Chants aérophiles
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- 8° Ca 13
- TABLE
- 1 : Chants aérophiles. L'ascension équestre du
- ballon "Le Zodiaque.
- 2 : Planches du manuel de M. Dupuis-Delcourt.
- 3 : Société aérostatique et météorologique de
- France. Concours pour les enveloppes destinées à contenir le gaz d’hydrogène.
- 4 : Domitor (Le dompteur de l’air). Aérostat
- dirigeable. Objet d’une demande de brevet, par le Vte T. de la G.
- 5 : Société aérostatique et météorologique de
- France. Liste des membres.
- 6 : Système rationnel de navigation aérienne, à
- circulation stable, fondé sur le principe de la séparation des appareils, ainsi que sur Remploi du point d’appui et pratiqué au mc&en d’un propulseur rotatif à effet alterno-con-tinu, par M. H. Barnout.
- 7 : Navigation aérienne. Le rotaer. Moteur atmos-
- phérique suivi d’un appendice sur l’aérostation, par M. H. Barnout.
- 8 : Francisque Arban aéronaute français.
- 9 : De la locomotion mécanique dans l’air et
- dans l'eau, par Gustave Lambert. Théorie et pratique.
- 10 : L’Union scientifique et littéraire.
- 11 : Avis à l'ouvrier intelligent. Table-lit
- par Chéradame.
- 12 : Le génie de la France à l’exposition univer-
- selle de 1855» Extrait des pages 160, 161, 162. Navigation aérienne, par M. Pline. L’aéroplane.
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- CHANTS AÉROPHILES/; &
- L’ASCENSION EQEESTRB
- Dü EALiOS
- Ce 3oînaquE;
- toonii! à Genève par M. Poitevin et son aide,Te 18 avril T8Ï 2 et 8]o.irs après, par Mm* Poitevin et M.Lafontaine magnétiseur.
- Air : O Philoctèle, etc.
- On nous appelle au verdoyant enclos...
- Ardents souhaits, vous n’êtes plus un révê î Accourez tous habitants de Genève,
- Accourez tous à la voix d’un héros î Ge conqlièrent n’a ^oint acquis sa gloire < En~répandd$J$fe flots .de.. saàff4femam '"Iî'vient, amis, nous montrer le chemin Qui l’a conduit au temple de Mémoire.
- Le voyez-vous ce nouvel Apollon Serrant les flancs de son coursier Pégàser? Observez-vous, lorsqu’il est en extase,
- Que sous ses pieds vient gronder l’aquilon ?
- Le Zodiaque est son observatoire,
- L’immensité, voilà son point d’appuT; '
- A la clarté des astres de la nuit -
- Vesta le mène au temple de Mémoiré. '
- H vous surpasse, intrépides guerriers’ / /
- Qui ne rêvez que désastre et carnage |g; ^ ^ Vous qui brûlez d’an crimfrrrf èonragey 1
- / Sry.X
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- Pour obtenir d’insipides lauriers !
- Notre héros dans sa noble victoire
- D’un vain orgueil n’a point rempli son cœur :
- De la matière il est triomphateur...
- Gravons son nom au temple de Mémoire.
- Et vous aussi, favoris des neuf Soeurs, Grands écrivains qui brillez dans le monde, Vous qui trouvez une verve féconde En retraçant vos succès, vos malheurs ; Méritez mieux des fastes de l’histoire! Elevez-vous sur des dragons volants,
- Le Zodiaque inspirera vos chants,
- Et vous vivrez au temple de Mémoire.
- C’^tiqk anînacijeur
- MONTÉ PAR
- MM- KOSSI ET POITEVIN
- LES 12 ET 26 SEPTEMBRE 18^17
- A GENÈVE.
- Air dn Juif errant : Est-il rien sur la terre?
- Oh ! qu’.çlle est poétique Cette noble invention !
- Rien n’est plus magnifique Qu’une belle ascension ;
- Regardez ce ballon Dans ce pré^de gazon.
- - Voyez ce globe i nmens«
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- S’élever dans les airs, Voyez comme il s’élance " Au pays des éclairs ;
- Il s’avance en vainqueur, Sans crainte ni sans peur.
- Voguant sur les nuages , Planant sur l’univers,
- En dépit des orages Oui ravagent les mers : Comme il va rondement Poussé par un bon vent !
- Assis dans sa*nacelle,
- Ce héros aérien Dans sa route nouvelle Ne redoute plus rien :
- Il se trouve à l’abri Des haines de parti.
- Sur les plaines vermeilles, Ce savant physicien Contemple les merveilles De l’Auteur de tout bien. Combien il est heureux Dans les célestes lieux!
- De quel beau point de vue Doit-il alors jouir,
- Quand du haut de la nue Il regarde au Nadir ?
- Ah ! qu’il doit être beau Ce vaste et grand tableau !
- Une lueur égale Resplandit à ses yeux,
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- L’aurore boréale L’éblouit de ses feux.
- C’est un vrai paradis Que ce joli pays.
- Oh! quél aspect sublime S’étale à ses regards,
- En contemplant l’abîme Siégeant de toutes parts ! Que c’est majestueux De s’approcher des cieux !
- La nuit, malgré ses voiles, Lui montre un chemin sûr; Eclairé des étoiles,
- Par un temps toujours pur. Il se promène au frais * Dans ce brillant palais.
- Comme il est agréable Dë voyager sans bruit!
- Oh ! qu’il est admirable De voltiger la nuit,
- Ou bien de grand malin Par un beau ciel serein.
- Voyez donc, sa descente S’opère lentement.
- Elle est réjouissante,
- Quel coup-d’œil ravissant ! Il revient dans nos bras Sans avoir fait un pas !
- Fameux aéronautes De Y Aigle audacieux, Dans des régions si hautes.
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- Fûtes-vous bien heureux ?
- — Ah! ah! mais oui, vraiment RienVêlait plus charmant!
- Comme sur celte terre On ne voit que malheur, Rossi dans l’atmosphère'
- A trouvé le bonheur.
- Ainsi, Messieurs, montons Dans tous ces beaux ballons.
- Nous verrons le commerce Reprendre sa vigueur,
- On ira dans la Perse Sans craindre aucun voleur : - Les sentiers éoliens En (dirent les moyens.
- Pauvres gens de la terre, Déshérités du sort!
- Portez vers le tonnerre Votre rapide essor; ... ' Imitez Poitevin Dans son glorieux chemin.
- Chers Messieurs socialistes La terreur . . . des capons.î Citoyens communistes Montez tous en ballons !!!
- Et vous verrez . ! . en bas Tyrans et potentats.
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- PREMIERS ESSAIS
- D? AÉROSTATION
- Air : La bonne aventure, ô gué.
- Chantons le grand Montgolfier, Ce puissant génie !
- Car un ballon de papier Illustra sa vie :
- Au moyen d’un peu de feu Il s’éleva peu-à-peu Au ciel tout en vie,
- O gué !
- Au ciel tout en vie !
- Très-grande fut l’émotion De la populace, . -
- Lorsqu’elle vit l’ascension De la paperasse ;
- Muette d’étonnement, Tournait les yeux lixément ~ Dans le vague espace,
- O?gué !
- Dans le vague espace !
- Chacun voulut l’imiter Dans ses beaux voyages,
- Et bientôt on vit monter Nouveaux équipages ;
- Sieur Pilastre de Rosier,
- En remuant du brasier, Passa les nuages,
- O gué !
- Passa les nuages 1
- ' Enhardi par ces succès,
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- Un savant se piqua De faire aussi des essais D’aérostatique ;
- Avec son ami Robert,
- M. Charles va dans l’air,
- Grâce à la physique,
- O gué !
- Grâce à la physique l
- Bientôt après, à Lyon,
- On fît l’expérience De l’ascension d’un ballon D’un contour immense ;
- La foule accourt au Brolteau.. Chacun dit : Ah ! qu’il est beau ! Et, vite on le lance,
- O gué !
- Et, vite on le lance !
- Sept Messieurs très-distingués, A forte cervelle,
- S’étaient longtemps disputés Dans cette nacelle ;
- Mais lorsqu’ils furent en l’air, Aussi vite que l’éclair Finit leur querelle,
- O gué !
- Finit leur querelle.
- Dès cet instant fortuné,
- Qu’un savant révère,
- Le monde fut passionné De la montgolfière ;
- On en lance en vingt pays,
- Les cieux en sont obscurcis Dans l’Europe entière,
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- 0 gué !
- „ Dans l’Europe entière !
- Voleurs ! cessez de voler Par la eonvoHjse,
- Que vous seiÉ| d’enlever Or ou marwmdise?
- Si vous voulez de l’argent, Volez dans le firmament, C’est la qu’on le puisej O guè !
- C'est là qu’on le puise!
- Lorsque l’on monte en ballon Chacun vous a dm re,
- Et bientôt par un lorgnon Voilà qu’on vous mae ;
- Que la foule des curieux Est un coup-d’œil délicieux Ponr ceux du navire,
- O gué!
- Pour ceux du navire !
- Que c’est drôle d’être en Pàir Dans une nuée ! .
- Sur ce nouveau belvéder Passons la journée;-En buvant, riant, chantant : Vive le vaisseau volant!
- Porté par Borée,
- O gué !
- Porté par Borée!
- GKXÈVS — Imprimerie de Ae Liénse rne du RUôue J»® ci.
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