La Nature
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- N° 2211
- 12 Février 1916
- LA NATURE
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- Les Ponts MiüTAiRES
- SOMMAIRE :
- Les ponts militaires : X... — La monnaie de billon : L. F. — Le Japon et la Russie, leurs rapports économiques, — La nouvelle ligne ferrée de l'Estaque à Miramas (Marseille-Arles): Ernest CouStet. Un œil électrique pour aveugles. — La Kultur allemande au Parthénon en 1687 : E.-A. M.
- SUPPLÉMENT. — Informations et recettes : Sériciculture. Les deux dernières récoltes de cocons en -France. — Les Écoles supérieures techniques allemandes pendant la guerre, etc. ,
- MASSON ET Ci0, Éditeurs, iao, Boulevard St-Germain, Paris. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeut à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- INFORMATIONS ET RECETTES
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- Sériciculture. Les deux dernières récoltes de cocons en France. — Le Ministère de l’Agriculture a procédé à une enquête d’où il résulte que la production des cocons de vers à soie a subi un fléchissement notable, de 1914 à 1915. Yoici, en effet, les chiffres correspondant aux deux dernières récoltes dans les principaux départements séricicoles :
- l'UODUC.TIO.N DE COCONS F1ÎA1S, EN KG
- Départements 1914 1915
- Ain 6.2o5 2.622
- Alpes (Basses-) . . . 102.854 4l.445
- Alpes (Hautes-) . . . 19.o63 9-7/8
- Alpes-Maritimes . . . 10.106 5.897
- Ardèche 1.418.811 531.260
- Aude 4i3 347
- Aveyron 1-091 3xo
- Bouches-du-Rhône . . 126.424 29.093
- Corse 46.525 27.206
- Drôme 923.757 151.046
- Gard i.34i.937 554.965
- Hérault 62,481 35.924
- Isère 177.082 29.38o
- Loire 73o 106
- Lozère 78.722 43.32 1
- Pyrénées-Orientales. . 11 > 602. 6.623
- Rhône 116 :
- Savoie 11.790 O M O cO
- Tarn x .904 417
- Tarn-et-Garonne . . . 199 125
- Yar. 278.245 i5o.443
- Yaucluse 447-355 x04.046
- Lot-et-Garonne. . . . — 36
- Totaux . . . 5.068.392 1.727.326
- Le déficit de 1915 sur l’année précédente est 3339966 kg, soit 60,91 pour 100. Les causes en sont complexesmais les deux principales ont été le défaut de main-d’œuvre et les intempéries survenues au cours de l’élevage. .
- Le manque de main-d'œuvre a eu une double conséquence. D’abord, elle a conduit les éleveurs à réduire la quantité de graines mises en incubation ; cette quantité, en 1915, n’a été que 54,90 pour 100 de celle qui avait été déclarée en 1914. En second lieu, la mobilisation arnécessité le départ de tousdes hommes- jeunes et valides, à .qui incombent normalement les travaux les plus pénibles de l’élevage du ver à soie : cueillette de la feuille de mûrier et confection des cabanes de bruyères, de genêts ou de chêne destinées à recevoir les cocons. Ces. travaux sont peu accessibles aux femmes et aux vieillards, dont le rôle se borne d’oTdinaire à surveiller les insectes et à leur distribuer la feuille. -
- Quant aux intempéries, elles ont débuté par des variations de température. Des journées froides sont survenues, puis le temps est devenu lourd- et orageux, très défavorable aux chambrées. M. À. MozziconaccI, drrec-teur de la station séricicole d’Alais, indique que, dans les .Çévennes, des pluies presque continuelles ont contrarié la cueillette de la feuille de mûrier et la distri-
- bution des repas, favorisant en outre la fermentation des litières.
- Il faut espérer que le temps sera plus favorable à la prochaine récolte et que les mesures nécessaires seront prises pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre ; d’autant plus que l’état actuel du marché des soies donne à penser que les cocons se vendront, en 1916, à des prix plus rémunérateurs que les années précédentes.
- Les Écoles supérieures techniques allemandes pendant la guerre. — M. Hanover, directeur de l’Ecole Polytechnique de Copenhague, donne dans la Revue danoise Politiken des renseignements intéressants au sujet de l’influence de la guerre sur le fonctionnement des écoles supérieures techniques allemandes.
- En temps normal, pendant la session d’hiver 1912-13, par exemple, le nombre des élèves suivant les cours des principales écoles supérieures techniques allemandes élait de : 2210 à Berlin, 2216 à Munich, io55 à Dresde, 611 à Stuttgart, g55 à Karslrühe, 1245 à Darmstadt, 904 à Hanovre. Pendant la session d’été 1914, le nombre total des élèves inscrits était de 12 132 pour toutes les écoles supérieures techniques allemandes et, à la session d’hiver, ce nombre s’est trouvé réduit à 9992. Mais sur ce total, 8000 sont partis sur le front dès le début de 1 année igi5, ce qui réduit presque à rien le nombre des élèves suivant les cours dont, du reste, on a dû diminuer le nombre et l’importance, d’autant plus que nombre de professeurs sont également sur le front ou occupés d’une manière ou d'une autre à la défense nationale.
- Il résulte de cet état de choses que nombre de bâtiments faisant partie de ces écoles supérieures techniques se trouvant inoccupés ont été transformés en hôpitaux. Ainsi, dès le mois de décembre 1914. à Stuttgart, le laboratoire du professeur von Bach, bien connu par ses recherches sur la résistance des matériaux, fut transformé en hôpital. Soixante-dix lits furent installés dans différentes salles et, notamment, dans celles occupées par les machines motrices du laboratoire. Ces machines sont mises en marche chaque jour et, une fois par semaine, un professeur vient donner aux blessés des explications sur le fonctionnement de ces moteurs. Deux fois par semaine un autre professeur vient donner aux blessés des explications sur les diverses machines installées dans le laboratoire d’essai des matériaux et; au moyen de projections, on montre les résultats qu’on peut obtenir avec ces essais.
- A l’Ecole supérieure technique de Berlin, sur 2248 élèves inscrits, 1879 ont été appelés l’été de 1915, en réduisant à 36g le nombre des élèves suivant les cours. A l'école supérieure technique de Hanovre, le nombre des élèves était réduit à 234 pendant la session d’hiver 1914*-j915 et à 182 pendant la session d’été 1915. R. B.
- Les phosphates rendus assimilables par la chaleur. On sait, que les phosphates si employés en agriculture sont difficilement solubles dans l’eau et jxar suite mettent un temps relativement long à s’incorporer au sol sur lequel on les a répandus. Mais, si l’on chauffe des minerais phosphatés à une température suffisamment élevée et pendant longtemps en présence de silice (substance acide) et de charbon (corps réducteur), la totalité de l’anhydride pbosphorique est vola-
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- INFORMATIONS ET RECETTES
- tîlisée et peut être absorbée par une solution alcaline avec formation de phosphates solubles.
- C’est ainsi que M. Wiborgh, de Stockholm, en chauffant l’apatite au rouge avec des substances contenant du sodium ou du potassium a obtenu un corps facilement assimilable. Une usine montée en Suède pour l’application de ce procédé produit environ 20000 tonnes par an.
- D’autres procédés, très analogues, sont appliqués en Amérique, à Charlotte près New-York en particulier. La valeur des produits qu’ils permettent de fabriquer dépend, pour la pratique agricole, du prix de revient qui doit être inférieur à celui du superphosphate. Actuellement, aux Etats-Unis, le phosphate Wilborgh revient à peu près à o fr. i5 par unité d’anhydride phosphorique assimilable.
- Gants en caoutchouc impénétrables aux rayons X.
- — Les méthodes actuelles d’extraction des projectiles basées sur l’emploi des rayons X ont le grave inconvénient d’exposer l opérateur au danger des dermites entraînant parfois l’ablation des doigts.
- M. Guinochet est arrivé à réaliser un enduit préser^ vaut contre les rayons X les mains des chirurgiens recouvertes de gants de caoutchouc. On prend 100 gr. de carbonate de plomb finement pulvérisé, 5o gr. d’essence minérale et 5o gr. de dissolution de caoutchouc ordinaire. On mélange intimement au mortier pour avoir une pâte bien homogène, on le passe dans un tamis de soie fine. A l’aide d’un pinceau on enduit les gants de 3 ou 4 couches en laissant sécher chaque fois environ une demi-heure. Le mieux est de retourner les gants et de les enduire à l’intérieur.
- On évite ainsi la précipitation de parcelles dans les plaies.
- Les gants ainsi préparés ne subissent aucune altération par l’action prolongée de l’eau phé-niquée ou de l’alcool employés pour leur stérilisation. Mis dans l’eau bouillante pendant trois quarts d’heure l’enduit noircit (action du soufre, du caoutchouc sur le sel de plomb), mais il reste adhérent. Toutefois il a alors la tendance à se fendiller quand on soumet les gants à des efforts de traction.
- Le four électrique Héroult aux Etats-Unis. — Dans un ' de ces derniers numéros, La Nature indiquait l’énorme développement que pre-' nait aux Etats-Unis le four électrique au point de vue de la fabrication de l’acier. L’lron Age annonce la construction de six nouveaux fours électriques Héroult : le
- premier, d’une capacité de 6 t., installé par l'Atbanlct Power Cr, d’Anniston, Ala ; le second, d’une capacité de 1 tonne, installé par la Cruciole Steel Casting C7 de Cleveland, Ohio; le troisième, également de 1 tonne de capacité, installé par la Monarch Steel Casting C° de Stockton, Cal.; le quatrième, d’une capacité de 6 t.,installe par la Universal Rolling Mill C° de Bridgeville, Pa ; e cinquième, également d’une capacité de 6 t., installé parla Carbon Steel C° Pittsburg, Pa ; enfin le sixième, de 6 t. de capacité, installé par la Bracbum Steel C° Bracburn, Pa. Ces six nouveaux fours électriques porteront à trente-six le nombre des fours électriques Héroult aux Etats-Unis.
- Application du sélénium au triage du café. — Jusqu’à présent, le triage des grains de café s’est toujours pratiqué à la main lorsqu’il s’est agi du triage par nuances; on sait, en effet, qu’il existe de nombreux types de machines permettant de classer le café d’après la grosseur et la forme du grain. Le classement par nuances, opéré mécaniquement, peut paraître, à première vue, chose assez difficile à réaliser ; c’est, dans tous les cas, un procédé qui ne manque pas d’intérêt, et qui a déjà été essayé avec succès dans les colonies anglaises. Il consiste en l’emploi d’une machine dont l’invention est basée sur le principe suivant : un dispositif approprié fait passer rapidement les grains de #café un à un devant un
- petit fragment de sélénium. On sait que la résistance électrique de ce corps varie avec son éclairement; la variabilité de cet éclairement provoque donc des changements d’intensité du courant électrique, selon que les grains de eafé sont d’une teinte plus claire ou plus foncée. Ce changement d’intensité déplace une sorte d’aiguille dont est muni le dispositif, laquelle aiguille dirige dans un conduit les grains de teinte claire et dans un autre les grains de teinte foncée. C’est là une application assez imprévue du sélénium, et si l’on envisage la possibilité de son extension au triage des graines pour lesquelles la couleur doit influer surl’appréciation de leurs qualités, il est possible que ce procédé soit appelé à rendre de réels services, surtout si la rapidité du travail et le prix de revient lui donnent,, sur le triage à la main, une supériorité bien établie. On estime que ce système pourrait être fort utile pour le triage par couleur des feuilles de tabac dans les manufactures, en vue de la classification des tabacs suivant qualité. Hexri Blix.
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- N° 2212
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- 19 Février 1916
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- SOMMAIRE :
- Nouveaux types de navires de combat : Du Verseau. — L’industrie du muguet forcé : Henri Blin. — Comment les animaux se défendent de leurs ennemis : Henri Coupin. — Le réseau télégraphique de la zone des armées : Lucien Fournier. — Curieuse locomotive militaire à
- double cheminée : Jacques Boyer.
- SUPPLÉMENT. — Information : Résistance du ciment armé à l’incendie.
- MASSON ET Cto, Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LÀ NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandjer
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l'Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale.de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois —h Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr.-Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : J20, Boulevard Saint-Germain, Paris (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature >» est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- INFORMATIONS
- Résistance du ciment armé à l’incendie..— A
- propos de l’incendie récent d’une annexe des magasins du Bon Marché, des constatations fort intéressantes ont été exposées au Conseil d’hygiène publique et de salubrité du département de la Seine (séance du 17 décembre 1915), par MM. Lindet, Adam, Riban, Hanriôt.
- Ces constatations enregistrent l’excellente résistance du ciment armé à l’incendie. En voici les principales.
- Le sinistre qui a détruit, le 22 novembre 1915, une partie des magasins du Bon Marché est un des incen dies les plus importants qui aient éclaté dans la capitale dans ces dernières années et les services de la Préfecture de Police (établissements classés, architectes et régiment de sapeurs-pcimpiers) n ont pas été sans éprouver de vives appréhensions, sachant que, dans le sous-sol des bâtiments ineendiés, se trouvait un dépôt d’hydrocarbures, pour lequel le Conseil d’hygiène avait imposé les conditions les plus minutieuses, il est vrai, mais qui, néanmoins, aurait pu augmenter la violence du feu et l’étendue du désastre. Les prescriptions formulées ont eu l’effet le plus heureux. ’
- D’après les constatations de M. Darzens, inspecteur des établissements classés, le dépôt d’hydrocarbures installé dans les sous-sols de l’établissement s’est parfaitement comporté pendant l’incendie. Ce dépôt comportait, d’après l’autorisation, 3oooo litres d’hydrocarbures de seconde catégorie, destinés à alimenter deux moteurs Diesel de 1000 kilowatts. Il se trouvait sous la cour et séparé du reste des sous-sols par une forte cloison en ciment armé, constituant une véritable cellule étanche ne communiquant avec l’extérieur que par l’escalier y donnant accès, et ne présentant que des ouvertures strictement nécessaires pour le passage des canalisations et des systèmes fie commande.
- Par surcroît de précaution, un système automatique, décrit dans les rapports au Conseil d’hygiène de MM. Walckenaër et Hanriot, permet de vider dans les réservoirs et la cellule, constituant le dépôt, le contenu de plusieurs bouteilles d’anhydride sulfureux liquéfié. Ce système de protection et d’extinction est commandé par un mécanisme de déclenchement électrique devant fonctionner dès que la température s’élève aux environs de 6o° dans le dépôt.
- L’installation n’a nullement souffert de l’incendie. En , pénétrant dans le local, on a le sentiment d’entrer dans un dépôt entièrement neuf. La peinture des réservoirs est fraîche; il en est de même de la face interne de la cloison en ciment armé qui séparait le„, dépôt du reste du sous-sol où.le feu a fait rage et a tout détruit.
- M. Darzens a constaté que le déclenchement automatique du système de protection n’a pas fonctionné, preuve indiscutable que la température de la soute ne s’est pas élevée d’une façon sensible.
- On peut faire, au sujet de la façon dont s’est comportée l’installation de l’ingénieur M-. Adam, admise parle Conseil d’hygiène, les constatations générales suivantes :
- L’incendie n’a intéressé en rien l’établissement classé, constitué par le dépôt d’hydrocarbures, qui est demeuré intact.
- Les constructions en fer se sont, d’une façon générale, mal comportées. Des dislocations, des répartitions inégales de charges ont amené des ruptures.
- Les cloisons en ciment armé sont des barrages parfaits contre l’incendie. Les verres armés se sont comportés fort bien.
- En résumé, la conclusion qui s’impose, c’est qu’il est possible actuellement d’installer des dépôts d’hydrocarbures en les mettant complètement à l’épreuve des incendies les plus violents. —
- La disposition en cellule avec large emploi du ciment armé, est la plus recommandable.
- La température ne s’est pas élevée à l’intérieur du dépôt ainsi que le montre le non-fonctionnement des appareils à acide sulfureux.
- Lors du tremblement de terre qui a détruit la ville de San-Francisco et au cours duquel de grands incendies se sont déclarés, aucun n’a atteint les vastes dépôts d’hydrocarbures que contenait la ville et qui étaient installés sous terre, la plupart même sous les trottoirs des rues.
- En résumant la question le Président du Conseil d hygiène de la Seine félicite le Service des Etablissements classés, du soin avec lequel la demande d’autorisation avait été instruite, et de la vigilance qui a été exercée ; ces précautions ont permis d’éviter une aggravation du désastre qui eût pu être, terrible.
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- SOMMAIRE :
- Les détroits danois : Charles Rabot. — Les ferry-boats. — La fin des hostilités... au téléphone; les communications automatiques : Ernest Coustet. — Les lacs de soude de l’Est-Africain (anglais et allemand) : Victor Cambon. —- Le métronome d’atelier.
- SUPPLÉMENT. — Informations : L’Islande et la guerre européenne» — Curiosité arithmétique.
- L’Islande et la guerre européenne. Alliages inaltérables.
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- INFORMATIONS
- L’Islande et la guerre européenne. — Le Danemark, la Suède et la Norvège ne sont pas les seuls pays du nord qui trouvent dans la guerre la source de bénéfices énormes, l'Islande, elle aussi, fait actuellement d’excellentes affaires Dans une lettre publiée par le Tidens Tegi de Ivrisliania, un Islandais déclare que la catastrophe déchaînée par 1’Allema'gne sur l’Europe a amené un véritable âge d’or dans cette île perdue sous le cercle polaire.
- En Islande, comme dans le reste du monde, les événements actuels ont amené un renchérissement de la vie, mais cette hausse est insignifiante en comparaison des gains énormes que les iusulaires réalisent par la vente de leurs produits à l’étranger. Tous leurs articles d’exportation ont subi des augmentations considérables, allant, pour quelques-uns, jusqu’à 200 et 3oo pour 100. Ce qu’il y a de plus remarquable, c est qu’à la différence de ce qui passe dans les autres pays Scandinaves où une partie seulement de la population réalise des bénéfices énormes, en Islande la guerre enrichit toutes les classes d’habilants : les pécheurs, les paysans, les ouvriers, tout comme les négociants.
- Les pêcheurs se trouvent maintenant débarrassés de la concurrence que leur faisaient depuis plusieurs années des Hottes nombreuses de chalutiers étrangers ; en outre ils n’ont que l’embarras du choix parmi les acheteurs pour vendre leur poisson à des prix exorbitants. D’un autre côté les paysans trouvent à écouler leur beurre à des conditions inconnues auparavant et pour cette denrée les demandes dépassent de .beaucoup les offres.
- Bref, alors qu’en temps normal les exportations de l’Islande ne dépassent pas une valeur de 21 millions de francs, en 1915, elles ont atteint le chiffre fantastique de 77 millions! L’ile ne possédant que 90000 habitants, cela fait un chiffre d'affaires de 855 francs par individu, moyenne de beaucoup supérieure à celle de la France en temps normal. Chaules Rabot.
- Curiosité arithmétique. — Quel est le nombre le plus élevé que l’on puisse représenter avec seulement
- trois chiffres .’ Telle est là question que pose le Journal de VAssociation astronomique anglaise. A priori, il semble que ce soit le chiffre 999. Il n’en est rien. Le chiffre en question est, en réalité, g9 , c’est-à-dire la neuvième puissance de la neuvième puissance de 9. En effet, en faisant appel à une table de logarithmes— car la simple multiplication serait plutôt longue à faire —-ou arrive à cette conclusion que la véritable valeur du nombre représenté contient 369693 100 chiffres. Il faudrait pour l’écrire 33 volumes de 800 pages à raison de 14 000 chiffres par pages ! Et le nombre obtenu serait très supérieur au nombre d’atomes de toute la création. On sait, en effet, qu’il ÿ a des étoiles tellement éloignées de la terre que leur lumière met un million d’années à lui parvenir, bien que les rayons lumineux parcourent l’espace à raison de 3oo 000 km environ par seconde — une jolie vitesse ; — c’est l’unité que l’on a appelée le million-année-lumière. Une sphère de platine qui aurait cette distance pour rayon contiendrait — admet-on— en atomes, 225 suivi de 88 zéros. Or, si l’on voulait une sphère analogue renfermant 9i)J atomes, il faudrait lui donner un rayon (en millions-années-lumière) de 1289 sui'i de 123 23i 000 zéros.
- On voit qu’on est loin de compte et que le chiffre 9”'' est véritablement colossal; l’expression, pour une fois, n’est pas exagérée. Henri Couihn.
- Alliages inaltérables. — M. Joyce indique, dans le Journal of Society of chemistry industrial, comme alliages ne se ternissant pas à l’air et susceptibles de prendre un beau poli, les compositions suivantes :
- Cuivre ...... 28 à 40 ou 80
- Nickel.............65 à 45 ou 17
- Aluminium.......... 2,5 à 5 ou 2,5
- Fer. ............. 5 à 10 ou o
- Ces alliages, au moment de leur solidification, se contractent énergiquement et peuvent être avantageusement utilisés pour le sertissage des diamants employés dans les usages industriels.
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- N° 2214
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- 4 M^tsS 19
- LA. NATURE
- —..............—— ............... — 1 ——1
- SOMMAIRE :
- Les avions de guerre étrangers : X... — Le commerce et l’industrie du cuivre pendant les hostilités. — Les procédés français de fabrication de l’hydrogène : Lucietl Fournier. — Percement du tunnel de Rove : H.-A. M. — Académie des Sciences. — La presse du front : Jacques Boyer.
- SUPPLÉMENT. — Informations : L’oxygène individuel. — Les mutilés des membres inférieurs et la conduite des automobiles. — La proportion des hommes et des femmes sur la terre.
- MASSON ET C"'. Éditeurs. 120. Boulevard St-Germain, Paris. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tjssandier
- DIRECTION
- i w.,: 1^ DE LAUNAY
- V _ Membre, de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l'École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie,
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- INFORMATIONS
- oât
- C55T
- L’oxygène individuel. — Si parmi les moyens de défense contre les gaz asphyxiants des Allemands, le masque, de quelque modèle qu’il soit, est le plus efficace, il n’eu est pas moins vrai qu’il est parfois insuffisant.
- Soit que le soldat ne l'applique pas bien hermétiquement sur sa figure, ou que les tampons imbibés des substances antidotes des gaz ne remplissent pas bien leur rôle, il arrive souvent que le soldat subit un commencement d’intoxication. La bouteille d’oxygène est
- alors tout indiquée dans ce cas; elle apporte un supplément d’oxygène qui rend la respiration plus aisée et supprime toute gêne dans le port du masque.
- La bouteille que présentent les Etablissements Robert et Carrière (^j contient io litres d’oxygène comprimé. Grâce à son peu d’encombrement et à son mode d’emploi des plus simples — il suffit de tourner le robinet de façon que l’oxygène se dégage très lentement et vienne gonfler la poche — il rendra les plus grands services non seulement aux combattants, mais aussi aux médecins en leur permettant de remplacer les incommodes ballons d'oxygène par une bouteille portative et maniable.
- Les mutilés des membres inférieurs et là conduite des automobiles. — C’est une question qui a une grande importance étaut donné le grand nombre d'amputés victimes de la guerre et l’initiative de M. Bau-dry mérite d’être suivie.
- Grâce à un dispositif très ingénieux, un amputé de jambe pourra cependant conduire une automobile et ainsi ne pas être à charge à la société.
- Ce dispositif permet, en ne se servant que des mains et dn dos, d’embrayer, de débrayer et de faire frein aussi pratiquement qu’avec les pédales, en ayant recours notamment, pour freiner, au mouvement instinctif de recul en face d’un obstacle.
- " A cet effet, la pédale d’embrayage est actionnée par un second volant qui coulisse sur la tige du volant habituel de direction de la voiture et qui est relié à ladite pédale par un renvoi de mouvement.
- D’autre part, la pédale de frein est commandée par une tige d’articulation réglable reliée à un levier fonctionnant sous la pression du dos et pourvu d’uu ressort antagoniste dont l’action, convenablement graduée, se prête à l’appui normal du chauffeur sans déterminer de sa part une involontaire action de freinage.
- riî. Hua'cle liourfropTifi. 4t.
- L’inventeur, dont les deux jambes sont paralysées, conduit très facilement une voiturelte sur laquelle est adapté sou dispositif spécial qui se présente dans des conditions favorables de surveillance et d’entretien ainsi que de montage et d’adaptation sur les divers types de voitures automobiles.
- Le comité des arts mécaniques de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale a réservé à M. Baudry, une des récompenses du concours ouvert par la Société pour la meilleure utilisation des mutilés de la guerre.
- La proportion des hommes et des femmes sur la terre. — La grande tourmente dans laquelle l’Europe est entraînée, aura évidemment pour conséquence de diminuer sensiblement le nombre des hommes, tout en laissant celui des fèmmes à peu près inchangé. Avant la terminaison de ce fléau, il peut êtrd intéressant de
- savoir combien, d’une manière générale, il y a d’hommes et de femmes sur la terre. D’une statistique récente, il résulte que, pour icoo hommes, il y a eu :
- Femmes.
- Grande-Bretagne . . . 1070
- Norvège...........1064
- Danemark..........1058
- Suède..........'. . 1049
- Espagne.............. 1049
- Autriche (sans la Hongrie) ........... , 1055
- Allemagne.........1052
- Russie d’Europe (sans
- la Pologne) .... 1029
- Suisse............1029
- Hongrie...........1024
- France............1022
- Hollande..........1017
- Ce dernier chiffre est évidemment dn à la suppression ou à l’abandon des nouveau-nés du sexe féminin. 11 doit en être de même dans l’Alaska, où il y a la proportion, qui paraît invraisemblable, de 3gi femmes seulement pour iooo hommes, à moins que cette pénurie féminine tienne à la rigueur du climat. Mais, quelles que soient ces fluctuations locales, il n’eu est pas moins vrai que, en envisageant la terre d’un seul bloc, il y a un peu plus d’hommes que de femmes.
- Dans une autre statistique sur le même sujet, Gulis-chambarow est amené à répartir les i 700000 000 habitants du globe de la façon suivante : 544 851000 dans les pays aveG excédent de population féminine; 493 i33ooo dans les pays avec excédent de population masculine; 617504000 dans les pays, sans données numériques. Cette statistique est vraiment trop incomplète pour qü’on puisse en tirer quelque chose de net.
- Il est difficile de dire quelle influence la guerre aura sur les proportions énumérées plus haut, non seulement, le jour même de la signature de la paix, mais encore dans les naissances ultérieures. C’est en effet une croyance assez invétérée que, après une guerre, la proportion des sexes dans les natalités nouvelles est modifiée. Pour Diising, à la suite des grandes guerres napoléoniennes, les naissances mâles furent bien plus nombreuses que les naissances femelles. D’autre part, d’après Bugnion, après la guerre avec la Russie, lé Japon donna des naissances mâles plus faibles, proportionnellement aux naissances femelles, quauparavant, et il en fut de même chez nous eu 1870. Attendons....
- Femmes
- Irlande.................1016
- Belgique................1015
- Italie............\ 1010
- Pologne. ..... 995
- Grèce................... 986
- Japon. ................. 980
- Indes britanniques . . 960
- Bulgarie................ 958
- Serbie ....... 945
- Sibérie ................ 943
- Caucasie............... 901
- Corée. ................. 885
- Russie d’Asie centrale. 851 Chine................... 801
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- N° 2215
- 11 Mars 1916
- LA NATURE
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- Les MOTEURSS ÉLECTRIQUES
- DANS
- Lr Agriculture
- SOMMAIRE :
- Le tremblement de terre de la Marsica dans l’Apennin central : B. Lotti. — Les transatlantiques actuels, les nouvelles chaudières marines : R. Bonilitl. — Utilisation agricole de l’énergie électrique : Henri Blin. — Les brancards de tranchées. — Académie des sciences. — L'efficacité du casque d’infanterie.
- SUPPLÉMENT. — Informations : La Consommation de l'alcool dans le monde. — Les maladies épidémiques pendant la guerre. — Brunissage, des armes. Poudre au bois, etc.
- MASSON ET Cio, Éditeurs. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissamdjer
- DI RECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. —'Étranger : 26 fr.
- Tout Ce qui concerne « Lâ Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, "Boulevard Saint-Germain, Taris (YV)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- ><
- 5teo
- INFORMATIONS
- csr
- La consommation de l’alcool dans le monde. —
- M. Gabrielsson, de Stockholm, vient de se livrer à une statistique très soignée et qu’il n’est pas toujours facile de mener à bien : celle de la consommation générale de l’alcool dans le monde. Ses résultats sont définitifs quant à la période 1906-1910 et nous croyons intéressant de les donner,- ci-dessous, dans un tableau qui représente la consommation annuelle moyenne par habitant dans quelques pays, et où la première colonne représente la totalité des boissons alcooliques réunies, mais, pour faciliter la comparaison, réduites en alcool pur :
- Cimsmmmiliim
- PAYS mi alcool par. Eiuwli'-vio Vin Bière .
- Litres. p. 100. p. uni. p. 1UI).
- France •22,05 19.5 65,9 14,80 (ICière d cidre)
- Italie 17.29 2.9 96,7 0.4
- Malte 15,08 22.0 75.4 2,6,
- Espagne 14,02 11.5 64,5 24,0
- (irèce 15,87 6.0 95,8 0,2
- Suisse 13.71 15,9 60,9 25.2
- Gibraltar .... 15.41 20.9 26,0 53,1
- Portugal .... 12.59 4,1 95,0 0,3
- Belgique .... 10.58 25.9 .6.5 67.8
- Argentine .... 10,21 51,8 66.8 1,4
- Grande-Bretagne . 9.07 21.6 2,1 76,5
- Autriche .... 7.78 47,0 28,9 25.5
- Hongrie 7.02 61.0 54,1 4.9
- Allemagne. ... 7.47 49,0 8.9 42,1
- Etats-Unis. . . . 0.89 40,0 4,7 55,5
- Danemark. . . . 6.82 76.6 5,5 19,9
- Australie .... 5.05 55.7 5,4 58,9
- Serbie 5.45 74.5 22.5 5,4
- Boumanie .... 5,25 52,4 45.8 .1,8
- Pays-Pas .... 5.01 71,5 4,0 24.5
- Uruguay .... 4,75 25,2 75.6 1,2
- Nouvelle-Zélande . 4.61 45,1 5.4 53,5
- Suède 4,55 79,5 2.0 18,7
- Mexique. .... 4,26 66,5 5.5 30 (Bière et pulque)
- Russie d'Europe . 5,41 89.5 5.0 7,7
- Canada OjDl 65,9 2,0 34,1
- Bulgarie .... 5.02 10,2 85,2 4,6
- Panama 2,95 )> )) ))
- Russie d’Asie . . 2.61 75,0 25.5 5.7
- Norvège 2.57 60,6 8.5 31,1
- Japon. ..... 2,50 12,9 80,5 (Saké) 0,8
- Afrique du Sud
- britannique . . 1,79 55.5 -27.3 . 19,2
- Finlande .... 1.54 75,2 5.9 18.9
- Empire turc. . . 1.39 68.2 30,1 1.7
- Terre-Neuve. . . J. Il 89.9 2.8 7.5-
- Inde Anglaise . . 0.09 90.5 0.8 8,9 '
- La France, on le voit, occupe la tête comme consommation moyenne d’alcool pur, et, ce qui ne vaut pas mieux, il en est de même pour la consommation totale, qui atteint 9002018 hectolitres d’alcool pur par an. C’est une situation peu enviable; il faut espérer qu’après la guerre, elle s’améliorera. Ce n’est pas une raison parce qu'on est un des premiers pays du monde quant à la production de l’alcool pour l’absorber sous ses formes variées. Henri Couiun.
- Les maladies épidémiques pendant la guerre. —
- Une statistique médicale constate qu’il y a moins de mala-dies épidémiques pendant la guerre qu’il n’y en avait pendant la paix; la rougeole, la scarlatine ont presque disparu, la typhoïde seule a augmenté, mais elle cause.moins d’accidents mortels; la mortalité pour cette dernière-est tombée de 12 pour 100 des malades à 2,55 pour 100 dans le dernier trimestre de igi5.
- La mortalité dans les maladies contagieuses qui était, pour 1000 hommes d’eiïectif dans le 4° trimestre de 1911, de 0,27 a été en 1 g 15 aux armées de 0,15.
- Voici d’ailleurs en un tableau le détail des chiffres :
- 1911 1915
- Rougeole (p. 1000 hommes d’effectif). 1.26 0.11
- Scarlatine — —‘ 1,29 0.12
- Oreillons — ^ — 2.18-0.73
- Diphtérie — — o.35 o.3g
- Méningite cérébro-spinale . . . . . 0.04 0.09
- Fièvre typhoïde................ ï. 88 4-4°
- Dysenterie..........................0.11 0.18
- 7.11 6.02
- Mortalité pour l’ensemble des maladies contagieuses figurant sur le tableau
- ci-dessus . . ......................0.27 o.i5
- Mortalité hospitalière de la fièvre typhoïde pour 100 malades................12 » 2.55
- Brunissage des armes. — Pour brunir les canons des armes, en dehors du procédé thermique des armuriers,
- qui nécessite une installation importante, il existe une autre méthode électrolytique plus à la portée des amateurs.
- Ou constitue avec l’arme à brunir, soigneusement polie par avance, le pôle positif d’un bain électrolytique
- de composition :
- Eau..........................100
- Nitrate de plomb............. 0,8
- Azotate d’ammouium........... 2
- En faisant passer un courant de 0,2 à o,3 ampère,
- on voit au bout de quelque temps l’arme se recouvrir d’une couche de peroxyde de plomb très peu épaisse, mais très adhérente et résistant bien à la chaleur et aux intempéries.
- Poudre au bois. — On a annoncé récemment dans les journaux quotidiens que les Allemands avaient trouvé moyen de préparer un explosif à l’aide de la sciure de bois. Même si l'information est inexacte, il n’y a là rien de nouveau, et, en effet, en Belgique vers 1890, des expériences furent faites avec un explosif obtenu en traitant la sciure de bois, c’est-à-dire de la cellulose très impure, par un mélange d’acide sulfurique et d’acide nitrique. On obtient ainsi une nitro-eellulose grossière qui par compression donne des cartouches explosives.
- D’après les essais, à égalité de poids, cette substance;
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- est comparable comme puissance à la dynamite et coûte bien moins cher. Mais elle est instable, renferme des produits mal définis, facilement décomposables qui font que son emploi est loin d’être à recommander.
- Transformation d’un papier photographique à noircissement direct en papier à développement. —
- Il peut arriver que l’on ait à imprimer'à la lumière artificielle une épreuve urgente, alors qu’on ne possède que du papier à image apparente, beaucoup trop lent pour ce mode de tirage. IL est facile de tourner la difficulté, en transformant le chlorure d’argent contenu dans la couche seusible en bromure, ou plutôt en chloro-bromure d’argent. Le papier est plongé dans :
- Eau. . ................ iooo c. c.
- Bromure de potassium. ... 3 gr.
- Iodure de potassium.......... i gr.
- Sulfate de cuivre............ o,5
- Après 5 minutes d’immersion, on le lave, également pendant 5 minutes, puis on l’essore avec du buvard blanc non pelucheux, et on le fait sécher dans l’obscurité. On l’emploie ensuite de la même manière que les papiers lents au bromure ou au chloro-bromure, genre Vélox.
- Le poids des collections de clichés photographiques. Ses dangers. — Le British Journal of IBio-tographj signale l’inconvénient qu’il peut y avoir à accumuler sur des étagères un trop grand nombre de clichés sur verre. Une planche de 3 m. de longueur,
- garnie de négatifs 24 X 3o placés sur champ, porte un poids de 55o kg environ. Pour supporter une telle charge, il ne faut pas se fier à des planchettes fixées à des tassaux. A la longue, les vibrations provoquées par le passage des voitures, ainsi que les variations de la température, font lâcher prise aux clous et aux vis. Tôt ou tard, il se produira une catastrophe, qui risque même d’être très grave, car le mur peut s’écrouler et le plancher être crevé.
- Si l’on dispose d’un sous-sol exempt d humidité, c’est l’endroit tout désigné pour loger les clichés en toute sécurité. Les montants des l’ayons ne doivent pas être séparés par un intervalle dépassant 60 cm.* Si l’extrémité supérieure de ces montants peut être appuyée contre les poutres du plafond, aucun accident ne sera plus à redouter.
- La préparation de l’iode sur les bords de la mer Blanche. — D’après des recherches poursuivies par les soins du Comité des industries de guerre d’Arkhangelsk, les fucus et les varechs de la mer Blanche contiennent une proportion d’iode beaucoup plus élevée que ceux des autres régions du domaine océanique, annonce le Bulletin consulaire norvégien. D’après ce document, les cendres de ces végétaux fournissent jusqu’à 2,7 pour 100 d’iode pur. Dans ces conditions, l’utilisation des varechs sur les côtes de la région d’Arkhangelsk pour les industries de la guerre a été décidée.
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- N" 2216
- 18 Mars 1916
- LA NATURE
- mwmsm
- HT X 3LJU1I SîEa’.KJ&T HT^,
- SOMMAIRE : Le sucre de canne et la guerre : Jacques Boyer..— Les lois de l’éclatement et de la fragilité : L. De Launay. — Abris des troupes en campagne : J. de la Cerisaie. — Académie des sciences. — L’hygiène du soldat au front : Lucien Fournier.
- SUPPLÉMENT. — Informations : La farine de bananes, — Le sondage par l'électricité. Correspondance. — Bibliographie.
- MASSON ET C‘% Éditeurs. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
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- L. DE LAUNAY
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- La farine de bananes. — M. E. Collin, dans les Annales des Falsifications, donne d’intéressants renseignements sur la banane et ses sous-produits.
- C’est aux Etats-Unis que le commerce de la banane est le plus*intense. Il atteint 400 millions de francs. En Europe, l’Angleterre consomme environ 7 millions de régimes et la France, qui en i8g5, n’importait que 6000 régimes, en a importé 35oooo en 1907, provenant en majeure partie des Canaries.
- Quant aux sous-produits ce sont l'arrow-root de la Guyane, qui n’est autre chose que de l’amidon de banane, et la farine de banane que I on a essayé de lancer dans le commerce en ventant sa valeur comme « aliment de guerre », lui attribuant, par exemple, une valeur nutritive 4 à 5 fois supérieure-à celle delà viande et 29 fois supérieure à relie de la farine de blé.
- Or, pour être renseigné sur la valeur nutritive d’un aliment, la meilleure méthode est de calculer le nombre de calories qu’il est capable de fournir à l’organisme par 100 gr. d’aliment.
- D'après M. A. Gautier, les divers aliments courants peuvènt se classer comme suit :
- Par 100 gr. Par 100 gr.
- Farine de blé . . . . . 505,8 cal. Tapioca 565 cal.
- Macaroni . . 562,7 - Farine de Banane . 515 —
- Farine de seigle. . . . 557,2 — Bananes mûres . . 90 —
- — d'avoine . . . . 598,1 — Poires pelées . . . 55 —
- — de riz . . . . . 552.2 — Battes sèches . . . 281 —
- — de pois. . . . . 569,6 — Sucre granulé, . . 585 —
- — de lentilles. . . 568,7 — Viande de bœuf. . 1-10 .190 —
- — de haricot . . . 567,8 — — de moulou. 505 ( 580 —
- — de soja. . . . . -151,7 — - de porc . . 508 1 570 —
- On peut voir, d’après ce tableau, combien sont erronées
- les croyances populaires relatives à la valeur nutritive de la banane mûre et celles que l’on cherche à propager pour implanter l’usage de la farine de banane.
- Sa valeur nutritive est, en effet, *à peine équivalente à la farine de blé et, a fortiori, est très inférieure à celle des farines de légumineuses et surtout de la farine de soja. Aussi, conclut M. Collin, dans un pays comme la France, n’y a-t-il pas lieu de propager ou d’encourager la vente d’une farine exotique, coûtant 4 ou 5 fois plus cher que nos belles farines de blé et de riz.
- Le sondage par l’électricité. — La connaissance de la profondeur de la mer est une des questions les plus importantes pour la navigation moderne. Les procédés employés jusqu’à ce jour sont assez compliqués, nécessitent l’arrêt-du bateau et 11e - permettent que de déterminer des points isolés.
- On a fait récemment en Amérique des expériences ' particulièrement réussies en employant une sonde électrique constituée par une masse métallique en fonte, de 18 kg environ et comprenant dans la masse, un téléphone très sensible monté sur la paroi et relié au navire.
- Dans ces conditions, lorsque la sonde passe sur des hauts fonds de sable ou d’argile ou entend dans le récep-
- teur téléphonique une sorte de sifflement caractéristique, tandis que le heurt sur des roches oti un fond de gravier donne des bruits saccadés. Sauf sur de la vase très fluide, la sonde indique très nettement la nature du fond sur lequel elle traîne. Connaissant la vitesse du navire et celle du courant, on détermine facilement la profondeur pour une longueur de câble donnée.
- L’intéiàt de la méthode est qu’elle permet un sondage continu dans une position abritée sans avoir besoin de ralentir l’allure du bateau.
- Correspondance. — A propos' de l’information « Curiosité mathématique » parue dans le n’ 2213 de La Nature, M. L. Capitaine nous fait remarquer que le nombre 9‘jJ peut s'interpréter de deux manières très différentes. En effet, ou bien on peut considérer cetlc expression comme la neuvième puissance de la neuvième puissance de 9, ou bien ou peut la considérer comme- le nombre 9 élevé à la neuvième puissance de g. Dans le premier cas, la neuvième puissance de 9 est approximativement 387429 400, et ce nombre élevé à la neuvième puissance ne donne qu’un nombre fort respectable, il est vrai, mais qui ne se compose approximativement que de 75 chiffres, ce qui est abordable, et n’importe qui. pourrait faire l’opération, en y mettant le temps. Si, au contraire, on prend la seconde interprétation, il vous faut envisager le résultat du nombre 9 élevé à la neuvième puissance de 9, qui est, comme il vient d’être dit, 387 429 400 environ. Le résultat cherché a donc pour expression g"87 423 40°, ce qui est tout autre chose. Bien entendu, personne ne se charge de faire cette opération, pour la simple raison suivante : si on admet que le nombre en question contient 369693100 chiffres, et si l’on suppose que, sans se lasser on puisse écrire 120 chiffres par minute, sans arrêt, ce qui fait 7200 chiffres par heure, et 172 800 par jour, il faudrait environ sept années de ce travail fou pour écrire rien que le nombre cherché, en travaillant nuit et jour!
- BIBLIOGRAPHIE
- Comment reconstruire nos cités détruites, par MM. Àga-chk, Auburtin et Redont. i vol. in-r8° (Armand Colin, Paris. Prix : 6 francs).
- Cet ouvrage, qui vient à son heure, est destiné à poser les principes d’urbanisme applicables aux villes, bourgs et villages dont la reconstruction sera l’œuvre de demain. L’idée des auteurs est que la construction d’une ville ne doit pas être abandonnée au hasard, mjtis subordonnée à un plan logique, tout aussi bien que l’édification d’une maison ou d’une usine. Il se pose à icc propos quelques problèmes très délicats relatifs aux raines des monuments historiques; mais les auteurs ont prudemment réservé cette question pour étudier avec soin le côté pratique et législatif aussi bien que le côté artistique. Les. documents législatifs, en particulier, sont l’objet d’un exposé très complet.
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- N* 2217
- 25 Mars 1916
- LA NATURE
- SOMMAIRE :
- La guerre navale en 1915
- PREMIÈRE PARTIE
- par E. BERTIN, ancien Directeur du Génie maritime.
- SUPPLÉMENT. — Informations : L’ensemble des voies ferrées en Europe. — Tannage des peaux de rats.
- Curiosité mathématique.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Mçm^re^cJe l'Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines;et à l'Ecole des Ponts et Chaussées. . ; > v G’.i;
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, î 2-mois Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout Ce qui concerné!-^'Là Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Tarit (YJe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
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- SUD
- INFORMATIONS
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- L’ensemble des voies ferrées en Europe. — Les
- voies ferrées, qui jouent, dans la guerre actuelle, un rôle si considérable, occupent en Europe, une longueur lolale d’environ 826 235 km, qui, d’après la statistique que vient de faire paraître le Messager des Finances de Russie, se répartissent ainsi (pour les deux années 1912 et 19x3) :
- Longueur totale en kilomètres.
- Allemagne . . . Autriche. . . . Angleterre . .• .
- France.........
- Russie d’Europe.
- Italie ........
- Belgique .... Luxembourg . . Hollande ....
- Suisse.........
- Espagne .... Portugal .... Danemark . . . Norvège ....
- Suède .........
- Serbie... Roumaine . .
- Grèce ..........
- Bulgarie .... Turquie d’Europe Malle, Jersey . .
- 1912 1913
- 02.734 65.750
- 45.825 46.198
- 57.678 57.717
- 50.252 51.188
- 62.198 62.198
- 17.420 17.054
- 8.660 8.814
- 525 525
- 5.194 5.250
- 4.818 4.865
- 15.550 15.550
- 2.985 2.985
- 5.771 5.771
- 5.092 5.092
- 14.272 14.491
- 956 1.021
- 5.607 5.705
- 1.609 1.609
- 1.928 1.951
- 1.684 1.994
- 100 110
- Cet ensemble est sensiblement inférieur à celui de l’Améi-ique (5yo 108 km), mais supérieur à ceux de l’Asie (108 147 km), de l’Afrique (44 3og km) et de l’Australie (55 418 km). L’Allemagne y occupe — malheureusement —: la première place et l’on sait l’usage intensif qu’elle a su en tirer au cours des hostilités. Cette suprématie par rapport à la France, que nous sommes bien obligés de reconnaître, se constate encore lorsqu’on envisage les voies ferrées, non dans leur totalité, mais comparativement à l’étendue du territoire; par contre, c’est nous qui lui sommes supérieurs si l’on envisage la proportion de la longueur des voies ferrées à la densité de la population :
- Longueur des voies ferrées à la fin de 1913.
- Pour 100 kirr. Pour 10000 habitants.
- Allemagne . . ILS 9,5
- Grande-Bretagne . . • . . 12,0 8,5
- Autriche-Hongrie . . . 9,0
- France . . 9,5 15,0
- Russie d’Europe. . . . 1,2 4,8
- Italie , 6,1 5,1
- Belgique ....... . . 29,9 11,9
- Luxembourg . . . . . . 20,2 21,5 r-* /»
- Longueur des voies ferrées à la fin de 1915
- Pour 100 km-. Pour 10000 habitants.
- Suisse 1L7 15,7
- Espagne ». 5,1 5,2
- Portugal 3,2 5,5
- Danemark 9,8 14,6
- Norvège 1,0 15,2
- Suède 5.2 26,5
- Serbie 2,1 5,6
- Roumanie . 2.9 5,5
- Grèce 2(5 6,1
- Bulgarie 2,0 4,5
- Turquie d’Europe 1,2 5.2
- Que ces tableaux nous servent de leçon et qu’après la paix ils nous engagent à augmenter la longueur de nos voies ferrées, pour le plus grand bien du commerce et de la défense nationale de notre cher pays !
- Tannage des peaux de rats. — On prête aux poilus des tranchées — et ceci, paraît-il, sur l’initiative d’un général — l’intention de se venger des misères que leur font les rats, en tannant leur peau et en en faisant des sachets et autres frivolités pour offrir à leurs marraines. J’ignore quel procédé l’autorité militaire leur a recommandé (bien que les recommandations fussent interdites...) pour arriver à ce but, mais je crois pouvoir indiquer celui que l’on emploie couramment en toxidermie, soit dans les muséums, soit dans les voyages d’exploration, ce qui indique qu’il est pratique, tout au moins comme moyen de fortune. Le tannage des peaux des Mammifères s’effectue, en effet, au moyen d’un mélange à parties égales de sel marin et d’alun, c’est-à-dire deux substances qu’il est facile de se procurer partout, par exemple chez les épiciers et les pharmaciens de l’arrière. La quantité à employer varie, naturellement, avec la grosseur de l’animal et peut être évaluée, sans balance, « à vue de nez ». On en aura une idée quand nous aurons dit que, pour la peau d’un animal de la grosseur d’un renard, il faut prendre deux « poignées », l’une de sel, l’autre d’alun, et de les faire "dissoudre ensemble, dans un demi-litre d’eau quelconque. Pour une « belle » peau de rat, il semble que l’on pourrait se contenter de « gros comme une amande » ou, tout au plus, comme une noix, d’alun et d’autant de sel, le tout dissous dans la moitié d’un « quart » d’eau. G est avec ce liquide qu’il faut imbiber fortement la peau — du côté « chair », non du côté « poil » — fraîchement dépouillée ou, mieux encore, au fur et à mesure du dépouillage. La peau étant ainsi préparée, on l’ctale sur le dos, puis — si on les a conservées — on replie les pattes sur sa face interne et on la roule tout entière, telle quelle ou après avoir plié la peau sur elle-même
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- INFORMATIONS
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- l'un contre l’autre. 11 est très à recommander d’avoir, le lendemain, le soin de visiter la peau, ce qui permet, grâce à sa couleur, de savoir si elle a été suffisamment tannée dans toute son étendue. Lorsqu’une peau est bien préparée, en effet, elle doit être uniformément blanche. Si, sur cette dernière teinte, on aperçoit des plaques rouges, cela veut dire que le tannage, en ces endroits colorés, a été insuffisant : il faut alors ne pas tarder à le recommencer, soit seulement en imprégnant ces taches, soit, ce qui est encore plus simple, en recommençant le tannage dans toute l’étendue de la peau. Celle-ci étant une fois bien tannée, on la fait sécher à l’ombre, en la suspendant dans un endroit à l’abri des... rats, qui ne se feraient aucun, scrupule de manger la dépouille de leur frère, ou, mieux, en l’étalant sur une planchette, poil en dessous, et en la fixant ainsi à l’aide de petits clous, ce qui en empêche le recroquevillement. Ce n’est que lorsqu’elle est bien sèche qu’il faut songer à la travailler; nos soldats sont suffisamment industrieux pour qu’il ne soit pas nécessaire de leur donner de conseils sur la manière de s’y prendre. Souhaitons aux futures peaux .de rats des tranchées le même succès que celui qu’ont rencontré les bagues en aluminium. ‘ Henri Coupix.
- Curiosité mathématique. — À propos de notre récent petit article intitulé « Curiosité arithmétique », où nous' Indiquions (ce qui, d’ailleurs, avait été déjà
- fait, parait-il, par M. Laisant) l’énorme chiffre que l’on obtient en élevant 9 à la neuvième puissance de 9, uudè nos correspondants de suisse, M. Henry Roullier, nous indique une autre « Curiosité », qui, dit-il, est inédite. F.lle peut se résumer en ceci : le produit de deux nombres est la différence de deux carrés. Cela se démontre facilement et, de cette « propriété des nombres », on déduit un procédé plus ou moins pratique de faire les multiplications sans avoir jamais vu une table de Pytha-gore, ce qui, en somme, doit arriver assez rarement.... Soit à multiplier, par exemple, 887 par 72p. La différence entre ces deux nombres est 158, dont la moitié est 79; ajoutons 79 au plus petit des deux nombres à multiplier et l’on a 808. Or, le produit de 887 par 729 est la différence entre 808* et 792 ; là première table venue des carrés des nombres donnera, d’une part, 8082 —652864 et, de l’autre, 7g2 =6241; la différence 652864 — 6241=646628 est le produit cherché.
- A première vue, cependant,le calcul semble plus compliqué quand la différence entre le multiplicateur et le multiplicande est un nombre impair; c’est, à peu de chose près, le même procédé. Soit à multiplier 123 par 78, où la différence est 45- Prenons la moitié de la différence moins 1, soit 22, et disons alors : 78 -[- 22 = 100 dont le carré est 10000. Ajoutons 100 et nous aurons 10 100. D’autre part 222 = 484; si nous y ajoutons 22, nous obtiendrons 5o6. Quant à la différence 10 100 — 5o6, elle donnera 9594, qui est le produit de 123 par 78. H. G.-
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- N” 2218
- Avril 1916
- SOMMAIRE :
- La guerre navale en 1915
- SECONDE PARTIE
- par E. BERTIN, ancien Directeur du Génie maritime.
- SUPPLÉMENT. — Recettes photographiques : Reproductions sans appareil. — Vernissage des clichés. Paraffinage des clichés. — Report sur étoffe d’une épreuve photographique. — Conservation des pinceaux.
- MASSON ET C‘% Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à 1 Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ane ;en Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS.
- 1.2 mois = Paris, Seine et S.-et-O.
- 20 fr. — Départem.
- 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout Ce qui concerne « La NatlirS » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Taris (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- Jteo
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- RECETTES PHOTOGRAPHIQUES
- Reproductions sans appareil. — On a parfois à reproduire en grandeur naturelle des dessins, des textes ou des photographies dont le format dépasse celui de l’appareil que l’on possède. S’il s’agit d’une épreuve non montée ou d’une gravure exempte de toute impression au verso, il est facile d’en tirer une copie par contact au châssis-presse. Et même, à defaut de châssis assez grand, rien n’est plus simple que d’en improviser un, avec une vitre et un carton rigide entre lesquels on serre l’original et la plaque ou le papier sensible, le tout étant maintenu par des pinces ou par des bracelets de caoutchouc.
- Mais, si le sujet à copier a pour support un papier vergé ou de texture trop grossière, cette méthode devient impraticable. A plus forte raison faut-il y renoncer, quand il s’agit d’une photographie collée sur carton, ou d’un tableau à l’huile, ou encore d’une gravure contenue dans un livre relié, ou enfin d’une feuille imprimée au recto et au verso. Yoici alors de quelle manière on pourra s’y prendre.
- On applique contre le modèle (dans le laboratoire éclairé en lumière rouge ou verte) le côté émulsionné d’une plaqué au gélatino-bromure, et on impressionne, verre en avant, en évitant la surexposition. Bour donner une idée du temps de pose, nous dirons qu’avec une plaque de sensibilité courante, il sera d’environ x seconde, eo plaçant la plaque à a mètres d’une bougie. Il faut ensuite développer dans un révélateur énergique et accentuant les contrastes. Le cliché sera néanmoins fortement voilé, l’image u’élant constituée que par la différence de voile résultant des reflets donnés par les blancs de l’original et de l’absorption de lumière dans les parties noires.
- Comme la plaque a été exposée à la lumière par le dos (côté verre), c/est surtout la couche en contact avec le verre qui est le plus voilée. Il sera donc avantageux de ne pas trop pousser le développement, de façon que le révélateur n’ait pas le temps d’agir trop fortement dans toute l’épaisseur de l’émulsion. Dès que tous les détails auront pami, on fixera, et, si le négatif semble trop faible pour fournir des positifs suffisamment vigou-i-eux, on renforcera l’image, qui restera limitée à la couche superficielle.
- Si le document à reproduire est un peu translucide et imprimé des deux côtés, il convient d’appliquer contre le verso une feuille de papier noir. Sans cette précaution, les caractères ou les dessins qui figurent au verso risqueraient d’être plus ou moins, reproduits en même temps que le recto. 4 4
- S’il s’agit d’un modèle de très grandes dimensions, par exemple un journal ou une affiche, on remplaceiTi la plaque sensible par une feuille de papier au gélatino-bromure-,, tel que.celui dont/on se sert pour les agrandissements. On en appliquera le côté gélatiné contre l’original, tandis que le dos seraTnaintenu par une vitre. Il faut assurer un contact parfaitement uniforme sur toute Ja.. surface, sans quoi la reproduction, nette eu
- certains endroits, serait ailleurs tout à fait floue. Le temps de pose sera naturellement beaucoup plus long que lorsqu’on emploie des plaques plus sensibles et plus transparentes; mais on aura finalement un négatif sur papier qui fournira des photocopies aussi lisibles que l’original.
- Vernissage des clichés. — La plupart des photographes négligent de vernir leurs clichés, et il en résulte de nombreuses causes de détérioration des épreuves et aussi des négatifs. Si, par les temps froids, on transporte une plaque d’un local frais dans un local chaud, il est facile d’observer que le côté verre se ternit par la condensation de l’humidité. La même condensation se produit également du côté gélatine; mais elle n’est pas apparente, parce que l’eau pénètre dans la couche. Au tirage, cette humidité se communique au papier, et, s’il contient des sels d’argent solubles, on verra se former des taches brunes.
- Il convient d’ajouter que, même vernis, les clichés doivent prendre la température de la pièce où l’on opère, avant d’être mis en contact avec le papier. Sans celle précaution, la buée qui se dépose sur le vernis risquerait d'endommager la première épreuve.
- Les vernis, à l’alcool ou à l’essence ont le grave inconvénient d’être inflammables; certains.d’entre eux doivent d’ailleurs être appliqués à chaud, et-l’on ne saurait en conseiller l’emploi. Il vaut mieux utiliser le tétrachlorure de carbone, qui est un excellent dissolvant des corps gras et des résines :
- Tétrachlorure de carbone . 100 c. c.
- Gomme Dammar..............5 à 10 gr.
- Ce vernis n’est pas inflammable et s’étend à froid, après filtration. Il laisse sur les clichés, après évaporation du dissolvant, une couche résineuse absolument incolore et très dure, prenant très bien le crayon.
- Paraffinage des clichés. — Pour les clichés dont on se propose de ne tirer qu’un petit nombre d’épreuves, on peut substituer au vernissage .un simple paraffinage. A cet effet, on fait dissoudre 3 gr. de par*afline dans 100 c. c. de benzine ou de tétrachlorure de carbone, et l’on en enduit la gélatine du cliché, préalablement bien séchée. En quelques minutes, le dissolvant est évaporé, et il resté une mince couche de -paraffiné, que l’on essuie avec un linge fin et que l’on polit avec un morceau de papier de soie très doux. Ce procédé est économique, facile, rapide et certain. Le cliché ainsi traité repousse l’eau, et l’on n’a plus à craindre les taches d’humidité.
- La solution de paraffine se ti’ouble, à basse lempé-ixiture, et tend à se solidifier! Il faut lui rendre toute sa limpidité, au moment de l’emploi, soit en, la. tenant dans une pièce chauffée, soit en plongeant le flacon dans l’eau tiède. Eviter absolument le chauffage direct sur une flamme, surtout si la paraffine est dissoute dans la benzine.
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- ^ RECETTES PHOTOGRAPHIQUES
- Report sur étoffe d’une épreuve photographique.
- — L’étoffe destinée à recevoir l’image photographique (soie, satin, etc.), doit être soigneusement repassée, de manière à ne présenter aucun pli. Si elle contient trop d’apprêt, il faudra en enlever l’excès par lavage. On fera ensuite sécher l’étoffe, et on la repassera.
- L’épreuve sera tirée sur un papier au gélatino-chlorure (papier dit au citrate ou aristotype) brillant, de préférence avec marges blanches, facilement obtenues en interposant pendant l’exposition à la lumière un cadre en papier noir ou cache. On vire et on fixe comme d habitude, et, quand les lavages sont terminés, on essore légèrement le papier avec du buvard blanc, avant de l’appliquer sur l’étoffe. On peut aussi utiliser une épreuve tirée depuis longtemps; mais, dans ce cas, il est nécessaire de la laisser préalablement tremper dans l’eau, pendant 2 ou 3 heures, afin de bien ramollir la gélatine. De plus, le report ne réussirait pas, si la gélatine avait été insolubilisée dans l’alun ou dans le formol.
- L’épreuve, bien imprégnée d’eau mais épongée, est posée, gélatine en dessous, sur l’étoffe à orner. On place sur le papier, d’abord une feuille de buvard légèrement humidifiée à l’aide de glycérine, puis, par-dessus celte première feuille, une feuille de buvard sec. C’est sur cette feuille sèche que l’on applique alors un fer à repasser assez chaud. Aussitôt après, on enlève les' deux buvards, et, saisissant l’épreuve par un angle, on soulève le papier, qui se sépare de la couche gélatineuse : celle-ci reste adhérente à l’étoffe, avec l’image argentique qu’elle contient. Il suffit ensuite de laisser sécher.
- Conservation des pinceaux. — Les pinceaux dont on ne se sert que de loin en loin sont presque infailliblement, tôt ou lard, la proie des vers, qui en dévorent tous les poils et ne laissent que le manche et la
- virole. On a beau les enfermer dans des tiroirs remplis de camphre ou de naphtaline : le résultat est le même que si l’on n’y mettait rien du tout.
- Le moyen le plus sûr de conserver indéfiniment un pinceau, c’est de le tremper dans une solution épaisse de gomme arabique (5o gr. de gomme pour 100 c. c. d’eau) et de le laisser sécher. Le lendemain, l’ensemble des poils est devenu dur comme du bois, par suite de la solidification de la gomme, si bien que les vers n’y peuvent plus avoir aucune prise.
- Veut-on se servir du pinceau, un simple lavage à l’eau froide ou légèrement tiède lui rend toute sa souplesse primitive.
- Avant d’abandonner à la dessiccation les poils imprégnés de gomme, il faut avoir la précaution de bien faire la pointe des pinceaux ronds et de donner aux pinceaux plats la forme de biseau. On évite ainsi toute déformation.
- Les blaireaux dont ou se sert pour épousseter les plaques photographiques perdent peu «à peu leurs poils : outre qu’ils sont ainsi mis assez vite hors d’usage, les poils abandonnés sur l’émulsion (on ne les voit pas toujours, dans le laboratoire faiblement éclairé) projettent pendant la pose une ombre qui se traduit, sur le négatif, par des traits transparents, et, sur les épreuves, par des lignes noires. On évite cet accident par une opération bien simple. On place le blaireau verticalement, la hampe en bas, on écarte les poils et l’on coule au centre de la touffe, le plus près possible de la monture, un peu de bon vernis gras. On laisse sécher dans cette même position verticale, par exemple en introduisant le manche dans le goulot d’une bouteille. Au bout de deux ou trois jours, le vernis est sec, et les poils, collés les uns aux autres dans la virole, ne risquent plus de l’abandonner. Le vernis gras ne saurait être remplacé par des colles, qiù s’écaillent en séchant.
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- La Presse médicale, par la valeur de ses articles, la multiplicité de ses informations, la précision dcisa documentation toujours puisée aux meilleures sources, les soins apportés à son illustration, se place parmi les plus utiles recueils français et étrangers de la science médicale.
- La Presse médicale tient au courant de tout ce qui intéresse les médecins, ne négligeant pas le point de vue professionnel, tout en portant toute l’attention désirable sur les questions scientifiques qui préoccupent plus particulièrement les médecins et les chirurgiens, au cours des événements actuels. .
- Toutes les questions touchant à la médecine et à la chirurgie de guerre y ont été traitées, et, dans.ee sens, le rôle d’éducateur et vulgarisateur de la Presse médicale ne cesse de donner des résultats positifs.
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- JOURNAL
- DE RADIOLOGIE et D’ÉLECTROLOGIE
- REVUE MÉDICALE MENSUELLE
- PUBLIÉE PAR MM.
- P. AUBOURG, BÊCLÊRE, J. BELOT, L. DELHERM, H. GUILLEMINOT, G. HARET, F. JAUGEAS,
- A. LAQUERRIERE, R. LEDOUX-LEBARD, A. ZIMMERN.
- Les progrès constants de l’électro-radiologie font, de cette spécialité, une des branches les plus étendues des sciences médicales. Il n’est pour ainsi dire pas d’organe, pas de maladie où elle n’ait à intervenir à un titre quelconque.
- Le Journal de Radiologie et d’Électrologic, dirigé par un groupe de spécialistes renommés et dont la , plupart ont, de plus, déjà fait leurs preuves dans le journalisme médical, a pour but de donner un résumé de 'tout.ee qui, dans les sciences physiques, aussi bien que dans l’appareillage, dans les sciences médico-chirurgicales aussi bien que dans la technique, est capable d’intéresser l’électro-radiologiste.
- Les événements actuels, qui ont posé tant de questions simplement entrevues jusqu’alors, n’ont pas tardé à mettre la radiologie au premier rang des préoccupations des chirurgiens, et l’on peut dire qu’aucun d’eux ne peut, àT’heure actuelle, rester indifférent à l’évolution de cette science qui, en certaines de ses parties, a révolutionné la chirurgie de guerre.
- . Tous les cas nouveaux, toutes les applications récentes, toutes les adaptations d’hier, toutes les applications immédiates, ont été étudiés-dans le Journal de Radiologie et d’Électrologie, qui est ainsi devenu, plus que jamais, la lecture indispensable à tous ceux qui prennent intérêt aux questions .médico-chirüfgicales modernes.
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- N° 2219 8 Avril 1916
- SOMMAIRE :
- La cathédrale de Reims : L. De Launay. — La T. S. F. entre l’Allemagne et les États-Unis : Lucien Fournier. — Préparation industrielle du coton hydrophile pour pansements : Alfred Renouard. — L’enseignement professionnel des blessés de la guerre V. Forbin. — Académie des sciences. — Nouvelle méthode de recherche des obus non éclatés dans les champs : Jacques Boyer. SUPPLÉMENT, — Informations : Le chemin de fer arctique en Russie, etc.
- MASSON ET Cio, Éditeurs, 110, Boulevard St-Gerntain, Paris.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hysiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- INFORMATIONS
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- Le chemin de fer arctique en Russie. — L attention publique en Russie est très préoccupée par l’organisation de l’exportation sur les marchés étrangers de l’excès des produits de l’agriculture de la Sibérie. Le manque de voies de communication oppose actuellement de grandes difficultés à l’exportation du pain, du bois sibériens, etc.... La mer de Kara étant gelée pendant la plus grande partie de l’année, la voie maritime du nord ne peut satisfaire aux besoins. Il apparaît donc nécessaire de contourner la mer de Kara en réunissant directement le bassin du fleuve Ob à l’océan Glacial Arctique par une voie ferrée d’une longueur de 420 km au moins. Cette question a été exposée par l’ingénieur S. Doumine-Martzinkevitch dans un rapport présenté à la section d’Extrême-Orient de la Chambre d’exportation de Russie. Il y a indiqué l’importance qu’aurait ce chemin de fer arctique dont la capacité de transport annuel pourrait atteindre 5ooooo tonnes. Les produits sibériens seraient envoyés sur les marchés étrangers et leur exportation s’élèverait à des centaines de millions de francs. L’importance de la voie ferrée arctique pour toute la Russie serait donc considérable. L’Angleterre y manifeste aussi un grand intérêt. M. Doumine-Mart-zinkevitch a montré, en outre, que le capital nécessaire à la construction de cette voie pourrait être facilement trouvé. Il a constaté en même temps la nécessité d’améliorer les conditions de navigation du fleuve Ob et du système d’Ob-Irtych, ainsi que de créer une marine suffisante pour transporter les marchandises jusqu’à la nouvelle voie.
- Les laiteries coopératives au Danemark. — Le
- Bureau du Danemark de l’Institut International d’Agriculture vient de faire paraître dans le Bulletin mensuel des Institutions économiques et sociales (numéros de novembre et décembre xqià) une étude sur les laiteries coopératives danoises.
- Ces laiteries, au nombre de n5y en 1909, traitent 77 pour 100 de la production du pays en lait, le nombre moyen de producteurs par laiterie atteignit, en 1913, iSy, et le nombre de vaches 958. La quantité de lait fournie atteignait 2621 kg par vache au lieu de i25o à i5oo kg en 1884, de ij5o kg en 1888 et de 1975 kg en 1898. Le nombre dés vaches, qui était en 1881 de 900 000, et de 1 3ooooo en 1913, a fait s’accroître sans cesse la quantité de lait. D’après le recensement industriel de 1906, la quantité de lait traitée atteignait près de 2i3oooo kg par laiterie, et, d’après la statistique de 1913, 2 5ioooo kilogrammes.
- En même temps; on obtenait un meilleur rendement en beux-re. Pour obtenir un kilogramme de beurre, il fallait, en 1898, 26 kg.,5 de lait; il n’en fallait plus que 25,3 en 1913.
- En général, d.es laiteries non coopératives peuvent également entrer dans ces sociétés. La première fut fondée en x888. Actuellement, il y en a 6, elles groupent 275 laiteries et ont un mouvement d’affaires annuel d’environ 43 inillions de couronnes.
- 175 laildries se sont fédérées en 1901 pour constituer
- la « Coopérative pour l’achat et la fabrication des machines servant pour les laiteries danoises ». Cette société comprend 20 sections, et 851 laiteries y sont actuellement affiliées. Le mouvement annuel des affaires est d’environ 2,2 millions de couronnes.
- Un musée commercial à Paris. — La Chambre de Commerce de Paris, sur l’initiative de son président M. David-Mennet, vient de créer une exposition de produits allemands.
- Son objet est de faire connaître aux industriels et aux commerçants français les procédés et les méthodes de fabrication par lesquels l’Allemagne avait réussi à conquérir sur le marché mondial une situation prépondérante. Son accès sera exclusivement rései’vé aux fabricants. Les diverses industries de l’acier, de la quincaillerie, de la porcelaine, de la faïence, de la vci'-rerie, de l’horlogerie, des étoffes, de la bimbloterie, de l’orfèvrerie et des jouets d’enfants y sont surabondamment représentées.
- L’exposition consacrée aux jouets est particulièrement complète. On y voit entre autres, avec toute la variété des poupées fabriquées à Nuremberg, quantité de minuscules locomotives, d’innombrables appareils cinématographiques, des sous-marins en réduction, tous objets parfaitement établis, dont les prix de vente, par leur modicité, provoquent un réel étonnement.
- Tous ces jouets sont fabriqués « en série » et exécutés, pour un même article, dans toutes les dimensions.
- Cette méthode de production intensive était volontairement ignorée des fabricants parisiens amoureux de la perfection et qui pratiquaient leur industrie comme un art. Ils devront désormais s’inspirer des moyens allemands propices à la vente à bon marché. Nous comptons revenir sur ce sujet lorsque l’installation sera terminée.
- Le canal de Panama. — Bilan de la deuxième année fiscale d’exploitation. — D’après le Canal Record, il est passé, pendant cette période, dans le canal, 1088 navires d’un tonnage total net de 3 843o35 l. et transportant 4969792 t. de marchandises. Le nombre des navires se dirigeant du Pacifique vers l’Atlantique a été de 53o, transportant 2 125 735 t. de marchandises et celui des navires passant de l’Atlantique dans le Pacifique a été de 558 avec 2 844057 de marchandises. Les navires appartenant aux Etats-Unis et faisant le cabotage en passant par le canal de Panama ont été au nombre de 325 transportant 1 3o5 29i t. de marchandises. Les navires se dirigeant de l’Europe vers la côte ouest des États-Unis et du Canada ont été de 142 avec 834 899 t. de marchandises. Le trafic enti’e l’Europe et l’Amérique centrale et du sud a occupé 155 navires transportant 5o3Ô72 t. de marchandises; celui entre l’Amérique centrale et du sud, 206 navires avec 947371 t. de marchandises. Enfin la ligne entra les rives de l’Atlanti |ue, des Etats-Unis et l'Extrême-Orient a occupé 118 navires transportant 725 712 t. de marchandises.
- Les droits perçus pendant*l’année fiscale, non compris les navires appartenant au gouvernement des Etats-Unis,
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- INFORMATIONS
- B
- ont été de 21 714920 fr. et les dépenses d’exploitation et d’entretien ayant été de 20592750 fr., il reste un. excédent de 1 154170 fr., bénéfice évidemment bien faible en présence des sommes énormes .dépensées par les Etats-Unis pour la construction du canal. Sur les 1088 navires qui ont traversé le canal, 481 étaient américains, 464 anglais, 41 norvégiens, 35 chiliens, 21 danois, 18 suédois, 7 hollandais, 6 japonais et 6 russes, le reste se composant de navires péruviens, français, italiens.
- Enveloppes artificielles pour saucissons. — Le
- saucisson est par définition un hachis de viande enveloppé dans un bout d’intestin : intestin de bœuf, de mouton ou de porc selon la grosseur. Mais l’Amérique du Nord vient de changer, sinon le contenu, du moins le contenant en remplaçant l’intestin animal par de la viscose tirée du bois.
- |qEn effet, MM. Cohoe, Fox et Acton ont appris à la section canadienne de la Society of Chemical ïndustry 1
- qu’ils ent réussi à préparer, à l'aide de la pulpe de bois, des enveloppes de viscose pour saucissons. La pulpe sulfitée et blanchie est traitée par la soude, puis par le sulfure de carbone; l’eau dissout la substance ainsi obtenue et donne une pâte homogène qu’on moule en tubes, puis qu’on transforme en gelée jaunâtre par addition de sel. Le nouveau produit a l’avantage d’être toujours propre et même aseptique; il est homogène, résistant, lisse, sans aucune anfractuosité où puissent pousser des moisissures; il se conserve bien, et enfin il peut être consommé sans danger, sinon avec profit. A l’œil, il ressemble à s’y méprendre aux boyaux naturels.
- Cette nouvelle industrie progresse au Canada et aux Etats-Unis. Peut-être la verrons-nous s’installer en France où déjà, il y a quelques années, la charcuterie avait essayé des peaux artificielles formées de gaze imprégnée de gélatine insolubilisée.
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- époi*g© et nettoie Fintestin, guérit les hémorroïdes, évite F embonpoint.
- |A quoi sert !’
- Ilfut une époque — c’était aux temps préhistoriques, plusieurs années avant la guerre —- où il était à peu près universelle tient admis que l’appendice iléo-cæcal (vermiumj, siège et foyer, comme son nom l’indique,de la redoutable appendicite, ne servait à rien, si ce n'est à amorcer les fermentations putri-gènes C’était une survivance superfétatoire,, un imof dimentum, dont il était utile, sinon même .lécessain . de se débarrasser j?cr [as et nefas, ne fût-ce qu’àtitr préventif.
- On en revient maintenant car on a reconnu que les -sécrétés par certaines cellules spéciales du vermium el leurs «hormones » possèdent une action excitante parfaitement caractérisée et qui leur est propre, sur les contractions du gros intestin, action qui n’a de comparable que celle bien ; connue delà sécrétion du duodénum sur la contractilité de l’intestin grêle.
- Autrement dit, pour que la digestion s’opère normalement,
- -ppur que, en particulier, il n’y ait pas ' rétention' des résidus de îa^digeslion, avec toutes les complications fâcheuses que celle rétention comporte, Tintervenlion de toutes les sécréiious spéci-
- fiques de l’intestin, y compris les ' sécrétions spécifiques de l'appendice,-e st indispensable. Par conséquent, la constipation serait souvent le ..contre-coup de i’insnfnsance fonctionnelle soit de l’appendice,- soit des glandes duodénales., soit des unes et de l’autre. . ‘
- ' .Cela "est si vrai"-que l’ablation chirurgicale du vermium est-plus, d’une fois suivie de constipation opiniâtre et dé coliques, douloureuses.’ Comme..d’autre part, en verlu'des lois de l'opothérapie; le meilleur moyen de rétablir-une fonction ralentie pu paralysée, ^q’ed de donner au malade « du poil de la bête », l’administration dejppjrdre sci lie d’apcendice a tôt faii,uième dans les cas les plus rebeUes, de triompher de là paresse intestinale et de tout remettre en branlé et dans l’ordre. N’est-ce pas la plus décisive.des contre-épreuves ?
- Telle est la conclusion formelle d'une magistrale communication" récemment faite à la Société de biologie, par M. E. Sâvini, dont lé nom fait autorité.
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- N° 2220
- 15 Avril 1916
- SOMMAIRE :
- Les ennemis de l’Intendance : Jacques Boyer. — Le marché des métaux de guerre : L. De Launay. — La prompte mise à l’eau des embarcations de sauvetage : Ernest Coustet. -— Le télautographe : Lucien Fournier. — Académie des sciences. — La foire de Lyon : Victor Cambon.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Les animaux de ferme en France. — Exportation du charbon anglais.
- Enveloppes inviolables.
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ
- Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l'École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, i 2 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départem. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Paris (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
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- INFORMATIONS
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- Les animaux de ferme en France. — Au début de la guerre, en France, on a abattu un nombre véritablement exagéré de bestiaux pour servir à l’alimentation et, d’autre part, avant la guerre de tranchées, les chevaux ont été fortement décimés. Mais, malgré ces pertes, ce n’est pas encore — loin de là — la disparition des animaux de ferme chez nous, comme pourraient le faire croire divers articles plus ou moins alarmistes de certains quotidiens. Voici, en effet, quelle était, officiellement, la statistique de ces animaux au icr juillet igiS, époque depuis laquelle elle a certainement marqué une augmentation :
- Espèce bovine.... . 12 286 849
- — chevaline. . . . 2 227 209
- — mulassière . . . . i5a 260
- — asine .... . 332 244
- — ovine . 13 483 1 8g
- — porcine . . , 5 490 796
- — caprine ... . . 469 487
- Il peut être intéressant de savoir quels sont les départements qui, au point de vue de ces animaux, tiennent la tête. Les voici :
- Pour l’espèce bovine : Vendée, 370000; Finistère, 36oooo; Saône-et-Loire, 35oooo; Morbihan, 344 200 J Ille-et-Vilaine, 482 5oo; Côtes-du-Nord, 330984; Seine-et-Marne, 329254; Manche, 324000; Loire-Inférieure, 3o8 000 ; Calvados, 280000; Allier, 280000.
- Pour l’espèce chevaline : Finistère, iSoooo; Côtes-du-Nord, 88700; Mayenne," 79861; Ille-et-Vilaine, .65 513; Seine-Inférieure, 58 211 ; Sarthe, 56 5oo;Orne, 53 000; Calvados, 02000.
- Pour l’espèce mulassière : Gard, 10000; Vaucluse, 9907; Basses-Alpes, 9000; Landes, 8400; Basses-Pyrénées, 8000; Gers, 7000; Drôme, 7860; Corse, 7000.
- Pour l’espèce asine : ^Dordogne, 19 100; Vienne, 17400; Indre, 14000; Cher, i36oo; Nièvre, i35oo; Corse, i3 5oo; Allier, 12x00; Corrèze, 11800.
- Pour l’espèce ovine : Aveyron, 525 000; Eure-et-Loir, 477 265; Bouches-du-Rhône, 4*8000; Indre, 395000; Tarn, 365 200; Corrèze, 342700; Haute-Vienne,. 33o 000; Puy-derDôme, 3o5 000 ; Seine-et-Marne, 3ooooo ; Gard, >00 000.
- Pour l’espèce porcine : Haute-Vienne, 198 720; Côtes-du-Nord, 18612S; Dordogne, 175380; Allier, 164600; Manche, 160 5oo; Saône-et-Loire, i56 52o; Morbihan, i53 45o; Basses-Pyrénées, 148 100. ... " '
- Pour l’espèce caprine : Ardèche', 86000; Isère, 83900; Drôme, 7o35o; Saône-et-Loire, 4° 180; Gard, 32000; Sarthe, 21 200. H. C.
- Exportation du charbon anglais. — Les chiffres suivants d’après Engineering montrent combien a été importante l’influence de la guerre sur l’exportation du charbon anglais. En 1911 celte exportation était de 86536672 tonnes, en 1912 de 80327216 t., en 1913 de 97719906 t., en 1914 de 8o366 ioj t. et, en 1915, de 59401108 t. seulement. En 1915 toute exportation de charbon a été suspendue en Allemagne, en Autriche-Hongrie et en Belgique. En Turquie il en a été livré 10 324 t.
- Les principales exportations, en 1915, ont été les suivantes : Suède, 2639995 t.; Norvège, 2643187 t. ; Danemark, 3i5o642 t.; France, 17604572 t. ; Hollande, 1792951 t.; Italie, 5788460 t.; Argentine, i6i8 6o3 t. ; Espagne, 2067768 t. ; Egypte, 1888914 t. L’exportation considérable de charbon en France s’explique par l’arrêt momentané de l’industrie houillère dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais qui, en ce moment, sont occupés par les Allemands.
- Enveloppes inviolables. — Il est par trop facile de décacheter une enveloppe ordinaire, soit en l’exposant un instant à la vapeur, soit en l’humectant d’eau froide. Pour éviter les indiscrétions, on n’a qu’à remplacer la gomme arabique ou la dextrine communément employées par de l’albumine qui, sous l’action de la chaleur, devient complètement insoluble.
- On se servira, dans ce cas, d’enveloppes non gommées : on comprend, en effet, que si l’on se bornait à recouvrir d’albumine une couche de gomme ou de dextrine, il ne servirait à rien d’insolubiliser la nouvelle couche de colle, puisque, la couche sous-jacente restant soluble, il suffirait de l’humecter pour ouvrir l’enveloppe.
- A défaut d’enveloppes non gommées, rien n’est plus simple que d’en fabriquer, en taillant une feuille de papier quelconque. Pour appliquer l’adhésif, on passe sur les bords de l’enveloppe un pinceau ou même le doigt préalablement trempé dans un blanc d’œuf. On ferme ensuite l’enveloppe, comme si elle était gommée, puis, sans attendre la dessiccation, on y applique un fer à repasser assez chaud (90 ou ioo° environ). L’albumine est alors coagulée, et les surfaces ainsi collées restent indissolublement unies.
- Sans doute, il serait très exagéré de prétendre que le secret des correspondances se trouveJde la sorte assuré d’une façon absolue, car les indiscrets auront toujours la ressource de déchirer le papier qu’ils n’auront pas réussi à décoller et, au besoin, d’en confisquer le contenu ; néanmoins, la plupart hésiteront devant un moyen aussi radical.
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- N” 2221
- 22 Avril 1916
- LA. NATURE
- beot:
- ETBE J&E/J&ÎRT 1ËTM,
- U SMBPSTBIÎ]
- FÉTÎCHiSME
- A TRAVES^üiLES AGES
- IDOLE NEGRE\ CHARGÉE DE CLOUS
- SOMMAIRE : Le fétichisme à travers les âges; les grandes idoles à clous des Nègres du Loango : R. Verneau. — Soudure autogène : Nicolas Flamel. -— Timbres-poste de guerre (Croix-Rouge, Bienfaisance, Commémoratifs, etc.) : E.-A. Martel. — Le transport de l’énergie électrique de Suède en Danemark à travers le Sund : R. Bonnin. — Académie. — Pour la chasse aux sous-marins : D. V. SUPPLEMENT. — Informations : La récolte du blé en 1914-1915 dans le monde, etc.
- MASSON ET C'% Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ ,
- Fondé par Gaston Tissandjer
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hysriène publique .
- Ancien Président de la Commission centrale de la .Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois — Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départem. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Na.tU.re » doit être adressé aux bureaux du journal : tio, "Boulevard Saint-Germain, Taris (VIe)
- La reproduction des illustrations dé « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- INFORMATIONS
- QtfL
- Production mondiale de l'or. — D’après les statistiques américaines la production mondiale de l’or a éLé, pendant l’année qui vient de s’écouler, de : 2 354 899 45o fr. se réparlissant comme suit : Afrique, i 088 35‘5 980 fr. ; Amérique du Nord, 687 455 5oofr. ; Europe, 148 210000 fr.; Asie, 140471 ya5 fr. ; Amérique du Sud, 68760000 fr. ; Australie, 22 r 656 o65 francs.
- La production de l’or a toujours été en croissant de 1906 à 1912 en passant de 2027786 110 francs à 2671666340 fr. ; puis, à partir de 19x2, elle a été en diminuant pour atteindre, en 1916, 2 354 899460 francs.
- L’année dernière la production de l’or a augmenté en Afrique, dans l’Amérique du Nord et dans l’Amérique du Sud, mais elle a diminué, quoique faiblement, eu Europe, en Asie et en Australie.
- Les principaux pays producteurs continuent à être : le Transvaal, les Etats-Unis, l’Australie et la Russie. L’an dernier le Transvaal a produit environ 40 pour 100 de la production totale, les Etats-Unis 21 pour 100, l’Australie 9 pour 100 et la Russie 6 pour 100. ?
- Les bateaux « ridés ». — C’est ainsi qu’on appelle en Amérique un genre de bateaux qui, d’après les résultats déjà obtenus, semble devoir bientôt voir son emploi généralisé. Les bateaux ridés diffèrent des vaisseaux ordinaires en ce que, sous la ligne de flottaison, courent de chaque côté et d’une extrémité à l’autre de la coque deux rides, deux gondolements, deux plissements si l’on veut. Leur hauteur totale est de 4 m. 5 environ et la profondeur des creux qu’ils déterminent est de 70 cm environ.
- L’adjonction de ces deux rides latérales a, d’après les essais faits industriellement, de nombreux avantages que l’on peut résumer ainsi :
- La coque est plus résistante, la stabilité à la mer est augmentée, les vibrations de la coque diminuées, le vaisseau obéit mieux au gouvernail, la vitesse est plus considérable, pour la même puissance motrice.
- Un navire, le Mohitoria, muni des deux rides proposées par M. Haver, est en service en Amérique depuis 5 ans et un autre Y Hyltonia de 4600 tonneaux a été mis en chantier en 1913 et les résultats ayant été encore plus satisfaisants, toute une flotte de vaisseaux « ridés » sillonne actuellement les mers.
- La récolte du blé en 1914-1915 dans le monde.
- —| L'Institut international d'agriculture, dont le siège esT à Rome, vient de faire connaître sur celte question, ca|pitale pour tous et, surtout, pour les belligérants, dés chiffres intéressants et, particulièrement pour les Alliés, très rassurants. Dans celte statistique, cependant, ne figurent pas les récoltes de la Belgique, l’Allemagne; l’Autriche, la Serbie, la Turquie et le Portugal,
- pays sur lesquels les données manquent : tout ce que l’on sait consiste en ce fait — pour lequel nous n’avons pas le, moindre attendrissement — que la récolte eu Allemagne,- en Autriche et en Turquie a été notablement inférieure en 1916, par rapporta 1914-
- Voici les chiffres relatifs aux puissances pouvant communiquer librement avec les pays neutres (en milliers de quintaux) :
- 1914 1915 Différence.
- France............... 76.956 64.720 — 12.216
- Espagne........... 51.594 57.911 -j- 6.517
- Angleterre........... 16.991 20.175 h- 5.182
- Italie. . ........ 46.115 46.414 299
- Hollande . ...... 1.464 1.544 -+- 80
- l’avs Scandinaves . 5.‘954 4.485 -t- 529
- Suisse ....... 892 1 077 -h " 185
- Total......... 177.946 176.522 — 1.624
- Ci-dessous les chiffrés relatifs aux nations dont les relations avec les pays neutres sont rendues difficiles par suite de la guerre :
- 1914 1915 Différence.
- Hongrie...... 28.641 41 206 -+- 12.565
- Jiulgarie ...... 8.005 12.577 -t- 4.572
- Roumanie..... 12.600 24.456 -t- 11.856
- llussie d’Europe. . . 156.027 '.08.190 -+- 52.165
- Total......... 205.275 286.409 ~-t- 81.156 ‘
- Le total général ressort ainsi à 383 219 milliers de quintaux jnour 1914, 482731 pour j915, d’où une augmentation de 79ÔI2 pour 1915, comparativement à 1914. 11 n’y a que la France, qui, pour des raisons multiples, ait vu diminuer sa récolle.
- Voici, maintenant, les chiffres relatifs au monde
- entier :
- 1914 1915 Dif. érencé.
- Europe. . 585.219 462.751 4- 79.512
- ( Algérie. . . 9.451 9.451 0
- Afrique . . 1 Tunisie. . 600 o.OOO -h 2.400
- ( Egypte . . . 8.955 10.654 -F 1.719
- ( Indes anglaises 81.921 104.358 4- 19.417
- Asie. . . . \ Russie d’Asit! 48.810 59.149 — 9.661
- ( Japon. . . . 5.891 6 442 -F 551
- ( Etats-Unis . 242 499 275.291 4- 52.792
- \ Canada . . . 45 894 102.415 4- 58.521
- Amérique . < Mexique. . . 1.191 1.194 0
- f Argentine. . 45.850 50.120 4- 4.270
- (, Chili .... 6.205 6.205 0
- Australie. 6.761 58.919 + 52.158
- Total . . . 888.208 1 .109.887 4- 221.079
- Il y a donc eu 2.5 pour 100 l’augmeulation de. la
- récolte pour 1915, comparativement 01914. La hausse du prix du blé n’est donc pas due à la pénurie de froment mais à des causes diverses, au premier plan desquelles se place l’augmenlaliou des prix du fret, auquel, heureusement, la Conférence des Alliés va remédier incessamment.
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- 29 Avril 1916
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- SOMMAIRE :
- La crise du papier: G. Lequatre.— L'industrie espagnole et la guerre, Sabadell et l’industrie textile.— La suppression de la fumée par la précipitation électrique : J. Vichîliak. — Académie des sciences. — Les mutilés de là guerre pourront reprendre leurs occupations antérieures : Henriquez-Phillipe.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Les canons pneumatiques. — Traction électrique et lignes télégraphiques. —- Le commerce d’importation en Russie. — La potasse des algues, etc.
- MASSON ET Ci0, Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, i 2 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr, — Étranger : 26 fr.
- Tout Ce qui concerne « L,a Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 12.0, "Boulevard Saint-Germain, "Paris (Y"lej
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
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- INFORMATIONS
- QtfL
- Les canons pneumatiques. — Les belligérants font actuellement usage, comme engins de tranchées, de lance-bombes à air comprimé qui permettent d’envoyer sans bruit, à 200 ou 3oo m. une grosse grenade explosive. La précision de ces petits instruments, dans lesquels on comprime l’air avec une simple pompe d’auto, n’a pas été sans étonner tous ceux qui s’en sont servis.
- L’idée n’est cependant pas nouvelle et c’est un Américain, Meffort, qui, en j883, proposa de remplacer la poudre par l’air comprimé. On en était alors aux premiers essais d’obus chargés en explosifs et il semblait dangereux surtout pour les gros obus, de placer 25 ou 3o kg de dynamite en contact presque direct avec une grosse charge de poudre.
- D’un autre côté, l’air comprimé présentait d’énormes avantages sur la poudre noire, violente et brusque dans son action, qui était seule employée, les poudres progressives étant mal connues alors. En effet, l’air comprimé agit comme une poudre excessivement lente; et même réalise complètement l’idéal de la poudre lente puisque à condition que la capacité du réservoir d’air comprimé soit grande par rapport à celle du canon, l’obus peut être poussé par une pression constante jusqu’à la sortie de l’âme.
- C’est en Amérique que Zalinski poussa l’étude du canon pneumatique à un haut degré de perfectionnement puisque le 20 septembre i885, à l’aide d’un canon pneumatique de son système de 8 pouces (203 mm), il détruisit en 4 coups un vieux shooner en bois, le « Sulliman », à une distance de 1700 mètres.
- Les premiers essais faits avec un canon de 2 pouces (5 cm environ) de 168 calibres (8 m. 5o) de long avaient permis de lancer un projectilé de 1,6 kg à 730 ou i83o m. avec des pressions de 14 à 31,5 kilogrammes.
- La grande longueur du canon est nécessaire pour communiquer au projectile une vitesse initiale suffisante. Zalinski, encouragé par ces résultats, décida de porter la pression à 70 kg et le calibre à 8 pouces (ao3 mm.). Le canon qui fut construit et essayé avec succès, était en fer forgé et l’épaisseur de ses parois ne dépassait pas 16 mm. Sa longueur totale était de 18 m. 3o. L’affût, formé par une partie armée avait 17 m. de long et 2 réservoirs de 4 et 3 m3 servaient à alimenter en air comprimé.
- L’obus était énorme, c’était, plus exactement, une torpille de 2 m. 60 de longueur totale, pesant 63 kg et renfermant 45 kg d’explosif, ce qui lui donnait un excellent rendement.
- Le poids du canon étant de 2040 kg, celui de l’affût et des organes accessoires .de 17000 kg., le tout reve-
- nant à 3o 000 francs. La vitesse de tir était de 1 coup par minute.
- Les résultats obtenus furent remarquables puisque sous 68 kg 64 de pression et en angle de tir de 32° le-projectile avait une portée de 36oo mètres.
- Le gouvernement américain décida la construction d’un croiseur qui devait être armé de canons pneumatiques Zalinski de 3Ko mm (i5 pouces) lançant des projectiles contenant 272 kg d’explosifs... mais vinrent les poudres progressives et le silence se fit sur le canon pneumatique.
- Il a fallu la guerre moderne pour le ressusciter et les services qu’il rend dans les tranchées, joints à la sécurité absolue de son fonctionnement, lui ont acquis une juste renommée parmi les soldats.
- Traction électrique et lignes télégraphiques. —
- L’électrification des lignes de chemins de fer soulève une quantité de problèmes, dont la solution est loin d’être facile. Parmi ceux-ci, la protection des réseaux télégraphiques qui epurent parallèlement aux voies ferrées, est l’un des plus importants, surtout lorsque la ligne'de chemin de fer est alimentée par du courant alternatif. , ...
- On sait, en effet, que tout courant électrique circulant dans un conducteur crée autour de ce conducteur un champ magnétique. C’est le phénomène fondamental de l'électrodynamique découvert en 1812 par Œrsted. Si le courant générateur est alternatif, le champ magnétique engendré est, lui aussi, alternatif et développe dans les circuits métalliques qui l’environnent, un courant électrique induit, ou plus exactement une force électromotrice.
- On comprend facilement, étant données les dispositions relatives des fils télégraphiques et des rails ou trolleys dans lesquels circule le courant de traction, l’importance que peuvent acquérir les phénomènes d’induction.
- La Compagnie du Midi qui poursuit actuellement l’électrification d’une grande partie de son réseau a spécialement étudié la question et on peut dire que les difficultés rencontrées gênent actuellement la mise en exploitation des portions déjà électrifiées.
- Les lignes métalliques voisines de la voie étaient transformées en véritables lignes d’énergie. Sur le fil télégraphique Pi'ades-Perpignan, on a pu brancher un moteur de machine à coudre et allumer une lampe à incandescence de 25 bougies. Dans de pareilles conditions, il est évident que le service télégraphique devient impossible : les coupe-circuits fondent, les appareils récepteurs sont brûlés, etc.
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- INFORMATIONS |
- Ces inconvénients de la traction monophasée sont bien connus et ont été rencontrés dans tous les pays, en Améxdque lors de 1 ouverture de la ligne New-York New-Haven ; en Allemagne sur le trajet Dessan Bitter-feld’s ; en Angleterre sur le Midland Railway et le London Brighton and South Coast Railway.
- Dans une importante étude parue dans la Lumière Electrique, M. Devaux-Charbonnel passe en revue tous les moyens de protection proposés et discute leur efficacité.
- La protection des lignes doit être surtout envisagée au point de vue du bon fonctionnement des appareils. Or, ceux-ci sont soumis à deux perturbations, toutes deux phénomènes d’induction, l’une l’induction statique, l’autre l’induction magnétique.
- Si 1 induction statique, qui pour un parallélisme de 20 km et un courant inducteur de ioo ampères à 16 périodes, peut atteindre 17 milliampères n’est ]xas négligeable en pratique, comme elle est beaucoup plus faible que l’induction électromagnétique qui atteint facilement 120 milliampères, il suffira de se protéger contre cette dernière pour éliminer la première en 'même temps.
- ) La solution qui se présente le plus naturellement à 1 esprit, et qui a d ailleurs été employée pour le courant continu, consiste à intercaler sur la ligne des résistances qui affaiblissent le courant perturbateur,. tout en laissant au courant de travail une valeur suffisante, grâce .à une augmentation de la force électromotrice de la pile.
- C’est sur ce principe que sont basés les dispositifs Latour, Delpy, Carat, ce dernier en service sur les lignes Tarbes-Bagnères et Tarbes-Cauterets.
- Ln autre moyen, très connu aussi, consiste à pincer, dans le champ magnétique produit par le courant de traction, des masses métalliques dans lesquelles se produisent des courants de Foucault. Ce procédé est appliqué par M. Drouet.
- On sait que les courants alternatifs jouissent de la curieuse propriété de traverser très facilement une self-induction et une capacité en série dans certaines conditions dites de résonance. Plusieurs électriciens, MM. Girousse, Latour, Bethenod ont proposé des dispositifs de protection des lignes, basés sur cette propriété.
- Enfin, dans d’autres méthodes, comme celles de MM. Delcamp, Brouquier, Lavallée, Hébécourt, on cherche à équilibrer le courant parasite à l’aide d’un transformateur, en faisant agir sur le récepteur le courant de la ligne et un courant induit.
- On voit, par cette sèche énumération, le grand nombre de solutions qui ont été proposées montrant ainsi et l’importance de la question et sa difficulté.
- Le commerce d’importation en Russie. — Une
- revue Danoise vient de publier, d’après les documents officiels Russes, un certain nombre de renseignements intéressants sur les importations de marchandises dans l’empire Russe. Il résulte de cette statistique qu’en 1913 le montant total des marchandises importées en Russie s’est élevé à la somme de 1374 millions de roubles, soit 3435 millions de francs en comptant le rouble à 2 fr. 5o. Sur ce total 63a millions de roubles, soit 46 pour 100 du total, représentent les importations de l’Allemagne ; 172 millions de roubles, soit i3 pour 100, celles de l’Angleterre; 79 millions de roubles, soit 5,8 pour 100, celles de l’Amérique ; 17 millions de roubles, soit i,3 pour 100, celles de la Suède; i3 millions de roubles, soit 1 pour 100, celles du Danemark.
- C’est donc l’Allemagne, d’après ces chiffres, qui, en igi3, a été le plus grand importateur en Russie, puis-qu elle lui a fourni presque la moitié de la valeur des marchandises qui lui sont nécessaires. Du reste les efforts faits par cette puissance pour accaparer le commerce Russe ont été méthodiquement poursuivis depuis une dizaine d’années comme le montrent les chiffres suivants.
- En igo3, le montant total des importations Russes s’élevait à 682 millions de roubles pour atteindre, comme nous venons de le dire, 1874 millions de roubles en igx3 ; il a donc, depuis 10 ans, augmenté de 102 pour 100. Pendant ce même laps de temps, la valeur des importations allemandes a passé de 242 millions de roubles à 652 millions, soit une augmentation de 169 pour 100, celle de la Suède de 4,776 mille roubles à 16,9226 mille
- roubles, soit une augmentation de 257 pour 100; celle du Danemark de 5,888 mille roubles à 12,867 mille roubles, soit une augmentation de 121 pour 100; tandis que celle de l’Angleterre n’augmente que de 53 pour 100 et celle de l’Amérique de 25 poùr 100. Ces chifîx-es montrent également les efforts faits par la Suède et le Danemark pour accroîti’e leurs importations en Russie.
- Si, maintenant, au lieu de prendre le commerce lofai des importations, nous prenons seulement certaines sections spéciales de ces importations, telles que celles des métaux bruts ou ouvrés et des machines destinées à l’industrie, nous voyons qu’en r9 r3 sur une valeur totale de 352 millions de l’ôubles de produits introduits en Russie il en a été importé par l’Allemagne pour 236 millions de l’oubles, c’est-à-dire 67 pour 100 de la valeur totale du produit impoi'té. Si on prend la section de l’industrie chimique nous voyons l’Allemagne vendant à la Russie pour 40 millions de roubles de ces produits, soit 66 pour 100 de la valeur totale importée.
- La potasse des algues. — On sait que le piûncipal fournisseur d’engx>ais potassiques était l’Allemagne grâce à ses miixes de Stassfurt. La suppression de ses exportations a inci té denoxnbi’euxpaysà créer ou développer leurs productions nationales. C’est ainsi qu’aux Etats-Unis, le Department of Agriculture s’est préoccupé des ressources possibles de son propre territoire. Un l’apport récent de M. Cameron, analysé dans le Bulletin de V Institut International d'Agriculture, est fort intéressant à ce sujet. L’exploitation des algues de toute l’étendue des côtes atlantiques et pacifiques est susceptible de fouimir 5g millions de tonnes contenant plus de 2 millions de tonnes de chloi'ure de potassium ; ces algues desséchées contiennent aussi 2 pour 100 d’azote et un peu d’anhydride phosphorique. Employées seules, ou mieux mélangées à du guano ou des phosphates elles doivent fournir un engrais de valeur commerciale appiéciable, en outre de l’iode qu’on peut en extraire et qui est lui-même rémunérateur.
- En supposant l’exploitation complète du nouvel engrais, il doit pouvoir concurrencer avantageusement les sels de Stassfurt. Dès maintenant, les Etats-Unis se préoccupent de régler les futures importations en vue de la concurrence probable et d’étudier les moyens de récolte, de manipulation et de transport du produit national.
- Essais allemands d’alimentation du bétail. — La
- pénurie qui se fait sentir actuellement en Allemagne a amené les agronomes de ce pays à chercher de nouveaux produits d’alimentation du bétail. C’est ainsi que des essais viennent d’être faits pour nourrir les agneaux avec des aiguilles de pin soit fraîches, soit traitées j>ar l'alcool (Landwirtschaftliche Jahrbücher). Ces essais n’ont donné aucun résultat, les agneaux refusant cette nourriture et ne la digérant pas. D’autres tentatives ont été faites pour nouirir des moutons avec de la paille de seigle hachée traitée par l'acide chlorhydrique (Land-wirtsch. Versuchstationen). La paille ainsi traitée a été trouvée plus digestible que la paille fraîche. De son côté, la Tagesz-eitung fur Brauerei signale des essais de culture d’une levure contenant 17 pour 100 de son poids sec d’huile saponifiable, qui est actuellement étudiée au point de vue de l’alimentation du bétail. Nous citons ces faits, dont nous avons eu connaissance par le Bulletin de l'Institut International d'Agriculture, comme un indice des efforts actuels de l’Allemagne pour lutter conti’e la crise aiguë de son élevage.
- Un nouveau mode d’emploi du formol pour la désinfection. — M. Fernand Gand propose, pour la stérilisation des vêtements des soldats, de recourir à l’emploi de la solution de formol du commerce versée dans une solution saturée de permanganate de potasse. Le mélange ainsi constitué ne tarde pas à s’échauffer et dégage d’abondantes vapeurs d’un grand pouvoir difîusif et qui pénètrent rapidement les tissus.
- . Pour utiliser ce procédé on a recours à un appareil des plus simples, et que l’on peut réaliser partout, constitué par une barrique qui servira de chambre de désinfection et par un toxinelet faisant office de générateur et dans lequel seront introduites les solutions. Les deux récipients sont réunis par un conduit constitué par un tuyau convenablement disposé.
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- N° 2223
- 6 MaiC 1916
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- SOMMAIRE :
- Les frets et la crise des transports maritimes : Auguste Pawlowski. — Le manganèse en Allemagne : L. De Launay. — Le danger des moustiques pendant la guerre : Henri Coupin. — L’élévateur de sacs. — Navires marchands des puissances alliées perdus depuis le début de la guerre. — Académie des sciences. — Examen psycho-physiologique des aviateurs : Jacques Boyer. SUPPLÉMENT. — Informations : La cherté de la vie en Danemark. — Les vergers de Bagdad, etc.
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- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées,
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- JtaD
- INFORMATIONS
- G&L.
- La cherté de la vie en Danemark. — Ce n’est pas seulement dans les pays belligérants que le prix de la vie a augmenté dans des proportions considérables, le même phénomène économique affecte également les neutres. En Danemark, d’après le bulletin publié par le Bureau statistique du royaume, depuis le début de la guerre jusqu’à la date du ,i°r février dernier, les dépenses de la vie se sont accrues de 24 pour 100 : pour la nourriture seule l’augmentation monte même à 34 pour 100. De février 1915 à février 1916 seules cinq denrées alimentaires accusent une baisse : le pain (2 à 3 pour 100), les œufs frais (7 pour 100), le foie de porc frais (10 pour 100), le lard (5 pour 100), et les pommes de terre (20 pour 100).. Par contre, la viande, le poisson et le combustible minéral ont éprouvé une haussé énorme, environ 5o pour 100 : la viande de bœuf et le veau ont augmenté de 60 pour 100, le hareng frais de 117 pour 100, la morue fraîche de 43 pour 100, la morue salée de 44 pour 100, la houille de 5i pour 100, le coke de 55 pour 100. Seuls la bière, .le sucre et le pétrole ont gardé les mêmes prix qu’en février 1915.
- L’aurochs de Lithuanie et la guerre.— On sait que grâce à des mesures de protection spéciales, plusieurs centaines d’aurochs existaient encore avant le début de la guerre dans là forêt domaniale de Biélovaya, près de Grodno, en Lithuanie, et, dans le bassin supérieur du Koubane, sur le . versant nord du Caucase. La première de ces régions ayant été le théâtre de luttes très acharnées entre les armées russe et allemande, on avait tout lieu de craindre que les derniers aurochs de Lithuanie n’eussent été éxtermiüés au cours soit des combats, soit de l’occupation, d’autant que ces animaux, ne subsistaient que grâce à dés soins particuliers. Le professeur Wille, de l’université de Kristiania, a voulu rassurer l’opinion scientifique à cet égard, et, dans la pensée d’écarter des Allemands, au regard du monde savant, la responsabilité d’avôir causé la disparition des derniers représentants de la faune quaternaire, il vient de faire connaître les mesures, soi-disant conservatrices, prisés par les envahisseurs pour assurer la sauvegarde de ces intéressants animaux (Aftenposten, de Kristiania, n° du 2 avril 1916, édition du matin). Dans la première quinzaine de septembre 1915, l’inspection des étapes de l’armée du prince Léopold de Bavière dont le rayon d’opération embrassait la forêt de Biélovaya, défendit, sous les peines les plus sévères, de tuer des aurochs. Comme l’armée allemande est arrivée dans cette région en août, il est permis de douter de l’efficacité de la mesute; les soldats affamés ont dû abattre, pour s’en nourrir, ie gros gibier qui avait échappé aux balles et aux obus des batailles. Chez nos ennemis 1’ « organisation » accompagne la guerre; aussi bien dès le ier~octobre dernier, ont-ils appelé un spécialiste, le Dr Escherich à la direction générale des forêts des territoires polonais occupés, et le premier acte de ce fonctionnaire a été d’édicter une sévère réglementation de la chasse. Même les plus hauts personnages ne sont pas autorisés à' poursuivre l’aurochs. En
- même temps,’un zoologiste, le Dr Stechow, a été envoyé à Biélovaya avec mission de recueillir pour les musées allemands les squelettes de ceux de ces animaux qui ont été tués au cours des batailles et qui gisaient dans la forêt, aiusi que la collection de crânes de ce mammifère que renfermait le château impérial de Biélovaya. Le pillage scientifique après le pillage sans épithète !
- Chaules Rabot.
- Les vergers de Bagdad. — Au moment où les troupes alliées s’approchent de Bagdad, il est intéressant de connaître la valeur agricole de cette région. Entre Bagdad et Bassorah, la vallée du Tigre est presque partout une vaste plaine déserte; seule une partie, un cinquième environ, forme un immense verger de 3a km s’étendant sur les deux rives du fleuve, à partir de Bagdad ; il n’est irrigué qu’à Bagdad même où l’on cultive les orangers, les citronniers, les grenadiers, les cédratiers. Partout ailleurs, on ne rencontre guèxe que le palmier-dattier. Les dattes de Bagdad sont les meilleures de toute l’Asie occidentale et n’ont de rivales que celles de Khalasch en Arabie. Malheureusement, les terres cultivées appartiennent presque toutes à des Turcs ; c’est dire qu’elles sont peu travaillées, peu irriguées et jamais fumées. Mais l’abondance de l’eau; les conditions climatériques et l’absence de parasites feront dans l’avenir de toute la région de Bagdad un des plus importants vergers du mondé.
- La « terre rouge ». — Ce n’est pas de celle de la ligne de bataille qu’il s’agit, mais de la terre agricole du Ivarst; terre grasse, argileuse, assez pauvre quand elle n’est pas marnée au moyen de calcaires sous-jacénts. On a beaucoup discuté sur son origine, les uns y voyant un dépôt de sables volcaniques ou des boues éruptives, d’autres en faisant un dépôt d’origine éolienne, d autres encore —’ le plus grand nombre —- la considérant comme un produit d’altération des calcaires avec précipitation d’argile et de sels ferrugineux. Variable selon les localités, sa composition est de 35 à 53 pour 100 de silice, 8 à 3a pour 100 d’oxyde de fer, 3 à 3o pour 100 d’alumine. Comme toutes les terres argileuses, sèches, elle se crevasse, mais humide devient imperméable et ne permet pas l’irrigation du sous-sol. M. Paolo Yinassa de Regny vient d’en donner une bonne étude dans le Bulletin de l'Institut international d'Agriculture. La « Terra rossa », n’est-elle pas en train de le devenir doublement, avec l’avance des Italiens sur le Ivàrst?
- T Pourî[rénover lejcaoutchouc durci. — En ce moment où l’on emploie de grandes quantités de caoutchouc et où son prix d’achat est considérablement augmenté, il peut être intéressant de connaître le moyen de rendre son élasticité première au caoutchouc durci
- par le temps, Le Journal de Pharmacie et de Chimie conseille, à cet effet, de plonger le vieux ’ caoutchouc pendant 5 minutes dans un bain chauffé à 700 de glycérine mélangée à 25 fois son volume d’eau distillée; le caoutchouc est ensuite séché avec du papier filtre,
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- N° 2224
- 13 Mai 1916
- SOMMAIRE :
- Les Russes en Perse : Henri-René D’Allemagne. — Shackleton en détresse dans l'Antarctique : Charles Rabot. — Récents travaux du métropolitain : Lucien Fournier. — Le procédé Mannesman pour la fabrication des tubes métalliques : H. Volta. — L’exposition de la cité reconstituée : E.-A. Martel. — Académie des sciences.— La protection des soutes aux hydrocarbures contre l’incendie.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Les vernis à l’acétate d’amyîe. — La porcelaine française de laboratoire.
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- MASSON ET C‘% Éditeur».
- LE NUMERO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de I Institut,
- Piofesseur à 1 Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiéne publiqué Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, i 2 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nà.tur& » doit être adressé aux bureaux du journal : iso, Boulevard Saint-Germain, Tarit (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- INFORMATIONS
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- Les vernis à l’acétate d’amyle. — L acétate d’amyle, C3HH — CO2. GH3, est l’éther acétique de l’alcool amylique. On l’obtient par action de l’acide acétique sur l’alcool amylique. Jusqu’en 1882,. ce n’était guère qu’une curiosité de laboratoire, comme tant d’autres, quand Stevens montra ses propriétés importantes comme solvant. Industriellement, on n’en fabriquait alors que de très petites quantités pour utiliser sQii odeur de poire dans l’industrie des parfums. Bientôt' son importance s’accrut, et aujoui’d’hui il joue un rôlg intéressant dans de nombreuses industries. M. Thos. H. Durrans vient de consacrer une étude d’ensemble à ses. applications industrielles, dans le Journal of Chemical Technology d’où nous extrayons les renseignements suivants :
- La propriété la plus importante de l’acétate d’amyle est' celle de dissoudre les nitro-cèlluloses à divers degrés dé nitration', les solutions qu’il donne ainsi forment, après évaporation, dès.pelliçules transparentes, résistantes et élastiques._Ges solutions,'.très visqueuses, forment d’excellents vernis sur un grand nombre d’objets. _ : ’ ..
- Le .vernis a l’acétate d’amyle a l’avantage de s’employer à froid, sans produire par conséquent de condensation d’eau qui trouble sa transparence; il est en cela plus commode que les solutions de gomme laque dans l’alcool méthylique qui doivent être séchées à la chaleur. C’est un liquide peu dangereux à manier puisque ses valeurs ue s’enflamment quau-dessus de 4o° et qu’il ne bout qu’à i37°. Il dissout un grand nombre de substances : colophane, résine damar, copal, mastic en larrnes, sandaraque, etc. ; les solutions qu’il forme ainsi s’éclaircissent rapidement par filtration ou sédimentation. On peut l’appliquer selon lés cas, en bains, par brossage, où par pulvérisation.
- Actuellement, il est couramment employé pour vernir les: objets d’argent ou de bronze; les métaux ainsi recouverts deviennent inaltérables à l’air sans perdre leur aspect propre. Le papier, les dentelles, les draps, peuvent être également vernis ; la plupart des couleurs d’aniline étant solubles dans l’acétate d’amyle, on peut eu une seule application obtenir la teinture et le vernissage. La dissolution de nitro-cellulose dans l’acétate d’amyle sert à vernir les cuirs et ce nouveau procédé donne de meilleurs résultats que le procédé à l’huile de linL; Le même produit est couramment employé dans la fabrication des cuirs artificiels ou des draps de cuir. L’industrie des fourrures utilise le même vernis pour raidir les poils, le~s lustrer et rendre la peau plus résistante. Le bois, lçs-; vêtements, les isolateurs électriques sont souvent traités par oé vernis pour être rendus hydrofuges. Enfin les ailes d’aéroplane et les enveloppes de ballon sont traitées par cette même solution pour être imperméables et lisses. Il n’est pas jusqu’aux chapeaux de paille qu’011 ne traite ainsi pour les rendre lavables.
- Une grande quantité d’acétate d’amyle est consommée par l’industrie photographique et cinématographique pour le vernissage des clichés et des pellicules. Le même vernis sert à recouvrir les cylindres de phonographe, les cartes postales glacées, les bacs d’accumulateurs, les peintures, les fleurs artificielles, les boutons, etc.
- Ainsi, l’acétate d’amyle envahit peu à peu toutes les industries; il tend à devenir le vernis universel, sec, transparent, résistant, souple, ne craquant pas, non humide. Son seul défaut actuel est sou prix; mais nul doute qu’il diminue à mesure que ses usages se multiplieront et que sa fabrication deviendra plus abondante.
- Durée des lampes à incandescence à filament métallique. — Une preuve des perfectionnements apportés en ces dernières années à la fabrication des lampes à filament métallique nous est fournie par une récente étude de M. Rémy, ingénieur du Bureau du contrôle de VAssociation suisse des Electriciens. Ayant, de par ses fonctions, essayé ia34 lampes provenant de 26 fabriques différentes, il a constaté que leur durée s’est considérablement accru, de 1908 à 1914> comme il résulte du tableau suivant :
- _____Lampes ayant, duré
- 200 heures. 600 heures. 1000 heures.
- 1908 . . 67 pour 100 41 pour 100 3i,5 pour xoo
- 1910 . . 94 — 84 — 63,5 —
- 1912 . . 89 — 68 — 60 —
- 1914 . . 98 — 94 — 80 —
- L’amélioration considérable obtenue en 1914 est surtout dxxe à l’utilisation des filaments étirés.
- La porcelaine française de laboratoire. — Nous avons déjà indiqué ici les efforts actuels de diverses industries françaises pour supplanter les produits allemands sur le marché, national et étra'nger. Signalons aujourd’hui l’activité présente de l’industrie de la porcelaine pour laboratoire. Avant la guerre, nos impox1-tations de ces produits n’étaient pas très considérables ; seuls, certains articles tels que les tubes en pâte réfractaire pour hautes températures nous venaient presque exclusivement de' Meissen (Saxe) et de Berlin. Mais la manufacture de Bayeux fournissait la plupart des laboratoires de capsules, de tubes, de creusets, etc., en porcelaine de très bonne qualité. Depuis la guerre, la Société Hache et Ci0, de Yiei’zon, a entrepris avec succès la fabrication de creusets résistant aux hautes températures, tandis que la maison Poulenc frères réussissait un grand nombre d’objets de porcelaine : capsules à fond plat, entonnoirs perforés, nacelles, cuves, spatules, tubes, etc. Dès maintenant, nous sommes donc assurés de trouver dorénavant dans notre pays tous les ustensiles en poi’celaine utilisés dans les laboratoires et l’industrie chimique. .. .
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- N° 2225
- SOMMAIRE :
- La verrerie scientifique française. — Les bases de ravitaillement improvisées pour sous-marins : Du Verseau. — Les méthodes d'essai des matériaux : H. Volta. — L’industrie hôtelière : Lucien Fournier. — Les obus pour canons de tranchées : Jacques Boyer.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Les matières premières pour la fabrication des explosifs en France. — Alimentation des porcs allemands. — Nouvelle station de télégraphie sans fil en Norvège.
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- LA NATU
- Reyue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ
- Fondé par Gaston Tissandjer
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- Membre du ConseiLsupérieur. d'Hygiène-publique _..........
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 11 mois Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Na.tU.re » doit être adressé aux bureaux du journal : no, Boulevard Saint-Germain, Taris (VIe)
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- Les matières premières polir la fabrication des explosifs en France. — Sauf quelques rares usines, il n’existait pas avant la guerre d'installations permettant d’obtenir à grand rendement les matières premières utilisables pour la fabrication des explosifs. Parfois même, on en a eu des exemples, les fournitures d’explosifs, tels que l’acide picrique, étaient soumissionnées en fait, sinon nominalement, à des firmes allemandes. Les produits aromatiques nécessaires à la fabrication' des explosifs, benzine, xylènes, toluène, phénol, crésols, naphtaline, étaient généralement retirés du goudron de. houille, dont la production globale, tant pour la fabrication du gaz d éclairage que pour celle du coke de métallurgie, atteignait 36o ooo t. donnant 0200 t. de benzol qui servent actuellement à préparer des explosifs Favier (après nitration) et le phénol synthétique servant à la fabrication de la mélinite. '
- Le toluène est à l’heure actuelle le plus recherché des carbures aromatiques et son * dérivé trinitré, la « tolite » semble devoir de plus en plus supplanter la mélinite sur laquelle elle a plusieurs avantages ; bas point dé fusion (82° au lieu de ia3°) qui facilite, la coulée dans les obus, insensibilité au choc en présence des métaux, force brisante considérable.
- Or, la proportion de toluène dans les goudrons est environ 3 fois plus faible que celle du benzène; Par suite, la nitrification des 5ooo t. d’huiles légères des goudrons de houille est insuffisante pour obtenir le benzène et le toluène nécessaires. On a eu l’idée d’enlever au gaz d’éclairage le benzol qu’il contient (3o gr. environ par mètre cube) et qui renferme environ le i/3 de toluène (8 à 10 gr. par mètre cube). Ce lavage a été ordonné en France par une loi, mais il va nécessiter des installations très compliquées et très coûteuses, tout en diminuant notablement le pouvoir calorifique du gaz vendu aux consommateurs.
- Mais si l’on pense que Paris consomme environ 1 200 000 m3 de gaz par jour, la banlieue 600 000, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse environ 700000 m3, on arrive à une récupération de 5o t. de benzol par jour duquel on retirera 10 à i5 t. de toluène, production suffisante espère-t-on, mais à laquelle on ne pourra arriver que progressivement.
- Le? pétroles, surtout ceux de Bornéo, permettent
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- aussi de se procurer des produits nitrifiables et une usine de distillation est installée à Saint-Louis du Rhône. Enfin, comme nous l’avons vu ici même, les pétroles d’Amérique, traités par les méthodes de MM. Snelling et Rotlman pourront peut-être fournir un appoint important, de même que les procédés catalytiques et de synthèse dont les essais semi-industriels ont donné d’excellents résultats.
- Pour certains corps même, tels le phénol, le problème est résolu et la production journalière de ce produit atteindrait 40 tonnes.
- Même si la guerre ^levait bientôt se terminer, il ne faut pas actuellement ralentir l’effort, car l’industrie est loin d’avoir les produits indispensables. Les matières colorantes, les produits pharmaceutiques, les parfums artificiels se raréfient de plus en plus. Or, les corps qu’emploie la guerre, xylène, toluène, benzine, phénol, sont les matières premières indispensables de leur préparation. Aucune surproduction n’est donc inutile et au contraire nous permettra, après la guerre, de ne plus être tributaire des ennemis et de les concurrencer sur le marché mondial.
- Alimentation des porcs allemands. — On sait toutes les difficultés qu’éprouve depuis quelque temps l’Allemagne à se ravitailler eu graisse et en viande. Le porc est aujourd’hui la plus importante de ses réserves. Mais pour ne pas ruiner le cheptel, il faut en limiter la consommation en môme temps que développer F élevage ; ce dernier nécessite des aliments d’autant plus difficiles à trouver que toutes les matières alimentaires utilisables sont déjà rationnées. Comme indice des efforts faits à ce sujet, nous pouvons signaler les récents essais décrits dans le Berliner Tierraztliche Wochenschrift et que nous rapporte le Bulletin de l’Institut International d’Agriculture. On sait qu’avant de tanner les peaux, on racle la couche sous-cutanée qui est ensuite transformée en gélatine. En Allemagne, on recueille, annuellement ïSooôo quintaux de cette matière. On a doue; essayé de l’utiliser pour nourrir les porcs et économiser ainsi d’autres aliments plus précieux, et les résultats obtenus pendant l’été 1915 ont été suffisamment satisfaisants pour recommander la mise en pratique de cé nouvel aliment.
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- N” 2226
- 27 Mai 1916
- SOMMAIRE : L'avenu- de nos colonies : Henri Jumelle. — Les mines flottantes et les courants marins : Alphonse Berget. — La photographie balistique : H. Volta. — Académie des sciences.
- La main magnétique.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Prix et fret du blé de 1913 à 1915. — Conducteurs électriques en zinc, employés en Allemagne. — T. S. F, transpacifique. — Un nouveau casque allemand, etc.
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- Membre du Conseil supérieur d'Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de. la Société de Géographie.
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- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : >20, Boulevard Saint-Germain, Taris (WJ
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- INFORMATIONS
- a&L
- Prix et fret du blé de 1913 à 1915. — Comme suite à notre information du n" -2221, nous résumons dans le graphique ci-joint les prix et les frets du blé avant et pendant la guerre. Les prix s’entendent en francs or, au cours du change de Londres, et par quintal. Les données statistiques qui ont permis dé tracer ces courbes sont
- extraites d’une publication toute récente de Y Institut internalionf.il d‘Agriculture
- On y voit clairement la baisse actuelle des cours en Amérique due à l’abondance de la dernière récolte, et son peu d'influence sur le marché européen par suiie de Paugmcntatidn coutinue des frets, conséquence des dangers de la guerre sous-marine aussi bien que de l’in-suf'fisauce des transports.
- Conducteurs électriques en zinc, employés en Allemagne. — L'Industrie Electrique nous révèle, d’après l’EléJdroiechnische Zeitschrift, les mesures récemment prises en Allemagne pour le remplacement du
- cuivre par le fer et surtout par le zinc dans les câbles et fils électriques. La Commission de l’Union des Electriciens allemands vient de publier à ce sujet la notice suivante : « La technique a réussi à produire des fils de zinc qui, au point de vue des propriétés mécaniques, ne sqnt qu’en un petit nombre de points légèrement inférieurs aux fils de cuivre. Ce fait a amené l’Union des -Electrotechniciens allemands à rendre normal, pour les installations fixes, l’emploi de fils de zinc, en même temps que ceux en fer, qui ont souvent été trouvés trop rigides pour les conducteurs isolés au caoutchouc, principalement afin d’avoir des conducteurs pouvant être tirés dans des tubes. En même temps on autorisait l’ëm-ploi du zinc pour les conducteurs sous enveloppe et ou le recommandait pour les câbles sous plomb. Les principaux avantages du zinc par rapport au-fer sont, en premier lieu, sa conductibilité qui est plus du double; il u’estpas magnétique,'il est beaucoup plus souple, et il nia pas besoin d’être protégé contre la l’ouille. Yu la nouveauté de l’emploi du ziue et le manque d’expérience dans son maniement, il était inévitable que dans les milieux où on l’utilise, on ait des points de vue faux sur l’installation des conducteurs et câbles en zinc, d’autant plus que les premières quantités qui ont été mises sur le marché étaient parfois défectueuses. Depuis lors ces défauts de fabrication ont, il est vrai, disparu. On produit en grandes quantités des conducteurs eu zinc répondant aux règles normales, établies par l’Union des Electrotechniciens allemands. »
- Seules les lignes aériennes ue peuvent être en zinc. L’Union allemande recommande pour celle-ci l’emploi du... fer! Pour simple que paraisse à première vue la solution envisagée par les Allemands, elle n’en présente pas moins, au point de vue électrique, de sérieuses difficultés. En effet, le fer est environ 8 fois plus résistant que le cuivre. Si on veut que les pertes d’énergie électrique par résistance restent les .mêmes, on est conduit à prendre des conducteurs dont le diamètre est 3 fois plus gros et qui pèsent 7 fois plus lourd que les fils de cuivre qu’ils remplacent. On voit immédiatement les difficultés pratiques : grosseur exagérée, poids inadmissible auxquels les supports et les poteaux sont incapables de résister. . *
- Pour le zinc, les défauts sont moindres, à égalité de résistance, le diamètre sera presque doublé et le poids triplé.
- La mesure envisagée ue peut donc être d’une application générale, ou nécessiterait une transformation radi-cale des installations. En tout cas, au prix fort élevé de la substitution viendra s’ajouter encore une dépense d’énergie électrique qui sera consommée en pure perle
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- INFORMATIONS
- dans les nouveaux conducteurs plus résistants. L’opération est une de celles qu’un pays ne tente que lorsqu’il sent que toute autre solution est impossible.
- T. S. F. transpacifique. — La Revue Electrique annonce que le Japon termine l’installation à Funabashi, près de Tokio, d’une station de T. S. F. très puissante qui communique déjà avec Honolulu (63oo km) et a pu se faire entendre à San-Francisco (io'388 km); elle permettra, aussitôt son achèvement, des communications régulières avec la côte pacifique des Etats-Unis.
- De son côté, la France va transformer son poste de J . S. F. de Tahiti et le renforcer de manière qu’il puisse communiquer avec l’Australie, l’Indochine, le Japon, Honolulu, San-Francisco et l’Amérique du Sud.
- Ainsi, sera complété le réseau des grandes lignes de T. S. F. du monde.
- Un nouveau casque allemand. — Après la bourgui-gnote dont sont coiffés nos poilus, voici un nouvel emprunt à l’équipement guerrier du Moyen Age que la guerre des tranchées a conduit à adopter. Le Tidens Tegn, de Kristiania, toujours très informé de ce qui se passe chez nos- ennemis, annonce que les fantassins allemands sont maintenant munis de casques à visière destinés à leur protéger le visage contre les projectiles.
- Comme le montre la ligure ci-jointe, reproduction d’un dessin publié par le grand quotidien norvégien, l’appareil est Fixé au moyen de deux lanières de cuir sc croisant derrière la tête, l’une contournant le cou, l’autre passant le long des tempes; il est percé de deux petits trous à hauteur des yeux cl échancré à droite dans sa partie inférieure afin que le tireur ne soit pas gêné pour viser. Ainsi affublés, les fantassins allemands ont tout l’air de chevaliers du Moyen Age démontés, mais c’est le cas ou jamais de dire que l’habit ne fait pas le moine.
- Plaques de marbre servant à remplacer le verre dépoli. — Le Teknisk Ukeblad, de Kristiania, rapporte qu’un ingénieur allemand a découvert une préparation rendant translucides des plaques de marbre dont l’épaisseur ne dépasse pas o rn. 02 et permettant par suite l’emploi' à la place du verre dépoli. La lumière en passant par ces lames serait beaucoup plus douce et agréable que celle traversant le verre dépoli. En outre, le marbre absorbant la chaleur, cette clôture aurait, en été, l’avantage de ne pas produire une élévation de température considérable dans les locaux qu’elle recouvre.
- Ouverture d’une ligne téléphonique transcontinentale américaine. — Tout récemment a été ouvert au public un circuit téléphonique reliant Montréal à 'Vancouver, traversant par suite le continent américain dans toüte sa largeur. La ligne, qui passe dans une grande partie de son étendue à travers le territoire des États-Unis, atteint une longueur de 6801 km. Vancouver se trouve, d’autre part, relié à San-Francisco et au réseau californien, de telle sorte que des conversations peuvent être échangées entre Montréal et San-Francisco, ainsi que les autres villes de la côte du Pacifique. (Rapport consulaire norvégien du i5 avril 1916.)
- Navires en béton armé. — Le Tidens Tegn, de Kristiania, annonce la formation dans cette ville d’une
- Société industrielle pour la construction des chalands, des navires de mer et des docks flottants en béton armé d après les procédés brevetés de l’ingénieur Nie. K. Fougner.
- Un perfectionnement intéressant du mode de remplissage des stylos. — Le gros inconvénient que présentent les porte-plumes à réservoir est la difficulté de leur remplissage. Sans parler du compte-goutte, ustensile ennuyeux que rend si malpropre l’opération du remplissage, les systèmes à pompes, les flacons rem-
- plisseurs présentent de multiples causes de mauvais fonctionnement et en tout cas sont d’un emploi peu sûr.
- La maison Watermann a résolu fort élégamment le problème en disposant le compte-goutte à l’intérieur même du porte-plume.
- Un ressort c actionné par le levier extérieur a comprime le tube de caoutchouc du compte-goutte.
- Si on plonge alors la plume dans l’encrier, en rabattant le levier a, le ressort c est libéré, il ne pèse plus sur le tube qui reprend son volume normal aspirant l’encre qui remplit alors le porte-plume. .
- Par la simple manœuvre du petit levier latéral a on peut donc remplir instantanément le stylo, sans toucher à l’encre et sans crainte de se salir les doigts. -— (Je nouveau stylographe est en vente chez Kirhy-Beard et C°, 5, rue Auber, Paris.
- CORRESPONDANCE
- A propos de Remploi du formol comme désinfectant. — M. Hatt, ingénieur chimiste assistant aux laboratoires de l’Ecole polytechnique 'fédérale de Zurich, nous écrit à propos dix procédé de M. F. Gand paru dans’ le n° 2222 de La Nature du 29 avril, pour faire remarquer que le dégagement de chaleur constaté lorsqu’on mélange le permanganate et le formol est dû à l’oxydation de ce dernier qui donne soit de l’acide formique et du formiate de potasse, soit de l’acide carbonique et du carbonate de potasse si le permanganate est en excès. C’est dire que si le mélangé dégage des vapeurs par suite de la réaction, c’est au détriment du formol et que, par suite, la réaction proposée est coûteuse et ne semble pas à M. Hatt être à recommander.
- BIBLIOGRAPHIE
- Le système Taylor et la Physiologie du Travail professionnel, par J.-M. Lahy. In-8, 200 p., fig. et planche. Masson, éditeur, Paris. Prix : 4 fc- 5o.
- En ce moment de grande activité, où se prépare notre prochain élan industriel, on est d’accord pour reconnaître la nécessité d’une organisation scientifique du travail professionnel. Que sera cette organisation? La méthode Taylor connaît depuis peu une grande vogue. Est-elle satisfaisante ? M. Lahy, chef des travaux de psychologie expérimentale à l’Ecole des Hautes-Etudes, examine cet important problème, montre l’insuffisance et les défauts du système Taylor, et expose les recherches nécessaires à entreprendre : aptitudes psycho-physiologiques du travailleur, perfectionnements techniques, dressage méthodique, étude de la fatigue, etc. Les résultats déjà obtenus dans cette voie montrent qu’elle est la bonne, que seule elle peut mettre d’accord patrons et ouvriers et contribuer ainsi à notre renaissance économique.
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- N* 2227
- 3 Juin 1916
- SOMMAIRE :
- Fièvres typhoïdes et pafa-typhoïdes : D1' Alfred Martinet* — Les pétroles sur le front de l’Irak : L* D. L* — Le beurre et les graisses alimentaires : Henry Sagnier* — Aiguillage électrique automatique : A. Breton. — Poudre et explosif : H. Volta, — Académie des Sciences.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Nouvelles entreprises russes en Perse. — Nouveau procédé d’extraction de l’oxygène de l’air. — Essais de culture de betterave sucrière dans le midi de la France, etc.
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- LA NATURE
- .Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- J&O
- INFORMATIONS
- ose
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- Nouvelles entreprises russes en Perse. — Los
- richesses naturelles de la Perse, si peu exploitées par ses nationaux, attirent depuis longtemps déjà des entrepreneurs étrangers, dont les plus acharnés sont les Anglais et les Russes. Jusqu’à ces derniers temps ce sont les efforts des premiers qui ont été le plus couronnés de succès. Il en était ainsi notamment pour l’exploitation du naphte. L’ « Anglo-Persian Oil Company », établie dans la partie occidentale de la Perse centrale (district de Kasr-i-Cliirin), fournissait à la marine de guerre anglaise des quantités considérables de combustible liquide, amené vers le golfe Persique, à Magomerra, par une conduite grandiose où il a passé du g mars 1914 au 8 mars 1 g15? pour 18 millions de francs de naphte.
- Mais les premiers mois de l’année courante ont été favorables aux intérêts économiques de la Russie. Eu effet, le Novoie Vrémici du 28 avril dernier nous apprend qu’en février dernier . un riche entrepreneur russe, M. Khochtiara, a obtenu la concession de l’exploitation des trois provinces Çaspiennes de la Perse : Gui-liane, Mazandarane et Astrabade, très riches en naphte. Les terrains de la province de Guiliane, s’étendant sur 33oo hectares, de même que le droit de leur exploitation au point de vue du naphte. appartenaient au chef du cabinet Persan actuel, M. Sepekhdar, le plus riche propriétaire foncier du pays, qui avait autrefois reçu cette concession pour 99 ans, avec faculté de renouvellement pour la même durée et dispense de tous les impôts. Il n’a donc fait que la transmettre à M. Khochtiara, en y joignaut, en outre, le droit d’extraction du naphte dans toutes ses autres immenses propriétés, situées dans les trois provinces sus-indiquées.
- Presque en même temps, l’entrepreneur russe obtint du Gouvernement Persan le droit exclusif d’extraction du naphte pendant 70 ans de tous les autres terrains des trois provinces Caspieunes, appartenant aussi bien à l’Etal qu’aux .particuliers, avec faculté soit de former pour leur exploitation des Sociétés par actions, soit de céder ses droits, en entier ou en partie, à des tiers, après avoir indemnisé les propriétaires fonciers lorsqu’il s agit des terrains appartenant aux particuliers, et sans aucune rétribution pour les terrains de l’Etat.
- Toutes ces concessions présentent des richesses immenses et l’on prétend que celle cédée par M. Sepekhdar vaut à elle seule, au point de vue de la productivité en naphte, tous les terrains exploités par l’Anglo-Persian Oil Company. A côté de l'extraction du naphte, M. Khoch-liara s’est réservé le droit d’extraction de ces terrains de l’asphalte et de l’ozokérile, contre versement au Gouvernement Persan des 16 pour 100 des profits nets de toutes scs entreprises. Le Gouvernement lui a loué, en outre,-pour 5o ans une bande de terrain, longue de 90 km, et .présentant une surface de 22000 hectares, convenant à merveille à'la culture du colon, des orangers cl des citronniers, tandis que M. Sepekhdar lui a cédé sa concession de la construction, dans la province de Guiliane, des chemins de fer qui faciliteront beaucoup d'exploitations de tous les ten-ains environnants.
- Nouveau procédé d’extraction de l’oxygène de l’air. — L’idée d’extraire l’oxygène de l’air atmosphérique par action catalytique n’est pas nouvelle. Mais sa
- réalisation industrielle u’esl pas aussi simple qu’on le supposerait. Les Mémoires de la Société des Ingénieurs civils' de France, nous font connaître un nouveau procédé qui paraît intéressant. Le I)r Kassner a imaginé un complexe chimique, dénommé « plomboxan », mélange poreux de plombale et de permanganate de soude, qui a la propriété de fixer à chaud l’oxygène de l’air et de le dégager quand il est soumis à un courant de vapeur d’eau surchauffée. L’addition de selplombique au permanganate évite le ramollissement de la masse et conserve la porosité nécessaire. En pratique, l’air, débarrassé de l’acide carbonique dans des chambres d’épuration, est envoyé par une soufflerie dans la chambre à plomboxan, l’oxygène se fixe et l’azote seul sort de la chambre; après quelques minutes, l’arrivée d’air est arrêtée et remplacée par un passage de vapeur d’eau; l’oxygène fixé est remis en liberté et est recueilli dans un gazomètre. A 5oo°, un kilogramme de plomboxan dégage 3 litres d’oxygène en 5 minutes. La récupération et la fixation se faisant à la même température, l’opération est très rapide et dépense peu dé chaleur.
- Essais de culture de betterave sucrière dans le midi de la France. — Les principales terres à betteraves étant actuellement dans la zone des combats ou dans les régions encore occupées par l’ennemi, M. Pouygues a essayé de cultiver la betterave dans d autres parties de la France et notamment dans le sud-ouest. Il vient de faire connaître les premiers résultats obtenus dans les Comptes Rendus de VAcadémie des Sciences. Comme le tabac, la betterave demande une terre profonde et fraîche, argilo-siliceuse ou argilo-calcaire, à humus abondant. M. Pouygues a choisi pour ses essais en 1914 une partie fertile des Causses du Quercy, en igiiv des terres d’alluvion de la vallée du Lot. Malgré les difficultés de main-d’œuvre, les récoltes ont été excellentes : le poids moyen de betteraves par hectare (35o à 402 quintaux) et la teneur en sucre (x5,6 à 17,6) ont été égaux à ce qu on obtient d habitude dans le nord de la France. Les betteraves de distillerie'ont., par contre, moins bien réussi sur le Causse.
- De ces premiers essais, ou peut co'nclure que les terres calcaires comprises entre le Lot et le J arn, celles d alluvion de la Dordogne et du Lot-et-Garonne se prêteraient très bien à une culture rémunératrice de la betterave sucrière.
- L’exportation des machines agricoles des Etats-Unis. — Le Commerce Report pour l’année 1914-1915 qui vieut de paraître montre quelles perturbations la guerre européenne apporte à cet important trafic. Tandis qu’en 1912-1 3, LexporLatiou des machines et instruments agricoles avait dépassé 210 millions de francs, elle est tombée en 1914-1915 à 54 millions seulement. Le principal acheteur, la Russie d’Europe, qui recevait 33 millions de machines n’en a importé que 43oooo francs; l’Allemagne, cliente de 16 millions, n’en a reçu que io3 000 francs. La France et l’Angleterre, grâce à la liberté des mers, ont pu se fournir selon leurs besoins qui équivalent à 9 millions au lieu de 26. Chose curieuse, beaucoup de pays non atteints par la guerre, l’Argentine, par exemple, ont aussi réduit leurs achats, par suite de conséquences indirectes du conflit actuel.
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- L’essence de citronnelle contre les moustiques.
- — Bon nombre de produits aromatiques ont été préconisés pour éloigner les moustiques et éviter leurs piqûres; beaucoup, à l’essai, se sont montrés inefficaces. En voici vin nouveau que recommande M. Given dans le Journal of State Medicine ; c’est l’essence de citronnelle, extraite de YAndropogon Nardus. Essayée sur l’équipage d’un navire ancré à Hanlcou', elle a donné toute satisfaction. Il suffit de 9 décigrammes de cette essence pour enduire le visage, les mains, les pieds et les chevilles et les protéger pendant 4 heures au moins. L’essence de citronnelle a l’avantage d’avoir un parfum agréable et de coûter peu,
- Le commerce et l’industrie des amandes d’abri-cots. — Le souci qu’ont les Allemands de ne rien laisser perdre,— interprétant ainsi le principe de notre grand Lavoisier : « rien ne se perd, rien ne. se crée », — les
- a incités à tirer parti des noyaux de fruits, et notamment à extraire l’huile des amandes de noyaux d’abricots, de pèches et de prunes; à employer ces amandes comme succédané des amandes douces ; et à faire servir semblablement les noix, les noisettes, les peliles amandes des fruits du tilleul et le tissu nutritif blanc des noix de coco.
- Depuis quelque temps, les amandes de noyaux d’abricots sont employées dans divers pays, au lien et place de l’amande d’amandier, en particulier dans la confection de la pâtisserie ordinaire et la contiserie. Il tend à se créer, en Tunisie, où les abricotiers sont très nombreux, le commerce et l'industrialisation de ces amandes. Aux îles Baléares et aux Canaries, où les cultures d’abricotiers occupent des surfaces considérables, le commerce des noyaux a pris de grandes proportions avec l’Angleterre qui en demande de fortes quantités et paie les 100 kg d’amandes 145 à 165 francs environ.
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- N° 2228
- 10 Juin 1916
- LA. NATURE
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- SOMMAIRE :
- Le marche' de la soie pendant la guerre : Alfred Renouard. — Le platine espagnol : L. De Launay. — Les papiers-monnaie de la guerre : E.~A. Martel. — Le Dumping : Paul Barré. — Les voitures d'eau des armées : René Merle. — Plantons des topinambours : Jacques Boyer.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Les profondeurs des monts Altaï. — L'activité des étrangers en Sibérie. — Le ravitaillement de l’Allemagne en minerais de fer suédois, etc.
- MASSON ET Ci0, Éditeurs, uo, Boulevard St-Germain, Paris. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ
- Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à 1 Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d'Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- INFORMATIONS
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- Les minerais des monts Altaï. — La revue La Vie de l’Altaï nous informe de la découverte récente de M. J. Petchkourenkov, topographe de la section cartographique du district d’Altaï, qui vient de trouver dans le Ivousnetzky Alalaou, à une altitude de 1400 ni. environ au-dessus du niveau de la mer, des gisements de magnétite et du minerai de manganèse, restés jusqu'iGÎ inexplorés.
- A 40 km au nord-est du lac Teletzkoïe, M. E. Loma-nov, chef de la section cartographique, a découvert des gisements de miucrai de cuivre. La Transbaïkalie semble, de son côté, devoir fournir le tungstène qui manquait, jusqu’ici, à la Russie.
- L’activité des étrangers en Sibérie. — Le capital anglais joue actuellement, suivant le Novoïe Vremia, un rôle primordial eu Sibérie. Des ingénieurs anglais inspectent soigneusement toutes les régions houillères et métallurgiques de la Sibérie Occidentale, choisissant un emplacement pour l'installation d’une grande usine métallurgique. Les différentes Sociétés anglaises ont envoyé dans les villes de la Sibérie Occidentale les prospectus détaillés de leurs marchandises qu’elles s’engagent à fournir en Sibérie à leurs risques et périls.
- Depuis quelque temps, les représentants de l’industx^e américaine mènent également une campagne énergique dans les milieux commerciaux de la Sibérie. Ils ont aussi distribué leurs catalogues et prospectus aux entreprises sibériennes et fourni aux Bourses de Commerce locales des références et des renseignements sur leurs maisons.
- Enfin, la Société Russo-Japonaise à Tôkio, organisa-» tion mi-commerciale, mi-politique, qui travaille au rapprochement du Japon et de la Russie, s’efforce actuellement d’étendre son activité de l’Extrême-Orient à la Sibérie Occidentale.
- Le ravitaillement de l’Allemagne en minerais de fer suédois. — Les énormes quantités de minerais de fer dont l’Allemagne a besoin pour la fabrication de son matériel de guerre et de ses munitions lui sont fournies d’une part par le bassin lorrain qu’elle occupe aujourd’hui entièrement, et, de l’autre, par la Norvège et la Suède. Ce dernier pays renferme, comme on sait, deux principales régions sidérurgiques, la Laponie avec les gisements de Gellivara et de Ivirunavara, et le Bergs-lagen dont le domaine s’étend an centre du royaume entre le Yener, le Hjalmar et le lac Siljan. La première exporte ceux de ses produits destinés au bassin de la Baltique par le port de Luleâ, situé au fond du golfe de Bothnie, et la seconde par celui d’Oxelôsund sur les bords du rentrant que la côte dessine au sud de Stockholm et que l’on désigne sous le nom de golfe de Norrkôping. L’hiver, une épaisse banquise couvrant la Baltique septentrionale, l’Allemagne s’est trouvée pendant cette saison réduite aux exportations d’Oxelôsund. Seulement” en février dernier' elles se sont élevées à 100 160 tonnes. Plus de la moitié des chargements ont été dirigés par le canal de Kiel sur les ports de la mer du Nord d’où ils ont été acheminés vers le bassin westphalien. Cette voie de navigation intérieure permet ainsi d’amener le minerai dans des conditions de transport très économiques à proximité des .usines qui le mettent eu oeuvre. C’est un nouvel exemple des services que le canal de Kiel rend à l’Allemagne. En février dernier, i8 65o tonnes de minerai suédois ont été dirigées sur Emden, 10 798 sur Nordenham, dans
- l’estuaire de la Weser, 25 000 sur les ports de 1 Elbe.
- On peut se rendre compte de l’importance des expéditions d’Oxelôsund pour le ravitaillement de l’Allemagne en minerais de fer par ce fait que, pendant lès trois premiers trimestres de 1915, ce port en a exporté dans ce dernier pays près d’un million de tonnes, alors que, pendant les mêmes périodes en 191T et 1913, l’exporlation pour toutes destinations n’avait pas dépassé 45oooo et 725000 tonnes. (Suenska Dagbladet, de Stockholm.) Charles Rabot.
- Pour lutter contre la tempête. — Un brise-lame de bulles d’air permet aux constructions maritimes de résister victorieusement à l’assaut de la mer déchaînée, s’il faut en croire les essais effectués à ELSegundo en Californie.
- Le principe du procédé dû à M. Brasher est le suivant : parallèlement à la jetée à défendre et à quelque distance, on dispose au fond de la mer une série de tuyaux percés de trous et reliés à des compresseurs d’air installés à terre. Lorsque l’assaut des vagues devient menaçant, on met les compresseurs en marche et les bulles d’air qui se dégagent alors par les trous des tuyaux placés en mer rompent les vagues qui déferlent et produisent la formation d’une zone sans agitation qui arrête les propagations des mouvements de la houle.
- On est sans doute ici encore en présence d’une application de la capillarité. On sait qu’il faut fournir un travail relativement très considérable pour vaincre les forces capillaires, pour étendre par exemple la surface d’une membrane liquide. Au lieu d’utiliser le procédé antique de l’huile épandue sur la mer, dont on absorbait l’énergie en lui faisant étendre la nappe d’huile, M. Brasher crée une sorte de mousse sur la surface de la mer et c’est cette barrière qui rompt la violence des vagues.
- La préparation du catgut. — Le catgut est le seul lîl résorbable qu’il soit facile aux chirurgiens de se procurer pour rapprocher les bords des plaies. Aussi sa faveur est-elle très grande et surtout eu temps de guerre son étude présente un intérêt tout particulier.
- Le calgut est préparé avec l’intestin grêle du mouton. A l’abattoir, les boyaux sont vidés du résidu alimentaire, puis, chez les boyaudiers, ils sont grossièrement raclés et fendus suivant les extrémités d’un diamètre.
- Ces fragments sont ensuite mis à macérer dans des solutions de carbonate de sodium ou de soude caustique pendant 24, 48 heures et même 3 jours suivant l’intensité du travail. Les ouvriers raclent ensuite la muqueuse intei’ne de ces boyaux que l’on conserve dans des solutions alcalines.
- A la fin de la macération, on traite parfois par l’eau oxygénée ou l’acide sulfureux en vue de blanchir les lanières ainsi formées.
- Ces lanières sont ensuite réunies par 2, 3, 4 ou 5 et tordues au moyen d’un rouet de cordier, fixées sur des cadres en bois où elles se dessèchent, puis polies, poncées, et le plus souvent huilées avant d’être livrées au commerce.
- Par leur origine même, et les diverses manutentions qu’elles subissent, les cordes de catgut ont besoin d’être soigneusement stérilisées. M. Goris, dans les Annales de l’Institut Pasteur, examine les différentes méthodes suivies et discute leur valeur au point de vue chirurgical. Il faut, en effet, que le catgut, soit non seulement solide, mais aussi stérile pour prévenir les infections secondaires des plaies. .
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- N° 2229
- SOMMAIRE :
- L’Industrie résinière : Henri Blin. — Le commerce austro-allemand avec les colonies françaises : H. Volta. — La direction des navires et les appareils à gouverner. —- Le jouet lozérien : Henry-René d’Allemagne. — Lampe à incandescence à arc : A. Breton/ — L'hydro-ski-Risso :
- Jacques Boyer. —- Académie des sciences.
- SUPPLÉMENT. — Recettes photographiques : Photographies invisibles, etc.
- MASSON ET C‘°, Éditeurs, iao, Boulevard St-Germain, Paris.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- RECETTES PHOTOGRAPHIQUES
- >•
- Photographies invisibles. — On a souvent indiqué le moyen de rendre une photographie momentanément invisible, en la traitant par le ferricyanure de potassiuüi, et, dans les circonstances actuelles, il peut y avoir quelque intérêt à y recourir. Cependant, les papiers photographiques les plus usuels, au chlorure ou au bromure d’argent, se prêtent mal au secret des écritures et des dessins, car la couche de gélatine ou de collodion qui les recouvre en dénonce immédiatement la nature, et, au moindre soupçon, rien n’est plus facile que de faire renaître l’image dissimulée.
- M. Namias évite cet inconvénient en emplpyant le papier Sépia, que l’on trouve dans le commerce, à très' bas prix, et qui offre l’avantage, dans le cas que nous envisageons, de ne se distinguer en rien d’un papier à lettre ordinaire. Il n’est, en effet, recouvert d’aucune couche spéciale, et la pâte en est simplement imprégnée de nitrate d’argent et de citrate de fer. Voici d’ailleurs la manière de le préparer, au cas où l’on ne pourrait pas s’en procurer.
- On fait d’abord dissoudre séparément :
- A) Eau............................. 5o c. c.
- Citrate de fer ammoniacal vert. . 20 gr.
- Acide citrique.................... 5 gr.
- B) Eau...............................10 c. c.
- Nitrate d’argent.................. 5 gr.
- Au moment de l’emploi, on réunit ces deux solutions, et l’on y ajoute une quantité d’eau suffisante pour arriver au volume total de 100 c. c. On a ainsi un liquide trouble que l’on étend tel quel sur le papier. Si l’on estime qu’une seule application ne donnera pas des images suffisamment vigoureuses, on procédera, après dessiccation, à une nouvelle sensibilisation. Le papier maintenu sec se conserve plusieurs mois en bon état.
- La durée de l’exposition à la lumière est plus courte qu’avec les papiers au chlorure. On arrête le tirage dès que les détails sont légèrement visibles. Le développement s’effectue tout simplement en plongeant le papier dans l’eau pure, que l’on renouvelle à deux ou trois reprises. L’image acquiert rapidement toute’ son intensité; elle est d’un ton jaune assez désagréable, qui vire au brun dans le bain de fixage, constitué par une solution d’hyposulfite de soude très diluée (3 à 5 pour 100). On lave ensuite pendant 10 minutes. En séchant, l’épreuve gagne en vigueur et prend un beau ton sépia. Elle n’est pas très riche en demi-teintes; mais ce défaut n’a aucune importance, dans l’application qui nous intéresse.
- Pour rendre cette image invisible, le papier est plongé
- dans :
- Eau. ...................... 1000 c. c.
- Sulfate <Je cuivre.... 10 gr.
- Bromure de potassium . . 20 gr.
- Acide chlorhydrique ... 5 gouttes.
- L’image disparaît instantanément. On lave sommairement, et l’on fait sécher. Au besoin, on peut écrire sur le papier ainsi blanchi, en se servant d’encre de Chine additionnée de gomme arabique : ce tracé, destiné à écarter tput soupçon, sera facilement enlevé par simple immersion dans l’eau.
- Veut-on faire reparaître l’image photographique ? Il suffit de passer le papier dans un révélateur photographique quelconque, en pleine lumière. Un vieux bain à l’hydroquinone, au métol, etc., suffit parfaitement pour
- reconstituer l’épreuve en un instant. Le fixage est inutile, chaque point de la surface ne contenant qxxe la quantité de bromure d’argent strictement nécessaire et suffisante à la reconstitution.
- Rien n’empêche de faire ensuite disparaître de nouveau cette image, par une nouvelle immersion dans le bain de bromure et de sulfate de cuivre, puis de la faire encore réapparaître dans un révélateur, et ainsi de suite, autant de fois qu’on le voudra.
- On peut ainsi avoir sur soi des documents invisibles et ne les consulter que lorsqu’on sera à l’abri des indiscrétions.
- Révélateur « à tout faire. » — Les solutions suivantes, conservées séparément jusqu’au moment de l’emploi, permeltenLde préparer le révélateur qui convient le mieux aux phototypes, quels que soient l’effet à réaliser et les circonstances de la pose :
- A) Eau...........................1000 c. c.
- Métol ........................ i5 gr.
- Sulfite de soude cristallisé. i2Ù gr.
- B) Eau................. iooo'c. c.
- Sulfite de soude cristallisé. 100 gr. llydroquinone................. i5 gr. \
- C) Eau......................... 1000 c. c.
- Carbonate.de soude. ... 85 gr.
- Pour les clichés normalement posés, on n’a qu’à prendre parties égales de ces trois solutions.
- En cas de sous-exposition, on prendra parties égales des solutions A et C.
- En cas de surexposition, on prendi'a parties égales des solutions B et C.
- Si l’on se propose de modifier l’effet, en accentuant les contrastes ou en les atténuant, on n'aura qu’à mélanger les solutions A et B, en tenant compte, dans les dosages, que le métol tend à fournir des images douces et faibles, tandis que l’hydroqxxinone donne des oppositions vigoureuses, avec tendance à la dureté. On y ajoutera toujours de la solution C, en quantité d’autant plus grande qu’on se proposera d’obtenir plus de détails et plus de modelé. Ces combinaisons variées satisfont à tous les cas qui peuvent se présenter.
- Préparation d’un révélateur sec. — On trouve dans le commerce des révélateurs en poudres qu’il suffit de faire dissoudre dans l’eau pour être immédiatement à même de procéder au développement. Ces poudres sont particulièrement commodes en voyage, puisqu’elles réduisent au minimum le bagage du toui’iste et dispensent d’emporter des liquides susceptibles d’occasionner des dégâts, en cas de rupture de flacon ou de bouchage défectueux. Au cas où l’on ne pommait pas se pi-ocurer ces produits tout dosés, prêts à l’emploi, il est très facile d’en effectuer soi-même la préparation. A titre d’exemple, voici comment pourrait être dosé un révélateur en poudre au métol-hydroquinone :
- A) llydroquinone...................12 er.
- Métol.4....................... 6 —
- Métabisulfite de sodium. ... 2 —
- B) Sulfite de soude anhydre ... 35 —
- Carbonate de potasse...........90 —
- Bromure de potassium .... 1 —
- Les produits constituant chacun de ces mélanges se-
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- RECETTES PHOTOGRAPHIQUES |
- ront d’abord pulvérisés soigneusement, s’ils ne le sont déjà, puis triturés ensemble de manière à former un tout bien homogène. On les enfermera ensuite dans de petits flacons ou, ce qui est préférable, dans des tubes à échantillons. Il faut, en poids, 7 fois plus du mélange B que du mélange À. On introduira, par exemple, dans un tube, d’abord 7 gr. de B, puis une petite touffe de coton, puis 1 gr. de A, et l’ou fermera le tube avec un bouchon de liège paraffiné. Cette dose sert à préparer environ i5o c. c. de révélateur, par simple dissolution dans l’eau. Le mélange A devant être dissous le premier, il sera bon de ne pas intervertir l'ordre de la mise en flacon.
- Affaiblissement des photocopies. — Pour ramener à l’intensité voulue une épreuve trop foncée, on la
- passe dans une solution de permanganate de potasse à 1 pour 1000. Si elle n’est que très légèrement trop foncée, un bain d’eau oxygénée du commerce suffit.
- Affaiblissement au persulfate d’ammoniaque. —
- Le persulfate d’ammoniaque a la propriété d’affaiblir surtout les plus grandes opacités du cliché, contrairement aux autres affaiblisseurs, qui rongent surtout les demi-teintes. Il offre ainsi l’avantage d’adoucir les contrastes des images trop dures, au lieu d’en exagérer les oppositions. Cet effet se trouve notablement accentué en présence des chlorures, et Photo Studio, propose en conséquence la formule que voici :
- Solution de persulfate à 2 pour 100. . 100 c. c.
- Solution de sel de cuisine à 1 pour ioo. 2 c. c.
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- Ancien Professeur agrégé aux Ecoles de Médecine Navale, ancien médecin des hôpitaux.
- « J’ai fait paire des analyses comparatives, avant le traitement et après, par un pharmacien de mon hôpital, et j'ai pu constater les bons effets de l'Urodonal. » Dr Jodry,
- Médccin-Clic'f de l'hôpital militaire de Sfax
- L’arthritique fait chaque mois ou après des excès de table, sa cure d’Uro-donal qui, drainant l’acide urique, le met à l’abri des attaques de goutte, de rhumatismes ou de coliques néphrétiques. Dès que les urines deviennent rouges ou contiennent du sable, il faut sans tardei recourir à l’Urodonal.
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- de la Faculté de Médecine de Paris,
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- N“ 2231
- 1" Juillet 1916
- LA. NATURE
- UMmm
- SOMMAIRE : La fabrication mécanique des chaussures de l'armée : Alfred Renouard. — Les emplois du goudron de houille : H. Volta. — Contre le roulis 1 La stabilisation des navires au moyen du gyroscope : Du Verseau. — Académie des sciences. — La cuisine électrique en Amérique.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Les boissons alcooliques économiques. — Bibliographie.
- MASSON ET Ci0, Éditeurs, lao, Boulevard St-Germain, Paris, LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- 3@D
- INFORMATIONS
- c*F
- Les boissons alcooliques économiques. — Le prix actuel du viu donne à la préparation des boissons alcooliques de ménage une importance économique sur laquelle il est inutile d’insister.
- Dans les campagnes il vient d’abord à l’idée d’utiliser les fruits ou les résidus de ces derniers qui ont servi à préparer les gelées, etc., les merises, les cormes, les prunelles, les mûres, les épines-vinettes, les baies de sureau, etc., ou encore des plantes diverses, betteraves, tiges de maïs, pousses et feuilles de vigne, cosses de pois, sève de bouleau, etc. Dans les villes on a, le plus souvent, recours à des mélanges divers que vendent les herboristes, les droguistes, les épiciers, et servant à préparer une boisson de ménage qui se rapproche plus ou moins de la bière, dont la base est constituée par du malt ou de l’extrait de malt (qu’à défaut on l’emplacera par du sucre), de la levure, du houblon et d’autres aromates ou feuilles divers.
- Pour ce qui concerne les vins de fruits, ces derniers doivent être sains, mûrs à point, lavés et, au besoin, débarrassés des parties atteintes de pourriture. On les écrase dans un tonnelet ou autre récipient en bois, le plus tôt possible après la récolte pour ne pas laisser i s’échauffer la masse. On laisse à une douce température après avoir recouvert d’un linge l’ouverture du récipient. La fermentation dure de io à 20 jours, suivant la température., la richesse en sucre, la variété des fruits. Veiller à ce que le chapeau formé par les matières solides qui montent à la surface reste immergé, en employant un dispositif quelconque. On soutire quand les bulles de gaz carbonique ne se dégagent plus qvm lentement. Si le liquide n’était pas clair, on laisserait déposer avant de mettre en bouteilles (on peut filtrer et coller) que l’on ficelle et couche. Il est préférable de faire fermenter le jus à part pour éviter les oins que réclame le chapeau et l’agitation à donner i- la masse une fois par jour.
- Avec les airelles, les mûres, les frais- ., ies framboises, les prunes, la fermentation tarde parfois à se déclarer, ou bien elle est irrégulière et la: baissante, par suite du manque de levures, surtout si les fruits ont été lavés. On ajoute alors 5o gr. environ de levure de bière par hectolitre, et, si possible, x5 gr. de phosphate d’ammoniaque qui lui sert d’aliment. Il est bon, également, d’ajouter aux moûts trop sucrés un peu d’acide tartrique. Un levain préparé avec des raisins secs (1 kg par hectolitre) donne aussi de bons résultats.
- Si l’on dilue les fruits écrasés dans un volume appréciable d’eau, on doit mettre du sucre dans le mélange qui relèvera le titre alcoolique. Exemple : 5o litres d’eau, 6 kg de fruits sans noyau, 3 kg de miel ou de sucre. Enfin, on peut faire entrer des aromates ou autres : 100 gr. de baies de genièvre, 5o gr. de fleurs de sureau, un peu d’écorce d’orange amère. Ou encore, pour avoir une boisson plus riche : 5o litres eau, 5o kg fruits, xo kg sucre ou miel.; 260 gr. crème de tartre, 5o gr! sel marin, 5o gr. aromates divers.
- Les fruits sauvages ou les fruits tombés sous les arbres peuvent être conservés, en attendant d’en avoir une quantité suffisante, en les faisant sécher au four, puis on les additionne d’eau au moment de les faire fermenter; on obtient ainsi une piquette.
- Les résidus des fruits des gelées et confitures s'ont mis à macérer dans l’eau additionnée de sucre. Une addition de coings découpés, ou de jus de ces fruits donne
- au vin de groseilles ou de framboises un arôme particulier. L’eau sucrée peut être remplacée en tout ou en partie par du jus de poires. Les-résidus à conserver un certain temps, avant de les employer doivent être mis dans des récipients bien pleins et l’on ajoute de l’alcool ou une solution de sucre suffisamment concentrée.
- Couper et fendre des tiges de maïs encore vertes en morceaux de 10 à i5 cm, enlever la première écorce; mettre les morceaux dans un tonneau défoncé avec des fruits divers, recouvrir d’eau et laisser fermenter.
- Les betteraves sont découpées, on ajoute par 6 kg 2 kg 5 de sucre, 16 gr. d’acide tartrique, 1 livre 1/2 de farine d’orge ou 6 kg de raisins, poires, pommes (1 kg de sucre suffit alors). On peut consommer après 10 à 12 jours.
- Le suc des jeunes pousses de vigne additionné de 25 pour 100 de son poids de sirop de fécule donne, après fermentation, une boisson peu coûteuse. De même, on hache et pile des feuilles de vigne, verse dessus é al volume d’eau bouillante ; presse après 24 heures de
- acéralion, sucre le jus et le laisse fermenter. Les cosses de pois étant mises à bouillir dans un peu d’eau mrant 3 à 4 heures on presse, puis passe le bouillon, que l’on remet sur le feu 1/2 heure avec 200 à 3oo gr. de houblon par 60 litres d’eau. Le liquide, versé dans tonneau avec un peu de levure de bière délayée et quelques nouvelles poignées de cosses de pois, ne tarde pas à fermenter.
- La sève de bouleau-est mise à bouillir durant 3 heures avec 25o gr. de sucre par litre, une pincée d’aromates et du zeste de citron. Ecumer, retirer du feu, ajouter de la levure et laisser fermenter une huitaine de jours.
- Cinq kilogrammes de baies de sureau sont additionnés, pour la fermentation., de 10 litres d’eau, 2 kg de sucre (ou 1 kg de sucre et 1 kg de miel) et 10 gr. de sel marin.
- Les baies de genièvre sont mises dans 5 fois_leur volume d’eau et un cinquième d’orge; quand la fermentation a duré 4 à 5 jours, on ajoute de l’eau tous les deux jours sans dépasser la quantité qui avait été déjà mise.
- Les mûres sont écrasées et mises dans une quantité égale d’eau; après 24 heures de repos, passer le liquide, y ajouter 200 gr. de sucre par litre, un peu d’acide tartrique et laisser fermenter.
- Les glands peuvent être aussi utilisés : laisser tremper 2 5 kg dans l’eau pendant un mois, en renouvelant le liquide tous les 3 à 4 jours. Ajouter alors, 2 à 3 kg de fruits secs, et 4 à 5 litres d’orge tout bouillants dans de l’eau; verser chaque jour 3 à 4 litres d’eau jusqu’à ce que la masse occupe 5o litres environ; bonder alors fortement le tonneau.
- Une excellente bière de ménage est obtenue de la façon, suivante : faire bouillir 20 litres d’eau, y jeter 190 gr. de houblon et 3o gr. d’écorce d’orange amère-; laisser bouillir 20 à 25 minutes; ajouter ensuite, 3o gr. de coriandre et laisser infuser quelques minutes ; passer le liquide, ajouter 4 kg de sucre, puis agiter fortement pour le faire dissoudre; ajouter alors une trentaine de litres d’eau tiède, dans laquelle on a délayé 120 gr. de levure de bière. On peut coller à la fin de la fermentation en ajoutant à ce moment 3 gr. de colle de poisson.
- Toutes ces questions de fermentation doivent être conduites avec la plus grande propreté.
- Antonin Rolet.
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- N° 2232
- 8 Juillet 1916
- LA. NATURE
- SOMMAIRE :
- L’Industrie au Mexique : L. De Launay. — Tannage des peaux : Nicolas Flamei. — Distribution mensuelle de la nébulosité moyenne en France : Bigourdan. — Le cinéma commis voyageur : HL Volta. — Académie des sciences. — Le transformateur de i oooooo volts : J. Vichniak.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Les gains de l’agriculture danoise pendant la guerre. — Un record du prix de la viande. — Les céréales en Roumanie. — L’usure des monnaies.
- MASSON ET C'®. Éditeurs, no. Boulevard St-Germain, Paris.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- ' JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ
- Fondé par Gaston Tissandjer
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- INFORMATIONS
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- Les gains de l’agriculture danoise pendant la guerre. — Le Danemark est, comme on sait, en quelque sorte, une grande usine agricole spécialisée dans la production du beurre, des œufs et de la viande de boucherie. Aussi, bien énormes sont les bénéfices qu’il a réalisés en igi5 par la vente de ses produits aux pays belligérants, ainsi que l’établit le rapport du consul général de Norvège à Copenhague.
- L’année dernière l’exportation du beurre s’est élevée à 101,6 millions de kilogrammes contre g5,3 millions en 19x4 et 91 en 1913. Sur le marché de Copenhague les prix ont été Æn 1915 de 3o jjour 100 supérieurs à ceux notés en 1914; pour l’exportation ils étaient encore plus élevés. Les producteurs de beurre ont donc réalisé des gains considérables.
- L’exportation du fromage et du lait condensé accuse également une augmentation très ' sensible : pour le premier article 4,3 millions de kilogrammes contre 5oo oôo en 1914 et seulement 3oo 000 en xgi3, pour le second, 3,5 millions de kilogrammes contre 2,7 et 2,9 millions de kilogrammes les deux années précédentes.
- En raison des mesures prises par le gouvernement danois pour assurer l’approvisionnement national , T exportation du lard a été inférieure en poids à celle des années précédentes ; la hausse des prix a permis aux éleveurs de porcs d’encaisser néanmoins un joli denier. A la lin de 1915 le kilogramme de lard était coté x,55 couronne, soit au cours normal de la couronne 2,17 francs. Les abattoirs coopératifs ont préparé pour leur part 2 i5o 000 porcs en igi5.
- L’an dernier l’exportation des œufs danois a atteint son record en valeur. Dans le tableau du commerce extérieur cet objet d’alimentatiou figure pour pas moins de 10,5 millions de francs, soit de 2,8 millions de pdus qu’en 1914. Les cours ont varié de 0,70 à 1,75 les 5oo gr. ; à partir de septembre ils ne sont jxoint descendus en dessous de 1,40 fr. Jamais de pareils prix n’avaient été atteints. Les éleveurs de volaille, eux aussi, ont réalisé de beaux bénéfices. A Copenhague, on demandait jusqu’à 5 fr. 60 d’une vieille poule!
- Les acheteurs étrangers acquérant tous les animaux disponibles, quelque élevée que fût la demande; la vente du bétail a, eu outre, procuré aux agriculteurs un gain énorme suivant l’expression du consul général de Norvège.
- En automne, sur le marché de Copenhague, les génisses se vendaient à raison de i54à 166 fr. le quintal de viande sur l’étal et les bœufs à raison de 84 à 70 francs.
- Bref, la guerre a déterminé au Danemark un tel alllux d’argent que, depuis août 191 4j ce pays a pu rembourser la majeure partie de sa dette extérieure.
- D’après un économiste de Copenhague, avant les événements actuels le pays devait à l’étranger environ 1200 mil-
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- PLAQUEà
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- RAPIDITÉ PTJRBSTÉ
- NÉGATIFS, D1AP0S1TIFS, CONTRE-TYPES
- » UNION PHOTOGRAPHIQUE INDUSTRIELLE Etabli* LUMIÈRE et UOUQLA RÉUNIS
- lions; or, depuis il a racheté pour plus de 56o millions de ses emprunts placés dans les pays belligérants et reçu pour plus de 280 millions de papier étranger, de telle sorte que sa dette extérieure se trouve dès à présent réduite à 36o millions, c’est-à-dire des trois quarts environ. Ctiari.es Rarot.
- Un record du prix de la viande. —' Affamée par le blocus britannique, l’Allemagne cherche à se procurer de la viande de boucherie à n’importe quel prix, surtout en Suède. Mais pour faire face à la consommation indigène, le gouvernement dé ce dernier pays a dû restreindre les ventes de l’étranger; de là une hausse considérable des cours. Ainsi le 4 mai à Norrkoping, dans la Suède méridionale, les acheteurs opérant pour le compte de l’Allemagne ont payé 56 têtes de bétail à raison de 1 fr. 97 le kilogramme de viande sur pied, pour les bêtes de premier choix et de 1 fr. 90 pour les bêtes de deuxième catégorie. Ces prix devaient en outre être augmentés de o fr. 35 par kilogramme pour divers frais. D’après le Svenska Dagblad, de Stockholm, qui enregistre ces cours, ils constitueraient le record du prix de la viande en Suède.
- Les céréales en Roumanie. — A diverses reprises, on a discuté la question de la vente des céréales roumaines, soit à l’Angleterre, soit aux empires centraux. Les chiffres suivants ;que M. Henry Sagnier vient de communiquer à VAcadémie d’agriculture de France d’après la statistique officielle roumaine, permettront de se faire une idée de l’importance de cette culture. En 1915, 1 904^49 hectares ont été ensemencés en blé au lieu de 2111730 en 1914; ils ont produit 24 436 o3o quintaux de grains contre 12 599 745 l’année précédente. La surface des terres consacrées au maïs a été de 2 107 289 hectares qui ontproduit 3o 4,5i 5-io hectolitres. Ces deux cultures occupent les deux tiers du territoire cultivé de la Roumanie.
- L’usure des monnaies. — On admet généralement que l’usure des pièces de monnaie est due uniquement à l’abrasion. Ce n’est cependant pas la seule cause, ni parfois même la principale, d’après l’étude de Sir T. K. Rose, parue dans le récent rapport au Directeur de la Monnaie que nous fait connaître notre confrère Nature. Les matières grasses provenant de la sueur des doigts ont une action corrosive sur les métaux, notamment le cuivre, qu’il soit en grandes proportions comme dans le billon ou en petites comme dans les pièces d’or ou d’argent. Ces acides gras qui se forment fixent le cuivre à l’état d’oléate, de stéarate et
- d’autres sels qui ne tarit dent pas à se détacher, amenant nue perle de poids rapide etprogres-sive. L’or et l’argent qui restent, non attaqués, prennent un état spongieux qui faeilite l’abrasion, laquelle expose à son tour à l’attaque une nouvelle surface d’alliage.
- de Tolérance | de Pose
- Réussit TOUT
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- N° 2233
- 15 Juillet 1916
- SOMMAIRE :
- Le caoutchouc et la guerre : P. Sallior. — Le drame de l'expédition Shackleton dans la mer de 'Weddcll : Charles Rabot. — L'industrie féculière française : Henri Blin. — Académie des sciences. — L’évolution du casque : Daniel Claude.
- SUPPLÉMENT. — Informations : La cynophagie et les boucheries de chiens. — L’industrie des armes et des munitions en Amérique. — Effets des gaz asphyxiants sur les vignes, etc.
- MASSON ET 0\ Éditeurs. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à I Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois — Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Tarit (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reprçduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
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- INFORMATIONS
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- La cynophagie et les boucheries de chiens. —
- Les journaux ont publié, il y a quelques semaines, une note annonçant que, vu la pénurie de la viande en Allemagne, le gouvernement avait autorisé l’ouverture de boucheries de chiens.
- Il est possible que, pour faciliter le rationnement de la consommation, le gouvernement allemand se soit préoccupé de donner de l’extension à la boucherie hippophagique et à la cynophagie ; mais en réalité, bien avant la guerre, la viande de chien était consommée en Allemagne sous l’œil bienveillant des autorités.
- Le peuple qui semble avoir le plus anciennement consommé cette viande est-le peuple chinois, qui en mange encore assez souvent. Les Phéniciens en faisaient également usage, d’après Ostertag. Les Romains eux-mêmes engraissaient de jeunes chiens en vue de les consommer, après les avoir châtrés.
- Le chien fut anciennement^) chez les Chinois, comme il l’est encore chez les Tartares, d’après M. Villain, plus encore chez les habitants du Kamtschatka et sur les bords de l’Oussouri, un dés principaux moyens d’échange. Chez ces divers peuples, cette chair est très estimée. En Tunisie, dit Hugnier, les Arabes et les Juifs consomment aussi parfois de la viande de chien et l’abatage de cet animal n’y est pas surveillé. Au Sénégal, on en consomme également, d’après Pautet.
- En Belgique, la consommation de la viande de chien a été constatée, mais elle y est encore peu répandue. Une Commission y avait néanmoins admis en principe, que la viande de chien pouvait être classée parmi les aliments sains.et nutritifs.
- Mais l’Allemagne est.probablement le seul pays d’Europe où l’on ait consommé de la viande de chien en assez grande quantité, depuis longtemps.
- Les boucheries canines y sont généralement annexées aux: abattoirs hippophagiques. Tel est le cas des villes de Konigsréich, Leipzig, Dresde, Chemnitz, Cologne, Munich, Zwickau, Zittau, Quedelinbourg, Grüneberg. En Bavière, on tolère l’abatage au domicile des particuliers.
- C’est surtout en Saxe que cette consommation est importante et n’a cessé de progresser. On y consommait 535 têtes en 1899 et 2869 en 1902. Pendant le dernier trimestre de 1904, on a consommé 5762 chiens daiis toute l’Allemagne, dont 144'à Breslau, 237 en Prusse, 1073 en Silésie, 184 en Bavière, 34 au Wurtemberg. '
- La loi allemande rend obligatoire l’inspection sanitaire de la viande de chien, qui n’est livrée à la consommation que si elle est’reconnue saine. En 1910 on a constaté que 5 chiens étaient atteints de trichinose, sur
- j
- ï. Côïfsaltër H. Martel, Inspection et administration des Abattoirs, t. II, page 23o.
- un total de 413 chiens inspectés. Tempel, qui a examiné 1167 chiens, a conclu que la trichine est bien plus fréquente chez ces animaux (1,11 pour 100) que chez les porcs-(o,o3 pour 100). Beaucoup de chiens sont atteints aussi de tuberculose, ce qui provoque la saisie de leur viande.
- Dans l’abattoir de Dessau les chiens sont abattus à l’aide d’un appareil Tesching de 9 mm, puis dépouillés. Ils sont amenés vivants à l’abattoir par des marchands de beurre ou de volailles et parfois des restaurateurs qui les ont achetés. On a abattu 249 chiens en 1900 ‘et 284 en 1904 à Dessau. Ces animaux sont consommés sur place. Les issùes, sauf le foie-, ne peuvent être emportées et sont détruites à l’abattoir. -
- Les taxes pour l’inspection vétérinaire sont de o fr. 625 par chien, plus o fr. 625 pour l’inspection de trichine, soit en tout 1 fr. 25.
- La viande est utilisée dans des restaurants fréquentés par les ouvriers et même dans quelques restaurants bourgeois. •
- Le kilogramme est vendu de o fr. 775 à 1 fr. Cette viande se mange presque exclusivement rôtie.
- Le prix d’achat des chiens vivants est de i 5 à 18 fr. 75 par 5o kg à Dessau.
- On abat l’animal dans une pièce rudimentaire. Le chien est attaché à une chaîne fixée sur un mur; un étau, analogue à celui du mouton, sert à le dépouiller. On le suspend ensuite pour le vider.
- A Chemnitz, on abat 3oo chiens par an. On y apporte souvent des chiens victimes d’un accident; dans ce cas, l’abattoir se charge de préparer la viande pour la consommation. Les taxes y sont moitié moins élevées qu’à Dessau.
- La viande canine est consommée aussi à Chemnitz par les ouvriers et les pauvres. La graisse fondue ou axonge est recherchée par des tuberculeux, car certains médecins lui attribuent des vertus curatives. Le prix de là viande de chien, à Chemnitz est de 1 fr. le kg. La graisse y est vendue 2 fr. 5o le kilogramme^1).
- En France, aucune tuerie de chien n’est régulièrement autorisée en vue de la consommation.
- Le service sanitaire de la Seine a constaté, vers 1899, que des tueries clandestines de chiens existaient" à Paris. On sait d’ailleurs que beaucoup de ces animaüx ont été consommés dans notre capitale lors du siège de 1870-71.
- M. Martel, chef du service sanitaire vétérinaire de la Seine, a constaté, il y a une vingtaine d’années, que sur les marchés du Perreux, de la viande de chien avait été
- x. Nous avons puisé la plupart cle ces renseignements daus le livre intitulé : Les abattoirs publics, par de Loverdo, tome I (1906), p. 343, d’après M. Kogler, directeur des abattoirs et du niarché aux bestiaux de Chemnitz.
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- INFORMATIONS
- clandestinement mise en vente à la place de viande de mouton. Un boucher de Clichy fut condamné pour avoir « faitétalage » avec la viande de chien.
- Mais ce n est que d’une façon tout à fait exceptionnelle que les estomacs français ont pu s’accommoder de cette viande. Il n’y a rien de surprenant que les Allemands, utilitaires avant tout, aient songé à la répandre dans les-familles pauvres. Peut-être est-ce l’un des secrets du nouveau « dictateur » de l’alimentation de nos ennemis pour rendre ses concitoyens plus enragés contre nous.
- Paul Barré.
- L’industrie des armes et des munitions en Amérique. — Le développement des usines d’armes et de munitions américaines, par suite des demandes sans cesse croissantes des belligérants, est véritablement formidable et les chiffres publiés par la Revue de chimie pure et appliquée permettent de s’en rendre un compte exact.
- Deux sociétés particulièrement ont atteint un développement inconnu en Europe. Ce sont laRemington Union Cartridge Factory de Bridgeport, pour les armes et les cartouche s ; et la Dupont de Nemours C°, à Delaware pour les explosifs. La Remington emploie 5o ooo ouvriers dont 36 ooo à Bridgeport même dans une usine entièrement nouvelle, construite en 8 mois seulement. (Yoy. La Nature, n° 22o3). L’affluence d es ouvriers nécessaires pour la construction et le fonctionnement de cette usine a été telle, que la Compagnie a été obligée de construire une ville nouvelle où 34 ooo ouvriers et leurs familles trouvent à se loger dans des baraquements éclairés à l’électricité.
- L’usine elle-même comprend 3o bâtiments de 5 étages en acier et béton armé de 2000 m2 de superficie. Pour la protéger contre les attaques des progermains, 3oo gardiens, répartis en 3 compagnies munies de mitrailleuses, veillent jour et nuit, tandis qu’une flottille d’aéroplanes patrouille au-dessus ; on ne saurait prendre trop de précautions lorsqu’on a affaire aux Allemands qui n’ont pas hésité à faire sauter une des 17 poudreries de la Nemours 6°, à 1 aide d’une bombe lancée d’un aéroplane.
- Avant la guerre, ni la Remington, ni la Cartridge C° ne fabriquaient des fusils ou des munitions de guerre, et c’est grâce à la hardiesse de Hartley Dodge, leur principal actionnaire, que dès le début de la guerre, avant même qu’aucun ordre n’ait été passé par les belligérants, les 2 'sociétés commandèrent l’énorme matériel qui permet actuellement de produire i5ooo armes à feu par jour, tandis que Saint-Étienne et les usines allemandes et anglaises ne dépassent pas 7000 par jour.
- Cette force de production a permis de livrer en un mois à la Russie, 1000000 de fusils et d’entreprendre pour les alliés l’exécution d’une commande de 3 ooo ooo de fusils.
- Cette abondance de demandes a nécessité la remise en état de la vieille usine d’Illian où sont employés 16000 ouvriers.
- L’état-major de cette gigantesque entreprise, sous la conduite de l’ingénieur en chef Fergusson, comprend 100 ingénieurs et 1x0 dessinateurs qui étudient tous les problèmes techniques que soulève une production si intense; c est ainsi qu’on a mis au point la fabrication des crosses moulées eu ébonite des fusils livrés à la Russie, par suite du manque de bois sec pour les confectionner.
- Naturellement, l’organisation du travail a été faite suivant les piùncipes du système Taylor et on arrive à une rapidité d’exécution remarquable; en 45 minutes, un canon est foré et rayé, une baïonnette ne demande que 2 heures pour être entièrement achevée, etc.
- Effets des gaz asphyxiants sur les vignes. - A
- VAcadémie Nationale d’Agriculture, M. Viala vient de signaler les effets désastreux des gaz asphyxiants sur la végétation. Le 3o avril dernier, les Allemands lancèrent pendant la nuit plusieurs vagues successives de gaz composés principalement de chlore libre. Leé vagùes atteignirent Bailleul, à 7 km derrière le front, où se trouvent des serres-foi’eeries dans lesquelles sont des plants de vigne. Dans les serres déjà brisées par un bombardement aérien précédent, les pieds de vigne, en pleine végétation, ont beaucoup souffert; leurs feuilles ont été instantanément décolorées, puis les jours suivants, elles ont bruni, séché et sont tombées. Dans les
- serres intactes et fermées les effets ont été moins graves et très inégaux. Les serres non chauffées ont subi de forts dégâts : les feuilles, mouillées par la rosée, ont été complètement brûlées. Enfin, les serres sèches ont été peu atteintes, les gaz ayant seulement arrêté la végétation pendant 8 jours sans détruire les feuilles.
- Développement de la tortue de mer. — Des observations faites par M. W. P. Hay à la station biologique du Service des pèches des Etats-Unis, la Revue générale des Sciences extrait les renseignements suivants ; 77 œufs de tortue, recueillis sur le Bogue Bank ont éclos au laboratoire six semaines plus tard, du g au 11 septembre 1912. Dé ces 77 jeunes, 2 sont encore en vie actuellement.
- Au moment de l’éclosion, la taille moyenne et le poids des jeunes étaient -longueur totale, 77,3 mm; longueur de la carapace, 46,2 mm; poids, 20,1 gr. A l âge de trois ans, les survivantes mesurent 4q3 et 5i5 mm de longueur totale,. 343,75 et 365 mm de longueur de carapace, et pèsent 6690 et 7967 gr. respectivement. L’augmentation de taille et de poids a été continue, et les mesures, qui ont été prises deux fois par an, peuvent être portées en courbe. Cette courbe, prolongée, indique que la taille maximum de cette espèce, environ 1 m. de longueur de carapace, sera atteinte probablement dans la io° ou n° année, et que la maturité sexuelle se produira vers la 6e ou 7e année. Cette croissance est beaucoup plus rapide qu’on le croyait généralement pour les animaux de cette espèce.
- Comment les oiseaux savent l’heure. — Le changement d’heure qui vient d’être appliqué n’a. pas beaucoup surpris les oiseaux de nos jardins, d’après une intéressante observation récemment communiquée à la Société de Biologie, par Mme Nageotte-Wilbouchewitch. Celle-ci a 1 habitude depuis 2 ans de traverser le jardin du Luxembourg tous les matins à 8 heures et de donner des miettes de pain aux oiseaux'qui le savent et tous les jours se rassemblent au passage de leur amie, l’attendant avec impatience quand elle est en retard. Le 15 juin, Mme Nageotle passa à 8 heures comme d’habitude ; mais c’était l’heure nouvelle en avance de 60 minutes sur la veille; les oiseaux étaient pourtant là, rassemblés, connaissant déjà le changement effectué. Il semble donc qu’ils se basent pour connaître le temps, bien plus sur la succession des événements de la rue que sur les variations de la lumière.
- Cours des denrées en Allemagne. — La Vie agricole et rurale vient de se procurer les cours de divers aliments en Allemagne à la fin du mois de mai dernier et elle les publie comparativement à ceux de mai 1914 et 1915. Nous lui empruntons le tableau suivant qui montré — sans commentaires — la gêne actuelle de nos ennemis.
- Mois de mai. 1914 1915 1916
- Pfennig. Pfennig. Pfennig.
- Pommes de terre (10 li-
- vres) 3o 7 5 65
- Conserves de viande . . 112 120 280
- Saucisson . . 120 140 240
- Beurre. . . 136 à 144 188 . 280
- Margarine 80 à go 100 à 110 200
- Huile de table 100 140 260
- Farine d’avoine. . . , 32 à 58 40 à 58 80
- — de seigle . . . . i4 24 22
- — de froment . . . 18 26 24
- Cacao ......... 120 260 55o
- Chocolat en poudre . . . 100. 140 320
- Sucre 2 I 24 3o
- RECTIFICATION
- A propos de l’article sur la Fabrication des chaus-
- éures de Varmée paru dans le n° 2231, nous avons reçu de source sûre des renseignements complémentaires d’où il résulté qu’actuellement et depuis plusieurs mois déjà, les services du Ministère de la Guerre ne font plus venir de chaussures des Etats-Unis et que nos propres miôyens nous permettent de faire face, comme cuir et comme fabrication, à la totalité des besoins de no? troupes.
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- N” 2234
- 22 Juillet 1916
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- SOMMAIRE : Les chemins de fer de campagne à voie étroite : X.... — Les emplois industriels du gaz : H. Volta. — Les insectes qui fabriquent du papier : Henri Coupin. — Académie des sciences.
- La protection contre la foudre.. '
- SUPPLÉMENT. — Informations : Les ressources forestières de l’Algérie. — Un dividende-record, etc.
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- MASSON ET C?e, Éditeurs, no, Boulevard St-Germain, Paris. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- Les ressources forestières de l’Algérie. — Au moment où les richesses sylvicoles de la Métropole subissent, dans le Nord et l’Est, les conséquences de l’invasion des hordes teutonnes, et les nécessités des déboisements stratégiques, il est intéressant de se rendre compte des ressources offertes par l’Algérie, où le domaine forestier de l’Etat occupe i 910 184 hectares ainsi répartis : Conservation d’Alger [\ii 406 hectares; d’Oran 608 994; de Constantine 878 784. Les forêts appartenant aux particuliers ne sont pas comprises dans ces chiffres. Les principales essences forestières se répartissent comme suit :
- Pin d’Alep ySoooo hectares; chène-vert 675000; chêne-liège 3i5>ooo; thuya 88000; chêne Zéen 49000; cèdre 35 000; pin maritime 2200. L'ensemble des produits forestiers atteint une valeur de plus de 7 millions de francs. C’est le chêne-liège (dont 146879 hectares appartiennent aux particuliers, 274 655 à l’Etat et 14000 aux communes), qui, dans le département de Constan-line, notamment, constitue la plus appréciable source de revenus. Les plus grands centres de production comprennent : Djidjelli, Bougie, El-Milia, Collo, Bône, Guelma, Souk-Ahras, La Calle, Jemmapes, Philippeville et environs. C’est par ce dernier port et celui de Collo que s’écoulent les produits des forêts de chêne-liège. Dans quelques-uns des centres précités, et à Alger, se pratiquent les industries de treillage, du raclage, du classement et de la mise en balles des lièges expédiés principalement en France, Russie (Baltique et mer Noire), Belgique, Pays-Bas, etc. L’Angleterre et les Etats-Unis achètent beaucoup de liège mâle et de déchets de liège.
- Yoici, exprimées en quintaux, les quantités de lièges d’Algérie exportées (dernière statistique) :
- Années. France. Étranger.
- I9°9 ... 85.885 167.375
- I910 . . , 80.986 229.390
- I911 . . . 70.370 224.780
- I912 . . . 7Ô.o5o 291.700
- 19*3 . . . 66.750 352.38^
- On voit, par ces chiffres, que, durant les cinq années avant la guerre, les exportations en France ont constamment diminué, alors que, pour l’étranger, elles ont plus que doublé. '
- Nouvelle station, de télégraphie sans fil en Norvège. — Une très importante station de télégraphie sans fil va être installée à Oorsater en -Norvège par la Compagnie Telefunken de Berlin. Cette nouvelle station dont les mâts atteignent une hauteur de 100 m. a pour but de correspondre avec les stations importantes de télégraphie sans fil européennes. De plus, on doit adjoindre à cette station une autre moins importante destinée à communiquer avec les navires en mer.
- Cette nouvelle station d’Oorsâter qui sera établie d’après les mêmes principes que ceux appliqués à la station de Nauen près de Berlin (Voyez Nature, n° 2219) sera prête à fonctionner l’automne prochain. Elle coûtera environ 55oooo francs.
- Le trafic postal en France. — Les Annales des Postes, Télégraphes et Téléphones publient les intéressants renseignements suivants sur le trafic postal journalier moyen de la France :
- 1° Correspondances affranchies :
- LcLtres, cartes-lettres, cartes poslalcs . 5.120.700
- Cartes postales illustrées....... 985.100
- Journaux............................... 1.871.300 I 0 nro onn
- Imprimés divers.................. 759.500 ( "UU
- Echantillons..................... 172.800
- Chargements divers............... 171.800
- 2° Correspondances officielles en franchise. 292.000 202.000
- 5° Paquets militaires............... 569.800 500.800
- 4° Correspondances militaires en franchise :
- Originaires du front .................... ...
- À destination................'...........
- Originaires des dépôts et places fortes.
- A destination,...........................
- Originaires de l’armée d’Orient. ... ...
- _ A destination...........................
- Originaires des formations sanitaires. .
- A destination............................
- Originaires et en provenance des G. Y. C.,
- de la llotte, du 5e Gcnie.............
- (Chiffres supprimés par la Censure.)
- 1
- 10.756.500
- 5° Correspondancesdrsprisonniersdeguerre: A destination des prisonniers français
- en Allemagne.......................
- Originaires des prisonniers français en
- Allemagne. . ...................,
- A destination des prisonniers allemands
- en France..........................
- Originaires des prisonniers allemands en France ............................
- 168.030
- 76.500
- 55.100
- 25.000
- 503.800
- Soit un trafic moyen journalier de 20.776.500 au total.
- Un dividende-record. — Depuis l’ouverture des hostilités, les compagnies de navigation japonaises ont réalisé, elles aussi, de fort beaux bénéfices. D’après YAftenpost de Kristiania, très bien informé des choses maritimes, leurs gains dépassent de beaucoup ceux des armateurs norvégiens et danois, qui cependant ne laissent rien à désirer. Ainsi la Souch Ouchida fondée an Japon en 1915 a, après une première année d’exploitation, distribué à ses actionnaires un dividende qtfi n’est pas inférieur à 600 pour 100 du capital souscrit!
- Appât pour la pêche au barbeau. — On obtient, paraît-il, des pêches miraculeuses en employant l’appât suivant :
- Dans un gros morceau de mâchefer on place, à l’intérieur des cavités, du fromage de gruyère et on le jette en bonne place une heure environ avant de pêcher afin que le poisson attiré cherche à retirer le fromage des trous.
- On se sert d’une forte ligne munie d’un hameçon n° 6 ou 8 amorcé avec un petit morceau de gruyère ayant trempé une nuit dans l’urine. Les résultats sont immédiats.
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- N° 2235
- 29 Juillet 1916
- LA NATURE
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- SOMMAIRE :
- L'industrie minière et métallurgique au Japon : J, Naïto. — Stations de cure d’air, stations de repos : C.-M. Gariel. — L'aéronautique dans la grande guerre : X.... — Nouveau gazogène automatique. La guerre et le système métrique : Léopold Reverchon.
- Les moulins de la mer à Argostoli (Céphalonie) : E.-A. Martel.
- SUPPLÉMENT. — Recettes photographiques : Écran de mise au point en papier, etc.
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- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Reyue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à Tlndustrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l'École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- i
- RECETTES PHOTOGRAPHIQUES
- Écran de mise au point en papier. — Le photographe qui brise le verre dépoli de son appareil, au cours d’une excursion, est souvent fort embarrassé pour le remplacer. Il n’est pas très pratique d’en porter constamment un ou deux de .rechange; mais il est très facile d’avoir dans son portefeuille un morceau de papier paraffiné, tel que celui qui sert à envelopper le papier sensible, et de le coller à la place du verre cassé. Cet écran se prête d’ailleurs très bien à la mise au point la plus précise, le grain du papier-étant plus fin que celui du verre dépoli. Et c’est, de plus, un écran incassable. Il est vrai qu’il n’est pas indéchirable, mais on le remplace si aisément et à si peu de frais qu’il n’y a pas lieu de s’en inquiéter.
- Pour faire soi-même les verres rouges du laboratoire. — Le rouge obtenu par la formule suivante est complètement inactinique et donnera une, lumière dont on pourra être sûr, même avec les émulsions les plus
- sensibles.
- A) Eau .......................... 115 c. c. '
- Gélatine . .............. ioo gr.
- Bichromate de potasse. ... 20 gr.
- B) Eau distillée................. 3o c. c.
- Nitrate d’argent.............. 20 gr.
- Faire gonfler la gélatine dans l’eau froide, puis la faire fondre au bain-marie et ajouter le bichromate. Après dissolution, mélanger A et B. On a ainsi une mixtion rouge rubis que l’on étend sur une plaque de verre bien propre.
- Enlèvement du voile jaune. — Cette coloration de certains clichés est occasionnée par les produits d’oxydation du révélateur. Si l’image ,est dure, heurtée, il vaut mieux ne pas décolorer le cliché, bien que le voile jaune retarde le tirage, parce qu’il atténuera les contrastes. Dans le cas contraire, il est préférable de détruire le voile avant le fixage, en faisant tremper le cliché,
- pendant 5 minutes, dans :
- Eau ............................ 25o c. c.
- Sulfite de soude................. 3o gr.
- Alun ............................ 3o gr.
- Acide chlorhydrique, s . .. . . 8 c. c.
- On lave ensuite'pendant 5 minutes, et on fixe.
- Si l’on ne constate le voile qu’après le fixage, ce qui sera le cas le plus fréquent, on préparera :
- Eau ........................ 3o c. c.
- Glycérine. . . . . . . . 3o c. c. Hyposulfite de soude. .... i5 gr.
- On en badigeonnera copieusement la plaque, à l’aide' d’un blaireau ou d’un tampon d’ouate, et on la posera horizontalement, à l’abri de la poussière. Le voile jaune disparaîtra au bout de 1 à 24 heures, suivant son intensité.
- Pour effacer le halo. — Les sujets qui présentent de violents contrastes d’ombres et de lumière doivent toujours, autant que possible, être reproduits à l’aide de plaques anti-halo. Si l’on emploie des plaques ordinaires, les points les plus lumineux seront entourés, sur
- le négatif, d’une auréole plus ou moins étendue ou halo. Ce halo est produit par les rayons lumineux qui, après avoir traversé la couche sensible, vont se réfléchir sur la face antérieure du verre et reviennent impressionner l’émulsion. Il se forme donc plus spécialement dans la zone de la. gélatine qui avoisine le verre. Pour l’éliminer, il faut d’abord blanchir le négatif, après développement et fixage, en le plongeant dans :
- Eau ...........................1000 c. c.
- Bichromate de potasse. ... i5 gr.
- Bromure de potassium. ... 8 gr.
- Acide azotique ........... . 5o c. c.
- On lave ensuite à grande eau, et on reüoircit l’image dans un révélateur fortement bromure, que l’on ne laisse agir qu’à la surface de la couche : dès que l’image est suffisamment développée, ou lave et l’on fixe dans l’hyposulfite de soude.
- Encrage des épreuves au gélatino-bromure d’argent. — Il est facile de transformer une image ' au gélatino-bromure en une image à l’éncre grasse, inaltérable et de n’importe quelle nuance. L'éprèuve développée est immergée, avant ou après fixage, dans la solution'suivante, qui donne de meilleurs résultats que lés formules précédemment indiquées dans le même
- but :
- "" Eau......................... 1000 c. c.
- Sulfate de cuivre .......... 40 gr.
- Bromure de potassium. ... 40 gr.
- Bichromate dépotasse. . . . 2 gr.
- Cette formule est due à M. R. Namias. Quand l’image a complètement disparu, on lave pendant quelques minutes, puis on plonge le papier dans un bain d’hypo-sulfite de soude à 25 pour 100, où on le laisse environ 10 minutes. Ce traitement est appliqué même aux épreuves qui avaient été préalablement fixées. On lave ensuite à fond, et l’on fait.sécher.
- Avant de procéder à l’encrage, on trempe la feuille dans l’eau pendant un quart d’heure ou davantage, suivant la qualité du papier. L’encrage s’effectue comme dans le procédé « à l’huile », de Rawlins, c’est-à-dire en se servant de pinceaux de formes appropriées au travail à exécuter et d’encres plus ou moins dures.
- Ce procédé s’applique indifféremment à de vièillcs épreuves ou à des tirages tout récents.
- Traitement des sujets violemment contrastés. —
- Employer des plaques anti-halo et les plonger, avant le développement, dans une solution récemment préparée de bichromate de potasse à 1 pour 1000. Agiter la cuvette, afin d’éviter les stries ou marbrures. Après 2 à 5 minutes d’immersion, suivant le degré d’adoucissement à obtenir, laver abondamment, puis développer en bain dilué, de façon que le développement dure au moins 20 minutes. Si le cliché ainsi obtenu est encore trop dur, on peut l’améliorer par affaiblissement suivi d’un second développement.
- A cet effet, l’argent qui forme l’image est d’abord transformé en un haloïde, chlorure, bromure ou iodure, que l’on réduit ensuite partiellement, en pleine lumièrey
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- RECETTES PHOTOGRAPHIQUES
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- dans uû révélateur. On procède d’ordinaire par chloruration dans :
- Eau................. i5o c. c.
- Bichromate de potasse. ... i gr. Acide chlorhydrique. ..... 3 c. c.
- Quand l’image se montre entièrement jaunâtre, aussi bien au verso qu’au recto de la*plaque ou de la pellicule, on lave abondamment, puis on traite le phototype par un révélateur quelconque, dont on a soin d’arrêter l’action avant qu’elle se soit "exercée dans toute l’épaisseur de la couche. On fixe alors, et l’hyposulfite enlève définitivement le chlorure d’argent resté inattaqué. Cette méthode permet de conserver aux délicates demi-teintes, limitées à la surface de la couche, toute leur valeur, tandis que les fortes opacités n’ont pas le temps d’être développées dans toute leur profondeur. Les contrastes se trouvent ainsi très notablement atténués, et l’image devient plus harmonieuse.
- Pour écrire sur les négatifs. Les titres ou numéros d’ordre qui doivent figurer sur les épreuves doivent être écrits à rebours sur le cliché, ce qui n’est pas très facile. On évite toute difficulté en procédant par report. On prépare, à cet effet, deux solutions :
- A) Eau ............ 60 c. c.
- Sucre . ... ........... i5 gr.
- Glycérine. ... ........ 5o c. c.
- B) Alcool ................ 6o c. c.
- Azotate de mercure. .... 10 gr.
- Bichlorure de mercure. ... . 5 gr.
- On mélange ces deux solutions par parties égales, et l’on s’en sert en guise d’encre pour écrire sur une bande de papier. On reporte cette inscription sur le cliché, en appliquant la bande contre la gélatine et en pressant légèrement. L’écriture s’imprime ainsi à rebours sur la couche et paraîtra par conséquent redressée sur la photocopie.
- Agrandissement par extension de la gélatine. —
- Les négatifs destinés à être amplifiés par ce moyen ne doivent être traités ni par l’acide pyrogallique, ni'par 1 alun, ni par le formol. A plus forte raison, ne faut-il pas les vernir avant l’extension. La plaque est plongée dans une solution de fluorure d’ammonium à iopoixr ioo. Presque aussitôt, la gélatine commence à se soulever sur les bords, se dilate et se détache progressivement du verre; Quand elle en est entièrement séparée, on vide la cuvette avec précaution, afin de ne pas abîmer la
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- pellicule, qui est très fragile, et i on y versé de l’eau pure. Au bout de 10 minutes environ, la gélatine a achevé de se dilater. On introduit alors dans la cuvette une nouvelle plaque de verre (plus grande que la première) qui doit recevoir la pellicule ; on glisse cette plaque sous la pellicule, et on soulève le tout hors de l’eau. On achève ensuite d’arranger la pellicule sur son nouveau support par de légères pressions et tractions exercées avec les doigts ou à l’aide d’un pinceau très doux, sans se préoccuper des petites inégalités qui subsistent, car elles disparaîtront au séchage.
- . On obtient ainsi une dilatation suffisante pour agrandir au format 11 15 une image 9X 12.
- Pelliculage sans extension. — Il est parfois nécessaire de séparer la gélatine de son support, bien qu’on ne se propose pas de l’agrandir. C’est le cas, notamment, quand le verre est fêlé ou quand il a des défauts qui seraient apparents sur les épreuves. Cette séparation ou pelliculage s effectue très régulièrement par la méthode suivante.
- Le cliché est d’abord immergé, pendant i5 à 20 minutes, dans :
- Formol du commerce ..... 20 c. c.
- Carbonate de soude. ..... 5 gr.
- On l’éponge ensuite, et on le fait sécher. Il ne faut pas le laver, car la gélatine doit rester imprégnée de carbonate. Quand elle est bien sèche, on l’incise au canif, à 1 ou 2 mm des bords de la plaque, que l’on plonge alors dans :
- . . .................. 100 c. c.
- Acide chlorhydrique............. 10 c. c.
- La réaction de cet acide sur le carbonate contenu dans la couche détermine un dégagement de gaz carbonique, qui soulève la pellicule et la détache du verre. Le formol a rendu la gélatine inextensible. On introduit dans la cuvette une plaque de verre préalablement frottée de talc en poudre et recouverte d’une couche de collodion; on passe celte plaque sous la pellicule) et 011 retire le tout de la cuvette. L’excès d’eau est chassé en passant sur la pellicule un rouléaxx de gélatine, et on fait sécher. On recouvre enfin la pellicule d’xxne couche de collodion à 3 pour 100 additionné d’une petite quantité d’hxfile de ricin. Quand cette couche est sèche, la pellicule se .détache facilement du veri'e et se trouve protégée sur ses deux faces par du collodion.
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- N” 2236 5 Août 1916
- LA. NATURE
- SOMMAIRE :
- Le tunnel sous la Manche : P. de Lannoy. — La chimie du goudron : A. Wahl. Découverte de la Ville Sainte des ïncas : V. Forbin. — Le nickel et la guerre : H. Volta. L’automicrographe : P. Creuzé-N. Hansen.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Pains de guerre allemands. — Nouvelle utilisation textile de l’alfa.
- MASSON ET C*, Éditeurs, >20, Boulevard St-Germain, Paris. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- U JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ
- r Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- " L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l'École des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique ‘
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie,
- JSSD
- INFORMATIONS
- Pains de guerre allemands. — On a beaucoup parlé des pains de guerre allemands, mélanges de diverses farines destinés à diminuer la consommation de farine de froment dont nos ennemis peuvent craindre de manquer. Nous avons aujourd’hui connaissance, par le Bulletin de VInstitut international d'Agriculture, des recherches faites en Allemagne à ce sujet et publiées dans le Zeitschrift far das gesamte Getreidewesen en igi5.
- L’Office impérial d’hygiène, après de nombreuses études de panification, a porté à la connaissance dit public allemand les conclusions suivantes :
- « i° La méthode consistant à améliorer la qualité de la farine de céréales au moyen de pommes de terre ou à remplacer une partie de la farine de céréales par de la pomme de terre, est pratiquée déjà depuis plusieurs années en Allemagne.
- « -2° Au lieu du tubercule même, on se sert souvent des produits secs obtenus de celui-ci : farine ou cos-settes de pomme de terre, etc.
- « 3° Une quantité limitée de pommes de terre, ajoutée à la farine, ne nuit en rien à la qualité du pain.
- « 4° On peut ajouter à la farine de seigle jusqu’à 20 pour ioo de pommes de terre si la méthode de panification est bien appliquée. Ce pain ne diffère pas en apparence de celui fabriqué exclusivement avec de la farine de seigle.
- « 5° En remplaçant une partie de la farine de céréales par de la pomme de terre, on obtient un plus grand poids de pain qu’en employant exclusivement de la farine de céréales.
- « 6° La valeur nutritive, exprimée en calories, est un peu moins grande pour le pain de pommes de terre que pour le pain de céréales.
- « 7° Le pain de pommes de terre contient un peu moins de protéine que le pain de céréales. Toutefois, cette différence est très petite dans les cas où l’on a employé jusqu’à 5 pqur ioo de pommes de terre; elle se remarque seulement dans les cas où l’on a employé jusqu’à 20 pour îoo de pommes de terre, ainsi qu’une farine de seigle contenant beaucoup de son.
- « 8° En conclusion, on peut dire qu’un pain se com^ posant de 8o pour ioo de farine de seigle -f- 20 pour xoo de pommes de terre ,ne diffère guère d’un pain fait exclusivement de farine de seigle. Toutefois, on estime qu’unpain contenant plus de 5 pour 100 de pommes de terre devrait être déclaré. »
- D’autre part, la Station d’éssais pour l’utilisation rationnelle des céréales à Berlin, a~essayé d’utiliser les betteraves dans la fabrication du pain. Un pain contenant 10 pour 100 de betteraves sucrières fraîches fut trouvé inutilisable à cause de son goût; la même pâte additionnée de levure fut; encore moins satisfaisante. Par contre, un pain de farine de seigle additionnée de 10 p, 100 dei betteraves fcuites et dej levain fut trouvé ac-ceptablé, mais de goût . légèrement doux. On chferchà aussi à utiliser la farine de betteraves ou de cossettes :
- PLAQUE à l’Etérlne,Morphine,<t».t in Chia** P.Mirciir.
- RAPIDITÉ PURETÉ
- NÉGATIFS. PIAPOSITIFS. CONTRE-TYPES
- 1UMION PHOTOGRAPHIQUE INDUSTRIELLE Etabli LUMIÈRE et UOUQLA RÉUNIS
- un pain à 5 ou 10 pour 100 de farine de betteraves a un goût agréable et une mie jaune-brunàtre ; à 5 ou 10 pour 100 de farine de cossettes, son goût est moins bon et sa mie vert-grisàtre. Des gâteaux à 70 pour 100 de farine de seigle et 3o pour xoo de farine de betteraves furent trouvés excellents. Un'pain de farine de seigle ou de pomme de terre additionnée de suci-e bxmt ou raffiné ou même de mélasse ou de sirop de betteraves dans la proportion de 5 pour 100 fut trouvé satisfaisant. Résumant les résultats de ces expériences, la Station d’essais conclut :
- « 1" L’utilisation des racines de bettex-aves fraîches pour la fabrication du pain n’est pas recommandable. Si l’on veut utiliser les betteraves fi’aîches, il faut d’abord les cuire. 20 La farine provenant de l’acines de bettei'aves entièi’es ou de cossettes de betteraves est utilisable, mais on ne devrait pas l'emplacer plus de 5 à 10 pour 100 de la farine de céréales par dé la farine de betteraves. 3° Le sucre petit être employé dans tous les cas, mais la pâte ne devrait pas en contenir plus de 5 pour 100. 4° Le six-op et la mélasse ne devraient être utilisés dans la panification que qxxand c’est absolument nécessaire. Les sirops sont plus avantageux que les mélasses et peuvent être utilisés à raison de 3 à 5 p. 100. »
- Ces documents précis — inconnus jusqu’à présent du public français —n’ont pas besoin de commentaires.
- Nouvelle utilisation textile de l’alfa. — Le Nord de l’Afrique (Algérie, Tunisie, Maroc) offre, comme on sait, d’immenses réserves alfatières. A elle seule, l’Algérie pourrait fournir, annuellement, 5ooooo tonnes d’alfa, sans épuiser ses réserves. Le bouleversement causé par la guerre a eu sa répercussion sur l’exploitation des textiles et industries connexes (corderie, sparterie, etc.). Or, il est utile de savoir qu’un nouveau procédé de préparation industrielle de la fibre d’alfa, substitué au rudimentaire et défectueux procédp de désagrégation par pilonnage, ouvre une voie nouvelle et féconde à l’utilisation de cette fibre. Ce nouveau procédé consiste en un dégommage de la plante, l’élimination de l’excédent de matières résineuses, ce qui donne une fibre intégrale, dans toute sa force, lisse, soyeuse, souple, très résistante, prenant bien la teiiîture, notamment la couleur noire, ce qui lui donne une ressemblance frappante avec le crin animal. De plus — qualité précieuse pour la corderie, — la fibre d’alfa ainsi obtenue est imputrescible dans l’eau, ce qui lui fait acquéiûr une supériorité de durée sur le chanxTe, le jute, etc. Ce même procédé permet d’obtenir, de l’alfa line étoupe ayant toute l’apparence de la laine et pouvant facilement se filer et se prêter à la fabiûcation de tissus pour sacs
- et autres usages. En raison, de la pénurie croissante des matières premières textiles et de la hausse des prixdes julés, chanvres, lins et textiles exotiques, il y auràit grand intérêt à s'adresser à 1’alfa qui offre, à cet ' égard, une source de matière première en quelque sorte inépuisable.
- de Tolérance j de Pose
- Réussit TOUT
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- N" 2237
- 12 Août 1916
- LA NATURE
- SOMMAIRE :
- L’organisation et le rôle des chemins de fer en temps de guerre : X.... «— L’organisation de la bibliographie : P. S. — Les ports de pêche allemands. — Les gisements de sels de potasse naturels en Espagne. — La carte internationale du monde au millionième : Alphonse Berget. L'éclairage des usines : H. Volta. — Metchnikoff : René Merle.
- SUPPLÉMENT:
- Informations : Le commerce de la France en 191 5. Le sous-marin commercial allemand, etc. MASSON ET C'% Éditeurs, uo, Boulevard St-Germain, Paris, LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l'Institut,
- Professeur à l'École des Mines et k l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie,
- "<SD
- INFORMATIONS
- Le commerce de la France de 1915. — Il est
- particulièrement intéressant de comparer le mouvement commercial extérieur de la France en 1914 et 1915 pour montrer les produits dont ^envahissement du territoire a privé l’industrie nationale et aussi pour se rendre compte des besoins nouveaux que la guerre a créés. A ce point de vue l’examen'des importations des produits chimiques et des matières premières est particulièrement instructif. Yoici, d’après les publications officielles les résultats les plus saillants.
- 1915 1914
- Kilogrammes. Kilogrammes.
- Brome liquide 54.100 107.500
- Bromures . . . . ... . . . . . . 102.800 10.900
- Iode . . ......... . . : 103.100 54.700
- Acide oléique . . . 175.800 1.743.200
- Acide sulfurique . . . . 25.742.500 6.196 600
- Oxydé de fer . . . 500.200 946.600
- Oxyde de zinc. . . . . . . . . . . 1.743.700 . 4.069.100
- Ammoniaque 19.900 291.000
- Potasse et carbonate de potasse. . . . 1.199.600 3.260.700
- Soude caustique . . . . . . . . . . 13.224.500 1.926.200
- Soude naturelle et carbonate. '. . . , 5.881.500 3.684.000
- Bicarbonate de soude . . ; 2.775.900 774.000
- Sel marin. . . . . 30.900.000, 43.800.000
- Sels ammoniacaux . . . 33.000.000 10.730.000
- Chlorure de potassium . . . . . 699.000 50.562.000
- Chlore liquide. . . . 577.300 213.300
- Sulfate de potasse ... . . . ... 110 700 11.746.000
- Sulfate de cuivre. . . . 56.445.000 24.756.000
- Superphosphates. . . . . . . . . . 14.111.000 58.644.000
- Engrais chimiques . . . . . . .... 15.999.000 106.814;000
- Produits dérivés du goudron de houille. 4.085.000 2.119.800
- Acide picrique. ....... . . . 515.000 2.500
- Huile de lin. . . . . . . 5.704.000 •1.882.000
- Huile de coton. . . . . .. . . . . . 24.158.000 8.488.000
- Goudron végétal ....... . . . 755.100 2.710.000
- Houille (en quintaux métriques).
- Angleterre . . . 202.038.000 124.258.200
- Belgique . . . 450 20.636.410
- Allemagne. ... 0 25.486.710
- Autres pays . . . 156.860 2.276.960
- 203.796.130 113.787.900
- Coke (en quintaux métriques).
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- Minerais de fer . . . . 2.711.778 7.021.652
- Mercure ... 5.506 1.717
- Manganèse . . . 132.007 1.543.010
- Engrais organiques...... .... 5.904.200 40.284.500
- Ces chiffres montrent la difficulté que rencontrent certaines industries, à se réapprovisionner en matières premières et de l’aide importante qu’il faut chercher à l’étranger.
- C’est ainsi que pour l’acide sulfurique, les besoins de l’industrie des explosifs joints à l’arrêt de nos usines du Nord, ont déterminé une augmentation de l’importation
- dans le rapport de 1 à 4- La pénurie des sels de potasse de toute nature, sels que l’Allemagne fournissait à peu près seule avant la guerre, se traduit aussi en chiffres éloquents. La question de la houille se concrétise d’une façon particulière lorsqu’on voit la part que l’Allemagne et la Belgique fournissaient à l’industrie française, et les efforts qu’il a fallu faire pour arriver à compenser leur disparition. Les chiffres relatifs aux engrais montrent la gravité de la question pour l’agriculture qui se trouve très pauvrement dotée par suite de la guerre.
- Le brome, fourni presque exclusivement par l’Allemagne, est en décroissance, tandis que les bromures d’origine américaine ont vu leur importation décupler. Les besoins de la guerre en chlore liquide, sulfate de cuivre, acide picrique, huiles de lin ou de coton, mer-curç, produits dérivés du goudron se traduisent en nombres expressifs qui permettent de se faire une idée des besoins formidables qu’il s’agit de satisfaire.
- Le sous-marin commercial allemand. — Le récent voyagé à travers l’Atlantique, d’un port de l’Allemagne du Nord à Baltimore, du soi-disant cargo sous-marin allemand Deutschland est un fait intéressant à beaucoup de points de vue. Nous ne parlerons pas ici des questions de droit maritime international qu’il soulève, ni même des effets qu’en veulent obtenir les Allemands contre le blocus des Alliés. Mais deux points nous arrêteront particulièrement : la longueur du voyage et le tonnage utile. La traversée de l’Atlantique, si ellè s’est faite sans escale, ce que nous ne savons pas encore, est un raid intéressant, bien que les sous-marins, tant alliés qu’allemands, aient.de nombreuses autres performances à leur actif depuis la guerre : voyage d’Atlàn-tique en Méditerranée, du Canada en Angleterre, d’Australie en Méditerranée, etc. Le voyage du sous-marin marchand, si le vaisseau arrivé en Amérique est réellement un cargo et non un navire de guerre maquillé pour la circonstance, est un fait tout nouveau. Les renseignements parvenus des Etats-Unis, quoique peu précis et contradictoires* donnent au Deutschland un tonnage en surface de 2000 tonnes, une longueur de 100 m. environ, une largeur de 10; il est actionné par deux moteurs Diesel accouplés de i3oo chevaux chacun; sa vitesse en surface serait de 14 nœuds. Notre confrère Engineering a calculé sur ces données le tonnage utile du Deutschland qu’on avait évalué tout d’abord à 1000 tonnes, ce qui est notablement exagéré. La coque, le ballast, l’équipement doivent peser environ 1100 tonnes, la machinerie, si le sous-marin peut parcourir, selon les dires du capitaine, 90 milles en plongée, doit peser — moteurs Diesel, moteurs électriques, accumulateurs compris — environ 260 tonnes; l’huilè nécessaire au voyage représente 190 tonnes; l’eau potable et les provisions doivent faire 60 tonnes; les armes défénsives : canon, munitions, etc., 3o tonnes. En additionnant tous ces poids et les retranchant du tonnage en surface de 2000 tonnes, il reste pour les marchandises tout au plus 35o tonnes. Ces chiffres suffisent à montrer que le voyage du Deutschland est un simple bluff et que l’utilisation des sous-marins comme cargos est actuellement impossible. On peut donc juger de la valeur de la Société des transports qui l’a organisé et de l'importance de telles équipées pour le ravitaillement de nos ennemis. >
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- N° 2238
- 19 Août 1916
- LA NATURE
- •„ SOMMAIRE:
- Le Rhône navigable et le tunnel du Rove : Ernest Coustet. — Le commerce extérieur russe par Vladivostok pendant là guerre : J. V. — La pisciculture industrielle : Henri Blin. Le transbordeur aérien du Niagara : H. Volta. — Académie des Sciences.
- Sir William Ramsay : A. Breton.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Une anecdote à propos de la bibliographie germanique, etc. MASSON ET Cu, Éditeurs. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Memtie de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : t20, Boulevard Saint-Germain, Tarie (Ylej
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- "0
- INFORMATIONS
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- , ERRATUM
- Une coquille d’imprimerie nous a fait mettre dans le n° 2^36 de La Nature en tète de l’article sur « La ville des Incas », une phrase qui ne lui était pas destinée et qui semble situer cette ville au Mexique alors que l’article lui-même la place au Pérou comme elle l’est effectivement. Les lecteurs auront certainement corrigé d’eux-mêmes cette erreur matérielle.
- lîne anecdote à propos de la bibliographie germanique. — C’est toujours un sujet d’étonnement dans les laboratoires et les bibliothèques que de voir arriver les ^publications allemandes, qui, sur le sujet le plus infime, renferment une multitude de pages, alors que chacun sait que, chez nous, il n'est pas toujours facile de trouver une publication accueillant nos recherches et que, d’autre part, nous mettons parfois un an à. trouver les résultats consignés dans une Note à l’Académie des sciences, laquelle, on le sait, ne doit jamais excéder trois pages des- Comptes rendus. Comment lesdites publications germaniques « s'en tirent-elles » au point de vue commercial? c’est un vrai mystère qui aurait besoin d’être éclairci et qui tient sans doute au bon marché des compositeurs, des imprimeurs et des graveurs. Quant à la matière même des Mémoires, leur « copiosité » n’est qu’un trompe-l’œil. C’est un délayage, dans un historique abondant, de quelques maigres données nouvelles, et je sais plus d’un travail allemand de ioo'à 200 pages où les résultats, concentrés, tiendraient largement dans une des Notes à 1 Académie auxquelles je faisais allusion plus haut. L’abondance des travaux allemands tient aussi aux interminables Références bibliographiques qui terminent le travail et qui se font automatiquement à l’aide de ces « Fiches » que des spécialistes accumulent dans ce but et qui, à elles seules, pourraient presque caractériser la « kultur » allemande. Mais, encore ici, il ne faut pas se laisser intimider par l’abondance de ces « Numéros » consacrés à la Bibliographie et pour laquelle nous avons tout autant. qu’eux — et même plus — le respect. En effet, beaucoup de références sont des lieux communs qui traînent dans les Mémoires depuis des années et que les (nouvelles publications reproduisent régulièrement sans les consulter et, souvent, sans voir qu’elles n’ont qu’iin vague rapport avec Je sujet traité. Quant aux Mémoires se rapportant manifestement au travail, un simple coup d’œil fait voir que les recherches des étrangers et, surtout, des Français, sont, ’ « comme par hasàrd » oubliées, ce qui est, d’ailleurs, très prudent de leur part, car, en se reportant à ces dernières, on ne tarderait pas à voir que les résultats soi-disant obtenus soniten réalité connus depuis longtemps. Quant à lai'aleur intrinsèque des « fiches » elles-mêmes, elles est, parfois, sujette à caution. Et à ce propos, je voudrais en citer un exemple — ab uno disce omnes — qui mérite d’être
- connu et de passer à la postérité ; il est presque inimaginable. On se souvient peut-être, qu’à la suite de l’Affaire du Panama, un nommé B... eut un procès retentissant et fut condamné à un certain nombre d’années de prison. Durant sa détention, B... se mit à philosopher et consigna sur le papier le résultat de ses méditations. Que faire en son gîte à moins que l’on ne songe? a clit le poète. A la sortie de sa geôle, B..., au lieu de chercher l’oubli, crut devoir publier, en librairie, les idées qui lui étaient venues en prison — dans sa cellule — et qu’il réunit sous le titre — assez singulier d’ailleurs — d’ « Impressions cellulaires ». Or, le hasard voulut que, quelques mois après, le titre de cet ouvrage tombât sous les yeux du rédacteur d’une Revue allemande spécialement consacrée à la Bibliographie botanique et qui avait dans ses attributions de noter tout ce qui paraît sur la cellule végétale. A la seule vue du titre d’ « Impressions cellulaires » il en conclut que ce devait être un travail où la cellule était étudiée avec les modifications qu’elle éprouve sous des impressions variées et il le consigna dans le Recueil en question — fort bien fait, cependant, en général — et l’indiqua au chapitre : Cellule et* ses vaiùations. Yoilà comment les cytologistes de l’avenir trouveront — avec un certain étonnement sans doute —que B... a publié des recherches sur la cellule végétale, chose d’autant plus méritoire qu’il était prisonnier et, a priori, devait manquer de microscope. Quant au contenu — s’ils s’avisent de le consulter — ils peuvent s’attendre à en être légèrement ahuris. Henri Coupin.
- Longévité de quelques insectes. — Combien de temps vivent les insectes? M. Alphonse Labitte, qui étudie depuis longtemps ces animaux en captivité, vient de donner au Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle, des renseignements intéressants d’où il résulte que la vie d’un insecte parfait est d’autant plus longue que son développement larvaire est plus rapide et inversement. Ainsi, un hanneton ne vit qu’une vingtaine de jours, mais sa larve, le ver blanc, dure 3 ans; par contre les Blaps, fréquents dans nos caves, se développent en 2 ou 3 mois, et vivent ensuite plus de 2 ans. Bien que les femelles meurent généralement moins vile que les mâles, on ne trouve pas de différences systématiques entre les deux sexes. M. Labitte a observé le record de la longévité des insectes chez Un Blaps gigds qui, capturé adulte le 6 juillet 1905, vécut jusqu’au 14 décembre i9i4> soit plus de 9 ans;, d’autres individjis de la même espèce durèrent 5 ans; des Blaps'mortisaga 6 ans. Il put conserver vivants plus dè 3 ans des carabes (Carabus auratus), des dytiques (Dytiscus marginalis), des Copris (C. hispanus), des Géotrupes (G. slercora-rius), des Akis (A. spinosa et A. reflexa). Far contre, le hatmeton ne vit guère que 20 jours, le cerf-volant ( Lti-canus cervus) à peine plus, l’Oryctes 1 à 2 mois. Si bien que les Blaps devenus vieux pourraient avoir connu
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- INFORMATIONS
- l’histoire de toute une suite de générations de leurs cousins les hannetons — si seulement ils savaient obser-' ver et se souvenir !
- Le ver de farine et la guerre, — Quels rapports, direz-vous, ces deux sujets ont-ils ensemble? Ils en ont un, plus étroit qu’on ne soupçonnerait. Le ver de farine, larve du Tenebrio' molitor, est la nourriture habituelle des poissons d’appartement, des oiseaux exotiques, de tous les insectivores — poil et plume — qu’élèvent les amateurs d’animaux vivants, les Muséums, etc. Avant la guerre, le ver de farine avait ainsi une valeur commerciale, on l’élevait spécialement, on l’exportait... et l’Allemagne était — encore une fois — le grand producteur. Des établissements s'occupaient de cultiver les vers dans des grandes caisses chauffées, pleines de son et de farine, et d’en obtenir de toutes les grosseurs.
- La guerre vint. L.’Allemagne a d’autres emplois de sa farine que la nourriture des vers. Et le commerce avec l’ennemi est interdit. Si bien que l’on ne trouve plus guère ici de vers de farine et que nos oiseaux de volière et nos poissons exotiques sont réduits à la portion congrue !
- Paris ville d’eaux. — On ignore généralement que Paris peut être considéré comme une vraie ville d’eaux, donnant même lieu à une exploitation annuelle d’environ trois millions de bouteilles au moins. C’est sur quoi le Dr Cany a fait une intéressante communication à la Société de médecine de Paris. On sait que, pardessus la couche crayeuse qui fait le fond de la cuvette parisienne, il y a une série de couches superposées de marnes, de sables et d’argiles. Dans la couche sparna-cienne, composée d’une couche de sable (sable d’Au-teuil) placée entre deux couches imperméables d’argile, s’accumule de l’eau qui est plus ou moins minéralisée et qui, en divers endroits, a été exploitée depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours. Plusieurs des sources n’ont eu qu’mne vogue momentanée et ont disparu. Actuellement, il n’en subsiste que deux : à Auteuil et à Belleville. L'eaü d’Auteuil, rue de la Cure, est captée, dans un puits creusé en 1851 par Quicherat, le frère de l’auteur du Dictionnaire que connaissent bien les lycéens. C’est une eau sulfatée calcique alumineuse contenant en faible quantité du chlorure de sodium et des traces d’arsenic; la source en débite 3o ooo litres par 24 heures. Quant à l’eau de Belleville, dite de l’Atlas, elle a été découverte, la même année, au pied
- des coteaux. C’est 'me eau sulfatée calcique sulfureuse faible. Grâce à un puits de 49 mètres creusé en 1868, on a capté quatre sources qui fournissent un débit de 98 litres à la minute ; on en vend, annuellement, un peu plus d’un million de bouteilles. Parmi les sources aujourd’hui disparues de l’enceinte parisienne, il faut citer particulièrement les eaux de Passy qui jouirent, à la fin du xvii0 siècle jusqu’à la Révolution, d’une vogue incroyable. Elles attirèrent toute la société élégante et artiste du xvme siècle; c’est là que J.-J. Rousseau écrivit son Devin du village. Entre autres choses, il reste encore aujourd’hui quelques-unes des grandes cruches en terre avec lesquelles on puisait de l’eau : on la laissait séjourner dans ces vases pendant 24 heures, et, alors, seulement, on la buvait après l’avoir décantée ; c’était un procédé d’épurage un peu sommaire.
- Henri Coupin.
- Le régime économique de Fort-Mardyck. — Sait-on que nous avons en France, sur la côte de lar mer du Nord, à mi-chemin entre Gravelines et Dunkerque, une commune soumise à un régime singulier, auquel les collectivistes les plus rigoureux ne trouveraient rien à redire ? A la dernière réunion annuelle de la Société d’Economie Sociale, M. Jacques Bertillon a signalé cette organisation toute particulière. Créé par Louis XIV, Fort-Mardyck était un simple fortin sur un point de la côte visité trop fréquemment par des corsaires; on y installa quatre familles venues de Picardie pour occuper le fort et on leur donna un vaste territoire inculte à la condition qu’elles ne le vendraient ni 11e le partageraient. Les descendants de ces quatre familles, presque tous pêcheurs, ont fini par adopter le régime suivant : tout individu né dans la commune et qui s’y marie reçoit un lot de terre de 2400 m2; cette concession est viagère; à sa mort, le lot fait retour à la commune qui peut à nouveau en disposer. Chaque lot occupé est devenu un jardin au centre duquel s’élève une petite maison blanche. Actuellement on en compte 2000. Les gens de cette commune, délivrés du souci de l’avenir de leur famille, se marient très jeunes et ont beaucoup d’enfants; la natalité y atteint 43 pour 1000 et la mortalité infantile est par contre très réduite ; la misère y est inconnue et d’ailleurs impossible. Beaucoup d’hommes, marins, renoncent au modeste avantage de la terre natale pour Dunkerque, la grand’ville voisine ou quelque coin du monde éloigné.
- Est-ce là le modèle de la société future?
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- N* 2239
- 26 Août 1916
- LA NATURE
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- SOMMAIRE :
- L'aéronautique et la guerre: III. Les dirigeables. —Théories mathématiques des salaires: A. Breton. Le pont roulant à bascule système Schertzer : R. Bonnin.
- La consommation de l'énergie électrique en Allemagne et la guerre ; J. Vichniak.
- Académie des Sciences. — Nouvel appareil cinématographique : H. Volta.
- SUPPLÉMENT. —- Informations : Nouveaux alliages industriels. — Les gains de la flotte commerciale de Bergen en j915. — Les dragons chinois ont-ils existé?
- MASSON ET C1*, Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : tso, Boulevard Saint-Germain, Tarit (YVj
- La reproduction des illustrations de « La Nature >» est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- IffD
- INFORMATIONS
- Nouveaux alliages industriels. — Divers alliages ont été proposés récemment en Amérique, dont l’emploi dans l’industrie pourrait être intéressant. C’est d’abord la stellite, alliage de cobalt et de chrome, qui garde sa dureté même à des températures où tout autre alliage de fer cesserait de fonctionner. Elle est si dure qu’on ne peut la limer et elle résiste parfaitement à l’oxydation. Ne pouvant être forgée la stellite est coulée en barres et travaillée à la meule. Pour donner une idée de la dureté de cet alliage, disons simplement qu’un outil à rainures en stellite a taillé 14000 rainures dans des pistons en' fonte avant d’être mis au rebut.
- Pour augmenter la résistance et l’élongation du laiton et du bronze, M. Clark a préparé un alliage d’aluminium et vanadium soit par aluminothermie, soit par électro-lyse dans un bain d’aluminium foudu d’un mélange de bauxite, de spath fluor, d’alumine et d’oxyde de vanadium.
- M. Coix a attiré l’attention sur les bronzes d’aluminium à moins de i5 pour 100 d’aluminium qui peuvent, par un traitement thermique approprié, atteindre une dureté comparable à celle de l’acier suédois à o,35 pour 100 de carbone. Ces bronzes résistent mieux à la fatigue que ceux au manganèse et peuvent, en particulier, servir pour la fabrication des paliers de turbines à grande vitesse ou des moteurs électriques.
- Par suite de l’élévation du prix du platine, l’alliage étudié par M. Parr, dont la composition est la suivante (cuivre 6,4ù pour 100, manganèse 0,98 pour xoo, silicium 1,04 pour 100, tungstène 2,i3 pour 100, nickel 6o;65 pour 100, aluminium 1,09 pour xoo, fer 0,76 pour 100, ctirome 21,07 pour 100, molybdène 4>67 pour 100), a un intérêt particulier, car il permet de remplacer le platine dans la plupart de ses applications de laboratoire. Son attaque par les acides est très lente (pas de perte de poids après 24 heures de séjour dans l’acide nitrique à 25 pour 100) et sa température de fusion est très élevée.
- Les gains de la flotte commerciale de Bergen
- en 1915. — On sait que l’hiver dernier Bergen, la‘ seconde ville de la Norvège par l’effectif de sa population comme par son importance commerciale, a été dévasté par un incendie. Obéissant à un sentiment de noble
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- I délicatesse auquel on ne saurait trop î-endre hommage, les magistrats municipaux ont refusé toutes les offres de secours qui leur ont été faites aussi bien par leurs compatriotes que par la France. On se rappelle qu’im-médiatement après la catastrophe le Gouvernement de la République avait tenu à manifester à la Norvège sa profonde sympathie, en mettant à la disposition des sinistrés une somme de 100000 francs. Par leurs armements maritimes les habitants de Bergen avaient réalisé depuis le début de la guerre de tels gains, répondirent les magistrats, qu’ils se devaient à eux-mêmes de relever leur ville sans aucun concours étranger. Une statistique dressée par, la Bourse de cette ville évalue, en effet, à pas moins de 66,7 millions de francs le bénéfice net réalisé seulement en 1915 par la flotte des tramp steamers du port.de Bergen. On sait que sous le nom de tramp steamers on désigne les vapeurs qui vont l'écolter le fx*et là où il abonde pour le transporter dans n’importe quel port au choix de l’affréteur. Pour obtenir la valeur du gain total des armateurs de Bergen, à ces 66,7 millions il faudrait ajouter celui réalisé par les nombreuses Compagnies de navigation ayant cette ville pour port d’attache. Afin que l’on puisse apprécier l’énormité des bénéfices faits en igi5 par les armateurs des tramp steamers de Bergen, signalons que l’année précédente les dividendes qu’ils avaient touchés n’avaient pas dépassé 14 millions de francs. Charles Rabot.
- Les dragons chinois ont-ils existé?— Il était admis jusqu’à présent que le dragon si caractéristique de l’art chinois et que l’on trouve reproduit à l’infini sur tout ce qui se rapporte à l’Empire du Milieu, était d’origine mythologique. Or, il semble, d’après les découvertes récentes faites dans les cavernes immenses des gorges de l’Ichang à Ping Shan Pa, que les dragons ont bien existé réellement et que l’imagination chinoise n’a fait qu’en perpétuer le souvenir.
- Un abaissement du plan d’eau de ces cavernes a, en effet, mis à découvert une série de squelettes de serpents préhistoriques de 25 à 3o mètres de long, portant 2 paires de pattes très courtes et qui ont un caractère frappant de ressemblance avec les dragons chinois.
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- N° 2240 2 Septembre 1916
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- SOMMAIRE :
- Les chemins de fer dans la conduite et la poursuite de la guerre : X...
- L'industrie espagnole et la guerre : Max Knoblauch-Cottenet.
- Le fuselage en aviation : PauPBoccaccio.
- Le nouveau scaphandre entièrement me'talliqug : J. Vichtliak.
- SUPPLÉMENT- — Informations : Le troupeau français après deux ans de guerre. — A propos du son du canon. — Le serpent de mer dans la Baltique. — Bulles de savon durant plus d'un mois.
- MASSON ET C'*, Éditeurs, no, Boulevard St-Germain„ Paris-
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l'Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- Le troupeau français après deux ans de guerre.
- — Sous ce titre, M. Alfred Massé, ancien ministre du Commerce et de l’Industrie, vient de communiquer à VAcadémie d'Agriculture de France des statistiques tout à fait rassurantes. On sait qu’au début delà guerre, on avait prélevé sans compter sur le troupeau national, au risque de ruiner l’élevage et de créer, au bout d’un certain temps, une disette de viande de boucherie. La guerre se prolongeant, les services se sont organisés, des précautions ont été prises, et ont abouti à un régime d’exploitation qui ne présente plus aujourd’hui aucun danger.
- Les bovins qui étaient 14787710 avant la guerre étaient réduits en janvier igi5 à 12668 243; celte diminution formidable de 2119467 têtes fut peu à peu arrêtée; en juillet igi5, elle s’était encore accrue de 381 4o4 têtes; puis en janvier 1916, elle avait totalement cessé et même le troupeau national avait récupéré 227765 unités; le mois dernier, on a noté une nouvelle augmentation de 201 55y têtes. Cet heureux résultat est dû surtout à l’utilisation de la viande congelée et à l’interdiction de l’abatage des jeunes génisses.
- Le troupeau ovin est passé de 16 i3i 3go têtes avant la guerre à i4o38 66i enfin de 1914, à i3 483 189. en juillet igi5, à 12 379 124 en janvier 1916; il a été réduit à 12 079 211 Unités en juillet dernier. Le ralentissement qu’on observe dans, la diminution du nombre des moutons est dû principalement au développement des importations de l’Afrique du Nord, mais il est encore très marqué et laisse prévoir, s’il continue, des difficultés pour l’avenir.
- Les porcs ont encore plus diminué puisqu'ils sont passés de 7 o35 85o avant les hostilités à 5 490 796 après un an et à 4448 366 après deux ans de guerre. L’augmentation des prix de la viande de boucherie avait amené au début une très grosse consommation de viande de porc. La hausse générale actuelle l’a diminuée et de plus la rapidité de croissance de cet animal permet d’espérer un prompt retour à la situation normale.
- A propos du son du canon. — Le Dr Charles Davison vient de rassembler dans The Quarterlj Review les renseignements qu’on avait avant cette guerre sur la propagation à grande distance du son des canons.
- En 1815, à Waterloo, le bruit de la bataille s’entendit jusque dans le comté de Kent, à environ 220 km; en 1864, le combat de 1 ’Alabama et du Kearsarge fut entendu à 200 km ; les tirs de la revue navale anglaise de 1897; ceux des funérailles de la reine Victoria en 1901, s’entendirent aus- ~ .
- si loin. L’influence du vent, l’existence de zones de silence avaient déjà été parfaitement observées.
- Reste à expliquer pourquoi le bruit des pièces actuelles, beaucoup plus grosses, à charges beaucoup plus fortes, ne parcourt pas jg
- I PLAQUEà l’Etérlne,Morphine,
- TOiMïïK
- une plus grande distance que celui des petits canons de Waterloo.
- Le serpent de mer dans' la Baltique. — Notre confrère Nature relate la rencontre d’un serpentde mer faite le 14 juin dernier par un officier suédois, le major O. Smith, dans la Baltique, tout près de Stockholm. Voici la description de l’observateur : « A 14 h. 25, nous observâmes soudainement un mouvement de l’eau comparable à une vague clapotante à moins de 100 m. de nous. La mer était calme, sans aucun bateau ni quoi que ce soit qui pût provoquer un pareil mouvement. Regardant plus attentivement, chacun de nous vit une tète très distincte, semblable à celle d’un énorme serpent, plus large que celle d’un homme, un peu allongée, surmontant un long corps serpentiforme d’environ 25 m. de long ; l’animal ondulait, faisant au moins dix courbures distinctes ; une grande partie de la région postérieure s’élevait au-dessus de l’eau. Pendant plus d’une minuté, nous pûmes observer ce curieux animal qui nageait à une vitesse d’environ 2 nœuds. J’ai vu de nombreux dauphins et des baleines et connais leurs mouvements; celui du serpent de mer était très différent. ».
- Dans le Svenska Dagbladet, M. A. F. Piobbert déclare qu’il a observé l’année dernière un phénomène sem--blable, simplement dû à de brusques sautes de vents qui produisaient de petites vagues régulières, que le soleil éclairait curieusement et il prétend qu’un esprit non' habitué à l’observation scientifique les aurait certainement prises pour un serpent de mer.
- Lequel a raison ? Y a-t-il un serpent de mer dans la Baltique ?
- Bulles de savon durant plus d’un mois. — La
- Nature a déjà parlé des bulles de savon (n° 2079), des manières d’en obtenir de remarquables et de l’intérêt scientifique que présente leur étude. Récemment, Sir James Dewar, le physicien anglais auquel on doit de belles recherches sur la liquéfaction des gaz, s’est occupé du problème des bulles de savon et notamment de leur durée possible. En soufflant une bulle, au moyen d’un tube à orifice parfaitement horizontal dans une bouteille qui la protège contre les poussières, le vent et l’évaporation, il a pu faire durer des bulles de savon plus de cinq semaines. Et, l’expérience ayant eu lieu dans un laboratoire où des machines à air liquide produisaient des trépidations, il est probable que, en l’absence de vibrations, on pourrait conserver des bulles beaucoup plus longtemps encore. Qu’op n’aille
- donc plus dire : « Et comme elle a l’éclat du verre, elle en a la fragilité » !
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- N° 2242 16 Septembre 1916
- LA NATURE
- L’industrie marseillaise des corps gras : Henri Jumelle.
- Fusées d’engins allemands et autrichiens : Nicolas Flamel. — Académie des Sciences. L’industrie de la Sibérie et la guerre : A. Kaminer.
- SUPPLÉMENT. — Informations: Le premier navire en béton armé, etc. — Recettes photographiques.
- MASSON ET Cic, Éditeurs. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tjssandier
- DI RECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de 1 Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- ÏOUt ce qui concerne « L,â Mâture » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Tarit (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- iteo
- INFORMATIONS
- csat
- Le premier navire en béton armé. — Il y a quelque temps nous signalions qu’un ingénieur norvégien, M. N. Iv. Frogner, allait entreprendre la construction de navires en béton armé. Le Tidens Tegn, de lvristiania, annonce la réalisation de cette conception hardie. Le 24 août dernier un - chaland en béton a accompli avec plein succès un voyage sur le fjord de lvristiania. M. Frogner n’én est d’ailleurs pas à son coup d’essai. L’an dernier, afin d’expérimenter son invention, il avait déjà construit à Manille une gabarre de 5o tonnes L’heureux résultat de cette expérience décida le jeune ingénieur à quitter immédiatement l’Extrême-Orient où il résidait depuis plusieurs années. LeTer avril dernier, il rentrait dans son pays où, en quelques jours, il réussissait à fonder une société au capital de56oooofr. , puis, sans désemparer, il installait im chantier à Mo s s sur les bords du fjord de Kristiania. Trois mois plus tard M. N. K. Frogner lançait son premier navire' en béton armé. Le squelette du bateau est constitué en acier, tandis que le bordé est tout entier en béton, de telle sorte que la coque semble taillée dans un bloc de pierre.
- Jusqu’à nouvel ordre le chantier de Moss se spécialisera dans la construction des chalands. Deux autres bateaux de ce type sont commencés et six autres commandés, cinq de 100 t. et un de 3ooo. Ce dernier destiné aii transport des minerais du Syd Yaranger, dans la Norvège septentrionale, près de la.frontière russe, sera muni d’un moteur Diesel.
- Ce nouveau genre de constructions navales présente plusieurs avantages de très grande importance. D’abord une très grande rapidité d’exécution; quatre ou cinq semaines suffisent pour un chaland de 100 t., et quatre mois pour un bateau de 3ooo t. En second lieu, une économie considérable; enfin une durée supérieure à celle des coques en fer ou en bois. Aussi bien, quelques organes norvégiens voient-ils dans la découverte de leur compatriote, le moyen de remédier promptement an déficit de tonnage qui affecte aujourd’hui si gravement les conditions économiques dans le monde entier. Mais, avant de chanter victoire complète, observe FAftenpost, il est nécessaire d’épro'.uver la stabilité des navires en béton armé, et pour cela les faire naviguer non plus simplement sur les eaux mortes d’un fjord, mais en pleine mer. Alors seulement on pourra juger comment ils se comportent et si leurs murailles sont capables de résister aux chocs des grosses, lames. Si l’expérience tourne à leur avantage, une véritable révolution s’opérera daus l’architecture navale; si, au contraire, elle aboutit à un insuccès, il n’en restera pas moins que les navires en béton armé sont appelés à un très grand avenir pour la navigation dans les eaux abritées. Charles Rabot.
- Les torpilles aériennes de Varmée italienne. — Un des facteurs importants de la victoire des Italiens au Carso a été l’emploi intensif des torpilles aériennes ( 1 )
- 1. Yoy. n° 2ig5, du 23 octobre iç)i5, p. 263.
- pour , briser tous les obstacles des tranchées autrichiennes..La torpille aérienne la plus usitée chez nos alliés est du calibre de 3o5, mais elle est lancée par un court mortier, dont la puissance de projection ne dépasse pas 1000 m. Il est facile à transporter et à mettre rapidement en position.
- Auparavant, on s’efforçait de détruire les chevaux de frise et les obstacles en fils de fer barbelés au moyen de l’artillerie à longue portée, qui préparait à l’infanterie l’accès des tranchées adverses par un feu très intense des pièces de canon. Ces obstacles étaient ainsi réellement bouleversés; cependant, presque toujours, des fils de fer restaient teudus en partie ou formaient des enchevêtrements inextricables. Les barrières ennemies se trouvaient donc seulement amoindries et restaient encore suffisantes pour entraver l’assaut. Dans ces conditions, quand de nombreuses mitrailleuses étaient braquées contre une unité assaillante, un arrêt, même d’une seule minute, suffisait pour occasionner des pertes lourdes et pour briser l’élan initial.
- L’elîet produit par les grosses torpilles aériennes est plus complet. Après l’explosion, il ne reste plus un seul fil tendu, ni aucun enchevêtrement ..Les réseaux les plus compacts sont réduits en miettes, et le champ est complètement ouvert à l’offensive.
- Les dimensions de ces torpilles sont à peu près les mêmes que celles des obus de 3o5 ; seulement, elles contiennent une charge plus forte d’un explosif très puissant. Elles ne sont pas destinées à projeter des éclats qui tuent on blessent un grand nombre de soldats ; mais elles servent à provoquer une explosion qui bouleverse de fond eu comble une étendue considérable de terrain couvert d’obstacles en fil de fer et de tranchées. Naturellement, les hommes qui s’y trouvent sont réduits en miettes, et même ceux qui sont éloignés de 60 à 80 m. du centre d’explosion sont projetés à terre, saignant parfois abondamment du nez et des oreilles.
- La guerre navale à 100 mètres d’altitude. — Il
- s’agit du lac de Garda, divisé eu deux parties très inégales par la frontière austro-italienne, la zone italienne étant de beaucoup la plus vaste. Cette nappe d’eau, qui mesure 38 km de longueur sur 16 km. de largeur, est traversée par le Mincio, qui y entre par le nord, en Autriche, et en sort au sud, à Peschiera. En temps de paix, la navigation commerciale et de plaisance était très active, entre les ports de Peschiera, Sola et Desenzano. Aujourd’hui, on y voit surtout des bâtiments de combat. Des sous-marins pourraient atteindre le lac, par le Mincio; leur présence n’y a pas éfé signalée, jusqu’ici ; mais, ce qui est certain, c’est que sa surface est sillonnée par des canonnières italieunes,. montées par des matelots, commandées par des officiers de marine ; elles sont secondées par une flottille d’hydroplanes, qui font des rondes de. surveillance, et ce n’est pas une des moindres curiosités de la guerre actuelle, que cette application du matériel naval en pays de montagne, à 100 mètres au-dessus du niveau de la mer.
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- | RECETTES PHOTOGRAPHIQUES |
- Diapositifs à tons pourpres. — On donne à la plaque l’exposition normale pour développement à l’hydro-quinone. On la plonge ensuite, pendant 3o secondes, dans :
- Eau.....................2i3o c. c.
- Potasse ...................... 3 gr. 5
- Bromure de potassium . . o gr. 5
- Glycin................... i gr.
- L’image ne se montre pas. On ajoute alors au bain précédent :
- Eau..................... 170 c. c.
- Acide sulfurique ..... 3 gouttes.
- Pyrogallol............... 3 gr. 9
- Sulfite de soude......... 3a gr.
- Le positif apparaît aussitôt et prend de suite toute son intensité, avec une teinte pourpre très agréable.
- Un affaiblisseur lent. — Il peut être utile, lorsqu’on ' a poussé trop loin le développement d’un cliché, d’avoir sous la main un affaiblisseur qui agisse lentement, sans compromettre les demi-teintes. La formule suivante
- satisfait bien à cette condition :
- Eau........................100 c. c.
- Hyposulfite de soude. . . iS gr. Iodure de potassium ... 1 gr.
- L’affaiblissement s’accomplit graduellement, sans que les détails en souffrent le moins du monde. Au bout d’une heure, on peut se rendre compte de l’action du bain et, au bout de 8 à 10 heures, le voile, fût-il très épais, a complètement disparu. Il n’y a pas à craindre le décollement de la gélatine, qui se trouve, au contraire, durcie par ce traitement.
- Renforçateur au cuivre. — Le négatif est d’abord blanchi à fond dans un bain composé de parties égales d’une solution à 10 pour 100 de sulfate de cuivre et dune solution à 10 pour 100 de bromure de potassium.-Il est ensuite lavé à l’eau courante pendant une heure environ, et noirci dans une solution à 2 pour 100 de nitrate d’argent. On lave de nouveau abondamment, et on porte dans un bain d’hyposulfite à la teneur habituelle. On termine naturellement par un lavage.
- Cette méthode a l’avantage de permettre Te renforcement de clichés très voilés, sans que le voile soit renforcé en même temps que l’image.
- Si le cliché n’est pas voilé, la durée du lavage qui suit le blanchissement peut être réduite à 5 minutes, à l’eau courante.
- Retouche des points noirs sur les plaques auto-chromes. -— M. d’Arcy Power a fait connaître, dans Caméra Craft, àerm procédés pour retoucher les points noirs qui déparent tant d’autochromes. Dans les deux cas, on emploie la solution dont on se sert habituellement pour blanchirles épreuves au bromure que l’on .veut virer en sépia, en touchant la tache avec un pinceau fin. Dans la première méthode, si l’étendue blanchie est trop considérable, on restaure, là où c’est nécessaire, l’argent métallique avec un pinceau imbibé de révélateur. On dissout ensuite la partie blanchie en la touchant avec une solution d’hyposulfite. Quand la gélatine est sèche, on repique la tache devenue transparente avec une couleur convenablement choisie.
- La seconde méthode consiste simplement à toucher, après un lavage d’environ une minute, la tache blanchie avec une goutte d’une solution de sulfite de soude à 2 pour 100. La tache prend alors une teinte brune, qui passe d’ordinaire inaperçue.
- Tirage d’épreuves douces ou dures à volonté. —-
- M. Sforza a indiqué, dans British Journal, un mode de
- traitement des clichés qui les rend aptes à fournir, au gré de l’opérateur, des photocopies à volonté douces ou. contrastées. Ce traitement consiste à transformer l’image argentique noire en une image jaune, formée de chromate de plomb (c’est le composé que les peintres désignent du nom de jaune de chrome).-Les épreuves tirées sous ce phototype seront contrastées, si l’on interpose un écran bleu, et douces si l’on interpose un écran jaune.
- Pour transformer le négatif, on le plonge d’abord dans un bain formé de parties égales d’une solution d’acétate de plomb à 5 pour 100, additionnée de quelques gouttes d’acide acétique, et d’une solution de ferricya-nure de potassium (prussiate rouge) à 5 pour 100. On nettoie ensuite la surface avec une touffe d’ouate, et on lave à fond. On porte alors le cliché dans un bain d’acide nitrique à 3 pour 100, et, après un nouveau lavage, dans une solution d’hyposulfite dont la concentration ne doit pas dépasser 10 pour 100. Après un troisième lavage, on soumet le cliché, pendant 2 ou 3 minutes, à l’action d’un bain de bichromate de potasse à 5 pour 100. On termine par un lavage à fond. .
- Les écrans bleus sont constitués par des feuilles-de papier calque de nuance indigo, superposées en nombre suffisant pour obtenir l’intensité voulue. La teinte des écrans jaunes doit se rapprocher autant que possible du jaune de chrome. Il faut éviter de les prendre trop foncés, sans quoi le tirage deviendrait impossible.
- On commence le tirage sans aucun écran, jusqu’à ce que les détails soient visibles. Ce n’est qu’à ce moment que l’on interpose l’écran choisi, qui reste jusqu’à la fin de l’impression.
- Solution de sulfite de soude se conservant. — Les
- solutions de sulfite de soude ont l’inconvénient de s’altérer assez rapidement et de passer à l’état de sulfate, impropre au développement. M. W. Piper y remédie en ajoutant du métabisulfite de potasse, dans les proportions suivantes :
- Eau ............................ 600 c. c.
- Sulfite de soude................ 120 gr.
- Métabisulfite de potasse. ... 3o —
- L’eau est amenée à l’ébullition, et le sulfite dissous en premier lieu. Après refroidissement jusqu’à 4o° environ, le métabisulfité est ajouté.. Le bain ainsi préparé est d’une conservation pratiquement indéfinie. Il remplace, dans les formules usuelles de développement, une solution de sulfite à 20 pour 100.
- Virages-fixages économiques.— Les épreuves dont il n’est pas nécessaire d’assurer la conservation, par exemple s’il s’agit d’un document transmis en vue d’une reproduction immédiate dans un journal, peuvent être virées sans or, dans l’un des bains suivants :
- I. — Eau....................... 1000 c. c.
- Carbonate de soude ... 5 gr.
- Acétate de plomb .... 12 —
- Hyposulfite de soude. . . i5o —
- On imprime vigoureusement et on immerge dans le bain, sans lavage préalable.
- IL —- Préparer d’abord séparément :
- A) Eau . .................. ioo c. c.
- Acétate de plomb .... 5 gr.
- B) Eau..................... 200 c. c.
- Hyposulfite de soude... 40 gr.
- Verser 1 partie de A dans 2 parties de B (ne pas faire l’inverse).
- Les tons que l’on obtient ainsi sont assez agréables, mais manquent de stabilité. Les images s’altèrent assez rapidement.
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- 30 Septembre 1916
- ME
- SOMMAIRE :
- La manutention mécanique continue dans les usines : H. Volta.
- Poils et Poilus : Henri Coupin. — Industrie des matières colorantes.: A. Wahl. La « croisade » de l’œuf frais stérilisé : Henri Blin. ;— Académie des Sciences.
- Un œil en caoutchouc pour les blessés de guerre.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Le pain de grains entiers. — La production du caoutchouc.
- MASSON ET C“, Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATUR
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ
- Fondé par Gaston Tjssandier .....
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l'École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hysiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départem. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout Ce qui concerne « La Na.tU.re » doit être adressé aux bureaux du journal : ts.o, Boulevard Saint-Germain, Taris (Y7eJ
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- INFORMATIONS
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- Le pain de grains entiers. — La rareté de la main-d’œuvre étant la cause principale du renchérissement des vivres, il était naturel de songer à simplifier la préparation des aliments de première nécessité. L’un des exemples les pins topiques de ce qui a été tenté dans cette voie nous est offert par l’Italie, où la boulangerie fait, depuis quelques mois, des essais en quelque sorte révolutionnaires. En effet, de temps immémorial, le pain était préparé avec de la farine, et, si les moulins ont été l’objet d’innombrables perfectionnements, on ne songeait guère à s’en passer, car il semblait indispensable de moudre le grain, avant d’en faire une pâte. C’est pourtant ce qui vient d’être réalisé, et le four municipal de Bergame est parvenu à fabriquer un pain d’excellente qualité, avec des grains entiers.
- La nouvelle méthode de boulangerie est très simple. Le blé en grains, soigneusement nettoyé et criblé, est mis dans un bain d’ean tiède, où on le laisse tremper pendant 48 à 60 heures, suivant sa dureté. Pendant cette'immersion, le blé se «vitalise », c’est-à-dire qu’il commence à développer son germe, s’attendrit et subit une -profonde transformation dans les constituants du tégüment. Le blé vitalise au point voulu passe alors daiis une machine qui le triture et le pétrit, de telle sorte qu’on peut immédiatement le façonner en pâtons. Quand ceux-ci ont suffisamment fermenté, il ne reste plus qu’à les enfourner.
- Ce procédé supprime à la fois les opérations de minoterie et tout risque d’altération ou de falsification des farines. Le pain obtenu de la sorte n’est pas blanc; iL est:gris, mais de qualité nutritive sensiblement supérieure à celle du pain de farine, car il est très riche en matières grasses, en lécithine et empepsine végétale.
- Le blé étant utilisé en entier, sans les déchets inévi- : tablés dans les moulins, il est clair qu’on arrive à des : rendements très élevés. Avec les méthodes ordinaires de panification, même en employant de la farine à 85 pour 100 (actuellement réglementaire en Italie), et en .^admettant un rendement de-120 kg de pain par quintal de farine, un'quintal de blé >ne jpeut pas donner plus de 102 kg de pain, Or. à Bêrgamè, le quintal de blé directement panifié fournit i36 kg de pain, axrec 26 à 27 pour 100 d humidité. C’est donc un gain d’an moins 3o kg de pain par chaque quintal de blé. L’économie n’est pas négligeable, sans compter celle qui résulte de là-suppression du travail de meunerie.
- iL’Agricoltura Toscana assure que le pain naturel de blé serait très parfumé et de saveur très agréable. Ceci nous paraît un peu exagéré, car, au dire de voyageurs revenus d’Italie, l’aliment en question serait loin de valoir le pain de farine, et, dans certaines localités tout au moins, il serait presque noir et de goût exécrable. Il faut croire qu’on n'y met pas partout autant de soin qu’à Bergame, "ou qu’on y emploie du blé de qualité inférieure.
- La production du caoutchouc. — Le marché du caoutchouc a été plus actif encore en 1916 qu’en igi5. Daiis Y Expansion coloniale (Bulletin de l’Institut colonial Marseillais), M. Henry Jumelle donne des chiffres évaluant la production mondiale du caoutchouc en 1915, à 146000 tonnes, approximativement, contre .108 5oo en 1914 et n5ooo en igi3, soit une augmentation de 3oooo tonnes provoquée par les énormes besoins des industries actuellement, et résultant dé l’accroissement des rendements des plantations asiatiques. En 1908, les prévisions fixaient à 65 millions de kilogrammes, la production de la Péninsule malaise, de Ceÿlan et de Java, pour l année 1920. Or, voici que cinq ans plus tôt—-erri9i5 — on enregistre un excédent de 3i millions de kilogrammes sur ces prévisions, soit une production de 96 millions de kilogrammes. En huit ans, îarproduGJtif)n a doublé, et elle est encore inférieure à Ce que pourrait être la consommation. *
- Le blocus a éliminé, dans une mesure considérable, la consommation des Empires centraux. Avant la guerre, l'Allemagne n’importait pas moins de 20000 tonnes de caoutchouc, annuellement. En 1915, l’Amazonie a.exporté 37 millions de kilogrammes. Le plus gros chiffre de consommation appartient aux Etats-Unis qui, durant les dix jmemiers mois de 1915, ont exporté pour 8 443 563 dollars de pneumatiques, contre 2 8o3 912 dollars en 1914-Java, qui n’avait exporté en Amérique que 54 tonnes de caoutchouc pendant les neuf premiers mois de 1914» en a livré 2.5g3 tonnes durant la même période-de 1915, plus 1738 tonnes à destination de TAngleter-rë et 1090 tonnes en Hollande. ' * -
- Il y a une très sensible augmentation du commerce du caoutchouc en Angleterre, Australie, Japon, Russie, Suède, et aussi en France, mais à un moindre degré à cause de la-raréfaction de la main-d’œuvre et de l’invasion d’une partie du territoire. Les caoutchoucs Para ont été cotés à Marseille 8 fr. à 9 fr. 40, et les caoutchoucs Plantations 9 fr. 65 à 9 fr. 70. ^ '
- On signale l’accroissement phénoménal de la production du caoutchouc en Malaisie, durant lés dix dernières
- années T''1'"'" " ' rw'
- De 43o tonnes en 1906, les exportations de Malaisie ont atteint 68 5oo tonnes en igi5. La valeur du caoutchouc exporté représentait (à raison de 5 shillings la livre) 240800 liv. sterling en 1906, tandis que (à raison de 2 1/2 shillings la livre) la valeur totale des exportations, en 1915, s’élevait à 19 180800 liv. sterling. Aussi, les Etats Malais dont la grande richesse était l’étain (exportations : 192 millions de francs, annuellement) trouvent maintenant, dans le caoutchouc, une richesse encore plus importante,.puisque la valeur delà production de igi5 a atteint le chiffre formidable de 49° pillions de francs. ;J
- Cette constatation est d’un grand.intérêt eu égard aux besoins des pays européens.
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- N“ 2245
- 7 Octobre 1916
- LA NATURE
- SOMMAIRE :
- La guerre de mines : Ull vieux mineur. — L’exposition des appareils respiratoires au Musée du Va!-de-Grâce. — Comment on décèle les efforts internes dans les métaux : H. Volta. 11 Nouvel hygromètre à condensation A. Breton. — Académie des Sciences.
- H aveuse mécanique américaine.
- SUPPLEMENT. — Informations : Le» sous de carton. — La guerre et le cours des valeurs baleinières, etc. MASSON ET C'*B Éditeurs, jio„ Boulevard Sb-Germain, Paris. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l'École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- INFORMATIONS
- osl..
- Les sous de carton. — Nous avons précédemment indiqué (J) qu’en Allemagne, en Belgique, à Lille, etc., l’absence de monnaie de billon avait amené la création de jetons de carton destinés à remplacer les sous. La crise du printemps dernier sur le billon a étendu cette pratique à certaines localités de France. Nous avons eu récemment l’occasion de la voir appliquée dans deux chefs-lieux de canton 'du département du Lot, les vieilles et curieuses petites villes de Martel et de Saint-Céré.
- A Martel, Y union des commerçants, sous le contrôle de la municipalité et avec l’assentiment tacite mais non officiel de la préfecture, a créé au mois de juin 1916 pour 85o fr. de jetons, au nombre de 6000 à 0 fr. o5,
- 3ooo à ofr. 10, et 1000 à o fr. 25. Ces jetons sur carton épais ont 4o mm
- de diamètre. Le recto est reproduit ci-contre ; leur verso porte les armes de la ville apposées par un cachet à main. Ils sont bleus pour les o fr. o5, rouges pour les o fr. 10 et blancs pour les o fr. a5.
- Dès la fin de juillet, leur circulation faisait déjà envisager un projet de nouveau tirage avec intervertissement de couleurs. Martel compte 2236 habitants.
- A Saint-Céré (3272 hab.), on a imaginé quelque chose de moins officiel encore. Quelques-uns des principaux commerçants ont tout simplement fait imprimer à leur nom et avec un numéro d’ordre quelques centaines de francs de bons de ofr. o5, dont le cours est strictement limité entre leur clientèle et eux-mêmes. C’est purement et simplement de la monnaie de papier privée. On évite ainsi, pour l’achat d’un journal par exemple, de faire l’appôint en timbres-poste [-).
- 1. IV 2211, 12 février
- 191G, p. 104 et n° 2228,
- 10 juin 1916, p. 378. — 2.11 paraît que lés villes de Cas-tclnaudarÿ, Toulouse, etc-, ont émis aussi des sous eu papier.
- La guerre et le cours des valeurs baleinières.
- — Avec les armements maritimes, aucune industrie des pays neutres n’a tiré de la guerre des bénéfices aussi grands que la chasse à la baleine. En un an, de 1915 à 1916, les actions des compagnies norvégiennes qui ont pour objet la capture de ces cétacés ont subi une hausse énorme. Pour une société les cours ont monté de
- 4oo pour 100 et pour dix
- UNION -SaSk
- J-îdfàM/^DES COMMERÇANTS-
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- " ... .. truste'
- autres de plus de 200 pour 100; aussi bien, les papiers de toutes les Compagnies cotés à la bourse de Kristiania qui, le 28 juillet 1916, représentaient 35,6 millions de francs valaient-ils à pareille date en 1916 61,1 millions.
- Cette élévation considérable des cours a été déterminée pour une part par les heureux résultats obtenus à la chasse par plusieurs compagnies et par le prix très élevé de l’huile, mais surtout par là décision prise par ces sociétés de louer à des armateurs comme navires de charge les bateaux de 4000 à 5ooo tonnes qu’auparavant elles employaient comme fonderies flottantes. Etant donné le déficit actuel du tonnage, les affrètements assurent des bénéfices beaucoup plus élevés que la chasse à la baleine toujours soumise, à de dangereux aléas. Ch. R.
- L’exportation des charbons anglais pendant le premier semestre de 1916 dans les pays neutres(). — Pendant le premier semestre de 1916 l’exportation des charbons anglais dans les pays neutres s’est élevée
- à 6ii5 494 tonnes se
- décomposant ainsi
- Danemark Norvège .
- Espagne .
- Suède . .
- Pa y s-Bas.
- Argentine Brésil . . liruguav .
- Grèce . .
- Chili . .
- Autres pays
- 1.204082 tonnes 1.168.815 — 1.101.195 — 808.799 — 1 578.577 — j 565.556 — 164.092 — 152.527 — ' 88.727 — ’ 16.532 — ' 266.794
- 1. Mëddclcher j)-« JYor-ges, oplysningskontov for nœringsreiene, i5 Àarg. n° 33, 19 août 1916, p. i32.
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- N° 2246
- 14 Octobre 1916
- LA NATURE
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- SOMMAIRE :
- Les magnétos d'allumage : Jean Sarriau. — L’organisation du travail et le système Taylor : A. Breton. L'heure à travers les temps : E.-H. Guitai'd. — Les aliments pour le bétail et la guerre : René Merle. Académie des Sciences. — Nouveaux groupes de chirurgie automobiles : Paul d’Augel.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Le piassava et ses emplois industriels, etc.
- Recettes photographiques : Inversion des autochromes en voyage, etc.
- MASSON ET Ç'*„ Éditeurs,, no,. Boulevard St-Germain. Paris,,
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur i l'Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d'Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- INFORMATIONS
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- Le piassava et ses emplois industriels. — Le
- piassava est le prototype des fibres rigides employées dans la brosserie.. Le piassava a été importé en France vers i85o; c’est la sorte du Para qui paraît avoir la première attiré l’attention, et il faut en chercher l’explication dans ce fait que les riverains de l’Amazone et des rivières tributaires de ce grande fleuve en confectionnaient des câbles tressés de grande résistance et surtout presque complètement imputrescibles.
- Dès les premières importations, c’est d’abord à la confection des balais des rues que cette fibre fut utilisée; puis peu après, elle servit à garnir les cylindres des rouleaux mécaniques employés dans le même but par les grandes administrations municipales. Pendant de nombreuses années, le Brésil resta le seul producteur du piassava. Au moment de l’abolition de l’esclavage au Brésil, les natifs abandonnèrent la récolte du piassava sans doute peu avantageuse et l’article, devenu rare, atteignit des prix extraordinairement élevés. C’est alors que de toutes parts surgirent des fibres, succédanés du piassava et qui, comme lui, sont toutes des fibres de palmier. Actuellement les piassaAas peuvent se ranger en deux grandes catégories.
- i° Fibres molles, extra-souples et douces. — Le type le meilleur vient du Brésil, au nord de Para, Manaos et sans doute la région de l'Amazone. Les piâssavas de Madagascar se rapprochent de cette catégorie et, dans une certaine mesure, le joalmira de Ceylan. C’est-un article de faible longueur, mais très souple, se pliant fort bien et assez fin, qui se prête à une grande diversité” d’emplois; malheureusement cet arbre croît peu rapidement et il "semble ‘que l’exploilalion a été faite avec trop d’ardeur, les quantités 'offertes faiblissent régulièrement depuis quelques années. Une fibre semblable se trouve sur là côte Est des Indes anglaises. Dans cette catégorie rentre également le Kitool qui est la meilleure fibre connue pour brosses industrielles; elle est >en effet Très souple, très flexible et ne peut, pour ainsi dire, être remplacée. Celte sorte porte le nom de 5mm, mais elle est surtout exportée de l’île de Ceylan; il existe des palmiers à Kitool au Tonkin, personne n’a encore songé à les exploiter en vue de l’exportation dé cette fibre très intéressante, et c’est regrettable, car lé prix de i3oo à 2000 francs la tonne est tout à fait rémunérateur.
- i' Fibrès plus ou ..moins dures, rigides, plus ou moins cassantes. — Le Ballia est la sorte type de cette catégorie. Toutes les provenances de la cote d’Afrique rentrent dans ce genre.
- Il faut citer d’abord les piassavas de Libéria qui se divisent en une infinité de types très différents entre eux quoique provenant de plantes croissant à des distances relativement faibles et ayant, sans aucun doute, une même origine botanique. ,,
- -Les sortes de piassavà du Gabon connues sur le marché, sont généralement beaucoup trop grosses, partant excessivement cassantes; elles ne présentent qu’un intérêt secondaire, d’ailleurs elles sont peu abondantes.
- En même, temps que les piassavas proprement dits# pénétraient sur les marchés consommateurs, on ima-
- ginait à Java de débiter du bambou en tiges de longueur et de grosseur appropriées à l’effet de remplacer le piassava véritable, ehcore très rare. Les premières livraisons de cette sorte de fibre de bambou laissèrent quelque peu à désirer, étant par trop grosses et cassantes, mais rapidement la Chine prit dans cette fabrication une importance considérable et réussit à présenter aux fabricants de balais une lamelle assez souple et fine qui constitue un article employé en quantités considérables surtout pour garnir les rouleaux des balayeuses mécaniques..
- En somme le piassava est un article qui est très recherché en France, où de nombreuses catégories sont admises sur le marché ; il serait possible de citer certaines maisons du Havre qui en traitaient une moyenne de 10 à 12 tonnes par mois et qui, depuis la guerre, en achètent d.e 20 à 25 tonnes mensuellement.
- ' La qualité du Gabon est peu répandue jusqu’ici; il a fallu jusqu’à ce jour — à part de rares exceptions — s’adresser à Liverpool pour se procurer du piassava provenant du Gabon. Certains courtiers ont même cherché à trouver dans la colonie des vendeurs directs, sans pouvoir réussir dans leur tentative. Est-ce à dire qu’en présence de toutes les qualités de piassava répandues sur le marché, le piassava du Gabon a des chances d’êtrè favorablement accueilli ?
- Jusqu’à présent, ainsi qu il a été indiqué ci-dessus, les-sortes de piassava du Gàbon étaient trop grosses et, par suite, trop cassantes. Pour que ces sortes aient des chances plus grandes sur le marché, il faudrait s’attacher à envoyer une marchandise brune, de couleur Uniforme, parfaitement sèche, de bonne longueur, de diamètre moyen, d’environ 2 mm et éviter autant que possible les fibres grossières et cassantes.
- En tenant compte de ces désiderâta, le piassava du Gabon a'des chances d’autant plus sérieuses de s’ouvrir des débouchés que dès maintenant cette sorte est recherchée. Les prix offerts sont essentiellement variables.
- Comment le fer tient au béton dans le béton armé. — La résistance du béton armé tient à la solide cohésion qu’acquièrent les deux constituants, le fer et le béton. A quoi est due cette adhérence? M. .Hepiles vient d’en étudier la nature dans le Bulletin de la Section scientifique de l'Académie Roumaine. Il démontre que du béton de ciment coulé sur une plaque de fer a une adhérence très variable avec l’état de la surface du métal. Si celle-ci est polie, et à plus forte raison huilée, le béton ne tient pas. Far contre, si l’on emprisonne dans du béton une barre de fer, même lisse, peinte ou huilée, la solidarité des deux parties est parfaite. C’ëst que le béton se contracte pendant la prisé et produit sur le fer une forte pression. En effet, si l’on brise le ciment en un point autour .du fer, l’adhérence est supprimée. M. Hepiles a” calculé théoriquement et vérifié par expérience la grandeur des forces en jeu; la pression normale du béton sur le fer serait de i5 à 64 kg par centimètre carré, la résistance à la traction de 64 à 84 kg, l’adhérence de'io à 4& kg. Ces données inter-f viendront utilement dans le calcul des constructions en béton armé.
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- RECETTES PHOTOGRAPHIQUES
- Inversion des autochromes en voyage. — Le
- comte de Dalmas a indiqué le moyen d’éviter les inconvénients inhérents à l’emploi de l’acide sulfurique pour la préparation du bain d’inversion. Le bisulfate de soude est un sel qui se décompose dans l’eau, en acide sulfurique libre et en sulfate neutre de soude. Cette propriété peut-être utilisée pour préparer le bain d’inversion, suivant la formule que voici : „
- Eau................ . . 1000 c. c.
- Permanganate de potasse. . . 2 gr.
- Bisulfate de soude.......... 5o gr.
- Pour le transport, il est commode de mélanger, dans les proportions ci-dessus, le permanganate et le bisulfate secs, que l’on conservera dans un flacon bien bouché. Au moment de l’emploi, 3 gr. de ce mélange jetés dans une cuvette contenant 60 c. c. d’eau fourniront la quantité de bain nécessaire à l’inversion d’une plaque autochrome 9X12.
- Cette méthode est évidemment avantageuse, en voyage, car il ne serait pas prudent d’emporter de l’acide sulfurique dans ses bagages. Cependant, le bisulfate de soude a le défaut d’être déliquescent, et M. F. Stephan l’a remplacé par l’alun, qui se conserve sans précaution spéciale. Dans ce cas, le bain d’inversion est ainsi composé v
- Solution saturée d’alun. . . . 1000 c. c.
- Permanganate dépotasse. . . 2 gr.
- ! Pour le voyage, on préparera un mélange en poudre :
- Alun- . . , ' t rj: v h . . . 120 gr.
- Permanganate de potasse. . . 2 gr.
- O11 le partagera en dix doses. Pour l’emploi, chaque dose sera dissoute dans 100 c. c. d’eau. La coloration brune due au bioxyde de manganèse sera enlevée en traitant la plaque inversée par une solution à 5 pour 100 de bisulfite de soude.
- La couche de gélatine est durcie par l’alun contenu dans le bain d’inversion, et c’est un- avantage appréciable, surtout en été; mais le tannage de la gélatine exige que l’on prolonge un peu la durée du second développement et celle du lavage.
- Réparation des rideaux d’obturateurs. — Quand un rideau d’obturateur en tissu caoutchouté est percé, il est facile d’y remédier, en passant à plusieurs reprises, sur chaque trou, une légère couche de dissolution de caoutchouc. Il faut laisser, entre l’application de deux couches consécutives, un intervalle de temps suffisant pour que la dessiccation soit achevée, au moins Une demi-heure. Lorsqu’on juge suffisante l’épaisseur de caoutchouc ainsi appliquée et que tout est bien sec, on frotte'la surface avec du noir de fumée, qui empêche l’adhérence des spires superposées du rideau.
- On a reproché à cet enduit en caoutchouc de former épaisseur et de devenir poisseux, quand la température s’élève, au point d’entraver ou de retarder le fonctionnement de l’obturateur. A ce point de vue, il est préférable d’employer le vernis noir commun, dit vernis Japon, suffisamment dilué par addition d’un peu d’alcool et appliqué sur les deux faces du rideau au moyen d’un pinceau doux, que l’on manœuvre dans le sens de la trame, puis dans le sens de la chaîne du tissu.
- • -i'- ’ - • . v ’
- Blanchiment des vieux papiers aux sels d’argent.
- — Quand les papiers sensibilisés aux sels d’argent se sont colorés, à la suite d’une trop longue conservation, on peut rendre aux blancs toute leur pureté. Après tirage, un peu plus poussé que d’ordinaire, on plonge l’épreuve dans :
- Eau. . . . . . y v" . -. . . 100 c. c.
- Ammoniaque ........ 2 c. c.
- puis on procède au virage. Le meilleur bain de dorure à employer dans ce cas est le virage à la craie. L’épreuve virée est lavée dans une solution ammoniacale semblable à la précédente et fixée dans un bain d’hyposulfite de soude additionné d’ammoniaque. .
- Dans cés" diverses manipulations, le sel d’argeut organique qui teintait le papier forme avec l’ammoniaque un composé soluble,
- Développement local des papiers au bromure. —
- L’addition de quelques cuillerées de sucre en poudre à un révélateur en ralentit notablement l’activité. Cette propriété est appliquée au développement des photocopies que l’on désire traiter localement. Le papier, préalablement détendu dans l’eau, est placé sur une feuille de verre un peu plus grande, que l’on fait tenir obliquement, comme un pupitre, au-dessus d’un évier ou d’une cuvette. Le révélateur additionné de sucre est appliqué aü moyen d’un pinceau bien souple. On arrive ainsi à prolonger le développement sur telle ou telle partie de l’image qui demande un traitement plus énergique, sans nuire pour cela au reste de l’image, ce qui serait très difficile, sinon impossible, avec un révélateur agissant rapidement. En particulier cette méthode sert à tirer le meilleur parti des clichés de paysages dans lesquels le ciel contient de beaux nuages trop opaques. Dans ce cas, on imprègne d’abord de révélateur sucré la surface de l’épreuve qui correspond au ciel, et ce n’est que lorsque les nuages ont commencé à se montrer que l’on passe le révélateur sur les premiers plans.
- Amélioration des épreuves au ferro-prussiate. —
- Les images bleues que l’on obtient par le procédé au ferro-prussiate sont d’un extrême bon marché, mais le modelé en est rarement satisfaisant : les ombres sont souvent empâtées, et l’aspect général de l’épreuve est terne.
- Le traitement suivant permet d’obtenir des images notablement meilleures, surto'ut plus brillantes et mieux détaillées.
- L’épreuve, tirée un peu plus foncée que d’habitude, est plongée, au sortir du châssis-presse, dans :
- Eau. . . . . . . . . . 1000 c. c.
- Ammoniaque.................. . ioc.c.
- On l’y laisse environ 5 minutes, puis on la lave à grande eau. L’image est alors très faible et de teinte gris pâle. On la développe dans :
- Eau ...........1000 c. c.
- Acide citiûque............... 5o gr.
- Elle prend alors une couleur verdâtre, qui vire rapidement- au bleu. On termine par un lavage abondant.
- Pour éviter les taches d’humidité sur les épreuves.
- — Il ari’ive souvent, à la fin de la joui-née, qu’une épx-euve placée dans le chàssis-pi*esse n’est pas encore suffisamment venue et qu’il faut renvoyer au lendemain l’achèvement du tirage. Si le cliché n’est pas verni et si le papier contient un sel d’aigent soluble (c’est le cas p’oUT la plupart des papierh à noircissement direct), les Condensations qui se produisent pendant la nuit occa- . sionneront des taches, soit sur le cliché, soit sur la photocopie. D’autre part, si l’on sépare l’épreuve' du négatif,‘il ne sera pas très facile, en les remettant en contact, de rétablir exactement la coïncidence des lignes.
- Le mieux est de laisser l’épreuve dans le châssis, après avoir intercalé du papier buvard entre les deux couches. A cet effet, on découpe deux morceaux de buvard ayant chacun la moitié des dimensions du cliché.
- On ouvre un des volets du châssis, on glisse une des feuilles entre le cliché et l’épreuve; on referme ce volet, puis on ouvre l’autre et l’on intercale l’autre feuille. Le lendemain, avant de remettre lé châssis à la lumière, on retire les buvards, en procédant comme la veille, c’est-à-dire en n’ouvrant qu’un seul des volets à la .fois, afin de maintenir la coïncidence entre les lignes du négatif et celles du positif.
- Emploi de l’eau de mer dans les opérations photo- * graphiques. — La plupart des amateurs ignorent que l’eau de mer peut être employée, sans aucun inconvénient, dans la prépai’ation des bains de développement et de fixage, ainsi que pourrie lavage des clichés, à la condition de terminer par un lavage à l’eau douce.
- Cette indication est de nature à faciliter considérablement les travaux photographiques, dans les longues traversées, puisque la consommation d’eau douce se trouve ainsi réduite à une très minime quantité.
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- N° 2250
- 11 Novembre 1916
- SOMMAIRE :
- Le halage funiculaire électrique sur les canaux : Imbeaux.
- L'examen interne des métaux au moyen des rayons X.
- Une industrie minière en Ardenne envahie : L'exploitation de l’ardoise à Fumay : Alfred Renouard. L’étain et le fer-blanc métaux de guerre : P. Sallior.
- L'utilisation industrielle du charbon pulvérisé : H- Volta.
- SUPPLÉMENT. — Informations et Recettes photographiques.
- MASSON ET Cle, Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- 'Professeur'à l’Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mojs = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « Là iVàftire » doit être adressé aux bureaux du journal : ISO, "Boulevard Saint-Germain, Tarit (Y1e)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- INFORMATIONS
- Le bétail allemand. —Le. Bulletin de statistique de VInstitut international d’Agriculture nous donne les résultats du recensement du bétail en Allemagne au Ier décembre 1910, comparé à ceux de 1913 et de 1914-
- Nous les rassemblons dans le tableau suivant :
- »
- 1913
- 1914 1915 Diminution °/0 '
- 1 * _ par rapport
- à 1914.
- Chevaux . . . 5.226.(3-10 \ 5.455.285 5.541.627 2,7
- Bovins. . . . 20.994.514 '21.828.783 20 516.948 6,9
- Moutons . . . 5.520.857 5.471.468 5.075.478 7,5
- Porcs....... 25.659.140 25.541.272 17 287.211 51,8
- Chèvres.... -5.548.584 5.558.414 5.458.296 2,8
- Il serait certes intéressant d’avoir des statistiques plus récentes, mais il est peu probable qu’on les connaisse d’ici la lin 'de la guerre, car il faut se rappeler que le blocus ne fut sévèrement appliqué qu’à l’automne de 1915 et qu’il continue depuis.
- Les ressources forestières du Maroc. — Le Maroc renferme d’importantes forêts (plus de 5oo 000 hectares rien que poùr là partie du Maroc Occidental soumise). Les forêts sont réparties en plusieurs groupes.
- L’un des plus importants et le mieux connu comprend :
- 5 massifs forestiers d’une superficie totale de 225 à 25oooo hectares (dont i3oooo pour la seule forêt de La Mamora).
- Le chêne-liège forme la presque totalité du peuplement. Dès maintenant ces forêts sont exploitées et, dans quelques années, elles seront une source importante de revenus.
- Deux autres groupes sont à la limite des régions soumises (bled maghzen). Ce sont : au Sud de Mogador à l’Atlas la forêt d’Arganiers, cet arbre spécial au Maroc qui, par l’huile que donne le noyau de son fruit, sera un jour une source de richesses pour l’Etat Marocain; le bois d’Argan tortueux de dimensions réduites, mais très dur, donnera un bon bois d'œuvre.
- Sur les flancs du Moyen Atlas, au Sud de Meknes, de Sefron à Ivhenifra, de la plaine au sommet de l’Atlas sur i5o km de longueur et parfois ,3o d’épaisseur, on a dès maintenant reconnu d’importants massifs où l’on trouve le chêne-liège jusqu’à 1000 m. .d’altitude, puis les chênes verts et zéen, et, au-dessus, de i5oo à a5oo m., le cèdre : parmi ces derniers les arbres de 3 à 400 ans ayant de 35 à 40 m. de hauteur et 5 à 6 m. de circonférence sont fréquents.
- Cette forêt se prolonge sans doute dans le Haut Atlas dans la région non soumise., en dissidence (le bled sibà). Tdujours dans le Haut Atlas mais plus au Sud dans les pays M’Tougui et le Souss il existé, au dire des indigènes, d’importantes forêts peuplées de cèdres," chênes verts, pins d’Alep, thuya, genévrier de Phénicie.
- Dès maintenant ces forêts donnent des revenus encaissés pour le premier groupe par l’Etat chérifien qui exploite le liège mâle, le charbon et le tan.
- Dans les antres forêts les indigènes vendent l’huile d’Argan, les bois de cèdre, de thuya (Arrar), la gomme
- sandaraque produite par le genévrier et la gomme san-daraque qu’on extrait, dans le Sud de l’acacia senega-lensis.
- L’huile de lin dans la régénération des arbres.—
- Une note présentée à l’Académie d’agriculture de France, par M. le comte d’Esterno, fait connaître un procédé assez origiual employé au jardin du grand séminaire d’Autun, pour régénérer les arbres languissants ou dépérissants. Ce procédé consiste à enlever d’abord la terre pour découvrir les grosses racines, puis à fendre celles-ci au milieu. Après avoir introduit dans la fente un coin en bois, on frotte. toutes les cicatrices avec de l’huile de lin. Au bout d’un certain temps, il se forme une masse de radicelles constituant un épais chevelu, et l’arbre reprend rapidement une nouvelle vigueur. A pki-sieurs reprises, des lecteurs nous ont consulté en vue de la régénération d’arbres fi-uitiers languissants. Ce procédé peut être essayé facilement, comme ceux déjà indiqués.
- Un canal de la mer Blanche à la mer Noire. — Le
- ministre des voies et communications de Russie a annoncé à la presse de Pétrograd que son département étudie un programme de construction de canaux destinés à relier la mer Blanche à la mer Noire. Une voie de navigation antérieure serait creusée d’abord entre le Don et la Yolga, puis une seconde entre ce dernier fleuve et un des tributaires de l’océan Glacial.
- Pour remplacer l’avoine dans la ration du cheval. — Le manque d’avoine se faisant sentir un peu partout, on a cherché à lui substituer, en tout ou en partie, divers aliments moins rares ou moins coûteux. .Le Réveil agricole indique, à ce propos, que des essais systématiques d’affouragement ont donné lien aux conclusions suivantes :
- i° On peut, sans inconvénient, dans l’alimentation du cheval, remplacer la moitié de l’avoine par de l’orge, en comptant 1 kg d’orge pour 1 kg 200 d’avoine;
- 20 Le son de froment, en tant qu’il ne forme pas plus du tiers du lécher, a la même valeur alimentaire pour le cheval de trait que pour la vache laitière ;
- 3° Le maïs, quand il ne dépasse pas la moitié de la ration de force et qu’il est finement concassé, possède une valeur nutritive de 20 pour 100 supérieure à celle de l’avoine ;
- 4° Une quantité de pommes de terre cuites représentant 900 gr. de substance sèche équivaut à 1 kg d’orge, ainsi que 3 kg 600 . de pommes de terre de qualité moyenne avec 25 pour 100 de matière sèche peuvent "remplacer x kg d’avoine;
- 5“ Les racines : bettei’aves ou carottes, bien nettoyées, peuvent être introduites sans inconvénient dans la ration, jusqu’à la limite de 20 kg par tête et par jour. La substitution peut se faire à raison de 1 kg de matière sèche pour 1 kg d’avoine ou d’orge.
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- RECETTES PHOTOGRAPHIQUES
- Une plaque perpétuelle- — Les majorations qu’ont subies les prix des plaques photographiques et des produits nécessaires au développement donnent actuellement un certain intérêt à un procédé de reproduction dont les origines remontent au temps du daguerréotype.
- Ln i83g, Daguerre avait observé qu’une plaque enduite de sulfure de calcium, exposée dans la chambre noire et placée ensuite près d’une surface préparée à l iodure d’argent, l’impressionnait de telle sorte qu’en la soumettant aux vapeurs mercurielles on obtenait une reproduction fidèle de l’image dessinée par l’objectif. Peu après, Edmond Becquerel constatait que les rayons rouges, orangés ou jaunes détruisent la phosphorescence. En 1880, ces phénomènes étaient appliqués par Darwin à l’exécution de contre-types. Une plaque à surface phosphorescente était d’abord exposée au soleil, pendant quelques secondes, puis mise en contact avec le cliché à reproduire et exposée à la lumière, sous un verre rouge, pendant 1 ou 2 minutes. Les radiations rouges éteignaient la phosphorescence en proportion des transparences du phototype ; si bien qu’il suffisait d’appliquer, dans l’obscurité, la plaque phosphorescente contre une plaque au gélatino-bromure pour obtenir, au développement, un contre-type du cliché initial.
- Plus récemment, M. Georges Bellais a perfectionné cette méthode, en la rendant applicable à la reproduction des images à la chambre noire et aux tirages sur papier. Une plaque à surface phosphorescente est exposée en pleine lumière ; on la met ensuite dans le châssis, comme si c’était une plaque au gélatino-bromure, et on l’expose dans l’appareil, au foyer d’un objectif muni d’un verre jaune ou orangé. On a ainsi un négatif phosphorescent qui, appliqué contre un papier au gélatinobromure, fournit une épreuve positive. Cette épreuve s’obtient, comme d’habitude, par développement etfixage. Quant à la plaque phosphorescente, il suffit de l’exposer de nouveau à la lumière pour en effacer l’image ; elle devient ainsi susceptible de recevoir une nouvelle impression à la chambre noire et de fournir, par conséquent, d’autres photocopies.
- L’avantage évident de ce procédé est que tous les clichés négatifs sont donnés par une plaque unique, sans révélateur, sans fixateur et sans lavage.
- Ajoutons tout de suite que cette méthode si séduisante reste malheureusement limitée à un très petit nombre de cas. D’abord, elle ne convient ni aux sujets animés ni aux vues peu éclairées. La longueur de la pose ne permet de 1 appliquer qu’aux reproductions ou aux paysages très éclairés. (Cependant, la sous-exposition peut être corrigée en prolongeant le contact de la surface phosphorescente et du papier sensible pendant des heures et même des journées entières.)
- En second lieu, les images manquent de finesse et offrent un aspect grenu, dont ne s’accommodent pas tous les sujets. Ce défaut tient à la constitution même de la plaque, que I on prépare en saupoudrant de sulfure de calcium à phosphorescence violette une feuille de carton, de verre ou d’ardoise, préalablement enduite d’un vernis poisseux. Si, pour diminuer le grain, on broie le sulfure jusqu’à le réduire en poussière impalpable, on risque de l’altérer et de détruire plus ou moins ses propriétés phosphorescentes.
- Quant au verre coloré à placer sur l’objectif, M. Bellais estime que le meilleur est l’écran Lumière pour autochromes.
- Ainsi outillé, et en limitant le procédé aux applications qu’il comporte, on peut aisément faire de la photographie dans des conditions exceptionnellement économiques, puisque toutes les épreuves sont tirées, à l’abri de la lumière actinique, sous la même plaque qui sert successivement de cliché pour tous les sujets à reproduire.
- Contrôle du développement des plaques auto-chromes. — Si l’on veut suivre la venue du négatif, il est indispensable d’y voir clair. Le papier Virida permet d’utiliser la lumière d’une lampe de Sa bougies, sans crainte de voile, à la condition, bien entendu, de ne pas y laisser la plaque exposée continuellement; il faut se borner à l’éclairer quand c’est nécessaire pour bien examiner l’image.
- Si .l’on préfère la lumière rouge, il faut une plus grande intensité, parce que l’image se voit moins bien sous cette couleur. On doit alors enlever à l’émulsion
- sa sensibilité chromatique, avant de l’exposer à la lumière de la lanterne. A cet effet, on la laissera pendant 2 minutes dans :
- Lau............................... 100 c. c.
- Solution de bromure de potassium
- à 10 pour 100.................. 10 c. c.
- Bisulfite de soude liquide........ 2 c. c.
- On lave ensuite sommairement, et on développe en surveillant la venue de l’image en lumière rouge assez vive pour qu’on puisse lire facilement près de la lanterne.
- Radiographie de guerre. — Il est parfois difficile de préciser le temps de pose, qui peut varier dans d’assez larges limites, suivant le matériel utilisé. Néanmoins, les données ci-après, indiquées par M. A. Defradat dans Photo-Iievue, pourront éviter de trop longs tâtonnements. Elles ont été déterminées en employant une ampoule Pilon fonctionnant à 2 milliampères et 9 à 11 cm d’étincelle au spintermètre.
- Sujet. Sans écran. Avec écran renforçateur.
- Bras. . . , . 2 minutes ~20 secondes
- Main .... 1 m. 3o 20
- Pied. .... 3 minutes 35
- Jambe. . . . 4 — 4o —
- Tête 6 — 2 minutes
- Thorax . . . 3 — 1
- Bassin. . . . 5 — 2 m, 20
- Genou. . . . 4 — ' 1 m. 3o
- Talon .... 3 — i m. 3o
- Mâchoire. . . 4 — 2 minutes
- Coude .... 3 — X
- Hanche . . . Poumons. . . 4 — 2 X 5 secondes '
- Epaule. ... 4 - a minutes
- Le temps de pose avec écran renforçateur est souvent très aléatoire, car la qualité des écrans varie énormément. Il est bon de ne. pas se servir du même écran pour des poses successives, car, la surface restant phosphorescente, il arrive que la première image se reproduit sur les plaques suivantes et les voile.
- Lorsqu’on désLe obtenir des radiographies très détaillées, il vaut mieux opérer sans écran renforçateur, pour toutes les parties du corps susceptibles d’être complètement immobilisées, à l'aide de briques, sacs de sable, courroies, etc. Les rayons mous donnent plus de détails que les rayons durs. Ceux-ci traversent trop facilement les régions opaques, de sorte que les clichés sont gris, peu détaillés, sans contrastes. Il faut naturellement que le tube soit bien réglé, de façon que l’aiguille du milliampèremètre reste très stable pendant toute la durée de la pose.
- Les plaques radiographiques étant préparées avec une émulsion spéciale, il convient de les traiter avec des bains en rapport avec leur composition. Voici une formule donnant de bons résultats :
- Eau bouillante................... 1000 c. c.
- Metol.............-.............. 4 gr.
- Sulfite de soude anhydre ..... 5o •—
- Hydroquinone........................ 12 —-
- Carbonate de soude anhydre. . . 40 —
- Bromure de potassium. ..... 7 —
- Dissoudre dans l’ordre indiqué,-et filtrer après refroidissement.
- Pour l’emploi, on prend 1 volume de solution et 2 volumes cl’eau. Si l’image apparaît en moins de 5o secondes, c’est l’indice d’une surexposition, que l’on corrige en ajoutant de l’eau (1 à 2 volumes), afin de ralentir la marche du développement et de permettre aux parties les moins exposées de monter à leur valeur. Dans la plupart des cas, les clichés radiographiques doivent être très contrastés, plutôt un peu durs. La plaque est laissée dans le révélateur jusqu’à ce qu’elle soit devenue presque complètement opaque. On fixe ensuite dans :
- Eau ................................. 1000 c. c.
- Hyposulfite de soude.................. 35o gr.
- Bisulfite de soude..................... 20 —
- L’émulsion des plaques radiographiques étant très épaisse, il importe de passer les clichés dans l’alcool à 95e, afin de prévenir les décollements, surtout quand la température est élevée. La dessiccation eh est ensuite très rapide.
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- 25 Novembre 1916
- N° 2252
- SOMMAIRE :
- Amortisseurs et réducteurs de sons et de lueurs : Nicolas FlameL L’acide sulfurique et la guerre ; P. Sallior.
- Le cinéma à l’école : Georges Lanorville.
- Les petites inventions au concours Lépine : Lucien Fourniel*. — Le projecteur Sperry : R. B.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Les mines dlndo-Chine en 191 5. — La production du naphte russe. Exploitation de nouvelles plantes à huile à Madagascar. — Enveloppes inviolables, etc., etc.
- MASSON ET Ci0, Éditeurs, iîo, Boulevard St-Gcrmain, Paris. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ ; Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d'Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
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- INFORMATIONS
- asc
- Les mines d’Indo-Chine en 1915. — La guerre européenne a eu une répercussion favorable sur la production minière de l’Indo-Chine, à en juger par les statistiques publiées récemment par le Bulletin de l’Office Colonial. Si les prospections et les déclarations de recherche de mines ont diminué pàr suite de la mobilisation des Européens, l’exploitation des mines s’est largement développée. Les mines de houille de Hongay ont extrait en 1915 54oooo tonnes de combustible, contre 49^000 en 1914 et 371000 en igi3 ; leur production a été exportée en Chine et surtout au Japon où elle contribue au développement des industries de guerre. L’augmentation du prix des métaux a donné aux mines métalliques une prospérité remarquable. L’extraction des minerais de zinc, arrêtée au début de la guerre par suite de la fermeture des débouchés en Belgique et en Allemagne, a repris en 19 r5, l’Angleterre, les Etats-Unis, le Japon et la France ayant été les principaux acheteurs à des cours augmentés de 66 pour 100; on a ainsi extrait 34 3oo t. valant 6 millions de francs, au lieu de 29000 t. pour 3 millions, moyenne des années précédentes. Les mines d’étain et de tungstène ont produit 42 3 t. valant 1 5ooooo francs au lieu de 220 t. pour 5oo 000 francs les années précédentes.'L’unique mine d’antimoine de l’Indo-Chine a pris peu de développement en 1915 mais se rattrape depuis le début de celte année, les cours ayant augmenté de 3oo pour 100 et l’autorisation d’exporter au Japon ayant été obtenue temporairement; d’autres exploitations d’antimoine, abandonnées, ont même rouvert leurs galeries.
- La production du naphte russe. — Malgré la guerre, les ressources considérables de naphte, que possède la Russie, ont pu être exploitées et donner une production plus élevée qu’avant la guerre. En 1915, cette production a atteint 672 millions de pouds, contre 557 millions en 1914- Les anciens puits de Bakou ont fourni, sur ce total, 344 millions de pouds, contre 33g millions en 1914; Sourakhany a fourni 61 millions de pouds, contre 5a; Grosnyi, 88 millions contre 98; les îles Tcheleken, environ 11 millions, comme en 1914 ; l’Oural, 16 millions et demi (sans variation), et Ferghana. 2 millions de pouds. Nos alliés, grâce à leurs ressources, n’ont donc pas vu se restreindre l’exploitation de leurs gisements de naphte.
- Exploitation de nouvelles plantes à huile à Madagascar. — Une communication du Service de colonisation de Madagascar appelle l’attention sur deux plantes industrialisables : une cucurbitacée grimpante, 1 ’Ampe-losicyos Scandens, nommée Voanono, par les Malgaches, et une méliacée, VAmoora Rohituka, connue au Tonkin sous le nom de Ilôt goi, et appelée Raina en Malaisie. L’amande de l’Ampelosicyos Scandens rend 49>5o pour 100 d’une huile moyennement siccative, s’oxydant spontanément à l’air, et utilisable en savonnerie, particulièrement dans la fabrication des savons mous. L’Amoora Rohituka rend 34,08 à 34,20 pour 100 d’une huile dont l’acidité, calculée en acide oléique, est de 5,64- Cette huile d’Amoora 'est employée dans l’Inde comme Uniment stimulant contre les rhumatismes, mais principalement comme huile à brûler; elle est aussi de très bonne qualité pour la savonnerie, mais inutilisable pour les usages domestiques, à cause de sa saveur et de son acidité. En Angleterre, cette huile aurait été cotée au prix de 225 francs la tonne.
- Enveloppes inviolables. — Il est trop facile de décacheter une enveloppe ordinaire, soit en l’exposant un moment à la vapeur, soit en l’humectant d’eau froide. Pour éviter les indiscrétions, on n’a qu’à remplacer la gomme arabique ou la dextrine communément employées par de l’albumine qui, sous l’action de la chaleur, devient complètement insoluble, d’après les Annales des Télégraphes.
- On se servira, dans ce cas, d’enveloppes non gommées : on comprend, en effet, que si l’on se bornait à recouvrir d’albumine une couche de gomme ou de dextrine, il ne servirait à rien d’insolubiliser la nouvelle couche de colle, puisque la couche sous-jacente restant soluble, il suffirait de l’humecter pour ouvrir l’enveloppe.
- A défaut d’enveloppes non gommées, rien n’est plus simple que d’en fabriquer, en taillant une feuille de papier quelconque. Pour appliquer l’adhésif, on passe sur les bords de l’enveloppe un pinceau ou même le doigt préalablement trempé dans un blanc d’œuf. On ferme ensuite l’enveloppe comme si elle était gommée, puis, sans attendre la dessiccation, on y applique un fer à repasser assez chaud (90 ou ioo° environ). L’albumine est alors coagulée, et les surfaces ainsi collées restent indissolublement unies.
- Sans doute, il serait très exagéré de prétendre que le secret des correspondances se trouve de la sorte assuré d’une façon absolue, car les indiscrets auront'toujours la ressource de déchirer le papier qu’ils n’auront pas réussi à décoller, et, au besoin, d’en confisquer le contenu; néanmoins, la plupart hésiteront devant un moyen aussi radical.
- L’évaporation du musc. — Tout le monde connaît la persistance vraiment extraordinaire de certaines odeurs, et en particulier du musc. La plus faible trace suffît à impressionner l’odorat et on croit généralement qu’un morceau de musc peut répandre son parfum pendant des années, sans qu’une perte sensible de poids puisse être décelée.
- M. Ch. Bazzoni a étudié scientifiquement la question et a montré que le musc perd de son poids dans un courant d’air sec pendant un certain temps, puisque cette perte de poids finit par cesser, mais alors le musc n’est plus odorant. On est donc en présence d’une évaporation de parties volatiles constitutives dont il suffit de quantités infiniment petites pour impressionner l’odorat, puisqu’on a pu déceler dans l’air des quantités de musc inférieures à un dix-millionième de gramme ! L’organe de l’odorat est vraiment d’une sensibilité extraordinaire.
- Le tan pulvérisé comme isolant. — Aux Etats-Unis, on a pensé à utiliser, depuis quelques années, le tan pulvérisé au lieu et place de l’ébonite dont il aurait les mêmes propriétés isolantes. D’après Y Electrical Review, de New-York, on ajoute au tan pulvérisé du soufre jusqu’à concurrence d’un tiers de son poids, en chauffant suffisamment pour que le soufre entre en fusion, après quoi, on brasse le mélange jusqu’à ce que ce dernier devienne consistant, puis on le laisse refroidir. Ce mélange forme alors de petits grains de couleur noire, que l’on introduit dans un moule pouvant . être chauffé extérieurement. On obtient ainsi des blocs de la matière isolante dont il s’agit, ej, on donne à ces blocs la forme voulue. C’est là une utilisation intéressante du tan, qui est une substance de faible valeur.
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- N° 2254 9 Décembre 1916.
- LA NATURE
- SOMMAIRE;
- Le sens phototropique des plantes : D1 Miramond de Laroquette.
- Aménagement moderne des usines ; transports et manutention dans l’usine ; H. Volta. Industrie française des parfums de synthèse ; R.-M. Gattefosse.
- " Le pain des prisonniers de guerre : Lucien Lévi.
- La plus grande ferme à canards du monde : Jacques Boyer.
- SUPPLEMENT. — Informations : Un pas.....décimal ! — Nouvelle plante textile ; l'Urena lobata, etc.
- MASSON Et Cl% Éditeurs. LE NUMÉRO^SO CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tjssandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Professeur à
- Membre de l’Institut,
- l’Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, n mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, Boulevard Saint-Germain, Tarit (W)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
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- INFORMATIONS
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- Un pas..... décimal ! — Qui donc prétend que nos administrations ignorent la guerre et persistent diaboliquement et obstinément dans les vieux errements ? Voici un exemple tout récent qui nous les montre au contraire ouvertes au progrès. Le Service de Santé vient de mettre de l’ordre dans toute une partie de son matériel chirurgical en y introduisant, sur l’initiative de M. Paul Woog, la classification décimale.
- Jusqu’à ces derniers temps, lorsqu’on désirait,un fil' de catgut très fin, on demandait du triple zéro, du double zéro ou du simple zéro suivant que le diamètre dudit fil était de 2, 3 ou 4 dixièmes de millimètre. .Une soie de 3 dixièmes de millimètre était qualifiée n° 2 dans le Service de Santé et s’appelait zéro dans le civil ! Un drain o mesurait 4 mm de diamètre extérieur et un drain n°,6 20 mm. Un tube en caoutchouc de 2 mm portait le n° 6 alors qu’un de 34 mm 5 correspondait au n° 3o4 ! .
- Cette classification babélique, illogique en temps de paix, était devenue dangereuse en temps de guerre, où les interventions chirurgicales ne doivent souffrir ni retard ni erreur.
- Elle, vient d’être enterrée définitivement ët remplacée par une autre, d’une simplicité enfantine, à laquelle il suffisait de... penser pour l’adopter. Eu voici le principe : « Lés numéros adoptés pour les catguts, soies, drains et tubes caoutchouc exprimeront én dixièmes de millimètre le diamètre extérieur de ces objets ». Ainsi un catgut n° 6 est un catgut de 6 dixièmes de millimètre de diamètre. Une soie n° 10 est une soie de 10 dixièmes de millimétré. Un drain i3o a i3o dixièmes de millimètre et un tube de 3oo dixième? de millimètre porte le n° 3oo.
- Suppression des erreurs et rapidité du service, telles sont les conséquences de ce petit changement en apparence bien anodin. C’est tout bonnement la lumière à la place des ténèbres.
- Il serait à souhaiter que l’exemple du Service de Santé fût généralement suivi dans l’industrie où les classifications numériques semblent le plus souvent avoir pour but de dépister l’acheteur, le zéro étant gros par rapport au triple zéro et le fin n’étant que grossier au regard de 1 extrasuperfin. L. R.
- Nouvelle plante textile : T’Urena lobata. — Dans, l’ile de Cuba pousse une mauvaise herbe connue s.ous le nom populaire de mauve blanche et que-quelques essais de culture on], vite améliorée.
- Cette plante, dont les tiges ont ordinairement 3 m. en-virtra de haut, peut atteindre 6 m., en 3o mm en moyenne de diamètre. Les fibres se trouvent à l’extérieur de la tige. La mauve blanche se plaît dans les
- climats humides, dans les contrées où les pluies sont abondantes ; on peut faire deux récoltes par an. Il semble que cette plante puisse être facilement cultivée dans nos colonies, dans les endroits exposés à la chaleur et à la pluie.
- Il faut, après labourage, semer au printemps dans des sillons assez distants : o m. 25 environ. Pour une douzaine d’hectares il faut 5oo kg-de graines. Arracher les plantes débiles de façon à avoir au mètre "carré une cinquantaine de pieds. Cela donne des taillis assez serrés pour produire la poussée en hauteur et non en largeur.
- Au bout de 3 mois et demi on coupe, et le regain donne la seconde moisson. Il ÿ a 8 couches de fibres textiles superposées, la difficulté consiste dans leur traitement qui doit toujours être fait à l’eau, mais qui a l’avantage de demander beaucoup moins de temps que pour les autres plantes textiles. La température y joue un grand rôle, la chaleur vive allant jusqu’à diminuer de i5 pour ioo le temps du rouissage qui ne peut être inférieur à une semaine.
- Le procédé simpliste employé actuellement est le suivant : empiler les tiges dans un bac à rouir, puis immerger dans une eau légèrement sulfureuse et contenant un peu de potasse. Ce procédé a peut-être été appliqué à cause des nombreux ruisseaux sulfureux naturels de Cuba, et sans doute un procédé plus étudié donnerait un rendement meilleur. Cependant lé soufre offre l’avantage de blanchir. -
- A la Havane on vend la fibre de mauve blanche pour la fabrication des espadrilles; pour obtenir la solidité nécessaire à la semelle de ces espadrilles il faut y mélanger de la jute.' On en fait, actuellement surtout, des sacs pour le sucre. Depuis la guerre le prix de ces sacs en juté’ de Calcula a monté de plus de 40 pour 100, soit à la pièce, de 16 à 3o cent., tandis qu’en mauve on peut les avoir pour 8 à 9 cent. Comme le marché des sucres en utilise environ 20-millions chaque année, on voit que cette culture peut devenir intéressante.
- Bien traitée, cette fibre acquérerait presque la finesse du lin et la résistance delà jute de Dacca. Espérons que bientôt, au lieu d’être une mauvaise herbe qui gène les planteurs de tabacs de Cuba, cette mauve blanche sera une source de richesse pour nos colonies.
- Le tonnerre et la grêle à Paris. — On a souvent tendance à associer ces deux phénomènes météorologiques et à .les considérer comme deux manifestations différentes de l’électricité de l’atmosphère. Pour juger de cette question,. M. Angot, directeur du Bureau Central Météorologique, a fait la statistique des jours de ton-neri’e et des jours de grêle notés à l’Observatoire du
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- INFORMATIONS
- Parc Saint-Maur depuis 1874 jusqu’en 1913. Il vient de communiquer à Y Académie d’Agriculture de France les résultats de son dépouillement qui sont les suivants :
- Nombre total de jours de
- Tonnerre. Grêle.
- Janvier. . . F évrier . . Mars . . . Avril . . . Mai .... Juin . . . . Juillet. . . Août . . . Septembre. Octobre . . Novembre . Décembre .
- Total.
- 3 n 34 '85 170 226 221 185 108 38
- 1094
- 24
- 36
- 80
- 66
- 65
- 21
- 18
- 10
- 9
- 20
- 10
- 24
- 383
- Comme on le voit, il y a en quelque sorte proportionnalité inverse des deux phénomènes. La grêle est beaucoup plus fréquente en hiver que le tonnerre et beau-coup moins en ete. Elle atteint son maximum au printemps, en mars, mois des giboulées. Tandis que le tonnerre est le plus fréquent en été, aux mois de juin et de juillet. M. Angot trouve dans ces constatations un argument contre la théorie de la. grêle, phénomène électrique.
- Tahiti centre de T. S. P. — A Haapape, près de la Pointe de Vénus, dans l’île de Tahiti, le gouvernement français a ouvert une importante station de télégraphie sans fil, destinée aux communications par delà l’Océan, avec les Etats-Unis.
- Les ondes émises seront captées à Samoa' (Polynésie) et Amanui (Nouvelle-Zélande) et les télégrammes transmis dé là par câble à San-Francis'co. On estime que la . taxe ne dépassera pas un dollar le mot.
- L installation actuelle est de 10 kw avec longueur d’onde de 600 m. On l’augmente de façon à la porter à 3oo kw, et la longueur d’onde de 2^00 m. Lorsque ceci sera terminé on pourra communiquer directement avec Honolulu et les Indes occidentales françaises, San-Fran-cisco et Sydney.
- Cette station, à une dizaine de kilomètres de Papeete, y^ est reliée, par une iigne télégraphique; De la sorte File parfumée,, qui est aussi une île commerçante, n’est plusàla merci des services maritimes pour ses relations avec le monde.
- Laligne est ouverte depuis le 28 décembre 1915.
- L’emploi des explosifs dans les hauts fourneaux.
- Il se produit souvent des perturbations regrettables dans la marche des hauts fourneaux. La charge descend par à-coups, ou irrégulièrement d’un seul côté ou reste suspendue. Il en résulte des irrégularités dans la marche, le fer est de moins bonne qualité, la teneur en soufre augmente et le haut fourneau se refroidit. Parfois même la,réduction est incomplète, de grandes quantités de poussières s accumulent surtout vers le haut du four ; l’air ne passe plus. Tous ces dérangements produisent des pertes considérables et parfois même causent des explosions dangereuses.
- , Pour y remédier, les Américains emploient les explosifs : on introduit de la dynamite dans un trou percé dans la paroi du four et on fait exploser. Les charges utilisées sont en général de 600 gr., parfois même de 1 kg,, et malgré que l’explosion se produise très près des parois, 5o ou 60 cm, il n’y a pas de dégât notable à craindre.
- Naturellement il faut procéder avec prudence ; les trous que l’on fait dans la maçonnerie doivent être assez grands et l’explosif disposé à l’intérieur d’un double tube de façon à l’isoler contre Faction immédiate de la chaleur. .
- Pour conserver les pommes de terre. —
- A la séance du 8 novembre de VAcadémie
- d'Agriculture, M. Léon Bussàrd a donné les renseigne-, ments pratiques suivants sur la conservation des pommes de_ terre.
- Avantl’emmagasinage, trier soigneusement les pommes de terre; mettre à part, pour la consommation immédiate, les tubercules blessés ou coupés à l’arrachage, entamés par les insectes ou les rongeurs, et tous ceux présentant une mutilation quelconque (trace de pourriture, taches livides ou brunâtres révélant lemildiou, etc.). N’emmagasiner les tubercules que lorsqu’ils sont bien ressuyés.
- Les rentrer dans un local sec, aéré et obscur (cave ou cellier) à l’abri des gelées, mais à température assez basse, pour en retarder la germination (entre 5° et io°). La lumière provoquerait le verdissement qui les rendrait inutilisables : les greniers remplissent rarement les conditions requises.
- Ne pas laisser les-pommes de terre en sacs, ni en caisse sur le sol même; les placer sur de la paille bien sèche, ou mieux, encore, sur une claie, sur un lit de fagots ou sur quelques planches reposant sur des solives et formant plancher légèrement surélevé; on assure ainsi le passage de l’air sous la masse. Donner aux tas aussi peu d’épaisseur que possible; le tubercule doit respirer; il fermente si l’air lui fait défaut. Les saupoudrages à la chaux éteinte, à la fleur de soufre ne peuvent pas nuire, mais leur efficacité réelle reste à démontrer.
- Visiter souvent les tas, en déplaçant les tubercules; éliminer aussitôt tous ceux qui paraissent en voie d’altération; les débarrasser de leurs germes dès le début de leur développement, répéter fréquemment l’opéra-tiôn. Pour éviter toute -germination des pommes de terre, il suffit de les tremper dans une dilution, à 1/2 pour 100, d’acide sulfurique dans l’eau, procédé d’égermage dû à M. Schribaux [Journal officiel, 18 novembre 1916).
- Le séchage des pommes de terre en Allemagne.
- — L’industrie du séchage des pommes de terre prend en Allemagne un développement très rapide, activé encore par la guerre actuelle. Le Bulletin de l'Institut international d’Agriculture nous fournit à ce sujet des renseignements, précis. A ses débuts; en 1903, cette industrie comportait seulement 3 sécheries : en 1906, on en comptait 3g, 199 en 1909, 4o3 en 1912,- 488 en 1914 ; au Ier juillet 1916, il en existait 841 • Les pommes de terre séchéés et broyées ont l’avantage de se conserver indéfiniment et d’être utilisables sans déchets. Les tubercules lavés sont séchés et hachés soit dans' des appareils à rouleaux, soit dans des appareils à tambours; ces derniers peuvent débiter jusqu’à 5o quintaux de .pommes de terre à l’heure. Le produit final est soit une farine, une fécule ou un gruau de flocons quand il est destiné à l’alimentation humaine, soit des flocons et des cossettes quand il est préparé pour le bétail.
- Actuellement, la « Spirilus Zéntrale » de Berlin est chargée de hâter l’installation de nouvelles sécheries, tandis que la « Trocken-Kartofîel-Verwerstungs-Gèsell-schaft » (société pour l’utilisation des pommes de terre séchées) ramasse et répartit les produits. Malgré leurs efforts, la production est inférieure aux besoins. Les usines manquent de matériel et de main-d’œuvre et la production totaleMe l’empire ne suffit pas à la consommation. Il faudrait, en effet, une ration journalière de 2 kg par cheval, soit 26 millions de quintaux; 1 kg par bovin, porc, mouton, chèvre, soit 219 millions de quintaux, le tout correspondant à 876 millions de quintaux de pommes de terre fraîches, puisque 4 quintaux de pommes de terre dçnnent 1 quintal ,de produit sec. Et il faudrait y ajouter la consommation humaine!
- La guerre finie, l’industrie du séchage continuera
- certainement de se dé-velopper, car elle pré-sente le gros avantage de fournir un produit sec, de conservation indéfinie, facilement transportable' et qui économise les trois quarts des frais de manutention et de transport.
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- N° 2256
- 23 Décembre 1916
- SOMMAIRE :
- Restauration des forêts dévastées par des faits de guerre : A. Jolyet. — La guerre et le darwinisme : René Merle. — Les assurances préventives contre l’incendie aux États-Unis : Victor Cambon. Fabrication des tuyaux de fonte par la force centrifuge : H. Volta.
- Avant-train très simple pour machines agricoles : A. Breton. — Académie des Sciences.
- Cordonniers, sabotiers et bottiers militaires : Jacques Boyer.
- SUPPLÉMENT. — Informations 5 Libération des cicatrices. — Conservation des œufs, etc.
- MASSON ET Cie, Éditeurs, 120, Boulevard St-Germain, Paris
- LE NUMÉRO 50 CENTIME®
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l'École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- Avis de l’administration. — L’échéance du 3i décembre étant l’une des plus chargées de l’année, nous prions instamment MM. les abonnés, dont l’abonnement se termine avec le numéro du 3o décembre (n° 2257), de nous faire parvenir, soit par leur libraire, soit directement, le montant de leur renouvellement. Une quittance sera présentée à partir du 2.5 décembre aux abonnés qui, préférant ce mode de recouvrement, n’auront pas, avant cette date, renouvelé ou donné ordre contraire.
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- INFORMATIONS
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- La libération des cicatrices. — A la suite des plaies se compliquant de suppuration on voit se constituer fréquemment une cicatrice adhérente, qui constitue donc un de leur mode de guérison. .
- Ges cicatrices ne sont pas seulement gênantes au poiiit de vue esthétique, elles déterminent, au point de vue du fonctionnement, des modifications importantes, qui se traduisent par des troubles de la motilité soit d’origine musculaire et mécanique, soif d’origine nerveuse et paralytique, enfin les vaisseaux sanguins ne sont pas eux-mêmes à l’abri, et des troubles circulatoires s’observent, ayant pour cause une gangue fibreuse qui enserre le vaisseau dans la cicatrice. Les moyens thérapeutiques employés jusqu’ici relevaient principalement de l’intervention chirurgicale et consistaient en une ablation du tissu cicatriciel libérant les organes englobés ou comprimés. Nombre de chercheurs s’étaient cepèndant efforcés d’obtenir par des moyens médicaux la disparition du tissu cicatriciel sans opération; on avait notamment cherché à établir des substances dissolvantes du tissu fibreux, mais les essais tentés dans cette voie n’avaient en général abouti qu’à des résultats médiocres. Les Drs Bourguignon et Chiray viennent de présenter à la Société médicale des hôpitaux de Paris un procédé qui consiste en une ionisation d’iodure de potassium, l’ion iode agissant sur la cicatrice.
- Les auteurs sont arrivés à un résultat appréciable, réparation rapide des muscles, et libération des nerfs; et, èn ce qui concerne les vaisseaux, il semble que le procédé leur soit applicable.
- Conservation des oeufs. — Un de nos abonnés, préoccupé de la manière de pouvoir faire parvenir aux prisonniers des œufs frais, tout en évitant qu’ils ne soient brisés dans le transport, nous signale une recette assez intéressante. Celle-ci n’infirme en rien les méthodes récemment exposées ici même par M. Blin pour la conservation des œufs et la nécessité, pour y réussir d’une façon parfaite, d’employer des procédés industriels; mais pour conserver pendant un mois à six semaines toute leur fraîcheur à des œufê préparés aussitôt après la ponte, le procédé de notre abonné n’en est pas moins intéressant.
- Il consiste à préparer une colle de silicate de soude ;
- d’y tremper des bandes d’étoffe que l’on égoutte ensuite et d’enrouler chaque œuf dans ces bandes. On met ensuite l’œuf à sécher sur du papier dans un endroit aéré pendant 12 heures ;»au bout de ce temps, la colle est sèche et la bande forme autour de l’œuf une croûte résistante au choc et qui préserve l’œuf du contact de l’air.
- Pratiquement l’œuf ainsi préparé peut se conserver pendant plus d’un mois ; il ne prend aucun goût et il voyage facilement dans des boîtes de conserve.
- Pour la consommation on trempe l’œuf dans de l’eau tiède pour détacher les bandes ou on taille' P enveloppe au couteau comme on pèle un fruit.
- (Communiqué par.M. Arnoux.)
- La neige dans les Alpes. — Pendant la première semaine de décembre des tombées de neige très abondantes se sont produites dans les Alpes. En France, une effroyable tourmente a sévi en Savoie et en Dauphiné. A Moutiers en Tarentaise, à Grenoble, à Yoirons, à Allevard, à Gap, l’épaisseur de la couche atteint o m. 5o. En Suisse, les chutes ont été si copieuses que les 5, 6 et 7 elles ont interrompu on entravé le trafic sur les lignes ferrées en montagne, au Lôtschberg, au Simplon comme à la Furlca. Une note de la direction du chemin de fer signale sur le tronçon Lalden-Brigue, le plus élevé de la ligne, des chutes de neige «tout à fait extraordinaires », telles que la population ne se souvient pas d’en avoir vu de pareilles. Dans le bas, autour de la gare de Brigue, les masses de neige étaient si considérables que pendant plusieurs heures la circulation des trains a dû être interrompue. Sur le Simplon elle est tombée non moins drue; la route est bloquée et les quarante soldats suisses cantonnés à l’hospice sont demeurés plusieurs jours emmurés, privés de toute communication avec le monde extérieur. Sur le versant italien la chute a été également formidable à Domo d’Ossola, l’épaisseur de la couche recouvrant le sol s’élève à 1 m. 20. Cette tourmente a non seulement arrêté les communications, mais encore causé de très graves dégâts. Sons le poids de la neige, les fils télégraphiques, téléphoniques, ainsi que ceux servant au transport de l’énergie électrique se sont rompus, d|on une interruption complète des communications et de l’éclairage. Milan s’est trouvé ainsi privé de lumière. Charles Rabot.
- OFFICIERS MINISTÉRIELS
- TTRlYITU au Palais’ à Paris, le samedi- 23 V TlLi I EJ , décembre 1916, à 2 heures
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- à IV1AL.AU N A Y, canton de MAROMIVIE (Seine-Inférieure), dénommée « La Ramie ». Cont. 1 h. 32 a 68 c. Kev. net S.625 f. M. à pr. 123.000 f. S’adr. à M" René Mavré, avoué à Paris, SI, rue de Miromcsnil, et à M. Morin, syndic à Paris. ;
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- N® 2257
- 30 Décembre 1916.
- LA NATURE
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- SOMMAIRE :
- Le cacaoyer à la Côte d'ivoire : Henri Jumelle. — Deux nouvelles maladies de guerre : A. G. G. Nos chantiers de constructions navales : Ernest Coustet. — L'usure ondulatoire des rails : H. Volta. Académie des sciences. — La force motrice sans combustible : Norbert Lallié. SUPPLÉMENT. — La part de l’Allemagne dans l’industrie mondiale des matières colorantes, etc.
- MASSON ET. Ci0, Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à Fïndustrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et â l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout Ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Tarit (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
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- INFORMATIONS
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- '£:• La part de l’Allemagne dans l’industrie mondiale des matières colorantes. — Une statistique dressée par le département du Commerce des États-Unis met en évidence l’énorme production de l’Allemagne en matières colorantes extraites de la houille. D’après ce document, la fabrication mondiale de ces produits atteint unë valeur de 460,7 millions se répar-tissànt ainsi :
- Allemagne . . . Millions de francs, 341,5 Autriche . . . Millions de francs. 7,5
- Suisse 32,2 Russie .... 5
- Grande-Bretagne. 3o Belgique . . . 2,5-
- France 25 Pays-Bals. . . 1
- Etats-Unis d’Amérique . .. . i5 Autres pays I
- L’Allemagne fabrique donc environ les trois quarts de la production mondiale, et chaque année elle expédie à l’étranger pour 242 millions de matières colorantes. Les deux seuls autres pays exportateurs de ces produits sont la Suisse et la Grande-Bretagne, mais combien infimes sont leurs ventes; le premier en envoie seulement pour 27 millions elle second pour 4,9 millions.
- Dans l’exportation allemande, les couleurs d’aniline entrent pour 15g. 1 millions de francs, l’alizarine pour 10,9 millions, l’anthracène pour 12,1 et l’indigo pour 54,8.
- Au point de vue de la distribution géographique, ces exportations se répartissent ainsi : 21,55 pour 100 des couleurs d’aniline vont aux ntats-Unis, 17,14 en Grande-Bretagne et 13,17 en Chine ; 89,8 pour 100 de l’alizarine vendu par l’Allemagne à l’étranger est acheté par les
- Indes britanniques, 24,3 par l’Angleterre et 8,o3 parles États-Unis. Des couleurs d’anthracène exportées, 44-1 pour 100 partent pour les pays de l’Union américaine et 23,7 pour la Grande-Bretagne. La Chine est le plus gros acheteur d’indigo artificiel; 64 pour 100 de l’exportation allemande de ce produit se vend dans ce pays, tandis que les Etats-Unis n’en prennent que 10,38 pour 100 et l’Angleterre seulement 3,54 pour 100.
- La fréquentation des écoles supérieures techniques allemandes pendant le semestre d’hiver 1915-1916. — D’après le Teknisk Ukeblad de Kristiania, 3398 élèves seulement dont 927 femmes et 927 étrangers ont suivi les cours du semestre d’hiver 1915-1916 dans les onze écoles techniques supérieures d’Allemagn,e. A cette époque ces établissements comptaient 8208 élèves mobilisés. Le tableau suivant indique la fréquentation dans les différentes écoles :
- Hanovre. . . 5q2 élèves Darmstadt . . 208 élèves
- Berlin . . . 555 — Carlsruhe. . . 192 —
- Dresde . . . . 513 - Brunswick . . 151 —
- Munich. . . 432 — Breslau.... 127 —
- Danzig .... 288 — Aix-la-Chapelle. 228 — Stuttgard . . . 112 —
- A Hanovre, les femmes forment plus de la moitié de la population scolaire : 370 sur 592 inscrits, et, à Dresde, près de la moitié : 236 sur 513. En revanche à Stuttgard on ne trouve que 3 femmes pour 109 étudiants et à Breslau une seule pour 112. C’est l’école de Munich qui réunit le plus d’élèves étrangers, 271, plus de la moitié de l’effectif total. Viennent ensuite Berlin avec 179, Dresde avec 162 et Aix-la-Chapelle avec 96.
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- N* 2258
- 6 Janvier 1917
- SOMMAIRE :
- Le prix des tissus et vêtements pendant la guerre : Alfred Reliouard.
- L’industrie de 1 acier en France. — L'utilisation des fumiers : A. Breton.
- , Nouveau système de transmission par joint à billes : H. Volta.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Les aciers pour étalons de longueur. — L’alcool de sarments, lies problématiques du Pacifique. — Rubans de Bruges — Industrialisation du cacao de la Nigeria, etc.
- MASSON ET Cic, Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tjssandier
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- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois — Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger l 26 fr.
- Tout ce qui concerne a La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : iso, Boulevard Saint-Germain, Pari* (Ylej
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
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- Les aciers pour étalons de longueur. — Les étalons à traits se sont substitués, à partir du milieu du xixc siècle, aux étalons à bouts, comme étalons scientifiques; en revanche, les étalons à bouts se sont conservés comme étalons industriels.
- En 1895, la Section technique de l’artillerie de l’Année française ayant entrepris l’établissement d’un grand nombre de séries d’étalons à bouts, dont l’ajustage précis pouvait être aisément contrôlé à l’aide cï’un comparateur automatique (comparateur Hartmann), la coopération du Bureau international fut demandée pour l’établissement des séries types.
- Les étalons sont constitués, pour les longueurs jusqu’à 20 mm, par des diamètres de cylindres d’acier, trempés à cœur; à partir de 20 mm, par des broches de V-i mm de diamètre, terminées par des calottes sphériques, et trempées seulement sur une très faible longueur au voisinage des extrémités.
- Il y a quelques années, on vit surgir les étalons construits avec une très grande précision par M. Johansson, à Eskilstuna. Ces étalons sont constitués par des parallélépipèdes dont la longueur est prise entre deux faces planes et parallèles. Un procédé spécial d’application des étalons l’un contre l’autre permet de constituer des longueurs composites sans erreur appréciable.
- Les étalons Johansson sont trempés dans toute leur longueur. L’importance qu’ils ont prise dans l’industrie rendait nécessaire l’étude métrologique des aciers trempants, recuits ou trempés.
- M. Ch.-Ed.' Guillaume à d’abord étudié les aciers de Suède à i,3 pour 100 de carbone qu’emploie M. Johansson. Une barre de 1 m, trempée, a été soumise à des étuvages à. diverses températures, et étudiée au point de vue de ses variations de longueur. Bien qu’elle eût été stabilisée par le fabricant, elle a encore éprouvé, en 3ooo heures d’étuvage à ioo°, une contraction d’environ
- IG l'An cours de ces éludes, on reconnut l’extrême complexité du phénomène des variations de dimensions des aciers trempés, mais sans pouvoir encore en établir les lois ou même la nature exacte.
- Les études. furent poursuivies sur les barres d’acier Hollzer, identiques à celles employées par la Section technique de l’artillerie pour la confection de ses étalons à bouts. Leur mesure fut entreprise aussitôt après trempe, sans aucune stabilisation préalable.
- Un premier fait a été constaté. Des barres primitivement droites se courbent par le fait d’un étuvage à ioo°, indiquant ainsi des contractions inégales. Or, ces contractions, mesurées par la variation de distance de paires de traits pratiquées sur les deux faces, se sont toujours montrées proportionnelles entre elles ; en
- d’autres termes, la loi de la contraction est la même; le paramètre numérique diffère seul.
- Ce phénomène montre, d’une part, la difficulté d’obtenir une trempe homogène; de l’autre, la constance du phénomène.
- La question la plus importante qui se pose à propos de l’emploi des aciers utilisés à l’état trempé à la confection des étalons est celle de la possibilité de leur stabilisation.
- On peut dire, à titre d’approximation empirique, que entre o° et ioo°, l’amplitude de la variation passagère, tout à fait analogue à celle des verres ou à celle des aciers au nickel découverte autrefois par M. Guillaume, est proportionnelle au carré de la température. Lorsque l’étuvage est avancé, la variation totale entre o° et ioo° est d’environ 5 g. Aux températures ordinaires, cette variation ne fait donc intervenir qu’une petite fraction de micron par mètre. Pour les aciers trempés très peu étuvés, la variation passagère est beaucoup plus considérable. Mais, à cet état, les aciers sont sans intérêt métrologique.
- En résumé, en ce qui concerne les aciers au carbone trempés, les xatriations de tous ordres sont, avant étuvage, notables et rapides; mais on peut les atténuer de telle sorte qu’elles cessent d’être une gêne pour l’usage industriel des étalons à bouts.
- L’alcool de sarments. — L’idée est venue, pour satisfaire à la grande consommation d’alcool que nécessitent les besoins de la guerre, de faire des recherches pour disposer de nouvelles sources d’alcool. A cet égard, la distillation des sarments de vigne offre un certain intérêt. D’après les analyses de M. Yariot, les sarments résultant de la taille des vignes contiennent en moyenne 5a pour 100 de matières distillables pour la préparation de l’alcool industriel.
- Le mode opératoire est le suivant : les sarments sont broyés finement, puis traités dans un bain d’acide sulfurique dilué, ce qui donne de la matière amylacée : d’abord de la dextrine, puis du glucose. On décante, on presse les résidus; le liquide glucosique qui en résulte est neutralisé par la chaux et ensemencé de levure pour en obtenir la fermentation alcoolique. Le résidu non solubilisé est la cellulose qui se transforme en amyloïde quand,.après broyage, on la fait macérer dans l’acide sulfurique concentré et froid. L’amyloïde se saccharifie par l’ébullition; on l’additionne d’eau avant le chauffage et on a alors une autre solution glucosique, qui donne un supplément d’alcool. On estime que 1000 kg de sarments peuvent fournir i.jo litres d’alcool à go°, et que les serments récoltés sur un hectare seraient aptes à en produire près de 1000 litres. Or, les vignobles fran-
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- INFORMATIONS
- çais, en pleine production, occupant une superficie de plus d un million et demi d’hectares, et pouvant fournir environ 3ooo kg de sarments par hectare, il est possible de se rendre compte de l’importante source d’alcool ainsi offerte aux alambics de la guerre.,
- Iles problématiques du Pacifique. — A l’époque des grands voyages du début du xixe siècle, dans l’hémisphère méridional de l’Océan Pacifique, plusieurs îles nouvelles furent signalées, dont l’existence n’a pu être retrouvée depuis; Récemment, le Carnegie, navire de 1 Institution Carnegie de Washington, spécialement installé pour l’étude du magnétisme terrestre [La Nature, n° 1870) vient de rechercher deux de ces îles, au cours d’un voyage de la Nouvelle-Zélande à la Géorgie du Sud. La première, l’ile Dougherby, avait été aperçue en 1841 par un navire baleinier, par 59° 20' latitude S. et 120010' longitude O.; une terre avait été signalée à peu près au même point en 1859 par un autre navire, la Louise ; le Carnegie a passé à moins de 3 milles de cette terre sans l’apercevoir. L’autre île douteuse est plus exactement un archipel : les îles Nimrod, découvertes en 1828 à 58° 5 latitude S. et i58°5 longitude O. par le navire du même nom ; elles ne furent pas retrouvées en 1831 par le capitaine Biscoe, ni tout dernièrement par le Carnegie qui, il est vrai, passa, à cause d’une saute de vent, à 4° milles de leur emplacement supposé. Ces erreurs probables seraient dues, d’après la récente publication de l’Institut Carnegie sur ce voyage, soit à la rencontre d’énormes icebergs, soit à des mirages, les deux phénomènes s’étant rencontrés plusieurs fois au cours de la croisière.
- Rubans de Bruges. — Les rubans de Bruges ne sont autres que des lacets ou des cordons de coton dont la combustion lente dégage les parfums dont ils sont imprégnés. Ils ne diffèrent des papiers d’Arménie que par la nature du support combustible : ruban au lieu de papier. Peu connus actuellement en France, ils sont plus répandus en Angleterre. Notre collaborateur M. A. Cbaplet vient d’en faire connaître quelques formules dans La Parfumerie Moderne.
- Formule Piesse. — Le ruban de coton non apprêté ou désapprêté par 'lessivage est plongé dans une solution de nitrate de potasse à 5o pour 100. Après séchage, on le trempe dans le mélange des deux mixtures ci-dessous A et B, préparées depuis un mois au moins :
- (Teinture d’iris. 25ogr. ( Alcool à 900 . . u5o gr. ALBenjoin. ... 100— B<Musc................... 12 —
- (Myrrhe’. ... 20-— (Essence de roses. 2 —
- Egoutter. Laisser sécher. Pour l'emploi, allumer un bout; la combustion se propage lentement en vaporisant les odeurs.
- Formule Lunel. — Plonger le ruban salpêtré et séché
- dans la macération suivante :
- Alcool a 90°.............5oo gr.
- Musc.................... 12 —
- Benjoin..................ioo —
- Myrrhe ........... 12 —
- Iris de Florence.........2S0 —
- à laquelle on ajoute 4 gr. d’essence de roses et 12 gr. d’essence de verveine.
- Formule Pradal. — Le ruban salpêtré et séché est
- plongé dans la macération suivante vieille d’un mois :
- Alcool à 85°. ............5oo gr. j
- Iris de Florence ...... a5o — !
- Benjoin. ......... 100 —
- Myrrhe .......... ia •—
- Musc..................... 12 —
- Essence de roses ...... 4 —
- Formule Askinson. —'Le ruban est apprêté dans l’alun à ro ppur 100, puis séché. On le trempe dans le mélange suivant :
- Benjoin....................20 gr.
- Baume de Tolu . ...........20 —
- Extrait de fève Tonka .... 20 —
- Entrait de Yétyver ..... 20 —
- Alcool ........... 5o —
- On n’allume pas ce ruban, mais on le place sur une plaque chaude.
- Formule Héraud. — Le ruban est plongé dans une solution chaude de salpêtre à 6 pour 1-00 dans l’eau de roses. Après séchage on le parfume avec une mixture composée de :
- Teinture d’iris . . 3oo gr. \
- Benjoin..........100 — ( macérés depuis un mois
- Myrrhe........... 20 — S
- Alcool à 8o°. . . . 3oo gr. 4
- Musc . i5 —- ( mélangés au moment de
- Essence de roses . 2 — ) ^ empl°i-
- Le Waterman pare-balle. — Le stylographe Water-man est universellement connu et ses qualités ne sont plus à énumérer.
- Il en est une cependant que l’on pouvait ignorer et qui mérite d’être signalée.
- La maison Kirby Beard nous communique la photographie ci-contre qui représente un waterman sur lequel est venu s’aplatir une balle de shrapnell.
- Le porte-plume a été brisé, mais son heureux possesseur n’a pas été blessé et en a été quitte pour la peur.
- Voici un emploi nouveau du waterman et, si imprévu qu’il puisse paraître, il était tout au moins curieux de le signaler.
- Industrialisation du cacao de la Nigeria.
- — lu’Impérial ïnstitule de Londres a fait récemment des essais d’utilisation de cacao préparé de différentes façons dans les provinces méridionales de la Nigéria. LaMessiccation des fèves de cacao fermentées a été réalisée, sur une partie, au moyen de la chaleur solaire, et sur l’autre, au moyen d’un dessiccateur rotatif. Le spécimen détaché mécaniquement comprenait des fèves de petite ou de moyenne grosseur, à odeur agréable, à cosse cassante, mais, le plus souvent, ne se brisant pas. Un autre spécimen présentait des fèves plus gonflées et ayant plus de facilité à se rompre. Après élimination des cosses, les fèves de cacao donnèrent à l’analyse les résultats suivants, dénotant une composition très satisfaisante :
- Moisissure.................
- Cendres....................
- Graisses.....................
- Alcaloïdes totaux..........
- Une remarque particulièrement intéressante réside dans cette constatation que le pourcentage en alcaloïdes totaux apparaît un peu au-dessus de la normale. Précédemment-, l'Impérial Institute avait relevé dans des cacaos fermentés de la Nigéria, x ,58 à 1,80 pour 100 d’alcaloïde et dans des cacaos non fermentés 1,87 à 1,92 pour 100.
- Des industriels chocolatiers, appelés à se prononcer sur la valeur de ces cacaos, ont émis dès avis favorables à l’utilisation de ces qualités, avec cette observation que les fèves de cacao desséchées au soleil se montrent quelque peu supérieures en qualité. H. B.
- Dessiecatiou au soleil. artilicielle.
- 5,2 pour 100 2,7 —
- 51,2 —
- 0,92 —
- 5,2 pour 100 2,8 . -50,5 —
- 5,2 - .
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité général de photographie en noir et en couleur, par Ernest Coustet, i vol., Delagrave, éditeur, Paris.
- La bibliographie photographique comprend actuellement plusieurs centaines de volumes, mais beaucoup de ces ouvrages se répètent sans se compléter. M. E. Coustet a cherché à condenser, avec la clarté d’exposition que les lecteurs de La Nature ont pu apprécier dans ses articles, les renseignements indispensables, les notions fondamentales d’un art dans lequel sa longue pratique fait autorité. Parmi les plus intéressants chapitres, signalons ceux relatifs aux applications si variées de la photographie : stéréo-scopie, photographie documentaire, cinématographie, microphotographie, radiographie, photographie astronomique, etc.
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- N° 2259
- 13 Janvier 1917.
- LA NATURE
- D
- SOMMAIRE
- Ports francs et zones franches : Auguste Pawlowski. — Le Tchernozème, grenier à blé de la Russie : E.-A. Martel. — Avantages des transporteurs aériens : M. Zack. — Comment dépister les exagérateurs et les persévérateurs de surdité : Dr Robert Foy. — Les sous-vêtements en papier
- pour soldats : Alfred Renouard
- SUPPLÉMENT. — Informations : Le fixe-jumelle Marmorel, — Amortissement des oscillations du mercure.
- Mesure de l'humidité des appartements.
- MASSON ET Ciü, Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut, Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École
- des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d'Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois — Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger I 26 fr.
- Tout C0 qui concerne « La Nature n doit être adressé aux bureaux du journal : 12,0, Boulevard Saint-Germain, 'Parie (YJe)
- La reproduction dès illustrations de « La Nature » .est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- INFORMATIONS
- Le fixe-jumelle Marmorel. — On sait combien il est difficile de regarder pendant longtemps dans une jumelle à prismes à fort grossissement. Les mouvements
- nerveux inconscients qui donnent à la jumelle un déplacement insignifiant, se traduisent pourtant par une déviation considérable de la direction de visée elle mouvement instinctif de l’observateur est de s’accouder de façon à assurer la fixité de sa jumelle. Cet inconvénient est particulièrement sensible lorsque l’on observe un avion qui semble alors zigzaguer désagréablement daus le champ de la lunette.
- Les établissements Marmorel [162, boulevard de Saint-Cloud, à Garches, Seine-et-Oise) ont imaginé unj* fixe-jumelle dont l’ensemble assure l’assujettissement d’une lunette, même lourde, devant les yeux, sans nécessiter l’usage des mains. Le montage élastique amortit les chocs et les trépidations et l’œil, plus isolé, mieux reposé, peut observer avec facilité. La figure montre clairement le système de suspension réalisé et le mode d’attacher après la tête de l’observateur.
- Amortissement des oscillations du mercure. —
- On sait comme les vibrations et les oscillations de la surface du mercure sont gênantes dans les instruments avec lesquels on doit faire des mesures précises. M. Still-man vient d’indiquer, dans les Scientific Papers of the U. S. Bureau of Standards, un procédé destiné à amortir ces oscillations. Il consiste en un champ magnétique puissant dont les lignes de force sont perpendiculaires à la colonne de mercure observée. Dans ce cas, les déplacements du mercure tendent à produire des courants qui. s’opposent et annulent ces mouvements. L’effet est plus marqué dans les récipients métalliques que dans les .tubes de verre, par suite de la moindre résistance de l’enveloppe aux courants induits. Ce dispositif faciliterait les mesures des colonnes de mercure dans les cas où le support n’est pas stable, par exemple, dans les opérations faites sur mer.
- Mesure de l’humidité des appartements. — Sauf dans les maisons neuves, où pendant plusieurs mois, les habitants « essuient les plâtres », une habitation doit être sèche. C’est là une condition essentielle de salubrité aussi bien que de bonne conservation de l'immeuble et des meubles. Pour apprécier le degré d’humidité d’un appartement, la Revue Scientifique indique le procédé suivant qui a le mérite d’être fort simple : « On place dans les pièces sitspectes 1 kg de chaux récemment éteinte, puis on ferme hermétiquement les portes et les fenêtres. On repèse la chaux après 24 heures. L’augmentation de poids ne doit pas dépasser 10 gr., soit 1 pour 100. Si elle dépasse ce chiffre, la pièce doit ' être considérée comme insalubre. »
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- N° 2260
- 20 Janvier 1917
- SOMMAIRE :
- Le commerce des fourrures : Alfred Reiiouard.
- L’enseignement technique et professionnel : Q. Charpy.
- L'industrie des carmins de cochenille et des laques végétales pendant la guerre : Jacques Boyer. A. Chauveau : René Merle. — Trains sanitaires à aménagement instantané : R. M.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Les abeilles et la guerre. — La plus puissante station radio-télégraphique du monde. — Les pépins de raisin. — Application de la décharge électrique dans les gaz, etc.
- MASSON ET Cln, Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de I Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l'École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois — Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La NâtlirB » doit être adressé aux bureaux du journal : iso, Boulevard Saint-Germain, Tarit (YJe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’originô.
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- INFORMATIONS
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- Lès abeilles et la guerre. — La malice allemande a su utiliser de façou inattendue toutes les forces de la nature. La chimie est leur plus grande arme, mais ce qui est moins connu c’est rutilisation pour la guerre de toutes sortes d’animaux.
- On a beaucoup écrit sur le rôle des chiens ; ceux-ci servent de sentinelles, de liaison, de tracteur pour les mitrailleuses, d’espions même.
- Un éléphant de ménagerie est débardeur très utile dans un port important de la mer du Nord.
- En Afrique, les Allemands ont enrégimenté des abeilles, et le combat fut terrible.
- C’était au commencement de la guerre, alors que les Anglais partant de l’Afrique orientale anglaise du côté de Mombase, se dirigeaient vers le prochain port de l’Afrique orientale allemande, Tanga, tête de ligne du tronçon de chemin de fer de Moshi, qui monte dans le massif dix Kilimandjaro.
- Le pays, très accidenté, est couvert d’une épaisse forêt, et traversé par des sentiers étroits. A travers ceux-ci, cachés dans le sable ou les branches, les Allemands avaient placé des cordes et des fils de fer qui commandaient des trappes minuscules.
- Dans les arbres proches des sentiers, ils avaient disposé des essaims d’abeilles enfermés dans des outres avec de la fumée. Les insectes à demi stupéfiés cherchaient en vain à sortir.
- Lorsque les régiments du Loyal-North-Lancashire et des Fxxsiliers de Cachemire arrivèrent, ils foulèrent aux pieds sans s’en rendre compte les cordes préparées à cet effet. Les trappes fermant les outres-rucîxes tombèrent, les abeilles furieuses sortirent en essaims et attaquèrent les régiments anglais. Certains malheureux soldats eurent jusqu’à cent piqûres constatées.
- Aveuglés, criant de douleur sous les dards cruels de ces ennemis nouveaux, les hommés ne purent continuer leur attaque sur Tanga et durent se replier vers la frontière.
- La plus puissante station radio-télégraphique du monae. — Le gouvernement américain installe aux Philippines une station radio-télégraphique qui serait la plus puissante du monde, annonce le Teknisk Ukeblad de Kristiania. Sa puissance d’émission atteindrait environ 5oo kilowatts, et son antenne serait placée au sommet d’un màt atteignant la hauteur de la Tour Eiffel. Les messages qu’elle expédiera pourront franchir le tiers de la circonférence terrestre.
- Les pépins de raisin. — En i84'A la ville de Montpellier fut éclairée pendant plusieurs semaines par du marc de raisins remplaçant la houille pour la fabrication du gaz d’éclairage.
- Est-ce ce souvenir quia donné au. gouvernement Américain l’idée d’utiliser les pépins de raisins de Californie ?
- Quoi qu’il en soit les essais ont été fort satisfaisants.
- Il y a là environ 3Soo tonnes de pépins à utiliser par an par suite de l’égrenage du raisin.
- En lavant ces grains avec des appareils centrifuges, puis, en concentrant la solution dans le vide, on obtient un sirop clair et rappelant le jus dxi raisin. Les 65o tonnes de ce sirop sont d’un placement facile.
- Ensuite on sèche les pépins et on les broie pour en extraire de l’huile soit par pression, soitpar dissolvants. L’huile obtenue est jaune clair, non volatile, et peut servir à plusieurs usages, par exemple, pour la peinture ou la savonnerie ; on en a récupéré 400 tonnes.
- En faisant bouillir dans de l’eau les résidus et en les comparant dans le vide ensuite, on obtient une pâte contenant du tanin, environ 4°° tonnes, convenant fort bien au tannage des cuirs.
- La farine qui reste après toutes ces extractions contient encore assez de protéine pour servir à l’alimentation du bétail. On en récupère environ 2000 tonnes.
- Application de la décharge électrique dans les
- gaz. — Jusqu’à présent l’étude de la décharge électrique à travers les tubes remplis de gaz, raréfiés ou non, était restée dans le domaine du laboratoire et ne semblait pas susceptible d’applications pratiques industrielles.
- Il semble cependant, bien que le chemin à parcourir soit évidemment encore très long, que l’on pourra l’utiliser à d’autres emplois que ceux de l’éclairage. Spanky a observé récemment, en effet, que lorsque la décharge passe au travers d’un milieu formé d’un mélange de deux gaz, il y a au bout de quelque temps séparation des constituants, l’un se concentrant à l’anode et l’autre à la cathode. Si l’on ajoute dans un gaz neutre un corps à l’état gazeux tels que du chlorure d’aluminium, le chlore et l’aluminium sont séparés et peuvent être recueillis aux deux extrémités du tube. La décharge favorise aussi la polymérisation des composés organiques et leur combinaison avec l’azote en particulier, et ce nouveau moyen d’introduire les molécules d’azote dans certains corps, moyen différent 'de celui qui consiste par exemple à opérer dans l’arc électrique, pourra peut-être un jour donner lieu à des applications aussi importantes que celles bien connues de la fixation électrique de l’azote atmosphérique.
- Erosion marine sur la côte du Jutlandj’). — La
- longue flèche sablonneuse de Skagen, qui termine la presqu’île du Jutland, comme un bec d’oiseau recourbé, entreJe Skagerack etle Cattégat, est actuellement fortement attaquée par la mer sur son versant ouest- L’érosion menace la station de signaux phouiques installée entre le village de Gammelskagen et le feu d’Hôien, sur la pointe de Skagen, si bien que cette station a dû être fermée le 6 décembre. L’administration danoise s'occupe activement de chercher un nouvel emplacement moins exposé pour réinstaller la sirène en question.
- I. Aftenposten, Kristiania, n° du 8 décembre 19G1, éditiou du matin.
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- N° 2261
- 27 Janvier 1917
- LA NATURE
- SOMMAIRE :
- L’antisepsie et la chirurgie de guerre : la méthode de Carre!, abortive de l’infection : A.~C. G. L’avenir économique de la Russie boréale : Charles Rabot.
- Les locomotives de construction récente aux Etats-Unis : R. Bonnin. — Académie des Sciences.
- L’âne à la guerre : V. Forbill.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Viandes, légumes et alimentation. — Poudre fumigatoire parfumée, etc.
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- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tjssandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de I Institut,
- Professeur à 1 Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : >20, Boulevard Saint-Germain, Tarit (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- INFORMATIONS
- Viandes, légumes et alimentation. — Le problème de l’alimentation est un de ceux qui, à l’heure actuelle, occupe le pays d une façon toute particulière; le renchérissement de la vie, eu particulier le renchérissement du prix de la viande, a soulevé des craintes qui, je m’empresse de le dire, ne sont pas justifiées. Si, en elfet, le souci de conserver le cheptel Français est une des causes de la pénurie actuelle de viande, on peut facilement ménager celui-ci sans réduire en rien les quantités de substances alimentaires nécessaires aux besoins; pour obtenir ce résultat il n’y a qu’à modifier légèrement la manière de se nourrir. C’est ce qui ressort d’une communication faite à l’Académie de Médecine, le 3 janvier dernier, par le Dr Maurel.
- La viande intervient, en ell'et, dans le bilan nutritif, par l’intermédiaire des substances albuminoïdes ou azotées qui y sont contenues ; mais il serait indifférent au point de vue de ce bilan que les 80 ou 90 gr. de ces substances nécessaires à un adulte de poids moyen, soient fournies par des aliments animaux ou des aliments végétaux. Le bilan nutritif total de la population française comporte un chiffre annuel d’environ 1 milliard de kilogrammes d’albuminoïdes et sur ce total un tiers seulement est d’origine animale, le reste est fourni par les végétaux. Or, la production de notre sol seul (colonies exceptées) se monte en substances azotées végétales à plus de 1 loo millions de kilogrammes qui permettent une ration azotée moyenne atteignant 100 gr. par jour et par adulte. En outre le lait donne au moins 240 millions de kilogrammes d’albuminoïdes par an. On voit donc que les végétaux sont à même de remplacer la viande en ce qui concerne l’établissement du bilan nutritif, mais il va de soi que les légumes contenant, an gramme de matière, moins de substances azotées que
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- la viande, une quantité supérieure de végétaux est nécessaire pour arriver au même résultat. Mais si la quantité est nécessairement supérieure èn ce qui concerne les végétaux, le prix à quantité égale d’albuminoïdes reste cependant peu élevé, en tout cas 3 à 4 fois moins élevé que celui de la viande fraîche et 2 à 3 fois moins que la viande frigorifiée.
- En dernier lieu enfin la viande serait, au point de vue alimentaire, moins saine que les végétaux, C’est une conclusion qui fera plaisir aux végétariens. A.-C. G.
- Poudre fumigatoire parfumée. — Notre collaborateur, M. Gattefossé, rédacteur en chef de La Parfumerie Moderne, préconise la composition suivante comme jxmdre pour fumigations. Elle dégage, en même temps qu’une odeur agréable, des vapeurs de formol d’un pouvoir antiseptique marqué.
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- Les divers produits sont finement pulvérisés et intimement mélangés. Le salpêtre facilite la combustion du bois de cèdre ; les essences se volatilisent et masquent l’odeur du formol produit par le trioxyméthylène.
- Communiqué : Élection de membres de la Société de recherches scientifiques. —Avis est donné par les présentes que la Cinquièmè Election de sociétaires aura lieu le ou aux environs du i5 juillet 1917.
- Il ne sera élu que trois sociétaires.
- Les demandes seront reçues jusqu’au 16 avril 1917 inclusivement.
- Pour obtenir des formules de demandes et tous renseignements, s’adresser par lettre au recteur, Impérial College, South Kensington, Londres S. W.
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- SOMMAIRE :
- LrA GUERRE NAVALE EN 1916 et la bataille du Jutland
- pat E. BERTIN, ancien Directeur du Génie maritime.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Prix de diverses mavchandises. — Statistique des moutons et de la laine. Lait condensé et alimentation. — Effet des alcalis et des acides sur le caoutchouc, etc.
- MASSON ET O'V Éditeurs. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
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- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départem. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : t20, Boulevard Saint-Germain, Tarit (Ylej
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- <
- INFORMATIONS
- OtL
- cssT
- Prix de diverses marchandises. — Le dernier Bulletin de la Statistique générale de la France contient de très nombreuses indications de prix courants, en gros et an détail, de diverses marchandises. Nous en extrayons les données suivantes :
- Prix de gros eu France.
- Bœuf...................
- Veau...................
- Moutou.................
- l'ure................
- Café.
- (lolülL................
- Laine;............ .
- Cuivre.................
- Plomb. ... . .
- Etain .................
- Zinc._ ................
- Huile de lia , . . . • Huile de colza . . •
- Pétrole................
- Caoutchouc.............
- Nitrate de soude . . .
- Leurre.............• •
- Œul's..................
- Pommes de terre' . • .
- Haricots verts.........
- Choux . ...............
- Luzerne . . ...........
- Foin.
- Paille de Lié .. . ..-î • •
- Vin d’Aramon..........
- Vin d’Algérie. . . . •
- Blé............ . : '•
- Farine.............
- Orge . . . •
- Seigle ........
- Soie...................
- Cuir ........
- Caoutchouc.............
- Cacao . . . . • • Acide oléique. .. . . . Acide stéarique . . . . Hougies .......
- Glycérine blonde . . .. Paraffines américaines . Huile d’olive......
- Huile d’arachide. . . . Savon de Marseille. . .
- Savon mou..............
- Maïs...................
- Riz....................
- Morue ..••••• Essence de térébenlhinê. Acide tartrique . • .:. Sulfate de cuivre . . . Sulfate d’ammoniaque . Antimoine..............
- Marchés. Unité. ’uiu 1915. juin 1916,
- La Villetle kiloiiT. .58 2.88
- — .66 5.16
- . "L .86 5.66
- 2, .12 5.50
- Le Havre 1. .08 1.47
- L 1. .51 "2 .7)1
- quintal 252. 50 547.50
- 265 590
- 77 94
- ‘ 480 540
- "255 215
- Paris — 86. ,75" 124.50
- • — 114 152
- Iiecltd. 29 57.50
- Le Havre kilogr. 6. 95 8.50
- Bordeaux quintal . 59. ,50 45
- Paris kilogr. 7). 40 5.88
- - mil 12. 22 17.27
- quintal 16 58
- — ' 60 150 ,
- .• . eettl ir> 16 1
- 520 kg 57. ,5 80
- . 51 82.50
- • • 47 - 68
- herlol. 7)7). 50 74.50
- # — 58 84
- — quintal 52. 45. ,25 50 ' 54 45.75
- . • . 22, :25 55.50
- . 21 ^ ,75 51.85
- Lvoti 55 80
- Le Havre :.<> kg 100 175 ;
- — kilogr. G. 85 8.50
- 50 kg 98 114
- Lyon quiulal 79. .50 155
- — 187. 50 247.50
- 204 272
- y . . 172. 50 182 50
- 98 172
- heetol. 215 252.50
- ' 139 181.75
- quintal 75, ,50 152^ 50
- — 51 82 50
- Bordeaux — 21. ,87 55
- 50 ' 47.75
- — • ‘ 155 225
- 78 120
- . 1 505 1010
- __, 76 150
- 45 56
- — 550 400
- Ajoutons à ce tableau les prix au détail des charbons à Paris au 10 octobre 1915 et au -20 juillet ig 16 :
- 10 octobre 1915. 20 juillet 1916.
- Charbon llamliant . 10 kilogr. 0.85 0.95
- Anthracite anglais . — 1.20 1.55
- Coke — 1 1.20
- Charbon de bois . 1.0 litres. 0.75 0.90
- Ges quelques données suffisent pour se faire une idée de l’augmentation du prix de la vie depuis un an.
- On peut également s’en rendre compte par le calcul des indices du mouvement des prix établis en Grande-Bretagne par divers statisticiens anglais. En cotant 100 le prix moyen des années 1900 à 1910, on obtient depuis 1914 :
- 1er trimestre. 5e
- 1914 . 111.4 109.8 114.5
- 1915 . 154.0 140.7 140.8
- 1916 . 168.5 181.5
- Les nombres correspondants pour la France manquent encore, mais ils seraient certainement au moins aussi élevés et-il faut en conclure que le coût de la vie a augmenté en moyenne de 70 à 80 pour 100 depuis le début des hostilités.
- Pour nous consoler de ces tristes constatations, nous pourrons comparer les indices d’augmentation des prix des denrées alimentaires, à Berlin et à Vienne, établis d’après la Statistische Korrespondenz et les Warèn-preisberichte.
- Berlin. Vieillie.
- 1914 juillet . . . 100 100
- —• octobre. . . 116.4 104.2
- 1915 janvier. . . 131.0 121.4
- — avril .... 156.5 165.6
- — juillet. . . . 169.6 178.6
- — octobre . . . 193.2 217.2
- 191G-janvier. . 188.5 212.9
- — avril.... 219.8 221.5
- — juin .... 217.6 248.9
- Les deux grandes capitales ennemies étaient donc en juillet 19x5 dans la situation où nous fûmes un an plus tard; depuis le début delà guerre, les prix ont augmenté de plus de 100 pour 100 à Berlin, de près de i5o pour 100 à Vienne. —
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- INFORMATIONS
- Statistique des moutons et de la laine. — Le
- Bulletin de l’Institut international d’Agriculture publie lés récentes statistiques dressées par la National Association of Wool Manufacturers des Etats-Unis sur le nombre des moutons et la production de la laine dans le monde.
- Nombre Kilogrammes d’ovins. de laine.
- A mérique du Nord. Amérique du Sud.
- Europe...........
- Asie.............
- Afrique..........
- Océanie..........
- K Etats-Unis . . .
- ? Autres pays . .
- S Argentine . . . Uruguay. . . .
- Brésil.........
- Autres pays . .
- S Russie.........
- Grande-Bretagne Turquie .... Espagne .... Frai ce .... Autriche-Hongrie
- Italie ........
- Autres pays . . i Russie . . ’. . .
- S Inde ..........
- y Turquie ....
- ( Autres pays . .
- ) Transvaal . . .
- ( Autres pays , .
- 1 Australie.
- < Nouvelle-Zélande ( Autres pays . .
- 50.039.281 5.757.069 83.545.931 26.286.296 10.653.HÜ0 7.921.046 46.581.000 27.552.136 21.190 000 16.441. 07 13.4s5.189 12.357.867 11.162.926 36.528.540 34.493.000 31.220.955 27.094.678 513.357 35.710.845 28.698.005 82.011.606 24.465.526 10.000
- 150.986-.559 8 259.874 119.974.555 64.996.272 15.875.650 15.703.286 145.148.800 54.975.108 41.049.895 23.586.68(1 54.019 250 18.869.344 9.752 185 57.012.944 27.215.400 27.215.400 40.825.lt 0 28.642.594
- 94.201.784
- 258.444.242
- 89.478.500
- 45.559
- Total mondial.
- 633.497.658 1.280.616.655
- L Allemagne n’avait avant la guerre qu’un troupeau de 5 45 x 570 ovins produisant annuellement 11 611 904 kg de laine.
- Le Dalgetys Review Annual Wool Number de Sydney donne sur la situation du marché australien, le plus important du monde, quelques statistiques complémentaires intéressantes : en 1915-1916, l'Australasie a produit 1 994 656 balles de laine contenant chacune 44 toisons et pesant 146 kg. Cette récolte est en décroissance marquée sur celle des années précédentes, ce qui tient à une diminution du troupeau mérinos aux dépens des animaux de croisement plus gros et plus prolifiques, par suite des demandes croissantes de viande congelée et de laines communes et à la moindre vente des laines fines. L’Angleterre, les Etats-Unis et le Canada ont acheté la plus grande partie de la production. Si les quantités ont diminué, les prix ont beaucoup augmenté, de 60 pour roo pour les laines fines, déplus de 100 pour 100 pour les laines de qualités inférieures.
- que d’une façon continue l’alimentation du nourrisson au moyen de lait concentré est mauvaise; car, quelle que soit la quantité d’eau ajoutée à la préparation, on ne peut jamais reproduire le lait animal original; une alimentation uniquement composée de cette préparation abou-tirait donc à des mécomptes graves ; mais il en est tout autrement dans les circonstances dites « de fortune », créées soit par l’état de santé du nourrisson, soit par les conditions de saison. Chez un nourrisson malade, dyspeptique, le lait condensé présente des avantages tellement marqués lorsqu’il est écrémé, que l’on peut le considérer alors comme un aliment thérapeutique ; il en est de même au cours de la saison chaude, où les laits sont fréquemment corrompus lorsqu’il est impossible de les faire bouillir très frais. A ces époques le lait concentré, écrémé, additionné de saccharose se conserve stérile par suite des conditions de préparation et de fabrication, et possède un avantage considérable sur le lait ordinaire, dans les villes. En dehors de ces circonstances, le lait condensé ne doit être introduit dans l’alimentation de l’enfance que d’une manière transitoire et uniquement pour combler le déficit causé, soit par l’absence de lait, soit par le manque de lait frais.
- Quel type de lait condensé faut-il préférer ? ici encore deux opinions différentes bien que très conciliables; chez l’adulte sans nul doute, il y a intérêt à employer le lait concentré non écrémé, mais chez le nourrisson — et c’est l’expression de la pensée du professeur Marfan — il faut préférer le lait éci'émé et sucré, moins indigeste» possédant un pouvoir de conservation très supérieur par absence de corps gras en abondance, enfin, point qui n’est pas négligeable, moins coûteux.
- Dans 1 ensemble on peut dire (et ces remarques peuvent s’appliquer à là poudre de lait) que les laits condensés sont toujours meilleurs que les laits dits naturels mais frelatés et corrompus et qu’en particulier en été, ils sont souvent moins sujets à caution. En tout cas on peut conclure qu’il y a intérêt à imposer aux fabricants, en outre d’une surveillance rigoureuse (telle qu’elle se pratique aux Etats-Unis), l’obligation d’une désignation exacte et complète qui ne laisse subsister aucun doute dans l’esprit du public. 11 y a par exemple intérêt à exiger des fabricants la mention sur l'étiquette, d’une des deux formules suivantes : « Lait concentré écrémé et sucré » ou « Lait condensé non écrémé. »
- A.-C. G.
- Effet des alcalis et des acides sur le caoutchouc.
- Lait condensé et alimentation. — La pénurie du lait de vache et les difficultés de transport, font que le lait condensé a pris depuis la guerre une place de plus en plus large dans l’alimentation, notamment en France où à la production des usines françaises et suisses est venue s ajouter celle due à l’importation des Etats-Unis, d Angleterre et du Canada. Le lait condensé présente des avantages évidents de commodité ; toujours sous la main lorsque 1 on en a besoin, il est à même, au moment opportun, de combler dans un menu le lait naturel que le crémier n’a pas apporté en temps voulu. Mais, n’a-t-il pas, au point de vue hygiénique, des inconvénients? c’est ce qu’il est important de préciser. La question a été étudiée à l’Académie de médecine par le professeur Marfan dans son rapport annuel sur l’Hygiène de l’enfance et à l’occasion d’un travail de MM. Loir et Lqgagneux (du Havre). Les opinions de ces auteurs méritent d'être connues et, bien qu’en parties opposées, elles semblent essentiellement conciliables, dans une large mesure, si l’on distingue les individus jeunes et les adultes. Tandis qu’en ce qui concerne l’adulte, l’opinion de MM. Loir et Lega-gneux, est particulièrement fondée, c’est-à-dire que le lait condensé n’a, en grande partie, que des avantage^. En ce qui se rapporte à la première enfance et au nourrisson, l’opinion autorisée du professeur Marfan semble devoir être l’expression de la vérité. Le professeur Marfan estime, en effet,
- — M. B. J. Eaton vient d’étudier cette question dans YAgricultural Bulletin of the Federated Malay States, et le Bulletin de l Institut international d'Agriculture nous en fait connaître les intéressantes conclusions. Les alcalis, soude et potasse, accélèrent notablement la vulcanisation, qu’il s’agisse de caoutchouc à vulcanisation lente ou rapide; cet effet semble dû à une action chimique sur un des constituants du caoutchouc. L’acide sulfurique, les autres acides minéraux, l’alun de potasse retardent au contraire la vulcanisation ; leur action est plus marquée quand ils dépassent la quantité minima nécessaire pour la coagulation. On pourrait, dans la pratique, remplacer économiquement l’acide acétique par l’acide sulfurique pour coaguler le latex à la condition de l’employer à dose juste suffisante. L’usage des alcalis pendant la préparation du caoutchouc brut est à rejeter, car ils exercent une action nuisible sur la fabrication définitive et diminuent la valeur du produit.
- Communiqué : Élection de membres de la Société de recherches scientifiques. —Avis est donné par les présentes que la Cinquième Election de sociétaires aura
- lieu le ou aux environs du i5 juillet 19x7.
- Il ne sera élu que trois sociétaires.
- Les demandes seront î-eçues jusqu’au 16 avril 1917 iuclusivement.
- Pour obtenir des formules de demandes et tous i’enseignements, s’adresser par lettre au recteur, Impérial College, South Kensington, Londres S. W.
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- N° 2263
- 10 Février 1917
- LA NATURE
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- L'hmtostm:
- --------------------------;---------------—-------^
- La Guerre Navale
- en Iÿl6
- SOMMAIRE :
- LA GUERRE NAVALE EN 1916 Questions diplomatiques et guerre sous-marine
- SECONDE PARTIE
- par E. BERTIN, ancien Directeur du Génie maritime.
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- MASSON ET C‘% Éditeur*.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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-
-
- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tjssandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l'Ecole des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : izo, Boulevard Saint-Germain, Pari* (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- IgD
- INFORMATIONS
- Q0L
- 05^
- Pour éviter les surdités par obusite. — De irès nombreux moyens ont été préconisés pour éviter dans une large mesure les accidents auriculaires consécutifs aux ébranlements causés par les explosions. C’est ainsi que l’on a successivement recommandé de se boucher les oreilles, d’y introduire un tampon glycériné, de déglutir rapidement sa salive, enfin d’ouvrir la bouche;
- ces moyens ont chacun leur inconvénient, les uns diminuant notablement l’acuité auditive, les autres ne pouvant jouer que dans des détonationsprévues. L’accroissement considéhable de fréquence des explosions par suite de l’emploi de plus en plus large des prr -jectiles à explosifs, a fait croî're dans une large proportion les _ ur-dités passagères ou durables. De nombreux chercheurs se sont efforcés de guérir ce§ accidents et y réussissent dans une très large proportion (90 pour 100). Mieux vaut cependant les prévenir; c’est ce à quoi vise le Protecteur du Dv Bardier. Cet appareil consiste : i° en un double système composé de chaque côté par un tampon de coton peu tassé, imbibé de glycérine phéniquée qui sera placé dans le conduit auditif externe; 20 une oreillère rembouz’rée d’ouate formant un véritable matelas'protecteur de l’oreille et des régions voisines. Très simple et d’une mise en place très facile, cet appareil est, dans l’intervalle du combat, renfermé, dans une petite sacoche qui trouve place à côté du masque et dans son nouvel étui métallique. Au mo-
- ment de l’emploi son port se combine parfaitement avec celui du casque et du masque contre les gaz. Enfin, point capital, il ne réduit que de très peu l’acuité auditive, la laissant parfaitement compatible avec le service, mais inversement il réduit à presque rien les accidents de l’ouïe consécutifs aux ébranlements des explosions.
- Attention au chauffage des autos. — Le D1 Tanon a, le 18 novembre dernier, appelé l’attention de ses collègues de la réunion médicale de la Y0 Armée, sur les dangers que peuvent présenter les procédés de chauffage des voitures par le tuyau d’échappement du moteur. Ce procédé avait été appliqué au chauffage des automobiles sanitaires destinées au transport des blessés, et a déterminé, dans certains cas de mauvais fonctionnement ou de non-fermeture hermétique du joint des tubes, des cas d’intoxication de cause indéterminée ; dont le pharmacien-major Ebren s’est efforcé de trouver l’origine. La quantité d’oxyde de carbone contenue dans les gaz d’échappement du moteur étant minime, faut-il alors penser à l’intoxication par des produits de combustion incomplète des hydrocarbures qui agiraient à la fois sur l’appareil respiratoire et le bulbe ? C’est ce que l’on est en droit de se demander bien que les expériences poursuivies par M. Ebren ne soient rien moins que concluantes. Des accidents analogues ont été observés dès le temps de: paix avec des voitures de tourisme, certains mêmes ont été mortels, ce qui impose une surveillance attentive de ce système de chauffage, particulièrement quand le moteur fonctionne mal. En tout cas, il est indiqué de réparer immédiatement tout appareil fonctionnant d’une façon défectueuse.
- A.-C. G.
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- N° 2264
- 17 Février 1917.
- SOMMAIRE :
- Une future transversale entre la Grande-Bretagne et la Russie : Charles Rabot.
- Les moyens individuels de protection du soldat : A. G.
- Mains artificielles d'autrefois : Léopold Reverchon.
- La crise du charbon... il y a un siècle : Nicolas Flamel.
- Nouvelle préparation du catgut pour les opérations chirurgicales : Jacques Boyer. Académie des Sciences. — Papier photographique pelliculaire : Ernest Coustet. SUPPLÉMENT. — Informations : Les méfaits des rats, une nouvelle affection : le Sodoku, etc.
- MASSON ET C‘% Éditeur*. LE NUMÉRO SO CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandjer
- DI RECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l'Ecole des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- INFORMATIONS
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- Les méfaits des rats, une nouvelle affection :
- le Sodoku. — Le rat u’est pas seulement un rongeur désagréable par les dégâts qu’il commet, il est aussi dangereux au point de vue de l’hygiène générale. Ou connaît, en effet, le rôle joué par cet animal dans la transmission de certaines maladies contagieuses, notamment dans les affections exotiques et la peste en particulier.
- Dans cette affection, l’intervention du rongeur a, de longue date, frappé l’observation populaire et dans les vallées du Yunnan et de l’Himalaya où la peste est endémique, les indigènes savent qu’ils peuvent se mettre à l’abri de l’infection s’ils quittent leurs habitations dès que commence à sévir l’épizootie. L’histoire de la propagation de l’épidémie de Bombay est non moins démonstrative; l’apparition delà peste dans chacun des quartiers avait en effet été précédée de l’apparition de rats qui mouraient en grand nombre. L’exemple d’Alexandrie en 1S99, rapporté par Rist. confirme également cette notion, qui a d’ailleurs été démontrée scientifiquement par JVeir, Grayfoot, Simomd, Hankin, en établissant que la cause de l’épizootie des rats est le bacille pesteux.
- Cependant, chaque jour, les dangers que le rat fait courir à l’hygiène, augmentent même dans nos régions, et il est intéressant, de rappeler, à l’occasion d’une observation publiée par MM. Costa et Troisier, une affection jusqu’ici à peu près inconnue chez nous, le Sodoku ou val bite fever, causée par la morsure d’un de ces rongeurs de l’espèce commune. Décrite par les auteurs japonais, Miyaké en particulier (1899), son agent causal a été isolé plus récemment par Foutaki et Takalci et reconnu pour être un spirochète intermédiaire comme taille entre le pallida et le recurrentis. L’affection se transmet du rat à Vhomme par.le mécanisme de la morsure qui inocule le parasite. Après une incubation de 10 à 27 jours, l’infection revêt l’aspect des maladies fébriles: frisson, fièvre, mal de tête, sueurs et saignement de nez, mais il s’y ajoute une éruption atypique ressemblant à celle de la rougeole; enlin apparaissent des douleurs dans toute la région qui a été mordue et qui accompagnent des phénomènes de lymphangite et d’inflammation ganglionnaire ; la rate est augmentée de volume. La maladie évolue par poussées fébriles espacées de 3 à 5 jours et dure de 1 à 2 mois, elle laisse après elle une faiblesse générale particulièrement intense.
- Le cas relaté plus haut est, jusqu’à présent, unique ; souhaitons qu’il le reste et que l’active chasse faite actuellement aux incommodes rongeurs les mette hors d’état de nuire. Nul doute cependant que, dans cette lutte, la part individuelle de chaqùé habitant a un rôle au moins aussi important que les paesures collectives. A.-C, G.
- Le bouton d’huile des ouvriers métallurgistes.
- — MM. Borne et Kohn-Abrest viennent de faire connaître à la Société de Médecine publique (Revue d’Hy-giène et de Police sanitaire), un léger malaise fréquent
- aujourd’hui dans les usines métallurgiques. Le bouton dï huile apparaît à la suite d une piqûre par uu copeau d’acier ou d’une brûlure par une gouttelette d’huile bouillante ou même simplement par le contact des huiles de graissage avec les multiples érosions invisibles des mains. Les boutons s’accompagnent de chaleur et de démangeaisons; le malade se gratte et produit ainsi une dermite qui s’étend plus ou moins sur les mains et les avant-bi’as, quand même il ne s’écorche pas, amenant une infection secondaire; il est des cas où l’indisponibilité arrive à durer plusieurs mois. Le boulon d’huile n’est connu que depuis la guerre. A quoi faut-il l’attribuer? On travaille aujourd’hui beaucoup plus de grosses pièces d’acier qu’autrefois ; la lubrilication par l’eau savonneuse a fait place dans les nouvelles machines à celle par les huiles, et notamment par des huiles végétales alcalinisées ou acidifiées; enfin, par suite du travail intensif, les ouvriers et ouvrières prennent moins de précautions qu’en temps normal. Toutes ces raisons expliquent la fréquence actuelle des boulons d’huile. Toutefois, il y a facilement moyen d’éviter ce petit accident : i° en lavant fréquemment à l’eau savonneuse chaude la peau tachée d’huile et particulièrement à la sortie de l’atelier; 20 en filtrant les huiles usagées avant de les faire resservir, de manière à les débarrasser des rognures métalliques qu’elles ont entraînées; cette filtration est aussi avantageuse pour les machines que pour les ouvriers. Ces deux précautions qu’il faut espérer voir appliquer immédiatement dans toutes les usines de guerre suffiront à faire disparaître le bouton d’huile et conserveront ainsi la iotalité de la main-d’œuvre ouvrière.
- Charbon de papier. — La Revue générale des Sciences nous donne quelques détails sur une nouvelle industrie, celle du charbon de sulfite qui utilise les résidus de fabrication de la pulpe de papier et fournit par conséquent un produit abondant et bon marché.
- La pâte à papier ne représente que 4^ pour 100 du poids du bois employé. Le reste, 55 pour 100, forme un résidu qu’on n’employait jusqu’à présent qu’à la fabrication, par distillation, des alcools de bois et de l’acide acétique. Un ingénieur norvégien, M. R. W. Strehleners, a eu l’idée de le transformer en charbon et a réalisé complètement les installations nécessaires. Il obtient, par son procédé, une poudre de charbon brûlant en dégageant beaucoup de chaleur. Les premières usines de traitement viennent de se monter à Greaker, dans le fjord de Christiania, qui produiront bientôt chaque année 6000 tonnes de ce nouveau charbon. La production totale de pâte à papier s’élevant en Norvège à un million de tonnes, d’autres usines S'élèveront prochainement. La production de celle de Greaker suffira à alimenter en combustible toutes les .usines .de cellulose établies en cet endroit en même temps qu’elle les débar-I rassera d’un résidu encombrant.
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- N® 2265
- 24 Février 1917
- SOMMAIRE :
- Le Cyphocrane géant : René Merle.
- La fabrication des poteries de grès à la manufacture nationale de Sèvres : A. Granger. Chronique. — La Suisse, étude géographique et militaire : André Grandpré.
- Le Pyranomètre, instrument de mesure du rayonnement : A. Breton. SUPPLÉMENT. — Informations : Culture intensive du blé. — Nouveau procédé d’ignifugation du bois.
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- LA NATURE
- • Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tjssandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, "Parie (YJe)
- La~ reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
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- INFORMATIONS
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- Culture intensive du blé. — C’est un fait bien connu, que la pulvérisation de la terre favorise la nitrification. Dehérain et Schlœsing ont montré que la production de nitrate atteint 2 kg 88 par mètre cube de terre triturée, tandis qu’elle était seulement de o kg 025 dans la même terre non divisée. Tout ce qui améliore l’aération du soi facilite la nutrition des plantes et augmente, par suite, le rendement des cultures. Le blé, en particulier, devient très prolifique dans les terres finement émiettées. Dans certaines régions de la Chine, on est arrivé à obtenir jusqu’à 120 quintaux à l’hectare, par des ameublissements constants et des triturations opérées même à la main. Si l’on rapproche ce rendement du rendement moyen des emblavures françaises (i3 quintaux à l’hectare), on voit immédiatement l’avantage de la méthode chinoise.
- Evidemment, la rareté et la cherté de la main-d’œuvre en France ne permettènt pas de procéder de la même manière, et il faut y suppléer par des machines spéciales. A cet effet, M. Xavier Charmes a construit une effriteuse, constituée par un châssis automoteur portant une série de couteaux montés sur un disque rotatif, qui divisent le'sol, le réduisent en poudre, tout en laissant sa surface parfaitement plane. Cet outil, essayé en Tunisie, a déjà fourni des résultats très remarqués. Il pourrait rendre les mêmes services en France, bien qu’on ait prétendu que le gel, dans nos climats, produisait les mêmes effets, en brisant les grosses mottes que laisse la charrue. Ceci n’est pas exact. D’abord, la division réalisée par la congélation est moins complète et moins régulière que celle de l’effriteuse ; elle est, en
- outre, variable suivant la rigueur de l’hiver, et il existe des régions, non seulement sur le littoral méditerranéen, mais aussi dans le voisinage de l’Atlantique, où il serait imprudent de compter sur de fortes gelées. Enfin, la division par le froid ne s’applique qu’aux blés de printemps, qui ne constituent qu’une faible partie de notre production en froment.
- L’intérêt que présente le rendement de nos emblavures est évident. En l’augmentant seulement d’un quintal par hectare, la France gagnerait ou économiserait i5o millions'par an. S’il atteignait 20 quintaux à l’hectare, comme en Nouvelle-Zélande, l’économie annuelle dépasserait un milliard, et l’effritement mécanique permettrait très probablement un gain supérieur.
- Nouveau procédé d’ignifugation du bois. — h’Engineering Record publie un procédé d’ignifugation du bois par formation d’un enduit insoluble de borate de zinc, expérimenté récemment au « Forest Products Laboratory » de Madison.
- Les bois, séchés à l’air, sont plongés dans une solution de borax, puis séchés au four jusqu’à ne plus contenir 10 pour 100 d’eau. Ils sont alors imprégnés d’une solution de chlorure'de zinc, puis séchés à nouveau an four. Les deux bains successifs sont appliqués sous pression, ce qui limite le procédé à des applications industrielles, sur de grosses quantités de’bois.
- Les bois ainsi traités restent ignifuges, même après un séjour de 15 jours dans l’eau. Soumis à un feu très vif, ils se carbonisent sans flamme.
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- N" 2206
- 3 Mars 1917
- SOMMAIRE :
- La préparation guerrière aux Etats-Unis.
- Le port de Paris et son commerce : E.-A. Martel.
- Académie des Sciences.
- Mise en place rapide d’un pont de chemin de fer : Volta.
- SUPPLÉMENT. — Informations. — La cuisson automatique par l’auto-cuiseur Le mouvement général des prix depuis un siècle, — Le tir au canon et la pluie.
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- LE NUMERO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandihr
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l'École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société die Géographie,
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départem. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : tzo, Boulevard Saint-Germain, Pari* (Y1e)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- INFORMATIONS
- La cuisson automatique par l’auto cuiseur. —
- L’auto-cuiseur, ou encore marmite norvégienne, marmite économique, dont on parle beaucoup aujourd’hui, est une boîte dans laquelle on enferme les aliments dès que, préalablement mis sur le feu, ils sont arrivés à l’état d’ébullition.
- Sous la seule condition de conserver la boîte hermétiquement fermée, la température de l’aliment en ébullition se maintient constante et suffisante pour continuer et achever la cuisson automatiquement, c’est-à-dire sans feu et sans surveillance.
- Rien n’est pins facile que de construire sans frais un aulo-cuiseur d’après le procédé suivant consacré par l’expérience de plusieurs années, et efficace .au-"point qu’il faut munir ses doigts de chiffons pour éviter Ôe se brûler lorsqu’on retire la marmite de l’auto-cuiseur.
- Mode de construction. —Sontnécessaires : Une caisse,
- Entrée évasée de/auto-cu/seur
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- une marmite, divers objets pouvant servir débourré, -EtofFe chaude une étoffe chaude, quelques clous.
- Prendre une caisse en bois (pu en métal, carton rigide, papiers assemblés, etc.) dans laquelle une marmite et son couvercle devront entrer aisément. Peu importe la caisse(caisse d’emballage, carton à chapeau, coffre à bois, vieille malle), mais elle doit être bien close, munie d’un couvercle, et dépasser la marmite à peu près d’un tiers dans toutes ses dimensions.
- Dans le fond de la caisse, tasser fortement sur une hauteur d’au moins quatre travers de doigt un lit horizontal de bourre formé de fibre de bois, ou encore de foin, vieux chiffons, vieux papiers, sciure de bois, etc.
- Gomme marmite, prenons le pot-au-feu en terre de nos cuisines parce qu’il ne nécessite pas d’achat spécial, qu’il est sans queue, très répandu, et que sa hauteur permet en outre de le remplacer par deux « cocottes » mises l’une sur l’autre, cuisant ainsi en même temps deux aliments différents.
- Ici un temps d’arrêt; un tour de main : il faut habiller la marmite.
- Prenez une étoffe quelconque, mais chaude ; vieille couverture, vieux jupon de flanelle ou de laine, assez grande pour garnir entièrement l’intérieur de la boîte et en dépasser légèrement les bords. Etendez cette étoffe bien à plat. Tout au centre, placez la marmite
- sans son couvercle. Relevez alors 1 étoffe tout autour et contre la marmite et rabattez-en les bords et les coins à l’intérieur.
- Placer la marmite ainsi habillée dans la caisse et bien au centre sur le lit horizontal de bourre précédemment installé, puis prenant de la bourre, la tasser fortement tout autour de la marmite ne laissant ni coin ni espace libre entre elle et les parois de la caisse. Ne vous étonnez pas de la quantité considérable de bourre que vous utiliserez, mais continuez de la sorte ; montez constamment votre bourre jusqu’au moment où vous dépasserez de deux travers de doigt le bord supérieur de la marmite. De ce bord de la marmite aux bords de la caisse vous obtiendrez un plan incliné comme les surfaces obliques d’un très large entonnoir. Cette entrée évasée de l’Auto-Guiseur permet de placer et de retirer facilement les récipients divers sans rien renverser ni sans se brûler.
- Il faut maintenant déshabiller la marmite et habiller le Cuiseur.
- Laissant toujours la marmite en place sans la bouger, vous retirez de l’intérieur de celle-ci les bords et les coins de l’étoffe. Yous les étendez et vous les aplatissez jusqu’aux rebords des parois de là caisse, en les plissant adroitement pour que l’étoffe s’applique aisément sur ces rebords et sans se déchirer. Puis vous clouez l’étoffe sur tout le pourtour plat des rebords avec de petits clous à tête large, solides et faciles à manier dénommés « semences » de tapissier, ou toute autre espèce de clous si vous savez vous en servir sans faire éclater le bois.
- Alors, mais seulement alors, sous retirez la marmite et vous constatez que l’intérieur de la caisse a épousé exactement la forme de la marmite, donnant l’impression d’un trou solidement établi, bien moulé et recouvert d’étoffe, pratiquement aussi bien qu’un professionnel eût pu le faire à grands frais pour vous. L’étoffe chaude est en fait un soutien pour la bourre.
- Depuis le haut de ce creux ainsi moulé où se place la marmite, jusqu’au couvercle du cuiseur, il reste un espace libre, un vide. Il n’est nullement nécessaire de capitonner le couvercle du cuiseur. Il suffit de calfeutrer ce vide à l’aide de plusieurs coussins peu épais et de tailles diverses, faits avec le restant de l’étoffe chaude et de la bourre, ou même avec de simples chiffons de laine, ce qui permet, mieux que le capitonnage du couvercle, de descendre les coussins jusqu’au contact des plus petits récipients que l’on s’avise de mettre dans l’Auto-Guiseur.
- C’est fini : l’Auto-Cuiseur est prêt à fonctionner.
- S’il manquait des charnières au couvercle, quelques clous, quelques morceaux de cuir, de vieux gants, des bandes de toile suffiraient pour en fabriquer. Pour fermer le couvercle, quelques boucles ou une courroie passée autour de la caisse ou plus simplement une
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- INFORMATIONS
- chaise de cuisine placée dessus assureraient suffisamment la fermeture.
- Mise en pratique. — Suivant votre mode habituel préparez un pot-au-feu ou tout autre mets. Quand il a bouilli quelques instants, retirez-le du feu sans enlever le couvercle, et portez-le vivement dans l’Auto-Cuiseur que vous calfeutrez avec les coussins et dont vous rabattez le couvercle. Le temps de cuisson est environ un tiers plus long que sur le feu. Resterait-il des heures enfermé, l’aliment n’en serait que meilleur, jamais il ne brûle ni ne s’attache, fût-ce même du riz. Après avoir attendu le temps nécessaire, sans avoir ouvert votre caisse, ouvrez, retirez la marmite, et le bouillon sera à point, chaud, odorant, viandes et légumes seront cuits.
- En résumé ; i° ébullition; 2° mise dans l’Auto-Cui-seur; 3° Auto-Cuisson ; 4° ouverture de l!Auto-Cuiseur; repas.
- Rappelons-nous que les pêcheurs du Crotoy enveloppent leur marmite d’une couverture, la placent au fond de leur barque et'mangent en pleine mer une excellente soupe et que nombre de ménagères parisiennes recouvrent d’un édredon leur marmite en ébullition.
- L'économie de l’auto-cuisson est manifeste. On épargne de i5o à 3oo heures de gaz par mois. Une cuisine lente est toujours préférable à celle faite à la va-vite. Meilleure cuisson, meilleure digestion, meilleure santé,
- plus grande résistance nationale, et évidemment moins de dyspeptiques et de neurasthéniques. Quant à la déperdition de chaleur qui peut se produire, il suffit de se rappeler que l’eau salée bout vers io5° et que les liquides culinaires sont le plus souvent salés. Nous avons donc une grande marge de déperdition de température, il n’y a donc pas à craindre que les aliments ne cuisent pas.
- lisages. — Ils sont multiples et variés. Auto-cuisson de tous les aliments cuitg à la casserole, viandes, légumes, pâtes, riz, crèmes, artichauts et bain-marie. Petites lessives, cols, manchettes, mouchoirs de femme. Conservation chaude jour et nuit des tisanes, infusions, eau de la toilette du matin, premier déjeuner préparé la veille, linge pour la sortie du bain, bouteilles de lait pour l’allaitement artificiel. Etuve bon marché pour les médecins, les chercheurs, les savants, les bactériologistes.
- Les refuges, ouvroirs, crèches, asiles réaliseront un important bénéfice, comme aussi la multitude de gens occupés au dehors qui trouveront sans surveillance et sans crainte d’incendie, un repas chaud à l’heure de leur rentrée.
- C’est une solution agréable de la vie chère et de la crise du gaz et du charbon.
- Un jour viendra où tous les fourneaux de cuisine seront munis d’un auto-cuiseur. Dr L. dk Moxcuy.
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- France._
- Angleterre.
- Le mouvement général des prix depuis un siècle.
- Nous avons récemment publié les variations des prix des marchandises causées par l’état de guerre chez les divers belligérants. La comparaison de ces chiffres est intéressante à faire avec les données générales de tout un siècle.
- On peut se rendre compte ainsi de l’influence et de l’importance des différentes guerres, des oscillations du coût de la vie en temps de paix et en quelque sorte de la limite de résistance des états pendant les grandes périodes de crises.
- M. Lucien March vient de publier, dans le dernier Bulletin de la Statistique générale de la France, une étude .sur ce sujet dont nous extrayons le graphique ci-dessus qui n’a pas besoin de commentaires.
- On y voit chaque guerre, chaque crise économique marquées par une brusque ascension des prix, les périodes tranquilles s’y traduisent par une descente ; les nombreux petits crochets de la courbe correspondent exactement aux variations du stock monétaire, chaque ac-
- croissement rapide du stock des métaux précieux aboutissant à une crise économique et à une élévation du coût de la vie. Chose remarquable et qui montre la liaison intime des divers pays au point de vue économique, les trois courbes correspondant à la France, à l’Angleterre et aux Etats-Unis subissent aux mêmes moments des variations du même ordre.
- Le tir au canon et la pluie. — On sait que l’on attribue fréquemment aux effets de l’artillerie la pluie qui suit les batailles. Nature publie une lettre d’un de ses correspondants qui cite un passage de Plutarque relatant une bataille de Caïus Marius contre les Teutons en l’an 102 avant J.-C. : « Il est connu que des pluies
- extraordinaires suivent généralement les grandes batailles, comme si les dieux décidaient de laver et purifier la terre ou si le sang et la corruption, par l’humidité et les lourdes vapeurs qu’ils engendrent, épaississaient l'air, si altérable par les moindres causes. » L’artillerie est cependanthors de cause dans ce cas-là 1
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- N“ 2267
- 10 Mars 1917
- LA NATURE
- SOMMAIRE :
- Les laboratoires nationaux et l’industrie : H. Paresce.
- La théorie des accumulateurs au plomb : A. Breton,
- Les mines de fer françaises et la guerre : Auguste Pawlowski. — Aoadémie des Sciences. Sténographie mécanique pour aveugles : Jacques Boyer.
- SUPPLÉMENT. — Informations. — Un transformateur pour usages domestiques.
- L’acide sulfurique aux États-Unis. — Extraction du caoutchouc de plantes croissant en Allemagne, etc.
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- MASSON ET Cio, Éditeurs. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à llndustrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ
- Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l'École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie,
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- INFORMATIONS
- Un transformateur pour usages domestiques. —
- On sait que depuis la guerre, par suite des difficultés rencontrées par les industriels dans leur fabrication, les piles servant à actionner les sonneries d’appartement se détériorent très rapidement et ne peuvent être rechargées, les produits chimiques étant très rares et très coûteux. Aussi a-t-on cherché à utiliser le courant du secteur. Mais le voltage auquel il est fourni est trop élevé et le courant qui parcourerait les appareils serait trop intènse et les détériorerait immédiatement.
- Lorsqu’on dispose du courant alternatif, ce qui maintenant est le cas le plus général, le transformateur Ferrix permet de résoudre le problème en abaissant la tension à 3,5 ou 8 volts suivant le mode d’utilisation. Il se compose, comme tout transformateur, d’un primaire dans lequel passe le courant du secteur et de deux enroulements secondaires permettant d’obtenir aux bornes de sortie une tension de 3 volts et de 5 volts suivant que l’on se branche sur l’un ou l’autre des enroulements secondaires. En les mettant en série, on peut obtenir 8 volts de force électromotrice, ce qui est largement suffisant dans la pratique.
- D’un très faible encombrement, d’un prix très abordable, le transformateur Ferrix qui ne consomme à vide que i watt environ, c’est-à-dire une énergie insignifiante, est tout indiqué, aussi bien pour les installations dans lesquelles le nombre des sonneries est grand (hôtels, immeubles) que pour les circuits privés.
- Ajoutons enfin que le Ferrix peut actionner les allu-moirs même sans bobines d’extra-courants. Il peut éclairer les lampes à bas voltage, notamment les lampes de poche servant ainsi de veilleuses, les petits jouets électriques, etc., etc.
- (Transformateur Ferrix, iG, place Bellecour, Lyon). Transformateur Ferrix à Yalrose-Nice (Alpes-Maritimes).
- L’acide sulfurique aux États-Unis. — On sait l’importance de l’acide sulfurique dans toute l’industrie chimique et particulièrement dans la fabrication des engrais. En ces dernières années, les Etats-Unis ont développé considérablement leur production de ce produit, si l’on en juge par les renseignements donnés par M. Waggaman dans un récent Bulletin du Département d’Agriculture, En 1914, leur fabrication a dépassé
- 3 millions de tonnes d’une valeur de plus de 22 millions de dollars. La guerre actuelle a cerlainemeut pour eux l’avantage de consolider et d’augmenter la croissance de cette industrie en diminuant fortement la concurrence des exportations européennes; sans aucun doute, la suprématie des Allemands dans l’industrie chimique aura disparu après la guerre, tout-au moins en Amérique, où la fabrication des] produits chimiques et pharmaceutiques, des colorants, etc., dans laquelle l’acide sulfurique intervient, sera devenue nationale.
- Extraction du caoutchouc de plantes croissant en Allemagne. — D’après Weiss et Wiesme, le suc laiteux de l’euphorbe renferme 1 à 3 pour 100 de caoutchouc. On peut retirer des variétés dites hélioscope et petit cyprès, un extrait vert foncé renfermant 1/2 à. 2/3 de matières grasses. Pour .cela il suffit de pulvériser grossièrement les plantes fanées et de les traiter par un mélange de benzine, d’éther et de tétrachlorure de carbone. La masse obtenue dissoute dans l'éther précipite par l’alcool une substance analogue au caoutchouc qui constitue 20 pour 100 environ de l’extrait.
- . Or, 1 m2 de terrain peut produire 1200 gr. de plantes fraîches d’euphorbe hélioscope contenant 12 gr. de substances grasses et 4,3 gr. de caoutchouc, c’est-à-dire que le rendement à l’hectare serait de 120 kg de matières grasses et 43 kg de caoutchouc. Avec l’euphorbe petit cyprès les rendements sont meilleurs et atteignent 140 et 5o kg respectivement.
- Comme ces deux variétés sont très répandues en Allemagne, on pourrait arriver à en extraire des quantités énormes des précieux produits... à condition que 1 on ait assez d’autres produits chimiques pour les traiter et que le prix de revient ne soit pas prohibitif.
- La soude au Japon. — La guerre actuelle, en arrêtant les exportations allemandes, oblige chaque pays à créer sur son territoire les industries qui lui manquent. Ceci est particulièrement remarquable pour les industries chimiques. Ainsi, le Japon qui n’avait jusqu’à présent que deux usines à soude, l’une à Yama-guchi, l’autre à Tokio, employant toutes deux le procédé Leblanc et produisant ensemble 3goo tonnes seulement par année, vient dé voir se fonder à Osaka une nouvelle usine qui fabrique la soude par voie électrolytique et compte atteindre rapidement le chiffre de 1800 t. par an; elle obtiendra, comme sous-produit, du chlorure de chaux qui malheureusement ne peut actuellement avoir en Extrême-Orient un débouché suffisamment rémunérateur.
- Les raies spectrales de longueur d’onde variable dans le spectre du fer. — On sait que MM. Michelson, Benoît, Fabry ont évalué le mètre en longueurs d’onde d’une raie du cadmium, pensant ainsi avoir relié d’une façon éternelle l’unité périssable de longueur à une pro-
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- priété immuable dé la matière, à un étalon qui, lui, ne variera jamais. Or, d’après les résultats trouvés par différents expérimentateurs, Eversheim, Lang, Goss, dans l’étude minutieuse du spectre du fer, il semble que la longueur d’onde de certaines raies visibles du spectre varie suivant l’intensité du courant, la longueur de l’arc, la position de la fente du spectroscope par rapport à l’arc, le déplacement de la raie étant d’ailleurs tantôt vers une extrémité du spectre, tantôt vers l’autre. Il y a là un intéressant problème à résoudre pour les physiciens métrologistes.
- La mine la plus profonde du monde. — Où se
- trouve la mine la plus profonde du monde ? On cite généralement la Tamarack et la Calumet and Ilecla dans le Bassin du Lac Supérieur aux Etats-Unis. Il paraît, d’après les derniers renseignements, que la mine Morro Yelho.au Brésil, mine d’or exploitée par une Compagnie anglaise, pourrait leur disputer le record.
- C’est en 1699 que les Portugais découvrirent les traces du précieux métal au voisinage de la ville d’Ouro Preto qui, à une certaine époque, était la plus importante du Brésil. On ne sait à quelle époque la mine Morro Yelho fut ouverte, mais on sait qu’elle était en plein fonctionnement au xviii0 siècle.
- Le principal gisement aurifère se compose d'une grande veine d’une persistance et d’une régularité inaccoutumées, qui s’enfonce à 45° dans la terre comme une gigantesque lame de couteau. En réunissant les profondeurs des différents puits qui sont en communication les uns avec les autres, on arrive à la profondeur de 1800 m. Heureusement que le taux d’accroissement de la température n’est dans cette mine que de i° par 5o ou 60 m., ce qui fait que la température de la roche aux derniers étages n’est que de 45° environ. Grâce à une ventilation énergique, la température de l’air est abaissée à 38°, ce qui est déjà beaucoup et rend le travail des plus pénibles.
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- 17 Mars 1917.
- LA NATURE
- SOMMAIRE :
- Manutention mécanique du charbon en Amérique : M. Zack.
- L’alimentation rationnelle et rationnée : René Merle.
- Procédé nouveau d’électro-diagnostic : le chronaximètre. — H. C.
- Comment les Allemands fabriquent leur hydrogène : Abel Caille.
- Un tour de force industriel aux États-Unis : Victor Cambon.
- SUPPLÉMENT. — Informations. — Un rouleur de cigarettes ultra-simple.
- La mousse de silicate comme isolant. — Introduction de la viande de phoque et de baleine en Norvège, etc.
- MASSON ET C1”, Éditeurs, >20, Boulevard St-Germain, Paris,
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL. HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tjssandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l'École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- Un rouleur de cigarettes ultra-simple. — Les
- fumeurs, depuis que lu régie a lourdement grevé le tabac, surtout le tabac mis en cigarettes, seront fort aises de pouvoir réaliser une sérieuse économie, en préparant eux-mêmes leurs chères cigarettes. Certains les confectionnent à la main, mais pour beaucoup le petit apprentissage que nécessite cette opération si simple, est un
- obstacle qui les fait reculer. Le rouleur Ivirby Beard leur permet de faire des cigarettes impeccables. Ainsi que l'indique la figure, cet appareil est excessivement simple et se différencie des anciens modèles, connus depuis fort longtemps, par une construction plus soignée et plus élégante. Peu encombrant, très léger, il se porte facilement dans ia poche/et permet d’obtenir des cigarettes très régulières.
- La mousse de silicate comme isolant. — M. Scott James vient de signaler dans Ice and Cold Storage un nouveau produit dénommé « silicate-cotton » qui est, en réalité, une moussé dé silicate. On l’obtient simplement à partir de la portion vitrifiée des scories des hauts fourneaux. Ce laitier fondu est traversé par un jet de vapeur qui divise la masse en une quantité innombrable de bulles, et de particules et la fait passer à un volume douze fois plus grand. Le « silicate-cotton » ainsi préparé presque sans débours, est un excellent isolant. On l’emploie comme doublure des planchers et des parois pour amortir les sons aussi bien que pour conserver la chaleur. Actuellement, on l’utilise de plus, èn plus comme isolant, aussi bien pour les chaudières que pour les appareils frigorifiques. A son bas prix, il ajoute le mérite d’être totalement imputrescible et incombustible.
- Introduction de la viande de phoque et de baleine dajns l’alimentation publique en Norvège. — Ce
- n’ést pas seulement dans quelques états belligérants, mais encore dans plusieurs pays neutres, notamment enj Norvège, que la viande de boucherie devient rare et chjère. Dans ce royaume, pour parer à cette situation, qui affçcte particulièrement les classes laborieuses, la Commission de ravitaillement n’a pas hésité à introduire dans l’alimentation publique la viande de phoque comme celle de baleine. La guerre mondiale a ainsi ramené l’Europe aux pratiques culinaires du Moyen Agé.' Au xm0 siècle, en Normandie comme dans le pays Basque, la chair de ce dernier mammifère marin entrait
- pour une part importante dans la nourriture des habitants et sa langue était considérée comme un morceau de choix. Depuis quelques années la baleine n’étant plus chassée sur les côtes de Norvège, la viande de ce cétacé doit y être importée et par suite reste rare sur les marchés du pays. En revanche, le phoque y est extrêmement abondant. Des milliers de ce mammifère marin sont tués chaque printemps dans les parages du cap Nord et, tous les étés, des bateaux armés dans les ports de la Norvège septentrionale pour la chasse dans l’océan Glacial en rapportent également des milliers abattus au Spitzberg et à la Nouvelle Zemble. En 1916 des chasseurs ont rapporté en Norwège 64 000 carcasses de phoques. Afin d’amener le public à l’usage de cette viande et de triompher des répugnances populaires, la Commission des approvisionnements a envoyé dans tout le pays des professeuses en économie ménagère avec mission de faire, à ce sujet, des conférences accompagnées de démonstrations pratiques, c’est-à-dire en préparant sous les yeux de l’auditoire dès mets que ceiui-ci dégustait ensuite. A Drammen, une dés principales villes du sud de la Norvège, plus de 5oo habitants Assistèrent à la leçon et se retirèrent en se pourléchant des lèvres après dégustation des plats cuisinés devant eux. Yoici, à titre de curiosité, les recettes des deux plats ies plus recommandés.
- Croquettes. — Vous prenez 200 gr. de haricots bruns, cuits à l’avance, 200 gr. dè viande de phoque, 100 gr. de lard; vous hachez le tout ensemble, en additionnant d’un décilitre de lait, d’un œuf, d’une cuillère à bouch.e de farine de pomme de terre, et du poivre. Vous faites cuire ensuite dans de la graisse ou dans de la margarine et vous servez.
- Rissoles. — Prendre 200 gr. de viande de phoque et autant dé viande de bœuf que l’on hache et que l’on insère dans de la pâte. Après quoi oh fait frire dans de la graisse ou dans de la margarine.
- Afin de la débarrasser de toute saveur huileuse, la viande de phoque doit tremper d’abord deux jours dans de l’eau additionnée de vinaigre, puis un troisième dans de l’eau pure.
- Ajoutons que la Commission d’approvisionnement vend en gros la viande de phoque à raison de o fr. 42 le kilogramme.
- BIBLIOGRAPHIE
- France-Allemagne (Problèmes miniers, munitions, blocus, après-guerre), par L. de Launay, i vol. in-iS. Paris, Armand Colin. Prix : 3 fr. 5o.
- Cet ouvrage, qui traite successivement de la guerre et de l’après-guerre, étudie la question du blocus,
- . montre comment il a été organisé, ce qu’il a produit et ce qu’on peut en attendre. Il examine comment se posent, entre la France et l’Allemagne, les deux problèmes capitaux de la houille et du fer, puis des autres substances minérales. Enfin il envisage les questions minières très passionnantes et déjà très discutées que va poser, à ce propos, la restitution de l’Alsace-Lorraine. Il en montre les difficultés, mais conclut à la nécessité pour la France de se montrer intransigeante dans le domaine économique si I on veut éviter la probabilité d’une nouvelle guerre.
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- N° 2269
- 24 Mars 1917
- LA NATURE
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- SOMMAIRE :
- Le Portugal économique : Auguste Pawlowski.
- Les lunettes viseurs d’armes à feu : Ernest Çoustet.
- Les incendies à Paris A. B. — Académie des Sciences,
- Derniers perfectionnements des pompes à vide : H. Volta.
- SUPPLÉMENT. — Informations. La lutte contre les épidémies chez nous et en Amérique.
- Le charbon du Tonkin en France. — Le premier chemin de fer persan, etc.
- MASSON ET Ciü, Éditeurs, .20, Boulevard St~Germain, Paris. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d'Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- INFORMATIONS
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- La lutte contre les épidémies chez nous et en Amérique. — Dans une des dernières séances de l’Académie de médecine, le Dr Mosny a montré comment il était possible d’étouffer pour ainsi dire, dans l’œuf, une épidémie.
- C’est de. la diphtérie qu’il s’agit, affection dont la contagiosité est, on le sait, marquée, et qui était apparue en octobre dans une école de la Seine à la suite de cas d’angines blanches. Treize cas de diphtérie avaient été constatés du 9 au 31 octobre, dont sept dans une même classe. On pratiqua alors des injections préventives de sérum antidiphtérique à 88 pour 100 du nombre total des élèves (soit go5 enfants injectés), l’épidémie s’arrêta brusquement, trois cas seulement ayant été constatés dans les deux mois qui suivirent. Naturellement les enfants contaminés avaient été isolés. «
- Cette manière de procéder est la manière européenne et la nôtre en particulier; aux Etats-Unis, il en est tout autrement, tout s’y fait en grand et sans nul respect des besoins de l’individu, lintérêt de la collectivité passant bien avant. Je n’en veux, pour exemple, que le fait suivant, qui se rapporte aux mesures prises à l’occasion de la récente épidémie, de poliomyélite antérieure aiguë, parla municipalité de Bridgeport (Connecticut).
- Mesures d'isolement. Hospitalisation obligatoire, sauf dans les cas de facile et complet isolement à domicile;
- 20 Mesures de quarantaine s’étendant à huit semaines pour les malades, et à 10 jours pour tous ceux qui ont été en contact avec eux (la famille du malade est considérée comme contact). Tous les jours un officier du service quarantenaire visite les locaux consignés et surveille les habitants, auxquels il fait exécuter des lavages des cavités de la bouche et du nez avec des solutions antiseptiques. Les maisons à plusieurs logements sont l’objet d’une surveillance particulière, tous les enfants sont soumis à la quarantaine ; seuls ceux des membres de la famille qui gagnent leur vie au dehors peuvent sortir après l’expiration du délai prescrit. Si les prescriptions de quarantaine ne sont pas observées, un garde est placé à la porte de la maison pendant tout le temps de la quarantaine ;
- 3° Mesures de désinfection. La maison est désinfectée par fumigation aussitôt après le départ du malade, les rues avoisinantes sont nettoyées avec soin ;
- 4° Mesures d’avertissement. Les maisons, comme les rues contaminées, sont signalées par un écriteau.
- Voilà un exemple énergique et qu’il faut méditer ; grâce à la vigueur de telles mesures, il est bien peu d’épidémies qui soient capables de résister.
- Le charbon du Tonkin en France. — En présence de la crise du charbon, la France importe du combustible jusque du Tonkin. L’état des produits miniers exportés de /’Indochine, inséré dans le Journal Officiel de cette colonie en date du 28 octobre dernier, mentionne l’expédition parle port de Haïphong de 4204 tonnes de houille à destination de Marseille et de 25oo à destination du Havre pendant le 2e trimestre de 1916.
- Le premier chemin de fer persan. — Le Journal of the Royal Society of Arts relate l’inauguration du premier chemin de fer en Perse. C’est une ligne de i5o km qui va de Djulfa, sur l’Araxe, point d’abouchement du réseau russe de Transcaucasie, à la ville de Tabriz, en
- suivant la ligne télégraphique indo-européenne. Un embranchement atteint le lac Ourmiah, centre d’une région très fertile produisant en abondance des raisins, des fruits secs, du vin et de la laine.
- La voie est à l’écartement des lignes russes. Son utilisation actuelle est toute stratégique, mais elle créera certainement après la guerre un grand mouvement de prospérité dans les riches régions traversées qu’elle drainera aux dépens des caravanes de Trébizonde.
- Trous d’obus et cratères lunaires. — Les photographies prises par les aviateurs au-dessus des terrains soumis à « l’arrosage » des obus offrent parfois de singulières similitudes d’aspect avec les reproductions de la lune. Les unes et les autres font voir un sol tourmenté, chaotique, crevassé, déchiqueté, criblé de trous, ' de cratères et d’entonnoirs.
- Jusqu’ici, les cratères de la lune avaient été attribués à l’action des forces souterraines; leur origine volcanique était généralement admise, bien que cette hypothèse soulevât plus d’une difficulté. Il était, par exemple, assez malaisé d’expliquer les grandes dimensions de certains cirques, comme celui de Ptolémée, qui mesure 180 km de diamètre, ôu celui de Clavius, qui en mesure 210; tandis que le plus vaste delà terre, celui deCeylan, n’a que 70 km. Il paraît peu probable que la lune, 5o fois plus petite que la terre, ait pu développer une énergie interne supérieure à celle de notre globe.
- Le rapprochement des photographies de la lune et de celles qui représentent les champs de bataille actuels, a suggéré à M. Jean Bosler, astronome à l’Observatoire de Meudon, une explication toute différente et qui semble assez plausible.
- Il tombe certainement des uranolithes sur la lune, comme sur la terre, mais leur chute y produit des effets tout différents. Lorsqu’un corps étranger à notre planète pénètre dans l’atmosphère, la résistance que l’air oppose à sa marche le ralentit et provoque un dégagement de chaleur : nous le voyons alors devenir incandescent, et la traînée vaporeuse qu’il laisse dans son sillage atteste que la dilatation l’a pulvérisé ou qu’il a brûlé comme un morceau de houille. Parfois cependant, et c’est le cas des gros bolides, le météore se partage avec grand fracas en blocs volumineux qui tombent sur le sol et peuvent s’y enfoncer profondément; il y a même des exemples de chutes assez importantes pour avoir creusé de vastes excavations, notamment celle du Canyon Diablo, dans l’Arizona, aux Etats-Unis, qui est un gigantesque trou d’obus parsemé de météorites. Les cas de ce genre sont exceptionnels, et il ne faut pas s’en étonner. D’abord, les huit dixièmes de la surface de notre globe étant recouverts par la mer, les lacs ou les fleuves, et les deux dixièmes à découvert n’étant pas entièrement explorés, la plupart des météorites demeurent nécessairement ignorées. Ensuite, lorsqu’un entonnoir a été creusé dans la terre feime, il ne subsiste pas indéfiniment : peu à peu, l’eau et le vent finissent par tout niveler.
- Pûen de pareil, sur la lune, où il n’y a ni air ni eau. En l’absence d’atmosphère, le projectile céleste ne peut ni brûler ni éclater, comme nos bolides, avant d’atteindre le sol : il conserve ses dimensions primitives, et aucune résistance n’en modère la vitesse, qui se trouve au contraire constamment accélérée par l’attraction et peut
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- certainement dépasser 5o km par seconde. Que l’on se figure une masse semblable à. la météorite de Bacubirito (Mexique), dont le poids est évalué à 5o ooo kg, venant ainsi heurter notre satellite, à l’allure de 180000 km à l’heure. Le choc est d’une violence, inouïe; le projectile j)énètre dans le sol, et le brusque arrêt de son mouvement détermine une élévation de température qu’il n’est pas exagéré d’évaluer à un million de degrés. Les substances solides dont il était formé passent instantanément à l’état gazeux et jouent par conséquent le rôle d’un explosif brisant, infiniment plus puissant que ceux de nos obus percutants. Un cratère plus ou moins vaste est créé, et désormais rien ne viendra niveler le terrain, puisqu’il n’y a, sur la lune, ni pluie ni vent.
- Sans doute, la chute d’un très gros bolide est un événement excessivement rare, si nous n’envisageons que la dui'ée de quelques générations humaines; mais les quelque 3o 000 trous que nous apercevons sur la lune ont mis une longue suite de siècles à se produire. Ce n’est pas en quelques jours que nous pourrons en voir appa-
- raître de nouveaux ; néanmoins, à la longue, la comparaison des photographies exécutées dans les observatoires, à des intervalles plus ou moins éloignés, permettra de constater les moindres changements et de vérifier si la théorie de M. Bosler est bien l’expression de la réalité.
- Il convient pourtant de retenir, dès à présent, à l’appui de cette théorie, une observation qui n’est pas citée par M. Bosler, mais que nous trouvons relatée dans les Œuvres d’Arago. Pendant l’éclipse totale de soleil du 3 mai iyiS, Louville aperçut, sur le disque entièrement noir de la lune, « certaines fulminations ou vibrations instantanées de rayons lumineux.... Ces éclats de lumière ne duraient qu’un instant et paraissaient tantôt dans un endroit, tantôt dans un autre. » On peut supposer la rencontre d’un essaim de météorites, analogue à ceux qui se révèlent, dans notre atmosphère, par des pluies d’étoiles filantes, et qui, heurtant le sol lunaire, produisaient les effets balistiques que nous venons d’indiquer.
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- L’Opinion médicale :
- f< Il suffit au malade d'avaler chaque soir sans los croquer d'un à trois comprimes de J aboi pendant quelques semaines pour se débarrasser rapidement de loti te constipation Pour un hémorroïdalre. la chose? n'a pas dé prix. D'ailleurs les hémorroïdes sont a ce point une affection fréquente que, parmi les médecins qui liront ces lignes, il 'n’en est pas un seul qui ne soit à même de vérifier par lui-même eL maintes fois l’exactitude de ce qui précède chez ses malades »
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- N" 2270
- 31 Mars 1917
- SOMMAIRE :
- La trempe des produits métallurgiques : Léon Gllillet. — Curieuses infractions au système métrique dans l'industrie française : Alfred Renouard. — La houille blanche en Russie : Charles Rabot. La production légumière, ressource de guerre : J. Dybowski.
- Un nouveau traitement rationnel de la myopie : A.-C. G.
- Académie des Sciences. — Le sauvetage des épaves. Le sous-marin F-4 : H. Volta. SUPPLÉMENT. — Informations. — Les substances de remplacement en électricité en Allemagne, etc.
- MASSON ET Cio, Éditeurs, «20, Boulevard St-Germain, Paris. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fonde par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie
- ABONNEMENTS, i 2 mois — Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger l 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : iso, Boulevard Saint-Germain, Tari» (VIej
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d'origine.
- JÈD
- IgD
- INFORMATIONS
- Les substances de remplacement en électricité en Allemagne. — Nous avous déjà.à plusieurs reprises signalé les tentatives faites par jles Allemands pour substituer au cuivre d’autres métaux ou alliages dans les applications électriques. Les recherches auxquelles iis ont été conduits et les résultats qu’ils ont obtenus méritent d’ètrc retenus, car ils fournissent d’utiles indications pour la coustructiou future des appareils électriques. - '
- Voici, d’après une conférence de Dettmort à Francfort, analysée dans la Revue générale de l\Electricité, quelques-uns des « Ersalzstoffen » qui peuvent être employés. Dès la lin de 1914, on s’occupa de remplacer daus les conducteurs électriques le cuivre par l’aluminium, le zinc, le fer, etc.
- Le zinc, dans beaucoup de cas, est trop cassant et sensible aux variations de température. Bien que ces inconvénients soient beaucoup atténués par l’emploi de métal jour, la faible résistance mécanique et le bas point de fusion sont des obstacles sérieux à son adoption. Aussi a-t-on fabriqué des câbles ayant à l’intérieur des âmes en fer ou en acier et, au-dessus, des fils de zinc, de sorte que ces conducteurs mixtes ont à la fois la résistance mécanique du fer et la haute conductibilité du zinc (14 à 17 environ). Les barres collectrices sont construites en zinc en morceaux de grande longueur. On est arrivé avec certaines qualités de zinc à avoir des conducteurs présentant au ploiement les mêmes qualités que le cuivre. Un fil de x à 2 mm de diamètre par exemple, peut être tordu 20 fois autour d’une tige de 1 mm de diamètre. Quand on emploie des conducteurs en zinc placés directement dans la terre, il faut les entourer de papier imprégné ou d’une gaine en plomb.
- Le fer a été essayé avec succès, surtout pour les canalisations de prise de courant de tramway et de chemin de fer. Sur la ligne Berlin-Lichterfeld, on a remplacé l’éclissage électrique des rails, fait avec des conducteurs en cuivre, en recouvrant les extrémités des rails d’une couche de zinc par le procédé Schoop.
- Pour le petit matériel, le zinc et le fer ont été concurrencés par l’aluminium, le magué.sium et des alliages comme l’elektron (10 pour 100 aluminium, 91 pour 100 magnésium) non magnétique et facile à travailler, le magnalium (90 pour 100 aluminium, i5 pour 100 magnésium), le duralumine (91 pour 100 aluminium, 9 pour 100 cuivre).
- On a construit des douilles de lampes en fonte, des résistances liquides pour le démai’rage des moteurs, des armatures de lampes, en fer, en zinc et même en bois. Dans les instruments de mesure et les compteurs, les disques en cuivre sont remplacés par de l’aluminium
- et les aimants, au lieu d’être eu acier au tungstène, sont en acier chromé très légèrement moins magnétique.
- Les dynamos 'et transformateurs nécessitant dos quantités de cuivre considérables ont fait l’objet d’un grand nombre de tentatives qui ont été partiellement couronnées de succès. Les moteurs à courant alternatif à enroulement de zinc ont une puissance qui varie de 40 à 60 pour xoo de la puissance des mêmes machines avec enroulcmeut de cuivre. Pour les transformateurs le zinc diminue le rendement de 27 pour 100 environ.
- Pour le graissage, ou a proposé à la place de l’huile, le mélange d huile et de graphite, d’eau et de dextrine et même une solution de potasse. "
- Le graphite de Ceylan utilisé à peu près exclusivement avant la guerre pour la confection des ohai'bons de dynamos a pu être remplacé par du graphite de Bavière qui, convenablement traité, donne un produit à 97 pour 100 suffisant dans la pratique.
- La fabrication sans caoutchouc de bandages élastiques pour bicyclettes en Allemagne. — La pénurie de caoutchouc en Allemagne a conduit plusieurs industriels à construire des bandages plus ou moins élastiques destinés à remplacer les anciens pneus et chambres à air des bicyclettes et dans lesquels le caoutchouc est totalement absent. Le vice-consul des Etats-Unis à Francfort-sur-le-Mein a donné des renseignements fort intéressants sur cette nouvelle industrie.
- Le premier en date de ces bandages est constitué par un fil d’acier de 4 mm de diamètre tourné suivant une hélice dont les spires sont presque jointives. Cette sorte de ressort à boudin est ceintré au diamètre de la roue et les deux brins libres du fil d’acier sont soudés de façon à former un tore. En gros, cette jante est vendue actuellement 12 marks, au détail 18 marks. Elle abîme très rapidement les routes et fait, eu roulant, un bruit de ferx’aille considéx’able. Depuis, on a essayé le bandage en bois. Trois modèles sont maintenant en usage.
- Dans un de ces modèles, le bandage comporte 12 segments de bois, 12 segments en tôle cintrés, constituant la partie externe du bandage, celle qui est exposée, soumise au frottement, des boulons et vis d’attache destinés à fixer les segments à la jante, qui doit être en fer, et à les relier l’un à l’autre. Ce bandage est vendu 6 marks, mais son emploi n’est indiqué que si on adjoint des ressorts iulei'posés entre la jante et le bandage ; ces ressorts donnent une certaine élasticité qui, sans cela, ferait complètement défaut.
- Dans un autre modèle, le bandage, fait d’une seule pièce de bois courbé, a sa surface externe recouverte
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- INFORMATIONS
- d'une lame de cuir. Des ressorts, disposés comme dans le modèle précédent, procurent une certaine élasticité. On l’a jugée insuffisante, car des ressorts relient les roues aux fourches d’avant et d’arrière. L’ensemble nécessaire à une bicyclette coûte 36 marks.
- Les Allemands font aussi avec du cuir ou de la grosse toile des sortes de pneus dont le vide intérieur est rempli de disques de bois ou d’une autre matière analogues aux pions d’un jeu de dames. Pour éviter une usure trop rapide, la surface extérieure est souvent recouverte de tôles cintrées. Le prix des meilleurs modèles en cuir varie de 24 à 35 marks.
- Le meilleur de tous ces bandag’es serait celui que fabrique une usine de Chemnitz. La partie interne du pneu est solide, la partie externe est faite d’une forte toile ayant subi une préparation. Le vide intérieur est rempli d’une substance assez élastique et ressemblant à du caoutchouc. Le prix de ce bandage est de 26 marks.
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- Résistance des coquilles d’œufs. — AL G. Ilerrasti vient d’indiquer dans le Scientific American la résistance û l’écrasement des œufs dans leur coquille. En pressant progressivement un œuf au moyen d’un levier et d'un cric, il faut atteindre en moyenne la force de 5i kg pour amener la rupture d’un œuf à coquille blanche, et celle de 70 kg pour les œufs à coquille brune. 11 n’est donc pas tout à fait si difficile qu’on le dit de marcher sur des œufs !
- Appareil de réglage automatique de l’humidité de l’air. — Dans de très nombreuses installations industrielles, on a grand intérêt à ce que l’état hygrométrique soit constant; il suffit de citer les manufactures de tabacs, les boulangeries, les filatures et tissages, etc. Le ÿrienli/îc American décrit un nouvel appareil destiné à entretenir l’humidité de l’air d’une manière rigoureuse. Le régulateur est un hygromètre qui ouvre plus ou moins un robinet d’eau. L’eau arrive au centre d’un disque tournant à grande vitesse ; elle . est projetée par la force centrifuge à la périphérie 011 elle rencontre une grille à mailles fines qui la pulvérise en-très petites gouttelettes un ventilateur fixé au disque brasse ce brouillard avec l’air de la salle.
- Crayons pour écrire sur le verre. —• Avant la guerre, on se servait couramment dans les laboratoires,-pour écrire sur le verre, de crayons spéciaux de la. marque Faber. Les mêmes crayons servaient aux médecins et aux radiologistes à noter des points de repère ' sur la peau. L’importation allemande étant supprimée,
- - les stocks existant en France diminuèrent peu à peu et il ’fallut s’occuper de la fabrication en France de ces crayons particuliers. '
- M. F. Richard vient de publier, dans le Journal de Pharmacie et de Chimie, les résultats de ses recherches à ce sujet. Il a réussi à obtenir des pâtes aussi parfaites que les pâtes allemandes en incorporant au bain-marie diverses matières colorantes à un mélange de suif et de paraffine. La pâte colorée est coulée dans des lin-gotières ou des tubes de verre de la grosseur d’une mine de crayon.
- Voici quelques-unes des formules de M. Richard : à quatre parties en poids de suif de rbouton fondant entre 48° et 5o° et six parties de paraffine blanche fondant à la même température, on ajoiÿe pour les crayons
- noirs 1,6 partie de noir de fumée ; pour les bleus iq parties de ferrocyanure de fer très finement porphyrisé, pu 7 d’outre-mer, ou 6 d’indigo ou i5 de bleu de méthylène; pour les crayons blancs i5 d’oxyde de zinc ou 7,5 de la même matière et 5 d’argile blanche; pour les crayons jaunes 3o d’iodure de plomb ou i i,5 de chro-mate jaune de plomb (on sature dans ce cas la paraffine d’alizarine) ; pour les crayons orangés 10 d’orangé Poivrier ou 40 de biiodure de mercure ou 40 de minium ; pour les crayons rouges 6 parties de carmin n° 40, ou 20 de sulfure de mercure et 5 d’argile blanche, ou 20 de vermillon (on salure dans ce cas le suif et la paraffine d’éosine); ou i5 d’éosine à l’eau, ou 20 de sulfure de mercure et 6 d’ocre rouge, ou 4o de sulfure de mercure (suil et paraffine saturés de rouge Congo) ou 4e d’antimoine (suif et paraffine saturés de rouge Congo). Enfin les crayons marrons sont oblenus en ajoutant 7 parties de purpurine d’alizarine, ou 10 de rouge Congo, ou 12 d’ocre rouge ou 20 de colcothar au même mélange de suif et de paraffine.
- Faut-il donner des cailloux aux poules?— L’habitude en beaucoup de pays est de mélanger de cailloux-la nourriture des poulets à l’engraissement. On prétend que ces cailloux facilitent la digestion et favorisent par conséquent la croissance en poids. M. Gy Bûzas a cherché la valeur de cette pratique et nous trouvons dans le Bulletin de VInstitut international d’Agriculture le compte rendu de ses travaux publiés dans le Barom/i-tenyésztôk. Ayant nourri de maïs deux groupes de poulets dont l'un recevait en outre de petits cailloux, tandis que l’autre en était rigoureusement privé, il constata que la croissance des deux groupes fut la même pendant deux mois et demi. Cette observation permet de conclure qu il est inutile de donner systématiquement des graviers aux poulets pendant la période d’engraissement, ruais il 11e faudrait pas eu induire que la présence ou 1 absence de cailloux dans le gésier est indifférente. Eu effet, les poules des deux lots ayant été tuées, on trouva des graviers dans le gésier de toutes, moins nombreux et plus polis, il est- vrai, chez celles privées de cailloux depuis le début de l’expérience. Elles n’en avaient eu moyenne que 6 gr., mais les autres 11’en avaient que i3 gr., bien qu’en ayant mangé une soixantaine de •grammes. L’expérience de M. Bûzüs ne résout donc pas complètement la question : il faudrait, pour la trancher, pratiquer l’élevage à partir de l’œuf de poussins privés de cailloux.)
- Les variations de volume pendant la trempe. —-
- D’après une étude publiée dans le Bulletin des usines de guerre, le changement de volume apporté par la trempe de l’acier est faible si la température de trempe est.inférieure à une certaine limite.
- La trempe dans l’huile donne des variations de volume plus faibles que la trempe dans l’eau.
- Les métaux spéciaux, en particulier les aciers au nickel, ..ont des diminutions de volume plus faibles que les aciers au carbone.
- Les aciers eutectiques « tapent » plus fréquemment que les aciers au carbone qui déjà indiquent de grandes modifications dans leur volume. Enfin, d’après les expériences faites, dans les pièces plates, la tension se répartit uniformément dans tous les sens tandis que dans les pièces cylindriques, la contraction se fait aux extrémités qui se creusent, et que la pièce se bombe « en barillet ».
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- N" 2271
- 7 Avril 1917
- LA NATURE
- La à PLUS GRANDE
- MA iSON
- SOMMAIRE :
- Le « Woolworth Building » : A. Breton.
- Des modifications à apporter à la loi sur les brevets d’invention : Alldré Taillefer.
- Les plantes médicinales et la guerre : Henri Coupin.
- Le grand lac Vener accessible à la navigation maritime : Charles Rabot.
- Académie des Sciences. — Relief stéréoscopique monoculaire : Gustave Michaud et Fidel Tristan.
- SUPPLÉMENT
- Informations. — Alcoolisme et café. —
- MASSON ET Cio, Éditeurs, 120, Boulevard St-Germain, Paris.
- Production des vers à soie, etc., etc.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tjssandier
- DIRECTION
- L, DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- INFORMATIONS
- O0L
- cs^.
- Alcoolisme et CQfé. — Pour étrange que paraisse au premier abord ce rapprochement, il est cependant justifié; non pas qu’il faille incriminer le café dans la genèse de l’alcoolisme, mais bien au contraire parce qu’il est à même de restreindre ce dernier en se substituant à l’alcool dans une certaine mesure. Psychologiquement, en effet, il est plus aisé de remplacer une habitude par une autre, que de la supprimer purement et simplement. Or, l’usage de l’alcool est une habitude particulièrement néfaste, que les conditions générales de vie rendent d’une suppression délicate, car l’habitude de boire est surtout une manie, en grande partie indépendante de ce que l’on boit. Dès lors, pour arriver à réduire, puis à supprimer l’alcoolisme, il faut surtout s’attacher à supprimer les boissons alcooliques et les remplacer par d’autres moins dangereuses. C’est à cette notion que répondent les mesures récentes de suppression des alcools hyperdangereux, l’absinthe notamment, et c’est aussi à ce but que vise le Dr Casséus lorsqu’il préconise dans une certaine mesure la substitution du café à l’alcool.
- Quels seraient les avantages du café, quels en seraient les inconvénients? C’est la question que l’on est amené à se poser, car c’est de la balance des uns êt des autres que doit résulter l’opiuion moyenne.
- Comme avantage, le café possède une certaine valeur nutritive; en effet, une infusion de ioo gr. de café sans sucre donne 3 gr. 12 de matières albuminoïdes et i3gr. 1 d’hydrates de carbone qui dans l’ensemble fournissent 76 calories, c’est-à-dire autant |que 100 gr, de lait non écrémé et que 200 gr. de lait écrémé vendu ordinairement dans le commerce ; rappelons pour mémoire qu’une tasse de café de 80 cm5 d’eau, doit en moyenne provenir de i5 gr. de café. Un deuxième avantage résulte du mode d’action du café sur les phénomènes de la nutrition. Il agit, en effet, en ralentissant les échanges de désassimilation et, suivant L'expression de Payen, empêche donc de se dénourrir ; c’est pourquoi Gasparin, faisant la comparaison entre les régimes alimentaires des Religieux delà Trappe et des mineurs de Charleroi, attribue le meilleur état de santé de ces derniers en partie à l’ingestion quotidienne d’une infusion faite dé 2 litres d’eau et de 3o gr. de café.
- Résumant à la fois les deux facultés nutritive et d’antidésassimilation, le café, à la dose de 120 gr. de café en poudre et 3 litres d’infusion à 200 gr., a permis à Jourand (Thèse de doctorat en médecine) de supporter un jeûne absolu de sept jours consécutifs. Enfin il est certain que nos poilus trouvent dans le « jus » un stimulant de la fonction nerveuse et un excitant de premier ordre de l’intellect. ~r
- On peut avec Bouchardat conclure que « le bon café est le plus agréable et l’un des meilleurs excitants que l’on connaisse. Il facilite la digestion et dispose merveilleusement aux travaux de l’esprit ».
- Sous réserve de n’en pas abuser, et d’éviter son usage chez les névropathes et dyspeptiques (pour lesquels l’alcool est infiniment plus nocif) on peut donc dire avec le Dr Casséus que le café peut, dans une large mesure, contribuer à restreindre l’alcoolisme. A.-C. G.
- Production des vers à soie. — Quoique légèrement supérieure à celle de 1915 (voy; n° 2211, du 12 fé-
- vrier 1916), la dernière récolte de cocons a encore été bien inférieure à celles des années qui ont précédé la guerre.
- Le nombre des sériciculteurs a été de 52 756, contre 43327 en igi5. En 1914* il avait été de 83 825. Le total général des graines mises en incubation a été de 60 3o5 onces (23 gr.), contre 4gi32 en 1915 et 108943 en 1914. Laproduction totale en cocons frais s’est élevée à 2 797 295 kg, contre 1 738 5o4 en 1915 et 5 067 392 en 1914. Quant au rendement, il a été généralement bon, cette année. Le rendement moyen a été, en effet, de 46 kg 38o par once de graines, au lieu de 35 kg 384 en j 915; il avait été de 46 kg 5 14 en 1911\.
- Les prix de vente moyens du kilogramme de cocons frais oùt été : pour le filage, 4fr. 24; pour le grainage, 4fr. 35; ils avaient été respectivement de 2 fr. 45 et de 4fr. 01 en 1915. Les résultats ont donc été, en somme, meilleurs pour les éducateurs, mais le nombre de ceux-ci a été malheureusement encore réduit.
- L’ajonc comme fourrage. — Rieffel a surnommé l’ajonc « la luzerne de Bretagne ». Dans cette province, en effet, il y est employé depuis longtemps comme fourrage, et sa valeur alimentaire devrait être utilisée aussi dans les autres pays, surtout au moment où l’on s’efforce partout de tirer parti de toutes les ressources du* sol. L’ajonc peut servir à nourrir les bovins, les chevaux, les moutons et les porcs. Il favorise beaucoup l’engraissement rapide et la . production du lait. La plante, à cause de ses piquants, doit être préalablement hachée et broyée, peu de temps avant l’utilisation, car elle noircit ensuite rapidement, fermente, et n’est plus acceptée que difficilement, dans cet état, par les animaux.
- En fait, 1 kg de bon foin peut être remplacé par 2 à 3 kg d’ajonc haché en menus fragments puis broyé. Les rations à donner aux animaux de ferme sont : i5à 20kg pour les chevaux, 35 pour les bœufs; 1 ou i,5 par tête, pour les moutons.
- Rectification. — M. Michel Zack, ingénieur civil des constructions navales, dont nous avons mis la signature en bas de l’article sur « La Manutention du charbon en Amérique », nous prie de mentionner que si c’est bien lui qui nous a fourni les données de cet article, ce n’est pas lui qui l’a rédigé. N. de L. R.
- BIBLIOGRAPHIE
- Etats-Unis-France, par Y, Cambom, ingénieur des Arts et Manufactures. In-8° écu de 288 pages, avec 26 photogravures et 2 cartes (*).
- Nul n’était plus qualifié pour écrire un livre sur l’industrie américaine que l’éminent ingénieur qui avait montré au public français le prodigieux essor de l’Allemagne depuis 10 ans, comparé aux efforts plus modestes de la France au Travail, puis dénoncé dans une vision prophétique, les Derniers progrès de l’Allemagne devant aboutir à l’agression certaine et préméditée. Les théories fausses des pacifistes
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- psychologie de l'industriel allemand qui lit, qui fait encore une si jDrofonde impression sur les lecteurs. Tout le monde pourra mettre en parallèle l’enseignement technique, les méthodes de travail, les grandes usines transatlantiques et transrhénanes. La conclusion de l’ouvrage, qui prône la collaboration américaine comme panacée contre une nouvelle invasion des marchandises allemandes, ralliera à cette idée tous ceux qui rêvent la libération définitive et une prospérité nouvelle à notre chère patrie.
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- N° 2272
- 14 Avril 1917
- LA NATURE
- SOMMAIRE :
- Notre marine marchande : Ernest Coustet.
- Projet d'un Institut d’optique appliquée : A.G.
- L’industrie japonaise et les Alliés : V. Forbin.
- Les pistolets automatiques : H. Volta.
- SUPPLÉMENT. — Informations. — La flotte commerciale des pays neutres pendant la guerre. La production et l’exportation du charbon anglais avant la guerre et pendant la guerre, etc.
- MASSON ET Cl°, Éditeurs, 120, Boulevard St-Germain, Paris.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- -Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandjer
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l'École des Pontîfet Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- INFORMATIONS
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- La flotte commerciale dés pays neutres pendant la guerre. —• Le Lloyd vient de publier la statistique suivante montrant les variations du nombre des navires et du tonnage composant les flottes commerciales des pays neutres pendant la guerre. Cette statistique ne comprend que les unités supérieures à ioo tonnes de registre.
- Juin 1911. Juin 1916.
- Jauge brute Jauge brute
- Nombre en tonnes Nombre en tonnes
- tle navire». de registre. de navires. de registre.
- Etals-Unis d’Amérique. 1097 4.550.07S 190 f 5.116.215
- Norvège 1650 1.957.555 1795 2.265.900
- Pavs-lias 709 1.171.710 697 ’l.486.568
- Suède 1088 1.015.561 1057 926.650
- Espagne 589 885.926 552 815.166
- Danemark 576 770.150 589 797.571
- Grèce 107 820.861 561 717.015
- Brésil 595 507.607 577 290.657
- Argentine 211 188.892 ' 258 181.929
- Gliiue 75 95.095 80 97.811
- Gliiii 91 96.175 95 92.820
- Mexique 18 15.069 il 10.081
- Uruguay 12 58.857 il 55.980
- Guba 55 58.150 il 51.281
- Pérou 19 28,771 OO 25.512
- Siam il 12.560 — —
- Le fait essentiel mis eu évidence par cette statistique
- réside dans l’énorme augmentation de la flotte des Etats-Unis. Pas moins de 207 unités et de 786 137 tonnes ! Très intéressant également est l’accroissement de la marine norvégienne, i3<j navires et 3o6 547 tonnes. Dans les circonstances actuelles plus que jamais, les Norvégiens ont continué leur métier préféré de rouliers de la mer. Mais la guerre à outrance que les sous-marins leur ont faite pendant les quatre derniers mois de 1916 a du singulièrement réduire l’augmentation constatée en juin 1916. Le Danemark elles Pays-Bas enregistrent de leur côté un faible accroissement, 13 unités et 26941 tonnes pour le premier, i5 658 tonnes pour le second. À noter la légère augmentation du pavillon chinois. Chez tous les autres neutres apparaît, au contraire, une dimi- • nution qui chez quelques-uns acquiert une très grande ampleur. Dans le tableau des pertes la Grèce vient en tête. De 1914 à juin 1916 cèt état n’a pasjaerdu moins de 66 unités et io3 816 tonnes, la Suède 5i unités et 88 711 tonnes, l’Espagne 37 unités et 68 760 tonnes. Très remarquable également est la diminution survenue dans le tonnage des républiques de l’Amérique du Sud. Suivant toute vraisemblance, elle provient de l’usure et de l’impossibilité où se trouvent ces états de remplacer les bâtiments hors de service par des achats dans les chantiers anglais qui étaient leurs principaux fournisseurs.
- Charles Rabot.
- La production et l’exportation du charbon anglais avant la guerre et pendant la guerre1.— En 1913
- la production houillère de la Grande-Bretagne s’élevait à 287,5 millions de tonnes. En 1914 elle est descendue à 263,5 millions, et en igi5 à 253 millions. Cette dimi-
- I. Meddelelser Jra No'rgcs oplysningskontor J'or næringsveicne, Kristiania, 16' armée, n° 5, 3 fév. 1917, p. 20, d’après le Times.
- nution s’explique par le fait qu’un très gros contingent de mineurs s’est engagé et se trouve sur le front. En 1916 l’extraction a augmenté; suivant toute probabilité, elle atteindra au moins 255,75 millions de tonnes, soit 2,5 millions de plus qu’en 1915.
- Avant la guerre la consommation annuelle de charbon en Grande-Bretagne était de 180 millions de tonnes; en 1916, en raison des besoins sans cesse croissants de la flotte et des industries de guerre, elle est montée à 200 millions. De là la nécessité de réduire l’exportation à raison de 35 pour 100.
- Le tableau suivant donne le mouvement de cette branche du commerce de la Grande-Bretagne avec les divers pays alliés et neutres.
- Pays de de destination. 1913 1915 1916
- Bussie 5.998.154 12 559 1.801
- Suède ...... 1.565.076 2.659.995 1.616.502
- Norvège 2.298.515 2.613.187 2.507;. 755
- Danemark 5.051.210 3.150.612 2.505.409
- Allemagne .... 8.952.528 — —
- Pays-Bas ..... 2.018.101 1.792.931 1.546.129
- Belgique 2.051.077 — —
- ' France 11.057.575 18.511.518 18.053.680
- Portugal 1.556.081 1.022.755 886.972
- Espagne 5.648.760 2.067.763 2.407.761
- Italie 9.617.161 5.788.460 5.710.09S
- Amérique du Sud . 6.892.905 2.495.891 1.129.051
- Les constructions navales aux États-Unis en 1916.
- — La Nature a déjà dit (n° 2266) le trouble apporté à la marine marchande des Etats-Unis par la guerre actuelle. Manquant de navires nationaux, privée d’une grande partie des. flottes commerciales étrangères, la République Américaine a subi une crise des transports sans précédents qui l’a amenée à augmenter beaucoup ses constructions navales. Déjà, en 1915, les chantiers des Etats- Unis avaient construit 1216 navires représentant 2i5 6o2 tonnes. En 1916, l’activité a été encore plus forte et a abouti à un plus grand résultat. On a construit 1163 navires marchands d’un tonnage total de 520847 tonnes pour les compagnies de navigation américaines et 5o vaisseaux de 39392 tonnes pour des propriétaires étrangers.
- Si le nombre des bateaux mis en service pour 1916 est à peu près égal à celui de igi5 : 1213 au lieu de 1216, leur tonnage a plus que doublé : 560239 au lieu de 2i5 6o2 tonnes. Ce grand effort nous rendra certainement service en augmentant le tonnage commercial actuellement utilisable, en compensant en partie les pertes dues à la- guerre sous-marine, et en diminuant ainsi la hausse des frets.
- BIBLIOGRAPHIE
- Parmi les blessés, par Mme Tatiana Alexinsicy. i vol. in-i8. Paris, Armand Colin. Prix : 2 fr. 5o.
- Ces impressions d’une aide-doctoresse attachée aux services d’un train sanitaire russe, nous peignent les épisodes les plus divers de la campagne en Galicie, à Moscou, à Varsovie, à Vilna. Elles nous initient aussi à l’organisation sanitaire de nos Alliés.
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- N° 2273
- 21 Avril 1917
- LH NATURE
- SOMMAIRE :
- La lutte contre les ennemis des plantes aux Etats-Unis et en France : Daniel Claude. L'hiver 1917 dans la Scandinavie : Charles Rabot.
- Les foyers mécaniques : H. Volta.
- Académie des Sciences. —r- La foire d'échantillons de Lyon : A. K. SUPPLÉMENT. — Informations. — Les gros ventres de la guerre.
- Pour déterminer l’âge des œufs. — La chasse à l'huile dans les empires centraux.
- MASSON ET Cln, Éditeurs, no, Boulevard St-Germain, Paris. LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie,
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- INFORMATIONS
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- Les gros ventres de la guerre. — Pour curieux que paraisse ce titre, il n’en répond pas moins à un sujet absolument scientifique et doublement d’actualité.
- Une même cause déterminant souvent des effets analogues, certains médecins ont été frappés par une affection déjà constatée au cours des campagnes du ier empire : le gros rentre des soldats, que MM. Denéchau etMattrais dénomment le gros ventre de la guerre. Ces auteurs publient sur ce sujet, dans le Bulletin de la Société médicale des Hôpitaux, une étude approfondie qui semble donner la solution de cet intéressant problème.
- Il s’agit d’une affection peu fréquente (18 cas au cours de la guerre actuelle) et qui se traduit par une augmentation considérable de volume de l’abdomen inférieur avec démarche et attitude spéciales et amaigrissement, mais - sans qu’aucun signe pathologique vienne révéler une maladie causale. Aussi en présence de tels cas, le plus souvent le diagnostic erre et c’est tantôt une tuberculose des vertèbres ou du péritoine, tantôt une affection gastro-intestinale (déglutition d’air ou aérophagie en particulier) que l’on met en cause.
- Les auteurs ayant observé certains phénomènes particuliers de cette affection (disparition du gros ventre lorsque l’attention du maladè est extériorisée soit par une question, soit par un fait voisin qui l’intéresse) ils voulurent en approfondir le sens véritable et, avec l’aide d’un radiographie, M. Ledoux-Lebard, ils parvinrent à découvrir la clef de ce mystère.
- Il s’agit d’une affection dite pithiatique, c’est-à-dire d’une maladie psychique : une action indépendante de la volonté agissant sur le muscle diaphragme pour en produire l’abaissement. Or, on sait que ce muscle forme une limite entre la cavité du thorax et celle de l’abdomen et qu’en s’abaissant il tend à faire « sortir les viscères de cette dernière cavité ».
- La cause de cette anomalie a été prouvée non seulement par des constatations radioscopiques, mais aussi par un cas particulier constituant un fait matériel; un sergent-infirmier du Dr Denéchau a montré qu’il était à même de produire volontairement et de garder un ballonnement en tous points comparable à celui des autres sujets.
- L’intérêt d’un tel cas est des plus importants : en indiquant la cause, il désigne le traitement; il prouve aussi, au point de vue militaire, que de tels sujets ne sont pas justiciables de la réforme mais d’une cure spéciale. Enfin, au point de vue philosophique, il montre d’une façon lumineuse que ce qui reste obscur à une certaine époque, devient clair lorsque des esprits chercheurs et observateurs ont entre les mains les moyens d’investigation. A. C. G.
- Pour déterminer l’âge des œufs. — On sait qu’un œuf fraîchement pondu est plus lourd qu’un autre déjà vieux. Le Bulletin de l’Institut international d Agriculture nous fait connaître un récent travail allemand de .Tj. Grossfeld, paru dans le Molkerëi Zeitung, qui indique une méthode simple, rapide et exacte de déterminer l’àge des œufs par leur perte de poids. Un œuf frais de grosseur moyenne pèse, quand il est plongé dans l’eau, environ 4 gr. 3 ; ce poids diminue de o gr. 6 après chaque semaine de conservation et finit par devenir nul
- ou même négatif. Si l’on emploie un aréomètre formé d’une tige de verre graduée terminée, à sa partie inférieure, par un panier en toile métallique daûs lequel on met l’œuf, on peut déterminer ainsi par une simple lecture le poids de l’œuf et l’àge correspondant. On étalonne l’instrument pour tin œuf moyen de 5o cm3 pesant frais dans l’air 54 gr. 3 ; les erreurs dues aux différents volumes des œufs examinés sont insignifiantes. Ce procédé est beaucoup plus précis que l’emploi d’eau salée dans laquelle l’œuf flotte ou tombe au fond.
- La chasse à l’huile dans les empires centraux. —
- Nous avons déjà exposé les raisons de la pénurie de matières grasses chez nos ennemis et les conséquences qu’elle comporte aussi bien pour l’alimentation que pour les industries de guerre. Le dernier Bulletin de l’Institut International d'Agriculture nous" révèle deux récents documènts qui sont une nouvelle preuve des efforts de plus en plus pénibles des empires centraux pour se procurer des matières grasses, quelles qu’elles soient.
- Dans le Chemiker Zeitung, on trouve la description d’un procédé pour extraire l’huile des amandes de fruits à noyau. Par une laborieuse statistique, l’auteur montre d’abord quelle source d’huile sont les noyaux de cerises, de prunes, de pêches, d’abricots. L’Allemagne, dit-il, possède ai millions de cerisiers; chaque année ils donnent 3 pour ioo de noyaux; chaque noyau renferme 3o pour ioo d’amandes; chaque' amande peut donner 36 pour ioo d’huile; même calcul pour les autres arbres à noyaux; on pourrait donc extraire des fruits à noyau quelques milliers de tonnes d’huile. Malheureusement, ajoute-t-il, on n’utilise pas « rationnellement » ces noyaux parce qu’il faudrait de bonnes machines pour les casser et que la séparation de l’amande exige beaucoup de travail. Et il signale une machine spéciale pour briser les noyaux et un procédé pour en extraire l’amande. L’huile obtenue ne renferme pas d’àcide cyanhydrique; elle est légèrement trouble, puis s’éclaircit; son goût, d’abord agréable, devient de plus en plus amer; elle convient très bien' comme huile à salade.
- En Hongrie, une ordonnance ministérielle vient de prescrire la dégermination obligatoire du maïs pour en extraire l’huile. Chaque quintal de maïs doit donner 12 kg de germes et chaque quintal de gèrmes au moins i5 kg d’huile. Les moulins sont chargés de cette opération sous un contrôle et un régime de déclarations très stricts. Toutes les réserves de maïs doivent être déclarées et ne peuvent être vendues sans être déger-mées. La mouture du maïs dégermé est gratuite; les moulins payent en maïs la quantité de germes extraite. Les germes sont livrés à des usines d’extraction et l’huile ainsi produite est réquisitionnée par la Société centrale hongroise des huiles et graisses au prix de io francs le kilogramme; cette dernière se Gharge de la répartition et de la vente au détail au public à un prix taxé.
- Où est-il, messieurs les Boches, l’heureux temps de l’avant-guerre où Hambourg était le grand marché du sésame et recevait les graines oléagineuses du monde entier ?
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- N' 2274
- 28 Avril 1917
- NATURE
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- SOMMAIRE:
- La question du pain : Daniel Claude.
- Un souvenir botanique de 1870 : Henri Coupin.
- A propos de la pénurie du jute : Alfred Renouard.
- Nos tirailleurs sénégalais : L. Quéranÿ. — Académie des Sciences.
- SUPPLÉMENT. — Informations* — Pour les amputés. — Les vaisseaux allemands bloqués. Table électromagnétique à dessin pour amputés. — Éclatement des bulles à la surface d’un liquide, etc.
- MASSON ET C‘% Éditeurs, 120, Boulevard St-Germain, Paris.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tjssandier
- DIRECTION
- L, DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- INFORMATIONS
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- Pour les amputés. — Parmi tant de menus actes de la vie courante pour l’accomplissement desquels les amputés doivent avoir recours aux services d’une autre personne, la préparation de la nourriture (et particulièrement le découpage de la viande) est un de ceux, qu’ils
- peuvent eil'ectuer eux-mêmes, grâce à la fourchetle-cou-teau de la maison Kirby Beard. Ce petit’ appareil que représente la figure ci-conlre et dont le fonctionnement se comprend de lui-même, leur permettra de se libérer d’une sujétion qui, si légère qu’elle soit, n’en est pas moins, pour beaucoup, tant soit peu pénible.
- Les vaisseaux allemands bloqués. — Nous avons récemment indiqué le tonnage allemand interné dans les ports des Etats-Unis, et qui maintenant va'pouvoir naviguer, dans des conditions dilîérentes de celles que les Allemands pourraient souhaiter.
- La rupture de la Chine, de Cuba, du Brésil, de la Bolivie avec les empires centraux, rupture qui semble devoir se propager à d'autres nations, va encore libérer un nombre respectable de tonneaux allemands immobilisés dans leurs ports depuis le début de la guerre.
- Au moment où se produit cette situation nouvelle, si avantageuse pour nous puisqu’elle rend au commerce mondial un grand nombre de navires qui contribueront à remédier à la Crise des frets, il est intéressant de connaître le nombre des vaisseaux allemands bloqués dans tout l'univers. L'Agence Havas vient d’en donner les détails, d’après une revue navale allemande :
- En Europe : Suède IG bateaux 3.751 tonnes.
- Norvège. .... 27 — 28.850 —
- Danemark .... 10 — 667 —
- Hollande. .... 47 — 114.750 —
- Belgique 28 — 84.825 —
- Espagne 42 — 110.928 —
- En Asie : Extrême-Orient . . iji} 58.515 —
- Iles de la Sonde. . 24 — 125.458 —
- En Afrique ! — 779 —
- En Amérique du Nord : Côte est . . . . . 70 — 556.006 —
- Côte ouesl 26 — 78.177 —
- Mexique 2 — 8.716 —
- Cuba 7 — 25.733 —
- En Amérique du Sud : Côte ouest .... 102 — 556.000 —
- Argentine 12 — 54.068 —
- Brésil 58 — 208.387 —
- Ajoutons à cette liste, 20 bateaux ancrés à Las Pulmas d'une capacité de 69 796 tonnes ; en Tunisie et aux Indes Occidentales g bateaux d’un tonnage de 35 849 t.,isans compter la • Hochseeflotte et les navires marchands des ports allemands qui, s’ils sont sur leur propre territoire, n’en sont pas moins bloqués tout comme les autres restés en pays étrangers, Sans les compter, on arrive à
- ce total <( colossal » de 553 vaisseaux allemands internés représentant 2 100 000 tonnes. Combien vont reprendre la mer ?
- Table électromagnétique à dessin pour amputés.
- — La Revue générale de VElectricité fait connaître, d’après une revue allemande, cette table, dont un modèle figure en ce moment à l’exposition d’appareils et d’instruments pour les mutilés de la guerre, à Charlotten-•bourg. Elle est destinée à faciliter aux amputés de la guerre l’exécution de dessins industriels. La table est constituée par une planche à dessin dans laquelle sont fixés un grand nombre de petits électro-aimants ; la commande de ceux-ci se fait au pied au moyen d’une pédale. Les équérres, rapporteurs, pistolets, sont tout en fer ou munis de masses magnétiques; les électro-aimants servent à les maintenir en position fixe pendant les tracés. Les règles sont en bois et fixées à la planche le long de laquelle elles peuvent glisser.; règles et équerres sont munies d’échelles graduées. La force nécessaire aux électrô-aimants est fournie par une prise branchée sur circuit de lumière ou par une petite batterie d’accumulateurs.
- Éclatement des bulles à la surface d’un liquide.
- :— Quand des bulles de gaz viennent éclater à la surface d’un liquide, il est difficile de voir où se produit la rupture de la pellicule liquide. Nature publie un procédé pour voir nettement le point d’éclatement, que lui indiquent MM. Campbell, Svcinton et Evelyn Beale. On fait éclater l’étincelle dune bobine de Ruhmkorff entre deux fils plongés dans un bain d’huile résineuse. Les bulles produites sont pleines de fumée et quand elles éclatent, on voit apparaître un petit anneau très régulier à leur partie supérieure. Les bulles sont plus grosses et les anneaux plus beaux avec les huiles très visqueuses, par exemple cuites ou chaudes.
- Destruction des herbes folles. — On retrouve trop souvent les allées des jardins abandonnés envahies par les herbes. Le Journal de Pharmacie et de Chimie, donne, d’après le Pharmazevtizeski Journal, trois procédés pour s’en débarrasser, légèrement différents de ceux indiqués dans les Recettes de la Nature. Voici ces trois formules : , '
- i° Alumine. . . ..................... 10
- Sulfure ferrique. ............—. . 10
- Eau...............................100
- en solution étendue de 5 fois son volume d’eau.
- a0 Soude caustique...................... 5
- Carbonate de soude.................. i5
- Phénol brut. ....................... 2,5
- Eau.................................100
- en solution étendue de 20 fois son volume d’eau.
- 3° Chaux éteinte fraîche............. 5oo
- Soufre............................. 120
- ' Eau...............................12 000
- faire bouillir, puis ajouter un volume égal d’eau.
- Dans tous les cas, on choisit un temps sec pour arro* ser les herbes à détruire.
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- 5 Mai 1917.
- Ne 2275
- SOMMAIRE :
- Les graines oléagineuses françaises et la guerre : P. Sallior.
- Les mutilés dans la vie agricole : A.-C. Guillaume.
- Notre industrie marbrière et les méthodes d’exploitation des carrières américaines ; Jacques Boyer. Académie des Sciences. — Mitrailleuses : P. Chevolot.
- SUPPLÉMENT. — Informations. — L’industrie des glucoses.
- L’approvisionnement en gtaines de betteraves à sucre aux États-Unis. — Plantes à papier en Australie, etc.
- MASSON ET C10, Éditeurs, 120, Boulevard St-Germafn, Paris.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- INFORMATIONS
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- L’industrie des glucoses. — L'industrie du sucre est une de celles qui ont eu le plus à souffrir de la guerre (i) : notre production nationale, qui avait atteint près de 900 000 tonnes en igi3, est tombée, l’an dernier, à x5oooo t. Comme le sucre est devenu, pour nos contemporains, une denrée à peu près indispensable, on a d’abord remédié à cette pénurie par l’importation, qui s’est élevée, en 1916, à 5ooooo t., représentant plus de 100 millions de francs; mais il a bien fallu ensuite songer à éviter ou à réduire cette perte de numéraire, et le rationnement a paru d’autant plus nécessaire que l’importation elle-même risquait de n’être plus assurée. Cette situation devait donner un surcroît d’activité à la production des glucoses, dont l’importance a subi, depuis sa création, des fluctuations étroitement liées aux prix des sucres de canne ou dp betterave.
- En 1783, lè duc de Bouillon [découvrait une espèce particulière de sucre, dans les raisins, les groseilles, les pruneaux et un grand nombre d’autres fruits de saveur à la fois douce et un peu acide, à la surface desquels il forme des efflorescences blanches, par la dessiccation. Ce sucre, dont la structure n’offre point de cristaux réguliers, mais seulement des grains mamelonnés, groupés comme des têtes de chou-fleur, a reçu le nom de glucose (du grec y^vixûç,' doux), nom assez mal choisi, car le glucose est trois fois moins doux que le sucre ordinaire. Son extraction des fruits avait d’abord fait l’objet de quelques tentatives d’exploitation industrielle : à l’époque du blocus continental, Parmentier, Proust et Chaptal s’occupèrent d’établir sur une vaste échelle la fabrication du sucre de raisin ; de nombreux établissements s’élevèrent alors dans le midi de la France et rendirent bientôt de grands services, mais cette industrie fut abandonnée dès qu’on eut réussi à exploiter la betterave. Une autre source de glucose avait d’ailleurs été trouvée dans des substances beaucoup plus abondantes et moins coûteuses. En 1811, le chimiste russe Kirchhoff, reprenant des expériences de laboratoires exécutées en 1/85 par le Dr Irving, était parvenu à transformer industriellement en glucose l’amidon des céréales et la fécule de pommes de terre. La fabrication du sucre-de fécule, comme on l’appela alors, prit aussitôt une extension singulièrement facilitée par sa très grande simplicité.
- Elle consistait, ën effet, à traiter par l’acide sulfurique très étendu la fécule délayée dans l’eau chaude (20 kg d’acide pour 1000 kg <le fécule). La fécule se transforme d’abord en dextrine, puis en glucose ; la saccharification est achevée en moins de trois quarts d’heure. On sature alors l’acide par la craie, qui détermine un précipité de sulfate de chaux, et l’on filtre sur du noir animal. Le sirop est ensuite concentré par la cuisson.
- D’autres acides ont été employés, notamment les acides chlorhydrique, fluorhydrique et oxalique. Le premier est neutralisé au moyen du carbonate de soude : comme il suffit de 2,5 d’acide chlorhydrique pour traiter 1000 d’amidon, la faible quantité de chlorure de sodium formé ne gêne pas. Pour éliminer les autres acides, on • se sert du carbonate de chaux, qui donne naissance à du fluorure de calcium ou à de l’oxalate de chaux, tous deux insolubles.
- 1. Vov. »° 2170, du xcl' mai iyi5, page 2go.
- Les acides ne sont pas les seuls agents de saccharification de la fécule. Dès 1785, le Dr Jove avait reconnu que l’orge germée pouvait provoquer aussi cette transformation. En 1833, Payen et Persoz parvenaient à en extraire le principe qui détermine ce phénomène, la diastase. On appelle parfois maltose le glucose obtenu en soumettant la fécule à l’action de l'orge germée ou malt. Celui-ci est mis en suspension avec de l’amidon, dans de l'eau chauffée d’abord à 3o°, puis à 700 par un courant de vapeur, L’amidon se transforme d’abord en dextrine, puis en glucose. Au bout de 20 minutes, la réaction est terminée; le sirop est coulé dans un filtre à noir en grains, puis concentré dans une cuve chauffée par un sei'pentin à vapeur. L’évaporation est activée par un ventilateur. On a ainsi le sirop de glucose. La fabrication par la diastase est souvent arrêtée avant que la transformation soit complète : on a alors le sirop impondérable, mélange de dextrine et de glucose, dénommé aussi dextrine sucrée ou encore sirop de blé.
- On trouve dans le commerce des glucoses plus purs, soit à l’état de sirops concentrés, marquant jusqu’à 42° Baumé, soit à l’état solide, en masse ou granulé. Ces glucoses sont utilisés par les brasseurs et par les confiseurs. Pendant la dernière campagne (1915-1916), les dix glucoseries françaises en ont produit rSooo t., dont 4000 pour la fabrication de la bière.
- Contrairement à la saccharine, qui n’a aucune valeur nutritive, les glucoses sont de véritables aliments et, à ce titre, ils pourraient parfaitement suppléer, dans une certaine mesure, à une disette momentanée de sucre.
- E. C.
- L’approvisionnement en graines de betteraves à sucre aux Etats-Unis. — Le Bulletin de l’Institut International d’Agriculture nous renseigne à la fois sur le développement actuel de la culture de la betterave aux Etats-Unis et sur les achats de graines eu Europe.
- Pendant les 9 pi’emiers mois de 1916, les Etats-Unis ont exporté 62.2 878 t. de sucre raffiné, qui représentent 3,5 fois la vente à l’étranger de 1914 et 26 fois celle de igi3.
- Parallèlement, les achats de graines ont beaucoup augmenté : 838o t. pendant les 3 premiers trimestres de 1916 contre 5271 en igi3 et 4470 en 1912. Jusqu’au début de la guerre, l’Allemagne fournissait la presque totalité de ces semences; actuellement, la Russie l’a supplantée en très grande partie.
- Plantes à papier en Australie. — A la récente exposition agricole de Bowen Park, Queensland, M. Campbell a présenté une collection de plantes pouvant fournir de la pulpe à papier dont certaines sont particulièrement intéressantes. La pulpe d’ananas et de bambou, celle de bananier fournissent un papier excellent; la pulpe de bagasse de canne à sucre, fort abondante, est moins appréciée; la pulpe d’écimage de canne à sucre donne un bon papier d’emballage; celle de Sida retusa se transforme en papier très résistant, utilisable pour la fabrication des billets de banque; plusieurs plantes spontanées, Imperata, Triumfelta, Urena, qui croissent en abondance et sans soins, peuvent donner de 10 à i5 t. de pulpe à l’hectare, transformables en
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- INFORMATIONS
- m*
- 5 t. de papier. Ces essais nous indiquent les réserves auxquelles nous pourrions puiser pour économiser nos pauvres forêts si réduites et si maltraitées. (D’après le Bulletin de VInstitut International d'Agriculture.)
- Le lupin, vénéneux pour le bétail. — Une série d’accidents dus au lupin étant survenus en Allemagne à des animaux domestiques, le Département d’Agricul-ture des Etats-Unis a mis à l’étude cette question et vient d’en faire connaître les résultats dans un récent
- HfirnTMinnurrrriiiii n i u mn i— iimimii» n n ni an imw—wnimHitirii«TnrÉirM«iiii>n<winiWiiTirrnin~iirnir m
- Bulletin. Les graines sont les plus toxiques, puis les gousses; les feuilles le sont moins. L’intoxication ne se produit qu’après ingestion d’une grande quantité de cette plante. Les animaux meurent d’asphyxie par paralysie de la respiration. Les substances toxiques sont vraisemblablement des alcaloïdes contenus dans la plante. On ne connaît aucun traitement efficace et le seul moyen d’éviter des pertes de bétail est de choisir les pâturages et d’éviter de conduire les troupeaux dans les lieux où les lupins sont trop abondants.
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- Songez, tumeurs, au précieux Urodonal. Rappelez-vous qu'il n'ost rien de tel pour assouplir les vaisseaux, conserver la tonicité du cœur, abaisser la tension vasculaire, enrayer la sclérose, décrasser le sang, éliminer les toxines, enlin et surtout dissoudre l'acide urique, comme l’eau chaude dissout le sucre ; bref, neutraliser au fur et à mesure la néfaste besogne de la nicotine. Il est évident que si deux toroes égales
- flèsent, chacune de son côté, contre une cloison, l’équilibre aura loues les chances d’être assuré. Voilà comment, avec l’accompagnement d’un verre d'Urodcnal, un bon cigare, une bonne pipe, voire meme une série de cigarettes ne sauraient plus désormais faire de mal à personne.
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- l'Opinion médicale :
- « Tl suffit au malade d'avaler chaque soir sans les croquer d’un à trots comprimes de J aboi pendant quelques semaines pour se débarrasser rapidement de toute constipation Pour un hémorroïdalre. la chose n'a pas de prix. D'ailleurs les hémorroïdes sont à ce point une affection fréquente que, parmi les médecins qui liront ces lignes, il n’en-est pas un seul qui ne soit a même de vénlier par lui-même et maintes fois l’exactitude de ce qui précède chez ses malades »
- Prof Paul Suard
- Ancien professeur agrégé-aux Ecoles de Médecine navale.
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- Communication à l'Académie de Médecine du 3 décembre 1912
- L'OPINION MÉDICALE :
- « 11 suffit donc pour seul et unique traitement pair la nouvelle méthode, de prendre, au début de chaque repas, jusqu'à complète guérison, de 15 à 20 capsules de Pagéol dans les 24 heures ; quantités qui s’abaissent des deux tiers dans les états chroniques. Les résultats ne se font pas attendre, ils sont tels que, vraiment, il serait bien difficile de vou'oir exiger-davantage, et qu’il parait tout à fait impossible de pouvoir véritablement faire mieux.’p
- Dr Henry Làbonne,
- Ancien Interne des hôpitaux» rie Paris, Licencié ès-Scieoces, Médecin spécialiste Etabl. Châtelain, 2, rue Valenciennes», et toutes Plues.
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- Globéol
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- Surmenage
- Convalescence
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- de l’organisme et favorise la guérison
- Je puis, en nuire, artlrrnpr que le Globéoi abrégé notablement la convalescence, et cela s’explique aisément. Mais. <1 une façon générale, on petil dire qu'il représente le spécifique par excellence de toute iqu ladie de langueur C'est un ionique de premier ordre qui. contraire-me.nl aux excitants habituels, manifeste une action réellement utile cl persistante. 11 abrège la convalescence el augmente, pour ainsi dire, la force de vivre, dont loin le secret réside, nous l'avons vu. dans le soutien des conditions essentielles de résistance
- C'est pourquoi nous prescrivons les cures de Globeol & la plupart de nos malades celle médication ne rencontrant aucune non ire-indication et permettant une lutte contre la déchéance héinatogénique.
- Dr Etienne Cruceanu, ancien interne a Paris
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- N" 2276
- 12 Mai 1917.
- SOMMAIRE ;
- La fabrication des canons.
- Correspondances secrètes d’autrefois : Nicolas Flaiiiel.
- Les dépôts de charbon du canal de Panama : Jacques Boyer.
- Amortisseurs de chocs pour prévenir les accidents de chemins de fer : J. de la Cerisaie,
- MASSON ET OY Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandibr
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l'Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et â l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique .Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie,
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La iValure » doit être adressé aux bureaux du journal : ISO, Boulevard Saint-Germain, Tarit (W)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- Là reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
- POUR FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE EN FRANCE
- SOCIÉTÉ ANONYME. — CAPITAL : 500 MILLIONS
- Assemblée générale annuelle du 29 Mars 1917.
- Les actionnaires de la Société Générale se sont réunis le 29 mars 1917 en Assemblée Générale, sous la présidence de M. Guernaut, Président du Conseil d’Admi-nistration.
- Le Rapport déclare que le Conseil, tout en préparant la Société Générale à remplir lé rôle qui sera dévolu aux Etablissements de Crédit dans la nouvelle organisation économique qui suivra la victoire, s’est particulièrement consacré à fournir à la Défense Nationale la plus large participation possible qui se chiffre par la somme considérable de près de 4 Milliards aux titres divers d’Em-prunts, Bons et Obligations de la Défense, Ventes et Prêts de titres de pays neutres. D’autre part, la progression constante du chiffre d’escompte ainsi que l’apurement progressif des engagements moratoriés attestent la reprise des affaires et la renaissance du crédit que la Société Générale s’efforce de favoriser par tous les moyens en son pouvoir.
- Après avoir indiqué les affaires auxquelles la Société Générale a prêté son concours, soit sous forme de placement d’obligations, soit comme participant à la formation ou l’augmentation du capital, le Rapport constate que la réorganisation des affaires dont la guerre a entravé le développement se poursuit d’une manière favorable. C’est ainsi que la Barcelona Traction and Power Company se trouve aujourd’hui dans une situation très améliorée permettant d’espérer, que les prévisions des fondateurs seront bientôt réalisées. Quant à la Brazil Railway, sa réorganisation entreprise par les Comités d’Obligataires constitués sous les auspices de l’Office National, est également très avancée et autorise à croire que l’affaire,
- d’ici peu de temps, pourra, sous une direction nouvelle, reprendre son cours normal.
- Enfin le Rapport mentionne la fondation récente de la Banque du Chili qui, reprenant l’actif de l’ancienne Banque de la République, facilitera aux commerçants et industriels français les relations avec ce pays.
- Le Conseil signale à l’attention des Actionnaires le labeur incessant de tout le Personnel et la bonne volonté dont il donne des preuves multiples malgré la charge progressivement plus lourde qui lui iucombe. Ce dévouement constant a été reconnu par tontes les améliorations et avantages qu’il était possible d’accorder. Une fois de plus le Conseil salue la mémoire de ceux qui sont tombés glorieusement pour le salut du pays.
- Sur le produit net de l’exercice qui s’est élevé à Frs 10.771.000, le Conseil a proposé de prélever 10 millions pour servir aux actions un intérêt de 4 %> s°if 10 frs par action. Un acompte de 4 fus ayant été déjà payé, le solde de~6 frs serait distribué à partir du ^ 2 juillet, sous déduction de l’impôt, soit net Frs 5,54-
- Les Censeurs-Commissaires se sont entièrement associés aux conclusions du Conseil, donnant notamment leur pleine adhésion à la proposition ayant pour objet une répartition de' 4 °/o-
- Cette résolution comportant également l’approbation des comptes a été votée par l’Assemblée, à l’unanimité moins cinq Actionnaires.
- L’Assemblée a en outre renouvelé les pouvoirs des Administrateurs sortants, MM. Crdzier, Defontaine et de Scssevalle ; elle a réélu Censeur pour trois ans, M. Lavallée et nommé Commissaires pour l’exercice 1917, MM. Lavallée, Cornélis de Witt et Desroys du Roure.
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- N° 2277
- 19 Mai 1917.
- LA NATURE
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- Electrification des Lignes de Banlieue
- DU Ch EM i N DE FER DE LETAT
- SOMMAIRE :
- L’électrification des lignes de banlieue des chemins de fer de l’Etat : A. Soulier.
- Le lait écrémé : Ch. Porcher.
- L’organisation des halles centrales de Paris : Alfred Renouard.
- Académie des Sciences. — Les changes : A. P.
- SUPPLÉMENT. — Informations : Liège aggloméré. — Le sabotage de l’artillerie roumaine, etc. \ ......................'..........'.....
- MASSON ET Ci0, Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fonde par Gaston Tissandjep
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hysiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie,
- ABONNEMENTS, 12 mois — Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout CO qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : tio, Boulevard Saint-Germain, Parie (VIe j
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
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- INFORMATIONS
- Liège aggloméré. :— La Revue de Chimie industrielle nous donne quelques formules de fabrication de liège aggloméré, matière calorifuge d’autant plus intéressante, en ce moment, que les combustibles sont plus rares et plus coûteux :
- i° Les morceaux de liège (des débris de bouchon font l’affaire) sont d’abord gonflés par cuisson dans l’eau chaude ou la vapeur pendant quelques heures. Puis on les sèche et on les agglomère par une dissolution de nitrocellulose à chaud ou dans le vide soüs pression dont le solvant (alcool, éther, acétone) est ensuite évaporé. Les plaques ou les objets de liège aggloméré et moulé peuvent être imprégnés de corps gras ou d’une solution de caoutchouc ;
- 2° Le liège en poudre mélangé avec du plâtre, de la dextriue et un peu d’eau donne une pâte durcissant à l’air qui peut servir à enduire des murs ou des objets d’un revêtement calorifuge. On peut la rendre plus résistante en ajoutant une partie de chaux à six de plâtre, soit en les gâchant ensemble, soit en gâchant le plâtre avec de l’eau de chaux; ce dernier mortier sert à faire des briques, des carreaux, des panneaux; après la prise, les objets sont baignés dans une solution concentrée de sulfate de fer ou de zinc ; ils sont alors assez durs pour que l’ongle ne les raye pas ; ils peuvent être couverts d’enduit ou de peinture;
- 3° La poudre de liège est baignée dans une solution de borax, puis séchée. On l’agglomère dans Un mélange fait au bain-marie de gélatine en feuille (60), glycérine blonde (8), tanin (18), bichromate de potasse (14)-
- Le sabotage de l’artillerie roumaine. — M. Charles Nordmann a signalé, dans la Revue des Deux Mondes, une des causes des échecs inattendus de l’armée roumaine. On sait que celle-ci était fournie d’artillerie de campagne par Krupp. Or, depuis trente ans, la Roumanie était liée par un traité d’alliance avec l’Allemagne ; mais, malgré cet accord — et il faut ici souligner le diabolique esprit de prévoyance de nos ennemis — tous les canons livrés par le grand établissement d’Essen avaient été l’objet d’un sabotage assez bien dissimulé pour passer inaperçu aux essais de réception. Tous les niveaux de pointage avaient été remplis d’eau pure, au lieu du liquide incongelable que l’on y met d’habitude. Les Allemands se réservaient naturellement, si la Roumanie marchait avec eux, de corriger ce défaut au moment voulu. Au contraire, si elle se déclarait contre eux, le fonctionnement de son artillerie se trouverait compromis, trop tard pour qu’il fût possible d’y remédier. C’est ce qui arriva. Lors des premiers engagements, en pays de plaines, les instruments de pointage fonctionnèrent parfaitement; mais il n’en fut plus de même, lorsque l’artillerie eut à opérer dans des régions montagneuses : dès que la température descendit à zéro, la congélation de l’eau fit éclater tous les ni-3 veaux à bulles d’air, et il fut désormais impossible d’effectuer des tirs précis.
- On peut évidemment s’étonner que les techniciens chargés de la réception de ce matériel ne l’aient jamais soumis à des épreuves en montagne; mais qui se serait douté d’une pareille perfidie, et comment qualifier l’acte de ceux qui livrèrent et firent payer à des alliés des armes systématiquement mises hors d’état de leur servir ?
- Il était utile, de révéler ce détail. Les neutres qui avaient auparavant reçu des canons de Krupp ne manqueront pas de les vérifier attentivement, et ceux qui se proposaient de passer une commande à cette maison en apprécieront comme il convient la loyauté.
- La fabrication de l’essence de térébenthine. —
- La fraude sur l’essence de térébenthine ne date guère que d’une quinzaine d’années et elle constitue une véritable industrie, dont les bénéfices sont des pins considérables, parce qu’elle n’est pas réprimée et que le prix du produit a subi une hausse importante.
- 'Annales des falsifications publient sur'ce sujet ignoré, sauf des spécialistes, une très intéressante étude dont nous extrayons les renseignements suivants :
- La fraude peut avoir lieu par falsification, en mélangeant à l’essence des liquides divers d'un prix moindre, ou par substitution en fabriquant de toutes pièces un liquide se rapprochant du produit vendu sous le nom d’essence de térébenthine.
- Dans le premier cas, on se contente parfois d’augmenter volontairement la quantité d’huile de résine et de colophane qui existent toujours dans l’essence commerciale et qui se produisent à la fin de la distillation par suite de l’élévation de température. D’autres fraudeurs, au contraire, mélangent des adultérants anormaux, n’existant jamais dans l’essence et dont le plus couramment employé est le « white spirit » qui est un pétrole désodorisé par une distillation et qui ne coûte que 35 à 45 francs les 100 kg. On en additionne l’essence dans des proportions variant de 3o à 5o pour 100.
- Le principal des « substituts » d’essence de térébenthine est l’essence de bois de pin provenant de la distillation du bois mort telle qu’on la pratique depuis xgo5 en Suède, en Norvège, en Finlande et en Amérique, et surtout en Allemagne, patrie des « ersatz ». Le prix de cette matière variait en France avant la guerre entre 60 et 70 francs les 100 kilogrammes.
- Quel peut être le bénéfice frauduleux ainsi réalisé par les marchands? Le prix moyen de l’essence -est de 100 francs environ rendu chez le consommateur. Celui de l’essence de bois étant de 70 francs environ et celui du white spirit de 40 francs, la marge de bénéfice pour la fraude par substitution est de 20 à 3o francs les 100 kg et celle de la fraude par falsification dépend de la proportion de white spirit employé.
- La production moyenne annuelle du sud-ouest de la France, en essence, étant d’environ de 20 à 22 000 tonnes représentant, au cours moyen de 83 fr, 5o pris sur place, uu total de 16 à 18 millions de francs, l’enjeu de
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- INFORMATIONS
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- la lutte contre la fraude est donc de plusieurs millions par an, sans compter le discrédit qui est jeté par ces falsifications sur le véritable produit, particulièrement en médecine.
- L’emplissage des stylographes. — Je n’apprendrai à personne que si les stylographes — aujourd’hui si employés — sont des instruments très pratiques, par contre, ils semblent avoir été créés tout exprès pour exaspérer la patience humaine. Tantôt ils coulent trop vile, tantôt ils ne coulent pas assez — ou même pas du tout. Cela est variable avec la marque du stylo et la manière de s’en servir, mais ce qui est commun à tous — sauf ceux qui s’emplissent par aspiration — c’est que lorsqu’on cherche à remplacer l’encre qui s’en est allée en « pattes de mouches », il se forme dans le liquide des bulles d’air dont on n’arrive pas. à se
- débarrasser, même en les transperçant à plusieurs reprises avec ardeur, et qui empêchent le réservoir de « faire son plein ». Voici, cependant, un moyen d’en venir à bout et très rapidement. Il consiste à remplir le stylo goutte à goutte jusqu’à ce que l’amas de bulles qui surnage le liquide, vienne faire saillie jusque sur le bord du réservoir, et à en approcher la partie allumée d’une cigarette (ou d’un cigare). Aussitôt les bulles éclatent les unes après les autres et laissent de l’espace pour achever le remplissage, ou tout au moins, ramener à nouveau vers le haut les bulles qui sont restées dans la profondeur et auxquelles on fait subir le même sort. Bien entendu, si l’on n’est pas fumeur, on peut tout de même arriver au même but en remplaçant la cigarette par une allumette « présentant un point en ignition », comme disent les livres classiques à propos des pro-I priétés de l’oxygène.
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- 26 Mai 1917.
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- SOMMAIRE :
- L'industrie de la tourbe : Louis Renié.
- Nouvelle brique en ciment : Georges Lanorville.
- L’aménagement moderne des usines : H. Volta.
- Académie des Sciences. — Les arbres fruitiers abîmés par l’ennemi : Henri Coupin.
- SUPPLÉMENT. — Recettes photographiques. — Conservation des plaques sensibles. Emballage des plaques — Pour éviter le décollement de la gélatine des plaques photographiques, etc.
- MASSON ET Cto„ Éditeurs
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fonde par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- E.-A. MARTEL
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’Ecole des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie^
- ABONNEMENTS, 12 mois — Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départem. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : 120, Boulevard Saint-Germain, Tarit (VIe)
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- RECETTES PHOTOGRAPHIQUES
- Conservation des plaques sensibles. — Le coût actuel des plaques photographiques donne un intérêt tout particulier à l’utilisation des émulsions anciennes. La'plupart des photographes, professionnels ou amateurs, ont dans quelque recoin des boîtes de plaques oubliées depuis plusieurs années et qu’ils hésitent à employer, de crainte d’un échec. Ils ont bien entendix parler de certaines émulsions de Monckhoven qui, au bout de ao ans, ont encore fourni d’excellents clichés; mais ils croient généralement que c’est là un cas exceptionnel, le résultat d’une fabrication particulièrement soignée.
- Il importé donc de savoir que les plaques datant d’une quinzaine d’années peuvent, maintenant encore, être très bonnes. C’est ce qui résulte des essais effectués par MM. Charles et Joseph Yallot. Les travaux qu’ils ont entrepris dans le massif du Mont-Blanc exigent, chaque été, -une quarantaine de douzaines de plaques (émulsion Lumière orthochromatique A) ; mais le stock apporté au début de la saison n’est jamais utilisé en entier, et les plaques qui restent ne sont pas employées l’année suivante, parce que leur valeur est négligeable en regard du coût des expéditions. Il s’ensuit que MM,. Yallot ont pu disposer de boites de plaques d’àges divers, dont les plus anciennes remontaient à 16 ans. Ils ont soumis leur contenu à différentes épreuves, en photographiant des paysages présentant quelque difficulté, et ils ont obtenu, sans majorer le temps de pose, des' images aussi parfaites que celles qui proviendraient de plaques neuves.
- Il convient de noter qu’aucune précaution spéciale n’avait été prise pour la protection des boites; elles étaient simplement empilées dans une pièce d’une maison' de Chamonix inhabitée pendant huit mois de l’année, où elles avaient à supporter des périodes de très grande humidité. MM. Yallot ont conplu de ces expériences que les plaques conservées dans leur emballage, avec des précautions simplement convenables, sont susceptibles de garder leurs propriétés pendant un temps considérable. Si .la plus élémentaire' prudence commande de n’emporter dans un voyage que des provisions relativement fraîches, il n’y a pas lieu de mettre définitivement au rebut une boîte de plaques, si vieille qu’elle soit, sans en avoir fait l’essai.
- Emballage des plaques. — Lorsqu'on emporte en voyage un- assez grand nombre de plaques, il est évidemment impossible de les placer toutes dans les châssis. A mesure qu’elles sont impressionnées, il faut lès emballer avec soin, si l’on ne peut les développer qu’au retour. On doit bien se garder, en pareil cas, de les envelopper dans des feuilles de papier "qui louchent la couche sensible. Ce contact suffit pour produire un voilé d'où résultent des négatifs ternes, sans vigueur. Le mieux est de les envelopper par paires, couche
- contre couche, dans un sachet de papier noir, qui ne pourra ainsi toucher que le côté verre. On aura soin de bien épousseter les surfaces sensibles, car le moindre grain de poussière interposé occasionnerait, sur les deux clichés en contact, une de ces lacunes bien connues des photographes sous le nom de « trous d’aiguilles ».
- Pour éviter le décollement de la gélatine des plaques photographiques. — Certaines émulsions ont tendance à se séparer du verre, surtout dans les révélateurs alcalins. Ce décollement sera évité, si l’on prend la précaution de passer tout autour de la plaque, avant de l’immerger, un corps gras quelconque, par exemple un morceau de paraffine ou de chandelle, appliqué sur les bords de la couche, de manière à y tracer un liséré imperméable à l’eau.
- Aspect du cliché suivant le temps de pose. —
- Avant d’entreprendre une série de reproductions, il peut être utile de s’assurer, par une opération d’essai, si le premier cliché a reçu le temps de pose normal ou s’il a été surexposé ou sous-exposé. Placez le cliché, une fois se<ù sur une étoffe sombre, la gélatine en dessus, et essayez, en modifiant l’incidence de la lumière, de distinguer une image, positive ou négative. Retournez le cliché, gélatine en dessous, et tâchez de voir quelque chose de ce côté aussi.
- Si vous voyez une image positive sur le côté gélatine et rien, sur le côté verre, c’est que le cliché manque de pose; si vous voyez cette image positive sur le côté verre seulement, le cliché est surexposé; si, enfin, vous voyez une image d’un côté comme de l’autre, ou si vous n’en voyez aucune, la pose a été exacte.
- Montage sur tôle. — Les photographies destinées à être fréquemment consultées, comme le sont, notamment, les reproductions de plans cotés et les dessins de machinés,- qui passent de mains en mains, dans les ateliers de construction, sont rapidement froissées, déchirées et maculées. Le montage sur carte ou même sur toile n’y remédie qu’imparfaitement, si l’image n’est pas protégée par un vernis. Pour assurer à ces photographies une conservation indéfinie, il faut les monter sur tôle mince, puis les enduire d’une solution de celluloïd :
- Acétone................. . 5o c, c.
- Acétate d’amyle. ..... 5o c. c.
- Celluloïd ......... 1 gr.
- Pour préparer cet enduit, vendu sous le nom de vernis Cristal, on peut utiliser des pellicules photographiques hors d’usage, dont la couche de gélatine aura été préalablement enlevée dans l’eau chaude. Le celluloïd se dissout à froid dans les liquides indiqués
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- RECETTES PHOTOGRAPHIQUES
- et s’étend de même. Il-donne une couche parfaitement transparente, souple et résistante.
- Epreuves à tons chauds par développement. —
- Les épreuves à tons chauds (brun ou sépia) sont généralement obtenues en virant les images noires, soit par sulfuration, soit par traitement aux sels d’urane. On a essayé de simplifier l’opération, en produisant directement le ton voulu au développement. C’est ainsi qu’en ajoutant au révélateur à l’oxalate ferreux du chlorure de potassium et de l’acide citrique, on obtient des nuances brunes. De même, en combinant l’édinol avec le sulfite d’acétone. Cependant, ces procédés exigent des poses plus longues qu’à l’ordinaire et des développements prolongés; en outre, les tons réalisés varient notablement, suivant les papiers employés et suivant le degré d’épuisement du révélateur, de telle sorte que, si l’on développe une série d’épreuves dans le même bain, elles offrent des teintes différentes. Ceci peut être avantageux dans quelques cas, mais, dans l’industrie,.il est généralement nécessaire d’avoir des résultats constants.
- Une méthode toute différente utilise la coloration de l’argent par les produits d’oxydation du révélateur. M. F. Pospiech a employé à cet effet la pyrocatéchine
- suivant la formule que voici :
- Eau distillée......................... 12 parties.
- Solution de pyrocatéchine à 10 p. 100. x — Solution de carbonate de potasse à
- 10 pour 100......................... 5 —
- Ce mélange se colore peu à peu et ne se conserve pas au delà de 24 heures. Il faut donc ne le préparer qu’au fur et à mesure des besoins. A titre d’exemple, M. Pospiech indique les résultats obtenus avec le papier Orthobrome de Gevaert. Sous un négatif moyen, là durée d’exposition, à 90 cm d’une lampe de 16 bougies, est de 2 secondes. L’image apparaît au bout de 20 à 25 secondes; elle est complètement développée en 3 minutes environ. Le ton ainsi produit est noir-brun, de bonne vigueur, : et ne change pas dans le fixateur, constitué par une simple solution d’hyposulfite de soude.
- Virages en deux tons. — Le bain de virage à l’osmium offre cette particularité qu’il fournit, outre le blanc du papier, deux tons bien distincts : un brun léger dans les ombres, et un bleu tendre dans les demi-teintes claires. Il ne s’applique .qu’aux papiers à noircissement direct. Les épreuves, lavées à l’eau pure, sont passées dans :
- Eau............................... 1000 c. c.
- Chlorosmite d ammonium. .... 1 gr.
- Acide sulfurique..................5 gr.
- Après virage, on lave, et on fixe dans une solution d’hyposulfite à 10 pour 100.
- Voici maintenant un virage à l’or qui fournit deux autres tons, dont l’effet convient particulièrement aux paysages à lointains vagues éclairés à contre-jour :
- Eau. ............. 1000 c. c.
- Sulfocyanure d’ammonium -. ... 5 gr.
- Iodure de potassium...... 1 gr. 5o
- Chlorure d’or (préalablement dissous dans un peu d’eau) . . . . o gr. 25
- Ce bain agit lentement. Quand les parties les plus claires, les lointains dans l’exemple cité, commencent à s’estomper d’une teinte grise tira'nt sur le carmin, on lave à l’eau pure, et on achève le virage dans ùn bain de virage ordinaire au sulfocyanure d’or neuf, qui donne des tons du brun au noir brun. Après fixage, les contours des lointains sont teintés de rose imitant assez exactement les franges d’un soleil levant. Ce procédé, indiqué par M. P. Vernet, réussit tout particulièrement avec les vues de montagnes dont les crêtes ont de la neige ou des glaciers.
- . Préparation de pellicules adhésives. — On met à
- digérer dans l’éther 40 gr* de glu marine ; ou décante pour séparer le liquide clair de la portion non dissoute, et l’on ajoute une solution de gomme laque à 3o pour roo dans l’alcool, en quantité variable, suivant la quantité de cette gomme que contenait la glu employée. On ujoute au mélange quelques goxittes de benzine.
- Les pellicules sont constituées par des feuilles de papier pelure que l’on plonge un instant dans la mixture et que l’on suspend ensuite pour les laisser sécher.
- Bouchons de liège imperméables. — Voici trois méthodes pour rendre les bouchons de liège imperméables et inattaquables aux acides :
- i° Traiter le liège par l’acide sulfurique étendu de son volume d’eau, de manière à transformer la cellulose en une matière analogue au parchemin artificiel. Les bouchons sont ensuite lavés, puis complètement desséchés et enfin imbibés de paraffine, chauffée à 5o°. Si l'on est outillé pour faire le vide dans le récipient qui contient la paraffine, la pénétration dans les pores des bouchons en sera plus parfaite. Les bouchons soumis àv ce traitement sont très élastiques et résistent à la plupart des réactifs, beaucoup plus complètement que les bouchons en caoutchouc ;
- 20 Immerger les bouchons dans une solution contenant 15 gr. de gélatine et 24 gr. de glycérine pour un demi-litre d eau. Apres quelques heures d’immersion, on les retire, on les laisse bien séchci', et on les trempe dans un mélange formé de 2 parties de vasgline pour 7 parties de paraffine, chauffé à 400 ;
- 3° Une variante de la seconde méthode consiste à ajouter à la solution gélatineuse un peu de bichromate dé potasse. Les bouchons une fois secs, il n’y a plus qu à les exposer à la lumière : ils sont ainsi rendus imperméables, sans qu’il soit nécessaire de les imprégner d’un corps gras.
- Procédé simplifié de montage à scc. — Il est très facile de monter les épreuves à sec, au moyen de pellicules adhésives, sans recourir à l’emp]oi_de presses ou de fers spéciaux, dont le prix est relativement élevé. Le matériel nécessaire se réduit à une plaque de zinc, que l’on pourra se procurer chez un ferblantier. O11 la fera couper à un format légèrement supérieur à celui des images, par exemple 10 X i5 pour les épreuves 1 usité.
- Les épreuves et les pellicules étant calibrées, on les place sur le carton, où on les maintient avec la main gauche, tandis que la main droite est occupée à chauffer un coin de la plaque de zinc à une source de chaleur quelconque, par exemple au-dessus d’un verre de lampe. Ce premier chauffage, qui ce demande que 5 ou 6 secondes, sur une lampe de 10 lignes, permet de fixer sommairement l’épreuve. A cet effet, on pose le coin chauffé sur l'image, et on presse le tout avec un chiffon. On chauffe ensuite une surface égale à celle dp l’épreuve, pendant i5 secondes environ, et on applique la plaque sur l’image, en pressant fortement avec le tampon de linge. 11 va sans dire qu’il ne faut mettre en contact avec l’épreuve que le côté de la plaque de zinc qui n’a pas touché la source de chaleur, sans quoi l'image îus-querait d’être tachée.
- La plaque de zinc peut être remplacée par un fer à repasser ordinaire, que l’on chauffe à 900 environ et que l’on a soin de bien esstxyer sur un linge blanc, afin d’éviter la moindre maculature.
- Accélération du fixage et du lavage. — Quand le cliché a séjourné longtemps dans le révélateur, soit par suite d’une insuffisance de pose, soit parce que le bain était trop vieux ou trop bromuré, le fixage est parfois très,lent, et la couche garde souvent une apparence laiteuse, plus ou moins prononcée, et qu’un bain neuf d’hyposulfite n’arrive pas toujours à faire complètement disparaître. En pareil cas, il vaut mieux substituer au second bain d’hyposulfite une solution diluée d’ammoniaque. , . -
- Aü sortir du bain de fixage ordinaire, les plaques qui ont une apparence laiteuse sont plongées directement dans une solution à 2 pour 100 d’ammoniaque, où le voile opalescent disparaît très rapidement. Il faut bien observer que le cliché doit être passé de l’hypo-sulfite dans l’ammoniaque sans lavage intermédiaire : si on le lavait, le second fixage ne s’accomplirait que très imparfaitement, et quelquefois pas du tout, même avec une solution ammoniacale beaucoup plus concentrée. (
- Les plaques ainsi traitées ont davantage de pouvoir être lavées bien plus rapidement quje les autres. Rien n'empêche de les renforcer ou de les affaiblir suivant les méthodes habituelles.
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- déposés par l’Institut Scientifique et Industriel assurent à l’Inventeur le Maximum de Protection
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- 2 Juin 1917
- LA NATURE
- ilt mimm
- SOMMAIRE :
- La guerre sous-marine : A. G. — Comment choisir un employé : A. B. La production mondiale en tonnage commercial : Charles Rabot. Chronique. — Les emplois industriels du chalumeau : H. Volta.
- SUPPLÉMENT. — Informations. — L’encre de champignons.
- La crise du charbon et le chauffage des locomotives au bois sur les réseaux Scandinaves
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- LA NATURE
- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l'Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l’École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie,
- ABONNEMENTS, 12 mois — Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne a La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : J20, Boulevard Saint-Germain, Paris (VIe)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
- La reproduction des articles sans leurs figures est soumise à l’obligation de l’indication d’origine.
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- INFORMATIONS
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- L’encre de champignons. — Comme tout le reste, l’encre augmente considérablement de prix et, les matières premières commençant à faire défaut pour sa fabrication, il faut, paraît-il, envisager le moment, assez proche, où nous n’en aurons plus. Bien qu’à la rigueur on puisse vivre sans ce produit, dont la- disparition, d’ailleurs, serait très salutaire à la bureaucratie, il n’est pas mauvais de songer d’avance à ses « produits de remplacement ». Un de ceux-ci est assez peu connu, bien que la Société botanique de France s’en soit occupé à plusieurs reprises, notamment en 1876, sous l’inspiration de M. Boudier, lequel avait, d’ailleurs, été précédé dans cette voie par le mycologue Bulliard. Il s’agit d’un champignon très commun, le Coprin atramentaire [Coprinus atramentarius), quipousse en touffes très serrées dans les prés, au bord des chemins, dans les terrains gras et humides, les jardins, où l’on en trouve parfois des masses énormes, là où l’on range les instruments de jardinage et où l’on jette les matières plus ou moins en voie de décomposition. Il est facile à reconnaître à son chapeau allongé en cloche, d’abord blanc et recouvert d’une poussière brillante, puis gris ou roux et présentant au sommet de petites écailles brunes ; ce chapeau de 3 à 6 cm de large et de 6 à 8 de hauteur est soutenu par un pied fragile de i5 cm de haut et porte, à la face inférieure des lames rayonnantes, d’abord brunes, puis noirâtres. Comme tous les Coprins, ce champignon a une existence assez éphémère et « tourne en eau » très rapidement, ou plutôt en un liquide noir qui le faisait désigner jadis par Paulet sons le nom d’Encrier ou de Bouteille à l’encre. Pour recueillir ce liquide en abondance, il suffit de récolter les Coprins et de les mettre dans une bouteille, où, en un jour ou deux, ils sont mués ën un magma noir qui, filtré an travers d’un linge peu serré, constitue une excellente encre d’un noir intense ou brunâtre, que l’on ne saurait mieux comparer qu’à de l’encre de Chine. Si ladite, encre est un peb trop claire, il suffit de la laisser déposer et de décanter le liquide un peu transparent qui occupe la partie supérieure. Additionnée de quelques grains de gomme arabique et d’un peu d’essence de girofle, qui, en outre, lui enlève sa mauvaise odeur, elle conserve sa fluidité pendant des années. Ce n’est pas une dissolution de matières colorantes, mais un liquide renfermant en suspension des myriades de spores qui naissent sur les lames du chapeau ; à plusieurs reprises on a préconisé son emploi pour l’écriture des actes notariés et de tous papiers où la fraude est à redouter, car, les spores étant trèe faciles à reconnaître au microscope, elle est d’âutant moins imitable que les malandrins n’ont pas toujours des Coprins
- à leur disposition, au moment de perpétrer une fraude en écriture. L’encre de Coprins a, en outre, cet avantage, d’être indélébile.
- La plupart des autres Coprins — il y en a, en France, 45 espèces — peuvent être utilisés au même usage. Un de ceux que recommandait Bulliard était celui qu’il appelait F « Agaric typhoïde », mais que l’on désigne plutôt, aujourd’hui, sous le nom de « Coprin à chevelure » (Coprinus comatus) ; il est commun dans les terrain bien gras, surtout les pâturages. Pour obtenir une belle encre, il suffit de le faire bouillir avec de l’eau et quelques clous de girofle, puis de passer au travers d’un linge; il contient, dans ses tissus, assez de mucilage pour qu’on puisse négliger l’emploi de gomme arabique pour « lier » les spores noires. Son chapeau, de 5 à 8 cm de diamètre, est d’abord ovoïde, puis en cloche, successivement blanc, rosé et noir, et couvert de grosses écailles. Son pied est blanc, brillant, long de 10 cm et ses lames nombreuses. Ajoutons enfin que le même champignon, cueilli très jeune, est comestible, bien que d’une suavité médiocre, de sorte qu’il pourrait, à la fois, remédier à la crise des aliments et à celle de l’encre, dualité qui n’est pas banale. Terrons-nous, un jour, le poète avaler le contenu de son encrier pour ne pas mourir de faim ? ; Henri Coupin.
- La crise du charbon et le chauffage des locomotives au bois sur les réseaux Scandinaves. — La
- crise du charbon sévit encore plus gravement dans les pays Scandinaves qu’en France. La houille y est devenue si.rare qu’elle fait défaut pour le chauffage des locomotives. En Norvège, pour suppléer à cette disette plusieurs lignes ont commencé à employer le bois comme combustible; en Suède, une ligne use avec succès de la tourbe et plusieurs autres vont suivre cet exemple. Le réseau de l’Etat se dispose en outre à chauffer également- ses machines au bois. A cet effet, rapporte 1 ’Àftenpost de Kristiania, on envisage la nécessité de raser les forêts riveraines des lignes sur une largeur de 3 km de chaque côté de la voie. Cet abatage procurerait 3 millions de mètres cubes de bois qui constitueraient une réserve pour l’hiver prochain.
- Communiqué. — Recherches géologiques : La Société du Carreau de grès demande pour recherches et études de gisements d’argile et de feldspath, un ingénieur ayant toutes les connaissances nécessaires. Ecrire au Siège social, 3, cité d’Hauteville, Paris', Xe.
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- N9 2280
- 9 Juin 1917
- LA NATURE
- SOMMAIRE :
- L'électrification des chemins de ter du Midi : A. Breton. — La synthèse pratique de l’alcool. Les grands laboratoires nationaux. — 11. Teddington : H. Paresce.
- Le mécanisme des frets : Aug. Pawlowski.
- Précipitation électrique des vapeurs d’acide phosphorique.
- L industrie des pâtes alimentaires et la guerre : Jacques Boyer,
- SUPPLÉMENT. Informations. — Production des vins en 1916. — Les économiseurs de charbon.
- MASSON ET C‘\ Éditeurs.
- LE NUMÉRO 50 CENTIMES
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- Revue des Sciences et de leurs Applications aux Arts et à l’Industrie
- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ
- Fondé par Gaston Tissandier
- DIRECTION
- L. DE LAUNAY
- Membre de l’Institut,
- Professeur à l’École des Mines et à l'École des Ponts et Chaussées.
- E.-A. MARTEL ~
- Membre du Conseil supérieur d’Hygiène publique-Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
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- INFORMATIONS
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- Production des vins en 1916. — Le Moniteur vini-cole publie l’état de là situation vinicole actuelle, d’après les données statistiques fournies par l’administration des Contributions indirectes. En 1916, on a compté 1 451 227 propriétaires qui ont cultivé i5o8 65j Hectares et produit .86017,562 hectolitres de vin. Comparés à ceux de 1915, ces chiffres montrent une diminution de 4542 hectares de la surface cultivée et une augmentation de production de i5 616 669 héctolitres. La valeur totale de là récolte atteint 2 010472 752 francs, cè qui met le coût moyen de l’hectolitre à 56 fr. En Algérie, la’-surface cultivée a été de 177 47^ hectares et la récolte de 8 781 266 hectolit. La Corse a produit 50711 hec'tolit.
- Le commerce extérieur des vins a été très déficitaire; en effet, nous n’ayons exporté que 688 85o hectolitres au lieu de 2 millions euviron dans les années normales ; tandis que nous avons importé 8 847 175 hectolitres, principalement d’Algérie, d’Espagne, de Grèce, de Tunisie et d’Italie.
- Cette fâcheuse situation est encore aggravée par la diminution de la production de bière due à la rareté de l’orge et au nombre des brasseries situées en pays envahis et plus encore par la détestable récolte dé fruits à cidre, puisque nous n’avonâ produit en 1916 que 6 409710 hectolitres de cidre au lieu de 29 5o~ 3ot hectolitres enigii. .. 'À'
- Les économiseurs de charbon. — La pénurie de charbon actuelle a fait naître toute une série de produits destinés à l’économiser. Ces produits, très nombreux, sont généralement vendus à des prix assez élevés. M. G. Filandeau, chargé par le Service de là Répression des Fraudes d’analyser ces diverses substances, vient de rendre compte des résultats de son examen dans les Annales des Falsifications. Les neuf produits étudiés par lui sont de compositions différentes : carbonate et nitrate de soude, oxyde de fer, bioxyde de manganèse impur, etc. Ils sont présentés au public en petits paquets ou boîtes de 40 à 800 gr. et produiraient, d’après les prospectus, des économies varianCde a5 à 77 pour 100 de combustible. Certains sonL'véndus à dès prix manifestement exagérés; M. FilandeaA cite du sel de cuÿsine à 25' fr. le* kilogramme, du carbonate de soude à 9 fr,, etc. Pour tous, on recommandé de mouiller le charbon, de modérer le tirage, de diminuer le chargement. • V, ' . ;
- Cès conseils sont beaucoup plus efficaces que Tes produits eux-mêmes, puisqixe les essais faits sur. une chaudière ont montré que la plus grande économie : 13,5 pour xoo; a été obtenue simplement en mouillant le charbon d’eau dti cèndrier à raisonyde , ï, 1 litre par i0o kg.'L’eaù,squi ne coûte rien, est donc le meilleur dès économiseurs.
- déposés par l’Institut Scientifique et Industriel
- assurent à rinveiiteur le Maximum de Protection
- Obtention de Brevets d’invention et Dépôts de Marques et Modèles en tous pays. Recherches d’antériorités. — Consultations Techniques et Juridiques. — Contrats. — Mise en exploitation. — Cessions. — Licences. — Procès eh contrefaçon.
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- N” 2297
- 6 Octobre 1917.
- LA NATURE
- SOMMAIRE :
- La technique allemande de l'armement aérien : Jean-Abel Lefranc.
- Extincteurs d’incendie : Nicolas Flamel.
- L’alimentation du bétail dans les circonstances actuelles : Henri Blin.
- La plus puissante locomotive du monde : Lucien Pahin.
- SUPPLÉMENT. -— Informations : Dépôt de charbon sous l’eau.
- Un four communal à Orléans pour la dessiccation des pommes de terre, — Le trempage des noix, etc.
- MASSON ET C‘\ Éditeurs.
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- LA NATURE
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- Membre de l’Institut,
- Professeur à l'Ecole des Mines et à. l’École des Ponts et Chaussées.
- Membre du Conseil supérieur d Hygiène publique,
- Ancien Président de la Commission centrale de la Société de Géographie.
- ABONNEMENTS, 12 mois = Paris, Seine et S.-et-O. : 20 fr. — Départent. : 25 fr. — Étranger : 26 fr.
- Tout ce qui concerne « La Nature » doit être adressé aux bureaux du journal : no, Boulevard Saint-Germain, Tarit (Yle)
- La reproduction des illustrations de « La Nature » est interdite.
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- INFORMATIONS
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- Dépôt de charbon sous l’eau. — Il y a un an, la
- Duquesne Light C°. de Pillsbourg, était" victime d’un incendie dans ses réserves de charbon; elle perdit des centaines de tonnes de combustible avant d’avoir pu se rendre maîtresse du sinistre. Pour éviter le retour d’un semblable événement elle a fait construire, pour sa station génératrice des îles Bruccots, un dépôt sous la rivière, pouvant recevoir 100000 tonnes de charbon.
- Ce dépôt sera contenu dans un réservoir de i5,5 pieds de profondeur sur 791 de long et 153 de large; en plaques dé béton renforcé et disposées de façon à permettre la dilatation. Un mur solide et oblique formant quai empêchera le réservoir de s’inonder au cas où les eaux seraient très hautes. Des grues serviront au transbordement du charbon. Etant donné le grand volume du réservoir on a prévu des soupapes pour pouvoir le noyer en cas de besoin.
- L’expérience ayant démontré que le charbon peut entrer en combustion spontanée dès que, l’épaisseur de son entassement dépasse une quarantaine de mètres, on conçoit l’idée de la Compagnie d’éclairage de Pitts-bourg. Nul doute que cette idée ne soit bientôt imitée, dans les deux mondes, où le combustible devient de plus en plus précieux.
- Un four communal à Orléans pour la dessiccation des pommes de terre.— Une initiative qui pourra se généraliser dans toute la France, vient d’èlre prise par la ville d’Orléans pour l’alimentation de la population : il s’agit de la construction d’un four communal dans lequel serait effectuée la dessiccation des pommes de terre. Ainsi serait assurée la conservation du précieux tubercule. Celui-ci, durci, servirait alors à deux lins : ou il serait consommé comme mets, après séjour de douze heures dans l’eau et cuisson, ou il serait broyé, réduit en excellente farine et livré à la boulangerie.
- La ville d’Orléans a ouvert un crédit de 20000 francs pour la création du four et l’organisation de la besogne : tri, manipulation, chauffage, etc. La ville a l'intention d’utiliser très prochainement le four pour dessécher sa propre récolte de pommes de terre, qui dépassera 3ooooo kg. Ajoutons que le rendement sera de i5 tonnes par jour.
- -Le trempage des noix. —- On sait que quelques commerçants plongent les noix pendant un certain temps dans l’eau, afin d’augmenter leur poids et aussi de faire passer pour fraîches des noix de l’année précédente. Ils réussissent ainsi à vendre dès les mois de septembre des primeurs et à mélanger à la nouvelle récolte les stocks invendus des années antérieures. MM, M- et L. Rigolard étudient dans les Annales des Falsifications les modifications produites par cette fraude qui a le grave
- inconvénient d'amener la rapide altération des fruits.
- Les noix mouillées augmentent de poids d’une quantité supérieure à 12 pour 100; elles paraissent plus pleines et s’épluchent facilement, telles des noix fraîches; quelquefois, elles prennent un léger goût de savon. Mais aucun de ces caractères ne permet de reconnaître absolument le mouillage et l’on ne peut, par suite, réprimer actuellement à coup, sûr cette fraude sur le poids et la qualité de la marchandise vendue.
- " Automobile à vapeur. — Le Scientific American signale les avantages d’un sleamcar construit à Détroit. Son aspect extérieur ne diffère pas beaucoup de celui d’une voiture à essence, et l’on y retrouve même certains organes caractéristiques des moteurs à explosion: carburateur, radiateur, réservoir d’eau, réservoir de pétrolé, accumulateurs. En réalité, cependant, le moteur, composé de deux cylindres de 125 mm de diamètre et 100 mm de course, est actionné par la vapeur engendrée dans une chaudière formée de 16 tubes verticaux en acier soudés à l’acétylène et dont les extrémités communiquent avec deux tubes horizontaux.
- Le radiateur permet de condenser la vapeur d’échappement et de parcourir 25oo'km sans renouveler la provision d’eau. Le carburateur sert à élever le plus possible l'effet calorifique de la combustion du pétrole. Les accumulateurs actionnent un petit ventilateur électrique, qui projette sur les tuyaux de la chaudière des torrents d’air carburé, enflammé par une étincelle électrique. Celte disposition, réduit à 1 minute et demie le temps néfcessaire à LU mise en marche, quand l’eau est froide. Si elle est chaude, 1 minute suffit.
- On a dit que la machine à vapeur requiert plus d’attention que le moteur à essence. Il en faut, certes, mais il est pourtant plus facile de tenir en bon état les pompes et les liges de pistons que les soupapes des cylindres à gaz. Il y a, du reste, moins d’organes et par suite moins de causes d’avaries dans une machine à vapeur que dans un moteur à explosion. Celui-ci use, en outre, plus rapidement les pneus, par suite des trépidations et des brusques variations de vitesse.
- La supériorité incontestable de la vapeur réside dans l’endurance, la souplesse de marche et la suppression de tout mécanisme de réduction de vitesse. Pour gravir uü raidillon, pour se frayer d’un bond un passage au milieu d’une voie encombrée, le moteur à vapeur sera certainement préférable au moteur à explosion. Une vitesse sur piste ne prouve rien : c’est sur route qu’il importe de compter les performances. Telle voiture à essence gagnant un prix sur piste restera en panne sur une mauvaise route. Enfin, à puissance égale, la voiture à vapeur brûlant du pétrole sera moins onéreuse que l’automobile à essence.
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