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Notice descriptive des appareils électriques exposés par la compagnie
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- COMPAGNIE
- DU
- CHEMIN DE FER DU NORD.
- ( FRANCE.)
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- EXPOSITION ÉLECTRO-TECHNIQUE du Palais de Cristal, à Munich.
- 1882.
- COMPAGNIE DU CHEMIN DE FER DU NORD (FRANCE.)
- DES
- APPAREILS ÉLECTRIQUES
- EXPOSÉS PAR LA COMPAGNIE.
- LILLE,
- IMPRIMERIE L. DANEL, 1 882.
- Tous dioils réserves.
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- EXPOSITION ÉLECTRO-TECHNIQUE AU PALAIS DE CRISTAL, A MUNICH.
- 1882.
- COMPAGNIE DU CHEMIN DE FER DU NORD (FRANCE).
- NOTICE DESCRIPTIVE
- DES
- APPAREILS ÉLECTRIQUES EXPOSÉS PAR LA COMPAGNIE.
- I. — APPAREILS POUR LE RLOCK-SYSTEM.
- Le mode d’exploitation désigné sous le nom de Block-System consiste à substituer l’intervalle de la distance parcourue par les trains à l’intervalle de temps écoulé entre leurs départs successifs, pour assurer leur espacement régulier.
- Le principe du Block-System appliqué au Nord est le Block-System absolu ; il consiste à diviser la voie en sections et à ne laisser pénétrer un train dans une section que lorsque le train qui le précède a quitté cette section. Cette règle ne peut être enfreinte que lorsque un certain délai s’est écoulé depuis le passage du dernier train, après l’accomplissement de certaines formalités et en prenant certaines précautions.
- Les appareils répartis le long de la ligne et placés aux extrémités des sections sont les Électro-Sémapbores de MM. Tesse, Lartigue et Prudhomme. Leur propriété caractéristique est la solidarisation des signaux électriques et des signaux visuels s’adressant aux mécaniciens et aux agents des trains. La mise à l’arrêt du signal visuel couvrant un train qui s’engage dans une section et le calage du signal dans cette position sont obtenus mécaniquement à l’aide de la rotation d’une manivelle : simultanément la manœuvre même de la mise à l’arrêt fait apparaître, électriquement, au poste suivant vers lequel se dirige le train, un signal prévenant l’agent de ce poste de l’arrivée de ce train.
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- Le signal d’arrêt fait par un poste, à l’extrémité d’une section, ne peut être décalé et effacé que par le poste placé à l’autre extrémité de la section , lorsque l’agent de ce dernier poste efface le signal à l’aide duquel il a été avisé de l’arrivée du train. En un mot, l’agent d’un poste met le signal à l’arrêt et le cale mécaniquement) l’électricité n’intervient que pour l’effacer et l’effacement ne peut être fait que par le poste suivant.
- L’électro-sémaphore d’un poste intermédiaire se compose :
- 1° Pour les signaux à vue, d’un mât en fer, de 8 ou de 12 mètres de hauteur, dressé dans un socle en fonte qui est fixé sur un massif en ciment à l’aide de quatre boulons (Voir dessins n° 1, 2, 3 et 4 exposés). Ce mât supporte deux grands bras ou ailes peints en rouge, placés à la partie supérieure et s’adressant aux mécaniciens qui circulent respectivement sur chacune des voies principales : au-dessous sont placés deux petits bras ou ailes peints en jaune, situés vers le milieu de la hauteur du mât et servant à annoncer l’entrée ou la sortie des trains dans les deux sections, de part et d’autre du poste considéré.
- Ces ailes oscillent symétriquement, c’est-à-dire que les grandes ailes abandonnées à elles-mêmes pendent effacées et deviennent apparentes sous l’action d’une tringle de tirage ; les petites, au contraire, sont apparentes lorsqu’elles sont libres et s’effacent par l’effet de la traction des tringles.
- 2° De quatre appareils de manœuvre électro-mécaniques, dont deux sont reliés mécaniquement, à l’aide de tringles et par l’intermédiaire d’un carillon, aux grands bras et les deux autres, aux petits bras, par des organes identiques.
- 3° D’une lanterne avec un petit réflecteur et d’un grand réflecteur à trois faces. L’un et l’autre sont disposés de manière que les rayons lumineux de la lanterne puissent éclairer la nuit, outre les écrans des grands bras, les petits bras placés au milieu du mât.
- 4° Une caisse en ciment placée au pied du sémaphore renferme une pile de 12 éléments Léclanché, grand modèle.
- Les quatre ailes du sémaphore sont reliées chacune à un appareil de manœuvre qui est à la fois électrique et mécanique ; cet appareil se compose d’une boîte renfermant un commutateur à inversement qui est manœuvré par une manivelle dont l’axe commande une bielle articulée avec la tringle de tirage de l’aile correspondante. En faisant faire à la bielle un peu plus d’une demi-révolution, on exerce un effort de traction sur la tringle, et on
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- amène l’aile à la position d’enclencliement qui est fixée par un doigt monté sur l’axe et reposant sur un buttoir.
- L’appareil, une fois enclenché, ne peut être déclenché que par l’envoi d’un courant du poste correspondant. En effet, le buttoir est maintenu par un levier portant une palette qui adhère fortement à un électro-aimant Hughes. Si l’aimant est affaibli par le passage d’un couraut, le levier est écarté par l’effet d’un contre-poids, et le buttoir entraîné, laisse échapper le doigt d’arrêt, qui permet à la bielle de continuer sa révolution, et à l’aile de reprendre sa position primitive. Dans ce mouvement de l’axe, une came en limaçon ramène la palette au contact de l’aimant, et le buttoir dans la situation voulue pour arrêter de nouveau le doigt d’arrêt.
- Le rôle de l’électricité se borne à affaiblir l’aimant ; l’appareil de manœuvre de la grande aile d’un poste est relié par un fil télégraphique à l’appareil qui agit sur la petite aile au poste correspondant.
- Le courant est envoyé d’un appareil à l’autre par la manœuvre mécanique elle-même, au moyen du commutateur inverseur qui, dans sa révolution, envoie successivement soit le courant positif, soit le courant négatif de la pile.
- Le premier courant se produit pendant la première demi-révolution lorsque le garde manœuvre l’aile; le second, pendant la seconde demi-révolution, au moment où le signal que l’on a voulu produire au poste correspondant est exécuté, et il fournit automatiquement à ce poste, par un coup de timbre et par l’apparition d’un voyant dans l’appareil, un accusé de réception quipermet aux agents de connaître aussi bien la situation des mâts des postes voisins que celle de leur propre appareil.
- Les pièces qui donnent l’accusé de réception sont actionnées au moyen d’un second électro-aimant Hughes, monté symétriquement au premier et d’égale résistance, de telle sorte que le courant qui affaiblit l’un renforce l’autre et r écipro quement.
- Les quatre appareils de manœuvre d’un électro-sémaphore sont à peu près identiques comme construction ; seuls, les appareils qui commandent les petites ailes sont, en outre, pourvus d’un commutateur qui permet d’échanger avec le poste en avant ou avec celui d’arrière, à l’aide de la trembleuse disposée dans les appareils reliés aux grands bras, des signaux conventionnels et acoustiques.
- Pendant la nuit, les signaux des électro-sémaphores sont produits au moyen d’une lanterne avec réflecteur hissée au haut du mât et devant laquelle viennent se placer deux écrans, l’un rouge, l’autre vert, ajustés sur les ailes.
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- Chaque poste extrême ne comporte qu’une grande et qu’une petite ailes, et deux hoîtes de manœuvre.
- Le Block-system , avec le type d’électro-sémaphores employé par la Compagnie du chemin de fer du Nord , est installé ou est en cours d’installation sur 930 kilomètres de son réseau à double voie et représente 435 postes.
- Répétiteurs d’élcctro-sémaphores pour gare ou station. —Dans quelques gares d’une certaine étendue où il n’est pas possible d’installer l’électro-sémaphore près du bâtiment principal et à la portée de certains agents qu’il est cependant utile ou nécessaire de prévenir de l’arrivée des trains, on a disposé un répétiteur des indications données par le petit bras du sémaphore.
- Quand il n’est pas nécessaire de faire usage d’appareils trop sonores, comme les grosses sonneries, la Compagnie a recours à un appareil à voyant et sonnerie dont le fonctionnement est commandé par les boîtes de manœuvre reliées aux petits bras de l’électro-sémaphore de la gare. Cet appareil que l’on place soit sous la marquise, soit dans l’un des bureaux, se compose d’un voyant d’environ 0m 10 de diamètre, suspendu à une tige de fer doux qui peut osciller comme un pendule entre les deux pôles d’un gros électro-aimant Hughes. Dès que le petit bras du sémaphore de la gare se déclenche, sous l’influence de la manœuvre de la grande aile faite à l’avant-dernier poste, un courant est envoyé par l’intermédiaire d’un commutateur formé d’un disque en ébonite monté, dans une petite boîte en fonte, sur un axe, dont la manivelle est solidaire des mouvements faits par la contre-manivelle de la boîte de manœuvre de la petite aile. Ce courant arrive au voyant qu’il fait apparaître. Un ressort de contact fixé sur la tige de fer doux établit un circuit local qui fait tinter une sonnerie pendant tout le temps que le voyant est apparent. Aussitôt que la section du Block-system est libre en arrière, le garde, en relevant le petit bras de son sémaphore, envoie de la même manière un courant de sens opposé au sens du premier courant, qui efface le voyant, et la sonnerie cesse en même temps de fonctionner. Le voyant porte une inscription indiquant la direction d’où vient le train annoncé.
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- II. — SOURCE D'ÉLECTRICITÉ DES GROSSES SONNERIES D’ANNONCE ET COMMUTATEURS DE DIRECTION DE COURANT.
- Source d’électricité des sonneries d’annonce — La Compagnie du Nord emploie comme source d'électricité des sonneries d’annonce, l’appareil d’induction de M. Siémens; cet appareil construit par M,Digney, ne demande aucun entretien et peut-être manoeuvré par tous les agents. Il se compose d’une grosse bobine tournant au moyen d’une manivelle, entre les branches de douze forts barreaux aimantés. Un demi tour de manivelle suffit pour faire déclencher toutes les sonneries qui se trouvent dans un même groupe.
- Un commutateur permet de diriger le courant électrique de l’inducteur dans le sens de l’un ou de l’autre des groupes de sonneries entre lesquels la gare est placée.
- Pour éviter les erreurs de direction, le levier du commutateur est maintenu par deux verroux et ne peut être manoeuvré qu’autant qu’on a relevé, au moyen d’une clef, le verrou du côté qui correspond au groupe de sonneries qu’il s’agit de faire fonctionner. Une boussole, placée au-dessus du commutateur, dévie pendant tout le temps que dure le passage du courant.
- Dans certains cas spéciaux, il est nécessaire de donner aux agents la faculté d’annoncer exceptionnellement des trains ou machines circulant entre deux postes. A cet effet la Compagnie fait usage d’un commutateur à bouchon étudié par M. E. Sartiaux. Cet appareil est formé d’une boîte en chêne qui dans sa position normale, c’est-à-dire fermée n’interrompt pas le circuit des grosses sonneries. L’ouverture de la boîte a pour effet d’interrompre le fil des grosses sonneries. Lorsqu’on veut annoncer le départ d’un train ou d’une machine, on ouvre le commutateur, on introduit le bouchon métallique, suspendu à côté de l’appareil, dans celui des trous qui se trouve au-dessous du nom du poste ou de la station vers laquelle se dirige le train ou la machine. Puis on manœuvre l’inducteur qui donne naissance à un courant électrique et fait déclencher les grosses sonneries. Une boussole placée dans le commutateur, sur le trajet du fil de terre, indique le passage du courant.
- III. — AVERTISSEURS DE PASSAGES A NIVEAU.
- Ayant jugé utile de prévenir de l’arrivée des trains les gardes de quelques passages à niveau très fréquentés, et situés sur des lignes à double voie à grande circulation, dans des conditions topographiques spéciales, la Compa-
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- gnie a essayé divers systèmes d’avertisseurs. Les systèmes essayés appartiennent aux quatre types suivants : la pédale automatique à soufflet, la pédale automatique à mercure, la grosse sonnerie employée sur les lignes à simple voie, et le répétiteur de sémaphores qui peut être employé sur les lignes où est installé le Block-system. Au point de vue du fonctionnement des appareils, les pédales n’ont pas donné de résultats complètement satisfaisants par suite de l’excessive rapidité et de l’extrême violence des chocs qu’elles ont à supporter.
- i° pédale automatique à soufflet. — Cette pédale, imaginée, en 1859, par MM. Tesse et Lartigue consiste en un fort axe en fer maintenu en dedans de la voie et perpendiculairement aux rails au moyen d’un solide bâti en bois ; cet axe porte, d’une part, une pédale qui vient s’appliquer contre le rail et à la partie interne; d’autre part, et sur le prolongement en dehors de la voie, se trouve un levier terminé en col de cygne commandé par un contre-poids et destiné à agir sur un soufflet placé à environ deux mètres des rails. Le soufflet est fixé dans une boîte portée elle-même sur un étrier en fer La joue inférieure est mobile et munie à une extrémité d’une lame métallique destinée à établir un contact avec une autre pièce en métal, à laquelle aboutit un conducteur relié à une sonnerie trembleuse spéciale placée à portée du garde du passage à niveau ; à l’autre extrémité de la joue du soufflet se trouve une forte pièce en fer sur laquelle appuie le col de cygne.
- Au passage d’un train, les boudins des roues, en agissant surlapédale, font osciller le col de cygne, qui, en s’abaissant entraîne la joue inférieure du soufflet; dans son mouvement, celui-ci fait frotter les deux pièces de contact, et déclencher la sonnerie du passage à niveau.
- Le soufflet intercalé agit comme un modérateur dont on peut régler l’action par l’agrandissement ou le rétrécissement de l’orifice d’échappement d’air.
- Il a aussi pour but d’empêcher la pédale de se relever trop rapidement, après qu’elle a été atteinte par la roue du premier véhicule , et d’être atteinte par les roues des véhicules suivants.
- Plusieurs pédales de ce modèle sont en service sur le réseau.
- 3° Pédale automatique à mercure : —M. Lartigue a imaginé, en outre, un système automoteur plus simple que le précédent et qui est basé sur l’emploi du commutateur à mercure.
- L’appareil consiste en une pédale très légère fixée intérieurement au rail, à une distance de 2,000 mètres environ du passage à niveau à protéger: elle comprend une petite boîte parallélipédique, en ébonite, bien étanche, con-
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- tenant une certaine quantité de mercure. Deux fils de platine établissent la communication, l’un avec le fil de ligne, l’autre avec le fil de la terre; la boîte est fixée sur l’une des branches d’une bascule dont l’autre branche porte un ressort formé de plusieurs lames métalliques, superposées et placées sur une plaque épaisse de caoutchouc.
- Le ressort atteint ou dépasse légèremeut le niveau supérieur du rail, de manière que, quel, que soit le sens de la marche du train, ce ressort est toujours abaissé par le boudin des roues des véhicules.
- En s’abaissant, le ressort fait incliner la boîte contenant le mercure, qui réunit alors les deux fds de platine, c’est-à-dire la ligne et la terre, et complète ainsi le circuit sur le parcours duquel se trouve une sonnerie, installée au passage à niveau.
- Six pédales de ce modèle sont à l’essai sur le Chemin de fer du Nord.
- 3° Sonnerie trembleuse pour passages à niveau : — La sonnerie reliée aux pédales à soufflet ou à mercure ne doit pas seulement tinter au moment du passage du train sur la pédale, mais encore jusqu’à ce que le garde vienne lui-même l’arrêter après le passage du train devant la barrière. Pour obtenir ce résultat, des modifications ont dû être apportées à la sonnerie trembleuse ordinaire. On y a ajouté un petit levier qui oscille autour d’un axe métallique en communication avec la pile. Au repos, ce levier est maintenu sur un petit taquet d’arrêt en matière isolante fixé à la palette du marteau. Lorsqu’au moment du passage du train sur la pédale le marteau est attiré vers les bobines, jl laisse tomber le levier d’arrêt sur une pièce en métal et met ainsi dans le circuit de la pile la sonnerie qui fonctionne jusqu’à ce que le levier ait été relevé, à la main, par le garde ; il lui suffit pour cela d’appuyer sur l’extrémité de ce levier qui apparaît en dehors de la boîte de la sonnerie.
- 4" Répétiteurs d’électro-sémaphore pour passages à niveau. — Un
- appareil de ce genre est en service sur le Chemin de fer du Nord, sur des lignes où fonctionne le Block-system. Le type d’appareil qu’expose la Compagnie est placé entre deux postes électro-sémaphoriques et dans le circuit des lignes qui aboutissent aux appareils électriques de ces deux postes.
- Lorsque le garde manoeuvre le grand bras de son sémaphore pour bloquer la section et annoncer le train au poste en avant, le courant qui provoque le déclenchement du petit bras de ce poste traverse d’abord l’appareil répétiteur à l’extérieur duquel apparaît un voyant peint en rouge qui a la forme des grandes ailes d’un sémaphore ; pendant tout le temps que ce voyant reste
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- apparent, une sonnerie locaLe, dont le timbre est différent pour chacune des deux voies, avertit le garde du passage à niveau. Celui-ci ne doit relever le voyant que lorsque le train est passé devant lui.
- L’appareil répétiteur se compose d’une boîte en fonte renfermant deux électro-aimants Hughes, qui maintiennent chacun des deux voyants légèrement inclinés dans le sens de la chute. Lorsque, par le passage du courant, les aimants sont affaiblis, les voyants, entraînés par leur propre poids, apparaissent an dehors de l’appareil. Dès que les deux voyants sont à bout de course, ils établissent un contact entre deux lames de ressort auxquelles sont reliés les deux pôles d’une pile locale et deux sonneries trembleuses.
- La boîte qui contient ces appareils porte deux ouvertures verticales qui permettent le passage des deux voyants.
- IV. — SIFFLET ÉLECTRO-AUTOMOTEUR ET DÉCLENCHEMENT ÉLECTRO-AUTOMATIQUE DU FREIN A VIDE.
- Les gares, les croisements et tous les points dangereux de la voie sont protégés par des signaux manœuvrés à distance. En France , ces signaux ont, sur presque tons les réseaux, la forme de disques, qui, suivant leur orientation par rapport à la voie, donnent le signal « Voie libre » on le signala Arrêt, »
- Ces signaux ne s’adressent qu’à la vue des mécaniciens et peuvent échapper à leur attention.
- 11 est donc d’une utilité incontestable de doubler ces signaux visuels par des signaux acoustiques qui, comme le pétard, par exemple, éveillent ou appellent l’attention.
- On a cherché, à diverses reprises, la solution de ce problème dans l’établissement de cloches mues par des pédales ou par des contre-rails mobiles, de pétards placés automatiquement sur les rails , et même de sifflets automoteurs dont la valve s’ouvrait par l’effet d’un obstacle rigide présenté par le disque à l’arrêt.
- Ces différents appareils n’ont pas en général résisté aux chocs produits par la rencontre de pièces rigides animées de vitesses relatives pouvant aller jusqu’à 28 mètres à la seconde.
- L’appareil employé parla Compagnie du Nord , est le sifflet électro-automo-
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- teur étudié par MM. Lartigue, Forest et Digney ; il est actuellement en service sur 289 machines.
- Cet appareil présente cette particularité que l’organe acoustique est placé sur la machine et peut fonctionner à une distance quelconque en avant du disque; cette propriété peut être fort utile, dans certains cas, pour prévenir plus tôt les mécaniciens et agents des trains de la mise à l’arrêt des disques que l’on ne pourrait quelquefois reculer sans inconvénient, en raison des exigences du service des gares.
- Le chemin du Nord ayant, dans la suite , adopté le frein continu à vide, MM. Delebecque et Banderali ont transformé, sur toutes les machines munies d’un éjecteur, le sifflet électro-automateur en un appareil de déclenchement, et l’ont appliqué à la manoeuvre du frein à vide avec ou sans la participation des agents du train; un spécimen de ce système figure à l’Exposition sur la machine du petit modèle de train.
- Cet appareil se compose d’un électro-aimant Hugues, maintenant au contact une armature en fer, qu’un puissant ressort antagoniste tend constamment à séparer de ses pôles. Si on vient à faire passer, dans les bobines de l’électro-aimant, un courant de sens convenable , l’aimantation de l’électro se trouve détruite en partie, et l’armature devenue libre obéit au ressort Cette armature est portée sur l’extrémité d’un levier chargé en son milieu par un ressort antagoniste et articulé à une tige dont l’extrémité sort de la boîte et accomplit, lors du passage du courant, un parcours de 0m01 avec une force de 4 kilog. environ.
- L’appareil mécanique du déclenchement se compose d’une fourchette portant un plan incliné, qui soutient le levier de la valve d’entrée de la vapeur dans l’éjecteur du frein à vide; la fourche est maintenue par une tige horizontale appuyée à l’autre extrémité contre unhuttoir. Le mouvement vertical de la tige de la boîte de déclenchement entraîne la tige horizontale au-delà de son buttoir et permet à la fourchette de déclencher le levier de la valve à vapeur qui s’ouvre alors et serre le frein.
- Le fil de la bobine est relié, d’une part, à la terre par l’intermédiaire des pièces métalliques de la machine, des roues et des rails, et d’autre part à une brosse métallique isolée, placée sous la machine, dans l’axe de la voie, à quelques centimètres au-dessus des rails.
- Sur la voie, et h la distance voulue du disque, se trouve une pièce appelée contact fixe ou crocodile, composée d’une poutre en bois recouverte à sa partie supérieure d’une feuille de cuivre isolée, réglée au-dessous des pièces fixes les plus basses des machines, mais légèrement au-dessus de l’extrémité des
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- fils des brosses métalliques placées sous les machines. Cette feuille de cuivre est reliée par un fil au pôle positif de la pile qui fait fonctionner la sonnerie de contrôle du disque.
- Si le disque est à « voie libre » , le circuit n’étant pas complété, le passage de la brosse d’une machine sur le contact fixe ne produit aucun effet. Lorsque, au contraire, le disque est à l’arrêt, si une machine passe sur le contact fixe, le circuit se trouve complété ; le courant électrique déclenche le frein dont le hruit avertit le mécanicien qui, après avoir remis l’appareil électrique dans sa position normale, reste libre de laisser le frein serré ou de le desserrer, suivant qu’il le juge convenable.
- Cet appareil permet donc d’actionner directement et effectivement le frein continu par le disque lui-même, c’est-à-dire par le signaleur de la station.
- On a reconnu, par la pratique, qu’une longueur de 2 mètres pour le contact fixe, donnant un courant électrique d’une durée de de seconde aux plus grandes vitesses atteintes en service, était suffisante pour produire le déclenchement .
- Le sifflet électro-automoteur, en usage avant l’adoption du frein à vide, et qui existe encore sur quelques machines non munies de ce frein, ne diffère de l’appareil de déclenchement du frein qu’en ce que le mécanisme du déclenchement est remplacé par un sifflet à vapeur, dont la valve est manœuvrée par la tige sortant de la boîte de déclenchement. Il se fait entendre jusqu’à ce que le mécanicien ait ramené l’armature au contact.
- L’appareil de déclenchement permet également de mettre le frein sous la main du conducteur chef de train. Pour cela, il suffit de prolonger jusqu’à la machine la communication électrique Prudhomme existant sur le train, et d’établir, dans chaque fourgon, un commutateur spécial permettant d’envoyer dans l’électro aimant un courant de sens convenable.
- Y. — APPAREIL DE PROTECTION ÉLECTRO-AUTOMATIQUE POUR GARE OU BIFURCATION.
- La Compagnie expose un appareil électrique qui est à l’essai en quelques points de son réseau et qui est destiné à donner les mêmes avantages que les disques automoteurs en s’affranchissant des chances de rupture ou détério-
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- ration que comporte le mécanisme de ceux-ci. Cet appareil étudié par MM. Forestet Lartigue, sur les indications deM. Mantion, est fondé sur l’utilisation du sifflet électro-automoteur ou de l’appareil de déclenchement du frein Smith et sur l’emploi des contacts fixes.
- Sans rien changer aux dispositions et au mode de fonctionnement des disques ordinaires, on a obtenu, par l’adjonction d’un commutateur électrique spécial, placé près du levier du disque et solidaire de ce levier, et par l’installation d’un second contact fixe au pied du voyant, les résultats suivants :
- Lorsqu’une machine munie ae la brosse métallique passe devant un disque à voie libre, le frottement de cette brosse sur le second contact fixe auxiliaire produit deux actions distinctes : il provoque d’abord le déclenchement de l’appareil électrique place près du levier du disque et fait tinter une sonnerie spéciale dans la gare : le tintement de cette sonnerie signifie qu’un train vient de s’engager entre le disque et la gare, et qu’il faut le couvrir.
- En second lieu, par le fait du déclenchement de l’appareil de la gare, le premier contact fixe placé à 200 mètres en avant du disque, est automatiquement mis en relation avec une source d’électricité? sans qu’il soit nécessaire de tourner le disque à l’arrêt. Il en résulte que, si un second train vient à passer sur ce contact fixe, le sifflet électro-automoteur ou le frein Smith fonctionnent, le mécanicien est prévenu qu’un train a dépassé le disque effacé et n’a pas été couvert par la mise à l’arrêt de ce disque. Il doit donc prendre toutes les mesures pour s’arrêter plus rapidement encore que si le disque était à l'arrêt. Dès que le disque a été mis à l’arrêt par la gare, les appareils reprennent leur position normale comme avant le passage du premier train.
- Le commutateur spécial qui permet d’obtenir ce double résultat se compose d’un électro-aimant Hughes, d’an commutateur inverseur monté sur un arbre relié avec le levier du disque et de quatre ressorts qui établissent deux à deux les diverses communications électriques. L’ensemble du système comporte, outre les appareils ordinaires du déclenchement électro-automoteur, une seconde pile placée au pied de ce commutateur dans la gare, une sonnerie spéciale posée près du levier du disque et un deuxième contact fixe situé au pied du disque.
- La marche des courants dans chacun des cas dont il vient d’être question est la suivante :
- Quand le levier de manoeuvre et, par conséquent, le disque sont à la voie libre, il s’établit une relation entre les appareils de la gare et le nouveau crocodile : si une machine, munie d’une brosse métallique, vient à passer sur celui-ci, le pôle négatif de la pile du disque est mis à la terre, le circuit se
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- trouvant complété instantanément, en traversant le sifflet qui est relié a la terre par la machine elle-même.
- Mais le sifflet ne fonctionne pas parce que ce courant est négatif.
- Le courant positif de la pile du disque parcourt alors la ligne vers la gare ; le circuit de celle-ci se trouvant également complété, du côté de la sonnerie trembleuse spéciale, cette sonnerie se met à tinter jusqu’à ce qu’on ait tourné le disque à l’arrêt ; pendant toute cette période, le premier crocodile fera déclencher le sifflet ou le frein de toute machine qui viendrait à y passer.
- Dès que le disque et le levier sont mis à l’arrêt par la gare, le commutateur spécial change de position, la sonnerie ordinaire du disque se met à fonctionner, et les appareils se retrouvent dans la même situation que s’il n’existait pas de crocodile auxiliaire, c’est-à-dire que le premier contact fixe déclenche le frein de toute machine qui vient à passer dessus et que le second contact fixe ne produit aucun effet.
- L’appareil qui vient d’être décrit présente tous les avantages des disques automoteurs sans avoir leurs inconvénients. Il donne même des indications que ceux-ci ne donnent pas et sera probablement d’un emploi avantageux dans certains cas particuliers et sur des lignes où l’importance de la circulation n’est pas suffisante pour justifier l’installation du Block-system.
- VI. — CONTROLEUR ÉLECTRIQUE DU FONCTIONNEMENT DES AIGUILLES
- DE CHANGEMENT DE VOIE (1).
- Les pointes des aiguilles sont souvent éloignées de l’agent qui les fait fonctionner et soustraites, par suite , à sa surveillance immédiate. Comme il est fort important que cet agent sache si les lames ont bien obéi à l’action du levier et si l’application sur le contre-rail est complète, M. Lartigue a imaginé un appareil de contrôle depuis quelque peu modifié, avec son autorisation, par M. E. Sartiaux et qui a été approuvé par décision ministérielle du 17 décembre 1875 ; cet appareil est d’un usage général au chemin de fer du Nord, pour toutes les aiguilles manœuvrées au moyen de transmissions rigides et placées à une certaine distance des leviers de manœuvre.
- (1) Dessin N° 5.
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- Le système est fondé sur l’emploi d’un commutateur à mercure formé d’une petite boîte en cristal bien close par un couvercle en ébonite. Des vis à bout de platine pénètrent dans la boîte qui renferme du mercure pur et bien sec. La communication électrique est établie ou interrompue entre ces tiges de platine , selon que le mercure les baigne à la fois ou laisse l’une d’elles découverte. La boîte est divisée en deux loges par une cloison percée d’un petit orifice inférieur : le mercure ne peut passer d’une loge dans l’autre que sous la forme d’un mince filet, ce qui, dans l’application de ce commutateur au contrôle des aiguilles , n’a d’autre utilité que de prolonger la durée des communications électriques pendant un instant, même lorsque l’appareil est brusquement déplacé. Lorsque la boîte est inclinée, le mercure contenu dans une seule des loges ne baigne qu’une des tiges ; lorsque la boîte est horizontale, il les baigne toutes les deux. Des fils métalliques souples, protégés par un corps isolant et abrités par un tube en caoutchouc , mettent en relation les contacts intérieurs du commutateur avec les autres appareils du système.
- Le contrôleur d’aiguilles est ainsi disposé :
- Au côté extérieur du rail, vis-à-vis de l’extrémité de chacune des lames de l’aiguille, est fixée une plaque sur laquelle est articulée une bascule munie d’une tringle qui traverse l’âme du rail et fait une légère saillie. Lorsque la lame d’aiguille est exactement appliquée contre le rail, la tringle est repoussée et la bascule est maintenue dans une position inclinée : elle redevient horizontale lorsque la lame est écartée.
- Par conséquent, dans la position régulière des aiguilles, où l’une des lames est appliquée contre le rail et l’autre écartée, une des bascules est inclinée et l’autre horizontale. Dans le passage de l’une des positions à l’autre, les deux lames étant à la fois écartées, les deux bascules sont horizontales.
- Le commutateur à mercure est fixé sur la bascule, et le tout est renfermé dans une boîte en métal. Un couvercle en tôle galvanisée très épaisse, abrite l’appareil lui-même contre toutes les avaries provenant de l’extérieur.
- Une sonnerie trembleuse et une pile sont placées près des leviers de manœuvre.
- Les communications électriques entre les diverses parties du système sont établies de telle sorte qu’à chaque manœuvre de l’aiguille , pendant que les deux lames sont écartées à la fois des rails contr’aiguilles, la sonnerie se fait entendre. Elle cesse presqu’aussitôt de fonctionner si l’aiguille a été mise dans une position régulière, c’est-à-dire si l’une de ces lames est très-exactement
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- appliquée contre le rail : la sonnerie marcherait, au contraire, sans interruption , si pour une raison quelconque , les deux lames restaient à la fois écartées. Dans ce dernier cas, la manœuvre devrait être recommencée , ou bien l’aiguilleur aurait à rechercher la cause du mauvais fonctionnement. La position du levier indique, d’ailleurs, dans quel sens l’aiguille est placée.
- Si la sonnerie ne fonctionne pas pendant la manœuvre , l’aiguilleur est averti que le système électrique n’est pas en bon état, et qu’il doit, par conséquent , constater d’une autre façon , la position régulière des lames de l’aiguille.
- Si en dehors de toute manœuvre la sonnerie se mettait à fonctionner , l’aiguilleur serait averti que l’une de ces aiguilles est indûment déplacée , et il devrait en rechercher la cause.
- Le réglage de l’appareil se fait au moyen d’un écrou mobile sur la broche qui traverse l’âme du rail et sur lequel appuie la lame de l’aiguille.
- On peut par là arriver à constater l’écartement de l’aiguille à quelques millimètres près; et comme d’ailleurs, à chaque manœuvre, on peut contrôler l’état du système électrique, cet appareil offre toutes les garanties de securité.
- Une seule pile et une seule sonnerie suffisent pour chaque groupe d’aiguilles; comme ces aiguilles ne peuvent être manœuvrées simultanément, le contrôle s’opplique, sans aucun doute possible, à celle qui est mise en mouvement.
- Dans le cas où il y a plusieurs aiguilles à contrôler dans un même poste, on dispose dans le circuit une seule sonnerie, et, vis-à-vis de chaque levier de manœuvre, on installe des boussoles numérotées correspondant à chaque aiguille. Lorsque la sonnerie tinte, la déviation de l’aiguille d’une des boussoles indique quelle est l’aiguille manœuvrée
- VJ J. — CONTROLEUR ÉLECTRIQUE DU FONCTIONNEMENT DES APPAREILS DE DÉSENGAGEMENT DE MM. SAXBY ET FARMER.
- Lorsqu’il existe à l’extrémité d’une gare un poste muni de signaux d’arrêt absolu, normalement fermés, les manœuvres qui s’exécutent au centre de la gare sont généralement couvertes, non par un disque à distance ordinaire, mais par des appareils spéciaux qui permettent aux agents du poste central
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- de couper à distance ou de désengager la transmission du disque ou des disques d’arrêt, que manœuvre le poste extrême. Dans ces conditions, il est nécessaire :
- 1° que l’agent du poste central sache si Vappareil désengageur a régulièrement fonctionné ;
- 2° que l’agent du poste extrême soit averti lorsque la transmission des disques d’arrêt est coupée , afin qu’il ne cherche pas à effacer ces disques au même moment ;
- 3° enfin, que l’agent du poste central soit, à son tour, prévenu lorsque le disque d’arrêt est effacé pour la réception d’un train, afin qu’il ne coupe pas indûment la transmission du disque qui se refermerait pendant le passage du train.
- Cette triple nécessité a conduit la Compagnie à installer sur les appareils de désengagement de MM. Saxby et Farmer un système de contrôle électrique étudié par M. E. Sartiaux et qui satisfaisait aux trois conditions ci-dessus.
- Sur le bâti de la table d’enclenchements et vis-à-vis le gril du levier, qui commande, dans le poste Saxby et Farmer, le disque d’arrêt absolu, est installé un commutateur à contre-poids. Près du levier du poste central qui commande l’appareil de désengagement est disposée , dans un abri en tôle galvanisée, une grande boussole dont l’aiguille est munie à son extrémité d’un disque rouge d’environ 3 centimètres de diamètre.
- Lorsque l’agent du poste extrême manœuvre son levier, le gril soulève le contre-poids du commutateur et complète le circuit d’une pile qui fait dévier l’aiguille de la boussole et apparaître le voyant rouge ; ce dernier reste visible pendant tout le temps que le levier est renversé. L’agent du poste central est ainsi prévenu que le disque d’arrêt est ouvert pour l’entrée d’un train et qu’il ne doit pas couper la transmission.
- En second lieu, on a installé sur l’un des supports en fonte de l’appareil de désengagement un commutateur semblable à celui indiqué plus haut: c’est dans ce support que glisse la tringle rigide à laquelle est relié le fil de la transmission qui permet à l’agent, du poste central de soulever le désengageur de manière à découper la transmission du disque. Au poste central et près du levier désengageur est installée une sonnerie trembleuse ; au poste extrême, et en regard du levier de manœuvre du disque d’arrêt, se trouve une boussole à voyant.
- Lorsque la gare manœuvre son levier désengageur, elle soulève la tringle
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- de désengagement et celle-ci relève le contre-poids du commutateur. Le circuit d’une pile se trouvant alors complété, le voyant de la boussole apparaît au poste extrême et une sonnerie tinte au poste central Il y a de cette façon contrôle pour la gare et avertissement pour l’agent du poste Saxby.
- VIII. — APPAREILS ÉLECTRIQUES DE CORRESPONDANCE.
- Indépendamment des dépêches que l’on a l’habitude de transmettre à-l’aide des télégraphes ordinaires, l’exploitation des chemins de fer nécessite souvent l’échange de communications se composant d’un nombre illimité de phrases ou d’indications qui doivent être rapidement transmises par des agents d’une éducation bornée pour lesquels l’emploi, trop lent d’ailleurs des télégraphes, serait assez compliqué.
- Quand il ne s’agit d’échanger qu’un nombre très-restreint de signaux différents, un, deux ou trois au plus, on peut employer, comme appareils optiques, les disques de correspondance,mus par des transmissions mécaniques; et,comme appareils acoustiques, des sonneries dont le tintement répété a une signification qui dépend du nombre et de l’espacement des tintements. Mais, quand le nombre des signaux à transmettre devient un peu grand, tout en restant limité, les disques de correspondance sont insuffisants, et les sonneries incommodes, à cause de la confusion qui peut résulter de leur emploi.
- On a donc été conduit à imaginer des appareils électriques capables de fournir, en nombre assez considérable, des indications à la fois optiques et acoustiques.
- La nécessité d’employer des appareils électriques de correspondance transmettant rapidement un certain nombre de phrases préparées à l’avance, date, pour ainsi dire, du moment où l’importance prise par l’exploitation des chemins de fer a motivé le développement des installations qui, comme celles du système Saxby et Farmer, par exemple, ont pour but de concentrer dans un même poste les leviers d’un assez grand nombre de signaux, d’aiguilles, etc.
- Quoique, dans la plupart de ces installations, l’agent du poste, le signaleur, comme on l’appelle, soit généralement placé dans une cabine surélevée, qui lui facilite la surveillance des voies sur une certaine étendue, on comprend que, dans bien des cas, il soit nécessaire de lui fournir des renseignements plus
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- précis que ceux qu’il peut plus ou moins bien recevoir, ou plutôt percevoir à distance avec ses yeux et ses oreilles.
- On a donc admis, au Chemin de fer du Nord, que le signaleur recevrait à l’aide d’appareils spéciaux placés, en plusieurs points de la gare , autour de la cabine , des indications optiques et acoustiques remplaçant ou au moins complétant les avis donnés par les mécaniciens et les divers agents préposés aux manœuvres.
- En mettant ainsi le signaleur en relation avec d’autres agents mieux placés que lui pour se rendre compte de l’arrivée des trains, de leur provenance, de la direction à leur donner, des mouvements en avant ou en arrière qu’ils doivent effectuer, des délais que nécessitent leurs divers mouvements, etc., on évite, autant que possible, les interprétations erronées d’où peuvent résulter les fausses directions, les pertes de temps, la manœuvre trop hâtive de certains appareils, et par suite leur rupture, etc.
- On peut ainsi faire connaître à temps au signaleur, les retards des trains, lui indiquer clairement ce qu’il a à faire et lui transmettre des ordres précis donnant lieu à des accusés de réception qui font disparaître toutes les chances d’erreur.
- La Compagnie emploie, dans ce but, deux types d’appareils : l’appareil à guichets ou à tableau qui fonctionne au moyen de conducteurs souterrains réunis dans des câbles spéciaux, et l’appareil à cadran d’Arlincourt, modifié par M. Guggemos : ce dernier appareil fonctionne au moyen d’un seul fil.
- Appas'cU à tableau ou à guichets. — Cet appareil, dont la disposition a été étudiée par le Service télégraphique de la Compagnie, est analogue aux tableaux à guichets employés dans les antichambres des grandes administrations et des hôtels ; il présente de très réels avantages tant au point de vue de l’économie qu’à celui de la simplicité et de la rapidité de manœuvre, lorsqu’il s’agit de mettre en relation des points assez rapprochés les uns des autres et dont l’éloignement n’excède pas 3 à 400 mètres environ.
- Ce système exige autant de fils conducteurs qu’il y a de correspondances à échanger ; les fils peuvent être réunis en un seul câble recouvert de gutta - percha et de plomb à l’abri des influences atmosphériques et des ruptures. Primitivement, ces fils étaient déposés dans des caniveaux en sapin goudronné, enfouis à 0m30 au-dessous du sol. Depuis, la Compagnie a fait confectionner par MM. Ratier et Cie, des câbles recouverts d’une enveloppe de fil de fer et de chanvre goudronné, analogues aux câbles employés en Allemagne ; il n’est plus nécessaire de les protéger par des caniveaux, et leur installation est beaucoup moins coûteuse.
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- Extérieurement, l’appareil présente un cadre en chêne, renfermant autant de boutons d’appel qu’il y a de correspondances à échanger avec chaque poste. Au-dessus de chaque bouton, se trouvent des guichets circulaires, de six centimètres de diamètre, devant l’ouverture desquels viennent apparaître des voyants. Ceux-ci, effacés en temps ordinaire, portent, en gros caractères ; l’inscription du signal envoyé. Entre ces guichets et les boutons d’appel est inscrite, sur une plaque rectangulaire, la réponse que l’on donne en appuyant sur le bouton du tableau récepteur, pour effacer le voyant.
- Toutes ces correspondances sont disposées sur deux rangées : celle du bas comprend les phrases appropriées à chaque cas particulier : celle du haut ne renferme que deux signaux qui sont les mêmes sur tous les tableaux « Erreur, je répète. » et « Attendez. »
- Il y a trois types de tableaux, selon que la rangée du bas contient 4, 6 ou 8 cases, ce qui permet de n’avoir que trois types de câbles, à 3, 4 et 7 conducteurs, avec lesquels on peut faire toutes les combinaisons.
- Chaque voyant est suspendu à une tige en fer doux qui oscille, comme un pendule, entre les deux pôles d’un petit électro-aimant Hughes (1), dont les bobines sont disposées de manière que le passage d’un courant de même sens a pour effet d’augmenter l’aimantation de l’un des pôles et d’affaiblir l’aimantation de l’autre. Il en résulte que l’un des agents, en appuyant sur un bouton, fait tinter une sonnerie et envoie, en même temps, dans les bobines du voyant correspondant à ce bouton et dans les bobines du voyant symétrique de l’autre poste, un courant qui actionne les deux voyants et les fait apparaître ; l’agent du poste appelé accuse alors réception en pressant à son tour sur lebouton situé au-dessous du guichet correspondant : il eflace du même coup, les deux voyants et fait tinter la sonnerie du poste transmetteur.
- Chaque guichet n’exige qu’un seul fil conducteur, parce que, dans les deux postes, la ligne est en contact permanent par un ressort avec le fil du voyant qu’on isole en appuyant sur le bouton pour envoyer un courant.
- La même disposition est appliquée à la sonnerie, commune à tous les voyants et pour laquelle il faut seulement un conducteur spécial. Les deux ressorts de contact en communication à chaque guichet avec la sonnerie et la ligne, sont réunis par une plaque d’ébonite au centre de laquelle appuie le bouton.
- La manœuvre qui consiste à toucher un bouton en y appuyant le doigt est
- M. E. Sartiaux a depuis modifié la construction de ces appareils , en substituant à l’électro-aimant Hugue , la disposition , quelque peu modifié , des tableaux ordinaires pour les hôtels et les administrations.
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- instantanée et demande, par conséquent, moins de temps que celle des appareils à cadran où l’aiguille doit parcourir une fraction quelconque de ce cadran. Elle a, en outre, l’avantage de n’exiger, de la part des agents, ni précaution, ni aptitude spéciale.
- L’appareil à tableau réalise enfin la disposition suivante : lorsqu’il est nécessaire d’indiquer l’occupation momentanée d’une voie fréquentée, l’aiguilleur fait apparaître un voyant sur lequel est inscrite cette phrase « Voie occupée; » ce signal reste apparent aussi longtemps que la voie désignée est occupée et il ne peut être effacé, pour indiquer la voie libre, que par l’agent qui l’a fait apparaître.
- Cette disposition est obtenue au moyen des mêmes organes, et les seules modifications qu’on y apporte sont les suivantes : du côté de l’agent qui reçoit l’avis, un seul guichet et pas de bouton ; au poste correspondant, seul responsable de la transmission des avis, un guichet, deux boutons, et deux inscriptions ; au-dessus du premier bouton, il y a l’inscription « Voie N°.... occupée, » au-dessus de l’autre, « Voie N0.... libre : » l’un fait apparaître le voyant « Voie occupée, » devant le guichet du récepteur, l’autre efface ce voyant.
- Au point de vue électrique, cette combinaison peut être réalisée, soit par l’addition d’un fil conducteur, ce qui ne modifie pas sensiblement le dépense, soit en employant, sans conducteur supplémentaire, alternativement un courant positif et un courant négatif : Le premier fait apparaître les voyants, le second les fait disparaître.
- Appareil «le si. Guggemos. — M. Guggemos, inspecteur du service télégraphique de la Compagnie du Nord, a imaginé une modification de l’ancien appareil d’Arlincourt, à l’aide duquel il a pu ainsi réaliser un appareil de correspondance électrique qui est employé par la Compagnie toutes les fois que la distance entre les points à mettre en relation est considérable.
- Cet appareil sert à la fois de manipulateur et de récepteur ; le cadran principal que l’on suspend au mur, est divisé en treize secteurs autour desquels sont disposés des boutons et des cases circulaires formant deux couronnes concentriques au cadran principal. Au centre se trouve montée une aiguille mobile. Les indications inscrites dans les cases circulaires sont celles que l’on reçoit et les indications inscrites dans les secteurs sont celles que l’on transmet. Il en résulte que deux appareils placés, l’un dans la cabine du signaleur, l’autre dans la guérite du poste correspondant, diffèrent uniquement en ce que les indications des cases circulaires de l’un sont inscrites sur les secteurs de l’autre.
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- Lorsque l’agent appuie sur un des boutons de son appareil, l’aiguille de ce dernier et celle de l’appareil du poste correspondant, viennent toutes deux s’arrêter vis à vis du secteur de ce bouton. L’autre agent accuse réception en appuyant sur le même bouton de son appareil : les aiguilles font un tour complet du cadran et reviennent toutes les deux s’arrêter au même secteur ; puis l’agent qui a donné le premier signal ramène les deux appareils à la croix. Cette triple manœuvre ne demande qu’un temps relativement court.
- L’appareil comprend : un clavier, un électro-aimant, un mouvement d’horlogerie, un échappement, un interrupteur et un paratonnerre.
- Quatre bornes servent à établir les communications électriques : la borne de ligne, la borne de pile, la borne de terre et la borne de sonnerie. Un fil télégraphique aérien réunit les deux postes.
- La borne de pile est reliée'à la masse de l’appareil et , quand l’interrupteur n’interrompt pas la communication, le courant passe de là sur la couronne du clavier qui est isolée électriquement des autres pièces de ce clavier, à moins que l’un des leviers du clavier ne soit relevé et ne touche la couronne.
- Dans ce cas, c’est-à-dire lorsque l’on appuie sur l’un des boutons de l’appareil, le courant cesse d'être interrompu et se dirige, en se bifurquant, en partie dans les bobines de l’appareil transmetteur et de là, à la terre, et en partie sur la ligne, c’est-à-dire dans l’appareil du poste correspondant.
- Les aiguilles des deux postes se mettent alors en marche simultanément et, il suffit de cesser d'appuyer quand l’aiguille du poste où l’on manipule est arrivée vis à vis du bouton sur lequel on appuie; l’interrupteur cessant lui-même d’agir dès que le levier cesse de buter contre la couronne, le courant est interrompu et les deux aiguilles s’arrêtent.
- Sur chaque cadran, est placé un bouton spécial de rappel qui permet, quelle que soit la position de l’aiguille sur le cadran, de ramener celle-ci à la croix.
- Chaque appareil est, en outre, muni d’une sonnerie placée à l’extérieur et dont le fonctionnement est solidaire des mouvements de l’aiguille.
- Appareil de correspondance à nu seul guicliet avec sonnerie. — Cet
- appareil qui a été étudié par M. E. Sartiaux , est employé dans le cas où il ne s’agit de transmettre qu’un seul signal qui doit être à la fois acoustique et visuel.
- Il se compose d’un bouton d’appel surmonté d’une ouverture circulaire devant laquelle peut venir se placer un voyant disposé selon le principe des appareils à guichets décrits ci-dessus.
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- Le tout est renfermé dans une petite boîte en fonte qui contient également une sonnerie trembleuse.
- Au-dessus du bouton d’appel, est une case rectangulaire dans laquelle on inscrit la phrase à transmettre qui se trouve également sur les voyants.
- En plaçant deux de ces appareils en deux points quelconques A et B d’une gare et en reliant ces deux points par un fil aérien, on obtient le résultat suivant :
- Le courant qui sera envoyé sur la ligne par le bouton de l’appareil A, fera apparaître simultanément en A et en B, les voyants des deux appareils et tinter la sonnerie de B.
- Réciproquement, en poussant le bouton de B, le courant fera disparaître simultanément les deux voyants de B et de A et tinter la sonnerie de A.
- Par conséquent, en même temps qu’il y a expédition d’un signal acoustique et visuel, il y a confirmation au poste expéditeur du signal envoyé. Les sonneries des deux appareils étant placées sur le fil de terre, le courant traverse d’un côté comme de l’autre les électro-aimants des voyants avant d’arriver à la sonnerie.
- IX. — CONTROLEURS ÉLECTRIQUES DU FONCTIONNEMENT DES DISQUES A DISTANCE.
- Au chemin de fer du Nord, les gares sont couvertes au moyen de disques placés à 800 m. au moins de l’obstacle à couvrir et souvent à 1.400 m., à 1.500 m. au-delà du levier de manoeuvre.
- Il est donc nécessaire, surtout lorsqu’on ne voit pas bien de la gare le signal à distance, d’avoir la certitude que sa position correspond bien à celle du levier de manœuvre.
- La Compagnie du Nord expose les divers types de commutateurs appliqués aux disques en usage sur son réseau. Ces commutateurs sont généralement formés d’une pièce en fonte fixée sur le plateau supérieur du bâti du disque et portant un levier avec ergot qui pivote sur un axe en cuivre et qui est muni à son extrémité d’un ressort de contact dont on peut régler la position. On a ainsi le moyen, lorsque le disque est mis à l'arrêt, de déterminer le moment précis où le contact doit s’établir.
- Lorsque le disque exécute la révolution d’un quart de tour qui amène le
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- voyant à la position cl’arrèt, un doigt monté sur le mât, à la même hauteur que le commutateur, soulève le levier et établit le contact qui ferme le circuit d’une pile. La sonnerie trembleuse, recouverte d’un petit abri en tôle galvanisée fixé soit au mur du bâtiment de la gare, soit à une guérite, soit à un poteau télégraphique, se met aussitôt à tinter, à moins que le disque n’ait pas obéi à la manœuvre, et, dans ce cas, l'attention de l’agent est immédiatement appelée sur cette irrégularité Le commutateur est disposé de façon que, s’il existait un écart de plus de dix degrés entre la position du disque et celle d’arrêt qu’il doit occuper, la sonnerie ne tinterait pas.
- La Compagnie du Nord installe les piles de tous ses disques, non pas dans la gare, mais au pied même du signal. Ces piles necraignent pas les froids rigoureux puisqu’elles ont résisté aux gelées les plus fortes, et cette disposition présente un avantage des plus importants au point de vue de la sécurité ; si, en effet, le fil de ligne est coupé, la sonnerie ne fonctionne pas lorsqu’on met le disque à l’arrêt et l’avarie est ainsi décelée.
- Ces piles formées de huit éléments Leclancbé sont installées à l’abri de l’air et de l’humidité dans une caisse en ciment Coignet, fermée par un couvercle en tôle galvanisée. Elles ne nécessitent qu’un entretien, peu important et certainement moindre que si elles étaient exposées pendant toute l’année à la chaleur des bureaux de la gare.
- Il arrive souvent que des disques répétiteurs sont manœuvrés du même coup de levier que le disque principal. Dans ce cas, pour éviter l’installation de plusieurs sonneries près du levier et la confusion qui pourrait en résulter, la Compagnie du Nord installe, sur les disques répétiteurs, des commutateurs à double contact, dans lesquels passe le fil de ligne et qui établissent la communication directe lorsque le disque est mis à l’arrêt. Il en résulte que, si l’un des disques répétiteurs n’obéissait pas à la manœuvre du levier, la sonnerie ne tinterait pas, et que l’on serait averti de cet incident. Cette disposition est représentée à l’Exposition par deux petits disques qui se manœuvrent d’un seul coup de levier et qui portent chacun un commutateur.
- Dans d’autres cas, enfin, c’est au contraire le même disque, que l’on manœuvre à l’aide de plusieurs leviers situés en des points différents. Il y a alors autant de commutateurs que de poulies fixées sur le mât du disque, et chacune d’elles porte un doigt qui peut soulever le levier du commutateur correspondant. Il en résulte que la sonnerie dont est muni chacun des postes qui manœuvre le disque ne se fait entendre que si ce disque a été mis à l’arrêt par l’agent de ce poste, et non pas quand il a été mis à l’arrêt par les autres postes.
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- X. — CONTROLEURS ÉLECTRIQUES DU FONCTIONNEMENT DES DISQUES D’ARRET.
- Un certain nombre de gares et de bifurcations du réseau du Nord sont munies de disques d’arrêt absolu qui sont manœuvrés pour la plupart de l’intérieur des postes d’enclencbements. Ces signaux ne sont pas toujours visibles pour les aiguilleurs qui les manœuvrent, et on a jugé utile de donner à ceux-ci un avis leur indiquant que le disque a bien obéi à la manœuvre du levier.
- La Compagnie a installé à cet effet, sur les disques d’arrêt, un système de contrôleur électrique dont la disposition a été étudiée par M. E. Sartiaux.
- L’appareil de contrôle se compose d’une boîte en bois, fixée au-dessus ou à proximité des leviers de manœuvre des disques, portant un guichet derrière lequel apparaît un voyant rouge lorsque le disque est à l’arrêt, et blanc lorsque le disque est effacé.
- Une aiguille aimantée, attirée par un aimant fixe, s’incline vers la droite sous l’action d’un courant de sens déterminé traversant deux hélices en zinc sur lesquelles est enroulé du fil de cuivre. Sur le même axe que l’aiguille est disposée une tige en cuivre portant à son extrémité un petit disque peint en blanc ou en rouge suivant le besoin. En regard de l’ouverture vitrée se trouve un second voyant fixe également peint en rouge ou en blanc, enfin , un paratonnerre à pointes et à papier protège l’appareil contre l’électricité atmosphérique.
- S’il s’agit d’un disque normalement à l’arrêt, le guichet de contrôle est normalement au rouge ; il passe au blanc dès qu’on commence à effacer le disque, et ne revient au rouge que quand le disque a été complètement remis à l’arrêt.
- Si, au contraire, il s’agit d’un disque normalement effacé, le guichet de contrôle est normalement au blanc; il passe au rouge quand le disque a été complètement mis à l’arrêt et il revient au blanc dès qu’on aura commencé à effacer le disque.
- Par conséquent, si l’aiguilleur constate qu’après avoir manœuvré le levier d’un disque d’arrêt, l’appareil de contrôle n’a pas changé de couleur, il recherche aussitôt si cette irrégularité tient à ce que le disque n’a pas, en réalité, complètement obéi à la manœuvre du levier, ou s’il y a un simple dérangement de l’appareil électrique.
- Si, au contraire , l’aiguilleur constate qu’un appareil électrique change de couleur sans que le levier du disque correspondant ait été manœuvré, il se
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- rend compte aussitôt si cette irrégularité est due au dérangement de l’appareil électrique, ou au fonctionnement intempestif du voyant du disque d’arrêt.
- XI. — INTERCOMMUNICATION DES TRAINS (SYSTÈME PRUDHOMME).
- La Compagnie expose sur un petit train en miniature le système qu’elle a adapté depuis 1865 à tous ses trains de voyageurs, pour relier les divers véhicules d’un train, et permettre aux voyageurs d’appeler le conducteur pendant la marche.
- Ce système , imaginé par M. Prudhomme , comporte l’installation de deux fils isolés d’une extrémité à l’autre du train, réunis, dans chaque fourgon, par un circuit comprenant une pile et une sonnerie trembleuse spéciale ; chacune des deux piles est composée de six éléments et leurs pôles de même nom sont placés en regard.
- De cette manière , les sonneries sollicitées par des courants égaux et contraires, demeurent au repos ; mais, si l’on réunit les deux conducteurs en des points intermédiaires, l’équilibre est rompu et toutes les sonneries tintent d’une manière continue.
- De chaque côté du wagon, sous la caisse même de la voiture, est fixé un câble isolé, dont l’âme conductrice est formée de plusieurs fils de cuivre tordus.
- L’un des câbles se bifurque en arrivant à l’arrière et à l’avant du véhicule : une des branches recouverte sur une certaine longueur d’une corde solidement tressée, porte un fort anneau en bronze, l’autre branche aboutit à une tige à crochet, qui sous l’action d’un ressort énergique, tend à venir au contact d’un butoir en métal.
- L’autre câble relie les deux butoirs placés aux extrémités du wagon et se prolonge d’un bout à l’autre du train au moyen des barres d’attelage avec lesquelles il communique ; pour suppléer au défaut de communication de ces barres entre elles , on le relie encore par les plaques de garde aux essieux et par suite aux rails.
- Lorsqu’on accroche un des anneaux en bronze sur une des tiges à ressort en le faisant pénétrer jusque vers l’axe de cette tige, il s’engage dans une gorge cylindrique qui l’empêche de remonter et, dans cette position, il maintient la tige du crochet isolée du butoir correspondant.
- Le crochet et l’anneau sont, d’ailleurs, disposés à droite et à gauche de la barre d’attelage de manière que, lorsqu’on attache deux voitures, chaque
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- crochet ait en face de lui l’anneau qui doit y être engagé. Quant aux anneaux placés à l’ayant de la première voiture et à l’arrière de la dernière, on les engage dans les crochets fixés sur la même paroi.
- On voit que lorsqu’un train est ainsi organisé, on a deux conducteurs isolés qui vont d’une extrémité à l’autre du train : le premier passe d’une voiture à l’autre au moyen du contact qui existe entre les tiges à crochet et les anneaux qui y sont engagés. Le second relie à la fois les buttoirs, les barres d’attelage et les rails de manière à en faire un conducteur unique.
- Les deux fourgons d’un train sont munis, comme nous l’avons dit, d’une pile et d’une sonnerie trembleuse contenues dans une boîte qu’on suspend au moyen de deux crochets à un tasseau fixé à la paroi du fourgon.
- L’un des crochets communique avec le pôle zinc de la pile et l’autre avec le pôle cuivre par l’intermédiaire de la sonnerie ; de plus, les contacts du tasseau sont reliés avec les deux conducteurs qui passent sous les voitures.
- Les piles sont desséchées par l’amiante (procédé Desruelles) afin d’éviter que le liquide ne se répande au dehors.
- Chaque fourgon contient, en outre, un commutateur d’appel qui, au moyen du déplacement d’un levier, permet de réunir directement les deux conducteurs et, par conséquent, de faire marcher les sonneries des deux fourgons.
- Si, par défaut d’attelage ou pour toute autre raison, une ou plusieurs voitures se séparaient du train, elles ne pourraient le faire qu’en retirant, au point de rupture, les anneaux des tiges à crochets dans lesquels ils sont engagés; ces tiges retomberaient donc brusquement sur les butoirs, réuniraient les conducteurs, et feraient tinter les deux sonneries du train,
- Pour mettre les voyageurs en communication avec les agents du train, on ménage, dans la cloison qui sépare deux compartiments, une ouverture fermée par des vitres très minces. Dans cette ouverture se trouve un anneau suspendu à une chaînette ; en tirant celui-ci on met en communication les deux conducteurs, et, en même temps, l’on fait saillir, à l’extérieur et de chaque côté du wagon, un voyant blanc ou ailette percé d’une ouverture qui indique aux agents le compartiment où. a été fait l’appel.
- Pour que les trépidations et les oscillations du train ne fassent pas tinter les sonneries, on substitue à l’électro-aimant en fer à cheval deux électro-aimants droits, et l’on fait buter la partie supérieure de l’armature contre la branche horizontale d’un levier coudé, en fer doux, mobile autour de son axe, l’autre branche étant placée devant les pôles libres des électro-aimants. Lorsque ces électro-aimants agissent, iis attirent la branche verticale du
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- levier ; celle-ci s’incline et dégage la tige du marteau qui peut venir frapper sur le timbre ; lorsque les électro-aimants sont inactifs, le levier revient, en vertu de son poids, à sa position première et s’oppose de nouveau au mouvement du marteau*
- XII. — APPAREILS TÉLÉGRAPHIQUES DE SECOURS.
- Les appareils télégraphiques, dits postes de secours, installés dans un certain nombre de maisons de garde-ligne, sont destinés aux demandes de machines et de secours et sont répartis de façon que, dans le cas où un train resterait en détresse, le conducteur aurait à faire au plus 2 kilomètres pour trouver un télégraphe ; ils peuvent aussi être employés pour les autres demandes urgentes.
- Le conducteur dont le train est en détresse, après avoir pris les mesures de sécurité pour couvrir son train, se rend au poste télégraphique le plus voisin.
- Le sens dans lequel il doit marcher lui est indiqué par des flèches placées sur les poteaux télégraphiques. Les maisons de garde, munies d’appareils sont en outre indiquées par une inscription portant le mot « Télégraphe. »
- Chaque poste de secours est désigné par deux lettres qui sont tracées dans l’intérieur de l’appareil.
- L’appareil est placé dans la première pièce de la maison de garde, près de la porte d’entrée. La clef qui sert à l’ouvrir est accrochée au mur et au-dessus de l’appareil.
- Les appareils de secours se composent d’une boîte renfermant un récepteur et un manipulateur du système Bréguet. Yis-à-vis de chacune des manettes du manipulateur, il y a une étiquette indiquant le nom de la station que cette manette met en relation avec l’appareil, et deux boutons de cuivre sur lesquels cette manette peut être placée successivement.
- Le bouton intérieur porte la lettre C (communication directe), l’autre la lettre E (émission.)
- Dans l’état ordinaire, les deux manettes sont sur les boutons intérieurs C ; lorsque l’on veut appeler une station, on porte sur son bouton extérieur E la manette qui sert pour cette station, en laissant l’autre sur son bouton intérieur, et l’on fait faire un tour de cadran à la manivelle du manipulateur.
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- L’appareil proprement dit est fixé sur une petite armoire qui sert, en même temps, d’abri pour la pile. Les piles des postes télégraphiques de secours sont montées en sens inverse des piles des stations, de manière que les appels venant de ces postes provoquent le déclenchement d’une sonnerie spéciale dite d’urgence. Cette sonnerie ne fonctionne que sous l’action des courants négatifs.
- Les agents des stations qui reçoivent un appel par la sonnerie d’urgence doivent y répondre, toute affaire cessante.
- XIII. — MATÉRIEL DE PILE.
- Les piles en usage au chemin de fer du Nord , sont du type Leclanché à vase poreux.
- Chaque élément a 0m15 de hauteur et 0m08 de diamètre. Le vase poreux est pourvu de quatre fentes à sa partie inférieure, afin de permettre la pénétration du liquide dans le cas où la porosité du vase deviendrait imparfaite.
- L’élément repose dans un verre cylindrique dont les bords sont parafinés sur une hauteur de deux centimètres , tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, afin d’éviter que les sels grimpants ne se répandent en dehors des vases.
- On emploie un crayon de zinc étiré et amalgamé, pesant 116 grammes environ et ayant 10 m/m de diamètre; il porte à l’nne de ses extrémités, une spirale en cuivre étamé, soudée avec le crayon lui-même.
- Chaque élément reçoit environ220 grammes de chlorhydrate d’ammoniaque chimiquement pur, c’est-à-dire exempt de fer et surtout de plomb.
- La Compagnie fait usage de trois modèles d’abri pour l’installation des piles soit dans les gares, soit en pleine voie.
- On emploie dans les gares, stations, haltes ou garages, une armoire composée de deux rayons à claire-voie superposés chacun à un rayon plein, tous deux pouvant être retirés librement pour le nettoyage. L’intérieur des armoires est peint au minium : on a constaté que cet enduit diminuait sensiblement le développement des sels grimpants dans la pile.
- En pleine voie, on se sert de deux types d’abris en ciment Coignet : le premier est une caisse rectangulaire et peut contenir 16éléments; il est recouvert par deux dalles en ciment au-dessus desquelles on place une toiture en tôle
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- galvanisée ; le second a la forme d’une niche, fermée en avant par une solide porte en chêne. On peut y placer environ 50 éléments. Sur le chambranle de la porte on adapte des bornes en porcelaine, auxquelles on amène directement les fils aériens. Ces abris en ciment, pendant les hivers les plus rigoureux, ont parfaitement résisté à toutes les intempéries.
- XIV. — APPAREILS DES POSTES TÉLÉGRAPHIQUES.
- La Compagnie expose divers types d’appareils télégraphiques en usage sur son réseau, savoir :
- Récepteur et manipulateur à cadran, système Bréguet, récepteur et manipulateur, système Morse, sonnerie Faure et sonnerie à relai à une, deux et cinq directions, sonneries d’alarme ou d’urgence, commutateurs inverseurs, commutateurs ordinaires, boussoles, paratonnerres, parleurs.
- Manipulateur à cadran. — Le manipulateur est l’appareil avec lequel on transmet les dépêches. Il se compose d’un disque ou cadran en laiton porté sur trois colonnes métalliques implantées dans une planche de bois horizontale. Le cadran est divisé en vingt-six parties égales sur lesquelles sont gravées les vingt-cinq lettres de l’alphabet dans leur ordre naturel, les nombres de 1 à 25 et une croix ou signe conventionnel. En regard de chaque division, se trouve une échancrure creusée sur le pourtour du disque.
- Au centre du disque, une manivelle est articulée avec l’axe d’une roue placée sous le cadran et qui, par le moyen d’une gorge sinueuse creusée au pourtour de cette roue, produit pendant la manipulation, le mouvement de va et vient d’un levier qui oscille entre deux contacts.
- En avant, à droite et à gauche du manipulateur, sont placées deux manettes auxquelles viennent aboutir les fils de ligne attachés aux bornes ; les manettes servent à mettre le fil de ligne en rapport avec le récepteur, la sonnerie, la terre et la communication directe, selon qu’on les place sur l’un ou l’autre bouton ou sur la bande de cuivre qui porte ces mots : « Communication directe »
- Dans le plus grand nombre des postes télégraphiques du réseau, les manettes du manipulateur sont remplacées par un commutateur rectangulaire disposé sur la table , et qui a, du reste, le même but et les mêmes effets.
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- Récepteur à cadran. — Le récepteur à cadran est l’appareil qui sert à la réception des dépêches. Il se compose d’un cadran dont les divisions correspondent à celles du manipulateur, et d’un mouvement d’horlogerie placé derrière le cadran, !e tout recouvert d’une boîte. La roue d’échappement et l’aiguille du cadran fixées sur le même axe, sont mises en marche par le mouvement de va et vient de la palette d’un électro-aimant, sous l’influence des courants électriques.
- Dans le modèle du récepteur le plus employé, il y a, à droite et en haut de la boîte, un petit cadran gradué ; au milieu de ce cadran, se trouve un axe avec un carré sur lequel s’ajuste une petite clef en cuivre servant à régler la palette qui fait mouvoir l’échappement. Dans les récepteurs d’un modèle plus nouveau, une seconde clef placée extérieurement et en bas du cadran principal, permet de rapprocher ou d’écarter plus ou moins l’électro-aimant de sa palette.
- Au-dessus delà boîte est un petit bouton monté sur une tige verticale, et sur lequel il suffit de presser légèrement pour ramener l’aiguille à la croix d’un seul coup.
- Manipulateur Morse. —- Le manipulateur Morse se compose d’un socle en bois sur lequel oscille un levier en cuivre dont le point d’appui est au centre de l’appareil. A l’état de repos, ce levier touche la borne communiquant au récepteur, à la partie antérieure se trouve une borne reliée à la pile. L’axe du levier communique avec la ligne.
- Un ressort tend constamment à soulever le levier de façon à l’isoler du bouton placé en avant et à l’appuyer sur celui d’arrière. A l’extrémité se trouve une vis munie d’un contre-écrou permettant de limiter à volonté le jeu du levier qui se manœuvre en l’appuyant sur un bouton de matière isolante vissé à son autre extrémité. Suivant la durée des contacts, établis de cette façon entre le bouton de pile et le levier, on envoie sur la ligne, et par suite, dans le récepteur du correspondant, des courants plus ou moins prolongés qui produisent les signaux.
- Récepteur Morse. — Le récepteur Morse comprend : 1° un mécanisme d’horlogerie servant à entraîner, d’un mouvement uniforme, entre deux cylindres, une bande de papier sans fin, enroulée sur un rouet fixé à la partie supérieure de l’appareil ; et 2° un levier dont l’une des extrémités, formée d’un ressort d’acier légèrement recourbé, désigné sous le nom de couteau,
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- appuie le papier, à chaque émission de courant, contre une molette continuellement imprégnée d’encre par un tampon mobile.
- Le levier imprimeur porte, à son autre extrémité, une armature de fer doux dont les mouvements sont déterminés par le passage ou l’interriiption du courant électrique dans les bobines fixées au-dessous de cette armature. Un courant instantané, en attirant la palette qui relève le couteau, fait tracer un point sur la bande de papier, et un courant plus prolongé fait produire un trait.
- A gauche du récepteur, se place ordinairement un rouet mobile à pied de fonte, sur lequel s’enroule la bande de papier , au fur et à mesure que celle-ci se déroule du récepteur.
- Sonnerie à relai — Cet appareil se compose d’une série d’armatures dont le nombre varie selon les directions avec lesquelles il doit communiquer.
- Chacune de ces armatures est mue par un électro-aimant qui fonctionne avec le courant du poste auquel il correspond. Un petit voyant rouge dépendant de chaque armature indique par sa sortie de la boite, quelle est la station qui demande à correspondre. En môme temps que l’un des voyants apparaît, il complète le circuit d’une pile locale qui fait fonctionner une sonnerie trembleuse commune à plusieurs directions. Ce système d’appareil est également construit et appliqué pour servir à une ou deux directions ; il est alors muni de la sonnerie trembleuse et remplace la sonnerie Faure.
- Sonnerie Faure. — La sonnerie Faure est un relai muni d’une sonnerie trembleuse, le tout formant un seul appareil. Lorsque le poste correspondant fait un appel, en même temps qu’apparaît un voyant, la trembleuse est mise, au moyen du relai, dans le circuit d’une pile locale et marche jusqu’à ce que Je signal d’avertissement ait été effacé. Cette sonnerie, construite par M. Bré-guet est généralement disposée pour servir à une ou à deux directions.
- Sonnerie d’urgence. — Cet appareil, imaginé par MM. Tesse et Lartigue, se composa d’une palette ordinairement maintenue collée contre un aimant et qui, sous l’influence d’un courant négatif, en est écartée et met alors dans le circuit d’une pile locale, une trembleuse dont le timbre a un son distinct de celui des autres sonneries.
- Une pédale placée sous l’appareil permet d’arrêter le fonctionnement de la trembleuse en rapprochant la palette de l’aimant. Le passage d’un courant de sens inverse, positif par conséquent, maintient le contact de cette palette dans cette dernière position.
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- On emploie également une sonnerie atteignant le même but, mais dont la palette, placée au-dessus d’un électro-aimant polarisé, n’est attiré que par un courant négatif. Un petit voyant peint eu rouge, commandé par l’armature, établit, en apparaissant en dehors de la boîte, une communication avec une pile locale faisant marcher une sonnerie trembleuse qui fonctionne aussi longtemps que le voyant n’est pas relevé.
- * La sonnerie d’urgence est placée sur le trajet du fil commun qui met en relation avec la terre tous les appareils deréception du poste, récepteurs et sonneries.
- En temps ordinaire, les postes se servent, pour leurs transmissions, d’un courant positif qui ne fait point marcher les sonneries d’urgence. Il faut en excepter les postes de secours qui sont montés de manière que toute attaque fasse déclencher la sonnerie d’urgence.
- C ommutateur inverseur. — Cet appareil dû à MM. Tesse et Lartigue est disposé de manière à changer par un seul mouvement, le sens de l’envoi du courant sur la ligne , en mettant à volonté l’un ou l’autre pôle de la pile en communication avec la terre , le pôle de nom contraire étant alors relié avec les appareils de transmission. Il est employé dans les postes pour les appels par sonnerie d’urgence.
- Il consiste en un cylindre en bois ou en caoutchouc durci, garni de touches métalliques contre lesquelles frottent quatre ressorts en communication avec la terre, le manipulateur et les pôles zinc et cuivre de la pile. On inverse le courant en faisant faire au cylindre , à l’aide d’une manette , une demi-révolution.
- Un ressort d’horlogerie , monté sur l’axe du cylindre, permet à la manette de revenir automatiquement à sa position primitive, dès qu’on ne la maintient plus.
- Commutateurs à pianciicttc circulaire. — Ces appareils se composent d’un disque en bois au centre duquel est un axe métallique relié avec une lame de cuivre. Sur cet axe est monté un ressort en laiton recourbé qui, au moyen d’une poignée ou manette peut-être mis en communication avec des lames métalliques , dites gouttes, incrustées sur les bords du disque ; à ces gouttes aboutissent les différents fils que l’on veut mettre en communication successivement avec le ressort et par conséquent avec le fil de la borne : le nombre des gouttes varie avec le nombre de fils aboutissant au commutateur.
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- Ce type de commutateur est employé dans les postes de la Compagnie, soit pour augmenter ou diminuer le nombre des éléments de la pile de transmission, soit pour isoler une portion du fd de terre de la table. Dans ce dernier cas, il sert à établir les communications directes entre les diverses directions et n’a qu’une seule goutte. Si on l’emploie, au contraire, pour modifier la force de la pile, 11 a deux, trois ou quatre gouttes, suivant que l’on veut avoir deux, trois ou quatre forces de pile.
- Commutateurs rectangulaires. — La construction de ces commutateurs est à peu près analogue à celle des appareils qui précèdent ; ils comprennent deux ou trois axes métalliques suivant qu’ils sont établis pour deux ou trois directions, et à chacun de ces axes aboutit un fil de ligne.
- Ainsi que dans le commutateur rond, le ressort manoeuvré par la manette permet d’établir successivement la communication du fil relié à l’axe avec les divers contacts métalliques fixés sur son rayonnement.
- Ce commutateur sert à mettre chaque direction en communication, soit avec le récepteur Bréguet, soit avec le récepteur Morse, soit avec la sonnerie d’appel, soit avec la terre, soit enfin à mettre en communication directe entre elles , les deux lignes aboutissant au même commutateur.
- Boussoles. —La boussole est un instrument qui sert à indiquer le passage ou l’intensité des courants électriques. Il en existe de plusieurs modèles:
- La boussole dite horizontale consiste en une aiguille aimantée posée horizontalement sur un pivot vertical, de manière à pouvoir tourner librement autour de son centre.
- Sur cette aiguille en acier est placée, à angle droit, une aiguille en cuivre dont l’extrémité indique les degrés de déviation sur un limbe métallique gradué de 0 à 40°.
- L’aiguille aimantée est placée dans l’intérieur d’un cadre en bois autour duquel est enroulé un fil de cuivre garni de soie, faisant 50 à 60 tours ; les extrémités du fil aboutissent à deux bornes fixées de chaque côté du socle; à l’une des bornes est attaché le fil de ligne, à l’autre, un fil relié à la borne du manipulateur.
- Les oscillations de l’aiguille indiquent le passage d’un courant, et sont plus ou moins grandes suivant son intensité.
- Les boussoles dites verticales, qui sont plus généralement employées, ont l’aiguille et le cadre placés verticalemeut. Leur construction est, d’ailleurs,
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- analogue à celle des boussoles horizontales. Elles se fixent sur le dossier des tables au moyen de boulons à écrou.
- Paratonnerre. — Le paratonnerre adopté par le Chemin de fer du Nord présente des dispositions particulières dues à MM. Tesse et Lartigue.
- Il se compose d’une planchette sur laquelle sont fixées deux plaques métalliques munies, d’un côté, de deux bornes auxquelles s’attache le fil qui, d’une part, vient de la ligne et d’autre part, va aux appareils ; et de l’autre côté, de dents placées en regard d’une plaque également doublée et sur laquelle se trouve une troisième borne reliée au fil de terre.
- Sur les deux premières plaques s’élèvent à angle droit deux mâchoires métalliques que serrent à volonté deux vis de pression. Les plaques et les mâchoires sont séparées par une pièce de bois présentant une rainure longitudinale et une échancrure dans le milieu. Les deux mâchoires maintiennent tendu un fil de fer extrêmement mince logé dans la rainure de la pièce de bois.
- Un poids percé d’un trou et mobile sur une charnière est suspendu sur le fil et vient occuper l’échancrure de la pièce de bois: Sa chute sert à avertir de la rupture du fil de fer et établit, au moyen d’un ressort de contact adapté au poids, une communication métallique entre la ligne et la terre.
- On a reconnu la complète efficacité de ce paratonnerre ; la rupture du fil est immédiatement visible et très facile à réparer.
- Parieur. — Le parleur est un appareil qu’on intercale ordinairement sur les lignes disposées pour être mises à un moment donné en communication directe. Le parleur répète automatiquement les transmissions échangées entre deux postes au moyen du télégraphe.
- Cet appareil se compose simplement d’un électro-aimant de faible résistance et d’une palette de fer doux qui frappe contre les pôles de cet électroaimant à chaque émission de courant.
- XV. — CONTROLEURS ÉLECTRIQUES DES CUVES A EAU.
- Lorsqu’un réservoir d’eau se trouve à une certaine distance de la source d’alimentation, il est important que l’agent chargé d’entretenir cette alimen-
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- tation soit averti rapidement qu’il doit ou la cesser ou la reprendre. Nous donnons ci-après une description de deux appareils exposés par la Compagnie. Ils fournissent des signaux optiques ou acoustiques, ou l’un et l’autre à la fois et remplissent le programme ci-dessus.
- 1° Système vérité — Cet appareil est extrêmement simple, mais ne peut accuser que la hauteur maxima de l’eau dans le réservoir. Il est fondé sur l’emploi de courants d’induction. Il se compose d’un flotteur muni d’une clavette dont la disposition est calculée de façon à n’avoir d’action que quand le flotteur a atteint une hauteur déterminée ; d’une première pièce en fer assez lourde, désignée sous le nom de coup de poing ; d’un levier en fer également d’un certain poids, muni à son extrémité d’une palette en contact permanent avec un fort aimant. Au fur et <à mesure que la cuve se remplit d’eau, le flotleur monte, et soulève au moyen de la clavette, la pièce en fer. Dès que l’eau est arrivée au niveau maximum, le coup de poing qui a été soulevé par la clavette, n’étant plus retenu par celle-ci, retombe brusquement sur le levier, arrache la palette de l’aimant et détermine un courant d’induction qui fait déclencher près de la machine d’alimentation un "disque portant le mot : « Plein. » L’apparition de ce disque, placé dans un cadre et près du mécanicien, indique que l’alimentation doit être cessée
- 2° Système Lartigue. — Cet appareil repose sur l’emploi du commutateur à mercure, dont nous avons déjà parlé pour la pédale et le contrôleur d’aiguille ; il a pour vbut d’indiquer seulement que le niveau de l’eau a atteint dans le réservoir une hauteur maxima et que l’alimentation doit être arrêtée.
- L’appareil se compose d’une longue bascule portant, à l’une de ses extré -mités, disposée en forme de fourche, un entonnoir à orifice étroit et placé au-dessous du réservoir du trop plein delà cuve ; à l’autre extrémité se trouve un contre-poids qui maintient la bascule dans la position horizontale, tant que l’entonnoir n’est pas rempli d’eau : deux buttoirs limitent le jeu de la bascule. Enfin le commutateur est placé au milieu de la bascule, et les contacts sont disposés de façon à n’être immergés par le mercure que lorsque celle-ci est inclinée d’une manière convenable.
- Lorsque l’eau a dépassé dans la cuve la hauteur maxima , elle tombe dans l’entonnoir qu’elle remplit et le fait basculer ; le commutateur à mercure en s’inclinant ferme le circuit d’une pile qui fait fonctionner une sonnerie située près de la machine d’alimentation, ou mieux encore un sifflet électrique à vapeur placé sur la machine elle-même. Dès que l’entonnoir est vide, l’appa-
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- reil entraîné par le contre-poids reprend sa position première, et est prêt à donner un nouveau signal.
- XVI. — ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE.
- La Compagnie expose le système d’éclairage électrique qui est en usage, depuis 1875, à la gare des marchandises de La Chapelle et qui comporte 6 lampes dont 5 en service et une de réserve. Les lampes sont enfermées dans de grandes lanternes peintes qui donnent un éclairage doux et régulier.
- La source d’électricité est la machine à courants continus de M. Gramme (type A du prix courant) construite par M. Bréguet et connue sous le nom de machine à 100 becs Carcel, consommant en moyenne une force de un peu moins de 3 chevaux-vapeur.
- Des expériences faites à La Chapelle ont permis de constater que l’intensité lumineuse de ces lampes variait avec l’inclinaison du rayon lumineux et que si elle était de 100 Carcels sur l’horizontale, elle était :
- de 337 Carcels pour un rayon incliné de 20 degrés w 471 w 45 »
- » 550 » 60 »
- » 610 » 80 »
- Pour mieux utiliser cette propriété remarquable des foyers provenant de machines à courants continus, on essaie, en ce moment, au chemin de fer du Nord, de répartir également la lumière sur le sol aux diverses distances à l’aide d’anneaux analogues à ceux de Fresnel.
- Le régulateur employé le plus longtemps comme lampe était celui de M. Serrin, coûtant 450 fr., muni de charbons taillés dans du coke de cornue à section carrée de 0m,009 de côté. Les baguettes de 0m,33 de longueur, soit 0ra,22 pour le pôle positif et0m,ll pour le pôle négatif, durent en moyenne à peu près 3 heures et demie, déchet compris.
- Depuis, la Compagnie a adopté la lampe Suisse et la lampe Siemens. La lampe Suisse n’est qu’une modification ou plutôt une simplification du régulateur Serrin; elle permet d’employer des charbons très longs et marche ainsi
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- environ quatorze heures sans que l’on ait besoin d’y toucher. Les essais que l’on en a fait depuis longtemps déjà, avec des charbons de 13 m/m de section, donnent des résultats très satisfaisants sous le rapport de la régularité de la marche et de la beauté de l’arc volcaïque; le prix de l’appareil est de 300 fr. La lampe Siemens à trois charbons est suffisamment connue pour que nous n’ayons pas besoin de la décrire.
- Enfin, on fait usage d’un commutateur dont la disposition spéciale permet de substituer, sans interruption de l’éclairage et en cas d’avarie, une machine Gramme à une autre.
- XVII. — POSTE TÉLÉPHONIQUE.
- Le téléphone est aujourd’hui employé par la Compagnie dans un grand nombre de cas, soit pour relier une gare avec le dépôt de machines, soit les services de la grande et de la petite vitesse, soit encore les bureaux d’administration entre eux, etc.
- Il a été essayé pour relier, dans les gares d’Amiens et de Boulogne, les signaleurs des postes Saxby avec les postes d’aiguilleurs de ces gares. Mais avec des appareils perfectionnés comme ceux de M- Ader, les applications du téléphone deviendront de plus en plus nombreuses.
- Poste Ader. — La Compagnie expose un poste téléphonique avec transmetteur et récepteurs du système Ader.
- L’appareil Ader se compose d’une planchette en bois très mince, de 0,16 de longueur sur 0,11 de largeur disposée sur un plan presque horizontal. Sous cette planchette sont fixées deux séries de cinq cylindres de charbon placés parallèlement et libres sur leurs axes. Les vibrations de la planchette se transmettent aux charbons reliés à une bobine d’induction qui est elle-même en communication avec une pile spéciale. .
- Le récepteur consiste en un anneau formant aimant, en une plaque qui vibre contre les pôles de cet aimant, et en un anneau de fer doux parallèle à cette'plaque qui fait office de surexcitateur. L’appareil comprend en outre un paratonnerre, un commutateur et un bouton d’appel.
- Lorsqu’un poste téléphonique doit communiquer avec un assez grand nombre de directions, on se sert d’un commutateur à lames verticales à peu
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- près analogue au commutateur Suisse qui permet, à l’aide d’un bouclion métallique, de mettre en relation les diverses directions, soit avec la sonnerie, soit avec le téléphone, soit avec la terre, et d’établir les communications directes.
- L’ensemble de ces appareils est sur une même planchette qui peut s’appliquer contre un mur.
- NOTA
- En dehors des appareils figurant à VExposition électro-technique, la Compagnie du Nord fait usage d’autres appareils électriques qu’elle n’a pas cru utile d’exposer par ce qu’ils sont connus depuis longtemps déjà.
- Ce sont, pa/r exemple: Les grosses Cloches Électriques employées pour l’Exploitation des lignes à voie unique du Chemin de fer du Nord, — les postes téléphoniques du système Gower et B lâche, — les tables montées pour les bureaux télégraphiques, — le matériel pour établissement des lignes télégraphiques, — les abris en ciment Coignet pour les piles placées à l'extérieur, — les sonneries et accessoires pour les correspondances dans les bâtiments d'Administration, et, enfin, les divers modèles de câbles et de conducteurs électriques employés sur le réseau.
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- TABLE DES MATIÈRES.
- I. — Appareils pour le llloek - System. — Répétiteurs d’électro - sémaphores pour
- gare ou station............................................. 5
- II. — Sonneries (l’annonce des trains pour les lignes à voie unique. —
- Sonneries du l6r type. Sonneries du 2e type. Sonneries du 3e type. Source d’électricité des sonneries d’annonce.................. 9
- III. — Avertisseurs de passages à niveau : 1° Pédale automatique à soufflet ;
- 2° Pédale automatique à mercure ; 3° Sonnerie trembleuse pour passage à niveau ;
- 4° Répétiteur d’électro-sémaphore pour passage à niveau..... V)
- IY. —Sifflet électro - automoteur et déclenchement électro - automatique du frein avide............................................... 12
- Y. —Appareil de protection électro-automatique pour gare ou
- bifurcation................................................... 14
- YI. — Controleur électrique du fonctionnement des aiguilles de
- changement de voie.......................................... 16
- VIL — Contrôleur électrique du fonctionnement des appareils de
- désengagement de MU. Savby et Farmer......................... 18
- YIII. — Appareils électriques de correspondance. — Appareil à tableau ou à guichet. — Appareil de M. Guggemos. — Appareil de correspondance à un seul guichet avec sonnerie................................................ 20
- IX. — Contrôleurs électriques du fonctionnement des disques à
- distance...................................................... 25
- X. — Contrôleurs électriques des disques d’arrêt................... 27
- XI. —Intereommunication des trains. (Système l'rudhomme)............ 28
- XII. — Appareils télégraphiques de secours.......................... 30
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- XIII. — Matériel de pile........................................... 31
- XIV. — Appareils qui composent les postes télégraphiques. — Manipu-
- lateur à cadran. — Récepteur à cadran. — Manipulateur Morse. — Récepteur Morse. — Sonnerie à relai. — Sonnerie Faure. — Sonnerie d'urgence. — Commutateur inverseur. — Commutateurs à planchette circulaire. — Commu-
- tateurs rectangulaires. —Roussoles. —Paratonnerre.—Parleur.... 32
- XV. — Contrôleur électrique des cuves à eau. — Système Vérité. —
- Système Lartigue.............................................. 37
- XVI. — Eclairage électrique.......................................... 39
- XVII. — Poste téléphonique........................................... 40
- *ota.......................................................... 41
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