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Société aérostatique et météorologique de France
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- CONCOURS POUR LES ENVELOPPES DESTINÉES A CONTENIR LE GAZ HYDROGÈNE.
- La Société met au concours la question suivante :
- 1° Combiner une enveloppe aérostatique où se rencontrent les quatre conditions principales, de force, d’imperméabilité, de flexibilité et de légèreté. — La force et l’imperméabilité sont encore plus nécessaires que la légèreté, puisque cette dernière propriété peut être compensée jusqu’à un certain point par l’augmentation de volume.
- 2° Indiquer les avantages, les dangers et le prix des enveloppes en cuir naturel ou verni sur les deux faces ; en soie pure, en soie et fil ou coton. Indiquer le prix de revient des mêmes enveloppes doublées de caoutchouc ou de feuilles métalliques.
- 3° Indiquer le meilleur vernis pour éviter les effets nuisibles du gaz sur les enveloppes et s’opposer à sa déperdition.
- Une médaille d’or de trois cents francs sera donnée, au nom de la Société, à l’auteur du Mémoire qui aura le mieux mérité ses suffrages.
- Le Mémoire doit contenir l’énoncé exact du procédé et des matières employées.
- Les échantillons fournis seront au moins de cinquante centimètres.
- Le concours est général. Les membres de la Société pourront y prendre part en se conformant au programme. Seront seuls exclus du concours les membres composant le bureau de la Société, et ceux des autres membres qui seraient appelés à former le jury d’examen.
- Le prix sera distribué dans la séance générale du 1er mai 1853.— Dans le cas où, à cette époque, aucun des Mémoires et des échantillons fournis n’aurait rempli les conditions du programme, le prix serait remis à être délivré au 15 juillet suivant.
- Les Mémoires, notes et échantillons seront reçus au secrétariat de la Société, 21, rue de l’Oratoire, aux Champs-Élysées, jusqu’au 1er mai prochain. Ce terme est de rigueur.
- Toutes lettres, demandes, avis ou communications, doivent être adressés franc de port à M. Dupuis-Delcourt, secrétaire général archiviste de la Société aérostatique et météorologique de France.
- SÉANCES.
- Extraits des Procès-Verbaux.
- (communication de m. prosper meller.)
- 26 décembre 1852.
- Je communique à la Société les plans et le projet de réalisation que j’ai soumis au Gouvernement.
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- Je dois dire tout d’abord que.je ne suis pas exclusif dans mon système; je n’ai ni l’ambition ni l’orgueil qe croire que mes idées suffiront seules pour résoudre l’important problème qui nous occupe. Plus j’étudie, mieux je sens l’insuffisance e^ le danger d’agir isolément. Aussi, pour atteindre le but, j’ai présenté un projet réunissant à mes moyens toutes les idées sérieuses et praticables précédemment émises. J’ai puisé aux bonnes sources, et je crois faire abnégation de tout amour-propre en considérant que la réussite ne sera complète que par la réunion de toutes nos forces.
- Plusieurs d’entre vous, je le sais et je le reconnais avec bonheur, ont fait progresser la science. Yos découvertes ou vos nouvelles applications doivent augmenter la puissance et le nombre de nos moyens d’action. Je ne suis point exclusif, je le dis encore, et chaque aéro-naute conservera d’ailleurs la propriété de ses moyens particuliers ; il en recueillera la gloire et le profit.
- Cependant la question d’argent, qui est capitale pour la réalisation d’une Navigation atmosphérique sur une grande échelle, doit être très secondaire pour les aéronautes dévoués à leur art. N’augmentons pas, Messieurs, par l’égoïsme, les difficultés déjà si grandes de l’entreprise ; montrons du dévoûment, du désintéressement : je saurai en donner l’exemple.
- En aérostatique, la perfection me paraît devoir être le moyen de voyager dans l’air sans le secours d’un ballon, ce qui dépend de la découverte d’une force convenable pour soutenir et diriger de vastes plans inclinés, d’immenses cerfs-volants. Cette force, nous ne la possédons pas, mais rien ne doit ralentir nos efforts, le mot impossible ne doit pas nous effrayer : ce qui était impossible à nos devanciers est devenu facile pour nous ; rappelons-nous que, si le progrès est lent en toutes choses, la science est loin d’avoir dit son dernier mot. Nous le prouverons en réalisant la Navigation aérienne, si longtemps proclamée impossible.
- L’aérostat étant encore indispensable, nous devons l’utiliser en diminuant les résistances par une forme avantageuse, et en obtenant un moyen de locomotion par l’obstacle lui-même : le ballon. C’est ce que j’ai fait. Dans mon système, la puissance augmente avec les surfaces, l’enveloppe produit l’effet d’une immense voile dont la résistance sur l’air, soit en montant, soit en descendant, peut être comparée à l’effet produit par un vent vertical.
- Une considération puissante domine encore la question aérostatique, c’est celle du choix de la matière propre à la confection d’une bonne enveloppe. C’est une dépense capitale, et qui entre pour une grande part dans le chiffre déjà si élevé et si fort en dehors des
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- moyens ordinaires de ceux qui se dévouent à la recherche de la Navigation aérienne. J’ai, à cet égard, la pensée d’un concours que je soumettrai incessamment au bureau de la Société.
- Je me résume :
- En s’isolant, il sera difficile de résoudre un problème aussi ardu que celui de la locomotion aérienne. Je l’ai toujours pensé, et c’est pour cela que dans mon Ouvrage, dans la presse, j’ai fait à mes compétiteurs un loyal appel, auquel plusieurs ont adhéré déjà. En tenant ici ce langage, je suis certain d’être compris des hommes sérieux, des chercheurs obstinés qui m’entourent et m’écoutent avec tant de bienveillance; ils comprendront que le dévouaient d’un seul homme n’est rien auprès des efforts nécessaires pour triompher des obstacles. La société aérostatique a un bel avenir ; le but qu’elle poursuit est noble et beau : elle veut une existence sérieuse, féconde, qui réponde à son institution, à la pensée de ses fondateurs. Pour cela, Messieurs, permettez-moi de le dire en terminant, le concours de tous est nécessaire ; le succès dépend de notre union !
- RÉUNION SPÉCIALE DU BUREAU DE LA SOCIÉTÉ.
- 30 et 31 décembre 1852.
- M. Dupuis-Delcourt expose l’objet de la réunion. Il s’agit d’un concours à ouvrir pour la question des étoffes propres à la confection des enveloppes aérostatiques. 11 donne lecture de la lettre suivante, qui lui a été adressée à ce sujet par M. P. Meller :
- A M. le secrétaire de la Société aérostatique et météorologique de France.
- « Monsieur et cher collègue, pénétré de l’importance qu’il y aurait à obtenir des enveloppes convenables pour la Navigation aérienne, je propose à la Société d’ouvrir un concours. — Le prix à délivrer consisterait en une médaille d’or de la valeur de 300 fr., dont la Société me permettrait de faire les frais. — A la première réunion je lirai le programme de ce concours, en en appelant d’avance aux lumières de mes collègues pour compléter ma pensée.
- » Agréez, Monsieur et cher collègue, l’assurance de ma considération distinguée.
- Signé Prosper Meller jeune. »
- Depuis la réception de cette lettre, M. Dupuis-Delcourt a vu M. P. Meller, et, afin que le programme du concours puisse être inséré
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- au prochain bulletin, il a été convenu que le bureau serait appelé immédiatement à se prononcer sur cette communication.
- — M. le vicomte Taillepied de la Garenne présente diverses observations.
- M. Dupuis-Delcourt insiste sur l’utilité du concours proposé , en raison de l’état peu avancé, théoriquement et pratiquement parlant, de la question des enveloppes propres à contenir les gaz. Il rappelle les effets si nuisibles de l'endosmose, et les recherches chimiques auxquelles il faudrait se livrer pour trouver un enduit avec lequel l’hydrogène n’ait pas d’affinité. Il signale, comme essai à faire, l’emploi du verre porphvrisé, qu’il serait bon de substituer ou de mélanger en certaines proportions, dans la préparation des vernis, aux gommes et aux résines.
- Après une discussion sur la forme et les conditions du concours, M. le comte Du Roy propose d’accepter, au nom de la Société, l’offre de M. P. Meller jeune. Il lui sera écrit par le secrétaire général une lettre de remercîments en ce sens.
- M. Dupuis-Delcourt donne lecture du programme proposé. — Adopté.
- Annales d’Aérostation et de Météorologie. Bulletin de la Société Aérostatique et Météorologique de France.
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- SOMMAIRES DES DEUX PREMIERS CAHIERS.
- Programme. — Arrêté de M. le Ministre de l’Instruction publique constituant officiellement à Paris la Société aérostatique et météorologique de France. — Statuts. — Composition du bureau pour l’année 1852-1883. — Extraits des procès-verbaux (séances des 29 mai, 12 juin, 21 août et 4 septembre 1852). — Expériences aéroslatiques faites dans le but d’étudier les effets du magnétisme animal dans l’atmosphère (communication de M. Jules Rovère). — Des voyages de long cours dans l’atmosphère (M. Ysabeau). — Météorologie (M. Ysabeau).— Aérostation (M. Dupuis-Delcourt). — Nouvelles.
- Société aérostatique et météorologique de France. Extraits des procès-verbaux (séances des 3 octobre, 12 et 26 décembre 1852. Réunions du bureau, 30 et 31 décembre 1852). — Instruments proposés pour l’étude des questions aérostatiques (M. L. Franchot). — Notice sommaire relative aux éléments d’un projet de navigation aérienne, en dehors des conditions expérimentées jusqu’à ce jour (M. le vicomte Taillepied de la Garenne). — Note sur les conditions essentielles de la navigation aérienne (M.le comte Du Roy). — Navigation aérienne (M. Prosper Meller jeune). — Aérostat à gravitation (M. H. Pijon). Aérostat dirigeable (M. Vaussin-Chardanne). — Aérostats dirigeables (M. le docteur Michel [Jules]. — Art aérostatique. Mort de l’aéronaute Arban (M. Dupuis-Delcourt). — Météorologie. Les vents alizés (M. Jacques Arago). — Correspondance. Lettre de M. Franchot relative à un système télégraphie aérostatique. — Aéro-ite, ou le nouveau Do-milor (M. le vicomte Taillepied de la Garenne). — Nouvelles. — Concours pour les enveloppes destinées à contenir le gaz hydrogène.
- 1615. —Paris, imprimerie de Guiraudetet Jouaust, rue Saint-Honoré, 338.
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