de Y Anthropologie (1909, n° 5) donne le compte rendu de fouilles récemment effectuées au Tonkin, par M. H. Mansuy, dans une caverne située à Pho-Binh-Gia (N.-O. de Lang-son), qui présentent un assez vif intérêt au point de vue de la préhistoire en général.
- D’après M. Mansuy, cette caverne se compose essentiellement d’une vaste salle, mesurant 200 m. sur 60, et 40 de haut, où le gisement archéologique se trouvait localisé dans la partie profonde, sur une terrasse de 12 m. sur 12, constituée par une couche de terre variant entre o m. 80 et 2 m. d’épaisseur, et recouverte elle-même d’une couche de terre moins épaisse, à objets et à ossements franchement modernes. Dans la couche archéologique proprement dite, M. Mansuy a retrouvé : i° une industrie constituée par des instruments de pierre (haches, grattoirs, polissoirs, pilons et molettes), deux poinçons en os, quelques objets de parure, consistant principalement en anneaux et en fragments de coquilles travaillées, et quelques tessons de céramique ; 20 des ossements humains. La plupart de ceux-ci n’ont pu être conservés, soit à cause de leur extrême fragilité, soit par suite des mauvaises conditions des fouilles. Trois crânes cependant ont pu être rapportés en France, où iis ont été restaurés, au laboratoire d’anthropologie du Muséum, par M. le professeur Verneau, qui constituait la partie la plus importante de la trouvaille et le mémoire descriptif que leur consacre M. Verneau présente des conclusions intéressantes.
- Deux de ces crânes appartiennent à des sujets masculins ; le troisième à une femme. Ils appartiennent tous les trois à un même type ethnique, bien caractérisé. D’après M. Verneau, ils témoignent d’une race de haute stature, à vigueur musculaire sans doute peu développée. Mais ce qui est surtout frappant chez ces trois têtes, c’est qu’elles sont toutes trois dysharmoniques, c’est-à-dire que vues de dessus — dans la position qu’on appelle la norma verticalis — elles présentent l’aspect nettement pentagonal, avec un front large, sur une face également large et basse, et un allongement
- du crâne très marqué dans le sens avant et arrière.
- Par là, elles se rapprochent très nettement, pour M. Verneau, à la fois de l’homme de Gromagnon (âge du Renne) et de l’homme de Grimaldi (quaternaire moyen), en même temps que de la plus ancienne race actuellement connue dans l’Amérique du Sud, dite de Lagoa Santa. Sans doute tous ces types diffèrent entre eux par bien des caractères, et sans doute aussi on a des raisons de croire que d’autres hommes avaient vécu en Indo-Chine avant ceux de Pho-Binh-Gia, mais il n’en est pas moins de grand intérêt de noter, comme le fait justement M. Verneau « qu’à une époque reculée, en Asie, comme en Europe et en Amérique, il s’est trouvé des hommes qui, avec un crâne très allongé d’avant en arrière, possédaient une face large et basse ».
- La valeur de cette remarque n’apparaît pas tout d’abord, mais M. Verneau la met fort bien en évidence : c’est qu’en effet ces hommes à tête dysharmonique ont eu des prédécesseurs, non seulement en Indo-Chine, mais en Amérique et en Europe. En Europe ce sont les hommes de Néanderthal, de.Spy, de la Chapelle-aux-Saints, etc. En Amérique, leur présence est attestée par les travaux de M. Ameghino, dont la récente découverte de ce qu’il a appelé le Diprothomo platensis, semble bien mettre en évidence, avant l’existence de la race de Lagoa Santa, celle d’un type ethnique voisin de celui de Néanderthal. L’homme aurait ainsi débuté, peut-être en des lieux divers, partout de la même façon, puisque partout — du moins en Europe et dans le Nouveau Monde, on trouve attestées des races à caractères anthropoïdes ; et partout aussi l’évolution du type humain se serait faite suivant le même plan, puisque partout aussi — du moins en tant de lieux divers — à un certain stade de cette évolution, on trouve des races à tête dysharmonique.
- M. Verneau tire encore de l’examen des crânes découverts par M. Mansuy d’intéressantes indications sur le peuplement de l’Indo-Chine, mais elles sont d’une portée moindre que les précédentes et nous nous contenterons de les mentionner au passage, sans les résumer ici. .Iean-Paul Lafitte.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
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- Béton à la glace. —Quand on interrompt un ouvrage en béton le soir il arrive que le . lendemain matin le béton qu’on ajoute ne peut plus faire corps avec celui de la veille qui est déjà pris. On cesse alors d’avoir une masse monolithe, chacune des parties successives formant ainsi un bloc à part. Or il y a grand intérêt, au point de vue de la solidité, à ce que la masse reste homogène.
- C’est même une condition indispensable. Le procédé suivant employé en Amérique donne, paraît-il, de bons résultats : on couvre de sacs contenant de la glace pilée la surface libre du béton qui ainsi refroidi demeure plastique jusqu’au lendemain et fait sans difficulté prise avec le béton frais qu’on rajoute alors. Le procédé est coûteux, mais peut être précieux dans certains cas.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction, publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. £1 lie répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il__ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — Le violon Javelier. — Dans notre n° 1915, nous avons mal orthographié le nom de 1 inventeur; il faut lire Javelier et non Javellier.
- M. C. Schiesari. — Le travail sur la nitration du coton a paru dans le Zeitschrift für angewandte C hernie, t. 22, p. 1215. Vous pouvez vous procurer le numéro en vous adressant à la librairie Le Soudier, boulevard Saint-Germain, Paris.
- M. Berthon, à Lyon. — Nous croyons que le bronze d’aluminium résistera bien dans les conditions que vous nous indiquez ; mais n’en ayant pas fait personnellement l’essai, nous ne vous l’affirmons pas catégoriquement. Une simple expérience préalable vous renseignera du reste parfaitement.
- M. LLanni, à Berne. — Les transformateurs Blondel-Weismann sont fabriqués par la Société des Perles Weismann, 218, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris. Mais ces transformateurs n’ont qu’un but : abaisser la tension du courant alternatif qui les traverse. Ils ne vous permettraient donc pas de charger des accumulateurs. Vous pourriez dans ce but employer la soupape à vibreur de M. A. Soulier. 7, rue de la Gare, Accueil (Seine).
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précèdent numéro.
- Les mouvements du pôle : M. Eyleh. — Le Caugno de los Goffios : Lucien Rudaux. — Les nouveaux procédés de fabrication du gaz d’éclairage : M. Verdier. — Un musée de Moisissures vivantes : La Mycotbèque de Paris : Jacques Boyer. — Académie des sciences; séance du 7 février 1910 : C11. de Villedeuiï,. — Voiture sanitaire ; Dr Georges Vitoux.
- Supplément, — La comète Drake 1910 a. — Tremblements de terre. — Le coton-poudre et sa fabrication. — Sur la diffusion du scandium dans la nature. — La vitesse de propagation de l’onde explosive dans les gaz tonnants. — Le pétrole et la marine. — Chemins de fer en Europe en 1909. —La question des œufs frais. — La desinfection à l’aldéhyde formique sans appareil. —L’oreille et les coups de canon.
- Histoire d'une invention moderne « Le Frigorifique », par Cii. Tellier, en souscription chez M. Ch. Tellier, 75, rue d’Auteuil. Prix : 12 francs.
- Contrairement à notre règle, nous allons parler ici d’un ouvrage qui n’a pas encore paru. L’Histoire d’une invention moderne, sera, le récit des débuts de l’art frigorifique, conté par celui qui fut son réel créateur. On n’ignore pas le rôle qu’a joué dans le développement de l’industrie frigorifique, le grand inventeur que fut, qu’est encore Ch. Tellier; animé du feu sacré de l’invention, il consacra toute son énergie, toute sa fortune à mettre au point des appareils frigorifiques et à en équiper un cargo-boat chargé de viandes d’Amérique. La Nature a fait déjà l’historique de cette tentative, qui servit de précieux enseignement aux frigo-riciens actuels. Ch. Tellier, comme il arrive trop souvent aux inventeurs, surtout aux initiateurs, se ruina; créateur d’une industrie aujourd’hui florissante, il resta pauvre et obscur. Le livre qu’il va nous donner, écrit d’une plume alerte, nous fera assister à la genèse de l’industrie frigorifique, par ses généralités sur les choses du froid, il sera d’un très efficace enseignement. Il sera aussi le récit des difficultés de toute sorte, contre lesquelles a dû se débattre l’inventeur; bel exemple d’énergie et de talent, hélas mal récompensés aujourd’hui, mais auxquels la postérité plus équitable accordera le juste hommage de la gloire.
- Liecherches sur Vépuration biologique et chimique des eaux d’égout, effectuées à l’Institut Pasteur de Lille, à la station expérimentale de la Madeleine, par le D’A. C.vLMETTE. 5° vol. Paris, Masson, 1909. Prix ; 6 fr.
- Nous avons exposé au n° 1721 de La Nature (19 mai 1906) les débuts de cette magistrale série d’études poursuivie avec MM. Rolants, Boullanger, Constant et Massol sur l’épuration biologique des eaux d’égout. Le principe consiste à réaliser la minéralisation rapide des matières organiques, par un épandage inter-
- mittent sur un artificiel support microbien intensif des ferments nitrificateurs, d’après la méthode du chimiste anglais Dibdin. Plus de 2^0 villes anglaises et 64 villes allemandes l’ont adoptée avec succès. En France, presque rien n’a été fait dans ce genre, surtout parce qu’on a voulu chercher dans l’utilisation agricole une solution plus profitable; mais celle-ci n’est appliquable qu’exceptionnellement sur des terrains peu coûteux, d’une perméabilité très homogène. Ailleurs, l’épandage avec irrigation culturale pollue les nappes souterraines et les rivières ; les traitements chimiques sont beaucoup trop coûteux et ne minérali-sent pas des matières organiques putrescibles en solution dans les eaux d’égout. Les travaux de M. Cal-mette ont montré comment l’épuration biologique peut être pratique et économique. Les expériences effectuées depuis 1904 à la station créée par la Caisse nationale des Recherches scientifiques à la Madeleine, près de Lille, nous ont fixés sur les conditions et résultats de cette épuration par le sol artificiel nommé lit bactérien. Des recherches théoriques étudient le mécanisme de l’épuration biologique parallèlement aux données fournies par la symbiose de ferments nitreux et nitriques, sur l’influence des fermentations anaérobies, sur l’oxydation des lits bactériens, sur l’épuration des eaux résiduaires industrielles, etc. Une fois de plus (et après l’attribution du prix Au-diffred, de i5 000 fr. en 190a), l’Académie des sciences a reconnu, en 1909, par une part de 6000 fr. attribuée au Dr Calmette sur le prix J. J. Berger que cette suite d’études constitue « la plus complète monographie que nous possédions actuellement sur un sujet qui intéresse au plus haut point l’hygiène publique. » Le 5° volume traite des questions suivantes : Expériences et résultats de la station de la Madeleine en 1908-1909; utilisation de la tourbe dans les lits bactériens ; matières colloïdales des eaux d’égouts: épuration des résidus de bactéries ; traitement des eaux d’égouts dans les pays chauds; documents sur l’épuration en Angleterre, Allemagne, Amérique.
- Recherches sur les inondations delà Loire supérieure et de ses affluents dans le département de la Haute-Loire, par Y. Rolchox, Paris, II. Champion, 1910, 1 vol. in-8° de xxxiv-61 pages. Prix : 3 fr. 5o.
- Ce travail est avant tout œuvre d’historien, voire même simplement d’archiviste, mais à cause de cela même il est précieux et devrait être imité. Il donne, en effet, pour une région déterminée une chronologie sûre appuyée sur des textes contrôlés de crues survenues depuis 1374. Une intéressante introduction explique d’ailleurs fort bien l’intérêt de cette méthode pour les phénomènes météorologiques anormaux et indique les principales conclusions à tirer de cette étude locale.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Le Japon. Histoire et civilisation, par le marquis de la Mazelière, t. IV : Le Japon moderne, La Révolution et la Restauration (i854-i86g). Paris, Plon Nourrit et Cie, 1909, 1 vol. in-16. Prix : 4 francs.
- Nous avons déjà signalé les trois premiers tomes du très bel ouvrage que M. de la Mazelière consacre à l’histoire du Japon ; le quatrième, spécial à la première partie de la révolution japonaise et à la restauration de la puissance du Mikado, est d’un intérêt peut-être plus grand encore. L’auteur ne s’est pas en effet borné au strict exposé historique des faits des quinze années considérées; pour en montrer les causes profondes et le mécanisme fatal, il est remonté jusqu’au Japon du xvie siècle, montrant comment, à dater de cette époque, cette nation, déjà hautement civilisée, était mure pour
- la grande crise révolutionnaire qui devait la transformer de fond en comble, et comment la crise elle-même, après avoir été préparée séculairement par toute une série de transformations politiques et économiques, devait enfin arriver à sou dénouement dès le premier contact intime avec les étrangers venus d’Europe. Parfaitement écrit et documenté, ce livre apportera aux lecteurs de précieux enseignements sur des sujets étonnamment mal connus du grand public français et contribuera, il faut l’espérer, à dissiper un certain nombre d’erreurs grossières, solides, et sans fondement, qui gâtent trop souvent notre conception du monde extrême-oriental, et n’ont pas été, M. de la Mazelière le montre, sans faire commettre de lourdes fautes aux diplomates européens.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5o“,3o). Bureau central météorologique de France
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VE.NT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 7 fév. 1910.. 10°.0 S. W. 3. Couvert. 0,9 Couvert jusi|. 19 h.; nuageux eus.: pluie le soir.
- Mardi 8 6°. 7 W. 4. Eclaircies. 2,9 Très nuageux: pluie par intervalles.
- Mercredi 9 2°.8 N. 3. Eclaircies. 0.(3 Gelée bl.; nuageux ; averse de pluie et de grésil à 1(3 h.
- Jeudi 10 - 3°,2 Calme. Beau. » Gelée hl.; givre; heau jusqu'à 19 h.; nuageux: brume.
- Vendredi 11 2°,1 S. 2. Couvert. 1.7 Gelée bl.; pluie de 4 h. à 5 h. 55 et à 22 h.; très nuageux.
- Samedi 12 2°,0 S. 2. Couvert. 0,5 Couvert jusqu’à 14 h.; beau ensuite; pluie à 8 h. et 12 h.
- Dimanche 13 — 2°. S. S. W. 1. Beau. D Beau; gelée blanche ; givre.
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- FÉVRIER 1910. — SEMAINE DU LUNDI 7 AU DIMANCHE 13 FÉVRIER 1910.
- La courbe supérieure indique lu nébulosité de 0 A 10; les flèches inférieures, la direction du veut. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques {baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée. *-
- Du 7 au i3 février. — Le 7. Basses pressions sur le N.-O. de l’Europe : Bodoe, 724; Irlande, 743; fortes pressions des Açores au S.-O. du continent : Horta, 775; Biarritz, 769. Pluies sur l’O. et le N.; en France : Besançon, 24; cap delà Hague, 21; Nancy, 14; Limoges, 10; Dunkerque, 9; Paris, 6. Temp. du matin : Moscou, — io°; Paris, 10; Perpignan, 12; Puy de Dôme, 1; moyenne à Paris : io°,6 (normale : 2°,8). — Le 8. Profonde dépression sur la Scandinavie : Uleaborg, 732; Copenhague, 738. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Besançon, 25; Cherbourg, 16; Nancy, 10; Limoges, 8; Brest, 5; Paris, 1. Temp. du matin : Uleaborg, —70; Paris, 7; Alger, 14 ; Puy de Dôme, —1; moyenne à Paris : 6°,9 (normale : 2°,9). — Le 9. Continuation de la hausse sur l’O. : Irlande, 770; Bretagne, 768; dépression sur le N. : Kuopio, 738. Pluies générales; en France : Pic du Midi, 58; Puy de Dôme, 28; Boulogne, x 1 ; Toulouse, 10; Besançon, 9; Paris, 2. Temp. du matin : Haparanda, —90; Paris, 8; Alger, 14; Puy de Dôme, —6; moyenne à Paris : 3° (normale : 3°). — Le io. Fortes pressions sur l’O. : Nantes, 775; dépres-
- sion sur la Méditerranée (Rome, 752), et l’Islande (731 j Pluies et neiges sur le S. et l’E. Temp. du matin : Uleaborg, —90; Paris,—3; Alger, 10; Puy de Dôme, —U ; moyenne à Paris : o°,9 (normale : 3°). — Le w. Dépression sur l’Islande et le N. : Seydisfjord, 733 ; Christiansund, 746; Biarritz, Varsovie, 772. Pluies sur le S.-E. et le N.-O.; en France : Cherbourg, Dunkerque, 4: Lorient, 3; Nantes, 2; Paris, 1. Temp. du matin : Uleaborg, —8°; Paris, 2; Puy de Dôme, —7; moyenne à Paris : 4°>3 (normale : 3°,i) — Le 12. Baisse de pression sur l’O. et le Centre; fortes pressions sur le S.-O et l’E. : Biarritz, 771 ; Moscou, 774. Pluies sur l’O.; en France : Nantes, 9; Cherbourg, Brest, 8; Limoges, Belfort, 3; Paris, 1; moyenne à Paris : 2°,8 (normale : 3°,2). — Le i3. Pression en baisse Ecosse, 745; Irlande, 758. Pluies sur le N.-O.; en France : Toulouse, 5; Lyon, Nantes, 3; Brest, Toulon, 1. Temp. du matin : Paris, —3° Brest, 9; Puy de Dôme, —7; moyenne à Paris : o°,7 (normale : 3°,2). — Phases de la Lune : Nouvelle Lune le 10, à 1 h. 22 m. du matin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E -A, MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission central® de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal .120, Boulevard Saint-Germain, Parit (VT}
- La reproduction des illustrations de * La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1918 — 26 FÉVRIER 1910
- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- Les satellites de Mars. — M. S. Kostinsky a rendu compte, dans les Astronomisclie Nachrichten, n° 4369, des résultats obtenus par lui, à l’Observatoire de Poulkovo 1 Russie), dans la photographie des satellites de Mars. Déjà, il y a i3 ans, en décembre 1896, il avait pu obtenir quelques photographies du satellite extérieur Deimos à l’aide de l’astrographe de om,34- En vue d’obtenir les positions photographiques des satellites, l’auteur a profité de l’opposition favorable de 1909 et il a réussi, dès le 3o août, à retrouver des traces du satellite intérieur, Phobos, à son élongation orientale, sur des plaques exposées xo minutes et 20 minutes. En septembre, de nombreuses images de Phobos ont été obtenues et sur quelques-unes, on voit bien Deimos, assez loin de son élongation. En raison de l’énorme différence d’éclat existant entre Mars et ses satellites, les images de la planète sont très surexposées et même inversées. Les clichés obtenus permettent de bonnes mesures des positions des satellites. Les grandeurs photographiques des satellites au voisinage de l’opposition sont évaluées ainsi :
- Phobos............11e,6 grandeur
- Deimos............12e,3 —
- M. Kostinsky pense que ses photographies des satellites de Mars sont les premières qui aient été obtenues.
- Disparitions simultanées des satellites de Jupiter.
- — Il peut arriver que les quatre principaux satellites de Jupiter disparaissent en même temps, soit devant ou derrière la planète, soit dans son ombre. M. Enzo Mora vient de donner dans les Astronomisclie Nachrichten, n° 4379, un tableau comprenant pour les xix° et xxe siècles, la liste totale des disparitions simultanées des satellites. Nous en extrayons la liste suivante de quelques éclipses futures : P désigne le passage d’un satellite sur le disque de la planète, O l’occultation (passage «derrière la planète), E l’éclipse dans l’ombre projetée par Jupiter :
- Limites de la disparition l. m. dé Commen- ( Satellite lisparalt : qui réparait Situation des satellites Remar-
- Crcenwich cement p, u j e dernier le premier I il lit 1 IV ques
- 1915 Oct. 21 17\1 17".5 IV m 0' P P E
- 1914 Mai 10 17".9 19".0 IV 1 P 0 P E
- 1919 Mars 4 21h.S 25".0 IV m P ü 0 0
- 1951 Fév. 14 8" ,8 11". 1 1 1 P 0E E P Durée :
- 1952 Mai 3 la\4 16". 3 m 1 P 0E E E 2" 16”
- » .Nov. 20 14".2 uh:s IV , m KO P 0 E
- 1959 J n i 1. 16 16".2 17".0 1 IV P E E E
- 1942 .luit 10 1",5 2\7 IV IV ] E0 P E0 0 Inobser.
- 1945 ?epl. 27 S\2 9h.O 11 I 0 P E P 2-'pré s 0
- 1949 Mars 4 o",2 5".5 111 1 P E0. E 0 Durée :
- » Seul 20 21":9 22",0 1 IV 0 P E E 10'" Durée 9"'
- La plus grande durée possible d’une disparition simultanée est de 2h 53m. Lorsqu’elle se produit, le satellite II passe devant la,planète, et le satellite I est occulté et éclipsé. Il n’existe pas de périodes après les-
- quelles les positions relatives des 4 satellites se reproduisent avec une exactitude suffisante.
- L odeur d’argile. — Nos lecteurs savent que, quand on fait une pâte d’argile et d’eau, il s’en dégage une odeur sut generis particulière, sur la formation de laquelle on n’avait encore aucune donnée. On vient de constater que cette odeur, différente selon les variétés d’argile, est due à des quantités impondérables de matières organiques. On peut empêcher le dégagement de cette odeur et son occlusion dans la pâte en agitant l’argile avec une solution de saccharate de fer.
- Sur la formation de quelques azotures. — Rappelons que Ta réaction de Goldschmidt, qui a été appliquée à la préparation d’un certain nombre de métaux, consiste à réduire par l’aluminium en poudre les oxydes de ces métaux, la réaction étant déterminée par l’introduction dans le mélange d’un fragment ou d’une couche de poudre de magnésium que l’on enflamme. Or en remplaçant l’aluminiun par du magnésium en poudre, et en enflammant par une amorce de magnésium un mélange d’un des oxydes de baryum, strontium, calcium ou aluminium avec de la poudre de magnésium, sur un plateau en fer, il se produit une réaction analogue à celle de Goldschmidt, c’est-à-dire qu’il y a réduction de l’oxyde; mais il se fait en même temps de l’azoture. La présence de carbonates, d’hydrates ou de peroxydes des métaux cités augmente la violence de la réaction, mais diminue le rendement ou azoture. Le magnésium seul, brûlant à l’air dans les mêmes conditions, donne une quantité d'azoture beaucoup moins considérable. La formation d’azotures peut être constatée dans ces expériences par le dégagement d’ammoniaque que produit le résidu de la réaction quand on le traite par l’eau.
- L’agrostérine. — Deux chimistes américains ont extrait des terres de Marshall (Dakota-Nord) contenant 10,6 pour 100 de matière organique et o,5i pour 100 d’azote, un composé organique défini qui se rapproche singulièrement de la cholestérine, qui n’a été trouvée jusqu’ici que dans l’organisme animal. En faisant subir à ces terres des traitements convenables par l’alcool et l’éther, on a obtenu une matière cristalline, fusible à 237°, soluble dans l’éther, le chloroforme, l’alcool chaud, presque insoluble dans l’eau chaude, inattaquable par la potasse alcoolique. Cette matière répond sensiblement à la formule C2CH4iO; comme son point de fusion diffère notablement de ceux des composés de la famille de la cholestérine, les auteurs ont proposé pour le nouveau corps le nom d’agrostérine ou d’agrostérol (Yoy. n° 1911, du 8 janvier 1910).
- La consommation annuelle du bois aux États-Unis
- atteint actuellement 23 billions de pieds cubes (un pied cube vaut o"’3,02S3) alors que la croissance des forêts ne fournit par an que 7 billions de pieds cubes. Ce pays use donc trois fois la quantité de bois qu’il peut produire !
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- INFORMATIONS
- La statistique des chemins de fer aux Etats-Unis.
- — La longueur totale était de 228286 milles en 1908, en augmentation de 3ooo milles sur l’année précédente. Les recettes de 1908 affectées cependant par la crise ont été de plus de 12 milliards de francs', en diminution de 1 milliard de francs sur l’année précédente. Le bénéfice net disponible pour intérêts et dividendes s’est élevé à 4600000000 en 1908, en diminution de 3oo 000 000 sur les résultats de 1907 pour un capital nominal de 86 milliards et 170 millions (en augmentation de plus de trois milliards et demi par rapport au capital en 1907). Le nombre de voyageurs transportés en 1908 a été de 891 275 oo3 contre 860 millions en 1907, mais les marchandises n’ont atteint que 1 521 065 494 tonnes en 1908 contre 1 722210281 l’année précédente.
- La disparition de la marine à voile. — Voici une statistique curieuse qui montre la diminution progressive de la navigation à voile dans les vingt dernières années. Le chiffre donné indique pour chaque année la proportion pour cent de la marine totale de chaque pays représentée par des navires à voile.
- PAYS ANNÉE 1888 ANNÉE 1908
- Grande-Bretagne.
- Etats-Unis
- Espagne.
- Belgique
- Portugal
- 41.10 pour 100 12.60 pour 100
- 62.xo — 19.10 —
- 91.90 — 54.60 —
- 35.8o — 24.70 —
- 47.90 — 47.20 —
- 80.00 — 47-10 —
- 80.70 — 3o.go —
- 76.00 34.20 -—
- 43.20 — 6.3o —
- 5g.3o 11.10 —
- 59.5o — 7-5o —
- 6.40 — 0.80 —
- 78.90 — 48.90 —
- ater que la France est le seul pays
- où la variation en faveur du progrès de vapeur soit aussi faible depuis vingt ans.
- Le reboisement en Italie. — Le gouvernement italien depuis plusieurs années s’occupe activement de reboiser les régions montagneuses dénudées imprudemment dans le passé. Dans les trente dernières années, 48 800 hectares ont été replantés dans 35 provinces par les soins de l’administration. Plus de la moitié de cette superficie ; 27 600 hectares ont été replantés dans la seule année 1907. L’administration a également fait distribuer aux particuliers un grand nombre de jeunes arbres pour le reboisement des propriétés privées.
- L’océanographie et la géologie. — Les progrès de l’océanographie doivent évidemment apporter peu à peu la plus utile contribution à la géologie. Il suffit, pour le comprendre, de réfléchir que la grande majorité de nos sédiments géologiques sont d origine marine. Mais, si le principe n’est pas contestable, il est également vrai que nous sommes encore très ignorants sur quelques-uns des problèmes océanographiques qui intéresseraient le plus le géologue, et que, dans bien des cas,, des déductions, trop rapidement tirées de faits épars, risquent d’induire en erreur. Les conclusions ainsi précisées sont d’autant plus dangereuses qu’étant simples et présentant l’apparence de faits d’observation, elles s’introduisent aussitôt dans tous les ouvrages comme des principes incontestables. Une de nos grandes ignorances tient, par exemple, à ce que, dans la majeure partie des sondages portant sur des sédiments pélagiques, on se contente de gratter là surface, en sorte que l’on connaît uniquement des dépôts très récents et exempts de stratification. L’expédition antarctique du Gauss a cherché à combler cette lacune en employant des tubes sondeurs de 2 m. qui donnaient des boudins de 3oà 40 cm, atteignant parfois 80. Si on se contente de lire les conclusions générales tirées de cette campagne, il semble en résulter un fait général très intéressant : l’existence de vases calcaires à globigérines passant toujours à leur base à de l’argile rouge. La règle une fois admise, diverses exceptions conduisent à des hypothèses orogéniques fort ingénieusés sur les mouvements actuels des fonds marins. Mais il faut tout d’abord remarquer que la règle, fondée sur une quarantaine de sondages dans une région déterminée des mers subantarctiques, est déjà entièrement renversée près de la barrière de l’Inlandsis. D autre part, dans l’Atlantique sud, il existe, en divers points,
- des stratifications tout à fait irrégulières que le besoin de systématisation générale a fait qualifier d’anormales et expliquer par des mouvements successifs du fond de la mer. En présence de telles contradictions il semble prudent de réserver son opinion.
- Il est cependant, dans la théorie émise à ce propos par M. Philippi, une idée qui pourrait être à retenir. D’après lui, la formation en profondeur des vases calcaires, étant en relation avec la production d’acide carbonique, tient elle-même à l’abondance de l’oxygène qui diminue avec l’accroissement de température ou avec la salinité plus forte. Il suffit donc, quand on trouve de l’argile sous un calcaire, de conclure que les conditions de vie étaient moins favorables en profondeur au moment où cette argile s’est déposée, l’eau étant par exemple plus chaude et, partant, moins oxygénée ou d’une salure plus élevée. Inversement, on peut avoir des calcaires ou autres sédiments organiques sous de l’argile, là où les conditions de vie sont devenues plus difficiles. Ces modifications elles-mêmes peuvent tenir à des déplacements de la barrière glaciaire, qui se seront, en raison de phénomènes météorologiques tout à fait ignorés de nous, traduits, tantôt par des avancées, tantôt par des retraits : on peut appliquer cette idée à divers sédiments géologiques. Un autre fait intéressant relevé par le Gauss a été la rencontre de sédiments terrigènes sableux, formés de débris de schistes cristallins en pleine mer. On a voulu y voir un apport de courants ou d’icebergs. Il est également permis d’en conclure l’abrasion de quelque îlot, aujourd’hui écueil sous-marin, qui nous serait inconnu dans cette immensité de mers. Là encore il semble bien prompt d’en déduire la nécessité d’un mouvement orogénique récent : hypothèse si commode qu’on ne devrait jamais recourir à elle qu’en dernière ressource.
- Production et consommation de la bière en Italie.
- — Le Journal officiel du 5 janvier donne à ce sujet des shiffres montrant fort nettement que depuis plus de rnigt ans la production et la consommation de la bière jnt considérablement augmentée en Italie. C’est ce que montre le tableau ci-dessous :
- Production.
- hectol.
- Importation. Exportation. ' ’ hectol.
- 886
- 890
- 895
- 900
- 9°5
- 906
- 9°7
- 908
- Consommation.
- hectol.
- 246.25g 258.290
- 161.519
- 207 378 826.157 412.007 499.181 563.487
- hectol.
- 164.4^ 82.047 240
- 160.941 97-485 i38
- 107.067 54.717 265
- i54-236 53.i4'2 274
- 237.728 88.663 234
- 314.885 97.334 212
- 401.410 97-941 U0
- 472.705 90.782 773
- Le Géant des Plantigrades. — Il y a une quinzaine années, un naturaliste américain, M. le professeur ewis L. Dyche, de l’Université de Kansas, signala, au îtour d’une expédition dans les montagnes de l’Alaska, existence d’un ours aux proportions colossales, qu’il opela Ursus Gyas. Sa découverte fut accueillie avec icrédulité par certains zoologistes. L’été dernier, deux s ses amis, le D/ J. Wylie Anderson et M. F. A. Williams, résolurent de rapporter la peau et le sque-tte d’un de ces animaux gigantesques. Et leur récitée tasse, que publie un magazine de Denver, Outdoor ife, nous apporte des chiffres précis sur les dimensions a monstre qu’ils abattirent dans l’île d’Unimak, rchipel des Aléoutiennes. Yoici les mesures qu’ils rirent sur l’ours avant et après le dépeçage : longueur, 44 m. ; tour de taille pris exactement en arrière des taules, 3,o6 m. ; hauteur à l’épaule, 1,20; hauteur à la anche, 1,16 m. ; longueur du pied de derrière, o,35 m. ; rgeur du pied de devant, 0,22 m. ; longueur et largeur a crâne, o,55 m. et 0,29. Le poids total de 1 animal ;ait de 610 kg (non compris naturellement le sang ardu, qui dut être ^boudant, puisque l’ours reçut natre balles avant d’expirer, et qu’il laissa une piste mglante d’une longueur de 5oo m.). La peau pesait i kg, soit à peu près le dixième du poids total. Les sux chasseurs furent impuissants à retourner le idavre sur le dos, et durent recourir à l’assistance de mx indigènes, tout en s’aidant de leviers. La peau de : monstre, qui est bien le plus grand ours qu’on ait mais mesuré, offre cette particularité que la pointe 3s poils est argentée, tandis que la base est d un run sombre.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- 'Electricité '$<•,§&
- Nouvelle douille pour lampe à incandescence. —
- Le montage d’une lampe à incandescence est une petite opération qui ne laisse pas d’être assez délicate, malgré son apparente simplicité. Nous voulons parler de la pose de la douille ; car celle-ci une fois en place, rien n’est plus aisé que d’y fixer à volonté l’ampoule électrique.
- La douille est posée une fois pour toute ; elle sert, on le sait, à recevoir d’une part les fils électriques porteurs du courant, d’autre part l’ampoule lumineuse; elle met ces organes en connexion électrique. Or, l’introduction
- __ des fils dans la douille habituelle
- demande quelques précautions ; les fils préalablement dénudés sont introduits dans des raccords de cuivre par où ils entrent en contact électrique avec les prises de courant des lampes, il faut serrer bien à fond les raccords, au moyen
- f°— E
- i. Coupe de la prise de fil.— 2. Vue de la prise do fil.
- 3. La pastille en porcelaine maintenant à l’intérieur de la douille les deux prises de courant.
- d’une pince par exemple. Tout le succès dépend [de la bonne conduite de cette petite opération.
- La nouvelle douille, dont notre figure représente les principaux organes, évite tout aléa dans la pose et en accélère en même temps la rapidité. Les prises de fils sont des pistons à ressort; il suffit d’y introduire le fil en appuyant sur le piston, puis de laisser revenir celui-ci à sa position première, pour que le fil se trouve saisi entre les mâchoires d’un minuscule étau, et fixé au raccord d’une façon invariable sans aucun danger de déconnexion. La pose de la douille se trouve donc considérablement simplifiée. L’étau minuscule est formé comme le montre la coupe 1, par des billes E se déplaçant dans un logement conique, compris entre la pièce D et l’écrou C. — F est le ressort. — Cette douille est en vente chez M. Gourdon, 62, rue Condorcet.
- Mécanique
- Meule d’établi en corindon. — Peu nouveau, mais à signaler pour son fini et sa facilité d’emploi.
- Les 2 roues et les 2 pignons sont taillés dans la masse ; ils sont en acier doux, et permettent d’obtenir
- un mouvement très doux et très silencieux. Le bâti en fonte porte deux guides mobiles permettant l’affûtage dans toutes les positions et à différents degrés de biseau. Le tout peut se placer sur une table à l’aide d’une vis crampon. — Chez Markt and C°, 107, avenue Parmentier.
- Riveuse portative et électro-hydraulique. — Nous avons déjà signalé plusieurs fois, les services que rendent dans l’industrie moderne les machines-outils portatives. La machine que nous allons décrire rentre dans cette catégorie, et nous n’insisterons pas sur les avantages quelle présente de ce chef. D’autres particularités la rendent intéressante.
- Le rivetage est une opération très fréquente dans la mécanique pratique ; et qui s’est développée parallèlement à l’expansion des constructions métalliques. Telle charpente métallique compte des milliers de rivets. La construction du Métropolitain à Paris, la pose de ses énormes poutres de fer, offre aux Parisiens chaque jour le spectacle de nombreux rivetages, effectués par les moyens les plus divers, à la main ou mécaniquement. Si l’on songe que de tous ces rivets dépend la solidité des assemblages, on comprendra le soin et les précautions apportés à ce travail.
- Les rivets doivent réunir intimement deux pièces de fer; à cet effet on perce à l’endroit où se fera le rivetage un trou dans chacune des pièces, et dans ces deux trous juxtaposés, on introduit une pièce de fer portée au rouge, qui refroidie deviendra le rivet. On la martèle énergiquement, pendant qu’elle est encore malléable, de façon à la forcer à remplir complètement, après refroidissement, les deux trous, de façon, aussi à former de part et d’autre des pièces à réunir, deux têtes exerçant sur ces pièces une énergique pression.
- Ce rapide aperçu laisse deviner que les conditions imposées à une bonne machine à river sont assez complexes et délicates, a fortiori quand la machine doit être mobile. Le problème semble néanmoins résolu d’une façon très satisfaisante par la machine électro-hydraulique imaginée dans les ateliers Oerlikon. On y a combiné la manœuvre hydraulique des organes et la commande électrique de l’ensemble. Lamanœu-vre hydraulique des organes qui compriment le rivetchaudpermetd’exer-
- cer sur celui-ci une près- Riveuse disposée'horizontalement. sion prolongée, continue,
- uniforme, sans vibrations, toutes conditions nécessaires à une bonne rivure. L’électricité sert à manœuvrer la pompe qui comprime le liquide transmetteur des pressions.
- Nos figures montrent clairement les organes essentiels de la machine. Les bouterolles exerçant sur les rivets la compression sont portées par un solide bâti en fonte, mobile autour d’un axe qui peut lui-même être disposé horizontalement ou verticalement, à l’endroit où s’effectuera le rivetage. Sur le côté du bâti on voit réunis en un ensemble peu encombrant le moteur électrique et la pompe. — Cette machine a été construite par la Société Oerlikon. Pour tout détail s’adresser à cette Société, 9, rue Pillet-Wiel, Paris.
- Fig. 1. — Riveuse électro-hydraulique disposée verticalement.
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- SCIENCE APPLIQUEE
- Petite fraiseuse portative. — Les machines-outils mues au moteur et néanmoins portatives se répandent de plus en plus dans tous les ateliers de mécanique, dont elles ont fortement contribué en ces dernières années à changer la physionomie. Par elles, des travaux qui exigeaient la manipulation de pièces fort lourdes, ou bien ne pouvaient être exécutées qu’à la main au prix de très grandes peines, deviennent aisés et rapides.
- En voici un nouvel exemple : c’est une petite fraiseuse portative que nous avons vu fonctionner pour les réparations des collecteurs de dynamo. Tout le monde sait que cette pièce constitue l’une des parties les plus déli-
- Fig. i. — La fraiseuse rectifiant un collecteur. La force du moteur est transmise par un arbre avec joint à la Cardan.
- cates de la dynamo : pour que la machine reste en parfait fonctionnement, il faut que ce collecteur garde sa forme rigoureusement cylindrique et que nulle aspérité ne vienne hérisser sa surface.
- Ces collecteurs sont composés de segments de cuivre séparés les uns des autres par des couches d’une substance isolante; il arrive qu’avec le temps, cette matière finit par faire, saillie sur le cuivre, effet dû sans doute à l'humidité ou à la chaleur. Il faut donc remettre au point ledit collecteur, raboter, fraiser, limer, gratter, ce qui semble indiquer-pour le moins le démontage de la machine.
- Cette opération, gênante et toujours longue, devient inutile avec la fraiseuse portative.
- Elle se compose (fig. 2) d’un étrier de bronze B manié par 2 poignées et servant de support à la fraise F. On fait reposer l’appareil sur le collecteur C au moyen de
- E
- Fig. 2. — Détail du bâti de la fraiseuse.
- 2 supports D, dont la distance réciproque peut être réglée par la vis G. On règle ainsi très aisément la profondeur de la rainure à demander à la fraise.
- La fraise qui fait environ 700 tours par minute est actionnée ainsi que le montre notre figure, par un petit électromoteur de 1/8 de cheval, par l’entremise d’un arbre télescopique de longueur variable. On se rend compte de la facilité avec laquelle l’ouvrier exécute son travail.
- Nous avons pris cet exemple d’heureuse application des outils portatifs ; on en pourrait citer bien d’autres. — La petite fraiseuse que nous venons de décrire est construite par les ateliers Oerlikon, g, rue Pillet-Will, Paris.
- Divers
- L’Autops. — Sous ce nom la maison Bader, Le Locle (Suisse), vient de lancer un fort ingénieux instrument de bureau, assez difficile à classer, car c’est à la fois un pot et un pinceau colle. Comme le montrent, en effet, nos figures, F Autops est constitué par un flacon cylindrique de métal (qu’on a supposé transparent ci-contre) dans lequel se trouve la colle liquide, et qu’on remplit par le couvercle vissé et parfaitement hermétique qui se
- Fig. 1 et 2.
- et son mode d’emploi.
- trouve à son extrémité supérieure. A l’autre extrémité du flacon, un pinceau est emmanché dans une gaine de caoutchouc qui assure également une fermeture tout à fait étanche. Le tube ainsi constitué est, au repos, placé debout sur un petit récipient de verre à base large, qui recueille les quelques gouttes de colle qui pourraient demeurer attachées au pinceau. Quant à l’emploi lui-même il est très simple : on manie le pinceau comme un pinceau ordinaire, avec toutefois celte facilité en plus qu’on règle absolument à volonté la quantité de colle dont on veut qu’il soit chargé. La colle, en effet, n’arrive pas sur le pinceau par la seule action de la pesanteur : c(est ainsi qu’à l’état de repos, il n’en coule pas une. goutte sur lejpinceau; pour la faire admettre sur , celui-ci on doit exercer une pression légère sur la petite poire de caoutchouc ingénieusement située L’ « Autops entre le pinceau et le
- flacon : la quantité de colle dépend de la puissance et de la fréquence de cette pression. Le seul soin particulier que demande F Autops, et par où il est un peu délicat, c’est qu’il faut veiller à ce que le flacon ne soit jamais entièrement vide, ceci pour éviter l’engorgement des parties étroites où se fait le passage de la colle au pinceau; mais si c’est là une sujétion, elle est très légère auprès des avantages que l’instrument comporte d’autre part. — Se trouve à la maison Bader. Le Locle. (Prix : 5 fr. 25). '
- - Pianos à queue. ^ Il est assez surprenant qüe là France, qui exporte ses pianos dans tous les pays du monde, soit obligée d’avoir recours à l’Allemagne pour s’approvisionner de l’article jouet. Un fabricant, M. Â. Bâf-thel cherche en ce moment à combattre la concurrence étrangère avec de petits pianos pour enfants. Les instruments qu’il fabrique sont aussi parfaits que possible et ressemblent tout à fait, extérieurement, aux grands pianos sortis de chez Pleyel.
- L’intérieur est moins compliqué, cela va de soi ; cependant les cordes, en acier, sont montées à peu près comme celles des pianos ordinaires, étant susceptibles d’accord à l’aide d’une clef qui permet de tourner la cheville carrée pour tendre les cordes. Le clavier est à deux octaves et les sons .que l’enfant en tire sont suffisamment justes pour ne pas lui fausser l’oreille. C’est une recommandation. essentielle à faire aux fabricants que tente cette industrie : arriver à donner à chaque corde le son juste. Si avec cela la construction est soignée, comme c’est le cas pour le piano Barthel, le jouet parisien aura vaincu une fois de plus les produits similaires allemands. — M. Barthel habite 3 bis, rue Yilla-Biron, à Saint-Ouen-sur-Seine.
- Passe-thé « Le pratique ». — Prétend, contrairement à tous ses semblables, né pas laisser tomber de gouttes une fois le liquide versé ; cela, grâce à une petite cloison qui retient le liquide dans le passe-thé. La forme est pratique et coquette.
- L’appareil, d’un volume très réduit, se fixe sur toutes espèces de théières, cafetières et ne court aucun risque de tomber dans la tasse quand on verse. Autre raison qui le fera apprécier. — Chez Markt and C°, 107, avenue Parmentier.
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- VARIÉTÉS
- Le cycle météorologique de trente-cinq ans ou période de Brückner. — Dans un ouvrage publié en 1890, sous le titre : Klimaschwankungen1, le Dr E. Brückner, professeur à l’Université de Bâle, après avoir discuté un ensemble d’observations météorologiques s’étendant sur plusieurs siècles, a formulé cette conclusion : les principaux facteurs du climat (température, précipitations, etc.) et les divers phénomènes qui en dépendent (époques des vendanges et des moissons, débit des rivières, débâcle des glaces, etc...), sont soumis à une loi de périodicité d’environ 35 années2.
- Brüclcner a essayé d’expliquer ces longues périodes en attribuant leur origine à des modifications dans l’action solaire, et il examina à cet effet la variation des taches du Soleil, croyant y trouver les indices d’une périodicité de trente-cinq ans. « Ses recherches ne furent point couronnées de succès, mais il en conclut que, bien que la variation dût exister réellement dans le Soleil, il ne . s’ensuivait pas qu’elle fût nécessairement indiquée par des taches. Une nouvelle recherche dans cette voie, d’après les observations des taches faites depuis i832, époque à partir de laquelle le Soleil a été étudié avec un très grand soin, a fait voir que réellement la périodicité existe3. Il a été démontré que chaque période de taches solaires (allant du minimum au maximum) différait en quelque chose de celle qui la précédait ou qui la suivait ; que quelques périodes n’étaient pas seulement plus riches en taches que d’autres, mais que ces périodes particulières étaient en rapport étroit avec des relèvements comparativement rapides, des minima aux maxima de ces périodes. En outre, ces changements semblaient soumis à une variation régulière de trente-cinq ans environ4. »
- Les recherches faites plus récemment par divers savants, notamment J. Hann et W. J. S. Lockyer, et ayant pour objet spécial la précipitation (pluie, neige), ont établi, potfr le siècle dernier, les péi’iodes suivantes de pluie et de sécheresse.
- Maximum : 1815 Maximum : 1846-1850 Maximum : 1876-1880
- Minimum : 1851-1855 Minimum : 1S61-1865 Minimum : 1891-1895
- L’allure des courbes de précipitations, montre, depuis le dernier minimum, un relèvement manifeste, qui, si la loi se vérifie, devrait se continuer jusque vers iqi3. Des années relativement sèches pourront assurément se présenter, même dans la période de maximum, mais, d’une manière générale, l’humidité devra dominer.
- L’importance du débit des rivières est. incontestablement liée à l’existence de ces périodes de pluie ou de sécheresse et doit suhir, vraisemblablement, des fluctuations analogues. Sans vouloir émettre aucune probabilité sur ce point, il m’a cependant paru intéressant de rappeler les conclusions des recherches si sagaces de M. Brückner, un peu oubliées peut-être, à un moment où la moitié de la France a été inondée. J. Loisel.
- Nous publions le rappel de cette théorie qui, loin d’être oubliée, reste au contraire activement discutée, parce que, récemment, des articles de la presse quotidienne évoquaient aussi les vues de Brückner et s’en déclaraient très formellement partisans.
- Mais ce n’est nullement notre opinion pas plus que celle des météorologistes de profession.
- « C’est un genre de recherches, dit M. Angot3, dans lequel il est très facile de se laisser abuser, et de prendre pour une loi de simples coïncidences fortuites. » Et le savant directeur du Bureau central météorologique conclut que si la période de Br.üclcner paraît établie pour certains phénomènes (changements de' niveaux de la mer Caspienne, embâcles de ses affluents de 155g, oscillations de certains lacs, etc.), la périodicité est bien peu régulière puisqu’elle a varié de 20 à 5o ans à des intervalles beaucoup trop variables pour qu’on puisse fonder sur cette succession la moindre tentative de prévision. » 1
- 1 Grand in-8° de 324 p. Vienne, 1890.
- 2 On remarquera que ce nombre est un multiple de la période de fréquence des taches solaires (xi à 12 ans).
- 3 Nature. Vol. 64, p. 196.
- 4 Nature. N° 1749.
- 3 Traité élémentaire de météorologie, 2e édit., p. 4o5, Gauthier-Villars, 1907. , |
- La liste des grandes crues de la Seine publiée p. i5i de notre numéro 1915 ne permet pas qu’on applique la périodicité de 35 ans aux grandes pluies qui les ont eau sées. Si l’on considère au xtxe siècle les crues de débordement de la Seine (plus de 5 m. au Pont de la Tournelle) on ne voit nulle périodicité dans les dates de 1801, 1802, 1806, 1807, 1817, i836, 1844. i85o, 1856, 1861, 1866, 1872 (Belgrand, La Seine, t. I, p. 606), 1876, 1882-1883, 19x0! Rien ne permet donc de prévoir les inondations d’après les observations de Brückner!
- Au récent Congrès de Lausanne de la Société helvétique des sciences naturelles (actes de la Société, 1909, p. 216), l’éminent professeur F. A. Forel, de Morges, s’exprime ainsi à propos des Variations séculaires de la pluie. , ,
- « En dépouillant le tableau de 54 années d’observations pluviométriques dans 28 stations principales de l’Europe, tel qu’il a été élaboré par G. Hellmànn, de Berlin, M. Forel constate :
- « a) Qu’il n’y a pas, dans les variations de la pluie, la généralité de la simultanéité que réclame l’hypothèse de Brückner d’un cycle de 35 ans, réglant les faits météorologiques du monde entier.
- « b) Qu’il y a cependant dans chaque station, apparition d’un cycle de variations d’un tiers de siècle environ; mais que ces variations sont individuelles, souvent opposées dans les diverses stations.
- « c) Que l’on expliquerait ces allures en admettant une variation à longue périodicité dans les routes des cyclones. Tantôt ceux-ci prendraient en majorité la route septentrionale, par rapport à la station considérée, et y provoqueraient des vents du sud^ chauds et humides; tantôt ils prendraient la route méridionale et amèneraient des vents du nord, froids et secs. »
- On pourrait multiplier les opinions analogues. Citons seulement celle exprimée à l’Académie des Sciences le 5 juillet 1909 par M. de Schokalsky à propos de l’augmentation des _pluies e,t_ des niveaux des grands lacs dans l’Asie Centrale depuis 1885. « Evidemment, en étudiant les données historiques e_t _ autres, on doit conclure qu'il existe alternativement des périodes sèches et hu« mides. On ne peut pas encore les bien désigner, mais on constate qu’elles ne coïncident pas bien avec celles de M. Brückner, à qui tout de même revient l’honneur d’avoir porté l’attention sur un tel ordre d’idées. »
- En Allemagne, beaucoup de savants (Supan, Richter, Hann) vénèrent la loi de Brückner et sa, périodicité de 35 années (17 à 18 années pluvieuses et autant de sèches) comme un dogme. Mais, en réalité, l’ensemble des constatations assez précises pour lui servir de base ne dépasse pas un demi-siècle. Les esprits réellement scientifiques, qui" ne se laissent pas séduire par l’ingéniosité des hypothèses, osent demander qu’on les accumule pendant 5 ou 6 siècles, avant de promulguer définitivement cette loi!
- En somme, s’il y a quelque chose de vrai dans les conclusions de Brückner, il faut bien se garder de vouloir en tirer quant à présent aucune généralisation, ni surtout aucune application d’ordre pratique quant à la prévision des crues. E.-A. Martel.
- L’industrie de l’aluminium en France. — L’aluminium constitue, on le sait, une industrie essentiellement française. La première préparation industrielle de ce métal est due à Sainte-Claire Deville en i85o; basée sur la réaction du chlorure de sodium sur le chlorure double d’aluminium et sodium, elle ne fut abandonnée qu’en 1886 pour faire place au procédé électrolytique, mis au point par le ebimiste français Héroult. Cette dernière méthode consiste à décomposer par le courant électrique l’alumine anhydre dissoute dans un mélange de spath-fluor et de cryolithe, maintenu fondu par la chaleur du courant. L’alumine est obtenue en traitant à chaud la bauxite pulvérisée et calcinée, per une solution de soude caustique. On obtient ainsi de l’aluminate de soude.
- La France contient les principaux gisements de bauxite que l’on connaisse actuellement : le Yar, les Bouches-du-Rhône et l’Hérault en produisent plus de 200 000 tonnes par an.
- Il n’existe qu’un seul gisement de cryolithe au monde,
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- VARIÉTÉS
- à Ivitgut (Groenland), aussi fabrique-t-on ce corps artificiellement par action du fluorure de sodium sur le sulfate d’alumine anhydre.
- Voici, d’après une récente communication de M. Pita-val à la Société des ingénieurs civils, le tableau des usines françaises productrices d’aluminium; ces usines sont presque toutes concentrées en Savoie, dans la vallée de la Maurienne. Cette région pourrait fort justement se nommer : la vallée de l’aluminium.
- La Société électro-métallurgique française possède à Le Praz une usine de i5ooo chevaux, à la Saussaz (Savoie) une autre usine de iSooo chevaux et en fait construire une 3e à Largentière (Hautes-Alpes) de 24000 chevaux; toutes trois exclusivement consacrées à la fabrication de l’aluminium.
- La Compagnie de produits chimiques d’Alais mobilise dans le même but 20000 chevaux à l’usine de Calypso (Saint-Michel -de-Maurienne), 4°o° à Saint-Félix-de-Maurienne, 26000 à Saint-Jean-de-Maurienne.
- La Société d’électro-chimie a une usine d’aluminium de 10000 chevaux à Prémont (Saint-Michel-de-Maurienne), F électro-métallurgie du Sud-Est a un établissement de 6000 chevaux au Venthon, près d’Abbeville.
- Les Pyrénées commencent à venir à l’aluminium avec l’usine d’Auzat (Ariège) de 10000 chevaux et l’usine de la Neste,. actuellement en construction (10000 chevaux). Ces établissements représentent plus de 100 000 chevaux, mais, par suite de périodes d’étiage, ils marchent une partie de l’année à puissance très réduite, et ne disposent en somme que de 3oooo à 5oooo chevaux moyens annuels susceptibles de fournir 7000 à 12000 tonnes d’aluminium.
- La consommation française actuelle ne dépasse guère 3ooo tonnes par an, aussi l’aluminium français cherche-t-il dans l’exportation les meilleurs débouchés.
- Signalons en terminant que les emplois de l’aluminium se multiplient au fur et à mesure que les prix s’abaissent; à son cours actuel, il se substitue avantageusement au cuivre pour l’établissement des canalisations électriques. On compte déjà en France, plus de 5oo km de lignes électriques équipées au moyen de l’aluminium. R. V.
- L’homme de la Plata. — On faisait récemment allusion ici (n° 1917, Sup., p. 94) à ladécouverte effectuée en Amérique du Sud, par le savant argentin M. Ameghino, de ce qu’il a appelé le Diprothomo platensis (l’homme de la Plata — ou plus exactement : le pré-homme n° 2 de la Plata). Ce n’est là qu’un épisode au cours de travaux poursuivis depuis longtemps. Ceux-ci ont déjà donné des résultats incontestés assez nombreux, et il serait du plus haut intérêt de les présenter au public européen : malheureusement les savants européens et les savants argentins sont en plein désaccord sur l’âge qu’il convient d’attribuer aux différentes pièces découvertes par ceux-ci; M. Gaudry, qui avait pris à tâche de débrouiller la question, est mort avant d’avoir pu terminer son œuvre et il résulte de cet état de choses une confusion qui rend impossible un exposé convenable. Nous profiterons cependant de l’analyse faite par M. Rivet dans Y Anthropologie (1909, n° 5) du mémoire consacré par M. Ameghino au Diprothomo, pour donner à ce sujet les indications dès maintenant possibles. Pour
- M. Ameghino, résumé par M. Rivet, il est possible actuellement de suivre l’histoire de l’homme et de ses ancêtres, en Amérique du Sud, depuis nos jours jusqu’au bas du miocène supérieur. Naturellement il ne s’agit pas d’une série continue, mais seulement de chaînons isolés de celle-ci, et naturellement aussi M. Ameghino ne dit pas avoir trouvé l’homme fossile dans le miocène, mais seulement un hominien, précurseur de l’homme : c’est celui qu’il a baptisé Tétraprothomo argentinus (le pré-homme n° 4, de l’Argentine). Ce Tétraprothomo était de petite taille ; il est connu par des ossements dont la date est contestée (ainsi que nous avons dit plus haut de toutes les dates des savants argentins) mais dont on n’a, que nous sachions, contesté ni l’authenticité, ni la signification. Au-dessus de ce quatrième précurseur de l’homme, M. Ameghino admet, hypothétiquement, qu’il a dû y en avoir un troisième, dont on n’a jusqu’ici rien retrouvé. Et au-dessus de ce troisième il y en aurait un second, qui serait précisément son Diprothomo. Celui-ci est représenté jusqu’ici par une calotte crânienne, trouvée dans des couches que M. Ameghino juge du pliocène inférieur. Ce n’est pas encore un homme, mais un hominien précurseur, assez éloigné même de l’homme (Homo) pour n’être pas son précurseur générique direct (Pro-thomo : précurseur n’ 1, jusqu’ici tout hypothétique) mais aussi trop éloigné du Tétraprothomo pour être son descendant direct. D’après la pièce squelettique qui le représente, ce Diprothomo, ou second précurseur, présenterait des caractères intermédiaires entre ceux des singes de l’Amérique du Sud, des Arctopithèques notamment, et ceux de Y Homo Pampœus, ou homme pampéen (pliocène moyen), qui conduit directement à Y Homo sapiens. — Comme on peut le voir, la conception que se fait M. Ameghino de l’histoire du genre homme {Homo) est liée à celle qu’il se fait du groupe des hominiens. Celui-ci serait, pour lui, composé des cinq genres suivants : Homo, Pithecanthropus, Tétraprothomo, Diprothomo, Pseudhomo, certains de ceux-ci ayant entre eux des rapports de descendance, par l’intermédiaire de types encore inconnus, les autres appartenant à des séries divergentes. — Quant aux rapports des hominiens avec les singes de l’Amérique du Sud, notamment les arctopithèques, M. Ameghino les conçoit dé la façon suivante : Hominiens et Arctopithèques descendraient d’un ancêtre commun, le Pitheculites, dont on a retrouvé des ossements que les Argentins datent de l’éocène inférieur; celui-ci aurait fait souche dans deux directions différentes : d’un côté par les homunculidés et en particulier par le genre Homunculus, vers les hominiens ; de l’autre par les Cébarctopithèques, vers les Arctopithèques et vers les Cébidés. — Il est impossible, nous l’avons dit, de juger la thèse de M. Ameghino, mais il faut rappeler à son égard les faits suivants : i° l’âge absolu qu’il attribue aux pièces étudiées par lui, est contesté en Europe, sans toutefois que l’on conteste, semble-t-il, leur âge relatif, c’est-à-dire la situation qu’il donne dans le temps aux unes par rapport aux autres ; 20 il y a, à la base de cette thèse, des ossements fossiles, bien étudiés et bien décrits, dont on ne semble contester ni l’authenticité ni la signification zoologique à eux attribuée par le savant paléontologiste américain.
- Jean-Paul Lafitte.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- Les poules qui mangent leurs œufs. — Il y a des poules qui mangent leurs œufs : Pour remédier à cet inconvénient, on a inventé une cage où la poule est enfermée, et où l’œuf, à peine pondu, disparait à travers les barreaux d’un double fond. La poule a beau chercher son œuf, elle perd son temps. On a prétendu qu’après une quinzaine de ce régime cellulaire, la pondeuse devenait raisonnable. On a ajouté, cependant, que, quelquefois, elle restait intraitable, car, à pèine remise en liberté, elle mangeait encore ses œufs. La Gazette agricole et viticole donne, dans un récent numéro, une autre solution du problème, à la fois plus élégante et plus sûre : on a constaté, en effet, que les poules qui
- mangent leurs œufs ont presque .toujours des œufs à coquille molle, dépourvue de chaux. C’est donc que la pondeuse ne trouve pas assez de calcaire dans ses aliments. Si elle en trouvait, les coquilles deviendraient solides. Et, dès lors, le psychologue, qui avait fait l’observation, conclut que les poules mangeaient leurs œufs pour se procurer la chaux qui leur manquait. Il recueillit des coquilles d’huîtres, les fit sécher au four, les concassa et les mêla à la nourriture des poules. Plus aucune poule ne mangea ses œufs. D’ailleurs on peut fort bien remplacer les coquilles d’huîtres par quelques blocs de chaux éteinte que l’on place à proximité du poulailler.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les laits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Erratum au n° 1916 : Dans l’article sur le Caugno de los Goffios, il a été omis de rappeler que. cette trouvaille est due à l’initiative de M. Maugard (du lycée de Foix), qui, pendant plusieurs semaines, avant les recherches, avait parcouru tous les environs, en quête de l’emplacement exact des cavités à explorer. G’est, grâce à lui qu’ont été révélés les nombreux gouffres de la région et notamment le Caugno de los Goffios.
- Adresses relatives aux appareils décrits. — Ciné-phote. Le cinéphote se trouve chez M. Rieffel, 28, boulevard Poissonnière, Paris.
- Renseignements. — M. le bibliothécaire de la Chambre syndicale des employés de commerce, à Bordeaux. — Ouvrages sur la fabrication des couleurs : Couleurs, vernis, peintures, par Pierron et Desalme. Baillière, éditeur, 16, rue Hautefeuille, Paris. Pour détails sur les produits chimiques employés dans ces industries, voyez Chimie industrielle, par Wagner et Fischer, 2 vol. librairie Masson, 120, boulevard Saint-Germain, ou la Chimie industrielle de Chabrié, même librairie.
- M. J. P., à Paris. —Adressez-vous à la Société Oerli-kon, 9, rue Pillet-Will, Paris.
- M. Ducruy, à Paris. — Règles à calcul : chez Bar-botheu, 17, rue Béranger.
- M. Georgescu, à Valeça (Roumanie). —Dans les piles Leclanché sèches, le principe actif est encore le sel
- ammoniac; le support est fait de gélose, d’agar-agar ou produits analogues. Nous ne connaissons pas dé traité détaillé sur la fabrication des piles sèches.
- M. H. C. C. T. P., à Madagascar. — Vous trouverez les dynamos d’électrolyse à la Société l’Eclairage électrique, 364, rue Lecourbe, à Paris.
- M. Luis Garcia Meza, à Le Paz (Bolivie). — Nous avons transmis votre lettre à M. Arnodin, constructeur, à Châ-teauneuf-sur-Loire (Loiret).
- M. Gyns, à Sousse. — Vous pourriez vous adresser à M. Loisel, professeur à la Sorbonne, qui a décrit dans un ouvrage plusieurs types de fermes à papillon. Il vous renseignerait avec précision.
- M. C. Soulier, à Lyon. — Vous trouverez les plus récents renseignements sur l’aluminium et ses alliages, dans la Chimie générale de Moissan (t. IV, Masson et Cie, éditeurs).
- M. L. Lesage, à Paris. — Nous ne connaissons pas d’autre bon livre sur la question.
- M. 553o-444o. — Vous trouverez le dictionnaire en question à la librairie Flammarion et Vaillant, rue de l'Odéon, Paris. Ecrn ez-nous, en spécifiant : service de la Boîte aux lettres.
- M, Lopez Garcia, à St-Ciprian (Espagne). — Chalumeaux à soudure autogène : Société des gaz comprimés, 48, rue Saint-Lazare, Paris ; Société des applications de l’acétylène, 26, rue Cadet, * Paris. — Sté B. R. C., 67, boulevard de Charonne, — Société l’Oxhydrique Internationale, rue Pierre Van Humbeck, Bruxelles.
- M. Desaubliant. — L’ivoire se reconnaît surtout à son aspect extérieur auquel un expert ne se trompe pas ; en cas de doute faire une étude microscopique ou une analyse chimique.
- M. A. M., à Paris. — Destruction des rats : veuillez vous adresser à l’Institut Pasteur, i5 rue Dutot, Paris,
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- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- La photosculpture : procédé Cardin : G. Mareschat,. — Les procédés nouveaux de fabrication des superphosphates : Victor Cambon. — Le givre et la neige : J. Loisel. — Voiture-traîneau automobile : Léo Carly. — Académie des sciences ; séance du 14 lévrier : Ch. de Villedeuii.. — Le Mesoplodon de la Hougue : R. Anthony.
- Supplément. — Les inondations et la lièvre typhoïde. — Milliampères pour la télégraphie. — Relais pour courants alternatifs. — Le caoutchouc dans le monde. — La population de l’Empire Russe. — La pollution des eaux en Allemagne. — Le vin des caves inondées. — Un gisement préhistorique au Tonkin. — Béton à la glace.
- La synthèse des pierres précieuses, par Jacques Boyer, 11 vol. 27 pages, avec fig. dans le texte. Gauthier-Villars, éditeur, Paris 1909.
- La brochure de notre excellent collaborateur J. Boyer est aujourd’hui de grande actualité. Elle remet au point, fort clairement, la question de la fabrication artificielle des pierres précieuses, rubis, saphir, opale, émeraude, diamant. Notamment elle donne d’intéressantes indications sur l’industrie du rubis artificiel que nos lecteurs connaissent bien. Pour le diamant, M. Boyer signale les essais réussis par le chimiste anglais Hannay. Il eût pu en citer d’autres. Mais, pour l’instant, fait essentiel, ces produits artificiels sont microscopiques, extrêmement coûteux et par suite en dehors de toute exploitation industrielle.
- Les Etats physiques de la Matière, par Ch. Maurain, 1 vol. in-16 de la Nouvelle Collection scientifique, dirigée par Emile Borel, professeur à la Sorbonne, 3 fr. 5o. (Félix Alcan, éditeur.)
- Les propriétés physiques des cristaux et de l’état cristallin sont exposées dans ce livre d’une façon élémentaire, ainsique les caractères des transformations de la matière, d’un état cristallin à un état amorphe ou liquide, ou d’un état cristallin à un autre état cristallin ; l’intérêt de ces dernières transformations s’est accru depuis que des travaux récents ont montré que la plupart des corps ont plusieurs états cristallins. Un chapitre est consacré aux si curieux cristaux liquides ; un autre à l’état colloïdal, d’autres enfin aux mélanges solides homogènes ou hétérogènes (solutions solides, mélanges de sels, alliages).
- Machines marines, par P. Drosne, ingénieur de la Marine, 1 vol. in-18 jésus, cartonné toile, de 400 pages, avec 137 fig. dans le texte. Encyclopédie scientifique, Doin, Paris. Prix : 5 francs.
- Ce livre relatif aux Machines Marines est uniquement consacré aux appareils moteurs à pistons. Il donne uue étude générale du fonctionnement thermique et mécanique des appareils marins, permettant au lecteur de se former une idée précise de la valeur intrinsèque de ces appareils comparés aux autres moteurs thermiques d’un usage industriel. Cette valeur est d’ailleurs très grande, malgré la simplicité des mécanismes de distribution employés, grâce à l’usage des expansions multiples et des pressions élevées ; grâce aussi, — au point de vue de la légèreté, — à la rapidité des allures couramment adoptées. La conclusion qui se dégage de la lecture de l’ouvrage est que les constructeurs d’appareils marins à pistons sont parvenus, à l’époque actuelle, à leur donner une forme à peu près définitive, difficilement perfectible sans l’emploi de turbines de détente ; et que l’économie et la sûreté du fonctionnement de ces appareils leur permettent de riva-
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- BIBLIOGRAPHIE
- liser victorieusement avec la plupart des moteurs à vapeur industriels (turbines ou machines à pistons).
- Coins de France, par Henri Boland (i vol. in-16, 284 pages, 57 grav., Paris-Hachette et Ci0, 1910). Prix : 4 francs,
- Ces coins de France que ne peindra plus, hélas! la plume alerte et colorée d’Henri Boland sont, pour ce volume la Brie, les troennes, la Normandie, la Bretagne, l’Anjou, la Guyenne et les Pyrénées.
- Algérie et Tunisie, par Onésime Reclus, i vol. in-4°, 356 pages. 171 grav. Paris-Hachette et Cie, 1909. Prix : 8 francs.
- En décrivant la Nouvelle France de l’Afrique du
- Nord, Onésime Reclus montre une fois de plus l’intérêt de tout ce qui touche à l’Algérie et à la Tunisie. Avec sa science de géographe et sa poésie de style, il nous initie grâce au concours de fort belle gravures aux curiosités et richesses de toutes sortes de la Berbérie française.
- Notice sommaire sur la résistance des matériaux appliquée aux appareils d1 aviation, par R. Chevreau. Louis Vivien, éditeur, 20, rue Saulnier, Paris. Prix : 1 franc.
- Ouvrage utile à consulter par les constructeurs qui trouveront des indications précieuses sur la résistance et les propriétés des divers matériaux qu'ils emploient.
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
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- Observations de M. Ch, Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5ora,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 14 fév. 1910. — 2°, 8 S. 1. Beau. T* ' Gelée blanche; givre; halo; nuageux.
- Mardi 15 3°,8 S. 0. Pluie. 9,5 Gel. bl.; ni. de 4 h. 50 à 13 h. 15 ; tr. nuag. de 14 à 19 h.: cnuv.
- Mercredi 16 0°,7 W. 2. Beau. J>' Gel. bl.; brume à 9 h.; beau jusqu’à 10 h.; nuageux ensuite.
- Jeudi 17 7°,0 S. 4. Couvert. 05 Couvert ; pluvieux.
- Vendredi 18 8“,0 S. 3. Couvert. 2,6 Couvert ; petite pluie de 7 b. à 14 b. 50.
- Samedi 19 7°,9 S. S. E. 4. Eclaircies. 1.4 Couvert; petite pluie de 12 b. 45 à 21 h.
- Dimanche 20 6°,6 S. S. W. 2. Couvert. 2,9 Très nuageux; pluie dans la soirée.
- FÉVRIER 1910. — SEMAINE DU LUNDI 14 AU DIMANCHE 20 FÉVRIER 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’obri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 14 au 20 février. — Le 14. Dépression sur les Iles-Britanniques et l’O. de la France : îles Feroé, 737; Brest, 760; les fortes pressions se retirent sur l’E. du continent : Moscou, 777. Pluies sur l’O. ; en France : Brest, 8 mm; Cherbourg, 4; Biarritz, 3; Nantes, 2. Température du matin : Moscou, —160; Paris, —3; Alger, 10; Puy de Dôme, —6; moyenne à Paris : i° (normale : 3°,3). — Le i5. Profonde dépression sur les Iles-Britanniques et le N. de la France : îles Feroé, 723; Dunkerque, 729; fortes pressions sur l’E. : Moscou, 772. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Cherbourg, 26; Nantes, 16; Le Havre, 7; Dunkerque, 5; Biarritz, 4; Paris, 3. Temp. du matin : Moscou, — i5°; Paris, 4; Alger, 12; Puy de Dôme, —5; moyenne à Paris : 40 (normale : 3°,3). — Le 16. Même dépression sur les Iles-Britanniques et le N. de la France, et dépression sur là Méditerranée. Pluies sur toute l’Europe. Temp. du matin : Moscou, —i3°; Paris, 5; Alger, 12; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 5°,i (normale : 3°, 4)- — Le 17. Situation troublée sur le N. et l’O. ; centre cyclonique sur les Iles-Britanniques : îles Feroé, Stornoway, 722; Pas-de-Calais, Ouessant, 750; éloignement vers le S.-E. de la dépression méditerranéenne; une aire de pression supérieure à 765 du S.-O. du Portugal à l’Au-tr!che. Pluies sur presque toute l’Europe; en France :
- Cherbourg, 4; Nantes, Toulouse, 2; Brest, Belfort, 1. Temp. du matin : Moscou, — u°; Paris, 7; Alger, i3; Puy de Dôme, —2; moyenne à Paris : 90 (normale : 3°,5). — Le 18. Profonde dépression sur le N.-O. de l’Europe et l’Atlantique : Islande, 730; baisse sur la Gascogne (705); pressions supérieures à 765 sur le S.-E. Pluies sur le N. et l’O. ; en France : Cherbourg, 18; Nantes, 6; Brest, Charleville, 3; Paris, 1. Temp. du matin : Moscou, —70; Paris, 8; Biarritz, i5; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : g° (normale : 3°,6). — Le 19. Nouveau centre cyclonique sur les Iles-Britanniques : Irlande, 720; Ouessant, 735; Nantes, 745; pressions élevées sur le S.-E. : Kharkov, 776. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Nantes, 10; Cette, 4', Paris, 3; Belfort, 2; Boulogne, 1. Temp. du matin : Moscou, —5°; Paris, 8; Alger, 12; Pic du Midi, —5; moyenne à Paris : 9°,8 (normale : 3°,6). — Le 20. Hausse légère sur l’O. de la France, la pression restant très basse sur les Iles-Britanniques : îles Feroé, 720; S.-O. de l’Irlande, 726. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Toulouse, 14 ; Gap, Clermont-Ferrand, 8; Nantes, 6; pointe de la Hague, 5; Paris, 1. Temp. du matin : Ulea-borg, — 20; Paris, 7 ; Marseille, 11 ; Pic du Midi, — 12 ; moyenne à Paris : 8°,7 (normale : 3°,7). — Phases de la Lune : Premier Quartier le 16, à 6 h. 4> no. du soir.
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- LA NATURE
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- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Parit (VT)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d’origine.
- N° 1919 — 5 MARS 1910
- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- Le deuxième satellite d’Uranus: Umbriel. — New-cômb a déterminé, en 1875, les orbites des deux satellites intérieurs de la planète Uranus, il n’a pas constaté avec certitude une excentricité sensible de ces orbites. M. Osten Bergstrand, astronome à l’Observatoire d’Upsal (Suède), a publié dans les Arkiv for Mate-matik Astronomi och Fysik, une étude basée sur les observations récentes de ces satellites faites depuis 1894-En particulier, l’étude du périurane d’Umbriel permettrait peut-être de reconnaître un déplacement séculaire d’où l’on pourrait déduire l’aplatissement polaire de la planète et la valeur de cet aplatissement, les mesures directes n’ayant pas fourni de résultats concluants. Umbriel est très difficile à observer : aussi la plupart des observations données par M. Bergstrand sont-elles extraites des publications de l’Observatoire Lick et ont-elles été effectuées au grand équatorial de 0,91 m. Les conclusions de l’auteur sont, en plus de la position du périurane, de la valeur du demi-grand axe de l’orbite et de son excentricité, la valeur de la masse d’Uranus qui est, en chiffres ronds, le 1/23 3oo de celle du Soleil. En admettant la valeur 2",075 trouvée pour le rayon équatorial dé la planète par Barnard, on a pour densité d’Uranus D = o,i6, celle de la Terre étant prise pour unité. Il semble ainsi que les valeurs admises jusqu’ici pour la masse et la densité d’Uranus aient été trop grandes.
- Sur la dissolution de l’or métallique. — On sait que l’or est rangé parmi les métaux qui ne sont solubles que dans l’eau régale, c’est-à-dire dans un mélange d’acides nitrique et chlorhydrique. On a cependant constaté que ce dernier acide seul, en présence de certaines matières organiques, était susceptible d’attaquer l’or. C’est ainsi que ce métal est dissous par l’acide chlorhydrique en présence des matières organiques suivantes, citées par ordre d'activité : alcool méthylique, alcool amylique, chloroforme, alcool éthylique, hydrate de chloral, phénol, sucre de canne, glycérine, trioxyméthy-lène, formaldéhyde. La dissolution, lente à froid, est plus rapide à chaud.
- Contre-torpilleurs munis d’installations frigorifiques. — La marine Brésilienne fait construire actuellement sur des chantiers anglais 10 contre-torpilleurs dont les soutes à munition, et même le cas échéant, les logements de l’équipage seront refroidis au moyen de machines frigorifiques. -
- HT Les nouveaux accumulateurs Édison. — Depuis plus de 10 ans, Edison travaille à la mise au point d’un accumulateur léger. Cet accumulateur va enfin paraître sur le marché, par les soins de la Edison Storage Bat-tei’y CJ à Orange N.-E. (Etats-Unis). L’oxyde de nickel est la substance active employée pour les plaques positives ; l'oxyde de fer pour les plaques négatives. L’électrolyte est formé par une solution à 21 pour 100 de
- potasse caustique, additionnée d’un peu d’oxyde de lithium. Ce dernier corps améliore le fonctionnement de l’électrode positive, mais sans qu’on se rende un compte exact du mécanisme de cette action. Pendant la charge et la décharge, la densité de l’électrolyte reste sensiblement invariable et égale à 1,210. Les plaques négatives sont constituées par des plaques gaufîrées; ce sont de minces plaques d’acier perforées, dont les cavités sont
- remplies d’oxyde de fer. Les plaques positives sont formées par une rangée de minces tubes d’acier perforés ; ces tubes sont remplis d’oxyde de nickel, mélangé de place en place avec du nickel métallique pur, destiné à augmenter la conductibilité de la masse. L’ensemble est renfermé dans des boîtes en tôle galvanisée et ondulée. Le voltage de décharge moyen par élément de batterie est de 1.2 volt. Les batteries se font en 2 types de dimensions différentes, le grand modèle a une capacité de 225 ampère-heures, le petit modèle de i5o. La charge et la décharge se font normalement au taux de 45 ampères pour le premier modèle, de 3o pour le second. Le grand accumulateur pèse 8,70 kg; le petit pèse 6,12 kg. A poids égal, ces accumulateurs ont une puissance presque double : celle des accumulateurs ordinaires. En outre, leur inventeur affirme qu’ils ne peuvent être endommagés par une surcharge.
- La République Argentine aura des Dreadnought.
- — Le gouvernement de la République Argentine ne pouvait faire moins que son puissant voisin le Brésil. Celui-ci s’étant offert le luxe de 3 grands cuirassés du type Dreadnought, de 20000 tonnes, dont la première unité construite en Angleterre vient de lui être livrée, l’Argentine a immédiatement décidé d’en faire construire deux de 28 000 tonnes. Par une innovation dont les
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- INFORMATIONS
- constructeurs anglais, qui comptaient sur l’aubaine, se montrent très mortifiés, la commande de ces deux énormes unités est passée à deux chantiers américains. Ces bâtiments porteront des turbines d’une force totale de 39 5oo chevaux qui leur donneront une vitesse de 22,5 noeuds. Leur rayon d’action, considérable, sera de 10200 milles à 11 nœuds, de 7200 milles à i5 nœuds, de 36oo milles à 22 nœuds. Leur armement consistera en 12 pièces de 3o5 mm, 12 de i5a mm et 12 de 100 mm. Les canons de 3o5 mm seront placés par paires en 6 tourelles, les deux tourelles de l’avant et les deux de l’arrière se surmontant. (C’est, en somme, la disposition adoptée pour nos futurs cuirassés, qui porteront le même nombre de gros canons et une artillerie moyenne supérieure, avec un tonnage plus faible de 5ooo tonnes). La République Argentine a reçu des offres de 18 maisons de constructions navales, dont les prix, à l’exception de ceux des maisons américaines, variaient de 2125 à 2200 francs la tonne. Les chantiers américains ont enlevé le marché en proposant de se charger de la construction des deux cuirassés moyennant 1907 francs la tonne. On pense que ces prix, considérés comme très bas, ont été offerts par les constructeurs américains parce qu’ils tenaient à prendre de l’ouvrage même dans des conditions très peu rémunératrices. La situation de leurs établissements est en effet assez précaire à l’heure actuelle, vu le manque de commandes de l’Etat, et ils ont ainsi saisi une occasion d’alimenter leurs ateliers.
- Le pétrole et la marine de guerre. — L’Amirauté américaine a commencé la construction d’une première station de pétrole pour le ravitaillement en combustible des cuirassés, torpilleurs et destroyers, sur les terrains de la station de charbon de la baie de Narragansett. Elle aura une capacité de 1000000 gallons, soit 45 000 hectolitres. Les réservoirs seront assez espacés pour que l’incendie de l’un d’eux ne cause pas une conflagration générale. D’autres stations analogues seront créées sur les côtes de l’Atlantique à Norfolk, Key-West et Charleston, dans les Antilles à San-Juan et à'^Guanta-namo, et sur trois points du Pacifique.
- Un record mondial en matière de tunnels. — Jusqu’ici le record de la vitesse en matière de percement de tunnel était détenu par l’avancement de 3oo m. environ réalisé au tunnel de Loetschberg, en Suisse, au mois de juillet. Ce record du vieux Monde battait d’ailleurs de bien loin l’Amérique dont la vitesse maxima n’avait jamais dépassé jusqu’ici 160 m. par mois. Mais le record vient de repasser aux Etats-Unis avec une avancée de 315 m. pour le mois d’août, dans le Red Rock tunnel destiné à l’adduction d’eau de Los Angeles et dont la section dépasse 7 m2.
- Un funiculaire aérien à l’Aiguille du Midi. — En
- 1908, un ingénieur suisse appliquait, pour gagner l’hôtel Gleckstein (2338 m.), aux flancs du Wetterhorn près Grindelwald (2703 m.), un système particulier de funiculaire ou ascenseur. Un wagon, suspendu à un câble accroché au rocher ou supporté par des pylônes métalliques circule, comme aux câbles transporteurs des forts de Briançon et du Chaberton (Voy. La Nature, n° 1822, 23 avril 1908). La traction est électrique et les portées du câble peuvent atteindre plusieurs centaines de mètres. Selon La Montagne de janvier 1910, M. Engs-tek, de Dijon, vient d’appliquer ce système à un funiculaire entre le village des Pèlerins, à 1060 m. d’altitude, près de Ghamonix et l’Aiguille du Midi (384^ m. Vt). Un hôtel confortable serait construit au Col du Midi et la première section irait jusqu’à Pierre-à-l’Echelle environ (2400 m.), avec stations intermédiaires à la Para et à Pierre-Pointue. La seconde section ira de Pierre-à-l’Echelle au Col du Midi (3555 m, Yt). De là, une branche secondaire conduira au sommet de l'Aiguille. Le prix de la place aller et retour serait de 27fr,5o. La concession est obtenue et les fonds sont réunis. La première section, actuellement en construction, sera, selon toutes prévisions, ouverte en 1911. La section suivante, jusqu’au Col du Midi, demandera environ quatre ans pour son achèvement. Grâce à l’intervention de M. Joseph Vallot, il a été décidé de ne pas construire l’hôtel sur le sommet même de l’Aiguille, mais au Col du Midi, où il ne nuira pas à l’esthétique. Des réductions de prix
- sont prévues pour les membres des sociétés alpines et les guides accompagnant des voyageurs seront transportés gratuitement.
- Nouveau projet de tunnel des Alpes. — U s’agit cette fois de l’Est de la Suisse, trois projets sont mis en avant pour un nouveau tunnel international : l’un, de Thusis à Chiavenna, sous le Splügen ; l’autre de Ander à Bellinzona, sous le Bernardine ; le troisième de Uanz à Olivone et Biasca, sous la Greinapass. ;— La longueur des galeries serait de 20 à 25 km et Te coût de l’un ou l’autre projet de 100 millions de francs.
- La Cyrénaïque. — La Cyrénaïque est la contrée située sur la rive Sud de la Méditerranée, en face de la Grèce et de l’île de Crète, et comprise entre l’Egypte, à l’Est, et la Tripolitaine à l’Ouest; elle fait partie, comme cette dernière, de l’empire Ottoman. Il est assez singulier que, malgré cette proximité de l’Europe, et sa grande longueur de côtes sur la mer, ce pays soit si peu connu, et qu’il n’en soit Jamais question. Cette région englobée à l’époque de la gloire de Rome, dans l’Empire du monde, a passé pour avoir alors une nombreuse population, si l’on s’en rapporte au récit du massacre, à cette époque, de 220000 Grecs par les Juifs à l’origine de 1ère chrétienne. Des explorations récentes semblent cependant contredire cette assertion ; car une Commission, envoyée l’été dernier par la Société juive d’Organisation territoriale et composée de professeurs et d’ingénieurs anglais, dans le but d’étudier la colonisation de la contrée par une immigration juive, s’est nettement prononcée contre tout projet de colonisation. ( Elle a envisagé tout spécialement l’étude géologique du t pays et le régime des eaux ; des observations pluvio-métriques, faites à Benghazi, ville côtière de l’Ouest, de 1891 à 1904, n’accusent une chute de pluie moyenne que de om,269 par an, le maximum ayant atteint om,533, et le minimum om,ui. C’est en hiver seulement qu’il pleut,-, et la majeure partie de l’eau est perdue, en raison de la formation géologiqüe du pays. On avait espéré établir un système d’irrigation par la création de réservoirs; mais on a reconnu que le pays tout entier était formé d’une masse calcaire perméable, s’élevant depuis la mer jusqu’à 75o m. d’altitude à l’intérieur, à travers lesquelles les eaux redescendent à la mer. On peut toujours, à la côte, trouver de l’eau en forant des puits ; mais, si on descend trop avant, l’eau devient saumâtre. Quelques puits et sources de l’intérieur ont une alimentation assurée, grâce à la présence de couches d’argile et de marne. Le professeur Gregory, dans son rapport, évalue la population actuelle de ce pays, d’une superficie de plus du quart de celle de la France, à 200000 habitants au maximum, et il estime qu’elle ne pourra,, d’ici 5o ans, dépasser Sooooo, et cela encore, au cas où des recherches d’eau, actuellement en cours, seraient couronnées de succès. Les terrains du pays sont excellents et le climat très sain ; on y fait des récoltes abondantes d’orge et de fruits médirerranéens, dans les régions où l’agriculture dispose d’eau en quantité suffisante. Nous avons extrait ce qui précède des colonnes de notre confrère Engineering de Londres.
- Extraction mécanique du charbon aux Etats-Unis.
- — L’emploi des machines qui se développe lentement sur le vieux continent progresse, au contraire, très rapidement aux Etats-Unis. En 1908, la production totale a été très réduite par rapport à celle de 1907 avec 415842698 tonnes contre 480 363 4^4 tonnes. Au contraire, le nombre des machines a augmenté en 1908, malgré la crise, de 425 unités, atteignant le chiffre très élevé de 11 569. L’extraction par machine atteint d’ailleurs 37.5 pour 100 de la production totale. La production qui était de 12 381 tonnes par machine en 1907 a été réduite par la crise à 10648 tonnes en 1908.
- La cale sèche de Pearl Harbour à Hawaï. — Les
- Etats-Unis reconnaissent de plus en plus l’utilité éventuelle des îles Sandwich pour la défense de leur côte du Pacifique et le maintien en cas de guerre des relations avec les Philippines.*Un contrat vient d’être signé pour la construction d’une cale sèche de Pearl Harbour à Hawaï. Cette cale de plus de 3oo m. de long pourra recevoir sans peine les plus grands navires de guerre.)L’importance stratégique de la nouvelle installation est donc considérable.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- Physique
- Le verre « parasol ». — Plusieurs ingénieux dispositifs furent imaginés au cours de ces dernières années pour utiliser plus parfaitement la lumière solaire à l’éclairage des locaux sombres: dalles, vitres à formes prismatiques ou lenticulaires de différents systèmes permettent de diriger dans la direction convenable une grande partie des rayons lumineux qui sans cela eussent été diffusés et pratiquement perdus. Une nouvelle sorte de vitrage vient d’être créée dans un but opposé : au
- Fig. i, 2, 3. — Coupe d’un verre parasol.
- Marche des rayons lumineux tombant sous un angle plus petit que 32°. lis sont rejetés hors de la pièce éclairée,
- lieu de capter la lumière pour la diriger à l’intérieur des pièces éclairées, le verre « parasol » possède, ainsi que son nom l’indique, la curieuse propriété de ne laisser pénétrer que la lumière diffuse, les rayons solaires y subissant une réflexion totale qui les rejette à l’extérieur.
- Créés par M. Sée, ingénieur spécialiste de construction d usine, ils s’appliquent au vitrage des ateliers éclairés par des baies pratiquées dans le toit ; ce qui est le cas de la plupart des bâtiments de filature, de tissage, et de toutes les industries où le poids des machines ou métiers est un obstacle à la construction par étages, et où faible élévation et grande largeur des locaux rendent impossible l’éclairage latéral. Dans ces conditions, en effet, pendant les chaleurs de l’été, les rayons solaires pénétrant à l’intérieur, l’atelier serait transformé en une sorte de serre où le séjour deviendrait intolérable si l’on ne remédiait à cela. C’est pour pallier à l’inconvé-
- Fig. 4 et 5. — Marche des rayons de lumière dill'uso, frappant le verre sous un angle supérieur à 32”.
- Ils pénètrent dans la pièce.
- nient que l’on emploie des rideaux, des verres dépolis ou badigeonnés de couleurs bleues qui ont la propriété d’intercepter les rayons calorifiques en laissant passer la plupart des rayons lumineux. Un meilleur effet est produit par la construction spéciale des toits d’usines en « scheds » composés d’une suite de dents en forme de triangles scalènes dont la forme caractéristique se peut observer dans la plupart des vues perspectives de bâtiments industriels ; convenablement disposés, c’est-à-dire orientés vers le nord, les vitrages de scheds, dont l’inclinaison est de 6o° environ, ne laissent pas passer les rayons solaires, dont l’inclinaison à midi au solstice d’été est la même. Mais le mode de construction des scheds entraîne des frais assez élevés; comme ils ne
- produisent leur plein effet qu’au milieu de la journée, l’atelier reçoit le soleil matin et soir, enfin si les nécessités de la construction obligent à changer l’orientation nord-sud, les rayons solaires pénètrent plus encore.
- Ces inconvénients disparaissent du fait de l’emploi des verres « Parasol. » Le nouveau vitrage ne possède évidemment pas le pouvoir de séparer de façon absolue les rayons émanés du soleil de la lumière diffuse qui en réalité est de même origine ; pratiquement, il assure cependant cette sélection. Le parasol est formé, en effet, d’une réunion d’éléments prismatiques calculés de façon à ce que tous les rayons qui le frappent sous un angle inférieur à 3a0 soient rejetés par réflexion totale simple ou par réfractions successives (fig. i, 2,3). Dans ces conditions, à Paris par exemple, où la hauteur maxima du soleil est de 640 au-dessus de l’horizon, il suffit d’incliner les toitures orientées au Nord de 32° environ, ce qui permet de les former de deux versants semblables ; le soleil frappe bien le vitrage sous un angle variant selon la saison de o° à 3a0; mais ses rayons sont rejetés au dehors. Quant à la lumière diffuse, qui arrive en tous sens, elle pénètre parfaitement (fig. 4 et 5).
- Pour satisfaire à ces desiderata, le verre parasol — et c’est en quoi consiste toute l’originalité de l’invention — est plan d’un côté et de l’autre (côté extérieur) moulé en forme de prismes triangulaires isocèles dont l’angle de base est de 32° 7, l’épaisseur minimum du verre étant égale au 2/3 de la largeur des prismes. Le calcul montre que pour éliminer les rayons dont l’indice de réfraction pour le verre employé varie de i5oo (infrarouge) à i545 (ultra-violet), il suffit d’incliner la toiture de 3o° à Dunkerque, 32° à Paris, 34° à Orléans, 38° à Marseille, si l’orientation au Nord est bien établie.
- Si les nécessités de construction obligent à une orientation, un peu différente ; on doit alors donner au toit une inclinaison ^supérieure, qui, à Paris par exemple, sera de 35, 40, 46 et 53° pour des écarts d’orientation respectivement égaux à 10, 20, 3o, 4°° Par rapport au Nord. Evidemment, on est dans ce cas obligé d’avoir recours à des toits en scheds ; mais munis de verre parasol ils produisent un effet qu’ils n’eussent pu produire avec des verres ordinaires. Dans la construction normale, la suppression des scheds produit une économie de matériaux qui compense et au delà l’achat du verre. 1
- Au point de vue lumière, l’effet produit est très visible : c’est ainsi que dans une usine, le vitrier ayant cassé lors de la pose un verre parasol et l’ayant remplacé par un verre strié ordinaire la chose se remarqua d’une façon étonnante ; les rayons solaires vinrent frapper le mur de l’atelier par cet endroit unique.
- Au point de vue chaleur, le nouveau verre fut l’objet d’essais intéressants faits à l’aide de boîtes de même forme, à paroi supérieure vitrée différemment (verres parasol, cathédrale, demi-double). Les boîtes furent placées au soleil de façon à ce que le verre parasol produise le maximum d’effet — toutes étant orientées de la même façon ; — dans ces conditions des thermomètres contenus dans chacune d’elles permirent d’observer qu’à une élévation de température de i5° pour le verre cathé-di'ale correspondait une augmentation de 3° dans la chambre vitrée du parasol.
- Un ultra-microscope de construction simple. —
- Un de nos lecteurs, M. Bellais, nous communique un moyen simple pour réaliser un ultra-microscope de fortune. On sait que Fultra-microscope est caractérisé par une disposition d’éclairage par rayons très obliques, presque tangents à la lame porte-objet, qui permet de voir en blanc-brillant sur fond noir les corpuscules examinés. Ce dispositif tolère des grossissements considérables — 10000 diamètres — il est d’un maniement peu commode, les microscopes usuels n’en sont pas munis; il est intéressant, amusant même de le réaliser avec une installation de fortune sur un microscope quelconque. Il suffit de prendre une lame porte-objet creusée d’une concavité (lame creuse) facile à trouver dans le commerce, fig. ci-dessous, de mettre quelques
- hihôfi»*
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- SCIENCE APPLIQUEE
- gouttes d’eau dans la concavité, d’y plonger les petits objets qui doivent bien baigner dans le liquide, puis de regarder avec un faible grossissement et un éclairage réfléchi un peu oblique. Le champ est d’un beau noir, les objets se détachent bien brillants et parfaitement éclairés.
- Le grossissement doit être faible (aoà3o diam.) pour
- que la longueur focale soit grande : avec un fort grossissement et un court foyer les rayons directs entrent dans l’appareil, le champ devient blanc et l’ultra-micro-scope retombe au rang d’un modeste microscope très ordinaire.
- Mécanique
- Suppression des trépidations des wagons de chemins de fer. — Les nouveaux wagons en circulation sur plusieurs lignes des Etats-Unis sont toujours supportés comme les nôtres par deux boggies ; mais chaque boggie est muni de trois paires de roues, au lieu de deux.
- Cette modification a eu pour résultat de supprimer presque entièrement les trépidations si fatigantes pour les voyageurs. L’explication en est facile.
- On sait que la principale cause des trépidations réside dans la solution de continuité des rails : lorsqu’une 'roue se trouve à l’extrémité d’un rail (entre
- la dernière traverse et le bout du rail) le poids du wagon fait fléchir l’extrémité A du rail et la roue vient heurter violemment la tranche B du rail suivant qui n’a pas encore fléchi, d’où un choc (fig. i). Les divers palliatifs essayés par les compagnies françaises (rapprochement des traverses Cet D; augmentation des couvre-joints réunissant deux rails, etc.) n’ont donné jusqu’à présent que des résultats insignifiants.
- Au contraire, avec les boggies à trois paires de roues, lorsqu’une des trois roues se trouve sur la partie flexible A du rail, les deux autres roues reposent sur la partie du rail rigide, en deçà de la traverse C ou au delà de la traverse D et le poids du wagon étant supporté par ces deux paires de roues, le rail A ne peut fléchir. Il suffit pour cela que l’intervalle entre les deux traverses C et D soit inférieur à la distance des axes de deux roues successives du boggie.
- *> Divers
- Pour la ventilation nocturne des chambres. — La
- ventilation des appartements est un problème des plus importants et dont on ne s’inquiète pas en général suffisamment. Alors que le chauffage, l’éclairage, la distribution de l’eau sont pour l’architecte et les futurs locataires l’objet d’études approfondies ou de graves soucis, on laisse à la nature et au hasard le soin de ventiler.
- Dans les écoles, dans les casernes dont la vie én commun réunit de nombreux occupants dans une seule pièce, la ventilation, moins négligée que dans les appartements de particuliers, n’est pas toujours cependant suffisante.
- Or, partout, l’hygiène impose un afflux continu d’air
- pur; le moyen suivant, indiqué par M. le médecin-major Bonnette dans les Archives de médecine et d'hygiène, permettra d’une façon simple de se soumettre aux exigences hygiéniques, là où elles n’ont pas été absolument respectées, lors de la construction des bâtiments.
- Il consiste à pratiquer dans deux angles supérieurs d’une imposte, 2 ouvertures affectant la forme d’un quart
- A
- B
- de cercle de 6 cm de rayon (voy. la fig.). Deux autres quarts de cercle métalliques de 10 cm de rayon sont placés vis-à-vis des premières ouvertures, à l’extérieur et affectant une forme légèrement bombée. Ces quarts de cercle recouvrent le bois de la fenêtre sur 3 cm et débordent l’ouverture pratiquée dans la vitre sur 2 cm. Dans ces conditions, on n’a jamais constaté, même par les plus grands vents, de projection de gouttelettes d’eau à l’intérieur des chambres.
- L’air s’engouffre dans les chambres par l’opercule en forme de demi-cornet, comme dans les manches à air d’un navire, en rendant ainsi la ventilation plus active. La vitesse de cet air est d’autant plus grande que la chaleur à l’intérieur est plus élevée.
- La meilleure disposition de ces ventilateurs a paru être deux au centre de chaque imposte et deux aux coins les plus périphériques.
- La fabrication des cornets est très simple : il suffit de découper les quarts de cercle dans une feuille de fer-blanc. Les parties rectilignes sont aplaties sur une largeur de i5 mm, tandis que la portion circulaire est cintré sur un rondin en bois.
- Une nouvelle table valise. — Depuis l’avènement de l’automobilisme, on s’ingénie à construire à l’usage des automobilistes mille objets d’usage pratique, à la fois peu encombrants et confortables. Les soucis alimentaires semblent tenir le premier rang dans les préoccupations des inventeurs. On ne compte plus les tables pliantes imaginées à cet effet depuis quelques années.
- L’objet représenté ci-contre assure la table aux tou-
- ristes et le couvert à leurs vêtements. C’est une boîte solide dont l’intérieur forme une excellente valise, spacieuse et bien comprise ; des tablettes mobiles se repliént sur le couvercle de la valise; dépliées elles forment le dessus d’une table de 1,60 m. de long. Des pieds s’y dissimulent, bien entendu, dans un espace ménagé ad hoc dans la face inférieure de la valise, d’où on les déploie pour servir de support à la table qui prend alors l’aspect indiqué par notre figure. — La table-valise imaginée par M. Moutiers est en vente chez M. Riquier, 58, rue Chariot.
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- VARIETES
- vrai. La taille des serpents de M. Anthony atteint fréquemment 2,40 m.
- Le serpent à sonnettes n’attaque généralement pas l’homme spontanément. Son pouvoir offensif est diminué par suite du temps qu’il met à se replier avant de s’élancer pour mordre. Mais la meilleure défense est une baguette, grosse comme un manche de fouet, avec laquelle on le frappe au cou. Le nombre des sonnettes n’indique pas l’âge, comme on l’a prétendu, car deux ou trois sonnettes poussent parfois la même année. Le serpent à sonnettes est très bon nageur; il voyage la nuit et dort le jour ; il est peu sociable. Au printemps, il est vorace et avale tout ce qu’il trouve. Il monte volontiers dans les petits arbres du Texas, pour y manger les œufs des oiseaux dont il est très friand.
- Le serpent à sonnettes a normalement des dents et des crochets. Il a 8 crochets dans la mâchoire supérieure, 4 sont prêts à piquer, et 4. à l’état embryonnaire, remplacent les crochets tombés. Les crochets, placés sous les yeux, sont redressés par des muscles spéciaux au moment de la piqûre. Ils ont de 12 à 3o mm de long. Leur pointe est fine comme une aiguille et percée par un canal capillaire amenant le venin dans la blessure. Les Mexicains ont une antidote contre les morsures, nommé « waco » ; c’est une sorte d’oignon sauvage que l’on écrase dans de l’alcool étendu d’eau. On boit ce breuvage et on s’en sert pour laver la blessure, mais l’efficacité est très contestable. On en peut
- dire autant d’autres remèdes tels que l’ammoniaque, le permanganate de potasse, et le wisky qui est particulièrement recommandé.
- Le venin est une liqueur claire, fluide comme le lait ; dans l’alcool, la partie venimeuse se coagule et a une odeur musquée. Le venin, administré à des animaux par les voies digestives, n’a pas d’effet, mais il agit presque immédiatement dans la circulation du sang. Une souris ou un lapin injecté avec une goutte, crève en une minute, un chat en une demi-heure, un chien à peu près dans le même temps. M. Klyne raconte qu’une fois avec une baguette il agaça un serpent, qui devenu furieux, finit par se mordre lui-même et creva en quelques minutes. Le fait eût mérité d’être soigneusement observé. N’est-il pas contraire au principe généralement admis que le venin d’un animal n’a pas d’action sur lui-même ? La question est résolue négativement pour le scorpion et autres animaux.
- L’huile de serpent obtenue par la cuisson du corps de l’animal est estimée comme remède contre les rhumatismes. La peau des -serpents qui crèvent est tannée, teinte et employée à la confection des petits objets de luxe tels que porte-monnaie, porte-carte, etc.
- M. Anthony, le directeur de la « ferme à serpents », est un homme fort civilisé, un agréable causeur. Il est aujourd’hui le grand fournisseur des serpents captifs en Amérique et en Europe. Son industrie est prospère.
- N. Lallu':.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- Substances résistant à l’acide sulfurique. — Un
- certain nombre de métaux et de corps usuels résistent à l’action de l’acide sulfurique dilué. Mais dès que la concentration de cet acide dépasse certaines proportions, il n’en va plus ainsi; c’est le cas notamment au cours même de la fabrication, lorsqu’il faut concentrer l’acide en le chauffant dans des récipents appropriés. Longtemps on a eu recours au platine, qui n’est pas attaqué par l’acide à chaud; mais tout le monde sait que le platine vaut plus que son pesant d’or; et dans ces conditions l’outillage de concentration est réellement ruineux. On a cherché à lui substituer la porcelaine ; mais celle-ci donne lieu à de fréquentes ruptures, fort dangereuses. On a trouvé mieux en ces derniers temps; on a constaté que la fonte alliée au silicium acquiert d’autant plus de résistance aux acides que sa teneur en silicium est plus élevée; d’où la possibilité de l’utiliser aux lieu et place du platine. M. Jouve a préparé des alliages spéciaux qu’il nomme métillures et qui résistent bien à l’acide sulfurique à chaud. L’industrie récente du quartz fondu est venue apportée une nouvelle ressource ; on fabrique aujourd’hui des capsules de concentration en quartz qui atteignent de grandes dimensions, résistent fort bien aux différences de température et rendent de ce fait, les plus grands services.
- Amélioration des transmissions par courroies. —
- En général, dans la plupart des transmissions, il faut tendre assez fortement les courroies, sinon il se produit sur les poulies des glissements qui diminuent beaucoup le rendement et brûlent très rapidement la courroie. D’autre part, la tension produit une perte d’énergie notable (i5 à 20 pour 100) et, surtout quand les arbres sont rapprochés, elle risque de causer des échauffements de coussinets. En Amérique et en Angleterre, un grand nombre d’usines ont des transmissions fonctionnant avec courroies lâches traitées avec le cling-surface. Ce procédé consiste à appliquer sur les courroies un produit ainsi dénommé ayant l’apparence d’une graisse, mais dont la composition est soigneusement tenue secrète. Ce produit, dont l’application se fait avec un pinceau, a pour effet de pénétrer les courroies et de leur donner une très grande souplesse.
- Une fois la courroie bien imprégnée, sa face interne devient très lisse et elle adhèi'e aux poulies sans interposition d’air, çe qui lui permet de fonctionner lâche
- sous toutes les charges. On augmente ainsi très sensiblement le rendement de la courroie; car l’arc d’enroulement, dont dépend la puissance transmise, peut être alors porté, sans inconvénient, de 180 à 2100, et le rendement s’en trouve amélioré dans les proportions qui vont parfois jusqu’à 20 pour 100. Le glissement de la courroie, par quoi se traduit la perte de rendement dans la transmission, peut être ainsi presque annulé.
- Soudure autogène de l’aluminium. — TJ Electricien recommande l’emploi d’un fondant spécial qui permettrait, sous l’action du chalumeau à oxygène et acétylène ou du chalumeau à gaz oxhydrique, d’obtenir la soudure autogène de plaques, fils, tôles, etc., en aluminium. Ce fondant a pour objet de faire disparaître la couche d’oxyde invisible qui se trouve toujours à la surface de l’aluminium — couche qui rend impossible une bonne soudure. Le fondant en question se compose d’un mélange de :
- Chlorure de potassium............60 parties.
- Chlorure de sodium................12 —
- Bisulfate de potassium............ 4 —
- Chlorure de lithium...............20 —
- On fait fondre ce mélange de sels dans un creuset en platine, puis on le broie dans un mortier et on forme, grâce à une addition d’eau, une pâte ténue. Si on emploie une flamme de température relativement peu élevée, comme celle donnée par le chalumeau à oxygène et acétylène ou par le chalumeau oxhydrique, il faut augmenter la proportion de bisulfate de potassium, afin d’abaisser le point de fusion du mélange. Le fondant joue un double rôle : en premier lieu, il supprime la couche d’oxyde et, en second lieu, il empêche l’air ambiant d’accéder, au moment de la soudure, aux surfaces métalliques échauffées. Le point de fusion du mélange de sels est un peu inférieur à celui de l’aluminium.
- Pour opérer la soudure, on applique d abord le fondant, ayant la forme d’une pâte ou d’une poudre, sur les surfaces qu’il s’agit de réunir ensemble puis, on chauffe au moyen de la flamme du chalumeau. Peu après la fusion du fondant, l’aluminium fond également. Le mélange de sels ne pénètre pas à l’endroit soudé : on obtient donc ainsi une soudure véritablement autogène.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les laits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresses relatives aux recettes décrites. — Capsules en quartz fondu, Thermal Syndicate Limited, Newcastle-on-Tyne. M. Poullenc, 122, boulevard Saint-Germain, Paris. — Le « cling-surface » se -trouve chez M.Vergne, 47>ruedes Ecluses-Saint-Martin, Paris.
- Renseignements. — M"c Chenard, à Charlieu. — Votre question au sujet des théories exposées dans le Monde végétal, de M. G Bonnier, est un peu embarrassante. Cela tient à ce qu’elle se présente sous la forme d’undilemme, c’est-à-dire d’une proposition à deuxtermes entre lesquels il faut choisir. Dans un tel cas, ce qu’il y a toujours de mieux à faire, c’est de déclarer en principe qu’il n’y a jamais de dilemme et de renvoyer ensemble les deux propositions. C’est bien ce qui convient pour votre question : on ne peut pas dire, comme vous faites : ou bien ce sont des théories admises et il est étonnant qu’elles n’aient pas de place dans les manuels, — ou bien ce ne sont que de simples hypothèses. Nullement ! ce ne sont pas des théories admises par tout le monde, il est vrai, — mais ce ne sont pas non plus de simples hypothèses. Relisez, et vous verrez qu’il y a là des faits, tout à fait solides, et des interprétations qui sont aussi approchées de la vérité qu’il se peut. En un mot, pour sortir du dilemme, il vous suffit de ne pas vous placer au point de vue de la certitude acquise, mais de la certitude cherchée : c’est de la science qui se fait, voilà tout !
- M. E. Notin, à Paris. — La cafetière magique se trouve aux usines de ferblanterie B. R. C, 67, boulevard de Charonne. Cette adresse a été indiquée dans La Nature.
- A118 A. Chenard, à Charlieu. — Ecoles d’électricité françaises : Ecole supérieure d’électricité, rue de Staël, Paris; Ecole Bréguet, 85, rue Falguière, Paris; Ecole d’électricité, rue Violet; Ecole pratique d’électricité industrielle, 53, rue Belliard. Ces trois dernières écoles s adressent à des jeunes gens pourvus d’une bonne
- instruction élémentaire. La première se recrute au concours; les conditions de sélection sont sévères et exigent des connaissances scientifiques déjà très développées. En province, il existe des Ecoles d’électricité organisées dans plusieurs Universités. Le niveau de l’enseignement exige des élèves munis d’un bagage scientifique équivalent à celui que donnent les classes de mathématiques supérieures dans les lycées, nous vous signalons l’Institut électrotechnique de Grenoble, celui de Nancy.
- Un curieux, à Lisbonne. — On ne peut, dans l’état actuel de la science, songer aux ondes hertziennes pour actionner à distance un aéroplane. Le rendement des transmissions par ondes hertziennes est infime et pour transmettre une puissance de quelques chevaux, il faudrait une installation gigantesque qu’il serait impossible de réaliser. En outre, les appareils de réception seraient délicats et lourds. On a déjà plusieurs fois proposé des concours de lenteur pour aéroplanes, notamment à l’Exposition aéronautique tenue récemment à Francfort; mais pour les machines du type aéroplan, on ne peut songer à abaisser sérieusement leur vitesse, puisque c’est leur vitesse qui crée la sustentation; aü contraire, il y a intérêt à l’augmenter pour pouvoir diminuer l’encombrement des surfaces portantes.
- Réparation de cadrans solaires. — Un de nos lecteurs recherche une maison s’occupant de réparation de cadrans solaires. Nous serions reconnaissants à ceux de nos lecteurs qui pourraient donner des indications à cet égard de bien vouloir nous les transmettre.
- M. Barros, à Lisbonne. — Nous vous conseillons comme traités d’électricité : Les Eléments d’Electricité, par J. Janet, pour bien vous pénétrer des principes ; et le cours d'Electricité d’Eric-Gérard pour renseignements et études plus détaillés et plus techniques. Les deux ouvrages se trouvent à la librairie Gauthiey-Villars, 55, quai des Grands-Augustins, Paris. Sur l’air liquide, lisez l’ouvrage de G. Claude, librairie Dunod et Pinat, 49, quai des Grands-Augustins, Paris Sur le four électrique, voyez l’ouvrage de Borchers, librairie Béranger, g, rue des Saints-Pères, Paris. Sur l’ozone : l’ozone et ses applications industrielles, par M. de Le Goux, chez Dunod et Pinat.
- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Un nid d’araignées employé comme piège à mouches : Henri C.oupin.— Le puits artésien de Maisons-Laffitte et la limitation des débits artésiens : E.-A. Marter et Faut- Lemoine. — La résistance de l'air : Nouvelles expériences de M. G. Eiffel : L. Fournier. —- Une visite au banc d’épreuve des armes à Saint-Etienne : Georges Lanorvit.t.e. — A propos de la comète de Halley : Ch.-Ed. Güit.laume. — Académie des sciences; séance du 21 février IQIO : Cir. de Vicr.EDEun,.—Le cinéphote : Dr Georges Vitoux.
- Supplément. — Les satellites de Mars. — Disparitions simultanées des satellites de Jupiter. — Formation de quelques ay.o-tures. — L’homme de la Plata, etc.
- Les Bois industriels, par .1. Beau vu iue , docteur ès sciences, 1 vol. in-18 jésus, cartonné toile, de 420 pages, avec 53 figures dans le texte. Encyclopédie scientifique, Doin, Paris. Prix : 5 francs.
- Après avoir donné les renseignements généraux concernant la structure et les propriétés physiques et chimiques qu’il est nécessaire de connaître pour aborder l’étude spéciale des bois, M. Beauverie prend chaque essence l’une après l’autre et établit pour chacune d’elles, dans un ordre méthodique, tous les faits essentiels concernant le bois. La préoccupation constante de l’auteur a élé de 11e pas séparer l’étude scien-
- tifique et l’étude pratique. Pour chaque espèce, il examine les provenances ; les caractères physiques ; densité, dureté, grain, poli, couleur, saveur, pouvoir calorifique, etc.; les propriétés chimiques; caractères anatomiques, enfin les usages. Notons d'abondantes références bibliographiques. M. Beauverie fait une large part à l’étude si délicate des bois exotiques d’importation et n’oublie pas de mentionner ceux de. nos liois coloniaux qui ont été signalés ces dernières années comme susceptibles d’entrer en concurrence avec les bois étrangers plus anciennement, connus.
- Saint-Raphaël, l'Estérel, les Maures (de la collection des guides Pol), Lyon, ig, place Bellecour, in-18. Prix : 1 fr.
- Cette collection est particulièrement recommandable par la commodité de son format, l’exactitude de ses renseignements, et la disposition très pratique des itinéraires. Un plan de Saint-Raphaël au 10000e,
- 5 cartes au 100000e (avec parcours kilométrés) et
- 6 profils pour automobiles sont aussi clairs que soL gueusement établis.
- Nos origines zoologiques, par le D' L. Jammes, 1909. Toulouse, E. Privai, Paris, J.-B. Baillière, 1 vol. in-8'\ 80 pages.
- Résumé concis et critique des principales hypothèses émises jusqu’ici pour essayer de retracer la lignée zoologique des ancêtres de l’homme.
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
- La châtaigne comme aliment. — Parmentier qui a doté notre pays de la culture de la pomme de terre n’avait pas négligé, pour remédier aux insuffisances des récoltes de blé, les produits naturels de notre sol. La châtaigne était pour lui un véritable succédané du blé et il avait tenté de faire du pain avec la farine de ce fruit. Il ne réussit pas dans cette tentative, mais il avait reconnu la valeur nutritive de cet aliment et le recommandait chaudement.
- Les habitants des régions où se dressent les châtaigneraies n’avaient pas attendu les résultats des analyses chimiques pour savoir que la châtaigne est un aliment de premier ordre et, depuis des siècles, la Corse, lAu-vergne, la Corrèze, l’Ardèche utilisent la châtaigne comme leur principale nourriture. La châtaigne, ce blé de la Corse, comme l’appelle Jean Lorrain, n’est connue des Parisiens que sous la forme de marrons grillés, chauds les marrons ou d’un fin produit de confiserie, le marron glacé. Mais dans les centres de récolte, on fait une farine qui se transforme en bouillies avec le lait, en galettes, en gâteaux, tous plus savoureux les uns que les autres.
- Mon savant compatriote, M. Balland, pharmacien principal de l’armée, a depuis longtemps appelé l’attention sur la valeur alimentaire de ce fruit et il proposa jadis de l’introduire dans l’alimentation du soldat. Songez que nos départements français en produisent annuellement trois à quatre millions de quintaux. Ce serait apporter de la variété daus la nourriture et donner en même temps un produit d’une valeur nutritive aussi complète que le pain. Si l’on compare, en effet, comme l’ont fait M. Balland et un de ses jeunes collègues,
- M. Comte, la composition du pain, de la pomme de terre et de la châtaigne, on voit que la châtaigne tient le milieu entre ces deux aliments; elle contient moins de matières -amylacées et sucrées que le pain, mais elle en a plus que la pomme de terre ; elle a en moyenne par kilogramme 119 gr. d’amidon, 6 gr. de matières azotées et 8 gr. de graisse de plus que la pomme de terre. Comme le fait observer M. Balland, quand les châtaignes achetées en gros valent i5 centimes le kilogramme alors que les pommes de terre sont à dix centimes, il y a intérêt à choisir de préférence les premières.
- Ces considérations sur la valeur nutritive des divers aliments ont une grande importance aujourd’hui, avec l’exportation qui se fait de toutes les denrées alimentaires. M. Balland pense que si l’attention était davantage attirée sur la valeur de la châtaigne, on favoriserait la reconstitution de ces belles châtaigneraies de la Corse et du centre de la France. Je crains que mon compatriote se fa.sse à cet égard une douce illusion.
- J’ai vu, iln’y a pas plus de dix ans, commencer le travail de dévastation sauvage de ces belles forêts de châtaigniers en Corse; les arbres tombaient sous la cognée pour aller alimenter les usines de produits chimiques qui recherchent ce bois pour sa valeur en extraits tannants. Le paysan laisse abattre son arbre de pain sans songer à l’avenir, sans penser qu’à la perte de son aliment journalier, il ajoute la ruine de ses montagnes et de ses vallées. La forêt perdue, l’eau coule et l’inondation survient. Que faire contre cette furie de destruction ? Les pouvoirs publics devraient montrer moins de nonchalance à combattre cette dévastation, qui sera la perte, à bref délai, des richesses de bien des contrées. Dr A. C.
- VARIÉTÉS
- Le commerce des serpents en Amérique. — Il n’y
- a pas de sots métiers, dit un proverbe populaire. La Nature a décrit, récemment, un établissement d’élevage de jeunes crocodiles et le Wide World Magazine donne de curieux détails sur une exploitation commerciale des serpents à sonnettes au Texas. M. Anthony, à un kilomètre de Brownsville, a organisé « un ranch » à serpents. Ce ranch est un terrain entouré de clôtures assez élevées et très soigneusement jointes. Les portes sont absentes. On y entre en franchissant la clôture avec des échelles. L’espace intérieur est partagés en trois parcs distincts, afin de pouvoir séparer des espèces de serpents ennemies les unes des autres. Les pensionnaires se cachent ou se mettent à l’ombre sous des broussailles ou des herbes sèches, ou bien ont pour logement des boîtes convenablement disposées. Le stock s’élève parfois à 5oo serpents venimeux dont bon nombre de grande taille.
- Ces reptiles sont capturés au Texas, au Mexique, dans F Arizona et autres territoires voisins, par des Mexicains. Le premier instrument avec lequel le serpent à sonnettes fait connaissance est une baguette munie à son extrémité d’une boucle en cuir. Le chasseur s’en sert pour frapper le serpent jusqu’au moment où celui-ci furieux secoue ses sonnettes et se replie pour s’élancer. La boucle en cuir est adroitement jetée sur la tête de l’animal qui, à partir de ce moment, est pris. La distance à laquelle un serpent peut s’élancer ne dépasse pas la moitié de sa longueur; s’il est soulevé de terre du tiers de sa longueur il ne peut ni se replier, ni s’élancer. Le chasseur manie le serpent avec une longue paire de pinces en bois, mais il faut un homme vigoureux pour maîtriser un serpent furieux qui se dresse ou se tord de toute la vigueur de ses muscles, quand ce serpent, comme cela arrive parfois, a de 1,80 m. à a,70 m. de longueur et a le corps gros comme une jambe d’homme.
- Le serpent, à son arrivée chez M. Anthony, est mis dans une boîte fermée par une porte à guillotine et à coulisse. On la soulève très légèrement de façon à ce que le serpent puisse glisser sa tête dans l’ouverture et
- on pousse la porte de façon à serrer le cou derrière la tête. Le serpent se livre alors à des contorsions violentes avec le reste de son corps dans la boîte : les sonnettes s’agitent terriblement. On serre la tête du serpent sur un des côtés de la boîte de manière à lui faire ouvrir la gueule. Le virus s’écoule dans un verre appliqué contre les mâchoires et, mis en bouteille, il est vendu aux médecins ou chimistes, qui l’utilisent pour des expériences ou des préparations d’antitoxines. Chaque serpent fournit une ou deux cuillerées de virus. Pendant plusieurs heures, après la sécrétion des glandes, jusqu’au moment où le virus s’est reformé le serpent est sans vigueur et inoffensif. On en profite pour lui ouvrir la gueule, lui arracher ses crochets avec une paire de pinces, et lui enlever par une incision faite avec un canif les glandes productrices de venin placées derrière ses yeux à la racine de ses dents. Le malheureux reptile ainsi désarmé reste tranquille. Ses crochets peuvent repousser, mais non les glandes. Sa morsure a cessé d’être dangereuse. Il ne reste plus qu’à le nourrir de façon à l’engraisser et finalement le vendre au poids de 5 à 10 francs le kilogramme. Les acheteurs sont des charmeurs de serpents, des propriétaires de ménageries ou de Jardins zoologiques. Les serpents en captivité sont nourris de rats, souris, lapins, que M. Anthony achète à des enfants du pays et qui sont lâchés dans les parcs ou dans les boîtes. L’agilité avec laquelle les pensionnaires de M. Anthony les attrapent est surprenante. Parfois cependant le rat, quand il est gros, attaque le serpent. « On voit même des rats, dit M. Klyne, l’auteur de l’étude du Wide World Magazine, qui réussissent à saisir le serpent à la nuque derrière la tête et à l’étrangler. » Ce qu’on raconte du pouvoir de fascination du serpent pour certains petits animaux ne paraît pas exact. Les serpents, une fois gorgés de nourriture, rampent dans les broussailles et y dorment jusqu’à ce que la faim se fasse sentir à nouveau. D’après une croyance populaire, les reptiles qui ont la mâchoire inférieure proéminente et la tête triangulaire sont particulièrement venimeux, mais cela n’est pas
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- BIBLIOGRAPHIE
- Traité pratique de meunerie, par B. Caubet, ingénieur, et L. Coqueblin, ingénieur agronome, avec la collaboration de plusieurs meuniers et ingénieurs-constructeurs. Yol. in-8° de 240 pages et 79 figures. Librairie de la Société d’éditions techniques, 16, rue du Pont-Neuf, Paris. Prix : 7 fr. 5o.
- Les questions de meunerie ont été dans ce livre traitées dans un esprit pratique et d’une façon très méthodique : après avoir étudié la matière première (grains), les auteurs décrivent les transformations qu’elle subit; ils passent ensuite à l’étude des produits obtenus par ces opérations; enfin, ils terminent par des généralités concernant l’installation, l’organisation, l’exploitation d’un moulin.
- La formation des légendes, par A. van Gennep. Paris. E. Flammarion. 1910. 1 vol. in-18. Prix : 3,r,5o. [Bibliothèque de philosophie scientifique).
- L’auteur de ce livre a essayé, en utilisant les littératures populaires et les mythologies diverses, d’expliquer comment naissent, voyagent et se modifient les légendes. Ainsi il a examiné tour à tour les diverses formes de la littérature populaire : contes de fées, mythe d’Hercule, légendes napoléoniennes et impériales, etc. Puis, par l’analyse des œuvres qui ont utilisé des types comme Don Juan et Faust, il a montré comment les écrivains puisent dans le fonds populaire leurs matériaux pour ensuite les transformer.
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- ><
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT ' DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi ‘21 fév. 1910. 8°,1 S. 4. Couvert. 7,2 Couv. jusq. 20 h.; nuag. à 21 h.; pl. de 8 h. à 11 h. 50; tonnerre.
- Mardi 22 7°, 4 S. 3. Couvert. 2,2 Couvert ; pluie par intervalles.
- Mercredi 23.. . . . . 8°,1 S. 3. Couvert. 0,9 Très nuageux ; pluie de 7 h. à 9 h. et à 18 h.; grêle à 14 h.
- Jeudi 24 2°,0 S. 3. Nuageux. 1,5 Couv. de 9 h. à 17 h. e.t à 21 li.; pl. à 11 h. et de 13 h. 10 à 15 li. 50.
- Vendredi 23 8°,1 S. S. W. 4. Pluie. 6,1 Gel. bl.; pluie de 4 h. à 8 li., de 11 h. 45 à 12 h. 45 et à 25 h. 30.
- Samedi 26 8°,4 S. S. W. 6. Couvert. 6,6 Couvert jusq. 17 h.; nuageux ens.; pluie le matin et l'après-midi.
- Dimanche 27. ... . 3°.2 W. 3. Nuageux. » Gelée blanche : nuageux.
- FÉVRIER 1910. — SEMAINE DU LUNDI 21 AU DIMANCHE 27 FÉVRIER 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche, courbe en pointillé, thermomètre à Vabri à boule mouillée.
- Du 21 au 26 février. — Le 21. La dépression reste stationnaire sur le N.-O.; minimum principal près de l’Ecosse, 723*, pression élevée sur l’E. et le S.-E. : Kharkof, 777. Pluies sur l’O. ; en France : Rochefort, 26; Marseille, 16; Lyon, i5; Calais, 10; Le Mans, 6; Paris, 3. Temp. du matin ; Kharkof, —14° î Paris, 8; Biarritz, i4; Puy de Dôme, 2; moyenne à Paris : 90 {normale : 3°,8). — Le 22. Hausse sur toute l’Europe : Bodoe,_742; Irlande, 746; pressions supérieures à 770 sur la Russie, la Hongrie, l’Italie. Pluies sur l’O. ; en France : Brest, i5; Charleville, x3; Rochefort, xi; Nancy, 10; Paris, 9; Bordeaux, 1. Temp. du matin : Kharkof, —i3°; Paris, 8; Biarritz, i5; Puy de Dôme, 7 ; moyenne à Paris : 9°,7 (normale : 3°,9). — Le 23. Continuation de la hausse barométrique, la pression restant inférieure à 755 sur l’Irlande, l’Ecosse, la Norvège.' Pluies sur le N.-O.; en France : Rochefort, 14; Chei’bourg, xi; Nantes, 10; Brest, 9; Calais, 6; Paris, 3. Temp. du matin : Kharkof, —90; Paris, 8; Alger, 18; Pic du Midi, 6 ; moyenne à Paris ; 8°,x (normale : 3°,9). — Le 24i Situation de nouveau troublée sur l’O.
- par une dépression sur l’Irlande (742) ; pression supérieure à 765 sur le S. du continent : Açores, 77a. Pluies générales sur l’O.; en France : Puy de Dôme, 17; Besançon, 16; Biarritz, 12; Limoges, xi; Nancy, 9; Cherbourg, 6; Paris, 1. Temp. du matin : Kharkof, — x3°; Paris, 2; Puy de Dôme, -—4; moyenne à Paris : 5°,4 (normale : 40)- — Le 25. Extension vers l’E. et le S. de la dépression des Iles-Britanniques : îles Feroé, 741; Açores, 774. Pluies sur l’O., l'Allemagne et la Scandinavie; en France : Calais, 14; Cherbourg, 8; Brest, Nantes, Biarritz, 3; Paris, 1. Temp. du matin : Moscou, — ii°; Paris, 8; Bordeaux, x 1 ; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 8°,7 (normale : 40»1)- — Le 26. Même situation : Iles-Britanniques, 739; Espagne, 772. Pluies abondantes sur l’O. et le N.; en France : Cherbourg, 29; Calais, 18 ; Lorient, 12; Nancy, 11; Besançon, 10; Paris, 6. Temp. du matin : Haparanda, —70; Paris, 6; Biarritz, 14 ; Puy de Dôme, —1; moyenne à Paris : 6°,7 (normale : 4°,2). — Phases de la Lune : Pleine Lune le 24, à 3 h. 45 m. du matin.
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- LA NATURE
- Revue
- des Sciences et de leurs Applications
- aux Arts et à l’Industrî©
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature t> doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Parie (WJ)
- La reproduction des illustrations de * La Nature » est interdite, à moins d'entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1920 — 12 MARS 1910
- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- Sur la formation de quelques carbures. — M. Pring a étudié la formation de divers carbures par l’union directe du carbone avec différents éléments dans des conditions spéciales de chaleur et de vide. Il a constaté que l’union directe du silicium pur et du carbone dans le vide commence entre i25o° et i3oo° et s’effectue très rapidement aux températures supérieures à 14000. Le silicium commercial, plus ou moins impur, qui renferme généralement 5 pour x00 de fér et 0,7 pour 100 d’aluminium, réagit avec le carbone à toutes les températures supérieures à 1200°. L’aluminium s’unit directement avec le carbone pur, dans le vide, à son point de fusion de 65o°, en formant le corps Al4 C3; la vitesse de la réactioù augmente avec la température. L’union directe du fer avec le carbone a lieu à 7000 environ sous une pression de o,o5mm; avec le magnésium, il y aurait formation limitée, au-dessous de 6oo°, d’un nouveau carbure qui donne naissance, par l’action de l’eau et des acides, à des hydrocarbures saturés, notamment à du méthane. A des températures plus élevées, la réaction cesse. Ce cai’bure instable est probablement le corps Mg2 C, inconnu jusqu’ici. Ce travail constitue, comme on le voit, une contribution intéressante à l’histoire d’une classe de composés encore mal connus.
- Chauffage électrique des plaques photographiques dans les nuits humides. — Voici une application bien curieuse du chauffage électrique qui a été réalisée par MM. Davidson et Melotte, à Taunton (Etats-Unis), dans leur télescope photographique même, au cours des nuits humides. Ces messieurs, en photographiant la comète Morehouse (1908 c), constatèrent qu’à la longue, lorsqu’on retirait les plaques exposées, celles-ci paraissaient un peu humides. Il en résultait une diminution de sensibilité qui était très visible sur les traînées laissées par les étoiles. Ces traînées s’affaiblissaient d’autant plus à une de leurs extrémités que l’exposition était plus longue. Pour obvier à cet inconvénient et maintenir la plaque sèche, malgré la condensation nocturne, MM. Davidson et Melotte montèrent une résistance électrique sur un support de vulcanite, presque en contact avec une plaque d’aluminium, laquelle était placée contre le dos même de la plaque sensible. L’intensité du courant était réglée de telle sorte que la plaque était maintenue juste tiède, ce que l’on reconnaissait au toucher. L’expérience a montré que, par ce moyen, les plaques sont restées bien sèches et que la définition n’a pas souffert malgré le léger échauffement de l’air du tube du télescope, au voisinage de la plaque photographique. ^ ,
- La Bibliothèque nationale en 1909. — Le Journal Officiel (1er mars) a publié le rapport de M. Henry Marcel "sur les services de la Bibliothèque nationale pendant l’année écoulée; nous en résumons l’essentiel. L’éminent administrateur général indique d’abord que les réformes tentées au département des imprimés en 1908 — et qui
- avaient pour objet d’accélérer le service des communications dans la salle de travail et la mise à la disposition des lecteurs des volumes nouvellement entrés dans les collections — ont reçu, en 1909, leur complément d’exécution. Grâce à ces modifications, la moyenne du temps qui s’écoule entre la demande d’un livre et sa remise au lecteur ne dépasse guère un quart d’heure. D’autre part, les volumes nouvellement acquis ou reçus sont communiqués dans un délai moyen d’un mois après leur entrée à la bibliothèque. Les chiffres suivants indiquent d’autre part l’activité de la Bibliothèque en 1909 :
- i° Ouvrages communiqués. — Salle de travail. Lecteurs, 187 285 ; volumes communiqués, 576 353. — Salle publique de lecture. Lecteurs, 39 7o5 ; volumes commua, niqués, 61 869. —, Section de géographie. Lecteurs, 2414; pièces communiquées, 3o 537.
- 20 Accroissement des collections. — Dépôt légal. Seine : livres et brochures, 6079; journaux et publications périodiques, iâaooo; musique, 7316. — Départements : livres et brochures, i3 6oo; affiches électorales, 5oo; journaux et périodiques, 370000. — Acquisitions.
- Livres étrangers, 9457; livres anciens, 86; revues et périodiques étrangers, 71000 numéros. — Dons. 38go numéros formant ensemble plus de 55oo volumes. — Section de géographie : Dépôt légal, 281; dons, 4*8; acquisitions, 794.
- Parmi les dons faits à la Bibliothèque, le plus important est celui, qui a été fait au département des manuscrits, de la collection de livres chinois rapportés par M. Pelliot à la suite de sa mission en Extrême-Orient. Cette collection, qui ne comprend pas moins de 3o 000 volumes et de nombreux rouleaux manuscrits, est un accroissement considérable pour le fonds chinois de la Bibliothèque nationale, qui devient unique dans le monde entier. Afin de mettre ces intéressants documents le plus tôt possible à la disposition des savants français et étrangers qui ne manqueront pas de venir les consulter, le Parlement a voté les crédits nécessaires aux travaux de reliure, de restauration, de classement et de catalogue que demandera la mise en œuvre de ce véritable trésor scientifique.
- La faune et la flore en aide aux prospecteurs des mines. — A l’inverse de ce qui se produit le plus souvent dans les recherches de mines dans les pays neufs, où une végétation trop luxuriante augmente beaucoup les difficultés que les prospecteurs ont à vaincre, il ar-ri\ e parfois que la faune et la flore de la région qu’ils explorent viennent en aide à leurs travaux. Ainsi dans le district aurifère de Cripple Creek, dans le Colorado, dont les terrains sont constitués principalement par du granité et par un tuf, où l’or se cantonne exclusivement, on a constaté que le gi’anite était toujours recouvert de sapins tandis que, sur le tuf, il n’y avait jamais que du tremble ; en sorte que le minerai ne devait être recherché que là où prospérait cette essence. Pour d’autres régions,
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- INFORMATIONS
- 11 n’y a de végétation que sur les affleurements de houille, qui loin, dès lors, d’être masqués par les arbres qui les recouvrent sont, au contraire, jalonnés par eux. Ailleurs, ce sont les sources profondes qui sont révélées par des bouquets d’arbres comme sur les plateaux crayeux de notre bassin parisien. Puis, de même que les plantes, les animaux apportent aussi parfois un utile concours au prospecteur de mines. Les terriers qu’ils se creusent sont pour lui de véritables travaux d’approche. Les débris rejetés au jour dans leur construction sont des échantillons du sous-sol. Ils en indiquent Ta nature et la richesse en substances minérales utilisables. On a pu relever ainsi une couche de houille à la surface d’une prairie grâce aux fragments de charbon existants à l’en-'trée des terriers des chiens de prairies. Il n’est pas jusqu’aux matériaux d’une fourmilière qui ne puissent être examinés avec avantage on a reconnu ainsi dans des fourmilières du Nord de l’Arizona et de l’Utah des pierres précieuses : des grenats, des rubis,'etc. Donc, dans les régions même les plus désertes l’homme ne se trouve pas absolument abandonné à ses seuls moyens dans ses recherches. La clémente nature lui donne des auxiliaires précieux et ce sont cette faune et cette flore qui semblaient, tout d’abord, devoir être ses plus grands obstacles.
- Les autobus réquisitionnés comme voitures frigorifiques. — Au cours des dernières manœuvres, les voitures automobiles empruntées à la Compagnie des Omnibus de la Yille de Paris, convenablement aménagées pour le transport de la viande fraîche, se sont montrées susceptibles de rendre les plus grands services. Leur capacité de transport, une fois transformées, peut être portée de i5oo à 2000 kg ou même a5oo kg, leur vitesse de marche étant réduite de 18 à 14 ou
- 12 km à l’heure. En présence des heureux résultats donnés par cette expérience, il est question, dit la Revue générale du froid, de prendre des mesures pour que, dans le prochain traité qui va être conclu entre la Yille de Paris et la Compagnie des Omnibus, les 800 autobus dont va disposer la Compagnie, et qui seront* requis en cas de mobilisation, comportent une construction telle que, carrosserie et accessoires une fois enlevés, ces voitures puissent recevoir sur leurs châssis un cadre de capacité voulue, permettant le transport de la viande fraîche. Les cadres seront mis en place à la charge de l’autorité militaire. A la mobilisation, on requerra environ quinze autobus par corps d’armée, soit trois par division et trois pour les éléments non endivisionnés. L’emploi de ces voitures permettra la suppression des voitures à viande régimentaires, dont les nombreux inconvénients ont été si souvent constatés.
- Réservoirs à pétrole en béton. — On commence en Californie à utiliser le béton pour construire des réservoirs à pétrole de grandes dimensions. Des réservoirs de plus de 100000 et i5oooo m3 ont été ainsi construits à Port Richmond et à Bakersfield (Californie). La construction s’effectue de la façon suivante : on creuse la terre à une profondeur égale à environ un tiers de la hauteur prévue, la terre extraite sert à former une levée autour de l’excavation, puis on construit à l’intérieur une cuve en ciment armé, qui couvre le fond, les côtés et les parois internes de la levée en terre. Le ciment résiste parfaitement à l’action du pétrole et comme il s’agit de pétrole brut, les fissures qui peuvent exister se bouchent rapidement par des dépôts sédimentaires.
- Les observatoires du Mont-Blanc. — Une Société, dite des observatoires du Mont-Blanc, a réuni, sous la direction de M. Joseph Yallot, le savant et réputé alpiniste, les divers établissements et postes échelonnés de Chamonix aux Grands-Mulets, aux Bosses-du-Droma-daire et au sommet même du Mont-Blanc. M. Vallot a fait construire à Chamonix un laboratoire qu’il met gracieusement à la disposition des savants. L’observatoire construit par M. Yallot aux Bosses a reçu les instruments qui ne pouvaient plus servira l’observatoire de M. Janssenau sommet même. Cette construction, qui est ensevelie sous la neige, était devenue inutilisable et a été démolie. Ses matériaux, de même que ceux de la cabane des Rochers Rouges également ensevelie, serviront à réédifier au sommet une cabane à l’usage des savants et des touristes. Cette cabane sera placée sur patins pour éviter l’enfouissement sous la neige.
- Les câbles sous-marins et la pêcherie à vapeur.
- — Les progrès de la pêcherie à vapeur sont devenus une source de dangers pour les câbles télégraphiques sous-marins, établis de leur côté plus nombreux. On compte actuellement une flotte de plus de 2000 steamers (dont les quatre cinquièmes sont anglais), qui exploitent les régions peu profondes de l’Atlantique, entre le cercle polaire et le Sud du Maroc, en laissant traîner sur le fond de l’océan des filets larges d’une vingtaine de mètres à leur partie inférieure. Pour assurer le dragage, le fond du filet entraîne deux pesants assemblages de planches épaisses, formant une surface égale à celle d’une grande table de billard, et qui tendent à se dresser verticalement quand le navire marche à 3 nœuds. Ces dragueurs ont peu à peu augmenté leur capacité de travail, si bien qu’ils pêchent maintenant à des profondeurs de 5oo à 600 m. Il n’arrive que trop souvent que ces assemblages de madriers s’accrochent à des câbles, surtout dans les fonds accidentés où les câbles reposent sur des éminences. Il faut, de toute nécessité, que l’un cède à l’autre, que le dragueur abandonné son filet, ou qu’il rompe l’obstacle. Ce dernier cas se présente fréquemment. En l’espace de dix ans, les compagnies de télégraphie sous-marine qui desservent l’Angleterre ont eu à déplorer 40 ruptures, qui ont interrompu le service autant de fois et ont entraîné de grosses dépenses. Leurs plaintes réitérées ont eu enfin pour résultat d’amener le Gouvernement Britannique à constituer une commission d’enquête, qui vient de déposer son rapport. Elle s’oppose à la constitution de vastes zones où la pêche à la drague serait interdite, mais elle demande que tous les dragueurs fassent inspecter leurs engins avant de prendre la mer, et que leurs capitaines soient pourvus de cartes qui les renseignent exactement sur l’emplacement des câbles.
- Le peuplement du Nord-Ouest canadien. — La
- publication France-Amérique donne dans son numéro de janvier des renseignements sur un fait fort important et cependant très peu suivi par l’attention européenne : c’esG le peuplement rapide et intense du Nord-Ouest canadien, immense territoire, d’une superficie double de celle de la France, et qui était à peu près désert jusqu’au dernier tiers du xixe siècle : en 1870, au moment de l’entrée du Manitoba et du Nord-Ouest dans la fédération canadienne, la population totale de cette partie du pays n’était que de 12228 habitants; en 1881, elle s’était élevée à io5 68i habitants (dont 22783 Indiens) et à 219000 en 1891, à la suite de l’ouverture de la ligne du chemin de fer Canadien-Pacifique; enfin, en 1901, le territoire du Nord-Ouest, divisé en Manitoba, Saskatchewan, Assiniboine et Alberta, comptait un total de 4^512 habitants. C’est le moment où le grand mouvement d’immigration se dessine avec netteté : dès 1906, la population est de 806 863 habitants ; la superficie cultivée (en 1881 : 56971 acres; l’acre = o hect. 404) est montée à 7915 611 acres. Et cet accroissement si rapide n’a fait que continuer, à raison de plus de 25oooo immigrants par année. Comme le remarque très justement notre confrère, cette profonde modification du peuplement canadien est appelée à avoir des conséquences importantes. Tout d’abord il est certain que les régions du Nord-Ouest, jusqu’à ces derniers temps presque insignifiantes par leur rôle politique intérieur, vont au contraire en prendre un très grand, qui ne tardera pas à devenir considérable. Ce ne sera pas d’ailleurs un simple changement géographique de la région influente, mais aussi un véritable changement du « centre de gravité politique du Canada ». Les vieilles provinces canadiennes de la région atlantique, traditionnelles, divisées en orangistes anglais et en catholiques français seront débordées politiquement par les nouvelles provinces du Nord-Ouest, dont la population, très cosmopolite, est d’origine toute différente et ne partage aucune de leurs préoccupations dominantes. Le fait est d’autant plus intéressant à signaler et d’autant plus gros de conséquences, que les deux régions politiques qui commencent ainsi à se dessiner sont en même temps deux régions naturelles, ayant chacune leur individualité propre.
- Congrès préhistorique de France. — La 6' session aura lieu cette année à Tours (Indre-et-Loire) du 21 au 27 août. Pour tous renseignements, s’adresser à M. Marcel Baudoin, 21, rue Linné, Paris.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- lec incite ^m*,§3j
- Pour voir l’heure la nuit. — Ce curieux appareil semble destiné à encourager la naturelle paresse des dormeurs : lorsqu’on veut, dans la nuit, savoir l’heure, il faut en général se livrer à tout un travail qui interrompt désagréablement et parfois définitivement le sommeil.
- La pendule électrique que représente notre figure réduit ce travail au strict minimum ; vous allongez simplement le bras, vous appuyez sur un bouton; l’heure se projette au plafond, juste au-dessus de vous, vous n’avez même pas à tourner la tête.
- Le mécanisme est simple : dans le dispositif représenté par notre figure ; la pendule est montée sur un socle où se dissimulent des piles sèches. Le mouvement de la pendule actionne les aiguilles de deux cadrans, l’un invisible sur notre figure, l’autre qui sert à indiquer l’heure pendant le jour, comme un réveil ordinaire.
- Le cadran invisible joue au contraire pendant la nuit le rôle essen-
- Lo cadran Le cadran
- a projection. et son appareil de projection.
- tiel ; en effet, une glace à 45°, réfléchit son image dans le sens de la verticale et une lentille la projette au plafond.
- En appuyant sur le bouton, on allume deux petites lampes électriques qui éclairent le cadran et dont la lumière fait apparaître au plafond l’heure, pour ainsi dire, en lettres de feu, fort agrandies.
- Nous avons dit que le mouvement d’horlogerie actionnait les aiguilles de deux cadrans : celles du cadran intérieur sont reliées, en effet, par une tige à celles du cadran extérieur et le mouvement des deux jeux d’aiguilles est parfaitement synchrone. — Cette pendule se trouve à la Monnot Industrial C°, 3x, rue Daru, Paris. Prix : 5o francs.
- Mécanique
- Machines à lancer des balles. — Un inventeur anglais, M. Esson, de Birmingham, a imaginé une machine, qui se prête à différents jeux de balles, tels que le cricket, le tennis, le baseball. Comme on peut le voir par notre dessin, elle repose sur deux tubes d’acier ancrés au sol par des cordes métalliques. Elle comporte un levier un peu plus long que le bras d’un homme, que le joueur manie aisément à l’aide d’un levier auxiliaire plus court. Le levier proprement dit, ou bras, est attaché à un tube contenant un fort ressort, par l’intermédiaire d’une épaule articulée qui permet de le tourner dans toutes les directions sans toucher au trépied. Enfin,, iP’porte à son extrémité une coupe, ou main, pour recevoir la balle.
- Dans sa position normale, le bras est vertical. Il suffit de l’abaisser à la position horizontale pour que le ressort, dont la tension est réglée à l’aide d’une vis, selon la vitesse qu’on veut obtenir, lui fasse décrire un quart de cercle, ce qui a pour effet de projeter la balle dans la direction voulue.
- Déjà, grâce au réglage de ce ressort, on peut imprimer à la balle la vitesse désirable. D’autres dispositifs,
- aménagés dans l’intérieur de la a main » et du « bras », permettent de varier à l’infini la delivery, ou lancement, en lui imprimant un mouvement de rotation plus ou moins accentué, en lui imposant une trajectoire capricieuse, faite d’une série de courbes, en combinant entre
- La machine à lancer les balles.
- eux les deux procédés, ou encore en lançant la balle de telle façon qu’elle touche le sol en cours de route et ricoche avec force vers le but. Ce sont là précisément les effets que recherche un bon lanceur pour déconcerter l’adversaire.
- Pour rendre plus aisé le réglage du rèssort, un « ve-locemeter » monté sur la machine indique à chaque coup la vitesse imprimée à la balle. Une hausse graduée permet de régler la trajectoire. Enfin, un cadran enregistre le nombre de balles lancées.
- ; L’inventeur a eu surtout pour but de faciliter l'entraînement des joueurs. Il est certain que sa machine peut être d’une grande utilité pour les chiampions de jeux de balle, qui doivent s’exercer constamment pour « rester en forme ». La bowling machine peut lancer aisément i5o balles à l heure pendant un temps illimité, résultats qu’on ne saurait attendre des muscles d’un athlète.
- Détartreur électrique. — Les chaudières multi-tubulaires qui se répandent de plus en plus dans l’industrie présentent l’inconvénient de s’entartrer rapidement lorsque les eaux d’alimentation sont chargées de sels calcaires.
- Pour enlever les dépôts solides qui se forment à l’intérieur des tubes et qui les obstruent en partie, on emploie généralement des râclettes et divers autres appareils rudimentaires manœuvrés par trois ou quatre hommes.
- Cette façon de procéder est longue et coûteuse et ne permet jamais à un chef d’industrie de maintenir, par des nettoyages fréquents, ses générateurs en état constant de propreté.
- L’appareil qui est représenté ci-dessous supprime ces inconvénients en permettant à un seul homme de nettoyer facilement et rapidement les tubes des chaudières. Il se compose d’un tube d’acier portant à son extrémité un moteur électrique spécial recouvert d’une enveloppe étanche d’un diamètre inférieur à celui des tubes à nettoyer. L’arbre de l’induit se prolonge à l’extérieur de l’enveloppe et porte une chape double sur laquelle sont articulés deux bras porte-molettes constituant l’organe nettoyeur.
- Les câbles de connexion du moteur à;la source d’énerr
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- SCIENCE APPLIQUEE
- gie électrique passent à l’intérieur du tube d’acier, ce qui ne gêne en rien l’opérateur. Dès qu’on envoie le courant dans le moteur, l’induit de celui-ci imprime un mouvement de rotation très rapide (2000 tours par minute) à l’organe nettoyeur qui, sous l’action de la force centrifuge, s’ouvre en appliquant les molettes contre les parois intérieures du tube dans lequel l’appareil a été introduit. Le roulement saccadé des molettes à l’intérieur du tube a pour effet de désagréger rapidement les dépôts calcaires que l’on évacue en faisant couler un filet d’eau dans le tube en nettoyage.
- Les molettes étant folles sur leurs axes ne peuvent apporter aucun dommage aux faisceaux tubulaires.
- Cet appareil, muni de molettes spéciales, rend les mêmes services pour les chaudières semi-tubulaires, car en débarrassant l’intérieur des tubes de la suie il détache en même temps, par les chocs rapides qu’il produit, le tartre qui recouvre leur surface extérieure. — Il est construit par la Société de travail électrique des métaux, 26, rue Lafitte, à Paris.
- Objets utiles
- Une ceinture de sauvetage repliable. — M. L. Forté, ingénieur au Caire, vient d’imaginer une ceinture de sauvetage repliable et portative, des plus ingénieuses. Elle correspond à une réelle nécessité et semble appelée à rendre de grands services.
- Les appareils de sauvetage individuels sont presque toujours, en effet, des appareils à volume constant. Ils ont une qualité, celle de fonctionner sûrement et immédiatement; ils ont un grave défaut : c’est que leur volume même qui fait leur efficacité, les rend extrêmement gênants ; on se garde donc bien de les porter toujours sur soi, ce qui serait, au reste, du, dernier ridicule : gilets, ceintures, etc., attendent donc dans les cabines le moment leurs services seront récla-
- I, La ceinture déroulée.
- La ceinture en se dépliant se gonfle automatiquement. L La ceinture et son porteur. — 4. La ceinture repliée.
- més. Or il arrive bien souvent qu’en ce moment-là, on ne songe guère, ou qu’il soit impossible de se précipiter à la recherche de sa ceinture de sauvetage.
- M. Forté a imaginé un engin à volume réductible, que l’on peut constamment porter sur soi, sans gêne, sans même que cette prudence risque de provoquer des plaisanteries par trop fréquentes. Car replié, l’appareil a la forme d’une paire de jumelles ou d’un petit kodak, porté dans une sacoche.
- Il se déploie comme un accordéon ; et alors il entoure le corps d’une ceinture gonflée d’air.
- Il est constitué par un tissu imperméable tendu sur des cadres en fil d’acier. Sur ces mêmes cadres sont aussi tendues des cloisons transversales, également en tissu imperméable ; chacune de ces cloisons est munie d’un clapet relié par un ruban au cadre suivant, ruban dont la longueur est telle que lorsque la ceinture est déployée, il se trouve complètement tendu, et maintient
- par conséquent le clapet contre la cloison. La ceinture déployée sera donc formée d’une série de chambres parfaitement étanches et indépendantes l’une de l’autre.
- La figure schématique montre avec plus de détails comment l’opération s’effectue. La pièce qui sur notre figure a l’apparence d'un objectif d’appareil photographique est tout simplement un raccord qui sert à réunir les deux extrémités de la ceinture, une fois le développement effectué. Un autre raccord semblable existe sur l’autre face de l’appareil.
- Pendant qu’on déplie la ceinture, l’air pénétrant par les deux extrémités soulève les clapets, remplit les casiers entre les cloisons, sans aucune compression naturelle-ment. Puis on visse les deux raccords l’un sur l’autre, la ceinture est hérmétiquement fermée.
- Le fait que l’air dans la ceinture n’est pas comprimé a une réelle importance; on évite ainsi le risque de dégonflement par une simple piqûre; bien plus, grâce aux cloisons étanches dont la ceinture est composée, un déchirement, s’il n’est pas trop étendu, ne compromet pas l’efficacité de l’engin. — Cette ceinture a été imaginée par M. Léon Forté, 20, rue Madahegh, au Caire (Egypte).
- Brûleur antiseptique le « Komo ». — Dans les cours de physique et chimie on montre qu’un fil de platine, préalablement rougi, reste incandescent quand il est exposé aux vapeurs d’alcool ou d’éther. Cette propriété a été mise à profit depuis plusieurs années pour construire des appareils qui produisent de l’aldéhyde formique ou formol. Il suffit p*our cela que le platine incandescent reste exposé aux vapeurs émises par l’alcool mélhylique. Un nouvel appareil de ce genre, d’une forme très heureuse et très pratique, vient d’être récemment construit; il est essentiellement portatif, complètement métallique, et ne peut être ni brisé ni renversé. Il se compose d’une boîte plate nickelée A contenant de l’ouate (fig. 1 et 2), recouverte d’une toile d’amiante; un trou percé au milieu de la partie supérieure permet l’évaporation. Un premier couvercle B ferme cette boîte et il est lui-même surmonté d’une boîte plus petite C renfermant une couronne d’amiante D sur laquelle, par
- Brûleur antiseptique le « Komo »,
- 1. L'appareil fermé. — 2. Les trois couvercles soulevés. 3. En position pour la combustion de l’alcool.
- un procédé spécial, on a fixé du platine à l’état extrêmement divisé. C’est cette petite couronne D qu’au moment de l’usage on place au-dessus du trou ménagé dans la première boîte (fig. 3) ; par suite de la très grande surface qu’elle présente, il se produit une quantité très appréciable de formol. Elle serait même trop importante pour les usages ordinaires, tels que disparition des odeurs de tabac ou de cuisine ; pour cet usage on mélange par moitié l’alcool méthylique avec de l’alcool ordinaire. Ce n’est que lorsqu’il s’agit de désinfecter, à la suite de maladie ou pour tout autre cause, qu’on emploiera l’appareil chargé d’alcool méthylique pur. On pourra alors l’abandonner pendant douze heures dans la pièce à désinfecter. Si on veut simplement l’utiliser pour parfumer un local, tout en produisant l’asepsie partielle suffisante en temps ordinaire, on ajoute à l’alcool quelques gouttes d’essence de verveine ou d’eau de Cologne. La forme plate de l’appareil est très pratique et permet de l’emporter facilement dans une poche.-En voyage il sera fort utile dans la chambre d’hôtel, où le précédent habitant peut avoir laissé des germes infectieux, et, pendant le voyage, dans le wagon des fumeurs, il rendra à l’air une pureté qui sera appréciée même de ceux qui fument. — Chez M. Bara-toux, 3g, boulevard Magenta, Paris.
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
- La rougeole et les irayons rouges. — Finsen a le premier appliqué la photothérapie à la guérison de diverses maladies. J’ai fait connaître ses beaux travaux sur la cure du lupus et ses recherches sur le traitement de la variole par la lumière rouge. Fiusen remettait simplement en faveur une pratique séculaire qu’on retrouve dans les coutumes des peuples anciens et notamment des peuples d’Orient. On se souviendra (voy. La Nature, I, p. 54. 1908), que dans son voyage dans les Flandres, Charles-Quint enfant fut enveloppé de drap rouge pour combattre une éruption de variole légère.
- La rougeole, et probablement toutes les fièvres éruptives, ont été traitées par le procédé de la lumière rouge. On trouverait, en fouillant les documents les plus anciens, la trace de cette pratique qui subsiste encore dans maints pays, le Caucase, les Vosges, le Midi. Sans attendre les prescriptions médicales, dès qu’apparaît l éruption rubéolique la mère enveloppe son enfant dans des chemises rouges.
- Cette pratique, qui n’était jadis que de l’empirisme, mais de l’empirisme évidemment basé sur des observations probantes, cette pratique s’est perfectionnée de nos jours. Les connaissances scientifiques sur la valeur des rayons du spectre ont montré que si les rayons violets et ultra-violets avaient une action chimique assez énergique pour être parfois dangereuse, les rayons rouges n’avaient pas ces propriétés irritantes sur le tégument et c’est ce qui a conduit Finsen à les appliquer au traitement des fièvres éruptives.
- Le Dr Chatinier, de Saint-Mandé, entreprit, il y a une douzaine d’années, de traiter la rougeole par la lumière rouge. Les succès qu’il obtint encouragèrent nombre de médecins, mais comme nul n’est prophète en son pays, ce furent surtout les médecins espagnols qui appliquèrent cette méthode thérapeutique. Ce qui frappa notre confrère ce fut l’influence favorable que l’application de la lumière rouge apportait à l’atténuation des symptômes de la maladie ; cette atténuation était si marquée qu’il regardait cette médication comme véritablement abortive. Un fait des plus typiques semblait bien lui donner raison : un enfant atteint de rougeole, avec une température assez élevée, est soumis à l’action de la lumière rouge. Vingt-quatre heures plus tard, la fièvre est tombée et l’éruption s’efface. Pour une raison que j’ignore, on supprime la lumière rouge; quelques heures plus tard
- la fièvre et l’éruption sont revenues pour disparaître tout à fait quand on remet l’enfant sous l’influence du rouge. Notez que la lumière rouge était produite dans les conditions les plus simples et les plus économiques. Des rideaux d'andrinople rouge fermaient les ouvertures et la chambre était éclairée par une lanterne rouge de photographe. Rien de plus simple en vérité et l’on se demande pourquoi ce traitement si simple et si efficace n’a pas été employé partout sans restriction.
- C’est que tous les médecins qui ont essayé ce traitement n’ont pas eu des succès aussi remarquables que M. Chatinier. Le traitement simple, ordinaire, du repos au lit, des boissons chaudes, d’une diète légère, de balsamiques contre les accidents bronchiques a donné des résultats à peu près identiques à ceux de la photothérapie. Il faut en excepter, toutefois, le cas de rechute si curieux que je signale plus haut, quand on supprima les rayons rouges.
- Un jeune et distingué médecin de nos hôpitaux, M. Gouget, a repris l’année dernière l’examen de cette question. Chargé d’un service spécial de rougeoleux, il en a traité un assez grand nombre par la lumière rouge. On avait simplement collé du papier rouge sur les vitres et les portes, et la lampe électrique claire était remplacée par une ampoule en rouge foncé; de plus, les malades étaient pourvus de chemises rouges.
- Les résultats obtenus par M. Gouget sur 24 malades traités ainsi, ne diffèrent pas sensiblement de ceux d’une série égale soumise au traitement ordinaire. Une seule manifestation semble avoir été heureusement influencée par la lumière rouge, c’est le catarrhe oculaire assez pénible chez beaucoup de malades. M. Gouget se demande si le résultat n’est pas dû autant à la demi-obscurité régnant dans la salle qu’à la lumière rouge; mais il n’est pas éloigné de croire qu’on peut attribuer à ces rayons rouges une part dans l’évolution régulière de la maladie chez beaucoup de ses hospitalisés. Il serait donc utile de poursuivre une enquête sévère et rigoureusement scientifique sur l’influence heureuse* ou négative de la lumière rouge sur une maladie dont le taux de mortalité s’élève à Paris à dix par semaine, fauchant dans l’année 5 à Coo pauvres petits êtres que notre pays aurait grand besoin de voir grandir et accroître de quelques unités notre population vacillante.
- Dr A. G.
- VARIÉTÉS
- Plantes indicatrices. — Eu dehors des satisfactions qu elle offre au botaniste, de ses applications directes à l’agriculture ou à l’industrie, et des habitudes d’ordre qu elle donne à l’esprit pour la classification et la subordination des idées, l’étude des plantes peut fournir de très utiles renseignements dans des domaines qui lui paraissent au premier abord bien étrangers. -
- Si, par exemple, on s’égare sans boussole dans une plaine inconnue, la seule inspection des mousses croissant sur les arbres indique la bonne route avec une approximation très satisfaisante : ces cryptogames, en effet, rares sur le côté du tronc qui regarde le midi, végètent en abondance sur la face opposée.
- Elles ont besoin pour se développer d’une humidité assez grande, que les vents du Nord entretiennent, tandis que les courants du Sud n’apportent que sécheresse.
- Dans un autre ordre d’idées, on a noté que les conditions météorologiques qui favorisent le mieux la végétation des lichens sont aussi celles qui conviennent au plus haut degré à notre santé.
- La présence des lichens devient ainsi une garantie de la pureté de l’air; il est plus facile de recourir à ce critérium qu’à des analyses délicates. C’est par ce moyen que l’illustre lichénologue Nylander appréciait la salubrité du Jardin du Luxembourg : « Les marronniers de l’allée de l’Observatoire y sont surtout remarquables par les nombreux lichens qui couvrent leurs écorces, et ce, en telle abondance qu’il faut aller en dehors de la ville pour trouver quelque chose de semblable. Cette circonstance autorise certainement à affir-
- mer que la partie du Luxembourg dont nous parlons est le lieu le plus sain de tout Paris1. »
- . Il y a des plantes, telles l’ortie et les Chenopodium, qui ne croissent guère qu’au voisinage de l’homme, et le suivent partout où il pénètre. Si on les trouve en quelque point dans une région actuellement inhabitée, on peut en conclure que là des hommes étaient autrefois établis.
- A. de Saint-Hilaire a noté ce fait dans son exploration de l’Amérique méridionale : « Au Brésil comme en Europe, certaines plantes semblent s’attacher aux pas de l’homme, et conservent des traces de sa présence; elles ont souvent servi à me faire retrouver, au milieu des déserts qui s’étendent au delà de Paracatu, la place d’une chaumière détruite. Ce qu’il y a de fort remarquable, c’est que ces plantes sont pour la plupart étrangères au pays même, et qu’elles s’y sont introduites et multipliées avec notre espèce. Je puis citer, par exemple, Y Argemone Mexieana, le Phlomis Nepeti-folia, etc.2. »
- L’étude de la végétation spontanée d’un terrain peut souvent conduire à une connaissance de la nature physique et chimique de ce terrain si exacte que rarement les analyses la modifient d’une manière appréciable. Le cultivateur entendu aurait donc tout intérêt à s’initier aux choses de la botanique.
- Le Tussilago Farfara (vulgairement pas d’âne ou pied
- 1 Ballet, de la Société botan. de France, t. XIII, p. 365.
- 2 Introduct. à l’histoire des plantes reinarq. du: Brésil et da Paraguay.
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- VARIÉTÉS
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- de cheval), les Potentilla Anserina et Argentea, Y Oro bus Tuberosus dénotent une terre argileuse, c’est-à-dire contenant plus de 5o pour ioo d'argile.
- La profusion et la prospérité des Veronica hederifolia, Campanula Glomerata, Litliospermum Officinale (grémil oüherbe-aux-perles) indiquent un solcalcaire, renfermant plus de 20 pour ioo de chaux. Veronica Verna décèle la présence dans le sol d’une forte proportion de silice.
- Un terrain tourbeux ferrugineux se révèle par sa flore riche èn Vaccinïum Myrtillus et Uliginosum, Oxy-coccos palustris (canneberge des marais), Calluna vul-garis (bruyère commune), Spergula Nebulata, Empetrum Nigrum, Èriophorum Vaginatum, Latifolium, Angustifo-lium, Sphagnum ; le Rumex Acetosella affectionne également semblable habitat.
- Les Galium Verum (caille-lait jaune, aux panicules à senteur de miel), Aira praecox, A. Caryophyllea, Hiera-ciuth Pilosella, Trifolium Arvense, Thymus Serpyllum, herbes fines et délicates dont l’organisation est combinée pour résister à la sécheresse, indiquent parleur présence une terre très aride, incapable de retenir l’humidité.
- En revanche, l’existence des Urtica Dioica (grande ortie), Stellaria Media (mouron blanc ou mouron des oiseaux), Poa Trivialis, Daciylis Glomerata, est l’indice certain d’un sol fertile, très apte à l’exploitation horticole. De nombreuses espèces sont indicatrices d’un sol humide et bourbeux ; parmi elles, il en est comme Poa Aquatica, Alopecurus Geniculatus, Veronica Beccabunga,
- qui n’excluent pas nécessairement la fertilité; d’autres au contraire, comme les Carex, Cirsium Palustre, Tri-glochin,' Lythrum Salicaria, Ranunculus Fammula et Lingua, annoncent au propriétaire qu’il ne mettra son terrain en valeur qu’après de sérieux travaux d’assainissement et une abondante fumure.
- Il y a des plantes, dites météoriques, qui peuvent renseigner sur l’état de l’atmosphère : ainsi le Calendula Pluvialis (souci de pluie), le Campanula Glomerata ferment leurs fleurs quand le temps se met à la pluie ; en revanche, le Sonchus Sibiricus choisit ce moment pour ouvrir ses capitules.
- Les heures différentes de l’épanouissement de certaines fleurs dans la journée a permis à Linné d’établir le fameux tableau connu sous le nom d’horloge de Flore, et dont on pourrait tirer parti dans une excursion où l’on aurait oublié sa montre. Les fleurs du Convolvulus Versicolor sont roses au matin, d’un rouge vif à midi, blanches le soir.
- On sait que Linné avait encore dressé un calendrier de Flore d’après les époques de la floraison de diverses espèces. Ce calendrier n’est guère connu que des botanistes, et ses applications sont très restreintes : cependant, nos paysans mettent à leur insu son principe en pratique lorsqu’ils datent les événements qui les intéressent de la saison correspondant à une occupation agricole, et qu’ils disent : « Telle chose s’est passée au moment de la coupe des foins, ou au moment de l’arrachage des pommes de terre. » A. Acloque.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- Après l’inandatioii : soins à donner aux arbres fruitiers. — Nous empruntons ces excellents renseignements, trop d’actualité malheureusement, à la Revue Ïïorticoîé. Comme le fait observer notre, confrère, le premier résultat du retrait des eaux des jardins inondés > c’est que le sol va se trouver couvert d’un limon épais, formant à la surface une croûte plus ou moins épaisse, s’opposant à la pénétration de la terre par les agents atmosphériques ; ou bien encore le sol sera tassé, lavé de ses éléments riches, et les racines se trouveront ainsi, peu de semaines avant leur entrée en végétation, en présence d’un sol serré, refroidi, devenu peut-être compact, en tout cas appauvri. Il faudra remédier le plus tôt possible à cette situation fâcheuse/rédonner à la couche superficielle, dès qu’elle., sera suffisamment assainie pour pouvoir être travaillée sans danger, sa perméabilité par un labour fait avec soin, de préférence à la fourche à dents plates, évitant de briser finement les mottes pour que l’air puisse^ facilement pénétrer la couche arable et activer la décomposition des matières organiques abandonnées à la surface par les eaux.
- Ce premier travail terminé, il faudrait rechercher un engrais facilement assimilable et en projeter une certaine quantité sur le sol : des terreaux pulvérulents, des fumiers de déjections de volaille, de la poudrette, sont des engrais naturels excellents, dont l’effet se fait sentir peu de temps après leur épandage; de plus, leur teinte foncée, noire ôü grise, facilite l’absorption des rayons solaires et réchauffement du sol sur lequel ils ont été répandus. Comme complément, semer ensuite, à la volée, sans l’enterrer, au moins de 200 k 2S0 kg de nitrate de soude à l’hectare. Selon que les arbres fruitiers sont encore jeunes ou bien sont adultes et vigoureux, on modifiera la teneur en azote, qui devra être assez élevée dans le premier cas et limitée dans le second, car les arbres vigoureux, pour fructifier, exigent plutôt du superphosphate de chaux et. de la potasse que de l’azote. Gomme on ne dispose pas toujours, à son gré, d’engrais appropriés, et fque, dans lés localités qui ont été complètement envahies par les eaux, les terreaux feront défaut, on se trouvera presque certainé-ment dans l’obligation d’avoir recours aux engrais chimiques, dont voici plusieurs formules, parmi lesquelles on choisira ceux qui seront le plus faciles à se procurer, i° Mélanger ensemble et répandre au plus tôt 55o kg de superphosphate et 100 kg de chlorure de potassium; épandre cette fumure d’abord uniformément sur le sol et l’enfouir par un labour en ménageant les racines des
- arbres; puis, comme complément, semer, au printemps, par-dessus le labour précédent et sans l’enfouir, 200 kg de nitrate de soude à l’hectare; — 20 On recommande aussi la formule suivante pour arbres à fruits à pépins greffés sur cognassier et pour pommiers nains : i,5oo kg de sulfate d’ammoniaque, 4 kg de superphosphate de chaux,
- 1 kg de chlorure de potassium, 2 kg de sulfate de chaux et 1 kg de sulfate de fer; — 3° Pour fruits à noyaux : sulfate d’ammoniaque, i,5oo kg; superphosphate de chaux, 2 kg; chlorure de potassium, 1 kg; sulfate de chaux, 2 kg; sulfate de fer, 1 kg. Ou encore, MM. Fagot et Fiévet indiquent comme donnant de bons résultats : corne torréfiée, 2 kg; sulfate de potasse,
- 2 kg; superphosphate de chaux, 12 kg; si l’arbre est jeune et de moyenne vigueur, on pourra ajouter à ce mélange 5 kg de nitrate de soude; au contraire, s’il était déjà trop vigoureux, on supprimerait totalement la fumure azotée en forçant la dose de phosphates et de potasse. On sème l’un ou l’autre de ces trois derniers mélanges à la dose de 3oo gr. par mètre carré, en couvrant tout l’espace présumé occupé par les racines de chaque arbre fruitier, puis on l’enfouit par un labour qui devra être terminé, au plus tard, au commencement de mars ; un peu plus tard, on sèmera le nitrate de soude, à même le sol, les eaux de pluies se chargeant de le dissoudre et de l’entraîner jusqu’aux, racines. L’eau ayant fortement diminué la teneur des sols qui ont été inondés en azote soluble, il y aura lieu, pour cette année du moins, d’éviter l’emploi du sulfate de chaux (plâtre) dans les engûais plus spécialement destinés aux vignes, car son action bienfaisante se fait surtout sentir dans les sols abondamment pourvus d’azote ; au contraire, s’ils en sont dépourvus, son action est presque nulle. D’autre part, l’adjonction de sulfate de 1er aux diverses formules précédemment indiquées n’est utile que si le sol sur lequel seront répandus ces engrais est de nature calcaire; partout ailleurs, et surtout dans les sols argileux et humifères ne contenant qu’une minime proportion de chaux, le sulfate de fer aurait une action plutôt nocive qu’utile,- il faudrait donc le supprimer.
- Si l’on craint la chlorose, conséquence probable d’une longue immersion, il vaudrait mieux essayer de la combattre par un apport supplémentaire de nitrate de soude que par le sulfate de fer, qui n’est qu’un palliatif, ne guérit pas et peut même, dans certaines circonstances défavorables, corroder les tissus des plantes auxquelles on l’aurait administré.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un interet général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond egalement, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. Schnetzler, à Lausanne. — \ oyez la Revue des chemins de fer, éditée chez Dunod et Pinat, 49> quai des Grands-Augustins, Paris, ou 1 Industrie des tramways et chemins de fer, i5, rue de Madrid, Paris. Lisez les deux ouvrages suivants de la Bibliothèque du conducteur des Travaux Publics : Locomotive et matériel roulant, par M. Demoulin. Prix : 12 francs; Exploitation technique des chemins de fer, par L. Gatine. Prix : 16 francs; ces deux ouvrages sont édités par la maison Dunod et Pinat.
- M. Letortu, à Neuilly. — Le voltmètre donne des indications en principe suffisantes pour juger si l’accu-
- mulateur est chargé ou voisin de la décharge : tant que la tension est de 2 volts, l’accumulateur fonctionne régulièrement; puis la force électro-motrice descend rapidement et à i,8 volt, il faut recharger l’accumulateur. Le voltmètre a l’avantage de donner des indications continues. Il est certain, d’autre part, que la rapidité avec laquelle le voltage baisse dès qu’il commence à quitter la valeur de 2 volts peut être une gêne dans certaines applications des accumulateurs, dans l’automobilisme notamment où la surveillance des accus n’est pas continue, et où leur rechargement n’est pas toujours instantanément possible. Dans ce cas, l’accu-mètre rend des réels services; mais cet appareil ne peut pas donner comme le voltmètre des indications continues.
- H. V. J. B., à Anvers. — Les vernis à l’asphalte nous paraissent convenir tout particulièrement pour la peinture de vos cylindres de moteur. Vous trouverez ces vernis chez A. N. Emmel, 278, boulevard Raspail, Paris.
- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Nouveau type do convoyeur rotatif : J. Boyer. — Les rayons ultra-violets et la stérilisation des liquides : G. Loucueux. — La nouvelle usine à gaz du Landy : A. Troi.ler. — Les nouvelles réserves de chasse aux Etats-Unis : E. Trouessart. — Les carrières romaines : P. Sallior.
- Supplément — Le deuxième satellite d’Uranus : Umbriel. — La dissolution de l’or métallique. — Contre-Torpilleurs munis d’installations frigorifiques.,.-— Nouveaux accumulateurs Edison.
- — La République Argentine aura des Dreadnought. — Le pétrole et la marine de guerre. — Un funiculaire aérien à l’Aiguille du Midi. — Nouveau projet de tunnel des Alpes, etc.
- — La châtaigne comme aliment — Le commerce des serpents en Amérique, etc.
- L’Inde britannique (Société indigène. — Politique indigène : les idées directrices), par Joseph Chailley. i vol. in-8° raisin, de a5o pages avec 2 cartes. Armand Colin. Prix : 10 francs.
- Ce nouvel ouvrage de M. J. Chailley est la suite naturelle de ses étüdes sur les méthodes coloniales étrangères. L’auteur s’est proposé de décrire les sociétés indigènes et de montrer comment les Européens les gouvernent et les administrent. Il consacre d’abord des pages rapides et attachantes à la population et à ses diverses classes, au mariage et à la condition des femmes et des veuves, aux professions et métiers, à la religion, à la caste, au parti de la réforme sociale, au parti national, aux relations entre Anglais et Indiens. Puis, cette société ainsi constituée, si singulière et si compliquée dans sa variété, il nous dit comment les Anglais la gouvernent.
- Les cavernes et les rivières souterraines de la Belgique, étudiées spécialement dans leurs rapports avec l’hydrologie des calcaires et la question des eaux potables, par E. van den Broeck, E.-A. Martel et Ebm. Rahxr. 2 vol. grand in-8° de 1800 pages avec 26 planches en cpuleurs et 400 simili-gravures, cartes, plans et coupes, édités par les auteurs, en vente chez H. La-mertin, libraire, 20, rue du Marché-aux-Bois, Bruxelles. Prix : 25 francs. ‘
- Cette monographie est la première description complète de l'hydrologie souterraine d’un pays entier. Elle estle résultat de recherches commencées dès 1888 et qui ont abouti à une exposition aussi détaillée que possible de faits dont la plupart étaient ignorés il y a 20 ans. En effet, la Belgique souterraine, avec ses grottes et ses rivièrës internes, ses pertes ou aiguigeois, ses abîmes et vallées desséchées, ses résürgences innombrables réservait — en dehors des_ mines qui ont par ailleurs livré leurs secrets — un "champ d’exploration sinon
- vierge, du moins insuffisamment connu. Du sein des régions rocheuses calcaires et de leurs profondeurs mystérieuses et pittoresques, les lumières de la Science ont fait fuir gnomes, nuttons, « gattes d’or » et autres comparses des légendes. A défaut de trésors imaginaires, ces profondeurs renferment de précieux indices permettant de résoudre d’importants problèmes d’intérêt général : notamment la contamination réelle ou possible des eaux englouties par le calcaire et réapparaissant sous l’aspect trompeur dé prétendues sources limpides ; ou au contraire des dispositions géologiques et des compositions lithologiques spéciales, autorisant l’utilisation, comme eaux hygiéniquement alimentaires, de réserves liquides ayant subi une élaboration réelle dans un milieu échappant à des conditions généralement défavorables à ce phénomène. Cette dérogation à la proscription absolue édictée, tout récemment encore, à l’égard de tous les calcaires sans distinction est, en effet, par son extension spéciale en Belgique, du plus haut intérêt pour de nombreuses populations. Leurs phénomènes d’orographie, d’hydrologie, de spéléologie décrits dans l’ouvrage, méritent toute l’attention de l’ingénieur et de l’hygiéniste, qui pourront s’y renseigner sur les éléments matériels favorables à leurs recherches et à leurs études. Dans la Moyenne Belgique, les phénomènes spéciaux du calcaire s’y présentent bien plus nombreux et plus accentués qu’on ne l’eût jamais soupçonné. La division, en deux tomes — sous pagination unique —, corresponde deux groupements bien distincts. Le tome Ier, consacré aux Calcaires dévoniens ou périphériques du bassin de Dinant, est spécialement spéléologique. Il traite du pittoresque domaine des grandes cavernes, et de leurs eaux souterraines dans des calcaires, généralement très solubles et dont les fissures béantes ne peuvent filtrer les eaux. Aussi la .broscrjption; des eaux des calcaires dévoniens pour les usages alimentaires est-elle la conclusion du premier volume. Le tome II traite des Calcaires carbpnifériens ou centraux du bas~ siti de Dinant. Deux notions nouvelles et essentielles dérivent de ses exposés. D’abord, les calcaires dévoniens ne doivent plus être considérés comme les seuls sièges, eû Belgique, de phénomènes spéléologiques importants. D’autre part, est définitivement acquise la découverte du mécanisme de la filtration et de l’élaboration des eaux, au sein spécialement des roches crinoïdiques, si caractéristiques de l’étage inférieur, ou Tournaisien, du Calcaire carbonifère et aussi des roches soit crinoïdiques, soit dolomitisées, de l’assise inférieure dé l’étage viséen. Dans là préface de l’ouvrage M. Martel explique comment la part prépondérante revient à M. van den Broeck auquel est due
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- BIBLIOGRAPHIE
- spécialement la révélation de cette importante manière d’être des roches crinoïdiques. « Il faut insister, dit-il, sur une telle conclusion, car elle justifie la donnée utilitaire suivante : il apparaît désormais, qu’en bien des cas, les eaux souterraines de certaines régions calcaires peuvent être employées sûrement pour l’alimentation publique.... C’est un précjeux tempérament apporté à cette suspicion légitime que j’ai moi-même tant contribué à développer depuis près de vingt ans, et qui commençait à verser dans l’excès des proscriptions exagérées. Après avoir eu trop confiance dans les « sources », si souvent impures, quoique limpides, des calcaires, on arrivait à professer exagérément l’opinion opposée : de là des embarras inextricables, hygiéniques et financiers, pour les captages d’eaux, et des découragements qui conduisaient à ne plus rien faire parce qu’on voulait trop bien faire. Les nouveaux faits établis par M. van den Broeck montrent bien que, comme en toute conception, la vérité, et la sagesse se rencontrent entre les extrêmes.... » Si l’agronomie, l’hygiène publique et la géologie surtout sont intéressées à la masse des notions nouvelles accumulées dans ce considérable ouvrage, le pittoresque et l’archéologie préhistorique y ont aussi leur part. Quant aux planches et aux photogravures il faut dire qu’elles présentent une valeur scientifique et une perfection matérielle absolument exceptionnelles.
- Cours municipal d’électricité industrielle, professé à l’Institut électrotechnique de Grenoble, par M. L. Bar-billion, directeur de l’Institut. Tome II. Courants alternatifs, ior fascicule. Généralités, Alternateurs, Moteurs synchrones. Un volume in-8° de 477 pages et 5o6 fig. Prix, broché : 12 fr. L. Geisler, éditeur, i, rue de Médicis, Paris.
- Consacré à 1 étude des courants alternatifs, cet ouvrage, auquel a collaboré M. Bergeon, sous-directeur de l’Institut Electrotechnique de Grenoble, résume d’abord, en quelques chapitres, les théories fondamentales indispensables à l’étude des courants alter natifs. L’étude des alternateurs constitue la partie la plus importante du volume. A côté d'une très riche et très méthodique partie descriptive, nous trouvons l’étude des caractéristiques d’alternateurs et l’examen détaillé et critique des méthodes utilisant les diagrammes de fonctionnement. La difficile question de la réaction d induit des alternateurs fait l’objet d’un exposé des plus simples et des plus frappants par la clarté des méthodes vectorielles employées. Quatre leçons sont consacrées au fonctionnement des alternateurs en moteurs synchrones. L’auteur a fait très largement appel aux méthodes graphiques. Son ouvrage y gagne un caractère de clarté précieuse en matière de pédagogie. Au reste le succès bien connu de l’enseignement électrotechnique à Grenoble, dit mieux que tous les éloges la valeur des maîtres qui le dispensent,
- France-Amérique, Revue mensuelle du Comité France-Amérique, ire année, n° i, janvier 1910, 66 p. In-8°. Paris, 17, rue Cassette. Le numéro 2 francs. Abonnement : 24 francs. (La souscription minimum à l’œuvre du Comité, qui est de 20 francs, donne droit au service de la revue».
- Cette nouvelle publication est l’organe d’un comité ayant pour but de créer des relations de rapprochement et de sympathie entre la France et les Républiques américaines ; elle est dirigée par M. G. Hano-taux, II. Froidevaux, et G.-L. Jaray, Chaque numéro contient des articles de fond, des chroniques régionales, des documents, une bibliographie.
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5o”,3o). Bureau central météorologique de France,
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 28 fév. 1910. i° 2 S. 2. Très nuageux. 5,7 Gelée blanche : couvert : gouttes rajicês-midi ; pluie dans la soirée.
- Mardi lor mars. . . . 5°.9 W. S. W. 2. Nuageux. 33 Nuageux; quehjues averses avec neige et grêle fondue à 13 h.
- Mercredi 2 — 1#,8 Calme. Beau. » Gelée blanche : givre ; brouillard de 49 ni. entre 7 et 9 h.; beau.
- Jeudi ô — 0°.l N. E. 2. Beau. » Gelée blanche ; givre ; couvert de 13 à 16 h.; beau av. et ap.
- Vendredi 4 1°,8 S. E. 2. Beau. » Gelée blanche: givre: beau.
- Samedi S 4°,0 S. E. 2. Beau. » Gelée blanche : beau.
- Dimanche 6 S. S. E. 2. Couvert. » Ilosèe : trè' nuassMix ; pluvieux a 13 b. 43.
- F-iV.^IER-MARS 1910. — SEMAINE DU LUNDI 28 FÉVRIER AU DIMANCHE 6 MARS 1910.
- Lundi
- Mardi
- Mercredi | Jeudi J Vendredi ‘ 1 Samedi | Dimanche
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à Vabri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l'Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A„ MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale f de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, Boulevard Saint-Germain, Parte (W)
- La reproduction des illustrations de • La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N“ 1921 — 19 MARS 1910
- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- La seconde comète de 1910. — La seconde comète de l’année, 1910 b, vient d’être découverte, le 20 février, à l’observatoire de Genève, par M. Pidoux. La position de ce nouvel astre, au moment de sa découverte, était la suivante :
- Ascension droite : oh46m22s;
- Déclinaison : -j- 70 5o' 41"-
- Le mouvement en 34 heures sur la sphère céleste était de —2“24f en ascension droite et de — 24" en déclinaison. La position précédente montre que cette comète était située "au-dessus des étoiles 5 et £ des Poissons, au Nord-Est de ô et au Nord-Ouest de s. Ce point du ciel-.< correspond,5 à moins de ï° 1/2, à la position de la comète de Halley et l’on a pu penser un moment qu’il s’agissait d’une observation de cette dernière. Le mauvais temps à peu près général qui a régné après cette époque a beaucoup contrarié les observations. Il est remarquable qu’au moment où la grande comète 1910 a vient de disparaître d’une façon si soudaine et à une époque où il est souvent question de ces météores, on découvre tout à coup upe nouvelle visiteuse céleste. Mais les années où l’on observe cinq, six ou sept comètes ne sont pas rares.
- La comète de Halley en 1835. — Les traités d’Astronomie ont; conservé avec exactitude les circonstances qui ont marqué l’apparition de la comète de Halley à son retour de 1835 et nous n’entreprendrons pas de les décrire ici. Mais il peut être intéressant de connaître aujourd’hui les souvenirs des rares astronomes encore vivants et qui ont vu la belle apparition de i835. Dans une lettre récente adressée à M. Flammarion, M. le général Parmentier, ancien vice-président de la Société astronomique de France, né en 1821 et par conséquent âgé de 14 ans lors de la période de visibilité précédente, dit que « cette apparition l’avait vivement frappé. Il croit voir encore sa longue queue, d’un blanc beaucoup plus lumineux que la Voie Lactée, décrivant sur le ciel un arc vers le couchant, si sa mémoire ne le trompe pas...., » M. Lewis Swift, qui vit actuellement à Marathon (Etats-Unis), et auquel on doit la découverte de i5 comètes, est né le 29 février 1820. Il se souvient très bien du grand, beau et brillant objet céleste que fut, à l’œil nu, la comète en 1835. Le Dr William G. Todd, de Chicago, vient de donner ses impressions dans Popular Astronomy : « Je suis né, dit-il, à Fair-field, Ver mont, le 27 septembre 1821 et j’étais ainsi âgé de 14 ans quand la comète est apparue. Au début, elle fut visible à l’Ouest, juste après le coucher du Soleil; sa tête était vers le Nord et sa queue vers le Sud, à peu près horizontale, très haute au dessus de l’horizon et assez loin au Sud du Soleil. On pouvait la voir chaque soir après le crépuscule et elle a été visible longtemps, peut-être un mois ou plus. Elle semblait très près de nous à ce moment et très grande. On la voyait franchement dans le ciel avant que les étoiles ne paraissent.
- La queue était large, pas très longue et on ne peut la comparer en longueur à la queue dé la comète de 1843 qui, énorme et très lumineuse, traversait tout le ciel austral. J’ai appris depuis — j’étais alors ignorant de ce fait — qu’à cette époque, après le périhélie, la comète fut visible quelque temps à l’Est le matin. Je fus alors vivement intéressé par ce phénomène et je me suis procuré depuis une lunette astronomique. Etant en excellente santé, j’espère bien revoir la comète à l’œil nu dès qu’elle va réapparaître. » 5
- L’artillerie et les dirigeables. — Le Comité milK taire de la* Ligue Nationale Aérienne qui vient de se réunir de nouveau, a étudié les moyens Me combattre les dirigeables, soit avec des canons sur le sol, soit avec. des engins emportés par les dirigeables ou les aéroplanes. Il a étudié également la possibilité de détruire les ouvrages d’art en laissant tomber du bord d’un aéronat des charges d’explosifs. Il importe, en effet, de commencer, dès maintenant, l’étude d’un armement, tant à terre que sur la flotte aérienne, qui permette l’attaque et la défense, afin que les dirigeables actuellement en construction soient prêts à combattre dès le jour où ils seront terminés. Le Comité militaire de la Ligue Nationale Aérienne discutera très prochainement un programme de construction de matériel de combat; mais il a, dès à présent, décidé que le point principal de ce programme serait l’organisation d’un projectile. Celui-ci sera fumigène, c’est-à-dire qu’il laissera derrière lui une trace de son passage pour qu’un réglage de tir soit possible, et devra également pouvoir enflammer ou détruire le ballon qu’il touchera.
- La radioactivité des terrains tertiaires. — Un
- intéressant travail de MM. Dienert et Guilbert, paru dans le Radium, montre que toutes les eaux de sources de la région de Provins sont radioactives et établit une corrélation entre le degré de leur radioactivité et l’âge géologique des terrains qui les alimentent. Ainsi les couches bartoniennes sont très radioactives, le lutétien l’est moins, le sparnacien et le ludien le sont peu. Cette relation tient évidemment à une influence directe des terrains en question. Les mêmes auteurs ont montré, en effet, qu’un séjour de 3o heures au cpntact d’un terrain déterminé met les eaux souterraines en équilibre radioactif avec ce terrain. Au contraire, pour perdre sa radioactivité par passage à un terrain moins radioactif, il faut à l’eau un temps correspondant à la période ordinaire de destruction. de l’émanation du radium : temps qui est très long.' C’est la même cause qui fait que, dans jdes expériences récentes où l’on a communiqué la radioactivité au sérum d’un cheval en l’immunisant de cette manière contre certains principes nocifs, ce sérum reste longtemps ensuite radioactif. Il reste seulement à examiner pourquoi tel étape géologique est plus radioactif : dans le cas présent, lé bartonien (éocène supérieur) qui pour cette région, a dés faciès
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- INFORMATIONS
- lacustres ou saumâtres. Cette constatation pourra présenter quelque intérêt pratique comme moyen d’apprécier l’origine souterraine de certaines sources, d’après leur radioactivité dans une région déjà étudiée à ce propos.
- La machine à écrire en télégraphie. — La machine à écrire est devenue d’un usage courant dans tous les établissements quelque peu importants et même chez les particuliers. Les avantages qu’elle présente sur l’écriture manuscrite sont énormes et suffisamment connus pour nous permettre de ne pas insister. Mais les administrations télégraphiques, la nôtre entre autres, ne sont pas encore parvenues à comprendre combien il serait avantageux, pour elles et surtout pour le public, de mettre ces machines en service dans les bureaux télégraphiques. Nous rappellerons seulement quels griffonnages illisibles reçoivent parfois les destinataires quand leurs dépêches ont le malheur d’êtres acheminées par les fils desservis au Sounder. Aux Etats-Unis, où le trafic est au moins aussi intense qu’en France, presque toutes les lignes sont également desservies par des appareils de lecture au son. Néanmoins on constate que le trafic s’écoule plus rapidement par ce moyen — le système Morse — qu’avec les appareils imprimeurs Hughes, ce qui prouve que l’habileté des manipulants est très grande. C’est que la réception s’opère à la machine à écrire, bien que les employés soient obligés de se procurer ces machines à leurs frais. Il est vrai d’ajouter que l’emploi de ces machines donne aux employés divers avantages, celui, entre autres, d’augmenter leur gain, puisqu’il leur est accordé un tantième sur chaque correspondance qui leur passe entre les mains. Les télégraphistes américains emploient la machine à écrire pour recevoir les dépêches, parce qu’ils y trouvent un avantage au point de vue de la rapidité du travail. D’autre part, le public reçoit des télégrammes lisibles, qe qui n’est pas toujours le cas chez nous. Et la rapidité est telle à la machine que la transmission se trouve en retard; on a donc cherché à accélérer la transmission en faisant usage de,transmetteurs automatiques possé-r dant le même._.elayier que la machine à écrire. Par rabaissement des touches, dit le Journal Télégraphique, les signaux Morse sont expédiés sur la ligne automatiquement ; il existe une touche pour chaque signal. Avec ces appareils le travail des agents transmetteurs est augmenté de a5 à 3o pour ioo. Puisque la réorganisation des services télégraphiques et téléphoniques est à l’étude, nous nous permettons d’attirer l’attention sur l’intérêt que peuvent présenter les machines à écrire pour la réception des signaux Morse ou Sounder. L’apprentissage ne serait pas long et le public y trouverait une légitime satisfaction. Enfin, signalons encore l’avantage qu’il y aurait pour l’administration d’adopter le système du tantième qui existe dans plusieurs administrations étrangères : le rendement du personnel et celui des fils serait augmenté de près de 5o pour ioo.
- Innovation en construction navale. — Sous le haut patronage de l’Amirauté, le National Physical Labora-tory de Londres construit en ce moment un bassin long de 200 m. et large de 8,5o m., qui, rempli d’eau de mer, servira aux essais de modèles réduits de navires de guerre, avant que les navires eux-mêmes soient mis en chantiers. Oh attache une telle importance à cette innovation qu’un ingénieur naval de grande réputation, M. G. S. Baker, sera spécialement attaché au service de ce bassin, qui sera désigné officiellement comme le National Experimental Tank. Les frais de construction, qui s’élèveront à 5oo ooo francs, sont couverts par un 'don de M. ’A. F. Yarrôw, le constructeur naval bien connu. Tous les chantiers qui construisent des vaisseaux pour l’Amirauté seront admis à essayer leurs modèles, au même titre que les chantiers nationaux. Ces modèles seront pourvus de dynamomètres spéciaux, grâce auxquels il sera possible de recueillir des informations très phécieusW sur la façon dont les navires eux-mêmes se comporteront à' la mer. La formé et l’intensité des vagues que produira une modèle en parcourant le bassin feront l’objet d’une étude méthodique, qui permettra aux constructeurs d’augmenter la vitesse du navire en réalisant une grande économie de temps et de main-d’œuvre.
- Un nouveau port de guerre italien sur l’Adriatique. — Le gouvernement Italien a nommé une Commission pour étudier l’établissement d’une nouvelle base
- navale sur l’Adriatique destiné à recevoir les navires de guerre dépassant 20000 tonnes. Après visite de Venise, Ravennes, Brindisi et Ancône, c’est cette dernière ville qui a été choisie pour le nouveau port de guerre, pour l’organisation duquel on prévoit une dépense de xoo millions de francs.
- La compression du gaz par l’accouplement des machines rotatives et alternatives. — Dans une communication faite à la Société des ingénieurs de South Wales, M. C. B. Chertres vient de proposer d’alimenter sous pression les compresseurs alternatifs en reliant leur aspiration avec la conduite de refoulement d’un compresseur rotatif il est ainsi facile d’augmenter le débit jusqu’à le doubler sans augmenter beaucoup l’encombrement. En conduisant les compresseurs rotatifs avec des turbines à basse pression alimentées en vapeur d’échappement on arrive à augmenter la production de gaz comprimés sans accroître sensiblement le prix de revient.
- Production de l’argent dans le monde. — L’argent, qui est de plus en plus refoulé vers les usages industriels et délaissé par les emplois monétaires, n’a pas suivi l’énorme essor de production qui a marqué la production aurifère depuis vingt ans. C’est à peine si le poids de 1 argent produit est aujourd’hui égal à 8 fois celui de l’or tandis qu’il était 22 fois plus grand en 1893. Néanmoins, le prix de l’argent reste toujours aussi bas. Peut-être baissera-t-il encore. Car depuis trois ans, il se fait, dans la production argentifère, un relèvement très sensible, auquel cessera peut-être de correspondre la demande, il est vrai croissante, de l’argent pour l’industrie. En 1909, on a atteint 6600 tonnes (ou 214 millions d’onces) contre 6313 en 1908, 5753 en 1907, 5i3o en 1906 et environ 5aoo dans toutes les années depuis 1893. Dans ce total, les Etats-Unis qui, depuis 1897, ont perdu le premier rang, figurent pour un chiffre de i65o tonnes,, presque invariable depuis quinze ans, mais avec plutôt une légère tendance à baisser. La grande transformation vient du Mexique où la production a plus que doublé depuis 1891 (233o^contre 1088) et du Canada où, nulle en igo3, elle a atteint 870 tonnes en 1909. Au Mexique, malgré la suppression de la frappe libre, les mines font aujourd’hui des bénéfices considérables en traitant de grandes masses de minerais pauvres qui ont remplacé en profondeur les minerais à 10 ou 20 kg d’argent à la tonne rencontrés autrefois. La teneur moyenne est de 1 kg d’argent à la tonne et descend souvent à 400 gr., ce qui donne des minerais à 35 francs. Au Canada, c’est l’inverse. On exploite les parties hautes des innombrables filons cobalto-argentifères récemment rencontrés dans le district de Cobalt, province d’Ontario, et l’on y trouve des minerais à haute teneur. En même temps on obtient, comme sous-produit, du cobalt dont il y a par suite surproduction dans le monde. En dehors de ces pays, il n’existe qu’un autre grand centre de production argentifère, c’est Broken Hill sur la frontière de F Australie méridionale et de la Nouvelle-Galles du Sud. L’Australie a produit en 1909, 528 tonnes. Maintenant que devient cet argent? Les grands pays n’en achètent plus pour leurs monnaies, ayant assez de leurs écus de cinq francs à refrapper. La moitié va dans la Chine et dans l’Inde. Cette dernière absorbe seule 2870 tonnes en bijoux, si bien que le gouvernement des Indes vient de frapper les importations d’argent d’un droit considérable (environ 17 pour roo du cours actuel) pour combler le déficit causé par le mouvement chinois contre l’opium.
- Beurre du Pôle Nord. — Nous ne garantissons pas le fait, mais, outre qu’il ne présente rien après tout d’invraisemblable, il est amusant à relever et nous l’empruntons à une publication parfaitement sérieuse, la Revue d'aviculture technique et commerciale (février 1910). D’après notre confrère, une maison de Gothen-bourg. qui avait expédié des boîtes de beurre conservé pour l’expédition du malheureux explorateur André, aurait reçu la nouvelle suivante de l’expédition Ségler' : « Cap Flora, 23 mai. — L’expédition a trouvé une caisse de beurre conservé qui avait séjourné douze ans dans la glace, à un des dépôts de vivres installés par l’explorateur André, avant d’entreprendre son voyage en ballon. Cette boîte était rouillée, mais le beurre était encore excellent. » Et c’est tout à l’appui des partisans des méthodes de conserve par les moyens frigorifiques !
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- >•
- Aviation
- Une nouvelle machine volante. — L’inventeur de cet appareil s’est attaché à résoudre le problème de l’aviation par le moteur humain. Ce n’est pas une bicyclette aérienne, qu’il a imaginée, c’est une machine d’un genre tout à fait inédit n’ayant d’autre intérêt — à moins que les expériences prouvent le contraire — que son originalité. Yoici en quoi elle consiste.
- Deux surfaces A B, horizontales, convenablement haubannées sont montées, l’une au-dessus de l’autre, sur un axe qui leur sert de «upport et sur lequel elles
- peuvent glisser verticalement.
- Ces surfaces sont faites de bandes d’étoffe maintenues sur une carcasse. Elles sont ac-
- Fig. r.
- Schéma de, la nouvelle
- machine volante.
- La commande.
- lionnées par l’aviateur agissant avec ses pieds sur deux étriers E G terminant deux câbles. L’un de ces câbles passe sur une poulie P portée par l’axe et est relié au plan supérieur; il est également solidaire en S du plan inférieur. Le second câble est relié à la base 'C du plan supérieur. Lorsque l’homme appuie sur l’étrier E il oblige le plan inférieur à s’abaisser pendant que le plan supérieur s’élève ; en agissant sur l’étrier G le
- Fig. 3 et — Positions extrêmes de la machine pendant le vol.
- plan supérieur s’abaisse, mais le premier câble est entraîné et soulève par conséquent le plan inférieur. La manœuvre, qui n’est pas compliquée, consiste donc à obliger les deux plans à se rapprocher l’un de l’autre, puis à s’éloigner ; on doit obtenir ainsi la sustentation. Observons que le mode d’attache des câbles est exactement le même que celui qui permet d’ouvrir ou de fermer une paire de rideaux en tirant sur l’une ou l’autre ficelle ; enfin le système de commande par étrier a été indiqué par Léonard de Vinci qui l’appliquait, il est vrai, à des ailes battantes.
- Donc on s’élève et on se soutient en l’air par le mouvement opposé des deux surfaces. Pour se diriger, l’aviateur agit avec ses mains sur un cadran K qui oblige le système à prendre une position inclinée; les
- surfaces tirent alors dans la direction de cette oblique.
- L’inventeur admet que les surfaces portantes, ayant 25 m2 chacune, suffisent pour soulever ioo kg représentant le poids de la machine et celui de l’aviateur. La vitesse de propulsion serait de 5 mètres à la seconde. Vous donnons ces détails surtout à titre de curiosité comme exemple des créations fantastiques que peut faire naître la fièvre d’inventions en matière aéronautique. — L’inventeur est M. V. Humbert, 3i, rue de la Gare, à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône).
- Téléphonie
- La téléphonie à longue distance par le microphone Egner et Holmstrom.— Les essais de téléphonie à longue distance entrepris dans le courant de l’année dernière par deux ingénieurs suédois, MM. Egner et Holmstrom, ont été signalés de temps à autre, sans d’ailleurs attirer l’attention d’une manière sensationnelle. Les inventeurs du nouveau microphone viennent de publier, dans le Journal télégraphique, un compte rendu très technique de ces essais; nous nous empressons de les résumer pour nos lecteurs. Le microphone, dont la description ne peut encore être publiée, permet l’utilisation de courants très intenses de un ampère qui peut être pris soit sur un réseau de lumière, soit à une batterie d(accumulateurs ou de piles. Après les essais de laboratoire eurent lieu des expériences sur les circuits mis à la disposition des inventeurs par l’administration suédoise, constituant une longueur totale de 3189 1cm. Cette étendue de circuit était constituée par 3i33 km en fil de cuivre de 4,5 mm, 68 km de fil de cuivre de 3 mm et 8 1cm de câble isolé au papier; Enfin, dans le but d’établir une comparaison pratique, un téléphone de l’Etat pouvait être immédiatement employé à la réception sur le même circuit. Alors qu’aucun son n’était perceptible avec le téléphone de l’Etat, on engageait la conversation avec le nouvel appareil. Même succès- sur des distances de 3407 km, dont 2199 km constitués par des conducteurs de cuivre de 3 et 4,5 mm. Enfin sur des fils de fer de 3 imn les paroles étaient parfaitement compréhensibles sur une distance de 34o 1cm, distance infranchissable, dans les mêmes conditions par les appareils actuels.
- A la suite de ces expériences, les inventeurs essayèrent leurs appareils sur les circuits internationaux. D’abord entre Stockholm et Berlin, du 3o mai au 2 juin, sur une distance de 1290 km, dont 578 en fil de cuivre de 5 mm, 669 km en fil de cuivre de 4,5 mm et 43 1cm en câbles souterrains et sous-marins. Les résultats furent comparables à ceux que l’on peut obtenir avec les appareils ordinaires sur une distance de 180 km.
- Les 5 et 6 juin, les essais furent continués entre Stockholm et Cologne, c’est-à-dire sur une distance de i5i2 1cm, dont 1101 km en fil de cuivre de 4,5 mm, 363 km en fil de cuivre de 4 mm et 48 km de câbles souterrains et sous-marins. Les résultats confirmèrent les premiers obtenus. Enfin les 11 et 12 juin une expérience définitive eut lieu entre Stockholm et Paris. La ligne fut constituée en passant par Francfort, Hambourg, Copenhague, Helsingôr, Helsingborg ét Stockholm. Elle comportait 1190 1cm en fil de cuivre de 5 mm, 669 km en fil de cuivre de 4,5 mm, 363 km eu fil de cuivre de 4 mm et 48 km dé câbles souterrains et sous-marins. Des conversations furent échangées même entre Paris et Sundsval distant de Stockholm de 581 km.
- Les inventeurs ajoutent que dans toûs ces essais « le nouveau microphone à haut courant travaillait avec un courant alimentaire d’environ 1 ampère. Il peut également travailler avec un courant beaucoup plus fort si cela devenait nécessaire dans un cas spécial. Cependant le courant de 1 ampère était ‘suffisant, même pour la téléphonie aux plus longues distances. Et, à en juger par l’intensité de son qui était obtenue, une diminution importante de la force du courant serait possible sans que la conversation en souffrît
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- SCJENCE APPLIQUÉE
- MM. Egner et Holmstrôm établissent ensuite les limites des conversations téléphoniques commerciales auxquelles on peut atteindre actuellement avec les appareils ordinaires et avec leurs microphones. Les premiers permettent les conversations de 2000 km sur des fils de cuivre de 3 mm alors que cette distance est portée à a5oo km avec leur nouveau microphone. Sur des fils de cuivre de 4-5 mm, les distances sont respectivement 38oo km et 44°° km, sur des fils de fer de 3 mm elles sont de 40° et 5oo km, et sur des fils de fer de 4 mm elles sont de 600 et 700 km.
- Quelques essais de téléphonie sans fil ont également eu lieu entre les stations de Poulsen, de Lingley à Esbjerg, sur une distance de 280 km. Le son était bien compréhensible au récepteur de Esbjerg, le microphone à Lyngby envoyait un courant à haute fréquence d’environ 6 ampères.
- Mécanique
- Une nouvelle scie à ruban. — Cette scie est née dans les forêts californiennes des Etats-Unis; les travaux de défrichement y sont abondants, la main-d’œuvre, par contre, est rare et il a fallu y suppléer par des moyens mécaniques. L’engin imaginé par M. Muir et dont nous empruntons la description à notre confrère Scientific American est des plus ingénieux et a fait ses preuves sur d’énormes troncs d’arbres américains.
- Fig. T. — La scie à ruban sur son bras mobile.
- Il consiste en une scie à ruban : on sait lçs avantages de ce genre de scies, qui permettent notamment, lorsqu’on les actionne par un moteur, d’utiliser directement le mouvement continu de rotation de l’arbre du moteur ; les scies ordinaires exigent un mouvement alternatif qui ne s’obtient que par le jeu d’organes tou-
- F'ig. 2. — La manœuvre de la scie, mue par un moteur.
- jours assez délicats et dont l’intervention nuit au rendement de la machine.
- L’emploi de la scie à ruban, très commode sur des chantiers outillés ad hoc, suscitait par contre de graves difficultés, sur les chantiers improvisés que les bûcherons, en forêt, ménagent sous les arbres abattus. Voici comment l’inventeur a tourné la difficulté. Le ruban denté se replie autour d’une charpente mobile (Voy. fig. 2) qui con stitue une sorte de bras, en porte-à-faux ; ce bras maintient le ruban toujours dans le même plan
- de coupe, et il s’abaisse aisément pour suivre les progrès du sciage. La scie forme ainsi une chaîne sans fin, très maniable. Elle est actionnée par un moteur à essence disposé sur un chariot très mobile, que l’on déplace facilement autour de l’arbre abattu, pour le débiter en tronçons de dimensions bien déterminées.
- La principale qualité du dispositif de M. Muir est la rapidité. Une de ces grandes scies coupe en moins de 10 minutes un arbre de i,5o m. à 2 m. de diamètre. Autre point important. La scie peut être actionnée horizontalement, verticalement et suivant toute inclinaison, elle permet d’abattre les arbres sur pied, et elle fait facilement le travail de 25 à 3o bons bûcherons.
- "JoUetS -V4&3
- La guerre moderne. — C’est bien une scène de la guerre moderne, ou future, que représente ce jeu dans lequel un ballon dirigeable représente le but à atteindre, et sur lequel le tireur dirige ses flèches. Il est fait de deux parties mobiles assemblées en leur milieu et retenues par un ressort. Chacune d’elles est mobile autour d’un pivot. Dès que le projectile a atteint la cible disposée au centre de l’enveloppe, celle-ci s’ouvre, les deux côtés basculent et c’est tout.
- Le projectile a été modernisé également. Au lieu d’être une simple balle de liège ou de bois, il se présente sous la forme d’un aéroplane monoplan pourvu d’une hélice —- immobile — et d’une queue. On l’engage dans le canon du pistolet qui a été fendu latéralement, sur une certaine longueur pour permettre le passage des organes supplémentaires. Ce pistolet est à ressort qui chasse violemment le monoplan-projectile dans la direction voulue.
- L’ensemble est décoré d’un paysage de circonstance d’un effet assez artistique. — La Guerre Moderne est en vente chez M. Richer, 73, rue Lecourbe, Paris.
- Divers
- Le Bootstand OK. — L’objet n’est pas des plus nouveaux, mais son usage devrait être plus répandu et à cause de cela il est bon de le signaler. Le Bootstand OK est tout simplement un support à bottines, en métal, d’ailleurs très léger, et pouvant se fixer aisément, au moyen de deux clous à crochet, sur le mur du cabinet de toilette, de la chambre à coucher, contre une porte, ou dans le bas d’un placard, en un mot contre toute paroi verticale. Les bottines y sont fixées de la manière qu’indique la figure ci-contre,, c’est-à-dire le talon appuyé sur la lame à dentelures de la partie haute, et la pointe sur la lame du bas. Elles se trouvent ainsi isolées du sol, et de plus elles ne touchent pas de support vertical, sauf suivant des lignes insignifiantes, de sorte que la circulation de l’air s’effectue autour d’elles en toute aisance et permet leur séchage dans les conditions les plus normales, les moins encombrantes, et sans qu’il y ait de risque de déformation. — Chez M. Pollak, 11, rue d’Enghien, à des prix variant entre ifr,5o et 4 francs.
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- RESUME METEOROLOGIQUE
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- Observations faites à l’Observatoire du Parc-Saint-Maur, en février 1910, par M. Ch. Dufour.
- Le mois de février 1910 est caractérisé par une pression moyenne faible, une température supérieure à la normale et une pluviosité considérable.
- La hauteur barométrique moyenne 753n,m, 5 est inférieure de 5mm,4 à la moyenne de 5o ans.
- L’excès de la température moyenne de février 1910 sur la normale des 5o années (i85r-igoo) est de i°,6.
- La hauteur d’eau recueillie au pluviomètre s’élève à 67mm,3. La normale de février est seulement de 3imm,3, le rapport dépasse donc 2 (a,i5).
- Les pluies de février 1910 ont eu pour effet de maintenir très élevé le niveau de la Marne. La hauteur moyenne de la rivière a été de 5m,5a. C’est le niveau mensuel le plus élevé qui ait été observé depuis l’origine, c’est-à-dire depuis septembre i8j5. Jusqu’ici la cote moyenne mensuelle la plus forte était 5m,42 en décembre 1882. La hauteur maximum relevée en février 1910 a été de 6m,87 le ior; la rivière ne s’est abaissée au-dessous de 5“ que le 6 où l’on a observé dans l’après-midi un niveau minimum de 4m>93. Des cotes supérieures à 6'" ont encore été atteintes du 16 au 18 inclus.
- Pression barométrique (ait. 5om,3). — Moyenne des 24 heures : 753““,52; minimum absolu : 737”“,o le i5 à iCSo'1* maximum absolu : 769“™,! le 10 à 9 heures.
- Température. Sous l’abri : Moyennes : des minima, i°,83 ; des maxima, 8°,77 ; des 24 heures, 5°,21. Minimum absolu : —4°,4 le 2; maximum absolu : i5°,4 le 22. Amplitudes diurnes : moyenne du mois, 6°,94; la plus élevée, io°,o le 5; la plus faible, 2°,4 le ier. — Sur le sol gazonné. —- Moyennes : des minima, —o°,93 ; des maxima, i5°,oi ; minimum absolu, —io°,o le 14; maximum absolu, 2i°,9 les 25 et 27. Dans le sol gazonné. — Moyennes du mois : (profondeur om,3o), à 9 heures : 4°,38 ; à 21 heures : 4°,$7 ; (profondeur om,65), à 9 heures : 4°,83; à 21 heures : 4°>87; (profondeur, 1 mètre), à 9 heures : 5°,27; à 21 heures : 5°,3i. De la Marne. — Moyennes : le matin, 4°>9I ; le soir, 5°, 14- Minimum, i0,2o le 2; maximum, 8°, 10 le a5. ,,
- Tension de la vapeur. — Moyenne des 24 heures, 5mm,68. Minimum, 3mm,o le Ier à 24 heures; maximum, gmm,2 le 6 à 18 heures.
- Humidité relative : moyenne des 24 heures : 84.4-Minimum 4-3 le 27 à i5 heures; maximum xoo à xo dates différentes.
- Nébulosité. — Moyenne du mois (6 h. à 21 h.) : 7,41. Minimum, 0,2 le i3; 5 jours entièrement couverts.
- Insolation : durée possible, 283 heures; durée effective, 71h 1 en 19 jours; rapport, o,25.
- Pluie : total du mois, 67““,3 en 65h 4-
- Nombre de jours : de pluie, 21; de pluie inappréciable, 1 ; de neige, 1 ; de grêle, 3; de grésil, 1 ; d’orage,
- 1; de brouillard, 4; de givre, 5; de brume, 4! de halos, 1; de gelée à glace, 9 dont 1 sans dégel; de gelée blanche, 16.
- Fréquence des vents : calmes, 2.
- N. N. E. . i3 S. S. E. .
- N. E. . . 2 S . . . .
- E. N. E. . 0 S. S. w.
- E. . . . . 2 s. w . .
- E. S. E. . 3 w. s. w
- 14 W . . . . 3g
- . 61 W. N. W. *4
- i5g N. W.' . . 22
- • >96 N. N. W. . 10
- 77
- • 4*
- Vitesse du vent en mètres par seconde : moyenne des 24 heures, 5ra,o5. Moyennes diurnes : la plus grande, 8“,4 le 25; la plus faible, im,8 le i3. Vitesse maximum en i5 minutes, i5m,8 le i5, de 7''45“ à 8 heures par vent S.
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 5m,52. Minimum, 4m,93 le 6; maximum, 6m,87 le ier.
- Comparaisons aux valeurs normales : pression,
- — 5ram,4o; température, -f i°,57; tension delà vapeur, 4-omn,,62; humidité relative, -j- 1,7; nébulosité, +0,61; pluie, +36mm,o; jours de pluie, +8; insolation’,
- — i3h 5.
- Taches solaires : on a suivi 3 taches ou groupes de taches en 11 jours d’observations. Le Soleil a paru dépourvu de taches les 4. 8, 9 et 10.
- Perturbations magnétiques : Très faibles les 5, 9, 10, xi, 15, 16; faibles les 2, 3, 14, 18, 22, 24, 26, 27, 28; modéi’ées les 4, 20, 21, 25; assez forte le 17.
- Radiation solaire : Elle a été observée 12 fois à 7 dates différentes. Les valeurs les plus élevées sont : icil,072 le 16 à ix^Sh®; i0al,io2 le 9 à nh38m; xcaI,i25 le q à 1ih43“ et le x6 à i3h i3m.
- Mouvements sismiques : Le 4, entre iSMo™ (t. 1.) et i6hxom environ; le 12, à i8’’4201 (t. 1.); le 18, à 5h24œ (t. 1.) (tremblement de terre en Crète).
- Floraisons : Le 12, forsythia viridissima; le 14, perce-neige; le 18, primevère acaule ; le 20, tussilago far-fara; 'le 21, saxifrage à feuilles épaisses; le 24, violette des bois; le 26, crocus, pâquerette; le 27, hépatique bleue.
- Nota. — Le défaut de place nous a obligé à reporter ici la note suivante qui eût dû accompagner le Bulletin de janvier — « À partir du mois de janvier 1910, les normales de la pression, de la température et de la pluie, auxquelles sont comparées les valeurs mensuelles de ces éléments, sont les moyennes déterminées par M. A. Angot pour la période de 5o ans (1851-1900). C’est par rapport à ces normales de 5o ans qu’ont été calculés les écarts des valeurs annuelles de la pression, de la température et de la pluie dans le résumé de l’année 1909.
- VARIÉTÉS
- Les plantes qui ont la fièvre? — Voilà un titre qui au premier abord semble déconcertant et tout à fait abusif. Nous savons tous ce qu’est la fièvre, pour l’avoir expérimenté, et nous concevons très mal qu elle puisse exister ailleurs que chez l’homme et chez les animaux; même, nous nous représentons très mal, et, pour mieux dire, pas du tout, ce que la fièvre pourrait être chez les animaux inférieurs. Nous la voyous comme un apanage de l’homme et des animaux à sang chaud. Cela se comprend d’ailleurs fort bien, puisque, sur nous même, nous observons que les principaux symptômes d’un état fébrile sont un désordre et surtout une accélération dans les mouvements de la circulation, et un accroissement de la température du corps. Et donc, quand on nous parle de fièvre chez les végétaux, nous nous demandons ce que cela peut bien vouloir dire : les plantes n’ont pas, que nous sachions, de système circulatoire rythmique, comparable à notre système artério-veineux; on ne nous a jamais appris quelles soient astreintes à une température fixe, et nous savons très bien que cela n’est pas. Comment donc auraient-elles la fièvre? Cela nous paraît non seulement absurde, mais, comme disent les philosophes, impensable!
- Et cependant il est tout à fait certain que les plantes ont la fièvre, tout comme nous. C’est un savant botaniste, M. Leclerc du Sablon, qui nous le montre et démontre avec son autorité bien connue*. Si nous ne nous en étions pas aperçu, c’est que, comme cela arrive souvent, nous avions une idée fausse de l’objet qui nous occupe, la fièvre : exactement nous en confondions les symptômes avec la nature. Dès que nous aurons appris à ne plus considérer dans la fièvre seulement la manière dont elle se présente chez nous, mais à voir ce qu’elle est en soi-même, il nous sera très facile de constater qu’elle peut exister hors de nous, et qu’elle y existe en effet : qu’est-ce donc que la fièvre ?
- Pour l’expliquer, M. Leclerc du Sablon part de la respiration. Celle-ci, comme on sait, consiste essentiellement dans la combustion de certaines matières organiques accumulées dans les cellules vivantes. C’est l’oxygène atmosphérique qui sert de comburant, et c’est du gaz carbonique qui est le résidu principal de cette combustion. Or, la décomposition des matières orga-
- 1 Leci.ero du Sablon : Les plantes qui ont la fièvre. Revue du .Mois, janvier xgto.
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- VARIETES
- niques et la formation du gaz carbonique, qui caractérisent ainsi la respiration, sont des réactions exothermiques, c’est-à-dire qu’il y a, chez tout être qui respire, production de chaleur.
- Chez l’homme, chez les animaux à température constante, cette production de chaleur a trois utilités :
- i° Elle compense les causes de refroidissement dues à l’extérieur, et par conséquent maintient la constante thermique nécessaire à la vie (chez l’homme 37°,2) ;
- 2° ELle compense les pertes de chaleur résultant du jeu des organes tels que le cœur, les poumons, etc., qui absorbe une grande quantité de combustible : elle est transformée en travail mécanique.
- 3° Elle entretient les réactions cellulaires : en effet, la rénovation perpétuelle des cellules vivantes, indispensable à la permanence de la vie et à la croissance des organes, s'effectue par des réactions endothermiques, c’est-à-dire accompagnées d’une absorption de chaleur; sans la chaleur formée par la respiration, il n’y aurait ni formation de nouveaux tissus ni même durée de ceux qui existent déjà.
- Chez l’homme et chez les animaux qui nous occupent, il doit se faire entre ces trois actions, et en même temps entre la production totale de chaleur et son emploi total, un certain équilibre déterminé, qui est l’état normal, où la température reste constante. Si cet équilibre vient à se rompre, c’est-à-dire si une cause quelconque vient à accélérer les combustions respiratoires, la température montera : il y aura fièvre. Mais cette élévation de température n’est que le symptôme de la fièvre; la cause réelle, la nature de celle-ci. c’est une accélération des combustions respiratoires.
- On conçoit dès lors que les végétaux soient, comme nous, sujets à la fièvre. Comme nous, en effet, ils respirent. Et chez eux, comme chez nous, la respiration consiste en une absorption d’oxygène et en un dégagement d’acide carbonique, le tout accompagné, naturellement, d’une production de chaleur. Sans doute, cette chaleur n’a pas le même emploi que chez nous : T® il n’y a pas de constante thermique à maintenir; — 2° le travail mécanique effectué par la plante est à peu près nul. Mais il reste le troisième emploi de la chaleur, qui, chez laplante et chez nous, est essentiellement identique : l’entretien des réactions cellulaires, qui se manifeste chez elle par de nombreuses synthèses organiques et par l’accumulation de substances, qui forment une réserve de combustible, destinée à être mise en œuvre par la respiration.
- Dès lors rien ne s’oppose à ce que la plante soit comme nous le siège d’une accélération des combustions respiratoires, ce qui est, M. Leclerc du Sahlon nous l’a montré, le propre de la fièvre; rien ne s’oppose à ce que la plante ait la fièvre. Seulement elle se présentera sous une forme différente de la nôtre. En effet, puisque la respiration n’a pas pour but chez elle d’entretenir une constante thermique, ni de permettre une activité mécanique qui est presque nulle, ce ne sont ni à des troubles de la température, ni à des troubles de la vie circulatoire qu’il faut nous attendre. Ce qui traduira la fièvre chez la plante, ce sera la troisième fonction de la chaleur respiratoire, c’est-à-dire une brûlure exagérée des réserves, ayant pour terme l’épuisement.
- Voilà ce qu’indique la théorie. M. Leclerc du Sablon prouve fort bien que l’observation la justifie en tout, c’est à-dire que les cas de fièvre ne sont pas seulement concevables chez les plantes, mais qu’ils y existent bel
- et bien. Et, ce qui est fort intéressant, mais ce qui n’est pas étonnant d’ailleurs (c’est le contraire qui serait singulièrement étonnant), cette fièvre, c’est-à-dire cet excès de combustions respiratoires, reconnaît chez les plantes exactement les mêmes causes que chez les animaux et chez l’homme : des traumatismes (blessures) des substances toxiques, des changements brusques dans les conditions de milieu, des parasites.
- Exemples :
- Cas des traumatismes (expérience de Richards) : un tubercule dégage par heure une certaine quantité d’acide carbonique, soit i milligr. On le coupe en quatre, et l’intensité de la respiration augmente aussitôt : au bout de deux heures le dégagement de gaz carbonique est de 9 milligr. par heure, de 17 milligr. au bout de neuf heures, de 18 au bout de vingt-huit heures. Naturellement il n’y a plus croissance, mais au contraire disparition rapide des réserves. Celle-ci ne va pas d’ailleurs jusqu’à l’usure complète : après un maximum la respiration redevient lentement normale et le tubercule est guéri au bout de cinq ou six jours. Il est guéri, mais il reste affaibli par la combustion intense qu’il a subie : il a eu la fièvre et il s’en ressent.
- Cas des toxiques : une feuille est mise dans de l’eau contenant 2 pour 100 d’éther. L’intensité de la respira-ration augmente et va, au bout de deux ou trois jours, jusqu’à doubler ce qu’elle était au départ. En même temps on constate que la feuille perd graduellement ses réserves d’amidons. Et la preuve que c’est bien là un cas pathologique, c’est ce qui arrive ensuite : en effet, ou bien, au bout de cinq à six jours, la respiration devient normale et les réserves se reforment, — ou bien la feuille succombe, — en un mot : ou bien la feuille a été plus forte que la fièvre, ou bien la fièvre plus forte que la feuille.
- Cas du changement de milieu : l’expérience a été faite sur des feuilles de fève. On en fait trois lots que l’on maintient chacun pendant trois jours à une des trois températures : io°, 200, 36°. Ensuite on soumet ces trois lots à la même température de 200. On voit aussitôt que la respiration du premier et du troisième lot est plus intense de beaucoup que celle du second, qui est resté toujours dans les mêmes conditions. Il y a brûlure, dépérissement, fièvre, due à un brusque changement de température, à ce que nous appelons un froid et chaud. — On fait des observations analogues dans des cas de changement brusque de pression atmosphérique.
- Bien entendu, il ne faudrait pas tirer du travail de M. Leclerc du Sablon la conclusion qu’entre un arbre et un homme il n’y a aucune différence, et qu’ils sont tous deux malades de la même façon. Tout ce qui précède montre au contraire qu’il y a des différences considérables, sinon dans la nature première delà maladie, du moins dans ses symptômes. Et de fait il est bien évident que la manière dont la plante réagit contre la fièvre est toute différente de la nôtre : comme le montre M. Leclerc du Sablon, elle a sur nous l’avantage de pouvoir subir des écarts de condition infiniment plus grands que les nôtres, et c’est à dire qu’elle s’adapte plus facilement, ce qui résulte de son infériorité organique elle-même. Au contraire, elle ne peut pas, comme nous, reconstituer activement, volontairement, les réserves qui lui sont brûlées par la fièvre, et c’est l’avantage de notre complexité organique. Contre la maladie, elle est, comme certains généraux, plus habiles à la retraite qu’à l’offensive. Marcel Blot.
- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte ' aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. .1.5lie répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. Én raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresses relatives aux appareils décrits. — La machine automatique à laver les bouteilles est construite par Nash. Londres, 37, Kings’-road. St-Pancras. N. W.
- — Stérilisation par les rayons ultra-violets : M. Billon-Daguerre, inventeur du procédé de stérilisation par les rayons ultra-violets récemment décrits, 8, rue de Normandie, Asnières ; Société Westinghouse, 4, rue Auber, Paris.
- Renseignements. — M. IL, à Paris. — Il faut vous adresser à la Préfecture de Police, ou encore au Service de l’inspection des automobiles, 12, rue Saint-Simon.
- P. Pâquier, à Lyon. — Le phénomène que vous nous signalez tient sans doute à ce que votre batterie d’ac-
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- BOITE AUX LETTRES
- cumulateurs n’a que juste les éléments nécessaires pour vaincre la tension de la lampe ; la résistance du filament diminue au fur et à mesure que la température s’élève par le passage du courant, et peu à peu descend à une valeur qui permet un débit suffisant pour porter le filament à l’incandescence. Il faudrait probablement un élément de plus dans votre batterie.
- M. A. B., à Medjez-el-Bab. — Les moteurs à deux temps ont en principe un rendement au moins égal, sinon supérieur à celui des moteurs à quatre temps. Mais ils exigent le plus souvent des pompes auxiliaires, qui en augmentent l’encombrement. On a fait des moteurs légers à deux temps qui évitent ce défaut en utilisant une face du piston comme pompe aspirant le mélange gazeux et refoulant les gaz brûlés. Ces machines ingénieuses sont peut-être un peu délicates. — Il existe plusieurs moteurs rotatifs à explosion, moteur Gnome, 4ç), rue Laffite, Paris; moteur Burlat, à Lyon. Adressez-vous à ces maisons pour la description complète.
- M. G. Chapron. — Pavés au carborundum : maison Labour, quai de la Râpée, Paris.
- M. P. Colas, à Paris. — Vous trouverez chez M. Du-cretet, 75, rue Claude-Bernard, Paris, une notice explicative très complète sur les téléphones haut-parleurs.
- M. V. Hachl, à Strasbourg. — Veuillez vous adresser à la Revue de Chimie industrielle, librairie Bernard-Ti-gnol, 53 bis, quai des Grands-Augustins, Paris.
- M. Chanson, à Moscou. — Vous trouverez tous renseignements sur l’appareil à recommander les lettres dans notre n° 1909, du ier novembre.
- M. Bruque, à Pelotas. — L’acide sulfureux ou l’eau oxygénée vous donneront peut-être de bons résultats.
- M. Henry, à Paris. — Pour faire réapparaître les inscriptions effacées, s’il s’agit bien d’encre ordinaire, il suffira de passer sur les étiquettes un pinceau trempé dans une solution étendue de ferrocyanure de potassium qui formera du bleu de Prusse très foncé au contact des sels de fer contenus dans les traces d’encre restant.
- M. A. Cunha, à Guimaraes. — La plupart des fabricants, pour blanchir l’os, le font bouillir avec une lessive de potasse pour le dégraisser, puis le lavent à fond et enfin le blanchissent en le traitant à l’eau oxygénée ou en l’exposant au soleil.
- M. Chéret, à Bourg-la-Reine. — Moteurs à gaz et à pétrole pour la navigation. Voyez l’ouvrage de M. Marchis : Le moteur à explosion, chez Dunod et Pinat, 49, quai des Grands-Augustins. Moteur à haute compression, vous trouverez des indications à ce sujet dans l’ouvrage sur la construction des moteurs par Otto Güldner, chez Béranger, 9, rue des Saints-Pères. Lampes électriques à arc. Voyez éclairage électrique économique, par Berthier. Dunod et Pinat, éditeur. Projecteurs. Voyez l’ouvrage de M. Bochet, publié à la librairie Berger-Levrault, 5-7, rue des Beaux-Arts, Paris.
- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Le cinématographe en couleurs : G. Mareschal. — La poste en Egypte au in° siècle avant J.-C. : G.-A. Huckel. — Une machine pneumatique nouvelle et un indicateur de vides spiral : Aeered Gradenwitz,..ttz Lati soupape è.soleil » de M. D.alen-Etienne Maigre. — Les animaux savent-ils compter ? : Henri Coupin. — Les travaux du Métropolitain place de l’Opéra : L. Fournier. — Les procédés industriels de nettoyage à sec : A. Chapuet. — Académie des sciences; séances des 28 février et 7 mars : Ch. de Villedeuie. — L’usure ondulée des rails : D. Bellet.
- Supplément. — La formation de quelques carbures. — Chauffage électrique des plaques photographiques dans les nuits humides. — La Bibliothèque Nationale en 1909. — La faune et la flore en aide aux prospecteurs de mines, etc.
- Cours de philosophie positive, par Auguste Comte, t. VI; complément de la philosophie sociale et conclusions générales, 1 vol. in-8° de 592 pages, Paris, Schleicher frères. Prix : 2 francs.
- Ce volume termine la très utile réimpressiqn qui permet maintenant à chacun de posséder l’oeuvre capitale de Comte. On a trop coutume de répéter que, depuis près d’un siècle, nous vivons sur la pensée cbmtienne ; tous ceux qui ont lu cette édition nouvelle ont pu constater par eux-mêmes combiep de choses au contraire nous en avons oubliées et qui restent sans application, faute d’être connues, et qu’il y avait par conséquent un vif intérêt à remettre en circulation.
- Technologie et analyse chimique des huiles, graisses et cires, par le Dr J. Lewkowitsch, traduit de l’anglais par Emile Bontoux. H. Dunod et E. Pinat, édit. Tome lit. Grand in-8° de xn-53o pages, avec 28 figures et nombreux tableaux. Prix ; i7f,',5o..
- Ce tome III termine la traduction française, faite par M. Bontoux, de l’excellent ouvrage de M. Lewkowitsch. Il 1 constitue un exposé méthodique des diverses industries des- corps gras (huiles, graisses et cires), avec l’étude des produits qui en dérivent.
- Traité pratique des chaufferies à vapeur françaises et étrangères, par P. Blan.carnoux, ingénieur-mécanicien. H. Dunod et E. Pinat, édit. In-8° de 36o pages, avec 75 fig. Prix ; 12 francs."
- Ce traité tout pratique, ne mentionne, comme théorie, que les quelques formules mathématiques et lois physiques strictement indispensables à la com-
- préhension des phénomènes observés. Les documents qui le composent ont été puisés, soit dans les notes d’ateliers de l’auteur, consignées depuis une quinzaine d’années, soit aux sources mêmes de la construction française et étrangère.
- En Haïti : planteurs d’autrefois, nègres d’aujourd’hui, par Eugène Aubin. Un fort volume in-18 jésüs, 32 photo-typies et 2 cartes, Armand Colin. Prix ; 5 francs.
- M. Eugène Aubin a visité les Antilles à deux reprises et fait un séjour de dix-huit mois en Haïti. Il a eu l’occasion d’en étudier de près les coutumes, et son livre, En Haïti, décrit le curieux mélange de culture française et de barbarie africaine qui s’est implanté, depuis l’indépendance, dans l’ancienne colonie française dé Saint-Domingue. Ce livre, d’une documentation très précise et très sûre, sera lu avec beaucoup d’agrément.
- Les Insectes : introduction à l’étude de l’entomologie biologique, par Constant Houlbert. i vol. in-18, cartonné toile, 400 pages (Encyclopédie scientifique : bibliothèque de zoologie). Doin édit. Prix: 5 francs.
- Après avoir donné une définition précise du type Insecte, et indiqué la place que doivent occuper ces animaux dans la classification des Arthropodes, M. Houlbert donne un résumé historique de l’entomologie jusqu’à nos jours; aucun travail aussi complet n’avait paru sur ce point spécial depuis i838. Abordant ensuite les grandes fonctions de l’organisme, l’auteur expose, d’une façon concise et toujours très claire, l’ensemble de nos connaissances sur l’anatomie, la physiologie et la biologie des insectes. Dans le domaine des nouveautés, nous signalerons tout particulièrement le chapitre concernant la nervation des ailes, ainsi que les renseignements relatifs à la parthénogenèse, à la classification et à la biologie des larves, La 3° partie de l’ouvrage renferme plusieurs chapitres intéressants que nous nous contentons de signaler : Les insectes dans les temps géologiques; moyens de défense chez les insectes ; distribution géographique des insectes. Enfin M. Houlbert, après avoir étudié le rôle économique des insectes dans leurs rapports avec les religions antiques, l’alimentation, l’industrie, etc., termine par des considérations générales sur le parasitisme. Quelques pages sont consacrées aux caractères des neufs principaux groupes d’insectes et un tableau analytique de détermination permet de ranger rapidement un insecte donné dans le groupe auquel il appartient.
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- . Lundi 7 mars 1910 . 4°.5 S. S. E. 0. Peu nuageux. » Gelée blanche ; peu nuageux.
- Mardi 8 2°,0 S. 1. Peu nuageux. 0,0 Gelée blanche : brouillard lias; pluvieux à 12 h.; très nuageux.
- Mercredi 9 6°,2 S. S. E. 2. Nuageux. » Faible eelée blanche; très nuageux.
- Jeudi 10. 8.°,9 S. S. E. 3. Pluie. 8 0 PL le m.: éclaire, le s.; orage de 18 h. 15 à 18 h.45 av. grêle et pl.
- VpnHrpHi 1 ! 8°,4 S. S. E. 3. Pluie. o,9 Pluie dp 1 li n 17 h * roiivprt ju«;rjn’;'i 19 li.
- Samedi 12 (i°,8 S. S. E. 3. Peu nuageux. 0,0 Nuageux : imuttes à 15 lr: halo à 10 h.
- Dimanche 13 QQ 3 S. (1. Beau. (I.o Gelée blanrhe : très nunieiix.
- MARS 1910. — SEMAINE DU LUNDI 7 AU DIMANCHE 13 MARS 1910.
- I Lundi
- Mardi [ Mercredi
- Jeudi [ Vendredi | Samedi
- Dimanche
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au -'iveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- Du 17 février au 9 mars. — Le 27. Dépression sur le Danemark et le golfe de Gènes : Farroé, 745; Nice, 747; hausse sur l’Irlande et 10. de la France : Biarritz, 764. Pluies sur le N. et 10.; en France : Nantes, 14 ; Biarritz, 12; Nancy, 7; Paris, 6; Dunkerque, 4; Brest, 3. Temp du matin : Haparanda, — io°; Paris, 3; Alger, 12; Puy de Dôme, —6; moyenne à Paris : 5°,4 (normale : 4°,3). — Le 28, Dépression sur les Iles-Britanniques : Ecosse, 743 ; pression supérieure à 770 sur l’Est du continent. Pluies sur l’O. ; en France : Pic du Midi, 40; Biarritz, 11; Clermont-Ferrand, Belfort, 4: Brest, 3. Temp. du matin : Haparanda, —170; Paris, 1; Alger, 12; Puy de Dôme. —5; moyenne à Paris : 4°.4 (normale). — Le i6r mars. Hausse de pression sur l’0 , baisse sur l’Irlande; Islande, 744; Moscou, 776. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Rochefort, 8; Paris, 7; Biarritz, 6; Belfort, 4; Nantes, Boulogne, 3. Temp. du matin : Haparanda, — 17°; Paris, 4; Alger, i3; Puy de Dôme, —4; moyenne à Paris : 5°,i (normale : 4°,5). — Le 2. Dépression sur l’Islande et les Iles-Britanniques : Seydisfjord, îles Feroé, 748; Valencia, 750; ailleurs la pression est élevée : aire anticyclonique supérieure à 770 du golfe de Gascogne à la Russie. Pluies dans quelques stations des Iles-Britanniques, de l’Allemagne et de la Russie; en France : Paris, Belfort, Besançon, 2 ; Le Havre, 1. Temp. du matin : Haparanda, — i5°; Paris, —2; Alger, i3; Puy de Dôme, —5; moyenne à Paris : 3°,3 (normale : 4°,6). — Le 3: Aire anticyclonique sur presque tout le continent : Baltique. 770; Dunkerque, 770; Clermont Ferrand, 768 ; , Islande, 75ô. Pluies dans quelques stations du N.-O. Temp; du matin : Kharkof, — io°; Paris, o; Alger, 12: Puÿ de Dôme, — 5; moyenne à Paris t 3°,7 (normale : 40<7)- Le 4* Baisse Jeute sur l’O. dé l’Europe : Valencia,, 753; Biarritz, 7^7; fortes pressions sur le Centre et 1 E. Moscou,
- 777. Pluies daus quelques stations du N. et du S. Temp. du matin ; Kharkof, — ii°; Paris, 3; Alger, xi; Puy de Dôme, —2; moyenne à Paris : 7°,2 (normale : 4°.8). — Le 5. Aire anticyclonique presque générale : pression supérieure à 770 sur le Centre et la Scandinavie : Carlstadt, 775; dépression sur les Iles-Britanniques et l’O. de la Manche : entrée de la Manche, 754. Pluies dans quelques stations du N. et du S.-O. Temp. du matin : Kharkof,;— 120; Paris, 4; Alger, i5; Puy de Dôme, — 1 ; moyenne à Paris : 8°,8 (normale : 4°,8). — Le 6. Dépression sur. les Iles-Britanniques : Valencia, 7-53 ; Laponie, 774; Baltique, 773; Nord de l’Italie, 770. Pluies sur l’O.; en France : Cette, 12; Perpignan, 7; Cherbourg, 4; Nantes, Brest, 1. Temp. du matin : Haparanda, — ii°; Paris, G; Alger, 11; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 8°,3 (normale : 4°>9)- — Le 7. Même situation : Islande, 745; Saint-Pétersbourg, 777; E. de la France, 771. Quelques pluies sur l’O. et l’Algérie; en France : Perpignan, 20; Lorient, 3; Nantes, Brest, Calais, 1. Temp. du matin : Ivuopio, —ii°; Paris, 5; Alger, 12; Puy de Dôme, 0; moyenne à Paris : 8°,2 (normale : 5°). — Le 8. Irlande, 755; îles Scilly, 760 : Moscou, 776. Pluies sur les Iles-Britanniques, lés Pays-Bas, le Danemark. Temp. du matin : Moscou, —14" ; Paris, 2; Alger. i3; Puy de Dôme, 1 ; moyenne à Paris : 6°,3 (normale : 5°,i). — Le 9. Pression basse sur tout le N.-O. : Seydisfjord, 746; pressions supérieures à 770 sur l’E. et le Centre : Kief, 775. Pluies sur les Iles-Britanniques, les Pays-Bas, le Danemark ; en France : Brest, 4; Lorient, 3; Nantes, Dunkerque, 1. Temp. du matin : Kharkhof, — io°; Paris, 6; Biarritz, i5 ; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : n°.6 (normale : 5°,2). — Phases de la Lune ; Nouvelle Lune le 11, 5 midi 21 m.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- direction
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Taris (Yle)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs. La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1922 — 26 MARS 1910
- JfeD
- '1*0
- INFORMATIONS
- CM.
- SUPPLÉMENT
- Nécrologie : Nadar. — Dans le triomphe actuel de l’aviation on doit saluer le départ d’un vétéran qui, aux temps héroïques de l’aéronautique, combattit ardemment pour développer et populariser ce moyen nouveau de transport. Nadar (de son vrai nom Félix Tournachon), était né à Paris le 5 avril 1820. Après avoir étudié la médecine, il se jeta dans le journalisme, puis fonda un atelier de photographie en i8f>2 et construisit en i863 le plus grand ballon qu’on eût encore vu : Le Géant. Il fit, à ce moment, une série de conférences pour obtenir les moyens de réaliser le ballon dirigeable à hélice qu’il rêvait. Pendant le siège de Paris il créa lés premiers ballons militaires éï commanda une compagnie d’aérostiers. Il est mort le 20 mars à l’âge de 90 ans.
- La chimie des chaudières à vapeur. — Nous avons déjà entretenu souvent nos lecteurs des inconvénients et même des dangers que présente souvent l’emploi d’eaux trop chargées de sels calcaires pour l'alimentation des chaudières à vapeur. Pour éviter la présence de cet excès de sels de chaux dans les eaux d’alimentation de ces chaudières, on a préconisé leur traitement par divers sels : carbonate ou sulfate de soude ou par la chaux. Un auteur allemand, Basch, a constaté que, dans l’emploi du carbonate de soude, l’excès de ce corps est partiellement décomposé par l’eau en soude et acide carbonique, la décomposition ne paraissant commencer qu’au-dessus de 1600. Il a vérifié également que, dans l’emploi du sulfate de soude, il y a réversibilité de la réaction entre ce sel et le carbonate de chaux de l’eau :
- S04Na2 + C03Ca ^ CO3 Na2 -j- S04Ca
- Sulfate de soude. Carbonate de chaux. Carbonate de soude. Sulfate de chaux.
- et, par suite, qu’il s’établit un équilibre entre ces différentes substances sans qu’on puisse arriver à la purification complète de l’eau.
- Les inconvénients des fumées des foyers de chaudières à vapeur. — On a souvent parlé des dommages causés dans le voisinage par le dégagement de certaines fumées qui renferment des gaz plus ou moins corrosifs ou nocifs : acide sulfurique, acide sulfureux, ammoniaque, etc. Si l’on veut avoir une idée exacte des dommages que peuvent causer les fumées des foyers de chaudières à vapeur, leur prise d’essai doit être faite au pied de la cheminée pour déterminer leur composition. Les vapeurs sulfuriques sont retenues dans un absorbeur convenable dans lequel on les dose à l’état de sulfate de baryte insoluble; l’acide sulfureux est déterminé de même après l’avoir absorbé et oxydé par une liqueur d’iode qui: le fait passer à l’état d’acide sulfurique. La proportion des gaz sulfureux dans les fumées varie de 0,0001 à o,ooo3 pour 100; elle atteint rarement 0,001 pour 100 en volume. La teneur des fumées en ammoniaque, sels ammoniacaux et cendres volatiles n’offre aucun rapport avec les inconvénients qu’elles présentent. Enfin on a attiré récemment l’atten-
- tion sur les fumées des locomotives qui déversent dans l’atmosphère des quantités non négligeables d’acides sulfurique et sulfureux.
- Sur la décomposition sans flamme du celluloïd.
- — D’après Panzer, la décomposition pyrogénée, sans flamme, de 100 gr. de celluloïd donne :
- Bioxyde d’azote . ...............12,4 gr.
- Protoxyde d’azote............ 1,9 —
- Acide carbonique............. 2,4 —
- Oxyde de carbone............. 7,0 —
- , Azote........................ 1,1 —
- . 'Camphre . . . . .; .... 24,4 -—
- Acide nitrique...............13,1 —
- Produits organiques volatils . . 20,9 —
- Résidu charbonneux. . . . . . 16,8 —
- La majeure partie du camphre se retrouve donc inaltérée. Il semble résulter des expériences de l’auteur que, dans ces conditions, le camphre agit sur la nitro-cellulose comme agent dénitrifiant pour donner le nitrate 2 C10H16O . Az205, huile incolore immédiatement décom-posable par l’eau. Les explosions des vapeurs que fournit le celluloïd par action de la chaleur sont dues probablement à la présence de ce nitrate.
- , Les commandes de matériel de chemin de fer aux États-Unis depuis trois ans. — L’intensité de la crise Américaine et la réalité de la reprise de l’activité industrielle, ne sauraient être mieux montrées que par quelques chiffres relatifs aux commandes de matériel pour les chemins de fer. Yoici ces chiffres pour les 7 premiers mois de 1907, c’est-à-dire au maximum de prospérité, avant la crise, pour la même période de 1908 en pleine crise et pour le début de 1909 au moment où se marque la reprise des affaires :
- 1907 1908 1909
- Wagons à marchandise. io5.620 8.040 53.900
- Locomotions........... 2.685 386 1.009
- Ajoutons que la reprise de 1909 s’est surtout accentuée depuis le début de juin puisque sur 53 900 wagons commandés, bien plus de la moitié, soit 2898», ont été commandés en juin et juillet.
- Production minière de la Bolivie. — La production minière joue un grand rôle dans les exportations boliviennes. Sur 94000000 francs en chiffres ronds, auxquels sont montées les exportations de 1908, il entre 62 millions pour l’étain, 16 pour l’argent, 3 pour le cuivre. Le reste est presque entièrement formé par 11 millions de caoutchouc. L’étain vient surtout du Poosi, puis d’Oruro et de la Paz. On a extrait, en 1908, 29938 tonnes contre 26677 en 1907; ce qui place la Bolivie immédiatement après la région de Malacca pour la production de ce métal. Cet étain est expédié surtout à Liverpool, puis à Hambourg et un peu au Havre.
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- INFORMATIONS
- L’argent exporté était de 4'288 tonnes en 1908 contre 2696 en 1907. En revanche, la production du cuivre a baissé (2877 contre 3469 tonnes en 1907) et, jusqu’ici, oh n’a pu exploiter régulièrement les gisements d’or qui semblent cependant pouvoir présenter de l’intérêt dans l’avenir. Une société parisienne exploite enfin un peu de bismuth qui se rattache par ses gisements à l’étain.
- L’industrie de la magnésite aux Indes. — A
- Salem, dans la présidence de Madras, se trouvent des gisements considérables de magnésite couvrant une superficie de plus de 800 hectares et se présentant en abondantes veines irrégulières ; le minerai est d’un blanc presque parfait, sa densité est de 3 environ et sa dureté, de 5. Il contient de 96 à 97 pour 100 de carbonate de magnésium et très peu de silice, de chaux, d’oxyde de fer et d’alumine. Par calcination de la magnésite à 8oo° dans des fours à gaz, on obtient la magnésie caustique qui, mélangée avec une solution de chlorure de magnésium, donne un très bon ciment Par chauffage à 17000, on obtient de la magnésie calcinée qui sert à la fabrication de briques réfractaires.
- Exploration du Dr Longstaff dans le Karakoram.
- — Le Dr Longstaff, qui a déjà effectué de fructueuses expéditions dans l’Himalaya, vient d’accomplir une exploration particulièrement importante dans le Karakoram1. Quittant Srinagar à la fin de mai 1909, en compagnie du DrNeve et du lieutenant A. M. Slingsby, il s’est attaché à la reconnaissance du puissant relief compris entre le col de Karakoram à l’Est et celui de Mustagh à l’Ouest. Le Dr Longstaff reconnut que le glacier de Saichar, des cartes, ou de Siachen a 77 km, soit le double des dimensions que lui attribuent les cartes de YIndian Survey.
- Ce serait donc avec l’Inylckek, dans le Tian-Chan, auquel le Dr Merzbacher donne un développement de 68 à 70 km, le plus grand glacier du monde en dehors de l’Alaska et des régions polaires. La vallée remplie par le Siachen ou Saichar coupe transversalement, par une gorge qu’on ignorait, la crête que l’on considérait jusqu’ici comme la maîtresse chaîne du Karakoram et est ainsi tributaire de l’Indus, au Nord de cette dépression s’élève une seconde chaîne très élevée, demeurée jusqu’ici complètement inconnue. Un pic situé par 35°3o' de lat. Nord et 770 de long. Est de Gr. environ, le Teram-Kangri, atteindrait 8280 m. peut-être même 85oo. Ce serait par ordre d’altitude le cinquième pic de la terre.
- Le commerce de la racine de réglisse en Bou-charie. — La racine de réglisse suivant la Revue de Pharmacie et de Chimie, croît en grande quantité en Boucharie, des deux côtés de l’Amou-Daria. Le centre de son commerce est la ville russe de Tschartschui, où, depuis 1906, on a édifié des bâtiments pour la dessiccation et la compression de cette racine. Dans tous les villages environnant cette ville, on achète la racine, à raison de 10 kopeks par pouds (25 centimes environ pour 16,4 kg). La dessiccation se fait en partie au moment de la mise en tas, durant la récolte, et on constate, dans ce cas, une diminution de poids de près de 5o pour 100. La dessiccation définitive a lieu dans les séchoirs de Tschartschui. On en fait ensuite des ballots de 9 à 12 pouds, comprimés à la presse hydraulique. L’exportation se serait élevée dans le courant de l’année dernière à environ 9000 tonnes.
- La ligne toute rouge. — On va terminer en Irlande un tronçon de chemin de fer d’environ 100 km de Colooney (près Sligo) à Blacksod Bay (comté de Mayo). C’est l’achèvement du plan arrêté dans la conférence coloniale britannique de 1907 pour la création d’une ligne très rapide de transport, de Londres en Australie, uniquement en territoire anglais. De Londres à Holyhead puis dé Dublin à Blacksod, de là par mer à Halifax, puis par le transcanadien à Vancouver et enfin à travers le Pacifique par Honolulu et Auckland jusqu’à Sydney, le voyagé doit être de 26 jours et demi. L’Angleterre, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie fournissent des subventions annuelles de 25 000 000 de francs nécessaires aux transports maritimes. — On compte
- 1 The Geogràphical Journal, XXXfV, 3 sept. 1909,' p. 339: Dr Longstaff’s : Himalayan Expédition, in ibul, XXXI V, 4> 110 v-igo;), p. 556; Dr Longstaff’s : Himalayan Expédition, 1909, in ibid, XXXV, I janv. 1910,9.6/,; Alpine Journal, février 1910.
- effectuer en 3 jours et demi la traversée de l’Atlantique de Blacksod à Halifax (au début de septembre 1909 la Lusitania avait mis 4 jours 11 h. et l\i minutes d’Angleterre en Amérique). Cette nouvelle ligne de trafic est déjà baptisée la route toute rouge (Ail red road).
- La surface du corps chez les enfants.— Il est fort intéressant, à divers points de vue, de pouvoir évaluer avec une certaine rigueur la surface cutanée des enfants. M. P. Lassablière expose dans les comptes rendus de la Société de Biologie les moyens grâce auxquels on peut arriver à effectuer cette évaluation, moyens qu’il a tirés de l’étude de jeunes enfants de 1 à 24 jours, choisis parmi des sujets de poids normal. M. Lassablière a tout d’abord mesuré directement la surface des enfants observés, de manière à obtenir des chiffres moyens représentant la normale, puis il a cherché si cette normale correspondait à d’autres normales, plus facilement mesurables, de telle sorte, que connaissant celles-ci, on puisse calculer immédiatement la surface cutanée, sans être forcé de la mesurer. Ces recherches l’on conduit à l’établissement de trois formules qui donnent directement la surface cherchée, en se basant sur l’observation du poids, du périmètre thoracique, de la taille : en effet, chez le jeune enfant normal la racine cubique du poids au carré, multipliée par le coefficient io,5(S=i io,5\/P2), le carré du tour de poitrine multiplié par 2,3 (S = 2,3 X Périm2), le carré de la taille multiplié par 0,92(8 = 0,92 X T2) donnent trois résultats égaux qui sont la surface cherchée (S.). Par conséquent, pour obtenir avec une approximation suffisante la surface cutanée d’un enfant quelconque, il suffira d’appliquer les trois formules de M. Lassablière et de prendre la moyenne des trois résultats obtenus. -
- Une turbine à vapeur gigantesque. — On va installer à l’usine de la Société d’électricité de Paris, à Saint-Denis, une turbine à vapeur de 14200 chevaux qui pourra être poussée jusqu’à 20 000 chevaux. Cette machine gigantesque, la plus puissante en Europe, sera du type Brown Boveri-Parsons. Elle actionnera un alternateur triphasé de 10 25o volts, donnant du courant à 25 périodes par seconde et tournant à 75o tours par minute.
- Exploration anglo-norvégienne de l’Atlantique.
- -Le Mouvement géographique (i3 mars) donne quelques indications sur un projet de campagne océanographique, organisé par sir John Murray, d’accord avec le Conseil international pour l’étude de la mer du Nord qui siège à Christiania. Le contrat passé met à la disposition de sir John Murray, pour quatre mois, le Michael Sars, navire spécialement affecté par la Norvège aux explorations océanographiques, le capitaine et l’équipage ainsi que le directeur du service norvégien des pêcheries, le Dr Hjort et ses adjoints. Le Michael Sars doit partir de Plymouth le 6 avril 1910, ayant à son bord sir John Murray, le professeur Gran et les savants norvégiens ; il fera une série d’observations sur les fonds atlantiques qui, du continent européen, s’abaissent vers les grandes profondeurs; ces observations s’étendront de l’Angleterre jusqu’à hauteur de Gibraltar et même le long de la côte africaine jusqu’à Mogador; elles seront continuées dans les parages de Madère et des Açores. Enfin, si le temps le permet, l’expédition visitera Terre-Neuve, l’Islande, les Fœrôe et l’Ecosse; dans le cas contraire, elle remonterait aux Fœrôe en suivant les côtes européennes.
- Congrès International de photographie. Bruxelles 1910. — Le Ve Congrès International de photographie s’ouvrira à Bruxelles le lundi icr août sous la présidence de M. van den Heuvel, ministre d’Etat, et de M. le général Sebert, de l’Académie des sciences. Dans le comité, on trouve les noms de tous pays : MM. Lippman, Violle, Rontgen, O. Wiener, Schumann, Kayser, Crookes, Ramsay, Sockyer, Wallace, Wood, Ricco, Ciamician. Ramon y Cajal, Sola, etc. De très nombreux rapports et communications, exposeront les progrès récents de la photographie et de ses applications à la science et à l’industrie. Plusieurs de ces documents étudieront spécialement l’application à la photographie des théories scientifiques modernes. — Pour tous renseignements s’adresser au secrétaire général français. M. L. P. Clerc, 52, boulevard Saint-Jacques, Paris. . . .
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- Chimie - #
- Nouvel appareil automatique pour l’analyse des gaz. — On sait qu’il existe maintenant de véritables machines à faire des analyses chimiques, où toutes les manipulations si compliquées et délicates de l’essayeur sont faites de façon absolument automatique; M. Troller décrivit l’an dernier, dans La Nature, un de ces appareils employés en Allemagne pour le contrôle des combustions industrielles. Nos voisins d’outre-Rhin savent, en effet mieux que personne, utiliser industriellement les applications de la science et quoique l’invention des nouveaux appareils remonte à peine à quelques années, ils sont répandus là-bas à plusieurs centaines d’exemplaires et sous les formes différentes de systèmes conçus sur divers principes.
- Il est intéressant de constater que les inventeurs français semblent regagner dans cette voie le chemin qu’ils avaient perdu tout d’abord ; après l’appareil de Leurson et Lallemand1, d’une valeur plus théorique que pratique, furent créés les analyseurs de Bronne-Garric et de Max
- Brenot, puis enfin, tout à fait récemment, celui de M. Baillet qui semble posséder un ensemble de qualités que n ont pas les appareils imaginés antérieurement.
- L’appareil Baillet se compose de deux longs tubes concentriques 4 et 5 (voy. fig.)
- --- communiquant par le
- bas et recevant de façon continue un courant d’eau en 3. Sitôt que le niveau du liquide atteint N, le siphon intermittent 6 les vide tous les deux jusqu’au niveau n où il se désamorce. Les tubes se remplissent alors, puis se vident et ainsi de suite. Or, le tube intérieur 5 est en quelque sorte un corps de pompe dans lequel le niveau de l’eau joue le rôle de piston; la force motrice étant donnée par la différence des niveaux dans les tubes 4 et 5, et deux clapets hydrauliques fonctionnant l’un comme clapet d’aspiration ( 14), l’autre pour le refoulement (17). En effet, quand les niveaux de l’eau dans les tubes concentriques s’abaissent il se produit en 5 une dépression qui provoque l’aspiration d’un certain volume de gaz provenant de la conduite d’amenée (12). Quand les niveaux s’élèvent, le gaz aspiré est refoulé en 17 d’où après barbotage, il s’échappe à l’air libre (16).
- L’appareil est construit de telle sorte qu’il s’échappe ainsi environ les deux tiers de la masse de gaz. Mais quand le niveau du liquide en ascension dans le tube 5 atteint la hauteur n' le tube de dégagement est obturé; et un volume de gaz exactement mesuré est refoulé vers le clapet hydraulique 14 d’où il passe en 20.
- Le gaz arrivant barbote profondément dans une lessive de soude ou de potasse caustique qui absorbe l’anhydride carbonique. L’excédent se rend ensuite dans un gazomètre spécial (2) mobile dans une cuve 9 et relié par la poulie 1 à la plume 7. La cloche est à dessein élargie à la partie supérieure de façon que les huit premiers dixièmes du volume de gaz prélevé ne la soulèvent que peu ; la plume inscriptrice 7 se trouve alors au-dessus du centre du disque enregistreur D mû
- 1 Cf. pour l’étude dos différents systèmes d’analyseurs automatique notre récent ouvrage sur l.cs combustions industrielles. in-8. Paris, 1909. Cliap. XII.
- Schéma do l’appareil Baillet pour l’analyse automatique des gaz.
- par un mouvement d’horlogerie H, et elle ne trace rien, un guide 1 éloignant de la surface en D. Mais quand le reste du gaz arrive dans la partie étroite du gazomètre, ce dernier se meut beaucoup plus rapidement, et la plume trace sur le disque un rayon tangent dont la longueur est inversement proportionnelle à la quantité d’anhydride carbonique contenu dans le volume mesuré de gaz.
- La cloche 2 atteint sa hauteur maxima quand le niveau du liquide dans les tubes concentriques atteint N puis s’abaisse par suite du siphonnage-vidange. Dès que l’eau est en N', le tube 8 est désobturé, et met la partie supérieure de l’absorbeur 20 ainsi que l’intérieur de la cloche 2 en communication avec l’atmosphère; entraînée par son poids, la cloche s’abaisse et tout est de nouveau prêt à fonctionner pour une nouvelle analyse.
- On voit que l’appareil est relativement simple; sans doute, il comporte, outre les parties que nous avons décrites, un ensemble de dispositifs pour la vidange des liquides, l’entretien de leur niveau constant, l’entraînement du disque enregistreur, etc.... Mais cela est commun à tous les systèmes d’analyseurs enregistreurs. Outre sa simplicité, l’appareil Baillet offre la particularité d’être de construction entièrement métallique, ce qui le rend évidemment plus rustique que les analyseurs allemands en verrerie soufflée et tubes de raccord en caoutchouc. Il absorbe beaucoup plus de gaz qu’il n’en utilise à l’analyse, ce qui a pour effet de balayer la conduite reliant l’appareil à la cheminée ou au carneau et d’assurer lors de chaque prise d’essai que le gaz employé est nouvellement produit. Les indications peuvent être lues dans la minute qui suit la prise d'échantillon, ce qui permet le contrôle instantané, renseigne le chauffeur sur l’état actuel de la combustion. Enfin le prix du nouvel appareil est inférieur à celui des analyseurs automatiques employés jusqu’à ce jour, ce qui pratique-menl"ésf de la plus grande importance ; on conçoit que le coût élevé de ces derniers (de 700 à 1000 francs) en restreigne de beaucoup l’emploi. A. Chaflet.
- *&> Objets utiles
- Porte-chapeau démontable. — Ce petit appareil est destiné à remplacer le champignon en bois sur lequel on pose les chapeaux de dames, soit dans les magasins, soit dans une garde-robe particulière. Il a l’avantage d’être très facilement démonté et remonté, de sorte que quand il n’est pas utilisé il tient fort peu de place et on peut le ranger à plat dans un tiroir, sur une planche, ou
- bien l’emporter en voyage dans une malle. Il se compose de deux cadres en gros fil de fer nickelé (fig 2) qui se placent l’un dans l’autre angle droit (fig. 1); ils
- Fù
- Los 2 cadres montés à angle droit.
- . Fig. 2.
- Le porte-chapeau démonté.
- sont maintenus dans cette position par deux boutons qui s’emboîtent dans des encoches ménagées en haut et en bas (fig. 2) et que l’élasticité du système force à appuyer assez fortement l’un sur l’autre pour que le tout soit parfaitement solide. Pour démonter le porte-chapeau, il suffit d’exercer une légère pression sur l’un des cadres et ils redeviennent indépendants l’un de l’autre. — Se trouve chez M. Arpin, 23, rue Michel-Lecomte, Paris.
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- SCIENCE APPLIQUEE
- Pour tenir les chaussettes. — Ce petit appareil qui fut médaillé au concours Lépine 1909 et qui porte le nom de Stator, a pour but la suppression des vrai dire on ne pouvait puisqu’on ne saurait leur igère compression qu’elles exercent sur les muscles au-dessus du mollet. L’originalité du Stator est justement d’avoir voulu supprimer ce léger inconvénient ; il opère à la façon d’un étai, la chaussette n’étant pas suspendue à la jambe, mais tendue par ce support qui prend son point d’appui sur la bottine. Pour employer le stator, on commence, en effet, à faire mordre la pince A sur le 1 2 bord de la chaussure,
- 1. Le Stator. — 2. Son emploi, puis on conduit l’agrafe B
- de manière à lui faire pincer le haut de la chaussette, et l’on tire sur tout le système en le tenant par sa partie haute, jusqu’à ce que la chaussette soit arrivée au point de tension que l’on désire, et auquel on s’arrête grâce au bouton C. Il va de soi que grâce à l’existence de la crémaillère la tension est régable absolument à volonté. On trouve le Stator chez M. Pollak, 11, rue d’Enghien.
- Tendeur Bijou. — C’est un objet de toute première nécessité pour les personnes qui voyagent avec des colis plus ou moins volumineux. Souvent on est obligé d’entourer un ou plusieurs bagages d’une corde qui les maintiendra pendant la durée du voyage, à la condition que la corde soit parfaitement serrée, sans quoi les manipulations dans les gares ont vite fait de démolir le paquet. On croit avoir bien tiré sur la corde et on ne s’aperçoit pas qu’elle a cédé au moment de l’arrêter; le résultat est déplorable.
- Pour supprimer cet inconvénient, un artiste, M. Ga-land, a imaginé le tendeur Bijou dont on ne peut dire que du bien. On le fixe à l’extrémité de la corde par l’œillet, et une agrafe la termine. Avec cela on serre tant que l’on veut et on arrête la corde sans faire de nœud.
- Le tendeur est constitué par deux plaques métalliques superposées. La plaque inférieure, légèrement évidée, porte l’œillet, l’axe vertical d’un galet et un trou dans
- y
- jarretelles, dont à guère se plaindre, reprocher que la lé
- 3. — Une malle ficelée au moyen du tendeur Bijou.
- lequel s’engage une vis. La plaque supérieure, maintenue à environ 1 cm de la première, est percée de deux ouvertures permettant le libre passage du galet et de la vis ; mais elle est maintenue contre les têtes par un ressort spirale entourant la vis. Servons-nous du ten-
- deur après l’avoir fixé à l’extrémité d’une corde qui servira à entourer un énorme paquet. Lorsque nous aurons fait un tour, nous replierons la corde sur le galet et nous tirerons en y mettant toutes nos forces afin de serrer parfaitement le paquet, puis, avec une clé spéciale, nous tournerons la vis du tendeur. Cette opération aura pour effet de serrer la corde entre les deux plaquettes métalliques qui se comporteront comme les deux mâchoires d’un étau et empêcheront la corde de glisser. On continue à entourer le paquet et on prendra ensuite l’agrafe qui termine l’extrémité de la corde dans l’un des brins transversaux. C’est fait en un tour de main et avec le minimum de fatigue. Ce petit appareil rendra des services dans bien des circonstances, chaque fois que l’on aura un objet à serrer contre une auto, une malle, une valise à maintenir sur une autre, une voiture, etc. — M. A. Galand habite, 71, boulevard La-mouroux, Yitry-sur-Seine.
- **> Divers
- Plaque indicatrice pour voitures de chemins de fer. — Les indications en usage pour les compartiments spécialisés, telles que « Dames seules », « Service des Postes », etc., sont généralement données par apposition d’inscriptions ou de plaques contre la paroi des voitures. Il faut donc longer le train et arriver devant l’inscription pour la voir.
- Pour que le public puisse apercevoir de loin les inscriptions, on les fixe quelquefois sur des plaques faisant saillie sur la face du train, mais ces plaques
- La plaque indicatrice mobile pour voitures de chemin de fer.
- indicatrices sont enlevées avant le départ du train, de sorte qu’elles ne rendent aucun service en cours de route.
- L’indicateur établi par MM. Ferragut et Bettembourg est constitué par un châssis amovible se fixant, par simple accrochage, dans des étriers montés au-dessus des portières des voitures. Ce châssis est destiné à supporter des plaques indicatrices amovibles et interchangeables sur lesquelles sont tracées les inscriptions.
- Dans ce but, le châssis comporte un crochet d’agrafage, sur les oreilles inférieures duquel est articulé un manchon à contrepoids inférieur d’équilibrage. Dans le manchon est monté, libre de tourner sur lui-même, un axe creux portant une poulie à gorge et qui est destiné à recevoir la plaque indicatrice appropriée, dont il constitue ainsi la hampe.
- Sur la poulie, est fixée l’extrémité du brin d’une cordelette accrochée, d’autre part, au châssis.
- Tant que le train est à l’arrêt, la plaque indicatrice est maintenue dans la position figurée, c’est-à-dire qu’elle se présente comme un petit drapeau incliné, par rapport à la paroi de la voiture. L’inscription peut ainsi être lue facilement par le voyageur, d’autant plus que sa fixation à la partie supérieure des portières la démasque entièrement.
- Lorsque le train est en marche, la pression de l’air agissant sur la face saillante de la plaque indicatrice provoque sa rotation autour de la hampe, de façon à tendre à la placer parallèlement à la paroi de la voiture. Dans ce mouvement, la poulie s’enroule sur la cordelette fixe et l’ensemble : plaque et hampe, pivote autour de son axe sur le châssis qui le supporte, de façon à prendre la position verticale.
- Dès l’arrêt du train, la plaque reprend sa position saillante; un ressort, disposé sur le châssis et sur lequel le manchon pivotant venait prendre appui pendant la marche du train, assurant, par sa détente, le basculement immédiat de l’ensemble. —- Les inventeurs sont MM. Farragut et Bettembourg de Nérac.
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- VARIÉTÉS
- Le mot « équatorial » dans la nomenclature géographique. — Par décret en date du i5 janvier 1910, le titre de gouvernement général de l’Afrique équatoriale française a été donné aux colonies jusqu’alors réunies sous le nom de possessions du Congo et dépendances.
- Ce n’est pas la première fois que le mot « équatorial » sert à désigner une région placée sous le grand cercle fictif de la terre, et la nomenclature géographique fournit plus d’un exemple de cette attribution. Les contrées traversées par le haut Nil blanc depuis sa sortie du lac Albert jusqu’à Fachoda et que le khédive Ismaïl Pacha chargea sir Samuel Baker en 1869, Gordon Pacha en 1874 d’annexer et d’administrer, furent appelées 0 provinces égyptiennes de l’Equateur ». Ce terme de « province équatoriale » ou « d’Equatoria » revenait fréquemment dans la presse il y aune vingtaine d’années, à 1 époque où Stanley conduisait l’expédition qui avait soi-disant pour objet de « sauver » Emin Pacha, qui en fut le dernier gouverneur. En toute rigueur, l’appellation était inexacte, car la province équatoriale s’étendait au nord de l’équateur ; Fauveira, le poste égyptien le plus méridional, était situé par a°5' environ de latitude nord.
- Mais le khédive Ismaïl ambitionnait d’annexer les pays riverains des lacs Albert et Victoria, l’Ounyoro et l’Ouganda, et s’il y avait réussi, ce dernier pays étant sous la ligne, le succès aurait justifié l’appellation.
- Actuellement au Congo belge, le district que limite au nord la grande boucle du Congo, porte le nom d’Equateur, qui a été également donné à un poste occupé par les Européens. Dans l’océan Indien deux groupes d’at-tols des îles Maldives, nommés Suadiva et Addu, sont séparés par un détroit qui est situé exactement sous la
- ligne, et qu’en conséquence les ingénieurs hydrographes ont baptisé « canal équatorial ».
- En Amérique, quand, en 1604, l’aventurier Adalbert de la Ravardière s’établit à Cayenne avec quelques compagnons, il donna à l’établissement, de durée d’ailleurs éphémère qu’il fonda, le nom de « France équatoriale », qui se conserva avec une variante, puisque, en iôdi, il se créa à Paris, pour exploiter la Guyane, une « Compagnie de la France équinoxiale ».
- Enfin l’on sait que la partie de la Colombie, qui s’en détacha en i83o pour former un état indépendant, tira ds sa position sous la ligne le nom de « Republica del Ecuador », qui s’est maintenu jusqu’à nos jours.
- Les immenses contrées que la France possède du Congo au lac Tchad, manquent d’unité géographique. Une partie est arrosée par les fleuves qui se jettent dans l’Atlantique, Niari, Nyanga, Ogooué; une autre par le Congo moyen et ses affluents, Sanga, Oubanghi; une autre enfin appartient au système hydrographique du Tchad. Les régions du sud sont humides et forestières, celles du nord sèches et couvertes de brousse. Il était donc malaisé de désigner par un nom collectif ces territoires disparates. L’équateur sous lequel ils sont placés et qui les divise en deux parties, d étendue d’ailleurs fort inégale, en a suggéré un, de même que jadis on a englobé sous le titre d’Afrique occidentale française, à cause de leur position dans 1 ouest du continent, les contrées du Sénégal et du Niger, la Guinée, la Côte d’ivoire et le Dahomey. Aux possessions du Congo français et dépendances s’est donc substituée depuis le i5 janvier l’Afrique équatoriale française. Souhaitons à la colonie rajeunie sous ce nom nouveau une ère de développement économique et de prospérité.
- Henri Df.uéra.in.
- HYGIÈNE ET SANTE
- La radiothérapie de l’acné. — L’acné est une de ces affections cutanées qui font le désespoir des médecins presque autant que des malades. Les traitements les plus variés restent souvent inefficaces pour faire disparaître ces affreux boutons qui déparent un joli visage. Pommades, lotions réussissent dans les cas simples, mais combien de fois ne voit-on pas des récidives ou la guérison se faire sur un point et l’éruption se reproduire ailleurs. Des résultats plus complets et plus durables sont obtenus quand on songe à soigner l’état général en même temps que l’efflorescence cutanée et j’ai indiqué il y a peu de temps le bénéfice que donnaient aux malades la méthode de massage de mon ami Jacquet et le fonctionnement régulier de l’appareil gastro-intestinal.
- Voici qu’on applique maintenant à l’acné le traitement par les rayons X, et les essais tentés dans cette direction dans deux grands centres par des médecins fort compétents, semblent des plus convaincants pour les formes anciennes et rebelles. A Paris, le Dr Gastou, à l’hôpital Saint-Louis et à Lyon, le D’ Bordier ont simultanément entrepris le traitement de cette maladie par les rayons X. M. Bordier a essayé en plus l’action directe des rayons ultra-violets. D’après ce distingué professeur, la photothérapie conviendrait surtout aux formes simples d’acné, celles qui résultent de l’inflammation des glandes sébacées, telles que l’acné ponctuée, rosée, l’acné vulgaire qu’on observe à la face, sur la poitrine et dans le dos.
- Il réserve la radiothérapie pour les variétés d’acné qui ont une origine plus profonde, dans les follicules pilo-sébacés. M. Gastou a traité indifféremment les deux formes par les rayons X et les résultats obtenus paraissent sensiblement égaux dans les séries d’observations recueillies par ces deux médecins.
- Un point important de cette méthode thérapeutique est d’agir avec la plus grande circonspection, en raison de l’énergie d’action de ces rayons et de la sensibilité
- très variable du tégument suivant les sujets. Il faut en effet agir non seulement sur la surface cutanée, mais dans la profondeur pour atteindre la source même du mal. Comme tout médicament énergique, les rayons X, le radium peuvent aussi bien guérir que créer des lésions, suivant la manière de les employer. A doses trop fortes, ils provoquent des dermites intenses, tenaces. Je n’ai pas besoin de rappeler que quelques-uns des premiers expérimentateurs sur les rayons X et le radium ont payé de lésions graves, voire même de la vie, des imprudences passagères. La qualité des rayons doit être, comme le dit Gastou, en rapport avec la profondeur à atteindre et la quantité à faire absorber par la peau, doit être évaluée d’après l’intensité des lésions, l’âge du sujet et la susceptibilité du tégument. Ce n’est donc pas une méthode thérapeutique à appliquer à la légère et par quelqu’un, fût-il médecin, qui n’a pas une grande expérience de ces questions de physique thérapeutique.
- Pour éviter tout accident voici comment on opère : la région malade, face ou poitrine, est recouverte d’une feuille de plomb dans laquelle on a taillé une ouverture correspondant à la surface malade à traiter. L’ampoule doit donner des rayons de 4 à 5 au radio-chromomètre, être distante de la partie malade de 5 à 6 cm. Pour éviter l’action colorante des rayons peu pénétrants sur la peau, M. Bordier interpose un écran, formé par une lame d’aluminium de un demi-millimètre d’épaisseur. Quant au temps de passage des rayons, il varie suivant les cas et demande à être repéré avec précision au moyen des appareils spéciaux.
- J’ai dit que pour les formes d’acné simple, à inflammation peu profonde des glandes sébacées, M. Bordier préférait la photothérapie. Il se sert pour cela de lampe de Kromayer à vapeur de mercure et en quartz. La région, face ou dos, est recouverte d’un tissu noir, d’une feuille d’étain, en ne laissant que juste l’ouverture
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- HYGIENE ET SANTE
- nécessaire pour le traitement de la partie malade. Si l’acné est très étendu, il faut procéder par séries et ne pas irradier une trop grande surface à la fois. Le foyer de la lampe est placé à 4 ou 5 cm de cette ouverture. Sur le bord du tissu ou du papier protecteur, M. Bordier place une bande de papier buvard imprégné de réactif de son chromo-actinomètre et qui par le changement progressif de coloration indique l’intensité de pénétration des rayons ultra-violets. Il ne faut, pas plus qu’avec les rayons X, dépasser une certaine dose, l’inflammation cutanée serait trop vive et dépasserait le but. Notez qu’il existe toujours, dans les deux variétés de traitement, un certain degré d’irritation de la peau; cette réaction est nécessaire pour modifier le tissu malade, mais il ne la faut ni trop vive ni trop durable.
- Cette méthode, thérapeutique a donné, ai-je dit, de bons résultats, mais elle est d’un maniement délicat et semble convenir surtout aux cas rebelles. Il y a là certainement une double action physique et chimique ; physique, par des phénomènes alternants de vaso-dilatation
- et de vaso-constriclion ; chimique, par uue sorte d’action électrolytique agissant à la fois sur le bulbe pileux et sur les tissus conjonctif et nerveux. C’est un procédé efficace et cependant il a aussi ses insuccès ; le Dr Raoult Deslongchamps est parvenu à guérir par l’action de l’air chaud un cas qui avait résisté à la radiothérapie appliqué cependant par un médecin de grande valeur et des plus compétents sur ces questions de matière radiante.
- A mon avis, la méthode doit être réservée aux formes graves, rebelles, récidivantes avec tendance à former des cicatrices marquées et durables, telle que l’acné dite chéloïdienne. Pour les formes simples, qu’on essaie d’abord les nombreux traitements pharmaceutiques, le massage, qu’on traite les troubles dyspeptiques, l’anémie, les désordres de la santé générale qui sont souvent la cause de ces efflorescences; si vous ne réussissez pas, essayez alors de la photo ou de la radiothérapie, à la condition qu’elle soit dirigée par un médecin bien au courant de cette pratique. I)' A. C.
- L’eau sous pression et la reprise des arbres transplantés. — Une partie des mécomptes éprouvés par les arboriculteurs dans leurs plantations provient de ce que la reprise des arbres est très entravée par l’évaporation qu’ils subissent, pendant l’intervalle souvent long qui s’écoule entre l’enlèvement de la pépinière et la mise en terre définitive. Convaincue de ce fait, la Station expérimentale du Wisconsin a pensé que, si l’on pouvait restituer à l’arbre la partie aqueuse dégagée dans l’atmosphère, par l’application d’une légère pression d’eau sur les racines, on provoquerait l’éclosion des bourgeons et l’on hâterait ainsi la reprise. Pour réaliser cette idée, il fallait maintenir une certaine quantité d’eau à une hauteur égale à celle de l’arbre, puis la mettre en communication par un tube avec une racine, de façon que la pression exercée par la colonne d’eau fût transmise aux vaisseaux séveux. De là un très simple appareil composé d’un récipient d’une faible contenance soudé à un petit tuyau à gaz fermé à son extrémité inférieure; et, sur ce tuyau, une tubulure en forme d’ajutage .destinée à recevoir le tube de transmission en caoutchouc.
- Au moment de s’en servir, on déterre une des principales racines, on dispose l’appareil à une distance convenable pour que le caoutchouc se relie facilement à la racine à laquelle on le fixe par une cordelette, et on remplit le récipient d’eau, dont l’absorption varie en raison de la condition de l’arbre. L’effet de cette pression est souvent rapide, il se manifeste même, parfois, dans les 48 heures; voici, d’ailleurs quelques résultats constatés par la Station. Un hêtre pourpré, planté en avril, n’avait donné aucun signe de reprise en mai; six jours après une application les bourgeons éclorent et les feuilles apparurent. Il en fut de même pour un prunier « City » dont les boutons, au bout d’un mois de plantation, s’étaient desséchés après leur ouverture : une semaine suffit à le couvrir de feuilles. Mais le plus bel èxemple a été fourni par des sauvageons du pommier Whitney;
- Vingt de ces arbres, au cours de leçons faites à des étudiants, pendant l’hiver, sur la transplantation, avaient subi, maintes fois, des alternatives de froid, de chaleur, de sécheresse et d’humidité. On les planta tous de la même façon et dans un sol identique, en ayant soin de n’appliquer la pression hydraulique qu’à un arbre sur deux, le second servant ainsi de témoin pour le contrôle. Une semaine après, les pommiers qui avaient reçu la transfusion commencèrent à ouvrir leurs bourgeons et, quinze jours plus tard, se montrèrent en pleine activité. Pendant ce temps un seul des témoins donna quelques signes de végétation. Il importe de dire, toutefois, que, les vingt pommiers ayant reçu ensuite les mêmes soins culturaux, on constata, vers la fin de l’automne, un développement général à peu près uniforme, sauf pour deux témoins qui avaient succombé;
- de telle sorte que 1 avantage très réel de cette pression paraît résider surtout dans un réveil et une accélération de la végétation endormie. Ce traitement, qui remonte à 1897, n’a jamais été que je sache, indiqué en France. On ne saurait l’assimiler aux procédés de sérumthérapie végétale préconisés par MM. J. Simon, Berger, Sachs, Mokrzetzki, etc., consistant en solutions aqueuses de divers sels minéraux actifs. Il s’en distingue en ce que ces « sérums » s’adressent toujours à des arbres âgés, malades, épuisés ou au terme de leur existence, tandis qu’il ne convient qu’à de jeunes arbres aux forces latentes : ce n’est pas un viatique, c’est un cordial... aqueux! On a donc tout intérêt à y recourir toutes les fois que de jeunes arbres fruitiers, dont les tissus ont souffert du froid et de la sécheresse, sans aller jusqu’à la désorganisation, paraissent incapables de sortir de leur léthargie hivernale, ou encore lorsqu’on veut les planter sans les soumettre à une taille préalable.
- Sur les désinfectants et leur essai. — La plupart des désinfectants présentent, saivant les bactéries, une activité variable, de sorte que l’essai d’un désinfectant vis-à-vis d’une bactérie déterminée, comme on le fait ordinairement, ne correspond pas en général à l’action désinfectante générale du produit examiné. Un désinfectant idéal serait une substance suffisamment active sur tous les micro-organismes, non toxique, inodore et suffisamment soluble. Ces conditions sont à peu près remplies par les dérivés halogénés, chlorés ou bromés, du naphtol, qui se montrent plus actifs que la plupart des désinfectants connus, à l’exception du sublimé, et qui, pratiquement, sont inodores et non toxiques. C’est ainsi que la solution alcaline du tribromonaphtol, à la dilution de i/25ooooe, tue les staphylocoques en 2 à 3 minutes, tandis qu’une solution de lysol au i/rooo' ne les tue qu’en 40 minutes. Ce produit est aussi très actif vis-à-vis des streptocoques, des bacilles de la diphtérie et du typhus. Il donne égalemeht d’excellents résultats pour la désinfection des mains.
- Les canalisations électriques souterraines en « fibre-conduit ». — C’est un système de canalisation presque inconnu encore sur le continent, mais très répandu, dit la Revue électrique, en Angleterre et surtout aux Etats-Unis. Il consiste simplement en tubes, faits d’agglomérés de bois parfaitement ignifugés, mis bout à bout et reliant deux tubes de visite. Le câble est tiré dans ce tube d’une chambre à l’autre et c’est tout. Les tubes sont destinés à être placés sur un lit de béton et à être ensuite entourés de sable Les joints se font à emboîtements ou par manchonnages ; leur étanchéité est assurée par un badigeonnage avec un mélange d’huile de lin et de lait de chaux. Pour plus de sécurité, certains constructeurs entourent le joint d’une bande'de toile goudronnée.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. ;— Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les laits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés, hile répond egalement, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. le Dr Quenel, à Saint-Cyr. — Le rôle du sulfate de soude est de maintenir la solution parfaitement neutre et d’éviter toutes les réactions acides. La proportion n’a pas d’importance.
- M. Réquillard, à Paris. — Nous décrirons prochainement cette pendule.
- M. L., à Agen. — Le meilleur moyen pour ternir votre pendule nous paraît être de soumettre ses dorures pendant quelques instants à l’action d’émanations sulfureuses acide sulfureux ou hydrogène sulfuré.
- £>' O. II., à Toul.— La cause de l’accident nous paraît être la suivante : dans les chaufferettes en question, sous 1 influence de la chaleur, le sel de baryum qu’elle contient abandonne de la vapeur d’eau, qui ensuite se recombine avec dégagement de chaleur, entretenant ainsi pendant un temps assez long, la chaleur de la chaufferette; quand vous plongez la chaufferette dans une marmite à eau bouillante, la température ne peut dépasser ioo°. Mais vous avez eu l’imprudence de laisser l’eau de la marmite s’évaporer complètement : la température est montée bien au-dessus de ioo°, la tension de dissociations dé sel à l’intérieur de la chaufferette s’est élevée considérablement, dépassant les limites prévues pour la résistance de l’enveloppe.
- M. R. K., à Paris. —Vous trouverez des ouvrages sur ces sujets à la librairie Lavauzelle, rue Danton, Paris.
- M. II. Z., à Alexandrie. — Le nouveau procédé de blanchiment des farines par les décharges électriques, introduit aux Etats-Unis, n’a pas encore été, que nous sachions, expérimenté en France. Mais la décoloration par une solution de bioxyde d’azote ou, plus souvent, par l’acide sulfureux est bien'coUnue, Quant à dire si le nouveau procédé peut être applicable à toute autre matière et notamment en corderie et en brûlerie, il n’y a pas d’exemple de ce mode de traitement, jusqu’à présent, il faudrait faire des essais d’abord en laboratoire, avant de songer à en poursuivre et généraliser l’application. Les fruits en coque (noix, amandes, noisettes) sont décolorés, ordinairement, par des vapeurs sulfureuses. Pour le traitement des huiles sulfuriques de Grignon, vous pourriez vous renseigner auprès de M. Chapelle, directeur du Service de l’Oléiculture, à Marseille, et de M. Bertainchaud, à la station agronomique de Tunis.
- Pour les cordes et ficelles, on peut employer l’eaü régale.
- M. Fr. P. y Deutaner, à Mendoza. — Laiterie et fromagerie : vous trouverez tous: les renseignements dans le bon ouvrage sur la Laiterie, par Martin, chez J.-B. Baillière, 19, rue Hautefeuille, Paris (5 francs, volume de Y Encyclopédie agricole).
- M. Plassard, à Paris. — Les. courts-circuits étant extérieurs à votre habitation et si vous êtes certain qu’ils sont sur la ligne elle-même, le meilleur procédé de recherche consiste à vérifier tout d’abord directement la ligne aérienne par une inspection minutieuse. Si l’accident provient de la canalisation souterraine, il y a à faire une recherche méthodique du défaut; et c’est là une opération un peu délicate qui est du ressort de l’ingénieur électricien et que nous ne conseillerions pas à un amateur d’entreprendre.
- M. Kien, à Yincey. — L’adresse du cling surface a été. donnée en tête de la boîte aux lettres dan" 1919, 5 mars 1910. Nous vous la rappelons : M. Vergne, 47, rue des Ecluses-Saint-Martin, Paris.
- M. Ph. Cliaslin, à Paris. — Vous trouverez les ouvrages de M. Guilbert à la librairie Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins, Paris. Vous pouvez aussi vous adresser directement à l’auteur, aux soins dé la Société météorologique du Calvados à Caen.
- M. G. Merlin, à Malakoff. — Arrosez vos feuilles avec du formol ou des insecticides arsenicaux; mais gardez-vous bien de recourir au cyanure de potassium. Son action insecticide est hors de doute ; mais ce produit offre les dangers les plus graves pour qui le manie, même avec précaution. C’est un poison foudroyant.
- M. A. T., à Lausanne. — Appareils de chauffage électrique, Goisot, 10, rue de Bélidor; Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris. Appareils photographiques d’agrandissement, J. Richard, 10, rue Halévy, Paris; Hermagis, 18, rue Rambuteau. Vous trouverez la théorie du mouvement gyroscopique dans le Traité de mécanique rationnelle de M. -Appel, 2e vol. (éditeur Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins, à Paris).
- M. de Roos, à Anvers. — Nous avons transmis votre lettre à M. Cambon.
- M. L. Hottot, à Paris. — Les appareils stérilisateurs par la lumière ultra-violette, sont actuellement fabriqués industriellement, Société Westinghouse, 5, rue Auber ; M. Billon-Daguerre, 8, rue de Normandie, à Asnières.
- M. Cantegril, à Listrac. — Employez des solutions assez concentrées pour augmenter la rapidité de la réaction. La proportion exacte n’a pas ici d’importance.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précèdent numéro.
- '•)>'!• •• • La hauteur du continent antarctique : Lucien Rudaux. —L’aéromobile Costantini : Lucien Fournier. — La planète Mars La question des canaux : Esr. Touchet. — La coloration artificielle des fleur? : Léon Jai.oustre. — Le lavage mécanique des bouteilles : Pierre de Mériel. — Académie des sciences: séance du 1/, mars 1910 : Ch. de Vidt.edeuil. — Un espalier en verre : Jacques Boyer.
- Supplément. — La seconde comète de 1910. — La comète de Halley en i835. — L’artillerie et les dirigeables. — La radioactivité des terrains tertiaires. — La machine à écrire en télégraphie. — Innovation en construction navale. — Un nouveau port de guerre italien sur l’Adriatique. — Beurre du Pôle Nord. — Les plantes qui ont la fièvre.
- Les découvertes modernes en physique, par A. Hermann. 1 vol., 463 pages. A. Hermann, éditeur. Paris. 1909. Prix : 8 francs.
- La i'° partie de cet ouvrage, Electricité et.Matière, renferme les principes et les résultats des expériences .qui ont progressivement conduit les physiciens à la notion d’électron et à l’hypothèse de la constitution électrique de la matière. La décharge électrique à
- travers les liquides ét les gaz, l’ionisation des gaz, là , e , . . ,
- mesure du rapport — et les questions qui s y rattachent (vitesse, nombre et masse des ions, rayons canaux, etc.), la radioactivité directe et induite, la théorie électromique de la matière, sont exposées avec le minimum d’appareil mathématique et avec un louable souci de précision et de clarté.
- La 2° partie Les Ions et les Electrons dans les phé? nomènes physiques est l’application aux phénomènes physiques des idées exposées dans la première. Elle étudie successivement les milieux liquides ionisés, les milieux gazeux ionisés ou non, les milieux solides ionisés ; un dernier chapitre est consacré à la matière et à l’éther, donnant des aperçus sur les si intéressantes questions de la Magnéto-Optique, et les nombreuses théories auxquelles elle a donné naissance.
- Sans vouloir raffiner sur le langage, il est permis de regretter quelques incorrections, Une phrase telle que celle-ci (p. 22) : la pression du gaz correspond -à une colonne de mercure de 5 à 6 cm de hauteur et de 1 cm2 de section (répétée du reste p. 23) fait tache dans un ouvrage de cette classe. Au point „de vue matériel, il faut regretter l’abondance des erreurs
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- BIBLIOGRAPHIE
- d’impression ou de composition, rectifiées pour la plupart, fort heureusement, par l’erratum final. De tels défauts n’enlèvent, comme bien on pense, rien de l’intérêt réel de l’ouvrage, écrit avec clarté et précision,
- Les fraisiers remontants, par l’abbé Touraine, i vol., no pages. Paris, librairie horticole. Prix : i'r,5o.
- Excellent petit manuel de culture, présenté avec beaucoup de clarté et de précision.
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 14 mars 1910 . 1°,0 N. E.2. beau. B Gelée blanche : beau.
- Mardi lo 0°,5 N. N. E. 2. Couvert. » Gelée blanche; givre: forte brume le ni. ; halo ; très nuageux.
- Mercredi 10 — 0°,1 N. N. E. 2. Beau. » Gelée blanche; givre; forte brume; beau.
- Jeudi 17 0°.t> S. 2. Qu. nuages. 0,2 Gelée bl. ; givre; faible brouillard; gouttes entre TI h. 50 cl 17 h.
- Vendredi 18. ... . 5°.0 W. 2. J’luie. 2.4 Pluie à diverses reprises; presque rouvert.
- Samedi 19 0°,1 N. N. W. 5. Beau. 0,o Gelée blanche: pluie fine dans la soirée.
- Dimanche 20 1° 0 N. N. E. 2. Converf. B Gelée blanche: peu nnawiix.
- MARS 1910. — SEMAINE DU LUNDI 14 AU DIMANCHE 20 MARS 1910.
- Lundi | Mardi | Mercredi | .leudi | Vendredi | Samedi | Dim an clic
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10 ; les flèches inférieures, la direction du vent. Les coin bes du milieu indiquent . courbé épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l abri a boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du io au 19 mars. — Le 10. Dépression sur les Iles-Britanniques et l’O. de la France : Stornoway, 742 ; golfe de Gascogne, 756; pression supérieure à 765 sur l’E. et le S. : Kharkof, 775. Pluies abondantes sur l’O.; en France : Cherbourg, 24; Lorient, 19; Nantes, Calais, 9; Paris, 2. Temp. du matin : Kharkof, —8°; Paris, 9; Biarritz, i5; Puy de Dôme, 1; moyenne à Paris : io°,9 (normale : 5°,3). — Le 11. Vaste zone de basse pression du S.-O- au N. : Bodoe, 760; Bordeaux, 753; hausse sur les Iles-Britanniques : Islande, 765. Pluies sur l’O. et le N.; en France : Dunkerque, 19; Rochefort, 17; Le Mans, 16; Bordeaux, 10; Paris, 8; neige sur les Pyrénées. Temp. du matin : Kharkof, — 120; Paris, 8; Alger, 18; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 90 (normale : 50,4). — Le 12. Pression basse sur le N. et l’O. de la France : Nantes, 755; fortes pressions des Iles-Britanniques à l’Islande, ainsi que sur le S.-E. et les Açores : Horta, 772. Pluies abondantes sur l’O. de l’Europe ; neige sur le N.; en France (pluie) : Cherbourg, 45; Calais, 3o; île de Ré, 21; Nantes, i3; Gap, 10; Paris, 4. Temp. du matin : Kharkof, —110; Paris, 7; Alger, i5; Puy de Dôme, —1; moyenne à Paris : 9°,2 (normale : 5°,5). — Le i3. Relèvement de pression sur la France, baisse sur la Méditerranée, les pays du Nord et l’Islande : Seydisfjord, 753 ; Carlstadt, ; golfe du Lion, 759; aires anticycloniques sur le S.-E. du continent et l’O. des Iles-Britanniques : Yalentia, 768. Pluies sur le N. et l’O. de l’Europe; en France : Toulon, 54; Marseille, 28; Cherbourg, 21; Biarritz, 9; Brest, 5; Paris, 3. Temp. du matin : Arkangel, —24°; Paris, 2; Alger, 11; Pic du Midi, — 12; moyenne à Paris : 5°,7 (normale : 5°,8). —Le 14. Nouvelle dépression au voisinage de l’Islande, ySo; dépression sur la Méditerranée occidentale; fortes pressions sur le N. de la France et l’Allemagne. Pluies sur la Baltique, l’Allemagne, le S.
- de la France : Cette, 64; Marseille, 17; Lyon, 7; Biarritz, 1. Temp. du matin : Arkangel, —-21°; Paris, 1; Alger, 10; Puy de Dôme, — 1 ; moyenne à Paris : 4°,8 (normale : 5°,7). — Le i5. Aire de forte pression de l’E. à l’O. : Irlande, 768; Bucarest, 771; faible dépression sur la Méditerranée occidentale, ainsi que sur le N. de la Scandinavie : Bodoe, 752. Neiges et pluies sur le N. et le S.; en France : Toulon, 55; Perpignan, 46; Biarritz, 20; Sanguinaires, 12. Temp. du matin: Arkangel, — 190; Paris, 1 ; Alger, 10; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 4°i4 (normale : 5°,8). — Le 16. Aire anticyclonique sur la France et l’Allemagne : Brest, 770; Berlin, 765; dépression au voisinage de l’Islande : Seydisfjord, 737. Pluies sur le S.; en France : Sanguinaires, 47; Sicié, 33; Nice, 23; Perpignan, 18; Bordeaux, i5; Lyon, 10. Temp. du matin : Haparanda, — 140; Paris, o; Alger, 14; moyenne à Paris : 40»1 (normale : 5°,9). — Le 17. Extension de la dépression d’Islande vers l’E. et le S. : Christiansund, 734; fortes pressions sur le S.-O. : Biarritz, 769. Pluies sur le N. et le S. Temp. du matin : Paris, i°; Alger, i3; Puy de Dôme, 1; moyenne à Paris : 5°, 2 (normale : 6°). — Le 18. Vaste zone de basse pression sur tout le continent : Finlande, 739; O. des Iles-Britanniques, 765 et au-dessus. Pluies sur le N. et vers l’Adriatique; en France : Dunkerque, 10; Cherbourg, 5; Brest, Nantes, 3. Temp. du matin : Hernoesand, —5°; Paris, 5; Alger, i4; Puy de Dôme, —1; moyenne à Paris : 4°»6 (normale : 6°,i). —Le 19. Valentia, 770; Seydisfjord, 749; Finlande, 749; Nice, Rome, 752. Pluies sur le N. et l’O.; en France: Besançon,^17 ; Limoges, 12; Biarritz, 9; Dunkerque, 5; Paris, 2; Brest, 1. Temp. du matin : Uleaborg, —4°; Paris, o; Alger, 16; Puy de Dôme, 9; moyenne à Paris : 3°,3 (normale : 6°,2). — Phases de la Lune : Premier Quartier le 18, à 3 h. 46 du matin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY j E.-A. MARTEL
- Professeur à 1 École des Mines i Ancieij Président de la Commission centrale
- et à 1 École des Ponts et Chaussées. j de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « L,ü Nâtlire » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Paris (Yle)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1923 — 2 AVRIL 1910
- SUPPLÉMENT
- JtaD
- INFORMATIONS
- Inauguration du musée océanographique de Monaco. —- La cérémonie a eu lieu le mardi 29 mars avec une solennité imposante dans la grande salle du beau monument déjà figuré à notre numéro 1715 (7 avril 1906). La réunion était exceptionnellement brillante, l’attrait de cette fête dans son merveilleux décor ayant attiré une assemblée de choix, d'ailleurs rigoureusement sélectionnée. Parmi les séductions du programme, il faut citer la grande fête vénitienne du mercredi 3o et les excursions à la Turbie et aux grottes de Grimaldi. Quant aux travaux scientifiques notons les séances de la Commission de l’Atlantique, de la Commission de la carte bathymétrique, et du Comité de perfectionnement de l’Institut Océanographique. Dans un prochain article nous reparlerons du Musée même, organe scientifique véritablement remarquable qui doit attirer à S. A. S. le prince de Monaco la gratitude de tous les naturalistes.
- Sur la fondation de bourses industrielles. — Notre confrère, le Journal of the Society of Chemical Industry, a inséré, assez récemment, un article de M. Duneau, professeur à l’Université de Kansas, aux Etats-Unis, qui préconise la fondation de bourses industrielles dans les universités américaines, afin d’intéresser les industriels aux recherches scientifiques. Il développe les raisons de cette création et son utilité. L’université de Kansas a accepté la création de dix bourses dont les titulaires recevront une subvention variant de 25oo fr. à 10000 fr. par an, fournie par des industriels pour étudier des procédés choisis par eux. Si le boursier fait une découverte utilisable en pratique, il trouvera une situation chez le fondateur de la bourse qui se charge d’exploiter le procédé moyennant une redevance de 10 pour 100 à l’inventeur.
- Parmi les questions mises à l’étude se trouvent : l’utilisation des résidus de la fabrication du beurre (caséine, acide lactique), la chimie de la panification, les constituants du pétrole brut, les perfectionnements dans la fabrication de la fonte émaillée, les relations entre les propriétés optiques du verre et sa composition chimique, les nouveaux usages du ciment de Portland, la nouvelle utilisation de l’ozone. On voit que les futurs boursiers ne manqueront pas d’ouvrage s’ils veulent approfondir toutes ces questions si importantes et si modernes.
- Il nous a semblé intéressant de signaler cette innovation bien américaine; nos industriels trouveraient peut être là, une voie à suivre pour arriver au perfectionnement dé l’outillage ou des procédés de fabrication, et leur initiative ne pourrait que profiter au développement économique de notre pays tout en contribuant d’une façon efficace à cette alliance et à cette union si nécessaire de la science et de l’industrie.
- Éruption de l’Etna. — L’Etna vient de présenter une éruplion importante qui a menacé un moment d’égaler celle de 1894. La plus grande source de lave était située
- au pied du mont Castellazzo, à 5 km Sud du cratère central. Il en sortait dans le sens du Sud un courant de lave large de plus de 100 m. qui avançait d’environ 36 m. par heure. Le 25 mars, le courant avait envahi la contrée de Galvagna en détruisant sur son passage les châtaigneraies. Un autre courant s’approchait des contrées fertiles de Palazzello et l’on s’attendait à le voir atteindre la grande route de Nicolosi à Belpasso qui est à i5 km Sud de l’Etna. Un autre courant marchait également vers le Sud dans la direction de Nicolosi.
- Un laboratoire de radioactivité à Paris. — L’Université de Paris et l’Institut Pasteur viennent d’être autorisés à entreprendre à frais communs l’aménagement d’un laboratoire de radioactivité dans les terrains de la rue Saint-Jacques. Ce nouveau laboratoire comportera deux sections, l’une réservée aux recherches scientifiques, dirigée par Mme Curie, l’autre consacrée aux applications médicales et placée sous la direction de l’Institut Pasteur.
- La coloration des argiles dans les calcaires. —
- On sait que les chaux hydrauliques s’obtiennent par la cuisson de calcaires argileux, ou plus exactement siliceux. Il se produit, dans cette cuisson, des silicates de chaux susceptibles de durcir en s’hydratant. Les éléments utiles sont donc la silice et la chaux, cette dernière à l’état de carbonate et en proportion plus que suffisante pour former le silicate de chaux, la quantité de chaux restant libre produisant en s’éteignant la désagrégation de la masse. Les proportions d’alumine et de fer ne doivent pas dépasser 3 pour 100. Or la silice, l’alumine et la chaux donnent de l’argile dont la proportion doit donc rester faible. Mais la composition chimique du calcaire n’intervient pas seule pour assurer la qualité de la chaux hydraulique. La silice et la chaux ne se combinent par cuisson que si les grains de silice sont d’une extrême finesse. Des grains de quartz et de la craie, même mélangés en proportion convenable, ne donneront jamais de la chaux hydraulique. Les dimensions exigées sont de l’ordre du p. ( 1/1000 de millimètre). L’analyse chimique ne renseigne donc qu’incomplète-ment sur les qualités d’un calcaire ; jusqu’à ces derniers temps on ne connaissait pas de méthode pratique pour étudier l’état de division de la silice alumineuse, c’est-à-dire de l’argile au sein d’un calcaire. Le microscope même ne donne aucun résultat. La question, reprise récemment par M. Grandjean1, ingénieur des Mines et professeur à Saint-Etienne, semble être entièi*ement résolue. M. Grandjean a réussi à trouver une série de réactifs colorant l’argile et laissant intact le calcaire. Après coloration, les moindres particules d’argile apparaissent très nettement sur le fond blanc formé par le calcaire, et on peut en étudier la distribution. Le réactif employé est une solution d’aniline dans le xylol. Cette
- 1 Bulletin de la Société minéralogique. — Revue de Métallurgie, Mars 1910.
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- INFORMATIONS
- méthode, toute récente, n’a pas encore été essayée industriellement, mais semble devoir se répandre rapidement quand les conditions pratiques d’application en seront bien définies. Elle offre, en effet, la solution d’un important problème pour les fabriquants de ciments qui exploitent toujours des bancs d’une certaine hétérogénéité, dont certaines parties donnent des mécomptes que la méthode de M. Grandjean permettra d’éviter. Dès à présent, la Société des ciments du Teil fait procéder.à des essais qui aboutiront prochainement et permettront de transporter dans l’industrie cette méthode imaginée dans un laboratoire purement scientifique. Outre son intérêt pratique, le travail de M. Grandjean présente un grand intérêt théorique. Il précise les conditions d’absorption des matières colorantes par les minéraux et permettra sans doute d’expliquer la coloration des argiles naturelles, des schistes, etc.
- Un pilotis de l’âge du bronze. — Nous avons signalé dans La Nature (n° 1914, du 29 janvier 1910, informations) des pieux de bois, trouvés près d’Arles, datant de l’époque romaine, et remarquablement conservés. A ce sujet, M. le professeur A. Forel, de Morges (Suisse) a bien voulu nous envoyer la photographie ci-jointe, représentant la pointe d’un pilotis encore plus remarquable, puisqu’il est non moins bien conservé et qu’il date de l’âge du bronze.
- Cette pointe de pilotis provient,nous écrit M. Forel, du palaffite de Boiron, près de Morges, sur le lac Léman. Le bois est de chêne : on y reconnaît distinctement les coups de hache qui ont servi à le façonner et qui sont aussi nets que si le charpentier les avait portés hier. La pointe de fiche mesurait 1,55 m.; elle se trouvait sous 3,3o m. d’eau lorsque M. Forel l’a accrochée, l’année dernière. La photographie étant au i/5, on voit que la partie conservée a environ soixante centimètres.
- Un nouveau procédé de métallisation. — Il a été
- imaginé par M. A. Rosenberg qui en a exposé récemment les détails à la Royal Society of Arts de Londres. Il est basé sur l’emploi de poudres spéciales faites avec le méial à déposer; M. Rosenberg les nomme galva-nites ; il suffit de frotter avec elles le métal à recouvrir pour former à la surface de celui-ci le dépôt voulu. D’après l’auteur, ces poudres représentent des bains électrolytiques secs ; il faut, du reste, les frotter avec un chiffon mouillé pour produire le dépôt adhérent. La poudre galvanite à zinguer comprend : du zinc en poudre à déposer, du magnésium en poudre qui joue le rôle d’électrode positif, du sulfate d’ammonium qui joue celui d’électrolvte soluble en présence d’humidité, de la craie pour alcaliniser, une poudre inerte pour diluer. Dans ce procédé le décapage est inutile.
- Electrification d’une partie du réseau du rchemin de fer du Midi.—La Compagnie des chemins de fer du Midi a accepté, en 1908, la concession de lignes à construire dans la région des Pyrénées : ligne d’Auch à Lannemezan, Tarbes à Castelnaudary, Pau à Hagetmau,
- Ax-les-Thermes à Puycerda et de Bedons la frontière. Ce nouveau réseau d’environ 25o km de longueur avec déclivités atteignant 42 mm par mètre et courbes descendant jusqu’à 200 m. de rayon sera à traction électrique, l’Etat devant fournir l’énergie électrique nécessaire à la traction, ainsi que sa distribution sur le réseau. En attendant la construction de ce nouveau réseau la Compagnie du Midi a décidé l’électrification immédiate d’une partie des lignes Pyrénéennes de son réseau ancien, entre Montrejeauet Pau avec les embranchements vers Bagnères-de-Luchon, Arreau, Bagnères-de-Bigore, Pierrefite, Laruns et Olorons-Sainte-Marie. Le développement de ces lignes est de 280 km dont 1x2 à double voie avec déclivités atteignant sur la rampe de Capvern entre Montrejeau et Pau 33 mm par mètre et courbes dont le rayon n’est pas inférieur à 3oo m. Dans un avenir très prochain la Compagnie du Midi décidera très probablement l’électrification de la ligne de Toulouse à Montrejeau d’une longueur de io5 km à double voie et profil facile. Quatre usines hydroélectriques devant fournir une puissance totale de 4-5 à 5oooo chevaux sont prévues. Les travaux d’une de ces usines sont commencés et les études des autres sont activement poussées. Le courant à fournir par ces usines est du courant alternatif monophasé à ia fréquence de 16 périodes 2/3 sous la tension de 60000 volts. Cinq sous-stations installées à Pau, Lourdes, Tarbes, Lannemezan et Montrejeau de puissances sensiblement égales, abaisseront la tension à 12000 volts pour l’envoyer ensuite dans les fils aériens de travail. La traction se fera au moyen d’automotrices pour les trains d’embranchement et ceux à faible parcours et peu chargés. Les moteurs de ces automotrices auront une puissance de 400 chevaux continus. Le poids de ces automotrices sera d’environ 5o tonnes et elles pourront remorquer quatre voitures de i5 à 18 tours sur des rampes de 20 mm. Ces automotrices peuvent transporter 16 à 20 voyageurs de ire classe et 3o à 34 voyageurs de 2e classe. Elles contiennent, en outre, un compartiment pour les bagages et deux cabines pourrie wattman. Pour les trains lourds de voyageurs et les trains de marchandises la traction se fera au moyen de locomotives dont les moteurs pourront développer une puissance de 12 à i5oo chevaux à des vitesses de 65 km à l’heure pour les locomotives à petite vitesse et à des vitesses de 100 km pour celles à grande vitesse. Des essais comparatifs avec des locomotives établies par différents constructeurs, sur un programme uniforme étudié par la Compagnie du Midi, qui se feront, dans le courant de 1910, sur la ligne de Perpignan à Yillefranehe permettront d'établir définitivement le type de locomotive à employer. Une somme d’environ i5 000 000 sera dépensée par la Compagnie du Midi pour cette première électrification.
- Sur l’étude de la source du Fiuggi, près d’Anticoli di Campagna. — L’étude des eaux de source au point de vue radio-actif se répand de plus en plus. C’est ainsi qu’en Italie, on a constaté que l’eau de la sourcè du Fiuggi, près d’Anticoli di Campagna, qui ne contient que 60 milligrammes de matières minérales par litre, est physiologiquement très active. L’analyse physico-chimique a montré qu’elle est fortement radio-active, par suite de la présence d’émanation de radium, mêlée probablement de celle du thorium. Les roches d’où sort cette source, les gaz qu’elle retient à l’état inclus sont tous radio-actifs. L’eau, bien que ne contenant pas de matière organique, possède une assez forte action catalysante, provenant vraisemblablement d’un peu d’acide vanadique à l’état colloïdal.
- Roulements à billes pour voitures de chemin de fer. — L’administration des chemins de fer prussiens fait depuis quelques années des essais en vue d’expérimenter l’emploi des roulements à billes substitués aux coussinets ordinaires, pour les fusées des essieux de voitures. Une voiture de 20 classe et une voiture de 3° classe à trois essieux ont été munis en xgo3 de roulements à billes et soumises depuis cette date à l’épreuve de la pratique. Les résultats ne paraissent pas avanta-tageux dans tous les cas; le roulement à billes par lui-même est fort cher et ne diminue pas très sensiblement l effort de traction nécessaire ; sauf cependant lors des démarrages, l’effort nécessaire au démarrage est réduit au 1/10. Ces roulements ne semblent donc se recommander que pour les trains omnibus et de banlieue.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- *r> Chimie
- Le caoutchouc artificiel. — Le caoutchouc subit, depuis quelques mois, une hausse fantastique, sans précédents peut-être dans l’histoire des produits naturels. Le prix est actuellement plus de 5 fois supérieur au cours normal. Nous ne chercherons pas à expliquer ce phénomène économique qui jette, en ce moment, une très grave perturbation dans de nombreuses industries, en particulier celle de l’automobile. Mais de l’excès du mal sortira peut-être le remède. En même temps qu’à la hausse continue du caoutchouc, nous assistons à l’énergique effort des inventeurs pour lui substituer des produits nouveaux, jouissant des mêmes qualités élastiques et moins coûteux. Innombrables sont les brevets pris dans ce but.
- La synthèse du caoutchouc n’est malheureusement pas encore un fait accompli, malgré les progrès réalisés dans 1 étude de cette matière. Mais les connaissances chimiques aujourd’hui accumulées à son sujet, constituent un arsenal assez complet où quelque savant heureux réussira, peut-être à bref délai, à puiser les matériaux nécessaires pour reproduire en laboratoire l’œuvre de la nature.
- Le caoutchouc est un terpène polymérisé. Déjà une méthode a été proposée et brevetée (brevet Heinemann, 1907) pour en effectuer la synthèse. La première étape de cette reconstitution serait la production de l’hydrocarbure non saturé de formule CH2 : GH. CH-CH2, qui s’obtient en faisant passer un mélange d’acétylène et d’éthylène à travers un tube de gaz chauffé. Puis cet hydrocarbure traité par du chlorure de méthyle fournit de l’isoprène de formule CH2. C (CH3) CH-CH2; l’iso-prène traité par l’acide sulfurique concentré, se convertit par polymérisation en une substance très semblable au caoutchouc, sinon identique. Les matières premières sont simplement l’acétylène, l’éthylène, le chlorure de méthyle, qui peuvent s’obtenir très aisément à partir du carbure de calcium, de l’alcool et des résidus de la fabrication du sucre de betterave. Voilà donc une réaction fort séduisante; reste, à savoir si le produit qu’on en retire est bien identique par ses propriétés physiques au caoutchouc naturel et si la méthode peut être appliquée en grand. Il n’est pas encore possible de se prononcer à cet égard.
- En attendant l’apparition du caoutchouc synthétique, de toutes parts surgissent des succédanés du caoutchouc, produits qui n’ont rien de commun, du point de vue chimique, avec le caoutchouc véritable.
- La plupart recourent à l’huile de lin partiellement oxydée et mélangée de substances diverses. L’huile de lin en absorbant de l’oxygène se solidifie, en effet, donnant naissance à une matière d’une certaine élasticité. L’huile est souvent traitée par le soufre ou le sulfure de carbone, opération qui rappelle la vulcanisation. D’autres huiles peuvent être également utilisées : huile de colza, de maïs, d’arachides, etc. Les huiles nitrées sont aussi employées parfois pour être transformées en succédanés du caoutchouc. L’huile est traitée par un mélange d’acides nitrique et sulfurique; souvent aussi elle est oxydée au moyen de peroxyde de plomb, ou encore par chauffage à l’air.
- M. Simmonds, dans notre confrère anglais Nature, cite une autre catégorie de succédanés où avec l’huile sont incorporés des produits divers, tels que goudron, braie créosote (caoutchouc Fenton) ozokérite, spermaceti, etc.
- Le brevet Perkin fait appel à la gélatine dissoute dans la créosote, puis traitée par du bichromate de potassium, de la formaldéhyde ou de l’acide tannique qui rendront la gélatine insoluble. Rappelons le bakélite, produit de condensation delà formaldéhyde et du phénol, récemment décrit dans La Nature et qui grâce à ses qualités plastiques peut pour certains usages se substituer au caoutchouc. Inutile de dire qu’aucun des succédanés du caoutchouc ne peut prétendre aux qualités du modèle : il existe un moyen très simple pour éviter toute tromperie. Les substances que nous venons de nommer et
- qui dérivent d’huiles diverses, sont saponifiables par les alcalis : réaction très nette et qui n’appartient pas au caoutchouc véritable.
- Enfin il existe des substances que l’on pourrait nommer des demi-succédanés : mélanges de caoutchouc avec d’autres gommes ou latex naturels.
- Automobilisme
- Le testophone. — Les automobilistes « dans le train » ont adopté ce nouvel appareil sonore qui nous change de la monotonie des coups de trompe que nous entendions sans cesse. Le testophone est à quatre trompes donnant chacune une note différente ; de plus ces notes se répètent c1 tel que deux mêmes n raient sortir successivement de l’appareil.
- L’appareil comporte une forte poire de caoutchouc qui envoie de l’air dans deux canalisations. La première comporte un piston mobile dans un corps cylindrique. Ce piston est terminé, par un rochet susceptible de s’engager dans une roue terminant le cylindre distributeur d’air dans les cornets. Dès que l’air chasse le piston, le rochet actionne le cylindre et lui fait faire un huitième de tour, et, grâce à un épaulement porté par le rochet, le retour en arrière du cylindre est rendu impossible, l’épaulement achevant le huitième de tour que le rochet aurait commencé après ën avoir effectué un précédent.
- La seconde canalisation quitte latéralement le corps de pompe au-dessus du piston et se rend à l’enveloppe du cylindre distributeur sur laquelle elle est soudée au-dessous et vers le milieu. Dans cette même enveloppe débouchent également les prises d’air des quatre cornets : deux au-dessous et deux au-dessus. Le cylindre à rochet, actionné comme nous l’avons dit plus haut par le piston chassé par l’air, est percé sur tout son pourtour et suivant une même circonférence, de huit trous circulaires qui viennent se placer l’un après l’autre en face de l’arrivée d’air ménagée dans l’enveloppe, pendant la rotation du cylindre. De plus, quatre autres ouvertures circulaires, appelées à correspondre avec les quatre entrées des trompes, sont encore ménagées dans ce cylindre et placées deux à droite, deux à gauche de telle manière que, pendant une révolution, chacune d’elles se présente deux fois devant l’entrée de chaque trompe. L’air chassé par la trompe pénètre donc dans le cylindre par la rangée des huit ouvertures annulaires et se distribue par les quatre autres ouvertures.
- II importe de remarquer que le cylindre distributeur portant huit rochets et huit trous d’entrée d’air et n’ayant que quatre trous de sortie, l’appareil doit donner, pour un tour de cylindre, deux séries du même accord. Cela a lieu, en effet, mais, dans le but de rompre la monotonie des émissions, c’est-à-dire afin d’éviter que chaque note revienne toujours au même moment et après la même note, la distribution a lieu de telle manière que chacun des trous de sortie d’air actionne deux trompes. Les notes sortent ainsi dans un ordre tel que le même son ne puisse être répété immédiatement.
- Cet appareil vient d’être modifié quant à sa forme extérieure, moins volumineux et mieux protégé contre la poussière ; le principe distributeur reste le même. — Le testophone est en vente chez M. Maurice Outhenin-Chalandre, 4, rue de Chartres, Neuilly-sur-Seine.
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- SCIENCE APPLIQUEE
- Physique amusante
- La bougie et l’entonnoir. — C’est, si l’on veut, un petit problème d'aérodynamique. Il peut prendre place dans la collection de ces tours de magie faciles à reproduire et qui intriguent toujours les spectateurs.
- Le matériel est des plus simples : une bougie allumée et un entonnoir. Vous donnez l’entonnoir à une personne non initiée aux; lois de l’écoulement des gaz, et vous la priez d’éteindre la bougie en soufflant à travers l’entonnoir par le petit bout. Son premier mouvement est
- de se placer bien en face de la bougie et de la souffler de toutes ses forces. La flamme de la bougie ne vacille même pas. L’opérateur, maladroit multiplie ses efforts, mais toujours sans résultat.
- Vous prenez à votre tour l’entonnoir et, sans la moindre difficulté, d’un seul souffle, vous éteignez la bougie.
- Yoici le secret de ce petit tour : notre figure le précise nettement ; il faut que l’entonnoir soit placé obliquement par rapport à la flamme, l’air insufflé en effet, glisse le long des parois coniques tandis qu’au centre de l’entonnoir se forment des remous avec un très léger appel d’air. Il faut donc placer l’entonnoir de façon que le courant qui suit les parois puisse rencontrer la flamme et bien se garder de suivre la première inspiration qui vous force à placer l’axe de l’entonnoir dans le prolon-
- ipproche par trop, vers l’intérieur de l’entonnoir, attirée par le courant d’appel.
- Le mouvement tourbillonnàire de l’air peut, du reste, être mis facilement en évidence, si l’on se sert d’un entonnoir en verre et que l’on y insuffle un peu dé fumée de tabac.
- Cyclisme 'S'C&J
- Le Wheel Spender. — C’est un dispositif qui permet le démontage et le remontage instantanés de la roue arrière de toute bicyclette, sans avoir à retirer la chaîne, ni à régler à nouveau sa tension. Les cyclistes comprendront de suite tout l’intérêt que présente ce perfectionnement apporté à la construction classique des bicyclettes.
- Le Wheel Spender est une patte en acier nickelé ; on en place une de chaque côté de la fourche arrière de la bicyclette, à la place des tendeurs ordinaires qui se trouvent ainsi complètement supprimés. Le Wheel Spen-
- I. Le Wheel Spender.
- i. Démontage d’une roue arrière de bicyclette munie du Wheel Spender.
- der comporte un boulon avec sa rondelle et une tige filetée munie d’un chapeau et d’un écrou (voy. fig. i). Comme on le voit sur la figure 2, la patte est disposée verticalement, de sorte que, lorsque les écrous sont desserrés, il suffit de soulever le cadre pour dégager la roue. Dans' la construction ordinaire au contraire, la chaîne retient la roue, et l’on ne peut démonter la roue sans démonter au préalable la chaîne. Le Wheel Spender paraît donc présenter de grandes commodités; mais toute médaille a son revers ; il exige évidemment de la part du cycliste une attention toujours en éveil sur le serrage
- des boulons arrière; sinon la roue pourrait bien, involontairement cette fois, quitter la bicyclette. Du reste, pour un bon cycliste, qui surveille toujours de près sa machine, notre objection n’en sera pas une. — Le Wheel Spender est en vente chez M. H. Massu, 68, rue de Bondy, à Paris. Prix : 4 francs la paire.
- Aviation
- Radiateur pour l’aviation. — Les organes secondaires de la partie mécanique des aéroplanes demandent, au même titre que le moteur, à être étudiés spécialement en vue de leur nouvelle affection en considérant le triple point de vue du poids, de Pencombrement et de la résistance au vent. Le refroidisseur Grouvelle et Arquembourg que représente notre dessin est l’un des premiers qui aient été construits dans ce but. Il apporte le maximum de refroidissement avec le minimum de poids, étant constitué par des feuilles et des tubes de cuivre de faible épaisseur qui présentent cependant une rigidité parfaite.
- Les constructeurs utilisent le tube « Gamma » qui offre le minimum de résistance à l’air et une grande surface de refroidissement. Ce tube est à section trapézoïdale et l’épaisseur de la paroi n’est que de 18 centièmes de .millimètre dans la plupart des cas.
- Ils sont réunis à leurs extrémités par des réservoirs faits de feuilles de cuivre de 5 dixièmes de millimètre et dont la forme, dite coupe-vent, présente aussi peu de résistance que possible au vent. Les deux réservoirs peuvent ou non être construits avec cette forme ; mais il est des cas où cela n’est pas nécessaire, tout dépend de l’emplacement de l’appareil sur l’aéroplane. On exécute ainsi des réservoirs dont le poids ne dépasse pas
- ï2 kilogrammes et qui sont suffisants pour un moteur de 4° chevaux. — Les constructeurs sont MM. Grouvelle, Arquembourg et C!e, 71, rue du Moulin-Vert, Paris.
- Radiateur pour aviation.
- "Jouets
- Monoplan Ayrel à hélice arrière. — Les petits aéroplanes jouets se multiplient avec une étonnante rapidité, et il nous faudrait maintenant une rubrique spéciale pour tenir nos lecteurs au courant de tous les nouveaux appareils de ce genre.
- En voici un, cependant, que nous avons vu fonctionner et qui nous paraît intéressant par le soin apporté à sa construction, et l’application qu’a mise son inventeur à bien proportionner ses surfaces portantes. A noter en
- Le monoplan à hélice arriére.
- outre que l’hélice est à l’arrière et non à l’avant; comme dans la plupart des jouets monoplans. L’une des ailes est gauchie et ce gauchissement assure à l’appareil une remarquable stabilité sur sa trajectoire.
- L’aéroplane se compose de deux plans de différente grandeur fixés aux extrémités d’un tube démontable en aluminium, ils sont faits de soie légère fixés sur un cadre en rotin. Quant au moteur, c’est le moteur toujours employé pour les jouets, le faisceau de caoutchouc qui n’est pas sans présenter de multiples inconvénients et dont quelque inventeur ingénieux devrait bien nous débarrasser. — L’aéroplane Ayrel a été imaginé par M. R. Lœwy, 5, rue Georges Ville.
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
- La stérilisation de l’eau. — Il y a quelques jours (Yoy. La Nature, 5 mars 1910) M. Loucheux indiquait un des meilleurs procédés de stérilisation de l’eau par les rayons ultra-violets, procédé d’avenir et qui permettra d’avoir dans toute ville pourvue d’électricité, une distribution d’eau absolument pure. Pour le moment c’est encore un procédé d’exception, mais qui ne tardera pas, j’en suis convaincu, à se généraliser. Il faut, dans la majorité des cas et c’est le conseil que nous donne l’été la Préfecture de la Seine, quand les réservoirs d’eau de source sont épuisés ou quand les sources elles-mêmes sont comme pendant les inondations plus ou moins contaminées, il faut faire bouillir l’eau. De tous c’est le procédé le plus simple et qui donne la sécurité la plus complète. A Alfort, quand les puits étaient remplis de l’eau bourbeuse de la Seine ravageuse, M. Barrier, le directeur de l’Ecole vétérinaire, se trouva fort dépourvu pour alimenter le personnel de l’Ecole et les 5oo malheureux sinistrés qui y avaient été recueillis ; il n’avait tout d’abord à sa disposition que l’eau limoneuse de l’inondation. Un peu plus tard, on put avoir l’eau moins vaseuse, mais encore trouble et polluée du puits de l’établissement. Le professeur de chimie, M. Monvoisin, se chargea de’ purifier l’eau. Il ajouta par litre 3o centigrammes d’alun ; en quelques heures l’eau devenait limpide. On la faisait bouillir et on eut pour toute la colonie de réfugiés une eau parfaitement potable et en quantité plus que suffisante.
- M. Debuchy qui propose un moyen ingénieux d’uti-
- liser le désinfectant par excellence, le permanganate de potasse, se place à un point de vue spécial. Il suppose, Ile cas n’es tpas rare dans les voyages ou les expéditions coloniales) qu’on ne puisse avoir de l’eau bouillie. On utilise dans ce cas le permanganate qui a, avec ses qualités, un gros inconvénient, c'est qu’on a besoin de neutraliser l’excès de sel employé avec le carbonate de soude, l’hyposulfite de soude qui modifient les qualités de l’eau. Pour réduire cet excès, il conseille d’avoir recours à un produit qui est un excellent réducteur, la résorcine. On purifiera un litre d’eau avec 20 centigrammes de permanganate de potasse et il suffira d’une proportion très faible de résorcine, 4 à 5 centigrammes, pour neutraliser complètement l’excès de permanganate.
- La réduction est, on peut le dire, presque instantanée. Si l’on a à purifier l’eau en service habituel à Paris, la dose est encore moindre : 3 à 4 centigrammes de permanganate suffiront pour un litre d’eau; ajoutez-y 4 milligrammes de résorcine et l’excès de permanganate est neutralisé ; il ne reste qu’à filtrer sur du coton hydrophile ou du papier pour avoir une eau parfaitement stérilisée.
- Le procédé est simple et utile à connaître, car il peut rendre service dans certains cas, aux médecins et aux hygiénistes. Dans la pratique ordinaire, contentez-vous de faire bouillir l’eau et songez à la stérilisation de l’eau par les rayons ultra-violets, que l’on commencé à installer dans les ménages. Dr A. C.
- VARIETES
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- Le Soja ou fève de Mandchourie. Production et utilisations. — Depuis l’année 1908, on se préoccupe beaucoup, en France, des importations considérables qui se font de la graine du Soja, plante de l’Asie orientale, dont la culture a pris une énorme extension en Mandchourie, depuis cette époque. Les exportations de ce pays en fèves ou graines et en tourteaux de Soya ou Soja, vers l’Europe, ont dépassé 200000 tonnes en 1908. Jusqu’ici cette exportation, par le port de Dalny, a été dirigée surtout vers l’Angleterre. De novembre 1908 à juin 1909, le port de Yladivostock a exporté, à lui seul, i63 000 tonnes de ces graines, dont plus de la moitié aux Etats-Unis où la fève Soya fournit une huile industrielle, utilisée pour le graissage des machines et par la savonnerie. La production de ces graines varie entre 800 000 et 1 million de tonnes et tout fait prévoir un développement plus considérable. Les envois de la Chine et du Japon menacent de concurrencer nos légumineuses alimentaires indigènes. Les Japonais utilisent cette fève, non seulement pour l’alimentation des animaux, mais encore pour la nourriture de l’homme; pendant la guerre russo-japonaise, les soldats japonais consommèrent ces fèves qui ont des qualités nutritives exceptionnelles.
- Le Soja (Soya beans), est connu dans le commerce sous les noms de Haricot de Chine, Pois oléagineux du Japon. La graine a l’apparence du haricot nain, d’une teinte blanche, légèrement chamoisée, elle est ovoïde, lisse, un peu comprimée, l’ombilic est brun.
- Cette plante appartient au même genre que le Soja hispida, dont la culture a été tentée en France, sans grand succès, notamment à Etampes, depuis plus d’un demi-siècle. Elle est très rameuse, hispide, presque dans toutes ses parties. Les tiges ont 80 cm à 1 m. de hauteur; les feuilles sont trifoliées, supportées par un long et gros rachis à folioles cordiformes très développées ; les fleurs sont jaunes ou violettes suivant les variétés; les gousses, très nombreuses, sont réunies par deux des ramilles contenant un à trois grains.
- La culture de la fève de Mandchourie est facile et avantageuse, car la plante absorbe l’azote de l’air, sans appauvrir le sol. Cette culture est surtout intéressante
- lorsqu’on së propose d’utiliser la graine. En Angleterre, on travaille depuis peu les graines de Soja pour en extraire l’huile qui est saine, très nutritive et a une très grande valeur, surtout pour la savonnerie. En Allemagne, cette fève est employée pour la préparation de la levure artificielle de distillerie ; elle renferme une proportion importante de matières fermentescibles et une ferment analogue à la diastase du malt, qui transforme la fécule en sucre fermentescible. Les recherches de M. le Dr Calmette, de l’Institut Pasteur de Lille, ont permis d’extraire de ces graines des diastases d’effets différents suivant qu’elles proviennent de graines plus ou moins avancées en maturité.
- Messi et Baeker assignent aux fèves de Soja la composition suivante, pour 100 : eau 10; caséine soluble 3o ; caséine insoluble 7 ; huile 18; dextrine 10; albumine o,5. Les fèves complètement mûres ne contiennent que très peu d’amidon. YVolff et Grandeau ont trouvé dans ces graines : 10 pour 100 d’eau; 33,4 de matières azotées; 77,7 de matières grasses; 29,2 de matières extractives non azotées; cellulose 4 > 8 ; cendres 5,o.
- Récemment, M. Liyuying, délégué du gouvernement chinois en Europe, fit à la Société nationale d’agricul-iure de France, une communication fort intéressante sur les usages alimentaires, thérapeutiques, agricoles et industriels du soja : farine, pain pour diabétiques, gâteau, sauce condimentaire, confitures, lait cru, fromages frais, etc. On en obtient aussi des tourteaux qui donnent lieu à une industrie très florissante en Chine. Le port de Chefou en exporte, en Europe, plus de 100000 tonnes annuellement; celui de New Ghang accuse un trafic représenté par plus de 6 millions de francs par an. Le soja travaillé suivant les procédés européens donne un rendement bien supérieur à celui obtenu par les procédés indigènes, très primitifs. Ces tourteaux sont fabriqués avec les résidus de deux industries chinoises bien distinctes : l’extraction de l’huile et la fabrication du fromage de soja, dont la consommation est générale dans toute l’étendue du pays. Ces résidus, bien préparés, sont excellents pour le bétail; ils contiennent plus de 45 pour 100 de mortières protéiques ; leur valeur oscille entre 20 et 25 fr. les 100 kg; celle
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- VARIÉTÉS
- de la graine ou fève varie de 20 à 21 fr. les 100 kg, eu égard aux principes utiles. Le rendement en tourteaux représente plus de 80 pour 100 de la matière première.
- Le soja, si répandu en Extrême-Orient est cultivé aussi en Europe, mais les variétés jusqu’ici introduites étaient trop sensibles au froid; aux Etats-Unis, sa culture se répand beaucoup. Pour réussir cette culture en France, il faut d’abord étudier les nombreuses variétés de cette plante et choisir celles pouvant le mieux s’adapter à notre climat. Cette légumineuse est annuelle ; elle préfère les terrains argilo-calcaires et argilo-siliceux, bien ameublis, riches en engrais, surtout en acide phosphorique. On la sème dès que les gelées ne sont plus à craindre, en avril ou mai, à la volée ou en lignes espacées de 4° à 5o cm, en distançant les touffes de 5o cm environ et en raison de trois ou quatre graines par touffe ; soit 80 à 100 kg de semences par hectare. Pendant la végétation, on donne des binages et des sarclages pour détruire les mauvaises herbes. La culture est en somme analogue à celle des haricots. La plante sort de terre au bout d’une vingtaine de jours. On récolte quand les gousses sont parvenues à maturité. Le produit en grains varie de 23oo à 2600 kg à l’hectare et même au delà si l’on fait usage des engrais phosphatés. Les feuilles et tiges, de même que la farine obtenue des graines constituent un bon aliment pour le bétail. Comme valeur culinaire, la graine est assimilable au haricot flageollet.
- On jette les grains secs dans une première eau bouillante, d’où on les retire après cinq minutes pour les faire cuire ensuite dans une seconde eau. Dans le Midi, le soja torréfié s’emploie en guise de café.
- La plante peut fournir de 20 000 à 3o 000 kg de fourrage vert par hectare.
- L’huile est extraite de la graine au moyen de dissolvants.
- L’intérêt qu’offre le soja est encore augmenté par son emploi pour la nourriture des personnes atteintes du diabète sucré. Si le soja, qui se vend actuellement, chez les marchands grainiers, ifr,70 à 2 francs le kilogramme, pouvait être vendu la moitié ou le tiers dve ce prix, ce serait là assurément une culture des plus riches. Pour le traitement du diabète, on utilise la grande richesse en matières azotées et grasses de la graine qui est pauvre en amidon, ennemi des diabétiques. Le pain de soja est ainsi composé : 3oo gr. de farine de soja, 3 œufs et i5o gr. de beurre de première qualité. On mêle le tout, on ajoute une cuillerée à café de sel et un verre ordinaire d’eau tiède. Après pétrissage, on laisse reposer un quart d’heure environ, puis on étend sur une tôle que l’on met au four de cuisine. Ce pain est deux fois plus riche en matières azotées alimentaires et cinq fois plus pauvre en amidon que le pain de froment; il contient près de dix fois plus de matière grasse, aussi permet-il d’établir une ration peu volumineuse et néanmoins fort bien équilibrée. Le pain de soja se cote à Paris 3fr,5o à 4 francs le kilogramme, prix absolument inabordable pour les diabétiques pauvres. Si la culture du soja prenait de l’extension, il serait sans doute possible d’abaisser le prix à 5o centimes et ce serait rendre un signalé service aux diabétiques.
- En définitive, le soja ou fève de Mandchourie dont on sait si bien tirer parti en Extrême-Orient, peut, par les usages industriels, alimentaires et agricoles, auxquels il se prête, offrir un très grand intérêt sous nos climats tempérés, pourvu que l’on cultive des variétés bien adaptées à ces climats. Henri Blin
- RECETTES ET PROCEDES UTILES
- cssT
- Films ininflammables. — On propose pour rendre les films cinématographiques ininflammables de les immerger pendant 72 heures environ dans du sulfhy-drate d’ammonium, puis de les laver à l’eau pure et de les tremper dans du chlorure d’aluminium additionné d’eau pendant 48 heures. Il suffit alors de les laver, de les laisser sécher, puis de les passer au fer chaud pour leur rendre leur forme primitive.
- Nettoyages des pendules. — Voici, d’après le Manuel d’horlogerie, de M. Gondy, quelques recettes pour le nettoyage des pendules. Pour les pendules en marbre, les frotter avec un mélange de blanc d’Espagne et de benzine. Un autre moyen pour avoir un beau brillant, consiste à enduire le marbre d’un encaustique formé d’essence de térébenthine et de cire vierge, puis de frotter avec un linge de coton.
- Les pendules de bronze poli doivent être nettoyées avec un chiffon de flanelle humecté d’ammoniaque. Mais au préalable, et quelques jours avant, il faut mettre un peu d’huile sur les taches.
- Quant aux pendules en bronze doré, il faut prendre des précautions pour éviter de les rayer; préparer la pâte semi-fluide suivante, et en recouvrir la surface à
- nettoyer :
- Eau.......................... ia5 grammes.
- Alcool......................... 5o —
- Craie en poudre fine . . , . . i5 — Carbonate de soude............. 7 —
- On laisse sécher cette couche de pâte et l’on frotte ensuite les parties unies avec une peau de daim, les parties en creux avec une brosse doitce. ;
- Crème épilatoire n’irritant pas la peau* Les
- épilatoires connus, qui se composent dé mélanges pâteux, préparés à froid, de sulfures alcalins ou alcalino-terreux, tels que les sulfures de baryum, de strontium ou de calcium avec de la craie, du talc ou de l’amidon, sont très irritants pour la peau. Selon un brevet allemand de M. J. Luttge, cité par le Journal de Pharmacie et Chimie, on éviterait cet inconvénient en les préparant à chaud.
- A cet effet, on chauffe, à ioo°, les poudres de sulfures ordinairement employés avec de l’amidon et de l’eau. L’amidon se transforme en empois, et la masse obtenue n’a plus ses propriétés irritantes.
- La crème en question se prépare en triturant 1 gr. 5 de sulfure de strontium avec 2 gr. d’amidon et 8 gr. d’eau. On porte ce mélange bien homogène à l’ébullition en agitant continuellement. Après refroidissement la masse présente une consistance crémeuse.
- Comment distinguer les tissus de laine, de soie, de coton, de lin? — On peut très simplement reconnaître si un tissu est d’origine végétale ou animale, il suffit d’en prendre un échantillon et de plonger dans une solution bouillante soude ou potasse caustique (1 partie d’alcali pour 10 d’eau) : l’étoffe est complètement dissoute, si elle est faite de soie ou de laine. S’il reste un résidu, c’est une fibre végétale, très probablement du coton. Voulons-nous savoir si une étoffe de soie contient de la laine? Ajoutons à la solution alcaline bouillante qui a dissous l’échantillon d’essai, un peu d’acétate de plomb, S’il y a de la laine, le mélange devient brun foncé ou noir ; il s’est formé de sulfure de plomb ! le soufre de la laine a réagi sur le plomb. Si l’on plonge l’étoffe dans un acide étendu, ce sont les phénomènes opposés qui se produisent, les fibres végétales après l’attaque de l'acide et un séchage parfait, tombent en poussière au moindre frottement. Les fibres animales au contraire restent intactes. Voici un autre procédé très simple encore pour reconnaître la composition d’une étoffe que l’on soupçonne : la faire bouillir quelques minutes dans une solution d’acide étendue, puis la plonger dans une solution d’acide phénique : celui-ci ne se fixe que sur la laine ou la soie à qui il laisse une coloration jaune caractéristique : les fibres végétales restent inaltérées. Pour reconnaître le coton et le lin, voici comment l’on pourra opérer : on plongera des fils de la substance étudiée dans de l’huile d’olive pure. Le coton reste opaque, le lin devient semi-transparent. Ou bien encore : on fera bouillir un échantillon dans l’eau, on le séchera et on le plongera dans une solution concentrée de sel et de sucre. Puis on le brûlera. Le coton laisse une cendre noire, le lin une cendre grise.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les laits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. A. Roucan, àSifnos (Grèce). — Sur les plantes médicinales et leur utilisation, voyez : A. Hétaud, Dictionnaire des plantes médicinales. Paris, J.-B. Baillière, 19, rue Hautefeuille (7 francs).
- M. Camus, à Paris. — Adressez-vous à la maison Tourtellier à Belfort, ou Decauville à Gorbeil.
- M. Merigot de Treguy, à Paris. — Nous avons répété 1 expérience que vous nous signalez sans observer de phénomène de luminosité. C’est sans doute que les radiations que vous avez observées sont dues au verre lui-même. Le verre est souvent phosphorescent par suite de la présence de traces de sels d’uranium.
- M. E. Grillers, à Alexine. — Nous ne connaissons pas le métal-liège. G est probablement un de ces nombreux alliages ultra-légers qui ont vu le jour en ces dernières années. Nous avons, dans cet ordre d’idées, signalé le métal Electron fabriqué par la Société chimique de Griesheim (Allemagne).
- M. Troussier, à Noirmoutier. — Vous trouverez à la librairie Larousse, 17, rue du Montparnasse, la méthode de Ed.-G. Boudier et Troncet qui nous paraît répondre parfaitement à votre desideratum.
- Dr Exarchos, à Marmara. — Les deux systèmes ont
- de grands points de ressemblance comme résistance et robustesse. Ce qui fait que certaines substances, en apparence chimiquement identiques, s’enflamment sous l’action des rayons concentrés par une loupe, c’est que les premières absorbent toute l’énergie des rayons solaires, les secondes, celles de couleur blanche surtout, n’en absorbent qu’une partie et réfléchissent le reste.
- M. F. X., à X. — Nous ne connaissons pas d’étoffes répondant à votre désir, sauf peut-être certains draps tissés très serré et avec grand soin.
- M. Moreau, à Orange. — Il n’existe pas, à notre connaissance, d’ouvrage sur ce sujet.
- M. Phéréiyde, à Bucarest. — Ouvrage sur le béton armé : Le béton armé, par Kersten. Librairie Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins. Paris. Veuillez vous adresser directement à cette librairie.
- M. Gilbert, à Marseille. — Quel emploi comptez-vous faire de votre amiante ? Si vous recherchez la blancheur, il faudra le plus souvent mieux qu’un lavage à l’eau pure : lavez à l’acide chlorhydrique, puis à l’eau, enfin séchez. Les appareils à employer dépendront de la qualité d’amiante à traiter. Tous nos fabricants d’articles de chimie seront à même de les fournir.
- M. Jindra, à Smichow. — Le four Schwartz se trouve chez MM. Glaenzer, Perreaud, Thomine, 18, Faubourg du-Temple, Paris.
- M. Serbesco, à Galatz. — Vous trouverez des appareils domestiques pratiques pour faire la glace à la maison Singrün, à Epinal, qui fabrique lp^frigç^gèpe Audiffren. ' 4
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Le; Jubilé de J.-H. Fabre : J.-P. Lafitte. — Protection des eaux d’alimentation : Dr Ouadé. — La classification des combustibles minéraux : L. De Launay. — Le chemin de fer du Hedjaz : R. Bonnin. — Académie des sciences; séance du 2i mars tqio : Ch. m; Villedeuil, —Le traîneau automobile René Le Grain : lt. Vint.ERS.
- Supplément. — La chimie des chaudières à vapeur. —— Les inconvénients des fumées des foyers de chaudières à vapeur. — La décomposition sans flamme, du celluloïd. — Production minière de la Bolivie. — L’industrie de la magnésite aux Indes, etc. — Le mot « équatorial » dans la nomenclature géographique. — Le radiothérapie de l’acné.
- Au temps de la comète, par G. Wells. Paris. Mercure de France, 1910, 1 vol. in-16. Prix : 3fr,5o.
- Nous n’aurons pas l’impertinence de présenter à nos lecteurs un roman de Wells. Tous ont lu et goûté le le charmant conteur, qui a élevé la nouvelle et le roman scientifiques à la dignité d’un genre. Dans ce volume, le génial écrivain prédit ce qui se passera — ou ce qui ne se passera pas, mais enfin!,.. — dans quelques semaines, lorsque la queue de la Comète va balayer la surface de la Terre : il voitnotre malheureuse planète bouleversée soudain par des grèves sanglantes, par une guerre qui mettra aux prises les armées et les flottes des nations.... Et puis, la Comète passe, et Wells n’a jamais décrit, avec une plus magnifique splendeur, la fin de ces vacarmes et l’aube des temps nouveaux.
- Cours complet d’automobilisme, par le capitaine d’artillerie D. Renaud, i vol. gr. in-8 de 36o pages et de 200 gravures (dessins au trait de F.-L. Piazzoli). Chapelot, éditeur. Paris. Prix : 6 francs.
- Nous devons à l’automobilisme, une littérature déjà fort touffue. Ce livre, rédigé dans un but pédagogique, est certainement l’un des meilleurs, le meilleur peut-être qui ait paru sur la question. On n’y trouvera sans doute rien de nouveau; mais il expose, avec un ordre et une clarté parfaits, le fonctionnement des organes vitaux de l’automobilisme. Les explications,
- toujours précises, peuvent néanmoins être comprises de tous. Ce volume ne contient que le minimum de théorie pure, le strict nécessaire pour pouvoir saisir le rôle de chaque organe; l’auteur a voulu rédiger un manuel avant tout pratique ; et il y a réussi pour le mieux. Après la lecture de ces 400 pages, lecture très facile, il est impossible à qui que ce soit de ne pas comprendre ce que c’est qu’une voiture automobile, et quel soins elle exige pour assurer un utile service. Pour donner une idée de l’esprit qui a guidé l’auteur, signalons deux tableaux schématiques qui permettent de trouver à peu près instantanément les causes de toute panne d’auto.
- Merveilles souterraines de la Belgique, par Edmond Rahir. Bruxelles, Lebègue, édit., in-8°, 112 gravures. Prix : 12 francs.
- Ce très artistique volume résume (240 pages), au point de vue touristique et de la vulgarisation, tout ce qui concerne les principales cavernes de Belgique. C’est en quelque sorte le sommaire touristique de la considérable monographie de Yan den Broeck, Martel et Rahir sur les cavernes et rivières souterraines de la Belgique.
- Les anaérobies, par les Drs M. Jungano et A. Distaso. Préface de Metchnikoff. Paris. Masson et Cio, 1910. x vol. in-8°, xn-228 p., 58 fig. Prix : 5 francs.
- Nous n’avons pas besoin de rappeler ici ce que sont les anaérobies : tout le monde a présenté la mémoire les admirables travaux de Pasteur, découvrant et montrant que la fermentation est la vie sans air, et mettant en relief le rôle considérable de ces microorganismes dans la putréfaction et les fermentations diverses. Les deux savants médecins de l’Institut Pasteur ont eu l’excellente idée de réunir en un volume l’ensemble des connaissances actuelles sur ce vaste et si important sujet. Après un bref historique et un magistral exposé des méthodes techniques, ils décrivent et classent les types essentiels d’anaérobies. Une bibliographie très complète termine l’ouvrage, qui se trouve ainsi réaliser un manuel pratique et théorique très commode et très sûr.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Manuel d’horlogerie, par J. Gondy. i vol. avec 108 fig. Baillière, éditeur. Paris, 1910.
- Après un rappel rapide des principes de la division du temps et quelques pages historiques, l’auteur passe en revue les outils nécessaires à l’horloger, les diverses opérations mécaniques dont son métier lui impose la pi’atique. Nous arrivons alors à la description des organes des montres, à leur construction, à leur montage. On trouvera dans cet ouvrage des détails pratiques sur le réglage et la réparation des montres
- et pendules, et quelques notions sur les chronomètres de marine. A noter aussi, à l’adresse des propriétaires de montres, d’excellents conseils pour l’achat et l’entretien.
- L’évolution de la mémoire, par H. Pieron. Paris. E. Flammarion. 1 vol. in-8°. Prix : 3!r,5o (Bibliothèaue de philosophie scientifique),
- Quel est le domaine de ce qu’on peut appeler la mémoire, et quels sont les rapports des phénomènes de mémoire inorganique avec ceux de mémoire psychique? Sous quelles formes se présente la mémoire, à tous les degrés de l’échelle animale, et y a-t-il ou non continuité de la série quand on passe au dernier terme, à l’homme? Quels sont les aspects et les limites delà mémoire humaine, en quoi consiste ses troubles et quels peuvent être ses progrès? C’est à ces diverses questions que le lecteur trouvera une réponse en ce livre, ou un essai de réponse.
- Eléments de chimie générale préparatoires à l’étude biochimique des fermentations, par le Dr A. I. Vande-velde, professeur à l’Institut supérieur de Brasserie de Gand. 2e édit., x vol. avec 60 tîg., 201 pages, J.-B. Baillière et fils, éditeurs, Paris 1910.
- Ce livre est destiné aux débutants. Or rien n’est plus délicat que de rédiger un traité de chimie à l’usage de cette classe de lecteurs. Se régler d’après la seule logique, c’est risquer de rester incompris. Les grands principes qui règlent la chimie et surtout ses notations devraient être exposés en tête de l'ouvrage, ainsi que cela se pratique dans nos ouvrages classiques habituels ; mais convenons que ce procédé a de graves inconvénients didactiques, puisqu’il pose a priori les lois de phénomènes expérimentaux que les lecteurs ignorent encore totalement. M. Vandevelde commence par donner des exemples caractéristiques de réactions chimiques en faisant rapidement l’histoire de l’eau, de Pair, de l’oxygène, de 1 hydrogène, du chlore, de l’acide chlorhydrique. Il est ainsi amené à définir les fonctions chimiques essentielles, et conduit tout naturellement aux lois d’où découle la notation atomique. Après une étude plus complète des composés gazeux, vient la définition des poids moléculaires. Sans le dire, l’ouvrage suit, en ses débuts au moins, la méthode historique, qui est assurément la plus grande au point de vue pédagogique. Dans l’ensemble, ce petit livre forme des notions d’ensemble très claires et très justes sur la chimie inorganique et organique.
- Découvertes d’histoire sociale, par le vicomte Georges d’Avenel. Paris. E. Flammarion, 1910. 1 vol. in-18. Prix : 3fr,5o [Bibliothèque de philosophie scientifique).
- Les découvertes du vicomte d’Avenel, réalisées par lui au cours de vingt-cinq années de recherches) touchent à quelques-uns des plus graves sujets qui passionnent nos contemporains. C’est en effet l’étude des prix de toutes choses — teri*es, denrées, vêtements, combustibles, salaires et appointements, etc., — depuis le moyen âge jusqu’à nos jours, traduits en monnaies et mesures actuelles, qui a constitué la base initiale de ses recherches, dont les résultats les plus remarquables sont condensés dans des chapitres inti-
- ' tulés : La terre aux paysans; Le socialisme d’hier et l’extension récente de la propriété individuelle; Les salaires et le coût de la vie à travers les âges; L’im-püissance de l’Etat et des Syndicats sur le prix du travail; L’inégalité croissante des fortunes et le nivellement progressif des jouissances, etc. L’idée maîtresse qui se dégage ainsi peu à peu du livre est que les évolutions économiques, en bien ou en mal, ne dépendent pas des changements politiques ou sociaux. Cette découverte de l’indépendance de l’économie est résumée par l’auteur dans la formule suivante qui indique
- nettement la tendance libérale de son œuvre : « Lors même que rien ne serait libre en un Etat, le prix des choses le demeurerait néanmoins et ne se laisserait point asservir. »
- Pratique de Vart de construire : maçonnerie et terrassements, charpente, couverture et autres travaux de bâtiment, matériaux et calculs de résistance, estimation des travaux, par J. Claudel et L. Laroqtje, 7e édition entièrement refondue, sous la direction de G. Dariès, Paris. In-8 de xlvi-i3oo pages, avec 1162 figures et nombreux tableaux. H. Dunod et E. Pinat, édit. Prix : 22 francs.
- Exposer, d’une manière aussi simple que possible, les règles pour déterminer les dimensions des ouvrages de maçonnerie, les méthodes pour évaluer ces ouvrages, les indices de bonnes ou de mauvaises qualités des matériaux, et les moyens de mettre en œuvre ces matériaux, tel est le but que se sont proposé les auteurs. Les entrepreneurs et leurs commis puiseront dans ce livre des connaissances pour faire un bon choix de matériaux, et diviser convenablement le ti'avail entre les ouvriers d’un même chantier. Enfin les maçons y trouveront, très détaillée, la marche qu’ils doivent suivre pour bien exécuter les divers travaux dont ils peuvent être chargés.
- Pisciculture, par G. Guénaux. Paris. J.-B. Baillière et fils, iqto. 1 vol. in-18, 489 p., 164 fig. Prix : broché, 5 francs; cartonné, 6 francs.
- Ce bon traité de pisciculture, écrit par un savant fort compétent, contient tous les renseignements utiles sur le sujet : généralités sur l’anatomie, la physiologie et la classification des poissons; description des espèces qui vivent dans nos eaux douces; étude des cours d’eau, étangs et lacs, passant en revue les causes de leur dépeuplement et moyens d’y remédier; élevage naturel de chacune de nos principales espèces ; principes généraux de l’exploitation des étangs; pisciculture artificielle ; méthodes de fécondation, d’incubation et de pisciculture industrielle intensive; repeuplement artificiel des cours d’eau; acclimatation des poissons étrangers.
- Taille des arbres fruitiers, par P. Passy. Paris. J.-B. Baillière et fils. 1919 1 vol. in-18. Prix : car-
- tonné, ifr,5o (Arboriculture fruitière, fasc. 2).
- L’auteur présente d’abord la taille des arbres fruitiers au point de vue général puis il montre les principales formes auxquelles on soumet les arbres fruitiers et la manière de les obtenir.
- Détermination de la puissance des moteurs automobiles, par C11. Faroux, rédacteur en chef de La Vie Automobile. In-8° ( (4 X 22,5) de 14 pages, avec une planche hors texte. H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, 47 et 49, quai des Grands-Auguslins. Paris. Prix : broché, 1 franc.
- Indique le moyen de déterminer graphiquement la puissance d’un moteur d’automobile d’après ses dimensions, et donne une table, résultat de ces calculs.
- Le rachat de l'Ouest, par Paul Théodore-Vibert. Paris. A, Schleicher. 1910. 1 vol. in-S°. Prix : 5 francs.
- L’ouvrage est fait beaucoup plus au point de vue politique qu’à celui de l’économie.
- Observatoire National, astronomique, chronométrique et météorologique de Besançon (2 i° Bulletin chronométrique, année 1908-1909), par M. Lebeuf, directeur de l Observatoire. J. Millot, imprimeur à Besançon. I9°9-
- L’Observatoire chronométrique de Besançon continue avec plein succès son œuvre si utile à l’industrie hor-logère de la région, savoir ; la vérification minutieuse, impartiale et scientifique des chronomètres de bonne qualité sortant des fabriques. On trouvera dans cette brochure le compte rendu des travaux de l’Observatoire pour le dernier exercice.
- Missbildung und variationslehre, par E!. Schwalbe. Iena.
- G. Fischer, 1910. 1 vol. in-8°, 33 p? Prix : 80 pfennig.
- Les engrais en agriculture et en horticulture : la fumure des champs et des jardins, par H. Latière. Paris.
- H. Rousset. 1919. 1 vol. in-16. Prix : 3tr,5o.
- Guide pratique clairement conçu et bien exécuté.
- «*llÏ44l»
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nâturfi » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Paris (V7eJ
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d'entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d'origine.
- N° 1924 — 9 AVRIL 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- La seconde comète de 1910. — Nous avons annoncé récemment la découverte, faite à l’Observatoire de Genève, de la seconde comète de l’année. Le n° 4392 des Astronomische Nachrichten est venu fixer le monde astronomique sur cette prétendue découverte qu’il faut attribuer à un défaut au bord d’une plaque photographique. Sur un cliché pris le 20 février, à l’Observatoire de Genève, avec une pose réduite à i5 .minutes par suite des nuages, on découvrit, dans le voisinage de la comète de Halley, une nébulosité la surpassant un peu en éclat et ayant la forme d’un V. Avant qu’on ait pu la revoir, et avant toute identification possible, le Journal de Genève annonçait, d’après le Standard, la visibilité, à Cardiff (Galles) d’une nouvelle comète ayant la position ët l’aspect de l’objet précédent. On remarqua ensuite que la nébulosité photographiée à Genève était confondue avec l’étoile A. G. Lpz. II. 286, qui, dans une photographie du 14 février, n’avait montré aucune trace de nébulosité. Finalement, on reconnut un objet nébuleux analogue sur un cliché pris le 16 février. Dans ces conditions, l’Observatoire de Genève crut nécessaire d’annoncer cette découverte. A l’Observatoire de Kônigs-tuhl, M. Lorenz a obtenu, le 10 février, une photographie de la région où aurait dû se trouver la comète ce jour-là, d’après son mouvement propre. On ne put y découvrir aucune trace de l’âstre en question. Il semble bien résulter de l’enquête scientifique faite sur cette nébulosité que l’objet photographié à Genève par M. Pidoux ne peut pas être considéré comme certain, et qu’il s’agit très vraisemblablement d’un défaut photographique.
- Le bolide du 26 mars. — Un magnifique bolide a sillonné le ciel dans la soirée du 26 mars vers 7 heures du soir> Il nous est signalé par plusieurs de nos lecteurs. De Montfort-l’Amaury (Seine-et Oise), MmB Beleze nous écrit qu’il s’est montré comme un gros globe jaune verdâtre présentant un vif éclat et paraissant jeter autour de lui des étincelles de même couleur. Sans traînée lumineuse il a traversé vivement le ciel du Sud-Est au Nord-Ouest. Il a été vu également de Villeneuve-Saint-Georges et à Falaise; on l’a décrit comme ayant fait un certain nombre de zigzags, avant sa brusque disparition. Il paraît que les populations de cette région ont vu de mauvais présages dans cette apparition le samedi saint.
- L’exploitation des allumettes. — En 1908, on a vendu en France 44>5 milliards d’allumettes, dont 24,7 au sesquisulfure de phosphore n’exigeant pas de frottoir spécial et le reste au phosphore amorphe comprenant 14,4 de soufrées, 2 de suédoises, 1,4 d’allumettes en cire et o,g3 de tisons. La plus forte progression est celle des soufrées. Les tisons progressent également, mais les suédoises déclinent. Le produit net a été de 3g 553 000 francs contre 38421000 fr. en 1907. Les ventes à l’étranger (en décroissance) figurent pour 121 millions d’allumettes, vendues 32000 fr. La con-
- sommation moyenne par habitant a été de u36 allumettes représentant un débours de ifr,20 dont itr,oi sont revenus au trésor. La fabrication se fait dans les six manufactures de Pantin-Aubervilliers, Marseille, Trélazé (Maine-et-Loire), Bègles (Gironde), Aix en Provence, Saintines (Oise). Il a été consommé pour cette fabrication 4513 m3 de bois en grume, 897467 kg de soufre, 33 8ig kg de sesquisulfure de phosphore, 8992 kg de phosphore amorphe, 226645 kg de chlorate dé potasse, 73 752 kg de colle forte, 27 867 kg de gomme du Sénégal, 54211 km de bougie filée ayant eux-mêmes nécessité 36 207 kg de coton et 112608 kg de stéarine et de cire. Le personnel ouvrier comprend 571 hommes et 1194 femmes employés à titre permanent. Depuis que l’Etat exploite le monopole, le salaire des ouvriers a passé de 4r, ,36 par journées de 10 heures en 1890 à 7 francs par journée de 9 heures en 1908, et celui des femmes de 2,78 à 5,34 avec la même diminution des heures de travail. Le bénéfice total de l’année 1908 a été de 29,5 millions.
- La fertilisation du sol par l’électricité. — Le savant anglais, sir O. Lodge poursuit depuis quelques années, en collaboration avec J.-E. Newmann et R. Bom-ford, d’intéressants essais de fertilisation du sol par le courant électrique. Les expériences ont été faites près de Birmingham dans un champ d’environ 14 hectares et l’on a constaté que l’effet du traitement électrique était d’augmenter le rendement du sol dans une proportion de 3o pour 100. Voici en quoi consiste l’installation. Elle comprend un réseau de fils de fer galvanisés tendus sur le champ à traiter à une hauteur de 5 m. du sol. Ces fils sont supportés par des poteaux en bois et isolés par des isolateurs à huile; les poteaux sont placés à 70 m. l’un de l’autre. Le réseau consiste en fils de 3 mm environ placés sur les poteaux en rangées parallèles distantes de 100 m. et en fils de 1 mm placés perpendiculairement aux premiers tous les io m. Ces derniers fils sont reliés aux isolateurs par des chaînettes et des isolateurs spéciaux de façon à réduire les pertes électriques. Le réseau est électrisé positivement à des potentiels compris entre 60000 et 100 000 volts au moyen d’üne bobine d’induction avec interrupteur à mercure dans un gaz et de soupapes de Lodge. Le primaire de la bobine est alimenté par du courant continu provenant d’une dynamo ordinaire. Le système est actuellement en fonctionnement dans plusieurs fermes anglaises, dans six fermes allemandes et dans une ferme hollandaise.
- Mortiers à l’huile. — Un ingénieur américain, M. Moyer, a étudié l’emploi des huiles minérales mélangées au mortier de ciment. Ce procédé avait été préconisé par M. Morgan Waller Page dans une communication à l’Association of American Portland Manufacturées le mortier se prépare de la façon suivante :
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- INFORMATIONS
- après le gâchage, on ajoute dé 5 à i5 pour ioo d’huile en continuant à remuer. M. Moyer a constaté que le mortier ainsi préparé n’absorbe pas l'humidité, ne se fissure pas, et a une résistance à la traclion au moins égale à celle du mortier ordinaire. Ce mortier paraît se recommander pour les fondations en terrains humides, les enduits de réservoirs, les revêtements en simili-pierres.
- Les nouveaux docks de New-York. — Les dimensions colossales des transatlantiques modernes comportent des exigences nouvelles que les grands ports de
- un million de francs par dock, et la construction des hangars en ciment armé figure pour, une somme de 26 millions. Ces bâtiments sont.chauffés à l’eau chaude et éclairés à la lumière électrique. Les quais sont pourvus d’un outillage perfectionné, ascenseurs pour les passagers et pour les marchandises, monte-charges pour le charbon, manivelles pour les bagages, etc.; le tout actionné électriquement. La question utilitaire ne s’est pas imposée exclusivement à l’attention des architectes. Leur souci de l’esthétique a doté les nouveaux docks d’une façade ornementale en ciment armé, dont la hauteur varie entre i5 et 24,5o m., et qui offre au-dessus
- commerce doivent s’efforcer de satisfaire. C’est ce qu’avait compris New-York dès 1898, quand sa municipalité décida de construire de nouveaux docks munis de 1 outillage le plus complet qu’il fût possible d’imaginer, et qui seraient assez spacieux pour desservir les plus grands vapeurs. Poursuivi avec activité, l’ouvrage vient d’être terminé. Le jour même où la municipalité en faisait la remise aux concessionnaires; Y Océanie, un des plus beaux steamers de la White Star, arrivait d’Europe et prenait possession du Dock 62, affecté au service
- des portes des hangars un agréable ensemble de statues allégoriques. Cette façade a coûté 5 000 000 fr. En outre, comme le bassin de Chelsea est situé à la hauteur de l’un des quartiers les plus populeux de New-York, la municipalité a transformé les terrains avoisinants en une superbe terrasse asphaltée, longue de g5o m. sur une largeur de 60 m., et où la population aura accès nuit et jour. Ce nouveau plaijground (lieu de récréation) rendra d’immenses services aux classes laborieuses, entassées dans des cités ouvrières aux chambres trop
- de cette compagnie pour une période de 3o années. Ces nouveaux docks, au nombre de neuf, sont situés au lieu dit Chelsea. Construits d’acier et de ciment armé, ils sont longs de 800 et de 8s5 pieds (environ 243 et 25om.). Ils forment en leur ensemble, sur la rivière du Nord, un front de près de 1 km entre Bloomfield-Street et la 22e Rue. L’espace vide entre les docks est de 61 m, sauf entre les Docks 54 et 56 de la Cunard-Line, où la non-existence du Dock 55 laisse un vide de gi m. Notre Compagnie Transatlantique a pris la concession du Dock 57. Avec la White Star et la Cunard déjà nommées, les autres compagnies concessionnaires sont l’American Line et l’Atlantic Transport. Le total des dépenses entraînées par la construction de ces neuf docks a atteint 23 000000 dollars (environ 116 millions de francs!. Les structures d’acier ont coûté à elles seules
- étroites, et qui, pendant les rnuits étouffantes des étés new-yorkais, transportent leurs pénates sur les toits en terrasse, quand elles ne vont pas camper sur les trottoirs ou dans les parcs publics. Les contrats passés entre la municipalité et les compagnies concessionnaires sont faits pour la durée de 3o ans. Pendant les dix premières années, elles paieront annuellement 587466 dollars (soit près de 3 millions de francs). Pour chacunè des deux périodes de dix années qui suivront, les droits d’occupation seront majorés de 10 pour 100. Les revenus du bassin de Chelsea seront inférieurs de plus dè 5o pour 100, pendant cette période de 3o années, aux intérêts du capital dépensé par la municipalité. Ajoutons qu’elle a commencé la construction d’un nouvèau bassin dans le sud de Brooklyn, entre les 28° et 36° Rués, fl aura l’importance du bassin de Chelsea". c "J ~1'
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- 'Electricité
- Pile électrique à bon marché. — Beaucoup d amateurs d’électricité reculent devant le prix dispendieux des appareils : piles, bobines, timbres, etc., mais cet inconvénient peut être facilement tourné par une personne ingénieuse et sachant quelque peu travailler de ses mains. On peut ainsi fabriquer pour son amusement des appareils moins élégants sans doute que ceux que fournissent les spécialistes mais qui néanmoins donnent de bons résultats.
- Voici un moyen de fabriquer pour quelques centimes une pile de sonnerie capable de donner la même quantité d’électricité qu’une pile du commerce de plusieurs francs.
- On prend un pot à confitures, un morceau de zinc carré ou rond de quelques centimètres de diamètre et de i5 à 20 cm de long et un charbon de lampe électrique à arc que l’on peut se procurer gratis dans les déchets ou résidus des installations d’éclairage.
- On fabrique ensuite un petit sac de toile grise que l’on remplit de fragments de coke mélangés de peroxyde
- de manganèse gros-
- fDT A CONFITURES
- sierement concassé. On introduit le charbon de lampe à arc au milieu de ce mélange, on le cale bien et on attache solidement l’ouverture du sac autour du charbon qu’on laisse un peu dépasser. On entoure le sac en deux points avec de la ficelle pour bien appliquer le mélange contre le charbon*et former une masse un peu compacte.
- On place ensuite le sac ainsi constitué et le zinc verticalement dans le pot.
- On dissout 5o gr. de sel ammoniac dans un demi-litre d’eau et on verse ce liquide excitateur dans l’élément de pile préparé comme précédemment. On a soin de le remplir et on obtient alors un courant égal à celui d’une pile Leclanché ordinaire, les deux pôles étant constitués par la tige de charbon, pôle positif, et par la tige de zinc, pôle négatif.
- Les connexions, c’est-à-dire la liaison entre les pôles et le fil conducteur, seront faites soit au moyen de pinces, soit au moyen de soudures.
- Malgré son prix de revient très faible, cette pile est capable de faire fonctionner une petite sonnerie.
- Petites applications pratiques de l’électricité. —
- Un inventeur de Londres, M. Frédéric Hughes, a fait breveter récemment deux appareils que plusieurs corps de métier accueilleront favorablement. Il a donné au premier le nom de cellar torch (torche pour cave), et déclare, non sans raison, que c’est le moyen le plus pratique qu’on ait jamais imaginé pour examiner minutieusement l’intérieur de récipients tels que des tonneaux, des cuves, des chaudières. Il consiste essentiellement en une puissante lampe à incandescence, d’un diamètre si petit qu’elle peut pénétrer par un orifice large de 12 à i3 mm, et qui est fixée au bout d’une longue baguette recourbée.
- Les avantages de la torche électrique sont manifestes. Jusqu’ici, pour examiner l’intérieur d’un récipient volumineux, il fallait y introduire un jet de gaz ou une lampe à huile ou à essence (quand on ne se contentait pas d’une vulgaire chandelle). La flamme, entrant en contact avec la surface froide de la paroi intérieure, y déposait instantanément de la suie, produit de nature à décolorer le contenu ou à lui communiquer un mauvais goût. En outre, après le séjour de cette flamme, il devenait difficile de déceler l’odeur de moisissure, indice des fûts mal nettoyés. Enfin, il était dangereux d’introduire une flamme à air libre dans un récipient qui avait contenu un fluide produisant des gaz inflammables.
- Ces inconvénients sont supprimés avec la torche élec-
- trique, qui ne dégage aucune odeur, etne_produit qu une chaleur très faible. On peut visser à l’extrémité de la baguette, derrière la lampe, un miroir rond ou oblong, qui prend la position horizontale dès qu’on le presse légèrement contre le fond ou le côté du récipient. Ce dispositif permet d’examiner les surfaces que le regard ne pourrait pas atteindre directement. On comprendra dès lors que la torche électrique, munie d’un réflecteur de forme appropriée, puisse rendre les plus précieux services pour examiner, par exemple, l’intérieur de tubes de chaudières.
- M. Hughes a appelé sa seconde invention le thermo-cère. C’est un petit appareil aussi simple qu’ingénieux qui permet d’obtenir constamment, et à volonté, de la cire fondue, qu’il s’agisse de cacheter des lettres, des paquets ou des bouteilles. Dès que la prise de courant est établie, au moyen d’un fil flexible, l’opérateur empoigne l’appareil de la main gauche, la droite restant iibre pour la manipulation des objets à cacheter. En appuyant sur un ressort, le pouce gauche maintient le bout du bâton de cire contre une petite boîte échauffée par une ampoule, et il suffit d incliner légèrement l’appareil pour que la cire fondue s’écoule sur l’objet à cacheter en suivant une rigole ménagée sur le socle. Pour obtenir la fonte complète du bâton, il suffit que la main descende progressivement le long du manche, en maintenant le pouce sur le ressort.
- Si l’on désire arrêter instantanément le flot de cire, on suspend la pression du pouce. Le ressort fait remonter le bâton, juste assez pour le soustraire à l’influence de la chambre d’éçhauffement.
- Cet appareil pourra rendre des services aux maisons de commerce ou aux banques qui expédient de nombreux plis ou paquets cachetés. Il supprime le gaspillage de la cire et procure une notable économie de temps. Ajoutons qu’il permet d’employer, sans les décolorer, les cires aux nuances les plus délicates.
- L’appareil électrique à cacheter et son mode d’emploi.
- pour examiner l’intérieur des. récipients.
- Diverses formes do la torche électrique.
- **> Divers
- Nautocydette. — Voici un nouveau type parmi une classe d’appareils qui paraît intéresser spécialement les inventeurs : nous voulons parler des bicyclettes amphibies, permettant de pédaler et sur terre et sur eau. La nautocyclette est une bicyclette ordinaire, munie seulement de quelques accessoires supplémentaires, et démontables, qui en feront en quelques instants un radeau à aubes.
- L’appareil monté comporte deux flotteurs gonflables et dégonflables, munis de chambres à air, longueur 1,80 m., diamètre o.35 m., maintenus chacun dans un châssis en bois; ils sont accouplés à l’avant et à l’arrière par deux planches étroites de i,i5 m. de longueur.
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- SCIENCE APPLIQUEE
- La bicyclette, d’un modèle quelconque, est munie d’un porte-bagage fixe à l’avant et d’un porte-bagage réversible à l’arrière.
- Pour naviguer, il suffit de renverser le porte-bagage arrière et de poser la bicyclette au milieu des deux
- La Nautocyclette, prête à prendre l'eau.
- planches transversales (cette fixation s’effectue au moyen de deux écrous à oreilles).
- La propulsion s’obtient simplement au moyen des pédales munies de cales pieds auxquelles sont adaptées deux palettes en tôle, toujours verticales qui font l’office de pagaies.
- La direction s’obtient avec le guidon par la roue de devant qui commande la plaque tournante en bois sur laquelle elle repose; celle-ci actionne une planchette verticale de o,5o m. de long immergée de o, 15 m. dans l’eau et faisant l’office de gouvernail.
- Le poids total ne dépasse pas 38 kg. On doit atteindre une vitesse de 9 km à l’heure sur l’eau. Lorsque tout
- Ce procédé, déjà fort simple, a encore été simplifié par un autre lecteur, qui se dispense de chauffer le récipient. Expérimentant sur un bocal endommagé, il procéda de la façon suivante. Il disposa une bougie dans le fond d’une cuvette, comme le montre notre dessin et l’alluma. Puis, retournant le bocal sur la flamme, il le descendit lentement jusqu’à ce que le goulot trempât dans l'eau. Le vide étant ainsi établi, il frotta le silicate sur la fêlure, comme il a été dit ci-dessus. Laissant durcir pendant quelques heures (de six à huit heures), il lava l’extérieur de la bouteille avec un morceau de drap trempé dans l’eau chaude. Et il put constater, après avoir enlevé les bavures de silicate, que la fêlure avait complètement disparu.
- **> Jouets
- Poupée sautilleuse. — Jouets pour les toutes petites filles. L’enfant tire sa poupée avec une ficelle pour la faire avancer et sautiller en même temps. La poupée est montée sur un axe horizontal qui lui passe à travers le corps et disposé comme un arbre vilebrequin. Il est commandé par une des roues porteuses du cadre, à l’aide d'un caoutchouc passant sur deux poulies.
- La poupée étant désaxée par rapport à l’axe de la poulie supérieure sautille très gentiment. De plus un cerceau appartenant aux même axe, tourne autour d’elle pendant ses mouvements. — La poupée sautilleuse est en vente chez M. Molérat, 66, rue Ramus, à Paris.
- Ballon dirigeable. — C’est le seul vrai ballon dirigeable-jouet que nous ayons vu jusqu’ici fonctionner réellement. Ce fait est assez anormal étant donné le grand nombre d’aéroplanes et d’hélicoptères qui ont été imaginés par les inventeurs. 11 faut croire que le plus lourd que l’air offre plus de ressources que le plus léger. Et cependant le jouet représenté ci-contre est fort intéressant.
- Le ballon est fait en baudruche et cube une vingtaine de litres. On peut le gonfler soit à l’hydrogène, soit au gaz d’éclairage, en ayant soin d’ajouter du lest dans la nacelle pour faire équilibre à la force ascensionnelle qui augmente ou diminue, ainsi que l’on sait, selon que l’on emploie l’un ou l’autre gaz. La nacelle est faite en bois très légèrement assemblé ; assez longue, elle est pourvue, à l’avant, d une hélice à deux branches actionnée par un faisceau de caoutchouc que l’on tord à la manière habituelle en tournant l’hélice à la main. A l’arrière de
- La Nautocyclette, repliée pour rouler sur terre.
- l’appareil est replié sur la bicyclette on ne peut plus croire qu’elle porte sur elle tout le matériel nécessaire à lui assurer une flottaison rapide et de toute sécurité. — L’inventeur est M. L. Suk, 35, rue d’Allier, Moulins.
- La réparation des verreries. — Un moyen très ingénieux de réparer un objet de verre et même de faire disparaître complètement les fentes est celui que propose
- un des lecteurs du Scien-tific American. Une carafe en verre taillé à laquelle il tenait beaucoup avait subi une fêlure qui entourait presque complètement la base et remontait vers le goulot. Au lieu de la jeter, son propriétaire eut l’idée de la chauffer progressivement, puis, de la boucher hermétiquement avec son propre bouchon à l’émeri. Se servant d’un pinceau grand et plat, il appliqua du silicate de soude sur l’extérieur de la fêlure. A mesure que l’air, contenu dans la carafe se refroidit, la pression atmosphérique extérieure força le silicate à pénétrer dans la fêlure, qui disparut complètement. Le vase était redevenu étanche, tout au moins pour de l’éau froide.
- la nacelle se trouve le gouvernail vertical, rectangle d’étoffe, que l’on oriente comme on veut selon que le ballon doit tourner en cercle ou bien qu’il doit suivre une direction horizontale. Enfin la nacelle porte encore un gouvernail horizontal, orientable également dans tous les sens, pour obliger le dirigeable à s’élever. On voit que si le dirigeable est réduit à sa plus simple expression, il n’en comporte pas moins les organes indispensables de la direction.
- Le « croiseur aérien » n’est pas fait pour évoluer par les temps agités ; on peut même établir en principe que le plus léger souffle d’air aura raison de son moteur. Cependant il conserve ses qualités dans une chambre close et navigue très bien à quelques mètres de hauteur. On le maintient à la hauteur voulue par le lest, enfermé dans de tout petits sacs.
- Le jouet est nouveau et très intéressant, d’autant plus qu’une fois gonflé il est capable de rester dix heures en l’air. Jouet scientifique pour les petits.
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- VARIETES
- Le Congrès de Physiothérapie. — La physiothérapie est certainement, de toutes les branches de la thérapeutique, celle qui peut revendiquer la plus haute antiquité. Bien avant l’application des remèdes fournis par les règnes animal et végétal, bien avant l’apparition de la pharmacologie, la thérapeutique par les forces naturelles et les agents physiques était employée. Le massage, la gymnastique, l’hydrothérapie chaude et froide ont été en honneur chez les Grecs, les Romains et peut-être trouverait-on que ces peuples déjà civilisés n’ont été que les copistes et les imitateurs de leurs ancêtres moins policés. Parcourez la plupart de nos grandes stations hydro-minérales, en France, en Algérie, en Europe, partout vous trouverez des vestiges de constructions d’aqueducs, de thermes qui montrent que la pratique des eaux minérales a un lointain passé.
- Les découvertes récentes de la science ont singulièrement agrandi le domaine de la physiothérapie; 1 électricité, sous ses formes les plus diverses, courants continus, alternatifs, lumière, chaleur, la radiothérapie ont transformé cette branche de la thérapeutique. Mais que d’efforts il a fallu pour donner à ces nouveaux agents un véritable droit de cité dans la pratique médicale; si je me reporte à mes premières années d’étude on traitait d’empiriques et presque de charlatans les savants qui montraient tout le parti qu’on pouvait tirer de la découverte de ces agents merveilleux pour le traitement de nombreuses maladies. La réaction est venue complète, la réparation a été absolue et la Faculté connaît maintenant les cours etles conférences de physiothérapie.
- Le Congrès international qui vient de se tenir à Paris sous la présidence du doyen de la Faculté, le professeur Landouzy, a montré, par le nombre de ses mémbres, par la valeur et la variété des communications et des rapports la place importante prise par la physiothérapie. 11 y a cinq ans, trois médecins belges, des mécanothérapeutes, eurent l’idée de réunir ceux de leurs confrères qui s’intéressaient à ces questions. Leur nom mérite d’être retenu, car ils ont été un peu les promoteurs du grand mouvement qui s’est produit dans cette branche de la thérapeutique : ce sont MM. de Munter de Liège, Gunzburg d’Anvers et le Marinel de Bruxelles. Leur appel fut entendu et une centaine de médecins se réunissaient au mois de mai igo5 à Liège en un Congrès international. Le succès se continua deux ans plus tard où le Congrès se réunit à Rome sous la présidence du savant professeur Baccelli. Mais on s’aperçut alors que l’enfant grandissait presque trop vite. Les trois sections qui avaient réuni les médecins à ces deux premières réunions ne suffisaient plus. Les quelques premiers adhérents étaient devenus légion et il fallut faire de la place à de nouveaux arrivants, et à leurs intéressants travaux. Aussi quand les organisateurs du troisième Congrès, celui de Paris, prirent en mains le pouvoir, ils résolurent de distribuer en un plus grand nombre de sections les travaux nombreux qui leur étaient annoncés. Le Congrès actuel comprend sept sections : i° la cinésitliérapie (mécanothérapie, gymnastique, massage, rééducation, orthopédie, cure de repos); 20 l’hydrothérapie, la thermothérapie, l’aérolhé-
- rapie, la cryothérapie; 3° la climatothérapie et la thalassothérapie; 4° 1 électrothérapie ; 5° la radiothérapie (photo rontgen et radiothérapie) ; 6° la crénothérapie (médications hydrominérales) ; 70 la diététique (alimentation des malades, des tuberculeux, régimes végétariens, régime des obèses, des dyspeptiques, cures de déchloruration, etc.). Ces sept sections avaient pour présidents les professeurs Gariel, Carrière, Huchard, Ber-gonié, Béclère, Robin et Gilbert.
- Je n’irai pas vous entretenir de la liste considérable des travaux qui ont été présentés à ces diverses sections. Leur intérêt ne visait pas seulement le médecin, je suis convaincu que nombre de personnes s’intéressant aux questions scientifiques y ont trouvé un véritable attrait. Les discussions qui ont suivi la lecture des rapports ont mis en évidence toute l’importance qu’il faut attacher maintenant à l’hygiène générale, à la pratique des exercices, à l’application des régimes pour le maintien de la santé et aux bénéfices que les malades peuvent retirer de ces agents puissants employés par des praticiens habiles.
- Les organisateurs du Congrès, l’aimable doyen de la Faculté en tête, les secrétaires généraux, MM. Yacquez et Zimmern ont mené à bien cette tâche toujours ardue, toujours délicate de donner satisfaction à tous. Je sais, pour l’avoir exercé longtemps, le rôle difficile du secrétaire en ces circonstances et j’applaudis aux efforts etau succès de nos jeunes collègues. Mais des félicitations toutes particulières doivent être adressées au Dr Albert Weil qui s’est chargé d’organiser l’exposition. Sous une tente recouvrant la cour de la Faculté et débordant sur la rue qu elle a fermé pour quelques jours, les fabricants d’appareils de tous genres mécanique, électricité, orlho-pédie, etc., ont réuni tout ce qu’ils ont imaginé de plus neuf et de plus ingénieux. Nos grandes stations hydrominérales ont établi des stands fort élégants où elles exposent leurs eaux, leurs installations balnéaires : je crois même qu’un certain nombre ont mis, comme à leur source, une buvette à la disposition des amateurs. La partie intéressante de cette exposition, le véritable clou, est une exposition rétrospective où M. Weil a pu réunir les documents les plus intéressants et les appareils les plus curieux. Grâce au concours de MM. Sartiaux, Hartmann, d’Arsonvalet d’autres, à la bienveillance des directeurs du Collège de France, il a eu à sa disposition des livres anciens, des dessins, des gravures, toute une collection de reliques précieuses. Citons au hasard parmi les appareils exposés les premiers instruments de Duchenne de Boulogne, le globe de verre de l’abbé Nollet, la machine électro-magnétique de Pixii, les premières machines imaginées par Gramme, une pierre d’aimant montée avec armature du xviii0 siècle, la table d’Ampère, la machine électrique à cylindre de Nairne, les appareils primitifs de d’Àrsonval, pour la production des courants de haute fréquence et de haute tension, etc. Rien n’a manqué, on le voit, au succès de ce Congrès et les étrangers, nos hôtes de quelques jours, ont dû, je l’espère, rapporter de cette visite à Paris le plus charmant et le plus agréable souvenir.
- D‘ A. Cartaz.
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- BULLETIN ASTRONOMIQUE
- QttL
- AVRIL-MAI-JU1N 1910
- Les heures sont données en temps moyen civil de Paris compté de o à 24 heures à partir de minuit.
- I. — SOLEIL
- Le solstice d’été arrivera le 22 juin, à 8 heures, coïncidant avec les plus longs jours de l’année. A cette époque, pour la latitude de Paris, la nuit n’est pas complète et l’on peut constater, loin des villes éclairées, et en regardant au Nord, que l’aurore succède sans transition au crépuscule, la lueur se déplaçant du Nord-Ouest, le soir, au Nord, vers minuit, et au Nord-Est le matin.
- IL — PLANÈTES
- Mercure traverse les constellations des Poissons, du Bélier et du Taureau.
- Il sera en conjonction supérieure avec le- Soleil le 5 avril et en conjonction inférieure le 25 mai; il atteindra, le 2 mai, sa plus grande élongation du soir, à 20° 45' à l’Est du Soleil et sa plus grande élongation du matin, le 20 juin, à 22°33' à l'Ouest du Soleil. On pourra le rechercher 5 ou 6 jours avant ou après ces dates.
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- BULLETIN ASTRONOMIQUE
- jge.
- Diamètre de Mercure : 6 avril, 4, ,9; 6 mai, 8",6; 26 mai, 12",o; 25 juin, y”,o.
- Du ier au 6 mai, chute des Aquarides (Radiant rj Verseau).
- Vénus traverse les constellations du Verseau, des Poissons et du Bélier. Elle est visible le matin. Son diamètre apparent diminue de plus en plus : 6 avril, 3i",7; 6 mai, 22,/,2; 5 juin, 17",1.
- Vénus atteindra sa plus longue élongation du matin le 23 avril, à i5 heures, à 46° i3' à l’Ouest du Soleil.
- Dans les premiers jours de mai, observer le rapprochement de Vénus et de la comète de Halley.
- On pourra observer les conjonctions suivantes, particulièrement curieuses : avec la Lune, le 4 juin, à
- 13 heures, à o°i3/ Nord et avec Saturne, le 5 juin, à
- 14 heures, à o04r Nord.
- Mars est pratiquement inobservable. Ne pas manquer d’observer, le i3 avril, Y occultation de cette planète par la Lune, à 22h 38m du soir.
- Jupiter, en opposition le 3i mars, sera en quadrature Est le s8 juin. C’est la meilleure période pour les observations. On trouvera aisément cette planète grâce à son vif éclat, et en s’aidant de la petite carte publiée au dernier Bulletin.
- Diamètre de Jupiter : 6 avril, 44^0; 6 mai, fa",8-, 5 juin, 3q",i.
- On trouvera dans Y Annuaire astronomique pour 1910 et dans la Connaissance des Temps la liste de tous les phénomènes présentés par les quatre principaux satellites, dans le cours de leur rotation autour de la planète. On pourra les suivre avec une bonne longue-vue, fixée sur un pied stable et mieux avec une petite lunette astronomique. Une lunette de io8mm au moins est indispensable pour étudier utilement la surface.
- Saturne est pratiquement inobservable. On pourra le rechercher vers la fin de juin, dans le Bélier. Il se lève, le 25 juin à ih 8m du matin. Nous nous en occuperons au prochain Bulletin.
- Uranus, dans le Sagittaire,_ pou.rra„ être recherché comme un astre de 6° grandeur'environ," aux "positions ci-dessous :
- DATES ASCENSION DROITE DÉCLINAISON DIAMÈTRE
- 6 avril . . 19 h. 48 m. — 21° 37' 3",8
- 6 mai. . . 19 h. 49 m. — 21° 33' 3”,9
- 5 juin. . . 19 h. 47 m. — 21° 41' 4",0
- 23 — . . 19 b. 44 m. — 21° 49’ 4",0
- Uranus sera en quadrature occidentale le iG avril.
- Neptune sera encore visible le soir en avril et mai. On pourra le trouver à l’aide d une monture équatoriale, comme une étoile de 8e grandeur environ, aux positions ci-dessous :
- Etoiles variables. — Minima de l’étoile variable Algol (p Persée) : ior avril ( 191144“) ; 21 avril (2ih28m).
- Minimum de Mira Ceti, variable de 3,3 à 8,5, le 1" avril.
- Eclipse totale de Soleil. — Le 9 mai se produira une éclipse totale de Soleil, invisible à Paris. La zone de totalité passe entre l’Australie et le Pôle sud. La plus grande durée de la phase totale sera de 4mi9s. On ne pourra guère observer la totalité que de la Tasmanie, où la phase totale durera 3 minutes environ.
- L’éclipse sera visible comme partielle de l’Australie, des îles de la Sonde, etc.
- Éclipse totale de Lune. — Une éclipse totale de Lune, seulement en partie visible à Paris, se produira le 24 mai. Elle sera surtout visible de l’Amérique. Voici les phases de cette éclipse :
- Entrée de la Lune dans la pénombre..................... 2 h. 42 m.
- Entrée dans l’ombra.................................... 3 h. 56 m.
- Coucher de la Lune, à Paris............................ 4 h. 8 m.
- Commencement de l’éciipse totale....................... 5 h. 19 m.
- Milieu de l’éclipse.................................... 5 h. 44 m.
- Fin de l’éclipse totale................................ 6 h. 9 m.
- Sortie de l’ombre...................................... 7 h. 32 m.
- Sortie de la pénombre.................................. 8 h. 46 m.
- Grandeur de l’éclipse : 1,098, le diamètre de la Lune étant un.
- Comète de Halley. — Depuis le 25 mars, date de la
- conjonction avec le Soleil, la comète de Halley est visible le matin.
- Le ior avril, elle se lèvera à 4h5om; le 15, à 3h5om; le ier mai, à 2h 45m et le i5 mai, à 2h45ra.
- La conjonction avec le Soleil se produira le 18 mai et, à ce moment, le noyau de la comète passant devant le Soleil, la Terre traversera très probablement la queue de la comète. Ensuite, la comète sera visible le soir, se couchant,~le 20 mai; à 2dh 45“; le 25 mai vers 23 heures, et le 3o mai vers 23h3om. Ainsi, vers le Tr mai, la comète se lèvera environ deux heures avant le Soleil. A la fin de mai, elle se couchera près de quatre heures après lui. Le passage devant le Soleil est inobservable en France, mais nous recommandons spécialement l’observation générale du ciel du 17 au 19 mai : noter les apparitions possibles d’étoiles filantes, d’aurores polaires (?) et, sans doute, d’une illumination générale du ciel si la Terre traverse la queue. Observer avec attention le ciel à l’opposé du Soleil, dans la direction de la constellation du Scorpion.
- On trouvera la comète aux positions ci-dessous.
- RATES 8 avril. .
- 6 mai . .
- 5 juin . .
- ASCENSION DROITE DÉCLINAISON DIAMÈTRE
- 7 h. 11 m. -+-21° 45' 2",2
- 7 h. 13 m. -+- 21° 43' 2",2
- 7 h. 17 m. -t- 21® 38' 2",2
- III. — PHÉNOMÈNES DIVERS Conjonctions :
- Le 10 avril, Saturne en conjonction avec la Lune, à 7 h., à 0° 40' Nord. Le 12 mai, Mars en conjonction avec la Lune, à 13 h., à 1°57' Sud. Le 4 juin, Vénus en conjonction avec la Lune, à 13 h., à 0° 13' Nord.
- Le 4 juin, Saturne en conjonction avec la Lune, à 15 h., à 0° 2' Nord.
- Le 5 juin, Vénus en conjonction avec Saturne, à 14 h., â 0° 4' Nord. Le 16 juin, Mars en conjonction avec p Cancer, à 7 h., à 0° 4' Sud.
- Occultations d’étoiles par la Lune. — Cette liste ne contient que les occultations d’étoiles jusqu’à la 6° grandeur.
- DATES ÉTOILE OCCULTÉE GRANDEUR COMMENCEMENT FIN
- 13 avril . , . 103 Taureau. 5,7 19 h. 4 m. 20 h. 0 m.
- 13 — Mars. 5,7 22 h. 38 m. 23 h. 17 m.
- 16 — A Gémeaux. 5,2 0 h. 19 m. 0 h. 47 m.
- 18-19 jaia. . * a1 Balance. 5,7 22 h. 56 m. 0 h. 12 m.
- 18-19 — (Xe Balance. 2,9 23 h. 6 m. 0 h. 20 m.
- 20 — p Ophiuchus. 4,7 21 h. 31 m. 22 h. 48 m.
- 23 — 6194 B. A. C. 5,1 0 h. 40 m. 1 h. 27 m.
- Étoiles filantes. — Du 19 au 22 avril, averse des Lyrides (Radiant 104 Hercule).
- Éphémérides de la comète de Halley.
- DISTANCE A LA TERRE
- DATES EN MILLIONS
- GREENWICH U II. ASCENSION DROITE DÉCLINAISON DE KILOMÈTRES.
- 4 avril 1910. . . 0 h. 5 m. 38 s. -+- 8° 1' 244
- 8 — 0 h. 1 m. 43 s. 7“ 58' 231
- 12 — 23 b. 57 m. 58 s. 7° 53' 216
- 16 — 23 h. 54 m. 24 s. 7° 49' 199
- 20 — 23 h. 51 m. 44 s. 7° 46' 179
- 24 — 23 b. 50 m. 20 s. 7° 47' 158
- 28 — 23 h. 50 m. 53 s. 7° 56' 136
- 2 mai 23 h. 51 m. 32 s. 8° 18' 113
- 6 — 0 h. 3 ni. 0 s. 9° 5' 89
- 10 — 0 h. 21 m. 35 s. 10° 30' 65
- 11 — 0 h. 29 m. 59 s. 11° 2' 60
- 12 — 0 b. 38 m. 32 s. 11°41' 35
- 13 — . 0 b. 50 m. 12 s. 12° 29' 49
- H — J h, 5 m. 47 s. 13° 27' 43
- 15 — 1 h. 24 ni. 47 s. 14° 36' 38
- 16 — 1 h. 49 m. 52 s. 15°59' 33
- 17 — 2 h. 23 m. 4 s. 17° 29' 29
- 18 — 3 b. 7 m. 19 s. 18° 51' 26
- 19 — 4 Ii. 3 m. 11 s. 19° 43' 24
- 20 — 5 h. 3 m. 23 s. 19° 8' 23
- 21 — 6 h. 9 m. 54 s. 17° 40' 24
- 22 — 7 h. 3 m. / s. 15° 14' 26
- 23 — 7 h. 44 m. 48 s. 12° 40' 29
- 24 — 8 h. 18 m. 20 s. 10° 24' 33
- 25 — 8 h. 40 m. 7 s. 8° 31' 38
- 26 — 8 h. 58 m. 52 s. 6° 59' 43
- 27 — 9 b. 13 m. 8 s. 5° 45' 48
- 28 — 9 ii 24 m. 56 s. 4° 45' 53
- 29 — 9 h. 33 m. 48 s. 3° 50' 58
- 30 — 9 h. 41 m. 23 s. -+- 5° 15' 64
- Em. Touciiet.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- fi Erratum. — Dans notre numéro du 2 avril, en bibliographie, nous avons indiqué douze francs comme prix de l’ouvrage de M. E. Raiiir t Les merveilles souterraines de la Belgique. C’est une erreur; il faut lire 3 fr. 50.
- Renseignements. — B-32, à Bordeaux. — Nous vous conseillerons de lire le Manuel de VElectricien, par J. Laffargue, Bernard-Tignol, éditeur, quai des Grands-Augustins, Paris et le petit ouvrage : Y Electricité à la maison, par Bourbeau, chez Yuibert et Nony, 63, boulevard Saint-Germain.
- M. P. I., à Billancourt. — Sür le gaz d’éclairage
- nous vous signalons deux ouvrages assez complets : Traité des usines à gaz, par Borias et Fréchou, Béranger, éditeur, Paris, 9, rue des Saints-Pères. La fabrication du gaz, par Schœffer, traduit par Delahaye et Mar-quisan, librairie du Journal des usines à gaz, io5, rue Saint-Lazare. Ni l’un ni l’autre ne donnent de renseignements très complets sur l’organisation• des usinés, françaises. Ils visent surtout la fabrication. Physique : lisez le traité élémentaire de physique de Drion et Fer-net, librairie Masson, 120, buulevard Saint-Germain; Chimie, Troost et Péchard, traité élémentaire de chimie, même librairie.
- M. M. Théry, à Boulogne-sur-Mer. — Le retard ou l’avance des montres de irY 2" et 3e classe- sont très sensiblement compris dans les mêmes limites. _Ce _quj distingue ces trois classes, ce sont les essais par températures différentes (étuve, glacière, température ordinaire) et les essais dans diverses positions. Demandez le règlement complet à l’Observatoire National de Besançon. : .
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Les termites champignonnistes : Henri Coupin. — L’emploi de l’air comprimé pour le sauvetage des navires coulés : Sauvaire Jourdan. — La reproduction des plaques en couleurs : G. Mareschal. —^ Le rôle des zéolithes dans l’économie végétale A. Hébert. — La reconstruction de Chicago : Y. Forbin.
- — Chronique. — Les machines à jet de sable : René Ciiampey.
- — Un Tibétain à Paris : J.-P. Lafitte. — L’observatoire sismologique de Cartuja : Lucien Rudaux.
- Supplément, — Sur la fondation do bourses industrielles. — Un laboratoire de radioactivité à Paris. — Un pilotis de l’âge du bronze. — La coloration des argiles dans les calcaires. — Un nouveRu procédé de métallisation;.— La stérilisation de l’eau.
- Recherches sur la décharge des condensateurs, thèse présentée à la Faculté des sciences de Paris par M. André Léauté. ï vol. 70 p. Gauthier-Villars, éditeur, Paris, 1910.
- L’étude de l’étincelle électrique est un des problèmes les plus complexes qui s’imposent à l’attention du physicien. Il est inutile d’insister sur son importance non seulement théorique, mais pratique; la télégraphie sans fil, l’éclairage par lampes à arc, et bien d’autres applications tirent grand parti de l’étincelle et ne peuvent que gagner à l’analyse précise de ce phénomène si obscur sur bien des points.
- Léauté a examiné un cas particulier de décharge électrique, celle d’un courant issu d’ùn condensateur et traversant une bobine de self-induction à plusieurs couches de fils. M. Hemsalech qui avait déjà étudié
- l’étincelle ainsi produite, y avait constaté un certain nombre de stries équidistantes. M. Léauté, par d’élégantes expériences, montre que ces stries, que certains avaient attribuées à des expulsions irrégulières de vapeurs métalliques provenant dés électrodes, sont dues au contraire à la superposition de décharges oscillantes qui s’expliquent par la capacité que possède la bobine de self-induction. Il établit la théorie mathématique de cette décharge et, corroborant les calculs par les faits, montre leur plein accord dans les cas les plus compliqués. En résumé, ce travail très clair et très personnel attire l’attention sur le rôle important joué dans les décharges électriques par la capacité des bobines de self-induction employées.
- L’Aviation militaire, par C. Ader. i vol. in-12, avec pne planche. Berger-Levrault et Cio, éditeurs, 5-7, rue des Beaux-Arts. Paris. 1909. Prix : 2tr,5o.
- Le savant qui imagina et réalisa VAvion, voulait aussi organiser de toutes pièces, dès cette époque, Y Aviation militaire, et doter la France d’une « armée aviatrice ». Dans cette vue, il avait préconisé la fondation d’une Ecole d’aviation militaire. Les notes préparées par lui, en vue des cours dont il eût été chargé à cette école, ont conservé assez d’intérêt pour justifier leur actuelle publication. Malgré les progrès accomplis, les conseils de Ader restent remarqüablé-ment adaptés^à. la situation actuelle et ses idées sur les éclaireurs, les torpilleurs et les avions de ligne paraissent des plus logiques, c’est l’embryon d’unè nouvelle tactique.
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- CHRONIQUE MÉTÉOROLOGIQUE
- 055T
- Du 20 au 27 mars. — Le 20. Extension sur le Centre des fortes pressions de l’O. : Irlande, Bretagne, 768; Berlin, 765 ; extension de la dépression irlandaise vers l’E. et le S.; dépression sur l’Italie et l’Algérie : Ptome, Alger, 751. Pluies et neiges sür le N. et l’O.; en France : Marseille, Lyon, Nantes, Paris, 1; Dunkerque, 5; mont Yentoux, 12; Pic du Midi, 29. Température du matin : Uleaborg, —4°"> Paris, 1 ; Alger, 1 x ; P'uy de Dôme, —9; moyenne à Paris : 3°,8 (normale : 6°,4). — Le 21. Aire de pression supérieure à 765 sur l’O. et le Centre de l’Europe : Valencia, 770; dépressions sur l’Extrême Nord (Bodoe, 740) et sur la Méditerranée (Cagliari, 749)- Pluies sur le N., l’Italie, l’Algérie. Temp. du matin : Arkangel, —5°; Paris, o-, Nice, 11; moyenne à Paris : 5° (normale : 6°,5). — Le. its. Pression-très élevée sur l’O. Irlande, 770; profonde “dépreséion sur l’Extrême -N,- yard-oc.,.. 738. Pluies—cl.neige sur le
- N. Temp. du. matin : Moscou, —5°; Paris, 2; Alger, 12; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 5°,3 (normale : 6°,6). — Le 23. Hausse presque générale, sauf sur le N.-E. (Yardoe, 743) et le S.-E. (Brindisi, 764), maximum de 768 sur les Iles-Britanniques. Quelques pluies sur le N. de l’Europe. Temp. du matin : Uleaborg,— 70; Paris, 1; Alger, 14; Puy de Dôme, —4; moyenne à Paris : 6°,i (normale : 5°,3). — Le 24. Aire anticyclonique surT’O. et le Centre : Islande, 776; Pays-Bas, 774; dépression dans l’extrême N. : Yardoe, 744, et sur l’E. de la Russie : Kharkof, 753. Pluies sur le N., le Centre et 1E. Temp. du matin : Arkangel, — io°; Paris, 6; Alger, 14; Puy de Dôme, — 4; moyenne à Paris : 70,1 -(normale : 6°,8). — Le 25. Extension de l’anticyclone spr la. Scandinavie, avec centre sur les Iles-Britanniques': Shields, 774; dépression sur l’extrême N. et sur l'Islande : Yardoe, 744; Seydisfjord, 754. Pluies rares,
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- CHRONIQUE MÉTÉOROLOGIQUE
- quelques ondées sur 10. de l’Allemagne. Temp. du matin : Uleaborg,—8°; Paris, 6; Alger, i4; Puy de Dôme, — 4 ; moyenne à Paris : 70.g (normale : 6°,9). — Le 26. Anticyclone sur presque tout le continent : Anglelerre, 772; Danemark, 771; N. de la Scandinavie, 768; Autriche, 767; Seydisfjord,'75o. Quelques neiges en Russie, pluies en Sardaigne et en Italie. Temp. du matin : Uleaborg, — 8°; Paris, 4: Alger, 14; Puy de Dôme, —2; moyenne à Paris : 6°,4 (normale : 70). — Le 27. Baisse
- lente sur toute l’Europe, zone entre 765 et 770 du S.-O. de l’Angleterre à la Méditerranée occidentale et au N. delà Scandinavie; Seydisfjord, 749. Pluies dans quelques stations de la Russie et sur l’O. des Iles-Britanniques. Temp. du matin : Uleaborg, —70; Paris, 2; Alger, i5; Puy de Dôme, — 1; moyenne à Paris : 8°,2 (normale : 7°,i). — Phases de la Lune : Pleine Lune, le 24, à 1 h. 32 m. du soir.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5 Dm,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 21 mai s 1910. 0°,0 N. 3. beau. » Gelée blanche; beau.
- Mardi 22 1°.6 N. N. E. 2. Très nuageux. » Gelée blanche; nuageux; brume; halo à 21 h.
- Mercredi 23 0°,9 N. N. E. 3. Beau. » Gel. bl.; beau jusq. 10 h.; peu nuageux; couvert à partir de 18 b.
- Jeudi 21 l°.8 N. N. E. 3. Couvert. » Couvert.
- Vendredi 23 o°,7 N. E. 3. Couvert. » Rosée; nuageux.
- Samedi 26 -i“,5 N. 2. Couvert. » Gelée blanche; 1res nuageux le m.; peu nuageux le s.
- Dimanche 27 1°,6 N. N. E. 2. Beau. » Gelée blanche ; beau.
- Lundi 28 1°,9 N. E. 1. Beau. » Gelée blanche ; brume ; beau.
- Mardi 29 6°,7 N. 3. Couvert. » Gelé blanche; couvert jusqu’à 11 h.; beau ensuite.
- Mercredi 30 2°,7 N. 3. Couvert. 0.0 Gel. bl.; brume; gouttes à 17 h. 30; couv. jusq. 18 b.; beau eus.
- Jeudi 31 — 0°,8 N. E. 3. Beau. 0,1 Gelée blanche; nuageux; averses de neige.
- Vendredi 1" avril . . 0°,1 N. N. E. 3. Très nuageux. » Gelée blanche; halo; nuageux.
- Samedi 2 2°,3 N. N. E. 3. 9<| nuages. » Gelée blanche; quelques nuages.
- Dimanche 5 l°.l N. N. W. 2. Beau. » Forte gel. bl.; beau jusqu’à 12 h.; très nuageux ensuite.
- MARS-AVRIL 1910. — SEMAINES DU LUNDI 21 MARS AU DIMANCHE 3 AVRIL 1910.
- Lundi | Mardi | Mercredi
- Jeudi | Vendredi | Samedi | Dimanche
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- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri a boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « Ldi Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, "Boulevard Saint-Germain, Paris (Y7e)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d'origine.
- N° 1925 — 16 AVRIL 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- K. Angstrôm. — Le professeur suédois Knut Angstrôm qui vient de mourir n’était peut-être pas très connu du grand public ; cependant il a tenu dans la science contemporaine une place considérable. Son père, Johan Angstrôm, lui avait légué un nom déjà célèbre; Johan Angstrôm est bien connu des physiciens par ses belles études sur le spectre solaire. Knut Angstrôm est né en 1857 ; il fît ses études à l’Université d’Upsala où il professa toute sa vie. Les premières recherches d’Angstrôm portèrent sur la spectroscopie ; il étudia, au moyen du spectrobolomètre, les phénomènes d’absorption dans la lumière infra-rouge, notamment pour l’oxyde de carbone, l’acide carbonique, le gaz des marais, la vapeur d’eau et l’ozone. Ces travaux l’amenèrent en 1896 à soutenir avec Arrhénius une intéressante controverse : la vapeur d’eau, l’acide carbonique et l’ozone ont, sur la température de notre globe, une action considérable; ils paralysent en effet, en partie, le rayonnement de la terre vers les espaces stellaires et contribuent ainsi à maintenir à la surface de notre planète une température compatible avec les conditions de la vie. Arrhénius, partant de là, donnait une ingénieuse explication de la période glaciaire, dont la géologie établit l’existence ; il supposait que la quantité d’acide carbonique contenue dans notre atmosphère avait augmenté depuis cette époque. Angstrôm démontra que le raisonnement d’Arrhénius ne serait valable que pour des teneurs infiniment petites d’acide carbonique, et que, en réalité, les variations possibles de la teneur de l’air en acide carbonique n’ont pu avoir aucune influence sur la température de notre globe. Angstrôm a surtout attaché son nom à l’étude de la radiation solaire. L’instrument qu il imagina dans le but de mesurer cette radiation, le pyrhéliomètre d’Angstrôm, est d’un usage général dans les observatoires.
- Les hangars pour dirigeables militaires. — Le
- Comité militaire de la Ligue Nationale Aérienne a étudié dans sa séance du 4 mars la question de l’installation des hangars pour dirigeables ; elle doit être faite le plus tôt possible, mais après que le plan d’ensemble, dont l’urgence est démontrée, aura été arrêté. Les hangars devront être très largement établis si on ne veut pas être exposé à de nouvelles dépenses quand le tonnage des ballons viendra à augmenter, comme la Marine a dû agrandir ses bassins de radoub quand le tonnage de ses navires s’est accru. On ne doit pas craindre de faire des hangars trop vastes, un excès de largeur est nécessaire pour l’entrée et la sortie des aéronefs par tous les temps. Les hangars pour deux ou plusieurs ballons sont à adopter; ils seront encore utilisables lorsque les ballons seront plus grands; il suffira d’en remiser un seul au lieu de deux.
- Les fouilles d’Alésia. — M. Toutain a lu récemment à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres une note
- sur les fouilles exécutées en 1909 sur l’emplacement d’Alésia par la Société des sciences historiques et naturelles de Semur. Ces fouilles ont porté sur quatre points principaux : sur l’hémicycle extérieur du théâtre, sur le forum, sur la façade orientale d’un monument orné de deux absides et sur deux quartiers de la ville. Parmi les objets mis au jour, il convient de signaler une tête décorative de femme dont la chevelure est ornée de fleurs, des creusets en terre réfractaire et divers vases, soit dorés, soit en métal étamé, qui attestent à nouveau l’importance de l’industrie métallurgique à Alésia et qui confirment pleinement les renseignements donnés par Pline l’ancien sur ce sujet.
- Alcoolisme et tuberculose. — Le Dr Jacques Bertillon a présenté dernièrement à la Société de statistique de Paris une très remarquable statistique comparée de l’alcoolisme et de la tuberculose. M. Bertillon a comparé deux cartes de France représentant graphiquement, l’une la consommation de l’eau-de-vie, et l’autre la fréquence de la phtisie pulmonaire par département. La première montre que la consommation de l’eau-de-vie est beaucoup plus forte dans le Nord que dans le Centre ou le Midi. Les deux régions sont séparées par la limite de la culture de la vigne ; on boit donc beaucoup moins d’eau-de-vie dans les pays de vin que dans les pays de cidre ou de bière. Or la carte relative à la phtisie présente exactement les mêmes caractères que la précédente : beaucoup de phtisie dans le Nord et l’Est ; bien moins dans le centre et dans le Midi. D’autres statistiques confirment d’ailleurs l’influence de l’alcoolisme sur la fréquence de la phtisie. En particulier, M. Bertillon compare la mortalité par phtisie chez les cabaretiers et chez les autres petits boutiquiers ; tous vivent de la même existence, avec cette seule différence que les débitants absorbent constamment de l’alcool, soit en l’ingérant, soit en le respirant. Or la mortalité par phtisie chez les débitants est double de celle des autres boutiquiers. Les cabaretiers sont également plus sujets à la plupart des autres maladies, notamment à celle du foie, mais c’est surtout sur la fréquence des maladies du poumon que se fait sentir l’influence de l’alcool. On peut faire des comparaisons du même ordre sur les ouvriers de la traction : les cochers et les charretiers, très atteints par l’alcoolisme, sont beaucoup plus souvent tuberculeux que ceux des ouvriers de chemins de fer qui sont astreints à la sobriété. Enfin, M. Bertillon a distingué la fréquence relative de la phtisie, à Paris, chez les hommes et chez les femmes. Jusqu’à i5 ou 3o ans, la mortalité est à peu près la même dans les deux sexes; mais, à partir de cet âge, les hommes sont beaucoup plus frappés. Il en est de même dans les grandes villes étrangères, à Vienne et à Berlin, Au contraire, dans les campagnes, les deux sexes sont atteints à peu près également. L’influence désastreuse des villes ne s’exerce donc que sur le sexe
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- INFORMATIONS
- qui contribue surtout à l’augmentation de la consommation de l’alcool dans les villes.
- Combinaison directe du carbone et de l’hydrogène. — Deux chimistes anglais, Bone et Coxvard, ont étudié les conditions de la combinaison directe du carbone et de l’hydrogène et ont réalisé ainsi la synthèse du méthane. Ils ont constaté qu’il se formait de grandes quantités de ce gaz quand on chauffait moins de o, i gr. de charbon de sucre dans un courant d’hydrogène pur et sec entre 1100 et 1200° dans un appareil spécialement destiné à obtenir ces températures. Le charbon employé avait été purifié par chauffage prolongé dans le chlore sec en portant la température de 700 à noo°. Dans deux expériences différentes, les quantités de méthane obtenues ont été de 1^7 c. c. et de ia5,5 c. c. mesurés à o° et à 760 mm de pression, pour 0,0995 gr. et 0,092 gr. de carbone employés respectivement, ce qui fournit un rendement de 73 pour 100 environ de la proportion théorique, le reste du méthane étant perdu par une oxydation ou une décomposition inévitables par suite de la chaleur intense des parois du tube de porcelaine dans lequel le charbon était chauffé. Une autre série de quatre expériences a fourni 422 c. c. de méthane provenant de o,3o6 gr. de carbone. Les auteurs ont ainsi confirmé et rendu convaincante la synthèse du méthane à partir de ses éléments, carbone et hydrogène, synthèse qui avait été souvent discutée et qui, en tous cas, n’avait porté que sur des quantités très faibles de substances.
- La sciure de bois source d’alcool éthylique. —
- Jusqu’ici l’industrie demandait exclusivement l’alcool éthylique à la fermentation de fruits, ou de racines comme la betterave ou à la saccharification de matières amylacées diverses. Un procédé, non pas nouveau, mais mis depuis peu en exploitation pratique, s’adresse à un produit jusqu’ici considéré comme presque sans valeur : la sciure de bois. Braconnot, en 1819, montra que le bois se transforme en glucose ou sucre fermentescible sous l’action de l’acide sulfurique. C’est cette réaction qui sert de base au procédé Classen ; celui-ci consiste à traiter la sciure par l’acide sulfureux en vase fermé entre 1200 et 1450. Perfectionné et rendu industriel par MM. Ewen et G. H. Tomlinson, il fonctionne actuellement dans deux usines américaines et une usine française. Le rendement serait de 63 à 65 litres d’alcool par tonne de sciure à 70 pour 100 d’humidité.
- Essais des fers et des aciers par corrosion. — Il
- est connu, depuis bien des siècles, qu’un objet en fer forgé, soumis à l’usage, laisse apparaître sur sa surface des dessins correspondant aux déformations subies par les fibres du fer lors du forgeage de la pièce. Dans ce cas, les acides organiques sécrétés par la main ont exercé une attaque lente. L’emploi d’un corrosif quelconque accélère cette action et il est né de cette observation toute une technique d’art ayant pour but de « damasser » des pièces obtenues par la soudure du fer et de l’acier dans le forgeage pour faire apparaître la distribution de leurs fibres et donner ce qu'on a appelé des fleurs de Damas. A la fin du xvme siècle, le procédé fut en outre utilisé pour distinguer les fers des aciers. Puis, au milieu du xvm° siècle, les ingénieurs l’adoptèrent pour étudier les déformations subies dans le forgeage. Cette méthode, très simple et très économique, a été un peu délaissée dans ces dernières années parce qu’elle ne donne pas de résultats chiffrables. Dans un fort intéressant travail paru chez Dunod.M. Ch. Frémont en recommande l’emploi pour contrôler les procédés de fabrication des pièces en fer forgé et surtout pour constater l’existence ou l’absence de la retassure dans une pièce d’aciër : c’est-à-dire de ces poches qui se font quand, après sa fusion, l’acier étant coulé dans la lingotière, le refroidissement commence à la périphérie et autour desquelles s’accumulent toutes les impuretés, toutes les hétérogénéités du métal. L’attaque peut avoir lieu, à l’acide >sulfurique, à l’acide azotique, à l’acide chlorhydrique, au chlorure double de cuivre et d’ammonium, au. chlorure de fer, au bichlorure de mercure, à l’iode sublimé, etc. Tous ces procédés donnent, avec une vitesse plus ou moins forte et, par suite, avec une attaque plus ou. moins profonde, comme des réactifs, photographiques divers, des images comparables. Les figuresf obtenues, qui1 sont très parlantes par elles-
- mêmes, montrent les zones d’attaque maxima et celles-ci correspondent à des régions écrouies, à des porosités, à des lignes de soudure, à des impuretés. On peut ainsi, après coup, reconstituer aisément le mode de travail employé dans la confection d’une pièce, savoir sa valeur dans une réception, déterminer les responsabilités après un accident, etc.
- L’échauffement spontané de la houille. — La
- houille mise en tas dans diverses conditions est susceptible de s’échauffer au point de prendre feu. Diverses études avaient déjà été faites à ce sujet, il y a 3o ou 40 ans, notamment par M. Fayol, directeur des mines de Commentry. Il avait constaté que, si la température ne s’élevait pas dans les couches de charbon peu épaisses, elle s’accentuait dans les couches d'une certaine épaisseur et d’une façon plus considérable dans les parties supérieures; à une hauteur de 3 à 4 m-, la chaleur commence par s’élever pour diminuer ensuite, sans jamais dépasser 60 à 700; mais, au-dessus de 4 m., la température continue à s’accroître et, vers le troisième mois, il commence à se dégager de la vapeur d’eau, puis des gaz incolores à odeur de pétrole et, quelques jours plus tard, il s échappe de la fumée d’un point situé environ à la moitié de la hauteur du tas. Ces questions étaient intéressantes à préciser au point de vue du transport de la houille par bateaux. La question de l’inflammation des cargaisons de charbon pendant la traversée d’Australie en Angleterre a été étudiée par deux commissions ayant siégé à Sydney de 1896 à 1900 et dont le Journal of the Society of chemical Industry vient de résumer les travaux. On y a fait des expériences très concluantes : on a rempli avec le meme charbon des cases cubiques identiques de 7 m. de côté ; dans l’une, le charbon était arrosé au début avec de l’eau; dans l’autre, il était sec. La masse était parcourue par des tubes verticaux en fer-blanc, disposés d’une manière semblable dans les deux cas pour permetti’e d’étudier la température en divers points et à différentes hauteurs. L’expérience qui a duré du 10 décembre au i3 février comportait x56 lectures thermométriques par jour. La température de la masse seche s est élevée d’abord lentement, puis rapidement et, à la fin de l’expérience, s’est montrée suffisante pour brûler la ficelle qui retenait le thermomètre. La masse humide, au contraire, n’a pas subi d’élévation de température. L’inflammation peut donc être combattue en mouillant le charbon uniformément ; mais, en tout cas, dans la masse sèche, l’échauffement est lent et ne peut amener de danger immédiat. La statistique montre que les accidents sont plus nombreux avec les navires d’un fort tonnage ; c’est ainsi qu’on a constaté comme cas d’incendie :
- 0,25 pour 100 pour dos charges de 500 tonnes, plus de 1,00 - — 500 à 100!) tonnes.
- 1 5 50 _ — 1000 à 1500 —
- 4’SO — — 1500 à 2000 —
- plus de 9,00 — — supérieures à 2000 tonnes.
- Lés incendies sont beaucoup plus nombreux en été qu’en hiver et leur maximum est en juin-juillet. Les commissions, dont on a parlé ci-dessus, recommandent, lorsqu’il s’agit de navires de fort tonnage, chargés pendant les chaleurs de l’été, d’ai’roser les parties situées sous les écoutilles où se trouvent surtout les poussières.
- Les deux nouveaux grands cuirassés français. — Une loi du 5 avril 19x0 autorise le Ministre de la marine à mettre en chantier deux nouveaux cuirassés d’escadre (A1 et A2) qui auront les caractéristiques suivantes : Déplacement 23 467 tonnes, longueur i65 m., largeur à la flottaison 27 m , tirant d’eau armement normal 9012 m3, puissance maximum prévue 29 000 chevaux indiqués, turbines à vapeur avec chaudières Belle-ville ou Niclausse, 4 hélices, vitesse maximum prévue 20 noeuds, contenance des soutes (charbon en roches) 906 et 2706 tonnes, rayon d’action prévu à 10 nœuds 2800 et 8400 milles, à la vitesse maximum 760 et 2280 milles ; armement : 12 canpns de 3o cm, 22 canons de 14 cm, 4 canons de 47 mm & T. R. et 4 sous-marins, 48 officiers, g5o hommes d’équipage. Les; plans ont pour auteur M. Lyasse. Le A1 sera construit à; Brest; le A2 à Lorient. La mise en chantier commexx-cera le xor août 1910 et l’entrée en service devra avoir, lieu dans le deuxième semestre de 1913. Chacun de ces navires coûtera-65 099 000 francs ! dont r3 399 000 francs pour l’artillerie seule! , ;. ?
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- ceg^ Navigation
- La bouée de sauvetage du capitaine Donvig. — La
- récente catastrophe du Généval-Chanzy appelle l’attention sur les engins de sauvetage de bord, ceux qui peuvent être mis immédiatement à la disposition des passagers et des hommes d’équipage lorsque le navire est en danger. Les marines norvégienne, danoise, anglaise, allemande, ont adopté depuis plusieurs années déjà la bouée du Capitaine Donvig leur a rendu de grands services.
- Il serait peut-être intéressant de l’expérimenter également en France afin d’en connaître la valeur réelle.
- L’engin est de forme sphérique, à fond plat. Le modèle n° 2, que représentent nos illustrations mesure 2,41 m. de diamètre intérieur et 1,82 m. de hauteur. Il
- La bouée en place sur le pont cl’un navire.
- est pourvu d’un double fond contenant le lest. Tout autour sont disposés les réservoirs renfermant les vivres et l’eau douce. Enfin la partie supérieure est percée de trois trous d’hommes. La bouée, avec 100 m. de câble
- pour l’ancre, une provision de 562 litres d’eau, les pompes et tout le matériel spécial qu’elle comporte, pèse i35o kg. 20 hommes peuvent s’y réfugier. La circulation d’air est assurée à l’intérieur par une cheminée télescopique centrale, une pompe et des tuyaux de caout-La bouée en mer. chouc et de fer. La
- cheminée peut être complètement obturée en cas de trop mauvais temps.
- Les moyens de navigation sont représentés par une voile, maintenue à la partie supérieure de la cheminée, par un gouvernail qu’actionne le pilote dont le buste émerge de la bouée et enfin par deux rames tournantes que les hommes de l’intérieur mettent en mouvement à l’aide d’une manivelle. Enfin la bouée est protégée
- contre les chocs extérieurs par un épais toron de caoutchouc qui l’entoure suivant son plus grand diamètre.
- Les essais effectués par les diverses marines étrangères ont été extrêmement intéressants. La bouée vide fut précipitée la tête en bas, du pont d’un navire et elle reprit immédiatement sa position d’équilibre. Chargée de 20 hommes d’équipage, elle fut soumise ensuite à une série de chocs dans le but d’essayer sa stabilité qui fut reconnue parfaite, ainsi d’ailleurs que les dispositifs destinés à l’aération. La bouée chargée jaugeant 0,89 m. peut se rapprocher très près de la terre ferme et les naufragés la quittent ensuite sans aucun danger.
- Cet engin est l’un des mieux étudiés parmi tous ceux qui existent ; il bénéficie de la faculté de se mettre à la mer de lui-même lorsque le navire qui le porte s’enfonce, et par conséquent de sauver les passagers qui y ont pris place. Quelques-unes de ces bouées à bord des navires rendraient certainement de grands services concurremment, si on le désire, avec les embarcations de sauvetage toujours difficiles à utiliser dans les moments critiques.
- '***' Automobilisme
- L’autofumvor. — On sait qu’un décret interdit aux automobiles de répandre de la fumée ; d’où une pluie de contraventions sur les chauffeurs. A quoi est due la fumée dans les automobiles ? A la présence d’un excès d’huile ou de graisse dans les gaz tonnants ; ces huiles incomplètement brûlées se répandent à l’extérieur en fumées noirâtres. Le remède serait peut-être de mieux veiller au graissage de la machine; mais pour la vie
- L’autofumvor monté sur une machine.
- même de celle-ci, un graissage excessif, même avec contravention, sera toujours préférable à un graissage insuffisant.
- L’autofumvor, imaginé par MM. Guttin et Ningler, a pour but de débarrasser automatiquement de leurs fumées les gaz d’échappement et de délivrer de ce fait les chauffeurs du souci des contraventions difficiles à éviter.
- L’autofumvor est un appareil de dimensions exiguës;
- La boîte absorbante de l’auîofumvor.
- il se place à l’échappement des gaz. Il se compose d’une sorte de récipient séparé en plusieurs compartiments par des tôles perforées dont le rôle est de diviser les gaz pour les mettre en contact plus intime avec un produit absorbant, dont la composition reste le secret de l’inventeur. Ce produit fixe, disent-ils, parfaitement les particules solides. — L’appareil est en vente chez MM. Guttin et Ningler, 23, rue Brunei, Paris. Les prix sont de 80 fr. jusqu’à 20 chevaux; 120 fr. de 20 à 3o; i5o fr. de 3o à 60; 200 fr. au-dessus.
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- Coupe de la bouée.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- Aviculture
- Nid-trappe pour contrôler la ponte des poules. - -
- L’aviculteur praticien a le plus grand intérêt à sélectionner, dans sa basse-cour, les meilleures poules pondeuses, de même qu’il doit — surtout lorsqu’il a en vue, spécialement, la production des œufs pour le commerce de consommation ou pour la reproduction — exploiter les races réputées pour la ponte.
- Ce côté pratique de l’aviculture rationnelle a une très grande importance, et il n’est pas encore envisagé, généralement, comme il devrait l’être. Les concours de volailles mettent en évidence les caractères de pureté des races sélectionnées au point de vue de la conformation, mais ils laissent encore dans l’obscurité la question du développement des aptitudes à la production des œufs. C’est pourquoi, en Amérique, en Australie, on a institué des concours de ponte permettant de distinguer, même sans avoir égard à la pureté des races, les sujets les plus avantageux à exploiter pour leur rendement en œufs dans des conditions déterminées. Etant donné que la France ne suffit pas à produire la quantité d’œufs nécessaires à sa consommation, mais en importe encore pour plus de 120 millions de francs annuellement, tous les procédés auxquels les aviculteurs peuvent recourir pour augmenter cette production présentent un réel intérêt.
- Le nid-trappe breveté, pour contrôler la ponte des poules, est une innovation qui mérite d’être signalée. Cet appareil permet à l’aviculteur de reconnaître exacte-
- Nid-trappe breveté, à double compartiment, pour contrôler la ponte des poules.
- ment, quel que soit le nombre de poules entretenues dans sa basse-cour, les sujets qui ont pondu; d’éliminer les poules improductives ou les moins productives ; de supprimer celles qui sont mauvaises ou médiocres pondeuses et d’arriver ainsi à réaliser une importante économie et d’abaisser, par suite, le prix de revient de l’œuf.
- Les meilleures pondeuses étant, de cette façon, sélectionnées chaque année, on peut faire couver les œufs des poules ayant le plus de qualités et augmenter la production dans de grandes proportions.
- Le nid-trappe se compose essentiellement d’une cage en bois, fermée par une porte à deux battants, et d’un nid placé en bascule. Au repos, ce nid placé en arrière retient la porte ouverte ; dès qu’une poule disposée à pondre vient se poser sur le nid, celui-ci s’abaissant légèrement en avant, dégage les deux battants qui, automatiquement, par un dispositif analogue à celui employé pour la fermeture automatique des portes, se ferme doucement, sans bruit et n’effraie pas la poule, retenue ainsi prisonnière, Deux crochets mobiles assurent la clôture hermétique.
- Pour rendre la liberté à la pondeuse, il suffit de retirer la tringle mobile fixée en avant du nid ; les portes s’ouvrent d’elles-mêmes, en avant.
- Cet appareil, imaginé par M. Charles Huet, aviculteur à Hem (Nord), peut être couvert en carton bitume, pour préserver le nid de toute humidité, et être construit à un, deux ou trois compartiments. On peut y adapter une sonnerie électrique par contact, qui fait office d’avertisseur quand la poule réclame sa mise en liberté. Ce système est adopté dans les pigeonniers d’élevage de pigeons-voyageurs.
- Ce nid-trappe est très simple et, en raison des avantages précités, qui justifient son emploi, il est appelé à rendre de signalés services dans les exploitations avicoles quelle qu’en soit l’importance, aussi bien que dans les élevages d’amateurs.
- "Jouets
- Le volant zéphir. — Encore un jouet qui s’est inspiré des progrès de l’aviation. Le volant zéphir est construit un peu à l’image des planeurs, ces jouets qui font fureur parmi le monde enfantin.
- Ses plumes, en effet, au lieu d’être disposées à la façon classique dans les volants usuels, sont disposées comme des ailes, ou si vous préférez comme un empennage de flèche.
- Le jouet y gagne, paraît-il, plus de légèreté. —• Le volant zéphir est en vente chez M. Denis, 18, rue de la Justice, Paris.
- Objets utiles
- Distributeur de papier à cigarettes. — Dans un cahier de papier à cigarettes il est souvent difficile d’isoler la feuille qu’on veut utiliser ; en soufflant, en mouillant légèrement les doigts, on n’arrive même pas
- Le « Quich » distributeur de papier à cigarettes.
- toujours à la séparer de sa voisine. En utilisant un petit morceau de caoutchouc, on y arrive au contraire très facilement, mais on n’en a pas toujours dans sa poche. « Le Quich » est destiné à faciliter l’extraction d’une feuille par ce procédé; le caoutchouc est logé en A sur le couvercle, il a la forme d’une petite molette canelée.
- Il suffit de la faire tourner en passant le doigt dessus pour qu’une feuille, et une seule, sorte du bloc renfermé dans la petite boite qui constitue l’appareil. — Ce distributeur se trouve chez M. Piot, 4, rue Jouf-froy, Paris.
- Casserole-jardinière. — C’est une casserole qui permet de cuire à la fois dans des eaux différentes, plu-
- La casserole-jardinière et l’un de ses compartiments intérieur.
- sieurs légumes différents. L'outil est des plus simples, mais comme pour l’œuf de Christophe Colomb, il fallait le réaliser. Il comporte une grande casserole à compartiments. Dans chaque compartiment est une passoire munie d’une anse qui sert à sortir le contenu après la cuisson. — En vente chez M. Gautreâu, 62, rue de Paris, à Bagnolet (Seine).
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
- L’antisepsie du nez. — C’est par le nez que la respiration normale doit s’effectuer; l’air en pénétrant par ces orifices s’y réchauffe, s’imprègne de vapeur d’eau et devient pour les bronches plus tolérable et moins irritant. Aussi doit-on avec soin éviter les rhumes de cerveau qui obstruent le passage, aussi doit-on faire la place nette, quand il y a un obstacle créé par des polypes, des végétations adénoïdes. La libre respiration une fois assurée, il serait utile de maintenir cette voie dans un état d’asepsie aussi parfait que possible, car c’est dans le nez et l’arrière nez que gisent un tas de microbes qui n'attendent qu’une occasion pour pulluler et diffuser dans l’économie, créant une série de maladies plus ou moins graves. Une désinfection idéale du nez assurerait je crois, à son bienheureux possesseur la préservation de bien des maladies épidémiques, grippe, bronchites, pneumonies, sans compter la plus grave, la méningite cérébro-spinale dont le microbe se trouve encore après guérison dans les cavités nasales.
- Cette antisepsie n’est pas facile à réaliser. La muqueuse pituitaire est loin d’être tolérante, elle réagit à la moindre introduction de poussière ou de corps étranger par une violente défense sternutatoire et une sécrétion abondante de mucus. Les pommades à base de menthol, de résorcine ne sont que des moyens assez anodins. Il faut pour agir avec certitude sur les éléments microbiens logés dans les méandres des cavités nasales des agents plus énergiques. Les Drs Schneider et Vincent ont préconisé à titre d’agent prophylactique dans les épidémies de méningite cérébro-spinale des gargarismes et des fumigations à base d’iode et de fait, chez des porteurs du bacille, on n’en trouvait plus au bout de quelques jours de cette médication. Les fumigations étaient faites en immergeant dans une cuvette d’eau bouillante une capsule contenant un peu d’une solution alcoolique d’iode au dixième. Le procédé est efficace comme l’ont
- prouvé les médecins du Val-de-Grâce, mais il est loin d être agréable et bien des gens toléreraient mal ces vapeurs d’iode. Dans l’état ordinaire et dans la vie courante, il n’est pas utile de recourir à des moyens aussi énergiques.
- Un médecin spécialiste des hôpitaux, le Dr Bourgeois, a songé à employer un vieux produit qui servait jadis de matière à pansement et que les laryngologistes utilisaient fréquemment contre la 'tuberculose des voies respiratoires. C’est le baume du Pérou, le myloxylon Perui-ferum qui a des propriétés assez antiseptiques (voy. La Nature II, 1908, p. 21) bien connues des anciens. M. Bourgeois estime qu’une pommade préparée avec ce baume peut, en étant employée dès le début d’un rhume, le faire avorter. Il préconise la formule suivante :
- Baume du Pérou..................... o gr. 75
- Lanoline........................... 5 gr.
- Vaseline........................... 10 gr.
- Je modifierais légèrement cette formule en y ajoutant, si la pommade est destinée à un adulte, une petite proportion de chlorhydrate de cocaïne ou de stovaïne qui atténue l’action un peu irritante du baume du Pérou et quelques gouttes d’essence de Bergamotte ou de tout autre parfum au goût du sujet pour la rendre plus agréable. En reniflant un peu de cette pommade matin et soir, M. Bourgeois a fait avorter des coryzas et il ajoute, en signalant ces faits, qu’il voudrait la voir utilisée, comme moyen prophylactique, par tous les abonnés du rhume de cerveau pendant la saison froide et par tous ceux qui se trouvent dans un foyer de ces épidémies saisonnières qui constituent la grippe. Le remède est simple, facile à employer; peut-être pour de jeunes enfants sera-t-il bon de diminuer un peu la dose du produit, pour ne pas provoquer trop d’irritation.
- Dr A. C.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- Bain économique d’aluminium. — Quand on veut recouvrir des pièces métalliques d’une couche d’aluminium, pour éviter l’oxydation par exemple on emploiera avec succès le bain suivant facile à préparer et qui agit au trempé, c’est-à-dire sous l’action du courant électrique. On dissout 100 gr. d’acide tartrique dans 10 litres d’eau et quand la dissolution est complète, on ajoute 100 gr. de chlorure d’aluminium pur et sans acide. Après avoir bien poli la pièce au préalable on la brosse soigneusement sur toutes ses faces avec du bicarbonate de soude. On entoure la pièce d’une petite bande de zinc de 5 à 6 mm de large en ayant soin de ne pas trop la serrer sur la pièce. On plonge le tout dans le bain pendant 5 minutes et on frotte à nouveau la pièce avec du bicarbonate de soude imbibé d’eau. On n’a plus ensuite qu’à plonger à nouveau la pièce et la bande de zinc comme précédemment mais pendant une demi-heure au moins afin d’avoir une couche suffisamment épaisse. Pour donner du brillant à la pièce, il suffit de la frotter à nouveau avec du bicarbonate de soude et un peu d’eau. En chauffant le bain on obtient une action plus rapide et plus énergique. Ce procédé s’applique parfaitement pour protéger les manivelles des machines-outils, tours ou fraiseuses lorsque la moiteur des mains des ouvriers qui travaillent à ces machines les fait rouiller quand on oublie de procéder à un essuyage parfait après l’usage.
- La conservation du fumier. — Il peut être utile, pour les agriculteurs, de faire provision de fumier au moment où ce précieux engrais est abondant et par suite bon marché, et ne l’utiliser que plusieurs mois après : la culture absorbe de grandes quantités de
- fumier précisément au moment où il est le plus rare. Mais la conservation du fumier est chose fort difficile : par suite des fermentations, il y a échauffement et le produit perd au bout d’un certain temps, sa valeur fertilisante. M. Gimel, ingénieur agronome au laboratoire de recherches de l’Institut de Malzéville, a imaginé un procédé qui permet d’arrêter la fermentation du fumier, et par suite de conserver celui-ci pendant un temps considérable. Il l’arrose avec de l’eau acidulée à l’acide sulfurique (10 gr. d’acide par litre). Puis quinze jours avant l’emploi, il rétablit la fermentation : il arrose le fumier avec une solution de carbonate de potasse qui neutralise l’acide sulfurique ; il lui mélange ensuite quelques brouettes de fumier chaud et le fumier ne tarde pas à fermenter, à s’échauffer et à reprendre ses qualités primitives.
- Pierres lumineuses. — Ces pierres, dites pierres de Bologne, peuvent être obtenues en réduisant par le charbon les sulfates alcalino-terreux. Mais on les prépare surtout en chauffant à haute température des thiosulfates, ou un mélange d’oxydes avec du soufre, en présence d’un fondant et de petites quantités de sels métalliques. D’après MM. Yanino et Zambusch cités par la Revue de Chimie industrielle les métaux qui ont le plus d’action sont le cuivre, le plomb, le manganèse, le bismuth, le thorium et le thallium. Les effets lumineux seraient dus à la présence de polysulfures. On augmente considérablement les effets lumineux en arrosant les pierres éclairées avec de l’alcool amylique, du benzène ou de l’alcool.
- Filtres en papier. — Beaucoup de filtres usuels pour l’eau potable contiennent comme substance filtrante es-
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- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- senlielle du charbon en poudre extrêmement fine, qui retient les particules solides en suspension dans l’eau.
- Dans bien des cas, il est très difficile d’obtenir du charbon pulvérisé d’un grain suffisamment fin. D’après M. Pierucci, de Pise, on peut tourner très simplement cette difficulté; on se contente de réduire le charbon en poudre et d’en imprégner du papier; celui-ci prend tontes les qualités d’un filtre au charbon.
- Neige de savon à l’eau oxygénée. — On connaît l’action de l’eau oxygénée sur l’épiderme. En solution légèrement alcaline, particulièrement, elle a la propriété de le blanchir graduellement et d’en diminuer le grain.
- On peut utiliser cette qualité pour préparer une neige de savon (en tubes ou en boites), d’un blanc éclatant et remplaçant les eaux de toilettes et les crèmes. En voici la recette d’après La Parfumerie moderne.
- On dissout dans a5o gr. de glycérine une première portion de 25o gr. de savon sec en copeaux, puis dans ce mélange chaud une seconde portion de 2S0 gr. du même savon.
- On verse dans un grand mortier et on ajoute par pe-
- tites quantités 'i5o gr. d’eau oxygénée à 12 volumes.
- Le savon qui était jaune, blanchit et mousse abondamment, on agite pendant le refroidissement et on parfume. Employer "de préférence des parfums inaltérables comme rhodinol et dérivés, éviter la vanilline, l héliotropine, l’antbranylate de méthyle et tous parfums qui se colorent à la lumière.
- Tons noirs avec papiers à noircissement direct.
- — Le journal anglais Photography contient l’indication d’un procédé spécial permettant d’obtenir des tons noirs avec les papiers ordinaires à noircissement direct. L’épreuve n’est pas tirée plus foncée qu’on ne la désire une fois terminée; en la retirant du châssis, on la blan-
- chit dans :
- Bichromate dépotasse.............. 2 gr.
- Acide chlorhydrique.............. i5 gouttes.
- Eau............................ 100 cc.
- On lave ensuite, développe dans un révélateur concentré, à l’hydroquinonemétol de préférence, et fixe. Les noirs obtenus rappellent ceux des papiers au gélatino-chlorure d’argent.
- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnes. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Erratum. — La crue de la Seine en 1910 (u° du 9 avril) : une faute d’impression malheureuse s’est glissée en deux endroits de cet article, plusieurs hauteurs de chute de pluie ayant été notées en centimètres au lieu de l’être en millimètres. Il faut donc, p. 295, en bas de la 2e colonne, et p. 298, en haut de la 2e colonne, entendre millimètres partout où il est question de centimètres.
- Adresses relatives aux appareils décrits. — La
- machine à laver les bouteilles système Nash, décrite dans notre n° 1921 du 19 mars 1910 est en vente à Paris, chez M. P. Weil, 20, rue Richer. — Appareil analyseur-enregistreur de gaz. L’appareil décrit dans notre n° 1922 a été imaginé par M. Baillet, ingénieur, Sj, rue Rolland, Lille.
- Correspondance. — A propos de Vaéromobile Costan-tini. — A propos du projet d’aéromobile Costantini que nous avons décrit dans notre n° 1921, M. Paul Bonnard nous signale fort justement que dès le 2 juin 1909, il émettait l’idée d’un dirigeable à air chaud gonflé au moyen des gaz d’échappement du moteur. Nous lui ferons remarquer néanmoins que l’aéromobile Costan-lini, à la fois aéroplane et dirigeable, est plus qu’une simple montgolfière dirigeable.
- Renseignements. — M. Sokkert, à Anvers. — Lisez l’ouvrage : Traité sur la poudre, les corps explosifs et la pyrotechnie de Apmann et Meyer, chez Dunod et Pinat, 49, quai des Grands-Augustins, Paris. Prix : 18 francs. L’ouvrage est déjà un peu ancien (1879). Mais vous y trouverez des indications très suffisantes, croyons-nous. —Il n’existe pas encore, à notre connaissance, d’ouvrage consacré à la construction des appareils de télégraphie sans fil. Il y a beaucoup de livres traitant des généralités de la télégraphie sans fil, notamment l’ouvrage de Boulanger et Fende, édité chez Berger-Levrault, rue des Beaux-Arts, Paris.
- M. Pierre Pâquier, à Lyon. — Il faut recouvrir les bornes de votre accumulateur d’un vernis résistant aux acides ou plus simplement avec de la paraffine.
- M. Obrenowitch, à Negotine. — Ouvrage sur les émaux et l’émaillage : La fabrication des émaux et l’émaillage, par Paul Randau. 1 vol. de 260 p., chez
- Dunod et Pinat, 69, quai des Grands-Augustins, Paris. Prix : 8fr,75.
- M. Leroux, à Lisieux. — Voyez le manuel Roret sur la sculpture sur bois et le manuel de Chaudronnier pour le repoussage. Librairie Mulo, rue llautefeuille, Paris. Prix : 3fr,5o et 5 fr.
- M. de Beaulieu, Le Grand-Fougeray. — Le produit en question est, croyons-nous, la créosote.
- M. Puisolle, à Léon. — L’appareil en question n’est pas encore employé en France, à notre connaissance. Pour plus amples renseignements, il faudrait vous adresser à M. Muis par l’intermédiaire de notre confrère Scientific American.: Librairie Munn, 361, Broadway, New-York.
- M. M., à Pisseloup (Haute-Marne). — Pour reconnaître si un vin est naturel et de première cuvée, et en déterminer le degré alcoolique, il y a 1 analyse sommaire suivant une méthode simple et facile. La détermination de la richesse alcoolique est à la portée de tout le monde grâce aux appareils simples que l’on trouve dans le commerce (alambic Salleron-Dujardin, ébulliomètre ou alcoomètre, etc.). Le mode opératoire demanderait trop de développement pour être décrit ici. Il suffira de vous adresser pour ces renseignements, instructions pratiques et achat d’un petit appareil, à M. J. Dujardin, constructeur d’instruments œnologiques de précision, 24, rue Pavée, à Paris.
- Le métal-liège. — Plusieurs de nos lecteurs nous demandent de leur désigner des alliages légers. Nous avons déjà signalé le métal électro. Nous leur signalons également le métal-liège préparé par M. Brianne, 2 ter, boulevard Saint-Martin, Paris, densité 1,70.
- Abonné 5142-4075. —Vous trouverez l’appareil chez M. Renaut, 63, boulevard de Strasbourg.
- W. R. G., à Giromagny. — Vous trouverez les généralités sur la fonderie exposées dans le petit ouvrage de Leverrier,Ztf Fonderie. Encyclopédie Léauté. Masson et Cio, éditeurs. Prix : 2fr,5o. Pour renseignements détaillés voyez les deux ouvrages : Manuel du fondeur en fer, par Molerat, chez Dunod et Pinat, 49, quai des Grands-Augustins. Prix : i5 francs et Comment on pratique la fonderie en Amérique, par West, même librairie. Prix : 9fr,25.
- Question à nos lecteurs. — Un de nos lecteurs nous demande s’il existe une formule d’encre devenant invisible après chauffage, une encre, autrement dit, qui soit juste l’inverse de ce qu’on nomme en général encre sympathique. Nous serons reconnaissants à ceux de nos lecteurs qui connaîtraient une formule répondant à ce desideratum de bien vouloir nous l’indiquer.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Le Prix d’Àviation de « La Nature ». — La crue de la Seine en igio : ses causes, son mécanisme : J. Loisel et Paul Lemoine. — Le Laboratoire de photographie de l’Ecole des Mines : Robert Douvillé. — Académie des sciences; séances des 29 mars et avril 1910 : Ch. de Yilledeuit..
- Supplément. — Sur la seconde comète de igio. — Le bolide du T:è mars; — L’exploitation des allumettes. — La fertilisation du sol par l’électricité. — Mortiers à l’huile. — Les nouveaux docks de New-York. —- Electricité : Pile électrique à bon marché. — Petites applications pratiques de l’électricité. — Divers : Nautocyclette. — La réparation des verreries. — Poupée sau-tilleuse. — Ballon dirigeable. — Variétés : Le Congrès de la physiothérapie.
- Les oscillations électriques, principes de la télégraphie sans fil, par G. Tissot, lieutenant de vaisseau. 1 vol.
- 4 io pages, avec i5a fig. Encyclopédie scientifique. O. Doin, éditeur. Paris. Prix -. 5 francs.
- On connaît le rôle important joué par le lieutenant de vaisseau Tissot dans le développement de la télégraphie sans fil. A ce seul titre, le livre qu’il vient d écrire, aurait un vif intérêt. C’est en même temps un exposé très clair de la théorie des vibrations en général ; celle-ci nous amène aux courants alternatifs à basse et à haute fréquence, d’où nous passons tout naturellement aux oscillations électriques proprement dites qui trouvent leur siège dans l’éther. A signaler, deux chapitres des plus intéressants : l’un consacré à l’amortissement des ondes, l’autre à la résonnance électrique. Qu’on ne s’attende point à trouver dans ce volume de la vulgarisation proprement dite : le livre est écrit, très clairement, il est vrai, mais à l’usage des techniciens et de ceux qui veulent le devenir.
- L'évolution d’une science : la Chimie, par W. Ostwald, traduit sur la dernière édition allemande par le Dr Marcel Dufour, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Nancy. 1 vol. in-18. Flammarion, éditeur. Paris. Prix : 3fr,5o.
- Esprit particulièrement ouvert aux idées générales, Ostwald insiste tout spécialement sur le développement progressif des concepts, et montre que tous les concepts généraux subissent une évolution commune : au début, ils renferment forcément des parties inutiles ou mauvaises, qui tiennent aux conditions dans lesquelles ils ont pris naissance, et dont ils ne se débarrassent qu’à la longue par une lente élaboration rappelant au chimiste la purification des corps par cristallisations successives. Ce livre est une contribution à l’histoire générale de la science en même temps qu’à celle de la chimie. Ostwald pense que les lois des phénomènes historiques sont plus faciles à saisir dans l’histoire de la science que dans la trame embrouillée de l’histoire universelle.
- Méthodes américaines d’éducation générale et technique, par Omer Buyse, 20 édition augmentée. H. Dunod et E. Pinat, éditeurs. In-8° de 762 pages, avec 367 figures. Prix : i5 francs.
- « Affranchir la pensée et le sentiment de toute tutelle, en réduisant graduellement le rôle du professeur, au profit de la responsabilité du jeune homme ou de la jeune fille : tel est le but de l’éducation aux Etats-Unis. Ee professeur y guide les individualités , sans les subjuguer. » C’est à montrer l’excellence de ces méthodes et leurs heureux résultats que M. Omer Buyse s’était attaché dans ce livre très documenté dont le succès a permis cette nouvelle édition.
- Die Patagoniscken Anden, par Paul Kruger, supplément n° 164 der Peterman’s Mîtteilungen,,Gotha, 1909. Prix : 22 fr. 5o. ,
- Importante description des Andes de Patagonie entre le 40° et le 44" degré de latitude sud ; résultat i^d’une. étude officielle entreprise pour le compte du gouvernement chilien. Une très.'jbelle carte au 5ooooo° forme une intéressante contribution nouvelle à la géo-
- graphie de l’Amérique du Sud, depuis la région des lacs au nord du Nahuel-Huapi (V. La Nature, n° 1862, 11 janvier 1909) jusqu’au mont Melimoey.
- Les Religions, par H. Beuchat et M. Hollebecque. Paris. Marcel Rivière et Cie, 1910. 1 vol. in-16 (Collection Athéna). Prix : 2tr,5o.
- Nous avons signalé ici FOrplieus de M. Salomon Reinach. Le présent volume est conçu sur un plan très différent. D’abord ce n’est pas du tout un livre de documentation. Puis, sans y être négligée, la partie consacrée véritablement à l’histoire des religions est très sommaire ; les auteurs se sont attachés beaucoup plus à montrer quelle est la nature et le fonctionnement d’une religion prise en général, de sorte que le point de vue sociologique est prédominant chez eux sur le point de vue de l’historien.
- Actualités scientifiques, 6° année, par Max de Nansouty.
- 1 vol. 38o pages. Schleicher, éditeur. Paris. 1710.
- D’une plume alerte et claire, M. de Nansouty explique les faits scientifiques et industriels de l’année qui lui ont paru les plus saillants. En tête : l’aviation qui a tout naturellement les honneurs de l’actualité. Signalons d’intéressantes études sur l’électro-culture, sur les applications pratiques de l’électricité, sur l’incinération des ordures ménagères, études un peu sommaires sans doute, mais qui atteignent parfaitement leur but d’éveiller la curiosité et la réflexion.
- Manuel de Ski, parle Dr W. Paulcke, 2e édit, française, traduite de l’allemand, par F. Aciiard. i vol. in-8, 81 figures. Berger-Levrault. Paris. 1910. Prix : 4 francs.
- Le ski est devenu le sport à la mode, les skieurs trouveront dans ce volume des conseils pratiques sur l’équipement convenable à ce sport, et sur la pratique même du ski, en même temps que d’intéressants aperçus sur ses applications pratiques.
- Smithsonian Institution. U. S. Nat. Muséum. Bin 69 ; The Taenioid Cestodes of North American Birds, par Bugton Howard Ransom. Washington. Government printing office. 190g. 1 vol. in-8°, 142 p.
- Contribution à l’étude des vers parasites de? oiseaux.
- , Carte Michelin. France en 47 feuilles, pour tourisme,
- > automobilisme, cyclisme, plus 3 feuilles pour la région de Paris à l’échelle 1/200000 en 4 couleurs. La première feuille (n° 45), Marseille-Nice, en format de poche 21 X 10. Librairie Ch. Delagrave, i5, rue Soufflot, Paris. Prix : 1 franc.
- Les renseignements sont de première main et ont été vérifiés par des automobilistes qui ont parcouru toutes les routes.
- Field muséum of natural history, public. i3i. Zoological sériés, vol. IX. The Birds of Illinois and Wisconsin, par C. B. Cory. Chicago. 1909- 1 vol. in-8°, 764 p.
- Catalogue descriptif de 3g8 espèces d’oiseaux de l’Illinois et du Wisconsin, avec de très nombreux dessins et photographies.
- Idem., public. i38. Zoological sériés, vol. X, n° 1. A peculiar bear from Alaskan, par W. H. Osgood. Chicago. 1909. In 8°, 3 p., 1 pl.
- Idem., public. i36. Botanical sériés, vol. II, n° 7. Prae-nunciae Bahamenses II, par C. F. Millspaugh. . Chicago. 1909. In-8°, p. 289-321, pL
- Suite des contributions de Fauteur à l’étude de la flore des Bahamas.
- Idem., public. 137. Ornithological sériés, vol. I, n° 5. The birds of the Leewards islands Caribbedn sea, par Ch. B. Çory. Chicago, 1909. In-8°, p. 193-255.
- .Idem., public. i3o. Anthropological sériés, vol. VII,
- ! n° 3. Catalogue of Bronzes, etc., in Field mus. of nal. history, par T., B. Tarbell. Chicago. 1909, p. g3-i45.
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- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT Dü CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 4 avril 191U. . 5°.0 5). b. E. 1. Pluie. 3,7 Couvert ; pluie à diverses reprises.
- Mardi 5 1°,5 S. S. E. 2. Très nuageux. 0,5 Gelée blanche ; petite pluie à 10 h. ; halo ; nuageux.
- Mercredi 6 5°,3 W. 2. Eclaircies. ,8,4 Pluie de 1 h. 45 à 5 h. 55; nuageux.
- Jeudi 7 2°,0 S. 0. Peu nuageux. 0,0 Gel. bl. ; hrouill de 100 m. à 6 h. ; gouttes à 21 h. 20; nuageux.
- Vendredi 8 . . . . 4°,6 S. s. w. 0. Très nuageux 0,0 Gelée blanche ; forte brume ; gouttes cle 12 à 13 h.
- Samedi 9. ..... . 6°,3 N. 3. Couvert. » Gelée blanche ; forte brume; couvert jusq. 14 h., nuageux ensuite.
- Dimanche 10 3°. 9 W. 1. Convoi f. 0 5 Gelée hl. : petite pluie de 7 h. 50 à 8 h. 50 : très nuageux ; brume.
- AVRIL 1910. — SEMAINE DU LUNDI 4 AU DIMANCHE 10 AVRIL 1910.
- ui courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0» au niveau de la mer),* courbe plus mince, Ihcrnioiiiètie à labti à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 28 mars au 8 avril.— Le 28. Pression élevée sur le Centre etl’O., un peu supérieure à 770 sur les Iles-Britanniques et le N. de la France; dépression sur le Centre de la Russie : Moscou, 75t. Pluies dans quelques stations du N.-O. et de l’E. de l’Europe. Temp. du matin : Hapa-randa, —110; Paris, 2; Alger, i5; Puy de Dôme, — 1; moyenne à Paris : 8°,6 (normale : 7°,3). — Le 29. Hausse de pression sur l’O., avec 775 sur l’Angleterre et le N. de la France; dépression assez profonde au voisinage de l’Islande (74a) et hausse légère sur le Centre de la Russie : Moscou, 760. Pluies dans quelques stations du N. et du S., ainsi que sur l’Allemagne. Temp. du matin : Kharkof, —5° ; Paris, 7; Alger, 14 ; Puy de Dôme, 1; moyenne à Paris : 7°,8 (normale : 7°,4)- — Le 3o. Fortes pressions du S.-O. des Ile s-Britanniques au N. de la Russie : Carlstadt, 779; Shields, 776. Neige sur le centre du continent. Temp. du matin : Haparanda, — 140; Paris, 3; Alger, 14 ; Puy de Dôme, —5°; moyenne à Paris : 5° (normale : 7°,5). — Le 3t. Aire de très fortes pressions sur presque tout le continent : mer du Nord, 780; Pas de Calais, 774; dépression sur la Méditerranée occidentale et lTtalie (752). Neiges et pluies sur l’Allemagne, la Suisse et lTtalie. Temp. du matin : Kuopio, — 8°; Paris, —1; Alger, 14; Puy de Dôme, —11; moyenne à Paris : 20 (normale : 7°,6). — Le ier avril. Fortes pressions persistant sur tout TO. : 775 et au-dessus sur les Iles-Britanniques, la mer du Nord, la Scandinavie; faible dépression sur la Méditerranée occidentale et l’Algérie : Alger, 755. Neiges et pluies sur la moitié S. du continent; en France : Pic du Midi (neige), 22; Puy de Dôme, 12; mont Mounier, 8; Clermont-Ferrand, 4- Temp. du matin : Moscou, —70; Paris, o; Alger, i4; Puy de Dôme, —8; moyenne à Paris : 4°>6 (normale ; 70,7)- — Le 2. Baisse sur le S. et l’O. : 770 sur le Centre et le N., 775 vers Stockholm; Méditerranée occidentale, 755. Neiges et pluies sur le S. ; en France ; Toulon, 16; Marseille, n; Nice, Clermont-Ferrand, Limoges, 1. Temp. du matin : Arkangel, —8°; Paris, 2; Alger, 8; Puy de Dôme, 1 ; moyenne à Paris : 6°,5 (normale : 7°,8). — Le 3. Basses pressions sur les Iles-Britanniques, la mer du Nord, la Méditerranée : Toulon, 757 ; Shields, 75g; pression élevée sur l’E., l’Islande, les Açores : Odessa, 775; Horta, 768. Pluies et neiges
- sur le S. de l’Europe et de l’Algérie; en France : Cette, 57; Marseille, 32; Toulouse, 25; Biarritz, 5. Temp. du matin : Arkangel, —7; Paris, 1; Alger, xo; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 7°,4 (normale : 8°). — Le 4- Vaste zone de basse pression du S.-O. au N. : Cap Nord, 7J0; Pays-Bas, 751 ; pression très élevée en Islande et sur le Centre et le S. de la Russie : Kharkof, 776. Pluies sur le S. et l’O. de l’Europe; en France : Nice, 11 ; Marseille, 10; Biarritz, 8; Limoges, 6; Nancy, 3. Temp. du matin : Karlstadt, —i°; Paris, 5; Alger, ir; Puy de Dôme, —4î moyenne à Paris : 5°,2 (normale : 8°, 1 ). — Le 5. Pression basse sur l’O. et le Centre : Yarmouth, 752; golfe de Gascogne, golfe du Lion, 754, baisse sur l’Islande, pression supérieure à 765 sur la Scandinavie et la Russie : Kharkof, 772. Pluies sur presque toute l’Europe; en France : cap Croisette, 41 ; Nice, 29; Calais, 22; Biarritz, 14 ; Clermont-Ferrand, Paris, 4. Temp. du matin : Uleaborg, — 8°; Paris, 1 ; Alger, 11 ; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 3°,i (normale : 8°,2). — Le 6. Pression un peu basse, entre 755 et 760, sur l’O. et le S.; fortes pressions de l Ecosse et de l’Islande au N. de la Russie ; Saint-Pétersbourg, 769. Pluies sur l’O. et le S. ; en France : Marseille, 3o; Toulon, 25; Biarritz, 17; Lyon, Paris, 9; Brest, 6. Temp. du matin : Arkangel, —8°; Paris, 5; Alger, 12; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris ; 7°,3 (normale : 8°,3). — Le 7. Pression un peu basse sur l’Atlantique et l’Europe centrale : Budapest, 732; Açores, 755; aire anticyclonique entre l’Islande, l’Ecosse et la Scandinavie : îles Feroé, 768. Pluies sur tout le continent, en France : Charleville, 24; Brest, 20; Bordeaux, 16; Calais, x4; Besançon, 12. Temp. du matin ; Uleaborg, —5°; Paris, 2; Alger, 14; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 7°,3 (normale : 8°,5). — Le 8. Hausse de pression sur l’O., le Centre et le S. : 765 et au-dessus sur l’Ecosse, l’Irlande, l'Algérie; dépression sur le S. de la Russie : Kief, 751; de même sur les Açores : Horta, 747. Pluies sur tout lé continent : Pointe de la Coubre, 7; Nantes, 3; Brest, 2; Nancy* Bordeaux, T. Temp. du matin : Arkangel, —8°; Paris, 5; Alger, 15 ; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 7°,x (normale : 8°,6). — Phases de la Lune : Dernier Quartier le 3, à o h. Bj m. du matin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Taris CVJe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication dforigine.
- N° 1926 — 23 AVRIL 1910
- SUPPLÉMENT
- ><
- INFORMATIONS
- 'OSÉ.
- Avis important. — On nous signale qu’un M. G. Phélip, se donnant comme envoyé par nous, s’est introduit auprès de différentes personnalités pour obtenir d’elles des documents. Nous avons reçu de ce fait plusieurs plaintes, qui nous font un devoir de mettre le public en garde contre de telles démarches : M. Phélip n’a reçu de nous aucune mission, et n’appartient pas à notre rédaction. Ajoutons que nos envoyés sont porteurs d’une carte de rédacteur ou, à défaut, de lettres d’introduction signées par la rédaction.
- Nécrologie : Landolt. — Le chimiste Landolt, mort le 15 mars dernier mériterait, par l’étendue de ses travaux, une plus longue notice que celle que nous pouvons lui consacrer ici. Né à Zurich en i83i, il professa la chimie à Bonn, Aix-la-Chapelle et Berlin; il s’est fait connaître dans le monde savant par d’importantes recherches de chimie organique et inorganique. L’œuvre marquante de sa vie, celle qui étendit sa réputation au delà des frontières de son pays, fut son étude de la loi fondamentale de Lavoisier ; il entreprit de vérifier, avec toute la précision des mesures modernes ; le principe de conservation des masses, dans les réactions chimiques. Pendant 20 ans, Landolt multiplia les expériences; il y apporta un souci minutieux de l’exactitude, et une habileté à déceler les causes d’erreur qui rappellent notre grand chimiste Régnault. La conclusion de Landolt est une confirmation absolue du principe de Lavoisier.
- Le réseau complémentaire du Métropolitain. — La
- construction du réseau complémentaire du Métropolitain de Paris est aujourd’hui décidée; la loi autorisant les travaux a été récemment promulguée, et la ville de Paris vient d’émettre un emprunt de 40 millions, destiné à en couvrir les dépenses. Le nouveau réseau comprendra : i° Prolongement de la ligne n° 7, parles quais, à l’exclusion de la partie comprise entre la rue des Tuileries et la rue du Louvre, du Palais-Royal à l’Hôtel de Ville, au boulevard Morland et à la Bastille ; 20 Prolongement de la ligne n° 3 jusqu’à la porte des Lilas, avec raccordement sur la ligne n° 7 près de la porte du Pré-Saint-Gervais; 3° Voie ferrée de la porte d’Orléans à là porte de Gentilly; 4° Prolongement, du Trocadéro jusqu’à l’Opéra, et éventuellement jusqu’au carrefour Drouot, de la ligne de la porte de Saint-Cloud au Trocadéro, par la place de l’Alma et le rond-point des Champs-Elysées ; 5° Embranchement de la Bastille à la porte de Picpus ; 6° Ceinture intérieure des Invalides aux Invalides, avec passage par la rue de Sèvres (se confondant avec la ligne n° 8 entre les Invalides et l’Opéra) ; 70 Ligne de la porte de Choisy et de la porte d’Italie au boulevard Saint-Germain avec raccordement sur la ligne n° 4 au carrefour de l’Odéon; 8° Ligne de la porte de Montreuil à la place de la République ; 90 Ligne de la place de la République à la porte des Lilas. La présente déclaration d’utilité publique sera considérée comme nulle et non avenue si les opérations nécessaires pour l’exécution des travaux
- du réseau complémentaire n’ont pas eu lieu dans un délai de cinq ans à dater de la promulgation de la présente loi. Ajoutons que obligatoirement des ascenseurs seront établis dans toutes les stations réunissant cette double condition que la distance verticale entre le sol au débouché d’accès dépasse 12 m. et que la distance entre le plancher de la salle de recette et le quai dépasse 8 m. La même obligation est étendue aux stations d’échange entre deux lignes qui se touchent ou qui se croisent, toutes les fois que la distance verticale entre les quais de leurs stations correspondantes sera supérieure à 12 m.
- Télégraphie sans fil. — L’Electrician et Zeitschrift für Schwachstromtechnik annoncent que les stations côtières anglaises de la Marconi international Marine Communication Company ont été rachetées par le General Post office britannique. De plus, le Post office a acquis le droit d’utiliser, pendant 14 ans, les brevets présents et futurs de Marconi se rapportant à l’exploitation des stations concédées. L’indemnité payée à la Compagnie est de 375 000 francs. Mais les postes de Poldhu et Clifden continuent à être exploités par la Compagnie Marconi entre l’Angleterre et les continents.
- Le professeur italien Rossi aurait imaginé un nouveau récepteur de télégraphie sans fil qu’il a appelé convector, permettant de se passer des services du cohéreur'. L’appareil, dit le Journal télégraphique, consiste essentiellement en un fil de fer très mince suspendu verticalement et portant en son milieu un petit miroir. Traversé par un courant alternatif de basse fréquence, ce fil est polarisé par deux barreaux aimantés, oscille autour de son axe. Ces oscillations sont projetées par le miroir sur une échelle, sous forme de bande lumineuse de longueur constante. Aussitôt que les ondes radiotélé-graphiques atteignent le fil, l’amplitude des oscillations varie en même temps que la longueur de la bande lumineuse. Les variations des oscillations qui correspondent à la nature des signaux émis par la station transmettrice peuvent être fixées par la photographie qui donne ainsi une image de la transmission. L’ Elektroteknick Tidsskrift décrit, dans son n° 16 de 1909, un appareil imprimeur pour la télégraphie sans fil. L’inventeur est le capitaine Hovland, de la marine norvégienne. Son appareil imprime les correspondances comme le font les systèmes Hughes et Baudot et il ne peut être influencé par les ondes étrangères. D’autre part, la Société Telefunken et les Lepel Wireless Telegraph Syndicale ont mis à l’essai de nouveaux systèmes de télégraphie sans fil dans lesquels les ondes hertziennes produisent, dans les appareils récepteurs, une note, musicale caractéristique. Il devient dès lors facile de distinguer cette transmission de celle produite avec les autres systèmes qui produisent dans les récepteurs des bruits secs et crépitants. Il y aurait là une application d’un système télégraphique analogue à celui que M. Mercadier a imaginé pour la télégraphie avec fils.
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- INFORMATIONS
- Les rizières de la Camargue. — La culture du riz n’est pas, comme on se l’imagine trop souvent, une spécialité exclusive .des pays chauds ; la plante prospère très bien sous les climats - tempérés de la Chine, du Nord de l’Italie, et voici que l’on commence à la cultiver en France sur une assez grande échelle. Les terres nouvellement formées aux bords de la mer par dépôts d’alluvions et exhaussement du sol sont, on le sait, toujours fortement imprégnées de chlorure de sodium, qui empêche le développement de toute végétation à l’exclusion de certaines rares salicornes et tamarix. Pour rendre le sol propre à la culture, il faut lui faire subir un véritable lavage par un courant continu d’eau douce, les eaux de drainages étant rejetées à la mer. C’est ce qu’ont fait de nombreux propriétaires camarguais pour utiliser les immenses plaines du delta du Rhône. L’installation d’irrigations faite, ils se trouvèrent en possession de vastes étendues de terrains plats continuellement recouverts d’une mince couche d’eau. Au »lieu d’attendre la lin de l’élimination complète du sel marin, pour planter ensuite des pieds de vigne — ce que l’on faisait autrefois, mais ce que la mévente des vins rend maintenant très peu avantageux — les Camarguais imaginèrent d’utiliser les terres submergées improductives, pour la culture du riz. On sait, en effet, que cette plante croît très bien dans un terrain recouvert d’eau. Les premiers résultats furent si encourageants, qu’une mission du Ministère de l’Agriculture s’en fut étudier les façons culturales usitées dans les rizières du Piémont et existantes depuis très longtemps déjà. Elle constata que les rendements obtenus en France équivalent à ceux des rizières italiennes et que les Camarguais ont le grand avantage d’employer des terrains de faible valeur, tandis qu’en Italie les fermages de terre à riz atteignent i5o francs à l’hectare. Rien de plus simple que la culture du riz : pour préparer la terre, on fait glisser simplement par des bestiaux, dont les pieds plongent dans l’eau, une lourde planche dont le poids suffit à égaliser le sol bourbeux; on sème, puis, sans qu’il y ait besoin d’aucun binage ou sarclage, le riz croît vigoureusement et donne une récolte de 4° à 5o quintaux à l’hectare de grains non décortiqués. Aussi, quoique la tentative soit toute nouvelle, les rizières de la Camargue ont rapidement pris une extension considérable.
- Emploi de la magnésie pour la préparation d’huiles sous forme pulvérulente. — L’addition de magnésie à l’huile de ricin permet d’obtenir une préparation solide, pulvérulente, renfermant 5o pour ioo d’huile et cependant inodore et insipide, dont les effets thérapeutiques sont les mêmes que ceux de l’huile pure; maison n’était pas d’accord jusqu’ici sur la nature du composé ainsi obtenu. On vient de montrer qu’il ne s’agissait pas là d’un savon magnésien, mais d’un simple mélange, car on peut en extraire l’huile inaltérée par épuisement à l’éther ou par traitement à l’acide chlorhydrique qui dissout seulement la magnésie.
- Le chemin de fer de l’Ofen Pass. — Entre la Suisse (Engadine) et l’Autriche (Tirol) un nouveau chemin de fer sera commencé cette année à l’Ofen Pass (2155 m.). Au N.-O. du col fameux du Stelvio, il fera communiquer la haute vallée de l’Inn à Zernet.z avec celle du haut Adige (Yintschgau) par le val Münster (Taufers et Glurns). Ce sera le prolongement du chemin de fer rhétique de Coire, Albula, Samaden, etc. La ligne (électrique) aura 53 km (41 en Suisse, 12 en Tirol) et une pente maxima de 4 pour 100. A 1973 m. d’altitude il passera sous le col par un tunnel de 2020 m. seulement.
- Le métal Monel. — UElectroChemical and Mettal-largical Industry signale qu’une compagnie américaine, l’International Nickel CJ, a mis depuis quelque temps dans le commerce un alliage de nickel et de cuivre doué de propriétés remarquables. Il contient environ 3 parties de cuivre contre une de nickel ; fondu, sa densité est de 8,86 à 8,87 ; laminé de 8,94. Il. se distingue par sa très haute résistance. On l’obtient, fondu, en deux qualités. Voici les caractéristiques de la plus résistante : résistance à la traction 59,5 kg; limite d’élasticité, 28; allongement 25 pour 100. Or l’acier dur a une résistance de 59,5 kg, une limite- d’élasticité de 26,8, un allongement de i5 pour 100. Laminé et trempé le métal Monel
- est supérieur à l’acier au nickel; sa résistance à la traction est de 70 kg; sa limite d’élasticité 35 kg, son allongement de 3o pour xoo. L’acier au nickel trempé a une résistance de 68 kg, une limite d’élasticité de 45, un allongement de 21 pour 100. Le métal Monel jouit d’une résistance absolue à la corrosion. Il a été, l’an dernier, employé environ 28000 m2 de tôles de métal Monel pour la couverture de la station terminus du Pensylva-nia Railroad à New-York. Ce métal se travaille aussi facilement que le cuivre : il est flexible et malléable ; on peut l’étirer en fils aussi fins que la soie. Sa surface est d’un blanc argenté.
- Sur le développement de la fabrication du fer et de l’acier. — Tandis qu’en 1806, la production mondiale de la fonte n’était que de 800 000 tonnes, elle a atteint en 1907 la quantité énorme de 58975 000 t. Sur cette quantité, 5o 517 000 t. ont été converties en acier.
- Les spectres d’émission de certains éléments à haute température. — On a étudié, il y a quelque temps, les spectres émis par .certains éléments chauffés, dans des tubes de quartz, à des températures d’environ i4oo°. On a trouvé ainsi que le soufre donne une émission de lumière bleue et un spectre à peu près continu; le sélénium fournit une lumière blanc-jaunâtre avec des bandes bien définies, mais diffuses vers le rouge ; le tellure émet une lumière verdâtre et son spectre présente de nombreuses bandes, diffuses vers le rouge. Le phosphore et l’arsenic présentent une lumière blanchâtre et un spectre continu; enfin l’antimoine donne un spectre à peu près continu à bandes très diffuses.
- La batellerie en France. — Le 25 mai 1907, le Ministre des Travaux publics faisait procéder au recensement de la batellerie française. En voici les principaux résultats d’après une étude de M. Payen parue dans Y Economiste français. Le recensement n’a porté que sur les bateaux d’un tonnage supérieur à 3 tonneaux. Le nombre en était de i5 3io, pouvant porter ensemble 3 844 74^ tonneaux; 5i pour 100 portent plus de 3oo t. ; 16 pour 100 portent de 3oo à 200 t. ; 10 pour 100 de 200 à 100 t. et 23 pour 100 portent de 100 à 3 t. Le nombre des bateaux a un peu diminué depuis le recensement précédent de 1887 qui comptait i5 700 bateaux; mais le tonnage s’est élevé : les bateaux de 1887 ne pouvaient porter comme charge maxima que 1724000 tonneaux. Les dimensions des bateaux ont considérablement augmenté. Sur les i5 3io bateaux, il y en a 10039 de pontés et 5271 non pontés; i3 3o5 sont habités et la population qui vit à bord est de 45 559 personnes : 18 56o hommes, 10821 femmes, 16178 enfants. 2756 bateaux étaient munis d’écuries abritant 4512 bêtes de trait ; les bateaux à écurie fréquentent surtout les canaux du réseau du centre. La propulsion est presque exclusivement animale; cependant on relevait en 1907, 610 bateaux à propulsion mécanique, jaugeant 33 5n tonnes métriques, avec une force de 76 166 chevaux.
- Le bouquet des vins. — Dans un compte rendu fait à la Société de Chimie italienne, M. F. Scurti estime avoir isolé les constituants du bouquet d’un vin en le traitant par l’éther. Dans la solution obtenue, il élimine le solvant, neutralise le résidu, distille sous faible pression à 6o°, reprend par un mélange à parties égales d’éther ordinaire et de pétrole, pvùs termine par une dialyse. L’auteur a constaté de cette façon, dans la solution éthérée, la présence d’acétate, isobutyrate, succi-nâte, malate, caprylate d’éthyle, de l’alcôol amyliqùe et des éthers gras supérieurs. A l’état de traces, on rencontre aussi du furfurol et du méthylfurfurol, de l'acétaldéhyde, mais ni heptylate et tartrate d’éthyle, ni butyrate normal. Dans le résidu premier, se rencontrent le lévulose, le glucose, l’arabinose, le méthylpentose et leurs anhydrides qui seraient, d’après l’auteur, les constituants probables de la gomme du vin.
- Embarcations en béton armé à Panama. — Trois embarcations en béton armé, destinées aux travaux du canal de Panama, sont actuellement en construction. Ces trois embarcations sont en réalité des pontons flottants destinés à porter des dragues et des pompes. Elles mesureront 19,20 m. de long, 7,20 m. de large et 1,70 m. de haut. A pleine charge, le tirant d'eau sera de 0,90 m. L’équipement dont elles seront chargées pèsera environ 27 tonnes.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- &> Électricité <^s
- Brûle-parfum électrique. — Ce petit appareil emprunte à l’électricité la chaleur qu’elle sait fournir sous une forme élégante et pratique. Son but est tout simplement, au moyen d’une ampoule électrique, d’échauffer et vaporiser un corps ou une essence parfumée émettant des vapeurs en quantité convenable à des températures comprises entre 40 et 75° C. Donc l’appareil comporte une petite lampe électrique se branchant par une prise de courant sur n’importe quelle distribution d’électricité de 110 à i3o volts. Au passage du courant, la lampe s’échauffe comme toute autre ampoule électrique. La substance parfumée est placée dans le brûle-parfum proprement dit, vase en porcelaine ou en verre, plus ou moins richement décoré. Et l’on y plonge la lampe. Un support très pratique permet de tenir la lampe dans le vase à telle hauteur que l’on désire. Yoici comment : le brûle-parfum est fermé par une sorte de couvercle en cuivre, perforé latéralement pour laisser les vapeurs aromatiques s’épandre à l’extérieur; au centre de ce capuchon est percé un orifice, par où s’engage un tube qui porte la lampe, et laisse passer les fils électriques. Ce tub>e est garni de tenons étagés qui, prenant appui
- sur le capuchon, permettent de fixer la lampe à la hauteur voulue; pour l’abaisser, par exemple, on tourne le tube; les tenons s’engagent dans les encoches ménagées à cet effet, et le tube coulisse librement à travers le capuchon.
- Les solutions qui se recommandent pour l’alimentation du brûle-parfum, sont surtout les solutions dans l’alcool; le même appareil donnera de bons résultats avec des solutions antiseptiques : formol, infusion d’eucalyptus, etc. — Le brûle-parfum électrique est vendu 12 francs. Vente en gros, Rogers, 106, rue Réaumur, Paris.
- Cyclisme <*
- Le cyclorail. — Voici bien longtemps qu’on s’ingénie de tous côtés à adapter le cyclisme aux exigences de l’inspection des voies de chemin de fer. Et les bons appareils à cet usage ne manquent pas. On comprend de suite l’intérêt que peut offrir, pour l’inspection rapide des voies, un bon appareil circulant aisément sur les rails et permettant l’examen facile des diverses parties sujettes à caution. Les appareils créés jusqu’ici sont tous, à notre connaissance du moins, des appareils dérivant du tricycle, mais construits tout exprès en vue de leur but spécial, qui est la circulation sur deux rails de fer ; mais sont impropres à tout autre usage.
- M. Lœwenguth, sous-chef de station aux chemins de fer de l’Etat, à Rochefort, a imaginé un « cyclorail » qui, au contraire, permet la circulation sur voies ferrées, avec une bicyclette ordinaire quelconque. C’est un appareil simple et'peu coûteux qui nous paraît appelé à rendre de très réels services. Il se compose essentiellement de deux parties distinctes.
- i° Une fourche, disposée sur la roue avant de la bicyclette et dont deux extrémités sont munies chacune d’un galet, monté sur roulement à billes d’acier.
- Cette fourche, maintenue horizontalement dans la marche sur route, est baissée, pour l’utilisation du chemin de fer, de telle sorte que les deux galets viennent se placer de chaque côté du rail, légèrement en avant du point de contact du pneumatique avec ce rail.
- Le but de la fourche porte-galets est d’assurer la direction et de s’opposer au déraillement.
- 20 Un galet, monté également sur roulement à billes d’acier et maintenu a l’un des sommets d’un triangle composé par deux tubes d’acier et dont les deux autres sommets sont reliés au cadre de la roue arrière de la bicyclette.
- Ce galet repose simplement sur le deuxième rail de
- Le cyelorail en position pour l’inspection d’une voie.
- la voie empruntée par l’ensemble. Son but est de maintenir le cycliste en équilibre.
- Lorsque la voie est en courbe, cet équilibre, forcément rompu par le dévers, peut être constamment réta-1 bli au moyen d’une manivelle placée à porïëe'Hë la main et actionnant, par l’intermédiaire d’une tige à vis sans fin une roue dentée qui engrène avec une crémaillère établie sur la chape portant le galet.
- Une bicyclette munie du dispositif ci-dessus décrit peut circuler sur les voies de chemins de fer et, en raison de son poids relativement faible (18 kg pour l’en-
- L’appareil démonté redevient une bicyclette ordinaire.
- semble), être enlevée facilement et instantanément lorsque besoin est.
- La direction et l’équilibre étant assurés par la disposition même des organes, le cycliste n’a nullement bo-soin de s’en préoccuper et il peut, sans toucher au guidon, inspecter sans Lfatigue et sans danger l’état de la voie qu’il parcourt.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- *t> Météorologie <«* . .
- Le barographe métallique à poids tenseur. — Le
- barographe métallique à poids tenseur, installé au Bureau central Météorologique de France, réalise plusieurs avantages sur les baromètres enregistreurs ordinaires. Il possède, en particulier, une plus grande sensibilité et ses diagrammes indiquent plus nettement les crochets d orages ou autres variations brusques de la pression atmosphérique.
- Cet appareil, construit par la maison Richard, se compose de 8 coquilles en maillechort vissées les unes sur les autres, et dans lesquelles le vide a été poussé jusqu’à quelques millimètres de mercure. La coquille supérieure se fixe, par l’intermédiaire d’un robuste anneau à une ferme métallique qui s’applique par ses extrémités sur les montants d’un meuble abritant l’instrument tout entier. Le système enregistreur se trouve suspendu à cette ferme de manière qu’un tassement dû à la traction du poids ne change pas la position du zéro. Une tige de fer à crochets, qui se termine vers le haut par un anneau soudé à la dernière coquille, sou-
- Le barographe métallique du Bureau central Météorologique.
- tient à son autre extrémité le poids tenseur de 126 kg. Quant aux mouvements des coquilles, un ensemble de leviers les transmet à une plume et en déplaçant les goupilles d’articulation on obtient deux amplifications différentes. Avec la plus faible, suffisante en pratique, la plume se déplace de 5 mm lorsque la pression varie de 1 mm de mercure et les déformations de la pile des coquilles se trouvent alors amplifiées dans le rapport de 1 à 3t. Enfin, sur un tambour actionné par un mouvement d’horlogerie accomplissant sa révolution en 6 jours, on enroule le papier sur lequel s’inscrira la courbe des variations de pression. En outre, afin de mettre l’instrument à l’abri des trépidations, le meuble qui le renferme repose sur un massif en maçonnerie isolé du parquet.
- M. Brazier, chargé par M. Angot, directeur du Bureau central Météorologique, d’étudier les causes pouvant influer sur les indications du barographe, a vu (soit par l’expérience directe, soit par le calcul basé sur plus de 600- comparaisons effectuées entre celui-ci et le baromètre à mercure) qu’on pouvait négliger les défauts du papier, les vices de construction du cylindre et l’hysté-résis mécanique. Au contraire, il se rendit compte que l’instrument était très sensible aux changements de empérature et qu’il y avait lieu de le comparer quoti-
- diennement deux ou trois fois avec le baromètre à mercure. Il mit enfin en évidence que les variations de la correction par rapport à ce dernier provenaient surtout des défauts d’amplification et de compensation, défauts qu’une constructiou soignée et un réglage consciencieux permettront d’éviter dans l’avenir. Les nouveaux modèles de barographes à poids tenseur deviendront alors les plus précis des baromètres enregistreurs.
- *_> Mécanique
- Pour enfoncer les pilots sans niasse. — C’est une idée ingénieuse qu’expose le Scientific American.
- Elle est due à M. R. H. Lodge. Pour enfoncer un pilier, un poteau ou un mât, divers procédés ji s’offrent à l’esprit, frapper sur la tête du pilot 1 avec une masse, creuser un trou où l’on enfoncera 1 ^ le mât en le fixant avec de la terre tassée ou du I ciment. Tout cela exige un outillage souvent des j plus importants.
- M. Lodge a eu l’idée de tailler en vis l’extrémité du pilier ; pour l’enfoncer, il suffira de lui donner un mouvement dé rotation; notre figure montre comment l’opération peut s’effectuer, dans le cas d’un mât très encombrant, avec l’aide d’un cheval. Les conditions nécessaires sont d’avoir un bois dur et résistant.
- *»> Objets utiles <-*
- Fers à cheval anti-dérapants. — Mme Georges Westinghouse a eu l’ingénieuse idée d’appliquer le principe des pneumatiques anti-dérapants pour automobiles aux fers des chevaux. Le dispositif est d’une simplicité extrême. Il consiste en une sorte de bracelet de cuir qui se noue autour du sabot et vient en affleurer le bord inférieur. Une chaîne à larges mailles est fixée à ce bracelet de telle façon qu’elle passe sous le pied et reste fixée contre le fer. Ce dispositif permet au cheval de marcher.et de courir sur les terrains les plus, glissants, voire sur la glace; et son emploi est tout indiqué, notamment, pour les pays froids, comme le Canada, où, durant cinq ou six mois d’hiver, les chevaux sont appe-
- lés à traîner de lourdes charges sur la surface congelée des fleuves et des lacs.
- Mrae Georges Westinghouse est la femme de l’inventeur bien connu. Elle n’a voulu tirer aucun profit de son invention, qu’elle n’à même pas fait breveter. Elle a poussé la générosité encore plus loin, puisqu’elle a fait savoir aux charretiers de Pittsbourg, où elle habite, qu’ils n’ont qu’à en faire la demande pour obtenir gratuitement des non -slip-horseshoes. Ajoutons que des expériences concluantes ont prouvé que le dispositif ne gênait en rien la marche des chevaux sur le pavé des rues ou sur toute autre surface dure.
- Le pilot à vis et son mode d’emploi.
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- RESUME MÉTÉOROLOGIQUE
- oaK.
- Observations faites à 1 Observatoire du Parc-Saint-Maur, en mars 1910, par M. Ch. Dufour.
- La pression moyenne, 76ora,u,99 est supérieure de 4mm,45 à la moyenne de 5o ans (1851-1900).
- La température, dans le courant du mois, est assez variable; plutôt élevée du 4 au 13, principalement les 10 et 11 où les moyennes diurnes sont supérieures de 6° aux normales correspondantes, elle s’abaisse notablement du 14 au 23 et surtout le 31, mais la moyenne mensuelle des 24 heures est encore supérieure à la normale d’environ 1/2 degré.
- La nébulosité est relativement faible : 4,7. La valeur normale de cet élément, en mars, est de 6,i ; le rapport d’insolation qui est normalement de o,36 s’est élevé à 0,48, le Soleil ayant brillé pendant 174 heures.
- Le rayonnement nocturne a eu pour effet d’abaisser les températures minima dont la moyenne est un peu inférieure à la normale correspondante et on a noté 24 gelées blanches. Les maxima ont été quelque peu surélevés pendant le jour en sorte que l’amplitude moyenne de la variation diurne de la température se trouve légèrement augmentée.
- La hauteur de pluie tombée en mars 1910 est faible : 2omm,4; la normale de mars est 41111 m » o ; le rapport est donc seulement de o,5o et l’on ne compte que 7 jours de pluie au lieu de 14, nombre moyen.
- 11 y a eu 3 jours de neige les ier, 18 et 31, et un jour d’orage le 10.
- Le niveau de la Marne s’est abaissé régulièrement jusqu’au 21 et n’a subi depuis que quelques variations peu importantes; la rivière est rentrée complètement dans son lit le 10 mars.
- Pression barométrique (ait. 5om,3). — Moyenne des 24 heures : 760””,99; minimum absolu : 748“”,9 le 18 à i5h i5m maximum absolu : 769““,4 le 29 à 11 heures.
- Température. Sous l’abri : Moyennes : des minima, i°,77; des maxima, 11°,79 ; des 24 heures, 6°,42. Minimum absolu : —i°,8 le 2; maximum absolu : i7°,g le 9. Amplitudes diurnes : moyenne du mois, io°,02; la plus élevée, i6°,5 le 28; la plus faible, 4°,3 le 24. — Sur le sol gazonné. — Moyennes : des minima, —3°,42; des maxima, a5°,63 ; minimum absolu, —8°,7 le 21; maximum absolu, 37°,7 le 27. Dans le sol gazonné. — Moyennes du mois : (profondeur om,3o), à 9 heures : 5°,92 ; à 21 heures : 6°,3i ; (profondeur om,65), à 9 heures : 60,29; à 21 heures : 6°,3i; (profondeur, 1 mètre), à
- 9 heures : 6°,46; à 21 heures : 6°,49. De la Marne. — Moyennes : le matin, 70,99; le soir, 8°,38. Minimum, 5°,81 le 2; maximum, io°,3o le 12.
- Tension de la vapeur. — Moyenne des 24 heures, 5mm,23. Minimum, 2mm,4 le 3i à i3 heures; maximum : 9mm,2 le
- 10 à 19 heures.
- Humidité relative : moyenne des 24 heures : 74,0. Minimum 32 le 27 de i3 heures à i5 heures; maximum 100 à 8 dates différentes.
- Nébulosité. — Moyenne du mois (6 h. à 21 h.) : 4)66. Minimum, 0,0 les 4, 5, 21, 27, 28; maximum, g,8 le 24.
- Insolation : durée possible, 367 heures; durée effective, 174h 4 en 27 jours; rapport, 0,48.
- Pluie : total du mois, 2omm,4 en 23h 2.
- Nombre de jours : de pluie, 7; de pluie inappréciable, 4; de neige, 3; de grêle, 4; d’orage, 1 ; de brouillard; 3; de givre, 6; de gelée, 10; de brume, 8; de halos, 3; de rosée, 2; de gelée blanche, 24.
- Fréquence des vents : calmes, 3.
- N. • 79 S. E. . . . 3i W . . . . 16
- N. N. E. . 153 S. S. E. . . 70 W. N. W. 1
- N. E. . • >89 S 96 N. W. . . 5
- E. N. E. . 22 S. s. w. . 41 N. N. W. . 24
- E. . 23 s. w . . . 9
- E. S. E. . 18 w. s. w . 14
- Vitesse du vent en mètres par seconde : moyenne des 24 heures, 4“>I9- Moyennes diurnes : la plus grande, 8“,3 le 31 ; la plus faible, im,3 le 2. Vitesse maximum 17“,9 le 18 à i6h iom par vent N. N. W.
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 4m,i5. Minimum, 2m,84 le 27; maximum, 5m,98 le 2.
- Comparaisons aux valeurs normales : pression, + 4mm,45 ; température, + o°,5i; tension delà vapeur, — omm,o8; humidité relative, — 1,1; nébulosité, — 1,41; pluie, — 2 0mm,6 ; jours de pluie, — 7 ; insolation,
- + 45h4-
- Taches solaires : On a suivi 7 taches ou groupes de taches en 16 jours d’observations.
- Perturbations magnétiques : Très faibles les icr, 2, 3, 5, 10, 15, 22; faibles les 4> 6, 7, 14, 16, 21; modérée le 20; assez fortes les 17, 3o-3i; forte le 3i ; très forte du 27 au 29.
- Radiation solaire : La radiation solaire a été observée 19 fois à 12 dates différentes. Les valeurs les plus élevées sont : i“’,25i le 14 à nh28m; i0al,27o le 19 à 11h 5m ; ic“‘,278 le 19 à 1 ih 34m.
- Mouvements sismiques : Le 19, ph. princ. de ih8m à ih i6m (t. 1.); le 25, début i5h52m, ph. princ. de i6h28m à i6h43m (t. 1.); le 3o, début i7h26m, ph. princ. de i8h2gm à i8l‘34m,fin vers 20 heures; le 31, ph. princ. de i9h28m à 1911 38m, fin vers 21 heures (t. 1.).
- Floraisons : Le 2, jasminum nudiflorum; le 3, saule marsault; le 5, ficaire, narcisse; le 6, arabis verna; le 9, amandier; le 11, abricotier; le 13, coucou, orme; le 17, prunellier commun; le 18, ribes aureum; le 19, buxus balearica, buxus pyramidalis ; le 21, ribes sangui-neum; le 24, jacinthe; le 26, merisier; le 28, pêcher de plein vent; le 3o, cydonia japonica; le 3i, anémone des bois.
- On a entendu le chant de la grive le 8.
- HYGIENE ET SANTE
- La toxicité de quelques aliments. — Je n’ai jamais pu manger la viande saignante, voire même rosée, que l’on considère cependant comme bien plus nutritive; je l’aime cuite et très cuite, quelle que soit l’espèce. Je me souviens des quolibets d’un de mes camarades de salle de garde qui me plaisantait sur mon alimentation de semelles de bottes; lui,. par opposition, avalait des bifteaks à peine mordus par le feu, la chair était encore bleuâtre ; la vue seule me soulevait le cœur. Cette antipathie de la viande rouge est-elle, puisque je la conserve toujours, un effet d’atavisme, un reste d’éducation familiale; je l’ignore, mais je me suis demandé l’autre jour, en lisant le travail de MM. Linossier et Lemoine clans la Presse médicale, si je ne faisais pas, comme M. Jourdain, de la prose sans le savoir et si je ne
- prenais pas, en faisant cuire à l’excès la viande, le meilleur moyen de défense contre l’action toxique des corps albuminoïdes.
- MM. Linossier et Lemoine se sont occupés du régime alimentaire dans les maladies du rein et ils ont essayé l’effet de la trinité alimentaire la plus répandue parmi les humains qui ne sont pas végétariens, la viande, le lait, les œufs. Leurs expériences ont été faites sur des animaux de petite taille, lapins, cobayes, auxquels ils injectaient sous la peau une macération de viande hachée dans de l’eau stérilisée. A des doses infinitésimales, un quart de centimètre cube, les injections provoquent de l’albuminurie et ce, quelle que soit l’espèce de viande, même la viande de porc que Potain considérait comme la plus inoffensive. Cette albuminurie était liée à des
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- HYGIENE ET SANTE
- altérations manifestes du rein, état congestif, hémorragies, et ces lésions se rencontraient aussi dans le foie et dans la rate.
- Des expériences similaires ont été faites avec le lait cru, que l’on regarde cependant comme l’aliment de choix pour les sujets attèints de néphrite et aussi avec les œufs. Les matières albuminoïdes de la viande, du lait et de l’œuf déterminent de l’albuminurie ; ces produits, qui constituent la base de l’alimentation de millions de sujets, sont donc toxiques et produisent des lésions plus ou moins durables sur les organes des fonctions digestives. Comment s’expliquer que nous ne nous empoisonnons pas d’une façon permanente? Vous me direz que des injections sous-cutanées n’ont rien qui ressemble de près ou de loin à l’ingestion par le canal stomaco-intestinal ? C’est vrai, mais les recherches de nos confrères ne se sont pas bornées à cette constatation banale et ils ont voulu justement savoir pourquoi la toxicité est supprimée dans l’alimentation normale. Cela tient tout simplement à ce que le suc gastrique vient modifier complètement les principes toxiques de ces albuminoïdes, que la cuisson bien comprise a déjà transformées. Par la cuisson les substances albuminoïdes sont coagulées et sous cet état, elles ne sont absorbées par la muqueuse intestinale qu’autant qu’elles ont subi l’action du suc gastrique. Pour en donner la preuve, MM. Linossier et Lemoine injectent des macérations de viande, du lait, des œufs, après leur avoir fait subir une digestion artificielle et l’albuminurie ne se produit plus.
- Le lait, qu’on prend souvent cru, qu’on prenait, devrais-je dire, autrefois avant toutes les sophistications qu’on lui fait subir, le lait semble avoir moins de toxicité, simplement parce qu’en arrivant dans l’estomac il est presque instantanément coagulé ; sa caséine n’est
- absorbée qu’après avoir subi l’action dissolvante du suc gastrique. Si vous avez affaire à un dyspeptique, à un hypochlorhydrique, qui n’a pas de doses suffisantes de suc gastrique pour agir sur la dose de lait qu’il ingère, ce lait lui deviendra nocif. Combien du reste de ces malades sont les premiers à vous signaler qu’ils supportent mal le lait.
- La conclusion à tirer de ces recherches, c’est que chez les sujets ayant de la néphrite, ou de la tendance à l’albuminurie, chez ceux qui ont le foie susceptible, il est indispensable de ne donner que la viande cuite, que le lait bouilli et les œufs bien cuits. On recommande souvent à ce genre de malades les viandes blanches de préférence aux viandes noires et l’on a raison, non pas que les unes soient moins toxiques que les autres; c’est le contraire d’après les expériences que je viens de rappeler. La viande de veau est plus néphrotoxique, à l’état cru, que celle de bœuf; mais dans la pratique, elle l’est toujours moins parce que la viande de veau, comme toutes les viandes blanches, se mange en général très cuite, la viande de bœuf se servant au contraire saignante.
- Ces préceptes de cuisson un peu plus complète que ne l’admettent les cuisiniers, seront sagement mis en pratique par la plupart d’entre nous, surtout si l’on n’a plus un estomac de vingt ans. On ne sait guère si le suc gastrique est toujours sécrété à dose normale et l’on a chance, en cas d’insuffisance, d’éviter les lésions du rein en mangeant la viande cuite. On évitera aussi la possibilité de quelques maladies vermineuses, telles que le tænia et la trichinose ; mais après tout, si vous avez, comme on dit, bon pied, bon œil, bon estomac, mangez à votre goût, et laissez aux malades les régimes du médecin. Dr A. C.
- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boite aux lettres, la Rédaction publie les laits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. Ch. Huard, à Dourdan. — Le procédé Birkeland et Eyde a été décrit dans La Nature, n° 1821, 18 avril 1908, sous le titre utilisation industrielle de l’azote atmosphérique. — Vous trouverez également une description de ce procédé dans une conférence de M. Blondin, à la Société Internationale des électriciens, 12, rüe de Staël, en 1907.
- M. Keuleoglon, à Adana. — Nous ne connaissons pas d’encre de ce genre.
- M. Couturier, à Paris. — Il faut cacheter vos bouchons ou encore les enduire de paraffine.
- M. P. Fontainas, à Montombo Mukulu. — Le baromètre isothermique est construit actuellement par M. Carpentier, rue Delambre, Paris. Nous ne connaissons pas d’ouvrage rédigé dans le sens que vous désirez.
- M. Luis Oliveros, à Zaragoza (Espagne). — Pour le calcul des ponts en béton armé, vous trouverez des indications dans l’ouvrage de Kersten, chez Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins, Paris; et dans le tome VI du cours de stabilité des constructions de A. Vierendeel. Prix : 16 francs. Librairie Dunod et Pinat, 49, quai des Grands-Augustins, Paris. Pour la fondation des ponts au moyen de l’air comprimé, vous trouverez à la librairie Béranger, 9, rue des Saints-Pères, Paris, plusieurs monographies relatives à des travaux de ce genre ; notamment sur la fondation des ponts de Tourville et d’Oissel (1895), du pont Alexandre III (1899).
- P. G. C., à X. — Il n’y a guère de remède à votre cas. Tous les moyens préconisés ont peu d'efficacité et leur résultat le plus net est d’irriter la peau.
- M. J. Crière. — Tous nos remerciements pour votre lettre et vos renseignements. <•
- M. d’Ivernois, à Paris. — Les limes rotatives sont fabriquées par la Société des roulements à billes D. W. F. représentée en France, par M. Glaenzer, 35, boulevard de Strasbourg, Paris.
- M. Huard, à Dourdan. — Pour projeter sans faire l’obscurité, on peut éviter de faire l’obscurité complète dans la salle pourvu que l’écran soit abrité de la lumière venant directement des fenêtres.
- M. Ant. Elosegui, à Tolosa (Espagne). — Maisons fournissant des installations pour lavage du linge : Dehaître, 9, rue d’Oran, Paris; Bolard, 46, rue du Château, à Boulogne-sur-Seine (Seine); Chauveau, 6, cité Phalsbourg, Paris.
- M. Notté. —- Le seul moyen que nous apercevions pour empêcher ces dépôts de graisse est d’employer de temps à autre une solution de soude caustique qui les dissoudra,
- M. P. Duquit, à Bordeaux. — Pour les lampes à incandescence, il n’y a pas de différence bien sensible à l’œil entre les éclairages par courant alternatif ou continu. Il nous semble qu’en droit vous êtes fondé à réclamer la substitution par la Compagnie d’un moteur alternatif à votre moteur continu. Mais ce sont là des questions délicates, où interviennent presque toujours des cas d’espèces, et seul un homme de loi compétent vous renseignerait sûrement. Réclamez d’abord à la Compagnie. Vous trouverez de bons renseignements sur l’entretien des accumulateurs dans les Recettes de VElectricien de Hospitallier. Librairie Masson, 120, boulevard Saint-Germain. Prix : 4 francs.
- M. Louis Latour, de Beaune (Côte-d’Or). — Vous trouverez les renseignements que vous demandez dans le fascicule I du Bulletin de l’Association française pomologique pour l’Etude des fruits de pressoir, etc-, année 1905. Pour l’obtenir, écrire à M. Jourdain, professeur départemental d’agriculture de la Somme, Amiens.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Histoire d’un roi nègre : Jean-Paul Lafitte. — L’hélice propulsive des navires et son action sur l’eau : R. Bonnin. — Expériences de psychologie animale : Y. Fournis'. — Nadar et l’aviation : Louis Ciievolot. — Une moto-pompe à gaz à action directe ; la pompe Humphrey : J.-C. Séailles. — Académie des sciences; séance du 11 avril 1910 : Cn. de Villedeuil. — Nouveau photomètre de précision : Edouard Bonnaffé.
- Supplément. — Nécrologie : K. Angstrom. — Les hangars pour dirigeables militaires. — Les fouilles d’Alésia. — Alcoolisme et tuberculose. — Combinaison directe du carbone et de l’hydrogène. — La sciure de bois source d’alcool éthylique. — L’antisepsie du nez.
- L'année électrique, électrothérapique et radiographique. Revue annuelle des progès électriques, par le Dr Fo-veau de Courmelles. i vol., 35o pages. Béranger, éditeur. Paris. 1910.
- Gomme chaque année, ce volume est bourré de faits, malheureusement choisis souvent sans critique et présentés sans méthode. L’échelle est la même pour les découvertes importantes et les petits perfectionnements de détail. C’est un index, et non un tableau des progrès électriques de l’année.
- VElectricité de haute tension et de haute fréquence, par H. de Graffigny. Paris. 1909. 1 vol. in-16 de 96 pages avec 44 fig. Jules Rousset, éditeur, 1, rue Casimir-Delavigne et 12, rue Monsieur-le-Prince. Paris. Prix : ifr,5o.
- Bon et clair résumé des connaissances actuelles sur l’électricité à haute fréquence : les moyens de la produire et ses applications.
- L’individualisme, par Ellen Ivey, traduit du suédois par Jacques de Coussange. Paris. E. Flammarion, 1910, 1 vol. in-16, 3 fr. 5o.
- On trouvera, dans ce volume, sur tous les problèmes d’idées, d’art, de morale et de vie sociale qui Font occupée, l’essence d’une pensée originale et profonde, hardie et généreuse, exprimée tour à tour sous la forme de l’éloquence la plus entraînante, de la poésie la plus séduisante, de la plus délicate observation.
- Vieillesse et longévité, par le Dr Roeser. i vol. in-80. 1910. Paris, A. Maloine. Prix : 4 francs.
- L’auteur s’est proposé dans ce livre de tracer une hygiène de la longévité. Il montre fort clairement que la vieillesse est en général prématurée chez chacun de nous, et que nous pourrions en retarder l’échéance, si nous savions conduire notre vie, c’est-à-dire la vivre • en tout avec sagesse et modération, et il nous indique un certain nombre de préceptes à observer pour y arriver. On lira ce livre avec intérêt et profit. Toutefois il faut bien dire qu’il est conçu trop étroitement au point de vue de la biologie individuelle. La mauvaise façon dont nous vivons tient aussi à des causes sociales, et il eût été particulièrement utile de montrer combien celles-ci S’opposent parfois aux meilleurs préceptes : la possibilité d’une saine hygiène n’est pas encore aujourd’hui à la portée de tous.
- La Guyane : au pays de l’or, des forçats et des Peaux-Llouges, par le Dr J. Tripot. Paris. Plon-Nourrit et Cic. 1 vol. in-16. Prix : 4 francs.
- L’ordre d’importance des sujets traités par le Dr Tripot est exactement l’inverse de celui qu’ils occupent dans le titre. C’est, en effet, surtout des Peaux-Rouges que nous entretient le voyageur, et surtout des Roucouyennes du Haut Maroni. Son récit très vivant, très coloré, donne une impression de vérité souvent fort intense, et l’auteur excelle à en situer les épisodes dans le cadre merveilleux où il les a vécus. On trouvera également dans son livre des renseignements plus succincts, mais pleins de valeur, sur les tribus des Emerillons, et sur les Boschs et Bonis, ces descendants des anciens nègres marrons du temps
- de l’esclavage, ainsi que des pages savoureuses sur les forçats et des notes très brèves sur la vie des prospecteurs d’or et la société cayennaise.
- L’hérédité normale pathologique, par Cn. Debierre. Paris. Masson et Cie, 1910. 1 monographie (n° 58 de VOEuvre médico-chirurgical), brochure gr. in-8°, 56 p. Prix : 1fr, a 5.
- Le savant auteur a condensé dans cette brochure tout ce qu’il faut savoir et tout ce qu’on peut actuellement savoir d’une des plus importantes questions de la biologie, celle de la transmission des caractères ou hérédité. L’exposé est particulièrement concret et abondant en faits : un chapitre spécial vient cependant, à la fin, exposer et discuter les théories de l’hérédité et proposer des solutions.
- Cours pratique d’électricité industrielle, à l’usage des écoles d’enseignement technique, par H. Chevallier. T. Il, 1 vol., 370 p., illustré, Béranger, Paris, 1910,
- Le 2e vol. de l’ouvrage de M. Chevallier est consacré aux applications du courant électrique, éclairage, traction et commande des machines, ainsi que quelques indications sommaires sur l’électrolyse, la télégraphie et la téléphonie. L’auteur a su, dans chaque chapitre, dégager les grandes lignes des questions, et tout en évitant un excès de détail fastidieux, se maintenir nettement dans le domaine pratique.
- Habitations à bon marché. Eléments de construction moderne, par G. Franche, 2e édition. H. Dunod et E. Pinat, édit. In-8° de 600 pages, avec 657 figures. Prix : 10 francs.
- La question des habitations à bon marché est depuis longtemps à l’ordre du jour en France et à l’étranger. L’auteur de ce livre, ayant une grande pratique de la construction économique, expose la question des habitations à bon marché d’une façon complète, envisageant à la fois les points de vue social, hygiénique et technique. Le supplément qui a été ajouté à la deuxième édition traite des matériaux agglomérés et met à jour la législation relative aux habitations à bon marché.
- Les ennemis de Vavoine, par Brocq-Rousseu et Edmond Gain. Paris. Asselin et Houzeau, 1910. 1 vol. in-8°, xiv-184 pages. Prix : 5 francs.
- Excellente monographie, qu’il serait désirable de voir imiter. Les auteurs y traitent successivement — plus au point de vue descriptif, qu’au point de vue curatif et pratique, qui n’est cependant pas omis — des champignons parasites, des animaux parasites, et des maladies de l’avoine. Des planches très soignées illustrent le texte d’une façon continue. Une bibliographie, vraisemblablement exhaustive, termine ce travail consciencieux et utile.
- Les animaux de cirque, de course et de combat, par Gaston Sévrette. i vol. in-8° écu, 5o gravures. Armand Colin. Prix : ifr,5o.
- Ce petit livre fera admirer l’intrépidité du belluaire qui d’un geste en impose aux lions et aux tigres ; il décrit d’une façon attachante nos frères inférieurs les chevaux, les chiens et les singes.
- La beauté de la peau. Son entretien par l’électricité, par le Dr Ed. H. Blanc, ancien interne des hôpitaux. 1 vol. illustré, 106 p., Steinlieil, éditeur, Paris.
- Exposé résumé de la constitution de la peau et des soins nécessaires à son hygiène. Suivant l’auteur, le courant électrique dissout l’excès de graisse contenu dans la peau et stimule les fibres musculaires microscopiques du derme.
- Hygiène nouvelle, par le D1' Galtier-Boissière, Paris. Larousse, 1 vol. in-8°, 376 pages, 396 gr. Broché. Prix : .3 fr. 75.
- Ouvrage de vulgarisation facile à lire, et écrit avant
- . tout dans un esprit essentiellement pratique.
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- BIBLIOGRAPHIE
- L’élevage du vers à soie à la portée de tous (petit manuel de sériciculture pratique), par Mme L. Rousseau, avec préface de M. A. Mozziconacci, directeur de la Station séricicole d’Alais. i broch. 32 p. illustrées. Paris, Librairie horticole. Prix : o'r,50; franco, otr,6o.
- Ce petit manuel de sériciculture pratique à la portée de tous, expose en un style clair et sans prétention, les principes rationnels de l’élevage des vers à soie et les avantages pécuniaires que l’on en peut retirer.
- La géologie, origine et histoire de la terre, par H. Guëde. Paris. Schleicher. i vol. in-8°, 724 p. Prix : 1fr,95 ; cartonné, 2fr,45. (Bibliothèque des Sciences contemporaines.)
- Ce volume semble fort sérieusement composé et remplira sans doute très bien son emploi de vulgarisation. Rien d’important n’y est omis, l’auteur y va même jusqu’à des détails précis en bien des points, mais en restant toujours lisible et accessible à tous.
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES Dü MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 11 avril 1910 . . 0°,6 E. N. E. 2. Beau. » Gelée blanche; brume le m.; beau.
- Mardi 12 7°,0 S. S. E. 0. Nuageux. 0,0 Gelée blanche; gouttes à 14 h. et 16 h. 50; 1res nuageux.
- Mercredi 13 11°,0 S. S. W. 3. Très nuageux. 13,0 Pluie la moitié du temps ; orage à 15 h. 30 et à 20 h.
- Jeudi 14 11°,9 S. S. E. 3. . Très nuageux o34 Un peu de pluie à 5 h. 50 et entre 13 h. et 19 h.
- Vendredi 13 7»,3 S. S. E. 2. Beau. 2,4 Gelée blanche ; toun. entre H b. 32 et 40 ni. avec pluie ; halo Iun.
- Samedi 16 8°, S S. S. E. 3. Nuageux. 2,5 Très nuageux; quelques averses.
- Dimanche 17 6° .3 S. W. 3. Couvert. B Rosée ; couvert de 7 b. à 14 h.: beau avant et après.
- AVRIL 1910. — SEMAINE DU LUNDI 11 AU DIMANCHE 17 AVRIL 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosilê de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abr’.à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 9 au 17 avril 1910. — Le 9. Fortes pressions sur l’O. : Bretagne, Portugal, 766; baisse en Islande et sur le N.-O. : Haparanda, 741. Pluies sur l’O. et le S. ; neiges sur les Pyrénées, les Alpes et les Cévennes ; en France : Biarritz, 24; Bordeaux, i3; Le Havre, 9; Marseille, 7. Temp. du matin : Arkangel, —io°; Paris, 6; Alger, i5; Puy de Dôme, —2; moyenne à Paris : 6°,6 (normale : 8°,7). — Le 10. Baisse sur tout le N.-O. : Seydisfjord, 740; de même sur la Méditerranée : Lésina, 748; Açores, 746. Neiges et pluies sur le N. et le S. ; en France : Nice, 24; Besançon, 3; Toulouse, 2. Temp. du matin : Haparanda, — io°; Paris, 6; Alger, 16; Puy de Dôme, —4; moyenne à Paris : 6° (normale : 8°,8). — Le ix. Basses pressions sur l’O. : Irlande, 755; Bodoe, 744 ; fortes pressions sur l’Allemagne : Cassel, 767. Neiges et pluies sur l’E. et le S. ; en France : Besançon, 2; Clermont-Ferrand, Nancy, 1. Temp. du matin : Arkangel, — 190; Paris, 1; Alger, i5; Puy de Dôme, —1; moyenne à Paris : 6°,3 (normale 8°,9). — Le 12. Basse pression sur l’Atlantique et le N. : Laponie, 738 ; Ecosse, Irlande, 744; fortes pressions sur l’Islande : Isafjord, 767. Neiges et pluies sur le N.-O.; en France : Cherbourg, 2; Brest, Bordeaux, Biarritz, 1. Temp. du matin : Arkangel, —70; Paris, 7; Alger, 20; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : n°,2 (normale : 9°,i). — Le i3. Profonde dépression sur l’O. et le N. : Irlande, 735; Bodoe, 742; Centre de la Russie, 765. Neiges et pluies sur le N.-O.; en France : Cherbourg,' 22; Boulogne, 12; Paris, 7; Nantes, 3; Brest, Besançon, 2; Biarritz, 1. Temp. du matin : Yardoe,—5°; Paris, 11;
- Alger, 17; Puy de Dôme, 3 ; moyenne à Paris : i2°,4 (normale : 90,2). — Le 14. Dépression sur tout l’O. : Irlande, Ecosse, 738; Brest, 743; Nice, 753; Moscou, 764. Pluies sur l’O.; en France : Chateaudun, 20; Char-leville, i5; Paris, 6; Boulogne, 5; Nantes, 4; Brest, Biarritz, 1. Temp. du matin : Haparanda, —70; Paris, 12; Alger, 20; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : ii°,7 (normale : 90,3). — Le i5. Pression basse sur tout 10. : Bretagne, 739; Russie, Islande, 760. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Gap, Limoges, 16; Paris, Cherbourg, i5; Nice, Boulogne, 11 ; Besançon, 9; Brest, 4. Temp. du matin : Yardoe, —8°: Paris, 7; Alger, 19; Puy de Dôme, 1 ; moyenne à Paris : 8°,7 (normale : 90,5). — Le 16. Même situation : Normandie, 745 ; Danemark, îles Feroé, 747; fortes pressions sur le N.-E. et sur les Açores. Pluies sur l’O. ; en France : Cherbourg, a5; Lyon, 14 ; Nice, 12; Nantes, 8; Brest, 6; Nancy, 4; Paris, 3. Temp. du matin : Haparanda, —3°; Paris, 9; Alger, 16; Puy dé Dôme, —2; moyenne à Paris : 9°,5 (normale : 9°,6). — Le 17. Hausse rapide sur tout l’O., avec pression supérieure à 765 sur la péninsule Ibérique et l’Algérie; basses pressions sur le N.-O. : Christiansund, 751; Shields, 752. Pluies sur l’O.; en France : Biarritz, 13 ; Besançon, 9; Toulouse, 5; Brest, 4; Paris, 2. Temp. du matin : Arkangel, —4°! Paris, 6; Alger, 14; Puy de Dôme, —5; moyenne à Paris : 7°.4 (normale : 90,7). — Phases de la Lune : Nouvelle Lune le 9, à 9 h. 34 m- du soir. Premier Quartier le 16, à 2 h. i3 m. du soir.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Parit (Vt*)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1927 — 30 AVRIL 1910
- INFORMATIONS
- C0
- 05&T
- SUPPLÉMENT
- Préparation synthétique de l’ammoniaque. — Dans une récente conférence faite à Karlsruhe, le professeur Haber a affirmé avoir résolu le problème de la préparation synthétique directe de l’ammoniaque, à partir des éléments azote, hydrogène. La célèbre maison allemande : Badische Anilin und Soda-Fabrik, se serait empressée d’acquérir ce procédé. C’est, en effet, une question de très haute importance, et, si les procédés de M. Haber sont bien, comme il l’affirme, économiques et susceptibles d’entrer dans la pratique industrielle, ce pourrait être à bref délai une révolution dans une branche récente, mais déjà importante de l’industrie, nous voulons parler de l’industrie des nitrates artificiels. On sait qu’il s’est monté, dans divers pays de houille blanche, de très importantes usines de nitrates artificiels, où l’on combine directement par le moyen de l’arc électrique, l’oxygène et l’azote. M. Haber a été assez sobre de détails sur son procédé; il a indiqué qu’il avait recours, pour produire l’union de l’hydrogène et de l’azote, à des températures de 55o° C. et des pressions de 200 atmosphères. Il a montré un appareil d’études qui lui fournit par heure 90 gr. d’ammoniaque liquide. Pour hâter la combinaison des deux constituants, un corps catalyseur est nécessaire. M. Haber emploie l’uranium : ce qui, vu la rareté de ce corps, semble incompatible avec l’établissement d’une grande industrie.
- L’éruption de l’Etna. — La récente éruption de l’Etna a été importante et ses phases ont été décrites au jour le jour dans les quotidiens. Nous n’entreprendrons
- du grand cratère sont celles de 1381 et 1669, qui ont atteint Catane. C’est une longueur de 40 km à parcourir, qui est représentée déployée (B) sur le schéma pour être comparée à la grandeur du volcan.
- La crise économique égyptienne. — La crise économique qui commence depuis quelque temps à sévir sur l’Egypte et qui paraît devoir s’accentuer a été tout récemment fort bien définie par la revue Y Afrique française de mars 1910, dans une « lettre d’Egypte » qui vaut d’être résumée ici. — On sait que le système agricole de l’Egypte est depuis des siècles basé sur les variations annuelles du régime du Nil : le fleuve déborde annuellement sur ses rives, les couvre d’une allüvion épaisse, puis se retire après avoir ainsi enrichi et mouillé la terre. Depuis quelques années, les ingénieurs anglais, à la suite de sir William Willcocks, ont tendu à remplacer ce régime naturel de l’inondation annuelle par celui de l’irrigation permanente, ou, comme on dit « perenne ». C’est là naturellement un système artificiel : il a nécessité pour être réalisé l’établissement de tout un ensemble de canaux et de barrages, dont un des effets les plus connus du grand public européen a été la submersion si regrettable de la fameuse île de Philoe.Nous avons déjà entretenu nos lecteurs de ces vastes travaux [La Nature, n° 1889, 7 août 1909) et nous n’avons pas à y revenir maintenant. Ils avaient pour point de départ la croyance que le nouveau système d’irrigation, en intensifiant la fécondation des terres par les eaux et en accroissant d’ailleurs la superficie des terres exploitables, ne manquerait pas d’accroître en même temps la production
- pas de les retracer à nouveau. Mais il nous a paru intéressant à ce propos de donner un aperçu d’ensemble des caractéristiques du célèbre volcan sicilien, réunies d’une façon schématique sur la figure ci-dessus. L’altitude de l’Etna au-dessus de la mer est de 3313 m.; sa circonférence a un développement de 140 km. Cet appareil a une force de projection énorme et les blocs de roches rejetés s’élancent jusqu’à 2000 m. L’épanchement des laves, par la bouche ou par les fentes de la montagne, est quelquefois très considérable, et celui qui a occupé la plus grande surface s’est produit en 18S2, couvrant en grande partie le Yal del Bove, où il s’est étalé sur une largeur de 25oo m. Cette largeur est représentée en (A) sur la figure. Mais les coulées les plus éloignées
- du sol. Par un paradoxe qui semble d’abord singulier, c’est le contraire qui s’est produit jusqu’ici. On s’en rend un compte très net en examinant les chiffres de la production cotonnière, le coton représentant, soit par sa fibre, soit par sa graine, les 9/10 de la valeur totale des exportations égyptiennes : d’après un rapport récent de M. Audebeau bey, la moyenne des rendements cotonniers qui avait été dans les domaines examinés par lui, où la culture est très soignée, d’environ 276 kg par feddan (unité de surface valant 42°°>83 m2) entre 1898 et 1903, est tombée à environ 207,5 entre 1904 et 1908, et n’a même été que de 90 pendant l’année 1909, ce qui, remarque justement VAfri^ue française, constitue un véritable rendement de misère. Et lorsqu’on examine
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- INFORMATIONS
- dans le détail les données qui ont servi à établir ce lamentable fait brutal, on voit toutes les moyennes, tant générales que locales, concourir à vérifier le fait que la diminution des rendements «a toujours et partout été en rapport constant avec l’élévation du plan d’eau dans le sous-sol : les racines du cotonnier souffrent cruellement d’un excès d’humidité. Sa croissance et sa production s’en trouvent compromises. » Bref c’est la ruine à bref délai pour toute la production cotonnière, dont nous avons dit tout à l’heure l’importance.—Y a-t-il quelque moyen de remédier à ce fâcheux résultat d’une œuvre qui s’annonçait d’abord comme si heureuse? On a proposé deux grandes solutions : ou bien on étendrait considérablement le système de drainage de façon à diminuer l’humidification locale des terres atteintes et à accroître en même temps la surface cultivable, mais on a d’ailleurs calculé que les résultats de l’opération seraient insuffisants à réparer le désastre; — ou bien on revêtirait les parois des canaux d’irrigation d’un revêtement étanche, mais cela semble également impossible à cause des frais énormes qu’entraînerait la réalisation d’un tel projet. L’approfondissement des canaux (pour abaisser le plan d’eau du sous-sol) paraît également chimérique. Ce qui paraît le plus probable, c’est la nécessité où l’Egypte va se trouver de remplacer l’exploitation du coton par une autre, et l’on a signalé dans cet esprit que l’avenir de la culture égytienne pourrait bien appartenir à la canne à sucre, qui a fait autrefois ses preuves dans le pays, et qui marque d’ailleurs depuis la baisse cotonnière une recrudescence symptomatique. Quoi qu’il en soit de cette transformation, il paraît malheureusement certain que la crise sera rude et longue et que, si l’Egypte doit sans nul doute arriver prochainement à une période de prospérité, ce ne sera pas sans avoir au préalable été en proie aux difficultés économiques les plus grandes, non moins d’ailleurs qu’à la spéculation.
- Le remblayage au sable des mines du Transvaal.
- — Un changement technique de quelque importance s’opère actuellement dans les vieilles mines d’or de Witwatersrand. Pendant longtemps on a exploité là sans aucune espèce de remblai par la méthode, dite de foudroyage, qui consiste à laisser le toit s’effondrer, une fois le minerai pris, ou, tout au plus, à ménager de place en place quelques piliers de soutènement dont le minerai se trouve perdu. Le grand abaissement du prix d’extraction permettant aujourd’hui de traiter fructueusement des masses de roches autrefois abandonnées dans la masse comme stériles, on est amené à rentrer dans les anciens quartiers de dépilage et, pour le faire, on a inauguré la méthode de remblayage au sable, qui donne d’excellents résultats dans diverses houillères européennes (Silésie, etc.). On reprend donc au jour les immenses tas de résidus (tailings) dont on a extrait jusqu’à la dernière parcelle d’or et qui ne faisaient plus qu’encombrer. On mélange au sable assez d’eau pour qu’il puisse glisser et on l’amène automatiquement par un système de tuyaux dans tous les vides à combler, qui, par ce procédé, sont remplis jusqu’au plus mince interstice. L’eau est remontée au jour par des pompes. Ainsi rentre dans la terre et revient prendre sa place primitive la roche qu’on avait extraite pour obtenir l’or et dont l’or est maintenant dispersé à travers le monde en monnaies. Ce système, outre qu’il facilite l’extraction des minerais restants, assure la stabilité du terrain, notamment en ce qui concerne les mines de profondeur, dites deep levels.
- Emploi du silicium comme résistance électrique.
- — M. le professeur Elihu Thomson vient de réaliser avec le silicium des appareils électriques à résistances qui présentent un très grand intérêt. Aux températures ordinaires le silicium fondu a une résistivité à peu près constante ; ce n’est qu’à partir du rouge que la résistance augmente, et encore assez lentement. Cette variation est bien inférieure à celle que l’on observe avec les métaux usuels dont la résistance électrique s’accroît très vite au rouge. Fait curieux, le coefficient de température du silicium n’est pas constant, de telle sorte qu’à une température voisine de celle de la fusion de l’argent, il change de signe et à partir, de ce moment un accroissement de température entraîne une diminution de la résistance. Cette remarquable propriété rend le silicium très utile pour son application à des rhéostats automatiques de démarrage et en général pour tous les cas où
- l’on cherche à avoir une résistance qui diminue automatiquement. Dans ses essais M. Elihu Thomson a employé des grains de silicium non combiné comprimés par des ressorts à l’intérieur d’un tube de quartz.
- L’anéantissement du Zeppelin IL — Le Zeppelin II a été anéanti le iS avril dernier; après avoir effectué le voyage Cologne-Hombourg et participé à des manœuvres de dirigeables ; l’aéronef en raison de la tempête, dut camper près de Limbourg. Sous une rafale, il rompit ses amarres pour venir éclater à 20 km de là. Le Zeppelin II mesurait i36 m. de long, i3 de diamètre, et cubait i5 000 m3. Son moteur était de a3o chevaux. La catastrophe, qui rappelle la fuite du Patrie et la première catastrophe du Zeppelin, prouve nettement l’impossibilité pour les grands paquebots aériens de s’accommoder d’atterrissages de fortune. Aucun marin ne songerait à échouer un cuirassé pour le soustraire à la tempête, il gagnera le port ou tiendra la haute mer. Il faut donc multiplier les ports en air calme pour dirigeables, si l’on veut que ce mode de locomotion devienne praticable.
- Voyages en aéroplanes. — Depuis l’exploit de Dubonnet gagnant le prix de La Nature, les voyages aériens en aéroplanes se sont multipliés : Paulhan les 18 et 19 avril sur biplan Farmau accomplit en deux étapes un magnifique raid d’Orléans à Châlons. Le a3 avril, Dubonnet fait le voyage de Juvisy à Bagatelle en passant au-dessus de Paris. Le même jour Graham White sur biplan Farman tentait le parcours Londres -Manchester, doté par le journal le Daily Mail, d’un prix de aàoooo francs. Il réussit à parcourir 198 km. A Nice, le 24 avril, 6 aviateurs se livrent à une course de rapidité au-dessus de la mer, et effectuent la croisière Nice-Antibes, soit 26 km. Le gagnant fut Latham en 20m 166.
- Un aéroplane historique. — La Ligue Nationale Aérienne vient par l’intermédiaire de M. Bianchi, président de sa section d’Egypte, de faire l’acquisition de l’aéroplane de Mouillard et de ses documents relatifs à l’aviation. On sait que ce médecin Français mort en Egypte fit sur le vol des oiseaux de nombreuses observations qu’il consigna dans un ouvrage unanimement apprécié : Y Empire de Z’Air. Il avait aussi commencé sur le Mokattam quelques expériences de vol avec l’appareil qui depuis reposait dans les caves du consulat de France au Caire, et qui va trouver, dans les archives de la Ligue Nationale Aérienne, un cadre digne de lui.
- Les chemins de fer français en 1909. —• D’après la statistique du ministère des Travaux Publics, la longueur exploitée des lignes de chemins de fer d’intérêt général atteignait le 3i décembre 1909, le chiffre de 40225 km contre 40122 au 3i décembre 1908. Ainsi 122 km de lignes nouvelles ont'été créées en 1909. La longueur totale des lignes concédées atteint 43677 km. Quant aux lignes d’intérêt local, la longueur exploitée le 3i décembre 1909 était de 834g km contre 8oo3 l’année précédente; la longueur concédée étant de 11406 km. Les tramways, fin 1909, atteignaient un développement de 6037 km contre 56go en 1908.
- Les fouilles de Colone. — Colone, ce faubourg d’Athènes qui nous est surtout connu par la tragédie de Sophocle, OEdipe à Colone, attire en ce moment l’attention des archéologues. M. Svoronos, directeur du musée Numismatique d’Athènes, vient d’y découvrir la grotte souterraine de i5 m. de long qui formait le sanctuaire de l’enceinte sacrée des Erinnyes. On a pu alors se rendre compte à quel point Sophocle avait écrit sa pièce avec le souci d’une réalité familière à tous ses lecteurs. L’autel de Poséidon, dont Sophocle dit qu’il se trouvait sur la colline, sur une place concave, invisible, mais à portée de voix de la scène du drame, c’est-à-dire du sanctuaire des Erinnyes, a été reconnu, ainsi que le Plutoneion où Œdipe a conduit Thésée pour qu’il assistât à sa disparition et connût l’emplacement de sa tombe qui devait, d’après l’oracle, rendre Athènes imprenable. On a identifié du même coup un des points de la célèbre Académie, large espace sur lequel se trouvait l’Académie de Platon ; et cela a conduit à reconnaître le plan exact de l’ancienne rue de l’Académie que l’on sait avoir été bordée de tombeaux. Comme ceux-ci doivent être sur un emplacement recouvert et peut être protégé par la vase du Céphise, on va s’occuper de les rechercher.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- L’initiateur mathématique. — Il est inutile probablement de rappeler au lecteur Y Initiation mathématique, de C.-A. Laisant, ce petit livre publié avec tant de succès il y a déjà quelques années. L’auteur partant de ce postulat, aujourd’hui admis par tout le monde — que toutes les sciences, même les plus abstraites et les plus rationalisées, ont été expérimentales et même empiriques à un moment donné de leur histoire, qui est précisément le moment de leur naissance, et ne pensant pas que les mathématiques aient fait exception à cette règle, — proclamait en somme qu’on devait, pour les étudier, suivre la même méthode que l’esprit humain avait suivi pour les former, c’est-à-dire partir de l’expérience et même de l’empirisme pur et simple, pour s’élever peu à peu à l’abstraction et à la rationalité, ce qui se ramène à dire qu’au lieu de faire apprendre par cœur aux enfants : « Un, deux, trois, etc... » ou « Un -f- deux font trois » il serait plus efficace de leur faire manier une chose, deux choses, trois choses, etc., et voir que : une chose à côté de laquelle on met deux choses, cela fait en tout trois choses.
- En cela M. Laisant ne faisait — mais c’était précisément une innovation considérable — que faire suivre à 1 éducation la marche même que suit naturellement l’esprit. En effet, on peut bien enseigner à l’enfant les noms abstraits des nombres, et « un et un font deux » et « deux et deux font quatre », mais ce n’est jamais cette science abstraite qu’il apprend, ni qu’il sait. Tant que sa mémoire seule a retenu ces noms et ces résultats, même s’il est capable de les réciter automatiquement sans aucune faute, il est rigoureusement exact de dire qu’il ne sait rien du tout. Il a dans la tête des mots vides, qui ne correspondent en lui à aucune connaissance et qui n’éveillent aucune représentation. C’est seulement lorsqu’il a reconnu que « un » c’est la même chose que « une chose » et « deux » la même chose que « deux choses », etc., que les mots cessent d’être vides, deviennent ce que doivent être des mots, c’est-à-dire des signes, et correspondent enfin à une image ou représentation. Et c’est seulement à partir de ce moment-là que 1 enfant pourra hausser son esprit à l’abstraction, c est-à-dire s'habituer à détacher peu à peu les notions « un, deux, trois... » de la notion « chose » qui leur servait primitivement de support. — Dans son ensemble, l’esprit humain, lorsqu’il a fondé peu à peu la science mathématique, en commençant par la numération et les opérations les plus simples qu’on puisse réaliser avec lés nombres, a suivi une marche strictement identique. On aura sans doute quelque jour l’occasion de montrer ici toute la vérité de cette affirmation, en présentant quelques exemples de numération en voie de formation, empruntés aux travaux des ethnographes. Mais dès maintenant, et sans entrer dans le détail, on peut se représenter comme suit ces premiers tâtonnements scientifiques. Chez une société primitive où l’on sait faire un grossier travail de corderie — où par exemple on fabrique avec des fibres des filets pour la pêche et où on sait faire des nœuds avec ces fibres — la façon de compter « un, deux, trois... » n’est pas de dire « un, deux, trois... », mais, au lieu de ces termes abstraits, quelque chose comme : « Ce nœud-ci (i), — Ce nœud-ci avec ce nœud-là (2), t— Ce nœud-ci, avec ce nœud-là, avec ce nœud-là (3), etc... ».
- Dans son Initiation mathématique, M. Laisant, suivant la tradition de Y Arithmétique du grand-papa de Jean Macé, avait indiqué, comme moyens matériels de concrétiser la science mathématique pour les enfants, des objets fort simples et faciles à trouver, des haricots, des jetons, etc. Et il est certain qu’on peut aller fort loin avec ce petit matériel. Toutefois il est non moins certain qu’il se prête à un nombre de combinaisons en somme assez limité, et qu’il est pratiquement impossible à manier lorsqu’on se trouve en présence d opérations un peu complexes, dont cependant on comprend fort bien, en principe, la possibilité de les matérialiser. D’autre part, ces jetons, ces haricots, fort commodes quand on s’adresse à un seul enfant, ou à deux, ou à un petit nombre, deviennent— à moins d’une merveilleuse ingéniosité, dont il y a eu des exemples — également inutilisables lorsque les enfants sont réellement nombreux, lorsqu’on a affaire à une classe : M. Ca-mescasse a voulu remédier à ces défectuosités.
- Son initiateur est un jeu, composé de deux sortes de pièces, les unes essentielles, les autres accessoires. Les pièces essentielles sont 1200 cubes, dont moitié rouges et moitié blancs, soit 600 blancs et 600 rouges. Ces cubes sont tous de dimensions égales : ils ont théoriquement un centimètre cube, c’est-à-dire une arête de un centimètre. En pratique, leur arête n’a réellement qu’une longueur moyenne de 9 mm 8/10, ce qui est d’ailleurs fait exprès, de manière en effet à ce qu’en les assemblant par dix sur une seule rangée, on obtienne, joints compris, un parallélépipède rectangle d’exactement 10 cm. de longueur.
- Comme le montre la figure 1, chaque cube est porteur de deux légères fentes situées sur deux faces opposées, se coupant à angle droit, et profondes chacune d’une demi-longueur d’arête. Ces fentes sont destinées à recevoir les pièces accessoires. — Celles-ci sont des réglettes d’acier, mesurant 92 mm sur 4 et 0,8.
- Leur utilité est de permettre à l’enfant ou à son maître de fixer l’assemblage qu’ils ont obtenu avec les cubes. Dix cubes étant par exemple alignés, comme on l’a dit ci-dessus, de façon à former un parallélépipède rectangle de 10 cm. de long, on dispose une réglette dans chacune des fentes supérieures des dix cubes, et l’on obtient ainsi un ensemble rigide
- Fig. 1. — La pièce fondamentale de l’initiateur : le cube.
- (fig. 3). Dans un tel ensemble, il y a, à la face inférieure du solide, dix fentes libres, orientées perpendiculairement au plus grand axe de celui-ci; chacune de ces fentes peut recevoir une réglette à son tour et l’on peut par conséquent ajouter à chacun des dix cubes du solide déjà formé, neuf autres cubes suivant celte direction
- 'IQ c/m
- Fig. 3. — Dix cubes en une rangée.
- perpendiculaire : ce qui aboutit (fig. 4) à la confection d’un carré de cubes, ayant 10 cm. d’arête au carré, et i cm. d’épaisseur. En opérant ainsi, on laisse libre un nombre considérable des fentes de la face du carré que nous sommes convenus d’appeler la face inférieure; ces fentes sont dès lors utilisables pour y fixer d’autres réglettes — réglettes que l’on dressera cette fois perpendiculairement au plateau du carré déjà obtenu, et qui servirontà assembler 10 carrés semblables, soit, comme dernier résultat, à obtenir un cube, formé de 1000 petits cubes et mesurant 10 cm. d’arê- Montage d uit carré de cubes, te. Ainsi, par l’emploi
- d’une direction de réglette, on obtient un alignement, par l’emploi de deux directions on obtient une surface, par l’emploi de trois directions on obtient un volume, c’est-à-dire que le jeu des cubes peut se faire suivant les trois dimensions. Un petit détail vaut la peine d’être relevé, parce qu’il marque avec quelle finesse le jeu a été conçu : c’est la longueur des réglettes. Elles ont en effet, non pas 10 cm., ce qui semblerait d’abord tout indiqué, mais seulement 92 mm. C’est à dessein : si la réglette avait xo cm., l’enfant y assemblerait fatalement 11 cubes
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- SCIENCE APPLIQUEE
- et non pas io, etce serait désastreux pour l’enseignement.
- Celui-ci doit avoir, en effet, pour premier but d’apprendre à compter — et à compter dans notre système de numération, qui est le décimal. Ce qui a été dit plus haut sur la nécessité où l’esprit humain est de compter d’abord avec des choses suffit à faire comprendre combien cela est facile avec l’initiateur. La notion des différents nombres, la notion de nombre elle-même, la notion de dizaine, la notion de centaine, la notion de pair et impair (par alternance des cubes rouges et des cubesnoirs), etc., s’acquièrent avec lui automatiquement, de façon d’abord toute concrète, puis, d’ailleurs rapidement, abstraite, tout comme avec les haricots ou lès jetons. Nous n’avons pas besoin d’entrer à ce sujet dans aucun détail. Mais il est bon de noter que, dès ces notions élémentaires, l’initiateur de M. Camescasse est nettement supérieur au « procédé des haricots. » C’est très visible en_ce qui concerne par exemple la notion de dizaine, qui devient, avec le jeu de cubes, une barre rigide toujours la même, c’est-à-dire une chose, et une chose très concrète, facilitant singulièrement l’accès de l’esprit de l’enfant à cette notion, la plus pénible peut-être à acquérir, parce qu’elle résulte d’une abstraction
- a x
- 5.
- Démonstration du théorème {a+bf — a^ + iab b0-.
- dont l’objet est un groupe, et parce qu elle est la première abstraction qui ait pour objet un groupe. La même remarque s’impose en ce qui concerne la notion de centaine. Mais cette supériorité ne se trouve pas seulement dans ce qui touche à la numération, et c’est même hors de là qu’elle est le plus remarquable. Il est clair en effet que l’enfant, assemblant les cubes en rangées, prendra sans s’en douter l’habitude de manier ainsi des lignes, et des lignes de longueurs inégales ; il est clair aussi qu’en assemblant des rangées, il prendra sans s’en douter l’habitude de manier des surfaces, et des surfaces diverses. Ainsi, tandis qu’il paraîtra seulement occupé à apprendre des nombres et quelques-unes de leurs plus simples propriétés, le jeu même des cubes fera entrer dans sa mentalité inconsciente tous les éléments nécessaires à la formation de notions comme celles de ligne, de longueur, d’égalité et d’inégaiité, de surface, et même comme cette première notion de figure déterminée si importante qu’on appelle le carré. Il suffira bientôt d’un petit effort pour lui apprendre à faire passer dans le cons-
- 3 a2 b
- i° On peut réaliser avec l’initiateur la démonstration d’un théorème aussi élevé que celui du carré de la somme de deux nombres : [a -j- ô)2 = a2 -f- 2 ab -f- b"1. C’est ce que montre la figure ci-jointe (fig. 5) et nous pensons qu’elle n’a pas besoin de commentaires : l’enfant a disposé sur la ligne AB d’abord un certain nombre de cubes blancs, qui font a, puis un certain nombre de cubes rouges, qui font b, de sorte que la ligne AB fait a -j- b ; puis il a mis tout cela au carré; et il n’a qu’à regarder pour voir qu’il a devant lui quatre figures géométriques, dont deux sont des carrés différents (a2 + Z>2) et deux des rectangles égaux (2 ab). C’est en somme tout simple. Mais il y a ici encore une observation à faire, la même au fond qui a été faite tout à l’heure à propos de l’enseignement de la numération. On semble cette fois avoir donné un pur enseignement géométrique : en réalité il n’en est rien. Si l’on a tiré de l initiateur tout le profit qu’il comporte, c’est-à-dire si l’enfant a été bien mené, il ne doit jamais avoir oublié qu’en maniant des cubes il manie des nombres, et que en ajoutant des cubes rouges à des cubes blancs, il a ajouté des nombres à des nombres : en faisant un carré avec des cubes, il sait donc qu’il fait un carré avec des nombres, et il le saura certainement si l’enseignement est bon. En un mot, il fait à la fois une démonstration géométrique et une démonstration arithmétique, et il sait que ce sont deux démonstrations, c’est-à-dire qu’il a l’idée de ces deux ordres de vérités. Il faut même aller plus loin. Au moment où il est capable de construire ainsi le carré de la somme de deux nombres, l’enfant doit certainement avoir appris déjà à considérer ses cubes autrement que des cubes, et autrement que des nombres — comme des signes. Aussi — toujours s’il est bien mené — quand il construit le carré en question, il fait et sait qu’il fait la démonstration de trois ordres de vérités correspondantes : c’est en même temps, et sans confusion, de l’arithmétique, de la géométrie, de l’algèbre.
- 20 Ce second exemple est pris à la construction dans l’espace : il s’agit d’établir la formule du cube de la somme de 2 nombres, soit :
- (a + 2»)s = es -f 3 aa b + 3 af>2 -f 6*.
- L’enfant opère exactement comme dans le cas précédent, c’est-à-dire qu’il forme d’abord une rangée AB qui soit égale à d-j-îi — et il en con-
- 3 a b2
- i)3
- Fig. 6, 7,-8, 9, 10. — Démonstration du théorème : {a -j- b'ê ~ a? -j- 3 a2 b -j- 3 ab- -f- è3.
- oient tout ce qu'il aura de la sorte emmagasiné de géométrie inconsciente.
- Il serait intéressant de montrer maintenant comment l’initiateur permet d’enseigner d’une manière concrète les opérations arithmétiques élémentaires, et même les fractions, l’extraction de la racine carrée, les plus simples théorèmes de géométrie et d’arithmétique : les deux couleurs de cubes y sont d’une utilité permanente. Mais cet exposé nous entraînerait trop loin. Nous nous bornerons à faire voir jusqu’où peut s’élever l’enseigne-' ment à tirer de ces petits morceaux de bois. Nous prendrons deux exemples.
- struit le cube. Il lui faut là naturellement plus d’adresse que tout à l’heure, et notamment qu’il se débrouille avec beaucoup d’attention dans la position à donner à ses réglettes. Quand il sera enfin arrivé à les avoir assemblées comme l’indique la figure 6, il lui suffira de décomposer le cube ainsi obtenu en ses parties constituantes (fig. 7 à 10) pour voir que celles-ci sont précisément celles qui sont énoncées dans la formule ci-dessus. Et de même que tout à l’heure il pourra reconnaître les trois aspects de sa démonstration, géométrie, arithmétique, algèbre.
- U Initiateur mathématique (cubes, réglettes, notices) se vend à la librairie Hachette et Cio, au prix de 12 francs.
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
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- Les dermatites d’origine végétale. — Les plantes susceptibles de donner par le contact des feuilles, des fleurs, par leurs sucs des lésions cutanées sont extrêmement nombreuses; on n’en connaît cependant dans le public que quelques-unes. Tout le monde a, par ouï-dire ou par expérience personnelle, la notion de l’éruption provoquée par les orties, l’urticaire ; de même pour les euphorbes, les primevères. Mais seuls les jardiniers ou les amateurs de jardins qui en ont été victimes savent le grand nombre d’espèces végétales qui peuvent donner naissance à des dermatites plus ou moins graves. Le D' Bretin de Lyon a recueilli dans un travail des mieux documentés la plupart des notions acquises sur ce sujet et l’on n’est pas peu surpris en le parcourant, de constater que des végétaux qu’on cultive partout sont susceptibles de vous causer des démangeaisons, de produire des vésicules, des pustules, de créer de véritables vésicatoires. A coup sûr il faut, dans bien des cas, une susceptibilité toute spéciale, mais les jardiniers, les horticulteurs, les pépiniéristes, le personnel des jardins botaniques sont fréquemment exposés à des ennuis de ce genre. Les botanistes en glanant dans les bois et les prairies, leur récolte, ont eu les jours suivants le désagrément de payer d’un érythème pénible la joie de ramasser une plante rare dans la région. Le Dr Gillot d’Autun, en portant pendant quelques heures, au cours d’une herborisation à Haute ville, une brassée d'Heracleum alpinum, vulgairement la Berce alpine, eut pendant quinze jours, les doigts de la main couverts de vésicules douloureuses.
- Parmi les faits curieux observés ou rassemblés par M. Bretin, je signalerai deux cas de dermatite provoquée par l’asperge commune, Y Asparagus offîcinalis. Ce doit être, comme il le fait remarquer, un cas tout à fait exceptionnel. Une personne occupée dans un restaurant à couper et nettoyer des asperges, fut atteinte au bout de quelques jours, d’enflure des mains et des bras, avec rougeur et vésicules. La cessation du travail fit disparaître la lésion qui revint quelques jours plus tard en reprenant ce même épluchage.
- Aussi curieuse est la dermatite signalée aux Etats-Unis chez les ouvriers qui manipulent les pêches pour la fabrication des conserves. Au moment de la récolte des fruits certains travailleurs, car il y a à tenir compte d’une idiosyncrasie un peu spéciale, sont pris d’irritation, de la pituitaire, de toux spasmodique et de rougeur de la peau. Un médecin de Lyon a observé quelques cas analogues et il semble bien que cette irritation légère et qui ne touche qu’un petit nombre d’ouvriers, soit due au simple duvet du fruit, formé probablement de poils plus effilés, plus rigides et plus durs que d’ordinaire.
- Le.haricot, ce modeste légume, dont on nous faisait apprécier trop largement les veYtus nutritives pendant nos années de collège, le haricot commun provoque chez certaines personnes des irritations désagréables. Elles ne peuvent circuler entre les planches de haricots et en faire la cueillette sans avoir de l’érythème, du prurit sur les jambes ou sur les bras.
- Pour ne pas quitter les comestibles, le panais dont une espèce a été très améliorée, comme culture, pour l’alimentation, donne aussi lieu à quelques accidents cutanés. Ce sont les poils longs et assez durs, qui provoquent l’irritation des téguments.
- Un jolie fleur qu’on effeuille à chaque retour du printemps, la grande marguerite Chrysanthemum leucanthe-num, doit être écartée des mains de gens à peau trop délicate. On l’accuse, non sans raison, de provoquer des dermatites et le Dr James Howe de Boston a réuni plusieurs cas de dermatites chez des enfants qui avaient joué avec ces fleurs, en avaient tressé des couronnes ou les avaient effeuillées. Lui-même a été victime d’éruption vésiculeuse pour avoir cueilli une grande marguerite et en avoir roulé la tige entre les doigts. Il est bon d’ajouter que notre confrère américain paraît plus susceptible que d’autres aux dermatites d’origine végétale, car il avait eu dans le jeune âge des éruptions provoquées déjà par la marguerite, puis par le sumac et le cornouiller.
- Les éruptions dues aux euphorbiacées sont plus connues ; le latex de ces plantes, notamment de YEuphorbia resinifera et de Y Euphorbia officinarum est particulièrement irritant. Mais il est une espèce, exotique, dont les propriétés toxiques sont niées résolument par le Dr Bretin bien qu’elles aient permis à un librettiste en renom de composer la scène dramatique finale de Y Africaine. Je veux parler du Mancenillier, Hippomane Man-cinella. Scribe pouvait cependant, à bon droit, donner créance aux dires des voyageurs et puis avouez que c’eût été dommage qu’il en fût autrement, car. nous aurions perdu une bien jolie page musicale. On croyait aux Antilles que le mancenillier était un arbre fort dangereux, on le croit encore car on le détruit partout où on le rencontre et on en brûle des bois entiers en Amérique. Il a des propriétés toxiques, mais pas suffisantes pour tuer par la respiration de ses fleurs, comme dans Y Africaine succombent Nelusko et Selika. Un naturaliste, Joseph Jacquin, le démontra en se tenant tout nu, pendant plusieurs heures, sous un mancenillier et recevant la pluie qui lavait le feuillage et les fleurs ; il n’en éprouva aucun désagrément. Le suc, le latex, comme dans presque toutes les euphorbiacées, est doué de propriétés acres, irritantes qui peuvent amener la vésication et des plaies plus ou moins étendues. Dr A. C.
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- L’emploi du chlorure de baryum comme insecticide. — Dans la lutte contre les insectes broyeurs et suceurs, qui attaquent aussi bien les arbres fruitiers que les légumes et les plantes fourragères, les insecticides internes constituent un des meilleurs modes de destruction. C’est la raison pour laquelle l’arsenic et ses composés sont usités, aujourd’hui, par milliers de tonnes dans tous les pays anglo-saxons. Mais comme l’emploi des sels arsénicaux n’est pas encore autorisé en France, et que, d’un autre côté, il doit être entouré d’une foule de précautions pour éviter des accidents toujours redoutables pour l’homme et les animaux, on a cherché à leur substituer un autre produit, qui s’en rapproche par son activité sans en présenter les dangers, ce produit c’est le chlorure de baryum. Quelles sont ses propriétés? Quels sont ses modes d’emploi?
- I. Propriétés du chlorure de baryum. — Il se présente à l’état pur et cristallisé sous forme de lamelles rhomboï-dales dont la formule est représentée par Ba Cl- -}- 2 H2 O.
- Il est de couleur blanche, de saveur âcre, piquante, désagréable et inaltérable à l’air. Sa solubilité dans l’eau varie avec la température : un litre d’eau pure en dissout 435 gr. à + i5° C., et à la température de l’ébullition 104°, 700 gr. 3. Il est vénéneux et provoque des vomissements.
- II. Modes d’emploi. — On ne l’a préconisé jusqu’ici que sous la forme liquide : en solution dans l’eau ou mieux à l’état de bouillie.
- Solution. — Lors de son premier usage par Mora-veck, dans ses essais, en Autriche, pour combattre les Cleonus à rostre sillonné, charançons qui, à l’état d’insectes parfaits, dévorent le parenchyme des feuilles de betterave et, sous la forme de larves en attaquent les racines, Moraveck së servait d’une dissolution de ce sel dans l’eau : 2 à 4,5 pour 100, suivant l’âge et l’état de développement des plantes. Cette préparation a pour elle le mérite de la rapidité et de la simplicité dans l’exécution, malheureusement, elle présente aussi deux
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- grands désavantages : i° elle n’adhère que peu aux différentes parties des plantes et des arbres ; 20 elle n’y laisse aucune trace permettant aux yeux de reconnaître et de contrôler la marche de l’opération, à moins d’y ajouter un colorant à base d’aniline ou autre. Il arrive, par suite, qu’en l’absence de tout résidu, on en est réduit à se demander si les végétaux ont encore du chlorure de baryum ou s’il a été enlevé par les pluies ou le vent. C’est pour obvier à ces inconvénients qu’on a songé à associer à ce sel divers corps neutres qui ont, alors, transformé la solution en bouillie.
- Bouillies. — La première remonte à l’entomologiste Mokrzecki qui, en 1901 et 1902, lors d’une forte invasion d’Hyponomeutes et de Chématobies survenue dans les vergers de la Crimée, recourut à une mixture de concentration variable, 1 kg 5oo, 2 kg, 3 kg de chlorure pour 100 litres d’eau, avec addition de 125 gr. de soude ou carbonate de soude du commerce. Il se produit de suite un trouble très laiteux de carbonate de baryte qui adhère bien aux tissus végétaux. Ce même fait se produit déjà, bien qu’à un degré moindre, quand on se sert d’une eau calcaire.
- Pour augmenter encore l’adhésion, J. Barsacq conseille de préparer un empois de farine de la façon suivante. On prend 1 kg 5oo d’amidon qu’on jette dans un seau ou un baquet, on verse dessus lentement, en ayant soin d’agiter constamment, de l’eau bouillante jusqu’à ce que l’on ait obtenu une pâte bien uniforme mais très claire, on l’ajoute au reste de l’eau dans lequel on a dissous le sel de baryum, de manière à parfaire le volume de 100 litres.
- La résine de colophane a été également utilisée à la dose de i5 gr. dissous dans un demi-verre d’alcool mé-thylique.
- Plus récemment, en 1907 et 1908, le Dr J. Feytaud, dans ses recherches comparatives concernant l’efficacité de divers insecticides, sels arsénicaux, nicotine, chlorure de baryum sur la destruction de YEudémis, s’est servi de trois genres de bouillies barytiques : i° chlorure de baryum, mélassé. La quantité de mélasse était fixe : 2 kg, tandis que le chlorure passait de 1 pour 100 à i,33. i,5o, 1,75, 2 pour 100; 20 chlorure de baryum cuprique. Le sel cuprique était l’ammoniure de cuivre à la dose fixe de 4 pour 100; le chlorure variait de i,5 à 2 pour 100; 3° chlorure de baryum avec verdet. Les deux produits étaient usités à parties égales : 1 pour 100.
- III. Résultats. — Ils ont été bons dans tops les cas. Moraveck parvint à détruire la plus grande partie des .Cleonus qui ravageaient les champs de betteraves. Mokrzecki trouva que l’action de ce sel est très rapide
- sur les chenilles qui attaquent les arbres fruitiers et, en particulier, sur celles des Hyponomeutes et des diverses Phalènes, ce qu’il explique par ce fait que le chlorure de baryum agit, à la fois, comme poison interne et externe, parce qu’il pénètre à travers l’épiderme lisse des larves. Il l’a essayé comparativement avec le vert de Paris (ar-sénite de cuivre), et il a trouvé que son action se manifeste plus promptement que celle du composé arsénical : après 5 heures au lieu de 24.
- Le Dr J. Feytaud a constaté aussi que son activité est d’autant plus grande que sa teneur est plus élevée et qu’il est employé seul. Selon que le traitement a eu lieu avec des bouillies mélassées à i,5o, 1,75, 2 pour 100, les dégâts causés par les larves de YEudemis ont diminué de 73, 84 et 89 pour 100. L’association du cuivre, en vue d’augmenter le pouvoir insecticide de propriétés anti-cryptogamiques, n’entrave les dommages des larves que dans la proportion de 70 pour 100 avec le verdet (acétate neutre de cuivre) et de 60 pour 100 avec l’am-moniure de cuivre; il y aura donc lieu de s’en rappeler, quand on voudra combattre à la fois les parasites animaux et végétaux et de préférer le verdet. Il importe aussi de n’ajouter en aucun cas du chlorure de baryum à la bouillie bordelaise, parce que l’acide sulfurique du sulfate de cuivre le transforme en sulfate de baryum dénué de toute propriété insecticide.
- Au moment de terminer cet article, j’apprends les résultats que vient d’exposer M. J. Capus à la Société d’Agriculture de la Gironde, à la suite de ses essais sur le domaine de Lherbon (Lot-et-Garonne). En voici les conclusions : Les solutions de chlorure de baryum à la dose de 2 kg à 2 kg 5oo par hectolitre d’eau mélassée ont assuré la destruction presque complète des chenilles fileuses sans nuire aux feuilles. Il y a donc lieu, en présence de la pénurie de nicotine, de recourir au chlorure de baryum, qui constitue un traitement pratique peu coûteux et ne présentant aucun danger.
- Le chlorure de baryum pur vaut actuellement 1 fr. 45 pris par 10 kg.
- Quant à son innocuité absolue, je ne m’en porte pas garant, et je conseille, pour se mettre à l’abri de tout accident, de s’entourer des précautions générales, telles que : Avant les pulvérisations renfermer dans un local fermé les récipients de chlorure de baryum bien étiquetés ; pendant, se tenir dans la direction du vent; après, se laver les mains avant les repas, réunir en un même endroit les instruments et ustensiles soigneusement nettoyés, et laisser s’écouler un intervalle de 3 à 4 jours avant de faire pâturer aux bestiaux l’herbe au-dessous des arbres venant d’être pulvérisés. A. Truelle.
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- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
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- L inflammation spontanée des textiles bruts. —
- Les textiles bruts, généralement entassés sans précautions, sont fréquemment sujets à des inflammations spontanées qui tiennent à ce qu’ils sont fortement imprégnés de matières grasses. Celles-ci, existant naturellement, comme dans le coton brut par exemple, ou introduites dans l’intention de faciliter les opérations ultérieures du cardage et du filage, offrent à l’air une grande surface d’oxydation. Il s’ensuit un échauffement notable de la masse, échauffement qui peut aboutir à la combustion. Des incendies ayant ainsi éclaté dans les filatures mêmes, il importait de déterminer avec précision la proportion maximum de matières grasses que les textiles peuvent contenir naturellement ou acquérir, sans danger pour leur transport par les modes ordinaires.
- M. Schramm a fait porter ses recherches sur les plus usuelles de ces fibres en les dégraissant au préalable et en les additionnant ensuite de quantités croissantes d’oléine. Il en fit un certain nombre de ballots comprimés, à l’intérieur desquels des thermomètres avaient été placés et il porta le tout dans des étuves chauffées à no0, température qui n’est jamais pratiquement atteinte dans les filatures, ni dans les cales dés navires de transport. L’inflammation de certains des ballots, l’état de la masse déchiquetée et les tempéra-
- tures des thermomètres comparées à celle de l’étuve ont donné des renseignements suffisamment précis pour pouvoir conclure en toute sécurité. La combustion spontanée du coton brut n’a été constatée qu’après déchiquetage et addition de 3o pour 100 d’oléine. La température maxima était atteinte après une heure et demie et dépassait de 126° celle de l’étuve. La laine brute qui peut contenir jusqu’à 25 pour 100 de matières grasses, s’enflamme plus difficilement que le coton, mais elle est d’un transport aléatoire en raison de cette teneur élevée, car il résulte des expériences précitées que, dès qu’ils sont chargés de plus de i5 pour 100 d’oléine, les textiles peuvent s’enflammer spontanément. Pour la laine dite regénérée, provenant de vieilles étoffes traitées dans une solution acide et portées à 110 ou 1200 pour les débarrasser des fibres végétales, le danger ne peut pas exister, car l’addition d’huile ou ensimage, faite par l’industriel pour en faciliter le travail, est pratiquement suffisante à 5 pour xoo. Il suffirait donc au fabricant de ne pas dépasser le taux de 5 pour roo. Chose curieuse, on a encore constaté un excès de température de 8 à io° sur celle de l’étuve avec les textiles épuisés par les solvants des matières grasses. Sans doute cet épuisement n’était-il pas aussi complet qu’on l’avait cru, car sans cela cette surélévation de température serait difficilement explicable.
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. N. B., k Lyon (Rhône). — Pour les renseignements que vous nous demandez, les Guides-Joanne sont toujours les plus complets et surtout les plus instructifs. La Bretagne (y’r,So) a paru en 1908 et vous donnera toutes les’ indications que vous désirez sur la presqu’île de Crozon et Morgat : il ne faut pas manquer d’y visiter les rochers extraordinaires du château de Dinan et ses Tas de Pois entre Morgat et Camaret. — Le Jura, de son côté, est compris dans le volume Bourgogne, Morvan, Jura, Lyonnais, refait en 1909 (7ir,5o) : le beau site des sources de la Loue y est décrit page 227.
- M. J. P,, à Paris. — La méthode pour dessiner simplement se trouve chez M. P. Ravoux, 6, rue Malloyenne, à Remiremont.
- M. A. de Aranjo Lima, à Sao Paulo (Brésil). — S’abstenir bien entendu de suivre des séances de cinématographe, lotionner les yeux avec la solution chaude d’acide borique, porter des lunettes à verre jaune orange (verres de Fieuzat). Consulter sur ce sujet un article publié dans La Nature sur la cinématophtalmie, n° 1889, 7 août 1909.
- M. Ch. Dour, à Nancy. — Nous publierons prochainement une étude sur cette question. Les moteurs Diesel sont fabriqués par la Société Sautter-Harlé, avenue de Suffren, Paris, par les chantiers Normand, au Havre.
- M. de Vogoz, à Aix-la-Chapelle. — Ouvrages scientifiques sur l’aviation : L'Aviation du capitaine Ferber. Librairie Berger-Levrault, 5, rue des Beaux-Arts, Paris. Prix : 5 francs. — Le vol naturel et le vol artificiel, par Hiram Maxim, traduit par le lieutenant-colonel Espital-lier, chez Dunod et Pinat, 49» quai des Grands-Augustins,
- Paris. Prix: 7fr,25.— La technique des hélices aériennes, par G. Camus, chez L. Vivien, 20, rue Saulnier, Paris. Prix : 3 francs. — Résistance des matériaux appliqués aux appareils d'aviation, par L. Chevreau, même librairie. Prix : 1 franc. — Théorie de l’hélice, par Drzewidld, même librairie. Prix : 2f',5o. — Etat actuel et avenir de Vaviation, par R. Soreau, même librairie. Prix : 4 francs. Vous lirez également avec fruit les ouvrages de Marey sur la physiologie du vol.
- M. Van Dooren, à Tilbourg. — Machines à glace domestiques : machine Audifïren, construite par la maison Singrün (Epinal) ; machine Schaller, 1, rue François Ponsard, Paris.
- 5o68 6237, à Redon. — Le phénomène que vous avez observé est l’arc-en-ciel lunaire. Ce phénomène, quoique assez rare, est bien connu des météorologues.
- Commandant de M., ,à Nice. — Votre idée de moteur amovible s’adaptant à toute voiture hippo ou automobile se heurterait dans la réalisation à de très graves difficultés; tout d’abord le mauvais rendement, la traction par attelage ne peut se comparer à la propulsion directe, la voiture automobile munie d’un moteur de 6 à 8 chevaux pour lequel elle a été construite aura un fonctionnement infiniment plus économique et plus sûr que le tracteur de même puissance remorquant une voiture. Au point de vue confortable, le parallèle est encore plus écrasant; l’automobilisme dans ces conditions serait non un moyen de locomotion, mais un sport parfois pénible, même à assez faible vitesse. Remarquez du reste qu’il est assez facile au repos, d’utiliser même avec les voitures actuelles, la puissance du moteur pour faire tourner une dynamo par exemple ou actionner une transmission.
- Dr S. — Pour boucher les fentes d’un parquet, y introduire de la colle fort claire, la faire pénétrer jà fond au moyen d’un fer chaud, remplir les vides avec du mastic de menuisier (colle forte et sciure de bois) en faisant pénétrer aussi profondément que possible à l’aide d’un couteau et du fer chaud ; laisser refroidir et sécher à fond, puis raboter et scier.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Les comètes et lu comète de Halley. — L’importance historique de la comète de Halley : Jean Mascart. — Les comètes : Leurs orbites; — Leur nature : Lucien Rudaux. — La grande comète 1910 a : Em, Touchet.
- Supplément. — Nécrologie : Landolt. — Le réseau complémentaire du Métropolitain. — Télégraphie sans fil. — Les rizières de la Camargue. — Emploi de la magnésie pour la préparation d’huiles sous forme pulvérulente. — Le chemin de fer de l’Ofen Pass.
- Dix ans au pays du Dragon, par le Dr J. J. Mattignon. Paris. A Maloine, 1910. 1 vol. in-18. Prix : 3fr,5o.
- Le volume du Dr Mattignon — qui a suivi personnellement les événements d’Extrême-Orient, et dont nous avons à plusieurs reprises signalé des travaux — est de beaucoup supérieur à. ce titre, qui sent un peu le feuilleton. Il y a réuni — sur la défense de la légation de France à Pékin (1900), la bataille de Moukden, la justice et la pénalité en Chine, l’art en Chine, la médecine, les bains, les arts au Japon, et aussi sur le yoshiwara, des notes très objectives et des impressions très vécues.
- Die Plasmazellen, par le D' J. Scuaffer. Iena. F. Fischer, 1910. 1 vol. in-8°, 47 P- Prix : 1 Mk 20.
- Résumé des travaux accomplis sur une fort importante question d’histologie.
- Formulaire des Centraux. Résumé par ordre alphabétique des cours et projets de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures, par J.-B., ingénieur des Arts et Manufactures. 3e édition revue, corrigée et considérablement augmentée. Aide-mémoire de poche in-16 de vi-464 pages, avec nombreuses figures. Relié en peau souple. H. Dunod et E. Pinat. Prix: yrr,So.
- Formulaire aide-mémoire de la Faculté de médecine et des médecins des hôpitaux de Paris, par J. Génjê-vrier. Paris. G. Steinheil, 1910, 1 vol. in-16. Prix : 6 francs.
- On trouvera dans ce bon travail, outre un formulaire par maladies, des conseils pour formuler, des indications sur les médications usuelles et les régimes, un formulaire des médicaments nouveaux et des renseignements sur la posologie du Codex 1908.
- Aide-Mémoire du Parfumeur, par R. Gattefossé, ingénieur-chimiste. 1 vol. in-8°. Prix : broché, iIr,25; relié, itr,75.
- La nouvelle édition de Y Aide-Mémoire Gattefossé est au courant des innovations les plus récentes et indique, avec précision, l’utilisation rationnelle et économique des matières premières nouvelles si nombreuses que la chimie a mis, ces derniers temps, à la disposition du praticien. Les documents sur les parfums de synthèse, notamment en ce qui concerne leur valeur comparée à celle des huiles essentielles naturelles, sont très complets.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Drei JaJirhunderte deutscken Lebens in Amerika, par Rudolf Cronau. Berlin. Dietrich Reimer, 1909. 1 vol., xm-640 p. 10 Mk.
- L'auteur, un artiste bien connu, s’est efforcé dans ce livre de retracer ce qu’ont été la vie et le rôle des Allemands aux Etats-Unis depuis trois siècles, tant dans le commerce que les sciences et les arts. Une abondante illustration photographique ajoute à la valeur de ce livre bien documenté.
- La grande boucle, par Maurice Roxdet-Saixt. Paris. Plon-Nourrit et Cio. 1910.-1 vol. in-16. Prix : 3fr,5o.
- L’ouvrage de M. Rondet-Saint effraie d’abord : faire tenir en 3oo pages l’itinéraire d’un voyage autour du
- monde! Mais la lecture rassure et retient. C’est que l’auteur procède par notes, insistant sur ce qui l’a frappé, et, pour le reste, passant. Les pages les plus attachantes sont celles sur le Japon et sur les deux Amériques. Pas de profondeur, mais de l’observation et du bon sens.
- L’ancienne et la nouvelle foi, par D. F. Strauss, Paris. Schleicher. 1 vol. in-8°, 335 p. Prix : 2 francs.
- Réédition d’une œuvre avant tout polémique, qui fit sensation et même un peu date à son époque, et qui conserve aujourd’hui par là un réel intérêt de document, propre à nous faire comprendre des idées et des sentiments que nous ne vivons plus guère.
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- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Th. Moureaux (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- observations 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE ' VENT s DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTHE!* OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 18 avril 1910. 4".9 S. R. E. 0. Beau. 0,3 Gel. bl.; halo ; beau le m.; tr. nuag. le s.; pl. de 22 h. 15 à 22 h. 50.
- Mardi 19 12°.5 S. S. AV. 2. Couvert. 0,4 Pluie le ni.; couver! jusqu'à 11 11.; très nuageux ensuite.
- Mercredi 20 11°.3 W. N. VV. 3. l’luie. 0,9 Forte bruine ; couvert : brume.
- Jeudi 21 11°.0 S. W. 2. Couvert. 0.3 Bruine le ni.; quelques éclaircies.
- Vendredi 22 11°,5 W. S. W. 5. Couvert. 0.8 Rosée; couvert; pluie dans la soirée.
- Samedi 23 6°,1 N. E. 2. Beau. B Très nuageux.
- Dimanche 24. ... . 9°.6 S. 2. Beau. 4.7 Rosée: pluie de 17 h. à 19 b. 55 : couvert.
- AVRIL 1910. — SEMAINE DU LUNDI 18 AU DIMANCHE 24 AVRIL 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 18 au 24 avril. — Le 18. Aire de pression élevée du S.-O. au N.-E. : la Corogne, 7^3; Saint-Pétersbourg, 773; dépression sur le S.-E., et sur les Iles-Britanniques : Ecosse, 749- Pluies presque générales. Temp. du matin : Arkangel, —o°; Paris, 5; Alger, 17; Puy de "Dôme, —3; moyenne à Paris : 9°,7 (normale : 9°,8). — Le 19. Hausse sur le S. et l’0. : Biarritz 775; Bretagne, 772; centre de dépression vers Christiansund. Pluies sur le N., l’O. et le S.; en France : Pointe de la Hague, 3; Brest, 2; Paris, Nantes, Limoges, Bordeaux, 1. Tenîjp. cfttvmatin : Haparanda, 20; Paris, 13 ; Alger, 17; Puy cfe Dôme, 5; moyenne à Paris : i2°,6 (normale : io°,i). — Le 21. Hausse continue sur l’O. : Gascogne, Bretagne, 773 ; dépression sur la Finlande et la mer du Nord : Haparanda, 742; Skudesness, 748. Pluies sur le N. et le Centre; en France : Besançon, 8; Le Havre, 3; Charleville, 2; Paris, 1. Temp. du matin : Kuopio, i°; Paris, 11 ; Alger, 20; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris : 140 (normale : io°,2). — Le 22. Baisse sur l’O. : Irlande, O. de la France, N. de l’Espagne, 765; dépres-
- sions sur la Baltique et la Méditerranée : Wisby, 742 ; Toulon, 758. Pluies sur presque toute l’Europe ; en France : Belfort, 6; Nancy, Calais, 2; Dunkerque, 1. Temp. du matin ; Uleaborg, i° ; Paris, 11 ; Alger, 20; Puy de Dôme, 2; moyenne à Paris : 12° (normale : io°,3). — Le 23. Dépression en marche vers le N.-O. : îles Feroé, 737; Ecosse, 747. Pluies sur presque toute l’Europe; en France : Brest, Nancy, Besançon, g; Charleville, 5; Calais, 2; Paris, 1. Temp. du matin : Yardoe, — i°; Paris, 6; Alger, 23; Puy de Dôme, 1; moyenne à Paris : g°,2 (normale : io°,5). — Le 24. Extension de la dépression du N.-O. vers le S. et l’E. : Stornoway, 732; Irlande, 735; Pas de Calais, 749- Pluies sur le N. et le S.-E.; en France : Dunkerque, 5 ; Cherbourg, 3; Brest, 1. Temp. du matin : Islande, —5°; Paris, 10; Alger, 17; Puy de Dôme, 2; moyenne à Paris : 8°,8 (normale : io°,6). — Phases de la Lune : Pleine Lune le 24, à 1 h. 32 m. du soir.
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- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne a L,a. Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : >20, Boulevard Saint-Germain, Paris (W)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d’origine.
- N° 1928 — 7 MAI 1910
- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- L’industrie des stations hydrommérales et climatiques en France. — Le Journal officiel du i5 avril 1910 publie une loi qui organise, en quelque sorte, l’industrie des stations hydrominérales et climatiques. Ce titre de station, hydrominérale pour les localités où l’on utilise les propriétés curatives d’eaux minérales, climatique pour celles qui offrent aux malades et aux visiteurs les avantages de leur climat, devient un titre officiel décerné sur demande de la localité, par décret rendu en Conseil d’Etat, après avis de l’Académie de médecine, du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, et de la commission permanente des stations hydrominérales et climatiques de France. Dans ces stations, des décrets rendus en Conseil d’Etat peuvent autoriser la perception de taxes sur les visiteurs, taxes réservées exclusivement à des travaux d’assainissement ou d’embellissement. Dans chaque station, pourra être instituée par décret en Conseil d’Etat, une chambre « d’industrie thermale ou climatique » appelée à donner son avis sur les projets de travaux.
- Protection des sites et monuments. — Une loi
- promulguée à l'Officiel le 22 avril 1910, complète les lois antérieures sur la protection des sites et monuments historiques. L’affichage est interdit sur les monuments naturels dans les sites de caractère artistique. Il peut être interdit autour de ces monuments, immeubles et paysages dans un périmètre déterminé par arrêt préfectoral.
- L’action détersive des solutions de savon. —
- On est encore assez peu fixé sur la façon dont agit le savon quand on l’emploie au nettoyage et cette incertitude s’est traduite par l’émission d’un certain nombre de théories dont aucune n’est encore universellement adoptée. M. Spring a effectué, il y a quelque temps, diverses études sur l’action détersive exercée par le savon sur un objet sali par le noir de fumée et il expliquait le nettoyage de cet objet par un phénomène de substitution du savon à cet objet, la combinaison colloïdale carbone-savon ne jouissant pas de la propriété de se fixer par absorption sur des corps solides et se trouvant facilement entraînée par l’eau.
- Le même auteur a étudié aussi cette même action du savon sur les objets salis par les composés ferriques et il a constaté que l’oxyde de fer dit « sanguine » et l’hydrate de fer colloïdal forment aussi très facilement avec le savon une combinaison d’absorption que l’eau ne détruit que peu ou pas. Cette combinaison n’a plus le pouvoir d’adhérer, sous l’eau, à d’autres corps, tels que le verre, la porcelaine, la cellulose, la peau, etc., ce qui explique le nettoyage de ces corps par le savon. Il y a là une nouvelle théorie de l’action détersive du savon qu’il était intéressant de signaler.
- Réduction de la liqueur cupro-potassique à l’état de cuivre métallique. — On sait que la liqueur cupro-
- potassique, et notamment la liqueur de Fehling, est constituée par un mélange de tartrate alcalin avec du sulfate de cuivre maintenu en présence d’un excès d’alcali. Ce réactif est susceptible d’être réduit par les substances aldéhydiques en donnant naissance à un précipité rouge d’oxyde cuivreux ou oxydule de cuivre. La réduction de cette liqueur qu’on a pu mener jusqu’au cuivre métallique fournit un procédé commode, pour l’obtention, sur verre, d'un mélange de cuivre métallique. Ce procédé est basé sur la réduction de la liqueur de Fehling par l’aldéhyde formique dans les conditions suivantes : Dans le récipient à cuivrer, on verse la solution de sulfate de cuivré, puis Ta solution alcaline de tartrate alcalin, en s’arrêtant exactement âu point où l’oxyde hydraté, d’abord formé, entre complètement en solution; on ajoute alors de l’aldéhyde formique jusqu’à odeur très forte; on incline le récipient, puis on chauffe jusqu’à apparition du cuivrage. À ce moment, on communique un mouvement de rotation au récipient : la précipitation du cuivre se poursuit d’elle-même. Le dépôt est très brillant et présente la belle coloration du cuivre poli.
- De Londres à Manchester en aéroplane. — C’est le plus bel exploit d’aviation accompli jusqu’ici. Le journal le Daily Mail de Londres avait fondé en 1909 un prix de 2 5o 000 francs à décerner au premier aviateur qui effectuerait le parcours Londres-Manchester, soit 298 km en 24 heures, sans faire plus de deux escales. Le 27 avril dernier, Paulhan et l’aviateur anglais Graham Withe, tous deux sur biplan Farman, tentaient de conquérir le prix. Graham White, qui avait déjà fait quelques jours auparavant un essai infructueux, quittait Londres à 6h §2 du soir, s’arrêtait à 96 km, à 7h55, pour repartir le lendemain matin à 2k 5o; il dut renoncer à 128 km de Manchester. Paulhan, parti de Londres à 5h2i, atterrissait en une première étape à Lichfield, à 811 10 du soir, ayant couvert 188 km. Il reprenait son vol le lendemain à 4h 9 du matin, et malgré le vent violent et la pluie, atterrissait à Manchester à Ô^o du matin. Le voyage s’est effectué à une altitude variant entre a5o et 3oo m. Le moteur, à qui revient une partie du mérite de cette belle performance, est un moteur rotatif Gnome. Le voyage de Paulhan marque une daté importante dans l’histoire de l’aviation; après les beaux exploits que nous avons relatés au cours du mois dernier, il démontre clairement que l’aéroplane devient'un instrument de locomotion, chaque fois plus sûr et plus souple. Sans doute une randonnée comme celle de Londres à Manchester exige une somme d’énergie, de courage et d’habileté peu commune. Mais l’important est qu’elle ait pu être accomplie; d’autres voudront la répéter, et quelques perfectionnements de détail aux appareils, la création d’aménagements un peu plus confortables pour le piloté, suffiront pour rendre bientôt de tels exploits accessibles à un grand nombre d’avia-
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- INFORMATIONS
- teurs. Le Daily Mail annonce qu’il fonde un nouveau prix de 25oooo francs pour un voyage avec passager, de Londres à Edimbourg.
- Observations de la comète de Halley et de Jupiter à Ténériffe. — Une expédition scientifique s’est installée sur le pic de Ténériffe. M. Jean Mascart a été adjoint à
- La comète de Halley, vue le l3 avril 1910 à 5 h. 3o du matin, à TeuérifL'e.
- celte' mission dans le but de faire des" études astronomiques principalement sur la comète de Halley, dont l’observation ne pourra que gagner a être faite, à toutes sortes de points de vue, dans les hautes régions si pures de notre atmosphère. M, Mascart s’est installé
- Jupiter, vu le 12 avril 1910, à 8 11, 35 du matin (temps de Paris.)
- à 2700 m. sur le mont Guajara, qui est le sommet le plus élevé après le fameux pic deTeyde, et découvre un immense horizon dans un ciel toujours pur. Nous comptons donner prochainement des détails sur cette expédition astronomique, et son organisation. Mais en attendant, nous publions deux dessins télescopiques, d’après les croquis que M. Mascart a envoyés à notre collaborateur L. Rudaux. On voit que la tête de la comète de Halley révèle des condensations lumineuses irrégulières. Les détails montrés par le disque de Jupiter ne
- sont pas moins remarquables et ces faits fournissent une preuve évidente de l’excellence de l’installation.
- L’aviation en Cochinchine. — Si loin que ce soit de France, l’aviation fait des adeptes, et ce n’est plus seulement sous forme de simples exhibitions. Indigènes et Européens vont, en effet, apprendre à voler, au cœur même de la Cochinchine française, à Saigon. Ainsi en a décidé la Section locale de la Ligue Nationale Aérienne, présidée par le général de Beylié. Celle-ci a, à cet effet, acheté un monoplan Blériot, type « Traversée de la Manche », qui vient d’arriver, et dont M. Ippolito sera le premier pilote.
- Les parcs naturels en Europe. — Aux informations du n° 1906 nous avons relaté la récente formation à Stuttgart d’une société pour la protection et la constitution de parcs naturels ; cette société s’occupe de trois créations de ce genre. Cette heureuse initiative semble prendre une grande extension dans l’Europe centrale : en Bosnie on va créer une « réservation » pour la végétation, la faune et le sites sur le mont Crlzevica à l’ouest de Banja-Luka ; la surface sera de 1748 hectares. — En Suisse, la commission de protection des sites a obtenu à la fin de 1908 que la municipalité de Zernetz (Engadine) transformât en parc national toute la vallée de Kluotza, longue de 10 kilomètres, ouverte au sud de la route de Ofen-Pass, et entourée de montagnes de plus de 3ooo mètres; complètement inhabitée, cette vallée va être pour 25 ans vouée au rôle de parc national et défendue ainsi contre toute entreprise pouvant porter préjudice à ses beautés naturelles. Il serait bien à désirer qu’un grand nombre de sites en France fussent l’objet d’aussi salutaires mesures.
- Origines du Timavo. — Les expériences de décembre 1907, relatées dans notre n° 1897 (2 octobre 1909) vien-vent d’être complétées avec succès. Au nord du Timavo on a jeté dans la Wippach, près de Biglio, à une distance de 11 km, 10 kg de chlorure de lithium; l’analyse spectroscopique des eaux du Timavo a prouvé sa relation avec la Wippach pour trois des bouches de la célèbre source. A l’heure actuelle, il est donc prouvé que la branche principale du Timavo vient du Nord et que tout près de son issue au jour il reçoit comme affluent la Recca souterraine venant de Saint-Canzian. Bref, il y a là un vrai delta souterrain avec de nombreuses anastomoses ; d’ailleurs la branche de la Recca est latéralement saignée entre Trieste et le Timavo par les sources d’Auresina drainées par l’Adriatique. Il reste à découvrir les artères souterraines elles-mêmes, entre les pertes et le Timavo.
- Le Sionisme et la Palestine. — On sait qu’il existe parmi les israélites un important groupement, connu sous le nom de Sionistes, qui se propose pour but la réoccupation de la Palestine par les éléments juifs aujourd’hui dispersés. Une information de la Compagnie russe de commerce et de navigation à vapeur, rapportée dans l’Asie française (mars 1910) montre que le Sionisme n’est pas seulement une tendance platonique, mais qu’il y a réellement une arrivée, incessante et croissante en Terre Sainte, d’Israélites provenant de tous les pays d’Europe et principalement de Russie. Le nombre s’est notamment accru pendant ces derniers mois. Ces immigrants s’embarquent généralement à Odessa sur les paquebots bihebdomadaires qui font le service du Levant, et s’arrêtent à Jaffa. Ils sont surtout recrutés parmi des familles assez fortunées pour s’acheter elles-mêmes de petites propriétés, ou pour acquérir comme cotenanciers des propriétés destinées à être cultivées par un groupe de familles.
- Un forage de 2240 mètres de profondeur. — Le
- forage de Czuchow en Silésie a été arrêté à 2239,72 m. de profondeur. Il a une largeur de 44° mm. L’administration prussienne des mines vient d’y faire d’intéressantes mesures de température ; en voici les résultats d’après Prometheus. A 2128 m., on a relevé une température de 8o°,4 C. ; à 2221 m., 83°,4- L’accroissement de température à cette profondeur a donc été de i° par 3i mètres.
- Les arbres de Paris. — Paris possède sur ses boulevards et avenues io3 000 arbres, platanes, acacias, marronniers, etc. Chaque pied avec ses grilles, tuteur, terre arable, etc., coûte 'jS francs et exige 3 francs de frais annuels. Chaque année, il faut remplacer 3ooo sujets.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- Jtao
- Construction 'S^I
- La protection des poteaux en bois. — Les poteaux de support en bois, poteaux télégraphiques, supports de transport de force, etc., sont exposés à de multiples causes de destruction ; le souci de leur protection, dicté avant tout par des raisons bien naturelles d’économie, devient plus aigu encore lorsqu’on songe à l’effrayante consommation de bois pratiquée par les industries modernes, aux dangers dont elle menace les
- forêts, ce précieux régulateur des pluies et de la température.
- Le créosotage ou encore l’injection des produits antiseptiques sont les moyens chimiques pratiqués jusqu’ici avec le plus de succès pour remédier aux inconvénients dus à la présence de la sève dans les cellules des bois abattus. On évite ainsi la pourriture du bois. Cependant, l’on peut constater sur les poteaux implantés en terre, que la région située au voisinage immédiat du sol, s’altère à la longue, se désagrège, ruinant peu à peu la solidité du support.
- Un architecte belge, M. Knapen, a recherché les causes exactes du phénomène de destruction ainsi localisé, et comme conclusion de ses études, il a imaginé un dispositif de protection fort ingénieux, qui paraît en outre des plus efficaces.
- Il montre que la destruction du bois au voisinage du sol est la conséquence d’une série de phénomènes physiques très fréquemment répétés, condensation de vapeur d’eau, congélation d’eau.
- Dans le tronc de l’arbre vivant les cellules disposées
- ©”
- Le manchon protecteur L’ensemble
- Knapen. du système protecteur Knapen.
- circulairement, forment une série de canalisations verticales qui servent à la montée de la sève par osmose ; après la coupe, les enveloppes des cellules deviennent fibreuses ; les séparations disparaissent, il n’existe plus que des tubes capillaires, aspirant par capillarité jusqu’à leur extrémité l’humidité de la terre, lorsque le poteau y est replanté. Après un an de coupe, le bois qui, à l’état vert, peut contenir 38 à 40 pour 100 d’eau, n’en contient plus que 20 pour 100. Mais il peut, suivant les circonstances, absorber à nouveau de grandes quantités d’eau : il est facile de se rendre compte combien cette faculté absorbante peut influer sur la conservation des poteaux soumis aux intempéries. Les parois extérieures
- en contact avec l’air évaporent plus rapidement que les parois intérieures; d’où un rétrécissement, cause de crevasses et de fentes longitudinales de l’extérieur vers le centre dans le sens des canaux médullaires.
- En outre, pendant les nuits d’hiver, le sol est en général plus chaud que l’air; les vapeurs qui montent du sol se condensent à la surface du poteau, et souvent le matin se prennent en glace dont les cristaux font éclater les fibres du bois. Il en résulte une érosion annulaire, plus prononcée du côté du soleil.
- L’objectif de M. Knapen a donc été de mettre la partie faible du poteau, c’est-à-dire la région immédiatement voisine du sol, à l’abri des brusques variations de température, et en outre d’empêcher l’accumulation des vapeurs au voisinage de cette région particulièrement menacée.
- Le système protecteur de M. Knapen consiste essentiellement en un manchon protecteur qui entoure le poteau sur toute la zone critique, soit jusqu’à 0,40 m. en dessous du sol et 0,20 m. au-dessus ; le manchon qui a un demi-centimètre de diamètre de plus que le poteau est en toile métallique et ciment; l’intervalle annulaire qui le sépare du poteau est rempli de coton minéral calorifuge (fig. 2).
- Le chapeau de recouvrement CB, en métal estampé, emboîte et recouvre la partie supérieure du cylindre de préservation, il est muni d’un rebord écartant de la base du poteau les eaux de ruissellement pluviales et les rejetant au delà du manchon. Entre cet organe de protection et le bois se met au préalable une couche de goudron de Norvège qui empêche toute infiltration d eau par le joint. Remarquons en outre que la partie inférieure B du chapeau est écartée de 5 mm environ du bord externe du manchon : cette disposition assure l’écoulement des eaux qui proviennent de la vapeur issue du coton minéral et condensée sur le couvercle B (fig. 3).
- Tout ceci n’est encore que de la protection extérieure. Pour extraire intérieurement l’excès d humidité qui peut compromettre la bonne santé du poteau, M. Knapen applique un dispositif qu’il a utilisé déjà avec grand succès, semble-t-il, pour le dessèchement des murs des édifices.
- Ce dispositif, qu’il nomme Siphon atmosphérique monobranche, consiste en un simple canal A, d’un diamètre de 25 à 3o mm, pénétrant jusqu’au centre du poteau. Ce canal est foré obliquement, avec une pente proportionnelle au diamètre du poteau, au moyen d’un vilebrequin ou d’une tarière de 2 à 3 mm plus étroite que l’ouverture définitive. Celle-ci est obtenue par agrandissement au moyen d’un mandrin chauffé au rouge, carbonisant les parois du canal, et leur conservant avec leur inaltérabilité une porosité constante. Ce canal semble assurer l’équilibre entre la vapeur d’eau intérieure et extérieure ; aspirant pour ainsi dire l’eau lorsqu’elle se trouve en excès dans les canaux intérieurs, qu’elle risque de disloquer et de faire éclater.
- On le voit, le dispositif d’ensemble est infiniment simple. L’inventeur assure que la longévité du poteau est ainsi multipliée 2 ou 3 fois. C’est là un résultat des plus remarquables dont se réjouiront les industriels tenus à moins de dépenses, et tous ceux qui s’intéressent au sort des forêts. — Pour tous autres renseignements sur le procédé de M. Knapen, s’adresser à la Compagnie française d’assèchement rationnel et d’assainissement, 54» rue de la Bienfaisance, Paris.
- C*§T)sà. Mécanique
- Clef à serrage automatique. — Les clefs anglaises classiques sont, on le sait, de petits étaux portatifs dont les mâchoires se serrent ou se desserrent par le jeu d’un écrou. La manœuvre de cet écrou est toujours assez longue. On l’a supprimée dans la clef ci-contre, en supprimant l’écrou; c’est un ressort et des dentures intérieures qui assurent l’action des deux mâchoires sur
- Coupe montrant les régions du poteau
- exposées à la pourriture.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- la pièce à travailler; dans ces conditions, la clef s’ajuste instantanément par simple pression du pouce sur la mâchoire inférieure.
- Construite en acier estampé, la clef comporte sur sa
- tranche supérieure une série de fines rainures qui viennent s’engrener dans une série semblable ménagée à l’intérieur de la mâchoire mobile. Le ressort maintient en prise ces dentures à l’état normal; pour ouvrir la clef, il suffit d’annihiler la force très faible de ce ressort. Quand la clef maintient son écrou à serrer, la résistance qu’offre celui-ci, forme levier et force les deux séries de dentures à engrener fortement. — L’objet est en vente chez M. Massu, 68, rue de Bondy. Prix : 4 francs.
- Tire-lire domestique. — C’est un petit appareil, imaginé par M. Cros, récemment présenté à la Société d’encouragement à Vindustrie nationalç. Personne n’en méconnaîtra l’utilité hygiénique.
- Le service des victuailles (pain, lait, etc.), dans les grandes villes surtout, est fait de très grand matin par les fournisseurs ; personne n’est encore levé dans la maison, ceux-ci laissent les denrées à la porte; elles se souillent forcément de poussières et de germes pathogènes. M. Cros a donc imaginé un système de boîtes qui s’accrochent le soir, sur le parement extérieur de la porte; les fournisseurs y déposent les victuailles.
- Ces boîtes sont généralement associées par deux;
- Tirelire économique de M. Cros. — Sur la porte À . de l’office, on fixe deux platines B, munies de boutons a ayant des tiges b à méplat. A chaque extrémité de la boîte C formant buffet portatif, sont fixées deux agrafes c, venant s’engager sur les tiges b des boiitons a. Chaque compartiment du buffet se ferme indépendamment au moyen d’une serrure loqueteau D, noyée dans le bois, et dont le poussoir d ne fait aucune saillie. Cette serrure est fixée sur le même côté que les agrafes, et est munie d’un cache-poussoir E, empêchant toute fracture de ladite serrure lorsque les saillies de la porte empêchent le buffet de venir exactement s’appliquer sur elle. Y
- elles sont légères, elles constituent chacune un prisme à base carrée d’environ 20 cm. de côté, comptés intérieurement. La plus grande, celle réservée au pain, a 0,80 m. environ de hauteur. La plus petite n’a que i5 à 20 cm.; elle sert pour le lait, la viande, les œufs. Elles s’accrochent ensemble au parement de la porte par l’intermédiaire de deux plaques métalliques dont l’encoche, découpée en bayonnette, se loge sur une vis à tête ronde appartenant à la porte. Leur emplacement est choisi de sorte que, si la porte est ouverte, on peut facilement, étant dans la cuisine, accrocher ou décrocher la double boîte, tandis que, si la porte est fermée, les boîtes se calent d’elles-mêmes contre le montant de la porte et ne peuvent plus être décrochées. Elles portent chacune à leur partie inférieure un couvercle qui est ouvert le soir et pend verticalement contre la paroi de la boîte sans gêner la circulation. Lorsque le fournisseur a déposé ses denrées, il relève et rabat le couvercle sur l’ouverture supérieure de la boîte et un ressort intérieur en assure automatiquement la fermeture. Cet enclenchement reste armé sans qu’on puisse le désarmer du dehors ; on ne peut le faire qu’une fois que la boîte est décrochée, c’est-à-dire lorsque la porte est ouverte.
- Divers t#
- Bouchon-verseur. — Ne pas obliger qui se sert d’une bouteille de liquide entamée, à retirer le bouchon, puis à le remettre, supprimer ainsi une petite manipulation qui, pour ne pas être pénible, n’est pas toujours cependant très aisée, tel est le but de l’appareil représenté ci-contre. On se rend compte de suite qu’il est extrêmement simple : c’est tout bonnement un bouchon à couvercle.
- Mais ce couvercle a une particularité ; il se compose de deux parties, l’une servant pour ainsi dire de goulot, l’autre de couvercle proprement dit: cette dernière s’articule sur la première au moyen d’un pivot et porte un contrepoids à l’arrière du pivot ;
- de la sorte, si l’on incline la bouteille pour verser le contenu, le couvercle attiré par le contrepoids se soulève de lui-même pour laisser passage à la veine liquide. — Le bouchon verseur est en vente chez M. Kratz-Boussac, rue Martel, Paris.
- Fermeture à ressort pour bouteilles. — On connaît ces fermetures à ressort, presque universellement employées aujourd’hui pour les bouteilles de bière. Elles assurent un bouchage hermétique fort apprécié. Mais elles exigent des goulots de bouteilles spéciaux. On a songé à les simplifier. Le ressort représenté ci-contre semble avoir, à cet égard, résolu heureusement le problème.
- Il se compose d’une tige de fer repliée comme le montre notre dessin, de façon à présenter à l’arrière de la partie étranglée qui produira le serrage, une queue assez longue formant puissant bras de levier. Une pression sur ce levier suffit pour ouvrir ou fermer la bouteille sans trop de
- difficultés; après fermeture, le bouchon est maintenu énergiquement dans le goulot. — La fermeture à ressort pour bouteilles est en vente à la même adresse que le bouchon-verseur.
- Fermeture à ressort pour bouteilles.
- La toupie valsante. — L’idée originale du constructeur de cetle toupie est d’avoir remplacé la pointe terminale sur laquelle elle devrait tourner, ainsi que doit le faire toute honnête toupie digne de ce nom, par un léger ressort en spirale R (fig. 1). L’effet produit est celui que peut faire prévoir une telle disposition : à peine a-t-elle touché le sol que la toupie rebondit, pour retomber un peu plus loin et recommence comme de plus belle en faisant les bons les plus capricieux. Le lancement se fait au moyen d’une tige A (fig. 2) portant un pas de vis allongé sur lequel on fait coulisser le corps B de la toupie en le poussant rapidement au moyen d’un petit tube T qui glisse librement sur la tige. La construction est tout à fait rudimentaire pour arriver à un extrême bon marché; c’est ainsi que la tige T est
- simplement formée de deux fils de fer tordus l’un contre l’autre, ce qui donne sans aucun outillage un pas de vis allongé très régulier. — La toupie valsante se trouve chez M. Mathieu, 29, rue de Valois, Palais-Royal.
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- Fig. 1. —La toupie valsante. Fig. 2.
- Dispositif pour le lancement.
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
- Le strabisme en Bretagne. — Le strabisme est défini dans les traités d’ophtalmologie : déviation des axes optiques entraînant la suppression de la vision binoculaire. Dans le public, ce mot a fini par être connu, mais on le traduit plus simplement en disant du sujet qui en est affecté qu’il louche et le vulgaire l’interprète d’une façon pittoresque en disant que l’œil regarde en Champagne si la Bourgogne brûle.
- Cette affection, dont les causes sont multiples, est assez répandue; une statistique dressée pour les grandes villes donne une moyenne de 2 à 3 pour 100 des affections oculaires. Il faut croire que suivant les régions il y a de notables différences, car une enquête poursuivie en Bretagne, et en particulier dans le Finistère par le Dr Le Moal, lui a donné des chiffres beaucoup plus considérables. Il a pu réunir par lui-même ou dans la clientèle du Dr Aubineau, 11 521 cas d’affections oculaires et sur ce nombre il trouve 774 cas de strabisme, soit 4,42 pour 100. Dans les écoles communales, ce chiffre est encore plus élevé, car M. Aubineau a trouvé près
- de 8 pour 100 de strabismes par rapport à la totalité des maladies de l’œil.
- Il est difficile de déterminer d’une façon précise la cause de cette fréquence dans cette partie de l’ouest de la France. M. Le Moal semble incriminer surtout les tares nerveuses, mais il ne refuse pas, bien entendu, d’admettre l’influence de certains autres facteurs tels que l’alcoolisme, l’avarie, la consanguinité. L’influence des troubles nerveux sur la production du strabisme est du reste admise par nombre d’oculistes et de neuro-pathologistes. On sait que Lombroso accordait, peut-être un peu trop largement, au strabisme la valeur d’un symptôme de dégénérescence. Ce qu’il y a de sûr, c’est que ce trouble de la motilité oculaire s’observe assez fréquemment chez les nerveux, chez les dégénérés, chez les aliénés; les observations de Joffroy, Terrien en font foi. Mais il est pourtant un assez bon nombre de lou-chards, et j’en connais quelques-uns, qui n’ont rien d’un dégénéré et qui ont du reste fort bien guéri par un traitement approprié. Dr A. C.
- VARIÉTÉS
- La production du caoutchouc dans l’Angola. —
- M. H. G. Mackie, consul anglais à Loanda, a publié dans le Journal of the Board of Trade d’Angleterre, une étude sur la production du caoutchouc dans l’Angola, dont voici un résumé.
- Parmi les nombreux arbustes du genre Carpodinus, qui croissent dans les régions situées entre les rivières Cutato et Cutchi, le Cubarayo et Cului, sur le plateau de Benguella, le botaniste officiel de l’Etat a reconnu que celui qui renferme le plus de promesses est le Carpodinus gracilis poussé dans les endroits ombragés sur un sol dépourvu de roches ou de pierres, mais formé d’une épaisse couche de sable indemne d’eau stagnante.
- Les Angolais recueillent souvent pendant la saison froide et sèche de fortes charges de tiges et de rhizomes à de grandes distances de leur village où ils les rapportent et les emmagasinent plusieurs semaines avant d’en extraire le caoutchouc. Si la matière première est très sèche, ils l’immergent durant la nuit pour rendre l’écorce plus malléable et moins adhérente au bois.
- Le battage des rhizomes a lieu entre deux pièces de bois, l’une à surface plate, l’autre ressemblant à un maillet. L’écorce est alors séparée du bois et réduite en fragments qui retiennent le latex, car ses globules se coagulent dès qu’ils viennent au contact de l’air, ce qui empêche qu’il ne s’en perde. Aussitôt l’écorce enlevée, on continue le battage jusqu’à ce que le tout soit transformé en une masse élastique et spongieuse, connue dans le commerce sous le nom de « manta » ou feuille. Dans cet état, la « manta » n’est autre qu’une sorte d’écheveau de caoutchouc entremêlé d’écorce pulvérisée; on la malaxe alors dans l’eau froide et on la bat de nouveau.
- Après une série de ces deux manipulations, les indigènes parviennent à préparer un caoutchouc presque pur en apparence, mais au prix d’un grand travail ; aussi ne trouvent-ils pas toujours une rémunération suffisante à
- trop purifier le produit. La masse spongieuse est convertie en une feuille de caoutchouc flasque, épaisse de moins d’un demi-pouce (o,oi3 m.) et atteignant parfois, une surface de quatre pieds carrés (0,3716 m.). On la trempe ensuite dans l’eau bouillante durant cinq minutes, environ, et quand elle est devenue absolument plastique, on la pétrit de manière à lui donner la forme caractéristique d’un saucisson long de 10 pouces (o,25 m.). Bien que pendant le pétrissage l’eau ait été exprimée autant que possible, le caoutchouc en retient encore 3o pour 100 qu’il faut naturellement évaporer pour qu’il puisse être conservé sans altération. L’acheteur doit se préoccuper de son état de siccité.
- Ce caoutchouc est classé à Angola comme étant de seconde qualité, parce qu’il est habituellement mal nettoyé, c’est-à-dire plein de débris d’écorces, mais il pourrait être de première qualité si les Angolais prenaient la peine de le purifier davantage,
- L’industrie du caoutchouc de racine exigeant beaucoup de travail manuel est, essentiellement, du ressort des noirs, toutefois, les procédés d’extraction et de préparation laissent beaucoup à désirer. L’emploi de machines aiderait, à coup sûr, à résoudre le problème, mais l’absence de moyens de communication est, actuellement, le principal obstacle à l’obtention d'un produit supérieur.
- Le caoutchouc recueilli par les Angolais sur une vaste étendue de territoire est porté sur leurs têtes aux entrepôts des plateaux où ils l’échangent pour d’autres marchandises. Ces entrepôts sont situés dans les centres populeux et suivent de près le trafic, les marchands se rendant d’un district à l’autre selon que le demandent les circonstances. En igo3, un Européen a acheté 26 5oo livres (11 99Ï kg) de caoutchouc dans la vallée de la Cuango, affluent du Kuito, et, peu après, trois factories portugaises ont créé un centre d’affaires sur cette rivière.
- A. Truelle.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
- qsl
- Moiré métallique. — Pour réaliser le moiré sur des pièces plates on sait qu’il suffit de garnir de potée d émeri un bouchon qui raye pour ainsi dire la surface et donne une frisure assez jolie. Mais ce procédé ne peut être appliqué sur des pièces de surface irrégulière, par exemple sur des clés ; voici deux moyens d’arriver à ce
- résultat. S’il s’agit d’une pièce cémentée, on la place sur le feu au sortir de la caisse de cémentation et on la chauffe lentement partout. On exécute alors les dessins que l’on veut réaliser avec de la corne de cheval qu’on trouve chez les maréchaux-ferrants. La pièce est suffisamment chauffée si à son contact la corne fond d’elle-
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- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- même sans qu’il soit nécessaire de frotter. Une fois les dessins finis, il suffit de frotter la pièce avec un chiffon imbibé d’huile et on laisse refroidir. On peut encore procéder de la façon suivante. On place la pièce toujours bien polie au-dessus d’un feu de forge qui dégage beaucoup de fumée, de préférence noire, obtenue en mouillant le charbon abondamment, on frotte ensuite avec un chiffon imbibé d’huile. Si la pièce est trempée, on peut obtenir de jolis effets en la faisant revenir en plusieurs fois au moyen du chalumeau ou de la lampe à souder.
- Graissage et entretien des robinets d’acétylène.
- — C’est un point assez délicat pour les propriétaires d’appareils d’acétylène : les huiles employées généralement, et qui ont déjà le grave inconvénient de dessécher et durcir à l’air voient cette transformation s’accélérer encore sous l’influence de l’acétylène, par suite sans doute de l’ammoniaque et surtout des particules de chaux que ce gaz contient. Le suif se comporte de même. Le résultat est que les robinets ainsi graissés grippent ou perdent leur étanchéité. M. Liotaid dans le journal de Y Union des propriétaires d’appareils d’acétylène donne les excellents conseils qui suivent :
- « Les corps gras provenant de la distillation des pétroles, la vaseline et surtout la graisse demi-consistante couramment utilisée par l’industrie du cycle, sont les produits à préférer. Ces graisses sont liantes de leur nature, qualité précieuse pour atténuer le défaut d'étanchéité; en outre, elles réalisent une lubrification qui persiste fort longtemps lorsqu’elle est soigneusement faite.
- « Comment doit-on opérer le graissage ? C’est une question essentielle à laquelle nous allons répondre en prenant comme sujet un robinet fortement encrassé.
- « Il faut tout d’abord ramener eu parfait état de propreté clef et boisseau et, pour cela, recourir à l’emploi d’un dissolvant quelconque des corps gras qui engorgent ces pièces. Il suffit de les frotter avec un linge imbibé de benzine, d’essence ou de pétrole, mais il est plus simple d’utiliser à cet effet le produit de graissage lui-même, graisse hermétique, vaseline ou graisse consistante.
- « Le robinet étant démonté, la clef est enduite de l’un quelconque de ces corps gras. On l’introduit ainsi dans le boisseau, et, par des mouvements successifs d’ouverture et de fermeture du robinet, on délaye les corps gras qui sont incrustés. On sèche ensuite, avec un chiffon doux de fil ou de laine, la clef et son passage dans le boisseau. Cette opération est répétée plusieurs fois s’il est nécessaire jusqu’à nettoyage complet ; c’est là une condition essentielle si l’on veut obtenir un résultat parfait et durable. Après avoir dégorgé soigneusement les passages de la clef et du boisseau des saletés qui auraient pu s’y introduire à la suite de cette opération, graisser très légèrement la clef, la mettre en place et donner, en appuyant un peu, deux ou trois mouvements d’ouverture et fermeture pour s’assurer que la manoeuvre est bien douce. Nettoyer la rondelle du côté qui plaque au boisseau et l’enduire de graisse ainsi que le dessous de la clef, avant sa mise en place pour
- adoucir son frottement sur la base du boisseau. S’assurer enfin, pour les robinets à vis de serrage, que le tenon de la clef s’engage parfaitement dans le passage ad hoc de la rondelle, sans dépasser, et suit bien les mouvements de la clef, condition sans laquelle ces mouvements déterminent le desserrage de la vis et, comme conséquence, détruisent toute étanchéité. »
- Enlevage des taches du linge blanc. — Un grand nombre de taches résistent au savon, aux lessives alcalines et aux hypochlorites employés usuellement dans le blanchissage ; on ne doit pas essayer de les faire disparaître par brossages trop énergiques ou traitements à l’eau de Javelle concentrée, ce qui aurait simplement pour effet d’abîmer le linge. Gomme il n’y pas de détacheur universel, force est de varier le mode opératoire selon la nature des substances à enlever. Les ménagères et blanchisseuses ont d’ailleurs une foule de recettes bien connues pour l’enlevage des taches de rouille, de fruits...; on pourra leur comparer de façon intéressante les façons d’opérer des blanchisseurs industriels allemands, que nous reproduisons d’après la Zt. der Central-Verbandes d. Dampfwiischeren.
- Les taches d’huiles de machines, qui en vieillissant se résinifient doivent être enlevées au tétrachlorure de carbone ; ce solvant donne de bien meilleurs résultats que la benzine et ne laisse aucune auréole autour des taches. Les taches de café sont humectées à plusieurs reprises avec de la glycérine; après un long contact (plusieurs heures) on lave à l’eau. Les traces de couleurs ne résistent pas au lavage par une solution d’ « hyraldite » ou de « rongalite » (hydrosulfite-formaldéhyde) légèrement acidulée à l’acide acétique ; on expose ensuite à la vapeur, puis on lave à l’eau. Les taches de rouille et d’encre dues aux sels de fer sont traitées par une solution de protochlorure d’étain; les taches de fruits sur fil et coton s’enlèvent à l’eau de Javel ou à l’acide sulfurique très dilué; sur laine, on emploie l’ammoniaque.
- Certaines taches se produisant assez rarement peuvent résister à tous les agents usuels; il en est. que l’on doit laisser à moins d’enlever le morceau d’étoffe. Citons cependant quelques traitements très spéciaux qui donnent de bons résultats : certains colorants pour cheveux sont solubilisés par lavages avec une solution de cyanure de potassium, poison très dangereux qu’il ne faut manipuler qu’avec beaucoup de précautions. Certaines taches violettes de jupons produites par le contact avec les souliers « mordorés » s’enlèvent avec de l’alcool chaud additionné de quelques gouttes d’acide chlorhydrique. En général, les taches de couleurs d’aniline qui résistent aux hydrosulfites doivent être lavées à l’alcool.
- On doit détacher toutes les étoffes avec beaucoup de précautions, à l’éponge pour les tissus fragiles, à la brosse pour les tissus plus forts. On doit frotter avec précaution, le moins possible, dans le sens des fils la partie tachée étalée sur une planche bien lisse. Pour sécher rapidement, ce qui permet de se rendre compte de l’effet obtenu, on saupoudre l’endroit mouillé de fécule ou de talc, après quoi l’on secoue.
- BOITE AUX LETTRES
- C0.
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. A. T., k Paris. — Recouvrir le marbre d’une bouillie faite avec de l’eau et de l’amidon ou du blanc d’Espagne. Laisser ensuite sécher jusqu’à ce que la poudre s’écaille. Le procédé réussit fort bien pour nettoyer les marbres et plâtres salis naturellement (poussières, crasses) ; il sera plus difficile d’enlever les taches d’alun. Si, appliquée à plusieurs reprises, la méthode ne donne pas de bons résultats, ne pourriez-
- vous pas nous procurer un fragment de marbre analogue au vôtre, que vous auriez taché de même façon? Nous ferions alors volontiers des essais de détachage avec toutes chances de succès.
- M. P. D., rue Gay-Lussac. — Est-ce le cylindre lui-même ou seulement l’enveloppe de la chambre à eau qui est fêlé ? Si c’est l'enveloppe, une soudure suffira ; si c’est le cylindre lui-même, l’accident est beaucoup plus grave et nous vous conseillons de faire faire par le constructeur la réparation qui entraînera très probablement le remplacement de la partie avariée.
- Abonné 6088. — Les moules pour fabriquer les bâtons de cire à cacheter sont en acier poli. Voyez l’ouvrage : Chandelier et cirier, encyclopédie Roret, Mulo, éditeur, Paris, rue Hautefeuille. Prix : 4 francs.
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- BOITE AUX LETTRES
- Dr Jenval, à Villers-le-Gambon. — La pile de MM. de Lalande et Chaperon comprend une électrode en zinc, une électrode en fer avec, comme électrolyte, une solution de potasse caustique à 3o ou 40 pour 100. Le dépolarisant est le bioxyde de cuivre en contact avec la lame de fer; la force électromotrice est de 0,8 à 0,9 volt. Ce sont des piles coûteuses et d’un maniement délicat.
- M. H. V. d. B., à Anvers. — Il paraît y avoir peu de chances, en effet, que la foudre tombe sur l’un ou l’autre de vos bâtiments. Néanmoins, il peut y avoir des décharges considérables à travers vos fils, décharges sus-
- ceptibles de détériorer gravement les appareils ; il sera donc nécessaire de protéger ceux-ci au moyen des appareils de mise à la terre que les électriciens nomment parafoudres (ne pas confondre avec les paratonnerres qui protègent les édifices). N’importe quel électricien vous fera cette installation, au reste absolument indispensable.
- M. P. G. C., à X. — Pour accélérer la croissance des moustaches, nous vous conseillons simplement la patience et la résignation. Tous les moyens conseillés ont peu d’efficacité et risquent d’irriter la peau.
- Igü
- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Le mnsée et l’institut océanographiques : E.-A. Martel. — Le cinématographe ultra-rapide : Récents travaux de l’institut Marey : Dr Georges Vitoux. — L’anaphylaxie et le mécanisme de l’immunité : A. Latour. — Académie des sciences; séance des 18 et a5 avril 1910 : Ch. de Yilledeuil. — Lancement à Bordeaux du cuirassé « Yergniaud » : A. Sauvaire Jourdan.
- Supplément. — Préparation synthétique de l’ammoniaque. — La crise économique égyptienne. — L’éruption de l’Etna. — Le remblayage au sable des mines du Transvaal. —Emploi du silicium comme résistance électrique. — Un aéroplane historique. — Les chemins de fer français en 1909. — L’initiateur mathématique. — Les dermatites d’origine végétale. — L’emploi du chlorure de baryum comme insecticide.
- L'Evolution des Mondes, par Svante Arrhenius. Traduction française de T. Seyrig. i vol. illustré, 246 p-Béranger, éditeur, Paris, 1910. Prix : jtT,So.
- L’univers est un organisme en perpétuelle transformation, en voie de destruction, semble-t-il. Dans les premiers chapitres de son livre, M. Arrhenius étudie les divers phénomènes où se manifeste la rapide désagrégation des mondes : phénomènes volcaniques sur notre globe, dissémination de la matière solaire par l’effet même de sa radiation. Faut-il conclure de là que l’univers tend vers un état d’équilibre final, où toute matière, et toute énergie se trouveront uniformément réparties dans le néant, incapables de régénérer le mouvement et la vie ?
- Ce serait là l’aboutissant logique des théories modernes sur la dégradation de l’énergie appliquées à l’ensemble des mondes sidéraux. — Dans la seconde partie de son livre, M. Arrhenius combat d’une façon fort heureuse cette thèse du Nirvana final. Sa théorie est la suivante : pendant que des mondes se détruisent, d’autres incessamment se reconstituent avec les débris des premiers. Les nébuleuses constituent « l’élément du mécanisme de l’univers qui fait équilibre à la prodigalité des soleils dans leur dépense de matière et plus encore de force ». Toute poussière, tout rayon calorifique venant d’un soleil est absorbé par quelque nébuleuse et contribue à la formation de soleils nouveaux. Cette thèse très séduisante est exposée fort clairement. Les arguments en sont groupés sous forme de chapitres sur le choc de deux corps célestes, sur l’étude physique des nébuleuses, sur les étoiles variables, etc. ; cet exposé, fait à l’appui d’une théorie originale, se trouve en même temps être une excellente vulgarisation des plus importants travaux modernes en astronomie physique.
- La radioactivité et la constitution de la matière, par A. Batteeli, A. Occhialina, S. Chella, de l’Institut de physique de l’Université de Pise, traduit de l’italien par Mm° Battelli. 1 vol. in-8° de viii-36o pages avec 144 fig. Gauthier-Villars, éditeur, Paris, 1910. Prix : 8 francs.
- Excellent précis, à la fois clair et complet, de nos connaissances actuelles en radioactivité. A signaler un utile chapitre sur la technique de la radioactivité; on y trouve des renseignements d’ordre pratique que les autres ouvrages sur lé même sujet passent habituellement sous silence. A côté de l’étude de la radioactivité, les âüteurs exposent, d’une façon condensée et très nette, , les audacieuses théories sur la consti-
- tution de la matière qui sont nées des découvertes faites en radioactivité : théories de Kelvin, de J.-J. Thomson, de Abraham, de Wiedemann. Rappelons en deux mots l’essentiel de ces théories : l’électricité est une substance discontinue, ayant pour éléments fondamentaux des corpuscules; l’atome matériel n’existe pas ; toute matière est électricité. Le livre des savants italiens est d une lecture aisée et n’exige pas un trop encombrant bagage de connaissances préalables.
- Construction et fonctionnement des moteurs à combustion interne, traité pratique des méthodes de construction avec calculs à l’usage des industriels, ingénieurs et constructeurs, par E. Mathot. i vol. 700 p. Béranger, éditeur, Paris, 1909.
- M. Mathot est l’un des ingénieurs qui aujourd’hui connaissent le mieux le moteur à combustion interne. Le livre où il a résumé son expérience de constructeur présente donc un vif intérêt technique, surtout par les données pratiques qu’il contient.
- Principes généraux de la culture des plantes en pots, par M. A. Petit. Paris. Hachette 1910. 1 vol. in-16. Prix: broché, 5 francs.
- La culture des plantes en pots, pratiquée de tout temps, l’est souvent au petit bonheur. Ses procédés ont fait l’objet de nombreuses controverses, de bons praticiens affirmant la supériorité des petits pots, fréquemment renouvelés, avec un sol riche et très arrosé ; d’autres préconisant les grands pots qui mettent les plantes dans des conditions plus naturelles. L’auteur, chef du laboratoire des recherches horticoles à l’Ecole nationale d’horticulture de Versailles, a voulu étudier la question d’une façon systématique et donne dans ce livre le résultat de ses expériences.
- Qu’est-ce que la momie? par Herbert Spencer, traduit de l’anglais par M. Desclos-Auricoste. Paris. Schlei-cher frères, 1909. 1 vol. in-8°, 3oo p. Prix : 2 francs.
- On connaît la doctrine de Spencer concernant la morale. Tout imprégné de l’esprit évolutioniste, il admet que l’individu humain et la société humaine, aujourd’hui réciproquement mal adaptés, tendent, d’un mouvement convergent, vers un état d’équilibre ou d’adaptation parfaite. Un tel état réalise pour lui ce qu’il appelle la morale absolue, celle où la conduite de l’individu est la meilleure possible dans une société la meilleure possible. Tour à tour il pose les traits caractéristiques d’une telle conduite aux points de vue physique, biologique, psychologique et socio-logique. Puis, en face de la morale absolue, il indique ce qu’est la morale relative, celle de l’individu imparfait dans la société imparfaite. On ne saurait trop se féliciter que ces pages très remarquables aient fait l’objet d’une édition bon marché.
- Materialiper lo studio dei Ghiacciai i.I Ghiaccididette Alpi Venete, par O. Marinelli. (Memorie geografiche, Florence, 1910).
- Ce volume de 289 pages, parfaitement illustré de 92 fig. et de 1 belle carte du glacier du Canin, est la monographie complète très documentée et, mise au courant des plus récents travaux (surtout ceux per-
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- BIBLIOGRAPHIE
- sonnels à l’auteur) des petits glaciers des Alpes vénitiennes, c’est-à-dire des curieux massifs calcaires qui s’étendent de Botzen à Trieste : Marmolada et Alpes dolomitiques, Kanin, Terglou, etc., et dénommés Alpes vénitiennes. C’est une contribution de premier ordre à l’histoire et à la description des glaciers des Alpes orientales.
- Manuel de l aviateur-constructeur, par MM. Cai.derara et Banet-Rivet. i vol. illustré, 290 p. Dunod et Pinat, éditeurs, Paris, 1910.
- Les auteurs de cet ouvrage sont tous deux bien connus dans le inonde de l’aéronautique. M. Calderara est cet enseigne de vaisseau de la marine royale italienne qui expérimenta en Italie les appareils Wright. M. Banet-Rivet, par son précédent ouvrage YAéro-nautique, paru voici 12 ans, a rendu déjà de signalés services à la cause aérienne. Le présent manuel, conçu dans un but essentiellement pratique, ne s’occupe que de la construction des aéroplanes. L’ouvrage commence par une théorie élémentaire de la sustentation
- et de la propulsion, suivie d’un chapitre fort clair sur le dynamique de l’aéroplane. Vient ensuite l’étude détaillée des divers organes de la machine : organes d’évolution et d’équilibrage, hélices, membrure, organes de commande, propulseurs et moteurs. Signalons un intéressant chapitre de conseils et : renseignements, ainsi que les notions de mécanique, de résistance des matériaux et le formulaire qui terminent ce très utile petit livre. •>
- The fourtk dimension simply explained. 1 vol. aÜo p. Muni» et C°, New-York, 1910.
- En janvier 1909, notre confrère Scientific American se vit remettre, par un généreux anonyme, un prix de 5oo dollars à décerner à l’auteur de la meilleure définition vulgarisée de la 4e dimension. Les réponses furent nombreuses, M. le professeur Manning en a extrait la substance d’un élégant et intéressant volume, d’une lecture facile, excellente initiation aux hautes conceptions philosophiques et mathématiques d’où dérive la notion de 4e dimension.
- IgD
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Q&
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5ora,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN thermomètre VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 55 avril 1910. 7\0 S. S. W. 5. Beau. 1,4 Nuageux; averses entre 12 h. et 18 h.
- Mardi 26 6°.4 S. W. 4. Oq. nuages. 0.0 Nuageux ; rosée ; halo ; gouttes à 13 h. et 15 h.
- Mercredi 27 o°,5 S. 1. Beau. » Très peu nuageux; gelée blanche; forte brume à 9 h.
- Jeudi 28 ..... . 7°.0 S. S. E. 1. Couvert. 0,0 Très nuageux ; gelée blanche ; gouttes à 21 h.
- Vendredi 29 8°,1 S. W. 2. Peu nuageux. 1,1 Nuageux ; halo ; rosée ; averses entre 10 h. et 15 h.
- Samedi 50 5°,5 N. N. E. 2. Beau. 0.0 Nuageux; gelée blanche ; gouttes à 13 h. 20 et 17 h. 40.
- Dimanche 1" mai . . 7°.0 N. 2. Couvert 0 3 Couvert; petite, pluie à 7 h.: halo: rosée.
- AVRIL-MAI 1910. — SEMAINE DU LUNDI 25 AVRIL AU DIMANCHE 1" MAI 1910.
- Lundi
- Mardi
- Mercredi |
- Jeudi
- | Vendredi ]
- Samedi
- Dimanche
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l'abri boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à Vabri à boule mouillée.
- Du 25 au 28 avril. — Le 25. La situation atmosphérique reste troublée sur tout le continent par la dépression du N.-O. : Norvège, 738; dépression de l’Islande au golfe de Gênes (7 S S). Pluies sur le N. et F O., ainsi que sur la Russie du S. ; en France : Bordeaux, 7 ; Boulogne, 6; Paris, 5; Brest, 4- Température du matin : Vardoe, — i°; Paris, 7; Alger, 19; Puy de Dôme, — 1 ; moyenne à Paris : 8°,i (normale : io°,7). — Le 26. Vaste zone de basse pression sur toute l’Europe : Çhristiansund, 742; Shields, 748; Cherbourg, Saint-Pétersbourg, 755 ; Alger, 760. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Cherbourg, 12; Charleville, Dunkerque, Nancy, 4; Brest, Nantes, 2; Paris, Biarritz, 1. Temp. du matin : Seydisfjord, —3°; Paris, 6; Alger, 20; Puy
- de Dôme, — x ; moyenne à Paris : 8°,i (normale : io°,9). — Le 27. Nouvelle dépression s’avançant sur le N.-O. : Ecosse, 753 ; forte hausse sur l’O. : Brest, Zurich, Madrid, 765. Pluies sur l’O.; en France : Dunkerque, Besançon, Cette, 4; Brest, Nancy, 2; Biarritz, x. Temp. du matin : Haparanda, i°; Paris, 5; Alger, 18; Puy de Dôme, —1; moyenne à Paris : 7°,2 (normale : 110). — Le 28. Extension au S. des basses pressions du N.-O. : Feroé, 741; Shields, 732; Scilly, 760; Brest, 762; Autriche, 767. Pluies sur le N. et le Centre. Temp. du matin : Seydisfjord, i°; Paris, 7 ; Alger, 17; Puy de Dôme, 3. — Phases de la Lune : Néant.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l'École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Taris (Yle)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d'entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1929 — 14 MAI 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- Avis de l’Administration. — L’échéance du 3i mai étant l’une des plus chargées de l’année, nous prions instamment MM. les abonnés, dont l’abonnement se termine avec le numéro du 28 mai (n° i9'3i), de nous faire parvenir, soit par leur libraire, soit directement, le montant de leur renouvellement avant cette époque. Une quittance, pour une même durée que l’abonnement précédent, sera, à Paris et dans les départements, présentée dès les premiers jours de juin aux abonnés qui, préférant ce mode de recouvrement, n’auront pas, avant le Ier juin, renouvelé ou donné ordre contraire. — Tout abonné à La Nature peut, en renouvelant son abonnement pour une année entière, recevoir les Tables décennales (3 volumes, 1873 à 1882 — 1883 à 1892 — 1892 à 1902), au prix de 18 francs au lieu de 26 francs. —- -. .
- La rencontre de la comète. — On a déjà proposé et l’idée paraît intéressante, de procéder à des lancers de ballons dans la haute atmosphère lors de la rencontre probable de la queue de la comète avec la Terre. Comme suite à cette idée, l’Allemagne prépare un grand nombre d’ascensions et l’Observatoire aérostatique de Lindenberg lancera de nombreux ballons les 18 et 19 mai. De même les clubs aérostatiques lanceront de deux en deux heures des aérostats munis d’appareils enregistreurs. On espère ainsi observer ou capter des matériaux cométaires afin de reconnaître leur nature gazeuse ou poussiéreuse ?
- , La distillation sèche du bois avec la vapeur surchauffée. — On sait que l’industrie de la pyrogénation du bois met en œuvre des cornues chauffées directement et ne comporte pas l’introduction de vapeur surchauffée. Elle fournit ainsi de l’alcool méthylique, de l’acétone, de l’acide pyroligneux et des goudrons de bois dont on tire la créosote et le gaïacol, tous ces produits faisant l’objet d’un grand commerce.
- On a aussi étudié les substances obtenues par la distillation du bois ou de la cellulose avec de la vapeur surchauffée dans différentes conditions : on trouve ainsi que la cellulose pure ne fournit pas d’alcool méthylique ; le rendement maximum en acide acétique s’élève à 2,5 à 3,o pour 106 environ; enfin, on peut, avec une température suffisamment élevée, atteindre l’incinération complète. Ce procédé, appliqué au bois, paraît très avantageux en petit, mais ne pourrait être utilisé dans l’industrie sans perfectionnement ; il permet d’obtenir, avec une carbonisation très rapide, un meilleur rendement de 10 pour 100 en acide acétique, plus de goudrons et de gaz et moins d’alcool méthylique. Pour éviter tout danger d’explosion, il faut chasser l’air avant d’atteindre la température de décomposition du bois, 240°. Nous ne manquerons pas d’informer nos lecteurs dans le cas où cette modification fondamentale dans la distillation du bois viendrait à passer dans l’industrie.
- Production d’aliments pauvres en caféine ou
- en théine. — On sait que le café et le thé renferment une certaine quantité d’un alcaloïde, caféine ou théine, agissant sur le cœur et pouvant être pernicieux pour des personnes atteintes de certaines affections cardiaques. On a cherché, pour ne pas priver ces personnes de l’usage du café ou du thé, sans cependant nuire à leur santé, à obtenir un café ou un thé pauvres en caféine ou en théine. M. Kippenberg y est arrivé en extrayant ces alcaloïdes au moyen de corps gras : huiles d’olive ou de sésame, ou bien de glycérine ou d’acétone. Il profite de ce que la caféine, insoluble à froid dans les corps gras, s’y dissout abondamment à chaud, ou de ce que le tannate de caféine, existant dans la plante, se dissout facilement dans la glycérine ou l’acétone. L’extraction par ce dernier solvant est préférable à l’extraction par les corps gras, car il est toujours difficile d’éliminer complètement ces derniers de la . matière première. Quand la caféine a été dissoute dans les corps gras, on peut l’en retirer presque pure par agitation avec l’eau chaude et on peut alors l’employer pour les usages thérapeutiques.
- Influence de la présence de l’arsenic et de l’antimoine sur les propriétés du cuivre. — MM. Hiorns et Lamb ont préparé des alliages de cuivre à teneurs diverses en arsenic et en antimoine et les ont soumis aux essais physiques et à l’examen microscopique. Ils ont constaté que la présence d’arsenic augmente la dureté du cuivre; les essais de laminage ont montré que, jusqu’à 0,2 pour 100 d’arsenic, les lingots présentent des craquelures sur les bords, probablement par suite de la présence d’oxyde inclus; entre 0,2 et o,o5 pour 100, le métal se lamine parfaitement; èntre o,5 et 2 pour 100 d’arsenic, il se produit de nouveau des craquelures ; enfin entre 2 et 2,5 pour 100, le laminage redevient parfait. La présence de l’arsenic augmente fortement la résistance électrique et diminue la conductivité. Les mêmes phénomènes sont présentés par le cuivre antimonié. Ces diverses constatations intéressantes pourront sans doute être mises à profit dans la métallurgie et le traitement de certains minerais de cuivre.
- Exposition d’électricité à Saint-Pétersbourg. —
- Une exposition internationale des applications de l’électricité aux chemins de fer aura lieu à Saint-Pétersbourg en automne 1910. Pour tous renseignements s’adresser à cette exposition, Saint-Pétersbourg, Pantcleimonska, 2.
- Deuxième exposition internationale de locomotion aérienne. — La deuxième exposition internationale de locomotion aérienne, organisée par l’Association des industriels de la locomotion aérienne, avec le concours officiel de l’Aéro-Glub de France, de la Fédération Internationale de l’aéronautique, du Muséum National d’Histoire Naturelle et de l’Observatoire aura lieu, à
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- INFORMAT] ONS
- Paris au Grand Palais des Champs-Elysées du i5 octobre au 2 novembre 1910.
- Congrès International d’Aéronautique. — Un Congrès international d’aéronautique se réunira à Yéroneles 3o et 3i mai 1910. Son programme vise les perfectionnements mécaniques apportés et à apporter aux appareils volateurs, l’étude des courants atmosphériques et la cartographie exigée par la nouvelle locomotion.
- Pétrole contre charbon. — La décision de l’Amirauté britannique de construire désormais les navires de guerre de façon qu’ils se servent exclusivement de pétrole comme combustible, produit une vive émotion dans les cercles navals. L’expérience a prouvé qu’un grand paquebot comme la Mauretania, où les chauffeurs sont au nombre de trois cents, n’en exigerait que quinze si ses foyers marchaient au pétrole. C’est déjà là une énorme économie de main-d’œuvre. Et, précisément, la flotte anglaise qui trouve plus de marins qu’elle ne peut en engager, a toujours éprouvé de la difficulté à recruter des chauffeurs et soutiers. La pénurie avait notablement augmenté depuis quelques années, au point que certains commandants durent souvent réquisitionner des matelots pour remplir les vides dans leurs chaufferies. La décision de l’Amirauté paraît être définitive. Elle vient de commander 5oo 000 hectolitres de pétrole. Les partisans de la substitution font valoir qu’elle aura de nombreux avantages. Les équipages de combat pourront être renforcés. La production de vapeur et de vitesse sera beaucoup plus rapide qu’avec le charbon. Un navire pourra emporter plus de combustible. Mais les adversaires font valoir que l’Angleterre et ses colonies ne possèdent pas de grands gisements pétrolifères, et que la flotte, après sa transformation complète, sera à la merci des marchés étrangers, alors que l’Angleterre, avec ses gisements houillers, a presque monopolisé la production du charbon de terre. Rappelons que le pétrole a déjà été substitué au charbon sur de nombreux croiseurs ou scouts, en Angleterre comme ailleurs, et que plusieurs des nouveaux cuirassés anglais peuvent se servir indifféremment des deux combustibles.
- La lutte contre les sauterelles. — Les différentes colonies de l’Afrique australe ont constitué un Central Locust Bureau chargé de centraliser la lutte entreprise contre les invasions des sauterelles, qui, par un phénomène que personne n’a encore pu expliquer, sont devenues plus fréquentes et plus redoutables ces dernières années, à mesure que la colonisation et le défrichement faisaient des progrès. Faut-il attribuer cette recrudescence à la destruction de certaines espèces d’oiseaux par les chasseurs. Un rapport du Locust Bureau nous apprend que le gouvernement du Natal a réussi à acclimater des spécimens de plusieurs espèces étrangères à la colonie, qui se nourrissent exclusivement de sauterelles aux différentes phases de leurs métamorphoses ; nous regrettons que le rapport ait omis la description de ces espèces. Le Transvaal a imité cet exemple, et l’on a pu y constater que l’intervention de ces oiseaux avait contribué à la destruction des sauterelles avec autant d’efficacité que les indigènes spécialement recrutés pour cette tâche. On s’est aperçu récemment dans le Transvaal que les pintades montraient un sens tout particulier pour découvrir sous terre les œufs de locustes, dont elles sont très friandes. L’observation est à retenir pour celles de nos colonies qui sont exposées aux ravages de ces insectes. Le rapport évalue à 20 millions de francs l’importance des dégâts que la sauterelle brune a commis dsns le Transvaal durant les quatre dernières années. Pour se défendre contre le fléau, cette colonie a formé un corps spécial de 117 locust ofîcers qui, avec la coopération des colons et des indigènes, a pu détruire en quatre ans 8287 swarms ou essaims. Les dépenses encourues de ce chef ont monté à 2i5 000 francs, et l’on estime que les essaims détruits auraient causé à l’agriculture 5o millions dç francs de dommages.
- L’extension des déserts. — Dans un voyage récent entre Tripoli et le lac Tchad, exécuté pour se rendre à son poste, aü Bornou, un ingénieur anglais attaché au gouvernement de la Nigeria du Nord, M. Vischer, a fait sur ce sujet de fort intéressantes observations qu’il a communiquées à la Royal geographical Society et qui sont résumées dans le Mouvement géographique. Il
- divise en trois parties la région située entre la Méditerranée et le lac Tchad : la première, qui s’étend de Tripoli au Fezzan, jouit de pluies régulières pendant l’hiver; la seconde est formée par le Fezzan et le désert au Sud, et la pluie y est presque inconnue; enfin, la troisième est la partie Sud, caractérisée par des orages tropicaux. Tout cet ensemble est connu sous le nom du désert de Sahara, et caractérise une vaste région dans laquelle la nature a, peu à peu, vaincu l’homme; car il est à remarquer que, à l’exception des plateaux rocheux, cette région fut autrefois entièrement habitée : c’est ce que démontrent les ruines d’anciennes villes dans la région du Nord, les monuments préhistoriques que l’on retrouve partout dans les oasis jusqu’au Sud, et les villages que l’on rencontre autour des puits au Fezzan, là où les circonstances topographiques permettent à ces puits de se conserver indemnes ou à peu près. Mais on peut dire que les envahissements du désert sont dus, en grande partie, à l’abandon, par l’homme, de toute lutte contre ses efforts destructeurs. Lorsque la lutte cesse, le soleil, le vent, les variations brusques de la température ont bientôt fait d’amener la solitude, comme, dans l’Afrique tropicale, l’abandon de la lutte amène l’envahissement par la forêt. De Tripoli au Fezzan, le désert n’a repris ses droits qu’après la chute de l’Empire romain et les peuples nouveaux venus n’ont plus cherché à lutter contre lui ; dans le reste de la région précitée, on constate depuis deux siècles un rapide envahissement du désert dû à l’insouciance ou à l’incurie des populations. Depuis Barth et Nachtigal, des régions autrefois habitées sont devenues désertes ; en somme, l’histoire du pays montre clairement que le désert ne chasse pas l’homme, mais qu’il s’empare de tout ce que l’homme lui abandonne.
- L’alcoolisme dans l’antiquité. — L’alcoolisme date de loin. Est-ce une consolation pour nous? Hippocrate soignait des alcooliques cinq siècles avant notre ère. Platon, Aristote, Plutarque s’occupent d’eux et Plutarque signale même la dégénérescence des enfants nés de parents alcooliques. Mais surtout la rigueur des lois promulguées montre la gravité du mal. Dracon punissait tout simplement L’ivrognerie de mort. Solon, plus indulgent pour les ivrognes du commun, réservait la peine de mort pour les seuls fonctionnaires qui se livraient à la boisson. Une loi de lui qui ferait le bonheur de nos ssctes anti-alcooliques (et celui aussi de nos mastroquets) défendait de vendre ou de servir le vin autrement que mélangé d’eau. Aristote, au lieu d’admettre l’irresponsabilité de l’ivrogne criminel, le déclarait doublement coupable. Quant à Lycurgue, on se rappelle son procédé original qui consistait à enivrer des esclaves pour dégoûter les jeunes Spartiates par le spectacle de leur dégradation.
- Accroissement de population des grandes villes.
- — Le D' Olbricht donne dans le Geographischer Anzeiger de Gotha un curieux tableau de l’augmentation des grandes villes de 1870 à 1905, limitées à celles qui dépassaient 35oooo habitants à cette dernière date; il en résulte que l’augmentation de ces villes pendant cette période est de 55o pour 100 aux Etats-Unis de l’Est, 180 pour 100 en Allemagne, i5o pour 100 aux Etats-Unis de l’Ouest, 140 pour 100 en Russie, 80 pour 100 en Grande-Bretagne, 55 pour 100 en France. Il ajoute les chiffres suivants pour l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Angleterre; ces chiffres, beaucoup plus considérables que ceux des recensements officiels, comprennent évidemment la totalité des agglomérations et englobent des faubourgs indépendants comme municipalités.
- 1870 1905
- 1870 1905
- Berlin . . . 881.000 5.040.000 Bambourg . 405.000 1.020.000 Leipzig. 175.000 , 565.000 Dresde . . . 197.000 550.000 Munich. . • 185.000 539.000 Cologne. . . 181.000 510.000 Breslau. .’ - 220.000 476.000 Francfort. . 145.000 440.000 Hanovre . . 120.000 543.000 New-York. .1.785.000 4.985.000 Chicago. . . 305.000 2.250.000 Philadelphie. 724.000 1.603.000 Boston.. .’ . 448.000 1.075.000 rittsburg. . 262.000 904.000 Saint-Louis . 516.000 690.000 Baltimore. . 268.000 551.000
- S. Francisco. 161.000 482.000
- Minneapolis . 58.000 478.000
- Cleveland . . 95-000 462.000
- Buffalo . . . 135.000 586.000
- Detroit . . . 80.000 351.000
- Londres . . 3.900.000 7.010.000
- Glasgow . . 572.000 1.025.000
- Liverpool. . . 653.000 1.012.000
- Manchester . 531.000 910.000
- Birmingham. 451.000 852.000
- Leeds, . . . 261.000 465.000
- Shel’iîeld . . 250 000 415.000
- Edimbourg . 213.000 414.000
- Dublin . . . 505.000 400.000
- Belfast . . . 175.000 400.000
- Bristol . . . 208.000 566.000
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- *> Acétylène
- Appareil pour l’analyse du carbure de calcium.
- — Cet appareil est destiné aux négociants en carbure pour leur permettre de contrôler la qualité du produit. C’est un travail qu’il est nécessaire d’effectuer, car on se plaint beaucoup de la qualité de certains carbures de provenance douteuse. Il est utile d’observer que l’analyse du carbure est une opération relativement facile, mais cependant très délicate, car les causes d’erreurs sont nombreuses, et l’usage d’une table de corrections est nécessaire. Les conditions commerciales portent en effet, rappelle M. R. Granjon dans la Revue des éclairages, que l’acétylène fourni par le carbure de calcium doit être mesuré à la température de i5° centigrades, la pression atmosphérique étant de 760 mm.
- Tout écart de température, au-dessus ou au-dessous de i5°, vicie totalement les résultats. C’est ainsi qu’un carbure rendant 3oo litres à 15°, donnera 3o6 litres à xo° et a85 litres à 200; dans ce dernier cas, l’écart de rendement est de 21 litres par kilogramme. L’appareil que montre en coupe notre dessin est constitué par un cylindre en tôle A surmonté d’un col B hermétiquement fermé. A l’extérieur de ce cylindre générateur se trouve une manivelle M qui actionne, à l’intérieur, un levier commandant la trappe T qui maintient le carbure dans le col de l’appareil et permet de le laisser tomber dans l’eau du générateur. Le gaz produit se dépouille d’une partie de sa vapeur d’eau dans le condenseur C et se rend ensuite au gazomètre G. Ce dernier, une cuve haute et de faible diamètre pour être peu encombrante, est pourvue de trois robinets reliés chacun à un tube U qui descend le long de l’appareil jusqu’au bouchon de purge et remonte ensuite à l’intérieur jusqu’au niveau prévu. Par le robinet R on recueille dans la cloche le gaz du générateur ; le robinet S aboutit à un manomètre à eau et le robinet Y, Appareil pour l’analyse qUi est maintenu fermé pendant du carbure de calcium. tout le temps que dure l’opération, sert à l’évacuation des gaz lorsque le volume produit a été déterminé. Mais avant d’être rejeté, l’acétylène passe par un tube de verre X qui contient un thermomètre permettant d’en prendre la température. La cloche mobile G est surmontée d’une équerre E supportant la tige de l’index I reliée d’autre part au câble destiné à ramener au zéro, c’est-à-dire à la pression atmosphérique, le gaz emmagasiné. Ce câble passe sur la poulie P et son autre extrémité reçoit un plateau que l’on charge de poids avant la lecture du volume gazeux jusqu’à ce que le même niveau soit obtenu dans les deux branches du manomètre. L’indice peut parcourir une règle Z graduée en centimètres, chaque centimètre correspondant à un quart de litre; en face de cette graduation une autre, en mètres, indique immédiatement les volumes. Enfin l’index part du zéro.
- L’analyse se fait sur 100 gr. de carbure prélevés sur l’échantillon en' différents endroits et placés dans la calotte du générateur. Il faut préalablement saturer l’eau de la cloche et celle de décomposition en procédant à un premier essai sur 4o ou 5o gr. de carbure, mais sans tenir compte des volumes. On provoque ensuite la chute des 100 gr. de carbure, l’index étant à zéro, on attend que la décomposition soit terminée ; elle est indiquée par l’immobilité de l’index. On lit ainsi sur la règle en multipliant par 10 le rendement par kilogramme.
- Il ne reste plus qu’à relever la température aux fins de correction. Cet appareil est d’une construction très simple et sa précision est aussi grande que celle des appareils plus volumineux. Pour tous renseignements plus techniques, s’adresser à l’Office central de l’acétylène, 104, boulevard de Clichy, à Paris.
- &> Photographie
- Pour laver et sécher les épreuves sur papier. —
- On sait combien le lavage des épreuves photographiques sur papier est délicat si l’on veut le faire convenable-
- ment, c’est-à-dire sans détériorer les épreuves tout en les débarrassant complètement de l’hyposulfite de soude. Voici un moyen très pratique et surtout très bon marché de fabriquer de petits appareils qui serviront à laver automatiquement les épreuves, puis à les faire sécher sans aucun risque de les détériorer ni de les tacher.
- Prenez un vieux bouchon de liège et fendez-le d’abord par le milieu (fig. 1), puis échancrez une des moitiés par en haut. Procurez-vous de petites bagues en caoutchouc que l’on trouve chez les papetiers à raison de dix ou douze pour un sou; placez une bague en caoutchouc vers le bas du bouchon, de façon à réunir les deux moitiés; enfoncez maintenant une épingle, en biais, dans la partie supérieure d’une des moitiés du bouchon. Vous obtiendrez l’appareil représenté par la figure 2.
- Cet appareil constitue une petite pince qui s’ouvre en serrant entre les doigts la partie supérieure et qui se
- — Séchage des épreuves.
- referme sur le coin de l’épreuve à laver quand on cesse de la tenir entre les doigts.
- Si vous plongez le tout dans un seau plein d’eau, le bouchon surnagera en soutenant l’épreuve au milieu de l’eau ; l’hyposulfite se dissoudra et tombera au fond du seau à cause de sa densité plus grande que celle de l’eau. L’épreuve ainsi suspendue dans l’eau, se lavera donc d’une façon automatique et parfaite avec le calme qui convient à la délicate constitution de la gélatine mouillée. Un seau d’une grandeur ordinaire peut facilement recevoir ainsi une douzaine d’épreuves i3 X 18 qui se. débarrasseront toutes ensemble en quelques heures des plus petites traces d’hyposulfite.
- Quand vous jugez que le lavage est terminé, retirez les épreuves du seau d’eau en les soulevant doucement
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- par la pince-bouchon et suspendez celle-ci à une cordelette tendue au moyen de l’épingle qui forme un excellent crochet de suspension (fig. 3).
- A partir du moment où vous avez pincé dans le bouchon l’épreuve saturée d’hyposulfite, jusqu’au moment où cette épreuve est parfaitement sèche, vous n’avez pas à la toucher avec les doigts, ce qui évite les taches et les égratignures si fréquentes dans les manipulations ordinaires du lavage et du séchage par les autres procédés.
- J’emploie moi-même ces pinces-bouchons avec le plus grand succès, leur commodité n’a d’égal que leur bon marché.
- Mécanique
- Embrayage progressif à liquide système G. Flers-
- heim. — L’idée de réaliser hydrauliquement l’embrayage dans les voitures automobiles, voire même le freinage et le changement de vitesses, a tenté un nombre
- Coupes transversale et longitudinale de l'embiavage progressif à liquide.
- considérable d’inventeurs qui ne sont parvenus à aucun résultat pratique. On pouvait croire la question abandonnée. M. G. Flersheim vient de la reprendre pour lui trouver une solution très ingénieuse que nous accueillons bien volontiers à cause de son originalité.
- Ce nouvel embrayage, qui est en même temps un réducteur de vitesse, est entièrement logé dans le volant du moteur. Celui-ci e3t pourvu de quatre axes placés en croix autour de chacun desquels un pignon satellite E peut tourner librement, mais en restant constamment engrené avec un pignon central D. Ce pignon D est claveté sur l’arbre C du changement de vitesse qui tourne et coulisse librement dans les paliers K et L. II entraîne, dans tous ses déplacements, le pigaon D et le plateau F qui fait corps avec le pignon I). Enfin, un presse-étoupe L sert à éviter les pertes d’huile lorsque le moteur est arrêté. L’ensemble fonctionne donc dans un carter J plein d’huile.
- Chaque pignon se comporte comme une pompe à palettes. Supposons que le volant tourne dans le sens de la flèche S; les pignons satéllites qui sont entraînés par le volant, tourneront sur eux-mêmes dans le sens indiqué par la flèche T et s’il n’y avait pas d’huile aucun effet de rotation ne serait communiqué au pignon central D. Lorsque le plateau F est appliqué contre les satellites, ceux-ci prennent de l’huile par leur partie supérieure seulement (on remarque, en effet, que le plateau F ne couvre pas entièrement les pignons satellites). Cette huile est entraînée par les dents de chaque pignon jusqu’à ce qu’elle soit arrêtée par les dents du pignon principal D qui lui barrent le chemin. Dans ces conditions, les satellites ne pouvant plus tourner sur eux-mêmes, l’ensemble sera animé d’un mouvement de rotation.
- Yoici la théorie sommaire de l’appareil établie par l'inventeur. Si l’on considère le mouvement du liquide emprisonné dans les creux des engrenages, on voit que pour s’écouler le liquide traverse des canaux à section variable et parallèles à l’axe du moteur. Le liquide s’écoule d’une extrémité à l’autre de ces canaux. Par symétrie, la masse du liquide située à égale distance des deux extrémités, c’est-à-dire au milieu de l’emprise des dents, aura une vitesse nulle et c’est en ce point que la pression sera la plus grande, tandis qu’aux extré-
- mités la pression est réduite considérablement et transformée en vitesse des filets liquides. Quand les dents sont venues se pénétrer, le liquide a été chassé; mais il ne peut rentrer dans les creux que lorsque les dents ne se trouvent plus sous le plateau F.
- _ Si on prend la résultante des pressions et des dépressions (dépressions existant aux points O) qui se produisent sous le plateau, c’est la dépressisn qui l’emporte, et, en supprimant le ressort d’embrayage II, on a constaté une succion sur ce plateau correspondant à un effort de 80 kg suivant l’axe lorsque le moteur tourne à 1200 tours et que le plateau F est à i mm des satellites. On comprend que si on écarte davantage le plateau des satellites, les fentes d’huile, presque nulles lorsqu’il y a contact, deviennent de plus en plus grandes et elles finissent par débiter autant d’huile qu’en peuvent prendre les pompes. A ce moment on est débrayé. La succion a rendu nécessaire l’emploi d’un amortisseur pour obtenir un embrayage progressif et sans brutalité. Cet amortisseur à liquide a été obtenu par la pénétration de la partie K dans le pignon D. Lorsque l’on embraye, le liquide emprisonné entre les deux parties ne peut s échapper que lentement par le jeu très faible laissé entre les deux surfaces cylindriques, mais il rentre facilement lorsque l’on a débrayé.
- De nombrenses expériences ont été faites avec cet appareil au laboratoire de l’A. C. F. Yoici les résultats de 1 une d’elles effectuée avec un moteur de 3o CV, tournant à 1200 tours. Le moteur est lancé puis embrayé jusqu’à ce que le tachymèlre marque 1200. On débraye puis on embraye brusquement; au bout de 5 secondes le tachymètre marque de nouveau 1200.
- Ajoutons encore que l’appareil est auto-régulateur, c est-à-dire qu’il donne de lui-même la progression maxima compatible avec la puissance du moteur. D’autre part, il permet de démarrer très vite sans faire patiner les roues.
- Enfin la puissance transmise diminue comme le carré de la quantité dont on débraye, depuis o jusqu à i5 mm. A i5 mm on ne transmet plus rien. — L inventeur est M. G. Flersheim, 47j boulevard de Courcelles, Paris.
- *>> Objets utiles
- Pèse-lettres bilatéral. — C’est un de ces ingénieux petits appareils qui semblent construits avec rien et, malgré leur apparence rudimentaire, n’en rendent pas moins de très réels services.
- Deux secteurs en métal découpé peuvent osciller autour d’un même axe fixe horizontal. A chacun d’eux est fixée une tige faisant partie intégrante du plateau porte-lellre. Suivant le poids que supporte ce plateau
- Pèse-lettres bilatéral.
- t
- les secteurs tournent d’un angle plus ou moins considérable autour de leur axe fixe; ils s’ouvrent comme les deux branches d’un compas; et cet angle d’ouverture se lit aisément sur les cercles que porte l’un d’eux, et mesure le poids supporté par le plateau. Du reste les cercles sont directement gradués en grammes. Cetfe petite machine fait un excellent pèse-lettre très suffisamment précis. —Elle est fabriquée par M. Kratz-Boussac, rue Martel, Paris.
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- VARIETES
- La rencontre céleste du 19 mai prochain. Le passage de la comète devant le Soleil sera visible à Paris. — Un grand mouvement de curiosité astronomique se trouve actuellement suscité par l’approche de la comète de Halley, que la Terre doit traverser dans quelques jours, dans la nuit du 18 au ig mai. À l’intérêt scientifique qui s’attache à l’observation d’un phénomène rarissime s’ajoute, dans le public principalement, une curiosité, mêlée de crainte,’au sujet d’une rencontre dont les conséquences ont été parfois exagérées, bien à tort.
- Nous avons donné ici même, depuis plusieurs mois, une série d’articles et de notes sur les comètes et la rédaction a si bien compris l’importance de cette question, qu’elle y a consacré entièrement l’un des derniers numéros (1926) de La Nature.
- Il semblerait donc inutile de revenir aujourd’hui sur ce sujet si la production astronomique mondiale, qui, chaque jour, amène de nouveaux progrès, de nouvelles observations, ne nous y obligeait afin d’annoncer à nos lecteurs, d’après les derniers documents publiés, ce qu’ils devront particulièrement observer vers le 19 mai et leur apprendre en outre que, d’après des calculs récents, le passage de la comète devant le Soleil sera observable à Paris.
- Tout le monde a pu, ces jours derniers, observer la comète de Halley, le matin, un peu avant l’arrivée du jour. En effet, depuis le milieu d’avril, elle a été visible dans l’aurore, quoique beaucoup moins lumineuse et avec une queue moins longue qu’on ne l’espérait.
- Elle a pu être retrouvée le lundi 18 avril, dans une éclaircie, à l’Observatoire de Paris, par M. Giacobini, et à l’Observatoire de Juvisy, par M. F. Quénisset, le même jour, dès 31' 45“ du matin. La comète présentait une coloration jaunâtre et son noyau, très brillant, était de ae à 3e grandeur environ. La tète, plus intense dans la direction du Soleil, émettait, à l’opposé, deux courtes aigrettes donnant l’apparence d’un éventail ouvert, indices d'une queue que l’éclat de l’aurore effaçait entièrement. Cet éclat du jour a empêché de prendre des photographies.
- M. Quénisset a pu suivre, à l’aide de l’équatorial de om,24, le noyau de la comète jusqu’à 4h55m, quelques minutes seulement avant le lever du Soleil qui s’effectuait à 5K 7”1. Depuis, la comète a été revue, en différents endroits, avec une queue de i° à 3° environ de longueur. Son éclat a donc été assez intense et tout le monde a pu l’observer, à l’œil nu, le matin entre 3 heures et 4 heures, en s’aidant de la carte que nous avons donnée aun° 1912, à i5° environ à gauche de Vénus et d’une jumelle ou d’une lunette à grand champ. Il fallait cependant la chercher avec attention pour la trouver.
- Le mauvais temps, dans nos régions, a beaucoup gêné les observations et les photographies de la comète sont généralement mauvaises, le jour faisant son apparition en même temps que l’astre chevelu.
- Quel sera l’éclat maximum de la comète dans le courant de mai? Celte question a fait l’objet d’une étude spéciale de M. Ebell, parue dans les Astronomische Nachrichten, n° 44o°- Comme il n’est pas possible de déterminer l’éclat d’une comète uniquement par le calcul, l’auteur a essayé de l’évaluer d’après les grandeurs observées lors de la précédente apparition de 1835. En prenant l’époque du passage au périhélie pour origine, M. Ebell a reconnu que la variation d’éclat, en i835, a été analogue, avant le passage au périhélie, à celle qui résulte des observations de la fin de 1909 et du début de 1910. Pour ces deux apparitions, la variation lumineuse est tout à fait comparable. M. Ebell conclut, de ses calculs, qüe, dans le milieu de mai, la comète de Halley sera aussi éclatante qu’en 1835 et rappellera la comète 1910 a que nous avons décrite ici (n° 1926). Elle sera visible à l’œil nu jusqu’à la fin de juillet, le soir, après le coucher du Soleil, à partir du 19 mai.
- M. Henri Mémery, de la Société astronomique de France, conseille d’observer avec attention les variations d’éclat que pourra présenter la comète de Halley
- et de placer en regard les variations de l’activité solaire. M. Bosler, reprenant une hypothèse avancée avec de grandes réserves par M. Berberich, a montré, en effet, qu’il existe une correspondance assez étroite entre l’éclat de la comète d’Encke à chacun de ses retours et la ph ase de la période solaire. D’ailleurs, dès 1898, M. Des-landres, directeur de l’Observatoire de Meudon, s’était demandé s’il n’existe pas une corrélation entre les taches solaires et les changements d’éclat d’une comète, modifications qui pourraient se produire lors du passage d’uue comète par le rayon qui va de la tache au centre du Soleil., Le travail de M. Bosler, mettant en évidence cette corrélation pour l’éclat général de la comète d’Encke avec la phase de l’activité solaire, donne donc un intérêt spécial à l’élude de la comète de Halley et de ses variations d’éclat.
- Il convient, ainsi que nous l’avons déjà recommandé, d’observer attentivement la voûte céleste du 17 au 20 mai et de noter les apparences qu’elle présentera.
- La Lune gênera en partie les observations, le matin du 19 mai et surtout le soir du même jour.
- En effet, elle sera au Premier Quartier le 16 mai et Pleine le 24. Le 17 mai, elle se couchera à 2h iom du malin, le 18 à 2h 27“ et le 19 à 2h 43m. Le même jour, 19 mai, le Soleil se lèvera à 4lli6m; on pourra donc espérer, lorsque la Lune sera sur le point de dispa-
- Nord
- Passage do la comète de Halle}’devant le Soleil, le 19 mai au matin (temps moyen de Greenwich).
- raître à l’horizon et avant l’arrivée du jour, jouir du curieux spectacle du ciel illuminé, au moins à l’Est, par la queue de la comète.
- M. Pickering pense que des bolides et des étoiles filantes auront été observés depuis le 6 mai, date de l’arrivée de la Terre à proximité de l’orbite cométaire.
- Le 3o juin 1861, lors du passage de la Terre dans la queue de la grande comète, l’astronome Hind a remarqué une lueur phosphorescente particulière et M. Lowe constata un aspect jaune blafard du ciel, le Soleil étant au-dessus de 1 horizon.
- Le 19 mai, au matin, la longitude de la queue de la comète sera de 235° environ. Elle aboutira dans la direction de l’Etoile Antarès. Il conviendra ainsi d’observer la région du Scorpion. Si les observations sont satisfaisantes, elles nous feront connaître la forme de la section de la queue : circulaire, elliptique, irrégulière, si la queue est pleine, creuse, etc. M. Deseilligny conseille également d’observer la Lune et son voisinage le 19 mai au matin. On ne peut prévoir quelle apparence sera offerte par le passage de la Lune dans la queue et il est toujours bon d’attirer l’attention sur une observation possible, même si aucun phénomène n’est attendu.
- Les calculs avaient établi depuis longtemps déjà que la Terre devait traverser la queue de la comète le 18 mai prochain, à 14 heures, soit le 19 mai, à 2 heures du matin. De la sorte, si nous pouvions observer les apparences nocturnes de la queue, le passage devant le Soleil était réservé à d’autres contrées. Or, une excellente nouvelle a été annoncée par la revue américaine Popular Aslronomy. Il est probable que le passage de la tête
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- VARIETES
- de la comète devant le Soleil sera visible à Paris.
- La revue en question vient de publier le croquis ci-dessus (voy. fig.) qui montre la trajectoire suivie par la comète devant le Soleil. Les heures sont données en temps astronomique de Greenwich, compté de midi à midi. Nous voyons donc que le noyau de la comète, d’après ce dernier calcul, entrera sur le disque solaire, par l’Ouest (droite), à i5h5om ce qui correspond au 19 mai, à 311 59“ du matin, en temps civil de Paris. La sortie aura lieu à l’Est (gauche), le 18 mai, à i6h 48"' (temps de Greemvich), soit le 19 mai à 41' 57'”, temps de Paris.
- Le Soleil se levant à Paris, le 19 mai, à 4h 16m, il sortira donc de l’horizon avec le noyau de la comète projeté dessus et il s’écoulera 40 minutes environ pendant lesquelles on pourra, de Paris, observer l’unique et rarissime spectacle de la comète de Halley projetée sur le Soleil.
- La tête de la comète ayant alors un diamètre apparent supérieur à celui du Soleil, le disque entier de ce dernier sera recouvert par la comète.
- Verra-t-on quelque chose?
- Il est impossible de répondre actuellement à cette question. La grande comète de 1882, si brillante qu’on put la suivre au télescope jusqu’à son contact avec le limbe du Soleil, devint entièrement invisible devant celui-ci (à tel point que certains observateurs se demandèrent si elle n’était pas passée derrière).
- M. Pickering, qui rappelait cette curieuse disparition dans un récent article du Popular Astronomy ajoute que, de toute façon, le noyau cométaire projeté sur le Soleil devrait paraître obscur. Si le noyau est composé d’un
- essaim de météores et d’une petite quantité de gaz extrêmement raréfié, le passage du 19 mai fournira une occasion exceptionnelle de déterminer les dimensions maxima des corpuscules composant la tête. A la distance de 28 millions de kilomètres, distance qui nous séparera du noyau le 19 mai au matin, une masse opaque de 120 kilomètres de diamètre offirirait un diamètre apparent de o",i environ. Les grands réfracteurs permettraient peut-être de reconnaître des points noirs de cette dimension qui est réduite, il est vrai, par l’irradiation.
- Tout nous fait penser que ce passage de la Terre dans la queue de la comète de Halley est géométriquement inévitable pour le 19 mai prochain. Le développement de la queue, deux mois avant le passage au périhélie, laissait espérer une grande extension de cet appendice. Mais les dernières observations ont révélé une longueur très faible de la queue, qui de la sorte, pourrait ne pas s’étendre jusqu’à la Terre. Cette rencontre pourrait encore ne pas avoir lieu si la queue offrait, comme cela s’est souvent présenté pour d’autres comètes, une courbure sensible. Mais, d’une étude récente à laquelle s’est livré M. Flammarion d’après l’ensemble des apparitions anciennes de la comète de Halley, il résulte que la queue de cet astre a toujours été rectiligne. Nous devrons donc passer dedans, si la longueur est suffisante, au moment où le Soleil, le noyau de la comète et la Terre seront en ligne droite.
- Il ne nous restera plus qu’un souhait à formuler : c’est que de malencontreux nuages ne viennent pas, le 19 mai, interdire une observation probablement unique dans les annales de la Terre. Em. Touchet.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- ose
- CSA
- Pour dessouder sans danger les bidons d’essence. — On sait que l’usage se répand de plus en plus, pour les expéditions d’essences en récipients métalliques, de souder une rondelle de métal sur le bouchon pour prévenir à la fois les fuites et l’introduction d’air.
- Pour enlever cette rondelle il suffit de chauffer un fer à souder et de déposer sur la couche d’étain une petite quantité d’acide stéarique ou de suif.
- Le fer à souder, grâce à cet enduit, se trouve en contact complet avec une surface entièrement décapée et facile à liquéfier. L’étain fond et peut être éjecté par un simple mouvement de main, la rondelle vient ensuite sans peine et le bouchon peut être enlevé par les procédés ordinaires sans détériorer le bidon.
- Conservation des pommes de terre destinées à la plantation.— Il arrive fort souvent que dans une touffe de pommes de terre, un certain nombre de tubercules issus d’un même plant ne se développent que très incomplètement : on dit que la variété dégénère ou que les pommes de terre plantées sont « filandières ». Cette atrophie, attribuée tantôt a une régression de la variété vers l’ancêtre non sélectionné, tantôt au mode de reproduction par bouture et non par semis, provient comme vient de le montrer M. Parisot, directeur de la Station agronomique de Rennes, d’une sorte d’intoxication des tubercules improductifs par l’anhydride carbonique.
- On sait, en effet, que les plantes même à l’état de graines, de fruits, de tubercules continuent à vivre de façon extrêmement ralentie : elles respirent et produisent du gaz carbonique aux dépens de l’air et du carbone de leurs tissus. Dans tous les tas et silos de pommes de terre conservées d’une année à l’autre en vue de la plantation, il se produit ainsi une certaine quantité de gaz toxique. Les expériences de M. Parisot mirent en évidence le fait qu’à doses atteignant 4° à 5o dix-millièmes d’anhydride carbonique dans l’atmosphère des silos, il y avait action toxique sur les tubercules et diminution correspondante de leur fécondité normale.
- Le remède bien simple consiste soit à conserver les pommes de terre de façon à ce qu’il se forme le moins
- possible d’anhydride carbonique : la respiration étant moins active à basse température, on doit placer au frais les tas de tubercules; soit à éliminer le gaz toxique avant que par son abondance il nuise à l’évolution de la plante. Pour cela, on fera des petits tas facilitant la diffusion du gaz carbonique, ou l’on brassera les silos comme le font d’ailleurs déjà certains cultivateurs qui constatèrent empiriquement les bons effets du traitement (les brassages doivent surtout être répétés à la fin de l’hiver quand les pommes de terre germent et respirent activement). Le drainage du gaz carbonique par l’établissement de cheminées dites « d’appel », par l’accumulation en tas plus épais au-dessus d’un plancher à claire-voie, l’emploi d’absorbants comme la chaux permettent d’arriver au même résultat. L’observation montre que la filosité est extrêmement rare partout où l’on applique ces procédés de conservation.
- Méthode magnétique pour diminuer le frottement des engrenages. — Cette méthode, qui est en réalité peu pratique, a du moins l’avantage d’être originale.
- Les dents de la roue calée sur l’arbre moteur sont aimantées au moyen de bobines convenablement agencées et traversées par un courant électrique.
- Les dents de la roue qui engrènent avec cette roue motrice sont aimantées delà même manière, mais comme le courant est orienté de manière que les dents soient des pôles magnétiques de même nom, il en résulte une répulsion constante qui fait que les dents se touchent à peine, ce qui diminue le frottement et l’usure.
- Ce procédé n’est pratique que dans des cas spéciaux d’engrenage à grande vitesse transmettant des efforts faibles, car dans le cas contraire la dépense de courant pour éviter le frottement serait bien supérieure et à la dépense d’huile et au frottement absorbé par des dents non aimantées.
- Pour faire disparaître l’odeur du pétrole. — Prend re du lait de chaux, additionné d’une très petite quantité de chlorure de chaux, et en laver le récipient ayant contenu le pétrole.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les laits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond egalement, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Le ciment armé et la cathédrale de Reims. — Les
- quatre photographies qui illustrent cet article (n° 1928, p. 367) proviennent de M. F. Rothier, photographe à Reims.
- Renseignements. — M. Balsac, à Oran. — Tribromo-naphtol désinfectant : Il n’a pas été publié de formule exacte de la solution en question; mais, d’après les indications de l’auteur, il suffirait de dissoudre une certaine quantité donnée de tribromo-naphtol dans une solution alcaline étendue (soude ou potasse), puis d’étendre avec de l’eau de façon à réaliser la dilution de i/25oooo6 démontrée comme suffisante.
- Cercle Lo Pardal. — Aucun cuir ne résiste longtemps à de pareils efforts et à de tels effets calorifiques.
- M. L. T., 5a 991, à Paris. — Yous trouverez chez tous les marchands de couleur de bons vernis pour cuivre. Vous pouvez aussi en préparer vous-même. En voici
- une recette :
- Gomme laque en grains (pulvérisée) . . 90 grammes.
- Gopal...................................... 3o —
- Sang-dragon................................. 1
- Santal rouge................................ 1 —
- Verre pilé (pour activer la dissolution). 1 Alcool fort................................600 —
- M. de Tervall, à Châtillon. — Pour pouvoir enlever ledit bouchon de carafe, faire subir au goulot un échauf-fement assez violent qui le dilate : le procédé le plus simple et le plus sûr, classique du reste, consiste à en-
- rouler une ficelle autour du goulot et à tirer rapidement et alternativement sur l’un et l’autre brin; le frottement échauffe rapidement le goulot et le bouchon s’enlève tout naturellement.
- M. Ilallaire, à Neuilly. — C’est par suite d’une erreur que vous n’avez pas eu plus tôt notre réponse, à laquelle d’ailleurs il faudrait pouvoir donner une très grande extension pour une explication très détaillée de ces diverses apparences. Cependant, comme vous le supposez, la position apparente de la lune est bien due au déplacement en latitude de l’observateur, et l’on peut retrouver, suivant les époques, des aspects analogues dans l’hémisphère sud, mais pour des phases opposées.
- M. le lieutenant Dardelet, à Ajaccio. — L’effet que vous nous signalez : la déformation de l’aspect d’une automobile photographiée à toute vitesse, s’observe souvent sur les photographies d’automobile ; il nous paraît dû à ce fait que les photographies sont toujours prises à des moments où l’automobile effectue un virage; son inclinaison sur le sol est considérable, en raison de la grande vitesse, la voiture cesse de se présenter normalement devant l’objectif et son image se trouve déformée en conséquence.
- Réponse. — M. Tournos, à Bordeaux. — Les heures données dans le Bulletin astronomique du n° 1924 pour le lever de la comète de Halley sont bien exactes : 21145” le iG1 mai et 2h45m pour le i5. La comète se déplace bien sur le ciel du Ier au i5 mai, dans le sens direct et un peu plus vite que le Soleil. Il semble donc qu’en se rapprochant de celui-ci elle devrait se lever plus tard; mais, par contre, sa déclinaison boréale augmente (8°i3' le ier mai; i4°36' le i5) et ainsi elle se lève plus tôt. Finalement, il y a juste compensation et, du Ier au i5 mai, il en résulte que la comète se lèvera tous les jours sensiblement à la même heure.
- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Le forçage des bruyères : J. Boyer. — Le rival du boomerang : V. Fokbin. — Les cerfs-volants militaires montés : G. Ghalma-rès. — Le problème de l’hélice et de la turbine : Réducteur de vitesse pour turbines marines : R. Bonnin. — Les poudres sans fumée : Louis Serve. — Le ciment armé à la cathédrale de Reims : Son emploi pour la conservation des monuments historiques : Carles-Henri Besnard.
- Supplément. — L’industrie des stations hydrominérales et climatiques en France. — Protection des sites et monuments. — Observations de la comète de Halley et de Jupiter à Ténériffe. — De Londres à Manchester en aéroplane. — L’action déter-sive des solutions de savon. — Le strabisme en Bretagne. — La production du caoutchouc dans l’Angola.
- Formulaire de Vélectricien et du mécanicien de E. Hos-pitallier, 24e édition, par G. Roux. 1 vol. i23o pages. Masson et Ci0, éditeurs, Paris, 1910.
- L’édition de 1910 du célèbre formulaire créé par Hospitallier se signale par d’intéressantes innovations. Déjà en 1908, il s’était augmenté d’une partie donnant les formules essentielles de la mécanique. Cette année, il est en outre enrichi de nombreux documents empruntés aux réglementations officielles ou syndicales qui régissent les industries électriques. Signalons également un chapitre nouveau rédigé parM. Ch. Sirey, résumant la Jurisprudence des installations électriques. Tous les chapitres de l’ouvrage ont été revus avec soin et mis au courant des progrès réalisés depuis la dernière édition; notons le calcul des voilures et des hélices d’aéroplanes, le calcul des constructions en ciment armé, les abaques de M. Blondel pour les conducteurs en cuivre, ceux de M. Dusaugey pour l'aluminium, la refonte du chapitre des turbines
- à vapeur, de celui des lampes à filament métallique, et de l’électrothermie. En résumé, beaucoup de matières condensées sous un faible volume.
- Les compteurs électriques à courants continus et à courants alternatifs, par Louis Barbillion, directeur de l’Institut électrotechnique de Grenoble, avec la collaboration de G. Ferroux. Volume in-16 (19-12) de vii-226 p,, avec 124 fig. Gauthier-Villars, éditeur. Paris, 1910. Prix : 3Ir,25.
- Les compteurs électriques sont légion. La claire étude de M. Barbillion jettera un peu de lumière sur ces appareils trop mal connus du public qui les utilise.
- Du téléphone Bell aux multiples automatiques, essai sur les origines et le développement du téléphone, par Albert Turpain, professeur de physique à la Faculté des sciences de l’Université de Poitiers. In-8° (25-16) de 186 p. avec 123 fig. 1910. Gauthier-Villars, libraire-éditeur. Paris. Prix : 5 fr.
- M. Turpain a voulu nous conter l’histoire de la naissance du téléphone et nous montrer comment il s’est adapté aux besoins industriels. Son exposé porte donc surtout sur les grands appareils centraux qui constituent les bureaux téléphoniques modernes. L’étude des transmetteurs, récepteurs, appareils d’abonnés, n’est faite que d’un point de vue général ; ainsi réduit, cet examen de la technique téléphonique gagne en clarté. L’ouvrage rendra de très réels services.
- Carte Michelin, France en 47 feuilles, pour tourisme, automobilisme, cyclisme. Environs de Paris. — Paris-Nord. Paris. Ch. Delagrave, 1 feuille pliée de 96 X 38. Prix : 1 franc.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Paris à Constantinople. Guides-Joanne. Nouvelle édition 1918-1909, avec 22 plans et panoramas. Prix : i5 fr.
- Cette nouvelle édition donne les plus utiles renseignements, non seulement sur Constantinople mais encore sur ses environs d’Europe et d’Asie jusqu’à Angora et Konia. La description des voies d’accès comprend Budapest, la Serbie et les principales villes de Turquie, Bulgarie, Roumanie. On y a ajouté Smyrne et les îles de Rhodes et de Chypre.
- Les Aéroplanes de 1910, par R. de Gaston, secrétaire delà Société'française de Navigation Aérienne, avec une préface de M. J. Armengaud jeune et une Etude sur les hélices, par M. Y. Tatin. Librairie aéronautique, 3a, rue Madame, éditeur, Paris. Prix : 4 francs.
- Cet ouvrage, sous une forme claire et d’une très heureuse disposition typographique, donne une monographie technique de chacun des aéroplanes, actuellement en activité.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om
- 3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT Dü CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 2 mai 1910 . . 5°,9 E. N. E. 2. l’luie. 5,0 Couv. ; pi de 1 h. 43 à 9 h. ; halo.
- Mardi 3 7°.5 N. 3. Couvert T> IVesq. couv. ; rosée.
- Mercredi 4 5°,9 S. S. W. 2. l’luie. 1.7 Très nuageux; petites pluies entre 0 h. et 12 h.
- Jeudi 5 5°.3 S. S. W. 2. Nuageux. 1 2 l’resq. couv.; gel. bl.; halo: goutt. ou petite pi. entre 12 h. et 20 h.
- Vendredi 6 7°.0 S. S. W. 4. Gouttes. 6,1 Couvert ; sel. hl. ; pluie la moitié du temps.
- Samedi 7 8°, 1 W. 3. Nuageux. 0,4 Très nuageux-: halo ; plnie mêlée de grêle, de 15 h. 20 à 10 h.
- Dimanche S .. 7°.3 W. S. W. 2. Beau. p.n Gelée hln 'elie: nuaeeuv; pluie et erêle tonnerre, l'après-midi.
- MAI 1910. — SEMAINE DU LUNDI 2 AU DIMANCHE 8 MAI 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent ; courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus nunce, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 29 avril au 7 mai. — Le 29. Déplacement vers 1E. de la dépression des îles Feroé : Christiansund, 749; fortes pressions sur la péninsule Ibérique et l’Irlande : Yaléncia, 706. Pluies sur le N.-O. ; en France : Dunkerque, Cherbourg, Brest, 3. Temp. du matin : Haparan la, —70; Paris, 8; Alger, 17; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 8°,4 (normale : n°,4). — Le 3o. Fortes pressions sur l’Atlantique, l’Ecosse, l’Allemagne occidentale : Irlande, 773; Açores, 775 ; dépressions sur la Norvège et sur l’Italie : Bodoe, 752; Naples, 7.Ç3. Pluies sur presque toute l’Europe; en France : Biarrilz, 5; Besançon, 4; Clermont-Ferrand, 3; Paris, Lorient, 1. Temp. du matin : Seydisfjord, 20; Paris, 6; Alger, 16; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 7°,6 (normale : ii°,4)- — Le Ier mai. Hausse de pression sur presque toute l’Europe : N.-E. et Centre, 765; Irlande, Açores, 775; dépressions sur la Méditerranée orientale et sur l’Islande. Pluies sur le Danemark, les Pays-Bas, l’Allemagne. Temp. du matin : Haparanda, — i°; Paris, 7; Alger, 14; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 8°,6 (normale : n°,5). — Le 2. Fortes pressions persistant sur l’Atlantique et l’O. : Açores, 776; Irlande, 772; dépression sur l’Italie : Naples, 761. Pluies sur presque toute l’Europe; en France ; Dunkerque, 11; Paris, 5; Charleville, 4; Marseille, Besançon, 2. Temp. du matin : Haparanda, o°; Paris, 6; Alger, 14; Puy de Dôme, —-2) moyenne à Paris : 8°,i (normale : n0,6). — Le 3. Profonde dépression sur la Méditerranée et le S.-E. : Hermanstadt, 744; Rome, Naples, 747!; pression supérieure à 765 sur l’Angleterre et l’O. de la France;
- Açores, 766. Pluies sur tout le continent; en France : Limoges, i5; Calais, 10; Besançon, 9; Le Mans, 7; Biarritz, Paris, 6. Temp. du malin : Seydisfjord, — i°; Paris, 6; Alger, 19; Puy de Dôme, —1; moyenne à Paris : 9°,3 (normale : 1 i0,f). — Le 4- Pression en baisse, ne demeurant supérieure à 76) que sur l’Irlande et la Bretagne; dépression sur le S.-E. : Lemberg, 74$ ; îles Feroé, y5o. Pluies sur toute l’Europe; en France : Perpignan, Paris, 1; Brest, 2; Le Havre, 3; Dunkerque, 6; Cherbourg, 12. Temp. du matin : Uleaborg, 20; Paris, 6; Alger, 17; Puy de Dôme, —2; moyenne à Paris : 7°,i (normale n°,9). — Le 5. Dépression sur tout le N.-O. : îles Feroé, 739; Irlande, 747; Nice, 752;.Açores, 774. Pluies sur toute l’Europe ; en France : Cherbourg, 8; Belfort, Paris, 2; Brest, Le Havre, Calais, 1. Temp. du matin : Belfort, 3°; Paris, 5; Alger, 16; Puy de Dôme, —4; moyenne à Paris : 6°,5 (normale : 120). — Le 6. Extension de la dépression du N.-O. vers l’E. et le S. : Feroé, 733; Christiansund, 739; Irlande, 741; Açores, 772. Pluies sur toute l’Europe; en France : Dunkerque, 7; Brest, Bordeaux, 3; Limoges, Nancy, 2; Paris, 1. Temp. du matin : Yardoe, 3°; Paris, 7; Alger, 17; Puy de Dôme, o; moyenne, à Paris : 90 (normale ' 12°,i). — Le 7. Christiansund, 739; Espagne, 765. Pluies sur le N. et l’O. ; en France : Nancy, 19; Charleville, 9; Besançon, 7; Paris, 6; Le Mans, Limoges, 5; Lorient, 2. Temp. du matin : Shields, 3°; Paris, 8; Alger, 21; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : 9°,4 (normale : i2°,2). — Phases de la Lune -. Dernier Quartier le 2, à 1 h. 3g m. du soir.
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- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, 'Boulevard Saint-Germain, Taris (Yte)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1930 — 21 MAI 1910
- SUPPLÉMENT
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- INFORMATIONS
- G&y,
- Avis de l’Administration. — L’échéance du 3i mai étant l’une des plus chargées de l’année, nous prions instamment MM. les abonnés, dont l’abonnement se termine avec le numéro du 28 mai (n° 1931), de nous faire parvenir, soit par leur libraire, soit directement, le montant de leur renouvellement avant cette époque. Une quittance, pour une même durée que l’abonnement précédent, sera, à Paris et dans les départements, présentée dés les premiers jours de juin aux abonnés qui, préférant ce mode de recouvrement, n’auront pas, avant le i*r juin, renouvelé ou donné ordre contraire. — Tout abonné à La Nature peut, en renouvelant son abonnement pour une année entière, recevoir les Tables décennales (3 volumes, 1873 à 1882 — 1883 à 1892 — 1892 à 1902), au prix de 18 francs au lieu de 26 francs.
- Arrivée de la comète de Halley. — La comète de Halley, au moment d’arriver au voisinage de la Terre, s’est montrée avec une grande extension, contrairement aux craintes que l’on pouvait avoir d’après les premières observations. Mais il faut reconnaître que la position défavorable de l’astre chevelu perdu dans la clarté de l’aurore était pour beaucoup sans doute dans le peu d’importance qu’il semblait avoir. La date de fabrication de notre numéro nous empêche de relater en détail les phases de la rencontre qui a lieu au moment où le tirage s’effectue. Mais comme prélude de cet événement, dont nous reparlerons la semaine prochaine, nous pouvons faire connaître les premières observations faites au voisinage de l’astre. Le 16 mai, à 21'i5 du matin, notre collaborateur L. Rudaux a pu apercevoir, à son observatoire de Donville, l’immense queue de la comète comme une traînée rectiligne assez large et pâle se levant dans le ciel avant la clarté de l’aurore qui jusque-là gênait les observations. La longueur apparente était de plus de 6o° et alors que le noyau restait invisible, très voisin du Soleil, on pouvait voir ainsi la partie extrême de la queue que doit traverser la Terre.1 Rappelons à ce sujet que cette traversée doit s’effectuer à une vitesse de 276000 km à l’heure, la comète venant à notre rencontre à l’allure de 170000 km, tandis que nous-même courons presque aussi vite, à 106000 km;
- Nécrologie : Bernard Brunhes. — Nous apprenons avec le plus vif regret la mort dé M. Bernard Brunhes, le distingué directeur de l’Observatoire du Puy-de-Dôme, professeur de physique à la Faculté des sciences de Clermont-Ferrand. M. Bernard Brunhes était un savant et un professeur des plus remarquables; il laisse des œuvres de grande valeur. Sa mort prématurée est une grande perte pour la science et l’enseignement français. Né à Toulouse en 1867, successivement maître de conférence à l'Université de Lille, professeur à l’Uni-
- versité de Dijon, puis à Clermont-Ferrand, il a écrit une thèse sur la réflexion cristalline interne, des études sur le magnétisme terrestre, les rayons X, la météorologie, et en tout dernier lieu un très bel ouvrage : La dégradation de l’énergie, livre à la fois de vulgarisation scientifique et de haute philosophie. M. Brunhes avait fait de l’Observatoire du Puy-de-Dôme un observatoire remarquablement outillé pour les études météorologiques.
- La Société des amis du Muséum. — Nos lecteurs connaissent les efforts de la Société des amis du Muséum, qui s’est vaillamment donné à tâche de développer la richesse et l’activité de notre grand conservatoire scientifique. Elle a tout dernièrement tenu son assemblée générale, et M. Ed. Perrier a eu la satisfaction de signaler quelques-uns des résultats déjà obtenus par le jeune groupement : acquisition du très bel ichtyosaure de la galerie de paléontologie, des dessins originaux de l’entomologiste Geoffroy, de l’herbier des algues de M. Bornet. M. Perrier a indiqué ensuite l’étendue des désastres causés par l’inondation, puis tracé un plan idéal des constructions et des installations nécessitées par l’accroissement des collections. Une très belle conférence de M. Mesnil, de l’Institut Pasteur, sur les trypanosomes, a clôturé la réunion.
- La fabrication de la pierre artificielle. — On peut fabriquer avec du sable et de la chaux une sorte de pierre artificielle qui peut suppléer avantageusement dans certaines circonstances économiques les pierres naturelles. Le mélange de sable et de chaux est introduit dans des moules, soumis à l’action de la vapeur ou de l’eau chaude sous une pression croissante, maintenue quelque temps à 9 ou 10 atmosphères, puis enlevé des moules et utilisé tel quel. La meilleure proportion de chaux à employer est d’environ 10 pour 100; il faut que la totalité de la masse soit saturée d’eau ou de vapeur le plus tôt possible au commencement de la fabrication. Ces pierres artificielles résistent à des pressions élevées et constituent de bons matériaux de construction.
- La législation de la potasse en Allemagne. — On
- sait que l’Allemagne avec ses gisements de sels potassiques de Stassfurth, et d’Alsace, ces derniers tout récemment découverts, détient un monopole à peu près exclusif. Le marché de sels de potasse présente une importance toute particulière; ces sels constituent d’une part un engrais indispensable à l’agriculture, d’autre part ils sont nécessaires dans la fabrication du salpêtre, du chlorate de potasse, donc dans celle de la poudre noire et d’un grand nombre d’explosifs. A ces deux titres, la plupart des pays se trouvent être tributaires de l’Allemagne. On comprendra donc aisément l’universelle répercussion que vont avoir les toutes récentes mesures législatives arrêtées par le Reichstag. Elles
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- instituent, sous le contrôle de l’Etat, un syndicat obligatoire de mines de potasse de l’empire. La loi fixe les conditions d’exploitation et de vente de ce produit minéral. La production des mines sera dorénavant déterminée annuellement. Le gouvernement fixe le prix de vente pour la consommation intérieure et impose à toute mine nouvelle une période d’attente de 5 ans avant de pouvoir participer à la vente. Cette loi a été réclamée, dit-on, par l’industrie de la potasse; entendez par le tout-puissant trust des mines de Stassfurth, inquiet de voir s’élever à côté de lui un autre groupe, celui des gisements alsaciens, aussi riches que les gisements de $tassfurth, donc concurrent éventuel fort dangereux. Ce rival redoutable se trouve ainsi étouffé dès le berceau, au grand détriment de l’industrie mondiale, qui a pu un instant compter sur lui pour échapper à la tyrannie commerciale du trust de Stassfurth. Celle-ci va devenir plus impérieuse encore que par le passé, et ce sera sans doute une faute; l’histoire industrielle abonde en exemples qui prouvent que l’on ne peut pas impunément violenter les lois économiques de la libre concurrence. Faut-il rappeler les droits de sortie que le gouvernement sicilien imposa autrefois au soufre dont la Sicile avait à cette époque le monopole ; c est alors que Michel Perret découvrit son procédé pour fabriquer directement l’acide sulfurique à partir des pyrites, produit naturel beaucoup plus répandu que le soufre ; la vente de ce dernier tomba presque à zéro. Pareille mésaventure pourrait arriver aux trop exigeants marchands de potasse. La potasse est très répandue dans la nature à l’état combiné dans les roches granitiques ; il sera peut-être, un jour, plus simple et plus sûr d extraire industriellement du granité les sels potassiques nécessaires à l’agriculture et à la défense nationales, que de les acheter à l’Etat allemand.
- Les incendies à Paris en 1909. — On vient de publier la statistique pour 1909 des incendies où le régiment des sapeurs-pompiers parisiens a été appelé : il y a eu 2167 incendies dont 4*3 ont causé des dégâts évalué à plus de 1000 francs. Dans 1806 cas, il y avait assurance contre les pertes mobilières; dans 2142 cas, contre les pertes immobilières. Les évaluations des dégâts portent les pertes subies dans les 2167 cas d’incendie à 5 933 6i8 fr., dont 5 649 000 fr. pour les 4i3 feux déclarés comme ayant produit des dégâts de 1000 fr. et au-dessus, soit une moyenne de i3 680 fr. par incendie et 183718 fr. pour les 1754 autres feux, soit une moyenne de 161 fr. par incendie. Ces évaluations, bien entendu, ne sont qu’approximatives. Le chiffre qu’elles indiquent, en tout cas. constitue un maximum. 187 incendies ont été causés par l’inflammation d’alcool, d’éther ou d’essence, 162 par des lampes à essence, 126 par des lampes à pétrole, 79 par des lampes à alcool, 69 par des fuites de gaz, 53 par la lumière électrique ; 2 incendies ont été provoqués par la foudre, 5 personnes sont mortes au cours d’incendies. Les pompiers ont sauvé 23 personnes. En 1909, on a relevé également 1892 feux de cheminées. Signalons pour terminer que les dépenses nettes du régiment de sapeurs-pompiers se sont élevées à 2 780 54ofr. 5o pour une population de 2763 3g3 habitants, soit 1 fr. par habitant et par an.
- Les effets de la fumée de tabac. — Dans le but de permettre aux physiologistes une détermination vraiment scientifique des effets toxiques déterminés par la fumée de tabac sur l’organisme humain, des milliers d’animaux ont souffert et péri dans les. laboratoires, victimes d’injections intraveineuses de nicotine. On a fini pourtant par s’apercevoir que leur supplice avait été parfaitement mutile, puisqu à tout prendre il avait fourni les bases d’un raisonnement faux, les fumeurs n ayant pas l’habitude de faire pénétrer par piqûre dans leur torrent circulatoire les produits nocifs résultant de la combustion du tabac. MM. Fleig et de Visme ont opéré, par contre, de façon beaucoup plus logique sur des animaux d’expérience auxquels ils ont introduit de la fumée soit dans les poumons, soit dans l’estomac, soit seulement dans la bouche. Ils ont ainsi réalisé successivement les trois cas du fumeur qui respire la fumée, qui l’avale, qui la rejette dès qu’elle a été un instant en contact avec sa muqueuse buccale. Ils se sont servis de tabac ordinaire, de Maryland et de tabac dénicotiné. Dans les deux premiers cas, la respiration s’accéléra, se fit plus ample, puis, lentement, redevint normale; le
- cœur, au contraire, se ralentit dans des proportions considérables, puis battit trop vite et au bout d’un certain temps reprit son jeu normal; sur le rein, ils observèrent en même temps une vaso-contraction brusque, puis une vaso-dilatation, alors que, dans le cerveau, ce fut exactement le contraire. Avec la fumée non avalée, et avec le caporal doux, les phénomènes furent beaucoup moins intenses. MM. Fleig et de Visme ont établi ainsi que la fumée de tabac peut avoir sur tous les organes de la vie végétative une influence néfaste. Les abstinents ne manqueront pas d'en prendre acte avec joie; mais les fumeurs vont peut-être leur répondre que de l’abus à l’usage modéré, il y a tout un monde.
- Les voies ferrées du Monde. — D’après les plus récentes statistiques, le développement des voies ferrées du Monde atteindra prochainement un million de kilomètres. A la fin de 1907, on compte une longueur de 957346 km de voies. Le Vieux Monde, Europe, Asie et Afrique, figure pour 441 279 km et le Nouveau Monde, Amérique du Nord, Amérique du Sud et Océanie, pour 516067, chacune des parties du Monde accusant les dé-
- veloppements suivants :
- Europe..........................320.879 km
- Asie............................ 9°-596 —
- Afrique......................... 29.804 —
- Amérique du Nord............43i.3g8 —
- Amérique du Sud............ 56.184. —
- Océanie......................... 28.485 —
- Ensemble............957.346 —
- La superficie du Vieux Monde est d’environ 84 millions de kilomètres carrés, savoir : Europe, 10 millions; Asie, 44 et Afrique 3o. Celle du Nouveau Monde d’environ 53 à 54 millions de kilomètres carrés, savoir : Amérique du Nord, 24 à 25 millions ; Amérique du Sud 18 et Océanie 11. En comparant les kilomètres de voies ferrées aux kilomètres carrés de superficie des continents, on trouve que le kilomètre de voie ferrée correspond, pour l’ensemble des continents, à i43 km2 de superficie en Europe à 3i km2, en Asie à 486 km2, en Afrique à 1007 km2, dans l’Amérique du Nord à 55 km2, l’Amérique du Sud à 320 km2 et l’Océanie à 386 km2. En trois années (fin 1904 à fin 1907), le nombre de kilomètres des voies a augmenté de 8,1 pour 100, soit 2,6 pour 100 en moyenne par an. Les rapports des nombres de kilomètres de voies aux superficies déterminent un rang entre les parties du Monde. Il est en concordance avec l’idée générale que l’on peut se faire du développement économique de chacune d’elles.
- Maroc : ressources minérales du Rif. — Des experts espagnols, d’après « El Telegrama del Rif », publié à Melilla le 23 janvier dernier, ont donné des indications sur les ressources minérales existantes d’El’ Guru gu, El Uixan et Monte Milon, Afra, Mohader, Cap Très Forças et des Montagnes Kebdana. El Gurugn, groupe montagneux d’origine volcanique, n’a encore révélé que l’existence de faibles ressources en minerai de fer pauvre, sans importance. El Uixan et Monte Milon, chaîne de montagne élevée, en face At-Laten, est composée, dans la masse principale de sa partie inférieure, de roches volcaniques traversées par des chaînes magnétiques. Au milieu, le quartz et les schistes apparaissent. Dans les parties élevées et sur les sommets on trouve de grandes quantités de calcaires et marbres, avec minéralisation de fer magnétique très riche. La proportion du métal excéderait 60 pour 100. Les crêtes seraient d’une grande richesse. Pour la mise en exploitation des ressources découvertes et de celles que l’on doit encore rencontrer, il serait nécessaire de faciliter l’accès de Mar Ghica ou Melilla aux navires de 3ooo ou 4000 tonnes. Les montagnes Afra offrent du quartz avec sulfure de plomb. A Mohader on a découvert du cuivre dont les dépôts sont de faible importance, Au Cap. Très Forças, un certain avenir semble exister, en ce qui concerne les minerais de fer, aux points de. contact des roches volcaniques avec les strates cristallines. Ces minerais consistent en oligiste et hématite, ils ne sont pas aussi riches qu’à Beni-bu-Ifrur. Les Montagnes Kebdana ont fourni des échantillons, permettant d admettre la possibilité de l’existence de minerais importants, par suite d’analogies relevées avec les terrains de la province d’Oran.
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- SCIENCE APPLIQUEE
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- Photographie
- Appareil « Circut » pour panorama complet. —
- Cet appareil construit par la Compagnie Kodak est destiné à donner des vues embrassant un tour d’horizon complet. Les appareils panoramiques donnent un angle plus ou moins grand suivant l’objectif employé ; ou bien un angle de i8o°, à peu près, quand on fait tourner l’objectif pendant la pose autour de son point nodal et qu’on utilise une surface sensible courbe par la couche sensible. Le « Cirent » donne 36o° sur une surface plane. Le principe et les détails relatifs à cet appareil ont été décrits dans le numéro de La Nature du 17 janvier 1891. L’invention est, de notre compatriote M. Damoizeau ; mais elle est tombée dans le domaine public depuis plusieurs années et elle vient d’être reprise, sous une forme très heureuse, par la Compagnie Kodak.
- La surface sensible est constituée par une pellicule enroulée sur un cylindre C placé à l’arrière de l’appareil. Un mouvement d’horlogerie enroule celte pellicule sur un autre cylindre parallèle au premier, et la surface sensible défile ainsi contre une fente ouverte en face de l’objectif. Si l’appareil était immobile on n’aurait dans ces conditions, au développement, qu’une traînée noire sur le cliché ; mais on peut concevoir qu’il est possible de donner à l’appareil un mouvement tel qu’il y ait pour ainsi dire équilibre entre le déplacement de la pellicule et le déplacement de l’objectif. Pour cela le pied porte une plate-forme circulaire P sur laquelle l’appareil,
- monté sur un pivot, peut tourner en parcourant le tour complet de l’horizon; c’est le même mouvement d’horlogerie qui actionne les cylindres et l’appareil. La longueur de la pellicule déi’oulée dépend du foyer de l’objectif et de l’angle embrassé par celui-ci. On peut, bien entendu, ne pas prendre le panorama complet et se borner à une partie quelconque qu’011 juge plus intéressante, il suffit d’arrêter le fonctionnement de l’appareil quand on juge le moment opportun. Dans ce cas, un index placé sur l’appareil indique à tout instant la iougneur de la pellicule déjà impressionnée et un dispositif spécial perfore la pellicule au point où l’on s’est arrêté afin de permettre de couper la bande avant le développement et de traiter avec des bains convenables chaque cliché suivant l’éclairage qu’il a reçu. Le temps de pose est réglé par des freins pneumatiques qui agissent sur le mouvement d’horlogerie pour retarder ou accélérer sa marche. Les bobines employées peuvent comme dans lous les appareils Kodaks être mises en place en plein jour.
- L’objectif est muni d’un décentrement dans le sens de la hauteur, la chambre munie d’un long tirage comporte tous les perfectionnements des chambres photographiques actuelles ; la mise au point et la mise en plaque se font comme d’habitude et l’emploi de l’appareil ne présente aucune difficulté. — L’appareil se trouve à la Compagnie Kodak, 5, avenue de l’Opéra.
- Appareil « Circut » pour panorama complot.
- «tjj'S'S* Electricité
- Installation moderne d’avertisseurs d’incendie. —
- •Kvec l’accroissement de la superficie des grandes villes 5 est montrée la nécessité d’avertissements rapides en cas de sinistres et la plupart des grandes agglomérations humaines possèdent une organisation d’avertisseurs d’incendie, quelquefois aussi de police. Chaque ayertisseur porte un numéro de référence et en cas d appel le numéro de l’avertisseur appelant est donné
- par un appareil télégraphique Morse. Le veilleur note le numéro et l’endroit et donne ce renseignement au piquet de garde. Pour avertir rapidement ce personnel on emploie des indicateurs qui comprennent un compteur avec 3 tambours, lesquels par des contacts électriques appropriés indiquent le numéro voulu pendant qu’une forte sonnerie éveille l’attention du personnel. Bien que placés dans une partie bien éclairée de la remise des pompes, l’inconvénient de ces signaux est presque toujours la difficulté de lire nettement les chiffres annoncés à moins qu’ils n’aient de grandes dimensions, ce qui rend leur emplacement incommode.
- Un système a été récemment étudié pour éviter ces inconvénients et les particularités en sont fort curieuses et très séduisantes. Le numéro est lumineux, il est produit par une série de lampes électriques dont le fonctionnement se rapproche de celui des appareils de
- Installation moderne d’avertisseurs d’incendie.
- 1. Indicateur ordinaire de numéros. — 2. Commutateur à manivelle. — 3. Chiffres et signes possibles par combinaisons. — Tableau lumineux. — 5. Manipulateur à boutons.
- réclame. A l’emplacement de chaque chiffre les lampes sont groupées pour pouvoir réaliser les chiffres de o à 9 et, de plus, des signes conventionnels suivant les groupements donnés par un commutateur multiple qui peut donner toutes les combinaisons possibles.
- Comme nous avons, dans le cas qui nous occupe, des nombres de trois chiffres, nous aurons trois combinateurs semblables. Ces combinateurs peuvent être actionnés par des boutons ordinaires sur lesquels un voyant répète le numéro correspondant au chiffre que l’on donne, ou bien par un levier manivelle manoeuvrant automatiquement les trois combinateurs. Un levier permet de couper le courant et d’éteindre ainsi toutes les lampes.
- Bien entendu un appareil Morse contrôle d’une manière effective le numéro annoncé.
- Cette installation ainsi réalisée annonce donc du service de garde à l’équipe de veille, le numéro de ]'avertisseur appelant, mais jusqu’à présent elle n’indique pas l’endroit du sinistre. Un personnel très exercé se rappelle de mémoire l’emplacement des différents numéros ou à la rigueur consulte une table; il peut aussi se tromper
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- SCIENCE APPLIQUEE
- sur le chemin le plus direct à prendre pour se rendre sur les lieux ou tout au moins hésiter.
- De toutes façons il en résulte une perte de temps qui peut avoir d’importantes conséquences. Cet inconvénient, minime en lui-même, mais grave en ce sens qu’à ce moment-là chaque minute perdue coûte très cher, est évité par la disposition suivante :
- On établit un plan de la ville intéressée à une assez grande échelle ; il comporte à la place de chaque avertisseur une petite lampe électrique recouverte par une petite glace ajourée suivant le numéro correspondant.
- Lors de l’annonce d’un sinistre, la lampe de l’avertisseur appelant s’allume en même temps qu’une grosse lampe pilote située au-dessus du plan. Cette dernière indique qu’il y a un appel. De cette façon, à la simple inspection du plan, on voit nettement le lieu du sinistre et l’on peut combiner le chemin le plus court pour s’y rendre.
- Cette installation, la plus moderne parmi toutes celles qui sont réalisées, est appelée certainement à rendre de grands services. Son invention est d’origine allemande et elle a été étudiée en vue de son application à la ville de Berlin.
- Ttygienc
- Lavabo automatique système Quintard, — Ce nouveau lavabo, destiné aux casernes, est une modification de celui imaginé par M. Devallaud, officier d’administration, et qui est également construit par M. Quintard. Il s’en distingue en ce sens que la conduite d arrivée d’eau a été placée au-dessus du lavabo et les robinets très au-dessus de la cuvette ; le constructeur est parvenu ainsi, d’abord à réaliser une économie assez sensible, ensuite les robinets sont moins sujets aux détériorations.
- Ces appareils sont entièrement métalliques et démontables ; ils comportent un châssis double A en fonte d’une seule pièce supportant le mécanisme, la tuyauterie et les cuvettes. Le mécanisme comprend deux pédales B placées alternativement de chaque côté du bâti et passant dans une mortaise. Chacune d’elles est reliée, par une tringle L à un levier contrepoids E tournant sur un axe M. Sur ce même levier se trouve une tringle L' fixée au taquet N, qui agit, par la pression du pied, sur la tête du robinet F. Le tuyau collecteur G est placé dans la gorge supérieure du bâti; il y est maintenu par le support 1 de la barre porte-serviette et son diamètre est de o,o5 m.
- L’une de ses extrémités est munie d’une bonde de vidange et l’autre d’un coude manchonné et d’une paire de brides. Les petits tuyaux individuels s’adaptent aux robinets par des raccords ; ils sont terminés par des douches D percées de 8 trous et fournissant un jet qui tombe sans pression dans la cuvette. La couche est protégée par une armature en fer O ; à chacune d’elles correspond un panier à savon J. Les cuvettes, qui s’appuient sur les supports P, sont faites en béton artné d’une seule pièce : l’écoulement des eaux est assuré par un trou avec feuillure dans laquelle vient se sceller un tuyau déversoir en zinc. La pente est donnée par le sol.
- Un certain nombre de ces appareils sont installés dans quelques casernes où ils donnent toutes satisfactions. — L’appareil se trouve chez M. Quintard, constructeur, 29, rue Grimaux, à Rochefort.
- Lavabo automatique Quintard.
- "Jouets
- Le cerceau « Le Forit ». — Les anciens voyaient dans la circonférence l’image de la perfection. Nous n’avons plus, à notre époque, de ces enthousiasmes géo-
- metriques. Et pourtant 1 antique admiration, peut-être héréditairement transmise, gît encore en quelque coin ignoré de nous-mêmes, car elle se réveille chez l’enfant et se manifeste avec éclat dans ses jeux préférés Le jeu de cerceau en est un exemple, il a franchi les siècles sans se modifier ni vieillir, trouvant toujours auprès des jeunes générations le même favorable accueil. Bien imprudent l’inventeur qui songerait à toucher à ce jouet éternel, sous prétexte de le perfectionner. On ne perfectionne pas la perfection.
- Aussi bien le cerceau « Le Font » représenté ci-contre n’a point cette prétention; pendant le jeu, il n’est et ne veut être qu’un cercle de bois ; mais avant et après, il offre une petite commodité qui a son intérêt : il est démontable, fait de 3 pièces de bois courbées qui s’emmanchent les unes dans les autres, il ne tient, une fois démonté, pour ainsi dire pas de place; il s’enferme très aisément dans un petit sac de toile, qui se porte à la main et n est pas plus encombrant qu’un sac à musique. En tramway, en voiture, le cerceau devenu « Forit » ne soulèvera plus les murmures des vieilles personnes en qui s’est aboli le respect de la courbe parfaite. — « Le horit » est en vente dans les principaux bazars.
- L Aeronette. — C’est un aéroplane ayant la forme d une hirondelle aux ailes déployées mais ne comportant pas de moteur. Le lancement se fait au moyen d’un caoutchouc tendu entre les deux branches d’une fourche qu on tient dans une main (fig. 1) tandis qu’on tire l’oiseau de l’autre main. La tête est taillée en forme de crochet de façon à saisir le caoutchouc ; quand il est bien bandé on lâche brusquement et l’oiseau prend son vol.
- La tête présente un évidement dans lequel on place
- Fig. 1. — Mode de lancement de l’Aéronette.
- Fig. 2. — Tète à ventouse faisant prise sur la cible.
- une petite tige de bois lestée quand il s’agit simplement de faire voler l’aéronette. En donnant à la queue, qui est en carton souple, différentes formes, on peut faire varier la direction du vol. C’est ainsi que l’appareil revient sur lui même au bout de quelques mètres quand on dispose les deux côtés de la queue la pointe en l’air. On peut remplacer le lest par une ventouse en caoutchouc (fig- 2) semblable à celle des fusils Eurêka ; on peut alors utiliser l’appareil pour tirer à la cible, la ventouse s’attache au but quand elle est légèrement humide et que celui-ci est constitué par une surface lisse, carton vernis ou une vitre, — L’appareil se trouve chez M. Mathieu, Galerie de Valois, Palais-Royal, Paris.
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- VARIÉTÉS
- L’avenir de la chlorophylle. — L’expression est de M. Jacques Duclaux; elle résume un très intéressant chapitre de son récent livre : La Chimie de la matière vivante1.
- On sait le rôle primordial joué par la chlorophylle : élément constitutif des parties vertes des plantes, la chlorophylle, sous l’action des rayons solaires, décompose l’acide carbonique de l’air, en assimile le carbone pour former les tissus de la plante et laisse dégager l’oxygène. Elle semble contribuer également à fixer l’azote. Ainsi, avec de l’air et de la lumière, la plante, grâce à la fonction chlorophyllienne, crée ces corps complexes, amidon, sucres, cellulose, matières azotées, qui constituent sur notre globe la base de toute nourriture animale ou de tout combustible.
- De tout temps, les chimistes ont rêvé de remplacer le lent et incertain processus de la végétation, par leurs méthodes de laboratoire : faire à volonté la synthèse de la matière organique, la fabriquer industriellement, en en puisant les éléments dans cette mine inépuisable qu’est l’atmosphère, en empruntant directement l’énergie de la radiation solaire. Une telle concurrence à la chlorophylle est, aujourd’hui, théoriquement possible : les belles synthèses organiques réussies en ces dernières années, le prouvent. Mais est-elle avantageuse, et la fonction chlorophyllienne risque-t-elle de se voir bientôt réduite à « une fonction d’agrément dont le seul rôle sera de nous créer des parterres et des jardins ? » Telle
- l. Félix Alcan, éditeur, Paris.
- est la question que pose M. Duclaux. Pour y répondre, il compare les rendements obtenus par la chlorophylle et par les chimistes. Ils ne sont pas à l’avantage des seconds.
- M. Duclaux, en tenant compte des saisons, des alternances de pluie et de beau temps, estime à io13 petites calories, la quantité d’énergie solaire reçue par un hectare de sol agricole. Dans les meilleures conditions, et avec les meilleures cultures, ce terrain rend au maximum io ooo kg de matière végétale (défalcation faite de l’eau qui peut augmenter ce poids dans des proportions considérables) ; cette matière en moyenne représente une énergie latente de combustion de 5ooo calories au kilogramme, soit 75 X io° calories pour l’hectare.
- 7 5 x I O9
- Le rendement est donc de -----------— 0,075, c’est-à-dire
- moins de 1 pour xoo.
- C’est évidemment très peu; mais le chimiste fait moins bien encore : il est forcé dans ses synthèses organiques de s’élever des corps simples à des corps complexes, comme le sucre ou l’amidon, par une chaîne de réactions nombreuses, dont chacune comporte des pertes considérables; à l’extrémité de la chaîne la perte est énorme et « les rendements tombent à presque rien ».
- Dans l’état actuel de la science, l’usine à aliments que tant de romanciers ont rêvée, pour remplacer les pénibles méthodes de culture et d’élevage, serait ruineuse. Mais, qui sait? Dans quelques centaines d’années, ce rêve, nullement absurde, peut fort bien devenir une réalité.
- HYGIENE ET SANTE
- Le danger des chalumeaux de paille. — Les maladies mycosiques, c’est-à-dire 'celles qui proviennent de champignons parasites des végétaux, semblent être beaucoup plus fréquentes depuis quelques années. Peut-être cette fréquence tient-elle à ce qu’on est mieux à même qu’autrefois de les reconnaître. En tout cas, le chiffre des observations s’est multiplié à peu près dans tous les pays. Je n’en veux pour preuve que les documents rassemblés sur cette question par le professeur Poncet et l’Ecole lyonnaise.
- L’actinomycose, la botryomycose, maladies qu’on croyait presque spéciales aux animaux, sont maintenant assez souvent observées chez l’homme. Elles sont dues à l’introduction dans les tissus de champignons résidant sur la paille, les tiges de céréales, de graminées. Machinalement on casse une brindille d’herbe, une tige de blé, machinalement encore on la mâchonne, et si par malheur le végétal est infesté de champignons, vous pouvez contracter une maladie grave et fort difficile à guérir. Pénétré de ces dangers, le Dr Crouzel, de LaRéole, signale une série d’accidents dus à l’emploi de ces fétus de paille, des chalumeaux; dans la campagne girondine, et peut-être aussi dans d’autres régions, on se sert assez communément de ces tiges en guise de compte-gouttes pour l’application des collyres. Or, ces tubes de paille ne sont pas, en général, des instruments d’une propreté immaculée. La paille est exposée aux intempéries des saisons, à la souillure de tous les germes possibles contenus dans les fumiers de ferme, dans les amas de détritus. Le plus souvent, la souillure ne sera pas grave et les germes ne seront pas foncièrement dangereux, mais dans certains cas, des microbes pathogènes véritables, tels que le bacille typhique, le streptocoque, peuvent se rencontrer dans ces déchets de tous genres, que viennent contaminer trop souvent les déjections des valides et des malades.
- Sans avoir été témoin de graves contaminations, M. Crouzel a eu à soigner plusieurs cas d’ophtalmie grave dont en fin de compte il ne put trouver la cause que dans l’emploi de chalumeaux de paille malpropre.
- J’imagine que, parmi mes lecteurs, aucun ne s’avisera de rechercher une économie aussi futile et qu’aucun n’aura à craindre de conjonctivite de semblable origine; mais dans leur entourage, à la campagne, ils peuvent être témoins de cette pratique et ne manqueront pas de signaler aux intéressés les graves conséquences qui peuvent en découler. D1 A. C.
- Le diabète et les poêles à gaz. — Les causes du diabète sont nombreuses et cette maladie peut s’observer dans certaines intoxications lentes. Dans ses belles leçons sur les substances toxiques et médicamenteuses, Claude Bernard avait montré que l’intoxication par l’oxyde de carbone pouvait amener de la glycosurie, mais cette apparition du sucre, dans les accidents de ce genre, est d’ordinaire tout à fait passagère. Le DrTour-telot de Royan vient de communiquer à la Revue de clinique quelques cas d’intoxication ayant entraîné un véritable diabète. Ces faits sont assez intéressants pour être signalés aux lecteurs de La Nature : nombreux sont les cas d’intoxication chronique par les poêles à gaz ou les poêles à combustion lente quand le tirage n’est pas bien établi, quand la ventilation de la pièce est mal assurée.
- Le Dr Tourtelot raconte, c’est, une observation personnelle, que travaillant de longues heures dans un cabinet chauffé l’hiver par une cheminée à gaz avec réflecteur, sans tuyau d’échappement, il éprouva des vertiges, du mal de tête; il ouvrait sa fenêtre, histoire de renouveler l’air et un instant après le malaise recommençait quand la fenêtre était close. Les malaises devinrent plus prononcés, l’inappétence était complète; la langue était sèche, bref petit à petit survinrent tous les signes du diabète, signes confirmés par l’examen des urines. Ne pensant pas que l’origine du mal pût être dans les mauvaises conditions du chauffage de son cabinet, notre confrère usa de toutes sortes de médications sans grand profit jusqu’au moment où l’idée lui vint que sa cheminée pouvait bien être la source des accidents. Et c’était vrai : la cheminée n’avait pas de
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- HYGIÈNE ET SANTE
- tuyau d’échappement, les gaz non brûlés se répandaient | dans l’atmosphère et à petites doses, mais d’une façon continue l’intoxication se produisait. La cheminée supprimée, le diabète disparut en moins d’un mois pour ne plus revenir, ce qui prouve sans réplique que l’oxyde de carbone était bien la cause de la maladie.
- Ce n’est pas là, je crois, une forme bien fréquente de l’empoisonnement par l’oxyde de cai’bone, mais peut-être est-ce simplement parce que l’attention n’est pas |
- appelée sur ce point. La preuve c’est qu'averti par les accidents qu’il avait éprouvés le Dr Tourtelot a pu guérir deux malades dont le diabète assez grave n’avait pas d’autre origine qu’une cheminée à gaz d un fonctionnement vicieux. Méfiez-vous de ces poêles, surveillez bien leur installation et leur marche; l’oxyde de carbone est un des poisons les plus délétères, j’en ai déjà parlé souvent et voici un nouveau errief à son actif.
- • A. C.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
- Pour détacher les feuillets des carnets de papier à cigarettes. — Nous avons décrit récemment (n° 1925, 16 avril 1910), un distributeur de papier à cigarettes, le Quich, qui permet au moyen d’un caoutchouc d’extraire aisément une à une, les minces feuilles de papier des habituels carnets. Un de nos lecteurs nous communique un procédé plus simple encore et extrêmement pratique : il suffit de rayer la feuille que l’on veut déta-cher, à l’un de ses angles avec le bord tranchant de l’ongle. L’angle se soulève et l’on peut alors très aisément saisir la feuille pour la détacher. C’est enfantin, dira-t-on, encore faut-il le savoir. Beaucoup de fumeurs, se mouillent désespérément l’extrémité des doigts pour arriver à prendre une simple feuille de papier à cigarette.
- Bains sulfureux inodores ou bains alcalins au soufre.
- — Ces compositions pour bains se préparent comme suit. D’après la Parfumerie moderne : Cristaux de carbonate de soude, 9^0 gr. ; soufre fleur, 5o gr. ; bichromate de soude, 10 gr. ; eau, 40 gr. Chauffer les cristaux jusqu’à fusion dans une capsule. Retirer du feu et ajouter en mélangeant la fleur de soufre, puis la solution de bichromate. Agiter, puis couler en moules ad hoc.
- Goudronnage des bâches. — Il semble qu’on obtienne ,de bons résultats avec un mélange de 100 parties en .poix de goudron de Norvège, autant de suif et seulement 25 p. de poix américaine.
- Papier pour cyclostyle. — On fait beaucoup usage de cette ingénieuse invention pour tirer des copies nombreuses d’un texte écrit à la machine. Le papier que l’on utilise dans ce but, et qui doit être rendu pénétrable à l’encre seulement à l’aplomb des caractères frappés, est un papier très ferme analogue au papier de riz japonais,
- et qu’on passe dans la cire de paraffine fondue, en enlevant par épongeage tout excès de cette matière.
- Brillant pour souliers. — Prendre 100 gr. à peu
- près de noir d’ivoire, mélangé d’autant de noir de fumée purifié; puis 100 gr. également d’indigo pulvérisé, 45 gr. de gomme arabique dissoute, 60 gr. de sucre brun, 100 gr. de colle-forte dissoute dans un quart de litre d’eau, et finalement une cuillerée à café de glycérine, qui a surtout pour effet d’empêcher le composé de trop durcir. Il faut chauffer à feu doux, mais jusqu à ébullition, enlever du feu, remuer jusqu’à refroidissement, et enfermer dans des boîtes fermant bien.
- Galvanoplastie rapide. — Si l’on soumet à l'électro-lyse une solution de cuivre en employant une grande intensité, on obtient bientôt un dépôt noirâtre et grenu. Cela vient de ce que la cathode s’appauvrit vite en cuivre et que le sulfate de cuivre qui se forme au pôle positif n’a pas le temps de se mélanger au liquide qui devient peu riche en cuivre au pôle négatif et qui est d’une densité plus faible. On peut remédier à cet inconvénient en agitant le bain, en insufflant de l’air, ou en prenant des électrodes animées d’un mouvement de rotation. Un procédé plus simple consiste à disposer les électrodes horizontalement le pôle positif à la partie supérieure. La solution de sulfate qui se forme étant plus dense tombe au fond du bain et chasse le liquide pauvre du pôle négatif spécifiquement plus léger. Pour éviter la chute de fragments métalliques, on place entre les 2 électrodes un cadre formé d'un tissu de soie. Pour obtenir un dépôt net, lisse et solide, on emploiera 25o grammes de sulfate de cuivre cristallisé et 26 grammes d’acide sulfurique concentré par litre d'électrolyte. On écartera les électrodes de 8 cm environ en prenant un courant de 6 à 10 ampères par décimètre carré sous une tension de 0,8 volt par ampère.
- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresse relative aux appareils décrits. — Le curva.-— Le curva décrit dans l’article le Rival du Boomerang, n° 1928, 7 mai 1910, a été imaginé par M. Dashwood Lang, rédacteur au Times Printing House Square, London, E.-C. (Angleterre).
- Communication. — M. l’abbé Princen, à Gois (Belgique). — Nous vous remercions de votre très intéressante observation que nous soumettons à un astronome compétent. -
- Renseignements. — M. Legrand, à Orléans. — Nous ne croyons pas qu’il existe en français aucun ouvrage où vous puissiez trouver les renseignements souhaités.
- Par contre, nous connaissons plusieurs études relatives à l’émulsion des matières grasses d’origine minérale (que l’on traite le plus souvent soit par des savons, soit par des extraits de quillaja contenant de la saponine). Les plus intéressantes sont celles de Engler : Pharma-ceutische Centralblatt, II, p. 4491 de Mazet : Les matières grasses, 1908, p. 221; de Çaplet : Teint, prat., 1909, p. 121 et 1910. Il y aurait lieu de compulser également les brevets pris au cours de ces dernières années.
- Bibliothèque de la ville de Versailles. — Traités sur les huiles alimentaires : l’un des plus importants ouvrages sur cette question est : La Technologie et analyse chimique des huiles, graisses et cires, par le Dr J. Lew Kowitsch, traduit de l’anglais par E. Bontour. 3 vol. H. Dunod et Pinat, éditeur, 49» quai des Grand-Augus-tins, Paris.
- M. P. Viguier, — Lisez L’automobile à la portée de tout le monde, par M. Sainturat, chez Dunod et Pinat, 49, quai des Grands-Augustins. Prix : 12 fr., et les Principes et Recettes, par P. Ravigneau et J. Izart, même librairie. Prix : 7 fr. 5o.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Le dynamomètre d’effraction de M. A. Bertillon. — Aéroplanes et orthoptères : Lucien Bresch. — Photographie des couleurs : Les plaques dioptichromes Dufay : G. Mareschal. — Les mines d’or d’Andavakoera à Madagascar : Albert Bordeaux. — Le nouvel accumulateur Edison : H. Marchand. — Académie des sciences : Ch. de Villedeuil. — La prudence d’un castor : Y. Forbin.
- Supplément. — La rencontre de la comète. — La distillation sèche du bois avec la vapeur surchauffée. — Pétrole contre charbon. — Infl uence de la présence de l’arsenic et de l’antimoine sur les propriétés du cuivre. — Exposition d’électricité à Saint-Pétersbourg. — Congrès International d’Aéronautique. — Pour dessouder sans danger les bidons d’essence.
- L'automobile théorique et pratique. — Tome I. Le moteur. Explications simples du fonctionnement des moteurs d’automobiles et de tous leurs organes, par
- L. Baudry de Saunier. — Un volume in-40 couronne, de 45o pages, illustré de très nombreux dessins et photographies. Bibliothèque Omnia, 20, rue Duret, Paris. Prix : 12 francs, relié.
- Cette deuxième édition de l’ouvrage bien connu de
- M. Baudry de Saunier a été mise au courant des progrès nombreux accomplis par la construction automobile en ces dernières années ; mais l’esprit de l’ouvrage est resté le même qu’au début; il s’adresse à tout propriétaire ou conducteur d’automobile, entreprend de faire connaître et comprendre, même aux moins familiers, avec les notices scientifiques ou techniques, le fonctionnement de toutes les parties de l’automobile. Le premier volume est consacré au moteur; écrit d'un style alerte et clair, il a su éviter l’écueil des descriptions et des explications arides ; ouvrage de vulgarisation, il abonde néanmoins en utiles renseignements pratiques ; bref, c’est un guide que tout le monde peut consulter sans apprentissage préalable.
- Notions fondamentales sur la télégraphie envisagée dans son développement, son état actuel et ses derniers progrès (du Bréguet au Pollak et Yirag et aux téléphotographes), par Albert Turpain, professeur de physique à la Faculté des sciences de l’Université de Poitiers. In-8° (25-16) de 180 p., avec 122 fig. Gauthier-Villars, éditeur, 1910. Prix : 5 fr.
- Cet ouvrage est la publication du cours d’électricité industrielle que M. Turpain professa à l’Université de Poitiers. L’auteur le divise en trois parties: i° Télégraphie simple, où se trouvent: les principes du télégraphe électrique, la propagation du courant sur une ligne, le Bréguet et le Morse et que termine la télégraphie militaire; 20 Télégraphie rapide : les télégraphes automatiques avec le Wheatstone et imprimeurs avec le Hughes exposent une première solution ; la deuxième est celle des télégraphes multiples (Baudot et autres) ; la troisième solution réside dans l’emploi des multicommu-nicateurs à courant vibré (P. Lacour , Mercadier); 3° L’avenir de la télégraphié : l’auteur décrit les télégraphes extra-rapides (Pollak, Yirag, etc.), les téléphotographes et l’électrotypographe, intéressant automate qui permet la composition télégraphique d'un journal et son impression.
- Manuel de laboratoire pour l’industrie des parfums, par le Dr Os. Simon, traduit de l’allemand par A. Jouve. 1 vol. 70 p. Béranger, éditeur, Paris, 1910. Prix : 5 fr.
- Ce petit livre classe et résume, dans un esprit essentiellement pratique, les principales méthodes de recherches employées dans l’industrie des parfums.
- La photographie récréative et fantaisiste, recueil de divertissements, trucs, passe-temps photographiques, par C. Ciiaplot. 2e éd. Ch. Mendel, éditeur, 118, rue d’Assas.
- Ouvrage à l’usage des amateurs qui y trouveront une foule de moyens simples et curieux pour faire de
- la photographie une source de divertissements cocasses.
- Sphéromiens (première série) et Révision des Monolis-trini (Isopodes sphéromiens) (Biospeologica, Archives de zoologie expérimentale), par E.-G. Racovitza. Paris, librairie Albert Schulz, 3, place de la Sorbonne. Paru le i5 mars 1910, in-8°, i34 pages, 14 pl. Prix : 20 francs.
- Cette étude des Sphéromiens des eaux souterraines met au point un véritable paradoxe zoologique; c’est la révision et la correction des études antérieurement publiées, surtout par Viré et Dollfus, d'une question d’histoire naturelle extrêmement curieuse. L’auteur ne croit pas que les Sphéromiens aveugles des cavernes dérivent des formes luciformes marines tertiaires ; il estime que les conclusions tirées jusqu’ici de l’existence de ces Isopodes dans les cavernes sont prématurées, qu’il reste beaucoup à faire et qu’on pourra encore découvrir d’autres formes du même groupe dans les cavernes des régions calcaires des Alpes.
- Le Pôle latin de VAmérique : la République Argentine. Description, étude sociale et histoire, par H.-D. Sis-son. Paris. Plon-Nourrit et Cie, 1910. 1 vol. in-16. Prix : 3rr,5o,
- L’Argentine joue, depuis quelques années, un rôle important sur notre marché national. Les immenses disponibilités de ce pays neuf, la fertilité de son sol, les progrès réalisés par son agriculture, son élevage, son commerce, ont attiré l’attention des économistes. Ce livre vient donc tout à fait à son heure. Tout en accordant une part considérable à l’étude de la puissance productive de cette jeune République latine, l’auteur a su pénétrer le caractère, les habitudes, les coutumes des Argentins ; il a tracé de la vie des estancias un tableau fidèle; enfin il a condensé en trois chapitres l’histoire mouvementée de cet Etat moderne, depuis la date émancipatrice de 1810 jusqu’à nos jours.
- Du dressage à l’éducation, par P. Mendousse. Paris. Alcan, 1910, 1 vol. in-16 (Biblioth. de Philosophie contemporaine). Prix : 2fr,5o.
- L’ouvrage comprend deux parties. Dans la première, l’auteur établit d’après les professionnels, la technique et la philosophie du dressage, appliqué aux animaux pour les plier à tel ou tel service. Dans la seconde, il recherche dans quelle mesure des procédés analogues doivent être appliqués à l’éducation des enfants ; il montre qu’à une certaine période de celle-ci, d’ailleurs très déterminée, le dressage doit intervenir, avec la notion de contrainte, qu’il suppose, et il indique suivant quelles modalités doit s’exercer son action. C’est une contribution très positive à l’important problème de l’éducation.
- De l’Ecole à la cité, par Ed. Petit. Paris. Alcan, 1910. 1 vol. in-16. Prix : 3fr,5o.
- On trouvera dans ces Etudes sur Véducation populaire, réunis et groupés par un auteur très compétent, toute une série de renseignements sur quelques-unes des grandes questions qui passionnent l’opinion : apprentissage, illettrés, mutualité scolaire et mutualité en général, classes et programmes d’éducation.
- La Confédération générale du travail, par Aug. Paw-lowski. Paris. Alcan, 1910, 1 vol. in-16. Prix : afr,5o.
- Les questions d’organisation du travail commencent très justement à intéresser le grand public. Mais, en dehors des publications syndicalistes, on manquait d’un travail commode et clair sur les tentatives faites jusqu’ici. C’est cette lacune que comble M. Pawlowski, en étudiant la C. G. T. au point de vue de ses origines, de son organisation, de ses tendances, de ses moyens d’action, de son avenir et de sa situation juridique. Une substantielle préface de M, J. Bourdeau synthétise et illustre les renseignements ainsi réunis.
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- Cours d’algèbre élémentaire et Recueil d'exercices et de problèmes d'algèbre *élémentaire, par B. Lefebvre. 3e édition. Dessain et Gauthier-Villars, éditeurs.
- Excellents ouvrages élémentaires conçus dans une forme très pratique et répondant à un besoin qui se pose constamment dans l’enseignement.
- Fabrication et emploi des matériaux et produits réfractaires utilisés dans Vindustrie, par A. Granger, x vol. in-8° de 378 pages. Béranger. Paris. Prix : i5 francs.
- Cet ouvrage traite des diverses matières premières, produits argileux, siliceux, magnésiens, calcaires, chromeux, carbonés ou à base de terres rares. Il étudie les phénomènes accompagnant l’action de la chaleur sur ces matériaux et les conditions qu’ils doivent remplir, leurs procédés d’analyse et d’essai.
- De la méthode dans les sciences, par MM. Bouasse, Delber, Durkheim, Giard, Job, Le Dantec, Lévy-Bruhl, Monod, Painlevé, Picard, Ribot, Tannery, et Thomas. (Alcan, éditeur). Prix: 3fr,5o.
- Ce livre très remarquable est suffisamment recommandé par les noms de ses auteurs. Il est le fruit d’une collaboration où chacun d’eux a exposé ses idées personnelles, souvent très originales, sur la branche scientifique dans 'laquelle il est passé maître. Chacun de ses chapitres est donc éminemment suggestif et nous nous proposons de revenir sur quelques-unes des idées qu’il soulève, des discussions auxquelles il invite.
- L’émaillage de la tôle et de la fonte. La technique de Vémaillerie moderne, par Jules Grunavald, chef de fabrication aux usines Japy. In-8 de 122 pages. H. Du-nod et E. Pinat. Prix : 4fr,5o.
- Jusqu’à ces derniers temps, l’émaillerie était une industrie sans grande importance. L’essor extraordinaire qu’elle a pris dans le cours de ces dix dernières années date du moment où les procédés de fabrication, jusque-là purement empiriques, ont mis à profit les données de la science. L’ouvrage expose la technique de l’émaillerie moderne de la tôle et de la fonte, et signale les progrès les plus récents sur cette question si intéressante.
- Initiation zoologique, par E. Brucker, professeur au lycée de Versailles. 1 vol. in-16. Hachette et C10. Prix : broché, 2 francs.
- Cet ouvrage qui s’adresse aux éducateurs a pour but d’indiquer comment on peut apprendre de la zoo-
- logie aux enfants jusque vers 12 ans environ. Il étudie successivement divers animaux qu’il est facile de se procurer, prenant ainsi pour base les observations que les enfants peuvent faire directement. Il raconte alors, mais en se bornant là au strict nécessaire, ce que des recherches minutieuses ou longues pourraient seules leur faire connaître sur ces animaux. Il prétend à cette occasion, ce qui est plus discutable, les initier sainement à des phénomènes qu’il est difficile de leur laisser ignorer.
- Essais des fers et des aciers par corrosion, par Ch. Fre-m'ont, ingénieur. In-4 de 56 pages avec 41 fig. H. Du-nod et E. Pinat. Prix : 2 francs.
- Nous avons analysé ce très intéressant travail dans notre numéro igï5. Nous nous contentons donc ici de l’annoncer.
- Nouvelle théorie des sciences physiques. Unité de la matière. Etude des fluides. Force. Travail. Energies rayonnantes. Electricité, par M. Lachaud, ingénieur E. P. C. In-8 de i52 pages, avec 20 fig. H. Du-nod et E. Pinat. Prix : 3fl,5o.
- Pour M. Lachaud l’éther n’a pas de force vive. C’est un gaz un peu spécial. Cette simple supposition devient la base de toute une physique fondée sur la lutte de ces deux entités :,la force représentée par l’éther, et la matière élastique compressible.
- L’Indo- Chine française, par L. Faque. 1’- édit., mise à jour jusqu’en 1910. 1 vol. in-32. Paris. Alcan, 1910. Prix : ofr,6o.
- Ce petit livre est très modeste, mais il a les vertus solides que la modestie accompagne. Honnête, succinct et complet, il donne sur la Cochinchine, le Cambodge, l’Annam et le Tonkin, des renseignements exacts, aux différents points de vue de l’histoire, de la géographie, de l’ethnographie, des productions, de l’agriculture, du commerce, de l’industrie, de l’organisation politique et du gouvernement.
- Installations électriques de force et lumière. Schémas et connexions, par Adr. Curchod, ingénieur diplômé de l’Ecole supérieure d’électricité. In-8 de vm-82 pages, et 3g planches. H. Dunod et E. Pinat. Prix : 4fr,5o.
- Véritable formulaire de schémas qui doit prendre sa place à côté des excellents formulaires de formules et de nombres que chacun connaît.
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- CHRONIQUE MÉTÉOROLOGIQUE
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- Du 8 au 14 mai. — Le 8. Pression basse sur toute l’Europe : Christiansund, 743; Pays-Bas, 752; golfe de Gênes, 754; fortes pressions vers les Açores : Horta, 773. Pluies sur le N.-O. de l’Europe; en France : Besançon, 21; Rochefort, 10; Clermont-Ferrand, 9; Charle-ville, 6; Cherbourg, Biarritz, 4; Paris, 1. Temp. du matin : Seydisfjord, —4°i Paris, 7; Alger, 22; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 7°,6 (normale : i2°,4).
- — Le 9. Pression basse sur le N.-O., le Centre et le S. : Dantzig, 746; Feroe, 754; golfe de Gênes, 752; Scandinavie, Nord de la Russie, 770. Pluies sur le N. et l’O. ; en France : Dunkerque, 16; Besançon, 10; Le Mans, 7; Biarritz, 6; Paris, 5; Brest, 3. Temp. du matin : Haparanda, 20; Paris, 5; Alger, ig; Puy de Dôme, —5; moyenne à Paris : 5°,2 (normale : i2°,5).
- — Le 10. Dépression sur la Scandinavie et la mer du Nord : Skudesness, Christiansund, 748; golfe de Gênes, 754; fortes pressions dans le N. de la Russie (771) et vers les Açores (770). Pluies sur le N. et l’O.; en France : Dunkerque, 18; Biarritz, Toulouse, 10; Paris, 4; Nancy, 2; Brest, 1. Temp. du matin : Belfort, 3°; Paris, 6; Alger, i5; Puy de Dôme, —5; moyenne à Paris : 6°,7 (normale : ia°,6). — Le 11. Hausse rapide sur le N. et l’O. : îles Scilly, 767; Shields, 770; Stockholm, 773; dépression sur l’Adriatique : Trieste, 751. Pluies sur la moitié O. de l’Europe et vers la mer
- Noire; en France : Cherbourg, Limoges, 7; Biarritz, Paris, Charleville, 6; Nantes, 5; Dunkerque, 4. Temp. du matin : Zurich, 20; Paris, 5; Alger, i5; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 7°,7 (normale : i2°,7).
- — Le 12. Situation très troublée sur tout l’O. : Le Mans, Paris, 748; pression haute sur le N. : Kuopio, 784. Pluies sur le Centre et FO. ; en France : Puy de Dôme, 5o ; Limoges, 35; Chateaudun, 28 ; Paris, 20; Boulogne, 18; Nantes, 13 ; Nancy, 12. Temp. du matin : Clermont-Ferrand, 3°; Paris, 6; Alger, 14 ; Puy de Dôme, —4; moyenne à Paris : 8°,2 (normale : i2°,g).
- — Le i3. Centre de dépression vers l’entrée de la Manche : 749; Kuopio, 780; Horta, 773. Pluies sur l’O.; en France : Bordeaux, 25; Rochefort, 22 ; Toulouse, 20; Marseille, i3; Brest, 8; Dunkerque, 5; Paris, 2. Temp. du matin : Seydisfjord, 20; Paris, 9; Alger, 18; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : n°,2 (normale : 13°). — Le 14. Hausse sur l’O. ; cependant : golfe de Gascogne, 755; fortes pressions sur le N. : Russie, 773; Islande, 774- Pluies sur le Centre et l’O.; en France : Perpignan, 11 ; Brest, 8 ; Le Mans, Bordeaux, Biarritz, Paris, 3. Temp. du matin : Seydisfjord, —i°; Paris, 12; Alger, 20; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : i5°,7 (normale : 13°, 1 ). — Phases de la Lune : Nouvelle Lune le 9, à 5 h. 42 m. du malin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « N3.tU.rB » doit être adressé aux bureaux du journal : s 20, Boulevard Saint-Germain, Taris (V~Ie)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d'entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1931 — 28 MAI 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- Avis de l’Administration. — L’échéance du 3i mai étant l’une des plus chargées de l’année, nous prions instamment MM. les abonnés, dont l’abonnement se termine avec le numéro du 38 mai (n° ig3i), de nous faire parvenir, soit par leur libraire, soit directement, le montant de leur renouvellement avant cette époque. Une quittance, pour une même durée que l’abonnement précédent, sera, à Paris et dans les départements, présentée dès les premiers jours de juin aux abonnés qui, préférant ce mode de recouvrement, n’auront pas, avant le Ier juin, renouvelé ou donné ordre contraire. — Tout abonné à La Nature peut, en renouvelant son abonnement pour une année entière, recevoir les Tables décennales (3 volumes, 1873 à 1882 — i883 à 1892 — 1892 à 1903), au prix de 18 francs aulieu de 26 francs. ------- ...
- Nécrologie. — L’un des plus célèbres astronomes de notre époque, Sir William Huggins, vient de mourir à Londres (12 mai), où il poursuivait, dans son fameux observatoire de Tulse-Hill, des études spectroscopiques de la comète de Halley. Le grand savant, dont les amis et les admirateurs célébrèrent en février dernier le 86e anniversaire de naissance, était considéré comme un des fondateurs de cette science nouvelle qu’est l’astrophysique. Dès 1856, il s’était construit un observatoire sur le sommet de la colline de Tulse, au Sud-Ouest de Londres. A cette époque, c’était un district rural, et l’atmosphère n’y subissait pas la souillure des fumées de la capitale. Mais, depuis lors, les populeux faubourgs avaient gagné le pied de la colline, et l’astronome avait dû construire à grands frais une haute muraille autour de son domaine pour y garder l’illusion de la solitude. C’est là que Sir William, habilement secondé par Lady Huggins, poursuivit pendant un demi-siècle ses admirables travaux. Il fut le premier à déterminer la constitution des comètes, et soumit également un grand nombre d’étoiles à l’analyse spectrale. Ses livres (dont la plupart ont été traduits en français) ont eu un grand retentissement dans le monde scientifique. Sa dernière oeuvre, The Stellar Spectra, publiée en 1900, suffirait à immortaliser sa mémoire. Sir William Huggins avait été élu Président par les plus grands corps scientifiques de son pays, notamment par la Société Astronomique Pioyale, par la Royal Society (qui répond à notre Académie des Sciences), et par l’Association Britannique.il fut l’un des douze premiers membres choisis par Edouard VII, quand le regretté monarque fonda l’Ordre du Mérite.
- Sur l’âge absolu de quelques phénomènes géologiques. — Depuis la découverte du radium, on cherche à appliquer les propriétés singulières de cette substance et les lois de l’évolution qu’elle subit à l’évaluation en années des phénomènes géologiques. M. Strutt a récemment imaginé, à ce propos, une méthode qu’il est intéressant de signaler, malgré les nombreuses et très graves objections auxquelles elle prête. Cette méthode
- consiste à rechercher dans divers minéraux le rapport du poids d’hélium occlus au poids de substance radioactive qui a dû produire cet hélium. Si tout l’hélium provenait nécessairement de cette substance suivant la formule des transmutations actuelles, et si tout l’hélium produit était resté dans le minéral sans se dissiper ni se transformer, le rapport en question pourrait être considéré comme représentatif du temps écoulé depuis la cristallisation du minéral en question. Ce qu’il y a, en tout cas, d’intéressant dans ces expériences, c’est que des analyses faites sur divers zircons d’âges géologiques variés ont bien, en effet, donné dans une certaine mesure, des rapports d’autant plus grands que le zircon analysé était plus ancien. Ainsi, parmi les zircons tertiaires, un échantillon du Vésuve aurait 110 000 années, un de l’Eifel 900000, un d’Espailly, en Auvergne, 6,2 millions, tandis qu’on arrive à 209 millions pour des roches permo-triasiques de l’Oural, à 319millions pour les roches diamantifères triasiques de Ivimberley, entre 80 et 320 pour des roches archéennes de Ceylan. Il semble que la loi soit approximativement vraie quand on compare une roche tertiaire à une roche paléozoïque, mais inexacte quand on veut comparer ces dernières entre elles.
- Une nouvelle traversée de la Manche en aéroplane. — Pour la seconde fois, la Manche vient d’être traversée en aéroplane. M. Jacques de Lesseps, sur monoplan Blériot, a renouvelé le 21 mai, l’exploit de Blériot. Quittant les dunes des Baraques près Calais, à 311 27111 du soir, il atterrissait à 4h 18"' à 7 milles au nord de Douvre. M. J. de Lesseps n’est pas un inconnu pour nos lecteurs qui n’ont pas oublié ses belles tentatives de décembre dernier pour gagner le prix de La Nature.
- Production de l’or en 1909. — La production d’or dans le monde continue à s’accroître d’année en année, sans que l’on semble encore arriver à une saturation du métal jaune qui aurait pour effet, en en diminuant le prix, d’augmenter celui de la vie, plus qu’il ne s’accroît tout naturellement par l’effet des mesures politiques et des lois sociales. En voici le tableau pour 1909, qui accuse la prépondérance de plus en plus marquée du Transvaal :
- Transvaal..........
- Etats-Unis.........
- Australie..........
- Russie.............
- Mexique..........
- Rhodésia...........
- Chine, Japon et Corée
- Canada ............
- Indes britanniques . Afrique (occidentale. Madagascar .... Autres contrées. . .
- Total.........
- 770. 100. 000 francs.
- 492. i5o. 000 —
- 367. IOI . 978 —
- 174. 216. 000 —
- l32 . 600. 000 —
- 64 285, , 5oo —
- fT6, . 100, .000 —
- 54. ,825. .000 :
- 53, .886 .600 —
- 23, .587, . 5oo —
- 12 .648 .000 —
- 127 . 5oo .000 —
- 329 .000 .578 francs.
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- INFORMATIONS
- La bibliothèque du Dr Bornet du Muséum. —
- Comme suite aux acquisitions rappelées dans notre dernier numéro, la Société des amis du Muséum vient encore d’enrichir notre grand établissement d’un don précieux en achetant avec le concours du baron Edouard de Rothschild, la bibliothèque du D1 Bornet, en même temps que le Dr Bornet offrait de son côté l’herbier de Gustave Thuret et une série de dessins remarquables. Le tout forme un ensemble des plus utiles pour l’étude des algues. Pendant bien des années, le Dr Bornet et Gustave Thuret avaient travaillé à en rassembler les éléments.
- La T. S. F. et la mode. — Signalons une curieuse innovation inaugurée à bord de la Mauretania pendant sa dernière traversée de New-York à Liverpool. Un grand couturier du West-End (Londres) a transformé plusieurs cabines de première classe en un salon d’exposition où sont rangés une centaine de costumes, manteaux, etc., et toute une collection de chapeaux. Le personnel comporte une « première » et trois « mannequins », et les passagères sont conviées chaque jour à admirer les plus récentes créations. Elles peuvent commander immédiatement leurs costumes, chapeaux et accessoires et les dimensions sont aussitôt télégraphiées à la maison de Londres par les appareils Marconi. Elles ont ainsi la certitude de trouver, dès leur arrivée dans la capitale anglaise, une toilette qui, au pis aller, ne nécessitera que quelques retouches. Si elles sont pressées, et qu’elles consentent à payer un tarif spécial, la maison se fait fort de leur livrer la commande à Fishguard, c’est-à-dire à la première escale du paquebot. La mort inattendue du Roi Edouard a contribué beaucoup à assurer le succès de cette ingénieuse innovation dès sa première application. La Mauretania venait de lever l’ancre, quand la fatale nouvelle parvint en Amérique. Gomme l’étiquette anglaise exige que toutes les dames de qualité portent le deuil du souverain, une centaine de passagères s’empressèrent de commander des toilettes de circonstance. La Lusitania va installer à son bord des salons analogues. Et il est probable que l’innovation sera appliquée aux autres paquebots de la Compagnie Cunard.
- En dirigeable à travers l’Atlantique. — C’est un projet dû à un journaliste américain, M. Joseph Brücker, projet, empressons-nous de le dire, des plus sérieux. Il ne s’agit nullement d une réédition de la fantaisie célèbre d’un autre journaliste américain, Edgar Poe. M. Brücker a su s’assurer les concours techniques et financiers nécessaires à son entreprise, et déjà des contrats ont été passés avec diverses maisons allemandes pour la fourniture du matériel. Celui-ci comprendra essentiellement un ballon dirigeable de grandes dimensions, muni d’une embarcation de sauvetage. Le ballon sera de forme elliptique : 48 m. de long, i5 de large au maitre-couple. Pour éviter les inconvénients de la radiation solaire, l’enveloppe proprement dite sera entourée d’une enveloppe protectrice faite d’une substance isolante, et laissant un intervalle de 10 à i5 centimètres entre elle et la première. Le ballon sera muni d’un ballonnet intérieur assurant la permanence de sa forme. Le bateau de sauvetage, de 9 m. de long sur 2,70 m. de large sera placé au-dessous de la nacelle, il portera son moteur de 40 chevaux capable d’actionner l’hélice du dirigeable, ou en cas de naufrage, celle du bateau lui-même. Le bateau est du reste muni de provisions de bouche et d’un réservoir de pétrole. Après étude des vents dominants, le trajet qui a semblé le plus aisé est le suivant : départ de Cadix, en se maintenant dans la direction générale Est-Sud-Est; passage à Madère, Ténérifïe, Porto-Rico. De là, l’aéronef gagnera aisément la Havane, puis la Nouvelle-Orléans et finalement New-York. Un tel voyage durerait 5 à 6 jours. Ajoutons qu’un navire doit suivre du plus près possible les courageux aéronautes ; la précaution ne nous paraît pas superflue.:
- Villes éclairées au gaz de fours à coke. — La ville de Bochum, en Westphalie, dont la population approche de 100000 habitants, vient de renoncer à fabriquer elle-même son gaz d’éclairage. Elle abandonne son usine à gaz et s’éclairera au moyen des gaz résiduels provenant de la distillation du charbon dans les fours à coke des mines de Hanovre et de Hannibal, qui appartiennent à MM. Krupp. Les fours à coke sont, on le sait, de grandes
- chambres où l’on distille la houille pour en faire du. coke destiné aux hauts fourneaux. On a longtemps laissé perdre les gaz des fours à coke ; aujourd’hui I on commence à les utiliser : leur application à l’éclairage est certainement l’une des plus curieuses. La ville de Bochum aura désormais son gaz au prix très réduit de 3 centimes le mètre cube. Depuis déjà un an ou deux, la ville d’Essen est partiellement éclairée de façon analogue par les gaz de fours à coke de la mine Victoria Mathias.
- Les sous-produits de la graine de coton et leur utilisation. — En dehors des usages textiles auxquels sert la graine de coton, ce produit laisse des résidus importants qu’il serait intéressant d’utiliser industriellement. Le coton, séparé des coques de la graine par des machines appropriées, peut servir à la fabrication d’un papier de bonne qualité. Pratiquement, les graines traitées de cette façon, possèdent la composition suivante : coques, 65 pour 100; farine, 7 ; coton, 25; humidité, 3 pour 100. Les coques elles-mêmes peuvent servir de nourriture pour le bétail, surtout après un traitement qui consiste à hydrolyser la cellulose par l’acide chlorhydrique à haute température et qui a pour effet de la rendre plus assimilable. L’analyse du produit moyen obtenu donne les résultats suivants : humidité,
- 10 pour 100; cendres, 2,7; cellulose hydrolysée, 29,6; matières grasses, 4-4; matières azotées, 5,2; hydrates de carbone, 48,1 pour 100. Ces notions gagneraient à être répandues et pourraient contribuer efficacement à diminuer le prix du coton.
- Sir Henry Bessemer. — Dans une très intéressante conférence publiée par la Revue de Métallurgie, M. H. Le Chatelier a raconté récemment l’existence du grand inventeur que fut Sir Henry Bessemer. Tous les détails en sont fort suggestifs. Nous nous contenterons d’en signaler ici les grandes lignes, llenry Bessemer, si connu par 1’ « acier Bessemer », était le fils d’un inventeur qui, fixé un moment en France, y avait trouvé le tour à réduire, employé aujourd’hui encore dans les monnaies pour graver les coins d’après les médaillons à plus grande échelle, sculptés directement par les artistes. Elevé ainsi à bonne école, il développa de bonne heure son ingéniosité. On est frappé, quand on lit la liste de ses découvertes, de voir dans combien de voies tout à fait diverses il s’est engagé tour à tour. Un jour, c’est un procédé pour mouler en alliage métallique des objets vivants, comme dans la méthode à cire perdue. Puis, c’est un système pour imiter la frappe des velours de Gênes. Un peu après, il combine un moyen pour empêcher de laver et de réutiliser les timbres oblitérés.
- 11 le communique naïvement à l’Administration des Postes qui perdait de ce chef trois millions de francs par an. Celle-ci l’éconduit, mais garde le système, qu’elle applique ensuite, sans lui en payer le prix, pendant 5o ans. Le vol était si manifeste, si bien prouvé par la correspondance, que, lorsqu’une vingtaine d’années plus tard, Bessemer devenu célèbre et riche, se sentit de force à attaquer l’Administration, il n’eut qu’à menacer de publier les lettres dans le Times pour obtenir le titre de baronnet. Plus tard, il cônstruit une usine pour faire la poudre de bronze à dorer, il invente des pompes à force centrifuge et des freins continus pour chemin de fer. Enfin sa grande invention de l’acier Besserner est née, chose curieuse, d’un système de projectile à palettes. C’était au moment de la guerre de Crimée. Il avait communiqué son idée de projectiles à Napoléon III. On lui objecta qu’il fallait un canon pour l’utiliser. Il se mit à l’œuvre et eut l’idée, pour améliorer la fonte en fusiôD, d’y insuffler un courant d’air. C’était tout le principe du Bessemer. L’essai, réalisé en petit', fut aussitôt renouvelé en grand dans une dizaine d’usines. Il y échoua complètement. Bessemer, qui joignait au sens génial de l in-vcuiion un sens pratique assez rare, sut trouver d’où venait cet échec : du phosphore qui existait dans les fontes anglaises et pas dans les fontes employées aux premiers essais. Peu après il ajouta le manganèse et, avec beaucoup d’habileté commerciale, réussit à tirer parti de son brevet. Enfin les 25 dernières années de sa vie furent encore employées à d’autres inventions, celles-là malheureuses, comme un paquebot suspendu, à la cardan pour éviter le mal de mer, un télescope monstre, un miroir solaire pour fondre les corps réfractaires, etc.
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- SCIENCE APPLIQUEE
- *l> 'Electricité pratique <m
- Bouilloire électrique très simple. — Les appareils électriques de chauffage coûtent en général fort cher. Voici le moyen pour un amateur sachant un peu tra-
- pour vapeur
- Face noircie
- Déchet6 de y^>.ïie^e noirciô
- Bouilloire avec enveloppe en déchets do liège.
- railler d’établir une bouilloire électrique à bon marché, sur l’économie de laquelle nous ne garantissons rien, bien entendu, au point de vue de la consommation du courant.
- IL suffit de se procurer d’abord une boîte de conserves en fer-blanc, ronde, d’une capacité d’un demi-litre ; celles qui contiennent les haricots verts de conserve feront parfaitement l’affaire ; l’extrémité ouverte sera soigneusement affranchie de toute bavure soit sur un tour au pied, soit avec une lime de manière à ce que le couvercle que l’on y placera puisse bien fermer le récipient.
- TroU pour
- Bouilloire avec feutre : vue avec une partie coupée.
- Sur toute la partie extérieure de la surface latérale de ce cylindre, on collera à la gomme laque une large bande de feutre et de même sur le fond, on collera à la gomme laque un socle en carton épais ou en bois.
- On prendra ensuite un rouleau de ruban chatter-tonné comme en emploient les électriciens pour le raccordement de deux fils de lumière et on enroulera ce ruban sur le feutre du haut en bas de manière à former un tout bien solidaire. On passera enfin sur toute la surface extérieure du récipient aussi agencé, deux couches de gomme laque. Il est essentiel que toutes ces préparations soient faites soigneusement afin que cette enveloppe qui forme calorifuge empêche tout contact même faible de la paroi métallique avec de l’air extérieur ; car sans cela il serait impossible de faire bouillir de l’eau par le moyen que nous indiquons plus loin.
- Il reste maintenant à confectionner le couvercle et à y adapter l’appareil de chauffage.
- Le couvercle sera fait en bois dur (ou en ébonite) tourné avec une feuillure du même diamètre que le récipient, afin de le fermer exactement. On percera un trou pour l’évacuation de la vapeur produite pendant
- le chauffage. On fixera au milieu du couvercle du côté de l’intérieur une douille étanche, bien protégée contre l’action de la vapeur; les fils d’amenée du courant passeront chacun dans un trou du couvercle de manière à être soigneusement isolés pour éviter les courts-circuits. Toutes les parties métalliques exposées à la vapeur tels que vis de connexions, fils, etc., devront être gomme-laquées ou recouvertes de ruban caoutchouté pour la même raison.
- Les fils d’amenée du courant seront reliés par des conducteurs souples à une douille ou une fiche que l’on placera dans une prise de courant fixe quelconque d’une installation d’éclairage domestique.
- On place dans la douille étanche une lampe électrique à incandescence ordinaire de 32 bougies et le joint de la douille et de la lampe sera gomme-laqué et entouré de ruban isolant.
- La bouilloire est ainsi terminée. Pour l’employer on y versera du liquide; eau, tisane, café, etc.; on plongera dans le liquide la lampe du fait même qu’on posera le couvercle et en plaçant la fiche dans la prise de courant fixe on fera passer le courant dans la lampe ; la chaleur dégagée est suffisante pour provoquer assez rapidement l’ébullition du liquide.
- Si l’on ne veut pas employer de feutre et que l’on possède deux récipients de grandeurs peu différentes ; on peindra la surface extérieure du petit récipient en noir et on le placera dans le grand en l’y maintenant par des cales de bois. On bourrera ensuite dans tous les espaces intermédiaires des déchets de bouchons de liège préalablement noircis. La forme du couvercle sera un peu modifiée de manière à fermer également l’espace annulaire bien que cela soit un peu superflu si les déchets de liège sont soigneusement tassés.
- Néanmoins la bouilloire avec enveloppe calorifuge en feutre est supérieure à celle réalisée suivant le deuxième dispositif.
- Hygiène <«*
- Crachoirs incinérables Lutèce. — Le crachoir est un instrument indispensable pour éviter la propagation de la tuberculose, mais les appareils connus jusqu’à présent ont l’inconvénient d’être incommodes, laids et
- i. Appareil pour malade au lit. — 2. Appareil collectif à pédale. 3. Crachoir de poche. — 4. Appareil mural. ,
- sales; les crachoirs Lutèce nous paraissent remédier à ces inconvénients.
- Ces appareils se composent d’un support en métal
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- SCIENCE APPLIQUEE
- émaillé, destiné à mettre le crachoir proprement dit à une hauteur suffisante pour que le malade puisse cracher dans le récipient et non pas à côté, comme cela arrive le plus souvent avec les appareils posés simplement sur le sol. Dans ce support est placée une boîte ronde, en carton imperméabilisé par trempage dans un bain de paraffine fondue, et cette boîte contient, en outre, de la tourbe imprégnée d’un antiseptique énergique : du formol par exemple.
- La valeur marchande du réservoir en carton imperméable et de la tourbe destinée à absorber les crachats, est tellement minime que le remplacement de l’un et de l’autre coûte moins cher que les frais de nettoyage et de stérilisation d’un crachoir ordinaire en faïence, porcelaine ou fonte émaillée. Le progrès réalisé ici est très grand et très simple : quand la tourbe absorbante est salie, on saisit la boîte en carton paraffiné avec une paire de pincettes et l’on jette le tout dans un foyer quelconque : le feu brûle boîte, tourbe et microbes, le nettoyage est supprimé, la stérilisation est parfaite et rapide, contenant et contenu sont réduits en cendres, et tout le cortège des opérations répugnantes de nettoyage est ainsi supprimé.
- M. E. Trouelte a donné à ses appareils des dispositions ingénieuses et fort étudiées pour en faciliter l’emploi aux malades : chaque crachoir est muni d’un couvercle qui se soulève sous l’action d’une pédale ou d’un poussoir de façon que la personne qui éprouve le besoin de cracher n’ait jamais aucun contact avec la boîte de carton incinérable ; il a réalisé aussi le crachoir de poche en carton imperméable que l’on jettera au feu tous les jours sans pour cela se ruiner; le prix des boîtes en carton de rechange, pour les autres appareils individuels pour malade, ou collectifs pour casernes et endroits publics, est relativement minime, et représente une dépense bien inférieure à celle nécessitée par le nettoyage et la désinfection des appareils d’anciens modèles.
- Les crachoirs incinérables Luièce sont en usage dans les hôpitaux civils et militaires, dans les locaux de l’Assistance publique, sanatoriums, dispensaires pour tuberculeux. etc., ils sont construits par M. E. Trouelte, 15, rue des Immeubles-Industriels, à Paris.
- trairement à ce qui se produit avec les taille-crayons ordinaires avec lesquels on userait le crayon jusqu’au bout si on n'y prenait garde. Les perfectionnements apportés consistent dans la disposition de l’ouverture T par laquelle on introduit le crayon; elle est munie d’une pince à ressort (fig. 2) qui permet de placer des crayons de différentes grosseurs. En outre un dispositif très simple permet d’avoir des pointes plus ou moins effilées. Il consiste (fig. 1) en un disque P sur lequel vient reposer l’extrémité du crayon ; ce disque porte des échancrures plus ou moins profondes, qui laissent descendre la mine plus ou moins bas ; on peut remplacer l’une par l’autre en manœuvrant le levier L placé sur le côté; il est clair que plus l’échancrure est profonde et plus la pointe est basse, plus la taille est effilée.
- Cet appareil est très précieux pour les architectes, ingénieurs, dessinateurs, les administrations, etc. Il économise non seulement les crayons, mais aussi le temps que les employés mettent à les tailler avec une sage lenteur. — L’appareil se trouve chez M. Mathieu, galerie de Yalois, Palais-Royal.
- *»> Objets utiles <
- Protège-montre chevalet. — Petit sac en cuir destiné à protéger la montre contre les contacts qui pourraient en détériorer le métal, tout en laissant le cadran visible, cct objet n’aurait rien d’original si l’on n’avait imaginé de le munir d’un demi-cercle métallique mobile, cette pièce pivotant autour des deux points qui la fixent
- Montre enfermée dans son
- support-protecteur formant chevalet.
- *»> Divers <m
- Machine à tailler les crayons. — Nous avons eu déjà l’occasion de signaler ici cette très intéressante petite machine et si nous la signalons à nouveau c’est quelle a reçu dernièrement des perfectionnements importants. Nous rappelons d’abord qu’elle se compose essentiellement (fig. 1) de trois couteaux A montés sur un axe commun, mû par une manivelle. Ils frottent sur une platine percée d’une fente F derrière laquelle se trouve le crayon C à tailler, introduit par une ouver-
- ture T. La partie du crayon qui déborde de la fente est enlevée par le couteau, et, comme le support T du crayon tourne constamment, il se présente toujours une nouvelle partie à enlever jusqu’au moment où le crayon étant complètement taillé il épouse la forme effilée de la fente et rien ne dépasse plus. On peut alors continuer à tourner indéfiniment sans produire aucun effet, con-
- au sac, constitue un chevalet et permet, lorsqu’on pose la montre sur un meuble, de lui donner la position inclinée, la plus commode pour voir l’heure, la meilleure pour le mécanisme. Et voilà un dispositif fort simple qui suffit à faire d’un objet banal, une petite invention ingénieuse et pratique. Le protège-montre chevalet est en vente chez Renaut, 43, boulevard de Strasbourg. Prix : 1 franc.
- Clou perfectionné. — Le clou, par sa simplicité même, semblait défier tout perfectionnement. Il n’est cependant pas sans présenter des inconvénients, et tout le monde sait que pour planter correctement un clou, surtout dans les fragiles cloisons de nos modernes appartements, il faut un apprentissage. Plus délicate encore est l’extraction d’un clou planté dans un mur. Le clou représenté ci-contre a pour but de nous épargner ces petites difficultés.
- Il est allié, à cet effet, à un crochet
- Le clou perfectionné ru de face et de profil.
- auquel sera suspendu ensuite l’objet, porte-manteau, tableau, ou autre, qu’il s’agit d’accrocher. Le crochet de la figure est à deux pointes; on passe un clou dans chacun des trous supérieurs et l’on frappe sur la tête mo-letée de façon à enfoncer obliquement le clou dans la cloison.
- Pour le retirer on n’a qu’à tourner avec les doigts la tête de la pointe comme une vis. — L’appareil est en vente chez Renault, 43, boulevard de Strasbourg. La boîte de 10 clous : ifr,75.
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
- Les paresseux sont-üs des malades? — Que les papas et mamans qui liront celte note ne croient pas que j’aie l’intention de prendre la défense du mauvais écolier, vrai petit paresseux, qui passe son temps à suivre le vol capricieux d’une mouche, à taillader son bureau de coups de canif et à bâiller sans répit, au lieu de faire ses devoirs. Ce petit paresseux est un vicieux, un mauvais disciple qui a besoin de punitions sévères. Mais il est une classe d’enfants chez lesquels cette inertie au travail est un indice de maladie ou plutôt d’état maladif. Ce n’est pas qu’il ne veuille pas travailler, il ne le peut pas et quoi qu’il fasse, ses efforts n’aboutissent qu’aux résultats les plus médiocres. Notre confrère, M. Laumonier, a appelé raltenlion sur cette catégorie de petits malades et montre par un grand nombre d’observations qu’il ne faut pas juger sur les apparences l’enfant qui ne mord pas du premier coup aux devoirs. Comme il le fait remarquer, beaucoup de professeurs et même de parents estiment que l’enfant est toujours responsable de sa paresse et que s’il ne travaille pas c’ett qu’il ne veut pas travailler. De là comme conséquence pratique de cette manière de voir, réprimandes, pensums, privation de récréation et de sortie, toutes mesures qui n’aboutissent qu’à rendre l’enfant plus inattentif aux leçons, plus indolent dans ses classes.
- Ces pauvres petits sont des variétés de malades; on peut, eu effet, reconnaître chez certains d’entre eux des troubles de la santé, dus simplement à de l’intoxication chronique par mauvaise alimentation, ou du moins alimentation mal ordonnée, d’où mauvaise digestion, fatigue générale. Les adultes ressentent très bien des malaises de ce genre quand l’appareil gastro-intestinal ne fonctionne pas avec régularité. Les gros mangeurs, ceux qui prennent leurs repas en un clin d’œil et qui de ce fait ont des digestions pénibles, ressentent après le repas de la torpeur, de l’apathie, ils n’ont pas l’activité fébrile du matin. Pourquoi voudriez-vous qu’il en fût autrement chez l’enfant? Eux aussi mangent quelquefois trop et goulûment et quand la suralimentation devient habitude, les malaises digestifs amènent cette torpeur, celte inaptitude au travail qu’on attribue à la mauvaise volonté. Il suffit, chez les jeunes sujets, de bien régler les repas, de faire, après chacun, un exercice
- modère, pour voir cesser les malaises et la paresse.
- Une autre catégorie de petits paresseux se trouve chez les enfants qui respirent mal, qui ont la gorge et le nez obstrués par des végétations adénoïdes ou de grosses amygdales, ces enfants lymphatiques qui ronflent, s’agitent la nuit. Chez eux, du fait de l'insuffisance respiratoire nasale, lhématose se fait mal, la circulation, la respiration ne se font pas dans les conditions normales. L’enfant ne se développe pas physiquement et pas beaucoup plus intellectuellement. Un médecin a dénommé cet état du nom d’aprosexie. Il suffit, chez les paresseux de cette espèce, de modifier l’état du nez et de la gorge pour transformer en quelques semaines l’état physique et moral.
- Les antécédents familiaux ont une grosse influence sur 1 état de santé des bébés. Les parents arthritiques nerveux impriment à leurs descendants leur tare sanitaire et c’est l’héritage le plus direct et le plus sur que reçoivent les enfants.
- Celte hérédité chez les petits paresseux est des plus accusées. Sur 27 enfants paresseux dont le Dr Laumonier a pu, non sans peine, ajoute-t il, fixer avec certitude les aulécéJenls familiaux, 22, soit 80 pour 100, comptaient des parents obèses, goutteux, diabétiques, rhumatisants, artérioscléreux, etc. Je ne parle pas des pauvres petits dont les parents sont affligés d’une tare plus graveou d’accidents nerveux prononcés. Chez ceux-là, le remède à l’indolence scolaire se trouve encore dans l’hygiène générale, dans une éducation où la place soit faite largement aux exercices corporels, à la vie de plein air.
- Cette éducation convient à tous, mais elle doit être plus étroitement appliquée à ceux des écoliers qui ont une hérédité mauvaise, à ceux qui souffrent de malaises capables de retentir sur le travail et l’aptitude à suivre les classes. Quand vous verrez un enfant faire inutilement des efforts pour arriver au but, pour comprendre les leçons, pour rédiger un devoir, ne criez pas tout de suite qu’il ne veut pas travailler; étudiez sa santé, prenez garde à toutes les petites misères de l’estomac et de l’intestin et ne concluez à la vraie paresse que lorsque vous serez sûr que la santé ne cloche nulle part
- Dr A. C.
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- VARIETES
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- L’utilisation des baobabs comme citernes. — Mr. J. Petherick, dans son ouvrage sur l’Egypte, le Soudan et l’Afrique centrale, paru en 1861, a déjà mentionné cette utilisation du baobab (Adansonia digitata, Malvacées) dans les termes suivants : « Le tronc du baobab et même ses branches devenus creux en grande partie sont d’un volume considérable, le diamètre du premier atteignant jusqu’à 40 pieds (12,160 m.).
- Ces arbres, dans quelques parties du pays où l’eau est rare, forment des réservoirs naturels d’une très grande valeur. Lorsque les pluies les ont remplis, les indigènes entourent leur conservation d’une foule de soins et les mettent en perce pendant la sécheresse ; ils peuvent ainsi, grâce à eux, demeurer dans ces régions, qui, autrement, par suite de manque d’eau, seraient inhabitables. »
- Récemment, le capitaine Watkiss, le dernier gouverneur du Kordofan (Soudan) a publié, dans The Geo-graphical Journal, des détails très intéressants sur le procédé de creusage des troncs de baobabs par les naturels, en vue de les convertir en citernes ou réservoirs d’eau de pluie et sur la manière de les vider. En voici un extrait d’après Sir Joseph Hooker.
- La contrée dont il s’agit est située à l’Ouest d’El Obeid, et les indigènes s’y adonnent à la culture du
- melon d’eau, ce qui les incite encore plus à conserver précieusement ce liquide.
- Les grosses branches sont d’abord coupées au ras du tronc, car, faute de cette précaution, le tronc est sujet à se fendre aussitôt creusé. On perce ensuite un trou dans le fût généralement juste au-dessus d’une branche qui sert de plateforme à l’homme chargé du remplissage de l’arbre, puis on évide l’intérieur. On entoure la base de l’arbre d’une cuvette superficielle de 20 à 3o pieds, environ, de diamètre (6,080 m. à 9,120 m.).
- Aussitôt qu’un orage a éclaté,'les indigènes vont remplir ces citernes aériennes d’eau qui, malgré la simplicité de son emmagasinage, y demeure très bonne jusqu’à la fin de la période de sécheresse ou même plus longtemps.
- Quelques baobabs, creusés par la nature, possèdent une cavité à leur faîte entre les branches et se remplissent eux-mêmes ; les branches recueillent l’eau et jouent le rôle de gouttières. On les appelle « lagai » et les Hamars les apprécient à un haut degré.
- Les Arabes n’ont pas inventé cette manière d’emmagasiner l’eau, mais ils ont perfectionné le système de leurs prédécesseurs qui ne creusaient le tronc qu’à 10 ou 12 pieds du sol (3,040 m. à 3,648 m.). Le système actuel donne une citerne de 20 pieds de hauteur (6,080 m.)
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- VARIÉTÉS
- et de 8 à io pieds (2,432 m. à 3,040 m.) ou même plus de diamètre. Par suite du travail qu’entraînent la préparation et le remplissage des arbres, l’eau est habituellement vendue et, sur les principales routes où le trafic abonde, comme entre Jebel el Hilla sur le chemin de El Fasher, capitale du Darfour, l’approvisionnement en eau des marchands et des voyageurs est pour le peuple l’objet d’un commerce régulier.
- Le seau, nommé « dilwa », dont se servent les Arabes mérite une mention. Il consiste en un morceau de cuir suspendu par des cordelettes longues de 6 pouces (o,i5o m.) à un cercle de bois auquel est attachée par 3 ou 4 ficelles la corde qui sert à monter l'eau. En atteignant le fond de la citerne, le cuir s’étale et ramasse 1 eau, quelle que soit la faible quantité qui s’y trouve.
- A. Triei.i.k.
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- RÉSUMÉ MÉTÉOROLOGIQUE |P|><
- Observations faites à l’Observatoire du Parc-Saint-Maur, en avril 1910, par M. Ch. Dufour.
- Les moyennes de la pression et de la température pour le mois d’avril igio sont inférieures aux valeurs normales de ces éléments.
- Les différences sont respectivement de imm,5 pour la pression et de i°,i pour la température. Celle-ci s’est abaissée à — i°,8 le ix et on compte 5 jours de gelée dont la dernière à la date du 18. Le maximum absolu, 20°,5 a été observé le 19. Il y a eu 14 gelées blanches, on n’en rencontre généralement que 8 en avril.
- L’humidité relative est en excès de 3 pour 100; la hauteur de pluie 46™“,3 n’est, que peu supérieure à la normale 41 ,n“.9 (rapport i,i5), mais le nombre de jours de pluie est assez élevé, 16 et on doit encore y ajouter 6 jours de gouttes ou pluie non appréciable. Trois jours seulement ont fourni plus de 5mm d’eau dans les 24 heures dont un, le 13, a donné i3mm. La journée du i3 a d’ailleurs été marquée par des orages qui ont éclaté dans l’après-midi et la soirée ; on a encore entendu le tonnerre le 15.
- Pression barométrique (ait. 5om,3). — Moyenne des 24 heures : 754”“,73; minimum absolu : 738mm,6 le 14 à
- 17 heures; maximum absolu : 765mm,5 le 20 à 11 heures.
- Température. Sous l’abri : Moyennes : des minima, 3°,63; des maxima, 14°j4^ ; des 24 heures, 8°,78. Minimum absolu : — i°,8 le xi; maximum absolu : 20°,5 le 19. Amplitudes diurnes : moyenne du mois, io°,82; la plus élevée, 18°,4 le 12; la plus faible, 3°,5 le 20. — Sur le sol gazonné. — Moyennes : des minima, o°,23; des maxima, 3i°,i5; minimum absolu, —rj°,q le 3; maximum absolu, 4i°>9 le 28. Dans le sol gazonné. — Moyennes du mois : (profondeur o”,3o), à 9 heures : 8°,61 ; à 21 heures : 9°,i2 ; (profondeur om,65), à 9 heures : 8°,33; à 21 heures : 8°,37 ; (profondeur, 1 mètre), à 9 heures : 7°,98; à 21 heures : 8°,04. De la Marne. — Moyennes : le matin, io°,26; le soir, io°,78. Minimum, 70,70 le 2; maximum, i2°,76 le 22.
- Tension de la vapeur. — Moyenne des 24 heures, 6mm, 11. Minimum : 2““,6 le Ier à r heure, 2 heures, i5 heures,
- 18 heures ; maximum : ioœra,8 le x3 à 14 heures.
- Humidité relative : moyenne des 24 heures : 72,8. Minimum, 28 le 27 à i5 heures et 18 heures, le 28 à 14 heures; maximum, xoo à 9 dates différentes.
- Nébulosité. —Moyenne du mois (6 h. à 21 h.) : 6,33. Minimum, o,5 le 2 ; 1 jour entièrement couvert, le 20.
- Insolation : durée possible, 410 heures; durée effective, i75ko en 26 jours; rapport, o,43.
- Pluie : total du mois : 46mm,3 en 38’’6.
- Nombre de jours : de pluie, 16'; de pluie inappréciable, 6; de gelée, 5; d’orage, 2; de brouillard, 1; de brume, 7; de halos, 8; de rosée, 6; de gelée blanche, 14.
- Vitesse du vent en mètres par seconde : moyenne des 24 heures, 3m,9i. Moyennes diurnes : la plus grande, 7“,7 le ier; la plus faible, xm,2 le 7. Vitesse maximum iom,4 le ior à 2 heures par vent N. N. E. et le 16 à 14 heures par vent S. S. W.
- Fréquence des vents : calmes, 33.
- N........ 48 S. E. . . . 15 W . . . . 57
- N. N. E. . 38 S. S. E. . . 82 W. N. W. 34
- N. E. . . 3i S.........66 N. W. . . 3x
- E. N. E.. 16 S. S. W. . 93 N. N. W. . 42
- E........ 12 S. W . . . 78
- E. S. E. . 1 W. S. W . 43
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 2m,p]. Minimum, 2m,52 le 29; maximum, 3m,56 le i5.
- Comparaisons aux valeurs normales : pression, — imm,5i; température, — i°,i6; tension delà vapeur, + omm,oi; humidité relative, -f 3,4; nébulosité, + o,3g; pluie, -f- 4”m,4 ! jours de pluie, -|- 3 ; insolation, -j- 1711 9.
- Taches solaires : O11 a suivi 3 taches ou gi’oupes de taches en 10 jours d’observations; le Soleil a paru dépourvu de taches les 7, 18, 25, 27.
- Perturbations magnétiques : Très faibles les 6, i3, 20, 22, 26; faibles les 3, 5, 12, 16, 17, xg, 24, 25, 29, 3o ; modérées les ier, 2, 4, 28; assez fortes les 18, 23 et 27.
- Radiation solaire : Elle a été observée 10 fois à 8 dates différentes. Les valeurs les plus élevées sont : ioal,234 le 28 à i3h 13m ; ical,243 le 18 à 11h 28m ; iCill,2gi le 18 à nh 14m; ital,3ii le 18 à nl,48,n.
- Mouvements sismiques : Le 8, débuta i7h4m (t. 1.); maximum, i8h7m (t. 1.); fin vers 19 heures; le 9, à ioh 17m, i2h6m ; i3h44m(t. 1.); le n,à8h54m (t. 1.) ; le 12, début oh45m (t. 1.) maximum vers ih3om; fin 2h 3om environ; le i3, très faibles mouvements de yh 25 à 7h 3om (t. L); le 16, phase principale entre x3h4om et 14 heures (t. L); le 17, début à ih26m (t. L); phase principale de xh5om à 21'25ra (t. L); fin vers 3 h. 1/2; le 22, à 7h27m (durée 8 minutes); le 27, faibles mouvements entre ih47m et 3 heures.
- Floraisons : Le 2, glechoma; le 4, érable plane; le 5, groseillier à grappes, groseillier épineux ; le 6, corcliocus; le 7, prunier (reine claude), mahonia à feuilles de houx; le 9, cerisier (anglaise); le 11, pervenche bleue, linaire cymbalaire; le i3, cerisier de Montmorency, alliaire ; le 15, laurier-cerise, iberis sempervirens ; le 17, saule commun, cassis; le 18, lamium, diclytra spectabilis, renoncule bulbeuse ; le 19, muscari à grappes, lunaire, laurier noble, souci d’eau; le 20, réveille-matin; le 21, corbeille d’or, chélidoine, marronnier blanc; le 22, fraisier des bois; le 23, lilas commun; le 25, bouton d’or, lilas de Perse; le 27, tulipe non cultivée; le 28, lilas, blanc, daphne pontica; le 29, cerisier de Sainte-Lucie, narcisse des poètes, érable champêtre; le 3o, érable sycomore.
- Oiseaux et insectes : 1" chant de la fauvette à tête noire le 3, du coucou le 12, du pivert le 14, du rossignol le 21, du loriot le 27. On a aperçu les premières hirondelles le 18, les hannetons également le 18.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent necessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. Martz, à Sérame. — Il existe des turbines à essence, actuellement à l’étude : turbine Lemale, 26, rue Jouffroy, Paris. II existe également des moteurs à explosion circulaires, notamment le moteur Gnome, 69, rue Ladite, Paris, très employé pour l’aviation (voyage de Londres à Manchester, par Paulhan). Automobiles à vapeur et générateurs Serpollet, voyez le Manuel du conducteur de voitures Serpollet, parL. Clouet, librairie Dunod et Pinat, 49, quaides Grands-Augustins, Paris. Prix : 3tr,5o.
- M. K. B., à Poitiers. — Les montres dites au radium n’ont du radium que le nom. Il s’agit effectivement de
- matières phosphorescentes, probablement des pâtes au sulfure de calcium. Le radium n’a reçu jusqu’ici aucune application industrielle; le prix de 100000 francs le gramme est prohibitif ; et permet uniquement de l’employer pour certains traitements médicaux. Il serait au surplus fort dangereux de porter sur soi constamment du sel de radium; on s’exposerait à des ulcères très difficiles à guérir.
- M. J. Durand. — Il est absolument indispensable dans l’usage des plaques omnicolores ou dioptichromes d’employer des écrans spéciaux. Les écrans Lumière ne sont pas adaptés à ces plaques et donneraient avec elles de mauvais résultats.
- M. Caranfil, à Galalz. — Pour avoir une photographie exacte, il vous faudrait un appareil sidérostat suivant le mouvement des étoiles. Vous pouvez néanmoins photographier avec un appareil immobile; l’image des astres se trouvera étalée dans le sens de leur mouvement. Employez des plaques Lumière bleues, ou orthochromatiques sensibles au rouge et au jaune.
- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- L’auto-traineau du capitaine Scott : Edouard Bonnaffi:. — Les origines de l’industrie des glaces en Franco : P. Sallior. — Le navire moderne et Passant des vagues : Sauvaire Jourdan. — Le canal de Panama : Ed. Henry. — Un dispositif de désinfection pour voitures de chemin de fer : I)1' Aufreu Graden-witz. — Académie des sciences; séance du g mai 1910 : Cu. de Villedeuil. — La radiographie d’un fossile : M. Blot.
- Supplément. — Arrivée de la comète de llalley. — Nécrologie : Bernard Brunhes. — La fabrication de la pierre artificielle. — La législation de la potasse en Allemagne. — Les incendies à Paris en 190g. — Les effets de la fumée de tabac. — L’avenir de la chlorophylle.
- La chimie de la matière vivante, par Jacques Duclaux, préparateur à l’Institut Pasteur. 1 vol. in-16 de la Nouvelle collection scientifique publiée sous la direction de M. Emile Borel. (Félix Alcan, éditeur. Prix : 3,r,5o.
- La chimie de la matière vivante c’est l’étude de l’ensemble des transformations par lesquelles la vie se maintient et se propage. Cette étude a fait de très grands progrès dans ces dernières années ; on a précisé quelque peu nos connaissances sur les diastases et les matières colloïdales qui jouent un rôle essentiel dans les phénomènes vitaux. On a pu reproduire, en laboratoire, in vitro, des réactions qui semblaient l’apanage exclusif des corps vivants. De ces résultats, il est permis de conclure, comme le fait M. Duclaux, que la chimie vitale et la chimie de laboratoire ne sont point séparées par une barrière infranchissable, comme certains l'ont cru. Les réactions des cellulaires
- sont des phénomènes physico-chimiques, reproductibles à volonté par un concours de conditions scientifiquement déterminées. Qu’est-ce donc alors que la vie L auteur se défend de vouloir répondre à pareille question. La chimie est impuissante à donner pareille déünilion. La vie est autre chose qu’une succession de réactions chimiques.
- Initiation mathématique, par C. A. Laisant. 10e édition. Paris. Hachette, 1910. 1 vol. in-16, 183 pages. 2 francs. ( Collection des initiations scientifiques).
- La dixième édition de ce chef-d’œuvre pédagogique est en tout semblable aux précédentes : l’auteur y a toutefois adjoint une note fort intéressante sur l’ini-tiateur mathématique de M. J. Camescasse, sur lequel nous avons déjà attiré l’attention de nos lecteurs.
- Charpente en bois et menuiserie, par J. Denfer, ancien professeur à l’Ecole Centrale. 2° édition revue et augmentée. Encyclopédie des Travaux publics Lechalas. Gauthier-Yillars. In-8 (ü5-16) de iv-686 pages, avec 721 ligures, 1910. Prix: 25 francs.
- Cet ouvrage, dont le succès a montré la valeur, traite d’abord des essences et des propriétés des bois, de leur débit et des procédés de conservation, des ouvriers qui les travaillent, des outils qu’ils emploient, des assemblages des diverses pièces, enfin des principes d’exécution des charpentes. Il passe ensuite à la résistance dés bois. Puis il examine la fermeture horizontale des baies dans les murs, au moyen des linteaux et poitrails, la construction des planchers, les clôtures en planches, les pans de bois avec remplissages divers, les pans hourdés, etc.
- CHRONIQUE MÉTÉOROLOGIQUE
- oat
- Du 16 au 21 mai. — Le 16. Pression basse sur la moitié S. du continent : Biarritz, 75o; anticyclone dans le N. de l’Europe : Bodoe,. 769 ^Islande, 770. Pluies sur 10. de l’Europe; en France : Marseille, 12; Cette, 11; Rochefort, 5; Besançon, 4; Nantes, 3. Temp. du matin : Vardoe, —i°; Paris, i5; Alger, 20; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : 180 (normale : 13°,4)- — Le 17. Même situation atmosphérique : golfe de Gascogne, 750; Ulea-borg, 770. Pluies sur le S. et l’O. ; en France : Nice*" io; Bordeaux, Nantes, Boulogne, 5; Gap^ 4; Paris, 2f Lyon, 1. Temp. du maiin : Yardoe, —20; Paris, 14 ; Alger, 17; Puy de Dôme, 6; moyenne .à Paris i6°,6
- (normale : i3°,5). — Le 18. Pression basse sur l’O. et le Centre : îles Scilly, 783; Biarritz, Alger, 754; Christiania, 769. Pluies sur l’O.; en France : mont Aigoual, 79; Gap, 16; Limoges, Calais, i5; Brest, 11; Marseille, 10; Paris* 2. Temp. du matin : Yardoe, 3°; Paris, 14 ; Alger, 20; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : ifi°,7 (normale : i3°,6). —Le 19. Extension des basses pressions de 10. sur les Iles-Britanniques et la Méditerranée : Biarritz, 752; Marseille, 750; pression supérieure à 765 sur la Scandinavie et l’O. de la Russie. Pluies.,s.ur l’O.; en France : mont Aigoual, 98; Cette, 3o; LyQJU J ï ; Le Havre, 10 ; Dunkerque, 9; Paris, 8.
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- CHRONIQUE MÉTÉOROLOGIQUE
- Temp. du matin : Puy de Dôme, 6; «3°,7). — Le 20. Manche, Gascogne,
- Yardoe, o°; Paris, i5; Alger, 15 ; moyenne à Paris : 16°,4 (normale : M ème distribution des pressions : Corse, 754; Haparanda, 774. Pluies sur l'O., avec orages; en France : mont Àigoual, 3g; Rochefort, 26; Toulouse, 24; cap de la Hague, 22; Calais, i3; Biarritz, Paris, 4- Temp. du matin : Yardoe, i°; Paris, 16; Alger, 20; Puy de Dôme, 7; moyenne à (normale : i3°,8). — Le 21. Pression en
- i°;
- Pans
- l8°,2
- hausse légère mais encore inférieure à 760 sur le S.-O. de l’Europe : Gascogne, 758; pressions supérieures à 763 sur la Scandinavie et le N. de la Russie. Pluies sur l’O.; en France : Clermont-Ferrand, 19; Paris, i4; Lyon, Biarritz, 9; Le Havre, [\\ Nancy, 3. Temp. du malin : Yardoe, 20 ; Paris, 16; Alger, 19; Puy de Dôme,
- 8 ; moyenne à Paris la Lune : Premier matin :
- i8°,3 (normale, 14)-Quartier le 16 à 2
- h. 22
- Phases de m. du
- •<
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- ><
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saînt-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 heures nu matin THERMOMÈTRE VE.NT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 9 mai 1910 . 4°.t> w. >. Eclaircies. 1,7 Rosée ; 1res nuageux, |duie IVpres-midi.
- Mardi 10 5°, 5 N. 2. l’luic. 7,9 T. nuag.. pl. à diverses rep. avec grêle l’ap.-m. Ton. au S. W. 16°50.
- Mercredi 11 7°.0 N. 3. Couvert. 16.8 Couvert; pluie de 12 h. 00 à 2i heures.
- Jeudi 12 ti°,0 E 4. Couvert. 4.2 l’luie cesse à i h 35; pluie el gouttes à diverses reprises; couv.
- Vendredi 13 9°, 2 S. 4. • Couvert. 1,8 Très nuageux : pluie vers 0 h. 25 à 1 h. 30 et à 21 h. 55.
- Samedi 14 12°.3 E. N. E. 1. IVu nuageux. » l’eu nuageux.
- Dimanche 15 15°.-t S. S. E. 1. Beau. » Bosce; brume le m. ; beau.
- Lundi 10 14°.6 S. E. 1. Très nuageux. 0,1 Nuageux; uu peu de pluie à 2 h. ; orage au S.-E. dans la soirée.
- Mardi 17 11°, l E. 2, Couvert. 2,5 Presque couvert; ipielq. averses; orages au N. W. à 5 h.
- Mercredi 18 15°.o S. S. E. 2. Très nuageux. 5d Tr. nuag. ; av. cuire 0 h. et 3 h.; halo ; orage avec pl. dans la soir.
- Jeudi 19 11°,5 S. E. 2. Couvert. 3,5 Tr. nuag.; pluies entre 8 et 13 h ; orages entre 19 el 22 h. av pluie.
- Vendredi 20 15\0 S. S. W. 2. Nuageux. 7,0 Nuageu»; orage dans la soirée, avec pluie.
- Samedi 21 16\0 S. S. W. 1. l’eu nuageux. 6,6 l’eu nuageux; pluie jusqu’à 4 h ; forte brume.
- Dimanche 2 ' 14°.9 N W. 2 1’fHTVl‘rl . <>.l couvert : rn^ée ; brume : no. coups de Ion. à 20 h. 45 avec pluie.
- MAI 1910. — SEMAINES DU LUNDI 9 AU DIMANCHE 22 MAI 1910.
- La courbe supêri&nre indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les'pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre 'à l’abri à boule mouillée. '
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- LA NATURE
- TRENTE-HUITIÈME ANNÉE — 1910
- PREMIER SEMESTRE
- TABLES DU SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS — SCIENCE APPLIQUÉE — HYGIÈNE ET SANTÉ — RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES — VARIÉTÉS — DIVERS
- !. — INFORMATIONS.
- Académie des Sciences : prix polir 1909..................... 9
- Accumulateurs Edison........................................... 105
- Acide pliospliorique : action sui la silice et les verres silicates. 54
- Acide sulfurique : fabrication en France.................... 66
- Acide sulfurique : nouveau procédé de fabrication.............. 14
- Acier (Les étincelles d’)................................... 55
- Aéronautique;: à 1000 in. de hauteur en aéroplane .... 49
- Aeronautique : aérostiers militaires français................... 74
- Aéronautique : anéantissement du Zejipelm II ..... . 170
- Aéronautique : congrès international ...........................186
- Aéronautique : deux prix pour les petits appareils d'aviation.. 81 Aéronautique : deuxième exposition internationale de locomotion aérienne........................................ 42, 185
- Aeronautique : en dirigeable à travers l’Atlantique. . . . . 202
- Aéronautique : Hottes aériennes de l’Europe. . ............. 10
- Aéronautique : hangars pour dirigeables militaires. .... 155
- Aéronautique : hydrogène pour ballons.. ...... 65, 74
- Aéronautique : l’aviation en Cochinçhine ......... 178
- Aéronautique : Londres à Manchester eh aéroplane. . . . .177 Aéronautique : mort de Delagrange ........... 49
- Aéronautique : nouvelle traversée de la Manche en aéroplane'
- • (J. de Lesseps)...............; 201
- Aéronautique : prix d’aviation de La Nature. . . 25, 55, 41
- Aéronautique : voyages en aéroplanes. 170
- Aéroplanes : exploitation industrielle . . . . . . ... . A 10
- Aéroplane historique de Mouillard................. . . . . . t 170
- Agrostèrine........................................... .... 97
- Aiguille du Midi : funiculaire aérien . ... . .. -........ . 106
- Alçool éthylique (La.sciure de bois source cl’) . . . , 154
- ÇnnrJAnnnnl „„ ni 10’Vf ,ln r n \Wi.
- Alcoolisme dans l'antiquité.................................186
- Alcoolisme et tuberculose.................................... . 155
- Alèsia : fouilles................................................. 153
- Aliments pauvres en caféine et en théine. ........ 185
- Alimentation : le régime carné au Japon .................... 2
- Allemagne : pollution des eaux ................................. 90
- Allumettes de sûreté.............................................. 58
- Allumettes : exploitation française '. . ................ 145
- Alpes : projet de tunnel............................ . .... 106
- Aluminium : préparation de laboratoire par voie électro-
- lytique ....................................................... 53
- Ammoniaque : préparation synthétique............................. 169
- Ancône, port de guerre. ......................................... 122
- Angstrôm (K.).................................................... 155
- Antimoine : origine du mot.............................. .. . . 54
- Aral (Accroissement delà mer d'j 18
- Arbres de Paris................................................. ..178
- Archéologie : la représentation du galop. 2
- Archéologie : mission Pelliot au Turkestan Chinois. . ... 25
- Archéologie : pieux remarquablement conservés ...... 66
- Archéologie : pilotis de Page du bronze. . . . . . • .. . • 158
- Argent : production mondiale . . . . . . . . . . .. . \ • 122
- Argile : coloration dans les calcaires . . ... , . . . ... 137
- Argile : son odeur. . . ..................... . . . ... é • • i...'97
- Artillerie et dirigeables. ........... . '. . • • • 121
- Asie centrale : expédition Kozlow ..... . , ;. '• . • • . 50
- Astronomie : disparition simultanée des satellilés du Jupiter. 97
- Astronomie : le deuxième satellite d’Uranus : UmbricL ; • 105
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- TABLE DU SUPPLÉMENT
- Astronomie : mouvement propre d’une étoile................. 57
- Astronomie : photographies de la Voie lactée............... 41
- Astronomie : satellites de Mars............................ 91
- Astronomie : température d'une étoile...................... 49
- Atlantique : exploration anglo-norvégienne....................150
- Autobus réquisitionnés comme voilures frigorifiques .... 114
- Azotures : formation.......................................... 91
- Bagnolas (Lac de)............................................ 18
- Batellerie aux Indes.......................................... 58
- Batellerie eu France..........................................162
- Bessemer (Sir II.)........................................... -02
- Béton armé à Panama......................................... 162
- Beurre du pôle Mord...........................................122
- Bibliothèque .Nationale en 1909 113
- Bière : production et consommation en Italie............... 98
- Bois : consommation annuelle aux Etats-Unis................ 91
- Bois : distillation sèche avec la vapeur surchauffée.......185
- Bolide du 26 mars 1910........................................145
- Bolivie : production minière..................................129
- Boucharic : commerce de racine de réglisse.................130
- Boulevard LiUe-Roubaix-Toureoiug.............................. 26
- Brissaud (Ed.)............................................. • 53
- Brunhes (B.)...............................................193
- Câbles sous-marins cl pêcheries à vapeur...................114
- Cale sèche de Pearl Hnrbour (Hawaï-).......................... 108
- Camargue : rizières...........................................162
- Canada : peuplement du M'ord-üuesl......................... • 114
- Caoutchouc dans le momie...................................... 9j
- Carbone et hydrogène : combinaison directe.................154
- Carbures : formation......................................... 113
- Carte du monde au millionième................................. 10
- Caves d’une banque : réfrigération cl ventilation.......... 2
- Celluloïd : décomposition sans flamme....................... 129
- Chaleur : effets physiques et biologiques..................... 59
- Chaleur : transmission et cuivre éleclrolytique. :............ 66
- Charbon : extraction mécanique aux Etats-Unis.................106
- Charcot : sou expédition...................................... 89
- Chaudières à vapeur : inconvénients dos foyers.............129
- Chaudières à vapeur (La chimie des)........................129
- Chauffage à la vapeur par distribution centrale. ..... 58
- Chemins de fer : accidents (Trains homicides)................. 58
- Chemins de fer aux États-Unis................................. 98
- Chemins de fer : commande de matériel depuis trois ans aux
- États-Unis...............................•..............129
- Chemin de fer de l’Ofen Uuss................................. 162
- Chemin de fer français en 1909 ............................ 170
- Chemin de fer du Midi : électrification partielle.............138
- Chemins de fer en Europe en 1909. ........... 82
- Chemin de fer souterrain à Paris.............................. 26
- Chemin de 1er : la ligne toute rouge (Irlande)............... 150
- Chemin de fer : roulement à billes pour voilures..............138
- Chemins de fer : voies ferrées du monde....................194
- Chine : Poids et mesures .................................. 18
- Cobalt : alliage avec les autres métaux.................... 57
- Colone : fouilles.............................................170
- Comète Drake 1910 a........................................... 81
- Comète de Halley..............................................185
- Comète de Halley : arrivée....................................193
- Comète de Halley en 1835.................................... 121
- Comète de Halley et Jupiter : observation à Téncrilîe. . . . 118
- Comète de Halley : pour son observation....................... 49
- Comète 1910 fi.............................................. 121
- Comète : la cinquième tic 1909 ............................ . 17
- Comète : seconde de 1910......................................145
- Comètes : trois visibles en même temps..................... 41
- Comètes attendues en 1910 . . ............................. 73
- Congrès international de photographie (1910). ....... 150
- Congrès préhistorique de France ..............................114
- Colon : nitratation . ...................................... 57
- Coton : sous-produits de la graine et utilisation..........202
- Coton-poudre fabrication..................................... 81
- Courants sous-marins : élude .............................. . 66
- Cuivre éleclrolytique et transmission de la chaleur........... 66
- Cuivre : influence de l’arsenic et de l’antimoine sur scs propriétés ......................................................185
- Cuivre métallique (Réduction de la liqueur cupropotassiquc à
- l’état ciel...............................................
- Cyrénaïque...................................................
- Déboisement aux États-Unis...................................
- Delagrange : chiite mortelle en aéroplane....................
- Déserts : extension..........................................
- Diamants (ouvriers tailleurs de..............................
- Dirigeable anglais nouveau...................................
- Dirigeable Leichlingen.......................................
- Dirigeables et artillerie....................................
- Eaux : pollution en Allemagne................................
- Éboulement d’Ota (Corse).....................................
- Eclair (Phénomène produit par U).............................
- Éducation : méthodes.........................................
- Égypte : crise économique....................................
- Electricité : exposition à Saint-Pétersbourg.................
- Électricité cl art oratoire..................................
- Électricité : étrange application............................
- Électricité : fertilisation du sol...........................
- Électricité : relais pour courants alternatifs...............
- Electron positif existe-t-il? (L’)...........................
- Enfants : la surface du corps................................
- Etats-Unis : chemins de fer..................................
- Étals-Unis : commande de matériel de chemins de fer depuis
- trois ans.................................................
- États-Unis : consommation annuelle de bois...................
- États-Unis : extraction mécanique du charbon.................
- Ethnographie : le Jour de l’An chez les Parsis...............
- Étincelles d’acier. .........................................
- Etna : éruption....................................’ . 137,
- Fer et acier : développement de la fabrication...............
- Foret acier : Essai par corrosion............................
- Feux de forêts (Contre les)...............................’.
- Flamants roses en Europe.....................................
- Forage de 2240 m. de profondeur..............................
- Forêts : contre les feux.....................................
- Forest : sa décoration.........................................
- Franc : ses équivalents étrangers............................
- Frigorifique : autobus réquisitionnés comme voitures frigorifiques ......................................................
- Frigorifiques (Contre-torpilleurs munis d’installation) .... Frigorifique : réfrigération et ventilation des caves d’une banque. Frigorifique : voilure de livraison réfrigérée pour le transport
- du lait...................................................
- Frigorifique : wagon réfrigérant allemand....................
- Fruits porteurs de microbes.....................................
- Funiculaire aérien à l’aiguille du Midi......................
- Galop : sa représentation archéologique......................
- Gaz : compression par l’accouplemeut des machines rotatives
- et alternatives...........................................
- Gaz de fours à coke (Villes éclairées au)....................
- Gaz : gazéification des combustibles solides dans les générateurs. Gaz tonnants : vitesse de propagation de Fonde explosive. . .
- Géologie cl océanographie....................................
- Géologie : sur l’âge absolu de quelques phénomènes géologiques ......................................................
- Géophysique et Lavoisier (La)................................
- Geyser allemand de l’ilc de Namedy près d’Andernach . . . Grisou : emploi pour la production de force motrice ....
- Grisou : utilisation.........................................
- Guerre (Le prix d’une) . . ..................................
- Hawaï : cale sèche de Pearl Ilarbourg........................
- Haut fourneau électrique en Suède......................... - . •
- Hauts fourneaux (Dessiccation du vent soufflé dans Les) . . .
- Houille : échaulfemcnt spontané..............................
- Huggins (Sir W.).............................................
- Hydrogène et carbure : combinaison directe...................
- Hydrogène pour ballons. . ..............................65,
- Hygiène : pollution des eaux on Allemagne ...................
- Incendiés à Paris en 1909....................................
- Indes : la batellerie........................................
- Indes : la magnésitc...................................
- Inondations en France................................... • 65,
- Inondations et fièvre typhoïde......................
- Irlande : la ligne toute rouge (chemin do fer) . . . .... .
- 177 106
- 17
- 49
- 180
- 42
- 42
- 1
- 121
- 99
- 1
- 17 57 169 180
- 18 42
- 145
- 90
- 42
- 139
- 98
- 129
- 97
- 100
- 74
- 33
- 169
- 162
- 154
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- 178 06 89
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- m
- TABLE DU“ SUPPLÉMENT
- Japon : le régime carné..................................... 2
- Japon : production minérale eu 1908. . ..................... 42
- Kaolin : formation................................................ 95
- Karakoram : expédition du J)1' Longstaif.................... 130
- Kilauea (Observatoire du)......................................... 06
- Kozlow : expédition en Asie centrale........................ 50
- Krypton : densité................................................. 60
- Lac de Bagnolas.............................................
- Lac Saint-Laurent................................................. 50
- Lait ; voilure de livraison réfrigérée........................ 2
- Landolt.......................................................... 16]
- Lavoisier et la géophysique........................................ 2
- Longslaff : expédition au Karakoram....................... . ]50
- Lorlet. .......................................................... 53
- Machine à écrire en télégraphie......................... 122
- Machine à vapeur : la plus grande du monde.................. 50
- Magnésie : emploi pour la préparation d'huiles sous forme
- pulvérulente.................................................. 162
- Magnésite aux Indes.............................................. 150
- Marine à voile : disparition...................................... 98
- Marine : cale sèche de Pearl Harhour (Hawaï)........... 106
- Marine : contre-torpilleurs munis d'installations frigoriliqucs . 105
- Marine de guerre et pétrole.................................. 106
- Marine : deux nouveaux grands cuirassés français.......... 154
- Marine : innovation en construction navale................ 122
- Marine : les Dreadnought de la République Argentine. . . . 105
- Marine : les grands croiseurs anglais...................... 1
- Marine : record de vitesse des cuirassés.................... 10
- Maroc : ressources minérales du Rif..............................194
- Mathématiques : histoire......................................... 58
- Matière : son énergie interne..................................... 50
- Métal Monel..................................................... 162
- Métallisation : nouveau procédé...................................158
- Météorologie : observatoire de l'Elbruz........................... 42
- Métropolitain : réseau complémentaire.............................161
- Milliampères pour la télégraphie.................................. 90
- Mines du Transvaal : remblayage au sable..........................170
- Mines : faune et Dore en aide aux prospecteurs.............113
- Mines : production de la Bolivie................................ 129
- Minerais : production japonaise en 1908........................... 42
- Minerais : ressources du Nvasaland................................ 26
- Monnaies : équivalents du franc.................................... 1
- Mont-Blanc : observatoire........................................ 114
- Moteur à gaz : un triomphe........................................ 58
- Musée océanographique de Monaco : inauguration.............. 137
- Muséum : la bibliothèque du Dr Bornct.......................201
- Muséum (Société des amis du)...........................10, 103
- Nadar............................................................ 129
- Nécrologie : K. Angstrôm....................................... 153
- Nécrologie : B. Brunhes.........................................193
- Nécrologie : Landolt............................................161
- Nécrologie : Lorlet. ........................................... 35
- Nécrologie : Nadar............................................. 129
- Nécrologie : Ed. Brissaud....................................... 33
- Nécrologie : Sir William Huggins................................201
- Néon : propriété.................................................. 17
- New-York : nouveaux docks . ................................146
- Niagara (Chutes du) . ............................................. 9
- Nyasaland : ressources minérales............................. . 26
- Observatoires du Mont-Blanc. ................................... 114
- Observatoire du Kilauea........................................... 66
- Observaloii’e météorologique de l’Elbruz.......................... 42
- Océanographie et géologie......................................... 98
- Océanographie : étude des courants sous-marins ................... 66
- Océanographie : exploration anglo-norvégienne de EAtlantique. 150
- Océanographie : inauguration du musée de Monaco...................157
- Œufs frais (la question des)..................................... 82
- Or métallique : dissolution . ....................................105
- Or : production mondiale en 1909 , ......................... 74
- Or métallique : dissolution................................. . 105
- Or : production mondiale eu 1909 ...................... 74. 201
- Ota (Corse) : éboulement.................'.................. 1
- Ours géant de l’Alaska............................................ 98
- Palestine et sionisme........................................ . 178
- Panama : embarcation en béton armé. .....:..................162
- Parcs naturels : protection..................................
- Parsis : le jour de l’an....................:................
- Pavés au earhorundum.........................................
- Pêcheries à vapeur et câbles sous-marins................... . .
- Pelliot : mission au ïurkestan chinois.......................
- Pétrole conlre charbon.......................................
- Pétrole el marine de guerre..................................
- Pétrole : réservoirs en béton................................
- Phoques : protection.........................................
- Phosphore colloïdal..........................................
- Photographies : chauffage éleclriquc des plaques dans les
- nuits humides.............................................
- Photographies de la voie Lactée..............................
- Pieux remarquablement conservés..............................
- Pilotis de Page du bronze....................................
- Pierre artificielle : fabrication............................
- Poids et mesures en Chine...................
- Poisson : réserves de rivières et canaux pour la reproduction.
- Population des grandes villes : accroissement................
- Port de guerre italien nouveau sur l’Adriatique..............
- Postes aériennes dans le Sud-Algérien : projet...............
- Potasse : législation en Allemagne ........................
- Prix d’aviation de La Sature....................... 25, 55,
- Prix Nobel...................................................
- Raboteuse : la plus grande du monde..........................
- Radioactivité des terrains tertiaires. . ..................... .
- Radioactivité : laboratoire à Paris..........................
- Radioactivité : substances pseudo-radioaclives...............
- Radium : extraction..........................................
- Radium (teneur de l’eau de, mer en)..........................
- Reboisement en Italie........................................
- Réglisse : commerce de sa racine en Boucharie................
- République Argentine : marine, les Dreadnought...............
- Rizières de la Camargue......................................
- Russie Iranscaspienne : soufre...............................
- Russie : population de l’Empire..............................
- Saint-Laurent (Lac)..........................................
- Sauterelles (Lutte contre les)...............................
- Savon : action détersive en solutions........................
- Scandium : dilfusion dans la nature..........................
- Silice et verres silieatés : acljon de l’action phosphorique . .
- Silicium : emploi comme résistance électrique . \............
- Sionisme et Palestine........................................
- Sites et monuments : protection..............................
- Soie dans le monde...........................................
- Soufre dans la Russie transcaspieuue.........................
- Source du Fiuggi, près d’Ànlieoli di Campagna................
- Spectres d’émission de certains éléments à haute température .........................................................
- Stations hydrominérales cl climatiques en France.............
- Tabac : effets de la fumée...................................
- Télégraphie et machine à écrire..............................
- Télégraphie : milliampère....................................
- Télégraphie : multiples......................................
- Télégraphie : quelques nouveautés...................... . . . .
- Télégraphie sans fil.........................................
- Télégraphie sans fil et la mode (Lui.........................
- Télégraphie sans fil : scs mystères..........................
- Températures les plus basses observées sur le globe .... Terres alcalines : cristallisation par décomposition de leurs
- nilrates..................................................
- Thorium : sa dissémination...................................
- Timavo : origines...............................................
- Tir : pour tirer la nuit.....................................
- Tortues australiennes à Londres .............................
- Tremblements de terre...................................
- Tuberculose et alcoolisme....................................
- Tunnel des Alpes : projet....................................
- Tunnels : record mondial.....................................
- Turbine à vapeur gigantesque.................................
- Yin d’Asti................................................... .
- Tins : bouquet...............................................
- Verres silieatés : action de l’acide phosphorique,...........
- Wagons à l’air..................................................
- Wagon réfrigérant allemand......................................
- Xénon : densité .............................................
- 74
- 26
- 114
- 25 ,18G 106
- 114 B6* 57
- 115 41 66
- 158 195 18 90 186 122
- 26 195
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- 10
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- 177 82 54
- 170
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- TABLE DU SUPPLEMENT
- If
- H. - SCIENCE APPLIQUÉE.
- Automobile : l’aulofumvor..............................
- Automobile : freinage par le moteur . . . .............
- Automobile : porle-lleur...............................
- Automobile : le testophonc.............................
- Aviation : les ailes battantes de M. l’abbé Le LLmlec . .
- Aviation : machine volante V. Humbert..................
- Balance de torsion pour peser les poids légers.........
- Balles (Machines à lancer des).........................
- Barographe métallique à poids tenseur..................
- Bouchon doseur . ......................................
- Bouée de sauvetage du capitaine Donvig,................
- Bouchon-verseur........................................
- Bouilloire électrique très simple......................
- Broderie : la « Brodeine ».............................
- Brosse à parquet a Sans fatigue »......................
- Brûle-parfum électrique................................
- Brûleur antiseptique : le « Komo ».....................
- Caoutchouc artificiel..................................
- Carbure de calcium : appareil d’analyse................
- Casserole-jardinière...................................
- Ceinture de sauvetage repliable........................
- Chaussettes (Pour tenir les)...........................
- Chaussures”: support le Bootsland 0 K..................
- Cigarettes (Boîte à secret pour).......................
- Clef à serrage automatique.............................
- Clef ajustable pour écrou six pans.....................
- Clou perfectionné......................................
- Colle : l’Autops (Pot à).......................*. . . .
- Crachoirs incinérables Lut ère.........................
- Crayons (Machine à tailler les)........................
- Cyclisme : le Wheel Spcnder............................
- Cyclorail (Le).........................................
- Coquetier inversablc ....................................
- Détarlreur électrique. . . . ..........................
- Embrayage progressif à système liquide G. Flershcim. .
- Fermeture à ressort pour bouteilles....................
- Fers à cheval anti-dérapants...........................
- Forets (Support pour porte-)...........................
- Fraiseuse portative....................................
- Gaz : appareil automatique pour l'analyse..............
- Hélices indéformables..................................
- Heure la nuit (Pour voir F)............................
- Horlogerie : indicateur de remontage...................
- Incendie : installation moderne d’avertisseurs.........
- Initiateur mathématique (L’). .........................
- Jouet : animaux anatomiques............................•
- Jouet : balançoires à contrepoids......................
- Jouet : ballon dirigeable..............................
- Jouet : billard-quilles................................
- Jouet : buffalo-billes.................................
- Jouet : canot à vapeur ................................
- Jouet : canot électrique...............................
- Jouet : cirque mécanique...............................
- Jouet : distributeur de pastilles......................
- Jouets du jour de l’An.................................
- Jouet : flèche aéroplane Eurêka........................
- Jouet : Idéal sculpteur...................; . . . .
- Jouet : Imprimerie rotative............................
- Jouet : l’Acroncttc. . ................................
- Jouet : l’aviation au concours Lèpine................ . .
- Jouet : le cerceau le « Forit »........................
- Jouet : le Chicago.....................................
- Jouet : le Geogro......................................
- Jouet : la guerre moderne..............................
- Jouet : l’Inowanolf......................................
- Jouet : le Kay Kest bail....................
- Jouet : le Kom-back....................................
- Jouet : la Manche en aéroplane...............................
- Jouet : le Minus...............................................
- Jouet : la pelote volante....................................
- Jouet : le Tanguy............................................
- Jouet : le tir-hall..........................................
- Jouet : le tri-boules........................................
- Jouet : le lubophone.........................................
- Jouet : le tympanophone......................................
- Jouet : le volant Zéphyr.....................................
- Jouet : manège d’aéroplanes..................................
- Jouet : manège de casseroles.................................
- Jouet : monoplan Ayrel.......................................
- Jouet : monoplan Simplex.....................................
- Jouet : oiseau mécanique.....................................
- Jouet : poupée sautillcusc...................................
- Jouet : queue de billard de poche............................
- Jouet : Sonatina.............................................
- Jouet : Steeplc-cbase........................................
- Jouet : tonneau de salon.....................................
- Jouet : torpilleur aérien.................................... •
- Jouet : toupie valsante......................................
- Jouet : tremplin-balle.......................................
- Lampe à incandescence : distinction du courant...............
- Lampe à incandescence : nouvelle douille.....................
- Lampe à réglage instantané...................................
- Lavabo automatique Quintard..................................
- Machine à coudre les cuirs sur les chapeaux de feutre . . .
- Machine à écrire de poche....................................
- Meule d’établi en corindon...................................
- Montre chevalet (Protège-) ..................................
- Nauloeyclelle..................................................
- Nid-trappe pour contrôler la ponte des poules................
- Papier à cigarettes : distributeur...........................
- Parapluie-abri pour voitures.................................
- Passe-thé « le Pratique »....................................
- Paumelle à graissage automatique et à galets.................
- Pavage artistique............................................ •
- Périscope d’automobile.......................................
- Pèse-lettre bilatéral...................................... . .
- Photographie des couleurs : procédé Szczepanik...............
- Photographie : appareil Circut pour panorama complet. . . . Photographie : curieux effets de diffraction et d’interférence
- observés avec les réseaux polychromes.....................
- Photographie : le bloc-portrait..............................
- Photographie : mise au point des autochromes; verre dépoli
- mixte.....................................................
- Photographie : pour laver et sécher les épreuves sur papier .
- Physique amusante : la bougie et l’entonnoir.................
- Physique amusante : roulette prismatique.....................
- Pianos à queue...............................................
- Pile électrique à bon marché . . ............................
- Pilots : pour les enfoncer sans masse........................
- Plaque indicatrice pour voitures de chemins de fer. ....
- Porte-chapeau démontable.....................................
- Porte-manteau de voyage......................................
- Poteaux en bois : protection.................................
- Radiateur pour l’aviation....................................
- Réveil électrique autophotogène..............................
- Rivcusc portative et électro-hydraulique................
- Roue élastique pour brouette.................................
- Scie à ruban.................................................
- Spartcries artificielles.....................................
- Table-valise ................................................
- Tampon.......................................................
- Téléphonie à longue distance par le microphone Egner et
- llolmslrom................................................
- Tendeur bijou. ..............................................
- 155
- 75 92
- 139
- 59
- 123
- 27
- 115
- 164
- 28
- 155 180
- 203 12 68
- 165
- 116
- 139
- 187
- 156 116 152
- 124 12
- 179
- 91
- 204 100
- 203
- 204
- 140
- 163 28
- 115
- 188
- 180
- 164
- 92 100 131
- 84
- 115
- 55
- 195 171
- 4
- 60 148
- 55
- 51 11 43
- 27
- 52 52 60
- 4
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- 196 19
- 196
- 36
- 76 124
- 68
- 43
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-
-
-
- Tensionmèlrc.......................
- Tirelire domestique................
- Ultramicroscope : construction simple
- YaliseLte pour emballages..........
- Ventilation nocturne des chambres .
- TABLE DU SUPPLÉMENT
- 91
- 180
- 107 83
- 108
- Verre « parasol » (Le',..........
- Verreries : réparation...........
- Verrou Phénix....................
- Yide-tub automatique........
- Wagons : suppression des trépidations
- 107
- 148
- 00
- 30
- 108.
- III. - RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES.
- Acide sulfurique (Substances resisLant à T)...................110
- Aluminium : bain économique..................................... 157
- Aluminium : soudure autogène.....................................110
- Arbres transplantés : leur reprise par l’eau sous pression. . . 154
- Badigeon pour murs................................................ 7
- Bains sulfureux inodores ou bains alcalins au soufre .... 198
- Béton à la glace................................................. 94
- Bidons cl’cssence : dessoudage sans danger. ..................190
- Bois tendres pour échalas, etc. : conservation................... 62
- Brillant pour souliers..................................50, 198
- Canalisations électriques en « fibre-conduit»....................134
- Cigarettes (Pour détacher les feuillets des carnets de papier à;. 198
- Ciment résistant aux vapeurs d’acide chlorhydrique............... 50
- Cirage à l’huile................................................. 22
- Clichés sur pellicules : pour les empêcher de s’enrouler. . . 6
- Colle adhérente au fer-blanc..................................... 38
- Crème épilatoire n’irritant pas la peau......................... 142
- Cycloslyle : papier spécial..................................... 198
- 'Désinfectants : essais......................................... 154
- Enduit à la résine pour les parties de machines en bois. . . 50
- Engrenage : diminution du frottement par méthode magnétique............................................................190
- Fillres en papier............................................... 157
- Films ininflammables............................................ 142
- Formol et désinfection des chambres............................. 86
- Fourrures : emploi du froid pour distinguer les vraies des
- fausses....................................................... 78
- Fumier : conservation........................................... 157
- Galvanoplastie rapide............................................198
- Goudronnage des bâches. . .......................................198
- Inondation : soins à donner aux arbres fruitiers............... 11$
- Lait cru et lait bouilli : distinction....................... 58
- Laiton : repolissage ........................................ 30
- Linge : pour le glacer......................................... 86
- Liquide anticongéluleur......................................... 86
- Mains (Pour se laver les)....................................... 6
- Moiré métallique................................................181
- Moulages résistants. .......................................... 58
- Nickel : dérouillage........................................... 50
- Parasites des végétaux : destruction......................... 7
- Pâte pour imiter les ornementations en bois.................. 50
- Peinture pour fer galvanisé.................................. 50
- Pendules : nettoyage............................................142
- Pétrole : pour faire disparaître l’odeur.....................100
- Photographie de dessins en noir sur fonds blanc.............. 70
- Photographie : tons noirs avec papiers à noircissement direct. 158
- Pierres lumineuses..............................................157
- Pommes de terre destinées à la plantation : conservation . . 190
- Poudres à polir les poêles................................... 86
- Poules qui mangent leurs œufs.................................. 102
- Robinets d’acétylène : graissage et cnlrclien...................182
- Savon à l’eau oxygénée (Neige de)...............................158
- Taches du linge blanc...........................................182
- Taches faites par les médicamenls............................... 86
- Teinture en noir de la toile brune........................... 58
- Textiles bruts : inflammation spontanée.........................174
- Transmissions par courroies : amélioration......................110
- Trempe d’uu outil sans déformation.............................. 22
- Tissus de laine, soie, colon, lin : dislinelion *............142
- IV. - HYGIÈNE ET SANTÉ
- La fréquence du diabète dans les principales villes du monde
- (Dr A. Cartaz) ..................... •••’••*-
- Les médicaments explosifs (Dr A. C.).....................
- Traitement de l’ongle incarné............................
- Les inhalations d’oxygène dans la coqueluche.............
- Un désodorisant..........................................
- Le scalp (Dr A. C.). ... ;...............................
- Fumigations sèches antiseptiques.........................
- Le meilleur éclairage (l)1’ A. C.).......................
- Les larmes de sang (Dr A. C.).......................• • •
- Traitement de la tuberculose par le travail physique (D1' A. C.) -
- Les résultats de la Goutte de lait (Dr A. C.)............
- Pour guérir les engelures (D1 A. G.)................’ • •
- Le Kala-Azar (D' A. C.)................................... •
- 5
- 14
- 14
- 14
- 21
- 21
- 29
- 37
- 45
- 61
- 69
- 78
- L’oreille et les coups de canons (IF A. C.).................... 85
- Le vin des caves inondées (Pr A. G.).............................. 05
- La châtaigne comme aliment (l)v A. C.)............................109
- La rougeole et les rayons rouges (1)'' A. C.)...................117
- La radiothérapie de l'acné (D1' A. C.) . ....................... 133
- La stérilisation de l’eau (l)r A. C.).............................141
- L’antisepsie du nez (Dr A. G ).................................157
- La toxicité de quelques aliments (I)1' A. C.)..................165
- Les dermatites d’origine végétale (I)1' A. G.).................173
- Le strabisme en Bretagne .........................................181
- Le danger des chalumeaux de paille (TF A. C.)................197
- Le diabète et les poches à gaz (IP' A. C.) . . . . ..............107
- Les paresseux seul-ils des malades?' (Dr A. C.)................205
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-
-
- TABLE DU SUPPLEMENT
- V. - VARIÉTÉS.
- Le lierre : ses méfaits, son utilité (A. Roi.et)............... 5
- Un nouvel acide organique industriel (A. C.)................... 13
- L’acclimatation des vers à soie de Chine dits « Tussor » en
- Tunisie (H. Blin). ............................................ 13
- Les installations électriques des tourbières d’Aurieh (I)1' A. G.). 21
- La valeur des résidus industriels inutilisés A. Ciiapi.et) . . . 45
- La résurrection de la Mésopotamie............................. 54
- Le Brésil, réserve de pâte à papier (Fn. Marre)................... 57
- Les Sociétés anonymes allemandes............................. 62
- Marrons glacés (Fit. Marre)....................................: 69
- La désinfection à l'aldéhyde formique sans appareil (li. ni; L.). 85
- Un gisement préhistorique au Tonkin (J.-P. Lafitte) .... 94
- Le cycle météorologique de 55 ans ou période de Briickner (E.-A. Martel)................................................... 101
- L’industrie de-l’aluminium eu France ^H. Y.).................101
- l/homme de la Plala (J.-P. Lafitte)..........................102
- Le commerce des serpents en Amérique (N. 1.allié) .... 109
- Plantes indicatrices (A. Acloque)................................117
- Les plantes qui ont la fièvre ? (M. Blot)....................125
- Le mot «. équatorial » dans la nomenclature géographique
- (fl. Deiiérain)...............................................133
- Le Soja ou lève de Mandchourie (II. Blin)............... . . . 141
- Le Congrès de Physiothérapie (L)1' A. Cartaz,....................149
- L’emploi du chlorure de baryum comme insecticide (A. Truelle). 175 La production du caoutchouc dans l’Angola (A. Truelle). . . 181
- La rencontre céleste du 19 mai prochain (E. TouchetI . . . 189
- L’avenir de la chlorophylle......................................197
- L’utilisation des baobabs comme citerne (A. Truelle). . . . 205
- VI. — DIVERS.
- Bulletin astronomique (E. Touchet).......................................................................................53, 149
- Résume météorologique (Moureaux et Cii. Ucfour).................................................... 29, 61, 77. 95,125,165, 206
- FIN DES TABLES DU SUPPLÉMENT
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- L'Allls. imit.imrihk généuai.k i.aiiuhk
- 9. Rue île LGeurus. 9
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « L,a Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, Boulevard Sainl-Germain, Tarit (Ylé)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d'origine.
- N° 1932 — 4 JUIN 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- Q
- La catastrophe du submersible « Pluviôse ». —
- Une nouvelle catastrophe vient de mettre en deuil la marine et le pays tout entier. Le submersible Pluviôse a été coulé le 26 mai à la suite d’un abordage avec le paquebot Pas-de-Calais. Le submersible portait 27 hommes : 24 marins d’équipage, l’enseigne Engel, le lieutenant de vaisseau Callot commandant, et le capitaine de frégate.Prat, commandant la flottille de Calais. Les circonstances du drame ne sont pas encore exactement connues, peut-être ne le seront-elles jamais. A l’heure pirnous mettons sous presse, les efforts faits pour ren-ÎËbùerTè Pluviôse n’ont pas encore réussi et l’on a perdu tout espoir de sauver les victimes. Le Pluviôse était un de nos plus récents submersibles; lancé en 1907, il jaugeait 400 tonnes, mesurait 51,12 m. de long, 4,97 m-large, 3,12 m. de tirant d’eau. Une fois de plus, le progrès se fait chèrement acheter. Espérons que ce désastre sera le dernier et que les progrès de la science navale, stimulée par le malheur, mettront bientôt la navigation sous-marine à l’abri des terribles dangers dont elle est aujourd’hui constamment menacée.
- Les réactions catalytiques à distance. — Nos lecteurs savent que les réactions catalytiques sont celles qui sont déterminées entre divers corps par la présence de certains corps particuliers dont le noir de platine représente le type, et qui sont désignés sous le nom de corps catalyseurs. On a cherché dernièrement si ces catalyseurs pouvaient produire leur effet à distance. C’est ainsi qu’en disposant un mélange gazeux renfermant du gaz tonnant, c’est-à-dire un mélange d’hydrogène et d’oxygène dans les proportions où ces gaz existent dans l’eau, en présence de noir de platine dont il était séparé par une pellicule irisée de verre soufflé, on n’obtient aucune combinaison. Si l’on emploie pour la séparation une pellicule de collodion ou de gélatine, il y a combinaison lente et la quantité catalysée, c’est-à-dire combinée est proportionnelle à la concentration du gaz; le phénomène a lieu par passage à travers la pellicule. Si l’on dispose du noir de platine en face d’une plaque au gélatino-bromure d’argent et à une distance de 1 millimètre environ, le platine a une action négative, c’est-à-dire enlève le voile produit au préalable sur la plaque par la lumière. Cette action n’a lieu qu’à la surface de la pellicule et seulement sous l’action de l’humidité. Il serait intéressant de généraliser ces recherches de catalyse à distance qui conduiraient sans doute à des résultats curieux.
- Nouvelle synthèse de l’éthylène. — L’éthylène C2H4 est un carbure d’hydrogène dont le rôle est des plus importants parmi ceux des gaz combustibles naturels ou industriels. En dehors des synthèses classiques de ce gaz que l’on trouvera dans tous les traités de chimie, M. Orlof a pu reproduire ce corps par une nouvelle méthode consistant à faire passer un mélange d’hydrogène
- et d’oxyde de carbone sur du coke recouvert de nickel et de palladium réduits et chauffé à 95-100°. Il se produirait dans ces conditions 6 à 8 pour 100 d’éthylène dont la formation s'expliquerait par la réaction suivante :
- 2 CO + 4 H2 = C2 H4 -f 2 H2 O
- Oxyde de carbone. Hydrogène. Ethylène. Eau.
- La perte d’hélium par les minéraux radio-actifs.
- — Nos lecteurs savent qu’il est démontré aujourd’hui que le radium ou les corps radio-actifs se désintègrent
- en seftransjforma.nt.exx/diyers.ai»tres....élé[nents parmi les-v.
- quels la présence de l’hélium est iiné*‘des "moins contes-^ tées. Un auteur anglais, M. Strutt a eu l’idéé de mesurer quantitativement cette ! transformation. Il a pulvérisé 337 gr. de monazite radio-active du Transvaal et les a placés dans un flacon où il a fait le vide. Il a constaté qu’il se dégageait de l’hélium avec une vitesse décroissant de 261 mm5 par jour et par kilogramme de minéral à 1,14 mm3 au bout de 33 jours. La quantité totale d’hélium ainsi dégagée est d’ailleurs insignifiante par rapport à la quantité réellement bontenue dans le minéral.
- Ces recherches sont en relation directe avec celles du même auteur « sur l’àge absolu de quelques phénomènes géologiques » qui ont été signalées dans le n° de La Nature du 28 mai dernier et qui étaient basées sur la relation entre l’hélium occlus et la substance radio-active contenue dans les minéraux.
- L’exposition de Buenos-Ayres. — La République Argentine célèbre le premier centenaire de son indépendance; pour marquer cette date glorieuse, on va inaugurer dans quelques jours, à Buenos-Ayres, une intéressante exposition internationale. Elle comporte 4 sections : des chemins de fer et transports terrestres, agriculture, hygiène, arts, auxquelles il faut ajouter une exposition nationale et industrielle et une curieuse section rétrospective des moyens de transport employés en Argentine depuis 1810. L’Argentine a voulu marquer ainsi par une manifestation imposante, les remarquables progrès économiques qu’elle a accomplis en quelques années. La population totale du pays en 1895 était de 3954911 habitants. On l’évalue aujourd’hui à près de 7 millions. Les chemins de fer, dont la longueur en 1860 ne dépassait pas 23 km, ont aujourd’hui un développement de 25 5oo km. De i8q5 à 1910, ils ont transporté 202400000 voyageurs. Notons que la colonie française en Argentine est nombreuse ; on y compte 104990 Français, contre, il est vrai, 843 54o Italiens et 424085 Espagnols. Les colonies anglaise et allemande sont beaucoup moins nombreuses.
- La télégraphie sans fil dans l’Afrique française.
- — Le réseau des postes de T. S. F. dans nos colonies africaines est actuellement en voié" de développement rapide. Aux postes qui existent, déjà à Oran et à Bizerte
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- INFORMATIONS
- sur les côtes algérienne et tunisienne, à Port-Etienne, Dakar et Rufisque, sur la côte occidentale, vont s'adjoindre. à bref délai les postes de Tombouctou,' Kona-kry, .Monrovia; de Fig'uig, d’Abechr à proximité du Tchad, de Brazzaville, Loango, Libreville dans le Congo français. On espère même pouvoir prochainement établir des communications entre le poste de Port-Efiënhe et l'Amérique du Sud.
- Le laboratoire d essais du Conservatoire national des Arts et Métiers. — Le rapport sur le fonctionnement en 1909 du laboratoire d’essais du Conservatoire national des Arts et Métiers vient d’être publié. Il a été établi par M. L. Guillet. Il contient un certain nombre de renseignements fort intéressants que nous croyons utile de résumer. Le laboratoire d’essais du Conservatoire est d’institution récente; il a été créé en 1900 à la suite d’une convention passée entre le Ministre du Commerce, le Conservatoire national des Arts et Métiers et la Chambre de Commerce de Paris. Il a pour objet de permettre aux industriels de faire effectuer des essais physiques, mécaniques, chimiques et de machines sur les divers matériaux, appareils ou machines. Le personnel administratif et technique du laboratoire comprend aujourd'hui 54 personnes imparties en 5 sections. Dans la section de physique, une grande activité a été donnée au service de la métrologie pour la vérification pratique des mesures de longueur, grâce à la confection par la Section technique de l’artillerie, d’étalons de mesures métriques de haute précision et à l’emploi de vérificateurs de filetage de M. Ch. Marre pour les vis de la série internationale. Cette même section a procédé en 1909 à l’installation d'un appareil destiné à l’étude de la perméabilité des tissus d’aérostats et d'un dispositif de mesure du coefficient de conductibilité thermique des matériaux isolants calorifiques, comme le liège employé par la marine de l’Etat pour les soutes à poudre et les chambres frigorifiques. Signalons encore dans cette section la vérification de 34 000 thermomètres médicaux. Dans la section des métaux, nous notons des essais mécaniques et micrographiques sur un rail de chemin de fer brisé au passage d’un train, sur des rails en service, sur des tubes et tôles de chaudières éclatées, sur des chaînes et câbles rompus en service; des séries très complètes d’essais méthodiques sur des huiles de graissage et divers antifrictions. Le matériel de la section des matériaux de construction s'est augmenté d’une machine verticale de i5o tonnes pour les essais de compi'ession, d’agglomération. Parmi les essais particulièrement intéressants delà section des machines, il faut citer des essais d’hélices aériennes de divers modèles, des essais de moteurs à explosion de modèles spéciaux destinés à l’aviation. L’activité technique du Laboratoire a eu une heureuse répercussion sur les résultats financiers; les recettes de 1909 sont supérieures d’un quart à celles de 1908. Bref, l’établissement dont l’avenir, il y a quelques années, avait paru dangereusement menacé, semble entrer aujourd’hui dans une phase décisive de prospérité, dont son actif directeur, M. Cellerier, peut légitimement se féliciter.
- Une canalisation de pétrole à travers l’isthme de Panama. — Nos lecteurs connaissent ces « pipe lines » très employés dans lès exploitations pétrolières américaines. Ce sont d’immenses conduites forcées par lesquelles le pétrole est refoulé directement depuis le gisement jusqu'aux principaux centres d’utilisation ou d’ex-. pédition. Ces conduites se développent parfois sur de très grandes longueurs et leur développement total n’est pas inférieur à i3oooo km. L’un des plus curieux de ces « pipe-lines » est certainement celui qui traverse l’isthme de Panama, réunissant ainsi, les deux océans Atlantique et Pacifique. Il a été construit par l’Union Oil Company of California; cette Société exploite des gisements de pétrole en Californie ; le transport de l’huile minérale par chemin de fer à travers tout le continent américain serait fort onéreux; on transporte donc le pétrole à La Boca, où on l’emmagasine dans des réservoirs ; de là des pompes le refoulent à travers le « pipe-line », jusqu'à Colon sur l’Atlantique ; là il est rechargé sur d’autres navires pétroliers qui le transportent à New-York ou à Philadelphie, Le « pipe-line » de Panama a une longueur de 77 km, il suit de très près le tracé du canal; son diamètre est de 20,3 centimètres. Il est con-
- struit en acier; la résistance Je sécurité atteint 56 kg3-par cm2. Ajoutons qu'une partie du pétrole emmagasiné à La-Boca est utilisée dans l’isthme même ; les ingénieurs du canal de Panama l’emploient exclusivement pour le chauffage de leurs chaudières.
- L’industrie française du celluloïd. — A la fin de
- 1909, il existait en France_,8 fabriques principales de celluloïd qui représentent dans leur ensemble un capital social de 17 millions de francs, occupent plus de 2000 ouvriers et produisent quotidiennement plus de 20000 kg de matière brute, dont une partie imjmrtante est exportée. A raison de 3oo jours ouvrables dans l’année, c'est donc au moins 6 000 000 de kg de celluloïd qui ont été produits en France en 1909 : leur fabrication a exigé 3 000 000 de kg de pâte à papier, 18000000 de kg d’acides sulfurique et azotique, 1200000 kg de camphre et 5o 000 hectolitres d'alcool. Cette industrie est surtout localisée autour de deux centres principaux, Oyonnax, dans l’Ain, et Ezy, dans l’Eure; à Paris, plus de 1000 industriels fabriquent des peignes en celluloïd, occupant ensemble 20 000 ouvriers et produisant plus des deux tiers des peignes vendus dans le monde entier.
- La taille du diamant en France. — Longtemps apanage exclusif des Px-ovinces-Unies, où l’on compte encore aujourd’hui plus de 9000 ouvriers pour la seule ville d’Amsterdam, l’industrie de la taille du diamant a émigré en Allemagne, en Suisse, en France et dans l’Amérique du Nord ; elle fut introduite dans le haut Jura par un nommé Michaud, vers 1735. Il n’employait qu'un tour grossier et ne taillait que des pièces d’horlogerie à destination de Genève. Il existe à l’heure actuelle plus de 2000 ouvriers employés à la taillerie des pierres précieuses et répartis à peu près exclusivement entre Nantua, Gex et Saint-Claude. La technique ancienne n’a, pour ainsi dire, pas été perfectionnée, le matériel est demeuré simple, l’habileté professionnelle de l’ouvrier étant encore le facteur le plus important de la production. Une simple roue horizontale tournant à grande vitesse faisant fonction de meule, un moteur et les organes de transmission, voilà tout l’outillage nécessaire. Le moteur est le plus souvent remplacé par un manœuvre actionnant une manivelle, la vitesse étant assurée par la disposition des diamètres entre la roue-meule et la poulie de transmission. L’apprentissage ne demande guère plus d’un an, après quoi le jeune artisan peut gagner jusqu’à 25 francs par semaine. Mais il faut compter trois ans pour faire un bon ouvrier. Les plus habiles arrivent alors à gagner 75 francs par semaine, les autres ne dépassent guère 5o francs. La taille, d’ailleurs, ne se fait pas seulement dans les usines ; il existe des tours familiaux. Il est même à pi'évoir cpie d’ici peu de temps, des coopératives se seront formées, utilisant l’électricité comme force motrice. D'après M. Armand Dreyfus, sur 400 millions dé pierres jetées annuellement sur, le marché, 60 millions seraient payés en salaire. Un dixième représenterait la part française.
- Les grands massacres. — Nous nous sommes élevés plusieurs fois contre le massacre systématique des éléphants et autres grands fauves, tel qu’il se poursuit depuis quelques années en Afrique orientale. Les chasseurs arctiques se montrent tout aussi barbares ; et, si un accord international n’intervient pas, la grande faune arctique atira bientôt disparu. Prenons le cas d’un chasseur norvégien, le capitaine Breckno, qui débarqua l’autre jour à Newcastle une dizaine de jeunes ours blancs et un jeune morse de six mois. Cet homme, qui a vécu depuis 28 ans de la chassse aux bêtes polaires, est très fier de raconter qu’en avril dernier, sur les rivages de la Terre de François-Joseph, il ne tua pas moins de quatre-vingt-dix-huit morses en trois jours, massacre qui lui rapporta 37 5oo francs, par la vente de la peau, de l’huile et de l’ivoire. Or le walrus, le phoque géant des mers actiques, est l’un des plus rares mammifères en existence, et il a déjà disparu dans de nombreux districts où il abondait encore, il y a un quart de siècle. De plus, le capitaine Breckno n’est pas le seul de son espèce, et d’autres chasseurs auraient probablement de pareils exploits à raconter; 98 morses en 3 jours ! L’extinction totale du « cheval de mer » n’est plus qu’une question d’années.
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- SCIENCE APPLIQUEE
- 'Eclairage
- Appareil de sécurité contre l’asphyxie par le gaz •d’éclairage. — Le gaz d’éclairage aujourd’hui n’est pas fort dangereux; son odeur prévient de la moindre fuite,
- et le risque d’envahissement accidentel d’une pièce est assez réduit. Cependant il n’est pas nul : de temps à autre, des explosions terribles viennent le prouver. Prudence étant mère de sûreté, il est toujours bon de se prémunir par avance contre les conséquences possibles d’un oubli, d’une maladresse, ou •encore de l’usure d’un organe.
- Voici un premier appareil qui s’adapte sur les canalisations alimentant les cheminées à gaz, les fourneaux à
- Fig. I. — L’appareil de sécurité installé sur un réchaud.
- gaz, les becs mobiles de laboratoire, etc. ; deux accidents sont relativement fréquents avec ce genre d’appareils la chute du caoutchouc, la nuit, l’appareil ayant été laissé allumé, ou la fuite par un caoutchouc usé et
- coupé ; le gaz envahit la pièce et souvent il est trop tard lorsqu’on s’en aperçoit. L’appareil Roth prévient l’un ou l’autre de ces accidents ; il se compose essentiellement d’un cylindre de cuivre permettant l’arrivée du gaz par une de ses extrémités ; sur la face inférieure, près de l’extrémité opposée est branché à angle droit un tube de cuivre muni d’un robinet de fermeture, et terminé par un raccord pour la fixation du caoutchouc. Le mécanisme de sécurité est à l’intérieur ; il se compose d’une soupape en cuivre, montée sur une tige mobile, et placée juste au-dessus de l’ouverture interne du tube à raccord.
- Dans ces conditions, toute augmentation notable de débit du gaz aspire la soupape de sécurité, tamponne l’orifice de sortie du gaz, et empêche la fuite du gaz; celui-cipar sa propre pression empêche le déplacement de la soupape, qui restera fermée tant que le robinet sera ouvert.
- Pour utiliser à nouveau la prise de gaz, il faut fermer le robinet et le rouvrir à nouveau; parfois il sera nécessaire d’imprimer à tout l’appareil une petite secousse. Ainsi, toute fuite imprévue entraînant l’aug-
- Fig. 3.
- I. La douille est soulevée. Le gaz passe.
- 2. La douille abaissée, le robinet restant ouvert. Le gaz ne passe plus.
- mentation brusque du débit du gaz, aura pour effet de fermer la conduite.
- Les seules conditions de fonctionnement sont de fixer l’appareil de sécurité rigoureusement horizontalement et d’utiliser pour l’alimentation un caoutchouc de diamètre s’adaptant exactement au raccord.
- Des réchauds, passons aux becs. Voici un bec de sûreté fort ingénieux, imaginé également par M. Roth. L’accident qu’il veut prévenir est le suivant : un bec est allumé; il arrive parfois qu’en quittant son appartement, on ferme la canalisation en tournant le robinet du compteur, sans songer à fermer également celui du bec allumé. Le bec s’éteint, bien entendu; mais qu’une autre personne vienne à avoir besoin .du gaz et rouvre? le compteur! le bec, laissé ouvert par distraction, débite et se met en devoir de remplir l’appartement du gaz délétère et explosif.
- Dans le bec Roth, le gaz arrive par une petite chambre close et ne peut passer tant qu’une tige centrale du bec n’est pas échauffée ; si pour une raison quelconque le gaz vient à s’éteindre, le bec se ferme automatiquement dès qu’il est refroidi et toute fuite ultérieure devient impossible. Pour allumer le bec Roth, il faut tourner le robinet de commande plus loin que la verticale ; on ouvre ainsi au gaz une voie latérale qui lui permet d’arriver au manchon à incandescence. En quelques secondes la tige centrale est chauffée. Or cette tige comporte une tige centrale et une pièce intermédiaire encapuchonnée dans une pièce externe tubulaire, et reposant à son extrémité inférieure, sur une douille fermant la chambre close d’accès du gaz.
- Par la dilatation de la tige centrale et de la pièce tubulaire, la pièce intermédiaire est soulevée; la douille laisse passer le gaz et le bec continue à éclairer même lorsque la clef est revenue à la verticale. En cas d’extinction, au contraire, le bec se ferme automatiquement. — Ces appareils sont en vente, 97, rue des Petits-Champs.
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- Electricité
- Lampe électrique à incandescence et de grande puissance. — Quand on veut demander à l’électricité de puissants foyers d’éclairage, on s’adresse le plus souvent à la lampe à arc, laissant à l’ampoule à incandescence le domaine des applications domestiques. Or les lampes à arc ont d’assez graves défaiits intrinsèques ! elles comportent un mécanisme de réglage automatique assez délicat, qui demande à être surveillé et entretenu; les électrodes ou charbon finissent par se volatiliser; il faut donc les remplacer à intervalles réguliers, manutention toujours coûteuse ; ajoutons que les lampes à arc dégagent parfois des produits malsains. Aucun de ces inconvénients n’existe avec la gracieuse petite lampe à incandescence, si propre, d’entretien si facile.
- L’élégance de la lampe à incandescence, longtemps, a semblé avoir pour x'ançon nécessaire la faiblesse.
- Malgré les efforts faits dans ce sens, les intensités lumineuses des lampes à incandescence n’ont pu dépasser une cinquantaine de bougies, même avec les lampes nouvelles à filament métallique ; pour s’élever au-dessus de ce chiffre, on était conduit a employer des filaments trop fragiles pour être pratiques.
- Une nouvelle lampe, la lampe Fixfar, construite par la Compagnie des Perles électriques Weismann a réussi à faire atteindre à la lampe à incandescence la région des hautes intensités lumineuses. La lampe Fixfar utilise, à cet effet, du courant de basse tension ; à basse tension pour une intensité lumineuse égale, les filaments sont plus solides que dans les lampes à haute'tênsion, la température est plus élevée et le rendement meilleur.
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- SCIENCE APPLIQUEE
- On peut donc dépasser comme intensité, ce qui est obtenu pour les tensions supérieures.
- La lampe Fixfar pour réaliser cet abaissement de tension recourt au transformateur Weismann, que nous avons déjà eu l’occasion de décrire : le transformateur est statique, et, bien entendu, ne fonctionne que sur courant alternatif. Constitué par une double bobine de construction spéciale, il trouve place dans la lampe elle-même, il abaisse la tension à 4° volts; grâce à lui on réalise des intensités de ioo à 1200 bougies. Les lampes à incandescence doivent être changées une fois par 5oo heures. — La lampe Fixfar se trouve à la Société Française des Perles Weissmann, 218, rue du Faubourg-Saint-Honoré.
- Jouets mathématiques
- La pythagore. — C’est plutôt un jouet qu’une machine à calculer et l’inventeur n’a pas eu d’autre prétention que de trouver un moyen amusant pour apprendre la table de multiplication aux enfants.
- Son appareil a la forme d'une boîte plate carrée sur le couvercle de laquelle se trouvent 64 petites fenêtres rondes.
- Sur deux des côtés on voit 8 touches qui portent les nombres de 2 à 9. En appuyant simultanément sur deux touches, placées sur des côtés différents, on voit apparaître, dans l’une des fenêtres, le produit des nombres indiqués jîar ces deux touches. Dans la gra-
- OOOOOOOO
- OOOOOO CO,
- OOOOO
- OOOO
- OO O Q,
- ©©;<
- Fig. 1. — Table de multiplication mécanique pour enfants. Fig. 2. — Détail du mécanisme,
- vure ci-contre (tig. 1) l'exemple choisi est , 5 pour le côté gauche et 7 sur le côté du bas, on voit le nombre 35 apparaître sur le couvercle. Le mécanisme est très simple (fig. 2) ; aux touches de gauche correspondent des bandes de papier blanc sur lesquelles sont inscrits les 64 produits des nombres de 2 à 9, chaque bande se déplace d’une division quand on appuie sur la touche correspondante. D’autre part, aux touches du bas correspondent des bandes de métal portant des fenêtres égales à celles dont est percé le couvercle ; quand on appuie sur une de ces touches, la bande correspondante se déplace de la quantité nécessaire pour faire coïncider les deux fenêtres dans toute la hauteur de la colonne; on comprend dès lors que si, en même temps, on appuie sur l’une des touches de gauche, on fera apparaître le nombre qui y est inscrit et qui, par construction, se trouve être le produit cherché. — La pythagore se trouve chez M. Mathieu, galerie de Valois, Palais-Royal.
- Photographie
- Massicot calibreur. — Pour couper les épreuves photographiques en les calibrant et en les mettant exactement au format voulu, il y a déjà de nombreux appareils; celui que représente la gravure ci-contre est très facile à manœuvrer et permet d’arriver rapidement et à coup sûr au résultat cherché. C’est une caissette rectangulaire portant une planchette B montée sur un pivot P qui lui permet de basculer de façon que l’un de ses bords, garni de métal", vient glisser contre un couteau C monté sur le côté de la caissette. Il suffit d’engager les
- bords de l’épreuve à couper sous le couteau, puis avec les paumes des mains qui maintiennent l’épreuve, on
- appuie sur l’arrière de la planchette pour la faire basculer ; on se rend compte que l’appareil fonctionne comme une paire de ciseaux. L’avantage de cette disposition c’est qu’on peut utiliser les deux mains pour bien placer l’épreuve et la maintenir solidement en place pendant la coupe.
- L’appareil est en vente à la maison Kodak, 5, avenue de l’Opéra.
- Divers
- Carillon japonais. — On trouve depuis quelques années dans le commerce des carillons composés de tubes de métal attachés à un cercle et qui viennent se rencontrer quand on agite légèrement celui-ci ; les tubes sont accordés de façon à rendre un son musical.
- On fixe ces appareils aux portes et on a une agréable sonnerie de clochettes quand on les ouvre.
- Les Japonais ont simplifié ce système, qui est d’un prix assez élevé, et ils ont remplacé les tubes de métal par des morceaux de verre tenus par des fils et suspendus à un cercle en rotin; le son est moins intense que celui des tubes métalliques, mais il est très harmonieux, très doux et très discret ; c’est plutôt un murmure.
- Ce qu’il y a d’intéressant dans ce nouveau carillon, c’est que, bien qu’arrivant du Japon où il est fabriqué, on peut le vendre en France orr,95. — Le carillon japonais se trouve chez M. Mathieu.
- Nouveau casse-noix. — Ce ne sont pas les systèmes de casse-noix qui manquent, mais souvent ils sont insuffisants soit que les très grosses noix n’y peuvent pas entrer, soit que les noisettes y entrent trop bien pour-pouvoir être cassées. Celui qui est représenté ci-contre (fig. 1) ayant la forme d’un triangle peut recevoir des noix et des noisettes de tous les calibres depuis les plus grosses, qu’on place à la partie supérieure, jusqu’aux plus petites qui trouvent leur place au sommet de
- Le nouveau casse-noix et son mode d’emploi.
- l’angle aigu. Un système de levier très simple vient se placer contre la paume de la main (fig. 2) et on a ainsi une très grande force qui permet de casser facilement les coquilles les plus dures. — Le nouveau casse-noix se trouve chez M. Mathieu, r
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
- Les boues radioactives contre le rhumatisme. —
- La thérapeutique a déjà tiré bon parti des propriétés si curieuses du radium : elle n’en est cependant encore qu'à la période d’essai. Les applications de doses minimes de cet agent merveilleux ont permis à Danlos, Wickham et Degrais, comme je l’ai signalé l’an dernier, de faire disparaître et guérir radicalement des nævi, des tumeurs érectiles, et des lésions plus graves telles que le lupus, les cancroïdes cutanés. Depuis ces premières recherches, on s’efforce de trouver d’autres applications de ces propriétés radioactives. Les eaux minérales semblent bien, au moins pour un certain nombre d’entre elles, devoir une partie de leurs vertus curatives à la présence dans le liquide de matière radiante.
- Dans une série de conférences faites au Muséum sous le patronage de son aimable et éminent directeur, le professeur Edmond Perrier, de jeunes savants ont exposé les résultats obtenus par le radium dans les affections cancéreuses, dans certaines maladies nerveuses. Je veux appeler l’attention de mes lecteurs sur une de ces leçons. M. Octave Claude a fait, dans le service du Dr Raymond à la Salpêtrière, de nombreux essais contre une variété des plus rebelles de rhumatisme, le rhumatisme chronique déformant et contre des arthrites graves d'origine génitale.
- Il s’agit d’un autre agent que ie radium, mais qui a, avec ce corps, une similitude d’action et d’énergie. Ce sont des boues radioactives naturelles, formées par des résidus de minerais d’urane. Elles présentent une coloration brun rouge due à la présence de sels de fer. Ce ne sont pas des résidus de la pechblende d’où l’on retire le radium : ce sont des minerais naturels d’urane de provenances diverses. L’analyse fait reconnaître dans leur composition de l’oxyde de fer libre ou combiné avec l’acide phosphorique, de l'alumine, de l’oxyde d’urane, de l’oxyde de manganèse, des carbonates alcalins. On ne trouve dans ces boues que des traces insignifiantes de radium et de pollinium ; mais, par contre, elles renferment en assez fortes doses l’actinium et c’est à ce corps qu elles doivent leurs propriétés radioactives. L’actinium a, on le sait, des propriétés similaires à celles du radium, mais la proportion dans laquelle on le trouve dans ces boues, environ un cent-trente millième en poids fait que leur action diffère du tout au tout de celle du radium. Ce ne sont plus des applications à forte activité pendant un temps très court, c’est une action de longue durée et qui permet l’emploi de ces matières longtemps et sans danger. Appliquées en couche uniforme sur les parties malades, ces boues donnent une action locale continue, dont la capacité de rayonnement est facile à mesurer. L’activité de la boue est de o,i5; i centigramme de boue donnera un rayonnement de o,i5, dose sensiblement moins forte que celle des appareils à base de radium. Tout en ayant Une activité moindre, l’effet est presque aussi utile, car T application est de plus longue durée et sur de plus larges surfaces. Supposons le bain complet avec les boues diluées dans les 200 litres d'eau de la baignoire, le rayonnement se produit sur presque toute la surface du corps et je le
- répète, sans le moindre inconvénient, comme cela pourrait être avec une dose trop forte ou trop prolongée, de sels de radium. Du reste, avant d’entreprendre ses essais thérapeutiques notre collègue avait eu la précaution d’opérer sur lui-même et avait pu s’assurer de l’absolue innocuité de ces applications ; c’est à peine si dans quelques cas, après de longues heures, il se produit un léger érythème de la peau. C’est là le gros avantage de cette thérapeutique qui permet de prolonger l’absorption d’un rayonnement très faible sur une surface plus ou moins étendue.
- Les b oues s’emploient en bains ou en applications locales. En bains on dilue dans l’eau à 37° environ 260 gr. de boue et le malade y séjourne pendant une bonne demi-heure ; le bain est répété tous les jours pendant quinze à vingt jours. Pour les applications locales, on couvre la région articulaire, genou, coude ou épaule, d’une couche de un demi-centimètre environ de cette boue, très malléable et qui s’étend à la main comme une pommade ; on recouvre d’une compresse de gaze légèrement humide, puis d’un peu de taffetas chiffon ou même d’une simple couche d’ouate que l’on maintient avec quelques tours de bande ou des jambières, s’il s’agit du genou. Beaucoup de rhumatisants redoutent l’impression de l’humidité; aussi peut-on, si Ton veut, supprimé!' la compresse de gaze mouillée. Ce pansement est laissé en place pendant /j à 5 heures la première fois, puis, s’il n’y a aucune irritation de la peau, pendant une douzaine d’heures, toute la nuit, dans la durée du sommeil. Le lendemain une éponge imbibée d’eau chaude enlève toute trace de la boue, on essuie avec un linge chaud et Ton recomménce ainsi pendant huit, quinze jours, suivant les résultats.
- Un certain nombre de malades ont été soumis par le Dr Claude à cette médication bien simple, et, dans des rhumatismes anciens, il a obtenu des résultats précieux. Dans la plupart des cas, c’est d’abord une cessation des douleurs, puis une facilité plus grande à mouvoir la jointure malade. Quelques rhumatisants qui depuis des mois étaient immobilisés ont pu', après une série de bains aux boues actiniques, sortir de leur lit. Il ne faudrait pas croire, et M. Claude insiste sur ce point, que la boue est appelée à donner, dans des lésions aussi graves et aussi chroniques que le rhumatisme déformant, des guérisons complètes; ce sont des améliorations notables qui peuvent peut-être devenir définitives. Les essais sont encore trop récents pour être fixés sur ce point ; mais, dès à présent, on peut dire que dans les formes chroniques de rhumatisme, ces boties radioactives ont donné des résultats^ntéressants, sans avoir dans aucun cas créé de troubles locaux et généraux. Le malade ne ressent qu’une légère impression de chaleur et encore chez une malade que j’ai suivie, cette sensation ne s’est-elle produite que la première fois. La peau n’est jamais endommagée, les réactions sont nulles et si l’actinium a contre ces maladies terribles par leur durée et leur résistance à tout traitement, une action efficace, on peut l’essayer sans crainte; dût-on n’obtenir aucun résultat. Dr A. G.
- VARIÉTÉS
- Les animaux savent-ils compter? — L’article que, sous ce titre, nous avons publié dans La Nature, nous a valu plusieurs communications de nos lecteurs, parmi lesquelles nous, en citerons quelques-uns.
- La première est de M. A. F. : « Il y a déjà un certain temps, je. rentrais vers minuit par la rue Chaptal, lorsque j’entendis derrière moi le trot précipité ou le galop d’un cheval et, quelqu’un criant : « Arrêtez-le ! » Le cheval arrêté fut rejoint par son conducteur. C’était le « montagnard », c’est-à-dire le cheval de renfort, remorquant, lui troisième, l’omnibus de TOdéon, à la
- montée de la rue Notre-Dame-de-Lorette. Le conducteur m’expliqua que son cheval, ayant fait, son nombre de montées, avait filé vers l’écurie au moment où il allait le faire redescendre pour une montée supplémentaire ce jour-là. » Le fait, comme on le voit, se rapproche beaucoup dé ceux que nous avons cités; on ne peut, malheureusement, plus le vérifier car les chevaux de l’omnibus ont été remplacés par des... chevaux-vapeur.
- La deuxième communication ©st de M. GTe Boulenger, ancien percepteur d’Albert, dans la Somme. « J’ai
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- VARIETES
- connu, dit-il, un chien qui distinguait, sans jamais se-tromper, le sixième jour de la semaine, c'est-à-dire, le samedi soir, des autres jours de la semaine. Son maître, alors percepteur-surnuméraire à la Trésorerie générale d’Amiens, retournait tous les samedis, par un train de 6" jbeures, chez ses pai'ents, à Ailly-sur-Somme. Or, en semaine, le train de 6 heures laissait le chien tout à fait indifférent ; mais, le samedi, dès 5 heures 5o minutes, Tanimal prenait le chemin de la gare, où les employés connaissant son manège hebdomadaire, le laissaient passer sur le quai d’arrivée, au delà de la voie montante. Là, il reconnaissait tout de suite son maître à la portière et sa joie s’épanchait en gambades folles. Le lundi matin, il reconduisait mon collègue au départ; sorti de là, il ne mettait jamais les pattes à la gare. A mon avis, l’animal reconnaissait le samedi et les veilles de fête, à certains nettoyages et autres particularités de semaine finissante. Mais l’heure ? D’où lui venait une notion aussi précise, alors qu’à Ailly-sur-Somme il passait plus de cinquante trains par jour? »
- Et notre correspondant termine par une anecdote amusante qu’il est intéressant de noter, bien qu’elle n’ait aucun rapport avec notre sujet : « C'est le même chien — un épagneul marron — que son maître soumit, un jour de chasse, à une épreuve assez originale. Ayant tué un perdreau à longue distance, près de la lisière du bois de Ferrières, mon ami imagine, pendant que l’épagneul va ramasser la pièce, de grimper sur un arbre. Le chien rapporte le perdreau, cherche, hume le vent, bat les environs en plaine et sous bois. Enfin, déconcerté, il creuse un trou à la place d’où son maître avait tiré, y enterre le perdreau, et reprend ses recherches jusqu’à la réapparition du chasseur auquel il porte le gibier. Mais il paraît que ce trait n’est pas rare dans les annales cynégétiques. »
- Enfin, M. Vauthier nous rappelle une observation ancienne — elle remonte au xvme siècle — faite par Georges Leroy, sur la pie. Celle-ci, selon lui, arriverait â compter jusqu’à cinq ou six.
- Henri Coupin.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
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- Remise en état d’un accumulateur sulfaté. —Tous ceux qui ont eu à faire usage d’accumulateur au plomb, savent qu’il faut éviter avec soin la sulfatation de la plaque positive ; cette sulfatation constitue une véritable maladie que l’on ne guérit que très difficilement.
- Rappelons en deux mots le mécanisme intime d’un accumulateur au plomb. Un élément d’accumulateur comprend, en principe, lorsqu’il est chargé, une plaque de plomb positive chargée de peroxyde de plomb, une plaque négative formée de plomb doux spongieux, une électrolyte à l’acide sulfurique. Pendant la décharge le peroxyde de plomb de la plaque positive se réduit, le plomb spongieux de la plaque négative se sulfate ; lorsque l’accumulateur est épuisé et qu’on le recharge, le courant de charge réduit le sulfate de la plaque négative et réoxyde la plaque positive. On voit que s’il est normal de trouver du sulfate à la plaque négative, il en est tout autrement pour la plaque positive. Le courant de recharge décompose bien le sulfate du pôle négatif et ne peut rien sur celui du pôle positif; dès lors la capacité de l’accumulateur se trouve réduite et son bon fonctionnement entravé. La sulfatation des plaques peut se produire dans plusieurs cas : à la suite de courts-circuits intérieurs ; lorsque l’élément a été rempli d’acide trop concentré ou impur; lorsque les prescriptions de charge et de décharge n’ont pas été régulièrement suivies; lorsque l’élément est resté trop longtemps non chargé, au contact de l’acide. Lorsqu’un élément est sulfaté, la matière active durcit. La couleur de la plaque positive passe du brun chocolat au brun clair, la négative devient blanchâtre. La résistance intérieure de l’élément augmente; la concentration en acide diminue. Le remède généralement employé pour faire disparaître la sulfatation consiste à recharger lentement l’élément après avoir remplacé l’acide par de l’eau ; puis on donne une surcharge. Cette méthode a toujours l’inconvénient d’affaiblir plus ou moins rapidement la plaque.
- La méthode suivante est aussi très souvent employée. Notre confrère Electrical World la préconise comme la plus sûre et la plus économique. Quand un élément soupçonné de sulfatation exige réparation, la première chose à faire est d’examiner très minutieusement les contacts et les connexions; car c’est souvent dans ces organes, lorsqu’ils sont oxydés, que réside la cause réelle du mauvais fonctionnement de l’appareil; donc, démonter tout d’abord contacts et connexions et les nettoyer avec le plus grand soin, afin d’être sûr de la qualité du contact. Puis charger l’élément jusqu’à ce que le liquide commence à bouillonner; on le décharge ensuite sous le voltage ordinaire ; i, 8 volt. On le charge à nouveau à sa capacité normale, en observant le courant et le temps de la charge; puis on le décharge enfin en notant les ampères-heures et en calculant le rendement.
- Dans ces conditions, avec un acide de concentration ordinaire et des plaques sans court-circuits, si le rende-
- ment tombe à 5o, 40, 3o pour 100 et même moins, l’élément est réellement sulfaté et il faut agir. On commence par extraire l’acide en le siphonant, et on plonge les plaques dans l’eau distillée; puis cette eau est également siphonée et rejetée. On introduit alors dans l’élément une solution de soude caustique de 2 à 5 pour 100, en quantité suffisante et l’on donne la charge. Si à un moment quelconque, l’électrolyte donne au papier de tournesol par exemple une réaction acide et que le sulfate n’ait pas complètement disparu, on ajoutera de la soude jusqu’au rétablissement de la réaction alcaline et l’on continuera la charge jusqu’à ce que la plaque positive ait pris le teint chocolat, caractéristique d’une plaque saine et chargée de peroxyde. On retire alors la solution de soude que l’on remplace par de l’acide sulfurique ; on continue à faire passer le courant jusqu’à ce que l’élément soit chargé. On arrive ainsi à restaurer des plaques en très mauvais état et à leur faire rendre encore de très bons services.
- Comment on doit se servir d’une lime. — Le conseil ne s’adresse point aux professionnels, qui savent de quoi il en retourne, mais bien aux amateurs, qui, le plus souvent, ne savent pas faire rendre à une lime ce qu’elle peut donner, en dépit du zèle qu’ils apportent naturellement à leur travail. Avec une lime même usée, un professionnel arrivera à faire débiter deux fois plus à son outil, en se fatiguant pourtant deux fois moins. C’est que, avec une grosse lime s’entend, il ne faut pas se contenter de demander l’effort aux mains et aux bras : la personne qui sait se servir d’un outil de ce genre ne charge, en réalité, ses mains et ses bras que de guider la lime, et c’est tout son corps qui fournit l’effort nécessaire, comme on peut s’en rendre compte en suivant le mouvement de balancement de l’ouvrier au travail. Il oscille sur ses hanches en faisant porter son poids sur l’instrument, et il maintient celui-ci à une certaine distance de son corps, sans que ses bras bougent. Ses poignets maintiennent l’horizontalité de l’outil et la morsure se fait dans les meilleures conditions.
- Colle pour le cuir. — Dans 20 parties de bisulfure de carbone, on fait dissoudre 1 p. d’asphalte, 1 de résine et 4 de gutta-percha.
- Décapant pour métaux. On a indiqué un certain nombre de formules de décapants pour métaux dans le but de faire des soudures. Le chlorure de zinc, le chlorhydrate d’ammoniaque ont été préconisés dans ce but. Le chlorure de zinc ammoniacal, d’après M. de Vol-dere, est également un excellent décapant pour métaux, plus actif que le chlorhydrate d’ammoniaque et d’un emploi plus commode que le chlorure de zinc. On le préparé avec 883 gr. de chlorure de zinc et 585 gr, ou 632 cm3 d’ammoniaque à 220 Baume (ou mieux 65o cm3 pour compenser les pertes d’ammoniaque qui se produisent inévitablement pendant la préparation).
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Daus la boite aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison do l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. Léon Blum, à Paris. — Il ne faut évidemment songer à aucun moyen « mécanique » de séparation du zinc de vos bains d’étamage. Il existe bien des procédés chimiques et électriques d’extraction, mais leur application exige la mise en oeuvre de moyens assez compliqués, elle est du ressort de la métallurgie plutôt que des procédés d’ateliers.
- M. Guérin, à Apt. — Il faut, soit imperméabiliser la tapisserie; ce qui risquera de l’abîmer et n’empêchera pas le décollage, soit-mieux assécher le mur et l’hydro-fugier. Vous trouverez dans le ier volume des Recettes et procédés utiles de Tissandier, de nombreuses recettes contre l’humidité des murs ; nous vous recommandons particulièrement celles basées sur l’emploi de solutions de cire dans l’essence.
- M. Gr., à Paris. — Vous pourrez, croyons-nous, vous procurer le Rhodinol en vous adressant à la maison Gattefossé, 19, rue Camille, à Lyon.
- M. R. (Vosges). — L’emploi de l’essence de pétrole comme succédané de la térébenthine est surtout désagréable; il peut produire des maux de tête, lorsque les ouvriers travaillent d’une façon prolongée dans une atmosphère surchargée de vapeurs d’essence; mais il ne nous paraît pas comporter d’inconvénients hygiéniques très graves, si l’on aère la pièce où se fait le travail. L’inconvénient le plus sérieux est le danger d’incendie. Il existe aujourd’hui des térébenthines artificielles à
- bon marché qui n’ont pas ces inconvénients. Vous les trouverez chez M. Emmel, 278, boulevard Raspail, Paris.
- M. Odier, à Genève. — Le mélo trope Carpentier a été décrit dans notre n° 734, du 2a juin 1887. Il est construit par M. Carpentier, constructeur, rue De-lambre, Paris.
- M. l’abbé Princen, à Gors. — Vous avez observé un bolide. Ce genre de bolide est relativement assez fréquent.
- M. Arnavon, à Paris. — Nos remerciements pour votre communication.
- M. O. M. Ramos, à Pilar de Alagoas (Brésil). — Nous publierons très prochainement une étude sur la question qui vous intéresse.
- M. T. Mercier, Luxembourg. — La question que vous nous posez est du ressort d’un constructeur frigorifique:. Vous trouverez de bons appareils à la Société du Froid Industriel, 69, rue de Turbigo ; chez Douane, a3, avenue Parmentier, Paris; à la Société Dyle et Bacalai^, 15, avenue Matignon, Paris.
- M. le D* A. F., à Lavaur. — Pour colorer les mélanges de matières grasses, on emploie des produits synthétiques, sels d’acide gras, dérivés de l’aniline. Vous trouveriez tous renseignements souhaités en demandant les cartes d’échantillons de matières colorantes pour corps gras aux firmes : Société des produits Fr. Bayer, Fiers, par Croix (Nord) et Manufacture lyonnaise de matières colorantes, place Morand, Lyon. Mais vous n’auriez chance, croyons-nous, de les recevoir que s’il s’agit d’applications industrielles possibles, et non pas seulement de simple usage ménager. Le plus simple serait d’ailleurs de passer votre meuble au brou de noix léger avant de l’encaustiquer.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- I.cs signaux horaires par la télégraphie sans fil : Lucien Rudaux. — La prévision du temps : J. Loisel. — Le chemin de fer de Christiania à Bergen : R. Bonnin. — Académie des sciences; séance des 17 et 23 mai 1910 : Ch. de Villedeuil. — La canne à sucre, la betterave et l’industrie sucrière en Australie : Paul Privat-Deschanel.
- Supplément. — Nécrologie. — Sur l’âge absolu de quelques phénomènes géologiques. — La télégraphie sans fil dans l’Afrique française. — La T. S. F. et la modo. — La Bibliothèque du Dr Bornet du Muséum. — Production de l’or en 1909. — En dirigeable à travers l’Atlantique. — L’utilisation des baobabs comme citernes.
- L’électrotechnique exposée à l'aide des mathématiques élémentaires, par N.^A. Paquet et A.-C. Docquier, ingénieurs des mines et J.-A. Montpellier, rédacteur en chef de Y Electricien. Tome II : Production de l’énergie électrique. In-8° de xïv-584 pages, avec 546 fig. H. Dunod et E. Pinat.. Prix : broché, i5 francs.
- Rompant avec les traditions de l'enseignement actuel, les auteurs ont voulu mettre la science électrique à la portée de tous cëux qui s’y intéressent et, à cet effet, laissant de côté les méthodes surannées d’enseignement, ils ont cherché à exposer tous les phénomènes et leurs lois dans un langage clair et simple, parfois d’une naïveté cherchée, langage qui n’est pas celui du professeur, mais bien celui de Y instituteur et du praticien. Le premier volume, consacré exclusivement à l’étude de l’énergie électrique et aux phénomènes et lois générales de l’électrotechnique, a déjà obtenu un accueil empressé. Le tome II, qui vient de paraître, expose les procédés actuels de production de l’énergie électrique : pile, dynamos à courant continu et alter-
- nateurs. Dans un troisième et dernier volume seront successivement traités les divers modes de transformation et de distribution de l’énergie électrique, ainsi que les méthodes pratiques de mesures industrielles.
- Aéro-Manuel (édition 1910). Librairie Dunod et Pinat, 49, quai des Grand-Augustins.
- Sous ce titre, nos confrères Ch. Faroux et E. Bernard vont faire paraître un Répertoire sportif, technique et commercial de l’Aéronautique. Les auteurs se sont efforcés de réunir, dans un volume in-8° d’environ 5oo pages, abondamment illustré, une grande somme de faits, de chiffres et de documents, dans -une'forme précise et concise.
- Ber Naturfreund am Stran.de der Adria und des Mittei-meergebietes, par le professeur Dr C. Cori. Leipzig. W. Klinkhardt, 1910. 1 vol. in-16. 3 MIc 5o.
- Ce petit volume consacré à la faune côtière de l’Adriatique et destiné aux naturalistes collectionneurs, est une petite merveille. Le savant directeur de la station zoologique de Trieste y a encadré dans un, texte succinct et clair, accompagné de bibliographies, près de 200 dessins d’espèces groupés .en 22 belles planches qui donnent tout l’essentiel de la faune en grands groupes naturels.
- Untersuchungen an Blattgelenhen, par le Dr A. Sperlich. Ién’a. G. Fischer, 1910. 1 vol in-8°, 108 p., 7 pi. 8 Mk.
- Cet ouvrage, essentiellement anatomique, est consacré à l’étude des articulations des feuilles, c’est-à-dire à la façon dont elles s’attachent à la tige végétale et dont elles reçoivent et disposent les divers tissus qui les relient à celles-ci. Une excellente série de dessins de coupes riticroscopiques et aussi de photogra-, phies accompagnent le texte et lui servent de preuves.
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- BIBLIOGRAPHIE
- La vraie éducation, par Paul Gaultier. In-16. Hachetle. Prix : 3'r,5o.
- L’auteur aborde, par ses divers côtés, le problème si capital de l’éducation : corps, sensibilité, intelligence, vouloir. Il sait éviter le travers de certains pédagogues officiels à la Jean-Jacques qui, traitant l’enfant comme un être idéal et déjà mûr, veulent aujourd’hui supprimer les ressorts les plus puissants de l’activité humaine, l’amour-propre, l’émulation, le sentiment religieux, etc., et prétendent, d’autre part, s’adresser uniquement à sa compréhension, jamais à sa mémoire. Mais, bien entendu, ce n’est pas pour revenir à des méthodes purement mnémotechniques,
- aujourd’hui abandonnées de tous. Il montre fort justement qu’une éducation bien faite est une affaire de tact adroit et persévérant, où tout doit concourir vers un même but, en sachant relâcher par moment aux yeux de l’enfant le poids d’une sujétion qui le lasserait, mais sans jamais cesser de le diriger.
- Bas Kind in der Kunst, par Mêla Escherich. Stuttgart. Frankh’sche Yerlagshandlung, 1910. 1 vol. in-16,
- 2 Mk.
- Cet ouvrage très bon marché réunit une soixantaine de très belles photographies de tableaux ou de statues, qui constituent avec le texte qui les accompagne une charmante monographie de « l’enfant dans l’art ».
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
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- Observatoire de M, Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DE MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 23 mai 1910 . 16°, 7 N. N. E. 2. Beau. Peu nuageux; Brume.
- Mardi 24 14°,7 N. E. 3. Beau. » Rosée; peu nuageux; brume.
- Mercredi 25 9°,6 V. N. E. 5. Couvert. )) Très nuageux; halo à 9-12 h.
- Jeudi 26 10°,8 N. N. E. 4. Couvert. » Quelques éclaircies.
- Vendredi 27 ... . 13°,0 N. 3. Beau. 0,0 Rosée ; beau le m.; nuageux le s.; brume ; gouttes à 17 h.
- Samedi 28 12°,9 N. E. 1. Beau. » Bosée ; nuageux.
- Dimanche 29. . . . li°,l W. N. W. 2. Couvert. 0,2 Rosée ; couvert ; un peu de pluie à 23 h. 15.
- MAI 1910. — SEMAINE DU LUNDI 23 AU DIMANCHE 29 MAI 1910.
- I Lundi
- Dimanche |
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direclion du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à Vabri à boule scche; courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- Du 23 au 29 mai. — Le 23. Aire de forte pression de l’Irlande et des Iles-Britanniques au S. de la Russie : Ecosse, 770; dépression sur la Méditerranée occidentale et sur l’extrême N. : Palerme, 754; Arkangel, 746. Pluies dans quelques stations du N. et du Centre; en France : Limoges, 53; Toulouse, 22; Bordeaux, i3; Belfort, 10; Cherbourg, 3; Brest, 2. Temp. du matin : Yardoe, o°; Paris, 17; Alger, 17; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : 170 (normale : i4°,2). — Le 24. Forte pression sur le N.-O. : Stornoway, 772; pression basse sur le N. de la Russie : Yardoe, 751 ; de même sur la Méditerranée occidentale : Rome, Ajaccio, 756. Pluies dans quelques stations du continent; en France : Toulon, Biarritz, 10; Limoges, 6; Toulouse, 5; Besançon, 4. Temp. du matin : Yardoe, —10; Paris, 15 ; Alger, 16; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris : i6°,8 (normale : i4°,3).. — Le 25. Pression élevée sur le N.-O. de l’Europe : Ecosse, 772; Cherbourg, 769; Arkangel, 753. Pluies sur le S. ; en France : Toulouse, 17; Bordeaux, 10; Clermont-Ferrand, Limoges, 7; Toulon, 5; Besançon, Biarritz,"3. Temp. du matin : Yardoe, —- i°; Paris, 10; Alger, 20; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : . i2°,3 (normale : i4°,4). — Le 26. Aire anticylonique sur tout le N.-O. : Valencia, 772; Cherbourg, 769; pression
- basse sur le N. : Arkangel, 753. Pluies dans quelques stations du N. et du S.; en France : Biarritz, 23; Lyon,
- 11 ; Nancy, 4- Temp. du matin : Yardoe, —i°; Paris, 11; Alger, 19; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i2°,8 (normale : 14°>5). — Le 27. Fortes pressions en retrait vers l’O. : Yalencia, 769; centre de dépression près de Stockholm : y5o. Pluies sur le N. et le S. ; en France ; Clermont-Ferrand, 18; Biarritz, i5; Toulouse, 14 ; Gap, 9; Belfort, 5; Nancy, 1. Temp. du matin : Arkangel, 2; Paris, i3; Alger, 19; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : i6°,2 (normale : i4°,6). — Le 28. Baisse rapide sur le N.-O. : Ecosse, 756; Açores, 770; La Corogne, 765. Pluies sur 10.; en F rance : Bordeaux, i5; Biarritz, Lyon, Belfort, 5; Marseille, 2. Temp. du majin : Arkangel, o°; Paris, 13 ; Alger, 19; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : 15°,4 (normale : i4°,8). — Le 29. Dépression sur les Iles-Britanniques et la mer du Nord : îles Feroé, 748; Irlande, 742; Açores, 772. Pluies sur presque tout le continent; en France : mont Aigoual, 8; Belfort, 7; Clermont-Ferrand, 5; Gap, 4> Dunkerque, 2; Brest, 1. Temp. du matin : Arkangel, i°; Paris, i4 ï Alger, 18; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : 14°>® (normale). — Phases de la Lune : Pleine J^une le 24, à 5 h. 48 m. du matin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à Hndustrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, Boulevard Saint-Germain, Paris (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d'origine.
- N° 1933 — Il JUIN 1910
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- Isq
- INFORMATIONS
- GiSK
- SUPPLÉMENT
- Le retour de l’expédition Charcot. — L’explorateur Charcot, à bord de son navire polaire le Pourquoi-Pas, est de retour en France, après une expédition de 16 mois dans les régions antarctiques. L’expédition rapporte des documents scientifiques du plus haut intérêt. Elle a exploré une vaste région absolument inconnue jusqu’ici; elle a reconnu que la terre de Graham s’étend vers le Sud-Ouest à plus de 35o km au delà du point reconnu jusqu’ici comme la limite de cette terre ; continuant sa route vers l’Ouest, l’exploration a découvert une terre qui, selon toutes probabilités, s’étend jusqu’à la terre du Roi-Edouard. Ces constatations apportent de nouveaux faits très importants à l’appui de la théorie d’un continent antarctique. D’intéressantes observations magnétiques, sismiques et géologiques, complètent la moisson récoltée par l’expédition Charcot.
- Douvres-Calais et retour en aéroplane. — Le 2 juin dernier, l’aviateur anglais Rolls sur biplan Wright a effectué la traversée de la Manche de Douvres à Calais, il a vi é au-dessus des Baraques, a traversé une deuxième fois le détroit, pour atterrir à nouveau à Douvres. Ce magnifique exploit a été accompli en ih35m. Le trajet parcouru au-dessus de la mer a été de 85 km. C’est la 3e traversée de. la Manche accomplie par un aviateur. Notons que le biplan Wright de M. Rolls est d’un type perfectionné. Il possède, à l’exemple des biplans français, une queue qui contribue puissamment à la stabilité de l’appareil*
- Le record de la vitesse en aéroplane. — Il vient d’ètre conquis par Glen Curtiss, l’aviateur américain bien connu qui, le 29 mai dernier, effectuait le parcours New-York-Albany couvrant 240 km en 2ll43m, soit à une vitesse de 87 km 272 à l’heure avec deux escales seulement. C’est le plus beau voyage aérien accompli jusqu’ici, il dépasse en parcours et en vitesse, même le raid Londres-Manchester de Paulhan.
- Le magnétisme produit-il des effets physiologiques? — Cette question est si naturelle qu’elle s’est bien souvent posée; et,après de nombreuses expériences, on croyait la réponse définitivement négative. Yoici plusieurs .années, Lord Lindsay, avec la collaboration de M. Cr.-F. Yârleÿ avait construit un énorme électro-aimant, aujourd’hui à l’Observatoire d’Edimbourg; on jugera des dimensions de l’appareil par ce simple fait, que quiconque voulait se soumettre aux expériences, pouvait facilement glisser sa tête entre les deux pôles; personne ne ressentit le moindre effet, et l’on se crut autorisé à admettre l’insensibilité de tous nos sens au cliamp magnétique.
- Or, cette conclusion était prématurée ; voici de nouvelles expériences, de nouveaux faits qui démontrent, que, dans certaines circonstances, nous pouvons en quelque sorte voir lin champ magnétique. L’auteur de
- cette découverte anglais est le professeur bien connu, Sylvanus Thompson. Il vient de montrer qu’un champ magnétique alternatif impressionne la rétine.
- Le champ magnétique alternatif était obtenu en faisant passer un courant électrique alternatif dans les enroulements de cuivre d’une bobine magnétisante spéciale. Le courant alternatif avait une fréquence de 5o périodes, son intensité pouvait s’élever jusqu’à 180 ampères. Quant à la bobine magnétisante, c’était une bobine faite d’une rangée de 32 spires de fil de cuivre. La valeur maxima du champ était de 1400 unités G. G. S. Pour faire l’expérience, il suffit d’introduire la tête dans l’intérieur de la bobine, après avoir eu soin au préalable d’éteindre toute lumière ou demander au patient de fermer les yeux. Celui-ci croit voir un scintillement, incolore ou légèrement teinté de bleu; même en plein jour, les yeux ouverts, on a la sensation très nette d’un scintillement superposé aux impressions visuelles normales. L’effet diminue, si l’on abaisse l'intensité du champ, et augmente au contraire, si celle-ci est augmentée. Aucun autre effet du reste que cet effet visuel n’a été observé, sauf peut-être une légère action sur le sens du toucher. La bain magnétique au surplus n’a eu aucune conséquence fâcheuse, ni pour le professeur Thomson, ni pour les sujets soumis à l’expérience. Ces travaux devront être complétés par de nouvelles études faites en augmentant encore l’intensité du champ. On devra rechercher à nouveau si le champ magnétique constant, celui de l’aimant ordinaire, n’a réellement aucune action sur aucun de nos sens. C’est, on le voit, une nouvelle série de recherches qu’inaugure la découverte de M. S. Thompson, Dès aujourd’hui, il est établi, que le champ magnétique n’est pas absolument en dehors du domaine de nos perceptions. Il est imftile, croyons-nous, d’insister longuement sur l’imuortance de cette constatation.
- Préparation de l’acide sulfurique au moyen du gypse. — On a souvent dit et répété avec raison que la production de l’acide sulfurique dans un pays mesurait sa prospérité. Aussi a-t-on cherché à imaginer de nombreuses méthodes pour perfectionner les procédés industriels existants pour la préparation de cet acide et pour en indiquer de nouveaux. Le procédé des chambres de plomb et celui de la catalyse entre l’acide sulfureux produit par la combustion des pyrites et l’oxygène sont aujourd’hui classiques et nous avons souvent entretenu nos lecteurs des modifications et perfectionnements qu’on leur a fait subir. M. Trey propose actuellement une nouvelle méthode pour cette préparation. Il montre que, lorsqu’on chauffe un mélange dé gypse (ou pierre à plâtre ou sulfate de chaux hydraté) et de sable siliceux, la perte de poids correspond au départ théorique d’anhydride sulfurique SO3. La présence de l’oxyde de fer accélère la réaction. On pourrait très bien utiliser cette décomposition du gypse par la silice pour préparer l’acide sulfurique. A la température élevée à laquelle
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- ou opère, on obtient un mélange d’acide sulfureux, et d.’oxygène qu’il suffirait de faire jiasser dans un catalyseur. Si l’on considère qu.e les gaz ainsi obtenus sont plus purs que ceux fournis par le grillage des pyrites et que le résidu de silicate de chaux produit peut lui-même être utilisé dans la fabrication du verre, on voit que ce procédé peut présenter un certain intérêt.
- La navigation à vapeur sur le haut Yang-Tsé-
- Kiang. — Jusqu’à ces derniers temps la navigation régulière du haut Yang-Tsé-Kiang ne se pratiquait qu'avec des jonques : celles-ci mettaient trois ou quatre semaines pour transporter les passagers de Chung-King à J-Chang et‘deux ou trois mois pour effectuer le service des marchandises. La Compagnie de navigation à vapeur du Szé-Chouàn a fait construire par MM- J. Thornycroft et Cie, de Soulhainpton, un remorqueur le Shu-Tung, et un transport, qui font le même voyage en 65 heures de navigation. Le Shu-Tung mesure 35 m. de longueur, 4,5om. de largeur; il est actionné par deux machines compound Thornycroft, avec condenseurs à surface, qui développent ensemble 55o HP nominaux; les deux hélices jumelles travaillent dans des tunnels. Le bateau-remorque a la même longueur et 4,90 m. de largeur : il est aménagé pour recevoir 12 passagers de première classe et 68 de seconde classe; en outre, il peut transporter 5o tonnes de marchandises. Le Shu-Tung a réalisé aux essais une vitesse de 12 nœuds 2/3 avec la remorque et de i5 nœuds sans celle-ci. Les deux bateaux, construits à Southampton, furent démontés pour le voyage et remontés dans les
- Le Shu-Tung'sur le haut Yang-Tsé-Kiang.
- docks de l’arsenal de Kiang-Nan. Comme le haut Yang-Tsé-Kiang a parfois un courant très puissant, atteignant dans certains rapides 12 nœuds, car pour une distance de 800 km, il y a une différence de niveau de io2 m., au lieu de construire un transport unique à vapeur, on avait préféré construire deux batiments légers de telle sorte cpie le vapeur, ayant franchi un rapide pût s’amarrer et haler le transport. Cette manœuvre a été inutile et le Shu-Tung ne s’est jamais séparé de sa remorque. Il existe donc actuellement sur le Yang-Tsé-Kiang un service régulier de navigation à vapeur jusqu’à plus de 2000 km de la mer.
- Départ pour le Pôle Sud. — Le Terra Nova, qui transporte vers les régions antarctiques la nouvelle expédition du capitaine Scott (qui eut sous ses [ordres le lieutenant Shakleton pendant sa précédente expédition), est parti mercredi de l’embouchure de la Tamise à destination de Christchurch (Nouvelle-Zélande). Nous avons déjà dit que ce navire était un baleiner qui avait pris part, comme navire de secours, à différentes expéditions polaires. D’importantes modifications l’ont transformé en yacht modèle. L’équipage et le personnel scientifique, qui forment un total de 60 personnes, disposeront de chambrées et de cabines spacieuses. Quatre laboratoires bien pourvus d’instruments seront à la disposition des physiciens, des biologistes et des zoologistes, et une chambre noire se prêtera aux travaux de M. H. G. Ponting, l’expert photographe bien connu attaché à l’expédition. Une intéressante innovation est constituée par l’agencement d’une vaste chambre réfrigérante, capable de conserver cent carcasses de bœuf ou de mouton. Le menu et la santé du personnel s’en ressentiront, car l’usage constant de viandes de conserve finit toujours par anémier les explorateurs polaires. En ri*. viandes congelées, l’expédition emporte
- pour trois années de provisions empaquetées dans des caisses de bois léger, protégé par un vernis spécial. Les planches serviront ultérieurement à construire des huttes. Chaque caisse pèse 5u livres, soit la charge d’un homme. Avec sa quille de chêne d’une épaisseur de 62 cm, et son nouvel agencement, le Terra Nova passe pour être le meilleur navire qui ait jamais mis à la voile pour une expédition polaire. Le capitaine Scott ne partira lui-même que dans le cours de l’été, pour rejoindre son bord à Christchurch. Il y retrouvera un membre de l’expédition, M. Meares, qui rassemble actuellement en Sibérie et en Mandchourie des chiens et des poneys. Ou se souviendra que le lieutenant Shackleton dut une bonne part de son succès à l’emploi de ces petits chevaux asiatiques.
- Curieuses expériences sur la circulation du sang.
- — M. le professeur Léonard Hill, du London Hospital, poursuit depuis quelque temps de fort intéressantes expériences sur la circulation du sang. Ses calculs ont établi que la pression du sang dans les vaisseaux du cou équivaut à une colonne de mercure de 120 mm, tandis qu’elle est environ de 190 mm pour les vaisseaux de la partie inférieure de la jambe, augmentation qui s’explique par l’action de la gravité sur la colonne verticale de sang. Théoriquement, chez un homme de santé normale qui se tient la tète en bas et les pieds en l’air, ou devrait constater un renversement de cette proportion; la pression dans les jambes devrait tomber à 120 mm, puisque l’action de la gravité cesse, et elle devrait monter dans les environs de 190 mm dans les vaisseaux du cou et des bras. Pour déterminer si cette théorie était justifiée, un étudiant en médecine a consenti à rester suspendu pendant trois minutes par les talons à des crochets de fer fixés au plafond. La pression du sang-dans les jambes tomba immédiatement à 5o mm sans qu’une augmentation de pression correspondante se manifestât dans les vaisseaux du cou et des bras. Ces expériences tendent à prouver qu’un cœur normal jouit de la faculté de s’adapter a toutes les postures que peut prendre le corps humain, et que les principaux organes du corps, notamment le cœur et la tête, conservent une pression normale dans leurs vaisseaux. Ce phénomène avait souvent été observé chez les acrobates et gymna-siarques, qui peuvent rester longtemps suspendus par les pieds sans que leur visage s’empourpre sensiblement. Avec son vaste réseau de gros vaisseaux, la cavité abdominale joue le rôle d’un réservoir prêt à recevoir le sang chassé des membres inférieurs, ce qui a pour effet d’empêcher l’engorgement du cœur lui-même et des vaisseaux de la tête et du cou.
- Congrès de Peaux-Rouges. — Un Congrès international d’indiens se tiendra dix 27 juin au 5 juillet dans la ville de Muskogee (Oklahoma), sur l’initiative d’un Cherokee de pure race, M. Charley Grass, littérateur et journaliste, assisté par les chefs nés Cinq-Tribus-Civilisées, confédération formée depuis longtemps par les Creeks, les Choctaws, les Chickasaws, les Séminoles et les Cherokees. Selon les propres mots de M. Grass,
- « les Indiens de l’Amérique du Nord veulent causer entre eux une dernière fois pendant qu’il en est temps encore, car les années de la race rouge sont comptées. » Le Congrès sera réellement international, puisque plusieurs tribus du Canada et du Mexique y enverront des délégués. La plupart dés tribus des Etats-Unis y seront représentées non seulement par leurs chefs, mais par leurs notables. Pour la première fois (et probablement pour la dernière aussi), les Klamaths de l’Oregon se rencontreront avec les Iroquois du New-York, et les Sioux du Dakota montreront leurs formes athlétiques à des Séminoles de la Floride. On verra également ;t Muskogee des Apaches de l’Aiûzona et des Kickapoos du Texas. Les puissantes ligues formées depuis un demi-siècle dans la Nouvelle-Angleterre pour la protection des autochtones se feront représenter au Congrès. On voit que les séances promettent d’être intéxœssantes. Rappelons qu’un premier Red-Indians’ Congress s’était tenu en 1878 dans cette même ville de Muskogee. 5ooo Peaux-Rouges du New-York, du Dakota et de la Floride y assistèrent. Mais, à cette époque, les tribus du Far-West n’avaient pas encore « enterré la hache de guerre », et aucune d’entre elles né se fit représenter au Congrès.
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- Pare-étincelles pour locomotives. — On sait que les incendies de forêts ont presque toujours pour cause (dans la proportion de 82 pour 100, d’après une statistique américaine), les escarbilles enflammées qui s’échappent de la cheminée des locomotives de trains rapides. Plusieurs gouvernements (dont celui de la Nouvelle-Zélande), ont demandé depuis longtemps aux inventeurs un dispositif qui conjurerait ce danger. L’invention que M. Aréna, d’Alexandrie, vient de faire breveter en France, paraît donc répondre à un besoin certain.
- Le dessin en coupe ci-contre montre la simplicité de son appareil, qui comporte un réservoir annulaire a,
- dans lequel circule une eau courante venant du tender ou de toute autre source. Ce réservoir est surmonté d’un chapeau b, de forme conique ou sphéi'ique, qui le surplombe, mais de telle façon que ses bords bl s’arrêtent à une certaine distance du niveau de l’eau. Des traverses cl d, qui s’appuient sur le réservoir, le maintiennent au-dessus dudit réservoir et de l’ouverture de la cheminée. Ce chapeau s’ouvre par des charnières placées en e, de manière à assurer le nettoyage facile du dispositif.
- L’appareil est fixé par des traverses f f sur une bague g qui s’attache à la cheminée. Un tube h amène l’eau dans le réservoir, et un second tube i en assure la sortie, l’espace en x compris entre les bords inférieurs du chapeau et le niveau de l’eau y, ainsi que celui en z compris entre ces mêmes bords et celui du réservoir a, sont assez grands pour assurer un tirage normal. On comprend dès lors comment fonctionne le dispositif : les flammes et les étincelles viennent frapper le fond du chapeau, puis, se replient en forme de parasol et s’éteignent dans l’eau du réservoir annulaire, tandis que la fumée seule s’échappe au dehors. L’inventeur, M. Aréna (6, rue Collucci Pacha, Alexandrie, Egypte), nous fait justement remarquer que son dispositif, précieux pour les locomotives voyageant en pays forestier, peut s’adapter utilement aux cheminées de tous les foyers industriels.
- Électricité
- L’installation des paratonnerres. — L’installation d’un paratonnerre est, pour de nombreux édifices, pour les habitations isolées, une précaution de toute première importance. L’incertitude de nos connaissances sur ce phénomène complexe qu’est la foudre, entraîne une égale incertitude sur un certain nombre de problèmes techniques que soulève la pose d’un paratonnerre efficace. Mais les solutions n’apparaissent que peu à peu, à la suite de longues et patientes recherches ; la technique du paratonnerre se précise et se perfectionne par approximations successives.
- Nous croyons utile de tenir nos lecteurs au courant de ces progrès. La Nature a résumé, il y a quelques années, le règlement publié à ce sujet par la Société des électriciens suisses. Nous résumons aujourd’hui, d’après notre confrère Y Electricien, le nouveau règlement établi pour la construction des paratonnerres par la Compagnie anglaise d’assurance, le Phénix. Ce règlement a été élaboré par M. Castle Russel, conseil-électricien de la Compagnie, avec le concours de Sir Oliver Lodge, le physicien bien connu et de M. Kellingworth Hedyes, secrétaire de la Commission des recherches sur la foudre (1901-1905).
- Le règlement fait une distinction préalable entre
- l’éclair « A » (tel que le définit la Commission des recherches sur la foudre) qui frappe les conducteurs à pointe de préférence aux autres, et la décharge « B » qui est beaucoup plus brusque, et contre laquelle on ne peut obtenir une garantie complète qu’au moyen d’un système de conducteurs ayant reçu la forme d’une cage. Toutefois, là où il s’agit d’un bâtiment ordinaire, on peut suffisamment se rapprocher des conditions idéales en mettant à profit les parties métalliques qui se trouvent à l’extérieur de ce bâtiment en y ajoutant quelques autres conducteurs.
- Il est fait remarquer, en outre, qu’il ne faut jamais considérer, comme à l’abri de la foudre, une construction ayant des arbres dans son voisinage ou encore dominée par un clocher ou par quelque autre monument élevé. Les points ou tiges protectrices doivent, on le sait, être reliées à la terre par un réseau de conducteurs métalliques très soigneusement étudié dans chaque cas.
- Les conducteurs doivent être formés ou d’un ruban de cuivre d’au moins 25,4 mm sur 8,46 mm, ou de cuivre toronné ou d’un câble en fer galvanisé d’une surface correspondante. On recommande l’emploi du cuivre, car ce métal est moins susceptible de détérioration; mais on admet que le fer est, au point de vue électrique, plus efficace, car il écoule la décharge en produisant un effet moins disruptif. Il convient de tenir les conducteurs loin des murs pour éviter les accumulations de poussières et d’éviter de leur donner des courbes accentuées et des joints.
- Au niveau du sol, il importe de protéger les conducteurs par des tubes ou des enveloppes en fer galvanisé, s’élevant jusqu’à i,5om. au-dessus de la surface du sol; de plus, les mêmes conducteurs, dans leur prolongement sous4erre4(.jusc{u’à la plaque de terre, doivent être logés dans Une enveloppe en bois remplie de bitume solide. Les conducteurs verticaux doivent être reliés à toutes les masses métalliques élevées et exposées.
- Les tiges de cuivre ou de fer galvanisé, s’élevant au-dessus du bâtiment, doivent avoir leur pointe dépassant d’au moins 0,60 m. la partie de la construction à laquelle elles, sont attachées; s’il s’agit de protéger des cheminées, la tige doit dominer la plus haute cheminée d’au moins o,3o m. et être munie de trois pointes ou plus.
- Il est bon d'installer au moins deux tiges ou plus sur un bâtiment quelconque qu’il s’agit de protéger. A noter que toute cheminée est exposée aux atteintes de la foudre; chacune devrait donc avoir sa propre tige reliée au conducteur le plus proche se rendant à la terre. A noter, en outre, qu’il faut accorder une attention spéciale aux cheminées de cuisine, car il arrive souvent qu’une colonne d’air chaud sert de passage à la foudre.
- La prise de terre doit être faite avec de minutieuses précautions, car de sa qualité dépend toute l’efficacité de l’installation. Le règlement conseille d’employer soit une plaque de cuivre enfouie dans le sol humide, soit un système tubulaire, soit de relier les conducteurs aux conduites d’eau voisines. Au cas d’emploi d’une plaque en cuivre, il faut donner à cette plaque une surface d’au moins 20 cm2 et une épaisseur d’au moins 3 mm : cette plaque doit être rectangulaire, porter des rebords dentelés et être entourée de coke ou de graphite en morceaux. On ne saurait conseiller l’emploi d’une plaque en cuivre que là où cette plaque peut être enfoncée dans la terre à une profondeur suffisante pour qu’elle demeure toujours dans l’eau ou dans le sol humide.
- Le système de terre tubulaire est le suivant : un tuyau perforé, pourvu d’une pointe en acier, est enfoncé dans le sol jusqu’à ce qu’il atteigne l’humidité; il est ensuite prolongé jusqu’à la surface où on le fait pénétrer dans un tube en fonte destiné à marquer la position de la terre. On insère le conducteur en cuivre dans le tuyau perforé et on le prolonge jusqu’à l’extrémité dudit tuyau que l’on entoure de charbon concassé. On établit une connexion, au moyen d’un autre tuyau en fer ou en plomb, jusqu’à la conduite d’eau pluviale la plus proche, de manière qu’une petite quantité d’eau de pluie
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- soit captée pour entretenir l’humidité; on peut encore donner au même tuyau en fer ou en plomb la forme d’un entonnoir dans sa partie qui affleure la surface du sol, en sorte que la pluie puisse y pénétrer ou encore que l’on puisse y verser de l’eau. La résistance de chacune des connexions avec la plaque de terre ne doit point dépasser 5 ohms.
- Pour l’exécution des essais, il faut pratiquer sur le conducteur, à proximité de la surface du sol, un joint spécial d’interruption, de manière que quand on supprime ce joint, on puisse essayer la terre, à part du système des conducteurs courant sur le bâtiment, il y a lieu de faire un essai chaque année.
- Galvanoplastie
- Epaisseur des dépôts de nickel. — Il peut être intéressant de connaître après le nickelage soit le poids de nickel déposé, soit l’épaisseur de la couche; en général il faut une épaisseur de i à a centièmes de millimètre au minimum pour que le nickelage soit bon.
- En se basant sur les lois de l’électrolyse et sur la définition correspondante de l’ampère on arrive à conclure que le dépôt de i/io de millimètre d’épaisseur sur une surface de i décimètre carré, c’est-à-dire un volume
- CjrdmTnts
- aères
- Idg. i. — Graduation en grammes déposés à l'heure.
- de nickel de i cm3, correspond à 8,o8 ampères-heures.
- Par suite pour la même intensité, on aura un poids de 8,9 gr. de nickel déposé ou i,i gr. par ampère-heure.
- Au moyen de ces données on peut établir un ampèremètre sur lequel l’échelle sera remaniée de manière à indiquer le poids de nickel déposé à l’heure ou bien l’épaisseur de la couche pour i décimètre carré de surface traitée. L’ampèremètre peut alors avoir des échelles comme ci-dessous.
- Dans l'échelle n° 2, il est nécessaire de connaître la surface de l’objet à nickeler, pour avoir des données exactes sur le dépôt obtenu ou sur le temps nécessaire à l’obtention d’un dépôt d’une épaisseur déterminée.
- S’il s’agit d’un bain de dorure, d’argenture, de cui-
- K.
- Ampères
- Fig. 2. — Graduation en i/ioo de mm déposés à l’heure sur une surface de i décimètre carré.
- vrage le principe reste le même, les chiffres seuls changent et dépendent des équivalents électrochimiques. A titre de renseignement voici les poids dégagés par ampère-heure pour les principaux métaux employés
- de l’électrolyse :
- Argent . . . 4,o5 Nickel . . . 1,1062
- Cuivre. . . . 1,1 ga5 Or......... 3,686a
- Etain .... 2,2125 Platine. . . 3,6970
- Fer. . . i,o5 Zinc, . . . 1,2262
- Ces chiffres sont les poids en grammes déposés à l’heure par un courant d'un ampère et permettent aussi d’établir les échelles des ampèremètres correspondants.
- *> Photographie
- Éclairage du laboratoire. — On a généralement une tendance, quand on installe un cabinet noir pour le développement des clichés, à ménager une ouverture pour la lumière du jour, ouverture qu’on garnit nécessairement d’un verre rouge. C’est à notre avis une très mauvaise pratique, parce que la lumière du jour étant essentiellement variable, on n’a jamais deux fois de suite la même et on sé trouve forcément trompé dans l’appréciation de la valeur du cliché; on risque de s’arrêter trop tôt, ou de le pousser trop loin. Une lumière
- artificielle est ait contraire constante et, quand on a pris l’habitude de l’éclairage qu’elle donne, on juge à coup sûr et toujours de la valeur de son cliché.
- On a le tort aussi, bien souvent, de croire qu’il faut prendre une lumière très faible. Nous pensons au contraire, et la pratique nous montre que nous n’avons pas tort, qu’il faut s’éclairer très largement, à condition que la lumière soit inaclinique, bien entendu. Un verre delà dimension 18X24 derrière une bonne lampe à pétrole donnant environ 10 bougies ne doit pas effrayer l’opérateur; il s’assurera seulement que le verre est bien choisi. Nous disons verre, mais on peut comprendre aussi bien papier, car il y a d’excellents papiers de diverses couleurs, rouges, jaunes, verts, fabriqués spécialement pour cet usage, qu’on trouve partout dans le commerce et qui, placés entre deux verres blancs, constituent un excellent éclairage de laboratoire. Il sera bon d’en avoir plusieurs de différentes couleurs suivant le genre de travaux auxquels on doit se livrer ; il est évident, en effet, cjue si on emploie des plaques ortho-chromatiques sensibles au vert, il faudra choisir un éclairage rouge pour développer.
- Quand nous avons dit qu’on doit pouvoir s’éclairer très largement, nous ne prétendons pas qu’il faut toujours le faire à tout instant; pour charger les châssis, par exemple, avec des plaques extra-sensibles, si on n’a pas l’habitude d’opérer dans l’obscurité complète, on mettra un carton, ou un rideau, devant la plus grande partie du verre de la lanterne. On fera de même pour commencer le développement et ce n’est que vers la fin de l’opération qu’on aura besoin de s’éclairer largement pour bien juger les détails de son cliché.
- Au surplus, il est un moyen très simple de se rendre compte de la valeur aelinique de sa lanterne; c’est de sacrifier une plaque qu’on a placée dans un châssis : on tire le volet de façon à démasquer 2 ou 3 cm de la plaque et on Lisse agir la lumière pendant i5 secondes, puis on ouvre un peu plus le volet et on compte encore i5 secondes, ainsi de suite jusqu’à une minute, en ayant soin de laisser une dernière bande qui n’aura pas été découverte. Au développement on verra à partir de quel moment la plaque aura commencé à voiler selon que ce sera telle ou telle bande qui apparaîtra. Si la lumière est très bonne, il n’y aura pas de bande et toute la plaque sera limpide comme la partie restée couverte par le volet du châssis. Il faut remarquer cependant qu’on n’a jamais besoin de laisser une plaque exposée, même une demi-minute près de la lanterne.
- Quant à la source de lumière, c’est évidemment l’électricité qui offre le plus de commodité, mais on ne peut pas l’avoir partout et il faudra souvent se contenter d’une lampe à pétrole. Une bonne pratique consiste, quand on le peut, à ménager une ouverture dans la cloison même du laboratoire et à placer la lampe sur une tablette en dehors, de l’autre côté de la cloison; de cette façon on n’est pas incommodé par la chaleur et par l’odeur; quand on ne peut pas employer ce moyen, il est bon d’avoir une lanterne en tôle assez vaste pour éviter réchauffement.
- ^ Objets utiles
- Aide-mémoire Memlet. — Les gens distraits ont l’habitude de faire un nœud à leur mouchoir, en guise de secours à leur mémoire défaillante : procédé inélégant et surtout précaire; car il arrive bien souvent que le distrait s’empresse d’oublier pourquoi précisément il a fait un nœud à son mouchoir. L’aide-mémoire Memlet est plus sérieux et plus sûr : c’est une petite plaquette en ivoire qu’un ressort extrêmement simple permet de fixer au remon-toire de la montre ; ehaquè fois qu’on regarde l’heure, on à sous les yeux la petite tablette. Sur celle-ci l’on inscrit ce qu’on veut être sûr de ne pas oublier; pour effacer, il suffit soit de mouiller le doigt et de frotter, soit de se servir d’une gomme. — L’aide-mémoire est vendu chez Kirby, Beai’d and O, 5, rue Auber, Paris. Prix : o fr. 5o.
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
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- Le linge stérilisé pour les bébés. —; Les enfants en bas âge sont exposés à toute une série d’infections de la peau, dues au contact plus ou moins prolongé de linges imprégnés d’urines ou de matières. Les érythèmes des cuisses, des fesses sont fréquents chez les nourrissons même les mieux tenus. Chez ceux que la misère ou la maladie de la mère condamnent à entrer dans les crèches, les sources d’infection sont plus nombreuses et l’on voit parfois régner dans les salles hospitalières de véritables épidémies d’érythèmes cutanés suivis de suppuration.
- Le professeur Weill de Lyon, frappé des inconvénients de ces infections cutanées eut l’idée de les combattre simplement par l’emploi de linges stérilisés et depuis six ans, dans son service de la Charité, tous les nourrissons de la crèche sont emmaillottés avec des linges stérilisés. Le linge, si propre qu’il soit, n'a par lui-même aucune vertu curative, il ne guérit pas les éruptions de cause interne, mais il empêche les infections secondaires ou les infections de voisinage. Cette action prophylactique est démontrée de la façon la plus nette. M. Weill fait placer une série d’enfants dans des linges stérilisés, une autre série dans des linges, parfaitement propres, mais simplement lessivés. Lés premiers restent indemnes, les seconds contractent de l’inflammation des téguments. On fait une contre-épreuve en prenant un enfant de la première série et le langeant avec des linges lessivés; au bout de quelques jours il avait de la pyodermite.
- Au début, notre confrère n’employait pas de bonnets; il vit que les infections cutanées gagnaient la tête. On met des bonnets stérilisés et le cuir chevelu échappe, comme le reste du corps, à l’infection. Pendant une courte période, la crèche fut le siège d’un retour offensif des affections érythémateuses. La cause en était simple, il n’y . avait plus de linges stérilisés par suite d’une réparation de l’étuve.
- On peut donc dire que le linge stérilisé agit comme Tin véritable agent antiseptique, comme un protecteur effi-
- cace contre l’apport et la pénétration des germes nocifs.
- Ce linge ne peut avoir, on le comprend, une action curative, elle existe cependant en ce sens que les lésions qui existaient avant qu’on l’employât n’ont pas de tendance à former des foyers nouveaux et qu’elles ne sont plus ravivées par l’apport de germes nouveaux. Comme le fait observer l’auteur, la peau du nourrisson doit être assimilée à une plaie ; comme une plaie il faut la protéger asepliquement contre des infections nouvelles.
- D’après les recherches de M. Dennefy le linge, après le lessivage et le repassage, peut s’infecter par l’atmosphère des salles de buanderie, par le contact des mains dans le transport, par les poussières des placards dans lesquels on le tiendra fermé. Un lange, pris dans la salle de repassage, après pliage manuel, a donné des cultures de microbes des plus nocifs, tels le staphylocoque et le streptocoque. Une autre pièce de lingerie, ayant séjourné 48 heures dans la salle de la crèche, a donné des cultures identiques. Il n’y a, on le voit, pas de comparaison à établir entre le linge, aussi propre qu’il revienne du blanchissage et le linge stérilisé.
- Voulez-vous connaître les résultats dus à l’emploi généralisé de celle méthode? Ils sont concluants. De 1897 & 1902, avant qu’on ne se servit de ces linges, les infections cutanées graves contractées dans le service étaient dans la proportion de 6,79 pour 100 donnant une mortalité de 6,32; depuis l’emploi des linges stérilisés, les infections 11e se montrent plus que dans la proportion de 1,09 pour 100 avec une mortalité de 1 pour 100. Notez que celte mesure d’hygiène infantile a eu une répercussion des plus heureuses sur l’état sanitaire général du service ; la mortalité qui atteignait primitivement 4'2 pour 100 est descendue à 23 et 24 pour 100.
- Cette pratique mérite d’être vulgarisée ; je crois du reste qu’elle est adoptée depuis déjà plusieurs années par un accoucheur des hôpitaux de Paris, le DpBonnaire, qui a obtenu certainement d’aussi bons résultats que son collègue de Lyon et elle le sera par tous ceux qui ont charge de jeunes enfants. Dr A. C.
- VARIÉTÉS
- Une nouvelle conception de la domestication. —
- La Fontaine, encore qu’il ne fût pas un savant, a trouvé le moyen de. mettre très clairement en lumière, en quelques vers, la différence essentielle et profonde qui sépare la bête sauvage de l’animal domestiqué par l’homme :
- — Attaché, dit le loup; vous ne courez donc pas
- Où vous voulez? — Pas toujours, mais qu’importe?
- — Il importe si bien que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte,
- Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
- Cela dit, maître loup s’enfuit, et court encor.
- (Liv. I, fable V).
- L’homme a-t-il jamais cherché à domestiquer le loup? La chose est incertaine; mais ce qu’on peut affirmer avec la plus évidente vraisemblance, c’est qu’au cours des âges notre espèce a dû, dans ses différentes patries, tenter d’asservir tous les animaux indigènes qui pouvaient lui offrir quelque profit, et qu’elle n’a réussi que très partiellement dans cette tâche.
- Beaucoup d’espèces sollicitées ainsi de venir à notre aide, en échange, bien.entendu, d’avantages appréciables, ont décliné l’honneur, et préféré une vie précaire au sein des forêts à un contrat qui ne leur eût fourni l’abondance qu’en leur coûtant la liberté.
- Faut-il admettre que l’animal réfractaire ou l’espèce docile aux tentatives de domestication aient usé d’un choix basé sur quelque discernement des conditions de la servitude proposée par l’homme? Et le terme de conquête, pompeusement employé par Buffon dans une phrase célèbi’e, définit-il d’une manière adéquate le méca-
- nisme de l’asservissement des bêtes sauvages aux utilités domestiques? ..
- Les idées modernes, défendues par un ingénieur-agronome de mérite, M. Henri Boulard, tendent à rejeter cette conception du processus de la domestication.
- D’après la nouvelle théorie, la conquête du cheval et de nos autres auxiliaires à poils ou à plumes, suppose, de la part des espèces soi-disant conquises, une dose notable de bénévole coopération, et se définirait plus justement l’utilisation par l’homme intelligent d’une aptitude, spéciale innée chez ces espèces, et faisant plus ou moins défaut chez les types réfractaires.
- Dans cette hypothèse, la domestication devient une association à bénéfice réciproque, une symbiose entre l’homme et l’animal. Combien cette symbiose est utile à notre espèce, des exemples familiers à tous abondent pour le prouver.
- Sans elle, l’homme n’eût pas, dès l'aurore des temps historiques, habité le Sahara, et les déserts lui seraient fermés : l’association de l’homme et du chameau forme un organisme complexe, un assemblage symbiotique auquel le milieu désertique n’est plus fatalement défavorable. Chacun apporte à la communauté ses propres moyens de défense : l’homme sa raison, le chameau sa vélocité, et sa sobriété.
- De même le chien, qui reçoit du chasseur le gîte et le couvert, prête à son maître le concours de son subtil odorat; de même encore le cheval, en retour du pâturage et'du-grain qui lui sont fournis sans qu’il ait à s’en préoccuper, traîne nos fardeaux et laboure nos champs.
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- VARIETES
- Il est évident que, dans ces contrats mutualistes avec des espèces animales, c’est l’homme qui a fait les avances ; mais pour que ces avances pussent être acceptées, il fallait dans les espèces sollicitées l’existence d’une faculté d’adaptation, physiologique à la vie domestique.
- Ainsi est-on amené à rechercher les caractères propres des espèces domesticables. On a cim remarquer que les types doués à l’état libre de sociabilité étaient plus que les autres prédisposés à substituer aisément l’existence dépendante à l’existence sauvage. Mais ce n’est pas une loi absolue : ainsi le chat et le porc, domestiqués depuis une antiquité si lointaine, ne vivent pas en société à l’état naturel, et en revanche le castor et le loup, qui forment spontanément des bandes ayant une hiérarchie, ne sont pas susceptibles de domestication.
- Pour que l’asservissement soit possible, il faut que les exigences biologiques de l'animal’ en expérience soient assez souples, assez amples pour se plier aux conditions du nouveau milieu créé par l’association symbiotique avec l’homme.
- De même qu’on ne saurait obtenir la survie dans l’air d’un poisson exclusivement adapté au milieu aquatique, de même on ne peut domestiquer des espèces exclusivement adaptées à la vie sauvage : dans un cas comme dans l’autre, c’est la mort fatale.
- En retour, —et c’est là ce qui semble exclure l’idée de conquête, — on peut dire que la part de coopération fournie par l’animal dans l’oeuvre de sa domestication
- se limite strictement à l’étendue de sa faculté d’adaptation aux nouvelles conditions d’existence.
- Car cette faculté a des degrés, ce qui nous défend d’exiger de toutes les espèces animales en symbiose avec la nôtre des services d’égale valeur. Il est même curieux de noter que certains types arrivent exactement au point qui sépare l’état de servitude simple de celui de domestication, sans pouvoir franchir cette barrière : ainsi le lion, qui se reproduit dans nos ménageries pendant plusieurs générations, mais à la condition que les lionceaux soient laissés avec leurs parents jusqu’à l’âge adulte.
- Si cette condition n’est pas remplie, les petits meurent. L’adaptation du lion à la vie dépendante ne va pas au delà; on sait, au contraire, combien les animaux réellement domestiqués ont rompu avec les habitudes de leur vie sauvage.
- Cependant, ces considérations suffisent à montrer qu’entre l’état d’apprivoisement et la domestication il y a une différence de degré plutôt qu’une différence de nature.
- D’ailleurs, les traits spéciaux de l’animal domestiqué, douceur du caractère, soumission à l’homme, avec les modifications de formé qui les accompagnent, sont des propriétés acquises, et. astreintes paV conséquent à ne se transmettre qu’autant que persistent les influences qui leur ont donné naissance. L’hérédité, invoquée pour différencier la domestication du simple apprivoisement, ne fournit donc pas le critérium sûr qu’on se plaisait à y voir. A. Acloque.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
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- Serrage puissant d un écrou avec des petites clés.
- — Quand on veut bien bloquer un écrou il faut prendre une clé longue de façon à avoir un grand bras de levier. Mais, en général, la longueur du corps de la clé dépend de l’eraverture et pour des écrous moyens il est rare que l’on possède une clé de grande longueur. Il y a deux
- Fig. i.
- I. — Serrage au moyen d’une clé et d’un levier. Fig. 2. — Serrage au moyen de deux clés.
- moyens de remédier à l’insuffisance de longueur et d’obtenir un serrage puissant.
- On peut préparer une barre d’acier avec deux tétons assez écartés et cette barre sera placée sur le corps de
- la clé de manière à coincer le corps comme l’indique la figure i. Enfin, une disposition qui n’exige pas de pièce spéciale, mais seulement deux clés, est la suivante : Il suffit de coincer entre les branches d’une des clés, une branche de la seconde. On double ainsi le bras de levier et il n’y a pas de déformation si les branches des clés sont suffisamment résistantes.
- Inscriptions sur toile métallique. — Nous parlons des toiles métalliques très fines qu’on emploie à faire des espèces de stores devant les baies des magasins ou autres. Pour y tracer des inscriptions, on prépare de la peinture (qui est généralement une peinture dorée) en broyant ensemble des parties égales de céruse sèche et de céruse en tube ou humide avec du vernis à laquer, du vernis ordinaire et un peu de térébenthine. Il faut donner au moins deux couches, et il importe que la peinture ne soit pas trop liquide ; car autrement elle coulerait, alors que le but est de remplir les trous de la toile métallique. On peut alors tracer toutes inscriptions sur ce fond.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresse relative aux appareils décrits. — Le
- « Turbineau » est en vente à lu maison Weydert, 4, rue Demarquay, Paris.
- Renseignements. — M. Antonio Elosegui, à Tolosa. — Le procédé le plus simple et le plus efficace est de noyer les.produits mal-odorants et corruptibles dans de la chaux vive.
- M. Groumbos, à Galalz.— Vous trouverez les divers renseignements qui vous intéressent dans l’ouvrage : Géologie pratique, par M. De Launay, i vol. 3fr,5o. Armand Colin, éditeur, rue de Mézières, Paris.
- M. G. Haultcæur, à Paris. — Il n’existe à notre connaissance, aucun ouvrage spécial traitant des anémomètres. Vous trouverez des indications sur ces appareils dans les Instructions météorologiques de M. Angot (Gau-thier-Villars, éditeur). Une discussion très intéressante des différents types d’anémomètres a été donnée en 1905 par M. G. Eiffel dans ses Etudes pratiques de Météorologie pour Vannée 1903, p. 151 et suiv. — L’ouvrage n’est pas, croyons-nous, dans le commerce, mais ouïe trouve à la Bibliothèque Nationale.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- La comète de Hallcy : Lucien Hudaux. — Un carrousel à microscopes : Dr Alfred Gradenavitz.—La peinture chinoise : Jean-Paul Lafitte, — Nouveaux projecteurs militaires automobiles : Lucien Fournier. — La grenade Marten Halo : Louis Serve. — Les ressources de la France en minerais de fer : P. Nicou.
- •— Académie des sciences : Ch. de Villedeuil.
- Supplément. — Les, réactions catalytiques à distance. — Nouvelle synthèse de l’étylène. — La porte d’hélium par les minéraux radio actifs. — La télégraphie sans fil dans l’Afrique française. —. Le laboratoire d’essais du Conservatoire national des Arts et Métiers. — Les boues radioactives contre le rhumatisme.
- La Belgique au travail, par J. Izart, ingénieur civil, i vol. in-8° écu. Pierre Roger et C'°, éditeurs. Paris, 1910. Prix : broché/4 francs.
- Nulle région au monde ne peut être comparée au petit pays belge pour son intense activité industrielle, et quiconque a traversé, même à toute vapeur, la Belgique en garde une inoubliable impression. M. Izart fait revivre et précise cette impression en nous guidant à travers les principales industries belges : il nous conduit dans les gisements houillers de Mons; les verreries de Charleroi, les industries mécaniques de Liège, les lainages de Verviers, les tissages de Gand ; il montre le prodigieux développement du réseau ferré, la prospérité d’Anvers, port colossal; il narre la création du port de Zeebrugge, qui est en voie de ranimer Bruges-la-Morte. Il nous montre les raisons profondes de cette étonnante prospérité : la richesse houillère, la facilité des communications, la perfection de Fenseignement.technique.. Au surplus, il ne dissimule pas le revers de la médaille : l’extraordinaire inculture de la classe ouvrière, surtout dans les Flandres, grave question dont se préoccupent à juste titré tous les partis qui divisent la Belgique. M. Izart, dans un style attrayant, fait faire à ses lecteurs un instructif et fécond voyage.
- Savants et écrivains, par M. H. Poincaré, membre de l'Institut. 1 vol. in-18. Flammarion, éditeur, Paris, 1910. Prix : 3fr,5o’.
- M. Poincaré a réuni sous ce titre plusieurs biographies de savants, entre autres celles de Curie, d’Her-mitej de Cornu, de Tisserand, de Faye, de lord Kelvin. Bien que la carrière du savant soit rarement remplie d'aventures retentissantes, sa psychologie intellectuelle et morale mérite d’être étudiée. Leurs physionomies, malgré quelques traits communs, sont variées et originales. L’auteur a cru pouvoir placer en tête de ce volume l’éloge de Sully Prudhomme qu’il a prononcé â l’Académie Française; ce poète délicat qui aimait la science aurait sans doute accepté de figurer dans cette société.
- Précis de physique biologique, par G. Weiss, ingénieur des Ponts et Chaussées, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, membre de F Académie de médecine. Deuxième édition revue. 1 vol. in-8° (de la Collection de Précis médicaux) de xii-556 p. avec Syo fig. dans le texte, cartonné toile souple. Masson et Cie, éditeurs. Prix : 7 francs.
- La première édition de ce petit précis a été rapidement épuisée. Cette nouvelle édition, augmentée par endroits, n’est ni un traité d’enseignement de la physique, ni un recueil dé documents. Elle contient celles des principales applications de la physique à la biologie, qui doivent rentrer dans le cadre des connaissances d’un étudiant à la fin de ses études. Pour lire ce livre, il suffit de posséder les principes élémentaires de la physique.
- Besults of Observations stade at thé coasi and Geodetic survey magnetic Observalory, at Ciieltenham, Maryland, igo5 et 1906; by Daniel L. Hazard, Washington, Government Printing Office, 1909.
- On sait quel mystère plane encore sur la question du magnétisme terrestre : il ne pourra être dissipé que par de longues et patientes observations, répétées en tous les points de notre globe. Les Etats-Unis ont entrepris dans ce. sens une vigoureuse campagne, menée par les soins du « Cogst and Geodetic Survey ». La construction de l’observatoire de Cheltenham en 1900 marque une des phases de cette campagne. La publication de la brochure ci-dessus est. la seconde faite par l’observatoire. Outre les observations relatives au magnétisme, observations données jour par jour pour les années igo5 et 1906, elle contient le relevé des observations sismiques et les magnéto-grammes des tempêtes magnétiques survenues durant ces deux ans.
- L.es races humaines, les types, les mœurs, les coutumes. in-40, 3ga p., nombreuses gravures et plusieurs planches en couleurs. Paris, Hachette. Prix : i5 fr. broché; 20 fr. relié.
- Sans nom d'auteur, cette compilation avec des centaines de gravures résume toute l’ethnographie du monde entier. C’est à la fois un livre d’enseignement, de bibliothèque et de références documentaires. Les quatre grandes races humaines, noire, jaune, rouge, blanche y sont représentées à grands traits. Toutes' les photos sont d’après nature et font de l’ouvrage une véritable encyclopédie ethnographique.
- Topologie, étude du terrain, par le général Bertiiaut. 2 vol. in-40, 674 P- et 263 pl. (et beaucoup de planches bis). Imprimerie du service géographique de l’armée.
- Ce monumental ouvrage « groupe, compare et discute les divers éléments de la connaissance du terrain... les documents topographiques » et les documents didactiques. Avec son savoir consommé et une richesse de planches empruntées aux plus précieuses sources, Fauteur reprend et développe un sujet déjà magistralement traité il y a 20 ans par MM. de la Noë et cîe Margerie, dans leur classique ouvrage, aujourd’hui presque introuvable, Les formes du terrain. Mais, depuis vingt ans, la science géographique et topographique a tellement progressé, et les documents cartographiques se sont tellement perfectionnés que l’œuvre du général Berthaut doit être considérée comme aussi neuve que personnelle... La topologie est l'étude raisonnée des formes topographiques, aux lumières comparées et synthétisées de la géologie et de la géographie, physique, Fauteur explique terrain par terrain, et région par région les accidents si variés du sol de., la. France et même de F Algérie-Tunisie. D’après les plus récents ouvrages, il résume les notions géologiques générales et leurs manifestations (glaciers, torrents, creusement des vallées, profils, volcans, appareils littoraux). On lira avec autant de profit que d’intérêt cette explication rationnelle de notre territoire, indispensable à tous les géographes,
- IJ automobile devant la justice, par J. Imbrecq, avocat à la Cour d’appel. 20 éd. Un vol. in-8° (14 X 22,5) de 320 p. H. Dunod et Pinat, éditeurs, 47 et 49, quai des Grans-Augustins. Paris. Prix : broché : 7 fr. ; cartonné, 8fr,5o.
- Nouvelle édition d’un livre très apprécié des automobilistes. M. Imbrecq a suivi de très près tous les litiges provoqués par l’automobile, litiges de plus en plus nombreux et complexes en raison même de l’extraordinaire développement de l’automobilisme. Son livre, résumé de son expérience juridique, constitue un guide averti et sûr.
- Albums de plans de pose, par FI. de Graffigny. 2 vol., de i36 p. chacun. Librairie Bernard Tignol, quai des Grands-Augustins, 53 bis, Paris. Prix : cartonné, 3fr,5o.
- M. de Graffigny a eu l’heureuse idée de réunir, en 2 volumes, une série de schémas des montages électriques les plus usuels, accessibles aux amateurs : le premier volume est consacré â l’éclairage électxùque, le second aux installations téléphoniques. ___.
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- BIBLIOGRAPHIE
- IVe Congrès international cl'aéronautique, Nancy, 18-23 septembre 1909. Procès-verbaux, rapports et mémoires publiés par les soins de la Commission permanente internationale d'aéronautique. H. Dunod et Pinat, éditeurs, Paris, 4?> quai des Grands-Auguslins.
- Le Congrès de Nancy a entendu de fort intéressantes communications, qu’il eut été regrettable de ne point publier, signalons : l'état actuel de la question des dirigeables, par le commandant Boutlieaux; la fabrication de l’hydrogène aérostatique, par le lieutenant-colonel Espitallier; la détermination du point en ballon,
- par M. de la Baume-Pluvinel; l’étude des cartes aéronautiques, par le lieutenant-colonel Mœrdebeck, par M. Saunière, par M. Max Gasser, une belle étude mécanique de i’aéroplane, par M. Painlevé, etc. Bref les plus importantes questions de l’aéronautique y ont été soulevées et examinées par des maîtres d’une indiscutable compétence.
- Conseils pratiques aux chauffeurs en panne, par Rrmk Ciiamplv. 1 vol. in-12 broché avec 34 iig-, 1910. Desforges, éditeur. Prix : 1 franc.
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- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
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- Observatoire de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5o"1,3o). Bureau central météorologique de France;
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL rLUIE en MILLIMÈTRES 0BSEI! YATI0NS GÉNÉRALES
- Lundi 50 mai 1910 . 12° J IV. 2. Couvert. 5.5 Très nuageux ; averses entre 1 li. et 7 h. •
- Mardi 51 11°,9 •S. S. W. 2. Couvert. « Couvert ; rosée.
- Mercredi 1" juin . . 13°, 9 S. S. W. 2. • Nuafteux. 2,3 Tr. unau, le m.; couv. le s.; rosée : pluie do 20 li. à 23 li. 30.
- Jeudi 2 .. . 13°.2 . . S. 1. . Eclaircies. 6,8 Ti'. îiuag.; orape et pi. entre 15 II. 58 et 14 h. 30 cl, dans la soirée.
- Vendredi 3 13°,0 S. E. 1. Couvert. 8,6 Couv. jusqu’il 10 h.; nuap. eus.; orapo et pluie dans la soirée.
- Samedi 4 15°,8 Calme. Nuageux. c2.o Très nuapeux; fort orape de li h. à 13 h. avec peu de pluie.
- Dimanche 0 . . . . 16°. 0 S.. S. E. 1. Très nuageux. 0,0 lioscè; nuapeiix; éclairs au N. N. AV. avec tonnerre-l’uible à 21 h.
- MAI-JUIN 1910. — SEMAINE DU LUNDI 30 MAI AU DIMANCHE 5 JUIN 1910.
- Lundi ] Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi | Dimanche
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à labre à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- - JJu do mai au d jiun. —Le 3o. Extension vers l’E. et le S. de la dépression du N.-O. : Ecosse, îles Feroe, 737 ; Méditerranée, Italie, 754; fortes pressions vers les Açores. Pluies sur l’O. et le Centre; en France : Paris, Cherbourg, 4> Limoges, Clermont-Ferrand, 3; Nancy, 2; Bordeaux, 1. Temp. du matin : Yardoe, i°; Paris, 12; Alger, 20; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : i4°,2 (normale : i5°). -— Le 3i. Situation atmosphérique troublée sur le N.-O. de l’Europe par une profonde dépression ayant son centre près de l’Ecosse : Stornoway, 740; Irlande, 745; Bretagne, 755; Biarritz, 762; dépression sur l’Italie et l’Adriatique. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Belfort, Besançon, 4; Lyon, Limoges, 3; Bordeaux, Biarritz, 2. Temp. du matin : Yardoe, 4°; Paris, 12; Alger, 23; Puy de Dôme, 2; moyenne à Paris : i3°,8 (normale : i5°,i). — Le Ier juin. Dépression assez importante sur le N. : Christiansund, 742; dépression de l’Irlande au golfe de Gascogne : îles Scilly, 75i; pression générale inférieure à 760. Pluies sur l’O. et le N.; en France : Cherbourg, 8; Boulogne, 3; Nantes, 2; Brest, Dunkerque, 1. Temp. du matin : Yardoe, 3°; Paris, 16; Alger, 23; moyenne à Paris : i5°,9 (normale : -15°,a). — Le 2. Fort relèvement de pression sur la Scandinavie et la mer du Nord : Slcudes-ness, 757; faible dépression au large de la Bretagne : îles Scilly, 752. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Biarritz, 24 ; île de Ré, 9; Cherbourg, Clermont-Ferrand,
- 5; Calais, 4: Paris, 3. Temp. du matin : Yardoe, 3° Paris, i5; Alger, 23; Puy de Dôme, 9; moyenne à Paris : i6°,3 (normale : i 5°,3). —Le 3. Pression assez uniforme et voisine de 7G0 sur presque toute l’Europe, sauf vers l’Ecosse : îles Feroé, 745. Pluies assez abondantes sur la moitié S. de l’Europe; en France : Clermont-Ferrand, 16; Belfort, i5 ; Biarritz, 12; Le Havre, Dunkerque, u; Paris, 7. Temp. du matin : Vardoe, 4°; Paris, i5; Malte, 22; Puy de Dôme, 9; moyenne à Paris : 170,4 (normale : 15°,4)• —-Te 4- Pression en baisse sur l’O. : Yalencia, 752; autres centres de dépression : Pays-Bas, Gascogne, golfe du Lion. Pression très élevée dans les parages des Açores : Horta, 776. Pluies orageuses abondantes sur nos régions, sauf sur l’E. : Charleville, 63; Biarritz, 3i ; Chateaudun, 29; Bordeaux, 24; Gap, 19; Paris, 11. Temp. du matin : Seydisfjord, 20; Paris, 16 ; Marseille, 19; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : i6°,4 (normale : i5°,5). — Le 5. Dépressions orageuses sur le S.-O. : golfe de Gênes, golfe de Gascogne, 749; relèvement sur la ’Scandinavie et les Iles-Britanniques : Ecosse, 765. Pluies sur l’O. ; en France : Besançon, 37; Biarritz, 18; Nancy, 17; Dunkerque, 16; Brest, Nice, 4: Paris, 2. Temp. du matin : Yardoe, 6°; Paris, 16; Brindisi, 22 ; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : igu (normale : i5°,6). — Phases de la Lune : Dernier Quartier le 3r, à 10 b. 33 m. [du soir.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- direction
- L. DE LAUNAY
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées
- Tout ce qui concerne « L,a Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : >20, Boulevard Saint-Germain, Paris (YJe}
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- E.-A. MARTEL
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- N° 1934 — 18 JUIN 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- O0-
- Le renflouement du « Pluviôse ». — Après de longues journées d’angoisses, de péripéties dramatiques et d’hé-
- roïques efforts, le submersible Pluviôse a pu être enfin renfloué le samedi 11 juin dans la matinée; il a été échoué à l’entrée du port de Calais, ainsi que le montre la figure ci-dessus. L’extraction des cadavres a été commencée aussitôt, pénible et difficile opération qui n’est pas encore terminée à l’heure où nous mettons sous presse. L’état du malheureux sous-marin n’a pas permis encore de déterminer exactement les conditions qui ont provoqué la catastrophe.
- Grave tremblement de terre en Italie. — L’Italie, si douloureusement éprouvée en ces dernières années par les phénomènes sismiques, vient d’être frappée par Un nouveau malheur. Après le tremblement de terre du 8 septembre igo5 en Calabre, après la catastrophe du 27 décembre 1908 et la destruction de Messine encore présente à toutes les mémoires, la Campanie vient à son tour d’être secouée par un grave tremblement de terre. Il s’est fait sentir dans la matinée du 7 juin «dernier, dans la Campanie et la Basilicate, notamment à Avellino, Naples, Potenza, Benevent. On a à déplorer une centaine de victimes et d’importants dégâts matériels.
- Un raid militaire en aéroplane du camp de Châ-lons à Vincerines. —' Deux officiers; le lieutenant Fé-quant et le capitaine Marconnet, viennent d’accomplir en aéroplane le trajet du camp de Châlons à Vincennes. Ce superbe voyage aérien a été réalisé le jeudi 9 juin. Le lieutenant Féquant pilotait l’appareil; le capitaine Marconnet remplissait le rôle d’observateur, prenant des vues photographiques, des notes et des croquis. Le départ eut lieu au camp de Châlons à 4h4o du matin, l’aéroplane atterrissait à Vincennes à 7h 10 ayant parcouru 160 km en 21' 3o. Les deux aviateurs se trouvent
- ainsi détenir le record du voyage aérien à deux ; mais avant tout leur exploit marque une date importante dans l’aviation militaire. Il met en relief d’une façon saisissante les services militaires que. l’on peut aujourd’hui attendre de l’aéroplane ; instrument admirable de reconnaissance rapide et d’observation. L’aisance, avec laquelle, deux officiers naguère encore absolument étrangers à l’aviation, ont réalisé une aussi belle performance, montre que l’aéroplane est devenu un appareil pratique. Ajoutons que dès maintenant le ministère de la guerre s’occupe activement à créer .une flotte aérienne militaire, rattachée .pour l’instant à, la direptiou du.génie, mais qui, jointe, aux services actuels d’aérostation, constituera bientôt un organe assez important pour justifier la création d’un nouveau corps militaire autonome. L’appareil monté par les deux officiers est un biplan Farman de 14 m. d’envergure, pesant 5oo kg mû par un moteur de 5o chevaux. Pour le voyage, le capitaine Marconnet occupait un siège derrière le pilote; afin de pouvoir se diriger aisément, il avait combiné un liseur à carte fixé sur le dos du pilote, et permettant à l’observateur de dérouler et de lire la carte, au fur et à mesure que l’aéroplane progresse. Le bruit du moteur et le vent, rendant les communications très pénibles entré l’obser-
- vateur et le pilote, le capitaine Marconnet avait combiné, pour remédier à cet inconvénient, deux petits appareils écouteurs, utilisés comme des tuyaux acoustiques.
- Pierre Martin. — On vient de, fêter un grand inventeur français, resté oublié durant de ..longues années, malgré l’importance de la découverte qui a illustré son nom. Pierre Martin, aujourd’hui âgé de 85 ans, est le créateur d’un procédé de fabrication de l’acier qui en ces dernières années a pris dans la métallurgie du fer une importance prépondérante : ce procédé consiste à décarburer la fonte brute venant des hauts fourneaux,.
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- INFORMATIONS
- au moyen d’une addition convenablement dosée de débris de fer doux et parfois de minerai de fer, l’on arrive aiqsi à élaborer des aciers d’une teneur de carbone rigoureusement déterminée à l’avance. L’opération se pratique dans des fours chauffés par des gazogènes ; la fonte y est amenée à l’état de fusion et l’on y. jette ensuite des bouts de rail, et autres débris d’acier, qui se fondent dans la masse et l’amènent à la composition voulue. Le minerai de fer, lorsqu’on l’emploie fournit de l’oxygène pour brûler en partie, le carbone, le silicium et le manganèse de la fonte. Les revêtement du four Martin peuvent être acides, c’est-à-dire faits de matériaux siliceux, ou basiques, c’est-à-dire faits de magnésie ou de dolomite. Ce sont surtout les fours basiques qui ont valu au procédé Martin son développement : ils permettent, en effet, d’affiner des fontes phosphoreuses d’une teneur de 0,1 à i,5 qui ne peuvent être traitées au convertisseur Bessemer et que leur phosphore rendrait impropre à tout usage. C’est le cas des importants gisements de Lorraine. On fabrique aujourd’hui dans le monde pour 2 milliards d’acier Martin. M. Millerand, au banquet donné jeudi dernier par le Comité des Forges de France rappelait que de 1880 à 1910 la production de l’acier Martin a passé, en France, de 160000 tonnes à près de 1 million de tonnes, en Allemagne de 36 000 t. à 4 millions, en Angleterre de 225 000 t. à 4 millions, aux Etats-Unis de 102 000 t. à 8 millions, et pour la production universelle de 642 000 à 18 925 000 tonnes. En 1908, l’acier Martin représentait 5ï pour 100 de l’acier de toutes catégories produit dans le monde entier. Le procédé Martin laisse bien loin derrière lui, son rival, le procédé du convertisseur Bessemer. Mais moins heureux que Bessemer dont nous rappelions les travaux, il y a quelques jours, Martin ne put tirer parti de son invention. Ruiné par ses travaux, il dut renoncer à la lutte et vécut pauvre et oublié à Fourchambault. On lui rend aujourd’hui une justice tardive. Une souscription, ouverte par les métallurgistes, l’a fait participer dans une modeste mesure aux fortunes nées de son invention. Enfin un décret, rendu ces jours derniers, l’a nommé officier de la Légion d’honneur.
- Grottes à peintures au Soudan français. — Le Temps du 14 juin signale un ensemble de découvertes archéologiques importantes qui viennent d'être effectuées au Soudan par M. de Zeltner. Nous y reviendrons, mais voici dès maintenant les principales nouveautés enregistrées par notre confrère. M. de Zeltner avait déjà étudié, dans la vallée du Niger et du Sénégal, cinquante-deux gisements archéologiques : le matériel qu’on y trouva révélait l’existence de deux industries de types différents : l’une semblable aux types des plus primitifs du paléolithique français, l’autre ayant des affinités avec les pierres finement taillées et les haches polies du Sahara et de l’Algérie. Dans une nouvelle exploration systématique du triangle Kayes-Bamako-Tombouctou, M. de Zeltner a pu trouver de nouveaux gisements, révélant l’emploi, inconnu jusqu’ici, du schiste pour la fabrication des haches et des pointes de lance. En outre, des fouilles, pratiquées dans les ruines des villages abandonnés, ont mis au jour une civilisation plus récente, d’inspiration toute berbère, jusqu’ici insoupçonnée. Enfin dans des grottes de la haute vallée du Sénégal, l’explorateur a découvert des peintures bien conservées qui offrent de grandes analogies avec les pierres gravées sahariennes d’une part, et de l’autre, avec les peintures du Sud de l’Afrique. Les principaux objets qu’elles représentent sont des figures d’animaux (chevaux, chameaux), d’hommes (cavaliers, piétons, combats), des signes alphabétiformes, dont beaucoup se retrouvent dans l’alphabet touareg. Enfin il est intéressant de signaler qu’un certain nombre de signes peints rappelIènUdé très près des images analogues connues dans des gisements européens.
- 2e Grande Semaine d’aviation de la Champagne
- (3-9juil. 1910).— Les appareils engagés jusqu’à présent au meeting de Reims, dont la 20 série d’inscriptions vient de se clore, atteignent le chiffre énorme de 63, dont voici la nomenclature : 23 monoplans : 6 Antoinette, 11 Blériot, 2 Hanriot, 1 Tellier, 3 Nieuport. 4° biplans r 7 Voisin, i3 Farman, 6 Sommer, 4 Wright, 2 Bréguet, 4 Sanchez Besa, 1 Goupy, 3 Savary. Signalons, en outre, que M. le ministre de la Guerre vient d’informér le Comité d’Aviation de la Champagne, qu’il a désigné trois
- officiers pour prendre part, avec des appareils appartenant à l’armée, à l’épreuve militaire qui figure au programme de la Grande Semaine. Les officiers désignés sont les suivants : MM. le capitaine Étévé, sur aéroplane-Wright, muni d'un stabilisateur Étévé; le lieutenant Ca-merman, sur aéroplane Farman; le lieutenant Acqua-viva, sur aéroplane Blériot. L’intérêt de cette décision n’échappera à personne, après le magnifique raid militaire que viennent d’accomplir le capitaine Marconnet et le lieutenant Féquant.
- L origine de l’acide borique dans les suffioni de Toscane. — On sait que de nombreuses hypothèses ont été émises au sujet de l’origine de l’acide borique dans les suffioni de Toscane. Perrone avait indiqué une supposition fort vraisemblable : cet acide proviendrait de la destruction des roches primitives tourmalinifères, existant à une profondeur de 5ooo à 8000 m. par la vapeur d’eau à une température élevée. Un chimiste italien, M. Nasini, a constaté deux faits qui rendent cette-hypothèse plausible ; d’abord, la tourmaline laisse en effet distiller de l’acide borique quand on la traite par la vapeur d’eau au rouge ; ensuite les suffioni toscans sont notablement radioactifs ; d’autre part, les granits à tourmaline de l’île d’Elbe sont radio-actifs, au milieu de roches communes qui ne le sont pas. Ce sont là des documents importants qui contribuent à éclairer la question si intéressante des suffioni.
- Action de la lumière sur les matières colorantes.
- — Nos lecteurs savent par expérience combien certaines couleurs sont susceptibles à la lumière et peuvent « passer » quand leur exposition à divers rayons lumineux est trop prolongée. On a constaté que la décoloration des matières colorantes dans ces conditions est due principalement à leur oxydation et à leur hydrolyse, mais parfois aussi à des transpositions moléculaires. C’est ainsi que les solutions de vert malachite deviennent incolores à la lumière de l’arc électrique et reprennent leur teinte' primitive à la lumière ordinaire. La .cellulose et l’amidon, qui sont très employés en teinture, accélèrent beaucoup la décoloration des matières colorantes; la dextrine, au contraire, la retarde. Il sera donc avantageux de remplacer l’amidon par la dextrine toutes les fois que cela sera possible. Enfin, les sels manganeux et ferreux retardent la décoloration et, d’une manière générale, les peroxydes et les oxydes l’accélèrent. Il y a là des notions intéressantes que les teinturiers pourront mettre à profit.
- Quelques réactions dans la lumière ultra-violette.
- — La lumière ultra-violette fournie par la lampe électrique à mercure a déjà fait l’objet d’un certain nombre de recherches auxquelles M. Thiele vient d’ajouter une contribution intéressante. Ce chimiste a constaté que, sous l’influence de ces rayons, l’hydrogène et l’oxygène se combinaient assez rapidement et que l’oxyde de carbone et l’oxygène se combinaient moins rapidement ; la vitesse de la réaction diminuant à mesure que la proportion d’acide carbonique formé augmente, sans doute par suite de la non-tratfsparence de ce dernier gaz aux radiations ultra-violettes. L’oxygène sous leur influence donne de l’ozone; mais l’union directe de l’eau et de l’oxygène dans ces mêmes conditions n’a lieu que dans une proportion infime. Tandis que le soufre humide ne s’oxyde pas sensiblement à l’obscurité et faiblement à la lumière solaire, il s’oxyde, au contraire, très notablement à la lumière ultra-violette. Enfin, cette dernière produit un effet assez singulier sur le papier brouillard qui subit une certaine perte de poids à son exposition.
- Nouveautés florales. L’exposition horticole de Temple Gardens (Londres) offre cette année de remarquables nouveautés. On cite en particulier une nouvelle espèce de rhododendron découverte tout récemment dans le Nord de la Chine, très différente des espèces connues et cultivées. Une autre variété de la même plante a fait, sensation; ses fleurs sont deux fois plus grosses que celles des plus grandes variétés connues, et leur teinte rose est d’une vivacité extrême. Un nouvel hybride de cinéraire constitue un autre « clou » de l’exposition, les feuilles sont d’un blanc à peine teinté de vert, et ressemblent à celles du lierre sauvage, tandis que les fleurs ont la forme géométrique d’une étoile. Celte plante étrange est exposée par, MM. Sutlon, les ho.rti-, culteurs bien connus. . . : - •
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- Le recul des fusils de ’chasse — Bien des tireurs ont des idées absolument fausses au sujet du recul de leurs fusils ; certains armuriers eux-mêmes contribuent pour une bonne part à les propager, aussi n’est-il peuL être pas sans intérêt, tout spécialement pour les chasseurs, de rappeler brièvement les travaux qu’a effectués M. le général Journée^ sur le recul des armes portatives.
- Pas plus que toutes les autres impressions physiologiques, il n’est possible, dans les conditions actuelles de la science, de mesurer celle qui est produite sur le tireur par le recul de son fusil; mais il est prouvé, et cela résulte de nombreuses expériences effectuées par des gens compétents et parfaitement entraînés, qu’elle -est en réalité toujours exactement proportionnelle à la force vive du rêcul du fusil. L’expérimentation vient
- Fig. i. — Le fusil disposé pour l’expérience.
- somme toute confirmer ce que l’on pouvait logiquement prévoir. Aussi, pour pouvoir étudier ce phénomène, importe-t-il de connaître la valeur de la force vive du recul d’une armei»«-'>*W t *
- Elle se calcule très facilement à l’aide de la formule Pv2
- -—> dans laquelle P est le poids du fusil exprimé en
- kilogrammes; r, la vitesse maximum du recul et g, la valeur de l’accélération qui est égale à 9,81. La force même du recul est exprimée en kilogrammètres. Il est donc nécessaire de connaître v, la vitesse du recul : elle peut être mesurée soit à l’aide du vélocimètre, soit par l’ingénieux tour de main suivant. Le fusil est suspendu à l’aide de ficelles légères, de sorte que son recul peut s’effectuer librement. Au fusil est adapté un diapason dont une branche porte un petit index qui peut tracer une courbe sur une plaque enduite de noir de fumée quand l’arme subit le recul. Par un mécanisme très simple et très ingénieux on peut simultanément faire partir le coup et vibrer le diapason. Le dispositif adopté est des plus simples. L’axe du fusil a été enlevé et remplacé par un autre plus long qui dépasse en A la largeur du fusil. Sur un méplat spécial porté par A on peut visser un diapason D dont les branches portent à leur extrémité des plumes d’acier. Ces plumes d’acier, si le diapason vibre, pendant que le fusil se déplace, peuvent tracer des courbes sur une plaque de zinc recouverte de noir de fumée et qui est solidement maintenue.
- Le fusil a subi encore une autre modification : des détentes allongées ont été substituées aux détentes usuelles. Une ficelle SS est attachée par une extrémité au battant de grenàdière ou du canon et par l’autré à Un fil de caoutchouc CC assez fort, tendu en double, engagé dans la détente que l’on veut faire partir. L’extrémité du fil de caoutchouc est fixée au battant de crosse. A l’aidé d’un curseur E on règle la tension du caoutchouc : elle peut être d’ailleurs très faible, car, étant donnée la longueur’des détentes, un effort très modéré suffit à faire partir le coup.
- Un coin est engagé à force entre les bx-anchés du diapason et est rattaché par une ficelle R au caoutchouc CC.
- Le fusil ainsi pi'éparé est suspendu librement par des ficelles FF de façon à ce que le recul ne soit pas entravé et que, pendant ce recul, les plumes d’acier du diapason se déplaceilt devant la plaque enduite de noir de fumée.
- On met le feu à la ficelle SS. Le coup part ainsi sans
- que l’arme subisse un dérangement, car le caoutchouc C libéré actionne la détente et, en même temps, fait basculer le coin Q qui fait à son tour vibrer le diapason en s’échappant.
- La vitesse du recul devient sensiblement constante depuis le moment où le fusil a reculé de 2 cm, jusqu’à celui où il a reculé de 20 cm.
- Si l’on connaît la durée d’une vibration, on n’a plus qu’à mesurer la longueur occupée sur le noir de fumée par un certain nombre de celles-ci pour obtenir la vitesse du recul.
- Il est curieux de constater que le maximum de la vitesse du recul n’est pas atteint au moment où le plomb soi’t du canon, mais environ 0,006 seconde plus tard pour les fxxsils de chasse. Bien des tireurs s’imaginent que le l’ecul commence seulement au moment où le projectile sort de l’arme : ce n’est pas exact. Ainsi un fusil du calibre 16, pesant 3,o5o kg, tirant une cartouche courante, a déjà reculé de 8,35 mm à l’instant où barrière de la bourre est expulsée du canon.
- La force vive du recul des armes,est naturellement très variable. Mais si l’on veut exécuter un tir pi'écis le recul ne doit pas être trop fort. Pour tirer de loin, dans une chasse en terrain découvert, le recul doit êti’e inférieur à 2,5 kilogrammètres, ce qui était d’ailleurs le recul de notre ancien fusil, modèle 1874. Pour le tir sous bois et à petite distance, le recxxl peut atteindre 5 kilogrammètres. Quand il s’agit de chasser de très gx’os animaux, on peut aller jusqu’à 7 kilogrammèti’es ; le recul du fusil calibre 8 est douloureux et celui du fusil calibre 4 n’est pas sans danger. On peut très bien avoir la clavicule cassée par le recul de cette dernière arme ; en effet, le choc pi'oduit est tel qu’un tireur pesant 65 kg, tenant la crosse sous l’aisselle et tirant verticalement sur le sol sei’ait soixlevé à une hauteur de z3 cm par le recul1. , ,
- D’une façon générale on ne doit pas employer à la chasse, pour obtenir un tir précis, des armes dont la force venant du l’ecul dépasse 3,5 à 4 kilogrammètres et bien rares sont les tireurs capables d’utiliser convenablement une arme dont le recul atteint 6 kilogrammètres.
- Si la valeur intrinsèque du recul d’un fusil est toujours la même, à la condition que le poids du plomb et des bourres, le poids et la qualité de la poudre ne soient pas. modifiés, elle n’est cependant pas appréciée
- Fig. 3. — Le coin engagé dans les branches du diapason.
- de la même manière par le tireur selon que celui-ci est à la chasse ou tire à la cible. Un chasseur, un fervent disciple de saint Hubert, lâchant son coup de fusil sur une compagnie de perdreaux éprouve un intérêt, on peut presque dire une émotion, tels qu’il est bien loin de ressentir le choc produit par le recul de sùn arme avec la même intensité que s’il tirait à la cible avec tout son calme et son sang-froid. Un tireur qui redoute le recul de son fusil devient nerveux et se contracte en subissant cette appréhension; il en résulte inévitablement qu’il tire fort mal. Dans ces conditions, la chasse n’est plus un plaisir et ne doit pas être fi’uctueuse; aussi vaut-il infiniment mieux diminuer la charge de poudre de ses cartouches ou même employer un fusil un peu moins puissant.
- On rencontre assez souvent des tireurs qxxi prétendent
- 1 On sait que le calibre des fusils de chasse non rayés est indiqué par le nombre de balles sphériques en plomb dont le diamètre est égal à celui de l’âme du canon, et qui se trouvent contenues dans une livre ancienne (489,5 gr.). Cette définition n’est cependant pas rigoureusement exacte. En fait, les fusils des calibres 4, 8, 13, 16 et 24 ont généralement comme diamètres d’âmes : 2Qmmj0. i8ram,6; I7ram,i et i5mm,o. Au surplus, ces
- chiffres varient légèrement selon les fabricants.
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- avoir des fusils donnant un recul extraordinaire, anormal et sans rapport, avec celui de fusils du "même calibre et du même poids, tirant les mêmes cartouches. On peut affirmer- de façon absolue qu’ils sont victimes d’une erreur; ou bien ils épaulent mal ou bien ils sont des tireurs novices, car de multiples expériences ont prouvé que les armes de même calibre, de même poids, tirant les mêmes munitions, ont toutes le même recul.
- Le recul n’est pas influencé de façon directe par le diamètre de la chambre ou le forcement des projectiles, car un accroissement de ce l'oi'cement peut augmenter ou diminuer le recul selon la nature et le poids de la charge de poudre; l’augmentation de pression sur la culasse étant compensée, au point de vue du recul, par l’augmentation du frottement du projectile.
- On attache une grande importance à la pente plus ou moins forte de la crosse et c’est avec raison naturellement en ce qui concerne la direction du mouvement du recul, mais l’intensité de celui-ci n’en est pas modifiée. Quelle que soit la pente de la crosse il est évident que la force vive du recul reste la même, toutes choses égales d’ailleurs.
- La poudre pyroxylée donne un recul moins considérable que celui de la poudre noire : pour une vitesse égale, la force vive du recul de la première est de 20 pour ioo inférieure à celle de la seconde.
- Mais l’erreur la plus grossière pouvant être commise à propos du recul des armes, consiste à dire qu’il est plus accentué si le coup de fusil est tiré près d’un mur que s’il est tiré en plein champ ; il y a confusion manifeste de l’ébranlement nerveux produit sur l’oreille et du choc du fusil sur l’épaule et vraiment l’un ne peut renforcer l’autre.
- Le recul des fusils peut ainsi donner lieu à des appréciations parfois très erronnées et dont la fausseté est démontrée par les expériences très précises qui viennent d’être relatées.
- naturellement, est calculé de telle sorte que cette déviation, lorsque l’on regarde les épreuves stéréoscopiques, réalise la superposition des images droite et gauche considérées.
- Dans ces conditions, l’observateur ne voit donc plus qu’une seule image et de ce chef éprouve la parfaite sensation du relief.
- Ce dispositif à la fois très simple et d'un emploi des
- l-'ig. 2. — Coupe du stéréoscope montrant l’iiu des tubes muni d’un prisme déviant les rayons lumineux.
- plus commodes, présente cet avantage fort appréciable de permettre l’examen de n’importe quelles épreuves stéréoscopiques, grandes ou peLites, positives ou négatives, par réflexion ou par transparence. — Le stéréoscope « Pirie’s » est construit par MM. W. Watson aud Sores, de Londres, dont le représentant en France est M. J. Chatenest, radiographe, 72, avenue Ilerbillon, à Saint-Mandé (Saine).
- Optique
- Divers
- . Le stéréoscope « Pirie’s ». — Les dispositifs imaginés pour l’examen des photographies stéréoscopiques sont aujourd’hui des plus nombreux. Il n’empêche, cependant, que de temps à autre des constructeurs ingénieux en réalisent d’inédits et présentant des commodités particulières.
- Tel est le cas, par exemple, du stéréoscope de poche
- « Pirie’s » destiné spécialement par son inventeur à l’examen des radiographies stéréoscopiques, mais se prêtant aussi bien à celui de toutes les épreuves stéréoscopiques quelles qu’elles, soient.
- Le stéréoscope « Pirie’s » affecte la forme et la disposition d’une petite jumelle de théâtre dont il possède sensiblement les dimensions.
- Il se compose comme celle-ci de deux corps de lunette réunis côte à côte sur là même monture.
- Mais, de ces corps de lunette, l’un ne comporte aucun système optique, si bien que l’œil placé à l’oculaire regarde directement les objets visés. Quant à l’autre corps de lunette, il est muni d’un petit prisme de cristal au travers duquel doivent passer les rayons visuels. On voit sans peine comment un tel instrument permet de relever des effets stéréoscopiques. Le stéréoscope peut du reste ne comporter que le tube à prisme comme le montre notre fig 1.
- Quand l’observateur l’utilise pour regarder les images placées devant lui, il voit directement en sa place réelle, l’une des deux images qu’il considère. Pour l’autre image, qu’il examine à travers le prisme, il ne l’aperçoit pas dans le prolongement même de l’axe du corps de lunette, mais dans une position voisine par suite de la déviation des rayons lumineux par le prisme. Celui-ci,
- l’ig. 1.
- Le Stéréoscope « Pirie’s
- Courroie sans , trous. —• Les courroies se ferment en général au moyen d’un ardillon dont la pointe peut pénétrer dans une série de trous plus ou moins espacés, plus ou moins nombreux.
- Ce mode de fermeture a de graves défauts que tout le monde a pu constater, pour avoir eu à en souffrir. Tout d’abord c’est un mode de serrage imparfait; la courroie est ou trop serrée ou pas assez, jamais au degré exact requis. Ce serait, en effet, un hasard que
- 1. Boucle fermée. — 2. La même montée sur sa courroie.
- 3. Boucle ouverte. — 4. La même montée sur sa courroie.
- les trous correspondissent exactement aux dimensions de l’objet serré.
- Autre défaut : les trous affaiblissent la courroie. Enfin, la pointe de la boucle peut souvent être fort gênante, dans des sangles, par exemple; elle peut occasionner même des écorchures, peu graves sans doute, néanmoins désagréables.
- M. Jacomin a imaginé un mode de serrage qui supprime lè trou et la pointe. C’est une fermeture à ressort, par laquelle le cuir se trouve pris et serré dans une sorte de pince métallique représentée par nos figures. On peut serrer exactement au point voulu. — La boucle agrafe en question a été imaginée par M. Jacomin, 40, rue République à Lyon.
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
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- L’antisepsie par l’iode. — Il y aura cent ans l'an prochain que le chimiste Courtois découvrait l’iode dans les aiguës marines. Gay-Lussac l’étudiait en i8i3 et peu après ce métalloïde nouveau entrait dans la pharmacopée en raison de ses propriétés antiseptiques et antizygmo-tiques. L’iode s’extrait des algues de la mer ou des salpêtres du Chili. Sur les quatre ou cinq cents variétés d’algues, il n’y en a guère qu’une douzaine qui soient recherchées pour l’extraction de ce corps. Encore faut-il, pour qu’il ne soit pas perdu, les utiliser de. suite et ne pas les laisser séjourner dans l’eau; la déperdition d’iode atteint, en 24 heures ou 48 heures de séjour dans l’eau près de 56 pour 100 du contenu primitif. .
- L’iode est aujourd'hui un agent médicamenteux des plus connus. Pas un rhumatisant qui, lorsque le temps change, n’applique sur ses articulations douloureuses, une couche de teinture d'iode. Pas un enfant lymphatique auquel la maman n’ait fait avaler de l’iode, sous la forme de sirop iodo-tannique, avec ou sans le concours d’huile de foie de morue, C'est en elïet un agent anliseptkpm et altérant et qui agit bien comme révulsif léger, au même titre à peu près que le cataplasme sinapisé. Liebig, Magendie et surtout Boinet ont utilisé ses propriétés antiseptiques pour combattre les ulcères fongueux, pour cautériser les trajets fistuleux, pour faire avorter les furoncles et les abcès et je me souviens dans le cours de mes années d’internat, avoir vu mes maîtres les professeurs Valette et Léon Labbé, l’utiliser dans une large’mesure contre les accidents infectieux et avec les meilleurs résultats, à une époque où la pratique de l’antisepsie et de l’asepsie était encore inconnue.
- L’iode ou pour mieux dire, la teinture d’iode reprend faveur aujourd’hui; les chirurgiens y ont maintenant recours comme un agent de désinfection presque instantanée, supérieur et de beaucoup à tous les savonnages, brossages de la peau. Lin chirurgien allemand, le Dr Grossich, est le promoteur de cette méthode; appliquez sur le tégument une large couche de teinture d iode sans lavage préalable et une opération quelconque peut être faite sans danger; le revêtement cutané est plus sûrement purifié par cette couche de teinture que par les lavages avec les solutions antiseptiques en usage depuis longtemps.
- Cette assertion, appuyée sur nombre de faits, ne manqua pas de surprendre un peu. On utilisait depuis longtemps la teinture d’iode pour compléter la désinfection de foyers profonds, de surfaces ulcérées, mais je ne crois pas qu’un chirurgien eut osé tenter une grande opération avec ce seul badigeonnage iodé. Et cependant la désinfection est bien assurée, comme le prouvent les recherches expérimentales de Walther et Touraine; avec les nettoyages au savon et à l’alcool, l’asepsie est parfaite, mais elle n’est que momentanée. Au bout d’un certain temps, sous l’influence des sécrétions versées par les glandes sudoripares et sébacées, la peau s’infecte à nouveau et on peut retrouver des microbes après 3o à 4o minutes. Avec la teinture d’iode, rien de semblable à la condition bien entendu qu’il ne soit pas fait de lavage préalable qui ramollisse les téguments. La teinture d’iode s'infiltre dans les profondeurs de la peau, pénètre dans les canaux des glandes et détruit à peu près instantanément tous les microbes cachés dans l’épaisseur du derme.
- La désinfection par la teinture d’iode semble avoir gain de cause auprès' des chirurgiens si l’on en juge par les communications nombreuses aux sociétés savantes. Ce procédé est-il applicable à tous les cas, à toutes les interventions; je ne le crois pas, car la teinture d’iode est un agent assez caustique, et sur des peaux fines, sur des régions comme les paupières, les orifices tapissés de muqueuses, elle agirait un peu trop énergiquement. Mais dans les traumatismes, dans les plaies et les écrasements chez les ouvriers aux mains calleuses où la désinfection est d’autant plus malaisée que les tissus sont plus épais, l’iode aura tout avantage. De même, dans les interventions d’urgence, où l’on n’a pas le temps de faire une toilette sérieuse de la région, dans les accidents survenant au dehors d’un centre hospitalier
- ou clinique. Le médecin 11’aura pas besoin de s’encombrer d’un matériel important d’antisepsie, un flacon de teinture d’iode lui suffira pour permettre au bistouri de pénétrer sans danger d’infection. Bien plus, il aura, dans cette solution, un agent excellent aussi pour la désinfection des mains et surtout des ongles dont il est si difficile de nettoyer — chirurgicalement, s’entend — à fond les rainures et les gouttières. Il y a un petit inconvénient, c’est la coloration du tégument, mais un lavage après coup, avec une solution d’iodure de potassium, ne laisse que peu de traces de la coloration jaune.
- Cètte désinfection pratique ne s'arrêtera pas aux interventions chirurgicales. Le Dr Descomps la préconise pour le traitement d’urgence des brûlures, pour aseptiser la zone cutanée ambiante et meme pour désinfecter la région atteinte, en procédant avec circonspection, en diluant au besoin la teintui'e pour que son ajjplication ne soit pas trop douloureuse. .
- Le professeur Reclus recommandait tout récemment à l’Académie de médecine d'employer les badigeonnages de teinture d’iode pour le traitement des plaies' de la main, sans autre intermédiaire et surtout sans lavages préalables qui décapent la peau et empêchent la teinture d’iode d’agir avec la même efficacité! Les plaies guériraient infiniment plus vite et le traitement n’est pas très douloureux. On le voit, en chirurgie comme ailleurs, il y a une question de mode; l’asepsie semblait avoir fait justice des agents antiseptiques et l’on revient aux pins anciens qui donnaient aux vieux chirurgiens des succès, à une époque où la moindre incision faisait courir aux blessés des chances d’infection et de mort. Ce retour à une pratique vieille de plus d'un demi-siècle, réjouira mon ami le chirurgien Championnière, l’apôtre de l’antisepsie qui n’a jamais varié depuis quarante ans et est resté fidèle à l’acide phénique, qu’il emploie en solution chaude au cinquantième, sans lavage préalable et avec un succès que l'on peut souhaiter à tous les adeptes de la désinfection par ffi badigeonnage iodé.
- Un épiderme sensible. — J’ai signalé, à diverses reprises, les dermatites et les éruptions survenant à la suite de l’ingestion de certains médicaments ou du contact de plantes assez ordinaires. Il faut, chez les sujets victimes de ces accidents, une susceptibilité particulière, une idiosyncrasie, comme on dit dans le langage barbare de la Faculté. Mais je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’exemples d’une susceptibilité égale à celle de la malade dont mon ami le Dr Tissier relatait tout récemment l’histoire. Cette personne, très bien portante d’ailleurs, était entrée dans son service au terme de sa sixième grossesse. Dans les accouchements précédents, les toilettes et lavages avec la solution de sublimé, même étendue, avaient provoqué des éruptions sur le ventre, les cuisses. Averti de cette sensibilité aux agents mercuriels, on se garda d’employer dans ce nouvel accouchement tout ingrédient de ce genre et les gardes prirent la précaution de ne pas faire usage de la solution d’oxycyanure de mercure au millième habituellement employée pour la toilette des mains. La sage-femme se brossa à l’alcool, mais à un moment, elle trempa sans y prendre garde, par habitude, ses mains dans une cuvette d’oxycyanure et pressa quelques secondes sur l’abdomen avec sa main gauche. Dès le lendemain, la malade se plaint d’une cuisson sur ce point et l’on trouve une large zone d’érythème qui dessine en relief, avec une netteté des plus curieuses, la main de la sage-femme; l’érythème est plus accusé sur les parties correspondant à la partie interne de la main qui avait appuyé davantage sur la peau.
- Avouez que cette brave femme a l’épiderme sensible, pour qu’un simple contact avec une main imprégnée d’un peu de lotion mercurielle au millième, provoque une réaction semblable. Cela ressemble fort aux épidermes des sujets nerveux qui gardent la marque du moindre contact. Inutile de dire que cet érythème fut des plus passagers et sans influence aucune sur la santé de la mère et du bébé. Dr A; C.
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- VARIÉTÉS
- Le pouvoir désinfectant des fumées de certains végétaux. — On se moque parfois à tort des pratiques du vulgaire; on les considère comme absurdes, jusqu’au jour où la science vient en prouver la parfaite justesse. C’est le cas, par exemple, de la désinfection par la fumée dégagée par la combustion incomplète de la paille.
- Dans un mémoire datant déjà de quelques années : Etude historique sur l’utilisation des feux et des fumées comme moyen de défense contre la peste, M. Trillat donne d’intéressants détails sur les procédés jadis employés pour la désinfection en périodes d’épidémies. On établissait généralement de grands feux, de telle façon qu’une fumée très intense fût produite. Lors de la peste d’Athènes, on opéra ainsi, et il y a deux siècles alors qu’une épidémie ravageait la ville de Marseille, on recommanda un mélange de soufre, de résine et de poix noire, de graines de lierre et de genièvre mêlés à du foin (ou de la paille) auquel le feu devrait être mis.
- L’utilisation des feux et des fumées qui s’était conservé jusqu’au commencement du siècle dernier n’a été condamné qu’à la suite des travaux des chimistes Guyton de Morveau, Fourcroy, Yauquelin, Berthollet, etc., lesquels prétendirent que le feu se bornait à agiter l’air et à dissiper l’humidité, et que si les fumigations étaient désinfectantes, ce n’était que par l’acide pyroligneux qui s’en dégageait. Seul Yicq d’Azyr resta fidèle aux vieilles idées. M. Trillat montre dans ce mémoire, que la combustion de certains végétaux dégagent des fumées assez riches en formol pour produire une désinfection tout au moins partielle. Si l’on examine de près la liste des substances et la manière de procéder des anciens, on remarque que l’on était arrivé à choisir les substances susceptibles de donner le plus de formol par combustion incomplète et plus encore à faire intervenir les facteurs les plus favorables. Les baies de genièvre qued’on brûle même actuellement dans la chambre des malades, fournissent une quantité très appréciable de formaldéhyde. C’est ainsi le cas du vinaigre brûlé sur des cailloux préalablement chauffés, pratique que le célèbi’e médecin Desgenettes avait fait revivre pendant l’expédition d’Egypte; le vin se comporte pareillement, donnant en plus de l’aldéhyde acétique.
- En répétant les fumigations dans un appartement, on comprend que l’on procède à une véritable stérilisation continue. Il a été prouvé, en effet, que des traces de formol trop faibles pour stériliser des germes en une seule fois devenaient microbicides au bout d’un certain nombre d'applications.
- Tout récemment, M. Trillat a repris cette question de la désinfection par la combustion incomplète de la paille et son nouveau mémoire a été examiné par l’Académie des Sciences dans sa séance de février dernier. D’après M. Trillat, le principe de cette désinfection repose sur la présence de dérivés aldéhydiques et polyphénoliques qui se produisent au cours de la combustion incomplète
- de la paille Leur formation s'expliquerait par l’oxydation des gaz de la combustion sur le charbon de paille porté à une haute température ; ce charbon, par sa texture et sa surface, constitue, en effet, un agent catalytique très énergique, provoquant la formation de l’aldéhyde formique à un état plus ou moins polymérisé. Le mécanisme de cette formation se trouve expliqué par l’oxydation des principaux produits de distillation de la paille, tels que les alcools méthylique et éthylique, l’acide acétique, l’acétate d’éthyle, les hydrocarbures et l’acroléine elle-même.
- Par des expériences, M. Trillat s’est assuré que tous ces corps à l’état gazeux étaient oxydés à une température d’environ 4oo°, en donnant naissance à de l’aldéhyde formique ou à du trioxyméthylène.
- La désinfection par la méthode discontinue, en répétant les opérations de chauffage, donne encore des résultats plus probants. On constate, après chaque opération, la formation d’un léger enduit jaunâtre sur les parois et les objets, ceci indique qu’il faut limiter l’application de la méthode à des cas particuliers comme ceux de la désinfection des caves, écuries, égouts, tunnels, puits, etc., c’est-à-dire de tous objets ne craignant pas la détérioration. Le procédé ne peut donner qu’une désinfection de surface et d’espace, mais si son efficacité est très nette pour des germes pathogènes peu résistants, elle paraît cependant douteuse pour les formes sporulées, à moins toutefois de renouveler à plusieurs reprises l’opération.
- Les proportions d’aldéhyde obtenues par M. Trillat dans ses expériences faites de différentes façons ont varié de 200 milligrammes à 2 -gr. par kilogramme du poids de la paille. A ces doses, il faut ajouter les poly-phénols dont l’action antiseptique vient augmenter celle des^dérivés aldéhydiques..: Ên outre,4 il y a lieu de tenir compte de deux éléments qui eux aussi augmentent beaucoup l’action antiseptique : l’acide pyroligneux et l’élévation de température. On sait que les antiseptiques, et c’est le cas également de l’aldéhyde formique, agissent d’autant plus énergiquement que le milieu atmosphérique est plus acide et se trouve à une température plus élevée.
- Des considérations qui précèdent, il découle que pour obtenir le maximum de l’effet antiseptique, on devra observer certaines précautions pour brûler la paille. Tout d’abord, on évitera une combustion trop complète, sans trop dépasser la carbonisation. Dans ce but, on disposera la paille en couche alternativement sèche et humide, de façon que les fumées traversent les parties charbonneuses, à demi consumées, en s’oxydant à leur contact. L’élévation de température du local à désinfecter et qui doit pour être efficace au moins atteindre 3o° sera obtenue par des feux de paille, disposés en différents endroits. Autant que possible, on bouchera les ouvertures du local. M. Bousquet.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
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- Parfum de violette artificiel. — On peut fabriquer une essence de violette satisfaisante au point de vue du parfum, avec i5 gr. d’essence de néroli, 3o d’essence de cassia, 20 d’essence de citron et autant d’essence de bergamote, 3o de teinture de musc, 20 de baume du Pérou ét 5 de baume de tolu ; on complète enfin avec 45o gr. de peaux d’oranges séchées, et un peu plus de 55o gr. de racines de violettes. On met infuser tout ensemble dans un demi-litre d’alcool rectifié; on recueille ensuite le liquide, on verse une seconde fois la même quantité d’alcool sur ces substances, pour une nouvelle infusion,
- que l’on mélange à la première, et l’on porte la quantité de liquide à 4 litres et demi.
- Encre à écrire verte. — Employer la substance colorante extraite de l’aniline connue sous le nom de vert malachite : on en fait dissoudre 1 à 2 parties dans 100 parties d’eau, et l’on ajoute un peu de gomme pour épaissir le liquide et l’empêcher de couler trop facilement de la plume. On pourrait aussi mettre un peu de sucre, et en tout cas l’on fait bien d’additionner de quelques gouttes d’acide phénique, afin d’empêcher les moisissures d’envahir le liquide.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boite aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. Berger, à Montbéliard. — Taches de brou de noix sur drap gris. Il est impossible de répondre à la question ainsi posée. Car ce réactif faisant disparaître la tache pourrait altérer la nuance du drap (les gris peuvent être obtenus par des centaines de matières colorantes, ayant chacune des propriétés diverses de résistance). Pourriez-vous nous envoyer une bande de drap où vous auriez fait une dizaine de taches ? Nous ferions alors volontiers des essais de détachage.
- M. L. C., à Paris. — Voyez les Notions d’électricité,
- par Seguin, librairie Berger-Levrault, rue des Beaux-Arts, à Paris.
- M. Marmiesse, à Bordeaux. — Nous ne connaissons pas la marque Joxil.
- Question à nos lecteurs. — Un de nos lecteurs désirerait être renseigné sur le bois d’émeraude, provenance Colombie.
- M. Ch. Rivaud, à Paris. — L’auteur de l’article est décédé et depuis l’époque, nous avons perdu tout contact avec les promoteurs de l’innovation qui vous intéresse.
- M. Patot, à Paris. — Le briquet en question est fait d’un alliage de fer et de thorium imaginé par le Dr Auer. Nous avons déjà parlé de cet alliage et de ses applications dans notre n° 1906, du 4 déc. 1909, p. 16. L’objet est en effet très répandu en Allemagne. Mais en France, comme il est prohibé par la régie, il est impossible de se le procurer.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- A propos du naufrage du « Pluviôse » : A. Sauvaire Jourdan. — L’archéologie du métropolitain : E. de L. — Les maladies contagieuses des métaux : Jacques Boyer. — Comment on mesure la radioactivité : André Conté. — Chronique. — Une turbine a eau minuscule : R. Villers. —Académie des sciences; séance du 6 juin 1910 : Ch. de Vidledeuii..
- Supplément. — Le retour de l’expédition Charcot. — Le magnétisme produit-il des effets physiologiques P — Préparation de l’acide sulfurique au moyen du gypse. — Curieuses expériences sur la circulation du sang. — La navigation à vapeur sur le liant Yang-Tsé-Kiang. — Le linge stérilisé pour les bébés.
- Manuel de travaux pratiques de chimie minérale, par M. Guichard. In-8°. Hachette. Prix : 6 francs.
- Traité pratique à l’iisage des étudiants donnant, pour chaque corps, avec des explications simples et méthodiques, les procédés de préparation, les détails de manipulation. Destiné à rendre de grands services dans les laboratoires.
- Marbrier, par Henry Guédev. Encyclopédie Roret. 1 vol., 317 p. Mulo, éditeur. Paris, 1910.
- Etude des matières jiremières : marbres, granités, etc., et de leurs propriétés. Description et mode d’emploi, des outils du marbrier, nombreuses recettes pratiques des plus utiles, relatives à la peinture, au masticage du marbre, etc. — marbres artificiels. Signalons une série de prix et un vocabulaire technique et enfin un fort joli atlas donnant les modèles les plus variés. .
- Peintre-décorateur de théâtre, par G. Coquiot, préface dé M. S. Jusseaume (Encyclopédie Roret). Mulo, éditeur. Paris, 1910.
- Peut-oil écrire un manuel du peintre-décorateur de théâtre ? Un bon décor n’est pas un travail de métier, mais bel et bien une œuvré d’art. Aussi bien M. Coquiot n’a-t-il point la prétention de former, en aoo pages, d’agréable lecture du reste, des décorateurs maîtres dé leur technique. Il a voulu écrire pour le grand public, pour tous ceux qui s’intéressent au théâtre, un petit livre d’intéressante vulgarisation. Il y a fort bien réussi.
- T’énergie .américaine (évolution des Etats-Unis), par Firmin Roz. Bibliothèque de philosophie scientifique, dirigée par le Dr Gustave Le Bon. 1 vol. in-12. E. Flammarion, édit. Prix : 3rr,5o.
- Certainement un des livres les plus intéressants de la collection. L’auteur montre à merveille comment l’évolution des Etats-Unis s’est déroulée si magistralement, grâce aux trois facteurs suivants : absence d’histoire et de tradition qui, pour les vieux peuples, encombrent l’avenir par le poids de respects et usages inutiles et surannés, — virginité d’un territoire puissamment riche en ressources naturelles ; — mise en valeur de ces ressources par des énergies indomptables, émigrées de loin pour vaincre ou mourir dans la lutte pour l’existence. Tel est le thème qui se déroule dans ce curieux ouvrage à travers la sociologie, l’économie, l’industrie, la pensée, l’art et la politique des Etats-Unis. Nous espérons avoir la place d’en tirer un article pour nos lecteurs.
- Les Maures et l’Esterel, par P. Foncin. Un vol. in-18 Jésus, 27 repr., 3 cartes. Armand Colin. Prix : 3fr,5o.
- Ce petit ouvrage du géographe bien connu n’est pas seulement une monographie géographique et historique : c’est le très vivant commentaire d’un savant et d’un artiste sur les aspects de la vie humaine dans une région où sont réunies les plus délicates harmonies du ciel, de la terre et de l’eau, et qui est un des plus beaux pays de France. M. P. Foncin s’est attaché à faire connaître, outre les aspects physiques et les ressources naturelles du double pays des Maures et de l’Esterel, son histoire et ses développements : c’est un véritable guide pour tous les voyageurs, de plus en plus nombreux, qu’attire, aux environs de Fréjus et de Saint-Tropez, la réputation des Maures et de l’Esterel.
- La Magie et la Sorcellerie en France, par Tu. de Caü-zom,. In-8°. Dorbon. Prix : 5 francs.
- Cet ouvrage, traitant d’un sujet qui, paraît-il, continue toujours à passionner un public nombreux, parle des origines de la sorcellerie, du pouvoir des esprits et des sorciers, de la sorcellerie en face du peuple et de l’église. Il retrace, d’une façon souvent pittoresque, des superstitions qui souvent remontent à la plus haute antiquité. Il nous fait assister aux évocations magiques, aux ciumes des sorciers, à leur Sabbat, à leurs maléfices. Il traite tour à tour des différentes-espèces de devins : astrologues-médicaux ou judiciaires, alchimistes, adeptes de la magie noire. En passant, il nous cite de nombreuses recettes magiques, formules d’évocations, phylactères, sans oublier des recettes médicales (!) tirées des auteurs les plus fameux de l’art d’Hippocrale.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Le génie à Melilla, par le général Marva. i vol., 44 P-> illustré avec planches. Madrid, imprimerie du Memorial cle Ingenieros del ejército, 1909.
- La campagne de Mellila a été, pour l’armée espagnole, des plus rudes et des plus glorieuses. Le génie y a joué un rôle particulièrement important que le général Marva relate en détail dans une brochure écrite en français. Il donne de très intéressants renseignements sur l’organisation des services de télégraphie avec et. sans lit, de téléphonie, d’éclairage, de projecteurs, la construction des ouvrages fortifiés.
- Guide de l'aéronaute-pilote, par le commandant Paul Renard, i vol., 2-3o p. H. Dunod et Pinat, éditeurs. Paris, 1910.
- Conseils pratiques à l’usage des pilotes de ballons
- libres, rédigés par l’un des maîtres de l’aéronautique actuelle.
- Arthritisme et artériosclérose, par le Dr Laumonier. 1 vol. in-8° (Bibliothèque Larousse). Paris, Larousse, 1910. 1 vol. Prix : broché, ifr,2o; relié, ifr,5o.
- Le Tour de France en aéroplane, par Henri de Grafii-gny. Collection Picard. Grand in-40 de 442 P-
- Ouvrage illustré à l'usage de la jeunesse imaginant, par une fiction à la Jules Verne, ce que pourra être un jour un tour de France en aéroplane et profitant de l’occasion pour faire visiter à ses touristes, les principales curiosités de la P'rance y compris celles où l’on se serait le moins attendu à arriver par voie aérienne, comme le gouffre de Padirac, la grotte de Nabrigas ou le tunnel de Bramabiau.
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
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- Observatoire de M. Ch. Dufour (Parc Saînt-Maur, altitude 5ora,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES BU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 6 juin 1910 . 18°,1 N. 2. Nuageux. B Rosée; très nuageux; brume; orage le soir.
- Mardi 7 16°,2 W. N. W. 0. Couvert. 1,2 l'I. de 0 h. 23 à 1 h.: orage au N. \V. à 2 h., de 17 h. à 19 h.; brouil.
- Mercredi 8. . . . . 15°,0 N. E. 0. Très nuageux. » Rosée ; brouillard épais ; peu nuageux.
- Jeudi 9 19°,5 Calme. Beau. 4,9 Rosée ; nuag. jusq. 17 b.; couv. eus ; orages l’ap.-midi et le soir.
- Vendredi 10 ... . 16°. l S. W. 0. Couvert. 0,0 Couvert; gouttes de 15 b. 25 à 16 b.
- Samedi 11 11°,7 W. 2. Couvert. 0,0 Faible rosée; couvert; gouttes à 9 b.
- Dimanche 12. . . . 13°, 1 S. w. 1. Couvert. 5,G Couvert; pluie une partie du temps.
- JUIN 1910. — SEMAINE OU LUNDI 6 AU DIMANCHE 12 JUIN 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : ;ourbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer) -, courbe plus mince, thermomètre à l'abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- I)u 6 au 10 juin. —. Le 6. La pression se relève dans le N.-O. de l’Europe. Ecosse et Scandinavie, 770 mm. Dépression sur la Méditerranée et l’Europe centrale : Nancy, 752 mm ; Rome, 753. Pluies générales ; en France : Toulon, 25 mm.; Nice, 12; Biarritz, 5. Temp. du matin : Bodoe, 6°; Nantes, i4; Paris, 18; Alger, 20; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : 19°,! (normale : 15°,7). — Le 7. Hausse barométrique générale en Europe, sauf légère dépression sur le golfe de Gascogne (Biarritz, 7.60 mm). Fortes pressions sur le Centre de la Russie. Pluies et orages sur le Centre et l’O. du continent; en France : Belfort; 5 mm; Brest, 4; Paris, 1; moyenne à Paris : i8°,4 (normale : i5°,8). — Le 8. Même situation barométrique que la veille ; faibles dépressions sur le golfe de Gascogne et sur le S.-E. du continent (Bucarest, 757 mm). Pluies et orages sur le Centre et l’O. du continent; en France : Charleville, 12 mm; Paris, 4; Dunkerque, Nantes, Nancy 2;. Temp. du matin : Yardoe, 8°j; Paris, i.5;_Nantes, Bordéaux, Toulouse, 19; Alger, 24; Puy de Dôme, 14 ; mont Yentoux, 12; moyenné à
- Paris : 190,8 (normale : i5°,9).— Le 9. La pression s’abaisse dans l’O. et le S. de l’Europe. Dépressions au large des Iles-Britanniques, et au Centre de la France. Fortes pressions sur le N. du continent (Hernœsand, 770 mm). Pluies sur le Centre et l’O. de l’Europe ; La Hague, 23 mm; Le Mans et Bordeaux, 6; Brest, 2. Temp. du matin : Yardoe, 4°! Moscou, i5; Nantes, 16; Paris, 20; Alger, 23; Biskra, 27 ; Puy de Dôme, 12; mont Yentoux, 10; moyenne à Paris : i9°,6 (normale :, 16P)-—— Le 10. Pression inférieure à 760 sur l’O. et le S. de l’Europe, minimum de 755 mm sur les Pays-Bas. Pression élevée dans le N.-E. du continent. Plùiès orageuses dans le S.-E. et l’O. du continent; en France :.TouIolisc, 46 mm; Limoges, 29; Clermont-Ferrand, 24 ; Boulogne, 23; Besançon, 12; Cherbourg, 5. Temp. du matin : Puy de Dôme, G0; mont Yentoux, 6 ; Pic du Midi, .— 3; moyenne à Paris ; i7°,4 (normale : i6°;i). — Phases de la lune -. Nouvelle L,une le 7, : à 1 h. 25 ni. du soir.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées-
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : /20, Boulevard Saint-Germain, Taris (Yle)
- *
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d'origine.
- N° 1935 — 25 JUIN 1910
- SUPPLÉMENT
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- INFORMATIONS
- L’emploi des électro-aimants pour le sauvetage des cargaisons. — Comme suite à la lettre que nous avons publiée dans notre précédent numéro sur le renflouage des sous-marins avec les électro-aimants, voici un exemple, — de moindre envergure il est vrai — de l'emploi d’électro-aimant dans un cas un peu analogue. Les rapides du Mississipi ont englouti, cette année, plusieurs bateaux transportant des articles d’acier, des ports du Nord à la. Nouvelle-Orléans. Ces embarcations, très lourdement chargées, sont particulièrement sujettes aux accidents : les bateaux du Mississipi portent parfois jusqu’à 1 million et demi de kilos d’acier et de fer, il n’est donc pas étonnant que le fond de ce fleuve recèle assez souvent des masses énormes de- produits sidérurgiques. Parmi les vaisseaux ainsi coulés avec leur cargaison de fer s’en trouvait un qui ne contenait pas moins de i5oo tonnes de fer et d’acier : clous, cercles d’acier et fils à pointes, remorqué au commencement de cette année de Pittsburg à la Nouvelle-Orléans. Ce bateau, le 9 février dernier, a coulé à pic. Les investigations des plongeurs firent voir que pendant sa chute, il s’était brisé en deux parties, l’une à 22,5 m. de profondeur, tout près de la rive, et l’autre à environ 40 m. de distance de la première, et à 12 m. en aval, à une profondeur de 37,5 m. En raison de la violence des rapides et de la pression atmosphérique, les plongeurs , étaient incapables de sauver la cargaison; M. C. S. Proudfoot, électricien de la Carnegie Steel C°, chargea alors la Cutler-Ham-mer Clutch C°, à Milwaukee, de construire un électro-aimant imperméable à l’eau et susceptible d’opérer le sauvetage.
- L’aimant d’environ i5oo kg construit par cette société, avait été rendu imperméable à l’eau de la façon suivante : après avoir monté les différentes parties de l’aimant, on a maintenu le tout à une température élevée jusqu’à ce que la moindre trace d’humidité ait été éliminée de son intérieur. Après avoir ensuite chassé l’air, par l’application du vide, de la boîte entourant l’aimant, on y a introduit, à haute pression, .un liquide chaud, pénétrant dans les moindres interstices, et qui ne tarde pas à se consolider, en formant un ciment élastique imperméable à l’air et possédant, en dehors de ses vertus isolatrices, la propriété d’éliminer l’humidité. Faisons remarquer que la même méthode s’emploie pour éliminer tout risque de court-circuit dans les électro-aimants ordinaires servant d’appareils de levage. Le sauvetage s’est fait avec une rapidité remarquable. A chaque immersion de l’électro-aimant, on a, en effet, monté quatre barils de clous de fer et quelquefois des charges même plus lourdes. C’est ainsi qu’une fois on a repêché cinq barils
- de clous de 0 kg chacun, un paquet de cercles d’acier de 35,5 kg et un paquet de fils à pointes de 70 kg, soit un poids total de plus de 3oo kg. Les plongeurs occupés à déterminer la position de la cargaison coulée à fond, peu familiers avec la nature d’un appareil électrique, se sont, en hâte, fait ramener à la surface à la première immersion de l’électro-aimant; ils craignaient d’être électrocutés par un séjour plus prolongé au voisinage
- Électro-aimant repêchant une cargaison de ferraille coulée dans le Mississipi.
- d’un engin si formidable. Ce n’est qu’à force de les ras-, surer sur l’absence de tout danger, qu’on a pu les engager à reprendre et à continuer leur travail.
- Préparation de récipients à base de zircone. —
- La découverte de gisements importants de zircone ou oxyde de zirconium à Poços de Cals, près Sao-Paulo, au Brésil, a fait songer à utiliser cette substance pour la construction d’objets de laboratoire très difficilement fusibles; mais, à cet effet, il est important de purifier la zircone. Un auteur allemand, Bayer, a étudié les divers modes de purification des minerais de zircone et propose le suivant comme le meilleur et le moins coûteux pour l’industrie : 100 parties de minerai sont d’abord traitées par l’acide chlorhydrique qui enlève en partie le fer qu’il contient, puis chauffés jusqu’à ramollissement, à i4oo° environ, avec 4°P parties de carbonate de baryte,
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- INFORMATIONS
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- ce qui donne du zirconate de baryum. On reprend par l’acide chlorhydrique qui laisse la silice à l’état insoluble et on soumet la solution à une cristallisation fractionnée pour séparer le .chlorure de zirconium de la majeure partie du chlorure de baryum qui se dépose le premier. Enfin on précipite la zircone de la solution restant par addition d’ammoniaque. Le produit ainsi obtenu ne renferme plus qtxe 0,20 environ pour 100 de silice et moins de 0,01 pour 100 d’oxyde de fer. Les creusets fabriqués avec cette zircone peuvent supporter une température de 23oo°.
- Le lessivage du coton à la soude. — Nos lecteurs savent que le blanchiment du coton se fait, en principe, en passant la fibre dans des bains successifs alcalins et décolorants au chlorure de chaux. Le lessivage du coton à la soude a pour but d’éliminer les graisses, les matières azotées, les substances pectiques et les tanins existant dans la fibre ; les graisses non saponifiables sont séparées par émulsion. Le succès du blanchiment dépend du lessivage alcalin, car s’il restait des corps gras, il se formerait des taches; pour les éviter, on serait obligé d’utiliser des solutions de chlorure de chaux plus concentrées, d’où danger d’amener une production d’oxycellulose et par suite un affaiblissement du tissu. Souvent le lessivage alcalin est précédé d’un traitement à la chaux; celui-ci est plus compliqué, car il se forme avec les graisses des savons calcaires insolubles qu’il faut décomposer ensuite par un passage du coton en bain acide, puis dissoudre par un lessivage au carbonate de soude. Les conditions nécessaires pour une bonne réussite du lessivage à la soude consistent dans l’emploi d’une eau assez douce, peu calcaire, dans l’absence d’air et d’oxygène qui pourrait oxyder la cellulose du tissu et lui faire perdre de sa résistance, la présence d’une quantité suffisante de soude et son élimination complète sitôt après l’opération. Pendant ce lessivage, le coton perd 4,35 à 6,5o pour 100 de son poids et se rétrécit d’environ 2,6 pour 100.
- La radioactivité des eaux de Graz et des environs.
- -— D’après des recherches exécutées en Allemagne, il y a quelque temps, toutes les eaux de la région de Graz renferment une émanation radioactive dont la quantité dépend de l’àge géologique des terrains d’où elles jaillissent. Cette radioactivité est variable d’une source à l’autre, même pour des sources immédiatement voisines, et elle varie pour une même source avec la pression barométrique, les pluies, etc. Toutes ces émanations ont une activité qui décroît d’après une loi identique à celle de l’émanation du radium. Beaucoup de ces eaux présentent une activité résiduelle due vraisemblablement à la présence d’un sel de baryum en dissolution.
- La chaleur dégagée par la prise du béton, dans les écluses de Panama. — Les écluses de Gatun, dont nous avons récemment publié des photographies, sont l’un des plus gigantesques ouvrages de béton actuellement existant. Les ingénieurs américains ne se sont pas contentés d’accomplir un magnifique travail d’art, ils se livrent à d’intéressantes expériences scientifiques. Ils se sont proposé de déterminer la quantité de chaleur dégagée pendant le durcissement du béton. A cet effet, 6 thermomètres de construction spéciale ont été inclus dans la maçonnerie. Chaque thermomètre consiste en un vase de fer, dans lequel est placée une bobine de résistance Celle-ci est connectée à un galvanomètre et à une petite pile. Les variations de température se traduisent par des modifications de la résistance électrique, qu’enregistre le galvanomètre, gradué, du reste, directement en degrés de température.
- Les brevets aéronautiques. — Le nombre des brevets. qui la concernent, peut, à côté d’autres manifestations, témoigner de l’extraordinaire activité de l’aéronautique. Le nombre des brevets, pris devant le Patent Amt allemand en 1909, s’est élevé à 73, contre 36 en 1908, 27 en 1907, 14 en igo6. Les nombres correspondants pour les dépôts de brevets ont été de 140, 48, 37 et 14• En Angleterre, où l’examen préalable des brevets n’ést pas aussi complet et sévère qu’en Allemagne, les chiffres ont été de 776 brevets publiés en 1909; 224 en 1908; 189 en 1907; 43 en 1906; ig en igo5. *
- Le caoutchouc artificiel. —• D’après le Gummï Zeitung, cité par Scientific American, le Dr Karl Marries, professeur de chimie à Iviel, aurait réussi, en partant de l’isoprèue, à fabriquer artificiellement le caoutchouc synthétique de qualité comparable au caoutchouc ordinaire.
- Les minerais de fer norvégiens. — Beaucoup moins connus que les minerais de fer suédois, les minerais norvégiens, dont la mise en valeur commence à peine, présentent un certain intérêt. Leur production n’atteint encore que i3oooo tonnes de'minerais à 62-60 °/0defer; mais, quand les installations, actuellement commencées, seront terminées, on s’attend, pour 1912, à une production totale de 1 million de tonnes en minerais non phosphoreux. Les seuls gisements qu’on ait pu songer ù exploiter sont près de la côte entre, le 68e et le 70e degrés : parconséquent, en moyenne, encore plus au Nord que les grands minerais suédois de Ivirunuvara (67°40). Les plus méridionaux commencent au voisinage du grand glacier de Svartisen, sur le cercle polaire, dans la vallée du Dubrandstal qui aboutit au Ranenfjord. Les plus septentrionaux, ceux de Sydvaranger (69°40), sont au sud de Yadsô, à l’est du Cap Nord. Les géologues suédois estiment qu’actuellement il existe 100 millions de tonnes de fer reconnues, sans tenir compte des minerais siliceux entre 3o et 36 pour 100 de fer, dont les grosses masses sont pour le moment sans valeur. Dans le Dunder-landstal on a fait un premier essai en 1908 ; après reconstitution de l’affaire, on espère produire 3oo 000 tonnes. Ces minerais, encaissés dans le silurien métamorphique, avec une disposition analogue à celle des minerais suédois de Gellivara, sont fortement phosphoreux et doivent subir une séparation magnétique. Plus au Nord, une autre zone ferrifère formée d’amas interstratifiés, traverse l’Ofotenfjord à l’Ouest du port de Narvik, où aboutit maintenant le chemin de fer de Laponie, autour du port de Bogen. Un peu plus au Nord, à Salangen, on termine des installations. Dans les îles .Lofoten et Vesteraalen, on connaît également quelques gisements de moindre importance, notamment à Hindô (Yestera-alen) où des amas de magnétite assez pure en titane sont encaissés dans la monzonite et à Andë, où le jurassique renferme un peu d’hématite brune à une quinzaine de kilomètres du port de Kirkenas. Enfin le Sydvaranger présente de très grands amas de magnétite, dont l’épaisseur peut atteindre i5o m. : en moyenne, 70, et sur lesquels les installations seront prêtes en 1911. La surface exploitable y est estimée à jSoooo m2. Le cube utili-salxle peut être de 100 millions de tonnes de minerais à 2Ô pour 100 exploitables à ciel ouvert. La zone la plus riche à 52 pour 100 de fer peut fournir 20000 tonnes par chaque mètre d’approfondissement. Comme qualités de minerais, ceux du Sydvaranger sont, en moyenne, des magnétites à 35 pour 100 de fer, avec o,o35 de phosphore et o,o5o dé soufre ; ceux du Dunderlandstal, surtout des oligistesavec peu de magnétite, tenant35 pour 100 de fer et 0,20 de phosphore ; ceux de Salangen et de Bogen (Ofoten), des mélanges d’hématite et de magnétite à 3i pour 100 de fer et o,25 de phosphore. La plupart de ces minerais nécessitent une préparation mécanique pour être exportables. Il existe, en outre, comme en Suède, d’assez nombreux gisements titanifères, à Andopen (Lofoten), à Bredstrand et Selvaag (Yestera-alen), à Herre (Langesundfjord), qui, actuellement, ne sont pas utilisables.
- Eaux thermales à l’époque romaine. — Le Dr Ca-
- pitan a récemment présenté à l’Académie de Médecine le plan des galeries- souterraines d’amenée des eaux thermales d’Uriage-les-Bains (Isère), que l’administrateur des sources a fait exécuter à sa demande. Etudiant seulement les travaux romains, M. Capitan a montré que sur le flanc de la montagne les Romains ont creusé à . 15 m. environ du griffon un puits ou une galerie qui, à 12 m. de profondeur, après un cheminement rectangulaire de 17 m. sur 6 m. de côté, a rencontré le griffon. D’un des angles du rectangle, ils ont fait partir une galerie de 85 m. de longueur avec pente exactement mesurée de 1 1/2 cm par mètre. A 35 m. de la sortie de la galerie (débouchant dans une chambre enduite de mortier peint en rouge) se voient encore: les ruines des thermes antiques avec vaste piscine- C’est un exemple à ajouter à tous les captages romains que Ton connaissait déjà.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- *_> Météorologie
- L héliographe Dosne. — La lumière solaire, l’élément -essentiel de toute vie à la surface de notre globe, est, la chose peut sembler paradoxale, assez mal connue. Sans doute, les savants nous ont aujourd’hui révélé le secret de sa nature physique, et c’est là tin chapitre capital de la science moderne. Mais ce que nous savons mal et qui a pourtant'aussi son importance, c’est mesurer l’intensité de la radiation solaire, et ses variations selon les heures et les saisons. Les météorologues notent avec soin, jour par jour, un grand nombre de chiffres qui
- l’ig. I. — L’héliograplio sans son enveloppe, montrant les deux tambours concentriques.
- Fig. 2. — L’appareil muni do son enveloppe à fente hélicoïdale.
- ont leur intérêt : température, hauteur de pluies, état ^iyg'roniétcique, etc. ; mais jusqu’ici ils paraissent négliger la radiation solaire, de quoi dépend cependant, d’une façon directe, toute végétation. C’est sans doute que la lumière solaire, ainsi que l’a démontré Newton, est chose d une infinie complexité et que nous manquons d’appareils simples, pour en enregistrer l’énergie. Pour bien faire, il faudrait pouvoir enregistrer, d’une façon continue, l’intensité de chaque sorte de radiation contenue dans la lumière du soleil; car chacune, on le sait, agit différemment sur les divers organismes vivants répandus à la surface de notre globe, ou sur les réactions chimiques naturelles en cours d’accomplissement.
- Fig. 3. — Gabarit transparent permettant de lire les liei
- correspondant aux diverses fluctuations de la lumière fixée sur le papier photographique.
- L’appareil qu’a imaginé M. Dosne, ne nous apporte pas’ la solution intégrale de ce problème compliqué; mais il perfectionne les appareils météorologiques géné-lement employés pour enregistrer la lumière et ses fluctuations par le procédé photographique. On voit de suite que de tels appareils permettent surtout d’étudier les variations d’intensité de la région violette et ultra-violette du spectre qui agit le plus vigoureusement sur la plaque photographique. L’appareil de M. Dosne, sur un diagramme de faibles dimensions, donne des traces des fluctuations de la lumière, telles qu’on peut les lire facilement minute par minute, l’heure d’insolation tenant sur le diagramme l’espace de 20 cm environ. Cette vitesse d’inscription qui rend plus facile la lecture du diagramme obtenu, permet aussi d’employer des papiers photographiques très sensibles et
- par suite d’enregistrer également la lumière, diffuse.
- Voici le principe de l’appareil de M. Dosne : un tambour de 5 cm de diamètre porte la bande de papier sensible et se trouve fixé sur un mouvement d’horlogerie qui lui fait décrire 1 tour en 1 heure. Un autre tambour, concentrique au premiër et un peu' plus large, est fixé au même mouvement d’horlogerie, mais sur un dispositif qui lui imprime une rotation de 1 tour en 24 heures ; il porte un coulisseau dans lequel des languettes de laiton portant des fentes plus ou moins larges peuvent être glissées.
- L’appareil étant orienté et incliné normalement à la hauteur du Soleil, celui-ci au bout d’une heure aurait provoqué sur le papier sensible une impression intégrale de toute sa surface, mais, les deux tambours étant en place sur le mouvement d’horlogerie, sont recouverts, avec tout le reste de l’appareil, d’une enveloppe métallique comportant un cylindre concentrique aux deux tambours dont nous venons de parler et portant une fente oblique de 2 mm environ de largeur. De cette façon, la lumière- ne peut aller impressionner le papier sensible qu’en face de la portion de fente très réduite qui correspond à l’intersection de la fente verticale du tambour extérieur avec la fente oblique de l’enveloppe : et comme à chaque heure le tambour a avancé de 1/24° de tour, cette intersection se forme au second tour en un autre point, si bien en somme que la lumière impressionne le papier sur une ligne hélicoïdale dont chaque pas correspond à 1 heure moins 1/24° d’heure.
- Enfin, un signe spécial sur la fente de l’enveloppe, indiquant le point d’intersection à midi juste, il s’ensuit qu’il est très facile d’établir un gabarit transparent qui permet, après repérage de l’heure de midi, de lire les temps correspondants à toutes les fluctuations de lumière impressionnées sur le papier photographique (fig. 3). Il est aussi à remarquer qu’un mouvement d’horlogerie réglé pour qu'il y ait un jeu notable dans les engrenages d’entraînement est particulièrement favorable, attendu que les révolutions des tambours procédant par à-coups, il s’ensuit une légère pose correspondante à chaque dent, ce qui facilite singulièrement la lecture du diagramme comme on peut le voir ci-joint.
- En résumé, petit appareil très ingénieux, très simple cependant, et très pratique qui peut donner de très utiles indications à tous ceux qui s’occupent de la lumière à quelque point de vue que ce soit.
- Quelques mots encore sur la construction de l’instrument. M. Dosne l’a dessiné de façon qu’il se puisse suffire à lui-même sans l’aide d’aucun accessoire. Ainsi, il porte une boussole pour l’orienter de façon qu’à midi vrai, l’axe de l’appareil et la fente se trouvent dans le plan méridien du lieu; un cadran solaire et une horloge, un pendule pour s’assurer de la verticalité de l’axe et un autre sur le côté de l’appareil pour régler sa pente de façon à ce que l’axe de rotation vienne se présenter normalement à la hauteur du soleil. À cet effet, il se meut sur un cadran où sont gravés en outre des degrés de cercle, les repères pour la latitude du lieu, correspondants aux pentes à prendre pour chaque mois de l’année; enfin, pour chaque mois, les directions azimu-tales du lieu des levers et couchers du soleil, afin d’en déduire, par simple observation, la surface de papier sensible à exposer. L’appareil, bien entendu, ne sera jamais disposé verticalement comme sur nos fig. 1 et 2. Il sera toujours incliné parallèlement à l’axe de la terre. — M. Dosne, l’inventeur de l’appareil, habite 204, boulevard Raspail, Paris.
- Photographie
- Le « Gravity printer » pour tirage des bromures.
- — Quand on a un assez grand nombre de tirages à faire au moyen des papiers au bromure qui donnent une image par développement, il est bon de pouvoir opérer rapidement et à coup sûr. Bien des appareils ont été déjà imaginés dans ce but et nous les avons signalés
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- en leur temps. En voici un nouveau, établi parla maison Kodak, qui nous paraît réunir la commodité et la simplicité. Il se compose d’une caisse rectangulaire qu’on place verticalement (fig.. i); elle est munie d’une ouverture F dont .la longueur est variable au moyen d’un volet Y. Un petit chariot C équilibré par un contrepoids P .(fig-' 2), au moyen d’un fil qui passe sur une poulie est destiné a recevoir le châssis-presse; les choses sont établies, par construction, de façon que le poids du chariot chargé du châssis, l’emporte; celui-ci étant placé
- Appareil pour le tirage des épreuves au gélatino-bromure.
- en haut de la caisse et abandonné à lui-même descendra donc en passant devant l’ouverture F ; pour que ce mouvement soit régulier et uniforme la poulie sur laquelle passe le fil actionne un engrenage M qui fait tourner un volant à palettes. Le temps de pose se réglera donc en ouvrant plus ou moins le volet Y et à cet elîet on a gradué (fig. 2). le côté sur lequel il coulisse de façon que la durée d’exposition puisse être déterminée une fois pour toutes pour un cliché de densité donnée. Le nombre des degrés de cette graduation variera bieil entendu pour chaque opérateur, selon qu’il emploiere telle ou telle source de lumière, mais une fois qu’il aura adopté un éclairage déterminé, il retrouvera toujours immédiatement quelle ouverture il doit donner pour des clichés de densité connue.
- Le chariot revient de lui-même en haut de la caisse quand on enlève le châssis-presse ; pendant qu’on expose tin deuxième châssis on procède au rechargement du premier et on évite ainsi toute perte de temps. — L’apjrn-reil se trouve à la Compagnie Kodak, 5, avenue de l’Opéra,
- *v> Objets utiles
- Réchaud portatif à alcool solidifié. — Un grand nombre de réchauds portatifs ont été inventés pour répondre aux besoins des excursionnistes, des voyageurs
- Plan des trois branches du trépied.
- I. Le trépied déplié. — 2. Le trépied armé. 3. Réchaud monté. — 4, 5. Le trépied fermé.
- et de ceux qui, en général, aiment à prendre un repas chaud au milieu des bois ou des champs.
- Yoici un petit réchaud pratique, bon marché et peu encombrant ; il est constitué par un trépied pliant en fil de
- fer galvanisé dont les trois branches sont réunies par un ressort à boudin, une fois replié, les trois branches appliquées l’une sur l’autre, le trépied peut tenir dans une poche de gilet. La figure explique clairement la manière de l’employer.
- Sur les trois branches du trépied se place la lampe que l’on peut transporter dans sa poche sans crainte de fuites. En effet, elle est constituée par une boîte en fer-blanc contenant une pâte solide, combustible qui s’enflamme au contact d’une allumette. Pour l’éteindre il suffit de remettre le couvercle, ce qui permet de se servir de la boîte plusieurs fois. Enfin on peut disposer dans cette boite une rondelle qui empêche la boite de brûler trop rapidement et qui écarte la flamme en forme de couronne.
- Une boîte de 45 mm de diamètre et de 20 mm de hauteur dure environ un quart d’heure. Il est donc possible de réchauffer tout un repas froid et l’on n’a pas les ennuis d’une lampe à alcool encombrante, qui fuit toujours.
- On peut employer également ce réchaud chez soi pour préparer une boisson chaude, la nuit par exemple, car î appareil monté tient peu de place et peut être installé sur le coin d’une table de nuit, une simple allumette suffisant pour l’allumage. — Le trépied et la boite que l’inventeur a appelés « Feufou » pèsent ensemble (io gramme.s, c’est bien un réchaud portatif. Il se trouve chez M. Weiss, 10, rue du Ranelagh, Paris.
- La bonde-filtre Cortial. — Nul n’ignore aujourd’hui que pour empêcher les boissons en fûts ou en bonbonnes de s’altérer pendant le soutirage, il suffit de purifier l’air qni y pénètre. C’est l’air, par les germes qu il tient en suspension, qui se fait l'agent d’altération des liquides. S’il est maintenu rigoureusement aseptique, aucune végétation microscopique étrangère ne pourra se développer dans les fûts. Pasteur, dans ses admirables expériences sur la génération spontanée, l a montré d indiscutable façon.
- Les vins, cidres, bières, se garderont donc aussi bons qu’au premier jour dans les fûts en vidange si l’air qui y pénètre est aseptisé au fur et à mesure de sa rentrée. Surtout, les jus de fruits frais non fermentés, si altérables à l’air libre, pourront être mis en bonbonnes et tirés au robinet sans crainte d’altération après une simple pasteurisation qui leur garde toutes leurs propriétés hygiéniques (très recherchées des médecins dans les affections des voies digestives et rénales).
- La bonde-filtre Cortial, un tout petit appareil reposant sur les principes mêmes établis par Pasteur, paraît devoir rendre de très efficaces services. Point encombrant, perdu dans la bonde qu’on met lors du remplissage, il permet de rouler le fût comme à l’ordinaire. A l’arrivée, dès la mise en chantier, on place le robinet, on fait sauter la plaque de garantie et il suffit de dévisser de 2 à 3 tours le petit écrou qu’elle cachait pour pouvoir soutirer sans risque aucun.
- La bonde-filtre est une sorte de petite soupape à air. Elle est formée d’un tube,de verre s’effilant vers la base et qui sera placé dans la bonde. Ce tube sera rempli de coton hydrophile bien tassé, à travers lequel l’air devra pénétrer avant d’entrer dans le fût, il s’y débarrassera de tout germe. Pour admettre l’air, ou interdire à volonté son accès, le petit tube de verre est traversé dans toute sa longueur par une tige. Celle-ci porte à son extrémité inférieure un tampon extérieur à la bonde, muni d’une garniture en caoutchouc, à son extrémité supérieure, elle porte un écrou ayant un diamètre un peu, supérieur au tube. Si l’on visse cet écrou, il ferme hermétiquement l’orifice supérieur, tandis que le tampon inférieur vient s’appliquer sur l'ouverture de la partie effilée. La bonde est alors fermée. — La bonde-filtre Cortial est en vente à l’adresse suivante : bonde-filtre, 100, rue Saint-Lazare, Paris.
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- RESUME MÉTÉOROLOGIQUE
- OÊL,
- Observations faites à l’Observatoire du Parc-Saint-M.aur, en mai 1910, par M. Ch. Dufour.
- La pression barométrique moyenne est inférieure de amm,7 à la normale. La température moyenne n’est que peu différente de la moyenne générale de mai pour les 5o années (1851-1900) mais le mois de mai 1910 peut être divisé en 3 périodes : une période froide et pluvieuse qui s’étend du ior au i3 et durant laquelle les moyennes diurnes et surtout les températures maxima sont très basses. Le 9 mai, la température moyenne est inférieure de 70 à la normale et du ier au 12 inclus le thermomètre n’atteint par i5°. Le maximum du 5 est seulement de io°,6.
- La 2e période, du 14 au 24 est chaude et orageuse. Les températures maxima ne sont cependant pas excessives puisque le maximum absolu du mois, observé le 16, n’atteint que 25°,2. Des orages éclatent chaque jour du 16 au 22 sauf le 21.
- Les températures de la dernière semaine sont peu différentes de la normale bien que généralement un peu plus basses.
- Il n’a pas gelé au Parc Saint-Maur en mai 1910; la dernière gelée blanche a été observée le 8.
- L’humidité relative est élevée, la nébulosité une des plus fortes que l’on ait observée, en mai.
- La hauteur totale de pluie est de 81mm,7 ; la normale de mai étant 5am“,6, le rapport est i,55, et l’on compte 21 jours de pluie au lieu de i3, nombre moyen. Une journée, celle du 11, a fourni i6m“,8.
- La Marne, dont le niveau s’était abaissé à 2m,48 le 2, a commencé à monter d’une manière sensible le 7 puis, brusquement du. 12 au 13, où elle a atteint la cote 4m,48. C’est le niveau le plus élevé que l’on ait relevé en mai depuis l’origine des observations. Elle décroît ensuite, mais sa hauteur le 3i mai est encore de 3“, 26 c’est-à-dire supérieure d’environ o“,6o à son niveau normal.
- Pression barométrique (ait. 5om,3). — Moyenne des 24 heures : 754m“,2o; minimum absolu : 739""“,8 le 12 à 2 heures; maximum absolu : 764““,5 le ier a o heure.
- Température. Sous l’abri : Moyennes : des minima, 8°,08; des maxima, 170,92; des 24 heures, 120,5g. Minimum absolu : o°,7 le 5; maximum absolu : 25°,2 le 16. Amplitudes diurnes :: moyenne du mois, g°,85; la plus élevée, i5°,9 le 14 ; la plus faible, 5°,8 le 2. Sur le sol gazonné. — Moyennes : des minima, 5°,42 ; des maxima, 370,09; minimum absolu, —3°,2 le 5; maximum absolu, 47°,4 le 18. Dans le sol gazonné. — Moyennes du mois : (profondeur om,3o), à 9 heures : i2°,32; à 21 heures : 120,77; (profondeur o"\65), à 9 heures : n°,53; à
- 21 heures : 11 °,57 (profondeur 1 mètre), à 9 heures : io°,77 ; à 21 heures : io°,82. De la Marne. — Moyennes : le matin, i3°,93; le soir, 14°j4 1 - Minimum, 9°,8o le 14 ; maximum, 190,02.le 23.
- Tension de la vapeur. — Moyenne des 24 heures, 8mm,oo. Minimum, 3mm^4 le 4 à 17 heures; maximum, i3““,3 le
- 22 à 18 heures.
- Humidité relative : moyenne des 24 heures, 74,4-Minimum, 24 le i5 de i5 heures à 17 heures; maximum, xoo le 2 à 6 heures.
- Nébulosité. —• Moyenne du mois (6 h. à 21 h.) : 7,01. Minimum, 0,8 le 15 ; 3 jours entièrement couverts.
- Insolation : durée possible, 472 heures ; durée effective, r7411 9 en 29 jours; rapport, 0,37.
- Pluie : total du mois : 8imm,7 en 68h 1.
- Nombre de jours : de pluie, 21; de pluie inappréciable, 1; de grêle, 3; d’orage, 8; de brume, 6; de halos, 8; de rosée, 9; de gelée blanche, 3.
- Vitesse du vent en mètres par seconde : moyennne des
- 24 heures, 4m>15 Moyennes diurnes : la plus grande, 8m,2 le 12; la plus faible, im,8 le 28. Vitesse maximum : i3“,3 le 12 à ioh23m par vent E. S. E.
- Fréquence des vents : calmes, 10.
- N . . . . I I I S. E. . . . 63 W . . . . 46
- N. N. E.. 62 S. S. E. . . 43 W. N. W . 26
- N. E . . . 49 S 48 N. W. . . 27
- E. N. E. . i5 S. s. w . . 44 N. N. W . 54
- E 2 2 s. w . . . 67
- E. S. E. . 32 w. s. w. . 25
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 3m,i6. Mi-
- nimum, 2m,48 le 2; maximum, 4“,48 le i3.
- Comparaisons aux valeurs normales : pression, — 2ra,n,68 ; température, —o°,43 ; tension de la vapeur, + omm,23; humidité relative, + 3,9; nébulosité, -j- i,36; pluie, +29n,m,i; jours de pluie, +8; insolation, .. >lh9- . . .
- • Taches solaires : On a suivi 4 taches ou groupes de taches en 8 jours d’observations. .
- Perturbations magnétiques : Très faibles les 4, 5, 7, 11, 12, 18, 22, 27, 31 ; faibles les 1, 2, 3, 9, 13, i5, 19, 24, 26, 28, 29; modérée le 22.
- Radiation solaire : Elle a été observée 23 fois à 8 dates différentes; les valeurs les plus: élevées sont : r'!al,245 le 16 à ii1’ 2om ; 1 Ci“,275 le 27 à i 3l‘22m et 1e*1,280 le 18 à nh27m. . ... . . . :
- Mouvements sismiques : Le ior, début à 19. heures (t. 1.), phase principale de 20''im à 20hiom, lin après 21 heures; le 5, phase principale de i'1 12“ à 1!l32m (ti l.j (tremblement de terre de Costa-Rica) ; le 10, de i8u23m à igh 4om environ; le 11 à 8h 8m (t. 1.) (tremblement de terre à Saint-Domingue); le i3, début à 8h 20” (t. 1.), phase principale de 9 heures à 91' 15™, lin vers 11 heures ; le 20, phase principale de i2h 52m à i3h im (t. 1.); le 21, de 8hi“ à 8h3om (t. 1.); le 22, début à 6h46m (t. 1.), phase
- principale de 7’’ 20“ à 7'* 3i“, fin vers 9 heures ; le 23,
- entre ig1^"1 et 2oh 10“ environ; le 26, à Gh 24“ (t. 1.) (tremblement en Suisse, en Alsace et dans l’Est de la France); le 28, entre 6h5im et 711 3onr; le 3i,’de 5h i5m à 7h3om environ; des mouvements plus faibles ont été encore enregistrés le 4> à 19 heures; le 9, de ioh5im à
- ii1'5m-(t. 1.); le 10, vers i5 heures; le 12, de 4U 211,1 à
- 4'1 34m (t. 1.); le 27, de i2h2om à i2h3om (t. 1.) et le 29, de oh 26m à oh 38“ (t. 1.). .
- Floraisons : Le Ier, cognassier, pommier (reinette de Canada); le 2, chamerisier, géranium à feuilles rondes ; le 4, germandrée; le 5, herbe à Robert, sorbier hybride ; le 6, vipérine, lupuline ; le 7, belle d’onze heures, fusain à larges feuilles ; le 9, arbre de Judée; le 10, saxifrage mignonnette, pivoine en arbre; le xi, muguet, épine blanche; le 12, sorbier des oiseleurs, bai'beau vivace; le 14, glycine, iris geiunanique ; le i5, cytise, faux ébénier, arum, cotoneaster commun; le 17, ancolie, - verveine vivace, alisier des bois; le 19, weigelia, pivoine herbacée; le 20, pimprenelle, julienne, l’ose de Bengale, épine rose double; le 22, leucanthemum des prairies; le 23, framboisier, thym, épine-vinette; le 24, sceau de Salomon, le 20, fumetex’re, sexûnga, lychnis des champs, chèvi’efeuille, nerprun; le 26, réséda; le 27, sux’eau commun; le 28, sureau panaché, buisson ardent, hémé-rocalle jaune; le 29, fusain veiuuxqueux, campanule à fleui’s entête; le 3o, églantier, tradescantia vii’ginica ; le 31, douce-amèi’e, polemoine, acacia blanc, symphorine.
- Oiseaux : On a vu les martinets le 7 ; on a entendu la tourterelle le g ; la huppe le 12.
- HYGIENE ET SANTE
- CUC
- Les accidents causés par le courant électrique. —
- Avec les applications chaque jour plus nombreuses du courant électrique, avec l’énorme extension donnée aux réseaux de distribution, les accidents d’élecli’ocution se sont multipliés. Ces accidents soixt souvent des plus
- graves, pai'fois mortels : rien n’est plus traître que .ces lils, tx’aversés par un courant que rien ne' révèle à ceux qui les frôlent, courant dont la moindre décharge peut provoquer la mort. On sait, du reste, que le courant électrique a été employé aux Etats-Unis, avec un succès
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- HYGIENE ET SANTÉ
- très variable, pour l’exécution des condamnés à mort. On l’a utilisé aussi dans certains suicides, et même dans un assassinat dernier cri, perpétré récemment en Italie. On est encore assez mal fixé sur les conditions dans lesquelles agissent les courants électriques industriels sur les organismes vivants; leurs effets sont souvent déconcertants : ainsi l’on a vu un ouvrier au contact d’une ligne à 1000 ou 5ooo volts ne recevoir que de très légères blessures, tandis qu’un autre était foudroyé net pour avoir touché une ligne à ioo volts. Les électrocutions américaines ont donné de très graves déboires.
- Un récent travail du Dr Jellinek, présenté à la Société internationale des Electriciens, par le- Dr d’Arsonval, vient jeter un peu de lumière sur cette question complexe et obscure. M. Jellinek dirige à Tienne un laboratoire et une clinique d’électropathologie, fondés sur l’initiative de l’Empereur d’Autriche, et où passent tous les accidentés de l’électricité. Son travail, appuyé sur une documentation unique, mérite à tous égards une'attention particulière. Nous allons le résumer, d’après la communication de M. d’Arsonval.
- Nous avons dit que rien n’était plus capricieux dans ses effets physiologiques que le courant électrique ; c’est que son action dépend de conditions très nombreuses, et indépendantes les unes des antres. M. Jellinek distingue deux catégories de circonstances qui font que le contact avec un même fîl soit mortel dans un cas et inoffensif dans un autre.
- La première catégorie comprend les circonstances externes, d’un accident : la tension, l’intensité du courant, le nombre de pôles qu’on a touchés, le temps pendant lequel la victime est restée en contact avec le courant.
- La deuxième catégorie comprend les circonstances individuelles : la résistance de la peau, le chemin parcouru par le courant à travers le corps, l’état subjectif de la victime (status somaticus).
- Le courant électrique doit être considéré comme dangereux dans tous les cas, on a observé des cas mortels sous des tensions de ioo volts, et même de 65 volts; on considère généralement, qu’une intensité de 1/10 d’ampère commence seulement à être dangereuse; des intensités beaucoup plus faibles en réalité peuvent être mortelles.
- Toutes choses égales d’ailleurs, l’attouchement de deux pôles est plus daugereux que l’attouchement d’un seul; mais toute installation, quoique bien isolée, étant en bon contact avec la terre, il suffit de toucher un pôle pour courir le risque d’un accident mortel.
- L’importance du temps pendant lequel la victime reste en circuit n’est pas encore nettement établie. Un temps prolongé paraît plus dangereux en courant alternatif qu’en continu.
- La résistance électrique de la peau joue un rôle capital. Elle est très variable d’un individu à l’autre; on trouve 40000, 60000, 100000 ohms et plus entre les deux mains d’un ouvrier; dans les mêmes conditions on ne trouve de 5ooo ohms pour une femme ou un employé de bureau. Entre les lèvres et le rectum, la résistance n’est plus que de 800 à xooo ohms. Les vêtements peuvent jouer un rôle protecteur très efficace : la plupart des accidents électriques proviennent de la mise à la terre d’un courant à travers le corps humain; souvent une chaussure sèche et isolante suffit à empêcher cette mise à la terre et à éviter un accident grave.
- Autre facteur important : le chemin parcouru par le courant à travers le corps ou à sa surface ; si la majeure partie du courant passe à la surface, il n’y aura pas de
- lésions intei*nes graves, et les conséquences de l’accident pourront être assez bénignes.
- Il faut enfin faire intervenir Y état psychique et physiologique du sujet touché par une décharge électrique. « Il y a, dit M. Jellinek, une très grande différence entre un contact par intention ou par surprise. La surprise psychique a souvent des conséquences désastreuses poulies fonctions vitales! Elles sont subitement arrêtées, paralysées. Quand on tient compte de cette circonstance, on comprend pourquoi les victimes des accidents meurent de suite, tandis que dans l'électrocution américaine, la mort était difficile à produire; en effet, la surprise au moment du choc manque.
- . « Une de nos expériences peut avoir une explication semblable ; un lapin est tué assez facilement en appliquant dans la bouche et le rectum les pôles d’un courant alternatif sous i5oo volts; tandis qu’un lapin de même race, soumis à la narcose chloroformique jusqu’à la disparition presque complète des phénomènes vitaux est de suite réveillé et sauvé de la mort par le même courant de i5oo volts.
- « A l’époque où a été publiée cette expérience, un ingénieur anglais Aspinall, a observé que deux électriciens s’étant endormis la nuit dans une usine électrique et se trouvant en contact fortuit avec un courant alternatif de 3ooo volts, ont été simplement réveillés par des brûlures dans le dos sans autre blessure. »
- M. Jellinek, pour expliquer la mort consécutive à une décharge électrique dans le corps humain se rallie, à la théorie de M. d’Arsonval : la mort par l’électricité est, selon lui, causée : i° par l’action du choc sur la conscience et les fonctions psychiques (inhibition); 20 par-lésion matérielle sur les centi-es nerveux, sur le cœur (effets disruptifs, calorifiques et électrolytiques). Les observations cliniques ont montré, chez les animaux et les victimes d’accidents mortels, des lésions microscopiques dans le cerveau et la moelle, des cellules ganglionnaires éclatées, le noyau disloqué, des vaisseaux capillaires déchirés, et après l’accident pour les victimes ayant survécu, la dégénérescence des nerfs.
- Un point important est que dans la plupart des accidents, la mort est seulement apparente et ne devient définitive que par manque de secours immédiats, conformes aux règles de l’art. On croit souvent que la pax-alysie du cœur est la cause pxûmitive de la mort dans les accidents électriques : en réalité, toutes les fonctions vitales sont affectées en même temps, les centres respiratoires, l’écorce cérébrale tout comme le cœur.
- Gomme conclusion pi'atique, il faut retenir ceci, qu’un foudroyé doit être traité comme un noyé. Dans tous les cas, il faut pratiquer la respiration artificielle sans se découx-ager.
- Donc, mettre d’abord la victime hors cix-cuit (en observant toutes les pi-écautions indispensables à la sécurité des sauveteurs) ; puis étendre le malade à l’air frais, en bonne lumière, les vêtements ouverts, la tête un peu élevée, pratiquer la î-espiration artificielle, le massage et l’excitation électrique du cœur, l’irritation de la pean et du x-ectum par douches froides à zéro. M. Jellinek recommande également une saignée et une ponction lombaire, opérations bien entendu, du x-essort exclusif dxi médecin et pour lesquelles il indique les précautions indispensables à observer. Dans les cas désespérés, le médecin pourra appliquer le même courant mortel (l’électrode positive au cœur, la négative au rectum). Se garder d’employer comme excitants des liquides comme le vin, les liqueurs, à cause des dangers de suffocation.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- st*
- Emmanchement de pièces cylindriques sans outil spécial. — Lorsqu’on a à emmancher dans un tube une pièce ronde telle qu’une tige ou un autre tube, on emploie une clé spéciale à chaîne ou un étau à tubes. Qxxel-quefois, même si l’on a ces outils spéciaux et à plus forte raison si l’on xx’en dispose pas on aplatit le tube ou on u€r tériore tout axi moins la surface cylindrique.
- un moyen
- Voici
- d’éviter tous ces inconvénients. On entoure la pièce avec une corde solide comme l’indique le ci'oquis ci-contre en entourant avec une corde une petite tige métallique. Le principe de ce montage est uniquement basé sur la friction; il suffit de donner une rotation avec la tige pendant que les extrémités de la corde sont maintenues solidement de manière à serrer le tube ou la pièce cylindrique.
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- BOITE AUX LETTRES
- Q@t.
- AVIS. — Dans la boite aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la cori-espondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Pigeon voyageur. — Un de nos lecteurs, M. Loisel, pharmacien, 44, rue de la Manufacture-Nationale, à Beauvais, nous signale qu’il a recueilli, le i3 juin, un pigeon-voyageur, belge, semble-t-il, portant les marques suivantes : 1" une bague en caoutchouc portant à l’intérieur n° 1 rg et à l’extérieur n° 565 A; 20 une bague métallique portant L.y.s.u.f. 80-129. M. Loisel tient le pigeon à la disposition de son propriétaire.
- Vitesse dès navires. Le nœud et le mille. — Quand on a l’occasion de s'occuper de navigation dans la presse quotidienne, et même dans la presse scientifique, on commet très souvent un lapsus grossier en parlant de nœuds à l’heure. Le nœud est la 120e partie du mille, lequel est égal à une minute de l’arc du méridien, soit 1802 m. en chiffres ronds; le noeud a donc environ i5 m. On voit l’absurdité d'un navire qui file 20 nœuds à l'heure. Il suffit de remplacer le mot nœud par le mot mille et on sera dans le vrai, car un navire qui file 20 nœuds... simplement, est un navire qui file 20 milles à l’heure. En effet, les nœuds, quand on jette le loch, se comptent à la demi-minute, ,ou au 120e de l’heure, et comme le nœud est le 1200 du mille la conversion est facile.
- Renseignements. — T.apin Club, à Thézan. — Vous trouverez toutes les indications nécessaires pour préparer un tabac sans nicotine dans un article paru dans notre n° 1789 du 7 septembre 1907.
- M. Zeugotis, à Athènes. — Vous trouverez les renseignements que vous désirez dans l’ouvrage très détaillé de M. Thomas, la Télégraphie électriqite-, éditeur, Béranger, 9, rue des Saints-Pères, Paris. Prix : 25 francs.
- M. Chavane-Brun, à Saint-Chamond. — Vous trou-
- verez tous les ouvrages d'aéronautique à la librairie Vivien, 20, rue Saunier, Paris, qui vous enverra son catalogue sur demande. Traité de chimie générale, Traité élémentaire de chimie, par Troost et Péchard. Prix : 8 francs. Masson, éditeur, Paris. Vulgarisation chimique : les Merveilles de la chimie, Hachette, éditeur, Paris. Initiation à la chimie, par Dargens, même librairie. Pour la construction de machines à vapeur, l’électricité et les moteurs d’automobile, demandez les catalogues de Béranger, 9, rue des Saints-Pères, Paris. Gauthier-Villars, 45, quai des Grands-AugUstins, Dunod et Pinat, 49, quai des Grands-Auguslins.
- M. Capodano, à Oran. — Conservation des chaudières. S;agit-il de chaudières maintenues en service, ou de chaudières restant au repos? Dans le premier cas, une surveillance constante s'impose avec nettoyages fréquents selon la rapidité de vaporisation et la nature des eaux. Dans le second cas, la première chose à faire est de peindre l’intérieur et l’extérieur de la chaudière avec une excellente peinture ; nous avons vu obtenir pour l'in* lérieur de très bons résultats avec un enduit spécial au graphite, l’Apexior, vendu par M. Emmel, 278, .boulevard Raspail, Paris. Ce produit, employé sur les chaudières en service, empêche également les adhérences dé tartre et les corrosions. Pour l’extérieur, employez une des bonnes peintures métalliques actuellement dans le commerce, en en appliquant 2 ou 3 couches : minium, peinture Hœrner, ou peinture au graphite. Vérifiez fréquemment l’état des tôles.
- M. Zucron, à Saint-Nazaire. — Les limailles de fer, utilisées commercialement, proviennent de poussières produites dans certains travaux de tour et de fraisage dans les ateliers mécaniques. La limaille n’est, bien entendu, qu’un résidu.
- M. A. Alfaro, à Jaen. — Votre système de machine volante n’est pas impossible en théorie ; mais il faut que le poids mort de l’appareil reste inférieur à la force sustentatrice ; aucun moteur à vapeur, aucune pompe J actuelle ne permettent de remplir cette condition.
- W-i
- BIBLIOGRAPHIE
- CSlt
- Sommaire de notre précédent numéro.
- ('uniment mieux assurer le sauvetage des sous-marins : À. Sauva ire Jourdan et J.-C. Séaieues. — Les Scandinaves en Amérique au xie siècle : G.-A. IIuckee. — L’industrie de l’ambre : L. De Launay. —Le téléstéréographe Relin : Lucien Fournier. — La machine frigorifique Leblanc : A. Thoeler. — L’électricité dans Paris : A. Martin. — Détecteur portatif pour télégraphie sans fil : G. Chaemarès. — Académie des sciences : Ch. de Vieledeuil. — Transport « rapide » aux Philippines.
- Supplément. — Le renflouement du « Pluviôse ». — Tremblement do terre en Italie. — Un raid militaire en aéroplane du Camp de Chfdons à Vineennes, —Pierre Martin. — Nouveautés florales. — L’antisepsie par l’iode. — Le pouvoir désinfectant dos fumées de certains végétaux.
- Tleclriciclad Industrial, cours professé à la Escuela Nacional de Artes y Oficios à Lima, par Em. Guarini. 1 vol., 343 pages. Imprenta de San Pedro. Lima. 1910.
- Mechanica Industrial, cours professé à la Escuela National de Artes y Oficios, par Em. Guarinx. i vol. illustré, 312 pages. En vente Imprenta de San Pedro. Lima. 19x0.
- Le photo-vitrail simplifié, par L. Tranchant, i vol. de la Bibliothèque de la Photo-Revue Paris. Charles Mendel, éditeur. Prix : 60 centimes.
- Dans les huit chapitres de cet opuscule, l’auteur expose la théorie et la. pratique du vitrail, qu’il soit exécuté au charbou ou qu’il soit dû à la vitrification
- d’oxydes métalliques par saupoudrage ou par impression photocollographique ; il étudie la mise en couleurs des images vitrifiées, leur cuisson, la mise sous plomb, etc., en un mot tout ce qui se rapiiorte au sujet qu’il a choisi et qu’il traite avec sa compétence habituelle.
- El' Parvenir de la Industria Electrica en et Périt (xol. II). La ensenanza de la Electricidad en el Peru, par Em. Guarini. i vol., 424 pages, 10 fig- Tipographia « El Peru ». Plumereros. Lima. 1907.
- Évolution et traitement de la méningite cérébro-spinale épidémique, par le Dr Paue de Nayvilee, médaille de bronze de l’Assistance publique. 1 vol. gr. in-8° de 243 pages. Jouve et Cie, éditeurs, i5, rue Racine. Paris. Prix : 3rr,5o.
- M. P. de Nayville étndie cette terrible maladie de la méningite cérébro-spinale qui, en ces dernières années, a fait tant de ravages parmi la jeunesse française. Il en précise le diagnostic, l’évolution, et montre que la guérison peut être assurée aujourd’hui par les injections intra-rachidiennes de sérums antiménin-gocciques.
- TJ Aéronautique et l'Aviation en 1909, par H. de Grau-eigny, ingénieur civil. 1 vol. in-8 broché de 138 pages, avec 10 planches hors texte. H. Desforges, éditeur. Pains. 1910. Prix : 2fr,5o.
- Résumé des faits saillants aéronautiques de l’année 1909.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Les confitures, par J. Michel Rôusset, ingénieur-chimiste. Technologie ménagère et industrielle des gelées, confitures, marmelades et fruits confits, i vol. in-12 broché avec 28 fig. H. Desforges, éditeur. Paris. 1910. Prix : 1 fr,75-
- Ce volume est une monographie de tout ce qui concerne la confiturerie. Préparation ménagère avec
- exemples détaillés de nombreuses recettes. Fabrication industrielle avec description des méthodes et de l’appareillage, forment' le corps de l’ouvrage. Des chapitres spéciaux sont consacrés aux questions connexes : confitures diverses de légumes, pseudos-miels à base de sucre, fruits confits, etc.... Enfin tout ce qu’il importe de savoir sur la composition des fruits, l’analyse des confitures y est également exposé.
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
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- Observatoire
- de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5ora,3o). Bureau central météorologique de
- France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 13 juin 1910. 15°, 4 N. VY. 2. Couvert. 4,5 Couvert: faible brouillard à 6 h.; pluie à plusieurs reprises.
- Mardi 14 13°,1 N. N. NV. 3. Eclaircies. 1,2 Couvert ; pluie de 0 b. 53 à 2 b. 50.
- Mercredi la ... . 15°,2 N. 2. Beau. )) Nuageux; rosée; brume.
- Jeudi 16 11°, 8 N. E. 2. Couvert. )) Presque couvert; rosce; brume le ni.
- Vendredi 17 ... . 15°,0 N. 2. Couvert. )) Couvert; faible rosée; brume le m.
- Samedi 18 14°,1 N. 3. Beau. )) Couv. de 8 b. à 15 h.; puis nung. jusq. 16 h.; beau avant et après.
- Dimanche 19. . . . 16°, 1 N. K. E. 1. Beau. » lîosée; brume; beau.
- JUIN 1910. — SEMAINE DU LUNDI 13 AU DIMANCHE 19 JUIN 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques [baromètre ramené à 0, au niveau de la mer), courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- . Du 11 au ig mai. — Le ïi. Basses pressions depuis Tlslainde et les Iles-Britanniques jusqu’au S.-E. du continent : 773 mm à Cassel ; 737 à Nice. Pression élevée en Russie et vers les Açores. Pluies sur l’O. du continent; en France : Limoges, 16 mm; Bordeaux, 14 ; Belfort, 8; Brest, 1. Temp. du matin.: Seydisfjord, 3°; Paris et Bordeaux, i5; Bruxelles, 16; Hambourg, a3 ; Berlin, a5; Puy de Dôme, 5; mont Aigoual, 4> moyenne à Paris : i6°,i égale à la normale. — Le 12. Dépression sur l’Islande (744 mm). Pressions inférieures à 760'du N.-O. au S.-E. de l’Europe. Fortes pressions dans le N.-E. (Saint-Pétersbourg, 767) et sur les Açores (Horta, 771). Pluies sur l’O. et le Centre de l’Europe; en France : Belfort, 18 mm; Perpignan, 18; Nancy, i5; Charleville, 10; île d’Aix, 7; Paris, 4- Temp. du matin : Yardoe, 8°; Brest et Bordeaux, 13 ; Paris, i5; Marseille, 17 ; Alger, 20; Berlin, 25; Puy de Dôme, 5; Pic du Midi, —4; moyenne à Paris : ifi°,5 (normale : i6°,3). — Le i3. Pression encore troublée sur l’O. et le S. : Groningüe, 706; Florence, 702; pression élévée en Russie : Saint-Pétersbourg, 770; de même sur les Açores, 763. Pluies.sur tout le continent; en France : Limoges. 16; Toulouse, 14 ; Bordeaux, Biarritz-, 13 ; Nantes, Paris, 3. Temp. du matin : Islande, 4l Paris, i5; Alger, 21; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : i4°>5 (normale : i6°,4). — Le 14. Hausse sur l’O. : Gascogne, 770; Irlande, 7G8 ; couloir de basse pression du N.-O. au S.-E. : Skudesness, 758; golfe de Gènes, 755. Pluies en Europe centrale et sur l’Italie; en France : Besançon,
- i3; Calais, 17; Clermont-Ferrand, i3; Toulouse, 10; Nancy, Paris, 4- Temp. du matin : Islande, 4°; Pm'.s, i3; Alger, 2-5; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : i4°,3 (normale : i6°,5). — Le i5. Aire de fortes pressions sur tout l’O. : Bretagne, 772; faibles dépressions sur la Scandinavie et l’Italie : Rome, •]5çj. Pluies sur le N., le Centre et le S. Temp. du matin : Yardoe, 6°; Paris, i3; Alger, 21; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris : i3° (normale : 16°,5). — Le 16. Anticyclone sur tout l’O. : Christiansund, 771;- Pas de Calais, 772; faible dépression sur le N. : Yardoe, ’ji’j- Pluies sur le N. et le Centre; Temp. du matin : Yardoe, 5°; Paris, 12; Alger, 22; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i2°,8 (normale : iG°,6). —Le 17. Pression élevée : Ecosse, Norvège, 771; Islande, 774. Pluies sur le N. de l’Allemagne et le S. Temp. du matin : Bodoe, 5°; Paris, 13 ; Alger, 22; Puy de Dôme, 12; moyenne à Paris : i<>° (normale : i6°,7). —Le 18. Anticyclone sur le N.-O.; pressions un peu basses sur la Russie : Calais, Shields, Christiansund, 771 ; Moscou, 706. Pluies sur le N. et le Centre. Temp. du matin: Yardoe, 3°; Paris, i4;Biskra, 26; Puy de Dôme, 9; moyenne à Paris : i6°,7 (normale : i6°,8). — Le 19. Pression élevée sur la moitié occidentale de l’Europe : îles Feroé, Manche, 770. Pluies sur le N. et le S, Temp. du matin : Yardoe, 3°; Paris, j Alger, 23; Puy de Dôme, 11; moyenne à Paris : i8°.5 (normale : iG°,9). — Phases de la Lune : Premier Quartier le i4à4 h. 28 m. du soir.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- E.-A. MARTEL
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- JL. UC. LAUAAI
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, "Boulevard Saint-Germain, Tarit (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs,
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1936 — 2 JUILLET 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- Le soleil comme source de chaleur dans les travaux chimiques. — Nos lecteurs savent qu’en concentrant les rayons solaires, on arrive à obtenir des températures assez élevées. Deux auteurs allemands, MM. Stock et Heynemann, ont eu l’idée de profiter de cette production de chaleur au point de vue chimique. En concentrant les rayons du soleil au moyen d’une lentille commune de 4o cm de diamètre sur 5o mm de foyer, on leur faisait traverser les parois d’un petit ballon en verre mince dans lequel on a fait le vide ; au centre du ballon et au foyer de la lentille, on a disposé un petit creuset de magnésie où se place la substance à essayer. Dans ces conditions, le silicium cristallisé a fondu en quelques secondes, manifestant ainsi l’existence d’une température de i45o°; il en a été de même pour le calcium on la fonte de fer. On a intérêt à opérer dans le vide pour obtenir une haute température ; car, dans l’une des expériences, tandis qu’un couple thermo-électrique accusait au foyer de la lentille une chaleur de io3o° dans le vide, cette température tombait à 675° après rentrée de l’air. Il y a dans ces expériences l’indication d’une source originale de chaleur qu’il était intéressant de signaler.
- L’alcool méthylique est-il toxique? — De nombreuses expériences avaient été effectuées jusqu’ici sur la nocivité de l’alcool ordinaire ou éthylique ; mais elles n’avaient pas été étendues d’une façon systématique à l’alcool méthylique ou esprit de bois. En Allemagne, Muller a récemment constaté que la toxicité de ce dernier est sensiblement la même que celle de l’alcool ordinaire pour le chien, mais qu’elle était un peu plus élevée pour l’homme. Cette toxicité n’est cependant pas suffisante pour rendre nuisibles les vapeurs d’alcool méthylique qui peuvent se dégager au cours de ses applications industrielles ; les accidents qui se produisent dans ce cas. doivent plutôt être attribués aux impuretés qui accompagnent l’alcool méthylique.
- Deuxième Grande Semaine d’Aviation de la Champagne. — Le Comité d’Aviation de la Champagne nous communique la liste définitivement close des pilotes engagés à la Grande Semaine de Reims qui aura lieu du 3 au 10 juillèt. Cette liste comprend 72 appareils -engagés, auxquels il faut ajouter 4 appareils militaires qui seront montés par MM. le capitaine Etévé, les lieutenants Camerman, Acquaviva et Féquant. Voici la liste des pilotes avec leurs numéros d’ordre d’inscription : Nos 1 et 2 Walther de Mumm (Antoinette), 3 Mathiat [B ré guet), 4 Bunau-Varilla [Voisin], 5 et 6 Effimof (Farman et Voisin), 7 Sommer, 8 Verstraeten [Sommer), 9 Bouvier [Sommer), 10, 11, 12 Maison H. Farman, i3 J. Balsan [Maurice Farman), 1^ Blériot, i5 J. de Lesseps [Blériot), 16, 17 comte de Lambert [Wright), 18 René Gasnier [Wright), 19 J. Dufour [Voisin), 20, 21, 22 Péquet [Sanchez-Besa), 23 N. Kinet [Farman), 24 Hesne [Brê-guet), 25 Wagner (Hanriot), 26 H. Hanriot, 27 Martinet [Farman), 28 Jullerot [Farman), 29 Latham [Antoinette),
- 3o Labouchère [Antoinette), 3i Thomas (Antoinette), 32 Wachter (Antoinette), 33 Dubonnet (Tellier), 34 Cro-chon (Sommer), 35 Ladougne [Goupy), 36, 37 Alfred Leblanc [Blériot), 38 Bielovucic [Sanchez-Besa), 3g Moore-Brabazon [Voisin), 40 Brégi [Voisin), 41 Métrot (Foisin}, 42 Cheuret [Farman), 43 Legagneux [Sommer), 44 Ca-mermann (Savary), 45 André Frey (Savary), 46 Brunau de Laborie [Savary), ^ Lindpaintner [Sommer), 48 Nieu-port, 49 Niel [Nieuport), 5o Noguès (Nieuport), 51, 5n Morane [Blériot), 53 Aubrun [Blériot), 54 Cattaneo [Blériot), 55 Mamet [Blériot), 56 Olieslagers [Blériot), 57 Daillens [Sommer), 58 Weymann [Farman), 5g baronne de Laroche ( Voisin), 60 Alfred Frey [Farman), 6 r Sommer, 62 Colliex [Voisin), 63 Pischof [Werner), 64, 65 Miono-ziers [Albatros), 66, 67 Délétang [Hanriot), 68 Têtard [Farman), 69 Jullerot [Farman), 70 Chavez [Farman), 71 de Baeder, 72 Noël. Soit au total : r3 appareils Henry Farman, 10 Blériot, 8 Sommer, 8 Voisin, 6 Antoinette, 5 Hanriot, 4 Sanchez-Besa, 3 Wright,3 Savary, 3 Nieuport, 2 Bréguet, 1 Tellier, 1 M. Farman, x Albatros, 1 Werner, 1 Goupy, 1 de Baeder, 1 Noël.
- Le premier dirigeable de voyageurs. — Le dirigeable Zeppelin 7, baptisé Allemagne, vient d’accomplir le 22 juin avec i3 passagers à bord, un grand voyage aérien de 700 km pai'ti à 3 h. du matin de son hangar flottant de Friedi'ichshafen sur le lac de Constance, il a passé à 7h,5o à Mannheim, à 8\i5 à Worms, à 81,,52 à Bingen, à gh,5o à Coblence, à ioh,35 à Kœnigsbei’g, à iou,45 à Bonn, à 1111,15 à Cologne et a atterri à midi 10 à Dusseldorf, but du voyage. Voici les principales caractéristiques du dirigeable : 148 m. de long; 14 m. de diamètre, 19000 m3 de tonnage. Vitesse moyenne de 5o à 57 km à l’heure. Le ballon comporte trois nacelles; la nacelle avant porte un moteur de i3o chev. ; la nacelle ai'rière, deux moteurs de 100 chev.; la nacelle intermédiaire est exclusivement réservée aux passagers ; c’est une cabine très luxueuse, où 16 personnes peuvent tenir à l’aise ; on lui a même annexé un restaurant. Notons que le ballon a parcouru en 4 h. le trajet Mannheim-Dusseldorf : l’express met 6 h. à accomplir le même trajet.
- Les lignes de transport électrique de force et l’aviation. — Les lignes de transport de force peuvent constituer un grave danger pour les aviateurs qui, ne les voyant pas, viendi’aient en contact avec elles, de ti'ès graves accidents sont à redouter de ce fait. En conséquence, le Comité dii'ecteur de la Ligue Nationale Aérienne a émis le vœu : « Que le Ministre des Travaux publics rende un arrêté stipulant que toutes les nouvelles lignes de transport de force devront être marquées de signaux, facilement visibles, et décide que toutes les lignes de transport de force, actuellement existantes, soient également pourvues de signaux semblables. » Ce vœu vient d’être ti’ansmis au Ministère intéressé.
- Les fouilles d’Antinoe. — Nos lecteurs sont au courant des fructueuses fouilles exécutées par M. Gayet à
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- INFORMATIONS
- Antinoe, et dont nous les avons entretenus déjà à plusieurs reprises. Le très distingué archéologue expose en ce moment au musée d’Ennery, 5g, avenue du Bois-de-Boulogne, les résultats de la campagne de 1910, qui ne le cède pas en intérêt aux précédentes. On ne saurait énumérer ici toutes les pièces exposées qui sont très nombreuses et dont beaucoup sont de grande beauté. Nous citerons parmi les plus remarquables la sépulture d’une prêtresse d’Isis, anonyme, ensevelie dans les voiles légendaires dè la déesse ; elle complète la série des chanteuses sacrées, pleureuses, bacchantes et prophétesses, découvertes les années précédentes, et surtout elle fait connaître les fameux voiles isïaques, qu’on ne connaissait pas jusqu’ici autrement que par les peintures pompéiennes. Ils sont de laine jaune, ou jaune verdâtre, marqués, aux angles, d’un escabeau, l’ancien hiéroglyphe, qui sert à écrire le nom même d’Isis. — Les œuvres d’art proprement dites sont représentées parles portraits, peints à la cire, ou modelés en argile, recouverts d’un fin stuc colorié. La photographie ci-jointe en donne une
- excellente idée. Une place à part, parmi les étoffes brodées ou tissées, doit être faite aux panneaux de tenture. C’est la première fois que sont mises à jour de véritables tentures grecques d’Egypte. À côté d’elles les instruments qui ont servi à les exécuter sont représentés. C’est un métier rectangulaire, des fuseaux, des quenouilles de roseaux; des peignes à serrer les tissus et des plaquettes qui semblent avoir joué le rôle de nos cartons modernes, les pelotes de couleurs vives, sur lesquelles les fils se répartissent, de même que de nos jours, — Enfin, une des trouvailles les plus curieuses est. constituée par les cahiei's scolaires du jeune Flavius Cobluthus. C’était un garçon d’environ dix ans, dont le petit corps reposait sur une claie de branches de dattier sur laquelle se répartissaient les planchettes, constituant ses exercices de grammaire. Ces feuilles rigides se trouvaient reliées les unes aux autres, au moyen de liens de cuir passant par des petits trous qui les assemblaient à la façon de nos feuillets. L’écriture du maître, ample et ferme, se voit en haut de la première page. L’élève a recopié, en hésitant. Ses calames sont presque neufs et son écriture renferme encore une matière spongieuse qui absorbait l’encre dont on l’imbibait, de sorte que, pour écrire, il suffisait d’appuyer pour humecter la plume. On recouvrait d’une couche de cire blanche le devoir de la veille, et on recommençait
- ainsi, indéfiniment. —Il faudrait citer encore les cuirs ouvrés, les poteries peintes, les céramiques,.les dentelles.
- La bataille contre l’incendie à San Francisco. — San Francisco, une des villes du monde les mieux outillées contre l’incendie, continue à perfectionner et à accroître ses moyens de défense. Nous avons déjà expliqué que nombre de villes américaines ont dû créer, en prévision des incendies, des canalisations spéciales d’eau sous pression, permettant d’inonder jusqu’à leurs sommets les immenses gratte-ciels qui servent de maisons, de l’autre côté de l’Atlantique. San Francisco est en train de créer une installation de ce genre qui coûtera 25 millions de francs; elle comportera près de i5o km de canalisations alimentées par trois réservoirs d’une capacité totale de 54 000 m3. Le premier de ces réservoirs, le plus important aussi, d’une capacité de-45 000 m3, est situé à une altitude de n32,5o m. ; le second, d’une capacité de 45oo m3 seulement, est à l’altitude de 147 m. ; le troisième, également de 45oo m3. est à l’altitude de 98,70 m. L’eau provient d’un puits artésien. On a prévu, en outre, dans les canalisations d’incendie, l’emploi d’eau salée, mise sous pression au moyen de deux stations de compresseurs à vapeur, placées aux extrémités sud et nord de la ville. Enfin, deux bateaux-pompes seront construits pouvant s’alimenter à des prises d’eau sorts pression aménagées dans le port.
- Les épreuves aéronautiques de 1 Automobile-Club.
- — L’Automobile-Club de France vient de fonder deux épreuves aéronautiques : i° pour les dirigeables ; un prix de 5oooo fr. à décerner au pilote dé dirigeable qui d’ici au ier janvier 1911 aura effectué dans le meilleur temps le voyage aller et retour champ de manœuvres de Yincennes-Reims-Vincennes. Escale obligatoire à Reims, où le pilote embarquera un voyageur à son choix, mais d’un poids minimum de y5 kg; 20 pour les aéroplanes, prix de 100000, 3oooo et 20000 fr. à attribuer dans l’ordre aux trois aviateurs qui auront accompli dans le, meilleur temps, avant le,. 1er janvier 1911, le parcours Paris-Bruxelles et retour. Chaque pilote devra emmener à bord de son appareil un passager; leurs poids additionnés devront atteindre un total de y5 kg. Escale obligatoire à Bruxelles. La durée totale du parcours ne devra pas excéder 36 heures. , . , . '
- Concours d’appareils de motoculture électrique
- de la vigne. — Un concours aura lieu en Saône-et-Loire pour des appareils de motoculture électrique de la vigne, dans les premiers mois de l’année 1911. On mettra à la disposition des concurrents un champ d’expériences avec des rangées de vignes sur fils de fer à 1,10 m. les unes des autres, 1,10 m. de haut sur 3oo à 35o m. de long. Ce terrain présente, sur un tiers, une pente variable de i5 pour 100 environ, allant en diminuant sur les deux autres tiers jusqu’à finir à zéro. Deux lignes de fils conducteurs de '5oo m. chacune, placées l’une à la partie haute des vignes, et l’autre à la partie inférieure, transmettront le courant à prendre par trolley et fourni gratuitement. Sur le même parcours seront établis des rails, sur lesquels pourront circuler, s’il y a lieu, les treuils où s’enrouleront les câbles destinés aux appareils qui seraient mus par ce moyen, treuils que les constructeurs sont invités à présenter. On mettra également à la disposition des concurrents deux dynamos de 10 chevaux, dont les caractéristiques seront fournies sur demande, de même que tous autres renseignements utiles. Enfin, on fournira tout le personnel non technique nécessaire. Les appareils présentés devront donc, ou être actionnés par les treuils en question et les câbles tracteurs, ou progresser par leurs propres moyens en recevant le courant par des câbles conducteurs isolés non fournis par les organisateurs du concours. En dehors des treuils et des tracteurs recevant ainsi le courant, les outils, ou instruments proprement dits, devront répondre à tout ou partie des besoins culturaux suivants : i° Buttage, c’est-à-dire creusement d’un sillon centi'al de i5 cm environ de profondeur au centre des rangées, rejetant la terre à droite et à gauche; 20 débuttage, c’est-à-dire rejet au centre de la terre poussée sur le côté par le buttage ; 3° raclage du sol pour la destruction des herbes ; 4° conduite et mise en marche des pulvérisateurs; 5° épandage des fumiers et engrais chimiques ; 6° remontage des terres (entraînées par les pluies et les labours): 70 transport des raisins; 8° broyage et épandage des sarments après la taille.
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- SCIENCE APPLIQUEE
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- Astronomie
- Le’calendrier planétaire. — Quantité de personnes s’intéressent maintenant à la science du ciel, et pour la compréhension de certains phénomènes ou aspects astronomiques, il faut constamment être renseigné sur les mouvements des planètes dans le système solaire, par exemple.
- Etre tenu autour leVjour au courant de cette situation,
- de petites sphères, montées sur épingles, que l’on fiche sur le tableau. Le Soleil, au centre, est figuré par une grosse boule dorée; on comprend de suite que, partant du début de l’année, il soit possible dë tenir constamment le tableau à jour. Pour cela, le temps à dépenser est nul, les planètes dont les mouvements sont variés et très lents pour les plus éloignées ayant seulement besoin d’être déplacées à des intervalles de jours, de semaines ou de mois, à cause des petites dimensions du tracé. Ainsi, la position de Mercure (la plus rapprochée du Soleil) se rectifie tous les deux jours, celle de Vénus, la T erre et Mars toute s les semaines, etc. ; eu estimant deux secondes par opération, c’est un total d’un quart d’heure à dépenser par an pour être constamment à jour!
- On comprend aussi que ces éléments permettent de connaître d’avance si besoin est, la position relative des planètes à telle époque déterminée.
- En plus de ces commodités, cet ensemble se complète comme une ornementation d’un calendrier à effeuiller, pour les dates, l’indication des éclipses dans l’année et de la dimension comparée des planètes. C’est un précieux résumé des éléments usuels de l’astronomie et d’une dépense modique, puisque seule la feuille avec les divisions et le calendrier se change tous les ans pour être glissée dans le cadre, conservé avec les épingles une fois pour toutes. En vente chez l’auteur, M. A. G. L. Jourdan, ingénieur-civil, à Beaumont, île de Jersey.
- Physique
- Le calendrier planétaire,
- en un mot connaître d’un coup d’œil la position relative des planètes sur leurs orbites, tel est le problème qu’un amateur éclairé de connaissances astronomiques, M. Jourdan, a résolu d’une façon tout à fait pratique et élégante par son « calendrier planétaire ».
- Ainsi que le montre la figure ci-contre, il se présente sous la forme d’une sorte de tableau encadré destiné à être posé sur un meuble ou accroché au mur. Les orbites des planètes y sont tracées autour du Soleil avec des divisions spéciales, qui permettent, suivant les instructions contenues dans la notice explicative, de marquer instantanément la position de telle planète, à telle époque déterminée. Ces planètes sont déterminées par
- Radioactivimètre Fabre. — Dans toutes les recherches sur la radioactivité, on se préoccupe de mesurer, d’une manière précise, l’intensité du rayonnement qu’émettent les substances soumises à l’expérimentation. Ce rayonnement traverse les corps opaques, détermine la phosphorescence de nombreuses substances, impressionne les plaques photographiques et ionise les gaz ou, en d’autres termes, leur communique une conductibilité électrique qui cesse quand on éloigne le sel de radium. Comme d’autre part, cette conductibilité varie propor-tionellement à l’intensité du rayonnement, elle peut servir aux mesures radioactives.
- Une des méthodes courantes consiste à décharger un système chargé d’électricité sous l’effet de la conductibilité acquise par l’air en vertu des rayonnements radioactifs. On a démontré effectivement que la conductibilité acquise par les gaz provient des ions ou particules chargées électriquement. Les rayons provoquant cette conductibilité produisent dans les gaz des ions positifs ou négatifs qui, se déplaçant dans le champ, vont déposer leurs charges sur les corps électrisés. Le courant électrique résultant de ce déplacement des ions se mesurait jusqu’ici à l’aide d’un électroscope à feuilles d’or ou d’un électromètre à quadrants en déterminant soit la vitesse de déplacement de la feuille, soit celle de l’aiguille.
- Mais ces méthodes (aussi bien que celle, basée sur la piézo-électricité du quartz) exigent l’emploi d’appareils coûteux et difficilement transportables. Au contraire, le vadio-activimètre de Fabre permet d’opérer loin de tout laboratoire (et notamment de mesurer sur place la radioactivité des eaux. Sa principale nouveauté réside dans le mode d’extraction des gaz radioactifs contenus dans les liquides. Il çe compose d’un manomètre et d’un électroscope à feuille d’aluminium hermétiquement clos servant de chambre d’ionisation ; on y introduit les gaz directement par aspiration dans le vide, au moyen d’un gros tube dans lequel se trouve une couche d’anhydride
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- phosphorique destinée à les dessécher et qu’on aperçoit sur notre photographie entre les pieds supportant l’instrument. Le vide se fait à l aide d’une petite pompe à main qu’un tuyau de caoutchouc relie à la tubulure centrale du radioactivimètre. En outre, une aiguille creuse plonge à travers le bouchon du récipient dans la partie gazeuse qui surmonte le liquide et la met en communication avec le gros tube et l’électroscope par l’intermédiaire de robinets. Quant aux déplacements des feuilles d’or, ils s’observent aisément à l’aide d’une loupe.
- Plusieurs ébullitions dans le vide, alternées avec des rentrées d’air, qui s’opèrent par barbotage grâce à un trocard additionnel, suffisent à entraîner les gaz en dissolution jusqu’à ce que l’aiguille du manomètre indique
- Radioactivimètre Fabre.
- le rétablissement de la pression atmosphérique dans la chambre d’ionisation. Alors l'atmosphère de cette dernière où se' trouve l’électroscope renfermera la plus grande partie des gaz contenus dans le liquide à examiner. Comme cette chambre est hermétiquement close et sèche, on pourra exécuter rapidement des mesures radioactives.
- Photographie -s*®»
- Traitement à la vapeur des épreuves au bromure.
- — Traitement à la vapeur ne veut pas dire ici qu’il faille aller vite. Au contraire, il y a intérêt, quand on use du papier au bromure, à le choisir plutôt lent ; mais ce n’est pas du tirage proprement dit que nous voulons parler. Il s’agit d’un procédé qui permet d’améliorer l’aspect de l’image. On a sans doute remarqué que celle-ci, quand elle est mouillée, dans les eaux de lavage par exemple, paraît bien plus belle que quand elle est sèche. On en avait
- conclu qu’il fallait qu’une épreuve au bromure soit brillante, bien glacée par une application sur une tôle vernie, mais au point de vue artistique l’effet est déplorable. L’application d’un' vernis, tel que le vernis à tableau, au moyen d’un vaporisateur, donne des résultats de beaucoup préférables. Voici une autre méthode qui, d’après les journaux anglais, donnerait le même aspect que quand l'épreuve est dans l’eau.
- Elle consiste à faire subir à la gélatine un commencement de fusion au moyen de la vapeur d’eau. Pour cela on prend une bouillote et on y porte de l’eau à ébulli-_tion, on entretient celle-ci de façon à avoir un jet de vapeur continu. On promène alors l’épreuve encore humide devant ce jet de vapeur en ayant soin de le faire agir sur toute la surface aussi uniformément que possible. Il y a là un petit tour de main à acquérir, on devra probablement sacrifier quelques épreuves mises au rebut pour commencer; mais le procédé donne des i'ésultats intéressants, n’est ni coûteux, ni compliqué.
- Traitement des plaques autochromes. — Voici quelques conseils qui peuvent être utiles pour ceux qui font de la photographie des couleurs au moyen des plaques auto-chromes. On sait qu’il faut faire le développement à une très faible lumière, d’où une assez grande difficulté pour suivre la venue de l’image. On peut remédier à cet inconvénient et s’éclairer avec la lanterne qui sert pour les plaques en noir en faisant subir à la plaque autochrome, avant de la mettre dans le révélateur, l’action du bichromate de potasse. On prépare une solution de bichromate de potasse à 2 pour ioo et pour l’usage on prend io cm3 de cette solution dans ioo cm3 d’eau. Au sortir du châssis-presse, dans l’obscurité complète, on plonge la plaque dans ce bain pendant environ une minute ; puis on la passe sous le robinet pendant 20 à 3o secondes et on la met enfin dans le révélateur. On peut alors approcher Ja cuvette de la lanterne rouge sans inconvénient pour surveiller la venue de l’image. On a remarqué aussi que le traitement préalable par le bichromate de potasse permet d’obtenir de bons résultats dans le cas où l’image présente de grands contrastes de lumière. C’est ainsi que M. le D' Dracke-Brockman a pu obtenir des épreuves représentant une coulée d’acier sortant d’un four Siemens. La solution employée dans ses expériences a varié de o,5o pour 100 à 1 ou i,5 pour 100, la concentration paraît devoir être d’autant plus grande que les contrastes sont plus accentués; le séjour dans le bain doit aussi être prolongé en cas de contrastes extrêmes, et peut aller pour certaines épreuves jusqu’à 2 minutes.
- ^ Divers
- Protège-pointe pour épingles à chapeau. — La
- mode féminine est toujours aux chapeaux monumentaux ; ces gigantesques couvre-chefs s’accompagnent d’épingle-s, dont les dimensions se sont accrues dans les mêmes proportions; ce ne sont plus des épingles, mais de véritables lances dont les extrémités acérées sont fort dangereuses pour les voisins.
- On s’est avisé de rendre ces ornements inoffensifs, en gai’nissant leur extrémité d’un protège-pointe.
- Les dispositifs proposés ne manquent pas ; beaucoup sont inefficaces, parce que l’objet ou tient mal, et tombe en service, ou tient trop bien et ne peut être enlevé sans un véiùtable tra- f vail de force. Nous avons
- décrit, il y a quelques S'r—---------—----------:—O
- mois, un protège-pointe assez heureux que nous
- avions aperçu au concours Lépine. En voici un autre également efficace et qui a le mérite d’une réelle élégance. Extérieurement, il a la forme d’une grosse perle. Quant au dispositif intérieur, identique à celui d’un fixe-épingle de cravate que nous avons décrit autrefois, il consiste en un ressort combiné de façon à produire l’effet suivant : si l’on tire sur l'épingle parla tête, le protège-pointe résiste et serre la pointe [d’autant plus fortement que. la traction est plus vigoureuse. Impossible donc à l’appareil de se détacher. Pour enlever le protège-pointe, par contre, il suffit de tirer très légèrement dans le sens opposé. — Le protège-pointe est vendu 2fr,5o chez Kirby-Beard, 5, rue Auber, Paris.
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- CHRONIQUE
- La catastrophe de Villepreux-les-Clayes. — Le
- samedi 19 juin, partait, à 4h,2om de l'après-midi, de la gare des Invalides le train omnibus n° 467, à destination de Dreux. Ce train, presque au complet par suite des nombreux voyageurs se rendant à la campagne pour y passer la journée du dimanche, continua normalement sa route jusqu’à la station de Villepreux-les-Clayes, située à 7 km de Saint-Cyr, point de bifurcation de la ligne de Bretagne avec celle de Granville. Arrivé à cette station, le mécanicien, s’apercevant d’une avarie à sa machine, prévint le chef de gare et lui fît demander par le télégraphe une locomotive de secours et, comme, l’arrêt devait durer un certain temps, un grand nombre de voyageurs, prévenus de ce contretemps, descendirent fort heureusement du train, comme nous le verrons tout à l’heure.
- En même temps, pendant,que le chef de gare demandait la machine de secours, celui-ci prenait; du moins l’enquête semble le démontrer, toutes les mesures nécessaires pour protéger la gare contre la venue d’un autre train venant dans la même direction. Nous reviendrons tout à l’heure sur celte protection.
- A 5h, i4“ partait de la gare des Invalides le train express n° 477 se dirigeant vers Granville, train qui, après un arrêt réglementaire de quelques minutes à Versailles, poursuit sa route sans arrêt.jusqu’à Dreux où, d’après l horaire, il doit arriver quelques minutes après l’arrivée du train resté en détresse à Villepreux. - •
- La locomotive de ce train était conduite par un simple chauffeur-qui, depuis très peu de temps seulement, était chargé, comme mécanicien intérimaire, d’assurer le service des trains entre Paris et Argentan.
- Quelques minutes ayant été perdues à la gare de Versailles pour le chargement des bagages, le mécanicien, pour rattraper le temps perdu, accéléra la vitesse de son train et, en approchant de la station de Villepreux, celle-ci atteignait 102 km à l’heure, comme l’a indiqué le lachymètre enregistreur de sa machine.
- C’est à cette vitesse que le mécanicien, franchissant, sans les voir, comme il l’avoue lui même, les disques de protection fermés, comme nous venons de le dire, par la gare de Villepreux, venait en collision avec le train précédent resté en détresse dans la gare. Ce n’est qu’à
- Fig. 1. — La gare de Villepreux après le tamponnement.
- quelques mètres seulement de celle-ci que le mécanicien, apercevant la queue du train en détresse et le drapeau 1 ouge agité par un agent, serra ses freins et tenta par tous les moyens d’arrêter son train. Mais il était trop tard. La locomotive du train tamponneur était renversée d’un côté et le tender de l’autre et le mécanicien s’en lirait avec de nombreuses brûlures et des contusions.
- Les voitures de queue du train tamponné étaient mises en miette et, fait plus grave, les véhicules étaient embrasés par les charbons incandescents provenant du foyer de la locomotive.
- Vingt personnes ont trouvé la mort dans cet épouvantable désastre et plusieurs corps complètement carbo-
- nisés ont été rendus méconnaissables. Le nombre des blessés dépasse ce chiffre.
- A quelle causes peut-on attribuer une pareille catastrophe? Il serait, à l’heure actuelle, bien difficile, de les définir d’une manière sûre et sans parti pris, les enquêtes administratives et judiciaires étant encore loin d’être terminées. Mais il nous sera peut-être possible de nous rendre compte de ce qui a pu se passer en rappelant brièvement comment sont protégées les gares, ainsi que les règlements auxquels sont astreints les mécaniciens et les chefs de gare.
- Voyons d’abord la. protection des gares. Toute gare
- Fig. 2. — La locomotive tamponneuse après l’accident.
- est protégée à l’amont èt'"a Taval, comme lë“ montre la figure 1 : i° par un disque avancé rond, de couleur rouge, muni d’une lanterne pendant la nuit. Ce disque est placé en haut d’un mât situé, suivant le profil de la ligne, à une distance variant entre i5oo et 2000 m. dé la gare ; 20 dans les gares d’une certaine importance (cela n’existait pas à Villepreux) par un disque carré à damier rouge et blanc muni de deux lanternes. Ce disque est également placé au haut d’un mât situé à une distance variable entre 3 et 500 m. de la gare.
- Lorsqu’il ne se trouve aucun train sur les voies à protéger ou qu’aucune manœuvre employant ces voies n’est à faire, ces deux disques sont ouverts, c’est-à-dire que leurs faces sont parallèles à la voie. Pendant la nuit les lanternes montrent un feu blanc. Tout train peut alors entrer en gare ou la traverser s’il ne doit pas s’y arrêter.
- Lorsque au contraire un train est en gare, doit y stationner ou, que des manœuvres doivent être faites sur ces voies, le chef de gare doit fermer les disques des deux signaux avancés et carrés, c’est-à-dire tourner leur face perpendiculairement à la voie. Pendant la nuit les lanternes montrent un feu rouge au signal avancé et deux feux rouges au signal carré. Dans cette position des signaux aucun train ne doit pénétrer dans la gare et celle-ci se trouve ainsi protégée contre la venue d’un train.
- Le plus souvent, mais cela n’existait pas à Villepreux, le disque carré est muni d’un dispositif au moyen duquel, lorsque le signal est fermé, des pétards viennent se placer sur la table de roulement du rail et font explosion lorsque les roues d’une locomotive viennent les toucher.
- Tel est le mode de protection des gares employé sur tous les réseaux de chemins de fer, tant français qu’étrangers. La forme des signaux n’est pas partout la même, les appareils servant à les manœuvrer sont différents, mais le principe est toujours le même.
- Voyons maintenant les règles qui s’adressent aux mécaniciens. Tout d’abord, d’après le règlement de toutes les Compagnies de chemins de fer, le mécanicien doit obéissance passive aux signaux et lui seul est responsable de leur inobservation.
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- CHRONIQUE
- Lorsqu’un mécanicien voit un signal avancé ouvert, c’est-à-dire tournant sa face parallèlement à la voie, ou montrant un feu blanc pendant la nuit, cela lui indique que la voie est libre et qu’il peut continuer sa marche sans crainte de rencontrer d’obstacle sur la voie.
- Si, au contraire, il voit le signal avancé fermé, c’est-à-dire ayant sa face tournée perpendiculairement à la voie ou montrant un feu rouge pendant la nuit, il doit
- Schéma montrant les signaux de protection réglementain
- immédiatement se rendre maître de la vitesse de son train et marcher avec prudence jusqu’au signal carré d’arrêt absolu qu’il ne doit jamais franchir tant qu’il est fermé. Il doit alors attendre l’ouverture de ce signal avant de reprendre sa marche. Lorsque., par négligence ou inadvertance, il vient à faire exploser les pétards placés en face du signal carré d’arrêt absolu, il est passible
- d’une amende et, en cas de récidive, d’une mise à pied.
- Comme on le voit, la protection d’un train arrêté dans une gare dépend : d’un côté de la manœuvre des signaux de protection de la gare dont le chef de gare est responsable, de l’autre, de l’observation ponctuelle des signaux de la part du mécanicien.
- Or, dans l’accident de Villepreux, d’un côté, il semble démontré que le signal avancé de la gare, muni, d’ailleurs, d’un appareil Aubine, avait bien été mis à l’arrêt et, de plus, un agent muni d’un drapeau rouge avait été envoyé pour protéger la gare. La responsabilité du chef de gare est donc à couvert.
- D’un autre côté, le mécanicien du train tamponneur déclare ne pas avoir vu les signaux et voici les raisons qu’il donne, paraît-il, pour expliquer cette faute grave, cause de la catastrophe. L’injecteur, servant à l’alimentation de la chaudière, fonctionnait mal, et craignant un manque d’eau il s’occupait de la réparation de cet appareil juste au moment où il passait devant le signal fermé de la gare de Villepreux. Cela peut être vrai. Mais il n’est pas seul sur la machine. Il a avec lui un chauffeur et, sachant qu’il approchait d’une gare, il eût dû donner l’ordre à son chauffeur d’observer les signaux et de l’avertir s’ils étaient ouverts ou fermés et prendre ensuite les mesures nécessaires pour arrêter son train. Il semble donc y avoir faute grave.
- Existe-t-il un moyen pour parer à cette faillibilité humaine. Bien des dispositifs ont été étudiés dans ce but. Parmi ceux-ci, il en est un que nous croyons devoir rappeler. Il se compose d’une sorte de plateau auquel, à cause de sa forme, on a donné le nom de crocodile, placé dans l’axe de la voie et en avant du mât du signal avancé. La locomotive, de son. côté, est munie d’un balai métallique et, lorsque celle-ci vient à passer au-dessus du plateau et que le signal est fermé, un courant électrique, produit par le contact du balai et du plateau, fait agir un dispositif faisant fonctionner le sifflet de la machine et prévient le mécanicien de la fermeture du signal si, par inadvertance, il ne l’a pas vu. Ce dispositif employé depuis fort longtemps par la Compagnie du Nord a toujours donné d’excellents -résultats et continue à y" être employé' joumelïèméntrtJîrdîspositif' analogue est en service sur le réseau d’Orléans.
- Un autre moyen très efficace et qui est employé sur toutes les lignes à trafic intense, est le block-system qui a pour principe de diviser la ligne en sections couvertes chacune par des signaux de protection et dans lesquels un seul train peut pénétrer et ne peut en sortir qu’après l’ouverture du signal de protection de la section suivante.
- Malheureusement il n’est pas installé sur la ligne de Saint-Cyr à Granville et cela est d’autant plus à regretter que, depuis que l’Etat exploite le réseau de l’Ouest, la vitesse des trains express a été accélérée. Sa présence eût certainement évité l’accident. R. Bonnin.
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- BOITE AUX LETTRES
- • AVIS. — Dans la boite aux lettres, la jRédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresses relatives aux appareils décrits. Détecteur portatif pour télégraphie sans fil. L’inventeur, M. P. Jégou, habite 83, rue Saint-Nicolas, à Sablé (Sarthe). — Blanchiment des farines. — Les brevets Andrews sont exploités par la Société française de stérilisation des'farines, 72, boulevard de la Liberté, à Lille.
- Communications. —- Le renflouement des sous-marins par les électro-aimants. • En publiant dans notre nu-
- méro du 18 juin la lettre de M. J. Seailles sur le renflouement des sous-marins par les électro-aimants, nous signalions que la même idée avait été émise par M; de Mare dans une lettre adressée au Journal et parue quelques jours après que nous avions reçu la lettre de M. Seailles. Ainsi qu’il arrive très souvent, la même idée
- a germé simultanément chez deux inventeurs s’ignorant complètement l’un l’autre. M. de Mare nous prie de signaler que sa lettre au Journal fut adressée le 2 juin; nous lui en donnons acte bien volontiers.
- Renseignements. — M. J. Amault, à Nantes. — La locomotive typé Pacific du Great Western est à vapeur surchauffée et à quatre cylindres à simple expansion. Le poids total de la locomotive est de 98,81 tonnes; son poids adhérent de 62,23 tonnes. Surface de grille, 3,88 m2 ; surface de chauffe, 319,88 m2; timbre, i5,8o kg. ; diamètre des roues motrices, 2,049 m-5 diamètre des cylindres, o,38i m. ; course des pistons, 0,660 m.
- M. Berthier, à Villefranehe. — Yous trouverez la communication détaillée de MM. Pachou et Perrot dans les Comptes rendus de l’Académie des Sciences publiés par Gauthier-Yillars, éditeur, 55, quai des Grands-Augustins, Paris. Ces Comptes rendus ne se vendent pas au numéro, mais par abonnement seulement. Vous pourrez écrire directement aux auteurs, aux bons soins du Secrétariat de l’Académie des Sciences.
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- M. A. Vandel, à Aubervilliers. — i° Nous ne connaissons pas d’ouvrage spécial sur la Faune de Franche-Comté. — 2° Sur les moisissures, voyez à la librairie O. Doin, place de l’Odéon, Paris.
- M. Berthet, à Lyon. — Vous trouverez des boues radioactives à l’usine Armet de Lisle à Nogent-sur-Seine et i3, rue Yignon, à Paris.
- M. Josseaume, à Rennes. — Nous n’avons pas décrit les nouvelles locomotives « Pacific » de l’Ouest. — Il existe, en effet, des toiles spéciales pour remplacer les tableaux noirs. Yous pouvez les trouver, croyons-nous, chez Maréchal, à Yénissieux (Rhône) ou chez Joirmeau, i5, rue Chapon, Paris.
- M. Pierre Paquier, à Lyon. — Yous trouverez, croyons-nous, des coques de bateaux en réduction chez M. Lelièvre, 80, rue Montmartre, Paris,; Le Montréer, 89, boulevard Richard-Lenoir, Paris, ou Maltête, 19, rue Debelleyme.
- M. le baron du Marais, château du Planil. — Merci pour votre communication. Quelques-uns des moyens que vous proposez sont déjà en usage. Pour les bouées téléphoniques le ministre vient de prescrire d’en placer trois à bord de chaque sous-marin.
- M_. T. S., à Paris, — Le détecteur P. Gigou nous paraît susceptible de remplir l’office que vous voulez lui attribuer. Le mieux serait d’entrer directement en relation avec son inventeur dont nous donnons ci-dessus l'adresse : à Sablé.
- M. G. de Firme, à Rouen. — Pour percer un trou dans du verre, employez une mèche d’acier bien trempée, à angles adoucis, et constamment humectée d’huile de térébenthine dans laquelle vous aurez dissous du camphre. Pour la trempe de la mèche, la chauffer au rouge sombre dans une flamme d’alcool ou de gaz pour la plonger dans un bain de mercure. — Yous trouverez les chevilles en question à la Société Standard, n3, rue Réaumur, Paris.
- M. Dugas, à Pont-Audemer. — Pour la conduite d’un moteur à (essence de pétrole, voyez L’automobile à la portée de tous, par Saintûrat, librairie Dunod et Pinat, 49, quai des Grands-Augustins, Paris.
- M. le chevalier Kraft de là Saultf à Garni. — Nous-vous remercions de votre communication. En principe, tous nos sous-marins sont munis de bouées du même genre que celle que vous nous indiquez. Il arrive malheureusement, comme pour le Pluviôse, que la bouée n’a pu fonctionner.
- M. E. P., à Nantes. — Yous trouverez des recettes pour bronzer en noir le fer dans les tomes I et IY des Recettes de Tissandier, dans le Manuel de l’armurier (collection Roret) et dans La Nature de février et de mars 1908. Nous publierons d’ailleurs d’ici peu plusieurs de ces recettes simplifiées dont nous aurons vérifié la valeur.
- M. Abdoullah, à Tripoli. — Sur les puits et leurs forages, voyez le Manuel du sondeur et puisatier, Encyclopédie P>.oret, 1 vol. 3(r,5o; librairie Mulo, rue Haute-
- feuille, Paris et le Traité de distribution des eaux, par Debauve et Imbeaux, 20 vol., Dunod et Pinat, éditeurs, 49, quai des Grands-Augustins, Paris.
- M. A. B. P. E. — Le procédé de renflouement des navires en général, et des sous-marins en particulier, par emploi de l’air comprimé est l’objet d’une mention spéciale dans l’article du n° 1934 et d’un article tout entier au n° 1933. On a vu par les résultats obtenus sur le Pluviôse, dans l’avant-port de Calais, que l’obturation des brèches de la coque n’est pas toujours facile, .souvent même impossible.
- M. Paul Bonnard. — Le sauvetage du personnel par chambre de sauvetage mobile, me paraît difficilement applicable. Celui des navires par envoi d’air comprimé a été déjà employé. Le système que vous préconisez lorsqu’il y a brèche, est ingénieux.
- Boues radio-actives. — On peut se les procurer chez M. Armet de Lisle, i3, rue Yignon, Paris.
- Correspondance. — Curieux coucher de soleil. — M. A. Yautier, à Xertigny, nous signale un curieux coucher du soleil observé le jeudi 9 juin. L’astre était masqué par des nuages orageux, un immense éventail de rayons jaillissait de ces nuages. Ces rayons, après avoir traversé distinctement en bandes immenses le ciel tout entier, allaient converger en un point de l’est au milieu d’autres nuages colorés d’un rouge vif et y formaient un second éventail presque aussi brillant que le premier, donnant l’illusion d’un lever et d’un coucher de soleil simultanés. Yoici comment notre collaborateur, M. Loisel, explique ce curieux coucher de soleil. « On peut grossièrement considérer les rayons qui émanent d’un corps lumineux (dans le cas dont il s’agit, les nuages situés à l’ouest), comme se partageant en deux groupes : les uns s’échappent à l’extérieur de l’atmosphère ; les autres sont ramenés par la réfraction vers la surface du sol. Kümmer a montré que, pour un corps céleste suffisamment gros et une atmosphère assez dense/ ces rayons peuvent avoir, aux différents points de leur trajectoire un z’ayon de courbure inférieur à celui de la planète et le rayon revient toucher la surface. Il est possible qu’un phénomène de ce genre se soit produit en raison de circonstances atmosphériques particulières. Cela me paraît cependant très peu probable. Il est plus vraisemblable que, dans les hautes régions de l’atmosphère devaient se trouver des nuages de la famille des cirrus, que ces nuages très fins, très déliés ont échappé à l’observateur. Parfois ceux-ci sont disposés en bandes qui traversent une partie de la voûte du ciel comme des méridiens et semblent converger, par un effet de perspective, vers deux points opposés de l’horizon. C’est à mon avis un phénomène de ce genre qui s’est produit, et les nuages illuminés de proche en proche ont donné l’aspect de ces deux bandes lumineuses et de ce lever de soleil à l’est dont il est question ci-desszis. » Yoir article sur les nuages, n° 1879, 29 mai 1909.
- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Régie à calcul gigantesque pour le pari mutuel : G. Chalmarès.
- — La transformation de Paris sous le second empire : V. For-bin. -— Un progrès en télégraphie sans fil : L’alternateur à résonance : R. Yillers. — La géologie des écrivains : L. De Launay. —- Académie des sciences; séance du 20 juin 1910 : Gn. de Yilledeuil. — Quelques observations à Ténériffe : Jean Mascart.
- Supplément. — L’emploi des électro-aimants pour le sauvetage des cargaisons..— Préparation des récipients à base de zirconc.
- — Le lessivage du coton à la soude. — Les minerais de 1er norvégiens. — Eaux thermales à l’époque romaine. — L’hélio-graphe Dosne. — Les accidents causés par le courant électrique.
- Traité de géologie. — Tome IL Les périodes géologiques, par Emii.e Haug, professeur à la Faculté des Sciences de l’Université de Paris : Deuxième fascicule.
- In-8° raisin (26e X 16e), de 468 pages, avec no figures et cartes et 20 planches de reproductions photographiques hors texte. Librairie Armand Colin, rue de Mézières, 5, Paris. Prix, broché : 10 francs.
- Nous avons déjà dit, à propos du ieV volume de cet important ouvragé, les hautes qualités d’érudition et d’exposition qui le distinguent. Ce nouveau fascicule a été rédigé dans le même esprit. Il est entièrement consacré au jurassique et au crétacé.
- Nouveau Manuel complet du ferblantier-lampiste, par Lebrun, Malepeyre et Romain. Nouvelle édition, par Georges Petit, .ingénieur civil. Ouvrage orné de 179 figures dans le texte, franco contre mandat-poste. Prix : 4 francs.
- Ce manuel a été divisé en six parties, dont les trois premièrés sont consacrées au ferblantier. La première : partie, après avoir examiné la matière première, le
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- BIBLIOGRAPHIE
- fer-blanc, son mode de production et sa classification commerciale, consacre une très large place au tracé, elle se termine par l’étamage. Dans la deuxième partie est examiné l’outillage mécanique et son application à la fabrication de tous les objets. La troisième partie est consacrée aux machines spéciales. La quatrième partie concerne le lampiste. Le reste du volume étudie l’éclairage aux huiles minérales. ___
- La Section électrique. —- Mémoires de l’Observatoire de l’Ebre, par le P. J. Garcia Molla S. J. Traduit de l’espagnol. Gustave Gili, éditeur, - Universidad, 4^, Barcelone, 1910.
- L’Observatoire de l’Ebre a pour but d’étudier la
- relation entre les manifestations de l’activité solaire et les phénomènes magnétiques et électriques que l’on observe sur la Terre. La section électrique a donc pour objectif l’étude détaillée et continue des phénomènes électriques et atmosphériques. Le pp-ésent mémoire résume d’une façon très claire l’état actuel de nos connaissances sur l’électricité atmosphérique décrit les appareils et méthodes de mesure en usage, et donne d’intéressants détails sur l’installation réalisée à l’Observatoire.
- La réforme militaire, par P. D., du journal La Dépêche. 1 vol. in-12. Chapelot, éditeur, Paris, 1910. Prix : 3rr,5o.
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
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- Observatoire de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS ' 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 20 juin 1910. 16°,1 N. E. 1. Beau. J> Rosée ; brume ; beau.
- Mardi 21. . . . . . 18°,9 S. E. 2. Qq. nuages. 0,2 Rosée; tr. nuag.; pluie a 15 h.; quelques coups de tonn. au N. W.
- Mercredi 22 ... . 17°, 6 S. E. 2. Couvert. 23,1 Ros. ; pluie de 8 h. à 11 h. et de 16 h. à 16 h. 45 ; orage et pi. le s.
- Jeudi 23 13°,9 S. W. 3. Très nuageux. 0,0 Très nuageux; gouttes à 16 h. 50.
- Vendredi 24 ... . 15°, 4 S. S. W. 2. Couvert. 13,3 Tr. n.; pl. le m., l’ap.-midi et le s.; orage de 12 h. 34 à 16 h. au N.
- Samedi 25 14°,4 W. S. W. 2. Couvert. 7,1 Tr. nuag.; pl. de 0 h. à 2 h. 25 et le s.; qq. coups de tonn. l’ap.-m.
- Dimanche 26. . . . 15°,6 W. 2. Eclaircies. 5,9 Tr. n.; pl. à div. rep. entre 10 h. 10 et 15 h. 25; un coup de tonn.
- JUIN 1910. — SEMAINE DU LUNDI 20 AU DIMANCHE 26 JUIN 1910.
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- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 20 au 25 juin. — Le 20. Baisse lente sur l’O. : France, Iles-Britanniques, Allemagne : 765 à 771; dépression sur la Russie : Moscou, 755. Pluies sur le Centre et l’E. Temp. du matin : Yardoe, 6°; Paris, 16; Alger, 27; Puy de Dôme, 12; moyenne à Paris : i8°,8 (normale : 17°).— Le 21. Continuation de la baisse sur l’O. : Irlande, 755; fortes pressions sur le Centre et le N. : Breslau, 769; Christiansund, 767. Pluies sur l’E. Temp. du matin : Yardoe, 4°1 Paris, 19; Madrid, 24; Puy de Dôme, 13; moyenne à Paris : i9°,5 (normale : 170). — Le 22. Extension sur la mer du Nord et les Pays-Bas de la dépression des Iles-Britanniques : Malin-Head, ySS; fortes pressions sur le S.-E. : Hermanstadt, 767. Pluies sur l’E. et l’O.; en France (orages) : Lyon, 18; Bordeaux, g ; Nice, 6; Lorient, 2 ; Nancy, 1. Temp. du matin : Arkangel, 4°; Paris, 18; Alger, 25; Puy de Dôme, 11; moyenne à Paris : x5°,5 (normale : 1 y0,i),— Le 23. Dépréssion sur les Iles-Britanniques, la mer du Nord, l’Allemagne : Malin-Head, Fano, 756; hausse sur le S.-O. : La Corogne, 768. Pluies sur l’O. ; en France :
- Lyon, 29; Paris, 23; Nancy, 19; Le Mans, Biarritz, 5. Temp. du matin : Yardoe, 40! Paris, 14 ; Alger, 26; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris : i5°,y (normale : 17°,2). —Le 24. Pression générale basse; Irlande, Baltique, Russie, 75x ; forte pression de la péninsule Ibérique aux Açores : Horta, 772. Pluies sur le Centre et l’O. ; en France : Besançon, 9; Charleville, 6; Le Havre, Paris, 5; Rochefort, Brest, 3. Temp. du matin : Yardoe, 4°; Paris, i5; Alger, 22 ; Puy de Dôme, 7 ; moyenne à Paris : i6°,4 (normale : i7°,2). — Le 25. Dépression sur les Iles-Britanniques et la mer du Nord : Yarmouth, 748 ; Riga, 748 ; fortes pressions vers l’Islande et les Açores : Horta, 771. Pluies sur le Centre, le N. et l’O.; en France : Paris, 17; Nancy, 10; Perpignan, 8; Sicié, Le Havre, 5; Boulogne, 3; Brest, 1 Temp. du matin : Yardoe, 3°; Paris, 14 ; Alger, 20; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : i5°,7 (normale : 17°,3). — Phases de la Lune : Pleine Lune le 22, à
- 8 h. 21 m. du soir. •
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : >20, "Boulevard Saint-Germain, "Paris (YJe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d'entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d'origine.
- N° 1937 — 9 JUILLET 1910
- SUPPLÉMENT
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- INFORMATIONS
- Le Deutschland. — Nous nous étions trop pressé d’enregistrer la semaine dernière les brillants débuts du Deutschland, le nouveau « Zeppelin » construit pour
- Passagers montant dans la cabine à voyageurs du dirigeable.
- le compte d’une compagnie allemande qui organisait des II voyages ' aériens en commun. La publicité faite par la || compagnie avait excité l’enthousiasme de nombreux sportsmen, • qui, moyennant payement d’un ticket de 2oo fr., avaient retenu à l’avance leurs places pour les voyages de Dusseldorf à Dortmund aller et retour qui devaient s’effectuer journellement du 27 juin au ieraoût. Vingt-quatre passagers, dont une Américaine, cinq Allemandes, trois Anglais, avaient acquis le droit, en s’insciû-vant les premiers, de participer au voyage de début du gigantesque aérobus. En tenant compte des huit hommes d’équipage et du tenancier du restaurant (car l’un des deux wagons du Deutschland comportait un buffet), le grand vaisseau aérien emportait trente-trois personnes. Dès le lendemain de cette mémorable journée, la presse européenne était unanime à constater l’éclatant succès de cet historique début : les voyages aériens en commun entraient définitivement dans les moeurs ! De fait, aucun incident fâcheux' n’avait marqué celte brillante randonnée de trois heures, durant laquelle Taéronat avait parcouru plus de 200 km en se maintenant à une altitude moyenne de 200 m., et en fournissant par pér riodes des vitesses de'90 km à l’heure. Interviewés à leur retour à Dusseldorf, les passagers exprimèrent avec enthousiasme la sensation de sécurité qu’ils avaient ressentie pendant toute la durée du trajet! Les vibrations des moteurs étaient à peine perceptibles, et les wagons gardaient, même pendant la montée et la descente, un équilibre si parfait, que les rafraîchissements servis sur
- les tables de la nacelle-buffet conservaient une stabilité immuable. Un triste lendemain était réservé à l’enthousiasme national. Deux jours après ce sensationnel exploit, le gigantesque aérobus n’était plus qu’un amas de débris informes, accrochés aux arbres de la forêt de Teuto-burg, en Westphalie. Parti le 18 juin 1910, à 8 heures de son garage en emportant une vingtaine de journalistes, le Deutschland avait de suite à lutter contre un vent violent qui ne lui permettait d’avancer qu’à la vitesse de 7 km. La machinerie donnait bientôt des signes de dérangement, et, vers midi; un des moteurs était hors de service. Le commandant lançait.-- à r terre des dépêches demandant qu’on prévînt les garnisons de Dortmund et de Munster, en projetant d’atterrir dans le voisinage de l’une ou l’autre ville. Mais, devenu le jouet du vent, le ballon s’en allait à la dérive. Vers 6 heures, une violente bourrasque l’enlevait brusquement à une hauteur de i5oo m., pour le laisser retomber presque aussitôt avec une vitesse vertigineuse. A 70 m. du sol, le commandant réussissait à arrêter la descente et le ballon s’accrochait enfin aux arbres de la forêt où il se brisait. Par un hasard providentiel, les passagers en étaient quittes pour quelques coupures produites par les vitres des nacelles. Et, trempés jusqu’aux os, ils sautaient à terré, et gagnaient péniblement la petite ville d’Iburg. Ajoutons qu’ils mouraient de faim, car les vivres du buffet, prévues pour un voyage de trois heures, avaient été épuisées depuis longtemps. Si celte catastrophe est de na-
- Le Deutschland après la catastrophe.
- ture à décourager les amateurs de A’oyages aériens, il faut se féliciter qu’elle n’ait pas coûté de vies humaines.
- La production mondiale du pétrole en 1908 et 1909, — La production universelle du pétrole en 1908
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- INFORMATIONS
- a été de 38.o52.a33 tonnes, soit 3.019.998 tonnes de plus |j qu’en 1907. De 1907 à 1908 il y a donc eu augmentation de 9 pour 100 sur le total, tandis que, de 1906 à 1907, l’accroissement avait été de 24 p. 100. Si l’on se reporte de quelques années en arrière, on voit qu’on n’atteignait pas 10 millions de tonnes en 1890 et 20 en 1900. On a donc presque doublé dans les 10 dernières années. Parmi les pays producteurs, le premier rang revient aux Etats-Unis avec 63 p. 100 de total; puis vient la Russie avec 21,75 p. 100. La Galicie arrive .troisième avec 4,61 p. 100; la Roumanie suit avec 3,02 p. 100 et les Indes néerlandaises avec 3 p. 100. Tous les autres états producteurs ne contribuent en tout que pour 4,65 p. 100. En 1909, la production des Etats-Unis a cessé de s’accroître. On n’a atteint que 23.600.000 t. contre 23.880.000 en 1908. Cette production de 1909 se subdivise ainsi par bassin: Californie (7.547.750 tonnes); Mid-Continent (5.758.900 tonnes) ;Illinois (3.750.000tonnes); Appalachien (3.591.000 tonnes) ; Gulf (1.755.000 tonnes) ;Lima-Indiana (1.100.000 t.). Ce tableau met en évidence la part relativement faible que prend maintenant le bassin pennsylva-nien, ou appalachien, avec ses pétroles de première qualité. Au contraire, la Californie a augmenté de plus de x.600.000 t. de 1908 à 1909. En Russie on n’a pas encore retrouvé les chiffres de production de 1904, quoiqu’il y ait une légère augmentation d’année en année. On a gagné environ 600.000 t. de 1907 à 1909; mais on n’est encore en 1909 qu’à 8.853.000 t. contre 10.283.000 en 1904, soit une baisse de 17 p. 100. Presque toute la production russe vient des deux centres de Bakou et de Grosny. En T 908, Bakou avait produit 7.448-5oo t. contre 833.000 t. à Grosny. En 1909, Bakou a produit 7.848.600 t. et Grosny 1.004.600 t. Il est à remarquer qu’à Grosny le rendement par sonde est aujourd’hui très supérieur à celui de Bakou, où les indices d’épuisement sont manifestes. En 1900, chaque sonde de Grosny a produit en moyenne 5740 t., chaque sonde de Bakou 383o t. (pour 21 i4 sondes actives en 1909). La subdivision entre les quatre grands districts de Bakou a été la suivante pour 1909 : Balachany ( 1,167.360 t.) ; Sabountchi (3.3x5.072 t.) ; Romany (1.402.032 t.) ; Bibi Eybat (1.964.160 t.). Le district de Maikop, dont nous avons donné autrefois ici une description, n’est encore qu’un district d’avenir.
- Inde britannique : son industrie houillère. — L’industrie houillère de l’Inde britannique continue à se développer. En 1909, il existait xa5 joint stock compa-nies, dont le capital nominal excédait 135 millions de francs. Le nombre des ouvriers employés, dans cette industrie, excède i3oooo. La production, d’un million de tonnes, en 1878, est passée à plus de x3 000 000 de tonnes, fournies par le Bengale à concurrence de 90 pour 100. Les importations des charbons étrangers, dans l’ensemble, sont en voie de décroissance, tandis que les exportations continuent à progresser. La production de l’Inde, jointe à celles du Japon, de l’Australie, des Straits-Setlements et de l’Afrique du Sud exercent une action de refoulement, vers l’Ouest du canal de Suez, des charbons européens, qui contribuent encore, mais en plus faible proportion, à l’alimentation de l’Orient. Il semble bien probable que ce mouvement s’accentuera et que les charbons orientaux finiront par chasser, des eaux orientales, les charbons européens, qui devront ainsi chercher d’autres débouchés ou étendre certains de ceux déjà existants. Les combinaisons avantageuses de fret, pour les marines européennes, tendront, de ce chef, à se restreindre, dans les rapports commerciaux de l’Europe avec l’Orient.
- Détermination de l’épicentre d’un tremblement de terre. — Plusienrs lecteurs nous ont demandé comment se fait cette détermination, et nous avons déjà donné des renseignements à ce sujet. Pour les compléter, nous croyons devoir reproduire la très intéi’essante note que M. Angot a publiée sur la même question dans le bulletin du Bureau central météorologique de France (avril 1910) :
- « Quand on a déduit de l’observation les valeurs ap -prochées de l’azimut et de la distance de l’épicentre par rapport à une station, on ti’ouve les coordonnées géographiques de cet épicentre, soit par un calcul de trigonométrie sphérique, soit sur une carte spéciale, qui doit alors être construite à nouveau pour chaque station. L e procédé suivant donne àî vue le résultat aü moyen d’un appareil très simple, qui peut servir sans modification pour toutes les stations.
- . « Sur une feuille de carton est tracé le canevas d’une projection stéréographique méridienne, avec les méridiens et les parallèles de io° en io°; un rayon de 6 cm donne déjà une approximation suffisante pour la pratique; mais il y a tout avantage à prendre un rayon un peu plus grand. Sur cette projection on en superpose . une seconde identique, tracée sur une matièi*e transparente (vérin ou celluloïd) et pouvant tourner autour du centre commun des deux cercles. Les méridiens de la projection mobile donnent les azimuts, et les parallèles les distances ; il sera même avantageux de tracer sur cette projection mobile les parallèles de 90 en 90; ils correspondent directement ainsi à des distances variant de 1000 km en 1000 km. On amènera le pôle de la projection mobile sur le point du grand cercle fixe qui correspond à la latitude de la station, et on lira immédiatement sur la projection fixe la position géographique (latitude et différence de longitude avec la station) du point qui, sur la projection mobile, correspond à la distance et à l’azimut donnés.
- « Si l’on ne connaît que la distance, le même appareil donnera à vue les coordonnées d’autant de points qu’on voudra du petit cercle qui correspond à cette distance et sur lequel doit se trouver l’épicentre. On pourra donc tracer sans peine ce petit cercle sur une mappemonde quelconque. Les observations faites dans d’autres stations donneront d’autres cercles analogues. Avec trois stations, par exemple, on aura trois cercles qui se couperont deux à deux en formant un petit triangle dont le centre de gravité sera la position probable de l’épicentre. »
- Nouveau type de croiseur anglais. — En présence des délégués de l’Amirauté, les chantiers Yickers, Sons and Maxims, à Barrow, ont mis en chantier, le 12 mai, le croiseur géant Princess Royal, qui sera le plus puissant et le plus rapide des croiseurs* du type Dréadnought. Sa longueur sera de 700 pieds (213 m.), soit 200 pieds de plus que le Vanguard, longueur supérieure à celle des plus récents cuirassés. Il sera pourvu de machines à turbines de la force de 70 000 chevaux, capables de lui imprimer une vitesse normale de a7,fi. nœuds, et une vitesse maxima de 3o nœuds. Il pourra donc marcher plus rapidement que les meilleurs transatlantiques, tout en étant assez puissamment armé pour combattre les plus redoutables cuirassés, même ceux du type dit Super-Dreadnought. Son armement comprendra des pièces de i3,5 pouces. Après achèvement, il aura coûté 5o millions de francs. Le même jour, le nouveau cuirassé Saint-Vincent a été commissionné à Portsmouth, ce qui porte à dix le nombre des Dreadnoughts déjà mis en service, dont sept cuirassés et trois croiseurs.
- Conservation des raisins de table par le froid. —
- L’industrie frigorifique signale, d’après le rapport annuel du ministère de l’agriculture des Etats-Unis pour l’année i§09, des essais d’emmagasinage de raisins de tablé en chambre froide effectués sous la direction de MM. Stubenrauch et White, agents du service de l’industrie horticole, avec 16 variétés présentant des conditions différentes de cueillette et d’emballage. Les résultats ont démontré que le pouvoir de conservation des fruits était fortement influencé par les méthodes de manipulation auxquelles ils avaient été préalablement soumis. Pour ne citer qu’un exemple typique, la variété « Flame Tokay », cueillie et emballée commercialement dans des mannes à claire-voie ordinaires, s’est maintenue 10 à 12 jours en bon état; ce délai a atteint de 4° à 60 jours pour des raisins soigneusement traités et il s’est élevé à 65 et 100 jours pour des raisins récoltés avec les plus grandes précautions et emballés dans de la sciure de liège. Ces expériences avaient pour but principal de déterminer quels facteurs agissent sur les facultés de conservation des raisins de table de l’Ouest américain pendant leur transit à destination des marchés de consommation; elles ont prouvé qu’il faut attribuer surtout aux méthodes défectueuses avec lesquelles les fruits sont traités en Californie les pertes importantes que le commerce fruitier y éprouve annuellement. Les conclusions du rapport sont intéressantes à retenir : la possibilité de déplacer l’importation considérable que font actuellement aux Etats-Unis les pays de production étrangers de raisins destinés à la consommation d’hiver, au profit de fruits frais de qualité meilleure et de provenance indigène, rendra les expériences particulièrement instructives pour les viticulteurs américains.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- Cabine radiologique protectrice. — Les radio-graphes tendent, chaque jour, à employer des intensités de plus en plus fortes pour leurs opérations. Aussi imaginèrent-ils des dispositifs protecteurs pour le malade afin de ne soumettre aux radiations que les parties de son corps sur lesquelles ils se proposaient d’agir. Mais ‘jusqu’ici, en France tout au moins, on ne s’était guère inquiété de garantir le médecin des rayons X.
- vant à mesurer l’intensité qui traverse l’ampoule de Crookes, la soupape qui régularise le courant et le spintermètre que le docteur manœuvre de l’intérieur et qui permet de mesurer l’étincelle équivalente du tube.
- A l’intérieur, se trouve le condensateur de la bobine, le rhéostat d’intensité et, sur une tablette, le tableau de distribution de tous les organes de l’installation.
- Comme on le voit sur une de nos gravures (fig. 2), les connexions établies entre la bobine et la turbine d’une part et la cabine de l’autre, sont réalisées au moyen d’un câble à 6 conducteurs terminés par deux prises de courant à 6 broches. De cette façon, on obtient une mobilité complète de l’ensemble.
- Cette cabine constitue donc un poste radiologique complet avec une turbine-interrupteur à mercure et à
- Fig. 1. — Cabine radiologique protectrice (vue extérieure).
- MM. Radiguet et Massiot viennent de combler cette lacune en construisant la cabine radiologique protectrice représentée ci-contre avant et arrière (fig. 1 et 2).
- Cette cabine se présente sous la forme d’un élégant paravent vitré en partie et dont la charpente en bois d’acajou supporte les appareils de commande radiographiques. Les glaces sont à base de plomb et permettent à l’opérateur, placé derrière elles, de voir son patient et de suivre le fonctionnement des divers appareils en évitant l’action de toutes les radiations nuisibles. En outre, les autres parties de la cabine sont doublées intérieurement de feuilles de plomb imperméables aux rayons X.
- La partie antérieure porte le milliampèremètre ser-
- Fig. 2. — Cabine radiologique protectrice (vue arrière^.
- gaz et une bobine d’induction. Enfin, le docteur peut la placer dans la position la plus avantageuse pour surveiller appareils et malade tout à la fois-
- Agriculture
- Appareil préventif des accidents des machines à battre les récoltes. — On sait que, depuis longtemps, la batteuse mécanique s’est substituée au fléau actionné à bras d’homme, au dépiquage à l’aide du rouleau de pierre ou par les pieds des animaux et autres systèmes plus ou moins primitifs employés pour séparer le grain
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- des épis. Mais si la machine à battre permet de. simplifier considérablement la main-d'œuvre et de réaliser une sérieuse économie, elle a nécessité encore, jusqu’ici, la main de l’homme pour l engrènement, c’est-à-dire l’alimentation de l'organe qui constitue le batteur proprement dit; de là les nombreux accidents qui surviennent, chaque année, par suite.’d’une’distraction ou'd’une imprudence de l’ouvrier engreneur : main mutilée, bras arraché, etc.
- La loi sur les accidents du travail, les risques que court l’ouvrier engreneur, et la responsabilité qui incombe au patron, agriculteur ou entrepreneur de battage, rendaient nécessaire la substitution de l’engrène-ment mécanique à la main de l’homme. L’appareil dit engreneur automatique, imaginé par M. Guillot, d’Orléans, et dont le principe tout nouveau est confirmé par l’obtention du brevet allemand, solutionne très heureu-
- Engreneur automatique pour machine à battre les récoltes.
- sement ce problème. En même temps qu’il écarte les risques d’accidents, cet appareil permet de battre les récoltes sans ouvrier spécial, avec seulement un ou deux ouvriers de ferme, et d’augmenter le rendement en grain, par suite du secouage mieux fait, sur des récoltes bien démêlées. Les compagnies d’assurances sur les accidents du travail accordent une réduction d’environ 20 pour 100 aux propriétaires de matériel de battage qui en font usage.
- Le principe de l’engreneur automatique est extrême-ment sinTple ï deux râteaux o.scHlanl.s, animes d’un mouvement contraire de va-et-vient, se meuvent entre deux trémieè formant. entonnoir et recevant les gerbes. Les râteaux démêlent facilement toutes les récoltes, mieux et plus rapidement que ne le ferait le meilleur ouvrier; on peut ainsi, sans fatigue et sans danger, alimenter la batteuse, diminuer la dépense de force motrice et réduire les frais de main-d’œuvre. On sait que le rendement, basé sur la somme de travail effectué, est d’autant plus élevé que la résistance ou l’alimentation de la machine est plus uniforme. Or, si habile que soit l’ouvrier engreneur, il ne peut alimenter uniformément le batteur, mais fournir seulement de petites poignées de paille aussi régulières que possible; il en résulte que, tantôt le batteur se ralentit brusquement lorsqu’on engrène une trop grosse poignée de paille, tantôt il fonctionne à vide un instant, s’emballe et tend à entraîner le moteur; il y a donc dépense d’énergie non utilisée, inconvénients que l’on évite en alimentant uniformément le batteur.
- Des expériences faites avec ce nouvel appareil ont permis d’enregistrer une diminution du prix de revient, et une augmentation de travail et de rendement en grain séparé des épis. Pour une quantité de 4000 kg de blé battus avec l’engreneur automatique, en 58 minutes, et un ouvrier, on a obtenu 1174 kg de grains. Pour une égale quantité de blé battu avec engrènement à la main, en ih,23', et exigeant trois ouvriers, le rendement n’a été que de n34 kg de grains. Sur ces deux lots, deux parts égales de 800 kg de paille ont été prélevées et rebattues mécaniquement; le lot traité avec l’engreneur automatique n’a rendu que 19 kg 800 de grains, tandis que l’autre, qui fut engrené à la main, en rendit 41 kg 5oo, soit 21 kg 700 en faveur de l'engrènement mécanique, ou une augmentation de rendement de 5o pour 100 en grain.
- Une seconde expérience comparative faite sur de l’avoine, dans les mêmes conditions, a fait ressortir, par le rabattage de la paille, une augmentation de rendement de 5o4 kg en grain, pour une journée de travail de dix heures, ce qui représente, à raison de 20 fr. les xoo kg de grain, un simplement de rendement équivalant à 100 fr. 80.
- Cet appareil sera d’autant plus utile aux agriculteurs
- qu’il peut s’adapter aux batteuses de tous systèmes, ne nécessite qu’une force de 1/4 à 1/2 cheval, suivant récoltes et débit; il est peu encombrant, permet de réaliser une sensible économie de personnel et de combustible, et élimine toute crainte d’accident.
- Photographie <«*
- Développement au diamidophénol et acide borique.
- —- Tous ceux qui pratiquent le développement au diamidophénol, ou amidol, savent que le bromure de potassium a très peu d’action sur lui;, il est par conséquent assez difficile avec ce révélateur de tirer un bon parti d'un cliché trop posé. M. Namias a fait remarquer au Congrès de Chimie appliquée, tenu l’an dernier à Londres, qu on peut rendre les bains de diamidophénol très sensibles à l’action du bromure de potassium en y ajoutant de l’acide borique. Cette addition n’a pas d’action sur la venue de l’image qui est à peine retardée, même quand l’acide borique est à saturation dans le bain ; elle a l’avantage de lui permettre de se conserver plus longtemps, et surtout d’assurer sa sensibilité aux bromures alcalins. La formule recommandée parM. Namias est la suivante ;
- Eau. . .......................100 grammes.
- Sulfite de soude cristallisé ... 4 —
- Acide borique en poudre .... 5 —
- Diamidophénol................. o,5 —
- La solution de bromure de potassium à 10 pour 100 s'ajoute alors, comme dans les autres révélateurs, selon les besoins.
- Électricité
- Entretien des piles de sonnerie. — Lorsqu’une pile de~sônnérie (mie pile ordinaire genre Leclanché et non une pile sèche) est bien entretenue, elle peut pour ainsi dire durer éternellement. Les éléments à zinc circulaire sont.préférables àceux à simple bâton de zinc parce que sous un petit volume, la surface d’attaque est plus considérable; ils tiennent par conséquent moins de place. Quatre éléments de cette sorte, hauts de 10 cm environ, peuvent alimenter les sonneries de tout un grand appartement avec une longueur de ligne assez importante relativement.
- Il faut surveiller les piles de manière à maintenir le niveau d’eau égal dans chaque élément, de manière à assurer pour chaque pile une résistance égale. Le liquide excitateur le meilleur est une solution de chlorhydrate d’ammoniaque à raison de 5o gr. par litre d’eau.
- Pour que les zincs s’usent régulièrement et seulement pendant le fonctionnement des sonneries,il suffit qu’ils soient soigneusement amalgamés et pour cela un bon moyen est de maintenir dans lefond du vase de pile un petit globule de mercure gros comme un pois, l’amalgamation se fait toute seule et le pois de mercure constitue une provision pour 18 mois à 2 ans. Ce procédé ne serait pas pratique pour une installation importante, mais nous n’avons en vue ici qu’une application strictement domestique. . ; .
- Tous les six mois on vérifiera soigneusement les con-; tacts de la pile, c’est-à-dire les fils de connexion et les bornes. Souvent il y a une légère oxydation et dans ce . cas il faut essuyer les parties altérées, passer les fils et les bornes au papier de verre fin avant de rétablir les ! contacts. . ;
- ; . Enfin il est recommandé de placer les piles dans une petite caisse de bois blanc, de manière à éviter qu’on les renverse et à empêcher la cassure des connexions quand on les déplace. Il est bon également de connecter ; les fils du premier zinc et du dernier charbon avec deux bornes montées sur un des petits côtés de la boîte. C’est à ces deux bornes; que viendra aboutir le circuit d’àli-: mentation des sonneries dont nous donnerons ültérieu-renient le montage. ’
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- BULLETIN ASTRONOMIQUE
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- JUILLET-AOUT-SEPTEMBRE 1910
- Les heures sont données en temps moyen civil de Paris compté de o à 24 heures à partir de minuit.
- I. — SOLEIL
- L'équinoxe d’automne se produira le 23 septembre, à 23 heures. A cette époque, le Soleil traversera l’équateur céleste, passant dans l’hémisphère austral. Les jours et les nuits auront sensiblement la même durée.
- Continuer l’observation quotidienne du Soleil en vue de fixer l’époque du minimum d’activité.
- II. — PLANÈTES
- Mercure, pendant ces trois mois, traverse les constellations des Gémeaux, du Cancer et du Lion.
- Il atteindra sa plus grande élongation du soir, le 3o août, à 270 8' à l’Est du Soleil. Cette élongation sera la plus grande de l’année. Toutefois, pour nos latitudes, la planète, se couchant une heure au plus après le Soleil, sera peu facilement observable.
- Le 19 août, Mercure sera en conjonction avec 83 Lion, à 4 heures, à o° 3' au Nord.
- Diamètre de Mercure le 5 juillet : 5",7 ; le 6 août : 5",3 ; le 5 septembre : 7",5. ; le a5 septembre : 10",2. .
- Vénus parcourt le Taureau, les Gémeaux et le Cancer. Elle sera de plus «n plus difficilement observable se rapprochant constamment du Soleil. Son diamètre, dei4,,,2 le 5 juillet, passera à 12",3 le G août et à n°,o à la fin de septembre.
- On pourra encore observer cette planète pendant le mois de juillet, à l’auxore... .
- Vénus sera en conjonction avec les étoiles suivantes :
- Le 27 juillet, à 3 heures, avec l’étoile Gémeaux ^variable de 3,2 à 4,°), à o°o,,oi N. A ce moment, le diamètre de Vénus sera de 12",8 et sa phase 0,847, Ie diamètre étant un. Lever de Vénus à 2 heures ; lever du Soleil à 4'' 27”; L’étoile sera occultée. Phénomène très rare qu’il conviendra d’observer dès le lever de Vénus. L’émersion de l’étoile aura lieu en plein jour.
- Le 28 juillet, à 17 heures, avec l’étoile p. Gémeaux (gr. 3,2), à o°o',2i N. Observer ce rapprochement le 28 au matin et le 29 dès le lever de la planète.
- Le 8 août, à 17 heures, avec ô Gémeaux, à o°6' S.
- Le 23 septembre, à 12 heures, avec Lion, à o°o',6 N.
- Mars, en conjonction avec le Soleil le 27 septembre, est inobservable.
- Jupiter sera encore observable en juillet, à l’horizon ouest. Il sera presque en conjonction avec le Soleil à la fin de septembre. On le trouvera à l’aide de la carte publiée au n° 1912 (i5 janvier 1910).
- Diamètre de Jupiter : le 5 juillet, 35",8; le 6 août, 33",o ; le 5 septembre, 3i",3.
- Saturne, dans le Bélier, devient visible le malin. Il sera en quadrature occidentale avec le Soleil le 3o juillet. L’anneau s’ouvre de plus en plus et se présente actuellement par sa face australe.
- Voici les principaux éléments de la planète et de l’anneau :
- bides. Diamètre équatorial de la planète. Grand axe extérieur. Petit axe extérieur. Hauteur de la Terre au-dessus du plan de l’anneau. Hauteur du Soleil au-dessus du plan de l’anneau.
- 3 juil. . 17",0 39",0 11 ".9 — 17° 45' —15° 56'
- 1 août. 18",0 41",2 12",8 —18° 10' — 16° 2'
- 5 sept . 19",1 43",S 13",5 — 18° 1' —16° 27'
- L’Annuaire astronomique pour 1910 donne, pour lès c,m(I principaux satellites de Saturne, les dates des élongations et une orbite apparente permettant de les rechercher sur le ciel avec les instruments de moyenne puissance.
- Uranus sera en opposition avec le Soleil le 16 juillet. On le trouvera facilement à l’aide de la petite carte, extraite de l’Annuaire astronomique pour 1910, que nous reproduisons ci-dessous avec l’aimable autorisation de M. Flammarion. Uranus brille comme une étoile bleuâtre de 6e grandeur environ et on peut, avec une excellente vue, l’apercevoir à l’œil nu. Dans une lunette, il offre un petit disque bleuâtre de é," de diamètre environ. ; '
- Neptune, dans les Gémeaux, est.pratiquement inobservable pendant cê trimestre.
- Petites planètes. — On sait qu’il existe, entre les
- MARCHE d’uRANUS SUR LE CIEL EN I9IO.
- orbites de Mars et de Jupiter, un nombre considérable de petites planètes. Ce nombre actuellement dépasse .600. Il peut être intéressant de suivre, au moment de leur opposition, les plus brillantes d’entre elles. Voici leurs positions :
- DATES igiO I JR •ALLAS (D Éclat JR CÉRÈS Éclat Æ VESTA Q Éclat
- Juillet 8 22h21ra -+-12° 30 ' 9,4 » » J) » »
- — 16 18 +12.17 9,3 P » P » » »
- — 24 15 +11.50 9,3 » P » » » O
- Août 1 11 +11. 8 9,2 T 41“ _ 2 ' 8,2 2b51“ + 6U55' 7,6
- — 9 5 +10.11 9,1 44 — 2.55 8,2 58 + 6.46 7,5
- — 17 21.59 + 9. 1 9,1 45 — 5.11 8,1 44 + 6.50 7,4
- — 25 55 + 7.38 9,1 46 — 5.37 8,0 48 + 6.46 7,4
- Sept. 2 47 + 6. 6 9,0 45 — 4. 9 7,9 51 + 6.54 7,5
- — 10 42 + 4.27 9,1 42 — 4.46 7,8 53 + 6.14 7,2
- — 18 57 + 2.46 9,1 58 — 5.25 7,7 52 + 5.48 7,1
- — 26 21.53 + 1.6 9,1 1.33 — 6. 5 7,7 2.50 + 5.15 7,0
- ;ill. — PHÉNOMÈNES DIVERS
- Lumière zodiacale. — Dans les nuits pures et sans Lune, observer, à l’Est, la lumière zodiacale, notamment à partir du mois.de septembre.
- Conjonctions:
- Le 2 juillet, Saturne en conjonction avec la Lune, à 5 h., à 0° 23' Sud.
- Le 27 juillet, Vénus en conjonction avec Tj Gémeaux, à 3 h., à 0°0',01 Sud.
- Le 28 juillet, Vénus en conjonction avec |f Gémeaux, à 17 h., à 0°0',21 Nord.
- Le 6 août, Mercure en conjonction avec Mars, à 6 11., à 0° 5' Nord.
- Le 8 août, Vénus en conjonction avec 5 Gémeaux, à 17 h., à 0°6' Sud.
- Le 11 août, Vénus en conjonction avec Neptune, à 1 h., à 0°27' Nord.
- Le 23 septembre, Vénus en conjonction avec y Lion, à 12 h., à 090',& Nord.
- Occultations d’étoiles par la Lune. — Cette liste ne contient que les occultations d’étoiles jusqu’à la 6° grandeur.
- S A G 1 T T A I R E
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- BULLETIN ASTRONOMIQUE
- DATES ÉTOILE OCCULTÉE GRANDEUR COMMENCEMENT FIN
- 28 août. . . . T Taureau. 4,5 2 h. 23 m. 2 h. 54 m.
- 14 septembre. m Sagittaire. 5,1 18 h. 16 m. 19 h. 35 m
- 14 — A Sagittaire. 5,3 20 h. 7 m. 21 h. 28 m.
- 17 — t, Verseau. . 5,8 21 h. 43 m. 22 h. 39 m.
- 17-18 — T, Verseau. 4,3 23 h. 1 m. 0 h. 13 m.
- 21 — ^Poissons. 5,1 0 h. 5 m. 1 b, 12 m.
- 23 — 56 Taureau. 5,7 23 h. 11 m. 23 h. 25 m.
- 24 — u, Taureau. 4,5 2 b. 19 m. 3 h. 26 m.
- 24 — u2 Taureau. 5,8 3 h. 2 m. 3 h. 56 m.
- Étoiles filantes. — Du io juillet au 20 août, chute des Perséides. L’averse atteint son maximum vers le 11 août. Radiant vers /] Persée.
- Du a5 au 3o juillet, chute des Aquarides. Radiant vers ô Verseau.
- Un très grand nombre d’autres radiants sont actifs pendant cette période de l’année et la voûte céleste est fréquemment parcourue par des étoiles filantes.
- Étoiles variables. — Observer, dès le début de juillet, l’étoile variable Mira Geti, 0 de la Baleine, dont le maximum doit se produire vers le 3 août. Cette étoile varie de la grandeur 3,3 à la grandeur 8,5, mais le
- maximum est tantôt supérieur, tantôt inférieur à la valeur ci-dessus. En outre, il est parfois en avance et parfois en retard sur la date prévue. Il est donc très utile d’effectuer des observations précises permettant de fixer ces valeurs aussi exactement que possible.
- Minima de l’étoile variable Algol (p Persée) :
- Le U juillet (1 h. 4 m.). — Le S août (23 h. 33 m.); 26 (1 h. 13 m.);
- 28 (22 h. 1 m.). — Le 17 septembre (23 h. 41 m.J ; 20 (20 h. 30 m.).
- Comète de Halley. — La comète de Halley, bien diminuée d’éclat, s’éloigne dans les profondeurs du ciel. À l’aide d’un équatorial, on pourra peut-être la trouver en se servant des positions ci-après. Mais la lumière du crépuscule rendra l’observation très difficile.
- DATES
- 12b T. M. BERLIN ASCENSION DROITE DÉCLINAISON
- 1*' juillet 10 h. 47 1U. 32 s. — 2° 47',1
- 5 — 10 b. 50 m. 54 s. — 3° 7',7
- 9 — 10 h. 54 111. 6 s.'- — 3° 27',8
- 13 — 10 b. 57 m. 12 s. — 3° 47',8
- 16 — 10 b. 59 m. 28 s. — 4° 2',9
- Em. Touchet.
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- HYGIENE ET SANTÉ
- Pouvons-nous manger des fraises? — La réponse ne fait doute pour personne ; sauf quelques rares sujets chez lesquels l’ingestion de cet excellent fruit provoque des poussées d’urticaire, tout le monde l’aime et s’en délecte, la saison venue. Il faudrait, cependant, si j’en crois M. Sacquépée, professeur au Val-de-Gràce, être circonspect dans cet usage. « Il n’est un secret pour personne, dit-il, dans une note au Progrès Médical, que des pratiques néfastes président maintes fois à leur culture ; qui de nous n’a appris qu elles sont parfois soumises à l’épandage direct. » Je ne crois pas que cette pratique soit aussi communément répandue que l’affirme notre confrère. Qu’en hiver, au début du printemps, on jette dans les champs de culture un peu d’engrais de ce genre, c’est possible, encore ferais-je des réserves absolues pour certaines régions que je connais et où on n’utilise que du fumier de vache. En tout cas, on n’en jette plus à partir de la floraison et de la poussée du fruit et, dans bien des endroits, on a remplacé le paillis ordinaire par la paille de fibres de bois qui évite toute contamination de la fraise. Il est clair que l’épandage direct d’engrais fécal humain pourrait apporter sur la plante une proportion dangereuse de microbes des plus nocifs, entre autres le bacille typhique et le coli-bacille, son cousin germain.
- Pour ceux qui redouteraient désormais de manger des fraises dont on ignore, comme pour les huîtres, la provenance, M. Sacquépée nous donne un moyen défensif, garanti, par des expériences minutieuses et des plus démonstratives. Supposons des fraises infectées : Y a-t-il un moyen de les purifier? Je ne parle pas de la cuisson qui change complètement le goût et même un peu le parfum.
- Voici le résultat des recherches de notre confrère :
- On infecte des fraises avec des cultures microbiennes dans des conditions qui rappellent les procédés employés en culture. On les soumet alors au rinçage à l’eau. Or le rinçage à l’eau stérilisée, même à grand volume et
- pendant cinq à dix minutes, ne donne qu’un nettoyage sommaire et imparfait; le nombre des bacilles pathogènes diminue des deux tiers, parfois des trois quarts, mais ils ne disparaissent jamais entièrement.
- Si on les rince avec du vin rouge ou si on les plonge dans un vase rempli de vin en agitant le liquide pour qu’elles baignent complètement, on obtient une stérilisation à peu près parfaite. Notez qu’on peut prendre n’importe quel vin : bordeaux, vin de l’Hérault, du Midi, d’Algérie ; le résultat est identique. Sur un échantillon de fraises donnant au début par centimètre cube d’eàu de lavage, environ 5ooo bacilles typhiques, on n’en trouve plus que i5oo après le rinçage à l’eau; mais après l’immersion dans le vin, le nombre des bacilles tombe à 20 après vingt minutes de contact, à 5 après trente minutes, à zéro après quarante-cinq minutes. Le vin blanc donne une stérilisation aussi complète que le vin rouge.
- Voilà donc un moyen pour les timorés de satisfaire leur gourmandise sans crainte d’infection; ils mangeront des fraises au vin, ce qui n’est pas déplaisant, et pour certains gourmets est même préférable à la fraise au sucre. M. Sacquépée conseille, pour ceux qui ne pourraient souffrir le vin, de laver pendant une demi-heure les fruits dans de l’eau additionnée d’une partie pour cinq d’eau oxygénée et laver ensuite à grande eau stérilisée. Traiter les fruits par un antiseptique me parait un peu de la chimie extra-culinaire ; les laver au vin c’est autre chose, et le vin, on le sait, a une action stéri-lisatrice des plus prononcées. Il y a lieu de tenir compte de l’action directe du jus de la fraise ; les bacilles pathogènes ne germent pas dans du suc de fraises, ils' y disparaissent si bien que dans des fraises écrasées on n’en trouverait pas trace au bout de quelques instants. Donc, en cas de contamination, ce dont, hélas! on n’est jamais averti, mangez vos fraises au vin et priez votre cuisinière de préparer à l’avance cette compote d’un nouveau genre; la fraise au vin sera ainsi sans danger et peut-être plus facilement digestive. Dr A. C.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
- Cuisson des sirops de sucre. — Pour la préparation des confitures, gelées, fruits confits, on a presque toujours à préparer des sirops sucrés d’une concentration donnée. Les professionnels savent très bien juger du degré de cuisson d’après la viscosité du liquide et possèdent un vocabulaire spécial pour désigner les différents états du sirop de plus en plus concentré. Dès qu’il s’attache à l’écumoire, on dit que le sirop fait la nappe ; il est cuit au petit lissé, lorsqu’une goutte, déposée sur l’ongle, étalée reste plane, et si on l’étire entre le pouce et l’index, donne un filet qui se rompt immédiatement ; le
- sirop est cuit au grand lissé si le filet ainsi formé ne se rompt pas de suite. Quand, à l’ébullition, il se forme des bulles ressemblant à des perles, le sirop est dit perlé ; il est au soufflé dès qu’il forme des bulles quand on souffle dans les trous de l’écumoire;
- Pour reconnaître la cuisson au petit boulé, on trempe l’écumoire dans le sirop, on la secoue et on souffle dans les trous : les gouttelettes en sortant doivent pouvoir former de petites boules entre les doigts mouillés. Lorsqu’en prenant du sirop sur l’écumoire, on peut former avec les doigts mouillés une boulette qui s’écrase
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- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- sous la dent en y adhérant, le sucre est cuit au petit cassé; il est au grand cassé si la boulette se brise sans adhérer à la dent.
- On conçoit qu’il faille une grande habitude pour pouvoir, d’après de tels essais, apprécier exactement la concentration des sirops. Comme dans la plupart des recettes, les indications de cuisson sont données en termes de confiserie, il arrive parfois que l’inobservance involontaire des règles provoque des insuccès. Un aéromètre plongé dans le sirop, donne bien la densité, partant la concentration ; mais le liquide à la fois chaud et visqueux rend les observations malaisées et inexactes. On obtient plus facilement de meilleures indications en plongeant un thermomètre dans le sirop bouillant. Rien n’est plus facile que d’obtenir ainsi très exactement la température d’ébullition, et. celle-ci permet de trouver et la quantité de sucre contenu dans le liquide et l’état de la cuisson exprimé avec les termes consacrés des confiseurs. Nous reproduisons ci-dessous, d’après l’ouvrage récemment publié par J. Michel sur Les confitures, le tableau des concentration et viscosité correspondant aux différentes températures.
- TEMPÉRATURE ÉTAT DES SIROPS SUCRE POUR IOO
- IO90 Filet 85
- I IO° Crochet léger 87
- I 12° Crochet fort 88
- 1160 Petit soufflé 89
- 121° Grand soufflé 91
- 122° Petit cassé 92 65
- 128° 5 Grand cassé 93 75
- Pour augmenter la consistance des gelées de
- fruits et confitures. — Les fruits contiennent tous de la pectine qui sous l’action de la chaleur de cuisson et de l’acidité du suc donne des produits se prenant en gelée par refroidissement. Or ils en contiennent plus ou moins selon leur nature, leur état de matu-
- ration, etc..., si bien que dans certains cas la quantité n’est pas suffisante pour assurer la géléification des sirops : toutes les ménagères savent par exemple qu’il est impossible de préparer une gelée consistante avec des cerises.
- On peut obvier à cela de plusieurs façons. D’abord, c’est le procédé le plus simple et le plus souvent employé, en ajoutant aux fruits pauvres en pectine le quart ou le tiers de sucs de pommes ou de groseilles, très géléifiants. Avec la pomme dont le parfum est peu prononcé, on n’altère presque pas le goût de la gelée.
- Les professionnels emploient plus généralement la gélatine qu’il suffit d’ajouter en très faible proportion : 3 à 5 pour ioo du poids de gelée. On se sert des gélatines blanches extra-fines destinées aux usages culinaires : les feuilles sont mises à ramollir dans l’eau après quoi elles se dissolvent très facilement dans le sirop bouillant.
- Il existe un succédané de la gélatine d’origine végétale : c’est une algue des mers d’Extrême-Orient qui qui nous arrive après avoir été lavée et séchée, sous forme de paquets comprimés composés de minces filaments translucides et blanchâtres : l’agar-agar. Il suffit d’ajouter i à 2 pour ioo du produit aux gelées sans consistance pour les rendre parfaitement normales. L’agar-agar est assez difficile à dissoudre: on doit le faire tremper une nuit dans l’eau avant emploi, puis ensuite faire chauffer le tout à grand feu en remuant constamment. Quand tous les filaments sont disparus, plutôt que de filtrer sur une chausse la masse fort visqueuse, il convient de laisser refroidir sans agiter : il se forme une gelée très consistante mais peu adhérente qu’il est facile de retirer du vase où s’est faite la dissolution. On retire alors à l’aide d’un couteau toutes les impuretés insolubles qui pendant la décantation se sont accumulées dans une faible couche inférieure. La masse ensuite coupée en petits morceaux est ajoutée aux sirops sucrés bouillants dans lesquels elle se dissout très facilement.
- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la [Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements.. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Erratum. — Une erreur, que tous nos lecteurs auront rectifiée d’eux-mêmes s’est glissée dans notre numéro, article l’Aviation en juin 1910, p. 77, dans le schéma représentant le record de distance sans escale. Il faut lire au lieu de 1910, 1909, 1908; les chiffres : 1909, 1908, 1907.
- Renseignements. — M. Sauvigny-Brabant, à Moren-chies (Nord). —- Vous trouverez toute une série de recettes très simples pour la destruction des fourmis dans les Recettes et procédés utiles de G. Tissandier (iro série). Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Gsrinain.— Pour la destruction des rats, l’Institut Pasteur, rue Dutot, Paris, fournit un produit biologique qui leur communique une maladie contagieuse et les détruit rapidement.
- M. P. P., à Rennes. — Il n’existe pas en France d’enseignement spécial de Télégraphie sans fil. L’école la mieux appropriée est l’École supérieure d’électricité, rue de Staël, Paris où M. Te commandant Ferrié fait plusieurs savantes conférences sur ce sujet.
- M. Louis Séminel, à Amiens. — Idée ingénieuse, mais irréalisable. Il ne suffirait pas que le papier soit perméable pour que les traits s’encrent : voyez votre cliché par transparence, la lime ou la molette l’ont parfaitement perforé et c’est par de véritables trous que se fait l’encrage. Par ailleurs, il serait presque impossible d’enlever un apprêt imperméable en écrivant avec un dissolvant :1e liquide s’évaporerait sitôt les traits tracés et la pellicule se reformerait.
- Abonné 5275-4265. Gomme exemple de distribution de gaz à grande distance nous pouvons vous citer la
- Compagnie d’Eclairage et force motrice par le gaz, dont l’usine à Gennevilliers dessert presque toute la banlieue parisienne.
- M. Marmierse, à Bordeaux. — La marque Joxyl sur laquelle vous nous avez demandé des renseignements il y a quelques jours appartient à la Société anonyme de Joxyl, 122, rue Besme, Kakelberg, Bruxelles (Belgique).
- M. Guillermo E. Cock, à Buenos-Ayres. — Votre observation est très juste. L’importance du développement de Buenos-Ayres ne nous a pas échappé, puisque nous lui avons, il y a quelques mois, consacré un article entier.
- Question à nos lecteurs. — Nous désirerions connaître l’adresse des inventeurs ou des fabricants de la Phonocarte, carte postale portant un phonogramme. Nous serons reconnaissants à ceux de nos lecteurs qui pourront nous renseigner sur ce point.
- M. le D. Fédou, à Lavaur. — Nous n’avons pas publié d’article d’ensemble sur le compteur à gaz. Vous trouverez une étude complète du compteur dans l’ouvrage sur les usines à gaz de Sehaefer, traduit par M. Bou-ron, publié par le Journal des Usines à gaz, 94, rue Saint-Lazare, Paris.
- M. de Smet, à Gand. — Pour obtenir du silicate de soude, fondre ensemble 45 parties de poudre de quartz pur; 23 p. de carbonate de sodium calciné, 3 p. de charbon; ou encore 100 p. de poudre de quartz, 60 de sulfate de sodium et i5 ou 20 parties de charbon. Pour faire pénétrer le produit dans les fissures d’un objet plat, l’opération serait beaucoup plus difficile qu’avec un verre de lampe; il faudrait exercer une pression assez forte et prolongée sur la solution de silicate. Les enduits pour porcelaine et faïence sont des produits de fabrication délicate et difficile, dont la préparation ne nous paraît pâs du ressort d’un amateur : voyez à ce sujet le Manuel de céramique industrielle, de Arnaud et Franck, librairie Dunod et Pinat, 49, quai des Grands-Augustins, Paris. Prix : 12 francs,
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- lit)
- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- L’influence du milieu sur les êtres vivants : Henri Coupin. — Le blanchiment des farines : H. Villers. — L’éclairage intensif par le gaz : J. V. — L’aviation en juin 1910 : Etienne Taris. — Académie des-sciences ; séance du 27 juin 1910 : Ch. de Yiixedeuii.. — Le raid Mourmelon-Yincennes : Capitaine E.-Pi. Colin.
- Supplément, — Le soleil comme source de chaleur dans les travaux chimicpies. — L’alcool niéthylique est-il toxicpie ? — Deuxième Grande Semaine d’Aviation de la Champagne. — Le premier dirigeable de voyageurs. :— Les épreuves aéronautiques de l’Automobile-Club. — La bataille contre l’incendie à San-Francisco. — Concours d’appareils de motoculture électrique de la vigne. — La catastrophe de Yillepreux-les-Claves.
- La psychologie politique et la défense sociale, par le Dr Gustave Lebon. Flammarion. Prix : 3rr,5o.
- Ce livre extrêmement intéressant et dont on ne saurait trop recommander la lecture, explique d’une façon scientifique les mouvements de l’âme populaire qui font la politique. Il montre comment ces mouvements, soumis à des lois naturelles, peuvent bien être dirigés par des inflexions lentes ou canalisés, mais non brusquement faussés et transformés. Il combat, dès lors, la tendance trop fréquente à raisonner sur l’humanité vivante et concrète, en faisant table rase de son passé, et de ce qu’on appelle ses préjugés, comme s’il s’agissait d’une entité théorique. Il met en évidence l’absurdité des soi-disauts réformateurs qui prétendent faire reconstruire, par l’étatisme, le syndicalisme, etc., une humanité idéale, sans tenir compte de l’inégalité nécessaire qui, avec le progrès croissant des sciences, donnera une part de plus en plus grande aux élites et en méconnaissant des notions aussi fondamentales que celles de famille et de patrie.
- El cometa de Haller, su paso cerca cle la Tierra (La comète de Halley, son passage près de la Terre), par le
- P. José Ubach. S. J. de l'Observatoire de l’Ebre, Bar-celona, 1910. 1 brochure in-8 de 5o pages avec 7 fîg. et diagrammes.
- Ces pages sont consacrées à une étude des comètes et de leur nature, à propos des questions souvelées par le passage de la comète de Halley dans le voisinage de la Terre et constituent un très intéressant exposé de cet important problème astronomique.
- Catalogue of Neartic Spiders, par Nathan Banks. Washington, 1910. 1 br. in-8° (Smithsonian Institution, U. S. National Muséum Btn 72).
- Les produits photographiques, propriétés, essai, altérations, par L. Mathet. Une brochure de la Bibliothèque de la Photo-Revue. Paris. Charles Mendel, éditeur. Prix : 60 centimes.
- L’auteur s’est proposé de fournir au lecteur les moyens les pins simples de se rendre compte de la pureté des principaux produits utilisés en photographie et de déceler les altérations ou les falsifications les plus fréquentes auxquelles ils sont sujets.
- Vélectricité à la campagne, par Champly (René), ingénieur-mécanicien. Exposé des moyens simples et pratiques pour installer et entretenir soi-même sonneries, téléphones, paratonnerres, dynamos, éclairage et moteurs électriques, avec quantité de recettes et procédés spéciaux aux ouvriers monteurs électriciens. 1 vol. gr. in-8° broché de 3oo pages avec 289 figures. Paris, 1910. H. Desforges, éditeur. Prix : 6 francs.
- L’Electricité à la campagne s'adresse au propriétaire qui veut produire l’éclairage et la force motrice électriques dans sa villa, son château ou sa ferme. Il expose d’une façon pratique les manières d’équiper les dynamos, lés canalisations et Tes moteurs électriques, les sonneries, téléphones et paratonnerres.
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- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- 00p.,
- Observatoire de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5o_m,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 27 juin 1910. 12°,9 S. W. 2. Couvert. D Presque couvert.
- Mardi 28. 13°,9 S. S. W. 4. Couvert. U,3 Couvert; rosée; petites averses; gouttes.
- Mercredi 29 . • . 16°,1 ' S. W. 3. Eclaircies. 1,1 Très nuageux; piuie de 2 h. 12 à 2 h. 30; gouttes.
- Jeudi 30.' ..... 13°,3 S. S. W. 3. Couvert. 8,9 Nuageux; averses; grêle; coups de tonnerre.
- Vendredi 1" juillet . 13°,9 S. AV. 2. Éclaircies. 1,4 Très nuageux; rosce; averses.
- Samedi 2. . . . . • 13°,8 S. S. W. 2. Éclaircies. 1,1 Presque couvert; rosée; averse de 17 h. 30 à 17 h. 50.
- Dimanche 3 . . . • 12°,2 S. W. 3. Couvert. 5,1 Rosée ; presque couvert ; pluie à diverses reprises.
- JUIN-JUILLET 1910. — SEMAINE DU LUNDI 27 JUIN AU DIMANCHE 3 JUILLET 1910.
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- courbe épaisse les pressions barométriques (baromètre ramene a 0, au boule sèche; courbé en pointillé, thermomètre à Vabri à boule mouillée.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Tarit (Y7e)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interditè, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N® 1938 — 16 JUILLET 1910
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- INFORMATIONS
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- SUPPLÉMENT
- Le meeting d’aviation de la Champagne (3-10 juillet 1910). — Le meeting d’aviation de Bétheny, malgré un temps des plus défavorables, a été un grand succès. Succès, il est vrai, chèrement acheté par deux très graves accidents : l’un, mortel, coûta la vie à Wachter, pilote des appareils Antoinette-, l’autre valut à Mm” de Laroche, montant un appareil Voisin, de très dangereuses blessures. La semaine de Champagne a affirmé, d'une façon définitive, la valeur de l’aéroplane comme instrument de locomotion; 74 appareils se sont disputé, par les temps les plus divers, les prix du concours, et la plupart ont fait bonne figure. L’aéroplane a prouvé qu’il se prête à toutes les évolutions : ascensions rapides, voyages de longue durée, courses de vitesse ; le grand nombre de pilotes dès aujourd'hui capables de conduire parfaitement un appareil montre ce que l’on peut attendre de la locomotion nouvelle ; si l’on se reporte à moins d’un an en arrière, au premier meeting de la Champagne, on verra que des pilotes hier inconnus ont accompli, sans soulever le moindre étonnement, des performances qui, voici un an, valaient à Farman, Latham, Paulan, l’admiration générale. Tous les records ont été battus à Bétheny; voici la liste des principaux records désormais acquis :
- Record de durée. — Olieslaegers, sur monoplan Blériot, a, le 10 juillet, tenu l’air 5h 3' 5" i/5 couvrant 392,750 km battant le record établi la veille par Labouckère sur monoplan Antoinette, 34o km en 4h 3g' 21".
- Record de vitesse. — Morane, sur monoplan Blériot, 5 km en 2' 48"3/5, soit 106,5o8 km à l’heure.
- Vol avec deux passagers. — Aubrun, sur monoplan Blériot, 137,125 km en 2]l 9' 7" 4/5.
- Vol avec 3 passagers. — Maniet sur monoplan Blériot, couvrant 92,750 km. Les 90 km ont été effectués en
- ih36'4"
- Record de hauteur. — Hubert Latham sur monoplan Antoinette, le 8 juillet, 1384 m- de hauteur.
- Le Grand Prix de Champagne (5o 000 francs), à décerner au constructeur des appareils qui auront couvert la plus grande distance totalisée à la date du 9 juillet (3 appareils au maximum pouvaient être mis en ligne pour ce prix par chaque constructeur), a été gagné par la Société Antoinette, avec 25gi km; non classés Blériot : 2263; Farman : 1705.
- Coupe Gordon-Bennett. — On sait que le détenteur actuel de la coupe Gordon-Bennett est Curtiss, et que les épreuves internationales auront lieu cette année à Long Island près New-York. Les éliminatoires françaises, épreuves de vitesse sur 100 km courues par un vent de
- tempête le 5 juillet, ont désigné pour représenter l’aviation française en Amérique :
- i° Alfred Leblanc, sur monoplan Blériot, 100 km en ih19'i3";
- 20 Latham, sur monoplan Antoinette, ih 26' 58" 3/5;
- 3° Labouchère, sur monoplan Antoinette, ih 25' 24".
- Notons que le record de vitesse sur 100 km a été battu quelques jour plus tard par Olieslaegers sur monoplan Blériot, en i'1 8' 1".
- Signalons encore la très belle course du 10 juillet, hors aérodrome, course de vitesse en pleine campagne sur 22,040 km; 7 concurrents, dont l’un accompagné d’un passager, y prirent part. Les vainqueurs furent : Leblanc, sur monoplan Blériot en 17' 14" 1 /5 ; Wagner, sur monoplan Hanriot en 20'57" 4/5; Nieuport, sur monoplan Nieuport en 24' 46" 3/5. Après le meeting de Reims, il semble que les épreuves d’aviation en aérodrome ont donné, au point de vue sportif ..et scientifique, à peu près tous les résultats qu’il était permis d’en attendre; l’intérêt du public pour des évolutions d’aéroplanes, d’aspect nécessairement monotone, semble; .-près. - d’être épuisé. Pour soutenir l’émulation des constructeurs et pilotes, entretenir l’intérêt du public, et accélérer les progrès et l’organisation de la navigation aérienne pratique, le moment semble venu de créer désormais des épreuves de voyages, analogues aux courses d’automobiles sur routes. La première de ces grandes courses aériennes est actuellement en voie d’organisation par les soins du journal Le Matin. Elle sera dotée de 100 000 fr. de prix et sera courue dans les premiers jours du mois d’août.
- La poste par aéroplanes. — Le Comité directeur de la Ligue nationale aérienne a songé qu’une des utilisations réellement pratiques de l’aéroplane serait de l’employer au transport des postes dans le Sud-Algérien et, considérant que le ministère de la guerre dispose, dans cette région, de troupes nombreuses qui pourraient grandement faciliter l’étude et la réalisation de cet intéressant projet, a émis le vœu : « Que le ministre de la guerre fasse, dès maintenant, procéder dans les parties les plus diverses du territoire saharien, par les forces militaires actuellement stationnées dans cette région, à des études sur la nature du sol et du climat, sur le régime habituel des vents, sur les ressources en approvisionnement d’eau et sur toutes autres questions qu’il importe d’approfondir en vue de permettre la traversée des régions désertiques par des aéroplanes. » Le Comité technique de la Ligue nationale aérienne a, de plus, été chargé de rechercher les conditions propres à l’établissement des lignes aériennes à travers le Sahara, lignes qui auraient pour premier avantage de faciliter les relations entre divers pays actuellement isolés les uns des autres ou ne pouvant communiquer entre eux que par des moyens fort longs et fort coûteux.
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- INFORMATIONS
- B.
- Nouveau câble téléphonique franco-anglais. —
- Nous avions annoncé récemment que des dispositions étaient prises pour poser un nouveau câble téléphonique sous-marin à travers le Pas-de-Calais. Le projet est entré en voie d’exécution dans la seconde semaine de mai. Le Faraday, l’un des vapeurs spécialement construits par la maison Siemens Brothers and C° pour la pose des câbles sous-marins, a chargé le nouveau câble, qui pèse 270 tonnes et est long de 21 milles (environ 34 km): L'attachement sur la rive française s’effectuera près du cap Gris-Nez, le point d’atterrissement anglais ayant été choisi au pied de la Falaise-de-l’Abbé (Abbot’s Cliff), tout près de Douvres. L’opération se fera à la vitesse de 5 nœuds à l’heure, vitesse considérée comme exceptionnelle. Le câble aura cette particularité remarquable d’être muni de bobines Pupin, bobines de self-induction qui améliorent la transmission de la parole sur les câbles de grande étendue, ou encore sur les câbles, affectés comme les câbles sous-marins d’une forte capacité électrique, très gênante pour les transmissions
- La pose du nouveau câble téléphonique sous-marin sous la Manche.
- rapides comme celles de la parole. Ce câble est lepre-mier qui soit muni de bobines Pupin. Des essais avaient été faits précédemment sur le lac de Constance. Noits en avons entretenu nos lecteurs.
- La présence de 1 ammoniaque et des nitrates dans les gisements des sels de potasse. — Nous avons déjà entretenu nos lecteurs à diverses reprises des gisements naturels des sels de potasse, dont les plus célèbres et les plus importants sont à Stassfurt. Deux auteurs allemands, Bietz et Marcus, ont étudié ces gisements et ceux de Yienenburg au point de vue de leur teneur en ammoniaque, en nitrites et en nitrates. Dans le dépôt de Stassfurt, la teneur en ammoniaque est très variable et croît avec la teneur de la roche en carnallite, c’est-à-dire en chlorure double de magnésium et de potassium. Les couches les plus anciennes n’en renferment pas ; celles riches en carnallite en contiennent au contraire des proportions notables, et les couches argileuses en contact avec ce minéral sont fortement ammoniacales. Dans les couches à anhydrite, c’est-à-dire à sulfate de chaux anhydre, la teneur en ammoniaque est très faible. En tenant compte des proportions d’ammoniaque et des autres minéraux des roches de Stassfurt, on peut déduire la teneur en ammoniaque de l’eau qui les aurait formées. On arrive ainsi à une quantité de o mgr o5G d’ammoniaque par litre, fort différente de celle de l’eau de mer, et certains auteurs seraient disposés à en conclure, par une pétition de principe bien aventurée, que les gisements allemands n’ont pu se former par évaporation directe de l’eau de la mer. L’étude de la répartition de l’ammoniaque dans le gisement de Yienenburg montre l’analogie complète de ce dépôt avec celui de Stassfurt. La présence de nitrites n’a pu être décelée dans ces minerais; par contre, on rencontre des nitrates dans les couches argileuses caractérisées par leur haute teneur en ammoniaque.
- L’ozonisation de l’air par le radium. — Tandis que Curie et Mme Curie avaient affirmé que les sels de
- radium ozonisent l’air, Ramsay n’avait pu obtenir la confirmation de leurs expériences. Deux auteurs italiens, MM. Nasini et Lévi, ont repris la question-et ont constaté que, quand 011 laisse dans un ballon de cinq litres, bouché à l’émeri, un tube ouvert contenant 5 milligrammes de bromure de radium pendant quelques heures, il se forme une certaine quantité d’ozone décelable aux réactifs habituels. Leurs expériences avec l’émanation du radium n’ont pas donné de résultats dans ce sens, peut-être par suite de quantité insuffisante.
- L’acier électrique. — La fabrication de l’acier au four électrique se développe progressivement. Au commencement de 1885, 57 fours électriques étaient en fonctionnement et 4o en construction. On comptait 29 fours Héroult, 17 fours Girod, i5 fours Rœchling-Rôdenhauser, 14 fours Kjellin et i3 fours Stassano.
- Les alliages calcium-silicium, — Le calcium et le silicium, à l’état liquide, sont miscibles en toutes proportions, mais on a pu caractériser l’existence de la combinaison CaSi2. Les alliages formés ne sont presque pas attaqués par les alcalis, un peu plus facilement par les acides. Cependant les acides chlorhydrique et azotique très dilués ne réagissent que très lentement sur les alliages à 52-58 pour 100 de silicium. Avec les acides concentrés, le gaz dégagé par l’attaque s’enflamme spontanément.
- Une conduite en acier gigantesque, — Cette conduite, en tôle d’acier, a un diamètre de 3,81 m. Elle a été construite pour une station hydro-électrique à Schaghticoke, près de Troy, dans l’Etat de New-York. Elle amène à l’usine les eaux de la rivière Hossik. Elle a 3o5 m. de longueur; elle est composée de sections de i,83 m. de longueur, formées chacune de 3 tôles d’acier de'9.mm. d’épaisseur. ’
- L’enseignement frigorifique. — Nous venons en France, quoique très lentement, à l’enseignement technique spécialisé à qui tant d’autres pays doivent de remarquables succès sur le terrain industriel et commercial. Signalons dans cet ordre d’idée l’excellent enseignement frigorifique que l’Ecole supérieure d’aéronautique a adjoint à son enseignement aéronautique. L’industrie du froid prend de nos jours une importance considérable, et exige des techniciens très compétents ; l’Ecole supérieure d’aéronautique a créé des conférences à l’usage d’élèves ayant déjà une solide instruction technique générale, et leur délivre sur épreuves imposées par F « Association française du froid » un diplôme d’ingénieur frigoriste.
- Un vieux manuscrit juif en Chine. — Les lecteurs de La Nature se rappellent — pour en avoir lu ici une narration détaillée — la riche collection de documents et de manuscrits de toutes sortes qui, après avoir été cachée dans une grotte du Turkestan chinois pendant une dizaine de siècles, et découverte ces temps derniers, a été rapportée en France par la mission Pelliot. M. Philippe Berger a eu l’occasion d’examiner un de ces documents ces jours derniers et il l’a signalé à l’Académie des Inscriptions. C’est, dit-il, un feuillet d’un manuscrit juif, un des plus anciens textes hébraïques actuellement connus. Il s’agit d’une prière, formée de passages tirés des Psaumes ou des Prophètes, écrite en un bel hébreu carré, avec un système de vocalisation encore très rudimentaire. Ce feuillet était replié sur lui-même et devait être porté par son propriétaire. M. Berger l’a étudié avec le concours de M. Moïse Schwab. L’un et l’autre estiment que ce document doit dater du vin0 ou du ix° siècle de notre ère. Ces conclusions sont adoptées par M. Euling, dont on connaît l’autorité en pareille matière. Ce manuscrit offre en outre une grande ressemblance avec un document hébraï-co-persan rapporté du Turkestan oriental par M. Stein, et qui date à peu près de la même époque. Enfin il présente d’autre part quelques autres particularités qui feront l’objet d’une étude approfondie. M. Clermont-Ganneau se demande si ce document, qui appartenait vraisemblablement à un marchand juif venu d’Arabie, n’a pas été transcrit en Chine même. Cette hypothèse est assez admissible, car les pays d’Arabie ne possédaient pas alors de semblable papier, r
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- Automobilisme
- Régulateur pour éclairage électrique des automobiles. — Toutes les fois que l’on désire utiliser un moteur à vitesse variable à la commande d’une dynamo, •on se trouve en présence de difficultés sérieuses ; en effet, les dynamos même en excitation compound, ne peuvent tolérer que de faibles variations de vitesse angulaire quand elles doivent débiter un courant à intensité et tension constantes. Dans le cas où l’on dispose d’un moteur d’automobile, il faut prévoir des variations de i5o à i5oo tours au moteur; un aéromoteur ou moulin à vent varie de q à ioo tours par minute, et même une turbine hydraulique donne des différences de 20
- Fig. 1. — Mécanisme du régulateur Eyquem.
- A, interrupteur conjoncteur-disjoncteur; DIS, masses centrifuges;
- R, frotteur sur les plots du rhéostat d’excitation. ^
- pour 100 dans sa vitesse. Une dynamo, commandée directement par ces moteurs, donnerait donc un éclairage fort irrégulier et brûlerait souvent les lampes si on ne lui adjoignait un régulateur d’une grande sensibilité et d’une action très prompte.
- M. Eyquem a résolu le problème de l’éclairage électrique des phares, d’automobiles, en munissant une petite dynamo de 120 watts d’un régulateur centrifuge qui agit d’abord comme conjoncteur-disjoncteur d’une batterie
- 1000 1200 1500 2000 2500 3000 3500 *>000 “(500 5000 5500 6000
- Fig. a. — Diagramme du débit de la dynamo.
- d’accumulateurs de 12 volts, puis comme régulateur de champ magnétique en interposant dans l’excitation de la dynamo des résistances proportionnées à la vitesse du moteur; de la sorte, la dynamo conserve un voltage absolument constant à de grands écarts de vitesse.
- En principe, le régulateur de M. Eyquem se compose de deux masses centrifuges montées sur un axe horizontal et rappelées par un ressort à boudin. Ces masses centrifuges sont entraînées directement par l’arbre de la dynamo et commandent un levier qui agit d’un bout sur un interrupteur à couteau et de l’autre extrémité, par un frotteur sur les plots d’un rhéostat de champ magnétique convenablement calculé.
- La dynamo commence à tourner avec le disjoncteur coupé, mais dès que la vitesse du moteur atteint une valeur déterminée, les masses centrifuges s’écartent et le levier, attiré par elles, laisse se fermer le disjoncteur;
- à partir de ce moment le courant charge la batterie d’accumulateurs, et ce courant est réglé en intensité et en tension par le jeu du levier sur le rhéostat de champ magnétique.
- Le diagramme montre qu’une dynamo donnant 12 volts et 10 ampères à 1200 tours par minute, fournit exactement encore 12 volts et 10 ampères à 4000 tours et seulement 13,5 volts pour 10 ampères à 6000 tours par minute.
- Une telle dynamo peut s’appliquer à l’éclairage d’une voiture automobile dont elle alimente les phares munis de réflecteurs paraboliques sans lentilles convergentes, les lanternes, l’éclamage intérieur et même une lampe baladeuse pour les réparations de nuit; la batterie d’accumulateurs sera ici de ta. volts, 80 ampères, placée dans un des coffres de la voiture. La dynamo est commandée soit par une petite courroie, soit par une roue dentée ou bien un disque à friction sur le volant du
- Fig. 3.
- Vue d’ensemble de la dynamo munie du régulateur Eyquem.
- moteur; la puissance absorbée est d’environ 1/4 de cheval, occasionnant une dépense inférieure à dix centimes par heure d’éclairage. Ce mode d’éclairage des automobiles serait donc non seulement le plus agréable mais encore le meilleur marché. _ V
- En raison de sa grande simplicité, le régulateur mécanique de M. Eyquem semble résoudre convenablement le problème de l’emploi dès moulins à vent pour l’éclairage à la campagne et à plus forte raison dés turbines hydrauliques employées pour la commande de machines diverses en même temps que pour actionner une petite dynamo d’éclairage ; c’est le cas dans la plupart des moulins et des installations agricoles où la dynamo était difficilement applicable jusqu’à présent faute d’un régulateur simple et pratique de la tension du courant électrique. Eyquem, 19.0, boul. Péreire, Paris.
- Divers <**§&
- Un nouveau procédé d’abatage des arbres. — Les
- ingénieurs américains ont essayé dans ces derniers temps d’utiliser pour couper les troncs d’arbres, des fils métalliques rendus incandescents par l’électricité.
- Cette méthode, pour séduisante qu elle soit, n’a pas donné de résultats satisfaisants dans la pratique industrielle.
- Un inventeur berlinois, M. Hugo Gantke, vient d’imaginer un autre procédé d’abatage extrêmement simple et qui nous parait appelé à prendre une grande importance. Le coupage des arbres est opéré, d’après cette méthode, par le frottement d’un fil d’acier ordinaire d’environ 1 mm. de diamètre, auquel un dispositif actionné par un électro-moteur imprime un rapide mouvement de va-et-vient. Lors des expériences récemment faites, un tronc d’envii’on 5o cm de diamètre a pu être coupé, de part en part, en 6 minutes à peine. ?
- Le fil d’acier est chaxiffé par le frottement du tronc; il brûle rapidement et en toute sécurité une mince branche de bois et produit ainsi une coupe plus lisse à la fois et plus pr-opre que la coupe d’une scie. La couche
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- de charbon qui adhère au tronc est excessivement mince et permet de reconnaître tous les détails de la structure et, s’il y a lieu, les maladies du bois. Elle donne le moyen de marquer les arbres à la craie et en même temps, sert à conserver les troncs abandonnés pour quelque temps dans la forêt.
- Au contraire de toutes les scies transversales, le fil d’acier de la machine Gantlce fonctionne librement, c’est-à-dire sans nécessiter l’introduction de coins dans la coupe, même pour les troncs les plus gros. Comme le fonctionnement de la machine produit, au lieu de la sciure, de la fumée et de la vapeur s’échappant librement, on ne court aucun danger de voir la coupe s’encrasser. La coupe peut être faite immédiatement au-dessus du sol ou même dans les parties souterraines, à la profondeur que permet l’origine des racines. Dans ce dernier cas, le reste de l’arbre peut être laissé sans inconvénient sous terre.
- L’électro-moteur actionnant le fil d’acier est installé, en dehors du rayon menacé par la chute de l’arbre. Un seul ouvrier peut abattre rapidement et sans danger les troncs les plus gros, et ce n’est qu’après avoir abattu ous les arbres compris dans un rayon d’environ ioo m.
- Procédé d’abatage des arbres au moyen d’un fil chaud.
- [u’on doi t changer le moteur de place. A noter encore qu’il n’y a plus de perte de temps due à l’aiguisage des scies, etc.
- Comme chaqxte ouvrier peut fournir avec cette machine deux fois le travail de deux hommes se servant de scies à bras, la machine fournit le quadruple du travail manuel. Même les arbres tropicaux de 3 m. de diamètre peuvent être abattus et coupés par un seul homme.
- Là où l’on ne dispose pas directement du courant électrique, on l’engendrera par une installation à vapeur ou hydraulique. Dans d’atitres cas, l’emploi d’une locomotive, chauffée avec les résidus de bois, donnera des avantages; spéciaux. Il pourra également être utile de se servir d’un groupe électrogène transportable, à essence, d’une dizaine de chevaux.
- Appareil fumivore le « Tout repos ». — Les questions d’hygiène, d’assainissement et de ventilation qui ont été négligées ou plutôt ignorées pendant très longtemps, ont acquis de nos jours la plus grande importance dans la construction et l’agencement des bâtiments publics et privés. Sous l’influence de l’opinion publique qui, peu à peu, devenait de plus en plus exigeante, et pour se soumettre aux règlements administratifs concernant la salubrité des villes, les ingénieurs et les architectes ont créé une industrie à peu près nouvelle : l’industrie du chauffage et de la ventilation. .
- De ces préoccupations générales dérive un petit appareil qui semble fort pratique et que son inventeur a
- nommé a le Tout Repos ». Il se'compose, comme le montre la figure ci-contre, d’un tuyau surmonté d’une série de troncs de cône disposés les uns au-dessus des autres. Un petit capuchon conique placé à la partie supérieure, surmonté d’une boule, clôt la série de ces tôles circulaires évidées.
- Cet appareil, au dire de son inventeur, assure un tirage parfait de la cheminée et une évacuation régulière des fumées, quelles que soient les perturbations de l’atmosphère. Et voici comment il justifie son affirmation :
- Tout d’abord le soleil qui, lorsqu’il frappe d’aplomb sur une cheminée, empêche généralement le mouvement ascensionnel des gaz, ne peut avoir ici aucune action, puisque le petit capuchon conique posé en haut de l’appareil protège l’orificeplacé en dessous de lui. lien est de même d’un ventagissant dehaut en bas. Le cas d’un vent agissant verticalement est assez rare ; il peut cependant se produire sur une cheminée placée entre des murs de pignon beaucoup plus hauts qu’elle, et c’est une disposition qui se présente fréquemment dans les villes.
- Si nous examinons le cas d’un vent agissant suivant une inclinaison quelconque, on voit qu’il ne gêne pas l’évacuation de la fumée, car il agit sur les tôles coniques qui entourent la colonne gazeuse, mais n’atteint pas celle-ci directement; s’il l’atteint (et c’est ce qui doit se produire quand le vent souffle très fort), il agit sur elle comme le fait la vapeur d’un injecteur sur l’eau à refouler ; il chasse la fumée de bas en haut, mais ne « cisaille » pas la colonne des gaz à évacuer ; dans tous les cas, le « Tout-Repos » active donc le tirage et évite tout refoulement. Gomme il ne comporte aucune partie tournante, il ne grince pas et son entretien est absolument nul. — Le « Tout-Repos » se trouve chez M. R. Garnon, inventeur-constructeur, n, rue Marcellin-Coural et Cours de la République, Narbonne (Aude) et chez les principaux quincailliers.
- Les dômes du silence. — Cette désignation poétique s’applique à»-une toute -petite invention, est-ce même une invention? à un objet fort modeste et pourtant susceptible, de rendre de grands services. Il s’agit de petites capsules d’acier dont on garnit les pieds des n si armés, ceux-ci pei facilement et surtout ment sur les tapis et i Le principe n’est pas même nous avons di quelques mois, un clou à tête ronde remplissant le même office. Ce qui caractérise les « dômes du silen- Un dôme du silence,
- ce », c’est leur sys- Comment on le place sous le pied d’un meuble, tème de fixation
- qui est extrêmement simple et pratique. La circonférence de la capsule est garnie de pointes qui s’enfoncent très aisément, sous les pieds des meubles ; on les clouera à petits coups de marteau, s’il s’agit d’un meuble léger, chaise ou table. S’il s’agit d’un meuble lourd, il suffît de placer un dôme sous chacun de leurs pieds; le dôme s’enfoncera de lui-même. — Ces petits objets sont vendus par la maison The Invisible Castor, 88, rue. de la Folie-Méricourt, Paris. Prix : otr,6o les quatre.
- Plateau-table. — La table-plateau se transforme instantanément, comme le montre notre figure, de table en plateau ou inversement. Si, d’un plateau on veut en faire une table, il suffit de tirer les leviers que montre notre figure, et l’on rabat quatre pieds dissimulés sous la tablette; par la manœuvre inverse on replie les pieds tout aussi simplement. —- La table-plateau est vendue chez Kirby-Beard, 5, rue Auber, Paris.
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- VARIETES
- Métallisation par pulvérisation, procédé Schoop.
- — La galvanoplastie, imaginée, au moins en principe, par Jacobi de Saint-Pétersbourg, en i836, et qui a rendu de si réels services dans l’industrie proprement dite et dans l’industrie d’art, en particulier, en étendant, au moyen d’une technique nouvelle, les usages d’un certain nombre de métaux : cuivre, nickel, or, argent, va probablement se voir adjoindre un nouveau procédé de métallisation, extrêmement curieux et d’un champ d’application beaucoup plus vaste.
- Yoici en quoi consiste le procédé Schoop :
- Le métal, préalablement liquélïé, est projeté en brouillard, au moyen d’une buse appropriée, sur l’objet à recouvrir, qui peut être en n’importe quelle substance : métal, tissu, papier, etc. Les gaz employés pour pulvériser le métal liquéfié sont, ou bien de l’azote, gaz inerte; ou bien un gaz réducteur : hydrogène; ou bien, mais seulement dans quelques cas particuliers, de la vapeur d’eau surchauffée.
- Le métal, ainsi pulvérisé, arrive sur la surface à recouvrir, à une température très peu élevée : io à 6o°. Cela est de nature à surprendre étant donné que le métal en fusion peut atteindre io54° (dans le cas de cuivre) ; mais si l’on pense à la forte pression à laquelle est soumis le gaz pulvérisant (20 à 25 kg) on conçoit qu’en vertu du phénomène de la détente, il puisse en être ainsi.
- Le procédé Schoop permet la métallisation au moyen de l’aluminium, ce qui ne peut être obtenu par les moyens galvaniques.
- La couche de métal déposé peut varier, au gré de l’opérateur, dans des limites très étendues : depuis une fraction de millimètre jusqu'à plusieurs millimètres. Il est donc possible de faire ou un simple enduit métallique, ou bien de créer autour de l’objet jinétallisé une véritable armature de métal très adhérente.
- On voit d’ici tout le parti que l’on peut tirer de ce procédé : .
- i° Revêtement métallique des plâtres, bas-reliefs et de tous moulages et de toutes les œuvres de sculpture;
- 20 Métallisation des objets en bois pour machines volantes, poteaux télégraphiques et téléphoniques, carène des bateaux, tout article en bois de fantaisie, etc. ;
- 3° Métallisation du carton et de tout ce qui se rapporte au carton : possibilité de constituer des boîtes métalliques par la métallisation de papier plié et collé à la forme voulue ;
- 4° Protection du fer et de l’acier contre la rouille par l’étamage de zingage, ceci s’appliquant à toutes constructions métalliques fixes ou mobiles : ponts, charpentes en fer, etc.;
- 5° Fabrication d’étoffes métallisées imperméables aux
- gaz et à l’eau, pouvant remplacer les étoffes caoutchoutées dans l’industrie des machines volantes, les ballons et les pneus, toiles cirées, bâches1, etc.
- La durée d’exposition au brouillard métallique, varie depuis l’instantanéité pour les couches très minces jusqu’à 10 secondes pour une épaisseur de 6 mm. En peu de temps on peut donc avoir un revêtement épais et solide. En 10 heures on tire, au moyen d’un objet, jouant le rôle de négatif, 3oo reproductions absolument fidèles et en tous points comparables aux meilleures épreuves galvaniques.
- Le procédé Schoop permet une métallisation absolument volontaire, c’est-à-dire que l’opérateur peut, à son gré, métalliser plus ou moins telle partie qu’il lui plaît, augmenter par endroit l’épaisseur soit pour obtenir un effet nouveau, soit, simplement, dans un but de renforcement, pour augmenter la résistance des points qui lui semblent faibles. Ajoutons que l’on peut obtenir des effets de coloration avec les métaux, tels que le cuivre, dont les oxydes vus en couches minces se présentent avec de brillantes irisations. Il suffit, pour obtenir cet effet artistique, de projeter sur la surface métallisée un courant d’oxygène chaud, sur toutes les parties que l’on veut iriser.
- Ce pi'incipe de métallisation supprime la plupart des inconvénients de la galvanoplastie. Il n’est pas utile d’enduire la surface à recouvrir, d’une composition quelconque, comme c’est le cas dans la galvanoplastie lorsqu’il s’agit d’objets qui ne sont pas conducteurs par eux-mêmes. En outre, le bain, nécessaire en galvanoplastie, est supprimé, ce qui permet la métallisation de substances organiques qu’un séjour dans un milieu liquide pourrait détériorer : fleurs, tissus, etc.... Les dimensions des objets ne sont plus limitées, tandis, qu’en galvanoplastie, les pièces trop grandes et qui exigeraient dès cuves de proportions trop encombrantes, ne peuvent être métallisées qu’à la condition d’être préalablement fragmentées. ........
- Enfin — et, au point de vue des applications vraiment utiles, c’est là un avantage qui appartient bien en propre au procédé Schoop, — l’aluminium pourra être employé à confectionner des revêtements préservateurs sur un grand nombre de métaux. Cette importante application de l’aluminium n’a jamais pu être obtenue par les procédés galvaniques, h’aluminage ou Yaluminure, selon que l’on s’inspirera, pour créer le nouveau mot, des expressions : étamage ou dorure, sera constitué et, étant donné le peu d’altérabilité de ce métal, nous ne doutons pas que ce nouvel usage prenne vite un grand développement. G. Loucheux.
- 1 Journal Officiel du 29 avril iàio, p. 3872.
- HYGIÈNE ET SANTÉ
- Conseils aux variqueux. — La station debout, commandée par une foule de professions, la pression de la jambe ou de la cuisse par les jarretières ou jarretelles sont les deux gros facteurs de la production des varices du membre inférieur. Bien d’autres causes viennent influencer la stase veineuse et leur liste serait longue, en dehors des conditions spéciales de la circulation de chacun. Mais les lois de la pesanteur jouent un rôle important dans cette dilatation des vaisseaux.
- Pour la prévenir, il faut éviter tout ce qui a tendance à ralentir ou enrayer la marche rétrograde du sang dans les veines ; c’est une vérité à La Palisse, mais il est certain qu’on peut, dans une certaine mesure, empêcher les varices en ne se serrant pas la jambe, en ne se comprimant pas les régions où passent les vaisseaux, en évitant la station debout prolongée. Mais quand le mal est fait, comment le guérir? A mon avis il n’existe guère, si les varices sont un peu fortes, que deux moyens : le port
- de bas ou bandes compressives ou l’ablation, par une opération chirurgicale, du gros tronc veineux dilaté. De ce dernier moyen, nous ne parlerons pas : c’est nécessaire parfois; mais, comme pour toute opération, on ne s’y résout que contraint ou forcé.
- Le port des bas varices ou des bandelettes de crépon qui les remplacent, est un excellent procédé pour rendi'e au membre sa souplesse, éviter ces sensations pénibles de crampes et de fourmillements, supprimer en un mot tous les inconvénients de ce gonflement œdémateux du membre inférieur. Mais pour obtenir un résultat, faut-il encore mettre son bas dans de bonnes conditions. Comme le fait remarquer notre collègue Blondel, les lois de la pesanteur doivent être respectées en thérapeutique et pour le cas actuel en prescrivant le port de bas varices est-il encore sage d’indiquer comment il faut les mettre. Le malade, lui, n’y va pas, comme on dit, par quatre chemins; il se lève, enfile ses bas après avoir
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- HYGIENE ET SANTE
- vaqué aux soins de toilette, c’est-à-dire après s’être promené plus ou moins longtemps dans la chambre, et quand les veines sont à leur maximum de dilatation. La congestion du membre reste donc intacte sous le bas qui n’agit plus, malgré la pression qu’il exerce, avec l’efficacité voulue.
- Conseillez, au contraire, à votre malade de laisser la jambe élevée en l’air, avant de se lever; qu’il la fasse masser avec douceur de bas en haut pendant quelques minutes, dé façon à vider le plus possible les conduits
- veineux. Qu’il mette alors le bas dans cette position, avant de poser le pied par terre et après ces manoeuvres libératrices ; les veines vidées de sang ne se rempliront plus outre mesure et le malade tirera tout le bénéfice de cette compression élastique. Petit moyen, mais qui ne comporte pas de difficultés et assure au remède un succès plus complet. C’est du reste l’avis de tous les variqueux qui l’ont expérimenté ; ils se trouvent infiniment plus soulagés en appliquant le bas comme je viens de l'indiquer. Dr A. C.
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- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- CÆ.
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- Préparation des gelées de fruits. — Sans entrer dans le détail des multiples recettes publiées poxir la préparation des gelées, on peut distinguer trois modes de préparation des gelées sucrées de fruits : i° On ajoute du sucre au jus préalablement extrait et clarifié, puis on cuit à concentration convenable le sirop ainsi obtenu; 2° on fait un sirop de sucre très concentré (au perlé), on ajoute alors le suc de fruits, agité et retiré du feu; 3° on fait cuire le mélange de sucre, d’eau et de fruits, puis on tamise pour avoir le liquide. Il est intéressant de pouvoir, selon les cas, choisir rationnellement le procédé à adopter.
- i° Dans la première méthode on doit opérer sur un jus de fruits très limpide; pour l’extraire on peut faire cuire les fruits puis tamiser, ou les presser à froid dans une petite presse à panier de tôle perforé. Dans un cas les albumines du jus coagulées par la chaleur l’ont clarifié, dans l’autre il est nécessaire soit de filtrer sur une chausse, soit de « coller » au blanc d’oeuf ou à la caséine. On ajoute ensuite au jus son poids de sxxcre, puis on fait cuire jusqu’à ce que le mélange se prenne en gelée par refroidissement. Les gelées de coings, de groseilles, de pommes, de mûres, de grenades se préparent souvent ainsi.;
- 20 On emploie le second procédé pour les fruits dont l’arome fugace risque d’être altéré au cours de la cuisson : les framboises par exemple. Le suc des fruits est extrait soit par pression, soit par tamisage après avoir fait « crever » dans un peu d’eau; on l’ajoute au sirop préparé avec un poids égal de sucre cuit dans un peu d’eau et une cuillerée de vinaigre jusqu’à ce qu’il fasse la nappe ;
- 3° La cuisson du mélange de sucre et de fruit est peut-être la méthode la plus simple et commode ; mais elle provoque la perte d’une certaine quantité de sucre restant dans les rafles. Aussi convient-il de l’appliquer plutôt aux gelées de pommes, de reines-claudes par exemple en prenant soin d’éplucher les unes et de dénoyauter les autres ; la masse restant sur le tamis constitue alors une excellente compote qui additionnée d’un peu de sucre peut être consommée de suite, ou qui séchée au four en couche mince devient de conservation facile.
- Conservation des gelées, confitures et marmelades. — Tous ces produits ne sont en réalité que des conserves de fruits dans lesquelles le sucre est en quantité suffisante pour éviter la formation des moisissures. Mais comme le sucre n’est pas — heureusement d’ailleurs ! — un antiseptique très puissant, il importe d’observer certaines précautions pour assurer la parfaite conservation des conserves sucrées de fruits. j.Une des plus usitées consiste à recouvrir la surface de confiture d’une rondelle de papier blanc mince coupée juste à la dimension nécessaire et plongée immédiatement avant emploi, soit dans l’alcool, soit dans la glycérine, soit dans une solution saturée d’acide borique. Ces liquides retenus par tle papier, (forment, au-dessus des confitures une surface protectrice rendant difficile la germination des spores de moisissures.
- Les pots sont ensuite recouverts d’un second, papier collé sur les bords ou ligaturé à l’extérieur. On doit" éviter l’emploi d’un couvercle de verre ou de grès ; dans ce cas, en effet, l’humidité delà confiture diffuse au-dessus de la surface et la couche d’air confinée se sature de vapeur d’eau, condition favorable au développement des végétations mycéliennes. Au contraire, quand il n’y
- a qu'un couvercle poreux de papier, l’humidité passe à l’extérieur; si l’endroit est sec, l’air à l’intérieur du pot l’est également : les moisissures ne se développent pas.
- Quand, malgré toutes ces précautions, les confitures se conservent mal; comme l’altération est due à l’insuffisance de la cuisson (il reste trop d’eau dans le mélange), le mieux est, après avoir soigneusement débarrassé la surface des pots de toutes les moisissures, de faire cuire à nouveau pendant une demi-heure. Conservées ensuite en prenant les précautions d’usage, les confitures resteront inaltérées pendant plusieurs années.
- Pour empêcher la « cristallisation » dans les confitures. — Il arrive parfois que, dans les confitures conservées un certain temps, on constate la formation de cristaux de sucre qui croquent sous la dent en produisant une impression désagréable. Le fait est provoqué par l’incomplète transformation du sucre de canne ou de betterave au cours de la cuisson avec les fruits. Sous l’influence dé la chaleur et des acides organiques contenus dans les sucs de fruits, le sucre cristallisàble se transforme, en effet, en un mélange de deux autres sucres (glucose et lévulose),-tous deux lion cristallisables ; on dit qu’il « s’intervertit ». Il résulte d’essais faits par Saillard au laboratoire du Syndicat des Fabricants de sucre, que la cristallisation du saccharose est rendue impossible si la moitié au moins du poids total est interverti.
- La « cristallisation » des. confitures tient donc à une mauvaise interversion; la réaction étant, comme nous l’avons dit, provoquée par l’acidité et la chaleur, on la facilite en faisant cuire assez longtemps les confitures (vingt minutes à une demi-heure) après avoir ajouté un peu d’acide (une ou deux cuillerées de vinaigre) quand on emploie des fruits trop doux comme le raisin, les poires, les mirabelles.
- Si, faute d’avoir observé ces précautions, les confitures cristallisent, il suffit de les recuire à nouveau en ajoutant un peu de vinaigre. L’acidité peut d’ailleurs être fournie de façon plus naturelle que par addition de vinaigre, soit en mélangeant aux confitures un quart ou un tiers du poids total de fruits acides comme les groseilles, soit en y exprimant le jus d’un citron.
- Soudure de l’aluminium. — La soudure de l’aluminium est un problème difficile et mal résolu; comme toujours en pareils cas, les procédés abondent, se multiplient jusqu’à ce qu’enfin éclate la solution définitive. Yoici deux nouvelles recettes d’après le Bulletin Technologique. Zolton Tomassy de Cleveland a fait breveter récemment une composition formée de : zinc 1920 gr., étain 1920, antimoine 65, acide salicylique 22 gr. Les métaux sont d’abord fondus ensemble et l’acide salicylique ajouté en dernier lieu.
- G, Hartman de la Hartman Aluminium Solder C° à New-York emploie le mélange suivant : étain 80 gr., aluminium 17, magnésium 2,3, nickel 0,7 gr. La fusion se fait dans un fourneau en terre réfractaire. L’aluminium et le magnésium sont d’abord fondus ensemble; le nickel fondu dans un autre creuset est ajouté au mélange, puis l’étain est ensuite versé dans le creuset.
- Pour augmenter la solidité du nickelage. — Lorsque sur la surface à nickeler, la couche de nickel a été déposée de la façon la plus solide, on peut encore en augmenter l’adhérence en portant l’objet à une température assez élevée pour fusionner ensemble la couche mince du nickel et le métal qui lui sert de support.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. Lamoitié, à Rome. — Nous 11e connaissons pas d’ouvrage sur la fabrication des pellicules cinématographiques. Pour la fabrication des cartes photographiques, voyez La pliotocollographie pour tous. Librairie Mendel, 118, rue d’Assas. Prix : 60 centimes.
- M. de Lorenzi, à Venise. — Vernis pour cuivre : faire dissoudre dans un demi-litre d’alcool, 56 grammes de sandaraque et 14 grammes de résine, et ajoutez, quand la dissolution est complète, 5 gouttes de fglycérine. Ajoutez pour augmenter l’adhérence 1/2 pour 100 d’acide borique.
- M. Gimpert, à Santiago du Chili. — Nous avons transmis votre lettre à M. Humphrey.
- N° 5574. E. 12. — Vous trouverez d’amples détails sur cette question de la fabrication de l’acide sulfurique au moyen du gypse, dans le journal Zeitschrift für an-gowondte Chemie. T. XXII, p. 2875.
- P. D. D., à La Bourbôule. — Le fixe-manchettes se trouve chez M. Mathieu, 29, rue de Valois, Paris.
- G. T., à Nantes.— Votre appareil est fort bien conçu. Mais le photomètre à sélénium est loin d’être une nouveauté. Il en existe déjà des modèles assez nombreux et nous ne croyons pas qu’il puisse être intéressant pour vous à vous engager dans cette voie.
- M. E. B. C. — On a conseillé l’emploi de la solution de formol à 1/2 pour xoo, l’acide picrique. Voy. La Nature, tome II, 1907, p. 117, Hygiène et Santé.
- Un lecteur au Numéro, à Cannes. — Nous avons publié... {La Nature, octobre 1907), plusieurs formules de cirages noirs.
- M. J. M. Lages, à Nictherog (Brésil). —- Le sélénium cristallisé vaut à Paris 3 francs le gramme, chez Poulenc, 122, boulevard Saint-Germain.
- M. Buono, à Naples. — Les boues radioactives se trouvent chez M. Armet, de Lisle, i3, rue Vignon,
- Paris. Pour le paratonnerre, les dimensions indiquées sont celles de la section transversale du ruban : 8,46 mm d’épaisseur, 25,4 mm de largeur. Notez que l’élément important d’une tige de paratonnerre est sa surface métallique externe.
- Un lecteur assidu, à Gand. — Vous pourrez trouver les œuvres en question chez Vilain, i5, rue Rebéval, Paris; Almann, 16, boulevard Saint-Denis, Paris; Radi-guet, Massiot, i5, boulevard des Filles-du-Calvaire, Paris.
- M. Plassard, Paris. — Appliquez sur les parties contaminées, à l’aide d’un gros pinceau, de la lessive de potasse ou de soude bouillante, laisser sécher. Renouveler au besoin une seconde fois. Après séchage complet, passer une couche d’oxyde de fer et d’acide pyro-ligneux.
- M. Aprahamian, à Kutahia. — Maisons s’occupant de l’achat et de la vente de dentelles ; Bichar, Katarivass, 112, boulevard Voltaire, Paris; Bernard, 3, rue de Mulhouse, Paris; L. Camerini, io3, boulevard Hausmann, Paris. — Pour l’analyse de produits alimentaires, il faut vous adresser au Laboratoire municipal de Paris. Nous ne connaissons pas de procédés pour désodoriser l'huile de foie de morue ; ni pour enlever l’amertume du quinquina.
- M. C..B., à Airvault. — Les ciments artificiels s’obtiennent en cuisant jusqu’à vitrification commençante des mélanges d’argile et de chaux. Voyez sur cette question : Chaux, cimeiits, mortiers, par Candlot. Encyclopédie Leauté, librairie Masson. Prix : 3 francs.
- M. Maurice Caillai, à Grenoble. — Aucune des plaques habituellement employées pour la photo ordinaire ne peut servir. Il faut les préparer soi-même. On nous dit qu’on en trouverait de toutes préparées chez Jahr, à Dresde (nous n’avons pas d’autre adresse). C’est le développement à l’anidol qui donne les meilleurs résultats; formule Lumière diluée. Temps de pose relativement long : 1 minute au soleil à F : 6,3. Consultez l’ouvrage de MM. C. H. Niewenglowski et A. Ernault (Société d’édition scientifique, 4> rue Antoine Dubois, Paris). La nouvelle édition du cours de physique de Mathématiques spéciales de Fernet et Faivre-Dupaigre, ne paraîtra que fin septembre.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Les sous-marins et l’industrie privée : Sauvaire Jourdan. — La cuisine automobile de l’empereur d’Allemagne : Dr Alfred Gradesttotz. — Les grottes peintes du Soudan français : J.-P. Lafitte. L’aviation et les moteurs : Henri Petit. — Le bouillage du linge : A. Chaplet. — Une mission scientifique au Sahara : Dr Nodon.
- Supplément. — Le Deutschland. — La production mondiale du pétrole en 1908 et 1909. — .Détermination de l’épicentre d’un tremblement de terre. — Nouveau type de croiseur anglais. — Etats-Unis : production du pétrole. — Conservation des raisins de table par le froid, etc. — Pouvons-nous manger des fraises ? Cuisson des sirops de sucre. — Pour augmenter la consistance des gelées de fruits et confitures.
- Résistance de l’air. Examen des formules et des expériences, par P. Eiffel, i . vol. illustré, 258 pages. Dunod et Piuat, édit. Paris, 1910. Prix : 5 fr. 5o.
- Nos lecteurs connaissent les belles expériences sur la résistance de l’air faites par M. G. Eiffel, soit en chute libre, à la Tour Eiffel,, soit dans le laboratoire qu’il a installé récemment au Champ de Mars. Ces expériences, menées avec toute la rigueur désirable, nous: font connaître enfin des nombres sûrs, sur une grandeur restée longtemps décevante. M. Eiffel, avant de commencer ses travaux personnels, a tenu à se rendre compte de tout ce. qui a été fait sur la ques-
- tion; ce n’était pas fâche aisée; les expériences sur la résistance de l’air sont fort nombreuses, mais leurs comptes rendus exacts sont disséminés dans les publications les plus diverses. M. Eiffel en résumant, dans le livre ci-dessus, les travaux de ses prédécesseurs, a rendu un signalé service à la science aérodynamique. On pourra enfin trouver dans un seul volume la description et la discussion d’expériences comme celles de G. Hagen, de Dine, de Langley, de Probert, Morin et Didion, de Ricom, de Canovetti, de Stànton, de M. Rateau, etc. On y trouve aussi l’exposé des expériences propres de M. Eiffel et des résultats obtenus par lui jusqu’aujourd’hui. Ces expériences, si fécondes déjà, ne sont qu’un début, et l’auteur nous laisse espérer une riche série nouvelle.
- Etudes expérimentales sur les zooptères, par P. Amans. 1 vol. illustré de 89 p. F. Yivien, éditeur. Paris. 1909.
- On a beaucoup étudié le vol de l’oiseau. On connaît moins bien le vol de l’insecte. Depuis de longues années M. P. Amans, un zoologiste doublé d’un ingénieur, travaille à combler cette lacune, et ses études en partie résumées dans l’ouvrage ci-dessus révèlent quantité de faits importants pour la science aérodynamique. Nous ne savons s’il serait avantageux de s’inspirer directement des formes de l’insecte pour construire une machine volante, telle n’est point au surplus, la prétention de M. Amans : mais chaque
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- BIBLIOGRAPHIE
- insecte étant une machine volante, ses organes susten-tateurs et propulseurs offrent pour un observateur judicieux une leçon d’aérodynamique dont les enseignements peuvent être précieux. C’est ainsi que bien avant les célèbres expériences des Wright, avant même les planements de Lilienthal, en 1885, M. Amans, dans sa thèse en Sorbonne, mettait en évidence la torsion de l’aile de l’insecte pendant le vol et son importance. C’était le gauchissement des ailes auquel les Wright durent plus tard leur succès. Si les chercheurs de machines aériennes avaient su comprendre la leçon des insectes, l’aviation eut sans doute attendu moins longtemps pour prendre son essor. En 1901, il n’était pas encore question des Wright, M. Amans revenait sur la torsion de l’aile chez l’insecte volant, et chez l’oiseau, et la déterminait avec la plus grande précision géométrique chez les insectes coléoptères, puis chez certaines espèces d’oiseaux, perdreau, pigeon, goéland. De même M. P. Amans tire de ses observations d’intéressantes conclusions relatives aux formes des hélices ; il nous semble que les constructeurs
- auront le plus vif intérêt à réfléchir mûrement sur les données qu’il leur apporte,
- Pratique cle Vinstallation électrique à courant fort dans l’habitation, par Richard Berger. In-8° de 352 pages. H. Dunod et E. Pinat. Prix : 5 fr.
- Cet ouvrage sera d’une grande utilité pour les personnes qui se disposent à établir une distribution électrique en leur demeure ou dans un immeuble leur appartenant. Il aidera à rendre plus manifestes les différences existant dans le matériel et les installations présentées au public sous des prix souvent fort différents.
- Electricité, par Max de Naxsouty. Un fort volume de 748 pages. Boivin et Cie. Prix : 18 fr.
- Electricité est le second volume de la série entreprise par M. Max de Nansouty, à la suite de Louis Figuier, sous le titre général de Merveilles de la Science. Œuvre de vulgarisation, ce livre, bien illustré, renferme à lhisage de la jeunesse, un exposé complet de cette science capitale.
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- JUILLET 1910. — SEMAINE DU LUNDI 4 AU DIMANCHE 10 JUILLET 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0., au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- Du 26 juin au 2 juillet. — Le 26. Extension vers l’E. et le S. de la dépression des Iles-Britanniques et de la mer du Nord : Danemark, 740; Nantes, 752; golfe du Lion, 753. Pluies sur toute l’Europe; en France : Puy de Dôme, 44; Besançon, 35 ; Biarritz, 24; pointe de la Coubre, 21; Dunkerque, 7; Paris, 2. Temp. du matin : Vardoe, 4°! Paris, 16; Alger, 26; Pic du Midi, —1; moyenne à Paris : 140 (normale : i7°,4)- — Le 27. Assez profonde dépression sur tout le N.-O. : Danemark, 741; hausse de pression sur l’O. de la France : Biarritz, 765 ; baisse sur l’Irlande : Yalencia, q56. Pluies sur l’O., le Centre et le N.; en France : Lyon, i3; Belfort, 10; Limoges, Toulouse, 5; Paris, 4» Dunkerque, 2. Temp. du matin : Yardoe, 3°; Paris, 13 ; Alger, 23; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i4°,i (normale : 170,5). — Le 28. Pression basse sur tout le N. : Christiansund, 744; hausse sur le Centre et le S. : Gascogne, 767. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Le Havre, 5 ; Brest, Dunkerque, 3 ; Nantes, Charle-ville, 1. Temp. du matin : Yardoe, 4°; Paris, 14 ; Alger, 25; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i6°,6 (normale : — Le 29. Dépression sur les Iles-
- Britanniques et la Scandinavie, anticyclone sur la péninsule Ibérique et la Méditerranée : Skudesness, 748 ; Cagliari, 766. Pluies sur l’O. et le N. ; en France ;
- Nantes, 8; Nancy, Lorient, 4; Limoges, 3 ; Le Mans, 2; Paris, Boulogne-sur-Mer, 1. Temp. du matin : Yardoe, 5°; Paris, 16; Alger, 24; Puy de Dôme, 9 ; moyenne à Paris : i6°,5 (normale : i7°,6). — Le 3o. Pression basse sur presque tout le continent, supérieure à 760 seulement sur le S.-E. et la péninsule Ibérique; Hernoesand, 745. Pluies sur l’O., le Centre et le N.; en France : Charleville, 17 ; Nancy, 16; Cette, 12; Perpignan, 6; Le Havre, 5; Nantes, 3; Biarritz, 2. Temp. du matin : Yardoe, 4°; Paris, 13 ; Alger, 23; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : i4°,2 (normale : 17°,6). — Le iet juillet. Dépression sur le N.; Ecosse, 748; Baltique, 744; hausse sur l’O.; pression supérieure à 770 vers les Açores. Pluies sur presque tout le continent; en France : Ballon de Servance, 3g; mont Aigoual, 3o; Besançon, 17; Paris, 9; Dunkerque, 6 ; Rochefort, 4. Temp. du matin : Yardoe, 70; Paris, 14 ; Lésina, 24 ; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : i4°,2 (normale : i7°,7). — Le 2. Basse pression sur l’O. et le N. : Stockholm, 742. Pluies sur presque toute l’Europe, sauf l’Espagne et l’Italie; en France : Belfort, 9; Nantes, 5 ; Charleville, 3; Cherbourg, 2; Paris, 1. Temp. du matin : Vardoe, 5°; Paris, 14; Tunis, 25; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : i5° (normale : i7°,7). — Phases de la Lune : Dernier Quartier le 3o, à 4 h. 48 m. du mat.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Tarit (YV)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs,
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d'origine.
- N° 1939 — 23 JUILLET 1910
- SUPPLÉMENT
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- INFORMATIONS
- Nécrologie : le général de Beylié. — Le général de Beylié qui vient de mourir d’une manière si déplorable en Indo-Chine, à bord d’une chaloupe qui a coulé en traversant les rapides du Mékong, n’était pas seulement un des officiers les plus éminents de notre armée coloniale, c’était encore un savant très distingué et un archéologue de haute valeur, à qui la science des civilisations est redevable de belles découvertes. Né en 1849, le général de Beylié a servi successivement au Tonkin et à Madagascar, et, depuis 1902, il a exercé plusieurs commandements en Extrême-Orient. On lui doit en outre plusieurs explorations fructueuses, et d’excellents ouvrages, notamment l’Art hindou en Extrême-Orient, et un Voyage archéologique en Birmanie et en Mésopotamie. Il s’était particulièrement attaché à l’étude des magnifiques ruines d’Angkor, dont nous avons plusieurs fois entretenu nos lecteurs, et c’est en grande partie à son activité qu’on doit la conservation dans leur intégrité de ces inestimables monuments de l’art Kmer. Enfin, il avait généreusement doté Grenoble, sa ville natale, d’un musée archéologique des plus curieux, composé de ses collections personnelles.
- Perte du dirigeable allemand « Erbsloh ». — Le
- dirigeable de plaisance Erbsloh appartenant à la Société de la navigation aérienue de la Westphalie rhénane, a été détruit le i3 juillet, au cours d’une sortie. Les 5 aéro-nautes qui le montaient sont morts; parmi eux l’ingénieur Erbsloh qui dessina les plans du ballon. La catastrophe paraît due à un éclatement de l’enveloppe.
- Mort de l’aviateur anglais Rolls. — L’aviateur anglais Rolls, pilotant un biplan Wright modifié, s’est tué le 12 juillet au meeting d’aviation de Bournemouth. Son appareil avait été muni d’une queue stabilatrice ; en se redressant un peu vivement après une audacieuse descente en vol plané, l’aviateur fit céder la queue du biplan, et l’appareil fut projeté sur le sol. Les innombrables accidents survenus depuis le début de l’année à des pilotes d’aéroplanes expérimentés, comme Dela-grange, Leblond, Wachter, Rolls, etc., appelent l’attention sur la nécessité d’apporter plus de minutie à la construction des appareils : chaque pièce dans les aéroplanes actuels joue un rôle essentiel; si elle vient à manquer, c’est la chute irrémédiable. Il importe donc d’étudier avec le plus grand soin les efforts que subissent les diverses parties de l’appareil, de façon à ne jamais faire travailler les matériaux au delà de leur limite de sécurité. L’automobile comme l’aéroplane a connu une période d’accidents incessants ; puis, grâce à des règles de construction fort sévères, elle est devenue un véhicule des plus sûrs. Le moment est venu pour l’industrie aérienne de s’inspirer des mêmes règles.
- L’efflorescence des sols argileux. — Il y a quelque temps, von Bemmelen a étudié la désagrégation des roches volcaniques de l’ile de Java dont les constituants
- sont des diorites et des diabases formées de silicates basiques. Par suite de cette nature basique, et de l’absence de quartz et de silicates acides, la désagrégation se fait rapidement sous l’action de la chaleur, de l’humidité et de l’acide carbonique; le limon, produit de cette désagrégation, est soluble dans les alcalis et les acides dilués. Les constituants primitifs de ces roches : feldspath, amphibole, hornblende et micabiotite se transforment en produits d’efflorescence : kaolin, opale et hydrargillite. Parmi les silicates d’efflorescence, on a pu caractériser la formation d’un silicate facilement dé-composable Al203.3Si02 et celle d’un silicate plus résistant Àl203.2Si02. Il y a là une contribution intéressante apportée par l’auteur à la désagrégation des roches sili-catées et à la formation des terrains de transformation.
- Le rôle calorifuge de la neige. — Tous les cultivateurs savent très bien qu’une bonne couche de neige est un excellent préservatif pour les terres ensemencées ainsi recouvertes : les végétaux n’ont rien à craindre des gelées. Il était néanmoins intéressant de connaître plus exactement le pouvoir isolant de la neige et de le pouvoir rapprocher des chiffres de conductibilité de divers matériaux. C’est ce qu’a fait M. Hjelstrœm qui, après de nombreuses observations thermométriques pratiquées à des profondeurs différentes de couches de neige, publia dans la Méteorol Zeitschrift le pouvoir conducteur de la neige. Ce dernier est égal à o,o3o4 : une couche épaisse d’un centimètre et exposée de part et d’autre à des températures différant de i° C, laisse passer par minute et par centimètre carré o,o3 de petite calorie ; on jugera de la valeur comparative du chiffre par le fait que les conductibilités correspondantes sont de 54,6 pour le cuivre 29,8 pour le fer. Un mélange d’argile et de sable (parfois employé industriellement comme calorifuge pour protéger les tuyaux de vapeur) possède une conductibilité de 0,20 à 0,22, soit sept fois celle de la neige !
- Coffre-fort pour le radium. — Le radium étant de beaucoup le plus précieux des corps connus, les rares personnes qui en possèdent des parcelles tremblent de les savoir exposées aux entreprises des cambrioleurs. Mais on sait que ses émanations traversent aisément la cuirasse d’acier la plus épaisse. Ainsi, la construction d’un coffre-fort capable de résister, d’une part, aux tentatives d’effraction, et de retenir, de l’antre, les produits de la désintégration du radium, présentait des difficultés quasi-insurmontables. Une maison anglaise, celle de MM. Chubb, paraît avoir résolu le problème. Sur l’ordre d’une Compagnie fondée l’an dernier pour exploiter d’importants gisements d’uranite découverts en Portugal, elle a fabriqué un coffre-fort qui semble remplir les conditions requises. Il consiste essentiellement en deux coffres encastrés l’un dans l’autre, l’un aux parois de plomb (le seul métal impénétrable aux émanations du radium), l’autre en plaques d’acier comme les coffres-forts ordinaires. Bien que le poids total soit d’une
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- INFORMATIONS
- tonne et demie, la capacité du coffre de plomb n’est que de 5o kg environ. Mais c’en est assez pour abriter une fortune énorme, si l’on songe que cette quantité de l’adium vaudrait plus de 25 millards de francs, en prenant pour base les prix actuels. Un dispositif permet de recueillir les précieuses émanations. Avant d’ouvrir le coffre de plomb, on introduit par deux valves ménagées dans la porte des tubes remplis de mercure qui recueillent et emmagasinent ces émanations.
- Écran de projection à grand rendement lumineux.
- — A la suite d’une série de travaux entrepris par le Dr H. Lehmann, la maison Zeiss vient de fabriquer des écrans, destinés à recevoir les projections, qui permettent de voir celles-ci avec un éclat 14 fois plus grand que si elles étaient reçues sur un écran en papier blanc. Cela est d’autant plus intéressant qu’actuellement on cherche à faire partout des projections de plaques en couleurs et qu’on y parvient difficilement par suite du manque de lumière, ces plaques étant, comme on sait, formées d’éléments colorés qui leur enlèvent forcément de leur transparence. On a perfectionné le plus possible les sources de lumière et le système optique; seul, jusqu’à présent, l’écran n’avait fait l’objet d’aucun perfectionnement. Les nouveaux écrans de la maison Zeiss sont constitués par de l’aluminium en poudre étendu sur une toile. Ils ont la propriété de ne pas diffuser la lumière dans toutes les directions, mais de la renvoyer dans une direction principale; il en résulte que l’image n’est visible que pour les personnes placées dans le voisinage de l’axe, mais cela n’a pas un très grand inconvénient si on a soin de choisir une salle longue et étroite. Du reste, il y a un moyen d’augmenter l’angle sous lequel on peut voir l’image, c’est de prendre une surface moins lisse. Le Dr Lehmann a établi trois sortes d’écran : lisse* rugueux (ou shirting, du nom de la toile employée) et ondulé. La couche métallique du premier est supportée par une toile fine, celle du second par une toile plus grossière, et le troisième est formé d’un support cannelé ou ondulé artificiellement. Mais il est évident que' plus l’angle sur lequel on peut voir,, l’image est grand, moins grand est^l’éclat obtenu. Avec l’écÿan lisse on a 14 fois plus de lumière que sur le papier blanc, l’angle de dispersion est de 48°; l’écran shirting donne encore 8 fois plus de lumière, et l’angle atteint 6i°; enfin l’écran ondulé donne 3 fois et demi plus de lumière, et l’angle est de 84°. Pour les personnes qui ne disposent; pas de la lumière électrique, ou qui n’ont qu’un faible ampérage, il y a là une ressource très importante ; dans un appartement on peut obtenir des images en couleurs de grande dimension avec un éclairage relativement faible.
- i Les incendies aux États-Unis. — Nous admirons volontiers de loin l’étonnante prospérité industrielle des Etats-Unis. Tout n’y est pas cependant pour le mieux, et en bien des cas les Yankees pourraient encore prendre d’utiles leçons sur le Vieux Continent. Les incendies, par exemple, causent en Amérique des dégâts extraordinaires, alors qu’en France et dans les principales contrées européennes on a su depuis longtemps enrayer le fléau. M. Frank B. Gilbreth, dans une récente conférence à Y American Society of Mechanical Engineers nous donne le bilan des ruines causées annuellement par le feu dans son pays ! : en 1907, le total des pertes, du chef de l’incendie (bâtiments, navires, forêts), s’élevait à la moitié de la valeur des nouveaux bâtiments construits dans l’année sur tout le territoire de l’Union. Les pertes, dues uniquement à la destruction des bâtiments et de leur contenu se sont élevées à plus de 1075000000 de francs, ce qui représente par tête d’habitant une perte annuelle de i2fr,5o. En Europe, au contraire, les pertes. du même fait n’excèdent pas iIr,65 par tête. On voit qu’il y a encore des progrès à réaliser de l’autre côté de l’Atlantique.
- La ville du téléphone,. — C’est de New-York qu’il s’agit. L’emploi du téléphone, grâce à une organisation judicieuse, y a pris un développement dont, en France, nous ne pouvons malheureusement nous faire aucune idée. Voici,, d’après la Zeitschrift für Schwachstrom-technik, quelques renseignements suggestifs à cet égard. Il y a trente ans, l’annuaire des abonnés au téléphone de la ville de New-York ne comptait que 25a noms;
- aujourd’hui le même annuaire se compose de 800 pages à impression compacte. Voilà trente ans, la même ville ne possédait qu’un seul bureau central; elle en a aujourd’hui 85 dans lesquels travaillent 5ooo dames téléphonistes. Un seul immeuble, le « Hudson Terminal Building », comporte plus d’abonnés que la Grèce et la Bulgarie ensemble. L’immense réseau téléphonique de New-York ne connaît pas le silence. C’est entre 3 et 4 heures dn matin qu’il est le moins bruyant ; à ce moment, il n’est demandé que 10 communications par minute. Entre 5 et 6 heures du matin, déjà 2000 New-Yorkais utilisent le téléphone. Une demi-heure plus tard, le nombre des correspondances se trouve doublé. Entre 7 et 8 heures dn matin, 25 000 individus troublent le premier déjeuner de 25 000 autres personnes. A 8 h. 1/2 du matin, le chiffre des appels passe à 5oooo; entre 10 et 11 heures du matin, les demandes de communication passent au chiffre de i5oooo. C’est entre 11 heures et midi que les correspondances téléphoniques atteignent leur maximum d’intensité ; elles sont alors au nombre de 188000.
- A propos du Tamier. — Un de nos lecteurs, M. Ma-ranne, nous écrit: «J’ai lu il y a quelques jours, dans un quotidien [Le Journal, 3o juin 1910), un article intitulé : « Le bienfaisant remède du Père « la Racine », au sujet d’un guérisseur poursuivi pour exercice illégal de la médecine, et qui employait la racine du Tamier. Le correspondant ajoute que cette plante « est inconnue des botanistes et qu’elle a germé dans le cerveau du guérisseur ». Les lecteurs de La Nature auront eux-mêmes fait justice de cette grossière inexactitude, car la plupart d'entre eux connaissent, au moins de nom, la plante dont il est question. Le Tamier (Tamus commuais, L. famille des Dioscorées) est commun dans les haies, et est connu dans nos campagnes sous les noms vulgaires de : Taminier, Vigne noire, Bryone noire, Sceau de Notre-Dame, Sceau de la Vierge, Racine vierge, Couleuvrée noire, Racine aux femmes battues, Herbe aux femmes battues. Le correspondant du journal continue en disant : « Chose extraordinaire, la pkyjtè n’avait jamais le même aspect ; souvent elle ressemblait à s’y méprendre aux racines d’orties ou à du lierre grimpant ; parfois on la prenait pour du chiendent ou du chardon, voire surtout pour de la ....carotte. » A un examen superficiel, certains de ces caractères correspondent bien à la plante dont nous parlons, laquelle est grimpante et à feuilles luisantes, comme le lierre, et dont la racine tubéreuse ressemble assez à une carotte blanche ou plutôt à un navet. Il y a donc lieu de supposer que c’était bel et bien le Tamus commuais qu’employait le charlatan. La racine de cette plante d’ailleurs était employée autrefois comme résolutive contre les contusions (d’où le nom de Racines aux femmes battues), et elle est encore utilisée, quoique rarement, comme purgative et diurétique, ce qui justifiait jusqu’à un certain point, l’usage qu’en faisait le « père la Racine ».
- La décadence du cheval en France. — L’automobilisme a porté un rude coup à l’élevage hippique. Si le cheval de gros trait n’a pas jusqu’ici trop souffert de la concurrence du tracteur mécanique, il n’en est pas de même du cheval de luxe. Il y avait en France en 1890, 271 000 voitures de luxe et 128000 chevaux de même catégorie. A la fin de 1908, l’automobilisme met en ligne 57 000 voitures; les voitures de luxe à chevaux tombent à 222 000; le nombre des chevaux s’abaisse à 92 000.
- Un recensement officiel de rennes en Suède. —
- Un recensement officiel des rennes vient d’avoir lieu en Suède dans la province de Jemtland, habitée par les Lapons. Le nombre des rennes s’élève à 27 233. Le plus riche propriétaire, un Lapon du nom de Jacob Anderson, est à la tête d’un troupeau de 2000 animaux. Viennent ensuite Elias Jacobson avec 1200 rennes et Jonas Person avec iooo. Il y a en tout 335 Lapons propriétaires de rennes dans la province de Jemtland.
- Sixième Congrès de l’aménagement des montagnes. — Le sixième Congrès organisé par l’œuvre si utile de l’aménagement des montagnes se réunira du 18 au 25 juillet et visitera des territoires d’expériences des Pyrénées.
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- 10D
- SCIENCE APPLIQUÉE
- atL
- *>> ‘Electricité
- La lampe électrique portative Lux pour mines.
- — La question de l’éclairage est une des plus délicates parmi toutes celles que soulève l’exploitation des mines de houille. La présence toujours possible du grisou, exige les plus minutieuses précautions : Davy en inventant, voici un siècle, la lampe de sûreté dont la flamme est séparée par une toile métallique du milieu ambiant, a fait faire à la sécurité dans les mines un progrès gigantesque; mais, depuis cette époque, le progrès
- Fig. I. — La lampe électrique portative pour mines « Lux ».
- Fig. 2. — La lampe démontée. — De gauche à droite : i° le support de l’ampoule à incandescence ; 2° la boite de fonte contenant l’accumulateur, elle est portée par une anse, munie d’une vis qui maintiendra après montage l'ampoule et son support dans leur position ; 3° l'accumulateur spécial à tubes de porcelaine poreuse.
- ëxige des lampes présentant la même sécurité, et offrant un pouvoir lumineux plus considérable et pluë constant.
- Il était naturel de songer à l’électricité : rien de plus sûr en apparence que la lumière d’une lampe à incandescence ; plus de flamme ; un filament brillant, enfermé dans une ampoule de verre et toujours séparé de l’atmosphère dangereuse par la paroi de verre. La réalisation de l’éclairage électrique pour les mines semble donc des plus simples : on montera une lampe à incandescence de bas voltage sur une petite batterie d’accumulateurs portatifs, le tout combiné de façon à faire un ensemble aussi compact et solide que possible.
- Mais cette simplicité n’est qu’apparente : l’électricité comporte de nombreux risques qu’il a fallu tout d’abord étudier avec soin ; la mise au point de la lampe électrique de mines a été, de plus, délicate, et aujourd’hui encore, on ne trouverait en usage dans les houillères qu’un nombre de types fort restreint.
- Nous avons pu examiner en détail une de ces lampes, la lampe Lux, en usage comme lampe portative aux mines de Lèns, et nous croyons intéressant de la décrire ci-dessous avec quelques détails.
- Tout d’abord quelles sont les conditions de sécurité auxquelles doit gaucho : le support de l’am- obéir une lampe électri-poule retourné pour montrer qUe c]e mines ? Quand les prises de courant. on auume ]a lampe, on
- tourne un commutateur qui forme sur la lampe, le circuit électrique des accumulateurs : cette opération provoque toujours une étincelle : il faut que celle-ci soit incapable d’enflammer un mélange' explosif d’air et de grisou. Un court-circuit peut également survenir, à la suite d’un choc violent par exemple ; il faut encore que l’étincelle qui en résulte ne puisse en aucun cas provoquer l’inflammation d’une atmosphère grisouteuse. Enfin le globe de verre de la lampe à incandescence doit être à l’abri des chocs ou
- Fig. 3. —Les contacts électriques A et B de la lampe Lnx. A
- des chutes de matériaux qui pourraient accidentellement mettre à nu le filament incandescent.
- Ces divers dangers ont été évités dans la lampe Lux.
- Elle se compose d’un accumulateur, une boîte de fonte à sections carrées, à coins arrondis, protégeant cet accumulateur, une autre portant des organes de fermeture, un couvercle fermant la boite et comprenant l’ampoule et les organes de connexion.
- Le bac de l’accumulateur est en celluloïd, les autres pièces de la lampe sont en tôle d’acier et sont rendues inattaquables à l’acide par un plombage.
- La forme de la lampe Lux est telle que l’accumulateur soit directement supporté par une anse et non par les divers organes de la lampe. Ce dispositif permet à la lampe de mieux résister aux efforts exercés par le poids de l’accumulateur et aux réactions de l’accumulateur sous les chocs.
- Les pièces constitutives de la lampe s’emboîtent les unes dans les autres et sont maintenues par la pression de la vis supérieure. Celle-ci en se serrant appuie sur le verre, ce qui de proche en proche bloque la pièce isolante portant les contacts, le couvercle de la boîte et enfin l’accumulateur par l’intermédiaire d’un joint en caoutchouc.. L’accumulateur se trouve ainsi complètement immobilisé. Tout forme ainsi un ensemble compact, robuste, étanche.
- Le commutateur, extérieur à la boîte, agit sur les bornes comme un ressort et par suite assure constamment un contact satisfaisant, même sous les chocs les plus violents reçus par la lampe ; les étincelles que peut produire la manoeuvre du commutateur se produisent à l’intérieur de la boîte fermée, en espace clos; il n’y a pas de pôle à la masse et l’interrupteur est établi de façon que tout court-circuit à proximité du bac de celluloïd soit* impossible. Le verre esL bien-protégé contre les chocs et les chutes par trois montants et l’anse de la lampe.
- L’accumulateur du type Méran donne une tension de 2 volts ; on a cherché à réaliser d’une façon absolue son étanchéité; en effet, toute projection d’acide au dehors aurait pour effet de dégrader rapidement la lampe, et de rendre son usage bientôt dangereux. On a donc ménagé au-dessus. des plaques de l’accumulateur un compartiment judicieusement calculé, terminé par le couvercle qui comporte au centre un tube spécial permettant l’emploi du liquide libre et l’évacuation des gaz, mais empêchant ce liquide de s’échapper quelle que soit la position donnée à l’accumulateur. La matière active de l’accumulateur spécialement fabriquée, est utilisée, maintenue par des tubes en porcelaine poreuse qui empêchent toute déformation et tout court-circuit. Un montage particulier des bornés prévient de façon absolue la formation de sels grimpants.
- Le filament de la lampe Lux est en platine et garanti 6oo heures. La lampe pèse, toute équipée : r,g5o kg; la durée de décharge de l’accumulateur est de i5 heures environ; le pouvoir éclairant de % bougies.
- Cette lampe, très bien étudiée, rend de grands services partout où elle a été employée. Signalons à ce propos que son étanchéité l’a fait utiliser lors des travaux de sauvetage du Pluviôse. — La lampe Lux est fabriquée par la Société Electrique de Thumesnil, Thumesnil-les-Lille (Nord).
- *> Construction <-*
- Couverture vitrée sans mastic. — Les vitres de nos fenêtres sont toujours fixées dans leur châssis avec du mastic ; et parce que nous les avons tous les jours sous les yeux, nous nous imaginons aisément que le mastic est un élément indispensable, inévitable de la pose des vitrages dans les bâtiments. Or, le mastic a de nombreux inconvénients ; son rôle est de relier d’une façon étanche et invariable deux substances douées de coefficients de dilatation très différents : le verre d’une part, le fer ou le bois du châssis d’autre part. Le mastic
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- SCIENCE APPLIQUEE
- forme un enduit à la fois élastique et imperméable qui assure cette jonction. Il remplit son rôle d’une façon très satisfaisante au début de son application. Mais avec ,1e temps, il sèche et durcit, l’élasticité disparaît; les alternatives de dilatation et contraction le fendillent et c’en est fait de l’étanchéité et de la solidité de la fixa-tion. Cet inconvénient qui n’est pas très grave pour les vitres d’une fenêtre, devient très sérieux pour des vitrages de toitures dont la surveillance est délicate et dont l’étanchéité est rigoureusement nécessaire, si l’on veut éviter des infiltrations continues, désagréables d’abord, à la longue dangereuse pour la solidité du bâtiment.
- On a donc recherché des procédés de fixation des vitres évitant l’emploi du mastic, et divers systèmes semblent s’être fait jour en ces dernières années.
- En voici un qui paraît parfaitement étudié, et quant à l’efficacité, et autre condition indispensable, quant à la simplicité.
- On supprime les châssis de fixation sur lesquels se mastiquent habituellement les vitres. Celles-ci sont maintenues par une sorte de système à pince, fixant à la .fois deux vitres contiguës. Le dispositif comporte deux barres métalliques : la barre inférieure faite en zinc ou en cuivre a la forme que montre notre ligure, ses rebords supérieurs servent d’appui aux deux vitres, qui se trouvent maintenues en place au moyen de la barre supérieure ou couvre-joint : ce couvre-joint est immobilisé par des boulons, disposés de o m. 3o en o m. 3o et dont
- La couverture vitrée Rendle.
- A gauche, sur chevron en fer; à droite, sur chevron en bois.
- la tête rectangulaire prend appui sous les rebords de la barre inférieure.
- La pose du vitrage se réduit donc ici au serrage de quelques écrous. On voit que les verres ont toute liberté de dilatation; d’autre part, l’eau qui pourrait s’infiltrer sous le couvre-joint ne peut pénétrer à l’intérieur du bâtiment; elle s’écoule par la gouttière centrale de la barre inférieure. On voit sur la ligure que le métal de cette barre se relève en deux gouttières latérales ; celles-ci recueillent l’eau qui à l’intérieur du bâtiment se condense sur le verre, et, glissant le long des surfaces métalliques, pourrait venir au contact de pièces de bois ou de fer qui servent d’appui au système et les détériorer. Le système est donc absolument étanche.
- Il est un peu plus coûteux que le procédé classique au mastic; mais il prend sa revanche en économisant des frais considérables de pose et d’entretien. — Ce procédé imaginé par M. Rendle, est exploité par M. Em-mel, 278, boulevard Raspail, Paris.
- *>> Objets utiles <*
- Pour désintoxiquer la fumée de tabac. — L’usage du tabac, de l’avis de tous les hygiénistes, est à la longue nuisible à la santé générale, et l’abus peut provoquer des accidents spéciaux assez graves. Le plus simple, pour éviter ces désagréments, serait évidemment de ne pas fumer. Mais comment demander pareil sacrifice à un fumeur endurci? Renoncer à une manie invétérée représente un effort de volonté dont peu de gens sont capables. L’hygiène a cherché Un détour et elle l’a trouvé, en laissant au fumeur l’illusion de son vice, tout en lui en supprimant la réalité.
- . On a fabriqué des tabacs dénicotinisés, c’est-à-dire débarrassés des plus dangereux de leurs constituants.
- Ce n’était pas encore suffisant, paraît-il, pour éviter tous les inconvénients de l’abus tabagique ; la fumée de tabac contient encore des substances comme la créosote, la collidine, la picoline, l’acide formique, l’acide acétique, etc., qui peuvent finir par devenir nuisibles.
- Il fallait trouver mieux; or, ce « mieux » existe depuis très longtemps sous la forme du narghilé oriental; le narghilé désintoxique à merveille la fumée de tabac, car il le fait passer à travers un récipient plein d’eau où les substances, distillées sous l’effet de la chaleur, se dissolvent ou bien se condensent. Il n’arrive plus aux lèvres du fumeur qu’un peu de vapeur d’eau légèrement parfumée.
- Le narghilé est donc un instrument parfait, au point de vue hygiénique ; mais il ne paraît guère, adapté aux exigences de la vie active, d’un fumeur occidental. Un médecin, M. Parant, après avoir consacré une partie de son activité à la fabrication de tabac sans nicotine, s’est appliqué à construire une sorte de narghilé à l’usage des fumeurs de nos pays ; autrement dit, un appareil de condensation peu encombrant, adaptable aux pipes, fume-cigares, fume-cigarettes en usage chez nos fumeurs.
- L'appareil qu’il a imaginé ne lave pas, mais il condense les produits de la fumée; il se compose simplement d’une série de rondelles métalliques, enfilées sur une tige centrale ; on dispose le tout dans le tuyau de la pipe, du fume-cigare ou du fume-cigarette; ceux-ci sont, bien entendu, également de fabrication spéciale. Ces rondelles, percées de trous que l’on s’arrange pour disposer en chicanes, créent une large surface de condensation, qui fait en somme le même effet qu’une pipe à très long manche, avec cette différence cependant qu’il est beaucoup plus facile de nettoyer les rondelles en les plongeant toutes à la fois dans un bain d’alcool.
- Chaque rondelle, d’après M. Parant, condense environ i,25 pour 100 de l’ensemble des vapeurs; on augmentera à volonté le nombre des rondelles de façon à réduire, dans telle proportion voulue, la toxicité des vapeurs aspirées. La nocivité des produits aspirés par le fumeur pourra ainsi être, sinon complètement annihilée, du moins réduite à très peu de chose.
- Yoilà donc un excellent moyen de combattre le tabagisme, et cela sans nuire aux intérêts du Trésor à qui ce vice national rapporte, chaque année, un nombre respectable dé millions. Le Dr Parant, inventeur de ce procédé, habite Lons-le-Saulnier (Jura).
- Pipe à rondelles pool- la condensation des produits de distillation du tabac. — A droite une série de’ rondelles, on peut en régler le nombre à volonté.
- Broc à lait à bascule. — C’est un petit mécanisme fort simple et très ingénieux; il nous rappelle certains dispositifs verseurs que nous avons vu appliquer dans les usines de produits chimiques aux grosses touries d’acides, qui doivent être manipulées avec une précision toute scientifique. Le lait, liquide par essence inofîensif, exigeait-il les mêmes minutieuses précautions ? Pourquoi pas, après tout. Il n’est point si aisé, par les moyens primitifs habituels, de verser élégamment une tasse de lait, sans répandre de gouttes de côté ou d’autre. Le dispositif est une petite bascule sur laquelle repose le broc ; celui-ci peut tourillonner librement autour de deux petits pivots. Supposons que l’on prenne le broc par l’anse et qu’on l’incline pour verser le liquide; dans ce mouvement, le couvercle vient rencontrer l’extrémité de la bascule èt est maintenu soulevé automatiquement pendant que l’on verse. — Le porte-broc à bascule est vendu chez Kirby, Beard et C°, 5, rue Auber, Paris. Prix : 35 et 38 francs.
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- VARIETES
- Fréquence comparée des vents de mer et de terre II passer leurs vacances au bord de la mer, beaucoup le long des côtes françaises. — On a reconnu depuis 11 recherchent surtout cette action bienfaisante.
- 38 t.
- 33 t.
- JUIN
- JUILLET
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- 62 m.
- 53
- AOUT
- SEPTEMBRE
- 48 m.
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- Les chiffres à l’extrémité des flèches, indiquent les fréquences comparées des vents de terre et de mer.
- longtemps à l’air marin des propriétés particulières qui en font un puissant agent thérapeutique. Aussi, parmi les personnes de plus en plus nombreuses qui vont
- Mais il ne suffit pas d’être au bord de la mer pour respirer l’air marin. Quand le vent souffle de terre, l’air y a la composition cet les propriétés de celui de Tinté-
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- VARIÉTÉS
- rieur, ainsi qu’en témoignent parfois les odeurs caractéristiques de campagne ou de ville qu’il apporte sur la plage même.
- Lorsqu’on va à la mer moins pour se baigner ou se distraire que pour respirer l’air marin, il importe de se préoccuper de savoir si, à l’endroit où l’on se propose cle séjourner, les vents de mer soufflent avec une fréquence satisfaisante. C’est pourtant un élément qu’on ne fait guère entrer en ligne de compte et que les médecins eux-mêmes paraissent prendre rarement en considération lorsqu'ils sont appelés à désigner à leurs clients la région maritime qui leur convient le mieux.
- Il faut dire que les moyens d’information font presque entièrement défaut. A notre connaissance, il n’existe aucun ouvrage qui donne sur le régime des vents le long des côtes françaises des indications suffisamment détaillées à ce point de vue. Les renseignements qui seraient nécessaires sont épars dans des monographies ou même demeurent inédits et presque inaccessibles dans les archives météorologiques. On trouve, dans une étude1 publiée en 1882 sous les auspices du ministère des Travaux publics, les fréquences des différents vents le long du littoral français d’après seize ans d’observations dans plus de quatre-vingts phares, mais seulement pour l’année entière. Or, ces fréquences varient beaucoup d’une saison à l’autre, de sorte que les chiffres indiqués ne seraient pas valables pour une époque particulière de l’année, l’été par exemple.
- Les Annales du Bureau central météorologique renferment des tableaux qui donnent, pour un certain nombre de stations françaises, le nombre de fois que le vent a soufflé de chacune des huit directions principales, durant chaque mois. Une trentaine de ces stations sont situées sur les côtes. Ce sont en général des phares ou des sémaphores. Malheureusement leur répartition est irrégulière : suffisamment nombreuses en Bretagne, en Gascogne et le long de la Méditerranée, elles laissent entre elles des lacunes regrettables sur les côtes de la Manche.
- Sur la mer du Nord, nous avons Dunkerque. Pour la côte d’Artois et de Picardie, nous ne disposons que de Gris-Nez. La Hève est seule utilisable pour la Seine-Inférieure. Pour la côte du Calvados, si intéressante, on ne peut que s’en rapporter, faute de mieux, à la station de Caen, qui est assez loin dans l’intérieur. La comparaison des chiffres de Barfleur, de Caen et de la Hève montre d’ailleurs que le régime des vents est assez uniforme dans toute cette région. Barfleur et la Hague nous renseignent assez bien sur ce qui concerne les côtes orientale et occidentale de la presqu’île du Cotentin. Pour la Bretagne, nous avons Saint-Malo, le cap Frehel, les îles de Bréhat et de Batz, la pointe du Raz et Lorient. Pour la côte au Sud de la Loire, Saint-Gildas, la Coubre, Arcachon et Biarritz. Enfin, sur la Méditerranée, le cap Béar, Cette et les caps Croisette, Sicié, Camarat et Ferrât.
- Nous avons relevé les nombres d’observations des différentes directions du vent dans toutes ces stations pendant les dix années 1897-1906, pour chacun des quatre mois de juin à septembre. D’après ces données, nous
- 1 Renseignements météorologiques sur le littoral de la France, par K. Allard. Paris. Imprimerie nationale, 1882.
- avons calculé, pour les diverses parties du littoral, la proportion des vents de mer et des vents de terre.
- Le long d’une côte en ligne droite, sur les huit direc-, tions du vent, quatre représentent des vents marins et les quatre autres des vents de terre. Ainsi, sur la mer du Nord, les vents marins sont ceux de l’Ouest, du Nord-Ouest, du Nord et du Nord-Est. Additionnant ensemble les fréquences en pour 100 de ces quatre directions et d’autre part celles des quatre autres, nous avons obtenu deux nombres que nous représentons sur les cartes de la figure par des flèches de longueurs proportionnelles, dirigées, l’une vers le Sud-Sud-Est (vents de mer), l’autre vers le Nord-Nord-Ouest (vents de terre). Sur la côte de Gascogne, les vents de mer sont ceux de Nord, Nord-Ouest, Ouest et Sud-Ouest et sont représentés par une flèche dirigée vers l’Est-Sud-Est.
- Les fréquences en pour 100 sont indiquées en chiffres à côté des flèches qui les représentent. La différence entre 100 et la somme des deux nombres correspond aux calmes.
- Dans le cas où la côte est de forme irrégulière, ces cartes ne fournissent qu’une indication moyenne, basée sur l’orientation générale du littoral. Pour la côte au voisinage de Saint-Malo, par exemple, nous avons considéré comme vents de mer ceux de Nord-Est à Ouest, quoique en certains points c’est plutôt ceux d’Est à Nord-Ouest qu’il faudrait prendre.
- Remarquons aussi que, sur des promontoires très dégagés, certains vents d’origine continentale peuvent acquérir, en franchissant de larges bras de mer, les qualités de l’air marin, tandis qu’au fond des baies, les vents qui ne soufflent pas directement de la pleine mer peuvent perdre de leurs propriétés originelles.
- Nos cartes montrent que, sur la côte de la mer du Nord et sur celles de la Manche qui sont exposées au Nord-Nord-Ouest, les vents de mer prédominent dans la saison chaude. Cette prédominance est généralement plus grande en juillet et plus petite en septembre. Dans ce dernier mois (et aussi en juin) les vents de terre prennent même le dessus en certains endroits.
- Sur la côte méridionale de la Bretagne, tournée vers le Sud-Sud-Ouest, le vent souffle plus fréquemment de l’intérieur des terres que du large, sauf en août. A partir de l’embouchure de la Loire, les vents marins dominent, tout au moins de juin à août.
- Le long du rivage méditerranéen, les vents de terre sont les plus fréquents, excepté vers Nice. On remarque en Provence de très grandes différences dans le régime des vents, même pour des points peu éloignés. C’est ainsi qu'au cap Ferrât, près de Nice, il y a beaucoup moins de vents de Nord-Ouest à Nord-Est (vents de terre) et surtout beaucoup plus de vents d’Est (marins) qu’au cap Camarat, près de Saint-Tropez.
- Au cap Croisette, près de Marseille, on retrouve l’accroissement marqué des vents de terre en fin de saison qui s’observe généralement le long de la Manche et de l’Océan.
- Rappelons en terminant que le phénomène bien connu des brises de terre et de mer a pour effet d’augmenter partout la fréquence des vents marins vers le milieu du jour et de la diminuer au contraire durant la soirée et la nuit. Louis Besson.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
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- Conservation des confitures. — Si la coction du mélange de sucre et de fruits suffit à stériliser les confitures, les vases où on les coule ensuite contiennent des germes divers qui peuvent provoquer la venue des moisissures. Pour les désinfecter, le Dr Caries conseille, au moment où les confitures ou gelées sont cuites, déplacer tous les pots de verre ou de faïence dans une terrine et de les recouvrir d’eau à 5o-6o° C. Au bout de quelques minutes, on passe un à un chaque vase dans une bassine pleine d’eau bouillante où se trouvent déjà des morceaux de papier parchemin destinés à les recouvrir. Après 5 minutes d’immersion, on retire à l’aide d’une pincé un des pots de l’eau en ébullition, on le vide, on le remplit de suite avec la confiture bouillante et enfin on le recouvre avec un des carrés de papier
- humide et non refroidi que l’on fixe avec une ficelle.
- On continue ensuite avec les autres pots, toujours de façon à ce que la confiture bouillante soit placée rapidement dans le vase resté le plus chaud possible, et à ce que tout soit recouvert et clos immédiatement.
- En opérant ainsi avec la moitié d’une bassine de confiture, et en mettant l’autre moitié en pots de la façon habituelle; il est facile de constater les avantages du nouveau procédé. Au bout de six mois, puis d’un an . il y a une petite différence en faveur des confitures stérilisées; après deux ans, la différence est accentuée et ces dernières possèdent une délicatesse de goût supérieure et très appréciable. La méthode dispense de toute addition de papier imprégné ou non de liquides antiseptiques à la surface des confitures.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresses relatives aux appareils décrits. — Bouillage du linge. — On peut trouver des appareils pour le bouillage ménager du linge aux adresses : André, 15, boulevard Picpus, Paris (appareil « Idéal »); Ric-bourg, 19, quai aux Fleurs, Paris (machine « Standard ») ; Markt, 107, avenue Parmentier, Paris (laveuses américaines).
- Renseignements. — Blanchissage du linge. — Bibliographie du blanchissage (M. Bracq-Laurent, Lens) : Le blanchiment et le blanchissage, par Bailly, in-12, Paris, 1896. Baillière, éditeur, 19, rue Hautefeuille. — Le blanchissage et' l’apprêt du linge, par Verefel, in-12, 1906. Au bureau de la Revue générale des matières colorantes, 64, Çhaussée-d’Atin. — Le blanchissage et le nettoyage, par Chaplet, in-8, de l’Encyclopédie des aide-mémoire Léauté (sous presse) paraîtra dans quelques mois chez Masson, 120, boulevard Saint-Germain.
- M. Nolthenius, à Delft. — L’adresse que nous avons donnée est exacte. Mais l’on n’a sans doute pas compris votre demande : demandez un coupe-épreuves Eastmann.
- M. Durand, à Limoges. — On peut, en effet, obtenir des épreuves stéréoscopiques satisfaisantes avec un fol-ding simple, sans changer de place l’appareil, ou décentrant l’objectif horizontalement, mais il faut pouvoir décentrer d’environ o m. 06 et mettre une séparation dans la chambre pour ne pas voiler une moitié de la plaque pendant que l’autre passe.
- M. Capodanu, à Oran. — On fabrique très simplement un bon enduit pour verres de lunettes de la façon suivante : on imbibe de la gélatine dans du picrate d’ammonium et on l’étend en couche très mince sur le verre. Mais il existe d’excellents verres colorés, à base de sel de chrome qui sont d’un emploi beaucoup plus commode.
- N. Bertin-Mantion, à Paris. — Vous trouverez tous renseignements bibliographiques et autres sur l’air liquide dans l’excellent ouvrage de Georges Claude, Y Air liquide. Librairie Dunod et Pinat, 69, quai des Grands-Augustins, Paris.
- M. M. Barbiet. Tous nos remerciements pour votre renseignement.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Les coups de poussières dans les mines : Les moyens préventifs de M. Taffanel : A. Troueer. — Comment on peut conserver des grêlons en été : Boris Weinberg. — Enregistrement des variations électriques du cœur : Jacques Bo'ÿèr.'"— Les indigènes de l’Alaska : Y. Forbin. — Un transporteur mécanique à tapis d’acier : Dr A. Gradenwitz. — Schiaparelli : Jean Mascart. — Une école de chasse : R. Yiixers.
- Supplément. — La présence de l’ammoniaque et des nitrates dans les gisements des sels de potasse. — L’ozonisation de l’air par le radium. — Les alliages calcium-silicium. — La poste par aéroplanes. — Nouveau câble téléphonique franco-anglais. — L’enseignement frigorifique. — Métallisation par pulvérisation, procédé Schoop.
- Répertoire des industries gaz et électricité, édition 1910. 1 vol. in-12, relié toile anglaise, de 750 pages. En vente aux bureaux du Journal de l’éclairage au gaz et à l’électricité, 7, rue Geoffroy-Marie. Prix net : 3 francs (franco, Paris, 3fr,u.5 ; départements, 3'r,5o; étranger, 4 francs).
- On trouve dans cet ouvrage, entre autres renseignements utiles, la liste complète des usines à gaz, avec le détail des localités desservies par chacune d’elles, les noms des directeurs, une liste complète des stations d’électricité classées par- ordre alphabétique, avec renseignements détaillés sur la nature de l’usine et du courant, la liste des installateurs-électriciens de toutes les villes de France possédant une station d’électricité, la liste des villes de France possédant un réseau de tramways électriques, la nomenclature des grandes sociétés de gaz et d’électricité.
- Petite chirurgie pratique, par MM. Th. Tuffier et P. Desfosses, 3e édition. 1 vol. in-8° avec 325 figures. Masson et Cie éditeurs. Prix : 10 fr.
- Il y a une partie de la médecine et de la chirurgie que doit connaître toute personne intelligente et in-truits : c’est la partie qui concerne les petits soins à donner aux malades et les soins d’urgence ; un médecin est rarement présent au moment d’un accident, il y a donc toute une thérapeutique d’urgence qui est du ressort de la personne présente : ce sont les soins à donner en cas de syncope, les soins à donner aux asphyxiés, les soins à donner en cas d’empoisonnement, en cas d’hémorragie, en cas de morsure par reptile venineùx, la façon de panser une plaie, une
- brûlure, etc., etc. De même toute mère de famille digne de ce nom doit être à même d’organiser une chambre de malade, elle doit connaître la manière de soigner, de médicamenter, d’alimenter son malade ainsi que les précautions à prendre pour éviter la propagation des maladies contagieuses. On trouvera tous ces renseignements dans la Petite chirurgie pratique de MM. Tuffier et Desfosses dont paraît la 3° édition. Ce livre, à la fois très précis et très détaillé, est l’œuvre de deux chirurgiens expérimentés qui ont bien voulu mettre leur science et leur expérience au service des débutants et des ignorants de la médecine. Mentionnons que cet ouvrage est orné de très; nombreuses et très belles figures qui, par leur précision, faciliteront singulièrement la compréhension du texte.
- La stabilité de là rie, étude énergétique de l’évolution des espèces, par F. Le Dantec. T vol. in-8°. Paris, Alcan, 1910. [Bibliothèque scientifique internationale). Prix : 6 fr.
- La thèse proposée par M. Le Dantec dans ce très remarquable travail est ce qu’il appelle la loi de stabilité progressive des espèces : selon lui les variations spécifiques deviennent de plus en plus improbables à mesure que les espèces vieillissent, de sorte que la courbe générale de l’évolution serait comparable au profil du cours d’un fleuve : d’abord des chutes rapides, puis un parcours tendant à se rapprocher toujours plus de l’horizontale. Non moins importante-que le résultat obtenu, est la méthode.employée par M. Le Dantec pour y atteindre. Il part, en effet, de considérations purement physiques, et après une étude magistrale des fondements de l’énergétique, il en applique le langage aux êtres vivants, c’est-à-dire, comme il dit, aux phénomènes qui continuent. Il semble bien que l’auteur de tant d’essais sur la biologie, l’inventeur de tant de méthodes d’interprétation, soit arrivé cette fois, en partant très probablement de la critique des mutations de de Tries, à une découverte positive, aussi importante au point de vue biologique qu’au point de vue philosophique.
- Le Vol Plané, par J. Bretonnière, sous-ingénieur des Ponts et Chaussées en retraite. 1 vol. in-8° (14 X 22,5) de 32 pages, avec 2 planches hors texte. H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, 47 et 49> quai des Grands-Àugus-I tins, Paris. Prix r broché, ifr,5o. . ,
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- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 4 juillet 1910. 11°,6 N. W. 2. Très nuageux. 2,6 Très nuageux; averses dans l’après-midi et la soirée.
- Mardi S 13°, 0 N. W. 2. Couvert. » Eclaircies.
- Mercredi 6 14°,0 S. S. W. 3. Couvert. 11,7 Eclaircies; pl. jusq. 7 h. 30, puis gouttes à diverses reprises. Très nuageux; pluie de 0 h. 45 à 1 h. 50 et à partir de 25 h. 15.
- Jeudi 7 13°,0 N. N. W. 5. Beau. 0,8
- Vendredi 8 10°,9 W. N. W. 1. Pluie. 3,4 Couvert; pluie jusqu’après 7 heures.
- Samedi 9 14°,3 N. 2. Couvert. 2> Très nuageux; rosée.
- Dimanche 10 12°,6 13°,0 N. E. 1. Couvert. Couvert. Très nuageux ; rosée ; brunie. Couv. ; rosée ; forte brume ; gouttes entre 10 heures et 15 h. 10.
- Lundi 11 N. N. E. 2. 0,2
- Mardi 12 14°,0 N. N. E. 2. Couvert. » Nuageux; forte rosée; forte brume.
- Mercredi 13 15°,9 N. E. 2. Couvert. » Couv. le m., beau le s. ; forte rosée; forte brume.
- Jeudi 14 14e, 0 N. N. E. 2. Couvert. 0 Couv. le m., nuageux le s ; rosée ; brouillard de 300 m. jusqu’à 7 h.
- Vendredi 15 15°, 2 N. 2. Nuageux. J» Nuageux ; rosée ; forte brume ; halo ; éclairs dans la soirée.
- Samedi 16 18°,2 S. S. W. 1. Couvert. 0,2 Très nuag.; rosée ; brume : tonn, et pluie entre 19 h. 45 et 10 h. 15.
- Dimanche 17 .... 20°. l S. 2. Qnela. nuaces. 5.1 Nuag.: gv. orage avec rduie de 4 h. à 4 h. 30; averse de 17 b. 45 à 18 h.
- JUILLET 1910. — SEMAINE DU LUNDI 11 AU DIMANCHE 17 JUILLET 1910.
- Lundi | Mardi [ Mercredi | Jeudi | Vendredi
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- Samedi | Dimanche
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- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 3 au i S juillet. —Le 3. Relèvement de la pression sur l’O.. : Irlande, 765 ; dépression sur la mer du Nord et la Scandinavie. Pluies sur le Centre et l’O.; en France : Belfort, io; Paris, 6. Temp. du matin : Var-doe, 5°; Paris, i4; Alger, 24; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : ii°,8 (normale : 170,8). — Le 4- Continuation de la hausse sur l’O. : Irlande, 767; Bretagne, 765 ; dépression sur la mer du Nord, la Scandinavie, le golfe de Gênes. Pluies sur le Centre et l’O.; en France : Belfort, 12; Lyon, 9; Biarritz, 8; Boulogne, 7; Paris, 6; Brest, 4- Temp. du matin : Yardoe, 6°; Nantes, 12; Alger, 22; Puy de Dôme, 2; moyenne à Paris : i2°,7 (normale : 17°,8). — Le 5. Situation atmosphérique sensiblement la même. Pluies sur le Centre et l’O. Temp. du matin : Yardoe, 70; Paris, 14 ; Alger, 12; Puy de Dôme, 2; moyenne à Paris : i4°,6 (normale : i7°,9). — Le 6. Zone de basse pression du N.-O. au S.-E. : mer Noire, 748; Baltique, 75o; Yarmouth, 703; fortes pressions sur la péninsule Ibérique et le S.-O. de la France : Biarritz, 769. Pluies sur le N.-Ô. et le S.-E. ; en France : Calais, 20; Paris, Nancy, xo; Brest, 8; Le Mans, 2. Temp. du matin : Yardoe, 8°; Paris, i4; Alger, 22; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris : i5°,2 (normale : I7°>9)- — Le 7. Hausse de pression sur le N.-O. : Ecosse, 765 ; Irlande, 768; basses pressions sur l’E. et le golfe de Gênes : Kief, 74a; Gênes, 742. Pluies sur l’O. et l’E.; en France : Besançon, 24; Charleville, 23; Boulogne, 10; Lyon, 9; Bordeaux, Paris, 2. Temp. du matin : Lemberg, xo°; Paris, i3; Alger, 24; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : i4°,3 (normale : 180). — Le 8. Pression supérieure à 765 du S. de l’Islande à l’Angleterre; dépression assez importante sur le Centre et le S. : Memel, 746; Ajaccio, 753. Pluies sur le Centre et l’O.; en France : Besançon, 6; Clermont-Ferrand, 5; Paris, 4; Dunkerque, 3. Temp. du matin : Yardoe,
- 70; Paris, 11; Alger, 22; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : i2°,6 (normale : 180). — Le 9. Pression élevée sur le N.-O. : îles Feroé, 769; Cotentin, 765; dépression sur le Centre et l’O. : Mœmel, 748. Pluies sur le Centre et le Nord; en France : Clermont-Ferrand, 3; Dunkerque, 1. Temp. du matin : Yardoe, 6°; Paris, 14 ; Alger, 22; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i4°,8 (normale : i8°,i). — Le 10. Baisse légère sur l’O.; fortes pressions sur la Scandinavie : Christiansund, 766. Pluies sur l’Allemagne et le N. Temp. du matin : Ulea-borg, 8°; Paris, 13; Alger, 27; Puy de Dôme, 11; moyenne à Paris : i3°,7 (normale : i8°,i). — Le 11. Même situation atmosphérique. Pluies sur le Centre et le N. Temp. du matin': Vardoe, 7; Paris, 14 ; Alger, 26; Puy de Dôme, 11 ; moyenne à Paris : i2°,7 (normale : i8°,i). — Le 12. Hausse de pression sur presque toute l’Europe : Moscou, 757 ; Norvège, Iles-Britanniques, 766. Pluies sur le Centre et l’O.; en France : Yardoe, 8°; Paris, 14 ; Alger, 27; Puy de Dôme, 11; moyenne à Paris : i7°,6 (normale : i8°,2). — Le 14. Continuation de la hausse générale : aire de pression supérieure à 765 de l’Islande et de la Norvège au S.-O. de la France; faibles dépressions sur la Russie et vers les Açores : Horta, 763. Pluies sur le Centre et l’O; en France (orages) : Besançon, 27 ; Nancy, 24; Biarritz, 17; Nantes, Toulouse, 9. Temp. du matin : Vardoe, 8°; Paris, 16; Alger, 2,5; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : 170 (normale : i8°,2). — Le i5. Situation troublée sur toute l’Europe : Odessa, 761; Uleaborg, 752; Bretagne, 757-Pluies sur le Centre et l’E.; en France : Limoges, 2$; Lorient, 21; Nantes, Bordeaux, 6; Brest, 2. Temp. du matin : Yardoe, 70; Paris, i5; Alger, 24; Puy de Dôme, 13; moyenne à Paris : ï70,3 (normale : i8°,2). — Phases de la Lune : Nouvelle Lune le 6, 09 h. 29 m. du soir. — Premier Quartier le 14, à 8 h. 33 m. du matin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, Boulevard Saint-Germain, Tarit (W)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1940 — 30 JUILLET 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- Prix décernés par l’Académie des Sciences.
- Concours de 1910. —- Première liste. — Prix Lalande : MM. Andrew P. Cowel et A. Crommelin, astronomes à l’Observatoire de Greenwich; — Prix Yalz : M. Javelle, astronome à l’Observatoire de Nice; :— Prix Janssen (médaille d’or) : M. William-Wallace Campbell, directeur de l’Observatoire de Lick; — Prix Bordin : Sciences physiques \ M. G. Chauveaud ; — Prix Hébert : M. Bari billôn, professeur à la Faculté dès Sciences de Grenoble ;
- — Prix Montyon : Mécanique : M. Jules Gaultier. — Deuxième liste. — Prix Montagne : M. Georges Bai-nier, pour l’ensemble de ses travaux sur les champignons ;
- — Prix de Coincy : M. Hippolyte Coste, pour sa Flore descriptive et illustrée de la France-, — Prix de la Fons-Melicocq, M. Maurice Bouly de Lesdain, pour ses Recherches sur les Lichens des environs de Dunkerque ;
- — Prix Tchihatchef partagé : un prix de. 2000 fr. à M. Yerbeek, pour son Exploration géologique de l'Insu-linde. Un prix de 1000 fr. à M. Louis Yaïllant, attaché à la mission Pelliot, pour ses observations géographiques, météorologiques et d’Histoire naturelle ; — Prix Binoux partagé : un prix de 1000 fr. à M. Emmanuel de Martonne, pour l’ensemble dé ses travaux de Géographie physique. Un prix de 5oo fr. est décerné à M. A. Bellot pour sa monographie de l’île de Délos. Un prix de 5oo fr. est décerné à M. le commandant Crépin-Bourdier de Beauregard, pour son Guide scientifique du Géographe explorateur; — Prix Yictor Raiilin : M. Gabriel Guilbert, pour son ouvrage intitulé : Nouvelle méthode de prévision du temps. — Troisième liste. — Prix Delalande-Guérineau : M. le marquis de Segonzac, pour l’œuvre utile qu’il a accomplie dans ses deux voyages dé mission au Maroc; — Prix Savigny : M. Emile Brumpt, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, pour ses recherches sur l’histoire naturelle, générale et médicale du continent africain où il a accompli plusieurs missions ; — Prix Lannelongue : Les arrérages de cette fondation, due à la libéralité de M. le professeur Lannelongue, membre de l’Institut, sont partagés entre Mme Cùsco et Mrao Rück; — Prix Trémont : M. Charles Frémont; — Fondation Leconte : M. Arthur-Robert Hinks, astronome à l’Observatoire de Cambridge (Angleterre), pour l’ensemble de ses travaux; — Prix Hou-levigue : feu M. Bernard Brunhes, de son vivant directeur de l’Observatoire du Puy-de-Dôme, pour l’ensemble de ses travaux. Un prix de 5oo fr. est décerné à M. Emile Gérards, sous-inspecteur des travaux de Paris, pour son ouvrage intitulé : Paris souterrain. — Fonds Bonaparte. — 5obo fr. à M. Hartmann, lieutenant-colonel en retraite, lauréat de l’Institut ; — 5ooo fr. à M. Urbain, professeur de Chimie minérale à la Faculté des Sciences de Paris ; — 3ooo fr. à MM. Bauer, agrégé des Sciences physiques, et Moulin, chef de travaux pratiques à l’Ecole municipale de Physique et Chimie; — 25oo fr. à M. Bla-ringhem, docteur ès sciences, chargé d’un cours de biologie agricole à la Faculté des Sciences de Paris; —
- 25oofr. à M. Paul Nicolardot, docteur ès sciences, capitaine d’artillerie, chef du laboratoire de la section technique d’artillerie à Paris; — 2000 fr. à M. Jules Baillaud, astronome adjoint à l’Observatoire de Paris; — 2000 fr. à M. Chevalier, docteur ès sciences, lauréat de l’Institut, attaché au Muséum d’Histoire naturelle, explorateur bien connu de l’Afrique tropicale ; — 2000 fr. à M. Eberhardt, docteur ès sciences, inspecteur de l’Agriculture en Indo-Chine; — 2000 fr. à M. Gaillot, correspondant de l’Académie des Sciences, astronome honoraire de l’Observatoire de Paris ; — 2000 fr. à M. Charles Nordmann, docteur ès sciences, astronome adjoint à l’Observatoire de Paris; — 2000 fr. à M. Qui-dor, docteur ès sciences, instituteur à Paris.
- Un grand concours de moteurs d’aviation. —
- La Ligue nationale aérienne attribue une somme de vingt mille francs à un concours de moteurs d’aviation dont le règlement vient d’être élaboré par son Comité technique, présidé par M. Carpentier, de l’Académie des sciences.
- Les essais des moteurs auront lieu dans le courant du premier trimestre de 1911.
- La base du classement sera le poids par cheval. La puissance développée par le moteur devra être absorbée par une hélice aérienne. j
- Pour être classés, les moteurs devront marcher deux journées consécutives, pendant une durée de cinq heures chaque jour.
- Le règlement sera envoyé à tout constructeur qui en fera la demande à la Ligue nationale aérienne, 27, rue de Rome, Paris.
- Joseph Thomas. — Nous apprenons la mort de M. Joseph Thomas, né à Paris en 1827, et émigré en Amérique depuis 1846. C’est à. lui que l’on doit l’invention de la crinoline et celle de la machine à mettre le phosphore sur les allumettes.
- L’art irano-bouddhique en Chine. — On a plusieurs fois signalé dans cette revue les découvertes, effectuées au cours de ces dernières années, qui montrent combien a été grande ët continue l’influence, sur l’Orient et l’Extrême-Orient, de l’art des civilisations méditerranéennes. En voici un nouvel exemple. C’est M. Dieu-lafoy qui l’a signalé à l’Académie des inscriptions (séance du i3 juillet) en communiquant une étude archéologique sur les piliers de Ya-tcheou-fou, élevés en l’an 209 de notre ère, dans la partie orientale du Sseu-tch’ouen, et qui ont été découverts par la mission d’Ollone. En comparant ce monument avec l’architecture de la Perse et de l’Inde, M. Dieulafoy y a reconnu des traces de la civilisation irano-bouddhique, résultat des anciennes relations de la Chine avec les satrapies grecques fondées par Alexandre. Cette civilisation semble s’être surtout propagée vers l’E., car les caractères irano-bouddhiqdes sont plus accentués dans cettë région que 'dans les monuments étudiés dans la Chine septentrio-
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- INFORMATIONS
- nale.,11 s’avère de plus en plüs que la Chine, loin d’être obstinément fermée aux civilisations occidentales, leur a fait' des emprunts nombreux dès avant l’introduction du bouddhisme, et a continué ensuite. On en signalait ici même quelques-uns à propos de l’exposition de peinture chinoise du musée Guimet.
- La fabrication du papier à Terre-Neuve. — Il y
- a trois ans, la plus puissante entreprise de publications périodiques d'Europe, l'Almagamaled Press, qui possède et publie le Daily Mail, le Daily Mirror, YEvening News, et une quarantaine de quotidiens provinciaux et d’hebdomadaires d’Angleterre, décidait de fabriquer elle-même son papier. Elle réunissait dans ce but un capital de 3o millions de francs, achetait dans le nord-est de l’île de Terre-Neuve 2 millions d’acres de terrains boisés, en un lieu dit Grand-Falls, et procédait sans plus tarder à la construction de moulins hydrau-
- liques au centre de l’exploitation. L’usine est désormais en plein fonctionnement. Elle dispose d’une force motrice de 3oooo chevaux, en attendant les 80000 chevaux prévus. Sa capacité actuelle est de 90 m. de papier par minute, et un premier chargement de 2000 tonnes de papier, suffisant pour imprimer 40 millions d’exemplaires d’un journal à 12 pages, a été débarqué récemment à Londres par un vapeur spécialement affrété. L’établissement de cette usine dans la région la plus déserte de Terre-Neuve a donné naissance à une ville qui compte déjà plus de 3ooo habitants, sans parler de 3o camps de bûcherons disséminés dans la forêt. Lès arbres sont abattus pendant l’automne et l’hiver, la main-d’œuvre étant fournie par les pêcheurs de morue, qui ne peuvent travailler de leur métier que pendant l’été. Les bois sont entraînés à la débâcle des rivières jusqu’aux moulins, et les rouleaux de papier obtenus avec le pulpe de bois sont conduits pas voie ferrée à Botwood, d’où des vapeurs à marche rapide les transportent en quatre jours à Londres.
- Les nouveaux Géants de l’Océan. — Malgré la crise qui sévit depuis deux ans dans la navigation transatlan-
- tique, les grandes compagnies continuent à augmenter leurs flottes. La Cunard fait metti’e en chantiers deux paquebots de 18 000 tonnes pour son service Boston-Méditerranée, spécialement aménagés pour recevoir chacun 2000 passagers. La White Star Line lancera dans quelques mois à Belfast deux paquebots géants, le Titanic et FOlympic, jaugeant chacun 60000 tonnes. Ils sont destinés plus spécialement au transport des passagers de ire classe, et comporteront des piscines assez vastes et profondes pour qu’on puisse y faire des plongeons. L’un des ponts supérieurs sera complètement fermé ; il servira de salle dë bal ou de piste de patinage. Chaque navire sera divisé en 3o compartiments aux parois d’acier, séparés par de lourdes cloisons étanches qu’on pourra, en cas de danger, fermer instantanément en actionnant un levier placé sur le pont, et qu’un seul homme pourra manœuvrer. Enfin, la Ligne Hambour-geoise-Américaine a commandé aux chantiers Harland-and-Wolff, de Belfast, un paquebot de plus grandes dimensions que les plus fortes unités de la Cunard, bien que de vitesse inférieure. Il aura 2j5 m. de long, 29,3 de large, 19,5 de profondeur, et sa force de 48000 chevaux développera normalement 22 nœuds.
- Il pourra recevoir 4800 passagers ; son équipage sera de 750 hommes.
- La conservation des œufs par le froid. —
- L’industrie frigorifique résume un récent article où le Docteur Bordas, membre du Conseil d’hygiène publique en France, vient d’exposer l’état de la question de conservation des œufs par le froid. Il constate que ce procédé tend à se développer de plus en plus en France et, selon lui, il est à prévoir que, dans un délai relativement rapproché, le froid aura remplacé les procédés actuellement employés et plus particulièrement l’eau de chaux. De toutes façons, cependant, l’œuf ayant subi longtemps l’action des basses températures, doit être considéré comme œuf de conserve, quoique étant d’une qualité bien supérieure à l’œuf conservé par de l’eau de chaux. En effet, le froid, au bout de cinq, six et même sept mois, n’altère pas sensiblement l’aspect et l’odeur de l’œuf, alors qu’au bout d’un laps de temps bien moindre, l’eau de chaux rend l’albumine jaunâtre et aqueuse et communique à l’œuf l’odeur caractéristique de la chaux. L’œuf conservé par le froid peut parfaitement être mangé à la coque, au bout de trois à quatre mois, ce qui ne saurait être avec l’œuf plongé dans l’eau de chaux. Mais à partir du quatrième mois, l’évaporation élargit la chambre à air de la coquille. Dès lors, son utilisation est plus indiquée pour d’autres usages culinaires et aussi pour la pâtisserie. Au point de vue hygiénique, il serait désirable que tous les œufs employés en pâtisserie fussent conservés par le froid. Toutefois, l’usage des œufs de conserve a rencontré, dans ces dernières années, en France, surtout dans les régions de Lyon et de Bordeaux, une concurrence déloyale dans la vente des jaunes d’œufs d’origine exotique. De ce qui précède on voit que le commerce des œufs a grand intérêt à recourir, pour la conservation, à l’utilisation du froid.
- Statistique des chimistes et étudiants chimistes allemands. — D’après notre confrère, la Zeitschrift fur angewandte Ckemie, l'industrie allemande employait, en 1908, 2179 chimistes et 224 techniciens chimistes contre 2099 et 209 en 1907. Le nombre total des étudiants est resté sensiblement le même. Cette quantité considérable de chimistes explique et justifie à la fois la prospérité des arts et de l’industrie chimique chez nos voisins d’outre-Rhin.
- Statistique des phares. — Le Prometheus publie la statistique des phares existants. En réunissant les phares de toute importance et les bateaux-feu, on trouve 12 171 unités pour l’Atlantique, 2 288 pour le Pacifique, 677 pour l’Océan Indien, 88 pour les mers polaires.
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- 'Hygietie «ss:^>
- Le Vibrateur suédois pour massage. — Le mouvement vibratoire est entré depuis longtemps comme remède efficace dans certaines maladies ; il y a une vingtaine d’années qu’il a été employé par Charcot à la Salpêtrière et, nous avons décrit, dans ce journal, le casque vibrant du Dr Gilles de la Tourette, employé -dans le traitement des névralgies et des migraines (voy. n° 1004 du 27 août 1892). Les Suédois, qui pratiquent le massage avec grand succès, ont préconisé dans ces derniers temps de le combiner avec le mouvement vibratoire, et plusieurs appareils dont quelques-uns sont mûs par l’électricité ont été imaginés dans ce but. Celui qui •est représenté ci-contre est dû à l’ingénieur E. Seger et ne nécessite aucune autre force que la main; il est donc à la portée de tout le monde. Il se compose (fig. 1), d’un manche au bout duquelon fixe une tige portant un petit plateau C destiné à être mis en contact avec la partie malade ; ce plateau peut être remplacé par d’autres formes de contacts : boule, cône, etc., en métal ou en caoutchouc selon la partie à traiter. Le mouvement vibratoire est obtenu de façon très curieuse et très simple. La manivelle met en mouvement, au moyen d’engrenages d’angle
- l ig. 1. — Mode d’emploi da vibrateur.
- Fig. 2.
- Detail des volants qui sont mobiles l’un par rapport à l’autre.
- contenus dans le manche, un petit volant A B composé de deux parties A et B exactement semblables, ce qui forme par le fait deux volants. Ils sont simplement pressés l’un contre l’autre de façon à tourner toujours ensemble. Cependant on peut les déplacer l’un par rapport à l’autre en immobilisant le volant inférieur B d’une main, pendant qu’on fait tourner le volant A de l’autre main, d’une certaine quantité. Chacun de ces volants porte sur sa périphérie une petite masse de plomb ; il s’ensuit que l’ensemble peut présenter différentes positions d’équilibre. On peut par exemple mettre les deux masses en opposition complète, ou bien les placer toutes deux du même côté. Des points de repère gravés sur le pourtour de A et de B indiquent les diverses positions qu’elles occupent. Le zéro marque le moment où elles sont en opposition complète et si, quand elles occupent cette position, on tourne la manivelle, il ne se produira aucune vibration dans l’appareil, l’équilibre étant parfaitement établi sur l’ensemble du volant AB. Mais si on rompt cet équilibre, en rapprochant les deux masses de plomb l’une de l’autre, l’appareil bien que tenu solidement dans la main, prendra un mouvement vibratoire plus ou moins prononcé, selon que les masses auront été plus bu moins rapprochées, le maximum étant atteint quand elles sont toutes deux du même côté. Dans ces conditions, il n’est pas besoin d’avoir une liaison mécanique quelconque entre la tige qui porte le contact et les volants, tout l’appareil entrant en vibration en même temps. On a seulement prévu diverses positions à donner à la tige qui porte ces contacts ; la tête de l’appareil porte plusieurs trous qui T permettent de la fixer, soit dans le prolongement du manche, et alors le contact agit par frottement en surface ; ou bien perpendiculairement à cette position et alors il agit par percussion, en profon-
- deur. Cet appareil est parait-il très employé en Suède; il est encore très peu connu en France où le massage est moins généralisé; mais comme il est d’un emploi'très simple, il pourra facilement entrer dans le domaine de la pratique et se répandra rapidement si son efficacité est reconnue. — L’appareil se trouve chez M. Alfred Clavel, 74, rue Amelot, Paris.
- ctgTss* Photographie ^
- Le fixage « avant » le développement. — Si paradoxale que la chose puisse paraître, cela est cependant exact : on peut fixer une plaque dans l’hyposulfite aussitôt après l’avoir impressionnée et la développer ensuite. Cela n’est pas une découverte nouvelle, il y a plus de dix ans que le fait a été signalé, mais on semble n’y avoir pas attaché grande importance et ne pas avoir approfondi la question. Il nous paraît cependant que si on arrivait à pouvoir généraliser une telle méthode pour la pratique de la photographie courante, et surtout de la photographie d’amateur, cela serait d’une extrême commodité, car on en arriverait ainsi à la suppression totale du laboratoire. Il suffirait, au moyen d’un manchon, de glisser ses plaques dans une cuvette d’hyposulfite, puis quelques minutes après de les laver et sécher ; on pourrait ensuite procéder à loisir, en plein jour, au développement et on y verrait bien clair pour savoir à quel moment on doit arrêter celui-ci. A vrai dire la méthode n’est pas encore générale, M. Cremier, qui l’a étudiée et rend compte de ses essais dans Photo-Gazette, ne la recommanderait que pour les plaques surexposées notablement et, en pratique, elle réussit surtout très bien pour les positifs sur verre. Nous l’avons essayée dans ce cas particulier, pour des stéréoscopes sur verre, et nous avons obtenu de très bons résultats. Nous avons pris une plaque au gélatinochloruré comme celles qui nous servent habituellement pour les diapositives, toutes les marques peuvent être employées, et nous l’avons exposée au châssis-presse sous un cliché de densité moyenne, en brûlant 10 cm de ruban de magnésium à une distance de 3o cm. C’est dire qu’il faut une large surexposition puisque 1 cm de ruban de magnésium eût été suffisant pour un développement ordinaire. Aussitôt après nous avons mis la plaque dans un bain d’hyposulfite à 20 pour 100, puis, quand elle n’a plus présenté de trace d’émulsion, nous l’avons bien lavée à l’eau courante pendant 20 minutes et mise à sécher. La plaque était absolument incolore et transparente comme si elle n’avait supporté aucune émulsion.
- Le bain de développement se fait de la façon suivante : on prépare une solution de réserve :
- Eau distillée..................... 100 c. c.
- Nitrate d’argent.................. .4 gr.
- Sulfocyanure d’ammonium .... 24 —
- Sulfite de soude anhydre......... 12 —
- Hyposulfite de soude............. 5 —
- Solution de bromure de potassium à
- 10 pour 100............6 gouttes
- puis on prépare un bain de développement au métol :
- Eau distillée. ......................120 c. c.
- Métol............................ 2 gr.
- Sulfite de soude anhydre . . . . . 10 —
- Le bain de développement définitif est composé de :
- Solution de réserve.............. 5 c. c,
- Développement au métol............120 —
- On y plonge la plaque, en ayant soin que la gélatine soit
- en dessus, et on attend que l’image apparaisse; on en suit très facilement la venue puisqu’on opère en plein jour. Quand, par transparence, on la ; juge suffisante, ce qui demande environ 10 minutes dans les conditions que nous avons indiquées, on n’a plus .qu’à, laver environ un quart d’heure à l’eau courante et à laisser sécher.
- L’image ne baisse pas d’intensité au séchage, mais le ton se modifie et de légèrement jaunâtre qu’il était passe au rougeâtre. Il est probable que d’autres tons pourraient être obtenus en variant les proportions ou même la nature du développateur.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- La méthode est très intéressante en ce sens qu’elle permet d’opérer en plein jour et d’arrêter l’image au point voulu. Elle présente un autre intérêt au point de vue de l’étude de l’image latente en photographie. Cette image mystérieuse semble bien ne pas exister du tout... et cependant il faut bien qu’elle existe puisqu’on l’oblige à se manifester. Mais de quoi est-elle composée ? Quelle modification a subie la gélatine qui semble rester seule sur le verre après le bain d’hyposulfite ? Il est probable qu’elle contient des particules de sel d’argent, invisibles à l’œil et que l’action de la lumière a rendues insolubles dans l’hyposullite, et que ce sont ces particules qui deviennent le siège de la réaction qui s'ojière au développement.
- ($îh& "Electricité ^<§5
- Montre radio-télégraphique. — Mgr Cerebotani, nonce apostolique à Munich, inventeur de plusieurs appareils ou systèmes télégraphiques très ingénieux, a imaginé récemment une sorte de montre qui permet de recevoir des signaux radio-télégraphiques, quel que soit le lieu où l’on se trouve. Ce serait un appareil universel s’il s’appliquait à la réception des points et des traits du système Morse, mais il nécessite un transmetteur spécial qui limite considérablement ses applications. On peut le comparer, question de conducteur à part, au télégraphe que M. Gustave Trouvé avait imaginé pendant la guerre de 1870. Le principe sur lequel repose la construction de l’appareil ressort clairement du schéma que nous reproduisons. Uncohéreur C, introduit dans le circuit de la pile P, devient conducteur sous l’action des ondes, et permet au courant de parcourir l’électro G. L’armature R de cet électro appartient à un second circuit de pile P' dans lequel est intercalé un autre électro-aimant E. On remarque que l’armature de ce dernier se prolonge en un levier terminé par un rochet actionnant la roue Z. Celle-ci porte une aiguille capable de parcourir un cadran sur lequel sont tracées les lettres de l’alphabet. De plus, une.tige T terminée par un léger marteau, décohère le tube à limaille, le remettant à l’état de i-epos après chaque étincelle. L’attraction de l’armature de l’électro E a donc pour effet de décohérer le tube; dès qu’elle est libérée, le ressort antagoniste l’amène brusquement en arrière et fait tourner la roue d’une dent; l’aiguille indicatrice, suivant ce mouvement, passe à la lettre suivante.
- En réalité, le mécanisme est plus compliqué.
- C’est tout un poste qu’il conviendrait d’établir sur ces données, ce qui présenterait beaucoup de difficultés. Enfin, ce récepteur devrait être également pourvu d’un dispositif protecteur contre les ondes étrangères. Il ne faut donc voir, dans la montre radio-télégraphique, qu’une idée ingénieuse, simplement capable de stimuler les chercheurs.
- Mécanique
- L’indicateur de vitesse Frahm. — L’indicateur de vitesse Frahm est, depuis assez longtemps, connu des spécialistes. Mais le grand public ignore encore généralement cet appareil, cependant remarquablement ingénieux et simple.
- Il s’appuie sur le principe de résonance mécanique : il comporte, en effet, un certain nombre de diapasons accordés chacun pour une vibration d’un nombre de périodes déterminé ; si donc l’appareil est à un instant donné soumis à des vibrations d’une certaine période, aussitôt le diapason accordé pour ces vibrations se met en mouvement, tous les autres restant immobiles ; l’on sait combien de vibrations par seconde il exécute, ce nombre est également celui que subit l’ensemble de l’appareil.
- L’application de ce principe à la mesure de la vitesse d’une machine tournante est des plus simples : une machine tournante, si parfaitement équilibrée qu’elle
- soit, présente toujours de légers défauts de centrage qui occasionnent à chaque tour des chocs très légers, mais suffisants pour influencer l’indicateur. Au surplus, si ces vibrations dues à la non-coïncidence des axes de rotation et d’inertie de la pièce tournante se trouvaient par trop faibles, rien ne serait plus facile que de les amplifier, pour les transmettre à l’indicateur. En général, l’indicateur de vitesse se monte directement sur l’axe dont on veut mesurer la
- |7............ •
- •HH
- Fig. r. — Les diapasons Fig. 2. — L’indicateur
- de l’indicateur de vitesse Frahm. de vitesse.
- vitesse de rotation, et sans aucun intermédiaire mécanique. — L’emploi de ces indicateurs commence à se répandre rapidement. Ils sont fabriqués par MM. Siemens Brothers and G0, à Wolwich (Angleterre).
- c^s. Divers
- Flacon Frigor. — On a inventé, il y a quelques années une bouteille qui conserve à volonté le chaud ou le froid. En voici une qui fait mieux encore : elle crée du froid, et cette qualité ne manquera pas d’être appréciée des touristes, par les chaudes journées d’été.
- Le principe du flacon Frigor est très simple : il s’appuie sur cette propriété classique des liquides, à savoir que l’évaporation d’un liquide quel qu’il soit absorbe de la chaleur : c’est sur cette même propriété que sont basées la plupart, sinon la totalité des machines frigorifiques industrielles. Tout le problème, dans le cas d’une bouteille portative, consiste à trouver le moyen d’évaporer rapidement un liquide économique et à maintenir le récipient refroidi à l’abri d’un réchauffement trop rapide.
- M. Paul Marchet, l’inventeur du flacon Frigor, a eu l’idée de construire ce que l’on pourrait appeler un alcarazas artificiel. Tout le monde sait que l’alcarazas est un vase de terre poreuse ; l’eau dont on l’arrose pénètre à travers ses innombrables pores, et ainsi divisée à l’infini, s’évapore avec une remarquable rapidité, refroidissant le contenu du vase.
- M. Marchet, pour refroidir le récipient a de la gourde « Frigor », le capitonne avec un matelas d’amiante spécial b, maintenue au moyen d’une toile métallique c. L’amiante arrosée d’eau remplira le rôle de la paroi poreuse de l’alcarazas ; et le vase a se refroidira progressivement ; l’amiante étant en outre très mauvais conducteur de la chaleur, les rentrées de chaleur de l’extérieur seront ralenties, et la boisson pourra se maintenir fraîche assez longtemps. L’amiante a sur la paroi d’un alcarazas l’avantage d’être moins fragile, donc plus portative ; mais il faut dire qu’elle accélère beaucoup moins l’évaporation de l’eau; on peut l’activer quelque peu en exposant l’appareil au soleil ou dans un courant d’air; mais on ne pourra guère abaisser la température du liquide au-dessous de i5°. Si l’on veut de la boisson plus fraîche, on peut, il est vrai, substituer à l’eau un liquide plus volatil : de l’alcool, de la benzine ou de l’éther; avec l’alcool ordinaire, on pourra descendre rapidement à 6 ou 8°. Ajoutons qu’en hiver, grâce à son enveloppe protectrice d’amiante, le flacon Frigor peut conserver pendant un certain temps sa température à une boisson chaude. — Le flacon Frigor a été créé par M, Paul Marchet, 49, avenue Yictor-IIugo, Dijon. En vente, à Paris, chez M. L. D. Bourgeois, 4g, boulevard Sébastopol.
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- VARIETES
- La préparation ménagère des vins de fruits en Allemagne. — La France, à laquelle un sol et un climat privilégiés ont prodigué les trésors de la vigne, ignore presque ces boissons dont le nombre se multiplie d’année en année dans les pays septentrionaux, parmi lesquels l’Allemagne occupe certainement le premier rang. Des spécialistes et des chimistes, Timm, Maurer, Kühn, Bôttner, Barth, Nessler, Kulisch, Semler, etc., pour ne citer que les plus connus, ont sélectionné les variétés de baies et de fruits les mieux appropriées ou élaboré les règles de la préparation de ces vins, qui est loin d’être aussi simple qu’on pourrait le supposer, car si l’on abandonnait à la fermentation naturelle les jus tels qu’ils sortent de la presse, on n’obtiendrait le plus souvent que des produits imbuvables à cause de leur excessive acidité ou d’une conservation trop précaire.
- On peut avoir une idée approchée des écarts qui existent entre le titre acidimétrique et saccharin des différents genres de fruits en examinant les chiffres ci-dessous que j’emprunte aux analyses relatées par le professeur Dr Barth, en les laissant dans l’ordre où il les a placées :
- ACIDITÉ (p. 100). SUCRE (p. 100.)
- . Maxima. Mmima. Moyennes. Maxima. Minima. Moyennes.
- Groseilles à grappes. . 2,5 1,5 2,0 7,7 4,8 6,4
- Groseilles à maquereau. 2,4 1,0 1,4 8,2 6,0 7,0
- Airelles mvrtilles. . . 2,0 1,3 1,7 5,5 4,8 5,0
- Mûres des ronces. . , 1,8 0.8 1,2 » )) 4,4
- Framboises ..... 2,0 1,0 1,4 4,7 2,8 3,9
- Fraises 1,6 0,5 0,9 9,1 3,1 6,3
- Canneberges 2,4 2,2 2,3 1,7 1,5 1,5
- Pêches 1,1 0,6 0,9 11,5 1,5 4,5
- Prunes (Quetsches). . 0,9 0,7 0,8 6,8 5,3 6,1
- Cerises 2,0 0.5 0,9 13,0 5,4 10,2
- Ces analyses montrent surtout que les baies sont, en général, trop riches en acidité et trop pauvres en sucre. Or, si pour la préparation du vin, on ne tient compte que de la moyenne de ces deux principes, en admettant que i pour ioo de sucre donne après fermentation complète o,5 pour ioo d’alcool en poids ou 0,62 en volume, on voit que l’alcool et l’acidité contenus dans ces jus complètement fermentés seraient pour ioo, en volume et en poids :
- Alcool p. 100 Acidilé p. 100.
- Groseilles à grappes. . . 4,0 2,0
- Groseilles â maquereau . 4,5 1,4
- Airelles myrtillès. . . . . 5,1 1,7
- Mures des ronces. . . . 2,7 1,2
- Framboises. 2,4 1,4
- Fraises . . 5,9 0,9
- Canneberges 0,9 2,5
- Pêches. 2,8 0,9
- Prunes (Quetsches) . . . 3,8 0,8
- Cerises 6,3 0,9
- Mais comme l’expérience a montré aux chimistes allemands qu’un vin de fruits n’est agréable au palais que lorsqu’il possède o,5 à 0,7 pour xoo d’acidité libre et 7 à 8 pour 100 d’alcool, il s’ensuit que les teneurs que je viens de relater rendraient les vins naturels absolument hors d’usage, tant à cause de leur forte acidité que de leur peu d’alcool. Il faut donc y remédier, et pour cela il n’y a qu’un moyen, c’est de les étendre d’eau; toutefois, comme en raison de leur bas pourcentage saccharin, la teneur alcoolique déjà trop faible avant cette addition le serait encore davantage de ce fait, le problème à résoudre est celui-ci : combien d’eau et de sucre faut-il ajouter successivement aux jus de fruits, d’abord pour abaisser leur acidité, puis pour relever la force alcoolique aux degrés nécessaires ? Facile à résoudre pour un chimiste ou une personne habituée aux manipulations analytiques, ce problème serait trop compliqué pour des ménagères ; aussi le Dr Barth a-t-il jugé utile de calculer d’après ses recherches la quantité des deux éléments à ajouter par lilre de jus ou kilogramme de fruits. Il va de soi que
- ces données, qui reposent sur des moyennes, ne prétendent qu’à une approximation suffisante :
- VOLUME d’eau A A.TOUTER PAR LITRE DE JUS
- Groseilles à grappes........................ 2,4 litres.
- Groseilles à maquereau...................... 1,4 —
- Arielles myrtilles.......................... 1,9 —
- Mûres des ronces............................ 1,1 —
- Framboises......................................1,4 —
- Fraises..................................... 0,5 —
- Canneberges................................. 5,0 —-
- Pêches........................................ 0,5 —
- Prunes (Quetsches). ................... 0,4 —
- Cerises..................................... 0,5 —
- VOLUME d’eau A AJOUTER PAR KILOGRAMME DE FRUITS
- Groseilles à grappes....................... . 2,2 litres.
- Groseilles à maquereau. . . ........... 1,3 —
- Airelles myrtilles . ....................... 1,7 —
- Mures des ronces............................ 1,0 — ,
- Framboises. . . *........................... 1,3 —
- Fraises..................................... 0,4 —
- Cannebcrges. ^ ............. 2,7 —
- Pêches...................................... 0/4 —
- Prunes (Quetsches).......................... 0,3 —
- Cerises..................................... 0,4 —
- Quant au poids nécessaire de sucre, il varie non seulement pour chaque genre de fruits, mais aussi pour chaque catégorie de vin à obtenir, car on en prépare trois : le vin de ménage, le vin de table, le vin de liqueur. Ce poids doit être naturellement proportionnel au degré alcoolique indispensable, estimé à 7 à 8 pour 100 pour le premier, à 10 à 12 pour 100 pour le second, à 14 à 17 pour 100 pour le dernier, d’où les quantités respectives selon chacun d’eux, de 11 à i3 pour 100, 16 à 19 pour 100, 23 à 28 pour 100 de sucre. Voici, par suite, les poids de sucre qui répondent à ces conditions, selon qu’on prend pour base le jus ou les fruits, après qu’ils ont reçu l’addition cl’eau déterminée ci-dessus :
- POIDS DU SUCRE A AJOUTER PAR LITRE DE JUS
- Yin de ménage. Yin de table. Yin de liqueur.
- Groseilles à grappes. . 375-450 gr. 550-650 gr. 800-1000 gr.
- Groseilles à maquereau. 275-300 400-450 550-700
- Airelles myrtilles . . . 300-400 450-550 700-800
- Mûres des ronces. . . 180-220 280-540 420-520
- Framboises. ..'... 275-500 400-450 550-700
- Fraises 150-200 250-500 350-450
- Canneberges 450-500 650-750 900-1100
- Pêches 150-200 250-300 350-450
- Prunes (Quelsehes) . . 150-200 225-275 300-400
- Cerises 150-200 250-500 350-450
- POIDS DU SUCRE A AJOUTER PAR KILOGRAMME DE FRUITS
- Yin de ménage. Vin de table. Yin de liqueur.
- Groseilles à grappes. . 550-400 gr. 500-600 gr. 700-900 gr.
- Groseilles à maquereau. 250-275 550-400 500-650
- Airelles myrtilles . . . 275-550 400-500 650-750
- Mûres des ronces. . . 160-200 250-510 380-470
- Framboises 250-275 350-400 500-650
- Fraises. . 130-180 220-270 320-400
- Canneberges 400-450 600-700 800-1000
- Pêches . 130-180 220-270 320-400
- Prunes (Quetsches) . . 150-180 200-250 300-375
- Cerises 130-180 220-270 520-400
- Munies en temps utile des renseignements fournis par ces tables, car les premiers fruits ne font qu’apparaître, les ménagères des villes et des campagnes, qui auront soin de faire une sélection tant au point de vue de la variété que de sa maturité complète et de surveiller ensuite la fermentation du jus, réuniront toutes les chances de réussir ces trois genres de vins ou celui quelles préféreront. Cette nouvelle manière de faire entrer les fruits dans l’alimentation, en même temps qu’elle permet l’utilisation de produits que leur surabondance oblige, parfois, à délaisser, faute de pouvoir les consommer à l’état frais, ne peut que contribuer, par sa forme agréable, à nous rapprocher du régime végétarien dont les avantagés sont manifestes sur l’organisme humain. A. Truelle.
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- IgD
- RESUME MÉTÉOROLOGIQUE
- Q*.
- Observations faites à J Observatoire du Parc-Saint-Maur, en juin 1910, par M. Ch. Dufour.
- Le mois de juin 1910 est l’un des plus couverts, des plus humides et le plus orageux que l’on ait rencontré jusqu’ici dans la série des observations du Parc St-Maur.
- La pression barométrique moyenne est inférieure à la normale de près de 3mm. La température est basse dans les deux dernières décades, sauf du 19 au 21; la moyenne mensuelle est sensiblement égale à la moyenne générale de 5o ans.
- L'humidité relative moyenne est en excès sur la normale de 8 pour 100.
- La nébulosité est très élevée (moyenne, 7,1); le Soleil n’a brillé que 164 heures au lieu de 229 heures, aussi le rapport d’insolation qui, en juin, est en moyenne de 0,48, est-il tombé à 0,34.
- Le rapport de la hauteur mensuelle de pluie, g5m“,7, à la normale de juin, 58œm,6 est de 1,63.
- En 36 ans on ne trouve qu’un seul mois de juin qui ait fourni une hauteur de pluie supérieure, le mois de juin igo5 pendant lequel on a recueilli i07mra, et trois autres qui aient donné des totaux mensuels dépassant go™1”.
- On a compté i3 jours d’orages; ce nombre est sans précédent en juin, et on ne le rencontre qu’une seule fois dans la série du Parc Saint-Maur, en août 1880.
- Gomme en mai, les mouvements sismiques ont été très nombreux en juin; on en a enregistré 22. Les plus importants sont ceux des 16 et 24 juin. Ils correspondent aux tremblements de terre ressentis en Espagne et en Algérie.
- Pression barométrique (ait. 5om,3). — Moyenne des 24 heures : j55mmt4z; minimum absolu : 745mm,i le 26 à 7 heures; maximum absolu 765mm,5 le i5 à 8''2om.
- Température. Sous l’abri : Moyennes : des minima, 12°,01; des maxima, 2i°,6i; des 24 heures, 16°,45. Minimum absolu : 7°,2 le i5; maximum absolu : 27°,4 le 21. Amplitudes diurnes : moyenne du mois, g°,6o; la plus élevée, 15°,9 le 20; la plus faible, 2°,9 le i3. Sur le sol gazonné.—.Moyennes : des minima, 90,89 ; des maxima, 38°,98; minimum absolu, 2°,8 le i5; maximum absolu, 48°,3 le 9. Dans le sol gazonné. — Moyennes du mois : (profondeur om,3o), à 9 heures .: i6°,48; à 21 heures : 16°,78; (profondeur om,65), à 9 heures : i5°,53; à 21 heures : i5°,53 (profondeur 1 mètre), à 9 heures : i4°,54; à 21 heures : i4°,58. De la Marne. — Moyennes : le matin, i80,O2; le soir, 18°,47 Minimum, i6°,23 le 18; maximum, 2o0,53 le 10.
- Tension de la vapeur. — Moyenne des 24 heures, iimm., 17. Minimum, 7mm,4 le 26 à 20 heures; maximum, 15mm,7 le 8 à 9 heures.
- Humidité relative : moyenne des 24 heures, 81,2. Minimum, 36 le 8 à 14 heures; maximum, 100 à 14 dates différentes.
- Nébulosité. — Moyenne du mois (6 h. à 21 h.) : 7,10. Minimum, 0,1 le 19 et le 20; 4 jours entièrement couverts.
- Insolation : durée possible, 481 heures; durée effective, i64h2 en 27 jours; rapport, o,34-
- Pluie : total du mois : g5mm,7 en 42'19; le 22, 23mm,i en 4 heures; le 24, j3mm,3 en 21 4.
- Nombre de jours : de pluie, 17; de pluie inappréciable, 4; de grêle, r ; d’orage, i3 ; de brouillard, 3; de brume, 8; de halos, 4; de rosée, i5.
- Vitesse du vêtit en mètres par seconde : moyennne des 24 heures, 3m,oo. Moyennes diurnes : la plus grande, 5m,8 le 28; la plus faible, im,i le 8. Yitesse maximum : iom,7 le 3o à i3h 20“ par vent W.
- Fréquence des vents : calmes, 23.
- N 48 S. E. . . . 23 W . . . . 33
- N. N. E. , 64 S. S. E. . 16 W. N. W . 3o
- N. E . . . 64 S . . . . . • 32 N. W. . . 4i
- E. N. E. 29 S. S. W . • 72 N. N. W . 3o
- E. 16 s. w . . . 125
- E. S. E. 18 w. s. w. 56
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 3m,oi. Minimum, 2m,7o le 25; maximum, 3m,70 le i5.
- Comparaisons aux valeurs normales : pression, —-2mm,66; température, —o°,o7; tension de la vapeur, + imm, 12 ; humidité relative, -f 8,3; nébulosité, + 1,40; pluie, -f-37mm,i; jours de pluie, +4; insolation, — 65h 2.
- Taches solaires : On a suivi 2 taches ou groupes de taches en 9 jours d’observations. Le Soleil a paru dépourvu de taches les 5, 8, 9, i5, 19, 20. .
- Perturbations magnétiques : Très faibles les 10, 12, i3, 24, 27; faibles les 8, 9, 11, 22, 23, 25, 26, 29; assez forte le 20.
- Radiation solaire : L’état du ciel n’a permis que 8 observations à 6 dates différentes. Les valeurs trouvées sont généralement faibles, Pendant une éclaircie, après un orage, on a cependant obtenu xcal,275 le 3o à 14h 14m- Le 23, à n'1 17”1 également pendant une éclaii’cie on avait mesuré ioal,259.
- Mouvements sismiques : Le ior, à 6h 25“ (t. 1.); le ier à 711 i8m avec ph. pie. de 7'' 2gm à 71137“ ; le 3, entre 4h 46“ et 4h54”; le 4, à oll6m; le 6, de i2h57m à i3hiïm; le 7, début à 2h ig™, maximum à 2ll23nl ; fin vers 3 heures (tremblement en Italie); le 9, ph. pie. de i2ll48m à i3h3m; le 12, ph. pie. de 21 heures à 2ih7m;le 13, ph. pie. de 2il 20“ à 2h 23“ ; le 14, début 1 g1* 57“, maximum de 2o'1 iom à 2oh i8ra, fin vers 21 heures et demie; le 16, début à 4h3om, maximum entre 4h 33m et 41' 38ra, fin vers 5h 4om (tremblement en Espagne); le 16 à 7 heures avec ph. pie. de 711 25“ à 8h 3om, fin après 10 heures ; le 16, à i6h 42m ; maximum entre i6h44m et i6h47m, fin après
- 17 heures; le 17, à5h5ira, maximum de 6h 3im à 6h 42m, fin vers 7 heures ; le 17, maximum vers 1711 53m, fin après
- 18 heures; le 23, très légers monvements vers iih3om; le 24, début à i3h4om (t. 1.), maximum de i3h43m à i3h47m, fin vers i5h3om (tremblement en Algérie); le 25, à i9K36m, maximum de ig1'44“ à i9h5om; fin vers 21 heures; le 26, faibles mouvements entre i7hi4met i7K24m; le 29, ph. pie. entre T21'20m et i3 heures, fin vers i4 heures; le 29, phase active de i5h5-7m à i6k 4om; le 3o, faibles mouvements entre 3 heures et demie et 4 heures et demie.
- Floraisons : Le ier, geum urbanum, sauge officinale; le 2, scabieuse colombaii’e, cornouiller, rose des quatre saisons, pivoine odorante; le 3, valériane, jacée ; le 4 t sureau à feuilles de chanvre; le 6, spirée à feuilles de sorbier, digitale, mélilot; le 7, genêt d’Espagne; le 8, œillet des poètes, érigeron; le 10, escholtzia; le 11, muflier, violette marine; le 13, deutzia scabra, potentille rampante; le 14> mauve, héraclée, hémérocalle fauve; le 15, ceanothus, tilleul commun; le 16, filipendule, croix de Jérusalem; le 17, galega officinalis; le 19, chèvrefeuille des bois, lychnis rouge; le 20, fragaria stérile, clematis erecta; le 21, nigelle, lavande, bourrache, pavot; le 23, chrysanthemum parthenium; le 24, troène, mo-relle; le 25, jasmin, mélongène; le 26, sumac de Virginie; le 28, delphinium vivace; le 29, millepertuis, pois vivâcé, lis blanc, vigne de plein vent.
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- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
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- Mastic pour fenteA de parquets. —- Tout parquet, avec ses rainures et ses fentes, est un véritable conservatoire de microbes. Pour supprimer les poussières, il faut commencer par boucher les fentes.^Parmi les mastics proposés, on peut citer celui de M. Goppin. (Voir le rapport à la Société d’encouragement pour -l’industrie, Bulletin de mai, p. 616.) Ge mastic est un ciment com-
- posé de sciure de bois et de chlorure de magnésium. Avant son emploi, on enlève les poussières en brossant et en soufflant. Puis on bourre le mastic dans la fente ; on laisse durcir quelques jours ; finalement, on nettoie avec de la paille de fer. Ce mastic fait tellement corps avec le bois que l’on peut replanir les parquets où il a été appliqué.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignemènts qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnements. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent’’ nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresses relatives aux appareils décrits. — Mastic pour fente de parquets i Coppin, 8, rue Lallier, Paris. — Nouveau procédé d’abatage des arbres (voy. n° 1938. 16 juillet. 1910, Science appliquée). — L’inventeur de ce procédé, M. H. Gantke, habite 52, Heidestr. Berlin N. W. 40. —M. Barthel, à Paris. — Voyez ci-dessus l’adresse de M. Hugo Gantke. Pour la stérilisation des fleurs, il faudrait vous adresser à la maison Deyrolles, 46, rue ]du Bac, Paris,
- Communications. — Utilisation des usines et bâtiments abandonnés, comme relais d’aéroplanes.— Un de nos lecteurs, M. J. S., nous écrit : « Je lis dans une revue du T. C. F. de 1908 une note sur l’utilisation des usines et grands bâtiments abandonnés comme relais pour aéroplanes ou dirigeables. Il serait souhaitable que l’on fît le relevé sur les cartes de ces bâtiments, relevé qui pourrait servir aux aviateurs et aux aéro-nautes lorsqu’ils volent à travers champs. »
- Renseignements. — M. Renaud, au Locle ; M. A. Cille, à Paris. — Nous n’avons pas l’adresse exacte de M. Schoop. Mais M. d’Arsonval, qui a présenté sa communication à l’Académie des sciences, pourra sans doute vous renseigner. Vous pourriez lui écrire au Secrétariat de l’Académie des sciences, à Paris.
- M. P. B., à Roseofî.--Nous publierons très prochai-
- nement un article détaillé sur le sujet qui vous intéresse.
- • — ~M.-L,-S., à Paris. —. Nous vous remercions de votre note. Votre raisonnement est juste, mais n’explique pas toutes les particularités du vol plané. Voyez à ce sujet les notes du commandant Thouveny dans YÀérophile et à l’Académie des sciences. — Pour tous renseignements sur la motoculture, nous vous conseillons de vous adresser à M. Silbernagel, 166, boulevard Magenta, Paris. — Pour l’analyse des terrains, vous pourriez vous adresser à la Direction de l’hydraulique agricole au Ministère de l’Agriculture qui vous renseignera certainement. Vous pourrez lire aussi l’ouvrage classique de M. Müntz : Méthodes analytiques appliquées a l’industrie et à l’agriculture, Dunod et Pinat, éditeurs, Paris, 49> quai des Grands-Augustins. Prix : 25 fr. — Ouvrages de spéléologie et de fouilles préhistoriques . Manuel de Recherches
- préhistoriques, publié par la Société préhistorique de France, 1906. Paris, Schleicher, 8, rue Monsieur-le-Prince. Prix : 8 fr. — Manuel d’Archéologie préhistorique, par Joseph Déchelette, 1908. Paris, A. Picard, 82, rue Bonaparte. Prix : i5 fr. — La Préhistoire, par De Mortillet, 1910. Paris, Schleicher. Prix : ir%95. — La Spéléologie, par E.-A. Martel, 1900. Paris, Gauthier-Villars. Prix : 2 fr. — La Spéléologie au xx° siècle, par E.-A. Martel, 1906, Paris, Hermann, 6, rue de la Sorbonne. Prix 25 fr. — Nous ignorons l’adresse du club « Nord-Aviation ». — Vous trouverez des bois pour planeurs et aéroplanes chez Letord et Niepce, 16, rue Peira, à Meudon ; chez Chicot, 78, rue des Arts, à Le-vallois-Perret ; chez Guyot, 89, rue Marceau, à Mon-treuil-sous-Bois. — Chanute a écrit un ouvrage intitulé : L’aviation en Amérique-, vous le trouverez pour 2fr,5o chez Vivien, 20, rue Saulnier, Paris. Vous pourrez sans doute vous procurer chez le même libraire les ouvrages de Lilienthal.
- M. M., àM. — Il faut faire chauffer légèrement votre gelée, de façon à lui donner de la fluidité et faire le mélange dans cet état. ,
- M. le D* Calton, à Paris. — Si vos résidus de cuivre sont en quantité suffisante, vous trouverez facilement à les vendre; de nombreuses maisons s’occupent de ce genre de commerce; voici quelques adresses : Lœwens-tein et Meyer, 9, rue Nemours, Paris; Rebeyrols, 54, rue de la Roquette, Paris; Lherminier, 1, passage Violet. — Pour faire cristalliser votre sulfate de zinc, met-tez-le en dissolution et concentrez cette dissolution en chauffant, puis laissez refroidir pour faciliter la cristallisation régulière ; ajoutez un cristal de sulfate de zinc à la fin de la concentration; il évitera la surfusion; il faut souvent recommencer une fois ou deux l’opération ; recueillir les cristaux, les redissoudre dans l’eau pure et les faire recristalliser ; ou élimine ainsi les impuretés qui empêchent une bonne cristallisation.
- Rectification. — Uenregistrement des variations électriques du cœur. — Au sujet de notre article sur ce sujet paru dans le n° ig38 du 16 juillet 1910, M. Bull, directeur de l’Institut Marey, nous prie de publier l’observation suivante : « Je n’ai perfectionné en aucune façon la méthode originale de M. îe professeur Einthoven pour la prise des électro-cardiogrammes. J’ai simplement reproduit à l’Institut Marey son installation en introduisant, non des perfectionnements, mais quelques modifications de détail, telles que l’emploi d’un appareil enregistreur à pellicules au lieu d’un appareil à plaques. »
- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- La détermination des longitudes par la T. S. F. : Lucien Fournier, — Le halage électrique à l’embouchure de la Weser : D1' Alfred Gradenwitz. — Les pendules à longue marche : L. Reverchon. — Le commerce de la glace au Canada : Y. Fon-bin. — Les gargantas du Haut-Aragon : A. Steryal. — L’industrie des fruits secs : Henri Blin. — Académie des sciences : Gh. de Yilledeuil.
- Supplément. — Perte du dirigeable allemand « Erbsloh ». — Mort de l’aviateur anglais Rolls. — L’efflorescence des sols argileux.
- — Le rôle calorifuge de la neige. — Coffre-fort pour le radium.
- — Ecran de projection à grand rendement lumineux. — Les incendies aux Etats-Unis. — Fréquence comparée des vents de mer et de terre le long des côtes françaises.
- Thermodynamique et chimie (Leçons élémentaires), par Pierre Duhem, correspondant de l’Institut, professeur de physique théorique à l’Université de Bordeaux ; seconde édition, entièrement refondue et augmentée. 1 vol. i8omX25cm, de xii-579 Pages> avec 173 figures
- dans le texte. A. Hermann et fils, éditeurs, 6, rue de la Sorbonne, Paris, Prix : broché, i3 francs ; relié, 18 francs.
- L’auteur a employé tout son clair et original talent à expliquer, sans autres formules mathémathiques que celles accessibles à un débutant, les notions essentielles de thermodynamique et leurs multiples applications à la mécanique, à la physique, à la chimie, à la métallurgie. 11 a ainsi rendu un signalé service d’abord aux étudiants à qui le livre est destiné, à leurs professeurs aussi, et surtout à tous ceux qui demandent à la science des notions nettes, précises, susceptibles de lés guider avec sûreté dans les applications pratiques qu’il faut dégager de la foule des faits expérimentaux. Nous ne pouvons résumer ici cet important ouvrage ; signalons le soin tout particulier que l’auteur a apporté à l’étude de la mécanique chimique. Notons aussi d’abondantes bibliographies, trop rares en général dans nos ouvrages scientifiques.
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- BIBLIOGRAPHIE
- L’Aviation, par MM. Paul Painlevé (de l’Institut) et Emile Borel. i vol. in-16. Félix Alcan. Prix : 3 fr. 5o.
- MM. Painlevé et Borel se sont efforcés de mettre à la portée du plus grand nombre possible d’esprits cultivés les lignes essentielles de l’histoire du plus lourd que l’air, la contribution qu’apporte à la solution de ce problème l’étude du vol des oiseaux, la comparaison des diverses solutions proposées (orthoptères, hélicoptères, cerfs-volants, aéroplanes), les avantages et inconvénients de chacune d’elles. Cet ouvrage n’est nullement un traité théorique d’aviation ; mais les auteurs ont cru devoir y ajouter en appendice quelques développements sur la mécanique de l’aéroplane.
- Stabilité des aéroplanes. Surfaces métacentriques, par M. Brillouin, professeur au Collège de France. In-40. H. Dunod et E. Pinat, édit. Prix : 3 fr. 5o.
- Dans les premiers chapitres, on montre comment on peut construire, la coupe métacentrique d’un aéroplane à surfaces planes, pour les diverses inclinaisons dans le plan de symétrie. On discute les diverses formes de cette courbe, le nombre des points de rebroussement, le nombre des attitudes stables (1, 2 ou 3), suivant la position du centre de gravité par rapport à cette courbe. On indique ensuite, pour l’aéroplane avec ou sans hélice, à quelles conditions les manœuvres (gouvernails, ailerons, etc.) doivent satisfaire pour que leur emploi ne fasse pas naître d’oscillations.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de
- France.
- observations 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 18 juill. 1910. 17»,8 S. 3. Couvert. 0,2 Tr. nuag.; ros.; halo ; goutt. à diverses rep.; 3 coups de tonnerre.
- Mardi 19. . . . . . 17», 0 W. N. W. 2. Couvert. 0,3 Couvert ; averse à 1 h. 33 ; forte brume.
- Mercredi 20 ... . 15»,1 S. W. 2. Eclaircies. 0,0 Couv.; rosée ; forte brume; gouttes entre 12 et 13 b. et à 20 h. 20.
- Jeudi 21. . . ... 16»,0 S. S. W. 3. Couvert. 9 Couvert; rosée.
- Vendredi 22 . ... 17»,6 S. 3. Couvert. 7,2 Tr. nuag.; ros.; tonn. entre 12 b. 48 et 17 h. av. un peu de pluie.
- Samedi 23V . . . . 14»,6 S. W. 3. Couvert. 0,9 Tr. nuag.; beau ap. 18 b.; tonn. entre 11 h. 63 et 12 45; averses.
- Dimanche 24. . . . 13»,1 W. 2. Peu nuageux. 9 Très hiuageux; rosée. .
- JUILLET 1910. — SEMAINE DU LUNDI 18 AU DIMANCHE 24 JUILLET 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de Où 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 16 au 22 juillet. — Le 16. Pression basse sur presque toute l’Europe : Arkangel, 747 ; Brest, Ajaccio, 755; Feroé, 770. Pluies sur le N. et l’E. ; en France : Le Havre, 26; Puy de Dôme, 19; Ouessant, 12; Limoges, g; Lorient, 2. Temp. du matin : Yardoe, 6°; Paris, 18; Alger, 28; Puy de Dôme, 10; moyenne à Paris : 2o°,7 (normale : i8°,3). — Le 17. Dépression sur l’O. et le N.-E. : Rochefort, Bruxelles, Brest, ySS. Pluies sur l’O.; en France : Lorient, 22; Nantes, 19; Boulogne, 16; Brest, 6; Paris, 5; Toulouse, 2. Temp. du matin : Yardoe, 5°; Paris, 20; Alger, 29; Puy de Dôme, 11; moyenne à Paris : 2O0,2 (normale : i8°,3). — Le 18. Faible dépression de la Bretagne à l’Allemagne et à l’Autriche : Seilly, Hambourg, Budapest, Rochefort, 760; fortes pressions sur le N.-O. : Feroé, 767. Pluies sur quelques stations de l’E.; en France : Lorient, 25; Boulogne, i4‘, Brest, Belfort, 10; Biarritz, 2. Temp. du matin : Yardoe, 5°; Paris, 18; Alger, 26; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : i8°,2 (normale : i8°,3). —Le 19. Hausse rapide sur l’O. : aire de pression supérieure à 765 de la Bretagne aux Açores : Horta, 774; dépression sur le N. de l’Allemagne : Swinemunde, 754. Pluies sur le Centre et l’O.; en France : Limoges, 10; Besançon, 7; Nancy, Nantes, Bordeaux, 3; Paris, i.Temp. du
- matin : Yardoe, 5°; Paris, 17; Alger, 28; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : i6°,3 (normale : i8°,3). — Le 20. Pression élevée de la Gascogne aux Açores : Horta, 774; baisse rapide sur le N. : Ecosse, 756. Pluies sur l’O. et le Centre; en France : Besançon, 20; Nancy, 9; Limoges, 4; Brest, 2; Cherbourg, 1. Temp. du matin : Yardoe, 6°; Paris, i5; Alger, 26; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : i6°,4 (normale : i8°,3). — Le 21. Extension sur la mer du Nord de la dépression d’Ecosse : Shields, 746; Dunkerque, 755; fortes pressions sur le S.-O., de la Suisse aux Açores : Horta, 774. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Brest, Boulogne, 2; Cherbourg, Nantes, 1. Temp. du matin : Seydisfjord, 8°; Paris, 16; Alger, 25; Puy de Dôme, 12; moyenne à Paris : 18°,g (normale : i8°,3). — Le 22. Pression basse sur tout le N. : Ecosse, 743; Baltique, 748; dépression sur le golfe de Gascogne. Pluies sur le N. ; en France : Cherbourg, 14; Dunkerque, i3; Brest, 7; Charleville, 3. Temp. du matin : Yardoe, 7; Paris, 18; Alger, 26; Puy de Dôme, 20; moyenne à Paris : ig°,i (normale : i8°,3). — Phases de la Lune : Pleine Lune le 22, à 8 h. 45 m. du matin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Tarif (Y1‘)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d'origine.
- N® 1941 — 6 AOUT 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- L’aimantation des poteries antiques. — Il a déjà été question ici de la méthode imaginée par M. Folghe-raiter pour déterminer le sens et la grandeur de l’inclinaison magnétique terrestre, au moyen des terres cuites naturelles et artificielles ; cette méthode a pour base l’hypothèse que l’aimantation prise par l’argile pendant sa cuisson n’a pas varié dans le cours des âges. Folghe-raiter l’a appliquée aux céramiques grecques ; le regretté Bernard Brunhes et David l’ont vérifiée pour les argiles cuites naturellement par les Yolcans du Cantal et du Puy-dé-Dôme. Dans une note du i3 juin à l’Académie des sciences, M. Paul Mercanton fait connaître ses essais sur des poteries palafittiques, souvent insuffisamment et irrégulièrement cuites et toujours en fragments éparpillés, ce qui rend l’étude difficile. Mais M. Mercanton s’est étayé sur le principe suivant :, « Si l’aimantation prise à la cuisson est stable, les fragments n’auront pas réagi magnétiquement les uns sur les autres d’une manière durable et le champ terrestre n’aura pas non plus modifié leur aimantation. Chaque fragment aura donc conservé la distribution magnétique correspondant à sa position dans le vase reconstitué, et l’aimantation globale du vase sera encore telle qu’elle était à l’époque de sa fabrication. Sinon le désordre de la distribution magnétique se révélera aussitôt. » Un vase, recueilli en fragments nombreux par M. F.-A. Forel, dans une tombe du Boiron-de-Môrges et un autre du même âge, également brisé en plusieurs pièces dans la station de Corcellettes (lac de Neufchâtel), ont indiqué, à l’examen magnétométriqùe, une distribution magnétique, tant des tessons que de la pièce reconstituée, en tous points conforme à l’hypothèse de la stabilité complète de l’aimantation. Comme d’autres vases antérieurement étudiés par lui, ces deux vases ont révélé qu’à l’âge du bronze l’inclinaison magnétique terrestre était boréale et plutôt forte en Suisse. (Antérieurement on avait déjà cherché à établir que la méthode de Folgheraiter est applicable à la poterie préhistorique.)
- L’atlas photographique de la Lune. — L’atlas photographique de la Lune est terminé avec le XIIe fascicule. Conçue par Maurice Lœwy, exécutée par lui et M. Puiseux qui T’a achevée avec M. Le Morvat, cette œuvre colossale montre nettement, à la seule vue de ses admirables photogravures, que les cirques lunaires sont des volcans dont les sommets se sont affaissés, comme chez un grand nombre de volcans éteints terrestres. M. Puiseux fait remarquer encore que les contours circulaires de régularité géométrique sont exceptionnels dans la calotte boréale, où dominent des carrés aux angles très accentués. Deux de ces blocs sont demeurés en saillie sur la mer du froid, mais, la plupart du temps, l’affaissement de la partie centrale a eu pour terme la constitution d’une plaine unie, encadrée par un mince bourrelet. Le tracé de ces digues forme en réalité une série d’échelons en retrait les uns sur les
- autres. Les limites des affaissements ultérieurs, déterminées par un autre système de forces, ont dû contourner les blocs successifs et profiter du premier interstice libre, de même qu’un mur construit en moellons ou en briques ne peut se fissurer que suivant une ligne brisée. C’est à cette structure intime, souvent masquée par des nappes superficielles, que beaucoup de crevasses lunaires doivent leurs coudes aigus. La grande fissure d’Hérodote est indépendante des lignes de niveau comme des lignes de plus grande pente. Trop souvent obstruée, pour avoir livré passage à de vrais écoulements, c’est une dislocation échelonnée due à la lutte prolongée entre : les forces extérieures et la résistance d’une écorce hétérogène. Les cendres ont été transportées par un véhi-. cule atmosphérique, et les cirques ont été édifiés par des alternatives d’affaissement et d’intumescence.
- Caoutchouc synthétique. — Nous avons déjà exposé dans son ensemble l’état de cette. question et indiqué que, malgré d’intéressantes recherches de laboratoire, la synthèse pratique du caoutchouc était encore à réaliser (Yoy. n° 1923, 2 avril 1910, Science appliquée, p. 13g). Depuis cette époque, le bruit a couru que la célèbre maison Bayer, d’Elberfeld, avait résolu d’une façon parfaite le problème. On comprend l’importance d’une telle découverte à une époque ou les cours du caoutchouc ont quintuplé en moins de deux ans. A la réunion des actionnaires de la Société, le directeur a fait savoir qu’ef-fectivement la synthèse du caoutchouc était réalisée théoriquement dans les laboratoires de la maison, mais que l’on n’était pas encore parvenu à mettre pratiquement au point la découverte et à la faire entrer d’ores et déjà dans le domaine industriel. On ne peut même pas prévoir la date où l’invention sera exploitable : l’exemple de l’indigo est là pour -le prouver : la solution théorique du problème de l’indigo artificiel a été trouvée par Bayer en 1880; la mise en pratique n’a pu commencer qu’en 1896; nous pourrions citer de même le camphre.
- L’amélioration du port de Bordeaux. — h'Officiel vient de publier une loi ordonnant de très importants travaux pour l’amélioration et l’agrandissement du port de Bordeaux. Le programme général comprend : i° L’approfondissement des passes de la Gironde et de la Garonne maritime;— 20 Des travaux d’amélioration et d’extension du port proprement dit, comportant principalement : a) La transformation et le prolongement des anciens quais en rivière sur la rive gauche ; — b) L’agrandissement du bassin à flot n° 2 par la con-, struction de cinq nouvelles darses, avec création, au lieu dit Grattequina, d’une nouvelle entrée reliée par, un canal maritime au bassin agrandi, et la construction, d’une forme de radoub; — c) Divers travaux accessoires, tels que l’allongement de la forme de radoub n° 1, la construction de cales de batellerie et la transformation, de la cale du Médoc en quai vertical; —3° Le rachat
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- INFORMATIONS
- des appointements de Pauillac ; — 4° La création d’une station d’escale au Yerdon. La dépense est évaluée à i36 5oo ooo ïr., dontSo millions de francs à engagér immédiatement pour l’exécution d’une partie des travaux et l’acquisition des terrains nécessaires à l’ensemble des extensions projetées et 56 5oo ooo fr. à engager ultérieurement pour la construction des quatre dernières darses du bassin à flot et d’une forme de radoub.
- La traction électrique sur les chemins de fer du Midi. —- Un décret du 8 juin 1910 a déclaré d’utilité publique les travaux à exécuter dans le département des Hautes-Pyrénées, en vue de la production de l’énergie électrique destinée à l’exploitation de la section de Tarbes à Pau, de la ligne du chemin de fer de Toulouse à Bayonne, des lignes de Lourdes à Pierrefitte, de Pau à Oloron, d’Oloron à Bedous, de Buzy à Laruns. Le fonctionnement des prises d’eau établies sur le gave de Pau et sur le gave de Cauterets devra être réglé de façon à maintenir en aval de ces prises d’eau un débit de 3oo litres au moins par seconde dans chacun des gaves. Les études des barrages sont en cours. Celui du gave de Pau sera établi dans la vallée du Soussouéou, à 1400 m. d’altitude en amont des Eaux-Bonnes dans la vallée d’Oloron. Nous décrirons en temps utile le détail de ces aménagements, première application en France de la traction électrique à un grand ensemble de lignes ferrées.
- La question du minerai de fer en Allemagne. —
- Nul n’ignore que l’Allemagne est un grand pays métallurgiste, mais l’avenir de cette industrie n’est pas sans quelques nuages que les statistiques mettent en évidence. Les ressources de l’Allemagne en minerai de fer diminuent, et nos voisins doivent, pour alimenter leurs usines, faire un appel de plus en plus large au minerai étranger : les importations qui étaient déjà de 7 732 949 tonnes en 1908 se sont élevées à 8 366 599 tonnes en 1909; tandis que les exportations, au contraire, diminuent rapidement. Les importations de minerai de fer français ont augmenté de 45o ooo tonnes ; l’Espagne a augmenté sa fourniture de 5oo ooo tonnes ; par contre, la Suède a baissé la sienne de 25oooo. Les importations de minerai de fer algérien se montent à 60 ooo tonnes ; celles de Tunisie à 3o ooo tonnes ; celles de l’Asie russe à i3o ooo tonnes.
- Le développement de Buenos-Ayres. — Au moment où la République Argentine fête par une brillante exposition le centenaire de son indépendance et témoigne d’une remarquable prospérité, il n’est pas sans intérêt de faire remarquer, ainsi que nous le signale un de nos lecteurs argentins, que Buenos-Ayres est la ville du monde qui détient le record de croissance rapide. La ville, en 1800 comptait, d’après Azara, 40000 habitants; en i852, 76000 d’après Rawson; en 1869, au premier recensement officiel 187000; en 1887, 429000; en i8g5, 655 ooo ; en 1904, 95i ooo ; en 1910, 1 282 117.
- Le lait en poudre. — M. Fernando G. Lecomte, délégué du gouvernement espagnol dans les congrès internationaux des laiteries et au premier Congrès du Froid, vient d’imaginer un nouveau procédé des plus intéressants pour la préparation du lait en poudre. Un échantillon de cette poudre vient d’être présenté le 20 juillet dernier à la Société nationale d’Agriculture de France. On connaît les méthodes de fabrication de la poudre de lait par la chaleur. Ces méthodes sont jusqu’ici les seules qui soient appliquées industriellement, tant en France que dans les autres pays. M. Fernando G. Lecomte et son collaborateur, M. Roger Lainville, ont eu l’idée de dessécher le lait par un procédé inverse, c’est-à-dire de substituer l’action du froid à celle de la chaleur. Pour séparer la matière sèche du lait de l’eau dans laquelle elle est émulsionnée, les inventeurs recourent à la congélation. On peut se servir, à cet effet, des bacs qui sont employés couramment pour la fabrication de la glace alimentaire. Le lait est versé dans les moules à glaces, et il y est soumis à une réfrigération modérée, aux environs de — 20 C. en prenant les précautions nécessaires pour que l’eau du lait ne se solidifie pas en masse, mais qu’elle se présente sous la forme de cristaux neigeux. Cette forme rend plus facile la séparation ultérieure de la matière sèche. Cette séparation s’obtient par le passage de la masse ainsi obtenues dans une essoreuse animée d’une assez grande vitesse. Les éléments solides
- du lait sont rejetés en dehors, tandis que les cristaux d eau restent dans l’appareil. On obtient ainsi une pâte molle, onctueuse, qui renferme encore une certaine proportion d’eau. Pour obtenir la dessiccation, on introduit cette pâte dans une étuve, dans laquelle la chaleur doit être modérée, mais constante. On obtient ainsi la poudre de lait. Le procédé de MM. Lecomte et Lainville s’applique aussi bien au lait pur qu’au lait partiellement ou complètement écrémé. La poudre de lait renferme, d’après les analyses qui en ont été faites, tous les éléments de la matière sèche du lait, sans qu’ils aient subi d’altération. Moins brutal que la chaleur, le froid ne provoque ni la caramélisation ni le goût de cuit que présentent parfois les poudres de lait pour la préparation desquelles le lait doit subir de hautes températures. La poudre de lait préparée par la congélation permet de reconstituer le lait avec ses propriétés organoleptiques et alimentaires. Le procédé paraît d’ailleurs économique. D’après les indications données par les inventeurs, on doit dépenser au plus 1 kg de charbon pour la congélation de 10 kg de lait.
- L alcool en France et en Allemagne. — On a mené en France, voici deux ans, vigoureuse campagne pour généraliser l’emploi de l’alcool pour le chauffage, l’éclairage et la force motrice et tous autres usages industriels. Nous sommes très loin encore, dans cette voie, des résultats obtenus par l’Allemagne, et la majeure partie de l'alcool produit dans notre pays sert malheureusement toujours à intoxiquer des consommateurs dont le nombre ne paraît pas près de diminuer. La Revue des Eclairages compare, pour l’année 1908, la statistique de l’alcool en France et en Allemagne. La production totale allemande a été de 4'Oi8.3i8 hectolitres. La production totale française de 2.538.o3o hectol. dont 467.896 ont été obtenus par la distillation des vins, des marcs et des fruits. La consommation de l’alcool dénaturé pour les emplois industriels a été : de 6.26.672 hectol., 24 pour 100 de la production en France; de 1.5g2.272 hectol., 39,6 pour 100 de la production en Allemagne. En Allemagne, on autorise la dénaturation de l’alcool avec l’acide acétique pour la fabrication du vinaigre; la consommation pour cet usage a été de 172.187 hectol. D’autres dénaturants y sont aussi autorisés. Les emplois de l’alcool dénaturé dans les deux pays sont les suivants (en hectolitres) :
- France Allemagne
- Chauffage, éclairage et force motrice. . . . ... 442.758 1.165.458
- Vinaigre......................................... » 172.187
- Vernis........................................... 12.054 64.962
- Ethers, explosifs................................ 158.546 72.565
- Celluloïd........................................ 21 300 46 509
- Autres usages............................ . . 12.234 72.815 •
- 626.672 2.592 272
- Les catacombes d’Hadrumète. — En 1908, le cha-
- noine Leynaud, curé de Sousse, a poursuivi l’exploration inépuisable des catacombes d’Hadrumète. Il a découvert trente-six galeries ou chambres d’une longueur totale de plus de 3oo mètres avec 558 tombeaux et 42 inscriptions; 22 de celles-ci sont gravées à la pointe sur la chaux des tuiles fermant les loculi ; xi sont peintes à la couleur noire, 5 sont en mosaïque, 4 enfin sont gravées sur marbre. Une dernière inscription était au fond d’un arcosolium, dans un hypogée probablement païen, rencontré par les chrétiens en creusant la galerie.
- Fouilles archéologiques à Marseille. — M. Vasseur, professeur de géologie à la Faculté des sciences de Marseille, vient de fouiller l’enceinte du fort Saint-Jean. Cinquante puits, de ix m. de profondeur ont atteint le sol primitif à travers des couches successives, de pote-îûes brisées jetées au rebut. Les plus profondes sont gréco-orientales, de Rhodes, d’Ionie, de Corinthe, de l’Attique, de Sparte et d’Italie, du viis au ve siècle avant notre ère. On a trouvé une tête d’Aphi’odite ionienne du vie siècle; une coupe attique du ve représentant la mort de Polynice; deux douzaines de lampes, une pointe de flèche en bronze à douille. Pour le iv° siècle, la couche est stérile; la population, à ce moment, a dû se clairse-mer. Du ni0 siècle au moyen âge, ce sont des tessons de Campanie, d’Ibérie, des fragments gallo-romains visigothiques et mérovingiens ou arabes. Il résulte de ces constatations que Marseille fut fondée par les Ioniens d’Asie Mineure dans la pi’emière moitié du viic siècle, et assura le commerce de la Méditerranée éntre l’Orient et l’Occident.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- Téléphonie < *
- Le relais téléphonique Brown. — On appelle relais en télégraphie un instrument destiné à reproduire, sur un circuit local, ou sur une ligne, des courants reçus d'un poste extérieur et trop faibles pour actionner directement les appareils récepteurs.
- La télégraphie actuelle dispose de relais d’une très grande sensibilité et capables de fonctionner régulière-
- Fig. I. — Croquis du relais téléphonique Brown,
- ment pour les plus grandes vitesses de transmission, de sorte qu’il est possible de mettre économiquement en relations directes les bureaux les plus éloignés, sans devoir employer des courants de haute tension ou des fils de grosseur anormale.
- La téléphonie, par contre, n’emploie pas encore de répétiteur, parce qu’elle n’en possède pas de satisfaisant, et les transmissions téléphoniques sont limitées aux distances que l’on peut atteindre directement. Bien que son rôle soit le même que celui du relais télégraphique, le relais téléphonique doit en effet satisfaire à des conditions qui en rendent la réalisation très difficile. Découragés par de longs et inutiles efforts, bien des ingénieurs téléphonistes ont fini par croire que le relais téléphonique est en son genre un problème aussi insoluble que la quadrature du cercle.
- La différence entre le cas de la télégraphie et celui de la téléphonie est facile à saisir : pour le relais télégraphique, il suffit que l’armature de l’électro-aimant qui le constitue et qui se comporte comme un commutateur vis-à-vis de la ligne ou du circuit sur lequel les courants sont relayés, prenne deux positions différentes selon que l’électro-aimant est ou n’est pas excité.
- En téléphonie, toutes les positions de l’armature ou de la partie mobile sont caractéristiques, c’est-à-dire qu’à chacune d’elles doit correspondre une intensité de courant déterminée, proportionnée d’ailleurs à l’intensité du courant circulant dans l’électro-aimant lui-même. De plus, tandis que le relais télégraphique fonctionne avec des courants dont la périodicité est à peu près constante, le relais téléphonique doit pouvoir traduire, sans aucun, réglage, les courants de toutes les fréquences répondant aux sons de la voix.
- Enfin, la transmission de la parole est plus difficile même que le serait celle de la musique, parce que, dans cette dernière opération, il suffirait à la rigueur que le relais traduisît les différentes hauteurs de sons, alors que pour la parole, il doit en donner fidèlement le timbre en respectant l’amplitude de tous les harmoniques. Ces conditions étant remplies, partiellement du moins, par le récepteur téléphonique, l’idée de combiner l’écouteur de Bell au microphone devait naturellement venir à l’esprit des inventeurs s’occupant de la question du relais téléphonique.
- Cette combinaison a effectivement été indiquée dès les premiers temps de la téléphonie : Edison, en premier lieu, puis Ludtge, Thomson Houston, Rood et beaucoup d’autres l’ont employée soit comme télémicrophone, soit comme relais. Cependant, malgré de nombreux perfectionnements et de multiples simplifications qui y ont été apportés, ces dispositifs n’ont pas donné de résultat pratique, et le problème du répétiteur pour la téléphonie reste pendant.
- Il se pourrait toutefois que la solution fût proche’ : en Angleterre, M. Brown vient de décrire un appareil de son invention au moyen duquel il est arrivé à des résultats très intéressants pour l’amplification des courants téléphoniques, dans la téléphonie ordinaire, ainsi qu’en radiotélégraphie, pour la réception des courants de très faible intensité ordinairement reçus à l’aide de l’écouteur. L’instrument dont il s’agit présente une certaine analogie avec les relais ordinaires polarisés, mais il est caractéristique en ce que les variations de résistance destinées à produire, dans le courant de retransmission, les modifications voulues, sont dues à un intervalle infinitésimal ménagé entre les électrodes, et réglé par le courant local même.
- Des recherches antérieures ont démontré que si l’on ferme le circuit d’une source à basse tension sur un intervalle de ce genre, entre des électrodes appropriées, le courant s’établit en prenant une intensité qui dépend de la largeur de l’espace séparant lesdites électrodes. Une altération imperceptible de cette largeur suffit à déterminer une modification très notable de la résistance de l’intervalle de décharge et du courant qui le franchit.
- Partant de là, M. Brown constitue son relais de la façon suivante :
- Sur les deux pôles d’un aimant permanent en fer à cheval, sont montés deux noyaux verticaux de fer doux en regard des extrémités supérieures desquels se trouve une anche d’acier. Sur les noyaux sont bobinés deux enroulements, l’un de fil fin que l’on relie à la ligne et qui reçoit donc les courants téléphoniques à amplifier,
- Fig. a. — Vue du relais téléphonique dans son boîtier, couvercle levé et porte-contact supérieur écarté de l’électro-aimant.
- l’autre de fil gros inséré dans un circuit local, comprenant un élément de pile sèche. Les courants téléphoniques, modifiant l’aimantation des noyaux, provoquent des déplacements de l’anche, qui est de telles dimensions que sa période de vibration propre ne puisse empêcher la reproduction des courants téléphoniques.
- L’extrémité libre, en regard des pôles, porte un contact au-dessus duquel arrive la pointe d’une vis de contact réglable avec une grande précision.
- Le circuit local prémentionné est établi par l’intermédiaire des contacts en question, contact de Tanche et contact de la vis; c’est son action sur l’électro-aimant qui assure automatiquement le maintien de l’intervalle.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- L’enroulement de fil gros est déposé sur une gaine de tôle de cuivre qui, par l’effet des courants de Foucàult, annule la self-induction de l'enroulement intéressé pour les courants téléphoniques. Les points de contact sont en alliage d’osmium et d’iridium, l’expérimentateur ayant constaté qu’il convient d’employer pour les constituer des métaux aussi durs que possible.
- Dans un premier modèle de relais établi sur ce principe, l’anche n’existait pas, et le contact mobile était -supporté par un disque de fer ; mais il a été constaté •qu’avec ce système les vibrations extérieures étrangères influençaient beaucoup l'instrument.
- L’anche, étant de très petites dimensions, échappe totalement aux vibrations sonores de l’air ambiant. L’amplification obtenue au moyen du relais Brown est, parait-il; excellente : elle se fait dans le rapport de un à vingt et sans que les sons soient déformés le moins du monde.
- Un écouteur téléphonique de faible résistance, relié •aux bornes du système reproduit avec une grande intensité et line fidélité parfaite des courants à peine perceptibles dans un téléphone mis directement en ligne et, en employant deux relais en série, l’amplification est telle que les sons deviennent perceptibles à distance.
- Cette propriété est particulièrement utile pour la .télégraphie sans fil : des signaux que l’on ne soupçonnait même pas, avec les appareils ordinaires, ont pu être -reçus très nettement.au moyen du relais.
- Au cours d’essais en ligne, également, les transmissions ont été très bonnes, le relais doublant approximativement la portée de communication réalisable, i Si ces résultats se confirment dans la pratique, le relais Brown sera sans nul doute appelé à d’importantes applications.
- *> Divers
- Effets d’interférences et de moirages obtenus à l’aide des plaques dioptichromes Dufay. — Dans notre numéro du 29 janvier 1910 nous avons publié une notice sur de curieux effets de diffraction et d’interférences observés par M. Poivet, ancien officier du Génie, avèc les réseaux polychromes Jougla.
- Les plaques dioptichromes Dufay, dont les réseaux sont un peu différents, comme distribution des couleurs, peuvent également produire (après avoir été dépouillées à l’eau chaude de leur pellicule sensible) ces effets d’interférences, mais on observe quelques particularités intéressantes :
- i° Les rayùres bleues et rouges du réseau étant parallèles, au lieu d’être perpendiculaires, lorsqu’on observe normalement, à travers une plaque préparée, une fente lumineuse, étroite, parallèle à ces rayures, on obtient des franges principales d’une coloration violette par suite de superposition des spectres du bleu et du rouge. Mais si l’on donne à la plaque une inclinaison de 45° et au delà, ces couleurs se réfractant différemment, dans l’épaisseur du verre, ou à leur sortie, se divisent et apparaissent nettement bleues et rouges, séparées par les raies noires d’interférences. On obtient des différences analogues (mais moins accentuées) en retournant la plaque de 900, parallèlement aux rayures vertes ;
- 20 Les plaques Dufay ainsi préparées étant très transparentes, lorsqu’on les superpose par deux ou même par trois, on obtient non seulement des effets de quadrillages ou de bandes d’écartements variables et de colorations à peu près uniformes et peu brillantes, comme dans les plaques Jougla, mais, en outre, des dispositions variées de grands losanges, de bandes interrompues en échelons, etc. ; de plus, les colorations sont très vives : rose clair ou sombre, jaune, vert, bleu, violet, etc. Les effets sont d’autant plus remarquables que les réseaux superposés sont plus rapprochés du pax’allélisme ou de la position perpendiculaire, les uns par rapport aux autres.
- D’après M. le professeur Lippmann, qui a bien voulu s’intéresser à ces expériences et qui a écrit à leur sujet à M. Poivet, ces phénomènes sont de véritables moirages dont la théorie est la même que celle des battements en acoutique.
- Distances des réseaux. — Les expériences ci-dessus sont supposées faites au moyen de plaques préparées dont les réseaux sont en contact (les épaisseurs des verres en dehors) 1
- Si on les retourne de manière à placer les épaisseurs des verres en dedans, les réseaux colorés seront séparés par deux épaisseurs de verre soit, environ, 3 millimètres. On obtiendra encore des moirages mais avec les particularités suivantes :
- i° Si l’œil de l’observateur se déplace, soit par rapprochement des plaques superposées, soit par éloignement, les lignes de moirage seront déplacées et les angles qu’elles font avec les bords des plaques seront augmentés ou diminués (on peut le vérifier avec des bandes de papier comme repères) ;
- 20 Si l’on soulève l’un des bords de la plaque supérieure, le bord opposé restant en contact avec la plaque inférieure, les lignes de moirages deviendront courbes, cette courbure augmentant avec l’inclinaison ;
- 3° Si l’écartement des réseaux dépasse 4 centimètres environ, les moirages disparaissent ;
- 4° Enfin, si sur la plaque supérieure on installe une loupe, ou lentille de court foyer on remarque que les quadrillages de moirage, vus à travers la lentille, ont des directions différentes de celles des quadrillages vus simplement au travers les plaques. Si la plaque supérieure, portant la lentille, reçoit un mouvement de rotation, les lignes des quadrillages auront des rotations de sens différents sur les^plaques ou à travers la lentille, et les différences angulaires des lignes correspondantes pourront atteindre, et même dépasser 900.
- Pour l’examen de ces moirages, il est très commode de se servir des dispositifs, assez variés, qui ont été imaginés pour l’éclairage des clichés en couleurs. Ci-joint un de ces dispositifs, très simple, employé par M. Poivet, et que chacun peut construire très facilement au moyen de boîtes en carton ou en bois, de miroirs quelconques, à très bon marché et de verre dépoli. Le croquis ci-joint indique les dimensions principales de ce petit appareil pour l’examen de plaques ou clichés 9X12 ou au-dessous. (Des cartons découpés, suivant les dimensions des plaques à examiner, et mobiles, peuvent être disposés à la partie supérieure de la boîte, au-dessus de l’espace vide rectangulaire, de o,n sur 0,11 pratiqué dans cette partie supérieure, d’environ 0,16 sur 0.16.)
- On peut disposer, en avant du verre dépoli, une source lumineuse intense (par exemple une lampe électrique à incandescence de 16 à 20 bougies, avec abat-jour) à distance convenable, on obtient ainsi un très bon éclairage, soit pour les clichés, soit pour les plaques de moirages.
- Deux plaques à réseaux colorés, semblables, ne sont pas nécessaires pour obtenir des moirages —• on peut employer des réseaux composés l’un, par exemple, de rayures parallèles et perpendiculaires — comme dans les plaques omnicolores Jougla ou dioptichromes Dufay ; l’autre de simples traits clairs, parallèles, sur fond noir, espacés d’environ 1 mm d’intervalle, c’est le réseau élémentaire et très agrandi.
- Si l’on place une lame de verre ainsi préparée (on peut par exemple tracer avec la pointe d’un canif des traits parallèles, équidistants d’un millimètre sur une plaque photographique au gélatino-bromure, n’ayant pas servi) sur une plaque à réseau coloré, on obtient lorsqu’il y a parallélisme, ou à peu près, entre les lignes des deux réseaux, de très beaux moirages, verts et violets, dans un sens, jaune et bleu, dans le sens perpendiculaire.
- Si le réseau non coloré est formé de lignes courbes équidistantes (on peut les exécuter avec un compas à pointes sèches), les moirages, en forme de courbes, très variables suivant l’angle, se rapprocheront beaucoup des moirages d’étoffes, dont ils donneront l’illusion.
- Enfin si l’on superpose les réseaux agrandis non colorés, droits et courbes, dans certaines positions, ils donneront des moirages non colorés, et si l’on place les deux réseaux, superposés, en contact avec une plaque à réseau coloré, on obtiendra, naturellement, des moirages colorés. Si les réseaux non colorés sont séparés par une ou deux épaisseurs de verre, il suffira d’un déplacement de l’œil, ou d’une inclinaison donnée à l’ensemble du système, pour obtenir des variations très nettes dans ces effets.
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- VAR] ÉTÉS
- La synthèse du pourpre antique. — On sait quelle réputation d’éclat magnifique et d’extrême solidité avaient dans l’antiquité les teintures pourpres faites à prix d’or par les habiles artisans de Tyr et leurs élèves-successeurs selon des traditions secrètes si jalousement gardées qu’elles disparurent tout à fait après la chute du bas empire. A Rome, la couleur était portée par les hauts dignitaires de certaines hautes castes (pur-purati)\ à Byzance, il existait des teintureries impériales où l’on travaillait exclusivement à pourprer les étoffes pour les costumes de l’imperator et de sa famille, ou pour les vêtements sacerdotaux.
- Or, nous ne savions que fort peu de choses exactes sur le pourpre antique. Les naturalistes latins décrivirent bien certaines variétés de mollusques à pourpre, mais vaguement ; sans doute les archéologues modeimes retrouvèrent, près de Tyr des. monceaux énormes de coquillages résiduels des anciennes teintureries, ce qui permit de mieux fixer les idées : mais la connaissance des variétés de murex employées n’implique rien de la façon dont étaient faites les teintures. Quant aux tissus teints autrefois en pourpre véritable (car il y eut à la fin de l’antiquité de nombreuses imitations de la teinte) ; il ne reste dans les musées que quelques rares spécimens authentiques dont les nuances varient du noir au grenat en passant par le brun verdâtre! On ne peut davantage se guider sur le sens moderne du mot pourpre qui désigne en Angleterre et en France par exemple, des teintes très différentes. Enfin les descriptions de poètes latins où l’on compare le pourpre à l’améthyste, à la violette n’ont évidemment pas la valeur du témoignage d'un spécialiste. Restent les fresques de Pompéi où les costumes pourpres paraissent d’un violet fort vif; mais les teintes des peintures n’ont-elles pu s’altérer par le temps ?
- On voit que sous les différents points de vue de la composition, du mode d’emploi, de la nuance propre, nos connaissances sur le pourpre antique étaient absolument nulles. A l’intérêt historique présenté par la découverte des secrets perdus, s’ajoutait un intérêt pratique. En chimie industx-ielle, en effet, l’analyse est le plus souvent suivie, à plus ou moins d’intervalles, par la synthèse des. différentes combinaisons. Une fois parfaitement connues la nature et la constitution du pourpre antique, on pouvait d’autant mieux espérer pouvoir préparer artificiellement la couleur, qu’en chimie des matières colorantes on connaît un nombre énorme de produits et l’on en découvre chaque année des milliers de composés nouveaux.
- Un savant chimiste viennois, M. Friedlânder résolut d’étudier la question, et quelque ardu que paraisse le travail, ses recherches furent couronnées du plus par-
- fait succès. Grâce à l’aimable concours de plusieurs directeurs d’instituts de zoologie maritime, il put faire pêcher les milliers de murex brandaris qu’il lui fallut pour extraire finalement moins d’un gramme de pourpre (on conçoit dans ces conditions, le haut prix des antiques teintures). Les glandes colorigènes furent patiemment extraites des coquillages, leur contenu exposé à l’air (le pourpre en effet ne préexiste pas chez l’animal et ne se développe que par oxydation). Après plusieurs traitements épurants à l’acide sulfurique, la quinoléine, l’éther benzoïque, etc., on obtint un produit pur qui put servir à faire quelques essais de teinture et fut soumis à l’analyse. Sans entrer dans plus de détails sur la structure moléculaire du pourpre, — c’est un produit très complexe de la famille des colorants indigoïdes, — il nous suffira de remarquer qu’outre les constituants connus de ces sortes de produits (carbone, hydrogène, oxygène et azote) le composé contient du brome : c’est un dibro-mo-indigo.
- Sitôt la constitution du pourpre bien établie, ce qui ne laisse pas d’être assez complexe, car il peut exister 5o isomères du composé (c’est-â-dire que, selon l’arrangement de leurs atomes élémentaires, il existe outre le pourpre, 49 corps absolument de même composition, mais de propriété et de nature différentes,) on eut une étonnante surprise. Nous connaissions déjà de nombreux colorants analogues au pourpré ; dont certains fort employés en impression de tissu, par exemple. Si le véritable pourpré synthétique n’est pas utilisé, cela ne provient pas de la difficulté d’obtention, mais tout simplement de ce qu’il existe parmi les autres dérivés de l’indigo des couleurs à la fois plus vives, plus jolies et meilleur marché. Car, il faut se rendre à l’évidence, le pourpre classique, qu’il soit extrait des mollusques ou obtenu par synthèse, est une nuance violacée tout à fait quelconque. Et le précieux produit — M. Friedlânder évalue à 5oooo francs le prix de revient du kilogramme de pourpre naturel purifié — ne nous paraît pas assez joli pour l’impression de cotonnades à quelques sous le mètre.
- Ne nous étonnons cependant pas trop de la différence constatée entre la légende et la réalité. Les exemples abondent de faits ainsi modifiés à l’extrême au cours des années mises à parvenir jusqu’à nous. Au reste, le sentiment des anciens s’explique d’autre façon, peut-être plus humaine : on admirait si fort le pourpre, non sans doute à cause de sa nuance solide et jolie, mais parce que le prix était très élevé (la teinture d’une livre de soie coûtait plus de mille francs). Il en était du pourpre comme des plats de « langues de rossignols » que l’on servit à la table de fastueux Romains, moins gourmets que soucieux d’éblouir leurs invités. A. Chapi.et.
- HYGIÈNE ET SANTE
- Q0>
- L’eau de mer et l’eczéma. — L’eczéma est une des affections les plus désagréables et les plus rebelles ; quand il est généralisé, c’est-à-dire étendu à tout le tégument, il devient parfois grave. Dans les formes légères, un des symptômes les plus pénibles est la démangeaison, et le malheureux malade aggrave souvent son état par les coups d’ongle qu’il donne sans relâche pour combattre un prurit intolérable. Toutes les médications ont été essayées contre cette dermatose; depuis les simples pommades calmantes, depuis le saupoudrage à l’amidon, à la poudre de talc, jusqu’aux modificateurs énergiques, goudron et ses dérivés, les dermatologistes ont tout mis en œuvre et quelquefois hélas! sans grands résultats.
- Le Dr Jeanselme vient d’essayer l’eau de mer en injections sous-cutanées, d’après la méthode de Quinton. Les résultats qu’il a obtenus sont très encourageants, je dirais même qu’ils le sont d’autant plus, en dépit de
- l’apparence paradoxale de la thèse, que le succès n’a pas été constant. Je me méfie un peu d’un traitement qui du premier coup guérit toujours. M. Jeanselme a employé les injections d’eau de mer isotoniques, à la dose de 20 à 40 cm5 pour les enfants et à la dose assez élevée de ioo, 200, 3oo cm pour les adultes. Les injections étaient faites 2 et 3 fois par semaine suivant le degré de tolérance du sujet.
- Ce traitement employé chez i3 malades a donné 3 guérisons. Il est juste de dire qu’il s'agissait dans ces 3 cas d’eczémas peu anciens, une semaine, un mois et un an. Pour les 10 autres malades, amélioration, et 3 insuccès. La proportion des améliorations et des guérisons est encore assez élevée pour une maladie aussi rebelle à la thérapeutique.
- Le point particulier qui éveille l’attention dans celte méthode, c’est que dès la première injection, on voit cesser les démangeaisons. N’obtiendrait-on que ce
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- HYGIENE ET SANTÉ
- résultat, que les injections seraient à essayer dans à peu près tous les cas. Cette sédation du prurit est si réellement marquée, que le Dr Jeanselme â eu l’idée d’employer le meme moyen dans une maladie, heureusement très facilement guérissable, mais où les démangeaisons atteignent leur maximum, la gale. Ce calme dans l’irritation cutanée paraît bien dû à l’action de l’eau de mer
- elle-même, car l’injection de sérum artificiel ne produit aucun effet semblable.
- Si vous avez le malheur d’être affligé d’un eczéma, essayez les injections d’eau de mer; si elles ne vous donnent pas la guérison, elles vous apporteront un soulagement par leur pouvoir antiprurigineux.
- Dr A. C.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
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- Confitures d’officiers. — Comme le rapporte M. G. Boulenger qui voulut bien nous communiquer son humouristique recette publiée dans le Journal d’Albert-, on désigne en Bourgogne, sous ce nom, sans d’ailleurs s’expliquer le pourquoi du fait, des conserves de fruits à l’alcool et au sucre et non de véritables confitures. — -Rappelons à ce propos que cette acception restreinte est toute moderne : confitures se disait autrefois des conserves alimentaires en général.
- Pour préparer cette sorte de macédoine, on verse dans un bocal de capacité suffisante un litre d’alcool à 90° et un litre d’eau (bouillie et filtrée pour éviter tout trouble). Selon la saison, et au fur et à mesure de la maturité des fruits, on met ensuite dans le vase des prunes, cerises, groseilles, cassis, framboises, oranges, fraises, poires, abricots, pêches..., ou tous autres fruits connus de nos régions, à l’exception de pommes qui pourraient, paraît-il, provoquer un louchissement du jus. Pelures, pépins, noyaux et rafles doivent être retirés au préalable. On ajoute, à chaque apport de fruit, un poids égal de sucre cristallisé. Le récipient bouché est conservé en lieu sec à la température ordinaire. Les « confitures d’officiers » ne doivent être consommées que plusieurs mois après leur préparation ; la saveur d’abord un peu âcre du mélange s’est alors transformée en un bouquet très agréable, fort goûté des connaisseurs.
- Recherche de l’huile de résine dans les huiles de graissage. — Le Dr Caries vient d’imaginer une méthode élégante et simple qui permet de reconnaître toute addition d’huile de résine (même à dose minime de i pour 100) aux huiles de graissage pour automobile; on sait que ces lubrifiants doivent être très purs, de façon à ne pas se décomposer et ne pas attaquer les métaux même aux hautes températures auxquelles ils sont portés dans les moteurs légers à explosion.
- Dans un tube à essai, on mélange 3 à 5 gr d’huile et environ 20 gr d’alcool à 6o°; on chauffe au bain-marie à 6o° en agitant pour bien émulsionner l’huile. On laisse refroidir, puis on filtre dans une capsule de porcelaine mise ensuite à évaporer jusqu’à disparition de l’alcool. Après refroidissement, on ajoute au résidu, en versant
- gputte à goutte, deux à trois centimètres cubes d’une solution de sulfate de méthyle : l’apparition d’une coloration rouge indique la présence d’huile de résine.
- Soudure de l’aluminium au cuivre. — Le Bulletin Technologique indique le procédé suivant pour souder l’aluminium au cuivre : étamer d’abord l’aluminium et le cuivre, en employant la stéarine comme fondant. Nettoyer, puis employer le chlorure de zinc comme fondant avec une soudure composée de 67 pour 100 d’étain et 33 pour 100 de plomb.
- Nouvelle bouillie cuprique anticryptogamique. —
- On sait que les bouillies, dites bordelaise, bourguignonne, etc., détruisent les spores de champignons parasites de la vigne par suite de la toxicité du cuivre qu’elles contiennent. M. Perrin, de la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand vient, à la suite de nombreux essais, de proposer une nouvelle formule dont le mode d’action diffère et dont les résultats sont plus énergiques. Elle se compose de 1 kg de sulfate de cuivre, 1 kg de sulfate de soude et 1 kg de savon noir, le tout dissous dans un hectolitre d’eau.
- Tandis que les conidies et zoospores (noms des cellules produites par le parasite aux différentes phases de son développement) du perenospora viticola, placées dans une solution de sulfate cuprique, se recroquevillent et meurent ; dans la solution savonneuse elles gonflent et éclatent. L’osmose ou échange des liquides entre le bain et l’intérieur de la cellule est en effet fonctiôn de la différence de la tension superficielle des solutions ; or, la présence du savon augmente cette différence et assure la destruction rapide des cellules.
- En outre, la présence d’un savon de cuivre (formé par le sulfate cuprique et le savon noir) augmente l’adhérence du liquide aux feuilles sur lesquelles il reste d’autant mieux fixé qu’il est insoluble. Enfin, ce même savon rend le pouvoir imbibant du liquide tel, qu'il y a pénétration dans les deux ou trois premières rangées de cellules du parenchyme comme permet de le constater l’examen histologique ; ce qui a pour effet de détruire les filaments mycéliens des parasites ayant déjà pénétré dans la feuille.
- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la [Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresses relatives aux appareils décrits. — Séchage des fruits. (V. n° 1939, 23 juillet 1910.) — On trouvera les appareils décrits chez : Mayfarth et Ci0, 48, rue d’Allemagne, Paris. Vermorel, à Villefranche-sur-Saône (Rhône). Furrer Prüss,4, boulevard Saint-Martin, Paris. Farcot fils, i63, avenue de Paris, Plaine Saint-Denis (Seine). Senet, à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir).
- Renseignements. — M. P. Carré, à Paris. — Nous n’avons pas pour l’instant de renseignements sur cette question. Nous chercherons à nous documenter.
- M. Marchetti, h yicenza! — Les cafards comptent
- parmi les insectes les plus difficiles à détruire. On recommande divers procédés qui permettent au moins d’en exterminer un grand nombre ; ils sont très friands de la bière; en plaçant à proximité des endroits qu’ils envahissent, des récipients pleins de bière, vous trouverez chaque jour de grandes quantités de cafards noyés. — Autre moyen : Préparer de la pâte phosphorée avec du sucre en poudre, de la farine et du phosphore dissous et la disperser ensuite dans des soucoupes ou l’étendre çà et là sur du pain. Enfin injecter le soir du formol dans les fentes qu’ils habitent.
- Abonné 643o. — Nous ne retrouvons pas l’article dont vous parlez. Il est fort probable qu’il s’agit du même moteur. Le moteur rotatif Gnome existe depuis plusieurs années. Il a été spécialement et très heureusement mis au point pour l’aviation dans ces deux dernières années.
- M. Bertin-Neulion, à Paris; M. Witz, à Rothau. — Tous nos remerciements.
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- BOITE AUX LETTRES
- M. Darodes, à Besançon. — Nous n’avons jamais traité cette question. La substance phosphorescente employée pour les objets en question doit être l’enduit de Bal-main, à base de sulfure de calcium. Ce sulfure de calcium exige une préparation spéciale. Yoici la recette donnée à ce sujet par Yerneuil ( Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 1886) : prendre de la chaux provenant de la calcination d’un calcaire dense comme celle que fournit au rouge vif la calcination de la coquille dé Y Hippopus maculatus Lamarck, vulgo bénitier; 20 gr. de cette chaux finement pulvérisée sont mélangés avec 6 gr. de soufre en canon et 2 gr. d’amidon; le mélange est alors additionné de 8 c. c. ajoutés goutte à goutte d’une dissolution contenant o gr. o5 de sous-nitrate de bismuth, xoo c. c. d’alcool absolu et quelques gouttes d’acide chlohydrique. Lorsque la moyenne partie de lalcool est évaporée, c’est-à-dire après environ une demi-heure d’exposition à l’air, on chauffe dans un creuset couvert, au rouge cerise pendant 20 minutes. Après refroidissement complet, enlever la mince couche de plâtre qui recouvre le culot obtenu, pulvériser, calciner une deuxième fois à la même température pendant un quart d’heure. Eviter une deuxième pulvérisation.
- M. C. Lefèvre, à Paris. — Comme machines à glace de la capacité que vous nous indiquez, nous pouvons vous recommander la machine Audifîren, décrite par La Nature en 1908 et construite par les établissements Sin-
- grun à Épinal; la machine Schaller construite par Schaller, 1, rue François-Ponsard, Paris.
- .M. Muret, à Montjean. — M. H. Gantke habite, 52, Heidestr. Berlin N. W.-40.
- M. Elosegui, à Tolosa. — Nous n’avons pu lire votre carte. Youdriez-vous nous répéter votre question?
- M. de Sevin, à Toulouse. — Lavez d’abord avec une solution chaude de carbonate de soude, puis à l’acide chlorhydrique étendu, autrement dit esprit de sel.
- M. Muret.— L’adresse de M. Guillot, constructeur de l’engreneur automatique est, 33, rue de la Gare, Orléans.
- M. le D* Lepage, à Évaux-les-Bains, Creuse. — La question est en effet très intéressante, et comme les ouvrages sur la fabrication des encres ne contiennent pas de ces recettes (il s’agit d’un produit relativement nouveau), nous ferons quelques essais analytiques et publierons sous peu une formule pour la préparation d’une encre pour stylographe.
- M. le L)r Simon, à Sannois. — On ne peut répondre à coup sûr à votre question : l’action du dissolvant employé sur la peinture dépendant delà nature de celle-ci. Les liquides dissolvant le mieux les taches de goudron sans trop altérer la peinture, le ripolin, les vernis à l’alcool sont le chloroforme, le sulfure de carbone et le perchlorure d’éthylène. Le mieux serait d’essayer en petit sur la carrossei-ie avec ces produits pour voir si les taches seules sont enlevées.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- L’opéra radio-téléphonique : D1' A, Gradenwitz. — Les étalons industriels de longueur : Ch.-Ed. Guillaume. — Les pêcheries de saumon du Nord-Pacifique : Y. Forbin. — La photographie météorologique : J, Loisel. — Académie des sciences; séance du 25 juillet 1910 : Ch. be Villedeuil.
- Supplément. — Prix décernés par l’Académie des Sciences. — Un grand concours de moteurs d’aviation. — L’art irano-buddhique en Chine. — Les nouveaux Géants de l’Océan. — La conservation des œufs par le froid. — Statistique des chimistes et étudiants chimistes allemands. — Statistique des phares. — La préparation ménagère des vins de fruits en Allemagne. — Mastic pour fentes de parquets.
- .La Philosophie minérale, par Albert de Lapparext, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences. — 1 vol. inriô de la collection Etudes de philosophie et de critique religieuse. Bloud et G1”, éditeurs, 7, place Saint-Sulpice, Paris (VIe). Prix : 3fr,5o
- Ce livre est un peu un ouvrage de morceaux choisis, les éditeurs ont eu l’excellente idée de recueillir dans l’œuvre de M. A. de Lapparent, les pages où débordant des cadres de la géologie ou dé la géographie physique il s’élève à des conceptions d’ordre philosophique. Une première partie est consacrée à l’étude de la Cristallographie, de son histoire, de ses lois; la seconde étudie les vicissitudes de la préhistoire et, particulièrement, la grave question de l’ancienneté de l’homme. Quelques études sur la constitution moléculaire des corps, sur la radioactivité, sur les théories de la matière complètent le volume. Bien que d’une allure très scientifique, ce livre se lit avec facilité et agrément. Nos lecteurs se souviennent de cette qualité maîtresse de M. de Lapparent : savoir rendre accessibles à tous les problèmes ardus de la philosophie scientifique.
- La Vie des Insectes, par J.-H. Fabre. Morceaux choisis. Extraits des Souvenirs entomologiques. 1 vol. illustré 291 p., i5 grav., 11 planches hors texte. Delagrave, Paris, 1910. Prix : 3tr,5o.
- C’est une heureuse idée que d’avoir puisé dans cette épopée de l’insecte que sont les Souvenirs entomologiques de J. H. Fabre, quelques-uns des passages les plus brillants et les plus caractéristiques. La Vie des Insectes donnera à ceux qui ignorent encore le grand naturaliste de Sérignàn, le vif plaisir de faire plus ample connaissance avec son œuvre intégrale, chef-d’œuvre de science expérimentale, de pensée philoso-
- phique, en même temps que modèle de narration charmante. On a choisi pour initier le lecteur aux découvertes et aux méthodes de Fabre, quelques-uns de ses héros favoris : le scarabée sacré, le copris espagnol et autres bousiers, roulant en savantes pilules les excréments les plus divers, futurs aliments des larves; le cerceris, l’ammophèle chasseur de charançons, la scolie, amateur de larves de cétoine, tous chirurgiens de premier ordre qui savent anesthésier leur proie pour la conserver fraîche et vivante des semaines durant; le pompile, frêle hyménoptère, qui s’attaque audacieusement et toujours victorieusement à la lycdse de Narbonne, robuste araignée au caractère féroce ; le scorpion languedocien, aux fiançailles idylliques, dénouées en un macabre festin, où la femelle dévore le mâle par elle agréé.
- Premier Congrès français du froid, Lyon, ior-3 oct. 1909. Comptes rendus, Rapports et Communications du Congrès, publiés par l’Association française du froid, i vol. 180 p. Au siège de l’Association. Paris, 10, rue Denis-Poisson, 1910. Prix : 10 francs.
- Les applications industrielles du froid se répandent en France très rapidement; on s’en convaincra en parcourant les communications très documentées lues au Congrès français du froid à Lyon. Notre pays, distancé sur ce point par la concurrence étrangère, est reparti activement de l’avant. Le volume que vient de publier l’Association française du froid, fournira à tous ceux qui s’intéressent à ce sujet d’abondants renseignements statistiques et techniques.
- Les cartes géographiques et leurs projections usuelles, par L. Defossez, professeur. In-16 (19-12) de vii-h8 p. avec 23 figures et 2 planches. Paris, 1910. Gauthier-Yillars, éditeur. Prix : 2rr,75.
- Exposé à la fois simple et complet des principes essentiels qui servent à la confection de nos cartes géographiques.
- Les tremblements de terre, par E. Eisenmenger, docteur, ès sciences, 1 vol. in-32 de la Bibliothèque Utile, avec, figures. Félix Alcan, éd. Prix : ofl',6o.
- Après avoir montré que les grands tremblements de terre ne sont nullement en rapport avec les phénomènes volcaniques, l’auteur passe en revue les diverses théories, les procédés d’enregistrement des secousses, la question de la prévision des tremblements de terre, et termine par des considérations sur l’art de bâtir
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- BIBLIOGRAPHIE
- dans les régions instables. Ce petit livre est écrit avec sobriété, clarté et précision. *
- La Belgique moderne, terre d’ expériences, par H. Char-r'iaut. i vol. in-18. Paris, Flammarion 1910. (Bibliothèque de philosophie scientifique). Prix : 3 fr. 5o.
- Dans ce livre d’observations sur l’un des pays du monde où la vie est le plus intense, M. Henri Char-riaut s’est placé surtout au point de vue expérimental. Ayant montré par l’antagonisme des Flamands et des Wallons l’impuissance des lois et des constitutions à créer l’uniformité des caractères, des aspirations et plus particulièrement de la langue, parmi les races politiquement accouplées, il a étudié la Belgique dans
- ses manifestations d’activité et ses initiatives qui peuvent être des exemples ou des enseignements.
- Calcul du diamètre économique des conduites forcées, par L. Pierre, ingénieur J. E. G. 1 broch., 8 pages. Publication de l’Institut électrotechnique de Grenoble, mars 1910. 1, rue du Général-Marchand, Grenoble.
- Sur l’état actuel des industries électrothermiques. Conférence de M. G. Flusix. i broch. 16 pages. Publication de l’Institut électrotechnique de Grenoble, février 1910. 1, rue du Général-Marchand, Grenoble.
- Aperçu général sur les industries du carbure de calcium, de l’acier électrique, des engrais azotés artificiels à partir de l’azote atmosphérique.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DD CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 25 juill. 1910. 12°,6 S. 4. Pluie. 4,6 Très nuag. le malin ; nuag. le soir ; pluie le m. ; averse à 13 h. 15.
- Mardi 26 14°,0 W. S. W. 4. Beau. 1> Rosée ; nuageux. '
- Mercredi 27 ... . 11°,0 S. 1. Nuageux. 0,0 Rosée ; nuageux; gouttes à 22 heures.
- Jeudi 28 15ü.3 E. S. E. 3. Très nuageux. 0,0 Rosée ; nuageux ; gouttes à 6 h. 50.
- Vendredi 29 . ... 18‘yt S. S. W. 3. Très nuageux. J» Rosée ; nuageux.
- Samedi 50 16°,5 E. S. E. 1. l’eu nuageux. 6,2 Rosée; très nuageux; pluie de 12 heures à 18 h. 30.
- Dimanche 51. . . . 18°,(l S. S. W. 2. Très nuageux. 18,2 Couv.; forte pluie avec éclairs et tonnerre entre 11 h. 50 et 14 h. 25.
- JUILLET 1910. — SEMAINE DU LUNDI 25 AU DIMANCHE 31 JUILLET 1910.
- I Lundi I Mardi [ Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi | Dimanche
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l'abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 23 au 29 juillet. — Le 23. Extension vers l’E. de la dépression du N.-O. : Copenhague, 748; hausse de pression sur le S.-O. : Biarritz, 767. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Besançon, i5; Paris, 7; Toulouse, 5; Le Havre, 4’. Brest, 2. Temp. du matin : Seydisfjord, 6°; Paris, i5; Alger, 27; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris : i6°,4 (normale : i8°,4). — Le 24. Minimum barométrique sur la Finlande : Helsingfors, 745 ; Irlande, 753 ; La Corogne, 771. Pluies sur l’O. et le N.; en France : Lyon, 8; Biarritz, 6; Nantes, Belfort, 4; Limoges, 3; Paris, 1. Temp. du malin : Yardoe, 8°; Paris, i5; Brin-disi, 26; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris i5°,4 (normale : 18°,4)- — Le 25. Extension sur tout PO. de la dépression irlandaise,. : Shields, 74$; minimum barométrique en Russie, et en Corse : Kief, y53; Ajaccio, 758. Pluies abondantes sur le N. et l’O.; en France : Brest, 20; Cap de la Hague, 17; Boulogne, 13; Nantes, fi; Le Mans, 4; Paris, 1. Temp. du matin : Yardoe, 70; Paris, i3; Palma, 25; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i5°,5 (normale : i8°,4)- — Ze 26. Centre de dépression sur la mer du Nord : Skudesness, 747 ; relèvement de pression sur l’Islande et l’O. de la France : Valencia, 762 ; Biarritz, 766 ; Açores, 768. Plaies sur
- l’O.; en France : Charleville, 9; Dunkerque, Paris, 5; Cherbourg, 3; Bordeaux, 2; Biarritz, 1, Temp. du matin : Yardoe, 8°; Paris, 14 ; Levina, 24; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : i4°,8 (normale : 18°,4)- — Le 27. Continuation de la hausse sur l’O. et le N., aire supérieure à 765 sur toute la France ; vaste zone de basse pression de l’Islande et des Iles-Britanniques au N. des Açores : îles Feroé, 753; Ecosse, Irlande, 755. Pluies sur presque toute l’Europe. Temp. du matin : Paris, n°; Alger, 22; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : 15°,3 (normale : i8°,3). — Le 28. Basses pressions sur l’O. : Irlande, 747; Bretagne, 756; pression élevée sur l’Europe centrale : Prague 766. Pluies sur les Iles-Britanniques, l’Allemagne, l’Italie. Temp. du matin : Yardoe, 6°; Paris, i5; Alger, 26; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i9°,8 (normale : i8°,3). —- Le 29. Pression basse sur l’O. et le N. de l’Europe : Storno-way, 747; Kuopio, 756. Zone supérieure à 760 sur le Centre et le S. Pluies sur l’O. et le N. Temp. du matin : Yardoe, 70; Paris, 18; Alger, 24; Puy de Dôme, 10; moyenne à Paris : 180 (normale : i8°,3). — Phases de la Lune : Dernier Quartier le 29, à 9 h. 43 m. du matin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : tso, Boulevard Saint-Germain, Tarit (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d'origine.
- N° 1942 — 13 AOUT 1910
- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- Nécrologie : le doyen des astronomes allemands.
- — Le Dr Johann Gottfried Galle, qui vient de mourir à Potsdam à l’âge de 98 ans, aprèts avoir dirigé l’Observatoire de Breslau pendant près d’un demi-siècle, s’était rendu célèbre par sa découverte de la planète Neptune. Lié d’amitié avec Leverrier, qui le tenait au courant de ses travaux, celui-ci le requit de chercher la planète dans la région céleste que ses calculs lui avaient permis de déterminer. La lettre du grand astronome français fut reçue par Galle, alors attaché à l’Observatoire de Berlin, le soir du a3 septembre 1846. Et, quelques heures' plus tard, Galle découvrait effectivement la planète, s’associant ainsi à la gloire de notre compatriote.
- Le circuit de l’Est. Le départ. — Le départ de la grande et audacieuse épreuve d’aviation, organisée par le Matin, a eu lieu dimanche 7 août, à Issy-les-Moulineaux. La première journée du circuit, favorisée par le beau temps, a été un succès complet, qui fait le plus grand honneur aux organisateurs et aux pilotes : 8 aéroplanes ont pris le départ, 6 ont terminé l’étape et ont atterri à Troyes. Le circuit comporte les 6 étapes suivantes :
- 7 août, Paris-Troyes (140 km); — 9 août, Troyes-Nancy ( 165 km)1; — 11 août, Nancy - Mézières - Charleville (160 km) ; — i3 août, Mézières-Douai (i35 km) ; — i5 août, Douai-Amiens (80km) \ —i'] août, Amiens-Paris (120 km). Arrêt d’une journée dans chacune des villes d’étapes qui ont organisé des meetings spéciaux d’aviation. Le circuit a été richement doté de prix. Le Matin offre un grand prix de 100000 francs au vainqueur de l’épreuve. Les municipalités des villes d’étapes offrent un certain nombre de prix dont le total s’élève à 120000 francs, sans I compter les prix pour les meetings durant les arrêts, j
- Circuit de l’Est. A Issy-les-Moulineaux. Derniers préparatifs. 1 Le départ des aéroplanes. . . ;
- Les 8 aviateurs suivants ont pris leur essor dimanche. Aubrun, sur monoplan Blériotr; Bregi, sur biplan Yoisin; Legagneux, sur biplan Farmaji Alfred Leblanc, sur mo-
- «noplan Blériot, Weymann, sur .biplan Farman; Busson> sur monoplan Blériot ; Lindpaintner, sur biplan Sommer ;
- Circuit de l’Est. Première étape. Le départ de Laindpaintner.
- Marnet, sur monoplan Blériot. Bregi dut s’arrêter à Pont-, carré par suite d’une panne de moteur, Busson brisa son appareil près de Nangis dans un atterrissage forcé. Les 6 autres aviateurs sont arrivés à Troyes après des traversées plus ou moins fertiles en incidents.
- Yoici le classement de cette première journée : i° Alfred Leblanc, ih32m20s; — 20 Aubrun, ih37m 256;
- — 3° Lindpaintner, 2h25“; — 4° Legagneux, 3h 59“ 35s ;
- — 5° Weymann, 4h 56m 45s; — 6° Marnet, 5h 8m i9s.
- La plus grave difficulté à surmonter paraît avoir été celle de la direction : plusieurs des concurrents se sont complètement perdus, ont dû atterrir pour faire le point et demander leur route; les trois premiers arrivés, partis de très bonne heure, ont été au début gênés par le brouillard.
- Outre les prouesses des concurrents, nous devons signaler les beaux exploits réalisés par les officiers aviateurs. Ce fut la première manœuvre d’aéroplanes et elle fut admirablement réussie. Les officiers aviateurs disséminés à Caen, à Yillacoublay, à Mourmelon, avaient reçu l’ordre de gagner Nancy ; en recueillant sur leur trajet des observations. Les lieutenants Gronier et Jost, sur biplan Farman, vinrent directement de Caen à Yincennes samedi 6. Une panne de moteur les x’etint à .Yincennes toute la journée le dimanche. Par contre
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- INFORMATIONS
- 7 autres officiers exécutaient de point en point le programme qui leur avait été fixé : les lieutenants Camerman et Vullierine sur biplan Farinan, partis de Mourmelon à4h i5, atterrissaient à Nancy à 6h45, après avoir traversé l’Argonne, plané sur Verdun, puis sur Toul. Le lieutenant Féquant et le capitaine Mary partis, à 5h i5 de Mourmelon en biplan, atterrissaient à Nancy à 7h2o, après avoir passé sur Bar-le-Duc et Toul. Le lieutenant Gaumont, parti seul à 5 heures de Mourmelon sur son biplan, arrivait à Nancy à 71' 47“ ayant suivi l’itinéraire Châlons, Vitry-le-François, Saint-Dizier, Toul. Enfin Les lieutenants Chevreau et Mayolles sur biplan Wright, partant de Villacouhlay, faisaient escale à Vulaines en un point fixé à l’avance, d’où le lieutenant Mayolles repartait seul pour arriver à Toyes à 8 heures. Le succès de ces divers raids montre, d’une façon éclatante, les immenses services que l’aviation peut rendre à l’art militaire! Dès aujourd’hui les aéroplanes seront pour les armées en campagne de merveilleux organes de reconnaissance et d’exploration.
- A signaler encore deux magnifiques prouesses qui ont précédé le circuit : l’arrivée, le samedi 6, de Latham, sur monaplan Antoinette, et de Weymann sur biplan Farman, venus directement de Mourmelon à Issy-les-Moulineaux, en passant au-dessus de Paris. Devant cette étonnante série d’exploits, on mesure avec fierté les progrès gigantesques accomplis par l’aviation française depuis 48 mois à peine : après les premières envolées timides, suivies de performances en champ clos, les hommes-oiseaux ont bien vite cherché à se donner de l’air. Le prix de La Nature. si brillamment gagné le 3 avril 1910 par Dubonnet, a ouvert pour l’aéroplane l’ère des grands voyages. Quelques semaines plus tard, c’était l’envolée de Paulhan de Londres à Manchester ; le circuit de l’Est nous révèle que ces tours de force d’hier sont devenus aujourd’hui chose courante. L’aviation devient une locomotion, et tout l’honneur en revient à la science, à l’industrie et à l’audace françaises.
- Records de hauteur en aviation. — Les records en hauteur sont devenus les plus passionnants, et leur utilité est incontestable. De la hauteur, en effet, dépend l’invulnérabilité, considération essentielle au point de vue militaire ; elle leur permet également la chasse aux dirigeables, mastodontes tout désignés pour être les victimes des torpilleurs aériens. Il y a deux ans à peine, les hauteurs de 100 à 200 m. étaient des prouesses fantastiques. Le vol de Latham ((" décembre 1909) à Châlons — 453 m. — excita l’enthousiasme. Un mois après, le même aviateur montait à 1000 m. (8 janvier 1910). Latham ouvrait la série des vols au-dessus du kilomètre. Le 12 janvier, à Los Angelès, Paulhan atteignait 1269 m. Ce record n’est ensuite battu que le i5 juin dernier par Walter Brookins à Atlantic City, qui monte à 1373 m. Le lendemain Brookins se surpassait et, officiellement, atteignait 1470 m. A Reims, Chavez atteint ii5o m., Morane dépasse 1200 m., Latham prend sa revanche et monte à i384 m. ; puis Brookins « couvre » presque les 2 km : exactement 1902 m. Depuis, Morane, à Bournemouth, s’élève à i365 m., Olieslaegers, à
- Bruxelles, 1176 m. et i5a4 m. Le ier août Tyek, à Bruxelles, monte à 1720 m. Le 3 août Chavez atteint 1755 m. se classant deuxième pour le record de la hauteur ; le même jour Weymann, à Mourmelon, a été arrêté par le froid à i25o m.
- Traité « aérien ». — On mande de Washington au Daily Mail que les gouvernements des Etats-Unis et du Mexique ont entamé depuis quelques semaines des pourparlers pour l’élaboration d’un traité qui réglerait entre les deux pays toutes les questions relatives à la navigation aérienne. Comme le fait remarquer le correspondant, ce sera le premier « traité aérien » qu’on aura jamais signé. La minute du document est l’œuvre de M. de la Barra, l’ambassadeur du Mexique à Washington; approuvée par le gouvernement Mexicain, elle est actuellement étudiée par M. Knox, ministre de l’Intérieur. Le traité obligera tous les ballons, sphériques ou dirigeables, qui se proposent de passer la frontière, à se faire matriculer dans chacun des deux pays. Ils devront s’arrêter à la frontière pour satisfaire à tous les règlements relatifs au service des douanes, au service sanitaire e! à l’immigration. Cette mesure a été provoquée par le projet, en voie d’exécution, de créer une ligne de dirigeables pour le transport des marchan-
- dises entre F Arizona et le Mexique. On ajoute que les préparatifs du traité ont soulevé une vive curiosité dans les chancelleries européennes, et que plusieurs gouvernements ont déjà demandé une copie de la minute.
- Affinité de la terre pour l’eau. — De récentes études de M. Muntz ont établi qu’il y a une véritable lutte qui existe dans la nature, pour la possession de l’eau, entre les organismes vivants et les milieux naturels, La terre a pour l’eau une affinité telle qu’il n’en reste pas toujours assez à la disposition des êtres vivants, qui se trouvent ainsi entravés dans leur activité physiologique. C’est seulement quand l’affinité de la terre est satisfaite que l’excès d’eau peut nourrir et multiplier la cellule. Faute de cet excès d’eau, la vie animale et la vie végétale sont suspendues ; on le constate sur de vastes étendues de continents. Par exemple un hectare ensemencé de blé peut contenir 5oo 000 litres d’eau, sans que le grain puisse y prélever les 20 litres dont il a besoin pour germer. En outre, les aliments, les produits des récoltes, ont aussi cette affinité pour l’eau. Tant que cette affinité n’est pas dépassée, les organismes de la fermentation, de la pourriture, ne peuvent pas s’y développer. Mais au delà de la limite, ces organismes trouvent l’eau libre nécessaire à leur multiplication et à leur action destructive, alors l’altération des denrées est rapide. Bref, les manifestations vitales de toute sorte ne sont possibles que là où les milieux naturels ont plus d’eau que celle qui satisfait à leur affinité spécifique.
- Décomposition de la nitroglycérine. — Nous avons déjà rapporté dans La Nature les diverses études effectuées sur la décomposition du coton-poudre, et nous avons signalé l’intérêt qu’il y a à connaître les conditions exactes dans lesquelles s’effectue la décomposition des différents explosifs habituellement employés. M. Robertson a fait, il y a quelque temps, cette recherche pour la nitroglycérine, matière-première de la dynamite. Il a constaté que cette décomposition a lieu de la même manière que celle du coton-poudre, et qu’elle fournit aussi du peroxyde d’azoté; le phénomène est fonction de la température et augmente de qÛ0 à 125° dans la proportion du simple au double par intervalles de 5°, mais il est plus accentué pour la nitroglycérine que pour le coton-poudre dans les mêmes conditions.
- Les téléphones américains en 1907. — L’activité téléphonique des États-Unis continue à croître au point d’atteindre des proportions inconcevables, tout au moins pour nous autres Français. Le nombre de conversations (on sait que les Etats-Unis ne pratiquent pas le système de l’abonnement) a été du cours de l’année 1907 de 11 milliards; il n’avait été que de 5 milliards en 1902. Le capital investi dans les affaires téléphoniques a crû en proportion : plus de 4 milliards en 1907 contre 1 740 millions en 1902. Les recettes de 1907. se sont élevées à 922 3o8 735 francs contre 434 I27 680 en 1902. Le développement du réseau téléphonique atteint près de 10 fois celui du réseau télégraphique.
- L’industrie automobile française pendant le 1er semestre 1910. — Si l’industrie automobile a repris sa prospérité d’autrefois, le chiffre de ventes a atteint pendant le Ier semestre 1910 plus de 85 287 000 fr. contre 73 607 000 pendant la même période de 1909. Les importations d’automobiles n’ont pas dépassé 4 millions. Les ventes d’automobiles se répartissent comme il suit entre les divers pays acheteurs :
- Pays.
- Russie.......
- Angleterre.........
- Allemagne ..... Belgique. . . .
- Suisse.............
- Italie.............
- Espagne ......
- Autriche-Hongrie. .
- Turquie............
- Etats-Unis.........
- Brésil ............
- République Argentine
- Algérie.......... .
- Autres pays ....
- Totaux. . . .
- 1910 1909
- ‘1 , ,3o3. 000 2. ,540. 000
- 32 , .833. 000 32 , .566. 000
- 6 •74i .000 5 . 222. ,000
- 16, •449- 000 8. .810. 000
- . 2. . 664. 000 1, ,85i. 000
- 2 . 5o6, ,000 I . 733. 000
- 1. .563. 000 I .710. 000
- 795. ,000 544. 000
- 246. ,000 353. 000
- 2 .607. ,000 4 . 631.. boo_
- 8i5. ,000 676. 000
- 5, .088. 000 4. . 176. 000
- 4 .000, ,000 3 .429. ,000
- 6 .675, .000 5 .466, ,000
- 85 to 00 .000 7 3 . 607. .000
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- 1*0
- SCIENCE APPLIQUEE
- ><
- Mécanique
- Le multiplex. — Cet appareil sera d’une très grande ^utilité, surtout pour le menuisier et l’ébéniste, car il lui rendra les mêmes services que plusieurs outils connus tels que le valet d’établi, le serre-joints, la presse, l’étau vertical ou horizontal.
- Il est formé d’une tige d’acier T qui se fixe au bord d’une table ou d’une planche et sur laquelle on enfile deux pièces B et A qui se trouvent en regard l’une de l’autre et entre lesquelles on placera les objets à travailler; la pièce A porte à son extrémité un plan incliné qui se déplace en manœuvrant un petit levier et assure un serrage énergique. On peut fixer le multiplex sur le marchepied d’une voiture, sur un banc, une caisse, etc. ; il est peu encombrant, fonctionne rapidement, et rendra de réels services notamment comme accessoire d’automobile et dans l’outillage de l’amateur. Chez M. Mathieu, galerie de Yalois, Palais-Royal.
- de platine, la fréquence d’interruption s’augmente si l’on réduit la section du charbon. Dans le cas du courant alternatif, cette fréquence est évidemment liée au nombre de périodes, toute interruption devant se produire aux sommets de la courbe de courant. La température ne semble guère influer sur le bon fonctionnement de l’interrupteur, jusqu’à 85° C. ; l’on peut même au besoin aller jusqu’à un maximum de 900, quitte à augmenter quelque peu la surface pour rétablir la régularité d’interruption.
- L’enveloppe de cuivre mentionnée ci-dessus est destinée à empêcher le charbon de se casser par suite d’un échauffement excessif, accompagné d’oxydation. La tension de service varie entre 60 et i5o volts.
- L’interrupteur, relié à une bobine d’induction de ia cm, a donné .des résultats excellents. Bien qu’étant produit immédiatement par le courant alternatif, le rayonnement rœntgénique a été d’une stabilité et d’une tranquillité remarquables.
- Cet interrupteur dispense de l’emploi des convertisseurs rotatoires ou des redresseurs de courant; le bas prix du charbon sera apprécié surtout dans les exploitations sur petite échelle.
- $§'ï-s* Jzîectrici/e ^>c^>
- Interrupteur électrolytique à anode de charbon.
- — L’interrupteur électrolytique de Wehnelt, employé actuellement sur une si vaste échelle, comporte en général une anode de platine. Or, cette anode, d’un fonctionnement parfait, dans le cas du courant continu, présente de sérieux inconvénients pour le courant alter-; natif. Tout en fonctionnant assez bien, le platine, en raison de l’alternance du courant, se trouve en effet sujet à une usure très rapide; les dépenses qui en résultent ne sont pas négligeables. Aussi a-t-on tâché de remplacer le platine par un autre métal moins coûteux, le nickel par exemple (dans les appareils de MM. Siemens et Halske), M. H. Kost (Elektrot. Anzeiger, n° 3i, 1909) préconise l’emploi d’anodes de charbon.
- Le bac électrolytique de son interrupteur est rempli d’acide sulfurique (d’une densité relative de 0,16 à 0,22) où plongent une plaque de plomb et un court diaphragme de porcelaine, de 3 mm de perforation (fig. 1). A l’extrémité inférieure de ce diaphragme est attachée une large bague de porcelaine K, percée d’un trou disposé en regard exactement d’une ouverture A; dans cette ouverture pénètre un petit cylindre de porcelaine B, commandé
- par le bras G. En déplaçant ce dernier l’on règle la fréquence et l’intensité du courant. L’anode elle-même se compose d’un charbon entouré par voie électrolytique d’une mince enveloppe métallique (M. Kost se sert de cuivre), dont l’épaisseur détermine le maximum d’intensité admissible. Un poids presse le charbon contre le cylindre de porcelaine B, et maintient constante, une fois l’ajustage terminé, la longueur de l’anode.
- Ce nouvel interrupteur à courant alternatif est destiné surtout à permettre la connection immédiate d’une installation à rayons X avec une canalisation de courants alternatifs ; les expériences de M. Kost visent donc principalement cette forme de courant, tout en donnant des résultats satisfaisants dans le cas du courant continu.
- D’une façon analogue à ce qu’on observe pour l’anode
- ce§^ Photographie ^
- Tirage rapide sur papier à noircissement direct.
- — Quand on veut avoir rapidement une épreuve positive d’un cliché, le moyen le plus connu consiste à faire le tirage sur papier au bromure qui donne une image par développement. Mais certains clichés ne donnent de bonnes images que sur le papier à noircissement direct, genre citrate par,exemple, et en outre, les tons donnés par ces papiers plaisent parfois mieux que les tons souvent gris et un peu froids du bromure, tels que les obtiennent bien des amateurs photographes qui ne connaissent pas bien le traitement de ces papiers. On perd trop de vue que les papiers à noircissement direct peuvent eux aussi donner une image très rapidement par développement. Il suffit de commencer l’impression soit à la lumière du jour, soit même au moyen d’un ruban de i5 à 20 cm de magnésium, pour que l’image puisse être ensuite complétée par un développement approprié. La question est très ancienne, et plusieurs méthodes de développement de ces papiers ont été publiées depuis plus de vingt ans ; mais elles paraissaient avoir été un peu délaissées.
- On s’en est de nouveau occupé récemment à la Société française de photographie. M. Balagny a recommandé le procédé suivant.
- On fait une solution de réserve ainsi composée :
- Alcool à 90°................!.. 100 c. c.
- Acide gallique....................... xo gr.
- et pour faire le bain de développement on prend : Solution de réserve ci-dessus. ... 5 c. c.
- Acétate de plomb à 10 pour 100. . . 1 —
- Eau................................ 200 —
- On plonge dans ce bain les épreuves légèrement impressionnées (à peine au quart de leur valeur définitive) et sans les laver au préalable, car l’action du bain est due à l’argent libre que contient l’émulsion du papier. On opère à la lumière d’un bec de gaz ou même à la lumière du jour, mais pas trop intense, dans le fond d’une chambre par exemple. On voit l’image monter peu à peu et prendre les tons, bruns et sépia que donne généralement ce genre de papier. Si on a fait venir très peu l’image préalable par une courte exposition du châssis au jour ou au magnésium, on diminue l’acide gallique pour pouvoir prolonger le développement ; on prendra par exemple :
- Solution de réserve ............... 2 c. c. ,
- Acétate de plomb à 10 pour 100. . . 4 gouttes.
- Eau................................200 c. c.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- Si on veut avoir des tons allant du marron au noir, on augmentera la quantité d'acétate de plomb ; la formule peut aussi contenir un peu d’acide acétique, et elle donne des tons très chauds analogues à ceux du papier albu-
- miné viré à l’or :
- <• Eau . . . . . ...........200 c. c.
- Solution de réserve................ io c. c.
- Acétate de plomb à ioo pour ioo . . 5 gouttes.
- Acide acétique cristallisable .... 20 gouttes.
- Si on supprime l’acétate de plomb dans cette formule, on a des tons qui tirent sur le rouge sanguine.
- On a comme on voit, par ce procédé, non seulement le moyen d’obtenir rapidement une image, même par les temps sombres, mais aussi la facilité d’en varier le ton à volonté. Il faut seulement se souvenir qu’une épreuve très peu venue au préalable donnera de vilains tons si le bain développateur est trop actif.
- Quand on a atteint le ton voulu, on lave à l’eau courante pendant quelques minutes et on fixe dans un bain d’hyposulfite à i5 pour 100; si le ton obtenu ne convenait pas, on peut aussi employer un bain de virage-fixage.
- Jouets
- Nouveaux jouets. — Par ces temps d’aéroplanes il naît chaque jour un jouet nouveau qui donne l’envolée à un plus lourd que l’air. Voici d’abord Y aéromains (fig. 1), composé d’une baguette sur laquelle est monté un petit disque en celluloïd portant un taquet C. C’est sur ce
- disque que se pose une hélice légère, également en celluloïd, de façon à ce que le taquet C passe entre les branches de l’hélice et entraîne celle-ci dans son mouvement de rotation. Pour le lancement, on fait rouler rapidement la baguette entre les deux mains tenues
- Fig. 1. L’aéromains.
- ouvertes et frottant l’une contre l’autre; c’est-à-dire l’une restant immobile et l’autre glissant dessus en entraînant la baguette. Quand l’hélice a été ainsi lancée en l’air, le jeu consiste à la rattraper avec la baguette au moment où elle tombe. Le monte-au-ciel (fig. 3) lance également une hélice mais beaucoup plus hautî parce qu’on peut lui imprimer un mouvement initial beaucoup plus rapide au moyen d’une ficelle enroulée autour de la baguette. La demoiselle (fig. 2) est un véritable aéroplane monoplan qui porte avec lui son moteur constitué par une hélice H fixée à l’extrémité de l’axe; celui-ci est creux et porte à l’intérieur un fort
- cordon de caoutchouc qu’on tord en faisant exécuter à l’hélice, à la main, une centaine de tours. Quand on a ainsi remonté le ressort, on prend l’appareil entre le pouce et l’index et on le lance obliquement en avant au moment même où on libère l’hélice qu’on a retenue jusque-là. La demoiselle parcourt alors une assez
- grande longueur avant de^retomber sur le sol, et ^si plusieurs joueurs sont en^possession de l’appareil, "le gagnant est celui qui est parvenu à faire parcourir au sien le plus long espace.
- Le « Magic » jeu d’adresse. — On sait combien il est difficile de se, rendre compte exactement de ce qui se passe, en regardant dans une glace ;^c’est sur cette observation qu’est basé le petit jeu représenté ci-contre. Un rond découpé dans une feuille de zinc permet de tracer 3 points sur une feuille de papier blanc (fig. 1).
- Des écrans MNV (fig. 2) sont disposés de telle sorte qu’on ne peut voir directement ces trois
- Fig. 1. — Le Magic.
- glace M où ils sont reflétés par la glace N. C’est dans cette glace M également qu’on voit la pointe du crayon qu’on place sur l’un des points. L’adresse consiste à réunir les 3 points par des lignes droites dans un temps donné. On peut évidemment varier le problème à l’infini en faisant varier le nombre de points, ou en imposant au joueur de tracer des lignes qui ne doivent pas les toucher. On ne peut arriver à résoudre le graphique imposé qu’avec beaucoup de calme et de patience et beaucoup d’exercice.
- voit seulement dans la
- Fig. 2. — Mode d’emploi du Magic.
- tn> Objets utiles
- La brosse plate pour voyage. — Parmi les objets accessoires de la toilette qu’on emporte en voyage, la brosse à habit est celui qui tient le plus de place. Il n’est pas nécessaire cependant, pour bien brosser, d’avoir une brosse très large, il suffit que les crins soient de bonne qualité et bien montés, et dans ces conditions on peut se contenter de deux rangs. C’est ce que
- contient la brosse représentée ci-contre dont la monture a été réduite à sa plus simple expression. On en réunit
- Fig. 2. Vue de profil de la brosse plate.
- . . Kg. 3.
- Etui contenant deux brosses plates.
- deux, une dure pour les vêtements, une douce pour le velours et les chapeaux, dans un étui qui ne tient pas beaucoup plus de place qu’un portefeuille.
- Tous ces jouets et objets se trouvent chez M. Mathieu, galerie de Valois, Palais-Royal.
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- VARIETES
- Les propriétés médicinales de la bryone. — Dans le n° du 23 juillet de La Nature, un lecteur, M. Maranne, a redressé une erreur d’un journal quotidien — sans doute profane en matière de plantes médicinales — à propos des poursuites exercées, pour exercice illégal de la médecine, contre M. Maurice de Jouy, alias « le père la Racine », qui nous est bien connu, et que nous avons rencontré bien des fois, vendant des racines d’une plante dont il faisait valoir les vertus curatives.
- Il est certain que les progrès de la chimie, qui ont enrichi la pharmacopée moderne, ont fait délaisser bien des plantes dont les propriétés médicinales étaient fort appréciées jadis. C’est peut être là une des raisons des poursuites exercées contre « le père la Racine ». Quoi qu’il en soit, on croit encore, non sans raisons — et surtout dans les campagnes — à la vertu des « simples ». Il ne. nous paraît donc pas inutile de revenir sur le fait signalé par M. Maranne, à propos du tamier, cela au double point de vue de l’identité de la plante dont il s’agit et de ses utilisations. La dénomination de tamier ne nous semble pas celle qui doit être appliquée exactement à la plante débitée par « le père la Racine ».
- Nous avons eu l’occasion d’examiner les racines, objet du litige, et nous avons reconnu la Bryone proprement dite [Bryonia dioïca, Bryonia alba Bull), désignée vulgairement, et suivant les pays, sous les noms de navet punais, navet Godard, navet galant ou du diable, rave de serpent, racine vierge, vigne blanche, vigne du diable, couleuvrée ou colubrine, cucurbitacée de la section des cucurbitées, plante herbacée vivace, très commune en France et répandue dans toute l’Europe, l’Asie occidentale et le nord de l’Afrique ; elle dégage une odeur fétide, nauséeuse, présente des rameaux grimpants, garnis de vrilles spiralées; ses feuilles sont alternes, pétiolées, rugueuses, à limbe palmé; ses fleurs sont unisexuées, le plus souvent dioïques. La racine est cylindrique, fusiforme, elle atteint souvent la grosseur du poignet, parfois même la grosseur de la cuisse.
- On emploie la racine de bryone en pharmacie, sous forme de tranches transversales minces, légères, jaunâtres ou blanc jaunâtre, ordinairement orbiculaires, d’un diamètre de 2 à 4 cm et d’une épaisseur de 3 à 5 millim. Les fruits (baies) sont vénéneux.
- La racine, après avoir subi plusieurs lavages successifs, dans le but de lui enlever son principe toxique, peut fournir en abondance une fécule utilisable dans l’alimentation. Le lavage de cette fécule se pratique de la même manière que pour la fécule de manioc dont on veut éliminer le principe nocif. (
- Les graines de la bryone sont riches en matière oléagineuse, et la plante pourrait, en certaines circonstances,
- rendre de réels services. Mais son utilité réside surtout dans ses propriétés médicinales insuffisamment appréciées.
- La racine de bryone contient, outre la fécule, de la gomme, une huile, une résine, des sels calcaires et deux substances particulières, la bryonine et la bryonitine ; la première est un glucoside cristallisé, rougeâtre, très, âcre et très amer, soluble dans l’eau et l’alcool, insoluble dans l’éther, et que les acides dilués dédoublent en Bryorétine, Hydrobryorétine et glucose. La Bryoré-tine et l’Hydrobryorétine sont amorphes, la première est soluble, la seconde, insoluble dans l’éther.
- La racine de bryone fraîchement coupée agit efficacement, en frictions sur les douleurs rhumatismales; avec la pulpe, on fait des cataplasmes résolutifs et rubéfiants ; on en prescrit parfois la décoction en lavement, pour faire passer le lait des nourrices.
- Dans la pratique homéopathique, on préconise la bryone contre le catarrhe pulmonaire, la bronchite et les névralgies rhumatismales ; elle est diurétique et supérieure à la digitale, dans certains cas; ses propriétés reconnues dans la guérison de la dysenterie épidémique, lui ont fait donner le nom d’ « Ipécacuanha européen » ; on l’emploie contre l’hydropisie, la pneumonie, les affections du foie, l’œdème généralisé, et contre l’atonie du tube digestif.
- On l’administre comme purgatif, en décoction (10 à 20 gr. pour 1 litre) ; en alcoolature (plante entière fraîche, 0,25 à 2 gr. et alcool à 900) ; en extrait (o gr. 25 à o gr. 75) ; en poudre (o gr. 5o à 2 gr.); en sirop (3 gr. de suc, 4 gr. de sucre) : en vin (8 gr. de racine fraîche, 16 gr. de vin blanc) 3o à 100 grammes.
- Si on opère une friction, même légère, sur les vaisseaux sanguins, au poignet, par exemple, avec une racine de bryone fraîchement coupée, on éprouve d’abord une sensation de fraîcheur, puis une sorte d’irritation ou démangeaison cuisante de la peau, analogue à celle que produit le sinapisme. ,
- Pour conserver à la racine de bryone toutes ses propriétés et l’empêcher de se dessécher, on la débite en rondelles de faible épaisseur que l’on conserve dans de bonne eau-de-vie.
- Le suc de la bryone étant un poison violent, il convient de se montrer très prudent.
- Les racines de bryone, récoltées en octobre, sont vendues à l’herboristerie de gros, au prix de 35 à 40 fr. les xoo kg.
- On voit que les tribulations du « père la Racine » — poursuivi comme empirique — n’infirment en rien les propriétés de la plante dont, par ce qui précède, l’identité se trouve exactement établie. Henri Blin.
- HYGIENE ET SANTE
- QtfL
- La « propreté » du lait d’après sa population microbienne. — Le lait est loin d’avoir toujours les qualités hygiéniques que l’on serait en droit d’exiger d’un aliment de cette nature. Sous sa blancheur .immaculée, qui semble lui conférer une sorte de brevet d’intégrité, il nourrit, trop souvent, une foule de germes malfaisants dont les plus redoutables sont les microbes pathogènes, ces propagateurs invisibles de nombreuses maladies. Certains ferments lactiques et des bacilles variés sont, également, funestes. Ils font naître, dans l’appareil digestif des nourrissons, de graves perturbations, qui se traduisent par les formes diverses du choléra infantile.
- On ignore trop, dans le grand public, que le nombre des bactéries que l’on rencontre, parfois, dans du lait marchand dépasse tout ce que l’on pourrait raisonnablement imaginer. Certainement, dans bien des cas, les expressions « sang blanchi, chyle végétal, blanche liqueur, doux nectar argenté », que l’on emploie par
- euphémisme, et en style poétique, pour désigner le lait, sont plutôt surannées. Qu’on en juge, d’ailleurs, par ce qui suit.
- Freudenreich à Berne, a trouvé, a5 heures après la traite, et à la température de i5°, 5 millions de bactéries par centimètre cube de lait. A Kœnigsberg, du lait vendu sur le marché en dosait parfois 20 millions; à Dorpat on en a compté jusqu’à 3o millions au moment de la vente à l’épicerie, etc., etc. Il est facile de calculer après cela le chiffre phénoménal des microbes qu’un consommateur ingurgite bénévolement avec, seulement, un bol d’un pareil breuvage !
- Des auteurs américains, brodant avec humour sur ce thème facile, ont fait cette comparaison, vraiment peu délectable, que les eaux d’égout de certaines villes sont parfois moins polluées que les laits considérés comme marchands. Si ces derniers étaient, par leur nature même, clairs et limpides, leur transparence serait à ce point altérée, après les agissements de cette armée
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- HYGIENE ET SANTÉ
- d êtres microbiens qu’ils recèlent, que les consommateurs n en voudraient à aucun prix! Fort heureusement que toute cette engeance n’est pas dangereuse. La plus grande partie des bactéries sont de nature banale, pouvant, tout au plus, jouer un mauvais tour au laitier ou à la ménagère en faisant « trancher », « tourner » le lait, quand la température est favorable.
- Comment donc le lait peut-il s’infecter à ce point, demandera-t-on? Il faut en chercher la raison dans la malpropreté qui règne, le plus souvent, chez les producteurs. Etables mal tenues, insuffisamment aérées et nettoyées ; vaches rarement pansées, mal nourries, malades aussi (tuberculose, fièvre aphteuse, etc.) ; ustensiles imparfaitement nettoyés, parfois avec de l’eau impure ; personnel négligent, peu soucieux de la propreté individuelle ; malades ou convalescents qui manipulent le lait; lait rarement refroidi après la traite, etc., voilà plus qu’il n’en faut pour favoriser dans le lait la chute de germes d altération. Et puis, que de manipulations, que de transvasements, que d’avatars, en somme, supporte le lait de ramassage avant d’avoir franchi les i5oà 200 km, qui le séparent, parfois, du consommateur ! D ailleurs, le lait par sa composition même, est un milieu d élection, un vrai bouillon de culture pour les êtres microbiens, qui, à la température à laquelle se trouve le liquide à sa sortie de la mamelle (37 à 38°), se multiplient avec une prodigieuse rapidité. En effet, d’après Cohn, théoriquement, après 24 heures, et à la température de 35°, le nombre des bactéries issues d'un même individu serait de 16 millions 1/2 ! Miquel a constaté que 21 heures après la traite, un centimètre cube de lait maintenu à 25° contenait 200 millions de bactéries. Remarquons que les microbes qui proviennent de la « saleté » sont plus vigoureux, plus vivaces. Et que ne tombe-t-il pas parfois dans les seaux à lait ! M. Raoul Brunon a cité des fragments de pain, du tabac, de la paille, des poils, de la terre, des clous, une clef, un fragment de brosse à dents et, surtout, de la bouse de vache, trouvés sur des tamis à lait !
- La négligence est donc le grand coupable en cette matière. Certes, pratiquement, la traite aseptique, celle dont donna un exemple l’illustre Pasteur, est impossible. Cependant, en prenant les précautions qui découlent de ce que nous avons dit, on peut abaisser de 80 pour 100 la proportion des germes étrangers dans le lait, que l’on maintient, après, à une basse température, jusqu’au moment de la livraison. Tout doit tendre, d’ailleurs, on le comprend, à rapprocher le plus possible le producteur du consommateur.
- En prenant tous les soins désirables, le Dr Backaus a obtenu du lait dont la teneur en microbes était, en moyenne, de 17 120 en été, et de 62.60 en hiver. E. Freu-denreich est arrivé à 23o et x 14> avec des extrêmes de 65 et 680; von Behring à 100 à 200; Wilem et Miele ont cité une laiterie de Laeken (Belgique), où l’on a pu
- réduire le chiffre à 8 et même 4 ! C’est l’idéal.
- Il existe bien, dans le voisinage de certaines grandes villes, des « laiteries hygiéniques » où tout est conduit avec le plus grand souci de l’hygiène. Mais le lait de choix qu’elles livrent ne s’adresse qu’à la clientèle riche. Presque tous les consommateurs en sont donc réduits à faire bouillir le lait avant de l’utiliser. Malheureusement, il lui parvient, parfois, assez longtemps après la traite, et cette ébullition, si elle extermine tout germe de vie dans le breuvage, est sans action sur les poisons, les toxines, que les êtres microbiens ont pu élaborer lors de leur processus vital.
- Les divers Congrès compétents qui se sont succédé depuis quelques années (Paris, La Haye, Genève, Budapesth), ont mieux étudié la question du contrôle chimique, en vue de la répression des fraudes, que celui de la « propreté » du lait. Ce dernier contrôle est, en effet, difficile et, surtout, onéreux à établir; car la propriété est, chez nous, assez morcelée. C’est plutôt l’éducation des producteurs qu’il faudrait s’efforcer de faire, en s’adressant d’abord aux écoles de village, puis aux syndicats agricoles, aux sociétés d’agriculture, et aux assemblées diverses susceptibles de collaborer, par des moyens divers, des concours d’étables, des autorisations variées, des certificats, des primes, médailles, etc., à cette œuvre d’hygiène sociale.
- La numération microbienne des laits mis en vente éclairerait facilement sur le degré de « propreté » de l’ambiance — étables, laiterie, personnel, ustensiles — du producteur. Peut-être y a-t-il quelque chose à faire de ce côté-là. C’est ce que pense M. R. Stanton, qui vient de faire connaître ce qui se fait sur ce sujet en Amérique. Là-bas, des échantillons de lait sont prélevés chaque jour, soit au moment de l’arrivée en gare, soit à celui de la livraison, pour être examinés par un bactériologiste.
- On a dit que dans une ferme où l’on travaille tant soit peu proprement, il est facile de limiter le nombre des microbes par centimètre cube de lait à 10000 en été et 5ooo en hiver. En Amérique, on admet des étalons bactériologiques bien plus élevés. A Chicago, par exemple, le lait arrivant à la ville ne doit pas en contenir plus d’un million du ier mai au 3o septembre, et pas plus de 5oo 000 du Ier octobre au 3o avril. Un lait marchand, qui en renferme plus de 3 000 000 au moment où il va être livré à la consommation, ne peut être vendu. Cette façon de procéder prête aussi à des leçons de choses très j>rofitables aux producteurs, qui ont du « lait salé ». On leur montre les plaques de Pétri, qui fourmillent de points blancs (colonies), à côte d’autres provenant de « laits propres », bien moins chargées. Grâce à ce système d’organisation, on a constaté qu’à Washington ia proportion de lait aigre a diminué de 70 pour 100. Antoniïx Rolet.
- Ingénieur agronome.
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- RECETTES ET PROCÈDES UTILES
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- Mise en pots des confitures. — Si les recettes que nous donnâmes récemment à ce sujet permettent d’assurer parfaitement la conservation des produits, elles ne sont pas les seules donnantir un tel résultat. C’est ce que nous fait remarquer un de nos lecteurs, M. Jacques Camescasse, qui veut bien avoir l’obligeance de nous communiquer le mode opératoire qu’il emploie; cette méthode lui permet de ne jamais avoir de confitures gâtées même en les préparant avec une faible teneur en sucre.
- /Les vases sont nettoyés à l’eau chaude, mais non nécessairement au moment de la cuisson. Dès que cette dernière est achevée, on emplit les pots de confitures très haut, pour tenir compte de la baisse du niveau après refroidissement et contraction du liquide. Immédiatement ensuite, on colle avec du blanc d’œuf, sur les bords des pots, une feuille de papier découpée au préalable selon les dimensions convenables. On peut prendre un papier végétal quelconque non préparé spé-dialement; on utilisera par exemple les empaquetages de gâteaux secs vendus en épicerie.
- Mastic pour parquets. — M. G. Boulanger, 17, rue Carnot, à Albert, nous communique la recette suivante expérimentée par lui depuis une trentaine d’années et qui a toujours donné de bons résultats :
- Faire fondre ensemble
- Cire jaune....................... 35 gr.
- Résine en poudre fine ..... 20 —
- Suif............................... 5 —
- Incorporer à ce mélange fondu
- Blanc d’Espagne pulvérisé ... 40 —
- 100 gr.
- S’applique en versant chaud dans les rainures. Laisser sécher quelques heures. Râcler l’excédent avec une lame quelconque, puis avec un morceau de verre cassé de forme arrondie. On peut approprier la teinte au parquet ou aux meubles, en remplaçant tout ou partie du blanc d’Espagne par une poudre colorée, ocre jaune ou rouge, ou autre. Il n’y aurait à redouter que le voisinage d’un foyer très, actif et tout proche, ce qui dans l’espèce est fort rare.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. Ducoté, à Fleurville. —Vous aurez les renseignements sur le concours agricole en question en vous adressant à la préfecture du département de Saône-et-Loire. Nous répondrons prochainement à votre seconde question.
- M. Saint-Plancat, à Kaoback (Sénégal).. — Merci de votre envoi et de vos observations que nous n’avons pu utiliser si tard après l’apparition de la comète. Ce que vous avez pris pour la visibilité de la comète sur le soleil, et qui n’a été perçu nulle part par aucun observateur, ni photographiquement, ni visuellement, doit provenir d’un phénomène tout différent ou d’une illusion d’optique.
- M. J. F. C., à Montevideo. — Voyez la Chimie du distillateur, la Microbiologie du distillateur, l’Industrie de la distillation, 3 vol., par Guichard, publiés au prix de 5 francs par la librairie Baillière, rue Hautefeuille, Paris. Nous n’avons pas compris votre première question.
- M. L. G., à Pioanne. — Nous avons publié tout récemment (V. Science appliquée, n° 1938, 16 juillet 1910) la description d’une machine pour l’abatage des arbres. Cette machine a été imaginée par M. Gantlce, 62, Hei-destrasse, Berlin. N.-W. 4o- Il est facile de concevoir des machines pour le sciage mécanique des arbres. Les
- Américains en ont employé pour leurs forêts. En France, on ne paraît pas en avoir éprouvé jusqu’ici un très vif besoin. Mais, un constructeur de machines à bois, comme Guillet à Auxerre, pourrait fort bien vous étudier des machines répondant à votre desideratum.
- M. J. Stêrba, à Lanjôr (Bohême). — L’adresse de M. Pollack, est : directeur technique la Société générale de télégraphie rapide Pollack et Virag, 7, avenue du Coq, Paris, IXe.
- M. Maisonneuve, à Corné. — Nous avons transmis votre lettre au destinataire.
- Compania Peninsular Téléfonos à B. — Les essais de téléphonie à longue distance par le microphone de MM. Egner et Holmstrôm ont fait l’objet d’un compte rendu technique que vous trouverez dans le Journal Télégraphique n° 2 du 25 février 1919. S’adresser au Bureau international de l’Union télégraphique à Berne.
- M. J, Esurar A., à Medellin. — Ouvrage sur les encres : Manuel du fabricant d’encres. Encyclopédie Roret. Librairie Mulo, rue Hautefeuille, Paris. Prix : 3Ir,5o. Vous trouverez aussi des détails sur cette fabrication dans l’ouvrage général de Guignet : Fabrication des couleurs. Dunod et Pinat, éditeurs, 49> quai des Grands-Augustins, Paris. Prix : 10 francs.
- M. J. L., à Aveiro (Portugal). Les cours en question ne sont pas dans le commerce. Ils sont professés aux officiers-élèves de l’Ecole d’application d’artillerie et du génie, à Fontainebleau. Vous pourriez sans doute vous les procurer en en faisant la demande, par la voie hiérarchique, au général commandant cette Ecole, ou au ministre de la guerre.
- JÙD
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Les animaux et la météorologie : Henri Coupin. — L’appareil adopté en Angleterre pour sauver les équipages des sous-marins coulés : Sauvaire Jourdan. — La traction électrique sur les chemins de fer : R. Bonnin. — Académie des sciences ; séance du Ier aodt 1910 : Ch. de Viluedeuid. — Le port de Constantza : D1 A. G. '
- Supplément. — L’aimantation des poteries antiques. — L’atlas photographique de la Lune. — Le caoutchouc synthétique. — L’amélioration du port de Bordeaux. — La traction électrique sur les chemins de fer du Midi. — La question du minerai de fer en Allemagne, etc. — La synthèse du pourpre antique. — L’eau de mer et l’eczéma. — Confitures d’officiers. — Recherche de l’huile de résine dans les huiles de graissage.
- Constantinople, de Byzance à Stamboul, par Djelal Essad Bey. Préface de M. Ch. Diehl, in-40 de 56 planches hors texte. H. Laurens, Paris. Prix : 12 francs.
- Ce volume résume et classe les informations scientifiques relatives à l’antique Byzance, dans son pittoresque détail et son infinie variété. En outre, la capitale turque est décrite à fond. Avant la révolution de 1908, les recherches nécessaires à l’établissement de tels travaux n’étaient pas possibles ; il a fallu un immense effort pour présenter le tableau exact et précis des monuments divers de Stamboul. En plus d’un précieux volume d’histoire c’est un volume d’art, avec une carte exacte. Il arrive à son heure, au moment où les récents événements, surtout depuis septembre 1909, ont si profondément modifié la Turquie, rendu très affable l’accueil des étrangers, et ouvert à leur curiosité tant de merveilles jadis fermées, telle par exemple le merveilleux sanctuaire d’Eyoub, au fond de la Corne d’Or.
- Revue de géographie, par Ch. Velàin, t. III, 1909. Paris. Delagrave in-40, 63o p. et 22 pl. Prix : i5 francs.
- La 3° année de cette excellente série de mémoires ne le cède en rien aux deux premières. Elle répond de mieux en mieux à son but qui est de faire plus
- large la part de la géographie scientifique. Et l’illustration est excellemment documentaire. Voici la subdivision du volume :
- I. Mémoires originaux. — G. Lapie. Etude phyto-géographique de la Kabylie du Djurjura. — G. Passerai Les Plaines du Poitou. — Em. Argand. Une vallée tectonique. La Doire Baltée en aval d’Aoste.
- IL Seconde partie. — Géographie régionale : L. Pervinquière. Le Sud Tunisien. L. Gentil. Une leçon de géographie physique sur le Maroc. — Géographie humaine : P. Martin. Le nomadisme des « Fangs » (Congo français). — Géographie économique : J. Rambaud. L’émigration italienne. — Géographie mathématique : A. Berget. Les applications de l’Aéronautique à la Géographie. — Géographie physique : Les tremblements de terre récents (Californie, 1906; détroit de Messine, 1908; Provence, 1909). Leurs effets et leurs causes. (Cartes et photographies documentaires nombreuses dans chacun de ces articles).
- La Métallographie microscopique (Encyclopédie scientifique des Aide-Mémoire), par Révillon (L.). In-8°. Prix : 2 fr. 5o. Masson et Cio, éditeurs.
- Ce livre cherche à renseigner ceux qui ont à s’occuper de métallographie, et tout particulièrement les débutants, sur les opérations qu’il y a lieu d’effectuer pour arriver à un bon résultat le plus rapidement possible. La première partie indique la technique des opérations successives à effectuer avant de procéder à l’examen microscopique et décrit le matériel à employer. La deuxième partie rend compte de la constitution des principaux alliages industriels, mentionne les différents constituants qui peuvent se présenter, avec leur signification et leurs caractères distinctifs, et permet de déduire les conclusions pratiques de l’examen.
- L’action électrique du soleil, son râle dans les phénomènes cosmiques et terrestres, par A. Nodon. In-16, Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins, Pai’is. Prix : 3 fr. 25.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Cet ouvrage, fort intéressant, de notre collaborateur, étudie d’abord Les faits (dispositifs et expérimentaux, charges induites par l’atmosphère, action électrique de la Lune, champ magnétique solaire, action électrique sur les comètes), puis la Théorie et les applications (ionisation de la haute atmosphère, électri-
- sation de l’atmosphère terrestre, charge négative ([du sol, orages magnétiques, essaims cosmiques, courants telluriques, aurores polaires). Il passe ensuite à Y Action solaire dans la Physique du globe terrestre et dans la Météorologie, aux Actions cosmiques et électromagnétiques.
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT 1)0 CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 1" août 1910 . 15°,8 S. 1. Couvert. j» Nuageux ; rosée ; halo.
- Mardi 2 17°,4 W. S. W. 2. Très nuageux. 1,3 Nuageux ; rosée ; halo ; pluie de 25 h. 30 à 23 h. 45.
- Mercredi 3 13°,6 S. 1. Nuageux. » Nuageux ; forte brume à 9 h.
- Jeudi 4 15°,4 S. 2. Très nuageux. 1,5 Tr. nuag.; ros.; pluv. entre 9 h. et 18 Ji.; tonn. entre 17 et 18 h.
- Vendredi S 13°,5 S. S. W. 2. Couvert. 3,5 Couvert ; pluie une partie du temps; tonn. de 17 h. à 17 h. 35.
- Samedi 6 13°, 2 S. W. 1. Pluie. 5,3 Presque couvert; pluie de 6 h. à 8 h. 50.
- Dimanche 1 ... . 13°, 2 S. S. W. 1. Beau. » Rosée; nuageux ; brume à 6 h.
- AOUT 1910. — SEMAINE DU LUNDI 1" AU DIMANCHE 7 AOUT 1910.
- Mercredi
- Dimanche
- G MIDI, G MIN 6 MIDI' 6;;MINVG:#1iDl G/MIN G MIDI Ç .MIN G; MIDI G MIN G MIDI G MIN G MIDI 6
- 10
- \m
- |7G0'
- 1750
- 1740
- 750
- 35°
- 30°
- 25°
- 20°
- 0°
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- Du 3o juillet au 7 août. — Le 3o. Baisse de pression sur le S.-O. : Stornoway, 750; golfe de Gascogne, 757. Pluies sur l’O. et le N.; en France : Rochefort, 22; pointe de la Coubre, 20; Lyon, 8; Limoges, Besançon, 5; Belfort, 3. Temp. du matin : Vardoe, 70; Paris, 17; Palerme, 23; Puy de Dôme, xo; moyenne à Paris : 170 (normale : i8°,3). — Le 3i. Extension sur le Centre des basses pressions du N.-O. : Stornoway, 751 ; Flessingue, 755. Pluies sur l’O. ; en France : Le Mans, 3i ; Clermont-Ferrand, 22; Biarritz, i5; Besançon, 9; Paris, 6; Brest, 3; Dunkerque, 2. Temp. du matin : Paris, 180; Alger, 27; Puy de Dôme, 10; moyenne à Paris : i7°,2 (normale : i8°,3). — Le ieT août. Hausse de pression sur l’O. et sur le N., baisse légère sur le S. et l’E, : Stornoway, 755 ; Irlande, 756; Ajaccio, 759; Yardoe, 770; Açores, 771. Pluies sur l’O.; en France : Charleville, 19; Paris, 18; Lyon, 17; Clermont-Ferrand, 16; Perpignan, 12; Belfort, 6; Le Havre, Bordeaux, 2. Temp. du matin : Seydisfjord, 8°; Paris, i4; Alger, 25; Puy de Dôme, 9; moyenne à Paris : I7°,4 (normale : x8°,3). — Le a. Situation de nouveau troublée sur l’O. : îles Scilly, 75a; Cherbourg, Dunkerque, 755. Pluies sur l’O. et le Centre ; en France : Lorient, 17; Toulouse, 8; Clermont-Ferrand-, 5; Brest, Cherbourg, 3; Boulogne-sur-Mer, 2. Temp. du matin : Yardoe, 70; Paris, 17; Alger, 25; Puy de Dôme, 10; moyenne à Paris : i7°,4 (normale : i8°,2). —Le 3. Pression générale assez basse : Irlande, 747 ; Cagliari. 756 ; pressions supérieures à 765 sur l’extrême Nord et vers les Açores. Pluies sur l’O. ; en France : Clermont-Ferrand, 28; Perpignan, 24; Gap, 23 ; Toulouse, 6 ; Le Havre, 2 ; Paris, 1. Temp.'du matin : Yardoe, 70; Paris, i4; Tunis, 3a; Puy de Dôme, 8;
- moyenne à Paris : i6°,3 (normale : i8°,2). — Le 4- Dépressions assez importantes sur les Iles-Britanniques, l’Europe Centrale, la Yendée, le golfe de Gênes, fortes pressions sur l’extrême Nord et les passages des Açores : Malin Head, 750; Prague, 753; Yendée, 755; Horta, 770. Pluies sur presque toute l’Europe; en France : Gap, 3i; Nantes, 3o; Cherbourg, 9; Brest, 6; Belfort, 5; Bordeaux, 1. Temp. du matin : Seydisfjord, 8°; Paris, 15 ; Alger, 10; Puy de Dôme, 8; moyenne à
- Paris : i4°,4 (normale : i8°,2). — Le. 5. Yaste zone de
- basse pression du N.-O. au S.-E. : Fano, 747; pressions voisines de 770 dans le N. de la Russie et près des Açores. Pluies sur tout le continent; en France : Le Havre, i5; Boulogne, 11; Biarritz, 10; Rochefort, 7; Paris, 6. Temp. du matin : Vardoe, 70 ; Paris, i3;
- Alger, 26; Puy de Dôme, g; moyenne à Paris : i4°,2
- (normale : i8°,2). — Le 6. Hausse de pression sur le S.-O. ; pression supérieure à j65 sur le N. de l’Espagne et l’O. de la Finance; dépression sur l’Europe centrale : Lemberg, 752. Pluies sur le Centre et l’O.; en France : Nancy, 16; Besançon, 12; Boulogne, 9; île d’Aix, 8; Clermont-Ferrand, 4 ; Paris, 3. Temp. du matin : Arkan-gel, io°; Paris, i3; Alger, 26; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris : i5°,3 (normale : 18°, 1 ). — Le 7. Baisse sur le S.-O. et le N.-E. ; pression voisine de y65 sur nos régions et de 770 sur l’extrême Nord ; dépi'es-sion sur la Baltique : Mœmel, 749. Pluies sur l’O. et le Centre ; en France : Nancy, 3 ; Lyon, Calais, Besançon, 1. Temp. du matin : Yardoe, 6°; Paris, i3; Alger, 24; Puy de Dôme, 9; moyenne à Paris : 160 (normale : 180,1). — Phases de la Lune : Nouvelle Lune le 5, à 6 h. 46 m. du matin. ,
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Professeur à l’École des Mines et à l'École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature b doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Parit (VI1)
- La reproduction des illustrations de « La Nature > est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N* 1943 — 20 AOUT 1910
- SUPPLÉMENT
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- INFORMATIONS
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- Le circuit de l’Est. — A l’heure où nous mettons 1 sous presse, la grande épreuve d’aviation n’a pas encore pris fin. Les deux concurrents qui restent qualifiés pour le prix de 100000 francs ont encore à parcourir l’étape Amiens-Paris (120 km). Yoici les résultats jusqu’à ce jour (16 août) :
- iro Etape : Paris-Troyes (140 km), 7 août: i° A. Leblanc (Blériot), ih32m20s; 20 Aubrun (Blériot), ih 37nl25s;
- 3° Lindpaintner (Sommer), a’125; 4° Legagneux (Far-mann), 3h59m 359; 5° Weymann (Farmann), 4h56ra45’;
- 6° Mamet (Blériot), 5h 8m 19“. Restèrent en route : Busson et Brégi.
- 2e Etape : Troyes-Nancy (i65 km), 9 août : i° Leblanc,
- 2h 19“ 49s ; 20 Aubrun, 2h27m57s; 3° Legagneux 5h 3ini 26'. Restèrent en route : Weymann et Lindpaintner.
- 3° Etape : Nancy-Mézières (160 km), 11 août : 1° Leblanc, 2K5m20s; 20 Aubrun, 3h 42“ 28*. Legagneux reste à Nancy retenu par une panne de moteur : Aubrun ayant perdu sa carte accrochée par le vent, s’égare, atterrit à Châlons, d’où il repart pour Mézières.
- 4e Etape : Mézières-Douai ( 135 km), i3 août : i° Aubrun, 2h 19™ 4S; 20 Leblanc, 3h3mi85. Ce fut la journée la plus dure du circuit : temps de pluie, d’orage et grands vents qui retardèrent jusqu’au soir le départ des deux concurrents qualifiés. Leblanc dut atterrir près de Landrecies.
- 5 e Etape : Douai-Amiens (80 km), i5 août : x° Leblanc, 111 7111 31s ; 20 Aubrun, ih 24"’24®. Sur cette étape une intéressante expérience a été tentée : un peu avant le départ, a eu lieu un lâcher de pigeons voyageurs suivant le même trajet que les aviateurs. Les pigeons classés premiers ont effectué le parcours en des temps variant de ih i3m5is à ih i5m38s, un peu moins vite que Leblanc, mais plus vite que Aubrun qui ne se serait classé que 25e.
- Il faut signaler en outre les beaux voyages accomplis hors course par certains concurrents évincés dans une précédente étape : ainsi le voyage de Legagneux, de Nancy à Mézières le 12 août avec escale à Tilly-sur-Meuse, le voyage du même Legagneux et celui de Mamet, de Mézière à Douai ; les deux aviateurs prirent le départ* en pleine tempête, chacun d’eux fit escale en cours de route et regagna Nancy le lendemain. Il faut surtout signaler la continuation des beaux raids aériens de nos officiers aviateurs : Le 10 août, le lieutenant Remy se rend de Mourmelon à Douai en 2 étapes ; le 11, les lieutenants Camermann et Yullierme se rendent de Nancy à Mézières en 6h3m avec escale à Saint-Mihiel, pour réparer à l’improviste un aileron endommagé de leur appareil. Le, même jour, le lieutenant Piquant et le •capitaine Marie vont de Nancy à Saint-Dizier, puis à Mourmelon. Le 14 août, les lieutenants Camermann et Yullierme vont de Mézières à Amiens en 3 heures.
- La multiplicité de ces voyages aériens, accomplis à jour fixe, par des temps souvent très difficiles, atteste que l’aéroplane est devenu un véhicule pratique, sur lequel
- on peut compter et qui, dès maintenant, peut rendre des services. De grands progrès évidemment restent à accomplir, et à ce point de vue, les épreuves comme le circuit de l’Est sont fécondes en enseignements : le circuit a attiré l’attention notamment sur la difficulté de l’orientation en aéroplane : il faut aux aviateurs un véritable apprentissage pour reconnaître leur route sur des paysages.vus de 3oo ou 400 m. de haut; les ascensions en ballon libre, plus que tout autre moyen, donneront aux aviateurs la science de l’observation. Dans l’armée, on connaît bien ces difficultés de l’observation à grande hauteur, et les officiers qui auront à jouer le rôle d’observateurs, dans l’artillerie par exemple, y sont entraînés d’une façon spéciale par des ascensions en ballon captif ou libre. Le brouillard est un gros obstacle pour les aviateurs ; pour que l’aviation comme moyen de transport puisse se développer, il faudra créer une organisation de signaux qui permette aux pilotes de reconnaître approximativement leur situation malgré la brume qui cache la terre. La connaissance précise des courants aériens sera [également nécessaire : l’aviation et la météorologie devront se prêter un mutuel appui qui, sans aucun doute, sera pour chacune une source de progrès. Au point de vue militaire, l’aéroplane doit rendre de très grands services comme moyen d’exploration : mais il est nécessaire de le dire, l’aéroplane n’est pas encore capable de suppléer aux autres moyens d’exploration ; la tempête et le brouillard suffisent à le rendre inefficace. Il est donc prudent de ne le considérer pour l’instant que comme un appoint précieux.
- Le prix Falco. Le prix du « Daily Mail ». — Les
- voyages aériens se sont multipliés cette semaine. Latham, le 12 Août, a gagné le prix Falco, prix de to 000 francs à décerner au premier aviateur exécutant le parcours Mourmelon à Issy-les-Moulineaux (180 km) en moins de 6 heures. — Paulhan a exécuté toute une série de voyages aller et retour de Bue à Chartres, qui lui ont assuré le prix du Daily Mail. Le prix de 25 000 francs était destiné à l’aviateur qui, à la date du 14 Août, aurait à son actif le plus grand nombre de kilomètres parcourus en pleine campagne. Paulhan gagne avec 1376 km contre 1222 à l’aviateur Graham White.
- La traversée des Alpes en aéroplane. — Après le circuit de l’Est, un nouvel objectif, plus audacieux encore, s’offrira aux aviateurs. La Société d’Aviation de Milan organise une épreuve pour la traversée des Alpes et la dote de 100000 fr. de prix. Les aviateurs partant de Brigue (Suisse) doivent atterrir à Milan en passant par le Simplon. 1
- L’incendie de l’Exposition de Bruxelles. — Dans la> nuit du 14 au i5 Août, un terrible incendie a détruit en partie l’Exposition de Bruxelles. Les dégâts paraissent énormes ; cette catastrophe vient frapper en plein succès
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- INFORMATIONS
- une des plus intéressantes expositions de ces dernières années. C’est pour nos voisins un désastre national.
- La téléphonie sans fil dans les mines. — Les
- récentes catastrophes minières ont montré qu’un dispositif pratique, permettant à des mineurs ensevelis dans des galeries souterraines de rester en communication avec leurs sauveteurs, pourrait rendre de grands services. Un inventeur anglais, M. A. J. Sharman, qui s’était attelé à cette tâche il y a trois ans, vient de soumettre à une commission d’enquête un appareil qui apporte une solution au problème, et qui se recommande à première vue par sa simplicité comme par sa légèreté. Il s’agit, èn principe, d’une application de la téléphonie sans fil. Le transmetteur ressemble à un appareil photographique, et est monté comme lui sur un trépied. Comme le pouvoir électrique nécessité est faible, il suffit de quelques piles portatives pour assurer un parfait fonctionnement. Le contact avec le sol s’établit au moyen de piquets de fer reliés au téléphone par des fils.
- Sortie de la grotte de Bournillon.
- Les essais ont eu lieu à Chislehurst, localité connue des touristes anglais pour ses dédales de grottes souterraines. Le transmetteur fut installé sur un point delà pente de la colline situé approximativement à une cinquantaine de mètres au-dessus du niveau général des grottes. Munis de lanternes, plusieurs des assistants accompagnaient dans le dédale souterrain l’opérateur chargé d’expérimenter avec l’appareil récepteur, qu’il installait à 200 m. environ de l’entrée. Les piquets furent promptement fichés dans le sol de la grotte, et une conversation s’engagea aussitôt entre le poste souterrain et le poste de surface. Elle se prolongea pendant un quart d’heure sans le moindre accroc. Après cette expérience, les opérateurs échangèrent pendant dix minutes des messages avec l’alphabet Morse, en se servant d’une clé installée sur chaque appareil.
- Le plus haut chemin de fer des Alpes vient d’être livré au trafic en Suisse : c’est celui du col de la Bernina entre l’Engadine et la Yalteline de Saint-Moritz et Putresnà à Tirono. Sa voie éti’oite s’élève à 233o m. au col, partant de ï83g m, à Saint-Moritz pour descendre à 562 m. près Tirono. La traction est électrique; la pente atteint 7 pour 100. Il n’y a que i3 tunnels peu importants, et la vue de l’admirable massif est donc réservée.
- Production mondiale des soies artificielles. —
- D’après les statistiques publiées récemment dans le Chem. Trade J., la production mondiale du nouveau textile atteindrait plus de quatre millions de kilogrammes. La majeure partie de çette quantité est fournie par les usines employant le procédé Chardonnet (filature de collodion) ou les divers modes de dissolution de la cellulose dans les réactifs cupro-ammoniacaux. Des procédés plus nouveaux, tels que ceux d’obtention de soie « viscose », par dissolution des fibres cellulosiques dans la soude et le sulfure de carbone n’ont encore pris qu’une -exJtans,iojL_bien__moindre, mais paraissent devoir se
- développer considérablement par suite du moindre prix de revient. Yoici quelques documents relatifs à la marche des principales usines d’Europe (il n’en existe d’ailleurs guère dans les autres pays) :
- = = «
- Firmes.
- Soie Chardonnet. Idem.
- Yereinigle lvuutseide-Fabriken.
- Production
- Usines. annuelle. Capital, tivideade.. — kilogrammes, francs. —
- Besançon
- Tubizê
- 700.000
- 500.000
- ~ V Société hongroise.
- -2 g ( Vereiri Glanztofl . -5=^ ) Deutsche Glanztofï. 5 T-~ 1 Soie artilicielle.
- £. £ ( Idem.
- 900.000 60°/, 1.010.000 50
- 507.000 10 » 0
- Franckfort 425.000 Servas 250.000
- Elberfeld 800.000 1.250 000 40
- S. Polten 250.000 405.000 10
- Paris 200.000 800.000 17
- I zi eux 150.000 380.000 6
- Aménagement de la grotte de Bournillon (Isère).
- — Le 12 juin dernier, le syndicat d’initiative de Pont-en-Royans a inauguré les aménagements qu’il a installés à la grandiose grotte de Bournillon (vallée de la Bour-nc), découverte et explorée en 1897 Par M. O. Decom-baz et décrite ici-même. Elle a i5oo m. de long, une rivière souterraine, de belles excavations et surtout une sortie monumentale haute de plus de 100 m. au-dessus d’un lac admirable (Salle Rose), le long duquel on a placé un garde-fou ; une passerelle jetée sur les cuves de la gorge étroite de la rivière permet d’entrer par le bas dans la galerie de la rivière, et pour le retour on utilise la corniche qui va de la rivière à la galerie moyenne 24 m. plus haut. Le syndicat a très originalement illuminé le passage de la corniche en semant du carbure sur les stalagmites : les suintements goutte à goutte venaient entretenir l’éclairage d’une façon automatique et donnaient un éclairage très vif, sans odeur, sans fumée. Cent personnes assistaient à cette inauguration, entre autres les membres de la Société de biologie de Grenoble et M. Kilian, professeur de géologie à l’Université de cette ville et correspondant de l’Insti tut; le savant géologue a déclaré que Bournillon ne le cédait en rien aux grottes les plus réputées de l’Europe, et que toutes les grottes de la région avaient une importance capitale au point de vue de l’hydrologie et de la faune souterraine. Le syndicat continue ses travaux : l’aménagement à Gournier (lac souterrain) et Coufin (confluent intérieur de ruisseaux) ; les deux cavités seront ouvertes cet été aux visiteurs.
- Le moteur Diesel dans la marine. — Le moteur Diesel a fait aujourd’hui ses preuves de bon fonctionnement et d’économie. Aussi, de toutes parts, de grands efforts sont-ils faits pour l’appliquer à la propulsion des navires. La Hamburg Amerilcan Company vient de commander à MM. Blohm et Yoss, à Hambourg, un paquebot de goo tonnes destiné à faire le service de l’Atlantique. Il sera mû exclusivement par moteurs Diesel. Il possédera 2 machines, d’une force totale d’environ 1000 chevaux. L’hélice tournera à i5o tours par minute; la vitesse du bâtiment sei’a de 12 1/2 nœuds. La même Société a commandé en même temps un 2° paquebot identique au précédent, mais mû par une machine à vapeur à piston. La comparaison des deux bâtiments en marche donnera les plus utiles indications sur la valeur du moteur Diesel comme moteur marin.
- La population de Madagascar. — Suivant une statistique publiée au Journal officiel de Madagascar du 7 mai 1910, cette colonie comptait, en 1909, â.g65.5o8 habitants, dont i5.ii8 Européens, 2.944-389 indigènes sujets français, 4•1 ^4 indigènes sujets étrangers et 1.847 métis. Les effectifs militaires (guerre et marine), compris dans les ^chiffres ci-dessus, s’élèvent à 10.770 hommes, dont 2,846 Européens et 7.924 indigènes. La population européenne comprend : 6.671 Français nés en France; 5.166 Français nés dans les colonies; 3.281 étrangers. Elle se décompose comme suit : 8.758 hommes, 3.375 femmes et 2.985 enfants de moins de quinze ans (i.58g garçons, ï.446 filles). Les indigènes sujets français sont au nombre de 2,944.389. Yoici le chiffre de la population des principales villes de Madagascar : Tana-narive, 94-8x3; Diégo-Suai'ez, 10.377; Tamatave, 8.761; Fianarantsoa, 8.179; Majunga, 7.205.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- >*
- Électricité
- Indicateur électrique du niveau d’eau. — Si l’on s’est accordé à reconnaître que l’alimentation des villes -en eau potable doit être particulièrement surveillée au
- Fig. x.
- L’indicateur de niveau d’eau. Vue extérieure.
- Fig. 3.
- Le cadran indicateur de niveau au poste récepteur.
- Fig. 2.
- Le flotteur, organe essentiel de l’indicateur de niveau.
- Fig. 4.
- Vue d’eusemblo de l’appareil récepteur.
- point de vue hygiénique, la question de l’établissement des usines alimentant les réservoii's présente une importance aussi grande, bien qu’elle ne se rapporte pas au même point de vue. Ces usines, élevées aux frais d’une ou de plusieurs localités, reçoivent des pompes éléva-toires situées parfois à une assez grande distance du réservoir, et il est indispensable de connaître à chaque instant le niveau atteint par l’eau. L’installation peut encore être complétée par le contrôle du fonctionnement des pompes, donné au bureau administratif qui peut être également éloigné. D’autre part, il y a également intérêt à connaître le niveau atteint par l’eau dans les barrages établis en vue d’amonceler lés forces hydrauliques : la houille blanche.
- On a alors construit, dans ce but, des appareils spéciaux, dits indicateurs de niveau, dont il existe un grand nombre de modèles, et qui commandent électriquement à une distance quelconque les appareils récepteurs.
- L’installation que nous allons décrire a été établie par la maison Siemens et Halske de Berlin ; elle est surtout intéressante par sa très grande simplicité et comporte : un indicateur, un ou plusieurs récepteurs, une batterie de piles et deux lignes électriques indépendantes avec chacune leur fil de série spécial.
- L’indicateur de niveau est une petite boîte en fonte hermétiquement fermée que l’on place au-dessus du réservoir.
- Un flotteur, disposé à la surface de l’eau, est relie par une chaîne sans lin, a deux brins par conséquent, à une roue dentée appartenant à l’indicateur. Cette roue est chargée d établir les contacts permettant l’envoi des courants dans le circuit à deux fils. Lorsque le niveau de 1 eau baisse, 1 un des brins de la chaîne entraîne la roue dentée dans un sens, et un courant est envoyé sur la première ligne; lorsqu’il s’élève, la roue tourne en sens contraire et le courant se rend au récepteur par la seconde ligne. Le transmetteur automatique (roue dentée) est combiné de telle sorte qu’un envoi de courant a lieu seulement lorsque les différences de niveau atteignent 5 cm. Ces 5 cm commandent une rotation de la roue égale à 120°; le contact s’établit seulement apres cette rotation, et sa durée est réglée par un échappement à ressort. Enfin, dans le but de garantir 1 appareil contre les intempéries et la malveillance, il est placé dans une cloche élevée au-dessus du réservoir.
- La réception des courants s’effectue dans un appareil à cadran parcouru par une aiguille indicatrice. Ce récepteur est pourvu de deux électro-aimants montés l’un par rapport à l’autre suivant un angle de 1200. Chacun d’eux agit sur une armature qui entraîne une ancre dont 1 axe agit sur 1 aiguille, au moyen d’une transmission à vis hélicoïdale. Ajoutons que ces récepteurs à signaux fugitifs peuvent être également pourvus d’appareils enregistreurs actionnés par des mouvements d’horlogerie remontés pour un jour ou pour une semaine.
- Il y a intérêt à être spécialement averti lorsque le niveau de 1 eau atteint une cote maximum ou minimum ; dans ce cas un circuit spécial commandé par le mouvement de l’aiguille actionne une sonnerie.
- **> Photographie
- ynassis INega-Posi. — Four 1 amateur photographe y°yafïe’ les fabricants se sont toujours ingéniés à réduire le plus possible le bagage qu’ils doivent emporter. Bien que le plus souvent on remette le développement et le tirage à une date ultérieure pour pouvoir opérer à l’aise chez soi, on est parfois heureux de pouvoir donner immédiatement des
- Emploi du châssis Néga-Posi.
- epreuves aux; personnes qui vous entourent dans votre villégiature; Le Néga-Posi. châssis Néga-Posi facilite
- ce travail ; comme son nom l’indique, il sert aussi bien pour obtenir le cliché négatif que pour faire le tirage du positif. Le châssis A porte deux volets B et G qui se placent dans des coulisses ménagées en avant et en arrière. Le volet B, qui dépasse plus que l’autre, est celui qu’on ouvre pour, prendre le cliché. Quand on veut faire un tirage positif, on retire le volet C, on met en place le cliché, en ayant soin d’engager en même temps que lui un des bords du papier sensible sous la feuillure du châssis ; puis on place par dessus le papier un feutre D collé sur un carton muni de ressorts (qui est livré tavec le châssis) et
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- on met le volet B. L’antre côté étant découvert, puisr qu’on a retiré le volet C, c’est ce côté qu’on expose à la lumière. On surveille la venue de l’image comme le montre la gravure ci-contre en soulevant le papier P d’une main ; il reprendra bien la même position puisqu’il est pincé à sa partie supérieure dans la feuillure du châssis. Le bagage se trouve réduit au minimum de volume et de poids; le 9 X 12 a 1/2 centimètre d’épaisseur et pèse 100 gr. Signalons aussi qu’il est fait de façon à servir aussi bien pour la photographie en noir que pour celle en couleurs. Chez M. Schmand, 100, rue Amelot, Paris.
- *>> Objets utiles
- Vaporisateur « Frisson ». — Dans tous les vaporisateurs usités jusqu’à présent, la poire de caoutchouc destinée à fournir l'air comprimé est indépendante et se trouve reliée au flacon d’odeur et au bec vaporisateur
- Fig. 1. — Les pièces séparées du vaporisateur.
- Fig. 2.
- Le « Frisson » vue d’ensemble.
- par un tube. L’ensemble est assez disgracieux et encombrant, on l’a heureusement modifié dans le modèle « Frisson » représenté ci-contre. La poire de caoutchouc fait partie intégrante du flacon dans la paroi duquel elle est incrustée ; elle peut, malgré cela, être facilement enlevée et remplacée quand elle est détériorée ou usée. Le bec du vaporisateur se démonte aussi très simplement, et s’il est engorgé, on peut le déboucher très facilement avec la pointe d’une aiguille; enfin, toutes les pièces sont interchangeables et peuvent se remplacer séparément.
- Coffret Securitas. — Ce coffret a pour but de sauvegarder des méfaits de l’incendie les objets précieux : bijoux, pierreries, billets de banque; le problème à résoudre, était le suivant : réaliser une enveloppe incombustible et assez mauvaise conductrice de la chaleur pour éviter une élévation de température
- Le coffret « Securitas ».
- Section du coffret
- la première par les tasseaux qui laissent ainsi entre elles un matelas d’air, très mauvais conducteur de la chaleur. Si considérable que soit la température autour de l’enveloppe extérieure, par la matière incombustible constituant les parois des deux boîtes et par le matelas d’air régnant entre celles-ci, la température à l’intérieur de la deuxième boîte E sera maintenue à une valeur assez réduite pour ne pas nuire au contenu. — L’inventeur du coffret Jest M. [Marchet, avenue Victor-Hugo, Dijon.
- Àccroche-plats. — Pour orner les murs d’une salle à manger on a souvent l’habitude d’y accrocher des faïences anciennes. On vend à cet effet des lames de fer blanc dont l’usage est très simple parce qu’il suffit de les couper à la longueur voulue et de les replier ensuite sur les bords du plat. Mais c’est précisément ce bout de fer blanc qui dépasse et n’est pas beau, qu’on a voulu éviter dans le modèle représenté ci-contre. Chaque lame de fer blanc est terminée par une élégante petite griffe
- dorée. Pour qu’011 puisse régler chaque lame à la longueur voulue suivant le diamètre du plat ou de l’assiette, on a disposé une semelle en fer blanc munie de fentes dans lesquelles on passe les lames qu’on tire jusqu’au point voulu et qu’on replie ensuite par derrière ; cette semelle qui se trouve nécessairement derrière l’assiette, porte un anneau qui sert à l’accrochage.
- Photo-broche « Platina ». — Quant on veut faire monter un portrait dans un bijou formant broche, on a généralement recours à l’émail photographique, -mais cela n’est pas à la portée de tout le monde.
- Les amateurs photographes font souvent du portrait ; en outre, il arrive aussi qu’ils ont dans leur collection des groupes ou des scènes dans lesquelles ils peuvent prendre le buste d’un personnage dont ils veulent particulièrement conserver le souvenir;
- Le dispositif représenté par la gravure ci-contre leur permettra de monter facilement eux-mêmes une broche qui aura tout à fait 1 aspect d’un émail. Il se compose de la broche proprement dite, dont il existe vingt mo-
- Vue d’ensemble du photo-broclie « Platina
- considérable à l’intérieur du coffret; assurer en même temps une fermeture étanche pour empêcher l’introduction de gaz corrosifs qui pourraient endommager gravement le trésor. Voici comment M. Marcher a résolu ce double problème ; sa solution semble des plus satisfaisantes : son coffret se compose d’une première boîte ou enveloppe extérieure A sur laquelle se place, par emboîtement, un couvercle B non figuré ci-contre, et en amiante comme la boîte A. Sur la face interne des côtés et du fond de la boîte, ainsi que sur la face interne du fond du couvercle, sont fixés des tasseaux C également en amiante. A l’intérieur de cette première boîte A se trouve une deuxième boîte E munie d’un couvercle D, et aussi en amiante. Cette deuxième boite est séparée de
- dèles différents comme style-et comme taille. Elle est munie d’un bord qui permet d’y poser le fond A sur lequel on place la photographie découpée au calibre voulu. C’est le verre blanc C taillé bombé, très transparent, qui se place par-dessus, qui donnera à l’image l’apparence de l’émail, et on maintient le tout en place au moyen de la bague D qui porte deux pattes de sertissage P P, qu'on engage dans les deux trous ménagés à cet effet et qu’on rabat ensuite.
- Le prix de ces petits bijoux est très modique ; ils auront du succès auprès des amateurs photographes qui pourront ainsi distribuer de jolis souvenirs toujours appréciés. — Chez M. Dillemann, aG, rue de Chabrol, Paris.
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- RÉSUMÉ MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations faites à l’Observatoire du Parc-Saint-Maur, en juillet 1910, par M. Ch. Dufour.
- Juillet 1910 a été froid, humide, exceptionnellement couvert.
- La pression barométrique est généralement basse; la moyenne mensuelle est inférieure à la normale de 2mm,6.
- La température moyenne x6°,3, est inférieure de 20 à la moyenne de 5o ans. Les moyennes diurnes n’ont atteint ou dépassé 200 que le 16 et le 17; du ior au 11, elles sont particulièrement basses, inférieures en moyenne de 4° aux normales correspondantes. Une deuxième période froide moins accentuée se rencontre du 23 au 27. Les températures maxima sont relativement plus basses que les minima; le maximum absolu du mois n’est que de 27°,6 le i5. La nébulosité moyenne est en effet très élevée : 7,46 (normale 5,4), et le rapport d’insolation est encore plus faible en valeur relative que celui de juin; il descend à o,34 alors que la normale de juillet est de o,5i. Comme en juin, l’humidité relative est en excès sur la normale de 8 pour 100.
- La hauteur mensuelle de pluie est de 69”"',5; le rapport à la normale i,23 est plus faible que ceux des deux mois précédents, mais on compte encore 17 jours de pluie au lieu de 12, nombre moyen pour le mois de juillet. L’orage du 3i a donné 18 mm de pluie en 2 heures.
- Pour la première fois depuis l’origine des observations, la Marne, dont le niveau a dépassé 4m du 6 au
- 20 à l’échelle de l’Observatoire, a débordé en juillet. La cote moyenne a été de 3m,95; la hauteur maximum de '4m,9G, dépassant de om,37 le maximum de juillet 1879.
- Pression barométrique (ait. 5om,3). — Moyenne des 24 heures : 755mm,53 ; minimum absolu : 748mm,8 le 22 à i6uio”; maximum absolu 761““,7 le i3 à nh35m.
- Température. Sous l’abri : Moyennes : des minima, -ii°,79; des maxima, 2i°,56; des 24 heures, i6°,3i. Minimum absolu : 7°,i le 27; maximum absolu : 27°,6 le i5. Amplitudes diurnes : moyenne du mois, 90,77 ; la plus élevée, i5°,y le 27; la plus faible, 6°,o le 19. Sur le sol •gazonné. — Moyennes : des minima, 8°,95 ; des maxima, 38°,91; minimum absolu, 3°,o le 27; maximum absolu, 46°,9 le 29. Dans le sol gazonné. — Moyennes du mois : (profondeur om,3o), à 9 heures : i6°,78; à 21 heures : I7°,o5; (profondeur om,65), à 9 heures : i6°,20; à
- 21 heures : i6°,i9 (profondeur 1 mètre), à g heures :
- i5°,5o; à 21 heures : i5°,53. De la Marne. — Moyennes : le matin, i8°,oi ; le soir, i8°,42. Minimum, le 8;
- maximum, 22°,82 le 18.
- Tension de la vapeur. — Moyenne des 24 heures, iin,m,oo. Minimum, 6“m,3 le 26 à i5 heures ; maximum, i6mm,7 le 16 à 18 heures.
- Humidité relative : moyenne des 24 heures, 80,4• Minimum, 39 le 26 à 14 heures ; maximum, 100 à 14 dates différentes.
- Nébulosité. — Moyenne du mois (6 h. à 21 h.) : 7,46*
- Minimum, 4>4 le 17 et le 27; maximum, 10 le 11.
- Insolation : durée possible, 485 heures ; durée effective, i66h 8 en 29 jours; rapport, o,34-
- Pluie : total du mois : 6Qmm,5 en 35h3. — Le 6, 1 imm,7; le 3i, i8mm,2. ,
- Nombre de jours : de pluie, 17; de pluie inappréciable, 3; d’orage, 8; d’éclairs, 1; de brouillard, 1; de brume, 9; de halos, 3; de rosée, 21.
- Fréquence des vents : calmes, 10.
- N . . . .. 42 S. E. . . . 24 w . . . . 5o
- N. N. E. , 61 S. S. E. . . 17 W. N. W. 42
- N. E . . . 57 S 46 N. W. . . 35
- E. N. E. . 10 S. S. W . . 120 N. N. W . 48
- E 8 S. W . . . io3
- E. S. E. . i5 w. s. w. . 56
- Vitesse du vent en mètres par seconde : moyenne des 24 heures, 3”,41 - Moyennes diurnes : la plus grande, 6m,2 le 6 ; la plus faible, im,3 le 3o. Vitesse maximum : 1 im,5 le 6 à i5h 8m par vent S. W.
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 3m,g5. Minimum, 2m,77 le 3i ; maximum, 4m>9G le 16.
- Comparaisons aux valeurs normales : pression,
- — 2œm,55; température, —2°,02; tension de la vapeur,
- — omm,02 ; humidité relative, -J- 8,0; nébulosité, + 2,07; pluie, -f- i3mm,2; jours de pluie, +5; insolation, —- 8iho.
- Taches solaires : On a suivi 2 taches ou groupes de taches en 5 jours d’observation; le Soleil a paru dépourvu de taches les 22 et 26.
- Perturbations magnétiques : Très faibles les 17, 19, 20, 22, 25, 3o; faibles les 6, 7, 10, 29; modérées les 5,
- 23-24.
- Radiation solaire : 16 observations ont été faites à 9 dates différentes. Les valeurs les plus élevées sont : ical,264 le 26 à 1 ih 56m et le 27 à ioh37“; i0al,272 le ier à nh6ra.
- Mouvements sismiques : Des microsismes généralement très faibles ont été enregistrés les 2, 3, 4> 5, 6, 7, 8, 10, 12, i3, 15, 17, 18, 20, 24 et 29. Les principaux se sont produits aux dates et heures suivantes : le 7, ph. pie, 5h2im à 5h32m (t. 1.); le 7, ph. pie, gh 27“ à 9h53m; le 12, ph. pie, 8h3m à 8h24m; le 12, maximum de 22h55m à 23h iom; le i3, entre 8h45 et 8h 53“; le 15, de iS^o” à 14 heures; le 24, entre 161*57“ et i7ll3om; le 29, ph. pie, de nh43m à midi.
- Floraisons : Le 3, clématite commune; le 9, spirée de fortune; le 10, helianthus multiflorus; le i3, gaura, œnothère odorante; le 16, yucca filamentosa; le 17, soleil harpalium; le 18, souci, saponaire, bouillon blanc; le 20, tilleul argenté, chrysanthème d’été; le 22, fenouil, passerose, verge d’or; le 24, mélisse, mauve d’Alger; le 26, absinthe; le 29, bocconia microcarpa, phlox vivace; le 31, althaea, eupatoire à feuilles de chanvre.
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- HYGIÈNE ET SANTE
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- La flore microbienne du sel. — Un proverbe dit que si l’on veut manger de bonne cuisine, il ne faut pas la voir faire. Les hygiénistes n’ont cure de ce dicton, ils fouillent partout, les produits alimentaires, les fruits, les boissons etpartout ils nous montrent, menaçante, une armée de microbes prête à nous envahir. Leur zèle est louable, et si l’on ne va pas jusqu’à adopter leurs conclusions, généralement fort radicales, on bénéficie partout de leurs recherches ; je n’en veux qu’une preuve, celle de la genèse de la fièvre typhoïde par l’eau. Depuis qu’on a substitué dans la plupart des villes l’apport d’une eau potable saine et pui’e, à l’eau des puits, de sources plus ou moins contaminées, on a vu diminuer et dans bien des cas disparaître la maladie.
- M. Rappin, directeur de l’Institut Pasteur de Nantes,
- et son collaborateur, M. Grosseron, viennent d’étudier, au point de vue bactériologique, le sel commun. C’est un produit qui fait la base de l’alimentation; un mets non salé, j’entends dans de justes proportions, est insipide. Il n’est pas nuisible, mais il n’apporte pas à l’économie le taux de chlorure de sodium dont nous avons besoin chaque jour. Le sel provient, comme on le sait, de deux sources, des gisements terrestres comme dans le Jura (Lons-le-Saulnier), dans la Meurthe, etc. et de l’évaporation de l’eau de mer. Le sel retiré des eaux marines est le plus apprécié du public, et c’est de nos marais salants qu’on en retire la plus forte quantité Depuis la Manche jusqu’à la Méditerranée s’étalent sur nos côtes une série de ces dépôts, Le Croisic, Batz, les' Sables-d’Olonne, Noirmoutiers, etc. L’importance
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
- de l’industrie salicole se mesure par les chiffres suivants donnés par M. Larbalétrier, dans son ouvrage sur le sel de la collection Léauté :
- L’alimentation en consomme . 370 millions de kg
- Les industries chimiques. . . 5o — __
- La pêche et les salaisons ... 67 — __.
- L’exportation et les restes en
- magasins................ i83 __ _______
- Notez que ces chiffres s’appliquent à une période déjà éloignée, l’année 1874, et que des statistiques plus récentes donnent des taux bien plus élevés pour les différentes voies de consommation. On voit en effet qu’en 1897 la production totale du sel en France et en Algérie a dépassé 900 000 tonnes.
- Quelle est, au point de vue bactérien, la pureté de ce produit ? G est la question que viennent d’étudier pour le sel marin avec beaucoup de soins MM. Rappin et Grosseron, L’eau de mer, à moins d’être prise au large et à de grandes profondeurs, n’est pas d’une pureté parfaite; elle l’est encore moins quand elle vient de canaux qui ne sont remplis qu’au moment des marées et qui reçoivent souvent des eaux impures venant de l’intérieur des terres. A 3 km du rivage, l’eau de mer ne contient que quelques bactéries par centimètre cube ; près du rivage, de l’eau recueillie dans un port voisin de marais salants, a fourni quinze mille germes. On peut donc dire que le sel est vicié dès son origine, et qu’au moment même de sa cristallisation, il retiendra dans ses cristaux une partie des germes de l’eau qui a servi à les produire.
- Il est une autre cause de souillure plus grave : ce sont les manipulations auxquelles le sel est soumis et qui sont pratiquées au moyen d’instruments plus ou moins propres. Dans les marais, les tas de sel, les murons, comme on les appelle, sont disposés sur un sol qui est exposé à toutes les malpropretés. De plus, pour lés préserver de la pénétration par les eaux de pluie, on recouvre les murons d’une épaisse couche de terre ou de vase. Le lavage et le raffinage, qui se font dans certaines usines, avant de livrer le sel à la consommation, ne remédient pas d’une façon complète à cette contamination variée. M. Rappin a trouvé dans des échantillons de sel raffiné encore un millier de germes par gramme, alors que le sel brut, pris dans divers pays de production, donne de six à soixante-dix mille germes. Cette différence considérable dans la teneur d’échantillons recueillis dans la même région, mais dans des centres de production différents, ne peut tenir qu’à des souillures dans les opérations d’évaporation de l’eau de mer. Le chlorure de sodium n’a pas, comme on l’a cru, de
- propriétés antiseptiques assez prononcées pour que, par le seul contact avec le sel, les germes, bactéries et moisissures, disparaissent au bout d’un certain temps. Il faut deux jours pour détruire le bacille du charbon dans une solution saturée, vingt heures pour annihiler le bacille de la tuberculose. Dans leurs expériences, MM. Rappin et Grosseron ont constaté un point intéressant, c’est que le colibacille, un cousin-germain du bacille typhique, est très vulnérable à l’action du sel.
- Une atténuation à ces constatations alarmantes, c’est que le sel alimentaire est presque toujours soumis, comme les aliments qu’il assaisonne, à une cuisson prolongée qui annihile et détruit tous les germes. Il n'y a que le sel de table qui demanderait à être purifié et soumis à un raffinage et à une stérilisation plus complets. Mais l’emploi du sel n’est pas borné à la cuisine; il s’en fait dans les industries alimentaires une consommation considérable, et c’est surtout à ce point de vue que les recherches de nos confrères nantais présentent un grand intérêt. Dans l’industrie des salaisons, on se sert pour assurer la conservation des viandes, des poissons, de sel brut, et ce sel est évidemment le moins pur. Or, dans des échantillons de saumure (saumure de lard de deux mois) on a noté, au huitième jour de mise en culture, le chiffre considérable de 900 000 colonies par centimètre cube. Un second échantillon, prélevé à bord d’un navire ancré dans le port de Nantes, a donné, après le même délai, le chiffre moins considérable mais encore très élevé de 170000 bactéries et 600 moisissures par centimètre cube. Mêmes résultats ou à peu près avec des échantillons pris sur des saumures récentes ou anciennes, avec cette différence que dans les plus vieilles la teneur en germes est moins élevée, mais s’élève encore à un taux plus que respectable. On peut donc dire que la salaison ne peut pas préserver toujours les viandes de la putréfaction et qu’en tout cas elle ne peut la désinfecter quand elle est envahie par les microbes pathogènes.
- MM. Rappin et Grosseron ne pensent pas, avec juste raison, qu’on puisse formuler, au point de vue de l’hygiène, des conclusions qui iraient à l’encontre des intérêts du commerce alimentaire; mais ils demandent, et la chose est facile à réaliser, que les manipulations du sel soient faites avec plus de soin, plus de propreté, que les marais salants soient mieux protégés contre la pénétration des eaux impures provenant des cours d’eau du voisinage.
- Ces desiderata sont modestes et peuvent être, sans léser personne, mis en pratique pour le plus grand bien de tous. Dr A. C.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
- Destruction des blattes. — M. Guitel, professeur à la Faculté des sciences de Rennes, nous communique fort obligeamment les intéressantes indications suivantes au sujet de la destruction des blattes, vulgo cafards ou cancrelats.
- Il est bien difficile de se défaire des blattes, lorsqu’elles ont élu domicile dans les vieilles maisons où les fentes des murs et des boiseries leur offrent des multitudes d’abris. Les appâts empoisonnés réussissent très mal, parce que ces insectes sont extrêmement défiants; les procédés de destruction les plus avantageux résident dans l’emploi des pièges.
- I. — On trouve, dans le commerce, des pièges appelés cafardières, qui donnent de très bons résultats, mais on peut, très simplement et plus économiquement, employer, comme pièges, un plat à salade, ou mieux une soupière un peu profonde.
- Au fond de la soupière on place un peu de farine mélangée à du sucre en poudre, ou bien encore un peu de bière piquée, l’odeur de ce liquide attire les blattes.
- Pour faciliter aux cafards l’accès des pièges, et leur permettre d’atteindre le bord du vase, on dispose tout autour des torchons humides ou des planchettes inclinées. Tous les insectes qui tombent au fond des pièges ne peuvent plus remonter, grâce aux parois vernies et
- lisses des vases ; il suffit de les récolter chaque matin et de les brûler.
- II. — Quand la disposition des locaux s’y prête, notamment lorsqu’il s’agit de pièces non habitées, on peut, après avoir hermétiquement bouché toutes les ouvertures, brûler du soufre à la dose de 60 gr. par mètre cube d’air. Le gaz sulfureux est très toxique pour les blattes et les détruit rapidement.
- III. — Enfin, lorsqu’on ne peut employer ce moyen radical, il faut insuffler abondamment, dans les trous des murs et des boiseries, de la poudre depyrèthre très fraîche, ou bien une émulsion formée de 5o gr. de pétrole ordinaire par litre d’eau. Aussitôt après cette opération, boucher soigneusement, au plâtre ou au mastic, toutes les ouvertures qui peuvent livrer passage aux Blattes.
- Le bouchage méticuleux des trous pouvant donner passage aux blattes est de tous le moyen le plus efficace.
- Nous rappelons à ce sujet que la Station entomolo-gique de la Faculté de Rennes fournit gratuitement tous les renseignements concernant les moyens à employer pour détruire les insectes nuisibles. Il suffit d’écrire à M. Guitel en lui envoyant le nom ou un échantillon de l’insecte à détruire.
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- BOITE AUX LETTRES
- OSt,
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les I laits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- La photographie météorologique. — La photographie d’arc-en-ciel reproduite dans notre n° 1940, du3o juillet 1910, p. 142, est due à M. G. Mathieu, ingénieur agronome, ancien météorologiste de Juvisy, professeur à l’Ecole d’agriculture de Crizancy (Aisne).
- Renseignements. — Abonné 6075, à C. — Adressez-vous à M. D. Weil, 22, rue Richer, Paris.
- M. de Coulon, à Treytel. — Nous ne connaissons pas d’ouvrage sur ce sujet.
- M. Ducoté, à Fleurville. — Il a été publié très peu de chose sur les appareils mécaniques à broder. Au point de vue historique, on consultera une des anciennes années du Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse. Pour les généralités, voir La Nature (mars 1909), les dictionnaires de Lami et Laboulaye, et pour les détails, un ouvrage spécial bien connu publié, croyons-nous, à Saint-Quentin, par un des professeurs de l’Ecole industrielle de cette ville.
- M. Th. M., à Saint-Jean-de-Luz. — Les maisons Gaumont, rue Saint-Roch, Paris, et Pathé frères à Yin-cennes, ont créé divers dispositifs pour combiner le phonographe et le cinématographe. (Voy. La Nature,. n° i834, 18 juillet 1908, p. 99). C’est un problème très délicat, et la solution parfaite n’est pas encore définitivement établie. Turbines hydrauliques, chez Singrun, Epinal; Neyret-Brenier, à Grenoble ; Sloan, 17, rue du Louvre, Paris ; Société alsacienne de constructions mécaniques, rue de Vienne, à Paris.
- ! M. Lalanne, à Genève. — Nous avons décrit le dicto-graphe dans notre n° 1816, x4 mars 1908, p. 23g. L’Audion, de Forest, a été décrit dans notre n° 1798,
- 9 nov. 1907, p. 370.
- M. J. Courtot, à Salvan, — Nous vous recommandons le. Dictionnaire de Botanique, de Bâillon, édité chez Delagrave, rue Soufflot, Paris.
- M. Elosegui, à Tolosa. — Vous trouverez des barres d’acier propres à la fabrication d’aimant, à la Cîe des Aciers Bohler, 166, avenue Parmentier, Paris, chez Béguin; 108, rue Saint-Maur, Paris; à la Société des Hauts Fourneaux d’Allevard, g3, quai de Valmy, Paris.
- Si ce sont des aimants tout prêts que vous désirez, vous les trouverez à la Société des Hauts Fourneaux d’Allevard; chez Demouchy, 5g, rue Fontaine-au-Roi. Paris; Casrlp et Laur, 55, boulevard Auguste-Blanqui, Paris; Splindler, 1, rue de Lancry, Paris.
- G. B. de Lignières. — La question de la bicyclette aérienne paraît abandonnée. Nous sommes sans nouvelles du comte de Puiseux et ignorons s’il persévère dans ses essais. L’expérience exécutée dans les ateliers de M. Godard n’a pas fait l’objet de calculs; elle a été suivie de quelques autres à la Société d’Electricité de Levallois; on s’est contenté de soulever des poids avec un système hélicoptère pourvu d’un moteur électrique.'
- M. J. Félix, à Besançon. — Quoique le mercerisage de la bonneterie soit très difficile, à cause de la presque impossibilité de tendre les fils soumis à l’action des: lessives de soude caustique, on est parvenu à le réaliser pratiquement. Vous pouvez consulter à ce sujet le volume sur « le mercerisage » de A. Chaplet (Encyclopédie Léauté, Masson, éditeur), et les études de Beltser parues en 1909 dans Y Industrie textile. Il existe certainement des industriels faisant cette spécialité ; vous pourriez par exemple vous adresser aux usines de blanchiment et teinture de Troyes, où l’on traite presque exclusivement la bonneterie.
- M. Malaret, rue de Rivoli, Paris. — A) Impossible de répondre à votre question, sans savoir par quel procédé fut imperméabilisé votre tissu. Il s’agit sans doute de simple apprêt hydrofuge, aux savons d’alumine, par exemple, ce qui ne donne jamais qu’une imperméabilisation très incomplète. Vous pourriez alors appliquer les recettes publiées dans La Nature (septembre 1909 ; préparation imperméabilisante) et dans les Recettes et procédés utiles, de Lafîargue (Masson, édit., p. a63). — B) Laver les parties tachées avec du perchlorure d’éthylène ou du sulfure de carbone, en prenant des précautions, certains vernis employés en carrosserie pouvant être dissous par ces liquides.
- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- La tonte mécanique des moutons : Lucien Fournier. — Le blanchiment électrique des textiles : A. Chaplet. — Freins pour navires de guerre. — L’éclairage au gaz des trains : Ch. Jacquin.
- — L’exposition anglo-japonaise de Londres : Eugène Lemaire.— Les bois de la Côte d’ivoire : Gustave Regelsper&er. — Académie des sciences; séance du 8 août 1910: Ch. de Villedeuil.
- — Un barrage gigantesque sur le Mississipi.
- Supplément. — ^Nécrologie : le doyen des astronomes allemands.— Le. Circuit de l’Est. — Records de hauteur en aviation. — Traité « aérien ». — L’industrie automobile française pendant , le Ier semestre 1910. — Les propriétés médicinales de la bryone.
- Cours de mécanique (4° volume) : Thermodynamique, chaudières, machines et turbines à vapeur; par A. Ba-zard, sous-directeur de l’Ecole d’Arts et Métiers d’Angers. 1 vol. de 58g pages, avec 538 figures. L. Geisler, éditeur, 1 rue de Médicis, Paris. Prix : 12 francs.
- Cet ouvrage est rédigé avec la clarté et la simplicité qui ont fait le succès des trois précédents volumes. Il est conforme au nouveau programme d’enseignement de la mécanique dans les Ecoles d’Arts et Métiers, et tient le milieu entre les traités théoriques et les ma-
- nuels purement descriptifs. Après quelques notions élémentaires sur la thermodynamique, on y trouve des généralités sur les chaudières, les surchaufîeùrs, les appareils de sûreté et de contrôle, l’alimentation et la condensation. L’étude de la machine à vapeur y est faite avec plus de détails; les diverses distributions sont examinées successivement ainsi que les épures relatives à chacune d’elles et les différents moyens employés pour faire varier la détente ou pour changer le sens de la marche. Les questions relatives au rôle et au calcul des régulateurs et des volants, à l'évaluation de la puissance indiquée et de la puissance effective sont traitées avec soin et appliquées à des exemples. Les nouveaux systèmes de dynamomètres et de torsio-mètres y sont passés en revue. La dernière partie du volume est consacrée aux turbines à vapeur.
- Théorie physico-chimique de la vie et générations sport-. tanées, par Stéphane Leduc, professeur à l’Ecole de de Médecine de Nantes. 1 vol. illustré. Chez Poinaii, éditeur, ix, rue Dupuytren. Paris, 1910. Prix : 5 francs.
- Les substances vivantes sont essentiellement formées de corps liquides en contact les uns avec les autres â travers des membranes. L’étude physico-chimique des fonctions vitales doit donc reposer avant tout sur l’étude des lois scientifiques qui régissent les liquides,
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- c’esl-à-dire la dissociation électrolytique, les lois des solutions, la diffusion et l’osmose, les propriétés des colloïdes. Le livre de M. Leduc commence par un exposé très clair de ces propriétés fondamentales. Il s’attache ensuite à montrer leur rôle capital dans tous les organismes vivants : sous la seule action des forces physiques, de la pression osmotique et de la diffusion, la matière s’organise en formes et structures analogues à ce que l’on trouve chez les êtres vivants, et les organes ainsi produits présentent aussi des fonctions analogues à celles des êtres vivants, double courant du dedans au dehors, du dehors au dedans, existence évolutive, suspension de la vie
- latente, par la congélation ou la dessiccation. De nombreuses photographies mettent en évidence, à l’appui de la thèse de l’auteur, des exemples de ce qu’il appelle des synthèses biologiques.
- L’aviation expliquée, renfermant un dictionnaire des termes employés en aviation. 2e édition par Ventou-Duclaux. i vol. illustré 183 p. Vivien, éditeur, Paris. Prix : ifr,73.
- Dictionnaire très clair, expliquant d'une façon succincte le sens des mots aujourd’hui d’usage courant dans l’aviation, faisant comprendre le mécanisme des appareils qu’ils désignent.
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DD MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DD CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 8 août 1910. . 16»,3 S. S. W. 0. Beau. 0 Rosée ; peu nuageux ; halo à 17 h.
- Mardi 9 15»,4 N. E. 1. Couvert. 5,4 Rosée; couvert; pluie de 16 h. à 20 h. 15.
- Mercredi 10 ... . 15»,3 N. N. E. 2. Nuageux. 0,4 Nuageux; petites averses vers 16 h.; orage au N. N. W. à 15 h. 26.
- Jeudi 11 15»,6 N. 3. Très nuageux. V) Uosôe ; très nuageux le m.; nuageux le s.
- Vendredi 12 . ... 14»,8 S. 1. Nuageux. 0,4 Rosée; très nuageux; petite pluie l’après-midi.
- Samedi 13 17», 1 S. W. 2. Nuageux. 0,3 Rosce; très nuageux ; petites averses l'après-midi.
- Dimanche 11. . . . 16»,3 N. N. E. 0. Beau. B Rosée; léger brouillard à 5 h.; beau.
- AOUT 1910. — SEMAINE DU LUNDI 8 AU DIMANCHE 14 AOUT 1910.
- | Lundi ! Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi 1 Samedi | Dimanche
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- La courbe supérieure indique la nébidosilé de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Dit 8 au 14 août. — Le 8. Continuation de la baisse sur PO. et le Centre; dépression sur la Russie et l’Allemagne : Riga, 748 ; golfe de Gascogne, 757 ; pressions supérieures à q65 de l’Islande au N. de la Scandinavie. Pluies sur le Centre et l’E. Temp. du matin : Arkhangel, 7; Paris, 16; Alger, 24; Puy de Dôme, 14 ; moyenne à Paris : i6°,5 (normale : i8°,i). — Le 9. Dépression sur le S. de la France : Clermont-Ferrand, Toulon, y55; Riga, 75o ; les Açores, Islande, 765 et au-dessus. Pluies sur le S.-O. et le Centre; en France : Port-Vendre, 44! Clermont-Ferrand, 4* ! Toulouse, 4°! Limoges, 38; Biarritz, 29; Bordeaux, i3. Temp. du matin : Vardoe, 70; Paris, i5 ; Alger, 26 ; Puy de Dôme, 9 ; moyenne à Paris : 170 (normale : 18). — Le [10. Relèvement sur le N.-O. : Christiansnnd, 765 ; Shields, 766 : zone de pression un peu basse sur l’E. et le Centre ; Kiel, qSi ; Adriatique, 7$5. Pluies sur l’O. et le Centre; en France : Naptes, 37; Châteaudun, 29; Puy de Dôme, 26; Biarritz, 24; Gap, 14; Paris, 5. Temp. du matin : Arkhangel, 8; Paris, i5; Alger, 24; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : i8°,2 (normale : 18). — Le 11. Continuation de la hausse barométrique sur l’O. : zone voisine de 765 de la péninsule Ibérique à l’Angleterre et à l’Irlande ; dépression sur le N. et l’E. : Moscou, 7.49. Pluies sur
- TO.; en France : Biarritz, Toulouse, 27 ; Bordeaux, i5; Clermont-Fei’rand, 13 ; Besançon, 9. Temp. du matin : Vardoe, 6; Paris, 16; Alger, 23; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : i7°,3 (normale : i7°,9)- — Le 12. Aire de forte pression sur le S.-O. et le Centre : Gascogne, 770 ; zone un peu inférieure à 760 des îles Britanniques à la Russie : Moscou, 753. Averses de pluie sur l’O. et le Centre ; en France : Nice, 5 ; Besançon, Biarritz, 4; Belfort, 3; Lorient, 2; Cherbourg, i.Temp. du matin : Arkhangel, 7 ; Paris, i.5; Alger, 24; Puy de Dôme, 10; moyenne à Paris : i7°,9 (normale). — Le i3. Pression supérieure à 760 sur le S.-O., maximum de 770 sur le centre de la France; basses pressions sur le N. : Arkhangel, 749; Danemark, 752. Pluies sur l’O. et le N. ; en France : Belfort, 4; Nancy, Cherbourg, 2; Nantes, Charleville, 1. Temp. du matin : Vardoe, 7. Paris, 17; Alger, 24; Puy de Dôme, 11; moyenne à Paris : i9°,i (normale : 170,8). — Le ii\. Baisse rapide sur le S.-O. et l’O. : Valencia, 758; Biarritz, 739; fortes pressions sur la Suisse, le N.-E. de la France, les Pays-Bas : Belfort, 766. Pluies sur l’O., le Centre et le N.-E. Temp. du matin : Vardoe, 8; Paris, iG; Alger, 25; Puy de Dôme, 16; moyenne à Paris : 200 (normale : i7°,8). — Phases de la Lune : Premier quartier, le i 3 à 2 h. 10 m. du m.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de
- leurs Applications aux Arts et à PIndustrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Tarii f'V'î'f
- La reproduction des illustrations de « La Nature • est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N® 1944 — 27 AOUT 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
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- Nécrologie : Louis Olivier. — Louis Olivier, directeur de la Revue générale des Sciences, qui vient de mourir subitement à 55 ans, était une des physionomies les plus connues et les plus aimées du monde scientifique, où sa disparition prématurée laisse de profonds regrets. Né à Elbeuf le 29 juin 1854> R avait d’abord travaillé dans les laboratoires de Vulpian, Paul Bert et Pasteur, sur des questions de biologie cellulaire. En 1881, sa thèse de doctorat sur l’appareil tégumentaire des racines lui valut, à l’Académie des Sciences, le prix Bordin. On pèut citer, parmi ses travaux les plus importants : ses recherches sur les communications protoplasmiques intercellulaires dans les végétaux, établissant l’unité absolue du protoplasma dans tout l’organisme végétal, contrairement à l’opinion jusque-là reçue ; celles sur la réduction des sulfates par les êtres vivants qui expliquent la formation de maintes sources sulfureuses en terrains gypseüx et qui ont conduit l’auteur à admettre la substitution partielle du soufre à l’oxygène dans la respiration d’un certain nombre de microorganismes, spécialement chez les algues ; enfin son étude sur l’existence de bactéries variées dans la lymphe et parfois même dans le sang de poissons sains (en collaboration avec Richet), ce qui impliquait l’envahissement constant de l’économie à l’état normal par des microorganismes en évolution. Mais bientôt son activité chercha une autre voie et, en 1890, il fonda cette Revue générale des Sciences qui, grâce à lui, est peut-être le recueil scientifique général le plus important et le plus élevé du monde entier. Il avait fallu, pour créer une oeuvre semblable, un esprit singulièrement encyclopédique, avec une ardeur, une force de volonté, une persévérance, une foi peu communes; il avait fallu aussi le rare désintéressement d’un homme qui avait su trouver, dans cette impulsion donnée à des recherches scientifiques très hautes, dans cette tribune ouverte aux travaux des savants, l’emploi le plus noble et le plus patriotique de sa fortune. Ce que les comptes rendus de l’Académie des Sciences forcent à résumer en moins de trois pages, la Revue Olivier permet de l’exposer avec les développements nécessaires sans en altérer le caractère, sans être forcé, à proprement parler, de le vulgariser. Mais en même temps, Louis Olivier s’attachait à y mettre en relief le côté pratique des questions. Issu d’une famille de grands industriels, il se souvenait de son origine. Pour tant de raisons sa réputation s’étendait très loin à l’étranger, et il comptait, parmi les savants de tous les pays, les plus illustres amitiés. Le même élan qui lui faisait aussitôt chercher et trouver la réalisation pratique de toute idée dès qu’elle lüi apparaissait belle et utile, l’avait amené à organiser plus tard, en dehors de toute préoccupation commerciale, des Croisières, par lesquelles il s’efforçait de "'répandre le goût des voyages intelligents, apportant un enseignement avec un plaisir. La mort semble particulièrement cruelle quand elle frappe en pleine force un homme aussi énergique qui fut, en même
- temps, nous le savons, l’ami le plus sûr, le plus loyal et le plus dévoué. Du moins, nous en avons l’assurance, elle laissera vivre son œuvre. L. De Launay.
- Une nouvelle comète. — M. Pickering a transmis aux Astronomische Nachrichten un télégramme d’après lequel M. Metcalf, de l’Observatoire de Taunton (Mass!) a découvert, le g août dernier, une nouvelle comète. La position (simplement estimée) de cet astre était, pour l’époque : août 9,583, soit le 9 août à 14 heures (t. moyen de Greenwich) : Ascension droite — i6hiom; déclinaison — i5h 20m. Ces coordonnées indiquent que la comète était alors à la demi-distance environ de w Hercule à y Serpent, un peu plus près de la première étoile. La comète était visible dans une lunette de moyenne puissance et son mouvement était dirigé vers le Sud-Ouest. Cette comète (1910&) est la seconde découverte en 1910, la première (1910 a) ayant été trouvée au Transvaal, au mois de janvier. La comète de Halley, qui a offert un si beau développement au mois de mai pour des régions mieux favorisées que la France au point de vue de la transparence de l’atmosphère, avait été découverte au mois de septembre 1909.
- Les inventeurs du moteur Gnome. — Le Comité directeur de la Ligue Nationale Aérienne, dans sa séance du 17 août courant, estimant qu’une grande part des succès importants remportés par l’Aviation Française est due aux frères Séguin, inventeurs-constructeurs du moteur Gnome, a décidé de faire une démarche auprès de Monsieur le Ministre des Travaux Publics pour que la décoration de la Légion d’honneur soit accordée à ces industriels. Les frères Séguin descendent de Séguin inventeur de la locomotive à foyer tubulaire.
- Le circuit de PEst. — L’audacieuse randonnée organisée par le Matin s’est terminée le mercredi 17 août, à Issy-les-Moulineaux. Trois aviateurs, Leblanc, Aubrun, Legagneux, ont bouclé le circuit, les deux premiers sur monoplan Blériot, le dernier sur biplan Farman. Leblanc et Aubrun seuls restaient en lutte pour le prix de 100 000 fr. du Matin, Legagneux ayant manqué le départ officiel dans l’étape Nancy-Mézières et effectué le parcours le lendemain du jour fixé. La dernière étape Amiens-Paris (120 km) a été parcourue par Leblanc en ih47'2"; par Aubrun en ih54'53'\ Le vainqueur de la course est Leblanc qui a parcouru lés km du. circuit en 12V1" contre i3h3i'9" pour Aubrun.L’étape Amiens-Paris a été également effectuée par un aéroplane militaire piloté par le lieutenant Camermann avec le lieutenant Vuillerme comme observateur.
- De Paris à Douvres en aéroplane avec un passager. — Le 25 juillet 1909, Blériot traversait la Manche en aéroplane. Un an plus tard, le 21 mai 1910, de Les-seps renouvelait cet exploit. Puis le 2 juin, le regretté Rools réussissait la traversée aller et retour. Une nou-
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- INFORMATIONS
- velle prouesse inédite vient d’être accomplie au-dessus du bras de mer par un aviateur à ses débuts, J. Moisant. Emmenant un passager sur son monoplan Blériot, il partit de Paris le 16 août faisant escale à Amiens, en repartait le lendemain matin, et après un bref arrêt à Calais, franchissait le détroit et venait atterrir à 12 km de Douvres.
- Nouveaux circuits d’aviation. —Le Journal annonce qu’il crée pour 1911 une dotation de 200000 fr. destinée à récompenser les gagnants d’un circuit d’aviation Paris-Berlin-Bruxelles-Londres-Paris. Le journal italien Cor-riero delle Sera de Milan crée un prix de 5o 000 fr. pour un tour d’Italie en aéroplane. *
- Chute mortelle du lieutenant italien Vivaldi en aéroplane. — Le lieutenant italien Vivaldi, montant un aéroplane militaire, est tombé de 5oo m. de haut, au cours d’un voyage aérien, le 20 août, et s’est tué sur le coup.
- Les essais du « Miranda IV ». — Les succès des aviateurs semblent avoir excité l’émulation des constructeurs navals, qui cherchent plus activement que jamais à évoluer des types de canots automobiles capables de glisser rapidement à la surface de l’eau, comme le font biplans et monoplans sur les couches aériennes. Les types présentés jusqu’à ce jour n’ont pas donné complète satisfaction, et les accidents qu'ils ont causés n’ont été que trop fréquents.
- Le dernier venu parmi ces étranges esquifs est le Miranda IV, dessiné et construit par Sir John I. Thor-nycroft, le fondateur et directeur des chantiers de constructions navales dont les contre-torpilleurs ont déjà créé un record de vitesse. Ce canot, long de 8,5o m., et actionné par un moteur à pétrole d’une force de 100 chevaux, vient d’accomplir des essais très remarquables sur la Tamise, entre les ponts de Waterloo et de Black-
- L’hydroplane Thornycroft.
- friars, au cours desquels il a fourni la vitesse de 35 nœuds. Les spectateurs, parmi lesquels figuraient des représentants de l’Amirauté britannique, ont été vivement impressionnés par la rapidité du canot. Il avançait en exécutant une série de bonds. Comme le numéro du navire l’indique, Sir John I. Thornycroft, qui dirigeait en personne les essais, avait déjà produit successivement trois esquifs du même type. Tout en fournissant des vitesses remarquables, ils présentaient
- des défauts que l’expérience seule pouvait permettre de-corriger. L’inventeur leur reprochait notamment un. manque de stabilité qui se manifestait dès qu’ils quittaient la surface tranquille d’un fleuve pour gagner la mer. Cet inconvénient paraît avoir disparu avec le nouveau modèle. C'est dans la forme de la quille qu’il faut chercher la principale innovation. A partir de son milieu, elle change brusquement de forme, en offrant une ligne concave continuée à la proue par une protu-
- Gurieux remous produit par l’hydroplane.
- bérance en forme de coin. Quant à la moitié arrière, elle offre aussi une concavité qui se termine par Informe aplatie de la poupe, légèrement plus large que la section qui la précède. Le résultat de cette combinaison de lignes est que le bateau, lancé en vitesse, s’élève très facilement au-dessus de l’eau, avec laquelle il ne garde plus de contact, sauf sous une étroite section située par son travers, et aussi sous sa poupe. La résistance par frottement est donc presque entièrement éliminée, comme l’est aussi la production des vagues latérales. On remarque en outre que la quille n’offre pas de surfaces plates qui, par le gros temps, pourraient être endommagées par le heurt des vagues.
- Résultats archéologiques de la mission d’Ollone.
- — La mission du commandant d’Ollone a parcouru de 1906 à 1909 un itinéraire de 10000 km à travers la Chine occidentale, le Thibet, la Mongolie, le pays des Lolo et des Sifan indépendants, avec la collaboration des capitaines de Fleurelle et Lepage, et du sous-lieutenant de Boyve. Elle a rapporté : 225 inscriptions en diverses langues de populations autochtones ; 4°° volumes d’annales locales. Elle a découvert plusieurs groupes de magnifiques monuments souterrains couverts de sculptures, photographié des colosses taillés dans les parois verticales de la montagne et exécuté des fouilles, en Mongolie, sur l’emplacement d’une ville disparue. Elle dressa 46 vocabulaires de langues non chinoises, un dictionnaire, des caractères d’écriture des Lolo et Miao-tse, jusqu’ici indéchiffrables et 32 livres en écriture lolo. Tout cela présente un grand intérêt aux points de vue archéologique et linguistique.
- L’élêctrification des chemins de fer de Laponie. —
- Le Parlement Suédois, a ratifié le projet gouvernemental comportant la construction d’une puissante station hydroélectrique aux chutes de Porjus sur la Lula. Cette station doit alimenter de courant électrique les chemins de fer Lapons. En basses eaux, les chutes de Porjus ont une puissance de 70000 chev.-vap. Mais après les travaux de régularisation de la Lula, grâce aux lacs que traverse le cours d’eau, cette puissance pourra ultérieurement être portée à 3ooooo chevaux. On sait que les chemins de fer lapons ont pour principal objectif de desservir les riches mines de fer découvertes dans la région. On évalue à 23 600 chevaux la puissance nécessaire pour assurer la trafic proprement dit, à raison de douze trains de minerai et deux de voyageurs, chaque jour, dans chaque sens; 25000 chevaux de force seront mis à la disposition des industriels. On installera ensuite, comme réserve pour le chemin de fer, une nouvelle turbine de 112 5oo chevaux.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- Photographie
- Appareils destinés à regarder les photographies en couleurs. •—- On sait que les photographies en couleurs sont obtenues en une seule et unique épreuve sur verre qu’on ne peut regarder que par transparence.
- On ne peut pas considérer ce fait comme un inconvénient, car on a reconnu au contraire que la photographie en noir, qu’on obtient si facilement sur papier, gagne beaucoup à être tirée en diapositive sur verre. Il est vraisemblable que si le procédé des couleurs ne pou-
- Fig. i. Pupitre Poulenc. Fig. 2. Chromodiascope Lumière.
- vait donner que des épreuves sur papier, on chercherait le moyen de les reporter sur verre.
- Quoi qu’il en soit, la nécessité de l’examen par transparence, a fait naître une quantité d’appareils destinés à présenter l’image dans les meilleures conditions possibles. Nous allons signaler ici ceux qui nous semblent les plus pratiques.
- Le plus ancien, et le plus simple comme construction, est le pupitre Poulenc (fig.> 1), composé de deux volets réunis par une charnière et qui se replient l’un sur l’autre. Le volet supérieur est muni de coulisses encadrant une ouverture de la dimension du cliché ; elles sont montées sur un disque C qui peut tourner dans la planchette, de façon à présenter les images en hauteur ou en largeur. Le volet inférieur est muni d’un miroir M dans lequel se réflète l’image, ce qui contribue à lui donner de la profondeur et du brillant. Il existe plusieurs modèles qui dérivent du même principe. MM. Lumière ont notamment construit sous une forme très réduite, des écrins qui sont destinés à recevoir des portraits autochromes. Dans un autre genre, ils ont imaginé un appareil, qu’ils nomment le Chromodiascope, formant
- meuble et renfermant 12 clichés. C’est une caisse fermée de tous côtés, mais présentant sur la face avant (fig. 2), une ouverture qui porte une lentille achromatique, et sur la face arrière une ouverture carrée munie d’un verre dépoli ; un miroir incliné à 45° renvoie là lumière sur cette ouverture. Les clichés sont placés dans des châssis qui coulissent dans le sens de la hauteur (fig. 3) chacun d’eux repose sur l’extrémttè d’un levier métallique dont l’autre extrémité dépasse sur le côté de la caisse. En appuyant sur ce levier on fait monter le cliché en face des ouvertures qui en permettent l’examen, et il retombe à sa
- place dès qu’on cesse d’appuyer. Un tiroir placé dans le socle de l’appareil peut recevoir une quarantaine d’autres clichés destinés à remplacer ceux qui sont dans les rainures en place pour l’examen,
- Dans le même ordre d’idées, M. Mackenstein construit
- Album Duchenne.
- un appareil à magasin qui contient i5 clichés. Il est muni sur le côté d’une manivelle qu’il suffit de tourner pour que les vues viennent se présenter successivement en face des ouvertures ménagées dans les parois (fig. 4) ; l’une portant une lentille, l’autre un verre dépoli. Les clichés sont mis dans des châssis qui se glissent dans un magasin indépendant de l’appareil. On peut avoir un nombre quelconque de ces magasins qui se substituent très rapidement l’un à l’autre.
- M. Duchenne a eu l’idée de réunir les plaques à examiner sous la forme d’un véritable album qui peut se feuilleter comme un livre ; cet appareil est des plus ingénieux, il peut servir pour l’examen à la lumière du jour ou à la lumière artificielle. Pour constituer un
- Fig. 6.
- Album Duehénué disposé pour l’éclairage électrique.
- appareil de ce genre, il fallait trouver une combinaison telle que le feuillet en examen ne soit pas gêné par les feuillets suivants, et que la lumière arrive toujours directement sous les vues examinées. L’inventeur a eu recours à un artifice qui consiste à replier chaque feuille sur elle-même (fig. 5 et 6) ; l’une des parties, la plus éloignée de la charnière, porte des ouvertures où se logent les clichés, l’autre partie porte les mêmes ouvertures, mais qui restent vides. Quand l’album est fermé, tous les feuillets sont repliés et ils se superposent les uns sur les autres ; l’ensemble a bien l’aspect d’un livre.
- Pour l’examen, après avoir ouvert l’album on déplie complètement tous les feuillets vers la droite ; toutes les parties ajourées se superposent et occupent la partie
- Fig. 7-
- Album Duchenne disposé pour l’éclairage à la lumière du jour.
- centrale, qui est constituée par l’un des côtés de la couverture de l’album et porte le système d’éclairage ; il suffit alors de rabattre le premier feuillet pour que le, ou les, clichés qu’il porte soient bien éclairés par dessous. Si on se trouve dans une pièce obscure, des lampes à incandescence sont disposées en conséquences (fig. 6);
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- si on a la lumière du jour, une glace G (fig. 7) la renvoie sur le verre dépoli Y et par suite sur le cliché, tandis qu’un écran A empêche la lumière d’éclairer le dessus. Quand on a examiné le premier feuillet on le replie d’abord sur lui-même (fig. 5), puis ensuite sur le côté gauche de la couverture, comme on le ferait pour un livre.
- Fig- 8.
- Les images sont vues en même temps par plusieurs personnes.
- On voit que par ce moyen tous les clichés peuvent être examinés successivement comme s’ils étaient dans un album, et que plusieurs personnes peuvent prendre place autour de la table et les voir en même temps (fig. 8).
- Un autre inventeur, M. Desboutin, a eu l’idée de présenter les images sous la forme de tableaux. A cet effet, il a établi une lanterne R (fig. 9) dont le fond, en forme de réflecteur, est calculé de façon à donner un éclairage uniforme, bien que la lampe soit logée sur le côté. Devant cette lanterne on accroche (fig. 10), au moyen d’un dispositif très simple, un cadre ordinaire à tableau G qui porte le cliché à examiner. Les cordons qui supportent le cadre peuvent former conducteur pour amener le courant. On dispose sur le côté un commutateur, de façon à ne pas consommer inutilement la lumière électrique. Ces tableaux peuvent être utilisés même de jour si on a soin de les placer dans un endroit peu éclairé de la
- F‘g- 9-
- Lanterne du cadre Desboutin.
- Fig. 10.
- Le cadre Desboutin monté.
- pièce, à contre-jour, par exemple entre deux fenêtres.
- Outre les divers appareils qui se trouvent dans le commerce, nous en signalons deux autres que chacun peut construire pour son usage personnel. Le premier, imaginé par un amateur, M. Th. Simon, est plutôt destiné à ceux qui veulent transporter avec eux quelques clichés pour pouvoir les montrer n’importe où. Il faut toujours éviter de faire voir des diapositives directement tenues à la main sans encadrement, l'œil est gêné par la lumière ambiante et elles perdent la moitié de leur valeur. On fera donc une boîte B (fig. 11), dans laquelle pourront
- tenir 6 des boîtes dans lesquelles se vendent les plaques. Pour plus de facilité on pourra disposer l’un des côtés D à charnière, de façon à rendre ces boîtes plus accessibles. Le couvercle C sera muni d’une ouverture 9 X 1 a et d’une coulisse pour placer le cliché. On pourra disposer une seconde coulisse par dessus la première pour mettre un verre dépoli.
- Si on a eu soin de ménager des bords très larges au couvercle C, comme c’est indiqué sur la gravure ci-contre, on sera parfaitement abrité de la lumière ambiante, et l’examen, qui se fera en tenant le couvercle à hauteur des yeux et en le tournant vers le ciel, donnera toute satisfaction. Un autre dispositif, un peu plus compliqué, qu’on a baptisé du nom à’album diachronie forme une sorte d’album en ce sens qu’il renferme des vues
- Fig. 11.
- Boîte Th. Simon pour
- transport et l’examen des autochromes.
- Fig. 12. Passe-partout Derepas pour recevoir les vues en couleurs.
- Fig. i3. L’album diachrome fermé.
- toutes montées dans des passe-partout qui sont les feuillets. On fera faire ces passe-partout carrés extérieurement et de 22 cm de côté, de façon que l’ouverture intérieure puisse être 9X12 ou bien i3Xi8, et qu’on puisse les présenter indifféremment en hauteur ou en largeur. On trouve ces accessoires dans la maison Derepas. Ils sont munis d’un ressort R. (fig. 12) dans la feuillure, comme les châssis négatifs. L'album diachrome consiste en deux boîtes en carton qui se complètent, l’une formant couvercle et l’autre renfermant 12 ou i5 des passe-partout portant les vues à examiner (fig. i3).
- La boîte inférieure C (fig. 14) contient une glace G qu’on peut incliner plus où moins au moyen d’un ruban. La boîte supérieure D qu’on place au-dessus de l’autre pour l’usage et que deux cartons A et B soutiennent dans cette position, porte un verre dépoli Y carré de 21 cm de côté. Un abat-jour H, complète le dispositif qui permet d’examiner, soit devant une fenêtre, soit devant une lampe, les diapositives foutes montées dans leur passe-partout et qui de ce fait, risquent moins d’être cassées.
- Fig. M.
- L’album diachronie ouvert.
- Divers
- <ts3
- Un gant natatoire. — Nous ne savons confrère Scientific American. Le créateur
- qui
- du
- est l’inventeur de ce curieux objet que décrit brièvement"]notre gant natatoire a évidemment voulu s’inspirer des enseignements de la nature : les oiseaux aquatiques ont les pattes palmées, et doivent à cette particularité physiologique une partie de leur aisance dans l’élément liquide. Notre inventeur s’est donc proposé de nous égaler aux cygnes et aux canards et de nous palmer artificiellement. Il a imaginé une espèce de petit matelas pneumatique, muni de 5 étuis où l’on passera les doigts; le tout fixé au moyen d’une courroie nouée autour du poignet. C’est une petite rame.
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- VARIETES
- QÉ£,
- Sur la théorie des mutations périodiques. — Nous avons déjà parlé dans cette revue de la théorie des « mutations » due au savant hollandais de Yries, d’après laquelle il prétend expliquer l’évolution des espèces vivantes par des changements brusques de forme, se produisant à certains moments de la vie des espèces. Cette théorie a eu beaucoup de succès et a suscité beaucoup de critiques. M. Leclerc du Sablon vient de la remettre en question par une remarquable note [Acad, des Sciences, i5 juillet 1910) qui mérite d’être reproduite :
- « La théorie des mutations périodiques de Hugo de Yries, rappelle M. Leclerc du Sablon, est fondée principalement, sinon uniquement, sur le cas de l’Œno-thère de Lamarck. On sait en quoi consiste cette théorie : la transformation des espèces se fait uniquement par variations brusques ou mutations ; en général les espèces sont fixes et les individus qui composent chacune d’elles ne diffèrent que par des caractères fluctuants ; mais, de loin en loin, les espèces entrent en état de mutation et, pendant un certain temps, ont la propriété de produire des formes nouvelles par variations brusques. L’Œno-thère de Lamarck est en état de mutation. Les observations de Hugo de Yries ont montré que, parmi les individus venus de semis, 3 pour 100 environ avaient des caractères nouveaux, les autres étant semblables à la plante mère. Les formes ainsi apparues et dont les unes peuvent être considérées comme des espèces nouvelles, les autres comme de simples variétés, sont en nombre limité; ce sont toujours les mêmes qu’on voit se produire. L’Œnothère de Lamarck étant la seule plante où l’état de mutation ait été constaté, on peut se demander si cette production régulière de formes nouvelles ne peut pas être attribuée à une cause autre que la variation spontanée.
- « L’opinion que lXEnothère de Lamarck pourrait bien être un hybride a déjà été émise. Je voudrais dans cétfe Note montrer que la variabilité particulière de cette espèce peut être expliquée par sa nature hybride. On sait que, dans le cas des hybrides de variété, les lois de Mendel permettent de prévoir le nombre des descendants présentant tel ou tel caractère provenant des parents; les hybrides d’espèces, au contraire, lorsqu’ils sont féconds, sont en général constants et se conduisent comme de véritables espèces. Je vais montrer, en utilisant les résultats de certaines expériences de Bateson, que l’Œnolhère de Lamarck est intermédiaire entre ces deux catégories d’hybrides, et que la production des mutantes observée par de Yries est un phénomène comparable à un mode de variation observé chez quelques hybrides qui ne suivent pas les lois de Mendel.
- « Une première expérience de Bateson a porté sur deux variétés de Pois de senteur différant par deux caractères. L’une a la corolle pourpre P et les grains de pollen longs L; l’autre a la corolle rouge p et les grains de pollen ronds l; les caractères P et L étant dominants par rapport à p et l. D’après les lois de Mendel la répartition des caractères dans les hybrides de seconde génération est donnée par la formule
- (P + p)~ (L l)~ = (PL -f- VI -j- ph -f- pl)-.
- Sur 256 produits on devrait donc avoir, en tenant compte des caractères dominants, 144 individus à corolle pourpre et à pollen long, 48 à corolle pourpre et à pollen rond, 48 à corolle rouge et à pollen long et 16 à corolle rouge et à pollen rond. Au lieu des nombres 144, 48, 48, 16, Bateson a constamment trouvé 177, 15, 15, 49, ce qui correspond à la formule
- (7PL -j- PZ -f ph +jpl)~.
- « Les quatre termes représentent les quatre associations possibles des caractères fournis par chaque gamète. Les choses se passent donc comme si ces quatre associations, au lieu d’être en nombre égal, comme le voudraient les lois de Mendel, étaient entre elles comme les nombres 7, 1, 1, 7. Il y a donc, dans ce cas, certaines associations de caractères plus fréquentes que les autres.
- « Dans une autre expérience, Bateson croise deux variétés de Pois de senteur différant également par deux caractères : l’une ayant la corolle pourpre et l’étendard replié, l’autre la corolle rouge et l’étendard droit; la corolle pourpre et l’étendard droit étant dominants. D’après les lois de Mendel, on devrait obtenir, sur 16 hybrides de seconde génération, 9 individus à corolle pourpre et à étendard droit, 3 à corolle pourpre et à étendard replié, 3 à corolle rouge et à étendard droit et 1 à corolle rouge et à étendard replié. Au lieu des nombres 9, 3, 3, 1, Bateson a trouvé 9, 3, 4/ o. Les individus à corolle rouge et à étendard replié font constamment défaut et sont remplacés par des individus à corolle rouge et à étendard droit. Les choses se passent donc comme s’il y avait incompatibilité entre la corolle rouge et l’étendard replié. .
- « Les expériences de Bateson démontrent donc l’existence de deux exceptions aux lois de Mendel : l’une relative à l’association plus fréquente de certains caractères, l’autre à l’incompatibilité de certains autres caractères. On va voir que l’Œnothère de Lamarck. se conduit comme un hybride chez qui ces deux exceptions seraient poussées un peu plus loin que chez les Pois de senteur étudiés par Bateson.
- « Supposons que l’Œnothère de Lamarck soit un hybride dont les parents diffèrent par trois caractères; l’un ayant les caractères A,B,G dominants et l’autre les caractères a, b, c récessifs; sa formule sera Aa,Bb,Cc, les caractères A, B, C, étant seuls apparents. La répartition des caractères dans les hybrides de seconde génération obtenue par autofécondalion sera donnée par la formule
- (A + aji(B + 6)*(C + c)* = (ABC + ABc -f AbC -f- aBC -|- Abc -)- aBc -|- abC -f abc)*,
- où chacun dés termes représente les huit associations possibles de caractères fournies par chaque gamète. Admettons maintenant : i° que ces huit associations, au lieu d’être en nombre égal, sont entre elles comme les nombres 3oo, 2, 2, 2, x, 1, 1, 3oo; 20 qu’il y a incompatibilité entre les caractères correspondant aux huit termes du produit
- A2B2C2, A2B2c2, A°-b*C*, a2B2C2, A2ù2c2, a2B2c2, a*b-C*, a‘2b*c°~,
- On obtiendra alors les caractères des hybrides de seconde génération en développant la formule
- (3oo ABC -f- 2 ABc -j- 2 AbC -f- 2 aBC -j- Abc — aBc — abC — 3oo abc)*
- et en supprimant les combinaisons supposées impossibles. Si l’on groupe les termes du produit, en réunissant ceux qui ont les mêmes caractères apparents, on aura sur 190 866 individus :
- ABC . . ;......................... i85.436
- ABc................................. 1.200
- AbC. ........................... 1.200
- aBC............................ \ 1.200
- Abc.................................. 600
- aBc.................................. 600
- abC................................... 600
- <c Par conséquent, 97 pour 100 environ des descendants ont le même caractère que l’Œnothère de Lamarck ; les autres, appartenant à plusieurs types, en diffèrent au moins par un caractère et correspondent aux mutantes. De plus, tous les descendants ont au moins un caractère à l’état hybride et, par suite, conservent une variabilité comparable à celle de l’Œnothère de Lamarck.
- « Les mutations de l’Œnothère de Lamarck peuvent donc être considérées comme la conséquence de la nature hybiùde de cette plante. Le seul exemple sur lequel est fondée la théorie des mutations périodiques peut donc recevoir une interprétation différente dé celle que lui a donnée de Yi'ies et être rattaché à la théoide de l’hybridation établie par Mendel et développée par Bateson. »
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- VARIÉTÉS
- Fermentation et traitement des vins de fruits. —
- A cause de la composition dés fruits et des jus qui leur servent de base, la fermentation et le traitement de ces vins sont souvent très délicats, mais on peut en régulariser la marche et diminuer les aléas en se conformant aux prescriptions suivantes :
- Traitement des fruits. — En dehors des indications données dans un article antérieur, les fruits doivent être mûrs à point, débarrassés par le lavage de toutes leurs impuretés, ainsi que des parties atteintes de pourriture, afin d’éviter les mauvais goûts susceptibles de se déclarer plus tard. Les appareils mis en œuvre, presses et récipients, seront d’une absolue propreté.
- L’écrasement des fruits aura lieu le plus tôt possible après leur récolte pour empêcher réchauffement qui ne manquerait pas de se produire dans leur amoncellement au détriment de la richesse saccharine. Le jus ou la pulpe ne séjourneront pas dans des vases de cuivre, de zinc ou d’étain, à cause de la formation de sels toxiques.
- Fermentation normale. — La marche à suivre pour la fermentation différera quelque peu selon qu’on lui soumettra des jus ou des fruits dilués et sucrés, comme je l’ai déjà dit.
- a) Jus. — Ils seront, d’après leur volume, versés dans une -bonbonne ou un tonnelet jusqu’à quelques centimètres de l’ouverture pour permettre aux écumes constituant, le chapeau de rester à l’intérieur. On fermera avec une bonde hydraulique ou un purificateur à air, et l’on s’arrangera de manière que la température se maintienne entre 20 à 25° environ. Si la fermentation est normale, elle se déclarera dès le deuxième ou le troisième jour et variera, en raison de là quantité de sucre en présence, entre 10 et 20 jours. On se rendra compte, d’ailleurs, de l’intensité de sa marche par le nombre et la rapidité des bulles d’acide carbonique traversant le liquide de la bonde, et quand leur passage deviendra très lent, on sera fondé à présumer que la fermentation tumultueuse est terminée.
- b) Fruits écrasés. — Leur fermentation est assez délicate parce que la pulpe tenue, tout d’abord, en suspension dans le liquide, s’en trouve séparée bientôt par l’aeide carbonique et portée à la surface où elle forme une couche d’une épaisseur variable. Si on la laisse en contact avec l’air, il y a danger imminent que les micro-organismes nuisibles répandus dans l’atmosphère, les bacilles acétiques, s’y déposent et se multiplient rapidement dans ce milieu favorable, au point d’amener, à brève échéance, l’acétification du liquide. Les Allemands, qui préparent ces vins couramment, évitent ce péril en employant des cuves spéciales qu’on trouve dans le commerce local, et dont la caractéristique consiste dans une sorte de couvercle percé de trous, ou formé de lattes laissant entre elles des interstices, qu’un dispositif maintient à la surface de la mixture de fruits. Lorsque la fermentation est déclarée, le liquide traverse trous ou interstices sous la pression du gaz carbonique,
- tandis que les matières solides restent au-dessous. Si l’on employait les fruits écrasés, il faudrait donc imaginer un récipient semblable avec un fût défoncé ou un cuvier ; il faudrait, en outre, agiter la masse une fois par jour ; aussi, la fermentation du jus doit-elle être préférée dans les ménages comme présentant moins de difficultés.
- Fermentation anormale. — Mais il arrive, parfois, que la fermentation est longue à.partir, et se montre irrégulière ou languissante, notamment chez les airelles, les mûres, les fraises et les prunes. La raison en est due, le plus souvent, à un manque de levures ou à ce que celles-ci ne trouvent pas dans le milieu la quantité de matières azotées nécessaire à leur alimentation. Comme l'on ignore à laquelle de ces deux causes attribuer l’arrêt fermentatif, on recourt au remède le plus simple, l’addition d’un sel azoté, dont le meilleur, d’après les recherches des D’s Barth et Ivulisch, que je ne puis relater ici, est le phosphate d’ammoniaque à la dose de i5 gr. par hectolitre. Si cette addition ne suffit pas pour activer la fermentation, c’est qu’il n’y a pas assez de levures, et il faut alors en ajouter. Les meilleures sont les levures de vin blanc cultivées, qu’on trouve dans le commerce : 100 cent, cubes par hectolitre. A leur défaut, on se sert de levure de bière, ou mieux encore d’un levain préparé avec un kilogramme -de raisins de Corinthe, par hectolitre.
- Traitement du vin. — La fermentation tumultueuse terminée, il se peut que le vin contienne encore un excès de sucre, et le moyen le plus rapide de le savoir, c’est d’en prendre la densité avec le densimètre. La densité du vin de ménage, destiné à être consommé de suite, doit être comprise, approximativement, entre 1000 et ioo3, celle du vin de table entre iooÔ et 1008 et celle du vin de dessert ou de liqueur entre 1010 et ioi5.
- Pour la prendre on soutire, de préférence avec un tuyau-siphon en caoutchouc très propre, un peu de vin qu’on porte à i5°; est-elle notablement supérieure aux chiffres ci-dessus, on laisse la fermentation continuer; coïncide-t-elle suffisamment avec eux ? on soutire dans de petits fûts si c’est un vin de ménage, ou dans des bouteilles en verre épais ou dans des champenoises pour les deux autres catégories.
- Il importe que le fût ait été soufré auparavant en y brûlant 2 centim. de mèche par hectolitre de capacité, et que la bonde ferme hermétiqnement sans le secours d’aucun linge. Il va de soi que le soutirage aura été effectué sans le moindre entraînement de matières étrangères. Il faut, d’autre part, que les vins de table ou de liqueur soient absolument limpides avant leur embouteillage, autrement une filtration ou un collage à l’ich-thyocolle serait indispensable. Les bouteilles dûment ficelées pour maintenir le bouchon, dans le cas où une fermentation secondaire se produirait, seront cachetées ou enduites à la partie supérieure du col d’une légère couche de paraffine fondue, puis couchées à la cave en un endroit frais et obscur. A. Truelle.
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- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- Encre pour stylographes. — Les encres ordinaires donnent de médiocres résultats quand on les emploie avec un stylographe : l’évaporation trop rapide provoque la dessiccation de la couche mince qui adhère à la plume, et d’autre part les matières dissoutes qu’elles contiennent en forte proportion forment des dépôts salissant la plume et obturant le canal d’amenée.
- On peut toutefois remplacer les encres spéciales, toujours fort chères, en diluant de son volume d’eau une bonne encre de campêche du commerce (encre à écrire usuelle), et en ajoutant au liquide de 2 à 5 pour 100 de glycérine qui empêche la trop rapide évaporation. Essayée avec un stylo à simple canal reliant réservoir et plume, sans complication mécanique d’aucune sorte (genre Watermann), l’encre ainsi préparée nous a donné d’aussi bons résultats que la mixture spéciale vendue pour être employée avec l’appareil.
- Pour employer à la réparation de vieux meubles des clous neufs de tapissier, il est nécessaire de leur donner l’aspect des vieux clous. On y parvient aisément
- en dédorant les têtes de cuivre par agitation dans un flacon à moitié plein contenant deux volumes d’acide chlorhydrique et un d’acide nitrique. Après une ou deux minutes de contact, on retire de l’acide, lave à l’eau et soumet à un des nombreux bains précônisés pour la patine des métaux. On choisira ce dernier d’après la teinte désirée ; une teinte brune « vieux cuivre » assez naturelle est donnée par immersion dans une solution aqueuse contenant 5 pour 100 de sulfure de sodium et 2 pour 100 de chlorate de potassium.
- Conservation du cidre. — Pour empêcher le cidre de « durcir », c’est-à-dire de s’acidifier sous l’influence des bactéries et de l’air des fûts, il suffit, d’après MM. Dufour et Daniel, d’ajouter à chaque hectolitre de cidre 10 gr. de sous-nitrate de bismuth. Toute altération microbienne est rendue ainsi impossible sans que l’antiseptique employé puisse produire aucun effet nuisible sur l’organisme; le sel est en effet utilisé depuis très longtemps en médecine et absorbé ainsi en quantités bien plus considérables.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des- recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans on délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — R. V. — La quantité d’air contenue dans un sous-marin est suffisante pour que lé danger d’asphyxie par manque d’air, en cas d’accident immobilisant le navire sur le fond, ne soit pas à redouter. Le véritable danger pour l’équipage consiste dans l’envahissement de l’eau qui noie les hommes, ou le renversement de l’acide sulfurique des accumulateurs qui les brûle. Quant à la bouée à laquelle vous avez pensét elle existe réglementairement à bord de nos sous-marins et doit servir à établir un moyen de communication par téléphone, entre l’équipage et les sauveteurs.
- M. Reynaud, Sidi-Aich. — i° Introduire dans les trous des vers la dissolution suivante à l’aide d’une pipette ou d’une petite seringue, sublimé corrosif : 8 gr. alcool
- 1 litre. Vous boucherez ensuite avec de la cire ou du mastic. Vous pourriez aussi brûler du soufre dans l’armoire, préalablement débarrassée de ce qu’elle contient. On peut aussi injecter de l’essence de pétrole, du sulfure de carbone, mais il y a danger d’incendie. Enfin, par surcroît de précautions, badigeonnez à l’essence de térébenthine, 2° Les fers à repasser avec lampe nous paraissent pratiques. Vous les trouverez chez Winten-berger frères, à Vivier-au-Court (Ardennes).
- M. J. J. P., à Saint-Nicolas-de-la-Grave. — L’acescence ou maladie de l’aigre du vin, due au développement du mycoderma aceti (fermentation acétique), peut disparaître, ou mieux, on peut masquer l’acidité ou l’odeur de l’acide acétique, c’est-à-dire atténuer tout au moins la maladie, en neutralisant l’acide par unë base. Cependant, si la proportion d’acide acétique dépasse
- 2 grammes par litre, il faut renoncer à corriger le défaut, car la quantité de sel nouveau que l’on formerait ainsi dans le vin, le rendrait dangereux pour la santé. Quand la proportion d’acide est inférieure, on peut la saturer avec de la potasse qui formera de l’acétate de potasse, ou du carbonate de chaux, qui formera de l’acétate de chaux. Faire une solution alcaline contenant 200 grammes par litre de potasse caustique correspondant à une densité de 1,1702; c.c., 5, contenant o gr. 5 de potasse satureront 1/2 gramme d’acide acétique. En ajoutant à 1 litre de vin, 2 centilitres 1/2 de la solution alcaline ou des doses doubles, triples on quadruples et dégustant après chaque opération, on pourra facilement apprécier l’effet du
- remède et juger du degré d’acétification. On peut se servir aussi du tartrate neutre de potasse, à la dose: de 1 gr. 7, correspondant à 1/2 gramme d’acide acétique par litre; doubler, ou quadrupler la dose s’il y a lieu, et opérer comme ci-dessus ; il se forme de l'acétate de potasse, qui reste dans le vin, et de la crème de tartre, qui se précipite. Comme préservatifs de l’acescence, ouiller le vin, brûler une mèche de soufre ou une bonde sulfureuse ; tenir les fûts dans une cave froide, à i5 degrés, au plus, et viner par addition d’alcool.
- M. Geoffroy, à Pincourt. — L’appareil en question pour faire du bon café est fabriqué par MM. Rodrigues, Gautier et Cie 67, boulevard de Charonne, Paris.
- M. le Dr Léotard-Gedinne. — La méthode générale à suivre dans la préparation des vins de fruits est la suivante : On introduit le liquide dans une bonbonne ou un tonnelet qu’on remplit jusqu’à quelques centimètres de l’ouverture. On bouche avec une bonde hydraulique ou un purificateur à air, et l’on s’arrange de manière que la température atteigne 25 à 3o° environ. Sous cette influence, la fermentation se déclare avec une intensité qu’indique la rapidité des bulles à travers le liquide de la bonde. La fermentation tumultueuse, variable selon les fruits et la quantité de sucre, oscille entre 10 à 20 jours; on est averti, d’ailleurs, de sa marche par le passage des bulles d’acide carbonique, et quand celles-ci ne se dégagent plus que lentement, on est fondé à croire qu’elle est pratiquement terminée. On soutire alors avec un siphon, et, si le vin est liquide, on le met en bouteilles champenoises qu’on ficelle et tient couchées à la cave ; autrement on le filtre ou on le colle avant l’embouteillage.
- M. P. Colin, à Worthing. — Il est probable que ces. taches proviennent du baume du Canada qui colle les lentilles. Il ne serait pas prudent d’essayer de les faire disparaître vous-même. Ce travail doit être fait par un spécialiste.
- M. H. V. d. B., à Anvers. — Le coffre-fort ainsi construit sera certainement à l'épreuve du chalumeau. Ce n’est pas l’acier qui résistera, mais bien la couche interne de béton armé. — La marque en question a très bonne réputation. Nous vous conseillerions cependant une machine d’un prix un peu plus élevé, surtout si vous comptez en faire grand usage.
- M. J. Plassard, à Paris. — M. Hugo Gantke habite, 5a, Heidestr. Berlin N. W. 40; M. Lecomte habite à Bidart, Basses-Pyrénées. Vous trouverez d’excellents renseignements sur l’entretien des accumulateurs dans le Manuel de l'ouvrier électricien de Laffargue, publié chez Bernard Tignol, Paris. La recette que nous vous avons donnée s’appliquait à un vieux meuble mangé aux vers et tombant en poussière.
- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Danger de l’exploitation des galets des côtes normandes : E.-A. Martel. — Un nouveau genre de mâts extensibles : Dr Alfred Gradenwitz. —’ L’heure juste à la campagne avec les cadrans solaires fixes : Antoine de Saporta. — Les bureaux télégraphiques modernes : Lucien Fournier. — Les « armées de millions » : Paul Miramil. — Nouveaux essais d’électroculture : H. Rousset. —Un précurseur de Pasteur : J. Thoulet. — Le titane en métallurgie : Jean Tribot-Laspière. — Chronique. — Appareil de gymnastique en chambre : R, Villers.
- Supplément. — Le Circuit de l’Est. — La traversée des Alpes en aéroplane. — La téléphonie sans fil dans les mines. — Le moteur Diesel dans la marine, etc.
- Papuan fairy taies, par Annie Ker. Londres. Macmillan, 1910. 1 vol. in-8°, 5 shill.
- Ces « contes de fées » de chez les Papous sont du plus haut intérêt et quelquefois d’une grande beauté. L’auteur semble les avoir recueillis surtout avec le souci de l’exactitude, et sans sacrifier à des préoccupations esthétiques, de sorte que toute la saveur originale est conservée. On a eu l’excellente idée d’illustrer le livre de photographies prises en Nouvelle Guinée qui représentent les principales scènes des contes.
- The Melanesians of British New Guinea, par G.-G. Se-ligman. Cambridge University Press. 1910. 1 vol. in-8°, 766 p., carte, planches, 21 shillings.
- Le livre de M. Seligman est la contribution jusqu’ici' la plus importante à l’ethnographie de la Nouvelle Guinée. Il ne traite pas des Papous, mais des tribus mélanésiennes qui se trouvent à l’extrémité sud-est de l’île, particulièrement sur le golfe de Papouasie ou à proximité des côtes. L’organisation sociale, la reli-
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- BIBLIOGRAPHIE
- gion, les mœurs, la littérature orale sont étudiées tour à tour avec précision et abondance de détails.
- Cracovie, par Marie-Aa’xe de Bovet. Paris. H. Laurens. 1910. 1 vol. in-4° illustré. Prix : 4 francs. [Les villes d'art célèbres.) — Bruxelles, par Henri Hyvians. Paris. H. Laurens. 1916. 1 vol. in-40 illustré. Prix : 4 francs. (Les villes d art célèbres.)
- Ces deux nouveaux volumes de la bonne collection des Villes d’art célèbres sont dignes de leurs prédécesseurs par la beauté des gravures et le soin apporté à la rédaction du texte. En décrivant Cracovie,
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- Mmo M.-A. de Bovet a su évoquer la splendeur de sou passé, faire revivre les Troperkik, les Sobieski, et les anciens rois de Pologne. M. Hymans est de même un guide très sûr pour l’étude de la vieille et de la nouvelle Bruxelles.
- L’aéroplane de d’avenir, par Henri Picq. Une plaquette avec gravures et plans. Librairie Aéronautique, 32, rue Madame, Paris, 1910. Prix : ifr,5o
- M. Picq pose en principe qu’une roue à aubes donnerait comme propulseur aérien meilleur rendement que l’hélice actuelle, et sur cette donnée, quelque peu problématique, il bâtit l’aéroplane de l’avenir.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
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- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 13 août 1910. 19°,4 S. 1. Très nuageux. 0,0 Rosée; h»Lo; goutlcs à 7 h. 50; très nuageux.
- Mardi 16 13°,6 S. S. E. 1. Peu nuageux. » Peu nuageux ; rosée ; halo ; brume à 9 h.
- Mercredi 17 ... . 15°,5 S. S. E. 1. Nuageux. 0 Peu nuageux; rosée; halo.
- Jeudi 18 17°.9 S. s. w. 0. Couvert. Très nuageux; rosée. *
- Vendredi 19 ... . 17°,8 S. S. W. 2. l’eu nuageux. 6,3 Presque couv.; rosée; lialo ; goullesà 12 h. 05: pi. eut. 21 et 13h.
- Samedi 20 .... • 17°, 3 S. 1. Couvert. 0,0 Presque couvert ; bruine à 6 h. 05-10.
- Dimanche 21. . . . 18°,0 S. S. AV. 2. 0q. nuages. 0,0 Rosée; presq. couv.; orage l'après-midi avec gouttes.
- AOUT 1910. — SEMAINE DU LUNDI 15 AU DIMANCHE 21 AOUT 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre a labn a boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri A boule mouillée.
- Du i5 au 21 août — Le i5. Déplacement vers le N. de la dépression du golfe de Gascogne : Shields, 755 ; Yalencia, 756; pressions supérieures à 765 sur le N. de l’Espagne et sur l’Europe Centrale. Pluies sur les Iles-Britanniques, l’Allemagne, la Russie. Temp. du matin : Arkangel, 6; Paris, 19; Alger, 24; Puy de Dôme, 14 ; moyenne à Paris : 190 (normale : 17°>7)* —Le 16. Même situation : Shields, 756; Espagne, 765. Pluies sur les Iles-Britanniques, la Russie. Temp. du matin : Yardoe, 6; Paris, 19; Alger, 24; Puy de Dôme, i3; moyenne à Paris : 18 (normale : 170,7). — Le 17. Aire de pression supérieure à 765 sur la moitié S. de l’Europe; basses pressions sur le N. Pluies sur l’Allemagne et la Russie. Temp. du matin : Arkangel, 6; Paris, 18; Algërÿ 24; Puy de Dôme, 14; moyenne à Paris : i8°,6 (normale : i7°,ô).— Le 18. Pressions supérieures à f65 vers le S. : C. de la France, 767 ; profonde dépression au large de l’Islande : 726. Pluies sur les Iles-Britanniques, la Scandinavie, le Danemark. Temp. du matin : Yardoe, 6; Paris, 18; Erindisi, 24; Puy de Dôme, i3; moyenne à
- Paris : i9°,8 (normale : 17°,5). — Le 19. Dépression sur les Iles-Britanniques : Ecosse, 745 : pression voisine de 765 sur la Méditerranée occidentale, le S. de la France, la Péninsule ibérique. Pluies sur l’O. de l’Europe ; en France ': Cherbourg, 5 ; Pointe de la Hague, 4 ; Calais, Brest, 2 ; Nantes, 1. Temp. du matin”: Yardoe, 4; Paris, 18; Palerme, 24; Puy de Dôme, 12; moyenne à Paris : i9°,5 (normale : 170,5). — Le 20. Dépression sur la Baltique : Riga, 748; Irlande, 753; Lyon, 768. Pluies sur le N., l’O., le Centre; en France : Paris, 6; Cherbourg, 4; Brest, 3; Nantes, Calais, 1. Temp. du Matin : Yardoe, 3; Paris, 17; Alger, 24; Puy de Dôme, 16; moyenne à Paris : i9°,6 (normale : i7°,4)- — Le 21. Pression basse sur tout le N. : Shields, '751; Yardoe, 749. Pluies sur le N.-O. Temp. du matin : Yardoe, 7; Paris, 18; Besançon, 23; Puy de Dôme, 20; moyenne à Paris : i9°,4 (normale : i7°,3). — Phases de la Lune : Pleine Lune le 20 à 7 h. 23 m. du soir.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nâture » doit être adressé aux bureaux du journal : J 2 o, Boulevard Saint-Germain, Paris (YJe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d'entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d'origine.
- N° 1945 — 3 SEPTEMBRE 1910
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- INFORMATIONS
- SUPPLÉMENT
- Expédition Japonaise an Pôle Sud. — Une expédition japonaise, commandée par le lieutenant Hirope, va partir au Pôle-Sud. Elle disposera d’un schooner de i5o tonnes, et de i5 poneys de Mandchourie.
- Ancien mur dans la Cité. — Les fouilles d’un souterrain, en construction pour relier le Palais de Justice au Tribunal de Commerce et au métropolitain, ont amené la découverte, par la sous-commission des fouilles du Yieux-Paris, de deux murs anciens fort larges présentant cette particularité de reposer sur trois lits de grosses pierres de taille provenant de monuments antiques. Sur ces pierres on a découvert un charmant groupe de trois personnages, le tronc d’un guerrier, un fragment d’inscription en grandes et belles lettres, des morceaux de colonnes et de pilastres. Il s’agit probablement de constructions élevées au voisinage des remparts de fortune construits autour de la cité au ive siècle, au moment des invasions des Barbares. Ce mur se relie à celui qui avait été découvert en 1906. Les mesures sont prises pour que ces fragments antiques restent apparents. Le premier bas-relief, à trois personnages, montre l’intérieur. d’une boutique, un marchand et deux acheteurs.
- Phénomène remarquable d’éclairement crépusculaire. — M. E. Roger, directeur de la station météorologique de Châteaudun (Eure-et-Loir), nous signale en ces termes le remarquable phénomène d’éclairement crépusculaire dont il fut témoin le 14 août : « Le soleil se couchait à 7^15 et presque aussitôt après, le ciel et l’atmosphère surtout étant très clairs, nous vîmes l’ombre gris-bleu foncé de la Terre se projeter sur l’horizon Est et s’y élever progressivement, puis à 7h33, soit dix-huit minutes après le coucher, apparurent brusquement de très beaux rayons crépusculaires divergents dans la partie occidentale du ciel, donnant l’impression de très longs cirrus, en bandes, éclairés en rose qui, traversant le Zénith, convergeaient tous vers un même point à l’Est, un peu au-dessus de l’horizon, semblant venir se poser sur le sommet de Tare de couleur sombre qui s’étendait de ce côté et former ainsi comme un superbe et immense éventail. Ce phénomène était grandiose dans toute sa simplicité. — Lorsque ces rayons roses se sont montrés dans leur plus vive intensité, c’est-à-dire de 7h38 à 7h4o, la clarté du ciel, de tout l’horizon et même de la terre nous parut brusquement et considérablement augmentée. Entre ces rayons, soit par effet de contraste, le fond du ciel nous paraissait vert, et la lune, elle-même, prit pour un instant une coloration orangée plus accentuée. Du côté du Nord les deux principaux grands rayons étaient plus spécialement bien délimités, tandis que du côté du Sud, ils se fondaient assez facilement avec le bleu du ciel; ils présentaient donc à première vue l’apparence de deux immenses arcs-en-ciel superposés, d’une seule couleur, venant presque atteindre le Zénith et embrasser tout le ciel de ce côté. Peu à peu le phénomène s’amoindrit et disparut entiè-
- rement à 7h,45, ne laissant plus aucune trace, si ce n’est une belle bande de teinte rose-orangé s’étendant à l’horizon Ouest et Nord-Ouest et qui persista jusque vers huit heures environ.
- Sur la nouvelle comète Metcalf. — Nous avons annoncé récemment la découverte d’une nouvelle comète (1910 b) faite à l’Observatoire de Taunton, aux Etats-Unis. Cette comète a été observée un peu partout, à l’aide d’instruments de moyenne puissance, car son éclat est plutôt faible, et compris entre la 10e et la 119 grandeur. A l’Observatoire de Lyon, M. J. Guillaume, le 11 août, a remarqué un léger allongement vers l’Est, indice d’une queue, sur une étendue de 1' 1/2. La comète lui a paru bleuâtre. À l’Observatoire de Marseille, M. Borrelly n’a pas vu l’allongement précédent et a décrit la comète comme ronde, du diamètre de 1' d’arc, graduellement plus brillante des bords au centre, où aucun noyau n’apparaissait. L’éclat était de n° grandeur et, dans son aspect, la comète offrait l’apparence des comètes périodiques. Voici les éléments provisoires de cet astre, d’après les observations des 11, i3 et i5 août, transmis par M. H. Kobold, directeur des Astronomische Nachrichten, n° 4436 :
- T = Passage au périhélie = 1910 août 3o,oi86 (t. moyen de Berlin). r. = Longitude du périhélie = 420 12',26.
- Q = Longitude du nœud ascendant = 2900 18',66. i— Inclinaisons: 1210 25',68. log q = Log. de la distance périhélie ~ 0,28854.
- Ces éléments ont permis d’établir une éphéméride approchée (pour 12 heures, t. moyen de Berlin).
- dates ascension droite déclinaison grandeur
- 2 septembre 6 —
- JO —
- 14 —
- 18 —
- 15 li. 57 m. 29 s. 4-16°45',7
- 15 h. 54 m. 57 s. -+-16u55',8
- 15 h. 32 m. 22 s. -4- 17° 5',0
- 15 h. 50 m. 58 s. -t-17° 11 ',8
- 15 h. 29 m. 23 s. + 17°20',6
- 10,9
- 11,0
- 11,0
- 11,1
- 11,2
- La comète se dirige vers le Nord-Ouest, contrairement à une information erronée de la première dépêche qui indiquait un mouvement vers le Sud-Ouest.
- Tentes pour aéroplanes militaires. — Le génie militaire français est pourvu actuellement de tentes à montage rapide destinées à suivre les troupes en campagne pour abriter partout où besoin sera les aéroplanes militaires. Un de ces types de tente a été créé par notre collaborateur, M. Champly. Voici quelques détails à leur sujet : Le matériel d’une tente de 12 m. d’entrée et de i5 m. de profondeur, avec une hauteur utile de 4 m., se compose de quatre mâts en sapin démontables, chacun en deux pièces ; d’une toile imperméable en deux parties réunies par un assemblage appelé lambiastage par les marins ; d’un certain nombre de piquets de 4 m- en bois de sapin, et enfin des haubans en acier et en cordages, des palans et des pieux en fer nécessaires au haubannage des mâts et au raidissage de la toile. Le matériel d’une tente pèse
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- INFORMATIONS
- environ 2000 kg et peut tenir dans une fourragère du modèle ordinaire du train des équipages. Mais ce qui rend intéressants ces abris, c’est leur rapidité de montage et de démontage : en deux heures, une équipe de dix hommes monte une tente couvrant 180 m2, et en une heure elle en effectue le démontage et la mise sur chariot. Les photographies prises à Mourmelon lors du premier montage de ces tentes, montrent la simplicité de ces engins : une fois les quatre mâts dressés et hauban-nés sur les pieux en fer plantés dans le sol aux distances convenables, la toile est hissée d’un seul coup au moyen de quatre palans, les pieux en bois sont placés très ra-
- Le montage des tentes.
- pidement tout autour de la toile, et l’aéroplane peut être immédiatement mis à l’abri de la pluie et du vent. Le principe de construction de ces tentes dérive de celui des cirques forains, dont les toiles sont soutenues par des mâts haubannés. Mais ici il fallait réserver une entrée sur toute la largeur et toute la hauteur de la tente afin d’y faire pénétrer sans difficulté les aéroplanes jusqu’à 12 m. d’envergure. Cette difficulté a pu être résolue
- Les tentes montées.
- après quelques tâtonnements, et actuellement ces tentes à montage rapide offrent un abri commode aux aéroplanes militaires qui y sont logés depuis quelques mois déjà, en attendant qu’elles soient utilisées en manœuvres.
- La production minérale aux États-Unis. — D’après Y United States Geological Survey, l’année 1908 a été, pour la production minérale des Etats-Unis, une vache maigre. La valeur de la production minérale monte, en 1907, à 2 07x 607 904 dollars, soit environ, à raison de 5rr,i8 le dollar, 10 milliards 781 millions de francs et, en 1908 à 1595670186 dollars ou environ 8 milliards 266 millions de francs ; c’est, entre les deux années, une réduction, en valeur, d’environ 2 milliards et demi de francs, au détriment de 1908. Les productions métalliques et non métalliques ont souffert. La plus atteinte a été celle du minerai de fer qui a subi une perte, en quantité de .3o pour 100 et en valeur de 38 pour 100. Pour les charbons bitumineux, la réduction a été d’environ de 16 pour 100. La production de l’or a gagné, il en est de même de la production du cuivre, mais pour ce dernier produit, la réduction des prix a fait ressortir, ifialgré l’augmentation de la quantité, une réduction de la valeur totale. Le pétrole a gagné environ 8 pour 100 en quantité et en valeur. Plusieurs états accusent un accroissement de la production minérale : la Californie ï5 pour 100, la Floride 24 pour 100, la Louisiane 11 pour
- 100, le New-Hampshire 16 pour 100, le South Dakota 72 pour 100; mais des Etats dont la production minérale, pour quelques-uns plus développés, ont subi des pertes importantes : l’Alabama perdit 33 pour 100, le Colorado 17, l’Illinois 15, le Michigan 34, le Montana 22, le New Jersey 35, l’Etat de New-York 33, l’Ohio 35, la Pennsylvanie 28, la Virginie 32 et la Virginie Occidentale ifi pour 100.
- L’hérédité chez les champignons. — Le Bulletin de la Société franco-japonaise (mars 1910) résume [un intéressant travail à ce-sujet publié par M. Kominami dans le Journal of the College of Science de Tôkyô. Cet auteur a voulu rechercher si les caractères acquis, par suite d’une adaptation, sont héréditaires, et, s’ils le sont, pendant combien de générations et jusqu’à quel degré. Il a expérimenté sur Y Aspergillus niger, dont il faisait des cultures dans un même milieu nutritif, en y ajoutant ou non, pour former des « témoins », des sels différents et en proportions variées. En fin d’expérience, la mesure du poids de la récolte donnée parles cultures, de la quantité d’acide produite, et de la quantité de sucre consommée, permettait de mesurer le développement. Il put constater ainsi que les conidies à’Aspergillus niger ayant vécu pendant 10 générations dans un milieu nutritif à 6 pour 100 de sel marin, prolifèrent plus vigoureusement que les témoins quand on les sème dans le même milieu nutritif contenant 22 pour 100 de sel marin, aussi bien que quand on les sème dans ce même milieu non additionné de sel. D’autre part, ces caractères acquis ne cessent pas d’être héréditaires, même après 10 générations ayant vécu dans ce milieu normal.
- L’origine du haricot. — On croyait jusqu’à ces derniers temps que notre haricot vulgaire (Phaseolus vul-garis. Linné) était d’origine asiatique, et jusqu’en i883 de Candolle se faisait l’écho de cette idée admise, dans son ouvrage sur l’origine des plantes cultivées. Cependant, à la suite des recherches de Rochebrune et de Witt-mack sur la flore de certaines sépultures péruviennes, de Candolle était devenu peu après moins affirmatif, Il observait, en effet, que sur la liste des cinquante espèces rencontrées dans ces nécropoles, il n’y avait que des plantes nettement américaines, à l’exception du seul haricot, et il se demandait si ce n’était pas là l’indice de l’origine américaine de celui-ci. Pourtant la question n’était pas tranchée, et, à la suite de Hamy et de Mor-tillet, cette même présence du haricot pouvait continuer d’être invoquée comme une preuve de l’âge récent de$ sépultures où on le signalait, en particulier celles d’Ancon, aux environs de Lima. De nouvelles collections de graines et de tubercules, recueillies par le capitaine Berthon dans les tombeaux péruviens de Cliorrillos, Ancon, la Rinconada (environs de Lima) et étudiées par MM. Costantin et Bois dans la Revue générale de botanique (t. XXII, 1910, p. 242) permettent maintenant d’établir que de Candolle avait en fait raison contre Hamy et de Mortillet. Les recherches du capitaine Berthon autorisent, en effet, à dater les sépultures explorées par lui du xii* au xve siècle de notre ère, à une époque par conséquent nettement précolombienne. Or ces sépultures renferment des graines de haricots en très grand nombre : elles 'présentent même assez de variétés pour qu’on puisse affirmer que la culture de cette légumineuse tenait une grande place dans l’agriculture des anciens Péruviens. Cette constatation coïncide exactement avec les travaux de Reiss, Slübel, Wittmack, etc., qui ont montré, suivant MM. Costantin et Bois, que « partout où l’on avait cru trouver des arguments en faveur de l’existence du Phaseolus vulgaris dans l’ancien monde avant la découverte de l’Amérique, il s’agissait du Dolichos melanophthalmus de Candolle» ; elle coïncide également avec divers témoignages historiques, et avec le témoignage linguistique porté en 1609 par l’Espagnol Gracia Lasso de la Yega, fils d’une princesse inca, qui déclare que les Indiens du Pérou ont « trois espèces de faseuls, qui ressemblent à des fèves, hormis qu’ils sont plus petits...ils les nommentpuruto » : c’est le mot même qui est encore employé aujourd'hui en langue quichua pour désigner le haricot. C’est donc à l’Amérique que nous serions redevables du haricot, comme on savait déjà que nous le sommes de la pomme de terre et du maïs.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- Optique
- Curieuse application des enseignes lumineuses.
- — Jusqu’ici, quand un Londonien avait besoin d’une voiture au sortir du club ou du théâtre, il devait s’adresser à un policeman, qui lançait un certain nombre de coups de sifflet selon la nature du véhicule requis : deux coups pour un hansom, trois pour un fiacre à
- quatre roues, quatre pour un auto-taxi. Les garçons des hôtels convenables étaient autorisés à posséder des sifflets de police et à s’en servir pour héler les cochers. Cette curieuse coutume aura bientôt vécu. Pour la remplacer, les grands hôtels de Londres ont adopté le dispositif que montre notre figure. Au-dessus de la principale porte de l’établissement se dresse une enseigne lumineuse comportant trois signes, qu’on illumine instantanément selon la demande formulée par le client. La lettre T demande un « taxi-auto », la lettre H, un hansom, la lettre F, un four-weeler, ou voiture à quatre roues. L’innovation paraîtra d’autant plus pratique que les règlements de police de la capitale anglaise interdisent formellement aux voitures publiques de stationner dans lajrue.
- Fermeture automatique des cuvettes de water-closets de wagons. — On peut voir, depuis quelques temps, sur des wagons allemands de type récent venant à Parisien gare du Nord et de l’Est, un dispositif qu’il nous a paru intéressant de relever parce qu’il constitue un petit perfectionnement apporté au confort des voyageurs, en même temps qu’une curieuse application de la mécanique à l’art sanitaire.
- Les water-closets des wagons, qui fonctionnent par le « tout à la voie », mais dans lesquels on ne peut envoyer que des chasses d’eau très restreintes, comportent toujours, par-dessus la planchette ajourée A du siège à charnière, un couvercle plein B, également à charnière, destiné à fermer complètement la cuvette et à empêcher ainsi les mauvaises odeurs de se répandre dans le cabinet de toilette. Mais les voyageurs insouciants négligent souvent, malgré toutes les pancartes qui les y invitent, de rabattre ce couvercle après usage du water-closet.
- Les chemins de fer de l’Etat allemand ont trouvé le moyen de suppléer à la paresse des voyageurs par un mécanisme qui rabat automatiquement le couvercle de la cuvette lorsque le voyageur ferme la porte du cabinet en s’en allant, ce qui diminue grandement les chances de mauvaises odeurs.
- Ce dispositif ingénieux consiste en un doigt horizontal K disposé en arrière du siège et calé sur un axe vertical JI, monté contre l’une des parois du cabinet et en haut duquel est fixé un double levier articulé IH, GF qui aboutit en F à un petit axe vertical FE, monté au-dessus de la porté P sur une autre paroi fixe interne du cabinet : sur cet axe EF est calé un doigt horizontal D. De son côté, la porte est munie à sa partie supérieure interne d’un cliquet C, mobile dans un sens seulement. Lorsqu’on ouvre la porte P, la rencontre du doigt D et du cliquet C ne produit aucun effet utile, parce que ce dernier s’abaisse en C’. Lorsqu’au contraire on ferme la porte, le cliquet se trouvant butté en arrière, entraîne le doigt D et fait ainsi tourner l’axe EF. La rotation de l’axe provoque, par le double renvoi de mouvement F G, HI, la rotation de l’axe IJ, le doigt K est alors projeté brusquement en avant et fait tomber le couvercle B, si celui-ci n’a pas été rabattu par le voyageur (et en même temps le siège A si ce dernier a été également relevé pour servir d’urinoir). La chute de la ou des planchettes est amortie par une pompe à air M attachée à un point fixe N et articulée en L au couvercle B. Si les planchettes sont déjà rabattues, le doigt K se déplace dans le vide.
- Nous avons remarqué encore un détail bien compris : le couvercle plein B recouvre exactement le siège A, sans aucune saillie et, contrairement à ce qui a lieu généralement, c’est le siège A qui est muni d’une poignée en saillie a.
- De cette façon, il est presque impossible de soulever tout seul le couvercle plein B, comme le font souvent, avec les dispositifs ordinaires, des hommes paresseux qui, pour se servir de l’appareil comme urinoir, ne se donnent pas la peine de relever le siège, malgré les recommandations des pancartes, et bien souvent le mouillent (Les sièges relevés a u to m at iq ue m e n t par des ressorts, employés quelquefois, sont très incommodes dans un véhicule soumis à des trépidations continuelles et peuvent même blesser les voyageurs). Ici le voyageur qui saisit la poignée a se trouve forcé de relever le siège A en même temps que le couvercle B, et l’appareil se trouve placé de lui-même dans la position d’urinoir. Libre au voyageur ensuite d’abaisser s’il en a besoin le siège que rien ne retient,'dans la position A* tandis que le couvercle est maintenu relevé par la bielle Lm de la pompe à air.
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- SCIENCE APPLIQUEE
- Mécanique *«&>
- c^ss. Automobilisme
- Enrouleur automatique Guillou. — Dans une transmission mécanique par courroie, il faut que la courroie ait une adhérence suffisante pour entraîner les poulies. On obtient cette adhérence en donnant une tension à la courroie et cette tension est d’autant plus grande que la force à transmettre est élevée naturellement, mais sur-
- Fig. i. — Transmission ordinaire.
- Fig,. 2. — Transmission avec enrouleur Guillou au repos. Fig. 3 et /,.•— Transmission en marche avant et arrière avec l’enrouleur Guillou.
- tout que l'angle dit d’enroulement est petit sur la petite poulie de la transmission.
- L’angle d’enroulement, c’est l’angle suivant lequel il y a contact entre la courroie et la poulie. On est donc conduit, dans les transmissions, à éloigner les deux arbres et à ne pas trop élever le rapport des diamètres des deux poulies, sous peine d’avoir une tension élevée des courroies; ce qui oblige l’arbre à avoir des dimensions bien supérieures à celles que nécessite la puissance à transmettre, car il travaille alors fortement à la flexion.
- Le capitaine Leneveu avait imaginé de placer un galet qui augmentait l’angle d’enroulement, mais ce galet ne pouvait être utile que pour une transmission marchant dans le même sens, car il devait agir sur le brin conduit.
- M. Guillou emploie deux galets, -avec une disposition qui permet non seulement de marcher dans les deux sens, mais qui supprime les à-coups et proportionne la tension de la courroie au travail produit.
- Les galets sont placés comme l’indique la figure et leur écart angulaire peut être modifié pour donner une tension convenable à la courroie, presque nulle au repos. Mais si la transmission tourne (on sait que la tension de la courroie est plus forte dans le brin dit conducteur), le
- galet correspondant est écarté de la position qu’il occupait, d’autant plus que la puissance transmise est grande, et cet écart augmente nécessairement la tension de la courroie proportionnellement.
- Lorsqu’il se produit ce qu’on appelle des à-coups — variations brusques de puissance Fig. 5. transmise—le système
- enrouleur complétera le rôle du régulateur et du volant, sans que la courroie subisse un effort anormal, puisque sa tension est réglée automatiquement suivant l’effort à transmettre.
- Pratiquement les deux galets à roulements à billes et bain d’huile étanche, sont montés sur un ou deux bras articulés et le tout est équilibré par un contrepoids.
- Les propriétés de l’enrouleur Guillou sont intéressantes au point de vue électrique, car il assure un voltage constant dans une commande dé dynamo et supprime les glissements.
- s Un avantage très important est aussi de nécessiter une distance d’axes très faible entre les deux arbres, ce qui diminue l’encombrement des transmissions.
- Le « Jauge-pneu ».
- 1, au repos.
- 2, indiquant une pression : y kg.
- 3, adapté sur une roue.
- Le « Jauge-pneus » Twîtchell. — Le pneumatique constitue dans la voiture automobile la partie la plus sensible, la plus délicate; elle exige des soins et une attention soutenus. Un pneu trop gonflé s’use vite; un pneu pas assez gonflé se détériore beaucoup plus rapidement encore ; offrant une grande surface de contact à la route, recevant violemment tous les chocs, il est exposé aux plus graves avaries.
- Le devoir d’un bon chauffeur est donc de maintenir ses pneus gonflés suivant une juste mesure. Or ce juste milieu ne s’obtient pas aisément : l’empirisme, le coup d’œil n’y suffisent pas. Il y a bien peu de différence d’aspect entre un pneu gonflé à 5 kg et un autre gonflé à 2 kg seulement. Le contrôle nécessaire ne peut donc se faire que scientifiquement, avec des instruments de mesure établis à cet effet.
- Tous les automobilistes connaissent les manomètres employés en général à cet usage.
- Si la science a du bon, trop de science nuit et en vérité le manomètre est trop un instrument de laboratoire; il n’est pas assez rustique pour se plier aisément aux exigences du tourisme.
- Le jauge-pneus est peut-être moins précis; mais ses indications sont suffisantes pour se rendre compte, pratiquement, si l’on a atteint le juste milieu dont nous parlions plus haut, et il a le grand avantage d’être fort simple et de ne pas tenir dans la poche plus de place qu’un- canif. Il a 7 cm de long ; il s’adapte, sur la valve du pneu, à la place du capuchon ; aussitôt l’on voit apparaître une coulisse graduée dont le chiffre affleurant l’orifice de l’étui indique la pression intérieure. Quand on le dévisse, il revient à sa position initiale; la coulisse rentre d’elle-même dans son étui. Rien n’est plus simple, Ajoutons que le constructeur a eu l’excellente idée de faire, en outre du jauge pneu, un aide-mémoire; il porte inscrites à sa surface extérieure les pressions de gonflement normal pour les pneumatiques de diverses sections. Le jauge-pneus est en vente chez Brown Brothers, 31, rue de la Folie-Méricourt, Paris.
- €{§>4, Divers
- Un clou inarrachable. — Il arrive que l’on ait besoin d’enfoncer un clou qui ne puisse ensuite être ar-
- Fig. 1.
- Le clou commence à s’enfoncer dans le bois. Fig. 2. — Le clou à demi enfoncé.
- raché, quel que soit l’effort déployé à cet effet. M. Fernando Lecomte vient de breveter un clou qui semble atteindre à merveille ce but. Le clou est fendu longitudinalement sur une certaine longueur de sa tige, de manière à former deux branches d’égale force, b et b'. Les pointes de ces deux branches sont légèrement écartées l’une de l’autre, comme le montre la fig. 1. Lorsque l’on frappe sur le clou, les deux branches se sépa- pjg, 3. _ Le clou rent, au fur et à mesure que la complètement enfoncé, pointe s’enfonce, elles se recourbent et forment pour ainsi dire harpon, à l’intérieur de la pièce. On comprend qu’il soit ensuite impossible d’arracher le clou sans le briser.
- Les inventeurs d.u..cl'ou sont MM. Fernando Lecomte et R. Lainville, à Bidart (Basses-Pyrénées).
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
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- Une balle mobile. — C’est à titre de curiosité que je signale la singulière observation présentée il y a quelques jours à l’Académie de médecine, par le Dr Tuilier. Elle montre quels renseignements précieux fournit au chirurgien l’emploi méthodique et raisonné de la radiographie. Une femme est apportée à l’hôpital blessée de deux coups de revolver, l’un au front, l’autre à l’abdomen. Les deux plaies guérissent sans qu’il y ait apparence de lésion grave. Mais le jour où la malade voulut se lever, elle fut prise de douleurs vives dans la région lombaire et le long du nerf sciatique. Un examen radiographique montre que la balle a traversé l’abdomen et est venue se loger dans le canal vertébral provoquant les douleurs par compression. Le chirurgien, fixé sur la présence du corps étranger, va à sa recherche, ouvre le rachis par une laminectomie, et ne trouve rien au point indiqué par les rayons.
- Une deuxième radiographie montre cependant bien le corps étranger ; on va de nouveau à sa recherche et on ne trouve toujours rien. Le Dr Tuilier pensa alors que le corps étranger n’était pas enclavé, mais mobile, et sa sagesse chirurgicale le conduisit à la bonne solution. Il fît faire deux radiographies, l’une dans la position debout, l’autre dans la position couchée; le résultat vint confirmer ces prévisions. La balle, qui se trouvait dans la position debout au niveau de la quatrième vertèbre lombaire, remontait, dans la position couchée, jusqu’à la douzième vertèbre dorsale. L’écart de position avait dérouté les premières recherches; en opérant la malade dans une position mixte, demi assise, on put arriver à extraire le projectile et à débarrasser définitivement la malade qui doit se féliciter d’avoir eu les rayons X au service de son distingué chirurgien.
- Dr A. C.
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- VAR] ETES
- L’évolution des États-Unis. — Depuis longtemps l’essor prodigieux des Etats-Unis d’Amérique, surtout en matières industrielle, agricole, scientifique, économique, politique ne cesse d’étonner, d’inquiéter parfois, le monde entier. Les vieilles nations demeurent stupéfaites au spectacle du développement intensif qui se déroule au delà de l’Atlantique Nord. Il en est même qui ont dùrement pâli déjà de sa concurrence redoutable, voire de ses ambitions territoriales !
- Un récent livre très attachant vient de rechercher avec beaucoup de précision et d’exposer, avec non moins de talent, les causes et facteurs de cette effarante évolution1.
- Gomme les résultats de ces constants progrès nous obligent à ouvrir largement et en permanence nos colonnes aux inventions et travaux des Etats-Unis, il nous paraît opportun de résumer comment M. Roz dégage avec netteté les principes originaires de l’Energie américaine.
- Pourquoi « nos civilisations fatiguées regardent-elles avec envie cette Jouvence où des immigrants de toutes nations dépouillent leur vieillesse? »
- Pourquoi en trois cent vingt-cinq ans quelques tribus de Peaux-Rouges ont-elles été remplacées par 90 millions de citoyens composant le plus vigoureux Etat fédéral du monde ?
- Est-il rien de plus philosophique et instructif que de chercher la réponse à cette question, que de vouloir expliquer ce cas unique d’ « une nation née en plein âge moderne et grandie sous nos yeux » ?
- En 1584, Walter Raleigh a l’idée d’établir une colonie anglaise, en Yirginie. Il échoue, mais en 1610, un autre essai réussit mieux et aboutit en 1620 à la fondation de Plymouth « premier noyau de la Nouvelle Angleterre ». Sans rappeler les chiffres et étapes de la formidable expansion, il suffit d’énumérer les conditions matérielles et morales qui ont favorisé son déplacement :
- i° Les ressources immenses, imprévues et infinies d’un sol et d’un sous-sol absolument neuf, la transformation des prairies en cultures, l’extraction des richesses’ minières, assurèrent « la mise en valeur de richesses prodigieuses; elle s’imposa dès le début aux colons, même venus dans une intention bien différente. » Cette première condition fit surgir « des sociétés dominées par les conditions économiques » au lieu de sociétés de type militaire, parce qu’ « un monde inexploité et colossal attendait la main et l’esprit de l’homme » et que « l’homme répondit à cet appel » ;
- 20 Puis le climat façonna un type américain actif et résistant, sec et nerveux, plus vif que l’Anglais, plus
- t. L'Energie américaine, par Fuurm Roz. (Évolution des États-Unis). Biblioth. de philos, seientif., Paris, Flammarion 1910,
- énergique que l’Irlandais, marqué en somme de certains traits caractéristiques des Peaux-Rouges ;
- 3“ Surtout le peuple Américain n’avait point de passé à sa charge ! « Nul héritage ne pesait sur les mains libres des travailleurs. » On peut ajouter qu’aucun faix de traditions vaines, de dogmes absurdes, de lois caduques n’entravait leurs franches allures; et que si la vieille Europe ne se hâte point de rejeter ce qui l’encombre encore parmi toutes ces reliques d’antan, les Etats-Unis ne tarderont sans doute pas à lui prouver à ses dépens comment
- L'histoire est un forfait dont les vieux peuples meurent.
- Pour eux du moins « le passé n’était point derrière le présent, avec ses exigences et ses complications de toutes sortes ».
- 4° Enfin, dans ce milieu si neuf et si plein de sève, la sélection des énergies se faisait toute seule parmi les immigrants. Les réfractaires à l’adaptation étaient supprimés par le jeu de la vie ou revenaient dans leur pays d’origine. Pour les assimilés au contraire « les nécessités pratiques suscitent ce déploiement d’énergie qui devient le facteur essentiel du caractère américain ». Ces quatre causes générales lumineusement mises en relief, M. Roz entre dans le détail.
- La psychologie de l’Américain est dominée par l’énergie physique de l’effort, l’initiative, l’amour du risque, l’amoindrissement de la sensibilité, la prédominance de la jeunesse : elle ignore la résignation, dédaigne la ruine ; ne fait pas autre chose que ce qu’elle fait ; perfectionne les forts; « abandonne les faibles, impitoyablement » ; méprise la vie humaine, notamment celle des ouvriers; considère la vieillesse comme une incapacité. La volonté a supprimé la sensiblerie !
- Cette exaltation de l’activité ne va point sans inconvénients ; car la société américaine est mal organisée, aussi bien pour le service privé, où les domestiques, par exemple, n’existent à peu près point, que pour les services publics mal assurés. La famille, l’héritage n’ont point la stabilité européenne. Chacun court sa chance et fait sa vie. Les politiciens sont peu recommandables. Et autres vices « inhérents à une société où l’argent tient « trop de place, où tous subissent la tyranie du dollar. « II ne s’agit pas d’être heureux ni d’être utile, mais « d’être riche. »
- Affranchi des charges du militarisme, « le progrès économique prend aux Etat-Unis un essor dont il n’y a pas d’autre exemple dans l’histoire du monde ».
- Avant la guerre de sécession on opposait le Nord, avec ses fermiers de petite culture, au Sud avec l’aristocratie de ses planteurs. Depuis l’abolition de l’esclavage, l’opposition « est entre l’Est industriel et commerçant et l’Ouest agricole. » Mais le développement des voies ferrées assure l’union et développe la pénétra-
- -fTïÔilfêr.
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- VARIETES
- tion. « Le rail marque la prise de possession de la terre par l’homme. »
- Pour l’essor industriel, c’est la cherté de la main-d’œuvre qui a stimulé l’esprit d’invention comme nulle part ailleurs. L’isolement créa le protectionnisme, aujourd’hui à peu près inutile, et surtout peu honorable, car trop souvent il ne sert plus qu’à défendre « certains intérêts industriels à ménager en vue d’un avantage politique. Mais l’heure n’est pas venue où les inconvénients du protectionnisme seront assez grands pour forcer la main aux intérêts privés, si puissants au congrès. »
- Il faut lire les autres chapitres du livre sur l’expansion économique des Etats-Unis, leur concurrence envers l’Europe, leur dessein de maîtrise sur le Pacifique, les. caractères de leur activité, les trusts en haut, les fédérations ouvrières en bas, le patriotisme américain « non point contemplatif et mystique, mais pratique et actif », la religion où la neutralité de l’Etat est le principe fondamental : « profondément religieux, il laisse à toutes les dénominations la plus absolue liberté, à l’inverse de chez nous où il est à la fois irréligieux et
- interventionniste.... Ce peuple positif n’a ni le loisir ni le goût des querelles byzantines : ce n’est pas le dogme qui lui importe. » Aussi y a-t-il toute une « floraison d’églises » variées selon les goûts et même les excentricités (telle celle du prophète Dowie et de Sion City en 1901). Il est curieux que le catholicisme soit en progrès ; c’est sans doute parce que ses chefs américains ont bien su l’adapter au temps et au milieu,.
- L’éducation, les collèges et les universités, les associations philanthropiques, le mouvement littéraire, la philosophie (pragmatisme de William James), le souci des choses d’art aux Etats-Unis « république marchande qui veut devenir artiste », l’appareil constitutionnel, la guerre de sécession, le problème social, la question nègre, la question jaune et japonaise, la doctrine de Monroë, le panaméricanisme, etc., rien n’est oublié dans l’étude si intéressante de M. Roz. Mais nous ne pouvons ici qu’indiquer le thème de ce curieux livre, qui coordonne admirablement tous les plus récents travaux relatifs au « Monde Nouveau » des Etats-Unis d’Amérique.
- RECETTES ET PROCEDES UTILES
- Poudres cupriques contre la pourriture grise des vignes. — Quoiqu’on puisse employer dans ce cas les diverses bouillies cupriques spécifiques pour le mildew, il est préférable de pratiquer des pulvérisations à l’aide de mélanges anticryptogamiques spéciaux. "Voici les formules préconisées à cet effet par plusieurs expérimentateurs, toutes donnent de bons résultats :
- Ravaz : sulfate cuprique 10 kg, plâtre 90 kg, ou verdet 20 kg, plâtre, 80 kg; Boisseau : sulfate cuprique 10 kg, soufre 20 kg, talc 70 kg; Zachariewicz : sulfate cuprique 8 kg, talc 32 kg, plâtre 60 kg. Naturellement tous ces produits devront être employés parfaitement pulvérisés et mélangés jusqu’à apparence parfaitement homogène.
- Les pieds de cuves. — Dans le Progrès agricole et viticole, M. L. Musso, après avoir rappelé les difficultés et les inconvénients des méthodes actuelles pour l’obtention des levures sélectionnées, énonce les avantages qu’il y aurait à leur substituer l’emploi de moûts bisulfites. La stérilisation des jus-mères à feu nu reste aléatoire et a surtout l’inconvénient de donner le goût de cuit aux pieds de cuve. Les moûts bisulfités sont, au contraire, un excellent milieu stérile de conservation facile et longue, qui, par simple désulfitage, serait éminemment propre à l’ensemencement des levures sélectionnées. Au lieu du feu nu, l’auteur conseille pour le désulfitage l’emploi d’un serpentin traversant le moût et dans lequel circulerait de l’eau à une température voisine de l’ébullition, 95° environ. Le moût, ainsi réchauffé par le serpentin, serait alors soumis à des injections de vapeur d’eau qui ne se condenseraient plus dans la masse chaude et favoriseraient le départ de l’acide sulfureux.
- L’appareil et les manipulations sont, en effet, très simples; le goût de cuit n’est plus possible; le liquide reste limpide et parfaitement stérilisé. En une demi-heure environ, le désulfitage est suffisant pour permettre, après refroidissement, l’ensemencement avec les levures choisies.
- Destruction des sanves. — On a proposé pour détruire ce parasite qui infecte parfois des récoltes entières, des pulvérisations de solutions salines diverses : chlorures de fer, de cuivre, sulfates de zinc, de cuivre, de soude et de fer. La plupart donnent d’appréciables résultats, mais le sulfate ferreux mérite d’être préféré en raison de son bas prix. Des essais de Stender à l’Institut agronomique de Breslau, ont montré que les solutions de ce sel à 5 et 7,5 pour 100 n’agissent que fort peu sur la sanve; à 10 pour 100, il y a notable attaque; à 12,5 pour 100 destruction complète. Des liquides plus concentrés produisent le même effet, sans toutefois exercer d’action néfaste sur les feuilles de céréales.
- Il convient donc d’employer des solutions à «2,5 pour
- 100, pulvérisées soit au moment où les plantes parasites n’ont encore que quatre ou cinq feuilles, soit quand elles sont en fleurs. Le liquide laisse complètement indemne les céréales, le lupin, le trèfle rouge, le colza et la carotte; le pois, la sarradelle et le lin souffrent un peu; enfin la plupart des légumineuses, le sarrasin, le navet, la pomme de terre et la betterave ne souffrent pas le sulfatage.
- Nettoyage du marbre taché avec du permanganate et de l’azotate d’argent. — C’est une recette a historique » élaborée par trois célèbres chimistes allemands : Peter Kofe, Bayer et Zimmerman, à la suite de la détérioration par un fanatique de la statue de l’illustre Liebig. Les solutions de ces produits donnent en effet lieu à la production d’oxyde de manganèse et d’argent, très difficiles à enlever. Après un grand nombre d’expériences, on parvint à transformer l’argent et le manganèse en sulfure, ensuite dissout dans le cyanure de potassium.
- Les taches sont recouvertes d’une pâte formée' de kaolin imbibé de sulfure d’ammonium ; après plusieurs applications, on lave, puis on soumet à l’action de kaolin imprégné de cyanure de potassium. En répétant plusieurs fois l’opération, les taches furent complètement enlevées.
- Préparation et conservation de la teinture d’iode.
- — Il est facile de préparer soi-même ce produit en faisant dissoudre de l’iode dans l’alcool, le titre pouvant varier de 1/10 à i/i3. Dans l’ancien Codex, en effet, on emploie 1 gramme d’iode pour «2 d’alcool à 900, tandis que dans le nouveau, les proportions sont respectivement 1 et i3 (en alcool à 95®). Il est d’autant plus inté-«’essant de pouvoir préparer soi-même le produit que plus la teinture est fraîche et mieux elle vaut : à la longue l’iode agit sur l’alcool pour donner de l’acide iodhy-drique et de l’aldéhyde qui, oxydé, donne de l’acide acétique, lequel passe à l’état d’éther acétique en se combinant à l’alcool.
- Des analyses de Courtot [Journal de pharmacie, 1910), il résulte qu’une teinture contenant au moment de la préparation 67,5 d’iode pour 1000 d’alcool, se compose après un an de 54,61 pour 1000 d’iode, de 12,80 pour 1000 d’acide iodhydrique, de 0,20 d’aldéhyde et de 1,94 d’éther acétique. Cet acide peut causer des accidents lors de l’application de vieilles teintures. En outre, ces dernières contiennent assez souvent, par suite de l’évaporation de l’alcool, un fort excès d’iode : on a constaté des teneurs de 73 gr., et même 96 gr. par litre dans des teintures conservées en flacons mal bouchés.
- On doit donc : i° préparer peu de teinture à la fois; 20 la conserver un ou deux mois au plus; 3° mettre en flacons de verre coloré en jaune parfaitement bouchés à l’émeri.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle r.épond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements.—M. J. Félix, à Besançon. —Vous trouverez les appareils mûs par un robinet d’eau, chez M. Weydert, 4, rue Demarquay, Paris.
- M. E. Joyeux, à Sèvres. — Tous nos remerciements pour votre indication. L’idée du frein pour navires n’est pas nouvelle en effet ; mais le besoin de cet organe se fait de plus en plus vivement sentir avec les grandes vitesses pratiquées aujourd’hui par les navires. Pour les vaisseaux de guerre surtout, obligés à de rapides évolutions en tous sens, c’est une question fort importante.
- Un lecteur de La Nature, à Lyon. — Vous trouverez tous les renseignements sur la question qui vous intéresse dans l’ouvrage de M. Rosset, Y Accumulateur au plomb, publié chez Béranger, 9, rue des Saints-Pères, Paris.
- MM. Lonhienne, à Yerviers et Rob.Plouin, à Châlons-sur-Marne. — Vous trouverez tous renseignements concernant le blanchiment électrique dans les ouvrages de Hôlbling (trad. Gautier) : Matières premières de blanchiment, de Abel : Hypochlorite u. eleHrische Bleich.,
- de Wagner : Die elektrische Bleicherei, de Duboscq : Blanchiment par électrolyse. Tous ces ouvrages datant un peu, nous vous recommandons en outre la lecture des articles de Beltzer : Revue générale de chimie, 1908 et de Chapelet : Revue de blanchissage et du blanchiment, 1909.
- M. Gaillard, à Mâcon. — Vous pouvez essayer l’huile de lin additionnée suffisamment de siccatif pour que le séchage dure 1 ou 2 heures. Une solution d’asphalte avec un peu de caoutchouc dans la benzine, le tétrachlorure d’éthane ou autre solvant analogue, donnerait sans doute de bons résultats. Si vous pouvez nous envoyer des échantillons de votre carton, du sable et si possible, de l’objet à imiter, nous ferions volontiers quelques essais.
- M. H. Herpin, à Paris. — La « pâte de verre » n’est autre que du verre plus ou moins coloré et opacifié par des sels métalliques et ne se distingue pas essentiellement des matières ordinaires de la gobelotterie. Yoyez les vases de Galli, de Daum ; il en est d’aspect absolument semblable à celui des « pâtes » sculptées.
- M. Dr., à S. — Bibliographie de la fabrication de l'encre : Manuel Roret de Villar (Mulo, à Paris, édit.). Traduction de l’ouvrage de Lehner et Brunne, par Desmarest (B. Tignol, édit.). Fabrication des encres,par Gouillon (Garnier, édit.). Le volume de Yillar est le mieux fait pour les encres spéciales (typo, litho, etc.), pour l’encre à écrire celui de Gouillon est préférable.
- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Le nouvel Hôtel de Ville de New-York : R. Vii.lers. — Zèbres et zébroïdes : T. Trouessart. — Les nitrates du Chili : L. De Launay. — Le pont flottant de Mechra ben Abbou, dans les Chaouia : J. Ladreit de Lacharrière. — Le tir contre les ballons. — Académie des sciences; séances des 16 et 22 août 1910 : Ch. de Villedeuil. — Un hygromètre d’un nouveau genre : Dr Alfred Gradenwitz.
- Supplément. — Nécrologie : Louis Olivier. — Une nouvelle comète.
- — Les inventeurs du moteur Gnome. — Le circuit de l’Est. — De Paris à Douvres en aéroplane avec un passager. — Nouveaux circuits d’aviation. — Chute mortelle du lieutenant italien Vivaldi en aéroplane. — La théorie des mutations périodiques.
- — Fermentation et traitement des vins de fruits. — Encre pour stylographes. — Pour employer à la réparation de vieux meubles des clous neufs de tapissier.
- Le Canada. Empire des bois et des blés,par A. G. Brad-ley, adapté de l’anglais, par G. Feuilloy. i vol. illustré. Pierre Roger et Cie, éditeurs, 56, rue Jacob. Paris. 1910. Prix : 4 francs.
- La librairie Roger a entrepris de faire connaître aux Français, par goût assez peu voyageurs, les pays étrangers. Nous lui devons déjà la - publication de vivantes et pénétrantes études sur l’Allemagne, la Belgique, les Etats-Unis. Le livre de M. Bradley nous transporte à travers une des plus admirables contrées agricoles du monde; il nous révèle des richesses et une activité que nous ne soupçonnons guère en France; beaucoup d’entre nous ont même oublié les deux millions de Canadiens Français qui prospèrent avec une singulière rapidité dans les vieilles provinces de Québec et Montréal. Suivons donc, à toute vapeur, M. Bradley dans sa course à travers le dominion, le long de l’immense ruban ferré du Canadian Pacific Railway : nous prendrons successivement contact avec les Canadiens Français, race joviale, sociable, de goûts modestes, attachée à sa patrie et à ses traditions, qui a su tirer un merveilleux parti d’un sol ingrat, puis avec les Anglais industriels de Montréal et d’Ottawa, avec les farouches fermiers de l’Ontario, bûcherons et cultivateurs, les plus énergiques travailleurs du monde ; avec les colons mi-anglais, mi-américains,, du Manitoba et de
- la praiiûe, un des territoires les plus fertiles que l’on connaisse, futur grenier de l’Univers. Yoici les grands ranches de l’Alberta, les paysages grandioses des Rocheuses et la Colombie avec ses mines et ses pêcheries. C’est peu de 3oo pages pour faire saisir la vie profonde d’un territoire aussi varié et d’une telle étendue. Le livre de M. Bradley est un peu superficiel; on croit parfois lire un Bædeker plutôt qu’une étude géographique et économique. On garde néanmoins une .impression très vive de ce gigantesque pays neuf, appelé sans nul doute et à bref délai aux plus brillantes destinées.
- Les convulsions de l’écorce terrestre, par Stanislas Meunier. 1 vol. in-18. Flammarion, éditeur, Paris, 1910. Prix : 3fr,5o.
- M. Meunier donne l’explication des tremblements de terre et des volcans, et apprécie le rôle de ces terribles phénomènes dans l’harmonie de la nature.
- Étude sur les hélices propulsives et en particulier les hélices aériennes, par Ern. Prayon, ingénieur. Théorie complète, calcul, tracé, construction à l’aide de formules élémentaires, nouvelles et exactes. Les moyens d’améliorer leur rendement. Nombreuses tables numériques et diagrammes abrégeant les calculs. 1 vol., 90 p. H. Dunod et Pinat, éditeurs. Paris, 19*0.
- L’hélice, instrument propulseur de l’aéroplane, n’a pas encore donné tout ce que l’on en peut attendre, et sa construction a encore de sérieux progrès à réaliser. Les efforts comme ceux de M. Prayon, qui tendent à analyser l’action de l’hélice sur l’air et à donner aux constructeurs des formules s’approchant de la réalité, ne peuvent qu’être féconds et conduire rapidement à la solution désirée. Les raisonnements et les formules de M. Prayon paraissent des plus judicieux.
- Les Moteurs d’aviation. Conférence de Me Paul Bergeon, sous-directeur de l’Institut électrotechnique de Grenoble. 1 broch., 28 pages. Publications de l’Institut électrothechnique de Grenoble, avril 1910.
- Résumé très clair de l’état actuel du moteur d’aviation; vues d’aperçus fort intéressants sur la turbine à combustion et à explosion, ainsi que sur le moteur à réaction, J
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- Lundi | Mardi | Mercredi | Jeudi I Vendredi | Samedi I Dimanche
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Paris (!Tte)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d’origine.
- N* 1946 — 10 SEPTEMBRE 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
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- Aviation. — A l’heure où nous écrivons ces lignes le meeting d’aviation de la baie de Seine continue à se dérouler au milieu d’un mauvais temps persistant qui a beaucoup gêné les pilotes. Ceux ci, cependant, ont réussi
- Ve haut en bas : Latham en vue du Havre ; Aubrun en vue de Trouville.
- quelques belles performances. Nous citerons particulièrement les exploits de Morane (monoplan) qui, après avoir atteint au Havre, le 29 août, la hauteur de 2040 m., s’est surpassé le 3 septembre, à Deauville, en s’élevant jusqu’à 2582 m. : c’est, semble-t-il, la plus grande hauteur qu’on puisse espérer atteindre, et non sans imprudence ; le véritable héroïsme de Morane aurait fort bien pu lui être funeste : le froid empêcha son moteur de fonctionner régulièrement, l’hélice elle-même refusa de tourner pendant une partie de la descente, et celle-ci fut en grande partie une véritable chute en vol plané très rapide. A côté de ces remarquables exploits, la partie
- la plus importante du meeting fut la série d’épreuves de traversées de la Seine, qui dura trois jours, et où la victoire revint à Latham (16 traversées, en 3h 34m 36s 4/5) ; Morane (11 trav., 2h i6m 22‘2/5) ; Aubrun (9 trav., ih42“47s 3/5); Leblanc (6 trav., ihi3m23s); Mamet (6 trav., ih i4moB 4/5) ; Simon, Ladougne (5 trav.), etc.
- Un nouvel aéroplane allemand. — Destiné à l’armée allemande, il a été construit par l’ingénieur Euler, et sera prochainement essayé. Il est pourvu d’une cabine complètement fermée, pour deux personnes, et comprend une machine-fusil, située devant le pilote, et manœuvrée à l’aide d’un levier ; la visée s’opère automatiquement. De plus, le gouvernail serait conçu de façon à permettre au pilote de ee rendre compte à tout instant de la force et de la direction du vent.
- Aéroplanes militaires. — Le ministre de la Guerre vient de commander 10 monoplans Blériôt et 20 biplans Farman, dont 7 pouvant enlever deux passagers en plus du pilote. Ces appareils seront livrés dans trois mois. D’autre part, le général Roques a fixé comme suit les principales caractéristiques de l’aéroplane nouveau modèle qui entrera l’an prochain en service dans l’armée : l’aéroplane militaire type 1911 devra porter au moins 3oo kg et pouvoir faire d’une traite au moins 3oo km., à la vitesse minimum de 60 à l’heure. Un prix de 100000 francs sera donné au constructeur de l’appareil remplissant les conditions exigées.
- Aviation et télégraphie sans fil. — Un message a pu être envoyé à l’aiae de la T. S. F. d’un aéroplane distant d’environ un mille et évoluant à une hauteur de i5o m. D’après des renseignements câblés de New-York, ce remarquable essai a été effectué à Barren-Island, par l’aviateur Mac Curdy et par l’ingénieur Horton. Il est d’autant plus à signaler, que seuls, jusqu’à présent, les dirigeables avaient pu se servir de la T. S. F. Ce n’est là, d’ailleurs, que le début d’une série de recherches.
- De Paris à Bordeaux en aéroplane. — L’aviateur Bielovucie a franchi cette distance de 54o km., en trois jours, avec trois escales (Orléans, Chatellerault, Angou-lême), dans un total de trajet aérien de 6h i5 environ. Il était parti le iet septembre, il est arrivé le 3.
- La radioactivité du potassium. — Des expériences de MM. Elster et Geitel, dans les mines de Stassfurt, confirmées par les travaux de MM. Mac Lennan et Kennedy, de M. Campbell, de M. Henriot, établissent que les sels de potassium sont radioactifs, c’est-à-dire qu’il émane d’eux spontanément un rayonnement qui rend l’air et lès gaz conducteurs de l’électricité. On pouvait se demander si ce rayonnement ne provenait pas d’impuretés incluses dans les sels de potassium, par exemple de parcelles de sels de radium, d’uranium ou de thorium. Il paraît établi aujourd’hui que la radioactivité constatée est bien spécifique dés sels de potassium, et même .qu'elle est de nature atomique, autrement dit, qu’elle provient
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- INFORMATIONS
- de l’atome de potassium et ne dépend pas de l’état de combinaison du métal. Il reste cependant à prouver que, comme pour lé radium, ce rayonnement s’accompagne d’une modification continue de l’atome radioactif.
- Microphone au silundum. — Le « Cosmos » signale que la maison Loresy de Berlin construit un microphone d’un type nouveau Le carbone qui, comme on le sait, constitue en baguettes ou en grains l’élément essentiel dès microphones ordinaire, est remplacé par du silundum ou siliciure de carbone. Le silundum est produit en chauffant du charbon à l’incandescence dans une atmosphère de vapeur de silicium, Le silundum est beaucoup moins sensible aux effets de température que les charbons microphoniques ordinaires; on peut donc le faire traverser par des courants d’intensité beaucoup plus considérable. Ce qui améliore à la fois la sensibilité du microphone, sa puissance et sa portée.
- Une bombe asphyxiante. — Les usines Krupp viennent de construire un nouvel engin de guerre terrifiant. C’est une pièce d’artillerie tirant des bombes
- asphyxiantes. Nous ne savons à quelle puissance est destiné ce matériel. Les projectiles asphyxiants sont, en effet, interdits par la convention de Genève. L’arme est évidemment destinée à agir en cas de siège, pour
- forcer les défenseurs d’un retranchement à abandonner leurs tranchées, devenues intenables. On a prévu une pièce sur affût mobile èt un mortier. Nos figures reproduisent des photographies de ces deux monstres.
- Statistique des retards de trains. — Selon M. Bernard (communication à la Société de statistique de Paris) i5 pour ioo des retards doivent être attribués aux opérations propres des gares ou stations, et moins de xo pour ioo au service de la traction (machines et matériel roulant); 42 pour 100 sont la conséquence d’entraves dans la marche en dehors des gares, 26 pour 100 d’attente aux correspondances. Leur nombre est maximum pendant l’hiver et minimum pendant l’été ; parce qù’en hiver la circulation des trains de marchandises est le plus intense et se superpose aux intempéries. L’établissement rapide des statistiques peut seul influer sur les décisions à prendre afin de remédier aux inconvénients signalés.
- Chemin de fer d’Innsbruck à Munich. — On a
- commencé en 1909 et on terminera en 1912 une nouvelle
- voie ferrée alpestre qui va réunir Innsbruck à Munich, en évitant le grand contour de l’Est par Ivufstein. Cette ligne, à traction électrique aura io5 km d’Innsbruck à Reutte. Elle franchira ce qu’on appelle les Alpes calcaires du Nord, tyrolo-bavaroises, riches en sites pittoresques. La traction sera électrique et la pente maximum de 35 pour 1000. A peu de distance d’Innsbruck un tunnel de 1787 m. percera la fameuse Martinswand, la terrible falaise où, selon la légende, l’empereur Maximilieu serait resté deux jours en détresse et en danger de mort en allant chasser l’aigle. La ligne passe par le seuil de Seefeld ( 1185 m.)Scharnitz et Mittenwald. Cette nouvelle percée alpestre créera, en face du Brenner une importante jonction complémentaire entre les chemins de fer autrichiens et allemands.
- L’origine du chat au Japon. — D’après M. Seki Tenrai (.Mercure de France, janvier 1910), le chat serait d’origine récente au Japon. Il y serait venu de Chine en même temps que le bouddhisme.' L’auteur remarque, en effet, qu’au milieu du vie siècle de notre ère, on offrait dès sacrifices au chat, considéré comme « gardien des 1 manuscrits ». Ce rôle de gardien consistait à écarter les souris qui seraient venues ronger les précieux feuillets. Parfois les manuscrits étaient placés sous le titre suivant : « le chat qui écarte les souris », — oji bien des portraits de chats étaient dessinés dans les endroits fréquentés par les souris; surtout — car ces procédés magiques devaient se montrer peu efficaces —- on avait coutume de garder des chats dans les temples. C’est par là que peu à peu on se mit ensuite à en élever dans les habitations particulières.
- Un nouveau procédé de développement photographique à la lumière du jour. — Dans la pratique photographique, on sait parfois combien est pénible la sujétion où l’on se trouve d’opérer le développement des plaques exposées à la lumière rouge ou inactinique. Aussi a-t-on cherché souvent à s’en affranchir et a-t-on indiqué à ce sujet un certain nombre de procédés plus ou moins ^pratiques et plus ou moins bons. Un chimiste allemand, M. Freund, a imaginé dans le même but un mode opératoire qu’il a exposé récemment dans la Chemiker Zeitung et qui consiste en principe à se servir de plaques au chlorure d’argent; celui-ci, après impression, est transformé en iodure par immersion dans une solution d’iodure de potassium. Au sortir de ce bain, la plaque est insensible à la lumière et se laisse développer par un révélateur spécial composé d’hyposulfite de soude, de métol, d’hydroquinone et de soude.
- Le cuir artificiel. — Le cuir artificiel dont nos lecteurs ont certainement entendu parler et qui est destiné à suppléer le cuir naturel dans un certain nombre d’applications, est formé le plus souvent d’un tissu feutré, de composition variable : papier, coton, etc., imprégné de celluloïd, d’huiles ou de composés cellulosiques, tels que les xanthogénates, par exemple. Après mélange convenable, le tout est soumis au calandrage et est alors prêt à être employé.
- Adoption d’un levraut par une chatte. — Ce curieux cas d’adoption nous est signalé par un de nos lecteurs, directeur de La Céramique, à Persan-Beaumont (Seine* et-Oise) qui le décrit en ces termes dans une lettre qu’il nous adresse obligeamment : « Il y a huit jours, on apporta à un de mes ouvriers un tout petit levraut trouvé, paraît-il, près d’un chemin. Une chatte avait mis bas cinq petits qu’on venait justement de jeter dans l’Oise. L’idée vint à l’ouvrier de placer le petit levraut près de la chatte qui l’accueillit avec des témoignages de joie et qui, depuis, l’allaite comme sien ; on le voit pousser à vue d’œil. »
- Cavernes dans les fondations d’une voie ferrée. —
- Au cours du mois de mars dernier on a trouvé dans le sous-sol de Schenectady (près New-York) de véritables cavernes en creusant les fondations du New-York-Central Railroad le long de River Street. C’est un labyrinthe de cavernes et reconnu sur près de 5oo m. de développement, à 7,5o m. au moins sous terre. Quelques-unes contenaient de l’eau courante. Les stalagmites de toutes formes y abondent. On y a recueilli des ossements appartenant à des animaux qui n’ont pu pénétrer que par une entrée plus vaste que l’orifice mis à découvert.
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- SCIENCE APPLIQUEE
- *»> Médecine
- Un nouveau stéthoscope. — Le stéthoscope est un instrument bien connu : on appelle ainsi le cornet acoustique que le médecin applique sur la poitrine du malade pour reconnaître les bruits qu’y produisent le cœur, les poumons et les vaisseaux.
- Dans cette forme simple, l’appareil n’a pas une grande sensibilité, et il peut ne déceler des dégâts aux organes
- Fig. i. — Le nouveau stéthoscope de M. Brown.
- intéressés que lorsqu’ils sont déjà relativement avancés.
- Il y a donc souvent grand intérêt à disposer d’un détecteur plus efficace, pour ausculter, avec une précision suffisante, des patients qui semblent atteints d’une affection de poitrine.
- Pour répondre à ce desideratum, le Dr Boudet avait imaginé, il y a quelques années déjà, d’appliquer à l’étude des bruits en question le transmetteur microphonique.
- Son appareil se composait d’un pavillon, s’appliquant au point à examiner et communiquant avec un tambour fermé par une vessie bien tendue, qui portait l’un des contacts du microphone ; l’autre contact était fixé à un dispositif permettant de le régler.
- Dans la suite, ce stéthoscope microphonique a été modifié par divers constructeurs et, à la faveur notamment des perfectionnements apportés aux appareils microphoniques mêmes, il a été sensiblement amélioré.
- Un nouveau stéthoscope vient toutefois d’être imaginé, qui possède une sensibilité considérablement plus grande, d’après les résultats indiqués jusqu’à présent, que tous les appareils de cette espèce préexistants.
- L’inventeur en est M. S. G. Brown, ingénieur électricien anglais dont nous avons décrit récemment le nouveau relais téléphonique, et il est basé sur le même principe que ce dernier.
- L’appareil comprend en premier lieu un pavillon de laiton, garni d’un diaphragme d’ébonite, et qui s’applique sur la poitrine du malade ; les vibrations communiquées à la plàque se transmettent, par l’air du tube acoutisque que termine le pavillon, au stéthoscope proprement dit.
- Ce dernier est formé d’une capsule dont la membrane porte, en son centre, vers l’extérieur, une pointe d’osmium-iridium ; cette pointe se trouve en face et à une très faible distance d’un contact de même métal porté par une anche placée en regard des pôles d’un aimant en fer à cheval. L’aimant est monté horizontalement sur un bâti à charnière, et il est soumis à l’action d’un ressort à boudin qui l’appuie contre le bout d’une vis de réglage.
- Grâce à cette vis, on peut déplacer ledit aimant de manière à rapprocher les pôles et l’anche, qui est fixée au support de l’aimant, de la pointe de contact du diaphragme.
- L’anche peut, d’autre part, être éloignée ou rapprochée des pôles au moyen d’une petite vis qui en détermine la position sur le support.
- La branche supérieure de l’aimant est munie d’une bobine dont les extrémités sont reliées à des bornes
- d’attache, l’une directement, l’autre indirectement, par l’intermédiaire du contact variable..
- De même qu’avec le relais téléphonique de M. S. G. Brown, on établit un intervalle infinitésimal entre les deux contacts, de l’anche et du diaphragme, et cet intervalle est maintenu automatiquement par l’action du courant local dans la bobine.
- D’un autre côté, les vibrations les plus faibles du diaphragme de la capsule modifient la grandeur de cet intervalle et provoquent des variations correspondantes de l’intensité du courant local.
- Enfin, ces variations sont observées au moyen d’un récepteur téléphonique, de préférence à l’intervention d’une bobine d’induction, ainsi que cela se fait d’ordinaire en téléphonie.
- Observés avec ce stéthoscope, les battements du cœur, par exemple, produisent des vibrations de la plaque de 1 écouteur téléphonique trois fois plus fortes qu’avec les autres instruments.
- On peut obtenir des sons beaucoup plus forts encore en amplifiant les courants au moyen du relais, qui les multiplie vingt fois, ce qui suffit largement pour toutes les applications pratiques.
- Dans ce cas, le stéthoscope est relié au relais et celui-ci est connecté au téléphone récepteur et le bruit donné dans ce dernier est très clair ; c’est ainsi qu’au cours d’essais faits à l’hôpital de Londres il était perceptible pour les assistants et pour le malade même lorsque le praticien tenait les écouteurs à l’oreille.
- On avait accordé l’anche et le diaphragme aux battements du cœur, c’est-à-dire qu’on les avait réglés pour qu’ils répondissent à ces battements à l’exclusion des bruits étrangers et l’observation était des plus aisées.
- De la même façon, en réglant pour que l’instrument ne décelât plus que les bruits des poumons, on entendait le passage de l’air dans les bronches « comme le mugissement du vent dans une forêt. »
- Cette aptitude de l’appareil à être accordé pour diverses fréquences de bruits à examiner, permet de l’employer pour l’étude des différents organes séparément, et elle est avantageuse.
- Une expérience fort intéressante a consisté à relier le relais à des lignes téléphoniques ordinaires, transmettant ainsi les courants à des médecins se trouvant à l’extérieur de l’hôpital, dans leur cabinet, à Londres et dans l’île de Wight.
- Les lignes ne semblaient pas produire de distorsion et laissaient les sons parfaitement conformes aux originaux, de sorte que l’on réalisait une véritable consultation à distance.
- Le stéthoscope avec ses accessoires, y compris un relai.
- Réciproquement, un spécialiste de Londres pourrait, sans se déranger, ausculter un malade de la province, demeurant lui dans sa chambre, et donner un diagnostic précis !
- D’ailleurs, si l’on remplace le tuyau acoustique du stéthoscope par un cornet, l’appareil est transformé en un transmetteur-amplificateur d’une extrême puissance et pouvant rendre de précieux services aux personnes atteintes de surdité plus ou moins prononcée.
- Les deux figures qui illustrent notre description montrent, respectivement, le stéthoscope seul et le stéthoscope avec ses accessoires. . „
- On voit parfaitement les différents organes que nous avons indiqués à la première figure, et l’on reconnaît, à
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- la seconde, le pavillon, le tuyau, le stéthoscope, le relais, la bobine (derrière le relais), un serre-tête double et la pile fournissant le courant.
- En pratique, stéthoscope et relais sont naturellement protégés par une boite. H. Marchand.
- &> 'Electricité
- rapidement un goût de moisi très désagréable. Elle peut même devenir le siège de végétations microbiennes qui ne seraient pas sans danger. On a imaginé, pour le voyage, des étuis en métal ou en cristal, dont remploi n’est pas à conseiller; il faut en général laisser la brosse dans un vaste tiroir, si on veut l’enfermer, et le mieux est encore de la suspendre à l’air libre dans le cabinet de toilette. Le petit système représenté ci-contre est d’une
- Prise de terre pour connexions électriques. — Il
- est souvent très délicat d'obtenir une bonne prise de terre quand on doit avoir un pôle à la terre dans une canalisation électrique. On emploie souvent une grande
- plaque en cuivre rouge. Un nouveau dispositif qui donne de meilleurs résultats est représenté par la figure qui montre l’appareil fixé dans la terre.
- La partie conique est constituée par une feuille de cuivre enroulée et perforée grossièrement en laissant subsister les bavures. Elle est remplie de charbons de bois en morceaux de la grosseur d’un pois, et un câble en cuivre la traverse dans toute sa longueur ; ce câble est soudé soigneusement à l’extrémité et dépasse légèrement le cône à la base. Les trous n’ont pas seulement pour but de permettre au charbon d’absorber l’humidité du sol et de donner une prise de terre humide, mais les bavures donnent aussi une surface plus grande de décharge et aussi des pointes qui réduisent ait minimum la_capacité électrostatique.
- Le câble est tressé de manière à être élastique, et il se termine au sommet du cône qui est formé par une petite masselolte de cuivre.
- Le cône est fixé généralement à l’extrémité d’un poteau télégraphique. Il est recommandé de tamponner autour du cône du charbon de bois ou du coke, qui empêchent les actions chimiques du sol sur le métal et accroissent l’humidité qui doit subsister tout autour de la prise de terre.
- On peut évidemment installer, pour une seule prise, deux,ou trois cônes et les relier ensemble, quand on veut obtenir une grande surface pour la prise de terre.
- Cet appareil se fait en deux grandeurs : le petit modèle pour les lignes télégraphiques ou téléphoniques, le grand pour les lignes d’éclairage ou de transport de force.
- Ils sont construits par la Paragon Sellers Cs ILFiflh. Avenue à Chicago.
- Nouveau détecteur pour la T. S. F. — Ce nouveau détecteur, construit par la Société allemande de télégraphie sans fil comporte un vase en caoutchouc durci dans l’intérieur duquel sont en présence deux conducteurs b et e. Le premier, b, est une pointe de graphite et le second une plaque en sulfure de plomb.
- Le réglage du contact s’effectue à l’aide d’un bouton f prolongé par une tige qui se termine, à l’intérieur du vase, par un cône isolant.
- Ce cône éloigne plus ou moins les deux conducteurs en présence ; il peut même mettre tout à fait le rcuit par un éloignement suffisant.
- détecteur hors du
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- .cône de ferre
- Cône métallique pour prise de terre.
- Divers
- Support pour brosse à dents — Une brosse à dénis ne doit jamais être enfermée, car dans ce cas elle prend
- extrême simplicité puisqu’il est formé d’un morceau de fil de fer galvanisé, tourné en spirale formant poche dans le bas et muni d’un anneau dans le haut. On pourrait y ajouter un système de fermeture qui ne permettrait de retirer la brosse qu’au moyen d’une clef spéciale ; on serait ainsi certain, tout en satisfaisant aux conditions de l’hygiène, de conserver l’usage exclusif de cet accessoire bien personnel de la toilette. — En vente chez M. Mathieu, galerie de Valois, Palais-Royal.
- Épingle à chapeau « Regina ». — On a imaginé un nombre considérable de protège-poinie pour les épingles à chapeau, mais il faut croire que le meilleur présente encore bien des inconvénients, car les dames s’en servent très peu.
- Le plus simple élait de supprimer la pointe elle-même et c’est à cela qu’est parvenu l’inventeur de Regina. Afiu que, malgré celle suppression, l’épingle pénètre
- Fig. I. —^ L’épingle Regina :
- D, étoile qui se lixo à demeure sur le chapeau; E, épingle;
- T, vis du cabochon ; C, cabochon interchangeable.
- dans le chapeau, il fixe à demeure sur celui-ci une petite étoile D en métal qui porte deux tubes A et B dans lesquels passent les branches de l’épingle double E (fig. i). L’étoile une fois fixée au chapeau, au moyen d’une goupille II qui la traverse en son centre et dont on rabat les extrémités, y reste à demeure (fig. 2), ainsi que l’épingle qui coulisse simplement dans les petits tubes A et B. Elle ne peut en sortir complètement par suite d’un artifice très simple qui consiste à plier très légèrement l’extrémité d’une des branches. La tête de l’épingle est munie d’une vis T qui permet d’y fixer un cabochon C au choix. On peut avoir plusieurs de ces cabochons plus ou moins riches, plus ou moins simples, selon le chapeau auquel ils sont destinés, les épingles, dont le prix est très peu élevé, restent à demeure sur le chapeau. Un des avantages les plus appréciables, en dehors de celui qui consiste à respecter les yeux de ses voisins, c’est que d’abord on ne se pique pas constam-
- Fig. 2. — L’étoile dans laquelle Fig. 3.
- glisse l’épingle.' Les épingles sur le chapeau.
- ment le cuir chevelu en tâtonnant pour placer son épingle et qu’ensuite on évite de cribler de trous les rubans et la carcasse du chapeau. Au point de vue de la solidité, les épingles Regina offrent autant, sinon plus de garantie que toute autre, puisque les quatre branches (fig. 3) se trouvent entrecroisées dans la chevelure et forment une attache qui permet d’affronter les plus grands vents. Se trouve dans les principaux magasins de nouveautés. Vente en gros, M. Arpin, 23,rue Michel-Lecomte, à Paris.
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- La « main » à gauche. — Il se dessine en ce moment, dans les milieux sportifs et les journaux qui en défendent les intérêts, une campagne en faveur d’une modification des règlements qui gouvernent en France le sens de croisement et de dépassement des véhicules.
- On sait qu’en Angleterre la « main », c’est-à-dire le côté de la voie sur lequel doivent obliquer deux voitures qui se croisent, est à gauche; chez nous, c/est le contraire, sauf pour les trains de chemin de fer qui prennent la gauche. Le règlement qui en décide ainsi date de i85i.
- Or, des gens compétents affirment qu’il a assez duré, qu’il prête le flanc à une sérieuse critique, et que le système anglais est de beaucoup plus judicieux que le nôtre. Le fait qu’une méthode est en honneur chez nos voisins d’outre-Manche est du moins un argument en faveur de son caractère pratique : et c’est là un point important dans la présente question.
- Le nœud du problème, le détail essentiel sur lequel portent les efforts d’argumentation des partisans de la réforme, est le dépassement. Quand un véhicule veut en dépasser un autre allant dans le même sens, il doit, d’après les règles actuellement en vigueur en France, le faire à gauche.
- D’autre part, ces règles imposent au conducteur l’obligation d’être assis sur le côté droit du siège. Dans le dépassement, sa vue étant gênée par le véhicule qu’il a devant lui, il ne peut par conséquent reconnaître si la partie de la voie où il va s’engager est libre, ou au contraire occupée par une voiture, une automobile, un tramway venant en sens inverse.
- De là des chances nombreuses de collisions, qui ont quelquefois engendré de véritables catastrophes.
- Il peut sembler que pour remédiera cet inconvénient, sans avoir recours à un changement radical et perturbateur de règlements suivis avec ponctualité par tous les conducteurs, il soit tout indiqué d’obliger simplement ceux-ci à « siéger » à gauche.
- Mais, outre qu’il serait certainement injuste de condamner les possesseurs des innombrables automobiles françaises à une coûteuse transformation de leur matériel, il est démontré que sur les véhicules à traction animale le cocher ne saurait impunément être astreint à se tenir à gauche.
- Il doit en effet de toute nécessité avoir la pleine liberté des mouvements de son bras droit ; une personne, une malle placée à sa droite sur le siège entraverait ses mouvements au point de rendre la conduite impossible ou périlleuse. Le remède serait de beaucoup pire que le mal. Et comment serrer le frein de la main gauche?
- A l’appui de leur thèse, les partisans de la réforme font encore remarquer que, dans le système actuel, les charretiers conduisant à pied, et qui par le règlement sont tenus de demeurer à gauche de leurs chevaux, se trouvent dans les croisements du côté intérieur de la route, et par conséquent exposés à tous les dangers. Si Ja « main » était à gauche, ils se trouveraient au contraire du côté extérieur et plus en sûreté ; en même temps que les véhicules disposeraient de plus de place pour évoluer.
- Le côté physiologique du problème est peut-être aussi digne d’être pris en considération. Pas n’est besoin d’être un profond observateur pour avoir remarqué que chez l’homme, pour des raisons don.t il serait sans doute bien intéressant de rechercher la genèse, la main gauche est plus particulièrement préposée aux actes automatiques, tandis que la droite est l’agent des opérations spéciales, intentionnelles, délibérément volontaires.
- Tandis que le sous-moi instinctif et quelque peu sommeillant commande machinalement à gauche, le moi attentif donne à droit e ses ordres impérieux et nets. Le promeneur, tout aux beautés du paysage, garde sa canne, son parapluie sous le bras gauche, le cocher tient les rênes de la main gauche. Mais s’agit-il de se défendre contre un chien hargneux, contre une averse subite, de réveiller d’un coup de fouet la bète qui s'endort, de déployer un journal tandis que le cheval monte la côte en soufflant, alors c’est la main droite qui intervient.
- Soit disposition physiologique d’origine obscure, soit crainte instinctive et héréditaire du fouet dont le contact menace sans cesse à droite, le cheval attelé, abandonné à lui-même, a une tendance marquée à suivre, non pas même le milieu de la route, mais le côté gauche.
- Le croisement à gauche aurait donc pour conséquence de favoriser l’accomplissement machinal et automatique d’un acte dont l’antagoniste ne saurait être obtenu sans une intervention expresse du conducteur et un effort spécial de l’animal. Ainsi seraient encore diminuées les chances de collisions par distraction, puisque, le cocher négligeant ou oubliant d’intervenir, l’attelage se comporterait dans le sens d’une obéissance mécanique au règlement.
- La réforme réclamée aboutira-t-elle? Beaucoup, qui n’y seraient pas opposés en principe, redoutent le désarroi temporaire d’une transformation si complète d’habitudes profondément enracinées. Si cependant une étude approfondie et sincère démontre que cette transformation soit un progrès, il faudra bien l’adopter : la sagesse du public et l’énergie de l’administration s’uniront pour abréger la période de transition et en atténuer les dangers. A. Acloque.
- Nouveaux solvants industriels de matières grasses. — L’extraction des corps gras est pratiquée industriellement sur une très grande échelle, soit pour retirer des résidus les huiles ou les graisses utilisables qu’ils contiennent (on épuise ainsi par le sulfure de carbone les tourteaux d’huilerie, par exemple); soit au contraire pour débarrasser des matériaux des corps gras qui les souillent (c’est le cas dans le nettoyage à sec des vêtements) ; soit enfin à la dissolution de substances ainsi plus facilement employables (comme dans l’imperméabilisation des étoffes par le caoutchouc mélangé ou non d’huiles siccatives ou de gutta). On emploie ainsi d'importantes quantités de solvants divers des matières grasses : sulfure et tétrachlorure de carbone, essence et éthers de pétrole, benzine, essence de térébenthine, etc. La plupart de ces produits sont d’ailleurs à la fois coûteux, insalubres et dangereux par suite de leur facilité d’évaporation et de leur combustibilité : le dégagement de vapeurs occasionne, en effet, une perte de liquide assez importante au cours du travail ; les ouvriers qui respirent ces émanations sont incommodés ; enfin il y a formation avec l’air de mélanges combustibles, et la moindre étincelle provoque parfois un embrasement de toute l’usine.
- Aussi s’est-on ingénié à préparer des succédanés de ces solvants d’emploi plus pratique. Outre le tétrachlorure de carbone, peu volatil et incombustible, mais dont l’emploi s’est peu généralisé par suite de la cherté du produit et de la corrosion des récipients métalliques, on prépare industriellement depuis peu des combinaisons synthétiques déjà utilisées avec succès dans plusieurs industries. Ce sont des dérivés chlorés de plusieurs carbures d’hydrogène : éthane tétra et penta-chloré, éthylène dichloré, trichloré et tétrachloré. Yoici quelles sont les propriétés caractéristiques des plus employés de ces solvants :
- Noms commerciaux. Composition. Densité, Point d’ébullition.
- Dichlorure d’èlhyléne. | Diéline. C- M- cr- 1.278 52° C.
- Triclilorure d’éthyléne. | Triéiino. C2 II CI5 1.-171 85° C.
- Perchlorure d’élhylène. | Etilinc. C2 Cl* 1.628 116° C.
- Tétrachlorure d’éthane. ^ [Télraline. C2 II2 CP 1.600 111° C.
- Pentachlorure d’éthane. > Penlaline. c2 hcp 1.685 159° C.
- Tous ces liquides sont incombustibles, ininflammables et inexplosifs ; ils n’attaquent pas sensiblement les métaux usuels ; comme on l’a vu, leurs propriétés diverses varient dans de larges limites, ce qui permet de choisir en satisfaisant à toutes les exigences possibles. Enfin, on peut les obtenir à des prix relativement peu élevés et susceptibles de s’abaisser encore, puisque le chlore
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- VARIETES
- est un résidu de plusieurs industries chimiques dont on se débarrasse à vil prix, et que les carbures d’hydrogène se préparent maintenant à peu de frais en traitant par l’eau différents carbures métalliques obtenus au four électrique par simple fusion de leurs oxydes avec du charbon.
- Actuellement la létraline est surtout employée pour l’extraction du soufre et la dissolution des caoutchoucs ; la triéline pour la fabrication des savons émulsifs, l’extraction des graisses; l’étiline comme succédané des benzines à détacher et la diéline pour remplacer les éthers de pétrole dans les usines de parfums. A. Ch.
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- HYGIENE ET SANTE
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- Les lésions du décubitus. — Quoi de plus agréable que de s’étendre le soir dans un lit moelleux après une journée de grande fatigue; l’impression fraîche des draps blancs vous invite au sommeil et au repos, et l’on s’étire dans cette blancheur du linge avec la volupté du paresseux. Mais par contre, quand la maladie, un accident vous retiennent au lit de longs jours, des semaines, quel supplice intolérable! Et quand par hasard ce séjour forcé se prolonge, quand le malade est de par la nature de son mal ou par la faiblesse, incapable de remuer et de changer de position, on voit survenir toute une série d’accidents que l’on dénomme les lésions du décubitus. Sur les points les plus saillants en contact permanent avec ^les draps, ces tissus qui semblent si doux au-gens en bonne santé, sur l’épine dorsale, le sacrum, le coccyx, les talons, partout où s’exerce une pression continue, et le point le plus exposé se trouve naturellement être le siège, le sacrum, on voit survenir des rougeurs de la peau, de l’érythème, qui aboutit, lorsque la nutrition du malade est défectueuse, à des ulcérations, des eschares qui défient la thérapeutique la plus parfaite, les soins les plus ingénieux.
- On saupoudre la région de talc, on la couvre d’ouate, on interpose des coussins à air, des matelas d’eau, souvent tous ces moyens sont impuissants. Le matelas d’eau seul est efficace, la mobilité du liquide dans cette
- enveloppe de caoutchouc, la fraîcheur et le peu de dureté du contact préviennent la formation des eschares. Mais cet appareil est d’un prix très élevé, le maniement en est délicat, une fausse manœuvre exposant à des déchirures faciles : quelques malades ne peuvent le supporter.
- Le Dr Mauriceaux-Beauchant fait connaître un [moyen simple et qui, dans la plupart des cas où il Ta employé, lui a donné complète satisfaction. C’est d’interposer sur la partie la plus exposée et que l’on veut garantir contre la production d’eschares, entre le corps et les draps du lit, une peau dite de chamois. Cette peau n’a rien du chamois ; elle n’est autre qu’une peau de mouton ayant subi une préparation spéciale, le chamoisage qui la rend douce, soyeuse et très souple. Elle sert aux bijoutiers, aux argentiers, et dans les ménages pour polir le métal, mais ne confondez pas cette vraie peau avec celle que débitent au coin des rues les camelots et qui se déchirera au premier toucher. Il faut placer contre la partie malade le côté doux et soyeux de la peau, et ce contact moelleux suffit, généralement, à empêcher les érythèmes et les ulcères. Ces peaux ne sont pas de prix très élevé, elles sont fortes, résistantes et peuvent durer longtemps ; elles peuvent même, sans être détériorées, subir plusieurs lavages. Le moyen est, comme on le voit, des plus simples et mérite d’être recommandé. Dr A. C.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
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- Pain mélasse pour la nourriture des bestiaux. —
- Les travaux de nombreux physiologistes, les essais d’application pratique faits par exemple dans les services de recherches de la Compagnie des Petites voitures, celle des Omnibus, etc... : ont mis en lumière le rôle dé toute première importance joué parle sucre-aliment. Aussi existe-t-il maintenant dans le commerce quantité de fourrages sucrés à base de mélasse de sucrerie. Dans les fermes où Ton dispose d’un four, il est très facile de préparer à peu de frais d’excellent pain mélassé avec des tourteaux et des bas-produits de meunerie. Selon les matières dont on peut disposer et les cours commerciaux, on peut employer différents mélanges ; dans tous les cas, malaxage et levage de la pâte doivent être faits comme quand on prépare le pain ordinaire.
- A) On fait lever 3o kg de farine de blé avec la quantité suffisante de levure et d’eau; on malaxe avec xoo kg de mélasse et 80 de tourteau broyé. Après cuisson, le pain est assez résistant pour pouvoir être transporté. On peut aussi prendre 25 kg de farine et ioo de poudre de tourteaux, mais on ne peut employer moins de farine, le pain n’étant plus alors suffisamment consistant.
- B) 3o kg de farine de blé de qualité inférieure, ioo kg de mélasse sont employés à faire une pâte avec de l’eau et de la levure ; on ajoute ensuite, soit de la pulpe pressée de betteraves, soit de la paille finement hachée ou des menues-pailles résiduelles du battage des céréales. On cuit comme à l’ordinaire.
- C) On délaie 5o kg de farine de maïs grossière dans un minimum d’eau sans ajouter de levure, on malaxe ensuite avec ioo kg de mélasse, puis on ajoute du gros son de façon à amener le mélange à consistance conve-vable. On façonne ensuite en galettes qui se cuisent très bien au four. Toutes ces recettes peuvent naturellement être modifiées selon les besoins : on devra toutefois employer des mélanges analogues quant aux teneurs en
- mélasse et en farine, celles que nous indiquons ayant été déterminées par l’expé.rience de façon à obtenir des produits très nourrissants, fort bon marché, cuisant facilement et de consistance assez résistante.
- Fourrage mélassé de fabrication facile. — Depuis quelques années, il existe dans le commerce de nombreux produits à base de mélasse et de divers tourteaux, ou autres résidus industriels tels que basses farines de meunerie, drèches de distillerie, touraillons de brasserie. Ces mélanges, d’ailleurs excellents, tant pour les bêtes à l’engrais que pour les animaux de travail, sont vendus assez chers, de plus ils sont souvent additionnés de diverses matières inertes (sciure de bois, tourbe, etc.) n’ayant aucun pouvoir nutritif.
- Il est facile de préparer à la ferme un de ces fourrages sucrés d’excellente qualité et de prix modique, en employant du son : de tous les mélanges mëlassés, c’est celui dont la fabrication sans appareils spéciaux demande le moins de soins et réussit le mieux. La mélasse est d’abord chauffée à 85° environ, de façon à la fluidifier suffisamment; on ajoute un poids de son ou de re-bulet égal au poids de liquide, on agite. Au bout de peu de temps, le son a complètement absorbé la mélasse.
- Après refroidissement, on obtient un produit pulvérulent ne poissant pas, se conservant assez bien et pouvant être facilement distribué aux animaux. Dans les fermes où Ton dispose d’un pétrin mécanique employé pour la panification, il y a avantage à l’utiliser, sinon, on opère à la main. On peut, en s’y prenant de la même manière, préparer aussi des fourrages à base de mélasse et de touraillons de brasserie (radicelles provenant de l’orge germée destinée à la préparation du malt) ; ce résidu étant généralement bon marché, quoique très riche en principes nutritifs, il y a même intérêt à l’employer.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publiç les laits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. L. G., à Roanne. — Pour mettre en état de culture un terrain ayant porté une forêt, voici comment vous devrez procéder : en supposant les chênes abattus au ras du sol, les grosses souches, celles ayant plus de o,3o m. à 0,40 m. devront être éclatées à la poudre ; les autres, ne dépassant pas o,3o m. à 0,40 m., devront être dégagées à la pioche et à la bêche, jusqu’au moment où une forte chaîne pourra être passée autour d’elles. Ensuite, à l’aide d’un treuil-cabestan placé dans un angle du champ, on arrachera, avec le câble du treuil, toutes les souches dégagées sous un rayon d’environ 200 m. ; un bûcheron sera nécessaire pour le cas où une racine trop forte résisterait à la traction du treuil. Il faut donc dessoucher tout le terrain, et trois ou quatre animaux attelés au treuil arrachent bien une dizaine de souches à l’heure, quand celles-ci sont préparées pour recevoir la chaîne. Cette première grande opération terminée, le débardage des souches étant effectué en dehors du terrain, on procède alors au labourage à l’aide du treuil-cabestan et d’une charrue défonceuse simple, suivie d’un ou deux bûcherons qui dégagent, de temps à autre, dans les rencontres de racines trop grosses ou se présentant dans des conditions par trop défectueuses. Le labourage de défrichement étant terminé, il est nécessaire d’avoir recours ensuite à un très fort scarificateur pour brasser le sol et en retirer toutes les racines qui se trouvent encore dans les bandes de terre retournées. Généralement, pouf ces déboisements, on emploie, soit le matériel désigné, à traction' animale, soit de très puissants matériels à vapeur, avec double routière à vapeur d’au moins
- 100 chevaux chacune. On trouve très difficilement ces dernières à l’entreprise, les frais de transport étant par trop onéreux; en outre, de nombreuses ruptures sont à craindre dans ce genre de travail. Les appareils à traction d’animaux — plus lents, il est vrai — évitent les ruptures, car ils s’arrêtent sous les efforts trop grands. Un treuil-cabestan ordinaire, avec tous ses accessoires, coûte i5oo fr. ; un treuil fort, 1800 fr. Une charrue défonceuse simple, genre bascule, à flèche ou à contrepoids, pèse de 55o à 1200 kg et se vend à raison de i,5o fr. le kg (labours de 0,40 m. à 0,60 m.) ; le type fort, pour terrains extra-difficiles (labours de o,5o m. à 0,80 m.), pèse de i25o à 3ooo kg et se vend à raison de 1,40 fr. le kg. Un scarificateur type fort (3 ou 4 forts chevaux) coûte de 370 à 42° fr. Pour tout ce matériel, vous pouvez vous adresser à M. À. Bajac, constructeur, à Liancourt (Oise).
- M. Valois, à Paris. — Dans les régions de montagnes on trouve en effet deux coquelicots jaunes. L’un est le Papaver alpinum, qui se rencontre dans les rocailles et éboulis des Alpes, des Pyrénées, des montagnes élevées de l’Europe jusqu’à la Norvège, l’Asie boréale et centrale (juillet-août). L’autre est le Meconopsis cam-brica, des bois et lieux ombragés des Pyrénées, des montagnes du Plateau Central jusque dans la Côte-d’Or, du Jura suisse, de l’Espagne, de la Grande-Bretagne (juin-août). Le premier se reconnaît à ses feuilles nettement poilues, à segments lancéolés, sa capsule couverte de petites soies dressées vers le haut, ses fleurs jaunes, parfois blanches ou orangées. Le second a des feuilles un peu velues, incisées-dentées, le style court, la capsule en forme de massue, absolument lisse, à intérieur sans cloison, des fleurs d’un jaune soufre, devenant orangées, penchées avant l’épanouissement. Si vous voulez être exactement fixé sur la plante récoltée par vous, envoyez-en un èxèmplaire, frais ou "sec, à M. Henri Coupin, 5, rue de la Santé, Paris.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Hôpital pour poissons : Jacques Boxer. — Recoupement, d’un abîme par le tunnel du mont Orso (Italie). — Nouveau procédé de fabrication des fils métalliques. — Résultats scientifiques de la seconde expédition Charcot : Lucien Rudaux. —- Un Congrès solaire à deux mille métrés d’altitude : G. Renaudot. — Le Pélican dans l’Egypte ancienne : P. HYrrouYTE Boussac. — Nouvel appareil de levage : A. Troixer. — Académie des sciences; séance du 29 août, 1910 : Ch. de Vieeedeuil. —La tour penchée de Pise est-elle en danger ?
- Supplément. — Expédition Japonaise ou pôle Sud, etc.
- Matériel exposé à Bruxelles par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée. Imprimerie Maulde, Douveric et Cie, 144> rue de Rivoli, Paris, 1910.
- La Compagnie de P.-L.-M. décrit dans une brochure spéciale le matériel qu’elle expose en ce moment à Bruxelles. Ce matériel se compose : i° d’une locomotive à marchandises compound à quatre cylindres et quatre essieux couplés avec bogie à l’avant. Le type de l’armature, dont la Compagnie possède actuellement 307 exemplaires, a une surface de grille de 3 m2 8 et une surface de chauffe de 247 m2 18. Timbré à 16 kg, le poids en service est de 75 t. 820 et le poids adhérent de 5g t. 760. — 20 D’une voiture à bogie de ire classe avec compartiment de luxe et compartiment de lits-salons avec éclairage au gaz d’huile par incandescence et chauffage par la vapeur. Son poids total à vide est de 37 t. 810, ce qui, pour 29 places occupées, représente un poids mort de i3oo kg. — 3° D’une
- voiture à bogie de i10 et 20 classe avec compar liment s de lits-salons dont le poids est de 36 t. 790, ce qui, pour 47 places occupées, représente un poids mort de 783 kg. — 4° D’un wagon couvert fermé avec entrée par bouts spécialement étudié pour le transport des voitures automobiles qui, sur le réseau de P.-L.-M., a pris, dans ces derniers temps, une grande extension. Le wagon, dont la Compagnie possède 85 exemplaires, peut contenir les plus grandes voitures automobiles, c’est-à-dire les voitures de maîtres. D’une longueur hors tampons de 7 m. 67, le poids à vide est de 9 t. 420, et le poids du chargement de 6 t. 5oo. Le wagon a, du reste, été déjà décrit par M. Lancrenon dans le n° d’avril 1910 de la Revue générale des chemins de fer.
- Les fauves d’Afrique photographiés chez eux, d’après 58 clichés pris par l’auteur et une carte en noir, par A. Radclyffe Dugmore. i vol. in-8° broché. Paris, Hachette, 1910. Prix : i5 fr.
- Un passage du livre : Les fauves d’Afrique photographiés chez eux, de M. Dugmore, explique qu’il fut longtemps un chasseur actif et passionné et qu’il à, dans cet ordre, épuisé toutes les satisfactions, mais qu’à aucun moment de sa vie de Nemrod, il n’a éprouvé des émotions comparables à celles que lui ont values les heures où, délaissant la carabine pour l’appareil photographique, préoccupé non plus de tuer, mais de saisir vivante l’image des fauves, il a lutté contre eux avec les armes de la ruse, du courage et de la ténacité.
- J.-H. Fabre naturaliste* par G.-Y. Legros, i vol. in-18. Paris, Ch. Delagrave, 1910. Prix : 2fr,5o.
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- BIBLIOGRAPHIE
- L’auteur expose la méthode de J.-H. Fabre et ses principaux résultats. Il conclut en dégageant la valeur poétique et la portée philosophique des grands travaux du savant naturaliste.
- Il credito agrario in Italia, par N. Massimo Fovel. Bologne. Nicola Panichelli, 1909, 1 vol. in-8°, 5 lire.
- Etude documentée sur les conditions financières du développement agraire. Ecrite pour l’Italie, elle est lisible avec intérêt et profit pour la France.
- The Orders 0f Mammals,parW. K. Gregory. New-York. 1 vol. in-8°, 5a4 p. (Bulletin of the American Muséum of natural history. 1910, t. XXVII).
- Ce remarquable travail se divise en deux parties. Dans la première l’auteur esquisse une histoire des idées relatives à la classification des mammifères depuis Aristote jusqu’à nos jours, qui est de très grand intérêt. La seconde expose d’une façon critique l’état actuel de nos connaissances sur les relations génétiques qui existent entre les différents ordres de mammifères.
- Théorie du point, par le L‘-colonel P.-L. Monteil. IP partie : Géométrie curviligne, 2e édition, revue, corrigée et considérablement simplifiée. Chapelot, éditeur, Paris, 1910. Prix : 3rr,5o.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT Dü CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 29 août 1910. 13°.5 S. S. W. 3. Éclaircies. 0,8 Très nuageux; rosée; très petites averses.
- Mardi 30 13°,9 S. 2 Très nuageux. » Très nuageux; rosée.
- Mercredi 31 ... . 13°,4 S. W. 1. Eclaircies. )> Presque couvert; forte rosée.
- Jeudi 1" sept.... ISM W. 1. Couvert. 0.9 Couv. le 111.; puis nuag.; beau après 17 h.; averse à 0 h. 10; pluie.
- Vendredi 2 12°,5 N. N. W. 1. Couvert. 0,0 Couv.; petit brouill. le m.; rosée ; gouttes entre 13 h. 30 et 18 h.
- Samedi 3. . . . . . 13°, 1 S. W. i. Couvert. 0,3 Couv. le m.; puis nuag.; beau après 18 h.; un pou de pluie à 0 h.
- Dimanche 4 . . . . 12°,4 W. N. W. 2. Peu nuageux. » Rosée; brume; très nuageux.
- AOUT-SEPTEMBRE 1910. — SEMAINE DU LUNDI 29 AOUT AU DIMANCHE 4 SEPTEMBRE 1910.
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- Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi I Dimanche
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- Du 27 août au 4 septembre. — Le 27. Dépression sur les Iles-Britanniques : Valencia, 750; pressionassez élevée sur l’Europe centrale. Pluies sur l’O. Temp. du matin : Uleaborg, 4°; Paris, i3; Alger, 23; Puy de Dôme, 9; moyenne à Paris : i4° (normale : x6°,8). — Le 28. Dépression sur les Iles-Britanniques et sur l’O. de la France : Blacksod-Point, 746; Brest, 753; pression élevée sur l’Europe centrale : Prague, 764. Pluies sur les Iles-Britanniques et l’Allemagne. Temp. du matin : Arkangel, 5°; Paris, 10; Alger, 25; Puy de Dôme, 7 ; moyenne à Paris : i5°,6 (normale : i6°,7). — Le 29. Dépression sur la France, la Méditerranée occidentale et les Iles-Britanniques : Valencia, 746; Cherbourg, 752; Alger, 758; pression voisine de 765 sur l’Europe centrale. Pluies sur l’O.; en France : Brest, 22; Clermont-Ferrand, 19; Lorient, 14 ; Biarritz, 9; Calais, 4- Temp. du matin : Uleaborg, è°; Paris, i3; Alger, 3o ; Puy de Bôme, 9 ; moyenne à Paris : i6°,5 (normale). — Le 3o. Hausse assez forte sur l’O. et le N.-E. : Toulouse, 766; Finlande, 769 ; Ecosse, 749- Pluies sur les Iles-Britanniques et la France : Lyon, i5; Nantes, Le Havre, 10; Brest, 2; Paris, Bordeaux, 1. Temp. du matin : Vardoe, 6°; Paris, 14 ; Alger, 23; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : ï6° (normale : i6°,4). — Ze 3i. Fortes pressions sur l’O. Pluies sur l’O. Temp. du matin : Uleaborg, 4°:
- Paris, i3; Alger, 22; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i5°,4 (normale : 16°,4)- — Le ier septembre. Pression élevée sur l’O. et le N.-E. : Valencia, 770; Bordeaux, 773; Arkangel, 774; dépression dans les parages de l’Islande et de l’Italie : Brindisi, 757. Pluies sur le N. et le Centre; en France : Nancy 4 ; Belfort, 3; Paris, 1. Temp. du matin : Arkangel, 6°; Paris, i5; Alger, 22; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris : i5°,5 (normale : i6°,3). — Le 2. Dépression sur l’Islande (749); fortes pressions sur l’O. et le N.-E. : Brest, 772; Arkangel, 775. Pluies sur l’Allemagne et l’Autriche; en France : Lyon, 5; Nancy, 4; Rochefort, 2. Temp. du matin : Arkangel, 4°; Paris, i3; Alger, 22; moyenne à Paris : i4°,6 (normale : 16°,2). — Le 3. Dépression sur la mer du Nord ; fortes pressions sur l’Ecosse et le N. de la Russie. Pluies sur le N. Temp. du matin : Vardoe, 4°; Paris, i4; Alger, 22; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : T5°,6 (normale : 160,1). — Le 4- Dépression sur la Baltique et le N. de F Allemagne : Hambourg, Cassel, 753; fortes pressions sur l’Ecosse (770) et le N. de la Russie : Arkangel, 772. Pluies sur le N.; en France : Nancy, Belfort, 1. Temp. du matin : Seydisfjord, Gn; Paris, 12; Alger, 22; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : i3°,2 (normale : 160). — Phases de la Lune : Nouvelle Lune le 3, à 6 h. 15 m. du soir.
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- NATU
- Revue des Sciences et de
- leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Paris (Y1e)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d’origine.
- N* 1947 — 17 SEPTEMBRE 1910
- Mj
- INFORMATIONS
- QSfc..
- SUPPLÉMENT
- La station radiotélégraphique d’Eberswalde (système Poulsen). — Une nouvelle station radiotélégraphique de grande puissance vient d’être terminée à Eberswalde, sur le canal de Finow, par la Société anonyme C. Lorenz, qui détient, pour l’Allemagne, les brevets de l’inventeur danois Poulsen. M. Poulsen est, on le sait, le premier inventeur qui soit parvenu à réaliser des communications radiotélégraphiques stables et régulières en recourant à l’arc chantant de Duddell, et ses essais ont puissamment contribué à diriger la radiotélégraphie dans une voie nouvelle, celle de l’emploi des ondes faiblement amorties ou entretenues. Les débuts de la méthode Poulsen avaient attiré l’attention générale; mais, dans la suite, son développement s’est fait sans grand bruit : elle est presque restée dans l’ombre, pendant deux ou trois ans, quoiqu’elle continuât à se perfectionner. Le système Poulsen est appliqué ou essayé à présent dans plusieurs postes, fixés ou flottants; l’armée allemande possède divers équipements de ce système; les principales stations où il est en usage sont celles de Lyngby, Esbjerg, Knockrœ, Weis-sensee et Cullercoats. Cette dernière, située sur la côte du Northumberland, à i3 km environ de Newcastle, au Nord de Tynemouth, où elle se trouve dans une position très avantageuse pour les relations en mer, est l’une des plus intéressantes stations de télégraphie sans fil. La nouvelle station d’Eberswalde est toutefois plus puissante encore; on compte, en effet, qu’elle permettra d’atteindre, moyennant l’emploi d’une énergie suffisante, des portées allant jusqu’à 5ooo km. Elle servira principalement à l’expérimentation du procédé Poulsen ; mais elle est munie des dispositifs voulus pour lui permettre de faire aussi des essais sur les autres méthodes radiotélégraphiques. L’antenne, qui est de la forme parapluie, est supportée centralement par un mât de 70 m. de hauteur. Ce mât est en bois, il a été calculé par la compagnie de radiotélégraphie Lorenz même, mais exécuté par une société indépendante. Ces supports en bois ont l’avantage d’éviter les pertes qui se produisent avec les supports métalliques, moins favorables par conséquent à un bon travail. On vient précisément, après quelques mois d’essai, de signaler les excellents résultats obtenus, avec des mâts du même genre, établis à Gôttingen, à Metz et à Strasbourg. Ces supports, qui ont la forme de pyramides quadrangulaires, de quelque 80 cm de côté à la base, ont parfaitement supporté les intempéries et, au point de vue électrique, ils ont donné tout ce que l’on en attendait. L’antenne, en parapluie, comme il est dit ci-dessus, comprend un grand nombre de conducteurs parlant du sommet et elle est supportée, à la périphérie, par d’autres mâts disposés en circonférence,
- autour du premier. Sous le mât, dans la zone aquifère, est placé un grand filet métallique, à larges mailles, qui sert à la prise de terre. Le poste x’adiotélégraphique est installé dans un petit pavillon à la base de ce support central. Il y a d’ailleurs plusieurs baraquements, dans lesquels sont aménagés, outre le laboratoire, qui dispose des appareils les plus modernes, des logis pour l’ingénieur et le monteur. La photographie que nous donnons ci-dessous montre la forme du mât central —représenté
- Construction du mât do la station d’Eberswalde..
- pendant le hissage — ainsi que le pavillon principal, construit au pied du mât après le montage de celui-ci.
- L’Office national du Tourisme. — La loi de finances du 8 avril 1910 (art. ia3) a créé un Office national da Tourisme au ministère des Travaux Publics. Cet office a pour objet de centraliser pour le public tout ce qui concerne le tourisme, de le développer et de l’améliortr par tous les moyens possibles. Un décret du 24 août < t deux arrêtés du 9 septembre viennent d’organiser le fonctionnement de celte nouvelle institution. M. Mahieu, ingénieur en chef des ponts et chaussées, est nommé directeur de l’Office national du Tourisme qui est administré, sous l’autorité du Ministre des Travaux Publics, par un Conseil d’administration de 9 membres, avec l’assistance d’un Conseil supérieur du Tourisme de 5o membres, présidés par le Ministre et désignés par les arrêtés du 9 septembre . (Yoy. Journal officiel du i3 septembre 1910).
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- INFORMATIONS
- Aviation. — Paris-Puy de Dôme en aéroplane. — Ce fut l'événement sensationnel de la semaine : Weymann accomplit cet énorme parcours (environ 420 km) en quelques heures, dans la journée du 7 septembre. Seul un léger accident, forçant l’aviateur à atterrir à une dizaine de kilomètres du Puy de Dôme, a empêché Weymann de gagner le prix de 100000 francs attribué par M. Michelin à l’aviateur qui irait de Paris au Puy de Dôme en moins de 6 heures.
- Le Zeppelin VI. — La série des accidents des Zeppelin continue, prouvant, comme il a été dit ici, le peu de commodité de ces grands croiseurs aériens tant qu’il n’existera pas de véritables « ports » pour la navigation aerienne. Le 10, le Zeppelin VI, venant de Baden Baden à Stuttgart, après un heureux trajet de 2 heures, s’enchevêtra dans un arbre en voulant atterrir près de cette dernière ville. Les dégâts sont minimes, mais le vice fondamental du système n’est pas moins éclatant.
- Le chemin de fer du col de Tende. — Le premier projet d’un chemin de fer de Turin à Nice remonte à l’année i858, mais on ne poussa les travaux que jusqu’à Coni, et l’annexion de 1860 mit un terme aux études italiennes. En i883, le passage du col de Tende (<873 m.), possible seulement avec des traîneaux attelés de mulets, pendant les mois d’hiver, et souvent rendus périlleux par la violence des vents, fut abrégé par la construction d’un tunnel rectiligne à deux pentes (ouverture N. à i3ai m.), mesurant 336o m. et illuminé par 10 lampes électriques ; c’est de beaucoup le plus long dans son genre. Quelques années après, un projet de chemin de fer de ,Coni à Vintimille fut adopté par le Parlement italien; on poussa assez activement les travaux jusqu’à Limone, mais on ne fit rien du côté Sud, jusqu’à la convention internationale de 1906, relative aux lignes de Vievola à Vintimille et à Nice. En attendant, le tunnel du col de Tende, au-dessous de celui de la route, fut percé en 1898 après huit ans de travaux, rendus très difficiles par la qualité des terrains et l’irruption des eaux. Ce tunnel -4a• 8099 m. de long et également deux pentes (point culminant 1037 m.); il a coûté 22 millions de francs. Actuellement, les trains ne vont toujours’que jusqu’à Vievola, station établie dans un bassin de prairies tout au fond de la vallée de la Roya, près d’un hameau éphémère habité par des ouvriers, à 43 kil. de Goni. Mais le tronçon, long de 7 km environ, de Vievola à Tende, doit être terminé en 1911, les travaux étant d’ailleurs très avancés. En aval de la future gare de Tende, un grand viaduc sur la Roya est près d’être achevé, et on travaille aussi activement à la ligne en amont de Vintimille, où la voie est à peu près terminée sur 4 ou 5 km, jusqu’à Bevera. Sur le territoire français on n’a, par contre, commencé les travaux que sur le territoire de Nice ; et les nombreux ouvrages d’art qui restent à faire, notamment les tunnels de Brans (5 km) et du mont Grazian (3 km et demi), ne permettent pas d’escompter l’achèvement de la ligne en 1914, délai prévu par la convention de 1906.
- Les Japonais en Californie. — Le gouvernement de l’Etat de Californie a publié récemment un rapport sur la situation des Japonais dans cet Etat, où l’on se souvient qu’elle a donné lieu parfois, notamment en 1908, à une vive agitation. Le rapport conclut que celle-ci a été excessive et rend pleine justice aux immigrants nippons dans l’O. des Etats-Unis. Il y a actuellement environ 40000 Japonais en Californie sur une population totale d’environ 2 millions d’habitants; 65 pour 100 des Japonais sont employés aux travaux agricoles ; i5 pour xoo servent comme domestiques. D’ailleurs leur nombre diminue-rapidement, à cause du régime qui leur est fait. Cependant le fait semble regrettable, puisque la région manque généralement de main-d’œuvre agricole économique que les Blancs se refusent à fournir, alors qu’après les Chinois, les Japonais constituent la meilleure que puissent employer les propriétaires fonciers de l’O. Il semble cependant peu probable, d’après \e Bulletin du Comité de l’Asie française, que, malgré cette suggestion, les Américains changent quoique ce soit aux mesures d’exclusion qu’ils ont prises à l’égard de l’immigration jaune. 1— Il faut signaler d’ailleurs à ce propos que la Chambre de Comiperce chinoise de San Francisco essaie de provoquer un nouveau boycottage des mar-
- chandises américaines en Chine, — et ce en raison de la gêne et des humiliations que, d’après elle, le Bureau de l’immigration de San Francisco fait subir aux Chinois qui viennent dans ce pays.
- La nouvelle ligne Bruxelles-Aix-la-Chapelle. —
- De l’avis d’un grand nombre d’économistes, la Belgique est la voie naturelle de transit, non seulement pour les voyageurs et les marchandises de provenance ou à destination anglaise, mais encore pour le trafic entre l’Europe centrale et l’Amérique du Nord par les lignes de navigation britanniques via Liverpool. Aussi la question des communications rapides entre Ostende, Bruxelles et FHinterland rhénan via Aix-la-Chapelle, est-elle à l'étude depuis longtemps en Belgique comme en Prusse. La ligne actuelle de Bruxelles à Aix est longue de 154 km, alors qu’à vol d’oiseau la distance entre les deux villes en mesure à peine 120. En outre, la voie n’est guère facile en territoire prussien à cause surtout de la présence à Ronheide d’une forte pente de plus de 1 à 3-qui rend les grandes vitesses impraticables. La ligne nouvelle, actuellement à l’étude, promet d’être l’une des plus directes et des plus rapides existant sur le continent. Toutes les mesures ont été prises pour permettre son électrification éventuelle, et le tracé nouveau est presque en ligne droite sans aucune courbe de moins de 3ooo m. de rayon et sans aucun passage à niveau. En Belgique, les études sur le terrain sont terminées pour le tronçon Bruxelles-Tongres et on les continue actuellement de Tongres à la frontière. Elles sont à charge du gouvernement belge jusqu’à Welkenraedt. Entre cette station et Herbesthal la ligne existe, sauf en ce qui concerne la pente de Ronheide, que le gouvernement prussien fera disparaître par une déviation qui la réduira dans d’énormes proportions. En ce qui concerne le trafic entre Bruxelles et la côte, une nouvelle gare sera érigée à Bruges, à 1 km environ des installations actuelles, ce qui permettra aux trains internationaux de brûler cet arrêt à la vitesse de 125 km à l’heure. Le tronçon actuellement en construction entre Gand-Saint-Pierre et Den-derleeuw sera vraisemblablement mis à profit pour lè nouveau service rapide. L’attention a été attirée en Prusëe sur un nouveau tracé direct entre Aix et Her-genraeth, mais il nécessiterait la construction d’un tunnel coûteux et on y renoncera provisoirement. Le tracé sur territoire belge a donné lieu, chez nos voisins du Nord, à de longues discussions. Le trajet le plus direct et le plus rapide passe, en effet) par Visé et Tongres.il abandonne les méandres de la vallée de la Yesdre et ne nécessite que la reconstruction de la ligne existante entre Aix et Welkenraedt, mais il ne passe pas par Liège et on n’envisage pas sans mécontentement, dans la capitale mosane, cette modification importante. En tout cas, il paraît assuré qu’elle a les préférences des Allemands : récemment encore, le ministre prussien des chemins de fer recevait les délégués des administrations municipales et des chambres de commerce de Aix, Dusseldorf, Cologne, Bonn, Dueren, Stolberg, Eschweiler, Mayence, Coblence, Francfort, Darmstadt et Manheim qui se sont montrés unanimement favorables à la route Welkenraedt-Visé-Tongres. Us ont fait ressortir notamment, dit un correspondant du Times, que les défauts de la ligne de la Yesdre ont amené ce résultat qu’en ces dernières années le transit entre l’Angleterre et l’Amérique du Nord d’une part, la Suisse et l’Italie de l’autre, a abandonné la ligne germano-belge pour les voies françaises et que la France fait de grands efforts pour conserver ce trafic. D’après lesdits délégués, si les communications entre Bruxelles et les ports belges et les lignes allemandes étaient améliorées et rendues plus rapides, on pourrait s’attendre à ce que le commerce anglo-américain revienne au transit belge et allemand.
- Réaction des champignons. — On sait la difficulté que rencontrent parfois les personnes, ne possédant pas de connaissances botaniques suffisantes, pour'distinguer les bons et les mauvais champignons. M. Lowy-Melle vient de signaler une réaction qui, si elle se trouve vraiment vérifiée, serait bien intéressante sous ce rapport. Le champignon Comestible ordinaire, Agaricus campes-tris, donne avec l’acide sulfurique concentré à 66° Baume une coloration violet foncé et semble être le seul à donner cette coloration. Il y aurait là un moyen bien facile de le distinguer et d’éviter ainsi parfois des méprises funestes.
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- c^sss. Physique
- Dispositif pour le contrôle des thermomètres. —
- Yu la difficulté de maintenir un bain liquide à température rfmstafite au-dessous de o°, les constructeurs de
- Dispositif pour le contrôle des thermomètres au-dessous de zéro.
- thermomètres . se servaient jusqu’ici de règles empiriques établies par M. Augot et M. Ch.-Ed. Guillaume, pour la graduation de leurs instruments. Le contrôle expérimental que viennent d’imaginer MM. R. Dongier et Brazier, remplacera avantageusement cette méthode peu scientifique.
- Leur dispositif figuré ci-contre comprend une enceinte athermane et un organe accessoire utilisé comme agitateur ainsi que comme support thermométrique. Un vase Dewar de forme cylindrique (c’est-à-dire un vase à double paroi de verre argenté du côté de l’espace intermédiaire dans lequel on a fait un vide très parfait) constitue l’enceinte athermane. Son argenture se trouve interrompue suivant une de ses génératrices sur toute sa hauteur de façon à pouvoir lire les échelles des thermomètres qui sont plongés dans le bain liquide préalablement refroidi.
- Un support en bois maintient l’appareil vertical et le protège contre les chocs. La plate-forme supérieure de ce support porte, en son centre, une ouverture circulaire garnie de feutre dans laquelle s’engage le vase qui la dépasse légèrement. Sur cette plate-forme se fixe, au moyen de clavettes, une planchette également creusée d’une ouverture de même diamètre que celui de la plate-forme. On a pratiqué dans cette planchette une rainure circulaire qui sert à guider le couvercle auquel s’adapte l’agitateur. En outre, pour permettre l’observation de très basses températures quand la transparence du bain devient insuffisante, on a ménagé un regard en verre dans la planchette.
- Comme notre photographie permet de s’en rendre compte, l’agitateur se compose de 3 plaques en laiton dont des tiges maintiennent l’écartement; elles sont percées de trous servant les uns à guider son déplacement tandis que les autres facilitent l’introduction des thermomètres dans le vase et la circulation du liquide agité. - . a-
- Enfin, le dernier disque est plein et d’un diamètre tel qu’il ne heurte pas les réservoirs thermométriques. MM. Dongier et Brazier effectuent la comparaison à partir de —-25° avec un thermomètre à mercure étalonné au Bureau International des Poids et Mesures. Ils ont soin d’opérer par température ascendante surtout dans le cas des thermomètres à alcool. Ils commençent par remplir aux trois quarts le vase de Dewar avec de l’acé-
- tone ordinaire. Ils y dissolvent ensuite la neige carbonique obtenue en détendant dans un sac de drap épais le gaz qui se dégage d’un cylindre contenant de l’anhydride carbonique liquide. Ensuite, ils ajoutent la neige carbonique jusqu’à ce que la température ambiante avoisine—3o J ils disposent alors l’agitateur en place et après avoir agité, introduisent les thermomètres. Ils effectuent les lectures quelques minutes plus tard pour les thermomètres à mercure, mais ils attendent deux heures dans le cas des thermomètres à alcool.
- Pour cela, en faisant tourner la planchette supérieure du support, ils amènent successivement les thermomètres en regard de la fenêtre où ils les éclairent à l’aide d’une lampe électrique. L’isolement thermique du vase Dewar est si parfait que les indications de l’étalon au commencement et à la fin des visées ne différent pas de o°,o3. Quand ils • expérimentent à des températures inférieures à — 5o°, l’addition d’anhydride carbonique nécessaire pour abaisser la température, déterminant un trouble à l’intérieur du liquide, ils doivent utiliser la fenêtre pour faire les lectures.
- D’autre part, MM. Dongier et Brazier se rendirent compte par une série d’expériences, que les thermomètres sortant de chez les meilleurs constructeurs, exigent aux basses températures des corrections bien supérieures à la précision des bonnes observations météorologiques. Ainsi, l’écart entre la température de l’étalon et celle d’un des thermomè-tres|à alcool étudié atteignit i° à—5o°; il alla même Jusqu’à 2°, pour un. thermomètre à toluène comparé également à —5o°. 'Les règles empiriques ne suffisent donc pas à établir une graduation correcte : il faut absolument fixer par l’expérience quelques points de l’échelle thermométrique pour les basses températures.
- Jacques Boyer.
- Mécanique
- Balance de précision et plateau-revolver pour pesées rapides. — Dans les laboratoires commerciaux et industriels, on a très souvent des pesées à faire en série. Dans ce cas, on emploie le plus souvent une petite « main » de nickel analogue à celles des épiciers que l’on tare une fois pour toutes et que l’on vide après
- chaque pesée en la balayant avec un pinceau. Mais ne fut-ce que par le contact des doigts, la main peut changer de poids au cours de la série, les poils du pinceau peuvent retenir un peu de matière. Aussi, pour les pesées particulièrement’précises, est-il indispensable de tarer lors de chaque pesée le récipient dans lequel on met directement la substance. Pour réduire le temps passé ainsi à peser chaque vase, le Dr Gerber a imaginé une balance dont l’un des plateaux est formé par une
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- sorte de plaque tournante reliée au fléau par une tige centrale. Les godets à tarer étant fixés tout autour de la plaque, on les tare une fois pour toutes, après quoi, on met le poids convenable (dans l’espèce, c’est un « cavalier » engagé dans un crochet ad hoc), de l’autre côté, on rétablira l’équilibre avec la substance à peser. Il suffit alors de faire légèrement tourner le plateau et de placer un nouveau ^cavalier pour pouvoir effectuer la pesée suivante; et ainsi de suite jusqu’à ce que les six vases du plateau-revolver aient reçu chacun un poids convenable de la substance à peser. — Constructeur : Gerber’s A. G. Leipzig.
- Brosse à écailler les poissons. — L’opération qui consiste à enlever les écailles d’un poisson ne peut pas être faite proprement avec un couteau, car on lance forcément les écailles de tous les côtés. 11 est ensuite assez difficile d’aller les dénicher partout où elles se sont logées, et on risque ultérieurement d’avoir de mauvaises odeurs persistantes.
- La brosse ci-contre est en fil de fer et elle est entourée d’une boîte protectrice en métal qui arrête de tous côtés la projection des écailles. C’est un accessoire de cuisine qui nous paraît assez pratique. •— En vente chez M. Mathieu, galerie de Valois, Palais-Royal,
- mécanisme maintient l’équilibre. Les personnages exécutent ainsi une assez longue danse sur une table ; ils ne tournent pas si on les place sur une étoffe qui ne permet pas aux deux pivots de se déplacer. — L’inventeur est M. Grenier, 8, rue Pernety, Paris.
- Duel a trois. — C’est bien le nom qu’il convient de donner à ce mignon jouet. Les deux assaillants contre qui le clown a à se défendre sont montés sur une balançoire qui se met en mouvement lorsqu’on presse sur
- 1 extrémité de deux leviers placés sur la droite du socle. Le clown se défend comme il peut contre ses deux adversaires avec un sabre à chaque main. Il ne les redoute pas beaucoup puisque le duel se continue autant que l’enfant le désire. C’est encore là une des nombreuses inventions de l’abbé Chataing, à Issôni (Puy-de-Dôme).
- JoUCtS
- Jeu de quilles. —C’est un nouveau jeu; d’adresse qui consiste, non pas à abattre le plus grand nombre de quilles, mais à renverser seulement l’une d’elles dans cértàines^onditlô’nsÿ-Âinsf i{ù?Sn®le 'voit survie dessin ci-contre trois billes sont suspendues à un portique et peuvent passer par les trous i, a, 3; mais il faut pour cela que les fils qui les suspendent passent par les fentes Fd, F3, Fs; or celles-ci sont de plus en plus étroites; de sorte que le but est facile à atteindre avec le n° 3, mais devient très difficile avec le n° i qui a la fente la plus étroite. On peut du reste augmenter la difficulté en obligeant le joueur à renverser les trois quilles (deux seulement sont visibles sur le dessin, la troisième étant cachée par le montant du portique) l’une après l’autre en se servant de la même boule, celle dont le fil passe par la fente la plus large et permet de viser de biais les quilles qui ne sont pas dans l’axe du trou correspondant à la boule. Plusieurs combinaisons sont possibles et le hasard n’est pour rien dans le résultat, l’adresse seule intervient et c’est le plus adroit qui empoche les enjeux. — Le jeu est en vente chez M. Mathieu, galerie de Valois, Palais-Royal.
- Valseurs franco-américains. — L’inventeur en est encore à croire que tous les Américains sont des Peaux-Rouges. Respectons ses illusions. Les deux danseurs sont animés d’un mouvement d’horlogerie dissimulé sous le vêtement de la danseuse. Ce mouvement comporte une grande roue légèrement striée qui vient en contact du sol et entraîne la dame qui tourne autour des pieds de son danseur, servant de pivots. Ces pieds reposent sur deux légers fils de fer offrant une longueur de a ou 3 mm aux pivots, ce qui leur permet de tourner facilement. Une béquille solidaire de la boîte du
- Divers <ssï&>
- Reliure rapide. — Pour rassembler d’une façon solide et propre plusieurs feuilles de papier, prospectus, factures, lettres, etc., pour les coudre ensemble solidement et rapidement le petit appareil représenté ci-contre est très pratique. Il se compose d’une pince (fig. i) dans laquelle on place les feuillets à rassembler à l’endroit où l’on veut faire la couture. On voit à la partie supérieure de la pince deux fentes en forme de croix; c’est
- Reliure rapide.
- I. Pince fixant le papier. — 2. Mode d’emploi. 3. Poinçon porte-agrafe.
- dans l’une d’elles, selon le sens dans lequel on veut faire la couture, qu’on introduit le poinçon porte-agrafe (fig. 2). Il est muni d’une coulisse dans, laquelle on introduit une agrafe en fil d’acier; (fig, 3) et quand il est en place il suffit de donner un coup de poing sur la partie supérieure du poinçon pour que l’agrafe pénètre dans l’épaisseur des feuilles superposées et vienne ensuite se replier en dessous lorsqu’elle rencontre la partie inférieure de la pince. C’est un accessoire de bureau très peu encombrant et très commode. — L’appareil se trouve chez M. Mathieu.
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- VARIETES
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- Bactériologie des parquets en bois. — Depuis quelques années, nombreux sont les progrès accomplis dans la technique de la construction. Un plus particulièrement est important, parce qu’il est fonction et condition de la salubrité des appartements : c’est le mode de construction ou de pnotection des planchers.
- En matière de dissémination des maladies contagieuses, ainsi que de la tuberculose, le plancher a joué pendant trop longtemps un rôle de premier plan. On s’en douta, d’ailleurs, le jour où le bacille de Koch fut reconnu comme l’agent causal de l’infection et que l’on lit connaître les conditions influant sur la vitalité de ce bacille. Vulnérable à la lumière du soleil, aux brusques changements de températur-e, il était à présumer par contre que l’obscurité de certaines pièces, l’amoncellement des poussières, la multiplicité des interstices comme ceux des lames de plancher où ne pénètrent jamais les rayons solaires étaient pour lui autant d’excellents asiles.
- Cependant, sur cette question, deux thèses sont en présence qui, si elles sont opposées au point de vue doctrinal, sont malgré tout concordantes au point de vue pratique et aux déductions prophylactiques qu’elles comportent.
- Pour Flügge, professeur de bactériologie à Dresde, le danger ne viendrait pas de poussières des villes ou des appartements par exemple, mais des particules de salive projetées par les phtisiques au moment des efforts de .toux. D’après lui, les crachats tuberculeux réduits en poussière ne pourraient, à cause de leur poids, s’élever facilement dans l’air et retomberaient promptement sur le sol après balayage ; en outre, la dessiccation détruirait leur virulence.
- L’hygiéniste Cornet, pour répondre à Flügge, procéda à une série d’expériences qui infirmèrent les assertions de ce dernier. Les poussières bacillaires qui, suivant Flügge devaient toujours retomber sur le parquet, furent rencontrées sur les meubles, le long des parois verticales jusqu’au plafond même (?). Récemment, Kirstein reprenant ces expériences en vue de déterminer la durée de la vitalité des bacilles tuberculeux sur les poussières susceptibles d’être soulevées, est arrivé à cette autre conclusion que les poussières tuberculeuses susceptibles de déterminer une infection par l’air, ne seraient pas longtemps dangereuses, du moins quand elles sont exposées à la lumière du jour.
- Bien que ces expériences aient des conclusions différentes, cette loi générale ne s’en dégage pas moins, que les germes microbiens se localisent presque exclusivement dans les parties inférieures des parois des pièces et sur le plancher; sur les parties que les habitants ont le plus d’occasion de souiller et qu’à partir de 2 m. de hauteur leur nombre décroît considérablement. Il est évident que ce sont le sol et le parquet qui, de toutes les parties de l’habitation, sont les plus exposés aux souillures banales. C’est, en effet, sur le plancher que sont projetés les crachats, que les personnes venant du dehors apportent à la semelle de leurs chaussures, des parcelles de terre avec tous les germes que celles-ci 11 récèlent et que l’on croit s’être débarrassés à l’entrée parce que l’on se sera frotté au tapis-décrottoir. Peu à peu, par le fait du balayage, de la circulation des habitants et des visiteurs les poussières et les boues s’infiltrent dans les fissures et rainures du plancher, pénétrant ainsi dans l’entrevous où elles s’accumulent et où elles trouvent un milieu des plus favorables à leur fermentation et à leur pullulation.
- On sait que les médecins militaires ont observé depuis longtemps qu’il se forme dans les planchers des vieilles chambres de caserne un véritable terreau où fourmillent les microorganismes les plus variés. Selon la pittoresque expression du Dr Vallin, l’entrevous, surtout celui des locaux mal tenus ou occupés par de nombreuses personnes, est « une vraie boîte de Pandore, d’où peuvent sortir toutes les maladies infectieuses » et c’est très probablement dans ce milieu que se conservent les germes de ces épidémies de scarlatine, de fièvre ^’PHpïde, de diphtérie qui éclatent en apparence sponta-
- nément dans une caserne et dont ne triomphent pas toujours, nous dit le médecin inspecteur de l’armée, Dr Kelsch, les mesures de désinfection les plus rigoureuses.
- D’après Vaillard, Chour serait parvenu à déceler le bacille typhique dans des poussières d’entrevous d’une caserne qui fournissait jusqu’à 14 000 000 de germes divers par gramme. Faisant des recherches bactériologiques sur les matériaux d’entrevous de l’hôpital militaire d’Augsbourg, Utpadel obtint de ces matières un bacille, lequel injecté sous la peau d’un cobaye, fit périr l’animal avec les symptômes et les lésions de l’œdème malin. Emmerich trouva dans les poussières d’entrevous de la prison d’Amberg, un microbe tout à fait analogue au pneumocoque. Heinzelmann a constaté la présence du bacille du tétanos; Sanglé-Ferrières et Reimlinger, un bacille présentant tous les caractères de celui d’Eberth.
- Le fait suivant, cité par le D' Bernheim, prouve encore le rôle pathogène des poussières des parquets et planchers. A la suite de la guerre hispano-américaine, lorsque le gouvernement des Etats-Unis établit son protectorat sur l’île de Cuba, il trouvait cette dernière littéralement infectée par la fièvre jaune. Toutes les désinfections, toutes les transformations des locaux n’aboutissaient à rien, quand un savant américain déclara que tout le danger de la maladie résidait dans les planchers des habitations. Immédiatement, on ordonna l’évacuation de toutes les maisons de la Havane et des autres villes de Cuba; on fit séjourner durant quelques mois tous les habitants sous des tentes, on arracha tous les parquets pour les remplacer par des neufs plus imperméables, et depuis cette modification sans doute radicale, la fièvre a complètement disparu de l’île de Cuba.
- On voit, par ce qui précède, l’importance majeure que prend, au point de vue de la salubrité de l’habitation, le mode de construction et la protection du sol du logement. Pour éviter les dangers résultant de l’accumulation des poussières et des germes dans les entrevous, certainement le meilleur moyen est de supprimer l’entre-vous, ou tout au moins de n’employer dans sa confection que des matériaux inaptes à servir de terrain de culture aux microorganismes.
- Les revêtements en ciment, asphalte, grès cérame, matériaux inorganiques assurent sans doute la propreté et l’imperméabilité du sol, mais il faut reconnaître que pour nos climats, ils conviennent mieux aux salles à manger, aux vestibules, aux communs, qu’aux pièces généralement occupées et de réception : chambres à coucher, cabinets de travail, salons, etc., ils sont, en effet, par suite de leur conductibilité, une cause de refroidissement. Est-on bien sûr aussi que la porosité de ces matériaux donne une garantie suffisante contre les infiltrations dans le sous-sol et inversement contre l’accès des émanations telluriques ?
- Des formules innombrables d’encaustiques, de cires, de mastics, etc., sont offertes pour obstruer les disjoins des parquets en bois, fixer les poussières et ainsi assurer l’imperméabilité du plancher. La pratique montre que pour beaucoup de ces produits cette imperméabilité n’est assurée qu’insuffisamment. Le coaltar a donné de bons résultats, il résiste à l’usage et est très économique, mais il a cet inconvénient qu’il donne au parquet une teinte véritablement triste qui ne peut le faire accepter pour les maisons. On a employé aussi la paraffine appliquée à chaud; d’après Aubert, la dépense ne s’élèverait qu’à 0,43 fr. par mètre carré pour la première application, moitié pour la seconde, et l’imperméabilisation serait assurée pour deux ans au moins. Citons encore la cire antiseptique Coppin dont le DrYallin dit du bien, l’encaustique Dutless, etc.
- Mais il ne suffit pas, pour éviter toute cause d’insalubrité, de rendre le parquet imperméable et d’empêcher son imprégnation par les souillures, il faut que l’enduit dont on le revêt permette de substituer le balayage humide au balayage à sec. C’est là l’écueil auquel la majorité des inventeurs et fabricants de produits baptisés imperméables se heurtent et auquel il leur est difficile d’échapper. . .. , ,i:
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- i# VARIÉTÉS
- Ce balayage humide, que la loi du i5 février igoa pour la protection de la santé publique, ne mentionne qu’à l’occasion de la désinfection des locaux contaminés par un malade, devrait être de pratique courante. On sait que dans une pièce, les poussières sont classées en poussières flottantes et en poussières dormantes. Stern, examinant l’action de la ventilation sur les unes et les autres, a montré que si la ventilation a quelque action sur les premières, encore qu’il faille de véritables chasses d’air pour débarrasser l’atmosphère d’une chambre des poussières flottantes, l’influence de la ventilation sur la diminution des secondes est à peu près nulle, que les courants d’air obtenus en ouvrant largement portes et fenêtres étaient impuissants à entraîner une quantité notable de poussières dormantes. Il concluait que le moindre nettoyage au linge humide était bien plus efficace, à ce point de vue, que le passage de millions de mètres cubes d’air à travers la pièce.
- On a essayé de supprimer cet ennui des disjoints en faisant des parquets démontables qui devaient par là permettre, en plus d’un facile nettoyage de la surface, la désinfection du plancher et de l’entrevous. Diverses dispositions ont été proposées, mais toutes ont ce grand défaut d’être compliquées, d’où un prix dè revient élevé, ce qui fait aussi que la dépense d’un semblable plancher est toujours un énorme tracas et des frais. Aussi, l’em-
- ploi de ce genre de parquets ne s’est-il pas généralisé.
- C’est alors que l’on s’est mis à chercher à composer des produits qui, outre les qualités d’un bois compact, imperméable, devraient pouvoir être fluidifiés comme du bitume ou du ciment, de façon à former une aire sans disjoints, solide, bien homogène, inaltérable, facile à laver et à désinfecter, douce à la marche, insonore et pas froide. Et ainsi est née cette industrie des parquets sans joints au moyen de produits qui sont généralement des ciments magnésiens rendus fibreux par l’addition de sciure de bois et auxquels on ajoute presque toujours de l’amiante, afin d’obtenir l’ininflammabilité du parquet.
- Ce système de parquet, qui a le plus souvent l’aspect du linoléum, s’impose en premier lieu aux locaux soumis à une hygiène rigoureuse tels que hôpitaux, casernes, écoles, n'en est pas moins indiqué dans les usines, magasins, bâtiments publics, et même dans l’habitation particulière, et, concernant cette dernière, pouvant se prêter à toutes les combinaisons architecturales, il convient aussi bien pour le salon, la salle à manger, etc., que pour la cuisine, la salle de bains, etc. Exécuté en un seul ton, sans dessin, il est d’un prix inférieur à celui d’un parquet en chêne ordinaire et à celui d’un carrelage moyen. C’est, de l’avis de bien des hygiénistes, le parquet de l’avenir. M. Bousquet.
- HYGIENE ET SANTÉ
- QSL
- Les poils superflus. — Tout adolescent rêve, vers la quinzième année, d’avoir la lèvre ombragée d’un semblant de moustache ; le léger duvet tarde à paraître ; on essaie toutes les préparations destinées à fortifier le poil, à en activer la poussée et le poil attend son heure et le potache, envieux de moustache, doit avoir recours à des artifices de peinture.
- Le duvet, qui ne vient pas assez tôt, pour le jeune collégien vient, hélas ! parfois trop vite et trop apparent sur des lèvres féminines et si l’affligée est brune, la ligne duveteuse apparaît encore plus visible. Comment s’affranchir de ce signe importun de virilité masculine ; sans être touffue et abondante comme chez les femmes à barbe, cette imperceptible moustache est une source d’ennuis et de tourments. Je parle des poils de la lèvre, mais l’hypertrichose peut apparaître sur d’autres points de la face, sur le corps et pour une jolie femme, ce n’est pas, on en conviendra, une parure recherchée.
- Comment s’en défaire? les pâtes épilatoires sont nombreuses; quelques-unes sont parfaites et j’ai donné la formule de produits de ce genre qui amènent très rapidement la chute du poil, mais ils n’agissent pas autrement que la pince à épiler qui arrache le poil, alors que la pâte le coupe et le détruit. Dans l’épilation avec la pince comme avec les pâtes, le bulbe reste et le poil repousse. Tous le coupez plus au ras que le coiffeur, mais vous ne détruisez pas son foyer d’origine et le poil repousse et il repousse d’autant plus épais, d’autant plus dur, d’autant plus foncé que vous l’avez plus travaillé. L’eau oxygénée qui blondit les cheveux est une ressource plus simple, le poil est décoloré, devient cassant et tombe; mais c’est toujours la même chose : au bout d’un temps plus ou moins long, il repousse.
- Pour remédier à l’hypertrichose il y a cependant deux moyens qui eux détruisent non seulement le poil, mais le bulbe pileux et s’opposent dès lors à sa reviviscence. Ce sont l’épilation électrique et l’épilation radiographique. L’électrolyse intra-folliculaire, maniée avec soin, amène la destruction de la matrice, mais il faut introduire l’aiguille électrique dans chaque poil, il faut mesurer avéc un soin minutieux le dosage du courant pour éviter de produire une brûlure et une cautérisation trop intenses. Le procédé est délicat, long, pénible, on y a renoncé pour employer la radiothérapie.
- La radiothérapie amène encore mieux que l’électro-lyse intra-folliculaire, la destruction de la matrice du poil; mais je l’ai dit et répété souvent, les rayons X sont d’un maniement délicat et il en faut peu pour dépasser le but. Le Dr Brocq, qui a une grande pratique
- de toutes les questions dermatologiques, ne conseille de l’entreprendre que dans les cas où l’hypertrichose est une véritable infirmité, où elle est si développée que les lésions de la peau qu’on risque de provoquer seront moins désagréables à voir que la barbe ou la moustache primitives. Le danger de la radiothérapie est, en effet, d’amener des pigmentations durables de la peau, pigmentations variant du jaune clair au brun le plus foncé. En pareil cas on tombe de Charybde en Scylla et la pauvrette porteur d’un peu de duvet au menton fera mieux de garder son duvet que de risquer une tache indélébile. Avec des soins on arrive à se préserver de ces inconvénients. M. Bordier de Lyon et M. Albert Weil ont traité un assez grand nombre de ces affligées sans avoir le moindre accident. Il faut, comme le conseille M. Bordier, mesurer avec soin l’intensité des rayons et les filtrer, c’est-à-dire atténuer à volonté leur action caustique; on évite ainsi non seulement les dermites plus ou moins profondes, mais même le plus léger érythème. M. Bordier se sert de filtres d’aluminium placés en avant de l’ampoule, et, sur le bord du voile de plomb qui couvre le pourtour de la partie à traiter, il place une pastille de platino-cyanure qui sert de régulateur de courant. Dès que la pastille présente une teinte donnée, le courant est interrompu et l’on est sûr ainsi d’éviter toute action nocive.
- Les régions plates, le front, la joue, les membres, la poitrine peuvent être facilement garanties contre l’action des rayons, en dehors du champ d’épilation et présentent une surface régulière aux rayons. Mais la lèvre supérieure est une des régions difficiles à traiter parce que les poils des deux côtés ne se trouvent pas sur un même plan. On pourrait, ce semble, traiter chaque côté l’un après l’autre, mais il est facile de remédier à cet inconvénient en usant du moyen recommandé par M. Bordier. Il avance les deux extrémités de la moustache, afin de les mettre sur le même plan que la partie médiane, en introduisant entre les dents et sous la lèvre sur le côté un tampon d’ouate bien serré. Cette fluxion temporaire et de guérison facile maintient, pendant la courte durée de l’action des rayons, un plan uniforme.
- La radiothérapie est donc le meilleur moyen de faire disparaître les poils superflus ; mais si les personnes qui ont une tendance à voir leur lèvre s’ombrager d’un duvet veulent bien écouter mon conseil, elles feront bien d’attendre, pour se faire traiter, que le duvet soit réellement trop apparent. Plus le poil est léger, court et peu saillant, plus la radiothérapie risque d’amener de l’irritation de la peau; les cas légers sont en effet presque plus difficiles à traiter que les formes de vraie hyper-trichose. Dr A. G.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — Abonné n° 6ojS, à C. — Appareils à purifier et à stériliser les eaux au moyen de l’ozone : pour les installations en grand : Société Otto, à Paris ; pour les petits appareils, adressez-vous à la Technique sanitaire, n3, avenue Michel-Ange, Bruxelles N. E.
- M. G. C. — Géologie des environs de Paris : voyez la Carte géologique au 20000° du département de la Seine, par Dollfus, chez Béranger, éditeur, 15, rue des Saint-Pères, Paris. — Etudes sur le diluvium de la vallée de la Seine : voyez la bibliothèque de la Société géologique de France, Hôtel des Sociétés savantes, rue Serpente, Paris.
- Courrier de la Presse. — Non, La Nature n’a rien publié sur ce sujet. — La dolomie contient de la chaux que l’on sépare de la magnésie par attaque à l’acide sul-
- furique ; le sulfate calcique insoluble est séparé par décantation de la solution de sulfate magnésien. Voir pour détails l’ouvrage de Nivoit et Margottet sur Les métaux alcalino-terreux (Dunod, édit.).
- M. B. R. C., à J., près Cognac. — Le moyen le plus simple et le plus économique de préparer un alcoolat de lavande consiste à ajouter à de l’alcool 10 pour 100 par exemple d’essence de lavande du commerce, d’ailleurs de prix relativement peu élevé (3o ou 40 fr. le kg.),. — Vous trouverez des renseignements très complets sur la stérilisation des plantes dans l’ouvrage de Blanchon : L’industrie des fleurs artificielles et des fleurs conservées (Baillère, édit.).
- M. P. G., à Paris. — Vous trouverez des recettes pour la patine des métaux dans les recueils de Tissan-dier (t. I et IV, en particulier. Masson édit.). — Le Formulaire industriel, de Ghersi (Gauthier-Villars, édit), contient de nombreuses formules, mais le choix est difficile, du fait de l’étude peu méthodique. Le volume de la collection Roret : Bronzage des métaux (Mulo, édit.), contient de bonnes recettes, mais souvent anciennes et inutilement compliquées. Nous publierons d’ailleurs prochainement dans La Nature des recettes de patines simples et dont nous aurons constaté la valeur.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- L’aviation aux grandes manœuvres de 1910 : Capitaine D, — Sur l’origine du culte d’Héphaistos : Adolphe J. Reinach. — Les ponts de pierre : E, Poupet. —. Etude,_captSge, adduction et protection des eaux potables :'E.-A. Mab.tel.~- Académie des sciences; séance du 5 septembre 1910 : Ch. de Villedeuil. — La calorimètrie humaine : le laboratoire de nutrition à Boston.
- Supplément. — Meeting de la Baie de Seine. — Une bombe asphyxiante. — Adoption d’un levraut par une chatte. — La radioactivité du potassium. — Statistique des retards de trains. — Microphone au silundum. — La « main » à gauche. — Les lésions du décubitus. — Pain mélasse pour la nourriture des bestiaux.
- Sota-Terra, in-8°, 176 pages et gravures. Barcelone, juin 1909. Publié par le Club montagnard de Barcelone, ce volume expose les résultats des explorations souterraines effectuées en Catalogne, en 1907 et 1908, par MM. Font y Sague, de Triola, Faura, Oliverès, Roca, Sevradell, Maken.
- L’aven den Roca a 120 m. de profondeur. Ceux de Saint-Laurent et la Costa-Dreta également ; celui de l’Avenc i3o m. De savantes notes d’histoire naturelle complètent le volume admirablement illustré. L’abîme des Pouetons dans les poudingues du Mont Serrât, a 135 m. de profondeur. Tous ces gouffres sont bouchés et pleins d’ossements. Les deux plus profonds restent l’Aven de la Ferla (plus de 190 m.) et l’Aven del Bruch (160 m.) dont l’exploration n’a pas pu être achevée. Beaucoup d’autres dépassent 100 m. Ces recherches, poursuivies depuis 1897, ont été très utiles à la Catalogne au point de vue de l’hygiène des eaux potables. On ne saurait trop déplorer que leur principal auteur, M. l’abbé Font y Sague, très distingué géologue, ait succombé à l’âge de 37 ans, en avril 1910, précisément à cette fièvre typhoïde que ses études souterraines combattaient avec succès ! Cette cruelle ironie du sort a causé une perte irréparable à là science catalane !
- Les diastases oxydantes et réductrices des champignons, par le Dr Pierre Sée. Paris, F. Alcan 1910. 1 br, in-8°, 39 pages. Prix : 2 fr.
- Ce travail est divisé en deux parties. La première est consacrée à l historique. M. Pierre Sée résume les travaux concernant ces ferments. Il groupe les faits
- dans plusieurs petits chapitres, et cette division permet au lecteur de trouver facilement les détails qui peuvent l’intéresser (pluralité des ferments, nature de l’oxydation, chromogène, etc,). La deuxième partie renferme l’exposé de diverses expériences. Elle apporte une contribution utile à la connaissance de ces diastases. L’auteur, en effet, signale la présence, dans ces végétaux, d’une oxydase nouvelle et il décrit des réactions, dues aux réductases, qui n’avaient point encore été observées.
- Der Begriff der Lnstinktes einst und jetzt, parle DrH.-E. Ziegler. Iéna. A. Fischer, 1910, in-8°. Prix: 3 marks.
- Revue des idées relatives à la question de l’instinct depuis les anciens (Heraclite, Pythagore, Platon, Aristote) jusqu’à nos jours, en passant par Lamarck et Darwin, puis exposé des idées de l’auteur sur l’état actuel de la psychologie animale.
- Le pétrole, par L. T., une brochure illustrée format 24X16, publiée sous le patronage de la Fédération des Automobile-Clubs régionaux de France. Préface du prince Pierre d’Arenberg, Publications Lucien Àn-fry, 164, rue de la Convention, Paris. Prix : ofr,75.
- D’où vient le pétrole? Quelles sont les sources où on le puise ? Dans quelles régions du globe se trouvent les réservoirs naturels de ce précieux hydrocarbure. Sans entrer dans les détails techniques, l’auteur donne sous une forme attrayante, l’essentiel de ce qu’il faut savoir à ce sujet.
- Les inventions industrielles et d’utilité générale à réaliser. Recueil de 864 questions à résoudre pour répondre aux besoins actuels de l’industrie, suivi d’un précis des lois réglant les droits de la propriété industrielle, par Hugo Michel, traduite de l’allemand par Duvinage. In-8°. H. Dunod et E. Pinat. Prix : 3 fr.
- Cette brochure, très documentée, dont la 3e édition vient de paraître, intéressera surtout les agronomes, architectes, chimistes, ingénieurs et mécaniciens. Ainsi que les problèmes des éditions précédentes, ceux de la nouvelle édition ont été proposés par les représentants les plus autorisés de la science et dé l’industrie du monde entier. Les deux premières éditions de ce travail ont déjà suscité de nombreuses découvertes remarquables; il en sera certainement de même pour celle-ci.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Comment se conduire dans la vie, par le Dr Toulouse. i vol. in-16. Paris, Hachette 1910. Prix : 3 fr. F>o.
- Dans ce nouveau livre d'éducation pratique, l’auteur expose non pas en de vagues dissertations philosophiques, mais en des règles précises, vivantes, qui entrent dams tous les détails de notre existence pratique, toute une philosophie et toute une morale de la vie, basées sur des observations vécues.
- Phono-kardiogramme, par Otto Weiss. Iéna. G. Fischer. 1910. 1 vol. in-8°, 36 p. Prix : 1 m. 5o.
- Sur de récentes méthodes d’enregistrement des battements du cœur.
- Carnet de chasse théorique et pratique, par Marcel Bidault de lIsle, Pierre Roger et Cie. Paris. 1910. 1 vol. Prix : 2fr,5o.
- Ce livre se compose de deux parties distinctes et séparables à volonté : La première est un guide explicatif et détaillé ; la seconde constitue un carnet de chasse sous deuxième couverture et garde permettant de la détacher. Cette partie est utilisable 10 années.
- Fortschritte der Naturansscnschaftlichen Forschung, publiés par le Dr E. Abderiiai.dex. iar vol. 3o6 p., 74 hg- Editeurs : Urban et Schwarzenberg. Berlin, io5, b. Friedrichstr., 1910. Prix : 10 Mark.
- Cette publication nouvelle a pour but de suivre et de faire connaître les grands progrès des sciences; à notre époque, la science fait dans toutes les voies de si rapides progrès, qu’il est impossible de les suivre sans guide. C’est ce rôle que veut assumer la publication du Dr Abderhalden ; le icr volume répond parfaitement à ce programme. Yoici les questions traitées : Photographie des couleurs, par le professeur Miethe; Explosifs de sûreté, par le Dr Bruxstvig; Combustions lentes et fermentations oxydantes, par le Dr13ocu; Mesures de la pesanteur, par Niethammer ; Développement de la phototélégraphie, parle DrKoRx; Origine du pétrole, par Exgler; Nouvelles méthodes d'études solaires, par Gutjinick, études d’ensemble fort clairement ordonnées et rédigées, parfaitement documentées, elles sont appelées à rendre de très grands services.
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- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc
- Saint-Maur, altitude 5ora,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES Dü MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT Dü CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRE.1- OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 5 sept. 1910 . 13®,2 N. W. 3. Couvert. » Couvert
- Mardi 6 13®.4 JN. W. 2. Couvert. 0.0 Rosée ; couvert ; gouttes à 13 heures.
- Mercredi 7 13®,7 N. 3. Couvei t. D Couvert jusqu’à 12 heures; très nuageux ensuite.
- Jeudi 8. ..... . 13°.0 N. N. E. 1. Très nuageux. » Rosée ; très nuageux jusqu'à 17 heures ; beau ensuite.
- Vendredi 9 13°,0 N. E. 2. Couvert. » Rosée ; très nuageux.
- Samedi 10 13°,8 N. 3. Couvert. 0,3 Rosée ; quelques éclaircies ; petite pluie à 11 heures.
- Dimanche 11. . . . 12®,6 N. 1. Couvert. » Rosée ; nuageux.
- SEPTEMBRE 1910. — SEMAINE DU LUNDI 5 AU DIMANCHE 11 SEPTEMBRE 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l'abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- Du 5 au 11 septembre. — Le 5. Zone de basse pression sur Je Centre et le N. : Mœmel, 757; Corse, 756. Pression très élevée sur les Iles-Britanniques : Valen-cia, 772. Pluies sur le Centre; en France : Charleville, Nancy, 9; Besançon, a. Temp. du matin : Yardoe, 70; Paris, i3; Alger, 22; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : i4°,5 (normale : 15°,g). — Le 6. Pression élevée sur le N. et 1*0.; zone un peu inférieure à 760 sur le Centre et le S. Pluies sur le Centre et vers la Baltique; en France : Besançon, 26; Belfort, Nancy, 8. Temp. du matin : Yardoe, 70; Paris, i3; Alger, 21; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : i4°,2 (normale : i5°,8). — Le 7. Même situation : Stornoway, 773; Pologne, q5q. Pluies sur le littoral de la Baltique et l’Allemagne; en France : Dunkerque, Le Havre, 2; Cherbourg, 1. Temp. du matin : Yardoe, 8°; Paris, i4; Alger, 21; Puy de Dôme, 7 ; moyenne à Paris ; 14°,8 (normale : 15°,7). —Le 8. Fortes pressions sur l’O. et le N. : Shields, 77? ; Bodoe,
- 772; faible dépression sur la Pologne et vers l’Islande : Seydisfjord, 751. Pluies sur le N. de l’Allemagne; en France : Dunkerque, 6; Le'Havre, Ouessant, 3. Temp. du matin : llaparanda, 70; Paris, i3; Alger, 22; Puy de Dôme, g; moyenne à Paris : i4° (normale : i5°,5). — le 9. Pression élevée sur l’O. et le N. : Irlande, 770; Finlande, 773; Seydisfjord, qÜq. Pluies sur le Centre. Temp. du matin : Uleaborg, 5°; Paris, i3; Alger, 24; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris : i4° (normale : i5°,4). — Le 10. Même situation barométrique. Pluies sur le Centre. Temp. du matin : Yardoe, 70; Paris, i3; Alger, 22; Puy de Dôme, 9; moyenne à Paris : i4°>7 (normale : i5°,3). — Zen. Baisse lente sur lout le continent, sauf l’Ecosse et l’Islande (771). Temp. du matin : Arkangel, 4°: Paris, i3; Alger, 20; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i4°,6 (normale : i5°,2). — Phases de la Lune : Premier Quartier le n, à 8 h. 20 m. du soir.
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- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts
- et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « 1*3 N3tUr& » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, "Boulevard Saint-Germain, Paris ("Vl*)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d'entente spéciale avec les éditeurs.
- La rëproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d’origine.
- N* 1948 — 24 SEPTEMBRE 1910
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- ait.
- SUPPLÉMENT
- La traversée de l’Atlantique en ballon. — Nous avons déjà annoncé le projet d’un journaliste américain d’origine allemande, M. Joseph Brucker, de traverser l’Atlantique en dirigeable. Nous sommes maintenant en mesure de donner des détails sur ce remarquable projet. L’engin, en forme de cigare, sera long de 5i,5o m. environ, avec un diamètre maximum de 16 m. Il sera pourvu de gouvernails horizontaux et verticaux, de plans de stabilisation, et d’une plate-forme en matériaux légers suspendue très près de l’enveloppe, et sur laquelle pourront circuler plusieurs hommes pour la manœuvre des soupapes. En guise de nacelle, le ballon emportera une? chaloupe longue de.-iom. environ, et large de 3 m. Dans sa quille sera installé un moteur capable aussi bien d’actionner l’hélice du ballon que celle du bateau, pour le cas où le voyage aérien devrait - se terminer en voyage maritime. Les constructeurs de ce moteur sacrifieront la vitesse à la robustesse. M. Brucker s’est préoccupé du grave problème de la radiation solaire, dont les effets pourraient être pernicieux. Il croit avoir trouvé une solution en couvrant la partie supérieure du ballon d’une enveloppe protectrice en toile imperméable qui laisserait circuler entre elle et l’enveloppe du ballon une couche d’air d’une épaisseur de 10 à i5 cm. Une série d’expériences a prouvé l’efficacité .du procédé. Il reste à déterminer, par des essais préliminaires, le choix de la toile, et la façon dont elle sera installée. Un comité d’études constitué par M. Brucker, et qui compte parmi ses membres des météorologues distingués, recommande la route que suivit Christophe Colomb dans son premier voyage de découvertes, c’est-à-dire la route des vents alisés. Le ballon devrait partir dans le courant de l’hiver; saison qui offre dè grands avantages, notamment une grande régularité dans les courants aériens, une diminution dans les écarts de température, et une absence presque certaine de cyclones. Sur les 95 cyclones enregistrés aux Antilles de 1878 à 1900, les mois de janvier, février, mars et avril ont été indemnes, contrastant avec les autres mois : août (26 cyelones), septembre (26), octobre (34). On a remarqué en outre que les vents alisés soufflent avec plus dè force durant les 4 mois d’hiver, ce qui ne pourrait qu’accélérer la vitesse du ballon. Le départ se fera soit à Madère, soit à Ténériffe, et l’atterrissage aura lieu probablement sur l’une des Grandes Antilles. On estime que la traversée pourra s’effectuer en 5 ou 6 jours, mais le dirigeable emportera des vivres et du combustible pour le double de cette durée.
- Ascension du Mont Mac-Kinley. — Selon une information américaine l’ascension du Mont Mac-Kinley (Alaska), aurait été effectuée le 3 avril 1910 par quatre prospecteurs de mines W. R. Taylor, Dan Patterson, Ch. Mac-Gonigelle et Th. Lloyd. L’expédition (sans aucun caractère scientifique) dura quatre
- mois (décembre-avril). L’escalade elle-même du pic glacé prit du 4 mars au 3 avril. Il y a deux sommets sur lesquels on ne trouva absolument aucune des traces que prétendait y avoir laissées, en septembre 1906, le trop fameux Dr Cook : l’ascension de ce dernier, déjà sérieusement contestée, paraît définitivement apocryphe tout comme sa soi-disant découverte du Pôle Nord ! — D’autre part l’U. S. Coast and Géodésie Survey a fait établir par H. W. Rhodes que le Mont Mac-Kinley est par 63° 3',56 83" N. et i5i° o',4i 3i" W. Gr. avec 2o-3oo pieds
- (6187 m., d’altitude au lieu de 6237 m. déclarés par Mildrow en 1898). — Enfin une expédition dirigée par Parker est partie ce printemps pour l’étude scientifique de la montagne, -
- A travers le Sahara. — Le capitaine anglais A. H. Haywood, de service à Sierra Leone, est récemment rentré en Europe, en traversant le Sahara. Parti de Sierra-Leone le 6 janvier, il se rendit, d’abord, par le chemin de fer, à Pendembu, près de la frontière du Libéria, et alla visiter les sources du Niger. Puis, il suivit le cours du fleuve, jusqu’à Tombouctou et Gao. De là, il mit cinquante jours pour gagner Insalah et rentra, à Alger, par Ouargla, Touggourt et Biskra.
- La composition des gaz dans les flammes très chaudes. — Les produits de combustion des gaz dans les flammes très chaudes ne sont pas toujours identiques à ceux que l’on est habitué à rencontrer. C’est ainsi qu’on a constaté qu’en présence d’un excès d’oxygène, la combustion de l’oxyde de carbone donne de l’ozone ; la flamme de l’hydrogène, dans les mêmes conditions, contient également de l’ozone et un peu de protoxyde d’azote ; enfin, celle de l’acétylène renferme jusqu’à 4 pour 100 de ce même gaz protoxyde d’azote. Les températures atteintes pendant les combustions de ces gaz, dàns les
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- INFORMATIONS
- circonstances que nous avons rappelées, sont d’ailleurs très élevées et correspondent à 2600° pour l'oxyde de carbone, 2800° pour l’hydrogène et 3ooo° pour l’acétylène.
- La composition des tabacs hongrois. — M. Toth a effectué récemment des recherches sur la teneur en nicotine des tabacs hongrois. li a constalé que les tabacs de jardin renferment très peu de nicotine à l’état combiné et pas du tout de nicotine libre; par contre, les tabacs forts, désignés sous le nom de Miskole, de Mus-kateller, contiennent jusqu’à 7,5o pour 100 de nicotine totale et 0,04 de nicotine libre.
- Ancre monstrueuse. — On inaugure cette semaine, à l’Olympia de Londres, une Exposition industrielle [Engineering and Machinery Exhibition) qui obtiendra vraisemblablement un vif succès, à en juger par les quelques « clous » déjà signalés. On y admirera, en particulier, la plus grande ancre de navire qu’on ait jamais construite ; elle a été forgée par la maison N. llin-gley and Sons, de Dudley, pour YOlympic, le nouveau paquebot géant de la White Star. Elle pèse i5 tonnes, est longue de plus de 6 m., et offre une largeur maxima de 3,io m. La verge a i,3g m. d'épaisseur. Elle est munie d’une chaîne de trois chaînons pesant chacun 4oo kg. Il a fallu 12 chevaux pour la traîner de la gare de Paddington à l’Exposition. Une autre attraction est
- offerte par la Maison Siebe, Gorman and C°, sous forme de démonstration de son nouveau casque qui permet à un homme de plonger impunément sous l’eau, ou à travers des flammes ou des gaz délétères. Des hommes munis du casque se promèneront au fond d’une vaste cuve remplie d’eau, et dont les parois de verre laisseront voir clairement les moindres gestes des plongeurs. Ceux-ci n’auront d’autre communication avec le monde extérieur qu’un fil téléphonique, grâce auquel ils pourront converser avec les spectateurs.
- L’annexion de la Corée au Japon. — Le 29 août, 1 eJournal officiel de Tôkiô a publié le texte des diffé-rents documents relatifs au passage de l’ancien empire de Corée sous la domination de l’empire du Japon. Ces documents comprennent : i° un rescrit impérial du Mikado/en date du 29 août; 2'° le traité signé à Séoul, le 22 août, et promulgué le 29; 3° une déclaration du gouvernement japonais. Il y a longtemps que l’indépendance de la Corée était compromise. Le vieux régime de l’immobilisme, l’état de choses déplorable qui régnait depuis longtemps dans la presqu’île ne pouvait continuer à subsister, alors qu’en face, de l’autre côté du détroit, se développait une nation ardente, ouverte au progrès, et à l’étroit dans ses îles. La Corée a une superficie de 218 65o kilomètres carrés; sa population s’élève à près de dix millions d’habitants. La superficie du Japon est de 452922 kilomètres carrés ; sa population de cinquante-huit millions d’habitants. Le trop-plein de la population nippone ne tardera donc pas à se déverser dans les riches et fertiles districts de la Corée qui vont se transformer rapidement. Déjà, au cours des cinq années écoulées, depuis la guerre avec la Russie et le protectorat du Japon sur la Corée, la situation s’est radicale-
- ment transformée. Au dire de témoins oculaires et impartiaux, le pays se couvre à vue d’œil d’un vaste réseau de chemins de fer, ainsi que de lignes télégraphiques et téléphoniques ; partout se construisent des fabriques et des usines; l’agriculture emploie des méthodes nouvelles pour faire produire à la terre tout ce qu’elle peut donner; le commerce d’importation et d’exportation a plus que triplé en cinq ans ; une activité fébrile règne dans tous les grands ports; les finances sont dans un état presque brillant ; la magistrature a été réformée et la procédure judiciaire n’a presque plus rien à envier aux tribunaux d’Europe; enfin des écoles sont ouvertes presque partout et la population scolaire augmente chaque jour. La monarchie absolue desYi régnait, en Corée, depuis la fin du xiv° siècle.
- La population de Madagascar. — Suivant une statistique publiée au Journal officiel de Madagascar du 7 mai 1910, cette colonie comptait, en 1909, 2 g65 5o8 habitants, dont i5ii8 Européens, 2944389 indigènes sujets français, 4*^4 indigènes sujets étrangers et 1847 métis. Les effectifs militaires (guerre et marine), compris dans les chiffres ci-dessus, s’élèvent à xo 770 hommes, dont 2846 Européens-et 7924 indigènes. La population européenne comprend : 6671 Français nés en France; 5i66 Français nés dans les colonies ; 3281 étrangers. Elle se décompose comme suit : 8758 hommes, 33y5 femmes et 2985 enfants de moins de quinze ans (i539 garçons, 1446 filles). Les indigènes sujets français sont au nombre de 2944389. Voici le chiffre de la population des principales villes de Madagascar : Tananarive, 94 8 13 ; Diégo-Suarez, 10377; Tamatave, 8761; Fiana-rantsoa, 8179; Majunga, 7,205.
- Canal de Panama. — Le projet du canal de Panama, tel qu’il a été arrêté par la minorité de la Commission internationale d’ingénieurs et par le Congrès des Etats-Unis, comportait l’enlèvement de 7g 299 38o m3 de déblais. A la fin de mars 1910, le cube de déblai exécuté s’élevait à 78 85o 128 m3. Il s’en fallait donc de 449 m5 seulement quê les déblais du’canal', tel qu’il était projeté, ne fussent terminés. D’après le Mouvement géographique (11 septembre), les changements apportés aux plans, à la demande du Dépai'tement de la guerre, portèrent à x33 445 277 m3 le total des déblais à effectuer II restait donc à déblayer fin mars 54 i45 897 m3. Les travaux de déblai ne furent entamés activement qu’en 1,907, année au cours de laquelle 12044681 m3 furent enlevés. En 1908 et 1909, les chiffres des déblais atteignaient respectivement 28 357 185 et 26 8i3 470 m3, soit pour les deux années 55 170655 m3, ce qui donne une moyenne de 2 296 000 m3 par mois. "
- Les marines commerciales. — Il tient de paraître un livre bleu contenant les statistiques relatives aux marines de commerce du monde entier. Ces statistiques montrent le développement immense qu’a pris le commerce maritime de l’Angleterre. L’état des marines de commerce des principaux pays qui touchent les ports anglais se résume dans le tableau suivant :
- Angleterre Navires. 37 071 Tonnage en million de tonnes. 40
- Allemagne ..... 5 23g 6
- Norvège 7 723 4
- Danemark 4 797 2
- Suède 3 601 2
- Hollande 3 283 2
- France 3 2i3 1
- Espagne 1 174 1
- Divers 4 294 4
- Le chemin de fer de Thiès à Kayes (Afrique occidentale française). — D’après le Mouvement géographique (ix septembre), les travaux d’infrastructure delà première section de ce chemin de fer sont actuellement terminés. Ea voie est posée sur 234 kilomètres. Elle sera continuée jusqu’au kilomètre 240, dès que le gou-vernemènt local aura été mis en possession des fonds du récent emprunt de 14 millions autorisé dans ce but. La section de 43 km, allant de Kayes à Ambidédi, a été livrée à l’exploitation au mois de juillet dernier.
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- O^L
- est
- **> Mécanique
- Pompes domestiques à eau à palettes avec moteurs électriques. — Ces pompes sont particulièrement indiquées lorsqu’on ne dispose d’aucune distribution d’eau, ou que le raccordement à une distribution existante serait onéreux, c’est-à-dire à la campagne, dans les
- l'ig. 3.
- l'ig. i. — Détails de la pompe domestique. a, tuyau d’aspiration avec crépine ; b, moteur et pompe ; c, conduite de refoulement; d, robinet-interrupteur; e, conduite d’écoulement; y’, conducteurs électriques.
- Fig. 2. — Robinet-interrupteur. — Fig. 3. — Bassin-interrupteur.
- petites localités, les maisons et villas isolées, les:fermes, les sanatorium, les usines, etc. Il se peut même, suivant les circonstances, comme par exemple, lorsqu’on dispose d’une force motrice peu coûteuse, qu’il soit plus économique d’installer soi-même une pompe de ce genre, plutôt que de se raccorder à une distribution d’eau existante.
- Leur emploi est très avantageux parce qu’avec elles l’emploi d’un réservoir élevé est supprimé, ou du moins ce réservoir a des dimensions très réduites, et par là on évite les inconvénients des installations habituelles qui comportent, comme on le sait, de grands réservoirs élevés, c’est-à-dire le prix d’achat de ces réservoirs, leur montage, la congélation de l’eau en hiver, sa température excessive en été, sa contamination possible par les poussières, enfin la dépense de force inutile provenant de ce que toute l’eau doit être montée dans le réservoir.
- Comme l’indique la figure i, la pompe en question est montée à proximité du puits, par exemple dans la cave, et raccordée directement au réseau de conduites de distribution intérieure qu’on installera, selon les circonstances, de l’une des façons suivantes.
- a) Pas de petit réservoir élevé. — Cette disposition est avantageuse quand il n’ÿ a que peu de points de consommation. A chacun de ces points se trouve un robinet-interrupteur (fig. 2) qui sert à ouvrir la conduite et à mettre en même temps la pompe en mouvement, ou réciproquement à arrêter la pompe en fermant la conduite. Si l’on veut cependant remplacer les robinets-interrupteurs par des robinets ordinaires et des interrupteurs séparés — ce qui n’est pas à recommander au surplus — il faut que le réseau de conduites soit muni d’un déversoir situé à une hauteur d’élévation de 25 m. au plus, parce que si l’on ouvrait l’interrupteur avant le robinet, il adviendrait que le moteur marcherait sur une conduite fermée et serait ainsi fortement surchargé.
- b) Emploi d'un petit réservoir élevé. — Si le réseau de conduites est très étendu et comprend de nombreux points de consommation, on conçoit que l’emploi de robinets-interrupteurs à chacun de ces points serait une dépense quelque peu onéreuse. Il peut arriver aussi que l’on veuille éviter ces robinets-interrupteurs craignant qu’ils ne soient maniés avec les précautions et les soins voulus. Dans ces cas, on utilise les robinets ordinales
- et un petit réservoir élevé contenant un interrupteur mis en action par un flotteur. Ce bassin, dénommé bassin-interrupteur (fig. 3) n’a qu’une contenance de quelques litres et peut être placé aisément sur une console dans un endroit à l’abri de la gelée.
- Le fonctionnement du système de contact par flotteur est absolument sûr; le moteur de la pompe est mis en circuit automatiquement lorsque l’eau baisse dans le bassin jusqu’à un niveau donné, et il est arrête de même façon quand l’eau monte jusqu’au niveau supérieur déterminé. L’eau se rend du bassin aux divers points de consommation par des conduites.
- Cette deuxième disposition évite également l’inconvénient du grand réservoir élevé des installations habituelles. Le prix est minime, le montage à l’abri de la gelée est facile, et quant au contenu, il se renouvelle très souvent entièrement et en peu de temps, suivant le cas en moins d’une minute, de sorte que l’on peut toujours avoir de l’eau parfaitement fraîche. Sur la première disposition, c’est-à-dire sur l’emploi exclusif des robinets-interrupteurs, ses avantages sont les suivants : le prix des conducteurs électriques est moindre, les conduites de distribution allant aux différents points de consommation peuvent avoir un diamètre plus faible parce qu’il n’est pas nécessaire, comme avec les robinets-interrupteurs, que la section des conduites jusqu’à chacun des points de consommation suffise pour le débit total de la pompe.
- c) Combinaison des deux dispositions précédentes. — On peut, si les circonstances le demandent, parfaitement combiner les deux dispositions précédentes. En branchant des robinets-interrupteurs en certains points de la conduite de refoulement qui va au bassin-interrupteur, on a en ces points de consommation tous les avantages des robinets-interrupteurs eau venant directement du puits et économie de force, puisqu’il suffit de monter l’eau seulement jusqu’au point de consommation. Quant au bassin-interrupteur, dans lequel l’eau de la conduite de refoulement se déverse dans le haut, il dessert les autres points de consommation.
- Description de la pompe. — Cette pompe (fig. 4 et 5) est une pompe rotative à un seul arbre. A l’intérieur du corps de pompe, cet arbre est renforcé en tambour appuyant hermétiquement sur la partie supérieure du corps de pompe, lequel s’élargit vers la partie inférieure formant ainsi l’espaceutile. Deux palettes placées
- à angle droit, ajustées soigneusement, coulissent alternativement dans un sens et l’autre, dans deux rainures du tambour pratiquées suivant des plans
- F'ig. 4. La pompe avec son couvercle enlevé.
- passant par l’axe de rotation de ce dernier. Grâce à la forme de l’espace utile, on ob- *'§>• Çorps de pompe,
- tient un mouve- arbrc a tambour et Palettes-
- ment de déplacement de l’eau presque uniforme et sans à-coups qui x-end superflu l’emploi d’un réservoir d’air. Dans la pompe même, l’eau n’arrive pas en contact avec la fonte, ce qui fait qu’il n’y a pas à craindre que les parties mobiles se rouillent et que par suite l’eau soit l'endue impure.
- L’encombrement est très faible, même pour le modèle le plus puissant. Les seules pièces sujettes à une usure appréciable, c’est-à-dire les palettes et les manchettes étanches sont interchangeables. Les paliers sont munis du graissage à bague automatique et économique. Il
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- suffit d’amorcer la pompe au moment de la première mise en marche, ensuite elle aspire automatiquement, même lorsque le tuyau d’aspiration est vide. L’entretien est minime, et, comme le montrent les deux ligures précédentes, le montage et le démontage sont extrêmement simples. Cette pompe est construite par les ateliers de la Compagnie générale d’Electricité de Creil.
- A l’inverse de ce qui se produit avec les pompes centrifuges, le rendement mécanique de cette pompe est sensiblement aussi avantageux pour toutes les hauteurs d’élévation et toutes les vitesses qui se rencontrent pratiquement.
- Dans le choix du moteur électrique qui convient pour actionner cette pompe à palette, il ne faut pas omettre que la résistance des conduites augmente la hauteur d’élévation à surmonter, cette résistance est directement proportionnelle au carré de la vitesse de l’eau et à la longueur de la conduite. Le tableau suivant indique, à titre de renseignement approximatif, la résistance par 10 mètres de conduite droite pour quelques hauteurs d’élévation et pour les sections usuelles des conduites en admettant que les parois intérieures de ces conduites soient parfaitement lisses. Les coudes, les changements brusques de section, les soupapes, les robinets et les registres augmentent la résistance des conduites. Egalement selon la nature de l’eau, la résistance augmente plus ou moins au bout d’un certain temps parce que les
- Fig. 6.— Pompe actionnée par un moteur Fig. 7.
- en dérivation à courant continu. Tamis à sable.
- particules solides en suspens dans l’eau se déposent sur les parois intérieures des conduites.
- RÉ'ISTANCE DES CONDUITES POUR L’EAU.
- DIAMÈTRE Hauteur équivalant à la résistance par 10 mètres
- INTÉRIEUR DE I.A de conduite droite pour un débit par minute de :
- CONDUITE 22 lit. 40 lit. 90 lit. 125 lit. 275 lit. 330 Ut.
- 25 mm O'ViO w » » „ »
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- Le mode de commande convenant en première ligne est la commande au moyen d’un moteur électrique accouplé directement avec la pompe à l’aide d’un accouplement en cuir. Dans la plupart des cas, on emploiera avantageusement la disposition représentée par la figure 6. La pompe et le moteur sont montés sur des rails et afin de compenser la différence de hauteur d’axe, on n’a qu’à mettre des cales intermédiaires sous la pompe ou sous le moteur.
- Tous les moteurs destinés à actionner des pompes à eau ont un isolement hydrofuge. Lorsque le moteur est à courant continu et que la pompe est située dans un local particulièrement humide, il est bon d’employer un moteur à bâti fermé et ventilé mis en communication avec l’air extérieur sec au moyen de conduites d’air. Par contre, les moteurs triphasés du type ouvert, peuvent être employés aussi dans les endroits humides, mais en enfermant toutefois les bagues. On n’oubliera pas de mettre directement le moteur en circuit sans un démarreur parce que cela pourrait produire facilement dans les conduites pleines d’eau, des pressions d’accélération excessives qui nuiraient à la pompe et aux conduites.
- L’emplacement doit être choisi de telle sorte que la hauteur d’aspiration ne soit que de quelques mètres. Bien que la hauteur d’aspiration de ce système de pompes soit relativement grande, par suite de la régularité
- presque constante du débit, il est préférable pour les raisons connues, de ne pas s’approcher trop près de la limite d’environ 10 m., c’est-à-dire qu’en général, il vaut mieux ne pas dépasser une hauteur d’aspiration de 6 à 7 m. y compris la résistance des conduites portée dans le tableau donné plus haut. Il ne faut pousser jusqu’à 7 à 8 m. que lorsque cela est absolument indispensable.
- Si l’eau à distribuer contenait du sable ou d’autres particules solides, il faut faire usage d’un tamis à sable approprié parce qu’il suffirait d’une très faible quantité de sable pour endommager les palettes de la pompe. Ce tamis (fig. 7) intercalé sur la conduite d’aspiration en un endroit quelconque, mais accessible, renferme un filtre fin dont la section de passage est relativement grande et disposé de façon à pouvoir être dégorgé facilement par 1 eau de la conduite de refoulement sans qu’il soit nécessaire de l’enlever.
- Bien que la hauteur maximum de refoulement soit de a5 m. ce système de pompe peut servir de pompe à incendie.
- *>> Électricité a*
- Pendule à remontage électrique — Les pendules qui peuvent marcher longtemps sans être remontées nécessitent des ressorts spéciaux qui en assurent le fonctionnement pendant environ un an ; mais on a imaginé depuis longtemps déjà un autre procédé qui permet un fonctionnement pour ainsi dire illimité et qui peut s’appliquer à tous les mécanismes de pendules ordinaires : il consiste à faire le remontage du ressort à des intervalles rapprochés, toutes les minutes ou toutes lès'5 minutes par exemple;' au moyen d’un petit moteur électxûque.
- C’est une combinaison de ce genre que représente la gravure ci-contre.
- Le mécanisme est particulièrement bien com- I* Vue extérieure
- pris et rassemblé dans un dela Pcndule clectncIue-minimum de place. La
- pile P, qui peut fonctionner pendant trois ans sans être remplacée, est logée dans le socle, en forme de borne, qu’on donne souvent aux pendules du bureau.
- Le mouvement d’horlogerie H est fixé sur le revers du volet fermant la borne et portant le cadran à sa partie externe. En dessous du mouvement se trouve fixé un minuscule moteur électrique M, relié à la pile par des fils souples, et dont l’axe porte une vis sans fin qui agit sur une roue dentée montée à l’extrémité de Taxe du barillet.
- Le contact est établi automatiquement toutes les minutes et le courant se trouve coupé au bout de quelques secondes quand le ressort est remonté de la même quantité qu’il s’était détendu. On pourrait supprimer la pile et ne jamais avoir à s’occuper de la pendule en reliant le moteur, après avoir interposé la résistance suffisante, à une canalisation urbaine. — La pendule se trouve chez M. Mathieu, galerie de Valois, Palais-Royal.
- Fig. 2. — Vue de la pendule ouverte. La pile P dans le socle.
- Le mécanisme H et le moteur M fixés sur le volet.
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- RÉSUMÉ METEOROLOGIQUE
- a^>.
- Observations faites à l’Observatoire du Parc-Saint-Maur, en août 1910, par M. Ch. Dufour.
- Les moyennes mensuelles de la pression et de la température sont peu inférieures aux normales correspondantes dont elles diffèrent respectivement de oram,5 et o°,5. 11 en est de même de la moyenne des températures minima; les températures maxima sont généralement peu élevées et même le maximum absolu, 26°,7, observé le 14, est exceptionnellement bas. Il n’y a, dans la série des observations de Saint-Maur, que le mois d’août 1896, mois très froid, dont la température moyenne n’a été que de 15°,8, qui ait présenté un maximum absolu inférieur, et seulement de o°,6, à celui d’août 1910.
- La nébulosité est élevée, l’humidité relative encore en excès de 5 pour 100, mais pour la première fois depuis le mois de mars, et bien qu’on compte 14 jours pluvieux au lieu de 12, nombre moyen, la hauteur totale d’eau recueillie au pluviomètre est inférieure à la normale : 54mm,6. Elle atteint seulement 36,nm,o; le rapport est donc 0,66.
- Le niveau moyen de la Marne a été de 2m,67 et s’est abaissé à 2m,33 le 25 ; la hauteur moyénne de la rivière et même le minimum sont encore supérieurs à la cote moyenne normale d’août, 2m,n.
- Pression barométrique (ait. 5om,3). — Moyenne des 24 heures : 757mm,33; minimum absolu : 749““,2 le 4 à 18 heures; maximum absolu: 766“”,8 le 3i à 2ill4om.
- Température. Sous l’abri : Moyennes : des minima, i2°,07; des maxima, 220,69; ^es 24 heures, 170,15. Minimum absolu : 8°,8 le 7; maximum absolu : 260,7 le 14. Amplitudes diurnes : moyenne du mois, io°,62; la plus élevée, i5°,4 le 17; la plus faible, 7°,5 le 4- Sur le sol gazonné. — Moyennes : des minima, 9°,65 ; des maxima, 360,95 ; minimum absolu, 5°,o le 28; maximum absolu, 430,3 le Ier. Dans le sol gazonné. — Moyennes du mois : (profondeur om,3o), à 9 heures : 170,61; à 21 heures : 170,88; (profondeur om,65), à g heures : 170,27; à 21 heures : 170,2") (profondeur 1 mètre), à 9 heures : i6°,68; à 21 heures : 160,70. De la Marne. — Moyennes : le matin, i8°,36; le soir, j8°,74. Minimum, 170,27 le 7; maximum, 190,62 les 20 et 22.
- Tension de la vapeur. — Moyenne des 24 heures, nmm,3o. Minimum, 7mm,o le 23 à 12 heures; maximum, i6mm,3 le i3 à 19 heures.
- Humidité relative .- moyenne des 24 heures, 79,1. Minimum, 41 le x6 à i5 heures et le 23 à 14 heures; maximum, 100 à 16 dates différentes.
- Nébulosité. — Moyenne du mois (6 h. à 21 h.) : 6,46. Minimum, 1,2 le i4; 1 jour entièrement couvert.
- Insolation : durée possible, 442 heures ; durée effective, i86h9 en 3o jours; rapport, 0,42.
- Pluie : total du mois : 36mm,o en 23ho.
- Nombre de jours : de pluie, 14 ; de pluie inappréciable, 2; d’orage, 4; de brouillard, 1; de brume, 4; de halos, 10; de rosée, 24.
- Fréquence des vents : calmes, ig.
- N . . . . 22 S. E. . . . 43 W ... . 54
- N. N. E. . !9 S. S. E. . . 46 W. N. W. 27
- N. E . . . 26 S ... . . 85 N. W. . . 29
- E. N. E. . 5 S. S. W . . i45 N. N. W . 6
- E 11 s. w . . . 110
- e: s. e. . 20 w. s. w. • . 77
- Vitesse du vent en mètres par seconde : moyenne des 24 heures, 3m,o5. Moyennes diurnes : la plus grande, 5m,3 le 19; la plus faible, im, 1 le 8. Vitesse maximum : iom,o le 19 à ioh 55m par vent S. W.
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 2m,67. Minimum, 2m,33 le 25; maximum, 3m,3o le 2.
- Comparaisons aux valeurs normales : pression,
- — omm,52; température, —o°,54; tension de la vapeur, -j- omm,38; humidité relative, + 4»9 ; nébulosité, -j- 1,21; pluie, —i8mm,6; jours de pluie, -f-2 ; insolation,
- — 4ih 4-
- Taches solaires : On a suivi 2 taches ou groupes de taches en 7 jours d’observation; le Soleil a paru dépourvu de taches les 18, 24, 25.
- Perturbations magnétiques : Très faibles les 3, i5, 27, 3i; faibles les x, 2, 4, 5, 14, 18-19, 20, 23, 3o; modérées les 10, 21-22, 24, 28-29.
- Radiation solaire : Généralement faible; observée
- 17 fois à 9 dates différentes. Les valeurs les plus élevées sont : ical,2ii le 16 à nh6m et iih39m et le 22 à i3hi8m et ical,221 le 16 à iih46m.
- Mouvements sismiques : Le Ier, début à ioh 53m, ph. pie, ioll55m à 11 heures; le 2, de 7h 53m à 8 heures ; le 5, début ih 54m, ph. pie, entre 2 heures et 2 heures 1/2; le 7, de 2ih7m à 2ih iom; le 10, à 2ih37m; le 11, ph. pie, de 1711 i4m à i7h27m; le 13, de 8h32m à 8h 37”; le 14, de 8h iim à 8hi3m; le 17, entre i2h28m et 14 heures; le 20, à ih35m; le 21, entre 6 heures et 8 heures; le 21, ph. pie, de i6h3om à i6h4om; le 25, entre 23h 3om et 23h5om; le 31, de igh i4m à i9h2om environ et à 23h3gm. On relève en outre des ti'aces de microsismes aux dates des 3, 6,
- 18 et 19.
- Floraisons ; Le i'r, anémone japonica; le 3, poly-gonum cuspidatum; le 5, echinops, bardane; le 9, sedum telephium; le 11, helianthus cucumerifolius ; le 15, tabac commun, tanaisie ; le 16, persicaire du Levant; le 18, statice limonium, cataleptique de Virginie; le 24, aster bleu hâtif; le 26, hémérocalle du Japon.
- Les derniers martinets ont été vus le 14.
- VARIETES
- Insectes ennemis de la mouche tsé-tsé. — On
- sait que la mouche tsé-tsé est la propagatrice de la maladie du sommeil; il est donc extrêmement intéressant de rechercher et d’étudier les ennemis qu’elle peut avoir dans le monde animal, par exemple chez les insectes. Déjà, en 1909, M. Picard avait signalé à la Société de Biologie la découverte au Dahomey d’un hyménoptère destructeur de glossines, qui chasse et capture ces mouches pour en approvisionner son nid. M. Roubaud vient de signaler à son tour, à l’Académie des sciences, (22 août) l’existence d’une autre guêpe du genre Bembex, qui paraît avoir la même prédilection. La capture des glossines par les Bembex est décrite par cet auteur en termes fort intéressants : « Le long des rives du fleuve Ouémé, écrit-il, eu amont du pont du chemin de fer, il
- existe un gîte à Glossinapalpalis et à Glossina longipalpis. Au voisinage immédiat de l’eau, et sous le couvert du rideau forestier riverain, on rencontre presque exclusivement la palpalis en gîte « au voisinage de l’homme », tandis que, plus en retrait, dans les broussailles assez touffues qui confinent au rideau forestier, ce sont les longipalpis qui prédominent. En faisant pénétrer un âné dans la zone infestée de longipalpis, j’ai observé, presque immédiatement, l’arrivée de plusieurs gros Bembex qui vinrent assaillir l’animal, à la manière des taons, passant d’un vol l’apide, sans toutefois s’y poser jamais, autour du poitrail et des jambes. Au bout de quelques instants, l’un d’eux me parut s’élancer sur une Glossine et l’entraîner avec lui; mais le mouvement avait été si brusque que je n’en pus saisir le détail. Je capturai alors l’un
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- VARIÉTÉS
- des Bembex qui bourdonnaient encore autour de l’âne, je le plaçai dans un long tube de verre où j’introduisis aussi une Glossine vivante. Après quelques minutes d'un vol étourdi le long des parois de verre, le Bembex aperçut la proie et, fonçant sur elle, d’un seul coup la perça de son aiguillon. A peine avais-je pu surprendre le mouvement de l’abdomen que j’apercevais la mouche inerte, les ailes repliées, étendues suivant l’axe du corps, sous le ventre de la Guêpe, qui l’emportait solidement maintenue entre ses pattes postérieures et moyennes. Je recommençai l’expérience avec un autre Bembex, le résultat fut le même : en un instant, la mouche fut foudroyée par l’aiguillon et placée dans la position de transport. Mais, après avoir volé quelques minutes dans leur prison de verre, les Guêpes abandonnèrent leur proie pour chercher elles-mêmes à s’échapper. Les mouches piquées étaient absolument incapables de tout mouvement. ».
- Exploration Chudeau au Soudan et au Sahara. —
- Parti de Bordeaux en janvier 1909, M. René Chudeau, vient d’accomplir, au Soudan français, dans le bassin du Moyen-Niger, une intéressante exploration.
- Après avoir atteint les bords du Niger, en avril 1909, il s’est rendu à Djenné, puis s’est enfoncé dans l’intérieur de la boucle en suivant le plateau de Bandiagara. Ce plateau s’élève doucement dans la direction de l’Est jusqu’à Hombori. Près de Sofara, il se trouve à quelques mètres seulement au-dessus du cours du Bani, à l’altitude de 25o m. Bandiagara, qui se trouve un peu plus au Sud, est déjà à une altitude supérieure de 100 m.; enfin, le point culminant, Kanikombolé se trouve à 5oo m. Les plateaux qui dominent la région d’Hombori s’élèvent jusqu’à 1000 m. Le plateau de Bandiagara présente ainsi une large surface limitée de tous côtés par une falaise, presque partout verticale, qui se dresse à une soixantaine de mètres et que I on ne peut franchir que par quelques brèches. Ce n’est que du côté du Bani, que la falaise s’abaisse et permet l’accès facile du plateau.
- Dans cette région l’eau est plutôt rare. Les villages au Sud de la falaise ne peuvent en trouver que dans des puits d’une trentaine de mètres de profondeur. Au Nord du plateau, ce sont les crues du Niger qui alimentent le plus ordinairement la plaine. Sur le plateau, au contraire, l’eau se trouve à un niveau à peu près constant et à une pi’ofondeur moindre que sur le versant Sud. La végétation du plateau est celle que l’on rencontre habituellement au Soudan. On y trouve en abondance le karité, le baobab, le fromager, le ronier.
- De Hombori, M. Chudeau se dirigea sur Bamba, traversant un pays de plaines argileuses, au milieu desquelles s’élèvent quelques dunes. Dans la région de Gossi, les pluies sont assez rares et l’eau ne se rencontre guère que dans des cavités où elle demeure à l’état plus ou moins permanent.
- Franchissant ensuite le Niger, à Bamba, au point où le Niger forme à peu près le sommet de la boucle, M. Chudeau se dirigea vers le Nord-Est, traversant l’Azaouad pour se rendre à Araouan, où il arriva le i3 août. Cette région, qui fut sans doute jadis recouverte par des allu-vions du Niger, est une vaste plaine, n’ayant que des dépressions peu accentuées et en grande partie couvertes par des dunes. De ce côté, à l’inverse de ce qui se passe dans la région du Tchad, le désert est reculé vers le Nord.
- Les puits, que l’on rencontre de distance en distance dans des dépressions assez prononcées, paraissent devoir être alimentés par des eaux provenant du Niger. Leur profondeur atteint et dépasse même parfois une cinquantaine de mètres. Les puits d’Araouan ont ceci de particulier qu’ils subissent des crues qui atteignent parfois 3 à 4 m- Leur débit est très abondant. Il en est de même sur d’autres points situés sur la ligne de Taodeni. Dans cette dernière région, l’eau est d’ailleurs assez abondante, puisqu’elle arrive parfois à entraver l’exploitation des salines.
- De ces observations, M. Chudeau tire la conséquence que cette région pouvait bien constituer autrefois un ancien lit du Niger qui faisait un grand détour vers le Nord. Il semble qu’il doit y avoir encore actuellement un courant souterrain qui se fait sentir plus ou moins à l’époque des crues et qui amène les différences de niveau constatées dans les puits. Cette opinion de M. Chudeau est d’ailleurs partagée par d’autres explorateurs.
- Après avoir parcouru l’Azaouad, M. Chudeau se rendit à Tombuctu et visita, en septembre, la région de Goundam, où la crue du Niger forme des réservoirs d’eau qui sont bordés par des plateaux de grès. La structure géologique de cette contrée paraît semblable à celle de Bandiagara, avec cette différence que les plateaux de Goundam sont accessibles partout et ne forment pas comme à Bandiagara une falaise à pic émergeant au milieu de la plaine. Grâce aux inondations bienfaisantes du Niger, les cultures sont assez développées dans la région de Goundam et, aux mêmes céréales qu’on rencontre habituellement au Soudan, le mil, le sprgho et le riz, vient s’ajouter la culture du blé.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
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- 1 Fromages végétaux. — Un certain nombre d’ingénieux industriels fabriquent couramment différentes variétés de fromages avec du lait écrémé additionné de graisse de coco par exemple; et comme il est très difficile de déceler analytiquement cette addition, la fraude, car c’est là une fraude véritable, peut se donner libre cours. Mais il existe des sortes de fromages entièrement fabriqués avec des produits d’origine végétale, fromages couramment préparés depuis fort longtemps dans certains pays. Il est intéressant de connaître les procédés employés pour leur préparation. Outre l’intérêt que prendront les végétariens à l’obtention de tels produits, ceux-ci ont l’avantage de coûter très peu; enfin, comme il s’agit de technologies peu ou pas connues en France, l’intérêt de curiosité peut susciter des applicationspossi-bles. Le fromage de pommes de terre est préparé par les paysans de Saxe et de Thuringe avec des tubercules réduits après cuisson en pulpe homogène. On pétrit ensuite 5 kg de pulpe avec 1 litre de lait aigri, puis on laisse reposer quatre à cinq jours. On pétrit alors à nouveau, on moule dans de petits paniers d’osier, on fait sécher à l’ombre. Finalement, les fromages sont empilés dans des tonneaux où ils séjournent au moins une quinzaine de jours. Le fromage est alors comestible, il.peut ê(!re conservé assez longtemps s’il est placé dans un endroit sec en vase bien clos : la qualité s’améliore même pendant les premiers temps dé conservation.
- Le « natto » des Japonais est à base de graines de
- soja. Cette sorte de haricots est mise à cuire dans l’eau bouillante pendant environ cinq heures, de façon à bien amollir les graines. La masse tiède est alors pressée, façonnée en petits morceaux que l’on enveloppe dans de la paille, chaque paquet ainsi formé étant ficelé aux deux bouts. Les paquets sont placés dans une cave au milieu de laquelle on allume du feu, on ferme la cave et après vingt-quatre heures on prend les fromages qui sont livrés à la consommation. Comme le soja contient une assez grande quantité de légumine ou caséine végétale, le natto est très azoté, absolument comme les fromages véritables (il contient de 7,3 à 7,5 pour 100 d’azote).
- La vérité nous oblige à terminer en ajoutant que nous avons essayé de préparer ces fromages sans obtenir un plein succès : le natto est facile à préparer, contient bien le quantum d’azote habituel et possède une consistance convenable; mais peut-êire parce que nous employâmes des graines importées de Corée, c’est-à-dire assez vieilles, il possède un goût très fort, comme d’ailleurs le soja lui-même, qu’un palais européen 11e saurait supporter. Quant au fromage de pommes de terre, il est mangeable mais de consistance un peu farineuse et très peu sapide. Il ne s'agit d’ailleurs là que de très simples essais, et sans doute des expériences plus longues, faites plus rationnellement, peut-être aussi une certaine éducation du goût permettraient-elles d’arriver à préparer en France des fromages végétaux pouvant trouver de larges débouchés.
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle népond également, dans la mesure du possible, aux demandes d« renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et de» recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. René M., à Saint-Gobain. — Pour enlever des taches de suc de groseilles sur du marbre, recouvrir la surface teinte d’un peu de bisul-fite de soude (en solution du commerce), après quelque temps de contact et après avoir bien étalé le liquide de façon qu’il n’y en reste qu’une couche très mince, verser du vinaigre coupé d’eau et laver pour éviter
- l’attaque du marbre. S’il reste des traces non décolorées, renouveler le traitement en le faisant précéder d’un lavage avec une solution aqueuse de permanganate de potassium à 5 pour 100 environ qui formera tache brune disparaissant sous l’action du bisulfite; faire au besoin suivre finalement d’un lavage à l’eau de Javelle.
- M. C. Gibaud, à Ruelle. — Vous trouverez tous les renseignements utiles pour la confection d’un herbier dans l’ouvrage : Gaston Bonnier, Flore de la France et de la Belgique.
- M. G. Boulanger, à Albert. — Ouvrages sur les reptiles ; voyez à la maison Deyrolle, 46, rue du Bac, Paris. Votre demande est un peu vague : vous trouverez facilement dans leurs catalogues l’ouvrage qui répondra à vos désirs.
- BIBLIOGRAPHIE
- CSlT
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Los récents progrès de la machine à vapeur : R. Bonnin. — Évolution et stabilité : Dr Emile Guyenot.— Appareil pour mesurer les températures stellaires : Jacques Boyer. — Le croiseur cuirassé « Lion » (Marine anglaise) : Sauvaire Jourdan. —— Boîtes de conserves et nouveaux procédés de fermeture : Norbert Rallié. — Académie des sciences; séance du 12 septembre 19x0 : Ch. de Villedeuil. — La décanisation à Constantinople : D1' Ouadé.
- Supplément — La station radiotélégrapliique d’Eberswalde (système Poulsen). — Aviation. — La nouvelle ligne Bruxelles-Aix-la-Chapelle, — Les Japonais en Californie. — Office du tourisme. — Réaction des champignons. — Bactériologie dès parquets en bois. —Les poils superflus. ............> ...
- L’übbaye de Moissac, par Aug. Angles. Paris. H. Lau-rens, 1910. 1 vol. in-12, illustré. (Petites monographies des grands édifices de la France). Prix : broché, 2 francs; relié, 2fr,5o.
- L’ouvrage est à la fois un guide pratique et une monographie complète, au point de vue archéologique, de la célèbre abbaye. L’auteur ne manque pas d’étudier l’influence exercée en France et à l’étranger par l’atelier de sculpture de Moissac.
- Le château de Vincennes, par F. de Fossa. Paris. H. Laurens, 1910. 1 vol. illustré. (Petites monographies des grands édifices de la France). Prix ; 2 francs ; relié, 2tr,5o.
- Situé aux portes de Paris, le vieux château de Vin-bennes est trop souvent méconnu de ceux mêmes qu’intéresse notre vieille architecture. Le livre du capitaine de Fossa, déjà connu par une très belle étude complète du même sujet, permet désormais de réparer cette injustice et constitue un guide excellent pour le visiteur.
- Nouvelle anatomie artistique. Les Animaux, I. Le Cheval, par le Dr P. Richer. Paris. Plon, Nourrit et Ci0. 1910. 1 vol. in-8°, 18 pl. Prix : 2fr,5o.
- Nous avons déjà signalé le premier volume de F Anatomie artistique du savant anatomiste, professeur à l’Ecole des Beaux-Arts.. Elle était consacrée au corps humain, et elle a trouvé aupi'ès des artistes un succès mérité. Ce premier volume consacré au cheval est fait suivant la même méthode. Tl est absolument à la hauteur du précédent, c’est-à-dii’e digne de tous éloges.
- Ilandbuch der vergleichenden Physiologie, par H. Win-terstein. Iena. G. Fischer. 1910, in-8°. Lieferung 7 und 8. Prix : 5 Mk. chacune.
- Ces deux nouvelles livraisons du très important Traité de physiologie comparée que nous avons déjà signalé, contiennent la fin du chapitre de W. Bieder-mann sur la physiologie de la nutrition, celui de
- R. T iex-gestedt sur la physiologie de la production de chaleur par l’organisme, et le début de celui de S. Garten sur la production d’électricité, qui forment tous deux une importante portion du livre sur la physiologie dè la production de l’énergie et de la forme.
- Die Aufzucht und Kultur der parasitischen Samén-pflanzen, par E. Henriciier. Iena. G. Fischer. 1910. 1 vol. in-8°. Piix : 2 Mk.
- Das Altern und derphysiologische- Tod, par M. Muiilmann.
- Iena. G. Fischer. 1910.-1 vol. in-8°. Prix : 1 Mk. 20.
- : " - • i'
- Tillers of the ground, par M. J. Newbigin. Londrés. Macmillan, 1910, 1 vol. in-8°, Prix : 1 sli. 6. — Threads in the web of life, par M. R. et J.-A. Thomson. Londres, Macmillan. 1910. 1 vol. in-8°. Prix : x sh. 6.
- Deux charmants volumes de vulgarisation, consacrés à populariser l’un les données de l’agronomie, l’autre quelques faits bien choisis dans le domaine zoologique. Le texte est très clair, les dessins fort bien choisis.
- I Raggi X, par Ignazio Schincaglio. i vol. 1S2 pages, avec 191 fig. et 27 tableaux, Bei’game,-1910. Instituto Italiano d’arti grafiche. *
- L’auteur, pour faire bien comprendre ce que sont les rayons X, rappelle les notions fondamentales sur le courant et l’étincelle électrique. Il montre la genèse de la grande découverte de Rœntgen, puis étudie très clairement les propriétés des rayons X, leur application, la technique de leur production. L’ouvrage, fort bien imprimé, est oxmé de superbes illustrations et planches.
- The Yakutat bay région, Alaska, par Ralph S. Tarr and Bert S. Buttler, Washington. 1909. U. S. G. S. Professional paper n° 64, in-40, i83 pages et 87 pl.
- Cette importante monographie de la glaciologie de l’Alaska magnifiquement illustrée, rappelle que le mont Saint-Hélie avec ses 54g4 m. est notablement inférieur au mont Logan situé en territoire canadien, 5g55 m., mais que ce dernier est d’un aspect beaucoup moins impressionnant. Il y est mentionné plusieurs tunnels sous la glace, notamment celui, long de 90 m, , du glacier Bigarre. On a constaté la destruction rapide des grottes de glace d’où sortent les affluents des glaciers. En divers endroits des cours d’eau pénètrent sous les glaciers, à l’intérieur desquels on a pu en divers endi’oits les entendre ou les apercevoir. Les auteurs se déclarent ti'ès partisans de l’érosion glaciaire et l’invoquent formellement pour expliquer les formes topographiques du terrain: « Le fait de l’érosion glaciaire doit être accepté », son pouvoir dépend du temps pendant lequel elle s’est exercée. On sait qu’il y a là une question actuellement des plus controversées.
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- La guerre dans les airs, par G. H. Wells (traduct. Davray et Kozakiewicz), Paris, Mercure de France, 1910. Prix : 3tr,5o.
- La philosophique satire du célèbre romancier s’élève plus haut que jamais dans ces pages fort curieuses comme descriptions scientifiques à peine prophétiques. L’auteur raconte comment la flotte aérienne de 3oo dirigeables germaniques géants, détruit la flotte marine américaine et New-York dans une guerre sans pré texte faite aux Etats-Unis par l’Allemagne acharnée à « parfaire son rêve d’expansion impériale » en s’emparant de l’air comme les Anglais s’étaient emparés des mers. IL en résulte une conflagration générale — la destruction de Londres, Paris, Berlin, Hambourg, le ravage de l’Amérique par l’Asie orientale qui depuis longtemps « s’avançait à pas de géant vers la prédominance des affaires mondiales » —- l’arrêt du progrès et de la civilisation, et le recul vers une vie précaire pour qui les conquêtes de la science affolée des xixe et xxe siècles, ne sont plus qu’un souvenir! « Un effon-
- drement social universel suivit de près le conflit mondial..., les grandes nations et les empires ne sont plus que des noms sur les lèvres des hommes..., la
- • terre entière et toute la vie humaine ont subi un changement rélrogressif profond.... Avec l’effondrement du splendide et vertigineux édifice de la civilisation mécanique, l’homme revenait à la terre, retournait à son fumier.... On avait arrêté la pendule!... l’existence au siècle de la science triomphante ne fut plus que le souvenir affaibli d’un rêve. » On n’a jamais mieux, ni peut-être hélas ! plus sûrement vaticiné que dans ce livre sans rival où le portrait mordant du sinistre et cruel prince Karl Albert, « l’Alexandre allemand, seigneur de la guerre. », est un pur chef-d’œuvre. M. Wells vient de formidablement se surpasser lui-même !
- A travers VArgentine moderne, par. François Crastre. 1 vol. in-16. Paris, Hachette et C:°, 1910. Prix : 4 fr.
- Etude documentée sur le rapide développement de la jeune république sud-américaine.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DD CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 12 sept. 1910. 13°,8 N. E. 2. Eclaircies. p Très nuageux; rosée.
- Mardi 13 9°,8 N. 2. Beau. P Nuageux; rosée.
- Mercredi 11 ... . 7°, 6 S. 1. Qq. nuages. p Nuageux ; rosée ; brume.
- Jeudi 15 12°,0 N. 2. Couvert. 0,8 Couvert ; un peu de pluie à 5 h. et pluie ou bruine de 14 à 21 h.
- Vendredi 16 . ... 13°,5 Calme. Couvert. - » Couv jusq. 10 h.; quelq. nuages ens,; brouill. de 500 m. à 6 h.
- Samedi 17 12°, 9 N. E. 1. Couvert. » Couvert jusq. 9 h.; beau ensuite; rosée; brume le m.
- Dimanche 18. . . . 8°,2 N. E. 2. Beau. P Rosée ; brume ; peu nuageux.
- SEPTEMBRE 1910. — SEMAINE DU LUNDI 12 AU DIMANCHE 18 SEPTEMBRE 1910.
- Lundi
- Mardi
- Mercredi
- Jeudi
- Vendredi
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- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri A boule mouillée.
- Du i3 au 18 septembre. — Le i3. Aire de pression voisine de 750 sur les Iles-Britanniques et le N.-O. de la France : Valencia, 771 ; Moscou, 776; pression en baisse sur l’Europe centrale : Carlsruhe, 761. Pluies sur la Scandinavie, les Pays-Bas, l’Italie du Nord. Temp. du matin : Moscou, 4°; Paris, 10; Alger, 23 ; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i2°,7 (normale : i4°>9)- — f, Le 14. Fortes pressions des Iles-Britanniques à la Russie : Ecosse, 772; Moscou, 773; dépression sur l’Italie et l’Adriatique : Trieste, ’jS'j. Pluies sur les Pays-Bas, ,1a Suisse, l’Italie; en France : Belfort, i3; Dun-, kerqu©K Calais, 7; Gap, 5; Le Havre, Charleville, Nancy, i^Temp. du matin : Paris, 8°; Alger, 23; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : i2°,i (normale : 14°»7)-— Le 15. .Fortes pressions du N.-O. au N.-E. : Ecosse, 772 ; basse pression sur l’Adriatique et le S. de la France : Toulon, 759. Pluies dans le N., l’O. et le S. ; en France : Cherbourg, 3; Brest, 2; Le Havre, Bou-
- logne, Calais, 8. Temp. du matin : Moscou, 5; Paris, 12; Alger, 23; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : i3° (normale : i4°,7). — Le 16. Hausse générale : Irlande, 775; Russie, 771; N. de la France, 770; Lisbonne, .761-Pluies sur le N. et l’O. ; en France : Marseille, 29: Gap, 21; Brest, 16; Lyon, 8 ; Le Mans, 5; Paris, 1. Temp-du matin : Moscou, 5; Paris, 14 ; Alger, 21; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris : i5°,j (normale : i4°>5)-
- Le 17. Même situation : Irlande, 772 -/Dunkerque, 774; Perpignan, 768. Pluie sur le N. Temp. du matin : Hapa-randa, 3°; Paris, i3; Alger, 23; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : i4°,6 (normale • i4°,4)- — ^e l^’ Même situation : Hambourg, 773 ; Vienne, 772; Dunkerque, Valence, 771; dépression vers Bodoe : 749• Pluies sur le N. et l’E. Temp. du matin : Uleaborg, o°; Paris, 8; Alger,, 22; Pic du Midi, 1. Temp. du matin : i3°,8 (normale : i40,2)-— Phases de la Lune : Néant.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « Lâ N3tUrC » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Tarit (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature • est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1949 — Ier OCTOBRE 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
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- Aviation. — Chavez réussit la traversée des Alpes. — Chavez sur son monoplan Blériot, a réussi le 23 septembre l’épreuve de la traversée du Simplon. Parti à
- Brigue, point de départ de Chavez pour la traversée des Alpes.
- 1 h. 1/2 de Brigue, l’audacieux pilote s’élevait à plus de
- 2 5oo mètres pour venir 5o minutes plus tard atterrir sur l’autre versant à Domodossola. Malheureusement, à l’atterrissage, un violent coup de vent vint rabattre les ailes du monoplan contre le fuselage ; et l’appareil tombant de 10 m. de haut s’écrasa sur le sol, brisant les deux jambes de l’aviateur qui vient de succomber à la suite de ses blessures.
- Chute mortelle de l’aviateur Poillot. — Le septembre, l’aviateur E. Poillot, le Jeune chef-pilote de l’Ecole Savary, à Chartres, s’est tué au cours d’une ascension avec un passager. Pendant un virage, l’appareil fut précipité sur le sol; le malheureux pilote, la colonne vertébrale brisée, expira presque aussitôt. Quant au passager, ses blessures sont sans gravité.
- Nouveaux aéroplanes militaires. — Le ministère de la Guerre vient de passer commande de 20 monoplans BUriot, dont 17 à 2 places, à livrer à un mois de délai et de 20 biplans Farman, dont 7 pouvant enlever deux observateurs outre le pilote, et livrables en trois mois au maximum. En outre, le général Roques, directeur du génie, sous les ordres de qui se trouvent tous les ser-
- vices de l’aéronautique militaire, met au concours entre tous les constructeurs français, les engins d’aviation qui entreront en service l’année prochaine. Ils devront satisfaire aux conditions minima suivantes : pouvoir emporter au minimum 3oo kg de charge utile et franchir, d’une seule traite, 3oo km à 60 km à l’heure au moins. C’est par voie de concours entre tous les constructeurs français que le ministre de la Guerre compte se procurer ces engins. Un prix de 100 000 francs sera donné au constructeur qui produira l’appareil satisfaisant le mieux aux conditions ci-dessus spécifiées. De plus, améliorant une des clauses figurant dans le contrat intervenu en 1908 entre le département de la Guerre des Etats-Unis et les constructeurs américains, le général
- Chavez passant au-dessus des gorges de Gondo.
- Roques a eu l’idée d’accorder une prime à la vitesse dans les conditions suivantes : Si l’appareil obtenant le prix ne fait que remplir les conditions minima imposées
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- INFORMATIONS
- ail ministère, son constructeur recevra, en dehors des 100000 francs du prix, la commande de 20 appareils, payés chacun, en milliers de francs, la moitié du chiffre des kilomètres à l’heure réalisés. En outre, l’Etat se réserve la faculté de construire lui-même des appareils du modèle primé, mais en payant au créateur du modèle, à titre de « licence de construction », une prime égale au dixième du prix de l’appareil.
- L aéroplane marin . — La Ligue Nationale Aérienne met à l’étude l’organisation d’une importante épreuve d aviation destinée à hâter l’avènement de l’aéroplane marin et qui aurait lieu dans la région de Royan. Cette épreuve, analogue à celle qui est déjà prévue entre Boulogne et Folkestone par la Conférence internationale des Ligues Aériennes, se déroulera sur le trajet suivant : Royan, fort de Suzac, embouchure de la Gironde, fort de Yerdon, Pointe de Grave, phare de Cordouan, fort de Chay, Royan. L aéroplane devra pouvoir effectuer ce parcours qui mesure environ 40 km, dont 3o au-dessus dé la mer, pendant huit jours, avec 1 ou 2 passagers, et prendre au moins une fois contact avec la mer, à chacun de ses trajets.
- Le dirigeable le « Morning Post ». — Les ateliers Lebaudy, à Moisson, viennent d’achever la construction,
- La nacelle du « Morning Post ».
- pour l’Angleterre, d’un dirigeable semi-rigide. Les fonds ont été fournis par une souscription nationale ouverte par le journal le Morning Post. Le nouveau dirigeable
- Le dirigeable « Morning Post >> à sa première sortie.
- est le plus grand semi-rigide du monde. Sa longueur est de io3 m., son diamètre de 12,02 m. ; il cube 10000 m5. Il est mû par deux moteurs Panhard-Levassor de 135 chevaux chacun, actionnant deux hélices de 5 m. en bois. Il pourra emporter 20 passagers et de l’essence pour 3o heures de voyage. Le dirigeable, piloté par M. Capazza, a exécuté ces jours-ci plusieurs sorties d’essai très réussies.
- Parachute pour aviateurs. — On sait que la Ligue Nationale Aérienne de France a pris l'initiative d’un
- concours de sécurité pour les aviateurs. A la deuxième réunion de la Conférence internationale des Ligues Aériennes tenue tout récemment à Boulogne-sur-Mer, l’aéronaute Gaston Hervieu a effectué des expériences extrêmement intéressantes de parachute. Il a obtenu des résultats tout à fait surprenants : alors que jusqu’ici, en effet, un parachute ne pouvait s’ouvrir qu’après 3oo m. de chute libre dans le vide, M. Gaston Hervieu a réalisé un système permettant à l’appareil de s’ouvrir après seulement 10 m. de chute et laissant ainsi espérer que les aviateurs pourront être protégés même dans une descente précipitée de faible hauteur. Ces expériences déjà presque concluantes seront renouvelées devant une délégation de la Ligue Nationale Aérienne de France. La Ligue Nationale Aérienne a également demandé au ministère de la Guerre de bien vouloir désigner un ou deux officiers-aviateurs pour suivre ces expériences qui vont se continuer à Paris et auront probablement lieu du haut de la première plate-forme de la tour Eiffel.
- Statistique de l’islamisme. — Selon le professeur M. Hartmann, la religion de l’islam serait pratiquée par i3 millions d’Européens (dont 3295000 en Turquie et 8410000 en Russie et Transcaucasie); — i58 142 73o Asiatiques; — 52 604 3oo Africains; 56 600 Américains; — 18000 Àustralo-Océaniens. — En tout 223985780 (Y. Hartmann, Der Islam, Leipzig, R. Haupt, éditeur).
- L’émigration européenne aux Etats-Unis du ier juillet 1908 au 3o juin 1909 s’est élevée à 751 786 individus, dont 191 3q8 Italiens, 77 765 Polonais, 58 334 Allemands, 57 55i juifs, 3g 021 Anglais, 34996 Scandinaves, 3i 185 Irlandais, 20262 Grecs, 20181 Tchèques et Hongrois; 19423 Français, 16446 Ecossais, etc. En 1906-1907, ce chiffre s’était élevé à 1 285 000. — New-York compte 75o 000 juifs.
- Un observatoire météorologique au mont Ararat
- va être installé pour les mois d’été par l’observatoire de Tiflis. Un téléphone le reliera à la station météorologique d’Arda-Bulagh.
- Une machine à écrire syllabique. — Un journaliste Bruxellois, M. de Carsalade vient de faire construire une curieuse machine à écrire, qui écrit par syllabes, au lieu d’imprimer lettres par lettres. Le clavier est constitué de façon qu’on puisse frapper simultanément les deux, trois, quatre ou plus nombreuses touches qui commandent les lettres de la syllabe à imprimer. Ces lettres viennent frapper le papier à des points d’impression différents et toujours voisins les uns des autres. Quant au papier, il est entraîné, par un mécanisme particulier, de quantités correspondant au nombre de lettres imprimées. La machine permet d’écrire ia5 à i5o mots à la minute.
- Un million de kilomètres de chemins de fer. — En
- 1909, la longueur kilométrique des chemins de fer a dépassé le million, savoir : Europe, 327740 km; Amérique, 498 55o; Asie, 107 o5o; Afrique, 37 i5o; Australie, 3o63o. Total : 1001 120 km.
- Les nègres aux Etats-Unis. — D’après le recensement de 1908, il y a aux Etats-Unis 10 millions de nègres sur 89 millions d’habitants, dont 7 millions dans les 11 états du Sud (anciens états confédérés). Washington en compte 90000 et New-York 80000. Mais sur les 10 millions, 4 seulement seraient de purs nègres et les autres métissés. — Il y avait moins de 9 millions de nègres en 1900, 6 1/2 en 1880 et 4 1/2 à la fin de la guerre de Sécession*
- Les villes de plus de 100 000 habitants sont au nombre de S2 (ou seulement 23?) en Chine; Etats-Unis, 46; Allemagne, 44; Grande-Bretagne et Irlande, 43; Inde, 32; Russie, 20; France, 14; Italie, 11; Japon, 10; Autriche-Hongrie, 9 ; Turquie, 7; Espagne, 7. — Moins de 5 pour les autres pays.
- Le chemin de fer de la Jungfrau approche du Jungfraujoch (3420 m.). Le tunnel de 7,2 km, qui doit y accéder, avance à raison de 100 à 120 m. par mois, avec une pente de 6,6 pour 100. La roche de calcaire cristallin est solide et sans venues d’eaux.
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- JfeD
- SCIENCE APPLIQUEE
- "Electricité
- Avertisseur électrique inviolable et sans fil contre le cambriolage et l’incendie. — A notre époque où pullulent les apaches, cambrioleurs et assassins, la police,
- Fig.' i. — Le transmetteur de l’appareil Dat'àn.
- •A gauche : obturé; à droite : prêt à fonctionner,
- malgré sa bonne volonté et sa diligence, est généralement incapable de préserver nos demeures des visites et attaques nocturnes d’audacieux malfaiteurs. Aussi un appareil, qui est un protecteur, un gardien d’une fidélité incorruptible à l’heure où les lumières sont éteintes, où toute surveillance est impossible, mérite d’attirer l’attention des gens tranquilles, justement désireux de
- Fig. a. — Le récepteur de l’appareil Dafan.
- pouvoir, en temps opportun, se mettre sur la défensive.
- Le nouvel avertisseur de M. Dafan est fort ingénieusement imaginé pour remplir ce rôle. Il signale à distance une lueur, si faible qu’elle soit, qui se produit dans son voisinage, fût-elle même tout à fait fugitive. C’est dire qu’un commencement d’incendie est immédiatement annoncé, aussi bien que la présence d’un malfaiteur qui
- allume une allumette afin de diriger ses pas dans l’obscurité. Le même appareil, comme nous le verrons par la description qui va suivre, peut être très heureusement utilisé à révéler l'ouverture d’une porte d’entrée, l’effraction d’une fenêtre, partout où l’on aura pris soin de disposer des fils ou un circuit électrique en communication avec lui. Dès qu’il y a production d’une lumière près de l’avertisseur ou qu’un fil de son circuit est coupé, une sonnerie commence à se faire entendre et continue à fonctionner sans interruption.
- L’avertisseur se compose de deux appareils : un transmetteur et un récepteur séparés par une distance quelconque et reliés par un fil conducteur d’un courant électrique produit par une pile.
- Fig. 3. — Le récepteur-avertisseur dans une chambre à coucher.
- Le transmetteur est placé dans l’appartement à protéger ; il est de petit volume et très facile à dissimuler. Il se compose d’un long ruban de sélénium enroulé en bobine cylindrique et plate que l’on distingue bien sur la figure i. On l’y voit feiuné à gauche et découvert à droite. Découvert, il est prêt à fonctionner. On connaît les propriétés du sélénium utilisé dans tous les appareils télégraphiques qui servent à la transmission d’images lumineuses ; dès que ce corps est soumis à l’action d’un rayon lumineux, son pouvoir conducteur est considérablement augmenté. Tout effet lumineux, même très faible, produit dans le voisinage du transmetteur, a donc pour résultat de diminuer la résistance de la spirale de sélénium au passage du courant électrique. L’accroissement d’intensité du courant a sa répercussion immédiate dans le récepteur.
- La vue du récepteur permet d'en saisir aisément le fonctionnement. Le courant est conduit d’abord dans la partie supérieure de l’appareil; il suit un fil métallique très mince qui soutient un cadre galvano-métrique, traverse le fil enroulé et ressort par une pointe métallique fixée à la partie inférieure du cadre et qui plonge dans une petite cuvette contenant quelques gouttes de mercure. Le courant se ferme ainsi sur la pile. Le cadre galvanométrique est extrêmement mobile ; et comme il est placé entre les branches d’un aimant vertical en fer à cheval (on distingue cet aimant sur la fig. 2), la plus faible variation de eoui'ant produit un mouvement de l’équipage. Le cadre galvanométrique est en
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- oulre muni d’une tige horizontale dont l’extrémité vient buter à droite ou à gauche sur des contacts métalliques. Tout déplacement du cadre fait fonctionner un relais électrique qui actionne une sonnerie dont le bruyant appel est capable de réveiller le dormeur du sommeille plus profond.
- Le malfaiteur qui pénètre dans une maison ou dans un appartement, pour ne pas faire de bruit, ne manque pas d’allumer une bougie ou une lanterne ; le transmetteur placé sur son passage fonctionne instantanément et la sonnerie d’appel annonce sa présence.
- Le transmetteur est d’ailleurs inviolable. Si le malfaiteur l’aperçoit et le supprime, il n’en retire aucun avantage. Le courant électrique est interrompu et le cadre galvanométrique se déplaçant à nouveau en sens inverse, détermine un nouveau contact qui agit sur le relais de sonnerie.
- En cas d’incendie, l’avertisseur fonctionne de la même manière. Si, sur plusieurs points à la fois, on désire employer des avertisseurs, rien de plus simple. On les dispose en quantité sur plusieurs circuits entre lesquels se partage le courant électrique. On peut encore établir des conducteurs électriques sur une porte d’entrée, de sorte que l’ouverture de la porte brise le fil, ce qui détermine la marche de la sonnerie, c’est là une autre manière d’être averti d’une effraction.
- Les appareils placés dans la chambre du maître ou d’un fidèle domestique sont peu encombrants. On les dissimule facilement dans un placard. La pile est semblable aux piles de sonnerie ordinaire.
- Mais, dira-t-on, il faut que le courant de la pile traverse continuellement les appareils en fonction. Une certaine surveillance est nécessaire. Assurément. Mais qui veut se protéger peut bien chaque matin prendre la peine de tourner la poignée d’un commutateur du courant. La continuité du courant électrique dans les appareils a d’ailleurs un avantage ; elle est un contrôle certain de leur bon fonctionnement.
- L’avertisseur électrique de M. Dafan contre l’incendie et le cambriolage est une invention originale. Il n’existe pas d’appareil similaire ; il mérite donc d’être connu. Il est, au reste, incontestablement supérieur aux appareils avertisseurs d’incendie, généralement employés du type à courants de repos, et qui n’ont qu’une application spéciale. — L’inventeur est M. E. Dafan, électricien à Jonzac (Charente-Inférieure b Prix de vente : appareil complet avec i transmetteur : 25o fr., chaque transmetteur supplémentaire : 5o fr.
- Parleur microphonique pour sourds. — Depuis quelques années on a cherché à appliquer aux cornets acoustiques des sourds les principes du téléphone. La difficulté gît dans le microphone dont la membrane doit
- donner à la fois des
- — - --—T—- — - ... vibrations intenses
- et sans crachements.
- Un des derniers appareils parus qui semble donner de bons résultats est celui du Dr Laimé, d’ailleurs, outre ses qualités, il présente certaines innova-
- Fig. I. — L’appareil dans son étui,
- lions, telles que, par exemple, le réglage laissé au gré du sourd lui-même, suivant l’intensité de la surdité. L’appareil qui est renfermé dans un étui-pochette, se compose du transmetteur, du récepteur et des piles, le tout réuni par des fils de connexion, le microphone et le récepteur étant montés en série.
- Le transmetteur est un microphone à double membrane ; la grande membrane qui reçoit les vibrations de
- Fig. a. — L’appareil monté.
- 1 air agit sur la petite qui, à son tour, presse plus ou moins sur de la grenaille de charbon contenue dans des alvéoles. Le transmetteur, à l’usage, peut être posé à plat sur une table ou bien accroché à une boutonnière d’un habit.
- Sans atténuer sa puissance, les messieurs peuvent le laisser dans la poche intérieure d’un veston et les dames le garder dans un petit sac à main.
- Le récepteur qui a beaucoup d’analogie avec le récepteur téléphonique ordinaire, se place à l’oreille au besoin, avec un support serre-tête qui laisselaliberté aux deux mains. Ce récepteur est à faible résistance. Il contient dans le fond du boîtier un rhéostat à 6 plots qui permet d’introduire en série avec Fig. 3. — Résistance
- les bobines du servant au réglage de l’appareil,
- récepteur une résistance qui peut varier. La manette du rhéostat peut donc occuper 6 positions, dont une de repos, qui met la pile hors du circuit et évite son usure. Le sourd peut à son gré placer la manette sur la division qui lui donne la meilleure audition.
- La pile portative est contenue dans un étui et peut se mettre ainsi dans n’importe quelle poche. Pour changer la pile, il suffit d’ouvrir l’étui et d’en remettre une nouvelle, de manière que les signes -f ou — correspondent.
- Le couvercle doit être enfoncé à fond, car il produit des contacls pour mettre la pile en cuircuit.
- L'appareil est en vente à la Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Seplembre, Paris.
- Mécanique
- Pontains hygiénique. — Pour éviter l’emploi en commun de gobelets pouvant servir de véhicules aux germes pathogènes, ainsi que pour supprimer tout gaspillage d’eau, M. Fonloura da Costa; recteur du lycée Passos à Lisbonne, a imaginé un ingénieux appareil qui mérite d’être connu. L’eau venant de la canalisation urbaine, après passage dans un stérilisateur, arrive en 1 (voy. fîg.) à la base de l’appareil dans un tuyau portant en 3 un robinet régulateur de pression, en 5 un robinet ordinaire et se terminant en arc de cercle (4). Il suffit, pour boire, d’adapter en 4 une sorte de petite pipette formée d’un tube de verre et de caoutchouc sur l’orifice libre de laquelle on applique les lèvres.
- La pression étant très faible (2 m. d’eau), il est extrêmement facile de se servir de l’appareil.
- Les pipettes sont contenues au nombre de 180 dans la boîte métallique supérieure 2, de façon à ce qu’il soit très facile d’en pi’endre au fur et à mesure des besoins ; sitôt quelle a servi une seule fois, chacune est rejetée dans un panier de fil nickelé 6. Les pipettes usagées sont recueillies, placées dans un distributeur de rechange, et le tout est stérilisé à l’autoclave, après quoi on le fixe au haut de la fontaine dès épuisement de la boîte en service.
- L appareil est employé avec succès dans plusieurs lycées portugais, et les élèves se sont très vite habitués à cette nouvelle façon de se désaltérer. Il est construit par l’ingénieur Joao Pinho, de l’école navale de Lisbonne.
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- VARIÉTÉS
- L’avenir de la culture du cotonnier en Algérie et Tunisie. — Pendant la guerre de sécession le cotonnier fut cultivé en Algérie sur de grandes étendues. Mais après la suppression des primes qu’accordait, alors, le Gouvernement, et devant la concurrence des Etats-Unis, cette production agricole fut abandonnée. En 1894 on tenta de nouveaux essais et l’on créa un certain nombre de champs d’expériences. La hausse qui se manifesta en igo3 sur les cotons appela de rechef l’attention de nos colons sur la plante en question.
- Malgré les résultats avantageux obtenus, et devant certaines conditions économiques des marchés, qui paraissaient défavorables, sous l’empire, aussi, de publications dont les assertions sur les résultats entrevus manquaient d’exactitude, les agriculteurs, déjà naturellement hésitants lorsqu’il s’agit d’entreprendre une culture nouvelle, préférèrent continuer à s’adonner aux céréales.
- Quelques planteurs, cependant, persévérèrent. C’est leur succès que l’on nous donne en exemple aujourd’hui, pour montrer que le coton est réellement une production agricole d’avenir pour notre colonie africaine.
- M. Brunei, qui depuis 7 ans, environ, cultive cette plante sur a5 à 75 hectares, à Orléansville, dit qu’avec 5oooo pieds à l’hectare en a5ooo touffes, et à raison de 100 capsules par pied, on obtient 200 quintaux de produit, soit dix fois trop pour satisfaire les plus exigeants. Il n’est donc pas indispensable, comme on l’avait prétendu, d’arriver aux 160 capsules que l’on récolte en Amérique.
- En 1908, au cours de 100 fr. les 5o kg de coton, les planteurs du Chéliff réalisèrent des bénéfices variant de 540 à 770 fr. par hectare, alors qu’en Amérique le bénéfice moyen est de 120 à 160 fr., en Egypte de 25 à 110 fr. La conclusion est facile.
- Avec une sélection rigoureuse des semences, on peut arriver à mieux encore. En supposant, dans la même région, un rendement de iioo kg de coton brut, donnant 38o kg de fil, on compte sur un revenu brut de i433 fr. 55, avec le cours de 168 fr. les 5o kg atteint en 1909. Les dépenses s’élevant à 55y fr., cela représente un bénéfice de 876 fr. 55. Si le rendement est de 25ookg, chiffre obtenu, et inconnu en Egypte, on arrive à un revenu brut de 2998 fr. 65, avec un total de dépense qui n’atteint pas 1000 fr, soit 2000 fr. de bénéfice net.
- Devant ces très beaux résultats les agriculteurs semblent reprendre confiance et cette année 400 hectares ont été préparés pour être ensemencés.
- On a prétendu que les pluies précoces d’automne devaient être un obstacle absolu à la culture du cotonnier en Algérie. Il est démontré, aujourd’hui, après une expérience de i5 ans, que l’on peut poursuivre la récolte pendant la saison des pluies. Des cotons cueillis en mars, à Orléansville, n’ont pas subi de dépréciation sur les marchés.
- Ajoutons que par la sélection des semences, les labours profonds, les fumures abondantes, particulièrement aux superphosphates, le cotonnier laisse une terre parfaitement préparée pour la culture de la luzerne, des céréales, du maïs, etc. Le cotonnier n’impose pas, comme la vigne, une immobilisation des capitaux, pour qu’on renouvelle chaque année les plantations ; il ne trouve pas, comme le tabac, les limites d’un marché trop restreint.
- Des Sociétés coopératives cotonnières se sont fondées à Philippeville, Bône, Orléansville. Elles égrènent, emballent et vendent directement le coton de leurs membres. Les planteurs étrangers à la Société peuvent, même, moyennant 10 fr. comme membres participants, apporter leurs récoltes.
- La Coopérative d’Orléansville va installer, à côté de l’usine d’égrenage, qui a coûté 10000 fr., et qui permet de traiter la récolte de 200 hectares, un moulin pour l’extraction de l’huile des graines qui, on le sait, est appréciée dans l'alimentation humaine. Les tourteaux restants seront d’un grand secours pour l’alimentation et l’engraissement du bétail du pays. Mais Orléansville n’est pas la meilleure région pour la culture du cotonnier d’Egypte. Les plaines de l’Oranie et du département de Constantine conviendraient mieux encore. Les semis peuvent y être faits plus tôt, le printemps étant plus doux.
- L’irrigation n’est pas, non plus, indispensable. Les cultures non arrosées ont donné des résultats aussi démonstratifs. A El Arouch, à Combes, à Yalée (Constantine), plusieurs hectares cultivés en terre sèche ont donné, par hectare, plus de 1000 kg de fibres non décortiquées, valant 60 à 65 fr. A El Arouch, on a cité des cultures qui n’ont pas occasionné plus de 200 fr. de frais, laissant un bénéfice net de 25o fr. Ainsi donc, après les essais tentés depuis i5 ans la culture du cotonnier, en Algérie, est « la culture industrielle par excellence, car elle donne de beaux rendements ». Telle est la conclusion du Dr Trabut à qui nous empruntons la plupart de ces renseignements.
- En Tunisie, on n’avait guère vu de plantations de cotonnier que sur les bords du lac de Bizerte (Nord) où l’été, quoique relativement tempéré, par rapport au reste du pays, est suffisamment chaud pour la maturation des gousses, et où le sol renferme une certaine dose de sel marin.
- D’après M. Marès, on cultiverait dans la Régence, en terres irriguées ou sèches, 478 hectares à Souk-el-Arba ; 672 hectares à Souk-el-Kemis ; 47^ à Medjez-el-Bab. Autour du lac précité, et dans les vallées ou dépressions de la côte septentrionale, jusqu’à Tabarka, où le sol et le climat rappellent ceux du massif de Philippeville, les exploitations européennes naissantes, les indigènes aussi, trouveront, certainement, dans la culture du cotonnier, une source importante de revenus. Dans la vallée de la Medjerda, où les pluies sont rares, l’irrigation s’impose. Là les conditions sont les mêmes que dans la vallée du Chéliff, en Algérie. On a reconnu, d’ailleurs, que le cotonnier s’accommode d’un faible degré de salure du sol; le sel marin favoriserait, même, la qualité du coton.
- « A tous les points de vue, dit M. Marès, le développement de la culture du coton présenterait le plus grand intérêt en Tunisie, et nul pays français du Nord Africain n’est mieux partagé qu’elle pour l’y voir prospérer sous toutes ses formes, irriguée ou en terre sèche. »
- Il est curieux de savoir que le cotonnier a été essayé en France sous le Premier Empire, vers 1807. Les résultats satisfaisants auraient démontré que sa culture est possible dans les Landes, le Gers, les Pyrénées-Orientales, l’Hérault, le Gard, le Yar. Certains auteurs voudraient même voir reprendre les essais, et ont donné les conditions dans lesquelles on devrait conduire la culture. Nous n’insisterons pas autrement sur l’avenir de cette production dans notre Midi. Il est douteux que l’on puisse jamais considérer chez nous le coton comme un produit agricole vraiment rémunérateur, à cause des conditions climatériques. A. Rolet.
- Ingénieur agronome.
- L’industrie des soies de porc. — L’exploitation de l’espèce porcine, qui atteint, dans certains pays, des proportions énormes, comme aux Etats-Unis, donne lieu à une industrie annexe ayant pour objet de tirer parti de certains sous-produits et notamment de l’utilisation des soies de porc, qui ont de nombreux débouchés et dont il se fait un commerce important.
- Les soies de porc ont une grande valeur; la brosserie les achète à des prix élevés quand elles sont de bonne qualité, souples et résistantes. Cette valeur varie suivant la longueur, le diamèti’e, la couleur et surtout le soin apporté à l’arrachage. Les soies de porc se prêtent à de nombreux usages; on en fait des brosses, des pinceaux, etc. C’est donc un sous-produit de l’élevage qui n’est pas à dédaigner.
- La préparation des soies peut se faire suivant deux procédés : par arrachage proprement dit ou par échau-dage. Le premier procédé est celui que l’on emploie le plus souvent pour obtenir de belles soies. Dès que le porc est sacrifié, on arrache les soies, par touffes, en se servant d’outils semblables à des tire-boutons ; on peut ainsi récolter les soies toutes dans le même sens et avec leur bulbe, tandis que, par le procédé de l’échaudage, les soies se trouvent mélangées en tous sens. Néanmoins, l’arrachage exige un temps assez long et il n’est vraiment pratique que pour recueillir des soies en petite quantité ou pour les qualités supérieures.
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- VARIÉTÉS
- L’échaudage permet d’opérer plus rapidement; les peaux sont échaudées, ensuite on les gratte. En France, le grattage se pratique à l’aide de couteaux émoussés ; en Allemagne, on se sert de brosses spéciales. Les industriels américains, notamment à Chicago où des milliers de porcs sont abattus chaque jour, dans des tueries spéciales, pratiquent l’échaudage et le grattage mécaniquement; en quelques secondes, l’animal est ébouillanté et épilé. D’après M. Paul Erkmann, qui signalait dernièrement, dans le Cultivateur français, les procédés usités pour la préparation des soies de porc en vue du commerce, l’industrie américaine a apporté à ces procédés de sérieux perfectionnements.
- Les peaux sont d’abord mouillées, puis grattées, et les soies étant récoltées humides, ou commence par les essorer; ensuite on les classe d’après leur longueur et leur épaisseur, après quoi on les peigne pour les bien nettoyer et les diviser en soies grises et en soies blanches.
- Pour satisfaire à la demande du commerce, qui veut
- des soies noires, on en teint une certaine quantité soit avec des couleurs d’aniline, soit en les trempant dans des bains de campêche et de bicarbonate de potasse. Les soies blanches ont une plus grande valeur que les soies grises ou noires. La conservation de la couleur exige de grands soins, car les soies pourraient se tacher au cours des manipulations qu’on leur fait subir pour les préparer. On les soumet à l’action des vapeurs sulfureuses, et lorsque les opérations sont terminées, on élimine toutes les soies maculées. Le dégraissage des soies précède le soufrage.
- Cette préparation exige une certaine expérience, beaucoup de minutie. Les soies bien préparées servent à confectionner des brosses et des pinceaux qui se vendent à un prix élevé.
- Cette industrie gagnerait à être développée en France, et partout où se pratique l’élevage du porc, les producteurs pourraient en retirer des bénéfices très appréciables. Henri Blin.
- HYGIÈNE ET SANTÉ
- Le café sans caféine. — Rien de plus agréable, après un bon repas, qu’une tasse de café, bien parfumé, bien chaud. C’est un excellent digestif un breuvage réconfortant, voire même stimulant. Le café est pour beaucoup d’écrivains un aide précieux, et, sans pousser l’exagération à en prendre, comme Balzac, dix ou quinze tasses par jour, on a, avec une petite quantité un bon moyen de surmonter la fatigue et de stimuler les forces. Ces propriétés du café sont dues à son principe actif, la caféine, et chez les malades très déprimés, chez ceux qui ont le cœur vacillant, une injection de ce glucoside à la dose de io, i5, 3o centigrammes ranime les forces, relève le pouls et combat efficacement la défaillance menaçante du cœur.
- Le café ne convient pas aux gens nerveux, à ceux qui ont besoin de calme, de détente; prenez, si vous n’en avez pas l’habitude, une tasse de café à votre dîner, vous passerez la nuit à vous retourner dans le lit, cherchant en vain le sommeil. C’est que vous avez absorbé dans une simple tasse de café, j’entends de bon café et non des infusions de chicorée que l’on sert souvent, vous avez absorbé, dis-je, une dose de caféine égale à celle qu’on donne dans une injection médicamenteuse, soit 20 à 3o centigrammes. Le café est, pour cette raison, défendu aux nerveux, aux névropathes, aux artérioscléreux chez lesquels il augmente la tension artérielle, chez ceux dont le rein fonctionne mal.
- Cette privation de café est très pénible à bien des gens, et malgré la proscription médicale, il en est qui renoncent difficilement à une habitude ancienne ; elle est peut être moins difficile à supporter que la privation du tabac, mais elle n’en est pas moins désagréable. De même qu’on a songé à enlever au tabac une grande partie de sa nicotine, on a cherché à supprimer dans le
- café une grande partie de son principe actif, à donner un café sans caféine. Le Dr Bardet en présentait récemment à la Société de thérapeutique des échantillons de fabrication française, car le produit est déjà répandu en Allemagne, surtout dans les stations hydro-minérales. Le café « Sanka », préparé par un chimiste, M. de Laire, a l’odeur parfumée du café torréfié, mais, au lieu de contenir un à deux pour cent de caféine, il en contient à peine i ou 2 centigrammes, c’est-à-dire à peu près rien..
- Pour arriver à cette disparition de la caféine, le café vert, en grains, est soumis à des lixiviations par l’éther, la benzine, le chloroforme, qui dissolvent la caféine. Chose curieuse, le café, ainsi préparé, n’a rien perdu de ses autres qualités. Soumis à la torréfaction il a encore à peu près autant d’arome, il reste assez du composé de caféo-tannate pour développer le principe aromatique, la caféone, et donner à l’infusion tout le parfum du meilleur café. Il y a plus, comme le fait observer M. Bardet, c’est que, pour les personnes qui craignent l’amertume du café et la dissimulent par l’addition de beaucoup de SLicre, l’infusion ne contenant que des traces de caféine n’est plus amère, et elle est plus douce au goût.
- Voici donc, pour ceux auxquels le café ne convient pas, auxquels il est défendu pour des raisons diverses, un moyen agréable et inoffensif de passer outre à la défense. Le café sans caféine pourra encore remplacer désormais l’infusion de camomille, de tilleul que l’on absorbe à titre de digestifs et qui n’a pas, au moins à mon goût, l’agréable odeur, le goût savoureux du café. Comme il n’a plus de principe actif, il est inoffensif et peut être recommandé au même titre que ces infusions anodines et sera pour bien des gens beaucoup plus plus agréable. Dr A. C.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
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- Traitement du mildiou de la grappe. — Les spores du péronospora n’attaquent d’ordinaire que les feuilles de vigne, cette année, dans le Beaujolais, elles ont proliféré jusque sur les grains : les grappes sont entièrement blanchies et la récolte perdue. Le fléau est d’autant plus redoutable que les bouillies cupriques employées d’ordinaire furent absolument sans effet. MM. Vermorel et Dontory, de la Station agronomique de Villefranche, viennent heureusement de trouver une mixture suffisamment efficace : elle se prépare en faisant dissoudre : i° 20 gr. de nitrate d’argent dans un litre d’eau; a\3oo gr. de savon blanc en poudre dans quelques litres d’eau chaude.
- On verse la solution de savon dans un hectolitre
- d’eau; on agite, puis en continuant à remuer, on ajoute la solution de sel d’argent. Il sè forme des savons d’argent qui restent très bien en suspension. Le prix de revient est d’environ ifr,3o l’hectolitre.
- La toxicité du sel d’argent pour les conidies du péro-nospera est bien plus élevée que celle des composés cupriques; le fait était d’ailleurs à prévoir, Raulin ayant constaté depuis longtemps que pour Y aspergillus niger, les spores sont tuées à des concentrations minima de 1/240° pour le sulfate cuprique et de 1 1600000e pour le nitrate d’argent. Toutefois, on ne saurait réduire la dose de sel d’argent de la mixture employée, les bouillies à 1/10000' n’ayant produit en pratique qu’une action insuffisante.
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes d« renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. — M. J. Durand, à Logny. — Vous trouverez tous renseignements sur les soins à donner aux accumulateurs dans l’excellent ouvrage de Lafargue ; le Manuel de VElectricien, i vol. prix io francs édité chez Bernard-Tignol, Paris, quai des Grands-Augustins.
- R. S. — Lisez Y Aviation par P. Painlevé et Borel, i vol. in-16. F. Alcan, éditeur, Paris, boulevard Saint-Germain; Y Aviation, par le commandant Renard, i vol. chez Vivien, 20, rue Saulnier, Paris. Eléments d’aviation, par V. Tatin, chez Vivien (1908), 1 vol. :'3fr. L'aviation, par Banet-Rivet; Théorie de l'aviation, par Tatin, chez Dunod et Pinat, quai des Grands-Augustins, Paris.
- P. P., à R. — Le mieux est de vous adresser à un distillateur de goudron ou à un négociant en produits chimiques. Vous trouverez des adresses dans le Bottin.
- M. R. R. 22, à Bordeaux. — Portugal, Espagne, Italie (cartes, histoire, paysage) : vous trouverez de bons ouvrages à la librairie Larousse, 17, rue du Montparnasse, Paris.
- M. L. C., à Quimper. — i° Monuments mégalithiques de Bretagne voir : Dechelette. Manuel d’archéologie préhistorique et celtique. — 20 Ethnographie : Deniker. Les races de la terre.
- A. S., à Gehu. — Le chlorure de calcium a pour formule chimique (notation atomique) Ca Cl3 ; l’hypochlorite de calcium a pour formule (C10)3Ca. Le corps désigné commercialement sous le nom de chlorure de chaux, et qui est le plus employé des composés du chlore pour le blanchiment a pour formule CaOCl3. Il est certain que l’éjecteur à vapeur peut être employé à faire le vide. C’est le principe appliqué par M. Leblanc dans sa machine frigorifique à vapeur d’eau récemment décrite par la Nature. La question du prix de revient dépend essentiellement des conditions locales et de conditions d’emploi. Vous pourriez poser la question avec toutes ses données à un constructeur comme MM. Boulte-Larbodière et Cie, 8, rue Laborde, Paris.
- Dr Doze, à Draguignan.— Il est exact que les lampes électriques à filament métallique sont d’autant plus robustes, qu’elles sont construites pour marcher à plus faible voltage. Si votre courant est du courant alternatif, il est facile d’en abaisser la tension au moyen de petits transformateurs peu encombrants et économiques, [aujourd’hui très répandus: les économiseursWeissmann. Vous les trouverez à la Société des Perles Weissmann, 218, faubourg Saint-Honoré, Paris.
- M. Magni, à Gênes. — Pour renseignements sur le procédé Schoop, il faut vous adresser à l’auteur, par l’intermédiaire de M. d’Arsonval, à l’Académie des Sciences de Paris.
- A. P., à Lille. — Il faudrait vous adresser à la Revue Générale des Chemins de fer, 88, rue Saint-Lazare, Paris.
- JfcO
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- BIBLIOGRAPHIE
- QtfL
- OS§C
- 1 Sommaire de notre précédent numéro.
- Machines américaines pour la fabrication des billets de banque : Jacques Boyer. — L’organisation de la découverte dans les Usines américaine : A. Chaplet. — La défense militaire des Alpes : A. R. — La pêche des éponges et la spongiculture eu Tunisie : Paul Privat-Deschanel. — Académie des sciences ; séance du 19 septembre igio : Gît. de Villedeuil. — Momie brésilienne : V. Forbin.
- Supplément. — La traversée de l’Atlantique en ballon. — Ascension du mont Mac-Kinley. — A travers le Sahara. — Ancre monstrueuse. — L’annexion de la Corée au Japon. — La population de Madagascar. — Canal de Panama. — Les marines commerciales. — Insectes ennemis de la mouche tsé-tsé. — Exploration Chudeau au Soudan et au Sahara.
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- Les plantes utiles et nuisibles, par M. Gaston Bonnier. professeur de botanique à la Sorbonne, membre de l’Académie des Sciences. 64 planches séparées, comprenant 272 photographies en couleurs, accompagnées chacune d’un texte spécial indiquant les usages agricoles et industriels, ainsi que les propriétés médicales des plantes, avec l’indication des doses à employer, du danger que certaines espèces peuvent présenter, etc. L’ouvrage complet forme 8 séries. Chaque série contient environ 47 photographies en couleurs et 8 pages de texte. Librairie générale de l’Enseignement. E. Orlhac, éditeur, i, rue Dante. Paris (Ve). Prix de chaque série ofr,3o (franco ofr,35). L’ensemble des 8 séries 2fr,4° (franco recommandé : 2tv,j5).
- M. Gaston Bonnier a voulu répandre au plus bas prix possible les photographies en couleurs des plantes utiles et nuisibles qui ornent son récent ouvrage : Les noms des fleurs trouvés par la méthode simple. L’auteur a rédigé, pour accompagner ces figures en couleurs, un texte clair et instructif dans lequel on trouvera des renseignements variés sur chaque plante : l’origine de son nom, la désignation des endroits où on peut la rencontrer, la saison pendant laquelle les fleurs s’épanouissent, la taille de la plante, les particularités qui la caractérisent, ses
- diverses applications agricoles, industrielles ou médicales. Pour ces dernières, des indications précises sont données sur le mode d’emploi, sauf pour les plantes vénéneuses dont les dangers sont signalés. Des renseignements spéciaux font encore savoir si la plante est recherchée par les abeilles, et comment celles-ci vont butiner sur les fleurs.
- Le caoutchouc, par L. Tillier. Paris. L. Anfry. 1909. 1 brochure in-8°. Prix : 1 franc.
- L’auteur indique l’origine et la composition du caoutchouc, décrit les plantes produisant la précieuse matière, les régions où elles se trouvent et les procédés employés pour les cultiver ; puis il envisage le côté commercial de la question en donnant des statistiques d’importation et les cours de la gomme depuis 20 ans, et le côté industriel en esquissant les procédés employés pour la transformation en caoutchouc manufacturé.
- Théorie et pratique de l’Aviation, par V. Tatin. Ouvrage publié sous les auspices de YAérophile. 1 vol. in-12, avec 73 fig. H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. Prix : 6 francs.
- L’auteur constate le succès des monoplans, type qu’il a toujours préconisé. Il expose d’une façon claire les connaissances actuelles en aviation et les résultats déjà obtenus, et en aborde l’examen rationnel et l’étude critique. Des chapitres spéciaux sont consacrés à la résistance de l’air, aux hélices aériennes, à l’étude détaillée de l’aéroplane, l’hélicoptère, l’ornithoptère et le vol des oiseaux, à diverses questions sujettes à controverse, telles que le gauchissement des ailes, la disposition des propulseurs, les roues porteuses et la valeur de nos dirigeables et de leur empennage. C’est un exposé méthodique et précis de la théorie et de la pratique de l’aviation.
- Dr Stille. Geologische Charakterbilden, ier cahier. Berlin. Borntræger. Prix : 4 fr- 55.
- Le premier fascicule, consacré aux glaciers et à
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- BIBLIOGRAPHIE
- l’Inlandsis de l'Antarctide, fait bien augurer de l’avenir de cette publication. Il contient six belles phototypies, accompagnées d’un texte explicatif et destinées à l’enseignement par l’image.
- Les cubilots américains (Extrait du Manuel du mouleur) par Thômas-D West, traduit d’après la 90 édition américaine, par P. Aubier. 1 vol. in-8 de vm-216 p., 49 hg-Gauthier-Villars, éditeur, Paris, 1910. Prix : 7 francs.
- Étude très technique et détaillée de la fonderie au cubilot, et notamment des cubilots à soufflage central de West, jusqu’ici assez peu connus en France, malgré leurs avantages. L’ouvrage donne des détails extrêmement précis et abondants sur l’emploi pratique des chalumeaux et rendra des services réels aux gens du métier.
- De Lescluze. La classification des couleurs (Nova et Vetera, Louvain).
- Nous avons étudié autrefois (n° 1657, 25 févr. igo5), le curieux effort de l’auteur pour arriver à une loi
- mathématique de l’esthétique. Nous nous contentons donc de signaler, à ceux que la question intéresse, cette nouvelle édition revue et corrigée.
- Publication de l’office hydrographique de Venise (R. Ma-gistrato aile acque).
- Cette utile institution créée en 1908 par le gouvernement italien pour l’étude et l’utilisation des ressources hydrauliques de la Yénétie, publie une seconde série (1910), de fascicules analogues à ceux des Annales de l’hydraulique agricole de notre ministère de l’Agriculture, de la carte hydrographique d’Italie, de l’hydrographisches Zentralbureau d’Autriche et des Water Supply papers de l’U. S. Geol. Survey, etc. Citons la série des bulletins relatifs aux observations pluviométriques, la liste descriptive de 124 stations hydrométriques en fonction (publ, n“ 3) ; — la perméabilité des roches du bassin de l’Agno (n° 6) ; — la source de Dueville près Yicence (n° 9); — la perméabilité des roches du bassin d’Alpago (n° 10); — l’étude minéralogique des sables de la Piave (n° 12), etc.
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
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- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau centrai météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT Dü CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 19 sept. 1910. il0,5 S. E. 1. Très nuageux. D Rosée ; très nuageux; halo à 12 11.
- Mardi 20. 12°,0 N.' N. E. 4. Couvert. 5,4 Pluie de 2 h. à 4 h. 45; très nuageux le m ; nuageux le s.-
- Mercredi 21 ... . 5°,5 N. 1. Beau. n Gel. bl.; beau jusq. 9 h.; nuag. jusqu’à 14 h.; très nuageux eus.
- Jeudi 22. 9°,8 N. E. 1. Très nuageux. j> Rosée ; nuageux le m.; beau le s.
- Vèndredi 23 . ... 10°,6 N. E. 0. Très nuageux. 0 Rosée ; très nuag. le m. nuag. le s.; halo à 12 h.; brouill. à 18 h.
- Samedi 24 9°,3 N. 0. Couvert. 9 Rosée ; brume ; couvert.
- Dimanche 25 ... . 11°,1 E. N. E. 1. Couvert. Rosée; brume ; nuageux le m.; beau le s.
- SEPTEMBRE 1910. — SEMAINE DU LUNDI 19 AU DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 1910.
- La courbe supérieure courbe épaisse, les pressions boule sèche; courbe en
- indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : ssions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- Du 19 au A5 septembre. — Le 19. Forte baisse sur l’O., extension vers le S. et l’E. delà dépression islando-norvégienne : Vardoe, 751 ; golfe de Gascogne, 762; Leinberg, 772. Pluies abondantes sur le N. Temp. du matin : Moscou, x°; Paris, 12; Alger, 25; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : i5°,2 (normale : 14°»1 )- — Le 20. Pression un peu basse sur presque toute l’Europe ; Uleaborg, 753; Biarritz, 759; anticyclone sur les Iles-Britanniques : Valencia, 772. Pluies sur l’O. ; en France : Belfort, 17; Perpignan, i3 ; Le Havre, 12; Bordeaux, 8; Paris, Lyon, 5. Temp. du matin : Haparanda, i°; Paris, 12 ; Alger, 24; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : i2°,8 (normale : i40)- — Le 21. Extension vers TE. et le S. des fortes pressions des Iles-Britanniques : Irlande, 775; Biarritz, 772; Christiania, Brest, 767; golfe de Gênes, 757. Pluies sur le N., le Centre et le S.; en France : Perpignan, 4o ; Marseille, 37 ; Clermont-Ferrand, 36; Biarritz, 17 ; Belfort, 14. Temp. du matin : Uleaborg, — 20; Paris, 5; Alger, 23 ; Puy de Dôme, 1; moyenne à
- Paris : i3°,2 (normale : i3°,8). — Le 22. Hautes pressions sur l’O. : Biarritz, 770; Valencia, 772; golfe de Gênes, 756. Pluies sur le N. Temp. du matin : Uleaborg, 20; Paris, 12; Alger, 24; Puy de Dôme, 1; moyenne à Paris : ii°,i (normale : i3°,7). — Le 23. Pression élevée sur l’O. : Valencia, 775; Rome, 755; Vardoe, 739. Pluies sur le N. et le S. Temp. du matin : Seydisfjord, i°; Paris, n; Alger, 21; Puy de Dôme, 1; moyenne à Paris : ii°,4 (normale : i3°,6). — Le 24. Baisse sur l’O. : Biarritz, Valencia, 769; Baltique, 740. Pluies sur le N. Temp. du matin : Uleaborg, 2; Paris, 11 ; Alger, 22; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : 11°,6 (normale : i3°,6). — Le 25. Continuation de la baisse sur l’O. : Valencia, Biarritz, 766 ; Seydisfjord, 745 ; Arkangel, 743. Pluies sur le N. et le S. Temp. du matin : Saint-Pétersbourg, 20; Paris, 11 ; Alger, 22; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : i3° (normale : i3°,2). — Phases de la Lune : Dernier Quartier le 25, à 5 h. 37 m. du matin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- E.-A. MARTEL
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- L. UC JLAUJNAY
- î
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Tout ce qui concerne « La iVature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, "Boulevard Saint-Germain, Paris (THl*)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d'entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l'indication d’origine.
- N° 1950 — 8 OCTOBRE 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
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- Redécouverte de la comète de d’Arrest. — La
- comète de d’Arrest, découverte le 27 juin i85i, et qui a été réobservée en i85y, 1870, 1877, 1890 et 1897 vient d’être retrouvée à l’observatoire d’Alger par M. Gonnes-siat. La période de cette comète est de 6 ans, 686, et le dërnier passage au périhélie observé a eu lieu le 3 juin 1897. Son éclat est très faible (14e grandeur). Le 26 août, date de la découverte, à 9h32ra,6, temps moyen d’Alger, la position était :
- Ascension droite = i6h aS‘,33 ;
- Déclinaison = — 90 5o"
- La différence avec l’éphéméride publiée par M. G. Le-veau dans le Bulletin astronomique (t- XXVII) est faible : — imi7s et Nous donnons ici un extrait de
- l’éphéméride calculée : .
- DATES ASCENSION DROITE DÉCLINAISON
- 9 septembre 1910. 17 h. 28 m. 47 s. —16° 53',4
- Il — 17 h. 55 m. 26 s. —17°53'.3
- 13 -— 17 h. 42 m. 18 s. •—18°52',0
- 15 .17 h. 49 m. 24 s. — 19° 49',2
- L’éclat augmente légèrement.
- Une comète périodique. — La comète Daniel (1909 e) dont nous avons annoncé la découverte l’année dernière, après avoir diminué d’éclat par son éloignement, a cessé d’être suivie dans les observatoires. Les éphémérides calculées dans l’hypothèse d’une orbite parabolique ont montré de très grandes différences avec l’observation, et on a reconnu bientôt que la trajectoire de cette comète Daniel autour du Soleil est une ellipse. La période est courte : 6,4 ans. L’identification avec une comète observée précédemment n’a pas encore été faite. M. Ebell a donné pour l’orbite de cette comète périodique les éléments suivants :
- Époque — 1909 décembre 8,5, t. rn. de Berlin ;
- M= 1° 28’ 53", 3;
- - = 3° 56'52",1; )
- Pj == 70°58'16",5; ( 1910,0 i- 19° 23' 23'',7; ) cd = 36°50' 2",4;
- . pi ==554",178; lojz a — 0,557572;
- T = 1909 novembre 28,91228, t. m. d : Berli 1 ;
- P = 6 iins, 403.
- Aviation. — Mort Je l’aviateur Chavez. — L’aviateur Ghavez vient de succomber, le 27 septembre, à Domodos-sola, aux graves blessures, conséquences du malheureux atterrissage qui suivit son héroïque et brillante traversée des Alpes. Chavez, d’origine péruvienne, meurt à 23 ans, avec la gloire d’avoir réussi l’un des plus audacieux exploits aériens qui aient jamais été tentés.
- Le record de Valtitude en aéroplane. — Il a été conquis le i5r octobre dernier à Mourmelon, par Wynmaleu qui, sur biplan Farman, s’éleva à 2800 m. L’ascension a duré i'‘46'; la descente i3'. Le précédent record appartenait à Ghavez avec 2Ü8o m.
- Le nouvel aéroplane Wright. — On annonce que les frères Wright viennent d’apporter à leur aéroplane
- d’importantes modifications. L’aspect bien connu et si ramassé de leur biplan s’en trouve complètement changé. Il est intéressant de constater aussi que les deux inventeurs américains ont fait cette fois un large emprunt aux idées françaises. L’aéroplane Wright que l’on vit évoluer en France en 1908 comportait essentiellement, outre les surfaces portantes gauchissables, un gouvernail de profondeur fait de deux plans horizontaux placés à l’avant de l’appareil, et à l’arrière, très près des surfaces portantes, un gouvernail de direction fait de deux plans verticaux parallèles et mobiles. On a reproché
- Le nouvel aéroplane Wright en plein vol.
- avec raison à cet appareil de manquer de stabilité longitudinale ; les frères Wright ont jugé, en outre, que le plan formant gouvernail à l’avant offrait trop grande prise aux remous et créait ainsi de très sérieux dangers.
- Dans leur nouvel appareil, ils ont complètement supprimé le gouvernail à l’avant, ils ont par contre eu recours à une queue à la fois stabilisatrice et directrice, analogue à celle qu’emploient la plupart des appareils français. Elle porte deux empennages plans l’un horizontal, l’autre vertical, les empennages servant de gouvernail de profondeur et de direction. L’avant du nouveau biplan Wright présente donc un caractère’ fort original, qui le distingue de tous les biplans créés jusqu’à ce jour : il comporté simplemènt une légère
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- INFORMATIONS
- charpente en bois ne comportant comme voilure que deux petits ailerons semi-circulaires que l’on aperçoit
- Vue d’avant du nouvel aéroplane Wright.
- sur notre figure. Les aviateurs français qui très prochainement vont aller tenter de conquérir aux Etats-Unis la coupe Gordon-Bennett verront sans doute figurer parmi leurs concurrents le nouvel appareil Wright.
- Circuit Franco-Anglo-Belge d’aviation. — L’organisation du circuit aérien des trois nations sur les littoraux français, anglais et belge se poursuit activement. Ce circuit sera doté de 3oo ooo francs de prix et comportera deux traversées de la Manche : l’une de Calais à Douvres, l’autre de Folkestone à Boulogne. Une escadre de torpilleurs et de contre-torpilleurs français et anglais, ainsi qu’une flotte de yachts prêteraient leurs concours à cette épreuve. La Ligue Nationale Aérienne de France vient de se mettre en rapport avec les villes du littoral de la Manche et des régions avoisinantes. Elle leur a demandé de se classer dans l’une des quatre catégories des villes prévues : villes-pylônes ; villes-arrêts où les aviateurs seront tenus d’atterrir; villes-épreuves où serait disputée une épreuve de hauteur pendant i ou 2 heures de temps neutralisé ; villes-meetings, avec arrêt de 24 heures pour une grande journée d’aviation. Le concours financier de chacune de ces villes variera avec l’importance de la catégorie choisie. Les Ligues Nationales Aériennes d’Angleterre et de Belgique poursuivent dans leur pays réciproque des démarches analogues.
- L’aéroplane au Sahara. — Par décision du Ministre de la Guerre, la Ligue Nationale Aérienne vient d’être autorisée à demander aux officiers du service géographique de l’armée, en mission dans le Sud-Algérien, tous les renseignements dont elle a besoin pour préparer la traversée du Sahara par nos aviateurs. Déjà, elle s’est mise en rapport avec le capitaine Boué, chef de la brigade géodésique de la frontière tuniso-tripolitaine, qui part aujourd’hui même pour les confins du Sahara. La Ligue Nationale Aérienne a remis à cet officier un questionnaire méthodique concernant la nature des terrains, les points d’eau, les lieux d’atterrissage et de ravitaillement possibles, les conditions climatériques, etc.... Le capitaine Boué est muni, par les soins de la Ligue, d’un anémomètre Daloz qui lui permettra d’étudier avec précision la question essentielle du régime des vents. Le capitaine Noirel, chef de la brigade géodésique de Casablanca dont le départ est imminent, prépare en ce moment avec la Ligue un plan d’études analogue pour la région de l’Ouest marocain.
- Les futures usines d’électricité de Paris. — La
- Nature a déjà expliqué que la Compagnie Parisienne de distribution d’électricité (C. P. D. E.), à qui incombera, en 1913, l’exploitation de tout le réseau parisien de distribution électrique, est tenue de construire deux nouvelles usines, l’une au Nord, l’autre au Sud de Paris. La construction de ces usines qui vont être installées, l’une à Saint-Ouen et l’autre à Issy-les-Moulineaux, ne tardera pas à être commencée. Déjà la C. P. D. E. a commandé une partie du matériel électrique et notam-
- Ument les groupes électrogènes qui sont au nombre de 10 : 3 pour l’usine Sud et 7 pour l’usine Nord. Ces groupes sont composés chacun d’une turbine à vapeur fonctionnant sur un condenseur à surface, accouplée directement à un alternateur biphasé de 10000 kg, i2 3oo volts, ia5o tours, 41 2/3 périodes et à 2 génératrices à courant continu, 23o volts, montées sur le même arbre et fournissant l’une, l’excitation de l’alternateur, l’autre l’énergie nécessaire aux 2 moteurs du condenseur. Chaque turbo-groupe est susceptible de donner i2 5oo kilowatts pendant deux heures après une marche en charge normale et i5ooo kilowatts pendant 1/2 heure succédant sans interruption à la surcharge précédente. Cinq de ces turbines sont du système Brown, Boveri-Parsons. La consommation de vapeur surchauffée à 3oo° C. ne sera que de 3,7 kg par cheval effectif (environ 3,3 par cheval indiqué), l’eaü de refroidissement étant à i5°. Le poids total de chaque turbo-groupe est d’environ 3o5 tonnes. La turbine seule pèse environ i3o tonnes, l’alternateur environ 70 tonnes et le condenseur à surface environ 61 tonnes. La longueur totale est de 17,300 m. dans laquelle la turbine entre pour 9,100 m. et l’alternateur avec les 2 génératrices en bout d’arbre pour 8,200 mètres.
- Le Métropolitain de Londres. — Plusieurs innovations adoptées récemment sur les voies ferrées souterraines delà capitale anglaise méritent d’être signalées. Après des essais partiels, qui ont été couronnés de succès, on a décidé d’installer des distributeurs automatiques de billets dans toutes les stations, procédé qui procure au public une notable économie de temps, tout en réduisant le personnel des compagnies. 90 000 tickets sont ainsi distribués chaque semaine. Sur les trois lignes de Piccadilly, Bakarloo et Hampstead, on installe dans les principales stations des ascenseurs dits express, qui voyagent à la vitesse de 100 mètres à la minute, soit une augmentation de vitesse de 25 pour 100 sur les systèmes en usage. Un dispositif en relation avec la voie avertit l’employé de l’ascenseur de l’approche du train et lui signale ainsi à quel moment il doit descendre les voyageurs. Depuis le 3 octobre, on fait circuler sur ces trois lignes des trains directs qui ne s’arrêtent qu’à certaines stations ; la durée des arrêts a été diminuée, et l’on a obtenu ainsi une grande augmentation de vitesse. Le nombre des trains circulant maintenant sur ces trois lignes est de 2878, soit environ 144 trains par heure pour la journée de 20 heures de travail.
- Chirurgie intra cardiaque. — Le célèbre chirurgien américain Alexis Carrel vient de publier dans les Annals of Surgery un retentissant article où non seulement il suggère la possibilité de la chirurgie intra-cardiaque, mais où il signale encore d’une manière précise quelques-unes des principales caractéristiques de cette technique toute nouvelle. Gomme on le sait, la grosse difficulté réside dans la nécessité peu facilement réalisable de maintenir la circulation : le Dr Carrel ne craint pas d’affirmer qu’il est possible de la surmonter au moyen de dérivations centrales et latérales. Il insiste d’ailleurs fort loyalement sur le fait que les nouveaux procédés qu’il recommande n’ont pas encore atteint le point de précision technique nécessaire à leur application à l’homme.
- L’acide sulfureux et la fermentation alcoolique.
- — On sait l’action microbicide de l’acide sulfureux à partir d’une certaine dose. Dans le vin en fermentation, cette action se .complique de combinaisons, avec le sucre principalement. Or, la levure de bière restant inerte dans un moût sulfité, on n’en constate pas moins le départ de la fermentation au bout d’un certain temps d’ailleurs très variable. L’explication de ce phénomène est des plus malaisées. M. P. Martinaud croit en voir la cause dans l’action de ferments spéciaux, qui, détruisant l’excès d’acide sulfureux par la production d’anhydrides se combinant à ce dernier, permettraient aux levures normales de se développer et par suite à la fermentation de repartir. On savait déjà qu’une notable partie de l’acide sulfureux libre est transformée en acide sulfurique par simple oxydation. Mais il peut se faire que des microgermes d’une nature spéciale puissent vivre en présence de l’acide sulfureux qu’ils feraient disparaître par le résultat même de leur existence.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- rt> Mécanique
- Le pulso-bélier. — Le bélier hydraulique est bien connu et souvent employé pour élever l’eau économiquement quand on possède une faible chute. Le pulso-bélier, construit par MM. Courtet, en est une variante ingénieuse et a l’avantage de tenir très peu de place, le petit modèle est i3 fois plus petit que le moins encombrant des béliers ordinaires ; il peut se loger facilement près du robinet d’une conduite d’eau pour faire monter celle-ci dans les étages supérieurs, dans les villes où la pression serait insuffisante pour donner à elle seule ce résultat. L’eau prise sur la conduite arrive à l’appareil par les tubes A et B au-dessous desquels se trouvent les soupapes F et E. Au moyen d’une clef spéciale, qui est placée à l’extérieur on incline le balancier ML, pour faire la mise en train si cela est nécessaire ; mais le plus souvent, elle se fait d’elle-même, soit que le balancier soit resté incliné lorsqu’on a arrêté la marche de l’appareil, soit qu’il y ait une légère différence de pression entre A et B pour une cause quelconque. Quoi qu’il en soit, une fois l’opération amorcée elle se continue indéfiniment; les soupapes E et F livrent alternativement passage à l’eau qui s’écoule en partie par le robinet R, mais à chaque fermeture il se produit un coup de bélier qui soulève une des deux soupapes plus petites placées dans la cavité D.
- Dans le dessin ci-contre, la soupape F entraînée par l’eau vient de se fermer, d’où coup de bélier qui a poussé l’eau dans le passage incliné aboutissant à la soupape de gauche de la cavité D ; en se fermant la soupape F a fait incliner le balancier ML qui a soulevé la soupape E ; l’eau trouvant un passage s’y précipite et entraîne cette soupape qui se ferme brusquement en produisant un nouveau coup de bélier qui, cette fois, pousse l’eau dans le conduit incliné aboutissant à la soupape de droite de la cavité D. Dans cette cavité débouche l’extrémité de la colonne montante qui amène l’eau aux étages supérieurs le débit étant régularisé par la cloche R qui prolonge la cavité D et forme réservoir où l’air se trouve comprimé. L’appareil fonctionne avec très peu d’eau, i ms par 24 heures suffit; le rendement est de 75 pour 100 environ.
- La quantité d’eau qui sera montée est calculée facile-
- Coupe du pulso-bélier
- ment, d’après ces données, par la formule Q =
- VP * -g-0,75;
- dans laquelle Y est le volume d’eau qui passe dans l’appareil, P sa pression et II la hauteur à atteindre. — S’adresser à MM. Courtet frères, à Romans (Drôme).
- Nouvel appareil mélangeur. — Dans un grand nombre d’industries chimiques, les produits fabriqués doivent finalement être mélangés de façon parfaite. Quand, par exemple, pour nuancer tel rouge diamine, on y ajoute 1 pour 100 de bleu, de jaune, on conçoit que pour qu’une pincée de poudre prélevée n’importe où donne une teinture toujours identique à elle-même, la masse doit être parfaitement homogénéisée. De même en sucrerie, par exemple, chaque masse de petits cristaux sortant d’une turbine ayant une teinte plus ou moins jaunâtre selon que le sucre fut plus ou moins arrosé de clairce au cours du turbinage ; pour avoir un lot de valeur marchande et de type bien défini, il est indispensable de mélanger une grande quantité de sucre. Tous les produits industriels pulvérisés, granulés ou cristallisés en « neige » doivent en général être ainsi homogénéisés.
- Aussi existe-t-il quantité d’appareils mélangeurs de tous systèmes. Celui récemment créé par la maison Philippe a l’avantage de donner un très fort rendement,
- grâce à l’emploi de divers éléments de brassage, juxtaposés dans la machine. Le mélangeur Philippe se compose d’un cylindre métallique roulant par des rails-frettes annulaires sur des galets moteurs du bâti (fîg. 2) ; la paroi est intérieurement garnie de spires hélicoïdales (fig. 1) qui ont pour effet de faire circuler les matières pulvérulentes à mélanger d’une extrémité à l’autre de l’appareil. D’autre part, deux tôles longitudinales, garnies de palettes entraînent continuellement la poudre du bas de l’appareil à la partie supérieure d’où elle retombe, l’obliquité des palettes la faisant cheminer horizontalement, mais en sens inverse du mouvement donné par les spires de la paroi.
- Dans ces conditions, les masses à mélanger introduites
- par la trémie sont conduites à l’intérieur sous l’action d’une vis sans fin, puis incessamment transportées et brassées jusqu’à ce que le tout soit suffisamment homogène. Il suffit alors d’inverser le mouvement de s pour que la poudre emplissant l’appareil, au fur et à mesure de son passage à l’extrémité du cylindre, soit entraînée par la vis sans fin vers la soupape de vidange. — Constructeurs : Heibig et Walusinski et C°, 188, rue du Faubourg-Saint-Denis, Paris.
- *> Objets utiles
- Tables extensibles. — Si on a besoin d’avoir parfois une grande table, ce besoin n’est généralement que momentané et on serait ensuite très encombré d’un tel
- Fig. 2. — Vue extérieure du mélangeur.
- 1, Table fermée; 2, Table déployée; 3, Table à jeu; 4, Table à tiroirs.
- meuble, aussi a t-on depuis très longtemps créé des tables à rallonges. M. Maly a cherché à établir un meuble du même genre mais qui puisse se réduire à un minimum d’encombrement et qui porte en lui-même tout
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- SCIENCE APPLIQUEE
- le système permettant de lui donner une grande dimension. On évite ainsi l’inconvénient des rallonges séparées qui prennent du jeu ou se gondolent et même parfois s’égarent, car on a une tendance à les employer à toutes sortes d’usages.
- La table extensible repliée (n° i) a ses huit pieds rassemblés deux à deux et offre l’aspect d’une table à 4 pieds. Le dessus s’ouvre d’abord en deux parties garnies de drap pour constituer une table à jeu (n° 3). Si on déploie la table complètement, les pieds se séparent, les rallonges se mettent d’elles-mêmes en place au-dessus d’eux et on obtient une table très longue et très solide (n° 2). Pour former bureau, on peut aussi ajouter des tiroirs (n° 4) qui restent en place sur la partie principale. — (Chez M. Maly, 99, rue Mademoiselle, Paris.
- Chaise à transformations. — La chaise en bois établie par M. J. Boyer peut subir une telle série de transformations qu’elle constitue à elle seule tout le mobilier nécessaire à un atelier d’artiste. Elle peut d’abord (n° 1), si on y met un coussin surtout, servir de siège. Mais on voit qu’elle porte contre le dossier
- l, Siège; 2, Petit chevalet; 3, Escabeau; /i, Porte carton; 5, Chevalet pour travail assis; 6, Chevalet pour travail debout.
- 2 crémaillères ; il suffit de les rabattre sur le siège pour qu'on puisse poser des tableaux (n° 2) sans crainte de les voir glisser. Le dossier porte encore à l’intérieur deux autres montants qu’on avance en rabattant les planchettes qu’ils supportent, on a ainsi un escabeau (n° 3). Si on adapte sur le devant du siège le cadre qui se trouve accroché contre les pieds de derrière, on forme (n° 4) un porte-carton très commode pour feuilleter les images contenues dans les cartons à dessin. Enfin une tige à crémaillères, munie des mâchoires nécessaires pour supporter une toile à peindre, vient s adapter sur le dossier (nos 5 et 6) et fournit ainsi un chevalet très solide qui permet de travailler assis ou debout. — Cette chaise se trouve chez M. Boyer, 38 bis, rue Fontaine, Paris.
- A
- *> "Eclairage
- Lampe Anox. — L’emploi des manchons à incandi scence n’est plus limité aux becs de gaz, et depuis quelques années on les applique aux lampes à alcool ou à pétrole. Voici maintenant une nouvelle application faite aux petites lampes à essence contenue dans un feutre (lampes Pigeon ou similaires).
- Le principe consiste à loger sous le bec B, supportant le manchon, un bloc en terre poreuse P qui s’imbibe d’essence, par conductibilité d’une mèche en amiante plongeant jusqu’au fond du réservoir, et qui la laisse ensuite facilement évaporer, grâce à la grande surface qu’il présente à l’air qui lui arrive par les trous S ménagés dans la galerie de la lampe ; ces trous sont d’ailleurs réglables au moyen d’une garniture qui peut les recouvrir plus ou moins.
- Le manchon est supporté comme de coutume au moyen d’une petite potence qui le maintient au-dessus du bec.
- 11 est nécessaire d’employer une essence à évaporation rapide, telle que celle qui est employée dans l’automobile. L’allumage se fait très facilement au moyen d’un petit tampon d’amiante imbibé d’alcool. Le pouvoir lumineux est d’environ
- 12 bougies, et il peut fonctionner i5 heures avec une dépense de 12 gr. à l’heure.
- Il n’y a aucun danger d’explosion ; si la lampe se renversait, le liquide ne pourrait s’échapper puisqu’il n’est pas à l’état libre mais contenu dans l’éponge ; en outre, le courant d’air venant des trous S ne peut se produire si la lampe est tenue horizontalement, et dans ce cas elle s’éteint instantanément.—Vente en gros « la Couronne « fabrique de becs et manchons, Paris.
- ipj> Jouets
- Aéroplane AL-MA transformable en cerf-volant.
- — Ces aéroplanes jouets imaginés par M. Marquer sont entièrement démontables. Ils se composent (fîg. 1) de tubes très légers en aluminium et d’armatures en acier sur lesquelles sont tendues les surfaces de sustentation en soie. L’hélice est en fibre souple vulcanisée, renforcée d’une armature en métal, l’axe et le coussinet sont en acier trempé. Le moteur caoutchouc est monté avec des attaches perfectionnées en cuir à oeillets métalliques de façon à éviter les chances de rupture. Ces appareils peuvent fonctionner par des vents assez forts, mais quand ceux-ci deviennent excessifs on peut les utiliser comme cerfs-volants. A cet effet, on accroche à l’armature un triangle d’étoffe qui se termine par le fil d’attache aboutissant à un moulinet. Celui-ci (fig. 2) a fait l’objet d’une étude toute spéciale qui le rend très pratique; il est en acier nickelé avec manche formant frein continu. C’est une sorte de pince flexible dont l’une des branches s’appuie à l’état normal sur le rebord du moulinet; il suffit de faire une simple pression, en serrant
- la main, pour que le moulinet se trouve libéré et que le fil se déroule rapidement; on arrête, ou on ralentit, en serrant plus ou moins sur le manche ; ces moulinets peuvent contenir jusqu’à 3ooo mètres de fil. — L’appareil est en vente chez M. Al. Marquer, 35, rue Saint-Sébastien, Paris.
- J .a lampe Aoox et ses éléments essentiels.
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- BULLETIN ASTRONOMIQUE
- OCTOBRE-NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1910
- Les heures sont données en temps moyen civil de Paris compté de o à 24 heures à partir de minuit.
- I. — SOLEIL
- Le solstice d’hiver arrivera le 11 décembre, à 17 heures. A ce moment, le Soleil atteint la partie la plus australe de son orbite apparente sur le ciel et c’est aussi l’époque de son minimum de présence sur notre horizon. Les jours atteignent leur plus courte durée et vont commencer à croître.
- L’activité incessante du Soleil, quoique à son minimum, engage à continuer chaque jour l’observation de cet astre.
- II. — PLANÈTES
- Mercure, d’octobre à décembre, traverse les constellations de la Vierge, de la Balance, du Scorpion et du Sagittaire. 11 atteindra sa plus grande élongation du matin, le 11 octobre, à iy°5g' à l’Ouest du Soleil, se rapprochera ensuite de cet astre pour être en conjonction supérieure avec lui, le 12 novembre, et s’écartera assez rapidement de ce dernier jusqu’à son élongation maximum du soir, le 24 décembre, à i9°5' à l’Est du Soleil.
- On pourra rechercher Mercure au moment de ses plus grandes élongations du Soleil et 5 à 6 jours avant et après ces dates. Mais lors des élongations ci-dessus, la planète, pour nos régions, sera assez défavorablement située pour être observée.
- Au cours de son déplacement sur le ciel, Mercure sera en conjonction :
- Le 23 octobre, avec 0 Vierge, à 22 heures, à 0° 7' Nord.
- Le 50 octobre, avec Jupiter, à 1 heure, à 0° 21' Nord.
- Le 26 décembre, avec Uranus, à 23 heures, à 0° 36' Sud.
- Diamètre de Mercure : le 5 octobre, 8",3; le 6 novembre, 4,,>7 ! le 6 décembre, 4" >9", le 26 décembre, 6",9.
- Vénus se rapprochera de plus en plus du Soleil et sera en conjonction supérieure avec cet astre le 26 novembre, à 14 heures. Elle traversera pendant ce trimestre les constellations de la Vierge, de la Balance, du Scorpion et du Sagittaire. Elle sera pratiquement inobservable.
- Mars commence à se dégager du rayonnement solaire. A la fin de décembre, il se lève deux heures et demie avant le Soleil. Diamètre : 4",o. Il est donc pratiquement inobservable.
- Jupiter sera en conjonction avec le Soleil le 19 octobre. On pourra l’observer, à l’Est de l’Epi de la Vierge, avant l’arrivée de l’aurore, à la fin de décembre. Diamètre, le 26 décembre : 33",o.
- Saturne, dans le Bélier, sera en opposition le 27 octobre. C’est la période la plus favorable pour l’observation. Diamètre équatorial de Saturne le 5 octobre : 19",8; le 6 novembre : 19",9; le 6 décembre : 19",4.
- Voici les principaux éléments de l’anneau, qui se présente à nous de plus en plus ouvert :
- Neptune, dans les Gémeaux, sera en quadrature occidentale le i5 octobre, et observable dans la seconde moitié de la nuit. On le trouvera aux positions ci-après :
- DATES
- 5 octobre . .
- 6 novembre. 6 décembre .
- 26 — . . .
- ASCENSION DROITE DÉCLINAISON DIAMÈTRE
- 7 h. 52 m. ' + 21° 7'
- 7 h. 33 m. -4- 21° 5'
- 7 h. 51 m. -+- 21° 9'
- 7 li. 29 m. -+- 21° 13'
- 2'',2 2'',3 2",3 2", 3
- Petites planètes. — Il est intéressant de suivre, parmi l’essaim des petites planètes, les plus brillantes d’entre elles. Le tableau ci-dessous permettra de le faire pour Vesta, Cérès et Pallas. Vesta sera en opposition le 28 octobre, Cérès le 9 et Pallas l’a été le 26 août dernier.
- DA.TES igiO M vesta ffi Éclat M
- Oct. 4 2" 45“ -t- 6,9 lb27“
- — 12 2:40 + 5.58 6,9 1.20
- — 20 2.32 -t- 3.20 6,9 1.13
- — 28 2.25 + 2.46 6,9 1. 7
- Nov. 5 2.17 + 2.19 6,9 1. 1
- — 15 2. 9 + 2. 2 7,0 0.56
- — 21 2. 3 -t- 1.56 7,0 0.55
- — 29 1.58 -+- 2. 1 El 0.51
- CERES PALLAS
- (B Éclat Al © Éclat
- — 6° 45' 7,7 2lh31” - 0° 29' 9,2
- — 7.15 7,7 21.30 — 1.57 9,2
- — 7.38 7,7 21.30 — 3.16 9,3
- — 7.51 7,7 21.52 — 4.25 9,4
- — 7.52 7,7 D » »
- — 7.41 7,8 D » »
- — 7.19 7,9 î) » )
- — 6.45 7,9 » O »
- III. — PHÉNOMÈNES DIVERS
- cclipse partielle de Soleil, le 2 novembre 1910, invisible à Paris. La grandeur maxima de cette éclipse sera de 0,852 (le diamètre du Soleil étant pris pour unité), pour le lieu : i56°5o' de longitude Ouest et 62° 6' de latitude Nord.
- Cette éclipse sera observable des îles de l’océan Pacifique Nord, de l’Alaska, du Japon et de toute la partie Nord-Est de l’Asie.
- Eclipse totale de la Lune, le 16-17 novembre 1910, entièrement visible à Paris. Celle éclipse sera remarquable pour toute l’Europe. En France, les conditions sont excellentes, le milieu de l’éclipse coïncidant, à une demi-heuie près, avec le passage de la Lune au méridien de Paris. Voici les phases pour Paris :
- Lever tic la Lune, 16 novembre...........................16 h. 4 m.
- Entrée de la Lune dans la pénombre, 16 novembre .... 21 h. 55 m.
- Entrée dans l’ombre, 16 novembre.........................22 h. 53 m
- Passage de la Lune au méridien, 16 novembre............25 li. 42 m.
- Commencement de l’éclipse totale, 17 novembre.......... Oh. 4 m.
- Milieu de l’éclipse, 17 novembre....................... 0 h. 30 m.
- Fin de l’cclipse tôt ale, 17 novembre.................. 0 h. 56 m.
- Sortie de l’ombre, 17 novembre........................... 2 h. 7 m.
- Sortie de la pénombre, 17 novembre....................... 3 h. 6 m.
- Coucher de la Lune, 17 novembre........................ 7 h. 40 m.
- Grandeur de l’éclipse : 1,130,1e diamètre de la Lune étant 1.
- Pendant la totalité, remarquer la plus ou moins grande visibilité de noire satellite, ainsi que les colorations diverses qu’il pourra présenter.
- GRAND AXE PETIT AXE DATES EXTÉRIEUR EXTÉRIEUR
- 7 0 tobre . . 45'',2 13",5
- 8 novembre . 45",4 12",9
- 2 décembre . 44",4 12",2
- HAUTEUR HAUTEUR
- DE LA TERRE DU SOLEIL
- AU-DESSUS DU AU-DESSUS DU
- PLAN DE L’ANNEAU PLAN DE L’ANNEAU
- —17° 21' —16° 51'
- — 16° 29' —17° 16'
- — 15° 59' —17° 34'
- L’Annuaire astronomique pour 1910 donne, pour les cinq principaux satellites de Saturne, les dates des élongations et une orbite apparente permettant de trouver ces astres sur le ciel, avec les instruments de moyenne puissance.
- Uranus, dans le Sagittaire, sera facilement trouvé à l'aide de la petite carte publiée au dernier Bulletin (n° 1937). Diamètre d’Uranus, le 5 octobre : 3",8; le 26 décembre : 3",6. Uranus offre l’éclat d’une étoile de 6e grandeur et les personnes douées d’une bonne vue peuvent le suivre à l’œil nu.
- Conjonctions :
- Le 4 octobre, Jupiter eu coujonclion avec la Lune, à 8 h., à 1° 31' Sud.
- Le 9 octobre, Vénus en conjonction avec Y] Vierge, à 19 h., à 0° 6' Sud.
- Le 22 octobre, Vénus en conjonction avec Mars, à 23 heures, à 0° 45' Nord.
- Le 23 octobre, Mercure en conjonction avec 0 Vierge, à 22 h., à 0° 7' Nord.
- Le 27 octobre, Mercure en conjonction avec Mars, à 12 h., à 1° 5'Nord.
- Le 28 octobre, Vénus en conjonction avec Jupiter, à 11 h., à 0° 11' Nord.
- Le 30 octobre, Mercure en conjonction avec Jupiter, à 1 h., à 0°21' Nord.
- Le 1" novembre, Mars en conjonction avec la Lune, à 0 h., à 1° 39' Sud.
- Le 1" novembre, Jupiter en conjonction avec la Lune, à 5 h., à 0° 58' Sud.
- Le 3 novembre, Mercure en conjonction avec Vénus, à 9 h., à 0° 10' Sud.
- Le 4 novembre, Mars en conjonction avec Jupiter, à 14 h., à 0°34' Sud.
- Le 9 novembre, Mercure en conjonction avec a t Balance, à 4 h., à 0° 4’ Sud.
- Le 9 novembre, Mercure en conjonction avec a2 Balance, à 5 h., à 0° 2 Sud.
- Le 15 novembre, Mars en conjonction avec X Vieree, à 2 h., à 0°2' Sud.
- Le 15 novembre, Saturne en conjonction avec la Lune, à 14 h., à 1° 13' Sud.
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- BULLETIN ASTRONOMIQUE
- Le 26 novembre, Mors en conjonction avec a.\ Balance, à 25 h., à 0° l'Sud. Le 29 novembre, Mars en conjonction avec la Lune, à 22 h., à 0° 1 Nord. Le 2 décembre, Mercure en conjonction avec 0 Ophiuchus, à 8 h., à 0° 6' Nord.
- Le 2 décembre, Mercure en conjonction avec la Lune, à 22 h., à 0*49' Nord.
- Le 12 décembre, Saturne en conjonction avec la Lune, à 22 b., à 1°2' Sud.
- Le 19 décembre, Mars en conjonction avec À Balance, à 9 h., à 0° 5' Sud. Le 26 décembre, Jupiter en conjonction avec la Lune, à 14 1)., à 0*16' Nord.
- Le 26 décembre, Mercure en conjonction avec Uranus, à 25 h. à 0*56 Sud,
- Occultations d’étoiles par la Lune. — Cette liste ne contient que les occultations d’étoiles jusqu’à la 6° grandeur.
- DATES ÉTOILE OCCULTÉE GRANDEUR COMMENCEMENT FIN
- 7 octobre. . . 5 Scorpion. 2,6 17 h. 21 m. 18 h. 38 m.
- 19 — a Bélier. 5,5 20 h. 22 m. 21 h. 19 m.
- 22' — 139 Taureau. 5,0 20 h. 19 m. 21 h. 8 m.
- 27 — ï) Lion. 3,6 2 h. 52 m. 4 h 0 m.
- 11 novembre . t( Verseau. 5,8 17 h. 13 m. 18 h. 28 m.
- 11 — t'j Verseau. 4,3 18 h. 52 m. 19 h. 52 m.
- 14 — u, Poissons. 5,1 21 li. 52 m. 23 li. 1 m.
- 17 — 56 Taureau. 5,7 18 h. 12 m. Appulseà0',l
- du bord.
- 17 — x, Taureau. 4,6 20 h. 21 m. 20 h. 33 m.
- 17 .— v, Taureau. 4,5 20 h. 42 m. 21 h. 37 m.
- 17 — v2 Taureau. 5,8 21 h. 18 m. 22 h. 2 m.
- 18 — ll"8 Taureau. 5,7 19 h. 31 m. 21 h. 6 m.
- 18-19 — 125 Taureau. 5,5 23 h. 45 m. 0 b. 54 m.
- 20 — c Gémeaux. 5,5 9 h. 18 m. Appulseà330 du bord.
- 28 m Vierge. 5,4 3 h. 7 m. 4 b. 5 m.
- 5 décembre. . o> Sagittaire. 5,1 5,5 17 h. 28 m. 18 b. 36 m.
- 15 <7 Bélier. 19 b. 0 m. 19 h. 55 m.
- 16 ; 139 Taureau. 5,0 17 h. 12 m. 18 h. 2 m.
- 21 — i Lion. 5,5 7 h. 38 m. Ajipulseà l',5 clu bord.
- 23 — b Vierge. 5,7 2 h. 57 m. Appulseù2',2 clu bord.
- 24 — Y Vierge. 5,0-5,0 0 b. 41 ni. 1 h. 28 m.
- 23 -- X Vierge. 4,7 7 h. 0 m. 8 h. 19 111.
- Étoiles filantes. — Du 16 au 22 octobre, chute des
- Orionides. Radiant vers v Orion.
- Du i3 au 18 novembre, chute des Léonides. Radiant vers Ç Lion.
- Du 17 au 23 novembre, chute des Andromédides. Radiant vers y Andromède.
- Du 9 au 12 décembre, chute des Gêminides. Radiant vers a Gémeaux.
- La Lune gênera considérablement, cette année, l’observation de ces étoiles filantes, notamment des trois premières chutes.
- Étoiles, variables. — Minima de l’étoile Algol (p Pensée) :
- Le 8 octobre (1 h. 22 m.); 10 (22 h. 10 m.); 15 (18 h. 59 m.); 50 (25 b. 51 m.). — Le 2 novembre (20 h. 40 m.); 22 (22 h. 25 m.); 25 (19 b. 11 m.). — Le 15 décembre (0 h. 6 m.); 15 (20 h. 55 m.) ; 18 (17 b. 44 m.).
- Comètes. — Nous donnons ci-dessous les positions de la comète de Halley et de la comète 1910 b Metcalf.
- DATE COMÈTE DE HALLEY COMÈTE METCALF
- 12" T. M. BERLIN Æ CD ÉCLAT M CD ÉCLAT
- 1•' octobre . 1 l"49"i2> — 11° 0’,6 10*36 15"27”51* + 17*5434 11137
- 2 — 49m42' 11° 6’,3 27-53* 17*5732
- 5 — 50” 12' 11°12',0 27-56* 18° 031
- 4 — 50"42* 11°17',8 10*36 28” 0* 18° 331 11137
- 5 — 51“12‘ 11°23',6 28” 5* 18» 6',1
- 6 — 51-41' U°29',3 28-11* 18° 932
- 7 — 52-10’ 11°35',1 28-18* 18*1234
- 8 — 52”58' 11°40',8 10*37 28”26» 18*1536 11*38
- 9 — 55” 6' 11°46',6 28”34* 18*1930
- 10 — 53”34‘ 11°52',4 28-43* 18*2234
- 11 — 54- 1’ 11°58',2 28”53* 18*2539
- 12 — 54-28* 12° 3',9 ion',? 15*29» 4’ + 18*2935 11*38
- 13 — 54”54‘ 12° 9',7
- 14 — 55,n20s 12*1534
- 15 — 55”46* 12°2I\1
- 16 — 56-11* 12°26',8 10138
- 17 — 56n,36’ 12°32',5
- 18 — 57” 0* 12°58',2
- 19 - 57,n24‘ 12*4339
- 20 — 57”47* 12°49',6 IO138
- 21 — 58-10’ 12*5533
- 22 — 5S’"32* 13° 130
- 23 — 58-54* 13° 637
- 24 — 59”16* 13°l233 • IO139
- 25 — 59”57* 13°1830
- 26 — 11 "39-58* 15*2536
- 27 — 12" 0-18’ 15*2932
- 28 — 0“58‘ 15*3438 IO139
- 29 — 0"‘57* 13*4034
- 50 — 1-15* 13*4539
- 31 — 1”53* 13*5135
- 1" nov. . . 1-50* 13*5730 IO139
- 2 — 2” 6* 14» 2' 5
- 5 — 2-22* 14° 830
- 4 — 2”57' 14*1535
- 5 — 12" 2-52* — 14*1930 II13O
- Em. Touchet.
- Ssd
- 10D
- VARIETES
- QtfC
- asc
- La conservation des pommes et des poires de table dans la tourbe. — Les cultivateurs sont toujours embarrassés de la conservation des poires et des pommes de table : la pourriture leur en enlève chaque année une proportion notable, sans compter celles qu’une garde prolongée détériore au point de les priver des caractères qui constituent les fruits marchands. Il est cependant, en dehors du procédé habituel de conservation au fruitier, trois autres moyens auxquels le cultivateur ne spnge guère : l’emploi du froid artificiel, de la tourbe, des silos. Le premier, malgré les avantages incontestables qu’il présente dans les centres où sont réunies diverses cultures de fruits, légumes ou fleurs, surtout en primeurs, n’est pas applicable dans les fermes isolées, tandis que les deux autres moyens sont, au contraire, à la disposition du fermier sans beaucoup de frais. Je ne parlerai, aujourd’hui, que de la conservation dans la tourbe, en relatant deux séries d’expériences entreprises à cet effet par la Station expérimentale de l’Institut royal de Geisenheim sur le Rhin, sous la direction de l’inspecteur d’horticulture E. Junge.
- On sait que la tourbe est un produit combustible formé par la carbonisation incomplète dans l’eau, et, par suite, à l’abri de l’air, de mousses appartenant au genre Sphagnum et Hypnum, parmi lesquelles se trouvent aussi certains Carex. Sans entrer dans la description des quatre principales espèces de tourbes, je dirai simplement que celle qui a été employée dans les expériences allemandes était de la poussière de Torfmull, c’est-à-dire de la tourbe provenant de la partie supérieure des tourbières ; elle était complètement dépourvue d’odeur, très sèche et très fine ayant été passée au crible.
- Première série. — tues essais n’eurent lieu que sur trois variétés tardives : deux pommes, Court pendu royal et Reinette Baumann; une poire, Dr Bretonneau. Tous les fruits, sains et indemnes de meurtrissures, furent enveloppés dans du papier de soie, entourés de tourbe de manière qu’il n’y eut aucun contact entre eux et placés, sorte par sorte, dans une corbeille, tandis que les fruits témoins étaient disposés sur une étagère du fruitier, à une température qui varia de 2 à 6 degrés centésimaux. Il importe de dire que les Court pendu royal et Docteur Bretonneau avaient été traités aussitôt leur cueillette, alors que Reinette Baumann ne le fut que quatre semaines après.
- Au terme des essais, qui durèrent du 16 octobre au i2 mai de l’année suivante, l’examen permit de constater les faits ci-dessous. — Court Pendu royal. Parmi les 1x2 pommes conservées dans la tourbe, 12 étaient pourries, mais les autres avaient un très bel aspect, une chair fine et croquante et une saveur parfaite ; quant à celles maintenues sur l’étagère du fruitier, elles étaient complètement ratatinées. — Reinette Baumann. La plus grande partie des 78 pommes mises dans la tourbe était pourrie; les autres, très jolies et d’une agréable saveur; quant aux fruits placés sur l’étagère, la pourriture s’en était emparée dès la fin de mars. — Docteur Bretonneau. Sur 60 poires, 46 s’étaient maintenues très bonnes et pourvues d’une saveur bien supérieure à celles traitées par le procédé habituel.
- Les résultats de ce premier essai se montrèrent donc tout en faveur de l’emploi de la tourbe, mais comme ils n’avaient porté que sur trois sortes, on décida de les continuer sur unnombre suffîsantde vaidétés, aux fins de pouvoir | en tirer des conclusions pratiques encore plus autorisées.
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- VARIETES
- Deuxième série. — Ces essais se distinguent des précédents : i° par la double provenance des fruits sur lesquels ils portèrent. Les uns, envoyés par la Société d’Agriculture du ducbé de Nassau et recueillis dans différents districts à des dates un peu différentes, avaient subi les influences de transports plus ou moins longs, alors que les autres, récoltés dans les plantations de la Station avaient été traités aussitôt ; a0 par la nature des récipients : on les avait placés non pas dans des corbeilles, mais dans des caisses fermant très bien; de plus, pour exclure autant que possible le contact de l’air, non seulement chaque fruit et chaque rangée de ceux-ci avaient été isolés par la tourbe, mais une épaisse couche de cette dernière formait matelas entre la rangée supérieure et le couvercle.
- La période de garde dura du commencement de novembre au milieu de mai, soit 5 mois et demi. Pour éviter des répétitions inutiles, je résumerai les résultats en disant que les i3 variétés de pommes adressées à l’Institut par la Société d’Agriculture possédaient le pourcentage suivant en fruits sains : Roter Eiserapfel 92 pour 100 ; Belle de Boskoop 90 p. 100; Reinette de Champagne 89 p. 100; Grosse Reinette de Cassel 89 p. 100; Gros-ser rheinischer Bohnapfel 88 p. 100; Boikenapfel 87 p. 100; Grüner Fürstenapfel 87 p. 100; Schafsnase 85 p. 100; Reinette du Canada 81 p. 100; Yerte de Stettin 80 p. 100; Reinette de Gaesdonk 70 p. 100; Brauner Matapfel 65 p. 100 ; Reinette Baumann 20 pour 100. Les deux variétés de poires, Grosser Katzenkopf et Berga-motte Esperen, qui faisaient partie de l’envoi, étaient presque toutes pourries.
- Les six variétés de pommes de la Station soumises aux mêmes expériences : Boikenapfel, Gubener Warraschke, Zwiebelborsdorfer, Court Pendu royal, Reinette du Canada, Reinette d’Osnabrück, n’avaient, sauf Zwiebelborsdorfer, qu’un nombre excessivement faible de mauvais fruits. Les deux sortes de poires, Bergamotte Esperen et Beurré Bretonneau ne s’étaient bien maintenues que pendant un certain temps.
- Observations. — L’examen a fait ressortir, en outre, les faits particuliers suivants. La Reinette Baumann est la seule qui ait accusé un pourcentage aussi bas que 20 pour 100, ce qui tient à ce que ses fruits, aussitôt leur complète maturité atteinte, s’attaquent à l’extérieur. Et comme cette fâcheuse propriété a été constatée pendant deux années, il faut reconnaître que cette excellente variété est réfractaire à une conservation dans la tourbe. Par contre, Court Pendu royal, dont on sait toute la tendance à se flétrir rapidement pendant la garde ordinaire, s’est comportée tout autrement dans la tourbe.
- La dégustation a montré que la saveur de Brauner Matapfel, Schafsnase, Yerte de Stettin, Grüner Fürstenapfel, était devenue complètement fade, tandis qu’elle était, au contraire, suffisante chez Roter Eiserapfel, Grosser Bohnapfel, Boikenapfel, agréable et presque normale chez Reinette du Canada, Belle de Boskoop, Reinette de Champagne et Grosse Reinette de Cassel. Après leur enlèvement de la tourbe, ces variétés ont conservé leur bel aspect et leur jolie coloration pendant un temps relativement long, et ce n’est qu’après plusieurs jours que le flétrissement s’est déclaré sur les Reinettes du Canada et Belles de Boskoop, ce qui s’explique facilement si l’on se rappelle que, dans les conditions normales, les fruits nuancés de rouille y sont beaucoup plus sujets que les autres.
- Conclusions. — Il résulte de ces deux séries d’essais : i° Que l’emploi de la tourbe est un bon procédé de conservation pour certaines variétés de table, notamment pour celles de maturité tardive ; 20 Qu’il peut convenir mieux aux pommes qu’aux poires ; 3° Que ces avantages sont d’autant plus assurés que les fruits y sont soumis plus rapidement après leur cueillette et n’ont été que peu manipulés.
- Le cultivateur a donc toute raison d’y recourir, après s’être inspiré des indications ci-dessus, en n’y appliquant que des fruits très sélectionnés et en restreignant la durée de leur garde au laps de temps nécessaire pour en tirer le meilleur parti. A. Truelle.
- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. —• Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- eRectification. — La teinture d’iode. — Dans notre numéro du 3 septembre dernier, nous avons donné une recette sur la préparation et la conservation de la teinture d’iode, nous avons donné par erreur les proportions de 1 et i3 pour l’iode et l’alcool. Ainsi que nous le fait fort justement remarquer un de nos lecteurs, M. Maranne, le nouveau Codex indique les proportions de 1 p. d’iode et 9 p. d’alcool à g5°.
- Renseignements. — M. S. Larue, à Versailles. — Nettoyage d’une statuette : Faites une bouillie très épaisse, avec de l’amidon et de l’eau, dont vous enduirez la statuette à nettoyer, puis laissez sécher. L’amidon se fendille et tombe, emportant avec lui la poussière et les impuretés déposées sur la statuette.
- Dr Calton, à Paris. — S’agit-il de préparations pour la métallographie microscopique des métaux? Dans ce cas, vous pourrez croyons-nous, faire préparer des échantillons à l’Ecole des Mines ou au Laboratoire du Conservatoire des Arts-et-Métiers. Cette préparation est très délicate, et exige un polissage très minutieux, ce qui explique sans doute votre échec. Yous trouverez des détails à ce sujet dans l’ouvrage Les Alliages métalliques, par L. Guillet, édité chez Dunod et Pinat et dans la Métallographie microscopique de Révillon (Encyclopédie Léauté) chez Masson et C10.
- M. P. Brioult, Le Blanc. — i° Libraire pouvant vous renseigner sur la valeur de livres anciens. Dorbon, rue de Seine, Paris. 20 Nous ne pouvons vous renseigner sur ce point. 3° Fournitures de piles et accessoires pour la lumière électrique, Richard-Heller 15, cité Trévise,
- Paris; Rousselle et Tournaire, 32, rue de Duukerque ; Société Mors, 7, rue Duranti, Paris. 4° Microscopes photographiques : Kraus, 21, rue Albouy, Paris; Cogit, 36, boulevard Saint-Michel, Paris ; Nachet, i7,rjje Saint-Séverin, Paris.
- M. le Dt J. Salan, à Alexandrie. Vous trouverez des renseignements intéressants pour la destruction des insectes de bibliothèque dans l’ouvrage d’Houibert (C.). — Les Insectes ennemis des livres, Paris, 1903, Alph. Picard, éditeur, 82, rue Bonaparte, 270 pages : 3 pl. hors texte, prix relié, 7 fr. 5o.
- M. L. Audehert, à jTrieste. — Les ouvrages publiés sur le transformisme sont en nombre considérable. Nous n’en connaissons pas de sérieux où l’on ait entrepris une réfutation scientifique de cette doctrine4 Gomme, ouvrage récent voyez par exemple : Le Dantec, îLa crise du transformisme, Paris, Flammarion, 3,r,5o.
- M. L. Bertrand, à Loriol. — Coloration en sépia et brun rouge,pour photographie. Faites les deux mélanges
- suivants :
- A) Eau............................1000 c. c.
- Acide acétique cristallisable. . 55 gr.
- Azotate d’urane................ 5 —
- B) Eau........................... 1000 c. c.
- Acide acétique................ 55 gr.
- Ferricyanure de potassium . . 5 —
- Parties égales de A et B au moment de l’usage. Le mélange s’altère assez rapidement. Maintenir dans, le bain jusqu’à dépasser un peu le ton voulu. Laver. Eponger au buvard et sécher.
- M. Lépine, à Lyon. — L’ouvrage de Michel sur les confitures coûte 1 fr. 75 et est édité par Desforges, 29, quai des Grands-Augustins.
- M. J. Casas, à Buenos-Ayres. — Nous avons transmis votre lettre au dépositaire de M. Malleville, M.-Wey-dert, 4! rue Demarquay, Paris.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Les procédés d’irrigation dans la plaine de Marrakech : J. Ladreit de Lacharrière. — La gymnastique respiratoire : Dr P. Desfosses. — Le moteur sans soupapes Knight : Lucien Fournier. — Le service des fouilles archéologiques en Belgique. — Protection des berges et des dunes : R. Bonnin. — Académie des sciences ; séance du 26 septembre 1910 : Ch. de Vu ledeuie. — Un nouveau type de locomotive américaine : Edouard Bonnaffé.
- Supplément. — Aviation. — Un observatoire météorologique au mont Ararat. — Statistique de l’islamisme. — L’émigration européenne aux Etats-Unis. — Un million de kilomètres de chemins de fer. — Les nègres aux Etats-Unis. — Une machine à écrire syllabique, etc.
- Notions générales sur la télégraphie sans fil et la téléphonie sans fil, par R. de Yalbreuze. 4e édition remaniée et mise à jour. 1 vol. in-8 raisin 480 p., 3o5 fig. En vente à la Lumière électrique, 162, rue de Rennes, Paris. Prix : 12 francs.
- L’ouvrage de M. de Yalbreuze, autrefois de 170 p. s’est mué en un gros volume de près de 5oo pages. 11 n’a pas perdu les qualités de clarté et d’ordre qui ont fait le succès des premières éditions; mais sa transformation était rendue nécessaire par les rapides progrès et le développement de la télégraphie et de la téléphonie sans fil. Le chapitre relatif aux détecteurs d’ondes a dû être notablement augmenté. L’étude de
- la syntonisation a été tenue au courant des derniers progrès ; le chapitre de dispositifs de montage s’est également «ccru. Enfin la partie relative à la radiotéléphonie est entièrement nouvelle. Le livre forme un ensemble d’une lecture facile, en même temps que d’une parfaite documentation.
- Die Entwicklung des menschlichen Geistes, par M. Yer-worn. Iéna. G. Fischer. 19 to. 1 br. in 8°. Prix : 1 Mk.
- En quelques pages M. Yerworn trace un tableau éloquent et savant de l’évolution mentale de l’humanité, et montre les diverses sciences qui continuent à rendre possible une telle conception.
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, a Ititude î0 m,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN VENT
- THERMOMÈTRE DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DE CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES' OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 26 sept. 1910. 8L0 E. S. E. 1. Beau. » Beau le m ; nuageux le s.; rosée ; halo.
- Mardi 27 13 '’ 3 •S. 1. Éclaircies. P Nuageux ; rosce ; forte brume.
- Mercredi 28 ... . 9 .6 Câline. Beau. » Beau; rosée; faible brouille à (> b.
- Jeudi 29 13".5 S. 2. Peu nuageux. 7,6 Qq. ngs jusq. 15 b., couv. ensuite ; éclairs et pluie dans la soirée.
- Vendredi 50 . ... 15M S. S. w. 0. Couvert. 3, > Couv. le m., nuageux le soir; pluie entre 1 h. et 4 b.
- Samedi 1" oct. . . 15 ,7 E. S. E. 1. Beau. D Nuageux; rosée; halo.
- Dimanche 2. . . . . 16 .0 S. s. w. 1. Pl'iie et orage. ,35,5 Forte pluie le m. avec orage ; le s. qq. coups detrre à 19h.; tr. nuag.
- SEPTEMBRE-OCTOBRE 1910. — SEMAINE DU LUNDI 26 SEPTEMBRE AU DIMANCHE 2 OCTOBRE 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 26 au 3o septembre 1910. — Le 26. Dépression au Sud de l’Irlande : Valencia, 753 ; Brest, 762 ; Dunkerque, Biarritz, 764; fortes pressions sur l’Allemagne et l’Autriche : Cracovie, 775. Pluies sur l’E. et le S.; en France : Saint-Mathieu, 2; Cherbourg, 1. Temp. du du matin : Haparanda, —:i°; Paris, 8; Alger, 20; Puy de Dôme, 12; moyenne à Paris : 140 (normale : i3°,ï). — Le 27. Basses pressions vers le N. ; zone supérieure à~765 de F Atlantique à la Russie et au S. du continent : Odessa, 777. Pluies sur le N.-O. Temp. du matin : Vardoe, o°; Paris, i3; Alger, 21; Puy de Dôme, 10; moyenne à Paris : i5°,7 (normale : 12°,9). — Le 28. Baisse sur l’O. ; zone inférieure à 760 du S.-O; des Iles-Britanniques à la Norvège : Islande, 747; fortes pressions sur le Centre et le S.-E. ; Nicolaïef, 771.
- Pluies dans quelques stations du N. et du S. Temp. du matin : Uleaborg, —20 ; Paris, 10; Alger, 21; Puy de Dôme, 13 : moyenne à Paris : i6°,2 (normale : i2°,8). — Le 29. Baisse continue sur FO. : Islande, Norvège, 741; Mœmel, 765; Florence, 769. Pluies sur le N. et l’Autriche; en France ; Belle-Ile, 9; Lorient, 6; Nantes, 1. Temp. du matin : Arkangel, o° ; Paris, i4; Alger, 21; Puy de Dôme, 14 ; moyenne à Paris : 180 (normale : i2°,6). — Le 3o. Dépression sur la Scandinavie : Bodoe, 743 ; aire supérieure à 765 de l’Algérie au Centre de la Russie. Pluies sur le N. et l’E. ; en France : Paris : 11 ; Dunkerque, 8; Toulouse, 6; Cherbourg, 4; Nantes, 1. Temp. du matin : Yardoe, o° ; Paris, i5; Algeû, 20'; Puy de Dôme, 14 î moyenne à Paris : i6°,9 (normale : 12°,9). — Phases de la Lune : Néant.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout Ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, ‘Boulevard Saint-Germain, Paris (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d'origine.
- N° 1951 — 15 OCTOBRE 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- Une étoile nouvelle. — La circulaire n° 127 de l’observatoire de Kiel annonce, d’après un télégramme reçu de l’observatoire de Harvard College, à Cambridge (Etats-Unis), le 5 octobre au matin, la découverte d’une étoile nouvelle. Cette nova a été trouvée par Mme Fleming sur une photographie de la constellation du Sagittaire prise le 3i mai, à igh57m, temps de Greenwich. La position de cette nouvelle étoile est :
- Ascension droites i5h52m i5s;
- Déclinaison = — 27° 3a', 2.
- Elle correspond à une région de la Voie Lactée. On sait d’ailleurs que toutes les nova? découvertes jusqu’ici sont situées à l’intérieur ou au bord de la Voie Lactée. Cette nouvelle étoile,- d’après le télégramme, serait visible dans un petit télescope. L’éclat, photographique ou visuel, n’est pas indiqué.
- Retour d’une comète périodique. — La quatrième comète de 1910 vient d’être découverte. C’est la comète Brooks, dont on attendait le retour pour les derniers mois de cette année,.le prochain passage au périhélie devant avoir lieu le 8 janvier 1911. Cette comète, découverte par Brooks, à Geneva (Etats-Unis), en 1889, fat réobservée en 1896 et igo3. Sa période est de 7 a., 101 j. Dans un télégramme transmis le Ier octobre à l’Observatoire central de Kiel, M. Pickering dit, d’après une dépêche reçue de M. Campbell, directeur de l’observatoire Lick : « La comète périodique de Brooks a été « observée par MM. Ailken et Wilson, le 28 septembre « 1910. Sa position, à g1' 17“,3 (temps moyen du mont « Hamilton) était : Ascension droite — ig1'47m 5is,i ;
- « Déclinaison =— 28° 8' 3g". La comète est visible dans « un grand télescope. » La correction de l’éphéméride publiée dans les Astronomische Nachrichten, n° 44^7 > par M. Bauschioger est très faible. Elle est de + 9’,4 en ascension droite et -j- 19" en déclinaison, mettant ainsi en valeur la haute perfection des méthodes de calcul astronomique utilisées aujourd’hui.
- Le chemin de fer de Conakry au Niger. — Le
- chemin de fer de la Guinée française est arrivé au Niger. Le i5 septembre, le rail est arrivé à Kouroussa. C’est une grande date pour la Guinée et pour l’Afrique occidentale que celle de l’accomplissement de l’œuvre à laquelle resteront attachés les noms de MM. Salesses et Ballay.
- Un aéroplane à Madagascar. — M. Picquié, gouverneur général de Madagascar, a fait choix d’un monoplan Blériot à deux places, type XI 2 bis pour le premier service officiel par voie aérienne, prévu entre Fianarantsoa et Tananarive. L’expérience à laquelle doit se livrer M. Picquié, sur l’initiative de la Ligue Nationale Aérienne; permettra d’étudier pratiquement les moyens de généraliser l’emploi de l’aéroplane dans notre florissante colonie où, malgré les efforts déployés pendant ces dernières années, les voies ferrées sont
- encore insuffisantes pour une superficie de 592 000 kilomètres carrés et 5 millions d’habitants.
- Le recensement de l’aviation. — Notre confrère parisien, le Daily Mail, a dressé la listé de tous les aviateurs vivants, dont les vols ont été officiellement constatés à la date du i5 septembre. Ils sont au nombre de Soi. Ce chiffre a lieu de vous étonner, si nous nous rappelons qu’à la fin de 1908, quatre hommes seulement, M. Santos-Dumont, les frères Wright et M. Henri Far-man, avaient réussi à s’enlever du sol avec un plus-lourd-que-l’air. Au 31 mars dernier, soit après un intervalle d’un peu plus de deux ansy on comptait déjà 200 aviateurs ayant fait leurs preuves. Les types de machines se sont multipliés en même temps que les rangs des aviateurs s’épaississaient. Par ordre d’importance, il faut citer les modèles suivants :
- Voisin, Farman (H), Marc Curdy, Nieuport, Vendôme,
- BIPLANS :
- Wright, Farman (M), Curliss, Goupy, Siemens.
- Sommer,
- Bréguet,
- Gobron,
- Savary,
- Blériot, Tellier, Peugeot, V’S ernher,
- MONOPLANS :
- Antoinette, Demoiselle,
- R. E. P., Grade,
- Mongolfier, Train,
- Saulnier, Puelzner,
- ITanriot,
- Kœchlin,
- %P’
- Euler. ,
- On peut constater que la grande majorité des modèles adoptés sont d’invention française. Les modèles américains, canadiens et allemands forment la minorité. D'autres nations s’efforcent de se signaler dans ce nouveau champ d’activité. A ne parler que des Iles Britanniques, on n’y compte pas moins de 28 types indigènes dont les vols aient été enregistrés. Ce nombre se subdivise comme suit : i3. monoplans, 12 biplans, 1 Ijriplan. Mais tous les chiffres cités dans cette notice devront bientôt être corrigés. En France, de nombreux inventeurs, dont M. Paulhan, s’apprêtent à essayer de nouveaux types. En Angleterre, une cinquantaine d'inventeurs ont demandé des brevets relatifs à l’invention, dans le courant des derniers six mois.
- L’absorption et l’élimination de l'émanation du radium par l’organisme humain. — Des recherches antérieures avaient fait conclure que l’émanation du radium, absorbée normalement ou après séjour dans un bain dans une eau renfermant cette émanation, était éliminée par les voies naturelles et notamment par l’urine. Deux physiologistes, MM. Kohlrausch et Plate, en opérant avec une méthode de mesure très délicate, n'ont cependant pas pu constater la présence de l’émanation du radium dans l’urine après ingestion stomacale d’une substance renfermant 100000 unités radioactives, ou apres un bain dans une eau titrant 700000 de
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- INFORMATIONS
- cos unités. Il ne semble pas que l’émanation puisse pénétrer par la peau, mais uniquement par le poumon. En tous cas, de nouvelles expériences sont certainement nécessaires pour fixer ce point délicat et intéressant.
- La présence de la silice dans l’organisme. —
- Quand on prépare les cendres des différents organes d animaux, qu’on en fait l’analyse, on y retrouve presque toujours une petite proportion de silice, et l’on a longtemps supposé que celle-ci provenait de la destruction de combinaisons organiques du silicium existant normalement dans l’organisme. Or, M. Corny a constaté récemment que les plumes d’oie et de poule ne contiennent pas de combinaisons organiques du silicium et que les petites quantités de silice que contiennent souvent les extraits éthéro-alcooliques de ces organes sont d’origine minérale. Il a obtenu d’ailleurs les mêmes résultats avec le sang d’un grand nombre d’oiseaux et le foie d’oie. Il semble donc bien que l’on puisse généraliser ces résultats et conclure à l’origine minérale de la silice existant dans les cendres des matières animales.
- La fixation de l’azote par l’alcool. — Dans des expériences antérieures, Berthelot avait observé que, sous l’influence des décharges électriques silencieuses telles que celles de l’effluve, l’alcool fixait une certaine quantité d’azote et il admettait que cette fixation avait lieu sous forme d’une amidine complexe. De nouveaux travaux viennent de montrer qu’en réalité ce phénomène se traduit par une formation d’ammoniaque, d’aldéhyde formique et d’acides butyrique et formique, l’ammoniaque se fixant naturellement sur les acides formés à l’état de sels ammoniacaux.
- L’acide lactique dans les produits alimentaires.
- — On n’était pas encore fixé exactement sur les propriétés organoleptiques de l’acide lactique. Un biologiste, M. E.-S. Faust, a cherché à combler cette lacune en essayant sur des animaux carnivores et herbivores l’action de l’acide lactique mélangé aux aliments. Sauf à dose élevée, dépassant 5 pour ioo, où il agit alors comme acide, l’acide lactique n’est pas toxique. En raison de son pouvoir antiseptique, égal aux 3/5 de celui du phénol, il est plutôt un désinfectant stomacal, et un régula-risateur de l’intestin. Il peut certainement remplacer avantageusement les acides acétique, tartrique, citrique, dans l’alimentation et les industries alimentaires, telle que la confiserie, par exemple.
- Les progrès de la T. S. P. — D’après le Daily Mail, le poste de télégraphie sans fil organisé à Buenos-Ayres par M. Marconi, qui vient de passer plusieurs mois dans la capitale de l’Argentine, a réussi à échanger des messages avec les deux stations de la Compagnie Marconi, de Clifden (Irlande) et de Glace-Bay (Nouvelle Ecosse). La transmission s’est effectuée sans l’intermédiaire des postes-relais sur une distance d’environ 9700 kilomètres.
- Le tunnel de la Cumbre aux Andes, inauguré en mars 1910, sur la nouvelle voie ferrée transandine entre l’Argentine et le Chili, a été l’objet d’erreurs de chiffres dans les informations publiées. Il a réellement 3165,27 m. de longueur, à l’altitude de 3190,85 m. sur la passe d’Uspallata ou de la Cumbre (3goo m.). Il est à 25 km Sud-Sud-Ouest de l’Aconcagua, la plus haute montagne de l’Amérique, qui mesure non pas 7040 ni 7010 m. d’altitude, mais seulement 6g53 à 6960.
- Le conflit de Hetch-Hetchy Valley (Yosemite Park). — La ville de San Francisco a soulevé un conflit aigu en voulant transformer en réservoir la vallée de Hetch-Hetchy, dans le Yosemite, et en capter toutes les eaux. La Société pour la conservation des parcs nationaux et tous les clubs touristiques des Etats-Unis ont protesté contre cet attentat projeté envers la beauté de ces sites célèbres. On conçoit que dans un pays d’utilisation outrancière comme l’Amérique du Nord, la protection des paysages se trouve en lutte avec les intérêts industriels et économiques. Comme pour le conflit actuel du Mont Saint-Michel en France, les discussions sont tout à fait âpres. Mais, depuis plus de vingt ans, le Yosemite est un parc national, et ses défenseurs réussiront sans doute à éviter la submersion de l’Hetch-Hetchy Valley et du Tuolomne Canon (en fait les deux cinquièmes du Park); ils affirment que San Francisco a bien d’autres ressources hydrauliques à sa disposition. Le secrétaire
- d’Etat à l’Intérieur, R. A. Ballinger, a été saisi de la question par de nombreux protestaires (MM. Mudi, Parsons, etc.), et il a ouvert une enquête sur les prétentions de San Francisco. Au moment où notre ministère des Travaux Publics vient de créer cet Office national du tourisme, qui sera sans doute appelé en France à délibérer sur de semblables litiges, il y avait lieu de signaler, pour ordre, l’incident ci-dessus.
- Les cavernes à décorations préhistoriques. — Depuis les premières trouvailles de Sautuola à Altamira (1878), Chiron à Chabot et Emile Rivière à la Mouthe (1895), le nombre des cavernes à parois décorées de gravures, dessins et peintures préhistoriques s’élève aujourd’hui à 5o, dont 19 en France, 3o en Espagne, 1 en Italie (grotte Romanell dans la terre d’Otrante). Il y en a 9 en Dordogne (la Mouthe, les Combarelles, Font-de-Gaume, la Grève, Bernifal, la Calévie, Laussel, Gon-tran, Teyjat) ; — 1 en Gironde à Pair-sur-Pair près Bourg-sur-Gironde ; — x dans l’Ardèche, grotte Chabot; 8 dans les Pyrénées à Gargas, Marsoulas, Niaux, le
- Portel, la Vache, Pradières, Bédeilhac, le Mas d’Azil._
- 17 dans la région cantabrique, celle d’Altamira (la première trouvée en 1878) restant toujours la plus remarquable; en Bas-Aragon, 10 sont plutôt des abris sou-roche ; et en Catalogne, près Lérida, le singulier rocher décoré de Cogul est en plein air; deux nouveaux spécimens auraient été récemment trouvés en Estrama-dure. On persiste à penser que cet art, aux productions réellement surprenantes, aurait débuté à l’époque dite solutréenne (et aurignacienne) et se serait développé surtout durant la civilisation dite magdalénienne, pour disparaître complètement avec la fin du paléolithique et à l’arrivée de la culture néolithique, plus pastorale que troglodytique. Sur la plupart des questions soulevées par ces extraordinaires manifestations esthétiques, on est en somme réduit aux conjectures; presque toutes les hypothèses formulées ne sauraient être que provisoires et surtout beaucoup d'interprétations des signes, peintures et dessins reconnus sont marqués au coin d’une trop fantaisiste imagination. On consultera, sur tout ce sujet, les importants mémoires de MM. Cartailhac et l’abbé Breuil dans Y Anthropologie et leur bel ouvrage sur la Caverne d’Altamira, publié, par les soins du prince de Monaco.
- Les montagnes de la Nouvelle-Guinée ont été
- explorées en 1909-1910, par l’expédition du Dr Lorentz et du capitaine van Nouhuys. Le Mont Albert (chaîne Owen Stanley) mesuré en 1906 par Vinckton et considéré comme le point culminant avec ses 4^32 m. est surpassé par le pic Wilhelmine, d’environ 475o m. L’expédition s’y est élevée jusqu’à 45oo m. un peu au-dessus de la limite des neiges (4460 m.), mais fut arrêtée par la chute dans une crevasse, de Lorentz, dangereusement blessé et sauvé à grand peine. Ce sommet porte de vrais glaciers.
- Le pavage de Paris. — Les chaussées parisiennes (non compris les trottoirs) occupent une surface totale de 9 3oo 5go m2 réparties comme il suit, entre les diverses sortes de pavage :
- Pavage en pierre. .... 60,3 pour 100
- Pavage en bois............22,7 —
- Macadam....................12,5 —
- Asphalte................... 4>5 —
- La plus grande forme de radoub. — Le Mersey Docks and Ilarbour Board va commencer, sous la direction de M. Lyster, son ingénieur en chef, la construction, à l’extrémité Nord du port de Livérpool, de la forme de radoub Glastone qui aura des dimensions suffisantes pour recevoir les plus grands navires à flot, en construction ou prévus. Sa longueur sera de 311,18 m. et sa largeur d’entrée de 36,60 m. La cote du seuil est de 7,62 m. au-dessous du repère du port de Liverpooï, de telle sorte qu’aux marées de vive eau ordinaires, la hauteur d’eau sur le seuil sèra de i3,i3 m. Cette entrée peut être fermée au moyen d’un bateau-porte. L’accès de cette cale de radoub se fera par un chenal de 120 m. de largeur dont le plafond sera dragué à 0,60 m. au-dessous du niveau du seuil d’entrée. Les dépenses prévues sont de 12 5oo 000 fr. et on espère que les travaux seront achevés dans trois ans.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
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- Pour sauver les sous-marins. — Venant après la fin*tragique dont furent victimes le Forfadet et le Lutin, la catastrophe du Pluviôse est venue rappeler douloureusement les périls sans cesse renaissants de la navigation sous-marine. Il en est résulté une noble émulation parmi tous les chercheurs dans le but de trouver un dispositif qui permette de sauver les marins prisonniers dans leur navire à la suite d’une avarie quelconque et même de la perte de ce dernier.
- Un inventeur qui n’est pas un inconnu des lecteurs de La Nature, M. Rey, a trouvé un moyen qui paraît fort efficace de sauver à la fois l’équipage et le sous-marin. Etant donné le prix élevé qu’atteignent désormais ces bâtiments par suite de leur tonnage de plus en plus considérable, leur sauvetage en cas d’avarie ou d’accident n’est pas de médiocre importance pour les finances nationales. L’idée de M. Rey est très simple. Il divise, par un plan horizontal, le sous-marin en deux parties d’inégale importance et
- reliés l’un à l’autre. Un tube K' réunit le tube K avec un réservoir à air comprimé G. En L et M sont des robinets.
- Etant donc en émersion le sous-marin qui veut plonger et dont le water-ballast B est plein d’air à la pression
- Schéma du fonctionnement du water-ballast séparable.
- qui peuvent être facilement séparées l’une de l’autre.
- La partie supérieure renferme toute la machinerie, les torpilles, le logement de l’équipage; la partie inférieure forme water-ballast et, en même temps plomb de sécurité.
- Si l’on se reporte au dessin schématique ci-contre, A représente la partie supérieure du sous-marin, ou plutôt le sous-marin proprement dit; B est le water-ballast, réuni à A selon un plan G G et dont les lignes extérieures sont dessinées de façon à se raccorder avec celles de A. D’ailleurs au lieu d’être un simple plan GC, la surface de raccordement de A et de B pourrait être propre à assurer à la partie A isolée, une tenue convenable à la mer.
- Dans son modèle réduit, l’inventeur réunit A et B par des pattes D maintenues par des tiges filetées E qui seraient manœuvrées de l’intérieur du navire soit automatiquement, soit à la main et aux ordres du commandant.
- Un ensemble de cloisonnages contenus dans le compartiment B permet à celui-ci de se remplir complètement d’eau introduite par un orifice F, mais prévient les déplacements brusques du liquide capables de troubler l’équilibre du navire.
- Sans tenir compte de l’action des gouvernails de plongée, l’immersion du bâtiment formé par A et B réunis s’opère de la manière suivante. Un tuyau H, met en communication le water-ballast B avec un tube K débouchant à l'air libre, v
- K et H ont un joint hermétique, [mais] ne sont pas
- Le sous-marin et son water-ballast en service normal.
- suffisante ouvre le robinet L. L’air s’échappe par le tube K et se trouve peu à peu remplacé par de l’eau en B.
- Pour émerger, en temps normal, le navire laisse fermé le robinet L et ouvre le robinet M; l’air comprimé venant du réservoir G chasse l’eau de B par l’ouverture F.
- En somme tout cela représente schématiquement le fonctionnement d’un water-ballast quelconque de sous-marin.
- Mais qu’un accident vienne à se produire, immobilisant le navire au fond de la mer, le commandant fait dégager les tiges filetées E qui relient sons .bâtiment au water-ballast et qui pourraient être actionnées automatiquement.
- Débarrassé du poids de l’eau contenue dans le water-ballast et du water-ballast lui-même, le bâtiment remonte instantanément à la surface. A moins que..... l’eau pénétrant dans les flancs du navire ne l’ait instantanément transformé en un cercueil gisant au fond de la mer.
- En se séparant du water-ballast B, le sous-marin dégage une bouée O qui va flotter en O' à la surface de la mer et permet le repêchage ultérieur du water-ballast.
- sous-marin séparé de son water-ballast en cas d’accident.
- Cette invention est intéressante et mérite certainement d’être étudiée. Elle pourrait en effet constituer un élément de sécurité des plus importants pour le navire et pour son équipage.
- Louis Serve.
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- SCIENCE APPLIQUEE
- Nouveau compas à branche trépied. — Les compas ordinaires ont l’inconvénient de trôner les surfaces sur lesquelles on derssine au centre des cercles ou arcs tracés; quand on les emploie sur des surfaces verticales comme des tableaux noirs, par exemple, le dommage est surtout important, car pour bien fixer la branche centrale, il faut l’enfoncer dans un véritable trou. C’est pour remédier à cela que M. H. Ranch a imaginé un compas tel que la pointe fixe ne touche pas la surface
- réceptrice, elle reste à une distance de un demi millimètre, de sorte que l’on puisse facilement la faire coïncider avec un point tracé à l’avance. Cette pointe est supportée par un trépied (fig. ) dont les surfaces portantes sont taillées comme des limes et dont les multiples pointes forment un point d’appui suffisamment rugueux pour se maintenir sur de l’ardoise par exemple. La branche du compas est reliée à la partie supérieure du trépied par un genou à coquilles ; non seulement ainsi tous les mouvements circulaires sont rendus possibles, mais l’effort exercé par l’opérateur se trouve uniformément réparti sur les trois branches, en sorte qu’il ne peut y avoir glissement. — Constructeur : Hermann Rauch junior, Worms a/Rhein.
- Cyclisme -$<<{&>
- Attache « Sécuritas » pour plaques de vélo. —
- Pour se procurer gratuitement la plaque exigée annuellement par le fisc français, les gens peu scrupuleux détachent celle qui se trouve fixée à la première machine qu’ils aperçoivent et que son propriétaire trop confiant a laissée à la porte de la maison où il n’est entré que quelques minutes. La chose est facile, les plaques n’étant généralement fixées au tube de direction que par un mince ruban de zinc qu’on coupe aisément et dont le
- plus souvent on s’est contenté de replier l’extrémité. Le ruban d’acier Sécuritas est destiné à remplacer celui en zinc ; il est percé de trous assez rapprochés à l’une de ses extrémités T, tandis que l’autre extrémité se termine par une coulisse. Après avoir passé le ruban dans les fentes de la plaque, on entoure le tube de direction comme d’habitude, il suffit ensuite d’enfiler l’extrémité portant les trous dans la coulisse de l’autre extrémité. On pousse à fond de façon à bien faire adhérer la plaque et le ruban contre le tube : l’un des trous se trouve toujours en face d’un cran d’arrêt E qui y pénètre et ne peut plus en ressortir parce qu’il fait légèrement ressort et s’accroche aux bords du trou.
- La plaque est par suite solidement fixée, et on ne peut la retirer qu’en la déchirant. — Cette plaque se trouve chez M. Poulain, 34, boulevard de la République, La Garenne-Colombes (Seine),
- Physique amusante
- Le feu complaisant. — Pariez avec des amis que vous allumez votre cigarette avec un billet de banquel
- Voilà une proposition qui leur semblera hardie : d’aucuns nieront le fait, et l’enjeu des consommations sera accepté comme dédit.
- Demandant alors au garçon (nous supposons être au café) de vous servir un petit verre de fine champagne ou mieux du bon marc naturel, vous en répandez plein le fond de la soucoupe qui accompagne toujours le petit verre ; prenez alors dans la main gauche le billet de banque plié en deux ou légèrement froissé, et trempez-le abondamment par une de ces extrémités dans l’alcool de la soucoupe. De la main droite, allumez une allumette, et mettez le feu au billet de banque.
- Vivement alors, approchez la cigarette, que vous tenez à la bouche, de la flamme qui enveloppe le billet, et allumez-vous ! Les amis seront saisis. Mais ne prolongez pas l’expérience trop longtemps. Vous comprenez facilement, que seul, l’alcool qui ruisselait sur le précieux papier a été consumé; la flamme n’a fait que lécher le billet de banque; soufflez-la donc dès que vous avez du feu, et rendez le billet intact à celui qui vous l’a prêté.
- Apprenez-vous, chez vous, à faire celte expérience, pour ne pas vous exposer à vous brûler le bout des doigts (c’est pourquoi il ne faut tremper dans l’alcool que l’extrémité du billet opposée à celle que l’on tient) et à ne pas perdre 5o ou ioo francs en prolongeant plus longtemps qu’il n’est nécessaire celte expérience intéressante (que nous recommandons d’essayer avec un fragment de papier quelconque. E B.
- "Jouets
- Remontoirs multiplicateurs pour aéroplanes jouets. — Les jouets aéroplanes sont aujourd’hui en très grande quantité, et jusqu’à présent on leur a toujours donné comme moteur la corde de caoutchouc à l’extrémité de laquelle se trouve adaptée l’hélice. Il s’en suit que pour mettre l’appareil en marche il faut d’abord tordre la corde en faisant tourner l’hélice à rebours pendant environ i5o à 3oo tours selon la longueur du caoutchouc. C’est fastidieux, et il est difficile vers la fin de l’opération de bien maintenir l’appareil dans la position du lancement. M. Gravillon a eu l’ingénieuse idée d’adapter la transmission flexible à ces jouets, ce qui permet d’opérer le remontage très facilement en quelques instants. Son appareil se compose (fig. i) d’une pince dont les branches A et B saisissent l’armature de l’aéroplane, tandis qu’une autre pince D est fixée à l’arbre de l’hélice ; cette dernière pince est reliée à une transmission flexible F qui aboutit à un pignon auquel on imprime un rapide mouvement de rotation au moyen d’une manivelle qui commande une roue dentée (fig. 2),
- La transmission flexible a été choisie de telle sorte qu’il y ait, à un moment donné, équilibre entre elle et la puissance du moteur; à ce moment elle se tord et forme une boucle, ce qui arrête automatiquement son fonctionnement : on est ainsi averti que le remontage est terminé et qu’on a atteint la limite de l’élasticité du caoutchouc, limite qu’on ne saurait dépasser sans danger de le faire casser.
- Cet appareil sera bientôt entre les mains de tous ceux qui ont des aéroplanes jouets dont il forme le complément indispensable.— (Chez M. Gravillon, 64, rueSaint-Sabin, Paris.)
- Position du remontoir en place sur l’aéroplane.
- Fig. I.
- Le remontoir d’aéroplanes-jouets,
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- VARIETES
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- L'industrie automobile aux États-Unis. — La
- fabrication des automobiles a pris une extension rapide aux Etats-Unis, si l’on en juge par les chiffres que nous apportent les statistiques officielles. Cette industrie débuta en 1895, année durant laquelle les fabricants américains produisirent une petite quantité de véhicules d’une valeur totale de 783 000 francs, alors que la production de 1910 est évaluée à 1 183000000 francs. L’augmentation a été surtout remarquable de 1899 à igo3, période durant laquelle la production augmenta de seize fois, alors qu’elle ne se sera accrue que de 100 pour 100 durant la période 1907-1910.
- Les manufactures emploient actuellement 123000 ouvriers et employés, auxquels il convient d’ajouter 4o 000 ouvriers travaillant dans les usines spécialisées dans la fabrique de certains accessoires, soit un total de iG5ooo ouvriers, dont les salaires représenteront pour 1910 la somme de 100000000 dollars, ou plus d’un demi-milliard de francs. Pour la même année, les salaires des chauffeurs employés aux Etats-Unis formeront un total de 123 000000 de francs. Ajoutons que le nombre des automobiles qui roulent actuellement dans le pays est de plus de ijoooo, et que les capitaux engagés dans la fabrication des automobiles forment le total de a5ooooooo de dollars, soit plus d’un milliard et quart de francs.
- La production pour l’année courante sera de plus de 200 000 véhicules, alors qu’elle ne fut que de 670 voitures pour la période 1893-1899. Un statisticien américain s’est amusé à prouver, que, si ces 200 000 automobiles avaient été converties en une seule machine, celle-ci serait plus longue que le steamer Saint-Paul, dont la longueur est cependant de 554 pieds.
- Les fabricants américains tendent de plus en plus à fabriquer exclusivement l’article de prix moyen, c’est-à-dire la voilure qui se vend un millier de dollars, soit
- 5ooo francs. Le bénéfice qu’ils réalisent sur la vente d’une voiture de ce prix est d’environ 5oo francs. Ils ont complètement renoncé à fabriquer de toutes pièces, et ceux d’entre eux qui fabriquent 75 pour 100 des pièces qu’ils emploient forment une inlime minorité. La division du travail est devenue la règle, et de puissantes compagnies se sont constituées pour fabriquer par série tel ou tel organe. Elles occupent à elles seules 40000 ouvriers.
- Plusieurs de ces Compagnies se sont entendues pour établir en association dans les grands centres des ateliers d’assemblage, qui reçoivent par quantités les différents organes et construisent les automobiles requises par la consommation locale. Ces ateliers ne requièrent pas d’outillage coûteux, et l'on réalise en outre une notable économie sur les frais de transport, car le tarif des chemins de fer est beaucoup plus avantageux pour les pièces détachées que pour les voitures toute construites.
- On remarque que les centres de production se sont rapidement déplacés de l’Est vers l’Ouest. Aux débuts, la nouvelle industrie avait été monopolisée par les centres industriels de la New-England : Philadelphie, Bridgeport, Hartford, Buffalo, Tarrytown. Certaines municipalités de l’Ouest comprirent aussitôt l’avenir de l’automobilisme, et s’ingéniènent à attirer les manufacturiers en leur offrant des avantages sous forme de dons de terrains. Cette politique a porté ses fruits, puisque le seul Etat de Michigan a vendu, en 1909, 112 000 automobiles, et que quatre Etats limitrophes ont fourni 75075 voitures, sur les 200000 qui formeront la production de 1910.
- Aussi, voit-on dans l’Ouest, notamment dans le Michigan et l’Indiana de petites villes de 5ooo à 6000 âmes dont la population vit exclusivement de la manufacture des automobiles.
- JfeD
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- HYGIENE ET SANTE
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- Les vieux bouchons. — Le bouchon que l’on retire d’une bouteille de vin est, dans un ménage soigneux, mis de côté, s’il n’est pas trop abîmé, trop usé. On le lave avec soin à l’eau bouillante, on le sèche et on le garde ; c’est une économie fort rationnelle. Cette pratique de petit ménage se fait eu grand ; il existe toute une industrie de retaille et de mise en état des vieux bouchons. Seulement comme ces vieux bouchons ne sont pas toujours recueillis dans les caves ou les offices, qu’on récolte ceux qui surnagent dans les ruisseaux et les égouts, on a des morceaux de liège qui ne sont pas de la première pureté. Les intermédiaires qui ramassent et revendent les bouchons que n’a pas mis à mal le tire-bouchon, leur font subir des opérations de blanchiment et de nettoyage. Le bouchon est plongé d’abord dans une lessive alcaline, puis après une immersion plus ou moins prolongée suivant son degré de propreté, il est exposé à l’action de l’acide sulfureux. Dans la première opération, on fait disparaître les impuretés grossières, la lie de vin qui reste attachée ; la seconde donne au bouchon l’apparence de neuf, elle lui refait une virginité, car l’acide sulfureux décolore le liège et le rend dans un état de blancheur qui ferait croire qu’il n’a jamais servi.
- Ces opérations de rajeunissement de vieux bouchons n’ont pas paru suffisantes au Conseil d’hygiène et je signalais il y a une dizaine d’années un rapport remarquable du professeur Guignard (voy. La Nature, I, 1902, p. 27), qui montrait que les bouchons, même traités par la lessive alcaline et l’acide sulfureux, étaient’ parfois encore imprégnés de produits peu septiques ; il réclamait la stérilisation par la vapeur d’eau fluente sous pression : aussi, à cette époque, le Conseil pronpnça-t-il l’interdiction de l’emploi, même après leur nettoyage, des
- bouchons recueillis sur la voie publique, dans les égouts ou les cours d’eau pour le bouchage des bouteilles renfermant des liquides ou des récipients d’usage alimentaire. Il ne restait aux collectionneurs de vieux bouchons qu’à se mettre fabricants de poudre de subérine, dont l’emploi est assez limité, ou de linoléum, industrie qui n’est pas à la portée du premier venu. Inutile de dire qu’ils ne se résignèrent pas à cette alternative, qu’ils protestèrent et finalement le Conseil d’hygiène dut se ranger à l’avis de M. Guignard, c’est de n’autoriser la vente des bouchons rajeunis qu’après ébullition dans l’eau additionnée de carbonate de soude, baignés dans de l’eau acidulée' par l’acide sulfurique à 1 pour 100, enfin lavés à l’eau bouillante et passés à l’acide sulfureux, si le marchand le désire, à la condition de les débarrasser de toutes traces de cet acide. Des examens répétés du laboratoire municipal avaient montré que le traitement, tel que le pratiquaient les retailleurs, était déjà fort efficace et qu’on ne retrouvait ni organismes pathogènes, ni traces d’agents chimiques.
- Le Conseil supérieur d’hygiène, saisi de la question, s’est montré plus intransigeant que le Conseil de la Seine. M. Bordas, rapporteur, réclame pour l’emploi des vieux bouchons une stérilisation complète, ne trouvant pas qu’une ébullition prolongée dans l’eau soit suffisante. Pour répondre à ce desideratum, qui ne faisait qu’exprimer les conclusions de son premier rapport, M. Guignard a cherché quel serait le moyen pratique d’arriver au but. Il ne saurait être question d’employer les méthodes de désinfection préconisées pour le traitement des lièges d’œuvre malades, qui nécessitent une étuve sèche, un appareil à vide et un appareil producteur de vapeur. Aucun des retailleurs de bouchons ne pourrait s’offrir le luxe de pareille installation étant
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- HYGIENE ET SANTE
- donné le peu de valeur de la marchandise vendue. La désinfection par l'emploi des antiseptiques gazeux, par Je méthonal entre autres, comme l’a essayé le Dr Cham-pionnière pour la désinfection des livres, donnerait les meilleurs résultats. M. Guignard a montré qu’on obtenait par ce procédé, une stérilisation parfaite des vieux bouchons, mais il y a un inconvénient, c’est qu’il est très diflicile de chasser entièrement le méthonal, même par un chauffage à l’étuve sèche. C’est de plus un procédé coûteux et qui entraînerait des frais incompatibles avec la valeur du produit à désinfecter.
- Tout compte fait, et après avoir essayé minutieusement tous les procédés recommandés, M. Guignard est arrivé à conclure que la méthode la plus simple, la plus efficace et en même temps la moins dispendieuse était de
- se servir de la vapeur fluente sous pression, comme il l’avait suggéré dans son premier rapport. Le procédé a fait ses preuves pour la désinfection de la literie, des vêtements. Des essais répétés pratiqués, à son laboratoire de l’Ecole de Pharmacie, sur des lots de bouchons d’égout et de toutes provenances ont montré qu’après 20 minutes d’action de la vapeur fluente sous une pression de 2 atmosphères, les bouchons étaient devenus absolument stériles. C’est donc la méthode de choix et le Conseil s’est rallié à la manière de voir de son éminent rapporteur.
- Si les retailleurs se conforment exactement à ces prescriptions, vous pourrez utiliser sans crainte ces vieux bouchons qui devront être vendus sous la mention : bouchons rajeunis stérilisés. Dr A. C.
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- RECETTES ET PROCEDES UTILES
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- Conservation et emploi de la cyanamide de calcium.
- On sait que le nouvel engrais qui contient de l’azote fertilisant extrait de l’air est de plus en plus employé en agriculture. Toutefois les expériences de fertilisation faites jusqu’à ce jour ont donné des résultats contradictoires et les avis sont encore très partagés sur l’efficacité des engrais amidés. L’explication des anomalies constatées jusqu’ici vient d’être donnée par M. Brioux, directeur de la station agronomique de Rouen à la suite de nombreuses expériences faites au laboratoire et en champs d’essais; la valeur fertilisante de la cyamide dépend de l’altération du produit. Il importe donc au plus haut point d’en fixer les conditions convenables de conservation.
- L’engrais sortant de l’usine contient environ 17,1 pour 100 d’azote cyanamidique, o,25 pour 100 d’azote dicyadiamidique et 3o pour 100 de chaux. Exposé à l’air humide, le produit dégage une odeur alliacée provenant de l’action de l’eau sur les carbures, ce qui produit un faible dégagement d’acétylène ; la chaux s’hydrate, puis se carbonate, une partie de l’azote se dégage à l’état d’ammoniaque. C’est surtout l’humidité qui exerce une influence néfaste : en huit mois la perte d’azote est de 1,6 pour 100 de l’azote total si l’air est sec, et 8,5 pour zoo si l’air est humide. En outre l’azote restant dans le produit ainsi conservé à l’air humide est passé presque entièrement (80 pour 100 du chiffre total) à l’état dicyadiamidique. Or, ainsi que l’ont constaté plu-
- sieurs agronomes, tandis que la cyanamide est un fertilisant excellent, la dicyadiamide exerce sur les végétaux une action nettement toxique (sous son influence, le poids de récolte peut diminuer de 5o pour 100).
- Il est donc indispensable de n’acheter la cyanamide que peu de temps avant l’emploi (deux ou trois mois au plus) et de -conserver le produit dans un endroit sec. On évitera ainsi toute transformation néfaste. De plus, ainsi que le recommande M. Brioux on évitera de mélanger cet engrais aux superphosphates de chaux : il y aurait insolubilisation partielle d’acide phosphorique. Par contre, on peut sans inconvénient en ajouter aux scories de déphosphoration et aux divers sels potassiques.
- Papier noir pour aiguilles. — Ce papier qui ne doit contenir ni chlore, ni acides, doit également être un excellent préservatif de la rouille. On emploie un papier à la pâte de bois non blanchie, bien rincée et bien broyée. On encolle à la résine et au sulfate d’alumine et on colore la pâte avec lè mélange suivant :
- Noir de Paris..............4 pour 100
- Noir d’aniline................o,3 —
- Fuchsine......................0,2 —
- Méthyl violet................'1,0 —
- On peut modifier cette coloration en la faisant tirer sur le vert ou sur le jaune.
- jase
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- BOITE AUX LETTRES
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresses relatives aux appareils décrits. — L’aérodrome pour modèles réduits est construit et vendu par M. Brianne, 10, rue Alibert, Paris.
- Renseignements. — M. G. Sokker, à Anvers. — Diaphragme récepteur pour ionographe. Il faut vous adresser à un constructeur d’appareils de physique, Carpentier, rue Delambre, Paris ou J, Richard, 10, rüe Melingue, Paris. Yous aurez un bon vernis isolant en employant du bitume de Judée dissous dans de la térébenthine.
- M. J. Lévy, à Jaffa. — Yous exprimez bien les espérances basées sur les appareils hélicoptères. Mais ce qui fait que jusqu’ici l’on n’a pu réaliser aucun de ces appareils, c’est que l’on ne dispose pas d’hélices ayant un pouvoir sustentateur suffisant.
- M. A. Ch., à Riorges. — Yoici comment on procède pour fabriquer du vin de raisins secs : Dans un récipient contenant environ 3oo litres (fût ou cuve fermée), verser 100 litres d’eau, puis ajouter 5o kg de grains de
- raisins secs, et mélanger le tout. Recouvrir ensuite le récipient avec un drap et laisser séjourner dans un endroit chaud. Quand le liquide commence à fermenter, agiter deux fois par jour, pendant une quinzaine de jours envii'on. Après cessation de la fermentation — ce que l’on reconnaît facilement par la précipitation du raisin — passer le liquide et exprimer les raisins, d’abord à la main, ensuite au pressoir ; mettre la liqueur obtenue dans un tonneau bien sec et bien chauffé; ajoutez alors 5 kg de sucre et un demi-litre de levure. On conserve une pai’tie de la liqueur pour l’ajouter de temps en temps, quand on remplit d’eau le tonneau pendant la fermentation. Soutirer api’ès clarification. On peut opérer dans des récipients de plus forte capacité, mais en tenant compte des proportions d’eau, de raisins et de sucre à employer. Quant à la dose d’acide tartrique à ajouter au moût, dans la cuve, on indique 200 à 3oo gr., avec 120 à 180 gr. de craie concassée, par hectolitre de vin à produire. Ne connaissant pas la richesse en sucre des raisins à employer, on ne peut donner des indications plus précises. Consultez aussi les ouvrages suivants : Manuel du fabricant de vins de raisins secs, par P. Debord, 1 fr. 4o; Les vins de raisins secs, par Audibert, Libraii’ie agricole, 26, rue Jacob, Paris ; Instruments de précision appliqués à la fabrication des vins de raisins secs, par P. Dujardin, 1 fr., chez l’auteur, 24, rue Pavée, Paris.
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- M. B. Marotte, à Redon. — La réaction verticale de la roue sur la route ne dépend pas de la vitesse ; il n’en est pas de même des réactions tangentielles, ni des chocs contre les aspérités (d’où résulte l’usure de la route). Voyez à ce sujet l’ouvrage : Les Automobiles industrielles, par E. Girardault. Bibliothèque Omnia, 20, rue Duret, Paris. Vous y trouverez des calculs.
- Abonné 5612-5276. — L’adresse de l’inventeur du stéthoscope est : M. Brown, Electrical Engineer, 4, Great Winchester Street, London. E. C.
- M. O. D., café de la Paix, Grenoble. — Les dérivés chlorés de Véthylène et de Véthane sont vendus par la Société des Carbures, 80, rue Saint-Lazare, qui vous enverra sur demande des notices donnant tous renseignements sur les propriétés et applications de ces solvants.
- M. Chibout, à Avon. — On peut empêcher les dépôts électrolytiques au delà d’une surface délimitée des objets, en les enduisant partiellement de « réserves » constituées par un vernis isolant. Pour enlever rapidement les dépôts superficiels de métal, on emploie dans les ateliers la « gratteboësse » brosse circulaire en fil d’acier montée sur un tour.
- Un lecteur. — Nous ne connaissons aucun recueil spécial de recettes pour Y imitation et la restauration des objets anciens. Mais les recueils de Tissandier (Masson, édit.) et de Plérand (Baillère) en contiennent un certain nombre. D’autre part, le volume Trucs et truqueurs, de P. Eudel, vous renseignera, non sur les détails d’exécution, mais sur les méthodes générales employées par les professionnels.
- M. de Porniaeow, M. Orbec. —• Vous ne trouverez certainement nulle part de détails sur la construction de balances en quartz comme celle de Ramsay qui pèse des milliers de milligrammes et exigea plus de deux années d’études. Adressez-vous directement à M. Ramsay, aux bons soins de la Royal Society, Londres, qui peut-être doit publier un mémoire spécial à ce sujet. Sur les balances en général, voir le traité de Bonneau (Gautier-Villars, édit.).
- M. B. T., à Tourcoing. — La maison Richard, rue Mélingue, à Paris, construit un thermomètre répondant absolument à vos desiderata : une sonnerie se fait entendre quand la température s’abaisse au-dessous d’un point réglable; une autre vous prévient si elle dépasse un maximum. Demander la notice explicative du constructeur.
- M. P. Cartier-Bresson. — Adressez-vous à la Société commerciale des carbures, 80, rue Saint-Lazare, Paris.
- M. I. C., à R. — Mettre sur le marbre taché d’huile une bouillie de blanc d’Espagne et d’essence de pétrole; laisser sécher spontanément, enlever après séchage. Au besoin recommencer deux ou trois fois.
- M. R., à W. — Une excellente monographie de la fabrication de l’éther sulfurique a été publiée dans le deuxième supplément du Dictionnaire de Wurtz, par M. de Becchi, t. III, p. 570. Hachette, éditeur.
- M. L. Vergnol, à Gensac. — L’Académie de photographie, 374, rue Saint-Honoré, exécute tous travaux photographiques du genre de ceux que vous avez en vue.
- M. Pélissier, à Aix. — Ouvrages sur l’électrolyse. L’électrolyse et la théorie des sons, par Hollard. chez Gauthier-Villars, 45, quai des Grands-Augustins, Paris. — Ouvrages sur le Maroc. Adressez-vous au Comité du Maroc, 21, rue Cassette, Paris. — Molletières en drpp, chez Williams, 1, rue Caumartin, Paris.
- M. E. Huguet, rue Vandrezanne, Paris. — N’importe quel bon vernis sur les pièces de panoplie appliqué après parfait nettoyage, les préservera de la rouille. Voir des recettes de préparation dans les recueils de Tissandier (Masson, édit.), ou, ce qui pratiquement est préférable, acheter tout préparé un bon vernis à l’alcool pour métaux, du Sœhné, par exemple.
- Abonné de La Nature, à Cartagena. — Pour imperméabiliser votre housse, enduisez-la d’une couche de lin cuite et laissez sécher. Nous comprenons mal la question posée pour l’oreiller; il faudrait nous donner plus de détails pour que nous puissions y répondre.
- M. de Poucy, à Brignoles. — Vous trouverez la déclinaison de la Boussole dans Y Annuaire du Bureau des Longitudes, publié chez Gauthier-Villars, 45, quai des Grands-Augustins, Paris. — Vous trouverez quelques renseignements sur la bauxite dans la Métallurgie de
- 1 aluminium, par Wickersheimer. 1 vol. publié chez Dunod et Pinat. Prix : 3fr,75 ; dans la Métallurgie de l’aluminium, par H. Le Verrier. 1 vol., publié chez Béranger, prix : 2fr,5o; et dans le Traité des gîtes minéraux et métallifères, par Fuchs et De Launay, publié chez Béranger.
- M. Girardot, à Feydey-sur-Leysir. — L’hygromètre du Dr Katz se trouve chez l’inventeur à Waaiblingen (Allemagne). Vous trouverez de petites machines à additionner chez M. Warnier (Voy. La Nature, n° i858,
- 2 janvier 1909), i5, rue Montmartre, Paris. Voiturettes automobiles : Renaut frères à Billancourt; De Dion à Puteaux; Berliet à Lyon; Clément à Courbevoie.
- M. Kaeuffer-Knortzer à Colmar. — Vous trouverez dans notre n° 1820, 11 avril 1908, Supplément, p. i5o, quelques indications utiles pour préparer du feuillage ou des fleurs stérilisés.
- M. de Tervalle, à Châtillon. — Pour faire disparaître ces fourmis, le meilleur moyen sera de pratiquer de vigoureux arrosages à l’eau de savon sur les régions ou les plantes infestées.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précèdent numéro.
- Le crabe des cocotiers : Henri Coupin. — Les recensements étrangers : Amérique, Allemagne : Marcel Lenoir. — Le graphite artificiel : R. Villers. — L’aviation et l’enseignement
- des grandes manœuvres en 1910 en Picardie : Capitaine D. ____
- L’Exposition universelle de Bruxelles : L. Ramakers. ____ La
- machine a allumettes « Automat Roller » : Jacques Larmanjat. — Académie des sciences; séance du 3 octobre 1910 : Ch. de Villedeuil. — La source du Coulomp (Basses-Alpes) : F. Mader.
- Supplément. — Rédécouverte de la comète de d’Arrest. — Aviation. — Les futures usines d’électricité de Paris, etc.
- L’Industrie automobile française à l’Exposition de Bruxelles 1910. Un album in-40 carré (28 x 22) de 68 pages avec 128 illustrations. Publications Lucien Anfry, 164, rue de la Convention, Paris XV0. Prix ; 2 francs. ::
- La classe 3i de l’Exposition de Bruxelles a réuni en une brillante exposition l’élite des constructeurs français. L’ouvrage ci-dessus, illustré de nombreuses gravures, passe successivement en revue : voitures
- automobiles, carrosseries, cycles et accessoires qui figurent dans les stands ou qui sont construits par les exposants.
- Carte Michelin, France en 47 feuilles,, pour tourisme, automobilisme, cyclisme au 1/200000 en 4 couleurs:. Montpellier (n° 45). -— Déjà parus : Marseille-Nice, Paris-Nord et paris Sud. Delagrave, Paris. Prix : 1 fr.
- Les renseignements ont été vérifiés par des automobilistes qui ont parcouru toutes les routes. Excellente carte, commode et très claire. Un dépliage ingénieux permet de la manier avec aisance.
- La psychologie politique et la défense sociale, par G. Le Bon. Paris. Flammarion, 1910. 1 vol. in-16 [Bibliothèque de philosophie scientifique) . Prix : 3fr,5o.
- Il est à peine utile de faire l’éloge d’un livre de M. Le Bon. Cette fois, le prodigieux penseur s’est encore surpassé lui-même. Nulle part il n’a joint tant de science à tant de verve, et n’a remué tant d’idées, dont quelques-unes sont nouvelles. Après avoir déterminé les bases de cette science toute nouvelle qui
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- BIBLIOGRAPHIE
- s’appelle la Psychologie politique, ses méthodes d’étude et ses lois, montré le rôle considérable des causes invisibles et lointaines dans la genèse des phénomènes sociaux, séparé nettement la logique rationnelle (qui crée la science) et la logique sentimentale (qui mène les hommes et régit l’histoire), il fait voir que la plupart des grands mouvements populaires sont généralement une révolte de Y instinctif contre le rationnel. Rien ne saurait mieux d’ailleurs faire ressortir la valeur de cet admirable ouvrage — qui fait si vigoureusement rentrer dans le néant tant d’utopistes modernes (dont l’origine des idées se perd d’ailleurs dans la nuit des temps) — que ce résumé
- des titres de sa remarquable table des matières : Méthodes d'étude de la psychologie politique. — L’origine des lois et les illusions législatives. — Les méfaits des lois. —Rôle politique de la peur. — Facteurs psychologiques des luttes guerrières. — Facteurs psychologiques des luttes économiques. — Influences psychologiques de l’enseignement universitaire. — L’élite et la foule. — Genèse de la persuasion. — La mentalité ouvrière. — Les progrès du despotisme. — Les illusions socialistes. - Les illusions syndicalistes.
- — L’anarchie sociale. — Les persécutions religieuses.
- — Les luttes sociales. — Le fatalisme moderne et la dissociation des fatalités.
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
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- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 3 oct. 1910. . it°.i S. W. 2. Beau. 00 Rosée; Beau le m. et les.; trèsnuag. rap.-m.;gouU.ùl51,50-15l‘50.
- Mardi 4 tï ' 5 S. 0. Nuageux. s Rosée; léger brouillard ; nuageux.
- Mercredi 5. .... 13\2 N. E. 1. Couvert. » Ilosée; très nungeuv.
- Jeudi 6 lo°,0 N. N. E. 3. Couvert. 0,0 Couv. jusqu’à Itj h , beau ensuite; bruine à 12 h.; forte rosée.
- Vendredi 7 93,1 N. E. 2. Beau. » Rosée; beau.
- Samedi 8 0 J.5 S. E. 1. Beau. » Rosée; il brouillard ; couvert de 13 h. à 18h.; beau av. cliang.
- Dimanche 9 9°,5 s. s. ;v. 0. Brouillard. » Rosée; brouillard épais; couv. jusq. îO h., beau ensuite
- OCTOBRE 1910. — SEMAINE DU LUNDI 3 AU DIMANCHE 9 OCTOBRE 1910.
- Lundi I Mardi | Mercredi ] Jeudi | Vendredi l Samedi | Dimanche
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du Ier au 7 octobre. — le Ier oct. Dépression très profonde sur la Finlande : Haparanda, 736; fortes pressions sur l’O. et le S. : Shields, Cherbourg, Madrid, 765; Cas-sel, 770. Pluies sur le N., le Centre et l’O. ; en France : Nantes, 12; Besançon, 2; Rochefort, 1. Temp. du matin : Vardoe, 3°; Paris, i4; Alger, 19; Puy de Dôme, 12; moyenne à Paris : i7°,4 (normale : i2°,3). — Le 2. Situation troublée sur l’O. et le N.-O. : Seydisfjord, 742; Arlcan-gel, 744; fortes pressions sur l’Europe Centrale : Bres-laü, 772, Pluies sur l’O. et le N.; en France : Paris, 31 ; Biarritz, 20; Le Mans, Lorient, 7; Cherbourg, 3; Brest, 2. Temp. du matin : Saint-Pétersbourg, 5°; Paris, 16; Alger, 27; Puy de Dôme, 14 î moyenne à Paris : i5°,4 (normale : i2ü,8). — Le 3. Déplacement vers le N.-E. de la dépression irlandaise : Skudesness, 753; aire supérieure à 770 des Açores à l’O. du continent. Pluies sur l’O.; en France : Limoges, 17; Biarritz, 11; Besançon, 7 ; Toulouse, Lyon, Paris, 5. Temp. du malin : Uleaborg, — 4°; Paris, ii; Alger, 20; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : i3°,3 (normale : 120). — Le 4* Hausse continue sur l’O. et le Centre : Bretagne, 778; Shields, 770;
- dépression sur la Scandinavie : Bodoe, 750; Seydisfjord, 744. Pluies sur 10.; en France : Perpignan, 8; Dunkerque, 7; Besançon, 6; La Coubre, 5; Nantes, Boulogne, 1. Temp. du matin : Arkangel, —5°; Paris, 6; Alger, 24; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : n°,6 (normale : u0,g). — Le 5. Fortes pressions sur l’O. : Irlande, 778 ; Bretagne, 777 ; Belfort, 774 ; Varsovie, 759. Pluies sur le N. et le Centre. Temp. du matin : Moscou, — 5°; Paris, i3; Alger, 21; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : i4°.7 (normale : n°,7). — Le 6. Anticyclone des Iles-Britanniques à la Russie : Valen-cia, 775; Bruxelles, 772; Varsovie, 771; dépression sur le N.-E. : Haparanda, 747- Temp. du matin : Moscou, — 20; Paris, i5; Alger, 20; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : i4°»6 (normale : i5°,6). — Le 7. Baisse sur l’O. : Iles-Britanniques, 765; Nice, 759. Pluies sur le N. et lTtalie. Temp. du matin : Vardoe, i°; Paris, 9; Alger, 20; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : i4°,5 (normale : ii°,5). — Phases de la Lune : Nouvelle Lutne le 3, à 8 h. 41 m. du matin.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germaint Paris (lTle)
- La reproduction des illustrations de « La Nature • est interdite, à moins d'entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° I952 — 22 OCTOBRE 19I0
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- De Paris à Bruxelles et retour en aéroplane. —
- MM. Wynmalen pilote, et Dufour, passager, à bord d’un biplan H. Farman, ont réussi les 17 et 18 octobre le voyage Paris-Bruxelles et retour. Voici les principales données du beau raid : départ d’Issy-les-Moulineaux à 7h 37 ; escale et ravitaillement à Saint-Quentin à ioh i5. Départ à ioh45. Arrêt à Pont-à-Celles à l’est de Mons, pour retrouver la route perdue dans le brouillard. Atterrissage à Bruxelles à ih35. Départ de Bruxelles à 2h 10. Arrivée à Saint-Quentin à 5h 5o du soir. Départ le lendemain matin à 6h 40, atterrissage à Tracy-le-Mont pour reconnaître la route. Atterrissage pour ravitaillement en essence à Bagatelle. Arrivée à Issy à midi i3' 43". Presque en même temps, Legagneux pilote et Martinet, passager, sur biplan Farman, exécutaient le voyage Paris-Bruxelles (départ d’Issy à 9ll24, arrivée à Bruxelles à 2h 17), et repartaient le lendemain matin pour s’arrêter à- Saint-Quentin.
- De Compïègne à Londres en dirigeable. — Le dirigeable Clément-Bayard a effectué avec succès, le dimanche 16 octobre 1910, la traversée de La Motte-Breuil, près Compiègne, à Londres. Parti à 7h 15 du matin, il passait à iohi5 au-dessus de Boulogne, à nhio au-dessus de Folkestone, à 1 heure au-dessus de la cathédrale Saint-Paul à Londres et atterrissait 20 minutes plus tard à proximité du hangar spécial établi pour lui à Shepherd’s Bush. Le ballon avait à bord 6 passagers, dont M. Clément, et M. Sabatier, l’ingénieur qui dessina les plans du Clé ment-Bayard. La distance parcourue est de plus de 34o. km, et la vitesse de marche moyenne de 58kra, 2 à l’heure.
- L’Atlantique en dirigeable. — M. Welman sur le dirigeable America tente actuellement la traversée de l’Atlantique. Parti le i5 octobre de New-York, il avait parcouru au bout de 24 heures 480 km au-dessous de l’Océan. Le ballon continuait à communiquer avec la terre au moyen d’un poste de télégraphie sans fil. Depuis le r6 octobre à midi 45, on n’a reçu à l’heure où nous écrivons (mardi 18) aucune nouvelle des audacieux navigateurs et l’on ne peut se défendre d’une vive anxiété à leur sujet lorsqu’on voit que cette téméraire tentative est, pour ainsi dire, la première sortie de Y America. Le ballon a 70 m. de long, 16 m. de diamètre maximum, il cube 10 000 m5, est gonflé à l’hydrogène. Deux moteurs de 90 C. V. actionnant 4 hélices lui communiquent une vitesse de 40 km. Le ballon porte un guide-rop spécial. Rappelons que cet aérostat que La Nature a décrit en son temps devait d’abord tenter d’atteindre le pôle.
- Les matériaux magnétiques. — A la dernière assemblée de 1’ « Institute of Metals », qui s’est réunie à Glasgow en septembre dernier, il a été fait une communication intéressante de M. Alexander D. Ross sur « les alliages magnétiques formés avec des matériaux non magnétiques » et que nous croyons susceptible d’inté-
- resser nos lecteurs. On sait que les métaux peuvent se diviser, sous le rapport des propriétés magnétiques, en éléments magnétiques ou non magnétiques, et l’auteur est arrivé à produire des alliages doués de ces propriétés magnétiques en partant de métaux qui en sont dépourvus. Les essais ont été effectués d’abord avec des alliages appartenant aux systèmes ternaires formés par la combinaison du mélange cuivre-manganèse avec l’aluminium, l’étain, l’antimoine ou le bismuth. Leur préparation était faite en formant un alliage cuivre-manganèse, généralement dans le rapport de 3 à 7, fournissant la combinaison à point de fusion le plus bas (870°), et ajoutant alors le troisième constituant qui ne subissait ainsi que peu ou pas de volatilisation. On a étudié également les alliages binaires : cuivre-manganèse, cuivre-aluminium, manganèse-antimoine, manganèse-bore. Tous les alliages faisant l’objet d’expériences étaient coulés en baguettes, de dimensions d’ailleurs plus petites dans le cas des combinaisons binaires dont le pouvoir magnétique était généralement plus faible; et ces baguettes étaient essayées au moyen d’un magnéto-mètre spécial aux températures de -f- i5° et de — 1900, correspondant à l’air liquide. Parmi les alliages ternaires, celui contenant 62 pour 100 dé cuivre, 25 pour 100 de manganèse et 12,5 pour 100 d’aluminium, était le plus fortement magnétique; et celui renfermant 43,4 pour 100 de cuivre, 18,1 pour 100 de manganèse et 4o pour 100 d’étain présentait les propriétés magnétiques les moins marquées. L’alliage cuivre-manganèse-antimoine possède des propriétés analogues à celles du composé cuivre-manganèse-aluminium. Les alliages cuivre-manganèse-bismuth offrent des caractères spéciaux : tandis que le manganèse est très faiblement paramagnétique, que le cuivre ne l’est que légèrement et que le bismuth est relativement fortement diamagnétique, leur mélange présente des propriétés ferromagnétiques marquées. Pour les alliages binaires, le groupe manganèse-antimoine répondant à la composition MnsSb® est le plus magnétique; ceux de formule Mn® Sb le sont moins, mais présentent le plus d’hystérésis. L’alliage manganèse-bore, Mn-Bo, présente les même caractères, tandis que le magnétisme des composés cuivre-manganèse et cuivre-aluminium était presque insensible. Il y a dans cette étude des éléments nouveaux intéressants pour les physiciens et les métallurgistes, les essais magnétiques combinés aux recherches métallographiques étant susceptibles d’éclairer d’un jour nouveau la question des alliages quand les recherches systématiques entreprises à ce sujet seront terminées.
- La fabrication de l’hydrogène par le silicium. — Le développement de l’aéronautique, surtout au point de vue militaire, donne actuellement une grande importance à la question de la fabrication de l’hydrogène. Une société allemande, le Consortium pour l’industrie électrochimique de Nuremberg, a fait breveter un procédé par le silicium qui donnerait, paraît-il, d’excellents résultats.
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- INFORMATIONS
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- Il consiste à décomposer une solution de soude caustique additionnée de chaux par le silicium préparé au four électrique. Le gaz ainsi obtenu est très pur; le poids de réactif par mètre cube est de 2,2 kg.
- . La cuisine à l’électricité. — La cuisine à l’électricité n’est pas encore, tant s’en faut, très répandue. Elle serait cependant fort économique, si l’on en croit M. R. Welkins qui écrit sur ce sujet un article très documenté dans l’Electrotechriische Zeitschrift. Il cite notamment des essais très prolongés, poursuivis par l’ingénieur Ritter en vue de comparer les prix respectifs de la cuisine au chai’bon, au gaz et à l’électricité. M. Ritter est arrivé à cette conclusion qu’en moyenne pour une année 4100 kg de charbon, 800 m3 de gaz, et 600 kilowatt-heures sont équivalents au point de vue cuisine. En prenant comme prix d’achat pour le kilogramme de charbon 3 c.y!>, pour le mètre cube de gaz, 16 c. 25, et pour le kilowatt-heure, 20 centimes, on arrive aux dépenses comparatives suivantes : avec le charbon, 166 francs; avec le gaz, i3o francs; avec l’électricité, 120 francs.
- Télégraphie sans relais sur 11 000 kilomètres, —
- L’an dernier fut posé un câble transpacifîque partant des îles Fanning, au sud des îles Sandwich et aboutissant à Bamfield-Creek, sur la côte occidentale du Canada. En même temps, on procédait à l’installation d’une ligne télégraphique continentale de Bamfield-Creek à Montréal. Le Mouvement géographique (25 septembre) signale que ce travail est maintenant achevé, et que de Montréal on peut désormais communiquer directement avec les îles Fanning, soit sur un parcours de 11 000 km dontôooode ligne aérienne. La compagnie concessionnaire de cette ligne évalue à i5 minutes le temps que gagneront les télégrammes de Londres à destination de l’Australie et de l’Asie orientale, viâ Fanning. Ces i5 minutes sont gagnées par la suppression de deux postes intermédiaires de transcription. Sur la transmission elle-même on ne saurait réaliser un gain de temps, car un signal télégraphique de Londres à Sydney, soit environ 42000 km, prend seulement un quart de seconde.
- Les grands marchés du blé. — La hausse du prix du pain dans toute l’Europe donne un intérêt tout spécial aux dernières statistiques relatives au commerce du blé dans l’Amérique du Nord. On se souviendra que, dans un récent article, La Nature signalait les progrès gigantesques accomplis, comme grand entrepôt commercial, par Winnipeg, cette jeune cité du Far-West Canadien dont le nom était encore inconnu il y a une douzaine d’années. Wirmipeg tient maintenant le premier rang dans le commerce du blé au Nouveau-Monde, position que détenait Minneapolis, qui l’avait conquise au dépend d’autres villes des Etats-Unis. Pendant l’année terminée au 3i août, Winnipeg a reçu des contrées avoisinantes g5 millions de boisseaux de blé, un hushel équivalant à un peu plus de 36 litres. Sa rivale, Minneapolis, la suit de loin avec 81 100000 boisseaux, et la situation des autres grands marchés est indiquée comme suit : Buffalo, 61 millions; Duluth 56000000; Kan-sas-City, 25o3oooo; Chicago, 3o 000 000; New-York, 23 33oooo. Les chiffres indiquent pour Winnipeg une augmentation de 5o pour 100. Cette ville a reçu en outre du Canada central 3i millions de boisseaux d’avoine, ce qui lui assure la deuxième place sur le marché de cette céréale, la première place appartenant encore à Chicago. Avec la colonisation intense qui s’organise au Canada, on peut prédire, plus sûrement que jamais, que ce pays, qu’on crût si longtemps stérile et inhabitable, sera bientôt devenu le plus grand producteur de blé du monde.
- La houille blanche aux Indes. — Le Times annonce la constitution d’une puissante Société au capital de 170 lakhs de roupies (soit plus de 26 millions de francs) pour l’érection d’une usine d'énergie électrique à Lanauli, dans la chaîne occidentale des Ghats. La construction d’un vaste réservoir permettrait de capter une quantité d’eau suffisante pour actionner des turbines d’une capacité de 3o 000 C. Y., avec une réserve de 10000 C. Y. L’énergie serait transmise aux usines et ateliers de Bombay. Ce sera la plus grosse entreprise industrielle que les Indes aient jamais eue à leur actif.
- Nouvelle grotte à glace en Autriche. — Au milieu de septembre on a découvert dans le massif du Dachstein, à la Schônbergalm, à 3 heures au-dessus du lac d’Hall-stadt, une caverne que l’on dit être la plus grande grotte
- de glace du monde, record détenu jusqu’ici par la glacière naturelle de Dobschau dans les Tatras (Hongrie). Une expédition de 27 heures consécutives conduite par M. G. Lahner (de Linz) ; M. et Mme Bock (de Graz), M. Ivling (photographe, de Linz) a révélé une galerie principale de plus de 2000 m. d étendue, de nombreuses ramifications, un puits plein de glace de 25 m. de profondeur et 35 de largeur, plusieurs glaciers souterrains dépassant 100 m. de long, des stalagmites de glace de 12 m. de haut, diverses immenses salles dont l’une a 200 m. de long et 3o m. de haut. La grotte, ancien lit de rivière souterraine, comprend deux étages : le supérieur seul est encombré par la glace. Depuis plusieurs années, M. Bock est, à Graz (Styrie), l’âme d’un club pour l’exploration des cavernes, qui a effectué dans les fameuses grottes du Lur-Loch (Voy. La Nature, n° 1094, 18 mai 1894), une pénétration audacieuse de près de 4 km d’étendue.
- Le tunnel du Weissenstein (Jura suisse), long de 3700 m., percé en 1904-1906, traverse deux anticlinaux l’un au Sud dans le keuper, l’autre au Nord dans le jurassique et le tertiaire. La température y était très basse (i3°5 au maximum; avec un degré géothermique de 70 à i3o m. seulement), à cause du grand nombre des veines d’eau froide recoupées (12 sources pérennes et 35 périodiques). C’est le même phénomène qu’aux sources froides du Simplon. Et comme au Ltoschberg, l’insuffisance des sondages préliminaires a fait rencontrer des sables et alluvions quaternaires qui ont provoqué des affaissements. C’est un enseignement à retenir pour les futurs travaux de percement du Jura.
- La civilisation de Formose. — L’Asie française (septembre) publie une note montrant avec quelle rapidité et quelle efficacité s’effectue la civilisation de Formose par les soins du gouvernement japonais. Notre confrère annonce, en effet, que les colons japonais partis de la côte orientale et de la côte occidentale de l’île de Formose, et envoyés à travers la région indigène non soumise du N.-E., ont opéré leur jonction en plein pays sauvage. Pour comprendre l’importance de cette nouvelle, il faut se rappeler la géographie de Formose. C’est, comme on sait, une grande île, étroite, allongée du N. au S. Sa côte E, bordée d’une chaîne de montagnes, forme une falaise sans points de débarquement praticables, tandis que la côte O. descend lentement vers la mer et permet l’établissement de ports. Naturellement les Japonais, successeurs des Chinois, ont pris possession de l’île par la côte O., et ont ainsi rejeté les indigènes vers la côte E., et dans les montagnes qui la bordent. La réduction complète de ces tribus de « chasseurs de têtes » était depuis longtemps dans les plans du gouvernement japonais, mais on n’avait guère abouti jusqu’ici. L’an dernier, le vice-roi japonais (général comte Sakuma), obtint l’adoption d’un programme de pénétration couvrant cinq années et entraînant une dépense annuelle de 3 millions de yen. Trois années devaient être consacrées aux opérations militaires, deux à la création de moyens de communication dans les régions sauvages, et la (dernière à la création d’industries pour les indigènes subjugués. Grâce à la netteté de l’action, il semble que le triomphe de la civilisation se fera plus rapidement encore qu’on ne le croyait. Les opérations commencèrent en juin, contre les Malais insoumis du N. de l’île, en se donnant comme programme de déloger les sauvages des très hautes montagnes qui leur servent d’abri et qui ont toujours mis leurs territoires à couvert des empiètements des civilisés. La tâche était particulièrement difficile à cause de la mauvaise volonté des insoumis, qui n’hésitaient pas à tuer les envahisseurs à coups de fusils et de flèches empoisonnées. Pour tourner l’obstacle les Japonais eurent recours à un artifice ingénieux : ils entourèrent le pays des aborigènes d’une ceinture de fils électriques à une haute tension; plus de 5oo km furent ainsi posés. Cette muraille mortelle ne restait pas stationnaire; au contraire, elle s’avançait peu à peu, resserrant toujours ainsi davantage la zone laissée en proie aux peuplades barbares. La jonction de colons japonais partis des deux côtés opposés est donc nettement significative du succès rapide et prochain de l’opération. Devant la valeur de la méthode employée, il paraît certain que les « chasseurs de têtes » n’auront pas d’autre alternative dans un bref délai que de se soumettre ou de disparaître.
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- SCIENCE APPLIQUEE
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- r> Électricité
- La magnéto Gibaud. — Tributaire pendant de longues années de l’industrie allemande pour la fabrication des magnétos, l’automobilisme acceptait cette contribution à sa puissance comme on subit un mal incurable. Et malgré les travaux de plusieurs électriciens français, très réputés, la magnéto allemande a continué, jusqu’ici, à accompagner nos moteurs pour leur donner l’étincelle vitale. Il faut bien ajouter que la vogue des magnétos les plus connues était justifiée cependant. Nous étions capables de faire aussi bien ; mais la réclame habilement dosée autour du produit défiait la concurrence la plus sérieuse; pour abattre le rival il fallait faire mieux. Etait-ce possible?
- Tout se perfectionne, même les magnétos, quoique puissent en penser nos concurrents. Il a suffi qu’un bon électricien se mît à étudier la question au point de vue pratique pour en tirer une solution très en rapport avec les désirs des automobilistes. Que demande-t-on à une magnéto? D’être d’un fonctionnement irréprochable, peu encombrante, d’une visite facile. Or, nous savons tous que les machines construites en Allemagne ne bénéficient pas de l’ensemble de ces qualités. Nous pouvons leur opposer aujourd’hui plusieurs magnétos parmi lesquelles la magnéto Gibaud.
- C’est une magnéto à haute tension constituée essentiellement par un induit bobiné tournant dans le champ
- Fig. I. — Schéma des connexions de la
- magnéto Gibaud.
- /Sortie
- secondaire
- magnétique produit par des aimants. Elle est caractérisée par son rupteur primaire à verrou, son dispositif d’avance à l’allumage et son système distributeur. Pour l’étudier reportons-nous aux dessins et figures schématiques i, 2 et 3.
- Le circuit primaire (fig. i et 2) est relié d’une part au noyau N de l’armature et, d’autre part, à la borne B solidaire de la flasque F dont elle est isolée par un canon d’ébonite. Une dérivation de ce circuit, pi'ise à la sortie de la bobine, est reliée au collecteur C et à un pôle du condensateur. Le départ du secondaire est connecté avec l’extrémité isolée du circuit primaire et la fin de l’enrou-ment a deux sorties : l’une remplit le rôle de para-foudre P en se terminant, sur l’induit, par une pointe placée en face du disque métallique fixant le condensateur ; l’étincelle éclate entre la pointe et le disque lorsqu’une résistance trop grande se trouve accidentellement intercalée dans le circuit des bougies à la masse. L’autre sortie B pénètre dans l’axe de l’induit qui conduit le courant de haute tension au croisillon de distribution D tournant sur cet axe à une vitesse moitié moindre que celle de l’induit (dans les appareils destinés aux moteurs à quatre cylindres). C’est à l’intérieur de ce croisillon que se loge le frotteur F distribuant le courant de haute tension aux segments S noyés dans le boîtier d’ébonite H qui, en même temps, protège le mécanisme contre l’introduction de tout corps étranger. En examinant notre schéma figure 2 on se rend parfaitement compte de la distribution du secondaire dans les bougies par l’intermédiaire de l’axe de l’induit parfaitement isolé par une gaine en fibre. On voit également que le croisillon D porteur du frotteur F est en réalité un pignon conique en fibres. Ce pignon est actionné par deux roues
- à denture également conique et qui l’obligent à tourner à une vitesse moitié moindre que celle du moteur. Le courant se distribue au passage du frotteur sur chacun des plots noyés dans la masse de la boîte protectrice en
- Fig. 2 — Coupe transversale de la magnéto.
- haut de laquelle aboutissent les quatre fils venant des bougies.
- Le rupteur (fig. 3) comprend une couronne mobile pourvue intérieurement de deux bossages garnis de fibre B et diamétralement opposés. Le rupteur proprement dit est verrouillé sur la flasque de l’induit; il comprend deux vis platinées Y Y', l’une de ces vis Y est fixe, elle reçoit le courant primaire par l’intermédiaire d’un piston à ressort P ménagé à l’intérieur du canon d’ébonite (fig. 2) ; le contact est donc parfait. La seconde vis Y' est montée sur un levier mobile M; elle est maintenue en contact avec la vis Y par un ressort R. L’étincelle de rupture éclate entre .les deux vis lorsque celles-ci s’écartent au passage du levier M sur chacun des bossages. Ce rupteur est maintenu sur la flasque par un verrou à ressort commandé par un petit taquet. Lorsque l’on veut vérifier la propreté des vis de rupture, il suffit d’appuyer avec le doigt sur le taquet pour projeter à l’extérieur de la magnéto tout le système rupteur qui se remet en place avec la plus grande facilité. L’écartement entre les vis doit être de 3 à 4 dixièmes de millimètre au maximum.
- Le condensateur est logé sur la flasque arrière de l’induit; il est relié d’une part à l’extrémité isolée (fig. 2) du fil primaire et, d’autre part, à la masse par la vis Z. De plus, afin d’assurer une connexion parfaite avec la masse, un balai B frotte encore sur le boîtier du condensateur en traversant le palier de la magnéto.
- En vue de couper le circuit a été calé, à l’extrémité arrière de l’arbre de l’induit le collecteur relié au fil primaire et au condensateur ; sur ce collecteur frotte un charbon C logé dans la borne isolée I que l’on relie à un interrupteur connecté d’autre part avec la masse.
- L’induit tourne à la même vitesse que l’arbre moteur, et indifféremment dans les deux sens; il suffit, pour obtenir la rotation à droite, de visser le levier L (fig. 3) dans le trou D de la couronne portant les bossages et dans le trou G pour la rotation à gauche. Si la magnéto tourne à droite on obtiendra l’avance à l’allumage en tirant le levier de gauche à droite et dans l’autre sens lorsque la magnéto tourne à gauche.
- On voit, par la courte description que nous venons de faire de cette magnéto, qu’elle comporte plusieurs dispositifs inédits et très ingénieux. En premier lieu,
- — Coupe transversale de la magnéto.
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- observons que l’appareil n’est pourvu d’aucun groupe d’organes surmontant l’induit ainsi que cela existe dans tous les appareils similaires ; ces organes : collecteur à haute tension, arbre de dédoublement, constituent un encombrement fâcheux obligeant le constructeur à placer le distributeur trop haut, cause de difficultés pour les prises de courant allant aux bougies. Ici, au contraire, tout le mécanisme distributeur fait suite à l’induit et il est enfermé dans un boîtier d’ébonite au-dessus duquel pénètrent les fils. D’autre part, le système rupteur, par la facilité avec laquelle on procède à son enlèvement et à sa mise en place, peut être enlevé en quelques secondes lorsque l’on craint le moindre encrassement des vis platinées sur lesquelles on passe la lime douce sans la moindre difficulté. Enfin, ajoutons encore que le distributeur peut comporter un vérificateur d’étincelles ; cependant cet organe supplémentaire n’est ajouté que sur demande. — Cette magnéto est construite par M. A. Gibaud, ingénieur, 3og, faubourg Saint-Antoine, à Paris.
- Aéronautique
- Aéroplane aquatique. L. Paulhan. — Louis Paulhan, le vainqueur du raid Londres-Manchester, ne se contente pas d’être l’un des meilleurs de nos pilotes aériens. Il veut aussi être créateur, et il a imaginé tout récemment un aéroplane aquatique fort intéressant.
- L’aéroplane jusqu’ici est un être essentiellement amphibie; il doit être capable de se mouvoir à volonté dans
- deux milieux au moins, en général dans l’air, et sur terre. Or les prises de contact avec le sol sont assez pénibles et souvent dangereuses. L. Paulhan, revenant à une pratique en faveur dans les tout premiers débuts de l’aviation, a pensé qu’il serait plus moelleux de prendre -ses départs et ses « atterrissages » sur l’élément liquide.
- La difficulté éprouvée par les premiers adeptes de l’aéroplane semi-aquatique avait été la très grande résistance opposée par l’appareil pour se décoller de la surface de l’eau.
- M. Paulhan munit son appareil de flotteurs A de forme spéciale qui doivent réduire au minimum L’aéroplane marin vu de face, l’adhérence de l’aéroplane
- et de l’eau. Ces flotteurs ont une forme générale prismatique triangulaire ; le prisme étant immergé par son sommet et calculé de façon à obtenir une diminution de la surface immergée. L’inventeur espère ainsi obtenir le départ sans résistance ni décollement brutal.
- L’aéropl
- de profil
- bouteille ne voudra quand même pas endurer un bouchon. Alors, en ayant préparé un qui puisse entrer facilement dans le goulot de la bouteille en question, vous videz rapidement la limonade, et refermez le récipient que nous supposons apporté fraîchement de la cave. L’exposant à son tour à l’action calorifique d’une bouche de chaleur ou d’un rayon de soleil, il ne tarde pas à se débarrasser de son liège aux yeux surpris des spectateurs.
- Voilà une récréation bien innocente, et qui est en même temps quelque peu scientifique.
- sü> Mécanique
- Changement de vitesse Forest.
- Changement de vitesse progressif. — Nos lecteurs connaissent certainement le changement de vitesse représenté ci-contrc. Le plateau P est relié au moteur, le galet G est relié à la pièce à mettre en mouvement, voiture ou machine quelconque. Il est facile de voir P
- qu’en déplaçant ce galet le long de l’arbre A on lui transmettra des vitesses allant du maximum au minimum, s’il part de la périphérie pour aller vers le centre, où il aura une vitesse nulle ; puis si on continue on aura la marche en sens inverse et la vitesse croissante. On comprend que ce système de changement de vitesse, qui a été souvent appliqué en mécanique, ait séduit les constructeurs de' voitures automobiles par sa grande simplicité et, de fait il est appliqué sur quelques-unes. Mais on lui a reproché le manque d’adhérence entre les surfaces en contact, plateau et galet; on a essayé différentes garnitures : bois, cuir, caoutchouc qui n’ont pas donné entière satisfaction.
- M. Fernand Forest, l’inventeur bien connu de nos lecteurs pour la grande part qu’il a prise depuis plus de vingt ans au perfectionnement du moteur à essence, a eu l’idée de rendre cette adhérence aussi grande que possible en faisant une sorte d’engrenage mobile. Le plateau P est formé d’une série de secteurs étroits qui rayonnent du centre à la circonférence et qui sont supportés par des ressorts qui leur permettent de s’enfoncer légèrement sous la pression du galet. Ce serait un très grand progrès pour la locomotion automobile si le système était reconnu vraiment pratique à tous les points de vue ; c’est ce que font espérer les .expériences qui ont été faites dernièrement, et nous aurons probablement à reparler de cette invention dans une autre partie du journal quand elle sera tout à fait au point. — (M. Fernand Forest chez M. Dujardin, 97, rue Saint-Lazare, Paris.)
- **> Objets utiles
- r> Physique amusante <*
- Le bouchon récalcitrant. Expérience sur la dilatation des gaz..— Prenez une bouteille de verre épais dans laquelle vous versez quelques gouttes d’acide sulfurique, juste de quoi humecter les parois intérieures de la bouteille que vous tournez et retournez en tous sens, après l’avoir au préalable bouchée soit d’un liège, soit d’un bouchon à émeri, mais sans l’enfoncer trop. Cette opération devra se faire en cachette si vous voulez étonner vos amis, auxquels vous rapportez alors l’objet, ainsi préparé, en leur pariant que le bouchon va sauter.
- Beaucoup restent incrédules.
- Cependant, placez votre bouteille sur le marbre d’un poêle légèrement chaud, ou mieux à l’air, mais au soleil, et, sous l’action de la chaleur, la dilatation du gaz acide carhonique se produit, qui contraint le bouchon à sortir du goulot, non sans faire une cabriole qui égaye la société.
- Point n’est besoin d’explication plus détaillée.
- La même expérience se fait avec une bouteille de limonade : vous pariez qu’une fois vide de son contenu, la
- Appui-bras pour balcon. — Il est bien rare qu’une balustrade de balcon soit propre; quelque soit le soin apporté par les domestiques, la poussière y revient très vite et, si on vient s’y appuyer pour regarder les passants, les manches d’un vêtement sont presque toujours salies. En outre, les rampes, souvent étroites et en fer, sont plutôt douloureuses au bout de peu de temps. JL’Excelsior a pour but de procurer un appui plus doux et toujours propre. C’est un coussin long A A, garnissant une planchette qui se fixe à la rampe simplement au moyen de la rainure profonde dont elle est munie : voilà pour le confort. Une gouttière métallique C C montée à charnière sur la planchette se rabat complètement sur le coussin quand il est inutilisé : voilà pour la propreté. Pour l’usage, il suffit de rabattre complètement le couvercle en sens inverse contre la partie extérieure du balcon. — L'appui-bras Excelsior est en vente, 51, rue du Rocher, Paris.
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- RESUME METEOROLOGIQUE
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- Observations faites a l’observatoire du. Parc-Saint-Maur, en septembre 1910, par M. Ch. Dufour.
- La pression s’est maintenue élevée presque tout le mois; la moyenne mensuelle est supérieure à la normale de plus de 3“m.
- Les moyennes diurnes de la température du Ier au 25 ont été, presque sans exception, inférieures aux normales correspondantes. Le réchauffement qui s’est produit à partir du 26, marqué surtout les 29 et 3o, a relevé la moyenne mensuelle; celle-ci reste cependant inférieure de o°,6 à la normale. Le maximum absolu 25°,7 a été observé le 29. Dans la matinée du 21, le thermomètre sous l’abri est descendu à 4°.2, minimum absolu du mois; la température s’est abaissée sur le sol au-dessous de o° et l’on a observé la première gelée blanche d’automne. •
- Il n’y a eu qu’un seul jour de nébulosité nulle, le 28, et l’on compte 5 jours complètement couverts.
- La pluie a été faible et rare; la hauteur mensuelle n’a atteint que i8ram,9 soit les o,38 de la normale en 7 jours de pluie appréciable au lieu de 12. Aucun orage n’a éclaté pendant le mois écoulé ; on a seulement vu des éclairs le 29. Le niveau moyen de la Marne a été de 2m,46; le niveau moyen normal de septembre est 2m,oq. La cote minimum de septembre 1910 a été de 2m,i9 le 29.
- Pt 'ession barométrique (ait. 5om,3). — Moyenne des 24 heures : 76imm,74 1 minimum absolu : 755ram,7 le 29 à 17 heures; maximum absolu : 768mm,o le 22 à 24 heures.
- Température. Sous l’abri : Moyennes : des minima, 90,60; des maxima, ig°,42'; des 24 heures, i4°,i6. Minimum absolu : 4°>2 le 21 ; maximum absolu : 25°,7 le 29. Amplitudes diurnes : moyenne du mois, 90,82; la plus élevée, i6°,7 le 28; la plus faible, 3°,7 le 5 et le i5. Sur le sol gazonné. — Moyennes : des minima, 6°,52; des maxima, 34°,09 ; minimum absolu, —o°,5 le 21; maximum absolu, 4o°,9 le 29. Dans le sol gazonné. — Moyennes du mois : (profondeur om,3o), à g heures : i5°,36; à 21 heures : i5°,54; (profondeur om,65), à 9 heures : x5°,8o; à 21 heures : i5°,76 (profondeur i mètre), à 9 heures : i5°,85; à 21 heures : i5°,8a. De la Marne. — Moyennes : le matin, i5°,6g; le soir, i5°,84. Minimum, i4°,43 le 26; maximum, 170,90 le ier.
- Tension de la vapeur. — Moyenne des 24 heures, 9mm,8o. Minimum, 5m“,i le 22.à 14 heures; maximum, i5mm,o le 29 à 20 heures.
- Humidité relative : moyenne des 24 heures, 82,3. Minimum, 38 le 22 à 14 heures; maximum, 100 à 16 dates différentes.
- Nébulosité. — Moyenne du mois (6 h. à 21 h.) : 5,92. Minimum, 0,0 le 28; 5 jours entièrement couverts.
- Insolation : durée possible, 376 heures ; durée effective, i42h 2 en 25 jours; rapport, o,38.
- Pluie : total du mois : i8ram,g en nh2.
- Nombre de jours : de pluie, 7 ; de pluie inappréciable, 2; d’éclairs, 1; de brouillard, 5; de brume, 9; de halos, 4; de rosée, 20; de gelée blanche, 1.
- Fréquence des vents : calmes, 38.
- N . . . . 122 S. E.. ... 27
- N. N. E. . 135 S. S. E. . . x6
- N. E . . . 81 S.........5o
- E. N. E. . 29 S. S. W . . 40
- E....... 27 S. W . . . 7
- E. S. E. . 19 W. S. W. ; 8
- Vitesse du vent en mètres par seconde : moyenne des 24 heures, 3m,07- Moyennes diurnes : la plus faible, im,o le 27; la plus grande, 5m,g le 5. Vitesse maximum : 9™,6 le 4 à i3h 20m par vént N. N. W.
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 2m,46. Minimum, 2m,ig le 2g; maximum, 2m,68 le-13.
- Comparaisons aux valeurs normales : pression, + 3mm,34; température, —o°,58; tension de la vapeur, — omm,ig; humidité relative, -f- 1 ,g ; nébulosité, +0,70; pluie, —• 3oram,8 ; jours de pluie, — 5 ; insolation,— igh 1’.
- Taches solaires : On a suivi 8 taches ou groupes de taches en 14 jours d’observations; le Soleil a paru dépourvu de taches les 14, 17, 18.
- Perturbations magnétiques : Très faibles les 5, 8, 11, i3, 14 ; faibles les 1-2, 10, 16, 22, 23 et du 26 au 29; modérées les 6-7, 20-21, 24-25, forte le 3o.
- Radiation solaire : L’observation en a été faite 16 fois à 9 dates différentes ; les seules valeurs égales ou supérieures à ical,2 ont été 1cal,200 le 22 à uhi4m et icaI,248 le 21 à 1 ih27”.
- Mouvements sismiques : On a enregistré pendant ce mois d’assez nombreux microsismes, mais les mouvements ont été généralement très faibles et paraissent dus à des secousses lointaines. Les plus importants se rencontrent aux dates des ier, 7, 9, 16-17 et 24 septembre.
- Floraisons : Le 4, dentelaire; le i5, veronica speciosa, le 19, helianthus rigidus ; le 25, astère œil-de-christ ; le 26, helianthus orgyalis ; le 29, astère blanc.
- Erratum (Bulletin d’août 1910). — Pression barométrique, minimum absolu au lieu de 749““,9 le 28 à 20l‘i5ni, lire 749raœ>2 le 4 à 18 heures.
- W . . . . i3
- W. N. W . 9
- N. W. . . 40
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- VARIÉTÉS
- Les alliages pyrophoriques et les nouveaux briquets. — Tout le monde connaît aujourd’hui ces briquets perfectionnés qui nous viennent d’Outre-Rhin, et qui, malgi’é les prohibitions de la régie, ont conquis la faveur du public.
- Ces bxùquets, comme les vieux briquets de nos pères, donnent des étincelles par choc d’un morceau d’acier sur une pierre spéciale. Mais cette pierre n’est plus le vieux silex d’autrefois, et les étincelles sont si chaudes qu’elles enflamment du premier coup un morceau d’amadou, ou même une mèche imprégnée de benzine ou d’alcool.
- Réaliser un alliage capable de donner au choc des étincelles très chaudes, tel est le problème qui a été résolu dans ces briquets. Ainsi que nous avons déjà eu l’occasion de le signaler le mérite en revient à Auer, l’inventeur des manchons à incandescence pour l’éclairage au gaz. Il a trouvé, dans l’alliage de fer et de cérium, un
- corps se prêtant parfaitement aux exigences des briquets perfectionnés.
- } L’invention d’Auer, comme toute création scientifique, n’est pas un phénomène isolé. Elles est l’aboutissant de longues et patientes recherches de nombreux savants..
- On a signalé, voici de longues années déjà, que d’autres métaux que le fer donnaient, sous les chocs, des étincelles pyrophoriques. M. Chesneau, en 1896, montrait que l’ùranium donne facilement des étincelles capables d’enflammer un mélange gazeux explosible ; il avait même imaginé un dispositif très ingénieux utilisant les étincelles d’uranium pour l’allumage des lampes de mines. Mais l’uranium était alors un corps fort rare, et l’invention ne put entrer dans le domaine pratique.
- Les qualités pyrophoriques des métaux de la famille du cérium sont également connues depuis fort longtemps. Millerand et Norton, il y a plus de 3o ans, ont
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- VARIETES
- étudié très exactement les propriétés physiques et chimiques de ces corps. Ce sont des métaux mous, faciles à enflammer, assez proches parents, d’un côté des métaux alcalins, de l’autre du magnésium. On les trouve dans les résidus, relativement fort abondants, de la fabrication du thorium ; on peut les isoler par l’électrolyse de leurs sels fondus.
- Ces métaux se prêteraient mal à la constitution d’un allume-feu. Ils sont trop mous, trop légers. Auer eut l’idée de les allier au fer et de créer ainsi une substance pyrophorique, ayant les qualités physiques nécessaires, tout en gardant les précieuses propriétés inflammatoires du cérium.
- A peine le premier briquet d’Auer eut-il fait son apparition, qu’une concurrence formidable surgit de tous côtés ; la question avait été trop travaillée pour que le succès d’Auer ne fît pas naître aussitôt une foule de revendications de priorité. Une grosse querelle de brevets commença. M. Bôhm donne à ce sujet dans le Pro-metheus d’intéressants détails : le Patent amt allemand, saisi d’une plainte en nullité de brevet (signalons en passant que le brevet allemand de Auer fut vendu 600000 marks), déclara nulle effectivement une partie des brevets d’Auer, et limita les revendications de l’inventeur aux alliages des métaux céritiques avec des métaux lourds contenant une proportion d’environ 3o pour 100 de ces derniers.
- Le brevet d’Auer ne visant que les alliages des métaux céritiques avec les métaux lourds, la fabrique de produits chimiques de Kunheim et C° s’empressa de faire breveter les alliages de métaux céritiques avec les métaux légers, tandis que la Société Lucium Werk, de Berlin, faisait breveter les combinaisons de métaux céritiques avec les métalloïdes.
- En fait, ces brevets, eux aussi, sont très probablement attaquables, et il ne semble pas qu’il puisse se créer, de ce fait, un monopole de fabrication des substances pyro-phoriques. Plusieurs usines se sont immédiatement créées en Allemagne et en Autriche; mais elles ont très vite senti le danger d’une concurrence sans frein; elles se sont réunies, suivant une habitude chère aux industriels germaniques, en un cartel qui comprend cinq sociétés allemandes et deux autrichiennes.
- Les alliages pyrophoriques semblent avoir devant eux un grand champ d’applications ; les allumoirs automatiques. de poche ont un sucèès considérable : plus de 3oo modèles différents ont été déj*à déposés ; ils utilisent tous l’alliage dur de fer et de cérium imaginé par Auer.
- On a fait également pour becs de gaz des allumeurs automatiques qui paraissent appelés à un certain développement ; ces appareils utilisent au contraire l’alliage mou de Kunheim, très amélioré, paraît-il, en ces derniers temps.
- 3feD
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- HYGIENE ET SANTE
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- Contre le hoquet. — Tout le monde connaît, pour en avoir éprouvé les désagréables spasmes, le hoquet. Vous avalez un morceau un peu volumineux, vous éprouvez une angoisse nerveuse et sans susceptibilité spéciale, vous voilà pris de ces convulsions rythmiques du diaphragme qu’il est souvent difficile de maîtriser. A coup sûr, le mal n’est pas bien grave, mais il provoque souvent, surtout chez les enfants, des vomissements, d’autant plus que le hoquet est souvent consécutif à l’ingestion des aliments. Entre mille moyens de combattre ce spasme pénible, en voici un conseillé et expérimenté depuis de longues années par le Dr Petit de Beaumont, qui a tout au moins le mérite de la plus grande simplicité. S’il est, comme le dit notre collègue, aussi efficace qu’il est banal, il n’y a qu’à en propager l’emploi. Avalez aussi rapidement que possible et sans le mélanger à l’eau une cuillerée de sucre en poudre. Mettez pour un enfant la cuillerée à café, pour un adulte la cuillerée à entremets. Aussitôt la poudre déglutie, le hoquet s'arrête ; s’il reprend, renouvelez la dose de sucre.
- Comment agit le sucre ? probablement par action réflexe ; la déglutition de la poudre nécessite une contraction assez violente des muscles pharyngo-œsopha-giens et arrête la convulsion spasmodique du diaphragme. Le sucre n’a vraisemblablement aucune action spécifique; il serait bon d'essayer une autre poudre. Quelle que soit l’interprétation du fait, avalez du sucre quand vous aurez le hoquet, et je me propose d’user de ce moyen à la première occasion.
- Le chauffage contre les ulcères infectieux de l’œil. — Tout le monde connaît, pour l’avoir lue dans le roman ou l’avoir vu jouer à la scène l’épopée héroïque de Michel Strogofî. Tout le monde sait comment le vaillant soldat, condamné par l’émir Tartare à perdre la vue, est sauvé par un jet de larmes qui vient à point pallier les effets meurtriers du fer rouge. Je n’engagerais pas beaucoup mes lecteurs à courir pareille chance, mais l’expérience réussit depuis nombre d’années au Châtelet et dans tous les théâtres où se joue le drame intéressant de Jules Verne.
- Le Dr Weekers de Liège ne s’est pas, je pense, inspiré de l'idée de notre romancier populaire ; il se sert du fer rouge, non pour aveugler ses malades, mais pour leur rendre la vue et pour guérir une lésion grave de la cornée, l’ulcère serpigineux. Cette maladie, connue depuis bien longtemps, était regardée par tous les
- ophtalmologistes comme de nature infectieuse. Il a fallu les découvertes bactériologiques pour préciser l’origine de cette infection et reconnaître qu’elle était due le plus souvent au pneumocoque ou au diplobacille de Morax. Petite lésion au début, l’ulcération grandit, en dépit des traitements, s’étend, entraîne la perforation des membranes et la perte de l’œil. On avait jadis tenté, comme moyen fort efficace, la cautérisation ignée; on détruisait bien le mal, on arrêtait les progrès de l’ulcère, mais on créait souvent des lésions cicatricielles qui amenaient des troubles sérieux de la vision.
- Les microbes, comme le pneumocoque et le diplobacille, sont très sensibles à l’action de la chaleur; les cultures de pneumocoque sont rendues stériles par un passage de 24 heures à l’étuve à une température de 42° ; elles le deviennent presque instantanément à 65°. Celles du diplobacille sont stérilisées en quelques minutes à 55°.
- Le Dr Weekers, connaissant cette sensibilité spéciale de ces microbes pour la chaleur, pensa qu’on pourrait avec des chauffages gradués et répétés, arriver à atténuer la virulence, à neutraliser leurs toxines et petit à petit à les détruire, à les rendre inoffensifs. Le procédé qui lui a semblé le plus commode est l’emploi du cautère électrique, dont on peut graduer l’incandescence, au moyen d’un rhéostat, allant du rouge sombre au blanc vif. Avec une incandescence moyenne le fil de platine, promené devant la colonne d’un thermomètre, fait monter la température à 5o°. On peut avec un peu d’habitude reconnaître ce degré à la couleur du fil.
- Pour chauffer l’ulcère, on anesthésie au préalable l’œil avec la cocaïne, puis le cautère, porté au degré voulu, est promené 3 à 4 minutes devant l’ulcère, le plus près possible, en ayant soin de ne pas toucher la cornée ni aucun point. L’ulcère, sous l’action de cetle température, se sèche, puis il se produit une leuco-cytose abondante qui a l’apparence d’une aggravation du mal. Mais dès les jours suivants, la progression de l’ulcère est enrayée et la guérison survient sans aucune trace de cicatrice, et sans aucun trouble de la vision. M. Weekers a traité avec succès par ce procédé un certain nombre de malades ; il est juste de dire qu’un oculiste français avait déjà, avant lui, employé l’air chaud pour le traitement de ces ulcères infectieux, mais l’instrumentation très simple du médecin belge semble faciliter l’adoption de cette thérapeutique par la chaleur. Dr A. C.
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- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Communications. — La sécurité à bord des submersibles. — M. Bouvier, ingénieur E. C. P., à Lyon, nous écrit : « Yous avez parlé à maintes reprises des accidents survenus à bord des submersibles et sous-marins. Une des causes d’accidents est la présence des bacs d’accumulateurs électriques, à acide sulfurique, et des gaz dangereux qui s’en dégagent, notamment quand un choc extérieur ou une fausse manœuvre, fait perdre au submersible son équilibre horizontal. Dans la Revue des Deux-Mondes du i5 août 1910, p. 913, M. G. Blanchon rappelle que si le bateau penche de plus de i5°, les bacs débordent, le moteur s’arrête. A ce risque il existe, si je ne me trompe, un remède. C’est que la marine demande aux constructeurs français des accumulateurs du dernier modèle Edison, à boîtes closes. On assure que ce lype d’accumulateur est devenu pratique et même économique. »
- Renseignements. — Le café sans caféine se trouve chez M. Max, 3i, rue des Petites-Ecuries, Paris.
- Un abonné de « La Nature ». — Yous trouverez écrous et boulons de toutes dimensions chez Clavel, 74, rue
- Amelot, Paris; Fontaine, 78, rue de Sèvres. Nickelage : chez Heslouin, 66, rue de la Folie-Méricourt, Paris; chez Oudin, 96, boulevard Piichard-Lenoir ; Douillon, 5, rue Pastourelle. Il nous est impossible de répondre à votre première question : il faudrait connaître le type de machine que vous voulez réaliser.
- M. J. Phérékyde, Roumanie. — Yous trouverez des voitures pourvues du moteur en question chez Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry, Paris.
- M. P. Viguier, Bergerac. — Canots automobiles : Yoyez l’ouvrage de J. Izart, édité chez Dunod et Pinat, 49, quai des Gands-Augustins, Paris. Prix : 6 fr. 5o.
- M. Le fort, Paris. Le meilleur moyen pour donner aux sources lumineuses à incandescence par le gaz, une partie des rayons lumineux qui leur manquent, est de les entourer d’un globe convenablement coloré, comme pour les lampes à arc électrique.
- M. Dumay, à Epernay. — Le pétrole se prête très bien à l’éclairage par manchons à incandescence; il en est de même de l’acétylène, de l’alcool, du benzol. Vous trouverez des becs et manchons pour lampes à pétrole portative à la Société La Couronne, 16, rue Alibert^ Paris.
- M, O. Van Ilumbeck, à Olivarès (Paraguay. — Nous ne savons si le procédé Schoop est déjà industriel. Nous vous conseillerons de vous adresser, pour plus amples renseignements, à l’inventeur lui-même, par l’intermédiaire de M. d’Arsonval, à l’Académie des Sciences de Paris.
- BIBLIOGRAPHIE
- Sommaire de notre précédent numéro.
- L'aérodrome en chambre de Brianne : À. Trolt.er. — L’industrie chimique allemande : Eugène Lemaire. La poterie dans la Nigérie du Sud : Jean-Paul Lafitte. — La télégraphie sans fil sur ballons dirigeables : R. Villers. —• Académie des sciences; séance du 10 octobre 1910 : Ch. de Villedeuil. — La catacombe de Champlieu (Oise) : E.-A. Martel.
- Supplément. — Une étoile nouvelle. — Retour d’une comète périodique. — Le chemin de fer de Conakry au Niger. — Un aéroplane à Madagascar. — L’absorption et l’élimination de l’émanation du radium par l’organisme humain. — L’industrie automobile aux Etats-Unis. — Les vieux bouchons.
- Hydraulique agricole, par P. Lévy Salvador, 20 édit., in-8°, 628 p. Dunod et Pinat, édit. Prix : 12 francs.
- Cette nouvelle édition a considérablement modifié la première (de 1896), en raison surtout de la loi du 8 avril 1898 sur le régime des eaux et de la circulaire du Ier juin 1906 sur la police des cours d’eau non navigables ni flottables. Chargé du service technique de l’hydraulique agricole au ministère de l’Agriculture, l’auteur expose, avec une compétence exceptionnelle et une science consommée, tout ce qui concerne le régime et l’utilisation des cours d’eau, les barrages et prises d’eau industrielles, l’entretien et le curage des rivières, la défense des rives, la législation, etc. Fait pour les ingénieurs et les techniciens, le volume est plein d’enseignements et d’intérêt pour le public, en général trop peu au courant des questions que soulèvent les problèmes de l’hydraulique agricole.
- La matière, l’éther, Vélectricité par H. J. Proumen, professeur à l’Ecole Supérieure des textiles de Yerviers. 2 vol. 270 pages, H. Desforges, Editeur, Paris, 1910.
- M. Proumen adonné à 3on ouvrage le sous-titre fort justifié. Coup d’œil d’ensemble sur le physique moderne. C’est, en effet, en langage limpide et attrayant, une synthèse des théories qui se sont fait jour en ces dernières années, pour expliquer les phénomènes lumineux, électriques, magnétiques et radioactifs. M. Proumen ne s’est pas contenté de résumer fort clairement les principaux résultats indiscutablement acquis au-
- jourd’hui; il a montré, historiquement, la route souvent sinueuse et ardue qui a conduit au but. Son exposé, très vivant est en même temps animé du plus sûr esprits critique et philosophique, accessible à tous les aspects cultivés; il ne peut manquer de recevoir un excellent accueil.
- Les oscillations électro-magnétiques et la télégraphie sans fil, par le professeur Dr J. Zenneck, ouvrage traduit de l’allemand par P. Blanchin, G. Guérard, E. Picot. 2 vol. Gauthier-Villars, Editeur, Paris, 1908.
- Cet ouvrage est un traité complet des courants alternatifs et des oscillations électro-magnétiques liées, comme on le sait, aux courants alternatifs par les liens, très étroits. Le Tome I traite des courants alternatifs industriels et des oscillateurs fermés à haute fréquence. Le Tome II traite des oscillateurs ouverts et des systèmes couplés, des ondes électro-magnétiques, de la télégraphie sans fil. Le dernier chapitre est consacré aux propriétés des ondes électro-magnétiques et à leur comparaison aux ondes lumineuses. Sur tout ce qui concerne la télégraphie sans fil, cet ouvrage compte aujourd’hui parmi les plus complets et les mieux documentés que nous possédions.
- Pourquoi je suis devenu espérantiste, par Ernest Arch-deacon avec préface de Henri Farman, in-12. A. Fayard, éditeur.
- M. Ernest Archdeacon, le dévoué et méritant protagoniste et protecteur de l’aviation — qui, depuis 1903, lui doit tant de ses surprenants progrès — fait ici encore œuvre d’apôtre en voulant rendre la faveur publique à l’Espéranto, pour lequel l’engouement primitif semblait avoir quelque peu fléchi. Comme pour les automobiles de Serpollet en 1890, l’auteur fait courageusement front et fonce hardiment contre les détracteurs de la « langue universelle, incomparable chef-d’œuvre ». Ses 261 pages nous . exposent humoristiquement et persuasivement la nécessité, l’historique, la technique et la défense de l’Espéranto « sans aucun doute l’un des épisodes les plus intéressants de la marche sans cesse ascendante de l’humanité vers le mieux et vers le progrès ».
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- BIBLIOGRAPHIE
- Guide pratique de Vusage d'acétylène, édité par Y Office Central ae l'acétylène., i vol. 200 p., ro4, boulevard de Glichy. Paris. Prix : i'r,5o.
- L’Office central de l’acétylène a eu la très heureuse idée de réunir en un petit volume les conseils, renseignements et indications utiles pour l’usage de l’acétylène. C’est un vade-mecum qui rendra les plus grands services à une clientèle trop souvent insouciante des précautions qu’exige l’emploi judicieux de l’acétylène.
- Situation économique du Maroc 1908-1909, par Ch.
- Rexk Leclerc, délégué général du Comité du Maroc à Tanger. 1 vol. 238 p. et l’appendice. Imprimerie Fouqué, Oran, 1910.
- Ce livre est certainement l’ouvrage le plus documenté et le plus précis qui ait paru sur le Maroc; on y trouvera de très intéressants renseignements statistiques en même temps que des indications commerciales et juridiques qui rendront les plus grands services à ceux de nos compatriotes qui voudraient aller disputer au commerce étranger la part chaque jour plus considérable prise par lui dans ce pays d’avenir qu’est le Maroc.
- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M, Ch.
- Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DD CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 10 oct. 1910 . 6" 0 Calme. Beau. » 'Rosée; fl. brouillard ; peu nuageux; tonn. l’après-m.; éclairs le s.
- Mardi 11 8°,8 S. S. E. 2. Très nuageux. » Rosée; éclaircies; gouttes fines.
- Mercredi 12 ... . 13»,2 S. E. 2 Couvert. 4.6 Orage et pluie le m.; nuageux.
- Jeudi 13 ' 9°,7 N. E. 2. Pluie. 12,4 Pluie de 4 h. à 13 h. 10; un peu de pl. à 22-23 h.; très nuageux.
- Vendredi 14 ... . 12°, 4 E. N. E. 2. Pluie. G.2 Pluie de 1 h. 45 à 5 h. 15 et de 6 h. 55 à 8 h. 20; très nuageux.
- Samedi 15 U»,5 S. S. E. 2. Couvert. 1,8 Pluie de 5 h. 45 à 6 h. 35; très nuageux le m.; beau le soir.
- Dimanche 16... . 6°, 6 E. N. E. 0. Peu nuageux. » Rosée; peu nuagx jusq. 9 b.; couv. ensuite; brouillard à 21 h.
- OCTOBRE 1910. — SEMAINE DU LUNDI 10 AU DIMANCHE 16 OCTOBRE 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, ad niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- Du 8 au 16 octobre. — Le 8. La baisse continue sur TO. et le N. : Yardoe, 747; Christiansund, 762; Bordeaux, 760; fortes pressions sur le S.-E. : Bucarest, 771. Pluies sur les Iles-Britanniques, la Norvège et l’Italie; en France : Marseille, 27; Cette, 20; Nice, 6; Perpignan, 2. Temp. du matin : Yardoe, —8°; Paris, 6; Alger, 20; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : n°,2 (normale : n°,3). — Le 9. Basses pressions sur l’O. et le N. : Baltique, 745; Biarritz, 762; fortes pressions sur le S. Turin, 770. Pluies sur le N. et le N.-O.; en France : Cette, 3o; Nice, 5; Lyon, 4. Temp. du matin : Haparanda, —6°; Paris, 6; Alger, 20; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : ix°,2 (normale : ii°,i). — Le 10. Yaste zone de basse pression du S.-O. des Iles-Britanniques au N. de la Russie : Finlande, 740; fortes pressions sur la Suisse et la France : Clermont-Ferrand, 767. Pluies sur le N. ; en France : Cette, 40; cap Bearn, 36; Lyon, 1; Biarritz, 2. Temp. du matin : Arkangel,
- ._6°; Paris. 6; Alger, 20; Puy de Dôme, 6. — Le 11.
- Dépression sur l’O. ' et le N. : Baltique, 7Ôo; hausse accentuée en Russie : Moscou, 770. Pluies sur le N. et PO.; en France : Lorient, 3o; Nantes, 11 ; Lyon, 8;
- Paris, 4. Temp. du matin : Arkangel, —3°; Paris, 9:
- Alger, 20; Puy dé Dôme, 6; moyenne à Paris : x3°,6 (normale : io°,8). — Le 12. Dépression sur l’O. et le
- N. : Bodoe, Yarmouth, pression élevée en
- Russie ; Moscou, 776. Pluies sur le N. et l’O. ; en France :
- Cherbourg, 22; Lorient, 14*» Nantes, 11; Paris, Clermont, 5; Charleville, 2; Dunkerque, 1. Temp. du matin : Arkangel, —3°; Paris, i3; Alger, 21; Puy de Dôme, 7. — Le i3. Hausse sur l’O. et le N. : Baltique, 760. Pluies sur le N. et l’O. ; en France : Cherbourg, 3o; Lyon, 10; Paris, i5. Temp. du matin : Arkangel, —3°; Paris, 11 ; Alger, 21; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : 120 (normale : io°,4)- — Le 14. Aire de pression très élevée du N.-O. au Centre : mer du Nord, 781; Vienne, 770; dépression sur le golfe de Gascogne (760) et sur l’extrême
- N. de là Russie. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Cette, 36; Lyon, 3o; Cherbourg, 24; Paris, 16; Dunkerque, 6. Temp. du matin : Arkangel, —i°; Paris, 12; Alger, 22; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : 120 (aormale : ion). — 7,e i5. Même situation atmosphérique : mer du Nord, 776; Biarritz, 768. Pluies sur le N. et l’O; en France : Lorient, 2Ô ; Lyon, 12; Paris, 6. Temp. du matin : Arkangel, —3°; Paris, 9; Alger, 21; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : n°,9 (normale : io°,i). — Le 16. Baisse générale sur toute l’Europe : Irlande,
- O. delà France, 760; anticyclone sur le Danemark (776). Pluies sur le N. et l’O.; en France : Cherbourg, 15 ; Lorient, 12; Brest, 10; Le Havre, 8; Nantes, 1. Temp. du matin -, Moscou, o°; Paris, 7; Alger, 22; Puy de Dôme, 9; moyenne à Paris : n°,4 (normale : 9°,8). — Phases de la Lune : Premier Quartier le 11, à 1 h. 49 m. du soir.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- direction
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, "Boulevard Saint-Germain, Paris (V7‘)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d'origine.
- N° 1953 — 29 OCTOBRE 1910
- SUPPLÉMENT
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- INFORMATIONS
- La photographie en relief. — La photographie ne donne que dans des cas exceptionnels la sensation du relief. On obvie, dans une certaine mesure, à cet inconvénient en employant le stéréoscope. En s’appuyant sur le principe de la vision binoculaire, d’ingénieux chercheurs Berthier, Yves, Estanave, Lippmann ont indiqué divers systèmes afin d’obtenir le relief, mais qui ne sont pas de véritables progrès sur la vue stéréoscopique. Récemment, M. l’abbé Tauleigne, en collaboration avec M. Mazo, a perfectionné la méthode Ducos de Hauron ; il projette avec une seule lanterne deux vues stéréosco-
- piques superposées colorées en rouge et en vert et légèrement décalées l'une par rapport à l’autre. Le spectateur muni d’un binocle à verres rouge et vert a la sensation du relief ; mais sans binocle, pas de relief. Tous ces systèmes n’ont pas résolu le problème plus pratique de la photographie en relief immédiatement visible à l’œil nu. Une solution vient de lui être donnée dans une voie différente. La sensation du relief ne résulte plus comme dans le stéréoscope de la vision binoculaire, mais du renforcement des noirs et de l’introduction des blancs dans l’image photographique. L’illusion du relief est produite comme dans un dessin par l’opposition de la lumière et des ombres, et peut être fixée, comme une photographie ordinaire sur papier ou sur
- un cliché. Le nouveau procédé Maublanc-Lallié, de Nantes, transforme donc l’image photographique, en y ménageant des noirs et des blancs comme ne pourrait le faire le plus habile retoucheur. L’agent mis en œuvre est la lumière. Des jeux de lumière donnent des tonalités et des valeurs particulières aux noirs et aux blancs. Les franges d’interférences sur les bords des parties noires du cliché photographique — qui jouent ici le même rôle que les bords d’un corps opaque — déterminent sur le papier sensible des lignes blanches et noires enveloppant les contours des images et produisant l’illusion du relief. Grâce au procédé Maublanc-Lallié, tout bon négatif peut servir à la production de l’image en relief ; toutefois la mise en relief est facilitée lorsque ce cliché remplit certaines conditions. Dans tous les cas, le négatif n’est pas altéré par l’application du procédé. La photo-relief permet donc d’améliorer les photographies. Elle donne un aspect particulier au portrait; elle fait saillir mieux les parties du visage et, sans retouche aux clichés, elle donne du modelé aux vêtements et des détails même dans les noirs. On voit ici reproduit un portrait d’après nature obtenu par ce procédé encore à ses débuts, et qui permettra sans doute d’obtenir des effets curieux et nouveaux en héliogravure, en phototypie, en similigravure.
- La comète Metcalf. — La comète Metcalf (1910 b), dont nous avons précédemment annoncé la découverte, diminue très lentement d’éclat. Le professeur IL Kobold a déterminé la nouvelle orbite suivante. On voit que, d’après ses calculs, le passage au périhélie aurait eu lieu le 16 septembre. Voici ces nouveaux éléments :
- T —1910 septembre 16,32742, t. m. de Berlin ; it= 50° 38'21",1; \
- Q =289° 31'26",3; ( 1910,0 i = 121° 3' 19",6; ) log q = 0,289694.
- D’après cette orbite, l’éphéméride suivante a été calculée, pour 12 heures, t. m. de Berlin :
- DATES ASCENSION DROITE DÉCLINAISON ÉCLAT
- 1« novembre 1910. 15 h. 31 m. 18 s. -i- 20° 20',7 11er,9
- 3 — .15 h. 31 m. 58 s. -t- 20° 34',3
- 0 — 15 h. 32 m. 40 s. + 20° 48',5 12g-,0
- 7 — 15 h. 33 m. 22 s. h-21° 3'i6
- 9 — 15 h. 34 m. 4 s. -(-21° 19',4 12er,0
- 11 — 15 h. 31 m. 48 s. + 21° 36',1
- 13 — 15 h. 55 m. 33 s. h- 21° 53',5 12L0
- On pourra trouver la comète à l’aide de.ces positions et en se servant d’un équatorial d’assez forte puissance.
- Projection brillante sur Saturne. — M. Mentoré Maggini, à l’observatoire ximénien de Florence, a observé, le 29 septembre, à 23h36m (temps moyen de l’Europe centrale) une projection brillante au bord occidental de Saturne. Cette projection se profilait sur l’ombre portée du globe sur l’anneau. Elle était voisine d’une grande tache claire, à la limite de la bande équatoriale sud. Le phénomène a été observé jusqu’à oh2o“ du 3o septembre. L’observation a été effectuée à l’aide
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- INFORMATIONS
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- d’un télescope réflecteur de Calver de om,35. Grossissement : 35o.
- Découverte d’une nova. — M. Pickering, directeur de l’observatoire de Harvard College, a télégraphié, le *4 octobre, à l’observatoire central de Kiel, pour annoncer la découverte, sur une photographie prise le 4 avril dernier, d’une étoile nouvelle dans la constellation australe de l’Autel. La position (pour 1875,0) de cette nova est :
- Ascension droite = i6h3im4s;
- Déclinaison =—52°io'4s.
- Elle est visible dans une jumelle de théâtre. Nous signalions ici même, il y a peu de temps, à propos de la découverte d’une autre nova, que ces étoiles apparaissent toujours dans la Voie lactée ou au bord de celle-ci. La découverte actuelle en est une nouvelle confirmation, l’étoile étant apparue dans une belle région australe de la zone galactique.
- L’Exposition internationale d’horticulture, organisée par la Société nationale d’horticulture de France, se tiendra du vendredi 4 au dimanche i3 novembre inclus, au Cours la-Reine, entre les ponts des Invalides et de l’Alma. Elle est consacrée à tous les produits horticoles de l’automne : chrysanthèmes, orchidées et autres plantes fleuries, aux fruits, légumes, au matériel horticole et aux Beaux-Arts. Le Congrès international des chrysanthèmes se tiendra pendant la durée de cette Exposition.
- Nécrologie : Le capitaine Madiot. — Le capitaine d’artillerie Madiot, aviateur militaire, a fait le 23 octobre au champ d’aviation de La Brayelle, près Douai, une chute mortelle sur un biplan Bréguet. Le capitaine Madiot s’était fait connaître par de très intéressantes recherches sur les cerfs-volants militaires. Plus tard il était venu à l’aviation. Sa mort fait faire une perte douloureuse à notre nouvelle arme aérienne.
- L’Atlantique en ballon. — La tentative deYYelmann> pour traverser l’Atlantique en dirigeable, a complètement échoué conformément aux prévisions de toutes les personnes informées, h’America désemparé a été entraîné dans les parages des Bermudes. Welmann et ses 5 hommes d’équipage ont pu être recueillis par le vapeur Trent. Le ballon a été abandonné.
- La coupe Gordon-Bennett des ballons.—Dix sphériques ont pris part à Saint-Louis à la coupe Gordon-Bennett des ballons. On est encore sans nouvelles du ballon America. Les atterrissages des autres concurrents sont connus et l’on sait d’ores et déjà que le record de la distance est battu :'ce record conquis par M. de la Yaulx en 1900 (9-11 oct.) avec le Centaure de Yincennes à Korostychew était de 1925 km. D’après le classement provisoire, le Germania, capitaine von Abercroon, a atteint 2800 km (atterrissage à Coocoath, Canada), le Dusseldorf, lieutenant Hans Guericke a atteint 1990 km (atterrissage à Kiskisink). Ces 2 ballons sont allemands. Le concurrent français Leblanc a atterri à Pogamasing (Ontario) à 1210 km.
- La température d’ignition des gaz. — On n’avait pas encore déterminé, pour la plupart des gaz combustibles, leur température d’ignition, c’est-à-dire la température à laquelle doivent être chauffés, d’une part, le gaz combustible étudié et, d’autre part, un gaz comburant, oxygène ou air, pour que, quand ils sont amenés en contact, ils s’enflamment immédiatement. Deux chimistes anglais, MM. Dixon et Coward, ont fait à ce sujet, il y a quelque temps, des recherches fort intéressantes. Ils ont fait passer le gaz inflammable à examiner dans un tube se terminant dans un tuyau fixé au centre d’un second tube dans lequel circule un courant d’air ou d’oxygène et chauffé électriquement. Aucune réaction ne peut ainsi avoir lieu pendant le chauffage préliminaire. La température des gaz était mesurée deux millimètres avant leur point de contact au moyen d’un couple thermo-électrique. La température d’ignition des gaz combustibles étudiés variait naturellement, pour un même gaz, dans certaines limites, suivant la vitesse du courant gazeux, la grandeur, la matière des parois du four, la surface du jet, etc. Les principaux résultats obtenus à la pression atmosphérique sont donnés dans le tableau suivant pour la combustion dans l’oxygène pur ou dans l’air; les premières colonnes indiquent les
- limites entre lesquelles varie la tempéralure d’ignition suivant les conditions extérieures dont nous venons de parler; les secondes colonnes donnent la moyenne de ces températures limites.
- TKMPÉIUTl’iiE li’lGMTION
- DANS j/OXVGKSE DANS l.'.UIS
- Limites. Moyennes. [.imites. ,M< lyonm*'.
- Hydrogène r)8o-59O0 585° 580-590° 585°
- Oxyde de carbone . 637-658 65o 644-658 651
- Cyanogène .... 8o3-8i8 8n 800-862 856
- Ethylène 000-51 g 5io 542-547 543
- Acétylène 400-440 428 406-440 429
- Hydrogène sulfuré . 220-235 227 346-379 364
- Méthane 556-700 )) 650-700 »
- Ethane 52o-63o )) 52o-63o ))
- Propane 490-570 )) » ))
- Ammoniaque . . . 700-860 )) »
- Il y a dans ces déterminations de nouveaux documents intéressants au point de vue théorique, et dont la pratique industrielle pourra peut-être tirer parti; et, à ce litre, il convenait de les signaler.
- La purification des gaz dans l’industrie. — On
- a souvent de grandes difficultés dans l’industrie à laver d’une façon convenable les gaz qui doivent servir dans différentes opérations. M. Brandenburg vient d’imaginer dans ce but, et pour débarrasser les gaz des poussières qu’ils retiennent en suspension, un appareil constitué par un récipient cylindrique, dans lequel se trouve un autre cylindre sans fond, de plus petit diamètre, animé d’un mouvement de rotation, de telle sorte que la force centrifuge maintient le liquide laveur entre les parois des deux récipients. Les gaz arrivent par le récipient intérieur et sortent après avoir traversé le liquide. Ce dispositif présente l’avantage de permettre au gaz de traverser le laveur sous une faible pression et d’assurer une purification complète. Il peut également servir pour la condensation de divers produits gazeux industriels, tels que l’acide chlorhydrique dont la dissolution complète est si difficile à obtenir par les procédés habituellement employés.
- Expériences sur la radioactivité des composés de divers métaux.— Un auteur américain, M. W. Strong, a recherché, d’une façon systématique, parmi les sels d’un grand nombre de métaux, ceux qui présentent le phénomène de la radioactivité. A cet effet, un certain nombre de minerais et de sels d’éléments rares ont été placés dans un récipient muni d’un couvercle percé de trous et recouvert d’une plaque photographique ; celle-ci a été laissée six mois en présence des sels étudiés afin de déterminer ceux qui étaient doués de radioactivité. On a examiné les sels de potassium, zirconium, cæsium, plomb, bismuth, ytrium, tungstène, sodium, molybdène, niobium, rubidium, erbium, tantale, lanthane, vanadium, néodyme, praséodyme, radium. La majorité des sels de potassium et tous les sels d’erbium et de rubidium ont impressionné la plaque photographique, accusant ainsi une certaine radioactivité.
- Sur la formation des argiles. — Un auteur anglais, A.-E. Tucker, a effectué récemment sur ce sujet encore obscur des expériences intéressantes. On sait que les argiles proviennent de l’altération plus ou moins profonde des feldspaths ; l’auteur a constaté que le feldspath pulvérisé est décomposé en dix jours à la température ordinaire, sous l’action de l’acide chlorhydrique très dilué* en une substance laiteuse, blanche, qu’on ne peut distinguer en apparence de l’argile à porcelaine du commerce. Le même phénomène a lien quand on remplace le feldspath par le granit ou la « pierre à porcelaine » ; il est moins rapide sur le granit que sur le feldspath pur; mais le feldspath qui entré dans la constitution du granit finit toujours par être décomposé. Les mêmes transformations ont lieu à la température ordinaire avec différents acides : nitrique, sulfurique, fluorhydrique, et même avec de l’eau contenant de l’acide carbonique ën dissolution. On peut en conclure, conformément à la thèse classique, que les argiles se seraient formées par décomposition des roches ignées à l’air humide en présence de l’acide carbonique.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- atL
- "Electricité
- Membranes pour microphones. — Les craquements des membranes des récepteurs microphoniques qui sont si désagréables et si pénibles pour les personnes qui téléphonent somment, produisent en outre des ébranlements du tympan, qui, peu intenses en eux-mêmes, finissent, fréquemment répétés, par atteindre désagréablement le système nerveux.
- Les recherches faites sur ce sujet par M. Biihr, directeur des télégraphes allemands, ne sont donc pas sans intérêt. Au lieu de constituer la membrane du récepteur téléphonique par une rondelle de tôle d’acier extra-doux comme d’habitude, il a réalisé des membranes plus complexes qu’il a dé-
- ____ Membrane nommées « membranes hétérogènes. »
- Ces membranes sont en effet constituées par une rondelle d’acier extra-doux, suffisamment
- grande pour servir d’armature à l’électro-aimant intérieur, et par une membrane qui fait corps avec cette rondelle, mais qui est d’une matière de nature toute différente.
- fer doux
- Aimants
- Coupe d’un récepteur Biihr avec membrane hétérogène.
- Au cours des essais que les craquements produits par une membrane homogène en tôle d’acier, étaient très diminués et même éteints si l’on employait une membrane d’une matière tout autre. Néanmoins, il faut une partie centrale en fer ou en acier doux pour que la
- Bahr a remarqué, en effet,
- Vue de l’aimant en plan.
- membrane puisse vibrer convenablement avec les variations d’intensité du champ de l’électro-aimant; d’où la constitution de membranes hétérogènes.
- Dans les essais, on utilisa successivement avec succès les alliages, le bois, le verre, l’ébonite, etc.
- Le récepteur employé était unipolaire. L’aimant était formé de deux parties semblables superposées ; un pôle se trouvant au milieu avec un épanouissement polaire qui servait de noyau à la bobine. Cette bobine était entourée d’une carcasse refendue; cette carcasse, reliée à l’autre extrémité de l’aimant, constituait l’autre pôle. La carcasse ne recouvre la bobine que sur la moitié de la hauteur. Ce récepteur, avec une membrane hétérogène, a donné d’excellents résultats.
- Mécanique 's-o.gîJ
- Balais et brosses mécaniques. — Le balayage et le frottage des parquets a fait l’objet, depuis quelque
- temps, de plusieurs inventions intéressantes et plusieurs d’entre elles étaient exposées au dernier concours Lépine. Voici d’abord le balai démontable Abor (fig. i), il remplacera le balai rond en paille de riz. Celui-ci se déforme au bout de quelques jours de service et la paille se porte d’un seul côté, ce qui empêche un balayage uniforme ; il y a aussi unè certaine difficulté pour emmancher ces balais solidement.
- L’Abor, qui est aussi en paille de riz, est plat, il est muni à sa base d’une garniture métallique, et le manche, qui sert indéfiniment, porte à son extrémité une pince à vis qui vient serrer la garniture et fixer solidement le balai. L’usure se fait régulièrement et jusqu’au bout sans déformation. Le prix est inférieur à celui des
- F'g.
- Balai démontable Abor,
- balais ronds. — M. Combes, no, rue Saint-Maur.
- Le même inventeur a imaginé la brosse Astra. Deux brosses cylindriques B (fig. 2) sont placées à l’extré-
- Fig. b
- Mécano-brosse Baranger.
- Brosse Astra.
- mité d’un long manche constitué par un tube métallique, qui permet de les tenir sur le parquet sans se baisser.
- L’extrémité du manche tenue à la main porte une manivelle qui, au moyen d’une transmission passant à l’intérieur du tube, communique un mouvement de rotation rapide aux brosses ; ce mouvement est facilité et entretenu par deux lourds volants V auxquels elles sont reliées. Le montage des brosses est facile et on peut en employer successivement de plus ou moins dures.
- La mécano-brosse de M. Baranger (28, rue Fernault, à Bourges) a des mouvements un peu plus compliqués, qui reproduisent exactement le frottage avec le pied. Les brosses plates A et B (fig. 3) sont montées sur un châssis qui porte deux lourds volants montés sur un vilebrequin; une bielle relie les brosses à celui-ci et on obtient ainsi un mouvement alternatif. La brosse B est très large et la brosse A, qui est derrière, est plus étroite, elle est destinée à atteindre les parties du parquet qui seraient incurvées et que la première n’aurait pas atteintes.
- Le mouvement de rotation est communiqué aux volants au moyen d’un pignon denté muni d’une manivelle et d’une chaîne de bicyclette; on peut également monter un petit moteur électrique sur le chariot. C’est la solution employée pour la bros-seuse électrique Bruyère destinée principalement à l’entretien des parquets importants des palais nationaux, musées, etc. Un moteur électrique E (fig. 4) est relié au moyen d’un cordon souple F à une prise de courant; il actionne une brosse rotative centrale qui, en tournant autour de son axe, entraîne un excentrique qui donne un mouvement de va-et-vient à deux autres brosses plates situées de chaque côté; un manche M permet de conduire sans fatigue ce train de brosses sur toutes les parties du parquet; des prises de courant sont placées à différents endroits de la pièce pour recevoir le bouchon du cordon souple. Avec une dépense de courant minime, on peut en une heure environ brosser 400 mètres carrés de parquet.
- Brosseuse électrique Bruyère.
- Nouvel indicateur de tirage. — Pour mesurer les faibles dépressions produites par l’aspiration d’air des cheminées d’usines, on emploie des manomètres spéciaux particulièrement sensibles. Un des modèles les plus répandus de ces appareils se compose d’un tube coudé formé d’une branche verticale et d’une branche disposée obliquement (fig. 1). Dans ces conditions, le manomètre contenant un peu de liquide coloré et la branche verticale par exemple étant reliée à la cheminée
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- pu au carneau dont on veut mesurer la dépression; les dénivellations du liquide, qui atteignent à peine 3 à 6 cm dans la petite branche, sont notablement amplifiées dans le tube oblique, ce qui rend la lecture plus aisée et plus exacte.
- Mais ces appareils ont le défaut d’être encombrants et fragiles malgré les dispositifs divers de construction. C’est pour remédier à ces inconvénients, qu’un Américain imagina un très ingénieux perfectionnement consistant à enrouler en spirale le tube long tout autour de la
- Fig. i.
- Fig. 2.
- branche courte (fig. a) ; celte dernière étant en métal et l’autre en celluloïd, ce qui rend l’ensemble très rustique. Quant à l’appréciation des hauteurs de niveau, elle est rendue plus facile du fait que l’échelle est scindée en plusieurs fragments; sans doute, l’enroulement oblige à placer l’appareil de façon à ce qu’on puisse le regarder de tous côtés, mais c’est un petit inconvénient. Au reste, on pourrait aisément le supprimer en rendant les spires obliques sur le devant et horizontales sur le derrière, mais ce serait inutile : en pratique, il suffit que le chauffeur puisse voir que le liquide est au début, à la fin ou derrière l’un des fragments visibles du tube, pour que l’indication suffise à lui permettre de régler les registres de carneaux pour la bonne marche de la combustion.
- Divers
- Taille-crayon Idéal. — Ce nouveau taille-crayon est un perfectionnement fort intelligent du taille-crayon ordinaire que nous connaissons tous. Il comporte deux lames de bonne qualité qui assurent une taille très fine. De plus l’appareil taillant est enfermé dans une petite boîte ronde de cuivre dont les deux parois forment cou-
- I. L’appareil fermé. 2. Détail de l’appareil.
- vercle. Grâce à ce dispositif, les débris de la taille sont recueillis dans la boîte au lieu de tomber à terre et de salir le plancher ou les doigts de l’opérateur. On les vide ensuite à loisir dans un cendrier ou dans une corbeille à papier. — Le taille-crayon Idéal se trouve au détail chez tous les papetiers (i franc) et en gros chez Aron frères, 22, rue de Bondy, Paris.
- sg'ass* Œnologie
- Analyse rapide des vins. L’alcidigypsomètre Belot.
- — Vignerons, marchands ou consommateurs de vins, innombrables sont les gens qui seraient heureux de pouvoir connaître facilement et rapidement la teneur d’un vin en alcool, et s’il est, ou non, exempt de toute fraude malhonnête. Sans doute rien ne vaut une analyse complète faite par un bon chimiste; mais il y aurait un grand avantage à ne faire procéder à cette opération que dans le cas où les soupçons de fraude se seraient déjà à peu près transformés en certitudes.
- Pour cela il est indispensable de procéder à une analyse rapide et dans laquelle toutes les manipulations du laboratoire soient réduites à la plus extrême simplicité.
- C’est ce que permet de faire un appareil inventé par M. Belot et qu’il a dénomnlé « alcidigypsomètre ». L’alcidigypsomètre n’est pas autre chose qu’une sorte de pipette à deux dimensions et qui porte deux séries de graduations. Avec une éprouvette, un thermomètre et trois flacons de réactifs titrés, cet appareil permet de trouver le degré alcoolique d’un vin, son acidité, de vérifier la règle alcool-acide, de rechercher la somme alcool-acide, et voir s’il est surplâtré.
- Pour rechercher le degré alcoolique d’un vin, on remplit l’éprouvette avec celui-ci et on aspire légèrement du côté du gros tube, en plongeant le petit tube dans le vin, jusqu’à ce que le tube capillaire soit plein, mais sans bulles d’air qui fausseraient le résultat. On laisse alors descendre le liquide jusqu’au trait circulaire et, sans brusquerie, on retourne le tube de façon à ce que le tube capillaire soit en haut. Quand la colonne de vin est descendue, on n’a qu’à lire la division en face du ménisque pour connaître le degré alcoolique cherché.
- Le degré alcoolique ainsi obtenu n’est exact que si la température de l’alcidigypsomètre est de i5°. Aussi doit-on employer le thermomètre du nécessaire. Si la température n’est pas de i5°, on augmente le degré alcoolique obtenu de 1/10 par degré'de température inférieure à i5°, ou bien on le diminue de 1/10 par degré de température au-dessus de i5°.
- La recherche de l’acidité dans un vin rouge s’effectue de la manière suivante : on ferme le tube capillaire de l’alcidigypsomètre avec le bouchon de caoutchouc qui se trouve dans le nécessaire, puis on remplit de vin l’appareil jusqu’au trait circulaire du gros tube. On ajoute alors peu à peu du réactif n° 1 sans cesser d’agiter le mélange qui prend successivement
- les teintes suivantes, rouge, rouge violacé, lie de vin, violet sombre et noir. A ce moment, on arrête l’opération et l’acidité est indiquée par le chiffre gravé sur le tube en face duquel affleure le liquide.
- Avec du vin blanc, on opère de même, mais avant de verser le réactif n° 1, on ajoute au vin une à deux gouttes de réactif n° 3. L’opération est terminée quand le mélange a pris une teinte rose.
- S’il s’agit de vérifier la règle alcool-acide, on ferme au préalable le tube capillaire avec le bouchon de caoutchouc et l’on remplit de vin le gros tube jusqu’au trait circulaire. Pour du vin rouge, on verse du réactif n° 1 jusqu’à la division indiquant le degré alcoolique du vin, puis on agite. Le vin étant normal, la réaction doit être acide et le liquide rouge ou violet, mais s’il vire au noir ou au vert, il y a une forte présomption de falsification.
- Pour du vin blanc, on ver?e d’abord une ou deu-x gouttes de réactif n° 3, puis le réactif n° 1 comme précédemment. Le vin normal ne change pas de couleur; le vin suspect devient rose.
- Il est facile de trouver la somme alcool-acide; pour cela, on prend le degré alcoolique et on titre l’acidité du vin. On n’a plus qu’à additionner ces deux chiffres.
- Quant au surplâtrage, il se détermine de la manière suivante. Le tube capillaire ayant été bouché, on verse du vin dans l'appareil jusqu’au trait circulaire du gros tube. On ajoute du réactif n° 2 jusqu’à ce que le niveau
- Fit
- — L’alcidigypsomètre et ses réactifs.
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- Fig. 2. — L’alcidigypsomètre Belot.
- du mélange atteigne le chiffre 2 (plâtre). On agite. Après une minute ou deux, on filtre le liquide dans l’éprouvette,
- On ajoute à la solution 2 ou 3 cm3 du réactif n° 2, on agite et laisse reposer ensuite environ un quart d’heure. S’il s’est formé un précipité blanc au fond de l’éprouvette, C’est que le vin est surplâtré ; s’il n’existe aucun précipité, le vin est normal.
- L’alcidigypsomètre Belot est vendu complet 2Ü francs, (et fr. 85 franco), 2, boulevard Saint-Germain, Paris.
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- VARIÉTÉS
- Le métal des conduites intérieures d’eau. — Le
- reproche que l’on fait à l’emploi du plomb pour les branchements et les conduites de distribution intérieures des habitations, c’est que dans certaines conditions ce métal se laisse attaquer et dissoudre par l’acide carbonique et l’oxygène en solution dans l’eau, ce qui fait que celle-ci acquiert des propriétés toxiques. Si l’emploi du tuyau en plomb est malgré cela encore conservé, contrairement au vœu formulé en 1887 par le Congrès d’hygiène de Yienne, les raisons en sont à son prix abordable, à sa résistance aux fortes pressions et à sa pose facile. II en est pour cet article comme pour la céruse : on en connaît fort bien les inconvénients hygiéniques, mais la difficulté de la remplacer — jusqu’ici — économiquement, en maintient l’usage.
- Cette question de l’action de l’eau sur le plomb est certes une des questions chimiques les plus fertiles en contradictions. A première vue, le contact d’un liquide alimentaire avec un métal toxique éveille l’idée d’un danger pour les consommations du premier. En fait, en des proportions plus ou moins grandes selon les cas, ce danger existe et les accidents qui le traduisent ont été signalés de temps immémorial, voyez Yitruve, Hippocrate, Gallien, etc. ; des catastrophes presque contemporaines, de même origine, ont eu, elles aussi, un certain retentissement, telles en 1886 les 92 intoxications saturnines de Dresde.
- De nombreuses observations montrent que plus particulièrement les eaux dont la composition se rapproche de celle de l’eau distillée, les eaux de pluie, ont sur les tuyaux de plomb un pouvoir corrosif tel qu’elles les rongent intérieurement et les détruisent en quelques années. Et sur ce point, on note le cas des eaux d’alimentation d’Arcachon qui détruisent en trois ans la canalisation en plomb. Rien d’étonnant que ces eaux dont la composition est excellente au point de vue alimentaire avant leur passage dans les tuyaux de plomb, se chargent au contact de ce métal, de sels et de parcelles de plomb dont les effets funestes sur l’organisme ne peuvent être mis en doute.
- Les précautions ou les mesures à prendre pour prévenir le passage des composés de plomb dans l’eau potable peuvent être *de deux sortes : ou bien l’on cherchera à modifier les qualités de l’eau en lui enlevant les propriétés qui interviennent dans la solubilisation du métal, ou bien l’on substituera aux tuyaux de plomb des conduites non susceptibles de céder à l’eau des substances nocives. C’est cette substitution que nous envisageons ci-après.
- D’essais faits, il résulte que l’on doit éliminer les substances telles que graisse, paraffine, gommes, résines, gutta-percha, caoutchouc, recommandés tour à tour comme enduits protecteurs du plomb, pour cette seule raison que de pareils revêtements ne peuvent pas durer indéfiniment. Les tuyaux de plomb sulfurés au moyen d’une solution de trisulfure de potassium (foie de soufre) proposés par Schwarz ou les tuyaux de plomb phosphatés dans un bain de phosphate de soude proposés par Christison, n’offrent pas plus de sécurité. Les tuyaux de plomb étamés, en raison de la grande facilité avec laquelle l’enduit se fissure ou se détache par points, ne peuvent donner qu’une garantie factice; d’autre part, dans ces tuyaux, les soudures sont spécialement suspectes, à moins de les supprimer en employant comme on l’a tenté en Amérique, des pièces de raccord en bronze étamé.
- On a cherché à utiliser le fer. Les tuyaux en fer étiré avec assemblage à vis appelés parfois tuyaux Gaudillot ont trouvé des applications, bien que le métal n’y soit pas protégé contre l’action de l’eau qui peut s’y charger de sels de fer tout en provoquant une usure rapide ; ils ont ces deux autres inconvénients d’être inaptes aux lavages et de communiquer à l’eau une saveur d’encre quand ils viennent à s’éroder. Pour éviter cette oxydation Bower-Barff fait passer de la vapeur surchauffée dans les tuyaux de fer portés au rouge ; ceux-ci décomposent l’eau dont l’oxygène forme, avec le fer, un enduit d’oxyde magnétique protecteur, indécomposable. Malheureusement, ce procédé coûte cher. En Amérique et dans
- quelques villes allemandes, on emploie des tuyaux de fer galvanisés; ce sont des tuyaux de fer étiré qu’on plonge dans un bain de zinc fondu après avoir été décapés à l’acide. Bien que les Américains prétendent que ces sortes de tuyaux sont inoffensifs, même si l’on suppose que l’eau les attaque et dissolve de l’oxyde ou surtout du chlorure de zinc, ils doivent être écartés, parce que le zinc est rarement pur et que sa présence ne fait que retarder l’oxydation du fer qui se produit aussi rapidement, sinon plus, dans tous les points où il est mis à nu. Il faudrait que leur fabrication soit extrêmement soignée. On a fait aussi des tuyaux en fer étamés à l’intérieur, mais le travail en est difficile et le prix élevé. Le fer émaillé a reçu également quelques applications ; mais l’émail ne pouvant être étendu aux raccords, on conçoit qu’il faut y suppléer par une composition qui n’a pas les mêmes qualités ; on doit s’attendre, d’ailleurs, à le voir se fendiller assez vite par l’effet des variations de température, de telle sorte que ce revêtement ne constitue en somme qu’une protection temporaire.
- Une tentative a cependant donné de bons résultats, c’est la fabrication de tuyaux d’étain avec enveloppement ou manteau de plomb, obtenus en étirant sur broche un manchon creux de plomb et d’étain. La paroi interne est formée par un cylindre d’étain de 1/2 millimètre d’épaisseur et l’externe par un fort revêtement du second métal. Ces tuyaux, considérés comme inoffensifs, les composés d'étain étant insolubles et non toxiques, résistent aux épreuves de torsion et de détorsion, d’extension et de compression; par suite, pas de disjonction des deux métaux; enfin on peut les courber et les unir sans que soit détruite la continuité de l’étain. Ces tuyaux dus à l’ingénieur français Hamon et propagés en Angleterre par Haine, sont utilisés notamment par la ville de Dessau. YVolffhugel déclare qu’au point de vue sanitaire ils ne laissent rien à désirer, pourvu qu’ils soient bien faits et bien soudés. La seule objection que soulève la généralisation de leur emploi, c’est qu’ils coûtent de 3o à 45 pour 100 plus cher que les tuyaux de plomb.
- Des recherches ont été faites du côté des alliages. On peut citer en dernière date le poly-métal qui est au plomb ce que l’acier est au fer; étant inattaquable par l’eau, quelle qu’en soit la composition, il ne peut par conséquent, en aucune façon, modifier la nature de celle-ci ni devenir une cause d’insalubrité. Sa résistance supérieure à celle du plomb permet une notable diminution de la grosseur des tuyaux généralement employés dans les distributions intérieures. Malgré ces qualités, le poly-métal ne paraît pas se généraliser. On a également essayé de remplacer le métal par du verre, et les lecteurs de La Nature connaissent les canalisations en verre à joints métalliques de M. Leduc. (Yoy. La Nature, Supplément, 2-1908.) M. Bousquet.
- Comment aigrit et caille le lait. — Chacun sait que le lait aigrit spontanément lorsqu’on l’abandonne à lui-même un certain temps. Peu de personnes, cependant, connaissent le mécanisme de cette transformation qui aboutit au caillement. Le lait renferme un sucre, lactiné ou lactose, qui est assez rapidement décomposé en gaz carbonique et en acide lactique par l’action de microbes spéciaux, que Pasteur a découverts et nommés bactéries lactiques. L’air, qui en contient un nombre assez considérable, a véhiculé ces infiniment' petits jusqu’au lait où, pour peu que la température leur soit favorable, c’est-à-dire proche de 25°, ils prolifèrent très activement aux dépens du lactose. La masse s’acidifie ainsi progressivement et, à un moment donné, le taux de son acidité est suffisant pour précipiter la caséine sous forme de caillots.
- L’acide lactique ainsi développé a joué le même rôle que l’acide introduit avec la présure dans la production du lait caillé. Ainsi s’explique ce fait bien connu que certaines personnes ne peuvent toucher et manipuler le lait sans le faire « tourner » ; ces personnes ont, en effet, généralement les mains en moiteur, et l’acidité de leur sueur remplace celle de l’estomac des veaux ou des agneaux. Dans l’estomac humain, d’ailleurs, le même phénomène se produit lors de l’absorption du lait. On
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- VARIÉTÉS
- comprend, par suite, combien il est imprudent d'avaler d’un trait une quantité importante de lait qui se prend en gros grumeaux indigestes à son arrivée massive dans le milieu acide stomacal. Bu lentement, au contraire, le lait ne se coagule qu’en petits corpuscules, offrant, par conséquent, une surface considérable à l’attaque de certains microbes et des sucs digestifs.
- Les laits aigres, képhir, koumis, leben, yogourth des
- Orientaux doivent la vogue qu’ils ont eue uu moment dans les hôpitaux à leur acide lactique. Cet acide jouit, en effet, de propriétés spéciales : il aiguise l’appétit et semble augmenter la digestibilité des aliments qu’il accompagne. Il empêche le développement des toxines résultant de la putréfaction des déchets de la digestion dans l’intestin. Il sert aussi à combattre la diarrhée infantile.
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- Qgt.
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- La conservation des objets de caoutchouc. — On
- sait que le caoutchouc, même de qualité supérieure, s’altère plus ou moins non seulement à l’usage, mais quand il est conservé pendant un certain temps. Pour éviter cette altération spontanée, on a proposé de placer le caoutchouc dans différentes solutions, ou dans un air chargé de vapeurs diverses, sans qu’aucun de ces moyens se soit imposé par une efficacité bien constatée. Les Drs Saussailow et Pelitschenko viennent de faire à ce sujet une intéressante série d’essais que nous résumons d’après le C-hemiker Zeilung : des tuyaux de caoutchouc épais furent placés pendant quinze mois dans diverses conditions, après quoi on apprécia l’état de conservation en mesurant la charge de rupture à la traction. Les poids ainsi déterminés furent de :
- 35 kg pour le caoutchouc conservé dans l'eau dislillée.
- '28,5 — — l’eau de chaux.
- 28 kg - — mie solution de soude à 1 0/0.
- 26 kg — — l’eau glycérinée à 1U 0/0.
- 18kg — — l’eau contenant 2 0/0 d’acide borique.
- Les chiffres suivants varient de 5 à 18, et furent obtenus avec les tubes ayant séjourné dans l’alcool à 700, dans l’air ordinaire ou chargé de vapeurs de benzine, de carbonate d’ammoniaque. On peut conclure de ces essais que le meilleur moyen de conserver le caoutchouc consiste à l’immerger tout simplement dans l’eau distillée.
- Enduit inattaquable par les acides et les alcalis pour bacs d’accumulateurs. — Pour empêcher l’attaque du bois des bacs d’accumulateurs par l’électrolyte, 011 est généralement réduit, faute d’un enduit suffisamment résistant, à doubler ces bacs avec des feuilles de plomb, procédé qui a pour effet d’augmenter le poids des élé-
- ments et leur prix de revient. Il résulte, de travaux faits par M. Frédéric Bonnet, au Worcester Polytechnic Ins-titute, dont YElectrical World du 10 mars rend compte, qu’il est possible, par un traitement simple, de communiquer au bois une résistance aux acides et aux alcalis, suffisante pour qu’on puisse le laisser sans aucun inconvénient en contact direct avec ces corps.
- Le procédé consiste à traiter le bois successivement par les deux liqueurs suivantes, puis par le savon. Pour préparer la première de ces liqueurs, on dissout 1 partie en poids de chlorhydrate d’aniline et r p. de chlorhydrate d’ammoniaque dans 6 p. d’eau. Pour la seconde, on dissout 2 p. de sulfate de cuivre et 1 p. de chlorate de potasse dans 12 parties d’eau.
- Le bois fraîchement raboté, et qui nè doit pas être taché de matières grasses, est d’abord copieusement enduit et imprégné de la première de ces solutions et séché à l’air; puis il est imprégné de la même façon avec la seconde solution et encore une fois séché à l’air. On recommence trois ou quatre fois ces deux opérations successives d’imprégnation et de dessiccation, qui communiquent au bois une teinte verdâtre, en même temps qu’il se forme, à sa surface, de petits cristaux abandonnés par les liqueurs en séchant. On dépose sur cette surface du savon en poudre, on mouille et on lave à grande eau. Après le lavage, le bois est devenu d’uu noir brillant et presque incombustible; lorsqu’il est devenu sec, on l’enduit, enfin, en le frottant énergiquement avec de l’huile de lin non cuite.
- La résistance aux acides et aux alcalis de bois ainsi préparé semble devoir être attribuée surtout à son impénétrabilité aux liquides; elle résulte de ce que les pores du bois sont bouchés par le savon de cuivre qui s’esl formé pendant ce traitement.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Renseignements. —M. Bresse, à Paris. — La question de la valeur météorologique des indications du mélange : alcool, camphre, sel ammoniac, salpêtre, est des plus discutées. Vous en trouverez l’historique détaillé dans les Recettes et Procédés utiles de Tissandier (t. II, p. 323). Selon une communication du Dr Grillon à la Société Météorologique de France, ces indications seraient sans valeur. Voici une formule indiquée dans l’ouvrage de Tissandier : alcool à 8o°, 80 gr. ; salpêtre 6; sel ammoniac 6; camphre G; eau distillée 200 gr.
- M. F. N., à Luxeuil. — La question que vous posez relativement aux renseignements pratiques aussi précis et complets que possible, sur les résultats obtenus par l’emploi du sulfate de chaux (plâtre) et du phosphate de chaux en agriculture, est un peu trop générale. Pour y répondre, et à défaut d’indications concernant les résultats obtenus sur telle ou telle culture et dans telle nature de sol, il faudrait vous donner des détails formant une documentation considérable, ce qui ne peut se faire ici.
- Depuis l’époque, déjà reculée, où l’on a expérimenté l’emploi du plâtre (expériences de Franklin sur les légumineuses) et les phosphates, de nombreux résultats ont été publiés dans les revues et journaux agricoles spéciaux. Vous pourriez consulter les tomes II et III de l’ouvrage Les Engrais, de MM. Müntz et Girard,librairie Firmin-Didot, 56, rue Jacob, Paris, et pour avoir communication des résultats les plus récents, consulter le professeur départemental d’agriculture de la Haute-Saône, M. Marie Allard, à Vesoul, qui pourrait même vous donner la possibilité de suivre des expériences et de constater les résultats que l’on obtient dans la pratique courante, dans votre région. Nous vous signalons notamment, pour le plâtre, les expériences de M. Oberlin ; pour cet amendement et les engrais phosphatés, les travaux et expériences de MM. Grandeau, Dehérain et Joulie. — Quant aux superphosphates, on les obtient par un traitement industriel des phosphates ; la transformation consiste à traiter ces derniers par l’acide sulfurique; on obtient ainsi un engrais plus rapidement soluble et assimilable, mais qui coûte un peu plus cher que le phosphate de chaux ordinaire.
- P. M. T. — II est préférable de coller sur toute la surface, ou pour le moins sur une assez large bande le long des quatre côtés et des deux diagonales.
- M. Ileid, à Paris. — Vous trouverez les appareils en
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- BOITE AUX LETTRES
- <|ueslion chez Allez Irèces, i, eue Saint-Martin, Paris; chez Yale et Town, 107, avenue Parmentier, Paris.
- M. P. Paquier. — Le retour par la terre n'est pas nécessaire en télégraphie sans fil. On a reconnu que la terre joue le rôle d’un conducteur équilibrant l’antenne. II faut donc à bord des ballons disposer des conducteurs métalliques, convenablement calculés et formant contrepoids électrique de l’antenne.
- S. V. P., à R. M. (Dordogne). — Histoire naturelle : Zoologie, Botanique, par Aubert, chez André fils, 6, rue Casimir-Delavigne. 3 vol. Prix : 18 francs. Botanique de Van lieghem, chez Masson. Prix : 12 francs. Cours dfi Zoologie de R. Perrier, chez Masson. Prix: 10 francs. ( himie minérale de Gauthier et Char.py, édité chez
- Gauthier-Àillars, 55, 'quai des Grands-Augustius, Paris. Chimie organique de Béhal, édité chez Hachette, boulevard Saint-Germain, Paris. Pharmacie, par Soubeiran, chez Masson. 2 vol. Prix : 26 francs. Sur le travail dé précision des métaux et des bois vous trouverez de bons ouvrages à la librairie Gaulhicr-Villars.
- M. h. G. Buono, a Naples. — \ous trouverez les vues stéréoscopiques que vous désirez, chez Lévy et ses fils, a5, rue Louis-le-Grand, Paris.
- M. Rousselet, à Neuilly. — Vous trouverez des indications sur le moyen de calculer la date de Pâques dans les numéros suivants de La Nature : 18 mars 1899, n° 1347 et T i avril 1900. n° i4o3, p. 314.
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Ouverture de la ligne métropolitaine iNord-Sud de Paris. — La locomotive système Garratt des chemins de fer de Tasmanie : D1 A. Gradenwitz. — L'approvisionnement de Paris et les chemins de fer : Marcex. Lenoir. — Les ressources de l’Algérie et de la Tunisie en minerai de ter : P. INicou. — Le magnétisme et les taches solaires : G. Renaudot. —— Le caoutchouc, son exploitation, sa culture : V. Foriîin. — Académie des sciences : Ch. de Villedeuil. — Une innovation en réclame lumineuse : V. F.
- Supplément. — Les matériaux magnétiques. — La fabrication de
- I hydrogène par le silicium. — Télégraphie sans relais sur
- II 000 kilomètres. — Les'grands marchés du blé. — La houille 'blanche aux Indes, etc.
- Les théories modernes du soleil pur J. Bosler, i vol. in-i8,jésus cartonné. Encyclopédie Scientifique. Doin et fils, Editeur, Paris, 1910. Prix 5 francs.
- L’astronomie en ces derniers temps se distingue par 1 extraordinaire rapidité de ses progrès ; nos connaissances sur la physique solaire, en particulier, se sont accrues et précisées d’une façon merveilleuse. M. Bosler rappelle avec une grande clarté les diverses théories émises pour expliquer les phénomènes solaires, révélés peu à peu par l’étude télescopique et spectroscopique, photométrique. Les faits à faire rentrer dans le cadre des théories deviennent chaque jour plus nombreux et plus complexes. M. Bosler a rendu un grand service, en montrant pour chacune des théories ce qu’elle contient exactement. Son étude est complète, parfaitement documentée, et néanmoins de lecture facile et attrayante.
- Introduction à la météorologie de l’avenir. Le soleil et la prévision du temps, par l’abbé Th. Moreux. Paris, lhomàs, éditeur, 11,Tue du Sommerard, Paris.. Nouvelle édition, revue et augmentée. Un vol. in-iG de 68 pages. 1 fr.
- Notre distingué collaborateur expose dans cet ouvrage ses vues, appuyées par de nombreuses observations, sur les relations des perturbations solaires et des accidents de la météorologie terrestre, les pluies principalement. Les maxima de l’activité de l’astre central entraînent sur notre globe une plus forte évaporation des eaux océaniques,-et sont suivies ainsi d’années de précipitations aqueuses intenses. C’est ainsi que l’auteur a été conduit à prévoir une période de pluviosité exceptionnelle pour les années présentes jusqu’en 1918, après le grand maximum solaire de 1906. Il faut donc craindre une série prolongée de nouvelles inondations.
- The theory of ionisation of gazes by collision, par J.-S. Townsend, professeur de physique à Oxford. 1 vol., 88 p. Constable et C°, éditeurs. Orange Street Lei-cester Square, Londres, 1910.
- Les gaz, on le sait, sont de mauvais conducteurs de l’électricité.Or, lorsqu’un gaz à basse pression renfermé entre deux plateaux est éclairé par un faisceau de rayons lumineux ultra-violets, on observe le curieux phénomène suivant : un courant électrique se produit entre les
- deux plateaux ; si, la distance des deux électrodes restant constante ainsi que la pression du gaz, on fait progressivement croître le champ électrique, on constate que le courant qui va d’un plateau à l’autre commence par croître avec le champ, puis reste sensiblement constant malgré l’augmentation du champ, puis enfin se met à croître très rapidement avec le champ. M. Townsend explique le phénomène de la façon suivante : Le passage du courant à travers le gaz est dû à l’ionisation du gaz, les ions négatifs déjà formés par les rayons ultra-violets, en choquant les molécules de gaz, forment de nouveaux ions, qui sont absorbés immédiatement par l'électrode positive; le courant augmente; puis un moment vient où il y a équilibre, le courant reste constant malgré l’augmentation du champ. Le champ augmentant encore, un moment arrive où il est assez puissant pour communiquer aux corpuscules d’électricité positive plus lourds que les ions négatifs, une énergie cinétique qui leur permet de créer à leur tour par choc d’autres ions. Le courant augmente à nouveau et très rapidement. Telle est la théorie, presque classique aujourd’hui, de lownsend, exposée avec expériences et arguments à 1 appui dans la brochure ci-dessus; cette théorie de la collision explique encore pourquoi un gaz sous pression est parfois moins bon conducteur de l’électricité qu’un gaz quelque peu raréfié. Elle jette un jour très vif sur de nombreuses particularités de 1 étincelle électrique.
- Les édifices religieux xvu°, xviix6 et xix° siècles, par Jean Bayet. Paris, H. Laurens, 1910. x vol. in-8°, 64 pL hors texte Prix : br., 8 fr. ; rel., 10 fr. (Richesses d’art de la ville de Paris.)
- Si le style gothique a retrouvé en France, dès la dernière moitié du siècle dernier, des admirateurs enthousiastes, notre architecture classique, sous la forme qu’elle revêt dès le début du xvn° siècle, a souvent été dédaigneusement traitée et méconnue de parti-piùs par nos archéologues et nos artistes. Dans l’étude très documentée qu’il consacre aux églises bâties à Paris depuis cette époque, M. Jean Bayet s’est proposé d’apprécier plus justement les mérites d’un art qui, en s inspirant des traditions antiques, renouvela, par d’heureuses créations, les principes de notre architecture religieuse. Il y a fort bien réussi, et son livre est ainsi un excellent complément de celui de M. Boinet sur Les édifices religieux, moyen âge, renaissance, déjà paru dans la même collection.
- Le Haut-Jura souterrain, par E. Petit-Laurent. In-8°, 171 p. Besançon, Jacquin, 1910.
- Cette intéressante etude de spéléologie et d’hydrographie souterraine, expose l’ensemble des connaissances récemment acquises sur le Jura souterrain, grâce surtout aux explorations conduites depuis 1896 par M. E. Fournier On y trouve clairement exposées les vraies lois, encoi'e méconnues par trop d’ingénieurs, de. la circulation des eaux souterraines dans les calcaires, sujet dont la connaissance est si importante tant pour la santé publique que pour l’exécution des grands travaux publics.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Carnet photographique, quinze ans de pratique de la photographie, par A. Chauvet. In-i6 (19-12) de vi-88 pages, avec 16 figures: 1910, Gauthier-Villars, Editeur, Paris, 1910. 2 fr. 75.
- L’auteur de ce petit livre a réussi à expliquer clairement quels sont les défauts et les qualités d’un objectif, permettant ainsi aux amateurs de faire un choix raisonné suivant le travail qu’ils désirent exécuter. Il leur montre, comment se servir des obturateurs et des diaphragmes; quel appareil choisir; quelles plaques; quels papiers ; comment les développer, les fixer et les tirer; quels remèdes apporter aux insuccès malheureusement inévitables.
- Optique appliquée. Calcul des lentilles employées dans les appareils de précision, par A. Pelletai*, inspecteur générai des Mines, i vol. iio p. Béranger, éditeur. Paris. 1910. Prix : 5 francs.
- Cet ouvrage indique des méthodes générales très élégantes qui permettent d’étudier analytiquement les propriétés de tout système optique réfringent,' si compliqué soit-il. Il en fait l’application au cas des lentilles et combinaisons de lentilles en usage dans les appareils de précision : lunettes, appareils astronomiques, photographiques, etc., et montre comment y sont compensées les aberrations géométriques et chromatiques.
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- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur,
- altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- observations ! HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DD CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 17 oct. 1910 . 6\8 S. S. E. 1. Couvert. 0,0 Rosée ; brouillard ; irès ngx le m.; nuageux le s.; gouttes à 17b 45.
- Mardi 18 10°,2 S. S. W. 2. Très nuageux. » Rosée ; nuageux.
- Mercredi 19 ... . 11°,4 S. 3. Couvert. 8,7 Ilosce ; couv. le m.; ngx le s.; pluie de 9h à 121' ; orage de T6b 10 à 45.
- Jeudi 20 9°,0 S. S. W. 2. Couvert. 8,2 Très nuageux; pluie à diverses reprises.
- Vendredi 21 ... . 2°, 4 E. N. E. 1. Peu nuageux. 1,4 Gel. bl. ; très ngx ; pluie de 15 h. 15 à 16 h.; léger brouillard à 21b.
- Samedi 22 2 vt S. S. E. 1. Nuageux. j» Gelée blanche; brouillard; très nuageux.
- Dimanche 23... . T',0 E. N. E. 0. Couvert. » Rosée ; faible brouill. jusq. 6 b. ; couv. le m. ; nuageux le s.
- OCTOBRE 1910. — SEMAINE DU LUNDI 17 AU DIMANCHE 23 OCTOBRE 1910.
- Lundi
- Mardi | Mercredi
- Jeudi
- Vendredi
- Samedi | Dimanche
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abri à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
- Du 17 au 23 octobre. — Le 17. Pression assez basse sur l’O. (760), anticyclone sur l’E. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Cherbourg, 10; Brest, 4- Temp. du matin : Moscou, —40; Paris, 1; Alger, 21; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : io°,4 (normale : 9°,8). — Le 18. Aire de pression supérieure à 765 du S.-O. à l’E. : Gascogne, Kief, 770 ; dépression vers les Iles-Britanniques : Va~ lencia, 759. Pluies sur l’O.; en France : Limoges, Brest, 3; Nantes, Cherbourg, 2; Calais, 1. Temp. du matin : Kharkof,—1°; Paris, 10; Alger, 21; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : io°,5 (normale : 9°,6). -— Le 19. Dépression sur l’O.; anticyclone sur l’E. Pluies générales sur l’O.; en France : Cherbourg, iB; Paris, 10. Temp. du matin : Arkangel,—-4°; Paris, 10; Alger, 21; Puy de Dôme, 2; moyenne à Paris ; io°,6 (normale : 90,5). — Le 20. Dépression sur le N. de la France, les Pays-Bas, la mer du Nord : le Helder, 749; Nice, 758; Bodoe, 768. Pluies générales sur l’O.; en France : Biarritz, 24; Boulogne, 20; Dunkerque, 17; Paris, 10; Nancy, 8; Nantes, 7; Lyon, 2. Temp. du matin : Hapa-randa, —5°; Paris, 9; Alger, 20; Puy de Dôme, 2;
- moyenne à Paris : 8°,3 (normale : 9°,3). — Le 21. Zone de basse pression sur l’O. et le S. : Paris, 754; Nice, 753. Hausse rapide sur le N. : Finlande, 776. Pluies sur l’O. et le S.; en France: Belfort, 91; cap Sicié, 34; Le Havre, 27; Marseille, 20; Le Mans, 12; Bordeaux, 8; Paris, 7. Temp. du matin : Haparanda, —io°; Paris, 2; Alger, 20; Puy de Dôme, —2; moyenne à Paris : 5°,7 (normale : 9°,i). — Le 22. Anticyclone sur tout le N. : Scandinavie, Finlande, 775; dépression sur le N. de l’Adriatique : Trieste, Pluies sur la France, la
- Suisse, l’Italie, la Russie; en France : Biarritz, 3o; Belfort, 12; Bordeaux, 8; Cherbourg, 5; Nantes, 4; Paris, 1. Temp. du matin : Haparanda, —5°; Paris, 2; Alger, 19; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 6°,6 (normale : g0). — Le 23. Biarritz, 754; Irlande, 756; Stockholm, 773. Pluies sur la Suisse et le N. de l’Italie; en France : Clermont-Ferrand, 10; Biarritz, Marseille, 1. Temp. du matin : Haparanda, —70; Paris, 7; Alger, 21; Puy de Dôme, 1 ; moyenne à Paris : 8°,8 (normale). — Phases de la Lune : Pleine Lune le 18, à 2 h. 33 m. du soir.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Taris (Yle)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d'origine.
- N° 1954 — 5 NOVEMBRE 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- La radiotélégraphie et la navigation aux États-Unis. — Le Congrès des Etats-Unis d’Amérique vient de rendre obligatoire l’établissement de la télégraphie sans fil à bord des navires, par une loi dont voici le texte : i° A partir du 1" juillet 1911, il ne sera permis par la loi ni à un bateau à vapeur des Etats-Unis, ni à un bateau à vapeur des pays étrangers, bateau affecté à la navigation sur l’Océan et au transport de passagers, de quitter ou d’essayer de quitter un port des Etats-Unis, lorsqu’il transporte 5o personnes ou plus, y compris les passagers et l’équipage, à moins qu’un tel navire ne soit pourvu d’appareils radio-télégraphiques efficaces, en bon état et confiés aux soins d’une personne versée dans leur utilisation. Ces appareils doivent permettre la transmission et la réception de messages sur une distance d’au moins 100 milles, de jour et de nuit. Les dispositions de cette loi ne s’appliquent cependant pas aux bateaux à vapeur naviguant seulement entre des ports distants de moins de 200 milles; 20 Les appareils radiotélégraphiques ne sont considérés comme étant efficaces, dans le sens de celte loi, que si la Compagnie qui les installe s’engage par écrit à échanger et échange réellement des messages avec les stations côtières et de bord employant d’autres systèmes radiotélégraphiques, suivant les ordres du patron du navire. 3° Le patron ou la personne ayant la charge d’un navire qui quitte ou qui essaie de quitter un port des Etats-Unis, en contravention avec une disposition de cette loi, sera, après conviction du fait, passible d’une amende n’excédant pas 5ooo dollars; cette amende constituera un droit de rétention envers le navire.
- La distillation des boues d’égout. — On sait combien ce genre de résidus est abondant et encombrant dans les grandes villes. Leur emploi jusqu’ici est assez limité et ne s’applique guère qu’à la préparation d’engrais agricoles. On a étudié en Angleterre un nouveau mode de traitement qui peut ouvrir de nouveaux débouchés à cette matière résiduaire. Les boues d’égout sont acidifiées, séchées grossièrement par évaporation, cassées en morceaux de 2 à 3 cm de diamètre et soumises dans un cylindre à doubles parois à l’action de la vapeur surchauffée entre 160 et a5o°. Il distille une graisse qui se solidifie par refroidissement et renferme entre 88 et 97 pour 100 d’acide stéarique et formant 7 a 11 pour 100 du produit initial. Le résidu a perdu 10 à 18 pdur 100 de son poids original; il brûle aisément avec une longue flamme et peut servir comme combustible, ou bien, étant donné qu’il renferme 1,7 à 3 pour 100 d’azote, il peut être employé comme engrais. Il y a là des indications intéressantes sur l’utilisation possible des résidus d’une grande cité.
- Chutes mortelles en aéroplane. — Les accidents d’aéroplanes se multiplient d’une fàçon désespérante. Le 20 octobre, le lieutenant Mente, de l'armée alle-
- mande, s’est tué à Magdebourg sur biplan Wright; le 26 octobre, l’aviateur Blanchard, sur monoplan Blériot, en atterrissant à Issy-les-Moulineaux, après avoir exécuté avec plein succès le voyage Bourges-Paris (244 km), est tombé d’une hauteur de 5o m. et s'est tué sur le coup. Deux aviateurs, Bielovucie et Brégi, chacun sur biplan Voisin, avaient effectué le même jour sans incident ce même voyage de Bourges à Paris.
- Le 27 octobre 1910, le lieutenant de génie italien Saglietti, trouve la mort à Centorelle, au cours d’une descente en vol plané. En l'année 19x0 seule, l’aviation „ a fait déjà 23 victimes. <> «s*'*»e '-* ^
- On ne peut pas ne pas être douloureusement frappé par la fréquence et la similitude de ces accidents. La plupart sont survenus après de fort beaux vols où l’appareil s’était on ne peut mieux comporté, au cours de la descente; M. A. Sée, dans l’Auto du 27 octobre 1910, en donne une explication théorique qui suggère un remède fort simple et mérite d’être signalée.
- « Beaucoup d’accidents mortels d’aviation arrivés sans « cause apparente proviennent à n’en pas douter de la « cause suivante : le gouvernail de profondeur mis, ne « fût-ce qu’un instant, à une position de descente trop « prononcée.
- « Voici ce qui se passe :
- « L’aéroplane est en principe composé de 2 surfaces :
- « i° les plans principaux; 20 l’empennage d’arrière « formant avec les plans principaux un angle dièdre « ouvert vers le haut : c’est ce qu’on appelle le V stabi-« lisateur. L’ensemble des 2 surfaces ainsi disposées « possède la stabilité longitudinale automatique et fie « risque pas de piquer du nez. — Seulement l’aéroplane « comporte une 3e surface, le gouvernail de profondeur « qui forme lui aussi avec les plans principaux un « dièdre ouvert tantôt vers le haut, tantôt vers le bas.
- « A la position de montée ce dièdre est ouvert vers le « haut, il ne peut qu’augmenter, la stabilité. Mais si l’on « passe peu à peu à la position de descente, ce dièdre '« change de sens : il devient ouvert vers le bas. Il forme « le V l’enversé qui est instable.
- « Si l’effet d’instabilité ainsi produit est plus grand « que l’effet stabilisateur dû à l’empennage fixe, l’én-« semble est instable. C’est ce qui arrive nécessairement « à partir d’une certaine position du gouvernail de pro-« fondeur. Or rien n’avertit l’aviateur qu’il atteint cette « position : brusquement l’appareil pique du nez et « tombe à pic, sans que le pilote ait eu lè temps de « réagir. » : c ,
- Il faut donc empêcher que l’aviateur, dans un moment de distraction, d’énervement ou de fatigue, puisse donner au gouvernail de profondeur une inclinaison incompatible avec l’équilibre de l’ensemble. Il suffirait pour cela, par construction, de limiter les secteurs non dangereux et l’àmplitudé des mouvements du gouvernail.
- L’idée est d’application facile ; elle sera, nous l’espé-l’ons, promptement expérimentée. .
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- INFORMATIONS
- ,-Vs.
- Deuxième traversée de la Manche en dirigeable. —
- Le dirigeable., le Morning-Post, construit par MM. Le-baudy à Moisson pour le gouvernement anglais, a renouvelé le 26 octobre l’exploit du Clément-Bayard. Parti à 9 h. 5o du matin, de Moisson, le ballon passait au-dessus des Andelys à 10 h. 45, franchissait la Manche entre Sainte-Adresse-en-Caux et Brighton (i3o 1cm en 2 heures) et atterrissait à Londres au camp d’Aldershot à 3 h. 5o, après avoir parcouru 370 km en 5 h. 40. Le Morning-Post est le plus grand des dirigeables semi-rigides actuellement existants; il jauge 10000 m3, est long de io3 m., mesure 12 m. de diamètre au maître-couple. Il comporte 3 ballonnets à air de 25oo m3 de volume total. La nacelle peut contenir 20 personnes; elle porte 2 moteurs Panhard-Levassor de 135 CV chacun. Les 2 hélices de 5 m. de diamètre tournent à 36o tours.
- Les fouilles sous-marines de Tunisie. — M. Merlin, le directeur des antiquités de la Tunisie, a récemment rendu compte à l’Académie des Inscriptions, des résultats de la quatrième campagne de fouilles sous-marines exécutées cette année près de Mahdia et poursuivies pendant deux mois et demi grâce aux subventions de l’Académie et de M. le duc de Loubat. C’est l’occasion de rappeler l’origine de ces fécondes recherches. Des pêcheurs d’éponges découvrirent en 1907, à 5 km au Nord-Est du cap Africa, par 3g m. de fond, les restes d’un navire parti d’Athènes et naufragé sur ce point vers le début de l’ère chrétienne. Les recherches entreprises depuis lors ont fourni une quantité d’objets du plus haut intérêt : statues et objets mobiliers en bronze, chapiteaux en marbre, inscriptions grecques, lingots de plomb, lampe en terre cuite conservant sa mèche de lin. En particulier, les investigations faites en 1910 ont ramené au jour cinq grandes statuettes en bronze, singulières de style et d’une admirable conservation, qui sont des monuments de premier ordre. C’est tout d’abord un Eros très gracieux qui danse en chantant et en jouant de là cithare; on peut y'vôir’ia' réplique d’une statue de Praxitèle décrite par le rhéteur Callistrate, dont on ne connaissait pas encore l’aspect. Ce sont ensuite trois grotesques, deux femmes qui dansent au son des crotales et un bouffon grimaçant qui s’avance avec des contorsions. Ces statuettes, faites pour provoquer le rire, paraissent se rapporter aux scènes de pantomimes qui accompagnaient les banquets. C’est enfin un satyre, d’un mouvement et d’une facture superbes dans sa maigreur nerveuse et caractéristique. Parmi les autres découvertes récentes, on remarque une statuette plus petite d’acteur grotesque assis, des masques de bacchantes, une plaque portant des griffons affrontés devant un canthara, une corniche ornée d’un buste d’Ariane, un lingot de plomb de 33 kg, deux monnaies, dont une, identifiée par M. Babelon, est une monnaie d’Athènes remontant aux années 220-200 avant notre ère, une série innombrable de vases en terre cuite qui devaient contenir de la poix. — Comme l’a fait observer M. Salomon Reinach, tous ces objets, en dehors de leur valeur artistique propre, présentent en outre un intérêt exceptionnel par leur frappante ressemblance avec ceux de Pompeï et d’Herculanum.
- La faune des mammifères d’Europe. — Notre savant collaborateur, M. E.-L. Trouessart, a récemment présenté sous ce titre à l’Académie des sciences (xo octobre), une note où il met excellemment en relief, à propos des' mammifères, ce très important facteur de la formation des espèces qu’on appelle la ségrégation, . c’est-à-dire l’isolement dans un territoire restreint, d’individus appartenant à une espèce largement répandue, et qui, dans ce milieu restreint, évoluent différemment du reste de l’espèce. -r- Il y a un demi-siècle à peine,. remarque M. Trouessart, les vertébrés supérieurs du continent européen étaient considérés comme bien connus. Mais, depuis, la zoologie s’est complètement transformée. A la théorie de l’immutabilité de l’espèce, s’est substituée celle de la variation limitée sous l’influence des conditions changeantes du milieu environnant. Les anciens naturalistes tenaient peu de compte des formes locales qu’ils mentionnaient à peine sous le nom vague de variétés. La théorie transformiste a montré la nécessité de tenir compte de ces formes géographiques et de les décrire avec précision, car ce sont des espèces en voie
- de formation. A ces formes locales on applique aujourd’hui le nom de sous-espèces. En même temps on a constaté que les musées d'Europe, même les plus riches en spécimens des faunes exotiques, étaient d’une pauvreté désespérante en spécimens de la faune de leur propre pays, par suite de cette idée fausse que cette faune était parfaitement connue. Il a donc fallu former de nouvelles collections, et surtout réunir des collections nombreuses, permettant de comparer les spécimens recueillis sur les points les plus éloignés de la réjiarti-tion géographique de ces types spécifiques, auxquels on attribuait faussement une uniformité presque absolue. Cette étude a donné des résultats aussi frappants qu’inattendus, en montrant dans quelle large limite un type spécifique à répartition étendue peut varier sous le rapport de la taille, des teintes du pelage et même des proportions du crâne. Par suite, les diagnoses trop concises dont se contentaient les anciens zoologistes ont dû être remplacées par des descriptions plus complètes et plus précises : il saute aux yeux, par exemple, que la même diagnose ne peut s’appliquer au Petit-Gris du nord de la Scandinavie, qui devient même blanc en Sibérie, à Y Ecureuil roux de l’Europe moyenne et à Y Ecureuil noir des contrées montagneuses de la sous-région méditerranéenne. Par sa constitution géologique et géographique, l’Europe se prête mieux que tout autre continent à la différenciation des formes animales. Le grand nombre d’îles et de presqu’îles qui découpent ses côtes, les chaînes de montagnes qui limitent ses plaines, rappellent l’époque, relativement récente, où ce continent n’était qu’un vaste archipel. C’est ainsi qu’un grand nombre de formes s’y sont localisées par ségrégation.
- M. Trouessart en cite deux exemples qui sont très frappants : i° Pour les anciens zoologistes, l’Hermine et la Belette étaient deux espèces bien distinctes. Cependant, dès l’année 1774» Cetti avait reconnu que la Belette de Sardaigne n’était ni une véritable Belette ni une Her-mine, et Beichstein proposa d’en faire une espèce à part sous le nom de Putorius boccamela ; cette espèce ne fut pas admise par les Traités systématiques, notammeut par celui de Blasius. En i8g5, un fait absolument parallèle était signalé en Irlande : une forme intermédiaire entre l’Hermine et la Belette y existe seule : c’est le Putorius hibernicus de Thomas et Barret-Hamilton. A Malte et en Egypte on trouve encore une forme distincte de l’une et de l’autre (Putorius subpalmatus Hemprich et Ehrenberg). Enfin, on est surpris de trouver à l’île Saint-Thomas, sur la côte occidentale d’Afrique, une forme du même groupe, mais de très grande taille (.Putorius africanus Desmares t), qui descend peut-être de Belettes importées dans cette île par les Portugais, il y a quatre siècles, car on n’en trouve pas sur le continent africain. — 20 Comme dans le cas précédent, les recherches les plus récentes ont permis de réhabiliter d’autres espèces anciennement décrites, mais dont la valeur était méconnue faute de matériaux suffisants. Notre Campagnol amphibie ou Rat d'eau {Arvicola am-phibius L.), le plus grand des Campagnols, est représenté en Scandinavie par Arvicola terrestris L., dont les habitudes sont, moins aquatiques et plutôt talpoïdes, et dans les Alpes suisses par Arvicola scherman (Shaw), de moitié plus petit et presque entièrement terrestre. Ces deux formes, si bien caractérisées, ne peuvent plus être confondues avec le Campagnol amphibie.
- Les femmes et le sens des couleurs. — On admet très souvent que les femmes sont plus douées que les hommes du sens de la couleur, ou des couleurs, c’est-à-dire plus habiles que les hommes à les distinguer les unes des autres. De récentes expériences faites en Amérique et résumées par M. Y. G. C. Henmon, dans les Vniversity of Colorado Studies montrent que cette prétendue constatation universelle est sujette à caution et à révision. D’après cet auteur, des expériences entreprises par Nichols ont montré, en effet, que les hommes sont en fait plus habiles à distinguer le rouge, le jaune et le vert, et les femmes plus habiles à distinguer le bleu. D’autre part, il est vrai, miss H. B. Thompson a trouvé que les hommes étaient plus sensibles au bleu et au jaune sur fond blanc, et les femmes au rouge et au vert. Elle conclut d’ailleurs elle aussi qu’en général les femmes sont moins habiles que les hommes à la distinction des couleurs.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- k> Agriculture -4
- Appareil spécial pour la destruction des campagnols et des mulots. — Les ravages causés dans les cultures par les rongeurs sont si considérables, en certaines années, qu’ils se chiffrent par des millions de francs. C’est ainsi que, dans certaines régions, notamment en JBeauce, les campagnols ou rats des champs et les mulots constituent, par leur pullulation, par Tinte n-= sité de leurs invasions annuelles,
- un véritable fléau, car ces rongeurs s’attaquent aussi bien aux cultures de céréales qu’aux prairies, plantes sarclées, etc.
- Pour lutter contre ce fléau, les agriculteurs doivent faire usage de moyens de destruction énergiques, sur toutes les surfaces envahies. Mais il est nécessaire de faire intervenir des traitements d’ensemble, et Ton a vu des syndicats agricoles organiser la destruction avec le concours des municipalités. La gravité des dégâts, due à l’intensité et à la rapidité des invasions de campagnols, a même rendu
- L’appareil spécial pour la nécessaires des essais officiels destruction des campagnols destruction à laide de di-
- ct des mulots. verses méthodes plus où moins
- efficaces. L'emploi de la pâte phosphorée, qui entraîne une dépense de 10 francs par hectare, n’est pas sans danger pour l’homme. Avec l’acide arsénieux mélangé au froment, à la mélasse et à la farine, les frais s’élèvent à 7 francs à 8 francs par hectare, mais, outre que Ton s’expose à empoisonner les oiseaux, les volailles et le gibier, ce procédé ne donne que des résultats incomplets (5o à 60 pour 100 de campagnols détruits, souvent moins). Enfin, si la méthode de destruction à l’aide du virus spécial Danysz, additionné de carbonate de baryum, donne des résultats satisfaisants, avec une dépense de 6 francs environ par hectare, il faut observer que le virus Danysz ne donne des résultats décisifs que s’il est appliqué dans les trois ou quatre jours qui suivent son arrivée de l’Institut Pasteur, où il est préparé; si on. attend plus tard, sa virulence disparaît, et il ne sert plus qu’à engraisser les campagnols.
- On a donc cherché un moyen vraiment pratique, efficace et économique. Dans cet ordre d’idées, il convient de signaler une innovation consistant en un appareil spécial, détruisant les campagnols et mulots par asphyxie. Cet appareil que représente la figure ci-contre, se compose d’un récipient cylindrique, d’un poids très faible, facilement transportable, terminé vers le bas par une partie conique, et fermé à sa partie supérieure par un couvercle. Une grille est disposée de façon appropriée et un conduit met en communication le récipient avec un ventilateur, un soufflet ou autre système analogue, actionné par une manivelle. Pour se servir de cette sorte d’enfumoir, on raccorde à l’orifice ménagée à la partie supérieure un tuyau de longueur et diamètre convenables permettant d’atteindre l’entrée des trous, cavités, etc., où se réfugient les rongeurs; le tuyau est muni d’une plaque faisant office d’obturateur. Dans le récipient, sur la grille, on brûle de la paille avec un peu de soufre, et au moyen de la manivelle, on imprime au ventilateur un mouvement de rotation rapide, de manière à produire un appel d’air aspirant la fumée et les vapeurs de soufre, pour les refouler dans le tuyau, ce dernier étant introduit dans les trous et galeries envahis par les rongeurs, et la plaque obturant hermétiquement les orifices. Dès que les vapeurs asphyxiantes ont pénétré suffisamment dans les trous, on enlève le tuyau et on bouche ces trous en tassant d’un coup de talon.
- L’opération se fait en quelques secondes, de sorte qu’en très peu de temps, on peut atteindre de nombreuses galeries, sur une grande surface de terraiu, et
- détruire par asphyxie tous les compagnols et mulots.
- Ce nouvel appareil est simple; le maniement en est facile et la dépense que nécessite ce traitement est insignifiante : avec 10 centimes de soufre et un peu de vieille paille, on obtient une destruction complète.
- Ce procédé, utilisant l’appareil spécial imaginé par MM. Mayfarth, 48, rue d’Allemagne, à Paris, est appelé à rendre de très grands services aux agriculteurs.
- *> Automobilisme
- Roue de secours « Houdaille » pour automobiles.
- - Cet appareil est basé sur le théorème, bien connu en géométrie, disant que trois points déterminent un cercle. Il se compose : i° d ira triangle en tubes d’acier avec deux raccords à trou et un raccord taraudé pour recevoir une forte vis de blocage; 2° de trois patins en acier présentant chacun deux mâchoires, dont Tune s’applique sur la jante de la roue de l’automobile et l’autre sur la jante du pneu de secours. La figure 1 montre les détails de 1 appareil, le patin PA est figuré dans le plan du triangle, mais il lui est en réalité perpendiculaire. La figure 2 montre la manière dont les doubles mâchoires d’un patin prennent la jante de la roue en ED et la jante de secours en GK.
- Il est facile de comprendre comment, par le simple serrage de la vis Y les trois patin PA, PB et PC viennent s appliquer exactement en trois points de la jante de la roue de 1 automobile et y restent fixés d’une façon parfaite^ puisque ces trois points sont justement la caractéristique du cercle de cette jante, selon le théorème cité plus haut.
- Il suffit maintenant de posséder des pneus, lisses ou antidérapants, montés sur des jantes en acier, du type courant, et de même diamètre que les jantes de la voiture que Ton possède. Ces pneus, montés et gonflés d avance sur ces jantes constituent les roues de secours qui seront instantanément appliquées contre les roues de 1 automobile, au moyen de la monture triangulaire que nous venons de décrire. La figure 3 montre une roue à jante en bois jumelée d’une roue de secours Houdaille. La jante du pneu de secours est maintenue
- PA G
- Fig. 1. — Triangle et patins ci tuant le bâti de la roue de secc
- Fig. 2. — Bétail d’un patin.
- E 1), jante de la roue; G K, j; de secours.
- Fig. 3. — Roue de secours montée une roue d’auto.
- solidement par les trois patins et se trouve centrée exactement sur la roue sans aucun tâtonnement et sans erreur possible.
- Une fois la vis unique serrée à fond, elle est maintenue par un frein qui empêche son desserrage en marche.
- Les avantages de cette roue de secours sont nombreux : d’abord elle ne comporte qu’une seule vis, ce qui en rend le montage très rapide ; la moulure en tubes d’acier est légère, indéformable et robuste ; elle permet l’emploi de jantes ordinaires que Ton achète à bon marché avec les pneumatiques, on peut donc emporter beau-
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- coup de pneus montés sur ces jantes légères, ce qui pare à tous les risques de crevaison en route.
- On conseille maintenant avec raison d’employer à l’arrière des voitures un peu lourdes, des pneumatiques jumelés : il y a, en effet, économie, car le pneumatique s’use d’autant plus que la charge est plus forte; mais l’usure augmente beaucoup plus vite que la charge; d’un autre côté, si à un moment donné on prend des voyageurs ou des bagages en surcharge, on risque de faire éclater les pneumatiques ordinaires de la voiture : il faut, à ce moment-là, jumeler les roues arrière; en temps ordinaire, il y a avantage à employer sur l’automobile des pneus lisses, parce que ceux-ci s’usent moins vite, coûtent moins cher, chauffent moins et permettent une plus grande vitesse que les antidérapants ; mais si le mauvais temps survient, on risque des accidents avec les pneus lisses : c’est alors qu’il suffit de jumeler à l’arrière des roues de secours avec pneus antidérapants ; on peut encore user de vieux pneumatiques en les jumelant, tandis qu’un seul de ces pneus usagés n’aurait pas suffi à supporter la voiture.
- . La roue de secours est donc un accessoire des plus intéressants pour le touriste, et celle que présente M. Houdaille, 62, boulevard Malesherbes à Paris, résout élégamment le problème.
- Hygiène
- L’aspirateur Taft. — Les hygiénistes on fait depuis longtemps le procès du balayage ordinaire ; un ménage bien tenu ne saurait s’accommoder de poussières ; mais
- L’aspirateur Tait et les diverses formes de bouches de succion.
- le procédé traditionnellement employé pour s’en débar-raser, le coup de balai ou le coup de plumeau n’a pour effet que d’améliorer les apparences, il n’enlève que très peu de poussières, il en fait voltiger au contraire de grandes quantités qui vont ensuite se déposer ailleurs ou même restent en suspension invisible dans l’atmosphère. On a, il est vrai, préconisé le balayage humide, pour supprimer ces poussières voltigeantes, effet fort dangereux au point de vue hygiénique, du balayage ordinaire. Mais le balayage humide ne se conçoit guère dans un salon par exemple ; si à la rigueur on peut l’appliquer aux parquets, comment dépoussiérer les tentures, les tapis?
- Fort heureusement pour l’hygiène, les appareils aspiratoires de poussières commencent à se répandre. Le nettoyage par le vide répond à toutes les exigences hygiéniques, et dans les grandes villes, un certain nombre de sociétés le pratiquent à forfait dans les appartements privés, au moyen d’appareils actionnés par moteur.
- Le procédé ainsi appliqué est malheureusement assez coûteux et ne s’applique guère qu’à de grands nettoyages périodiques de tentures, de tapis, de meubles. Pour le nettoyage quotidien, il faut des appareils domestiques, maniables à la main, ou au besoin commandés par un petit moteur électrique.
- L’appareil Taft permet précisément aux ménages, même moyens, de recourir chaque jour au nettoyage par le vide.
- L’aspirateur Taft est, en somme, un soufflet très perfectionné, mais travaillant en aspirant et non en soufflant. Il est monté sur une plate-forme assez lourde et
- sur laquelle, en outre, monte la personne qui actionne l’appareil. Celui-ci ainsi immobilisé, on agit sur le soufflet, à double effet, par un levier assez long. De l’autre main, il ne reste qu’à diriger le suçoir, fixé au bout d’un tube de 2 mètres.
- Il ne faut qu’un vide assez faible pour assurer un bon nettoyage ; le maniement du levier de l’appareil Taft suffit largement à le produire. — L’appareil est en vente chez M. Lacoste, 87, rue Nationale, Lille, et 11, rue Lagarde, Paris. Prix du petit modèle : 100 francs.
- Objets utiles
- Porte-manteau de poche. — On a souvent, en voyage, à bicyclette surtout, des chambres d’hôtel assez modestes où on manque de porte-manteaux pour accrocher ses effets. Le petit, appareil représenté ci-contre permet d’en avoir une demi-douzaine facilement dans ses poches sans en être encombré. Il est représenté à peu près à la moitié de sa grandeur naturelle. Replié (lig. 1), il tient fort peu de place ; quand il est ouvert (flg. 2), on voit une pointe acérée en acier P, comme celle des punaises à dessin, qu’il suffit d’enfoncer dans une porte, ou même au mur, pour que le crochet situé immédiatement au-dessous puisse porter un poids relativement considérable. On se l’end compte, en effet, que l’effort à l’arrachement s’effectue perpendiculairement à l’axe de la pointe et porte tout entier sur le point d’attache de celle-ci au crochet ; or elle *'* 3’ ~ Le porte-manteau n’est ni soudée, ni rivée, en p ace.
- mais est venue d’un seul
- morceau par estampage. Quant au crochet supérieur qui est en porte-à-faux, il ne peut supporter qu’un faible poids; il est destiné au chapeau. — Ce porte-manteau se trouve dans les bazars; vente en gros, Le Pratique, 18, rue Magdebourg, Paris.
- **> Divers <*
- Tubes à parfums et essences. — Alin de laisser lentement s’évaporer un parfum ou une essence quelconque, sans crainte de la voir s’écouler rapidement par l’orifice du récipient qui la contient, M. Fleury Lourd a eu l’idée de faire des petits tubes (fig. 2) de verre, portant à chaque extrémité un tube presque capillaire qui reste ouvert. On voit que, dans ces conditions, le liquide prend un niveau N N, dans quelque position que se trouve le tube, f ^
- mais ne peut pas s’écouler. L’évaporation se fait quand même, y
- puisque le tube reste ouvert aux N. ... N
- deux bouts. On s’en aperçoit bien
- Fig. 1.— Application à un faux cigare Fig. 2.
- pour essence médicinale. Le tube à parfum.
- quand on le met dans une poche de gilet ou de pantalon ; la chaleur du corps fait assez rapidement évaporer le liquide pour qu’au bout de quelques jours le tube soit vide. Dans un but de médication, on fait parfois respirer ou plutôt aspirer certaines essences : térébenthine, gaïcol, etc., aux personnes qui ont les bronches ou les poumons malades ; les petits tubes en question se logeant facilement dans un cigare artificiel, pourront être utilisés dans ces cas spéciaux. — Ces tubes sont en vente chez M. Fleury Lourd, 45, Faubourg-du-Temple.
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- HYGIÈNE ET SANTÉ
- IgD
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- Les verrues juvéniles. — La verrue est une petite lésion assez commune pour qu’il ne soit pas nécessaire d’en donner une description. Constituée par une petite excroissance papillomateuse, elle siège sur les parties découvertes, atteignant parfois les dimensions d’une lentille.
- Une variété de verrues, celle dont je parle ici, est de dimension moindre que la verrue vulgaire. La saillie qu’elle forme ne dépasse pas un diamètre de quelques millimètres. Il existe toute une échelle de grandeurs, allant depuis les plus larges jusqu’à celles qui ne sont visibles que comme un lin semis qui se confond d'une façon insensible avec le grain normal de la peau. Cette verrue plane se rencontre surtout sur les adolescents d’où le nom de verrue plane juvénile. Elle est autoinoculable et très probablement contagieuse.
- L’apparition des verrues se fait souvent d’une façon isolée, mais parfois elles surgissent absolument comme une véritable éruption et en nombre considérable. Le Dr Le Pontois, qui vient de consacrer sa thèse inaugurale à ce sujet intéressant, a vu un malade qui n’avait pas moins de six cents verrues planes sur la ligure. Darier en a compté plus de quinze cents sur le visage, le cou et les épaules d’un de ses malades. Yous jugez si ce masque, qui a presque les apparences d’une éruption de petite vérole, donne un appoint à l’esthétique du visage. Notez que c’est à la face que se montrent de préférence ces grandes éruptions de verrues ; les mains, le cou, les bras en sont aussi un siège fréquent; mais on peut les rencontrer dans toutes les régions.
- L’évolution de ces excroissances cutanées est assez curieuse. Bien des sujets ont quelques verrues planes, au dos des mains, ils constatent le fait, puis ces verrues disparaissent au bout d’un temps variable, sans aucune particularité digne d’être notée. D’autres fois, tout d’un coup, les verrues se multiplient, poussent en masse, formant, comme je le disais, une véritable éruption. La propagation se fait bien souvent par auto-inoculation,
- mais souvent aussi elle paraît se faire spontanément. Le point le plus curieux de l’évolution de cette lésion, c’est qu’elle linit par disparaître sans laisser la moindre trace; au bout de combien de temps, là est le point noir. Il faut parfois des années, mais, au furet à mesure que le sujet grandit, dépasse l’àge de la puberté, les verrues s’éteignent et disparaissent; le mal a duré cinq, six, dix ans, et il n’en reste que le souvenir.
- Y a-t-il un moyen de se débarrasser de cette désagréable infirmité, peu grave, n’est-ce pas, puisqu’elle disparaît toute seule. Mais une gentille enfant n’aime pas à avoir le visage maculé de ces taches et de ces excroissances ; elle demande à guérir. Nombreux sont les agents pharmaceutiques employés à cet usage. Les meilleurs sont ceux qui ne seront pas caustiques, car, si vous détruisez trop violemment la verrue, vous laisserez une cicatrice. Or, elle s’en va sans laisser de traces, le temps fait mieux que les médecins. Le savon noir, l’acide salicylique comptent parmi les agents non caustiques les plus usités. En étendant sur la peau des couches de savon noir et les laissant en place plus ou moins longtemps, suivant la susceptibilité de la peau, on voit les verrues s’exfolier, tomber, et la peau reparaître souple et sans cicatrices.
- Le Dr Le Pontois préfère à toutes ces méthodes anciennes la radiothérapie qui a donné des succès rapides et merveilleux à divers opérateurs. Bien entendu, et je ne cesserai de le répéter, quand il s’agit de cet agent énergique, il faut beaucoup de prudence dans son emploi, mais en quelques séances on supprime toutes les verrues. Chose curieuse et qui a du reste été observée avec d’autres procédés de traitement, on voit disparaître des verrues situées en des régions qui n’ont pas été soumises aux rayons. La verrue a été influencée à distance. Le procédé demande quelques séances avec intervalles de huit jours, mais ce n’est pas beaucoup si l’on songe qu’il faut attendre parfois dix ans avant de les voir disparaître spontanément. Dr A. C.
- JfcO
- IgD
- VAR1 ETES
- La calotte polaire bleue de Saturne. — Pendant la réunion du Congrès solaire au Mont-Wilson (Californie) un grand nombre des astronomes invités eurent le privilège de regarder la planète Saturne à l’aide du réflecteur de i,5o m. de diamètre. Cet instrument, constimit par l’astronome G.-W. Ritchey, est actuellement le plus grand qui existe, et il est parfait. L’oculaire utilisé pour l'observation de Saturne grossissait 600 fois. Un des premiers observateurs de cette soirée, le professeur Fox, directeur de l’Observatoire Dearborn, appela l’attention sur la couleur bleuâtre du pôle austral de la planète. Une recherche minutieuse révéla alors une calotte polaire très définie, semblable à celle de Mars, mais dont la couleur était bleue. La vision était excellente et la calotte polaire était très nettement définie et limitée par une bande de couleur jaunâtre. Cette bande, à son tour, était très exactement bordée au Nord par une ligne bleue qui limitait elle-même une large bande d’un bleu extrêmement pâle. Entre cette dernière et l’équateur, il y avait deux bandes plus larges encore, mais moins bien définies, de couleur brun-pourpre, et à l’équateur même une bande de teinte nettement jaune. Les anneaux offraient un relief frappant, l’anneau transparent intérieur étant d’un gris sombre et le globe de la planète étant entièrement vu au travers. La division de Cassini apparaissait nette et comme tracée au tire-ligne, tout autour de l’anneau ; mais la division d’Encke 11e se voyait seulement que comme une ombre délicate aux anses. De retour à l’Observatoire Lick, un des astronomes ayant assisté à cette vision extraordinaire de Saturne s’empressa de diriger sur la planète le réfracteur de o,gi m. Cet instru-
- ment lui permit de revoir la calotte polaire, et les bandes traversant le globe de la planète, mais les couleurs étaient bien moins distinctes En raison de l’aberration chromatique de la lentille. Par suite de sa position et de l’inclinaison de la planète, la calotte polaire peut être observée entièrement. Il faut avoir l'habitude des observations astronomiques avec des instruments de diamètres différents pour se faire une idée de ce que donne un instrument puissant. La chose cependant devient à peu près impossible quand 011 passe à un télescope de i,5o m. de diamètre. Nous avons pu nous entretenir récemment avec un astronome français habitué aux grands instruments et qui, précisément, était au Mont-Wilson au Congrès solaire et a vu Saturne à l’aide du grand réflecteur. Dans cet instrument, l’image de la planète dépassait en beauté et en netteté tout ce que l’on est habitué à voir. Si l'on songe que grâce à un don généreux, l’Observatoire du Mont-Wilson, déjà si privilégié sous le rapport du climat, aura, dans quelques années, un télescope de a,5o m. de diamètre, on se rend compte que cet observatoire deviendra le centre mondial d’où partiront, à l’avenir, toutes les découvertes effectuées à la surface des planètes, les instruments des autres observatoires étant, par leur situation et leurs dimensions, bien au-dessous de ces Léviathans de l’optique moderne.
- Ajoutons que ce n’est pas la première fois que l’on observe la coloration bleuâtre du pôle austral de Saturne. Nous avons pu voir tout dernièrement, à l’observatoire de M. Flammarion, à Juvisy, une belle gravure sur acier qui fut offerte, en 1867, au célèbre astronome français
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- VARIÉTÉS
- par Warren de la Rue, et dans laquelle la calotte polaire australe est gris bleu. Cette figure, exécutée en 1856, lors de l'ouverture maxima des anneaux, n'est pas signée, mais a eu pour auteur soit Warren de la Rue, soit Dawes. D’autre part, le 6 novembre 1909, M. Antoniadi, observant au grand équatorial de 0,83 m. de l’observa-
- toire de Meudon, a décrit la'calotte polaire australe d’uu bleu gris intense.
- Mais la découverte d’une calotte polaire analogue à celle de Mars est toute nouvelle et jamais, jusqu’ici, l’observation des colorations de Saturne n’avait pu être effectuée aussi bien qu’avec le réflecteur du Mont-Wilson.
- ,<ge
- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- case
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- La conservation des pulpes. — Les « pulpes » ou lamelles de betteraves, dont on a extrait les matières solubles pour fabriquer de l’alcool ou du sucre, sont employées à la nourriture des bestiaux qui s’en montrent très friands. Mais comme distilleries et sucreries ne fonctionnent que trois mois de l’année, on ne peut faire consommér de pulpes fraîches aux animaux que pendant cette période; ils reçoivent ensuite la pulpe conservée dans les fermes, soit en silos de grande capacité, placés dans une fosse de maçonnerie, soit en tas simplement au-dessus du sol et recouverts d’une couche protectrice de terre. Dans ces conditions, il s’établit à l’intérieur du silo des fermentations complexes au cours desquelles la pulpe prend une fort mauvaise odeur et perd une partie de ses éléments nutritifs. C’est pour obvier à cet inconvénient que, par une ingénieuse application des théories de la fermentation assurée par des levures pures sélectionnées, mises à profit depuis des années en distillerie et en œnologie, M. Bouillant imagina d’ensemencer les pulpes au moment de l’ensilofage avec une culture pure de ferment lactique. Le fourrage conserve, de la sorte, la bonne odeur qu’il avait au moment de la fabrication; bœufs et moutons le préfèrent aux pulpes usuelles, et ne sont en aucun cas atteints de diarrhée, ce qui arrive parfois dans le cas de l’emploi de ces dernières.
- M. Malpeaux vient d’expérimenter, à l’Ecole d’Agri-culture de Berthonval, le nouveau procédé, et ses résultats confirment absolument ceux obtenus l’an dernier par l’inventeur et les premiers expérimentateurs. Dans des silos, recouverts d’une couche de terre et conservés de novembre à avril, furent placés des pulpes de sucrerie et de distillerie, et à la manière habituelle, et avec ensemencement de ferments lactiques.
- Voici le résultat des analyses comparatis-es :
- I’ULPES Conservation. Perles de matières sèche,s. Acidité mi aride, lactique.
- A vec le raient s Sans ferments A vec • ferments Sans ferments
- Pulpe de sucrerie Dans des silos souterrains. • 15,6 » 0,50 0,21
- Pulpe ite distillerie En tas. . . . En silos . . . 18,6 21,9 23,5 0,54 1,95 2,04 2,22
- Pour assurer la diffusion du nouveau procédé, M. Malpeaux préconise l’ensemencement des cultures de ferments, non à la ferme, mais à l’usine à la sortie des presses à pulpes ; la dépense atteint à peine un centime par quintal, et le fabriquant peut ainsi livrer des produits de meilleure conservation dont ses clients seront très contènts.
- Quoique mieux conservée la pulpe « lactique » possède d’ailleurs une composition notablement différente de celle du produit frais : les sucres restant en petite quantité sont presque totalement détruits ; la cellulose est partiellement attaquée, les matières minérales sont entraînées par les liquides d’égouttage. Seule la quantité de matières grasses augmente un peu; quant aux albuminoïdes, il sont en partie transformés en amides. Tout cela importe d’ailleurs assez peu, du moment que la perte totale d’éléments nutritifs est réduite au minimum, ce qui, nous l’avons vu, est le cas pour les pulpes conservées à l’aide de ferments lactiques. IL R.
- Essai du lait au bleu de méthylène. — Cette méthode est préconisée par MM. Bertin-Saut et Ganjoux dans la Revue d'hygiène et de police sanitaire. Voici en quoi elle consiste. On verse dans un tube à essai a5 cm3
- de l’échantillon à examiner, et l’on y ajoute (> gouttes d’une solution de bleu de méthylène pur à 1/4000. On agite de façon à obtenir une coloration homogène, et en bouchant simplement le tübe avec un tampon de coton, on le porte aussitôt dans un bain à 4°° environ. Pour un lait naturel, il se produit une décoloration, d’autant plus rapide que le lait est plus altéré. Si cette décoloration est à peu près complète en moins de i5 minutes, le lait doit être en tous cas rejeté. Ajoutons que pour apprécier plus facilement la décoloration, il est recommandé de comparer le tube à l’essai à un tube témoin, contenant du lait non additionné de bleu.
- Virages en tons variés. — Cette formule, indiquée par M. P. Clerc, donne, avec les papiers au citrate, cel-loïdine, etc., des tons qui peuvent varier du noir bleu au sépia selon la quantité relative de l’eau et des éléments actifs employés. On prépare les deux solutions suivantes :
- A Eau........................ 5oo c. c.
- Chlorure d’or brun .... 1 gr.
- B Eau................ . . . . 5oo c. c.
- Sulfocyanure d’ammonium . 10 gr.
- Pour l’emploi, on mélange par parties égales, en.versant lentement toujours A dans B, jamais le contraire. Puis on ajoute de l’eau pour faire un litre. Les quantités à employer sont les suivantes :
- Noir pourpre . . . a00 c. c. A B, 800 eau Brun pourpre ... i5o c. c. — 85o —
- Brun sépia........... 120 c. c. — 880 —
- Sépia colorée ... 60 c. c. — 940 —
- Le bain ne sert qu’une fois pour un même lot d’épreuves. On les y laisse jusqu’à ce qu’elles aient le ton désiré, puis on les met dans une solution saturée de sel de cuisine. On lave à 2 ou 3 eaux et on fixe à l’hypo-sulfite à 20 pour 100.
- Les éthers de l’amidon. — On emploie depuis longtemps pour l’apprêt des tissus, plusieurs dérivés solubles de la fécule et de l’amidon, obtenus par chauffage avec une faible quantité d’acide minéral. Ces amidons, simplement hydrolisés, sont bien solubles dans l’eau, mais les solutions obtenues « rétrogradent » peu à peu et il se précipite une masse amylacée insoluble. Au contraire, plusieurs produits obtenus industriellement depuis peu, possèdent la propriété de donner des solutions inaltérables : ce sont de véritables sels, des éthers d’amidon (formiates et acétates).
- Préparé très simplement en traitant par l’amidon par l’acide acétique cristallisable ou un mélange d’acide formique et d’alcool, puis en lavant à l’eau froide, les sels amylacés se présentent sous forme d’une poudre blanche, soluble dans l’eau chaude et donnant des solutions limpides, visqueuses et très stables. La « féculose » oit acétate d’amidon, particulièrement plus employée convient à l’apprêt des tissus où on peut la substituer non seulement aux empois d’amidon, mais à la dextrine (elle en remplace trois fois son poids), et aux gommes végétales. Elle donne aux fibres de la raideur et du brillant sans en altérer l’éclat comme les amidons solubles. On l’utilise également en confiserie pour la préparation de sirops pouvant être chauffés à haute température sans altération. Enfin, d’excellents résultats furent obtenus en -papeterie dans l’encollage des papiers à écrire.
- Comme, en outre, certaines variétés de sels d’amidon donnent des solutions avec lesquelles on peut couler sur verre des pellicules minces transparentes et rigides, cl filer dans des appareils convenables des sortes de soies artificielles ; il est à prévoir que les nouveaux produits concurrenceront sans doute bientôt leurs propres parents, les éthers cellulosiques, employés depuis quelques années à ces divers usages.
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- RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES
- L utilisation des vieux chiffons graisseux. — L’industrie mécanique en général, et tous les établissements où fonctionnent des moteurs, font grand usage de chiffons pour essuyer les divers organes des machines et des transmissions. Que deviennent ces chiffons? On sait que dans l’industrie rien ne se perd; et le chiffon en particulier est un résidu de valeur que l’on peut utiliser à faire du papier de luxe. Mais le chiffon imprégné de graisse, d’huile, de cambouis, quel usage peut-il trouver? Il semble, à première vue, qu’il n’v ait pas grand parti à en tirer; et en effet il en a été longtemps ainsi.
- Mais aujourd hui, le chiffon d’essuyage est un résidu de grand prix, en tant que chiffon d’abord et en outre pour l’huile dont il est imbibé et que l’on extrait précieusement. L’exploitation des vieux chiffons de machine donne lieu actuellement à une industrie des plus curieuses, et sur laquelle notre confrère Le Papier, donne d’intéressants détails.
- Le chiffon est d’abord dégraissé mécaniquement dans un appareil à force centrifuge, dans lequel on introduit de la vapeur à 2 atmosphères; on n’emploie ni soude, ni savon; l’huile portée à l’ébullition est projetée hors du chiffon; elle s’écoule au bas de l’appareil en entraînant les impuretés de toutes sortes; le jet d’huile qui coule par le robinet inférieur de l’essoreuse permet dé suivre aisément la marche du nettoyage. Peu à peu le liquide s’éclaircit c’est un mélange d'huile et de condensation ; puis au bout d’un certain temps, i5 à 20 min., c'est de l'eau pure. L’opération est terminée. On retire les chiffons et on les fait sécher. Puis, on les revend aux mêmes industriels qui' les ont abandonnés. Quant à l’huile, on l’épure dans un épurateur à force centrifuge ; et elle aussi rentre dans le commerce. Si l’on sait que le chiffon de machine se vend neuf à des prix élevés, qui vont de 25 à 100 francs les 100 kg, on saisira de suite l'intérêt que peut présenter une pareille récupération.
- 1@D
- BOITE AUX LETTRES
- , AVIS. — l)a ns la boîte aux lettres; la Rédaction publie les faits d un intérêt général qui lui sont signales par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Communications. — Un bolide. —M. H. Ilanin nous écrit : « Dimanche dernier 23 courant, me trouvant avec des amis à La Neuville-Roy, dans l’Oise, à 8 h. 1 /4 du soir, nous avons vu un bolide dans la direction Nord, peu élevé sur l’horizon et décrivant un arc de l’Est à l’Ouest peu incliné sur l’horizontale. Il a éclaté en éclairant la campagne et laissant derrière lui une traînée d’étincelles ne dépassant pas comme longueur 4 ou 5 fois le diamètre de la lune et qui a duré à peine une seconde. Nous n’avons pas entendu de détonation. »
- Renseignements. — 6079, Dordogne. — Aucune bibliothèque scientifique publique, à notre connaissance, ne prête d’ouvrages au dehors.
- M. J. B. de S. F., à Campos, Brésil. — T Voici, pour l’agriculture, les ouvrages que vous pourriez consulter, en vous les procurant à la Librairie agricole de la Mai?: son rustique, 26, rue Jacob, à Paris : Maison rustique du XIX° siècle, 5 volumes : 35 fr. ; chaque volume 7 fr. Cours d’agriculture, par le comte de Gasparin, 6 volumes : 39fr,5o; chaque volume 7 fr. Cours d’agriculture pratique, par Gustave Heuzé, i3 volumes : 45r,',5o; chaque volume 3r‘,5o. Le livre' de la ferme et des maisons de campagne, par Pierre Joignèaux, 2 volumes (ne se vendant pas séparément) : 32 fr. Agriculture générale, par P. Diffloth, 2 volumes : 5 fr, chacun. U industrie agricole, par F. Couvert, 1 volume : 5 fr. Ces deux derniers ouvrages se trouvent à la librairie Le Vasseur et C'e, 33, rue de Fleurus, à Paris. -— i° Pour les machines manuelles à travailler le cuir, le coton et les fibres textiles, pour bourrellerie, sellerie, etc., vous pourriez consulter les ouvrages suivants : Bourrelier, sellier, harna-ckeur, par L. Jaillant, prix : 3 fr. et Çhamoiseur, maroquinier, mégissier, par de Foutenelle, Maigne et Villon, prix : 3rr,5o; librairie Mulo, 12, rue Hautefeuille, à Paris. En écrivant aux auteurs de ces ouvrages, ceux-ci vous donneraient des adresses de maisons pouvant vous fournir des catalogues de machines. — 3° Pour l’analyse des fécules et produits similaires, s’adresser au Laboratoire de la Bourse du Commerce, à Paris, ou à celui de la Société des Agriculteurs de France, 8, rue d’Athènes, Paris. Pour le commerce des fécules : Chambre syndicale des Féculiers, à la Bourse du Commerce, et à M. Maurice Duclos, courtier pour la vente, 104, rue de Richelieu, Paris.
- M. L. Dubois, à Maisons-Laflite. — Vous trouverez d’intéressants renseignements sur l’aile de l’insecte dans l’ouvrage les Zooptères, par P. Amans, publié chez Vivien, 20, rue Saulnier, Paris. — Sur la photographie astronomique, voyez l’ouvrage de L. Rudaux, Comment observer les astres, publié chez Masson et Gio, 120, boulevard Saint-Germain, Paris.
- M. Simonnart, à Paris. — Nous 11e saurions vous donner le renseignemenl demandé sans avoir en maius le champignon dont vous parlez : envoyez-en un exemplaire.
- M. A. Iluberland, à Neufchàteau. — Sur cette question des couleurs, voyez les ouvrages classiques de Che-vreul, publiés chez Gauthier-Villars et les études de M. Rosenstiehl parues dans le Bulletin de la Société -française de physique, 44. ™e de Rennes, Paris.
- M. R. Truget, à Barcelone. — Pour renseignement sur le procédé Schoop et l’adresse de l’inventeur, veuillez vous adresser à M. D’Arsonval, aux bons soins de l’Académie des Sciences de Paris.
- M. G. L., à Sierck. — Il est certain que les pierres en question sont défectueuses, probablement gélives. Probablement ausgi, il y a, à la partie du mur attaquée, un point d’humidité; ce qui expliquerait que les détériorations se propagent progressivement à partir d’un point initial. Le meilleur remède nous paraît résider dans l’application extérieure d’une couche de ciment. Mais nous ne saurions trop vous conseiller de consulter un homme du méfier, qui pourra se rendre compte sur place de la situation. Nous ne pouvons, sans avoir -vu l’endroit détérioré, vous donner un conseil précis. ‘
- M. J. Macaya, à San José (Costa Rica). — Il est assez difficile, à distance, de vous indiquer le remède exact aux efflorescences dont vous vous plaignez et dont il faudrait, tout d’abord, préciser la cause. Essayez, cependant, d’arroser votre ciment avec dé l’acide chlorhydrique étendu, puis lavez à grande eau. Le procédé donne souvent dé bons résultats.
- M. N. Z., à Moscou. — Nous n’avons rien retrouvé dans nos tables sur, le monument de Parmentier.
- M. le D' Gannat, à Vichy. — Les feuilles que vous nous avez envoyées né sont pas des feuilles de charme, mais bien de hêtre. Quant aux galles elles sont dues à un petit diptère, le Mikiola fagi.
- M. Paille, à Versailles. -— Badigeonner à plusieurs reprises avec un mélange de 10 litres d’eau et 1 litre de silicate de sonde (verre soluble) en solution commerciale. Vous trouverez une formule plus compliquée et un peu plus efficace dans le tome I des Recettes dé Tis-sandier (p. 183) et une série de mixtures ignifuges pour bois dans le tome IV du même recueil (p. 181 )., )
- M. Nicod, à Tour-de-Peils. — Les fabricants de papier donnent généralement les formules qui conviennent le mieux à leurs produits. Dans le présent numéro, vous trouverez une méthode de virages qui convient à un grand nombre de marques de papiers. La sensibilisation des cartes postales peut se faire au' moyen de la solution suivante : azotate d’argent, 4 gr- ; acide tar-trique, 4 gr- î eau distillée, 60 gr. On étend au pinceau et on sèche à l’obscurité.; L’image doit être fortefüent tirée ; elle est fixée soit dans un virage-fixage très faible, soit dans une solution d’hyposulfite à 5 pour 100 additionnée de 1 pour 100 d’ammoniaque. Les images gagnent en intensité quand on les sèche vivement au feu. Il faut encoller le papier, s’il ne l’est déjà, avant la sensibilisation.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- L’exposition de locomotion aérienne : A. Tholler. — Étalons de radium : Jacques Damne. — L’action de la lumière solaire sur les végétaux : R. Rousset. — Au Pôle en ballon : L. De Launay.
- — Photographies des décharges électriques : I)r Ai.fred Gra-denwitz, — Académie des sciences; séance du 2', octobre 1910 : Ch. DE VlLLEDEUCL.
- Supplément. — La photographie en relief. — La comète Metcalf.
- — Projection brillante sur Saturne. — Découverte d’une nova.
- — L’exposition internationale d’horticulture. — Le métal des conduites intérieures d’eAu. — Comment aigri et caille le lait.
- — La conservation des objets en caoutchouc. — Enduit inattaquable par les acides et les alcalis pour bacs d’accumulateurs.
- Analyse chimique des vins, par B. Kvlisgh. Edition française traduite et considérablement augmentée par G. Chenu et M. Pellet. Grand in-8 de 172 pages avec 36 ligures. Hermann, éditeur. Paris, 1910. Prix : 6 fr.
- L’édition allemande de ce livre ne comprenait qu’une étude complète des différentes méthodes officielles allemandes d’analyse des vins, avec un grand nombre de remarques et d’observations sur ces mêmes méthodes. MM. Pellet et Chenu ont reproduit intégralement tout le travail du professeur Kulish. L’exportation de nos vins en Allemagne étant considérable, nos viticulteurs seront heureux de trouver dans ce livre une étude des procédés d’analyse auxquels leurs produits peuvent être soumis dans ce pays. Les traducteurs ont ajouté la description des méthodes officielles françaises ainsi que celle des principaux procédés de contrôle employés dans la fabrication et le commerce des vins.
- Evaporation, condensation et refroidissement. Exposé, formules et tableau pour l’usage pratique, par E. Haus-brandt, traduit de l’allemand par G. Konig. i vol., /j35 p., 36 fig., 74 tableaux. Béranger, éditeur, Paris, 1910.
- Ce livre résume des données pratiques de la plus haute importance dans une foule d’industries. La condensation en particulier est un problème fort délicat qui se pose dans un grand nombre d’installations de force motrice. Le livre de Hausbrandt nous apporte réunies en un seul volume les formules et les constantes relatives à la transmission de la chaleur, aux échanges de température entre courants gazeux, à la vapeur saturée, à l’évaporation des liquides chauds, à l’ébullition,.aux condenseurs de tous les types, etc., etc. Cet ouvrage rendra de très grands services à tous les ingénieurs.
- L’essor de la chimie appliquée, par À. Colson. Paris, 1 vol. in-18 (Bibliothèque de philosophie scientifique). Flammarion, éditeur, Paris, 1909. Prix : 3fr,5o.
- Par sa situation scientifique, par la généralité de son enseignement et par sa longue pratique de l’industrie, M. Colson était désigné pour résumer, en quelques pages, les origines et les tendances de la chimie appliquée. Il n’a mis, dans son livre, que la teinte de notions générales strictement indispensable au fond commun des tableaux variés qu’il y a groupés, et il a pris soin d’éviter la sécheresse de la technique. Aussi chacun peut-il tirer profit d’exposés concis qui embrassent la reproduction des pierres précieuses, les grandes industries chimiques, agricoles, métallurgiques et électriques, les chaux et ciments, les propriétés du radium, les pétroles et l’évaluation de leur puissance mécanique, la poudre sans fumée, l’industrie des couleurs et des parfums, l’hygiène moderne, etc.
- Lectures agricoles, par Ch. Seltensperger. Paris. J.-B. Baillière, 1911. 1 . vol. in-16 de 576 pages. Prix : broché, 5 fr. ; cartonné, 6 fr. ; édition de luxe, 7 fr.
- Dans ce recueil de pages choisies parmi les auteurs
- contemporains formant l’élite de la littérature agricole (Passy, Méline, Tisserand, Risler, Regnard, Yiger, Ruau, Leroy-Beaulieu, Mabilleau, Müntz, Girard, Lin-det, Duclaux, Bonnier, Schlœsing, Yiala, YVery, etc.), l’auteur a choisi, pour les grouper d’après un plan méthodique, une série de questions aussi variées qu’intéressantes, faisant de l’ouvrage une petite encyclopédie des questions agricoles : agriculture générale, découvertes et procédés les plus modernes, sylviculture et jardinage; bétail et basse-cour; microbes et hygiène en agriculture; viticulture; coopération et mutualité; crise agricole et viticole; désertion des campagnes.
- Bibliographe of Aeronautics, 1 vol. 940 p., by P. Broc-kett, publié par the Smithsonian Institution. City of YYashington, 1910.
- Ce résumé, fort complet, de la littérature aéronautique, rendra les plus grands services à tous les chercheurs et aux érudits.
- Balaïtous et Pelvoux, par Henri Béraldi, t. II, in-8°, Paris, 1910 (non mis dans le commerce).
- Une fois de plus, l’éminent auteur nous fait profiter de sa passion pour la montagne et pour les Pyrénées en particulier. Il nous montre au Mont-Perdu, de 1786 à 1792 l’adjudant général Junker et son ami de Heredia, vrais précurseurs de Ramond et de Schradcr. Et il raconte les douloureuses luttes du capitaine Durand contre les hommes et les éléments pour triompher du mont Pelvoux dès i83o et mourir paralysé le 7 janvier 1835.Comme d’habitude, il faut regretter
- . que les travaux pyrénéens de M. Béraldi, voués au destin de raretés bibliographiques, ne soient publiés que pour un nombre restreint de privilégiés !
- Carte idionomalographique d’Autriche - Hongrie, par Bludau et Herkt (Flemming, éditeur, Berlin et Glo-gau). Prix ; 4'r,5o.
- Nous avons déjà signalé, à propos de la iro feuille (Russie), l’intérêt et la valeur de ces cartes, qui donnent la nomenclature telle qu’elle est orthographiée dans chaque pays. En outre, elles sont admirablement claires et au courant dés plus récentes modifications. Ainsi, la feuille d’Autriche au 1 5ooooo° donne les altitudes rectifiées des Alpes Dolomitiqües et des montagnes de Macédoine. Il est à souhaiter que cette tentative d’orthographe locale aboutisse à la suppression des absurdes estropiages qui nous font dire Danube au lieu de Donau, Londres au lieu de London, et qui, selon les langages, font confondre Genève et Gênes !
- Les primitifs allemands, par Louis Réau. Paris, H. Lau-rens, 1910. 1 vol. in-8°, 24 pl. hors texte. Prix : br., 2 fr. 5o; rel., 3 fr. 5o. (Les grands artistes.)
- . De nombreuses monographies publiées en Allemagne ont contribué depuis une vingtaine d’années à faire mieux connaître les précurseurs de Dürer et d’Holbein. Mais il n’existait jusqu’ici aucun travail d’ensemble sur cette période si féconde de l’art allemand. Le particularisme de l’art allemand, qui s’éparpille en une multitude d’Ecoles locales indépendantes les unes des autres, rendait, d’ailleurs, cette tâche particulièrement difficile. L’auteur a fort bien réussi à mettre de l’ordre dans ce chaos en apparence inextricable, à classer les différentes écoles de l’Allemagne du Nord et de l’Allemagne du Sud et à montrer avec précision sous quelles influences -— flamandes ou italiennes — chacune de ces Ecoles a évolué.
- Iland-Book of the Mammoth-Cave of Kentucky, par H. G. Hovey, chez Morton. Louisville, Prix ; ifr,25.
- Avec une carte d’ensemble et des cartes de détail des nouvelles galeries qui ont encore été découvertes en 1909 dans cet inépuisable labyrinthe.
- En raison des congés de la Toussaint, nous avons été contraints d’ajourner notre Bulletin-météorologique. La livraison de la semaine prochaine comprendra deux bulletins complets et rien ne manquera ainsi dans la collection météorologique hebdomadaire'. Il n’y aura qu’un retard de huit jours pour un des bulletins.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout Ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : s 20, Boulevard Saint-Germain, Taris ("VJ')
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1955 — 12 NOVEMBRE 1910
- SUPPLÉMENT
- INFORMATIONS
- Avis de l’Administration. — L’échéance du 3o novembre étant l’une des plus chargées de l’année, nous prions instamment MM. les abonnés, dont l’abonnement se termine avec le numéro du 26 novembre (n° 1957), de nous faire parvenir, soit par leur libraire, soit directement, le montant de leur renouvellement avant cette époque. Une quittance, pour une même durée que l’abonnement précédent, sera, à Paris et dans les départements, présentée dès les premiers jours de décembre aux abonnés qui, préférant ce mode de recouvrement, n’auront pas, avant le ier décembre, renouvelé ou donné ordre contraire. — Tout abonné à La Nature peut, en renouvelant son abonnément pour une année entière, recevoir les Tables décennales (3 volumes, 1873 à 1882 — i883 à 1892 — 1892 à 1902), au prix de 18 francs au lieu de 26 francs.
- Lés forêts du Caucase. —Le déboisement est un mal universel. L’Asie française signale que, elles aussi, les forêts du Caucase, sur beaucoup de points, sont devenues depuis quelques années moins touffues, par suite de l’exploitation irraisonnée dont elles ont été l’objet et de leur fréquentation par les troupeaux, quoique dans certaines régions elles constituent encore une richesse considérable, tant par la valeur des essences que par leurs superbes futaies. Il y a, au Caucase, plus de 7 5ooooo hectares de forêts (7828000 selon E.-A. Martel, La Côte d'Àzur russe), dont 3o pour ioo dans le Caucase septentrional et 70 pour 100 en Transcaucasie. L’exploitation forestière n’est pas très développée ; dans le bas pays et dans les régions accessibles, les forêts sont aujourd’hui dévastées, et dans la montagne, d’accès difficile, les routes faisant défaut, l’exploitation est tout à fait impossible ou exige des installations trop coûteuses. On peut se borner à citer à cet égard le vaste domaine forestier de Borjom, dans la province de Tiflis, qui appartient au grand duc Michel Nicolaïevitch et où l’écoulement du bois et des produits forèstiers est bien organisé: Il faut signaler ensuite l’entreprise de M. Maxi-mov qui exploite les forêts du bassin du Kodor, dans la province de Koùtaïs. Les 108 scieries mécaniques des provinces de Tiflis et de Koutaïs ont une production d’environ 3 millions de francs et les 3 scieries, fabriques de placage, dont 2 sont à Tiflis et qui sont pourtant des entreprises relativement considérables, ne rapportent guère que 1 3oo 000 francs. Beaucoup de bois sert au chauffage, à la fabrication d’échalas pour les vignes, de tonneaux, de roues, de bateaux et d’autres produits qui font l’objet de la petite industrie à domicile, dite buissonnière, des paysans de diverses régions. Les bois de construction font en général défaut, et quand, par hasard, on en trouve, ils sont d’un prix très élevé; les marchands les font en général venir tantôt des bords de la Yolga, ou ils sont apportés par mer d’Astrakan à Petrovsk et à Bakou, tantôt, de la province de Kherson ou même de l’étranger, en pénétrant dans le pays par le
- port de Batoum, qui fait d’ailleurs une énorme consommation de planches pour la fabrication des caisses servant à transporter le pétrole à l’étranger. Les essences les plus précieuses du Caucase sont le chêne (Quercus Pon-tica), l’épicéa (Abies Nordmanniana), le buis ou samshit (Buxus semper virens), le noyer (Juglans regia), le châtaignier (Castanea vesca), la dzelekva [Zelcova crenata), etc.
- Le monoplan à deux hélices Lioré. — Dans notre compte rendu du Salon de l’Aéronautique nous avons signalé l’intéressant monoplan Lioré, et la disposition de ses deux hélices placées à l’avant, en regard du milieu de chaque aile. Nous avons indiqué les raisons techniques qui justifient cette disposition. Nous signalions en même temps que la double chaîne impliquait un risque grave. M. Lioré nous fait observer que ce risque a complètement disparu dans son appareil, il a en effet imaginé un dispositif de sécurité arrêtant immédiatement les deux hélices en cas de rupture d’une chaîne. Donc, si l’accident se produit, le déséquilibrage, entraînant la chute immédiate de l’aéroplane, n’est plus à craindre. L’aviateur en est quitte pour regagner le sol en vol plané.
- Concours d’aviation organisé par le ministère de la Guerre. — Le Ministre de la guerre, pour stimuler l’industrie de l’aviation, a décidé d’ouvrir en 1911 un concours doté de prix considérables. En voici les conditions. Les appareils vainqueurs devront : Parcourir 3oo km d’un seul vol. Porter 3oo kg sans l’essence, ni l’huile. Voler à une vitesse minima de 60 km à l’heure. Entre les appareils qui satisferont à ces trois conditions la plus grande vitesse décidera. Le concours comportera deux périodes : i° Une d’essais de recevabilité, qui ira du ier au 3i octobre 1911, mois durant lequel les appareils subiront — et autant de fois qu’il plaira à leurs constructeurs — différentes expériences préliminaires de vitesse, de durée, de distance, de hauteur, de vol plané, etc...; 20 une d’essais de classement sur 3oo km, avec 3oo kg de charge, et l’obligation d’une vitesse moyenne de 60 km. Chaque appareil aura droit à 3 essais. Les prix seront les suivants et attribués comme suit : Au vainqueur, un prix de cent mille fr., plus la commande de dix appareils de même type payés au tarif ci-dessous : 4°000 fr'. par appareil, plus une prime de 5oo fr. par kilomètre de vitesse au-dessus du minimum de 60 km exigé, ci : un prix total au bas chiffre de 5oo 000 fr. L’appareil vainqueur deviendra la propriété du ministère de la guerre. Au second, la commande de six appareils aux mêmes conditions que ci-dessus : 40000 fr. par appareil, et 5oo fr. par kilomètre au-dessus de la moyenne de 60, ci : 240000 fr. Au troisième, la commande de quatre appareils toujours dans les mêmes conditions, soit donc : 160000 fr.
- Le plus ancien texte de la Bible. — Le P. Scheil, l’éminent assyriolôgiste, a signalé tout dernièrement à l’Académie des Inscriptions une importante trouvaille
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- INFORMATIONS
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- faite au Britisli Muséum, par M. l’abbé T. Tisserand : c’est celle d’un manuscrit syriaque du livre biblique Tsaie, portant là date 45g de notre ère. C’est actuellement le plus ancien manuscrit biblique daté; après lui vient un exemplaire incomplet du Pentateuque. appartenant au même musée, et qui n’est daté, en effet, que de l’an 464.
- La plus grande conduite d’eau du monde. — Elle vient d’être construite par un ingénieur espagnol,
- Vue intérieure d’une portion du siphon d’Albeda.
- M. Mariano Luina, de Gijon. Les deux photographies ci-contre donnent une idée de ses dimensions. Ces tuyaux imposants appartiennent au siphon d’Albeda, sur le canal d’Aragon et Catalogne (Espagne). Ils sont en béton armé. Le diamètre intérieur est de 4 m-, la charge d’eau de 3o m., la longueur de 760 m. L’armature se compose de cercles faits d’acier profilé réunis par des génératrices en fer rond. La construction de ce siphon
- Vue des travaux du siphon.
- a assuré l’irrigation de la région de Catalogne ; de même il y a 4 ans le siphon de Sosa, dont nous avons parlé à l’époque et qui eut également pour auteur M. Luina, fut construit pour assurer l’irrigation de l’Aragon. Le canal d’Aragon et Catalogne, aujourd’hui terminé, a coûté 35 millions de pesetas.
- Un curieux éclairage interurbain. — Le Times Engineering Supplément rapporte qu’il existe 2 villes allemandes, dont il ne donne du reste pas les noms, réunies par une route longue de 600 m. environ, et qui ont imaginé pour cette route un système d’éclairage fort curieux. Neuf lampes électriques, convenablement espacées, y ont été installées. A 10 heures du soir, pour ne pas gaspiller les deniers communaux, les lampes sont éteintes. Mais, les deux municipalités, paternelles, ont songé aux passants attardés, forcés de faire la route en pleine nuit, et voici ce qu’elles ont imaginé : sur les fils électriques est branchée une minuterie, qui se met en mouvement lorsqu’on y glisse une pièce de 5o pfennigs et rétablit le courant. Pour ses 5o pfennigs, le voyageur nocturne bénéficie de 12 minutes de resplendissante et;
- rassurante lumière. Ce moyen de concilier l’économie budgétaire et la sécurité du public n’est-il pas ingénieux ?
- L’aviation militaire dans les colonies. — M. Quinton, président de la Ligue Nationale Aérienne, vient de demander au ministre des colonies .de vouloir bien mettre à l’étude l’inscription au budget de 1911, d’un crédit de 2 millions destiné à permettre la création de l’aviation militaire dans les colonies. D’autre part, M. Merlaud-Ponty, gouverneur général de l’Afrique occidentale, répondant à l’appel de la Ligue Nationale Aérienne, vient de décider l’ouverture d’un crédit de 100000 francs pour l’acquisition des premiers aéroplanes soudanais.
- Bessemer et G. P. Gbranson. — Nous avons dernièrement, à l’occasion d’une conférence de M. Henry Le Chatelier (n° 1931, 28 mai) rappelé l’histoire du grand inventeur que fut Henry Bessemer et notamment celle de sa découverte capitale, la fabrication de l’acier. Un de nos lecteurs, M. Muguet Ivarlson appelle notre attention sur le rôle joué dans la mise en pratique de cette découverte capitale par le maître de forges suédois, G. F. Gôranson, dont la part dans cette invention n’est pas suffisamment appréciée en dehors de sa patrie. C’est en 1855 que Bessemer avait fait breveter son procédé de fabrication de l’acier. En 185G, il donna une conférence fameuse pour exposer sa méthode et fit quelques essais pratiques qui échouèrent. Ce premier insuccès est bien connu. Mais on s’imagine d’ordinaire que le mérite d’avoir triomphé finalement est dû au seul Bessemer. En réalité, Bessemer, s’il a su profiter de sa découverte mieux que beaucoup d’autres inventeurs, a néanmoins, comme beaucoup d’autres, été arrêté dans la réalisation avant de toucher le but, et c’est Gôranson qui a réussi le premier. Ce Gôranson, en 1857, était entré en pourparlers avec Bessemer et avait acheté un de -ses fourneaux encore imparfaits. Ayant fait de son côté des essais coûteux et d’abord malheureux, il résolut enfin le problème avec ses ingénieurs Lundwik et Lindberg et, le 18 juillet 1858, le premier soufflage heureux de l’acier Bessemer eut lieu à l’usine métallurgique Edsken, au Geshilcland, à un moment où Bessemer désespérait encore de réussir. Le fait a été constaté par l’Iron and Steel Institute qui a donné pour cela à Gôranson sa grande médaille d’or. Bessemer n’eut d’ailleurs aucune reconnaissance à Gôranson qui, après avoir perdu dans ces recherches une grande partie de sa fortune,, réussit seulement dix ans plus tard à fonder les aciéries de Sondviken.
- La production du cuivre. — La production mondiale du cuivre, qui était de 485 000 tonnes en 1900, est montée à 83g 205 en 1909, dont 490000 pour les Etats-Unis et 52000 pour le groupe d’Huelva, en Espagne (Rio Tinto, etc.), qui reste à peu près stationnaire. Le prix du métal, qui était de 1880 fr. en 1900 et que l’on avait vu monter à près de 2200 en 1907, est revenu à i455. Dans la production des Etats-Unis, la plus grande partie vient aujourd’hui de l’Ouest : 142000 tonnes pourrie Montana (Anaconda, groupes de la Butte et de Boston) ; i36ooo pour l’Arizona (Gopper Queen, United Verde, Miami); 47000 pour l’Utah, 24000 pour la Californie (Ray) et 23 000 pour le Nevada. L’ancien district du lac Michigan produit 102000 tonnes et le Mexique (Boleo) 56 000. Les principales mines de cuivre du monde peuvent être ainsi classées dans l’ordre de leur dernière production en milliers de tonnes :
- Mines. Régions. Dernière production
- — — annuelle.
- Anaconda . *. Montana . . 37.000
- Calumet and Ueela .... Michigan . . 36.700
- Ilio Tinto Espagne . . 55.500
- Boston et Montana .... Montana . . 52400
- Copper Queen Arizona . . 30.100
- Utali Copper Utah .... 25.200
- Butte Coalition Montana . . 18.000
- Mansfeld. Allemagne . 17.500
- Norlli Butte Montana . . 16.2(10
- Arizona Arizona . . 15.600
- Nevada Cons . ... . .?. Nevada. . .0 15.500
- United Verde. ! .' . : . . Arizona . . 14.850
- Copper Range Michigan . . 14.700
- Calumet and Arizona. , . Californie. . 13.500
- Nouveau Parc National aux États-Unis. — Dans le Montana du Nord-Ouest, on vient de créer, autour du lac Macdonald ; le Glacier,-National-Park, sur l’initiative du géologue Bailey-Willis ; on y compte quarante glaciers. , , : 'i . , : , ... ... .
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- SCIENCE APPLIQUEE
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- Electricif0 ^tiÿs
- Un grattoir électrique, — C’est un fait assez étrange que, malgré les nombreuses applications de l’électricité, pour la commande des dispositifs usuels les plus variés, personne n’ait encore pensé à l’actionnement électrique d’un ustensile si répandu que l’est la gomme à gratter. On sait, en effet, que les ratures de portions plus ou moins considérables d’un dessin, surtout technique, constituent pour le dessinateur un surcroît de travail fort gênant.
- C’est pourquoi la Société américaine Westinghouse, s’inspirant de la forme circulaire des gommes-grattoirs usitées par exemple pour les machines à écrire, vient de construire le grattoir électrique représenté sur noti*e figure. [K* Un électromoteur minuscule (de 1/20° de cheval), mis en rotation rapide, à la vitesse de 1700 tours par minute, par simple connexion au secteur électrique, est relié par un arbre flexible, à la gomme-grattoir, à laquelle il communique sa rotation. Aussi ce dispositif, promené facilement d’un bout de la table à l’autre, peut-il être déposé et relevé à tout moment, la simple pression sur un bouton, suffisant pour les mises en ou hors circuit. L’encre y adhérant pendant le fonctionnement
- Le grattoir électrique.
- est absorbée par une gomme douce touchant légèrement sa circonférence.
- Bien que ce dispositif soit assez efficace pour enlever par une seule application toutes traces d’encre, il est préférable de le promener plusieurs fois de suite d’un mouvement rapide et léger à travers les endroits à effacer; à la troisième application, on verra certainement disparaître les dernières traces.
- Une nouvelle piocheuse mécanique. — Nous montrerons dans un prochain article l’évolution des procédés de piochage de la terre depuis le plus primitif, celui que pratiquent les animaux, jusqu’aux modes mécaniques actuels. L’un des plus récents, parmi ces derniers, est représenté par la Machine Universelle Automobile Kami g-Saint-Georges, construite dans les ateliers de la Société anonyme Saint-Georges, à Zurich. Exposée pour la première fois au dernier concours agricole, elle a excité la curiosité de tous les agriculteurs.
- La piocheuse est indépendante du camion qui l’entraîne on peut l’enlever et se servir du véhicule isolé dont.la partie arrière se rabat afin d’augmenter la surface de la plateforme. Ce camion remplit egalement l’office de tracteur en cas de besoin et de locomobile, une poulie étant montée sur l’un des arbres de la boîte des vitesses. Le châssis présente une particularité intéressante : l’avant, en effet, repose sur une roue unique;
- ce dispositif a été adopté afin de pouvoir réaliser des virages très courts, sur place presque. Muni d’un moteur à essence de 2:5 chevaux, il peut tirer en palier une remorque de 20 tonnes à des vitesses variant de 800 m. à 7 km à l’heure.
- Nos photographies montrent l’instrument avec la piocheuse à l’arrière. Celle-ci comporte un tambour de
- Fig. 1. — Le camion attelé devant la piocheuse.
- 2 m. 20 de largeur qui est supporté par deux solides longerons articulés sur l’essieu des roues arrière. A l’aide d’une moufle, le conducteur relève ou abaisse le tambour depuis son siège. De plus, ce tambour tourne autour de son axe ; son mouvement lui est communiqué par une chaîne unique passant sur le pignon de gauche calé sur un arbre tournant à l’intérieur de l’essieu arrière.
- Les deux joues du tambour sont réunies par quatre arbres, recevant chacun de vingt à vingt-cinq pioches. Les pioches sont reliées à leurs arbres par l’intermédiaire de manches à ressorts leur communiquant une certaine élasticité. Elles sont faites en acier embouti et, en cas de rupture, leur remplacement s’effectue instantanément sans le secours d’un mécanicien.
- Il nous semble intéressant de montrer comment travaille chaque pioche. Le tambour étant au repos, les quatre arbres sont bloqués de telle sorte que toutes les pioches sont rentrées à l’intérieur ; mais les arbres sont libérés dès que l’appareil tourne. Examinons le schéma figure 3. La position A est celle que prend la pioche au moment où elle se trouve diamétralement opposée à sa position de travail; elle est au repos, l’arbre qui la porte étant bloqué. En tournant, la pioche arrive en B. Le plateau du tambour rencontre alors une sorte de came qui libère l’arbre porteur de la pioche ; celle-ci, par la force centrifuge, se trouve projetée hors du tambour (position C) et cet effet, auquel vient s’ajouter celui de la pesanteur, augmente pendant la chute, de telle sorte que la pioche, arrivée à la position F, pénètre
- Fig. 2. — Vue (le la piocheuse.
- dans le sol avec sa puissance maximum; L’arrachement delà terre s’effectue ensuite, puis son refoulement vers l’arrière (position H) et la pioché rentre dans le tambour où son arbre est alors bloqué (position'I).
- Cette machine est construite pour produire un labour que les spécialistes estiment plus parfait que celui que peut donner la charrue; on modifie la profondeur eu changeant les pioches. Le rendement varie avec cette profondeur. Les chiffres suivants nous ont été communiqués par la Société Saint-Georges. A la profondeur
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- SCIENCE APPLIQUEE
- de 5 à xo cm, la machine pioche de 5 à io hectares en xo heures; de i5 à 20 cm, le rendement est de 2,5 à 5 hectares ; il tombe ensuite entre 2 et 4 hectares pour les labours de 20 à 2:5 cm, et à 2 à 3 hectares pour les
- profondeurs de 2 5 à 33 cm. La consommation du moteur est de 3oo gr. d’essence par cheval-heure.
- Il semble, au premier abord, que l’introduction de machines aussi massives dans les terrains doive leur être défavorable, il n’en est rien, car le travail de la terre est tel, que derrière l’appareil le sol est pour ainsi dire déchiqueté en menus fragments beaucoup plus favorables à la réception des semences que les mottes produites par la charrue, dont la surface seule est ensuite grattée. C’est un défonçage méthodique du sol, dont les agriculteurs comprennent parfaitement l’importance. — La machine universelle à piocher est en vente à la Société Saint-Georges, à Zurich (Suisse) et chez M. Scotte, 5G, rue de Nanterre, Asnières.
- Fig. 3. — Schéma montrant le travail des pioches.
- Photographie
- Poudre éclair pour plaques en couleurs. — L’instantané au magnésium si en faveur pour la photographie en noir, a été étendu l’an dernier à la photographie en couleurs, grâce à des poudres composées d’éléments nouveaux et d’écrans colorés spéciaux. MM. Lumière et Seyewetz qui ont étudié récemmeut cette question, indiquent les meilleures conditions à remplir pour obtenir de bons résultats. Il est indispensable d’avoir une grande puissance photogénique, sous un faible poids de poudre brûlée, afin d’éviter la fumée, l’odeur et le bruit. On ne peut pas utiliser l’écran coloré, ordinairement employé pour la photographie en couleurs à la lumière du jour, parce que le magnésium ou l’aluminium, qui sont la base de toutes les photo-poudres n’ont pas une quantité suffisante de radiations bleues et violettes, et jusqu’à présent on n’a pas trouvé quelles substances on pourrait incorpor-er à ces poudres pour leur donner les radiations absentes. Il faut tourner la dificulté en interposant sur le trajet des rayons un écran approprié. Quant à la poudre, il faut chercher les oxydants qui, à faible dose, permettent la combustion rapide et complète du métal employé; il faut que cet oxydant soit aussi stable que possible et n’expose pas l’opérateur à des explosions dangereuses, comme cela arrive avec le chloi’ate de potasse. La substance la mieux appropriée est le perchlorate de potasse, qui est très stable et résiste à l’action du choc. L’acide sulfurique, même à chaud, n’agit que difficilement sur lui. La formule suivante donne de très bons résultats : Magnésium tamisé au tamis 120, 2 parties: perchlorate de potasse tamisé au tamis 120, 1 partie- On fait un mélange aussi intime que possible et on obtient une poudre qui s’allume bien avec une amorce de fulminate, ou un fil de fer porté au rouge par le courant électrique, ou encore avec uue touffe de fulmicoton. Il est nécessaire d’employer sur l’objectif un écran de couleur jaune verdâtre, que la maison Lumière fabrique sous le nom de « Perchlora ». La rapidité de combustion de cette poudre est telle, qu’on peut obtenir des instantanés, ce qui est très précieux pour le portrait à l’atelier et surtout pour les enfants qui restent difficilement assez tranquilles pour qu’on puisse les photographier sur plaques en couleurs autrement qii’en plein air et au soleil.
- Objets utiles
- Gril. — Brillât Savarin prétend que l’inventeur d’un mets nouveau fait plus, pour le bonheur de l’humanité, que le plus grand conquérant ; ce gril nouveau intéressera les gourmands plus que ne le ferait une mitrailleuse perfectionnée! Il présente l’avantage de recueillir tout le jus de la viande en le soustrayant immédiatement à
- l’action du feu; en outre, il est réglable en hauteur, ce qui permet de griller convenablement la viande quelles que soient son épaisseur et l’activité du brasier.
- Ainsi qu’on le voit par notre gravure, il s’agit d’un gril double, dont la partie supérieure ondulée et perforée de
- trous avec rebords (pour empêcher qüe le jus ne tombe dans le feu), reçoit la viande à griller. La partie inférieure est composée de rigoles et d’un collecteur de jus, elle est un peu inclinée du côté de la poignée pour permettre l’écoulement rapide du liquide dans le collecteur.
- Les pieds de l’appareil sont articulés sur un cadre métallique formant support, ce qui permet de mettre ces pieds dans la position verticale ou de les incliner plus ou moins pour rapprocher le gril du brasier. La position verticale ou inclinée des pieds du gril est maintenue par une petite crémaillère que l’on voit à côté de la poignée.
- Tout l’appareil est en forte tôle étamée, ce qui permet de l’enli'etenir très propre. Il est construit par les usines B. R. G., 67, boulevard de Charonne* à Paris.
- Divers
- Toise Féraud. — Il est d’usage constant dans les familles de suivre les progrès de la croissance des enfants ; pour cela on n’a pas toujours sous la main un moyen pratique et suffisamment exact. Les indications médicales que peut fournir l’observation d’un accroissement trop rapide ou trop lent sont cependant beaucoup plus importantes qu’on ne le pense généralement, et c’est une pratique à encourager. Elle sei'a facilitée par la toise Féraud qui est très peu encombrante et donne une précision parfaite. Elle se compose de deux pièces : un curseur en bois P formant équerre, renfermant le ruban métrique ; et un support A en métal nickelé qui se fixe au mur. Un ressort fait enrouler le ruban dans le curseur-équerre ; en appuyant sur un bouton on peut dérouler le ruban en tirant sur l’extrémité libre. Quand on cesse de tirer et d’appuyer sur le bouton, le ruban reste immobilisé et une aiguille indique le nombre de centimètres déroulés.
- Pour utiliser l’appareil on pose l’équerre sur le plancher et on déroule complètement le ruban, qui a environ 2 m. de long, jusqu’à ce que l’aiguille indique le zéro.
- On fixe alors au mur le support A et on y accroche l’extrémité du ruban, qui porte un œillet à cet effet ; dans cette position le ruban doit être complètement tendu. On le décroche ensuite, on appuie sur le bouton et il rentre dans,son socle. Quand on veut effectuer une mesure, il suffit alors de placer la personne à mesurer contre le mur sous le support A, d’accrocher l’extrémité du ruban à ce support et de tirer jusqu’à ce que l’équerre appuyée contre le mur rencontre le sommet de la tête; on immobilise alors le ruban en lâchant le bouton, et l’aiguille indique la longueur exacte qui existe entre le sol et la partie inférieure de l’équerre.
- Dans certains établissements, comme les hôpitaux, où l’on peut avoir des mesures à effectuer dans différentes pièces, on place un support dans chaque pièce, et c’est la même équerre qui se transporte à l’endroit voulu. — La toise Féraud se trouve chez M. Féraud, 201, rue Saint-Honoré, Paris.
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- Q&L
- Un record chronométrique à Besançon. — Jusqu’à ces derniers temps, il y avait eu contre la chronométrie bisontine un préjugé difficile à vaincre. On ne croyait pas que nos artistes français fussent capables de faire aussi bien que leurs voisins de Genève ! Ce qui donnait de la puissance à ce préjugé, c’est qu’aux concours chronométriques institués à Besançon et à Genève et fonctionnant dans des conditions sensiblement équivalentes, la vieille cité comtoise n’avait pas pu triompher des records genevois. Ces records sont de deux sortes : record individuel et record de série.
- Le record de série a, cela va de soi, une valeur plus grande que le record individuel qui peut quelquefois être le résultat autant de circonstances heureuses que de l’habileté du constructeur et du régleur. Il est, en effet, le résultat moyen des marches d’un lot de 5 montres de précision.
- Le record individuel, qui pouvait être considéré légitimement comme un record mondial, était détenu à Genève depuis 1908 par M. Huning avec un chronomètre ayant obtenu le chiffre magnifique de 268 points 4 sur le maximum irréalisable de 3oo points représentant la perfection absolue.
- Quant au record de série, il avait été enlevé en 1900 par un lot de 5 chronomètres1 de la maison Marius Fabre avec une moyenne de 267 points 3. Il était d’autant plus remarquable que M. Marius Favre était à la fois le constructeur et le régleur des montres victorieuses. Ces deux records, l’individuel de 2 ans, et le record de série vieux de dix ans déjà, ont été brillamment battus en 1910 à Besançon par une de nos vieilles maisons de précision, portant un nom illustre dans les fastes chronométriques, celle de M. Louis Leroy.
- Les 5 premiers chronomètres de M. Louis Leroy ont obtenu, calculée suivant la méthode genevoise, une moyenne de 264 points 6, soit sept points de plus que le lot de M. Marius Favre1.
- Les deux premières pièces de notre constructeur français ont obtenu respectivement 270 points et 270 points 8 battant toutes les deux de plus de deux points le record individuel de M. Iluning.
- Si l’on songe que, plus on s’approche de 3oo points, plus il est difficile d’obtenir un gain de quelques dixièmes de point, on ne pourra pas ne point convenir que le résultat chronométrique bisontin en 1910 constitue un véritable tour de force, une merveille de précision.
- Le calcul des points dans les Observatoires présentant une certaine complication et ne donnant qu’une idée générale de la supériorité des pièces classées avec un haut nombre, il y a quelque intérêt à montrer à quoi correspondent, dans la réalité, ces nombres remarquables.
- Pour cela je relève, dans le tableau ci-dessous, les marches journalières de la montre classée la première au concours de Besançon 1910 pendant une partie des 45 jours qu’elle est restée sous le contrôle officiel de l’Observatoire. La première colonne de chiffres donne la température du jour et la seconde la marche, c’est-à-dire la différence notée chaque jour entre l’heure de la montre observée et celle du régulateur étalon.
- Lorsque cette montre est entrée, elle était en avance d’une seconde 6 dixièmes sur le régulateur
- Première période, position verticale, pendant en haut :
- Premier jour i5°a +1,6
- Deuxième jour i5°3 +1,6
- Troisième jour i5°4
- Quatrième jour i5° 2 1,4
- Cinquième jour i5o4 + ,,6
- Deuxième période, position verticale, pendant à droite :
- Sixième jour i5°4 +0,8
- Septième jour i5° 5 4.0,8
- Huitième jour i5°5 -j-0,9
- Neuvième jour i5° 5 + ,,o
- Dixième jour i5°3 -j- °,8
- 1. J’emploie indifféremment dans ces lignes pour désigner le même objet, le terme de chronomètre et celui de montre de précision. Ce dernier est peut-être encore plus expressif que l’autre qui est littéralement galvaudé sur les boîtes et les cadrans d’innombrables patraques. — 2. Le premier régleur, M. Quélos, a aussi battu le record de M. Marius Favre avec une moyenne de 261 points 1. C’est lui qui a réglé les 2 montres de M. Leroy.
- Troisième période, position verticale, pendant à gauche :
- Onzième jour r5°4 -j-1,1
- Douzième jour i5°3 -j- 1,2
- Treizième jour i5° 1 -j- i,o
- Quatorzième jour i5° 2 +1,2
- Quinzième jour i5°2 +1,2
- Quatrième période, position horizontale, cadran en haut, à la glacière :
- Seizième jour 0° 0,2
- Dix-septième jour o° — 0,3
- Dix-huitième jour o° — 0,1
- Dix-neuvième jour o° — 0,2
- Vingtième jour 0" — 0,3
- Vingt-et-unième jour o° — 0,1
- Cinquième période, même position, température ordi-
- Vingt-deuxième jour i5° 2 + o,3
- Vingt-troisième jour i5° 2 0,0
- Vingt-quatrième jour i5° 4 0,0
- Vingt-cinquième jour i5° 4 — 0,1
- Vingt-sixième jour 15o 5 + 0,2
- Vingt-septième jour i5° 3 — 0,2
- ème période, même position, à l’étuve :
- Vingt-huitième jour 3o° 2 — 0,2
- Vingt-neuvième jour 3o° — 0,4
- Trentième jour 3o° 1 — 0,2
- Trente-et-unième jour 3o° 0,0
- Trente-deuxième jour 3o° 2 0,0
- Trente-troisième jour 3o° — 0,2
- Le premier jour de la période suivante, la montre étant retournée cadran en bas, et la température étant descendue à i5°, la marche est revenue à -j- 1,2, c’est-à-dire à une marche extrêmement voisine de ce qu’elle était au commencement de l’expérimentation.
- De l’examen sommaire de ces chiffres qui, somme toute, intéressent beaucoup plus le propriétaire de la montre que les écarts et les déductions qu’on en tire pour l’établissement du bulletin, il résulte deux choses essentielles.
- La première, c’est que le réglage aux températures est arrivé à une perfection voisine de l’absolu. Prenez les 4°, 5e et 6e périodes dont l’ensemble constitue ce qu’on appelle les épreuves thermiques, et vous verrez que, la montre étant restée dans la même position, la plus forte variation relevée d’un jour à l’autre a été de trois dixièmes de seconde. Et que pendant le dernier de ces dix-huit jours d’observation, sa marche était identique à celle du premier jour!
- En même temps que vous trouverez ce résultat splendide, vous concluerez la seconde chose sur laquelle il convenait d’attirer l’attention, c’est que le léger saut d’une seconde constaté entre le quinzième et le seizième jour est dû au changement de position de la montre et non au changement de sa température.
- On conçoit en effet qu’il y a, à cet égard, une raison mécanique dont il doit être à peu près impossible de supprimer l’influence. Dans la position horizontale, les axes roulent sur pointes, tandis que dans la verticale ils roulent sur leurs coussinets de pierre.
- L’annihilation des effets de la température doit être attribuée à l’emploi de bons aciers au nickel pour la confection du balancier circulaire. Ainsi s’affirme avec éclat le brillant service rendu à la chronométrie par M. Ch.-Ed. Guillaume, dont les études patientes et les recherches multipliées ont fini par rendre absolument pratique l’emploi de ces curieux alliages.
- Il y a enfin une conclusion pratique à tirer de ces constatations, pour le porteur d’un chronomètre qui a eu l’honneur d’avoir un certificat aussi élogieux que celui que je viens d’analyser. C’est qu’il doit toujours conserver son chef-d’œuvre dans la même position, la position normale, verticale pendant en haut, pour lui faire rendre le maximum de précision de marche.
- Pour la température il peut n’en avoir cure. Le balancier Guillaume veille sur ce point. L. Reverchon.
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- BOITE AUX LETTRES
- CM?
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Erratum. — Science appliquée : Taille-crayon idéal.
- •— Une erreur s’est glissée dans l’article où nous avons signalé ce taille-crayon (n° ig53) : le prix de vente au détail n’est pas : i franc, mais : ifr,5o (chez les papetiers).
- Adresses relatives aux appareils décrits. — La
- machine à traire les vaches est construite par le Liberty Cow Milker C° à Hammond (Indiana) Etats-Unis.
- Communications. — Venseignement chimique en Allemagne. — Un de nos lecteurs, destinant son fils à la carrière chimique, nous demande des renseignements sur les écoles de chimie industrielle allemandes. La question présentant un intérêt général, nous croyons devoir donner à notre réponse une certaine ampleur :
- En Allemagne, comme en France, l’étude de la chimie et de la physique est commencée dans les écoles secondaires. Les études en vue de devenir chimiste professionnel ne se font pas dans des établissements spéciaux, mais dans les écoles techniques supérieures (Technische Hochschule) réparties au nombre d’une vingtaine dans tout l’empire. Ces écoles délivrent des diplômes de docteur ingénieur, comportant de nombreuses spécialisations. C’est ainsi que pour la chimie seule, il existe les diplômes de chimiste proprement dit, de physico-chimiste, de chimiste-pharmacien, d’ingénieur chimiste, etc. Les études y durent 2, 3 ou .4 ans; certains cours sont facultatifs, d’autres sont obligatoires; il faut assister à un minimum d’entre eux pour pouvoir briguer certains diplômes. Il n’y a pas d’examens d’entrée, mais ceux qui ne peuvent pas suivre les cours sont éliminés assez rapidement. Il y a une rétribution à payer ; elle est plus élevée pour les étrangers que pour les Allemands. S’adresser au directeur; les femmes sont généralement admises. La Technische Hochschule de Karlsruhe, est réputée pour son enseignement chimique : il y est plus développé peut-être que dans toute autre école similaire et comporte plus de spécialités. De plus, Karlsruhe est dans le voisinage des grandes usines de produits chimiques allemandes où les élèves vont fréquemment faire des visites, accompagnés ou non. C’est là que le gouvernement français envoie le plus souvent les titulaires de bourses de séjour à l’étranger des écoles techniques et industrielles.
- Toutefois, la culture française étant à notre avis supérieure à la culture allemande, nous ne recommandons le séjour dans une semblable école allemande qu’après de bonnes études secondaires faites en France. Etudes au cours desquelles le jeune homme étudierait l’allemand (avec séjour en Allemagne pendant les vacances), de façon à suivre fructueusement les cours dès son arrivée à Karlsruhe. Après obtention du diplôme allemand, nous conseillons au jeune homme, soit de travailler un an ou deux dans des usines allemandes s’il se destine à la carrière industrielle, soit de compléter ses études chimiques dans une faculté française si c’est un sujet brillant pouvant réussir dans le haut enseignement. De cette façon, il pourra prendre aux méthodes allemandes ce qu’elles ont de bons, sans rien perdre de ses qualités de Français. Il ne faut pas espérer pour un Français faire une carrière de chimiste en Allemagne. Il y a pléthore de chimistes dans ce pays, et ils sont assez mal payés.
- Renseignements. — M. Irénée Masclet, à Valenciennes. — On emploie généralement des plaques ordinaires à émulsion rapide ; mais pour la photographie du soleil, à cause dé son intense lumière, il y a avantage à utiliser des émulsions très lentes. Nous avons publié un livre intitulé: Comment étudier les astres, parL. Rudaux, dans lequel vous trouverez tous les renseignements pratiqués mettant la photographie à la portée de tous.
- M. L. Godefroy, à Orléans. — Voyez le Manuel complet de galvanoplastie, publié chez Mulo, rue Haute-feuille, Paris (prix : 7 fr.). Nous ne connaissons pas d’ouvrage spécialement consacré aux monte-charges. Vous trouverez sur la question les indications essen-
- tielles dans le 3e volume du Traité cle charpente en bois et en fer de G. Oslet, publié chez Dunod et Pinat, 49. quai des Grands-Augustins, Paris.
- M. Haffen, Paris. — Il est exact que la construction de l’Ecole des Arts et Métiers de Paris est assez avancée, et que l'on compte y adjoindre une 4° année. Mais on ne peut fixer encore la date où l’Ecole sera complètement terminée et son outillage installé. Nous reviendrons sur la question en temps utile.
- M. Handel, à Levallois-Perret. — L’amalgamation des électrodes de zinc dans les piles donne de très bons résultats, surtout pour éviter une polarisation trop rapide delà pile. L’amalgamation peut se pratiquer simplement en trempant le zinc dans une solution aqueuse d’un sel mercurique, sulfate ou nitrate, additionnée de sa valeur d’acide chlorhydrique. Mais il est préférable d’acheter des zincs amalgamés du commerce; l’alliage du mercure et du zinc s’est effectué jusque dans la masse de l’électrode, car on les fabrique en chauffant en vase clos 4 parties de mercure et 96 de zinc, et l’on coule le tout dans des moules convenables. Les zincs couverts de sels doivent être débarrassés avant d’être amalgamés. Mais l’amalgame n’a pas pour effet d’empêcher les sels grimpants.
- Capitaine P., à Angoulême. — Le Mouvement géographique (hebdomadaire), 48, rue de Namur, Bruxelles, i5 francs par an. — Le Mois Colonial et Maritime, 2, rue de l’Université, Paris, 1 franc le numéro.
- M. L. Lacour, pharmacien à Vayres.— Le Moniteur Scientifique de Quesneville a publié (n° d’octobre, 1908), un travail très complet de M. Cote sur la fabrication et l’emploi du tétrachlorure de carbone ; vous trouverez le résumé de tous les travaux et brevets concernant ce produit (Quesneville, 12, rue de Buci, Paris, prix du n° : 2 francs).
- M. G. Charroppin, Le Prieuré. — La phosphorescence des bois abattus est un phénomène aujourd’hui bien connu, dû à la présence de bactéries luminescentes.
- M. L.-A. Nekam, à Budapest. — Le produit en question est la bakélite, inventée par le Dr Baekeland, de New-York. Vous pouvez vous adresser à lui par l’intermédiaire de l’American Chemical Society de New-York, dont il est président.
- M. G. Sellais, à Paris. — Nous vous remercions de votre communication au sujet du mode de locomotion de la larve de la libellule déprimée. L’observation est très exacte, mais elle a déjà été faite, et depuis longtemps. Ce mode de locomotion n’est d’ailleurs pas particulier à cette libellule, il appartient au contraire à peu près à toutes les larves de cette famille. Vous pouvez consulter à ce sujet le livre de Brehm, Les Insectes, t. I, p. 492. D’ailleurs, ce mode de propulsion a été maintes fois proposé par des ingénieurs pour des bateaux sous-marins et autres : M. Armstrong en a construit un il y a six ans qui a été essayé en Angleterre, sans grand succès, de sorte que le projet a été abandonné. Dès la fin du xvme siècle, on a donné l’exposé historique des recherches faites alors dans ce sens dans l’article Ballons du Dictionnaire de physique, de Monge et Cassini (Paris, 1793).
- M. Delmas, à Paris. — Chez un homme bien portant, sans lésions du cœur ni du système nerveux, l’usage modéré du tabac (un cigare, quatre ou cinq cigarettes) n’a pas d’inconvénients bien marqués, quoiqu’il ne faille pas oublier que, si faible que soit la dose, la nicotine est toujours un poison des plus violents, dont l’action très nocive se fait sentir à la longue. En pratique il vaudrait mieux renoncer totalement à l’usage du tabac, qui n’est ni hygiénique, ni propre.
- M. E. B., à Anvers. — Pour stériliser la paille à employer pour faire des chalumeaux ou pipettes pour la consommation des boissons, nous ne connaissons pas d’autre moyen que la stérilisation par la vapeur d’eau, à l’aide de l’autoclave. Par ce procédé, lors même que la paille se trouverait plus ou moins ramollie sous l’influence de la vapeur d’eau, elle reprendrait, après refroidissement, son état normal. Nous ne possédons pas d’adresses de fabricants, et nous croyons même qu’il n’a pas été construit, jusqu’à présent, de machines spécialement destinées à cet usage très particulier. Mais on peut opérer cette stérilisation à la vapeur dans une armoire complètement étanche et, au cas où un appa-
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- reil de ce genre pourrait vous convenir, la maison J. Guyot et Cie, 8, rue Claude-Decaen, Paris, XIIe, qui a la spécialité de construction des appareils et machines pour cafetiers, glaciers, limonadiers, etc., serait indiquée pour étudier un modèle et le fabriquer.
- M. O.-C. de Poney, à Brignoles. — Nous ne voyons aucun nom à vous indiquer. Mais vous pourriez vous adresser à l’Ecole des Mines, boul. Saint-Michel, Paris.
- M. le Dr Paul D., à Madrid. — Vous trouverez les conférences du Dr Doyen à la librairie Maloine, rue de l’Ecole-de-Médecine, Paris, ou chez l’auteur, 4, rue Pic-cini, Paris.
- Un lecteur, à Reims. — Vous trouverez dans les ouvrages de météorologie des renseignements sur les anémomètres ; voyez le Guide de l’amateur météorologiste, par J. Loisel, un vol. 2 fr. 75, chez Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins. Mais vous aurez les renseignements les plus précis auprès des constructeurs
- d’anémomètres ; vous trouverez ces appareils chez J. Richard, 25, rue Mélingue, Paris.
- Abonné à n La Nature », à Novaveles (Espagne). — \ous trouverez de bons atlas de géographie universelle à la librairie Hachette, 79, boulevard Saint-Germain, Paris ; à la librairie Armand Colin, rue de Mézières, Paris.
- M. Lamy, à Paris. — Jouets scientifiques : chez Brianne, 10, rue Alibert ; Radiguet et Massiot, 15, boulevard des Filles-du-Calvaire ; Steller et Coudray, 18, cité Trévise.
- M. A. M., Bucarest. — Nous ne connaissons à Paris qu’un restaurant végétarien, rue Gaillon. On y trouve, du reste, les deux régimes. Vous pourriez, pour renseignements plus détaillés, vous adresser à la Société végétarienne de France, 53, rue Yaugirard.
- M. Maucherat, à Moscou. — Nous avons transmis votre lettre.
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- BIBLIOGRAPHIE
- as*
- ess;
- ><
- Sommaire de notre précédent numéro.
- Le submersible français Archimède : Sauvaire Jourdan. — La découverte de Neptune : E. T. — La résurrection de la Palestine. — Les associations végétales : Emile Gadeceau. — Le cinématographe balistique : Dr Alfred Gradenwitz. — Les minerais de fer du Jura franconien : L. De Launay. — Académie des sciences : Ch. de Villedeuil. — Chronique. — La faculté d’audition chez les enfants : Y. Forbin.
- Supplément. — La radiotélégraphie et la navigation aux Etats-Unis. — La distillation des boues d’égout. — L’emploi industriel du gaz à haute pression pour le ehaufFage des fours. — Chutes mortelles en aéroplane. — Les verrues junéviles. — La calotte polaire bleue de Saturne.
- L’aéroplane pour tous, par MM. Lelasseux et Marque, Ingénieurs E. C. P., suivi de Les Deux Ecoles d’Aviation, par M. Paul Painlevé, de l’Institut. Un volume illustré. Librairie Aéronautique, 32, rue Madame, Paris, 1910. Prix 2 francs.
- Exposé clair, et en langage simple de l’histoire de l’aviation, de la théorie de l’aéroplane; descriptions excellentes des principaux types d’aéroplanes, classement méthodique des principales prouesses des aviateurs, telles sont les grandes divisions de ce livre. La lecture en est agréable et instructive.
- Le chauffage économique des appartements par l’eau chaude, par A. Bertiiier, ingénieur. 1 volume in-8 broché de 172 pages avec figures, 1910. H. Desforges,
- éditeur, 29, quai des Grands-Augustin, Paris (YIe)> Prix : 4fr,5o.
- Description des différents moyens de chauffage par l’eau chaude proposés actuellement par l’industrie : thermosiphon, chauffage à circulation accélérée, calorifère-cuisinière. Chacun de ces systèmes a ses avantages particuliers qui sont indiqués dans des chapitres spéciaux. Le calcul des installations de chauffage à basse pression et à haute pression est exposé d’après les méthodes les plus récentes de Rietschel, de Ritt et de Klinger, de manière à permettre aux entrepreneurs d’établir leurs devis sans longues recherches.
- Sondages profonds du bassin de Paris, par Paul Le* moine. Bul. de la Soc. de l'industrie minérale de Saint* Etienne, mai 1910, in-8°, 100 p. et 19 fig.
- Très intéressante étude géologique et hydrologique des puits profonds et artésiens du bassin de Paris. L’auteur y condense tout ce qu’on sait à l’heure actuelle de cette question si importante et encore pleine d’incertitudes.
- Carte topographique de l’Asie Mineure occidentale, par A. Philippson, au 3oo ooo°, en 6 feuilles Gotha, Justus Perthes. Prix : 3o francs.
- En 3 livraisons de 2 feuilles : la ira seule est parue. Ce document est de premier ordre et remplace d’anciens travaux très vieillis.
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- IgD
- CHRONIQUE MÉTÉOROLOGIQUE
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- Du 24 octobre au 2 novembre. — Le 24. Basses pressions sur l’O. : golfe de Gascogne, 752; anticyclone sur le S.-E. et le N. : Stockholm, 773. Pluies sur le S.; en France : mont Aigoual, 33 ; Gap, 15 ; Lyon, 11; Bordeaux, 7; Nantes, 2. Temp. du matin : Haparanda, —5°; Paris, 6; Alger, 21 ; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : 90,5 (normale : 8°,7). — Le 25. Hausse générale sur l’O. Pluies sur le S. et le N. Temp. du matin : Vardoe, 3°; Paris, 10; Alger, 22; Puy de Dôme, 8; moyenne à Paris : n°,4 (normale : 8°,5). — Le 26. Pression élevée sur presque tout le continent : Paris, 770; Moscou, 781. Pluies rares en Europe. Temp. du matin : Varsovie, — 20; Paris, 6; Alger, 20; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : n°,6 (normale : 8°,4). — Le 27. La dépression de l’Atlantique s’étend vers l’O. de l’Europe et la Méditerranée occidentale : îles Scilly, 753 ; Valencia, Biarritz, 755; aire anticyclonique sur le Centre et TE." du continent : Kharkof, 780. Pluies sur l’extrême N. et le S.-O. dès Iles-BritànniqUes ; en France : Saint-Mathieu, 4 ; Brest, Chassiron, Pic dü Midi, 1. Temp. du matin : Vardoe, 20.; Paris, 9; Alger, 22; Puy de
- Dôme, 8; moyenne à Paris : ii° (normale : 8°,3). — Le 28. Baisse sur l’O. : Valencia, 760. Pluies sur le S. et l’O.; en France : Dunkerque, 10; Cherbourg, 3. Temp. du matin : Arkangel, 3°; Paris, 9; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : i4°,2 (normale : 8°). — Le 29. Pression un peu basse sur l’O. : Valencia, Biarritz, 755; Kharkof, 776. Pluies sur le S. et l’O. ; en France : Dunkerque, cap Béarn, 9; Toulon, 5 ; Cherbourg, 3 ; Nantes, 1. Temp. du matin : Arkhangel, —4°; Paris, 8; Alger, 20; Puy de Dôme, 7; moyenne à Paris : i3°,i (normale : 70,9). —Le 3o. Zone de pression un peu basse du S.-O. au N.-E. ; France, 754; Arkhangel, 752; fortes pressions dans les parages de l’Ecosse : Stornoway, 768 ; Kharkof, 768. Pluies sur l’O. et le N.; en France : Aigoual, 52; Le Mans, 24; Le Havre, 12, Besançon, 7; Paris, 5; Bordeaux, 4- Temp. du matin : Kharkof, —8°; Paris, 12; Besançon, 7; Bordeaux, 4; Alger, 21; Puy de Dôme, 4; moyenne à Paris : i2°,i (normale ; 7°,8).
- — Le 3i. Dépression sur le S .-O. de l’Islande 7.40. Pluies générales et abondantes. Temp. du matin* Vardoe,
- — 20; Paris, 8; Alger, 21; Puy de Dôme, 4i moyenne ;à
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- CHRONIQUE MÉTÉOROLOGIQUE
- Paris : io°,5 (normale : 7°,6). — Le icr novembre — La dépression au S.-O. de l’Islande se déplace vers l’E. : Skuaesness, 718; Le Helder, 734; Dunkerque, 741; pressions élevées sur les Açores et l’Espagne : Horta, 768. Pluies générales et abondantes en Europe; en France : Dunkerque, 28; Boulogne, 14 ; Belfort, 9 ; Cherbourg, 7; Limoges, 4; Paris, Toulouse, 1. Temp. du matin : Uleaborg, —120; Paris, 9; Alger, 21; Puy de Dôme, 5; moyenne à Paris : 9°,4 (normale : 7°,6). —
- Le 2. Profonde dépression sur la Norvège ; Skudesness, 729; Turin, 746. Pluies sur l’O. et le N.; en France : Dunkerque, 33; Paris, 21; Cherbourg, 17; Brest, 10; Clermont-Ferrand, 7; Toulouse, 1. Temp. du matin : Arkhangel, — i3°; Paris, 5; Alger, 17; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 9°,2 (normale : 7°,3). — Phases de la Lune : Dernier Quartier le 25, à 9 h. 57 m. du matin; Nouvelle Lune le 2, à 2 h. 5 m. du matin.
- BULLETIN METEOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5ora,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT Dü CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 24 oct. 1910 . 5°. 9 E. S. E. 2. Eclaircies. 0,2 . Couvert.; gelée blunclie; petite pluie dans la soirée.
- Mardi 25 9°,8 S. S. W. 2. Couvert. )) Couvert le malin, puis nuageux; Beau après 17 h.; halo.
- Mercredi 26 6°,2 E. N. E. 1 Beau. » Ueau jusqu'à 10 h ; nuageux ensuite; rosée.
- Jeudi 27 9°,1 E. N E. 2. Couvert. 0,2 Couvert; rosée; halo; goulles à diverses reprises.
- Vendredi 28 12°, 1 S. S. W. 2. Couvert. 0,0 Nuageux de 11 h. à 16 h., couv. av. et ap. ; gouttes à 19 h. 10-20.
- Samedi 29 S°,l s. 1. Beau. 0,2 Peu nuageux le rn.; couv le s.; rosée; halo; pluie à 18 h. 35.
- Dimanche 50 12°,1 E. N. E. 1. Pluie. 1.4 Rosée; couvert.; pluie à diverses reprises.
- Lundi 51 10°,6 N. N. W. 5. Couvert. » Couvert le matin; très nuageux le soir.
- Mardi 1" nov 9°,2 S. W. 6. Couvert. 13,8 Eclaircies de 18 h. à 20 h.: pluie le malin et l’après-midi.
- Mercredi' 2. .... . 4°,8 W. 3. Pluie. 11,2 Nuageux ; pluie à diverses reprises; tonnerre à 12 h. 20 m.
- Jeudi 3 2°,9 S. W. 2. Peu nuageux. 7,4 Pluie le matin eide 13 ii. à 18 h. 30; gelée blanche; nuageux.
- Vendredi 4 7°,0 S. S. W. 3. Couvert. 4,6 Pluie à 3 h. et do 18 h. 15 à 35 ; très nuageux ; halo à 11 h;
- Samedi 5 5°,5 S. 2. Couvert. )) Eclaircie à 12 h. ; brume.
- Dimanche 6 5°.0 W. 2. Couvert. M Peu nuageux jusqu’à 16 h.; couv. ensuite; gel. hl. ; qq. averses.
- OCTOBRE-NOVEMBRE 1910. — SEMAINES DU LUNDI 24 OCTOBRE AU DIMANCHE 6 NOVEMBRE 1910.
- Lundi I Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi I Dimanche
- Lundi | Mardi ) Mercredi | Jeudi 1 Vendredi 1 Samedi I Dimanche
- La courbe supérieure indique ta nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené A 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à Vabm à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l’abri à boule mouillée.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- direction
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Taris (Yl*j
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l'obligation de l’indication d'origine.
- N° 1956 — 19 NOVEMBRE 1910
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- INFORMATIONS
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- SUPPLÉMENT
- Avis de l’Administration. — L’échéance du 3o novembre étant l’une des plus chargées de l’année, nous prions instamment MM. les abonnés, dont l’abonnement se termine avec le numéro du 26 novembre (n° 1937), de nous faire parvenir, soit par leur libraire, soit directement, le montant de leur renouvellement avant cette époque. Une quittance, pour une même durée que l’abonnement précédent, sera, à Paris et dans les départements, présentée dès les premiers jours de décembre aux "abonnés qui, préférant ce mode de recouvrement, n’auront pas, avant le Ier décembre, renouvelé ou donné ordre contraire. — Pout abonne à Ta JYature peut, en renouvelant son abonnement pour une année entière, recevoir les Tables décennales (3 volumes, 1873 à 1882 — i883 à 1892 — 1892 à 1902), au prix de 18 francs au lieu de 26 francs. _________ .
- Un naufrage dans la Manche. — Le Preussen, le fameux navire à cinq mâts de 5ooo tonnes, l’un des plus grands voiliers jamais construits, ne sera plus^ bientôt qu’une épave informe. Il compte parmi les victimes de
- Le « Preussen » échoué.
- la violente tempête qui vient de désoler nos côtes. Parti de Hambourg pour Valparaiso, le grand voilier se trouvait, samedi soir, à 11 heures, à huit milles au large de Newhaven, quand, gêné dans ses manœuvres par la violence du vent, il entra en collision avec le vapeur postal Brighton, qui transportait une centaine de passagers à destination de Dieppe. Tandis que le vapeur, gravement endommagé, regagnait Newhaven, le Preussen était secouru par deux remorqueurs. Mais les cordes de remorque se rompaient bientôt, et le navire fut poussé vers les dangereux récifs qui défendent
- l’entrée de la Baie du Crabe, près de Douvres. Et, malgré les efforts des remorqueurs et leurs tentatives répétées, il s’échouait bientôt, après que les chaînes de ses ancres, lancées au large de Dungeness, se furent rompues. Il est à redouter qu’on ne puisse pas le remettre à flot, et que les vagues achèvent promptement sa destruction.
- L’absorption de l’acide sulfureux par le caoutchouc et par la laine. — On sait que certains gaz sont susceptibles, en dehors des actions chimiques qu’ils pourraient provoquer, d’être absorbés par diverses substances solides; mais on n’est pas encore fixé sur le mécanisme de cette action. L’absorption de l’acide sulfureux par le caoutchouc et par la laine doit être considérée, d’après des études récentes, comme un véritable phénomène de dissolution; la matière organique de la laine est pour l’acide sulfureux un dissolvant aussi avide que l’eau pure.
- Sur l’équilibre de l’acide chlorhydrique aux radiations ultra-yiolettes. — MM. Cœhn et Wassilzewa ont voulu étudier la question de la dissociation de l’acide chlorhydrique sous l’influence des radiations ultra-violettes telles que celles qui sont émises par la lampe à vapeur de mercure en quartz. L’acide chlorhydrique gazeux, soigneusement privé d’air et exposé à la lumière de la lampe en question, se décompose partiellement en ses éléments et l’on peut facilement mettre en évidence le chlore formé par les réactifs habituels de ce gaz. C’est là une contribution intéressante à la question de la dissociation des gaz.
- L’emploi industriel du gaz à haute pression pour le chauffage des fours. — Dans beaucoup de cas, la méthode ordinaire d’emploi du gaz à basse pression pour le chauffage industriel n’est pas satisfaisante en ce sens qu’il est difficile par ce procédé, en raison des variations de pression du gaz, de régulariser la température. On a imaginé récemment des fours chauffés par des brûleurs injecteurs au moyen desquels on peut obtenir facilement une température constante et allant jusqu’à 2600°, par l’emploi de gaz à pression régularisée. Le gaz est amené dans un compresseur rotatif à la pression constante qu’on désire, puis dirigé dans le brûleur. On a appliqué ce procédé à la fabrication du verre, à la fusion du plomb, par chaleur directe ou par radiation. Ce procédé supprime l’emploi de grandes chambres de combustion, et en dosant convenablement l’air et le gaz, on arrive, pour l’obtention d’une même température, à réduire la consommation du gaz des deux tiers.
- Le rendement lumineux de la mouche phosphorescente. — Deux savants américains, MM. Coblentz et Ivés ont étudié le rendement lumineux de la mouche phosphorescente. Cet insecte, d’après eux, constitue la source lumineuse offrant le maximum de rendement
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- INFORMATIONS
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- connu. En traduisant en unités pratiques le rapport de l’intensité lumineuse fournie à l’énergie consommée, on trouve pour l’animal un rendement de 5o bougies par watt..Les sources lumineuses artificielles que nous avons créées sont bien loin d’un tel chiffre, les plus économiques ne donnent que 2 à 3 bougies par watt.
- Paris-Bruxelles en aéroplane. — Le dimanche x3 novembre. Legagneux emmenant un passager, a effectué par voie aérienne sur biplan Farman le voyage Paris-Bruxelles. Partis d’Issy-les-Moulineaux à 6h43m39" du matin, les aviateurs atterrissaient à Bruxelles à ioh io après une escale de io minutes à Compiègne pour ravitaillement et une autre à Bavay. Il a donc fallu à peine 3h i5 pour faire 270 km, ce qui représente, en tenant compte des arrêts, une allure supérieure à 100 à l’heure.
- Le téléphone au Pôle Sud. — Cette innovation, dans la technique des expéditions polaires, est due au capitaine Scott, et a pour but d’assurer à des membres détachés d’une expédition la possibilité de rester aussi longtemps que possible en communication téléphonique avec le navire ou avec le quartier général. Il compte emporter à cet effet dans les parages antarctiques, une installation téléphonique très complète, construite par la National Téléphoné Company. Aussi, pour éviter une congélation inévitable, il a fallu recourir au système des
- batteries centrales, en aménageant les appareils suivant le même principe que les grandes centrales de nos capi taies. La batterie alimentant les différents téléphones est une batterie d’accumulateurs qui emprunte son courant de charge à une petite dynamo installée sur le navire. L’installation comporte un total de cinq appareils, logés dans des caisses en bois, et construits de façon à pouvoir supporter une température minima de — 55° C. A la droite de la figure est représenté l’un des tambours à fil, prévus au nombre de six. On a adopté du fil d’aluminium. C’est ainsi que chacun des tambours, d’un poids d’environ 45 kg, comporte un enroulement de 21 km de fil d’aluminium nu : grâce à leurs dimensions appropriées, ils pourront être disposés à l’arrière d’un traîneau, d’où on déroulera le fil conducteur au fur et à mesure des besoins. Comme en raison de la grande sécheresse de l’air antarctique, les perturbations dues à la déperdition atmosphérique ne sont guère à craindre, les fils, en dépit des longueurs de lignes considérables (jusqu’à 42 kilomètres), pourront être posés immédiatement sur la neige : ce procédé, employé déjà dans l’installation téléphonique la plus élevée du monde, celle du Mont Rosa, sera en général préférable à l’érection de mâts. Comme la terre ne pourra guère servir de retour, il ne s’agira que de la pose de lignes doubles. Bien que la distance de 42 km, couverte par les fils de chaque tambour, soit relative: ment courte, rien ne s’oppose à l’installation de stations intermédiaires, permettant de porter à des valeurs bien plus grandes la portée de l’installation. Les appareils sont des micro-téléphones à main, système Ericsson, où le récepteur et le microphone sont disposés en série. A la cabine centrale sera installée une batterie centrale de 24 volts, disposée en série avec les conducteurs. La
- basse température des régions antarctiques améliore, chose remarquable, d’environ i5 pour 100 la transmission téléphonique à travers les fils d’aluminium, dont la conductivité se trouve 'augmentée d’autant. Les récepteurs et les microphones sont munis d’embouchures en bois et en métal respectivement, pour le cas où les embouchures ordinaires (d’ébonite et de celluloïd) ne supporteraient pas les basses températures.
- Les inondations. La crue de la Seine. — Comme on le verra dans notre bulletin météorologique, la France et l’Europe centrale ont été soumises toute cette semaine à un régime de pluies diluviennes. De nouvelles inondations sont venues dévaster en France les régions déjà si éprouvées par les catastrophes du début de l’année : la Meurthe, la Moselle, la Meuse ont subi des crues supérieures à celles de janvier et février derniers. Le Rhône monte d’une façon menaçante. La Saône et ses affluents débordent. Quant à la Seine, qui le 8 novembre marquait 2,80 m. au pont de la Tournelle, et 3 94 m. au Pont-Royal, elle atteignait le 12, à 3 h. 40 de l’après-midi 4,46 m. et 5,55 m. à ces mêmes ponts; le 14, dans l’après-midi, 4,97 m- et 6,o5 m. En janvier, le maximum avait été de 8,5o m. au pont de la Tournelle, g,3o m. au Pont-Royal.
- La concurrence des minerais de fer français et suédois. — La France possède en Lorraine des gisements de fer qui sont peut-être actuellement les premiers du monde ; mais elle n’a qu’insuffisamment et elle aura de moins en moins la houille, et, par conséquent, le coke nécessaire pour les convertir en fonte et en acier. Les mines lorraines avec leur exploitation profonde et leur épuisement difficile, nécessitant des immobilisations de capitaux considérables qui peuvent seulement être rémunérés par une exploitation intensive, il y a, pour la France, malgré certaines théories contraires, un intérêt capital à vendre le plus possible de minerai de fer à l’étranger : ce qui ne veut d’ailleurs nullement dire qu’il faille vendre des mines. Aussi l’exportation, rapidement croissante, des minerais de fer lorrains, atteint-elle déjà pour les huit premiers mois de 1910, 3 120000 tonnes contre 2416000 et 1479000 pour les périodes corz-espon-dantes de 1909 et 1908. Mais ce ne sont encore là que des chiffres de début et que l’on doit viser à augmenter notablement dans l’avenir. Or ces minerais lorrains ont actuellement pour principaux concurrents les minerais lapons. D’où l’intérêt de l’ouvrage important consacré à ces gisements de Laponie par notre collaborateur P. Ni-cou (Dunod, 244 P-)- Les principales conclusions de l’auteur sont les suivantes. Économiquement, les minerais lapons ont l’avantage en Allemagne. Leur prix de revient dans la Ruhr est, par unité de fer, de o,3o fr. à 0,40 fr. (minerais de Kirunavara exportés par Narvik) contre 0,32 à o,33 pour les minerais de Briey et o,34 à 0,37 pour les minerais de Normandie. Le transport revient, en effet, à peine plus cher par unité, étant donné la teneur plus élevée des minerais : 14,70 fr. de Kirunavara à Bochum par Narvik pour un minerai à 60 pour 100, contre 8,20 fr. de Briey à Bochum pour un minerai à 38 pour 100, et les frais d’exploitation sont beaucoup plus grands pn Lorraine ou en Normandie : 2,75 à 3,5o fr. la tonne en Lorraine; 5 à 6 fr. en Normandie, contre 1,70 fr. à Kirunavara. Par contre, les minerais lapons ont des infériorités de qualité. D’abord la teneur en phosphore est extrêmement variable, entraînant des nécessités d’analyses continuelles, la formation de stocks par catégories, etc. Puis ces minerais, trop compacts, arrivent souvent au niveau des tuyères sans avoir presque subi d’altération. Enfin ils donnent trop peu de laitier ; ce qui amène, quand on ne procède pas par mélanges, à repasser du laitier d’une opération précédente. Enfin, i’exportation de ces minerais lapons, qui peu à peu se restreindra à ceux de Kirunavara, est rigoureusement limitée jusqu’en ig32 par les contrats passés avec le gouvernement suédois. Le maximum, qui ssra atteint de igi3 à 1932, est de 3 862 000 tonnes. Pendant la période plus immédiate de 1908 à 1917, l’exportation doit être au maximum de 38 millions de tonnes, dont 29,6 sont déjà assurées par contrat aux usines westphalieunes. Comme l’Angleterre, d’autre part, absorbe de plus en plus de minerai lapon, la concurrence que ces minerais peuvent faire aux minerais français est donc plus restreinte qu’elle ne le semblait d’abord.
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- SCIENCE APPLIQUEE
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- f»_. Hygiène
- Le spirophone Maugy. — Le spirophone Maugy, du nom de son inventeur, est un appareil respiratoire phonique ayant pour but de permettre aux ouvriers et sauveteurs de respirer, de séjourner et de travailler, pendant un temps illimité, dans la fumée, dans les gaz délétères, tout en leur laissant la faculté de communiquer verbalement avec le dehors.
- Il comprend : une carcasse en cuivre nickelé, des glaces donnant un champ visuel suffisamment étendu ; une soupape d’expiration s’ouvrant, dans l’atmosphère ambiante, sous une faible pression (i5 mm d’eau; ressort-traction équilibreur rendant tout coincement du clapet impossible); un tube d’aspiration, coudé, se raccordant au tuyau et débouchant dans le masque par une soupape qui fonctionne à l’inverse de la soupape d’expiration et dont le siège circulaire se trouve sur un des côtés d’un châssis formant un angle de 28°; clapet en aluminium sans ressort s’ouvrant et se fermant en oscillant autour du sommet de l’angle; deux pavillons communiquant avec le tube d’aspiration et appelés, l’un « vibrateur » placé en face de la bouche pour la transmission des sons émis dans l’appareil, l’autre « réson-nateur » aboutissant à l’une des oreilles pour la réception des sons émis au dehors ; ces deux pavillons sont fermés par des membranes tendues, imperméables à l’air, lesquelles vibrant sous l’influence des ondes sonores, transmettent les paroles échangées par l’opérateur et son interlocuteur placé à l’extrémité du tuyau; un bourrelet pneumatique et des courroies pour l’adaptation hermétique autour du visage.
- Quand les poumons se dilatent, l’air tend à se raréfier à l’intérieur du masque et le clapet du tube d’aspiration bascule sans effort sous la pression atmosphérique (force expansive des gaz) ; il se ferme au contraire pendant l’expiration, tandis que l’élévation de la pression qui se produit à cet instant fait fonctionner la soupape d’échappement.
- Le tube conducteur d’air de 18 mm de diamètre intérieur, renforcé par une spirale métallique noyée, est utilisée en même temps et sans dispositif spécial comme tube acoustique ; son extrémité opposée au masque est terminée par un cornet transmetteur, muni d’un branchement coudé avec pavillon récepteur (cornet microphonique).
- Le moyen d’obtenir la respiration facile et prolongée dans les milieux irrespirables ou asphyxiants, a fait l’objet de nombreuses et patientes recherches. Mais les appareils créés jusqu’à ce jour ne répondent pas, en général, aux espérances que l’on fondait sur eux. Certains nécessitent des préparations longues et minutieuses; d’autres, l’emploi de produits chimiques facilement altérables. De plus, ils sont très souvent d’un maniement délicat et exigent de celui qui s’en sert un apprentissage spécial. Les ouvriers ou sauveteurs qui utilisent ces appareils se trouvent donc à la merci d’un mécanisme quelquefois capricieux et susceptible de dérangement; en outre, leur poids excessif ne permet pas à l’ouvrier de se livrer à un travail sérieux, pénible et prolongé.
- Aussi ces appareils, dont quelques-uns ont cependant trouvé une application utile, notamment dans les mines, n’ont ils reçu qu’un accueil peu enthousiaste auprès des industriels, entrepreneurs, puisatiers, sondeurs, etc., qui, malgré les dangers réels de leur profession, hésitent à se munir d’appareils incommodes et coûteux.
- Le spirophone réalise, comme on le voit, un progrès considérable sur les anciens systèmes de défense contre l’asphyxie. Il procure une respiration facile, alimentée par l’air pur et frais du dehors, sans l’intermédiaire de la pompe ou du soufflet à air, employés précédemment
- Le spirophone Maugy.
- dans les appareils à tuyaux. Il n’est jxas utilisable seulement par quelques initiés, mais par tous sans exception et est toujours prêt à fonctionner instantanément, sans apprentissage préalable. Le bourrelet en peau souple qui s’adapte à toutes les formes et grosseurs du visage, lui assure une étanchéité toujours parfaite.
- Cet appareil, fonctionnant sans pompe ni soufflet, ni aucun organe à refoulement d’air, phonique sans application du téléphone ni addition d’un tube acoustique spécial est, par suite, un appareil essentiellement pratique et de nature à trouver son application dans les puits, fosses, égouts, cuves de fermentation, usines à gaz, fabriques de produits chimiques, raffineries de pétrole, industries métallurgiques et houillères, enfin dans toutes les industries où se produisent des émanations dangereuses pouvant provoquer des accidents mortels. Il constitue de ce fait également un excellent instrument de sauvetage à l’usage des sapeurs-pompiers. — Son constructeur est M. Maugy, à Saint-Symphorien-de-Lay (Loire).
- Photographie
- Plaques autochromes pour instantanés. — On
- sait que jusqu’à présent les plaques en couleurs ne se prêtent pas à l’instantané rapide, même au soleil, par suite de l’interposition des écrans colorés, qui en constituent l’élément essentiel, et de l’écran jaune qu’on doit placer sur l’objectif pour arrêter l’excès des radiations violettes. L’émulsion, qui est d’une ti'ès grande sensibilité dans les plaques autochromes Lumière, permet actuellement des poses inférieures à une seconde; on obtient couramment, par belle lumière avec des objectifs très ouverts, le quart de seconde. Mais ce n’est pas l’instantané. Les fabricants pourraient certes donner encore plus de sensibilité à leur émulsion, mais on sait que plus une émulsion est sensible, moins elle se conserve ; commercialement la plaque extra-rapide autochrome n’est donc pas possible pour le moment. Mais pour les amateurs qui désirent quand même faire de l’instantané rapide au 1/10 et même au 1/20 de seconde, il est possible d’accroître la sensibilité des plaques par un traitement spécial, indiqué par M. Ch. Simmen, qui a obtenu par ce moyen des clichés instantanés très intéressants.
- Il emploie un bain sensibilisateur dans lequel il trempe les plaques autochromes pendant 5 minutes et qu’il fait sécher ensuite. Elle peuvent se conserver pendant quelques jours ; leur sensibilité chromatique est augmentée dans des proportions considérables.
- L’écran jaune doit être supprimé et remplacé par un écran à l’esculine, qui est à peu près incolore et absorbe les radiations ultra-violettes ; il est formé en étendant sur une plaque de verre la composition suivante :
- Eau distillée................. 100 c. c.
- Gélatine tendre............... 10 gr.
- Esculine...................... . o gr. 20
- Quant à la composition du bain sensibilisateur destiné aux plaques elle présente un peu plus de complication. Cela provient, d’après l’auteur, de ce que les échantillons des matières colorantes employées ne sont pas toujours semblables à eux-mêmes et qu’il faut un peu tâtonner en passant d’un échantillon à un auti'e ; il ne donne donc pas de formule définitive.
- Les matières colorantes auxquelles il s’est arrêté pour composer le bain sont le pinaverdol, le pinacyanol et le pinachrome. Le mélange de ces trois produits a été reconnu nécessaire pour obtenir l’équilibre entre le jaune-vert et le violet, et c’est un peu par tâtonnement qu’on arrive à l’avoir exactement. M. Simmen conseille de faire un essai préalable en prenant un mélange d’une solution alcoolique à 1 pour xoo des deux premières couleurs. Ce mélange pourra varier de 8 parties contre une à 7 parties contre 4-
- On pourra prendre par exemple, pour commencer, la moyenne entre ces deux proportions, et lorsqu’on aura l’équilibre entre le vert et l’orangé (qui manqueront de
- *€ 195 g*-
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- SCIENCE APPLIQUEE
- jaune) on ajoutera par parties égales le mélange obtenu avec du pinachrome pour rectifier. Le bain sera composé du colorant ainsi ohtenu ajouté à de l’alcool
- éthylique étendu :
- Eau distillée......................66 c. c.
- Alcool éthylique à 900..............33 —
- Ammoniaque à 220.................... o c. c. 10
- Colorant (solution alcoolique à x °/0). 2 c. c.
- Cette quantité est suffisante pour sensibiliser quatre plaques 9X 12 successivement.
- Il est évident que ces opérations ne sont pas à la portée de tous les amateurs, mais seulement de ceux qui ont l’habitude des manipulations chimiques.
- Il se trouvera peut être un fournisseur de produits photographiques qui sur demande et prévenu quelques jours d’avance pourrait préparer des plaques devant être utilisées dans un bref délai.
- Objets utiles <*
- Le boit-tout. — Quand un liquide est répandu sur le plancher ou sur la table, vous prenez une éponge et le ramassez avec vos mains en pressant l’éponge mouillée
- au-dessus d’un récipient quelconque. Cette opération est souvent répugnante et quelquefois dangereuse s’il s’agit d’un liquide corrosif. Le petit appareil représenté ci-contre, supprime ces inconvénients : il se compose d’une éponge, plus ou moins grosse, fixée au-dessous d’un disque bombé en fer blanc; ce disque est lui-même enfilé au bout d’un bâton ou manche de balai. Avec cette éponge à manche, on peut ramasser le liquide répandu sans avoir à y niettreles doigts, c’est déjà un premier résultat. Mais il faut maintenantpresser l’éponge pour en sortir le liquide qu’elle a absorbé et la rendre prête à pomper de nouveau; c’est pourquoi le boit-tout est accompagné d’un petit réservoir en fer blanc dans lequel se trouve une grille concave. Il suffit d’appuyer l’éponge sur cette grille, et l’éponge se trouve pressée fortement entre la grille et le disque convexe placé au-dessus d’elle.
- L’opération de presser l’éponge se fait donc très facilement et très énergiquement, toujours au moyen du bâton tenu à la main; il n’y a aucun contact entre la main de l’opérateur et le liquide sale ou dangereux. C’est un résultat fort intéressant et obtenu par un artifice très simple et peu coûteux. — Le boit-tout est fabriqué par les usines B. R. C., 67, boulevard de Cha-ronne, Paris.
- Pelle-tamis. — Les cendres de nos foyers domestiques sont toujours mêlées de morceaux de charbon non brûlé : les gens qui n’y regardent pas de très près jettent le tout; les ménagères économes tamisent les
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- cendres et remettent sur le feu les escarbilles qui sont susceptibles de donner encore beaucoup de chaleur. Mais ceci nécessite deux opérations : ramassage des cendres et ensuite tamisage, d’où perte de temps et fatigue.
- La pelle-tamis permet de x’etirer du cendrier les escarbilles seulement et d’y laisser les cendres; on peut alors remettre sur le feu vif ces petits morceaux de charbon non brûlé au fur et à mesure qu’ils tombent à travers la grille du foyer.
- La pelle-tamis est tout simplement une pelle en tôle
- ordinaire, dans laquelle on a percé des trous de la grosseur d’une lentille. Ce n’est pas compliqué, mais c’est cependant très suffisant pour faire réaliser, dans un ménage, une facile et réelle économie de combustible.
- La pelle peut être entièrement percée de trous ou bien perforée sur un de ses côtés seulement : dans ce cas, elle est à deux fins et permet de ramasser les escarbilles seules avec le côté perforé et les cendres fines avec le côté plein. Ces pelles-tamis sont fabriquées par les Usines B. R. C., 67, boulevard de Charonne, Paris.
- Chauffage instantané de l’eau par l’Hydra-Lux.
- — Il existe déjà plusieurs systèmes de chauffage instantané de l’eau qui consistent en général à faire passer celle-ci dans un serpentin sous lequel on allume une rampe à gaz. Dans les immeubles modernes on tend de plus en plus à remplacer le gaz par l’électricité, et M. A. Trépeau a imaginé un appareil, l’Hydra-Lux, qui remplit le même but sans l’emploi du gaz.
- Il consiste en un long tube de verre S, de faible diamètre, replié sur lui-même et logé dans un manchon protecteur en cuivre.
- Autour du tube de verre s’enroule uce spirale de fil très fin, en ferro-nickel, offrant une grande résistance au passage du courant électrique et relié à celui-ci par un bouchon qui se branche au moyen d’un fil souple su une prise de courant fixée au mur. Un joint hermétique existe entre l’extrémité du tube de verre et le manchon protecteur en cuivre; il suffit de fixer celui-ci à l’extrémité d’un robinet pour que l’eau s’écoule en passant par le tube de verre ; si alors on fait passer le courant électrique, l’eau est portée immédiatement à une température d’autant plus chaude que l’écoulement aura lieu plus lentement.
- L’appareil n’est pas, destiné à chauffer de très grandes quantités d’eau comme pour un bain par exemple, mais il trouvera sa place dans les cabinets des médecins et des dentistes, chez les coiffeurs et dans les cabinets de toilette des appartements modernes. — Chez M. Alexandre Trépeau, 34, avenue de 11 le, à Joinville-le-Pont (Seine).
- *»> Divers
- Bouton tendeur et accordeur de précision pour violon. — L’inventeur de ce petit dispositif mécanique a eu pour objectif de donner aux artistes un moyen d’une haute précision pour régler la tension des cordes de violon. C’est en quelque sorte une vis micrométriqxie, qui permet de donner à la tension de la corde les plus infimes variations. L’appareil représenté ci-contre se place ^ snr le cordier du violon. Il se compose de 3 pièces principales :
- x° Un pivot à écrou de serrage, assujettissant l’appareil sur le cordier en utilisant le trou déjà existant : a;
- 20 Un bouton d’attache à
- l’avant recevant la boucle de la chanterelle et assurant la tension de la corde : b ;
- 3° Un coulisseau fileté à l'arrière avec écrou spécial et levier à glissière pour déterminer l’accord : c.
- Son fonctionnement obtenu à la main sans difficultés, même pendant le jeu, consiste seulement, une fois la tension approximative donnée par la cheville ordinaii’e, à mettre en mouvement le levier rectangulaire du coulisseau, lequel en entraînant l’écrou auquel il est adapté, permet d'obtenir progressivement et presque instantanément un accord précis (le levier à glissière, par sa disposition même et sa mobilité, peut fonctionner sans buter contre le cordier, même en effectuant plusieurs fois le tour du pas de vis). — Ce petit appareil inventé par M. Percepied se trouve chez MM. Lemonnier et Lefebvre, 3, place de Rennes, Paris et chez tous les luthiers. Prix : 2 francs.
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- HYGIENE ET SANTE
- oât.
- La diminution des cas de rage. — La rage diminue à Paris et dans la banlieue ; dans un rapport des mieux documentés, présenté au Conseil d’hygiène, notre ami, le Dr Letulle, a montré que la proportion des animaux reconnus enragés a, depuis quelques années, diminué dans de larges proportions. La statistique dressée par le service sanitaire l’établit d’une façon péremptoire.
- Sur un total de 7660 chiens mordeurs signalés pendant une période de six années, 1904 à 1909, on en a reconnu 460 enragés. C’est, me direz-vous, une proportion respectable. Mais si l’on prend les chiffres année par année, on voit que pour un total à peu près égal d’animaux mordeurs, le taux de ceux atteints de rage va en décroissant graduellement. Tandis qu’il atteint 172 en 1904, 120 en igo5, on le voit tomber successivement à 74 en 1906, à 46 en 1907, à 35 en 1908 et à i3 en 1909. On peut donc dire que si notre fidèle compagnon mord autant qu’autrefois, il y a moins de morsures dangereuses parce qu’il y a i3 fois moins d’enragés que par le passé. Un détail assez significatif, c’est qu’il y a plus de chiens enragés dans la zone suburbaine que dans Paris ; est-ce une erreur de statistique? est-ce le résultat d’un défaut de surveillance pour les animaux errants, moins faciles à saisir et à meltie en fourrière que dans la ville. M. Letulle croit à la première cause et pense que les documents fournis par les communes suburbaines sont erronés.
- La statistique des personnes mordues vient corroborer les résultats de l’enquête sur les animaux, au point de vue de la décroissance de la rage. Dans cette période de 6 ans, le nombre des personnes mordues par des animaux dans le département de la Seine a été en bloc de 7576, mais seulement 307 l’ont été par des animaux enragés, et de même que pour les animaux, le nombre des morsures par animaux rabiques décroît aussi par année : 87 en 1904; 90 en igo5; 65 en 1906; 35 en 1907; 24 en 1908 et seulement 6 en 1909. Sur ces 307 cas de morsures par animaux enragés, on n’a eu à déplorer qu’un seul cas de mort par la rage.
- Comme le fait observer notre distingué camarade, le département de la Seine, qui était autrefois un foyer redoutable de rage, semble se libérer peu à peu de cette terrible endémie, la plus évitable cependant des maladies infectieuses. Une preuve des plus démonstratives, en dehors de ces statistiques et des relevés de l’Institut Pasteur, est fournie par le service de la Fourrière. Deux périodes sexennales donnent des chiffres convaincants.
- De 1898 à 1903, le nombre des chiens capturés s’est élevé à près de 79 000 en chiffres bruts ; les cas de rage déclarés ont été de 155. De 1904 à 1909, on capture 68 000 chiens et on ne relève que 4 cas de rage. Une décroissance aussi prononcée n’est pas un fait du hasard ; il montre que la rage peut être vaincue, si on met en pratique d’une façon suivie et rigoureuse, les moyens définitifs et prophylactiques préconisés par les divers Conseils d’hygiène. Un des premiers et des plus efficaces est la chasse aux chiens errants et leur capture ; suivant que cette chasse est plus ou moins ardente, plus ou moins régulière, les chiffres changent; la rage diminue ou reprend au prorata de ces arrestations canines. M. Henri Martel, le distingué chef du service vétérinaire, réclame une répression énergique comme le plus sûr moyen d’anéantir cette horrible maladie. Une douzaine de mille chiens sont capturés et sacrifiés chaque année, mais le sacrifice est nécessaire.
- Un moyen, moins efficace, mais qui vient s’ajouter au premier, est la taxe sur les chiens. Je n’hésite pas à dire, malgré les assertions de quelques économistes, que c’est un moyen illusoire ; il ne peut être utile qu’au département des finances. Il doit être maintenu, mais je compterais davantage, si on pouvait l’appliquer sans difficultés, sur le port de la muselière. Quoi qu’il en soit, en maintenant aussi énergique que possible la saisie des chiens errants, on a le moyen de prévenir la rage, d’en diminuer le nombre de cas et d’arriver peut-être à l’extinction de cette maladie.
- D' A. C.
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- VARIETES
- Le rôle de la levure en boulangerie. — Tandis qu’en distillerie, en vinification et dans toutes les industries où l’on utilise les phénomènes de fermentation, on a depuis longtemps fixé le rôle joué par les divers micro-organismes, il n’en est pas de même dans la panification où cependant la préparation des levains et la fermentation des pâtes sont les plus importants de tous les traitements assurant la transformation des farines en pain.
- Une telle étude importait cependant plus que la biologie boulangère est en quelque sorte plus compliquée et plus délicate que celle des industries de fermentation : quand on fait du vin ou de l’alcool, la levure est éliminée sitôt son rôle terminé, et il importe peu qu’elle accomplisse sa tâche en un temps plus ou moins long ; en boulangerie, au contraire, la levure doit donner à l’heure voulue une quantité suffisante d'acide carbonique, elle doit demeurer inaltérée dans le pain où finalement elle reste. Cette négligence de l’étude rationnelle de la panification s’explique par le fait que si les distilleries par exemple possèdent des chimistes et des bactériologistes, la boulangerie, non encore industrialisée, est restée au stade des procédés uniquement traditionnels et routiniers. Mais notre ignorance n’est pour cela pas moins regrettable. Aussi est-il heureux que la lacune vienne d’être comblée par M. Lindet, le savant professeur de l’Institut agronomique dont nous résumons les travaux d’après sa récente communication au Congrès de l’Association des chimistes.
- Pour compter le nombre de germes vivants existant dans la levure du commerce, le levain ou la pâte, l’auteur emploie le procédé connu en bactériologie sous le
- nom de « numération des colonies » ; on délaye un poids connu de la substance dans un grand volume d’eau, une petite partie de liquide est ensemencée dans un bouillon de culture mis ensuite à l’étuve. Chaque cellule de levure donne alors naissance à une « colonie » de cellules-filles, et l’ensemble étant relativement volumineux, il est facile de compter les colonies et de passer par le calcul, au chiffre des germes contenus dans le produit primitif. On trouve ainsi que la levure pressée dont se servent les boulangers parisiens contient de 5 à 6000000000 de globules vivants par gramme ; la pâte sortant du pétrin n’en renferme que 5 à 600 000, ce qui correspond au millième de son poids. On voit quelle extraordinaire intensité de vie mettent journellement en œuvre les ouvriers boulangers.
- Pendant la préparation du levain, pâte qui, mélangée de levure, est ensuite conservée à l’humidité et pétrie périodiquement pour être finalement employée à ensemencer la pâte à pain, les cellules prolifèrent très rapidement. C’est ainsi qu’après 4» 6 et 8 jours, le nombre de cellules par gramme de pâte est successivement de 200000, 2000000 et 17 000000. Naturellement la levure croît aux dépens de l’amidon; après 24 heures, il y en a déjà de 0,7 à 1,9 pour 100 transformé en sucre. D’ailleurs il ne faut pas que la végétation soit trop intense, les cellules seraient alors fatiguées et se reproduiraient mal dans la pâte à pain, en outre il y aurait des végétations nuisibles de microbes divers.
- La levure n’est employée en boulangerie que parce qu’elle provoque le dégagement d’acide carbonique qui fait « lever » la pâte ; or, la quantité de gaz produit dépend moins du nombre de cellules que de la forma-
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- VARIÉTÉS
- tion de zymase qu’elles ont sécrétée. On sait, en effet, que la formation du sucre résulte de l’action de cette diastase. M. Lindet a constaté que i gr. de levure ensemencée pouvait donner de 275 à 36o centimètres cubes d’acide carbonique selon que le levain renfermait 33 à 45 pour 100 d’eau. L’effet est d autant pins marqué que le levain est plus humide. La température exerce également une action très nette : à 20° C la quantité d’acide caibonique peut être triple de celle obtenue à 3o° C. Il en est de même de l’aération qui favorise la production de gaz. Fait curieux, dans la plupart des précédents essais, la production de zymase est inversement proportionnelle à la prolifération des cellules; la levure se multipliant trop rapidement perd partiellement ses propriétés de production diastasique.
- Pour la préparation des pains viennois, on ensemence directement la levure à la pâte sans passer par l’intermédiaire du levain; dans ces conditions, les cellules prolifèrent d’autant moins quelles sont en petit nombre ; selon que la pâte contient 1, 2, 4 ou 8 millièmes de levure, chaque individu produit en 18 heures, 8, 6, 3 ou 2 rejetons. Ce curieux phénomène provient probablement de ce que les cellules se gênent mutuellement dans leur développement quand elles sont trop rapprochées les unes des autres; en pratique, il est fort avantageux, puisque les inégalités dans le dosage de levure sont en quelque sorte balancées par le plus ou moins de vigueur de celle-ci.
- M. Lindet expose encore les résultats de beaucoup
- d’autres essais faits dans le but d’analyser rationnellement chacune des opérations usitées en boulangerie, et de chiffrer exactement l’influence de chaque variation que l’on y peut mettre en oeuvre. Il faudrait, pour les reproduire, entrer dans le détail de chaque manipulation de la technique boulangère, ce qui n’intéresserait guère que les professionnels. La conclusion de chaque groupe d’expériences est que, presque toujours, le bon ouvrier boulanger agit rationnellement, de la même façon que s’il était sans cesse guidé par un savant : comme M. Jourdain faisait de la prose, il fait de la bactériologie « sans le savoir. » Et ceci doit rassurer les personnes qui voient d’un mauvais œil les chimistes s’occuper d’industries alimentaires et s’imaginent que nécessairement leur influence consiste à perfectionner étrangement les anciens procédés en leur substituant des nouveautés dangereuses. Il est intéressant de constater qu’essais microbiologiques et longues années d’observations pratiques peuvent conduire aux mêmes résultats. N’en concluons pas d’ailleurs à l’inutilité de 1 étude analytique; il était indispensable de connaître exactement la nature de phénomènes aussi répandus que ceux de la panification. Il était utile de chercher des perfectionnements que l’on pouvait espérer provoquer; enfin ce n’est là qu’un premier travail qui, espérons-le, pourra en suggérer de nouveaux, et peut-être, et sans doute, certains de ceux-là auront-ils la plus heureuse influence sur l’évolution de la technique boulangère.
- A. Chaplet.
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Pvédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Adresses relatives aux appareils décrits. — L'enrouleur Guillon, décrit dans notre n° du 3 septembre 1910, est en vente actuellement à la maison Grésillon, 97, avenue de la République, Paris.
- Communications. — Le métal des conduites d’eau.
- — A propos de l’article sur ce sujet, récemment publié par La Nature, M. Bisserié, pharmacien major de i,e classe, à Nantes, nous rappelle les études faites par lui et publiées en mai 1900 dans le Bulletin des sciences pharmacologiques (n° 5, mai 1900) et reproduit dans la Revue du service de Vintendance de novembre-décembre 1900 : « La conclusion de ce travail est que la cause principale de l’attaque des tuyaux de plomb par les eaux est le contact avec le plomb d'un autre métal, condition réalisée dans toutes nos conduites par la présence de robiuets en cuivre. Des expériences de M. Bisserié, il semble résulter que tant qu’il n’y a pas contact des deux métaux, on ne constate aucune attaque; dès qu’il y a contact (àl’extérieur ou à l’intérieur du liquide), l’attaque du plomb commence, et est manifeste au bout de très peu de temps par la formation d’un précipité d’oxyde de plomb hydraté. La conclusion pratique de cette étude de 1900 était de munir les conduites en plomb de robinets non métalliques, ou de robinets métalliques isolés (électriquement parlant) des conduites de plomb, ce qui est possible et très efficace. M. Bisserié ajoute que depuis 1900 il a eu souvent l’occasion de constater que toutes les conduites en plomb sont attaquées au voisinage des robinets en cuivre; pour s’en convaincre, il suffit de recueillir les premières gouttes qui s’écoulent d’un robinet qui est resté fermé pendant plusieurs jours ; cette eau contient toujours du plomb. »
- Renseignements. — M. J. Quignard, à Brignoud.
- — Vous trouverez des appareils de chauffage et de cuisine électriques chez Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris; chez Goisot, 10, rue de Bélidor, Paris; chez Heirgott, à la Sablière-Valdoie (territoire de Belfort).
- M. E. Catusse, à Malausse (T. et G.). — i° Vous trou-
- verez dans les Recettes de Tissandier (t. I, p. 135), quatre recettes de ces encres. Une solution aqueuse à 2 pour 100 de bichlorure de platine donne de bons résultats ; on écrit comme à l’ordinaire sur le zinc bien nettoyé ; 20 nous ferons quelques essais à ce sujet et publierons une meilleure formule si nous parvenons à obtenir de meilleurs résultats.
- Un abonné de « La Nature », à Cartagena (Espagne). — En introduisant le coussin gonflé dans l’eau, marquez les endroits où passe l’air et, après parfait séchage, frottez avec un papier de verre très fin et enduisez de plusieurs couches d’une dissolution de caoutchouc. Le coussin étant imperméabilisé au caoutchouc, se répare comme une chambre à air de pneumatique.
- M. Dalet, à Toulouse.— Lampes à incandescence par l’alcool et le pétrole : Société Auer, 19 et 21, rue Saint-Fargeau, Paris; Société Denayrouse, 2, rue Hippolyte-Lebas, Paris.
- M. P. Dieterlen, à Versailles. — Merci de votre remarque très juste. Nous ne pouvons pour l’instant répondre à votre question; nous la poserons à un naturaliste.
- M. E. Iselin, à Joigny. — i° Vous condamnez avec raison le procédé trop primitif suivi par les récoltants pour la fermentation des cerises, lequel a pour résultat une diminution certaine dans le rendement et la qualité du kirsch. Vous trouverez des renseignements sur la forme de la cuve à employer en vous reportant au n° ig44 de La Nature : « Fermentation et traitement des vins de fruits » ; 20 Parmi les ouvrages relatifs aux fermentations qui vous intéressent, voici les trois principaux : P. Andrieu, Le vin et les vins de fruits, Paris, 1894 ; Jacquemin et H. Alliot, Les fermentations rationnelles, chez Jacquemin, chimiste, à Malzéville, près Nancy ; Boulanger, Industries agricoles de fermentation, J.-B. Baillière, Paris.
- Capitaine B., à Fontenay-le-Comte. — La pression d’explosion dépend en pratique de la nature du mélange explosible employé. Théoriquement, cette pression est donnée par la formule :
- P (en kilog. par cm2) = C i -j- 7 (C — 1)
- G désignant le taux de compression, c’est-à-dire le rapport du volume du cylindre à celui de la chambre de compression. Le chiffre donné par cette formule est un maximum toujours supérieur au chiffre réel.
- M. Prouteau, à Boulogne. — Vous trouverez des lampes à rayons ultra-violets chez M. Carpentier, rue
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- BOITE AUX LETTRES
- Delambre, Paris, et chez Ducretet, 7a, rue Claude-Bernard, Paris; chez Schott, à Iéna (Allemagne). Nous ne savons pas s’il existe actuellement des lampes à rayons ultra-violets répondant aux conditions que vous nous avez indiquées.
- M. Guillet, à Sérigné. — Vous trouverez des chaufferettes : huile, pétrole ou alcool, chez M. Renaut, 43, boulevard de Strasbourg, Paris.
- 6i9t)-5oo4. — On n’a pas signalé à notre connaissance de nouveaux procédés pour la préparation du sulfate de cuivre au moyen des déchets de ce métal. On s’en tient toujours au grillage et lessivage du sulfure de cuivre, à 1 attaque à chaud au contact de l’air par de l’acide sulfurique étendu, ou à l’action d’un mélange de i5o parties d acide sulfurique, 168 p. d’acide nitrique, de densité 1,26 et i35o p. d’eau.
- M. J.-II. Çhatraz, à Lyon. — Vous trouverez tous ces renseignements dans les traités de photocollographie notamment une plaquette de M. Balagny, éditée chez Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins, Paris.
- M. E. N. S., à Yarna (Bulgarie). — La machine avec dispositif spécial pour peler les pommes, enlever le cœur et les découper en spirales, qu’une section au couteau transforme en rondelles (type Yermorel), peut servir pour peler seulement, il suffit d’enlever le décou-poir; ses dimensions sont : longueur o,35 m., hauteur 0,20; son poids est de 5,5oo kg; le prix : 48 fr. La machine « Electra » n° 1, pour petites installations,
- pèle, enlève les pépins, coupe le fruit en spirales, et peut faire séparément chacune de ces opérations. -La machine « Bonanza » est beaucoup plus grande, plus forte et d’un rendement plus élevé que celui de la précédente, fait le même travail, mais est surtout destinée aux exploitations assez importantes. La machine à couper les pommes en ronds, modèle « Simplex », se compose de neuf lames, coupe en ronds entiers de 7 mm d’épaisseur; elle suffit pour traiter autant de pommes que 2 à 3 machines « Electra » en peuvent peler. Nous ne connaissons pas les dimensions ni le poids exacts de ces machines, mais on peut les expédier en colis-postaux de 5 kg, du moins Y « Electra » et la « Simplex ». La première est de 21 fr., la seconde de 3a fr. ; pour ces machines (type Mayfarth), comme pour celle de Vermo-rel, il faut compter, en plus, environ 1 fr. par machine, pour l’emballage. La machine « Bonanza » (Mayfarth) est de 110 fr. Les prix s’entendent pour machines prises à Francfort-sur-Mein. Les maisons françaises qui expédient à l’étranger exigent que les ventes soient couvertes du montant lors de la commande. Les frais de transport et de douane sont à la charge du destinataire.
- Prince D. C. R., à Perugia. — Le meilleur moyen et en même temps le plus simple est de passer sur l’acier un tampon enduit de vaseline, de façon à laisser à la surface une très mince couche de cette substance. Yous aurez un enduit protecteur excellent et invisible, qu’il suffira de remplacer de temps à autre.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Oât,
- Sommaire de notre précédent numéro.
- La traite électrique des vaches : H. Marchand. — Les nouvelles recherches sur la fermentation alcoolique : J. Duceaux. — Photographies de la comète de Hallev. — L’aéronautique végétale :
- Dr Amans.----Comment mesurer la-solidité des couleurs à la
- lumière : Jacques Boyer. — Académie des sciences : Ch. de Villedeuil. — L’élévateur Bessonnet-Favre : Lucien Fournier.
- Supplément. — Les forêts du Caucase. — Le monoplan à deux helices Lioré. — Concours d’aviation organisé par le ministère de la Guerre. — Bessemer et G. F. Goranson, — L’aviation militaire dans les colonies. — La production du cuivre. — Un record chronométrique à Besançon.
- L’électricité. Ses applications, par le Dr Graetz, professeur à l’Université de Munich; traduit sur la i5e édition allemande, par G. Tardy. i vol. 640 p. avec 627 fig. Masson et Cie, éditeurs. Paris, 1910. Prix : 12 francs.
- Cette traduction d’un ouvrage allemand très justement réputé, comble une lacune de notre littérature technique ; nous avons d’excellents livres sur l’électricité industrielle, de bonnes monographies des principales applications, de bons ouvrages élémentaires de vulgarisation. Mais nous ne voyons aucun ouvrage d’ensemble, à la portée du grand public, et tenu au courant à la fois des progrès purement scientifiques et des progrès industriels, c’est ce que réalise le livre du Dr Graetz, très clairement traduit par M. G. Tardy D’une part, il résume d’une façon logique et limpide l’état actuel de la science électrique théorique, il nous fournit en quelque sorte un bilan des faits expérimentaux accumulés par le travail des savants ; d’autre part, il nous donne un tableau d’ensemble fort complet des applications actuelles de l’électricité dans tous les domaines industriels. La partie théorique de l’ouvrage est bâtie délibérément sur la théorie des électrons; c’est une théorie encore discutée, mais elle a l’avantage de permettre un langage clair, parlant à l’imagination et d’expliquer simplement les phénomènes mystérieux et si féconds sans doute en applications futures de l’ionisation, de la radioactivité. Nous signalerons d’une façon toute particulière les intéressants chapitres sur les oscillations et les ondes électriques, sur le passage de l’électricité à travers les gaz, sur la radioactivité, sur les rapports de l’électricité et de la lumière, sur les lampes électriques, sur le chauffage électrique, sur
- l’électrochimie. Cet excellent ouvrage rendra les plus grands services à tous ceux qui tiennent à être au courant des progrès électriques, à en comprendre la portée et les applications possibles.
- The Wechamcs of the Earth’s Atmosphère, recueil de traductions, par Cleveland Abbe (Smithsonian Miscel-laneous Collections). 1 vol. 618 p., publié par la Smithsonian Institution. City of Washington, 1910.
- M. Cl. Abbe a entrepris la traduction en anglais d’une série de mémoires originaux consacrés à la météorologie. L’idée directrice qui a présidé au choix des travaux du dernier recueil est la suivante : l’atmosphère terrestre constitue un fluide gazeux soumis à l’action de la pesanteur et à celle de la force centrifuge résultant du mouvement de la terre. Les ruptures d’équilibre de ce fluide sont dues presque exclusivement à l’action calorifique du soleil : peut-on partant de là soumettre au calcul les mouvements atmosphériques, et au moyen des lois de la mécanique et de la thermodynamique dégager les lois essentielles des vents et des tempêtes, des cyclones ? Ce problème a suscité depuis bien longtemps déjà les efforts des plus célèbres mathématiciens et physiciens, depuis Euler, d’Alembert, Bernoulli, Poisson jusque Helmholtz et Lord Kelvin. Le présent volume réunit un grand nombre de mémoires très savanls : il débute par les deux mémoires classiques de Hadley ( 1735) et de Poisson (i836). Il contient le beau travail de Goldberg et Molm sur les mouvements de l’almosphère, ceux de Bezold sur la thermodynamique de l’atmosphère ; les études thermodynamiques de Neuhoff sur l’air saturé d’humidité, celle de Margules sur l’énergie des tempêtes, etc.
- Twe représentatives tribus of Queensland..., par J. Mat-thew. Londres. Unwin, 1910. 1 vol. in-8°. Prix : 5 sh.
- L’ouvrage de l’excellent ethnographe anglais est non seulement fort important pour le Queensland, au sujet duquel il apporte des renseignements entièrement nouveaux, mais aussi pour l’ethnographie australienne en général. M. Matthew propose, en effet, une hypothèse sur l’origine des Australiens. Ceux-ci, d’après lui, seraient une race hybride, dont l’élément fondamental serait constitué par des Papous (élément représenté par les anciens Tasmaniens, aujourd’hui éteints). A cet élément se serait ajouté un stock d’autre
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- BIBLIOGRAPHIE
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- origine, peut-être apparenté aux populations dravidiennes de l’Inde. Cette double origine aurait laissé sa marque dans l’organisation sociale des tribus, et notamment dans la division bien connue de chaque tribu australienne en deux sous-tribus (ou phratries), chacune d’elles représentant une souche et un sang différents. Cette hypothèse paraît en contradiction formelle avec les travaux récents qui expliquent l’organisation tribale australienne par des raisons de croyances, mais elle devait être mentionnée à cause de la haute autorité de son auteur. A côté de celte partie hypothétique, l’ouvrage de M. Matthew contient une partie descriptive, qui est un modèle.
- L’Annuaire du Bureau des Longitudes pour Vannée 1911. In-16 de yÔo p. avec fig. Gauthier-Yillars, édit. Paris. Prix : i'r,.5o net.
- Cet excellent recueil, si précieux par le nombre de documents qu’il contient, vient de paraître. Il renferme cette année, après les documents astronomiques, des Tableaux relatifs à la Métrologie, aux Monnaies, à la Géographie, à la Statistique et à la Météorologie. Il donne la liste des constantes usuelles, et contient lès intéressantes Notices de M. Poincaré sur la « XYI° Conférence de l’Association géodésique internationale », et de M. Bigourdan sur « l’Eclipse de Soleil du 17 avril 1912.
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- BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE
- Observations de M. Ch. Dufour (Parc Saint-Maur, altitude 5om,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi 7 nov. 1910 . 11°, 2 S. W. 7. I’luie. 14.9 Couv. jusq. 9 h., puis ngx; beau 17 h.; pluie une partie du temps.
- Mardi 8' 6\1 s. w. 3. Qq. nuages. 1,6 Qq. îigs jusq. 8 h., couv. ensuite ; rosée; petite pluie à 11 h. 50.
- Mercredi 9 5°,0 s. s. w. 1. Couvert. 2,7 Couv. le m., tr. ngx le s.; pl. de 0 h 15 à 5 h. 15 ; averse avec grêle.
- Jeudi 10 — 0°,6 S. W. 2. Beau. 9 Gelée blanche; peu nuageux; brume.
- Vendredi 11 ... . 7°,8 S. S. W. S. Couvert. 7,4 Pluie de 1 h. 15 à 12 h. ; nuageux.
- Samedi 12 —1°,0 S. W. 0. Beau. 9 Gelée blanche; beau jusqu’à 18 lu, couvert ensuite.
- Dimanche 13... . 1°,9 S. 2. Très nuageux. 1,9 Très nuageux; pluie le soir.
- NOVEMBRE 1910. — SEMAINE DU LUNDI 7 AU DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1910.
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l'abri à boub sèche: courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- sèche; courbe en pointillé, thermomètr
- Du 3 au 9 novembre. — le 3. Nouvelle dépression sur les Iles-Britanniques et sur la Scandinavie : Ecosse, 756; Yalencia, 761 ; pression basse sur le reste du continent : Espagne, 760. Pluies générales; en France : Puy de Dôme, 27; Pic du Midi, 21; Bordeaux, 9; Brest, Belfort, 7 ; Lyon, Paris, 5. Temp. du matin : Arkhangel, — i4° ; Paris, 3; Alger, 19; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 6°,7 (normale : 7°,i).—Le 4- Basses pressions générales : Mœmel, 735. Pluies générales ; en France : Cherbourg, 25; Gap, Dunkerque, 16; Limoges, 14 ; Bordeaux, 7; Paris, 6; Brest, 4- Temp. du matin : Arkhangel, — io°; Paris, 4l Alger, 19; Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 8°,4 (normale : 70). — Le 5. Minimum vers la Finlande, 730; fortes pressions vers les Açores : Horta, 765. Pluies sur FO. et le N.; en France : Cherbourg, 21; Biarritz, 14ï Le Havre, i3; Toulouse, 8; Nantes, 7; Belfort, 6; Paris, 4- Temp. du matin : Arkhangel, —90; Paris, 6; Alger, 18: Puy de Dôme, o; moyenne à Paris : 6°,3 (normale : 6°,8). — Le 6. Situation générale toujours troublée : Irlande, 735. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Biarritz, 44; Nice, 17; Cherbourg, i3; Clermont-Ferrand, 11; Le Havre, 3.
- Temp. du matin : Helsingfors, —8°; Paris, 5; Alger, 16; Puy de Dôme, —3; moyenne à Paris : 7°,5 (normale : 6°,7). — Le 7. Centre de dépression sur les Iles-Britanniques : Shields, 725; Valencia, 738; Nantes, y65. Pluies sur le Centre et l’0. ; en France : Cherbourg, 23; Nantes, 10; Brest, 16; Boulogne, Belfort, 11; Paris, 7; Biarritz, 6; Châteaudun, 24. Temp. du matin : Flapa-randa, —90; Paris, 11; Alger, 14 ; Puy de Dôme, 2 ; moyenne à Paris : 9°,8 (normale : 6°,6). — Le 8. Dépression sur les pays du Nord : Skagen, 73i ; Le Helder, 743; Méditerranée occidentale, 764. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Limoges, 24; Bordeaux, i3; Paris, 9; Dunkerque, 7; Brest, 4- Temp. du matin : Saint-Pétersbourg, — 5°; Paris, 6; Alger, 19; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : 70,5 (normale : 6°,4)- — Le 9. Dépression persistante sur la Scandinavie : Christiansund, 739; pressions supérieures à .765 sur le N.-E. et le S. : Palerme, 769. Pluies sur le N., le Centre et l’O.; en France : Nancy, 28; Châteaudun, 21; Nantes, 20; Dunkerque, 8 ; Lé Havre, Paris, 4 ; Brest, 2. Temp. du matin : Arkh ange], —• 8°; Paris, 5; Alger, 18; Puy de Dôme, 3; moyenne à Paris : 5°,8 (normale : 6°,3).
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- DIRECTION .
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Tout ce qui concerne « La NütlirC » doit être adressé aux bureaux du journal : >20, Boulevard Saint-Germain, Taris
- La reprodu tion des illustrations de « La Nature » est interdite, à moins d’entente spéciale avec les éditeurs.
- La reproduction des articles non illustrés est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- N° 1957 — 26 NOVEMBRE 1910
- SUPPLÉMENT
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- INFORMATIONS
- Avis de l’Administration. — L’échéance du 3o novembre étant l’une des plus chargées de l’année, nous prions instamment.MM. les abonnés, dont l’abonnement se termine avec le numéro du 26, novembre (n° 1957), de nous faire parvenir, soit par leur librairé, soit, directement, le montant de leur renouvellement avant cette époque. Une quittance, pour une même durée que l’abonnement précédent, sera, à Paris et dans les départements, présentée dès les premiers jours de décembre aux abonnés qui, préférant ce mode de recouvrement, n’auront pas, avant le Ier décembre, renouvelé ou donné ordre contraire. — Tout abonné à La Nature peut, en renouvelant son abonnement pour une année entière, recevoir lés Tables décennales (3 volumes, 1873 à 1882 — 1883 à 1892 — 1892 à 1902),' au prix de 18 francs au lieu de 26 francs.
- L’éclipse totale de lune du 16-17 novembre 1910. — Lorsqu’elle est plongée dans l’ombre de la terre, la lune devrait théoriquement disparaître à nos yeux, la partie éclipsée se confondant alors avec le noir de l’es-
- pace. En réalité, on continue le plus souvent à l’apercevoir, illuminée d’une teinte orangée. Cette apparence particulière, on le sait, est due à l'influence de l’atmosphère terrestrè, réfractant les rayons solaires qui pénètrent ainsi à l’intérieur du cône d’ombre théorique ;
- pour être générales, ces conditions sont extrêmement variables suivant l’état de l’atmosphère. Aussi la luné a semblé parfois disparaître réellement, alors qu’à d’autres époques on aurait pu se demander si l’éclipse avait lieul Chacun de cés cas est donc intéressant à enregisfer. Le phénomène attendu pour la nuit du 16 au 17 novembre (n° du 8 oct. Bull. Astron.), a été très beau au point de vue de la visibilité de la partie ' éclipsée. A Paris, des nuages survenus dès le début de la première phase ont grandement gêné l'observation, mais une éclaircie- a permis de voir la totalité. Au télescopé, la partie éclipsée était remarquablement visible, montrant tous les détails de la surface lunaire à travers les, colorations, superb.es dont le disque se parait. Le dernier segment lumineux (minuit) semblait, par contraste, briller d’un incomparable éclat. Puis l’ombre était d’abord d’un ton ardoisé (zone A de la figure) se fondant dans la zone B, d’une teinte cuivrée ; Scellé-ci passait au rouge orange dont se voilait toute la partie orientale (C). Ces teintes variées sont d’une grande finesse, et vue ainsi la lune apparaît comme une vision féerique.
- La crue de la Seine. — La crue de la Seine a atteint son maximum le 20 novembre avec les cotes de 5 m. 81 au pont de la Tourjielle, 6 m. 84 au Pont-Royal. Le
- temps s’étant remis au beau, il semble que le danger qui de nouveau menaçait Paris se soit évanoui, mais l’alerte a été vive. Aux points où le parapet est trop bas, on s’est empressé de construire les surélévations mobiles que représente notre figure; ce sont des montants en fer arc-boutés solidement, ils supportent des planches entre lesquelles on jette du ciment à prise rapide, on obtient; ainsi en très peu de temps la surélévation de parapet nécessaire. 1. ,
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- INFORMATIONS
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- Chute mortelle en aéroplane. — Nouveau deuil en aviation : l’Américain R. Johnstone est mort à Denver, le 17 novembre après une chute d’aéroplane de 240 m. Johnstone détenait le record de la hauteur : 2960 m.
- La sécurité en aéroplane. — Nous avons, signalé dans nos informations du 5 novembre dernier le remède proposé par A. Sée pour éviter dans l’avenir les accidents d’aéroplane survenant au cours d’une descente en vol plané; M. Sée conseille de limiter l’amplitude d’inclinaison du gouvernail de profondeur; l’abaissement de ce gouvernail au-dessous d’uu certain plan pouvant compromettre l’irrémédiable façon l’équilibre longitudinal de l’appareil. Un de nos lecteurs, M. Sourdillon, élève à l’Ecole Centrale, propose une autre solution qui nous semble également judicieuse et mérite d’être examinée par les techniciens ! Sa théorie est la suivante : au cours d’une descente en vol plané, si l’appareil vient à prendre une inclinaison exagérée, il suffit en général d’un léger redressement du gouvernail de profondeur pour ralentir la descente ; mais qu’il se produise à ce moment une brusque variation dans la vitesse du vent, la vitesse relative de l’aéroplane par rapport à l’air ambiant pourra prendre subitement une direction telle que celui-ci n’exerce plus sur l’appareil aucune force portante. Les filets d’air rencontrant la partie antérieure de l’aile viennent glisser ou frapper sur le dos de l’aile, et le rabattent ainsi vers le sol en donnant lieu à un couple qui tend à augmenter l’inclinaison de l’aile. M. Sourdillon propose une aile dont la partie antérieure soit relevable en cas de besoin; si l’aviateur se sent tomber par suite d’une inclinaison exagérée, il relève le bord antérieur de l’aile, exerçant ainsi un frénage ; l’appareil rencontre à nouveau les filets d’air sous un angle qui permet la sustentation et la machine ou du moins ses pilotes sont sauvés.
- L’aviation militaire en Allemagne. — Le ministère de la Guerre allemand, vient de commander 20 aéroplanes Etrich. Cet appareil, un monoplan, se rapproche de la forme de l’oiseau par les dispositifs adoptés dans sa construction. Les ailes, qui ont 14 m. d’envergure, comportent, en effet, une partie rigide qui est susten-tatrice et se prolonge par une partie flexible correspondant aux plumes de l’oiseau. Les arêtes sont faites de jonc et relevées légèrement à leurs extrémités. La queue est épanouie en éventail comme celle des pigeons au vol; elle donne la direction dans le sens vertical par de simples mouvements flexibles au-dessus ou au-dessous de sa position normale. Les ailes sont gauchissables. Le corps de l’oiseau renferme le moteur derrière lequel est placé le pilote. On dit que cet appareil évolue avec beaucoup de légèreté, qu’il peut effectuer des virages
- très courts et enlever 4 personnes.
- L’iode dans les minerais salins. — Un certain nombre de minéraux salins renferment un peu d’iode ; le dosage de ce corps a donné les résultats suivants rapportés à xoo kg de minerai :
- Kaïnite de Kalusz.................87 milligr.
- Sel gemme de Kossow...............17
- Sels calcaires de Bleicherode. . 1
- Sylvine de Stassfurt..............42
- Sel gemme d’origine récente . . 0,75
- Sel marin de Berr.............. 8,3
- Sels mixtes de Berr............10,3
- Par contre, on n’a pas constaté la présence de l’iode dans-les carnallites de Kalusz et de Neu-Stassfurt, dans la kieserite de Neu-Stassfurt, dans l’argile de Carlsfund, ni dans le sel gemme de Yarangeville. Il est également à remarquer que les quantités d’iode signalées plus haut sont beaucoup plus faibles que celles de l’extrait sec de l'eau de mer, malgré l’origine certainement marine de tous ces dépôts de minerais salins. Pour expliquer cette anomalie, on peut admettre que, lorsque ces dépôts salins se sont formés par l’évaporation de lacs salés, l’iodure de magnésium, qui s’est déposé l’un des dei'-niers, a été décomposé par les radiations solaires et qu’une grande partie de l’iode a été emportée par le vent.
- Une application pratique du télégraphone. — Le
- merveilleux appareil imaginé par M. Poulsen n’avait reçu jusqu’ici aucune application. Il vient cependant d’être utilisé à Copenhague dans un congrès de techniciens.
- Certaines difficultés s’étaient manifestées quant à la sténographie des rapports oraux, parlés en diverses langues, les sténographes ne possédant pas les connaissances linguistiques et techniques suffisantes pour suivre les discussions. Pour solutionner la difficulté on eut recours au télégraphone. Deux de ces appareils furent installés dans un local voisin et les microphones qui leur étaient reliés disposés devant les orateurs. Chaque bobine du télégraphone contenait environ 1 km de fil d’acier qui permettait l’enregistrement d’un discours d’une durée de 10 minutes. Les appareils travaillaient alternativement; lorsque le fil de l’un était utilisé, on mettait l’autre en circuit et l’on procédait au remplacement du fil du premier. Les discours ayant duré 40 heures on dut employer 240 km de fil pour les enregistrer. Un ingénieur linguiste fut ensuite chargé de reproduire les discours en les dictant à un sténographe.
- Le phonographe en téléphonie. — Étant donné que les téléphonistes sont souvent obligées de dire la même phrase « pas libre, dérangement, etc. »,la direction des téléphones de Berlin vient de procéder à des essais pour se servir d’un phonographe pour l’envoi de cet avis. Les essais ont bien réussi et on va appliquer le système à un des postes centraux de Berlin.
- Voitures de remorque en aluminium pour tramways. — Le « Zeitschrift des Vereines deutsche Inge-nieure » signale la mise en service sur le réseau des tramways de Zurich de douze voitures de remorque, dans lesquelles toutes les parties métalliques de la caisse sont en aluminium. En dehors de sa légèreté ce métal présente encore un autre avantage : lorsqu’il a été décapé superficiellement à l’aide d’un jet de sable, il suffit de le recouvrir d’une simple couche de peinture. L’on évite ainsi le vernissage, indispensable avec la tôle de fer, et qui, en dehors de la perte de temps qu’il entraîne, revient à un prix relativement élevé. Cet avau-tage a son importance pour les voitures de tramways dont la peinture est exposée à de fréquentes dégradations.
- L’automobile électrique aux Etats-Unis. — La voiture automobile électrique a été expérimentée en France dès les débuts de l’automobilisme. On a construit à cette époque d’excellentes voitures silencieuses et confortables ; cependant l’électricité appliquée à l’automobilisme ne s’est pas développée, et l’on n’a guère construit de nouvelles voitures électriques de ce genre. La raison essentielle doit se chercher dans la difficulté de recharger des accumulateurs au cours d’un voyage ou d’une promenade. L’automobilisme électrique semble renaître en ce moment aux Etats-Unis, et il nous en reviendra peut-être quelque jour; voici en tout cas la formule qui permet à ce genre de locomotion de réussir de l’autre côté de l’Atlantique ; on sait que les stations centrales électriques ont à faire face à des demandes de courant très variables au cours d’une journée ; le débit maximum s’effectue vers la tombée du jour, et l’usine doit être équipée pour y faire face ; le reste de la journée les machines ne fournissent pas la puissance maxima dont elles sont susceptibles ; il y a donc mauvaise utilisation du matériel, et les entreprises ont tout intérêt à égaliser leur débit en cherchant à multiplier les usages du courant électrique et en les favorisant par la vente à bon compte de leur excès de courant de jour. Les accumulateurs d’automobiles sont considérés comme un débouché intéressant pour cet excès de courant et on leur réserve des conditions très avantageuses. En outre, les fabricants de véhicules électriques se sont réunis en une association qui, à sa dernière assemblée, a décidé de faire une campagne de publicité collective et intensive en faveur de l’automobile éleetxnque. Enfin, ils ont décidé de « standariser » leurs machines, c’est-à-dire de les construire d’après un modèle sensiblement uniforme, de façon à leur donner à peu près les mêmes dimensions, de rendre interchangeables d’une machine à l’autre les pneus, les accumulateurs, les dispositifs de charge. -.......... -
- Les machines à traire le lait. — D’après un rapport consulaire anglais, il existe actuellement au Danemark plus de i5o machines à ti’aire le lait. On sait que le Danemark est aujourd’hui une région d’élevage fort importante et surtout admirablement orgaxxisée pour les industries laitières.
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- SCIENCE APPLIQUEE
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- Maille articulée pour chaîne. — Réparer une chaîne de fer qui vient de casser, voilà qui n’est pas facile si on n’a pas une forge à sa disposition; nombreux sont les cas où on ne peut faire la réparation autrement qu’avec des cordages, des ficelles ou du fil de fer. Ces moyens primitifs sont le plus souvent très insuffisants, car si on a mis une chaîne, c’est qu’il y a des efforts de traction considérables à effectuer, et il faut une résistance calculée en conséquence.
- Le moyen sûr de réparer est de remettre un maillon mobile, dont il existe déjà plusieurs modèles. Celui qui
- est représenté ci-contre a été imaginé par M. Daniel; il offre une très grande solidité et n’est pas compliqué. Les deux moitiés du maillon EE portent en leur milieu un renflement O percé d’un trou dans lequel on introduit une tige fi-letéeV. Celafaitles deux moitiés pivotant l’une sur l’autre et les extrémités munies de deux cavités et de deux ergots qui entrent dedans, s’appliquent exactement l’une sur l’autre, de telle sorte que, quand les autres maillons de la chaîne y ont été introduits, plus la traction est grande, plus la fermeture est assurée. — Chez M. Daniel, 183, rue de Charenton, Paris.
- c£§ovs. Chimie
- Générateur rustique de gaz pour laboratoire. — Yoici de quel ingénieux dispositif se sert M. Barbet pour obtenir à peu de frais un dégagement à vitesse constante et aisément réglable de gaz carbonique ou sulfureux. On emploie un siphon ordinaire, rempli de pseudo-eau de seltz du commerce pour obtenir de l’anhydride carbonique, ou du gaz sulfureux liquéfié (à la
- température ordinaire une pression de trois atmosphères suffit pour cela). Au lieu d’appuyer sur le levier de la façon usuelle, ce qui serait incommode et donnerait un dégagement irrégulier de liquide (non de gaz), on opère avec le dispositif ci-après.
- A, est le siphon placé la tête en bas. Il repose dans un bloc en bois B, évidé dans son milieu. Le levier du siphon vient buter sur le plan incliné b, et si, par un moyen quelconque, on pousse la base du siphon vers la gauche, b appuyant de plus en plus sur le levier fera ouvrir la soupape intérieure de sortie. Le gaz sortira donc par le tuyau D à l’état de vapeur.
- E est une corde formant anneau, que l’on place dans la rainure du verre au pied du siphon; la corde E passe sur la poulie à gorge F, puis elle est serrée contre le socle B au moyen d’un petit levier G. Le modèle de G est emprunté aux stores d’appartements ; si l’on soulève le levier G et que l’on tire sur le brin H de la corde, le siphon sera attiré vers la poulie F de la quantité que 1 on voudra. Au moment où l’on estimera que le dégagement gazeux est suffisant sans être trop fort, on abaissera le levier G, et la corde ne pourra plus revenir sur elle-même. A partir de ce moment, la vidange du siphon sera régulière, automatique et aussi lente qu’on le désirera.
- Non seulement l’appareil sera utilisai avantageusement dans les petits laboratoires, mais, et n’est l’usage pour
- lequel il fut imaginé, les vignerons pourront l’employer pour le traitement des moûts, pour remplacer les sulfites divers qui introduisent dans les vins de la potasse ou de la soude qu’on ne peut ensuite retirer, et les sulfitomètres de différents systèmes qui, construits en cuivre avec robinets, pointeau, manomètres, etc..., sont toujours assez chers.
- Incendie
- Nouvel extincteur d’incendie. — L’usage des appareils portatifs pour l’extinction des incendies à leur début s’est considérablement généralisé depuis un certain nombre d’années. C’est à très juste titre, car il est généralement très facile d’éteindre un commencement d’incendie quand on a la chance de le découvrir assez tôt : quelques litres d’eau employés à temps peuvent préserver parfois des pires catastrophes.
- La plupart des extincteurs généralement en usage contiennent deux liquides séparés en temps ordinaire et que l’on mélange au moment opportun par le renversement de l’appareil ou par toute autre manœuvre. L’un des liquides est une solution acide, l’autre une solution d’un carbonate alcalin; leur mélange produit un fort dégagement d’acide carbonique qui, formant pression sur le liquide, permet d’envoyer celui-ci en un jet violent par un orifice approprié sur le feu à éteindre.
- Malheureusement ces appareils deviennent insuffisants quand il s’agit d’éteindre du pétrole, de la benzine, de l’essence de pétrole, etc..., enflammés. On essaie alors de couvrir l’incendie avec du sable, de la terre, etc..., mais, en somme, rien n’est plus difficile que d’éteindre ces liquides en train de brûlqr. Un nouvel extincteur, appelé à l’étranger l’extincteur « Mousse » et en France le « Parfait», réussit cependant à éteindre d’assez fortes quantités de pétrole enflammé.
- Comme aspect extérieur et comme dispositions intérieures il se différencie assez peu des engins similaires. Son originalité consiste dans la projection sur le foyer de 1 incendie d’une forte quantité de mousse (la mousse produite représente environ 6 fois le volume de l’extincteur) qui forme sur le liquide brûlant une sorte de couche isolante par rapport à l’air. Faute d’oxygène, la combustion cesse aussitôt que la nappe de mousse s’est étendue sur toute la surface du pétrole enflammé.
- Comme cette mousse est produite par une substance inerte qui n’est pas autre chose que de l’extrait de bois de réglisse on peut sans inconvénient la projeter sur tout objet délicat qui vient de s’enflammer et même sur un individu dont les vêtements auraient pris feu. Pour mettre l’appareil en action, il suffit de le renverser ; si l’incendie est éteint avant que tous les liquides aient servi, il suffit de remettre l’appareil debout pour les conserver. L’extincteur peut être indéfiniment rechargé avec de l’eau dans laquelle on a fait dissoudre des produits spéciaux.
- Des essais très complets et très concluants de cet appareil ont été faits devant le « Comité anglais de protection contre les incendies ». Du pétrole fut allumé dans des bassins de diverses dimensions, atteignant même i,8o m. de côté, sur le sol, comme cela arriverait dans un garage d’automobiles, dans un récipient à surface grillagée comme le fond d’une embarcation à moteur. Dans certains cas, pour rendre l’essai plus sévère, l’extincteur ne devait être employé que 20, 3o et même 60 secondes après l’allumage du pétrole. - r
- L’appareil était manœuvré soit par un employé de la maison, soit par un agent du Comité. Toutes ces expériences étaient faites dans les locaux du Comité.
- Naturellement cet extincteur demeure impuissant quand il s’agit d’un incendie important, mais il n’en est pas de même pour les feux lès plus fréquents et surtout pour les débuts d’incendie. En particulier, il est appelé à rendre de grands services dans les incendies de voitures et de canots automobiles contre lesquels on se trouve en général complètement désarmé. L’extincteur « Le Parfait » n’est pas encore exploitéœn France. Pour tous renseignements s’adresser à M. ;Larsen, 5i, rue d’Amsterdam.
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- SCIENCE APPLIQUÉE
- c£§^ Jouets ^e,§&
- Torpille sans fumée. — C’est un jeu qui est simplement destiné à faire du bruit ! On peut en conclure qu il sera la joie des enfants, mais ne fera que troubler la tranquillité de la famille ; c’est pourquoi il aura du succès. Sa construction n’est pas bien compliquée : une
- calotte A en caoutchouc est montée sur un cercle métallique B dont le centre est percé d’un trou de la grandeur d’une pièce de un franc. Le tour de ce trou est garni d’une feuille de caoutchouc D. Par dessus, monté à charnière et muni d’une fermeture à crochet, vient se rabattre un couvercle C également percé d’un trou en regard du précédent. Si l’on emprisonne une feuille de
- papier entre les deux trous et qu’on frappe un coup sec sur l’ampoule de caoutchouc, l’air comprimé fait sauter la partie du papier qui se trouve en regard des trous et cela ne se passe pas sans bruit bien entendu. L’appareil est porté par une longue tige T qu’on tient d’une main et qui sert à frapper l’ampoule sur l’autre main. Un papier de journal est de bonne épaisseur pour qu’il ne soit pas nécessaire de taper bien fort. — La torpille se trouve chez M. Mathieu, galerie de Valois, Palais-Royal.
- c^^ns. Objets utiles
- La cafetière « Perfecta ». — Les modèles de cafetières pour l’usage domestique sont certainement innombrables ; chacun d’eux se distingue par une destination plus ou moins spéciale, quelque usage particulier, etc.... La cafetière « Perfecta » a ceci de tout à fait remarquable c’est que son fonctionnement est complètement automatique.
- On introduit l’eau nécessaire, le café en quantité voulue, on allume le réchaud à alcool : par la suite on n’a plus à s’inquiéter de rien, sinon de savourer un café
- chaud et de qualité toujours égale, ce qui n’est pas si aisé que cela à réaliser de façon courante. Quant au reste la cafetière s’en charge seule : faire passer l’eau chaude doucement sur le café, éteindre le réchaud à alcool une fois l’opération terminée.
- Comment opère donc cette cafetière merveilleuse ? dira-t-on. Il n’y a dans son fonctionnement aucun sortilège, mais l’application ingénieuse de quelques-unes des lois les plus simples qu’enseignent la physique et la mécanique.
- Extérieurement la cafetière se présente comme un corps cylindrique à fond plan et dont la partie supérieure porte deux sortes de chapiteaux réunis par un tuyau courbé qui part de chacun de leurs sommets. Elle
- a tout naturellement un bec pour permettre de verser le café. Elle est enfin suspendue par deux pivots, autour desquels elle peut osciller, à deux colonnes qui se réunissent à leurs sommets pour former une poignée et qui sont fixées à leurs parties inférieures dans le réchaud à alcool lequel forme une sorte de socle à l’ensemble de la cafetière. Quant au réchaud à alcool il est quelconque, sauf qu’il possède comme fermeture un couvercle à charnière L.
- Intérieurement la cafetière se divise en trois parties bien distinctes. Deux cloisons, verticale et horizontale, séparent le récipient A en deux parties étanches E et C'. Quant au chapiteau G surmontant la partie C’, il est creux, terminé par un grillage métallique et doit recevoir la dose de café prévue. Le chapiteau B porte un bouchon en bois percé d’un orifice à travers lequel passe à frottement dur le .tube qui relie les deux portions E et C' de l’appareil.
- Ce tube débouche au sommet du réceptacle C du café et, passant au travers du bouchon de bois qui ferme B, va se terminer à proximité du fond du récipient E.
- Quant au mode d’emploi, rien de plus simple. On dévisse tout d’abord le bouchon en bois qui ferme B et on remplit d’eau le compartiment E, qui est situé près du manche de la cafetière, jusqu’à a ou 3 cm du bord. On remplit de poudre de café la boîte-filtre C dont on fixe le couvercle à l’aide de sa fermeture à bayonnette. On replace le tube dans le compartiment E et l’on visse à fond le bouchon de B. Puis on suspend la cafetière par ses deux anses.
- Le couvercle L de la lampe à alcool étant ouvert, on enflamme l’alcool.
- Le fonctionnement est très simple. Quand l’ébullition de l’eau contenue en E s’est produite, la vapeur dégagée n’ayant aucun exutoire, va déterminer au-dessus de l’eau une très légère pression suffisante néanmoins pour la refouler peu à peu par le tube et la faire tomber lentement sur le café en.C. Après être passée sur le café, l’eau tombe dans le récipient C’.
- Quand l’opération est achevée, le compartiment E étant vide d’eau et le compartiment C plein de café fini, il se produit une rupture de l’équilibre de la cafetière qui bascule. Dans son mouvement qui l’a fait pencher du côté de C' et du bec, sa partie inférieur rencontre le couvercle L du réchaud à alcool qu’elle ferme ainsi automatiquement.
- On est ainsi averti de la fin de l’opération et on n’a plus qu’à déguster un excellent café très chaud.
- Outre les usages familiaux auxquels elle est destinée, cette cafetière peut rendre de grands services aux voyageurs, chasseurs, etc..., qui, dès leur réveil, peuvent la mettre en train et, sans plus s’en occuper avoir leur café tout chaud une fois leur toilette achevée. — La cafetière se trouve chez M. Guerlain, 92, rue Saint-Lazare, Paris.
- qg'jsi, Divers «^4$»
- Le laveur de linge — Quand on lave du linge avec du savon et une brosse, il y a un frottement énergique qui à la longue use les fils du tissu ; il faut en outre avec les mains exercer une pression pour faire pénétrer l’eau savonneuse et l’essorer tour à tour. Le laveur de linge est destiné à remplacer à la fois la brosse et l’action des mains. Il se compose comme le montre la figure ci-contre, de deux rouleaux de bois portant des rainures profondes qui peuvent tourner sur leur axe; ils sont supportés par un bâti qu’on tient à la main.
- On place le linge imprégné d’eau de savon sur une planche inclinée et on promène dessus l’appareil comme si c’était une brosse; mais à l’encontre de celle-ci, le laveur ne frotte pas et n’use pas; il exerce une pression ou plutôt par suite de ces rainures une série de chocs rapprochés qui fait pénétrer le savon à l’intérieur de l’étoffe et provoque un lessivage complet. — L’appareil est en vente chez M. Mathieu, rue de Valois, Palais-Royal, Paris.
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- RESUME METEOROLOGIQUE
- Q0L
- cs^
- Observations faîtes à l’observatoire du Parc-Saint-Maur, en octobre 1910, par M. Ch. Dufour
- La pression moyenne est supérieure de imm à la moyenne générale de 5o ans (1851-1900).
- La température moyenne n°,8o est supérieure de i°,7 à la normale et classe octobre parmi les mois d’octobre chauds, bien que le maximum absolu 23°,7, observé le Ier, ne soit pas exceptionnel.
- L’humidité relative est en excès d’environ 4 pour 100; la nébulosité et la durée totale de l’insolation sont normales. Le nombre de jours d’orages, 4- se rencontre pour la première fois en octobre depuis l’origine des observations du Parc Saint-Maur. L’un de ces orages, celui du 2, a fourni 35mm,5 de pluie dont 32mm en 35 minutes ; des pluies notables sont encore tombées le i3 ( 12mm,4) le 19 et le 20, aussi la hauteur totale, 8onim,8, de la pluie recueillie en octobre 1910, est-elle supérieure à la normale : le rapport atteint i,36, mais le nombre de jours de pluie appréciable n’est que de 12 au lieu de 15, nombre moyen.
- La Marne a baissé en octobre 1910; son niveau moyen a été seulement de 2m,og, inférieur à celui de septembre et aussi à la cote moyenne normale d’octobre. Le maximum a été de 2m,33 le 2, le minimum de im,96 le 27.
- Pression barométrique (ait. 5om,3). — Moyenne des 24 heures : 757™“,83; minimum absolu : 746””,8 le 20 à 16 heures; maximum : 772“™,3 le 4 à 9 heures et 11 heures.
- Température. Sous l’abri : Moyennes : des minima, 70,65; des maxima, i6°,54; des 24 heures, n°,8o. Minimum absolu : o°,8 le 22; maximum absolu : 23°,7 le ier. Amplitudes diurnes : moyenne du mois, 8°,89; la plus élevée, i4°,4 Ie 10; la plus faible, 2°,7 le 3o.
- Sur le sol gazonné : Moyennes : des minima, 4°>I9; des maxima, 26°,86. Minimum absolu, —3°,5 le 22; maximum absolu, 37°,7 le ier. Dans le sol gazonné. — Moyennes du mois : (profondeur om,3o), à 9 heures : 13°, x3 ; à 21 heures : i3°,22; (profondeur om,65), à 9 heures : 13°,79 ; à 21 heures : i3°,75 (profondeur 1 mètre), à 9 heures : i4°,io; à 21 heures : i40,O7. De la Marne. — Moyennes : le matin, i3°,54; le soir, i3°,73. Minimum, n°,i4le26; maximum, i6°,o3 le 2.
- Tension de la vapeur. — Moyenne des 24 heures, 9mm,2i. Minimum, 4mm>9 le 22 à 4 heures; maximum, i4mm,5 le 2 à 17 heures.
- Humidité relative : moyenne des 24 heures, 89,0. Minimum, 49 le 7 à 14 heures; maximum, 100 à 20 dates différentes.
- Nébulosité. — Moyenne du mois (6 h. à 21 h.) : 6,48. Minimum, 0,0 le 7 ; 1 jour entièrement couvert le 3o.
- Insolation : durée possible, 333 heures ; durée effective’, ii2ho en 28 jours; rapport, 0,34.
- Pluie : total du mois : 8omm,8 en 3711 9.
- Nombre de jours : de pluie 14, dont 2 de pluie inappréciable; de pluie supérieure ou égale à imm, 9; à 5ram, 5; à io“m, 2; à 2omm, 1; de grêle, 1; d’orage, 4; de brouillard, 9; de brume, 1; de halos, 5; de rosée, 19; de gelée blanche, 3.
- Fréquence des vents : calmes, 35.
- N . . . . i5 S. E. . . . 53
- N. N. E. . 35 S. S. E. . . 83
- N. E . . . 69 S............84
- E. N. E. . 62 S. S. W . . 96
- E..... 72 S. W . . . 32
- E. S. E. . 5g W. S. W. . 9
- Vitesse du vent en mètres par seconde : moyenne des 24 heures, 2m,68. Moyennes diurnes : la plus grande, 4m,6 le 19; la plus faible, om,7 le 9. Vitesse maximum : 9m,4 le 19 de ioh45m à 11 heures par vent S. S. W.
- Hauteur de la Marne : moyenne du mois, 2™,09. Minimum, 1m,96 le 27; maximum, 2m,33 le 2.
- Comparaisons aux valeurs normales : pression, + imm,02 ; température, -)- 1 °,75 ; tension de la vapeur, + imm,3o; humidité relative, + 3,6; nébulosité, +0,41; pluie, -j- 2imm,5; jours de pluie, —3; insolation, +oh4.
- Taches solaires : On a suivi 6 taches ou groupes de taches en 16 jours d’observations; le Soleil a paru dépourvu de taches le 9 et le 15.
- Perturbations magnétiques : Faibles les 3, 10, 14, 22, 23, 29, 3o; modérées les 5, 7-8, 11-12, 25, 26; assez fortes les 4, 20, 21, 27-28; fortes les 6, i2-i3, 19.
- Radiation solaire : La radiation solaire a été observée 11 fois à 10 dates différentes. Les valeurs les plus élevées ont été : ical,io4 le 20 à nh3om; ioal, 145 le i5 à i3h3om; icaI, 176 le 3 à nh23m.
- Mouvements sismiques : Aucun mouvement sismique de quelque importance n’a été enregistré en octobre. Deux microsismes un peu plus accusés, quoique très faibles, se rencontrent la nuit du 4 au 5 de 23 heures et demie, le 4. à 1 heure, le 5 et le 18 de 4 heures à 5 heures. Les sismographes ont indiqué des mouvements plus faibles encore aux dates des .7, 12, i3, 20, 24, 26, 3o et 3i.
- Floraisons .-Le 15, topinambour, laurier tin. Les dernières hirondelles ont été vues le 12.
- W ... . 6
- W. N. W. 4
- N. W. . . 7
- N. N. W . 23
- VARIÉTÉS
- OSC
- Oü^
- La vitesse du système solaire dans l’espace. —
- M. P. Stroobant, astronome à l’Observatoire royal de Belgique, vient de publier dans le Bulletin de l'Académie royale de Belgique, une nouvelle détermination de la vitesse du système solaire dans l’espace. On sait que l’étude du mouvement propre des étoiles a permis de déterminer, avec une précision suffisante, le point du ciel vers lequel le système solaire tout entier se dirige. Ce point a reçu le nom d’apex. On conçoit, en effet, que l’étude du mouvement propre des étoiles conduise à une position plus ou moins approchée de ce point, puisque toutes les étoiles situées vers lui semblent « diverger » au fur et à mesure que le Soleil s’en approche, tandis qu’au point opposé, elles semblent toutes « converger. » Ainsi, parcourant une route en automobile, les objets situés en avant semblent s’écarter, fuient de chaque côté et paraissent se rejoindre au loin, à l’arrière de la voiture. En raison de la faible vitesse relative du Soleil, de l’immensité de l’espace, l’effet produit sur les
- étoiles par notre déplacement est faible, il se superpose en outre à la vitesse propre des étoiles et nous n’observons d’ici que la résultante de ces mouvements. Il faut un travail ardu pour démêler dans cet enchevêtrement de vitesses, la part qui revient au seul déplacement du Soleil. On y est cependant parvenu depuis longtemps; mais avec le nombre croissant des observations, les déterminations se précisent, et chaque nouveau calcul semble nous rapprocher davantage de ce point mystérieux vers lequel nous tombons, sans arrêt et irrésistiblement à travers le cours des siècles.
- La plupart des positions obtenues pour l’apex sont situées à 20° environ au Nord de la partie moyenne de la Voie lactée, et sont comprises entre 160 et 46° de longitude galactique.
- L’illustre astronome américain, Newcomb, en 1899, adopta comme position de ce point mystérieux, la position :
- Ascension droite : i8h3o™; Déclinaison : -f- 35°
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- VARIÉTÉS
- qu’il considère comme exacte à 3° ou 4° près. Il estima la vitesse de translation à 16,5 km par seconde. Kapteyn avait indiqué 16,7 km.
- La considération de la vitesse radiale permet aussi de déterminer la position de l’apex et la vitesse linéaire du Soleil. La vitesse trouvée en i8g3 par Kempf est de i8,55 km ± 3 km.
- Risteen, reprenant la détermination simultanée -de l’apex et de la vitesse, trouve pour celle-ci : 17,5 km. En 1901, W.-W. Campbell a publié le résultat de ses recherches sur le mouvement du système solaire basées sur les vitesses radiales de '280 étoiles. La position déduite pour l’apex est :
- Ascension droite : 277°3o'±: 4°,8 ;
- Déclinaison : -f- i9°58' ± 5°,9
- et la vitesse du système solaire : 19,89 km ± 1,52 km. En adoptant les coordonnées de l’apex données par NewÔomb, il trouva pour cette vitesse : 20,4 km.
- Depuis 1901, époque de la publication du mémoire de Campbell, de nombreuses vitesses radiales d’étoiles ont été mesurées avec une grande précision.
- On a reconnu que beaucoup d’entre elles sont variables et que, par conséquent, on doit les éliminer pour l’étude du mouvement du Soleil dans l’espace. M. Stroobant a ainsi pensé qu’il était opportun d’effectuer une nouvelle détermination de la vitesse du système solaire en utilisant les dernières données de la science. Il a pris comme point de départ la position de l’apex donnée par New-
- comb, savoir i8,’3om et -f- 35° et a recherché le déplacement du Soleil dans cette direction.
- En désignant par V la vitesse radiale relative d'une étoile (c’est-à-dire en supposant que la vitesse radiale résulte seule du déplacement du Soleil) et par A sa distance angulaire à l’apex, le déplacement correspon-
- V
- dant du Soleil sera en valeur absolue----------Si A n’est,
- cos A
- pas très grand, une petite variation de A n’entraînera qu’une faible modification dans la valeur de cos A et par suite, s’il existe une faible erreur dans la position de l’apex, il n’en résultera qu’une faible incertitude sur la Y
- valeur de ------ M. Stroobant a ainsi limité ses recher-
- cos A
- ches aux étoiles dont la distance angulaire à l’apex ou l’anti-apex, ne dépasse pas 4i°,5.
- En prenant la moyenne de toutes les valeurs ainsi obtenues pour un certain nombre d’étoiles (64 dans la discussion de M. Stroobant), on obtient le déplacement du Soleil en kilomètres par seconde.
- Finalement, M. Stroobant trouve, en utilisant les 4g étoiles de la région de l’apex, pour la vitesse linéaire du Soleil, par seconde : 18,75 km;
- Pour les i5 étoiles de la région de l’anti-apex : 21,55 km ; Et pour l’ensemble des 64 étoiles : 19,4° km.
- Ainsi donc, tous les astres du système solaire, emportés comme les grains de plomb d’une charge de fusil se précipitent vers les étoiles d’Hercule à- raison de 19 4oo mètres par seconde.
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- BOITE AUX LETTRES
- AVIS. — Dans la boîte aux lettres, la Rédaction publie les faits d’un intérêt général qui lui sont signalés par ses abonnés. Elle répond également, dans la mesure du possible, aux demandes de renseignements qui lui parviennent accompagnées d’une bande d’abonnement. En raison de l’abondance de la correspondance et des recherches souvent nécessaires, il ne peut être répondu que dans un délai de dix à quinze jours.
- Communications. — A propos de l’élévateur Besso-net-Fabre décrit dans notre n° ig55, M. P. Simon, ingénieur, nous communique le passage suivant du Traité de physique, de Daguin, 2e- éd., x86r, p. 194 : « Corde de vera. — On nomme ainsi une machine qui élève l’eau au moyen des actions capillaires. Elle consiste en une corde sans fin, plongeant par la partie inférieure dans un réservoir, et embrassant par sa partie supérieure une poulie à laquelle on imprime un mouvement rapide de rotation. L’eau adhérente à la corde est entraînée dans la partie qui monte, et s’en détache par l’effet de la force centrifuge, au moment où elle prend un mouvement de rotation en arrivant sur la poulie. En assemblant trois cordes au lieu d’une seule, on élève un prisme d’eau emprisonné entre les trois brins montants. Cette machine a été appliquée en grand ; mais elle est généralement abandonnée, à cause de son faible produit. M. Yars l’a perfectionnée, en remplaçant la corde par une chaîne plate percée de nombreuses ouvertures dans lesquelles l’eau reste engagée, ce qui augmente notablement le rendement. » Ceci prouve une fois de plus que nil novi suh sole et aussi que les vieilles idées en apparence abandonnées renaissent souvent après un long sommeil, pour suivre une carrière heureuse.
- Renseignements. — M. J. B., Le Puy. — Il existe, en effet, des encres disparaissant après un certain temps, par exemple « l’encre des dames », autrefois mise dans le commerce et ainsi baptisée ironiquement. Le produit était constitué par un empois d’amidon très fluide coloré avec un peu d’iode. Mais les caractères ne disparaissent spontanément qu’au bout de plusieurs mois et non de plusieurs jours.
- M. Catusse, à Malausse (T.-et-G.). — La méthode indiquée par Tissandier pour produire sur le verre un dépôt de pseudo-givre est bonne; votre insuccès tient sans doute à la non observance de quelques précautions que l’auteur eut d’ailleurs tort de ne pas indiquer : x° Il faut ajouter à la solution de sulfate de zinc (10 et 20
- pour 100) de 2 à 5 pour 100 de matière gommeuse ne gélatinant pas à froid (gomme arabique ou colle liquide ) ; 20 les glaces recouvertes d’une couche épaisse de la mixture doivent être placées horizontalement et non verticalement jusqu’à complète dessiccation.
- M. E. O., à J. — Le Draka Hygromètre est construit par M. le Dr Katz, à Waaiblingen (Allemagne). Il faut vous adresser à lui pour renseignements commerciaux.
- Abonné 6068-4819, C. 12.— C’est un fait d’expérience que la hauteur de l’antenne en télégraphie sans .fil, influence la partie des ondes hertziennes émises par elle. Mais on n’a pas encore donné d’explications techniques très satisfaisantes sur ce rôle de l’antenne. — On n’a malheureusement pas trouvé encore de remède réel aux dangers de l’aéroplane. Il semble, qu’avant tout, il faudrait exiger des aviateurs la surveillance et l’entretien minutieux de leurs appareils, et des constructeurs des études mécaniques de plus en plus serrées sur les résistances des divers organes de l’aéroplane. Il faudra trouver aussi une forme d’appareil qui assure l’équilibre, en toutes circonstances, dans les vols planés sans moteur.
- M. R. S., h Mons. — Cyanamide est du genre féminin; caliche du masculin. Le sodium s’extrait par élec-trolyse du chlorure de sodium en fusion ou de la soude caustique en fusion. On a essayé aussi l’électrolyse en mélange de mercure et de dissolution aqueuse de sels sodiques. Le potassium peut s’obtenir d’une façon analogue. Le calcium s’extrait électrolytiquement du chlorure de calcium en fusion. — Dans un réseau parcouru par un courant électrique à l’état de régime, si entre deux points la résistance électrique du conducteur vient à baisser accidentellement, l’intensité du courant qui circule entre les deux points augmente brusquement, donnant lieu à des phénomènes d’échauffement proportionnels au carré de cette intensité, non prévus lors de l’établissement du circuit, il y a court-circuit. C’est ce qui se produit, par exemple, si deux points, séparés par une certaine longueur de fil, se trouvent par accident réunis par un fil non résistant de longueur beaucoup plus courte. — Tous les auteurs s’accordent aujourd’hui à donner à la molécule un diamètre de l’oi'dre du millième de micron ; il y a eu dans l’article que vous nous indiquez une erreur d’impression que nous vous remercions de nous signaler ; il faut lire : ils permettent d’apercevoir des objets de i/i5oooo° mm de diamètre,
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- BOITE AUX LETTRES
- igF.
- ce qui n’est plus qu’environ ioo fois le diamètre de la molécule.
- MM. Bertrand-Oser et fils, à Nancy. — Vos rondelles de caoutchouc ne peuvent être utilisées pour la fabrication d’objets neufs qu’après pulvérisation et « dévulcanisation » plus ou moins partielle, ce qui n’est fait que dans quelques rares usines spéciales. Yous ne pouvez donc que les vendre ; par grosses quantités, les prix sont d ailleurs assez hauts, surtout si au lieu de vous adresser à des chiffonniers en gros, vous faites vos offres aux agents de fabrique faisant la « régénération » (consulter les listes d’adresses sur chaque numéro de la revue Caoutchouc et Gutta, rue des Vinaigriers,. Paris).
- M. C. L. S., à Hem. —- Pour tous renseignements concernant les nouveaux éthers de l’amidon, consulter le travail de J. Traquais dans le Moniteur Scientifique de septembre (Quesneville, éd., 12, rue de Buci, Paris).
- M. Blanc, à Salernes (Yar). — Nous ne pouvons répondre en détail sur les procédés de neutralisation des
- huiles. Voir à ce sujet les ouvrages de Fritsch, Fabrication et raffinage des huiles végétales, in-8, Rousset, édit., rue Casimir-Delavigne ; et de Lewkoivitsch, Les huiles, graisses et cires, 3 vol. in-8, Dunod, édit., quai des Grands-Augustins. Le premier ouvrage s’adresse surtout aux praticiens, le deuxième aux chimistes.
- Abonné 5596-5269, Paris. — Nous ne connaissons pas de telles peintures. Le mieux serait d’essayer en petit diverses peintures à l’huile et vernis à l’essence du commerce en vous mettant dans les conditions de l'usage que doit faire l’enduit.
- M. Favier, à Lyon. — Cette teinture au dos de l’épreuve ne peut pas être évitée avec ce procédé, mais elle se produit d’autant moins que le papier est plus épais.
- M. A. Srahn, à Bordeaux. — Yous trouverez à la librairie Dunod et Pinat, 49, quai des Grands-Augustins, Paris, un dictionnaire technologique très bien fait : allemand-français-anglais ; chaque mot est accompagné d’un dessin représentant l’objet désigné.
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- BIBLIOGRAPHIE
- CM.
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- Sommaire de notre précédent numéro.
- Nîmes-le-Vieux (Lozère) : E.-A. Martel.— Comment ou mesure l’altitude atteinte par les aéroplanes : Henri Petit. — Affût de campagne à deux demi-flèches pour canon à tir rapide : Capitaine D. — Le moteur à combustion Diesel : R. Bonnin. — Fabrication mécanique des poteaux et tubes creux en béton armé : Jacques Boyer. — Le scorpion se suicide-t-il? : Joseph Delsaux. — Académie des sciences : séance du 14 novembre 1910 : Ch. de Villedeuil. — Le bilboquet humain : G. Chalmarès. — Désiré Gernez (183.4-1910).
- Supplément. — Un naufrage dans la Manche. — La diminution des cas de rage.
- Traité complet d’analyse chimique, appliquée aux essais industriels, par J. Post et R. Neumann. 2e édition française entièrement refondue, par G. Chenu et M. Pellet. T. II, 2e fasc. 1 vol, 915 p. avec 85 fig. Hermann et fils, éditeurs. Paris 1910.
- Ce fascicule est consacré aux méthodes d’analyse de la bière, du vin, du cidre et du poiré, de l’alcool et de la levure pressée, du vinaigre et de l’esprit de bois. En supplément une note de MM. Chenu et Pellet, résumant leurs travaux sur les chaux, ciments et sur le plâtre, ainsi que sur les produits céramiques. Comme les précédents fascicules, celui-ci est fort .complet et tenu au courant des plus récents travaux. Les traducteurs ne se sont pas bornés à une fidèle transcription du texte allemand, ils ont tenu compte des travaux français ignorés de l’auteur allemand et fait à cet égard toutes les additions nécessaires. Le chapitre cidre et poiré est complètement original.
- The fats, by J.-B. Leathes. i vol. i38 p. Longmans Green, éditeur, 39, Paternoster Row Londres, 1910. Prix : 4 sh.
- Ce livre est une étude biochimique des graisses organiques. Il étudie leurs compositions chimiques, infiniment variées; leurs propriétés chimiques essentielles ; il indique la technique à suivre pour l’étude de ces substances, et précise leur rôle et leurs transformations dans l’organisme des êtres vivants. Ce résumé très clair et accompagné d’une bibliographie d’un éclèctisme peut-être insuffisant, rendra de grands services.
- Expériences sur le travail des machines-outils : Alésage, par C. Codron. In-40 de 120 pages, avec i5o fig. H. Dunod et E. Pinat, édit. Paris. Prix : 6 francs.
- Cette étude de l’alésage complète les précédentes études de M. Codron sur les expériences concernant le travail des machines-outils pour les métaux. De nombreux diagrammes facilitent les comparaisons des résultats.
- Aide-mémoire de Vingénieur mécanicien. Recueil pratique de formules, tables et renseignements usuels, d’après la 3° édit, du Ililsfsbuch fiir Maschinenbau de Freytag, traduite par J. Izart. In-8° de xxvm-854 p. avec 670 fig. et nomb. tableaux (II. Dunot et E. Pinat, éd., Paris). Prix : cartonné, i5 francs.
- Le formulaire dont M. Izart vient de donner une traduction adaptée, particulièrement réussie, forme un important ouvrage de 900 pages avec une illustration abondante et presque exclusivement constituée de dessins d’atelier, beaucoup cotés. Il est divisé en douze chapitres qui sont : rappel de mathématiques et tables; rappel de mécanique, physique, unités et étalons, élasticité et résistance des matériaux; éléments de machines ; machines usuelles : appareils de levage, pompes et tuyauteries, ventilateurs et compresseurs ; hydraulique ; thermodynamique ; générateurs de vapeur; machines à vapeur et turbines; moteurs à combustion interne; constructions industrielles; éclairage industriel.
- Cours de dessin industriel, par A. Dupuis et J. Lombard. 3 vol. in-8°, dont 2 vol. de texte de viii-3i4 pages, avec 675 fig. et 20 pl. et atlas de 32 pl. H. Dunod et E. Pinat, édit. Paris. Prix : cartonnés, i5 francs.
- Ce cours de dessin industriel est surtout destiné aux élèves des Ecoles pratiques de commerce et d’industrie, aux élèves des Ecoles professionnelles, aux candidats aux Ecoles d’Arts et Métiers, à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures, à l’Ecole supérieure d’Electricité et aux mécaniciens. Il comprend trois parties : dans les deux premières, on trouvera, les principes et conventions qui régissent le dessin industriel, la technique du dessin industriel proprement dit; dans la troisième, on a réuni une série de planches classées d’une façon progressive d’après les difficultés d’ëxécution.
- Manuel d’archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine, par Joseph Déchelette. Tome II, Archéologie celtique ou protohistorique. Appendices. Paris. (Alphonse Picard) 1910. Prix : 20 francs.
- Comme le icr volume, consacré à la préhistoire, cette première partie du tome II est un régal et une mine précieuse pour les amateurs des temps antiques. C’est l’âge du bronze qui est traité avec le même souci de l’exactitude scientifique et de la documentation iconographique que dans le tome Ier. Ligures et Ibères, Phéniciens, Crète et Aryens, le bronze en Europe, l’art, le commerce et la religion à l’âge du bronze, telles sont les principales subdivisions du précieux volume qu’on ne saurait analyser en détail parce qu’il faut le lire.
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- BULLETIN METEOROLOGIQUE
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- Observations de M. Ch. DuFour (Parc Saînt-Maur, altitude 5o™,3o). Bureau central météorologique de France.
- OBSERVATIONS 7 HEURES DU MATIN THERMOMÈTRE VENT DIRECTION ET FORCE DE 0 A. 9 ÉTAT DU CIEL PLUIE EN MILLIMÈTRES OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- Lundi li nov. 1910. 91 6 S. W. 6. Couvert. 06 Presq. couv. le m., ngx le s.; pluie l’ap.-m ; halo à 211’ cl couronne.
- Mardi 15 i',7 S. 3. Très nuageux. 2,9 Rosée: très nuag*ux; pluie rte 8 h. à 12 h.
- Mercredi 16 ... . 3°,n N. W. 4. Couvert. 0,8 Gelée blanche; pluie le matin; brume ; peu nuageux.
- Jeudi 17 2°.8 S. 2. Couvert. 3.3 Gelée blanche; couvert; petite pluie à 1 h.: pluie de 15 h. à 22 h.
- Vendredi 18 ... . 2’ 0 W. S. w. 5. Couvert. 4,3 Gelée blanche: pluie et neige le m ; très nuageux.
- Samedi 19 4' 4 ÎS. N. AV. 3. Peu nuageux. 1,3 Pluie de 0 h. 15 à 1 h. 45 ; très nuageux.
- Dimanche £0 . . . . —1°.0 S. 2. Couvert. 2,7 Gelée blanche; couvert; pluie à partir de 20 h. 40.
- NOVEMBRE 1910. — SEMAINE DU LUNDI 14 AU DI '/ANCHE 20 N0VEM3RE 1910.
- Lundi
- Mardi
- Mercredi
- Jeudi
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- ' 33 > H C D m
- La courbe supérieure indique la nébulosité de 0 à 10; les flèches inférieures, la direction du vent. Les courbes du milieu indiquent : courbe épaisse, les pressions barométriques (baromètre ramené à 0, au niveau de la mer); courbe plus mince, thermomètre à l’abm à boule sèche; courbe en pointillé, thermomètre à l'abri à boule mouillée.
- wmmmmÊmmmmmm^KamÊimBa^^nnmamÊmÊmÊÊÊimMMKammmasaMsstMwamaaieaBtai^B^BÊmBaÊsamÊm^^ÊÊntn^amimmBmiÊasgamasBaaÊaBBstia^m'w 'i i1
- Du io novembre au ao novembre 1910. — Le 10. Hausse rapide sur le S.-O. (France, ^65) ; dépressions sur la Scandinavie (744)».sur Ie-N', de l’Italie et sur l’Irlande. Pluies sur le. N., le Centre et l’O.; en France : Bordeaux, 20; Besançon, 19; Nancy, 7; Le Havre, 3; Paris, 1. Temp. du matin : Arkhangel, —70; Paris, —1; Alger, 17; Puy de Dôme --4; moyenne à Paris : 3°,6 (normale : 6°,i). — Le xi. Centre de dépression sur la mer du Nord (741). Pluies sur le N. de la France; neiges dans l’E.; en France : Cherbourg, 19; Brest, i4; Le Mans, Dunkerque, 9; Nantes, 5; Paris, 2. Temp. du matin : Seydisfjord, —3°; Paris, 8; Alger, 17; Puy de Dôme, —1 ; moyenne à Paris : 7°,i (normale : 6°). — Le 12. Centre de dépression sur la Pologne : 748. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Limoges, 18; Nancy, i3; Biarritz, Nantes, 10; Paris, 5; Dunkerque, 4- Temp. du matin : Paris, —i°; Alger, 18; Puy de Dôme, —4; moyenne à Paris : 3°,2 (normale ! 5°,9). — Le i3. Dépression générale : Ecosse, 743; Irlande, 744 ; Bretagne, 748. Pluies sur le N.; en France, Gris-Nez, 3; Brest, 2; Dunkerque, Lorient, 1. Temp. du matin : Haparanda,
- — i3°; Paris, 2 ; Alger, 18; Puy de Dôme, 6; moyenne à Paris : 6°,7 (normale : 5°,8). — Le i4- Dépression générale, même situation que le i3. Pluies sur le N. et l’O.; en France : Gap, 40; Brest, 10; Nice, 9. Temp. du matin : Haparanda, — io°; Paris, 5; Alger, 19; Puy de Dôme, —2; moyenne à Paris : 90,5 (normale : 5°,9).
- — Le i5. Centre de dépression sur l’Angleterre : Cher' bourg, Yarmouth, 739; Nice, 747; Irlande, 748. Pluies bur l’O. ; en France : Gap, 48; Boulogne, 21; Nice, 19; Bordeaux, 16; Brest, 9; Paris, Nancy, x.^Temp. du matin : Arkhangel, — 160; Paris? 5; Alger: 19; Puy de
- Dôme, —2 ; moyenne à Paris : 5°,8 (normale : 5°,5). — Le x6. Relèvement de pression sur tout l’O. : Bretagne, 760; Madrid, 765; mer du Nord, Europe centrale, 74s et en dessous. Pluies générales : Limoges, 17; Biarritz, i5; Bx-est, 8; Dunkerque. 7; Paris, Besançon, 4- Temp. du matin : Arkangel, —5°; Paris, 5; Alger, 17; Puy de Dôme, —4; moyenne à Paris : 5°,8 (normale : 5°,4)- — Le 17. Baisse sur l’O. de la France : Lorient, 749 ; Biskra, 770; Stockholm, 744- Pluies générales; en France : pointe de la Hague, 24; Le Havre, 9; Brest, 7; Bordeaux, Besançon, 5; Toulouse, 2; Charleville, 1. Temp-du matin : Haparanda, —io°; Paris, 4 V Alger 1; Puy de Dôme, — 5 ; moyenne à Paris : 3°,3 (normale : 2°,2).
- Le 18. Pression basse générale : Prague, 749; Horta, 767. Pluies générales : Nice, 27; Dunkerque, 22; Nancy, 17; Cherbourg, 16; Nantes, 15 ; Gap,' 14 ; Bordeaux, i3. Temp. du matin : Dantzig — 20 ; Paris, 2 ; Alger, 17 ; Puy de Dôme, —6; moyenne à Paris : 3°,4 (normale : 5°,i). Le 19. Pression plus élevée sur l’O. : Irlande, 770; Gascogne, 768; Craeovie, 748. Pluies et neiges sur l’O. et le Centre; en. France : ballon de Servance, 33; Dunkerque, i3; Besançon, 9; Paris, 6; Biarritz, 5; Brest, Bordeaux, '3. Temp. du matin : Bodôe, — 3°; Paris, 4; Alger, 15 ; Puy de Dôme, —5; moyenne à Paris : 5°, 1 (normale : 5°). — Le 20. Dépression assez profonde sur le N. : Skagen, 745; Islande, 777. Pluies générales en France : Lyon, Biarritz, 5 ; Belfort, 4* Temp. du matin : Arghangel, —5° ; Paris, — 1 ; Alger, 13 ; Puy de Dôme—7; moyenne à Paris : 2°,i (normale : 40,9). — Phases de la Lune : Premier Quartier le 10, à 5 h. 38 m. du matin; Pleine Lune le 17, à o h. 34 m. du matin. " * . ,
- '! ï,h r’iùi .
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- LA NATURE
- TRENTE-HUITIÈME ANNÉE — i9io
- DEUXIEME .SEMESTRE
- TABLES DU SUPPLEMENT
- INFORMATIONS — SCIENCE APPLIQUÉE — HYGIÈNE ET SANTÉ — RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES — VARIÉTÉS
- I. — INFORMATIONS.
- Académie des sciences : prix.............................. 65
- Acide borique dans les sul'fioni de Toscane............... 18
- Acier électrique............................................. 50
- Acide chlorhydrique : équilibre aux radiations ultra-viol elles. 193
- Acide lactique dans les produits alimentaires............ 154
- Acide sulfureux : absorption par le caoutchouc et parla laine. 193 Acide sulfurique : préparation au moyen du gypse. .... 9
- Aéronautique : nouvel aéroplane allemand..................113
- Aéronautique : aéroplane à Madagascar.....................153
- Aéronautique : aéroplanes militaires.................113, 127
- Aéronautique : aéroplane marin........................... 158
- Aéronautique : nouvel aéroplane Wright..................... 145
- Aéronautique : l’Atlantique en ballon. ................... 170
- Aéronautique : l’Atlantique en dirigeable.................. . 161
- Aéronautique : l’aéroplane au Sahara.........................146
- Aéronautique : l’aviation militaire dans les colonies .... 186
- Aéronautique : aviation et télégraphie sans fil...........113
- Aeronautique : les brevets aéronautiques . .............. 26
- Aéronautique : le capitaine Madiot . . . . . . ---- . . • 170
- Aéronautique : Ghavez traverse les Alpes.............. 137
- Supplément au n° 1957 de La Nature du 26 novembre 1910. 209
- Aéronautique : chule mortelle du lieutenant Vivaldi ... . 98
- Aéronautique : chutes mortelles en aéroplanes. . . . 177, 202
- Aéronautique : le circuit de l’Est............ 81. 89, 97
- Aéronautique : circuit franco-anglo-belge d’aviation. .... 116
- Aéronautique : nouveaux circuits d'aviation ........ 98
- Aéronautique : Compiègne-Londrcs en dirigeable.............. 161
- Aéronautique : concours d'aviation organisé par le ministère de la guerre............................................ 185
- Aéronautique : concours de moteurs ...................... 65
- Aéronautique : coupe Gordon-Bennet des ballons. ... . . . 170
- Aéronautique : te Bevtseklaud........................... . . 41
- Aéronautique : dirigeable le Morning Post . . . ...... . . . 158
- Aéronautique : Douvres-Calais et retour en aéroplane.. . . ... • 9
- Aéronautique : épreuves de-l’Automobile-Club. . ..... . 54
- Aéronautique : les lignes de transport électrique et l'aviation. 53
- Aéronautique : meeting de la baie de Seine...............• 113
- Aéronautique : monoplan à deux hélices Lioré. ... . ,. . 185
- Aéronautique : mort de l’aviateur anglais .Bolls . . . 57
- Aéronautique : mort de Chavez.................. 145
- Aéronautique : mort de Poillol............... . ; > . ; .. . 1 137
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- TABLE DU SUPPLEMENT
- Aéronautique : moteur Gnome.............................. 97
- Aéronautique : parachute pour aviateurs..................138
- Aéronautique : Paris-Bordeaux en aéroplane...............U3
- Aéronautique : Paris-Bruxelles en aéroplane..............194
- Aéronautique : Paris-Bruxelles et retour en aéroplane. . . . 161
- Aéronautique : Paris-Douvres en aéroplane avec un passager. 97
- Aéronautique : Paris-Puy de Dôme en aéroplane. ..... 122
- Aéronautique : perte du dirigeable allemand Erbslolt. ... 57
- Aéronautique : poste par aéroplanes...................... 49
- Aéronautique : premier dirigeable de voyageur............ 55
- Aéronautique : prix Falco. Pris du Daily Mail............ 89
- Aéronautique : raid militaire en aéroplane, Camp de Cbâlons-Vineennes................................................... 17
- Aéronautique : recensement de l'aviation.................155
- Aéronautique : records délimiteur en aviation............ 82
- Aéronautique : record de l’altitude en aéroplane.......145
- Aéronautique : record de la vitesse en aéroplane........ 9
- Aéronautique : sécurité en aéroplane.....................202
- Aéronautique : 2 grande Semaine d'aviation de la Champagne ..........................................18, 35, 49
- Aéronautique : tentes pour aéroplanes militaires.........105
- Aéronautique : traité « aérien »............................ 82
- Aéronautique : traversée des Alpes en aéroplane................ 89
- Aéronautique : 2'-- traversée de la Manche en dirigeable. . . 178
- Aéronautique' : traversée de l’Atlantique en ballon.......129
- Aéronautique : le Zeppelin 17............................122
- Aéronautique : aviation militaire eu Allemagne...........202
- Alcool en France et en Allemagne. ............ 74
- Alcool mcthyhque : est-il toxique '.'.......................... 33
- Alliages calcium-silicium..................................... 50
- Ancre monstrueuse............................................. 130
- Antinoc : fouilles............................................ 53
- Argile : cftlorcseeuee des sols argileux................. 57
- Argiles : formation.............................................HO
- Arls et Métiers (Le laboratoire d’essais du Conservatoire national des'..................................................... 2
- Automobile électrique aux Etats-Unis.............. . . . . 202
- Automobilisme français pendant le 1"' semestre 1910 .... 82
- Azote : fixation par l’alcool..................................154
- Ifesseme.r et fi.-F. Goranson..................................186
- Béton (Chaienr dégagée par la prise du)........................ 26
- lleylié (Général de)........................................... 57
- Bible : le plus ancien texte........................... . . 185
- Blé : grands marchés......................................... 162
- Bombe asphyxiante..............................................114
- Bordeaux : amélioration du port................... . . . .. 75
- Boues d’égout : distillation................................. 177
- Bournillon : aménagement de la grotte......................... 90
- Bruxelles : incendie de l’Exposition ......................... 89
- Bnenos-Ayres : Exposition................................ 1
- Bucnos-Ayres : développement................................... 74
- Gable téléphonique franco-anglais (Nouveau). ....... 50
- Gaoutchouc artificiel........................................ 26
- Caoutchouc synthétique........................................ 73
- Catalyse : réactions catalytiques à distance ........ 1
- Caucase : forêts............................................. 185
- Cavernes : décorations préhistoriques. . . ..... . . . 154
- Caverne dans les fondations d’une voie ferrée . ..... . 114
- Celluloïd : l’industrie française .............. 2
- Champignons (réaction tics).................................. 122
- Charbon : industrie houillère- de l’Inde britannique. ..... 42
- Charcot : retour de l’expédition ............................... 9
- Chat au Japon : origine.........................................144
- Chemin Vie fer des Alpes : le plus haut (Engadine-Valtclinc). 90
- Chemin de 1er du Col de Tende.......................... • • 422
- Chemin de fer de Conakry au Niger......................4n.>
- Chemin de fer d’Innsbruek à Munich.....................444
- Chemin de fer de la Jungfrau...........................438
- Chemins; de fer du monde............................... l'’8
- Chemin de fer de Thiès à Rayes......................... 130
- Chemins do fer : nouvelle ligne Bruxelles-Aix-la-Chapelle • 422
- Chemins de fer : statistique des retards des trains..........414
- Chemins de fer, du Midi : traction électrique................ 71
- Cheval : décadence en Franco................................. 58
- Chimistes et étudiants chimistes allemands................... 66
- Chine art irano-bouddhique..................................... 6;>
- Chirurgie intra-eardiaque.......................................146
- Cité : ancien mur............................................4 Ou
- Comète Brooks...................................................155
- Comète Daniel (1909)........................................... 145
- Comète de d’Arrest : redécouverte............................. 14;>
- Comète Metcalf..........................................105, 169
- Comète nouvelle (1910 b)........................................ 97
- Conduite d’eau d’Alheda.........................................186
- Conduite en acier gigantesque................................... 50
- Corée : annexion au Japon.......................................150
- Crépuscule : phénomène d’éclairement crépusculaire .... 10.)
- Croiseur anglais : nouveau type (Prince-Ilot/al;............. 42
- Cuir artificiel.................................................414
- Cuivre : production.............................................186
- Diamant : taille en France....................................... 2
- Eaux : le conflit de lletch-lletehy Valley...................154
- Eaux thermales à l’époque romaine............................... 26
- Eclairage interurbain. . .......................................186
- Éclipse de lune du 16-17 novembre 1910.......................201
- Électricité : futures usines de Paris...........................146
- Électro-aimants pour le sauvetage des cargaisons................ 25
- Éléphants : les grands massacres................................. 2
- Etats-Unis : émigration européenne. ......................... . 158
- Éthylène : nouvelle synthèse................................. 1
- Etoile nouvelle.........................................155, 170
- Fauves en Afrique : les grands massacres..................... 2
- Femmes et le sens des couleurs...............................178
- Fermentai ion alcoolique et acide sulfureux.....................146
- Formose : civilisation........................................ 162
- Froid : enseignement frigorifique............................... 50
- Galle (Dr J. G.) . .......................................... 81
- Gaz à haute pression : emploi pour le chauffage des fours. . 195
- Gaz dans les llammes très chaudes : composition..............129
- Gaz : purification dans l’industrie.............................170
- Gaz : température d’iguilion....................................170
- Grotte à glace en Autriche .................................... 162
- Grottes à peintures au Soudan Français.......................... 18
- Iladrumète : catacombes........................................ 74
- Haricot : l’origine........................................... 106
- Hélium : perte par les métaux radioactifs.................... . 1
- Hérédité chez les champignons................................. 106
- Horticulture : Exposition internationale. .. . . . . . 170
- Horticulture : nouveautés florales . . 18
- Houille blanche aux Indes................ . -............ 162
- Hydrogène : fabrication par le silicium . .............. . . 101
- Jlydroplane : essais, du Miranda IV....................... . . 98
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- TABLE DU SUPPLEMENT
- Incendie à San Francisco (La bataille contre F).............
- Incendies aux États-Unis....................................
- Inondations : crues de la Seine.......................194,
- Iode dans les minerais salins............................... .
- Islamisme : statistique.....................................
- Japonais en Californie......................................
- Lait : machine à traire.....................................
- Lait en poudre..............................................
- Laponie : électrification des chemins de 1er................
- Lessivage du coton à la soude...............................
- Levraut adopté par une chatte...............................
- Lumière : action sur les matières colorantes........... .
- Lumière ultra-violetté (Quelques réactions dans la).........
- Lune : Atlas photographique.................................
- Machine à écrire syllabique.....................
- Madagascar : population...............................90.
- Magnétisme : produit-il des cITels physiologiques?
- Mammifères d’Europe.........................................
- Manuscrit juif en Chine.....................................
- Marine : les nouveaux géants de l'Océan.....................
- Marines commerciales........................................
- Marseilles : fouilles archéologiques........................
- Martin (Pierre).............................................
- Massacres (Les grands)....................................
- Matériauxunagnétiques.....................! . . ............
- Métropolitain de Londres....................................
- Microphone au siluudum......................................
- Minerai de fer en Allemagne . ..............................
- Minerais de fer français et suédois : concurrence...........
- Minerais de fer norvégiens..................................
- Minerai : production aux Etats-Unis.........................
- Mission d’Ollone ; résultats archéologiques.................
- Mont Mac-Kinley : ascension.................................
- Montagnes (Congrès pour l’aménagement des)..................
- Moteur Diesel dans la marine................................
- Motoculture électrique de la vigne : concours d’appareils . .
- Mouche phosphorescente : rendement lumineux.................
- Naufrage dans la Manche . . . ..............................
- Nègres aux États-Unis. .....................................
- Neige : rôle calorifuge . ..................................
- 58
- 201
- 201
- 158
- 122
- 202
- 71
- 95
- 20
- 114
- 18
- 18
- 73 158 150
- 9
- 178
- 50
- GO
- 150
- 74 17 2
- 101
- 106
- 114
- 74
- 194 20
- 106
- 98
- 129
- 58
- 90
- 34
- 195 195 138
- 57
- Nitroglycérine : décomposition................................... 82
- Nouvelle-Guinée : montagnes.....................................154
- Observatoire météorologique au Mont Ararat.................... 138
- Œufs : conservation par le froid................................ 66
- Olivier (L.)..................................................... 97
- Ozonisation de l’air par le radium.............................. 50
- Panama : canal............................................ . 150
- Panama : canalisation de pétrole à travers l’isthme ..... 2
- Panama : chaleur dégagée par la prise du béton, dans les écluses de Panama...................................... . 20
- Papier : fabrication à Terre-Neuve....................... . 60
- Parc national nouveau aux Etats-Unis........................... 186
- Paris : pavage................................................. 154
- Peaux-rouges : congrès........................................... 10
- Pétrole : canalisation à travers l’istlune de Panama........
- Pétrole : production mondiale en 1908 et 1909...............
- Phares : statistique........................,...............
- Phonographe en téléphonie...................................
- Photographie : développement à la lumière du jour...........
- Photographie en relief......................................
- Pluviôse (Catastrophe du submersible).......................
- Pluviôse : renflouement.....................................
- Pôle Sud : départ du capitaine Scott........................
- Pôle Sud : expédition japonaise.............................
- Potasse (Présence de l'ammoniaque et des nitrates clans les gisements de sels de)..................................... . .
- Potassium : radioactivité...................................
- Poteries antiques : aimantation.............................
- Projections : écran à grand rendement lumineux ..'...
- Radioactivité des composés de divers métaux. . .............
- Radioactivité des eaux de Graz et des environs................
- Radiotélégraphie et navigation aux Klals-lhiis.............. .
- Radium : absorption et élimination par l’organisme humain.
- Radium (Coffre-fort pour le)................................
- Radoub : la plus grande forme...............................
- Raisins : conservation par le froid.........................
- Rennes en Suède : recensement officiel...................... .
- Sahara : expédition llaywood..........................". .
- Sang : curieuses expériences sur la circulation.............
- Saturne (Projection brillante sur)....................... .
- Silice dans l’organisme.....................................
- Soies artificielles : production mondiale...................
- Soleil : comme source de chaleur dans les travaux chimiques.
- Sous-marins : catastrophe du Pluviôse.......................
- Sous-marins : renflouement du Pluviôse....................’.
- Station radiotélégraphique dT.herswahle.................. .
- Tabacs hongrois : composition...............................
- Tamier (Le) ................................................
- Téléphoné au Pôle Sud................... *..................
- Téléphones américains en 1907 ..............................
- Téléphone à New-York..................................... .
- Télégraphie sans fil dans l'Afrique du Sud .........
- Téléphonie sans fil dans les mines..........................
- Télégraphie sans fil : progrès..............................
- Télégraphie sans relais sur 11 000 km.....................
- Télôgraphone : application pratique.........................
- Terre : affinité pour l’eau........................
- Thomas (Joseph).................................t . . . . .
- Tourisme : Office national................................ . .
- Tramways : voitures de remorque en aluminium...................
- Tremblement de terre : détermination de l’épicentre . . . .
- Tremblement de terre en Italie..............................
- Tunisie : fouilles sous-marines. ...........................
- Tunnel de la Cumbre...................................I
- Tunnel du Weisscnstcin......................................
- Villes déplus de 100 000 habitants...................... .
- Yang-Tsè-Kiang : navigation............................. . . .
- Zircone (Préparation de rècipents à hase dd.............. .
- 41 66
- 202 114 109 I
- 17
- 10
- 105
- 50
- 113
- 73
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- 37
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- 42 .38
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- 10
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- TABLE DU SUPPLEMENT
- U. — SCIENCE APPLIQUÉE.
- Aéroplane aquatique I,. Paullian............................... 164
- Aide-mémoire Memlcl............................................. 12
- Appui-bras pour balcon..........................................164
- Arbres : procédé d’abatage...................................... 51
- Asphyxie par le gaz d’éclairage ; appareil de sécurité .... 5
- Aspirateur Taft.................................................180
- Automobilisme : jauge pneus Twitehell.......................... 108
- Automobilisme : régulateur pour éclairage électrique. ... 51
- Automobilisme : roue île secours Houdaillc.....................179
- Malais mécaniques...............................................171
- Balance de précision et plateau-revolver pour pesées rapides. 125
- Boit-tout..................................................... 196
- Bonde-filtre Cortial............................................ 28
- Bouchon récalcitrant (Le).......................................164
- Broc à lait à bascule........................................... 60
- Brosse à dents : support........................................110
- Brosse à écailler les poissons..................................124
- Brosses mécaniques..............................................171
- Brosse plate pour voyage.........................:........... 84
- Cabine radiologique protectrice................................. 45
- Cafetière Perfecta............................................ 204
- Calendrier planétaire.................................... 55
- Cambriolage : avertisseur électrique..................... . . 139
- Campagnols, mulots : appareil pour leur destruction.............179
- Carillon japonais................................................ 4
- Casse-noix ....*................................................. 4
- Chaise à transformations...................................... 148
- Chapeaux : épingle Régina.......................................116
- Chauffage instantané de Peau par Pbydra-I.ux............... . 196
- Clou inarrachable............................................. 108
- Colfret Sécuritas............................................... 92
- Compas à branche trépied. ......................................156
- Courroie sans trous............................................ 20
- Couverture vitrée sans mastic................................... 59
- Détecteur pour la T. S. F...................................... 1J6
- Dômes du silence............................................... 52
- Électricité : prise de terre pour connexions électriques ... 116
- Fnroulcur automatique Guillou...................................408
- F.nseignes lumineuses : curieuse application..............107
- Epingles à chapeaux : protège-pointe................i. . . . 56
- Feu complaisant (Le).......................................... 156
- Flacon Frigor .................................................. 68
- Fontaine hygiénique.............................................140
- Fumée : appareil fumivorc....................................... 52
- Fusils de chasse : leur recul.................................. 19
- Gant natatoire..................................................100
- Gaz : générateur rustique pour laboratoire......................205
- Grattoir électrique........................................ . 187
- ('>-i!...................................................... 188
- lléliogrnphc Dosue............................................ 27
- Incendie : avertisseur électrique............................. 139
- Incendie : extincteur........................ . . . •_ 093
- Indicateur électrique du niveau d’eau ......................
- Interrupteur électrolylique à anode de charbon..............
- Jouets aéronautiqnes divers . ..............................
- Jouet : aéroplane Alma....................................
- Jouet : duel à trois........................................
- Jouet : jeu de quilles......................................
- Jouet : Le « Magic »........................................
- Jouet : le Pythagore........................................
- Jouet : remontoirs multiplicateurs pour aéroplanes-jouets . .
- Jouet : valseurs franco-américains..........................
- Lampe Anox..................................................
- Lampe électrique à incandescence do grande puissance . . .
- Lampe électrique portative Lux..............................
- Laveur de linge.............................................
- Locomotives : pare-étincelles...............................
- Machines à battre les récoltes : appareil préventif des accidents.......................................................
- Magnéto Gibaud..............................................
- Maii le articulée pour chaîne............................ .
- Massage : vibrateur suédois.................................
- Massicot calibreur..........................................
- Mélangeur.......................................... . . . .
- Microphone : membrane.................................... .
- Montre radiotélégraphique...................................
- Multiplex...................................................
- Nickel : épaisseurs des dépôts en galvanoplastie ......
- Paratonnerre : installation.................................
- Parleur microphonique pour sourds...........................
- Pelle-tamis.............................................. .
- Pendule à remontage électrique..............................
- Photographie : châssis Nega-Posi............................
- Photographie : développement au diamidophénol et acide borique,....................................................
- Photographie : éclairage du laboratoire.....................
- Photographie : effets d’interférences et de moirages par les plaques dioptichromes Dufay.................................
- Photographies en couleurs : appareils pour les regarder. . .
- Photographies : fixage avant développement. ................
- Photographie : le « gravity Prinler » pour tirage des bromures.
- Photographie : photo-broche « Plalina «................
- Photographie : plaques aulochromes pour instantanés .... Photographie : poudre éclair pour plaques en couleurs . . . Photographie : tirage rapide sur papier à noircissement direct. Photographie : traitement, des plaques aulochromes. . Photographie : traitement à la vapeur des épreuves au bromure.
- Piles de sonnerie : entretien . ............................
- Piochcusc mécanique.........................................
- Plats (Accroche-)...........................................
- Plateau-table...............................................
- Pompes domestiques à eau à. palettes avec moteurs électriques. Porte-manteau de poche......................................
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- Pulso-bclicr.................................................... I 47
- Radiaclivimèlre Fabre....................................... 55
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- Réchaud portatif à alcool solidifie .
- Reliure rapide.................... .
- Sous-marins : sauvetage.............
- Spiroplione Maugy...................
- Stéréoscope Pirie’s.................
- Stéthoscope.........................
- Tabac : pour désintoxiquer la fumée
- Tables extensibles .................
- Taille-crayon Idéal.................
- Téléphonie : relais Brown...........
- Tirage : indicateur.................
- m
- TABLE DU SUPPLEMENT
- 28
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- Tlicrmomélre : disposilil* de contrôle. ......
- Toise Féraud.......................................
- Torpille sans fumée................................
- Tubes ;i parfum et essence.........................
- Vaporisateur Frisson...............................
- Vélo : attache « Securitas « pour plaques..........
- Vins : analyse rapide par Falcidigypsomètre . . . . Violon : bouton tendeur et accordeur de précision .
- Vitesse : changement, progressif...................
- Vitesse : indicateur Frahm.......................
- Water-closels de wagons : fermeture automatique
- 123 188 204 180 92 150 172 190 161 08 107
- III. - RECETTES ET PROCÉDÉS UTILES.
- Accumulateur sulfaté : remise en étal.........................
- Amidon (Éthers de F)..........................................
- Bouillie cuprique anticryplogamiqu e.........................
- Caoutchouc : conservation.....................................
- Chiffons graisseux : utilisation..............................
- Cidre : conservation..........................................
- Colle pour le cuir...........................................
- Confitures : conservation.....................................
- Confitures d’officiers........................................
- Confitures : mise en pots................................... .
- Confitures : pour empêcher leur cristallisation...............
- Cuves (Pieds de)..............................................
- Cyanamide de calcium : conservation et emploi.................
- Décapant pour métaux.....................................
- Écrou : serrage puissant avec des petites clés................
- Emmanchement de pièces cylindriques sans outil spécial. . .
- Encre à écrire verte..........................................
- Encre pour stylographes.......................................
- Enduit pour bacs d’accumulateurs..............................
- Fourrage mélassé de fabrication facile. ......................
- Fromages végétaux.............................................
- Gelées, confitures et marmelades : conservation...............
- Gelées de fruits et confitures : pour augmenter Imir consistance.
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- 17
- Gelée de fruits : préparation..........................
- Huile de résine dans les huiles île graissage : recherche. . .
- Inscriptions sur toile métallique.............................
- bail : essai au bleu de méthylène.............................
- Lime : mode d'emploi.........................................
- Marbre taché avec du permanganate et de l’azotate d’argent : nettoyage....................................................
- Mastic pour fentes de parquets................................
- Mastic pour parquets..........................................
- Mildiou : traitement..........................................
- Nickelage : pour augmenter sa solidité........................
- Pain mélassé pour la nourriture des bestiaux. .......
- Papier noir pour aiguilles....................................
- Parfum de violette artificielle...............................
- Pourriture grise des vignes : poudres cupriques...............
- Pulpes : conservation.........................................
- Sauves : destruction.........................................
- Sirop de sucre : cuisson......................................
- Soudure de l’aluminium........................................
- Soudure de l’aluminium au cuivre..............................
- Teinture d’iode : préparation, conservation..................
- Vieux meubles : réparation...................................
- Virages en tons variés........................................
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- IV. - HYGIENE ET SANTÉ,
- hes boues radioactives contre le rhumatisme (i)r A. Caiitaz, . 5
- Le linge stérilisé pour les bébés (I)1 A. G.’................ 13
- L’antisepsie par l’iode (Dr A. C.)............................ 21
- Un épiderme sensible (Dr A. G.,............................... 21
- Les accidents causés parle courant électrique ( 1 )r A. G.). . . 29
- Pouvons-nous manger des fraises? (Dr A. G.)................... 46
- Conseils aux variqueux (Dr A. C.)............................. 53
- L’eau de mer et l’eczéma (Dr A. G.)........................... 77
- La propreté du lait d’après sa population microbienne (A. Rolet).................................................... 85
- ba flore microbienne du sel (l)r A. C.) . ................... 93
- Une balle mobile (TP A. C............................... 109
- Les lésions du décubitus (IP A. C.). ........................118
- Les poils superflus (I)1' A. C.;.............................126
- Le café sans caféine (D1' A. C.).............................112
- Les vieux bouclions (IP A. C.)...............................157
- Contre le hoquet.............................................166
- Le chauffage contre les ulcères infectieux de l’œil (D'' A. C.' . 166
- Les verrues juvéniles (D1'A. C.)..........................., . 181
- La diminution des cas de rage (IP A. C.).....................197
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- TABLE DÜ SUPPLEMENT
- V. - VARIÉTÉS.
- Les animaux savent-ils compter? (il. Uocpi.n).................. 5
- lTnc nouvelle conception de la domestication (A. Aoi.oque) . . 15
- Le pouvoir désinfectant des fumées de certains végétaux (M. Bousquet)..................................................... 22
- La catastrophe de Villepreux-lcs-<Uayes (R. Bosnie)............ 57
- Métallisation par pulvérisation, procédé Scliopp (G. Louciiëux). 55
- Fréquence comparée des vents de mer et de terre le long des côtes françaises (L. Besson).................................... 01
- l.a préparation ménagère des vins de fruits en Allemagne (A. Truelle) ....................................................... 09
- La synthèse du pourpre antique (A. Chaplet).................... 77
- Les propriétés médicinales de la Bryone (H. Blin).............. 85
- Sur la théorie des mutations périodiques......................... 101
- Fermentation et. traitement des vins de fruits (A. Truelle . , 102
- L’évolution des Etats-Unis........................................109
- La « main gauche » (A. Aci.oque)..................................117
- Nouveaux solvants industriels de matières grasses (A. t,)n.). . 117
- Bactériologie et parquets en bois (M. Bousquet)............... 125
- Insectes ennemis de la mouche tsé-lsé......................... 155
- Exploration Chudcau an Soudan et au Sahara....................154
- L’avenir de la culture4» cotonnier en Algérie-Tunisie (A . Bolet) 141 L’industrie des soies de porc (II. Blin)....................... 141
- La conservation des pommes et des poires de table dans la tourbe (A. Truelle............................................. 150
- L’industrie automobile aux Etats-Unis......................... 157
- Les alliages pyrophoriques et les nouveaux briquets .... 165
- Le métal des conduites intérieures d’eau (M. Bousquet. . . . 175
- Comment aigrit et caille le lait.............................. 173
- La crIoüc polaire bleue de Saturne ..........................181
- Un record chronométrique à Besançon (L. Beverciio.n) . ... 189
- Le rôle de la levure en boulangerie A. Ciiaplet).............. 197
- La vitesse du système solaire dans l'espace...................206
- FIN UES. TAULES PU St'I'I’I.UMKM
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- P A lll.S, I MI'RIMEIUE GENERALE LAIIURE 9. [lue de Fleurus. 9
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