Le Propriétaire architecte contenant un précis sur les constructions en général
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- ÀUBOT, LIBRAIRE-ÉDITEUR, RUE DES MAÇONS-SORÊOKJVE,J\\ 11.
- ARCHITECTE,
- Contenant nn précis sur les constructions en général, des modèles de maisons de ville et de campagne , de remises, écuries, orangeries , serres, etc. , ainsi qu’un résumé des nouvelles découvertes relatives aux constructions ;
- Ouvrage utile aux architectes, aux ingénieurs et aux entrepreneurs de bâtimens, et principalement aux personnes qui veulent diriger elles-mêmes leurs ouvriers ;
- llæc ( ædificia) antera ita erunt reclè disposila si primo animadvcrsum fuerit qui],us regionibus aut quitus incliualiouiJius mundi consti-tuantur.
- M. Yitrdvii Pollionis de Architecture libri decem. Lib. VI, cap. I.
- PROSPECTUS.
- A une époque où la France voit son sol se couvrir de maisons, ses hameaux se transformer en villages, et de nouvelles villes surgir comme par enchantement, il était vivement à regretter qu’on ne pût se procurer un ouvrage sur lequel les personnes qui font bâtir puissent se guider. Morizot, Rondelet, et quelques autres habiles architectes, ont donné, il est vrai,, d’excellens préceptes à cet égard; mais leurs ouvrages sont extrêmement volumineux, et ne présentent pas néanmoins un choix assez varié de maisons d’habitation et de constructions particulières.
- D’ailleurs, pour satisfaire aujourd’hui les besoins du luxe et le goût de chaque état, il faut mettre à contribution tous les arts qui ont quelque rapport avec l’architecture considérée dans ses'nouvelles applications. On épuise, sous le rapport de l’économie du chauffage, de la décoration, etc., toutes les combinaisons que la science peut fournir. De nouvelles decouvertes sont faites tous les jours, mais malheureusement la plupart d’entre elles restent souvent ensevelies dans des encyclopédies ou des recueils périodiques.
- Il manquait donc un ouvrage qui réunit ces diverses découvertes, et qui fit connaître en même temps aux personnes, qui veulent diriger
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- elles-mêmes l'exécution de leurs bâti mens, les principes généraux de la construction et de la solidité , le meilleur mode à employer pour fixer sciemment avec les ouvriers le prix des divers travaux, et qui renfermât enfin des modèles de constructions particulières.
- Tel est le but de l’ouvrage dont nous annonçons la publication : aucun soin, aucune recherche n’ont été épargnés pour faire connaître les nouveaux procédés et les perfectionnemens importans apportés à quelques branches de l’architecture, tant en France qu’a l’Étranger et. particulièrement en Angleterre.
- Cet ouvrage contiendra les plans, les élévations et les détails de diverses maisons d’habitation dans tous les genres d’architecture, ainsi que des modèles de remises, fontaines, orangeries, etc.; on a joint à chaque projet un dessin en grand des diverses corniches qu’il renferme, parce que cette partie du bâtiment est presque toujours la plus négligée; les cotes, qui accompagnent ces détails , permettront facilement de les rapporter de grandeur naturelle.
- A chaque projet sera joint un devis succinct faisant connaître le mode de construction et l’épaisseur des différens murs qui le composent..
- Un traité spécial renfermera les principes généraux de construction; il sera accompagné de planches explicatives. On y examinera successivement les fondations, la maçonnerie, la charpente, la menuiserie, la qualité et l’emploi des matériaux , et enfin les découvertes récemment faites sur quelques-uns de ces articles.
- Cet ouvrage doit être surtout d’une grande utilité aux habitans de ces contrées privées d’ingénieurs et d’architectes, où les personnes qui veulent bâtir sont, en quelque sorte, à la merci d’ignorans maçons, entre les mains desquels une construction, presque toujours d’un mauvais goût, coûte le double ou le triple de la somme qu’aurait exigée un bâtiment dont la distribution intérieure, la régularité et la beauté des proportions n’eussent rien laissé à désirer.
- Cet ouvrage, contenant environ ioo planches de format in-40., sera publié en quatre livraisons; les trois premières renfermeront les modèles accompagnés d’un texte explicatif ; et la quatrième contiendra le traité des constructions. Le prix est de 8 francs pour chacune des trois premières livraisons, et de 10pour la quatrième.
- P A il I S. — IMP1UM E K l E I) E F A I .V , Hup lîacine, n. 4> J>l»cc de l'Oduon.
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- OùmiQ'BS'
- QUI SE TROUVENT
- CHEZ AUDOT , LIBRAIRE ,
- RUE DES MAÇONS - SORBONNE, N°. 11,
- A PARIS.
- ^owMiVs ^ttfiftcafrons..
- TRAITÉ
- SU R
- LA COMPOSITION ET L’ORNEMENT
- DES JARDINS,
- AVEC 97 PLANCHES
- Représentant des plans de jardins, des fabriques propres à leur décoration, et des machines pour élever les eaux. O un mge faisant suite a / Almanach du don Jardinier.
- Je dirai comment l’art, dans de frais paysages,
- Dirige l’eau, les fleurs, les gazons, les ombrages.
- (Uelille. )
- Troisième édition, entièrement refondue, et augmentée de beaucoup de figures d’après les dessins de M. Auguste Garnerey, et autres artistes distingués. 1 vol. in-4°. ; prix : 20 fr., et 25 fr. franc de port.
- Cette troisième édition contient 18 plans de jardins de tous genres, des Orangeries, Serrés, Bâches, Jardins dTIiver, avec les détails de leur construction ; 28 modèles de Pavillons, Maisons rustiques ou champêtres et Chaumières d’habitation ; 14 Portes et Fenêtres ornées ; 2 modèles de Glacières ; 22 Cabanes ; plus de 30 modèles de Barrières, Clôtures de treillages et Sièges rustiques; 11 Ponts; 16 Temples, Chapelles, Ermitages , ex-Voto , Pagodes ; 4 Volières , 9 Obélisques et Tombeaux ; des Fontaines et autres Monumens; 41 Pavillons d’ornement, rustiques et autres, Belvédères et Lanternes ; des Balançoires, Jeu de Bague nouveau, Bascules , Bateaux, Salles de Verdure , etc ; enfin 11 planches donnent les dessins détaillés de beaucoup de Machines simples et économiques pour élever les eaux.
- Cet ouvrage renferme, outre l’exposition des principes nécessaires à la composition des jardins, 1». des tableaux offrant un choix, par ordre de grandeurs , des arbres , arbrisseaux" et arbustes qui peuvent résister en plein air; 2°. une liste des espèces à préférer parmi lés plantes potagères ; 3°. un choix des meilleures cspècés de fruits par ordre de maturité; 4°. enfin un tableau des plus belles plantes d’agrément qui peuvent servir à orner les jardins. L’amateur pourra arrêter lui-même lê plan de ses jardins, soit pour les établir à neuf, soit pour ajouter à leur embellissement; il lui deviendra aisé de faire un choix d’arbres et de plantes, et de diriger les plantations et la construction de toutes espèces de fabrique-: et de machines.
- LES
- AMU SEME WS
- DÉ LA CAMPAGNE,
- CONTENANT :
- 1°. La description de tous lès jeux champêtres qui peuvent concourir aux récréations dans les jardins, et servir aux réjouissances publiques, àux fêtes de village, aiix fêtes de famille , avec les moyens de-les construire.à peu défiais ; les règles et la manière de jouer ceux qui ne sont pas encore généralement connus.
- 2°. L’histoire naturelle, la volière, l’art d’empailler les animaux, lé jardinage récréatif, les diverses chasses, la pêche, la navigation sur les rivières; des récréations de physique, des notions de géométrie pratique, d’astronomie, de gnomonique ; des principes de gymnastique amusante, d’équitation, de natation, de patinage ; des données satisfaisantes sur J es arts de la menuiserie, du tour et du dessin, de la perspective , etc. ; et généralement tout ce qui peut contribuer à l’embellissement et à l’agrément du séjour de la campagne.
- Par une société d’amateurs. 4 vol. in 12, ornés d’un grand nombre de figures.
- L’ART
- du tourneur ;
- Par M. Paulin DÉSORMEAUX;
- 2 vol. in-12 , avec un volume grand in-4»;, contenant 36 planches, dont 4 doubles et 2 coloriées. 24 fr., et 29 fr. franc déport.
- Tous les journaux de la capitale, et quelques autres, ont parlé avec, beaucoup d’éloges de cet ouvrage, attendu depuis long-temps parles amateurs d’un art qui occupe si agréablement les loisirs, et entretient la santé par un exercice doux et modéré. Us lui ont prédit un honorable succès, et ces prédictions se sont pleinement réalisées; L’Auteur avait entrepris dé donner des leçons tellement claires, qu’il fût possible d’apprendre à tourner en. les lisant avec application, et en joignant une pratique bien dirigée et constante à leur thé.orie, « Le temps seul, disait-il, » pourra, faire, connaître si j’ai réussi, et si ce y que je pense:avoir exprime clairement sera fait cilemertt compris, * Ce doute est maintenant dissipé, et les lettres Batteuses qui lui sont par-
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- venues de beaucoup de départemens ont fait connaître à F Auteur qu’il avait touché le but désiré. Le Bulletin scientifique, de M. le baron de Férussac, § Mécanique, et la Revue encydc-pédique, nont pas hésité à donner à ce livre la préférence sur tous ceux qui ont paru jusqu a ce jour sur la meme matière.
- PRINCIPES
- DE
- l’aut du tour.
- EXTRAIT DE L’OUVRAGE DE M. PAULIN DESORMEAUX,
- PAR L’AUTEUR.
- 1 vol. in-12 avec 6 planches gravées, 3 fr. 50 cent., et 4 fr. 50 cent, par la poste.
- « M. Désormeaux a fort bien fait de rédiger » lui-même l’Extrait de son Ouvrage. Dans cet » Abrégé, rien de ce qui est essentiel n’a été » omis^ et il renferme tout ce qu'il est utile « qu’un commençant connaisse.C'est un très-bon » travail, qui doit être distingué de ceux que » l'on voit éclore chaque matin, et dont Fexis->' tence se fait à peine apercevoir à la fin de la » journée. » ( Revue encyclopédique, tom. 27. )
- TRAITÉ
- THÉORIQUE ET PRATIQUE ‘sur
- LE
- de philosophie, dont il avait déposé le germe dans son ouvrage si connu des Inductions, est parvenu à accroître l’intérêt d'une matière qui déjà possède par elle-même le droit de fixer l'attention du public. Le précepte et 1‘exemple se succèdent et se fortifient tour à tour sons sa plume. Toutes les belles questions qui tiennent, soit à la pratique , soit à la théorie des arts, sont agitées, par M. Kératry , et toutes, après avoir été développées dans une suite de tableaux variés, reçoivent la même^et unique solution , savoir : que le beau , dans la peinture et la sculpture , Féloquence et la poésie, n’a d’autre source que le beau dans la morale. Cet aperçu neuf donne un caractère particulier au livre de M. Kératry? qui n’a pas redouté de se montrer plus d'une fois en dissidence avec le célèbre Burke, l’abbé Dubos, Raphaël, Mengs et W Inc-kelmann.
- Cul ouvrage est orné tle 4 Irès-jolies figures, gravées par Bovinct, Beyer, Pigeot, Manceau, «Faprès les tlesAiv; tle Droz et Duviviez.
- OEUVRE
- DE CiNOVA,
- RECUEIL DE GRAVURES AU TRAIT ; ü’APRES SES STATUES ET SES BAS-RELIEFS, EXECUTEES PAR M. REVEIL ; ACCOMPAGNÉ d’üN TEXTE EXPLICATIF SUR CHACUNE DE CES COMPOSITIONS, D’APRES LES IV-GEMENS DES MEILLEURS CRITIQUES, ET PRECEDE D’UN ESSAI SUR SA VIE ET SES OUVRAGES;
- Par M. H. DE LATO UC fl F..
- DES SERRES ET HABITATIONS
- Au moyen d’appareils à la vapeur, fraduil de l’anglais de Bavleÿ et du hollandais dé M. G. Moll, i vol. in-8°r, avec 4 grandes planches gravées, dont une coloriée. Prix : 5 fr.
- LE
- Cet ouvrage a été publié en 20 livraisons, de 5 planches chacune , qui sont en vente. L’édition sur papier vélin satiné est imprimée chez M. Firmin Didot. Le prix de chaque livraison,
- , est
- de 4 fr.
- très-grand in-80^, sur papier nom de Jésus
- VIGNOLE DE POCHE,
- O U
- MÉMORIAL DES ARTISTES,
- DES PROPRIÉTAIRES ET DES OUVRIERS ,
- CONTENANT LES REGLES DES CINQ ORDRES d’ARuHITECTORE DE JACQUES BAROZZIO DE VIGNOLE , AVEC 3o PLANCHES ;
- On désirait un recueil complet de dessins, d’après les markresde Cauova; le vœu des artistes et des connaisseurs est' rempli; ce recuéil, dont les gravures sont exécutées avec une grande perfection, fait suite aux Annales du Musée ci de l'Ecole moderne des Beaux A ris, dont il est le supplément indispensable, quoiqu’il soit exécuté sur un plus grand format et avec une sorte de magnificence.
- OEUVRE
- PAR THIERRY FILS,
- ARCHITECTE GRAVEUR.
- Prix : 4 fr., et 4 fr. 50 ç. par la poste.
- Cet ouvrage est refait à neuf, et contient de plus que toutes lés éditions données jusqu’à présent, les profils détaillés de chaque ordre. On a ajouté un tableau de l’ordonnance intérieure des hâtimens, indiquant tous les détails des proportions à donner aux vestibules, anticham-tires j salles 9 salions, chambres T cabinets, escaliers, épaisseur des murs, portes -, croisées, c/ie-minées , Jours , cours, écuries, remises, étables, bergeries, colombiers, granges, etc.
- DU BEAU
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- DANS1 LES
- ARTS D’IMITATION,
- AVEC VN EXAMEN RAISONNE . DKS PRODUCTIONS DES DIVERSES
- Écoles de peinture' et de sculp^oRe^ et en particulier
- DE CELLES DE FRANCE Mi’:
- PAR M. ' KÉRATRY. ’’
- 2 vol. in-!2-papier fin, 4 figures, !0 fr. Port par la posté 1 fr. 50 cent. L’auteur rattachant son sujet à des idées élevées
- UE JEAN GOUJON.
- Cet Œuvre de notre premier sculpteur sera publié incessamment en 10 livraisons, sur même format que FÜEuvre de Canova.
- L’ART
- DU MENUISIER
- EN BÀTIMENS ET EN MEUBLES,
- Extrait en partie de Fouvrage de Roubo , et orné de nouvelles figures représentant les ordres et ornemens d’architecture , ainsi que des meubles et décorations de boiseries, avec les détails de leur construction; accompagné de notions sur la géométrie, de tables de conversion dès mesures anciennes et métriques, et d’çlémens d’architecture en ce qui concerne la décoration. Seconde édition ; 2 vol. in-12, contenant 66 planches. 7 fr. 50 c., et 8 fr.
- ' 50 c. par la poste.
- • On se f romperail si' on croyait que cet excellent abrégé est destiné seulement aux* menuisiers ; il est aussi nécessaire aux personnes qui veulent utiliser leur industrie et leur adresse.
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- LE
- PROPRIÉTAIRE
- ARCHITECTE.
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- DESCRIPTION DES PROJETS.
- PROJET, N°. 1. — Planches I, II, III et IY.
- Ces planches offrent le projet et les détails d’une maison qui pourrait être construite également à la ville ou à la campagne; elle présenterait du côté de l’entrée une façade d’une élégante simplicité; mais, sur le jardin, un péristyle composé de quatre colonnes d’ordre dorique serait supporté par un majestueux perron qui ferait communiquer directement le premier étage avec le jardin.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Rez-De-Chaussée. — Planche Y™.,figure 1.
- A vestibule, B salle à manger, antichambre, C passage, D salon, E salle de bains, G lieux, II escalier, I passage, K soubassement. La cuisine et les celliers seraient placés dans les caves et communiqueraient avec le rez de-chaussée au moyen d’un escalier inférieur pratiqué dans l’emplacement II, et qui viendrait aboutir au pallier F, afin de desservir plus facilement la salle à manger B, et la salle de bains E.
- Premier étage. — Planche Ire., figure 2.
- L passage, MM chambres à coucher, N cabinet de toilette, O dégagement, P chambre de domestique, Q lieux à l’anglaise, RR placards, S péristyle, U grand escalier ou perron,
- TOME 1.
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- Planche II.
- Figure i1'0., façade du côté du jardin; figure 2, façade du côté de l’entrée.
- . Planche III.
- Façade latérale; la porte a serait seulement figurée en exécution au moyen d’une retraite ou arrière-corps de 5 centimètres, environ 2 pouces.
- Planche IV.
- Figure ire. Détails de la corniche A (pl. II, fig 2 ).
- Figure 2e. Détails de la fenêtre B (idem ).
- Figure 3e. Détails du cordon et des ornemens C {idem).
- TABLEAU DE L’ÉPAISSEUR DES MURS.
- Rez-de-chaussée jusqu’au premier cordon. En pierre de taille. En briques. En moellons En pansdebois et moellons. Enbriq. crues, ou briques et cailloux.
- Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- Mura, b, c, d. (Pl. I, fig.1.) 0,65 24 0,70 26 0,50 18 b î • •
- Mur de soubassement c, d, e, J'. (Planche I, fig. 1.). . . 0,32 12 0,27 10 0,30 11 » B B %
- Mur ira, n. (Idem) » » 0,41 15 0,50 18 . » B B B
- Voûte supportant le perron. 0,30 11 0,27 10 0,32 12 > B B B
- Premier étage jusqu’au comble. Mur g-, h, i, l. (Pl. I, fig. 2.) 0,38 14 0,41 15 0,32 12 B B B B
- Nota. On sera peut-être étonné que nous ayons donné aux mui's en moellon une épaisseur moindre que celle des murs en pierre de taille ; mais nous observerons que la première de ces maçonneries n’offre qu’une construction de second ordre, tandis que la pierre de taille doit former des constructions en quelque sorte indestructibles, afin de compenser les dépenses considérables que nécessite leur exécution.
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- PROJET, N°. 2. — Planches V, VI et VII.
- Ce petit pavillon, composé seulement d’un rez-de-chaussée, serait très-convenablement placé à la campagne; il serait accompagné latéralement de petits parterres ornés de fontaines jaillissantes et de jets d’eau, en supposant toutefois qu’on pût disposer d’un assez grand volume d’eau et de réservoirs ou bassins assez élevés.
- Nous avons supposé que ce pavillon serait surmonté d’une terrasse couverte en plomb, zinc ou mastic de Dilh (voir dans le texte général l’article terrasse ) ; mais dans le cas où l’on jugerait convenable de lui substituer une toiture quelconque, il serait toujours facile de l’adapter sans produire un mauvais effet puisque l’acrotèreou attique A la déroberait aux regards.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Planche V.
- A porche ou péristyle, B salle à manger servant d’antichambre, éclairée par une lanterne ou fenêtre pratiquée dans le comble, C salon, D cuisine, EE chambres à coucher, F cabinet, G cabinet de toilette, H passage, I lieux à l’anglaise, K chambre de domestique, L petit escalier pour monter à la terrasse, MM parterres.
- Nota. Dans le cas où le gisement du terrain solide se trouverait à une assez grande profondeur, on pourrait pratiquer un cellier ou caveau, avec lequel on communiquerait par un petit escalier pratiqué également dans remplacement L.
- •5
- Planche VI.
- Figure ire. Élévation delà façade du côté de l’entrée.
- Figure 2e. Élévation du côté du jardin.
- Planche VII.
- Figure ir#. Détails de l’attique A (pl. Vï, fig. 1.)
- Figure 2e. Détails de la corniche B ( idem).
- Figure 3e. Détails de la base C {idem).
- Figure 4°. Détails de l’imposte D (pl. VI, fig. 2).
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- TABLEAU DE L’ÉPAISSEUR DES MURS
- Murs a, b, c, d, c,f, g, h, i, l, ni, ...............
- Mur c, m, et d, h
- Mac o, p,
- En pierre détaillé. En briques. En moellons En pans de bois, moellons ou briques. En briq. crues, ou briques et cailloux.
- Mètres* Pouces* Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- 0,50 18 0,41 15 0,34 p°. lig. 12,7 0,27 10 » »
- 11 » 0,27 10 0,32 12 » » 0,27 10
- ». > 0,27 10 0,24 9 0,24 9 0,27. 10
- Les murs d’enceinte des parterres auraient 28 centimètres d’épaisseur au couronnement ; ils se composeraient d’un socle en maçonnerie et d’un grillage en tuileaux d’Italie couronné d’une plinthe en pierre ou en briques posées à plat..
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- PROJET, N\ 3. — Planches VIII et IX.
- Ces deux planches offrent les plans, l’élévation et les détails d’une maison qui pourrait être construite soit à la campagne, soit à la ville, en la plaçant entre cour et jardin.
- Nous n’avons donné l’élévation que du côté de l’entrée, attendu que la façade du côté du jardin serait semblable à la première, à l’ex.-ception du portique et des colonnes qui seraient supprimés.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Rez-de-Chaüssée. —« Planche VIII, figure 1re.
- A porche, B vestibule, C salle à manger, D salon dé compagnie, E salle de jeu et billard, F escalier au-dessous duquel on pratiquerait des lieux et l’escalier de la cave, G cuisine , H four, I fourneaux.
- Premier étage, — Planche VIII, figure 2.
- K escalier (on l’éclairerait par une lanterne ou fenêtre horizontale pratiquée dans le comble, dans le cas où les localités s’opposeraient à ce que l’on prît du jour par les parties latérales), L vestibule ou antichambre, MMM'chambres à coucherj NNN garderobes, O passage, P lieux à l’anglaise, Q chambre de domestique.
- Planche IX..
- Figure ire. Élévation de la façade du coté de l’entrée.
- Figure 2e. Détails de la fenêtre A.
- Figure 3e. Détails de la corniche B.
- Figure 4e* Détailsde l’entablement C et du chapiteau qui le supporte.
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- TABLEAU DE L’ÉPAISSEUR DEjS MURS.
- Rez-de-chaussée..
- Mur a , b, c , d. . .-...
- Mur de refend g., h, l, o. .
- Premier éloge.
- Mur a, j\ q, r. . . . . . .
- Mur de refend m , n......
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de bois, moellons ou briques. Eli briq. crues, ou briques et moellons.
- Mètres. Pouces, Mètres. Ponces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- o tu O 18 0,41 15 0,38 14 a a a
- a a 0,27 10 0,32 12 0,32 12 0,27 10
- 0,41 15 0,27 to 0,32 12 a a a B
- a » 0,27 10 0,24 9 0,24 9 0,27 10
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- Projet-N" 3.
- Fi. 6.
- Flan dw rexrtle—chaussée.
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- Plan/ du/jf éloge/.
- DécifVjoJ.^. f. *>. f. f. e. ^ ^ ^Mètres.
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- PROJET, N°. 4. — Planches X, XI et XII.
- Cette maison , ainsi que celles qui précèdent, serait également bien située à la ville ou à la campagne, quoique peut-être elle renfermât des logemens un peu trop considérables pour cette dernière destination.
- Dans le premier cas, c’est-à-dire si elle était élevée dans une ville, elle pourrait servir de maison de location, car ses divers appartemens sont parfaitement distincts les uns des autres.
- Dans le cas contraire, elle pourrait servir à l’habitation d’une famille nombreuse, et alors le second étage renfermerait le logement des domestiques que nous n’avons pas indiqué au premier étage.
- Nous n’avons pas donné le plan de ce deuxième étage , attendu qu’il pourrait être entièrement semblable à celui du premier, dont nous faisons connaître les dispositions.
- Les murs de clôture que nous avons supposé devoir accompagner cette maison, seraient terminés par des pieds-droits en maçonnerie supportant des traverses en charpente ou en fer, autour desquelles viendraient s’entrelacer des ceps de vignes. Les maisons d’Italie offrent de fréquens exemples de ce genre de décoration, qui produit généralement un bon effet.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Rez-de-Chaussée.— Planche X, figure 1re.
- A vestibule, B salle à manger, C antichambre, D salon, E chambre à coucher, F salle de bain, G cuisine, I lieux à l’anglaise, H cabinet.
- Plan du premier étage. — Planche X, figure 2.
- K pallier, L salle de billard, MMM, chambres à coucher, N cabinet, O cabinet de toilette, Q passage, P lieux, R dégagement..
- Planche XI.
- Figure ire. Élévation du côté de l’entrée.
- Figure 2e. Détails du premier cordon A.
- Figure 3e. Détails du chapiteau B.
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- Planche XIJL
- Figure ire. Élévation delà maison du côté du jardin, Figure 2e. Détails de la corniche A.
- Figure 3e. Détails du balcon B.
- TABLEAU DE L’ÉPAISSEUR DES MURS.
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de liois, moellons ou briques. Enbriq crues, ou briques et cailloux.
- liez-dc-chaussée. Mètres, Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- Mur «, b, c, d. ...... 0,81 30 0,81 30 0,68 25 B B B B
- Mur e ,f. . i 0,50 18 0,41 1.5 0,38 14 B B 0,41 15
- Les autres murs de refend auraient tous B J) 0,32 12 0,32 12 B « 0,41 15
- Premier étage.
- Mur g, h , i, 1 0,70 26 0,68 25 0,65 24 B B B B
- Mur 0,41 15 0,35 13 0,35 13 B B 0,38 14
- Murs de refend B B 0,27 10 0,27 10 B B 0,32 12
- Nota. Au second étage, les.murs de refend seraient remplacés par des cloisons simples ou doubles; les murs g, h, i, l, et m, n, seraient diminués d’environ 3 pouces, c’est-à-dire 0,08.
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- PROJET, Np. 5. t-Planches XIII et XIV.
- Cette maison rappelle le style de l’architecture des villa qui embellissent la campagne de Rome et de l’Italie; elle ne serait donc bien placée que dans une contrée méridionale à cause de ses toits plats et de ses porches ou galeries qui ne seraient pas convenables sous un climat froid, humide et conséquemment septentrional.
- Nous n’avons pas donné la façade du côté opposé à l’entrée parçe qu’elle serait semblable à celle que nous avons dessinée. Cependant la porte et les deux fenêtres pratiquées sous les arceaux disparaîtraient entièrement, puisque le plan n’offre de ce côté ni porche ni galerie : cette façade différerait encore de la première en ce que les petits bâtiments latéraux destinés aux écuries et remises seraient entièrement lisses et sans ouvertures ; mais ces légères modifications étaient de trop pe u d’importance pour nécessiter un second dessin qui aurait offert trop d’analogie avec celui que nous avons donné.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée. — Planche XIII, figure ire.
- A porche ou galerie, B vestibule et escalier, C cuisine, D salle à manger, E salon, F cabinet et salle de jeu, G petit passage , H dépôt, K petit office, I lieux, L M écuries, remises et dépendances.
- Plan du premier étage. — Planche XIII, figure?!.
- N pallier, OOO chambres à coucher, P cabinet , Q cabinet de toilette, R garde-robe, S lieux, T cabinet, U chambre de domestique, V passage.
- Planche XIV.
- Figure ire. Élévation de la façadé de la villa et de ses dépendances. Figure 2e. Détails de la porte A.
- Figure 3e. Détails de l’imposte C.
- Figure 4e* Détails de la fenêtre B.
- TOME I.
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- ÉPAISSEUR DES MURS.
- En • pierre de taille. En briques. En moellons Eu pans de bois, moellons ou briques. En briq. ccues, ou briques et moellons
- Rez-de-chaussée. Murs a,b\c,d. . . . . • Mètres. Pouces. Mettes. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- 0,70 26 0,70 26 . t. 0,50 18 » •. » » »
- Murs e, f, et g, h. . . . . . 0,41 15 0,41 15 0,32 12 » » 0,27 10
- Les autres murs de refend, 1 > 1 > m, n ; o -, p. • . ; . • » a 0,41 15 0,32 12 a » 0,32 12
- Premier, étage. •
- Mur o , p , q r 0,59 22 0,54 20 0,41 15 « » P B
- M urs de refend •., t ; u , u. 1» » - 0,27 10 i 0,27 10 » » 0,27 10
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- PROJET, N°. 6. — Planches XV et XVI.
- Cet ouvrage étant destiné aux propriétaires des villes et des campagnes , il rentrait tout-à-fait dans le cadre que nous nous sommes tracé, d’offrir des modèles de maisons à élever dans les villes.
- Dans le projet que représentent ces deux planches, nous avons supposé que la maison serait placée immédiatement sur une rue, et qu’elle serait accompagnée d’une cour ; nous avons également supposé que les murs mitoyens appartiendraient entièrement au propriétaire.
- D’après les diverses dispositions que nous avons adoptées, on comprendra sans doute que nous avons voulu présenter le projet d’une maison uniquement destinée à l’habitation d’un commerçant et de sa famille. D’ailleurs les maisons avec boutique ou magasin au rez-de-chaussée , sont celles qui sont le plus communément construites dans les villes, surtout depuis quelques années ; c’était une suite inévitable de l’accroissement progressif du commerce et de l’industrie, source des véritables richesses et de la splendeur des nations.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée. — Planche XV, figure 1re.
- A corridor ou allée, B boutique, C arrière-boutique, D escalier au-dessous duquel on placerait les latrines I.
- Plan du premier étage.— Même planche, figure 2.
- E pallier, F cuisine, G salon avec alcôve, HH placards.
- Plan du second étage. — Même planche, figure 3.
- N pallier, M antichambre, K chambre à coucher, L chambre à coucher à deux lits.
- Planche XVI.
- Figure ir*. Façade de la maison sur la rue. Figure 2e. Détails de la corniche B.
- Figure 5\ Détails de la fenêlre A.
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- EPAISSEUR DES MURS.
- Rez-de-, chaussée. Mur a , b, c y d. ...
- Mure,/. ........
- Premier étage. Mur g , h , i, . .
- Mur m, a. ..... .
- Second étage. Mur o , p, q, r.. . .
- En pierre de taille. En briques. Enniocllons • ’ i - ‘ • ' En pans de bois, moellons ou briques. En briq. crues, ou briques et cailloux.
- .Mètres. Pouces, Mètres. Pouces. Mètres, Pouces. Mètres. Potrces* Mètres. Pouces.
- 0,-5S 2:2 0,54 20 0,54 20. R R R »
- B » 0,50 18 0,43 16 0,32 12 0,43 16
- 0,50 18 0,43 16 0,43 16 B » 9 »
- B » 0,41 15 0,32 12 0,27 10 0,42 15
- ;0,43 16 0,41 15 0,32 12 B R B B
- B B 0,27 10 0,27 10 0,22 8 0,27 10
- Mur s, t
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- P R 0 JET, N°.'7. Planches XVII et XVIII.
- Cette maison serait également destinée à l’habitation d’un négociant aisé : nous avons supposé aussi 'qu’elle serait élevée sur une rue et sur une cour; mais la distribution intérieure permettrait de louer séparément l’un des deux magasins que nous avons projetés au rez-de-chaussée, ils seraient accompagnés d’arrière-boutiques assez vastes pour suffire au logement d’un simple marchand : car combien n’avons-nous pas d’exemples de cette exiguité de logement, surtout dans les villes populeuses, où la cherté des loyers ne permet pas au négociant économe de sacrifier une somme considérable à un appartement qu’il n’occuperait que quelques heures de la journée»
- Nous n’avons pas donné le détail de la décoration de la boutique et du vitrage attendu que dans les livraisons suivantes nous nous proposons de consacrer quelques planches à ce genre de décoration si perfectionné aujourd’hui, et dans lequel on apporte un luxe souvent condamnable en ce qu’il prive le commerce de capitaux quelquefois très-considérables, et qui, consacrés à l’industrie, auraient procuré de grands bénéfices.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée. — Planche XVII, figure 1rc.
- A corridor ou allée, B, B boutiques, G, C arrière-boutiques, D, D passages, E escalier éclairé par une lanterne dans le cas très-probable où l’on ne pourrait pas se procurer du jour sur les côtés latéraux ; N petite chambre de domestique.
- Plan du premier étage. — Même planche} figure 2.
- F pallier, G petit antichambre, H, H chambres à coucher, I cuisine, K salle à manger, L emplacement où l’on pourrait établir des lieux, M petite garde-robe.
- Planche XVIII.
- Figure ire. Façade sur la rue.
- Figure 2e. Détails de la corniche A.
- Figure 3e. Détails du ier. cordon B.
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- ÉPAISSEUR DES MURS.
- En pierre de taille. En briques. Enmoellons En pans de liois; moellons ou briques. En briq. crues ou briques et cailloux.
- Métrés. Ponce*. Mètres. Ponces. Mètres! Pôiîces. Mètres. Pouces.' Mètres Pouces.
- Rez-de~chauss.t£f — —
- Mur. a, l, p, d, ...... • 0,50 18 0,41 15 0,43 16 > a » » l
- Mpr e , f, ..... > ;, , . ... 0,43 ; 16 ,0,41 15 0,43 16 0,38 14 : Q;41 ' i 15 i
- Premier 'étage.' ; - •.
- Mur g, h, i, 1 0,32 '12 0,27 10 0,27 10 a » a a
- ]Vîur ni, . - • • » » 0,27 10 0,32 12 0,32 12 0,27 10
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- PROJET, N°. 8. Planches XIX et XX.
- Ces deux planches offrent le projet d'une maison rurale destinée à l’habitation d’un cultivateur aisé. Elle serait également bien placée dans un village et dans l’intérieur d’un domaine.
- Le style de son architecture est de la plus grande simplicité : les cordons qu’elle renferme n’offrent aucune moulure, et l’archivolte des arceaux est uniquement composée de briques à joints apparens.
- Au-dessus de l’escalier qui occupe le centre du bâtiment, s’élève un colombier dont la toiture serait supportée par des consoles én charpente : une partie de ce colombier serait construite en tuileaux d’Italie qui laisseraient assez d’espace pour donner passage aux palombes et aux pigeons qui viendraient y établir leurs nids.
- La façade dù côté du jardin offrirait autant de simplicité que celle du côté de l’entrée; les seuls ornemens de la nature font tous les frais de sa décoration : une treille entrelacée à des pieds-droits en charpente, couronne la petite terrasse qui précède la porte ; des vases de fleurs pk1-cés sur chacun de ces pieds-droits ajouteraient à l’effet pittoresque de cette modeste habitation-
- EXPLICATION DES PLANCHES,
- Plan du rez-de-chaussée. — Planche XIX, figure 1re. .
- A vestibule et allée, B salle à manger, G cuisine, D antichambre, E salon ou chambre, F escalier au-dessous duquel on pourrait placer des lieux, G. chambre de domestique, H terrasse.
- Plan du premier étage. — Planche XIX, figure 2.
- H passage, l salon d’été, K antichambre, L passage, M, Mchambres à coucher, N lieux à l’anglaise, Ô garde-robe, P placard.
- Planche XX.
- Figure re. Façade du côté de l’entrée.
- Figure 2e. Façade du côté du jardin.
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- ÉPAISSEUR DES MURS.
- En pierre de tuillé. En briques. En moellons En pans de hois, moellons ou briques. En briq.crues, . ou briques et cailloux.
- ftez-cic-chaussce. Mur a, b, c, d. . . . . . .. Mètres, Pouces. Mètres. Pouces Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.'
- 0,50 18 0,54 20 0,38 14 B » B B
- More,/, h, h., (Quel que. soit le mode'dé construc-' tion, son épaisseur sera inva~ ' riable afin de racheter le cercle inscrit qui forme la cage de l’escalier.) -
- Premier étage. Mur i,h, l, 0,38 14 0,41 15 0,32 12 » B » *
- Murs du colombier. .... B » 0,27 10 0,22 8 0,22 8 »
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- Projet N? S.
- -PI -19 ‘
- F{</. a.
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- PROJET N°. 9.— Planches XXI et XXII
- On concevra facilement sans doute la différence qui existe entre une maison rustique et une maison rurale: la première prend sa dénomination non-seulement de ses formes et de ses proportions, mais encore des matériaux grossiers qui entrent dans sa construction, tandis que la seconde doit sa qualification à sa situation et aux usages auxquels elle est destinée.
- Une maison rustique ne peut guère être convenablement placée qu’à la campagne, mais elle produira toujours un bon effet dans une vallée au milieu des prairies et des bois. L’usage des jardins anglais ou pittoresques a beaucoup répandu de nos jours ce genre d’habitation qui n’a souvent de rustique que l’apparence , et dont l’intérieur est quelquefois disposé de manière à ne rien laisser à désirer au luxe le plus recherché et à la mollesse du sybarite le plus délicat.
- Les bois en grume et encore revêtus de leur écorce, les pierres brutes, la tuile, le chaume , etc, sont les matériaux employés le plus fréquemment, du moins extérieurement, dans la construction de ce genre d’habitation. (Le texte général fera connaître les procédés qui préservent les bois de la prompte détérioration à laquelle ils sont sujets lorsqu’ils sont exposés à l’intempérie des saisons.)
- La maison rustique dont nous offrons ici le projet serait précédée d’un pérystile composé de quatre troncs d’arbres choisis de manière à ce que la naissance du bouquet formât le chapiteau dont l’astragale serait indiquée par un cerceau lié autour de l’arbre ; la corniche serait composée de bois de différentes espèces et conséquemment d’écorces à couleurs diverses tels que le platane, le cerisier, etc. : des ceps de vignes , du lierre ou autres plantes grimpantes s’enlaceraient autour de ces colonnes qu’on élèverait sur des bases en pierre afin de les préserver de l'humidité.
- Les losanges A qui sont indiqués dans l’élévation représentent les joints des briques prismatiques qui formeraient la muraille de cette partie du bâtiment. (Voir dans le texte général l’article relatif à ce svs-tème de construction.)
- ÏOM. 1,
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- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chausséê. —Planche XXI, figure 1re.
- À péristyle, B Vestibule , C escalier, D cuisine, E salle à manger, F chambre à coucher, G salle- de bain, H chambre de domestique, I lieux, K, K, K placards.
- Plan du premier étage. — Même planche, figure 2.
- L pallier, M antichambre, N salon, 0, 0 chambres à coucher, P cabinet ou bibliothèque, Q garde-robe , S, S,.S, S placards, R lieux.
- Planche XXII.
- Figure ire. Élévation de la façade de la maison rustique. Figure ae. Détails de Tentablement B.
- Figure 3°. Détails de la porte C.
- Figure 4e- Détails des bases D.
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- Rez- ïc-chaussée. Mur a , b, c, d. ...
- Mur é, /, g, h. . . .
- Premier étage. • Mur m, a , o , p. . . .
- Murs q, r, u, t. . . ,
- En pierre de taille. -En bi Mètres. iques. Ponces. Enmoellons En pans de bois, moellons où briques. Enbriq. crues, ou briques et moellons.
- Mètres. Ponces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- » 0,41 15 0,43' 16 » » » *
- » » 0,41 15 0,41 15 0,32 12 0,41 15
- » » » » » 9 0,27 10 » 9
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- J9
- PROJET N°. 10. — Planches XXIII et XXIV.
- Nous présentons ici le projet d’une maison turque, c’est-à-dire d’un bâtiment dont la façade offrirait le caractère des habitations construites sur le détroit des Dardanelles, mais dont la distribution intérieure serait néanmoins en harmonie avec nos besoins et nos habitudes : car nos mœurs ne comporteraient nullement des dispositions de bâtiment semblables à celles qui sont en usage en Orient : nous avons donc cherché autant que possible à faire concorder ces convenances avec la bizarrerie et la singularité du style architectonique que nous avions adopté.
- Il est à remarquer que presque toutes les constructions orientales se distinguent par la variété des peintures dont leurs murailles sont presque entièrement couvertes : les couleurs en sont toujours tranchantes ; le le bleu, le rouge, le jaune, etc., y brillent tour à tour ; on dirait que dans ces climats innondés en quelque sorte de torrens de lumière, les yeux éblouis et fatigués ont besoin pour distinguer les objets de rencontrer des teintes vigoureuses et brusquement opposées.
- Ainsi pour donner ce caractère distinctif à la maison dont nous offrons ici le projet on peindrait à l’huile et en bleu d’azur sur un fond blanc les bandes horizontales tracées sur les pavillons AA; les ornements B seraient également peints en bleu ou en vert sur un fond blanc. Les dessins de la frise C se détacheraient en noir sur un fond jaune ; les bandeaux des fenêtres et des portes seraient peints en rouge. Un jaune brillant recouvrirait les croissans qui les surmontent.
- Le petit minaret que nous proposons d’élever du côté opposé à l’entrée serait surmonté d’un belvéder auquel on parviendrait au moyen du petit escalier pratiqué à l’intérieur ; cet escalier ferait communiquer avec les appartemens de domestique que l’élévation de la toiture permettrait de construire dans les combles.
- Enfin, pour donnera ce bâtiment un caractère tout-à-fait oriental, il serait à désirer que les localités permissent de se procurer un volume d’eau suffisant pour établir les deux fontaines jaillissantes que nous avons projetées en avant de l’entrée : car sous le ciel brûlant du levant l’eau et les fontaines sont un accessoire indispensable de toute habitation. La religion en consacre en quelque sorte l’usage par les fré-
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- quentes ablutions que prescrit l’islamisme ; de là ces nombreux jets d’eau que l’on voit souvent surgir du milieu même des appartemens. Nous le répétons donc, ce serait ajouter à l’effet et au caractère de cet édifice que de construire les deux fontaines que nous avons indiquées dans le dessin.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Planche XXIII.
- Figure irc. Plan de la maison turque. A péristyle, B vestibule, C salle à manger, D cuisine, E salon, F chambre à coucher, H garde-robe, G cabinet ou antichambre, K escalier, L garde-manger, MM fontaines , I lieux à l’anglaise.
- Figure 2e. Détails du chapiteau D (Planche 24).
- Figure 3e. Détails de la base E.
- Planche XXIY.
- Élévation de la façade de la maison turque.
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- Murs de face a, b, c , d, c, /.....................
- Murs de refend m, r, o, p.
- En pierre de taille. En briques. Enmoellons En pans de bois, moellons ou Iniques. En briq. crues, ou briques et cailloux.
- Mitres. Pouces. Métrés- Pouces. Mitres. Ponces. Mitres. Pouces. Mitres. Pouces.
- 0.50 18 0.41 1.5 Ô.43 16 » » ’
- » » 0.27 10 0.32 12 0.27 10 0.27 10
- Le minaret ne pourrait guère être construit qu’en pierre de taille, afin de pouvoir y pratiquer un petit escalier de 18 pouces ou 0.50 mètres de longueur de marche. Toute la partie a, b de ce minaret serait de pure de'coration; car la terrasse ou belvéder ne serait visible que du côté opposé à la façade dont nous avons offert le dessin.
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- PROJET, N°. 11. — Planches XXV, XXYI et XXVII.
- Quelle que soit l’espèce de réprobation dont le gothique a été en quelque sorte frappé par les puristes de l’architecture moderne, nous n’avons cependant pas hésité à donner un modèle dans ce genre irrégulier, gigantesque et parfois même bizarre, mais hardi, solennel et presque toujours poétique.
- Il est des sites qui semblent exiger impérieusement la construction d’un bâtiment gothique; tout autre bâtiment formerait disparate avec le paysage, et ne produirait pas des points de vue pittoresques.
- Malgré toutes ses imperfections et tous ses défauts ce genre d’architecture plaît généralement; il séduit, il étonne et fait naître de profondes impressions : c’est peut-être le motif de cette espèce de prédilection que semblent lui accorder presque toutes les imaginations ardentes et exaltées : nous en avons un exemple récent : le chantre de la Grèce, celui qui consacra ses trésors et sa vie à la défense de ce peuple de héros et de martyrs, lord Byron, habitait un des plus beaux châteaux gothiques de la Grande-Bretagne.
- Nous devions donc, dans le cas où l’on voudrait construire une maison de ce genre, offrir un modèle qui présentât comme les autres projets des détails de construction ; toutefois nous avons restreint le système d’architecture uniquement à la décoration extérieure ; car la distribution intérieure a élé disposée de manière à se trouver en harmonie avec nos mœurs et nos usages, ainsi que nous l’avions déjà pratiqué pour la maison turque..
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée.-—PlancheJXXV, figure 1re.
- A vestibule et escalier, B salle à manger servant d’antichambre, C salon, D cuisine, E cabinet, FF buffets, GGGplacards, H lieux. .
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- Plan du premier étage. — Planche XXY, figure 2.
- H pallier, III chambres à coucher, K boudoir, L garde-robe, MMM petits cabinets de toilette, N dégagement, 0 cabinet, P bibliothèque, Q serre-papiers, R lieux à l’anglaise.
- Planche XXYI.
- Élévation de la façade de la maison gothique.
- Planche XXYII.
- Figure ire. Détails C de la tourelle.
- Figure 2e. Détails D de la même tourelle.
- Figure 3e. Détails du chapiteau des fenêtres B.
- Figure 4e* Détails du chapiteau de la porte A.
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- Jiez-de chaussée. Mur a', b, c, d En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de bois, moellons ou briques. En briq. crues, ou briques et cailloux.
- Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres, Pouces. Mètres. Pouces.
- 9 9 0.54 20 0.50 18 9 » 9 9
- Murs de refend e, f ; g, h. 9 9 0.41 15 0.43 16 0.38 14 0.43 16
- Mur i, h » 9 0.27 10 0.27 10 0.24 9 0.27 10
- Premier étage.
- Mur l, m, n, o * 9 0.41 15 0.43 16 * » » »
- Murs des tourelles 0.22 8 0.16 6 0.22 8 » 9 9 ».
- Mur de refend o, p, q, r.. » 9 0.27 10 0.32 12 0.24 9 9 9
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- PROJET, N°. 12 ET N°. 13. — Planche XXVIII.
- Tout ce qui a rapport aux constructions particulières devant naturellement trouver place dans ce recueil, nous offrons ici deux modèles de portes : le style architectonique de chacune d’elles indique suffisamment leur destination.
- L’une pourrait servir de porte cochère dans une ville et de porte de parc à la campagne ; c’est pour atteindre ce double but qu’on a ménagé dans son plan des logemens pour un concierge ou un portier.
- L’autre porte au contraire ne serait guère convenablement placée qu’à l’entrée d’un jardin ou d’une petite maison de plaisance , mais alors nous pensons qu’elle ne pourrait produire qu’un effet extrêmement agréable.
- Nous avons cru devoir offrir un dessin en perspective de cette porte, attendu qu’une élévation géométrale n’aurait pas fait suffisamment connaître sa construction, car les cariatides ou termes qui forment le petit péristyle qui la précède, auraient tout-à-fait masqué les consoles placées de chaque côté de la porte et qui soutiennent l’entablement.
- Nous avons supposé que cette porte était située auprès d’une terrasse couverte de treilles et de vignes, supportées par des colonnes, ce qui nous a permis d’offrir un arrangement de treillage autre que ceux que nous avons déjà donnés dans les divers projets de maisons.
- Il serait à désirer que la disposition du terrain sur lequel on aurait à établir une porte de ce genre, permît d’exécuter le projet tel qu’il est indiqué dans le dessin.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Planche XXVIII.
- Fig. ire. Élévation de la porte cochère.
- Fig. 2e. Plan de la même porte. A passage pour les voitures, B B trottoirs pour les piétons, C petit escalier, D loge du concierge ou du portier.
- Fig. 5e. Élévation de la porte de jardin.
- Fig. 4e* Plan de la même porte.
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- EPAISSEUR DES MURS.
- Porte cochère.. Murs a, b y Ci à..........
- Epaisseur de la voûte. . Porte du jardin.
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de Lois , moellons ou Lriques. En briq. crues, ou Lriques et cailloux.
- .Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- 0.43 16 0.41 15 0.43 16 » # » >
- 0.41 15 0.41 15 .0.41 1S » • « »
- O W 00 14 0.41 15 0.38 14 i » j» »
- Mur a, h
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- Projets N°.si2.eùi5.
- Pl.nS.
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- PROJET, N°. U.
- Planches XXIX, XXX, XXXI, XXXII, XXXIII et XXXIV.
- Nous avons supposé que le pavillon dont ces six planches offrent le modèle, serait isolé de toutes parts, et que la disposition du terrain permettrait de l’établir de manière à ce que, du côté de l’entrée, le rez-de-chaussée fût de plain-pied avec la cour, tandis que, du côté du jardin, il serait élevé sur un soubassement en forme de terrasse. Nous n’avons pas donné la façade du côté de l’entrée, parce que, à l’exception de ce soubassement, elle serait exactement la même que celle dont nous présentons les proportions. _ /. •
- Les deux escaliers qui seraient pratiqués de chaque" côté de l’habitation permettraient la communication entre la cour et le jardin, sans astreindre à passer par la maison, Ce qui aurait offert un grave inconvénient.
- Enfin, le belvéder que nous proposons de construire à la partie supérieure ferait planer, en quelque sorte, sur tous les environs, et procurerait des points de vue d’une étendue considérable. Ce belvéder contribue d’ailleurs à la décoration : on en construit beaucoup aujourd’hui, et principalement à la campagne.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du soubassement.— Planche XXIX.
- A escalier, B communs, C cuisine, D grande cheminée, E dégagement, F salle de. bains assez grande pour contenir un lit*, G étuve, Hgarderobe, I lieux, LL bûchers, M cellier, NN caveaux, O dépôt de charbon, P réservoir d-’eau.
- Plan du rez-de-chaussée..— Planche XXX.
- A péristyle, B vestibule et escalier, C salle à manger servant d’antichambre, D salon, E vestibule, F chambre à coucher, G salle de billard, H lieux à l’anglaise, I perron, LL escaliers.
- Plan du premier étage. — Planche XXXI, figure 1.
- M pallier, NN dégagement, OOO chambres à coucher, PP cabinets-, QQ cabinets de toilette, R boudoir, S femme de chambre, TT balcons.
- 4
- TOME I.
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- Planche XXXI.
- Figure 2. Détail de la fenêtre A. (Planche XXXII.)
- Figure 3. Détail de la corniche B. {Idem.)
- Planche XXXII.
- Élévation du côté de l’entrée.
- Planche XXXIII.
- Élévation latérale du pavillon.
- Planche XXXIV.
- Figure ire. Détail de la colonne et de l’entablement D. {PL XXXIII.) Figure 2. Détail de la base E. {Idem.)
- Figure 3. Détail du pilastre et de la corniche F. ( PI. XXXII. ) Figure 4- Détail du cordon G. {Idem.)
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- En pierre de taille. En briques. fin moellons En pans de bois, moellons ou briques. Enbriq. crues, ou briques et cailloux.
- S oubassefhenl. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- Mur a , b, c, d. (PI. XXIX.) 0,50 18 0,54 20 0,54 20 » 9 0,59 22
- Tous les autres murs de refend » B 0,41 15 0,43 16 » B B B
- Rez-de-chaussée.
- Mur e,f, g, h. (PI. XXX.) 0,41 15 0,41 15 0,47 17 R 9 B »
- Murs de refend i, 1, m, n, o, p. . . » 9 0,30 11 0,27 10 0,24 9 0,27 10
- Premier étage.
- Mur q, r, s, t 0,38 14 0,41 15 0,41 15 11 B B
- Murs de refend u , r, x, z. » » 0,27 10 0,24 9 0,22 8 0,24 9
- Murs du belvéder. (On pourrait le construire en charpente.) » R 0,22 8 0,18 7 0,18 7 » B
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- Projet P°i4
- PL - 3o.
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- Pro/et N° i4
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- Projet N° i4
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- PROJET, N°. 15. — Planches XXXV, XXXYI et XXXYII.
- Ces trois planches offrent le plan, l’élévation et les détails d’une maison dans le style antique, c’est-à-dire telle que celles qui décoraient l’ancienne Rome, et dont on retrouve les détails soit dans le plan de cette ville gravé sur pierre, et qu’on conserve au Vatican, soit dans les belles ruines de la célèbre et malheureuse Pompéi.
- La petite maison dont nous offrons ici le modèle serait précédée d’un prothyrum ou vestibule semblable à ceux qui étaient construits sur Y area ou voie publique.
- Ce prothyrum conduirait à Y atrium toscan, espèce de cour, dont étaient toujours accompagnées les maisons antiques ; au milieu serait pratiqué Y impluvium, ou bassin pour recevoir les eaux pluviales.
- Mais comme très-peu de personnes, excepté les architectes, connaissent la destination de ces parties du bâtiment, nous emprunterons ici la description, ou plutôt la définition, qu’en a donnée l’élégant et savant auteur de l’ouvrage sur les ruines de Pompéi. (M. Mazois.)
- (( L’atrium était un lieu ouvert à tout le monde j on s’y rendait » pour saluer les personnes desquelles on avait affaire; les hommes » en place s’y tenaient pour recevoir ceux qui venaient leur parler ou » leur faire la cour. U atrium était décoré de peintures et des portraits » de famille. Dans les temps où les mœurs étaient simples, on s’y » livrait aux occupations domestiques, on y prenait ses repas ; mais, » lorsque le luxe eut tout corrompu, les atria furent abandonnés aux » cliens, aux affranchis et aux flatteurs qui, à Rome, assiégeaient » dès l’aurore les palais des gens puissans. »
- Les antichambres ont, comme on le voit, remplacé de nos jours les atria des Romains, ce n’est presque qu’un changement de mot ; mais poursuivons nos citations.
- « La toiture de Y atrium toscan, inclinée de tous côtés vers le centre » de la cour, était soutenue seulement par quatre poutres (ou plates-» bandes), se croisant à angle droit. Le milieu était ouvert, et s’ap-» pelait compluvium j au-dessous était placé Y impluvium ou bassin » pour recevoir les eaux pluviales, etc. »
- 4.
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- Cette description nous dispense d’entrer dans de plus longs dévelop-pemens, et fait connaître suffisamment le projet dont nous offrons ici le. modèle:
- Nous ajouterons seulement, toujours d’après le même auteur, que les Grecs possédaient dans leurs maisons des dispositions à peu près semblables, et que les Hébreux eux-mêmes paraissent avoir eu des atria', car on voit dans les Évangiles, que « saint Pierre suivit Jésus » jusques dans l’atrium du prince des prêtres, usque in atrium princi-» pis sacerdotum. » (Matth., cap. 26-58.)
- Enfin les Grenadins ont conservé des usages à peu près semblables, car ils couvrent leurs cours d’une tente qui les garantit de l’ardeur du soleil ; c’est là leur salle à manger, leur salon de compagnie, et ils trouvent avec raison ce lieu aussi commode qu’agréable. (Itinéraire descript. de l'Espagne, tom. II, pag. 107. )
- Cette dernière destination de l’atrium ne peut guère convenir que sous un climat chaud et sous un ciel aussi beau que celui de Grenade ou de l’Italie ; toutefois les galeries couvertes qui constituent, en quelque sorte, les atria, permettent de les élever dans les contrées auxquelles la nature a refusé une température aussi agréable, et nous pensons qu’on pourrait exécuter le projet n°. i5 dans presque toutes les parties de la France.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée. — Planche XXXY, figure 1.
- A prothyrum ou vestibule, B atrium ou cour, C impluvium ou bassin, D statue, E allée, F salle à manger, G cuisine, H escalier au-dessous duquel on placerait les lieux.
- Plan du premier étage. —Planche XXXY, figure 2.
- 1 pallier, KK chambres à coucher, L cabinet, M dégagement.
- Planche XXXVI.
- Élévation de la façade du côté de l’entrée.
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- Planche XXXVII.
- Figure ire. Détail du chapiteau du pilastre et de rentablement A. (.Planche XXXVI.)
- Figure 2. Détail de la fenêtre B. {Idem.)
- Figure 3. Détail de la corniche C. {Idem.)
- EPAISSEUR DES MURS.
- Rez-de-chaussée.
- Mur d’enceinte a, b, c, d,
- e>f......................
- Mur a, f, g, h,
- Murs de refend i, l,m, n. .
- Premier étage.
- Mur o,p, q, r............
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de bois , moellons ou briques. En briq. crues, ou briques et cailloux.
- Mètres. Pouces Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Ponces. Mètres. Pouces.
- 0,38 14 0,41 15 0,30 11 » # » »
- 0,43 16 0,41 15 0,38 14 B » » »
- 0,27 10 0,27 10 0,24 9 0,22 8 0,22 8
- 0,38 14 0,27 10 0,32 12 t » » B
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- PROJET, N°. 16. — Planches XXXVIII, XXXIX et XL.
- Le temps n’est plus où les seigneurs châtelains s’enfermaient dans des donjons hérissés de meurtrières, de créneaux et de ponts-levis, qu’entourait un triple fossé. Tout cet appareil de guerre, qui constituait l’agréable décoration de ces nobles habitations a totalement disparu. On ne peut cependant se dissimuler qu’il y a souvent de l’injustice à juger les siècles passés avec les opinions et les idées du jour ; mais du moins on doit se féliciter d’être déjà loin de cette époque barbare, où tout rappelait l’empire de la force qui tenait lieu d’institutions, de justice et de lois.
- De nos jours, les fossés et les remparts n’existent plus; à leur place se sont élevées de superbes maisons de plaisance, ornées de terrasses, de fontaines jaillissantes et de vases de fleurs; d’agréables berceaux ont remplacé les glacis, et le goût le plus pur préside à l’érection de ces charmantes habitations où tout semble annoncer à l’homme qu’il est fait pour créer et non pour détruire.
- Le château dont nous présentons ici le projet (car on ne pourrait appeler cet édifice une maison) est supposé construit sur le penchant d’un coteau. La façade, du côté de l’entrée, présenterait une superbe terrasse, à laquelle on parviendrait par deux escaliers latéraux, ornés de niches et de fontaines. Les cuisines, caves, celliers, etc., seraient pratiqués sous cette terrasse. Le rez-de-chaussée contiendrait un appartement complet, dans lequel se trouverait une superbe salle à manger.
- Le premier étage renfermerait plusieurs chambres de maître, les salles de billard, etc. ; au second seraient placés les logemens des domestiques.
- Notre intention, en présentant ce projet, a été de ne donner qu’une idée ou plutôt une esquisse d’une somptueuse habitation ; car, pour élever un bâtiment de ce genre, dont les détails ne pourraient entrer dans le cadre de cet ouvrage, on conçoit qu’il serait indispensable d’appeler un architecte pour en diriger les travaux. En effet, ce n’est pas sur une construction de cette importance qu’on doit avoir égard
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- aux honoraires de l’artiste qui la ferait exécuter; car les fausses ma-liœuvres et les fautes qui auraient certainemant lieu sans cela, entraîneraient dans des dépenses beaucoup plus fortes que la somme qui serait allouée à l’architecte.
- En conséquence, nous ne donnerons point les détails du mode de construction et des épaisseurs des murs, nous nous bornerons à présenter l’explication des trois planches qui représentent ce projet.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée.—Planche XXXYIIL
- AA escaliers , BB terrasse, C péristyle, D vestibule, E escalier, F salon, G grande salle à manger, H cabinet, I chambre à coucher, L boudoir, M lieux.
- Planche XXXIX. Élévation du château du côté de l’entrée.
- Planche XL.
- Élévation du côté du jardin.
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- Projet N?i6.
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- PROJET, N°. 17. —Planches XLI,XLIIet XLIII.
- Ces trois planches offrent les détails d’une maison de ville destinée à produire un revenu annuel et à loger le propriétaire.
- Nous avons proposé l’établissement d’une cour dans l’emplacement que nous avons supposé nous être donné, parce qu’on ne saurait trop prendre de précautions pour détourner ou neutraliser les effets de l’air impur qui règne ordinairement dans les villes ; car, lorsqu’on considère l’action de l’air et de la lumière du soleil sur notre existence et notre santé, on ne peut que s’affliger de voir les cours et les jardins disparaître de tous côtés, et des monceaux de pierre s’entasser comme pour nous servir de prisons. De cupides spéculateurs semblent vouloir préparer aux habitans des villes, qui reçoivent comme Paris des accrois-semens journaliers, les causes de nombreuses maladies et d’une mort prématurée. On ne saurait donc trop engager les propriétaires à sacrifier quelques toises de terrain pour bien aérer leurs habitations, et à ne pas immoler, à l’accroissement de leur revenu, la vie et la santé de leurs concitoyens.
- La cour de la maison dont nous offrons le modèle, serait ornée d’une fontaine placée en face de l’entrée ; le petit péristyle qui conduit à l’escalier, et cet escalier lui-même, . sont projetés d’après le style des maisons modernes d’Italie ; l’inspection des dessins et l’explication des planches font suffisamment connaître les dispositions de ce projet, et nous dispensent d’entrer dans un examen plus détaillé.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée. — Planche XLI, figure 1.
- A allée, B, B boutiques, C péristyle, D escalier, E cour, F fontaine, G arrière-boutique, H dépôt, I emplacement des lieux au-dessous de l’escalier.
- Plaw du premier étage. — Planche XLII, figure 1..
- L palier, M galerie, N salle à manger, 0 cuisine, P chambre de
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- domestique, Q chambre à coucher, R cabinet, Sgarderobe, T lieux à l’anglaise, U escalier.
- Les autres étages seraient à peu prés conformes à cette distribution. On pourrait néanmoins pratiquer des chambres à eoucher dans les em-placemens O, P.
- Planche XLIII.
- Élévation de la maison du côté de la rue.
- Planche XLI, figure 2..
- Détail de la corniche A. {PI. XLIII. )
- Planche XLII, figure %
- Détail de la corniche C. {PL XLIII.)
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de Lois, moellons ou briques. En briq. crues, ou briques
- et cailloux.
- Mètres. Pouces.. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- Rez-de-chaussée.
- Mur a, b, c, d. (PI. XLI,
- fis. 1.). . . . 0,70 26 0,81 30 0,68 25 B
- Tous les autres murs de re-
- fend 0,59 22 0,68 25 0,54 20 0,41 15 0,41 15
- Premier étage.
- Mur e,f, g, h 0,65 24 0,59 22 0,59 22 » » » »
- Murs de refend 0,64 20 0,59 22 0,50 18 0,41 15 0,41 15
- ;Aux autres étages, les murs
- diminueraient successivement de 0m,08 ou 3 pouc.)
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- PROJET, N°. 184 — Planches XLIY et XLY.
- L’exploitation d’un domaine exige, outre l’habitation du maître, des bâtimens pour loger le cultivateur ; rien de plus insalubre, de plus désagréable à l’œil et de moins commode que la plupart des constructions de ce genre élevées en France, quoique destinées au logement de fermiers quelquefois très-aisés, tandis que, par une sage combinaison des plus simples élémens d’architecture, on peut obtenir, sans tomber dans un luxe ridicule, les effets les plus agréables, et élever des constructions qui charment les yeux par la pureté de leurs formes*
- L’Italie est riche en modèles de ce genre ; et le célèbre Palladio lui-même n’a pas dédaigné de construire plusieurs de ces bâtimens qui, par leur agréable simplicité, portent le cachet de son génie.
- La maison dont les planches XLIV et XLY offrent le modèle, serait donc destinée au logement d’un fermier ou d’un modeste agriculteur qui exploiterait lui-même un domaine de médiocre étendue. Le petit, porche qui précède l’habitation serait formé de poteaux en bois élevés sur des socles en pierre de taille ; il servirait à déposer, pendant la journée les divers ustensiles à l’usage du cultivateur; mais, à la chute du jour, ce porche deviendrait un lieu de réunion où, selon l’antique usage des liabitans de la campagne, l’on viendrait respirer la fraîcheur des soirées et se délasser des fatigues de la journée : des bancs en pierre seraient disposés à cet effet de chaque côté de la porte d’entrée.
- Cette petite habitation, à laquelle on pourrait donner le nom de fabrique (on appelle ainsi, en Italie, ce genre de bâtimens), pourrait être aussi heureusement placée dans un parc pittoresque, en l’appropriant , soit au logement d’un jardinier, soit à toute autre destination.
- EXPLICATION DES PLANCHES. Plan du rez-de-chaussée. — Planche XLIY.
- A porche ou hangar, B grande salle, C cuisine, D chambre à coucher, E escalier au-dessous duquel seraient placées les latrines, F, G , bancs en pierre.
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- Plan du premier étage. — Planche XLY, figure 2.
- A palier, B chambre à coucher, DD garderobes, EE placards, F lieux.
- Planche XLY, figure 1.
- i
- Élévation de la maison de fermier,
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- Rez-de-chaussée, pl. XLIV.
- Tous les murs auront indistinctement................
- Premier étage.
- Mur a, b, c. d............
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de bois, moellons ou briques. En briq. crues, ou briques et cailloux.
- Mètres. Ponces. Mètres. Ponces. Mètres. Ponces. Mètres Ponces. Mètres. Ponces.
- 0,43 16 0,41 15 0,43 16 0,24 9 0,41 15
- 0,38 14 0,27 10 0,27 10 » » » »
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- Projet N° x S.
- Flan du- rex-de -c/wisxee
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- PROJET, N". 19. — Planches XLVI, XLVII et XLYIII.
- L’architecture chinoise a été en vogue parmi nous pendant très-long-temps; les ambassades de l’Asie, qui firent tant de bruit en France sous le règne de Louis XIV, les relations que notre puissante marine établissait dans la mer des Indes, les récits des missionnaires et des voyageurs qui avaient visité ce peuple singulier, presque inaccessible à la curiosité des Européens, tout avait contribué à mettre en vogue les moindres objets qui paraissaient se rattacher à ce merveilleux pays; aussi, dès ce moment parurent les papiers chinois, les porcelaines de Chine, les jardins chinois, que depuis on a appelés fort improprement jardins anglais, etc., etc. Enfin, tout ce qui rappelait cette contrée extraordinaire était recherché avec un empressement qu’on ne peut expliquer que par l’influence de la mode, à laquelle les autres peuples nous reprochent, avec raison, de nous soumettre un peu trop servilement.
- Ce genre d’architecture commence, très-heureusement, à être abandonné; toutefois, nous avons cru devoir en offrir un modèle. Le petit édifice que représentent les planches XLVI, XLVII et XLV1II, serait d’une distribution commode, quoique peu considérable, et doit être regardé comme une simple maison de plaisance plutôt que comme un bâtiment de principale habitation. On s’est attaché à lui donner un caractère convenable, rappelant exactement le genre d’architecture qui avait été adopté; il est cependant à remarquer que les colonnes a, b, qui forment le péristyle qui précède cette maison, devraient être exécutées en bois.
- Les formes sévères doivent être ici tout-à-fait abandonnées ; les or-nemens deviennent bizarres et contournés de milles manières ; mais ils sont riches de leurs couleurs vives et étincelantes; toutefois cet assemblage de tons brusquement opposés ne laisse pas que d’avoir son charme particulier. On peindrait donc de diverses couleurs les compar-timens qui sont indiqués dans le dessin.
- Les griffons ou monstres qui ornent les angles de la toiture seraient exécutés en tôle battue ; celui qui est désigné par la lettre C donnerait passage à la fumée de la cheminée du premier étage.
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- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du soubassement. — Planche X.LYI, Jigio'e 1.
- A escalier, B cuisine, G cellier, D bûcher.
- Plan du rez-de-chaussée. — Planche XLYI, figure 2.
- E porche ou terrasse , F salle à manger, G salon, H escalier.
- Plan du premier étage. — Planche XLYII, figure 1.
- Ipetite chambre, L passage, Mchambre à coucher, N lieux à l’anglaise, O petite garderobe, P balcon.
- Planche XLYIII.
- Élévation de la maison chinoise.
- Planche XL YII.
- Fig. 2. Détail de la partie de la façade C. ( PL XLV1II.)
- Fig. 3. Détail de la base des colonnes D. (Idem.)
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de Lois, moellons ou briques. En briq. crues, ou briques et cailloux.
- Soubassement. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. 1 Pouces. Mètres. Pouces.
- Mur a, b, c, J. (PI. XLYI, te-'-)
- 0,54 20 0,50 18 0,50 18 » 0,50 18
- Mur m, n. 0,41 15 0,41 15 0,38 14 » » 0,41 15
- Mur a, b, e,f. Rez-de-chaussée. !0,32 12 0,27 10 0,27 10 » » 0,27 10
- Mur g, h, i, l. (PI. XLYI, 0,41 0,38 14
- fis- 20-• • 0,43 16 15 » » * »
- Mur de refend o , p 0,35 13 0,27 10 0,24 9 » » 0,27 10
- Premier étage. Mur a, r, s, t. (P/.XLVII, fis-1 •)
- 0,32 12 0,27. 10 0,32 12 > » » »
- Mur h, r 0,27 — 10 0,27 10 0,22 8 » » 0,27 10
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- pl.46 - vue 88/159
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- Projet N°JC)
- PI 47-
- Flan du, jtT ékufe Fiç.i.
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- PROJET, N°. 20. - Planches XLIX, L et LI.
- Le climat de presque toutes les parties de la France est beaucoup trop froid pour permettre de planter les orangers en pleine terre; aussi, excepté dans quelques provinces favorisées par la nature d’une température presque toujours constante, on s’est trouvé dans la nécessité d’élever les orangers dans des caisses, afin de pouvoir les transporter pendant la mauvaise saison dans des bâtimens construits tout exprès pour les préserver de la gelée et de l’âpreté de nos hivers.
- L’orangerie dont nous offrons ici le modèle, a déjà été construite à Louvain sur les dessins et sous la direction de M. Van der Straeten, l’un des architectes les plus distingués du royaume des Pays-Bas, et qui a fait élever plusieurs édifices remarquables par leurs savantes dispositions et par la pureté et l’élégance de leur décoration.
- Cette orangerie, qui produit un très-bel effet, réunit toutes les convenances exigées dans un bâtiment de ce genre ; c’est ce qui nous a porté à la faire figurer dans ce recueil.
- Les serres placées vers les extrémités sont entièrement construites en fer ; les calorifères sont placés dans les soubassemens, et pour mieux en faire connaître la disposition, nous avons cru devoir joindre aux dessins une coupe de l’orangerie, quoique, pour les autres projets, nous nous soyons constamment abstenus de donner de semblables figures , par la raison que peu de personnes sont habituées à lire dans ce genre de dessins.
- Les tuyaux conducteurs de la chaleur sont indiqués dans le plan par des lignes de points. Nous ferons connaître, dans le texte général, la température qui doit régner dans les serres et les orangeries, ainsi que les diverses dispositions dont elles sont susceptibles.
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- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Planches XLIX et L.
- Figure ire. Élévation de l’orangerie.
- Figure 2. Plan de l’orangerie. A salon ou arrière-orangerie, B salle d’étude servant également d’arrière-orangerie, C orangerie, D serre chaude, E serre tempérée, FF passages.
- Planche LI.
- Figure ire. Coupe de l’orangerie.
- Figure 2. Élévation latérale.
- Figure 3. Détail de la corniche A.
- EPAISSEUR DES MURS.
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de Lois, moellons ou briques. Enbriq. crues, ou briques et cailloux.
- Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces, j
- Murs a, b, c, d.'{ PI. XLIX etL,^. 2.) 0,50 , 18 0,41 15 0,43 16 * B » »
- Murs e ,f, g, h. {Idem.). . 0,50 18 0,41 15 0,43 16 » * 0,41 15
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- Projet H°20 •
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- PROJETS, N05. 21, 22 et 23. - Planche LIi.
- Les colombiers ne s’élèvent guère qu’à la campagne ; mais là ils sont d’un grand secours ; car, outre un bénéfice quelquefois considérable, ils offrent aux propriétaires des ressources qui ne sont pas à dédaigner, surtout dans les domaines éloignés des villes, et conséquemment des lieux d’approvisionnement.
- Les colombiers peuvent être divisés en deux classes : ceux qui font partie, en quelque sorte, de lï maison d’habitation, tel que celui que renferme le projet N°. 8 de la première livraison , et ceux qu’on construit en plein champ, dans les basses-cours ou dans le voisinage des fermes.
- Les modèles que nous offrons ici appartiennent à celte dernière catégorie.
- La partie du colombier destinée spécialement aux pigeons doit être élevée de plusieurs pieds au-dessus du sol, afin de mettre ces oiseaux à l’abri des rats, des fouines et de tous leurs autres ennemis, dont le nombre est considérable.
- Nous ne nous étendrons pas davantage ici sur les dispositions intérieures des colombiers, parce que c’est dans le texte général que nous traiterons de cet objet en même temps que des autres bâtimens qui font partie de l’architecture particulière.
- PROJET, N°. ai, pl. LII, Jig. i et 2. La partie supérieure de ce colombier serait terminée en forme de volière, et pourrait être exécutée en charpente ou en briques de petites dimensions. Le contraste de ce couronnement avec la simplicité du soubassement lui donne un aspect pittoresque, qui ne pourrait produire qu’un effet très-agréable. Le soubassement ne renferme qu’un escalier ; cependant il serait possible d’y pratiquer un poulailler ou un toit à porcs, qui aurait toute la hauteur du perron situé en avant du colombier.
- Le PROJET, N°. 22, pl. LII, fig. 3 et 4, offrirait au rez-de-chaussée un poulailler ou un dépôt pour les outils; au centre, serait pratiqué l’escalier qui conduirait au colombier.
- Le toit supérieur serait supporté par des consoles en charpente,
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- H‘2
- qui laisseraient entre elles un espace suffisant pour donner passage à; l’air méphitique engendré dans le colombier; on aurait soin cependant de garnir ces espaces de clapets, afin de lés fermer en hiver, et de garantir ainsi les pigeons de la rigueur du froid.
- PROJET, N°. a5, pi. LU,j%. 5 et 6. Ce colombier serait beaucoup plus considérable que les deux qui précèdent ; il serait très-bien placé dans un vaste domaine. La partie inférieure serait destinée à loger des bœufs, des veaux, etc., et pour cela on voûterait tout le soubassement en voûte annulaire, portant sur un pilier central e,• cette voûte est indiquée par des lignes pointées supposées rabattues sur le plan.
- On parviendrait au colombier par le moyen de l’escalier extérieur construit en pierre de taille. Enfin le comble serait surmonté d’un belvéder auquel on communiquerait par l’échelle circulaire qu’on place ordinairement dans l’intérieur dea colombiers. (Nous donnerons de plus amples détails à cet égard. )
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Planche LU.
- Figure ire. Elévation du projet ai.
- Figure 2. Plan du même projet. AA perron, B dépôt d’outils,, C escalier.
- Figure 3. Élévation du projet 22.
- Figure 4* Plan du même projet. A poulailler ou dépôt d’outils, B escalier.
- Figure 5. Élévation du projet 23.
- Figure 6. Plan du même projet, AA escalier extérieur, B petit porche, C colombier au-dessous duquel seraient pratiquées les bou-veries.
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- ÉPAISSEUR DES MURS.
- I'" I En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de Lois, moellons ou briijues. En briq. crues, ou briques et cailloux
- Projet 3NT°. 21. Mètres. Pouces. Mètres, Pouces. Mètres. Pouces Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- Mur a, b, c. (PI. LU, fig. 1.) Projet N®. 22. 0,50 18 0,54 20 0,43 16 b » 0,54 20
- Mur a, b, c, d. (fig. 3). . 0,32 12 0,41 15 0,32 12 » » 0,41 15
- Mur e,f, g, h Projet JV°. 23. 0,41 15 0,41 15 0,38 14 b B 0,41 15
- Mur a, b (Au cordon m, n, on diminuerait ce mur d’environ 0m,08 ou 3 pouces.) 0,50 18 0,54 20 0,43 16 » B 0,54 20
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- Pro/et- N?si.
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- Projet .N°2 3
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- PROJETS, N". 24 à 33.—Planches LUI, LIV, LY et LYI.
- Les puits et les fontaines sont les accessoires qui se reproduisent le plus fréquemment en architecture : leur indispensable nécessité en est la raison ; mais malheureusement leur construction est souvent négligée; et cependant rien ne décore mieux une cour ou un jardin que ces petits monumens qui réunissent presque toujours l’agréable à l’utile.
- Nous ne parlerons pas ici des procédés à employer pour confectionner les tuyaux, les bassins, les ajutages, etc., c’est dans le texte général que nous nous occuperons de ces divers objets. Notre unique but, maintenant, est d’offrir divers modèles de ce genre de constructions : examinons successivement chacun des projets que renferment ces quatre planches.
- Le PROJET N°. 24, pL LÏII, fig. ire, représente le modèle d’une fontaine qu’on pourrait élever indistinctement dans une cour ou dans un jardin: ce joli motif, dont l’original existe, en Italie, est extrait du bel ouvrage sur les villa par MM. Percier et Fontaine, les deux plus célèbres architectes de notre époque.
- La tête de loup et celles qui sont placées sur les colonnes, seraient exécutées soit en bronze, soit en fonte de fer, ou en plomb. Ces colonnes pourraient être solides, c’est-à-dire sans cavité intérieure , car l’eau que jetent les têtes qui les surmontent, est la même que celle qui sort par la tête de loup et qui est reçue dans un petit bassin pratiqué sur tout le développement du couronnement a, b.
- Le PROJET N°. 25, pl. LUI, fig. 2, serait convenablement placé dans le fond d’une cour et contre un mur de clôture. Sa décoration consiste en une borne-fontaine ornée d’un dauphin qui laisse écouler l’eau dans un bassin inférieur décoré de cannelures; cette eau se déverse du bassin par un orifice placé à la partie antérieure, et s’échappe par la cavité pratiquée dans la marche qui supporte ce bassin.
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- Cette borne-fontaine pourrait être construite en pierre ou en briques ; mais le bassin ne serait guère susceptible d’être exécuté qu’en pierre de taille.
- PROJET N°. 26, pl. LUI , fig. 5. Cette fontaine serait également bien placée dans une cour; son style sévère et même un peu lourd, la ferait figurer très-convenablement dans le voisinage de bergeries, d’écuries, ou bouveries. La borne demi-circulaire, au milieu de laquelle serait placé le mascaron qui fournirait l’eau, pourrait être construite en brique ou en pierre ; mais à moins qu’on n’exécutât le bassin en fonte de fer ou en plomb, tous les autres accessoires devraient être construits en pierre de taille , à l’exception toutefois des massifs ou remplissages des marches qu’on pourrait faire en maçonnerie de cailloux ou de moellons.
- PROJET N°. 27. La figure l\ de la planche LUI, et la fig. ire. de la planche LIY, représentent un puits que nous avons supposé être construit soit dans le milieu d’un mur de clôture, soit entre deux propriétés, et conséquemment commun à deux habitations, comme on le pratique souvent dans l'intérieur des villes.
- Ce puits, dont le couronnement serait supporté par des colonnes composites, serait accompagné d’auges on bassins latéraux g, g, destinés à emmagasiner des eaux tant pour le service des habitations, que pour abreuver les bestiaux.
- On ne pourrait guère obtenir un bel effet qu’en exécutant ce puits en pierre de taille ; car la légèreté de la décoration ne comporterait pas un autre système de maçonnerie. (Le texte général fera connaître les meilleurs modes de construction à employer pour la partie souterraine des puits.)
- PROJET N°. 28. Le projet de fontaine dont le plan est représenté à la pi. \Al\, fig. 5, et l’élévation à lapl. LIY, fig. 2, concourrait parfaitement à la décoration d’un jardin et même d’une cour. Tous les soubassemens pourraient être construits indistinctement en maçonnerie de pierre de taille, de briques, ou de moellons; les parties latérales a ,b, seraient ornées de tuileaux d’Italie. La figure ou terme
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- qui tient dans ses mains les deux vases par lesquels s’échappe l’eau, devrait être exécutée en bronze, en fonte, et même en pierre factice (nous donnerons des détails sur ce nouveau genre de sculpture); et comme les vases viennent s’appuyer contre le corps de la figure, il serait facile de placer les tuyaux en cet endroit sans être obligé de les faire passer dans l’épaisseur des bras, dont ils diminueraient la solidité.
- PROJET N°. 29. Les figures 1 , 2 et 3 de la pi. LV, présentent l’élévation , le plan et la vue latérale d’un puits à construire dans le fond d’une cour ou au milieu d’une pelouse, ou bien encore sur le bord d’un massif d’arbres dans un jardin. Ce projet se compose d’un pilastre supportant un vase ; à la partie antérieure serait placée une console surmontée d’un cygne tenant dans son bec l’anneau en fer où serait attachée la poulie; ce cygne ne pourrait être construit qu’en tôle; il serait solidement fixé au pilastre par quatre tiges en fer dont deux passeraient dans les ailes et les deux autres dans la console; le cou renfermerait la barre de fer forgé qui supporterait la poulie. De cette manière, on obtiendrait toute la stabilité désirable. La maçonnerie qui entre dans ce projet peut être indifféremment en pierre de taille, en moellons, ou en briques.
- PROJET N°. 3o, pl. LV ,Jîg. 4. Cette fontaine décorerait très-bien le fond d’une cour qui ne serait séparée d’un jardin que par une grille : elle se compose d’un pilastre décoré d’un aviron et d’un trident; au-dessus s’élève une tête de Neptune couronné de plantes aquatiques ; le soubassement du pilastre est orné d’une tête de lionne qui jette l’eau dans un bassin de forme antique supporté sur des pieds de lion ; il ne serait guère possible de construire cette fontaine autrement qu’en pierre de taille; la tête de Neptune seule pourrait être exécutée en argile cuite ou en pierre factice , ce qui ne coûterait pas, à beaucoup près, aussi cher que de la faire sculpter sur la pierre même.
- PROJET N°. 5i, pl. LV, fig. 5. La disposition de cette fontaine., qui offre à l’œil un aspect monumental, indique qu’elle est destinée à figurer dans un jardin ou dans un parc ; les bancs qui l’accompagnent
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- en feraient en quelque sorte un lieu de repos, où l’on viendrait se délasser d’une longue promenade à l’ombre des arbustes qui l’entourent. Tout ce petit monument, à l’exception des massifs de maçonnerie, serait exécuté en pierre de taille, qui seule permettrait d’obtenir toute la pureté désirable dans les profils du piédestal et de la colonne, qui serait surmontée d’une boule traversée d’une pointe dans le genre de celles qui s’élevaient sur les colonnes militaires antiques et dont il reste des vestiges à Rome et à Nîmes.
- PROJET N°. 52, pl. LVI, fig. ire. Cette fontaine serait érigée soit au centre d’une cour, soit dans un jardin au milieu d’une pelouse ou d’une pièce d’eau ; elle se compose d’une vasque surmontée d’un groupe de quatre cygnes vomissant de l’eau par le bec ; leurs queues réunies formeraient la tige du jet d’eau qui s’élève du milieu de la fontaine ; le soubassement de la vasque serait orné de têtes de lion qui contribueraient à l’élégance de la décoration. Nous avons supposé que cette fontaine serait entourée d’un bassin circulaire, afin de pouvoir se procurer de l’eau par les orifices qui y seraient pratiqués.
- Pour obtenir le profil de la vasque tel que nous l’avons indiqué, il serait presque indispensable de l’exécuter soit en bronze , soit en fonte de fer ; car la pierre de taille ne comporterait guère un amaigrissement aussi considérable : on pourrait employer pour la confection des cygnes, le fer, le bronze ou le plomb. La terre cuite ou la pierre factice seraient très-déplacés, dans ce cas, à cause de l’action constante des eaux du jet central.
- 11 est évident que le cippe qui supporte la vasque doit être creux, afin de donner passage au tuyau du jet d’eau ; toutefois la dimension du diamètre de ce cippe permettrait de l’exécuter en pierre de taille,
- PROJET N°. 53, pï. LVI, fig. sTet 3. Ce piédestal élevé au milieu d’un bassin rectangulaire et surmonté d’une petite figure de l’Amour, qui semble demander la discrétion et le silence, serait très-bien placé au milieu d’un jardin; on pourrait cependant en orner le milieu d’une cour; mais il faudrait qu’elle fût d’une étendue considérable,
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- afin que ce monument, dont le plan offre assez de superficie, ne gênât pas la circulation.
- La simplicité de l’architecture du piédestal et. du bassin, permettrait de l’élever soit en maçonnerie de pierre de taille soit en briques ou en moellon rejointoyé et même entièrement liaisonné avec du mortier de chaux maigre dite hydraulique (nous parlerons des avantages de cette chaux). Cependant il ne faut pas perdre de vue qu’il est indispensable de pratiquer dans l’intérieur de ce piédestal une cavité destinée à recevoir les tuyaux communiquant avec les têtes ou mascarons par lesquels l’eau jaillit dans ce bassin.
- La figure de l’Amour n’étant pas en contact avec l’eau, on peut y employer indifféremment toutes sortes de matières. Le plâtre même serait suffisant, en ayant soin de remplir l’intérieur de la figure de plâtre gâché un peu gros , et de recouvrir la surface extérieure de deux ou trois couches de céruse ou blanc de plomb à l’huile, après avoir cependant passé une première couche d’huile de lin bouillante : l’expérience nous a prouvé qu’on pouvait très-bien conserver ainsi, pendant plusieurs années, de simples figures en plâtre, qui étaient sorties des ateliers des mouleurs. Les lettres af a, a, a, Jîg. 3, indiquent les barres de fer destinées à supporter les vases dans lesquels on viendrait recueillir l’eau qui s’échappe des mascarons.
- PROJET N°. 34, pl- LYl, Jig. 4. Au milieu d’un bassin peu élevé, de forme demi-circulaire, s’élève une figure ou terme faisant jaillir de son sein l’eau si nécessaire à la vie. De petits jets placés sur le parement inférieur du bassin contribuent à la décoration, à laquelle concourent également les deux vases de fleurs surmontant les socles qui terminent le bassin demi-circulaire.
- Ainsi que nous l’avons déjà dit pour le projet N°. 28, la figure serait exécutée en plomb, en fer ou en bronze, ou bien encore en terre cuite ou en pierre factice ; mais alors il faudrait construire en pierre de taille le socle qui supporte cette figure, afin de préserver l’argile ou la pierre factice de l’action destructive des eaux. Tout le reste de la fontaine, quant à la maçonnerie, serait exécuté en pierre de taille.
- TOME I
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- Projet N6'sô.
- Projet N?24.
- Fl. S3.
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- Projet N° 2j?.
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- Projet N° 2Ô '
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- 'Projet N° sg.
- Projet N°3o.
- Pl.âS.
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- 5i
- PROJET, N°. 35. — Planches LYII, LYIII et LIX.
- La petite maison dont ces trois planches présentent la disposition, offre sur un petit espace de terrain tous les accessoires et toutes les parties de batiment qui constituent une habitation complète.
- Nous avons supposé que le sol du côté de l’entrée serait élevé au-dessus du niveau du jardin. On aura peut-être remarqué que dans les divers projets que nous avons donnés jusqu’ici, nous avons présenté plusieurs exemples d’une semblable disposition de terrain, parce qu’il est rare qu’on ait à élever un bâtiment sur un sol parfaitement de niveau, surtout dans les grandes villes. D’ailleurs cette disposition offre l’avantage de placer les cuisines et les offices dans le soubassement et de les éloigner ainsi des appartemens.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée. — Planche LYII.
- A entrée, B écurie, C remise, DD cours à fumier et de service, E vestibule et escalier, F salon, G salle à manger, H petite chambre à coucher , I cabinet, K dégagement, L boudoir, M jardin , N statue.
- Plan du soubassement. — Planche LYIII, figure 1re.
- O commun, P cuisine, Q bûcher, R passage, S petite antichambre, T salle de bains, U dépôt de charbon, V lieux.
- Plan du premier étage. — Même planche, figure 2.
- A palier, B antichambre , CC chambres à coucher, DD cabinets , EE passages, F lieux, G balcon.
- Planche LIX.
- Figure ire. Élévation de la maison du côté de l’entrée.
- Figure 2e. Élévation du côté du jardin.
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- ÉPAISSEUR DES MURS.
- » En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de Lois, moellons ou briques. Enbriq. crues, ou Lriques et cailloux.
- Mètres. Pouces. Me&res. Ponces. M êtres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- Plan clu soubassement-
- Mur «, b, c, cl, c,f. (PI. LVIII,
- iïg. 1>. . ... ... . . . . 0,50 18 0,54, 20 0,50 18 9 9 0,54 20
- Mur g, h, i, h, l, ni. {Idem). 0,38 14 0,41 15 0,38 14 9 » 0,41 15
- Plan du rez-de-chaussée.
- Mur n , o , pi q. ( PI. LVII). 0,38 14 0,41 15 0,38: 14 9' 9 0,41 15
- Mur r, s ,t, u 0,43 -16 0,4* 15 0,43 16 9 » 9 9
- Les murs de refend 0,32 12 0,27 10 0,35 13 9 9 0,41 15
- Plan clu premier étage.
- Mur v ,x, y, z. (PI. LVIII,
- %• 2). 0,32 12 0,27 10 0,30 11 9 9 9 9
- Les murs de refend 0,30 11 0,27 10 0,24 9 0,22 8 0,27 10
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- Projet N? 35
- PI. 6
- Dtcbnèires j. $ ^ 4- f /• ^ a». jk>. Æè/mr
- Fietlr y-, j j ^ f* *’ f‘ _J^______________Toôref.
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- Projet A'°3S
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- 55
- PROJET, N°. 36. — Planches LX, LXI, LXII et LXIII.
- Les treilles et les berceaux de verdure sont du nombre des or-nemens qui produisent peu d’effet dans un dessin , mais qui dans l’exécution concourent puissamment à la décoration d’une habitation; leur emploi offre d’ailleurs l’avantage d’ombrager les appartemens et de procurer des promenades agréables à l’abri de l’ardeur du soleil ; c’est par cette raison que les abords de presque toutes les maisons d’Italie sont couverts de treilles et de berceaux : on conçoit aisément que de semblables ornemens ne seraient nullement bien placés dans les bas-fonds et sous un climat froid et humide, et que même ils pourraient avoir de graves inconvéniens pourla salubrité des hâtimens et conséquemment pour la santé de leurs habitans.
- Ainsi le projet n°. 36, qui emprunte à ces ornemens presque toute sa décoration , ne serait guère bien placé que dans une contrée méridionale, disposition qui nous a permis de donner peu d’élévation à la toiture.
- La cour formée par les écuries et les remises , et qui précède la maison d’habitation permettrait de l’élever soit à la ville soit à la campagne ; les treilles qui l’entourent seraient supportées par des piliers en bois surmontés de traverses au-dessus desquelles seraient placés des vases de fleurs.
- Du côt.é du jardin , des fontaines placées dans des niches concourraient à la décoration dans le cas où l’on pourrait se proeurer un volume d’eau assez considérable ; mais dans le cas contraire ces fontaines seraient remplacées par des statues qu’on placerait dans ces mêmes niches.
- Enfin nous ferons remarquer qu’au moyen du petit escalier, F pratiqué au premier étage on pourrait facilement communiquer au second étage placé au-dessus du salon, et qui se compose d’une seule pièce destinée a recevoir un billard.
- Les dessins sont en suffisante quantité pour faire connaître toutes les autres dispositions de cette habitation.
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- EXPLICATION DES PLANCHES.
- , Plan du rez-de-chaussée. — Planche LX.
- A entrée* B grande cour, C.remise., D écurie, Ê porche, FF galeries ou promenoirs, G vestibule , H salle à manger, servant d’antichambre, I cuisine, K salon, L chambre à coucher, M garde-robe, N lieux, O chambre de domestique, PP berceaux et treilles , QQ fontaines.
- Plan du premier étage. — Planche LXI.
- A pallier, BB antichambres, CCC chambres à coucher, D garde-robe , E lieux , F escalier conduisant à la salle de billard.
- Planche LXII.
- Élévation du côté de l’entrée.
- . Planche LXIII.
- Élévation du côté du jardin.
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de bois, moellons ou briques. En briq. crues, ou briques et cailloux.
- Plan du rez-de-chaussée. Mur a, b, c, d, e,f, g,h. ( Planche LX. )• Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- 0,50 18 0,54 20 0,50 18 9 9 9 9
- Murs de refend et murs i, l, m, n,o,p 0,38 14 0,41 15 0,35 13 » 9 0,41 15
- Plan du premier étage.
- Mur (f,r,s,t,u, u, x, z. ( Planche LXI. ) 0,35 13 0,41 15 0,43 16 11 9 9 H
- rflfipprf 0,32 12 0,27 10 0,30 11 0,22 8 0,27 10
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- Projet N* 36.
- Pl-ôi.
- Dœmiitre* y ^ i. j. ^ ^ ^ ^ y. ,^, rf.JT/rcv.
- FuÂ" fi i fi i f- f- f f- f —/ f- —f• T°™*-
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- Pro/et-J¥? 36.
- PI. 63.
- Décimètres, m. Mo. 1. û. 3.
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- ^7. Toises.
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- PROJET, N°. 37. —Planches LXIY et LXY.
- Les maisons modernes d’Italie et principalement les villa, renferment toujours plusieurs portiques élégans supportés par des colonnes : cette disposition s’explique assez par la nature même du climat de cette contrée; c’est dans ces espèces de porches ou galeries qu’on vient à la chute du jour respirer la fraîcheur des soirées, prendre des glaces et des sorbets, recevoir les visites et se livrer au plaisir de la conversation. Ces vastes galeries assainissent d’ailleurs les habitations et facilitent la circulation de l’air dans les appartemens.
- La maison que renferment les planches nos. 64 et 65, serait consi ruite d’après ce modèle ; elle serait surmontée en outre d’un belvéder dont l’emploie est si général en Italie, et où l’on jouit de la vue du dehors et de la fraîcheur de l’air.
- La façade du côté opposé à l’entrée serait parfaitement conforme à celle que présente la planche n«. 65 ; seulement le salon serait fermé par un châssis ou vitrage compris entre les colonnes et indiqué sur le plan par les ligues a, b.
- Dans la partie supérieure, c’est-à-dire au-dessus du premier étage et dans les combles, on pratiquerait les appartemens de domestiques, qu’on éclairerait au moyen de lucarnes à tiroirs (nous ferons connaître dans le texte général ce genre de fenêtres ).
- EXPLICATION DES PLANCHES,
- Plan du rez-de-chaussée. — Planche LXIY, figure 1re.
- A vestibule ou péristyle, B cuisine, C antichambre, D salle à manger, E salon, F chambre à coucher, G cabinet de toilette, HII passage, I lieux, C escalier.
- P lai* du premier étage. — Même planche, figure 2.
- L vestibule ou galerie, M salle de billard, NNN chambres à coucher, O cabinet, P boudoir, QQ garde-robes, R cabinet de toilette, SS passage, T lieux.
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- Planche LXY.
- Élévation de la façade du côté de l’entrée.
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- Plan du rez-de-chaussée.
- Mar b; c,d. (PI. LXIV,
- % 1 )............
- Murs de refend.............
- Plan du premier étage. Mur e9f, g 9 h...........
- En pierre détaillé. En briques. En moellons En pans de Lois, moellons ou briques. En Lriq. crues. ou briques et moellons..
- Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. ; Mètres. 1 Pouces.! 1
- i i 0,59 22 0,54- 20 0,59 22 j» » » 9
- .0,54 20 0,41 15 0,50 .18 0,32 12 0,41 15
- 0,50 18 0,41 15 0,46 17 » 9 n B
- _sj 16 0,27 10 0,38 14 0,24 9 0,27 10
- Murs de refend
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- PROJET, N°. 38. — Planches LXYI, LXYII et LXYIII.
- La maison dont ces trois planches offrent les détails pourrait être placée indistinctement à la ville ou à la campagne. Le rez-de-chaussée présente un salon circulaire ; cette forme de salon a été long-temps de mode , et on en construit encore quelques-uns ; cette disposition en effet a l’avantage d’offrir une plus grande surface à contour égal: c’est une propriété géométrique du cercle et généralement de toutes les figures qui présentent un grand nombre de côtés ainsi, à périmètre égal , le triangle présente moins de surface que le carré, celui-ci moins que le pentagone ou polygone de cinq côtés, etc.
- Le grand arceau qui surmonte le péristyle éclairerait suffisamment l’escalier et le palier placé au premier étage; cet arceau serait fermé par un vitrage dont nous avons donné les détails; la figure qui est au milieu et les enroulemens qui l’accompagnent pourraient être exécutés en fonte de fer, à moins que l’élévation delà dépense ne fit abandonner ce métal ; alors on emploierait le carton-pierre, dont nous parlerons dans le texte général.
- Les planches et leur explication fcnt connaître suffisamment les autres dispositions de ce projet ; la cuisine et les celliers seraient placés dans le soubassement.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée.-—Planche LXYI, figure 1re.
- A vestibule, B escalier, C antichambre, D salle à manger, E salon, F cabinet, G chambre à coucher, H boudoir, I passage, K garde-manger , L lieux.
- Plan du premier étage,— Même planche, figure 2.
- M palier, NNN antichambres, 000 chambres à coucher, P boudoir, QQQ cabinets, R garde-robe, S lieux. >
- Planche LXYII.
- Figure ire. Élévation delà maison du côté de l’entrée.
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- Figure 2e. Détails de l’arceau A (fig. iro. ).
- Figure 3 e. Détails de la niche B ( idem).
- Figure 4e* ‘ Détails de la base C (idem).
- Planche LXVIII.
- Figure ire. Élévation delà maison du côté du jardin. Figure 2e. Détails de la fenêtre A.
- Figure 3e. Détails de la corniche B.
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- Plan du rez-de-chaussée.
- Mur a, b, c, d, e, f. (PI. LXVI, fig. 1.). ,....
- Murs de refend.............
- Plan du premier étage.
- Mur g, h, i, h, l, m. (Même planche, figure 2.)
- Eh pierre de taille. En briques. En moellons En pans de ois , moellons l,ou briques. Eu briq. crues, où briques et cailloux.
- Mètres. Ponces. Mètres. Pouces, Mètres, Pouces, Mètres. Pouces. Mètres, Pouces.
- 0,38 14 0,41 15 0,38 14 9 9 9 »
- 0,35 13 0,27 10 0,35 13 0,24 8 0,27 10
- 0,32 12 0,27 10 0,32 12 » 9 » 9
- 0,27 10 0,22 8 0,24 9 0,22 8 0,27 10 !
- Murs de refend
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- Projet I[-°33
- PI. GG.
- PicJ.r. {?. |^*| i^- f -f‘ ^ |7- Toises,
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- PROJET, N°. 39. — Planches LXIX, LXX et LXXT.
- Paris possède une des plus belles rues qui aient peut-être jamais été construites : cette rue est celle de Rivoli. D’un côté s’offre aux regards le jardin des Tuileries, dont les grilles , les lances dorées , les pilastres et les vases de marbre se détachent sur un fond de verdure ; de l’autre côté s’élève une longue suite de maisons dont l’architecture présente une pureté et une élégance parfaites : on ne devait s’attendre à rien moins de la part de MM. Pereier et Fontaine, qui en ont donné les dessins.
- La façade de ces maisons est à très-peu de chose près celle que présente le projet n°. 5g; seulement les arcades qui forment le soubassement sont destinées, dans la rue de Rivoli, au passage des piétons et forment un trottoir couvert sous lequel les promeneurs sont abrités contre les intempéries du climat.
- Une ordonnance dictée par des motifs de salubrité publique défend d’élever les maisons au-dessus d’une certaine hauteur. MM. Pereier et Fontaines ont trouvé le moyen d’éluder en quelque sorte cette ordonnance par une disposition fort ingénieuse ; c’est en couvrant ces édifices d’un comble circulaire à la Philibert-Delorme (nous ferons connaître ce genre de charpente dans le texte général ), dont l’élévation a permis de pratiquer des logemens commodes suffisamment élevés et qui n’offrent pas les inconvéniens que présentent généralement les appartemens construits sous la toiture des maisons.
- Cette disposition est d’autant plus ingénieuse que, dans cette partie de la capitale, les terrains sont d’une valeur si considérable qu’il était indispensable d’en tirer tout le parti possible.
- Nous avons supposé que le comble de la maison que nous présentons serait à quatre eaux, afin de pouvoir le montrer de profil et d’en rendre la forme plus sensible à l’œil.
- Cette maison offre des magasins ou boutiques de nhaque côté de la porte cochère, parce que dans notre siècle éminemment industriel et commerçant les maisons dans les villes doivent présenter, autant que possible, une semblable distribution; l’entresol, qui serait pratiqué
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- dans la partie circulaire des arcades, serait destiné au logement des commerçans.qui occuperaient ces boutiques; un escalier spécial communique avec cet entresol sans astreindre à passer par l’escalier principal.
- La dépense qu’exigerait la construction d’une semblable maison nous a porté à y pratiquer tous les accessoires qui peuvent en faire augmenter le revenu : aussi nous avons placé dans le fond de la cour de vastes écuries, des remises et une sellerie qui avec le premier étage formeraient un logement complet susceptible d’être habité par une famille opulente. Ces remises et écuries n’offriraient qu’un rez-de-chaussée dans le comble duquel on pratiquerait des granges à fourrage.
- Nous n’avons pas donné le plan des étages supérieurs, afin de ne pas augmenter le nombre des planches; ce plan pourrait être semblable à celui du premier ; mais il serait possible d’y distribuer un plus grand nombre de pièces en diminuant leur étendue.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée.— Planche LXIX, figure 1rE.
- A porte cochère et allée, BB boutiques, C galerie, D grand escalier, E escalier de l’entresol, F arrière-boutique, G chambre de domestique, H cour, I remise, K écurie , L sellerie.
- Figure 2e. Détails de la corniche A (PI. 71).-
- Figurç 3e. Détails de la corniche B (idem).
- Plan du premier étage. — Planche IÏX3L, figure 1re.
- A palier, B salle à manger servant d’antichambre, C salon , D cuisine , E chambre à coucher, F lieux, G dégagement, H cabinet de toilette, I femme de chambre, K chambre à coucher, L passage.
- Figure 2e. Détails de la corniche C (pl. 71).
- Figure 3e. Détails de la corniche D (idem).
- Planche LXXI.
- Élévation de la maison du côté de la rue.
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- EPAISSEUR DES MURS.
- Plan du rez-de-chaussée.
- Mur a, h, c , d, e, f, g, h,
- i. (PI. LXIX, fig.'l). . . .
- Murs de refend et murs i, d, l, m.................
- Plan du premier étage.
- Mur n , o . p , a , r, s, t, u. ( PI. LXX, fig. 1 )........
- j En pierre i de taille. | En briques. En moellons Eu paus de bois, moellons ou briques. En briq. crues, I ou briques I et moellons !
- Mètres. Pouces Mètres Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- oô _0 30 0,68 25 0,70 26 B B » B
- 0,50 18 0,54 20 0,43 16 0,38 14 0,54 20
- 0,70 26 0,54 20 0,65 24 » B B B
- 0,38 14 0,41 15 0,35 13 0,32 12 0,41 15
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- Pî'ûjet N°3ÿ.
- PL 6a
- U
- Fy. î.
- Décimètres 20, 5-c-
- |Hl|l|Hlt—
- «=444=4=+4=W'
- Mètres. Pieds 6.
- 1-nfiif f f f t- f
- Toises.
- y/
- ^j 2 J. Pouces - 7. Pouces.
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- Projet N° 3c) .
- PI-/o.
- Fur. i.
- t/
- Dèamdres lû^ô.g. jz- 2. ^ ^ ^ y |n. JUeir&r. Fùdr <?•, f
- •&l T Jvtnuff y
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- Projet N° 3g.
- PI. 72..
- Dechnetres 20. S. a. i. 2. 3.
- — t----3"
- Mètre*'. Pieâô' 6^ | i f
- |t5 Toises •
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- PROJET, N0. 40. — Planches LXXII et LXXITI.
- La seule inspection du plan et de l’élévation de la maison que représentent ces deux planches suffit pour démontrer qu’elle est destinée à être élevée dans une ville. Elle serait parfaitement placée sur une place publique qui permettrait de distinguer toute la richesse de sa façade, dont le soubassement rappelle le style de l’architecture toscane. Le premier étage serait décoré de colonnes toscanes et de demi-colonnes ioniques supportant des statues ; Palladio est le premier qui s’est servi de cet arrangement, qui est généralement désigné par le nom de ce célèbre architecte. Dans ce projet, l’espace compris entre les petites colonnes toscanes et les colonnes ioniques serait fermé par un châssis à vitres, ainsi qu’on l’a pratiqué à Paris, dans la nouvelle façade de l’Opéra avec laquellè ce projet offre quelque analogie.
- Nous n’avons pas donné le plan du premier étage, et en voici la raison : deux partis se présentaient ; l’un de faire servir cet étage à une habitation particulière, l’autre de le destiner à un établissement public tel qu’un café, restaurant, billard, etc.; la décoration extérieure serait parfaitement en harmonie avec une semblable destination.
- On devra donc distribuer cet étage selon l’usage auquel on le destinera; et dans le cas où on voudrait en faire une habitation particulière, les divers projets que nous avons déjà donné pourront faciliter cette distribution, notamment le projet qui précède immédiatement celui-ci.
- Le plan du rez-de-chaussée présente deux escaliers , afin d’isoler entièrement du reste de la maison l’entresol qu’on peut facilement pratiquer entre les arcades.
- Le fond de la cour offre des remises et des écuries qui complètent l’ensemble de ce bâtiment, qui par son importance nécessitait de semblables accessoires.
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- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée. — Planche LXXII, figure 1rc.
- A porte cochère et allée, BB boutiques, C grand escalier au-dessous duquel on pratiquerait des lieux auxquels on communiquerait par la porte L, D escalier de l’entresolEEE arrière-boutiques, FF logemens de domestiques , G galerie couverte surmontée d’une terrasse, H fontaine et abreuvoir, I écuries, K remisés.
- Figure 20. Détails des arcades (pl. 73).
- Figure 5e. Détails du bandeau des mêmes arcades pris sur le socle.
- Planche LXXIII.
- Élévation géométrale de la maison.
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- Plan du rez-de-chaussée.
- Murs<7, b, c, d,e,f,g,h.
- (Pl. LXXII, fig. 1 ). . . .
- Murs de refend etles murs d, i, i, c................
- Au premier étage, les murs diminueront de 3 pouces, environ 0m,08.
- En pierre de taille. En briques; En moellons En pans de bois , moellons ou briques. En briq. crues, ou briques et cailloux.
- Mètres. Ponces. Métrés. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- 0,70 26 0,81 30 0,70 26 » * » »
- 0,65 24 0,54 .20 0,65 24. » * 0,54 20
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- Pro/ci N? 4
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- PROJET, N°. 41. — Planches LXXIV et LXXV.
- Les fermes qu’on élève dans les champs n’offrent généralement qu’un amas de bâtimens disposés sans goût, sans symétrie, et très-souvent sans discernement. Un mauvais maçon de village préside presque toujours à l’érection de ce genre d’établissement, qui est cependant d’un très-grand intérêt.
- D’après le projet que renferment les planches LXXIV et LXXV, on voit qu’il est possible d’obtenir un effet agréable sans se servir d’aucun ornement d’architecture, mais par la simple disposition bien entendue des divers bâtimens qui entrent dans l’établissement d’une ferme.
- Rien de plus simple que ce projet, qui renferme cependant une porte cochère, dont la toiture est supportée par des consoles en bois , un mur de clôture, des étables, des écuries , des cours de service, un toit à porcs, des hangars, et le logement du fermier placé au centre, et à proximité des diverses parties de la ferme, qui sont, pour ainsi dire, constamment sous ses yeux.
- Les arceaux n’offrent d’autre décoration que des briques à joints apparens ; les ventaux de la porte cochère sont composés de planches maintenues par des traverses; enfin tout, dans ce projet, annonce, par sa simplicité, que les travaux champêtres sont la seule occupation de ses habitans.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan. — Planche LXXIV.
- A porte cochère, B grande cour, C bouverie, D bergerie, E écurie des mules , F écurie des chevaux, G toit à porcs, H porche, II cours de service pour les fumiers et les immondices, K grande cuisine servant de réfectoire pour les ouvriers, L escalier conduisant au logement du fermier, MMM remises, NN hangars, 0 abreuvoir, P puits.
- Planche LXXV.
- Élévation de la ferme vue de dehors.
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- ÉPAISSEUR DES MURS.
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de bois , moellons ou briques. En briq. crues, ou briques et cailloux.
- Mure a, b, c, dy e,f, g, h t i y /, ainsi que les murs de refend. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- 0.38 14 0.41 15 0.38- 14 0,32 12 0,41 15
- M UFS Wj 71 y 0 y p * % • t • • • 0.50 18 0.50 18 0.43 16 0,41 15 0,50 .18
- Au premier étage, les murs m y n y o y py auraient. . . 0.38 14 0.41 15 0.38 14 0,32 12 0,41 15
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- b?
- PROJET, N°. 42. — Planches LXXYI et LXXYII.
- Les constructions rurales étant du nombre de celles que l'on érige le plus fréquemment, nous avons cru devoir en offrir divers modèles; déjà les premières livraisons de cet ouvrage en renferment plusieurs.
- Celle que représentent les planches LXXYI et LXXVII diffère des précédentes en ce qu’elle forme une habitation complète, c’est-à-dire qu’elle comprend les écuries, les remises, etc.
- On pourrait l’élever indistinctement dans un domaine ou dans un village ; mais dans ce dernier cas l’avant-corps que forme la porte cochère ne permettrait pas de la placer immédiatement sur la voie publique , à moins que les autres parties du bâtiment ne fussent en reculement, ce qui du reste ne pourrait produire qu’un bon effet, parce qu’alors on garnirait de gazon la partie de terrain comprise entre la rue et la maison.
- La construct ion en serait extrêmement simple, et la planche LXXYII fait distinguer suffisamment les parties de mur qu’on pourrait construire en pierre de taille ou en moellon, et celles qui seraient élevées en brique; c’est principalement ce mélange de divers matériaux qui donne à ce genre de maisons un caractère original et pittoresque : il faut donc bien éviter d’en barbouiller l’extérieur soit par un badigeon soit par toute autre peinture qui détruirait tout l’effet que l’on doit chercher à obtenir*
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée.—Planche LXXYI, figure 1re,
- A porte cochère , B écurie , C remise , D escalier avec des lieux au-dessous, E cuisine.
- Plan du premier étage. — Même planche, figure 2.
- F palier, G salon, HH chambres à coucher, I petit escalier, K cabinet , L chambre de dom'estique.
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- Plan du second étage. — Planche LXXYII , figure 1re.
- %
- M pallier, N chambre à coucher.
- Figure 2e. Élévation de la maison rustique.
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de bois, moellons ou briques. En briq. crues, ou briques et cailloux.
- , Plan du rez-de chaussée. Mur a, b, c, d, e, f, g, h, i, l, tm. (Planche LXXVI, %• I)-' Mètres i Ponces. Mètres. Pouces; Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- 0,50 18 0,54 20 0,43 16 9 9 9 n
- Murs de refend 0,43 16 0,41 15 0,38 14 0,30 11 0,41 15
- Plan du premier étage.
- Mur n, o , p , q, r, s, t, u, v, x, z, y, (Fig. 2). ... 9 » 0,41 15 9 9 9 9 » »
- Murs de refend 0,32 12 0,27 10 0,30 11 0,24 9 0,27 10
- iPlan du second étage.
- Miir a,-b, c, d. (Planche LXXVII ) 9 9 0,27 10 9 9 » 9 9 »
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- PROJET N°. 43. — Planches LXXYIII, LXXIX et LXXX.
- Tous les historiens s’accordent à nous présenter l’Égypte comme un des premiers berceaux de l’architecture et des arts; il ne nous appartient pas d’examiner ici les divers événemenS qui s’y sont succédés. Nous ferons remarquer seulement qu’il y a à peine quelques années que l’état de cette antique contrée nous était à peu près entièrement inconnu. Savary et quelques autres voyageurs avaient parcouru cette terre en littérateurs, plutôt qu’en artistes. Le brigandage des Arabes, les dangers du désert, et le despotisme féroce de son gouvernement offraient des obstacles presque insurmontables , et tous les souvenirs de ce pays semblaient s’être abîmés dans l’incendie de la fameuse bibliothèque d’Alexandrie.
- Mais vers la fin du siècle dernier eut lieu cette mémorable expédition qui fit chanceler le trident dans les mains de l’Angleterre, et dont il ne nous reste aujourd’hui qu’une glorieuse page dans l’histoire et un ouvrage immortel.
- Depuis cette époque, et grâce aux recherches des savans qui faisaient partie de l’expédition, les monumens de l’ancienne Égypte nous sont aussi bien connus que ceux de Rome et de la Grèce; mais sur cette même terre où l’homme avait enfanté des chefs-d'œuvre , on ne retrouva qu’une population barbare, ignorante, qui végétait et campait sur des ruines où l’on croit voir gravés ces mots : ÉTERNITÉ! POSTÉRITÉ!
- De nos jours tout a changé de face, et depuis l’expédition des Français, l’Égypte a subi une véritable révolution. L’industrie, les sciences, les arts y ont laissé des traces vivantes de leur passage ; les amis de l’humanité verraient avec plaisir le flambeau de la civilisation se rallumer dans le pays qui en fut le berceau, si les premiers rayous de ce feu sacré n’étaient employés à répandre l’incendie sur la patrie de Périclès , civilisée autrefois par les enfans de la terre de Sésostris.
- Les arts que nous avions reportés en Égypte ont fait la fortune d’un pacha. Nous avions semé pour la civilisation, et c’est la barbarie
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- qui a fait la récolte. Les Égyptiens modernes ont envoyé en Grèce une armée de Vandales , qui n’y a apporté d’autre industrie que la dévastation et d’autre commerce que celui des têtes salées!!...
- Mais l’héroïsme et la croix triompheront ! cet espoir nous ranime et nous permet de poursuivre l’examen de l’antique architecture égyptienne.
- La simplicité et la majesté semblent être le caractère distinctif de cette architecture ; les beaux restes qu’on a retrouvés font voir que ce n’est pas seulement dans les ordres dorique, ionique et corinthien, qu’il faut chercher la beauté.
- La morale., la métaphysique, mises en quelque sorte en action, forment les décorations de cette architecture égyptienne, qu’elles ornent bien plus convenablement que nos sveltes et insignifiantes arabesques.
- Ces hiéroglyphes ( nom qu’on a donné à ces ornemens symboliques ) présentent des figures dont les contours sont bizarrement dessinés, mais on ne doit pas conclure de cette bizarrerie que les Égyptiens ne connaissaient pas les véritables proportions. La perfection qu’ils ont donnée à leurs animaux, prouve suffisamment qu’ils avaient l’idée du grand style ; mais les figures hiéroglyphiques n’exprimaient rien par le sentiment, elles devaient avoir telle pose pour signifier telle chose, le sculpteur en avait en quelque sorte le ponsif; et l’on peut dire avec raison qu’il en était de ces figures comme de nos cartes à jouer, dont nous avons respecté les imperfections.
- Les hiéroglyphes s<5nt exécutés de trois manières, probablement selon les époques. Les plus anciens n’ont qu’un simple .contour profondément creusé, les seconds sont en relief très-bas, et les troisièmes qui paraissent du meilleur temps, tels que ceux de Tentyris, sont en relief au fond du contour creusé; il est à remarquer que souvent ces hiéroglyphes sont coloriés.
- Les chapiteaux égyptiens paraissent pesans et lourds dans le dessin, ainsi que les moulures et les ornemens. Cependant ils ont, par leur masse, un aspect imposant qui arrête la critique. Mais ce qui est admirable, c’est la beauté et la simplicité des lignes principales, et la perfection de l’appareil des pierres, qui sont unies sans mortier, et seulement quelquefois par de simples tenons en bois.
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- Le talus étant le principe de la solidité, les Egyptiens l’ont adopté pour tout ce qui porte ; enfin, comme il ne pleut pas dans ces climats, ils ont employé uniquement les plates-bandes pour couvrir les mo-numens ; dès lors plus de toits, conséquemment plus de frontons.
- Enfin nous ajouterons, pour les personnes qui affectent un souverain mépris pour tout ce qui n’a pas été créé par les Romains où par les Grecs, qu’on a retrouvé en Égypte les types originaux de tous les ornemens employés par ce dernier peuple, tels que les enroulemens, les cariatides, et ce qu’on appelle vulgairement les grecques , le tout exécuté avec une rare perfection, principalement dans les tombeaux de Siouth. (Denon, Voyage en Égypte, tome IL)
- Tel est l’aperçu rapide de l’antique architecture égyptienne, architecture dont nous avons cherché à rappeler fidèlement le style dans la maison que présentent les planches LXXVIII, LXXIX et LXXX. L’obligation que nous nous sommes imposée d’offrir des modèles dans tous les genres d’architecture , a pu seule nous déterminer à présenter ce projet, dont la dépense s’élèverait à une somme considérable, à cause des nombreuses sculptures qui entreraient dans sa construction, mais qu’il serait cependant possible de diminuer, en se contentant de peindre les hiéroglyphes.
- Nous observerons qu’afin de conserver le caractère d’architecture, nous avons dû pratiquer un portique ou péristyle au premier étage. Ce portique serait fermé par un châssis ou vitrage indiqué par les lignes a, b, et par ce moyen on garantirait les appartemens du contact de l’air extérieur, sans nuire cependant à l’effet général.
- Les carrés M placés dans les angles des allées, indiquent la place des obélisques qu’on pourrait y élever, afin de donner encore plus de caractère à tout l’ensemble du bâtiment.
- EXPLICATION DES PLANCHES.
- Plan du rez-de-chaussée. — Planche LXXYIII.
- A vestibule, B escalier au-dessous duquel seraient placés les lieux, C cuisine, D salon, E chambre à coucher, F cabinet, G passage, MMMM obélisques.
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- Plan du premier étage.— Planche LXXIX, figure 1re.
- 0 palier, PPP passages, QQ chambres à coucher, R chambre de domestique, S cabinet, T boudoir, U salle de billard.
- Figure 2e. Détails du chapiteau A.
- Figure 3e. Détails du chapiteau B.
- Planche LXXX.
- Elévation de la maison égyptienne.
- ÉPAISSEUR DES MURS.
- Plan du rez-de-chaussée.
- Mur a. h.' c, d. (Planche LXXVIII)..................
- Cette épaisseur est nécessitée par lé talus.
- Murs de refend............
- Plan du premier étage.
- Mure,/, h. (PI. LXXIX).
- Murs de refend..............
- En pierre de taille. En briques. En moellons En pans de bois, moellons ou briques. En briq. crues ou briques et cailloux.
- Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces. Mètres. Pouces.
- 0,81 30 0,81 30 P 00 30 » » » »
- 0,43 16 0,41 15 0,38 14 0,30 11 0,41 15
- 0,38 14 0,41 15 0,35 13 » » » »
- 0,32 12 0,27 10 0,24 9 0,22 8 0,27 10
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- PROJET, Nos. 44,45, 46, 41, 48, 49 et 50.
- Planches LXXXI et LXXXII.
- Nous offrons encore dans cette livraison de nouveaux modèles de portes d’entrée, parce que ce genre de construction se reproduit souvent, et que d’ailleurs, ayant présenté des maisons de tout genre, il était également indispensable d’offrir des portes dans divers styles d’architecture, afin qu’on pût au besoin faire concorder l’entre'e avec l’habitation qu’on se proposerait d’élever.
- Le PROJET n°. 44 pourrait être employé comme porte cochère à la ville ou à la campagne. Les deux petites portes latérales serviraient au passage des gens de pied; l’espace intermédiaire compris entre les deux piliers, serait destiné aux voitures. Nous avons supposé que le mur de clôture, qui accompagne cette entrée, serait construit en pierre meulière non crépie , afin de donner un caractère plus important à la porte ellé-même.
- Le PROJET nn. 45 offre l’entrée d’un jardin. La décoration de cette petite porte serait extrêmement simple, puisqu’elle se compose uniquement de vases de fleurs placés sur un mur entièrement lisse. Le battant de la porte serait à jour, à l’exception de la partie inférieure ou socle orné de deux serpettes croisées, la partie supérieure serait composée de bêches qui formeraient une espèce de claire-voie, à travers laquelle on apercevrait le jardin. Au-dessus de la porte on placerait une inscription quelconque.
- Le PROJET n°. 46 peut également servir de porte cochère soit à la ville, soit à la campagne ; les bornes placées en avant, tout en contribuant à la décoration, protègent l’entrée contre le choc des voitures ; les murs latéraux seraient couverts en tuiles à la romaine, dont nous ferons connaître la disposition dans le texte général ; cette porte, d’après le projet, ne serait point accompagnée de murs de clôture, mais seulement d’une haie vive, ce qui forme, à la vérité, la meilleure de toutes les clôtures.
- PROJET n°. 47* Nous ne répéterons pas ce que nous avons déjà
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- dit relativement à l’architecture turque. On peut voir à cet égard le texte du projet n°. io.
- ' La même observation s’applique au projet n°. 4^, qui offre le modèle d’une porte gothique, genre d’architecture dont nous avons déjà parlé dans le texte du projet n°. n.
- Le PROJET n°. 49 présente les proportions d’une porte égyptienne. Les globes ailés qui sont placés dans le cavet et sur le bandeau de la porte, seraient sculptés en relief; toutefois on pourrait se contenter de peindre les globes en jaune brillant, et les ailes alternativement rouge et bleu.
- Enfin le PROJET n°. 5o est une porte chinoise, qui ne. serait guère susceptible d’être exécutée qu’en bois, ainsi que les battans qui présentent des compartimens bizarrement contournés. Les colonnes en bois ou supports seraient accompagnés de potences, au bout desquelles pendraient les clochettes, ornement caractéristique de l’architecture chinoise.
- La toiture de cette petite porte pourrait être exécutée en tôle ou en ardoise posée sur lattis.
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- Projet N? j8.
- Projet N? 4g.
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