Bulletin de l'Union des ingénieurs et de l'Association des anciens élèves du Conservatoire national des arts et métiers
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- BULLETIN DE L'UillON DES INGÉNIEURS ET DE L'ASSOCIA' sON DES ANCIENS ÉLÈVES DU
- JANVIER - FEVRIER 1955
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- N° 19 Janvier BULLETIN DE L'UNION
- Février 1955 DES INGENIEURS
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- SOMMAIRE
- — Eclairage et signalisation, problème
- important de la sécurité routière, . par
- M. ROSEN ................................... 5
- — Les dangers que présente la manipulation
- permanente de mercure métallique ou de dérivés mercuriels, par R. FORT ........... 13
- — Vie de l’Union des Ingénieurs C.N.A.M. 17
- — Vie de l’Association des Anciens Elèves
- du C.N.A.M............................. 19
- — Nouvelles du C.N.A.M.................. 22
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- Les Trésoriers se permettent — par tradition — de rappeler aux membres de nos Associations que si « l'argent ne fait pas le bonheur » il contribue néanmoins à assurer l’activité vitale de toute Société.
- En conséquence, ils invitent les membres à régler leur cotisation 1955 dans le courant du premier trimestre, soit :
- — pour les membres de l’Union : 600 francs minimum, 1.000 francs recommandés (cotisation à l’Association comprise).
- — pour les membres de l’Association : 300 francs (ne pas oublier de préciser la Section à laquelle le membre est affilié).
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- ÉCLAIRAGE ET SIGNALISATION PROBLEME IMPORTANT DE LA SECURITE ROUTIERE
- par M. ROSEN
- Secrétaire de la section « Sécurité du Travail »
- Nous reproduisons des extraits de la conférence d'actualité faite par noire dévoué collègue M. Rosen, devant les membres de la section « SECURITE DU TRAVAIL » au C. N. A. M. Cette réunion a été suivie de la projection du filin « Mort au Volant », aimablement prêté par la « Métro-Goldivyn-Mayer ».
- La circulation routière, étudiée par des économistes et des sociologues, est un phénomène de la vie moderne qui ne peut laisser indifférent le technicien de sécurité. En effet, aucune activité, aussi dangereuse puisse-t-elle paraître, ne présente un bilan aussi terrible en matière d’accidents que la circulation qui tue, en France, en moyenne 6.000 personnes par an (6.400 en 1953) soit trois fois plus que les accidents du travail proprement dits.
- De plus, les accidents de la route qui surviennent plus spécialement aux travailleurs et qui sont enregistrés sous la rubrique « accidents de trajets » ne font qu’augmenter chaque année dans des proportions inquiétantes. Le tableau ci-dessous donnera une idée de l’importance du problème :
- 1951 1952 1953
- Sécurité sociale (régime général)
- accidents du travail ... 965.069 1.006.335 1.200.000 (env.)
- accidents du trajet 75.143 93.437 126.000
- S. N. C. F.
- accidents du travail ... 39.858 39.087 34.544
- accidents du trajet 3.662 4.249 4.611
- Deux conclusions peuvent être tirées de ces chiffres : 1° le nombre des accidejits du trajet augmente plus rapidement que le nombre total des accidents du travail, et 2° même dans les établissements (publics ou privés) où, par suite d’une prévention bien comprise, le nombre total des accidents diminue, les accidents du trajet continuent leur courbe ascendante.
- Disons enfin que l’attention doit être attirée sur la gravité de ces accidents. La S. N. C. F. nous indiquait que si le pourcentage des accidents du trajet par rapport au total n’était que de 11 %, par
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- coi11 te le nombre d'accidents mortels du trajet par rapport au nombre d’accidents mortels du travail était de 21 %. Dans les statistiques de l’E. D. F., nous relevons la même situation et les statistiques de la Sécurité Sociale confirment ce sombre bilan.
- Parmi les causes d'accidents, nous en trouvons 8 % qui figurent sous les rubriques : « mauvaise utilisation des organes d’éclairage ou de signalisation » et « absence ou mauvais fonctionnement de la signalisation et de l’éclairage ». Mais si nous jetons un coup d’œil sur les statistiques des infractions constatées, dans le tableau : « répartition des infractions par nature », sous la rubrique « éclairage el signalisation », figure le chiffre considérable de 596.098 qui vient de loin en tête et représente environ 50 % du total. Or, une infraction à une règle de sécurité représente toujours un danger, un véritable accident à l’état potentiel.
- Trois parties principales doivent être envisagées en ce qui concerne notre sujet : le véhicule, la route, l’obstacle.
- D’après la définition de l’I. S. O., les lumières émises par les appareils lumineux montés sur un véhicule portent le nom de « feux ». Suivant i’usage auquel ils sont destinés, on distingue : les feux d’éclairage destinés à éclairer In route et les feux de signalisation destinés à avertir les autres usagers de la route de la présence du véhicule, de ses ralentissements ou de ses changements de direction. (Définitions ISO TC 22).
- A l’avant, chaque véhicule à traction automobile doit avoir un feu de position, un feu route el un feu croisement. Le feu de position doit signaler l'avanl du véhicule dans les circonstances où l’éclairage du véhicule est exigé, ainsi qu’à l’arrêt et dans tous les cas où l’usage des feux croisement n’est pas autorisé. Ce qui peut être grave, c’est <[ue l’absence de feux de position peut tenter le conducteur d’allumer ses feux code el rendre possible l’éblouissement des autres usagers.
- Dans les premiers temps de l’automobile, on utilisait comme source lumineuse soit une flamme éclairante d’acétylène, soit une pastille réfractaire portée à incandescence à l’aide d’une flamme bleue de type Bunsen. On peut d’ailleurs voir au Musée du Conservatoire des Arts et Métiers quelques typ'es de projecteurs de cette nature. A l’heure actuelle, les projecteurs de lumière électrique sont seuls employés pour l’éclairage des automobiles. Ils sont tous dérivés d'une part, du projecteur que Louis Saijtter expérimenta en Juillet 1859 au sommet de l’Arc de Triomphe à Paris el d’autre part du projecteur à miroir parabolique construit par Schuckert et Mttnker à Nuremberg vers 1885, avec bien entendu, de nombreux perfectionnements dus à la technique moderne. Le principe reste toujours le même : « les rayons émis par une source ponctuelle placée au foyer d’un miroir parabolique sont réfléchis parallèlement à l’axe du para-boloide et l’intensité lumineuse sur l’axe dépend de la brillance de la, source, du diamètre du réflecteur et de son facteur de réflexion ». En pratique, la construction des projecteurs pour autos est un peu plus compliquée que ne le laissent supposer ces principes. A ce sujet, nous, citons une communication faite par M. François Bailly à la société des ingénieurs de l’automobile en 1951 (voir Journal de la S. I. A. Février 1951) : « Il faut répartir ce flux avec une égalité d’intensité absolue dans toute la zone de l’espace comprise entre la voiture et une distance de l’ordre de 200 à 250 mètres environ, suivanl le diamètre des projecteurs et la vitesse absolue des véhicules. Le
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- problème de l;i répartition est donc capital et il est rendu extrêmement difficile, du fail que les routes ont des aspects et des largeurs différentes. Tel projecteur excellent sur une route avec arbres peut donner de Dès mauvais résultats sur une route sans arbres. Inversement, un projecteur donnant de bons résultats sur une route sans arbres peut donner de 1res mauvais résultats sur une route avec arbres si son faisceau est très plat car il se déplacera en vertical avec les oscillations du véhicule ».
- Les études faites par les fabricants de projecteurs et les travaux concernant les sDies des glaces des phares ont résolu en partie cette difficulté.
- (Photo Philips)
- Une place de Melun éclairée par fluorescence
- Le problème se complique lorsqu'il s’agit de la construction des projecteurs croisement que nous appelons « code ». En effet, à l’heure actuelle, on fabrique surtout des projecteurs du lype dit AB, comprenant à .l’intérieur de la même calotte, un dispositif éclairant route et un dispositif code. Si le réflecteur est le même, par contre l’ampoule esl d'une construction spéciale. Chaque ampoule comporte deux filaments dont un (filament route) placé au foyer et l’autre (filament code) en avant du foyer. Le premier produit un .faisceau de rayons parallèles de longue portée et de grande puissance lumineuse. Le filament code placé en avant et un peu au-dessus de l’axe tlu réflecteur produit un faisceau qui converge à petite distance. Un écran métallique (une coupelle) intercepte le flux lumineux émis vers la moitié inférieure du réflecteur.
- A l’heure actuelle, le problème à l’ordre du jour en ce qui concerne les feux est celui qui oppose le feu code des américains (construit d’après les normes S A E) au feu code français. Des groupes d’études dans chaque pays s’efforcent de trouver des principes communs pouvant être adoptés aussi bien en Amérique qu’en Europe.
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- L’usager ne doit rien changer à ses phares car, lors de la construction,, tout a été minutieusement calculé. L’ampoule, comme le porte-lampe ne peuvent normalement être montés que dans une seule position. De même chaque glace a été prévue pour un usage spécial et est destinée à un appareil déterminé. Parfois un accident ou une panne ont produit la mise hors d’usage de certaines pièces ou de certains organes du phare. Elles doivent obligatoirement être remplacées par des pièces d’origine, car les phares étant homologués, les éléments qui les constituent le sont aussi par lé fait même.
- Quelques mots maintenant sur la signalisation et les feux .arrière. En effet, la vision nocturne a des lois qui ne ressemblent pas à celles qui régissent la vision de jour. L’homme est une créature adaptée
- (Photo Philips'
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- à la lumière solaire et c’est, à la lumière du jour qu’il possède son maximum de sensibilité relative. En plein jour, la perception des signaux est fonction de deux données agissant en sens inverse l’une de l’autre : l’intensité lumineuse des feux et la luminance du fond dans toute l’étendue du champ visuel. En vision crépusculaire, ou nocturne, la courbe des seuils de visibilité doit êtie sérieusement révisée. En effet, le contraste de luminance pose dans ce cas d’autres problèmes beaucoup plus complexes et qui, du point de vue sécurité, ont été jusqu’alors, assez mal étudiés. Qu’il rue suffise de rappeler que le rapport entre le maximum et le minimum de luminance est » pendant le jour de l’ordre de 1 à 12. Or à la lumière artificielle ce rapport peut s’élever jusqu’au coefficient 1 à 12.000.000.
- Cette difficulté qu’a un conducteur de véhicule d’apercevoir les obstacles est confirmée de façon pratique par une étu,de du département des recherches scientifiques et industrielles de Grande-Bretagne.
- Il resuite de cette étude qu’il y a deux fois plus de véhicules heurtés par l’arrière la nuit que le jour.
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- Voici sommairement quelques indications d’ordre général sur les feux arrière qui sont, d’après les définitions de l’I S O, le feu de signe d’immatriculation, le feu rouge arrière, le feu stop, le feu indicateur de direction, le feu stationnement, le catadioptre.
- (Photo Minnesota de France)
- Panneaux de signalisation routière en scotchlite
- de jour — de nuit y'
- Il faut remarquer, en ce qui concerne les feux rouges arrière, que la variation de l’intensité et de la hauteur des feux affectent l’une et l’autre le jugement de distance. Les lumières plus brillantes paraissent plus rapprochées et les lumières plus hautes plus éloignées. Le résultat le plus remarquable d’expériences faites sur ce point, a démontré que deux feux placés sur une ligne horizontale à une distance
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- d’environ 60 cm. éliminent les erreurs systématiques dans l’appréciation de la distance. Les essais semblent montrer aussi que, pour la sécurité, la distance nécessaire de visibilité du feu rouge est de 300 mètres environ.
- Pour le feu indicateur de changement de direction, on doit tenir compte du fait que le jour, c’est surtout le changement de profil qui importe (bras oscillant) la nuit c’est le feu (clignoteur) et au crépuscule l’action combinée de l’un et l’autre.
- Un examen des intensités lumineuses des feux arrière en usage montre que 75 % environ des automobiles et 92 % des bicyclettes ont des feux au-dessous de la valeur exigée. La plupart des usagers ignore malheureusement l’influence de la tension aux bornes sur l’intensité des feux. A 6 V., elle est de 100 %, à 5,5 V. elle n’est plus que de 73 % et à 5 V. elle descend à 53 %. Il suffit donc d’une courroie d’entrainement distendue ou de balais mal ajustés pour réduire de moitié l’efficacité des signaux. Ici aussi, l’entretien et le contrôle périodiques ont une importance capitale.
- Il n’est guère possible de nous étendre ici sur l’éclairage artificiel des rues et des routes. Il est néanmoins indispensable de rappeler quelques notions élémentaires qui touchent de près à la sécurité. En effet si l’éclairement nocturne est d’un niveau environ mille fois moins élevé que celui de l’éclairement diurne, la direction de la lumière n’est pas non plus la même. Pendant le jour, c’est l’éclairement horizontal qui prédomine ; en lumière artificielle, c’est généralement l’éclairement vertical qui prévaut (Dr Helmut Lossagk, Revue Internationale d’Eclairage, nos 3-4, 1951). Ces notions nous font toucher du doigt le difficile problème de l’éclairage des routes. En effet, « une fois installé, l’appareil d’éclairage doit pouvoir assurer une marge de sécurité suffisante, indépendamment du fait que les conditions atmosphériques sont très variables et que la surface de la chaussée peut par conséquent changer profondément de caractère ». Ceci rend nécessaires des essais et des calculs préalables concernant les effets de lumière qui se produiront dans le champ visuel de l’usager. Les spécialistes conseillent actuellement un éclairement aussi uniforme que possible de la chaussée avec des points lumineux nombreux et haut placés mais évitant l’axe de la route. La lumière sodium et la lumière corrigée mercure et fluorescence sont paraît-il, les plus efficaces.
- Nous devons signaler aussi l’emploi de plus en plus fréquent de panneaux de signalisation en « scotchlite », matière plastique ayant la propriété de renvoyer la lumière vers la source émettrice. Ces revêtements réflecteurs se présentent sous forme de film ou de tissu et peuvent être appliqués sur les garde-boues des cycles ou les pare-chocs des voitures ; ils constituent un élément supplémentaire de protection très efficace pour la sécurité. Comme nous devons marcher avec notre temps, il serait souhaitable de répandre l’emploi de bandes de tissu réflecteur adaptées à nos habits de façon esthétique afin que les piétons et les cyclistes ne soient plus, dès la tombée de la nuit, de véritables « candidats au suicide ».
- Cette conférence a été illustrée par des démonstrations d'appareils de signalisation et d'éclairage mis à la disposition de la section <( Sécurité du Travail » par plusieurs établissements et notamment « LES PROJECTEURS MARCHAT », « SOCIETE MINNESOTA DE FRANCE ». « Ets P. LUCHARD » et « SOCIETE PHILIPS ».
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- Les dangers que présente
- LA MANIPULATION PERMANENTE DE MERCURE MÉTALLIQUE
- ou de dérivés mercuriels.
- par Roland FORT
- Ingénieur-chimiste C.N.A.M.
- Chercheur au Laboratoire de Chimie Tinctoriale C.N.A.M.
- Tout un chacun connaît le pouvoir toxique élevé des dérivés mercuriels (Sels, sublimé, combinaisons organo-mercuriques, etc...) et prend en conséquence les précautions nécessaires. Par contre, bien peu de personnes se m,épient du mercure métallique et ne se doutent pas du danger permanent qui les menace, c'est pourquoi nous pensons être utile à nos camarades C.N.A.M. en attirant leur attention sur ce danger.
- Le mercure métallique est un poison, dangereux par les vapeurs qu’il émet de façon continue à la température ordinaire (1)(2). L’inhala tion prolongée de vapeurs mercurielles peut occasionner une intoxication chronique : maladie professionnelle décrite sous le nom d’« HYDRARGYRISME ». Cette intoxication est d’autant plus dangereuse, qu’elle est insidieuse, et ne présente pas un aspect caractéristique et net : souvent les symptômes n’apparaissent que de longs mois après l’intoxication et la tolérance est très variable suivant les individus.
- L’intoxication peut s’établir pour des absorptions quotidiennes inférieures à UN MILLIGRAMME (5) (6) de mercure, et les poumons fixent très facilement ce toxique. Barillet (2) cite le cas d’une personne « qui n’ayant jamais eu aucun contact professionnel avec le mercure, « présenta un jour des symptômes très nets d’hydrargyrisme : une « enquête montra qu’un petit thermomètre avait été brisé quelques <( mois auparavant au chevet de son lit et l’on retrouva dans les fentes « du parquet les gouttelettes de mercure qui étaient cause de l’into-« xication ». Il s’agit certainement dans ce cas d’une hypersensibilité au mercure, mais cet exemple montre cruelles précautions il convient de prendre lorsqu’on manipule journellement du mercure métallique dans les ateliers ou les laboratoires.
- Quoique la tension de vapeur du mercure soit extrêmement faible à la température ordinaire, le séjour prolongé dans une atmosphère qui serait saturée à 20° de vapeurs mercurielles (contenant 15 mg de mercure par m3) peut être extrêmement dangereux, puiscrue des cas d’hydrargyrisme ont été signalés (7) dans des ateliers où l’atmosphère renfermait moins de un milligramme de mercure par m3.
- Comme le montre le tableau ci-dessou«, le rôle de la température dans la volatilisation de ce toxique est considérable, puisque la. tension de vapeur est presque doublée, pour une élévation de température de 8°.
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- TABLEAU
- T Tension de vapeur Conc. dans l’Atmosphère à saturation
- 10° C 0,0005 mm de Hg 6,0 mg/m3
- 20° 0,0012 — 15,0 —
- 24” 0.0017 — 19,5
- 28° 0,00236 — 30,0 —
- 32° 0,00326 — 37,5 —
- 36° 0,00447 — 51,5 —
- 40° 0,00608 — 70,0 —
- Lu vigilance devra être grande pour les locaux fortement chauffés (salles climatisées de laboratoires de physique). La vitesse d’évano-ration du mercure se trouve augmentée par le fait cju’en tombant au sol ou en dehors des appareils, ce toxique se résout en une multitude de fines gouttelettes qui roulent et restent disséminées dans les infractuosités du sol ou des tables de travail : elles offrent ainsi une énorme surface d’évaporation. Il faut prendre garde également aux projections vésiculaires de mercure, car malgré sa densité élevée, il peut former avec l’air des aérosols dont une partie se dépose dans les voies respiratoires supérieures. Certains travaux exigent même le port d’un masque à gaz, mais la cartouche filtrante doit être d’un modèle spécial (charbon actif ayant absorbé 10 % d’iode) qui est décrit (4).
- L’action toxique du mercure se manifeste principalement à l’égard des reins, du foie, de l’hypophyse et des glandes endocrines et son action sur le sympathique est à la base des troubles nerveux qu’il occasionne. Le symptôme essentiel de l’intoxication chronique est le « tremblement mercuriel » qui apparaît à la mâchoire, aux mains puis aux membres supérieurs ; on observe également des accès de contracture douloureuse. Comme l’intoxication chronique n’a pas d’aspect caractéristique, ce n’est que la présence simultanée des divers troubles : maux de tête diffus et fréquents, troubles digestifs, grande lassitude et fatigabilité exagérée, sudations nocturnes, crises de colique et de diarrhée, etc... qui peuvent éveiller les soupçons sur' l’hydrar-gyrisme. Les irdoxications mercurielles peuvent avoir de graves répercussions sur l’organisme : altérations sanguines (anémie, lymphocytose) décalcification, néphrite, troubles occulaires, etc...
- L’élimination du toxique par l’organisme est très lente (10 y par 24 heures) et 1a. ouantité de mercure qui aurait pu se fixer, peut mettre des années à s’éliminer. On recommande dans la littérature Anglo-saxonne (3) l’emploi du B.A L. (Rritish Anti-Lewisite) nour combattre des intoxications mercurielles aiguës.
- De nombreuses industries utilisent couramment du mercure ou de ses dérivés, citons entre-autres :
- — Traitement des minerais, préparation du mercure et sa récupération.
- — Amalgamation en orfèvrerie, dentisterie, métallurgie de l’or.
- — Fabrication des piles et accumulateurs (zinc amalgamé).
- Ateliers de construction d’appareils scientifiques.
- —- Fabrication des lampes à incandescences, ampoules radiologiques, et tubes d’éclairage de toutes sortes.
- — Ateliers de pyrotechnie.
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- — Préparation des feutres, des fourrures, et naturalisation d’animaux.
- — Laboratoires de physique et de chimie scientifiques et industriels.
- Nous recommandons vivement à ceux de nos camarades ayant la responsabilité de telles fabrications, la lecture des articles plus complets (1) (2) (3) que nous signalons dans la bibliographie, et de mettre en garde leur personnel, en précisant :
- « LES PRECAUTIONS QU’IL CONVIENT DE PRENDRE LORS DE L’EMPLOI DE MERCURE METALLIQUE »
- note que nous avons rédigée à cet effet, et que nous publions à la suite de cet article et dont chacun pourra s’inspirer pour prévenir ses ouvriers.
- BIBLIOGRAPHIE
- (T) R. Fabre. — Leçons de toxicologie — tome X — Les toxiques minéraux (2° partie) pages 3 à 34. N° 293-978 des Actualités Scientifiques et industrielles. Hermann éditeur.
- (2) F. Barillet. — La sécurité dans les laboratoires et fabriques de produits chimiques minéraux. Fasc.. 5, p. 597 à 607. Edition de « L’industrie chimique », Paris 1950.
- (3) H.-L. Hardy. — Mercury poisoning. dans « Phvsics to day ». Vol 2, n° de Novembre 1949, p. 7.
- (4) Puetter et Hirsch. — Zeitschrift f. Angewand. Chemie 1934, T. 47, p. 184.
- (5) Néal. — Amer. J. Public. Health, 1938, T. 28, p. 907.
- (6) Turner. — U.S. Public. Health Report. T. 39, n° 8, 1924.............
- (7) R.-R. Sayers. — Public. Health Bull. 1937, T. 234, p. 1 à 70.
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- (Note à afficher dans les Consignes de Sécurité)
- PRECAUTIONS A PRENDRE LORS DE L’EMPLOI DE MERCURE METALLIQUE
- En dehors des sels de mercure dont les propriétés toxiques sont bien
- connues, on se méfie rarement du métal lui-même qui peut provoquer des
- intoxications chroniques par les vapeurs qu’il est susceptible d’émettre à la
- température ordinaire ;
- Il est expressément recommandé au personnel utilisant ce métal d’observer
- les consignes suivantes :
- 1° Tous les récipients contenant du mercure doivent être fermés ou couverts lorsque le travail à effectuer n’en comporte plus l’emploi.
- 2° Toute manipulation sur la cuve à mercure (analyse des gaz) doit être effectuée sous hotte ventilée.
- 3° Le port de gants en caoutchouc est recommandé lorsque les mains doivent être en contact permanent avec le mercure, même si celles-ci ne sont pas atteintes par de légères blessures.
- 4^ Interdiction absolue d’aspirer du mercure dans une pipette avec la bouche.
- 5° Eviter tout particulièrement l’introduction de mercure dans les chaussures au cours des manipulations. Si cet accident se produit, il convient d'enlever immédiatement la chaussure polluée, de changer la chaussette ou le bas, et d’éliminer toute trace de mercure du pied et de la chaussure. Ne pas sous-estimer l’importance de cet incident, car la plante des pieds est particulièrement perméable à ce toxique.
- 6° Manipuler le mercure métallique avec soin, afin d’en éviter toute chute accidentelle sur le sol ou les tables de laboratoire. Si une maladresse provoque la chute ou la projection de gouttes de mercure, il convient de les localiser aussitôt. Si l’endroit contaminé est chaud (thermostats, radiateurs, moteurs, etc...), il faut évacuer le mercure immédiatement et ventiler aussitôt la pièce, éviter de respirer à proximité de ces points chauds, ou mettre un masque à gaz.
- Pour les chutes au sol, localiser les gouttes de mercure et y répandre de sciure de bois mouillée, puis balayer ensuite soigneusement. Dans tous les cas, éviter l’usage de l’air comprimé pour chasser le mercure, car il se produit dans ces conditions un aérosol dangereux à respirer.
- 7° Eviter toute cause produisant des émulsions du mercure avec les corps gras ou des produits pétroliers. Dans le cas où de telles émulsions se formeraient, il importe d’éviter tout contact avec la peau (gants de caoutchouc obligatoires) notamment au cours du nettoyage des apparei's. Ces émulsions de mercure possèdent une action physiologique intense.
- 8° Ne jamais verser de mercure dans les éviers, notamment lorsqu’on lave ce métal.
- Dans l’intérêt de tous, respectez ces consignes !
- Le Chef de Service :
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- VIE DE L’UNION DES INGENIEURS C.N.A.M.
- PROCHAINE REUNION DU BUREAU :
- VENDREDI 4 MARS à 20 h. 45 au C. N. A. M.
- Tous les membres de TUnion sont invités à participer à cette réunion du Bureau.
- BANQUET ANNUEL :
- — Commémoration du Trentenaire de TUnion.
- Le Banquet sera organisé dans les Salons de la Maison de VAmérique Latine le 18 ou 25 Mars.
- La date exacte sera très prochainement communiquée. Nous invitons vivement nos membres à retourner leur adhésion le plus rapidement possible, le nombre de places étant limité.
- DISTINCTIONS :
- — M. le Professeur Véron vient d’être promu Chevalier de l'Ordre de Léopold pour services rendus aux Universités et Sociétés Belges.
- — M. V. Broïda, Président de l’Union (Chauffage 1944) est nommé Professeur à l’Université du Travail de Charleroi ; son cours traite des <( Automatismes, Régulation automatique et Servo-mécanismes » dans le Cycle des Hautes Etudes Industrielles.
- — M. R. Cazaud, Président Honoraire de TUnion (Métallurgie 1924) a été nommé Vice-Président de la Commission de « Fatigue des Soudures » à l’Institut International de la Soudure, dont il est membre délégué pour la France.
- — M. F. Eugène, Ingénieur Militaire Principal de l’Armement (Métallurgie 1929), a été désigné comme délégué français au Collège International pour l’étude scientifique des Techniques de production mécanique.
- Nous sommes heureux de présenter nos félicitations à M. le Professeur Véron ainsi qu’à nos collègues.
- NAISSANCES :
- — Annie et Jean-Michel Cambon sont heureux d’annoncer la naissance de leur petit frère Bruno, le 3 Octobre 1954.
- — Notre sympathique camarade Destable nous a fait, part de la naissance, le 27 Octobre 1954, de sa fille Sylvie.
- — Nous avons également appris avec plaisir la naissance le 2 Décembre 1954 de Mlle Dominique, fille de notre camarade Georget.
- Nous adressons tous nos vœux aux nouveau-nés et nos félicita-
- lions à tous les heureux Parents.
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- ACCES AU DIPLOME D’INGENIEUR-DOCTEUR
- Nous publions in extenso le texte de l'arrêté et du décret récemment parus, rétablissant pour les Ingénieurs C.N.A.M., l'accès an diplôme d'Ingénieur-Docteur, dans des conditions identiques à celles antérieures à 1948.
- Ministère de l’Education Nationale.
- 1) Journal Officie] du 14 Janvier 1955 - page 606.
- COMPLEMENT A L’ARRETE DU 20 AVRIL 1948 FIXANT LA LISTE DES ECOLES QUI DELIVRENT UN DIPLOME D’INGENIEUR DISPENSANT DES TROIS CERTIFICATS D’ETUDES SUPERIEURES DE SCIENCES EXIGES DES CANDIDATS AU DIPLOME D’INGENIEUR-DOCTEUR.
- Le Ministre de l’Education Nationale,
- Vu le décret du 19 Mars 1948 et notamment l’article 3 ;
- Vu l’arrêté du 20 Avril 1948 modifié par les arrêtés des 11 Décembre 1948. 2 Mars 1949, 27 Juillet 1950 et 8 Juillet 1954, fixant la liste des écoles qui délivrent un diplôme d’ingénieur dispensant des trois certificats d’études supérieures de sciences exigés des candidats au diplôme d’ingénieur-docteur ;
- Vu l’avis du Conseil de l’Enseignement Supérieur,
- Arrête :
- Article unique. — L’article unique de l’arrêté du 20 Avril 1948 modifié, est complété ainsi qu’il suit :
- « La liste des écoles qui délivrent un diplôme d’ingénieur dispensant des trois certificats d’études supérieures de sciences exigés des candidats au diplôme d’ingénieur-docteuir dans les conditions fixées à l’article 3 du décret du 19 Mars 1948, susvisé, est fixée comme suit :
- « Conservatoire National des Arts et Métiers ».
- Fail à Paris, le 29 Décembre 1954.
- Pour le Ministre et par délégation : Le Directeur du Cabinet,
- Mattéo Connet
- 2) Journal Officiel du 3 Février 1955 - page 1.231.
- DECRET DU 31 JANVIER 1955 MODIFIANT LE DECRET DU 27 M]AI 1924 RELATIF AUX DISPENSES DU BACCALAUREAT DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE EN VUE DE LA LICENCE DANS LES FACULTES DE DROIT, LES FACULTES DES SCIENCES ET LES FACULTES DES LETTRES.
- Le Président du Conseil des Ministres,
- Sur le rapport du Ministre de l’Education Nationale,
- Vu le décret du 27 Mai 1924, modifié par les textes subséquents ; Vu l’avis du Conseil de l’Enseignement Supérieur,
- Décrète :
- Art. 1er. — L’article 2 du décret du 27 Mai 1924 susvisé est complété ainsi qu’il suit :
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- <( Sont, admis à s’inscrire en vue de la licence avec dispense du baccalauréat de renseignement secondaire, dans les facultés de droit, les facultés des sciences et les facultés des lettres, les candidats de nationalité française qui justifient d’un des titres ou grades suivants :
- Facultés des sciences
- « Diplôme d’ingénieur du Conservatoire National des Arts el Métiers.
- « Diplôme de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Aéronautique ».
- Art. 2. — Le Ministre de l’Education Nationale est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal Officiel de la République Française.
- Fait à Paris, le 31 Janvier 1955.
- Pierre Mexdès-Fhance
- Par le Président du Conseil des Ministres :
- Le Ministre de l’Education Nationale,
- Jean Berthoin
- INFORMATIONS DE LA FASFI :
- — Un centre universitaire de coopération économique et sociale a été créé à Nancy (CUCES), s’adressant aux ingénieurs, cadres et assimilés ayant déjà quelque pratique industrielle.
- — Lé Centre de documentation du Centre National du Commerce extérieur met à la disposition îles professionnels une documentation étrangère comprenant plus de 2.000 publications commerciales et industrielles et catalogues divers.
- — Le 4 Mars 1955, aura lieu le liai de la « Houille Blanche » organisé au Musée de la France d’Outre-Mer sous la présidence effective de M. le Président de la République.
- VIE DE L'ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES C.N.A.M.
- RALLYE AUTOMOBILE DU 8 MA! 1955.
- Notre Camarade Tourneur, Président du Groupe Amical, organise un Rallye-automobile qui aura lieu le 3 Mai prochain. Ce n’est pas une course, mais plutôt un rassemblement projeté sans aucun des risques inhérents aux courses automobiles. C’est un rendez-vous de camarades et de leurs familles pour un déjeûner amical. Il est ouvert à tous les Sociétaires sans distinction de section.
- Le projet est de visiter de 11 à 12 heures l’Ecole d'Apprentissage de l’Electricité de France à Gurcy-le-Chatel (60 km de Paris). A 15 h. 30 visile du Château de Vaux. C’est dans ce château que Nicolas
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- Fouquet, surintendant des Finances, donna pour Louis XIV et sa Cour une fête d’une splendeur jamais égalée, et c’est de cette date que Louis XIV conçut de faire mieux encore : la construction du Palais de Versailles.
- Il est proposé aux Camarades disposant d’une voiture de se faire inscrire auprès du Camarade Tourneur, 12, avenue Claude-Vellefaux, Paris Xu, Tél. : Nord 56-52, en indiquant le nombre de couverts pour eux et leurs invités.
- Ceux disposant de places dans leur voiture voudront bien le faire connaître en s’inscrivant, de manière à pouvoir emmener les camarades, non pourvus de voitures, que la proposition intéresse.
- Les camarades disposant de places recevront un avis du Groupe Amical leur faisant connaître les voyageurs qui leur seront attribués.
- Le rassemblement à Paris pour les voitures se fera Place de la Nation, dans l’avenue du Bel-Air. Les fanions seront distribués au cours des prochains" dîners qui auront lieu les
- VENDREDI 4 MARS 1955 à 20 heures SAMEDI 2 AVRIL 1955 à 12 heures Brasserie Restaurant Terminus Nord, 23, rue de Dunkerque
- (en face de la gare du Nord)
- Ces fanions seront uniquement tricolores et un concours sera ouvert après le dé jeûner du 8 Mai pour les fanions jugés les mieux décorés des 4 lettres C.N.A.M.
- Nous espérons que cette réunion sera très réussie et renouvelée ensuite chaque année. Les dernières instructions paraîtront dans le prochain Bulletin. Nous comptons actuellement 13 voitures inscrites avec 58 participants.
- ACTIVITE DES SECTIONS.
- SECTION CHAUFFAGE :
- Le Jeudi 16 Décembre dernier à 21 heures, la Section Chauffage a tenu son Assemblée statuaire annuelle sous la Présidence d’honneur effective de Monsieur le Professeur Véron, avec comme ordre du jour :
- — Le rapport moral du Président sortant.
- — Une conférence de Monsieur le Professeur Véron « Et pourtant... ».
- — Un film obligeamment prêté par la Société Worthington : « 60 ans de mécanique au service du Progrès ».
- — Les élections pour le renouvellement du bureau de la Section.
- Dans sa conférence, où l’humour le plus fin le disputait aux connaissances scientifiques les plus étendues, Monsieur le Professeur Véron retraça quelques-unes des étapes de la physique moderne et sut montrer au moyen des comparaisons les plus amusantes et les plus imprévues quels chemins bizarres et compliqués avait parfois suivi la pensée scientifique... et pourtant, la solution presque évidente existait à portée de la main.
- Au cours des élections qui clôturèrent cette réunion, à laquelle plus de 80 « chauffeurs » assistèrent, les votants réélurent à l’una-nimité le Président J. Dumortier et le Secrétaire J. Roy sortants et
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- élurent le nouveau Trésorier M. A. Marque remplaçant M. Delloro dont les obligations professionnelles ne lui permettent plus d’assurer son mandat.
- SECTION CHIMIE ET AGRICULTURE :
- Le 20 Décembre a été élu le nouveau bureau de la Section comprenant : Mline Thouard, présidente ; G. Martin, secrétaire ; M. Cerf et Mlle Lehongre, secrétaires-adjoints ; R. Sauve, trésorier.
- PROCHAINES REUNIONS :
- 21 Février (à 21 h.). — Le tracteur dans l’agriculture par M. Casse-ville, directeur des Ventes.
- 19 Mars (à 9 h.). — Visite du Centre de l’Energie Atomique de Saclay, 50 personnes maximum.
- 25 Mars. — Conférence de Chimie industrielle sur les carburants par un Ingénieur de la Société Shell.
- Courant Mars. — Conférence de Mme Szulmajster, Ingénieur C.N.A.M., sur les Nucléoprotéides.
- 25 Avril. — Visite de la Raffinerie de Pétrole de Petit-Couronne près Rouen. Déjeuner offert par la Société Shell (maximum 30 personnes).
- 29 Avril. — Conférence de Chimie agricole par un Ingénieur de la Société Shell.
- SECTION ECONOMIQUE ET SOCIALE :
- Au cours de la réunion du 19 Janvier, deux intéressants sujets ont été traités :
- — Le contrôle et l’organisation d’un réseau de représentants, par Chauvin.
- — Les tribulations d’un agent d’organisation, par Le Lann.
- — Le 16 Février : 3 films d’O.S.T. prêtés par la Régie Renault et commentés par notre camarade Szrajer, agent d’organisation. Le dîner du 5 Février au Terminus Nord était organisé avec la participation du groupe Amical.
- SECTION METALLURGIE :
- Le 21 Décembre, le bureau de la Section a été élu ; il est ainsi composé : Piquet, président ; Guillkme.au, vice-président ; Le Roux secrétaire ; Chopinet, secrétaire-adjoint ; Lefebure,'trésorier et Lai.nky-Rroïda, trésorier-adjoint.
- Vendredi 25 Février à 20 b. 45. Amphithéâtre N : Réunion organisée en commun avec la Section Mécanique :
- Causeçie sur : Le frottement, l'usure, les anti-frictions, par R. Gaza un, Ingénieur C.N.A.M.. Docteur de l’Université, à, l’occasion de la, parution de son dernier livre (Dunod Ed.).
- SECTION ELECTRICITE :
- La Section a manifesté une grande activité durant l’exercice 1953-1954 avec de nombreuses conférences, films, visites.
- Lors de la première réunion de l’exercice 54-55, le 25 Novembre dernier, 250 participants ont entendu une causerie intéressante de
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- M. Queyrel, Ingénieur E-d-F.. Secrétaire de la Section, sur les « Dessous d’une distribution d’électricité )>.
- SECTION SECURITE DU TRAVAIL :
- Assemblée générai.e annuelle de la section.
- So'us la Présidence d’un comité provisoire composé de MM. Beau-vois, Leloup et Màuchamp, les membres de la section présents à la réunion qui eut lieu le 21 Décembre 1954 ont procédé à l’élection du nouveau bureau pour 1955, qui est composé comme suit : Président : Ch. Baudet, Vice-Présidents : E. Antoine et V. Fourre, Secrétaire : M. Rosen ; Secrétaires-adjoints : C. Girard et J. Knehler ; Trésorier : G. Chenard.
- Mardi 15 Février 1955 à 20 h. 30 au Conservatoire : Causerie de notre collègue M. Faugeron, Ingénieur-Confeeil sur : Le Chef du Service sécurité incendie. Distribution des certificats par le Professeur Salmont aux élèves ayant passé avec succès l’examen du cours de Sécurité en 1954.
- Mardi 15 Mars 1955 à 20 h. 45 au Conservatoire, prochaine réunion de la section.
- Naissance :
- Nous adressons nos félicitations à Mme et M. Chopinet, Secrétaire-adjoint de la Section Métallurgie, pour la naissance le 16 Décembre dernier de leur fille Marie-Chantal.
- Nous félicitons également Mme et M. Gaujé pour la naissance de leur fils Pierre, le 4 Janvier.
- Mariage :
- Le 24 Janvier a été célébré le mariage de notre dévoué camarade J. Girault avec MUe M. Frene. Nous les assurons de toute notre sympathie.
- Deuil :
- Que notre camarade Lébely soit assuré de nos sincères condoléances pour le décès de son père M. J. Lébely, Industriel, survenu le 10 Décembre 1954.
- NOUVELLES DU C.N.A.M.
- — Dans notre précédent Bulletin, nous annoncions le début du cours de Traitement des Matières plastiques pour le courant Janvier ; cet enseignement professé par M. Dubois ne pourra commencer qu’en Octobre prochain.
- Pour les épreuves actuellemenl en cours de l’Examen général du diplôme d’ingénieur C.N.A.M., 93 candidats se sont inscrits ; une soixantaine de candidats s’étaient inscrits l’année précédente.
- — Information complémentaire : dans le nu 17 de ce Bulletin, avaient été indiqués les organismes préparant officiellement au Cours d'Electricité Industrielle (la C.N.A.M.
- Nous tenons à compléter ces informations en signalant les cours professés par nos camarades Facy et Merle, Ingénieurs C.N.A.M.
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