Appareils et installations télégraphiques
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- GRANDES ENCYCLOPÉDIES INDUSTRIELLES J.-R. BAILLIÈRE
- Publiées sous le patronage de
- LA SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT POUR L’INDUSTRIE NATIONALE ET DE LA SOCIÉTÉ DES INGÉNIEURS CIVILS DE FRANCE
- APPAREILS
- ET
- INSTALLATIONS
- TÉLÉGRAPHIQUES
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- chod. 1921, 1 vol. in-18 de 328 pages avec fessionnelle).....................................
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- Précis de Physique industrielle, par Pécheux. 1899,1 vol. in-18 de 576 pages avec 464 figures....................................................... 10 fr»
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- ENCYCLOPÉDIE D’ÉLECTRICITÉ INDUSTRIELLE
- PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE ^
- M. A. BLONDEL
- Membre de l'Institut, Professeur à l’École Nationale des Ponts et Chaussées.
- BIBLIOTHEQUE DES ANNALES DES POSTES TÉLÉGRAPHES TÉLÉPHONES
- APPAREILS
- E.T
- m
- INSTALLATIONS
- RAPHIQUES
- PAR
- E. MONTORIOL
- INSPECTEUR DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES -- PROFESSEUR A L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DES POSTES E-T TÉLÉGRAPHES.
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- Préface de M. BLONDEL
- Membre de l’Institut.
- Sous le patronage de l’Union des Syndicats de l’Électricité.
- PARIS
- LIBRAIRIE J.-B. BAILLIÈRE ET FILS
- IÇ, kRUE HAUTEFÉUILLE
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- Tous droits réservés.
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- PRÉFACE
- L' ouvrage que M. Montoriol publie aujourd'hui sur les appareils et installations télégraphiques étant le premier volume qui paraît de ^Encyclopédie d’Electricité Industrielle, fai plaisir à le présenter au public en précisant la place que cet ouvrage va occuper dans VEncyclopédie. Il fait partie des quatre ouvrages consacrés à la technique télégraphique, qui constitue une branche spéciale et fort importante de Vélectricité industrielle par suite des immenses applications des transmissions télégraphiques et téléphoniques et de Vimportante construction d'appareils à laquelle elles donnent lieu.
- Mais cette technique est assez étroitement spécialisée et présente un certain caractère qui la distingue de la grande industrie électrique : d'une part, elle exige des connaissances théoriques très approfondies quand il s'agit des lignes de transmissions télégraphiques et téléphoniques et des transmissions radiotélégraphiques ; d'autre part, elle demande des connaissances développées jusqu'au plus petit détail de construction et d'installation quand il s'agit des } appareils télégraphiques et téléphoniques. On ne peut demander à J un même ingénieur de se placer à la fois dans le même ouvrage à des points de vue si différents ; c'est ainsi que nous avons été conduit à mettre à part toute la partie théorique générale des transmissions télégraphiques et téléphoniques dans un ouvrage spécial, à consacrer à la radiotélégraphie un autre ouvrage spécial, et à grouper dans deux volumes indépendants tout ce qui concerne respectivement la pratique de la télégraphie et la pratique de la téléphonie, en les débarrassant de toute question de théorie pure.
- Désireux, comme toujours, de confier chaque ouvrage aux spécialistes les plus autorisés et ne voulant pas multiplier le nombre des ouvrages français sur le même sujet, nous avons obtenu pour ces deux volumes de pratique professionnelle le haut appui
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- PRÉFACE.
- de M. Dennery, directeur de VÉcole supérieure des postes et télégraphes, qui a bien voulu nous assurer le concours de deux de ses collaborateurs et nous permettre ainsi d’inscrire ces deux ouvrages dans la Bibliothèque de cette École en même temps que dans VEncyclopédie. Nous tenons à le remercier de ce précieux concours.
- Nul n’était mieux qualifié que M. Montoriol, inspecteur des postes et télégraphes, professeur à l’École supérieure des postes et télégraphes, à la fois par son enseignement et par sa longue pratique des appareils télégraphiques, pour nous donner un exposé approfondi, très clair et très compétent, une classification rationnelle des divers systèmes et une comparaison fondée sur les leçons de la pratique.
- Cet ouvrage s’adressant à des professionnels français très nombreux, l’auteur a cru devoir, avec raison, insister particulièrement sur la description des appareils de consir ^on française, mais il n’a pas négligé pour autant les appareils étranger ~"'iants qu’on peut appeler “ représentatifs ” des méthodes diffe,^ nôtres ; il a fait la critique comparative des unes et des autres a t*. façon pénétrante. Aussi ce volume, bien que l’on n’y rencontre pas les formules et les considérations de théorie générale qui abondent dans certains autres ouvrages de la même Encyclopédie, est-il d’un constant intérêt, en même temps que d’une grande utilité pratique; il répond ainsi parfaitement à son but.
- Les lecteurs admireront certainement la façon si précise et si claire dont M. Montoriol fait comprendre les problèmes les plus délicats de la construction et de l’exploitation des appareils télégraphiques modernes, et en expose les perspectives d’avenir.
- A. Blondel.
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- APPAREILS ET INSTALLATIONS TÉLÉGRAPHIQUES
- INTRODUCTION
- Différenciation des signaux. —A l’origine de la télégraphie électrique, on fit usage, pour la transmission des signaux, des différentes manifestations alors connues du courant électrique : électrolyse, déviation des aiguilles aimantées, etc. ; cette dernière fut bientôt la seule employée. On utilisa tout d’abord autant de conducteurs qu’on avait de signaux à représenter, puis l’emploi des deux sens du courant, donnant des déviations à droite et à gauche, permit de réduire ce nombre de moitié ; on le diminua encore en représentant certains signaux à l’aide de combinaisons, formées par l’envoi simultané de courants de l’un ou de l’autre sens, sur deux ou plusieurs conducteurs, et l’on s’achemina ainsi vers la transmission unifilaire.
- Actuellement, un circuit télégraphique se compose invariablement d’une source d’électricité (pile, accumulateur, etc.), d’un interrupteur ou manipulateur, d’un fil de ligne et d’un récepteur, généralement un électro-aimant ; le circuit est complété par la terre. Lorsqu’on ferme le circuit, un courant parcourt la ligne et va actionner le récepteur:il en résulte l’attraction de l’armature.
- Cette unique manifestation de l’arrivée d’un courant doit être suffisante pour établir une correspondance entre les deux extrémités de la ligne, c’est-à-dire pour représenter toutes les lettres •de l’alphabet, les chiffres et signes divers. Comment a-t-on pu atteindre ce résultat avec un seul signal?
- Montoriol. — Télégraphie. I
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- INTRODUCTION.
- A ce point de vue, les différents systèmes télégraphiques peuvent se classer en un nombre restreint de catégories :
- 1° On peut différencier les lettres ou signes par le nombre des répétitions du signal : on envoie sur la ligne, une ou plusieurs émissions successives, par exemple suivant le numéro occupé, dans l’ordre alphabétique, par la lettre qu’on veut transmettre, soit 4 pour un D, 12 pour un L, etc., et il suffît de compter, à l’arrivée, le nombre des attractions, pour opérer la traduction du signal transmis. Ce mode de différenciation est employé dans les appareils à cadran, encore en usage aujourd’hui.
- 2° On peut aussi faire varier la durée des courants émis : en convenant de deux durées faciles à distinguer, l’une brève, qu’on représenterait graphiquement par un point, l’autre trois fois plus longue, qui serait un trait, puis en combinant de diverses façons ces deux éléments distincts, on obtient le code Morse, à l’aide duquel on représente 63 lettres, chiffres ou signes.
- 3° Les deux éléments du code Morse, points et traits, peuvent être représentés, à leur tour, par des émissions de sens différent : le courant positif déplace à gauche, par exemple, l’aiguille ‘d’un galvanomètre ou l’armature d’un électro-aimant polarisé, et représente le point ; le courant négatif provoque le mouvement inverse et correspond au trait. Le code ainsi obtenu est employé, notamment, sur les câbles sous-marins.
- 4° Le quatrième mode de correspondance est celui dans lequel les signaux sont différenciés par le moment où ils sont expédiés, c’est-à-dire, a l’arrivée, par le moment de leur apparition : l’application de ce principe fut tentée, vers 1791, par Claude Grappe* puis, en 1816, par Francis Ronalds : l’un et l’autre avaient disposé, aux deux extrémités d’une ligne, des chronomètres, parfaitement synchronisés, qui montraient les différentes lettres, à intervalles réguliers, dans une fenêtre ménagée à cet effet : on lançait la décharge d’une bouteille de Leyde lors du passage de celle qu’on voulait transmettre ; au moment où l’étincelle jaillissait au poste d’arrivée, l’opérateur n’avait qu’à transcrire la lettre que montrait alors l’appareil. Les systèmes à mouvement synchronique actuellement en usage, Hughes, Baudot, etc., sont basés sur ce principe.
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- INTRODUCTION.
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- 5° Un certain nombre d’appareils télégraphiques échappent à cette classification ; tels sont, par exemple, les systèmes autographiques, dans lesquels les courants servent à tracer des lignes très rapprochées, qui, par leur juxtaposition, donnent le fac-similé d’un texte ou même d’un dessin transmis par le poste de départ.
- Classification des systèmes d’après le mode de transmission. — Si l’on envisage, non plus le mode de formation des signaux, mais celui de leur transmission, les systèmes télégraphiques peuvent se répartir en trois groupes :
- 1° Ceux à transmission simple, à l’aide desquels l’opérateur commande directement l’envoi des signaux sur la ligne et l’occupe pour sa seule transmission : le rendement de la ligne se trouva alors identique à celui de l’agent. Tels sont les systèmes à cadran, le Morse1, le Hughes, etc.
- 2° Ceux à transmission automatique, qui permettent d’écouler successivement le travail préparé par plusieurs agents : le rendement individuel de ceux-ci reste le même, mais celui de la ligna est considérablement augmenté. Le type de ce genre d’appareils est le Wheatstone. *
- 3° Ceux à transmissions multiples, qui répartissent la ligne, à des intervalles déterminés, entre plusieurs agents manipulants. Là, encore, le rendement de la ligne est la somme des rendements individuels des opérateurs. La transmission automatique peut d’ailleurs être appliquée à ces systèmes, ce qui permet l’utilisation intégrale des conducteurs. Dans cette catégorie se rangent le Meyer, le Baudot et ses nombreux dérivés, etc.
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- * *
- C’est dans cet ordre que seront étudiés les divers système» télégraphiques. Malgré tout l’intérêt que pourrait offrir, au point de vue historique, la description des appareils anciens, il a fallu renoncer à toute étude rétrospective, qui aurait allongé démesurément ce livre : ou se bornera donc à de sommaires indications, lorsque l’exposé du fonctionnement de ces appareils sera de nature
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- INTRODUCTION.
- à faciliter la compréhension des systèmes actuels, ou encore s’ils reposent sur un principe particulièrement intéressant : c’est le cas, par exemple, de certains appareils autographiques ou téléphotographiques, dont aucun ne figure actuellement dans le matériel télégraphique, mais qu’il est nécessaire de connaître, en vue des applications éventuelles.
- Dans le même ordre d’idées, il ne sera fait aucune {description des appareils étrangers à transmission simple, qui ne diffèrent des nôtres que par des détails de construction, sans que leur fonctionnement soit, pour cela, ni meilleur, ni moins bon.
- On examinera ensuite les différents moyens d’accroître le rendement des conducteurs, soit à l’aide de dispositifs de décharge, de compensation, etc., soit par l’utilisation des arrangements permettant plusieurs transmissions simultanées, tels que les systèmes duplex, diplex, l’appropriation des circuits téléphoniques aux transmissions télégraphiques, etc.
- Puis viendront les systèmes rapides (automatiques et multiples) et enfin l’agencement des postes.
- L’ouvrage se terminera par une comparaison générale des différents systèmes examinés, tant au point de vue de leurs particularités d’exploitation qu’à celui du rendement-ligne et du rendement-agent propres à chacun d’eux.
- Enfin, des notes bibliographiques permettront au lecteur de se reporter à d’autres ouvrages traitant des mêmes questions, ou encore à la source même où l’auteur a puisé sa documentation. De telles références sont le plus souvent, dans cette Encyclopédie, placées après chaque chapitre; mais il en serait résulté, dans l’espèce, un [trop grand nombre de répétitions ; aussi a-t-il paru préférable de les réunir à la fin de chacune des dix parties quij subdivisent ce livre.
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- PREMIÈRE PARTIE
- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLÉ
- CHAPITRE I
- APPAREILS A CADRAN
- Principe commun. — Dans les appareils à cadran, les signaux sont différenciés par le nombre des répétitions (V. p. 2) ; quelles que soient les particularités spéciales à chaque système, on y retrouve invariablement un disque ou cadran, sur le pourtour duquel sont marqués les signaux (lettres, chiffres, signes de ponctuation, etc.) ; au centre de ce cadran se trouve une aiguille indicatrice, susceptible de se mouvoir sous l’action d’un électro-aimant agissant, soit directement, soit sur l’échappement d’un mouvement d’horlogerie. A l’état de repos, l’aigpille est amenée sur une division marquée généralement d’une croix, et qui sert de point de repère. Pour transmettre un signal, il suffit d’envoyer sur la ligne un nombre d’émissions de courant en rapport avec la position de ce signal sur le cadran, en partant de la division de repère : l’aiguille avance par bonds successifs, puis s’arrête sur la division choisie, désignant ainsi la lettre ou le signe transmis par le poste émetteur. Le manipulateur, dans la plupart des cas, consiste en un plateau, divisé de façon identique au cadran récepteur, et au centre duquel est placée une manette ; celle-ci occupe, au repos, tout comme l’aiguille indicatrice, la position de repère (division
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- marquée d’une croix). On fait tourner cette manette, puis on l’arrête sur la division choisie : il en résulte l’envoi sur la ligne d’un nombre d’émissions qui dépend de l’angle décrit ; l’aiguille réceptrice parcourt le même angle puis s’arrête, comme il vient d’être dit.
- Si, au cours d’une transmission, un désaccord vient à se produire entre le manipulateur et le récepteur, on ramène les deux instruments à la croix, pour reprendre ensuite la correspondance ; à cet effet, les récepteurs sont munis d’un dispositif appelé rappel à la croix, qui permet de déplacer l’aiguille, sans le concours du manipulateur, et de l’amener sur la division de repère.
- Appareil à cadran, de Bréguet. — Le manipulateur consiste en un disque, au centre duquel est articulée la manette,
- M (fig. .1) ; il est divisé en 26 parties, représentées chacune par une encoche, dans laquelle peut venir s’engager une goupille portée par la manivelle ; 25 de ces divisions portent gravés deux signes, une lettre et un chiffre ; la vingt-sixième est celle la croix, dont il est question plus haut.
- La manivelle entraîne une
- roue sinueuse R, présen-Fig. 1. — Manipulateur à cadran, . , , • . , , .
- de Bréguet. tant treize sommets et treize
- I creux, et dans la rainure de laquelle glisse un galet, G, solidaire du levier de transmission, L, relié à la ligne : un tour complet de la manivelle imprime donc à ce levier un mouvement alternatif qui l’amène treize fois sur le butoir de pile, P, et treize fois sur celui, R', qui communique avec le récepteur ; cette suite d’émissions de courant et d’interruptions fait avancer l’aiguille du récepteur correspondant de vingt-six divisions, c’est-à-dire d’une révolution entière.
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- APPAREILS A CADRAN.
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- Le cadran du récepteur est identique au disque du» manipulateur, sauf que la manivelle est remplacée par une aiguille (fig. 2) ; celle-ci est montée sur l’axe d’une roue d’échappement, R (fig. 3), solidaire d’un mouvement d’horlogerie actionné par un ressort. L’armature, A, de l’électro-aimant, commande un appendice, T, terminé par une goupille horizontale ; celle-ci est engagée entre les deux branches d’une fourchette, F, qu’elle déplace autour d’un axe monté sur pointes ; un doigt, D, solidaire de l’axe, agit sur l’échappement comprenant, en réalité, deux roues à rochet, R, de treize dents chacune ; ces roues sont accolées de manière que les saillies de l’une correspondent aux creux de l’autre. Lorsque l’armature, A, est attirée, le doigt, D, quitte la dent de l’une des roues, qu’il calait, et vient se placer sur le passage d’une dent de l’autre roue : l’axe et, avec lui, l’aiguille indicatrice, a, a avancé d’une division, soit 1/26. Lorsque l’armature retourne au repos, le mouvement inverse s’accomplit, le doigt, D, revient dans le champ de rotation de la première roue, et l’aiguille avance d’un nouveau bond ; et ainsi de suite.
- En cas de désaccord entre le transmetteur et le récepteur, l’aiguille indicatrice est ramenée à la croix de la façon suivante : le bâti sur lequel est monté le doigt, D, est mobile autour d’un axe situé en O, à son extrémité de droite ; si l’on presse sur l’autre extrémité, à l’aide d’un bouton, B, qui émerge de la boîte, on fait basculer le bâti et le doigt, D, abandonne les roues, R ; celles-ci se mettent à tourner librement, jusqu’à ce qu’un ergot, e, placé derrière R, vienne rencontrer une butée, à, solidaire du bâti : à ce moment, l’aiguille se trouve arrêtée surla division « Z »;dès qu’on abandonne le bouton, le bâti se redresse sous l’action de son res-
- Fig. 2. — Récepteur à cadran, de Bréguet.
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- sort, r, la butée, 6, se dérobe et les roues redeviennent libres, mais aussitôt le doigt, D, vient caler une dent de la roue, R : dans c'e dernier mouvement, l’aiguille a avancé d’une nouvelle division et se trouve à la croix. De son côté, l’agent transmetteur a ramené sa manivelle à la croix, et la transmission reprend dans les conditions indiquées plus haut.
- Fig. 3. — Réception de Bréguet. — Échappement.
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- Appareil à cadran de Siemens. — Le transmetteur diffère du précédent en ce que la manivelle entraîne la bobine d’une petite machine magnéto placée dans le socle ; le rapport des axes est tel que la ligne reçoit, dans un temps donné, un nombre d’émissions alternées égal à celui des divisions parcourues par la manivelle. Le. récepteur est dépourvu de mouvement d’horlogerie : les courants venant de la ligne sont reçus dans un électro-aimant polarisé dont L’armature agit directement sur l’axe de l’aiguille et assure sa progression.
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- APPAREILS A CADRAN. 9-
- Appareil à cadran de Wheatstone. — Le transmetteur comprend, comme le précédent, une machine magnéto qu’on actionne à l’aide d’une manivelle ; celle-ci entraîne également une aiguille au-dessus d’un cadran spécial à la transmission ; sur le pourtour de celui-ci sont disposés des boutons. Si l’on vient à abaisser l’un de ceux-ci, l’aiguille est arrêtée dès qu’elle arrive en face de ce bouton et le courant est interrompu, bien que l’opérateur continue à actionner la magnéto : l’aiguille de l’appareil correspondant s’arrête également et désigne la lettre transmise. Dès qu’on abaisse un autre bouton, le premier se relève automatiquement, les deux aiguilles se remettent en ^marché jusqu’à ce que celle de transmission rencontre le nbuvel obstacle placé sur sa trajectoire, et ainsi de suite.
- Le récepteur est agencé de façon analogue à celui de Siemens.
- t
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- CHAPITRE II
- APPAREIL MORSE
- L’appareil Morse est le plus ancien parmi ceux actuellement en usage. Sa simplicité, sa robustesse, qui permettent de l’abandonner airç mains les moins expertes, lui valent d’être encore employé sur les lignes peu importantes. Il est, en outre, admis dans les relations internationales. C’est à ce double titre qu’il fait ici l’objet d’une description complète, bien que, comparé aux appareils plus récents, il semble n’offrir qu’un intérêt secondaire.
- Le code Morse est basé sur la durée des émissions. Un courant bref, un point, peut représenter une lettre ; ce même courant, répété deux, trois, quatre, cinq fois de suite, donne un nombre égal de lettres ou de chiffres; le courant long, le trait, seul ou répété de' même, permet de représenter cinq autres lettres ou signes ; en combinant ensuite les points et les traits de façon convenable, on obtient le code ci-après :
- 1° Lettres.
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- APPAREIL MORSE.
- H
- Dans le collationnement, on emploie les signaux suivants pour exprimer les chiffres :
- 1 6
- 2 * m m mm 7
- 3 m m m mm S
- 4 m m m m mm 9
- 5 0
- 3° Signes de ponctuation et indications de service.
- Point...........(.)
- Point et virgule.(;)
- Virgule.........(,)
- Deux pointe...
- Point d’interrogation.............(?)
- Point d’exclamation ............(!)
- Apostrophe.......(’>
- Alinéa...........
- Trait d’union.. .(-) Guillemets....(« »)
- mm mm Parenthèse ( )
- mm m ^m m mm • Souligné
- a mm m mm m mm Séparation (=)
- mm mm mm m m m Appel
- Compris
- mmmmwmmm Erreur Fin de la transmis-
- mm sion
- — Attente Fin de travail
- mm m mm m m Invitation à trans-
- !i • > i! mettre
- Principe. — Le principe du système Morse peut se résumer ainsi : au poste transmetteur, A (fig. 4), est une pile, P; l’un des pôles est relié à la terre, l’autre à une bptée sur laquelle peut venir s’appuyer un levier, M, ou manipulateur, dont le pivot communique en permanence avec la ligne ; au poste récepteur, B, la ligne aboutit à l’entrée des bobines d’un électro-aimant, E, dont la sortie est en communication avec la terre.
- Lorsque l’agent du poste A appuie sur le manipulateur, M, il
- Fig. 4. — Principe de l'appareil Morse.
- met la pile, P, en communication avec la ligne. Le courant parcourt les bobines de l’électro-aimant, l’armature, attirée, s’appuie sur le butoir de travail, T. L’appendice, a, entraîné dans ce mouvement, se déplace et son extrémité vient appliquer une bande de papier, p, contre un crayon, c, ou*une molette encrée. La bande, entraînée par un mécanisme d’horlogerie, se déroule d’un mouvement continu : tant que l’armature reste abaissée, la molette laisseune trace
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
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- sur la bande ; dès qu’on cesse d’appuyer sur le manipulateur, le-courant cesse : l’armature, a, obéit à l’action de son ressort, r, et revient s’appuyer sur son butoir de repos, R.
- En résumé, l’armature du poste qui reçoit reproduit fidèlement tous, les mouvements du manipulateur du poste qui transmet : dès qu’on abaisse le manipulateur, l’armature s’abaisse et la bande garde la trace du mouvement et de sa durée, car l’armature revient au repos aussitôt que le manipulateur y est ramené.
- Le schéma précédent permet seulement la transmission de A
- L igné
- Fig. 5. — Circuit Morse.
- vers B ; dans la pratique, B doit pouvoir transmettre à son tour. Le croquis ci-dessus (fig. 5) montre comment ce résultat est obtenu : le levier-manipulateur, M, articulé en son point milieu et relié à la ligne, comporte deux butées ; celle d’avant communique avec la pile, P, celle d’arrière, R, avec l’entrée des bobines du récepteur : un ressort maintient le levier au repos sur cette dernière : c’est la position de réception ; sous la pression exercée par l’opérateur, il vient s’appuyer sur la prise de pile, P.
- Manipulateur
- Manipulateur, modèle de 1907. — Un socle en bois porte,, à sa partie médiane, une chape en laiton (fig. 6) destinée à supporter les pivots du levier-manipulateur ; celui-ci est monté sur un axe en acier, taillé en pointe à ses deux bouts, et pivote dans les extrémités,' creuséeé en cône, de deux vis axiales, dont l’uner celle de droite, est une vis ordinaire, serrée à bloc sur l’un desmontants de la chape ; l’autre, C, est réglable et munie d’un bouton moleté ; un contre-écrou, B, sert à la bloque?. :
- Le levier porte, à son extrémité antérieure, un bouton en corne ;
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- APPAREIL MORSE.
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- un peu en arrière, et sous la face inférieure du levier, se trouve une saillie qui, à l’état de repos, est séparée par un petit intervalle d’une butée encastrée dans le socle ; un ressort-lame, R, fixé entre les deux branches de la chape, soulève, par son extrémité libre, la partie antérieure du levier ; ce mouvement est limité par une vis, B’, qui taraude à la partie postérieure, et s’appuie, par son extrémité, sur une seconde bû-tée, encastrée, comme la première, dans le socle ; toutes ces prises de contact Fig. 6. — Manipulateur Morse, modèle de 1907.
- sont en ^alliage
- composé de 75 p. 100 d’argent et 25 p. 100 de cuivre.
- Trois bornes sont montées sur des plots en laiton, encastrés dans le bois et communiquant respectivement avec la butée de travail, le chape et la butée de repos ; om y attache : à la première la pile ; à la seconde la ligne; à la troisième le fil allant à l’entrée de l’appareil récepteur.
- Manipulateur, modèle de ,1913. — Dans ce nouveau modèle,
- l’axe, A, du levier, L, est cylindrique et creux; il est traversé par une goupille qui passe librement dans les branches de la chape ; la lon-
- Fig. 7. — Manipulateur Morse, nouveau modèle. gueur du Cylin-
- dre-axe est réglée, par construction, sur l’écartement des brenches de la chape.
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- Un petit ressort à boudin, r, (fig. 7) est accroché, d’une part, à une tigelle vissée sous la chape, d’autre part à un crochet que termine une vis taraudant dans le levier ; en faisant monter ou descendre cette vis, on tend plus ou moins le ressort à boudin.
- Dans un modèle plus récent, la vis-butée de repos est dépourvue de bouton et ne peut être manœuvrée qu’à l’aide du tourne-vis.
- Récepteur
- Électro-aimant. — L’électro-aimant comprend deux bobines dont les noyaux, de 6 cent, de haut sur 1 de diamètre, séparés de la culasse par une petite feuille de clinquant, sont fixés à l’aide de vis en laiton, afin d’atténuer les effets du magnétisme rémanent.
- Chaque bobine comprend 7 000 spires de fil de cuivre, de 21/100 de millimètre de diamètre, sous une couche de soie, et d’une résistance de 250 ohms, soit 500 pour l’ensemble. Le fil est enroulé sur une carcasse en laiton composée de deux joues réunies par un tube, à l’intérieur duquel se place le noyau ; l’un des bouts du fil est soudé à la carcasse ; l’autre extrémité est raccordée à un fil plus gros (44/100 de millimètre) avec lequel est faite la dernière couche de spires ; lorsque les bobines sont en place, la communication électrique de l’une à l’autre est établie par l’intermédiaire des noyaux et de la culasse ; chaque bout libre
- du fil va s’attacher à une vis placée sous le socle, reliée elle-même, par un gros fil de cuivre nu, à l’une des bornes, L et T, placées à l’arrière du socle ; à la première de ces bornes aboutit le fil venant de la butée de repos du manipulateur ; à la seconde est rattaché le fil de terre.
- Le coefficient de self-induction de cet électro-aimant est de 6 à 7 henrys.
- Armature. — L’armature est placée horizontalement et couvre l’extrémité supérieure des noyaux de l’électro-aimant ; elle est constituée par une petite barre de fer doux, PP'
- Fig. 8. — Armature.
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- (fig. 8), fixée par deux vis sur un bras de levier en laiton, B ; celui-ci est solidaire de l’axe, XX, qui sert au pivotage de l’armature. Cet axe est monté, à l’aide de deux vis-pivots, p et p', traversant des pontets, p et p\ fixés aux platines de la cage : l’une, p, serrée à bloc, l’autre, p', réglable et munie d’un contre-écrou , e ; les deux bouts de l’axe sont entaillés de petits trous coniques, dans lesquels s’engagent les pointes qui terminent les vis-pivots.
- Butoirs. — Le bras, B, peut ainsi se déplacer dans un plan vertical entre deux vis-butoirs, V et V' (fig. 9). Ces vis-butoirs sont implantées dans les saillies que porte une colonne verticale
- Fig. 9. — Récepteur Morse.
- en laiton, placée à droite de l’électro-aimant ; les saillies sont entaillées d’un trait de scie, qu’une contre-vis tend à refermer ; on peut ainsi immobiliser les butoirs dès qu’on leur a donné la position convenable.
- Ressort antagoniste. — A l’état de repos, le bras, B, est appliqué contre la vis de butée supérieure, V, par un ressort à boudin en laiton, R (fige 10), dont l’extrémité inférieure, terminée en œilleton, est engagée dans un petit crochet porté parle bras, B; l’extrémité supérieure est,, de même, accrochée à un tendeur, enfermé dans un tube de laiton, fixé à la platine latérale de la cage et qui, comme son nom l’indique, sert à tendre plus ou moins le
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- . ;• v''* 1 ’ .’,JV;',•7
- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- ressort antagoniste à l’aide d’un écrou, E. Ce tendeur, terminé par un crochet destiné à recevoir le ressort, est fileté à sa partie supérieure, qui taraude dans l’écrou, E; un petit ergot, passant •dans une fente verticale pratiquée dans le tube, s’oppose à ce que le tendeur puisse tourner et lui permet seulement des déplacements verticaux. Lorsqu’on visse l’écrou, E, la tige, f, monte, un tend ainsi le ressort, et inversement.
- 7 l
- Couteau. — L’axe de l’armature, XX (fig. l8) porte, à sa partie antérieure, un appendice, A, visible également sur la figure 10.
- Sous cet appendice est fixé un bras en acier, C, assez rigide, terminé en bec, et qu’on appelle le couteau ; le bec se trouve à une petite distance au-dessous d’une molette, M, qui tourne avec un tampon-encreur , T, imbibé d’encre grasse ; la bande de papier passe entre le bec du couteau et la molette ; lorsque l’armature est attirée, l’axe entraîne l’appendice, A, et le couteau applique la bande contre la molette, M ; celle-ci laisse une trace sur la bande, tant que l’armature est abaissée.
- Le couteau est rendu solidaire de l’appendice, A, par deux vis : l’une ordinaire, / (fig. 10); l’autre, v, munie d’un bouton moleté. La première est bloquée une fois pour toutes ; la seconde taraude dans une partie évidée de l’appendice ; lorsqu’on serre la vis v, on fait fléchir le couteau de bas en haut, et ie bec se rap proche de la molette ; on peut ainsi régler exactement l’appui de la bande sur la ~ molette, pendant que l’armature est abaissée.
- Molette, tampon encreur. — La molette tourne d’un mouvement continu, sous l’action du mécanisme d’horlogerie qui sera décrit plus loin ; sur son pourtour s’appuie le tampon encreur,
- 1 W ~ 1 V Bw
- c 1 âr5- 11 BjTit "W V
- Fig. 10. — Armature, tendeur et couteau.
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- Fig. 11. — Tampon encreur.
- constitué par un petit cylindre dont la surface latérale est recouverte d’une couronne de drap, qu’on imbibe d’encre grasse ou encre oléique.
- Le tampon, T (fig. 11) pivote sur deux vis axiales taraudant dans une chape à deux branches, solidaire d’un manchon, M' ; celui-ci est enfilé sur un axe en acier, A; sa position d’équilibre instable le sollicite à s’appuyer sur la molette, M, et son poids suffirait pour l’obliger à suivre le mouvement de celle-ci.
- Toutefois, afin de mieux assurer l’entraînement du tampon, sa joue postérieure présente une sorte de denture arrondie ; d’autre part, la molette porte, sur sa face arrière, de petites goupilles rappelant les « engrenages à lanterne » (V. fig. 13) ; les dents du tampon s’emboîtent dans les intervalles laissés entre elles par ces goupilles, et aucun glissement n’est possible. La chape du tampon est montée sur son manchon à l’aide d’un pas de vis : en tournant, le bouton
- du manchon, on déplace
- —-----longitudinalement la cha-
- pe et le tampon, et l’on change ainsi la circonférence en contact avec la molette.
- Afin que le manchon ne puisse lui-même se déplacer, son bouton porte, sur la face avant, un petit ressort-lame qui, lorsqu’on enfile le manchon sur son axe, vient s’engager dans une gorge taillée très près de l’extrémité dudit axe : pour pouvoir ensuite enlever le manchon, il faut, au préalable, soulever le petit ressort pour le dégager de la gorge.
- Fig. 12. — Entraînement de la bande.
- Entraînement/de la bande. — Le rouleau de papier bande, placé dans le rouet, se déroute de droite à gauche, en passant entre Montoriol. — Télégraphie. 2
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- les branches d’une fourchette, F (fîg. 9), puis dans un second guide, G, (fig. 12) fixé, comme la fourchette, sur la cage de l’appareil ; le guide, G, est constitué comme la carcasse d’une bobine, dont le noyau, monté sur un axe, est coupé en deux parties ; on peut ainsi régler l’écartement des joues suivant la largeur de la bande et aussi présenter celle-ci convenablement à l’impression.
- Le papier passe ensuite entre la molette, M, et le couteau, C, puis s’engage entre les deux cylindres entraîneurs, c et c'.
- Cylindres entraîneurs. —Le cylindre inférieur, c, est monté sur un axe qui, pénétrant à l’intérieur de la cage, fait partie du
- Fig. 13. — Mouvement d’horlogerie.
- mouvement d’horlogerie ; le cylindre supérieur, c', s’appuie sur le premier, formant avec lui une sorte de laminoir. Le cylindre c' est entaillé d’une rainure ou gorge, située juste en face de la molette, afin que les signaux fraîchement tracés ne soient pas écrasés à leur passage dans le laminoir.
- Le cylindre, c', est monté sur un bras de levier susceptible [de pivoter autour de la vis qui le fixe à la platine ; on règle la pression de c' sur c, en bandant plus ou moins le ressort, S, à l’aide de la vis, Y".
- Pour introduire la bande entre les deux cylindres, on déplace
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- vers la gauche l’extrémité inférieure d’un levier, L, qui pivote autour de sa vis de fixation ; la branche supérieure, se portant vers la droite, forme excentrique et le cylindre c' s’éloigne de c. Quand la bande est placée, on ramène le levier L vers la droite ; le cylindre, c', sous l’action de son ressort, S, revient presser sur le cylindre, c.
- Mouvement d’horlogerie. — Le mouvement d’horlogerie, renfermé dans la cage de l’appareil, se compose de sept axes, dont un vertical, qui porte le modérateur de vitesse ; les six autres sont horizontaux ; trois de ceux-ci Fig. 14. — Barillet,
- émergent sur la face antérieure : ce sont ceux qui portent la molette, M (fig. 9 et 13), le cylindre entraîneur, c, et la' clé de remontage.
- Barillet. — Le barillet, B, renferme un fort ressort spiral en acier trempé de 4 mètres environ de longueur, accroché par l’un de ses bouts aune saillie, S, de l’axe (fig. 14), par l’autre à une forte goupille, G, rivée sur la paroi intérieure du barillet : le barillet peut tourner sans son axe, et si celui-ci est immobilisé, le ressort, en se détendant, fait tourner le barillet.
- L’immobilisation de Taxe, pendant la détente du ressort, est réalisée à l’aide d’unrochet, E (fig. 15), monté sur l’axe, A', à l’extérieur de la platine arrière de la cage, et sur le pourtour duquel un cliquet, C, vient s’appuyer sous l’action d’un ressort courbe, R. Ce système permet au rochet, ainsi qu’à l’axe du barillet, de tourner, pour le remontage, dans
- Fig. 15. — Rochet du barillet.
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- le sens inverse des aiguilles d’une montre (vu d’arrière) et on bande ainsi le ressort-moteur ; dès qu’on cesse d’agir sur la clé de remontage, l’une des dents du rochet vient se caler contre le bec du cliquet et l’axe ne peut rétrograder : l’action de détente du ressort-moteur s’exerce donc exclusivement sur le barillet.
- Fig. 16. — Croix de Malte.
- Croix de Malte. — Il importe qu’un remontage opéré trop brutalement ne puisse tendre exagérément le ressort et amener sa rupture.
- Dans ce but, on a monté, sur la face arrière du barillet, B, une croix de Malte, D (fig. 16), sorte de roue d’engrenage à huit dents, dont sept ont leur saillie concave, tandis que la huitième est convexe ; sur l’axe, A, du barillet, est monté un manchon, M, muni d’un ergot ; la concavité des sept premières dents de la croix de Malte permet au manchon de tourner pendant le remontage ; l’ergot, à chaque tour, s’engage entre deux dents de la croix et la fait avancer d’une division ; mais, après sept tours, c’est la dent convexe qui se présente au manchon, M ; celui-ci se cale contre elle et l’axe du barillet ne peut plus tourner, quelle que soit la pression exercée sur la clé de' remontage^
- Lorsqu’ensuite le barillet tourne, la croix de Malte, entraînée par lui, se dégage de l’ergot ; après une révolution complète, elle le rencontre de nouveau et, pour pouvoir passer, pivote autour de sa vis-axe, et présente, pour le remontage ultérieur, une dent à saillie concave ; et ainsi de suite à chaque tour de barillet, jusqu’à concurrence de sept : c’est alors, la dent convexe qui vient se présenter à l’ergot, et l’appareil s’arrête ; le ressort est à ce moment presque détendu.
- Transmission du mouvement. — La roue du barillet (fig. 13), qui comprend 132 dents, engrène avec un pignon de
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- 24 dents ; ce pignon fait donc cinq tours et demi lorsque le barillet en fait un seul ; sur l’axe de ce pignon est montée une roue de 116 dents, qui engrène à son tour avec un second pignon de 14 dents. Et ainsi de suite. L’appareil, une fois remonté, peut dérouler la bande pendant trente-cinq à quarante minutes, avant qu’il soit nécessaire de tendre de nouveau le ressort-moteur.
- Modérateur de vitesse. — La vitesse du déroulement de la bande doit être de lm,80 environ par minute.
- L’appareil est muni à cet effet d’un modérateur dont l’axe vertical porte une vis sans fin, V (fig. 17), qui reçoit le mouvement de la roue dentée, R3 (V. aussi fig. 13).
- Vers la partie médiane est engagée, à frottement doux une sorte de potence,
- IL, qu’un ressort à boudin, R, soulève et applique contre le talon, T, solidaire de l’axe. La potence, II', porte deux* petites ailettes, M et M', articulées sur leurs vis de fixation ; pour écarter de l’axe ces ailettes, il faut faire échec à deux ressorts-lames, S et S', qui, s’appuyant à l’état de repos sur les goupilles,
- L et L', montées sur les ailettes, tendent toujours à ramener celles-ci vers le centre.
- Dès qu’on met l’appareil en marche, Fig. 17- _ Modérateur, les ailettes sont soumises à deux sollicitations antagonistes : la force centrifuge, qui tend à les éloigner du centre, et la tension des ressorts, S et S', qui s’oppose à leur écartement; il arrive bientôt un moment où la force centrifuge devient supérieure à l’opposition des ressorts : les ailettes s’écartent alors et battent d’air, ce qui constitue un frein très efficace et fixe la limite de l’accélération.
- On règle la vitesse de l’appareil en tendant plus ou moins le» ressorts, S et S" ; à cet effet, deux vis, I et I', taraudant dans la potence, peuvent venir presser sur les ressorts et
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- permettant de faire varier la pression de ceux-ci sur les goupilles, L et L'.
- Levier d’arrêt. — L’appareil porte, à l’avant (fig. 9, 13 et 17), un levier d'arrêt, L', émergeant à l’extérieur, et dont le jeu latéral est limité par un petit pontet ; il pivote autour de la vis qui le fixe au fond de la cage ; à son extrémité postérieure, il porte une petite goupille verticale, K (fig. 17) qui peut venir se placer sur le passage d’une autre goupille horizontale, g, montée sur l’axe du modérateur : dans cette situation, la goupille, g, est calée et l’appareil ne peut tourner ; si l’on déplace le levier, L', vers la droite, le système est rendu libre et l’appareil se met en marche.
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- CHAPITRE III
- PARLEURS
- Un parleur est un instrument à l’aide duquel les signaux Morse sont lus et traduits d’après le bruit que fait l’armature en se déplaçant entre ses deux butoirs.
- C’est donc un simple électro-aimant, dont l’armature est assez massive pour que ses chocs sur l’une ou l’autre de ses butées soient facilement perceptibles ; en outre, le bruit produit à l’abaissement n’a pas la même sonorité que celui qui accompagne le relèvement, ce qui permet de distinguer nettement l’un et l’autre ; l’opérateur n’a ainsi qu’à apprécier le temps qui s’écoule entre le premier choc et le second pour reconnaître, les points et les traits.
- Parleur ancien modèle. — Le parleur ancien modèle n’est plus guère employé que comme signal d’appel, ou comme relais ; ^bien qu’un peu moins sonore que le nouveau modèle, il pourrait cependant servir à la lecture auditive.
- Il se compose d’un électro-aimant boiteux, E (fig. 18), dont l’unique bobine porte un enroulement de 7 000 spires de fil de 13/100, recouvert de soie, et a une résistance de 500 ohms; sur la culasse est monté un second noyau nu, N. L’armature, A, est vissée sur une pièce en laiton, L, mobile entre deux vis-pivots, Y ; la chape, C, qui supporte la pièce, L, et l’armature, est soutenue elle-même par un manchon en ébonite, M, fixé à la partie supérieure du noyau nu, N. La pièce en laiton, L, porte, à sa partie arrière, un ressort-lame, R, qu’un bouton, B, peut tendre plus ou moins : sous Faction de ce ressort, l’armature est tenue éloignée des noyaux et s’appuie contre son butoir de repos, r. Celui-ci est
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- constitué par une vis passant dans un pont en laiton, P, fixé latéralement sur la planchette, p, qui supporte l’ensemble.
- Lorsque l’armature est attirée, elle vient buter contre le noyau de la bobine ; ce noyau est garni, de même que l’armature, d’une goutte d’argent, qui empêche le contact direct des deux pièces de fer doux, et assure une bonne communication électrique, dans le cas où le parleur est employé comme relais. La planchette, p,
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- évidée pour donner de la sonorité, est vissée sur un socle, également en bois, qui supporte les bornes. (
- Le socle porte cinq bornes, M, I, P,T,L; les deux dernières, qu’on relie à la terre et à la ligne, sont seules utilisées lorsque le parleur sert pour la réception; les autres le sont lorsque l’instrument doit jouer le rôle de relais. Ce sujet sera traité ultérieurement.
- Parleur à indice, de Sambourg. — Ce parleur est employé pour distinguer si les appels sont émis par le courant positif ou pat le courant négatif. Le parleur proprement dit est identique à celui qui vient d’être décrit ; il comporte, en outre, l’équipage suivant : devant la bobine se place un petit barreau aimanté, b (fig. 19), susceptible de pivoter sur une chape, e, soutenue par la boîte, B, du parleur : à l’état de repos, cet aimant est horizon-
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- PARLEURS.
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- tal et, par suite, parallèle aux spires' de la bobine ; dès qu’un courant parcourt cette dernière, il pivote et prend la position verticale ; mais le sens de la déviation dépend de la direction du courant reçu. La face extérieure de l’aimant porte une plaquette en ivoire, avec les signes -f et — ; sur la vitre qui ferme la boîte à l’avant, une couche de vernis noir, c, masque cette plaque lorsqu’elle est horizontale, mais laisse apercevoir son •extrémité supérieure quand elle est verticale ; le signe qui apparaît alors indique le pôle reçu. Pour ramener l’indice à sa position de repos, on agit sur un piston, p, terminé, à sa ^partie supérieure, par un bouton qui émerge en dehors du couvercle, et qu’un ressort, enroulé autour de la tige, t, ramène ensuite à sa position de repos.
- Parleur nouveau modèle. — Le parleur du genre anglais comprend deux bobines de 250 ohms chacune, soit 500 au total : l’armature, A (fîg. 20), est fixée sur la face supérieure d’une pièce en laiton, L, montée sur des vis-pivots, e, munies de contre-écrous, c ; cette pièce porte, à l’arrière, un appendice vertical, a, auquel est acbroché un ressort à boudin, R, dont on règle la tension à l’aide d’un bouton, B ; le butoir de travail est constitué par une enclume, E, sur laquelle peut venir frapper l’extrémité d’une vis à contre-écrou, V, taraudant dans la pièce, L ; enfin, l’enclume, E, porte une équerre, E', dont la branche supérieure reçoit une autre vis à contre-écrou, V', formant butoir de repos.
- Pour augmenter la sonorité déjà très grande de ce parleur, on
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- le place dans un abat-son métallique, monté sur un pied en fonte et constitué par deux parois verticales et parallèles, fermées à
- v'
- Fig. 20. — Parleur anglais.
- l’arrière par une plaque parabolique ; le bruit est ainsi dirigé vers l’agent réceptionnaire et ne peut troubler les opérateurs voisins.
- Parleur de Baudot.
- Fig. 21.
- JSSW
- b*
- Parleur Baudot
- Il se compose d’un électro-aimant boiteux dont l’armature porte un appendice en laiton, A, (fig. 21) ; lorsque l’électro-aimant est recouvert de sa boîte, le dit appendice vient s’engager dans une ouverture pratiquée dans la paroi ; les butées de repos et de travail sont cons-
- tituées par de petits blocs en laiton encastrés dans le bois.
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- CHAPITRE IV
- SYSTÈMES DÉRIVÉS DU MORSE
- Différenciation par le sens du courant. — Dans le but d’augmenter le rendement du Morse, divers inventeurs ont réalisé des appareils dans lesquels la transmission d’un trait se fait dans le même temps que celle d’un point : il suffît, pour cela, de différencier les signaux, non plus par la durée, mais par le sens du courant.
- Le premier système de ce genre fut produit, en 1872, par Her-ring ; le manipulateur comprenait deux touches qui envoyaient, l’une des courants positifs, l’autre des négatifs ; la première transmettait les points, l’autre les traits, qui avaient la même durée ; tous ces courants étaient reçus dans un électro-aimant polarisé muni de deux armatures obéissant, l’une au positif, l’autre au négatif ; la première, lorsqu’elle était déplacée, imprimait des points, l’autre des traits, mais les signaux se présentaient parallèlement les uns aux autres, et perpendiculairement à la longueur de la bande ; ils différaient seulement par la hauteur. Ce système fut abandonné à cause de quelques inconvénients mécaniques, mais le principe en fut repris, notamment par Estienne, Hérodote, etc.
- Ce mode de transmission est maintenant exclusivement employé sur les câbles sous-marins, qui, par leur grande capacité, ae se prêteraient pas à l’emploi de signaux de durées variables.
- APPAREILS POUR LIGNES TERRESTRES
- Appareil Estienne. —Le manipulateur se compose de deux touches, l’une pour transmettre les points, l’autre pour les traits ; toutes deux sont en relation avec la ligne et, quand elles sont au
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- repos, reliées à l’entrée du récepteur par un ressort, R (fig. 22). Ce ressort porte, à sa partie arrière, une pièce métallique traversée par une goupille, G, qui émerge de chaque côté. Quand on abaisse la touche des points, par exemple, l’appendice, a, vient soulever la goupille, G, et isole le récepteur ; la partie antérieure arrivant au contact de l’enclume de travail, le pôle positif de la batterie est mis à la ligne ; en même temps, la partie arrière, munie à cet effet d’une rondelle d’ébonite, soulève un ressort, r, et l’amène au contact d’une butée reliée au pôle négatif : celui-ci se trouve
- Fig. 22. — Manipulateur Estienne.
- mis à la terre. Lorsqu’on abaisse la touche des traits, c’est le négatif qui va à la ligne et le positif à la terre.
- Le récepteur comprend un électro-aimant dont l’armature est polarisée par le voisinage d’un aimant'permanent ; à l’état de repos, l’armature se tient en équilibre, à égale distance des deux butoirs. Deux plumes, l’une courte, P (fig. 23), pour les points, l’autre longue, T, pour les traits, plongent dans l’encre oléique, et sont susceptibles de pivoter autour de leurs axes, O et O' ; chacune d’elles s’appuie, à l’état de repos, sur la fourchette, F, solidaire de l’axe, BB', de l’armature de l’électro-aimant. Si on reçoit un courant positif, par exemple, celle-ci se déplace vers la droite : la plume P est soulevée et vient au contact du papier, sur lequel elle trace une petite barre perpendiculaire à la longueur de la
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- SYSTÈMES DÉRIVÉS DU MORSE.
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- bande; pendant ce temps, l’autre plume, T, abandonnée, s’abaisse^ Aussitôt l’émission terminée, l’armature revient à sa position initiale et les deux plumes également. Un courant négatif produit l’effet inverse: c’est la plume, o T, qui s’élève et imprime un trait.
- Appareil Hérodote. — Le
- manipulateur Hérodote est analogue à celui qui vient d’être décrit. Le récepteur comporte deux électro-aimants, l’un ordinaire, E (fig. 24), l’autre polarisé, E', orienté pour fonctionner seulement sous l’action du courant négatif; quatre molettes encrées, m, tournent au-dessus de la bande.
- Lorsqu’on reçoit un courant positif, Pélectro-aimant ordinaire, E, est seul actionné ; son couteau, Z, applique le papier sur la première des quatre molettes;-un petit ressort, J, maintient la bande du côté arrière, et l’empêche de toucher les trois autres : on im-
- Fig. 23. — Plumes Estienne.',
- prime alors un point. Si, au contraire, on reçoit un courant négatif, les deux électro-aimants fonctionnent simultanément ; les deux couteaux, l et V soulèvent la bande, et l’on obtient quatre points juxtaposés qui représentent un trait.
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- APPAREILS POUR LIGNES SOUS-MARINES
- Appareil à miroir, de Thomson. — Le manipulateur (fig. 25) consiste en deux touches, élastiques reliées, l’une à la ligne, l’autre à la terre ; le pôle négatif de la batterie communique
- Fig. 25. — Manipulateur de Thomson.
- avec la butée supérieure des deux touches, le pôle positif avec la butée de travail ; dans la position de repos, le câble et le pôle négatif de la pile sont à la terre ;. si l’on abaisse, par exemple, la touche de gauche, on met le pôle positif à la ligne et, le négatif
- restant à la terre par la touche de droite, on envoie un courant positif ; l’abaissement de la touche de droite provoque l’envoi d’un courant négatif.
- Le récepteur est constitué par un galvanomètre dont l’enroulement agit sur un système d’aiguilles aimantées collé derrière un petit miroir suspendu à l’aide d’un fil de cocon ; un aimant directeur, demi-circulaire, placé à l’extérieur et qu’on peut faire pivoter autour de son point milieu, ramène l’équipage dans le plan qu’on' désire lorsque l’appareil n’est parcouru par aucun courant (fig. 26). On dirige sur le miroir le rayon lumineux d’une lampe, munie d’un obturateur avec verres convergents ; ce rayon, réfléchi sur une règle graduée, se trouve dévié à
- Fig. 26. — Récepteur à miroir, de Thomson.
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- SYSTÈMES DÉRIVÉS DU MORSE.
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- droite ou à gauche du zéro de la règle, suivant le sens des courants reçusses déviations d’un côté correspondent aux points de l’alphabet Morse, celles de l’autre aux traits.
- L’enroulement comprend deux circuits distincts, reliés à quatre bornes placées sur le socle : on peut ainsi les grouper en série, en parallèle ou en différentiel.
- Enregistreur, dit « siphon recorder ».— L’enregistreur a siphon, qu’on désigne couramment sous son nom anglais de siphon recorder, n’est qu’une application du galvanomètre à cadre mobile, bien connu, de Thomson, qui est décrit en détail dans un autre ouvrage de la même collection (J ). Ici, le cadre est formé d’une bobine de faibles dimensions, mobile dans le champ
- Fig. 27. — Bande de réception «recorder».
- d’un aimant très puissant, et qui, par son mouvement, détermine les déplacements d’un siphon capillaire, extrêmement léger. La bobine est suspendue par un système bifilaire (V. fig. 29) qu’on peut brider plus ou moins, de manière que la période d’oscillation double de l’ensemble ait une durée sensiblement plus courte que celle qui correspond à une émission de courant (cette constante varie, suivant la longueur des câbles, entre 1/5 et 1/15 de seconde). L’appareil, ainsi monté, est d’une très grande sensibilité : un courant de 50 à 60 microampères suffit pour dévier l’extrémité du siphon de 2 à 3 millimètres. Le siphon puise de l’encre dans un récipient fixe et la dépose, par sa pointe, sur une bande de papier se déroulant d’un mouvement continu. Lorsque la bobine n’est Parcourue par aucun courant, la trace laissée sur la bande est sensiblement droite et occupe- la médiane ; quand des courants Parviennent de la ligne, les déviations de la bobine, dans un sens
- (1) Méthodes et appareils de mesures et compteurs électriques, par MM. Chaumat
- Lange. 2 vol. Encyclopédie Baillière, en préparation»
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- ou dans l’autre, déterminent un tracé sinueux dont les sommets correspondent aux points ou aux traits, suivant qu’ils sont d’un côté ou de l’autre de la médiane (fig. 27).
- Le mouvement du cadre est rendu apériodique, suivant le principe connu, par les courants induits dans la bobine, par son déplacement dans le champ magnétique, et qui se ferment sur une résistance réglable, placée en shunt aux bornes du cadre ; l’amortissement doit être juste suffisant pour éviter les oscillations propres de l’équipage ; on atteint ce résultat; soit par, le réglage du shunt, soit en rapprochant ou en éloignant de la bobine les plaques polaires de l’aimant, qu’on manœuvre, àcet’effet, à l’aide de vis micrométriq ues. Cette dernière manœuvre permet également de faire varier, dans des limites assez étendues, la sensibilité de l’appareil.
- Afin de laisser à la bobine toute sa mobilité, il est nécessaire que l’extrémité du siphon ne vienne pas frotter contre la bande de papier. Dans le système de Thomson, le crachement de l’encre est obtenu en l’électrisant à un haut potentiel par rapport au papier, qui se déroule sur une tablette métallique et est rendu conducteur à l’aide d’une dissolution étendue d’azotate de potasse. Cette électrisation est produite par une machine électro-statique, ou moulinet électrique, servant, en même temps, pour l’entraînement de la bande.
- Il arrive parfois, notamment par les temps humides, que l’électrisation est difficile à entretenir, et que l’écoulement de l’encre devient irrégulier J aussi, dans les appareils de Muirhead et de Sullivan, a-t-on remplacé le moulinet électrique par un dispositif capable de communiquer au siphon un mouvement vibratoire, grâce auquel le crachement est également obtenu.
- Le vibrateur Cuttris consiste en un électro-aimant trembleur, E, (fig. 28) dont l’armature est solidaire d’un tube, t, contenant du mercure : en agissant sur le plongeur du réservoir, R, on élève plus ou moins le niveau du mercure, et on règle la fréquence des interruptions ; les courants, ainsi vibrés, parcourent' ensuite un électro-aimant, E', placé sous la tablette où se déroule la bande de papier, P ; d’autre part, on a collé à la gomme laque, à l’extrémité du siphon, S, un petit morceau de fer doux : l’action
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- SYSTEMES DÉRIVES DU MORSE.
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- de P électro-aimant produit ainsile mouvement vibratoire du siphon.
- Dans le vibrateur Ash, le tube de verre du vibrateur est remplacé par une tige, fixée à l’armature, et surlaquelle on peut déplacer deux petits curseurs : on règle ainsi, comme dans le précédent, le mouvement vibratoire de l’armature et, par suite, celui du siphon.
- On a encore simplifié ce dernier système en supprimant le second électro-aimant, E' : la tige du vibrateur est reliée,
- Fig. 28. — Vibrateur pour enregistreur à siphon.
- à l’aide d’un fil de cocon, à la branche descendante du siphon, qui se trouve ainsi mise directement en vibration, et le crachement a lieu dans les mêmes conditions. '
- L’enregistreur de Muirhead et celui de Sullivan, mentionnés plus haut, ne diffèrent du précédent que par des détails de construction; en particulier, dans l’un comme dans l’autre, le siphon, uu lieu d’être monté sur la bobine même, est collé à une sellette, supportée par un fil de cuivre très fin et bien tendu ; cette sellette est commandée par deux fils de cocon, attachés d’autre part à des oreilles que porte le cadre : il en résulte une amplification des déviations de ce dernier et, par suite, la possibilité d’enregistrer des courants plus faibles qu’avec le Thomson ; aussi les préfère-t-on à ce dernier sur les longs câbles.
- L’ondulateur Lauritzen, qu’on emploie avec l’appareil Wheat-stone, est un enregistreur dans lequel le siphon est commandé par un électro-aimant ; il n’est pas assez sensible pour fonctionner sur Ies câbles sous-marins de quelque longueur, et n’est mentionné ici que pour mémoire ; il est décrit avec les appareils auxquels il est associé (V. p. 233).
- Montoriol. — Télégraphié.
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- Enregistreur à siphon, de Carpentier. — L’enregistreur à siphon de Carpentier est une modification de celui de Thomson; il est destiné à fonctionner sur des câbles de longueur relativement peu importante, tels que ceux qui relient la France à l’Algérie et à la Tunisie.
- La bobine réceptrice, B (fig. 29), est formée d’un fil de cuivre recouvert de soie formant deux circuits de 250 ohms chacun, et dont les spires, collées à la gomme laque, forment un cadre rigide. Ce cadre, suspendu à un fil de cocon, /, passant sur une poulie, P, est placé dans un champ magnétique puissant, constitué par un fort aimant permanent. Le cadre de la bobine, B, entoure un cylindre creux, en fer doux, C, qui concentre les lignes de force et augmente ainsi l’intensité du champ dans lequel se déplace la bobine ; celle-ci oscille dans un sens ou dans l’autre, suivant la direction du courant reçu. Le cadre porte un petit index en aluminium, i (fig. 30), percé de trous et terminé à l’avant par une sorte de fourche : on introduit dans l’un des trous la branche verticale du siphon, s, qui vient plonger dans un encrier, e, monté sur une glissière, c, et contenant une dissolution de bleu d’aniline ; la partie horizontale du siphon est engagée dans la fourche de l’appendice et fixée par un peu de cire vierge ; la partie oblique vient affleurer la bande, entraînée par un mouvement d’horlogerie indépendant, et pressée par deux ressorts-lames sur une tablette métallique,
- Afin de réduire au minimum le frottement du siphon sur la bande, la tablette est montée sur une sorte de potence qu’on,peut, à l’aide d’une vis à bouton moleté, faire pivoter autour d’un axe, ce qui permet de régler le parallélisme entre le plan de la bande et celui dans lequel se déplace l’extrémité du siphon ; en outre, cette potence est montée sur un chariot, que deux autres vis à bouton sont susceptibles de déplacer, l’une verticalement, l’autre horizontalement : on peut ainsi présenter la tablette dans les meilleures conditions, suivant la longueur et.la courbure du siphon.
- Le fil de cocon qui soutient le cadre est accroché à celui-ci par ses deux extrémités ; il passe sur une petite poulie, P (fig. 29), soutenue elle-même par une tige filetée, Y, qu’on peut monter
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- SYSTÈMES DÉRIVÉS DU MORSE.
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- ou descendre à volonté ; deux fils transversaux, /', s’enroulant autour de deux vis, permettent d’écarter à volonté les fils de suspension pour régler le couple de torsion agissant sur la bobine ; un autre fil de cocon, /", est accroché à la partie inférieure du cadre,
- Fig. 29 et 30. — Enregistreur à siphon, de Carpentier.
- et peut être tendu par un ressort, R, fixé d’autre part à un bouton à vis : on règle ainsi la position de la bobine par rapport aux branches de l’aimant, et aussi l’azimut dans lequel la bobine doit revenir après chaque oscillation.
- Les extrémités des deux circuits de la bobine sont raccordées à quatre bornes, respectivement E et E', S et S' pour les sorties : 0n peut ainsi les grouper à volonté.
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- Montage d’un poste « recorder ». — La figure31 donne le schéma d’un poste desservi au siphon enregistreur : un commutateurs à trois plots sert à prendre la position de transmission ou
- celle de réception ; pour transmettre, on place une fiche sur les plots 2 et 3 ; les courants émis par le manipulateur, M, vont tout d’abord charger le condensateur, G, dont
- la seconde face est reliée au câble ; une faible fraction de ces courants est dérivée au point T,
- JL parcourt la bobine du siphon, S, et se rend à la
- Fig. 31. _ Montage d’un poste .recorder,. " terre Par la' borne T et
- une résistance assez éle-
- vée R' ; on obtient ainsi le contrôle de la transmission au départ ; un rhéostat, R, placé entre T et T' et réglable par échelons de 500 ohms, forme un premier shunt à la bobine, S; enfin, une troisième dérivation, prise au plot principal du commutateur, est envoyée à la terre pa.r T", R", T' et R', et constitue un second shunt ; la résistance R", .variable par fractions de 10 ohms, est calculée de manière à régler tout à la fois le potentiel amené au condensateur et l’intensité qui circule dans le siphon au départ.
- Pour recevoir, on enlève les fiches 2 et 3 et on en place une en 1 ; les courants, venant du condensateur, traversent la bobine, S, et le premier shunt, R (le second shunt se trouve éliminé dans cette nouvelle position) ; ils se rendent en T'et, de là, à la terre par la fiche 1. ,
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- CHAPITRE V
- APPAREILS IMPRIMEURS ' /
- L’idée de traduire automatiquement les signaux en caractères typographiques s’était fait jour au début même de la télégraphie électrique et, dès 1840, Wheatstone avait installé son système lrnprimeur sur diverses lignes de chemins de fer anglais.
- Il serait malheureusement trop long d’examiner les mille systèmes qui se sont succédé; il suffira d’indiquer les principes généraux sur lesquels ils sont basés, avant d’entreprendre la description de ceux en service à l’heure actuelle.
- Dans tous les systèmes imprimeurs, on retrouve un disque métallique ou roue des types, sur le pourtour duquel sont gravés en relief les caractères qu’on désire pouvoir transmettre. La roue des types les présente successivement à une bande de Papier : lorsque celui qu’on veut imprimer se trouve dans la position convenable, un mécanisme spécial provoque le déplacement du papier et sa projection contre la roue des types; le caractère laisse son empreinte sur la bande, puis un autre mécanisme la fait avancer d’une quantité suffisante pour laisser place a la lettre suivante.
- Si l’on considère le mode d’entrainement de la roue des types, tes appareils imprimeurs peuvent se classer en deux catégories générales :
- 1° Les appareils à échappement ;
- 2° Les appareils à mouvements synchroniques, dont le type est l’appareil Hughes.
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- APPAREILS IMPRIMEURS A ÉCHAPPEMENT
- Les premiers appareils imprimeurs à échappement sont tous des récepteurs à cadran, dans lesquels la roue des types prend la place de l’aiguille indicatrice : la progression de la roue a lieu sous l’action des émissions et des interruptions de courant produites par le manipulateur à cadran ordinaire, et l’on amène ainsi en face de la bande la lettre à imprimer. Les divers systèmes se distinguent par le moyen employé, à ce moment, pour projeter la bande contre la roue des types et effectuer ensuite la progression du papier.
- Ces appareils, quel qu’en soit le système, ont un défaut commun : le grand nombre d’émissions qu’on doit envoyer sur la ligne pour présenter à la bande les différentes lettres à imprimer et le faible rendement qui en résulte ; aussi ne sont-ils plus employés dans les exploitations d’État. Par contre, grâce à leur peu de complication mécanique et à la simplicité de leur manipulation, ils peuvent être installés chez les particuliers, soit pour correspondre entre eux, soit pour recevoir d’une agence les cours de bourse, les nouvelles politiques ou financières, etc. Les appareils construits dans ce but offrent même cet avantage appréciable de ne pas nécessiter, pour la réception, la présence d’un opérateur quelconque : les télégrammes sont reçus sans appels et sans réglages préalables, et s’impriment automatiquement, même en l’absence du destinataire.
- Téléscripteur de Siemens et Halske. — Le transmetteur et le récepteur sont réunis sur le même socle ; le premier consiste en un clavier de 28 touches (fig. 32), disposées comme celles d’une machine à écrire ; l’organe récepteur est placé à l’arrière ; il comprend le mécanisme à échappement pour l’entraînement de la roue des types et le système imprimeur ; le tout est mis en action par un jeu d’engrenages, mû lui-même par un ressort, avec cette particularité, toutefois, que le remontâge du ressort s’opère automatiquement, à l’aide d’un petit moteur électrique, M (fig. 33), alimenté par les batteries de ligne, B' ; un interrupteur, I, placé entre le pôle négatif et le moteur, coupe automatiquement
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- APPAREILS IMPRIMEURS.
- le circuit dès que le ressort du barillet est suffisamment tendu.
- Les roues des types des deux postes sont mises en mouvement et maintenues d’accord de la façon suivante : soit deux postes semblables, A et B, dont l’un, A, est dans la position de transmission et l’autre dans celle de réception. Un petit distributeur, D* est disposé pour envoyer sur la ligne les courants nécessaires pour le mouvement ; il est constitué par deux couronnes métalliques
- Fig. 32. — Téléscripteur.
- dentées, placées de telle sorte que les dents de l’une s’emboîtent dans celles de l’autre ; l’une de ces couronnes est reliée au pôle Positif de la batterie, B', l’autre au pôle négatif ; le milieu de la batterie est à la terre. Concentriquement à ce distributeur est ïftonté un balai, b, susceptible de tourner dans des conditions qui seront indiquées plus loin. Lorsque le balai est mis en mouvement, d recueille, en passant successivement sur les contacts de l’une ot de l’autre couronne, des courants, tantôt positifs, tantôt négatifs, qui traversent un relais polarisé, R, puis se rendent sur la ligne ; à l’autre extrémité, ils arrivent dans un relais semblable ot vont se perdre à la terre.
- Dans l’un et dans l’autre poste, le relais, R, est actionné, son
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- armature se déplace et vient s’appuyer alternativement sur ses butoirs de droite et de gauche, reliés respectivement aux pôles négatif et positif de la batterie, B'. Des courants alternés sont ainsi renvoyés dans un électro-aimant polarisé, E, ou électro d’échappement, et dans un électro-aimant non polarisé ou électro-aimant
- Fig. 33. — Téléscripteur (schéma).
- imprimeur, I. Le premier fonctionne et permet à la roue des types, montée sur l’axe d’échappement, d’avancer par bonds successifs ; au contraire, l’électro-aimant imprimeur, I, dont l’inertie magnétique est assez grande, reste insensible à ces courants alternés et très courts, et n’obéira que lorsqu’on lui enverra un courant d’une assez longue durée, comme on va le voir plus loin. 1
- Le manipulateur fonctionne de la façon suivante : chacune des
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- touches du clavier commande un levier, L (fig. 34), qui, à son tour, peut entraîner une tige en acier, ou goujon, G ; les 28 goujons sont rangés contre la paroi intérieure d’une boîte cylindrique. Concentriquement à la boîte à goujons tourne un chariot, C, dont 1 axe, A, entraîne également le balai, b, du distributeur, D (V. aussi fig. 33). Si l’appareil est mis en mouvement, le chariot passe au-dessus des divers goujons en même temps que le balai passe sur chacun des contacts et envoie les courants alternés qui, dans les deux postes correspondants, actionnent l’échappement et entretiennent ce mouvement ; mais, si l’on a abaissé une touche du clavier, le goujon qui lui correspond vient se placer sur le Passage du chariot : lorsqu’à lieu la rencontre, le chariot est calé et, avec lui, tout le mouvement d’horlogerie ; le balai reste sur le contact où il se trouve à ce moment et Fig. 34. — Téléscripteur. Dispositif de transmission
- un courant prolongé
- est ainsi émis; l’électro-aimant imprimeur, I (fig.33),a alorsletemp^ de fonctionner, le système imprimeur est déclanché et le papier est projeté contre la roue des types ; si les roues ont été repérées au préalable, dans les conditions qui vont être indiquées, c’est précisément la lettre qui correspond à la touche abaissée au départ fini se trouve imprimée à l’arrivée. L’opérateur abandonne alors lo touche et libère ainsi le chariot ; grâce à une liaison élastique, établie par l’intermédiaire d’un ressort, R, entre le chariot et le balai, celui-ci est poussé légèrement en avant et peut atteindre le contact suivant; l’échappement fonctionne, et le mouvement reprend jusqu’à nouvelle rencontre du chariot et d’un goujon soulevé.
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- Lorsqu’on interrompt la transmission, les appareils s’arrêtent d’eux-mêmes après quelques révolutions faites à vide ; une came fait basculer un commutateur, qui place les connexions dans la position de réception : à ce moment, la roue des types présente à la bande l’espacement « blanc des lettres ».
- Celui des deux postes qui reprend la transmission appuie tout d’abord sur sa touche « blanc des lettres » ; ce mouvement a pour effet de faire basculer en sens inverse le commutateur mentionné plus haqt et de grouper les connexions de son appareil pour la transmission ; les émissions successives font tourner les roues des types des deux postes et, comme elles sont parties simultanément de la division « blanc des lettres », elles se trouvent nécessairement d’accord en chaque point de leur course.
- La roue des types se compose, en réalité, de deux disques accolés, dont l’un porte les lettres et l’autre les chiffres et les signes de ponctuation ; le manchon claveté qui la supporte lui permet de glisser longitudinalement sur son axe et de présenter ainsi à la bande, soit la série des lettres, soit celle des chiffres ; si, après avoir imprimé des lettres on reçoit le signal « blanc des chiffres », le manchon de la roue des types présente au levier imprimeur, au moment du déclanchement, un cliquet qui, se trouvant déplacé, libère la roue; celle-ci obéissant alors à un ressort, glisse sur son axe et la série des chiffres se présente en face de la bande. Lorsqu’ensuite on fair l’espacement à l’aide de la touche « blanc des lettres », le levier imprimeur rencontre une came qui replace le manchon et la roue des types dans leur position primitive.
- APPAREIL HUGHES
- Dans les appareils à mouvements synchroniques, les roues des types correspondantes tournent librement à la même vitesse, et se trouvent toujours dans des positions identiques l’une par rapport à l’autre ; pour imprimer une lettre, le courant qui actionne l’armature de l’électro-aimant doit donc se manifester au moment précis où cette lettre passe devant la bande.
- Toutefois, dans les premiers appareils, le mouvement n’était pas continu : les roues des types tournaient seulement d’un certain
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- ^ngle pour présenter le caractère à la bande, puis elles s’arrêtaient pendant que l’impression s’effectuait ; l’arrêt ainsi produit à chaque impression empêchait les écarts de s’accumuler et de créer un désaccord.
- Principe de l’appareil Hughes. — Abandonnant les procédés qyi, jusque-là, semblaient s’imposer et qui étaient la cause de la lenteur de la transmission, Hughes entreprit de réaliser l’impres-$ ion au vol : la roue des types, repérée au repos dans une position bien déterminée, est mise en marche par le premier courant émis
- Fig. 35. —• Principe de l’appareil Hughes.
- et ne s’arrête ensuite que lorsque la transmission est terminée, ffuelle que soit sa durée.
- Le principe de l’appareil Hughes peut se résumer ainsi : 28 goujons en acier sont rangés contre la paroi, intérieure d’une boîte cylindrique, By (fig. 35), et sont placés chacun sous la dépendance d’un levier, Z, commandé par l’une des 28 touches, H, du clavier. Au-dessus de la boîte tourne un chariot, C, animé d’un mouvement continu et isochrone. Si on presse sur une touche, le goujon; G, qu’elle commande, émerge de la boîte et vient se placer sur le passage du chariot, C ; lorsque celui-ci le rencontre, il bascule par-dessus ; un courant est envoyé sur la ligne pendant tout le temps que la lèvre du chariot reste en prise avec le goujon relié à la pile. Le moment de l’envoi du signal dépend donc de la place occupée dans la boîte par le goujon, c’est-à-dire de la touche abaissée. A l’autre bout de la ligne, une roue des types, Rt, tourne en synchronisme avec le chariot du poste transmetteur ; si, donc,
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- on a actionné la touché H, par’exemple, le courant émis arrive à l’appareil récepteur lorsque sa roue des types présente à la bande
- cette même lettre H1 : il suffît d’utiliser le mouvement de l’armature, A, de l’électro-aimant, E, pour déterminer la pro-jection de la bande, pp', contre la roue des types, FU : on imprime alors la lettre H. Toutes les lettres défi-
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- H, lant synchronique-
- ® ment devant la
- g bande en même
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- â temps que le cha-
- I riot de l’autre pos-
- s te passe au-dessus
- tb des divers goujons,
- ^ la différenciation
- des signaux a donc pour base le moment de l’envoi de chaque signal.
- L’identité de position, qui doit exister à chaque instant entre le, chariot du poste transmetteur et la roue des types du poste récepteur, est obtenue de la façon suivante :
- 1° Un régulateur assure à chaque appareil, pris isolément,
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- un isochronisme aussi parfait que possible ; lors de l’entrée en contact de deux postes, on donne aux deux régulateurs des vitesses identiques.
- 2° IJn système correcteur rectifie, à chaque impression, la position de la roue des types réceptrice, la pousse en avant si elle est en retard ou l’arrête momentanément si elle est en avance : c’est le rôle de la roue correctrice, placée derrière la roue des types, et sur laquelle agit la came correctrice.
- 3° Un dispositif de repérage fait partir les deux appareils simultanément d’un même point, lorsqu’on commence la transmission; ce point de repère est le « blanc des lettres » : un système de rappel au blanc permet d’immobiliser la roue des types dans la position où elle présente à la bande l’évidement « blanc des lettres », tandis que le reste de l’appareil continue à tourner ; le premier courant reçu détermine l’embrayage de la roue des types avec son axe ; or, comme ce courant est émis, à l’autre poste, par le soulèvement du goujon « blanc des lettres », l’accord se trouve établi et est ensuite maintenu par l’action de la came correctrice.
- Comme dans le système précédent, la roue des types de l’appareil Hughes comprend deux séries de caractères : lettres d’une part, chiffres et signes de ponctuation d’autre part ; un système d’inversion permet de la décaler de l’angle convenable pour présenter à la bande soit l’une, soit l’autre série ; le clavier de 28 touches permet donc de transmettre 52 caractères, plus deux « blancs. »
- La figure 36 donne une vue d’ensemble de l’appareil : derrière le clavier manipulateur, on aperçoit le système mécanique et, tout à fait à l’arrière, le régulateur ; sur le côté gauche se trouve l’électro-aimant récepteur.
- Manipulateur.
- Clavier. — Le clavier comprend 28 touches, dont 14 noires st 14 blanches ; chacune de ces touches, TB (fig. 37) peut pivoter sur une goupille métallique, g, portée elle-même par une plaque de fonte ou bâti ; à la partie antérieure de la touche, une autre goupille, s’engageant dans un trou pratiqué à cet effet dans le Lois, sert à guider le mouvement et à empêcher le ballottement
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- latéral, tout en laissant à la touche la liberté nécessaire. En avant de la goupille, une vis, V, est fixée dans l’épaisseur du bois ; la tête de cette vis est entaillée d’une fente dans laquelle s’engage l’extrémité d’un levier, LB, constitué par une lame de fer mobile autour d’un axe, O. L’axe est fixé sur le bâti en fonte ; le levier LB se trouve donc solidaire de la touche, dont il suit les mouvements d’abaissement et de relèvement.
- A l’état de repos, l’extrémité de gauche du levier LB se trouve-à une petite distance du pied du goujon qu’il est appelé à commander ; dès qu’on abaisse la touche TB, la partie antérieure du levier pivote autour de son axe, O : le bras postérieur se sou-
- Fig. 37. — Touches du manipulateur.
- lève et pousse devant lui le goujon en acier, G, dont la tête émerge de la boîte.
- Lorsqu’on cesse de presser sur la touche, le ressort antagoniste du goujon ramenant celui-ci à la position du repos, la touche se relève également.
- La figure 38 montre le clavier en dessous : la plaque de fonte se termine, à la partie postérieure, en queue demi-circulaire, entaillée d’un trou rond, dans lequel se place la boîte à goujons ; deux rangées de pivots supportent les leviers commandés par les touches r celle d’arrière, PN, correspond aux leviers des touches noires, celle d’avant, PB, à ceux des touches blanches ; la partie inférieure de la boîte à goujons est entaillée de fentes verticales, dans chacune desquelles est engagé un de ces leviers, ce qui interdit tout déplacement latéral et présente l’extrémité normalement au goujon qu’elle doit commander.
- Le bâti en fonte, portant le clavier, les leviers et la boîte à goujons, est fixé sous la table à l’aide de cinq écrous à oreilles,
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- dont les tiges passent dans, les trous lisses, E, et taraudent dans les plaques en laiton encastrées dans l’épaisseur de la table. A côté de chacun de ces écrous se trouve une vis, V, qui, elle, taraude dans le bâti en fonte et, lorsqu’on l’enfonce, vient buter contre la plaque en laiton dans laquelle se visse l’écrou. L’enfoncement de la vis règle donc celui de l’écrou et, lorsqu’on serre ce dernier,.
- Fig. 38. — Clavier vu en dessous.
- la vis se trouve bloquée également. Ce dispositif permet de régler minutieusement la position de la boîte à goujons, par rapportai! chariot : il importe, en effet, que celui-ci rencontre, dans les mêmes conditions, tous les goujons, et ceci n’a lieu que si la face supérieure, de la boîte est dans un plan parallèle au champ de rotation du chariot.
- Boîte à goujons. — La boîte à goujons est cylindrique; un épaulement permet de la fixer au moyen de trois vis, sur le bâti en fonte, PF, du clavier (V. fig. 40). La face supérieure de la
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- boîte est percée de vingt-huit fenêtres rectangulaires, par lesquelles peuvent émerger les têtes des goujons (fig. 39). La face interne du couvercle, entre le centre et les fenêtres et tout près de celles-ci, présente une couronne circulaire dont la partie opposée au centre est taillée en tronc de cône, n, tandis que celle qui regarde le centre est verticale (V. fig. 40). Cette couronne conique sert à guider le mouvement de bas en haut des goujons. La partie centrale du couvercle est entaillée d’une ouverture circulaire, dans laquelle s’engage l’extrémité supérieure d’un cylindre creux en laiton, E, fermé à sa partie inférieure. Ce tube est destiné à recevoir une
- crapaudine, C, montée sur un ressort à boudin, R, et qui doit servir de pivot inférieur à l’axe, D, du chariot.
- La boîte à goujons est fermée partiellement à la base par une couronne en laiton, percée de 28 'ouvertures, dans lesquelles se placen t les extrémités inférieures des goujons. Très près du bord central sont pratiqués des trous destinés à recevoir l’œilleton inférieur des ressorts antagonistes de ceux-ci, r.
- Les goujons sont constitués par des leviers en acier, rangés autour de la paroi antérieure de la boîte. La figure 40 en représente deux, G et G', diamétralement opposés. A l’état de repos, le pied du goujon se trouve à une petite distance de l’extrémité du levier, LB ou LN, qui doit le commander. Sa tête affleure la fenêtre du couvercle supérieur.
- Si, par suite de l’abaissement d’une touche, un levier vient à être soulevé, il pousse devant lui le pied du goujon qui lui correspond ; le goujon, dont la partie supérieure, à l’état de repos, est légèrement penchée vers le centre, se redresse vers la verticale, car son épaulement supérieur rencontre la partie conique de la coutonne en laiton, n ; l’épaulement glisse comme sur un plan incliné et la tête du goujon, au fur et à mesure qu’elle s’élève, se porte de plus en plus vers l’extérieur de la circonférence sur laquelle sont tracées les fenêtres. Le mouvement ascensionnel est
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- terminé lorsque l’épaulement rencontre la partie horizontale sur laquelle est suspendue la couronne conique, n. L’opérateur con-
- tirhiant à tenir la touche abaissée, c’est dans cette situation que goujon attend le passage du chariot.
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- Chariot. — L’axe du chariot, D, s’engage, à sa partie supérieure, dans une petite ouverture pratiquée dans un pont en laiton ; il reçoit le mouvement de celui de la roue des types par l’intermédiaire de deux roues d’angle, montées, l’une, RA, sur le premier axe, l’autre sur le second ; ces deux roues ont le même nombre de dents, de telle sorte que le chariot" a exactement la même vitesse angulaire que la roue des types.
- A sa partie inférieure, l’axe du chariot s’engage dans le petit godet en laiton, ou crapaudine, C (fig. 40).Sous l’action de son ressort, R, qui s’appuie sur le fond du cylindre creux, E, la crapaudine
- Fig. 41. — Chariot vu en dessus.
- Fig. 42. — Chariot vu en dessous.
- tend à se soulever, ce qui assure une bonne prise des dents des deux roues d’angle, tout en permettant une certaine marge dans le réglage de la hauteur et de la position de la boîte à goujons.
- Le chariot proprement dit est situé à la partie inférieure de l’axe. Il comprend deux parties distinctes :1a chape fixe,C (fig. 41 et 42), comprenant trois branches, B, B', B" et la chape mobile susceptible de pivoter entre deux vis, V et Y', traversant les branches B et B' de la chape fixe.
- La chape mobile se compose de deux branches en laiton, S et S', réunies, à leur extrémité opposée aux vis-pivots, par une partie également en laiton, courbée concentriquement à l’axe. Au point milieu, u (fig. 41), de cette partie courbée, est fixé, à l’aide d’une vis, un petit doigt, sous lequel s’engage l’extrémité d’un ressort-, lame, y ; ce ressort fixé lui-même par une vis sur la branche du milieu, B", de la chape fixe, tend à soulever le doigt en laiton, etr avec lui, la chape mobile.
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- Sous la partie courbe de la chape mobile, est encastrée une pièce en acier, l (fîg. 40 et 42) appelée lèvre du chariot. C’est par cette pièce que se fera la rencontre du chariot et du goujon soulevé. Pour faciliter cette rencontre, la partie de gauche, qui se trouve à l’avant, est taillée en biseau ; l’extrémité opposée est arrondie.
- Sous la chape fixe et derrière la lèvre, est placée une autre pièce en acier, appelée patin, ou plaque de sûreté, P, destinée à maintenir la tête du goujon, lors de sa rencontre avec la lèvre du chariot. Du côté opposé au centre, elle comprend trois parties, au point de vue de la forme : la première, à l’avant, est rectiligne, on l’ap-Pelle la partie prenante ; les deux autres, dont le nom indique suffisamment la courbure, sont : la partie concentrique et la partie excentrique. Afin de rendre moins brutale la rencontre de la partie prenante et du goujon, la plaque de sûreté, montée sur la chape fixe par deux vis, J et K (fîg. 42), peut pivoter légèrement sur la première, grâce à l’allongement du trou dans laquel passe la se-c°nde ; un ressort, z, en acier, encastré dans une fente pratiquée Sur la branche B" de la chape fixe, appuie sur un évidement de l’extrémité de la plaque, et tend à rejeter celle-ci aussi loin que le Permet l’allongement du trou K ; il se produit un léger recul au Moment où la partie prenante rencontre le goujon, mais la plaque de sûreté a repris la position primitive lorsque le goujon est éteint par la lèvre du chariot.
- La branche S de la chape mobile se prolonge au delà de la vis-Pivot, V, en un second bras de levier terminé par une goupille en acier, g ; sous l’action du petit ressort, y, qui soulève le côté où Se trouve la lèvre, le bras postérieur tend à appuyer sa goupille Sur le rebord inférieur du manchon, i (fîg. 40), monté à frottement !rès doux sur l’axe du chariot.
- Le rebord, i, du manchon est soutenu par une goupille, e', fixée a l’extrémité de droite d’un levier, LL', appelé levier de transmis-Sl°n, mobile autour d’un axe situé en O, et maintenu dans la posi-L°n de repos par un ressort, S, qui s’appuie sur la face supérieure de sa branche de gauche, L' ; celle-ci est prolongée par une lame flexible en acier, v. Ce levier constitue le manipulateur proprement dit ; son axe est en communication avec la ligne ; à l’état de rePos, il s’appuie sur une vis, B, reliée à l’électro-aimant récepteur ;
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- lorsqu’il est actionné, il quitte cette vis pour venir prendre contact avec une autre, B1, en relation avec la pile. Les deux vis ont leur extrémité garnie d’argent, comme les deux faces du levier, et sont montées chacune sur une petite plaque en laiton ; enfin, les deux plaques en laiton sont isolées l’une de l’autre par l’équerre en «bonite sur laquelle elles sont montées.
- Fonctionnement du manipulateur. — Lorsqu’une touche •est abaissée, la vis V (fig. 40) transmet le mouvement au levier LB, qui pivote autour du point OB ; la branche d’avant s’abaissant, l’autre se relève et pousse devant elle le pied du goujon G ; l’épaulement de celui-ci rencontre la partie conique, n, du couvercle de la boîte et sa tête sort de la fenêtre en s’éloignant du centre de rotation. Bientôt, la partie prenante de la plaque de sûreté se glisse derrière sa tête, la partie concentrique l’emprisonne et l’empêche de se dérober à la rencontre de la lèvre ; celle-ci, pour continuer sa route, grimpe sur l’obstacle que lui oppose le goujon : la chape mobile bascule, l’autre bras s’abaisse et sa goupille entraîne avec elle le manchon, i, enfilé sur l’axe, D, du chariot ; le manchon, à son tour, oblige la goupille du levier de transmission, à suivre son mouvement, la branche L s’abaisse donc pendant que l’autre se soulève ; l’extrémité, v, quittant la vis inférieure, vient s’appuyer sur la vis supérieure : un courant de la pile, reliée à cette dernière, est donc envoyé sur la ligne tant que la lèvre reste en prise avec le goujon soulevé.
- Lorsque toute la longueur de la lèvre a franchi la tête du goujon, le ressort, S, ramène la lame, ç, au contact de la vis, B ; la branche L, en se relevant, entraîne avec elle le manchon, i, qui, à son tour, ramène la chape mobile du chariot à sa position primitive. Pendant ce temps, la partie excentrique de la plaque de sûreté, appelée aussi chasse-goujon, pousse le goujon en dehors du champ 'de rotation de la lèvre, permettant ainsi un enfoncement complémentaire de la touche, mouvement qui avertit l’opérateur du moment où, l’émission étant terminée, il doit laisser la touche se relever : dès que cesse la pression, le goujon, sous l’action de son ressort à boudin, r, rentre dans la boîte, et la touche, par l’intermédiaire de son levier, revient à la position de repos.
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- Rôle du patin ou plaque de sûreté. —La plaque de sûreté joue un rôle très important dans l’émission de courant provoquée Par la rencontre de la lèvre et d’un goujon : elle assure cette rencontre dans des conditions toujours identiques, précise le moment de l’émission et pare aux défauts de manipulation susceptibles d’altérer les signaux.
- Un agent insuffisamment exercé Peut :
- «. Appuyer trop tard, alors que la lèvre a déjà dépassé d’une certaine quantité la fenêtre du goujon ;
- b. Relever la touche trop tôt, c’est-à-dire avant que la lèvre ait entièrement franchi la tête du goujon ;
- c. Relever trop tard et permettre à la lèvre, au tour sui-vant, de rencontrer une seconde fois le goujon.
- *er cas : La touche est abais-sée trop tard. — S’il était Possible que le goujon, actionné tr°P tardivement, pût soulever fa lèvre alors que la partie d’a-vant a déjà dépassé la fenêtre, le Moment de l’émission serait alté-re et le courant émis raccourci Proportionnellement au retard.
- Uans ces conditions, si le courant, ainsi écourté, était encore capable d’actionner l’armature du Poste correspondant, le déplacement se produirait trop tard, il y aurait des chances pour que la lettre suivante fût imprimée : °u bien encore le courant, trop court, serait impuissant à opérer
- déplacement de l’armature du récepteur et l’émission ne serait Pas enregistrée. Dans un cas comme dans l’autre, la correspon-
- du:
- e
- Fig. 43.
- La touche est abaissée trop tard.
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- dance serait tronquée : il est donc préférable que, si l’envoi du courant ne peut être fait au moment voulu, il n’ait pas lieu du tout. La plaque de sûreté obstrue, en effet, les fenêtres au-dessus desquelles se trouve la lèvre (et même, par sa partie prenante, les deux placées immédiatement avant) ; si, donc, l’opérateur n’appuie
- Fig. 44. — Émission. Fig. 45. — La touche est
- abandonnée trop tôt.
- pas assez tôt sur la touche (fig. 43), la tête du goujon vient buter co ntre la plaque de sûreté : la touche ne peut s’enfoncer et l’opé] rat eur est averti qu’il doit attendre le tour suivant pour provoquer l’émission, qu’il a préparée trop tardivement. La seconde partie de la figure 43 représente, vus de dessus, la plaque de sûreté, la lèvre du chariot et le goujon; la partie inférieure montre les mêmes,
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- VUS de l’extérieur de la courbe. Le sens de la rotation du chariot m celui des aiguilles d’une montre.
- 2e cas ; La touche est abandonnée trop tôt. — Si l’abandon prématuré de la touche pouvait permettre au goujon de rentrer
- Fig. 46. — Emission terminée. Fig. 47. — Chasse-goujon.
- dans la boîte, la lèvre retomberait aussitôt, de même que le levier de transmission : l’émission serait écourtée et le courant reçu par le correspondant pourrait être insuffisant pour que le signal fût enregistré. Ce défaut ne se produira pas, car la partie concentrique de la plaque de sûreté emprisonne à ce moment la tête du goujon. Les figures 44 et 45 montrent le goujon en prise avec la lèvre, Z,
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- tandis que la partie concentrique, P, le cale par derrière ; l’opérateur continuant à presser sur la touche, l’épaulement, e, du goujon s’appuie sur le rebord inférieur de la fenêtre (fig. 44).
- Si la touche est, à ce moment, abandonnée, le goujon s’abaisse d’une petite quantité, mais est arrêté sur le bord de la fenêtre (fig. 45) et ne peut descendre plus bas, la plaque de sûreté obstruant le passage. Ce léger affaissement a seulement pour effet de diminuer la pression de la lame flexible, v (fig. 40, p. 49) du levier de transmission sur la vis où elle prend la pile, mais cette vis est réglée de telle sorte que la pression soit encore suffisante pour assurer la continuation de l’émission.
- 3e cas : La touche est relevée trop tard. — Lorsque la jèvre abandonne la tête du goujon, la partie extrême de la plaque de sûreté, appeléè chasse-goujon, la rejette vers l’extérieur. L’épau-lement, e, glisse horizontalement (fig. 46). Si la touche est déjà abandonnée, le goujon est rappelé par son ressort aussitôt que la partie extrême de la plaque de sûreté l’a dépassé. Si, au contraire, à ce moment, on appuie encore sur la touche, cette pression fait sortir complètement l’épaulement, qui vient affleurer le bord supérieur de la fenêtre (fig. 47). L’enfoncement complémentaire, que permet à la touche ce nouveau mouvement ascensionnel du goujon, indique à l’opérateur qu’il doit cesser d’appuyer, pour permettre au goujon de rentrer dans la boîte. Si cet avertissement n’était pas compris, le goujon, ainsi chassé vers l’extérieur, serait,, au tour suivant, hors d’atteinte et la lèvre ne pourrait le rencontrer une seconde fois.
- Il en résulte que, lorsqu’on veut transmettre deux fois de suite la même lettre, on doit, après l’envoi de la première, abandonner a touche, puis l’abaisser de nouveau, comme s’il s’agissait d’une autre non encore actionnée.
- Électro-aimant
- Avantages de l’électro-aimant polarisé. — L’électro-mant de l’appareil Hughes doit être , à la fois, robuste et sensible Il doit être robuste parce que son armature accomplit, en se
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- déplaçant, un travail mécanique assez considérable : la mise en marche d’un système de déclanchement, qui détermine l’impression d’une lettre. Or, dans un électro-aimant ordinaire, toute la force nécessaire au travail qu’on demande à l’armature doit être fournie par l’action magnétique du noyau sur celle-ci ; lorsque, pour une cause quelconque, le courant reçu a peu d’intensité, °n se trouve dans l’obligation de réduire ce travail par un réglage approprié : diminution de sa course par le rapprochement des butoirs, affaiblissement du ressort antagoniste, etc. Dans tous les cas, plus on exigera d’une armature un travail appréciable, plus ic courant qui agira sur celle-ci devra être intense. En d’autres termes, demander à un électro-aimant ordinaire d’être énergique, c’est renoncer à ce qu’il soit sensible.
- Or, la sensibilité, c’est-à-dire la possibilité de fonctionner sous l’action de courants faibles, est une qualité essentielle, pour un électro-aimant qui doit différencier les signaux Par le moment de leur apparition: il convient donc d’examiner quelle répercussion auront les influences extérieures sur deux électro-aimants de sensibilités différentes : soient oi et oi' les intensités nécessaires au fonctionnement de chacun d’eux (fig. 48); si le courant croît, à l’arrivée, suivant la courbe ox, le premier fonctionnera au bout d’un 'temps ott, le second après un temps plus long, o\ ; ce retard ne présenterait pas d’inconvénient si, pour toutes les émissions, l’intensité s’accroissait suivant ox ; mais si l’émission suivante trouve la ligne dans un état électrique différent et si la nouvelle courbe peut être représentée approximativement par ox', les deux électro-aimants seront actionnés, respectivement, au bout des temps otz et otA : le retard occasionné par la modification de la courbe sera pour le premier et t2t4 pour le second, celui-ci beaucoup plus grand : une même variation dans l’accroissement de l’intensité aura donc, sur le moment du fonctionnement de l’armature, une répercussion d’autant plus grande que l’électro-
- Fig. 48.
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- aimant sera moins sensible, c’est-à-dire fonctionnera dans une période plus voisine de l’état stable.
- La réunion de ces deux qualités indispensables, robustesse et sensibilité, qu’il eût été impossible de réaliser avec un électroaimant ordinaire, Hughes l’a obtenue avec son électro-aimant polarisé, dont le principe peut être résumé ainsi : un aimant permanent NS (fig. 49) porte, sur l’un de ses pôles, le nord, par exemple, le noyau en fer doux d’un électro-aimant ; sur le noyau est une armature en fer doux, mobile autour du point O et munie d’un ressort antagoniste, R : elle reste collée au noyau si l’action du ressort est inférieure à celle de l’aimantation. L’armature est donc, ici, soumise à la sollicitation de deux forces antagonistes : l’attraction magnétique, qui tend à la maintenir au contact du noyau et la tension du ressort, R, qui agit pour l’en arracher. Tendons progressivement le ressort, R, jusqu’au points où l’arrachement a lieu, puis revenons légèrement en arrière : l’armature, ramenée au contact du noyau, y restera : mais, à ce moment, la force du ressort étant presque égale à celle de l’aimantation, il suffira d’un effort très minime pour déplacer l’armature.
- Le rôle du courant consiste à affaiblir l’aimantation du noyau, pour permettre au ressort d’arracher l’armature. Le courant parcourt les spires de la bobine dans une direction telle que, s’il agissait seul, il développerait un pôle sud à l’extrémité du noyau. Ce pôle sud temporaire vient donc en atténuation du pôle nord permanent, qui abandonne l’armature à l’action du ressort, R.
- L’armature est soulevée et vient buter contre un levier, L, chargé de mettre en marche le système imprimeur, pour la traduction du signal.
- Grâce à l’équilibre presque parfait de l’aimantation et de la tension du ressort, le courant de désaimantation peut être extrêmement faible ; malgré cela, l’armature est susceptible d’effectuer un travail appréciable, car, dès qu’elle est soustraite à l’action de l’aimant, elle agit avec toute la puissance de son ressort. Si l’on emploie pour polariser le noyau, un aimant suffisamment
- Fig. 49.
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- puissant, on pourra lui opposer un ressort d’autant plus énergique, tout en conservant la même sensibilité.
- Après chaque soulèvement, l’armature devra être ramenée mécaniquement au contact du noyau, le ressort tendant ici à l’en éloigner constamment.
- Aimant permanent. — L’aimant permanent est constitué par un faisceau de quatre plaques d’acier, A, en forme de fer à cheval, aimantées séparément et réunies .par leurs pôles de même n°m (fig. 50). Chacune des deux branches est coiffée d’une équerre en fer, ee', sur laquelle est emmanché le noyau.
- Une équerre en laiton, e", fixée sous la table de l’appareil sert a maintenir le faisceau Magnétique ; deux places en laiton sont Percées, chacune, d’un trou lisse, dans lequel passe la tige d’une Vls, Y, qui taraude dans l’équerre-support. Lorsqu’on bloque ces Vls> on serre le faisceau entre l’équerre et les plaques ; ce montage Permet de déplacer à volonté le faisceau, afin de donner à l’extrémité supérieure des noyaux la position qui convient, par rapport a l’armature qui, elle, est montée sur un support fixé à la table et doit occuper une position déterminée, en regard du levier de détente.
- Électro-aimant. — Les noyaux, montés sur les équerres ee', portent des joues en laiton, j et /', qui maintiennent le fil enroulé directement sur les noyaux (11 000 tours de fil de 17/100 de millimètre, représentant une résistance de 600 ohms par bobine, soit 1 200, au total ; self-induction, 30 henrys, environ).
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- A la partie supérieure, chaque noyau est terminé par une petite plaque en fer doux, pp', disposée horizontalement et dont l’extrémité libre est dirigée vers l’intérieur. Entre les joues et les plaques polaires, une petite plaque en laiton, percée de trous d’un diamètre exactement égal à celui des noyaux et dans lesquels ceux-ci sont engagés, solidarise ' les deux bobines, empêche tout écartement ou tout rapprochement et évite la déformation des pièces polaires.
- Armature.—L’axe, A, de l’armature (fig.51) est percé, à chacune de ses extrémités, d’un trou dans lequel s’engage le bout d’une vis-axe, V ; sur la partie L, est fixé un petit ressort en acier, r, destiné à amortir le choc de l’armature contre le levier de détente ; à cet effet, son extrémité libre est légèrement recourbée en forme de bec, et peut fléchir légèrement.
- Enfin, l’armature proprement dite, P, constitue un épanouissement du levier ; ses dimensions sont très réduites : elle peut juste s’appliquer sur les extrémités des plaques polaires, au contact desquelles elle doit rester tant que les bobines ne sont parcourues par aucun courant.
- Montage de l’armature.
- — Le support de l’armature consiste en deux consoles en laiton (fig. 52) réunies, à leur base, par une plaque de même métal, qui sert à les fixer sur la table. Sur la face verticale et arrière de l’axe de l’armature, sont fixés deux ressort-lames en acier, R et R', susceptibles d’être plus ou moins tendus à l’aide de deux vis, munies de contre-vis, u et
- Électro -aimant,
- Fig. 52.
- Fig. 51.
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- u'. La vis et la contre-vis d’avant sont munies de boutons mo-letés, qui permettent de les manoeuvrer à [la main ; ce sont celles qui serviront au réglage quotidien de l’électro-aimant ; les deux autres, situées à l’arrière et agissant sur le ressort, R, sont des vis ordinaires, pour la manœuvre desquelles le tournevis est indispensable.
- Électro-aimant Poëncin. — Le montage qui vient d’être décrit présente quelques inconvénients, notamment en ce qui concerne le réglage de l’armature par rapport aux noyaux ; ce réglage est rendu absolument stable par le montage Poëncin,
- 5=3°
- Fig. 53. — Électro-aimant à faisceau horizontal
- qui est le suivant : l’aimant permanent est placé horizontalement (fig. 53) : sur chaque pôle, une équerre en acier, E, est fixée au faisceau et supporte le noyau de l’une des bobines ; le chevalet de l’armature, S, est monté à cheval sur les deux équerres polaires, dont il est isolé par une petite plaque en ivoire, i. Le tout est fixé sur la table par un écrou à oreilles, 0, traversant celle-ci et venant tarauder, entre les deux branches du faisceau, dans une barre en laiton, L. v
- Fer doux mobile. — L’électro-aimant est, en outre, muni d’une petite pièce de fer doux, F (fig. 52 et 54), terminée à sa Partie antérieure par un bouton, B, qui permet de la déplacer sur
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- la table; l’extrémité opposée du bouton est plus large et terminée en un biseau allongé ; un petit pontet en laiton, fixé sur la table, guide les déplacements de la pièce. Le biseau est ainsi susceptible
- de glisser le long des extrémités des branches de l’aimant permanent. En enfonçant plus ou moins ce biseau, on diminue l’inten-
- Fig. 54. — Fer doux mobile.
- sité de l’aimantation à l’extrémité supérieure des noyaux, on peut ainsi régler l’armature au maximum de sensibilité, sans tendre exagérément les ressorts,
- Interrupteur automatique. — L’armature, en s’éloignant puis en revenant au contact des noyaux, fait varier le champ magnétique de l’aimant. Deux courants induits résultent de cette double variation et parcourent successivement le circuit des bobines ; par rapport au courant venant de la ligne, le premier est de sens inverse et le dernier de même sens.
- Le courant inverse ne pourrait pas altérer le signal qui l’a produit, car l’armature, une fois détachée des noyaux, est énergiquement éloignée de ceux-ci. Mais le courant direct affaiblirait les pôles au moment même où ceux-ci doivent posséder toute leur intensité pour la garder au contact. L’armature ne serait pas maintenue, ses ressorts la soulèveraient à nouveau et, comme le même phénomène se produirait à chaque rappel, on aurait une suite de déclanchements continus rendant toute correspondance impossible. On a remédié à cet inconvénient en plaçant, dans le circuit des bobines, un interrupteur susceptible de le rompre pendant que l’armature est soulevée, et ne le rétablir qu’après le rappel.
- Cet interrupteur est constitué par deux ressorts en acier, R et R' (fig. 55), dont l’un, R', est relié à la ligne et l’autre, R, à l’entrée des bobines ; la pièce d’ébonite, E, les isole l’un de l’autre» A l’état de repos, l’une des cames portées par l’axe imprimeur, A, la came correctrice, C, appuie sur un bout d’ébonite, E', porté par le ressort, R, et, faisant fléchir celui-ci, l’oblige à venir au contact de R' : la ligne se trouve ainsi reliée à l’électro-aimant
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- récepteur. Dès que l’armature est soulevée, l’arbre des cames se mettant en mouvement, la came correctrice quitte la pièce d’ébo-nite, E', et permet au ressort, R, de se redresser ; ce dernier se sépare du ressort R', et le circuit des bobines se trouve isolé de la ligne. Le rappel mécanique de l’armature ayant lieu, comme on le verra plus loin, avant le retour au repos de l’arbre des cames, le courant d’induction ne peut se produire et l’armature est retenue dès qu’elle arrive au contact des noyaux. La ligne se trouvant
- isolée des bobines pendant tout le temps que l’arbre des cames accomplit sa révolution, il a fallu assurer la décharge du conducteur en le mettant directement à la terre dès que l’armature est soulevée. Le support de celle-ci (fig. 52), est isolé du reste de l’appareil tant qu’elle est au repos; l’armature se trouve, au contraire, en communication avec le massif dès le soulèvement, en venant buter contre le levier de détente : on a donc relié le massif à la ligne et l’armature à la terre — ou inversement — de sorte qu’aussitôt que le courant a produit son effet, le surplus s’écoule a la terre, sans passer par l’électro-aimant.
- Fig. 55.
- Commutateur inverseur.—Le courant reçu de la ligne devant
- développer des polarités inverses de celles de l’aimant permanent, il importe de pouvoir recevoir aussi bien sous l’action de l’un que de l’autre des deux courants, positif ou négatif.
- Il a donc fallu intercaler,
- Fig. 56.
- entre la ligne et les bobines, un commutateur inverseur, constitué par un disque assez épais, en laiton, posé sur un socle en
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- ébonite et divisé en quatre quadrants (fig. 56) ; ceux-ci peuvent être réunis deux à deux par des fiches en laiton, filetées, qu’on visse dans des trous taraudés, A, B, G, D. Pour recevoir le courant positif, on place les fiches sur A et C : on relie ainsi la bobine de gauche à la ligne et celle de droite à la terre. Si le correspondant envoie le courant négatif, on met les fiches sur B et D : la bobine de gauche est à la terre et celle de droite à la ligne.
- Détente.
- Rôle de la détente. — Le système de détente a pour objet de déterminer la mise en marche d’un arbre des cames, qui, comme son nom l’indique, porte une série d’excentriques destinés, notamment, à produire l’impression des signaux et la progression du papier, en agissant sur des leviers disposés à cet effet. Cet arbre, à chaque soulèvement de l’armature, accomplit une révolution complète, puis revient à la position de repos.
- Levier de détente. —L’organe intermédiaire, entre l’armature de l’électro-aimant et le mécanisme imprimeur, est le levier
- Fig. 57. — Levier de détente.
- de détente. Il se compose de deux branches, J et J' (fig. 57), et est mobile autour d’un axe, A, situé à leur point de rencontre. Il est maintenu dans la position qu’indique la figure 57, par un res-
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- Sort-lame, R, qui agit sur un petit bras de levier, B, et tend à abaisser la branche J.
- La branche de gauche du levier de détente porte, à son extrémité, une vis, V, avec contre-vis ; à l’état de repos, l’extrémité inférieure de la vis se trouve à une petite distance de l’armature, mais sans la toucher.
- La branche de droite, J', se termine par une pièce appelée tête de levier de détente, comprise entre une surface courbe, b, ascendante de droite à gauche, une autre surface courbe, c, et une paroi verticale qui la rattache à la partie inférieure du levier ; à la partie supérieure de la courbe, b, se trouve une petite saillie ou épaule-ment, a.
- Sur la partie de droite de l’axe, A, se trouve un petit collier, d, dans lequel s’engage une tige, T, filetée à sa partie supérieure et munie d’une vis, v, avec contre-vis, v'. Cette dernière partie sert Pour le déclanchement automatique, destiné à donner mécaniquement le contrôle de la transmission, comme il sera indiqué Plus tard.
- Arbre des cames. — L’arbre des cames est placé au-dessous de la tête du levier de détente, perpendiculairement à celui-ci. Il est'situé sur le prolongement de l’axe du volant et est, à l’état
- Fig. 58. — Arbre des cames.
- fermai, immobile, tandis que l’axe du volant tourne d’un mouve-^nt continu : le système d’embrayage constitue une liaison temporaire, établie entre le premier et le second, au moment du sou-evement de l’armature, afin que l’arbre des cames fasse un tour eutier, puis reprenne aussitôt sa position de repos.
- L axe du volant, Av, reçoit le mouvement par un pignon (fig. 58);
- Montoriol. — Télégraphie. 5
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- il est supporté par un coussinet, H, fixé lui-même à la platine postérieure, par l’intermédiaire d’une équerre en laiton. En avant du coussinet, H, est montée une roue à rochet, Rr, dont les dents sont tournées du côté du mouvement, lequel est inverse de celui des aiguilles d’une montre.
- L’axe du volant est terminé à l’avant par une olive, O, qui sert de point d’appui à l’extrémité postérieure de l’arbre des cames, A', percée, à cet effet, d’un forage cylindrique. Cette olive tourne à l’intérieur de l’axe immobile et sa forme a précisément pour but de réduire, autant que possible, le frottement qui en résulte.
- L’arbre des cames est soutenu, sous la platine antérieure, par un coussinet, H', fixé) au moyen de deux vis à bouton moleté# L’extrémité s’engage dans un trou que porte une équerre 4en laiton,f fixée à la platine ; la figure 58t ne peut représenter cette équerre, car elle cacherait les quatre cames placées entre ces deux derniers points d’appui et qui sont :
- La came d’impression, I ;
- La came de progression, P ;
- La came correctrice, C ;
- La came de dégagement.
- A la partie postérieure de l’arbre des cames se trouve une pièce à deux branches, PE, appelée plaque d échappement ou de détente. La branche supérieure porte une partie en saillie, ou taquet, t‘, derrière le taquet, la plaque d’échappement supporte l’axe du cliquet, C, dont les dents ont les mêmes dimensions et la même ' forme que celles du rochet, Rr, mais sont dirigées en sens inverse. ; Le cliquet porte, à sa partie arrière, un doigt, D, qui, à l’état de repos, s’appuie sur la face de gauche d’un plan incliné, p, lequel empêche le cliquet de tomber sur la roue à rochet, malgré la sollicitation d’un ressort courbe en acier, R (fig. 57). Le doigt ne peut pas glisserle long du plan incliné, à cause du levier de détente, dont l’épaulement, a, arrête le taquet, t, et immobilise, dans cette position, toute la plaque d’échappement et, avec elle, l’arbre des cames, A'. Le rochet tourne donc librement au-dessous du cliquet sans l’entraîner.
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- Embrayage de l’arbre des cames.—Lorsque l’armature, P» i
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- est soulevée, elle vient buter contre la vis de réglage du levier de détente ; la branche J, entraînée dans ce mouvement, s’élève Pendant que la branche J' s’abaisse (fig. 59). L’épaulement ise dérobant à l’appui du taquet, £, la plaque d’échappement-tombe
- Fig. 59. — Embrayage.
- vers la gauche ; le doigt du cliquet, suivant le mouvement de la Plaque dont il est solidaire, glisse sur la face de gauche du plan Ecliné, p, et ses dents viennent s’emboîter dans celles de la roue a rochet, Rr. La liaison entre l’axe du volant et l’arbre des cames est établie : ce dernier est entraîné dans le mouvement du premier.
- Rappel de l’armature.—Pendant que les différentes cames Emplissent leurs fonctions, l’armature doit être ramenée au
- Fig. 60..— Rappel de l’armature.
- c°atact des plaques polaires. A cet effet, l’arbre des cames porte Uq excentrique appelé colimaçon, K, qui, lorsque les trois quarts eaviron de la révolution sont accomplis, passe sous la tête du *evier de détente (fig. 60) ; la branche de droite est soulevée, celle
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- de gauche abaissée : la vis, V, pousse l’armature et l’appliqua contre les noyaux, où elle reste collée.
- Désembrayage. — Lorsque l’arbre des cames a accompli sa révolution, le taquet rencontre la partie courbe ascendante, bv de la tête du levier de détente, pendant que le doigt du cliquet trouve sur son passage la face de droite du plan incliné, p. La vitesse acquise de l’arbre des cames leur permet de surmonter les obstacles qui leur sont ainsi opposés ; ie doigt du cliquet fait l’ascension du plan incliné, ses dents se, séparent de celles du rochet ; pendant ce temps le taquet, obligeant la tête du levier de détente à s’abaisser, malgré l’action contraire de son ressort antagoniste, gravit la pente, &, et rencontre l’épaulement, a, qui l’arrête. A ce moment, le doigt du cliquet, ayant franchi l’arête du plan incliné, repose, non loin de celle-ci, sur la pente de gauche .* la liaison entre l’arbre des cames et celui du volant est rompue et le rochet, Rr, continue à tourner librement, en attendant un nouveau soulèvement de l’armature.
- Suppression de l’olive. — M. Hilten, Agent-mécanicien à Paris-Bourse, a proposé la suppression de l’olive qui termine l’axe
- du volant (V. fig. 58) 'et son remplacement par un palier, P, qui, soutient l’arbre des cames à sa partie postérieure (fîg. 61). Les raisons qui ont amené M. Hilten à formuler sa proposition sont les suivantes :
- 1° A l’état de repos, la pression du ressort courbe sur le cliquet d’embrayage tend à soulever l’arbre des cames et à 1 appliquer contre l’olive ; celle-ci tournant rapidement, il en résulte d abord son usure propre, ensuite un excentrage du trou au point où a lieu le frottement : l’arbre des cames prend donc un jeu de plus en plus grand. Au bout d’un certain
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- temps, lors du déclanchement, les dents du cliquet se présentent mal à celles du rochet et glissent avant de s’y emboîter; d’où des irrégularités dans la traduction des signaux ; en outre, d résulte de ces glissements une usure rapide des dents et le réglage de l’embrayage devient de plus en plus précaire, jusqu’au moment où l’on se trouve contraint de remplacer les Pièces détériorées ;
- 2° Dès que le jeu dont il s’agit excède un demi-millimètre, la Netteté» de l’impression est plus difficile à obtenir, par suite du mouvement de bascule de l’axe dans le sens de sa longueur ;
- 3° Lorsqu’on veut travailler à très grande vitesse, il y aurait avantage à augmenter la tension du ressort courbe, pour assurer *m embrayage rapide et régulier ; mais on augmenterait ainsi le btidage. La modification préconisée par M. Hilten permet, au c°ntraire, de donner au ressort toute l’énergie nécessaire, sans aucun inconvénient.
- Embrayage Poëncin. —M. Poëncin, Mécanicien aux ateliers l’Administration,* a réalisé une modification de 1 embrayage allemand, dans lequel le rochet de l’axe du v°lant est entaillé en couronne sur le pour-t'°ur de la face avant, et suivant des rayons,
- ^mme le montre la figure 62. Le cliquet de détente est remplacé par un rochet semblable au premier, dans les dents duquel les sien-ftes viennent s’emboîter lors du déclanchement.
- La figure 63 montre l’ensemble du système à l’état de repos. Le rochet' H tourne constamment avec l’axe du volant, Ap, sur lequel il est monté ; le plan incliné, P, est couché, c’est-à-dire avec Scm arête, a, dans un plan vertical. Sur l’arbre des cames, on voit plaque de détente, PE, avec le colimaçon, K, et (son taquet, /, qm vient s’appuyer sur l’épaulement du levier de détente ; la Seaonde branche de la plaque de détente est supprimée ainsi que *e ressort courbe qu’elle porte dans l’ancien système. Le cliauet r°chet, R', est monté sur un manchon, M, qui peut glisser à frottement doux sur l’arbre des cames ; ce manchon est solli-
- Fig. 62.
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- cité à s’éloigner de la plaque de détente et à se rapprocher du rochet, R, par un ressort en acier, r, enroulé autour de la partie antérieure dudit manchon ; il est guidé dans ce mouvement par une clavette montée sur l’arbre et qui s’engage dans une rainure pratiquée dans le manchon : la solidarité entre celui-ci et l’axe, pendant la rotation, est ainsi assurée. A l’état de repos, le manchon est retenu dans la position qu’indique la figure par un doigt, d, qui s’appuie sur la face de gauche du plan incliné, P.
- Au moment du déclanchement, l’épaulement du levier de dé-
- Fig. 63. — Embrayage Poôncin.
- tente se dérobant à l’appui du taquet, t, la plaque de détente, PE, bascule, le doigt, d, peut alors glisser le long du plan incliné et, sous l’action du ressort, r, le manchon, M, se déplace d’avant en arrière, mettant en prise les dents des rochets, R' et R : l’embrayage est opéré. A la fin de la révolution de l’arbre des cames, le doigt, d, rencontre la face de droite du plan incliné et se trouve repoussé vers l’avant ; les rochets se séparent et l’arbre vient au repos lorsque le taquet, t, rencontre l’épaulement du levier de détente. A ce moment, l’arête du doigt, d, a franchi celle du plan incliné et tout rentre dans la position indiquée sur la figure. R va sans dire que le colimaçon a, entre temps, rappelé l’armature de l’électro-aimant au contact des noyaux.
- Enfin, unje petite manette, m, permet de ramener le système à la position de repos, lorsque la force vive a été impuissante à le
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- faire, par exemple, si le déclanchement a été provoqué avant que l’appareil ait pris sa vitesse normale.
- Modification Eglin. — Avec l’embrayage qui vient d’être décrit, la rencontre du doigt, d, du plan incliné, P, imprime au manchon une pression qui s’exerce d’un seul côté ; il en résulte que le manchon se coince sur l’arbre, en opposant au mouvement une résistance d’autant plus grande que le ressort, r, est’plus tendu,
- Fig. 64. — Embrayage Eglin.
- Ce qui amène à réduire la pression de ce ressort ; mais cette réduction n’est opérée qu’au détriment de la qualité de l’embrayage, °ar la vitesse de rotation du rochet, R, étant très grande (900 à 1 000 tours par minute), il importe que le manchon soit poussé très énergiquement afin d’éviter le glissement des dents les unes sur les autres.
- Pour remédier à ces inconvénients, M. Eglin, Agent-mécani-oien, propose le montage suivant (fig. 64 et 65). Le doigt, d, n’est plus directement solidaire du manchon, M, qui porte le rochet mobile, R' ; ce doigt est monté sur un levier, L, articulé en O' sur fa branche inférieure de la plaque de détente, PE, et sollicité par un ressort, r, à pivoter d’avant en arrière. La liaison entre ce levier, L, et le manchon, M, est établie à l’aide de deux vis axiales, p et (/ (fîg. 65), qui, lors des déplacements du levier, guident le
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- manchon, non plus d’un seul côté, comme précédemment, mais
- bien par les deux extrémités d’un même diamètre ; le coincement est donc rendu ici impossible.
- Déclanchement automatique Terrai et Mandroux. —
- Le déclanchement automatique donne le contrôle de la transmission au départ, sans le concours de l’électro-aimant. La tige, T, (fig.40 et 57), articulée sur le levier de transmission, s’engage, par son extrémité supérieure, dans une sorte de collerette pratiquée sur un bras de levier, d, solidaire de l’axe du levier de détente ; cette collerette est assez largement fraisée pour que la partie inférieure d’un écrou, /, puisse s’y engager avec un jeu latéral appréciable ; un contre-écrou, p, sert à immobiliser le premier lorsqu’on lui a donné la position convenable. Les déplacements de la partie de droite du levier de transmission sont ainsi communiqués à la^tige qui, lorsqu’elle s’abaisse* entraîne avec elle le bras de levier, d, et fait basculer le levier de détente : l’arbre des cames .est embrayé et une impression est produite sur la bande, exactement comme si le mouvement provenait d’un soulèvement de l’armature.
- Déclanchement Galoché et
- Poëncin.— Dans ce système, la tige, au lieu de tirer droite le levier de détente, le soulève à gauche, ce qui aboutit au même résultat. La dite tige, T (fig. 66), est articulé sur le levier de transmission, L,^à gauche du pivot de celui-ci ; elle
- Fig. 66. — Déclanchement automatique.
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- se compose de deux parties : un manchon, M, monté sur le levier de transmission, et une tige, vissée dans le manchon et immobilisée ensuite par un écrou, E. A la partie supérieure de la tige, est enfilé et soudé un petit cylindre en acier, C, percé de trous diamétraux, qui permettent de faire tourner la tige, T, pour lui donner la longueur convenable.
- Sur le levier de détente, on a allongé le petit bras qui soutient Ie ressort-lame, antagoniste du dit levier : cette partie allongée «st percée d’un trou oblong, dans lequel s’engage l’extrémité supérieure de la tige, T, qui dépasse le cylindre, G. Lorsque lu partie de gauche du levier de transmission est soulevée, elle «utraîne la tige, dont le cylindre vient, à son tour, soulever le bras du levier de détente : celui-ci bascule et l’embrayage s’opère.
- Houes des types, de correction et de frottement.
- Axe de la roue des types. — L’axe de la roue des types 67) Se prolonge, en dehors de la platine antérieure, d’une certaine longueur qui supporte trois roues : celles-ci, en comptant d’arrière en avant, sont :
- La roue de frottement, RF ;
- La roue de correction, RC ;
- La roue des types, RT.
- Ces trois roues présentent un montage spécial, destiné à repondre aux nécessités suivantes :
- La roue des types doit pouvoir se déplacer d’une certaine Quantité, par rapport à la roue correctrice, pour permettre l’in-varsion des lettres aux chiffres et réciproquement ;
- 2° La roue des types et la roue correctrice doivent pouvoir être lancées ou retardées, par rapport à leur axe, au moment de «haque impression, cela sous l’action de la came correctrice ;
- 3° Les deux mêmes roues doivent être repérées, ou rappelées au blanc, au commencement de chaque période de travail, afin qu’elles Partent d’accord avec le chariot du-poste correspondant : il est donc indispensable qu’on puisse les immobiliser, pendant que tout *e reste de l’appareil est en mouvement.
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- Roue des types. — La roue des types, RT, est constituée par un disque en acier trempé, sur le pourtour duquel sont gravés les caractères. Les lettres y sont disposées dans l’ordre alphabétique, à 1/28 d’intervalle ; les chiffres et signes de ponctuation sont intercalés entre les lettres ; on a, ainsi, deux séries de caractères, que, par le système d’inversion, on pourra alternativement présenter à l’impression.
- La roue des types est donc divisée en 56 parties égales occupées
- Fig. 67. — Roues dés types, de correction et de frottement.
- par les deux séries de 26 caractères, et par deux évidements de 2/56 ou 1/28 chacun, correspondant aux « blanc des lettres » et « blanc des chiffres ». Les appareils destinés aux relations intérieures comportent, à la place du W, exigible dans le service international, la lettre É.
- La roue des types est encrée au moyen d’un tampon en drap, •imbibé d’encre grasse, maintenu dans la gorge d’une roue (V. fig. 36, p. 44) ; un ressort à boudin en laiton agissant sur l’axe fait presser convenablement le tampon sur les caractères.
- La roue des types est fixée à l’aide de deux vis sur un manchon, ou galet, en acier, m‘ (fig. 67) ; les trous dans lesquels passent ces deux vis sont étirés, de manière à permettre un certain déplacement de la roue des types par rapport au manchon, mon peut ainsi
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- facilement orienter les caractères, afin que l’impression soit bien nette et également appuyée à droite comme à gauche. Le manchon, est goupillé sur un autre, m, beaucoup plus long, percé d’un trou cylindrique, qui permet de le placer à frottement très doux sur l’axe, A, de la roue des types.
- Houe correctrice. — La roue correctrice, RC, est placée derrière la roue des types. Elle présente sur son pourtour vingt-huit dents (V. fig. 69). C’est dans les intervalles qui séparent ces dents que s’engage, à chaque impression, la came correctrice.
- La roue correctrice est montée sur un manchon en laiton, Mf enfilé sur le petit manchon, m, de la roue des types : cette dernière peut donc se déplacer, par rapport à la roue correctrice, à frottement très doux. Ces déplacements possibles sont limités et les deux roues rendues solidaires par le système d’inversion, Cl, placé sur la face postérieure de la roue correctrice, et qui sera décrit plus loin (V. fig. 73 et 74).
- Les deux roues, ainsi solidarisées, s’enfilent sur l’axe par le manchon, m ; une vis de bout d’axe, sous la tête de laquelle se serre une petite rondelle de laiton, les empêche de se déplacer ensuite d’arrière en avant.
- Derrière la roue correctrice se trouve un cliquet, C, pressé par on ressort, r, qui sert à l’embrayage avec la roue de frottement.
- Roue de frottement.—Cette troisième roue, RF (fig. 67 et ^9) assure l’entrainement des deux premières ; elle est montée à frottement assez dur sur l’axe, d’où le nom donné à cette roue, qu’on appelle aussi rocket de correction.
- Un manchon, a (fig. 67), est fixé sur l’oxe de la roue des types à l’aide d’une vis de pression ; la roue de frottement,
- RF, entaillée à sa partie centrale d’une ouverture circulaire, est montée sur le
- manchon, a, et pressée contre l’épaulement de ce dernier par un Assort bombé, en laiton, r' ; ce ressort est de forme circulaire
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- (fîg. 68), fendu suivant trois rayons ; trois vis, traversant ce ressort, s’enfoncent dans l’épaisseur du manchon, a; en serrant ces vis, on redresse le ressort bombé, dont le pourtour vient s’appuyer d’autant plus fortement contre la roue, très près de la circonférence. Grâce à ce serrage, il faut exercer sur la roue un effort assez appréciable pour la faire tourner : il y a donc, entre ces deux pièces, une solidarité suffisante pour que l’entraînement puisse être assuré, tout en permettant à la came correctrice d’opérer le décalage des trois roues par rapport à leur axe.
- La roue de frottement est entaillée, sur son pourtour, de petites dents de rochet très fines, dirigées dans le sens du mouvement, qui est celui des aiguilles d’une montre. L’embrayage avec la roue de correction se fait par l’intermédiaire d’un cliquet, c (fig. 69), placé derrière celle-ci ; ce cliquet, articulé en son point d’appui, est pressé par un ressort, fixé derrière la roue de correction et qui, jusqu’à ces temps derniers, revêtait la forme indiquée par la figure ; dans les constructions récentes, on lui a substitué un ressort à boudin, en acier. Ce ressort tend à abaisser l’extrémité du cliquet vers le centre de la roue ; le cliquet est garni de dents dirigées en sens inverse de celles du rochet et qui s’emboîtent dans celles-ci, lorsque le cliquet est abandonné à l’action du ressort. L’embrayage est ainsi opéré, et les roues de correction et des types sont rendues solidaires de l’axe.
- La came correctrice, au moment où une impression s’effectue, avance ou retarde les roues de correction et des types, suivant que, depuis le précédent déclanchement, elles ont pris du retard ou de l’avance. Dans le premier cas, la roue correctrice étant poussée dans le sens du mouvement, les dents du cliquet glissent sur celles du rochet, pour venir ensuite se mettre en prise avec d’autres, situées plus en avant.
- Lorsque, au contraire, la roue de correction est en avance, la came correctrice l’immobilise momentanément : dans ce cas, la roue de frottement est, elle aussi, arrêtée jusqu’à ce que la came correctrice, ayant terminé son action, rende la liberté à tout le système ; l’entraînement se rétablit comme précédemment.
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- Rappel au blanc. — Pour repérer les deux roues par rapport
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- Ru chariot transmetteur de l’autre poste, il suffît de les désembrayer et de les immobiliser dans des conditions telles que la première émission reçue détermine la mise en marche et la projection du papjer dans l’évidement correspondant au blanc des lettres. Hé cette façon, et à la condition que cette première émission ait été provoquée par le goujon «blanc des lettres », les deux organes mobiles correspondants, partis en même temps d un même point et animés de vitesses identiques, réaliseront les conditions indispensables à l’établissement d’un synchronisme.
- Ce repérage s’appelle le rappel au blanc, et la pièce qui l’effectue a reçu le nom de levier de rappel au blanc.
- La figure 69 montre le système lorsque les roues de correction et des types s°nt embrayées : celles-ci sont vues de ^ace ; la figure 70 représente le même système vu de dessus. Le levier de rappel au blanc se compose de trois branches, B, B1, B2, solidaires et mobiles autour d’une vis à portée située en O, >à leur point de rencontre ; les deux branches B et B2 sont dans le même plan et très près de la pla-tme antérieure ; la troisième, B1, réunie aux deux premières par manchon en laiton, se déplace dans un plan parallèle et situé outre la roue des types et la roue de correction. La branche supérieure, B, est terminée par un bouton, sur lequel agit le doigt de 1 opérateur ; la branche B2 porte, vers sa partie médiane, un petit, bras de levier, B3, terminé en biseau et entaillé d’une enco-
- Fig. 69.
- Fig. 70. — Rappel auiblanc. — Position d’embrayage.
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- che ; la branche B1, plus courte que la précédente, se termine par un bec, D, tourné vers la droite.
- La roue des types, RT, et la roue de correction, RC, sont embrayées avec la roue de frottement, RF, dont les dents sont en prise avec celles du cliquet, c. Derrière la roue de frottement, se trouve un plan incliné, p ; ce plan incliné présente une face ascendante à gauche, son point culminant est entaillé d’une gorge, sa
- face descendante de droite est très courte. Il est monté très près de la platine antérieure sur le ressort-lame, R, fixé par une vis à la dite platine.
- Si, l’appareil étant en marche, on appuie sur le bouton, le système de leviers bascule autour/ de son axe, O; le bec, D, de la branche B1, vient s’appuyer sur le manchon de la roue correctrice, qui limite ainsi provisoirement le mouvement ; la branche B2 glisse l’extrémité de son biseau, B3, entre la platine et le plan incliné, formant coin, et obligeant le dit plan incliné à se déplacer d’arrière en avant, et à venir se mettre sur le passage du doigt, d, que porte, à sa partie d’arrière, le cliquet d’embrayage, c. Les roues, RT et RG, continuant à tourner, le doigt du cliquet rencontre bientôt la partie gauche du plan incliné, en fait l’ascension et exécute ainsi uh mouvement de bas en haut, qui a pour effet de séparer les dents du cliquet de celles du rochet. Le doigt du cliquet vient se loger dans l’encoche du plan incliné. Au même moment, le bec, D, de la branche B1, rencontre une entaille,
- Fig. 71.
- Fig. 72. — Rappel au blanc. — Position de désembrayage.
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- Pratiquée dans le manchon de la roue correctrice et, sous la pression exercée par l’opérateur, s’engage dans cette entaille, ^mobilisant ainsi les deux roues, et empêchant que la vitesse acquise permette au doigt du cliquet de franchir le plan incliné.
- Le déplacement complémentaire, résultant de l’enfoncement du bec, D, dans l’entaille, a permis, en outre, au biseau de la branche B3 de se glisser plus avant entre la platine et le plan incliné : une petite dent, taillée sur la face postérieure de celui-ci, peut alors s’emboîter dans l’encoche du biseau et agrafer, en quelque sorte, ce dernier. La pression exercée par le ressort ^era ainsi impuissante ‘à chasser le biseau, et aucun embrayage intempestif ne pourra se produire.
- La roue des types étant immobilisée, avec la'roue correctrice, b évidement du « blanc des lettres » se trouve un peu à droite du bas de la verticale passant par l’axe. Dès qu’une émission de courant est reçue dans l’électro-aimant, un déclanchement se produit, qui met en mouvement l’arbre des cames. La came correctrice, G, rencontre sur son passage une dent de la roue correctrice et la Pousse devant elle (fig. 71 et 72), obligeant ainsi le bec, D, à sortir de l’entaille du manchon et le doigt > du cliquet à abandonner
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- 1 encoche du plan incliné pour venir glisser le long de la partie de droite de ce dernier : le cliquet, sous l’action de son ressort, tombe sur la roue de frottement ; l’embrayage est opéré, la roue des types est, de nouveau, entraînée par son axe.
- Au moment où la came correctrice se trouve complètement eugagée entre la dent sur laquelle elle agit et la suivante, le papier est soulevé par la came d’impression et trouve devant lui l’évidement du « blanc des lettres », qui a franchi l’angle qui le séparait de la verticale.
- Pendant le même temps, le biseau de la branche B3 a quitté la dent du plan incliné ; l’extrémité inférieure de la branche B2 est ensuite rencontrée par la came de dégagement, D, qui la chasse Vers la gauche, ramenant ainsi tout le système de leviers à la Position de repos indiquée par la figure 69.
- Inversion. — Ainsi qu’il a été dit plus haut, les caractères,
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- lettres et chiffres, sont alternés sur la roue des types, divisée en 56 parties égales. La roue correctrice est entaillée, sur son pourtour, de 28 dents, ou, si l’on préfère, de 56 divisions, dont 28 en relief et 28 en creux. Si, donc, l’on superpose la roue des types à la roue correctrice, en faisant coïncider les divisions, l’une des séries, celle des lettres, par exemple, correspond aux creux et l’autre, celle des chiffres, aux dents de la roue correctrice. Dans ces conditions, si la bande de papier, projetée contre la roue des types, ne peut rencontrer que le caractère placé en face d’un creux, on imprimera des lettres et rien que des lettres, les chiffres, en regard des dents, étant hors d’atteinte lors du soulèvement du papier.
- Ceci étant admis, on voit que, pour inverser la série accessible à l’impression, il suffira de déplacer la roue des types d’un angle égal à 1/56 de circonférence, par rapport à la roue correctrice : les lettres seront alors en regard des dents, tandis que les chiffres viendront se placer vis-à-vis des creux. Lorsqu’on aura fini d’imprimer des chiffres, un autre déplacement, en sens inverse et de même valeur, rétablira la relation précédente entre les deux roues : la bande enregistrera des lettres.
- Le manchon, m, de la roue des types est solidaire d’un levier à deux branches, invisible sur la coupe de la figure 67 et qui est représenté ci-après, vu à travers les roues des types, RT, et de correction, RC (fig. 73 et 74). Ce levier, LL', ajusté sur le manchon de la roue des types, de manière à pouvoir glisser sans frottement contre la surface postérieure de la roue correctrice, est maintenu, par l’extrémité triangulaire de sa branche L', dans l’unè des deux encoches, e ou e', pratiquées dans un bras de levier, Ci, ou cliquet d* inversion. Sur ce cliquet, qui pivote en k, sur la roue de correction, presse un ressort,/', fixé également au dos de la roue de correction. La liaison ainsi établie entre le levier, solidaire de la roue des types, et le èliquet, monté sur la roue de correction, assure l’entraînement de la première par la seconde. La branche opposée, L, du levier d’inversion, s’engage dans une ouverture pratiquée à la partie médiane d’une plaque en acier, £, appelée^ plaque <Tinversion. Celle-ci, mobile autour d’une vis, u, qui la rend solidaire de la roue correctrice, se termine à chacune de ses extrémités par une sorte de ^ dent, ’m et n ; enfin, elle est placée de telle
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- façon que, lorsque la branche L du levier d’inversion est engagée dans son ouverture circulaire, l’une des dents obstrue un, creux de la roue de correction, tandis que l’autre vient seulement affleure1, le fond d’un autre creux. L’un de ceux-ci est celui dans lequel ^engage la came correctrice, lors du déclanchement du « blanc des lettres » ; l’autre est celui qui correspond au « blanc des chiffres ».
- La figure 73 montre la roue des types dans la position qui correspond à l’impression des lettres : celles-ci se trouvent vis-à-vis
- L '1 /
- 73. — Inversion. — Position des lettres.
- - Inversion. — Position des chiffres.
- Fig. 74.
- des creux, tandis que les chiffres sont en regard des dents de la r°Ue correctrice. La branche L\ du levier d’inversion, est dans l’encoche, e, du cliquet, Ci; la dent, m, de la plaque obstrue le Crenx du « blanc des chiffres », tandis que celui du « blanc des lettres » est dégagé. Si, dans ces conditions,reçoit le signal « blanc des Offres », la came de correction, C (fig. 74), pour s’engager dans le creux obstrué, pousse la dent, m, qui s’oppose à son passage ; s°us cette action, la plaque pivote autour de sa vis, et la Seconde dent, n, vient boucher l’intervalle « blanc des lettres ». La branche L, du levier d’inversion, entraînée dans ce mouvement, P^ote également, et la branche L', quittant l’encoche e, soulève Ie cliquet, Ci, pour venir s’engager dans l’autre encoche, e', où Montoriol. —- Télégraphie. &
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- elle reste maintenue par le cliquet. Le levier d’inversion se trouve-donc déplacé d’un angle égal à celui qui existe entre les deux encoches, e et e', soit l/56e de circonférence. La roue des types,, solidaire du levier d’inversion, est décalée, de même, par rapport à la roue de correction; les chiffres qui, sur la figure 73, se trouvaient correspondre aux dents de cette dernière, sont maintenant (fig. 74), en face des creux et offerts à l’impression. Ils y resteront tant que les intervalles blancs, séparant les groupes de signaux,, seront produits par l’abaissement de la touche « blanc des chiffres ». * Lorsqu’on recevra le signal « blanc des lettres », la came correctrice, trouvant le creux correspondant obstrué par la dent, n, de la plaque, la repoussera, faisant pivoter en sens inverse cette dernière et le levier LI/; la branche L'quittera l’encoche e', pour venir en e ; la roue des types sera décalée de 1/56 et les lettres reviendront se placer en face des creux de la roue de correction.
- Impression.
- La figure 75 montre l’ensemble du mécanisme d’impression :. ‘arbre des cames, A, est placé à gauche des roues des types, RT,
- Fig. 75. — Mécanisme d’impression.
- et de correction, RC, un peu au-dessous du rayon qui formerait,, avec la verticale, un angle de 45°; l’extrénlité antérieure porte des cames, ayant chacune une forme et une position particulièresr qui vont être examinées (V. aussi fig. 58, p. 65).
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- Came de dégagement.—La came de dégagement, la première Çu on rencontre en partant de la platine antérieure de l’appareil, ost constituée par une petite goupille, CD, portée par un bras, fixé sur l’axe. Sa fonction consiste à chasser devant elle la branche ^férieure du levier de rappel au blanc et à empêcher le biseau de celui-ci de rester engagé entre la platine et le plan incliné (V. %• 71, p. 78).
- Came correctrice. — La came correctrice, CC, est en acier fortement trempé; elle est constituée par une languette, dont la c°upe serait celle d’une olive allongée et pointue ; cette forme a pour objet de diminuer les chances de rencontres entre la came ^ l’extrémité des dents de la roue correctrice : son arête étant érigée en avant, c’est done par une ligne, et non par une surface, Ço elle attaque la dent sur laquelle elle agit. Par contre, l’arête 8 ose relativement vite, malgré la trempe, d’où la nécessité de Ranger de temps en temps la came.
- Pour permettre cette opération, elle a été montée de la façon suivante : le manchon qui la supporte est traversé par une ouverture, dont le profil correspond à celui de la coupe de la came; la ^nguette d’acier s’y emboîte et y est ensuite maintenue à l’aide deux vis de pression ; elle est assez longue pour dépasser en Arrière du manchon. Lorsque la partie d’avant est émoussée, il sufïit de retourner la came, bout pour bout, et de la fixer de nou-Veau : une partie neuve est ainsi substituée à celle usagée.
- Les fonctions de la came correctrice peuvent se résumer uinsi :
- 1° Mise en marche des roues de correction et des types après
- rappel au blanc (V. p. 78) ;
- 2° Rectification, à chaque impression ultérieure, de la position ^es deux roues (V. p. 76) ;
- 3° Déplacement de la plaque d’inversion et décalage de la roue des types par rapport à la roue de correction ;
- 4° Interruption du circuit des bobines de l’électro-aimant au Moment où l’arbre des cames se met en marche (Y. p. 81). Cette dernière fonction ne rentre pas, à proprement parler, dans les Mtributions exclusives de la came correctrice : celle-ci n’a été
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- choisie pour cet office qu’à cause de la commodité qu’offrait sa position à l’état de repos.
- Game et levier d’impression. — La came d’impression, Cl,
- est située à la partie antérieure de l’axe ; elle consiste en un petit pris-me en acier, dont les deux faces latérales se coupent en suivant un angle très aigu. A l’état de’ repos, l’arête est dirigée vers le bas et se trouve sur la verticale qui passe par l’axe.
- Le levier d’impression est constitué par une forte lame d’acier, LI, placé au-dessous et un peu en arrière de la roue des types, RT. Son extrémité de droite est terminée par un manchon en laiton, M (fig. 76 et 77), enfilé sur un axe. L’extrémité de gauche du levier d’impression se termine par une sorte de fourchette, dont la branche inférieure est rectiligne et l’autre taillée en forme de bec, b> C’est entre les deux branches de cette fourchette que se déplace la came d’impression, CI. A l’état de repos, le bec du levier d’impression s’appuie sur l’arbre des cames, en un point diamétralement opposé à l’arête de la came.
- A la partie médiane, se trouvent deux renflements demi-circulaires, B' et G', percés chacun d’un trou et, L-pTy entre le dernier, G', et le manchon, M, un troisième trou, F', se trouve dans le corps même du levier d’impression. Le
- premier de ces trous est destiné à recevoir l’axe du barillet, B (fig. 77). Le barillet se compose d’un cylindre creux, dont les deux bases sont fermées par de petites molettes, m et mf, hérissées, sur leur pourtour, de deux rangées de petites dents très fines et très aiguës. La partie médiane est garnie d’une petite couche de gutta-percha : c’est sur ce coussin élastique que se fera l’impression, sur
- Vj=aü„
- Fig. 77. — Levier d’impression.
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- la bande de papier, dont les bords reposent sur les dents des Molettes.
- Tout à fait derrière le barillet et solidaire de celui-ci, est fixée Ulie petite roue à rochet, r, dont les dents sont dirigées [ en ; sens inverse du mouvement du barillet. Ce rochet, actionné par un °bquet porté par le levier de progression, sert à l’avancement du Papier après chaque impression.
- Les deux molettes, le cylindre et le rochet forment une seule pièce dont l’axe est monté dans le trou B' du levier d’impression (%. 76), et est maintenu par derrière au moyen d’une vis et d’une r°ndelle, V (fig. 77).
- Le trou, percé dans le second renflement, G' (fig. 76) du levier ^impression, est taraudé, afin de recevoir l’extrémité filetée d’un Petit axe en acier, qui supporte le guide-papier, G (fig. 77), analogue à celui du récepteur Morse.
- Enfin, le trou F' (fig. 76), est destiné à recevoir l’axe d’un presse-Papier ou fourchette, F (fig. 78), en ivoire, dont les deux branches sont sufïisamment écartées pour que la Partie médiane de la bande de papier soit à découvert et puisse venir Flg 78 _ Fourchette.
- au contact de la roue des types ; un
- Assort à boudin en acier, r, tend à abaisser la fourchette et assure ainsi la pression convenable de la bande de papier sur les dents des molettes, m et m'-
- Au moment où la came et le levier d’impression se trouvent bec à bec, le barillet, soulevé, vient appliquer la bande contre le caractère situé sur la verticale passant par l’axe de la roue des types ; le mouvement ascensionnel du barillet est limité, grâce à la branche horizontale de la fourche du levier d’impression : celle-ci, à l’état de repos, se trouve très près de l’arête de la came ^impression, sans toutefois la toucher. Le peu de jeu, ainsi laissé, ne permet pas au barillet un mouvement de beaucoup supérieur à celui que lui communique la came et évite l’écrasement de la bande sur le caractère.
- Game et levier de progression. — La came de progression,
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- Fig. 79. —> Leviers d’impression et de progression.
- CP (fig. 75 et 80), est montée sur l’arbre entre les cames de correction et d’impression.
- Le levier de progression, Lp (fig. 79), est placé derrière le levier
- d’impression, Li ; il est monté sur le même axe que celui-ci, par l’intermédiaire d’un manchon en laiton, M'. L’extrémité de gauche du levier de progression se termine par un bec arrondi, B (fig. 80), un appendice vertical, A, porte, articulé à son extrémité, un bras de levier terminé par une dent, C, et qu’on appelle cliquet à ressaut ; un ressort à boudin, en laiton, r', visible sur la figure 75, tend à déplacer le cliquet vers la droite, antdis qu’une a goupille, g', montée (®V sur le cliquet et "\JC s’appuyant sur l’appendice vertical, limite ce* mouvement.
- A l’état de repos, le bec du levier de progression s’appuie sur la partie rectiligne de la came placée au-dessus de lui ; il est soutenu par un ressort, en U, r (fig. 79), qui tend à soulever un petit doigt, d, monté sur le levier.
- ' Le bec du levier de progression, ainsi appliqué contre la came, s’élève ou s’abaisse pendant le mouvement de celle-ci, suivant le degré d’excentricité des points qu’elle lui présente successive-
- Fig. 80. — Levier de progression.
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- Tuent. Le cliquet à ressaut, agissant sur les dents de rochet que Porte le barillet d’impression, fait tourner celui-ci,^qui entraîne ta bande de papier dans son propre mouvement.
- Fonctionnement du mécanisme récepteur. — Les roues des types et de correction étant immobilisées par le rappel au blanc, ta premier courant reçu de la ligne permet à l’armature de venir buter contre la vis de réglage du levier de détente ; celui-ci, soulevé à gauche, s’abaisse à droite ; le taquet passe par-dessus l’épau-tament ; les dents du cliquet viennent se mettre en prise avec celles du rochet, solidaire de l’arbre du volant ; l’axe des cames est embrayé.
- Le premier mouvement détermine un léger déplacement des cames, mais aucune d’elles n’est encore dans sa position de travail ; soule, la came de progression présente au bec du levier qu’elle commande un rayon plus petit que celui sur lequel avait lieu l’appui eu repos ; le levier peut donc s’élever légèrement, sous l’action de son ressort en U, et la dent de son cliquet, qui se trouvait très près de l’arête d’une des dents du rochet de progression, dépasse cette arête et vient s’enfoncer dans le creux au-dessus ; elle agrafe maintenant la dent sur laquelle, tout à l’heure, elle s’appuyait seulement.
- Bientôt, après un tiers de tour environ, l’arête de la came correctrice rencontre une dent immobile de la roue de correction (V. p. 78), la pousse devant elle et rétablit l’embrayage de cette roue avec la roue de frottement : la came correctrice s’engage complètement dans le creux qui lui est offert, empêchant ainsi la roue de correction de sauter sous la poussée brusque et assurant le repérage exact. A ce moment, la came et le levier d’impression se trouvent bec à bec : le barillet d’impression est projeté dans l’évidement « blanc des lettres » de la roue des types, mais si un caractère se trouvait gravé à cet endroit de la roue, il serait imprimé au vol.
- Au même instant, la came de progression qui, jusque-là, avait gbssé par sa partie concentrique, 6, a, sur le bec de son levier, présente à celui-ci le commencement de sa partie excentrée, a, c : ta levier s’abaisse, entraînant, par son cliquet, la dent du
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- barillet, sur laquelle il s’appuie : le barillet commence à tourner au moment où le papier doit s’éloigner de la roue des types ; ce mouvement concourt à assurer la netteté de l’impression en faisant, en quelque sorte, rouler le papier sur le caractère ; les molettes dentées obligent le papier à suivre le mouvement; le point du barillet, où aura lieu la prochaine impression, se recouvre d’une partie vierge.
- La came de dégagement rencontre alors la branche inférieure du levier de rappel au blanc et ramène tout le système au repos.
- Dès que la partie excentrée de la came de progression a fini de refouler son levier, le rôle des cames est terminé ; le colimaçon a rappelé l’armature de l’électro-aimant au contact des noyaux : le désembrayage de l’arbre des cames s’opère.
- Pendant cette dernière phase de la course, le levier de progression remonte le long de cette partie rectiligne et le bec du cliquet vient se placer, comme l’indique la figure 80, très près de la partie supérieure de la dent qu’il accrochera au prochain déclanchement.
- Enfin, la came correctrice, qui avait abandonné le ressort sur lequel elle presse, à l’état de repos, remet les bobines en communication avec la ligne.
- En résumé, le jeu des diverses cames se fait dans l’ordre et de la façon suivante : la came correctrice agit la première, soit pour mettre en marche la roue correctrice, soit pour rectifier sa position, si elle est déjà en mouvement; dans uù cas comme dans l’autre, elle s’engage entre deux dents pour caler la roue des types au moment de l’impression.
- La came d’impression entre ensuite en jeu et projette le barillet contre la roue des types.
- La came de progression refoule aussitôt son levier qui, par l’intermédiaire du cliquet à ressaut, fait tourner le barillet et avancer le papier.
- Enfin, la came de dégagement chasse, le cas échéant, le levier de rappel au blanc.
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- Organes du mouvement.
- Poids moteur. — La force qui met l’appareil en mouvement est fournie par une masse pesante qui, dans sa chute, entraîne une roue en acier, par l’intermédiaire d’une chaîne de Galle. Sur l’axe de cette roue en est une autre, en bronze, qui engrène avec pignon placé sur un deuxième axe ; le mouvement reçu par Ce dernier est transmis, de la même façon, à un troisième axe, et ainsi de suite.
- L’appareil comporte cinq axes horizontaux, supportés par deux
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- Fig. 81.
- Platines en laiton ; un sixième axe, vertical, est celui du chariot. Le premier axç est entraîné par le poids ; le second et le troisième transmettent le mouvement au quatrième, celui de la roue des types ; le cinquième est l’axe du volant et le sixième, l’axe du cliariot. La figure 81 indique le rapport du nombre des dents eDtre ^aqne roue menante et sa roue menée : un tour entier de la roue ^ue commande le poids correspondant à 108 tours de la roue des types et à 756, de 1’ axe du volant.
- Le poids moteur est constitué par la réunion de rondelles de Plomb, généralement au nombre de six, et pesant chacune 10 kilo-gammes.
- L’extrémité opposée de la tige qui supporte le poids, forme un Crochet, permettant de la suspendre à la chape d’une poulie (%. 82) ; une chaîne de Galle, sans fin, soutient la poulie.
- La roue en acier, qui supporte le poids, est munie de fortes dents Çai s’engagent dans les mailles de la chaîne de Galle ; partant de
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- cette roue motrice, Rm, la chaîne descend à gauche, traverse la table de l’appareil, pour vqnir s’engager dans la gorge de la poulie, P, dont la chape supporte le poids moteur, P m, remonte à droite
- et vient s’emboîter sur les dents d’une roue en acier, R. Celle-ci n’est mobile que pendant le remontage du poids-7; en temps ordinaire, elle est immobilisée par un cliquet, C', appelé cliquet de retenue, qui, sollicité par un ressort, r', à se déplacer de gauche à droite, vient caler une dent d’un rochet, Rr, solidaire, par son manchon, de la roue de chaîne R : cette dernière ne peut donc obéir à la traction du poids (V. fig. 83)/
- La chaîne est tendue ensuite par un petit contrepoids, Cp, en passant dans la gorge a’une poulie à chape ; de là, la chaîne va retrouver la roue motrice, R m, en contournant deux galets, g1, et g2, qui n’ont pas d’autre fonction que de la guider.
- Remontoir à, pédale*
- — L’élévation périodique du poids s’effectue par l’intermédiaire d’un remontoir à pédale. Les différentes parties qui le composent sont supportées par un bâti en fonte, B (fig. 82), fixé sous la table de l’appareil. L’axe, A, porte une série de mobiles, que le croquis ci-après (fig. 83) représente sous la forme théorique et dépouillés de leurs accessoires : la roue
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- du remontoir, R, est rendue solidaire du rochet, Rr, par 1 intermédiaire du manchon, m ; celui-ci est monté à frottement doux sur l’axe, A, et peut tourner indépendamment de lui. Le cliquet de retenue, G', calant une dent du rochet, Rr, l’empêche de tourner en sens inverse des aiguilles d’une montre et assure ainsi le point ^ d’appui de la branche de chaîne, C4, sur la roue dentée, R.
- A l’extrémité antérieure de l’axe, A, est monté, également à frottement doux, un autre manchon, m\ portant une roue dentée, R', et un cliquet, Cw, ou cliquet d'entraînement. Sur les dents de fa roue R' passe un bout de chaîne de Galle, C4, dont deux extrémités sont attachées, l’une à une tige en acier, T, accrochée à la pédale, P, l’autre à un ressort à boudin, r, fixé, par s<m bout opposé, sous la table de l’appareil.
- Lorsque l’opérateur appuie sur^ la pédale, celle-ci, en s’abaissant, entraîne la tige, T, et le bout de chaîne de Galle, C4, malgré l’opposition du ressort, r, qui s’allonge: la roue R', tourne dans le sens des aiguilles d’une montre. Le cliquet d’entraînement, G , oblige le rochet, Rr, à suivre son mouvement ; les dents du rochet soulèvent le cliquet de retenue, G', qui, sous l’action de son ressort, retombe dans chacun des creux qui passent sous lui ; la roue dentée, R, tourne donc comme la roue de pédale, R', dans le sens des aiguilles d’une montrera branche de chaîne, C4, est raccourcie, tandis que la branche C2 s’allonge d’une quantité égale ; le poids moteur, P m, remonte et le contrepoids, Cp, descend.
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- Dès que cesse la pression sur la pédale, la traction, exercée par le poids sur la chaîne, Cx, tend à faire rétrograder la roue dentée, R ; mais une dent du rochet, Rr, derrière laquelle se trouve le cliquet de retenue, C', vient se caler sur celui-ci, qui s’oppose au retour en arrière. Pendant ce temps, le ressort à boudin, r, ramène
- le bout de chaîne,. C4, et, avec lui, la tige, T, et la pédale, P, à la position de repos; la roue de pédale, R', tourne en sens inverse; le cliquet d’entraînement, C", glisse sur les dents du rochet, Rr, et vient finalement se mettre en prise avec une autre dent, prêt à agir sur celle-ci comme précédemment.
- Remontoirs
- AUTOMATIQUES.
- Remontoir électrique. — La
- figure 84 montre l’agencement du remontoir électrique : par l’intermédiaire d’une courroie, c, le moteur, M, alimenté par la génératrice, G, actionne une poulie, P', sur l’axe de laquelle est une vis sans fin, V ; celle-ci commande, à son tour, une roue dentée, R2; un petit pignon, p, solidaire de la roue R2 par l’intermédiaire d’un cliquet, c, engage, en tournant, ses dents dans les mailles de la chaîne de Galle, qui supporte le poids moteur, P m. Cette action ayant lieu sur la par-
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- nm
- tie G2, comprise entre le contre-poids, Cp, et la roue R, il en résulte une traction, qui la fait tourner dans le même sens que le remontoir à pédale : le poids, Pm, remonte et le contre-poids, Cp, descend.
- L’axe de la vis sans fin, V, et de la poulie, P', est porté par deux paliers, montés sur un bâti en fonte, fixé sous la table de l’appareil ; ce bâti sert également à soutenir l’axe de la roue dentée, R2, sur laquelle agit la vis sans fin ; la roue, R2, plonge dans un godet, G (fig. 85), qu’on remplit d’huile lourde.
- La roue, R2, montée à frottement doux sur l’axe du pignon, p, est rendue solidaire de celui-cj par l’intermédiaire d’un cliquet, c, fixé derrière la dite roue et qui, sollicité par un ressort en acier, vient s’appuyer contre un épaulement porté par l’axe du pignon.
- Latte disposition a pour but de permettre, en cas d’interruption momentanée de la force motrice, de faire usage aussitôt du remontoir à pédale : la Partie de la chaîne, C2 (fig. 84),
- appliquée sur le pignon, p, doit pouvoir, en de*scendant sous l’action du contrepoids, faire tourner, dans ce dernier cas, ledit p!gnon, sans quoi elle s’accumulerait et pourrait s’entortiller autour de la roue, R.
- ïnterrupteur. — Lorsque le poids arrive au haut de sa course, d importe d’interrompre l’action du moteur ; l’interrupteur, repré-Senté sur la figure 84, se compose d’un levier métallique, L, mobile autour d’un point O; l’autre branche s’appuie, par son extré-ttnté, I, contre une prise de contact, I'. Le levier étant relié à l’un des pôles de la dynamo génératrice et la pièce I' à l’entrée du mo-^eur, celui-ci tourne et le poids remonte. La branche L du levier
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- interrupteur est terminée par une sorte de manchon isolant en bois, qui se trouve placé sur la trajectoire ascensionnelle du poids ; dès que celui-ci est arrivé à la hauteur convenable, il rencontre le manchon, et fait pivoter le levier : l’extrémité I quitte le contact T. Le circuit étant ainsi coupé, le moteur s’arrête, le poids redescend ; sous l’action du ressort, r\ le levier suit ce mouvement, I et Y se rapprochent, le courant se rétablit dans le moteur, qui remonte le poids d’une certaine quantité, et ainsi de suite.
- Dans le but d’atténuer l’étincelle entre I et T, au moment de l’interruption, ces deux contacts sont shuntés par une bobine, B, formée de spirales de fil de maillechort, rayonnant à l’air libre.
- Interrupteur à, rupture brusque. — L’interrupteur décrit
- ci-dessus maintient le poids sensiblement à la même hauteur; mais, comme le shunt ne supprime pas totalement l’étincelle, celle-ci se reproduit à des intervalles très courts et finit, à la longue, par détériorer les contacts.
- L’interrupteur à rupture brusque est ainsi constitué : sur une planchette, deux blocs en laiton, A et B (fig. 86), mobiles autour d’un Fig. 86. — Interrupteur à rupture brusque. axe et maintenus par une
- vis, sont réunis par un ressort-lame, L. L’interruption a lieu entre le bloc supérieur, A, et la butée, E, fixe sur la planchette. Dans la situation que représente la figure 86, le circuit est fermé et le poids remonte. Il soulève, avec lui une très longue branche du levier M, qui pivote autour du point O. Dans ce mouvement, la branche, G, d’une sorte de fourche arrondie, solidaire du levier, M, pousse devant elle un appendice, F, porté par le bloc, B. Celui-ci pivote autour de son axe, entraînant le ressort-lame, L, qui se bande de plus en plus : bientôt le ressort fait brusquement basculer le bloc A, dont le
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- contact argenté quitte aussitôt celui de la butée, E. La brusquerie nvec laquelle a lieu la rupture donne une durée très courte à l’étincelle, qui devient négligeable.
- Le moteur étant arrêté, le poids descend, entraînant le levier, M, dont la fourche, par sa tranche, H, vient bientôt rencontrer l’appendice, F : le bloc, B, pivote en sens inverse, jusqu’à ce que lé ressort, L, fasse basculer le bloc A et rétablisse le circuit ; la longueur du levier, M, est telle que cette action a lieu au moment où le poids se trouve très près du s°l. Le remontage s’opère jusqu’à ce que le Poids soit au haut de sa course.
- Interrupteurs pour courants alternatifs. — L’interrupteur pour courants monophasés est constitué comme le précédent, niais le levier, M, porte en [outre un petit res-Soi*t, r (fig. 87), qui, à la fermeture du circuit Principal, vient au contact d’une butée rnliée à une bobine de self-induction, S, destinée à produire le décalage du circuit auxiliaire. Dès que le démarrage est opéré, le poids, en remontant, soulève le levier, M, qui sépare le ressort, r, de sa butée : le circuit auxiliaire est interrompu, tandis que le circuit principal reste fermé jusqu’à ce que le poids soit en haut de sa course.
- Pour les courants bi ou triphasés, le ressort bandé ne sert plus de communication électrique ; il porte une sorte de doigt, d (fig. 88), en ivoire ou en ébonite, qui peut pousser devant lui deux autres ressorts, r et r', rendus solidaires par un isolant, i. Lorsque cette action a lieu, les ressort, r et > viennent au contact de leurs butées respectives, et les fils de
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- Fig. 88.
- Fig. 87.
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- ligne, A et B, sont fermés sur le moteur, le troisième, C, étant relié directement.
- Remontoir pneumatique Popp. — Le remontoir Popp comprend un cylindre, C' (fig. 89), dans lequel un piston, P, est ajusté ; à la tige de ce piston, on attache l’extrémité de la chaîne de Galle, G", qui, lorsqu’on remonte au pied, actionne la roue du remontoir à pédale. Le ressorÇantagoniste de celle-ci est rem-
- placé par Un contre-poids, p, suspendu à une corde et guidé par un galet.
- Si l’on fait arriver de l’air comprimé dans le cylindre, le piston entraîne la tige, t, et la chaîne, qui fait tourner la roue, R. Il faut alors ouvrir le corps de pompe, pour permettre à l’air comprimé de s’échapper. Cette fonction incombe à un robinet, dont la figure 90 donne la coupe et qui comporte trois tubes, A, B et C, communiquant respectivement avec le réservoir d’air comprimé, l’air libre et le cylindre, C'.
- La manœuvre du robinet se fait automatiquement de la façon suivante : la poignée, LL' (fig. 90), est creuse et renferme 3 à 4 centimètres cubes de mercure ; elle s’engage, par l’une de ses extrémités, dans une ouverture oblongue, pratiquée sur un appendice fixé au contre-poids de l’appareil, J. La poignée étant dans la position 2, le cylindre est en communication avec l’air comprimé :
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- fo poids moteur remonte, le contre-poids, J, descend; il entraîne ^vec lui la poignée du robinet : dès que celle-ci a légèrement dépassé l’horizontale, le mercure qu’elle renferme se précipite vers la gauche et la f ait brusquement basculer de 90 degrés. Dans ce mouvement, l’obturateur vient se place devant l’orifice d’air comprimé et démasque, en même temps, celui d’air libre ; le piston est ramené par son contre poids spécial, p.
- L’appareil tournant, le poids-moteur descend, le contre poids, J, remonte ; bientôt, il rencontre la poignée du r°binet, la soulève jusqu’à ce que le mercure la fasse basculer à droite, mettant ainsi le cylindre en communication avec l’air comprimé ; un nouveau coup de piston remonte le poids moteur ; et ainsi de suite.
- Fig. 90.
- Commande directe. — Le remontage automatique des poids Permet de conserver tous les avantages d’une force motrice absolument constante ; par contre, il exige une dépense d’énergie assez c°nsidérable, comparée à celle, très minime, qui serait suffisante Pour mettre en mouvement les trois axes utiles de l’appareil : Ceux de la roue des types, du chariot et du volant.
- Cette dépense se trouve donc notablement diminuée, si 1 °o supprime les organes accessoires, en appliquant la force Motrice directement aux rouages qui effectuent un travail autre celui de simple transmission du mouvement. Cela permet la instruction de petits appareils ne comportant que les trois axes iumérés plus haut, et dont le prix de revient est sensiblement Joindre ; on les monte sur « tables basses », c’est-à-dire de la tuteur des tables ordinaires, ce qui offre plus de commodité P°ur le personnel. Par surcroît, on évite, dans des proportions c°nsidérables, la surcharge des planchers.
- L’inconvénient principal de cette application directe de la force motrice consiste dans la variation possible de l’énergie *fo la source électrique et l’impuissance dans laquelle, en cas Montoriol. — Télégraphie. 7
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- d’à-coups brusques, se trouve le régulateur pour la compensation rapide. D’autre part, si l’on puise directement à la dynamo, sans l’intermédiaire d’accumulateurs, le service se trouve à la merci d’un arrêt de celle-ci, tandis qu’avec les remontoirs automatiques, on peut immédiatement, en pareil cas, faire usage de la pédale. C’est pourquoi la commande directe ne doit être installée que dans les bureaux outillés pour pouvoir assurer, avec une constance suffisante, ^alimentation des moteurs.
- La force motrice est appliquée à l’appareil de différentes façons : dans la plupart des cas, le mouvement du moteur est transmis, par l’intermédiaire d’une courroie, au volant, entaillé à cet effet d’une gorge. Ce montage présente divers inconvénients, entre autres celui d’obliger à serrer assez fortement le volant sur son assiette, ce qui, comme on le verra plus loin, est défavorable en cas d’arrêt brusque de l’appareil. Aussi essaie-t-on divers dispositifs dans lesquels le moteur entraîne une poulie, dont l’axe, à son tour, commande la roue dentée de l’axe de la roue des types.
- On peut encore, comme en Allemagne, atteler le moteur à l’aide d’une roue d’angle, sur une autre roue d’angle, montée à l’extrémité de l’axe du volant ; ou encore, comme dans certains appareils anglais, caler l’induit du moteur directement sur l’axe du volant. Toutefois, ce dernier système exige un démontage assez laborieux, chaque fois que l’induit a besoin de réparation.
- Régularisation du mouvement
- Rôle du régulateur. — Le régulateur doit assurer à l’appareil un isochronisme aussi parfait que possible, malgré les variations continuelles qu’apporte, dans la somme des résistances passives, la mise en marche ou l’arrêt des pièces travaillant par intermittences. Il agit comme un frein automatique, qui engendre par son travail propre, une résistance susceptible de varier ; an moment, par exemple, où le mécanisme d’impression se met en marche, le régulateur diminue sa résistance propre, dans une proportion telle qu’il rend disponible, pour l’exécution de ce travail supplémentaire, la quantité de force nécessaire, quantité que, précédemment, il absorbait à son profit exclusif ; la somme totale
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- des résistances, qui équilibre le travail moteur, se trouve ramenée a sa valeur primitive, et la vitesse revient à son régime normal. Lorsque le travail temporaire des systèmes de transmission et de traduction est terminé, l’appareil tend à tourner plus vite ; mais, aussitôt, le régulateur augmente la résistance qu’il offrait précédemment, d’une quantité égale à celle cjui vient de disparaître : d absorbe la force redevenue disponible et qui, sans cette absorption, engendrerait une accélération du mouvement.
- Il ne donne donc pas l’isochronisme absolu, qui n’est pas réali-sable, mais il s’en approche suffisamment, en ne permettant que des écarts extrêmement minimes. Si l’on ajoute à cela que l’axe, Sur lequel il est monté, tourne sept fois plus vite que celui de la roue des types, on voit que les variations, déjà peu importantes sàr le premier, le seront encore moins pour le second.
- Or, c’est celui-ci qui a besoin d’être animé d’une vitesse aussi uniforme que possible : l’isochronisme relatif, que donne le régulateur, complété par la rectification périodique opérée par la came correctrice, sera suffisant pour qu’on puisse mettre la roue des types d’un appareil en synchronisme avec le chariot d’un poste correspondant. «
- Axe du volant. — Le régulateur a pour auxiliaire un volant, dont la masse s’oppose à tout ralentissement ou à toute accélé-ration brusque et gradue les changements de régime.
- L’axe du volant est soutenu, à l’arrière, par un pontet en laiton, Lo, fixé derrière la platine postérieure, Pl (fig. à l’avant, Par un coussinet, c, porté par une équerre, q, montée sur la face intérieure de la même platine. Il reçoit le mouvement de l’axe de la roue des types par le pignon, P ; à l’avant du coussinet, ta roue à rochet, R, sert à l’embrayage de l’arbre des cames, lequel s appuie sur le bout d’axe en olive, O.
- A la partie postérieure, l’extrémité libre de l’axe, A, sert à nionter un frein qui établit la liaison entre l’axe du volant et le régulateur.
- Le volant est monté seulement à frottement sur l’axe. Il importe, en effet, que la grande inertie du volant ne puisse Jamais devenir nuisible : en cas d’arrêt brusque, résultant, par
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- exemple, de la rencontre anormale de deux pièces; un montage, semblable à celui de la roue de frotteriient sur l’axe de la roue des types, permet au volant de dépenser cette force vive sans causer de dégâts.
- Le volant, V, est constitué par un disque en laiton, d, encadré d’un tore de même métal, T ; le disque, à sa partie centrale, est percé d’un trou circulaire, qui permet de l’emboîter sur un manchon, m, fixé à l’axe. Un fort ressort bombé, r, comprime le disque
- Fig. 91. — Arbre du volant.
- contre l’épaulement, E ; à cet effet, trois vis, traversant le ressort pour venir tarauder dans l’épaisseur du manchon, permettent de régler la pression de façon convenable ; celle-ci doit être suffi' santé pour que le volant ne puisse se déplacer sur son axe, pendant la marche, mais en cas d’arrêt subit de l’appareil, il doit glisser sur son assiette.
- Levier d’arrêt. — On arrête ou on^met en marche l’appareil en manœuvrant’un levier d’arrêt, placé derrière l’extrémité gauche de'la platine postérieure.
- Ce levier consiste en une manette, M, en laiton (fîg. 92), articulée sur la platine, et susceptible d’être 'déplacée, autour de
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- s°n axe, d’un angle de 90°, son mouvement étant limité par une vis, p, que la manelte vient rencontrer lorsqu’elle est sur la vertige ou sur l’horizontale.
- Au point de pivot de la manette, est fixé un manchon cylindrique, en laiton, a, aplati d’un côté ; ce manchon pivote entre les deux branches d’un fort ressort en laiton, R, fixé au pontet, P, terminé par un frotteur, s : lorsque la manette est horizontale,
- '! -MM
- Volant et levier d’arrêt.
- ia partie aplatie du manchon, «, permet à la branche de gauche de Se rapprocher de celle de droite ; un petit intervalle existe alors ei*tre le frotteur, s, et le volant, V, qui peut tourner librement, ^ès qu’on redresse la manette, le manchon, a, écarte le ressort, ^ et le frotteur vient s’appuyer contre le volant ; celui-ci est lrHmobilisé, et, avec lui, tout l’appareil.
- Régulateurs
- Régulateur Hughes. — Le régulateur Hughes est un pendule c°nique ; il consiste en une tige cylindrique, T (fig. 93), dont l’ex-ri’émité antérieure est légèrement conique ; la partie médiane est enroulée en une hélice de neuf spires, placées très près l’une de l’autre, sans toutefois se toucher. Le développement total de
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- cette tige est de 2m,10, ce qui permet de répartir sur une grande
- surface le travail moléculaire, qui s’accomplit lorsque la lame vibre, et d’éviter lés ruptures ; l’extrémité d’arrière de la tige, située exactement dans l’axe de l’hélice, est solidement encastrée dans une mâchoire, formée de deux fortes plaques en laiton, G et H, réunies par quatre vis, dont deux, m et ra, sont visibles sur la figure 93. Cette mâchoire est, elle-même, portée par une console en bois ou en fonte, fixée à la table qui supporte l’appareil.
- Sur la partie antérieure de la tige vibrante, est enfilée une boule massive, B ; le ballottement de cette boule, pendant que la tige vibre, est empêché par un petit ressort-lame, r,
- . armé de telle sorte qu’il tend à soulever la boule et l’applique contre la partie rectiligne de la tige ; on peut, toutefois, la déplacer à l’aide d’une tige en acier, t, terminée par un œilleton serré sous la tête jd’une vis, qui^taraude dans la boule. L’extrémité opposée de cette tige est encastrée dans un curseur, c, à crémaillère ; un pignon, p, manœuvré par un bouton moleté, B' (pointillé seulement sur la figure 93)* permet de déplacer la crémaillère et, avec elle, la boule, B, par l’intermédiaire de la tige en acier, t, ou tige du curseur. La crémail-
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- 1ère est soulevée par un ressort, R, qui rend le mouvement un peu plus dur et évite que les vibrations puissent permettre à la boule de se déplacer spontanément en marche.
- L’extrémité antérieure de la tige vibrante est reliée à l’axe du volant, A, par une manivelle, t, dont il sera question plus loin ; a l’état de repos, elle est centrée de manière à venir s’appuyer contre le petit manchon en laiton, qui porte la manivelle ; dès que 1 appareil est mis en marche, et sous l’action de la force centrifuge développée dans la boule, B, la tige s’écarte et se met à vibrer ; son extrémité décrit dans l’espace une circonférence concentrique a l’axe du volant ; les différents points de cette circonférence, rounis au point d’encastrement, formeraient par suite un cône régulier.
- Le régulateur Hughes est basé sur les deux principes suivants :
- 1° Les oscillations d’un pendule conique sont isochrones pour üne amplitude ne dépassant pas une certaine limite;
- 2° La durée des oscillations dépend de la distance entre le centre de gravité et le point de suspension.
- On règle donc la vitesse de l’appareil en déplaçant la boule, a l’aide du curseur : on augmente la vitesse en la rapprochant du point d’encastrement et inversement ; cette manœuvre peut s exécuter pendant que l’appareil est en marche.
- Frein. — Afin de maintenir le régulateur dans la limite d’amplitude où ses oscillations sont isochrones, on le relie à l’axe du volant par l’intermédiaire d’un frein ; celui-ci dépense en frottements tous les excédents de force, susceptibles de donner à la boule une amplitude exagérée.
- Le frein est constitué de la façon suivante : un manchon en laiton, m (fig. 94), fixé sur l’axe du volant par une vis de Pression, v, porte un bras, également en laiton, h, au bout duquel est articulé un petit disque en acier, d ; sur ce disque est montée uue tige, t, terminée par un anneau en œilleton, g ; c’est dans cet o^Heton qu’on engage l’extrémité libre de la tige vibrante (V- fig. 93), ie bras, h, et la petite tige, Z, constituant la manivelle mentionnée plus haut.
- Le disque, d, est solidaire, par son axe, d’un autre disque en
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- ivoire, E, excentrique, qui suit tous ses mouvements, lorsque la tige vibrante, prenant une amplitude plus ou moins grande, écarte ou rapproche du centre l’œilleton, g.
- Sur le manchon, m, est fixé, à l’aide d’une vis, p', un second
- bras en laiton, B, à l’extrémité duquel est soudée une tige en acier ; cette tige, enroulée en hélice à sa partie x, de façon à former ressort, se prolonge au delà de ce point, en une partie coudée, terminée par un petit manchon de laiton, z, dans lequel on introduit un tampon d’étoupe, formant frotteur ; à l’état de repos, grâce à l’élasticité de la partie en hélice, x, le coude se trouve appliqué contre un petit rayon de l’excentrique, E ; celui-ci, en se déplaçant lorsqu’on écarte du centre l’œilleton, g, pousse vers l’extérieur la tige coudée et oblige le frotteur à venir au contact d’un cylindre creux, en acier, ou tambour, T, à l’intérieur duquel tourne le frein.
- Fonctionnement du régulateur et du frein. — Lorsqu’on met l’appareil en marche, l’extrémité de la tige vibrante, entraînée par l’œilleton du frein, décrit une circonférence autour de l’axe du volant, pendant que le pied de la tige se tord autour de son point d’encastrement. Mais, à mesure que la vitesse augmente, la force centrifuge tend de plus en plus à écarter la boule ; de son côté, la tige oppose une résistance à cet écartement : lorsque la vitesse a atteint un régime suffisant pour que la force centrifuge devienne prépondérante, la boule entraîne la tige, qui entre en vibration.
- C’est alors que doitv intervenir le frein, pour empêcher l’amplitude de dépasser la limite au delà de laquelle les oscillations ne sont plus isochrones : la tige, en s’écartant, entraîne avec elle l’œilleton de la manivelle ; l’excentrique en ivoire, pivotant avec celle-ci, présente à la tige du frotteur un rayon de plus en plus grand et amène le tampon d’étoupe au contact de la paroi du
- Fig. 94.
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- tambour ; une friction est ainsi exercée, qui absorbe toute la force encore disponible et limite l’amplitude.
- Lorsqu’on met en marche les mécanismes de transmission et d’impression, les résistances engendrées par ces organes, précédemment au repos, vont, au premier moment, déterminer un ralentissement. Mais, aussitôt, la force centrifuge diminue ; la boule revenant vers le centre d’une petite quantité, il y a immédiate ftient diminution du travail de torsion de la tige autour de son Point d’encastrement, et, d’autre part, diminution du frottement du tampon d’étoupe sur le tambour du frein : la tige reprend son régime normal de vibrations, après avoir rendu disponible, pour ta travail de l’appareil, une certaine quantité de force.
- Lorsque sont terminées les fonctions qui ont entraîné le changeront d’amplitude, la diminution de résistance, qui en résulte, Umène une augmentation de vitesse ; la force centrifuge s’accrois-8unt, l’amplitude de la boule devient plus grande, le travail molé-oulaire de la tige et le frottement du frein en sont accrus et la Vltesse revient à son régime précédent.
- Régulateur vertical. — Le régulateur Hughes présente Quelques inconvénients : les vibrations de la tige produisent un bruit qui, pour n’être pas très strident, finit cependant par être tatigant pour l’opérateur. De plus, il ébranle assez fortement la toble sur laquelle il est posé, et cet ébranlement, communiqué au Pupitre sur lequel sont placés les télégrammes à transmettre, en rend parfois la lecture difficile.
- Le régulateur vertical, dérivé de celui de Siemens, ne commu-^fiue aux supports aucune vibration et est, en outre, absolument s*tancieux.
- L’axe est mobile entre deux tourillons (fig. 95) dont l’un, à la Partie inférieure, est réglable à l’aide d’une vis, ç. Un peu au-dessus, se trouve une roue d’angle, r, destinée à recevoir le mou-Veuient d’une autre, montée sur l’axe du volant. Deux tiges en Rcier, T (fig. 95 et 96), sont fixées à l’axe vertical au moyen de tames, sur lesquelles s’appuient de forts ressorts, également en acier, R? qUi tendent à empêcher les tiges de s’écarter. Ces tiges Servent de guides à deux boules en cuivre, analogues à celles du
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- régulateur Hughes. A chacune d’elles est attachée, au moyen d’une vis passant dans un œilleton, une petite tige en acier, tr qui permet de les déplacer pour le réglage de la vitesse.
- Vers la partie médiane, les bras latéraux, B, sont réunis par un
- disque en fonte, qui sert de socle à |j un tambour cylindrique en acier, sem- J blable à celui dans lequel frotte le frein du régulateur Hughes. L’axa étant mis en mouvement, la force centrifuge écarte les boules, malgré l’opposition des ressorts, R, et amène au contact du tambour deux petits frotteurs en cuir rond, F, montés, chacun, sur l’une des tiges, à l’aide d’un fort ressort courbe en acier.
- 1 $
- On règle la vitesse en marche au ! moyen d’une vis, V, taraudant dans * un mandrin, M. Le curseur est constitué de la façon suivante : l’axe est | entaillé d’une fente verticale, dans |
- laquelle est engagée une cheville, CC ‘t J deux boutons moletés serrent, sous^j
- leur tête, l’extrémité supérieure des'
- vertical.
- tiges en acier, qui supportent les A boules. La cheville est solidaire d’une | tige cylindrique, en acier bien poli, A :j (fig. 96), qui se loge, à frottement très doux, à l’intérieur de J l’axe, et se prolonge, à travers le support en fonte et la queue de. J la vis, V, jusqu’au bord supérieur de celle-ci. L’extrémité de cette-f tige de curseur est terminée par une tête plus large, T', et la vis, V,
- est entaillée d’une portée à la demande.
- Ainsi encastrée dans la vis, V, la tige du curseur, A, est solidaire de tous les mouvements verticaux de celle-ci : lorsqu’on la visse sur son mandrin, M, le curseur descend et, avec lui, les boules glissent sur leurs tiges-guides et inversement.
- Un petit disque en acier, D, mobile autour de la vis qui, à l’état normal, le fixe, est placé de manière à fermer la portée dans laquelle
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- Se loge la tête, T', du curseur : il empêche ainsi cette dernière de se déplacer verticalement sous l’action de trépidations ou de secousses Quelconques : on fait pivoter ce disque, pour introduire de l’huile dans le logement de la tige du curseur.
- Dans le but d’empêcher la vis, V, de se déplacer, en marche, le mandrin, M, est entaillé de deux fentes, l’une verticale, l’autre horizontale, et près de la partie supérieure ; un Peu au-dessus de cette dernière fente, est enfilée une bague, B', munie elle-même d’une vis, V' : lorsqu’on serre cette dernière vis, son extrémité vient s’appuyer sur le mandrin, qu’elle tend à éloigner de la bague • celle-ci s’appuie plus fort sur K partie du manchon diamétralement opposée à [celle sur laquelle agit la vis, Vr : cette 'action a pour effet de rapprocher les deux bords do la fente verticale du mandrin,
- §râce à l’élasticité que lui permet fente horizontale : le mandrin Serre ainsi la tige de la vis de ré-êtage, V, et rend plus dure la manœuvre de celle-ci. On immobilise ensuite la vis V', à l’aide de sa Fig. 96.—Régulateur vertical. °ontre-vis.
- Les deux boules occupant par rapport à l’axe, des positions diamétralement opposées, se font constamment équilibre et leurs ^actions s’annulent réciproquement.
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- Synchronisme.
- Écarts mécaniques. — Aucun régulateur ne donne l’isochronisme absolu : la force centrifuge, dont les variations déterminent le fonctionnement du système compensateur, n’intervient, pour conjurer le mal, que lorsqu’il s’est déjà manifesté. Si minime qu’ait pu être la perturbation, si rapidement efficace que soit l’action du régulateur, le régime n’en a pas moins été altéré. D’où il suit que, si on met en relations deux appareils, dont le mouvement, bien que très près de l’uniformité absolue, n’est cependant pas parfaitement isochrone, on n’obtiendra jamais qu’au bout d’un certain temps l’un d’eux n’ait fait une fraction de tour de plus que l’autre.
- Or, la roue des types est divisée en 56 parties et se meut à la vitesse moyenne de deux tours par seconde ; les caractères défilent donc devant la bande à un intervalle de 1/112 de seconde les uns des autres. Un retard ou une avance de 1/56 de tour ou de 1/112 de seconde suffirait donc pour que la bande de papier fût projetée sur le caractère précédent ou sur le suivant.
- Ceci montre l’importance de la rectification opérée, a chaque impression, par la came sur la roue correctrice (V. p. 76) ; si, par exemple, le synchronisme était parfait, la came correctrice s’engagerait, sans frottement appréciable, dans le creux qu’elle doit remplir; mais il n’en est jamais ainsi. Si a, et b (fig. 97) sont les deux points où devraient se trouver les dents entre lesquelles la came va, à un certain moment, s’engager, lesdites dents pourront être, par suite d’avance, en c et d ou bien, s’il y a retard, en e et / (fig. 98) ; dans le premier cas, une partie du caractère aurait dépassé la verticale, au moment où le papier serait projeté, et le côté droit de la lettre serait, seul, imprimé ; dans le second, on n’aurait, sur la bande, que la partie de gauche. Il importe donc que la came de correction faèse perdre au caractère son avance ou lui permette de regagner son retard, avant que le barillet soit soulevé.
- On a vu, en effet (p. 88), que la came correctrice entre la première de toutes en fonctions : si la dent d’avant est en retard, elle
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- ta pousse et détermine le glissement du cliquet sur le rochet de frottement ; si la dent d’arrière est en avance, elle l’immobilise ; en un mot, tant que l’écart ne dépasse pas une limite qui va être indiquée, il est rectifié par la came, et le caractère se présente à l’impression comme si le synchronisme n’avait pas été altéré. Une semblable rectification étant opérée à des intervalles suffisamment courts, on peut conserver indéfiniment l’accord nécessaire pour que les signaux imprimés correspondent bien à ceux qu’à l’autre poste, on a voulu transmettre. Il suffit, pour cela, que les vitesses se rapprochent suffisamment l’une de l’autre, afin que les écarts à rectifier u’atteignent jamais une valeur de 1/56 de tour. La taille en arête vive des deux pièces en présence,
- °ame et dent, rend presque improbable leur rencontre directe, aussi longtemps, tout au moins, que la came et la dent conservent 1 acuité nécessaire. Il suffit, en effet, d’une très petite quantité en uioins ou en plus pour que la came glisse d’un côté ou de l’autre de la dent : si l’écart est inférieur à 1/56, la correction s’effectue ; s d est supérieur à cette fraction de tour, la came s’engage dans le Creux précédent tou suivant, selon le sens ; mais, à partir de ce Moment, l’accord entre les deux appareils est rompu : il y a déraillement, suivant l’expression consacrée. Il faut alors inter-r°mpre la transmission, rappeler^au blanc et reprendre au mot (( déraillé ».
- Ecarts électriques. — Les perturbations, que les influences de la ligne apportent dans la régularité du fonctionnement de 1 électro-aimant, ont également leur répercussion sur la correction :
- L’électro-aimant polarisé, par suite de la sensibilité qu’on peut tai donner, se trouve moins influencé, que ne le serait un électrocutant ordinaire, par les variations inévitables, qui résultent des influences extérieures, mais il est impossible de le soustraire com-Ptatement à l’action perturbatrice de ces variations. D’une émission
- Fig. 98.
- Fig. 97.
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- à l’autre, les conditions électriques de la ligne peuvent changer ; tel signal a été retardé par une influence de sens contraire, le suivant peut se voir favorisé par une autre, de même sens que lui.
- De même que, pour les irrégularités d’origine mécanique, la dent de la roue correctrice pourra se trouver, tantôt en avant, tantôt en arrière du point qu’elle occuperait si le synchronisme était absolu; de même, si on considère le moment où l’armature se soulèverait, avec une ligne soustraite à toute espèce d’influence extérieure, on la verra, dans les conditions ordinaires, enregistrer les signaux un peu plus tôt ou un peu plus tard.
- Il découle de là que, même si les régulateurs donnaient aux appareils un isochronisme parfait, il y aurait lieu de conserver à la came correctrice son rôle rectificateur ; les figures 97 et 98 peuvent s’appliquer au dernier cas, tout comme au premier : si l’accord mécanique entre les deux appareils est complet, c’est-à-dire si les dents de la roue correctrice se trouvent exactement en a -et b au moment où l’armature devrait se soulever, un retard dans l’action de celle-ci permet aux dents de s’avancer jusqu’en c et d : la came correctrice doit leur faire perdre cette avance, pour que le caractère s’imprime nettement. Inversement, si un soulèvement trop hâtif permet à la came correctrice de rencontrer la roue alors qu’elle n’est encore qu’en e et /, la première pousse la seconde devant elle et l’amène instantanément en a et b.
- La came correctrice a donc, ici, rompu un accord existant entre les deux appareils, pour masquer une irrégularité dans le fonctionnement de l’électro-aimant : la rectification intempestive, ainsi opérée, aura inévitablement une répercussion sur la correction suivante : en supposant le cas idéal où l’appareil et l’électro se trouveraient n’avoir subi aucune perturbation, la came devra quand même agir sur la roue, pour lui faire regagner le retard ou perdre l’avance qu’elle lui avait précédemment donnés.
- En résumé, les écarts imputables au mouvement des rouages pourront s’ajouter à ceux qui incombent à Pélectro-aimant, et rendre plus laborieuse l’action de la came correctrice ; fet la somma de ces deux irrégularités ne doit pas, sous peine de « déraillement »? atteindre une valeur de 1/56 de circonférence de la roue correctrice. Si étroites que puissent paraître ces limites, un réglage judicieux
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- des différents organes mécaniques et électriques permet de rester sensiblement en deçà, et d’assurer la correspondance dans d’excellentes conditions.
- Agencement électrique de l’appareil Hughes.
- Appareil Hughes, modèle de 1879. — Les communications extérieures sont amenées aux trois bornes L, T, P (fig. 99).
- A la transmission, le levier, L, soulevé, vient s’appliquer contre
- Fig. 99. — Communications de l’appareil Hughes.
- ta vis supérieure p : la pile se trouve ainsi mise en communication ^vec le massif et la ligne.
- A l’arrivée, les fiches du commutateur inverseur, M' (V. p. 63), eta.nt placées, par exemple, sur le diamètre horizontal, un courant Positif, venant de la ligne, suit l’itinéraire suivant : le massif, la Vls de butée de repos, r, du levier, L, le ressort inférieur, c, de 1 interrupteur de la came correctrice (V. p. 63), le ressort supérieur, ta plot correspondant du commutateur rond, la fiche et l’autre Ptat, l’entrée de la bobine n° 1, la bobine n° 2, le commutateur et ta terre.
- Dès que l’armature est soulevée, elle vient buter contre le
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- levier de détente : la terre, reliée à la première, se trouve mise en communication avec la ligne, qui aboutit au massif ; le reste du courant s’écoule à la terre.
- Manette.—Sur le côté gauche delà table, se trouve une manette, M, dont le pivot communique avec la ligne. Dans la position normale, cette manette est isolée; mais on peut, pour les besoins du réglage en ligne, l’amener au contact d’un plot, m, disposé à cet effet et relié à la terre : l’appareil se trouve alors complètement hors circuit.
- Communications des Hughes du Poste Central de Paris. —Les planchers des salles de transmission étant en fer, ainsi
- Massif
- Fig. 100. — Communications des appareils Hughes du Poste Central
- que l’ossature générale du bâtiment,se trouvent en communication avec la terre ; le poids moteur, relié à la ligne par la chaîne qui le supporte et s’appuie elle-même sur le massif, pouvait, en arrivant à la fin de sa course ou en frottant contre la cage métallique qui l’enferme, mettre le fil directement à la terre. Cet inconvénient a nécessité la modification des communications électriques Le massif a été mis à la terre, ce qui a entraîné la séparation
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- du levier de transmission en deux parties isolées l’une de l’autre Pur une plaque d’ébonite (fig. 100); celle u, qui vient, lors du soulèvement, se mettre en prise avec la vis de pile, p, porte un petit Assort à boudin, très faible, auquel est attachée la communication Uvec la ligne. Le support de l’armature, ainsi que le plot de la Manette, sont reliés à la vis de repos, r, du levier de transmission : Ces deux pièces ne sont donc réunies à la ligne que lorsque le levier est au repos. Le reste est agencé comme dans les autres appareils.
- L’Administration a décidé d’uniformiser les communications des Hughes qui, dans l’avenir, seront tous à levier coupé.
- Réglage en ligne.
- Héglage du synchronisme. — Lorsque deux appareils eotrent en contact pour la première fois, leurs vitesses sont évidemment quelconques : il faut donc, tout d’abord, les rendre identiques, pour établir le synchronisme.
- L’appel se fait par l’envoi du signal : blanc des lettres N. On y rèpond de la même façon. L’un des correspondants demande ^lors à régler, par l’envoi du signal : IT IT IT?, dont le bruit est ^ractéristique. Celui qui l’a reçu appuie, à chaque tour de son chariot, sur une touche quelconque de son clavier, toujours ^ même : une suite d’émissions, séparées par des intervalles rigou-reusement égaux, arrivent donc chez le correspondant, et lui donnent le rythme du mouvement à obtenir de son propre appareil.
- Si le synchronisme était réalisé, la lettre, imprimée à chaque fission reçue, serait toujours la même; mais il n’en est générassent pas ainsi ; si les lettres se succèdent dans l’ordre alphabétique, A, B, C, D ,etc., l’appareil récepteur tourne trop vite,puisque, lorsque le chariot transmetteur a fait un tour, exactement, l’autre ^ accompli une fraction de plus que la révolution complète. Si, contraire, on reçoit dans l’ordre inverse, Z, Y, X, etc., l’appa-red récepteur ne tourne pas assez vite ; on devra, dans le premier c^s> diminuer la vitesse et, dans le second, l’augmenter.
- Si l’on reçoit dans l’ordre alphabétique; on tourne lentement S bouton de réglage du régulateur, de manière à éloigner la boule point d’encastrement ; il arrive bientôt un moment où la même Montoriol.—Télégraphie. 8
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- appareils a transmission simple.
- ettre sort, à chaque tour ; on n’a encore qu’une approximation, parce qu’on ignore de quelle quantité la came correctrice rectifie la[po sition ; il faut donc, pour parfaire le réglage, empêcher cette came d’agir et laisser s’accumuler, pour qu’ils deviennent tangibles, les écarts qui peuvent, à chaque tour, subsister encore.
- A cet effet, on amène la manette, M, en contact avec le plot, m ; les courants, arrivant de la ligne, sont ainsi conduits à la terre, sans passer par l’électro-aimant; on laisse l’appareil tourner librement pendant 4 ou 5 tours; si, ensuite, les émissions ultérieures donnent l’impression de la lettre même reçue en dernier lieu, le G, par exemple, cela indique que les écarts qui ont pu se produire pendant ces 4 ou 5 tours, accomplis sans correction, n’arrivent pas à faire une somme supérieure à 1/56.
- Deux autres cas sont possibles : ou bien on reçoit la lettre H: cela indique que l’appareil tourne encore un peu plus vite que celui du correspondant ; ou bien on a la lettre F : on^en conclut qu’il tourne un peu moins vite ; on éloigne ou on rapproche la boule du point d’encastrement, d’une toute petite quantité.
- On recommence ensuite la mise à la terre, en augmentant le nombre de tours, et on arrive bientôt à retrouver la lettre imprimée en dernier lieu, après un intervalle de 10 révolutions complètes : on se contente généralement de ce résultat.
- Réglage de l’électro-aimant. •— Le réglage en ligne de l’électro-aimant se fait sur la réception de la combinaison INT blanc, transmise par le correspondant et répétée à chaque tour de son chariot, aussi longtemps que cela peut être nécessaire. L’agent réceptionnaire observe, sur sa bande, les signaux imprimés : s’il reçoit, par exemple, IOT, la substitution de O à N indique que l’armature s’est soulevée trop tard ; souvent même, la correction qui en est résultée a complètement décalé la roue correctrice d’une division, et on reçoit I O U A J O U, etc. : l’électro-aimant n’e&t pas assez sensible, on enfonce le fer doux. On ferait l’inverse si leldéraillement se produisait sur les lettres précédentes.
- Dès qu’on a atteint le point juste, on interrompt le correspondant et on lui fait également des INT, afin qu’il puisse, à son tour* opérer le réglage de son électro-aimant.
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- CHAPITRE VI
- APPAREILS AUTOGRAPHIQUES, TÉLÉPHOTOGRAPHIQUES, TÉLAUTOGRAPHIQUES
- définition générale. — Aucun des appareils de cette catégorie n’est actuellement en service : les uns ont été supplantés Pur des systèmes plus rapides, les autres sont restés, jusqu’ici, U. l’état de simples curiosités de laboratoire ; seuls, les télauto-§ruphes sont employés dans quelques pays, notamment en Angleterre, comme auxiliaires du téléphone dans les communications Pavées. Toutefois, bon nombre d’entre eux renferment des prin-ripes intéressants et, de ce fait, sont susceptibles de trouver, un J°Ur ou l’autre, à s’adapter aux besoins modernes; c’est, à ce titre <Ms trouvent place ici et vont être l’objet d’une description Sommaire.
- Dans les systèmes auto graphiques, le message, texte manuscrit, P|^Q, dessin, etc., est préparé à l’avance, généralement à l’aide Une encre isolante, sur une feuille métallique ; il est ensuite PAsenté à un style, qui le décompose en lignes parallèles, très Approchées les unes des autres ; des émissions ou des interrup-ri°ns de courant, correspondant au passage du style sur des parties Aaductrices ou isolantes, sont ainsi produites. Au poste d’arrivée, eii résulte un tracé de lignes également parallèles et serrées nnant la reproduction de l’original.
- ^es appareils phototélégraphiques emploient des moyens analo-pour la transmission ; la réception a lieu par l’action d’un
- do
- Eues
- lumineux, convenablement gradué, sur une feuille de papier eUsible. Dans les uns comme dans les autres, un synchronisme ^oureux est nécessaire entre le transmetteur et le récepteur. ^Unsles systèmes télautographiques, la plume à l’aide de laquelle
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- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE.
- l’expéditeur trace son message, est reliée directement à la ligne; au poste correspondant, une autre plume reproduit exactement tous les mouvements de la première et donne un fac-similé fidèle du texte ou du dessin exécuté au départ.
- SYSTÈMES AUTOGRAPHIQUES
- Appareil autographique de Caselli. — L’original à transmettre est rédigé ou dessiné à l’aide d’une encre isolante, sur une feuille d’étain ; celle-ci est placée sur un plateau, P (fig. 103), Communiquant avec la terre, et parcouru, d’un mouvement alternatif longitudinal, par un style, S, relié à la fois à la pile et à la ligne. Celle-ci, à l’autre poste, aboutit également à un style, S', parcourant un plateau semblable, P', en relation avec la terre, et recouvert d’une feuille de papier imprégnée de ferro-cyanure
- Fig. 103.
- de potassium ; lorsqu’un courant arrive de la ligne, il doit, pour se rendre à la terre, traverser le papier ; la solution chimique est décomposée et il en résulte une trace bleue sur le papier. Le style du poste de départ, passant sur les parties métalliques à nu, met la pile en court-circuit; un courant est, au contraire, envoyé lors du passage sur celles recouvertes d’encre. Si, donc, les deux styles sont animés de mouvements rigoureusement synchroniques, et si les plateaux se déplacent, à chaque demi-oscillation, d’une valeur égale *à l’épaisseur d’un trait, on obtient, à l’arrivée, la reproduction du texte de départ, en lettres bleues sur fond blanc.
- Le mouvement alternatif est donné par un pendule, long de deux mètres, entretenu électriquement.
- Appareil autographique de Lenoir. — Dans l’appareil de Lenoir, un mouvement d’horlogerie entraîne un cylindre, C (fig. 104), sur lequel on place une feuille de papier argenté, portant le mes-
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- APPAREILS AUTOGRAPHIQUES, TÉLÉPHOTOGRAPHIQUES, ETC- 117
- Sage tracé à l’encre gommée ; pendant que le cylindre tourne, un style métallique, S, frotte sur le papier ; le chariot se déplace longitudinalement et le tracé devient une hélice. Lorsque le style passe sur une partie encrée, un courant positif est envoyé par la
- h Ml h
- Fig. 104. — Appareil autographique Lenoir.
- Pile, P ; mai&, dès qu’il atteint directement le papier argenté, Un.court-circuit s’établit entre les piles, P et P', à travers le rhéostat, R, dont la résistance est égale au quart de celle de la ligne : un courant négatif, m.oins intense que le précédent, est envoyé.
- A l’arrivée, ces courants sont reçus dans un électro-aimant dont l’armature, polarisée, porte une plume métallique chargée d’encre, qui vient au contact du papier sous l’influence d’un cou-rant positif, et s’en éloigne dès qu’arrive un négatif ; ce papier ost porté par un cylindre, G', en synchronisme avec celui du poste transmetteur.
- SYSTÈMES TÉLÉPHOTOGRAPHIQUES
- Appareil téléphotographique, de Korn. — L’original, Photographié sur une pellicule, est placé sur un cylindre de cristal, C(fig.l05), animé, tout à la fois, d’un mouvement de rotation et de déplacement longitudinal ; le style est ici remplacé par un fais-Ceau lumineux, émis par une source, L, et qui, convenablement réfléchi, vient former foyer à la surface même de la pellicule ; traversant celle-ci et le cylindre de cristal, il arrive à un prisme a réflexion totale, P, immobile à l’intérieur, et est enfin renvoyé 8l*r une cellule de sélénium, S.
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- La cellule, S, est constituée de la!façon|Suivante : sur une plaque de stéatite, de 7 centimètres sur*2,5, on§a couché deux fils de pla-tine très fins, qui l’enveloppent complètement sans se toucher ;
- Fig. 105. — Transmetteur téléphotographique Korn.
- puis on a appliqué, sur la face qui regarde le prisme, un enduit cfe sélénium ; enfin, on a relié l’un des fils de platine à la ligne, tandis que l’autre est en liaison avec une pile":de courant de celle-ci ne peut donc se rendre sur la ligne qu’en traversant l’enduit de sélénium. La résistance de la cellule est appropriée à celle de la ligne ; suivant les modèles, elle atteint, dans l’obscurité, de 3 000 à 12 000 ohms. On sait que la conductibilité de cette subs-stance varie, dans des proportions considérables, suivant qu’elle est plus ou moins éclairée ; or, le rayon lumineux provenant de la source, L, arrive à la cellule après avoir traversé les différents points, plus ou moins opaque, de la pellicule photographique ; la conductibilité du sélénium varie donc suivant le flux qui lui parvient, et le courant émis sur la ligne suit les mêmes variations. Il convient de noter, toutefois, que ces variations ne sont pas proportionnelles à l’éclairement de la cellule, aussi a-t-il fallu adjoindre au transmetteur un dispositif « compensateur », dont le fonctionnement sera facile à saisir après la description du récepteur.
- Celui-ci consiste en un galvanomètre du genre Ader-Einthoven, comprenant deux fils, tendus entre les pièces polaires et parallèlement aux branches d’un aimant permanent ; ces deux fils, rendus solidaires par une petite plaque d’aluminium, a (fig. 106), sont réunis « en quantité^» ; les courants de ligne les parcourent tous deux dans le même sens et, sous leur action, l’équipage se déplace
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- Perpendiculairement au champ ; ces déplacements varient suivant l’intensité des courants reçus, c’est-à-dire suivant la transparence des points du cliché de départ. La plaque d’aluminium, a, 8ert d’obturateur à un diaphragme percé à travers les plaques Polaires; ce diaphragme, d, est triangulaire, et le sens des déplacements est tel que l’obturateur démasque d’abord la pointe, de telle sorte que la surface ainsi ouverte Augmente dans une proportion plus grande que les déviations de l’obturateur.
- La figure 107 montre l’ensemble de l’agencement :
- Ie galvanomètre, G, est placé sur le trajet du rayon lumineux émis par la source, L, dont il laisse passer Une fraction plus ou moins grande, suivant son propre déplacement ; cette fraction arrive sur une feuille de Papier sensible, tendue sur le cylindre, G, qui tourne eu synchronisme avec celui du poste de transmission ;
- 1® tout est enfermé dans une boîte noire. L’intensité du rayon lumineux, qui impressionne le papier, dépend de la quantité de flux qui a traveisé le diaphragme ; or, sur le cliché de départ, le maximum de transparence correspond au Maximum d’éclairement du sélénium et, par suite, au ^maximum de courant sur la ligne, soit, en fin de compte, à un maximum d’intensité lumineuse sur le papier sensible : le cliché~ainsi obtenu
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- Fig. 106.
- L
- Fig. 107. — Récepteur téléphotographique Korn.
- est donc un négatif. On peut obtenir un cliché directement Positif en plaçant la plaque d’aluminium, a (fig. 106), de manière *îu’à l’état de repos, le diaphragme soit complètement ouvert et l’obturateur le ferme en commençant par la pointe.
- Ainsi qu’il a été dit plus haut, les courants résultant, au départ, du fonctionnement du transmetteur, ne sont pas proportionnels à ^ éclairement du sélénium ; le dispositif compensateur consiste
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- en un galvanomètre, semblable à celui du récepteur, et qui, en série sur la ligne, est traversé par tous les courants venant de la cellule, S (lîg. 105) ; le rayon lumineux, gradué par ce galvanomètre, agit sur une cellule auxiliaire, semblable à la première et placée en dérivation sur la ligne ; les courants qu’elle émet s’ajoutent ainsi à ceux de la première, et l’on obtient, sinon la proportionnalité absolue, tout au moins une approximation suffisante.
- L’inventeur s’est attaché également à compenser l’inertie du sélénium qui, pour une intensité lumineuse donnée, montre une résistance plus faible lorsqu’il a été précédemment éclairé, que lorsqu’il sort de l’obscurité. Ce dispositif est décrit dans YEclai-rage électrique du 22 décembre 1906 (p. 476).
- Le synchronisme entre les deux cylindres est réalisé, en principe, de la façon suivante : le cylindre récepteur est réglé pour tourner plus vite que le transmetteur, dans la proportion de 1 p. 100 environ ; il est monté à friction sur l’arbre du moteur qui l’entraîne, et peut être arrêté, à la fin de chaque révolution, par un encliquetage : il attend, dans cette position, l’arrivée d’un courant correcteur, envoyé à chaque tour par le transmetteur ; ce courant libère l’accrochage et le cylindre se remet en marche • les écarts qui se produisent dans l’espace d’une révolution ne peuvent donc s’accumuler, et l’on obtient un synchronisme très régulier. Pour établir l’accord entre les deux appareils, il suffit de mettre le récepteur en marche avant le transmetteur, il s’arrête après une révolution et attend le premier courant correcteur, qui le fait repartir.
- Appareil téléphotographique Belin. — Cet appareil, appelé aussi téléstéréo graphe, diffère essentiellement du précédent : pour la transmission, il met à profit cette propriété des gélatines bi-chromatées, de devenir d’autant moins solubles qu’elles ont été exposées à une lumière plus intense : il s’ensuit que, si l’on reproduit un cliché sur une pellicule d’une telle substance, et si on la développe à l’eau chaude, la surface de la pellicule présente, en chaque point, des reliefs dont la hauteur est presque exactement proportionnelle aux différentes intensités lumineuses.
- Le cliché ainsi obtenu est tendu sur un cylindre, C (fig. 108,)
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- qui, en tournant, présente successivement tous ses points à un style, S, suivant une ‘ hélice à pas très ser-ré. Le style, d’après l’épaisseur des différents points qu’il rencontre, accomplit une Serie de déplacements, suivant le rayon du cylindre, s’approchant
- du centre lorsque se Fig. 108. — Transmetteur téléphotographique Belin. Présente un creux et
- s en éloignant au passage d’une aspérité ; ces mouvements sont Amplifiés par le levier LL' ; le style, mobile autour du point O, commande un curseur, c, qui se déplace sur un rhéostat, R, lritercalé entre la pile, P, et la ligne : les courants que reçoit cette dernière ont donc une intensité qui dépend du relief de chaque point rencontré par le style.
- Dans les appareils actuels, le rhéostat est remplacé par une Sorte de microphone à un seul contact : un grain sphérique de charbon, enchâssé dans une alvéole qui l’empêche de se déplacer latéralement, est serré entre deux lames de charbon, dont l’une constitue le fond de la boîte et l’autre la membrane. Le grain de charbon est placé excentriquement par rapport à cette dernière, qui, maintenue par les bords, à la façon ordinaire, a pu, dans un Nouveau modèle, être réduite à une simple bande rectangulaire Enfermant le diamètre qui s’appuie sur le grain. Le cliché étant eXploré, comme précédemment, par un style, les différentes Pressions, transmises à la membrane, font varier la résistance de 1 unique point de contact, et les courants ondulatoires qui en rcsultent sont transmis sur la ligne. Ce nouveau transmetteur est
- J j
- u une stabilité complète, et une pression donnée, exercée sur la Membrane, engendre toujours rigoureusement la même intensité hans le primaire ; il permet la transmission des demi-teintes avec ^Ue fidélité et une pureté qui n’avaient pu, jusqu’ici, être atteintes.
- Au poste correspondant, les courants sont reçus dans un oscillographe bifilaire Blondel, dont la fréquence est réduite à environ
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- 1 000 périodes, et qui est réglé à l’apériodieité critique ; cet instru- jfl ment possède, dans ces conditions, une sensibilité remarquable, tout en donnant des déviations rigoureusement proportionnelles aux intensités de courant qui les provoquent. La grande fréquence proprefde cet appareil est nécessaire pour enregistrer les variations -vj rapides de courants, produites par le nouveau transmetteur men- j tionné ci-dessus.lUne source lumineuse, S (fig. 109), émet un rayonJ
- à travers une lentille, L, ayant son foyer au centre du miroir, M ; .-* celui-ci renvoie ce rayon à une seconde lentille, L', dont le foyer | se forme à la surface de la pellicule sensible, tendue sur le cylindre,
- C, animé d’un mouvement synchronique par rapport au cylindre de transmission ; mais, avant d’atteindre la lentille, L', le rayon ^ traverse une plaque de verre, G, sur laquelle est vernie une gamme -dégradée, allant de la transparence complète à l’opacité absolue : j le rayon, suivant l’angle dont il est dévié par le miroir, traversa donc une partie de la gamme plus ou moins opaque et arrive sur lei A
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- APPAREILS AU TOGRÀPHIQUES, TÉLÉPHOTOGRAPHIQUES, ETC.
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- pellicule sensible avec une intensité proportionnelle aux reliefs du cliché de départ.
- Là comme dans le système Korn, le cliché d’arrivée peut être, à volonté, positif ou négatif, suivant que la gamme, G, présente s°n point le plus transparent ou le plus opaque à la position qui correspond au courant minimum reçu de la ligne. Le synchronisme entre les deux cylindres correspondants est obtenu d’une façon analogue à celle du précédent, par un arrêt momentané du mobile récepteur à la fin de chaque révolution. L’inventeur étudie eu ce moment l’emploi de moteurs synchrones, qui, placés aux deux extrémités de la ligne, entraîneraient les cylindres et, une fois mis en phase, resteraient « accrochés » pendant toute la durée de la transmission : l’arrêt périodique serait ainsi supprimé et, en outre, il deviendrait possible de donner aux cylindres une ^dtesse angulaire notablement supérieure à celle pratiquée actuellement. Les résultats déjà obtenus, dans cette voie, permettent d’espérer que la solution définitive sera acquise à bref délai.
- Télautographe Jordery. — L’expéditeur écrit son télégramme à l’aide d’un crayon, c" (fîg. 110), monté de telle sorte Çue les deux composantes, horizontale et verticale, des mouvements qü’on lui imprime, sont transmises séparément, par l’un
- l’autre de deux fils de ligne, et reproduites à l’arrivée.
- La bande de papier sur laquelle on écrit se déroule d’un mouvement continu ; la poignée, P, portant le crayon, commande deux Wj, A. et A', sur lesquels sont articulés deux autres bras, bc et b'c' le parallélogramme ainsi constitué pivote autour des points c et c', reliés respectivement aux deux fils de ligne ; deux autres bras, B et B', solidaires du parallélogramme, se terminent chacun Par[un curseur, mobile sur un rhéostat, R et R', relié à une pile. b*es mouvements imprimés à lafpoignée, P, ont donc pour résultat déplacements des curseurs au prorata de la proportion dans laquelle chacune des composantes entre dans ces mouvements, et lMen résulte que l’intensité des courants émis sur chacune des deux lignes varie dans la même proportion.
- La plume du poste d’arrivée consiste en un tube capillaire eu verre, rempli d’encre et placé au-dessus de la bande, qui,
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- comme à l’autre poste, se déroule d’un mouvement continu ; elle est maintenue dans une articulation formée de deux ressorts, r, et r', montés chacun sur l’armature d’un électroaimant, E et E', et encastrés dans une mâchoire à leur extrémité opposée. Les courants d’intensité variable, qui parcourent les électroaimants, déterminent des déformations également variables des ressorts, et la plume reproduit ainsi tous les mouvements du crayon de départ.
- Télautographe anglais. — Employé en Angleterre, sous le nom de Telewriter. Le mode de transmission est semblable à celui de Jordery» c’est-à-dire que le crayon, C (fîg. 111)» manié par l’expéditeur, commande deux rhéostats, R, intercalés entre le pile et chacune des deux lignes ; toutefois, le papier est fixe et le crayon est susceptible de se déplacer sur toute la surface d’un rectangle mesurant 12 centimètres de gauche à droite et 5 centimètres de hauteur.
- A l’arrivée, la plume, P, est mise en mouvement d’après le même principe que ci-dessus, mais les récepteurs sont constitués chacun par un cadre galvanométrique, G, placé dans un champ magnétique puissant et entourant un cylindre de fer doux surexcitatêur ; sur l’axe, autour duquel pivote le cadre, est monté le bras, B, qui commande la plume, et, en outre, un ressort spiral le ramène à la position de repos lorsqu’aucun courant ne parcourt les lignes ; dans cette position, la plume repose dans un encrier, contenant une dissolution d’aniline. Tout comme dans le système Jor-dery, l’un des cadres donne les composantes verticales des mou-
- Fig. 110. — Télautographe Jordery.
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- vements de la plume et l’autre les composantes horizontales.
- Un artifice intéressant est employé pour soulever la plume, soi antre les mots, soit à la fin de chaque ligne, afin de la ramener an commencement de la suivante, ou encore si 1 on tran nn dessin; indépendamment des courants continus, d mtens variable, qui déterminent les mouvements de la'plume, les ignés sont parcourues, au repos,
- Par des courants vibrés, émis Par le poste de départ, et Çoi se superposent aux premiers ; ces courants, filtrés à l’arrivée par un condensateur,
- Vont actionner un relais vi-Lrateur qui, à son tour, maintient abaissée l’armature d’un électro-aimant : dans cette situation, une lame transversale se place devant les bras de la plume et l’empêche d’arriver au contact du papier. Au poste de départ, la ^ablette sur laquelle on écrit ®st articulée et, dès qu’on ^Ppuie avec le crayon, transmet la pression à un interrupteur placé au-dessous : le oircuit des courants vibrés ost coupé et, à l’autre poste,
- *a lame transversale retombe, laissant la plume reposer sur le papier ; si ensuite, au cours de la transmission, on soulève de Nouveau le crayon, par exemple entre deux mots, le rétablissement des courants vibrés éloigne momentanément la plume, mais la laisse sous la conduite des deux ^cadres, et elle continue à °l)éir aux mouvements du crayon de départ.
- Le poste transmetteur commande également l’avance du papier, si la surface qui couvre la tablette ne suffit pas : à cet effet, le
- Mi UN1
- Fig. 111. — Télautographe anglais.
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- papier, venant du rouleau, passe dans une pince solidaire de l’armature d’un électro-aimantle relais qui commande ce dernier est maintenu au collage, pendant tout le temps de la transmission, par les courants qui commandent la plume : il suffît de provoquer une interruption pour le ramener au repos, et la pince fait avancer le papier d’une longueur égale à un tiers de la hauteur de la tablette. Cette même interruption permet aux ressorts spiraux de ramener les cadres galvanométriques à la position de repos, et la plume revient se placer momentanément dans l’encrier. -
- Bibliographie.
- E. Zetzsche. — Handbuch der elèktriscken Télégraphié. Berlin, 1877, t. I, p. 238.
- Magnetinductions Zeigertelegraph von Siemens.
- H. Thomas. — Traité de Télégraphie électrique. Paris, 1894.
- L. Montillot. — Télégraphie pratique'. Paris, 1898. 1
- Tongas. — Installations télégraphiques. Paris, 1913
- Administration des P. T. T, — Manuel de l’agent des Postes et Télégraphes, 1919. Tern nt. — Le siphon enregistreur. Paris, 1876.
- Archiv fur Post und Télégraphié. — Berlin, mai et juin 1905. Der Ferndrucker von S iemens und Halske. '
- Wunschendorff. — Traité de Télégraphie sous-marine. Paris, 1888.
- E. Montoriol. — Guide pratique du Télégraphiste. Paris, 1910.
- E. Montoriol. — L’appareil Hughes et les lignes souterraines. Paris, 1909. Annales télégraphiques, 1863. Pantélégraphe Caselli, p. 209.
- E. Montoriol. — La Technique télégraphique en France. Paris, 1914.
- L’Électricien. — Paris, 1907, p. 327. Le Télautographe de M. Korn.
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- DEUXIÈME PARTIE
- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES
- CHAPITRE VII
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
- Les moyens propres à augmenter le rendement des lignes se rangent en diverses catégories, suivant qu’ils portent sur les lignes elles-mêmes, sur le mode d’utilisation ou sur le mode de transmission :
- 1° On peut, en effet, chercher tout d’abord à augmenter le Nombre des signaux possibles dans un temps donné, en combattant les effets perturbateurs de la charge et des influences extérieures, par des dispositifs de décharge, de compensation, etc.
- 2° Lorsque le trafic entre deux bureaux est insuffisant pour utiliser convenablement la ligne qui les relie, on peut rattacher celle-ci^i d’autres postes situés sur son parcours et travailler successivement sur chacune des sections ainsi constituées ; on réalise de la sorte des lignes omnibus, en dérivation, en embrochage, etc.
- 3° Le groupement sur une même ligne de plusieurs appareils travaillant simultanément a permis de réaliser divers systèmes, fiai se répartissent en plusieurs groupes, suivant qu’on envisage :
- a) Ceux qui utilisent des courants de même nature, comme les duplex, diplex, multiplex, etc.
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- b) Ceux qui font usage de courants de natures différentes, comme les systèmes à transmission vibrée, les dispositifs de télégraphie et téléphonie simultanée, etc.
- c) Ceux qui divisent le temps en fractions extrêmement petites pour rattacher la ligne successivement à chacun des appareils : ce sont les systèmes à transmissions multiples.
- d) Enfin ceux à transmission automatique, dans lesquels la main humaine est remplacée par un organe mécanique, qui expédie automatiquement les transmissions préparées à l’avance par un nombre plus ou moins grand d’opérateurs.
- Tous ces moyens d’augmenter le rendement des lignes ont été combinés entre eux, et ont donné naissance à une foule de dispositifs dont les principaux vont être examinés successivement.
- Les systèmes à transmission automatique et ceux à transmissions multiples, à cause de leur nombre et de leur importance, feront l’objet de chapitres spéciaux.
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- CHAPITRE VIII
- SYSTÈMES DE DÉCHARGE
- Déformation des signaux. — L’étude de la propagation des durants sur les lignes est faite dans un autre ouvrage de cette encyclopédie^) ;il suffira donc, pour l’objet traité ici, de rappeler les phénomènes qui accompagnent la charge et la décharge des conducteurs et leur répercussion sur la forme des signaux enregistrés à l’arrivée.
- Lorsqu’on lance sur une ligne une émission de courant, l’inten-Slté n’acquiert pas aussitôt, à l’autre extrémité, la valeur que lui assigne la loi d’Ohm ; abstraction faite du temps de propagation
- Fig. 113.
- proprement dit, l’intensité, partant de zéro, ne s’accroît que pro §ressivement et c’est seulement au bout d’un temps, Ot (fig. 112), qu’elle atteint sa valeur définitive. Cela tient à ce qu’au début de 1 émission, l’énergie fournie au conducteur a été employée à le charger (effet de capacité) et à vaincre sa self-induction. Le temps qu’on appelle période variable, dépend donc exclusivement de ^ capacité et de la self-induction de la ligne et est complètement ^dépendant de la force électro-motrice mise en jeu : si, par exem-
- (1) Généralités sur les transmissions télégraphiques et téléphoniques, par M. Ravut. "" Encyclopédie JBaillière, en préparation.
- Montoriol. — Télégraphie.
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- pie, avec un certain voltage au départ, on obtient la courbe Ox (fig. 113) et l’intensité finale Oi, avec une tension plus faible, on aura la courbe Ox' et l’intensité Of, mais, dans un cas comme dans l’autre, le régime permanent ne sera atteint qu’au bout du temps Ot ; on doit remarquer cependant que, si les deux courbes sont très voisines au début de l’émission, elles s’écartent sensiblement ensuite et que celle qui correspond au voltage le plus élevé est plus abrupte que la seconde.
- A la fin de l’émission, l’énergie, absorbée pour charger le conducteur et surmonter sa self-induction, se trouve restituée, l’intensité, à l’arrivée, ne tombe pas brusquement à zéro, mais décroît progressivement, comme si on appliquait à la ligne une force électro-motrice égale et de signe contraire à celle qui a produit l’émission. Si, donc, on représente par la courbe OxO' (fig. 11^) l’allure d’une onde reçue au poste d’arrivée, on peut en déduire le degré de déformation que subira le signal enregistré dans le récepteur : ée dernier, suivant sa construction et le travail qu’on
- Fig. 114.
- demande à son armature, fonctionne lorsque le flux d’induction a atteint une valeur déterminée ou, si l’on préfère, lorsque le courant reçu a acquis une certaine intensité. Si, par exemple, cette intensité minima nécessaire est égale à O i, l’armature est déplacée an temps t ; or, par suite de la diminution de réluctance résultant de son rapprochement des noyaux, le courant nécessaire pour la maintenir au contact est notablement plus faible que celui qu’ü a fallu pour la déplacer : le décollement aura lieu, par exemple? lorsque l’intensité décroissante passera par la valeur O i', c’est-à' dire au temps t', On voit que la durée, tt\ du signal est sensible-
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- SYSTÈMES DE DÉCHARGE.
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- firent inférieure à la durée de l’émission envoyée par l’autre poste ; Cette déformation est d’autant plus importante que le récepteur est moins sensible : en effet, si, dans le cas supposé, le récepteur avait été susceptible de fonctionner avec une intensité inférieure a Ot, l’attraction et le retour au repos de l’armature auraient eu lieu à des temps plus voisins, respectivement, de O et de O', et la longueur du signal enregistré se serait rapprochée davantage de celle de l’émission. On obtiendrait un résultat encore meilleur si °R donnait à la courbe une allure plus redressée, ce qu’on obtiendrait en employant, au départ, une force électro-motrice plus grande. iâk.En résumé, on diminue la déformation des signaux reçus, d’une Part, en employant des récepteurs aussi sensibles que possible et d’autre part, en augmentant la tension de la source électrique de départ ; toutefois, en examinant la figure 113, on voit que, si le récepteur est très sensible, le voisinage des deux courbes, au début de l’émission, est tel qu’on gagne péu à forcer le voltage et l’on s en tiendra, dans la pratique, à des limites qui seront indiquées plus loin.
- Quoi qu’il en soit, si l’on considère l’influence des constantes 11:1 émus de la ligne, l’étude complète conduit à conclure qu’on a tout intérêt à augmenter la self-induction et à diminuer la capacité. Le premier de ces facteurs est malheureusement toujours très feible, que les lignes soient en fer ou en cuivre ; les études d’Heaviside, Vaschy, Barbarat et Pupin ont conduit à l’augmenter artificiellement, en intercalant des bobines de self-induction, réparties uniformément tout le long du conducteur ; ce procédé a donné des résultats remarquables en téléphonie. En ce qui concerne la télégraphie, on s’est borné, jusqu’ici, à combattre le facteur défa-v°i*able : la capacité, qui, dans les longues lignes aériennes, et, surtout, dans les lignes souterraines et sous-marines, atteint une vuleur très élevée. A défaut de pouvoir, par la construction même, réduire la capacité, on a recours à des artifices, qui tendent tous a hâter la décharge du conducteur après chaque émission, et à Permettre ainsi le fonctionnement des appareils les plus rapides.
- En^effet, en ce qui concerne la rapidité de la succession des Slgnaux, il est clair qu’avant d’expédier une émission, on doit attendre que la ligne soit, sinon complètement, tout au moins
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- suffisamment déchargée de la première, afin d’éviter que ce second signal, trouvant l’armature du récepteur encore abaissée, ne vienne s’ajouter purement et simplement au premier(V. fig. 114), dans le cas du Morse, par exemple, on aurait, pour deux points consécutifs, l’inscription d’un trait dans le récepteur ; il convient de noter en passant que, la self-induction du récepteur et sa rémanence tendant à maintenir l’armature abaissée après même la cessation du courant, il est d’autant plus important d’assurer la décharge rapide de la ligne après chaque émission. Les artifices employés à cet effet sont énumérés ci-après.
- Décharge Schwendler. — Dans tous les systèmes à transmission simple, la décharge du conducteur s’opère, non seulement
- à travers le récepteur d’arrivée, mais encore au poste de départ, dès que le manipulateur est revenu à la position de repos (V. fig. 5, p. 12) ; toutefois, la ligne reste [isolée pendant le temps que met le levier à accomplir le trajet entre ses deux butées et, ensuite, la décharge est entravée par la résistance et surtout la self-induction du récepteur, placé entre la ligne et la terre. Le système Schwendler obvie à ce double inconvénient : le manipulateur (fig. 115) reçoit la pile à travers les bobines d’un parleur, P, et un shunt, S ; l’armature est reliée à la terre, et le butoir de travail à la butée de repos du manipulateur ; ce parleur doit obéir aussi paresseusement que possible aux courants qui parcourent les bobines, ce qu’on obtient facilement en lui donnant par construction une grande inertie mécanique et électrique et en tendant au minimum le ressort antagoniste, R ; en outre, l’appendice de l’armature est muni d’un petit ressort très souple, ou « paillette », qui arrive au contact du butoir de travail avant l’armature elle-même et y reste pendant un certain temps après qu’elle a commencé à se relever. Dans ces conditions, si l’on abaisse
- JL tant
- Fig. 115. — Décharge Schwendler.
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- SYSTÈMES DE DÉCHARGE.
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- le manipulateur, le courant envoyé sur la ligne traverse les bobines du parleur et attire son armature : la butée de repos est mise à la terre, ce qui ne produit aucun effet, le levier reposant alors sur la butée de travail ; mais, dès qu’on l’abandonne, le manipulateur revient rapidement au repos tandis que le parleur, plus paresseux, est encore sur travail ; la ligne se trouve donc en relation directe avec la terre, jusqu’à ce que le parleur soit, à son tour, revenu au repos, c’est-à-dire pendant un temps appréciable, et la décharge de la ligne s’effectue. Le shunt, S, prolonge cette action en localisant l’extra-courant de self-induction du parleur dans ses propres bobines et, en outre, évite l’étincelle que cette même self-induction provoquerait au point de rupture du circuit.
- Manipulateur à décharge, de Schaeffer. — Le levier-manipulateur est terminé par une sorte de fourche, formée de deux ressorts-lames ; ceux-ci embrassent une borne en ivoire, portant un disque métallique relié à la terre, et, comme ils communiquent avec la ligne, la décharge a lieu avant et après chaque émission.
- Manipulateur à décharge, de Farjou.—Sur le côté gauche du socle, parallèlement au manipulateur, est une rigole, dans
- W/^'T7777fyy7?/777W//77'S:y7777/=S7/y'/V?S7
- Fig. 117. — Manipulateur à décharge, de Farjou.
- laquelle est enfermée une bille en agate, B (fig. 117) ; à l’état de repos, cette bille s’appuie sur l’extrémité d’un ressort, B, relié à l’entrée des bobines du récepteur, et l’éloigne de sa butée, T, qui
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- communique avec la terre. Lorsqu’on abaisse le manipulateur, un appendice, A, vient frapper sur un levier à bascule, L, et chasse la bille, qui remonte la pente de la rigole : le ressort vient alors au contact de sa butée et l’entrée du récepteur est mise à la terre ; le levier, L, s’oppose à ce que la bille, redescendue, appuie de nouveau sur le ressort. A la fin du signal, le manipulateur est revenu sur repos avant que la bille ait repris sa place, et la ligne se trouve un instant à la terre.
- Décharge à l’arrivée. — On a cherché également à favoriser
- la décharge à l’arrivée en éliminant en partie le récepteur. Le dispositif Blavier (fig. 118), atteint ce but en reliant l’entrée de l’électro-aimant à l’armature, à travers un rhéostat, II, et le butoir de travail directement à la terre ; dès que l’ai-mature vient au contact de son butoir de travail, une partie du courant de la ligne est dérivée en dehors des bobines, et il suffît de régler convenablement le rhéostat, R, pour que le complément suffîse juste à la maintenir dans cette position.
- Le dispositif Farjou est semblable au précédent, sauf que le rhéostat est supprimé : l’armature fonctionne alors en trembleur ; si le récepteur est, par exemple, un Morse, un réglage approprié permet d’obtenir une réception parfaitement lisible.
- Fig. 118.
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- CHAPITRE IX
- COURANT DE REPOS
- Avantages du courant de repos. — La décharge du conduc t-cur se trouve notablement accélérée si, après chaque émission, °n met le conducteur en relation avec une source de pôle contraire a celle qui produit les signaux ; dans le dispositif Schwendler, par exemple, il suffirait pour cela de remplacer la terre, amenée à l’armature du parleur, par une pile négative, si la transmission a lieu en positif. Une foule d’autres systèmes ont été imaginés pour opérer cette liaison de façon temporaire, et l’on verra plus l°in que la bobine Godfroy joue un rôle sensiblement analogue ; dans les systèmes rapides actuels, on fait usage du « courant de repos » qui, indépendamment de la décharge proprement dite, présente des avantages au point de vue de la régularité des signaux.
- Cette méthode consiste à relier en permanence la butée de repos du manipulateur à une pile inverse de celle avec laquelle on produit les émissions de travail. De cette façon, tous les intervalles antre ces dernières sont occupés par le courant de repos ; il en résulte seulement la nécessité de faire usage, à l’arrivée, de récepteurs polarisés, du genre de ceux qui seront décrits plus loin ; en outre, un commutateur est nécessaire pour passer de la position de transmission à celle de réception ; ce commutateur, G (fig. 119), peut être constitué par une manette, communiquant avec la butée de repos du manipulateur, M, et qu’on amène, soit sur un plot i*elié à la pile de repos, P', soit sur un autre communiquant avec ^entrée des bobines du récepteur, R.
- Indépendamment de l’accélération de la décharge, qui résulte de ce que le conducteur, après chaque émission, au lieu d’être mis
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- en communication avec la terre, c’est-à-dire au potentiel zéro, se trouve relié à un potentiel inférieur, par exemple, le courant de repos offre le très grand avantage de permettre de donner au récepteur le maximum de sensibilité que permet sa construction. En effet, avec un électro-aimant non polarisé, le maximum de sensibilité est atteint lorsque l’armature serait susceptible d’obéir aux courants parasites, qui parcourent constamment les lignes, et de les enregistrer à l’égal des courants de travail. Si ces courants parasites viennent à augmenter d’intensité, on n’a pas d’autre ressource pour assurer la réception, que de tendre le ressort antagoniste, mais, ce faisant, on enlève^ au récepteur la sensibilité qui,
- Fig. 119.
- comme il a été dit plus haut, est une condition essentielle à la régularité de la réception.
- Avec le courant de repos et un récepteur polarisé, il suffit de calculer le voltage de telle sorte que l’intensité qui circule sur la ligne soit toujours supérieure à celle des courants parasites les plus forts ; deux cas peuvent alors se présenter : ou bien ces cou-ants parasites sont de même sens que le courant de repos, ils ne font alors que le renforcer, et l’armature est seulement mieux maintenue sur son butoir de repos ; ou bien ils sont de sens contraire, mais, si la tension de la batterie a été convenablement calculée, ils l’atténuent seulement et l’armature du récepteur n’en reste pas moins contre le butoir de repos.
- Ainsi donc, le courant de repos agit sur le récepteur comme le ferait un ressort antagoniste bien tendu, en soustrayant l’armature à l’action des courants parasites, mais il offre, d’autre part, çet avantage considérable qu’il disparaît au moment de l’arrivée
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- COURANT DE REPOS.
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- des courants de travail et abandonne l’armature à elle-même, tout comme avec un ressort détendu ou nul, c’est-à-dire qu’il lui laisse le maximum de sensibilité.
- Il convient cependant de remarquer que cet appui plus ou moins fort de l’armature sur son butoir de repos, lors de l’arrivée des courants de travail (suivant la direction des courants parasites), est susceptible d’altérer quelque peu le moment de son déplacement; eette légère déformation passe inaperçue dans la plupart des systèmes ; toutefois, on verra plus loin que, dans les appareils très rRpides, tels que le Baudot, il en a été tenu compte et qu’un dispo-Sltif, d’ailleurs très simple, rectifie les signaux ainsi altérés.
- Emploi du positif comme courant de repos. — Les transmissions à simple courant sont effectuées à l’aide du pôle positif ; au contraire, dans celles à double courant, le positif est toujours employé comme courant de repos. Ces deux règles ont été inspirées par l’influence que peuvent avoir, sur les pertes des lignes, les phénomènes électrolytiques qui accompagnent toujours les transmissions, notamment sur les conducteurs souterrains. La question de l’électrolyse étant traitée dans un autre ouvrage (1), il sufïira de rappeler ici que même les lignes dites aériennes comprennent toujours des parties souterraines (traversée des tunnels °u des villes, points particuliers, etc.) ; ces parties sont généralement constituées par des câbles sous gutta. Or, il arrive fréquemment que l’isolant se fendille et permet au conducteur de venir eu contact direct avec l’humidité ou même l’eau que peut contenir lu conduite qui renferme les câbles : il en résulte des mélanges ou des pertes à la terre. Lorsqu’on transmet sur un conducteur ainsi Rffecté d’une perte, le point où celle-ci a lieu constitue un voltamètre; l’oxygène et l’hydrogène, résultant de Pélectrolysation de l’eau, sont rendus libres et se portent, le premier sur l’électrode reliée au pôle positif, le second sur celle qui communique avec le Pôle négatif ; le courant positif, au point défectueux, détermine donc un afflux d’oxygène, qui oxyde le métal et l’enveloppe d’une Saine mauvaise conductrice ; lorsque le courant est négatif, au
- l1) Piles primaires et accumulateurs‘ par MM. Féry et Cheneveau, —Encyclopédie "filière, en préparation-
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- contraire, c’est l’hydrogène qui se porte sur le fil ; ce métalloïde réduit l’oxyde qui recouvre, le cuivre pour s’emparer de son oxygène et reformer de l’eau ; le métal est, en quelque sorte, décapé, et la conductibilité de la dérivation se trouve rendue meilleure ; c’est ainsi que, sur les fils entièrement aériens comme sur les souterrains, les pertes en négatif sont toujours plus élevées que celles en positif.
- On voit déjà que, pour les appareils employant un seul sens de courant, le positif devra être préféré au négatif, puisque le premier bouche, pour ainsi dire, les fuites, tandis que le second les débouche.
- Avec les appareils à courant de repos, si la transmission était continue, le nombre d’émissions positives et négatives, envoyées dans un temps donné, devrait être sensiblement le même ; mais il n’en est jamais ainsi : sans parler des intervalles, très courts, entre chaque dépêche et de ceux, plus grands, entre deux séries consécutives, il y a des heures où le trafic est restreint ; les appareils inutilisés restent sur transmission et émettent leur courant de repos : il en résulte que l’action électrolytique de ce dernier
- est toujours prépondérante et qu’il y a, par suite, avantage à employer, pour cette fonction, le positif, préférablement au négatif. Reste à savoir si, à force de déposer, sur le métal, de l’oxygène qui l’attaque, on ne créera pas d’abord des étranglements, puis, ensuite, des coupures de l’âme conductrice : l’avenir le dira.
- Manipulateur inverseur de
- Varley. — Les manipulateurs à
- courant de repos sont généralement
- agencés en inverseurs, de telle sorte
- qu’une seule pile suffît pour l’émission Fig. 120. — Manipulateur inverseur . ,
- de Varley. des deux sens du courant. Celui de
- Varley comprend une manette, M> permettant de déplacer 2 ressorts, r, r' (fig. 120), isolés l’un de l’autre’; le premier sert à renvoyer la ligne, soit à l’entrée, R, du
- h
- 0 0 @
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- pécepteur, soit au pivot, p, du levier manipulateur. Celui-ci porte Un second levier, isolé du premier par de l’ébonite et relié à lu terre par le ressort, r', lorsque ta manette est dans la position *ta transmission. A l’état de Pepos, les deux leviers s’appuient chacun sur un ressort, a et 6, communiquant respectivement avec le pôle positif et le pôle négatif de la batterie ;
- °u envoie alors le courant posi-td ; dans la position de tra-vuil, deux autres butées flexibles, c et d, mettent le négatif a ta ligne et le positif à la terre.
- Manipulateur inverseur de Wheatstone. — Le pôle Positif de la pile est amené à Ur*e pièce, -f (fig. 121), portant deux goupilles butées, g et g',
- °t le pôle négatif à une autre pièce, —, munie d’une seule
- goupille, g", placée entre les deux précédentes ; deux rcssorts-tarnes, r et r', montés sur une plaque en ébonite, e, s’appuient, à
- Fig. 121. — Manipulateur inverseur de Wheatstone.
- Fig. 122.
- * état de repos, sur les deux goupilles de gauche, g et g", dans cette Position, g met le positif à la terre, T, tandis que g", en communication avec la ligne, L, par r\ R, BT et la manette, M, envoie
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- un courant négatif de repos. Pour émettre un courant positif» on appuie sur le levier-manipulateur, B (fig. 122); la fourchette, /» pousse devant elle la pièce F (fig. 121 et 122), et la plaque en ébonite, e, bascule en faisant fléchir le ressort R. Les deux ressorts de l’inverseur viennent alors s’appuyer sur les goupilles de droite, g" et g' : le négatif est à la terre et le positif à la ligne-Dès qu’on abandonne le manipulateur, les ressorts, R et R» ramènent le tout à la position de repos.
- La manette, M, reliée à la ligne par la borne L, peut venir s’appuyer, soit sur la butée de transmission, BT, reliée à l’inverseur, soit sur celle de réception, BR, qui communique avec le récepteur ; pendant le trajet de l’une à l’autre, elle passe sur un plot intermédiaire, t, relié à la borne de terre, T, ce qui permet la décharge de la ligne après la transmission.
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- CHAPITRE X
- COURANTS COMPENSÉS
- Définition générale. — On a vu qu’il y a tout intérêt à utiliser, pour les transmissions rapides, des récepteurs aussi senties que possible, c’est-à-dire fonctionnant pendant la période accroissement rapide de l’intensité ; corollairement, il est avan-l'Ugeux de ne pas descendre le voltage au-dessous d’un minimum u partir duquel les courbes d’intensité seraient trop aplaties. Il eU résulte que, lorsque le courant reçu a produit son effet utile, c ast-à-dire quand l’armature du récepteur est déplacée, l’intensité c°ntinue à augmenter, bien qu’à ce moment le maintien de l’ar-uiature sur travail nécessite beaucoup moins de force qu’il n’en a fallu
- pour l’y amener ; en particulier, avec les systèmes qui erï*ploient des émissions d’inégale durée (Morse, Wheatstone, Baudot), cette augmentation de l’intensité, et, par suite, de la charge donnée au conducteur,est de nature à allonger sensiblement temps de la décharge du conducteur après les signaux longs ; Sl l’on ajoute à cela la saturation magnétique plus grande des n°yaux de l’électro-aimant récepteur, on voit qu’il y a là une c^use non négligeable de déformation des signaux et, finalement, limitation de la vitesse de transmission.
- Les systèmes de compensation ont pour objet d’obtenir que la charge du conducteur ne dépasse jamais celle qui correspond à f émission la plus brève du code employé ; si, par exemple, on fait üsage de signaux Morse, on cherche à ce que la ligne ne soit pas Plus chargée par un trait que par un point.
- On atteint ce résultat en commençant les émissions à l’aide Un voltage calculé d’après les indications qui ont été données Plus haut, puis, après le temps qui correspond à une émission
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- I
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- brève, en les continuant avec une tension plus faible : on bénéficie ainsi de la raideur de la courbe correspondant au premier, et le récepteur fonctionne dans les meilleures conditions, mais, si l’émission se prolonge jusqu’à la fin de la période variable, le régime permanent n’atteint que la valeur, oV (fig. 123), que lui donne le
- voltage faible, au lieu de celle, ol, qui correspondrait à celui avec lequel le signal a été commencé. Les premiers appareils Baudot employaient ce mode de compensation.
- On peut atteindre le même résultat avec un seul voltage, mais en intercalant dans le circuit, après le premier temps de l’émission, un rhéostat dont la résistance, convenablement calculée, fait baisser l’intensité dans la proportion qu’on désire. C’est le dispositif employé dans le transmetteur automatique de Wheatstone, ancien modèle (V. p. 225).
- Enfin, on peut réaliser une compensation très efficace à l’aide de divers artifices très simples, parmi lesquels on peut citer la bobine God-froy et le condensateur shunté.
- Fig. 123.
- Bobine Godfroy. — La bobine Godfroy consiste en un électro-aimant, E (fig. 124), dont les deux noyaux sont réunis par une culasse; l’armature, A, est réglable au moyen de deux boutons, B, qui permettent de la rapprocher ou de l’éloigner des noyaux, de manière à fermer plus ou moins le circuit magnétique. On fait, ainsi, varier à volonté le coefficient de self-induction de la bobine.
- . \
- Lorsqu’on abaisse le manipulateur, la bobine Godfroy (fig. 125), oppose une grande impédance au courant, qui se rend, aifisi,
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- COURANTS COMPENSÉS.
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- presque en totalité sur la ligne ; mais la force contre-électro-caotrice, développée dans la bobine, décroît progressivement, la dérivation s’établit et il arrive bientôt un moment où la bobine m’oppose plus que sa résistance ohmique ; la plus grande partie du courant passe alors par la bobine, au lieu de se rendre sur la Ügne ; ainsi donc, le courant a, au début, toute son énergie, comme s d était envoyé par une pile forte et l’armature du récepteur est franchement attirée ; l’intensité, plète le signal, et qui aurait été ^puissante à effectuer le travail de démarrage, est suffisante pour garder l’armature dans sa positon d’abaissement, et la charge de la ligne est réduite au minimum.
- Lorsqu’on abandonne le ma-aipulateur,l’extra-courant, déve-frppé dans la bobine, est de ^êrne sens que le courant qui ^ provoqué l’aimantation ; cet °xtra-courant se propage dans fr circuit formé par la ligne et fr récepteur correspondant, où eXactement l’effet d’une pile de décharge. La bobine qui se trouve symétriquement placée au poste d’arrivée, concourt à décharger la ^gne, comme celle du poste transmettqur, mais, en outre, sa self-lllduction tend à annuler celle du récepteur et à vaincre, par con-Sequent, l’obstacle que présente cette dernière à la rapide succession des signaux.
- Condensateur shunté. — La méthode du condensateur shunté n’est guère employée, jusqu’ici, que sur les câbles sous-^arins. Elle consiste à intercaler, entre le manipulateur et la ligne, 1111 condensateur, C (fig. 126), et un rhéostat, R, en dérivation l’un Par rapport à l’autre. Au début de l’émission, le condensateur se charge, et il en résulte un « kick » sur la ligne; il suffit de calculer convenablement la capacité du condensateur pour que cette inten-
- de plus en plus faible, qui com-
- Fig. 125.
- il est de sens inverse, et produit
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- sité de début soit suffisante pour démarrer l’armature du récep' teur ; l’émission est ensuite continuée à travers le rhéostat, dont la résistance est réglée de manière à obtenir le résultat désiré.
- A l’arrivée, le condensateur shunté joue un rôle également favorable au fonctionnement rapide du récepteur : ses courants
- Fig. 126.
- de charge et de décharge agissent, en effet, en sens inverse des courants dus à la self-induction du récepteur, tant à la fermeture qu’à la rupture du circuit ; aussi emploie-t-on parfois ce dispositif à l’arrivée seulement; dans ce cas, on le place entre le récepteur et la terre ; les valeurs à donner à la capacité, G, et à la résistance, r, par rapport au coefficient de self-induction du récepteur, L, sont alors calculées exclusivement pour cet objet particulier, et l’on obtient le maximum d’efficacité lorsqu’on a la relation :
- L = Cr2.
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- CHAPITRE XI
- EMPLOI DE RELAIS A LA RÉCEPTION
- Avantages des relais à la réception. — Dans les systèmes a transmission simple et relativement lente, on peut, sans inconvénient, diriger directement le courant d’arrivée dans le récepteur et lui demander tout le travail qu’exige l’enregistrement des signaux, comme au Morse, par exemple ; et, comme on veut, par surcroît, que l’électro-aimant soit relativement sensible, on ne peut concilier toutes ces nécessités qu’en lui donnant des noyaux ussez gros et en enroulant autour un grand nombre de spires de fil. Or, un tel électro-aimant a toujours un coefficient de self-induction élevé, et ne saurait convenir pour enregistrer des transmissions dans lesquelles les signaux se succèdent à des intervalles extrêmement courts.
- Si l’on veut obtenir d’un électro-aimant un fonctionnement rapide, il est d’absolue nécessité de ramener à sa constante de
- à un strict minimum ; or, comme il n’est pas possible
- d’augmenter R sans augmenter L dans une proportion plus grande, on n’aura d’autre ressource que d’employer des noyaux Petits, avec un nombre réduit de spires de fil autour. Mais, dans °es conditions, si l’on veut conserver la sensibilité, qui est une condition essentielle de la précision du fonctionnement, on ne pourra demander à cette armature qu’un travail insignifiant : son propre déplacement et rien de plus. On en fera donc un simple rdais ; son armature, A (fig. 127) n’aura d’autre rôle que de fermer le circuit de la pile locale, P, sur l’électro-aimant récepteur, R ; d sera alors loisible de donner à cette pile la tension nécessaire Pour le travail qu’on attend du récepteur. Quant au relais, on
- Montoriol. — Télégraphie.
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- r
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- pourra lui assurer toute la sensibilité désirable en réduisant le jeu de son armature à une petite fraction de millimètre, en supprimant le ressort antagoniste par l’emploi du courant de repos, c’est-à-
- dire en le polarisant, et l’on arrivera à réunir dans un même instrument ces deux qualités essentielles, rapidité et sensibilité, en apparence inconciliables.
- Relais Baudot. — Le relais Fig. 127. Baudot comprend deux petites
- bobines à noyaux indépendants, placées entre les branches d’un aimant permanent et agissant sur une armature, A (fig. 128), polarisée par l’un des pôles de cet aimant : les polarités développées par le passage des courants dans les bobines, réagissant sur celle de l’armature, la font basculer dans un sens ou dans l’autre, suivant la direction de ces courants, et un index, solidaire de l’armature, vient s’appuyer sur l’un ou l’autre des deux butoirs, R et T, respectivement repos et travail. Afin de lui donner le maximum de mobilité, l’armature est montée, en état d’équilibre instable, sur un axe, AB, porté par deux pointes, à la façon d’un fléau de balance.
- Deux aimants permanents en fer à cheval, F (fig. 129), réunis par des plaques polaires, P, et fixés au massif, M, par une vis,V',
- servent à polariser l’armature ; les plaques polaires sont traversées par les vis, V, terminées, à leur partie supérieure, par une pointe en acier trempé : ce sont les vis pivots de l’axe, AB, de l’armature. Cette dernière, A', est placée perpendiculairement à son axe et fixée à l’aide d’une vis, qui taraude également dans la partie infé-
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- EMPLOI DE RELAIS A LA RÉCEPTION.
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- fleure de l’index, I, mobile entre deux butoirs qui seront décrits plus loin. L’armature surplombe les. extrémités des noyaux de l’électro-aimant, E, et peut se déplacer dans un plan vertical ; la suspension de l’axe, extrêmement légère, est réalisée au moyen île deux chapes en acier trempé, incrustées dans l’épaisseur de l’axe, près de ses extrémités ; ces chapes reposent, chacune, sur l’une des pointes-pivots portées par les vis, V. L’une des chapes a la forme d’un cône : on Vappelle \d?chape-point ;Tautre est consti-
- Fig. 129. — Relais Baudot.
- Liée par une sorte de rainure en forme de dièdre ou de V ren-versé, dont l’arête est dirigée dans le sens de l’âme de l’axe ; c’est la chape-ligne. La première n’offre qu’un point à l’appui sur la Pointe-pivot : le sommet de son cône ; la seconde, au contraire, Peut, sans provoquer de frottement anormal, présenter un point quelconque de son arête à la pointe qui doit la supporter. Cette disposition évite l’ajustage des deux pointes à une distance rigou-1>eusement égale à celle qui séparerait les sommets des deux cônes, Sl on faisait usage de deux chapes-point. .
- L’armature, se trouvant à égale distance des deux pôles de
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- l’aimant permanent, ne serait pas polarisée si l’axe n’était divisé, au point de vue magnétique, en trois parties : AG et DB en acier, CD en laiton ; celle-ci forme diamagnétique entre les deux parties extrêmes. Si le bout, AC, est placé en regard du pôle sud, l’armature elle-même se trouve être aimantée, d’un bout à Vautre, d’un pôle sud. L’attraction, exercée par le pôle nord sur la partie DB,
- assure la stabilité de l’axe sur la pointe située de ce côté.
- Les deux bobines % sont indépendantes au point de vue magnétique ; elles sont montées de façon à pouvoir être déplacées individuellement, dans le sens vertical, pour le réglage de la distance qui doit séparer les noyaux de l’armature. Dans ce but, les noyaux en fe'r doux, N (fîg. 130),sont prolongés, au-dessous des bobines, par des tiges cylindriques en laiton, T, qui pénètrent dans deux trous pratiqués dans le massif, M, et peuvent y glisser à frottement doux. Les bobines, ainsi gui-Fig. 130. — Relais Baudot. dées, sont placées à la hau-
- teur qui convient par une liaison réglable entre le massif et un bras de fer doux, B, disposé perpendiculairement au noyau de chaque bobine et formant à chacune d’elles une demi-culasse. Cette liaison est obtenue au moyen d’une tige verticale, T', dont la partie médiane est taraudée et se visse à travers les bras de fer doux, B, tandis que sa partie inférieure traverse la platine-socle du massif ; un doigt, pénétrant dans la gorge annulaire que porte la tige, d '> lui permet de tourner, mais l’empêche de s’élever ou de s’abaisser. On rapproche la bobine de l’armature en faisant tourner la tige dans le sens des aiguilles d’une montre, et inversement.
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- L’index, I, solidaire de l’armature, est terminé, à sa partie supérieure, par une surface garnie de platine.
- Les plaques.en laiton, qui supportent les butoirs, sont isolées du reste du massif par une plaquette d’ébonite ; l’écrou et la tête de vis qui les fixent sont également entourés d’ébonite.
- Chaque butoir est constitué par deux boutons, l’un, BR, ou bouton de réglage, vissé dans la platine, P, et susceptible d’être immobilisé par un étrier, E ; l’autre, BC, ou bouton de contact, vissé à fond sur le premier. Ce dispositif a pour but de permettre le nettoyage du bouton de contact sans modifier le réglage du butoir ; l’étrier, E, étant serré à bloc, on peut retirer le bouton de contact, BC, sans changer la position du bouton de réglage, BR, et, lorsque l’on replace le premier, il suffit de le visser comph'-tement pour qu’il se retrouve, lui-même, dans les conditions où il , était précédemment.
- La figure 129 montre, en outre, un levier, L, placé sur le côté du massif, articulé, au moyen d’une vis, V2, sur une équerre, Q : la vis, en s’enfonçant, comprime un petit ressort à boudin, qui a pour but de rendre l’articulation un peu dure. A la partie supérieure de ce levier de réglage, se trouve un ressort à boudin en laiton, C dont l’extrémité opposée est accrochée à l’index, I. En inclinant le levier à droite ou à gauche, on favorise le déplacement de l’index et de l’armature vers l’un ou l’autre butoir ; il sert donc à parfaire le réglage.
- Le relais est supporté par un socle en bois portant cinq bornes, 1 ni plantées dans le socle comme le montre la figure 129.
- Le relais a. une résistance de 200 ohms (100 par bobine) ; sa self-induction étant de 1,3 henry, environ, sa constante de temps
- ressort à ^ = 0S,0065.
- 1° Fonctionnement avec courant de repos. — Dans les installations à courant de repos, les noyaux des deux bobines doivent être exactement à la même hauteur, les butoirs sont placés à égale distance de la verticale rpédiane et rapprochés de nianière à laisser à l’index le minimum de jeu (1/100 de millimètre est. généralement suffisant) : le relais est réglé à Vindifférence, c’est-à-dire n’a pas plus tendance à appuyer son index sur un
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- butoir que sur l’autre. Quel que soit le sens du courant qui parcourt les bobines, on se trouve toujours dans les conditions suivantes : l’armature présente aux deux noyaux un pôle unique, tandis que ceux-ci sont toujours aimantés l’un sud et l’autre nord ; il y a répulsion des pôles de même nom, attraction de ceux de noms contraires ; l’armature bascule donc, sous la double action des deux pôles temporaires.
- L’armature, par suite du réglage à l’indifférence, reste sur le butoir où l’a placée le dernier courant reçu, jusqu’à ce qu’un courant de sens inverse traverse les bobines et l’amène sur l’autre butoir.
- 2° Fonctionnement avec un seul sens de courant. — Lorsque le relais doit enregistrer des transmissions effectuées avec un seul sens de courant, il faut que l’armature se trouve plus près du noyau.situé du côté du butoir de repos, afin que, dès la cessation du courant, l’attraction, de ce côté; soit prépondérante et ramène l’armature, comme le ferait un ressort antagoniste. On obtient ce résultat, soit en déplaçant les deux butoirs, de manière qu’ils se trouvent tous deux du même côté de la verticale médiane, soit en élevant l’une des bobines et en abaissant l’autre, les butoirs restant placés comme pour le réglage à l’indifférence. Le fonctionnement est le même dans l’un comme dans l’autre de ces deux cas.
- Relais Baudot différentiel. — Le relais Baudot différentiel est de construction absolument identique à celle du relais ordinaire, dont il ne diffère que par l’enroulement : les bobines sont formées de deux circuits de 150 olims chacun, ou 300 par bobine, soit 600, aü total, lorsqu’on utilise les deux circuits en série, et 150 dans le montage en différentiel; les extrémités de ces enroulements sont amenées à trois bornes placées à l’arrière et dénommées respectivement : entrée, pont et sortie. Le fonctionnement et l’emploi de ce genre de relais seront indiqués plus loin (V. p. 177).
- Relais Baudot modifié, modèle de 1915. — Dans le but de faciliter le réglage, notamment lorsqu’il est employé sans courant
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- de repos, le relais a été modifié comme suit : les deux bobines sont montées comme les plateaux d’une balance ; le massif, M (fig. 131), a été raccourci de manière à laisser dépasser la partie j inférieure des tiges qui guident les déplacements des bobines, B ; les tiges filetées, qui, dans le relais ordinaire, font monter ou descendre les demi-culasses, C, ont été remplacées par des tiges lisses, servant seulement de guides, G. Enfin, deux ressorts à boudin, R et R', tendent à abaisser les bobines, comprimés qu’ils sont entre le massif, M, et la tête qui termine chaque tige. Sous
- cette action, les dites tiges viennent s’appuyer sur les vis de butée, V et V', portées par un levier, LL'; celui-ci étant mobile autour du point O, 6n voit que, si l’on abaisse la branche L', par exemple, la bobine de droite suit le mouvement et le noyau s’éloigne de l’armature ; en même temps, la partie L, s’élevant, soulève la bobine de gauche, en comprimant davantage le ressort R ; celui-ci est un peu plus fort que l’autre, R', afin que, lorsqu’on cesse la pression sur L', le levier soit ramené à la position du repos, paalgré l’opposition du ressort, R'.
- L’abaissement du levier, LL', s’opère à l’aide d’un excentrique, L, manœuvré par un bouton, B, et reporté ci-après, vu de face (fig. 132). Lorsque cet excentrique présente au levier son plus grand rayon, les deux noyaux se trouvent exactement à la même hauteur et le relais peut être réglé à l’indifférence ; dès qu’on
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- tourne le bouton, B, dans le sens des aiguilles d’une montre, le levier bascule, la bobine de gauche s’abaisse, pendant que celle de droite est soulevée ; lorsque le plus petit rayon de l’excentrique appuie sur le levier, le mouvement est arrêté par la rencontre de ce dernier et de l’épaulement qui limite le grand rayon. Lorsqu’on ramène le bouton à zéro, il •importe qu’on ne puisse dépasser ce point, ce qui aurait pour effet de permettre au levier de remonter jusqu’à la position de déplacement maximum des bobines ; dans ce but, le man-dion, placé derrière l’excentrique, porte un ptetit ergot, e (fig. 131), qui, à ce moment, vient rencontrer une butée disposée sur son passage ; on ne peut alors manœuvrer le bouton, B, que d’un tour dans chaque sens.
- Relais du Post Office. — Les deux bobines, de 200 ohms chacune constituent, comme celles du relais Baudot, deux électro-
- Fig. 133. — Relais Standard.
- aimants droits, indépendants au point de vue magnétique, et dont les noyaux sont terminés, à chaque extrémité, par des
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- pièces polaires, P (fig. 133) ; deux armatures en fer doux, A, pivotant sur un axe vertical commun, se présentent respectivement entre les paires supérieure et inférieure de pièces polaires. La partie arrière de l’une des armatures est encastrée dans une échancrure pratiquée dans l’extrémité nord d’un aimant permanent, NS ; l’autre est placée de même sur le pôle sud, l’aimant est un fer à cheval ordinaire, mais il a été cintré pour épouser la surface cylindrique de l’ensemble ; les polarités développées dans les bobines réagissent de la même façon que dans le relais Baudot et l’index, T,
- Fig. 134. — Relais Siemens.
- monté à l’extrémité supérieure de l’axe des armatures, se meut entre ses deux butoirs, B. Le réglage s’opère en déplaçant, à l’aide de la vis à bouton, V, et du levier pivotant, L, la fourche qui porte les butoirs, B ; les vis qui constituent ceux-ci ne servent donc qu’à déterminer le jeu de l’index; on peut ainsi les amener, soit exactement de part et d’autre de la médiane, pour le réglage «à l’indifférence», soit d’un côté ou de l’autre, suivant l’usage qu’on fait du relais. Les fils d’entrée et de sortie des bobines aboutissent à quatre bornes, qu’on peut relier à volonté en série, en parallèle ou en différentiel.
- Hélais Siemens. — Un fort aimant permanent,dont les deux branches sont coudées à angle droit, porte, sur son pôle nord, N
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- (fig. 134), la culasse d’un électro-aimant, dont la résistance est de 1200 unités Siemens, soit 1100 ohms, environ ; entre les pièces polaires, n et n', se déplace l’armature, a, qui pivote autour d’un axe porté par le pôle sud de l’aimant ; tout courant traversant les bobines tend à renforcer le pôle nord de l’une des pièces polaires et à annuler l’autre; l’armature se déplace donc vers l’une ou
- vers l’autre, suivant le sens du courant.
- Les pièces polaires, n, n', sont montées dans des trous allongés, ce qui permet de régler l’entrefer ; la position de l’armature est déterminée pur celle des butoirs ; ceux-ci, montés sur un chariot, sont réglés une fois pour toutes à l’écartement qui convient, puis on les déplace simultanément à l’aide d’une vis à bouton moleté, qui agit sur le chariot, et l’on peut ainsi réaliser les mêmes réglages qu’avec les précédents.
- Relais de câble de Picard. —~
- Entre les pôles d’un puissant aimant permanent, est montée une bobine très légère, B (fig. 135), guidée par des pivots en acier, extrêmement fins, et suspendue à un fil de cocon sans torsion. L’aimant est formé de l’assemblage de 7 lames en acier et muni, à sa partie supérieure, de fortes semelles en fer
- Fig. 135. — Relais Picard.
- doux ; la bobine consiste en un cadre analogue à celui de l’enregistreur à siphon (V. p. 31), formé de fil très fin, isolé à la soie et d’une résistance de 1 000 ohms ; à l’intérieur du cadre est un cylindre de fer doux, C, formant excitateur; à la partie supérieure est un petit index en aluminium, I, qu’on a ajouré pour le rendre encore plus léger ; des contacts de platine garnissent les deux extrémités, qui doivent s’appuyer sur les butoirs. Le fil de cocon, qui soutient la bobine, est attaché, d’autre part, à un crochet porté par une vis, qu’on peut monter ou descendre à
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- EMPLOI DE RELAIS A LA RÉCEPTION.
- Fig. 136.
- l’aide de l’écrou, emboîté dans une potence en laiton ; cette potence se place dans une glissière portée par une platine, fixée elle-même sur la face arrière de l’aimant: on peut ainsi facilement retirer l’équipage pour le vérifier.
- Les pivots de la bobine sont solidaires de deux vis, la première taraudant dans le cylindre de fer doux, C, la seconde dans un retour d’équerre monté sur la potence ; tous deux pé-uètrent, la pointe en l’air, dans un saphir foré et fraisé, enchâssé dans une alvéole, en aluminium; la bobine est donc uniquement soutenue par le fil de cocon, c, et los pivots n’ont d’autre rôle que
- de s’opposer à tout déplacement latéral ; elle conserve ainsi une-mobilité parfaite.
- Les butoirs (fig. 136), sont formés chacun de deux ressorts-lames : l’un, r, est platiné au point où doit s’appuyer l’index; l’autre, r', porte une petite rondelle de drap pelucheux, destinée à limiter les flexions du premier et à éviter les rebondissements de l’index ; sa position est réglée à l’aide d’une vis, e, immobilisée Par une contre-vis, v'. Les colonnettes qui supportent les butoirs sont montée^ chacune sur une plaque, engagée dans une glissière, et que des vis micrométriques permettent de déplacer.
- La période d’oscillation de la bobine et l’amortissement sont, réglés de la même façon que pour les enregistreurs (V. p. 31), à cela près que la durée des émissions est notablement plus courte : au triple Baudot-Picard, par exemple (V. p. 491), elle est de 1/45 de seconde. Gomme les enregistreurs, ce relais obéit à des cou-rants de l’ordre du microampère, mais ne peut recevoir les signaux <( recorders » : son index ne pouvant occuper que deux positions, d s’applique exclusivement aux transmissions à eourant de repos.
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- CHAPITRE XII
- TRANSLATIONS
- Sectionnement des lignes. — Pinson augmente la longueur des lignes, plus on doit employer des tensions élevées; mais on ne saurait persévérer dans cette voie au delà d’une certaine limite, tout d’abord parce que les pertes de la ligne viendraient amoindrir l’elîet de l’augmentation du voltage ; ensuite à cause des troubles d’induction que des conducteurs ainsi exploités apporteraient dans les circuits voisins; enfin parce que, par suite de l’allongement des lignes, la durée de la période variable serait sensiblement augmentée et la courbe serait de plus en plus aplatie, ce qui rendrait précaire le fonctionnement du récepteur ; si l’on ajoute à cela que, la capacité étant plus grande, la décharge se trouverait prolongée, on voit qu’il y a intérêt à ne pas transmettre directement sur de trop longues lignes. On considère que la limite permise est atteinte vers 700 kilomètres pour les conducteurs aériens, et 150 pour les souterrains sous gutta.
- On ne renonce pas, pour cela, à communiquer à des distances supérieures, mais, dans ce cas, on sectionne les lignes en deux ou ou plusieurs tronçons, que l’on réunit à l’aide de relais translateurs.
- Principe de la translation. — Le relais d’arrivée que montre la figure 127 (p. 146), s’il était installé au milieu d’une ligne pour en raccorder les deux sections, suffirait pour la réexpédition dans un seul sens. Pour réaliser une communication bi-latérale, il suffi! de grouper deux relais semblables, comme l’indique la figure 137 : lorsque Je poste A transmet, ses courants arrivent à l’armature de l’électro-aimant n° 1, qui est au repos, et passent, par le butoir supérieur, dans les bobines de l’électro-aimant n° 2, pour se
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- TRANSLATIONS.
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- rendre, de là, à la terre ; l’armature de ce dernier fonctionne, prend la pile au butoir de travail et reproduit, sur Ja ligne n° 2, ta signal reçu de A.
- Lorsque B, à son tour, veut transmettre, ses courants, arrivant
- L'Ç’i-c z
- Fig. 137.
- Par l’armature n° 2, vont, de même, actionner l’électro-aimant a° 1, qui renvoie des courants vers A.
- Ce schéma fondamental se retrouve dans toutes les translations pour courant simple, quel qu’en soit le système.
- Différentes sortes de translations. — Les divers dispositifs translateurs peuvent se classer en " deux groupes principaux :
- 1° Les translations pour lignes courtes, destinées à relier temporairement différentes lignes entre elles, par l’intermédiaire de tableaux analogues à ceux du téléphone ; elles n’ont pas d’autre but que de permettre aux postes extrêmes de communiquer entre aux sans avoir à modifier leur voltage, celui-ci étant calculé pour ta transmission au poste intermédiaire.
- 2° Les translations pour lignes longues, qui comprennent :
- a) Les translations pour courant simple, ayec dispositif de décharge ;
- b) Les translations à courant de repos ;
- c) Les translations duplex ;
- d) Les translations tournantes employées au Baudot.
- i '
- Ces deux dernières catégories seront examinées à la suite des systèmes auxquels elles se rapportent.
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
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- TRANSLATIONS POUR LIGNES COURTES
- Morse en translation. — On a tout d’abord utilisé, pour la liaison temporaire de deux lignes, les récepteurs Morse qui les desservaient séparément ; ces récepteurs ont dû seulement subir quelques modifications : les deux butoirs de l’armature sont isolés l’un de l’autre; la colonne qui les supporte est coupée au-dessus du butoir de travail, T (fig. 138) ; le butoir de repos, R, séparé du premier par une rondelle 'd’ébonite, E, est monté sur
- une tige métallique, I, qui descend à l’intérieur de la colonne, P, et en est séparée par un manchon d’ébonite.
- Le socle du récepteur porte cinq bornes marquées, M, I, P, T, L, reliées respectivement au massif de l’appareil, à la vis isolée ou butoir de repos, à la pile, à la terre, et à la ligne.
- Afin que la rencontre du couteau et de la molette n’empêche pas le contact de s’établir normalement entre l’appendice de l’armature et le butoir de travail, on a fait subir au montage de lu molette diverses modifications, soit qu’on puisse la déplacer longitudinalement sur son axe, soit qu’une articulation permette de la relever et de la dérober, dans tous les cas, à l’appui du couteau, lorsque le récepteur est utilisé comme relais.
- Le schéma (fig. 139) montre la marche des courants venant d’une ligne à destination de l’autre : arrivant au massif, c’est-à-dire à l’armature de l’un des récepteurs, ils passent dans le butoir de repos et, de là, dans les bobines de l’autre, pour aboutir finalement à la terre ; l’armature de ce dernier étant attirée, vient puiser un courant dans la pile reliée à son butoir de travail et le renvoie sur la seconde ligne.
- Le montage complet d’un poste de ce genre sera donné dans lu VIIe partie de cet ouvrage (V. p. 539).
- Fig. 138.
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- TRANSLATIONS.
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- Translation Froment. — Consiste en deux électro-aimants droits analogues à ceux du récepteur Morse ; la colonne qui supporte les butoirs est agencée de la même façon.
- Translation des ateliers. — Les deux relais sont constitués Par deux parleurs du genre anglais (V. fig.\20, p. 26), dont les
- Fig. 139. — Morse en translation.
- butoirs de repos et de travail sont isolés l’un de l’autre ; le reste de l’agencement est en tout semblable à celui des systèmes précédents.
- TRANSLATIONS POUR LIGNES LONGUES
- Indications générales. — Les translations pour lignes longues comprennent toujours des relais polarisés, même lorsque la transmission a lieu avec un seul sens de courant, ce genre d’élec-tro-aimants permettant d’obtenir, comme il a été dit plus haut, One sensibilité et une rapidité beaucoup plus grandes que les électro-aimants ordinaires ; celles pour courant simple sont munies d’un dispositif de décharge directe à la terre, après la réexpédition de chaque signal. 1
- Tous les relais décrits ci-dessus peuvent être utilisés comme translateurs ; on emploie cependant, pour le Morse et le Hughes, la translation Willot, dont le relais est une modification du relais d’Arlincourt.
- Relais d’Arlincourt. — L’électro-aimant du relais d’Arlincourt comprend deux bobines, dont les noyaux portent chacun
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- une saillie formant pièce polaire, et réunis par un pont, ou culasse, C (fig. 140) ; l’armature, S', placée entre les deux saillies des noyaux, est polarisée par le voisinage d’un aimant permanent et peut osciller entre'deux butoirs, R et T. Si ceux-ci sont placés tous deux à droite de la médiane, l’armature, quelle que soit la position qu’on lui fasse prendre, sera toujours plus près de s que de n : l’action exercée- sur la première sera prédominante, et le butoir R sera le butoir de repos.
- Un courant, circulant dans cet électro-aimant, produit un pôle nord à l’une des extrémités, un pôle sud à l’autre et une ligne
- n
- \ V -T;T)---F-
- I
- U
- Fig. 142.
- neutre en O. De plus, les pièces polaires sont le siège, l’une d’un pôle sud, l’autre d’un pôle nord, comme l’indique la figure 140-L’armature, polarisée sud, est donc repoussée par le pôle de même nom développé à droite, attirée par le pôle nord à gauche ; elle quitte le butoir de repos, R, pour venir s’appuyer sur le butoir de travail, T. Ce butoir étant relié à une pile et l’armature à la seconde section de la ligne, celle-ci reçoit une émission.
- Au moment où le courant cesse, les polarités n, et s, sont subitement interverties : l’armature, repoussée à gauche et attirée à droite, revient sur le butoir R, où elle reste, vu sa plus grande proximité de la saillie de droite que de celle à gauche.
- L’explication de ce phénomène est la suivante : pendant le passage du courant (fig. 141), une partie des lignes de force circulant à l’intérieur des noyaux, se dérive d’une saillie à l’autre ; celle de gauche devient un pôle nord, celle de droite un pôle sud. Quand le courant est interrompu, l’aimantation ne disparaît pas
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- mstantanément ; la culasse, pendant un court intervalle, conserve son magnétisme ; celui-ci étant de même sens que précédemment, les lignes de force se ferment comme l’indique la figure 142, et, les polarités des saillies sont inversées.
- Coup de fouet. — Le magnétisme rémanent, dont les saillies sont le siège au moment de la cessation du courant, permet d’utiliser l’électro-aimant d’Arlincourt pour la décharge de la ligne après chaque signal.
- Si les butoirs, R et T, au lieu d’être placés, comme dans les exemples précédents, à droite de la médiane, xy, sont amenés à gauche de celle-ci (fig. 143), l’armature, S', vient s’appuyer contre le butoir R. Un courant traversant les bobines engendre un pôle sud en S et s, un pôle Fig. 143.
- üord en N et n : l’armature ne bouge
- Pas de sa position de repos, mais, au moment où cesse le courant, l’interversion des polarités des saillies détermine une répulsion ^ gauche et une attraction à droite : l’armature est alors projetée contre le butoir T ; elle n’y reste qu’un instant très court, car, le magnétisme rémanent disparaissant, l’attraction exercée par la saillie de gauche la ramène bientôt contre le butoir R. Ce mouvement rapide a reçu le nom de coup de fouet.
- Translation d’Arlincourt. — La translation d’Arlincourt ffig. 144) comporte quatre relais, dont deux, A et B, sont réglés comme relais translateurs, les deux autres, D et E, sont disposés Pour le coup de fouet. Un courant venant de la ligne, L, arrive dans le massif de gauche auquel sont reliées les armatures, A et D, des deux relais ; le butoir de repos de cette dernière étant isolé le courant passe dans l’armature, A, du relais translateur, et, par le butoir de repos, va actionner le relais translateur de droite, dont l’armature, B, se déplace et vient s’appuyer sur son butoir de travail. Un courant, émis par la batterie de ligne, à travers le Parleur, P', le butoir de travail, l’armature, B, et le massif de droite, passe sur la seconde ligne, L'.
- Montoriol. — Télégraphie. 11
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- MOYENS D'AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- Le courant de la batterie de ligne traverse le parleur, P' : son armature, reliée à la terre, s’abaisse et ferme le circuit de la batterie locale, PL, à travers le relais à coup de fouet, E, dont la sortie communique avec le butoir de travail de l’armature du parleur, P'.
- L’armature du relais E reste sur le butoir de repos, tant que
- Fig. 144. — Translation d’Ariincourt.
- circule le courant. Mais, dès que le relais translateur, B, revient au repos, l’armature du parleur se relève, le circuit de la p^e locale est interrompu : le coup de fouet se produit et l’armature du relais E, reliée à la ligne L', est vivement projetée contre son butoir de travail, en communication avec la terre : la ligne se décharge, puis tout rentre dans la position indiquée par le schéma* Un courant venant de la ligne n° 2 serait réexpédié sur la ligne n° 1 et celle-ci serait déchargée dans les mêmes condi' tions.
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- La planchette comporte encore deux manipulateurs Morse, M et M', qui permettent au poste translateur de se susbtituer, le cas échéant, à l’un des extrêmes pour converser avec l’autre, les réponses de ce dernier pouvant être lues « au son » sur le parleur.
- Hélais Willot. — Dans le relais d’Arlincourt, le magnétisme rémanent, sur lequel on compte pour hâter le retour de l’armature sur le butoir de repos, subsiste pendant quelque temps après que cette action est produite : si un nouveau courant arrive de la
- Fig. 146.
- Fig. 145.
- ligne avant qu’il ait disparu, le temps nécessaire au fonctionnement est augmenté de celui pendant lequel ce nouveau courant s’emploie à détruire le reste du magnétisme rémanent, avant de renverser les polarités des saillies. Cet inconvénient est très marqué sur les lignes souterraines, à cause de leur grande capacité : le courant de retour et la décharge résiduelle tendent à entretenir les polarités résultant déjà de la rémanence, et à augmenter encore la paresse naturelle du relais.
- Le relais Willot, modification du précédent, comprend une seconde armature, solidaire de la première et également aimantée, mais d’un pôle inverse, et placée entre les pôles extrêmes de l’électro-aimant (fig. 145) ; lorsqu’un courant traverse les bobines, il produit, par exemple, des polarités nord en N et en ra, des polarités sud en S et en s ; les saillies, réagissant sur le pôle sud de l’armature S', et les pièces polaires extrêmes sur le pôle nord, N', de la seconde armature ; les deux actions concourent à amener l’index sur le butoir de gauche.
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- Au moment où le courant cesse de parcourir l’électro-aimant, la recomposition magnétique s’effectue en O (fig. 146). De même que dans le relais d’Arlincourt, tout le côté gauche présente une polarité rémanente sud, tout le côté droit une polarité nord. On voit, par suite, que S' est repoussée vers la droite, tandis que N', est attirée vers la gauche : si ces deux actions contraires s’annulent, le magnétisme rémanent reste sans effet
- v' v*
- Fig. 147. — Relais Willot.
- sur l’ensemble des deux armatures : c’est un petit ressort à boudin qui opère le retour à la position de repos.
- Les actions exercées sur chacune des armatures s’annulent si elles sont égales ; or, la force magnétique résiduelle est moindre sur les saillies que sur les parties polaires ; il en résulterait une action plus forte sur l’armature N', et on serait dans la nécessité, pour vaincre cette attraction, de tendre le ressort antagoniste, qui, ensuite, s’opposerait d’autant au déplacement des armatures, sous l’action des courants ultérieurs. On évite cet inconvénient, grâce à deux vis en fer doux, V et V', qui traversent les saillies, et
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- TRANSLATIONS.
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- qu’on peut enfoncer plus ou moins ; on arrive ainsi à équilibrer très exactement les actions sur les deux armatures, et à rendre pulle leur résultante.
- L’électro-aimant Willot est construit de la façon suivante : Ju carcasse de fer doux porte deux pièces polaires AB (fig. 147) et deux saillies, CD ; dans l’intervalle entre A et C, d’une part, entre B et D, de l’autre, sont les bobines, E, de l’électro-aimant.
- Fig. 148. — Rela'is Willot.
- A la partie supérieure, et isolées par un socle en ébonite,S,deux vis, V1 et V2, limitent le jeu de l’appendice, A', de l’axe des armatures» La figure 148 montre, de profil, l’axe et son appendice, A' ; les Rrmatures, N et S, sont solidaires de cet axe et placées, l’une entre ^s saillies, CD, l’autre entre les pièces polaires, AB ; elles sont polarisées par le voisinage d’un aimant en fer à cheval. L’armature supérieure, N, présente ainsi aux pièces polaires un pôle nord ; 1 autre, S, est aimantée sud.
- Deux vis de fer doux, VV', traversent les saillies, C et D, comme d est dit ci-dessus ; enfin, un petit ressort à boudin, R, est attaché
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- d’un côté à un crochet fixé sur l’axe des armatures, de l’autre à une masse en . cuivre, qu’on peut déplacer, par l’intermédiaire d’une tige taraudée, T, terminée à gauche par un bouton, B'.
- Parleur de décharge. —La décharge de la ligne est assurée par le parleur même qui accompagne chacun des relais, et suivant un dispositif identique à celui de Schwendler, décrit plus haut (V. p. 132). L’armature (fig. 149) est supportée par un levier
- V'
- Fig. 149. — Parleur de décharge.
- en laiton, L, qui peut pivoter sur une console de même métalj à sa partie opposée au pivot, le levier, L, porte une entaille, dans laquelle est fixé un ressort-lame, très flexible, r, garni d’une goutte d’argent, à l’extrémité qui se trouve en face du butoir de travail, B ; ce dernier est également argenté. Comme dans le dispositif Schwendler, décrit plus haut, le ressort, r, reste au contact de la vis de butée pendant presque tout le temps que l’armature s’éloigne ou s’approche des noyaux ; c’est par son intermédiaire que se fait la mise à la terre, après chaque émission du relais translateur.
- Translation Willot. — La translation Willot comporte seulement deux relais Willot et deux parleurs. La planchette (fig. 150)
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- comprend, en plus, deux commutateurs inverseurs permettant de recevoir, indifféremment, le positif ou le négatif.
- '"Lorsqu’un courant arrive de la ligne n° 1, par exemple, il passe de l’armature du relais, R, dans le butoir de repos et, de là, par l’intermédiaire du commutateur inverseur, dans les bobines du relais, R', dont l’armature est actionnée : le circuit de la pile
- (£>-. r • 0
- orn o V4
- Translation Willot.
- Fig. 150.
- est fermé à travers le parleur de droite, et l’armature de ce dernier est attirée pendant que le courant est envoyé sur la ligne n° 2. L’abaissement de l’armature du parleur a pour effet de relier à la terre le butoir de repos, R', du relais ; lorsque l’armature de ce dernier revient au repos, celle du parleur, reliée à la terre, est encore sur travail, pendant un temps court mais suffisant pour que la ligne n° 2 se décharge directement à la terre, par le butoir de travail du parleur et le butoir de repos du relais.
- Translation à courant de repos. — Lorsque la transmission
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- 168 MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- a lieu avec les deux sens de courant, les deux butoirs des relais translateurs doivent être reliés chacun à une pile : celui de repos ne peut donc plus servir à établir une communication avec un récepteur et le schéma de la figure 137 (p. 157) doit être modifié en conséquence : la planchette (fig. 151) comprend, de chaque côté, en plus du relais translateur, RT, un relais commutateur, RC, et un électro-commutateur, EC. A l’état de repos, les lignes, arrivant à l’armature de l’‘éleetro-aimant commutateur, EC, sont renvoyées aux deux relais, RC et RT, reliés en série. Chacun
- Fig. 151. — Translation à courant de repos.
- des relais commutateurs, RC, est un relais polarisé, dont l’index se tient en équilibre entre ses deux butoirs, sans toucher ni l’un ni l’autre, aussi longtemps qu’aucun courant ne parcourt les bobines ; ce résultat est obtenu en acrrochant à l’index deux ressorts, assez raides, et tendus de telle sorte qu’ils se fassent juste équilibre lorsque l’index est dans la position médiane : dans ces conditions, si l’on fait passer un courant dans les bobines, l’index, en se déplaçant, tend l’un des ressorts et comprime l’autre ; dès que cesse ce courant, tous deux concourent à ramener l’index dans 1 a position médiane.
- Si l’un des deux postes, celui de gauche par exemple, tourne son commutateur dans la position de transmission (V. p. 136),
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- son courant de repos, arrivant par l’armature et le butoir de repos de l’électro-commutateur de gauche, EC, se rend dans les bobines des deux relais, RG et RT, de droite, dont les index prennent la position de repos ; le déplacement de l’index du relais-commutateur, RC, a pour effet de fermer le circuit de la pile locale, p, sur l’électro-commutateur de droite, EC, dont l’armature met le massif du relais translateur, RT, en communication avec la ligne de droite. Lorsque le poste de gauche transmet, ses courants, alternativement positifs et négatifs, déplacent les index des deux relais, RC et RT ; les deux butoirs du premier communiquant ensemble, l’électro-commutateur, EC, est maintenu sur travail, malgré les petites interruptions qui correspondent au passage de l’index d’un butoir à l’autre : l’inertie dont il est pourvu, par construction, et le shunt, s, suffisent pour que la commutation dure aussi longtemps que le poste de gauche transmet : dans ces conditions, le relais translateur, RT, réexpédie les signaux reçus tout comme si son index était en relation permanente avec la ligne de droite.
- Dès que le poste de gauche a terminé sa transmission, il place son commutateur dans la position de réception, supprimant ainsi tout envoi de courant : l’index du relais-commutateur, RT, reprend la position médiane, le circuit de l’électro-commutateur, EC, est rompu et son armature, revenant sur repos, rétablit les liaisons dans les conditions indiquées par la figure 151 : le poste extrême de droite peut alors transmettre à son tour, ses courants iront actionner les relais RC et RT de gauche, et ce dernier réexpédiera les signaux, par l’intermédiaire de l’armature de EC, mise sur travail par le courant local de RC.
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- I
- CHAPITRE XIII
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- DISPOSITIFS SPÉCIAUX AUX CABLES SOUS-MARINS
- Condensateurs non shuntés. — Le schéma d’un poste « recorder » (V. fig. 31, p. 36) montre que le câble est bloqué, à ses deux extrémités, par un condensateur. Ce dispositif présente un certain nombre d’avantages : en cas de perte à la terre, on ne risque pas de voir Pintensité atteindre un régime de nature à compromettre le bon état des autres parties ; les courbes d’arrivée sont plus redressées, ce qui est éminemment favorable à la bonne réception des signaux ; enfin, on tend ainsi à créer dans le câble un état électrique relativement stable, notamment lorsque les impulsions successives sont alternativement positives et négatives.
- En outre, le blocage du câble rend impossible la circulation des courants telluriques. Rappelons qu’on dénomme ainsi les courants qui résultent de la différence de potentiel entre les terres de deux postes reliés par un fil de ligne. On trouvera, à la VIIe partie de cet ouvrage, l’indication des précautions prises à cet égard pour les lignes terrestres (V. p. 543) ; en ce qui concerne les câbles sous-marins, on doit considérer que les transmissions ont lieu avec des tensions aussi faibles que possible, d’une part à cause de la très grande capacité électrostatique de ce genre de conducteurs et pour réduire la charge au strict minimum, d’autre part afin de ne pas endommager les points faibles ; dans ces conditions, on conçoit que des courants telluriques, même s’ils ne résultent que d’une différence de quelques volts, soient susceptibles d’apporter une perturbation appréciable dans l’échange des signaux, et que leur suppression complète présente un avantage de tout premier ordre.
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- DISPOSITIFS SPÉCIAUX AUX CABLES SOUS-MARINS.
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- Dispositif de transmission Picard. — En dehors de l’emploi de condensateurs, une foule de systèmes ont été proposés dans le but d’adapter, notamment aux câbles de moyenne longueur, les appareils d’usage courant, Morse, Hughes, etc. ; aucun d’eux n’a donné tout d’abord de résultats satisfaisants.
- La cause de cet échec peut s’expliquer ainsi : les récepteurs à miroir ou à siphon sont relativement peu affectés par les variations de l’état électrique du câble, entre deux signaux consécutifs, parce que les émissions ont toutes la même durée, qu’elles sont toujours suivies d’une mise à la terre et que leur espacement est également invariable, sauf au moment de la séparation des signaux.
- Les difficultés sont sensiblement plus grandes avec les appareils employant le code Morse, à cause de la durée inégale des émissions ; elles augmentent considérablement avec le Hughes, dont les émissions ont bien une durée uniforme, mais sont très inégalement espacées ; enfin, elles sont encore plus grandes pour le Baudot, dans lequel la durée et l’espacement des émissions sont à la fois irréguliers. Tous les inventeurs, en effet, s’efforçaient de ramener le câble à l’état neutre après chaque émission, soit par une mise à la terre, soit par l’envoi d’un courant de sens inverse, soit encore par la combinaison des deux moyens ; l’état électrique ainsi créé, fonction du temps qui s’écoule entre deux émissions consécutives, était nécessairement variable, et le but poursuivi n’était pas atteint. En un mot, il y avait incompatibilité absolue entre les lois de la propagation électrique et l’irrégularité inévitable des signaux à transmettre.
- Pierre Picard entreprit de résoudre le problème d’une façon toute différente ; abandonnant radicalement l’idée de ramener le câble à l’état neutre après chaque courant de travail, il s’efforça seulement de créer et de conserver une charge qui ne -varie pas, d’une émission à l’autre, quel que soit l’espacement. Sa méthode peut se résumer ainsi :
- 1° Toutes les émissions sont très brèves et d’égale durée ;
- 2° Deux émissions successives sont de signes contraires ;
- 3° Après chaque émission, le câble est isolé au départ et bloqué en permanence par un condensateur à l’arrivée.
- On arrive ainsi à ce que les émissions successives trouvent le
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- câble dans un état symétriquement semblable, ou, si l’on préfère, une émission positive rencontre toujours dans le câble une charge négative de valeur déterminée ; une émission négative y trouve une charge positive également déterminée et de même valeur que la charge négative précédente. Cette méthode est donc basée sur l’alternat des signes et l’égalité des charges, et permet de-ne pas tenir compte de leurs intervalles.
- La figure 152 indique le montage d’un poste Morse ; cet agencement est d’ailleurs identique pour tous les systèmes d’appareils
- Fig. 152. — Dispositif Picard. —Transmission.
- et on verra plus loin qu’il est appliqué au Baudot, sur les câbles franco-algériens. Le manipulateur, M, n’est pas en relation directe avec le câble; les émissions,longues et inégales, du code Morse sont, au préalable, transformées en émissions courtes et égales. A cet effet, les butoirs de travail et de repos du manipulateur sont reliés à l’entrée des bobines de deux relais Baudot, A et B, dont la borne de sortie est en communication avec une pile, positive pour le premier et négative pour le second ; l’axe du manipulateur Morse est rattaché à l’une des faces d’un condensateur, C, dont l’autre face est à la terre. Les' massifs des deux relais sont reliés entre eux et au conducteur du câble ; ils sont réglés de manière que leurs armatures s’appuient d’elles-mêmes sur les butoirs de
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- DISPOSITIFS SPÉCIAUX AUX CABLES SOUS-MARLNS.
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- repos lorsqu’aucun courant ne parcourt les bobines ; enfin les butoirs de travail sont reliés à une pile de même signe que celle qui est à l’entrée des bobines, c’est-à-dire positive pour A et négative pour B.
- A l’état de repos, le câble est isolé, le condensateur est chargé négativement par la batterie reliée au relais B, mais aucun courant ne traverse les bobines; si, maintenant, on appuie sur le manipulateur, on met ce condensateur en relation avec la pile positive du relais A ; un courant parcourt ainsi les bobines de A, pendant que la charge du condensateur s’inverse ; l’armature est
- Fig. 153.— Dispositif Picard. — Réception.
- déplacée pendant le même temps, puis revient au repos, quelle que soit la durée de l’abaissement du manipulateur. Ce mouvement de l’armature a eu pour effet de mettre le câble, pendant un temps très court, en communication avec la pile positive de ligne ; une émission positive a ainsi chargé le câble, puis celui-ci a été de nouveau isolé, dès le retour au repos de l’armature. Lorsqu’on laisse se relever le manipulateur, M, c’est la pile négative du relais B qui inverse la charge du condensateur, C ; le relais, parcouru par le courant de charge, est actionné, et une émission négative, d’une durée égale à celle de l’émission positive précédente, est envoyée sur le câble, quel que soit l’intervalle qui a séparé ces deux émissions.
- A l’arrivée (fig. 153), les courants parviennent dans un relais Picard, R (V. p. 154) ; l’entrée de l’enroulement est reliée au conducteurdu câble et la sortie à l’une des faces d’un condensateur,
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- C, dont l’autre face prend terre sur l’armature métallique qui protège le câble ; l’index, I, de ce relais, mobile entre deux butoirs, oscille à droite ou à gauche, suivant le sens des courants reçus, et reste dans la position qui lui a été donnée jusqu’à l’émission de signe contraire suivante, grâce au mouvement électrique qui résulte de la lenteur même de la propagation. On pourrait utiliser les déplacements de l’index pour actionner directement un récepteur Morse, mais il est préférable de lui faire simplement commander un second relais plus robuste, R' ; à cet effet, l’index est rattaché à une pile locale, P, et les butoirs aux deux enroulements du relais différentiel, R', dont le pont est à la terre ; le
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- Fig. 154.
- courant de la pile, P, entre donc par la droite ou par la gauche, suivant la position de l’index, I, du.relais Picard; le relais R' reproduit tous les mouvements du premier et peut ainsi actionner le récepteur Morse, M, dans d’excellentes conditions.
- Ce dispositif donne des résultats absolument satisfaisants sur les câbles bien isolés, où la perte de charge, entre deux signaux consécutifs, est négligeable. Lorsque l’isolement du câble est par trop faible, la charge se dissipe plus rapidement et le relais n’est plus maintenu, pendant tout le temps des intervalles, sur le butoir où l’a placé le dernier courant reçu. Les traits sont alors écourtés ou, suivant l’expression consacrée, on a des «manques en queue » Le dispositif, représenté par la figure 154, obvie à cet inconvénient en entretenant artificiellement la charge nécessaire au maintien du relais : la transmission a lieu à travers un condensateur, C, shunté d’une forte résistance, R ; lors de l’abaissement du manipulateur, M, la charge du condensateur détermine l’envoi sur le
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- câble d’une émission brève, d’intensité convenable pour actionner le relais; puis un# courant permanent, très faible, traversant le shunt, R, est émis pendant tout le temps que dure F abaissement, du manipulateur, et compense la perte de charge du câble.
- A l’arrivée (fig. 155), le condensateur est également shunté ; en outre, une forte self, S, formant un second shunt, aide à la
- vvwwvw
- Fig. 155.
- décharge du condensateur après chaque émission, comme le ferait une bobine Godfroy (V. p. 143), et concourt à la rapidité du fonctionnement du relais.
- Sur un câble dont la résistance est de 5 000 ohms et la capacité de 150 microfarads, par exemple, les batteries de transmission ont 15 volts, le condensateur de départ a 15 microfarads et est shunté de 4 000 ohms ; à l’arrivée, la capacité, le shunt et la self ont respectivement 8 microfarads, 20 000 ohms et 12 henrys.
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- CHAPITRE XIV
- UTILISATION D’UN FIL POUR DES COMMUNICATIONS SUCCESSIVES
- Postes échelonnés. — Lorsque le trafic entre deux villes est insuffisant pour utiliser convenablement le fil qui les relie, on peut mettre à profit les intervalles entre les périodes de travail pour affecter le fil à d’autres communications. Les dispositifs utilisés sont les suivants :
- 1° L’échelonnement en embrochage : un poste principal, A, étant relié à un bureau secondaire, C, on fait entrer le fil dans un troisième, B, situé sur le parcours ; le poste principal travaille successivement avec chacun des deux secondaires ;
- 2° Le montage en dérivation : les deux postes secondaires ne se trouvant pas sur le parcours d’un même fil, le conducteur, en un point déterminé, se bifurque en deux branches, dont l’une se rend en B et l’autre en C ; le mode d’exploitation est le même que dans le cas d’échelonnement en embrochage ;
- 3° Le montage en translation : un poste B est placé au milieu de la ligne A-C, dont les trois participants doivent communiquer entre eux. L’intermédiaire, après avoir travaillé d’une part avec A, d’autre part avec C, pendant une fraction déterminée de l’heure, relie ensuite les deux sections de ligne, A-B et B-G à l’aide d’une translation.
- Cès divers modes de groupement ne sont indiqués ici que pour mémoire ; l’agencement des po'stes et les particularités de chaque montage seront indiqués dans la septième partie de l’ouvrage.
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- CHAPITRE XV
- TRANSMISSIONS SIMULTANÉES PAR COURANTS DE MÊME NATURE
- SYSTÈMES DUPLEX
- Définition. — Les systèmes duplex ,ont pour objet de permettre deux transmissions simultanées et de sens contraire sur un même fil. Il y a lieu, pour éviter toute confusion, d’établir une distinction entre les systèmes duplex, et les systèmes multiples, qui seront étudiés plus tard. Ces derniers, en effet, sont basés sur la divison du temps, et les transmissions simultanées qu’ils permettent, bien que séparées par des intervalles très courts, ont lieu à des moments différents. Au duplex, au contraire, les deux correspondants peuvent abaisser leur manipulateur à un moment rigoureusement le même, sans que les signaux se confondent ni se contrarient. '
- Parmi les nombreux systèmes duplex, les plus usités peuvent s ramener à deux types généraux, suivant qu’ils emploient la méthode différentielle ou celle du pont de Wheatstone.
- Duplex différentiel. — Soit un barreau de fer doux (fig. 156), autour duquel on a enroulé deux fils conducteurs distincts, CG' et DD' ; si on fait bifurquer le courant dans ces deux circuits, de telle sorte qu’il les parcoure dans le même sens, les deux actions s’ajoutent et on n’a, somme toute, qu’un électro-aimant ordinaire ; mais si, au contraire, on réunit les extrémités des deux conducteurs, de manière que C et D' soient reliés au point P, D et C' à la terre, un courant arrivant au point P, ou pont du différentiel, se bifurque entre les deux circuits, mais parcourt l’un en sens inverse de l’autre ; il s’ensuit que si, dans le circuit CG', il tend à déve-
- Montoriol. — Télégraphie. t 12
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- lopper un pôle nord à l’extrémité supérieure, l’action dans le circuit DD' tend à engendrer un pôle sud. Le résultat de ce passage simultané et en sens inverse dépend de l’intensité, du courant dans chacun des circuits ; si les deux résistances sont de même valeur, le courant se partage en deux parties égales ; les polarités contraires sont, de même, égales et s’annulent réciproquement : l’armature, placée à proximité, reste au repos, exactement comme si aucun courant ne parcourait l’électro-aimant. Mais si les résistances sont inégales, si celle de DD', par exemple, est supérieure à celle de CG', l’action de ce dernier sur le noyau sera prépondérante : le barreau sera donc aimanté, à sa partie supérieure, d’un pôle nord, comme si le circuit CC' agissait seul, mais l’intensité de ce pôle sera diminuée de la valeur du pôle contraire, qu’engendrerait DD', si le barreau était soumis à son influence exclusive. L’armature sera alors attirée, mais avec une énergie égale à la différence entre les deux actions contraires, d’où le nom de différentiel donné à un électro-aimant ou à un galvanomètre ainsi construit.
- Ceci étant admis, le système duplex se ramène au dispositif suivant : soient deux postes A et B (fig. 157), réunis par un fil de . ligne, L. Le récepteur de chacun d’eux est à
- Fig. 156. — Électro- & ’ r
- aimant différentiel. double enroulement; le pont, P, est relié a
- l’axe du manipulateur, dont la butée de repos
- est en relation avec la terre. On intercale parfois, entre ces deux
- derniers points, une résistance, r, égale à celle de la pile, et dont il
- sera question plus loin. A l’extrémité opposée au pont, l’un des
- circuits communique avec le fil de ligne, tandis que l’autre aboutit
- à un rhéostat, R, et à un condensateur, C. Cette dernière branche
- v
- s’appelle la ligne factice.
- Chacun des correspondants, agissant sur son rhéostat et sur son condensateur, équilibre sa ligne factice, par rapport à la ligne
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- SYSTÈMES DUPLEX.
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- réelle, L, de telle sorte que ses courants de transmission, bien que traversant son propre récepteur pour se rendre sur la ligne, restent sans action sur l’armature, tant que le correspondant tient son manipulateur au repos ; ce résultat est obtenu lorsque les résistances et les capacités des deux lignes sont égales ; le mode opératoirejsera indiqué plus loin.
- Dans ces conditions, lorsque A, par exemple, transmet, son courant, arrivé au point P, se bifurque en parties égales entre les deux circuits ; la moitié qui parvient au poste B parcourt le
- Fig. 157. — Duplex différentiel.
- circuit relié à la ligne et, du pont, gagne la terre par la butée d’arrière du manipulateur. Le manipulateur donnant la terre directe^au pont, on considère comme nulle la dérivation qui pourrait s’établir à travers le second enroulement et la ligne factice ; dans le cas où une résistance est intercalée entre le manipulateur et la terre, cette dérivation n’est pas nulle, mais le courant, qui parcourt alors le second circuit, a la même direction que celle du courant de ligne, et les deux effets s’ajoutent : l’armature de B fonctionne donc et les choses se passent comme sur une installation ordinaire. De même, si B transmet pendant que Aest aurepos.
- Mais si, pendant que A fait un trait, par exemple, B vient à abaisser son manipulateur, les forces électromotrices des deux
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- piles s’opposent l’une à l’autre, si elles sont de même pôle, ou s’ajoutent si elles sont de pôles contraires. Dans un cas comme dans l’autre, l’équilibre des différentiels est rompu, comme il le serait par un changement de la résistance du circuit de ligne. Supposons que les deux postes aient une pile positive de même tension, la ligne se trouvant au même potentiel aux deux bouts, il n’y a aucune raison pour qu’un courant circule dans un sens plutôt que dans l’autre ; le courant débité par la pile de A passe donc, sinon en totalité (à cause des pertes de la ligne et de l’inégalité possible des deux piles opposées), tout au moins en plus grande partie dans le circuit du rhéostat, dont l’action sur le noyau devient prépondérante, et l’armature de A est attirée, par son propre courant, tant que B tient son manipulateur abaissé en même temps que A ; si A relève le sien avant la fin du signal de B, le courant de celui-ci peut alors passer sur la ligne et continuer l’attraction commencée dans le récepteur A. De même en B : son armature était déjà attirée lorsqu’il a abaissé son manipulateur, le courant de A est aussitôt remplacé par le sien propre, dans le circuit du rhéostat, pour maintenir l’armature sur le butoir de travail. Dès que A relève son manipulateur, l’équilibre se rétablit dans le récepteur B, dont l’armature se relève.
- Si les piles des deux postes correspondants sont de polarités contraires, l’abaissement simultané des deux manipulateurs a pour effet de doubler l’intensité du courant dans les circuits de ligne des deux récepteurs et les deux .armatures Sont abaissées tant que dure cette simultanéité ; si A, par exemple, relève le premier son manipulateur, l’équilibre se rétablit dans les deux circuits de B, dont l’armature revient au repos ; au poste A, l’intensité reçue se trouve diminuée de moitié, mais comme le circuit de ligne factice n’est plus excité, la relation reste la même et l’armature est maintenue sur travail jusqu’à ce que B relève, à son tour, son manipulateur.
- Pour obtenir un bon fonctionnement, il importe d’équilibrer, non seulement la résistance, mais aussi ^a capacité des deux circuits du différentiel : en effet, le rhéostat n’a aucune capacité, tandis que celle du conducteur, surtout s’il est souterrain, est parfois très grande.
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- Il s’ensuit qu’au commencement de chaque émission, si les capacités n’étaient pas équilibrées, un débit beaucoup plus grand passerait dans le circuit de ligne et déterminerait l’attraction de l’armature ; de même lors de la décharge. Le condensateur, G, placé, à chaque poste, sur la ligne factice, a pour but de rendre celle-ci aussi semblable que possible à la ligne réelle. Il arrive même qu’à capacité égale, le condensateur se charge et se décharge plus vite que le fil ; on a recours alors à divers dispositifs qui seront indiqués plus loin.
- Duplex en pont de Wheatstone. — La méthode différentielle a pour inconvénient de nécessiter des électro-aimants spé-
- Fig. 158. — Duplex en pont de Wheatstone.
- ciaux ; la méthode du pont de Wheatstone s’adapte aux appareils tels qu’ils sont agencés pour les communications ordinaires et présente, à cet égard, un avantage sur la précédente.
- Le manipulateur, dont la butée de repos est à la terre, â son axe relié à la tête, P, du pont (fig. 158) ; le récepteur, R, est placé dans la diagonale. Les deux branches, a et b, sont constituées par deux résistances fixes ; la branche, c, représentée par le fil de ligne, est équilibrée à l’aide du rhéostat et du condensateur, C, placés sur la branche d. Lorsque le pont est réglé, les courants émis par A, par exemple, n’influencent pas son récepteur, R, puisque les deux extrémités de la diagonale sont au même potentiel. Arrivés au poste B, ces courants trouvent devant eux deux
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- chemins : l’un à travers le récepteur, R, et la branche b, l’autre à travers la branche pour arriver à la tête, P, du pont et, de là, se rendre à la terre par le manipulateur au repos. Si B transmet en même temps que A, l’équilibre des ponts est rompu aux deux postes et les extrémités des diagonales se trouvant alors à des potentiels différents, les récepteurs sont traversés par une fraction de courant, qui les actionne.
- Manipulateurs pour transmission duplex. — Avec les manipulateurs ordinaires, représentés sur les figures ci-dessus, la ligne se trouve isolée pendant le temps que met le levier à passer d’un butoir à l’autre ; sur les lignes de faible longueur, il n’en résulte pas d’inconvénients, mais, sur les autres, on constate un trouble momentané d’équilibre, susceptible d’apporter une perturbation dans l’enregistrement des signaux. On a donc imaginé des systèmes dans lesquels le passage d’une position à l’autre se fait instantanément : tels sont, entre beaucoup d’autres, les manipulateurs de Stearns et de Vaës.
- Manipulateurs de Stearns.— Le levier, M (fig. 159), porte,
- sur sa face supérieure et à la partie médiane, un petit bloc d’ébonite, E, sur lequel est monté un ressort-lame, r, relié à la ligne; ce ressort est armé de façon à venir, au repos, s’appuyer sous un retour d’équerre que porte, à sa partie postérieure, le levier, M; il se trouve alors à une petite distance au-dessous d’une butée, B, en communication avec la pile, tandis que la ligne est en relation avec la terre par le pivot du levier, M. Lorsqu’on abaisse ce dernier, le ressort, r, rencontre la butée, B,
- Fig. 159. — Manipulateur de Stearns.
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- au moment même où il quitte le retour d’équerre : la ligne est mise en communication avec la pile ; elle n’est donc isolée à aucun moment ; la pile, il est vrai, se trouve en court-circuit pen-
- dant un temps court, mais cet inconvénient est atténué par la résistance, R, intercalée sur la terre.
- Stearns faisait également usage du dispositif représenté par la figure 160, dans lequel le manipulateur décrit ci-dessus était solidaire de l’armature d’un électro-aimant, dans lequel on transmettait en local, à l’aide d’un manipulateur ordinaire.
- Manipulateur de Vaës. — L’extrémité postérieure du manipulateur, M (fig. 161), se trouve, à l’état de repos, un peu au-
- Fig. 161. — Manipulateur de Vaës.
- dessous d’une vis de contact, portée par un petit bras de levier, Z; celui-ci, articulé en O, s’appuie sur une butée médiane, 6, sous l’action d’un ressort, r. Le pivot du levier, Z, est relié au pont, qui
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- reçoit la terre par la butée, b, à travers un rhéostat : les conditions sont les mêmes qu’avec le système précédent.
- Ligne factice. — L’équilibrage des capacités par un seul condensateur, placé comme il l’est dans les diverses figures ci-dessus,
- 'VWWVWV
- (—vVWV-y-VM/W-WWV-
- Fig. 162. — Ligne factice.
- ne saurait convenir que pour les lignes courtes ; en effet, pour que le récepteur reste insensible aux courants de départ, il est nécessaire que la charge et la décharge des deux lignes, réelle et factice,
- —*VVW—f—WvV—t—WW~ r ^ww~
- Fig. 163. — Ligne factice.
- s’effectuent suivant des régimes aussi identiques que possible ; en d’autres termes, la ligne factice idéale devrait être la reproduction exacte de la ligne réelle, au point de vue de l’échelonnement des capacités par rapport • aux résistances. On obtient cependant une approximation suffisante avec le dispositif repré-
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- SYSTÈMES DUPLEX. 185
- senté par la figure 162, dans lequel la ligne factice se bifurque en deux branches : l’une comprend un rhéostat, R, dit rhéostat d'écoulement, auquel on donne une résistance égale à celle de la ligne ; l’autre est formée de trois ou quatre condensateurs placés en dérivation à la jonction de petits rhéostats, r, r', r", etc.; ceux-ci se chargent et se déchargent ainsi à travers des résistances croissantes, dans des conditions sensiblement correspondantes à celles des différentes sections de la ligne.
- On peut aussi employer le groupement représenté par la figure 163 : le rhéostat d’écoulement est remplacé par un certain
- Fig. 164. — Ligne factice de Muirhead.
- nombre de rhéostats, dont la somme est égale à la résistance de la ligne ; entre deux rhéostats consécutifs est branché, en dérivation, un condensateur.
- On réalise une similitude parfaite entre la ligne factice et la ligne réelle avec le procédé Muirhead': le conducteur est représenté par une bande, B B', découpée dans une feuille d’étain, de manière à former une ligne brisée continue (fig. 164) ; cette bande est insérée entre deux feuilles de papier paraffiné, sur les surfaces extérieures desquelles sont appliquées deux feuilles d’étain non sectionnées : on obtient ainsi un élément de la ligne artificielle, il suffit d’en préparer un nombre suffisant pour représenter la résistance totale, et aussi la capacité totale de la ligne réelle ; l’extrémité de la bande découpée d’un élément est reliée au commencement de la bande de l’élément suivant ; d’autre part, les feuilles d’étain complètes sont réunies entre elles et extérieurement à la terre ; elles représentent ainsi l’armature du câble en tconact avec l’eau de mer; la ligne factice ainsi constituée (fig. 165)
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- donne la somme de la résistance des bandes d’étain et la capacité inductive due à leur surface.
- La ligne factice de Muirhead, à côté de ses qualités de premier ordre, présente ce grave inconvénient qu’elle n’est pas interchangeable : en effet, dans les lignes factices ordinaires, les deux élé-# ments, rhéostats et conden-
- sateurs, peuvent être groupés et gradués à volonté, suivant les constantes des lignes sur lesquelles on opère ; celle de Muirhead, au contraire, doit être, au préalable, construité au modèle du conducteur auquel elle est destinée, c’est-à-dire avec le même rapport entre la résistance et la capacité, ce qui s’obtient en déterminant convenablement la largeur des bandes découpées. Il s’ensuit qu’elle est d’un prix de revient très élevé, et comme, par ailleurs, sa précision n’est pas indispensable sur les lignes terrestres, on ne l’emploie que pour le duplexage des câbles sous-marins. Cette utilisation spéciale sera examinée plus loin.
- Fig. 165.
- Équilibrage de la ligne factice. — Les installations différentielles (V. fig. 157, p. 179), comprennent, en série avec le récepteur, un galvanomètre différentiel, dont l’un des circuits est sur la ligne réelle et l’autre sur la ligne factice. Le poste correspondant étant dans la position de réception, on abaisse le manipulateur et on envoie un courant continu prolongé ; si l’aiguille du galvanomètre dévie, c’est que les deux résistances sont inégales ; on agit alors sur le rhéostat jusqu’à ce que l’aiguille revienne se placer au zéro.
- Pour régler les condensateurs, on envoie une suite d’émissions brèves, car c’est au début et à la fin que les différences de capacité entre les deux lignes se font sentir ; on augmente ou on diminue la capacité de la ligne factice jusqu’à ce que l’aiguille du galvanomètre n’accuse plus sensiblement les fermetures et les ruptures du circuit. Le réglage du duplex en pont de Wheatstone s’opère de façon identique. .
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- Duplex à courant de repos. — La figure 166 montre le schéma d’un duplex différentiel à courant de reposer le manipulateur, M, est muni d’une pile négative au travail et d’une pila positive au repos ; le reste de l’installation est identique au schéma donné pour le simple courant (V. fig. 157, p. 179). Pour plus de clarté, l’une des bobines est reliée à la ligne réelle et l’autre à la ligne artificielle, mais il est bien entendu que l’enroulement est double sur les deux bobines.
- Lorsque les manipulateurs des deux postes sont au repos, les deux piles positives sont en opposition, et aucun courant ne eir-
- Fig. 166. — Duplex différentiel à courant de repos.
- cule dans le circuit de ligne réelle, tandis qu’un positif est envoyé dans la ligne artificielle ; la polarité développée par ce courant tend à maintenir l’armature sur [son butoir de repos, r. Si l’on abaisse le manipulateur de A, celui de B restant au repos, le courant négatif, émis dans la ligne factice, tendrait à porter l’armature sur travail, mais, en même temps, la pile négative de A se trouve en série avec la pile positive de B ; un courant d’intensité double circule sur la ligne réelle, et son action est prépondérante sur l’armature du relais, qui reste encore sur repos ; à l’autre poste ce courant, d’intensité double, à la direction d’un positif, et son action est supérieure à celle du positif émis dans la ligne artificielle : l’armature de B est amenée sur travail.
- Si, avant que A ait relevé son manipulateur, B abaisse le sien, la situation est identique dans les deux postes ; les piles négatives
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- étant en opposition, aucun courant ne circule dans les circuits de ligne réelle, mais le négatif, que reçoit la ligne factice, maintient ou amène les armatures sur . travail. Enfin, si le manipulateur de A revient le premier à la position de repos, la mise en série des deux piles de pôles contraires donne un courant d’intensité double, dans la direction A-B, ce qui a pour effet de ramener l’armature de B au repos, tandis que celle de A est maintenue sur travail, jusqu’à ce que B laisse, à son tour, son manipulateur se relever : on se retrouve alors dans la position initiale décrite au début.
- L’équilibrage de la ligne factice s’opère dans les mêmes conditions que pour les communications à simple courant ; toutefois, avant de procéder au réglage, le poste intéressé demande à son correspondant de se mettre dans la position « terre » : celui-ci, à l’aide d’un commutateur, c, élimine sa pile de repos et la rem' place par une résistance, R', équivalente à celle de la pile ; le premier poste opère comme il a été dit plus haut, jusqu’à ce que l’aiguille de son galvanomètre différentiel, G, en série avec le relais, reste immobile dans les deux cas envisagés.
- Translation duplex à simple courant. — Les lignes exploitées au duplex peuvent, comme les autres, être sectionnées en
- Fig. 167. — Translation duplex à simple courant.
- tronçons réunis par des translations. Il n’existe plus, à l’heure actuelle, de lignes à simple courant utilisées en duplex ; ce genre de montage se rencontre surtout avec les systèmes rapides qui, tous, emploient le courant de repos. La figure 167 donne le schéma de principe d’une translation de ce genre ; il servira à mieu# faire comprendre le fonctionnement de celle à double courant.
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- L’installation comprend deux relais différentiels polarisés, dont le butoir de travail communique avec une pile de ligne et celui de repos avec la terre, à travers une résistance, r ; le pont de l’un des relais est rattaché au massif de l’autre. Un courant venant de la ligne de gauche, par exemple, traverse le premier enroulement du relais de gauche et va se fermer, par l’armature du relais de droite, dans la terre ou dans la pile, suivant la position de l’index : le fonctionnement, suivant les différents cas envisagés pour une transmission directe (V. fig. 157, p. 179), est identique. Il en est de même pour les courants arrivant par la ligne de droite qui, après avoir fait fonctionner le relais de droite, vont aboutir à la terre ou à la pile du relais de gauche.
- Translation duplex à courant de repos. — Le schéma de principe est le même que le précédent, à part que le butoir de repos des relais est relié à une batterie de polarité inverse de celle de travail.
- La ligne n° 1 aboutit à l’un des enroulements d’un galvanomètre différentiel, G (fig. 168), puis au premier circuit d’un relais polarisé, R; ensuite, par l’intermédiaire d’un manipulateur de Wheatstone, M, dont la manette est dans la position de réception (V. p. 139), elle arrive à l’armature du relais différentiel de droite, R', et va se fermer sur l’une des piles de ligne. L’index du relais, R, met l’une de ses piles en communication avec le pont du relais R', par l’intermédiaire du manipulateur, M' ; le courant se bifurque dans les deux circuits puis va à la ligne n° 2, par l’un des enroulements de R', la sortie de gauche et l’un des circuits du galvanomètre, G' ; le courant qui passe dans le second circuit se rend à la terre par la ligne factice, V, r', c'.
- Les signaux, émis par le relais R', sont dérivés par l’intermédiaire de la 4e broche du commutateur, G, dans le relais de contrôle, RC, non différentiel, et sur la terre duquel est insérée une résistance, d ; ce relais actionne un parleur, P ; de même, les courants envoyés par le relais, R, passant par la résistance, d', actionnent un récepteur Wheatstone, W, qui peut donner un contrôle sur la bande, ou jouer simplement le rôle de relais pour actionner le second parleur, P' ; le commutateur à quatre broches
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- C peimet d’inverser ces liaisons et de recevoir au Wheatstone le contrôle des signaux venant de la ligne n° 2.
- Le manipulateur, M, peut être substitué au relais R', pour converser avec la ligne n° 1, à travers les enroulements difîéren-
- P- P+ l- l
- -o—f
- Fig. 168. — Translation duplex à courant de repos.
- tiels du relais R ; les réponses sont reçues dans ce dernier relais et enregistrées dans le récepteur, W, ou dans le parleur, P7, suivant la position du communateur, C ; le manipulateur, M', sert de même pour la conversation avec la ligne 2.
- Pour régler son installation, le poste translateur place ses deux manipulateurs, M, dans la position de transmission et opère sépa-
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- rément sur chacune des deux lignes, tout comme s’il en était le poste terminus ; les postes correspondants se règlent de même par rapport à lui, et il n’a plus, pour les mettre en relation, qu’à placer ses manipulateurs sur réception.
- INSTALLATIONS DUPLEX POUR LIGNES SOUS-MARINES
- Considérations générales. — Le montage en duplex des longs câbles sous-n^arins est assez délicat à réaliser parce que, d’une part, les effets de condensation, considérablement accrus, les conditions de propagation, la durée de la charge et de la décharge, sont plus difficiles à équilibrer que sur les lignes terrestres, et que, d’autre part, la très grande sensibilité des récepteurs employés exige un réglage beaucoup plus parfait. Pour atteindre ce résultat, on doit constituer la ligne factice de manière que sa courbe d’électrification se rapproche le plus possible de celle du câble : on atteint ce résultat en multipliant le nombre des condensateurs échelonnés le long du circuit d’écoulement (Y. fig. 162 et 163, p. 184) ou, mieux encore, en utilisant la ligne artificielle de Muir-head (V. fig. 164 et 165, p. 185). .
- Le montage, employé dans les installations de câbles sous-marins, est généralement celui en pont de Wheatstone : il est à remarquer que la faiblesse des courants qui circulent dans la diagonale et qui, pour les lignes terrestres, constitue une infériorité de cette méthode par rapport à celle en différentiel, devient ici un avantage, en ce qu’elle permet d’utiliser les récepteurs à cadre galvanométrique, en usage sur les longs câbles sous-marins, sans qu’il soit nécessaire de modifier l’enroulement de la bobine.
- Duplex Muirhead. — Les deux branches de proportion du pont, a et b (fig. 169), sont constituées par deux résistances reliées aux deux extrémités du circuit d’un rhéostat circulaire, R, appelé couramment « quart d’ohm », parce que les bobines qui le composent ont chacune 0,25 ohm ; la manœuvre de la manette a pour effet d’ajouter à l’une des branches ce qui est retranché à l’autre, et l’on peut atteindre ainsi une grande précision dans le réglage. Le manipulateur, M, manuel ou automatique, est rattaché à la
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- manette du rhéostat, R, à travers un condensateur, C. Le récepteur est inséré dans la diagonale, en série avec un condensateur de grande capacité, C' ; enfin, un troisième condensateur, C", est placé au sommet de la diagonale, à la rencontre de la branche a et du câble.
- La ligne factice est du type Muirhead (V. p. 185), elle est munie d’un dispositif ayant pour but de ralentir la charge de la •partie antérieure et d’obtenir ainsi une égalisation plus parfaite des actions de part et d’autre de la diagonale : indépendamment
- Fig. 169. — Montage d’un câble en duplex; méthode de Muirhead.
- d’une résistance, r, placée à l’entrée de la ligne factice, et qui fait porter la diminution de charge sur tout le câble, les premières armatures de terre de la ligne factice sont séparées du reste et reliées à la terre à travers des résistances réglables, r' ; en outre, une résistance élevée, r'\ peut être placée en shunt sur le commencement de la ligne factice : enfin, on peut encore, en un point quelconque de celle-ci, établir une dérivation, d, à travers une résistance convenable, pour représenter les pertes éventuelles du câble.
- Lorsqu’on a obtenu un équilibre suffisamment approché, par la manœuvre du rhéostat de tête, R, on opère sur le shunt, r", auquel on donne une résistance très élevée et qu’on déplace sur la ligne factice ; enfin, si, après avoir agi sur le condensateur C", on n’atteint pas complètement le but poursuivi, on intercale et
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- SYSTÈMES DUPLEX.
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- on règle les résistances, r', sur les premières armatures de la ligne factice.
- Duplex Picard. — Le dupl,ex réalisé sur les installations Baudot-Picard des câbles de la Méditerranée, emploie également la méthode du pont de Wheatstone, avec une ligne factice du système de Muirhead. Le relais de câble, R (fig. 170), est placé dans la diagonale du pont, en série avec un condensateur shunté,C; le tout est encore shunté par une sorte de seconde diagonale, constituée par une forte inductance, S, qui joue le même rôle que
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- Fig. 170. — Montage d’un câble en duplex; méthode Picard.
- celle qui a été indiquée pour les installations simples (V. fig. 155, page 175).
- A la tête du pont, un rhéostat « quart d’ohm », semblable à celui de l’installation Muirhead, permet de faire varier les branches de proportion, a et b ; chacune de celles-ci est shuntée par un condensateur, c' et c"; ce dernier est, lui-même shunté par un second condensateur, c, réglable par centièmes de microfarad, et qui permet de modifier, dans des proportions très faibles, la capacité de la branche b ; en agissant sur ce condensateur, ou encore sur la résistance, R', placée en tête de la ligne factice, on peut accélérer ou ralentir à volonté la charge et la décharge de cette dernière, qui est agencée sensiblement comme celle de Muirhead.
- Duplex Ailhaud. — La méthode Ailhaud est une combinaison des deux méthodes, différentielle et pont de Wheatstone ;
- Montoriol. — Télégraphie. 13
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- elle est très précise tout en n’exigeant qu’une ligne artificielle extrêmement simple ; par contre, elle nécessite un enroulement à deux circuits pour le récepteur.
- L’un de ceux-ci est placé sur la diagonale du pont de Wheatstone (fig. 171), le second communique, par une de ses extrémités, avec la terre directe et, par l’autre, avec un condensateur, C, dont la seconde face est reliée au sommet, B, du pont, à travers une résis
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- Fig. 171. — Montage d’un câble en duplex; méthode Ailhaud.
- tance, r. La ligne artificielle consiste simplement en une résistance, d, aboutissant à la terre.
- Les effets de charge et de décharge du câble sont équilibrés par trois circuits comprenant chacun un condensateur, C, C' et C", en série avec une résistance graduatrice, r, r' et r" : le premier, mentionné ci-dessus, le second formant shunt sur la branche a du pont et le troisième en dérivation au sommet de la diagonale. Le courant de charge du câble, empruntant la diagonale du pont dans le sens B-A, traverse l’un des enroulements du récepteur, mais reste sans effet sur le cadre galvanométrique, car le condensateur, C, se charge en même temps et son courant de charge parcourt le second circuit dans une direction opposée, et neutralise sensiblement l’effet du premier, si la résistance, r, est convenablement
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- réglée ; la même neutralisation se produit au moment de la décharge.
- Le condensateur C' a pour effet d’accélérer la charge du câble et, par suite, de réduire la différence de potentiel qui se manifeste à ce moment aux deux extrémités de la diagonale A-B ; d’autre part, le condensateur C", pendant le temps qu’il met à se charger, fait baisser le potentiel du point B. Les actions de ces trois circuits de compensation s’ajoutent donc pour réduire et annuler les effets de charge du câble, effets qui, lorsque l’équilibre convenable n’est pas réalisé, se manifestent par des élongations brusqués du siphon. Enfin, une résistance, R, placée à l’entrée du câble, sert à parfaire le réglage.
- Pour régler la balance, on supprime tout d’abord le condensateur séparateur, E, puis on équilibre, en courant continu, la résistance, R, par rapport au câble ; ensuite, après avoir isolé momentanément les condensateurs G' et G", on règle l’équilibre des courants de charge et de décharge en envoyant de courtes émissions et en faisant varier les valeurs de la capacité G et de la résistance r ; on achève en ajustant successivement les résistances, r' et r", qui règlent les condensateurs G' et G".
- SYSTÈMES DIPLEX ET QUADRUPLEX
- Système Diplex. —Alors que le duplex permet de transmettre simultanément par les deux extrémités de la ligne, le diplex rend possibles deux transmissions simultanées dans le même sens, c’est-à-dire par une seule extrémité ; il suffit ensuite de duplexer un diplex pour en faire un quadruplex.
- Les deux transmissions simultanées d’une communication diplex se différencient, l’une par le sens du courant, l’autre par son intensité : à l’arrivée, la ligne est rattachée à deux récepteurs montés en série : l’un est un relais polarisé, RP(fig. 172), l’autre un relais non polarisé, RNP ; le premier est mis sur repos par le courant négatif et sur travail par le positif, quelle que soit leur intensité ; le second obéit à tous les courants, quel qu’en soit le sens, à la condition qu’ils aient une intensité minima, de 35 mil-
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- liampères par exemple : les butoirs et le ressort antagoniste sont réglés en conséquence.
- Au poste de transmission, on a placé deux manipulateurs l’un ordinaire, M, l’autre inverseur MI ; dans la position d’attente, le pôle négatif de la pile, P, est en relation directe avec la ligne ; le pôle positif, par l’intermédiaire de la butée de repos et de l’axe du manipulateur ordinaire, M, est à la terre : un courant négatif de 15 milliampères est envoyé à l’autre poste ; il traverse
- Fig. 172. — Diplex.
- les deux relais récepteurs, maintient RP au repos parce qu’il est négatif, et laisse RNP également au repos, parce que son intensité est trop faible pour attirer l’armature.
- Si l’on manipule sur l’inverseur, M', les courants alternés actionnent le relais RP, sans influencer RNP; si, au contraire, la transmission a lieu sur le manipulateur ordinaire, M, pendant que M' est au repos, chaque fois qu’on abaisse M, on ajoute, à la pile, P, la seconde pile, P', par la butée de travail de M : le courant atteint alors une intensité de 35 milliampères, et attire l’armature du relais RNP ; il reste, par contre, sans action sur RP, parce que, le manipulateur M' étant au repos, il est négatif.
- Le troisième cas est celui où les deux manipulateurs sont ma-nœuvrés en même temps : les courants, alternativement positifs
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- et négatifs, agissent sur le relais RP suivant leur sens ; mais ils ont une intensité de 35 milliampères, lorsqu’ils sont fournis par la réunion des deux piles P et P' ; le relais RNP fonctionne donc également, quel que soit leur sens.
- Il convient cependant de remarquer que si, pendant que le manipulateur M fait un trait, par exemple, on vient à abaisser M', le sens du courant se trouvant inversé, il y a un moment où les noyaux du relais RNP se désaimantent et passent par zéro, pour se réaimanter en sens inverse ; ce temps pourrait être suffisant pour permettre à l’armature de RNP de se relever : le trait serait ainsi coupé. On supprime cet inconvénient par l’artifice suivant : entre RNP et le parleur P', sur lequel on lit les signaux, on intercale un relais-parleur, P, réglé paresseusement, et c’est celui-ci qui commande le parleur P' : les coupures de RNP sont à peu près supprimées pour P, et passent complètement inaperçues pour P'.
- Système quadruplex. — Ainsi qu’il a été dit plus haut, on obtient un système quadruplex en duplexant un diplex ; le mon-
- Fig. 173. — Quadruplex différentiel.
- tage peut être réalisé suivant l’une quelconque des deux méthodes, différentielle ou pont de Wheatstone.
- La figure 173 donne le schéma d’un quadruplex différentiel ;
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- le fonctionnement est le même que celui d’un duplex ordinaire à courant de repos, sauf qu’on doit considérer deux valeurs du voltage employé dans chaque poste et que, par suite, les cas à envisager sont plus nombreux, mais le raisonnement à appliquer reste le même (V. p. 187).
- Le montage en pont de Wheatstone est donné par la figure 174. Lorsque les deux postes ont leurs manipulateurs au repos, les pôles négatifs des deux petites piles sont en opposition : si on les
- Fig. 174. — Quadruplex en pont de Wheatstone.
- suppose parfaitement égales et si, en outre, aucune perte n’existe sur la ligne réelle, celle-ci n’est parcourue par aucun courant ; la pile négative débite un courant dans la branche à, d’une part et, d’autre part, dans la diagonale, suivant le sens B-A, pour se fermer par la branche a : il est sans action sur RP parce qu’il a le sens d’un négatif, et sur RNP parce que son intensité est trop faible.
- Si on abaisse le manipulateur M, on met la grande pile à la ligne, tandis qu’à l’autre poste, la petite reste en circuit : un courant négatif, proportionnel à la différence entre ces deux piles, parcourt la ligne, mais les potentiels des deux extrémités de la diagonale se trouvent abaissés d’une même quantité : le courant qui la parcourt a donc la même direction et la même intensité
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- SYSTÈMES MULTIPLEX,
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- que le précédent, et les deux relais restent encore au repos ; à l’autre poste, l’intensité se trouve augmentée dans la diagonale et atteint la valeur nécessaire à l’attraction de l’armature RNP ; mais, comme la direction est restée la même, RP demeure toujours sur repos.
- Si, enfin, pendant que l’on transmet par le manipulateur ordinaire, M, on vient à actionner l’inverseur, M', les deux piles correspondantes se trouvent en série et il en résulte, sur la ligne réelle, un courant ayant la direction d’un positif pour le poste transmetteur : les deux extrémités de la diagonale se trouvent donc à des potentiels positifs, mais comme par suite de l’addition des piles, la chute est plus rapide sur la ligne réelle que sur la ligne factice, le potentiel en B est supérieur à celui de A, et le courant continue à parcourir la diagonale dans le sens B-A, c’est-à-dire avec une intensité et une direction qui sont sans action sur l’un et l’autre récepteurs. Au poste correspondant, au contraire, le changement de pôle n’a pas modifié l’intensité mais a seulement inversé la direction dans la diagonale : les deux relais sont donc actionnés simultanément.
- Il serait inutilement long d’envisager tous les autres cas possibles : l’analogie avec ceux qui viennent d’être analysés montre que les récepteurs fonctionnent, dans les deux postes, comme s’il s’agissait de deux diplex travaillant sur deux conducteurs différents.
- SYSTÈMES MULTIPLEX
- Principe général. — On désigne sous le nom de multiplex les systèmes permettant la superposition de plus de quatre transmissions simultanées sur une seule ligne. Là encore, il importe d’éviter toute confusion entre cette catégorie et celle des systèmes multiples, qui seront étudiés plus loin (Voy. IVe partie p. 255) et qui sont basés sur la division du temps. La télégraphie multiplex repose sur cette particularité, signalée dès 1860par l’abbé Laborde, que plusieurs courants, vibratoires ou ondulatoires, peuvent être émis simultanément sur une même ligne, sans se confondre, et qu’il suffît, pour les sélectionner à l’arrivée, de disposer de récepteurs
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- « accordés » avec les transmetteurs qui les ont produits. Si, donc, on dispose d’un certain nombre de lames, vibrant à des notes différentes, susceptibles de rythmer l’envoi de courants suivant leur période propre ; si, à l’arrivée, on installe un nombre égal d’électro-aimants, munis chacun d’une armature possédant, elle aussi, une période propre ; enfin, si chacune des lames réceptrices est accordée avec l’une des lames transmettrices, les courants venant de la ligne parcourront tous les électro-aimants, mais chaque train de vibrations choisira, en quelque sorte, la lame qui correspond à sa période et la fera vibrer, à l’exclusion de toutes les autres.
- Multiplex de Mercadier. — Le système Mercadier a permis de réaliser pratiquement jusqu’à 12 transmissions simultanées
- A
- Fig. 175. — Diapason Mercadier.
- sur un même circuit à deux fils. Les courants ondulatoires sont fournis par des diapasons, vibrant à des notes différentes et entretenus électriquement ; entre les branches d’un diapason se trouve une bobine d’électro-aimant, E (fig. 175) dont l’entrée est reliée à la borne P -j-, à laquelle est rattaché le pôle positif de la pile
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- SYSTÈMES' MULTIPLEX,
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- locale, et la sortie au massif qui supporte le diapason, D. Chacune des branches de celui-ci supporte, à son extrémité, un petit style en acier, S, formant trembleur sur une plaque, A, communiquant avec l’autre pôle de la pile, par la borne P — ; cette plaque est réglable à l’aide de la vis, V, et du contre-écrou, C. Le mouvement vibratoire du diapason est donc entretenu; les courants vibrés, qui parcourent la bobine, E, sont transmis à un transformateur (fig. 176) ; un condensateur shunte l’étincelle qui se produit aux styles, S.
- La figure 176 montre l’ensemble d’une installation : un cer-
- Ligne 2
- *kà____
- Fig. 176. — Multiplex Mercadier.
- tain nombre de diapasons engendrent chacun des courants ondulatoires, de périodes différentes, dans le primaire d’un transformateur, dont le secondaire peut être mis en relation, par l’intermédiaire d’un manipulateur quelconque, avec un circuit commun. Lorsqu’on actionne l’un ou plusieurs de ces manipulateurs, les courants harmoniques sont amenés, par le circuit commun, dans le primaire d’un transformateur, qui comprend deux secondaires, dont le rôle pera indiqué plus loin.
- A l’arrivée, les courants sont renvoyés, par un transformateur différentiel, dans le circuit commun de réception, (où sont placés en série les différents récepteurs monotéléphoniques : chacun de ceux-ci vibre sous l’action des courants qui lui sont destinés.
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- La réception Morse se fait au son ; pour le Hughes et autres systèmes, les monotéléphones sont agencés pour servir de relais et actionner, lorsqu’ils sont eux-mêmes mis en vibration, les récepteurs de ces appareils.
- Les courants de transmission, traversant le transformateur inférieur, se reproduisent également dans le secondaire de gauche et parcourent le secondaire du même côté du transformateur supérieur. Une ligne artificielle, formée de résistances et de capacités réglables, permet de graduer l’intensité du courant qui circule dans ce circuit d'extinction, et de le rendre égal à celui du circuit de ligne; on décale l’un par rapport à l’autre, d’une demi-période, en faisant varier le rapport des capacités de deux condensateurs, placés à droite et à gauche du transformateur inférieur : les deux actions, sur le circuit de réception, s’annulent, et ce circuit reste muet ; si, au même moment, le correspondant transmet, soit avec les mêmes notes, soit avec d’autres, les signaux se croisent avec les précédents, dans les deux postes, sans s’influencer réciproquement.
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- CHAPITRE XVI
- TRANSMISSIONS SIMULTANÉES PAR COURANTS DE NATURES DIFFÉRENTES
- COURANTS VIBRÉS ET COURANTS CONTINUS
- Système Petit. —Un poste du système Petit, permettant deux transmissions simultanées, dans un sens ou dans l’autre, l’une en courant continu,l’autre en courants vibrés ou ondulatoires, est monté comme le montre la figure 177. La transmission vibrée a lieu à l’aide d’un manipulateur, M, divisé, au point de vue électrique, en deux parties, isolées l’une de l’autre; la partie antérieure, celle qui vient au contact avec la pile, P, est en circuit, par l’intermédiaire d’un commutateur, avec le primaire, p, d’un transformateur, et un vibrateur, V, constitué par un petit électroaimant et une armature très légère. Lorsqu’on abaisse le manipulateur, M, les courants vibrés, traversant le primaire, p, réagissent sur le secondaire, s, en série avec la ligne, et celle-ci est parcourue par des courants ondulatoires ; ces courants ne peuvent se propager du côté d,e l’installation à courant continu, située à gauche de la figure, à cause de la bobine de self, B', qui leur oppose un obstacle infranchissable, et leur circuit se ferme à la terre à travers le condensateur, G. Le poste correspondant est monté de façon identique ; les courants ondulatoires sont reçus dans le secondaire du transformateur, dans le premier circuit de la bobine différentielle, B, et vont se fermer à la terre à travers le condensateur' C ; une partie est dérivée dans un écouteur téléphonique, E, par l’intermédiaire du condensateur, C', de la butée de repos du manipulateur, M, et du second circuit de la bobine différentielle, B ;
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- ils ont une fréquence et une intensité suffisantes pour que l’écouteur soit actionné nettement.
- Lorsque le travail est terminé, on renvoie le primaire du trans-
- Fig. 177. — Dispositif Petit : courants continus et courants vibrés.
- formateur dans un téléphone, T, dont la membrane est susceptible de vibrer très énergiquement et de servir à enregistrer les appels de poste correspondant.
- La transmission en courant continu s’effectue par le manipulateur ordinaire, M'; les courants, ainsi émis, traversent la bobine de self, B' (qui joue le rôle de graduatrice), puis l’un des circuits de la bobine différentielle, B : il en résulte que la faible fraction qui, pendant la période variable, peut atteindre l’écouteur, E, fait fléchir lentement la membrane au lieu de la faire vibrer, et qu’il n’en résulte aucun bruit perceptible. A l’arrivée, les courants continus, ne pouvant traverser
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- * COURANTS VIBRÉS ET COURANTS CONTINUS
- 205
- les condensateurs G' et G, se rendent dans le poste Morse ordinaire.
- Si l’on veut enregistrer dans un Morse ou un Hughes les signaux reçus en courants vibrés, on remplace l’écouteur téléphonique par un relais Baudot, R (fîg. 178), dont l’index et le butoir de repos mettent en court circuit la pile locale, P, à travers une petite résistance, r ; quand les courants ondulatoires parcourent le relais, la résistance de contact du court-circuit est modifiée et une partie du courant de la pile locale parcourt le récepteur, R'.
- Système Picard. — En dehors même de l’arrangement général, le système Picard diffère du précédent par la façon dont la
- Fig. 179. — Dispositif Picard : courants continus et courants vibrés.
- transmission vibrée est reçue dans un récepteur télégraphique ordinaire.
- La transmission en courant continu a lieu par le manipulateur, M, dont l’axe est en relation, d’une part avec un condensateur, G (fig. 179), d’autre part avec la ligne, à travers une bobine de self-induction, S ; le double éffet graduateur qui résulte de ce dispositif empêche les courants émanant du manipulateur M, d’influencer, pendant leur période variable, le récepteur de courants vibrés ; et comme, par ailleurs, le condensateur-séparateur, G', oppose un obstacle absolu à leur dérivation pendant la période permanente, il en résulte une indépendance complète.
- Les courants vibrés sont émis par le manipulateur M', à travers le primaire d’une bobine de Ruhmkorff, B ; le secondaire commu-
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES,
- nique avec la ligne par l’intermédiaire du condensateur-séparateur, C' ; ne pouvant franchir la bobine de self, S, ils se rendent en totalité au poste correspondant.
- L’organe principal de la réception est le relais phonique, RP, constitué par une sorte de récepteur téléphonique, dont la membrane porte, en son centre, une goutte de platine ; sur cette goutte s’appuie une pointe, également platinée, formant marteau, et dont la pression peut être réglée à volonté. La membrane est reliée à la terre et le marteau à l’un des enroulements d’un relais différentiel, RD, dont le pont est rattaché à une pile locale ;
- Fig. 180. — Dispositif Picard. — Poste intermédiaire travaillant en courants vibrés.
- l’autre circuit du relais différentiel est directement à la terre. On règle le relais, RD, de manière que, pendant que le courant circule ainsi également dans ses deux circuits, l’index repose sur le butoir de repos. Dès que des courants vibrés parviennent de la ligne, les mouvements communiqués à la membrane font tressauter le marteau, et la résistance du contact augmente : le relais, RD, est déséquilibré et le courant local, passant en plus grande intensité dans le circuit de terre, amène l’index sur le butoir de travail, relié à une pile : le récepteur, R", qui communique avec le massif, se trouve donc actionné.
- Le système Picard peut être employé pour desservir trois postes, A, B et C, échelonnés sur un même fil de ligne ; l’intermédiaire communique alors simultanément avec les deux extrêmes en même temps que ceux-ci travaillent entre eux. Si son montage
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- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SIMULTANÉES. 207
- )
- est fait pour l’emploi des courants vibrés (fig. 180), les deux côtés de la ligne sont raccordés par une bobine de self-induction, S, dont l’impédance s’oppose au passage des courants vibrés ; ceux-ci se rendent dans leurs récepteurs respectifs en traversant les condensateurs G et C' ; au contraire, les courants continus, échangés entre les extrêmes, traversent la bobine, S, sans se dériver de façon sensible dans les condensateurs.
- Lorsque le poste intermédiaire est monté pour le courant continu, les deux sections de la ligne sont séparées par un condensateur, G (fig. 181), obstacle insurmontable aux courants continus, comme les bobines de self-induction S et S', placées entre la ligne et les manipulateurs, M et M', en sont un pour les courants vibrés.
- Fig. 181. — Dispositif Picard. — Poste intermédiaire travaillant en courant continu.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SIMULTANÉES
- L’utilisation simultanée d’un même circuit au télégraphe et au téléphone est traitée au complet dans les ouvrages sur la téléphonie : il suffira donc de mentionner les méthodes les plus usitées.
- Système Van Rysselberghe. — Le système Van Ryssel-berghe permet d’échanger, sur un même circuit, une conversation téléphonique Jet deux transmissions télégraphiques, celles-ci utilisant séparément chacun des deux fils du circuit, L et L', tout comme s’ils étaient indépendants. Les téléphones, T (fig. 182), sont séparés des lignes par des condensateurs, C; les courants télégraphiques sont gradués à l’aide de deux bobines de self-inducti on, S et S' ; en outre, un condensateur, C', est en dérivation *sur l’axe
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- du manipulateur ; les courants continus ou ondulatoires se com-
- Fig. 182. — Télégraphie et téléphonie simultanées. — Système Van Rysselberghe.
- portent, en présence des selfs et des capacités, comme il a été dit plus haut pour les dispositifs employant les courants vihrés.
- Système Gailho. — Avec ce système, les deux fils du circuit sont en série pour la conversation téléphonique et en parallèle pour la transmission télégraphique. La jonction entre l’installation télégraphique et le circuit est réalisée par l’intermédiaire d’une
- Fig. 183. — Télégraphie et téléphonie simultanées. — Système Gailho.
- bobine à deux enroulements égaux, munie d’un fort noyau en fer doux ; ces enroulements étant reliés comme l’indique la figure 183, les courants télégraphiques les parcourent en sens inverse, en se partageant sur les deux fils, et ne développent dans le noyau aucun magnétisme ; il en est de même à l’arrivée, quand les deux moitiés du courant traversent la bobine pour venir se
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- TÉLÉGRAPHIE -ET TÉLÉPHONIE SIMULTANÉES.
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- rejoindre au manipulateur, M. Par contre, les courants téléphoniques, s’ils devaient emprunter cette voie pour passer d’un fil sur l’autre, parcouraient les deux enroulements dans le même sens par rapport au noyau : la bobine, dans ces conditions, leur oppose une impédance suffisamment élevée pour les arrêter : ils se rendent donc en totalité dans le téléphone, T, branché aux bornes de la bobine.
- Système Picard. — Le système Picard emploie les deux branches du circuit dans les mêmes conditions que le précédent ;
- Fig. 184. — Télégraphie et téléphonie simultanées. Système Picard.
- la bobine intercalée entre le télégraphe et le téléphone, appelée transformateur différentiel, comprend quatre enroulements égaux ; le manipulateur, M (fig. 184), est relié en pont à la jonction de deux de ces enroulements, dont les extrémités aboutissent aux fils de ligne ; les deux autres enroulements sont reliés en série au secondaire du téléphone, T. Les courants télégraphiques, partant du manipulateur, M, arrivent au pont, et gagnent les fils de ligne, en se partageant entre les deux enroulements, qu’ils parcourent en sens inverse : leur action sur le téléphone est donc nulle ; il en est de même à l’autre poste ; arrivant par les deux branches de la ligne, ils vont se réunir au pont et, de là, au récepteur télégraphique.
- Les courants téléphoniques de départ circulent dans le circuit
- Mo ntoriol. — Télégraphie. 14
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
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- secondaire du téléphone, réagissent dans le
- modèle donne entière satisfaction
- même sens sur les-deux enroulements en série au pont et sont reproduits sur la ligne ; ils se dérivent quelque peu, il est vrai, dans la pile et dans le récepteur télégraphique, mais il n’en résulte pas un affaiblissement très notable de l’audition téléphonique. Au poste cor-
- O
- g" respondant, ils trouvent éga-
- « lement les deux enroulements
- s
- 2 en série, et induisent le cir-
- m cuit secondaire du téléphone,
- \ abstraction faite de la déri-
- ui
- f vation mentionnée plus haut. 3 Le transformateur diffé-
- g
- •a rentiel de Picard donne
- •| d’excellents résultats, à la
- O
- a. condition que sa construc-
- 2 tion soit parfaite : il importe,
- ® en effet, que les deux enroula, lements réunis au pont, P,
- H> aient non seulement la mê-
- Èh me impédance, mais encore
- I la même induction mutuelle
- °° avec les deux autres, réunis
- |j> au téléphone ; si cette con-
- dition n’est pas réalisée, il en résulte des troubles, au téléphone, pendant la période variable des courants télégraphiques. Sa construction a été modifiée et on l’emploie actuellement sous le nom de bobine toroïdale : ce nouveau
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- Système Dejongh. — Le système Dejongh permet, en plus de la communication téléphonique, qui utilise ordinairement le circuit, deux transmissions télégraphiques simultanées ; il a été employé au Hughes, pendant de nombreuses années, entre Paris et Bruxelles.
- Les deux conducteurs sont placés comme les branches de comparaison d’un pont de Wheatstone (fîg. 185), et les téléphones, T, intercalés dans le circuit à l’aide de condensateurs séparateurs, c; le pont est constitué par deux branches égales, comportant chacune deux graduateurs, E, et une résistance inerte, R ; un condensateur C', placé entre le « Hughes extrême », H, et le pont, complète l’amortissement des émissions.
- Sur la diagonale du pont est placé le second Hughes, H'. Cette communication ne comporte pas de terre ; la ligne L est amenée à la borne «ligne» du Hughes, la ligne L' à la borne «terre», toutes deux à travers un graduateur, E' ; la pile a son pôle positif relié à un graduateur, E", qui le renvoie ensuite à la borne P du Hughes ; le pôle négatif est en communication avec la borne T, c’est-à-dire avec la ligne L' : on a donc là un circuit fermé métal-liquement par un fil de retour, comme celui du téléphone. Enfin, les deux côtés de la diagonale sont séparés par un condensateur, C".
- Lorsque l’extrême transmet, ses courants se bifurquent, au pont, en deux parties égales : les deux extrémités de la diagonale se trouvent au même potentiel et le deuxième Hughes ne reçoit aucun courant. Les deux lignes sont parcourues dans le même sens par les signaux qui, à l’autre poste, se rejoignent au pont pour aller actionner le Hughes extrême, H ; la diagonale de ce poste n’est pas plus influencée que la première. Quand le Hughes-diagonale, H', transmet, ses courants parcourent la ligne L et, après avoir traversé l’appareil correspondant, reviennent, par la ligne L', pour rejoindre le pôle négatif de la pile.
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- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES.
- Bibliographie.
- L'Électricien, n° 812 (12 juillet 1906) et suiv.
- Devaüx-Charbonnel. — Étude expérimentale sur les lignes et les appareils télé graphiques.
- Devaux-Charbonnel. — L’état actuel de la science électrique. Paris, 1908.
- E. Estaunié.— Traité pratique de télécommunication électrique. Paris, 1904. Magunna. — Télégraphe multiplex, système Mercadier. Paris, 1908.
- E. Wunschendorff. —Traité de Télégraphie sous-marine. Paris, 1888.
- E. Montoriol. — L'appareil Hughes et les lignes souterraines. Paris, 1909.
- Schils. — Installations téléphoniques. Paris, 1914.
- K. Berger. — Das gleichzeitige Telegraphieren und Fernsprechen. Braunschweig 1910.
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- TROISIÈME PARTIE
- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE
- CHAPITRE XVII
- APPAREILS DIVERS
- Considérations générales. — Dès le milieu du siècle dernier, on fut frappé de la mauvaise utilisation des lignes desservies à l’aide de la transmission manuelle. En effet, alors que les conducteurs de longueur moyenne pourraient transporter nettement plus de 100 émissions par seconde, un appareil Morse, par exemple, ne lui en donne guère, dans le même temps, que 2 ; un appareil Hughes, à la vitesse de 120 tours par minute, n’en fournit que 3.
- On a donc cherché à diminuer cet écart considérable, en substituant à la main humaine des organes mécaniques, capables d’expédier automatiquement des transmissions préparées à l’avance par un nombre plus ou moins grand d’opérateurs : on y trouve ainsi, tout à la fois, une grande rapidité, avec une formation impeccable des signaux.
- Premiers appareils. — Le premier système suffisamment pratique fut imaginé par Bain, et essayé, en 1850, sur la ligne Paris-Tours. Un poinçon, animé d’un rapide mouvement vibratoire, déterminait, dans une bande de papier, des perforations de
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- longueur variable, correspondant aux points et aux traits de l’alphabet Morse. La bande était ensuite passée dans le transmetteur automatique, entre un cylindre, C (fig. 186) relié à la ligne, et un style, S, communiquant avec la pile ; un courant était ainsi émis chaque fois que la bande présentait au style une partie perforée. Le récepteur était électro-chimique (V. p. 116).
- Dans d’autres systèmes, on trouve une sorte de composteur dans lequel on assemblait, les unes à la suite des autres, les différentes lettres, soit par la juxtaposition de blocs métalliques, convenablement groupés pour former des points ou des traits, soit à l’aide de
- f\ettjo[cu.n. Jr culs metteur
- bandt j>trfort
- Viu‘ la c olt
- Fig. 186. — Appareil automatique de Bain.
- signaux découpés à l’avance ; tels sont, respectivement, les systèmes Marqfoy-Garnier (1885) et Siemens (1862) ; dans l’un comme dans l’autre cas, les compositions ainsi réalisées étaient présentées à un levier-manipulateur qui, suivant qu’il rencontrait des creux ou des reliefs, exécutait tous les mouvements de la transmission manuelle.
- Wheatstone, de son côté, avait imaginé, en 1859, un appareil dans lequel les signaux Morse étaient représentés par des trous d’égal diamètre, placés près de l’un ou de l’autre bord de la bande : les uns correspondaient aux traits, les autres aux points ; la bande était passée dans un transmetteur automatique, agissant à la
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- APPAREILS DIVERS.
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- façon des métiers de Jacqnart, d’où le nom de jacquart électrique, donné à cet appareil, lors de son apparition ; les trous, rencontrés par des aiguilles, déterminaient l’envoi sur la ligne de courants; positifs ou négatifs, suivant qu’ils se trouvaient d’un côté ou de l’autre de la médiane.
- Ce système fut successivement perfectionné pai^ son inventeur qui, en 1860, l’adapta à la transmission de signaux d’inégale durée, conformes aux code Morse ; en 1867, il disposa son transmetteur de manière à émettre des courants de repos entre ceux de travail ; enfin, il améliora encore les conditions de la réception en introduisant, en 1870, le système de la « compensation », grâce auquel la ligne n’est pas plus chargée par un trait que par un point (V. p. 141). Les appareils en usage aujourd’hui ont reçu leur forme définitive vers 1873.
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- CHAPITRE XVIII
- APPAREIL WHEATSTONE
- Perforateur. — Le * perforateur (fîg. 187) comprend trois touches, sur lesquelles on frappe à l’aide de petits marteaux garnis de caoutchouc, et correspondant, de gauche à droite, aux points,1 aux intervalles et aux traits de l’alphabet Morse. Lorsqu’elles sont actionnées, ces touches poussent des poinçons qui percent une
- Fig. 187. — Perforateur Wheatstone.
- bandé de papier huilé ; celle-ci présente alors trois séries de trous (fig. 188), l’une à la partie médiane pour la progression, tant dans le perforateur que dans le transmetteur automatique, les deux autres vers les bords de la bande et de diamètre plus grand : les points Morse sont représentés par deux de ces trous plus un de progression, placés sur une même transversale, les traits par
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- APPAREIL WHEATSTONE.
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- deux trous percés obliquement l’un par rapport à l’autre, c’est-à-dire placés sur deux transversales consécutives, chacun en regard d’un petit trou de progression. Les intervalles entre les lettres et ceux, plus grands,, qui séparent les mots, sont figurés respectivement par un ou trois trous médians.
- La bande huilée passe entre les deux platines d’un emporte-
- Fig. 188. — Bande perforée Wheatstone.
- pièce à cinq poinçons ; ceux-ci sont représentés schématiquement sur la figure 189 ; leurs extrémités passent librement dans les trous pratiqués dans deux platines, P et P' ; cette dernière est, en outre, percée de deux autres trous, qui laissent passer deux tiges, t et t\ rendues solidaires des poinçons a et b. Ces sept trous sont disposés en trois rangées verticales, à proximité des marteaux, m, m' et m",
- p p'
- Fig. 189. — Perforateur Wheatstone.
- qui terminent les trois touches, P, I et T. Les leviers des touches P et I sont croisés comme le montre la figure 189.
- Lorsqu’on frappe sur la touche I, elle pousse devant elle la tige, t ; celle-ci entraîne le poinçon, à, qui perce un trou de petit diamètre à la partie médiane : on produit ainsi un intervalle ; si l’on agit sur la touche P, le marteau, m!, chasse devant lui les trois
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- 218 t APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- poinçons, a, b et d, qui percent chacun un trou sur la même transversale de la bande, c’est-à-dire un point ; enfin, la touche, T, fait > frapper le marteau, m", sur la tige, t7 et les poinçons, c et e :1a tige entraîne le poinçon, a, le poinçon, c, entraîne de même le poinçon, b : il en résulte la perforation, sur la première transversale, de deux trous, supérieur et médian, et, sur la seconde, de deux autres trous, médian et inférieur : on obtient donc un trait.
- Les dispositions de la figure schématique sont réalisées de la façon suivante : les tiges, t et t', sont solidarisées avec les poinçons, a et b, par un collet rectangulaire, soudé sur le poinçon et muni d’une goupille perpendiculaire ; en outre, entre les deux platines,
- P et P', sont montées deux tiges en acier, T (fig. 191) sur lesquelles peut glisser une pièce de forme ovale, O (fig. 190) ; des ressorts à boudin, r, enroulés sur ces tiges, maintiennent la pièce ovale dans la position indiquée par la figure, ou l’y ramènent lorsqu’elle en a été écartée ; le poinçon, b, qui perfore le trou médian de la première transversale et se trouve actionné dans tous les cas, fait corps avec la pièce ovale ; les quatre autres poinçons, au contraire, glissent librement dans les ouvertures qui leur sont ménagées à cet effet ; ils sont munis de manchons, m7 remplissant l’espace entre la pièce ovale, O, et la platine postérieure, P'.
- Si l’on actionne l’un des marteaux, le poinçon, 6; entraîne vers l’avant la pièce ovale, qui comprime ses ressorts, r ; ce poinçon et, éventuellement, ceux qui .ont été actionnés en même temps, perforent la bande ; dès que la pression sur la touche a cessé, elle est ramenée au repos par un ressort antagoniste, le marteau revient en arrière, les ressorts, r, font alors rétrograder la pièce
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- APPAREIL WHEATSTONE.
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- ovale, O, qui, poussant devant elle les manchon:», m, des poinçons déplacés, les ramène à leur position de repos.
- La bande doit ensuite avancer d’une quantité égale à la longueur du signal qui vient d’être perforé ; or, celle-ci représente, suivant le cas, une ou deux transversales. Le mécanisme de progression est indiqué par la figure 192. Lorsqu’une touche est actionnée, son talon, T, agit sur un levier, B, mobile en O, et sur lequel est
- Fig. 192. — Perforateur Wheatstone. — Progression.
- articulé, en O', un autre levier, L, maintenu contre une butée, b, par un ressort à boudin, R. A l’extrémité de ce levier, L, est articulé un cliquet, G, qui se trouve déplacé à gauche. Si la touche actionnée est celle de l’espace ou du point, ce mouvement est limité par une pièce, P, solidaire du levier de commande du talon « trait » : dans ce mouvement, le cliquet franchit une dent de la roue d’entraînement, R', dont lès petites goupilles pénètrent dans les trous médians de la bande ; dès que la touche abaissée revient au repos, les leviers B et L suivent le mouvement, et le cliquet, G, fait tourner la roue R', d’un angle égal à une dent. Si c’est la touche « trait » qui est actionnée, elle entraîne la pièce P, qui se dérobe à la rencontre du levier, L, et lui permet de se déplacer
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- jusqu’à une goupille, G : le cliquet peut alors franchir deux dents-de la roue R' et, lors du retour au repos, fait tourner celle-ci de deux divisions. La progression a donc lieu au prorata de l’espace occupé par le signal perforé.
- Perforateur pneumatique Wheatstone.— La manœuvre
- Fig. 193. — Perforateur pneumatique Wheatstone.
- du perforateur ci-dessus est assez fatigante. Le perforateur pneu-matique obvie à cet inconvénient. Il est monté sur un petit clavier de trois touches,T (fig. 193), entraînant chacune un piston, P, qui, à l’état de repos, ferme la communication entre une source d’air comprimé et un cylindre ; dès qu’on appuie sur une touche du clavier, le piston, P, ouvre l’orifice 'd’admission de l’air comprimé, qui chasse un second piston, P', mobile dans le cylindre ; ce piston, P', vient alors frapper sur le bouton du perforateur. Lorsqu’on abandonne la touche; T, le piston, P, remonte, l’air comprimé s’échappe à l’extérieur et un ressort à boudin ramène le second piston, P', à la position de repos.
- Perforateurs divers. — On pourrait citer encore, dans la
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- série des perforateurs pour appareil Wheatstone, divers systèmes, dont le clavier est disposé comme celui d’une machine à écrire : la pression sur le bouton, qui porte la lettre choisie, suffît pour provoquer la perforation, d’un seul coup, du signal Morse correspondant et de l’espace qui suit. Chaque touche porte un « peigne », -c’est-à-dire un profil en reliefs et en creux, qui sélectionne les poinçons à mettre en action ; puis, un organe d’entraînement agit sur les poinçons sélectionnés et provoque la perforation de la bande ; enfin, le dispositif entraîne également un cliquet, qui se déplace devant un rochet monté sur un axe de progression ; ce cliquet franchit ainsi un nombre de dents égal au nombre de transversales que comporte le signal perforé : lors de son retour au repos, il entraîne le rochet, et la bande avance d’une longueur qui correspond exactement à la longueur de ce signal.
- Les perforateurs Gell et Kleinschmidt appartiennent à cette catégorie.
- Transmetteur automatique, ancien modèle. — Un jeu
- d’engrenages, mû par un poids, met en mouvement le mécanisme d’entraînement de la bande perforée et celui de transmission. La figure 194 montre l’aspect général de l’appareil transmetteur : la tablette, £, sur laquelle passe la bande, présente une concavité située au-dessous du cylindre compresseur, C' ; celui-ci oblige la bande à présenter ses perforations médianes à une petite roue, r, qui tourne en sens inverse des aiguilles d’une montre : les goupilles, implantées sur le pourtour de cette roue, et qui émergent d’une rainure pratiquée dans la tablette, pénètrent dans les trous médians de la bande et assurent son entraînement de droite à gauche. Deux autres rainures, entaillées dans la tablette, de part et d’autre de la médiane, peuvent livrer passage à deux aiguilles, a et a', qui ont pour rôle de déterminer les mouvements du manipulateur proprement dit, M.
- Le manipulateur, M, est un inverseur ; il se compose d’un disque en ébonite, D, mobile autour de son centre et portant, à droite et à gauche, deux plaques de cuivre, c et c' ; en avant du manipulateur et dans un plan parallèle, sont deux leviers articulés, G et Z, reliés respectivement au cuivre et au zinc d’une pile,
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- et sollicités, par des ressorts à boudin, à venir au contact de petites goupilles, implantées dans les deux plaques, c et c' : si celles-ci sont reliées, respectivement, à la ligne et à la terre, on voit que, lorsqu’on fera basculer le disque, D, dans le sens des aiguilles d’une montre, on enverra sur la ligne un courant positif, et inversement. Une petite butée en ébonite, portée par le disque, empêche, que, pendant le mouvement, les deux leviers, G et Z, puissent toucher en même temps les goupilles et mettre la pile en
- Fig. 194. — Transmetteur automatique Wheatstone.
- court-circuit. Le disque porte, sur son diamètre vertical, deux appendices, qui servent à le manœuvrer; l’appendice supérieur se déplace, en outre, sous un galet, g, porté par un ressort, et dont la pression oblige l’appendice à s’appuyer sur l’une ou l’autre de deux vis butées, ç et /, qui limitent ses mouvements et, par suite, ceux de l’inverseur.
- Le sens et la durée des déplacements de l’inverseur sont réglés par les perforations de la bande ; cette commande a lieu par l’intermédiaire du mécanisme suivant : deux leviers coudés, L et L', mobiles en O et O', portent, articulée à l’extrémité de leur branche horizontale, une aiguille en acier, a et a' ; chacune de ces aiguilles est maintenue dans la position verticale par un ressort à boudin, r\
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- qui l’appuie contre l’extrémité d’une vis, c, formant butée réglable. D’autre part, un balancier, animé d’un mouvement oscillatoire très rapide, porte deux goupilles qui s’élèvent et s’abaissent alternativement ; sous l’action des ressorts, R et R', les deux leviers, L et L', viennent s’appuyer sur les goupilles et suivent tous leurs déplacements, aussi longtemps, tout au moins, qu’aucune bande n’est passée dans l’appareil : les aiguilles exécutent donc une suite de mouvements verticaux de descente et de montée ; ces mouvements sont transmis à l’inverseur, M, par deux bielles, b et b', articulées sur les leviers L et L', qui traversent librement les appendices de l’inverseur et sont munies de petits manchons réglables, m et m' : dans ces conditions, tant que l’appareil tourne sans transmettre, l’inverseur oscille en même temps que les pièces précédentes, et il en résulte une suite de courants alternativement positifs et négatifs.
- Si, maintenant, on introduit une bande perforée entre la roue d’entraînement, r, et le cylindre compresseur, G', les mouvements verticaux des aiguilles ne deviennent possibles que si la bande leur présente un trou au moment de leur ascension ; dans le cas où elles rencontrent une partie pleine, elles sont arrêtées et, avec elles, le levier qui les supporte : l’inverseur n’est donc commandé qu’aux moments correspondant à l’introduction d’une aiguille dans un trou de la bande, et exécute, comme on va le voir, les mouvements d’un manipulateur Morse transmettant des points et des traits.
- [Premier cas : transmission dJun point. — La bande présente deux trous sur la même transversale (fig. 195) au moment où la goupille de droite du balancier s’élève : l’aiguille d’arrière, a', suit le mouvement et pénètre dans le trou qui lui est offert ; le levier L' pivote autour de spn axe, O', et sa bielle, b', pousse, par son manchon, m% l’appendice supérieur du manipulateur inverseur, M, qui bascule : la goupille de la plaque, c', vient au contact du levier, Z et met le pôle négatif de la pile à la terre ; celle de la plaque, c, soulève le levier, C, et relie le pôle positif à la ligne, par l’intermédiare de la goupille de droite, du levier L' et de son ressort, R', du ressort R, du levier L- et enfin de la goupille de gauche. Aussitôt après, le balancier exécute l’oscillation inverse :1e
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- levier L'est abaissé par la goupille de droite et, avec lui, l’aiguille a'; le levier, L suit le mouvement ascensionnel de la goupille de gauche, et l’aiguille, a, pénètre dans le trou d’avant de la bande;
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- Fig. 195. — Transmission d’un point, 1er temps.
- cette aiguille est décalée, vers la gauche, d’une quantité égale à celle dont la bande avance, dans l’intervalle entre les deux mouvements, et le trou se présente à elle, juste au moment de son soulèvement ; la bielle, è, pousse à son tour l’appendice inférieur de
- Fig. 196. — Transmission d’un point, 2me temps.
- l’inverseur et lui donne la position opposée (fig. 196) : le pôle positif de la batterie est à la terre et le négatif à la ligne. Un courant positif, immédiatement suivi d’un négatif, a donc été émis.
- Deuxième cas : transmission d'un trait. — Les deux trous
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- sont sur deux transversales consécutives. L’aiguille a' pénètre dans le trou d’arrière et détermine le déplacement de l’inverseur, comme dans le cas d’un point (V. fîg. 195); au second temps, la. rencontre de l’aiguille a et d’une partie non perforée empêche
- Fig. 197. — Transmission d’un trait — 2me temps.
- le levier, L, de suivre le mouvement de sa goupille, tandis que l’autre abaisse le levier, L' (fig. 197) ; la bielle, b\ solidaire de celui-ci, est tirée vers la gauche, elle glisse par sa partie lisse dans l’appendice de l’inverseur, mais ne l’entraîne pas, et comme
- Fig. 198. — Transmission d’un trait, 3e temps.
- la bielle, 6, ne peut se déplacer, l’inverseur demeure dans la position où l’a placé l’ascension de l’aiguille a' : la ligne reste donc reliée au pôle positif de la batterie, mais à travers un dispositif de a compensation » (V. p. 142); en effet, la goupille de gauche n’ayant pas été suivie par le levier L, le chemin direct indiqué plus
- Montoriol. — Télégraphie. 15
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- haut, se trouve rompu et le courant ne peut se rendre sur la ligne qu’à travers un rhéostat, Rh. Au troisième temps, l’aiguille, a', est, à son tour, arrêtée par la partie pleine que lui présente la seconde transversale (fig. 198) et l’inverseur reste encore dans la même position ; enfin, au quatrième temps, l’aiguille, a, peut s’élever, puisque la bande lui présente un trou, et les choses se passent comme au deuxième temps de la transmission d’un point (V. fig. 196) : la ligne a donc reçu un courant positif pendant une durée de trois temps, cette liaison aété directe pendant le premier, puis continuée à travers le rhéostat, Rh, pendant les deux derniers ; le négatif du quatrième temps est émis directement.
- Troisième cas : espacement. — La bande présente aux aiguilles une ou trois transversales sans perforations, suivant qu’il s’agit de la séparation de deux lettres ou de deux mots ; les aiguilles
- Fig. 199. — Espacement, 1er temps.
- ne pouvant permettre le mouvement ascensionnel des leviers, L et L', l’inverseur reste dans la position où l’a laissé le dernier trou, comme aux deuxième et troisième temps de la transmission d’un trait (fig. 199 et 200), sauf qu’il occupe la position «négatif » ; les leviers, L et L', n’accompagnant plus les goupilles, c’est à travers le rhéostat, Rh, qu’est continué ce courant, cela jusqu’à ce que l’aiguille a' rencontre de nouveau un trou, qui détermine l’envoi d’un courant positif.
- Mouvement d’horlogerie. — L’appareil est entraîné par un
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- poids de 20^kilogrammes, soutenu par une chaîne sans fin, qu’on remonte à l’aide d’une poignée. Le dispositif de remontage est,
- Fig. 200. — Espacement, 2me temps.
- a ce détail, près, analogue à celui de l’appareil Hughes (V. p. 90). ^e mouvement est régularisé par un modérateur de vitesse, dont l’axe vertical, A (fig. 201) porte, à sa partie supérieure, une petite
- Fig. 201. — Modérateur de vitesse.
- r°ue dentée, r, laquelle engrène avec deux 'autres roues, r' et r", Montées sur les axes de deux ailettes, a et a' ; ces axes pivotent sur deux traverses, T et T', fixées à l’axe principal, A. La petite
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- roue, r, est folle sur son axe ; un ressort à boudin, R, fixé, d’une part à la roue r, et, d’autre part, à l’axe, A, établit une liaison élastique entre l’un et l’autre, et solidarise ainsi les deux ailettes ; son enroulement est tel qu’il tend à faire tourner la roue, r, dans le sens normal du mouvement, de sorte qu’à la position de repos, les ailettes, a et a', prennent la position indiquée par la figure 202.
- Dès qu’on met l’appareil en marche, la force centrifuge tend à écarter les ailettes vers l’extérieur, malgré l’opposition du ressort, R. Lorsque la vitesse a acquis un régime suffisant, les ailettes s’écartent, en faisant tourner la petite roue, r, et en tendant le ressort R : l’équilibre qui s’établit ainsi, entre la puissance et la résistance, donne à la vitesse un régime suffisamment uniforme.
- Le modérateur est entraîné par l’intermédiaire d’un dispositif, qui permet de faire varier la vitesse de déroulement de la bande dans des limites très étendues. A la partie supérieure de l’axe, A, du modérateur, est fixé un disque, D (fig. 201) ; l’axe, A', qui reçoit le mouvement du moteur à poids, porte également un disque, D' ; enfin le mouvement de ce dernier est. transmis à celui du modérateur par un troisième, D", placé transversalement et frottant sur les deux premiers; ce troisième disque est monté sur une coulisse, qu’on manoeuvre de l’extérieur à l’aide d’une manette, placée à l’arrière de la cage de l’appareil ; on peut donc faire varier la position de D" par rapport à D et D', et changer le rapport des vitesses de ceux-ci ; par exemple, plus on pousse D" vers la gauche, plus le modérateur tourne vite par rapport à D' : on atteint donc plus tôt le régime où la force centrifuge développée sur les ailettes est capable de les écarter ; on diminue donc la vitesse de déroulement de la bande perforée, et inversement.
- La mise en marche et l’arrêt de l’appareil sont commandés par une manette, placée à droite de l’appareil et prolongée, au-delà de son point de pivotage, par deux bras, dont l’un est muni d’une goupille ; lorsque la manette est déplacée vers la gauche, la goupille vient s’appuyer sur la périphérie du disque, D' (fig. 201) ;
- Fig. 202.
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- l’autre bras de la manette manœuvre en même temps un commutateur à trois directions, dont le rôle est indiqué ci-après :
- »
- Communications électriques. —-Le socle porte neuf bornes, donc cinq à l’arrière et deux sur chacun des côtés (fig. 203). Le commutateur, C, mentionné plus haut, manœuvré par la manette de mise en marche et d’arrêt, établit, dans le premier cas, les communications pour la transmission automatique : la ligne,
- e> i
- rattachée à la borne, L, est renvoyée, par la lame du milieu, au Plot G et, de là, à la goupille de gauche du balancier (V. fig. 194) ; les pôles de la pile sont mis en relation avec les deux leviers de l’inverseur par les lames de droite et de gauche du commutateur, G ; dans la position d’arrêt, le commutateur renvoie les deux Pôles de la pile et la ligne à un manipulateur inverseur à main (V. p. 139), les deux premières communications par les bornes, C' et Z', placées sur le côté de l’appareil, et la dernière par la borne, L'. Les bornes, H et H', sont rattachées à un rhéostat, lorsqu’on fait usage de la compensation, ou réunies métalliquement dans le cas contraire.
- Transmetteur automatique, nouveau modèle. — Dans le
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- transmetteur nouveau modèle, l’inverseur est formé de deux parties, placées dans deux plans parallèles, solidaires mécaniquement, mais isolées l’une de l’autre au point de vue électrique. La partie arrière comprend les appendices, A et A' (fig. 204), le premier se déplaçant, comme dans le précédent, sous le galet, g ; elle est reliée à la terre et ses mouvements sont limités par deux vis, V et V', montées sur deux pièces en laiton, reliées respectivement aux deux pôles de la pile ; la partie avant de l’inverseur est rattachée à la ligne et munie également d’un appendice, A", qui
- peut osciller entre deux autres vis, v et v', placées sur les mêmes pièces en laiton que V et Y'. Le reste du mécanisme est identique à celui du premier transmetteur : lorsque, par exemple, l’aiguille d’arrière s’élève dans un trou dans la bande, la bielle, b', pousse l’appendice, A, vers la droite, l’inverseur bascule, l’appendice, A', met le pôle négatif de la batterie à la terre par la vis, V, et celui, A", de la partie avant, relie le pôle positif à la ligne par lavis, v' ; l’élévation de l’aiguille d’avant provoque la mouvement inverse et l’envoi sur la ligne d’un courant négatif.
- Les communications électriques sont les mêmes que dans l’ancien modèle, sauf les bornes, R et R' (fig. 203), qui sont supprimées.
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- Récepteur Wheatstone. — Le mécanisme d’horlogerie est semblable à celui du transmetteur, sauf qu’il est mû par un ressort.
- Fig. 205. — Récepteur Wheatstone.
- L’électro-aimant se compose de deux bobines dont les noyaux Portent, en plus des deux joues extrêmes, une joue intermédiaire,
- Fig. 206.
- Fig. 207.
- divisant chaque bobine en deux parties égales, dans chacune desquelles est enroulé un circuit de 200 ohms ; les circuits supé-rieurs des deux bobines sont réunis en quantité, de même que
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- les circuits inférieurs ; enfin les deux enroulements ainsi obtenus, qui se trouvent offrir une résistance résultante de 100 ohms, peuvent, à leur tour, être groupés en série, auquel cas le récepteur a une résistance de 200 ohms (fig. 206) ou en quantité, ce qui réduit la résistance à 50 ohms (fig. 207). Les noyaux portent, à chacune de leurs extrémités, des pièces polaires revenant vers la médiane, entre lesquelles se meuvent deux armatures, a et a' (fig. 208), polarisées par un aimant permanent, N-S ; les deux armatures sont montées sur un axe vertical commun, A, pivotant entre pointes et portant, à sa partie supérieure, un index horizontal, I, terminé par une fourchette F ; entre les branches de celle-ci passe l’axe de la molette, m, qui tourne sous l’action du mécanisme d’horlogerie, mais est articulé de façon à pouvoir suivre tous les mouvements de l’index, I, et des armatures.
- Les déplacements de ces dernières sont limités par deux vis, p, et </, entre lesquelles se déplace un petit appendice porté par l’armature inférieure ; un ressort à boudin, r, est accroché, d’une part à l’axe, A, des armatures, et, d’autre part, à une chaînette sans fin, C, passant sur trois poulies-guides, P, p et p' ; pour tendre plus ou moins le ressort dans un sens ou dans l’autre, on déplace la chaînette, en agissant à l’aide d’un bouton à vis' tangente, sur un disque, D', monté sur l’axe de la poulie-guide, P ; un index fixe, i, et une graduation portée par le disque, D', indiquent l’étendue des déplacements par rapport au point zéro, celui
- Fig. 208. — Récepteur Wheastone électro-aimant.
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- où, le ressort étant dans le plan des armatures, reste sans effet sur leurs mouvements.
- L’encrage de la molette est réalisé de la façon suivante : un disque à gorge, D (fig.205), tourne dans un réservoir, R ; lorsque les armatures sont Ru repos, la molette, ani-uiée, elle aussi,d’un mouve-uient continu de rotation,
- Pénètre dans la gorge du disque, sans la toucher, et retient une partie de l’en-ore qui la remplit ; dès que les armatures sont déplacées, l’index pousse la molette vers la gauche et l’amène au contact de la bande de papier ; ce mouvement étant de peu d’étendue, la molette peut rester dans cette position sans cesser de toucher le bourrelet d’encre qui, par capillarité, se forme autour du disque, et elle continue à être encrée convenablement.
- La figure 209 montre les communications électriques.
- Ondulateur Lauritzen. — Plus sensible que le récepteur ^Vheatstone, il peut avantageusement lui être substitué. L’électro-^ Rimant a deux armatures aimantées, formant une sorte d’X, entre quatre bobines (fîg. 210) ; sa résistance est de 800 ohms et sa self-induction de douze henrys ; une intensité de 6 milliampères suffît pour l’actionner. L’axe, A, qui réunit les deux armatures, porte, à sa partie supérieure, un tube capillaire, T, qui, formant siphon, puise, par l’une de ses extrémités, de l’encre dans un récipient et, par l’autre, s’appuie très légèrement sur une bande de pRpier, entraînée par un mouvement d’horlogerie ; les émissions positives font devier l’équipage vers l’arrière, et inversement ; il en résulte, sur le papier, une trace ondulée, dont les sommets représentent les points et les traits.
- L’ensemble est monté sur un socle articulé, qu’on peut soulever -R l’aide d’une vis, pour régler l’appui du tube sur la bande ; dans les intervalles de repos, on relève ce socle, l’encre cesse alors de
- Fig. 209.
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- couler. Un shunt permet de graduer l’intensité circulant dans les bobines. Le réglage des mouvements du tube s’obtient, soit en agissant sur le ressort antagoniste, R, soit en éloignant ou en rapprochant de l’armature les paires de bobines situées de part et d’autre ; ces déplacements sont obtenus par la manoeuvre d’un bouton et d’une tige, filetée d’un pas à droite dans la partie qui traverse le support de droite, et d’un j>as à gauche à son extrémité opposée.
- Bien que présentant une certaine analogie avec les enregistreurs
- Fig7210. — Ondulateur Lauritzen.
- à siphon, dits recorders (Voy. p. 31), cet appareil ne saurait être employé sur les câbles sous-marins, à cause de l’intensité relativement grande, nécessaire pour son fonctionnement. Tel qu’on l’utilise sur les lignes terrestres, il ne comporte que deux positions au lieu de trois ; en outre, tandis que l’équipage de l’enregistreur a une période d’oscillation et un amortissement déterminés par réglage, l’armature de l’ondulateur est indifférente, et reste sur le butoir où l’a placé le dernier courant reçu. Réciproquement, l’enregistreur ne saurait être admis sur les lignes terrestres parce que, trop sensible, il obéirait à tous les courants parasites.
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- CHAPITRE XIX
- APPAREIL CREED
- Principe. — Le système Creed est un perfectionnement de celui de Wheatstone ; la bande de transmission est préparée à l’aide d’un perforateur qui affecte la disposition d’une machine à écrire ; le transmetteur automatique est celui de Wheatstone. A l’arrivée, le récepteur perfore une bânde, identique à celle de départ, et qui peut servir, soit à réexpédier le message, soit à lettre en action un traducteur automatique, pour obtenir une impression typographique sur une bande de papier.
- Récepteur-Perforateur. — Les signaux, arrivant de la ligne, sont perforés en signaux Wheatstone ; la bande huilée, qu’on emploie à cet effet, est semblable à celle de ce dernier système, sauf que les trous de progression, à la partie médiane, ont été préalablement perforés, lors de la fabrication.
- Le récepteur-perforateur Creed est agencé de la façon suivante : 1^ bande de papier huilé, b (à la partie inférieure de la figure 211), est entraînée par les goupilles implantées sur le pourtour d’une r°ue, r, mue elle-même par un moteur électrique, M. Afin de permettre la correction, dont il sera question plus loin, la roue, r, et le moteur sont réunis par un embrayage à friction, F. La bande se déroule d’un mouvement continu devant les tiges correctrices, T, et les poinçons, P.
- Les courants sont reçus dans un relais polarisé, dont l’armature, dépourvue de contacts électriques, porte une languette, l, mi bout de laquelle est fixée une soupape équilibrée, très légère ; l’ensemble du dispositif, dont fait partie cette soupape, a reçu le ttom de relais mécanique, parce qu’il reproduit tous les mouve-
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- ments du relais électrique, et commande, à son tour, le mécanisme de perforation. Si un courant positif, par exemple, déplace vers la gauche l’appendice, l, et, avec lui, la soupape, s, une admission d’air comprimé a lieu, et le piston, p, est poussé vers la droite ; ee mouvement est communiqué, par le parallélogramme, L, à la -soupape, squi se déplace dans le sens contraire ; le piston, p\
- R è r R
- Fig. 211. — Récepteur-perforateur Creed.
- du moteur principal, est poussé vers la droite ; ce mouvement détermine le déplacement de la manivelle, M', qui, à son tour, met en jeu le marteau de gauche, dont la fourche terminale vient buter contre la tige correctrice, T, et le poinçon, P. L’extrémité de la tige, T, vient s’engager entre deux dents de la roue correctrice, R, et immobilise momentanément la bande, pendant que le poinçon pénètre dans le papier, juste en face d’un trou médian ; à ce moment, le marteau, rencontrant un taquet, glisse vers la droite, et, abandonnant la tige et le poinçon, leur
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- APPAREIL CREED.
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- permet de revenir au repos; ce déplacement, aller et retour, a duré environ l/300ede seconde.
- Un courant négatif, arrivant ensuite, détermine la mise en action de la tige et du poinçon de droite ; la position de ceux-ci est décalée vers l’avant, afin que, si l’inversion du courant a lieu aussitôt après (cas d’un point), la perforation de droite se trouva en face de celle de gauche, bien que, dans l’intervalle, labande ait avancé d’une petite quantité. Dans le cas d’un trait, le temps qui s’écoule entre le positif et le négatif permet à la bande d’avancer d ’un e d ivision complète, et le trou d e droite est percé vis-à-vis du trou médian suivant. Un synchronisme relatif, entre le transmetteur et le récepteur, est nécessaire pour obtenir cette différenciation ; on le règle à l’aide d’un rhéostat intercalé dans le circuit du moteur. L’appareil peut suivre correctement un transmetteur
- Fig. 212. — Traducteur Creed.
- travaillant à la vitesse de 120 à 130 mots à la minute ; il fonctionne sous une pression de 2 kilogrammes par centimètre carré.
- Imprimeur-traducteur. — Cet appareil a l’aspect d’une
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- machine à écrire dépourvue de clavier (fïg. 212). Les caractères, c (fig. 213), sont gravés au bout de leviers articulés ; ceux-ci sont commandés chacun par une lame horizontale, L, terminée par un piston, P, engagé dans un trou cylindrique pratiqué dans le bloc commun, B. Si l’on envoie de l’air comprimé dans le cylindre, le piston se trouve chassé et le levier imprimeur actionné.
- Sous l’action d’un moteur électrique, agissant sur un arbre à cames, et d’un dispositif à crémaillère dont il sera question plus loin, la bande perforée, B', est amenée dans une glissière, en face d’une série de dix paires d’aiguilles sélectrices, A, susceptibles de commander dix plaques-soupapes, p. Chacune de ces plaques, découpée dans une feuille d’acier très mince, est percée de trous diversement disposés, et peut occuper l’une ou l’autre de deux positions : si l’on fait mouvoir une seule ou plusieurs plaques simultanément, on arrive toujours à amener, sur une même verticale, dix trous appartenant chacun à l’une des plaques : les aiguilles sélectrices, A, étant accouplées mécaniquement chacune à une plaque, qui, à l’aide d’une articulation, suit les mouvements de l’aiguille qui lui correspond, chaque combinaison d’aiguilles, pénétrant dans les perforations de la bande, détermine une combinaison correspondante de la position des plaques, et, finalement, une communication entre un collecteur d’air et l’un des pistons ; à ce moment, une came ouvre la valve, V, l’air comprimé est admis dansle cylindre et chasse le piston, P ; la lettre, c, gravée au boutdu levier correspondant, vient frapper sur le ruban encreur, r, et s’imprime sur la bande, b ; aussitôt après, la valve est fermée et une soupape permet l’échappement de l’air ; les plaques, p, reprennent, en même temps que leurs aiguilles respectives, leur position initiale, dans laquelle l’accès aux pistons est toujours obstrué au moins par l’une d’elles.
- Les lettres perforées ont sur la bande perforée, B', des longueurs très différentes ; l’appareil les distingue par l’artifice suivant : sur l’axe de la roue d’entraînement de la bande est montée une roue dentée, R, susceptible d’être entraînée par une crémaillère, G ; la course laissée à celle-ci détermine donc la longueur dont la bande avance après chaque impression; or, chaque paire d’aiguilles commande un levier d'espacement, placé
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- APPAREIL CREED.
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- sur la trajectoire verticale de la crémaillère ; si l’une ou l’autre des aiguilles d’une même paire est actionnée, elle entraîne le levier, qui laisse la voie libre à la crémaillère ; si, au contraire, comme c’est le cas à l’endroit où la bande présente un espace blanc, les deux aiguilles restent au repos, le levier d’espacement, qui leur correspond, limite la course de la crémaillère, de telle sorte que, iors du retour de bas en haut, la bande est entraînée exactement de la longueur qui correspond à la place occupée par la lettre qui vient d’être traduite. La montée terminée, la crémaillère,
- Traducteur Creed.
- Fig. 213.
- Poussée latéralement, abandonne la roue dentée avant de redescendre.
- C’est également la crémaillère qui détermine le déplacement des Plaques-valves, p : en effet, les prolongements articulés de celles-ci, qui ont été entraînés par les aiguilles, comme il a été dit plus haut, sont venus se ranger parallèlement à la trajectoire verticale de la crémaillère ; celle-ci, après qu’elle a buté contre un levier d’espacement, est poussée latéralement par une came, et entraîne les plaques, dont les prolongements sont ainsi amenés devant elle : les aiguilles sélectrices situées au-dessous de la barre d’espace-ment,Pet'qui peuvent librement pénétrer dans les trous de la lettre suivante,ne déterminent ainsi aucun déplacement de leurs plaques respectives, celles-ci étant hors de l’atteinte de la crémaillère.
- Cet appareil peut imprimer 125 mots à la minute.
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- CHAPITRE XX
- TRANSMISSION AUTOMATIQUE SUR LES CABLES SOUS-MARINS
- Systèame Belz et Brahic.— Ce système sert à transmettre-automatiquement des signaux du code recorder (V. p. 31) dans lequel les émissions ont toutes une durée uniforme, et sont seulement différenciées par le sens du courant. La bande perforée est analogue à celle du système Wheatstone; toutefois les points et les traits sont représentés par un seul trou, perforé, pour les premiers, sur la rangée supérieure et, pour les traits, sur la rangée inférieure (fïg.214).
- Le perforateur est semblable à celui de Wheatstone, sauf qu’il nejcomprend que trois poinçons et que la progression a toujours "Teu de la même quantité ; divers systèmes de perforateurs, du genre machines à écrire, sont également employés.
- Le transmetteur est une modification de celui de Wheatstone. Le balancier, B (fig. 215), ne porte qu’une seule goupille, G, placée au-dessus de deux leviers en équerre, L et L', à l’extrémité de gauche desquels sont articulées les deux aiguilles, a et a' ; en regard des têtes verticales de ces leviers sont deux vis de butée, V et V', sur lesquelles elles sont sollicitées à s’appuyer parles ressorts à boudin, R ; ces ressorts sont accrochés, d’autre part, à deux autres leviers également articulés, L", qu’on peut déplacer pour le réglage à l’aide de deux vis-butées, v et </.
- Lorsqu’on met l’appareil en marche, les leviers, L et L', sous l’action de leur ressort, tendent'à suivre tous les déplacements de la goupille du balancier, mais, comme dans le transmetteur Wheatstone, les mouvements ascensionnels ne sont possibles que si la bande, placée sur la tablette, £, présente un trou aux aiguilles ; or,
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE SUR LES CABLES SOUS-MARINS. 241
- celles-ci ne peuvent jamais rencontrer simultanément une perforation ; lorsque l’une d’elles peut s’engager dans un trou, la tête de son levier, L ou L', vient s’appuyer contre la vis de butée, V ou V", tandis que l’autre levier, dont le mouvement est limité par la partie pleine qui s’offre à son aiguille, ne peut venir au contact de sa butée. Si l’on suppose provisoirement que les deux vis, Y et V', sont reliées respectivement à une pile, négative et positive,
- °u voit que, chaque fois qu’une aiguille peut pénétrer dans un trou, un courant est émis sur la ligne, et que le sens de ce courant dépend de l’aiguille qui a effectué ce mouvement.
- Un tel montage présenterait un grave inconvénient : lorsque l’appareil tournerait sans bande, les deux aiguilles pouvant s’élever simultanément, les deux leviers viendraient au contact de leurs butées respectives, et les batteries seraient mises en court-circuit. On a donc réalisé le schéma représenté par la bgure 216 : le massif du transmetteur est relié à l’un des pôles d’une pile locale, b, les deux vis,
- V et V', chacune à l’entrée d’un relais, R ou 1U, et la sortie de ceux-ci à l’autre pôle de la pile ou à la terre : lorsque l’un des leviers vient au contact de sa vis de butée, l’électro-aimant rattaché à celle-ci reçoit un courant, et son armature est attirée.
- Les armatures des deux relais sont reliées comme les touches d’un manipulateur de Thomson (V. fig. 25, p. 30) ; l’une d’elles, A', communique avec la terre et l’autre, A, avec lo ligne ; les butées de repos, r et r', sont réunies ensemble et au pôle positif de la batterie de figne, B, les deux butoirs de travail, t et t', au pôle Négatif de cette même batterie. Si, donc, l’aiguille d’arrière, a', rencontre un trou, le courant local est envoyé dans le relais R'
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- dont l’armature vient sur son butoir de travail, t' : l’armature A' met la terre en communication avec le pôle négatif, tandis que
- Fig. 215. — Transmetteur automatique Belz et Brahic.
- l’autre, A, maintient le positif à la ligne : on envoie un courant positif, et inversement.
- Si l’appareil déroule sans bande, le circuit des deux relais est
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- Fig. 216. — Transmetteur automatique Belz et Brahic.
- fermé à la fois : pendant l’abaissement simultané des deux armatures, le pôle négatif de la batterie est mis à la terre en même
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE SUR LES CABLES SOUS-MARINS. 243
- temps que la ligne, mais comme le positif est alors isolé, le câble ue reçoit aucun courant.
- Perforateur Terrin. — Le perforateur Terrin permet de préparer d’un seul coup les signaux du code « recorder », correspondant a une lettre ou un signe quelconque. A cet effet, l’opérateur agit sur un petit clavier de onze touches, dont six blanches et cinq noires ; la première touche blanche, à gauche, sert à faire les espacements entre les mots, les cinq autres font des traits ; les cinq touches
- Fig. 217. — Perforateur Terrin. —Touches.
- Uoires font les points. L’appareil comprend donc 16 poinçons, cinq Pour les traits, cinq pour les points et six pour la progression.
- Les cinq touches blanches de droite et les cinq noires forment, en réalité, cinq paires, au point de vue mécanique : une blanche, ^ (fig. 217) et une noire, M', pivotant autour d’un axe commun, X. Si l’on appuie sur l’une ou sur l’autre, on fait basculer le levier, autour de son axe, O, mais, si c’est la blanche, M, qui est Motionnée, le mouvement est limité par la première butée, placée s°us la touche, et le mouvement du levier, L, n’a qu’une faible ^Plitude ; si l’on abaisse la touche noire, au contraire, le mou-Vement est transmis, par le second doigt, au levier, L, qui se déplace jusqu’à la butée la plus éloignée. Dans un cas comme dans 1 autre, l’extrémité, F, du levier soulève la partie inférieure, K, du §°ujon, G (fig. 218) ; dans le premier, un épaulement, e, dont il est ^Rni à sa partie médiane, vient se placer devant le poinçon infé-r|eur, P, et, dans le cas de la touche noire, devant le poinçon supérieur, p'.
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- Pour former une lettre, l’opérateur abaisse simultanément une touche de chaque paire, suivant le signal à produire sur la bande, et sélectionne ainsi les poinçons qui vont servir à le perforer.
- Il suffit ensuite que les goujons soulevés soient projetés en avant, pour que les poinçons traversent la bande de papier, passant dans la rainure, a. Ce mouvement de propulsion est obtenu à l’aide d’un déclanchement, en tout semblable à celui d’un appareil
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- Hughes (V. p. 64) : le levier de détente, D (fig. 219), est recourbé de manière à venir surplomberies goujons., G : le goujon de gauche, qui est soulevé dans toutes les combinaisons, est un peu plus long que les autres, et vient rencontrer l’extrémité du levier'
- de détente, le fait basculer, et l’embrayage s’opère exactement comme dans le Hughes. L’arbre des cames est ici remplacé par un bouton de manivelle, B, sur lequel est articulée une bielle, B , attachée, d’autre part, à une pièce, M, formant marteau, et qui, en se déplaçant vers la gauche, vient frapper les goujons soulevés
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- et les oblige à projeter en avant les poinçons, P, situés en regard de leur épaulement ; les poinçons de la rangée médiane sont entraînés dans le mouvement, puis, pendant que la bielle revient en arrière, les poinçons reprennent leur position initiale, sous l’action de ressorts à boudin, agissant sur une pièce analogue à la « pièce ovale »j du perforateur de Wheatstone (V. p. 218) ; entre temps encore, le colimaçon, C, a ramené le levier de détente à sa position de repos et le désembrayage s’opère à la fin de la révolution.
- Le système de progression, après la perforation, doit faire avancer la bande d’une quantité qui dépend de la longueur du signal.; cette fonction »est dévolue à un secteur denté, dont la course est limitée par le premier poinçon qui est resté au repos ; lors de son retour, ce secteur agit sur un encliquetage, qui fait tourner la roue d’entraînement de l’angle convenable.
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- CHAPITRE XXI
- APPAREIL AUTOMATIQUE POLLAK-VIRAG
- Principe. — Le système Pollak-Virag diffère essentiellement des précédents : les courants parvenant au poste récepteur mettent en mouvement un petit miroir, sur lequel vient frapper un rayon lumineux ; ce rayon, convenablement réfléchi, trace, en écriture cursive, les lettres et les mots sur une bande de papier photographique, qu’il suffit ensuite de développer et de fixer pour obtenir la copie du‘message.
- description. — Voici comment ce résultat est atteint : au dos du miroir en verre est collée une petite plaquette de fer doux, aPpuyée sur trois pointes forte-nient aimantées ; ces trois pointes,
- K f et v (fig. 220), formant* les faois sommets d’un triangle rec-tangle ; l’une, /, est fixe ; les deux nôtres, montées sur des ressorts, s°nt élastiques et reliées, par de petitès bielles, au centre des membranes de deux récepteurs téléphoniques, t et t' (fig. 221) ; celles-ci, lorsqu’elles se déplacent, sous l’action de courants venant de la ligne, déterminent des oscillations du miroir autour de l’axe vertical, p/, ou autour de l’axe horizontal, hf \ on a donc les deux composantes du tracé à obtenir.
- Le rayon lumineux est fourni par une lampe à incandescence a filament rectiligne, l (fig. 221), enfermée dans un cylindre en bôle, c, placé lui-même dans un second cylindre, non représenté Sur la figure ; le cylindre, C, est entaillé d’une rainure en hélice
- Fig. 220.
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- et tourne, autour d’un axe horizontal, à raison de trois à quatre tours par seconde ; le second cylindre est fixe et fendu suivant une génératrice ; le rayon lumineux, émis par la lampe, ne peut donc passer que par l’intersection de la rainure hélicoïdale et de la fente rectiligne du second cylindre; le point lumineux se déplace ainsi suivant une ligne droite ; aussi longtemps que le miroir reste fixe, le point réfléchi, c, qui vient frapper la bande de papier photo? graphique, p, l’impressionne également suivant une ligne droite ;
- Fig. 221. — Récepteur Pollak-Virag.
- mais, si un récepteur, £, par exemple, est parcouru par des courants, le miroir se trouve déplacé autour de son axe horizontal, et il en résulte des élongations verticales du point, c, au-dessus ou au-dessous de la ligne normale, suivant que la membrane a été attirée ou repoussée, c’est-à-dire suivant le sens des courants reçus ; si les impulsions sont envoyées dans l’autre téléphone, t\ le miroir bascule autour de son axe vertical, les déplacements horizontaux du point, c, accélèrent ou retardent son mouvement normal. On a donc là, ainsi qu’il a été dit plus haut, les deux composantes des déplacements à donner au point c, pour que la résultante soit un tracé d’écriture cursive, semblable à celui que montre la figure 222. La bande passe ensuite dans des bains de développement et de
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- nm»»1 pobuk-virm;.
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- Bande de tê«P«on Î>°tok-Virag-
- Fig. 222. — Kanuc x.~ . _
- La correspondance exige l’emploi de deux fils de ligne ; le récepteur* t, est inséré dans le circuit, comme un téléphone ordi*
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- naire ; les courants qui parcourent l’autre, t\ suivent les deux fils en parallèle, grâce à un dispositif semblable à ceux qu’on emploie dans les installations de télégraphie et de téléphonie simultanées (fig- 224).
- La transmission est automatique et préparée à l’aide d’une bande perforée par un clavier de machine à écrire ; cette bande (fig. 223), est virtuellement divisée, longitudinalement, en deux parties égales, correspondant respectivement à l’un et à l’autre téléphone ; les perforations sont elles-mêmes réparties, dans chaque moitié, suivant trois divisions virtuelles, qui permettent l’envoi, dans chaque téléphone, d’une intensité négative et de deux intensités positives différentes, fournies par les batteries, P et P' (fig. 224). La bande passe ensuite sur un cylindre formé de six bagues, reliées aux différents voltages; six balais métalliques, conjugués électriquement en deux groupes de trois, B et B', frottent sur la bande, à son passage sur le cylindre, et, lorsqu’ils rencontrent un trou, prennent contact avec la bague placée au-dessous; un courant, de sens et d’intensité convenables, est envoyé à l’autre poste. Le balai, B, est relié directement à l’une des branches, L, du circuit; ses courants, après avoir actionné le téléphone, t, reviennent par la seconde branche, L', se fermer sur la pile, P, qui les a émis ; l’autre balai, B', est rattaché à la tête d’un pont de Wheatstone, dont les deux branches de proportion, a et b, aboutissent aux deux fils du circuit, L et L' : les courants provenant de B' sont émis par la batterie P', ils parcourent les deux fds en parallèle et vont actionner le second téléphone, t' ; le retour a lieu par la terre. Dans la diagonale du pont, est intercalé un condensateur, G ; enfin, un second condensateur, C', shunté d’une résistance, R, est placé en dérivation sur la tête du pont ; ces organes accessoires servent à parfaire l’équilibrage des deux transmissions simultanées.
- L’appareil Pollak-Virag a été mis en essai pratique en Allemagne, en 1903, et en Angleterre, en 1905 ; des expériences ont eu lieu également en France, entre Paris et Marseille ; il écoulait environ 32 000 mots à l’heure, ce qui fait ressortir le rendement horaire de chaque conducteur à 16000 mots, ou à 266 par minute, soit près de 50 p. 100 de plus que le rendement théorique d’un
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- APPAREIL POLLAK-VIRAG. 251
- sextuple Baudot, tournant à 180 tours; ses inventeurs prétendent
- -r.-f-
- a a
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- même atteindre 40 000 mots. Toutefois, il s’accommode mal de
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- 252 APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- sections souterraines, que comprennent inévitablement les fils aériens, et celles-ci avaient été supprimées dans les expériences dont les résultats sont mentionnés plus haut. Il fut abandonné, aussi bien dans l’un que dans l’autre pays, à cause des troubles d’induction qu’il occasionnait dans les lignes voisines. On doit ajouter que les bandes, obtenues à l’arrivée, ne sont pas d’une lisibilité assez parfaite pour être remises telles quelles au public, que les mots et, souvent même, les lettres sont coupés aux bouts de lignes (V. fig. 222) et que, de ce fait, une transcription à la machine à écrire serait nécessaire, ce qui entraînerait une importante main-d’œuvre supplémentaire. Néanmoins cet appareil est intéressant en ce qu’il est, de tous ceux connus à l’heure actuelle, celui qui donne aux lignes le rendement le plus élevé.
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- CHAPITRE XXII
- SYSTÈMES AUTOMATIQUES DIVERS
- Automatique Murray. — Le système automatique Murray er*iploie le code Baudot, dont il sera question plus loin, et qui est formé par les 31 combinaisons qu’on obtient avec 5 éléments de signaux (V. p. 256) ; toutefois, l’alphabet est différent, c’est-à-dire que telle combinaison qui, dans l’alphabet Baudot, correspond à telle lettre, en représente une autre dans l’alphabet Murray (V. fîg. 339, p. 433). La bande à perforer est munie à l’avance de trous d’entraînement ; chaque lettre occupe, sur une ligne Parallèle à ceux-ci, l’espace de 5 de ces trous, cela à l’aide de perfo-
- 3
- étions d’un, de deux, ou de plusieurs trous, diversement placés, suivant les combinaisons à transmettre, comme le montre la figure 225. Le perforateur est du type machine à écrire ; la transmission automatique est effectuée par un transmetteur Wheats-tone (V. p. 221), mais à une seule aiguille.
- A l’arrivée, le récepteur perfore une bande qui, de même qu’avec lo système Creed, peut servir, soit à la réexpédition, soit à la traduction en caractères typographiques ; l’impression a lieu sur feuillets séparés, qu’on achemine tels quels.
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- Automatique Siemens. — L’appareil automatique de Siemens emploie également le code Baudot, mais avec un alphabet
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- Fig. 225. — Bande de transmission Murray.
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- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- différent, qui n’est pas non plus celui de Murray (V. fig. 334, p. 428) ; la transmission est effectuée par un distributeur, dont lés balais tournent à grande vitesse et en synchronisme avec ceux du poste correspondant. Il sera reparlé de cet appareil lorsqu’aura été examiné le Baudot lui-même. On peut noter, pour l’instant, que le perforateur est, là encore, du type machine à écrire et qu’à l’arrivée, les signaux peuvent être, soit perforés comme dans les systèmes précédents, soit traduits directement en caractères typographiques, à l’aide d’un combinateur électrique, semblable à celui dont Baudot fit usage lors de ses premiers essais (V. fig. 261, p. 304). Le rendement de l’appareil est limité, non pas par l’état électrique de la ligne, mais bien par le fonctionnement de son sytème imprimeur'';' cette limite est atteinte vers 700 révolutions des balais par minute, ce qui correspond à 120 mots, environ.
- Bibliographie.
- H. Thomas. — Traité de Télégraphie électrique. Paris, 1894.
- L. Montillot. — Télégraphie pratique. Paris, 1898.
- Creed. — Le Télégraphe rapide Creed. EastCroydon, 1915.
- John H. Bell. — Printing telegraph Systems. New-York, 1920. Pollak-Virag. —Le Télégraphe automatiquePollak-Virag. Paris, 1103. Tongas. —Les derniers progrès réalisés en télégraphie. Paris, 1913.
- A- Kraatz. — Maschinen Telegraphen. Braunschweig, 1906.
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- QUATRIÈME PARTIE A ^
- v • __
- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE
- Principe de la transmission multiple. — La différence essentielle, qui existe entre les systèmes à transmission simultanée et ceux à transmission multiple, a été indiquée plus haut (V. p. 177).
- La transmission multiple est basée sur la division du temps : deux organes mobiles tournent en synchronisme, aux deux extrémités de la ligne, et la répartissent, à des moments déterminés, entre plusieurs opérateurs ; les transmissions, ainsi effectuées, semblent simultanées, mais sont, en réalité, successives, chaque agent, après avoir expédié un signal, disposant, pour préparer le suivant, du temps pendant lequel la ligne est attribuée aux autres. La transmission automatique, par bandes perforées, peut être substituée a la transmission manuelle, mais elle a lieu dans les mêmes condi- x. tions que celle-ci, c’est-à-dire par secteur ; c’est là une différence essentielle, par rapport aux systèmes qui précèdent, et dans lesquels transmetteur automatique unique dessert la ligne (V. p. 594). Lnfin, les systèmes multiples, tout comme ceux à transmission automatique, peuvent être montés en duplex, ce qui permet de doubler le rendement des conducteurs qu’on leur consacre. *
- Le principe de la transmission multiple, indiqué par Rouvier ei* 1858, fut appliqué pour la première fois, en 1872, par Meyer, qui réalisa une installation permettant d’effectuer, simultanément,
- Slx transmissions en signaux Morse; le système resta en exploitation en'France jusque vers 1885, époque à laquelle il dut céder pas au Baudot ; il fut également adopté à l’étranger, notamment en Allemagne et en Autriche.
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- CHABÎTBE XXIII
- SYSTÈME BAUDOT. — INSTALLATION DOUBLE
- Umm OhoÎtc MaiaGauchc
- Main OftOitE
- Principe du système Baudot. — Les signaux Baudot sont
- formés à l’aide d’un clavier de cinq touches ; en abaissant, soit une seule touche, soit deux ou plusieurs simultanément, on peut exécuter trente-deux combinaisons, dont trente et unie utilisables (la trente-deuxième étant celle où les cinq touches sont au repos) comme le montre le tableau ci-contre (fig. 226). Un système d’inversion mécanique, analogue à celui de l’appareil Hughes, permet de doubler les signaux correspondant à vingt-neuf de ces combinaisons, ce qui porte à cinquante-huit le nombre des lettres ou signes susceptibles d’être transmis.
- L’organe principal de l’installation est le distributeur, qui consiste essentiellement Fig. 226. — Alphabet Baudot. en un plateau d’ébonite, portant des couronnes métalliques concentriques, divisées en contacts isolés les uns des autres ; chacune de ces couronnes est parcourue par un balai, animé d’un
- NI M D3 t II m 1 n ni
- A 1 • p % •
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- SYSTÈME BAUDOT. — PRINCIPE.
- 2B7
- Mouvement isochrone ; au poste correspondant est un distributeur \ semblable, dont les balais sont mis en Synchronisme avec ceux du premier.
- Au poste A, par exemple (fig. 227), les touches d’un manipulateur sont reliées à cinq contacts consécutifs d’une couronne du distributeur ; au poste B, les contacts de mêmes numéros communiquent avec cinq.électro-aimants polarisés; si l’on exécute, sur fr manipulateur de A, l’une des trente et une combinaisons, par exemple celle qui comporte l’abaissement des touches 1, 3, 5 (lettre T), on relie, de ce fait, les contacts de mêmes numéros du
- Yv\\ •.
- Fig. 227. — Principe du système Baudot.
- distributeur à la pile de travail, tandis que les deuxième et quatrième restent en relation avec la pile de repos ; lorsque les balais des deux postes passent sur le contact n° 1, un courant de travail °st envoyé sur la ligne et, grâce au synchronisme établi entre les balais des deux postes, est reçu dans le premier électro-aimant de B, dont l’armature se trouve déplacée ; un courant de repos est émis ensuite par le deuxième contact, et maintient la deuxième armature sur son butoir de repos ; un nouveau courant de travail, an moment du passage des balais sur le troisième contact, déplace *a troisième armature, et ainsi de suite. Lorsque les balais ont franchi le secteur, on trouve les première, troisième et cinquième armatures sur travail, tandis que les deuxième et quatrième sont restées sur repos ; le groupe des cinq armatures de B reproduit donc la combinaison exécutée au départ, sur le manipulateur de A ;
- Montoriol. — Télégraphie. 17
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- 258
- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- il ne reste plus qu’à la traduire. Cette opération est effectuée automatiquement par un appareil appelé traducteur.
- L’opérateur est averti du moment opportun d’abaisser les touches par un métronome, ou frappeur de cadence, actionné par le distributeur, au moment où le balai de transmission va arriver sur le premier contact du secteur ; l’agent doit les maintenir lassez longtemps pour que le balai ait déjà quitté le cinquième contact au moment où il abandonne les touches ; il lui reste encore suffisamment de temps pour relever les doigts, préparer et exécuter la combinaison suivante, en même temps que le métronome donne un nouveau choc.
- Les installations sont dites doubles, triples, quadruples, sextuples, suivant que les balais, dans une révolution, parcourent deux, trois, quatre ou six secteurs semblables, le nombre des révolutions, pour la transmission manuelle, restant fixé à cent quatre-vingts par minute, quel que soit le type d’installation.
- Manipulateur.
- Manipulateur à accrochage magnétique. — Le manipulateur (fig. 228) consiste en un clavier de cinq touches, réparties en deux groupes, l’un de trois à droite, l’autre de deux à gauche, séparés par une plaque en bois, de la largeur d’une touche, supportant une manette, M ; les touches 1,2 et 3 sont desservies par les trois premiers doigts de la main droite, les quatrième et cinquième respectivement par l’index et le majeur de la main gauche (V. fig. 226, p. 256).
- Chaque touche, T (fig. 229), est constituée par un levier en bois, muni d’un coussinet en bronze, C, et pouvant pivoter sur un axe commun aux cinq touches, A ; des rondelles métalliques, placées entre les touches, assurent entre elles l’écartement convenable. Chaque touche s’appuie, au repos, contre une lamelle de bois garnie de feutre, fixée sous le couvercle de la boîte ; elle y est maintenue par un ressort à boudin en laiton, R, serré d’une part sur une équerre, E', et, d’autre part, sous la vis d’un plot, P, qui amène le fil venant du distributeur ; un ressort-lame, r, encastré dans l’équerre, E', vient alors s’appuyer, par son extrémité platinée,
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- sur une butée de même métal; celle-ci est portée par la platine en
- Fig. 228. — Manipulateur Baudot.
- laiton, PI, en forme d’équerre et commune aux cinq butées, qui constitue la partie arrière du couvercle de la boîte. Quand on
- Fig. 229."—' ManipulateurJBaudot : coupe.
- aPpuie sur la touche, elle bascule sur son coussinet, C, et le res-sort, r, quittant sa butée d’arrière, vient s’appuyer sur une autre
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- butée semblable, portée.par la platine d’avant, PI'. Les deux platines sont fixées sur la boîte à l’aide de deux boutons à vis (dont un, V, est visible sur la figure 229), qui amènent à celle d’arrière la pile de repos et à celle d’avant la pile de travail : l’une ou l’autre de ces batteries se trouve donc renvoyée au contact correspondant du distributeur, suivant la position de la touche, par le
- ressort-lame, r, l’équerre, E', le ressort antagoniste, R, et le fil attaché au plot, P (V. fig. 227).
- La cadence nécessaire à la manipulation (V. p. 258) est indiquée à l’opérateur par un petit récepteur téléphonique, T' (fig. 228) dont la coupe est donnée par la figure 230 : il se compose d’une bobine, dont la résistance est de 30 ohms ; le noyau est soumis à l’influence de l’un des pôles de l’aimant permanent, A ; la membrane en tôle, m, serrée entre, le boîtier et le couvercle, est légèrement déformée, à l’état de repos, par l’attraction du noyau aimanté; si l’on fait passer dans la bobine un courant qui désaimante le noyau, elle reprend sa position d’équilibre et fait entendre un son bref. Le récepteur est monté de façon que l’opérateur puisse le placer à sa commodité ; à cet effet, le manchon, M, qui maintient le boîtier sur l’aimant, A, permet unfcertain déplacement du pavillon ; l’aimant est lui-même mobile dans le tube, t, qui le supporte (fig. 228) ; enfin celui-ci peut encore tourner dans le tube vertical, t'. Le fil venant du distributeur est amené à une petite plaque en laiton, p, placée au-dessous du collier qui maintient le tube, t' ; un ressort à boudin et un fil isolé qui passe dans les tubes, conduisent à l’entrée de la bobine; le retour se fait parla masse métallique de l’aimant et des tubes, jusqu’au collier, relié à la terre.
- Accrochage. — Dans l’exposé sommaire du système (V. p. 258) on a vu que le distributeur envoie le courant de cadence un peu
- Fig. 230.
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- avant que le balai de transmission arrive sur le secteur ; l’opérateur suit ce rythme et doit, tout à la fois, abaisser les touches assez tôt pour que la première soit dans la position qui convient lors de l’entrée du balai sur le premier contact, et les maintenir abaissées assez longtemps pour que le balai ait le temps de franchir tout le secteur avant leur retour au repos. Or, il arrive fréquemment que le relèvement a lieu prématurément, et il en résulte que les combinaisons, qui comportent l’abaissement des- dernières touches, sont tronquées. Pour obvier à ce défaut, on a muni les quatrième et cinquième touches d’un système dit d'accrochage, grâce auquel ces touches, lorsqu’elles ont été abaissées, sont maintenues dans cette position pendant une révolution complète des balais, quel que soit le moment où on les abandonne. A cet effet, la partie antérieure des deux touches a été creusée d’une cavité dans laquelle on a logé un prisme de fer doux, F (fig. 229) articulé de manière que, lorsqu’on amène la touche dans sa position de travail, les deux extrémités du prisme viennent s’appliquer, partie sur l’extrémité d’un Rimant permanent, N-S, partie sur une pièce polaire prolongeant lu noyau polarisé d’un électro-aimant, E, d’une résistance de 40 ohms ; le prisme reste collé et la touche est maintenue abaissée ; pour obtenir le relèvement, on fait passer dans la bobine un courant, dans une direction telle qu’il tend à désaimanter les Uoyaux : le ressort antagoniste redevient prépondérant et ramène la. touche au repos. C’est le courant de cadence qui, à chaque tour des balais, parcourt ainsi les deux électro-aimants accrocheurs (V. fig. 231).
- Manette. — La manette, placée entre les deux groupes de touches, est un commutateur permettant de placer le secteur, soit dans la position de transmission, soit dans celle de réception. Elle se compose d’un levier- à deux branches (fig. 231), terminé à l’avant par un bouton en ivoire ; la branche postérieure est élastique et peut venir se reposer sur l’un ou l’autre des deux plots ; sur la branche antérieure est montée une griffe, G, susceptible de réunir, deux à deux, quatre plots convenablement disposés. Dans toutes les installations, l’axe de la manette communique avec la butée de repos des touches ; ies plots d’arrière sont reliés respectivement à la pile de repos
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- et à l’entrée des bobines du relais récepteur ; lorsque la manette est parallèle 'aux touches, le secteur est donc dans la position de transmission, et inversement. Quant aux quatre plots qui correspondent à la griffe, G, ils reçoivent des affectations diffé-
- Fig. 231. —^Manipulateur à accrochage magnétique.—Communications.
- rentes suivant le genre d’installations ; leur rôle sera indiqué le moment venu.
- Communications. — La figure 231 donne l’agencement des liaisons : les câbles venant de l’extérieur sont rattachés aux plots 1, 2, 3, 4, 5, qui sont les plots, P, dé la figure 229, servant à attacher les ressorts antagonistes des touches ; les autres, —, ER, +, G, T, correspondent respectivement à la pile de travail, à l’entrée du relais, à la pile de repos, à la cadence (ainsi qu’aux accrocheurs, A) et à la terre ; les autres sont reliés aux plots de la griffe, G, et ont des affectations variables, comme il vient d’être dit.
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- Manipulateur à accrochage mécanique. —Avec l’accrochage magnétique, l’aimant, souvent~trop énergique à l’état de
- neuf, s’affaiblissait progressivement jusqu’à rendre le collage précaire ; d’un autre côté, les opérateurs, habitués à la garantie ffu’il leur donnait pour les quatrième et cinquième touches, en
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- arrivaient parfois à « manquer » la troisième. Il a donc paru plus simple d’accrocher toutes les touches, sans exception, et cela à l’aide d’un dispositif mécanique, qui est le suivant : un biseau, b (fîg. 232), qui termine une lamelle en acier fixée sous la touche, peut venir se mettre en prise avec le bec d’un cliquet, c ; celui-ci est articulé et maintenu au repos par un petit ressort-lame ; les cinq cliquets semblables sont montés sur un axe commun, de section carrée, susceptible d’osciller entre deux plaques en laiton, fixées dans les parfois latérales de la boîte du manipulateur ;un petit ressort à boudin, enroulé autour de cet axe, à son extrémité de droite, tend à le faire basculer du côté des touéhes ; sous cette action, un levier en U, L, solidaire de l’axe, vient s’appuyer sur une vis de réglage, V. Pour opérer le décrochage, il suffît de soulever le levier, L : les cliquets se déplacent alors vers l’avant et abandonnent les biseaux, permettant ainsi aux touches de revenir au repos. Ce mouvement est produit à chaque révolution des balais, par une équerre, e, solidaire de l’armature, A, du frappeur de cadence, E (dont la résistance est de 40 ohms).
- En même temps qu’elle opxère le décrochage des touches, l’armature, A, vient buter contre la tête d’un piston, P, mobile dans un canon, C, vissé lui-même dans une mâchoire, M, supportée par la paroi d’arrière de la boîte ; afin de rendre cette butée élastique, le piston est poussé vers l’extérieur par un ressort à boudin, qu’on tend plus ou moins à l’aide d’une vis à bouton, B, immobilisée ensuite par un contre-écrou, E’ ; on peut ainsi régler à volonté la sonorité de la cadence.
- Commutateur. — La manette à griffe est remplacée par un commutateur, placé sous les trois touches de droite; il se compose d’une réglette en fibrine, F (fig. 233), montée à glissière, et qu’on peut déplacer à l’aide d’une manette, M, émergeant à l’extérieur, sur le côté droit du manipulateur ; cette réglette porte quatre goupilles en argent, disposées en quinconce et reliées électriquement, chacune, par un ressort à boudin, aune goupille placée en regard, sur les bords des glissières ; celles-ci portent également cinq ressorts-lames, encastrés dans des plots. Lorsqu’on pousse la manette, M, vers l’arrière, la réglette, F, se déplace vers la droite, et les goupilles g\ g2, g3, viennent rencontrer les ressorts r1,
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- r\ r4; on est alors dans la position de* transmission, le déplacement de la réglette vers la gauche pousse les goupilles g2 et g* 3u contact des ressorts r2 et r5, ce qui correspond à la position de réception. Les communications ainsi réalisées seront indiquées le moment venu. Dans cette dernière position, un doigt, D, taillé
- en biseau, qui prolongera réglette,|F, vient se placer sous le levier en U, L (V. fig. 232) et le soulève, rejetant ainsi en arrière les cliquets d’accrochage, c. De cette façon, si, pendant la réception, une touche a7 en ait à être abaissée accidentellement, elle ne pourrait rester accrochée et.se relèverait d’elle-même dès qu’on l’abandonnerait. ;
- Socle-moteur du distributeur.
- Socle-moteur à poids. —Le socle-moteur à poids comprend un train d’engrenages de cinq mobiles, disposés entre deux platines ajourées en fonte, réunies par quatre entretoises ; le tout est entraîné par un poids de 50 à 60 kilogrammes, suspendu à une chaîne sans fin avec contre-poids. Le remontage du poids s’opère, soit à l’aide d’une pédale, soit parl’intermédiaire de l’un des remontoirs automatiques décrits plus haut (V. p. 92).
- Un sixième, mobile, est porté par une platine en laiton, vissée sur la partie supérieure de la cage du moteur ; il est animé d’une vitesse de 2 100 tours par minute (pour 180 révolutions de l’arbre des balais) ; il porte, à sa partie médiane, un volant sur lequel peut agir un frein d’arrêt, muni, à son extrémité, d’un cylindre de liège qui, en venant frotter sur la périphérie du volant, immobilise
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- l’appareil. A l’arrière, l’axe est entaillé de dents obliques, qui engrènent avec celles du premier mobile de la cage du distributeur ; celle-ci est indépendante du socle, sur lequel elle est simplement posée ; elle est repérée, grâce à deux goupilles, implantées dans la platine-socle, et qui s’engagent dans des trous pratiqués dans les entretoises de la cage du distributeur. Enfin, l’axe du volant émerge à l’extérieur pour recevoir le régulateur de vitesse, qui sera décrit plus loin.
- Socle moteur électrique. — Dans les localités où l’on ne dispose pas d’une source d’énergie industrielle, on fait avanta-
- Fig. 234. — Moteur magnéto-électrique.
- geusement usage de socles-moteurs renfermant un petit moteur magnéto-électrique ; celui-ci agit directement sur l’axe du régulateur, sans aucun organe intermédiaire, et on peut l’alimenter avec une simple batterie Callaud de trente éléments, sous un débit de 55 à 60 milliampères.
- L’inducteur est constitué par un faisceau de quatre aimants en fer à cheval, N, juxtaposés par leurs pôles de même nom (fig. 234) ; deux pièces polaires en fer doux épousent la forme circulaire de
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- te bobine de l’induit, T. Celui-ci est constitué par un tambour denté, genre Siemens-Rechniewski, formé par la réunion de disques en tôle de fer, séparés les uns des autres par des feuilles de papier Paraffiné.
- L’axe de l’induit, en acier, est soutenu par deux paliers, P, et Porte, à l’une de ses extrémités, une roue dentée, R ; celle-ci transmet le mouvement par une roue, R*, à l’axe A’, sur l’extrémité extérieure duquel est monté le régulateur ; à sa partie d’arrière, l’axe, A, porte un pignon, p, destiné à entraîner le premier mobile de la cage du distributeur.
- La figure 235 montre de Quelle façon est fait l’enroulement : les projections des deux extrémités du cylindre sont superposées; la Partie en traits pleins représente le côté du collecteur, celle en pointillé, le bout opposé. Dans chaque bobine, une entaille est reliée,
- non pas à l’entaille diamétralement opposée, mais à celle qui Se trouve à droite de cette dernière ; on évite ainsi [de faire °ontourner l’axe par les faisceaux de fil de chaque bobine ; on empêche encore le foisonnement, aux extrémités du cylindre, en Croulant d’abord deux bobines voisines, par exemple, 1-1', 5-5’, Puis deux autres, dont la direction est perpendiculaire aux deux premières, 3-3’, 7-7’. Ce mode d’enroulement ne modifie d’ailleurs on rien le fonctionnement ordinaire du moteur ; le développement du cylindre et du collecteur (fig. 236) montre, en effet, que toutes tes bobines concourent au développement de deux pôles conséquents, N et S.
- A la partie antérieure de l’axe, A (fig. 234), se trouve un disque on ébonite, E, portant huit secteurs en laiton, S, taillés en biseau vors l’axe. Sur chaque secteur sont soudées l’entrée d’une bobine et la sortie de la précédente. Le collecteur est formé de huit
- S
- Fig. 235.
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- touches, C, biseautées également et encastrées dans huit cannelures, ménagées dans un manchon de fibrine, emboîté lui-même à frottement doux sur l’axe ; les balais sont fixes et le calage se fait par le déplacement du collecteur. A cet effet, lès touches, du côté de la bobine, se terminent par une partie plus étroite, qui vient s’emboîter sous les secteurs, S, etpermetdemodifîerà volonté la position du collecteur. Lorsqu’on a donné à celui-ci la position qui convient, on l’immobilise à l’aide d’une bague de fibrine, B, que serre un écrou, E, vissant sur l’axe, A.
- Fig. 236.
- Deux goupilles implantées dans la platine qui surmonte le socle et isolées de celle-ci, servent à supporter les porte-balais du moteur ; ceux-ci sont constitués par deux petits blocs en laiton en forme de crochets, dans lesquels les balais sont maintenus à l’aide de boutons moletés ; un ressort-lame très flexible, fixé à chaque porte-balais, s’appuie, par son extrémité garnie d’argent, sur l’extrémité d’une longue vis, également argentée, traversant une borne isolée de la platine-socle. Les deux bornes communiquent avec les pôles de la pile qui alimente le moteur. Un rhéostat rond permet de régler l’intensité du courant qui parcourt la bobine.
- La roue, R, montée sur le bout antérieur de l’axe de la bobine a un diamètre deux fois plus grand que la roue, R’, portée par l’axe du régulateur : pour la vitesse de 180 tours par minute de l’arbre des balais du distributeur, la bobine du moteur tourne à 900 tours et le régulâteur à 1 800.
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- Régulateur. ^
- Principe. — Le régulateur est monté sur le dernier mobile du • socle-moteur, à l’extrémité de l’axe qui émerge en dehors du palier ; il agit là comme le ferait un poids, P, qui, serait assez lourd pour le faire fléchir (fig. 237). Dans ces conditions, si on fait tourner l’axe, le point a, où a lieu la flexion, s’appuie plus fort que tout autre sur chacun Aes points du palier qu’il rencontre et détermine un frottement d’autant plus grand que le poids est plus lourd. Enfin, si on dispose d’un moyen quelconque de charger ou d’alléger le poids, suivant que la vitesse tend à augmenter ou à diminuer, on fera varier la floxion de l’axe, et, par suite, la friction sur le palier, et il en résultera une compensation, qui maintiendra constante la somme des résistances de l’appareil. Tel est, en quelques mots, le prin-°lpe du régulateur Baudot.
- Description du régulateur.—Une fourchette en laiton, F, Porte, sur chacune de ses branches, une tige en acier, t (fig. 238), Parfaitement polie ; les tiges, filetées à leur partie supérieure, reçoivent deux écrous, entre lesquels est serrée la potence, P. La masse, m, consiste en un bloc octogonal en laiton, d’environ 36 grammes, percé de quatre trous ; deux de ceux-ci, d’un diamètre très légèrement supérieur à celui des tiges, £, permettent d’y enfiler les dites tiges, qui lui servent de guides ; les ressorts à boudin, R, en acier trempé, traversent les deux autres trous, plus grands et coniques;ils sont réunis à la masse à l’aide de deux équerres en acier, dont la branche horizontale, engagée dans un trait de scie pratiqué dans la masse, vient s’intercaler entre deux spires. A leur extrémité opposée, les ressorts se terminent par un œilleton et sont accrochés à la potence, P. Dans ces conditions, k niasse est retenue contre la fourchette avec une force qui dépend
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- de celle des ressorts ou, si l’on préfère, du nombre de spires qu’on a laissées libres entre la potence et les équerres, qui fixent les ressorts dans la masse. Lorsque la force centrifuge, développée sur la masse, acquiert une valeur telle qu’elle puisse faire échec à la tension des deux ressorts, la masse s’écarte du centre, et, formant volant excentré, détermine une flexion de l’axe: la friction, exercée sur son palier, absorbe l’excédent de force qui, sans cette intervention, donnerait lieu à une accélération ; la vitesse se trouve maintenue à un régime constant, aussi longtemps, tout au moins, que les
- Fig. 238. — Régulateur Baudot.
- conditions d’équilibre entre le travail moteur et le travail résistant ne se trouvent pas changées ; dès que l’un de ces facteurs vient à varier, il en résulte, au premier moment, une modification de la vitesse et, par suite, de la force centrifuge ; la masse se trouve éloignée ou rapprochée du centre, suivant le cas, ce qui détermine une augmentation ou une diminution de la friction de l’axe sur son palier : la vitesse est ainsi ramenée à son régime précédent.
- Position de la potence. — Lapossibilité de faire varier la position de la potence a précisément pour but d’obtenir, à toutes les amplitudes de la masse, une vitesse identique. Les ressorts employés sont sans tension initiale, c’est-à-dire que leurs spires, très près les unes des autres, ne se compriment pas réciproquement ; dans ces conditions, et dans les limites où on les fait
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- travailler, les allongements imposés à ces ressorts sont rigoureusement proportionnels aux efforts qu’on leur fait subir ; en d’autres termes, si l’on porte ces efforts en ordonnées et les allongements en abscisses(fig.239),la droite °% devient « la courbe d’accroissement de la tendon des ressorts ».
- Considérons maintenant le force centrifuge : pour UI*e masse, m, et une vitesse angulaire invariable, elle est proportion-nelle au rayon décrit {rn (o2 r) : la « courbe d’accroissement de la force centrifuge», pour une vitesse donnée, est donc également une droite. Si, dans ces conditions, la masse peut se tenir en équilibre ei1 rn, puis en m', c’est que les ordonnées mt et m't' représentent, à 1* fois, la tension des ressorts, pour des allongements om et omf, et les forces centrifuges qui maintiennent la masse en ces points, m
- et m' ; en d’autres termes, les points t et t' sont des points de la courbed’accroissement de la force centrifuge et, par suite, celle-ci se confond avec celle des tensions. Cette condition est réalisée, dans la pratique, en plaçant la potence de manière que le zéro
- de tension des ressorts coïncide avec le zéro de force centrifuge.
- C’est à cette seule/ condition que le régulateur donnera l’isochronisme ; supposons, en effet, que les deux points zéro ne se superposent pas, et se trouvent respectivement en O et 0'(ûg. 240) ; lu courbe des tensions des ressorts étant ox, si la masse tourne en
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- équilibre en m, le point t, sommet de l’ordonnée mt, est,comme il a été dit plus haut, un point de la courbe des forces centrifuges ; celle-ci peut donc être obtenue-par la jonction des points t et o\ et l’on a la droite o'x'. Si maintenant, pour une raison quelconque, la masse quitte le point m pour venir s’équilibrer en m\ l’ordonnée nCV représente la tension des ressorts et aussi, comme précédemment, la force centrifuge ; mais cette dernière, qui, pour la vitesse correspondant à o'x', aurait dû être* égale seulement à m't", se trouve augmentée de la quantité t" t', c’est-à-dire qu’on a une autre vitesse, dont la courbe de forces centrifuges est o'x" : dans ce cas, une augmentation, mm*, de l’amplitude, a eu pour résultat une augmentation de la vitesse.
- On démontrerait de même que, si le point o se trouvait à gauche de o', une augmentation de l’amplitude entraînerait une diminution de la vitesse, et inversement.
- Le régulateur est donc rendu parfaitement isochrone par un placement de la potence, qui fasse coïncider exactement les deux zéros,‘tension des ressorts et force centrifuge. Pour y parvenir, on compte le nombre de coups frappés par la cadence dans un temps donné, ou, mieux encore, on observe la fréquence du fonctionnement du système correcteur, pour une certaine amplitude, puis, en agissant sur la force motrice ou sur les résistances mécaniques, on diminue l’amplitude ; si la vitesse se trouve modifiée dans le même sens, ce qui correspond au cas démontré ci-dessus, on éloigne la potence du centre de rotation, en agissant sur les écrous qui la soutiennent ; si, au contraire, la vitesse augmente, on rapproche la potence du centre ; on recommence l’opération jusqu’à ce que les changements d’amplitude n’amènent plus de çhangements de vitesse.
- Le régime étant réglé, comme il a été dit plus haut, par le nombre de spires de ressorts mis en jeu, on peut encore le modifier légèrement, à l’aide de petites masses additionnelles, pesant un demi-gramme environ, qu’on serre sous des têtes de vis, implantées dans la masse principale, ou qu’on en retire, suivant qu’on veut, respectivement, diminuer ou augmenter la vitesse.
- Remarques. — I. — Dans le raisonnement qui précède, on a
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- supposé invariable la position du centre de gravité de la masse, alors qu’il faut, en réalité,considérer le centre de gravité de l’ensemble mobile formé par la masse et les ressorts; or, plus la masse s’écarte du centre, plus les ressorts s’allongent, et plus le centre de gravité de cet ensemble se trouve rejeté vers la fourchette. Les limites restreintes dans lesquelles ont lieu les déplacements de la masse pourraient permettre de considérer comme négligeable cette différence entre les allongements des ressorts et l’accroissement du rayon de giration du centre de gravité. En réalité, et quelle que soit oette différence, on doit considérer qu’il existe certainement une vitesse angulaire, pour laquelle les accroissements de la valeur de la force centrifuge suivent la même loi que les accroissements de la valeur des efforts à exercer sur les ressorts pour les allonger, et c’est pour cette vitesse que s’établit l’équilibre désiré.
- II. —. On a vu que c’est toujours le même point de l’axe qui frotte sur le palier, pour faire frein : il en résulte que, malgré la trempe de l’axe et du palier, il y a, au bout d’un certain temps, eu plus d’une usure uniforme du trou du palier, un méplat sur l’axe, au point envisagé. Dans ces conditions, plus le méplat s’accentue, plus la traction exercée sur la potence fait fléchir l’axe, flu’on pourrait appeler « réel », par rapport à l’axe « idéal », passant par le centre de figure du trou du palier, et qui est, en réalité, celui où se trouve le zéro de force centrifuge. Il s’ensuit qu’au fur et à mesure de cette usure qui, heureusement, est extrêmement lente, on est amené à monter la potence pour la maintenir toujours à la distance convenable de l’axe « idéal ». Si, après avoir enlevé le régulateur, on le replaçait dans une position telle que le frottement au palier ait lieu sur un point non usé, le régulateur serait déréglé, car l’axe idéal et l’axe réel se confondant ^lors, la potence se trouverait trop loin de l’un et de l’autre. C’est Pour cette raison qu’on a placé, sur l’axe, une bague de repère, simplement serrée à l’aide d’une vis, et portant un trait, en face duquel on place un autre trait, marqué sur le manchon du régulateur : de cette façon, lorsqu’on a eu l’occasion de retirer le régulateur, on peut le replacer exactement dans la position sur laquelle a été fait le réglage de la potence. Lorsqu’on juge que le méplat e«ttrop accentué, on fait tourner le régulateur d’un certain angle,
- Montoriol. — Télégraphie. 18
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- pour présenter au frottement un point encore neuf, mais on a soin de déplacer, en même temps, la bague de repère, puis on refait le réglage de la potence sur ce nouveau point.
- III. — Le régulateur est le même pour les socles-moteurs à poids et pour les socles-moteurs électriques, sauf que les ressorts sont différents, au point de vue de la rigidité; on désigne ceux du premier type sous le nom de ressorts forts, par comparaison avec les autres, qui sont dits ressorts faibles ; cela tient à ce que la vitesse de rotation du régulateur est, pour les moteurs à poids, de 2 100 tours, et 1 80*0 seulement pour les tnoteurs électriques. Pour fixer approximativement la valeur de ces appellations « forts » et « faibles », il suffira d’indiquer que, si l’on met en jeu quarante spires des uns ou des autres, un poids de 1 kilogramme donne respectivement des allongements de 12mm,2 et 16mm,5, avec un ou deux dixièmes de tolérance en plus ou en moins.
- Roue phonique. — Le régulateur Baudot, qui vient d’être décrit, donne, aux balais du distributeur, une vitesse remarquablement uniforme et, comme on le verra plus loin, l’écart possible entre les deux organes mobiles correspondants, ne dépasse guère un degré (1°) après une révolution complète. Toutefois, il ne permet pas de modifier en marche la vitesse de rotation des balais ; un changement de régime exige, non seulement l’arrêt de l’appareil» mais encore un temps relativement long. Il y a, d’ailleurs, un avantage certain à établir, pour la transmission manuelle, un régime invariable, qui a été fixé à 180 tours de l’arbre des balais par minute, afm'que les agents manipulants, passant d’une installation à une autre, ne soient pas déroutés par des différences sensibles dans le rythme que leur donne la cadence.
- Par contre, lorsqu’on applique au Baudot la transmission automatique, dont il sera question plus loin, il n’y a plus aucun inconvénient à ce que la vitesse soit différente sur un poste par rapport à un autre ;il est, au contraire, avantageux d’harmoniser cette vitesse avec l’état momentané de la ligne. La roue phonique, qui va être décrite, rend possibles ces changements de vitesse, en pleine marche de l’appareil, et l’isochronisme qu’elle procure, s’il n’est pas aussi parfait qu’avec le régulateur Baudot, est encore suffisant.
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- La roue phonique, R (fig. 241) est montée sur l’arbre des balais du distributeur; elle sert à la fois de moteur et de régulateur,. Elle Se meut entre quatre électro-aimants, répartis sur deux diamètres Perpendiculaires, et formant, au point de vue électrique, deux groupes, A et B. Elle consiste en un disque de fer feuilleté portant, sur sa périphérie, dix dents, qui défilent devant les noyaux des électro-aimants.
- Ceux-ci sont excités par un diapason, D, dont les vibrations
- Fig. 241. — Roue phonique.
- s°nt entretenues électriquement : une bobine, B, placée entre les branches du diapason, est intercalée dans le circuit de la pile locale, P ; ce circuit est alternativement fermé et rompu au contact de la vis réglable, V, et de la lame flexible, L, solidaire de la branche supérieure du diapason ; les oscillations, une fois amorcées, se mRintiennent ainsi indéfiniment, et le diapason vibre à la fréquence qui lui est propre.
- L’autre branche du diapason porte une seconde lame flexible, L', flui oscille entre deux vis, v et communiquant avec l’entrée des bobines de l’un et de l’autre groupe, A et B, d’électro-aimants ;
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- les sorties sont relises à l’un des pôles de la batterie locale, P, dont l’autre pôle est rattaché au massif du diapason, c’esfLà-dire à la lame L’ : les deux groupes sont donc alternativement excités, à des intervalles rigoureusement rythmés par le diapason. Si l’on a, au préalable, lancé la roue phonique, H, à une vitesse voisine de celle qu’on désire lui donner, les attractions successives des électros A et B, sur les dents du disque, donnent naissance à un couple moteur, et la roue continue à tourner ; elle prend une vitesse uniforme, qui dépend de la fréquence des impulsions communiquées par les électro-aimants et du nombre de ses dents ; en effet, si l’impulsion est envoyée dans un groupe au moment où les dents occupent, par exemple, la position de 2 et 3, 7 et 8, par rapport au groupe B, l’attraction exercée par les noyaux détermine une accélération du mouvement : au contraire, si l’excitation a lieu lorsque les dents sont dans la situation de 4 et 5,9 et 10, par rapport au groupe A, l’aimantation tend à retenir les dents de la roue, et il s’ensuit un freinage, qui ralentit le mouvement. Ces actions ayant lieu à des intervalles extrêmement courts, la résultante est une vitesse suffisamment isochrone pour que le synchronisme, entre les appareils correspondants, soit assuré. Un volant, monté sur l’axe de la roue phonique, sert, en outre, de graduateur.
- Les modifications de la vitesse s’opèrent avec facilité : il suffit de changer le régime de vibrations du diapason. A cet effet, chacune des branches de celui-ci porte une masse, qu’on peut déplacer à volonté : plus on la rapproche de l’extrémité, plus les vibrations sont lentes, et inversement ; afin de permettre de modifier la vitesse dans de faibles limites, on a disposé deux ressorts, qui.s’appuient fortement sur la partie inférieure des branches du diapason, et qu’on peut déplacer en marche à l’aide d’une vis à bouton moleté, placée à l’extrémité gauche du diapason.
- Correction du synchronisme.
- Principe de la correction. — Les conditions d’établissement d’un synchronisme entre deux appareils correspondants ont été
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- indiquées pour l’appareil Hughes (V. p. 108) ; les mêmes considérations sont à retenir en ce qui concerné le Baudot, à savoir qu’aucun régulateur ne donne l’isochronisme parfait et qu’un système correcteur doit intervenir, à des intervalles de temps suffisamment rapprochés, pour empêcher des écarts appréciables de se produire.
- Le mode de synchronisation au Baudot diffère cependant de celui du Hughes par les points suivants
- 1° — Dans une communication Hughes, l’appareil récepteur est corrigé par celui qui transmet ; dès qu’on inverse le sens de la transmission, les rôles de correcteur et de corrigé se trouvent, du uiême coup, intervertis. Au Baudot, où un même distributeur assuré jusqu’à six communications simultanées, il était indispensable que la correction du synchronisme fût indépendante des transmissions, afin que chaque opérateur pût interrompre et reprendre sa manipulation, sans s’inquiéter d’autre chose que de sa besogne propre. A cét effet, l’un des postes est, en permanence, correcteur et l’autre corrigé ; le premier envoie, à chaque révolution de ses balais, un courant de travail par un contact spécial de son distributeur ; ce courant, à l’autre poste, met en jeu, s’il y a lieu, lo mécanisme correcteur qui sera décrit plus loin. .
- 2° — Lorsqu’on met deux Hughes en communication, on s’efforce, tout d’abord, de leur donner des vitesses aussi identiques que Possible, puis on corrige les écarts en retardant la roue correctrice du poste qui reçoit, si elle est en avance, et inversement. Au Baudot, on donne au poste corrigé une vitesse légèrement supérieure à celle du poste correcteur, et on rectifie seulement la Position de ses balais lorsque l’avance qu’ils prennent pourrait devenir nuisible. Cette méthode offre un certain nombre d’avantages : tout d’abord, le système correcteur devient plus simple et l’on diminue de moitié le « flottement » ou, si l’on préfère, la roarge de désaccord possible entre les deux appareils ; ensuite °u n’a plus besoin d’un dispositif spécial (rappel au blanc dans ^appareil Hughes) pour mettre les deux appareils en phase : les Valais des deux postes se mettent automatiquement d’accord, très Pou de temps après l’entrée en contact.
- Soient deux postes, A et B, dont les deux distributeurs doivent
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- être mis en synchronisme (fig. 242) ; A, correcteur, envoie, à chaque tour, par le contact 13, un courant de travail de correction ; les deux postes seront en synchronisme lorsque ce courant sera reçu sur le contact 13 du poste B. Mais, aumoment où l’on met les appareils en marche, les balais des deux postes occupent, l’un par rapport à l’autre, des positions quelconques ; par exemple, au moment où parvient en B la fin du premier courant de correction, le balai de ce poste peut se trouver en x : l’accord n’existe pas encore. Mais B a réglé sa vitesse pour tourner un peu plus vite que A ; au tour suivant, lorsque parviendra la fin du second courant de correction, le balai B se trouvera en x' si l’angle xOx'
- Fig. 242.
- représente l’avance que peut prendre le balai de B, par rapport à celui de A ; au tour suivant, il se trouvera en x", et ainsi de suite ; gagnant à chaque tour un nouvel angle, il arrivera nécessairement un moment où le balai B se trouvera précisément à la fin du contact 13 en même temps que finira de se manifester le courant correcteur de A : c’est à partir de ce moment que doit intervenir le système correcteur, pour maintenir l’accord et empêcher le balai B de continuer à bénéficier de sa supériorité de vitesse. On mettra donc le contact 13 à la terre et on reliera le 14 à ùn électroaimant, E, agencé de telle sorte que le déplacement de son armature ait pour effet de décaler le balai en arrière : chaque fois que le balai B empiétera sur le contact 14 avant la disparition du courant de correction, le système correcteur fonctionnera et rectifiera l’avance ainsi prise par B.
- Un tel dispositif ne donnerait cependant pas une concordance parfaite entre les deux balais, car la correction ne fonctionnerait qu’après que le balai B aurait débordé, sur le contact 14, d’une
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- Quantité suffisante pour que Pélectro-aimant correcteur, E, ait temps de fonctionner : dans ces conditions, les courants reçus sur les contacts précédents auraient débordé également sur les voisins et les combinaisons enregistrées seraient tronquées. Il
- Fig. 243.
- *aut donc arriver à ce que la correction fonctionne pour un efnpiètement tellement minime, qu’il ne se produise aucun trouble. On atteint ce résultat par l’artifice suivant : on raccourcit le oontact 13 (fig. 243), et on allonge d’autant le 14, par exremple de-la longueur ab, le point b étant ainsi le point de l’espace où finirait la treizième division sans cette modification ; on calcule cette longueur, ab, de telle sorte que, lorsque les balais sont parfaitement d’accord, c’est-à-dire lorsqu’il n’y a pas lieu à correc-
- Fig. 244.
- l-ion, l’électro-correcteur reçoit la fin du courant de correction, cela pendant un temps insuffisant pour le faire fonctionner, mais très près du minimum nécessaire. On voit qu’ainsi, dès que le balai B aura pris une avance très petite, et se trouvera, par exemple, en b' au moment où finira le courant de correction, la longueur ab, reçue en temps normal, augmentée de celle, bb',
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- qui résulte de l’avance prise, formeront une somme suffisante pour que l’éleetro-aimant, E, fonctionne et retarde les balais ; mais, cette fois, le repérage a eu lieu pour un écart extrêmement faible, insuffisant pour apporter une perturbation quelconque dans la réception des signaux à traduire.
- Dans la réalité, le courant de travail de correction est suivi d’un courant de repos, et tous deux vont faire fonctionner le relais du poste B (fig. 244) : on peut alors supprimer complètement le contact 13, qui ne servait précédemment qu’à la décharge de la ligne, et rendre mobile le contact 14 ; on pourra alors le faire empiéter sur la fin delà treizième division, et réaliser ainsi les conditions énoncées plus haut. Le point b est généralement désigné sous le nom de point de repère ; on verra plus loin que sa position, par rapport à la couronne de transmission, constitue la base de l’orientation de la réception aux deux postes.
- Mécanisme correcteur.
- Embrayage de l’arbre des balais.— L’arbre des balais émerge, de part et d’autre des platines, jd’une quantité suffisante pour qu’on puisse placer un plateau de distributeur indifféremment d’un côté ou de l’autre de la cage, ou même un de chaque côté. Une roue intermédiaire, R (fig. 245), qui reçoit le mouvement de l’axe du régulateur, engrène, d’autrepart, avecla roue principale, R', montée folle sur l’arbre des balais, A ; à cette dernière est accolée une autre roue, R", de diamètre plus petit.
- L’arbre des balais, A, porte un disque en laiton, D, dans l’épaisseur duquel pivote un train d’engrenages formé de deux axes ; sur le premier, un petit pignon, p, qui engrène avec les dents de la roue R" et qu’on appelle pignon satellite ; à l’autre extrémité de l’axe, un second pignon, p', engrène avec un troisième, p", monté sur le second axe et solidaire d’une roue à neuf, douze ou quinze dents, en forme d’étoile, E. Si on met en mouvement le moteur, on voit que la roue R" fait tourner le pignon satellite et, avec lui, les deux autres pignons et la roue étoilée, mais que Parbre, A, des balais n’est pas entraîné. Pour obtenir
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- cet entraînement, il suffit d’immobiliser, d’une façon quelconque, les rouages satellites ; une dent du pignon, p, vient alors se caler contre l’une des dents de la roue R",et son axe, ne pouvant plus pivoter, entraîne le disque D, et, avec lui, l’arbre des balais.
- Cette immobilisation est obtenue à l’aide d’un galet,G (fig.246),
- A 'P
- Fig." 245. — Mécanisme correcteur.
- ftïonté sur une chape, à l’extrémité d’un ressort, r, et qui, fixé sRr le pourtour du disque, D, vient se poser entre deux dents de la *‘Que étoilée, E ; l’appui du galet est suffisant pour résister à l’effort, relativement minime, qui produit l’entraînement des Valais, mais on conçoit que, si l’on exerce sur l’étoile une action suffisante, on pourra chasser le galet, grâce à l’élasticité du res-
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- sort, /y faire tourner les rouages satellites et produire ainsi un décalage de l’arbre des balais par rapport à la roue, R"; ce sera le rôle de l’électro-aimant correcteur. La figure 247 montre, sous la forme schématique, l’embrayage de l’arbre des balais avec le moteur.
- L’électro-aimant correcteur, EG (fig. 245), est monté dans une
- Fig. 246. — Mécanisme correcteur.
- glissière, sur la paroi intérieure de la platine d’avant de la cage ; il se compose de deux bobines dont les noyaux sont reunis, à leur partie supérieure, par une culasse ; deux petites armatures, a, solidarisées par un axe de section carrée,sont placées au-dessous des noyaux. Une vis de butée règle la distance au repos entre les armatures et les noyaux. L’axe pivote entre deux vis à portée, montées sur deux équerres, supportées par le cadre en laiton de
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- SYSTÈME BAtlDOT. — MÉCANISME CORRECTEUR. 283
- l’électro-aimant ; il est muni, à sa partie médiane, d un appendice vertical, a' ; devant cet appendice se trouve la tête d une goupille, g, introduite à frottement très doux dans un bras solidaire du cadre et parallèle à l’arbre des balais ; l’extrémité opposée de la goupille se trouve très près du champ de rotation de la roue étoilée, E. Si l’armature de l’électro-aimant correcteur vient à être attirée par les noyaux, son appendice, en se déplaçant d’arrière en avant, pousse devant lui la goupille, g, qui vient se placer sur le passage de l’étoile; bientôt, une dent de celle-ci, rencontrant cet obstacle, est brusquement arrêtée, tandis hue le disque, D, continue à tourner et oblige l’étoile à passer en pivotant sur son axe ; l’étoile enjambe, en quelque sorte, la goupille, le galet se trouve soulevé et, dès qu’il a franchi l’arête de la dent qui passe ainsi sous bu, retombe, sous l’action de s°n ressort, dans le creux vivant de l’étoile, qui vient prendre la place de celui dans lequel il reposait précédemment. Ce mouvement est transmis aux divers rouages et au pignon satellite, p, qui rétrograde sur la roue, R"; l’arbre des balais a donc été décalé, dans la sens du retard, par rapport au moteur ; la valeur de ce décalage dépend tout d’abord du rapport établi par les pignons entre la roue, R", et l’étoile, et aussi dunombrede dents de cette dernière. Las pignons, p, p' et p", ont respectivement douze, vingt-quatre et douze dents, et la roue, R", quatre-vingt-seize : le rapport ressort donc à 1/16; d’autre part, l’étoile à, suivant les modèles de distributeurs, neuf, douze ou quinze dents, 1 angle de décalage de l’arbre des balais s’établit finalement à :
- 2°,1/2 pour l’étoile à neuf dents ; l°,7/8 pour celle à douze dents ; l°,l/2 pour celle à quinze dents.
- Fig. 247. — Embrayage de l’arbre des balais.
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- Si l’on prend la moyenne entre le point de repère du contact mobile (V. p. 280), où a lieu la correction, et celui où sont rejetés les balais, on voit que, dans le cas le moins favorable, celui de l’étoile à neuf dents, le flottement, c’est-à-dire l’écart en avance ou en retard, qui peut exister entre les deux frotteurs correspondants, ne dépasse jamais l°,l/4.
- Aussitôt la correction effectuée, une came, montée sur la face avant du disque, D, rencontre l’extrémité de la goupille, g, et la repousse dans son logement, où elle reste jusqu’à une nouvelle attraction de l’armature de Pélectro-correcteur.
- Ce dernier a une résistance de 40 ohms ; il est shunté de 160 ohms, pour éviter l’étincelle au butoir du relais ; sa résistance résultante est donc de 32 w. Le shunt consiste en un double enroulement de fil de maillechort,,sous soie, placé directement sur l’enroulement excitateur.
- Distributeur double.
- Plateau du distributeur. —Un disque d’ébonite, enfermé dans un cadre circulaire en laiton, supporte six couronnes concentriques en bronze, dont trois, à la partie centrale, sont d’un seul bloc ; les trois couronnes extérieures sont sectionnées en plots, isolés les uns des autres, et à chacun desquels est attaché un fil ; ces différents fils sont réunis en câbles et rattachés à des plots, dont la réunion forme une boite de coupures décrite plus loin.
- Le plateau distributeur est placé, dans la position verticale, contre l’une ou l’autre face de la cage (fig. 248), par simple serrage au moyen de deux petites mâchoires en laiton, pénétrant dans une rainure pratiquée dans le cadre cylindrique qui supporte le plateau ; on peut ainsi le faire tourner à volonté d’un certain angle, dans des conditions qui seront indiquées plus loin, puis on serre les vis des mâchoires et il se trouve immobilisé. Le centrage du plateau par rapport à l’arbre des balais est assuré par une gorge annulaire, creusée dans l’épaisseur de la platine de la cage, et dans laquelle on place le cadre cylindrique.
- Les balais, qui parcourent les couronnes dù distributeur, sont
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- T' SYSTÈME BAUDOT. DISTRIBUTEUR DOUBLE. 285
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- Apportés par trois bras articulés sur une pièce commune, consti-tuant le porte-balais proprement dit ; la liaison entre l’arbre * entraîneur et ce bras est réalisée de la façon suivante (fig. 249) : ù l’extrémité de l’axe est fixé un manchon en bronze, M, percé ' dans le sens de sa longueur d’un trou cylindrique, dans lequel est encastrée une douille en aciertrempé; d an s’cette douille s’engage,
- Fig. 248. — Distributeur double.
- à frottement doux,un goujon, G, également en acier trempé, fixé à la partie centrale du porte-balais. L’un des bras est traversé Par un axe portant, à son extrémité d’arrière, un cliquet, C, et, à l’avant, un bouton moleté, V ; un ressort à' boudin, enroulé autour de l’axe, tend a amener le bec du cliquet, C, dans une gorge circulaire, g, que porte le manchon, M, à son extrémité antérieure , cette gorge est constituée par la réunion de trois bagues en acier , celle du milieu, de diamètre plus petit, porte sur son pourtour une encoche, d. Pour placer le porte-balais, on introduit d’abord le
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- goujon, G, dans la douille du manchon, M, puis on soulève le cliquet, C, à l’aide du bouton moleté, V, pt enfin on le laisse retomber dans la gorge, g : l’entraînement a lieu dès que le bec
- Fig. 249.
- du cliquet est rencontré par l’encoche, d. Ce montage permet le repérage des balais par rapport au système correcteur.
- Chacun des bras est terminé par une mâchoire, M', serrant les
- Fig. 250. — Porte-balais.
- porte-balais proprement dits à l’aide d’un bouton moleté.; chacun de ces derniers (fig. 250), est constitué par un bloc en laiton, portant deux conduits ou gouttières, g ; une barrette transversale, b,
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- Peut venir s’appuyer sur le fond des gouttières, grâce à l’évide-ment pratiqué dans leurs parois et au serrage d’un bouton à vis, V ; dans les gouttières, on introduit les balais, formés d’un faisceau de fils de bronze, soudés ensemble à l’une de leurs extrémités, et qui se trouvent ainsi serrés par la barrette, b : leur stabilité et leur communication électrique étant ainsi assurées, il suffît de faire pivoter le porte-balais dans la mâchoire, M', qui le soutient^ Puis de serrer le bouton moleté, pour que les brins libres des balais viennent s’appuyer, avec la pression qui convient, sur les contacts du distributeur.
- Les trois bras porte-balais ayant des longueurs différentes, les deux plus courts sont lestés de contre-poids formés devis v et v', de grosseurs différentes, qui assurent l’équilibre de l’ensemble, Quelle que soit sa position sur le distributeur.
- Boite de coupures.-—Les câbles venant des différents contacts du distributeur (V. fig. 248), sont amenés à une boite
- de coupures ; celle-ci consiste en un certain nombre de rangées de plots en laiton, implantées dans l’épaisseur de réglettes en bois, Axées elles-mêmes dans un évidement rectangulaire pratiqué dans fa table du distributeur. Chacun de ces plots (fîg. 251), porte, à ses deux extrémités, une vis servant à fixer un fil de communication ; sous la vis inférieure, e, on serre un brin, /, de l’un des °âbles venant du distributeur, les fils, également câblés, allant différents organes de l’installation, manipulateurs, traducteurs, etc., sont rattachés chacun à une petite fourchette, F (fig. 251 bis) : un petit cylindre en laiton percé d’un trou, dans lequel l’extrémité dénudée du conducteur est introduite et
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- O) K
- serrée ensuite sur la partie extérieure au moyen d’une vis, /.
- Fig. 152. — Schéma d’une installation double.
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- SYSTÈME BAUDOT. — INSTALLATION DOUBLE. 289
- Le cylindre est prolongé par deux petites branches, b, qu’on §Lsse sous la vis supérieure, V, du plot, P ; un tube en ébonite, e, recouvre la partie cylindrique, afin d’éviter tout contact anormal eotre une fourchette et ses voisines.
- Communications d’une installation double. — Les six
- couronnes du distributeur se numérotent à partir de l’extérieur ; les trois couronnes centrales, 6, 5 et 4, sont d’un seul bloc et communiquent respectivement, par l’intermédiaire de la boîte de coupures, avec une pile locale, la ligne, et le massif du relais récepteur. La troisième est divisée en treize ou quatorze contacts, suivant les types de distributeurs ; on y prend ceux qui con-viennent pour envoyer, au moment voulu, un courant dans les frappeurs de cadence, et aussi pour assurer un synchronisme relatif eotre les balais et chacun des traducteurs. On la désigne sous le Oom de couronne des fonctions locales ou encore de couronne des freins et cadences. La deuxième couronne comprend également treize ou quatorze contacts ; les dix premiers sont reliés chacun à l’une des touches d’un manipulateur (V. fig. 227, p. 257) ; deux autres contacts servent à l’envoi ou à la réception des courants correcteurs (V. fig. 244, p. 278) ; le ou les contacts restants s°ot réservés pour constituer une marge de propagation, comme il Sera indiqué plus loin (V. diagramme, fig. 255, p. 293).
- La première couronne comprend douze contacts, répartis en trois groupes, l’un de cinq, le second de six, le douzième contact Indépendant des deux premiers groupes. Chacun de ceux-ci peut être déplacé à l’aide d’une petite manette métallique fixée à la réglette d’ébonite qui supporte les groupes de contacts (V. %• 248, p. 285). Les dix premiers contacts communiquent chacun avec l’un des électro-aimants d’un traducteur (V. fig. 227, p. 257),' le onzième contact, inutilisé dans les installations doubles ordi-' naires, n’a son emploi que dans les installations pour postes échelonnés, qui seront examinées plus loin. Le contact indépendant est relié à l’électro-aimant correcteur (V. fig. 244, p. 279), °a lui a réservé le nom de contact mobile, bien qu’en réalité toute la couronne soit déplaçable.
- Les balais sont conjugués électriquement de la façon suivante :
- Montoriol. — Télégraphie. • Î9
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- le sixième avec le troisième, le cinquième avec le quatrième, le quatrième avec le premier. La figure 252, dans laquelle, pour plus de clarté, les couronnes ont été groupées par paires et développées comme si elles étaient placées sur le pourtour d’un cylindre, montre l’ensemble d’une installation double à 13 contacts.
- Le poste corrigé, recevant par le secteur 1 et transmettant pqr le secteur 2, place, en conséquence, les manettes de ses deux manipulateurs. Au moment où le balai de la troisième couronne passe sur le contact 5, et envoie le courant de la pile locale dans le frappeur de cadence, F, l’agent manipulant exécute une combinaison, et ses touches, suivant qu’elles sont abaissées ou laissées au repos, mettent les contacts 6, 7, 8, 9 et 10 en communication avec l’une ou l’autre des piles de ligne ; le balai de la deuxième couronne, passant successivement sur chacun de ces contacts, envoie les courants sur la ligne, q>ar l’intermédiaire de la cinquième couronne ; ces courants sont dérivés à la sortie de l’installation à travers un rhéostat, Rft, et actionnent le relais ; lorsque celui-ci est mis sur travail, son massif envoie, à la quatrième couronne, un courant de la pile rattachée à son butoir de travail ; ce courant passe de la quatrième dans la première couronne et va actionner les électro-aiguilleurs d’un traducteur [placé à côté de l’opérateur, donnant ainsi le contrôle de la transmission.
- Une combinaison, transmise par le poste correéteur par les contacts 1, 2, 3, 4 et 5, parvient au poste corrigé sur les contacts de mêmes numéros de la deuxième couronne, par l’intermédiaire de la cinquième et des balais conjugués ; les courants se rendent dans les touches du manipulateur n° 1 ; ils passent dans la butée d’arrière et, par l’axe de la manette et le plot de gauche (la manette étant mise dans la position de réception), traversent le relais, R, et se rendent à la terre. Le relais actionne les électro-aiguilleurs par l’intermédiaire des balais desquatrième et première couronnes.
- Les courants correcteurs sont reçus sur les contacts 12 et 13 et vont directement au relais par la liaison établie dans la boîte de coupures.
- Bhéostat de contrôle. — Le rhéostat, R/i, au travers duquel
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- SYSTÈME BAUDOT. — INSTALLATION DOUBLE. 291
- est prise la dérivation de contrôle, se compose d un disque (fïg. 253) Portant une tige filetée ; un écrou, E, vissé sur la tige, serre le fil, ER, allant à l’entrée des bobines du relais. On empile ensuite sur la. tige, une rondelle en ébonite, i, une lamelle en cuivre, r, et enfin les bobines de résistance, b. La lamelle est isolée de la tige par de l’ébonite et communique avec le fil de dérivation, L, serré par une vis, V, sur un plot, p, encastré dans la table.
- Les carcasses des bobines sont constituées par Un manchon d’ébohite,
- Percé d’un trou ; sur ce uianchon sont fixées deux joues en laiton, entre lesquelles est enroulé un fil de mailleehort très fin, lsolé à la soie ; l’enroulement est fait en double, ufin de rendre nulle la self-induction ; les extrémités du fil sont soudées aux joues, de sorte qu’en superposant Plusieurs bobines semblables, la sortie de l’une communique avec l’entrée de la suivante.
- Lorsqu’on a placé sur la tige le nombre de bobines nécessaire Pour obtenir la résistance qu’on désire, on enfile une rondelle intermédiaire, R, puis on visse un écrou, B, qui bloque le tout. Afin d’éviter que le serrage puisse communiquer aux bobines uu mouvement de rotation, susceptible de rompre les fils soudés aux joues, la tige filetée est entaillée d’une fente longitudinale, dans laquelle s’engage un ergot porté par la rondelle, R . tout roulement est ainsi rendu impossible et le serrage de l’écrou détermine seuleiriént une pression verticale.
- bornes d’entrée de poste. — Les communications extérieures sont amenées à l’installation par l’intermédiaire de six bornes à interrupteur, placées à l’arrière de la table du distributeur : un disqiie ep laiton (fig. 254), encastré dans le bois, sert d’embase
- Fig. 253.
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- à la tige filetée. Le fil, /, allant à la boîte de coupure, est serré entre cette embase et un écrou, e. On enfile ensuite sur la tige une
- équerre, E, sur la branche verticale de laquelle est serré, à l’aide d’une vis, V, le fil, Z, venant de l’extérieur, ligne, pile ou terre ; la partie centrale et la face inférieure de l’équerre, E, sont isolées de la tige filetée par une plaque d’ébonite, i; enfin, un bouton moleté, B, est vissé sur la tige : dès que le bouton vient serrer sur la face supérieure de l’équerre, le communication est établie entre les deux fils, / et Z ; pour isoler l’un de l’autre, il suffit de desserrer le bouton, B.
- Utilité des contacts supplémentaires. — Si l’on veut alterner les transmissions, sur une ligne de quelque longueur,on doit tenir compte de ce fait que la propagation n’est pas instantanée, et ajoutfer encore à sa durée la constante de temps du relais placé à l’extrémité de la ligne.
- Soient deux distributeurs doubles, A et B (fig. 255) : le poste correcteur, A, transmet par le premier secteur. Entre le moment où son balai commence à émettre un courant, en arrivant sur le contact 1, et celui où ce courant a atteint, en B, l’intensité suffisante pour déplacer l’armature du relais, il s’écoule un temps, qui peut être égal à celui que le balai met à parcourir la moitié du contact 1 ; si le synchronisme est réalisé dans les conditions indiquées plus haut (V. p. 279), le balai de B se trouve en tête du contact n° 1 au moment où a lieu le mouvement de l’armature, et ledistribueur B se trouve décalé d’un angle de un demi-contact, dans le sens du mouvement des balais ; les courants émis en A, par les contacts suivants, 2, 3, 4 et 5, tombent sur les contacts de mêmes numéros.
- Le poste corrigé, B, ayant fini de recevoir lorsque son balai se trouve à la fin du contact 5, commence aussitôt à transmettre
- Fig. 25-
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- P^* les contacts 6, 7, 8, 9 et 10 ; ses courants, pour parvenir en A et faire fonctionner le relais, subissent un retard égal à celui qui a âté constaté dans le sens A-B, c’est-à-dire qu’entre la fin de la
- Fig. 255.
- transmission de A et le commencement de sa réception, son balai a le temps de parcourir un contact entier, et les courants émis en B Par les contacts 6, 7, 8, 9 et 10 sont reçus en A sur les 7, 8, 9, 10 et 11.
- Sur une ligne plus courte ou de nature différente, le temps de
- B* R 1 X b 4 5 <> 7 Z 13
- 12 13 1 1 3 4 5 \ 6 f 6 C, 10 | 11
- A ! • f f l
- . j 12 13 -i Z 3 4 .5 l ? ô 9 10 h \
- H- 1 Z T T G mèm màm mk* màm G 7 6 f) 10
- Fig. 256.
- Propagation pourrait évidemment être inférieur au maximum SliPposé ci-dessus. S’il représentait seulement un quart de con-les deux distributeurs auraient les positions relatives indicées par la figure 256,
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- L’examen du diagramme de la figure 255 montre que le poste correcteur, envoyant les courants de synchronisme par les contacts 12 et 13, doit nécessairement transmettre par le premier secteur et recevoir par le deuxième, car la marge d’un seul contact ne permettrait pas de supporter deux fois le temps de propagation aller et retour dans une même révolution des balais. Si, pour une raison quelconque, on devait intervertir l’affectation des secteurs, il serait obligatoire que les courants de correction fussent envoyés par les contacts 11 et 12, et le diagramme deviendrait celui de la
- Fig. 257.
- figure 257, afin que la transmission et les courants correcteurs de A se suivent sans intervalle. Dans le premier cas (fig. 255), on dit que la correction est envoyée « en tête », c’est-à-dire avant les courants de transmission, et dans le second (fig. 257), elle est envoyée « en queue ».
- Orientation. — On désigne sous ce nom le réglage qui consiste à placer le contact mobile du poste corrigé et les Électeurs de la première couronne des deux postes, dans des conditions telles que chacun d’eux enregistre correctement les signaux qui lui sont destinés. Ces conditions sont réalisées dans les divers diagrammes donnés ci-dessus ; il suffira donc d’examiner ceux-ci pour en déduire les bases sur lesquelles doit être effectuée, dans chacun des postes, l’opération de l’orientation.
- La comparaison des figures 255 et 256 fait ressortir :
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- 1° Que la différence dans le temps de propagation, passé de 1/2 contact à 1/4, n’a modifié en rien la position relative des contacts du poste corrigé ;
- 2° Que, par contre, au poste correcteur, elle a entraîné un décalage du lecteur 2 delà première couronne, par rapport à la couronne de transmission.
- L’orientation des deux postes doit donc être envisagée séparément.
- Orientation du poste corrigé. — On peut formuler, dès ttiaintenant, ce principe que l’orientation du poste corrigé est invariable, et absolument indépendante de la ligne sur laquelle 011 le place ; elle doit être faite en local, c’est-à-dire avant l’entrée en contact avec le poste correspondant. En effet, si l’on se reporte à la figure 242 (p. 278), qui montre schématiquement comment s’établit le synchronisme entre deux postes, on voit que le unoment °à la correction commence à fonctionner dépend aussi bien du l'Cmps pris par la propagation que de la position occupée de prime abord par le balai ; ce moment aurait été hâté si la propagation s’était faite plus rapidement, il aurait été retardé, au contraire, dans le cas d’une propagation plus lente. Mais, une fois ce moment éteint, le temps qui a pu s’écouler entre le départ du courant de repos de correction et sa manifestation au poste corrigé, est compté une fois pour toutes et, comme, sauf perturbations sur la ligne, il est évidemment le même pour les courants de signaux fiai le suivent, on peut admettre que ceux-ci s’échelonnent à des intervalles rigoureusement égaux à ceux qui les ont séparés au départ.
- L’orientation du poste corrigé s’effectue de la façon suivante : °n détermine, tout d’abord, la position du point de repère sur le c°ntact mobile ; pour cela, on fait tourner les balais à leur vitesse Normale, puis on couvre le contact mobile avec un papier assez 1>lgide ; enfin, après avoir placé l’index du relais dans la position de travail, on découvre lentement et progressivement le contact mobile, en partant de l’avant et en ayant soin de tenir le bord du Papier toujours sur un rayon du distributeur ; l’indicateur de l’électro-correcteur accuse des attractions progressivement plus accentuées de l’armature ; lorsqu’on a découvert une longueur
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- suffisante pour que l’attraction soit franche et fasse fonctionner le système correcteur, on marque, sur le contact mobile, le rayon sur lequel se trouve le bord du papier et on le considère, dans la pratique, comme le point de repère. Le point théorique serait situé à l°,l/4 en arrière, si l’étoile de correction a neuf dents, puisqu’elle retarde les balais de 2°,1/2 (V. p. 283).
- Le placement du secteur de réception, par rapport au point de repère, se fait sur les bases suivantes ; si l’on considère, par exemple, le premier courant de transmission, le balai du poste correcteur parcourt un angle d’un contact et demi entre la fin du 12 et le milieu du 1 : on place donc le secteur mobile de manière à laisser exactement un angle d’un contact et demi entre le point de repère et le milieu du contact 1 ; et, comme les cinq contacts du secteur sont montés sur une même glissière, l’orientation faite pour le premier est valable pour les autres. On calcule sur le milieu parce que les contacts de la première couronne sont écourtés, pour des raisons qui seront examinées plus loin.
- Cette condition réalisée, la réception correcte du poste corrigé est assurée, mais il importe également que le contact mobile occupe, par rapport à la couronne de transmission, la position la plus favorable à la bonne orientation du poste correcteur. Les diagrammes ci-dessus montrent que, la correction étant établie au point de repère, R, la réception du poste corrigé se termine exactement lorsque ses balais ont franchi un angle de 6/13 : il importe donc qu’à ce moment, le balai de la deuxième couronne se trouve au commencement de la transmission, c’est-à-dire en tête du contact 6, afin de laisser au poste correcteur la totalité de la marge d’un contact, réservée pour la propagation, et dont le corrigé n’a pas l’emploi, puisque sa position, à lui, est invariable. On atteint ce but en plaçant le contact mobile de telle sorte que le balai de la première couronne se trouve exactement au point de repère lorsque celui de la deuxième est à la fin du 12 et au commencement du 13, c’est-à-dire sur la fente qui sépare ces deux contacts. C’est la position qu’on a donnée au poste corrigé sur les diagrammes (fig. 255 et 256), où la correction est envoyée « en tête » ; lorsque cet envoi a lieu « en queue » (V. fig. 257), on place le contact mobile dqns des conditions identiques, afin
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- que la transmission ait lieu sans intervalle, dès que le balai de la deuxième couronne arrive en tête du contact 1 ; seulement on décale de 1/13 le secteur mobile n° 2, qui sert à la réception, ufin de laisser, entre le milieu du dixième petit contact et le Point de repère, R, la distance angulaire d’un contact et demi, qui existe, au poste correcteur, entre le milieu du 10 et la fin du 11.
- Dans la pratique, on opère ces réglages dans l’ordre inverse de melui où ils sont exposés ici : on commence par établir la position du point de repère par rapport à la deuxième couronne, puis on définit la distance angulaire qui doit le séparer du secteur de réception.
- Le secteur affecté au contrôle de la transmission est toujours placé « au pair », c’est-à-dire de manière que les balais de la première et de la deuxième couronne se trouvent toujours, en même temps, au milieu de contacts du même numéro.
- Causes susceptibles de faire varier la position du point de repère. — La position du point de repère sur le contact mobile, c’est-à-dire l’empiètement nécessaire au fonctionnement de la correction, dépend de la sensibilité de celui-ci et de l’inten-sité du courant qui lui est envoyé par le relais ; il est facile de maintenir constants ces deux facteurs et de conserver, par suite, mi point de repère, une position invariable sur le contact mobile. Si, par exemple, la pile du relais venait à s’affaiblir, ou encore si la goupille de correction arrivait à se fausser et devenait moins libre, l’armature devrait être sollicitée plus longtemps avant de se déplacer, et le point de repère serait déplacé dans le sens du mouvement : il en résulterait, tout d’abord, que la distance mi gui aire, définie plus haut, serait diminuée (dans le cas de la correction « en tête ») et que les émissions destinées, par exemple, mi premier contact, pourraient aller, en partie, actionner le deuxième électro-aiguilleur ; on dit alors qu’on reçoit « sur la vivante»; en outre, lé poste correcteur serait également désorienté et recevrait « sur la précédente », comme on le verra plus loin.
- Orientation du poste correcteur. — Il a été signalé plus haut (V, p. 293) que la position du secteur de réception, au poste correcteur, dépend du temps pris par la propagation dans
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- chaque sens ; c’est ainsi que, lorsque celui-ci est égal à «un demi-contact », pour employer l’abréviation courante, le contact 6 de réception a son milieu en face de celui du septième de la deuxième couronne (V. fig. 255) ; avec une propagation d’un quart de contact, ce même point se trouve vis-à-vis de la séparation des sixième et septième de la deuxième couronne ; le poste correcteur supporte donc toutes les variations qui peuvent se produire, dans la vitesse de la propagation, et doit modifier la position de son secteur toutes les fois qu’un changement notable s’est manifesté; fort heureusement, cette nécessité ne s’impose qu’à des intervalles très espacés et il n’est pas rare qu’une orientation faite le matin, à l’ouverture du service, n’ait que peu varié à la fin de la journée.
- L’opération pratique de l’orientation du poste correcteur est extrêmement simple ; sur sa demande, le poste corrigé lui envoie, à chaque tour de ses balais, un courant de travail par le contact 8, en abaissant en permanence la touche 3 de son deuxième manipulateur; cette émission, au poste correcteur, doit actionner le troisième électro-aiguilleur du deuxième traducteur; l’opérateur de ce poste la recherche, au besoin, en déplaçant au hasard son secteur mobile dans les deux sens ; lorsqu’il l’a trouvée, il pousse lentement le secteur, par exemple, dans le sens du mouvement des balais, jusqu’à ce que l’émission soit enregistrée irrégulièrement par le troisième électro-aiguilleur ou même actionne en même temps le deuxième (il reçoit alors la lettre I, au lieu de Y, sur sa bande) ; il note la position de son secteur au point où cette irrégularité s’est produite, puis il déplace le secteur dans le sens opposé, jusqu’à ce qu’il constate de nouveau l’irrégularité ou l’entraînement du quatrième électro-aiguilleur (la bande enregistre alors la lettre B) et note le nouveau point atteint ; la meilleure position à donner à son secteur est évidemment à égale distance de ces deux points, où se manifestent les irrégularités.
- On voit donc, maintenant, que le poste corrigé échappe à toutes les perturbations pouvant résulter d’un changement dans le temps de propagation, et que celles-ci affectent exclusivement le poste correcteur. Voici comment s’explique ce fait : soient deux postes, A et B,'orientés comme ceux de la figure 255,* sur une
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- Propagation d’un demi contact ; supposons que le temps de propagation puisse diminuer brusquement de moitié, c’est-à-dire passer d’un demi à un quart de contact seulement (c’est une variation considérable, qu’on ne rencontre pas dans la pratique) : au premier moment, le balai, B, ne se trouve encore que sur le dernier quart du contact 12, lors du rappel du relais, sous l’action du courant de repos de correction ; le balai n’ayant pas atteint la point de repère, la correction ne fonctionne pas; au tour suivant, les balais de B ont pris de l’avance sur ceux de A, et se trouvent au peu plus près du point de repère, au moment du rappel du relais, mais ne l’atteignent pas encore ; ils conservent donc l’avance qu’ils viennent de prendre ; en un mot, la correction ne recommence à fonctionner normalement que lorsque les balais de B ont gagné, sur ceux de A, un angle égal à un quart de contact ; ils rencontrent donc les différents contacts plus tôt qu’ils ne l’auraient fait, si la propagation était restée égale à un demi-contact. Cette avance des balais équivaut, sur le diagramme, à un déplacement de tout le distributeur en sens inverse du mouvement, et las deux postes se trouvent dans la situation de ceux que montre la figure 256 ; le poste corrigé, B, continue à recevoir correctement, comme si rien ne s’était passé ; au poste correcteur, au contraire, l’écart entre la fin de la transmission et le commencement de la réception, qui était précédemment d’un contact entier, n’est Plus que d’un demi-contact ; les émissions de A lui parviennent donc trop tôt et il les reçoit « sur la précédente », tant qu’il laisse son secteur mobile dans la position de la figure 255 : il est ainsi amené à déplacer ce secteur à l’encontre du mouvement des balais pour lui donner la place qu’il occupe sur la figure 256.
- Il est à remarquer qu’un écart aussi subit et aussi considérable que celui qui vient d’être supposé, pourrait, aux premières révolutions, altérer la réception de B, mais, comme il a été dit plus haut, ceux qui se produisent dans Ja pratique n’atteignent jamais mie telle importance ; ils ont bien sur le fonctionnement de la correction la répercussion qui vient d’être indiquée, mais leur effet passe complètement inaperçu, grâce à l’écourtement des contacts de la première couronne, dont il va être question plus loin.
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- Un mauvais placement du contact mobile au poste corrigé ou, ce qui revient au même, un déplacement du point de repère sur le contact mobile, a également pour effet d’altérer la réception du poste correcteur ; si le déplacement a lieu dans le sens du mouvement (fig. 258), le point de repère se trouve dérobé à l’atteinte du balai, la correction reste pendant plusieurs tours sans fonctionner, jusqu’à ce que les balais du poste corrigé aient gagné, sur ceux de A, un angle égal à celui dont on a déplacé intempestivement le contact mobile ; ils transmettent donc plus tôt, et le poste
- 3 - 4
- Fig. 258.
- correcteur reçoit «sur la précédente», tandis que le poste B reçoit « sur la suivante » ; en outre, comme la réception s’étend nécessairement à 6/13 après le point de repère, la fin est reçue sur la première moitié du contact 6 relié au manipulateur 2, sur transmission ; il en résulte un chevauchement de la dernière émission de A et de la première de B, de telle sorte que les deux postes, même en déplaçant leurs secteurs mobiles, n’arriveraient pas à recevoir correctement ces deux émissions.
- On démontrerait de même que, si le déplacement du contact mobile a lieu à l’encontre du mouvement, le balai B, au premier tour dépasse certainement le point de repère, même s’il n’y a pas lieu à correction ; celle-ci fonctionne donc pendant un certain nombre de tours consécutifs, jusqu’à ce que les balais B aient été retardés de l’angle dont le contact mobile a été déplacé ; le poste
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- corrigé transmet alors plus tard, le correcteur reçoit « sur la suivante », tandis que le corrigé reçoit « sur la précédente ».
- Rectification des signaux à l’arrivée. — L’orientation des contacts de réception étant faite dans les conditions qui viennent d’être indiquées, si les signaux ne subissaient, en cours de route, aucune déformation, les changements de position de l’index du relais, sous l’action des inversions du sens du courant, enraient lieu exactement au moment du passage des balais sur la fente qui sépare deux contacts consécutifs. Mais il n’en est jamais einsi, pour les raisons suivantes :
- 1° Comme on vient de le voir, le temps de propagation est susceptible de varier dans le courant d’une période de travail ;
- 2° Le courant de repos, qui garnit tous les intervalles entre les émissions de travail, soustrait bien l’armature à l’action des courants parasites, qui parcourent constamment les lignes, comme il n été dit précédemment (V. p. 136), mais il ne peut évidemment las empêcher de se produire ; il en résulte que l’accroissement de l’intensité, à l’arrivée d’une émission donnée, peut être accéléré ou ralenti, suivant qu’un courant parasite, qui se produit à cet instant, est de même sens ou de sens contraire ; le fonctionnement du relais se trouve donc, suivant le cas, hât# ou retardé ;
- 3° Une émission, de la durée d’un seul contact, ne fait généralement pas atteindre, à l’intensité sur la ligne, son régime permanent, de telle sorte que, si deux ou plusieurs contacts consécutifs envoient des courants de même sens, la charge de la ligne se trouve plus élevée ; la première émission de pôle contraire, qui vient ensuite, met donc plus ou moins de temps, suivant le cas, pour décharger le conducteur, le charger en sens contraire et faire fonctionner le relais.
- 4°Ces diversescauses de perturbation, dans le moment du déplacement de l’armature du relais, agissent également sur le fonctionnement de la correction : si le relais revient trop tôt sur repos, l’électro-correcteur peut n’être pas actionné, alors que les balais °nt pris de l’avance 'et devraient être retardés ; et inversement.
- Tous ces facteurs d’altération forment une somme algébrique et, s’ils peuvent se compenser dans une certaine mesure, ils sont
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- égalementjsusceptibles de s’ajouter. Il s’ensuit que la position de l’index du relais esUabsolument incertaine, pendant le temps qui précède et celui qui suit le passage des balais sur la séparation des contacts ; si l’on n’y portait pas remède, une émission destinée, par exemple, au troisième, pourrait être renvoyée par le relais, soit sur la fin du deuxième, soit sur le commencement du quatrième ; et si le débordement était suffisant pour que les électroaiguilleurs, rattachés à ces contacts, fussent actionnés, le traducteur imprimerait une autre lettre que celle qui a été transmise.
- Le remède le plus simple, à cette incertitude, est d’empêcher
- / / / / / / / /
- Fig. 259. — Rectification des signaux.
- le balai de la première couronne d’atteindre un contact avant le moment où, quelle que soit la perturbation qui a pu se produire, l’index du relais occupe sûrement la position qui correspond au courant venant de la ligne. Pour atteindre ce but, on a supprimé le premier et le dernier quart de chacun des contacts des secteurs mobiles (lîg. 259) ; on ne conserve ainsi que la partie médiane. Un autre mode de rectification des signaux sera examiné plus" loin, en même temps que les installations quadruples à deux plateaux et les translations tournantes.
- TRADUCTEUR BAUDOT
- Aperçu général. — Le traducteur Baudot, dont la figure 260 donne une vue d’ensemble, se compose d’une cage quadrangu-laire, posée sur un socle (moteur à poidsou électrique) et renfermant
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- SYSTÈME BAUDOT. — TRADUCTEUR.
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- tous les organes propres à la traduction, en lettres typographiques, des signaux reçus de laligne. Ces organes sont, tout d’abord, cinq électro-aimants, agissant sur un nombre égal de leviers emma-gasineurs, qu’on dénomme, à cause de leur fonction spéciale, leviers aiguilleurs; ils ont, en effet, pour objet, d’ «aiguiller»
- Fig.^260. — Traducteur Baudot.
- d’autres leviers, appelés chercheurs, qui explorent une paire de disques, formant le combinateur, et qui, lorsqu’ils ont trouvé la combinaison semblable à celle qui vient d’être reçue, donnent lieu d un déclanchement, d’où résulte l’impression d’une lettre ou d’un signe.
- Principe du combinateur. — L’organe essentiel et original
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- • du traducteur Baudot est le combinateur, dont le principe a été repris par tous les inventeurs — sans aucune exception — qui ont successivement réalisé des systèmes dérivés du Baudot.
- Le premier combinateur imaginé par Baudot, en 1877, était exclusivement électrique et, s’il est mentionné ici, c’est qu’après avoir été abandonné et remplacé par le combinateur mécanique, il a été adapté, en 1912, par Siemens, à son système automatique (V. p. 253). Ce combin'ateur consiste essentiellement en un cylindre en ébonite portant, sur les trois quarts de son pourtour;
- /
- ; j :—^
- El I lOlUlYlBlClOlf lOlHlJ |t>l.|
- Boue des types
- Electro'
- 'imprimeur
- Fig. 261. — Combinateur électrique.
- cinq rangées de plots métalliques, parcourues chacune par un balai; la figure 261 donne le développement de ce cylindre: 31 génératrices portent chaçune une combinaison du code Baudot, les touches abaissées étant représentées par les cases noires et celles au repos par les cases blanches. Dans chaque couronne, les plots, qui correspondent aux cases noires, sont réunis entre eux et au butoir de travail de l’un des cinq relais récepteurs ; de même, tous ceux que représentent les cases blanches sont reliés respectivement aux butoirs de repos de ces mêmes relais.
- Sur l’axe des balais est montée une roue des types, orientée, en outre, de manière que, lorsque les balais passent sur une combinaison donnée, la lettre correspondante se présente à la bande.
- Si l’on fait tourner les balais alors que les relais sont tous au
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- SYSTÈME BAUDOT. — TRADUCTEUR. 305
- repos, le circuit local ne sera fermé en aucun point du cylindre, puisque celui-ci ne présente nulle part cinq cases blanches sur une même génératrice ; mais si on a reçu la combinaison « T », prise plus haut comme exemple, le circuit local se trouve fermé lorsque les balais passent sur la vingt-cinquième génératrice, le Mouvement de l’armature de Pélectro-aimant imprimeur est utilisé pour projeter la bande contre la roue des types ; et, comme c’est précisément la lettre T qui est gravée en cet endroit, on a la traduction du signal reçu. D’une façon plus générale, une combi-uaison quelconque étant enregistrée par les relaiè, les balais du combinateur explorent successivement toutes les combinaisons, ©t la fermeture est toujours obtenue au moment où ils passent sur cette même combinaison, et à ce moment-là seulement, pour toute lu durée d’une révolution.
- Le combinateur construit par Siemens diffère de celui-ci par le groupement des combinaisons, ce qui ne change rien au principe; en outre, la pile du circuit local est remplacée par un condensateur do dix microfarads, chargé, à la fin de chaque révolution des balais, Pur une source positive de 110 volts, et qui, au’moment de la fermeture du circuit local, se décharge et actionne l’électro-aimant lmprimeur.
- Le combinateur électrique a été abandonné, notamment, à cause de la multiplicité des contacts, qui est toujours une source de dérangements. Le combinateur mécanique actuel est basé sur le même principe : si l’on représente les trente et une combinaisons, uon plus par des contacts différemment connectés, mais par des creux et des reliefs, les premiers (cases noires, fîg. 262), correspondant aux touches abaissées et les creux (cases blanches) aux louches abaissées au repos ; si, d’autre part, on promène sur ce oylindre un peigne à cinq dents, sollicité par un ressort à s’enfoncer dans les creux, on voit que ce mouvement de bascule ne se produira nulle part, puisqu’en aucun point le combinateur ne présente cinq creux sur la même génératrice, et qu’il suffit d’un seul relief Pour soutenir le peigne. Par exemple, si, comme précédemment, °n a reçu la combinaison « T », c’est au moment où le combinateur présente au peigne cette même combinaison qu’on doit obtenir l’enfoncement, puisque c’est aussi le moment où laroue des types,
- Montoriol. — Télégraphie. 20
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- montée sur l’axe du combinateur, présente à la bande la lettre T» or, le peigne est alors soutenu par les reliefs 1,3 et 5, qui portent les numéros des touches abaissées au départ. Pour obtenir la chute désirée, il est donc nécessaire de substituer momentanément, a ces trois reliefs, trois creux. On obtient un résultat analogue par
- Fig. 262.
- Fig. 263.
- l’artifice suivant : chacune des cinq colonnes, ou «voies » du tableau ci-dessus, est doublée d’une colonne inverse (fig. 263), c’est-à-dir0 présentant des creux là où la première à des reliefs, et réciprO' quement ; la première prend le nom de voie de repos, R, tand^ que sa complémentaire devient la voie de travail, T ; enfin, leS cinq électro-aimants récepteurs sont agencés de telle sorte que ceux dont l’armature est actionnée commandent une sorte d’aigu^'
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- foge, qui oblige les dents correspondantes du peigne, appelées leviers chercheurs, à passer de la voie de repos dans celle de travail, sans cesser pour cela d’être solidaires des autres, restés dans la v°ie de repos. On voit ainsi que, dans le cas supposé jplus haut, les premier, troisième et cinquième chercheurs, ainsi aiguillés, se trouveront sur des creux au moment du passage de la combinaison «T», de même que les deuxième et quatrième, restés dans la voie de repos ; ils ne s’opposeront plus à la chute, et ce Mouvement mécanique pourra être utilisé pour projeter la bande contre la lettre T, que présente à ce moment la roue des types.
- Le combinateur actuel ne comprend plus que deux voies : on effet, l’ordre dans lequel se présentent les combinaisons peut être varié à l’infini et il suffit que les caractères correspondants soient gravés dans le même ordre sur la roue des types. Or, si l’on examine le groupement de la figure 264, qui pourrait, comme le précédent, représenter les cinq voies de repos du combinateur, °n constate que ces cinq voies sont identiques, mais échelonnées à une division d’intervalle ; en d’autres termes, chaque combinaison peut être lue, soit horizontalement comme dans les tableaux précédents, soit verticalement, dans la colonne de gauche, en remontant à partir de la première division : les chercheurs rencontreront donc la même succession de creux et de reliefs, soit qu’on les place de front comme dans le précédent combinateur, soit qu’on les dispose l’un derrière l’autre, sur une seule voie. Dans ces conditions, la première colonne de ce tableau peut devenir l’unique voie de repos, à la Condition de lui ajouter, au commencement* quatre divisions supplémentaires ; une voie de travail inverse complète ce combinateur ainsi réduit à deux disques.
- Combinateur. — Le combinateur se compose de deux disques acier trempé, D et D' (V. fig. 269, p. 311), entaillés d’encoches disposées conformément à la partie de droite delà figure 264, Icdisque extérieur, D', représentant la voie de travail et l’autre, D, lu voie de repos. La circonférence totale est divisée en quarante Parties égales, dont trente-cinq pour les entailles et les reliefs ; un intervalle de 5/40 est réservé pour le passage des chercheurs d’une voie dans l’autre. Les deux disques sont
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- fixés contre une roue dentée, R, montée sur un axe, X, qui traverse de part en part les deux platines de la cage, P et P', et, se prolongeant à l’avant, supporte la roue d’ impression, RI, et la roue des types, RT. De chaque côté du disque D, est placé un disqu0 mince également en acier, d’un diamètre un peu supérieur ; l’u*1 constitue une cloison séparant les deux voies du combinateur, l’autre sépare le disque, D, de la roue, R.
- Sur la face arrière de cette dernière est montée la couronne Ht butée, b, portant, dans une partie évidée, la came-navette, NN j dont le rôle sera indiqué plus loin.
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- Chercheurs. — Cinq leviers chercheurs, c, reposent sur leS disques du combinateur. Chacun d’eux se compose de deu* branches, formant entre elles un angle d’environ 125° (fig. 265
- Fig.^265. — Chercheurs vus de face.
- et 266) £mTaxe, x, situé au point de rencontre des deux branche^ est engagé dans deux petites platines d’acier, p', permet au levi®r de pivoter ou encore de se déplacer d’arrière en avant, et récipr0' quement;le premier de ces mouvements est limité par un pet# manchon, m, enfilé sur l’axe, de manière que la course soit just0 ce qui est nécessaire pour que l’extrémité de la branche inférieur®» ou pied du chercheur, puisse passer de la voie de repos du coud31' nateur dans celle de travail.
- La branche supérieure est évasée et forme la tête du chercheur » les têtes sont suffisamment larges pour rester solidaires, mêtf10 si les pieds ne reposent pas sur le même disque du combinateur I c’est ainsi que la figure 266 montre les chercheurs, 1,3 et 5, pouss®0
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- en avant, dans la voie de travail du combinateur, tandis que les ^eux autres sont restés en arrière, dans la voie de repos.
- Les pieds des chercheurs sont sollicités à s’enfoncer dans les °reux du combinateur par un levier, L, dit levier propulseur, ®ür l’axe duquel agit un ressort-lame, r', convenablement tendu a l’aide d’une vis implantée dans la platine antérieure (V. v', 269, p. 311). Le levier propulseur s’appuie donc sur la tête
- Fig. 266. — Chercheurs vus de dessus.
- premier chercheur, qui transmet la pression au second, et ainsi suite, mais il suffit toujours que l’un seul des cinq chercheurs s Appuie sur un relief du combinateur pour que le levier propulseur reste immobilisé ; par contre, dès que les cinq pieds se trouvent, au même moment, chacun au-dessus d’un creux, ils s’y enfoncent, 1® levier propulseur bascule également et transmet son mouvement ai1 système imprimeur, dans des conditions qui seront indiquées Plus loin.
- Electro-aimants aiguilleurs. — Les cinq électro-aimants recepteurs, qui seront appelés dorénavant aiguilleurs, sont juxtaposés à la partie supérieure de la cage, perpendiculairement à la Platine postérieure sur laquelle ils sont fixés ; chacun d’eux (Hg. 267) consiste en un électro-aimant boiteux, E, dont le fil est eUroulé sur un noyau plat ; aux deux extrémités du noyau sont fixées deux joues en fer doux, J et J', sur celle d’arrière est articulée l’armature, A, dont l’extrémité est taillée en biseau et se trouve à une petite distance de la joue J, également en biseau, Ce fiui augmente sensiblement la surface d’attraction. L’armature
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- Fig. 267. — Électro-aiguilleur.
- est maintenue soulevée par un petit ressort en laiton, R, en forme de fourche, dont les deux branches s’appuient sur le rebord de la joue J, et empêchent en même temps le contact direct de l’armature et de la joue.
- La résistance de la bobine est de 50 ohms ; elle est shuntée de 200 ohms. Le shunt est enroulé, comme celui de l’électro-cor-recteur (V. p. 284), directement sur la bobine.
- Sur la face supérieure de l’armature est fixée, à l’aide-d’une vis, p, une lame élastique en laiton, ou appendice, a, armée de manière que son extrémité antérieure tend à s’éloigner de l’armature ; [l’écartement est réglé à l’aide d’une vis, V, dont la tête est munie d’une collerette entaillée, suivant des rayons, d’une série de rainures ou crans, d’où le nom de vis à crans, qu’on lui donne couramment ; l’appendice, sur sa face supérieure, porte un petit ergot que l’élasticité de la pièce amène dans l’un des crans de la vis, et l’immobilise comme si elle était bloquée.
- A l’état de repos, l’appendice vient, sous l’action du ressort R, s’appuyer sur l’extrémité d’une vis portée par une réglette, t, (fig. 268), commune aux cinq électro-aiguilleurs.
- Fig. 268. — Leviers aiguilleurs et chercheurs.
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- Leviers aiguilleurs. —Les signaux reçus sont, tout d’abord, emmagasinés par cinq leviers, Z, ou leviers aiguilleurs, placés chacun au-dessous de l’un des appendices des armatures (fig. 268) et> montés sur un axe commun, aa'. Chacun de ces leviers est f°rmé de deux branches, formant entre elles un angle droit; la Manche supérieure, taillée en couteau bien acéré, est soutenue dans une encoche, e (fig. 269), portée par un ressort en acier, r,
- Fig. 269. — Système d’aiguillage des chercheurs.
- désigné sous le nom de ressort à encoche ; afin de permettre le réglage de la pression exercée par l’encoche sur 1 extrémité du levier, Z, le ressort est monté sur une pièce en dos d’âne, <Z, qu’on Peut faire pivoter autour de son arete en enfonçant plus ou moins les vis qui la fixent à la petite platine, p.
- Dans la position d’attente, l’extrémité de l’appendice, a, de l’armature, surplombe, à une petite distance, la branche supé-rieure du levier aiguilleur, Z ; dès qu’un courant parcourt la bobine, 1 Armature, A, s’abaisse, entramant l’appendice, a, dont 1 extrémité vient frapper sur le levier, le couteau glisse le long de la pente
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- inférieure de l’encoche, e ; le levier aiguilleur, n’étant plus soutenu, ,i tombe et sa branche inférieure vient s’appuyer sur la couronne ; en bronze, b, dite couronne de butée, portée par l’axe, X, du com- , binateur, et tournant avec lui d’un mouvement continu. Après \ le passage du balai du distributeur sur le secteur, les différents leviers qui ont reçu le choc d’un appendice sont ainsi tombés, . tandis que les autres sont restés dans leurs encoches respectives : le signal fugitif, enregistré par les armatures, est donc emmagasiné par les leviers aiguilleurs, et va attendre là le moment où il pourra \ être traduit.
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- Aiguillage des chercheurs. — Le levier aiguilleur étant • tombé sur la couronne de butée, à, sa branche inférieure se trouve à une petite distance de l’axe, x, du chercheur, c, de même numéro. Dès que la came-navette arrive à sa hauteur, la partie antérieure, N, saisit l’extrémité inférieure du levier aiguilleur et l’entraîne vefs -l’avant ; le levier pousse devant lui l’axe, x, du chercheur, dont le pied repose à ce moment sur la partie du combinateur où la cloison présente une solution de continuité : le pied passe de la voie de repos, D, dans la voie de travail, D', et, quand ce mouvement est terminé, le chercheur ne peut plus revenir dans la première, à cause de la cloison qui le maintient sur le disque de travail, D'.
- Le levier aiguilleur, ayant terminé sa fonction, s’engage alors dans la gorge qui sépare les deux parties, N et N', de la came-navette, et accomplit un mouvement d’avant en arrière ; sa branche supérieure remonte et, lorsque la partie N/ lui présente son point le plus excentré, le bec du levier se trouve juste au bord inférieur de l’encoche, e ; l’élasticité du ressort termine ce mouvement, et le couteau revient se placer au fond de l’encoche, de sorte qu’au tour suivant, si le levier a été laissé au repos, la came-navette passera très près de sa branche inférieure, mais sans la toucher.
- Si on a reçu la combinaison « T », qui a été prise comme exemple depuis le début, les premier, troisième et cinquième levier aiguilleurs étant tombés sur la couronne de butée, ont aiguillé de la sorte les chercheurs de mêmes numéros, qui sont passés dans la
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- voie de travail, tandis que les deuxième et quatrième sont restés dans la voie de repos (V. fig. 266, p. 309) ; ils gardent ces positions respectives jusqu’à ce que le combinateur ait terminé sa l'évolution et passent ainsi au-dessus des trente et une combinaisons, gravées sur le comÈinateur; au moment où se présente Celle qui correspond à la lettre, T, les cinq chercheurs, les uns dans ia voie de repos, les autres dans la voie de travail, trouvent simul- ' tanément chacun un creux, la chute a lieu et la lettre, T, estimpri» ^ée, comme on le verra plus loin. »
- A la fin de la révolution, les pieds des chercheurs aiguillés rencontrent la came de rappel, G, le long de laquelle ils glissent Pour rentrer dans la voie de repos ; ils y restent, à moins que, dans l’intervalle, les leviers aiguilleurs qui leur correspondent soient tombés de nouveau sur la couronne de butée, auquel cas ds ne font que contourner la came de rappel pour revenir dans la v°ie de travail.
- Houes des types et d’impression. — A l’extérieur de la Platine, sur le bout de l’axe X, est montée la roue des types, RT, derrière laquelle est la roue d’impression, RI. Cette dernière Porte, à sa partie centrale, un manchon, m (fig. 270), qui s’enfile à frottement doux sur l’axe du combinateur, et sur lequel s’engage, également à frottement doux, le manchon, m\ de la roue des types ; »la liaison entre ces deux roues est établie par un levier, Y, et un système d’inversion, analogue à celui de l’appareil Hughes CV\p. 80) ; ce système sera décrit plus loin.
- La roue des types porte, tout comme celle du Hughes, deux séries de caractères, lettres d’une part, chiffres et signes divers d’autre part ; chacun d’eux occupe, sur le pourtour de la roue, au angle de la moitié d’une division, soit 1/80 ; l’ensemble représente trente et une divisions ; une partie évidée, de 9/40, Empiète la circonférence et passe devant la bande dans le temps qui correspond à l’aiguillage des chercheurs, temps où il ne peut Pas y avoir de déclanchement.
- La roue, RI, placée derrière la roue des types, sert simplement à guider le système imprimeur et à assurer l’inveçsion des lettres aux chiffres et réciproquement, d’où son nom de roue â?impression;
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- son pourtour présente trente et une encoches, séparées par un nombre égal de plats, et représentant, au total, 31/40 de la circonférence, qui est complétée, comme la roue des types et pour-la même raison, par un évidement de 9/40.
- La roue d’impression, qui entraîne la roue des types, n’est pas fixée directement sur l’axe ; elle reçoit le mouvement de celui-ci par l’intermédiaire d’un foc, t (fig. 271), serré sur l’axe à l’aide d’une vis, V, et dont l’extrémité opposée à la vis est creusée d’une
- Fig. 270. — Roues des types Fig. 271. — Accrochage de la roue
- et d’impression. d’impression.
- encoche, e. Derrière la roue d’impression est monté un ressort en * acier, R, terminé par un bec ; après avoir enfilé le manchon m, sur l’axe, on fait tourner la roue jusqu’à ce que le bec du ressort vienne rencontrer le toc, t ; on force alors pour obliger le bec à gravir la partie ascendante et à retomber ensuite dans l’encoche, e ; la roue d’impression est ainsi accrochée et entraînée par l’axe, X, du combinateur. Ge montage a pour but, tout d’abord, de permettre le réglage exact de la position de la roue par rapport au combinateur, et ensuite d’éviter toute détérioration, dans le cas de rencontre anormale entre une dent de la roue et le système imprimeur ; le calage, qui en résulterait, aurait seulement pour effet de décrocher la roue, sans risque de rupture des pièces en présence.
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- Mécanisme imprimeur. -— Une petite platine, vissée sur la coge, vers la partie inférieure et un peu à gauche des roues des types et d’impression, supporte le mécanisme imprimeur (fig. 272). Celui-ci comprend le bras à?impression, dont la figure 273 donne une vue de profil ; le manchon de ce [bras est placé à frotte-nient d oux sur un axe, A, nnplanté dans la petite Platine ; sur ce man-°bon est monté, égale-nient à frottement doux,
- Un cylindre ou barillet, servant à l’en train e-nient de la bande de Papier, p ; il est muni, à cet effet, de deux saillies finement dentelées, sur lesquelles la bande est appliquée par Un second cylindre, C', dit cylindre compresseur', celui-ci est monté au bout d*un bras de levier, pivotant autour d’un 3*©, et qu’un ressort à boudin pousse vers le Fig. 272. — Platine d’impression.
- barillet; pour introduire
- la bande dans ce laminoir, on soulève le cylindre G' à l’aide d’une Petite manette, m.
- Le barillet porte, à l’arrière, un rochet, sur lequel s’appuient deux cliquets:l’un, c, monté sur le dessus du bras, est le cliquet d’entraînement : l’autre, c', visible seulement sur la figure 272, pivote sur une équerre, E, placée un peu plus bas que l’axe, A.
- A la partie supérieure du bras est fixé un axe, sur lequel tourne librement un cylindre d'impression, G, constitué par une sorte de °arcasse de bobine entre les joues de laquelle on a déposé un matelas souple de ’gutta-percha ; c’est sur ce matelas qu’a lieu l’impression ; le papier, p, est guidé par une tige, T, puis par une
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- goupille, pour venir se tendre sur le cylindre, C, et passer ensuite entre le barillet et le cylindre compresseur, G'.
- Le bras d’impression est sollicité à pivoter vers la gauche par un ressort en U, R, monté sur l’équerre, E, et dont l’extrémité libre vient s’appuyer sur la face de droite du bras ; celui-ci est maintenu, dans la position qu’indique la figure 272, par un levier d'accrochage, a, dont l’extrémité supérieure, terminée en bec, vient se placer devant un doigt que porte, à l’arrière, le bras d’impression. Le levier d’accrochage pivote autour d’un axe situé au point de rencontre de ses deux branches; celle de droite est soutenue par un ressort-lame, r, qui l’applique contre l’extrémité d’une vis, dont la hauteur règle la prise entre le bec du levier et le doigt du bras. On voit déjà qu’il suffira d’abaisser la branche de droite du levier d’accrochage pour rendre au bras d’impression sa liberté et lui permettre d’obéir à l’action du ressort R.
- La platine d’impression porte encore un levier de rappel, LR, dont le rôle sera indiqué plus loin.
- Déclanchement du mécanisme imprimeur. — On a vu,
- plus haut (p. 308), que le levier propulseur, L, est sollicité à s’appuyer sur la tête du premier chercheur, par un ressort, r' ; l’axe de ce levier est également solidaire d’un second levier, L' (fig. 274), placé en dehors de la petite platine, pf, des chercheurs, et qu’on appelle levier de déclanchement. A l’extrémité libre de ce dernier est articulée une bielle, B, dont la partie inférieure est montée sur la branche de droite d’un levier à deux branches, ou pédale, P. La bielle, B, est formée de la réunion d’une tige cylindrique et d’un manchon, terminé par un oeilleton, et qu’on visse plus ou moins sur la tige pour‘allonger ou raccourcir à volonté la bielle ; la pédale, P, est articulée autour d’un axe, placé
- Fig. 273. — Bras d’impression.
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- sensiblement à sa partie médiane, l’extrémité ^de sa branche de gauche surplombe, à une petite distance, la branche horizontale du levier d’accrochage, a.
- Au moment où les chercheurs, rencontrant chacun un creux
- Fig. 274. — Mécanismes de déclanchement et d’inversion.
- sur le combinateur, s’affaissent, le mouvement du levier propulseur est communiqué au levier de déclanchement, L', qui s’abaisse ot le transmet, par l’intermédiaire de la bielle, B, à la pédale, P, dont la branche de gauche se soulève et s’éloigne du levier d’accrochage. Le combinateur continuant à tourner, les pieds des cher-
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- cheurs rencontrent aussitôt la partie ascendante des creux, qui J les poussent brutalement vers la droite et les font sauter au-dessus des reliefs des disques ; les têtes sont alors rejetées vers la gauche . et poussent devant elles le levier propulseur ; le levier de déclanchement suit ce mouvement et, exerçant une traction de bas en haut sur la bielle, le transmet à la pédale : la branche de droite s’élève, celle de gauche s’abaisse et vient frapper sur leJevier d’accrochage, a. Le bec d’accrochage se soulève et se dérobe à l’appui du doigt du bras d’impression, B ; celui-ci est libéré et peut obéir à l’action de son ressort en U, l’impression va s’opérer.
- On remarquera que c’est, non pas la chute des chercheurs, mais leur relèvement qui est utilisé pour produire le déclanche* ment. Cela tient à ce que ce dernier mouvement est beaucoup plus accentué que le premier. En effet, le combinateur étant divisé ^ en quarante parties et tournant à raison de trois tours par seconde, chaque combinaison ne reste sous les pieds des chercheurs que pendant l/120e de seconde ; la chute des chercheurs n’est guère qu’un fléchissement, dont l’utilisation nécessiterait un réglage très délicat. Au contraire, la rencontre des pieds des chercheurs et des reliefs du combinateur se fait avec toute la force vive de r celui-ci, et les pieds sautent beaucoup plus haut qu’ils n’ont fléchi au moment où le point d’appui leur a manqué : il y avait donc avantage à utiliser ce dernier mouvement, pour actionner Ie déclanchement.
- Impression, progression. — Le bras d’impression, étant libéré et chassé vers la gauche par son ressort en U, un petit bec triangulaire qu’il porte à son extrémité, la came d'impression, vient buter contre un plat de la roue d’impression qui tourne devant lui ; ce plat glisse sur la came et, lorsque se présente le creux qui suit, la came, toujours poussée par le ressort en U, y pénètre : la came, saisie par la roue d’impression, entraîne le bras d’impression, qui continue son mouvement vers la gauche; il arrive bientôt un moment où le papier, tendu sur le cylindre d’impression, C, se trouve appliqué tangentiellement sur la roue des types, et le caractère, qui se présente à cet endroit, est imprimé ;
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- puis le bras d’impression est rejeté vers la gauche, et y reste jusqu’à la fin de la révolution.
- Pendant ce déplacement du bras d’impression, le cliquet d’entraînement, c (fig. 272, p. 315), a obligé le barillet, B', à tourner ; au moment où le bras d’impression revient vers la gauche, le cliquet de retenue, c', s’opposant au retour en arrière du barillet, P’, le cylindre d’impression, G, glisse sous le papier, et une partie vierge de la bande prend la place de celle où vient de se faire l’impression.
- Rappel du bras d’impression. — Le bras d’impression est rappelé au moment où les roues des types et d’impression présentent au système imprimeur leur partie évidée. Cette fonction est dévolue au levier LR'(fig.275,
- V. aussi fig. 272, p. 315), dont la branche supérieure rencontre, à cet instant, un galet, G (V. fig. 274), placé derrière la roue d’impression ; cette branche est chassée vers la gauche et, le levier pivotant autour de sa vis-axe, V, la branche inférieure pousse devant elle un epau- Fig. 275. — Rappel du bras d’impression, lement, E, porté par
- le bras d’impression, celui-ci tourne sur son axe, et le doigt d’accrochage, d, revient se placer sous le bec du levier d’accrochage, a. Le bras d’impression est de nouveau immobilisé.
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- Afin de permettre le réglage de.la course du levier de rappel) l’embase sur laquelle il pivote est fixée à la platine à l’aide de trois vis, p, v\ et </', dont les deux premières passent dans des trous allongés ; une vis de réglage, Y' (V. fig. 272) placée sur le côté gauche de la platine, vient appuyer l’extrémité de sa tige sur un ergot porté par l’embase : en serrant plus au moins cette vis, ou déplace l’embase et le levier, LR, suivant les besoins.
- Inversion. —-Le système d’inversion du traducteur Baudot^ est analogue à celui du Hughes, mais les divers organes ont été placés sur la face avant de la roue d’impression, ce qui rend Ie démontage plus facile. Derrière le manchon, mf de la roue des types est fixé un levier à trois branches, Y (fig. 274), dénommé couramment levier en Y, dont la grande branche se place entre deux vis de butée, b et b', sous le bec d’un cliquet, c, et les deux petites branches dans les ouvertures de deux plaques, p et p". Toutes ces pièces, sauf le levier en Y, sont portées par la roue d’impression.
- Si on reçoit le signal « blanc des lettres », la came d’impressiou s’engage dans la trente et unième encoche de la roue d’impression; en même temps, l’extrémité arrondie du bras d’impression rencontre celle, également arrondie, de la plaque, p, et la pousse, l’obligeant à pivoter autour de sa vis-axe ; la plaque, entraînant la petite branche du levier en Y, lui communique un mouvement dans le sens des aiguilles d’une montre;la grande branche, soulevant le bec du cliquet, c, quitte la butée b pour venir s’appuyer sur l’autre, b'; enfin, la plaque, p*, pivote également, et son extrémité vient se placer devant la quatorzième encoche. La roue des types, solidaire du levier en Y, a donc été décalée d’une demi-division, soit 1/80 de la circonférence, et la série des lettres, qui se trouvait précédemment en face des reliefs de la roue d’impression, est amenée maintenant en face de creux, et accessible à l’impression.
- Le mouvement inverse s’accomplit lorsqu’on reçoit le signal « blanc des chiffres ».
- Organes de mouvement. Modérateur de vitesse.—Le traducteur reçoit le mouvement d’un moteur à poids ou d’un moteur
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- électrique, en tout semblables à ceux qui ont été décrits pour le distributeur, seule, la platine supérieure est différente. Le traducteur est posé sur le socle, et repéré de même à l’aide de deux gou-Pilles, G (fig. 276),implantées dans la platine,et qui s’engagent dans des trous pratiqués dans les entretoises de la cage du traducteur. La. position de celle-ci est, en outre, définie par deux réglettes en ébonite, R, dont l’une, celle de gauche, amène, en même temps, les communications extérieures; à cet effet, la réglette porte sept plots, qui émergent sur la face intérieure, et auxquels on attache les fils,
- U venant de la boîte de coupures ; la réglette en ébonite, R, de la cage du traducteur, porte, sur Ie côté gauche, sept mssorts-lames en laiton, L, qui, lorsque la cage est placée sur le socle, viennent chacun s’appuyer sur l’un des Plots de la platine ; à l’intérieur, chacun de ces ressorts communique avec l’un des organes électriques du traducteur.
- Le dernier axe du socle, monté sur la platine, et qui transmet Ie mouvement à la première roue dentée du traducteur, porte un volant,avec frein d’arrêt,semblable à celui du distributeur.Comme uu isochronisme rigoureux n’est pas ici indispensable, c’est un simple modérateur de vitesse qui est monté à l’extrémité d’arrière de cet axe.
- Ce modérateur (fig. 277) présente une certaine analogie avec le régulateur Baudot (Y. p. 269) : une masse mobile, dont les Mouvements sont guidés par deux tiges en acier, t, porte deux vis, p> auxquelles sont accrochésdeux ressorts à boudin en acier, R, soutenus, d’autre part, par une potence, P. L’une des faces de la masse, Celle qui se place à l’arrière, porte un frotteur, F, constitué par une Petitelame de ressort,dontl’extrémité est enveloppée de filasse. L’as-
- Montoriol. — Télégraphie. 21
- Fig. 276.
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- siette en laiton, B, sur laquelle reposent le support de la potence et les tiges-guides, est percée d’un trou circulaire, permettant de l’enfiler sur l’extrémité de l’axe du volant, A.
- Lorsque le modérateur est ainsi placé, il se trouve devant une cuvette, G (fig. 278), portée par la platine du socle-moteur et qui lui présente sa face concave. Lorsqu’on met l’appareil en marche, la force centrifuge écarte la masse du centre, malgré l’opposition des ressorts, R;dès que le frotteur, F, arrive au contact de la eu-
- Fig. 277 et 278. — Modérateur Baudot.
- vette, C, la limite d’accélération est atteinte. La vitesse alors obtenue dépend, comme dans le régulateur, du nombre de spires actives qu’on laisse entre la potence et la masse.
- On peut régler la distance, au repos, entre le frotteur et la cuvette, grâce au dispositif suivant : un ressort plat, r, dont l’extrémité est taillée en forme de fourche, est fixé au massif du modérateur, et, d’autre part, s’appuie, par son extrémité fourchue, sur le bout de l’axe du volant, A : il tend donc, par son élasticité, à éloigner le modérateur de la cuvette. Ce mouvement de recul est limité par une vis à crans, V, semblable à celle de l’élec-tro-aiguilleur (V. p, 310), qu’on visse dans le bout de l’axe, A, entre les branches de la fourche du ressort, r, et dans les entailles de laquelle pénètre le bout, terminé en couteau, d’une clavette, e, fixée sur le massif du modérateur. Cette clavette, qui s’engage
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- dans une rainure longitudinale taillée dans l’axe, A, sert, en ttrême temps, à empêcher le modérateur de tourner sans l’axe et, Par suite, à assurer l’entraînement.
- La position de la potence, P, se règle d’après le même principe que celle du régulateur (V. p. 270) ; à cet effet, la potence est constituée par une lame d’acier supportée par un écrou vissé dans une tige filetée, V (fig. 277) ; dans la position normale, l’extrémité de la vis, V, taraude dans le massif du modérateur; si on la desserre jusqu’à ce que l’extrémité de son filet sorte du trou du mas-8if, l’écrou, n’étant soutenu que par la vis, descend et, à chaque tour de la vis, on entend un bruit sec, proVenant de ce que, sous la traction exercée par les ressorts, l’origine du pas de la vis tombe de l’épaisseur d’un filet chaque fois qu’elle rencontre l’origine du taraud âge du trou.
- Électro-frein. — Un synchronisme approximatif doit être établi entre le traducteur et le distributeur qui le commande : celui-ci est susceptible, en effet, de lui envoyer, à chaque tour de ®es balais, une combinaison à traduire, et comme la traduction d’une de ceà combinaisons exige un tour entier du combinateur, d s’ensuit que celui-ci, dans un temps donné, doit faire au moins autant de tours que les balais du distributeiir; on verra plus loin qu’il y aurait inconvénient à ce qu’il en fît davantage ; mais il ^’est pas indispensable que cette concordance soit réalisée à chaque moment, comme lorsqu’il s’agit de deux distributeurs ; aussi le modérateur, qui ne donne qu’un isochronisme imparfait, est-il suffisamment complété par un èUciro-frein.
- Le principe de la correction du synchronisme, entre distributeur et traducteur, est le même que celui qui a été examiné pour le synchronisme en ligne (V. p. 276) le traducteur, organe corrigé, tourne un peu plus vite que le distributeur ; celui-ci, à chaque tour de ses balais, lui envoie un courant local, par l’un des contacts de ta troisième couronne ; ce courant, reçu dans l’électro-frein, occa-Slonne un ralentissement proportionnel à l’avance prise par le traducteur.
- L’électro-frein (fig. 279) se compose d’un éleetro-aimant, E, dont *es deux bobines, d’une résistance de 20 ohms chacune, suppor-
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- téespar une équerre en laiton fixée à laplatine-socle, S, sont placées horizontalement et suffisamment écartées pour que le volant, V, puisse tourner entre elles. L’armature, a, est montée sur un support en laiton, S', articulé autour d’une goupille, g, sous la platine-socle, S, et maintenue par un ressort-lame, R, contre une vis de butée, v. Vers la partie médiane du support, S', est un bouton, B, dont le
- Fig. 279. — Electro-frein.
- pourtour est muni de crans comme les vis décrites plus haut, et vissé sur une sorte de manchon porté par le support ; à l’intérieur de ce bouton, est vissé un petit cylindre de cuivre, renfermant un bout de liège, £, dont l’extrémité se trouve, à l’état de repos, à une petite distance de la périphérie du volant, V. On règle l’enfoncement du bouchon de telle sorte que, lorsque l’armature arrive au bout de sa course, l’extrémité du cylindre se trouve contre le volant ; il en résulte une friction,qui, si elle se prolongeait, serait susceptible d’arrêter complètement l’appareil. Dans ces conditions,
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- *1 suffira, pour maintenir le synchronisme, d’envoyer dans les bobines de l’électro-frein, à chaque tour, un courant dont la durée Ser9. juste suffisante pour occasionner un ralentissement, proportionnel à l’avance qu’il y a lieu de corriger.
- Fermeur du frein. — Afin de permettre cette sorte de dosage du courant correcteur, l’électro-frein, dont l’entrée est reliée à un contact de la troisième couronne du distributeur, n’a pas la terre permanence à sa sortie ; celle-ci est en communication avec un fermeur* de frein, qui ne lui donne la terre qu’à des intervalles déterminés.
- Le fermeur, placé à l’intérieur de la cage du traducteur, se
- Fig. 280. — Fonctionnement de l’électro-frein.
- compose d’un balancier, F, mobile autour d’une vis-axe située en 8on milieu, dont l’extrémité de gauche se termine par un bec et celle de droite par un doigt en acier. Le bec de gauche s’appuie sur le pourtour d’une came, CF, dite came du fermeur, montée sur l’axe, X, du combinateur (V. fig. 269, p. 311); lorsque celle-ci Présente au bec sa partie excentrée, le balancier, F, bascule et le doigt de droite, en s’abaissant, amène un ressort, r, relié à la terre, au contact d’un second ressort, r', en communication avec ^ sortie des bobines de l’électro-frein, E : ce dernier ne sera donc susceptible de fonctionner que si on lui envoie un courant en ïUême temps que la came du fermeur soulève le balancier. On va Voir que ce dispositif assure la concordance nécessaire entre le traducteur et le distributeur.
- On peut appliquer ici le même raisonnement que pour la mise en
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- synchronisme de deux distributeurs (V. p. 276) : soit le traducteur n° 1, dont l’électro-frein, E, est relié au contact 3 de la troisième couronne du distributeur (fig. 280) ; lors de la mise en marche, quand la came du fermeur viendra, pour la première fois, soulever le balancier, le balai de la troisième couronne, /, occupera une position quelconque et se trouvera, par exemple, en x : le passage du frotteur sur le contact 3 et la fermeture du circuit de l’électro-frein ayant lieu à des moments différents, ce dernier ne fonctionnera pas ; au tour suivant, comme le traducteur est réglé pour tourner un peu plus vite que le distributeur, lorsque la came reviendra sous le balancier, le balai, /, n’aura pas accompli une révolution complète et se trouvera en x' ; au tour d’après, il sera en x", et ainsi de suite, de telle sorte qu’après un certain nombre de tours, il arrivera nécessairement que le frotteur se trouvera sur la fin du contact 3, par exemple en y, au moment où les deux ressorts, r et r', du fermeur donneront la terre à l’électrofrein : le courant circulera dans les bobines pendant le temps correspondant au parcours de cette fin de contact, yz. L’armature étant attirée, le cylindre de liège frottera sur le volant, la masse du modérateur reviendra vers le centre et l’appareil sera ralenti. Si ce temps, yz, est trop court pour faire perdre au traducteur toute son avance, au tour suivant, le balai se trouvera en arrière du point y, par exemple en 2/',lorsquele fermeur fonctionnera : le courant reçu dans l’électro-frein durera un peu longtemps ; la friction sur le volant et le ralentissement seront plus accentués. En un mot, l’électro-frein recevra, à chaque tour, la fin du courant que pourrait lui envoyer le contact 3, mais ce courant durera plus ou moins longtemps, suivant l’écart de vitesse entre les deux organes mobiles : plus le traducteur sera en avance, plus le balai sera loin de la fm du contact 3 au moment de la fermeture du circuit par la came, GF, et plus le ralentissement imposé au volant sera important ; et inversement.
- Frein électrique.—'Le frein, qui vient d’être décrit, s’applique surtout aux appareils mus par un moteur à poids. Lorsque le mouvement est donné par un moteur électrique, on emploie généralement le dispositif représenté par la figure 281. L’électro-frein
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- affecte la forme d’un électro-aiguilleur, E ; il a une résistance de 40 ohms, mais n’est pas shunté ; son armature est reliée à la terre par le ressort, r, qui s’appuie sur la vis, V. L’induit du moteur reçoit le courant de la pile, P, par l’intermédiaire de la vis, V', sur laquelle presse le ressort, r', relié au balai,
- ^ i l’autre balai, B',
- est à la terre. A l’état aSBSn'v wV
- de repos, le ressort de droite, rse trouve u une petite distance au-dessous de l’appendice, a, de l’armature, mais, dès que celle-ci est attirée, l’appendice vient rencontrer le ressort, l’écarte de sa vis de butée, V' et le balai, B, est mis à la ferre : le moteur se trouve alors en court-eircuit et, par suite de
- h vitesse acquise, fonctionne comme générateur ; la force électro-motrice qu’il engendre tendrait à le faire tourner en sens inverse, et détermine un freinage énergique, capable d’arreter le moteur Qu très peu de temps.
- L’électro-aimant, E, est actionné, par l’intermédiaire du fer^ meur de frein, comme dans le système précédent.
- Fig. 281. — Frein électrique.
- Orientation de la came-navette. — Pour que la traduction puisse s’opérer dans les conditions requises, il est nécessaire d’établir, entre la came du fermeur et la came-navette, une relation de position qui dépend des contacts choisis sur le distributeur Pour envoyer les courants au frein. Le but qu’on se propose est d’obtenir que la came-navette ne se trouve jamais sous les leviers aiguilleurs au moment où ils sont susceptibles de recevoir le choc do leurs armatures respectives : si cette précaution était négligée, les leviers pourraient tomber, non sur la couronne de butée, mais
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- sur la came elle-même, et seraient immédiatement remontés dans leur encoche par la partie excentrée ; l’aiguillage des chercheurs n’aurait pas lieu et les signaux ainsi reçus ne seraient pas traduits.
- On se réserve le maximum de marge en disposant les deux cames, l’une par rapport à l’autre, de manière qu’au moment où le balai de la deuxième couronne du distributeur passe sur le milieu du secteur, la came-navette se trouve au bas du diamètre vertical du combinateur.
- Cette relation est assurée de la façon suivante : dans les installations ordinaires, les courants destinés au frein sont envoyés par les contacts 2 et 3 pour le premier secteur, 7 et 8 pour le second (fig.282) ; or, on sait que, dès que le fonctionnement du frein est établi, la came du fermeur soulève le balancier au moment où le balai du distributeur se trouve sur les dits contacts : il faut donc qu’au même instant, la came-navette se trouve au point le plus bas de sa course ; si elle ne s’y trouve pas, on déplace la came du fermeur, maintenue par simple serrage sur l’axe du combinateur, jusqu’à ce que cette concordance soit réalisée.
- Les contacts de frein étant généralement pris au milieu du secteur, cette orientation est faite une fois pour toutes, et les traducteurs sont interchangeables, c’est-à-dire peuvent passer indifféremment d’un secteur à un autre d’une installation quelconque.
- Traducteur, modèle de 1909. — Le traducteur du modèle de 1909 a été conçu en vue d’un fonctionnement par des courants extrêmement brefs, afin de permettrele maximumd’écourtement des contacts de la première couronne du distributeur, etl’adapta-
- Fig. 282.
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- tion, non seulement au quadruple, mais^encore au sextuple, du dispositif à un seul plateau (V. p. 333).
- Pour atteindre ce but, on a cherché à rendre presque nul le travail mécanique imposé à l’armature de Pélectro-aiguilleur. L’électro-aimant proprement dit ne diffère de celui de l’ancien Modèle que par l’appendice, constitué par une petite tige, A, (fig. 283), légèrement coudée et maintenue par deux vis sur la partie arrière de l’armature ; sur son extrémité, taillée en biseau, vient s’appuyer, sous l’action d’un ressort très faible, ri l’extrémité du levier aiguilleur, L, également taillée en biseau. Lorsque l’armature est Fig 283 __ Eiectro-aiguiiieur, attirée, l’appendice, en s’éle- modèle de 1909.
- vant, se dérobe à cet appui,
- et la branche inférieure du levier aiguilleur tombe sur la couenne de butée ; le dégagement qui, dans l’ancien modèle, Se produit par pression, a lieu ici par glissement, c’est-à-dire au prix d’un travail d’autant moindre, que l’extrémité de l’appendice et celle du levier sont toutes deux en acier trempé et poli, et leur surface de contact réduite à un strict minimum.
- Le reste du traducteur ne diffère en rien de celui qui a été décrit ci-dessus. Sa rapidité est comparable à celle d’un relais Baudot, et il peut, en service courant, fonctionner sous l’action d’émissions dont la durée est de l’ordre du 1/400 de seconde.
- Traducteur non rotatif Eglin. — L’appareil Eglin, dont un prototype venait d’être terminé au moment où éclata la guerre, effectue la traduction des signaux Baudot sans le concours d’aucun organe rotatif; sa mise au point, interrompue depuis cette époque, va sans doute être reprise incessamment, les premiers résultats ayant été satisfaisants. Il sera donc intéressant d’en donner, sinon une description qui serait prématurée, tout au ^oins les caractéristiques générales.
- Les lettres et autres signes sont gravés à l’extrémité de éviers articulés, semblables à ceux d’une machine à écrire, et
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- maintenus au repos par six disques, formant une sorte de cylindre vertical; cinq de ces disques sont entaillés d’encoches, disposées comme dans les combinateurs rotatifs ; le sixième, ou disque d’arrêt, porte trente et une encoches et autant de reliefs; ces derniers, dans la position de repos, s’opposent à la chute des leviers, même en l’absence de ceux du combinateur.
- Chaque fois que l’armature de l’un des électro-aimants récepteurs est actionnée, elle permet le déplacement du disque cornhi-nateur de même numéro ; suivant le nombre et la place occupée par les disques ainsi déplacés, chacun d’eux présente simultanément une encoche à l’un ou à l’autre dea leviers, en réalité à celui qui porte la lettre correspondant à la combinaison reçue ; aussitôt après, un courant local est envoyé par la troisième couronne du distributeur, et actionne un sixième électro-aimant, qui» à son tour, laisse tourner le disque d’arrêt d’une demi-division : tous les leviers sont ainsi libérés de son appui, mais, seul, celui qui trouve devant lui les cinq autres encoches tombe sur le ruban encreur et imprime la lettre dont il est porteur ; enfin, le disque d’arrêt, en se déplaçant, a fermé le circuit d’un septième électroaimant, dit électro de rappel, qui ramène au repos tout le système, avant que le distributeur envoie une nouvelle combinaison à traduire.
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- CHAPITRE XXIV
- INSTALLATIONS BAUDOT TRIPLES, QUADRUPLES ÉT SEXTUPLES
- Installation à un seul*plateau. — Les installations triplesj Quadruples et sextuples, à un seul plateau, ne diffèrent de l’instal-lution double que par le nombre de divisions des couronnes ^
- Fig. 284. — Distributeur quadruple.
- Affectation électrique de celles-ci et la vitesse de rotation des Alais restant les mêmes.
- En vue de réduire le nombre des types de distributeurs en usage, triple est appelé à disparaître dans un avenir prochain ; dans ^ plupart des cas, il est à dix-neuf contacts, quelquefois à vingt.
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- SYSTÈMES À TRANSMISSION MULTIPLE.
- I
- Oh
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- P-.
- rC5
- Si la correction est envoyée « en tête », par les contacts 18 et 19
- ou par les 19 et 20, suivant le cas, le poste correcteur doit nécessairement transmettre par le secteur 1 et recevoir par le 3 ; le secteur 2 peut être affecté indifféremment à la transmission dans un sens ou dans l’autre.
- Le quadruple (fîg. 284), a été, tout d’abord, réalisé avec vingt-quatre contacts; ce nombre est porté maintenant à vingt-cinq pour tous les distributeurs nouvellement construits, et le premier type disparaîtra par extinction.
- La table du distributeur porte, comme d’ailleurs toutes les autres installations à un seul plateau, un récepteur Morse, monté sur une tablette supportée par deux pieds en fonte ; ' entre ceux-ci, on aperçoit, de gauche à droite, un commutateur bavarois, un galvanoscope, un relais, protégé par son couvercle cylindrique, et enfin un manipulateur Morse.
- La figure 285 donne le diagramme d’une communication qua-
- to
- Pu
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- dniple à vingt-quatre contacts ; la correction est envoyée par les contacts 23 et 24, le poste correcteur transmet donc par les secteurs 1 et 2 et le corrigé par les 3 et 4. Dans le cas de répartition inégale du travail, chacun des correspondants peut Prendre un troisième secteur à sa transmission, mais, comme il a été dit plus haut, celui-ci doit s’ajouter sans intervalle à ceux déjà affectés au poste intéressé ; le correcteur prendra donc, comme secteur supplémentaire, le troisième et le corrigé, le deuxième.
- L’orientation, tant au poste corrigé qu’au poste correcteur, Se fait dans les mêmes conditions qu’au double (V. p. 292).
- Le sextuple comprend trente-cinq contacts, dont trois pour la ^arge de propagation ; l’affectation des secteurs et l’orientation „ sont régis par les mêmes principes que pour les autres installants à un seul plateau.
- Les contacts de la première couronne, au quadruple et au sextuple à un seul plateau, sont raccourcis au quart des divisions entières, ce qui leur donne, respectivement, 1/96 et 1/140 de circonférence; les traducteurs employés sont tous du modèle de 1909.
- Installation à deux plateaux. —Avant la mise en service du traducteur modèle de 1909, la rectification des signaux à l’arrivée, Par simple écourtement des contacts de la première couronne, durait rendu précaire le fonctionnement des électro-aiguilleurs au quadruple, et, a fortiori, au sextuple. Il a donc été nécessaire d’imaginer un autre mode de rectification. Celui-ci consiste à faire commander par le relais de ligne, non plus, directement, ks électro-aiguilleurs, mais un second relais, grâce auquel on peut réduire au minimum la longueur des contacts de réception ; c’est ce second relais qui actionne, à son tour, les traducteurs.
- La figure 286 montre comment ce résultat est obtenu ; les courants, venant de la ligne, arrivent, par le chemin ordinaire, dans un premier relais, dit relais récepteur, RR, dont les deux butoirs sont munis, chacun, d’une petite pile locale de 15 volts, Positive du côté travail et négative du côté repos. Ce relais en commande un second, dit relais aiguilleur, RA, par l’intermédiaire d’une couronne de petits contacts, reliée au massif de RR, et d’un secteur de 20/24 d’une autre couronne, communiquant
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- avec l’entrée des bobines de RA. Le synchronisme étant établi) les points a, à, c, d, etc., représentent les points de la course des balais où l’index du relais récepteur passerait de l’un à l’autre de ses butoirs, si les émissions ne subissaient en ligne aucune déformation. L’orientation a été enfin réglée, dans les conditions précédemment indiquées pour les secteurs des installations à plateau unique, de telle sorte que les petits contacts occupent exactement le milieu de l’espace compris entre ab, bc, cd, etc. ; dans ces conditions, si l’on reçoit de la ligne la combinaison-type «T », l’index
- Correction
- / / / / /
- / / /
- Fig. 286. — Rectification des signaux.
- du relais récepteur devrait se mettre sur travail lorsque le balai de la première couronne passe en a, et sur repos lorsqu’il atteint le point b. Quelle que soit la perturbation qui a pu affecter le premier de ces mouvements, il est certainement effectué lorsque le balai atteint le premier petit contact ; un courant positif, provenant du butoir de travail de RR, passe donc, par les balais, dans la quatrième couronne et, de là, dans le relais aiguilleur, RA, qui est mis également sur travail. Lorsque le balai quitte le petit contact, le relais aiguilleur est abandonné à lui-même, mais, outre qu’il est shunté, ce qui a pour effet de prolonger l’action du courant qu’il vient de recevoir, il est réglé «à l’indifférence» et reste ainsi dans la position de travail. Le relais récepteur, RR, reçoit, peu après, un courant de repos, son index revient sur le butoir de gauche, soit avant, soit après le passage du balai en b ;
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- dès que le balai arrive sur le second petit contact, RR ayant certainement obéi au courant de repos, c’est un courant négatif de la petite pile locale qui est envoyé dans le relais aiguilleur, RA. L’index de ce dernier vient alors sur son butoir de repos.
- Si l’on admet que le temps nécessaire au fonctionnement du relais aiguilleur correspond au parcours de la moitié d’un petit contact, on voit que son index est resté sur travail pendant que ie balai franchissait l’angle compris entre fl' et b', c’est-à-dire exactement pendant 1/24, quelle qu’ait été la déformation subie Per l’émission de travail venant de la ligne.
- Le même, le relais aiguilleur reste sur repos jusqu’à ce que le balai atteigne le troisième petit contact ; le relais aiguilleur est mis sur travail, lorsque le balai passe au point c' ; il a donc conservé également la position de repos pendant l’intervalle de 1/24 compris entre V et c'.
- En résumé, grâce à ce mode de commande, il n’est plus néces-8aire d’écourter les contacts aiguilleurs, qui se trouvent occuper sensiblement le même angle qu’au double (1/24 au lieu de 1/26), et l’on peut ainsi faire usage des mêmes traducteurs de l’ancien Modèle sur l’un et sur l’autre de ces types d’installations.
- Installation quadruple à deux plateaux. — Les différentes couronnes sont réparties sur deux plateaux (fig. 287), Montés sur les faces avant et arrière de la cage du distributeur, ^ux deux extrémités de l’arbre des balais.
- Le plateau postérieur, appelé aussi plateau fixe, placé à droite sur la figure, comprend six couronnes, dont l’affectation est identique à celles de l’unique plateau des installations précédentes, c’est-à-dire qu’elles communiquent respectivement, en partant du centre, avec : la pile locale, la ligne, le massif d’un relais affecté spécialement au contrôle de la transmission, RC, les freins et cadences, les manipulateurs et enfin les électro-aiguilleurs ; la seule différence entre ce plateau et ceux qui ont été précédemment examinés est que la quatrième couronne est divisée en cinq secteurs distincts, dont quatre de 5/24 et un de 4/24, et cela Pour une raison qui sera exposée plus loin.
- Le plateau antérieur ou plateau mobile est muni d’une manette
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- qui permet de le déplacer dans la gorge annulaire de la platine ; la vis de l’une des mâchoires de fixation est munie également d’une manette, qui permet de la bloquer après l’orientation du
- plateau. Le plateau antérieur comprend également six couronnes, mais quatre seulement sont utilisées ; le nombre de six a été maintenu uniquement pour ne pas créer un type spécial de porte-
- Fig. 287. — Installation quadruple à deux plateaux.
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- Mutais. La première couronne est celle des vingt petits contacts et du contact mobile ; tous ces contacts communiquent entre eux et avec le massif du relais récepteur, HR. Afin d’empêcher ta balai de plonger dans le vide, dans le parcours entre deux petits c°ntacts consécutifs, ceux-ci sont entourés d’une couronne crénelée, isolée électriquement du reste de la couronne et qui n’a d’autre rôle que de soutenir le balai ; de même, un faux contact, isolé, relève le balai avant son arrivée sur le contact mobile. Les petits c on tacts représentent un quart d’une division entière, soit 1/96 de la circorférence. Le balai de la première couronne est conjugué ^vec celui de la quatrième, divisée en deux secteurs, l’un de 20/24, relié à l’entrée du relais aiguilleur, RA, l’autre de 4/24, qui communique avec l’entrée de l’électro-correcteur.
- . La deuxième couronne est divisée en vingt-quatre contacts ôgaux, dont vingt sont rattachés aux électro-aiguilleurs des quatre traducteurs ; les quatre derniers sont inutilisés. Le balai de cette °ouronne est conjugué avec celui de la cinquième, et communique, P°ur la réception, avec le massif du relais aiguilleur, RA.
- On remarquera que les électro-aiguilleurs sont rattachés en même temps à deux couronnes : la première du plateau postérieur, Pour le contrôle de la transmission au départ, et la deuxième du plateau antérieur, pour la réception. La liaison est faite dans la Imite de coupures ; ce double emploi tient à ce que les contacts affectés au contrôle doivent occuper une position définie par apport à ceux de la transmission, tandis qu’une relation, également invariable, doit exister entre les contacts aiguilleurs affectés ^ la réception et les petits contacts de la première couronne, comme l’indique la figure 286 (p. 334) ; on doit donc mouvoir ces (taux dernières couronnes simultanément pour les besoins de l’orientation en ligne.
- Gomme conséquence, il a fallu scinder en secteurs la quatrième °ouronne du plateau postérieur et la cinquième du plateau antc-rtaur ; en effet, deux relais distincts, le relais de contrôle, RG, et ta relais aiguilleur, RA, sont susceptibles de commander les traducteurs ; si la liaison était permanente, chaque fois que l’un d’eux aurait reçu, en dernier lieu, mHcourant de travail, son index, Estant sur le butoir de pile, enverrait un courant continu dans Montorjol. — Télégraphie. • 22
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- les traducteurs, au moment où ils devraient obéir à l’autre, et les signaux seraient brouillés. La commutation nécessaire est effectuée par la griffe de la manette, M, ainsi qu’on va le voir.
- Marche des courants.— Supposons le secteur 1 sur transmission. Sur le signal donné par la cadence, au moment où le balai de la troisième couronne du plateau postérieur passe sur le contact 23, on exécute, sur le manipulateur 1, une combinaison quelconque ; les piles de repos ou de travail sont renvoyées aux contacts 1, 2, 3, 4, 5, de la deuxième couronne ; le balai de cette couronne, arrivant alors sur le secteur, envoie sur la ligne des courants, soit positifs, soit négatifs, par l’intermédiaire de la cinquième couronne ; ces courants sont dérivés, à travers une résistance, R dans le relais de contrôle, RG, qui fonctionne ; lorsque son index vient sur le butoir de travail, la pile d’aiguil' lage se trouve en communication, par l’intermédiaire de la griffe de manette, M, avec le premier secteur de la quatrième couronne du plateau postérieur, le balai de cette couronne, conjugué avec celui de la première, renvoie les courants dans les électroaiguilleurs, et la combinaison est enregistrée dans le traducteur 1 ; entre temps, celui-ci reçoit le courant de «frein », lors du passage du balai de la troisième couronne sur les contacts 2 et 3.
- A l’autre poste, la manette, M, du manipulateur 1, est dans la position de réception ; les courants, venant de la ligne sur la cinquième couronne du plateau postérieur, s’échelonnent sur les cinq premiers contacts de la deuxième, ils se rendent dans les touches du manipulateur 1, dans la butée de repos et, par la queue de la manette, M,dans le plot de gauche, et enfin dans les bobines du relais récepteur, RR ; pour un courant de travail, par exemple, l’index de ce relais vient sur le butoir de gauche, et tous les petits contacts de la première couronne du plateau antérieur se trouvent reliés à la petite pile positive du relais récepteur ; lorsque le balai atteint le premier de ces petits contacts, un courant positif passe dans le secteur 1 de la quatrième couronne, et, de là,-dans le relais aiguilleur, RA, dont l’index se met sur le butoir de travail ; la pile d’aiguillage est renvoyée, par l’intermédiaire des deux petits plots de gauche de la griffe dé la manette, M, dans le secteur 1 de la cinquième couronne du plateau antérieur et, par les balais,
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- à l’un des cinq contacts aiguilleurs de la deuxième couronne ; le traducteur fonctionne comme il a été indiqué plus haut.
- Les courants de correction, envoyés par les contacts 23 et 24 de la deuxième couronne du plateau postérieur, parviennent, au poste corrigé, dans la cinquième et la deuxième du même plateau, spr les contacts 23 et 24, reliés à l’entrée du relais récepteur, RR; lorsque le balai parvient sur le commençement du contact mobile, On courant positif, partant du butoir de travail du relais récepteur, Passe dans le contact mobile, puis, par les balais, dans le secteur de 4/24 de la quatrième couronne, parcourt l’électro-correcteur, Çui fonctionne ou non, suivant le cas (V. p. 279) et enfin se ferme sur la petite pile négative du relais récepteur, RR. L’élec-Iro-correcteur ne peut, en effet, être relié directement à la terre, Puisque la première couronne du plateau antérieur est toujours en communication avec l’une des piles du relais récepteur : il serait actionné indifféremment par l’une ou par l’autre. En outre,
- 1^ chute de potentiel se fait ainsi de -f- 15 à — 15, soit sous 30 volts, comme dans les installations à un seul plateau.
- Orientation du poste corrigé. — L’orientation du poste corrigé est faite exclusivement en local, comme dans le cas du double (V. p. 295), Sur le plateau postérieur, les balais des deuxième et troisième couronnes sont placés « au pair », c’est-à-dire de manière à se trouver en même temps en tête de contacts de même numéro ; ceux des première et quatrième couronnes sont décalés en arrière d’environ un quart de contact, pour tenir compte de la constante de temps du relais de contrôle, et aussi de ce que la dérivation ne s’établit que lorsque la ligne a déjà commencé à se charger.
- Pour le plateau antérieur, le poste corrigé, ayant déterminé la position du point de repère, comme il a été indiqué précédemment (V. p. 295), place le contact mobile de manière que le balai ait ^parcourir un angle d’un contact et demi entre ce point et le milieu du premier petit contact, si la correction lui est envoyée « en tête», 1 c’est-à-dire par les contacts 23 et 24 ; cet angle d’un contact et demi doit se retrouver, mais entre le milieu du dernier petit contact et le point de repère si la correction est envoyée « en queue », par les contacts 21 et 22 (c’est ce dernier cas qui est représenté sur la
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- 340 SYSTÈMES À TRANSMISSION MULTIPLE.
- figure 287). Les balais sont placés de telle sorte que, lorsque celui de la première couronne se trouve au milieu du premier petit contact, ceux de la deuxième et de la cinquième se trouvent exactement en tête du premier contact.
- Les balais étant ainsi orientés séparément pour chacun des plateaux, il ne reste plus qu’à les placer l’un par rapport à l’autre, de manière que le poste corrigé commence à transmettre aussitôt qu’il a fini de recevoir (V. p. 296) ; cette condition est remplie si, le balai de la deuxième couronne du plateau ppstérieur étant arrêté à la fin du contact 23 et au commencement du suivant, le balai de la première couronne du plateau antérieur repose exactement au point de repère ; s’il ne s’y trouve pas, on déplace tout le plateau dans le sens convenable, jusqu’à ce que cette coïncidence soit obtenue. On agit sur le plateau, et non sur le contact mobile seul, car on ne doit pas modifier la distance angulaire, précédemment réglée, entre le point de repère et les petits contacts de la première couronne ; c’est là une distinction extrêmement importante.
- Orientation du poste correcteur. — Le poste correcteur place ses balais dans les mêmes conditions que le poste corrigé, mais la position relative de ses deux plateaux est réglée en ligne, et dépend du temps pris par la propagation. Il demande, à cet effet, au poste corrigé de lui envoyer, à chaque tour des balais, un courant par la troisième touche de l’un de ses manipulateurs affecté à la transmission, puis, à l’aide de la manette, il déplace tout son plateau antérieur, dans les conditions qui ont été indiquées pour le secteur mobile d’une installation double ; lorsqu’il a déterminé la position à donner au dit plateau, il l’immobilise en serrant la vis de fixation, comme il a été indiqué plus haut.
- Installation sextuple a deux plateaux. — L’installation sextuple à deux plateaux est en tout semblable à celle qui vient d’être décrite, sauf en ce qui concerne le nombre des contacts, qui est de 35, dont 3 pour la propagation. Ces derniers sont supprimés sur la communication à deux fils, Paris-Marseille, dont il sera question plus loin (Voy. p. 360). Les petits contacts de la première couronne du plateau antérieur représentent également un quart des grands.
- (
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- CHAPITRE XXV
- INSTALLATONS BAUDOT POUR POSTES ÉCHELONNÉS
- Définitions générales. — L’échelonnement par embrochage °u par dérivation, à l’aide de l’appareil Morse, indiqué à la seconde partie de cet ouvrage (p. 176), entraîne la nécessité d’attribuer le fil alternativement à l’un et à l’autre des postes secondaires, pour leur permettre de communiquer avec le poste principal ; d’où des retards appréciables dans l’acheminement des télégrammes. Les installations Baudot pour postes échelonnés offrent cet avantage appréciable que les bureaux secondaires sont en contact permanent avec le principal, tout Comme si chacun d’eux disposait fi’un fil particulier.
- Le poste tête de ligne est désigné sous le nom de poste principal : °n appelle les deux autres, soit poste intermédiaire, soit poste extrême, suivant la place qu’ils occupent sur la ligne.
- Les installations pour postes échelonnés se classent en deux catégories générales :
- 1° Les installations simples, à l’aide desquelles les deux postes secondaires communiquent seulement avec le principal ;
- 2° Les installations complètes, dans lesquelles l’intermédiaire et l’extrême communiquent entre eux, pendant la demi-révolution °ù la ligne est occupée entre le principal et l’intermédiaire.
- INSTALLATIONS ÉCHELONNÉES SIMPLES
- Installation double'échelonnée simple. — L’installation Paris-Vannes-Lorient appartient à la première catégorie : Vannes et Lorient ne communiquent pas entre eux f elle comporte, dans les trois postes, un, distributeur double à 13 contacts. Vannes,
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- poste intermédiaire, est correcteur par rapport à Paris et à Lorient. La position relative des trois distributeurs est indiquée par la figure 288, dans laquelle le temps de propagation a été supposé égal à un demi-contact entre Paris et Vannes, et un huitième entre Vannes et Lorient.
- Le premier secteur est affecté aux relations Paris-Lorient. Les courants émis par les contacts 1,2, 3, 4, 5 de ce dernier poste arrivent à Vannes dans un secteur de 6 contacts de ladeuxième couronne, réunis entre eux et à la ligne côté Lorient, ils passent par les balais dans la cinquième couronne, pour se rendre sur la seconde ligne, et parviennent à Paris sur les contacts 1, 2, 3, 4, 5. Lorsque la transmission de Lorient est terminée, Parispeut,àson tour, transmettre par les mêmes contacts : ses courants traversent, à Vannes, le secteur de 6/13, et parviennent à Lorient sur les contacts 2, 3, 4, 5, 6.
- Paris, sur le secteur 1, obtient alternativement la réception et le contrôle de sa transmission dans le même traducteur et par les mêmes contacts. De même, Lorient doit assurer ces deux fonctions avec un seul traducteur, mais on voit que sa réception est décalée d’un contact par rapport à son contrôle : il doit donc, disposer d’un secteur de 6 contacts à sa première couronne, et mettre les cinq électro-aiguilleurs de son unique traducteur en relations, respectivement, avec les cinq premiers lorsqu’il transmet, et avec les 2, 3, 4, 5, 6, lorsqu’il reçoit. Cette permutation est effectuée à l’aide d’un commutateur multiple, qui sera décrit en même temps que les autres appareils de la même catégorie (V. p. 519) ; disons seulement, pour l’instant, qu’il est formé de la réunion d’un certain nombre de commutateurs à deux directions, qu’on manœuvre simultanément à l’aide d’une manette commune.
- Paris et Vannes communiquent entre eux par le second secteur; or, l’intermédiaire ayant affecté 6 contacts au passage direct, Paris-Lorient, et 2 à l’envoi de la correction, ne dispose plus que de 5 contacts pour sa transmission et sa réception : il se trouve donc dans la même situation que Paris sur le premier secteur ; Paris lui transmet par 6, 7, 8, 9, 10 et reçoit sur 7, 8, 9, 10, 11 : son secteur mobile de la première couronne comporte six contacts
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- INSTALLATIONS BAUDOT POUR POSTES ÉCHELONNÉS. 343
- aiguilleurs, et un commutateur multiple lui permet d’effectuer la même permutation qu’à Lorient, suivant qu’il veut enregistrer les slgnaux reçus de Vannes ou le contrôle de sa transmission.
- Les courants de correction~sont envoyés par Vannes à Paris par
- Fig. 288. — Installation double échelonnée simple. '
- contacts 12 et 13 de la deuxième couronne et à Lorient par ceux de ^ême numéro de la troisième couronne ; à cet effet, un secteur de 2/13 a été coupé dans la sixième couronne et relié à la ligne côté Lorient. On verra plus loin pourquoi les polarités de ces courants sont inverses d’un côté par rapport à l’autre (Voy. p. 346).
- Coupure de la transmission.—Si, au cours de la réception, on accident quelconque vient à se produire, le poste réceptionnaire doit pouvoir en aviser immédiatement le poste transmetteur : c’est ce qu’on appelle couper une transmission. Dans les installations ordinaires, on « coupe » en répétant, à main posée, la lettre (( P » sur le clavier de transmission, jusqu’à ce que le bruit caractéristique, qui en résulte, attire l’attention du correspondant : dès qu’il a suspendu sa transmission, on lui indique la cause de l’arrêt et, ensuite, l’endroit où il doit la reprendre.
- Ce mode de coupure n’est pas possible $ur les installations éche-
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- 3i4 SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- lonnées du genre Paris-Vannes-Lorient, où chaque communi-
- Pig. 289. — Poste principal d’une ligne d’échelonnés (double^.
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- INSTALLATIONS BAUDOT POUR POSTES ÉCHELONNÉS.
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- cation est assurée, dans les deux sens, par un seul secteur. La modification consiste à obtenir le contrôle de la transmission, non plus Par une simple dérivation, comme dans les installations ordinaires (V. p. 290) mais à l’aide d’un relais différentiel Baudot, que traversent tous les courants de transmission. L’équilibre des deux circuits est réalisé suivant le principe exposé pour le duplex différentiel (V. p. 177), mais avec cette circonstance particulière qu’on ne cherche pas ici à ce que l’index reste immobile pendant la transmission, mais, au contraire, à ce que l’intensité dans le circuit relié à la ligne réelle ait la prépondérance, juste suffisante pour que le relais enregistre les courants émis. Dans ces conditions, d n’est plus nécessaire d’équilibrer la capacité, et la ligne artificielle comprend uniquement un rhéostat, auquel on donne une résistance légèrement supérieure à celle de la ligne réelle.
- Pour couper la transmission de son correspondant, le poste réceptionnaire place simplement sa manette dans la position de transmission, et oppose ainsi sa pile de repos aux deux piles de ligne de l’autre poste : l’équilibre du relais différentiel de celui-ci se trouve rompu et les lettres imprimées sur sa bande de contrôle tte représentent plus les signaux émis.
- Marche des courants. — Sur le secteur 1 du poste principal (fig. 289), la manette du manipulateur amène, pour la transmission, la pile de repos à la butée postérieure des touches ; mais comme le relais est embroché sur la ligne, c’est la terre qui est donnée à cette butée, lorsqu’on prend la position de réception. En outre, les courants de transmission, partant de la cinquième couronne, doivent arriver au pont du relais, P, pour se bifurquer dans les deux circuits ; si cette communication était invariable, les courants d’arrivée ne parcourraient qu’un seul des enroulements du relais ; or, il y a intérêt à ce qu’ils passent également dans le second, où leur action s’ajoute : il faut donc que la cinquième couronne soit reliée au pont, P, quand on transmet et à la sortie, S, quand on reçoit. Cette seconde commutation est assurée à l’aide de la griffe, G, de la manette.
- D’autre part, comme les deux secteurs sont absolument indépendants, et que l’un*peut transmettre pendant que l’autre reçoit, la
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- cinquième couronne est divisée en trois secteurs distincts, le premier de 5/13, le second de 6/13, le troisième de 2/13 ; ce dernier est relié en permanence, à la sortie, S, du relais, pour la réception des courants de correction ; ceux-ci trouvent issue par les balais et les contacts 12 et 13 de la deuxième couronne, rattachés à la terre.
- Une combinaison, transmise à Lorient par le secteur 1, passe donc dans la deuxième couronne et, par les balais, dans le secteur de 5/13 de la cinquième ; les couraiits arrivent, par la griffe de la manette, au pont, P, où ils se bifurquent ; une partie parcourt le circuit de ligne factice et va«à la terre à travers le rhéostat, RA;l’autre"se rend sur la ligne. L’équilibre étant réalisé dans les conditions indiquées plus haut, le relais fonctionne et actionne le traducteur à la façon ordinaire ; on a ainsi le contrôle de la transmission.
- Les courants venant de Lorient, sur le même secteur, traversent, tout d’abord, le circuit de ligne réelle du relais ; comme la manette est-dans la position de réception, le pont, P, est isolé et ils ne trouvent d’autre chemin que le second enroulement du relais ; arrivés à la borne S, ils gagnent la terre par la griffe de la manétte, le secteur de la cinquième couronne, les contacts de la deuxième, les touches du manipulateur, la butée de repos, l’axe de la manette et enfin le plot de gauche, sur lequel s’appuie alors la queue de la manette.
- Sur le secteur 2, la manette est supprimée et remplacée par le commutateur multiple, nécessaire au décalage des contacts aiguilleurs, et qui comporte ainsi sept commutateurs élémentaires ou broches.
- Vannes, sur son unique secteur, est monté comme le premier secteur de Paris. Celui de Lorient est, au contraire, la reproduction du deuxième secteur de Paris, avec un commutateur multiple à 7 broches.
- On remarquera que si Paris, par exemple, emploie le négatif comme courant de travail, l’intermédiaire et l’extrême doivent nécessairement émettre, pour le même objet, le positif. En effet, les courants de transmission traversant le relais avant de sortir du poste, si un courant négatif, entrant par le pont, met l’index
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- INSTALLATIONS BAUDOT POUR POSTES ÉCHELONNÉS. 347
- sur travail, un autre négatif, arrivant de la ligne et parcourant les spires en sens inverse, le mettra sur repos : il est donc indispensable Çue le courant de travail des postes secondaires soit, dans ce cas, Positif. C’est pour cette raison que, sur le diagramme, figure 288, tes polarités des courants correcteurs, envoyés par Vannes, sont Averses du côté de Lorient, par rapport au côté de Paris.
- Orientation. — Paris s’oriente, en principe, comme un poste corrigé ordinaire;*il est ainsi dans les conditions requises pour bien recevoir de Vannes.
- Celui-ci, toutefois, n’est pas dans la situation d’un poste correcteur ordinaire, puisqu’il ne peut se mouvoir dans le secteur de 5/13, qui lui est dévolu. Vannes doit donc placer ses intacts aiguilleurs au pair avec ceux de la deuxième couronne, et Se faire orienter par Paris : celui-ci lui envoyant « la troisième » P&r son contact 8, Vannes détermine si ce courant tend à tomber sur le contact suivant ou sur le précédent*; dans ce dernier cas, il demande à Paris de « retarder l’envoi de ses courants » ; pour cela ^teris pousse son contact mobile à l’encontre du mouvement des balais, provoquant ainsi un certain nombre de corrections succes-sives, jusqu’à ce que ses balais aient été retardés d’un angle égal à °elui dont le contact mobile a été déplacé ; cette action équivaut, 8ur le diagramme ci-dessus (fig. 288), à un décalage de tout le distributeur de Paris dans le sens du mouvement, c’est-à-dire de gauche à droite ; l’opération, effectuée par petites quantités à te fois, est répétée jusqu’à ce que le troisième contact aiguilleur de Vannes se trouve exactement au milieu de l’émission qui lui est destinée.
- Si Vannes constate qu’il tend à recevoir sur le contact suivit, il demande à Paris la manoeuvre inverse.
- Dans tous les cas, Paris sauvegarde sa propre orientation en déplaçant, d’une même quantité et dans le même sens, le deuxième Secteur mobile de sa première couronne, de manière à maintenir ^variable la distance angulaire d’un contact et demi, qui doit Pister entre le milieu du dernier contact aiguilleur et le point de repère.
- Dès que. Vannes est orienté, Paris se fait orienter, à son tour,
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- SYSTÈMES À TRANSMISSION MULTIPLE.
- sur son premier secteur, par Lorient, auquel il demande d’avancer ou de retarder l’envoi de ses courants, suivant qu’il tend à rece-voir sur le contact suivant ou sur le précédent; enfin, Lorient s’oriente, comme le fait un poste correcteur, dans une installation ordinaire : il déplace son secteur mobile dans un sens puis dans l’autre, jusqu’à ce que la troisième de Paris déborde sur les contacts voisins, et prend le milieu des deux points ainsi trouvés (V. p. 297). /
- Installation triple échelonnée simple. — Les installations triples échelonnées simples sont, à cela près du nombre de secteurs, identiques à celles du genre Paris-Vannes-Lorient.
- Les courants de correction sont envoyés par les contacts 18 et 19. Celui des deux postes, auquel sont attribués deux secteurs-transmet par l’un et reçoit par l’autre : le commutateur multiple devient donc inutile puisqu’il n’y a pas de décalage à opérer, et les électro-aiguilleurs sont reliés directement aux contacts de la première couronne. L’orientation s’effectue dans les mêmes con-pitions qu’au double : d’abord entre le principal et l’intermédiaire, ensuite entre le principal et l’extrême.
- INSTALLATIONS ÉCHELONNÉES COMPLÈTES
- Installation double échelonnée complète. — Si l’on examine le diagramme ci-dessus (fig. 288) on voit que, lorsque les balais parcourent le second secteur, la .ligne, occupée seulement entre le principal et l’intermédiaire, reste inutilisée entre celui-ci et l’extrême. Les cinq treizièmes, ainsi disponibles, peuvent permettre une communication supplémentaire, pourvu qu’on dispose de la marge nécessaire pour la propagation, aller et retour, entre l’intermédiaire et l’extrême. On peut loger, dans cet intervalle, un secteur de plateau triple, monté sur la face opposée de la cage du distributeur, et l’on réalise ainsi l’installation représentée pa*1 la figure 290.
- Autres installations doubles et triples échelonnées.
- — Les installations doubles et triples échelonnées sont appelées à disparaître dans un avenir assez prochain ; en effet, dans un but
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- INSTALLATIONS BAUDOT POUR POSTES ÉCHELONNÉS.
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- d’unification du matériel, l’Administration a décidé de les ramener toutes au type quadruple, quitte à n’utiliser que le nombre de secteurs strictement nécessaires. Il serait donc sans intérêt d’examiner les divers^autres genres d’installations similaires, qui ne
- Fig. 290. — Installation double-triple échelonnée complète.
- diffèrent, en principe, des précédentes que par des détails d’agen-Ceuient et, notamment, par la suppression du relais différentiel un mode de coupure qu’on trouvera dans le type quadruple.
- Installation quadruple échelonnée complète. — L’ins-t'Ollation-type de cette catégorie estcelle de Paris-Caen-Cherbourg: I*aris correspond avec Cherbourg par les deux premiers secteurs avec Caen par les deux autres (fig. 291). Caen, intermédiaire et correcteur, envoie les courants de correction à Paris immédiatement après sa transmission par le secteur 4, c’est-à-dire par les contacts 21 et 22; dans le cas supposé sur ce diagramme, où la Propagation Paris-Caen et retour prend juste un contact,, les courts de correction sont reçus à Paris sur les contacts 22 et 23 ; le 24 est inutilisé ; si le temps de propagation est le même entre
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- 350 SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- Caen et Cherbourg, le contact 23 de Caen, relié au passage direct,
- est également sans emploi; la transmission de Paris à Cherbourg, par le deuxième secteur, et celle à Caen, parle troisième, se suivent
- Fig, 291. — Installation quadruple échelonnée.
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- sans intervalle, de sorte que la marge de deux contacts, permise P^r un distributeur à 24, est plus que suffisante pour assurer 1 ensemble des relations entre les trois postes.
- Le passage direct, à Caen, occupe les douze contacts de 23 à 10 ; d reste donc 12/24 pour permettre une transmission alternée entre ^aen et Cherbourg, et envoyer la correction à ce dernier. A cet effet, sur la cage de distributeur, qui supporte déjà le plateau quadruple, on a monté un plateau triple, dont neuf contacts peuvent Se loger dans l’angle de 12/24 mentionné plus haut. Ce nombre étant supérieur de deux aux besoins stricts, on a pu supprimer la c°upure par relais différentiel, et obtenir l’avertissement d’arrêt do la transmission à l’aide d’une sonnerie auxiliaire.
- Sur le côté droit du manipulateur, est montée une petite clé à ressort, dont la butée supérieure est reliée à la pile de repos et l’autre à la pile de travail ; à Caen, par exemple, cette clé est attachée au contact 16 de la deuxième couronne du plateau triple, tandis que le contact 17 est à l’entrée du relais ; à Cher-bourg, l’prdre est inverse: le contact.16 est à l’entrée du relais
- le contact 17 à la clé de coupure. Sur la première couronne, le °ontact 17 de Caen et le 16 de Cherbourg sont reliés à une petite sonnerie spéciale, placée auprès du manipulateur, et dont l’électro-^inaant, construit comme un électro-aiguilleur, peut fonctionner s°us l’action de courants envoyés par un contact écourté de la première couronne. Tant que les clés de coupure sont au repos, tas courants positifs qu’elles émettent maintiennent le relais sur ta butoir de repos, et les sonneries restent muettes ; mais si Caen, Par exemple, veut interrompre la transmission de Cherbourg, il ^Ppuie sur sa clé de coupure qui, par le contact 16, émet un courant négatif : l’index du relais de Cherbourg est alors mis sur travail et envoie un courant dans la sonnerie spéciale : Cherbourg est ainsi averti et prend aussitôt la position de réception.
- Sur le plateau quadruple, chacune des communications étant assurée par deux secteurs, les transmissions sont simultanées dans tas deux sens, et la coupure se fait comme sur les installations °rdinaires ; le relais différentiel a donc pu être ainsi supprimé dans les trois postes. En outre, chacun d’eux emploie le même Pale, le négatif, pour émettre le courant de travail (V. p. 137).
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- CHAPITRE XXVI
- TRANSLATIONS BAUDOT POUR LIGNES AÉRIENNES
- Principe. — On a vu plus haut (p. 168) que, si l’on fait usage du courant de repos, dans les communications Wheatstone par exemple, la translation doit posséder deux éleotro-aimants commutateurs, susceptibles de mettre chacune des deux sections de la ligne dans la position de transmission ou dans celle de réception ; chacun de ces électro-aimants doit être réglé de manière à obtenir une certaine lenteur dans les mouvements de son armature, afin que celle-ci reste insensible aux interruptions qui se produisent, chaque fois que le relais commutateur change de position. Ce dispositif est suffisant pour le Wheatstone, où chacun des correspondants transmet pendant plusieurs minutes consécutives; la paresse de l’électro-aimant commutateur ne constitue pas une gêne au moment où va être inversé le sens de la transmission, car il se produit toujours un intervalle appréciable entre le moment où l’un des postes cesse de transmettre et celui où l’autre commence.
- Ce mode de commutation ne saurait convenir au Baudot, où le sens de la transmission est inversé deux fois dans une révolution des balais, révolution dont la durée totale n’est que d’un tiers de seconde. Il a donc fallu recourir à un distributeur, appelé inverseur automatique, en synchronisme avec les extrêmes, et qui relie, pendant un demi-tour des balais, la ligne A à l’entrée du relais et la ligne B au massif, puis, instantanément, met B à l’entrée du relais et A au massif.
- Les premières translations tournantes réexpédiaient purement et simplement les signaux, tels qu’elles les recevaient ; on les désigne sous le nom de translations simples, par comparaison avec
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- TRANSLATION BAUDOT POUR LIGNES AÉRIENNES. 353
- les translations rectificatrices qui, comme leur nom l’indique, rectifient les signaux avant de les réexpédier.
- TRANSLATIONS TOURNANTES SIMPLES
- Principe de la translation tournante. — Les translations-simples ne sont plus employées : elles ont été partout remplacées par les translations rectificatrices ; leur description sommaire n’a Pour but que de définir plus clairement le principe général de ces dernières.
- Ce principe peut être mis en lumière de façon très simple à l’aide
- Fig. 292. — Translation tournante.
- de la translation qui, pour la première fois, servit à relier Paris et Home, et fut installée à Turin. Le diagramme ci-dessus (fig. 292) Contre la situation relative des trois postes, munis de distributeurs doubles à 13 contacts, le temps de propagation entre Turin et chacun des extrêmes étant de trois quarts de contact.
- Turin est correcteur par rapport aux deux extrêmes ; Paris transmet à Rome par les contacts 6, 7, 8, 9, 10 de sa deuxième couronne; ses courants parviennent à Turin dans une couronne pleine, dont le balai est conjugué avec celui d’une couronne divisée, dont un secteur de cinq treizièmes est relié à l’entrée d’un relais translateur, R ; celui-ci fonctionne et renvoie des signaux semblables sur la ligne TurimRome, par l’intermédiaire d’un secteur
- Montoriol. — Télégraphie. 23
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- de 5/13 et d’une couronne pleine, réunis par des balais. Ces signaux parviennent à Rome sur les contacts 1, 2, 3, 4 et 5.
- Rome transmet, aussitôt après, par ses contacts 6, 7, 8, 9, 10 ; le secteur de 5/13 dans lequel les courants sont reçus à Turin les renvoie dans un second relais translateur, R', qui les réexpédie à Paris. Celui-ci les reçoit sur les contacts 1, 2, 3, 4, 5.
- Le temps de propagation, aller et retour, de Paris à Rome, est donc de trois contacts, alors que le distributeur ne comporte qu’un seul contact de marge pour cet objet. Un artifice ingénieux permet de récupérer la moitié de ce temps et de le ramener ainsi à une valeur compatible avec le type de distributeur employé. En effet, pendant le temps qui s’écoule entre le moment où Turin finit de réexpédier à Rome et celui où il commence à recevoir de celui-ci, soit pendant le parcours d’un contact et demi, la ligne Turin-Paris est libre ; Turin en profite pour envoyer les courants correcteurs à Paris, par deux contacts réduits chacun à trois-quarts ', dans le même temps, la ligne Turin-Rome est mise à la terre par le contact T de l’autre couronne divisée.
- De même, Turin envoie les courants correcteurs à Rome, un demi-tour plus tard, pendant que s’effectue la propagation Turin-Paris et retour, et la ligne côté Paris est mise à la terre par le contact T'. La seule conséquence de cet envoi de la correction, à deux moments différents, à Paris et à Rome, est de décaler les secteurs de l’un par rapport à ceux de l’autre, et c’est ainsi que, dans les deux postes extrêmes, une transmission effectuée sur le secteur 2 est reçue, à l’autre extrémité de la ligne, dans le secteur 1. Cette anomalie apparente n’offre d’ailleurs aucun'inconvénient.
- Turin peut contrôler les transmissions échangées sur la ligne, grâce à une dérivation prise sur chacun de ses relais translateurs, et qui actionne un, relais local : celui-ci, par l’intermédiaire d’une paire de couronnes, non représentées sur le diagramme, renvoie lès signaux dans un traducteur. Un commutateur lui permet de se substituer à l’un des extrêmes pour transmettre à l’autre et éphanger avec lui les conversations nécessaires aux réglages, les réponses de celui-ci étant reçues dans le traducteur de contrôle. Lorsque les deux correspondants travaillent entre eux, le massif du relais de contrôle est renvoyé à^un parleur Baudot (V. p. 26)
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- TRANSLATIONS^ BAUDOT POUR LIGNES AÉRIENNES. 35K
- dont le grésillement est une indication suffisante, mais qui, éventuellement, enregistre nettement les appels Morse produits par l’un des extrêmes.
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- Orientation. — Paris et Rome placent leurs balais comme des postes corrigés ordinaires, à cela près que la distance angulaire, entre leur point de repère et le milieu du premier contact aiguilleur, doit être seulement d’un contact et quart, au lieu d’un et demi, les contacts de correction de Turin étant raccourcis d’un quart ; ds placent, en principe, leur point de repère en coïncidence avec Ie premier quart du contact 13 de la deuxième couronne, mais °ette position est sujette à changement sur les indications de Turin.
- Le poste translateur se trouve, en effet, dans la situation qui a,été indiquée pour le poste intermédiaire d’une communication double échelonnée : les courants, que lui envoient les extrêmes, doivent s’encadrer exactement sur un secteur de 5/13, et il ne dispose d’aucune marge pour les recueillir à droite ou à gauche, comme le ferait un poste correcteur Ordinaire ; il se fera donc orienter, de la même façon que l’intermédiaire précité, en déterminant si les courants de Paris, par exemple, lui parviennent trop tôt ou trop tard, et en demandant à Paris d’en retarder ou d’en lancer l’envoi. Dès que la réception de Turin est devenue cor-recte, eelle de Rome l’est également, puisque le secteur de réexpédition est au pair avec celui de réception, et que Rome a établi la distance angulaire convenable entre son point de repère et son secteur mobile.
- Lorsque Turin a fini de s’orienter par rapport à Paris, il opère de même avec Rome, et les deux postes peuvent entrer en correspondance.
- TRANSLATIONS RECT1FICATRICES
- Rectification des signaux.—Avec le système de translatiên-Tù vient d’être décrit, le relais translateur, en réexpédiant les 8%naux, reproduit toutes les déformations qu’ils ont subies pendant le trajet de la première section de la ligne ; à ces premières
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- SYSTÈMES À TRANSMISSION MULTIPLE.
- altérations viennent s’ajouter celles qu’ils subissent dans la seconde section, de sorte que, sur une ligne très longue, les signaux risquent d’arriver à destination tellement dénaturés que leur traduction devienne précaire.
- Il était donc tout indiqué d’appliquer aux translations le dispO' sitif rectifieateur, déjà usité dans le quadruple à deux plateaux (V. p. 333). Dans ces conditions, les signaux déformés, qui paf* viennent au poste translateur, en repartent corrects, tout connue s’ils émanaient d’une transmission nouvelle, et le poste récep' tionnaire n’a plus à rectifier, à l’arrivée, que les altérations subies dans la dernière partie de la ligne.
- Distributeur inverseur rectificateur. — Ce distributeur (fig. 293) comporte, en outre des quatre couronnes de la figure292, deux autres couronnes pour la rectification. Le fonctionnement de celles-ci est identique à celui du quadruple à deux plateaux, à cela près d’une addition en ce qui concerne le relais translateur, RT, qui tient ici la place du relais aiguilleur. Le relais translateur, fen effet, comporte deux piles de ligne, de polarités contraires et de fort voltage ; il était à craindre que, malgré le réglage à l’indif' férence et l’action du shunt, S, des trépidations puissent déplacer légèrement l’index pendant que le balai se trouve entre deux petits contacts, et produisent des étincelles. Il a donc été nécessaire d’assurer, de façon plus complète, la stabilité de l’index sur le butoir où l’a amené le courant parvenu par un petit contact. Un artifice original a permis de rendre auto-excitateur le relais translateur : on a utilisé, dans ce but, la dérivation, mentionnée pour la translation Paris-Rome, qui permet au poste translateur de contrôler les transmissions échangées sur la ligne.
- On voit, sur le schéma ci-après, que- la sortie du relais de contrôle, RC, au lieu d’être à la terre, est reliée à la couronne crénelée, qui entoure les petits contacts de la première couronne, et est isolée dans les installations ordinaires. Dans ces conditions, dès que le balai quitte un petit contact et vient reposer sur la couronne crénelée, le courant envoyé sur la ligne C, par le relais translateur, est dérivé, à travers le rhéostat, R, et le relais de contrôle, RC, arrive à la couronne crénelée, passe par les balais
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- TRANSLATIONS BAUDOT POUR LIGNES AÉRIENNES. 357
- dons la deuxième couronne, et va prendre terre dans les propres bobines du relais qui l’a émis ; celui-ci se trouve donc maintenu dans la position que lui a donnée le courant du relais récepteur, et d suffît de régler convenablement la résistance du rhéostat, R, Pour que les deux intensités soient égales et que l’index reste dans un état de stabilité parfaite. Au moment où le balai de la Première couronne atteint le "petit contact suivant, la dérivation
- Ligne A,
- Fig. 293. — Principe de la translation rectificatrice.]]
- ast supprimée, et le relais translateur est soumis à la seule action du relais récepteur.
- Le plan général (fig. 294), montre l’agencement d’une installation de translation double rectificatrice ; sur chaque côté de ligne ast un jeu de relais récepteur, translateur et de contrôle. La Marche des courants est celle qui vient d’être indiquée, sauf que les petits contacts ne communiquent pas directement avec le Passif des relais récepteurs ; cette liaison est établie, pour chacun des secteurs, par un commutateur multiple, G1 ou C2, dont les broches, reliées aux petits contacts, s’appuient normalement sur des plots réunis entre eux et au dit massif. Lorsque le poste translateur vent prendre la place de l’extrême, A, pour parler à l’autre, C, il déplace le commuteur G1 : les cinq petits contacts
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- 358 SYSTÈMES ATTRANSMISSION MULTIPLE.
- du premier secteur se trouvent alors en communication avec les
- Fig. 204. — Translation rectiticatrice.
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- TRANSLATIONS BAUDOT POUR LIGNES AÉRIENNES. 339
- touches de l’unique manipulateur, dont les butées sont munies ^s piles, —-10 et 4- 10, du relais récepteur ; les courants omis par le manipulateur se rendent ainsi dans le relais translateur, qui les réexpédie sur la ligne C, tout comme s’ils provenaient de la ligne A.
- De même que dans l’installation Paris-Rome, le poste translateur utilise les courants, dérivés dans son relais de contrôle, pour Actionner, soit un parleur, soit un traducteur. Les permutations Nécessaires sont effectuées par les commutateurs, G3 et C4, dont tes broches sont reliées respectivement aux contacts de contrôle et de frein de l’un et de l’autre secteurs. Dans la position normale, ffui est celle que représente le plan, les broches s’appuient sur des plots reliés ensemble et à l’entrée d’un parleur. Les cinq électro-Niguilleurs et le frein du traducteur communiquent avec les butées supérieures des deux commutateurs ; on déplace le commutateur D3 pour contrôler sur le secteur 1, et l’autre, CS pour le secteur 2.
- Dans le cas supposé plus haut, où le poste translateur veut converser avec l’extrême C, il lui transmet, comme il a été dit, pur le secteur 1, grâce au déplacement du commutateur C1, et reçoit ses réponses sur le secteur 2 ; il doit, dans ce cas, déplacer son commutateur C4. De même, il peut causer avec l’extrême A, en agissant sur les commutateurs G’ et C3 ; il transmet par le second secteur et reçoit par le premier.
- L’orientation se fait dans les mêmes conditions que sur Paris-Rome ; le poste translateur commande aux extrêmes les déplacements convenables, jusqu’à ce qu’il reçoive correctement de l’un et de l’autre ; dès que ce résultat est atteint, la réception des extrêmes est également assurée.
- La translation pour communication quadruple est agencée, en principe, comme celle qui vient d’être décrite; un seul manipulateur et un seul traducteur suffisent pour les conversations et le contrôle ; deux commutateurs, semblables à C1 et C2, permettent au poste translateur de transmettre par le premier secteur de chaque côté de ligne, les seconds secteurs ont leurs cinq petits contacts reliés en permanence à leurs relais respectifs ; le contrôle peut être obtenu sur l’un quelconque des quatre secteurs. A cet effet, les contacts aiguilleurs du secteur 1 sont reliés
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- à ceux du secteur 3 et à un commutateur multiple ; de même, le3 contacts des secteurs 2 et 4 sont réunis ensemble et à la seconde série de plots du même commutateur : en plaçant ce commutateur dans l’une ou dans l’autre de ses deux positions, on détermine déjà que le contrôle aura lieu sur le premier ou sur le second secteur de l’une ou de l’autre ligne ; un second commutateur définit le côté, en reliant celui des relais de contrôle qui convient avec le distributeur.
- TRANSLATION PARIS-MARSEILLE
- Communication à, deux fils. — Lorsque l’importance du trafic justifie l’emploi de deux fils desservis simultanément au sextuple, comme c’est le cas pour la communication Paris-Marseille, on peut affecter chacun de ceux-ci à la transmission dans un sens déterminé. Les distributeurs employés sont du type à deux plateaux ; à Marseille, poste correcteur, le plateau de transmission comprend trente-deux contacts, dont deux pour l’envoi des courants de correction ; la cinquième couronne est reliée à l’un des fils de ligne ; celui-ci aboutit directement au relais récepteur de Paris (à travers une translation placée à Lyor ) ; le relais récepteur est en relation avec le plateau antérieur de Paris, qui, comme celui de transmission de Marseille, est divisé en trente-deux contacts et comprend le dispositif ordinaire de contact mobile et d’électro-correcteur. j
- Le plateau de transmission de Paris et celui de réception de Marseille, réunis par le second fil de ligne, sont à trente contacts seulement, le synchronisme étant assuré par l’autre ligne.
- Translation fixe. — La translation de Lyon se trouve notablement simplifiée parce fait que,r sur^ chaque conducteur, la transmission a lieu toujours dans le même sens, et qu’il n’est plus nécessaire d’inverser, à aucun moment, les communications des relais ; le distributeur inverseur devient donc inutile, et la translation se réduit à une planchette, installée comme le montre la fig. 295. La ligne nô 1, côté Paris, est reliée directement à l’entrée des bobines d’un relais translateur, RT, qui reproduit les
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- TRANSLATIONS BAUDOT POUR LIGNES AÉRIENNES. 301
- signaux sur l’autre section, par l’intermédiaire d’un commutateur multiple à deux broches, C ; de même, la ligne n° 2, par laquelle Marseille transmet, aboutit à un second relais translateur, RT’, qui renvoie ses courants sur la section nord par l’autre broche du commutateur G.
- Les courants, réexpédiés par les relais translateurs, sont dérivés, à travers une résistance, Rh, de 10 000 ohms, dans un relais de
- Fig. 295. — Translation pour ligne à deux fils.
- contrôle, RG, qui, à son tour, actionne un parleur P, comme dans les installations tournantes.
- Le commutateur, G, a pour but de permettre à Paris et à Mar-Seille de vérifier eux-mêmes le réglage des relais translateurs : si, en effet, on déplace les broches vers la droite, les deux lignes se Souvent bouclées : la. transmission effectuée par Paris sur la Ügne n° 1, reçue, dans le relais translateur, RT, lui revient par la ligne 2 ; de même celle de Marseille, effectuée par sa ligne n° 2, lui est réexpédiée par le relais RT’ et la ligne n° 1. Afin de contrôler facilement ce renvoi, les postes extrêmes émettent des * roulements » c’est-à-dire une suite de positifs et de négatifs alternés, ce qui correspond à des « T » sur les secteurs impairs et des « G » sur les secteurs pairs ; ces courants, réexpédiés par Lyon, s°nt reçus dans le relais récepteur du poste qui les a émis, et y Produisent des battements dont une oreille exercée perçoit facilement la régularité.
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- CHAPITRE XXVII
- RETRANSMETTEURS BAUDOT
- Principe. — Le système de translation avec distributeur inverseur automatique et rectification des signaux, décrit ci-dessus, fonctionne dans des conditions parfaites ; toutefois, si la longueur de la ligne est telle qu’elle oblige à faire usage de plusieurs stations de relais, le temps pris par la propagation des courants, d’une extrémité à l’autre de la ligne, pourrait arriver à représenter une fraction importante de la durée d’une révolution des balais; malgré la récupération de la moitié de ce temps, que procurent les translations tournantes (V. p. 353), il y aurait une perle de rendement, du fait de l’augmentation de l’intervalle entre la fin d’une transmission et le commencement de la réception.
- Les retransmetteurs permettent, comme on va le voir, de réexpédier des signaux rectifiés, tout comme les translations, mais se comporteut comme s’il s’agissait de réexpéditions manuelles, de telle sorte que le temps de propagation, sur les diverses sections de la ligne, ne se totalise pas : ils donnent donc au Baudot une portée théoriquement illimitée. Ils permettent, en outre, une foule de combinaisons intéressantes, qui assurent au conducteur une utilisation maxima.
- Un retransmetteur, comme le nom l’indique, n’est autre chose qu’un manipulateur automatique, dans lequel les doigts d’un opérateur sont remplacés par des -armatures d’électro-aimants ; ces armatures sont agencées de telle sorte que chacune d’elles, on s’abaissant, déplace l’une des touches d’un manipulateur approprié, relié à une seconde ligne, comme le serait un manipulateur manuel ordinaire : les combinaisons, reçues dans
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- RETRANSMETTEURS BAUDOT.
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- les cinq électro-aimants d’un secteur, se trouvent donc réexpédiées fidèlement sur cette seconde ligne.
- T
- Retransmetteur tournant. — Le premier en date des systèmes de retransmetteurs utilise le mouvement d’un traducteur, pour actionner les touches du Manipulateur automatique. Sur l’axe, x, de chacun des cinq chercheurs (fig. 296) est plantée latéralement une petite goupille, sur laquelle s’enfourche l’extré-Mité inférieure d’un levier, L, appelé levier à fourchette, qui pivote en O, et dont l’extrémité, taillée en couteau, se trouve au-dessous d’une pièce articulée,
- °u support basculant. Ce support, mobile autour d’un axe, d, est entaillé, à sa partie intérieure, d’une encoche, dont les faces, parfaitement polies, forment entre elles un angle très ouvert ;s sur la partie supérieure est montée une pièce en ivoire, i, dans la fente de laquelle est emprisonné, et Maintenu par une vis, un ressort Plat en acier, R. L’extrémité supérieure de ce ressort est engagée dans une fente, pratiquée sur un pont métallique, P. La Partie médiane du ressort, R, est garnie, sur ses deux faces, d’une Petite épaisseur de platine, qui peut prendre contact sur l’une °u l’autre de deux vis, V e V', également platinées, enfoncées dans le cadre du retransmetteur et formant butoirs.
- Lorsque le levier aiguilleur, l, tombé sur la couronne de butée sous l’action de l’appendice, a, qui le commande, est rencontré Par la came-navette, N, le chercheur, ch, est aiguillé, et la traduction
- Fig. 296. — Retransmetteur tournant.
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- s’effectue comme dans l’appareil ordinaire (V. p. 312) ; mais en même temps, la goupille entraîne le levier à fourchette, L, dont la branche supérieure se déplace vers la gauche et vient soulever, de ce côté, le suppqrt, d\ celui-ci bascule autour de son axe et entraîne le ressort, R, dont l’extrémité supérieure glisse dans la fente du pont, P ; le ressort, en se déformant, quitte la butée, V, et vient appliquer sa partie platinée sur l’extrémité de la vis de droite, V'. Chacun des chercheurs aiguillés ayant ainsi provoqué le déplacement du ressort qui lui correspond, le manipulateur, constitué par les cinq ressorts, reproduit la combinaison reçue de la première ligne, et reste dans cette position jusqu’à la fin de la révolution du combinateur, c’est-à-dire pendant trois quarts de tour.
- Les vis de butée, V et V', sont reliées respectivement à une pile de repos et une pile de travail, appropriées à la ligne sur laquelle il s’agit de réexpédier ; les ressorts communiquent avec cinq contacts de la deuxième couronne du distributeur, qui dessert cette ligne.
- En outre de la réglette de plots qui, à gauche de la cage, apporte les communications ordinaires, le traducteur-retransmetteur et son socle comportent, à droite, une réglette semblable, qui amène les deux piles de lignes aux butées et relie les cinq ressorts à la boîte de coupures du second distributeur.
- * Liaison de deux distributeurs à l’aide de retransmetteurs tournants. — La liaison entre les deux distributeurs, desservant les lignes à relier, est effectuée comme l’indique la figure 297 : les courants arrivent de la ligne n° 1, à la façon ordinaire, dans le relais, R, qui les renvoie à la quatrième couronne et au traducteur retransmetteur, T. La réglette de droite de celui-ci est reliée au second distributeur, par l’intermédiaire d’un commutateur multiple, G, permettant de desservir le secteur à l’aide d’un manipulateur manuel, M, pour les conversations avec l’extrême. Dans la position de retransmission, les combinaisons emmagasinées par le retransmetteur sont renvoyées à la deuxième couronne et, par les balais, sur la ligne n° 2. Un second contrôle peut être obtenu dans le traducteur ordinàire du secteur, par la dériva-
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- tion dans le relais, H'; elle permet, en cas de difficultés, de comparer la réception et la réexpédition, et ainsi de déterminer si les irrégularités constatées se produisent sur l’une ou l’autre ligne, ou encore si elles proviennent v u retransmetteur lui-même.
- La retransmission doiu avoir lieu pendant l’intervalle de temps
- i rti rti ru ra
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- 3 mrfeiljmm
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- Fig. 297. — Liaison de deux distributeurs à l’aide de retransmetteurs.
- qui s’écoule entre l’aiguillage des chercheurs et leur rappel dans ta voie de repos. Les balais des deux distributeurs doivent donc être en synchronisme. Si ceux-ci sont à un seul plateau, il suffit de les monter sur l’une et l’autre des faces d’une même cage de distributeur. Si l’un d’eux comporte deux plateaux, deux cages distinctes étant nécessaires, on réalise le synchronisme par l’envoi d’un courant local, parla troisième couronne de l’un dans le relais de l’autre, dont l’électro-correcteur fonctionne comme s’il s’agissait de deux installations placées aux extrémités d’une ligne.
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- On place les bagues d’entraînement et on choisit le contact a
- employer pour cet envoi de manière à réaliser la concordance de la position des balais de l’un et de l’autre distributeur.
- Fig. 298. — Diagramme de postes échelonnés par retransmetteurs tournants.
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- Cette position doit être définie en s’inspirant des considérations suivantes : si la réexpédition avait lieu dans un seul sens, on pourrait la commencer dès que le premier chercheur est aiguillé, c’est-à-dire un demi-tour après la réception (V. Orientation de la came-navette, p. 327) ; mais, si, comme c’est le cas général, la communication est bi-latérale, on ménage un nouvel espace d’environ un demi-tour entre l’emmagasinement d’une combinaison et sa réexpédition, soit, au total, un tour entier, entre la réception et la retransmission. Le diagramme ci-contre (fig. 298) correspond à la communication Paris-Nice-Cannes, desservie au quadruple, avec translation tournante rectificatrice à Lyon : Paris transmet à Cannes par le secteur 3, ses signaux sont reçus à Nice, sur le secteur 1, dans un traducteur-retransmetteur, qui les reproduit sur le secteur 3 d’un quadruple Nice-Cannes. Ces deux secteurs étant parcourus à peu près simultanément par leurs balais respectifs, il s’écoule donc, comme il vient d’être dit, un intervalle sensiblement égal à un tour complet avant qu’une combinaison, reçue de Paris, soit retransmise à Cannes.
- La transmission, effectuée par Cannes sur le secteur 1, est reçue dans les mêmes conditions à Nice, réexpédiée sur le secteur 3 du Quadruple Nice-Paris, et arrive, dans ce dernier poste, sur le secteur 1. Les deux secteurs restants, sur chacun des quadruples, sont utilisés, à la façon ordinaire, entre les deux villes qu’ils relient, de telle sorte qu’un fil Paris-Cannes donne : freux transmissions Paris-Cannes ; freux transmissions Paris-Nice ; freux transmissions Nice-Cannes.
- En cas d’interruption du fil entre Nice et Paris, par exemple, ^intermédiaire peut, tout d’abord, recevoir, dans son ; traducteur-retransmetteur, les messages de Cannes à destination de Paris, duquel il les fait*parvenir par une autre voie ; il peut également réexpédier manuellement ceux de Paris pour Cannes : il lui suffît, pour cela, de tourner son commutateur multiple, C (V. dg. 297) pour substituer au retransmetteur un manipulateur ordinaire.
- Retransmetteur Robichon. — Le retransmetteur tournant
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- prête à deux critiques principales : tout d’abord, il exige la mise en mouvement du traducteur; d’autre part, toutes les irrégularités, qui peuvent se produire dans le fonctionnement du traducteur, entraînent fatalement des altérations dans la retransmission des signaux. Enfin la liaison de deux lignes exige deux installations complètes, d’où immobilisation de matériél et d’espace.
- Le retransmetteur Robicbon échappe à ces inconvénients : il se compose de cinq électro-aimants, E, en tout semblables aux cinq électro-aiguilleurs d’un traducteur (fig. 299). Chacun de ces
- F°p— 299. Retransmetteur Robichon.
- électro-aimants commande, par son appendice, un levier transmetteur, coipposé de deux parties, Let Lr, solidaires mécaniquement, mais isolées l’une de l’autre par une petite plaquette en ébonite.
- Le levier transmetteur pivote sur un axe, O, commun aux cinq leviers semblables; sa branche horizontale est taillée en couteau, à l’extrémité opposée à l’axe, et est maintenue dans la position de repos par un petit galet, g, en acier, porté par un ressort, R, dont la tension peut être réglée au moyen d’une pièce en dos d’âne et de deux vis, v et </, tout comme le ressort à encoehe d’un traducteur. Les déplacements du levier, L, sont limités en haut et en bas par un appendice en forme de doigt, d, qui constitue le prolongement de ce levier, et qui s’engage entre deux saillies, e et e? (fig. 300), taillées dans le ressort, R, au-dessus et au-dessous del’axe du galet, g-
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- La branche verticale L', du levier transmetteur porte le ressort de contact, semblable à celui d’un manipulateur manuel, et, à sa Partie inférieure, un petit ressort à boudin, r. qui sert simplement a établir une liaison électrique entre ce ressort de contact et le plot isolé, p, auquel vient s’attacher le fil, /, allant à la boîte de coupures ; le ressort de contact peut se déplacer entre deux vis de bâtée, V et V', taraudant chacune dans une réglette transversale, commune aux cinq touches. A l’état de repos, il s’appuie sur la yis, V',reliée à la pile de repos qui convient à la seconde ligne; il est maintenu dans cette position par la pression exercée par le galet, g, sur le levier, L, et qui tend a le soulever.
- Lorsque l’électro-aimant, E, est Actionné, son appendice vient frapper sur la branche horizontale du levier transmetteur, L, dont le couteau roule sur le galet et le chasse vers la gauche, grâce à l’élasticité du ressort, R ; le cou- Fig. 3oo.
- l'eau, dès qu’il a franchi le dia- '
- aiètre horizontal du galet, g, est accompagné par celui-ci, qui tend alors à le faire descendre et amène ainsi le doigt, d, contre l’ergot, e' (fig. 300). Dans ce mouvement, le ressort de contact quitte la vis de repos, V', et vient d’appuyer sur celle d’avant, V, reliée à la pile de travail.
- Le manipulateur-retransmetteur reproduit la combinaison reçue, et la réexpédie sur un second distributeur, comme le système tournant.
- Dès qu’a lieu la retransmission, et avant que le balai du premier distributeur puisse actionner de nouveau les électro-aimants récepteurs, E, un courant local est envoyé, par ce distributeur, dans l’électro-aimant de rappel, E', qui ramène au repos les leviers transmetteurs abaissés. A cet effet, l’armature, A, de cet électroaimant, est fixée à l’extrémité d’un levier, L", monté sur un axe, O', et dont l’autre extrémité porte une barrette transversale, T ; celle-ci est traversée par cinq vis, placées chacune sous l’un des leviers transmetteurs. Lorsque l’armature, A, est abaissée, elle Montoriol. — Télégraphie. 24
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- SYSTÈMES A THÀNSMISSION MULTIPLE.
- soulève la barre transversale, T, et’chacune des vis, qui rencontre un levier transmetteur abaissé, le pousse devant elle et, lui faisant franchir le diamètre horizontal du galet, g, le ramène à la position de repos. L’armature, A, est elle-même rappelée au repos par un ressort à boudin, r', dont on règle la tension à l’aide d’un bouton extérieur, B.
- Le retransmetteur est enfermé dans une boîte identique à celle d’un traducteur, et se pose sur un socle ordinaire, muni d’une réglette de plots sur la face de droite, pour les communications du manipulateur automatique. En cas d’interruption de l’un des côtés de la ligne, il suffît de remplacer le retransmetteur par un traducteur, pour que le poste translateur puisse devenir poste de transit.
- Retransmetteur, modèle de 1909.— Les électro-aimants récepteurs, employés dans ce nouveau système, sont identiques à ceux du traducteur dit « rapide », du modèle de 1909 ; aux lieu et
- place du levier aiguilleur se trouve un levier courbe, en acier, l (fig.301)qui s’appuie,de la même façon,sur l’extrémité de l’appendice, a, solidaire de l’armature de l’électro-aimant récepteur, E, et peut pivoter sur un axe commun aux cinq leviers semblables. Une plaquette d’ébonite, solidaire du levier, Z, supporte un ressort de contact, r, et une monture à laquelle est accroché un ressort à boudin, rl’autre œilleton du ressort, r',est passé dans un crochet, porté par un plot, p, noyé dans une réglette en ébonite, e, semblable à celle des traducteurs. Ce ressort sert,, tout_à la fois, à
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- RETRANSMETTEURS LîAUDOT.
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- amener, de l’extérieur, la communication électrique au ressort de contact, r, et à faire appuyer l’extrémité du levier, l, sur celle de ^appendice, a.
- Lorsque l’électro-aimant, E, reçoit un courant, son armature Rabaisse et l’appendice, n, se dérobe à l’appui du levier, l ; celui-ci, obéissant à la sollicitation de son ressort, r\ bascule autour de son axe, et le ressort de contact, r, quittant la butée de droite, reliée a la pile de repos, vient s’appuyer sur l’autre,qui communique avec la pile de travail.
- Les ressorts de contact, ainsi déplace*, restent dans cette position, comme dans le précédent système, jusqu’à ce que le distributeur envoie, par la troisième couronne, un courant de rappel ; celui-ci est reçu dans l’électro-aimant, E', dont l’armature entraîne mie tige, t, placée à gauche des leviers, Z, et ramène ainsi au repos ceux qui ont été déplacés.
- Installation des retransmetteurs non tournant. —
- Avec les retransmetteurs rotatifs, la réexpédition a lieu exactement après un tour entier des balais (V. p. 367); avec les retrans metteurs non tournants, le signal reçu est immédiatement emmagasiné, et, par contre, il sera effacé avant que le balai revienne sur le secteur : la réexpédition doit donc avoir lieu dans cet intervalle. On place les distributeurs de manière que la retransmission s’effectue après un demi-tour des balais, environ, comme °n le verra sur les diagrammes qui suivent.
- Échelonnement de postespar retransmetteurs.— L’échelonnement des postes, à l’aide de retransmetteurs, se réalise de façon plus simple et plus complète que dans l’installation Paris-Laen-Cherbourg, décrite plus haut (V. p. 349). Sur la ligne Lyon-Montpellier-Toulouse, par exemple, le poste intermédiaire, Montpellier possède deux plateaux de distributeurs quadruples (fig. 302) dont l’un communique avec Lyon et l’autre avec Tousse, et sur chacun desquels il est correcteur.
- Avec le plateau relié à Lyon, il échange par les secteurs 1 et 3, le trafic Lyon-Montpellier, et, par les secteurs pairs, le trafic Lyon-Toulouse. ,
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- Le distributeur du côté de Toulouse est employé de la même façon, de sorte que le fil Lyon-Toulouse donne :
- revoir de Toulouse A L trerumet à MonTpetlièr \ L. trn.nsm.et J Toulouse.
- L reçoit cte MonlpeU
- 1 |\ M. reçoit oie Lyon.
- 40 44 U 43 44 45 46
- AT reçoit
- 4- \M transmet à Lyon—
- if 48 49 lb 24 U
- Montpellier
- 4} 4%
- M. reçoit de 7ou.lou.se / M. reçoitpour Lyi
- M. transmet ô. Toulouse \ M. réexpédie, é Toulouse\
- Ttr.i rts met h Montpellier! T. t rensfnet * Lf/t
- T reçoit de MontpeU.it
- reçoit de Lyon
- Toulouse *
- 46 4J 4ft ^9 Zo Z4
- Fig. 302. — Diagramme de postes échelonnés par retransmetteurs non rotatifs.
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- Fig. 303. — Diagramme de translation et de postes échelonnés par retransmetteurs.
- Deux transmissions Lyon-Montpellier ; Deux transmissions Lyon-Toulouse;
- Deux transmissions Montpellier-Toulouse.
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- Échelonnement de postes et translation par retransmetteurs. — Sur les très longues lignes, on peut intercaler un poste translateur muni de retransmetteurs : c’est dans ces conditions que fonctionne la ligne Londres-Paris-Lyon-Rome (fig. 303) : Londres utilise les deux secteurs impairs avec Rome et les deux secteurs pairs avec Lyon ; ces quatre transmissions sont réexpédiées, à Paris, par deux plateaux de distributeurs quadruples et des retransmetteurs. Les deux plateaux de Lyon sont de types différents : quadruple du côté de Paris et double du côté de Rome. Lyon reçoit de Londres par le deuxième secteur et lui transmet par le quatrième ; le retransmetteur placé sur le premier secteur du quadruple de Lyon réexpédie, par le premier du double, les messages de Londres pour Rome ; de même, ceux de Rome pour Londres sont reçus sur le deuxième du double et réexpédiés sur le troisième du quadruple.
- Lorsque les exigences du trafic le rendront utile, on pourra compléter l’installation en établissant une communication, par deux secteurs, entre Lyon et Rome : il suffira, pour cela, d’exploiter au quadruple cette dernière section de la ligne avec, à Turin, une retransmission semblable à celle qui existe déjà à Paris.
- Parmi les différents types d’installations analogues, on peut citer celle : Paris-Bourse, Paris-Central, Bordeaux, Madrid-Central, Madrid-Bourse. Les bureaux centraux de Paris et de Madrid communiquent entre eux par deux secteurs et les bureaux de Bourse par les deux autres ; toutefois, cette dernière liaison n’est établie que pendant les heures du marché financier ; les bureaux de Bourse se retirent ensuite et les centraux prennent possession des quatre secteurs, pour l’échange du jtrafic général. Bordeaux, poste intermédiaire, est agencé comme l’est Paris dans la communication Londres-Rome, décrite ci-dessus.
- Une installation semblable relie Paris-Bourse et Milan-Bourse, d’une part, Paris-Central et Milan-Central d’autre part, avec translation à Lyon.
- Bifurcation de postes par retransmetteurs.—Les retransmetteurs permettent encore de bifurquer, sur deux lignes différentes, les transmissions effectuées sur une troisième, et récipro-
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- Fig. 304. — Diagramme d’une ligne bifurquée par retransmetteurs.
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- 37G SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- Lyon-Valence et pour les deux autres, avec un autre quadruple Lyon-Nîmes (fig. 304). Paris communique avec Valence par les secteurs impairs et avec Nîmes par les secteurs pairs. Sur chacun de ses quadruples, vers Valence et vers Nîmes, Lyon conserve deux secteurs pour ses relations avec ces derniers postes, et l’on se trouve ainsi disposer de : ’
- Deux transmissions Paris-Valence ;
- Deux transmissions Paris-Nîmes ;
- Deux transmissions Lyon-Valence ;
- Deux transmissions Lyon-Nîmes.
- L’installation Paris-Bordeaux-Bayonne-Biarritz est montée dans des conditions identiques.
- Avantages des retransmetteurs. — Les retransmetteurs, considérés au simple point de vue d’organes translateurs, présentent, sur les translations rectifieatrices, un certain nombre d’avantages, que font ressortir les quelques exemples donnés ci-dessus : on peut, tout d’abord, en placer un nombre indéfini sur chaque ligne, sans qu’on ait à tenir compte, ni du temps total de propagation, ni de l’orientation, ces deux facteurs n’intéressant que chaque section de ligne, prise en particulier, et ne se totalisant pas pour l’ensemble. En effet, si l’on prend, comme exemple, la ligne Londres-Rome (V. p. 373), Paris règle le synchronisme et l’orientation, d’une part avec Londres, d’autre part avec Lyon, tout comme si ces deux installations étaient parfaitement indépendantes l’une de l’autre ; lorsque ce réglage est terminé, la simple manoeuvre d’un commutateur multiple suffit pour mettre Londres et Lyon en relations, sans autre intervention : il suffit que Paris reçoive bien de Londres pour que sa réexpédition soit correcte, et comme Lyon a réglé sa réception sur la transmission de Pans, il reçoit également bien de Londres.
- Lyon opère du côté de Rome, comme il l’a fait du côté de Pans, et, lorsque cette dernière section est réglée, la correspondance Londres-Rome est assurée.
- On remarquera que, dans ces conditions, rien ne s’opposerait a ce que Rome, à son tour, fût muni de retransmetteurs et réexpédiât, sur une nouvelle ligne, les signaux qu’il reçoit de Londres,
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- RETRANSMETTEURS BAUDOT.
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- niais qui, au point de vue des conditions dans lesquelles il les reÇoit, sont identiques à ce qu’ils seraient s’ils provenaient seu-lement de Lyon. C’est ce qui a autorisé à dire plus haut (p. 362) lue les retransmetteurs donnent au Baudot une portée illimitée.
- Dans la pratique, et en l’état actuel des réseaux, on ne peut, évidemment pas multiplier indéfiniment le nombre des sections, sans courir le risque de voir, à des intervalles trop rapprochés, l’une d’elles s’interrompre, ce qui rendrait précaires les communi-cations ainsi réalisées ; mais c’est cette seule considération qui limite la portée pratique, et le nombre plus ou moins grand de sections, mises bout à bout, dépend exclusivement de la qualité des lignes et des facilités dont on dispose pour remplacer les sections momentanément défectueuses; mais le jour où on arrivera a construire des lignes parfaitement à l’abri des perturbations extérieures, on réalisera, si on le veut, des communications telles que Paris-Wladivostock ou Paris-Saïgon, avec la même vitesse de rotation des balais, alors que, pour tous les autres systèmes, °u est contraint de réduire la vitesse de la transmission au fur et ù mesure qu’on augmente la longueur des lignes. C’est là une quarté remarquable, que le Baudot est, jusqu’ici, le seul à posséder.
- En dehors de leur rôle purement translateur, les retransmetteurs °nt donné au Baudot une souplesse incomparable, en permettant ùne foule de combinaisons, échelonnements, bifurcations, etc., dont quelques exemples sont mentionnés plus haut ; ils permettent d’utiliser ceux des conducteurs existants, dont la capacité de rendement est incomplètement exploitée, pour constituer, sans aucun frais de ligne, des communications nouvelles : c’est ainsi qu’avec les fils Lyon-Montpellier et Montpellier-Toulouse, on a Pu relier directement Lyon et Toulouse, tout en maintenant les relations auxquelles ces conducteurs étaient destinés, et obtenir uinsi une économie de près de 600 kilomètres de fils. Sur la ligne Idfurquée Paris-Lyon Valence-Nîmes, il a suffi d’immobiliser un fil Paris-Lyon pour relier Paris à ces deux dernières villes, sans réduire en rien leurs moyens d’action avec Lyon : l’économie de inducteurs, ainsi réalisée, et déduction faite du fil commun,Paris-Eyon, ressort à 900 kilomètres ; sur Paiis-Bordeaux-Bayonne-Eiarritz, le bénéfice dépasse 1 000 kilomètres.
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- Ces quelques exemples suffisent pour montrer les multiple avantages des retransmetteurs ; en ce qui concerne l’avpnir, Ie réseau de câbles aériens sous papier, actuellement à l’étude, permettra de bénéficier, d’une manière plus large encore, de ces avantages : on peut envisager l’établissement progressif d’un système radial, partant de Paris, et dont chaque rameau aboutirait dans un chef-lieu de département. Ces rameaux, exploités au quadruple, sinon au sextuple, et en duplex, fourniraient huit ou douze transmissions ; après avoir réservé au chef-lieu le nombre de secteurs nécessaires, on répartirait le surplus, à l’aide de retransmetteurs, entre les villes principales du département, cela, à l'aide des fils départementaux existants, c’est-à-dire sans dépense nouvelle. Le même système pourrait être étendu ultérieurement à la liaison des grands centres entre eux.
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- CHAPITRE XXVIII
- EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUTERRAINES
- Particularités spéciales aux lignes souterraines. —
- Ee réseau souterrain sous gutta, décrit dans un autre ouvrage, pré-Sente une capacité électrostatique considérable, par rapport au réseau aérien (0,250 microfarad environ par kilomètre, au lieu 0,007 à 0,009) ; il en résulte, tout d’abord, un allongement ^ès important dans la durée de la période valable des courants, et des courbes beaucoup plus aplaties ; d’autre part, après chaque émission, la grande charge, prise par le conducteur, ne peut s’écou-fer que lentement, d’où une cause de ralentissement dans la vitesse de transmission ; et cette circonstance est encore aggravée par ce ^it que les conducteurs souterrains, ayant généralement un isolement élevé, la décharge ne peut se faire que par les deux extrémités, alors que, sur les lignes aériennes, elle se dissipe en partie Pm? les supports, l’humidité de l’air, etc.
- Un tel réseau devient d’une exploitation assez difficile, si on veut l’utiliser avec des appareils rapides, tels que le Baudot.
- On a donc cherché les divers moyens propres à atténuer les inconvénients résultant de la capacité des lignes souterraines. Le Premier, qui s’offre à l’esprit,est l’emploi de piles à faible voltage; ^ durée de la période variable n’est pas changée pour cela (V. P. 129), mais la charge prise par le conducteur, étant plus faible, s ccoule plus rapidement.
- Par contre, l’emploi de voltages faibles aurait, sur les longues lignes souterraines, l’inconvénient de donner, à l’arrivée, des °ourbes d’intensité extrêmement aplaties, circonstance particulièrement défavorable, dans le cas d’appareils différenciant les signaux par le moment de l’apparition (Y. p. 57). La solution
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- consistait donc à sectionner les lignes en tronçons n’excédant guère 120 kilomètres, et à réunir ceux-ci à l’aide de translations.
- D’autre part, le temps de propagation, sur les lignes souterraines, se trouve très notablement accru, par rapport aux lignes aériennes; aussi est-ce seulement sur les conducteurs assez courts, dont l’isolement est d’ailleurs devenu sensiblement moins parfait que lors de la pose, qu’on a pu songer à établir des communications avec alternat des transmissions, à chaque révolution des balais ; c’est ainsi qu’on a réalisé, au double, Paris-Laon et Paris-Saint-Quentin (respectivement 140 et 185 kilomètres) et, au triple? Paris-Rouen (160 kilomètres). Pour toutes les autres communications, il aurait fallu réserver, comme marge de propagation, u11 nombre de contacts très élevé, ce qui aurait diminué proportionnellement le rendement des conducteurs. On a donc trouvé préférable d’affecter, à chacune d’elles, deux fils, sur lesquels la transmission a lieu exclusivement dans un seul sens, quitte, ensuite? à échelonner un troisième poste sur les groupes dont les terminus n’ont pas l’emploi de la totalité du rendement possible.
- Communication Paris-Bordeaux. — La première ligne, exploitée à l’aide de conducteurs souterrains, est celle de Paris-Bordeaux : deux fils servent à transmettre, l’un dans la direction Paris-Bordeaux, l’autre dans celle Bordeaux-Paris. Les distributeurs sont du type triple, mais à dix-sept contacts seulement; les plots supplémentaires, devenant ici inutiles, ont été supprimés, ce qui augmente d’autant les autres ; toutefois, pour le cas où des difficultés viendraient à se produire, soit par suite de courants telluriques, soit pour toute autre cause, on a monté les deux pl9' teaux triples sur deux cages distinctes, et, sur la face disponible de chaque cage, on a placé un plateau de distributeur double : les communications des deux plateaux sont réunies dans la boîte de coupures, et, pour passer du triple au double, il suffit de relever les balais du premier distributeur et de faire appuyer ceux du second-
- Quel que soit le type de distributeur mis en service, Paris est correcteur sur son fil de transmission et Bordeaux sur le sien ; l’orientation de la réception devient donc, dans les deux postes, celle d’un poste corrigé, et n’est pas sujette à variations.
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- EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUTERRAINES.
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- La ligne est divisée en cinq sections, d’environ 120 kilomètres chacune, et réunies par des translations ; celles-ci sont placées à Orléans, Tours, Poitiers et Angoulême (fig. 305) et se composent, en principe, d’un seul relais placé sur chaque ligne.
- Les deux sections du fil 010 (fig. 306), par où a lieu la transmission dans le sens Paris-Bor-fieaux, sont amenées à un commutateur du genre bavarois, B, qui permet de les prendre séparément au Morse, pour les essais ; dans la position normale, elles sont renvoyées respectivement à l’une des broches de deux commutateurs inverseurs, C et L', Les deux côtés du fil 011,qui s£rt à la transmission dans le sens Bordeaux-Paris, sont rattachés, de même, à un commutateur, B', et à la seconde broche des deux commutateurs, C et C'.
- Les courants, venant de Paris Par le fil 010, passentjpar le plot fie gauche du commutateur,B, et la première broche de l’inverseur, G, pour se rendre dans les bobines du relais translateur, RT. L’index de celui-ci Envoie les signaux, par l’intermédiaire d’un interrupteur et fies commutateurs, G' et B, sur le fil 010, côté Bordeaux. Une fraction des courants réexpédiés est dérivée, à travers une résistance,
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- K, dans un relais de contrôle, RC, dont le massif péut être nus en relation, par un commutateur inverseur, soit avec un par' leur, P, soit avec le récepteur Morse, RM.
- La transmission de Bordeaux parvient, dans les mêmes conditions, par les commutateurs B' et C, dans le relais translateur, RT' et est réexpédiée sur le fil 011 côté Paris en passant par Ie second interrupteur, les commutateurs C' et B' ; elle est dérivée dans le relais de contrôle, RC'.
- Les relais translateurs sont préservés des étincelles à l’aide d’un
- Fig. 306. — Translation pour lignes souterraines.
- dispositif spécial : les deux piles, reliées aux butoirs, sont mises en court-circuit, à travers deux résistances, r et r', de 1000 ohms chacune, placées entre les butoirs et le massif. Si les résistances de court-circuit n’existaient pas, lorsque l’index du relais quitterait l’un de ses butoirs, par exemple celui relié à la pile négative, le potentielde l’index,ainsi que celui de toute la partie voisinede la ligne, ne s’abaisserait pas immédiatement, par suite de la lenteur de la décharge, qui ne peut s’effectuer qu’à travers la résistance de dérivation, et le relais de contrôle : c’est donc avec un
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- EMPLOI nu BAUDOT SUR LES LIGNES SOUTERRAINES. 383
- potentiel négatif, presque égal à celui de la pile, que l’index de l’armature arriverait au contact de l’autre butoir, relié à la pile Positive, et il en résulterait un courant intense, dû à la mise en présence de ces deux potentiels opposés; or, le contact parfait, entre l’index et le butoir, ne s’établissant que graduellement, il en résulterait un échaufîement considérable des points métalliques entrant les premiers en contact : l’oxydation, une fois produite, ne ferait qu’accentuer le phénomène, lors des rencontïes ultérieures; la communication électrique deviendrait promptement mauvaise,
- Fig. 307. — Pare-étincelles.
- sans préjudice de la destruction rapide des surfaces de l’index et des butoirs.
- Avec le court-circuit mentionné plus haut, 1 index du relais étant relié, à travers deux résistances égales, à deux sources électriques inverses, se trouve, pendant le trajet entre les deux butoirs, ramené à peu près au potentiel zéro (fîg. 307) ; pendant cet intervalle, la charge de la ligne, dans la partie, A, voisine du poste, trouve, pour s’écouler, non seulement la dérivation de contrôle, niais encore la résistance de court-circuit ; le potentiel de 1 index est donc très voisin de zéro au moment où il atteint le butoir opposé à celui qu’il vient de quitter; en outre, au moment de l’entrée en contact, le flux électrique, qui circule de la pile au conducteur, à ce moment, passe par les deux voies qui lui sont offertes, o’est-à-dire, à la fois, par la résistance de court-circuit et par les snrfaces de contact : l’intensité empruntant ce dernier chemin se
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- SYSTÈMES À TRANSMISSION MULTIPLE.
- trouve encore réduite, et toute étincelle est complètement sup' primée.
- Dans le cas de difficultés à la réception de l’un des correspondants, chacun d’eux peut vérifier les relais de la ligne. Cette opération s’effectue d’après le même principe que sur la ligne Paris-Marseille (V. p. 360), mais avec cette différence que les extrêmes peuvent opérer aussi bien sur les relais de l’une des lignes que sur ceux de l’autre, Si, par exemple, Bordeaux reçoit mal, Paris appelle au Morse en donnant l’initiale d’Orléans ; tous les postes translateurs reçoivent, dans leur parleur, ce même signal? mais Orléans, se voyant désigné, répond, par son manipulateur M (fig. 306), en abaissant en même temps l’interrupteur de droit®, et annonce à Paris sa présence, par le fil 011. Paris l’invite alors à « inverser le commutateur de droite », C' ; puis il exécute des « roulements », c’est-à-dire la lettre « G » sur les secteurs 1 et 3 et « T » sur le secteur 2. Ces émissions alternées arrivent, à Orléans, dans 1® relais translateur, RT, mais, comme le commutateur de droite, C', est inversé, ils sont renvoyés sur le fil 011 côté Paris; celui-®1 peut, soit écouter à son relais si les battements sont réguliers, soit mettre le massif de celui-ci en communication avec un récepteur Morse, convenablement réglé, et apprécier la qualité du renvoi-S’il juge suspect le relais d’Orléans, il invite ce poste à le changer ; le relais étant simplement posé sur son socle et connecté, à l’aide de lames de communication, d’une façon analogue à celle du traducteur, la substitution peut s’opérer instantanément, et Paris recommence ensuite les,roulements avec le nouveau relais.
- Si, au contraire, les « roulements » reviennent corrects, Paris prie Orléans de replacer normalement son commutateur C, ®^ appelle Tours au Morse ; il opère de la même façon avec ce derni®r poste.
- Pendant ce temps,Bordeaux, dans le même but, appelleAngou-lême et lui fait inverser le commutateur de gauche ; il fait rentre® au besoin Poitiers, si l’essai avec Angoulême ne lui a rien révél® de défectueux dans ce poste.
- Dans le cas où c’est la réception de Paris qui laisse à désirer7 Paris fait inverser, à Orléans, le commutateur de gauche, C, et en' voie ses roulements dan s le relais, RT', qui lui retransmet habituel'
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- EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUTERRAINES.
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- dorent les signaux émis par Bordeaux ; ce dernier poste faitinver-Ser le commutateur de droite, C', d Augoulême ; et ainsi de suite. Enfin, si l’on faisait inverser à la fois les deux commutateurs, E et G', la communication entre les extrêmes serait rétablie, mais es relais translateurs seraient intervertis, c’est-à-dire que RT retransmettrait vers Paris et RT' vers Bordeaux.
- Toutes ces manœuvres se font avec rapidité et, comme les extrêmes opèrent simultanément, on peut localiser sans retard ^es défauts, quels qu’ils soient.
- Eans le but d’améliorer encore les conditions d’exploitation de ^ ligne Paris-Bordeaux, on a installé récemment, à Tours, une translation par retransmetteurs, agencée dans les conditions indiquées plus haut ; sur le fil 010 (transmission de Paris), Tours est c°rrigé par ce dernier et envoie, à son tour, des courants correc-teurs à Bordeaux ; sur le fil 011, il est de même corrigé du côté sud et correcteur du côté nord.
- échelonnement de postes par conducteurs souterrains. ' Ee type de ce genre d’installations est celui qui relie Paris-Poi-
- Piris tnn.im.tl i Anjoulime-
- P&ris transmet i Poitiers
- Poitiers rèçoit de Piris
- Poitiers tnnsmtt
- à Anjou i érn ?
- Angoulême reçoit de Poitiers
- Fig. 308. — Postes échelonnés sur ligne souterraine. »
- liers-Angoulême ; un distributeur double est empioyé sur chacun deux fils, et donne :
- 2 transmissions Paris-Poitiers;
- 2 transmissions Paris-Angoulême ;
- 2 transmissions Poitiers-Angoulême.
- Montoriol. —- Télégraphie.
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- Les deux postes extrêmes, Paris et Angoulême, sont montés de la même façon que Paris et Bordeaux, dans la communication décrite ci-dessus : Paris est correcteur sur son fil de transmission et Angoulême sur le sien.
- Poitiers est agencé comme un poste translateur, mais ses relais» sur chacune des deux lignes, sont rattachés à une installation Bail' dot, du même type que celle des extrêmes, comme le montre Ie diagramme ci-dessus (fig. 308) qui s’applique au fil sur lequel la transmission s’effectue dans le sens nord-sud. Le relais de contrôla RG, placé en dérivation, à travers la résistance R', sur l’armature dn relais translateur, RR, a son massif relié à la quatrième couronné ce qui permet à Poitiers de prendre le synchronisme et de recevoir de Paris, par le secteur 2 de la première couronne. Le relais trans' lateur, RR, dont l’entrée est en communication permanente avec la ligne venant de Paris, renvoie les courants correcteurs, et ceu* de la transmission de Paris pour Angoulême, sur 8 contacts de la deuxième couronne, formant le «passage direct»; les courant du relais translateur passent, de ce secteur, dans la cinquième couronne et, de là, se rendent à Angoulême. Enfin, Poitiers tranS' met à Angoulême par le deuxième secteur de la deuxième coR' ronne, c’est-à-dire pendant le temps où il reçoit de Paris.
- L’installation du second fil est en tout semblable à celle dü premier. La ligne comporte, en outre, à Orléans et à Tours, deS translations fixes, semblables à celles de la ligne Paris-Boi" deaux.
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- CHAPITRE XIX
- EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-MARINES
- Gables de la Corse. — Le câble de Toulon à Ajaccio est e*ploité au Baudot double à 14 contacts, sans autre artifice spécial un dispositif de décharge après chaque émission, tant au départ ^Uà l’arrivée. Sa longueur n’est, en effet, que de 320 kilomètres ^ sa capacité ne dépasse pas 50 microfarads.
- Les contacts de la deuxième couronne, reliés au manipulateur.
- Cible
- Pig. 309. — Schéma d’un secteur de transmission avec décharge.
- s°ut écourtés d’un quart (fig. 309) ; les intervalles ainsi créés sont reiuplig par de petits contacts, reliés ensemble et à la terre (prise sUr l’enveloppe métallique ou armature du câble) ; la décharge départ peut s’opérer pendant un temps égal au tiers de la ^u?ée de chaque émission et, si plusieurs contacts consécutifs Mettent des courants de même sens, on évite ainsi que les charges Récessives s’ajoutent, ou, tout au moins, on maintient leur somme
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- dans des limites telles que le fonctionnement du relais, à l’arrivée, soit parfaitement assuré.
- Le contrôle de la transmission est obtenu par dérivation, comfl16 dans les installations ordinaires ; toutefois, cette dérivation n’est pas établie en permanence et n’a lieu que lorsque les balais sont sur le secteur de transmission : à cet effet, le conducteur du câble est relié à cinq contacts de la troisième couronne, réunis entre eux» un secteur de 5/14 de la sixième couronne est rattaché au îhéostat de dérivation, R, aboutissant au relais de contrôle, RC. CTelui'cl actionne le traducteur au moyen d’un jeu de communication3 semblable à celui de la réception, et qui va être indiqué plus loin.
- £ Fig. 310. — Schéma d’un secteur de réception~avec^décharge.
- La décharge est complétée, à l’arrivée, par la mise à la terre dn conducteur, après que chaque émission a produit l’effet déstfe (fig.310) ; àcet effet, la première couronnecomporte également deu* séries de contacts, les uns très écourtés, reliés aux électro-aigud' leurs de traducteurs « rapides », modèle de 1909 ; les autres» placés chacun à la suite des premiers et qui servent à la déchargé Afin de simplifier le jeu des communications, on a adopté un dïS' positif déjà utilisé par Picard : la quatrième couronne, dont Ie balai est conjugué avec celui de la première, est à la terre, tandlS que toutes les entrées des électro-aiguilleurs sont réunies entr0 elles et au massif du relais : lorsque l’index de celui-ci est sur tm* vail, le courant ne peut circuler que dans l’électro-aimant dont la sortie est mise à la terre par le balai, les autres restant isoles-Dès que le balai quitte le petit contact, il passe sur le plot coin*
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- EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-FARINES. 389
- Plémentaire, qui est relié v au câble : la ligne se trouve donc à la tarre, pendant tout le temps qui correspond à la fin de l’émission.
- Le câble, ainsi équipé, sert à établir une communication, par fIeux secteurs, entre Marseille et Ajaccio; une ligne aérienne, Marseille-Toulon, est desservie au quadruple, ce qui laisse disponibles deux secteurs pour le trafic entre ces deux villes ; les deux autres sont reliés au câble à l’aide de retransmetteurs.
- Une communication semblable a été montée, en triple, sur le câble Antibes-Saint-Florent, pour relier Marseille à Bastia; ici, la ^gRe aérienne est exploitée au sextuple, ce qui donne :
- 4 transmissions Marseille-Nice;
- 2 transmissions Marseille-Bastia (par retransmetteurs);
- 1 transmission à l’alternat Nice-Bastia.
- Uâbles franco-algériens. —Les câbles, partant de Marseille aboutissant à Alger, ne sauraient fonctionner avec le dispositif
- Fig. 311. — Manipulateur Baudot, modifié par Picard.
- Mentionné ci-dessus : leur longueur atteint, en effet, près de 1°00 kilomètres et leur capacité environ 150 microfarads ; c’est la méthode Pierre Picard qui est ici employée (V. p. 172).
- \Le matériel employé est identique à celui des installations Baudot ordinaires, sauf en ce qui concerne le manipulateur ; Celui-ci a subi une légère modification, dans le but démultiplier Ls alternances de courant, notamment dans les périodes d’arrêt *1® la transmission sur l’un des secteurs i dans ce cas, le cable serait
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- SYSTÈMES A TUANSMISS10N MULTIPLE.
- chargé exclusivement par la seule pile de repos et son état élec* , trique moyen se trouverait modifié ; il en résulterait, au bout de. peu de temps, des irrégularités dans la réception sur les secteurs restés en activité.
- Pour parer à cet inconvénient, lors des débuts, on avait soin» * dès qu’on arrêtait la transmission sur l’un des secteurs, de main* tenir abaissées, au moyen de petites masses de plomb, les touches 2 et 4 : on envoyait ainsi une suite ininterrompue de positifs et de négatifs alternés. Picard réalisa ensuite automatiquement cette alternance en modifiant le manipulateur : les deux platines de repos et de travail comportent chacune deux réglettes reliées» l’une à la pile positive", l’autre à la pile négative (fig. 311) et isO' lées l’une de l’autre ; les butées des touches sont constituées paf des vis, qui taraudent soit dans l’une, soit dans l’autre de ees réglettes, et sont isolées, par un manchon d’ébonite, de celle avec laquelle elles ne doivent pas communiquer. Dans un prenuer modèle, les touches 1, 3, 5, envoient, au repos, le négatif, les tou-ches 2 et 4, le positif. La butée de travail est agencée de manière que chaque touche y trouve la pile inyerse de celle qu’elle a aU repos. Dans le modèle suivant, celui que représente la figure 3lh les touches 1 et 5 émettent, au repos, le négatif, et les 2, 3 et 4 Ie positif.
- Cette modification ne change le code des signaux que pour la ligne ; à l’arrivée, comme on le verra plus loin, le distributeur opère le redressement, et la réception s’effectue à l’aide de traducteur* ordinaires.
- Installation double Baudot-Picard. — En raison de l’extrême lenteur de la propagation sur les câbles sous-marins, 011 ne pouvait songer à alterner les transmissions à chaque révolution des balais, sous peine de perdre une notable partie du rendement par la marge considérable (environ 6 contacts de double) qu’^ aurait fallu laisser, entre la fin de la transmission et le commefl' cernent de la réception.
- Dans la première installation,,réalisée en 1901, chaque poste transmet simultanément par les deux secteurs, pendant uu temps donné, puis le sens est inversé pour une période égale, et
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- amsi de suite. La transmission et la réception ont lieu par l’intermédiaire de plateaux différents, placés sur l’une et l’autre face d mie même cage de distributeur. Les couronnes sont virtuellement divisées en 12 parties, comprenant deux secteurs, de 5 courts chacun, et deux contacts pour l’envoi ou la réception des c°urants correcteurs.
- Le schéma ci-dessous (fig. 312) donne l’agencement du plateau de transmission : les courants, venant des manipulateurs, vont à
- première couronne, puis, par les balais, dans la quatrième, qui
- Fig. 312. — Double Baudot-Picard. —• Transmission.
- Csl d’un seul bloc, de là, ils .se bifurquent dans le relais de ligne, Ï1L, et dans le relais de contrôle, RC. Le premier a son massif relié ^ un condensateur, C,del5 microfarads, et ses deux butoirs, respectivement, à l’entrée des bobines de deux relais transmetteurs, et RT' ; l’autre borne de ceux-ci est rattachée à une pile, positive pour le premier et négative pour le second. Le butoir de repos des deux relais.transmetteurs est isolé ; leur butoir de travail communique avec une pile, de même polarité que celle à laquelle leurs ^°bines sont reliées ; enfin, les deux massifs sont rattachés au conducteur du câble (V. fig. 152, p. 172).
- Le relais de ligne est réglé « à l’indifférence » ; les deux autres, mi contraire, reviennent d’eux-mêmes au repos dès que cesse le durant qui a pu les amener sur travail. Si le courant émis par la
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- première touche du manipulateur n° 1, par exemple, est négatif (repos), l’index du relais de ligne, RL, est amené sur son butoir de gauche; aussitôt,uncourantnégatif, partant de la pile, P7, traverse le relais RT' et va charger le condensateur, G : pendant le temps que dure la charge, l’index de RT' vient sur son butoir de travail et envoie dans le câble un courant instantané négatif, pois l’index revient au repos et le câble est de nouveau isolé. Si le courant émis par la touche est positif (travail), l’index de RL est amené sur le butoir de droite, et c’est RT qui est parcouru par un courant instantané de sa pile positive : le déplacement de l’index a pour résultat l’envoi dans le câble d’un courant positif, également instantané.
- Le contrôle de la transmission est donné par le relais RC, par l’intermédiaire des deuxième et cinquième couronnes, et dans les mêmes conditions que la réception, ainsi qu’il va être indiqué plus loin. La troisième couronne est divisée en 24 contacts, et sert aux fonctions locales, comme dans les installations ordinaires ; son balai est conjugué électriquement avec celui de la sixième, reliée à une pile locale.
- Le plateau de réception diffère de celui de transmission par la première couronne, qui comprend 12 petits contacts ; ceux-ci servent à rectifier les signaux comme dans le quadruple à deux plateaux (Y. p. 334). Les courants arrivant par le câble se rendent directement au relais Picard, RP (V. p. 154), dont la sortie est bloquée par un condensateur, G (fig. 313) ; son massif est relié à une pile et ses butoirs aux deux enroulements d’un relais Baudot différentiel, RR, dont le pont est à la terre : celui-ci, réglé à l’indifférence, reproduit tous les mouvements du relais de câble, RP ; il est agencé comme ce dernier et ses deux butoirs communiquent avec les deux enroulements d’un second relais différentiel, ou relais aiguilleur, RA. Toutefois, le pont du relais RA n’a paS la terre directe, il est relié à la quatrième couronne et, par les balais,à la première, dont les petits contacts sont réunisà la terre: il ne peut donc obéir au relais récepteur, RR, que lorsque le balai de la première couronne se trouve sur un petit contact ; en d’autres termes, les signaux sont rectifiés comme au quadruple précité.
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- La division des platines de repos et de travail des manipulateurs, dont il est question plus haut, a pour résultat que si, par exemple, les deux manipulateurs sont au repos, les relais, à l’arrivée, reçoivent- des courants négatifs lorsque les balais passent sur les contacts 1, 3, 5, 6, 8, 10 et 11 et des positifs sur les autres. Or, toutes °es émissions alternatives doivent laisser les traducteurs au repos ; Pour obtenir ce résultat, le relais aiguilleur, RA, a son massif relié à la pile d’aiguillage ; ses deux butoirs communiquent respectivement : celui de droite qui correspond au positif, avec les^
- Fig. 313. — Double Baudot-Picard. — Réception.
- Contacts 1, 3, 5, 6,8,etc. de la cinquième couronne; celui de gauche, sur lequel s’appuie l’index sous l’action du négatif, avec les contacts 2, 4, 7, 9 ; de cette façon dans l’hypothèse admise du repos sur les deux secteurs, lorsque le balai de la cinquième couronne est sur les contacts de la première série (1, 3, etc.) l’index du relais aiguilleur est sur le butoir de gauche ; il vient, par contre, sur le butoir de droite lorsque le balai parcourt les contacts de la seconde série, de telle sorte que les électro-aiguilleurs, reliés à la deuxième couronne, ne reçoivent aucun courant. Par contre, si la troisième touche, par exemple, a été abaissée, le positif reçu sur le troisième contact met le relais aiguilleur sur le butoir de droite et le troisième électro-aiguilleur est actionné ; et de même pour tous les autres'cas.
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- Les courants de correction, émis à l’autre poste par les contacts 11 et 12, sont reçus dans les mêmes conditions : le positif met le relais récepteur sur le butoir de droite, puis, de même, le relais aiguilleur, lorsque le balai de la première couronne passe sur le onzième petit contact. Le douzième est mobile et placé de manière que son point milieu comqide avec le point de l’espace où doit se trouver le balai lorsqu’il n’y a pas lieu à correction ; si les deux deux postes sont d’accord, lorsque le relais récepteur revient sur son butoir de gauche sous l’influence du courant négatif de correction, lebalai delapremière couronne a encore la moitié du petit contact mobile à parcourir et cette quantité suffit pour que l’index du relais aiguilleur soit également rappelé à gauche : lorsque le balai de la deuxième couronne passe sur le contact 12, relié à Pélectro-correcteur, celui-ci ne reçoit aucun courant. Au contraire, si le balai du poste corrigé est en avance, il se trouve avoir franchi une fraction trop grande du contact mobile, au moment où le relais récepteur, RR, revient sur son butoir de gauche, et le relais aiguilleur n’a pas le temps d’exécuter le même mouvement : son index reste donc à droite lorsque le balai de la deuxième couronne parcourt le contact 12 ; l’électro-correcteur est actionné et les balais sont retardés.
- La transmission ayant lieu alternativement dans le sens Marseille-Alger, puis dans celui Alger-Marseille, il s’ensuit que chacun des deux postes est successivement correcteur lorsqu’il transmet, puis corrigé lorsqu’il reçoit. Or, dans les installations ordinaires, le poste corrigé est réglé pour tourner un peu plus vite que le correcteur et la correction retarde ses balais. On ne pouvait songer à modifier les vitesses des deux distributeurs chaque fois qu’on inversait le sens de la transmission ; Picard a tourné la difficulté de façon très ingénieuse : la vitesse de Marseille est réglée, une fois pour toutes, comme si ce poste devait être constamment corrigé, de sorte que, lorsqu’Alger transmet, le fonctionnement de la correction a lieu dans les conditions ordinaires. Par contre, dès que la transmission s’inverse dans le sens Marseille-Alger, ce dernier poste tournant moins vite, le fonctionnement du système correcteur doit avoir pour effet d'avancer ses balais au lieu de les retarder : il a suffi, pour cela, d’intercaler, entre l’axe du pignon satellite
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- et velui de l’étoile (V. p. 280) un pignon supplémentaire ; lorsque l’étoile est rencontrée par la goupille de correction, le pignon satellite, au lieu de rouler en sens inverse du mouvement des balais, se déplace dans le même sens, et le décalage détermine une avance des balais. Au point de vue électrique, le chevauchement du balai sur le contact mobile, qui détermine ou non le fonctionnement de l’électro-correcteur, reste le même, mais on a inversé la communication du contact 12 de la cinquième couronne : dans ^installation de Marseille, ce contact est relié au butoir de droite (ïu relais, tandis qu’à Alger on le rattache au butoir de gauche ;
- dans ces conditions le courant positif de correction met bien comme précédemment l’index à droite, mais, si les balais sont d’accord avec ceux de Marseille, la terre donnée au courant négatif de cor-action, à travers le relais, par la fin du douzième petit contact, est d’une durée insuffisante pour que l’index revienne à gauche : la correction ne fonctionne pas. Au contraire, si le balai d’Alger °st en retard, le courant négatif de correction arrive alors que le balai de la première couronne a encore à franchir une notable fraction du petit contact 12 : l’index du relais ale temps de,revenir sur le butoir de gauche, et l’électro-correcteur reçoit un courant lorsque le balai de la cinquième couronne franchit le contact 12.
- Le passage de la position de transmission à celle de réception, et réciproquement,s’opère à l’aide d’un commutateur, qui effectue mstantanément les différentes liaisons nécessaires. La manœuvre a lieu simultanément, dans les deux postes,rsur un signal convenu ;
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- en outre, dans chacun d’eux, les balais de l’un et de l’autre plateau sont placés une fois pour toutes de telle sorte que ceux de réception sont en relard sur ceux de transmission d’un angle égal à trois contacts, ce qui correspond au temps pris par la propagation d’une émission d’un bout à l’autre du câble : l’accord est ainsi réalisé instantanément (fîg. 314).
- Correction sans courants spéciaux. —-Le nombre des émissions que peut supporter le câble dans un temps donné, étant très limité, il y avait un intérêt de premier ordre à supprimer celles qui n’ont d’autre rôle que de maintenir le synchronisme entre les deux distributeurs correspondants. Cette suppression a permis à Picard, en 1905, de substituer au double qui vient d’être décrit, un triple à 15 contacts, c’est-à-dire d’augmenter le rendement pratique de 50 p. 100 grâce à une majoration de 25 p. 100 seulement du nombre des contacts.
- Pour réaliser le synchronisme sans courants spéciaux, Picard a utilisé les inversions du courant venant de la ligne, c’est-à-dire les changements de position dfi relais récepteur, lorsqu’un courant positif succède à un courant négatif, ou inversement. Il a imaginé divers dispositifs, qui peuvent se classer en deux catégories principales :
- 1° La correction unipolaire, qui ne fonctionne que sous l’action d’un seul sens d’inversion, par exemple celle de positif à négatif ;
- 2° La correction bipolaire, qui peut fonctionner à toutes les inversions, quel qu’en soit le sens.
- I. Correction unipolaire. — Le relais récepteur, RR (fig. 315), est actionné, comme dans rinstallation précédente, par le relais de câble (non représenté sur la figure) et commande, de même, un relais aiguilleur, auquel la terre est donnée par les petits contacts de la première couronne : ceux-ci sont orientés de manière à occuper exactement la position médiane entre les points a, b, c, d, e, etc., qui correspondent, théoriquement, au commencement et à la fin des diverses émissions arrivant de la ligne.
- Les courants,positifs ou négatifs, envoyés par le relais récepteur, RR, au relais aiguilleur, sont dérivés, à travers un condensateur, C, à la cinquième couronne, dont le balai est conjugué avec celui
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- de la deuxième couronne. Celle-ci est divisée en 30 contacts (15 X 2) groupés en deux séries: tous les contacts pairs forment l’une de ces séries ; ils sont réunis entre eux et à la terre, à travers une résistance ; les 15 contacts impairs forment l’autre série, et sont reliés a l’un des enroulements d’un relais différentiel, RC, ou relais commutateur, dont le pont est à la terre. Ce relais, lorsqu’il est mis sur travail, peut en commander un second, ou relais correcteur, RC', également différentiel avec le pont à la terre, et dont le massif communique avec l’électro-correcteur, EC.
- Le balai de la deuxième couronne est placé de telle sorte que
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- [Fig. 315. — Picard. — Correction sans courants spéciaux. Dispositif unipolaire.
- lesjpoints théoriques, a, b, c, d, etc., sont légèrement en arrière de la fin des contacts pairs. Dans ces conditions, l’index du relais récepteur, RR, se trouvant, par exemple, sur le butoir de gauche, relié à la pile négative, si le relais de câble vient à recevoir un courant positif, le relais RR est actionné, et son index vient sur le butoir de droite, qui communique avec la pile positive; celle-ci charge alors le condensateur, C, et un « kick » positif est envoyé àla cinquième couronne. Si les balais sont bien dans la position qui convient, dans l’espèce sur la ligne a, ce kick est renvoyé dans le contact pair parcouru à ce moment et se rend à la terre,à travers la résistance, sans produire aucun effet sur les relais, RG et RC'.
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- Les balais, continuant leur course, franchissent le point b, puis arrivent au point c, où l’on suppose que se produit une nouvelle inversion de négatif à positif. Si l’on admet qu’ils ont pris alors un peu d’avance et ont déjà dépassé ce point, au moment où l’index du relais, RR, vient sur le butoir de droite, le kick positif, au lieu d’être reçu sur le contact pair de la deuxième couronne, se produit sur le contact impair qui suit : il arrive donc, par lu borne de gauche, dans l’un des enroulements du relais commutateur, RC, dont l’index est déplacé et vient sur le butoir de droite, relié à une pile locale ; ce relais est réglé pour resler insensible aux kicks négatifs qui pourraient parcourir ses bobines. Le courant de la pile du relais, RC, est alors envoyé dans l’enroulement de gauche du relais correcteur, RC', qui se met également sur travail. La correction est ainsi préparée, mais elle n’aura lieu qu’à la fin de la révolution des balais, lorsque celui de la troisième couronne parcourra le contact 15, relié au butoir de travail du relais correcteur, RC' : un courant de la pile des freins et cadences sera alors envoyé dans l’électro-correcteur, EC, et provoquera le décalage des balais comme dans tous les autres systèmes décrits ci-dessus-
- On remarquera que le îelais commutateur, RC, s’il peut porter sur travail l’index du relais correcteur, RC', n’a pas la possibilité de le ramener sur repos ; il ne peut pas davantage être lui-même rappelé par le relais récepteur : ce double rappel a lieu lors du passage du balai de la troisième couronne sur le contact 1, aussitôt après que l’électro-correcteur a été actionné; un courant local est envoyé dans l’enroulement de droite des relais, RG et RC', et les jamène à la position de repos : ils se trouvent alors en situation de préparer une nouvelle correction, dès qu’un nouveau chevauchement des balais se révélera.
- En résumé, chacun des contacts impairs de la deuxième couronne joue le rôle du point de repère d’un contact mobile d’installation ordinaire, et, dès que le balai en atteint un avant que soit terminé le kick résultant de la mise sur travail du relais récepteur, RR, le relais correcteur, RC, est actionné. Quel que soit le point où se produit cette action, la correction n’a lieu qu’à la fin de la révolution des balais, comme dans les installations ordinaires.
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- II. Correction bipolaire. —• La correction unipolaire, qui vient d’être décrite, à fonctionné dans des conditions: de précision de robustesse parfaites. Toutefois, malgré ce résultat, Picard réalisa la «correction bipolaire, » en vue de l’application de son système sur les très longs câbles, où l’on ne pourrait faire usage que d’installations à un seul secteur ; en effet, avec les systèmes doubles ou triples, on est toujours sûr d’avoir au moins une inversion de sens convenable à chaque révolution des balais, ce qui est suffisant pour assurer le synchronisme ; avec un secteur
- Fig. 316. — Picard. — Correction sans courants spéciaux. Dispositif bipolaire.
- unique, le hasard des signaux successifs pourrait faire qu’il n’en fût pas ainsi et, à ce titre, la correction bipolaire présente un avantage certain, puisqu’elle utilise les deux sens d’inversion. Elle est, en outre, tout aussi simple comme réalisation ; elle a ce Point de commun avec la précédente que c’est toujours sur la fin de l’un quelconque des contacts de l’une des séries de la 2e couenne que se prépare la correction ; celle-ci reste emmagasinée jusqu’à la fin de la révolution des balais, où un courant local la feit fonctionner.
- La dérivation prise sur le massif du relais récepteur, RR (fig. 316), est amenée directement à la cinquième couronne, sans ^intermédiaire de condensateur. Le relais commutateur, RC,
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- est un relais non différentiel, dont la sortie est à la terre ; l’entrée communique avec la série impaire des contacts de la deuxième couronne, et le massif avec la série paire, mais à travers un condensateur, G ; les deux butoirs sont reliés respectivement au£ deux entrées du relais différentiel correcteur, RG', dont le pont est à la terre. Le relais correcteur a son massif en communie a-tion avec l’électro-correcteur, EC, et son butoir de travail avec le contact 15 de la troisième couronne, comme dans le dispositif précédent.
- Si, après une ou plusieurs émissions négatives, le relais récepteur, RR, reçoit un positif, le courant de même signe, dérivé dans la cinquième couronne, parvient, à partir du point a, sur la fn1 du contact impair et, de là, va dans le relais commutateur, RC i si le synchronisme est parfait, le temps pendant lequel les bobines sont parcourues est suffisant pour mettre le relais commutateur sur travail ; aussitôt après, le balai passe sur le contact pair : un kick positif traverse le condensateur, G, et, par le massif et le butoir de droite du relais commutateur, va parcourir le circuit de droite du relais correcteur, RG' : l’enroulement est tel que celui-ci est mis ou maintenu sur repos (butoir de gauche). Lorsque le balai arrive au point by le relais récepteur revient sur repos, et, dans l’hypothèse d’un synchronisme parfait, l’index du relais commutateur, RG, est amené de même sur le butoir de gauche ; lors du passage sur le contact pair, un kick négatif est émis à travers le condensateur, mais, par suite du changement de position du relais commutateur, il parvient dans le relais correcteur par l’enroulement de gauche ; il y produit le même effet qu’un positif entrant par la droite et confirme la position de repos du relais correcteur.
- Ainsi donc, aussi longtemps que le relais récepteur, RR, change de position exactement aux points or, à, c, etc., le kick envoyé dans le relais correcteur le maintient toujours sur repos, parce que, s’il change de sens à chaque inversion, il change aussi de borne d’entrée, et se trouve avoir la même direction dans les bobines. Au contraire, si l’on suppose que les balais aient pris de l’avance, et que le point, a, soit déjà franchi au moment où le relais récepteur vien-t sur le butoir de droite, le temps pendant lequel le relais
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- commutateur, HC, reçoit la dérivation, est insuffisant pour Actionner et son index reste sur le butoir de gauche ; le kick Positif, qui se produit au passage sur le contact pair, passe alors Par ce dernier butoir et aborde le relais correcteur, RG', par la borne de gauche : sa direction dans les bobines est telle que l’index se trouve porté sur le butoir de droite. A la fin de la révolution, lorsque le balai de la troisième couronne passe sur le contact 15, un courant local est envoyé, comme précédemment, dans l’électro-correcteur et les balais sont décalés.
- Si le désaccord se manifeste au passage du point à, le relais commutateur est alors sur le butoir de droite et ne peut être cappelé par le courant négatif ; le kick négatif, envoyé lorsque le balai de la deuxième couronne passe sur le contact pair qui suit, Parvient donc dans l’enroulement de droite du relais correcteur, et met son index sur travail, tout comme l’a fait ci-dessus un kick positif entrant par la gauche. La correction est ainsi préparée, aussi bien par une inversion de négatif à positif que par celle de positif à négatif. En outre, si l’avance du balai, qui provoque cet amorçage, n’était qu’accidentelle [par exemple, s’il s’agissait d’une perturbation purement électrique (V. p. 301)] et si l’accord 8e rétablissait de lui-même avant la fm de la révolution, le relais correcteur serait rappelé au repos à la première inversion qui se produirait, quel que soit son sens, et la correction n’aurait pas lieu ; c’est là un avantage qui est spécial à la correction bipolaire.
- Installation triple Baudot-Picard. —- Ainsi qu’il vient d’être dit, le triple Baudot-Picard ne comprend que quinze contacts, ceux de propagation étant sans objet et la correction ayant lieu sans courants spéciaux.
- Deux plateaux distincts sont affectés, comme au double, l’un o la transmission, l’autre à la réception. Leur agencement est, en principe, semblable à celui des plateaux de l’installation double ; toutefois* la première métliod e de transmission, avec isolement au départ entre les émissions et blocage, à l’arrivée, par un condensateur (Y. p. 173), a dû être abandonnée : l’isolement assez faible des câbles occasionnait une stabilité insuffisante du celais, et des « manques en queue » résultaient de ce qu’il ne restait
- Montobiol. —Télégraphie. 26
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- pas suffisamment maintenu dans la position qu’il devait occuper. C’est donc la seconde méthode, celle du condensateur shunté, qu1 a été appliquée (V. p. 175). La capacité employée au départ est de 15 microfarads, la résistance du shunt varie avec les câbles ; elle est, par exemple, de 3 000 ohms sur celui de Marseille-Alger et de 6 000 ohms sur celui de Marseille-Oran. Le dispositif réalisé à l’arrivée sera indiqué plus loin.
- Onavu,surles figures315 et 316, que la correction sans courants spéciaux nécessite deux couronnes spéciales. Afin de ne pas créer un nouveau type de cage de distributeurs, Picard a fait servir à deux fms les couronnes 1 et 4, en les utilisant simultanément pour la rectification des signaux et pour la commande les électro-aiguilleurs. La ligure 317 montre l’élégante solution à laquelle il s’est arrêté ; les courants de la ligne sont reçus, comme au double, dans le relais Picard (non représenté sur la figure) qui commande le relais récepteur RR ; le renvoi des signaux au relais aiguilleur, RA, est différent : les deux butoirs du relais récepteur sont munis chacun d’une pile, négative au repos et positive au travail ; Ie massif est relié au pont du relais différentiel aiguilleur, RA ; enfin les entrées des deux circuits de ce dernier ont leur issue, dans des conditions qui vont être indiquées, par les petits contacts de la couronne n° 1, les balais, la quatrième couronne et la terre. Les contacts aiguilleurs sont intercalés entre les petits contacts de la couronne n° 1, et forment la couronne n° 1 bis ; ils sont reliés chacun à la sortie d’un électro-aiguilleur ; toutes les entrées sont réunies entre elles et au massif du relais aiguilleur, RA, dont Ie butoir de travail est en communication avec la pile d’aiguillage. On voit déjà que. lorsque l’index de ce relais viendra sur travail, les 15 électro-aiguilleurs seront reliés à la pile, mais que le courant ne pourra parcourir que celui dont le contact sera, à ce moment, sous le balai commun aux couronnes 1 et 1 bis, qui lui donnera la terre, par l’intermédiaire du second balai et de la quatrième couronne.
- Les manipulateurs employés sont du second modèle de Picard, dans lequel le courant de repos est négatif pour les'touches 1 et 5 et positif pour les trois autres : il est nécessaire, comme au double, que si tous les manipulateurs sont simultanément au repos, ces
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- alternances positives et négatives maintiennent indistinctement au repos le relais aiguilleur. Ce résultat a été obtenu de la façon suivante : les petits contacts de la couronne 1 sont réunis en groupes de deux ou de trois ; ceux qui comprennent les contacts 15 et 1, 5 et 6, 10 et 11 (cinquième touche d’un manipulateur et Première du suivant) pendant le parcours desquels le courant de repos est négatif, sont reliés à la borne de droite du relais aiguilleur; les autres, comprenant les contacts 2-3-4, 7-8-9, 12-13-14 (touches Médianes des trois manipulateurs, courant de repos positif), sont connectés à la borne de gauche. Dans ces conditions, si le mani-
- T cL VL c tàu r
- Fig. 317. — Baudot-Picard. — Rectification et redressement des signaux.
- Pulateur 1, par exemple, est au repos, le courant négatif, émis par la première touche, met le relais récepteur, RR, sur son butoir de gauche ; un courant négatif de la pile reliée à ce butoir est alors envoyé au pont du relais aiguilleur, RA, et prend terre par la •borne de droite et le premier petit contact de la couronne 1 ; lSindex du relais aiguilleur* est mis sur repos et aucun courant n’est envoyé au moment du passage du balai sur le contact 1 de la couronne 1 bis. Les touches 2, 3 et 4 émettent un courant Positif, qui déplace l’index du relais récepteur, RR ; la petite pile positive de celui-ci est mise en communication avec le pont du relais aiguilleur, mais la sortie a lieu cette fois par la borne de gauche et le groupe 2 des petits contacts : l’index du relais aiguilleur est donc maintenu sur repos, par suite de l’inversion simultanée de la polarité de la pile et du sens du courant dans les bobines, et les électro-aiguilleurs 2,3 et 4 ne sont pas plus actionnés 9ue ne l’a été le premier; et ainsi de suite.
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- Si, par exemple, la troisième touche du manipulateur est
- abaissée, elle émet un négatif qui ramène à gauche l’index du relais récepteur, mais le courant négatif, renvoyé dans le relais
- Fig. 318. — Installation triple Baudot-Picard. — plateau de réception avec correction sans courants spéciaux.
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- aiguilleur, sort, cette fois, par la borne de droite et met l’index sur travail : au moment où le balai atteint le troisième contact de ^ couronne 1 bis, le troisième électro-aiguilleur est actionné, grâce à la terre que lui donnent les balais et la quatrième couronne.
- L’ensemble de la réception est indiqué par la figure 318 ; les courants venant du câble parcourent le relais Picard, RP, et vont se fermer à la terre à travers le condensateur, G, de 8 microfarads environ ; celui-ci est shunté d’une résistance, R, de 25 000 ohms ; eofin, un shunt magnétique, S, relie directement le câble à la terre, à travers une bobine de 200 ohms et 15 henrys et, tout en Activant la décharge du câble, concourt à préciser le moment du fonctionnement du relais Picard. La commande du relais récepteur, RR, du relais aiguilleur, RA, et enfin celle des traducteurs, s’effectue comme il a été dit plus haut (V. fig. 317).
- Le dispositif de correction sans courants spéciaux est du type bipolaire (V. fig. 316, p. 399) : le relais commutateur, RG, a son entrée reliée à la série impaire des contacts de la deuxième couronne, et son massif à la série paire, à travers le condensateur, C' ; ses deux butoirs sont en communication avec les deux bornes de droite et de gauche du relais différentiel correcteur, RC', dont Ie pont est à la terre ; le massif de ce dernier relais est rattaché ^ l’entrée de l’électro-correcteur, EG ; le butoir de travail de RC' reçoit la pile locale lorsque le balai de la troisième couronne parcourt le contact 15, auquel il est rattaché. Le fonctionnement de
- ce système a été indiqué plus haut.
- La mise en marche de Pinstallation présente une particularité spéciale, par ce fait que, l’électro-correcteur étant susceptible d’être actionné à chaque inversion du sens du courant et quel que soit le point où le relais correcteur est mis sur travail, le fonctionnement de la correction n’indique pas, comme dans les installations ordinaires, que le synchronisme est réalisé, en ce qui concerne l’identité de position entre les balais des deux postes. Pour obtenir cette concordance lors de la prise de contact, le poste correcteur laisse ses trois manipulateurs au repos, sauf une touche choisie d’un commun accord avec le corrigé, la troisième du premier secteur, par exemple ; le poste corrigé empêche son système correcteur de fonctionner jusqu’à ce que le troisième électro-
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- 40G SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- aiguilleur de son premier traducteur soit actionné: l’accord est i alors réalisé, et il suffît de libérer le système correcteur pour que le synchronisme se maintienne.
- Compensation des courants telluriques. — L’emploi du condensateur shunté présente l’inconvénient de donner accès aux courants telluriques, en leur offrant un circuit parfaitement continu, quoique résistant. Pour y remédier, Picard a imaginé un j système compensateur, que représente la figure 319: le relais Picard, \ RP, est, comme ci-dessus, relié, d’un côté, directement au câble et, de l’autre, à la terre à travers le condensateur, c ; celui-ci est » shunté par la résistance, R, dans le circuit de laquelle se trouve j
- Fig. 319. — Picard. — Compensation des courants telluriques.
- un commutateur, G, à trois directions ; lorsqu’on met la fiche dans le trou médian, on donne la terre au shunt, R, à travers une résistance fixe, R'; les (feux autres plots sont en relation, respectivement, avec une pile positive et une pile négative, de deux éléments Callaud, qu’on peut ainsi intercaler entre le shunt et la terre ; si l’on observe, par exemple, des débordements de positif, .x on met en série la petite pile positive, de manière à favoriser la ' réception du négatif, et inversement. Le rhéostat, Rh, formant une sorte de potentiomètre, permet de faire varier à volonté le' ; voltage ainsi emprunté aux piles et de réaliser un réglage très 1 précis. ;
- Communication Paris-Alger. — L’adaptation du Baudot sur les câbles franco-algérien s permit à Picard, en 1903, de relier directement Paris et Alger, à l’aide d’un quadruple sur ligne aérienne, Paris-Marseille, raccordé en cette dernière ville, à l’aide de
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- EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-MARINES.
- 407
- retransmetteurs, à des doubles desservant les câbles. La figure 320 Contre la répartition de ceux-ci, telle qu’elle fut réalisée de prime abord : l’un des câbles, A, sert à la transmission d’Alger vers Paris par deux secteurs; un autre, C, à la transmission, également par deux secteurs, de Paris vers Alger ; le troisième, B, est utilisé à b alternat entre Marseille et Alger, mais il est combiné avec les deux premiers de manière à coopérer à l’échange du trafic, Paris-Alger ; en effet, si Paris, encombré, a besoin de trois claviers à sa transmission, la sim-
- PafOs
- MarseIlle
- 3 4
- Quadruple
- Alger
- a
- I 2.
- r
- 8
- 1 2,
- pie manoeuvre d’un commutateur multiple, d Marseille, relie le deuxième secteur du Quadruple Paris-Mar-seille au premier secteur du câble B, qui se trouve alors affecté ex-' clusivement au sens de transmission Marseille-Alger ; Marseille transmet donc à Alger Par le second secteur de ce même câble, B, et reÇoit par le second secteur, devenu disponible, du câble A. Dans Ie cas où trois secteurs doivent être attribués à la transmission d’Alger, le secteur 2 du câble B est relié au secteur 3 du quadruple; Marseille transmet alors à Alger par le secteur 1 du câble tu et reçoit de ce poste par le secteur 1 du câble B.
- Une troisième hypothèse est prévue ; celle où Marseille a besoin de 3 ou de 4 secteurs avec Alger ; Paris continue à recevoir d’Alger par le secteur 1 et à lui transmettre par le 3 , les deuxième et quatrième, rendus disponibles, peuvent être utilisés entre Paris et Marseille; ce dernier poste dispose d’une transmission supplémentaire avec Alger, par le secteur 2 du câble C, et d’une réception Pm* le secteur 2 du câble A.
- Ligne
- aérienne
- Quadruple.
- Doubles
- Cibles
- s/marins
- Doubles
- C
- )/ 2
- Fig. 320.
- V
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- 408
- PARis
- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE. *Quadruple
- Marseille
- 7 ' 2 1 ’3 4
- A \
- y y A
- /\ '3 '
- i Liçne 1.aérienne
- Quadruple
- 2'i'T Triple duplex
- Câble
- ‘/marin
- !\l ger
- f/ , 2 1 <b 4' ^Quadruple 1 7 ' 2 \ »3 4<
- 1 î a Liçrnes i 1 aériennes | 1 î
- ,/ , ,2 , A 4{ , Quadruple , ,1 2 . 3 f
- Oran
- Les deux autres secteurs lui sont fournis par le câble B. exploité à l’alternat ou dans un seul sens.
- Cette installation fonctionna jusqu’en 1914, époque à la' quelle le câble de 1880 fut exploité en double duplex, et affecté exclusivement aux relations Paris-Alger ; peu après, le câble de 1913 fut installé en triple du' plex, ce qui permit de réaliser une intéressante combinaison, dont la figure 321 donne le schéma, et dans laquelle entrent : un quadruple Paris-Marseille, sur ligne aérienne, un tripla CoN&TANtInE duplex Marseille-Al'
- x y,
- Triple
- duplex
- Quadruple '
- Liçrne i aérienne^
- Tunis ,
- Fig. 321.
- A '
- 3 4i ger, sur câble sous-
- marin, et enfin trois quadruples, sur lignes aériennes, Alger-Oran, Alger-Constan' tine et Constantine-3 41 Tunis.
- Dans la situation normale, qui est celle de la figure 321, elle donne simultanément :
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- EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-MARINES. 409
- 2 transmissions Paris-Alger ;
- 2 transmissions Paris-Oran ;
- . 2 transmissions Marseille-Constantine ;
- 2 transmissions Alger-Oran ;
- 2 transmissions Alger-Tunis ;
- 2 transmissions Constantine-Tunis.
- Lorsque le trafic Paris-Alger peut s’écouler entièrement par Ie quadruple aérien, relié au double duplex du câble de 1880, men-honné plus haut, les deux secteurs disponibles peuvent être ren-v°yés, soit sur le quadruple Alger-Oran, soit sur le quadruple ^gcr-Constantine ; dans le premier cas, Paris dispose de quatre Secteurs avec Oran ; dans le second, il peut prendre contact direct ^vec Constantine ou avec Tunis, suivant les besoins. Cet exemple Contre l'a merveilleuse souplesse avec laquelle le Baudot peut se plier aux exigences permanentes ou accidentelles du service.
- Ajoutons que Marseille dispose de six secteurs avec Alger, grâce deux autres câbles, 1871 et 1879, desservis chacun par un triple.
- i
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- CHAPITRE XXX
- TRANSMISSION AUTOMATIQUE AU BAUDOT
- j
- Avantages de la transmission automatique. —Latrans- ] mission manuelle laisse un écart très appréciable entre le rende- \ ment théorique, 180 lettres par minute et par secteur, et le rende- j ment pratique ; quelle que soit l’activité de l’opérateur, il perd } inévitablement quelques tours des balais entre deux télégrammes J consécutifs, pendant le temps où il enlève celui qu’il vient de ter- j miner ; ce temps perdu est plus long entre deux séries de télé- i grammes, où il doit mettre les indications qui permettront, ulté- j rieurement, l’inscription des heures de transmission de chaque 1 copie ; enfin, il est fréquemment arrêté par des difficultés de lec-ture de textes mal écrits. En un mot, il n’est pas exagéré d’évaluer 1 à 20 ou 25 p. 100 la dépréciation de rendement qui résulte, pour le ligne, de la totalisation de ces arrêts. !
- La transmission automatique obvie à cet inconvénient, en per- ; mettant l’utilisation complète des secteurs, c’est-à-dire en égali- i sant à peu près le rendement théorique et le rendement pra- j tique. |
- Quel que soit le système employé, l’installation, sur chaque sec- J teur, comprend toujours : j
- 1° Un perforateur, àl’aide duquel l’opérateur prépare, en signaux Baudot, les textes à transmettre ; \
- 2° Un transmetteur automatique, dans lequel la bande per- forée détermine l’envoi des combinaisons sur la ligne, dans les mêmes conditions qu’avec la transmission manuelle.
- Avec la transmission automatique, l’agent manipulant, affranchi de la cadence, travaille dans de meilleures conditions, et peut toujours perforer plus de trois lettres par seconde (vitesse de rota-
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE AU BAUDOT. 411
- des balais) ; il s’ensuit qu’il prend toujours une certaine ^unce sur le transmetteur automatique ; tout en alimentant Celüi-ci de façon permanente, l’agent manipulant dispose encore du temps nécessaire pour porter sur les copies les indications ^glementaires de transmission, rechercher celles pour lesquelles Une rectification est demandée, vérifier les reçus qui lui sont don-^s; en un mot, toutes ces opérations qui, avec la transmission directe, laissent le secteur inoccupé, passent ici inaperçues.
- SYSTÈME CARPENTIER
- Perforateur. — Le perforateur présente l’aspect d’une ma* chine à écrire ; la disposition des boutons est celle du clavier dit
- * Universel », de sorte qu’un dactylographe quelconque peut des-servir d’emblée le perforateur ; le clavier comporte toutefois deux l°Uches pour les « blancs », celui des lettres et celui des chiffres, ^ui correspondent à deux combinaisons différentes de l’alphabet ^Uudot. (V. p. 256.)
- Les dix chiffres et le point, bien que susceptibles d’être perforés u l’aide de la série générale des touches, sont reportés en double
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
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- emploi, sur une rangée de boutons placée à la partie supérieur6 du clavier, ce qui porte à 43 le nombre des touches.
- Chaque bouton du clavier (fig. 322) est prolongé, en dessous, par une lame, dont les saillies et les creux figurent la combinaison qui correspond à la lettre ou au signe marqué sur le dit bouton : les reliefs représentent les touches abaissées et les creux celles au repos.
- Cinq volets horizontaux, V, sont susceptibles d’être entraînés, lors de l’abaissement des boutons, si les lames leur présentent des reliefs : par exemple, la lettre T s’exécutant, dans la transmission manuelle, à l’aide des touches 1, 3 et 5, la lame, solidaire du bouton T, porte trois reliefs en face des volets, 1, 3 et 5 et deux creux, laissant hors d’atteinte les volets 2 et 4 ; si l’on presse sur Ie bouton T, on déplace les volets impairs, et on laisse au repos les volets pairs.
- Chaque volet, V, porte, articulée sur son extrémité postérieure, une bielle, L, qui Ie rend solidaire d’un levier L', susceptible de pivoter autour du point O ; lorsqu’un volet, abaissé à sa partie antérieure, pivote autour de son point milieu, son extrémité opposée, en s’élevant, pousse, de bas en haut, la bielle, L, qui, à son tour, fait basculer Ie levier L' ; celui-ci communique son mouvement à un second levier oscillant, L", dont l’extrémité d’arrière, se soulevant, vient se placer en face du poinçon, P. Dans le cas de la combinaison, T, prise plus haut comme exemple, les premier, troisième et cinquième leviers sont ainsi soulevés, prêts à pousser devant eux les poinçons, P, qui leur correspondent. Les leviers oscillants, L", sont montés sur un chariot mobile, C : il suffit donc de mettre en mouvement, d’avant en arrière, le dit chariot, pour que les poinçons 1, 3 et 5, poussés par leurs leviers, viennent per-
- Fig. 323. — Bande de transmission Carpentier.
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE AU BAUDOT.
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- tarer la bande qui passe dans la gouttière, G. Les trois ainsi obtenus représentent, par leur position respective, la combinaison T. La figure 323 montre une bande préparée, portant, en combinaisons Baudot, les mots « perforateur J. Carpentier », que tous les Laudotistes peuvent lire aisément, car les trous sont placés dans même ordre que les touches du manipulateur ordinaire.
- Lè$ que les leviers oscillants ont poussé de la sorte leurs poinçons respectifs, le chariot est ramené en arrière, un plan incliné, I, remet les leviers à l’alignement, et ceux-ci sont prêts à enregistrer une nouvelle combinaison.
- Embrayage. — Le mouvement est fourni au chariot et au système d’entrainement du papier pàr un moteur électrique qui, au o^oyen d’une courroie, attaque une poulie ** gorge, placée sur le côté. La poulie, P',
- (% 324) est folle stir son axe et tourne d’un Mouvement continu, sous l’action du mo-tour électrique. La liaison entre cette poulie et le perforateur est obtenue à l’aide d’un frein à corde. Celle-ci est fixée, par un de ses Louts, à un levier, C, solidaire de l’axe, par Loutre, à l’une des extrémités d’un levier à deux branches, C', libre sur l’axe ; la branle inférieure de ce levier porte un taquet, tm immobilise le système, en s’appuyant 8or l’un des épaulements d’un autre levier, D, solidaire des bou-^°ns, et dont le rôle sera défini plus loin.
- La corde est enroulée d’un tour et demi sur la poulie ; elle tend à adhérer à cette dernière par l’action d’un ressort, R, monté sur ta levier fixe, C, et qui s’appuie sur le levier mobile, C' ; tant que le système est au repos, le frottement a pour résultat de faire fléchir ta ressort, R, et de détendre la corde.
- Le levier, D (fig. 322), qui s’oppose à l’entraînement, est placé tatéralement au perforateur; il suit les mouvements de l’un quelconque des boutons du clavier, et se termine, vers l’arrière, par One sorte de fourche, sur chacune des branches de laquelle se trouve un épaulement; c’est l’un de ces épaulements qui, offrant
- Fig. 324.
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- un point d’appui au taquet du levier, G', empêche l’embrayage d# la poulie et de son axe; mais, dès qu’on presse sur un bouton du clavier, Pépaulement, en s’abaissant, se dérobe ; toutefois, Ie second épaulement vient aussitôt se placer sur le passage du taquet et l’arrête momentanément : quand l’opérateur abandonne Ie bouton, le levier, D, se relève en même temps ; le taquet étant ainsi libéré, l’embrayage s’opère, et l’axe de la poulie se met à tourner ; après une révolution complète, le premier épaulement est revenu se placer sur le trajet du taquet, qu’il cale de nouveau, et l’axe rentre au repos.
- L’axe, ainsi embrayé, actionne une bielle qui, à son tour, entraîne le chariot ; les leviers oscillants (fig. 322) poussent devant eux les poinçons qui leur correspondent ; ceux-ci perforent la bande et débouchent dans les trous d’une matrice qui continue à les guider.
- Aussitôt après la perforation, et pendant que le chariot, revenant en arrière, ramène avec lui les poinçons, une autre bielle, montée également sur l’axe delà poulie, détermine la progression de la bande ; celle-ci est laminée entre deux cylindres, dont l’un porte un rochet sur lequel agit un cliquet d’entraînement, actionné par la bielle; un cliquet de retenue C", fixe sur le bâti, s’oppose à tout retour en arrière.
- Il a été dit plus haut qu’on doit pouvoir interrompre la transmission automatique et lui substituer instantanément la transmission manuelle, en cas de difficultés, de réglages, etc. ; afin d’éviter la présence permanente d’un manipulateur, le perforateur comporte un dispositif qui permet de transmettre directement» en cadence. Ce groupe d’organes est logé dans la partie-supérieure du perforateur ; il comprend essentiellement cinq leviers mobiles autour d’un axe horizontal, et prolongés chacun par un ressort-lame vertical ; chacun des ressorts peut venir se mettre en cou' tact avec l’une ou l’autre de deux barres, reliées respectivement à la pile de repos et à celle de travail ; ils sont actionnés par les lames solidaires des boutons et maintenus accrochés comme dans les manipulateurs ordinaires. L’armature d’un électro-aimant, alimenté par le courant de cadence, vient décrocher à la fois tous les leviers, aussitôt la combinaison transmise ; le bruit produit
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE AU BAUDOT.
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- Par cette armature sert, en même temps, à guider l’opérateur, en lui marquant la cadence de la manipulation. Un commutateur, placé près de l’appareil, permet de substituer instantanément, l’un à l’autre, les deux modes de transmission.
- Transmetteur automatique. — Le transmetteur automa-bque comprend deux parties distinctes : le mécanisme d’en traînement et celui de transmission.
- Le premier (fig. 325), comporte, comme principal organe, un
- Fig. 325. — Transmetteur automatique Carpentier.
- l°rt électro-aimant, alimenté par un courant provenant de la troisième couronne du distributeur ; son armature, A, par l’intermédiaire d’un levier en peigne, L, imprime un mouvement de va-et-vient longitudinal à cinq cliquets, D, guidés par un peigne fixe, dont l’extrémité supérieure vient affleurer par en dessous la bande Perforée.
- Lorsque l’armature, A, de l’électro-aimant est attirée, les cittq cliquets sont déplacés vers la droite ; sous l’action de leur Assort, r, ceux d’entre eux auxquels la bande présente un trou y pénètrent par leur bec, D ; dès que l’armature est ramenée par Son ressort antagoniste, r', la bande est entraînée vers la gauche Por ceux des cliquets qui ont ainsi pénétré dans un trou ; en °utre, chacun de ces cliquets rencontre la branche coudée d’un
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- SYSTÈME!? À TRANSMISSION MULTIPLE.
- levier, B, sur lequel est monté un ressort de transmission, t » celui-ci, quittant la butée supérieure, R, à laquelle est rattachée la pile de repos, vient au contact de l’autre butée, T, reliée à la pile de travail ; les leviers, B, qui remplacent ici les touches d’un manipulateur, communiquent avec les contacts du distributeur) et le signal est expédié dans les mêmes conditions qu’avec la transmission manuelle.
- SYSTÈME CHATTELUN
- Le système imaginé par M. Chattelun, Agent-Mécanicien principal au Service des Ateliers, va être mis incessamment en service» les expériences auxquelles il a été soumis, permettent d’en espérer un fonctionnement excellent.
- Clavier-manipulateur. — Le clavier manipulateur peut servir, soit à actionner le perforateur, soit à transmettre, directement et en cadence, sur la ligne. A cet effet, il est muni d’un câble souple terminé par une mâchoire de communications, destinée à le brancher, soit sur un secteur de l’installation, soit sur le perforateur-
- Ce manipulateur (fig. 326) comprend, comme celui de Carpentier, 43 touches, rangées dans le même ordre ; chaque touche) maintenue au repos par un ressort à boudin, R, porte un <i peigne »> P, représentant, en creux et en reliefs, une combinaison. Transversalement aux touches et au-dessous des peignes, sont cinq cadrer C, qu’on aperçoit seulement en bout, sur la figure 326. Lorsqu’au abaisse la touche «T,» par exemple, les première, troisième et cinquième dents du peigne abaissent les cadres de mêmes numéros» Chacun d’eux entraîne un levier, L, pivotant en O, et portant ufl ressort-lame de contact, r : celui-ci quitte sa butée de droite, B6> reliée à la pile de repos et vient s’appuyer sur l’autre, BT, qul communique avec la pile de travail.
- Les cinq ressorts qui, constituent en réalité le manipulateur) sont isolés des leviers, L, qui les portent ; les communications leu1* sont amenées par les ressorts antagonistes.
- Un dispositif d’accrochage maintient en place les ressorts $ les leviers pendant un tour entier des balais, comme avec le manu
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE AU BAUDOT.
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- Pvdateur manuel ; à eet effet, le support de l’armature, A, de l’elec-‘ro-frappeur de cadence, E, porte cinq leviers, V, qui suivent tous S^s mouvements. Au Moment de l’attrac- . tion de l’armature, A (position indiquée par U fig. 366), chacun de ces leviers vient Se placer à droite de la tête terminant le levier, L, qui lui correspond. Lorsque l’armature est rap-Pelée par son ressort ^tagoniste, R", si le levier, L, est, resté au repos, le levier accrocheur, L', se cale contre cette tête ; au contraire, si le levier,
- ^ a été actionné, L' viont se placer au-dessous de la dite tê-Ie» grâce à un petit ressort- lame, r', qui le sollicite à pivoter Vers lu gauche : dans cette situation, il em-Pêche le levier, L, de revenir au repos, mê-1116 sj l’opérateur abandonne la touche,
- ^ c’est seulement à ^ fin de la révolution des halais que
- —* IACSS dieu® 4 Ut . ,
- • armature, A, du frappeur de cadence, étant de nouveau attirée, le levier accrocheur, L', libère le levier de transmission, L, et lui
- 1 c\n
- Montoriol. — Télégraphie.
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- permet d’obéir à son ressort antagoniste, R', qui le ramène ai1 repos.
- Lorsqu’on veut mettre le secteur dans la position de réception,
- on tourne un levier, émergeant à l’extérieur, et qui commande u*1 commutateur : l’entrée du relais est substituée à la pile de repo$
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE AU BAUDOT. x 419
- a la butée, BR, des ressorts de transmission ; en même temps, une ûame, G, vient caler l’armature, A, du frappeur de cadence et la Maintient dans la position d ’attraction, pendant laquelle les leviers de transmission, L, sont dégagés : on évite ainsi que si, par inadvertance, on vient à appuyer sur une touche, les leviers puissent rester accrochés.
- Si l’on veut utiliser le manipulateur pour actionner le perforateur, on place le commutateur, G, dans la position de réception, Pour bloquer l’accrochage, et, à l’aide de la mâchoire, on renvoie les communications des ressorts de transmission sur les électro-amants perforateurs, dont le fonctionnement va être indiqué.
- Perforateur. — Le perforateur comprend cinq électro-amants semblables à E (fig. 327) dont l’armature, lorsqu’elle est déplacée, entraîne un levier, L, qu’un ressort, R, maintient au rePos ; dans cette position, l’extrémité de droite du levier se trouve à une certaine distance du poinçon, P, de telle sorte que . le levier doit effectuer une course appréciable avant d’atteindre le poinçon : on utilise ainsi la force vive de l’ensemble mobile et °o obtient une perforation en coup de fouet.
- A l’état de repos, le levier, L, soulève un ressort-lame en acier, R', relié à la terre par le massif métallique sur lequel il repose ; il Ie tient ainsi éloigné d’une vis de butée, V, montée sur une petite Platine, commune aux butée.1: des cinq ressorts semblables, et qui communique avec l’entrée d’un électro-aimant, non représenté sur la figure, dont le rôle est d’assurer la'progression de la bande après chaque perforation.
- Lorsque, par suite de l’abaissement d’une touche du manipulateur, un ou plusieurs électro-aimants perforateurs,,E, ont reçu Un courant, l’armature de chacun d’eux entraîne son levier, L, Çui vient frapper sur l’extrémité du poinçon, P, placé en face ; celui-ci est ainsi poussé vers la bande de papier, p, qu’il perfore ; dans ce mouvement, un renflement, m, comprime un petit ressort-lame, r, destiné à ramener le poinçon à la position de repos. En ^ême temps, le ressort, R', donne la terre à l’électto-aimant de Progression, dont l’entrée est reliée en permanence avec la source électrique : cet électro-aimant fonctionne et son armature en-
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- 420 SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE. ,
- traîne un levier, L (fig. 328), semblable à celui del’électro-aimant perforateur ; le cliquet de progression, G, vient alors s’engager sous une dent de la roue à rochet, RR : l’avancement du papier est amorcé et aura lieu au moment du relèvement de l’armature de l’électro-aimant de progression.
- Dès que l’opérateur cesse d’appuyer sur la touche, les leviers perforateurs et les poinçons, sollicités par leurs ressorts antagonistes, respectivement R et r(fîg. 327), reprennent leur position de repos; à la fin de leur course ascendante, lesleviers, L, coupent, par
- les ressorts, R', le circuit de l’électro-aimant de progression ; les poinçons ayant, à ce moment, dégagé complètement le papier, la bande avance d’une division, soit 2mm,5, et l’appareil est prêt pour la perforation suivante.
- Afin d’éviter que, dans le cas d’une manipulation trop saccadée, l’opérateur puisse envoyer dans les électro-aimants perforateurs un nouveau courant avant que la progression soit terminée, Ie massif, auquel aboutissent les sorties des électro-aimants de perforation et de progression, n’est pas lui-même relié en permanence avec la terre : cette communication lui est donnée par l’intermédiaire d’un ressort, R" (fig. 328), servant en même temps de cliquet de retenue, et qui, lorsque le rochet de progression, RR, est au repos, s’appuie sur une butée, B, à laquelle est rattaché le fil de terre : pendant le mouvement du rochet, le ressort-cliquet, R"» se trouve poussé vers la droite et le massif est isolé ; la communication n’est rétablie que lorsque le rochet a lui-même repris la position de repos.
- La figure 329 montre une bande ainsi obtenue, avec les combinaisons correspondant à «perforateur Baudot, système Chattelun»* Les trous sont disposés, comme dans le système Carpentier, dans
- Fig. 328.
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE AU BAUDOT.
- 421
- l’ordre, 5, 4, 1, 2, 3, des touches du manipulateur ordinaire, mais les divisions 4 et 1 ne sont pas séparées. L’entraînement de la
- ••••• ••
- •••••
- Htt •
- •• •
- Fig. 329. — Bande de transmission Chattelun.
- kunde a lieu, comme dans le système Siemens (V. p. 429) par deux rangées de petits trous, préalablement perforés près des bords.
- Transmetteur automatique. — Le transmetteur automatique est mis en action par le courant de cadence, alors inutilisé au Manipulateur ; les communications lui sont amenées par l’intermédiaire d’un câble souple et d’une mâchoire, semblables à ceux du Manipulateur.
- La figure 330 représente l’appareil au moment où, sous l’action du courant, l’armature, A, est venue au contact des noyaux de l’électro-aimant, E. Le levier, L, solidaire de l’armature, porte, à sMi extrémité de gauche, le cliquet de progression, c, qui agit sur un rochet placé derrière le cylindre d’entraînement, C, et Monté sur le même axe : l’avancement de la bande de papier, />, Se trouve amorcé tout comme dans le perforateur décrit ci-des-sus ; il aura lieu, de même, au moment du relèvement de l’armature.
- Les cinq aiguilles, a, destinées à pénétrer dans les trous de la bunde perforée, p, sont articulées, chacune, à l’extrémité de gauche d’un levier, l\ pilotant lui-même en O'. A l’état de repos, l’extré-Mité opposée, e, de ce levier, vient caler un bras de levier, L', s°lidaire du ressort de transmission, t, et celui-ci se trouve maintenu sur la butée de repos, BR. Ce montage est analogue à celui des leviers à bec dans le retransmetteur du modèle de 1909 (V. p. 370).
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- Dès que la progression de la bande perforée est terminée, celle-ci présente aux cinq aiguilles, a, une combinaison à transmettre ; celles qui trouvent en face d’elles un trou, y pénètrent, sous l’action de leur levier, Z', sollicité lui-même à se soulever, du côté gauche, par le ressort-lame, r' ; en même temps, l’extrémité, e, du levier, Z', se dérobe à l’appui de 1/ ; celui-ci, sous l’action de son ressort antagoniste, r", pivote autour de son axe, O, et le ressort de trans-
- 3
- Fig. 330. — Transmetteur automatique Chattelun.
- mission, t, quittant la butée de repos, BR, vient s’appuyer sur celle, BT, reliée à la pile de travail. \ :j
- Les aiguilles qui trouvent en face d’elles une partie non perforée \ maintiennent les leviers, V et L', dans la position qu’indique le ;j figure 330, et les ressorts de transmission correspondants, Z? restent sur la butée, BR, qui communique avec la pile de repos •' la combinaison perforée est donc reproduite par le manipulateur automatique, dont les ressorts sont reliés à cinq contacts du distributeur.
- Un peu plus tard, lorsque le balai de la troisième couronne passe sur le contact de cadence du secteur, l’armature, A, est de nouveau attirée ; le levier, L, en même temps qu’il agit sur le cliquet de progression, c, comme il a été dit plus haut, comprime
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE AU BAUDOT. 423
- Ie Petit ressort à boudin, r, qui fait, à son tour, basculer le cadre, Z, Autour du point, O' ; celui-ci soulève le levier, Z', qui bascule à son tour, et l’aiguille a, quitte le trou dans lequel elle avait pénétré et reprend la position d’attente. Au même moment, le levier, L', est ramené au repos par sa tige, T, solidaire de l’armature et commune aux cinq leviers ; son extrémité vient se caler de nouveau contre celle du levier, Z', et le ressort de transmission, t, se trouve ramené et maintenu contre la butée de repos, BR.
- Lorsqu’après le passage du courant, l’armature de l’électro-aimant, E, revient au repos sous l’action de son ressort antagoniste, R', la progression de la bande, p, s’effectue comme il a été dit plug haut ; pendant la plus grande partie du mouvement du retour, les leviers, Z et V, et l’aiguille, restent dans la position Çui vient d’être décrite, le levier Z est au contact de la vis de butée, b, grâce à l’action du ressort, r ; à la fin de la course, la tête, B, vient entraîner le cadre, Z, d’une petite quantité, ce qui laisse V complètement libre et lui permet d’agir sans résistance, lorsque l’aiguille, a, trouve de nouveau devant elle un trou.
- Il importe que, dans le cas où le perforateur ne fournirait pas suffisamment de bande au transmetteur automatique, celle-ci no soit pas tendue à l’excès, ce qui risquerait de la rompre ; en tout cas, elle ne progresserait plus, et la même combinaison serait répétée tant que durerait l’arrêt de la bande perforée. Pour éviter cet inconvénient, une petite dépression a été pratiquée dans la tablette supérieure, et un galet, g, monté en état d’équilibre instable, oblige, par son poids, la bande à épouser cette légère °ourbe ; dans cette situation, le bec d’un levier, E, articulé en o, se trouve maintenu dans la position qu’indique la figure, malgré la sollicitation d’un ressort, qui tend à le soulever. Dans le cas °ù le transmetteur automatique est insuffisamment alimenté, la bande se tend et soulève le galet, g, permettant ainsi au bec du levier, E, de s’élever d’autant : la branche inférieure de E vient alors buter contre l’extrémité supérieure du .levier, L, et le cale dans la position de collage de l’armature : la progression est arrêtée et, en outre, tous les ressorts de transmission, t, sont amenés sur la butée de repos, BR. La transmission se trouve donc suspendue jusqu’à ce que le perforateur ait rendu suffisamment de
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- baride pour que le bec, E, soit de nouveau chassé vers le bas par la pression du galet, g.
- Si, au cours de la transmission, la bande de papier venait accidentellement à se rompre, le galet resterait en place, mais le bec, E, pénétrerait dans une rainure, pratiquée à cet effet sur son pour' tour, et le même mouvement de calage du levier, L, se produirait-
- Réception perforée. — Ce système permet d’obtenir, à l’arrivée, une bande perforée identique à celle de départ : il suffit, pour cela, de substituer au traducteur un retransmetteur qui, àsofl tour, commande le perforateur, dans les mêmes conditions que le clavier-manipulateur décrit ci-dessus. Si ce retransmetteur est du modèle rotatif (V. p. 363), on obtient simultanément deu* bandes, l’une (imprimée, ^donnant la traduction du message, l’autre perforée, permettant une réexpédition immédiate sur une seconde, ligne.
- »
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- CHAPITRE XXXI SYSTÈMES DÉRIVÉS DU BAUDOT
- APPAREIL BAUDOT-DUBREUIL
- Manipulateur. — Le système Baudot-Dubreuil, faisant usage de distributeurs et de relais identiques à ceux du Baudot ordinaire, ne pouvait prétendre à une utilisation meilleure de la ligne ; le but qu’il se propose est l’augmentation du rendement individuel des agents. Le clavier se compose de 8 touches, ce qui permet S’exécuter 255 combinaisons ; ces 8 touches sont divisées en deux groupes, l’un de b, qui sert à former les 31 combinaisons de l’alphabet Baudot ordinaire ; le second, de 3 touches, à l’aide duquel on peut exécuter sept combinai-
- s°ns supplémentaires : celles-ci constituent simplement la répétition des trois premières- du code Baudot ; elles correspondent à six voyelles et un blanc de séparation.
- Les huit touches du clavier sont groupées comme le montre la bgure 331 et permettent la transmission simultanée, dans un seul tour des balais : de deux voyelles, d’une consonne ou d’un blanc suivi d’une voyelle, d’une voyelle ou d’une consonne suivie d’un blanc.
- Fig. 331. •— Manipulateur Dubreuil.
- Traducteur. — Le traducteur a exactement les mêmes dimen-
- /
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- SYSTÈMES À TRANSMISSION MULTIPLE.
- sions que celui de Baudot ; seul, l’agencement mécanique a été modifié (fig. 332).
- Sur l’axe, A, de la roue des types, sont calés deux combina-teurs, l’un, G, correspondant au groupe de cinq électro-aiguil' leurs du code Baudot et placé à l’avant, l’autre, G', aux trois élec-
- Fig. 332. — Traducteur Dubreuil.
- tro-aimants supplémentaires, qui se trouve à l’arrière ; le fermeur et sa came ont dû, pour cette raison, être reportés à l’extérieur, en F. Les deux groupes d’électro-aiguilleurs sont placés verticalement, et les leviers aiguilleurs, L, modifiés en conséquence.
- Les combinateurs, les roues d’impression et des types, sont divisés en 50 parties correspondant aux 31 combinaisons du groupe de 5, aux 7 combinaisons du groupe de 3 et à deux intervalles,
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- SYSTÈMES DÉRIVÉS DU BAUDOT.
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- de chacun 6/50, permettant le rappel du bras d’impression après 1111 déclanchement possible dans chaque groupe. Le calage des oombinateurs est indiqué par la figure 333 ; les deux groupes de éviers chercheurs soutiennent un levier propulseur commun, et l’un d’eux entre en fonction au moment où l’autre, ayant terminé son office, tombe dans le creux. Les deux cames-navettes sont décalées d’un quart de tour l’une par rappo^à l’autre ; cette disposition permet au mouvement des leviers-aiguilleurs de s’accomplir,
- tdirtyvtl I
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- Combinateur Dubreuil.
- Fig. 333.
- Pour chaque groupe, dans des conditions identiques, par rapport moment où les électro-aiguilleurs sont actionnés.
- Le pourtour de la roue d’impression comporte deux séries d en coches, l’une de 31 et l’autre de 7, séparées l’une de l’autre par des intervalles de 6/50 ; deux galets de rappel occupent les places convenables, à l’arrière de la roue.
- Les différences entre le traducteur Baudot et le traducteur Du-kreuil sont peu importantes, et tout agent-dirigeur, apte à mettre point le premier, n’éprouve aucun embarras à régler le second.
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- Principe. -12 3 4 5
- APPAREIL AUTOMATIQUE SIEMENS
- - L’appareil Siemens a été mentionné au cliapiti'c des systèmes automatiques (V. p. 253). Au point de vue de l’exploitation, ^ rentre, en effet, dans cette catégorie d’appareils, °u un seul transmetteur automa' tique écoule la totalité des messages émanant d’un poste/
- Au point de vue de la conception, l’automatique Siemens est bien un dérive du Baudot, dont il emploi6 le code, mais avec un alpha' bet différent (fîg. 334) ; c’est, en réalité, un Baudot à un seul secteur, dont Ie rendement se rapproche de celui d’un Baudot à plusieurs secteurs, grâce à une rotation plus rapide des balais*
- • A •
- • • B
- • O C 9
- • • D &
- • • E 5
- • F i
- • • HH
- • • H • 9
- • i 8
- • • j =
- • K §
- L +
- M ?
- N —
- • • 0 9
- • • P 0
- n • Q 1
- 1# • R 4
- S • •
- # T 5
- • • O U 7
- • • • • V )
- • # w 2
- • # X (
- • • Y 6
- • • Z 9
- • Blanc des chiffres
- Blanc des lettres !
- • Sienal erreur ’
- “1 n Synchronisme
- .Coupiire
- Perforateur. — Le per' forateur est disposé connu6 une machine à écrire ; chaque touche porte, connue dans les précédents systèmes, un « peigne », correspondant à une combinaison ; les reliefs de ces peu gnes peuvent venir se mettre en contact avec des barres,# (fig. 335) qui communiquent Fig. 334. - Alphabet Siemens. ayec cinq éleCtrO-aimantS
- perforateurs, EP ; en outre, toutes les touches commandent
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- Ulle barre commune, non représentée sur le schéma, et qui agit Sur un commutateur, C. Un condensateur, c, de 3 microfarads, est inséré entre les deux pôles d’une source de 110 volts, par l’in-^rmédiaire de la butée de gauche du commutateur, G. Lorsqu’on Actionne l’une des touches, T, par exemple, on met l’axe commun, \ en communication avec les barres 2 et 3 ; en même temps, le coiïimutateur, C, quitte sa butée de gauche et vient s’appuyer
- Fig. 335. — Perforateur Siemens.
- celle de droite : le condensateur, c, se décharge à travers les ^°bines du relais, R, dont l’armature vient un instant sur son butoir de travail; pendant ce temps très-court, l’axe, A, se trouve 11118 en communication avec le pôle négatif de la batterie et un c°urant traverse les électro-aimants perforateurs, EP, reliés aux Wres 2 et 3 ; leurs armatures frappent alors sur des poinçons et ^ combinaison est perforée. Dès que l’armature du relais, R,'re-Vlcnt au repos, elle ferme le circuit de l’électro-aimant, E, dont ^ ^mature commande un cliquet. La progression du papier* a lieu l’intermédiaife de deux rangées de petits trous percés préala-
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- blement près des bords de la bande, comme le montre la figure 33^, qui représente les mots « Perforateur Siemens et Halske ».
- Dès qu’on abandonne la touche, T, le commutateur, G, revie11*
- Fig. 336. — Bande de transmission Siemens.
- sur la butée de gauche, le condensateur, c, est de nouveau charge*
- Le temps pendant lequel les poinçons restent dans le papier est indépendant de la durée de l’abaissement de la touche, puisque le circuit des électro-aimants perforateurs, EP, n’est fermé que pendant la décharge du condensateur, c. Deux autres condensé teur, c' et c", servent à supprimer les étincelles aux butoirs du relais, R.
- Les communications pointillées sont utilisées lorsqu’on vent obtenir, à l’arrivée, une bande perforée, comme dans les appa' reils Creed, Murray et Chattelun.
- Transmetteur automatique et distributeur. — Le tranS'
- Fig. 337. — Transmetteur automatique Siemens.
- metteur et le distributeur sont mis en mouvement par un moteur électrique, muni d’un volant à grand moment d’inertie, qui/agi* sur un train d’engrenages débrayables, donnant les multiplication^
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- SYSTÈMES DÉRIVÉS DU BAUDOT.
- 431
- 2/l et 4/1. On obtient la vitesse qu’on désire en agissant sur un rhéostat d’excitation et en lisant les indications données par un ^chymètre.
- La bande perforée est entraînée au-dessus des talons de 5 leviers, L, (fig. 337) placés chacun en regard d’une ligne de trous ; lorsque ta bec rencontre un
- trou, il y pénètre sous Mlil IIIIIIb
- ^action de son ressort fl, sa branche de droite vtant alors presser sur celle de gauche du le-vtar transmetteur, t, dont la- partie flexible quitte le butoir d e repos, ri pour s’appuyer sur le hutoir de travail, t'.
- Le distributeur se compose de deux couronnes, l’une pleine, l’autre divisée en cinq contacts, séparés par h es intervalles isolants égaux (fig. 338) ; deux halais conjugués, B,
- Parcourant ces couronnes, réunissent successivement la couronne Pleine à chacun des
- contacts de l’autre. Les cinq leviers transmetteurs, t, sont reliés respectivement aux cinq contacts de la couronne divisée. Lorsque ta balai passe sur les contacts, le condensateur, c, relié à la couronne pleine et au relais de transmission, RT, se charge ou se décharge, suivant que les leviers de transmission, t, sont sur 1 un ou sur l’autre de leurs butoirs : le relais de transmission est donc Actionné et son index renvoie les signaux sur la ligne.
- Récepteur._______A l’arrivée, un distributeur, semblable à celui
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- de départ, tourne en synchronisme ; les émissions successives sont reçues dans cinq relais, reliés à un combinateur électrique sem* \ blable à celui que représente la figure 261 (p. 304). Gomme on peut , recevoir une combinaison à chaque révolution des balais et comme» d’autre part, une autre révolution complète est nécessaire pour en . opérer la traduction, le récepteur comprend deux groupes de cinq \ relais ; un commutateur automatique les met alternativement en jeu pour la réception ou pour la traduction, c’est-à-dire que, pendant un tour, les entrées des bobines du premier groupe sont ‘ reliées aux contacts de réception tandis que les armatures et butoirs du second communiquent avec le combinateur, pour la traduction de la combinaison reçue au tour précédent; et inversement au tour suivant.
- MULTIPLES MURRAY, WESTERN-UNION-TELEGRAPH C°
- ET WESTERN-ELECTRIC C°
- Principe commun auxtrois systèmes.—Le premier en date de ces trois systèmes est celui de Murray, réalisé en 1911 ; l’inventeur a cédé, en 1912, à la Western-Union-Telegraph C° ses droits pour l’exploitation de ses brevets en Amérique ; celle-ci mit bientôt en service des installations munies de récepteurs construits , par la Western-‘Electric C°; puis cette dernière établit à son tour des installations, dont les lignes générales sont celles de l’appareil Murray ; de sorte qu’il serait difficile d’établir, entre les uns et les autres, une démarcation bien nette, et qu’il est préférable d’en indiquer le principe en bloc.
- Dans les trois systèmes, les distributeurs sont dépourvus de contacts de propagation et aussi de contacts de correction : les qua- 2 druples ont, en tout, 20 contacts. L’entraînement des balais a lieu à l’aide d’une roue phonique (V. p. 275) ; le synchronisme est maintenu « sans courants spéciaux », en utilisant les inversions des courants, comme dans le système Picard (V. p. 396). La suppression des contacts de propagation exclut absolument la possibilité d’alterner les transmissions à chaque révolution des balais et impose l’emploi du duplex dans tous les cas. Ces différents points feront l’objet d’un examen critique à la fin de cet ouvrage • (V. p. 603).
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- SYSTÈMES DÉRIVÉS DU BAUDOT.
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- Le code employé est celui r*y (fig. 339) dont il a été déjà question (V. p. 253). La L’an s mission, exclusivement automatique, a lieu a l’aide de bandes perfores et de transmetteurs c°niparables à ceux précédemment décrits (V. p. 410 et suiv.). Les traducteurs sont du genre «non rotatif » et peuvent, à ce titra, être comparés à celui d’Eglin (V. p. 329) mais ils donnent l’impression sur feuilles et 11 on sur bande.
- Aux trois systèmes précités on pourrait encore ajouter celui delà Cle Morkrum, Çui emploie également l’al-Phabet Murray, la transmission automatique et la rception en pages, dans un traducteur non rotatif.
- L’Administration ayant Acheté les appareils apportés en France par l’armée Américaine, et qui sont construits par la Western Llectric C°, il suffira d’examiner les parties les plus Caractéristiques de ce der-Oier système pour avoir une 1(iée approximative mais Suffisante des autres.
- de Baudot, mais avec l’alphabet Mur-
- 1 2 3 4 5
- • • A —
- • • • B ?
- • • • C :
- • • D $
- • E 3
- • 0 • F Ci
- • • • G & i
- 1 • • H £
- i 8 j
- • i J Signal
- HH
- L ) 0
- • • • M •
- è • N 9
- • • • 0 9
- P 0
- B B
- R 4
- • 0 S Thr
- • T 5
- • # • U 7
- • • • • V 9
- W 2
- HH
- • • V 6
- • • Z 99
- • Interligne
- • Blanc
- • Retour du chariot
- • • • • Clé des cKiffres
- Clé des lettres
- Fig. 339. — Alphabet Murray.
- distributeur quadruple de la Western ^Electric C°. —
- Montoriol. — Télégraphie. 28
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- Le plateau porte 8 couronnes, dont 4 pleines, à la partie centrale» v et 4 divisées vers l’extérieur. i
- La première couronne comprend 40 contacts, dont 20, de deux < en deux, sont reliés aux électro-aimants des traducteurs; les . | 20 autres restent isolés, ce qui équivaut à l’écourtement au Baudot (V. p. 301.). Son balai est conjugué avec celui de la cin- , quième, reliée au massif du relais récepteur.
- La deuxième couronne, également divisée en 40 contacts, est j destinée à la correction du synchronisme, qui a lieu « sans courants ' spéciaux»; au poste corrigé, les contacts sont répartis en deux séries, dont, l’une est isolée; ceux de la série paire sont reliés ensemble et à l’électro-correcteur; le balai^est conjugué avec celui de la sixième couronne, en relation avec le massif du relais de correction ; , ; tout comme dans le système Picard (V. p. 399) : c’est lors des ^ inversions des courants venant de la ligne, que le relais de cor- > rection peut envoyer son courant dans un contact de la série paire, : et faire fonctionner l’électro-correcteur. Le mécanisme de déca- : lage est analogue à celui de Baudot ; toutefois, il est susceptible > de fonctionner plusieurs fois par tour des balais. )
- La troisième couronne sert à la transmission : ses 20 contacts ' , sont reliés aux quatre transmetteurs automatiques ; son balai
- / :
- est conjugué avec celui de la septième couronne, qui communique avec le pont du relais différentiel, le système étant toujours exploité ^ en duplex. *
- Les quatrième et huitième couronnes assurent les fonctions j locales, comme au Baudot. i
- Les balais sont entraînés par un moteur à « roue phonique » -j (V. p. 275) sur l’axe de laquelle est monté un volant, lesté de ' mercure, qui concourt à la régularité du mouvement.
- Perforateur de la Western Electric C°. — Les 32 leviers du clavier sont disposés sensiblement comme ceux des perforateurs > français (V.p. 411 et 416);l’un d’eux,L,est vu en coupe sur lafigure 340. Sur leur tranche inférieure, les leviers présentent des encoches et des saillies disposées, comme dans les précédents appareils alphabétiques, de manière à représenter les différentes combinaisons; lorsqu’une touche est abaissée, les saillies transmettent^le mouve-
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- SYSTÈMES DÉRIVÉS DU BAUDOT.
- 43a
- ment à cinq leviers transversaux, L', terminés, à chacune de leurs extrémités, par des encoches obliques, dans lesquelles s’engagent des axes fixes : la pression exercée par la touche, L, détermine donc un mouvement de gau-elle à droite des levier*.
- L'; ce mouvement est eonimuniqué, par l’intermédiaire d’une articulation à rotule et d’un bras, B, à cinq leviers sélecteurs, S, qui se Peuvent ainsihorizonta-lement vers la gauche, et viennent se placer sous les poinçons, P. hes poinçons sont au nombre de six,dont cinq destinés à percer les trous de transmission et le sixième, de diamètre Plus petit et actionné ^différemment par toutes les touches, sert à la perforation de procession, comme dans le système Wheatstone (V. p. 217). Le levier, lui commande ce sixiè-1116 poinçon, ferme alors Ie circuit de l’électro-^imant, E, dont l’armature projette, de lias
- en haut, le marteau, M, vers les poinçons; mais sa course est limitée de telle sorte qu’il ne peut atteindre directement que celui de progression, plus long que ceux de transmission ; quant à ces
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- 436 SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- derniers,ils ne sont poussés que par l’intermédiaire de leur levier sélecteur, S, si celui-ci a été déplacé. La perforation une fois opérée, la bande, b, est entraînée d’une division par la molette, m, sur la* quelle agit un cliquet, cl, solidaire del’armature de l’électro-aimant*
- La réception ayant lieu en page, il est nécessaire que l’opérateur soit averti du moment où il doit donner les signaux destinés à rappeler le chariot à la ligne, à produire les espacements, etc*' A cet effet, un index, I, se déplace sur une règle graduée, comme dans les machines à écrire ordinaires ; en outre, une lampe électrique, à verre rouge, s’allume lorsque le nombre des signaux perforés est tout près de représenter ce que peut contenir une ligne» sur le récepteur. Ces deux fonctions sont assurées par l’intermédiaire d’un long bras, B', commandé par l’armature de l’électroaimant, et terminé, à sa partie opposée, par un cliquet ; celui-ci déplace, àchacun deses mouvements, un rochet, R, sur l’axe duquel est monté un tambour; une ficelle, attachée sur ce tambour, s’enroule ainsi, malgré l’opposition d’un ressort à boudin, R’ et entraîne avec elle l’index, I, sur la règle graduée ; lorsque le rochet a progressé d’un nombre de divisions correspondant à une ligne presque entière du récepteur, une came, C, solidaire durochet, vient pousser un ressort de contact : le circuit de la lampe rouge est fermé et l’opérateur est averti qu’il ne dispose plus que de quelques divisions, pour terminer la syllabe en cours de perforation*
- Le levier de la touche « retour du chariot » porte un taquet, T, qui, lorsqu’on émet ce signal, vient appuyer sur la branche de droite du cliquet de retenue, c', lequel soulève à son tour le cliquet d’entraînement, c : le rochet et, avec lui, l’index, I. reviennent à la position initiale.
- Afm de permettre l’effacement des irrégularités de perforation, lorsque l’opérateur les aperçoit à temps, une pédale, p, placée a gauche du clavier, permet de faire rétrograder la bande, en agissant sur la molette d’entraînement, m; puis l’opérateur actionne la touche « erreur », susceptible de percer cinq trous, c’est-à-dire qul complète uniformément à cinq le nombre de trous déjà perforés ; cette combinaison ne donnant lieu à aucun déclanchement dans le récepteur, le passage ainsi effacé passe inaperçu et n’occasionne qu’une perte de temps pour la ligne.
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- SYSTÈMES DÉRIVÉS DU BAUDOT.
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- Transmetteur automatique.—Le transmetteur automatique Se compose essentiellement de cinq goujons, G (fig. 342), terminés, ^ leur partie supérieure, par une sortie d’aiguille cylindrique; °haque goujon est posé sur un levier, L, qu’un ressort à boudin tend à soulever, et qui pousse ainsi les aiguilles de bas en haut : *°rsque la bande présente à l’aiguille un trou, celle-ci y pénètre;
- goujon, en s’élevant, entraîne un levier, L', muni d’un ressortie rattaché à un contact de la couronne de transmission du distributeur : ce ressort, quittant la butée, R, reliée à la pile de
- Fig. 342. — Transmetteur automatique Western.
- repos, vient s’appuyer sur celle de travail, T, tout comme une touche de manipulateur manuel. Lorsque la combinaison est transmise, un courant local est envoyé dans l’électro-aimant, E, dont l’armature ramène le goujon, G, au repos ; le levier, L', suit ie mouvement, sous l’action de son ressort antagoniste ; un jou de cliquets fait avancer d’une division labande, qui présente Ainsi aux goujons une nouvelle combinaison, et ainsi de suite.
- Afin que, si l’opérateur so trouve en retard sur la transmission Automatique, celle-ci soit arrêtée momentanément, un levier à trois branches, B, s’appuie sur la portion de bande comprise °utre le perforateur et le transmetteur ; si celle-ci n’est pas Amenée en quantité suffisante, elle se tend et soulève le levier, B ; eïl même temps que la communication entre le distributeur et
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- l’électro*aimant, E, se trouve rompue, un courant continu est envoyé dans les bobines, ce qui a pour effet de maintenir tous le3 goujons abaissés et d’arrêter ainsi la transmission automatique. Dès que la perforation a rendu assez de bande, le levier, B, retombe par son propre poids, interrompant le circuit de blocage et réta-blissant celui du distributeur ; la transmission automatique reprend exactement au point où elle a été interrompue. Le levier, B, fait partie du transmetteur auxiliaire décrit ci-après.
- Transmetteur auxiliaire. — Le transmetteur auxiliaire a pour objet l’envoi de signaux de service, se substituant momen-
- Fig. 343. — Transmetteur auxiliaire Western.
- tanément à la transmission ordinaire, sans provoquer aucuue rature dans,le message alors en cours de réception ; ces^signaux
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- SYSTÈMES DÉRIVÉS DU BAUDOT.
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- ne donnent lieu, dans lejrécepteur, qu’à un ou plusieurs coups frappés sur un timbre ; chaque coup résulte de la succession de trois combinaisons : l’inversion des chiffres, qui prépare le circuit du timbre, puis la lettre « J », qui le ferme, et enfin l’inversion des lettres, qui rétablit les organes dans leur position primitive ; cette succession ne se rencontre jamais dans la transmission courante. Cinq signaux de service peuvent ainsi être expédiés ; 1111 seul coup signifie « transmettez » ; deux coups : « répétez » ; trois coups : « reperforez le télégramme en cours » ; quatre coups : (( arrêtez-vous » et enfin, cinq coups : « appelez le mécanicien ». Ces signaux sont envoyés automatiquement par la manœuvre d’un secteur, S (fig. 343), placé sur le côté de l’appareil, et dont l’arc est percé de cinq trous ; pour faire fonctionner le timbre trois lois, par exemple, on introduit le doigt dans le troisième trou et °u tire le secteur à soi, jusqu’à ce qu’il rencontre sa butée, B', Puis on l’abandonne à lui-même; ce mouvement a,tout d’abord, Pour effet de déplacer le levier, B, mentionné plus haut (V. fig. 342) et de bloquer le transmetteur automatique ; en outre, il arme un axe, A, qu’un ressort spiral, R, tend à faire tourner, mais qu’un eucliquetage, C, retient au repos ; le courant envoyé, à chaque tour du distributeur, dans l’électro-aimant, E, qui commande cet encliquetage, permet au secteur, S, de revenir au repos par bonds successifs ; dans ce mouvement de retour, trois disques à cames, c, agissant sur des ressorts, r, reliés au distributeur, préparent les combinaisons indiquées ci-dessus; puis le levier,B, est dégagé et la transmission automatique reprend aussitôt.
- Traducteur de la Western électric G°. — Ce traducteur diffère de celui du Baudot en ce qu’il imprime sur feuille et non sur bande ; en outre, il n’est pas rotatif, et toutes les fonctions y sont commandées électriquement ; il est, de ce fait, beaucoup plus compliqué, et ne comporte pas moins de 26 relais ou électro-amants. Le papier, large de 21 centimètres, peut recevoir une soixantaine de caractères par ligne ; il est placé sur un chariot ffui, après chaque impression, se déplace d’une division. A la fin de chaque ligne, il est ramené à son point de départ et, en outre, tourne de l’angle convenable pour assurer l’espacement des lignes
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- Le combinateur, basé sur le même principe que celui de Baudot,
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- (V. p. 303) se compose de cinq disques présentant des creux et
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- des reliefs; le cylindre, C (fig. 344), formé par la réunion de ces ^sques, est entouré par 31 leviers sélecteurs, S, disposés dans le Sens des génératrices et sollicités par un ressort à tomber dans les Cl>eux du combinateur, comme dans le traducteur Eglin (V. p. 329).
- L’axe, qui supporte la roue des types, RT, passe à la partie Ce*itraie du cylindre, G ; un fort ressort à boudin, R, enroulé Autour de la partie inférieure, et armé par l’effort d’un moteur étriqué, M, tend à faire toumerPaxe;ce mouvement est empêché Par un appendice, a, porté par l’armature de l’électro-aimant <( démarreur », D, qui vient caler un bras, b, solidaire de l’axe.
- Si l’on reçoit de la ligne un courant de travail, l’armature du relais récepteur, RR, est déplacée dans le sens convenable ; un °ourant local, venant du pôle négatif de la batterie, est envoyé, Par l’intermédiaire des balais et d’un petit contact, dans le S relais sélecteur », RS, et va se fermer au pôle positif, relié au c°njoncteur, G'. Les deux armatures du relais sélecteur, RS, étant déplacées, celle de gauche donne issue au circuit aboutissant au c°njoncteur, C', à travers ses propres bobines et celles du relais Auxiliaire, RA : le relais sélecteur se trouve ainsi maintenu en ex;citation, après que le balai a quitté le petit contact; l’armature de droite ferme le circuit de l’électro-aimant combinateur, E, et P premier disque est déplacé ; si la combinaison reçue comprend d’autres courants de travail, ceux-ci agissent, de même, dans des cù*cuits semblables, non représentés sur la figure.
- Lès que les balais ont franchi le secteur, la couronne locale du distributeur envoie un courant qui, par l’intermédiaire du butoir de travail et de l’armature de RA, parcourt les bobines de RA', et va se fermer sur le butoir de repos et l’armature de RA". L’arma-ture de RA' ferme le circuit de deux électro-aimants « relaxeurs », Placés aux deux extrémités d’un même diamètre du combinateur, et dont un seul, ER, est visible sur la figure ; cette action est propagée, grâce à un dispositif analogue à celui qu’on vient de voir P°ur le relais sélecteur : RA' est maintenu sur travail, ainsi que ER, Par un courant partant du pôle positif de la batterie, relié à l’entrée des bobines de ER, et passant par l’armature, le butoir de travail l’enroulement de RA', le butoir de repos et l’armature de RA". Les électro-aimants relaxeurs, ER, étant excités, leurs arma-
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- tures libèrent tous les leviers sélecteurs, S, et l’un de ceux-ci» trouvant cinq creux devant lui, pivote autour de son axe ; elî même temps, la partie de droite de l’armature de ER amène le ressort de gauche du conjoncteur, G', au contact du ressort de droite et isole celui du milieu : le circuit de RS et de RA se trouve rompu, les armatures reviennent sur repos, ainsi que celle de Pélectro-aimant sélecteur, E.
- La réunion des deux ressorts extrêmes de G' ferme le circuit du « relais démarreur », RD, qui, rendu paresseux par la self, s, ne fonctionne qu’après le retour au repos du relais sélecteur, R$ » l’armature de gauche de RD relie cependant l’enroulement de RS au pôle positif de la batterie, afin^qu’ifpuisse fonctionner si uue nouvelle émission négative est envoyée par le relais récepteur, avant que le système soit revenu au repos.
- L’armature de droite de RD ferme, à son tour, le circuit de l’électro-aimant démarreur, D, dont l’appendice, a, se dérobanta l’appui du bras, à, libère l’axe de la roue des types ; celle-ci se met à tourner jusqu’à ce que le bras vienne buter contre le levier sélecteur, S, soulevé par suite de sa chute dans les creux du com' binateur ; cette rencontre a pour effet de fermer le circuit de l’électro-aimant imprimeur, I, à travers l’un des enroulements du « relais espaceur », RE, et le relais auxiliaire, RA" ; le papier est projeté contre la roue des types et l’impression a lieu.
- En même temps, RE attire ses deux armatures : la première ferme le deuxième enroulement de ses propres bobines, mais cette auto-excitation est rompue dès que l’électro-aimant espaceur> EE, est lui-même actionné, par suite du déplacement de seconde armature de RE ; l’armature de EE libère Penclancbe' ment du chariot et le papier avance d’une division ; enfin* ^ relais RA", qui a été excité en même temps que RE, provoque la rupture du circuit de RA' et de l’électro-aimant relaxeur, ainsi que ceux de RD et de D.
- L’armature de ER ramène au repos les leviers sélecteurs, ce <ïul permet aux disques combinateurs de revenir également à leur p°sr tion initiale; la roue des types,n’étantplus calée par le levier sélee* leur, S, achève sa révolution; en fin, le retour en arrière de cenaêiûe levier rompt le circuit de l’électro-imprimeur, I, de RE etdeR^ '
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- Ainsi qu’on l’a vu plus haut, le transmetteur commande un eertain nombre de fonctions spéciales, telles que le changement de ligne, l’alinéa, l’inversion des lettres aux chiffres et réciproquement, le blanc de séparation des mots et enfin, la mise en action du timbre, pour la réception des signaux de service émis par le v transmetteur auxiliaire (V. p. 438) ; les leviers sélecteurs, qui correspondent à ces combinaisons spéciales, sont agencés pour fermer les circuits convenables, non représentés sur la figure 344. Enfin, un dispositif particulier est susceptible de mettre en Egne ou hors circuit un « reperforateur » qui donne, en même temps que la traduction des télégrammes, une bande perforée, permettant la réexpédition.
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- CHAPITRE XXXII
- MULTIPLE ROWLAND
- Principe. — Le système multiple Rowland emploie, pour le transmission des signaux, des courants alternatifs, fournis par une machine dynamo-électrique ; ces courants parcourent la ligne en permanence, et réagissent, à l’arrivée, sur une dynamo récep' trice, qui tourne en concordance de phases avec la génératrice ; le synchronisme se trouve ainsi maintenu, entre les deux postes correspondants. lien résulte,toutefois,l’obligation de transmettre
- Fig. 345. Signal Rowland.
- toujours dans le même sens, de sorte que l’alternat n’est possible que si la ligne est duplexée.
- Le balai de transmission, entraîné directement par l’axe de la génératrice, est calé de manière que son passage,sur chaque contact de la couronne du distributeur, correspond exactement à uue demi-période du courant alternatif. Chaque secteur comprend 12 contacts, soit 48 pour une installation quadruple. 11 contacts seulement suffisent pour la transmission d’un signal ; le douzième est inutilisé et sert uniquement à séparer les diverses transmissions*
- Les 11 contacts utiles de chaque secteur ( correspondent a l’envoi, sur la ligne, de 5 périodes et demie, soit une suite de 11 ondes alternées. Chaque signal est formé par la suppression de deux ondes, non consécutives, de cette suite (fig. 345) ; on obtient ainsi un nombre de combinaisons égal à la somme des 9 premiers nombres (11-2), soit 45. Ce nombre, suffisant pour représenter les lettres, chiffres et signes divers, a permis de supprimer Ie système d’inversion, usité dans les autres appareils imprimeurs*
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- Manipulateur. —La transmission est effectuée à l’aide, d’un Xavier, analogue à celui d’une maphine à écrire, dont les touches s°nt manœuvrées en cadence, comme au Baudot manuel ; l’abais-seinent de chacune d’elles produit la sélection des ondes à supprimer, pour la transmission du signal qui lui correspond. A cet effot, au-dessus des leviers, L, des touches (fig. 346) sont rangés leviers en fer à cheval, L', articulés sur un axe commun, 0\ d’autre part, chaque levier, L, peut pivoter autour de l’axe, O, et
- __ Clavier-transmetteur Rowland.
- Fig. 346.
- Porte, à sa partie postérieure, deux dents, ou saillies, qui, loisqu on baisse la touche, viennent soulever deux des leviers, L , placés ^-dessus (fig. 347) ; ceux-ci basculant à leur tour, leur extrémité ^arrière, b, vient se mettre en communication avec un ressort de c°ataet, V, placé en face de chacun d’eux, sur une réglette commue, en fibrine, F. Le déplacement d’un levier, L', a pour effet de supprimer une demi-période dans l’envoi sur la ligne des courts alternatifs.
- Ce résultat est obtenu de la façon suivante : le manipulateur, M (Pg. 348), est représenté seulement par les 11 leviers, L , et par les H ressorts de contact, r. Chacun de ceux-ci est relié à l’un des intacts qui, sur la couronne de transmission du distributeur, D, instituent le secteur envisagé ; le balai, B, qui parcourt cette iuronne, est en communication avec l’entrée des bobines du
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- SYSTEMES A TRANSMISSION MULTIPLE./
- relais, R, dont la sortie est reliée à l’un des pôles d’une pile locale, P ; l’autre pôle de cette batterie communique avec l’axe, O', des 11 leviers, I/. L’armaturé du relais, R, étant insérée entre la ligne et la dynamo-génératrice, G, sur l’axe de laquelle est monté Ie
- balai, B, on voit que, tant que les leviers, L', du manipulateur, sont au repos,la ligne reçoit une suite ininterrompue d’ondes alter nées ; mais si l’un des leviers est au contact de son ressort, r, Ie circuit du relais, R, se trouve fermé au moment où le balai, franchit le contact auquel est relié ce ressort : l’armature, en
- Fig. 348. — Dispositif de transmission Rowland.
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- s’abaissant, coupe la demi-période qui correspond, comme l’in' dique schématiquement la figure 345.
- La cadence est donnée par un électro-aimant, E (fig. 347), qul sert également à l’accrochage des leviers actionnés : à cet effet, son armature, a, est munie d’une barre transversale, qui passe au-dessus de tous les leviers, L' ; ceux-ci sont munis d’un appendice, c, qui, lorsque le levier est soulevé en cadence, vient se
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- Fig. 349. — Dispositif de réception Rowland.
- MULTIPLE ROWLAND.
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- la°er pau-dessus de la barre transversale ; dès que l’armature, ai revient au repos, la barre maintient le crochet, etjle levier,
- reste soulevé pendant un tour entier, comme dans le système ^ accrochage mécanique au Baudot (V. p. 263).
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- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- Réception des signaux. — Les courants alternatifs, émis par le poste transmetteur, sont reçus dans un relais polarisé, R (fig. 349), muni de deux armatures indépendantes, mais oscillant simultanément : la première sert à la réception des signaux, la seconde au maintien du synchronisme.
- Les deux butoirs de l’armature de réception, A, sont en relation» l’un avec une pile positive, P, l’autre avec une pile négative, P ; l’armature communique avec le bras porte-balai, B. du distributeur, D, semblable à celui du poste transmetteur, et dont la couronne porte également 48 contacts. Ceux-ci sont groupés par secteurs de 11, le 12e de chaque groupe servant uniquement, comme il a été dit, à séparer les secteurs : on conçoit, en effet, que, puisque le code est basé sur la suppression d’ondes n°n consécutives, cette séparation est nécessaire, pour que le hasard des transmissions ne fasse pas que la onzième de l’un des secteurs soit supprimée en même temps que la première du suivant, ce qoJ altérerait la traduction. Enfin, chacun des contacts est relié à l’entrée des bobines de l’un des 11 relais combinateurs.
- Le balai, B, est calé de telle sorte que son passage, sur chacun des contacts, se produit, exactement, pendant que chacune des ondes successives, arrivant de laligne, se manifeste dans le relaie par la position prise par l’armature, A, sur l’un ou l’autre de ses butoirs : dans ces conditions, les relais combinateurs sont alternativement traversés par des courants de sens inverse, c’est-à-dire que ceux de numéro impair reçoivent des courants positifs et ceux de rang pair des courants négatifs. Afin que les butoirs de travail soient tous du même côté, les entrées des relais des deu* séries sont inversées,l’une par rapport à l’autre, de sorte que les courants de repos portent tous les index sur le butoir de gauche, ou les y maintiennent s’ils y sont déjà.
- Supposons maintenant qu’on reçoive, de la ligne, le signal qu1 comporte la suppression des ondes 2 et 7 : la première onde, positive, a amené l’index du relais récepteur, R, sur son butoir de gauche ; la seconde faisant défaut, l’index reste dans cette position, pendant que le balai, B, parcourt le deuxième contact, et le deuxième relais-combinateur, qui aurait dû recevoir uU négatif, est parcouru par un positif ; son index est alors mis sur
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- Sur le butoir de travail ; les ondes 3, 4, 5 et 6 arrivant normalement, les index des relais combinateurs correspondants sont mis sur repos ; après cette dernière onde, le relais récepteur, R, a son edex sur le butoir de droite, et il y reste lors du parcours du septième contact, puisque la septième onde est supprimée ; le septième relais-combinateur reçoit alors un courant négatif, qui amène son index sur le butoir de travail. On voit donc que, lorsque le balai 81 franchi le secteur, le groupe des 11 relais-combinateurs présente ^es armatures 2 et 7 sur travail, tandis que les 9 autres sont au repos ; on a donc, là, la reproduction de la combinaison transmise a l’autre poste.
- La traduction est effectuée à l’aide d’un combinateur élec-tiique, Comparable à celui de Baudot (V. p. 304) à cela près, bien entendu, du nombre des éléments de signaux ; l’impression typographique, donnée par le traducteur, a lieu sur une bande, ^rgedel5 centimètres, qui est amenée, au volt contre la roue des types. Cette bande est perforée, de distance en distance, pour permettre delà détacher en feuilles, après la réception de chaque message. Le chariot est ramené à la ligne, etle papier progresse, sous l’action de combinaisons spéciales, envoyées par le poste transmetteur.
- Synchronisme. — Le bras, B, du distributeur (fig. 349) esl entraîné par un moteur électrique, sur l’axe duquel est m^onté un petit moteur auxiliaire, M ; celui-ci constitue un moteur synchrone, alimenté par des pulsations, alternativement positives négatives, émises par la seconde armature, A', du relais récep-teur, R; les deux pôles d’une pile, P", sont, à cet effet, reliés aux deox butoirs de cette armature et, d’autre part, à l’une des faces ^0 deux condensateurs, C et CA La seconde face de ces condensa-teurs est en relation avec l’un des balais, b, du moteur auxiliaire, tandis que le second balai, b‘\ est rattaché à l’armature, A . Chaque fois que cette dernière se déplace entre ses butoirs, le c°ndensateur, relié à celui qu’elle quitte, se charge, tandis que celui, relié au butoir contre lequel elle vint s’appuyer, se décharge;
- deux courants, qui résultent de ce double effet, sont de même Sens, et leurs actions s’ajoutent dans le circuit du moteur auxi-Laire, M. Le retour de l’armature, A', à sa position primitive donne,
- Montoriol. — Télégraphie. 29
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- SYSTÈMES À TRANSMISSION MULTIPLE.
- de même, naissance à deux courants de charge et de décharge* inverses des précédents. Comme l’armature, A', se déplace coati' nuellement entre ses butoirs, sous l’action des courants alternatifs qui viennent de la ligne, il en résulte ainsi, dans le moteur auxiliaire, M, une suite de pulsations alternatives, qui l’obligent à tourner en concordance de phases avec la dynamo génératrice du poste transmetteur. Il est à remarquer que les suppressions d’ondes» qui résultent des transmissions, ne peuvent produire aucun effet perturbateur, puisqu’elles se traduisent simplement, dans Ie circuit du moteur auxiliaire, par la suppression des pulsations correspondantes, sans produire de pulsations de sens inverse.
- Le moteur auxiliaire est calé, comme il a été dit, sur l’axe do moteur principal; ses bobines sont donc entraînées par ce dernier> et le courant quelui envoie l’armature, A',n’a, normalement, aucon travail à effectuer, puisqu’on a préalablement réglé la vitesse do moteur principal sur celle du poste transmetteur. Le moteoi auxiliaire n’intervient que pour s’opposer à toute altération do synchronisme, soit en ajoutant son action à celle du moteur prô1' cipal, si celui-ci tend à ralentir, soit, au contraire, en faisant frein» dans le cas d’une tendance à l’accélération.Le synchronisme, ainSI obtenu, sans l’intervention d’aucun dispositif mécanique, est d’uOe précision remarquable.
- Bibliographie.
- Baudot. — Cours professé aux élèves-instructeurs. Paris., 1897.
- Robichon. — Appareils télégraphiques à transmission rapide. Paris, 1901. Poulaine et Faivre. — Cours d’appareils Baudot. Paris, 1906.
- Y. Caminade. — Le Télégraphe Baudot et ses applications. Paris, 1911.
- P. Mercy. — Le Système de télégraphie Baudot et ses applications. Paris, 1920. Administration des P. T. T. — Notice descriptive de quelques installations téléÿ1 phiques et téléphoniques. Paris, 1910.
- Telegraph and Téléphoné Journal. — Press-the-Button Telegraphy. Londo11’ november 1914-July 1915.
- Murray, brevets français n°* 476.545, 476.546, 476.547, mai 1915.
- John H. Bell. — Printing telegraph Systems. New-York, 1920.
- Western Electric G0. — L'appareil télégraphique multiplex, 1916,
- Annales des Postes, Télégraphes et Téléphones. — L’appareil multiplex américa-111’ décembre 1918, p.608.
- Idem, décembre 1919, p, 614. ,
- Technische Rundschau. — Der Siemensche Schnelltelegraph. Berlin, 14 avril*
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- CINQUIÈME PARTIE
- SOURCES D’ÉLECTRICITÉ
- CHAPITRE XXXIII PILES
- l
- Système de piles employés en télégraphie. — La théorie ^ le fonctionnement des piles sont traités en détails dans le tome IV de.cette Encyclopédie (1) : il suffira donc de rappeler brièvement la constitution de chacune de celles qui sont en usage df*ns les bureaux télégraphiques ; les particularités du montage ^ de l’entretien feront seuls l’objet d’une étude détaillée.
- i
- Pile Callaud. — La pile Callaud est dérivée de la pile Daniell; les substances qui la composent, zinc et sulfate de zinc, d’une part, cffivre et sulfate de cuivre, d’autre part, sont les mêmes, mais les guides sont simplement superposés et séparés par leur diffère e de densité.
- Les réactions chimiques sont, pour l’excitation :
- Zn + S04Ha = S04Zn + 2 H
- pour le dépolarisant :
- Ha + S04Cu = SO3 + Gu + H20 /
- (!) Piles primaires et accumulateurs, par MM. Féry et Chauveau. Encyclopédie filière, en préparation.
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- SOURCES D’ÉLECTRICITÉ.
- Dans un vase en verre, A (fig. 350), plonge une tige de cuivre, C, recouverte de gutta-percha dans sa partie verticale, et terminée, à sa partie inférieure, par un bout à nu, en spirale, baignant dans une dissolution concentrée de sulfate de cuivre : c’est le p°le positif.
- A la partie supérieure du vase est suspendue, à l’aide de crochets, une lame de zinc, Z, à laquelle est rivée une tige, constituant l’électrode négative ; le zinc baigne, au montage, dans de l’eau pure ou légèrement acidulée, et, quand l’élément a travaille» dans une dissolution de sulfate de zinc ; celle-ci, entretenue a un degré de concentration ne dépassait jamais 20° Baumé, sera toujours plus légere que celle de sulfate de cuivre, dont la deR' sité de saturation est 24° B., et restera à la partie supérieure du vase.
- Dans le modèle actuel, le vase en verre a 14 centimètres de diamètre et 26 de hauteur» le zinc est enroulé en spirale et a une hauteur de 7 centimètres.
- La force électro-motrice d’un élément Cal' laud est de 1,07 volt, et se maintient cons' tante tant que le zinc ne se recouvre pas d6 cuivre pulvérulent. La résistance intérieur6 est d’environ 5 à 6 ohms et atteint souvent 7 et 8 ohms.
- Fig. 350. — Pile Callaud.
- Pile Baudot. — La pile Baudot, imaginée pour accompagné les installations portatives de ce système, appartient au geure Daniell ; elle est construite de manière à offrir le minimum d’encofU' brement .* le vase extérieur, V, est en cuivre rouge, de 4 centimètre de diamètre sur 15 centimètres de hauteur, et constitue enmêU16 temps le pôle positif de l’élément (fig. 351) ; on y verse une diss°' lution saturée de sulfate de cuivre, préparée à l’avance ; à l’lir térieur du cylindre de cuivre, on place un petit vase poreux 611 toile, dont les deux bords sont rendus jointifs par serrage en^6 deux réglettes en bois, r et r', vissées l’une sur l’autre ; la régle^e intérieure émerge de quelques centimètres à la partie supérieur6» et est fendue longitudinalement, de manière à servir de guide a
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- PILES.
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- Une plaque de cuivre rouge, c, soudée au bout du crayon de zinc, z ; °elui-ci est introduit et maintenu dans le vase poreux, qu on remplit ensuite d’une dissolution faible de sulfate de zinc.
- La plaque, c, sert à la jonction du négatif de l’élément avec le positif du sui-vant ; à cet effet, le vase extérieur, V, porte une sorte de griffe élastique, G, formée de deux gros fils de cuivre, soudés au vase, et entre lesquels on introduit la plaque de l’élément voisin. Le montage se fait ainsi tiès rapidement et sans le secours de serre-fia.
- On réunit les éléments, par séries de 10, dans un petit meuble spécial en bois (fig.
- ^52) dont les deux points extrêmes sont uiunis de plots, P, portant chacun une griffe, G, semblable à celle des éléments, l’une des griffes reçoit la flaque c, [du der- Fig. 35i. — Pile Baudot, uier zinc, l’autre est réunie à la griffe du Premier vase à l’aide d’une petite lame de cuivre rouge, l.
- Fig.-352. — Boîte de piles Baudot.
- Pile Leelanché. — Dans la pile Leclanché, le liquide excita-teur est une dissolution concentrée de chlorhydrate d’ammoniaque ; le dépolarisant, du bioxyde de manganèse.
- Dans le compartiment zinc, il se forme du chlorure de zinc, de l’ammoniaque, qui se dissolvent dans l’eau, et de l’hydrogène en eu liberté ;
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- SOURCES D’KLECTRICITÉ.
- Zn + 2AzH4Cl = ZnCl2 + 2AzH3 + 2II
- L’hydrogène, se rendant au pôle positif, rencontre le bioxyde de manganèse et lui prend de l’oxygène, pour former de l’eau ; Ie bioxyde, ainsi appauvri, devient du sesquioxyde de manganèse <
- H2 + 2Mn02 =. Mn203 + H20
- t
- Le vase en verre (fîg. 353) est de forme quadrangulaire et me' sure 9 centimètres de côté sur 15,5 de hauteur ; dans ce vase, en place un crayon de zinc amalgamé, à la partie supérieure duquel est soudée une lame de cuivre rouge, destinée à établir la liaison avec l’élément suivant 5 un vase poreux plonge dans ce liquide et contient un mélange, par parties à peu pf°s égales, de bioxyde de manganèse et de char' bon de cornue,dans lequel est noyée une lame de charbon, constituant l’électrode positive ! sa partie supérieure est recouverte d’une calotte de plomb, portant un écrou destiné a serrer une communication extérieure ; le tout est soigneusement verni, pour soustraire IeS métaux à l’action des vapeurs d’ammoniaque-Le vase poreux est fermé par une couche de cire, dans laquelle ou a ménagé un ou plusieurs trous pour l’échappement des gaz.
- La force électro-motrice de cette pile est de 1,5 volt au moment de la fermeture du circuit et peut tomber à 1,15, suivant la durée du travail qui lui a été demandé; pratiquement, elle peut êti‘e évaluée à 1,25 volt; la résistance intérieure varieentre 1 et 6 ohms-
- On emploie maintenant des éléments Leclanché dans lesquels le zinc est circulaire ; le vase poreux est remplacé par un sac en toile, dans lequel sont renfermés le bioxyde de manganèse, Ie charbon et la lame de charbon.
- La force électro-motrice est d’environ 1,40 volt, la résistance intérieure 0,3 ohm, et la capacité de 60 ampères-heure, au min1' mum.
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- , JPile Féry, La pile Féry emploie le rrtème liquide excita
- Fig. 353. — Pile Leclanché.
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- PILES.
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- teur que la précédente, mais la dépolarisation est produite par *>0xygène de l’air. La raison de l’in efficacité, constatée jusqu’ici, ce genre de dépolarisation, provient de ce que, dans presque toutes les piles, l’électrode zinc occupe toute la hauteur du vase; °r, la faible quantité d’oxygène, qui se dissout superficiellement, yient attaquer le zinc, en produisant, à la surface de ce métal, des °xysels. L’oxygène, ainsi fixé chimiquement, est évidemment perdu Pour la dépolarisation. Un autre inconvénient résulte de cette attaque locale du zinc : c’est que l’électrode a une tendance à^se couper au ras du liquide, conduisant à une usure pratique du zinc hors de proportion avec celle indiquée par la théorie. Le remède est donc de disposer le zinc à la partie inférieure de l’élément.
- L’électrode négative de la pile Féry est constituée par une plaque de zinc, déposée horizontalement au fond du vase; le pôle positif, Par un cylindre de charbon, assez poreux, reposant verticalement sur un croisillon de bois, de 5 à 6 millimètres d’épaisseur, qui, placé lui-même sur la plaque de zinc, sépare les électrodes tout en assurant une grande proximité. La prise de contact, sur le zinc, se fait en soudant un fil de cuivre isolé sous la face inférieure de la plaque de zinc. Cette soudure peut être enduite de vernis; si elle ne l’est Pas, elle se recouvre de zinc, car, la partie supérieure du zinc, plongeant dans du chlorhydrate d’ammoniaque, pendant que l’extré-uiité inférieure se trouve dans du chlorure de zinc, forme une sorte d’élément monométallique, dont la partie inférieure est le pôle positif.
- La force électro-motrice d’un élément Féry est de 1 volt, environ ; sa résistance intérieure n’atteint guère 1 ohm.
- Cette pile se dépolarise très vite quand on arrête le débit ; en eÏÏet, la partie inférieure du charbon, voisine du zinc, se polarise très fortement, tandis que la partie supérieure, qui est en contact avec l’oxygène de l’air, n’est pas polarisée. Dès l’ouverture du cir-cuit, des courants, qu’on pourrait appeler courants de dêpolarisa-tion, s’établissent entre les deux extrémités de l’électrode positive, qui fonctionne ainsi comme une sorte de pile à gaz en court
- circuit.
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- SOURCES D’ÉLECTRICITÉ.
- GROUPEMENT DES PILES
- Lorsqu’un seul élément de pile est insuffisant pour produire l’effet qu’on se propose d’obtenir, on peut en utiliser simultanément un nombre quelconque, en employant l’un des groupements suivants :
- Groupement en tension. — Le groupement en tension con-siste à réunir, par un corps conducteur, le pôle positif du premier élément au pôle négatif du second ; le positif de celui-ci au négatif du troisième, et ainsi de suite. On constitue, de la sorte, une batterie dont le premier zinc est le pôle négatif, le dernier cuivre Ie pôle positif ; la force électro-motrice est égale à celle d’un élément multipliée par le nombre des éléments, la résistance totale est égule à la somme des résistances individuelles.
- Si l’on désigne par I, l’intensité qu’on obtient dans le circuit extérieur, par e, la force électro-motrice d’un élément de pile, pur r la résistance intérieure d’un élément et par n, le nombre d’éléments groupés en tension, l’intensité obtenue dans un circuit de résistance R, sera :
- ne
- I =--------
- R + nr
- Si la résistance intérieure, nr, est négligeable par rapport à lu résistance extérieure, R, l’intensité sera très sensiblement proportionnelle au nombre d’éléments. Au contraire, si c’est R, qui est négligeable par rapport à nr, l’intensité restera la même, quel que soit le nombre des éléments mis en série.
- Groupement en quantité. — On groupe les éléments d’unc pile en quantité ou en parallèle, en réunissant entre eux, d’une part, tous les négatifs, d’autre part, tous les positifs. La force électromotrice n’est que celle d’un seul élément, mais la résistance intérieure se trouve diminuée, tout comme si on avait augmenté lu surface des électrodes. L’intensité qu’on obtient alors est :
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- Si R est négligeable par rapport à r, l’intensité augmente avec bi nombre des éléments mis en quantité ; si R est très grand par Apport à r, l’intensité reste indépendante de w.
- Groupement mixte. — Le groupement mixte est la réunion des deux premiers : deux ou plusieurs batteries d’éléments en fusion peuvent être, elles-mêmes, groupées en quantité : il suffît, Pour cela, de réunir entre eux les pôles de même nom des dites batteries. La force électro-motrice, ainsi obtenue, est celle d’une batterie, mais la résistance intérieure est diminuée proportionnellement au-nombre de batteries ainsi réunies.
- On obtient alors, pour m séries comprenant chacune n éléments :
- Pour un nombre donné d’éléments, le débit dans le circuit est maximum lorsque l’on atteint :
- nr
- R = —
- - m
- Groupement en échelle d’Amsterdam. — Ce groupement, Appelé aussi en cascade, a pour but de desservir, avec le minimum d’éléments, toutes les lignes d’un grand bureau ; si, par exemple, 011 doit alimenter des lignes exigeant 30, 50, 80 ou 100 éléments, 011 pourrait concevoir une seule batterie en tension, sur laquelle °n établirait des prises au 30e, au 50e au 80e et au 100e vase ; mais le travail, demandé aux divers éléments, serait très différent ; ^es 30 premiers, notamment, fourniraient à toutes les prises, et, si leur résistance intérieure était élevée, ils pourraient être impuissants à débiter tout le courant qu’on leur demanderait, tandis ffîie ceux compris entre le 80e et le 100e ne travailleraient que P°ur les longues lignes. Pour obvier à cet inconvénient, il suffît d’établir une seconde batterie de 80 éléments en tension et de la reüer, en quantité, aux 80 premiers de la précédente; une troisième de 50, en quantité avec les 50 premiers des deux autres, et ainsi de suite. Le nombre de séries à mettre en parallèle pour
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- SOURCES D’ÉLECTRICITÉ.
- chaque prise'est calculé d’après le nombre des lignes qui puisent simultanément à chacune des prises.
- Batterie universelle. — On vient de voir que le groupement en quantité et celui en échelle d’Amsterdam ont pour but de dinu-nuer la résistance intérieure et d’égaliser l’usure des différents éléments ; ces groupements sont indispensables avec la p^e Callaud, dont la résistance intérieure est très élevée. Par contre, ils présentent un grave inconvénient : les séries qu’on groupe en quantité ne sont jamais rigoureusement égales, et il en résulte des dérivations plus ou moins importantes de l’une sur l’autre, d’ou une usure inutile des substances en présence et une diminution de la durée des éléments.
- On a cherché à supprimer le montage en parallèle, en employait des piles à faible résistance intérieure, telles que la pile Leclancbe à sac, et on a réalisé le groupement dit : en batterie universelle-Ce groupement consiste à monter un certain nombre d’élément* en série et à fournir le voltage maximum à tous les postes qu’eNe doit alimenter, en rendant artificiellement égale la résistant ohmique de toutes ces lignes, afin d’obtenir, sur chacune d’elle8’ le débit qu’on aurait avec un voltage spécial. La perte d’énerg*e qu’on subit, pourleslignes peu résistantes, est compensée parl’avan' tage qu’on trouve à une usure uniforme de tous les élément8,
- MONTAGE ET ENTRETIEN DES PILES
- Choix du local. — Meubles à piles. — Quel que soit Ie système de pile qu’on se propose d’employer, on choisit R*1 emplacement disposé de manière à permettre une vérification ^ un entretien faciles des éléments, et à l’abri des température* extrêmes : le froid ralentit les réactions chimiques et augmente la résistance des liquides ; la congélation arrête complètement l’action ; par contre, la chaleur, si elle diminue la résistance, détef' mine une évaporation trop rapide : il convient donc de se tenlf dans une moyenne entre ces deux inconvénients.
- Dans les bureaux secondaires, les éléments sont placés dans une boîte fermée ; dans les autres, et suivant le nombre des vas®8’
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- 0n les dispose sur un rayon ou sur plusieurs rangées en étagère ; enfin, lorsque le nombre des[éléments est grand, on fait usage d’un
- M
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- iiniuiininimi
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- Fig. 354 et 355. — Meuble à piles.
- T"DF
- 5=3
- CF
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- CF
- Meuble spécial, qu’on place à une distance convenable des mure, pour qu’on puisse passer de chaque côté ; la possibilité de circuler tout autour du meuble facilite grandement la surveillance.
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- Il existe deux modèles de meubles à piles ; le plus ancien est en forme d’étagère, supportant deux rangées d’éléments par étage ; il est construit en bois de sapin du Nord, débité en barres uniformes de 4 centimètres d’équarrissage.
- Il se compose d’un certain nombre de supports verticaux, disposés à un mètre les uns des autres, dont les étages ou tasseaux, T, soutiennent des liteaux, L, sur lesquels reposent les éléments (fig. 354 et 355). Chaque support est formé par trois montants \1 (fig. 354), sur lesquels sont solidement fixés, au moyen de boulons et d’écrous, les tasseaux, T, disposés à 0m,50 les uns des autres.
- Les liteaux sont passés à l’huile de lin chaude. L’un des angles supérieurs a été abattu, afin de diminuer la surface de contact des vases en verre avec le meuble, et d’assurer ainsi un meilleur isolement de la pile.
- Une planche, P, d’environ 2 centimètres d’épaisseur et 34 centimètres de largeur, repose sur la partie supérieure des supports et recouvre le meuble dans toute sa longueur. Elle reçoit les fils ou câbles de prises de communications de la pile,; on peut aussi 7 déposer les vases en verre ou les zincs en réserve. Enfin, des barrières, B, formées de règles en bois, de 15 millimètres d’épaisseur et de 35 millimètres de largeur, sont fixées, à chaque étage, contre les supports, comme l’indique la figure 355 ; elles sont destinées à empêcher les vases en verre de glisser et de tomber, tout en permettant le placement et l’enlèvement faciles des éléments.
- La hauteur d’un meuble à cinq étages est de 2m,60 et sa largeur 34 centimètres. Sa longueur dépend des dimensions du local utilisé et du nombre d’éléments à y placer. Il permet de supporter 60 éléments Callaud par mètre de longueur.
- Lorsqu’un meuble doit être appliqué, dans le sens de sa longueur, contre un mur ou une cloison, ce meuble ne supporte généralement qu’une seule rangée d’éléments par étage. Sa largeur est alors réduite à 19 centimètres, et chaque support ne comporte plus que deux montants.
- La stabilité de ce meuble laisse parfois à désirer, à cause de sa hauteur et de son peu de largeur ; d’autre part, lorsqu’un vase vient à se briser, le liquide qu’il contient tombe survies rangées
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- uiférieures. Un nouveau modèle a seulement lm,80 de hauteur, au lieu de 2m,60, sa stabilité est d’autant plus grande que sa largeur est augmentée d’un tiers, chaque étage supportant trois rangées d’éléments reposant sur une claie, c (fig. 356) ; toutefois, le meuble destiné à être placé contre un mur ne reçoit
- --inmnnnniant
- innnnnnnnnm
- ~.imirmnno final
- Meuble à piles, nouveau modèle.
- Fig. 356.
- que deux rangées. En outre, des plaques de fibro-ciment, F, sont disposées au-dessous de chaque claie, sur des supports inclinés, de telle sorte que, dans le cas de bris d’un vase, le liquide est rejeté hors du meuble.
- Montage de la pile Callaud. —- La tige de cuivre, qui constitue le pôle positif de l’un des éléments, est rivée à la couronne de
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- zinc du suivant : le montage est ainsi plus rapide et les communications mieux assurées. Pour les deux pôles extrêmes, on coupe à la lime la tige de cuivre au milieu de sa partie horizontale : on a ainsi deux bouts libres ; le zinc est placé dans le premier élément, Ie cuivre dans le dernier, et les communications extérieures sont prises, à chaque bout, à l’aide d’un serre-fils. Avant d’introduire la tige positive, on s’assure que la gaine de gutta-percha qui l’entoure ne présente aucune fissure ou solution de continuité. H arrive fréquemment, en effet, que, lorsque les couples sont restés longtemps exposés à l’air, la gutta-percha se fendille, laissant le cuivre à nu. Dans ce cas, on chauffe la partie altérée au-dessus de la flamme d’une lampe à gaz ou à alcool et, quand la gutta-percha est suffisamment ramollie, on la pétrit légèrement dans les doigts, de façon à faire adhérer l’une à l’autre les deux lèvres de la fissure.
- Il est important que chaque tige de cuivre se trouve bien au centre de chaque vase en verre, et plonge bien au fond; pour maintenir, au centre du dernier vase, la tige de cuivre qui forme le pôle positif de la pile, on fait usage d’une petite planchette en bois, reposant sur les bords et percée d’un trou, dans lequel pénètre la tige de cuivre. On évite ainsi tout court-circuit entre les deux électrodes.
- Le sulfate de cuivre a été, au préalable, placé au fond du vase encore vide, à raison de 350 à 400 grammes; on ne doit pas dépasser cette quantité, afin que le sulfate soit, autant que possible, décomposé par le courant au fur et à mesure de sa dissolution. Sinon, une certaine diffusion s’établit toujours : le sulfate de cuivre vient alors se réduire sur le zinc, en pendeloques pulvérulentes, qui s’allongent progressivement, et il en résulte, à la fois, une perte notable de substances et des actions locales nuisibles.
- Le sulfate de cuivre doit être en cristaux, d’une grosseur variant entre celle d’une noix et celle d’une noisette; la poudre, mise en grande quantité, s’agglomère en une masse presque insoluble, au fond du vase, que l’on risque de briser en essayant de la retirer.
- On remplit ensuite les vases avec de l’eau pure, de l’eau de pluie si possible ; l’eau qui contient de la chaux décompose la
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- sulfate de cuivre ; si l’on n’en a pas d’autre à sa disposition, il est k°û de précipiter la chaux par quelques gouttes d’acide sulfurique, qui offre, dans l’espèce, cet autre avantage de mettre la Prie plus rapidement en activité.
- La pile ^insi montée a une très grande résistance ; avant de ^utiliser, on la ferme sur elle-même pendant quarante-huit heures euviron ; le sulfate de zinc, qui se forme, augmente de plus en Plus la conductibilité. On peut hâter la mise en activité en employant du sulfate de zinc provenant d’autres batteries, et qu’on * eu soin de débarrasser du sulfate de cuivre qui y est presque toujours mêlé ; pour cela, il suffit d’immerger du vieux zinc dans le liquide : on voit immédiatement le cuivre métallique se réduire et se déposer sur le zinc. On ajoute de l’eau, jusqu’à ce que l’aréomètre Baumé marque de 10 à 12°.
- Entretien de la pile Callaud. — On doit d’abord maintenir le niveau du liquide à une hauteur constante, en ajoutant de l’eau pure lorsqu’il a baissé par suite d’évaporation. On verse très doucement, pour éviter de mêler les dissolutions superposées. Le jet est dirigé sur un flotteur en bois ou en liège, ou sur le bord riu zinc.
- La saturation de l’eau est atteinte à 24° Baumé pour le sulfate rie cuivre et à 44° pour le sulfate de zinc : il s’ensuit que cette riernière dissolution n’est moins dense que si on l’empêche d’atteindre le premier chiffre. L’un des soins principaux à donner à la Prie Callaud est donc de maintenir la concentration du sulfate de zinc entre 12 et 20° Baumé. Lorsque celle-ci est reconnue trop riense, on retire du sulfate de zinc et on le remplace par de l’eau Pure.
- La dissolution de sulfate de cuivre s’appauvrissant constamment, il faut entretenir la provision de cristaux au fond du vase; ceux-ci sont lâchés à la surface, aussi doucement que possible, afin de ne pas troubler le liquide ; on peut avantageusement employer un large tube de verre, un verre de lampe, par exemple, qu’on descend avec précaution jusqu’au fond et dans l’orifice riuquel on abandonne les cristaux. L’approvisionnement doit être tel que le liquide bleu ne dépasse pas le tiers inférieur du vase.
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- On débarrasse la surface des zincs des dépôts noirs, qui se produisent lorsque la dissolution de sulfate de cuivre vient acci' dentellement au contact du zinc. Si ces dépôts sont peu abondants, on les fait tomber au fond du vase en les grattant à l’aide d’une baguette de bois ou d’un fil de cuivre recourbé. Dans Ie cas contraire, il faut retirer le zinc et le laver à grande eau, en le nettoyant à l’aide d’une brosse ou même d’un couteau.
- Lorsqu’on démonte une batterie, on évite de laisser sécher les zincs ; ceux-ci, en effet, même lorsqu’ils ont été bien lavés, se recouvrent, en séchant, d’une couche terreuse, très compacte et très adhérente, de couleur grisâtre. Ce dépôt ne nuit pas au fonctionnement de la pile tant qu’il reste humide ; mais, au contact de l’air, il durcit, devient imperméable et presque insoluble, de sorte qu’une pile, préparée avec de tels zincs, a une résistance intérieure considérable, même plusieurs mois après avoir été montée. Pour éviter ce grave inconvénient, on conserve, dans un baquet plein d’eau, les vieux zincs retirés des piles et pouvant encore être utilisés. Dans le cas où on les a laissés sécher,on doit, avant de les remettre en service, les gratter à la lime jusqu’à ce qu’on aperçoive le brillant du métal.
- On nettoie les cuivres très facilement en les chauffant au rouge> puis en les plongeant dans une dissolution de chlorhydrate d’ammoniaque très étendue d’eau.
- Montage et entretten de la pile Leclanché. — Les
- zincs amalgamés et les vases poreux sont réunis, comme le zinc et le cuivre de l’élément Callaud ; on sépare, comme il a été dit (V. p. 462) le premier zinc et le dernier charbon ; le montage consiste à faire dissoudre 100 grammes de chlorhydrate d’ammoniaque par élément, puis à y plonger les bâtons de zinc et les vases poreux ; après cette immersion, le liquide ne doit pas dépasser les deux tiers de la hauteur du vase.
- L’élément à sac se monte de la même façon, sauf que la dissolution saturée de chlorhydrate d’ammoniaque est préparée à l’avance.
- L’entretien de cette pile est à peu près nul ; il consiste simple-
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- ^ent à remplacer par de l’eau pure le liquide qui s’est évaporé, lorsqu’il devient laiteux, cela indique que le sel ammoniac est épuisé; il se forme alors, au lieu de chlorure de zinc soluble, de 1 oxyde de zinc, qui donne au liquide cet aspect caractéristique. ^ faut alors vider les vases, les nettoyer, ainsi que les zincs et îes sacs ou vases poreux, puis remonter avec une nouvelle solution excitatrice.
- Montage et entretien de la pile Féry. — Le montage la pile Féry ne diffère pas sensiblement de celui de la pile Leclanché ; la dissolution saturée de chlorhydrate d’ammoniaque préparée à l’avance. On emplit le vase jusqu’aux trois quarts Aviron de sa hauteur.
- Le montage doit être fait avec soin ; il importe d’éviter le intact de mains malpropres sur le charbon ; le liquide est versé ^vec un entonnoir, afin de ne pas éclabousser le charbon et les Parois du vase, ce qui favorise la production de sels grimpants; ^vec une pile montée dans ces conditions, l’entretien ultérieur est pratiquement nul ; il consiste, tout au plus, à ajouter de l’eau PUl*e, pour ramener le liquide à son niveau normal, si l’on constate Urie évaporation par trop sensible, et la dissolution n’est remplacée lorsque le zinc est complètement usé.
- MONTAGE DE LA BATTERIE UNIVERSELLE
- Détermination du voltage nécessaire. — On calcule voltage de la batterie, comme si elle devait alimenter exclu-Slvement la ligne la plus résistante, en appliquant la relation
- E = RI
- connaissant la résistance, L, du conducteur, et celle, A, de l’ap-Poreil récepteur,le voltage de la batterie est donné par la formule :
- E = 0,021 (L + A)
- oublie en prévoyant une intensité de 20 milliampères pour la %ne simple, et avec une lampe de sécurité, dont il sera question
- Montoriol. — Télégraphie. 30
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- plus loin, et en négligeant la résistance intérieure de la batterie» Résistances d’équilibre. — L’un des pôles de la batterie étant mis à la terre, l’autre est amené à une barre métallique, sur laquelle sont prises les communications aboutissant auX différents manipulateurs. Gomme l’intensité doit évidemment être la même sur les différentes lignes, on intercale, entre la barre et chaque prise, une résistance additionnelle, calculée pour atteindre ce résultat ; on applique la formule :
- dans laquelle X, représente la valeur cherchée de cette résistance, E, est le voltage de la pile, I, l’intensité débitée, soit 20 milliard' pères pour les lignes simples et 40 pour les lignes bifurquéeS, R, une valeur qui comprend, en bloc, la résistance delà ligne envi" sagée, celle des appareils de réception et celle de la lampe sécurité. Toutefois, pour les lignes très longues ou à isolement faible, il convient de prendre, comme intensité au départ, ou 30 milliampères, afin d’assurer toujours une valeur suffisant0 du courant à l’arrivée.
- Les résistances d’équilibre sont constituées par des rhéostats, semblables à celui qu’on emploie, dans les installations Baudot, pour établir la dérivation de contrôle (V. p. 291) ; seules, l03 dimensions du support et des bobines diffèrent de ce dernier et sont notablement plus grandes.
- Résistances de sécurité. — En dehors de la résistant d’équilibre, mentionnée ci-dessus, chaque prise de pile comporte une résistance de sécurité, destinée à empêcher un débit excessif en cas de court-circuit. Cette résistance est constituée par un0 lampe, dont le filament métallique commence à rougir lorsqu’^ est traversé par un courant de 75 milliampères ; dès que le fiïa' ment est porté au blanc, sous un débit de 250 milliampères» la résistance ohmique de la lampe a sextuplé. Les lampes pour circuits locaux1 du Baudot, dont il sera question plus loin, cofl1' mencent à rougir sous un débit de 250 milliampères.
- Les lampes de sécurité ont 75, 35 ou 10 ohms; ces dernier03 sont réservées pour les prises affectées aux fonctions locales
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- Baudot. Toutes se montent sur des douilles à baïonnette du type industriel.
- Montage de plusieurs batteries. — Une seule batterie universelle, constituée par des éléments à grand débit, suffit Pour vingt-cinq appareils, susceptibles de transmettre simulta* néinent, ceux qui desservent les lignes bifurquées étant comptés Pour deux ; au-delà de ce chiffre, on monte une ou plusieurs bat-^ei>ies serqblables. En ce qui concerne la pile Féry, l’expérience U’a pas encore permis d’établir de données précises ; il semble Cependant que le nombre d’appareils, à desservir simultanément* Uo doit guère être supérieur à quinze.
- Lorsque le bureau comprend, d’une part, des lignes courtes, dont le fonctionnement n’exige pas plus de 40 volts et, d’autre Part, des fils à long parcours, il est avantageux de monter deux loupes de batteries, l’un pour les lignes courtes, l’autre pour les lignes longues.
- Lorsqu’il existe une installation de lignes à batterie centrale ^ nouveau système (V. p. 578), la tension employée ne dépas-sant généralement pas 20 volts, il y a avantage à installer éga-^nient des batteries spéciales.
- Lorsque le bureau comporte des installations Baudot, on pré-v°it une pile par installation, pour l’aiguillage, et une pile locale{ immune, pour les freins et cadences de toutes les installations. Chacune de ces piles est de 30 volts.
- On monte urie seule pile de rechange pour les deux piles, positive et négative, utilisant le même voltage. S’il y a des installations Baudot, on prévoit une pile de rechange de 30 volts pour élites les batteries Baudot.
- Relèvement] de la force électromotrice des] batteries.
- Lorsque, par suite de son fonctionnement, la pile accuse une tonsion au-dessous des neuf dixièmes du nombre primitif, et que ; ^ vérification au voltmètre n’indique pas qu’il existe d’éléments défectueux, on ajoute un] dixième du nombre des éléments instituant la batterie. Cette opération est renouvelée plusieurs successivement.
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- SOURCES D’ÉLECTRICITÉ.
- Quand les éléments du début n’ont plus, en moyenne, qu’u*1 volt, leur résistance intérieure est devenue trop grande. On change alors tous les éléments primitifs ; ceux qu’on avait ajoutes sont mis de côté, pour être utilisés comme éléments d’adjonctioR d’une autre batterie.
- Permutation des batteries. — Les batteries de mêiue tension ne doivent pas être affectées, d’une manière invariable à un service déterminé, ou être maintenues longtemps au repos‘ l’expérience montre qu’il est bon d’inverser journellement lear affectation.
- Les permutations doivent être faites entre trois batterie
- Fig. 357. — Dispositif de permutation des batteries.
- de même tension,.respectivement A, B et C, comme l’indique ^ tableau suivant :
- positif négatif repos
- 1er jour.......................... A B C
- 2e jour........................... CAB
- 3e jour..................... B • C A
- et ainsi de suite.
- Si l’installation comporte, pour une certaine tension, une b^' terie d’une seule polarité, elle doit être permutée chaque j°ur
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- Avec sa batterie de rechange. Les batteries Baudot sont également permutées journellement.
- Tableau des piles. —Pour effectuer facilement les permutions, les deux pôles de chaque pile sont amenés, par ^intermédiaire de deux plots doubles de raccordement et d’un cordon souple, à un bouchon de prise de communication, b tfig. 357) tandis que la partie fixe, F, est reliée d’un côté à la terre et d’autre part à la prise de courant. On évite les inversions Accidentelles en utilisant des bouchons dissymétriques.
- Le même montage est adopté pour les piles locales du
- Baudot.
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-
- yjipj ^ j ,^1)^1 l> JJ iljjipH^ |>j^Uüpq.ifiLrfRW
- CHAPITRE XXXIV ACCUMULATEURS
- De même que pour les piles, les indications qui suivent se\ rapportent seulement au montage, à la surveillance et à l’entre^ tien des batteries ; elles s’appliquent à tous les systèmes d’accu:| mulateurs au plomb, quels qu’ils soient.
- t Installation des accumulateurs. — Les accumulateurs doivent être placés dans un local spécial, sec, facile à ventiler, à l’abri de la gelée, et dont la température ne dépasse pas, autant que possible, 30° centigrades. Les bacs ne doivent pas être exposés, aux rayons directs du soleil
- Le sol, bitumé de préférence (l’acide rongeant le ciment)» doit être en pente, muni de rigoles et maintenu à l’état sec.
- Les bacs sont posés sur un chantier en bois goudronné, on badigeonné d’huile de lin siccative bouillante. Le chantier est isolé du sol et les éléments sont eux-mêmes soigneusement isolés du chantier ; on évite le suintement de i’eau acidulée, qui finirait par établir des dérivations à la terre.
- La vérification de l’état intérieur des éléments doit être facile ', à ce point de vue, il est recommandé de disposer les plaques per* pendiculairement à la longueur du chantier.
- Entretien et surveillance des accumulateurs. — Le fabricant fournit toujours une notice donnant, sur les particularités spéciales à son système, des indications, auxquelles il importe de se conformer strictement ; on doit, en outre, tenir compte des recommandations générales qui suivent :
- L’eau, qu’on emploie pour remplir les bacs d’accumulateurs.
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- accumulateurs.
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- ^°it être pure, non calcaire (eau de pluie ou, de préférence, eau distillée), le niveau doit être supérieur, de 1 à 3 centimètres, à ^elui des bords des plaques.
- On maintient la densité entre 20 et 21°Baumé avant la charge, et entre 23 et 25 après la charge complète. Les écarts sont composés par l’addition d’eau pure, ou acidulée à 22° Baumé ; dans aucun cas, on ne verse de l’acide concentré dans les bacs ; Nette correction du degré aréométrique se fait, de préférence, ayant la charge.
- On prépare l’eau acidulée au moyen d’acide sulfurique au Soufre, qu’il est généralement préférable d’acheter au fournisseur de la batterie.
- Charge. — L’intensité, pendant la charge, est maintenue sensiblement constante ; elle ne doit pas dépasser le maximum lxidiqué par le fabricant.
- En raison de la baisse progressive du voltage des éléments Otre la charge et la décharge (2,5 à 1,8 volts), on dispose, à la suite de la batterie, des éléments dits de réduction, qu’on charge O même temps que les autres, mais seulement dans la limite Nécessaire, et qu’on ajoute successivement à la bstterie, au fur et a mesure que le voltage baisse. Cette manœuvre se fait au N^oyen d’un commutateur « réducteur ».
- Les bacs sont, pour la charge, groupés en séries, de telle manière *lue leur nombre, dans chaque série, multiplié par 2,75, soit inférieur de 2 ou 3 volts à la tension utilisable de la source d’énergie,
- que l’intensité du courant de charge ne dépasse pas la limite ^diquée par le fournisseur. Plusieurs batteries peuvent être chargées en dérivation ; on intercale alors un ampèremètre sur °baque dérivation et, si ces batteries n’ont pas été également Rechargées, ou si elles sont de capacités différentes, on les retire Successivement, au fur et à mesure de l’achèvement de leur charge.
- La tension doit atteindre 2,5 volts par élément en fin de charge, Pendant que le courant le traverse ; mais dès qu’on cesse la charge, le voltage descend aux environs de 2 volts.
- La tension doit, à tout instant, être la même pour tous les
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- éléments; elle peut cependant être différente pour les éléments de réduction, moins déchargés que les autres.
- En général, une charge sur dix doit être continuée jusqua 2 volts 75 par élément.
- Les indices de fin de charge sont : le bouillonnement du liquide? l’augmentation de sa densité, la valeur de la différence de potentiel* Cette dernière fournit seule une indication précisp.
- * Décharge. — Repos'. — L’intensité maxima du courant de décharge est indiquée par le constructeur. Après chaque décharge? il est indispensable de procéder, autant que possible dans les vingt' quatre heures, à la reéharge de la batterie. On agit de même après une décharge partielle, si la batterie doit rester au repos plus de vingt-quatre heures.
- Si on veut laisser la batterie inutilisée pendant un certain temp&> il faut effectuer, au préalable, une charge prolongée, et laisser leS éléments dans cet état pendant la période de repos, sans leor demander aucun travail. Même avec ces précautions, la période de repos ne doit pas dépasser la limite indiquée par le fournisseur*
- Sulfatation des plaques.— Si la décharge a été trop poussée ou si la batterie reste inemployée pendant trop longtemps, surtout sans être chargée, des taches blanches se forment sur les plaques • c’est le résultat de leur sulfatation. On constate que la différence de potentiel, aux bornes de ces éléments, est plus grande que celle des autres pendant la chargent plus petite pendant la décharge* On y remédie le plus souvent en soumettant ces éléments à une série de charges prolongées.
- Si la sulfatation persiste, on retire le liquide et on le rempluce par une dissolution acidulée très faible (10° au maximum), par de l’eau pure, puis on soumet les éléments à une succession de charges et de décharges lentes. En général, la sulfatation décroît rapidement, en même temps que le degré aréométrique augmente*
- Quand la sulfatation a disparu complètemnet, on rétablit leS éléments dans leur état normal, en ajoutant une dissolution de concentration suffisante pour que l’aréomètre marque finalement 20 ou 21° B.
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- ACCUMULATEURS.
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- Courts-circuits intérieurs. — Si la différence de potentiel 'aux bornes d’un élément, à la charge et à la décharge, est inférieure à celle des autres, cela provient, en général, d’un court-circuit intérieur. On peut encore présumer ce défaut, si, pendant ta charge, l’élément bouillonne plus tardivement que les autres.
- Lorsque le court-circuit est franc, c’est-à-dire si la différence de potentiel est à peu près nulle, il provient du contact des plaques eiitre elles, par suite de leur déformation ; on intercale alors, entre les Ptaques qui se touchent, des baguettes de verre placées verticalement. En cas d’insuccès, on doit s’adresser au fournisseur pour le redressement des plaques ou leur remplacement.
- Lorsque le court-circuit est résistant, il provient généralement d’une « pastille » de matière active, coincée entre deux plaques, ou d’un amas de substance pulvérulente dans la partie inférieure du bac. Dans le premier cas, on fait tomber la pastille au fond du vase» ^vec une baguette de verre; dans le second, l’élément doit être
- démonté.
- Mesures de sécurité. — En raison des dangers d’explosion, on évite d’enflammer des allumettes et d’employer des lampes a tau nu dans le local des accumulateurs. Les mesures de sécurité insistent à placer :
- 1° Sur chaque fil» un coupe-circuit à fil fusible, devant sauter tarsque l’intensité du courant tend à prendre accidentellement Ur*e valeur dangereuse ;
- 2° Sur les fils desservant directement les appareils, une résistance destinée à limiter l’intensité du courant.
- On admet, comme limite de sécurité, que l’intensité ne doit pas dépasser 1 amp. 5 par millimètre carre de section. Les coupe-circuit doivent donc fondre aussitôt que cette limite est dépassée. *
- Les résistances, destinées à limiter l’intensité du courant sur un conducteur, sont calculées à raison de 3 ohms par volt, environ. Les bobines ne doivent pas être susceptibles de se détériorer au cas °ù l’intensité viendrait à prendre une valeur anormale. Les lampes à incandescence constituent des résistances commode , et jouent, ûoême le rôle de coupe-circuit, le cas échéant.
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- CHAPITRE XXXV
- i
- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES (1)
- Dans les premières applications, les machines dynamo-électriques étaient à courant continu et montées en échelles de potentiels, pour alimenter directement les appareils.Ce genre d’installation n’est plus en usage aujourd’hui, et n’est rappelé ici qu’à titre d’indication.
- Système de la Western-union C°. —• Le procédé de la
- f i i
- Fig. 358. — Échelle de potentiels, de la Western-Union C°.
- Western-Union C° consiste à grouper en séries de petites dynamos» donnant chacune une tension de 25 volts (fig. 358), de sorte qu’e*1
- (1) V. Machines à courant continu, par M. Mauduit. — Encyclopédies Industrielles Baillière, en préparation.
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- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES.
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- Prenant des dérivations sur ces fils de jonction, on dispose respectivement de 25, 50,75 volts, etc.;la dernière machine del’instal-^tion est joxcitée en dérivation et alimente, à son tour5] les induc-
- Fig. 359. —, Échelle de potentiels, de Pierre Picard.
- teurs. I de toutes les autres ; le courant d’excitation est réglé à 1 ^dede petits rhéostats, R, insérés dans chacun des circuits. Les Prises conduisant aux appareils sont protégées par des lampes de sécurité, L.
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- SOURCES D'ÉLECTRICITÉ.
- Système Picard. — L’échelle de Pierre Picard ne comporte qu’une seule dynamo, susceptiblede donner unetensionde200volts-L’échelle proprement dite est constituée par une série de boudin^ de maillechort, B (fig. 359), dont les deux extrémités sont reliées respectivement à l’un et à l’autre balai, et le point médian à la terre. Le potentiel, aux différents points de jonction des boudins, décroît depuis celui du balai jusqu’à zéro, et l’on dispose ainsi de deux échelles, l’une de 13 positifs, l’autre de 13 négatifs ; les prises de voltages conduisant aux appareils sont protégées par des résis* tances-tampons, R et R', constituées par des bobines, étalonnées à raison de 4 ohms par volt.
- UTILISATION DU COURANT CONTINU INDUSTRIEL
- Montage en batterie universelle. — Lorsque le courant in' dustriel est continu et fourni par une distribution urbaine d’éner* gie électrique, à trois fils, et qu’en outre, le fil neutre peut être mis <t la terre, on l’utilise directement pour les transmissions télé' graphiques.
- A leur entrée dans le bureau, les trois fils du réseau sont relies à un tableau dit tableau d'entrée, comprenant : compteur, fusible généraux, et interrupteur. *
- On doit réaliser une installation de secours, destinée à fourni1* du courant lorsque le réseau industriel fait défaut ; celle-ci peU* consister en batteries de piles ou en un groupe électrogène, comp°se de deux dynamos génératrices, actionnées par un moteur, pouvait être, lui-même, alimenté au benzol ou au gaz d’éclairage; ce genre d’installation est décrit plus loin.
- Charges des accumulateurs. — Le courant continu indu-' triel est employé à la charge des accumulateurs, lorsque le ^
- • '1 â
- neutre ne peut, sans inconvénient, être mis à la terre, et a condition, que son emploi soit avantageux, eu égard au volta£e de la source et à celui des accumulateurs.
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- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES.
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- GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Constitution d’un groupe électrogène. — La transformation du courant industriel, à l’aide de groupes électrogènes, permet s°n utilisation dans tous les cas, que ce courant soit continu ou alternatif.
- Un groupe électrogène est constitué comme suit :
- 1° Un mo'.eur, alimenté par le courant industriel ;
- Moteur
- H--H —
- t "TT
- Fig. 360. — Groupe électrogène.
- 2° Deux dynamos génératrices, donnant l’une du courant positif, 1 Rutre du courant négatif;
- 3° Une dynamo génératrice, donnant du courant à -f- 30 volts ot à — 30 volts ( 2 collecteurs).
- Ces quatre machines sont montées sur le même arbre (fig. 360).
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- CHAPITRE XXXVIjj
- REDRESSEURS DE COURANTS ALTERNATIFS
- Différentes sortes de redresseurs. — On peut, en redres sant les courants alternatifs, obtenir du courant continu et l’uti' liser ensuite, soit pour 'alimenter directement les appareils de transmission, soit pour charger des accumulateurs.
- Les principaux types de redresseurs sont :
- La soupape Nodon ;
- La lampe à vapeur de mercure;
- Les lampes à vide à deux électrodes.
- Jusqu’à ce jour, la lampe à vapeur de mercure est seule employé dans le service télégraphique ; les autres systèmes ne sont naen' tionnés qu’à titre d’indication,/en vue d’applications ultérieure^ possibles.
- SoupapeNodon.—La soupape Nodon se compose essentielle' ment d’un vase contenant deux électrodes, l’une en plomb, TaU'
- B — = •’
- Fig. 361. — Soupape Nodon. Principe.
- tre en alliage d’aluminium, plongeant dans un élec rolyte à base de phosphate d’ammoniaque : si on relie un élément ainsi constitue aux deux fils d’une source de courants alternatifs monophasés, par exemple, il ne laisse passer le courant que dans un seul sens, et forme ainsi un clapet électrique : seules, les demi-périodes pen'
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- REDRESSEURS DE COURANTS ALTERNATIFS.
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- dhnt lesquelles le courant se dirige dans le sens du plomb à l’aluminium, peuvent traverser l’élément, les autres se trouvent totalement interceptées ; ils’ensuit qu’une batteried’accumulateurs,placée en B' (fig. 361), entre l’électrode aluminium et le fil B de la canalisation, serait chargée seulement parles alternances positives, &e dirigeant de A vers B.
- Pour utiliser intégralement l’énergie fournie par la canalisation,
- °n réalise le montage à Quatre clapets (fig.362): lorsque la branche A, du circuit d’alimentation, est positive par apport à la branche le courant traverse l’élément supérieur de droite, (flèche en trait plein), la batterie, B', et sort par l’élément mférieur de gauche, Pour rejoindre la branche B ; il ne. peut pas-Ser, ni par l’élément supérieur de gauche, hi par l’élément inférieur de droite, dont le clapet est fermé, puisr
- Çn’ils lui présentent leur électrode aluminium.'Dès que B de-
- Fig. 362. Soupape Nodon, pour courants monophasés.
- “'um/ues que ï5 ae-
- vient positif par rapport à A, le courant traverse l’élément infé-r*eur de droite (flèche pointillée), la batterie, B', et sort par l’ele-Uent supérieur de gauche, pour se fermer sur la branche A ; les deux pulsations traversent la batterie B' dans le même sens, et elle 8e trouve ainsi chargée par l’une comme par 1 autre.
- Le courant, ainsi redressé, à évidemment la forme ondulatoire ; °n le rapproche de la continuité en mettant en série, dans le cir-cuit, une bobine de self, S, convenablement calculée.
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- SOURCES D’ÉLECTRICITÉ.
- Dans le cas où l’on veut redresser des courants triphasés, monte une soupape à six clapets (fig. 363) dans laquelle chacune des branches, A, B et C, du réseau est bifurquée sur deux clapets ; le courant redressé est encore légèrement ondulé, mais cette ondu-
- Fig. 363. — Soupape Nodon, pour courants triphasés.
- lation ne dépasse pas un neuvième de l’ordonnée maxima, auss1 peut-on supprimer la self.
- La chute de tension à l’intérieur de la soupape est de 20 à30 volts» de sorte que le rendement est de 70 à 80 p. 100 pour les courants alternatifs, monophasés ou triphasés, de 110 à 150 volts.
- Redresseurs à vapeur de mercure. — Cet instrument consiste essentiellement en une ampoule, dans laquelle on a fait le vide, et renfermant deux ou plusieurs électrodes, dont une cathode constituée par du mercure ; les anodes sont généralement en charbon.
- Si l’on amorce un arc entre la cathode et l’une des anodes, par exemple à l’aide d’une source à courant continu, on constate
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- REDRESSEURS DE COURANTS ALTERNATIFS.
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- que la tension nécessaire pour maintenir cet arc est sensiblement Joindre que celle qu’il a fallu pour l’amorcer ; cette conductibilité, résultant de l’ionisation delà vapeur du mercure, n’existe que dans sens où celui-ci forme cathode. Si donc on dispose d une ampoule à deux anodes, et si on réalise le montage de la figure 364, on obtient un redresseur pour courants monophasés: les deux branches, A et B, du circuit alternatif, sont amenées Mix d eux b om es extrêmes d ’un Mito-transformateur, sur lequel sont branchées deux prises, aboutissant aux deux Miodes, tandis que la cathode Mercurielle est reliée au point Milieu, à travers la batterie à charger, B', et une bobine de Jactance qui, comme dans le cas ci-dessus de la soupape ^odon, permet d’obtenir un courant approximativement continu. Les flèches en trait Plein indiquent la direction «es courants, lorsque la bran-cbe, A, est positive par rapport ^ la branche, B : ils pénètrent
- ^aos l’ampoule par l’anode ^ 364 — Redresseur à vapeur de mer gauche ; pendant la'seconde cure pour courants monophasés.
- ^eMi-période, où B est positif
- PM* rapport à A, les courants suivent les flèches pointillées et eiitrent dans l’ampoule par l’anode de droite ; dans un cas comme d?Ms l’autre, ils sortent par la cathode unique et parcourent la batterie, toujours dans le même sens.
- Pour l’amorçage de l’arc, on a disposé, en plus des trois électrodes dont il vient d’être question, une anode auxiliaire, qui Pénètre dans un renflement pratiqué à côté delà cathode, et contant un peu de mercure ; cette électrode auxiliaire est reliée à
- ' 31
- Montoriol.— Télégraphie.
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- SOURCES D’ÉLECTRICITÉ.
- l’une des anodes principales à travers une bobine dite résistance d'allumage : si l’on fait basculer l’ampoule, de manière à amener le mercure de la cathode au contact de l’anode auxiliaire, puis si 1 on redresse aussitôt, l’arc, qui s’amorce entre ces deux électrodes, produit des vapeurs de mercure, qui s’ionisent et permettent à des
- arcs plus grands de s’éta-blir, alternativement, entre chacune des anodes principales et la cathode. L’allumage persiste tant que 1’m' tensité reste supérieure a 1 ampère 1/2 ou 2 ampères. Afin de se maintenir dans o ces conditions, on a place, aux deux bornes de la batterie, un shunt capable d’absorber un courant de 2 ampères, et qu’on suppri^ dès que la lampe fonctionne normalement. On coupe éga' lement la résistance d’allu' mage.
- L’ampoule pour courants
- triphasés (fig. 365)comprend
- source tfe œmoms o/æroo
- trois
- Fig. 365. — Redresseur à vapeur de mercure pour courants triphasés.
- anodes principales» une anode auxiliaire et une cathode mercurielle ; chacune des anodes principales est reliée à l’unedesbran-
- chesd’un auto-trans
- formateur triphasé, dont le point neutre est en communicatif avec la cathode mercurielle, par l’intermédiaire de la batterie a charger, B'.
- Les anodes principales sont disposées de manière que les vap®ur3 mercurielles ne puissent venir s’y condenser, car, dans ce cas, elle3 joueraient le rôle de cathodes et l’ampoule deviendrait condf
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- trice dans les deux sens : la source serait ainsi mise en court-cir-cuit et on pourrait même craindre l’explosion de l’instrument.
- Les redresseurs à vapeur de mercure offrent un certain nombre d'avantages : leur fonctionnement est remarquablement régulier, Hs sont insensibles aux fluctuations de la source alternative ; enfin, la chute de tension, à l’intérieur de l’ampoule, est indépendante de l’intensité qui la traverse, et se tient, dans tous les C{*s, entre 15 et 25 volts, de sorte que le rendement est d’autant plus avantageux que la tension de service est plus élevée ; avec 200 volts, il peut atteindre 85 p. 100.
- ïnstallationjdes redresseurs àvapeurdemercure. 'Les
- ^dresseurs à vapeur de mercure peuvent servir, soit à charge des batteries d’accumulateurs, soit à alimenter directement les Appareils télégraphiques. Si le réseau est sujet à des interruptions fréquentes et prolongées, à la merci desquelles on ne peut laisser le service, il est prudent de s’en tenir à la première solution : c’est elle qui a été adoptée pour le bureau de Moulins.
- Dans cette dernière ville, le secteur d’énergie électrique distribue du courant alternatif monophasé, à 110 volts et 50 périodes, Çti’on utilise pour alimenter une ampoule semblable a celle que ïeprésente la figure 364. L’auto-transformateur a été établi de telle sorte qu’on retrouve 315 volts aux bornes du circuit d utilisation, avec un débit de 5 ampères) : on peut ainsi charger série deux batteries de cinquante-deux bacs d accumulateurs Tudor, d’une capacité de 30 ampères-heure.
- L’installation comprend quatre batteries semblables, dont ^eux sont en service, l’une en positif, l’autre en négatif, et les ^ux autres en charge ou en réserve. Ces batteries sont permutées abaque jour.
- Utilisation directe du [courant redressé.' — Contraignent à celui de Moulins, le secteur d’énergie de Brest fournit service permanent, avec suffisamment de garanties pour que 1 on puisse utiliser directement le courant redresse dans les appareils télégraphiques. La distribution a lieu par un réseau
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- triphasé à quatre fils (115 volts entre chaque phase et le $ neutre, et 50 périodes) qu’on a relié à une ampoule semblable à celle décrite ci-dessus (fig. 365). La seule précaution prise est l’intercalation d’une batterie-tampon d’accumulateurs, entre le convertisseur et les barres de batterie universelle; cette batterie' tampon a une capacité de 30 ampères-heure et, en cas du1' terruptiondu secteur, peut alimenter le bureau pendant dix heures au moins, c’est-à-dire pendant un temps notablement supérieur à la durée maxima des interruptions ordinaires.
- La batterie-tampon consiste en deux groupes de quatre' vingts bacs chacun (fig. 366) dont les bornes extrêmes su11*' raccordées aux barres de batterie universelle, tandis que Ie milieu est mis à la terre ; c’est pour cette raison qu’on a substitut à l’auto-transformateur de la figure 365, un transformateur ordinaire en étoile, à deux enroulements, afin que cette terra ne soit pas en communication avec le secteur.
- La tension du courant redressé varie entre 325 et 350 volt3» suivant les fluctuations de celle du réseau ; les cent soixante bac3 d’accumulateurs représentent donc 160 x 2 = 320 volts ; daIlS ces conditions, la batterie-tampon ne débite rien, elle se charg0 légèrement si la tension du secteur se maintient aux environs deS chiffres ci-dessus.
- L’ampoule ne doit pas s’éteindre, même si aucun appare^ ne transmet; à cet effet, entre la cathode et le point neutre du transformateur, on a placé un shunt, calculé pour qu’à la tensi°n moyenne de 330 volts, il soit parcouru par une intensité d’envir°n 2 ampères, suffisante pour l’entretien de l’arc.
- Dans le cas où le voltage continu viendrait à baisser, la bat tene-tampon ne peut pas se décharger dans le shunt, grâce un disjoncteur automatique à retour de courant, qui rompt la communication ; comme cette action ne peut pas être instantané6» on a placé une bobine de self-induction qui retarde le retour ver3 la cathode du courant de la batterie.
- Dès que le disjoncteur a fonctionné, c’est la batterie-tamp011 qui alimente les appareils, jusqu’à ce que la tension aux borne3 « continu » du redresseur redevienne supérieure à celle de batterie-tampon : à ce moment, un conjoncteur automatique’
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- sa {,
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- ^actionnant
- en voltmètre différentiel, rétablit la communi-
- Anoe/e
- lampes de s/gna//sa(ion
- c/ accumulateurs
- at accu/mu dateurs
- Vers /J1 sa/le. c/es Iramsm/ss/ons ti/e 'pr<r>pA/çues
- Vers ta » salle c/&5 fransm/ss/ons të/egr<ap>/>sÿue s
- Fig. 366. — Installation de redresseur à vapeur de mercure pour courants triphasés. — Type de Brest.
- dation normale entre le redresseur et la batterie.
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- SOURCES D’ÉLECTRICITÉ.
- L’agent chargé de la surveillance de l’installation est averti automatiquement du fonctionnement du disjoncteur : en temps normal, une lampe, L, à verre blanc, est allumée et sert .à éclairer le panneau supportant les appareils- dès que le disjoncteur a fonctionné, cette lampe s’éteint et une autre, L', à verre rouge, s’allume, ce qui indique que le courant qui, à partir de cet instant, alimente les appareils, provient de la batterie-tampon. Cet agent, mis en éveil, peut ainsi s’enquérir de la cause et de la durée probable de l’interruption et, s’il le juge nécessaire, pre' parer la pilej de] secours, du modèle « à| grand débit » (V. p. 454)r dont les éléments, tout montés, n’attendent que le liquide exci* tateur pour être en état de fonctionnement.
- Pour parer à l’inégalité du débit des prises de la batterie uni' verselle, positive et négative, un commutateur permet d’alterner quotidiennement les deux groupes du tampon et de maintenu* ainsi leurs tensions au même niveau. Enfin* pour l’alimentatioa des lignes courtes et des fonctions locales du Baudot, on a branché des prises de"+ 80 et — 80 volts au milieu de chacun des groupes, et on les a renvoyées à une seconde paire de barres de batterie universelle.
- Installation de redresseur avec groupe moteur' générateur. — On peut simplifier l’installation et, en ïtiè^ temps, améliorer son rendement en utilisant, pour les fonction locales du Baudot, un groupe moteur-générateur, au lieu de la dérivation mentionnée plus haut : ce groupe est constitué Par un moteur à courant continu, à excitation shunt, branché au* bornes de la batterie-tampon, alimenté par le redresseur, soDa 330 volts, et accouplé à une dynamo génératrice de courait continu, sous 40 ou 50 volts (fîg. 367).
- La dynamo peut fonctionner sans arrêt puisque, dans le caS d’interruption du secteur, le moteur est alimenté par la battene d’accumulateurs.
- Au point de vue du rendement, on voit qu’un courant contia11 de 2 ampères, environ, emprunté à la dynamo, permet d’entre tenir un arc dans l’ampoule : celle-ci reste donc allumée, que^e que soit l’intensité prise par les appareils, et on peut, dès l°r9r
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- REDRESSEURS DE COURANTS ALTERNATIFS.
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- supprimer le shunt permanent ; en outre, celui-ci disparaissant, °n n’a plus à redouter le retour du courant de la batterie vers redresseur, et l’on peut, du même coup, supprimer le disjoncteur. Rien qu’au point de vue de l’économie en énergie, cette simplification est très intéressante : en effet, dans la première
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- Fig. 367. — Installation simplifiée de redresseur à vapeur de mercure pour courants triphasés.
- installation, on dépense, dans le shunt permanent, un courant de ^>5 à 2 ampères, sousJ330 volts, soit une puissance de 650 watts. Les deux ampères, pris sous 40 volts, à la dynamo, pour l’entretien de l’arc auxiliaire, ne représentent que 80 watts ; il est vrai rçne cette puissance est fournie par un groupe dont le rendement total peut ressortir à 0,4 ou 0,5 : la puissance réellement dépensée, Pour maintenir l’allumage, revient donc à 80/0,4 = 200/ watts
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- SOURCES D’ÉLECTRICITÉ.
- ce qui, comparé aux 650 de la précédente installation, constitue une économie très appréciable.
- Lampes à vide à deux électrodes. — Les lampes à vide, ou valves, du genre de celle de Fleming, utilisées comme détecteurs en télégraphie sans fil, jouent le même rôle de clapets et, à cela près de la faible intensité qu’elles donnent, pourraient
- servir au redressement des courants al' ternatifs. Il suffira de rappeler, en quelques mots, le principe de ces valves ', l’ampoule d’une lampe à incandescence (fig. 368) renferme, en outre du filament, /, une plaque métallique, p, constituant une seconde électrode ; si l’on chauffe Ie filament à l’aide d’une batterie, b, et si, °n relie les deux électrodes aux deux pôles, A et B, d’une source de courants alternatifs, la lampe ne laisse passer que leS alternances dans lesquelles le pôle relie à la plaque est positif par rapport a celui qui aboutit au filament. Ce phénomène tient à ce que le filament incandescent émet des électrons qui, charges négativement, sont attirés par laplaque lorsqu’elle est portée à un potentiel p°s1' tif, le champ électrique se trouvant alors dirigé dans le sens
- plaque-filament. Toutefois le courant qu’on peut recueillir, avec
- ces sortes de lampes, même si le vide est poussé très loin, reste de l’ordre du milliampère : elles ne sauraient donc convenir poür l’objet traité ici.
- On a construit récemment un nouveau type de valve, susceptible de laisser passer un courant de plusieurs ampères ; elle se compose d’une ampoule, dans laquelle on a fait, tout d’abord, le vide aussi parfait que possible, puis qu’on a remplie, à basse pression, d’un gaz inerte, Vargon; le filament est en tungstène» d’où le nom de Tungar donné à la valve, nom qui est formé de la première syllabe de ces deux mots. Le gaz, ionisé par le choc
- Fig. 368. — Lampe à vide. Principe.
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- des électrons émis par le filament incandescent, constitue le milieu conducteur que suit le courant pour passer de la plaque au filament, lorsque la première est positive par rapport à la seconde.
- En groupant deux valves, suivant le schéma indiqué par la figure 369, on peut utiliser les deux demi-périodes, c’est-à-dire la totalité de l’énergie fournie par le secteur : les deux filaments, / et sont chauffés par l’intermédiaire du secondaire du trans-
- T - ‘
- Fig. 369. — Redresseur Tungar à deux clapets.
- formateur, T ; lorsque la borne, A, est positive par rapport à l autre, B, le courant suit les flèches en trait plein, traverse la Valve de droite, V, et va finalement rejoindre la borne, B après avoir chargé la batterie, Br. A la demi-periode suivante, lorsque la borne B devient positive, le courant suit la direction indiquée Par les flèches pointillées.
- La valve Tungar est moins fragile que 1 ampoule a vapeur fie mercure ; la chute de tension entre électrodes est réduite a Une valeur variant entre 5 et 10 volts j enfin, elle ne se désamorce pas, si l’alimentation en courant alternatif vient à s’interrompre ; dans ce cas, dès que le réseau est rétabli, le filament Se trouvant de nouveau chauffé, la valve recommence à fonctionner, sans autre intervention.
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- SOURCES D’ÉLECTRICITÉ.
- Bibliographe.
- Administration des P. T. T. — Instruction n° 500-37, sur le montage et Ventretien des piles et des accumulateurs. Paris, 1907.
- Idem. — Instruction sur l’installation des bureaux télégraphiques princip^'Cr Paris. 1919.
- Annales des Postes, Télégraphes et Téléphones. Redresseurs de courants alternatif®' juin 1918, p. 339.
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- SIXIÈME PARTIE
- ORGANES ACCESSOIRES
- CHAPITRE XXXVII ORGANES DE PROTECTION
- Définition généml©* — Les installations doivent être protégées contre les accidents pouvant résulter, soit des décharges atmosphériques, soit du contact accidentel des conducteurs télégraphiques avec les canalisations d’énergie qu’ils croisent. On doit donc, en principe, envisager deux catégories distinctes d’organes de protection.
- On avait tout d’abord admis que la décharge atmosphérique insistait uniquement en courant instantané, de sens unique sous une tension très élevée i on pensa donc éliminer la cause d’accident en plaçant, à l’entree des bureaux, des paratonnerres, institués par des plaques ou des pointes, très rapprochées du fil de ligne et communiquant avec la terre : en cas d’orage, le courant de décharge devait trouver, à travers le mince intervalle séparant le conducteur et le paratonnerre, une issue moins resis-lunte que le chemin normal dans les appareils. De cette conception sont nés les paratonnerres à pointes, à lame isolante, a air, ^ vide, etc.
- On arriva bientôt à établir que les décharges atmosphériques comprennent deux phénomènes bien distincts, qui se superposent i
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- ORGANES ACCESSOIRES.
- un courant oscillatoire, de périodes variables et très petites, et un courant de conduction, d’intensité relativement faible.
- Les dispositifs de protection devaient donc comprendre deux sortes d’organes, les uns destinés à combattre les effets des phénomènes oscillatoires, les autres à protéger les appareils contre les courants de conduction : ces derniers .dispositifs] purent être confondus avec ceux dont le but était de protéger les] installations contre les dérivations de courants industriels, l’ordre de grandeur des uns et des autres étant sensiblement équivalent.
- En ce qui concerne les décharges oscillantes, extrêmement rapides, on sait qu’elles sont susceptibles de traverser une couche isolante ou un condensateur, mais qu’une self-induction très faible suffit pour leur opposer un obstacle presque insurmontable ; c’est sans doute grâce à cette circonstance que les bureaux sont rarement atteints par les décharges, alors que les lignes sont très souvent frappées, la self-induction des conducteurs suffisant pour que les effets restent localisés dans un périmètre restreint. Pour que la protection soit complète, il est donc nécessaire d’ad-joindrë, à l’un des paratonnerres mentionnés ci-dessus, une self quelconque. En réalité, celle du récepteur suffît, et c’est seulement aux points de jonctions entre les lignes aériennes et souterraines qu’on fait usage de la self additionnelle. Quant aux courants de conduction, le paratonnerre n’est pas en état de les arrêter totalement : il est donc nécessaire de disposer, dans le circuit, un fusible, dont le fonctionnement empêche ces courants de trouver une issue à travers les appareils.
- Il est à peu près impossible d’obtenir des fusibles parfaitement étalonnés et fonctionnant sous une intensité inférieure à 1 ampère ; on doit cependant protéger les installations contre des courants permanents, dont le régime reste au-dessous de ce chiffre, maisqui,au bout d’un certain temps, finiraient par endommager les appareils. C’est ainsi qu’on détruit complètement ua relais Baudot avec un courant de 480 milliampères, circulai pendant sept minutes, un électro-aimant Morse avec 350 milliam* pères pendant cinq minutes, un électro-aimant Hughes avec 220 milliampères pendant sept minutes, etc. 11 a donc fallu compléter le système par une bobine thermique qui, placée dans Ie
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- circuit, est susceptible de s’échauffer au passage des courants qui le parcourent ; dans le cas de courant permanent, dont 1 intensité serait insuffisante pour faire sauter le fusible, réchauffement de la bobine thermique augmente progressivement et, lorsqu’il a atteint une certaine valeur, détermine la fusion d une goutte de soudure convenablement placée : celle-ci rend alors la liberté aux pièces qu’elle retenait, et il en résulte une rupture mécanique du circuit, mettant les appareils à 1 abri de la cause qui l’a elle-même provoquée.
- Un autre mode de protection, H’usage courant, a été indiqué précédemment, au sujet des batteries de piles ou d accumulateurs : c’est la lampe à incandescence qui, par sa résistance propre, limite le débit possible, et donne, par son allumage, 1 avertisse-ment d’une circonstance anormale. On a à choisir entre les lampes à filament en charbon et celles à filament métallique , les premières diminuent de résistance au fur et à mesure que s élève la température, qui provoque l’allumage, tandis que, dans le même cas, la résistance des lampes à filament métallique augmente ; par contre, les premières, lorsque leur chauffage est poussé trop loin ou dure trop longtemps, se rompent plus facilement, et font ainsi office de coupe-circuit. La préférence à donner à l’une °u à l’autre, dépend donc, tout d’abord, des conditions générales du circuit; toutefois, dans la majorité
- des cas,elledoit aller aux lam- ^
- Pes à filament métallique.
- Paratonnerre à poin- Fig. 370. — Paratonnerre à pointes mobiles.
- tes mobiles — Il se compose de deux équerres, en laiton, E et E' (fig. 370) montées sur un
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- socle en ébonite et réunies, à leur partie supérieure, par une entretoise également en ébonite, e; leur branche verticale porte des vis terminées par des pointes en platine); on enfonce les vis de manière que les pointes se trouvent ,à une toute petite distance des plaques (l’épaisseur d’une feuille de papier ordinaire). L’une des équerres porte une borne, L, qui reçoit le fil de ligne, et une autre, A, qui conduit aux appareils ; la borne de la seconde équerre est reliée à la terre.
- Paratonnerre dç'Bertsch. — Dans le paratonnerre de Bertsch, les pointes, au lieu d’être intercalées, se font vis-à-vis ;
- Fig. 371. —^Paratonnerre Bertsch.
- les deux plaques, p et p' (fig. 371) qui en portent chacune nn grand nombre, sont séparées par de petites colonnes en ébonite, & » elles sont enfermées dans une boîte en fonte, qu’on relie à la terre, et qui communique avec la plaque inférieure, tandis que l’autre en est soigneusement isolée ; les parois latérales, v, son* vitrées. Ce système est employé, surtout, dans les guérites de coupures et aux points de jonction entre des sections aériennes et des sections souterraines.
- Paratonnerre à, charbon. — Il se compose d’un socle en laiton, S (fig. 372) relié à la terre et muni d’une tige, T; sur cette tige, on enfile une plaque de charbon, C', puis une lame de mica» M, percée de trous ; sur cette dernière, est placée une seconde plaque de charbon, C, munie d’une ouverture centrale assez grande pour qu’il n’y ait pas de contact avec la tige, T ; quatre autres
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- taous sont .destinés à recevoir un nombre égal de boulons, sous tas écrous desquels sont prises les communications électriques ; onfin cette plaque est séparée en deux d’un trait de scie; le tout ost serré par un écrou, taraudant Sur la tige, T, et qui presse sur One plaque d’ébonite, E. Le fil de ligne et celui d’appareil sont Amenés aux deux bornes qui communiquent avec l’une des moirés du charbon C ; dans les. insolations téléphoniques, les bornes reliées à la seconde moitié reçoivent le fil de retour et la sortie de l’appareil ; dans les postes télégraphiques, elles pourraient rester isolées, mais il est préférable d’y amener la sortie de l’appareil et de les relier à la terre ; les décharges atmosphériques trouant ainsi deux issues ; l’une par ta charbon, C', à travers la plaque mica, la seconde par la décharge, d’une moitié sur l’autre, du charbon C.
- Paratonnerre fusible. — Un petit tube de verre, V (fig. 373) Porte, à chacune de ses extrémités, une douille de cuivre, D ; ta fil fusible, en fer très fin, y est renfermé et est soudé, par ses
- deux bouts aux douilles, D ; on place les douilles dans deux griffes en laiton, communiquant chacune avec l’une des sections de la ligne ; ces griffes sont suffisamment élastiques P°ur qu’on puisse introduire les douilles entre leurs branches, et e*tas assurent une bonne communication électrique. Ce disposi-
- Fig. 372. — Paratonnerre à charbon.
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- tif permet le remplacement rapide d’un paratonnerre brûle par un autre en bon état.
- Paratonnerre à bobine. — Le paratonnerre à bobine se compose d’un cylindre formé de trois parties métalliques, isolées
- entre elles par del’ébonite (fig. 374) ; ce cylindre est entaillé d’une petitegof' Fig. 374. — Bobine de paratonnerre. g6 en hélice, dans
- quelle on couche un fil de fer très fin, recouvert de soie ; ce fil, préalablement dénudé à ses deux extrémités, est serré sous deux vis à bouton, v et vf ; la bobine, ainsi constituée, est introduite dans trois supports, b» T, A (fig. 375) reliés respectivement à la ligne, la terre et l’appa' reil ; des vis de pression assurent la parfaite communication de chacune des parties de la bobine avec l’un des supports; de plu* un petit ergot, e (fig. 374), doit venir s’engager‘dans une fente» pratiquée sur le support, L : dans cette position ainsi repéree, aucune des trois vis de pression ne vient s’appuyer sur la gorge qui contient le fil préservateur.
- Celui-ci assure ainsi la communication entre L et A, tant que son enveloppe est en bon état ; si un courant d’intensité anormale vient à la traverser, la Fig. 375. — Paratonnerre à bobine, chaleur développée brûle cette
- enveloppe, et le métal repose à nu dans la bobine, établissait ainsi une communication avec la terre, par le support du milieu» T. Parfois même, le fil est fondu : la ligne se trouve alors isolée ou à la terre, suivant le point où a lieu la rupture.
- Fusible avertisseur. — 11 se compose d’un socle en ébo-nite, E, sur lequel sont montées deux bornes, A et B (fig. 376) » cette dernière communique avec la ligne ou la batterie qu d s’agit de protéger; l’autre, A, est en relation avec l’appareil* La borne, A, est articulée sur son embase et sollicitée à basculer
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- ^ gauche par un petit ressort-lame, r ; elle est maintenue vertige par le fil fusible, /, qui a été tendu entre B et A. Dès qu’un débit anormal vient à se produire dans le circuit, le fil,/, est fondu, la borne A, obéissant à son ressort, r, bascule, et une lame, Z,
- A
- Fig. 376. — Fusible avertisseur.
- vient tomber sur une colonnette, G. La lame est isolée électriquement de la borne, A, et reliée à une sonnerie par le ressort, r' ; la °ulonnette, C, communique, d’autre part, avec une pile appropriée, de sorte que le circuit de la sonnerie est fermé et avertit 1 agent chargé de la surveillance.
- Bobine thermique. — 11 existe une foule de systèmes de bobines thermiques, qui ne diffèrent que par des détails d agençaient ; celle que montre la figure 377 peut servir de type. Sur *acarcasse en laiton de la bobine, B, on a soudé, à 1 aide d un alliage fusible à 70° G., environ, un disque de même métal, D;
- ..te»
- Bobine thermique.
- Fig. 377.
- Uri cylindre en matière isolante, généralement du verre, c, ^averse la bobine et, sollicité par un ressort à boudin, r, appuie Sur le disque, D. La ligne, amenée en L, est reliée au circuit d*e la bobine, B,’dont l’autre extrémité est soudée à la carcasse en
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- Montoriol. — Télégraphie.
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- laiton; le côté appareil est en communication avec le disque, D» les courants, circulant dans le circuit, tendent à échauffer la bobine. Si une intensité excessive circule assez longtemps pour élèver suffisamment la température, la goutte de soudure, qu1 retient le disque, D, est fondue, et le disque, sous la pression de la tige, v, et du ressort, r, s’éloigne de la carcasse de la bobine, B : la liaison entre la ligne et les appareils est rompue.
- On peut, comme dans le précédent interrupteur, placer, en regard du disque, D, un contact,,et aménager l’ensemble de telle sorte que la rupture du circuit détermine la mise en action d’une sonnerie : on a alors la bobine thermique à avertisseur.
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- CHAPITRE XXXVIII RÉPARTITION DES VOLTAGES
- Tableaux de voltages. — Dans les très grands bureaux, il Peut être nécessaire de relier la source de courant à un tableau général, formé de réglettes de cuivre posées sur un panneau incombustible, parallèlement les unes aux autres. A chaque réglette, 0ri raccorde un fusible avertisseur de 2 A., pour protéger le conducteur aboutissant au tableau des voltages de l’une des salles.
- Lorsque le courant est fourni par des piles à grand débit, les c°uducteurs,reliés aux pôles des batteries, aboutissent aux organes do permutation quotidiens (V. p. 468) ; dans le cas où l’on utilise directement du courant continu industriel, on peut con-stituer une installation de secours par des batteries, compre-
- **nt une pile positive et une pile négative. Pour les fonctions Seules des installation ; Baudot, il suffit de monter à part deux batteries de piles de 30 volts, l’une positive et l’autre négative, ^ de les relier à l’entrée des. lampes de sécurité à 1 aide d un c°iïunutateur Baudot (V. p. 519)-
- Canalisations. — Dans les canalisations principales, on erhploie du fil câblé, du type industrielle 2 millimètres au moins; ^isolement doit être de 600 mégohms, lorsque les voltages n’excèdent pas 100 ou 125 volts, et de 1200 mégohms, pour des tensions Süpérieures ; ces fils sont posés sous des moulures; on peut uti-bser des gaines si elles présentent les mêmes garanties que des foulures; elles sont spéciales à ces conducteurs, et les fils de pola rités contraires y sont séparés les uns des autres par une cloison.
- On calcule la section des conducteurs en admettant que la Perte de tension, entre le compteur et le tableau des résistances
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- ORGANES ACCESSOIRES.
- d’équilibre, ne dépasse pas 1 % du voltage : si, V, est le voltage au compteur, et, I, l’intensité totale, susceptible de traverser le conducteur, quand toutes les lignes sont en service, la résistance, R, du fil est donnée par la formule approchée :
- 0,01 V
- R =--------
- I
- Connaissant la longueur du conducteur, la valeur de la résistance ainsi déterminée permet de trouver la section cherchée.
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- CHAPITRE XXXIX RÉPARTITION DES LIGNES
- GRAND BUREAU CENTRAL
- Aperçu général. — L’installation intérieure d’un grand bureau central, desservant plus de deux cent vingt-quatre lignes, est établie à double fil. La ligne prend terre à l’extrémité du fil de retour, au répartiteur d’entrée. Dans certains cas, le fil de retour peut être prolongé jusqu’à la guérite de raccordement des fils aériens et souterrains, où on le met à la terre.
- Les divers organes, que traversent le fil de ligne et^le fil de retour, sont les suivants (fig. 378) :
- Au répartiteur d’entrée, A, un coupe-circuit fusible, c d, de 3 ampères ;
- Au tableau de coupures et d’essais, C, un jack spécial à six tam.es, h ; ' '
- Autableau général des mutations, D, deux jacks à quatre]lames;
- Au répartiteur, R, du tableau général des mutations, D, deux Plots à deux vis ;
- Au tableau des mutations de la salle, deux jacks à quatre
- lûmes ;
- Au répartiteur, R', du dit tableau : deux plots à deux vis ;
- Au panneau situé à l’une des extrémités de la table de manipulation : deux plots à deux vis ;
- Sur la table de travail : un commutateur ou une boîte d’entrée de poste, E, et l’appareil télégraphique.
- Répartiteur d’entrée. — Le répartiteur d’entrée est 8emblable à ceux en usage dans les installations téléphoniques
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- 50? . ORGANES ACCESSOIRES.
- Fig. 378. — Liaisons d’un fil de ligne et de son fil de retour.
- il permet de renvoyer, sur des réglettes horizontales, les ligneS qui’proviennent des divers câbles souterrains. Il sert de supp01’*'
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- RÉPARTITION DES LIGNES.
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- a des fusibles de 2 et de 3 ampères ; il constitue aussi un
- Point de coupure, qui permet de vérifier l’installation du ‘bureau.
- Tableau de coupures et d’essais. — Le'tableau de cou-
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- ORGANES ACCESSOIRES.
- pures et d’essais permet au bureau de rentrer sur chaque ligne, de la renvoyer sur un poste d’essais, et aussi d’effectuer rapide ment les opérations demandées par les postes de coupures, mise à la terre, isolement, etc.
- Dans ce but, un jack à six lames est embroché sur chaque fil de ligne. 1
- Au repos (fîg. 379, position 1) les deux fils de l’annonciateur
- Fig. 380. — Tableau de coupures et d’essais.
- sont reliés à deux des lames du jack, lesquelles sont isolées. Sur le fil de ligne sont embrochées deux ressorts-lames en contact l’une'avec l’autre ; de même sur le fil de retour.
- L’enfoncement d’une fiche à deux conducteurs, F' (position H)» permet de rentrer sur la ligne, c’est-à-dire de la relier à un poste Morse, M, auquel on affecte le voltage approprié en enfonçant
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- RÉPARTITION DES LIGNES.
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- Une fiche à un contact, F*, dans une réglette spéciale de jacks, située au-dessous des jacks de lignes.
- Une fiche spéciale, F, à deux contacts, permet de relier la ligne à ^annonciateur (position III)lorsqu’on veut la tenir en observation.
- Tableau de connexions. — Mutation.
- Fig. 381.
- De même, il est possible (fig. 380, position IV) de relier le fil de ligne à une table de mesure.
- Une fiche entièrement métallique permet de mettre le fil fi® ligne à la terre, en le reliant directement à son fil de re-l-oiir (position V), tandis qu’une fiche en ébonite les isole (position VI).
- Enfin, on raccorde une ligne à une autre en enfonçant, dans les
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- 506 ORGANES ACCESSOIRES.
- jacks correspondants, deux fiches à double contact reliées par un cordon souple (position VII).
- Tableaux des mutations. — Une ligne est ordinairement reliée à un appareil déterminé, dans l’une des salles de trans mission ; toutefois, iLpeut être nécessaire de lui affecter un appa
- Fig. 382. — Tableau de connexions. Contrôle de l’intensité et du voltage-
- reil d’une autre salle ; le tableau général des mutations pernn de renvoyer chaque ligne à l’une quelconque des salles, à l’a de cordons souples à deux fiches. Dans ce but, sur chaque
- sont embrochés deux jacks à quatre lames, dont l’utilisât1011 est indiquée plus loin (fig. 381).
- Les jacks sont groupés, par bandes horizontales, sur un Pan neau qui porte, en outre, un milliampèremètre et un voltmètre
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- RÉPARTITION DES LIGNES.
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- Les fich.es sont rangées sur une tablette horizontale, devant k tableau.
- La figure 381 montre le renvoi d’une ligne sur un appareil autre que celui auquel elle est normalement reliée. L utilisation du milliampèremètre et du voltmètre est indiquéeparla figure382.
- Dans chaque salle, des tableaux particuliers, agencés de façon identique, reçoivent du tableau général les différentes lignes et ios renvoient, soit sur leurs appareils normaux, soit, à 1 aide de fiches, sur d’autres appareils.
- Répartiteurs du tableau général et du tableau des Mutations d’une salle. — Lorsque des mutations doivent durer un certain temps, on évite l’encombrement de la face antérieure du tableau en les effectuant sur un répartiteur spécial. Ce répartiteur peut être monté sur la face postérieure du meuble ; °u peut aussi installer un répartiteur spécial dans les mêmes conditions que pour le répartiteur d’entrée (V. p. 501).
- BUREAU CENTRAL DE MOYENNE IMPORTANCE
- Arrivée des lignes. — Lorsque le nombre des lignes qui foutissent au bureau est compris entre 40 et 225, elles arrivent, généralement, par voie souterraine. Dans ce cas, le nombre des dispositifs, traversés à l’intérieur du bureau, se réduit à trois : un répartiteur d’entrée des lignes, un tableau des mutations et un répartiteur des appareils.
- Répartiteur d’entrée. — La construction de ce répartiteur diffère de celle qui vient d’être décrite, en ce qu il est extensible et formé de cadres, ou éléments, qu on juxtapose suivant les besoins : on fixe, par exemple, quatre de ces éléments, 1 un au-dessous de l’autre, sur deux supports verticaux, constitués par des fers en cornière, de 3 X 3. Leur ensemble forme un montant, d’une capacité de cinquante-six fils, dont la réglette de gauche, composée de fusibles de 3 ampères, est raccordée aux câbles extérieurs, et la réglette de droite aux câbles intérieurs, allant vers le tableau des mutations (V. fig. 383 ci-après); quatre Montants semblables suffisent pour deux cent vingt-quatre lignes.
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- ORGANES ACCESSOIRES.
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- rATTTTTrrrrrrrrTrrjrrTri'/srsrss*-
- Fig. 383. — Répartiteur des appareils. — Montant vu de face, ,
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- RÉPARTITION DES LIGNES.
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- Pour guider les fils mobiles, l’élément de répartiteur est muni h’üne réglette verticale portant deux anneaux situés dans deux Plans perpendiculaires l’un à l’autre : pour relier un fusible à un plot à vis du même élément, on fait passer le fil par l’anneau vertical; s’il doit, au contraire, relier un fusible d’un montant h on plot d’un autre montant, on le fait passer par l’anneau vertical de l’élément auquel appartient le plot considéré, puis, utilisant les divers anneaux qu’il rencontre, on le fait des-Cendre au-dessous de l’élément le plus bas du meuble, gagner horizontalement le montant auquel il doit être raccordé ; puis romonter jusqu’à l’élément portant le fusible qui lui est destiné.
- Tableau des mutations. — Le tableau des mutations comporte une réglette réservée pour mettre un, deux ou trois jacks ayec annonciateurs, destinés au renvoi des lignes en expériences ; h présente une capacité variable, avec une ébénisterie établie Pour 112 lignes, soit huit réglettes de 14 jacks doubles ; il mesure 1 mètre de hauteur, 75 centimètres de largeur et 20 centimètres épaisseur.
- Cette réglette de conjoncteurs comprend quatorze paires de îuoks, reliés l’un à l’autre par des ressorts intérieurs (V. fig. 381, P- 505).
- Répartiteur des appareils. — L’élément de répartiteur hos appareils sert de support aux coupe-circuit fusibles d un ^upère. Le répartiteur (fig. 383) est constitué à l’aide de montants supportant quatre éléments, les uns avec fusibles d un ^upère et les autres à plots, de la même manière que le réparti-^our de lignes.
- BUREAU SECONDAIRE
- Répartiteur et tableau. — Lorsque le nombre des lignes 11 e*cède pas 40, leur acheminement s’effectue souvent par voie Arienne. Chaque ligne reçoit, aussi près que possible de son ei*trée dans le bureau, un coupe-circuit à fusible, de 3 ampères, et paratonnerre indépendant à pointes multiples.
- On constitue le répartiteur des lignes à l’aide d’éléments, qu’on
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- ORGANES ACCESSOIRES.
- fixe sur un montant vertical, semblable à celui décrit plus haut, et qui peut, à volonté, reposer sur le sol ou être scellé au mur, à une distance suffisante pour permettre la manœuvre ' des fils modules.
- Le tableau des mutations a une capacité maxima de cinq r®' glettes, de chacune quatorze paires de conjoncteurs ; il est accroché au mur, à une hauteur permettant d’effectuer facilement les manœuvres. On place les deux répartiteurs de chaque côté du tableau.
- Rosace. — On appelle ainsi un panneau vertical, placé a un mètre environ du mur, et sur lequel on a disposé, en un cercle»
- OOoo,
- Appareils
- Fig. 384 et 385.
- Rosace.
- des bornes à contre-écrou, b (fig. 384) ; le câble, L (fig. qui amène les lignes, est épanoui derrière la rosace, et chaque & traverse individuellement le panneau, pour venir se rattache* > à l’aide d’une agrafe fermée, à l’une des bornes à contre-écrou >
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- RÉPARTITION DES LIGNES.
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- ÜTl jeton en os, e, placé auprès de chaque borne, indique le numéro le terminus opposé du fil.
- Les fils du câble A, conduisant aux appareils, aboutissent en ^°tte derrière la rosace, qu’ils traversent par un trou central ; chacun est terminé par une agrafe ouverte, a, sur la plaquette, /, de laquelle est gravé le numéro de l’appareil correspondant. Leur relier une ligne à un appareil donné, on prend l’amorce de Celui-ci et on la serre sous la borne de la ligne choisie.
- Lorsque les fils d’appareils ont reçu l’affectation>qui convient, 011 évite leur enchevêtrement en les rangeant dans des rainures, G et C', pratiquées dans le bois, sur le pourtour du trou central la rosace.
- Le type de répartiteur tend à disparaître ; il est cependant Encore en usage dans des bureaux d’importance secondaire.
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- CHAPITRE XL
- COLLECTEURS DE TERRE
- Constitution des collecteurs de terre. — On constitue les collecteurs de terre avec des fils de cuivre ou, à défaut de cuivre, avec des fils de fer ; leur nombre, qui dépend de celui des conducteurs aboutissant au bureau, est indiqué dans le tableau ci-dessous :
- NOMBRE DES CONDUCTEURS » NOMBRE TOTAL DES FII*S DU COLLECTEUR DE TER*®
- DE LIGNE FIL DE CUIVRE FIL DE FER de 4 %
- ABOUTISSANT AU BUREAU DE 2
- De là 4 3 3
- De 5 à 10 3 7
- De 11 à 20 7 14
- De 21 à 30 10 21
- De 31 à 40 14 28
- De 41 à 50 17 35
- De 51 à 60 21 42
- De 61 à 70 24 49
- De 71 à 80 28 56
- De 81 à 90 31 63
- De 91 à 100 35 70
- On toronne les fils par groupes de trois, et l’on place ces torons sur un même plan, les uns à côté des autres, de manière à cons tituer une sorte de ruban plat, et en évitant les coudes brusques. Tous les 5 mètres, au moins, on relie les torons au moyeI1 d’une ligature fortement soudée. Autant que possible, chacuu des fils du collecteur doit être d’un seul bout ; si l’on est obhg6
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- COLLECTEURS RE TERRE.
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- S’employer plusieurs longueurs, on soude ou l’on brase les bouts, en ayant soin de faire chevaucher les points de raccord.
- On termine le collecteur par une plaque métallique de large surface, reposant au fond d’un puits ou d’une nappe d’eau intarissables. Dans le cas d’un puits utilisé pour l’alimentation, ^a plaque de terre ne doit pas être en cuivre, mais en fer galvanisé ; dans les autres cas, on emploie de préférence du cuivre, ^a partie du collecteur de terre qui est en contact avec l’eau ou sol humide, doit être du même métal que la plaque ; cette Partie du collecteur est rivée/et soudée'à la plaque.
- A défaut de ces prises de terre, on creuse dans le sol un trou ^’une profondeur suffisante pour atteindre,sinon une nappe d’eau, moins un terrain qui conserve l’humidité.
- On établit le collecteur de terre aussi loin que possible des c°nduites de gaz, des conducteurs industriels d’énergie élec-trique, des rails de tramways électriques, et des conducteurs de Paratonnerres d’édifices.
- On n’établit qu’une seule prise de terre, et on l’utilise à la fois P°ur les fils aériens, les fils souterrains, et les piles.
- Montouiol. — Télégraphie.
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- CHAPITRE XL1
- COMMUTATEURS
- Fig. 386. — Commutateur bavarois à deux directions.
- al
- Commutateur bavarois.— Le commutateur bavarois, repr® senté sur la figure 386, permet de renvoyer une ligne sur l’u*1® ou l’autre de deux directions; il est constitué par trois plots &
- laiton, fixés sur un sode
- and
- en ébonite ; le plus gr de ces plots communi<Iue avec la ligne ; les den* autres peuvent être reheS respectivement à la sonne rie et à l’appareil ; u^c fiche métallique, termite*-par une poignée en ébonite, est enfoncée entre le plot princip et l’un des plots secondaires.
- Dans le commutateur bavarois à quatre directions, la communication principale est amenée au plot placé à la partie médiane, les quatre petits plots peuvent être réunis, soit au plot principal, soit entre eux, deux à deux.
- Commutateur rond. —Au
- centre d’un disque en bois est montée, sur un pivot, une manette composée d’une poignée,
- P(fig. 387), en corne ou en ébo-
- Fig. 387. — Commutateur rond.
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- COMMUTATEURS.
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- Rite, et d’une partie recourbée en laiton, R. Le pivot est relié, à l’aide d’une lame métallique, L, à une borne, à laquelle on attache le fil de ligne; on peut amener la partie recourbée, R, sur l’un quelconque des plots, A, B, C, D, hfr plantés dans le disque, et auxquels sont rattachées les communications convenables.
- Fig. 388. — Commutateur à paratonnerre, pour entrée de poste.
- Commutateur d’entrée de Poste. — Les trois bornes, A, L, T, reçoivent respectivement les fils d’appareil, de ligne et de terre.
- La position normale est celle qu’indique la figure 388 ; les courants venant de la ligne arrivent à la h orne L, à l’axe de la manette, au
- Plot a, traversent la bobine du paratonnerre et sortent par la borne A, pour se rendre à l’appareil. En cas d’orage violent, il suffît de
- tourner la mannette, et de l’amener sur le plot T : la ligne est ainsi mise directement à la terre.
- Commutateur Delâtre.— Sur un même socle en bois sont réunis un paratonnerre à bobine et un commutateur du genre bavarois ; les courants, après avoir traversé le paratonnerre et un galvanoscope relié à la borne G (11g. 389), arrivent à une plaque, L', qu’à l’aide d’une fiche, on peut relier à l’un quelconque des trois plots, M, S, H, communiquant respectivement Morse, à la sonnerie et au Hughes. Les plots L et T du pa-ratonnerre peuvent être réunis à l’aide de la même fiche : on met ainsi la ligne directement à la terre.
- Fig. 389. — Commutateur à paratonnerre Delâtre.
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- ORGANES ACCESSOIRES.
- Commutateur Blanchon. - Sur un socle en ébonite sont mondes quatre paires de griffes en bronze, G et G' (fig. 390); à la partie médiane est articulé, en O, un levier, L, portant deux douilles en laiton isolées l’une de l’autre ; d ans la position indiquée par la figure, ces douilles réunissent métalliquement,
- deux à deux, les paires de griffes, G'; en faisant pivoter le levier de 180°, on réunirait de même les griffes G. Un autre modèle comporte quatre paires de griffes de chaque côté.
- Boite d’entrée de poste, modèle de 1913. — Cette boîte
- Fig. 390. — Commutateur Blanchon.
- Fig. 391.
- Boîte d’entrée de poste.
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- COMMUTATEURS.
- Î>l7
- Enferme un commutateur, une sonnerie et un petit milliampère-^ètre, à zéro médian, gradué de chaque côté de 0 à 40; elle est Agencée pour les installations à double fil.
- A la partie arrière du socle se trouvent quatre bornes, recevant fie l’extérieur les deux fils de pile, P1, P2 (fig."391) et les deux de figne, L1, L2; à l’intérieur, ces bornes communiquent avec les Ressorts de trois conjoncteurs, correspondant respectivement, de gauche à droite, au Morse, à la sonnerie et au Hughes. La fiche, f{ü’on enfonce dans ces conjoncteurs, est sans cordon et constituée iniquement par une tête et un ahneau métallique, isolés l’un de ^ nutre, et qui réunissent les ressorts deux à deux. Lorsque la fiche est enfoncée dans le conjoncteur de Hughes ou de Morse, la pile et ^0 ligne sont renvoyées aux bornes correspondantes de 1 avant ; k ligne L2 est reliée à la « barre de retour commun »,à laquelle est attaché également le fil de retour, P2, de la pile. Lorsqu’on met lo fiche dans le conjoncteur du milieu, la ligne n° 1 est reliée à l’entée de la sonnerie ; la pile est alors isolée.
- Inverseur à fiche, de Bourseul. — Une plaque carrée, en ^iton ffig. 392) a été découpée, suivant les diagonales, en 4 plots
- Fig. 392 et 393. — Commutateur inverseur à fiche, de Bourseul.
- fixés sur un socle d’ébonite ; à deux plots opposés, on amène les fieux pôles de la pile, aux deux autres, la terre et le fil qui va à
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- ORGANES ACCESSOIRES.
- l’appareil; une fiche, constituée par une sorte de fourche en laiton et munie d’une poignée en ébonite (fig. 393), peut s’enfoncer à la fois dans les deux parties d’une même diagonale, et réunir les plots deux à deux. Si l’on place cette fiche dans la diagonale qui descend de gauche à droite, on met le zinc à la terre et le cuivre au mani* pulateur et inversement.
- Inverseur à manette, de Bourseul. — Sur l’axe de la manette (fig. 394) est monté un disque en ébonite, d, portant deux secteurs en laiton, s et s', terminés par deux saillies ; suivant la position qu’on donne à la manette, ces secteurs réunissent les reS'
- Fig. 394. — Commutateur inverseur à manette, de Bourseul.
- sorts C et L, Z et T, ce qui correspond au montage en positif ; sl on déplace la manette de 45°, les secteurs réunissent Z et L, C et T * on est en négatif. Un ressort à boudin, r, solidaire du disque, d, assure la position de la manette sur ses butées, b, et l’empêcke d’occuper une position intermédiaire.
- Inverseur des Ateliers. —Au centre du socle est un axe, T> supportant deux ressorts à deux branches, ab et cd, isolés l’un d^ l’autre : une poignée, M, permet de les manœuvrer. Dans la p°sl' tion de la figure 395, le cuivre, C, est à la terre, T, par le ressor' ab et le zinc, Z, à la ligne, L, par cd : en faisant tourner la p01' gnée d’un quart de tour : on réunit C et L, Z et T.
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- COMMUTATEURS.
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- Commutateur multiple, de Baudot. — Un cylindre de buis (fig. 396),mobile autour de son axe, et qu’on peut déplacer à l’aide d’une manette, M, est percé d’un certain nombre de trous diamétraux, dans chacun desquels est engagé un goujon métallique; chaque goujon est formé de deux parties, G et T, enfilées l’une sur l’autre, et qu’un ressort à boudin, R, tend à écarter ; dans ces
- Fig. 395. — Commutation-inverseur des Ateliers.
- c°nditions, la partie inférieure, T, s’appuie sur une lame, P, entaille d’une concavité concentrique à l’axe du cylindre : l’écartement de Iapartie supérieure, G, est limité par l’un ou l’autre de deuxplots, P' ou P", sur lesquels elle peut s’appuyer. Les trois plots sont solidaires chacun d’un écrou, placé en dehors de la boîte ; les communications extérieures sont serrées sous ces écrous. On peut ^nsi effectuer, par un seul mouvement de la manette, un nombre de commutations égal à celui des goujons qui traversent le cylindre de buis, soit 3, 5, 7, 10 ou 15, suivant les modèles.
- Fig. 396. — Commutateur multiple de Baudot.
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- CHAPITRE XLII
- GALVANOSCOPES. — SONNERIES
- Galvanoscope horizontal. — Sur un socle en bois est fixé un cadre de buis, C (fig. 397), sur lequel est enroulé le fil conducteur isolé à la soie (4 couches de 12 spires de fil de 44/100e de mil'
- limètres, représentant une résistance de
- 8 à 10 ohms) ; aU centre du cadre est l’aiguille aimantée, ai montée, par une chape en agate, sur une pointe en acier trempé» très aiguë; perpendiculairement à cette aiguille en est une autre, i, en clinquant de cuivre jaune, qui, solidaire de la première, se déplace sur un lim' be gradué.
- Galvanoscop® vertical. — La nécessité d’orienter Ie
- galvanoscopehorizontalrend son emploi impraticable dansïespostes mobiles, par exemple; on emploie alors le galvanoscope vertical, formé de deux cadres galvanométriques, C et C' (fig. 398), entre lesquels est placé l’axe qui supporte l’aiguille aimantée et l’aiguiHe
- Fig. 397. — Galvanoscope horizontal.
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- GALVANOSCOPES. — SONNERIES.
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- indicatrice, i; afin de maintenir le système au zéro, lorsqu’aucun durant ne parcourt les cadres, on a placé, derrière la première. un petit aimant directeur, dont le pôle nord est en face du pôle sud del’aiguille, et réciproquement ; un verrou extérieur, p, permet dele déplacer, pour le réglage de la position de l’aiguille indicatrice au rePos ; une fourchette, /, manceuvrée par un bouton extérieur, t,
- Fig. 398. — Galvanoscope vertical.
- peut agir par pression sur l’axe de l'aiguille et l’immobiliser, si on vinnt à transporter le poste.
- Il est moins sensible que le galvanoscope horizontal ; on a compensé le frottement sur l’axe horizontal en multipliant le «ombre des spires de fil sur'les cadres : on est arrivé ainsi a “ne résistance de 500 ohms. On met l’instrument hors circuit tant Ih’on n’a pas besoin des indications qu’il peut fournir ; à cet effet, '<* bornes d’entrée et de sortie sont reliées à deux plots d’un petit commutateur bavarois, qu’on peut réunir par une cheville.en lai-ton.
- Sonnerie de poste. - L’électro-aimant et son armature sont enfermés dans une boîte en bois,portant,sur les côtés,deux bornes, L et T, reliées respectivement à la ligne et à la terre (fig. 399) ; électro-aimant, placé horizontalement, se compose de deux bo-
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- ORGANES ACCESSOIRES.
- bines ayant, chacune,une résistance de 250 ohms, soit 500 au total-L’armature, A, verticale, est maintenue par un ressort-lame, IL fixé sur un plot en laiton, P, et qui joue, en même temps, le rôle de ressort antagoniste ; elle porte un autre ressort plus flexible, r»
- Fig. 399. — sonnerie de poste.
- qui s’appuie sur une butée réglable, B; enfin, l’armature porte tige coudée, t, et un marteau, M ; le timbre, T', est monté surufl6 petite colonnette, mobile latéralement dans une glissière pratique6 dans le bois de la boîte, et qu’on fixe au moyen d’une vis, ^ » lorsqu’on a donné au timbre la position qui convient.
- Sonnerie de facteur.— Utilisée dans les localités peu importantes où le facteur distributeur de dépêches ne se tient pas erl permanence au bureau télégraphique (V. p. 532) ; consiste eI1 une sonnerie d’appartement, dont la résistance ne dépasse paS 50 ohms, et munie d’un paratonnérre, la ligne preS<ïue
- toujours aérienne. Le paratonnerre consiste en une plaque de oui' vre, intercalée entre la ligne et la sonnerie, et un peigne de métal, relié à la terre.
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- GALVANOSCOPES. — SONNERIES.
- 523
- Bouton d’appel. — Le bouton d’appel, placé au bureau, est ^présenté sur la figure 400j sur un socle en ébonite sont montés ^ois plots en laiton ; dans celui degau-che, L, est encastré un ressort-lame, en ^cier trempé, R, terminé par un bouton de corne, B ; à l’état de repos, le res-s°rt s’appuie sur un plot, I ; lorsqu’on Presse sur le bouton, on prend contact ^vee le plot, P, relié à la pile ; la ligne étant rattachée au plot L,un °ourant est envoyé et actionne la sonnerie du facteur.
- Sonnerie polarisée Mutel. — La culasse, G (fig. 401), de l’électro-aimant porte trois tiges en fer doux ; celle du milieu est
- nue, les deux autres constituent les noyaux des bobines ; l’enroulement est tel que le courant développe la même polarité aux extrémités des noyaux et un pôle contraire dans la tige nue. Entre celle-ci et chacun des deux noyaux sont placées les deux branches d’un petit aimant en fer à cheval, A, pivotant autour de son point neutre et solidaire du marteau, M, de la sonnerie ; deux ressorts-lames, dont l’un, r, forme antagoniste et l’autre, r', trembleur, suivent également les mouvements de l’aimant ; si le courant parcourt les bobines dans la direction convenable, la sonnerie fonctionne en trembleur ordinaire ; dans le cas contraire, l’aimant reste seulement plus fortement maintenu dans la position de repos. Les vis v et v\ servent de butées aux branches de l’aimant permanent. A. On les règle de manière à ménager un entrefer suffisant Pour que les collages soient évités.
- Cette sonnerie permet la suppression du « rappel par inversion courant «dans les installations de postes échelonnés (V. p. 530).
- r;<D (D--,
- c
- 401. — Sonnerie polarisée Mutel.
- Fig. 400. — Bouton d’appel
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- «
- ”*mt
- 524 . ORGANES ACCESSOIRES.
- Bibliographie.
- Administration des P. T. T. — Instruction sur Vinstallation des bureaux tèlègi*fl-graphiques principaux. Paris, 1919,
- Montillot. — Télégraphie pratique. Paris, 1898.
- Tongas. — Installations télégraphiques. Paris, 1913.
- E. Montoriol. — Guide pratique du télégraphiste. Paris, 1910.
- I
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- SEPTIÈME PARTIE
- MONTAGE DES POSTES
- CHAPITRE XLIII
- POSTES MORSES POUR LIGNES SIMPLES
- l
- ^oste Morse simple. — La figure 402 montre l’agencement ^>llrï poste Morse destiné à desservir une seule ligne simple, et
- 0,1 fo
- -----------------------1
- I_________________________
- Fig. 402. — Poste Morse simple.
- c°iïiplète le schéma de principe donné plus haut (V. fig. 5, p. 12).
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- MONTAGE DES POSTES.
- Ce poste comprend : un commutateur avec paratonnerre, P,un galvanoscope, G, un commutateur bavarois. C : si la fiche de celui-ci est sur le plot de gauche, la ligne est reliée à la sonnerie? S’ si la fiche est sur le plot de droite, la ligne est renvoyée au manipu' lateur, dont la butée d’arrière communique avec l’entrée des h°' bines du récepteur, r.
- Poste Morse à deux dire 3tions. — On peut desservir deuX lignes à l’aide d’un seul appareil, qued’on utilise successivement avec chacune d’elles. On emploie alors le montage indiqué par figure 403 : le pivot du manipulateur, m, communique, à travers Ie
- -J CL.—
- —J C' L
- » I * « I » II * » * <»*!«'
- Fig. 403. — Poste Morse pour deux lignes.
- galvanoscope, G, avec la borne « appareil » de deux commutateur» G et C', reliés chacun à l’une des lignes, de façon identique à °e^c du poste simple décrit ci-dessus : on peut ainsi mettre, à volonté l’une sur appareil et l’autre sur sonnerie, ou encore les deux dans cette dernière position.
- Poste Morse à quatre directions. — On réalise également des installations Morse pour quatre lignes : les différentes hal
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- Fig. 404. — Poste Morse à quatre directions
- POSTES MORSE POUR LIGNES SIMPLES.
- 527
- sons s’effectuent à l’aide de deux commutateurs bavarois à quatre Sections, qui permettent de renvoyer chacune des lignes, soit sur
- s°onerie en plaçant une fiche entre les deux plots secondaires du ^ême côté, soit sur l’unique appareil, en mettant la fiche entre le P^ot de ligne et la barre principale du commutateur (fig. 404).
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- MONTAGE DES POSTES.
- Les appels sont reçus dans des parleurs-relais, qui actionnent une sonnerie commune. La figure 404 montre les deux genres de relais employés à cet effet : les deux de gauche sont des parleurs ancien modèle (Y. p. 23) dont les noyaux sont reliés à la pile locale et l’armature à la sonnerie ; les deux de droite sont des parleurs à indice, l’armature, à l’état de repos, maintient une languette métallique ou indice, reliée à la pile locale ; lorsque l’armature parleur est attirée, son bec abandonne celui de l’indice; qui tombe) sa branche inférieure vient buter contre un plot relié à la sonnerie, tandis que la partie supérieure, émergeant de la boite, désigne la ligne appelante. ,
- i
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- CHAPITRE XLIV
- i
- POSTES MORSES POUR LIGNES EN DÉRIVATION
- Dérivation. — Beaucoup de bureaux municipaux n’ont Çu’un faible trafic, qui ne justifierait pas l’emploi d’un fil exclusif, les reliant à leur centre de dépôt ; on les groupe alors deux à ^ux Sur un seili conducteur, aboutissant à un bureau de l’État
- (V. p. 176) ; on établit un fil unique depuis ce dernier, A (fig. 405), jusqu’en un point d, où il se partage en deux branches dB et dC. On dit alors que les postes sont bijurquês ou en déri-Wtion.
- Dispositifs spéciaux. — Tout courant émis par l’un se dérive au point d, et est reçu par les deux autres; il était nécessaire de Permettre au poste A d’appeler B, par exemple, et de travailler avec lui sans déranger C, et réciproquement. De même, les deux bureaux municipaux ne devant, en principe, communiquer entre eux que par l’intermédiaire du bureau de l’État, il est également utile que l’un puisse attaquer A, sans que ses appels
- * . 34
- Montoriol. — Télégraphie*
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- t>30
- MONTAGE DES POSTES.
- soient perçus par l’autre. Ces diverses conditions sont réalisées de la façon suivante :
- 1° Le poste principal correspond avec B, par exemple, a l’aide du courant positif et, avec G, par le négatif ;
- 2° Chacun des deux bureaux municipaux est pourvu d’un instrument dénommé rappel par inversion de courant ; celui de l’un fonctionne sous l’action exclusive du positif, tandis que l’autre, au contraire, n’obéit qu’au négatif ;
- 3° L’armature du rappel, lorsqu’elle est déplacée, actionne, à son tour, une sonnerie ;
- 4° Chacun des deux postes municipaux emploie, pour travailler avec le principal, celui des deux pôles qui n’agit pas sur le rappel de l’autre : celui avec lequel il est appelé par A.
- Rappel par inversion du courant. *— L’armature, A (fig. 406), pivote sur le pôle sud d’un aimant permanent, NS; ses mouvements sont limités par deux butoirs réglables. L’élec-
- Fig. 406. — Rappel par inversion de courant.
- tro-aimant porte deux épanouissements en fer doux, qui pr0' longent les noyaux à l’extrémité opposée à la culasse, et se pre' sentent de chaque côté de l’armature.
- Le ressort antagoniste est tendu de manière que l’armature vienne, au repos, s’appuyer sur le butoir de gauche. Un courant positif déplace l’armature malgré le ressort, mais un courait négatif, développant des polarités qui tendraient à amener 1 ar' mature sur repos, est sans action, puisqu’elle y est déjà; le passage du négatif dans les bobines reste donc complètement inaperçu*
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- LIGNES DÉRIVATION.
- Le poste, ainsi monté, pourra être appelé par le positif ; la sonnerie a l’une de ses bornes reliée à la borne, S, du rappel, et 1 autre au pôle négatif d’une pile locale; le pôle positif est amené à la borne P; lorsque l’armature vient s’appuyer sur ce dernier butoir, le circuit est fermé et la sonnerie actionnée.
- A l’autre poste, il suffît d’intervertir, sur le socle, les fils qui client l’entrée et la sortie des bobines aux bornes L et T , un c°urant négatif produit ainsi l’effet qu’aurait eu un positif avant 1 interversion.
- Équilibre des résistances. — Lorsque l’un quelconque des trois postes transmet, son courant, arrivé au point de bifurcation, d (fig. 405), se partage entre les deux autres branches. On équilibre les résistances des trois branches, de telle sorte que le c°nrant, d’où qu’il vienne, se partage toujours, au point d, en *Uux parties égales. On intercale donc, en B et en C, une bobine, dont la résistance, ajoutée à celle de la section de ligne jusqu en d, tasse un total égal à celle de la section A.
- Poste principal. — Le poste principal, en outre de l’agen-Cement ordinaire, comprend deux organes spéciaux .
- 1° Un commutateur inverseur, qui lui permet d’appeler en Positif ou en négatif, à l’aide d’une seule batterie ,
- 2° Un parleur à indice, de Sambourg (V. p. 25) qui lui ^dique, lors de la réception d’un appel, quel est le poste qui 1 a ^ttiis.
- La figure 407 donne le schéma d’une telle installation ; le Parleur de Sambourg peut, si on le désire, actionner une sonnerie c°ïïiïïiune à plusieurs postes : il suffît, pour cela, de rattacher aux <WX bornes, S, du parleur les extrémités d’un circuit compre-nant une pile locale et une sonnerie.
- Poste municipal. - Les postes'municipaux sont gêneraient installés dans une sorte d’armoire à parois articulées, Won appelle boîte-poste, modèle de 1904; on peut placer cette “°ite sur une table quelconque.
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- 532
- MONTAGE DES POSTES.
- la
- Les communications sont amenées à sept bornes, plantées paroi verticale arrière de la boîte. La première, PF (fig*
- SP
- est reliée à la pile d’appel de facteur; la seconde, SF, au $ qui conduit chez le planton ;
- La troisième, P, reçoit la pile de ligne;
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- Boîte-poste municipale.
- LIGNES EN DÉRIVATION.
- 533
- |---------------------------0
- GO g-
- oj 7i % f 2 $r SL
- quatrième, L, est reliée à la ligne, cinquième, T, à la terre.
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- 534
- MONTAGE DES POSTES.
- La sixième, SN, à la sonnerie de nuit, placée dans l’appar' tement privé du receveur.
- La septième, S, à une seconde sonnerie de jour, en dérivation sur celle du poste, dans le cas où la disposition des locaux ne permet pas au préposé de se tenir en permanence à proximité de la boîte-poste.
- Un appel, arrivant à la borne L, traverse le paratonnerre
- S 5N P PS L
- T PF S F
- 99Q9Q9QQ
- ---O
- Récepteur
- Rouet
- Fig. 409. — Panneau-poste municipal.
- et le, galvanoscope, et arrive au plot principal du commutateur ; celui-ci étant sur sonnerie, le courant passe par la fiche dans le plot supérieur, va à la borne de ligne du rappel, parcourt les bobines et sort par la borne de terre, traverse la résistance d’équilibre, et se perd à la terre par la borne T; si ce courant a la direction convenable, l’armature du rappel est actionnée, la pile du poste est envoyée, par le massif et le butoir du travail» au grand plot du second commutateur, qui dirige les courants, soit sur la sonnerie de nuit, si la fiche est à gauche, soit, dans le cas
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- LIGNES EN DÉRIVATION.
- 535
- contraire, sur celle de jour ; éventuellement, le courant est dérivé sur la seconde sonnerie, reliée à la borne S. Pour répondre, on place la fiche du premier commutateur sur le plot inférieur , le courant d’appel traverse alors successivement 1 axe du manipulateur, la butée de repos, le récepteur Morse, la résistance M’équilibre, la borne T, et se rend à la terre.
- On ne construit plus maintenant de boîtes-postes . les installations nouvelles* sont montées sur de simples panneaux en chêne, appelés panneaux-postes, modèle de 1908 (fig. 409). L agencement est à peu près identique à celui des boîtes-postes, sauf qu’ils comportent une huitième borne d entrée, marquée PS, à laquelle on rattache la pile de sonnerie qui, dans 1 installation précédente, est prise sur la borne de la pile de ligne, P.
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- CHAPITRE XLV
- POSTES MORSE POUR LIGNES EN EMBROGHAGE
- Embroehage. — Lorsque les trois postes se trouvent sur Ie parcours d’une même ligne télégraphique, le fil partant du poste extrême, A(fig. 410), peut être amené directement au poste#» dans une installation spéciale, dont la sortie est reliée à u»e
- A B
- Fig. 410.
- section B-C, formant le prolongement de la première : on d^ alors que le poste B est embroché sur la ligne.
- .Deux cas peuvent être envisagés :
- 1° Le poste extrême, A, est principal, tandis que les deu* autres, B et C, sont des bureaux municipaux qui ne doivent paS communiquer entre eux; on a alors une ligne en embroehage pr0' prement dite.
- 2° Les trois bureaux sont postes de l’Ëtat, et les extrêmeS doivent pouvoir correspondre aussi bien entre eux qu’avec 1in' termédiaire : il s’agit alors d’une ligne omnibus, qu’on désigue aussi parfois sous le nom de ligne partagée.
- Poste embroché. — Lorsque les postes B et C sont des bureaux municipaux, les deux extrêmes sont installés com lorsqu’il s’agit d’une installation en dérivation; tout courait émis par l’un des trois est reçu par les deux autres; le P1111'
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- LIGNES EN EMBROCHAGE.
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- *cipal est donc muni d’un inverseur de pile et d’un parleur à indice, et les deux secondaires d’un rappel par inversion de courant. Le poste intermédiaire n’a pas de fil de terre à la sortie
- Fig. 411.
- ^6 son appareil ni à sa pile, ainsi que le montre schématiquement ^ figure 411; un courant, arrivant par la ligne A (fig. 412), traverse le paratonnerre et arrive, par le galvanoscope, à un commutateur, c. Si la fiche de celui-ci est sur le plot, 5, le courant inverse le rappel, R (qui fonctionne ou non, suivant le sens),
- Fig. 412. — Poste municipal embroché.
- Puis arrive à un second commutateur, c', qui doit toujours être <WS la même position que le premier ;le courant passe donc dans *e second paratonnerre et va prendre terre au poste C.
- Pour sa transmission, le poste B dispose d’une batterie sans
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- 538
- MONTAGE DES POSTES.
- terre chez lui ; lorsque ses commutateurs, c et c', sont sur appa-reil, le pôle négatif va prendre terre au poste A (fîg. 411) ; dès qu’il abaisse son manipulateur, le pôle positif est, à son tour, mis en communication avec le poste G, où il trouve une terre ; le même signal est donc envoyé sur les deux lignes, mais C, dont le rappel est orienté pour enregistrer le négatif, n’est pas dérange par les signaux positifs ainsi reçus.
- Poste intermédiaire d’une ligne omnibus. — Le mode d’exploitation d’une ligne omnibus a été indiqué plus haut, le poste intermédiaire, après avoir travaillé simultanément avec les deux extrêmes, les met en communication directe, pour un temps déterminé.
- Si le voltage des batteries des extrêmes est suffisant pour leur permettre de communiquer entre eux, la communication directe leur est donnée, comme on peut le voir, en CD, sur les figures 413 et 414 ci-après ; on embroche généralement sur ce fil un parleur» dônt le fonctionnement indique que les deux extrêmes sont en correspondance.
- Lorsque, pour une cause quelconque, la communication directe pure et simple ne peut être employée, le poste intermédiaire réunit les deux extrêmes par une translation.
- Morse en translation. — Ce montage dont le principe a été indiqué précédemment (V. 'p. 158) est donné en détails par la fig. 413 : l’installation comporte, de chaque côté, un commutateur bavarois à quatre directions, dont la barre principale communique avec l’une des lignes; les quatre plots, susceptibles d’être réunis à la barre par une fiche, permettent de renvoyer chaque ligne sur sonnerie (S), sur appareil (A), sur translation (T), ou sur la jonction de communication directe (CD).
- Premier cas : l’intermédiaire travaille avec l’un des extrêmes : il met, du côté convenable, la fiche sur le plot, A, et se trouve dans les conditions d’un poste ordinaire. On peut donc travailler simultanément, à partir de l’intermédiaire, sur les deux côtés de la ligne.
- Deuxième cas : les deux extrêmes travaillent ensemble.
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- LIGNES EN EMBROCHAGE. 5 39
- Pour mettre les deux extrêmes en relation, à travers la trans*
- —o-
- - -I-----T
- ->----
- + + + + + + + + +
- —o
- ^tion, l’intermédiaire place ses deux fiches sur les plots T, un
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- MONTAGE DES POSTES.
- courant venant de~la ligne de gauche, par exemple, prend Ie chemin suivant ^'paratonnerre, galvanoscope, commutateur,
- J*
- 60
- £
- (I0
- plot T, borne M du récepteur de droite, armature, butoir repos, borne I, axe du manipulateur de gauche (pas de bifur
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- LIGNES EN EMBROCHAGE.
- . 541
- cation en b, le plot A étant isolé), butée de repos, borne L du récepteur de gauche, bobines et terre.
- L’armature s’abaisse; un courant passe dans l’armature, la borne M, le plot T du commutateur de droite et, de là, par la fiche et le trajet ordinaire, sur la ligne de droite.
- Montage en translation indépendante. — L’emploi des récepteurs Morse, comme translateurs, nécessite des appareil» spéciaux ; d’autre part, à cause de leur masse, ils constituent des relais relativement médiocres ; aussi tend-on de plus en plus ^ faire usage, dans les postes intermédiaires de lignes omnibus, fie translations indépendantes, soit du genre Froment, soit du ïïiodèle des Ateliers (V. p. 159).
- L’agencement devient plus simple : il suffît de relier les deux bornes de ligne de la translation aux plots Tra des commutateurs ; °n peut, en outre, si le trafic entre l’intermédiaire et les extrêmes le permet, desservir les deux sections avec un seul appareil : c’est le cas de la figure 414.
- I
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- CHAPITRE XLVI
- DISPOSITIFS PRÉSERVATEURS DES COURANTS TELLURIQUES
- Courants telluriques. — On désigne ainsi des courants naturels, qui parcourent les fils d’une façon presque permanente, et dont l’intensité, généralement très faible, peut parfois augmenter jusqu’à empêcher totalement la correspondance télégraphique-
- Les physiciens ne sont pas d’accord sur la cause initiale de ces maxima ; on a remarqué qu’ils coïncident avec les aurores boréales et les orages magnétiques.
- Ils ne se produisent pas, comme les courants atmosphériques, dans un fil isolé à l’une de . ses extrémités, ce qui a autorisé a conclure que des perturbations, dont la cause échappe, font varier le potentiel de la terre, et, par les différences qui peuvent ainsi s’établir entre les deux extrémités d’un fil, donnent naissance aux courants dont il s’agit.
- Des études faites, notamment, par Blavier, il résulte que les courants telluriques changent de direction sensiblement aux mêmes heures de la journée ; très faibles au moment du lever du soleil, ils augmentent d’intensité jusque vers neuf heures du matin, puis décroissent et passent par zéro, aux environs de midi, charn gent alors de direction, pour atteindre un nouveau maximum vers quinze heures ; un troisième maximum est souvent constaté d’une heure à deux heures du matin. Le régime de ces courants est influencé par les grandes tempêtes, les variations brusques de température ; il est généralement plus élevé au moment des équinoxes.
- Lorsque les courants telluriques atteignent une intensité de l'ordre de celle des courants télégraphiques, la correspondance devient impossible, et la seule ressource est de constituer des
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- DISPOSITIFS PRÉSERVATEURS DES COURANTS TELLURIQUES. 543
- ^gnes à deux fils, excluant toute terre du circuit. On doit alors disposer de batteries spéciales à chaque circuit, de telle sorte que le remède n’est applicable qu’à un nombre assez restreint de communications.
- On a cherché à éliminer cette difficulté par le système dit de la àemi-boucle, qui permet d’utiliser, pour la transmission, les batteries communes, reliées à la terre, tout en supprimant cette derrière à la réceptiôn. De cette façon, et si l’on fait abstraction des Pertes de la ligne, le circuit ne comporte qu’une seule terre, ce
- ~© 0
- Fig. 415. — Appareil Hughes monté en demi-boucle.
- qui n’offre pas d’inconvénient. La figure 415 montre l’agencement d’un Hughes monté en demi-boucle : la ligne d’aller est attachée à la borne L de l’appareil, la ligne de retour à la Wne T ; en outre, cette dernière borne communique avec le plot de droite d’un commutateur bavarois. Dans la position de transmission, on place la fiche à droite, de sorte que le circuit, partant la terre de la pile, P, se ferme à la terre amenée à la borne T, ^près avoir traversé le récepteur correspondant. Pour recevoir, °U met la fiche sur le plot isolé.
- Ce dispositif n’est applicable qu’au Morse et au Hughes ; en ce qm concerne le Baudot, on pourrait le réaliser en scindant les couronnes, ou par tout autre artifice; en l’état actuel, on doit,
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- MONTAGE DES POSTES.
- ou bien se résoudre à la boucle complète, avec batteries spéciales* ou bien disposer de quatre fils pour une seule communication et constituer deux demi-boucles affectées chacune à la transmission dans un sens déterminé et invariable.
- Bibliographie.
- Administration des P. T. T. — Instruction sur l'installation des bureaux télégra' phiques principaux. Paris, 1919.
- Thomas. — Traité de télégraphie électrique. Paris, 1894.
- Montillot. —Télégraphie pratique. Paris, 1898.
- Tongas. — Installations télégraphiques. Paris, 1914.
- E. Montoriol. — Guide pratique du télégraphiste. Paris, 191ri.
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- HUITIÈME PARTIE
- t
- TABLEAUX COMMUTATEURS
- Principe. — Dans les bureaux où aboutissent un certain nombre de fils d’importance secondaire, il est avantageux de les grouper sur un minimum d’appareils.
- On peut, par exemple, les réunir deux à deux, suivant le dispositif indiqué parles figures 403 et 404 (p. 526 et 527); il est encore préférable de les rattacher à un tableau-commutateur. On désigne sous ce nom des tableaux reliés, d’une part aux lignes, d’autre part à des postes Morse, et permettant de renvoyer temporairement telle ligne sur tel appareil disponible, puis, le travail terminé, de rompre cette communication, pour mettre le même appareil en relation avec une autre ligne.
- CHAPITRE XLVII TABLEAUX MANDROUX
- i
- Tableaupour ligne simple.—La figure 416 montre un tableau pour douze lignes simples et cinq appareils : à la partie supérieure sont les fiches, F, qui communiquent, chacune, avec un appareil, et sont en attente ; au-dessous, sur deux rangées de six, sont ies conjoncteurSy C ; quand on introduit une fiche dans l’un d’eux, on ïüet la ligne en communication avec un appareil, et on renvoie, eR même temps, la pile qui convient (fig. 417) ; dès qu’on retire
- Montoriol. — Télégraphie. 35
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- 546
- TABLEAUX COMMUTATEURS.
- la fiche, la ligne se trouve reliée à un annonciateur ; enfin, tout a fait au bas du panneau, sont, sur deux autres rangées, les annonciateurs, A, dont l’armature, lorsqu’elle est attirée, laisse échapper un volet, qui montre le numéro de la ligne appelante (n° 7, sur la fig. 416).
- Fiche. — La fiche comprend trois parties : la tête, T (fig.418), isolée du corps, C, par une rondelle d’ébonite, E, et une poignée, P,
- ocD00e<s>e<De><§(Dea)<2>
- Fig. 416. — Tableau-commutateur Mandroux.
- séparée du corps par une bague en ivoire, I ; le tout est assembla par une vis p, sur une tige, 2, solidaire de la tête, et qui traverse le corps dans un manchon d’ébonite.
- Le cordon souple comporte deux conducteurs, dont les extrémités sont serrées sous des vis taraudant, l’une sur le corps, C, l’autre sur la poignée, P, qui par la tige, l, communique avec le tête ; les conducteurs, à leur extrémité opposée, sont attachés a deux plots, dont l’un communique à la borne de pile d’un manip11' lateur Morse, et l’autre à la borne ligne.
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- TABLEAUX MANDROUX.
- 547
- Conjoncteurpour ligne simple.—Leconjoncteur se compose de trois blocs en laiton, dont deux à la partie antérieure et dans le même plan. L et A (fig. 419 et 420) ; le troisième, placé derrière
- Morse
- Fig. 417. — Tableau Mandroux pour lignes simples.
- ks deux premiers, est isolé d’eux par une plaque en ébonite, E. Ces trois blocs communiquent : L avec la ligne, P avec la pile rpn convient à celle-ci et A avec l’annonciateur.
- Le bloc, L, est percé d’une ouverture en tronc de cône, qui se Prolonge, à travers l’ébonite, jusque dans le bloc, P : dans la posi-
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- 548
- TABLEAUX COMMUTATEURS.
- tion d’attente, la ligne est renvoyée à l’annonciateur, grâce à une tige, t, noyée dans le bloc, L, qui, sous l’action d’un ressort à boudin, R, vient s’appuyer sur le plot, A; cette tige porte une échancrure
- circulaire placée un peu plus bas que celle-ci. Lorsqu’on introduit la fiche, le bout conique soulève la tige, U jusqu’à ce que son échancrure coïncide avec la paroi intérieure du trou ; la tige est ainsi éloignée du bloc, A, et la ligne ne communique plus avec l’annonciateur ; elle est renvoyée à l’axe du manipulateur par le corps delà fiche.
- La tête de la fiche s’engage dans le bloc, P: celui-ci porte, sur sa face de droite, un petit ressort-lame, r (fig. 420), muni d’un ergot, e, pointillé sur la figure 419 ; l’extrémité de la fiche écarte
- l’ergot au moment de l’enfoncement, mais bientôt, sous l’action de son ressort, ^ vient se loger dans la gorge, g (fig. 418), que porte la tête de la fiche : il assure ainsi une liaison électrique convenable*
- Annonciateur. — L’annonciateur est à une seule bobine, B (fig. 421); son armature, articulée en O sur le cadre en laiton, C, porte un appendice terminé par un bec, b ; un volet, V, en état d’équilibre instable, est maintenu par le bec, b, solidaire de l’armature ; dès que celle-ci est attirée, le bec se relève, le volet tombe et le numéro de la ligne appelante apparaît. En même temps? l’armature vient prendre contact avec un plot à vis, S, relié à une sonnerie, unique pour tout le tableau; celle-ci ayant l’une de ses bornes en communication avec une pile, et le massif de l’annonciateur étant à la terre, le circuit est fermé et la sonnerie fonctionne.
- Fig. 419 et 420. •— Conjoncteur Mandroux pour ligne simple.
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- TABLEAUX MANDROUX.
- 549
- Conjoncteur pour lignes bifurquées. — La plaque, L,
- Fig. 421. — Annonciateur Mandroux pour ligne simple.
- porte deux trous (fîg. 422 et 423); l’un est marqué-j-et l’autre — ; la tige, t, est échancrée à son passage dans chacun d’eux;la plaque d’arrière est divisée en deux plots, P et P' (fig. 423), reliés chacun à l’une des batteries, respectivement positive et négative : on prend donc la première dans le trou supérieur et inversement.
- La fiche est la même que pour les lignes simples.
- Fig. 422 et 423. — Conjoncteur Mandroux pour lignée bifurquée.
- Annonciateur pour lignes bifurquées. — L’électroaimant est à deux bobines, B (fîg. 424) ; l’armature, A, à ce détail près, est agencée comme pour les lignes simples. En outre, un aimant permanent, NS, est placé derrière l’électro-aimant ; sur l’extrémité, S, est articulée une pièce de fer doux, p, placée
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- 550
- TABLEAUX COMMUTATEURS.
- horizontalement et prolongée par une tige en aluminium, a, qul traverse le panneau ; la pièce, p, est, de la sorte, aimantée sud-Un courant quelconque fait tomber le volet, mais s’il est positif»
- Fig. 424. — Annonciateur Mandroux pour ligne bifurquée.
- la pièce p, en se déplaçant à droite, entraîne une petite plaquette rectangulaire, C, qui démasque le signe -f* à l’extérieur du pan' neau (fig. 425) ; on sait alors qu’on doit enfoncer la fiche dans le
- mm IilI
- 7 - 8
- Fig. 425. Fig. 426.
- trou marqué du même signe, sur le conjoncteur correspondant. Un courant négatif produit l’effet inverse : la pièce p se déplace à gauche et la plaquette cache le signe -j- pour découvrir le signe — (fig. 426).
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- CHAPITRE XLVIII
- TABLEAUX STANDARDS
- TABLEAU STANDARD DE 1902
- Agencement général. — A la partie supérieure du tableau sont deux rangées de six annonciateurs chacune ; au-dessous, quatre rangées de conjoncteurs à ressorts, dont les deux premières correspondent aux douze lignes et la troisième aux quatre appareils ; la quatrième comprend six conjoncteurs : les quatre de droite sont reliés aux bornes extrêmes de deux translations, les deux autres à l’entrée et à la sortie d’un milliampèremètre.
- Gonjoncteur et fiche. — Dans les conjoncteurs de lignes,
- le ressort long (fig. 427), communique avec la pile, le ressort
- court, avec la ligne ; à l’état de repos, ce dernier s’appuie sur
- un contact fixe, relié à l’annonciateur.
- Les fiches comportent une pointe, et un corps, séparés par une
- rondelle d’ébonite, et reliés chacun à l’un des conducteurs du cordon 7 \
- souple ; le conjoncteur d’appareil comprend seulement deux ressorts, communiquant, l’un avec l’axe d’un manipulateur, l’autre avec la butée de pile. La figure 427 montre une liaison établie ; la ligne est séparée de l’annonciateur lors de l’introduction de la fiche et est renvoyée, ainsi que la pile, au manipulateur.
- Tableau « Standard » pour lignes bifurquées. — Ce
- tableau (fig. 428) ne diffère du précédent qu’en ce que :
- 1° Deux annonciateurs placés en dérivation sur une même ligne sont orientés pour obéir, l’un au positif, l’autre au négatif.
- 2° Chaque ligne est reliée à deux conjoncteurs, permettant
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- 552
- TABLEAUX COMMUTATEURS.
- de répondre, l’un avec une pile positive, l’autre avec une püe négative.
- Emploi du milliampèremètre. — L’insertion du milliampè' remètre dans une communication s’opère à l’aide de deux cordons :
- Annonciateur
- Annonciateur
- Morse
- rz—~ r
- Mi/hampéremetre
- L
- P
- L
- P
- tfeb/s n‘2
- Fig. 427. — Tableau de 1902 pour lignes simples.
- le premier renvoie la ligne à l’entrée du milliampèremètre, second la reprend à la sortie de cet instrument et la conduit à l’appareil. Le second conducteur de chaque cordon renvoie la P^e à l’appareil, par l’intermédiaire des ressorts longs des quatre jacks employés.
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- TABLEAUX STANDARDS.
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- Translation. — La jonction de deux lignes par une transition s’opère également par l’intermédiaire de deux cordons.
- La figure 429 représente le cas de deux lignes bifurquées et de deux postes travaillant l’un en négatif et l’autre en positif.
- Morse
- Fig. 428. — Tableau de 1902 pour lignes bifurquées.
- Embrochage. —Lorsqu’un poste, muni d’un tableau standard,, est embroché sur une communication reliant deux autres bureaux,, is deux sections de la ligne aboutissant à un commutateur inverseur à double fil. Dans la position normale, les deux postes extrêmes sont en communication directe à travers un parleur, qui
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- TABLEAUX COMMUTATEURS.
- 551
- sert à percevoir les appels. Lorsque l’intermédiaire veut correspondre avec l’un des postes extrêmes, il tourne le commutateur inverseur, ce qui amène chacune des sections de la ligne à un conjoncteur individuel : il prend communication avec celui des
- Annonciateurs
- Lianes
- Jacks à’<
- Jacks c/e /un c/es re/a.
- Fig. 429. — Tableau de 1902. — Lignes en translation.
- deux postes qui convient, tandis que l’autre se trouve relié à un annonciateur. Sur chacune des branches aboutissant auxconjonc teurs, on a inséré une résistance égaleàcèlle de l’autre section de ligne, afin que l’intensité, émise par chacun des extrêmes, ne sod pas augmentée par suite de la" rentrée de l’intermédiaire.
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- TABLEAUX STANDARDS.
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- TABLEAU DE 1909
- Conjoncteur et cordon. — Le tableau de 1909 est monocorde; il a une capacité de six, douze ou vingt-quatre conjoncteurs, qu’on utilise indifféremment pour les lignes simples et pour les Lgnes bifurquées, comme il vient d’être dit pour le tableau de 1902.
- A nnonc/atei/r -r
- Corc/on
- Morse
- Tableau de 1909. — Schéma.
- Les conjoncteurs et les annonciateurs sont relies a des plot», Placés dans le fond de la boîte, et qu’on peut relier à volonté, suivant qu’il s’agit de lignes simples ou de lignes bifurquées.
- Les appareils sont rattachés chacun à un cordon terminé par une fiche; les planchettes qui supportent les fiches peuvent en Recevoir quatre, huit, douze, seize ou vingt.
- Milliampèremètre. — Avec chaque tableau, on fournit un 171üliampèremètre et un bouton de court-circuit monté sur socle. On
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- TABLEAUX COMMUTATEURS.
- T Q
- installe ces deux appareils sur le poste Morse du dingeur. v bouton de court-circuit est semblable à une borne à interrupteur (Y. p. 291). Lorsque l’écrou est desserré, les courants qu 011 envoie sur la ligne traversent le milliampèremètre ; celui-ci est mis en court-circuit lorsque l’écrou est serré.
- TABLEAU A CAPACITÉ VARIABLE DE 1912
- Particularités. — Ce tableau est formé par la juxtapositi°n de parties amovibles, appelées réglettes ou éléments, qu’on fixe, aU moyen de deux vis, sur un cadre métallique solidaire de l’ébénis terie. Les dimensions de toutes les réglettes étant les mêmes, peut les substituer les unes aux autres pour constituer le table-suivant les besoins.
- Il existe deux modèles d’ébénisterie, qui ne diffèrent que Par la largeur : l’un est construit pour 7 réglettes et a 27 centimètre0» l’autre pour 14 réglettes et a 52 centimètres.
- Les réglettes sont de trois sortes :
- Celles pour deux lignes simples ;
- Celles pour deux lignes bifurquées ;
- Les réglettes d’attente.
- Réglettes. — Les lignes sont rattachées, tout d’abord, à ulï coupe-circuit double, à fusible de 1 ampère ; sur les réglette pour lignes simples (fig. 431) on trouve ensuite, dans l’ordre d® haut en bas : deux annonciateurs, deux conjoncteurs reh®5 respectivement aux deux annonciateurs, deux prises de püe î lréglettes pour lignes bifurquées (fig. 432) sont munies, sur chaqu0 igné, d’annonciateurs polarisés à deux armatures ; l’une de celles'01 obéit au courant positif, l’autre au négatif ; l’appendice de chacun0 des armatures retient un volet qui, en tombant, indique le V^e reçu; chaque ligne aboutit à deux conjoncteurs, dont l’un donu0 la pile positive et l’autre la pile négative. Quatre prises de pile sOÏ1^
- < J 0
- placées à la partie inférieure. Les communications de lignes et pile sont amenées à des ressorts, fixés à l’intérieur du meuble, lorsqu’on monte une réglette, des plots, disposés à cet effet, vienu0ïlt s’appuyer sur ces ressorts et renvoient les communications.
- Les réglettes d’attente sont dépourvues de tout organe ; e^eS
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- TABLEAUX STANDARDS.
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- Servent simplement à la fermeture du meuble, en attendant la Pose de nouvelles réglettes de lignes.
- Lij,
- 'nés
- Covpe-àrcuit
- i i
- ♦
- ----Son wrje
- f
- /VVNAA
- Annonciateur
- f
- /VW\
- Anne
- nrialeur
- Con/onct
- fors
- 6
- -Oi
- Piles
- Fig 43F ___ Tableau extensible. Fig. 432. — Tableau extensible.
- Lignes simples. Ligne bifurquées
- La liaison avec les appareils ou les relais s’opère à l’aide de fiches monocordes, comme dans le précédent.
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- CHAPITRE XLIX
- TABLEAU COMMUTATEUR BLANCHON
- Principe.— Ce tableau est conçu en vue de l’emploi éventuel du double fil ; en outre, les fiches de liaison sont sans cordon. La figure 433 montre l’aspect d’un tableau pour 12 lignes et 6 appa' reils ; à l’état de repos, les 12 fiches sont dans les conjoncteurs d’annonciateurs, groupés à la partie supérieure ; au-dessous se trouvent 6 rangées de 12 conjoncteurs chacune, sur lesquelles les lignes et les appareils sont multiplés, comme on le fait dans les
- meubles téléphoniques (fig. 434) ; tous les conjoncteurs de la pre' mière rangée horizontale correspondant à l’appareil n° 1, t°uS ceux de la deuxième, à l’appareil n° 2, et ainsi de suite ; la ligne n° 1 est multiplée sur tous les conjoncteurs n° 1 des six rangées horizontales, la ligne n° 2 sur tous les conjoncteurs n° 2, etc.» en un mot, les appareils sont multiplés horizontalement et leS lignes verticalement. Pour renvoyer la ligne n° 5 sur l’appareil n° 2, il suffit d’introduire une fiche dans le cinquième conjoncteur de la deuxième rangée horizontale; on prend, pour cet office, la
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- TABLEAU BLANCHON.
- 559
- fiehe qui, jusque-là, était dans le cinquième conjoncteur d’annonciateur.
- Les fiches sont simplement c nstituées par trois douilles en
- 12 3 4 5 6 r J HN lî
- ii I—-------------------------------------
- L il Hi
- Fig. 434. — Tableau Blanchon. Muitiplage des lignes et des appareils.
- ^iton, isolées les unes des autres par des rondelles d’ébonite (% 435). L’annonciateur est polarisé et fonctionne comme les Précédents.
- Tableau pour lignes simples. — La figure 438 représente conjoncteur d’annonciateur et un d’appareil ; le premier comprend quatre ressorts pouvant être réunis deux à deux par les Quilles d’une fiche ; le second en comporte six : la ligne est inul-Lplée sur le grand ressort supérieur de chacun de ces conjoncteurs, Asi que sur les cinq conjoncteurs de même numéro des autres logées horizontales ; la terre (ou le fil de retour) est multiplée, même, sur le deuxième ressort supérieur ; enfin, la pile affectée a cette ligne est également multiplée sur le troisième ressort des ^ conjoncteurs.
- Ln courant, reçu delà ligne, arrive aux sept grands ressorts, ^°üt six sont isolés ; il ne trouve d’issue que par celui dans le con-Icftcteur duquel la fiche est enfoncée ; si celui-là est le conjoncteur Annonciateur, ce courant passe, par la douille de la fiche, dans le §FBnd ressort inférieur, parcourt l’annonciateur, revient au
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- 550
- TABLEAUX COMMUTATEURS.
- deuxième ressort inférieur, et, par la seconde douille, se rend à la terre ou sur le fil de retour. L’annonciateur fonctionne : Ie dirigeur retire la fiche et, après avoir choisi un appareil disponible* le deuxième, par exemple, enfonce la fiche dans celui des con-
- Fig. 435. — Tableau Blanchon.
- joncteurs de la deuxième rangée qui porte le même numéro <ïue l’annonciateur actionné. Le courant reçu se rend alors dans Ie récepteur ; en outre, l’enfoncement de la fiche a eu pour effët réunir les deux petits ressorts, l’un relié à la pile, l’autre commU' niquant à la butée de travail du manipulateur.
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- CHAPITRE L
- MULTIPLE TÉLÉGRAPHIQUE
- Principe. — Le tableau télégraphique multiple, installé à Paris-Central, a pour but de permettre l’échange direct de télégrammes, Par appareil Morse ou parleur, entre les différents bureaux qui y sont rattachés, de manière à supprimer le transit au poste central (réception sur un poste et réexpédition sur l’autre).
- Il est agencé, en principe, comme un multiple téléphonique ; les liaisons temporaires sont effectuées à l’aide de paires de fiches, important chacune une translation du genre Froment. Sa capacité 0st de 600 lignes, dont 120 sont réservées aux postes locaux du Central, pour recevoir et réexpédier les télégrammes à destination °u en provenance de la province et de l’étranger ; les 480 autres sont rattachées aux bureaux des départements de Seine, Seine-et'Oise et Seine-et-Marne. Les 600 jacks locaux sont répartis sur ^ places d’opératrices, à raison de 50 pour chacune d’elles ; les tecks généraux sont groupés en six sections complètes, plus deux finarts de section aux extrémités.
- Chaque opératrice dispose de 35 paires de fiches.
- Les signaux d’appel, d’occupation et de supervision sont profits par des lampes ; les réponses du Central et les signaux de ^Opture de communications sont automatiques.
- Montage d’un poste extrême. —- Le montage d’un poste, Attaché au multiple, est donné par la figure schématique ci-après (flg. 436) : en plus des appareils ordinaires, ce poste comporte Ul1 bouton d’appel et de fin, appelé aussi bouton à collage, muni d’un teverseur de pile. Dans la position normale, celle que représente la %ure, le pôle négatif de la pile, P, est à la terre par le ressort qui
- Montoriol.—Télégraphie. 36
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- TABLEAUX COMMUTATEURS.
- termine, à gauche, l’armature de l’électro-aimant ; le pôle positif est amené à la butée de travail du manipulateur, laligne est rattachée au pivot de l’armature et, par le butoir de repos de celle-ci* est renvoyée au manipulateur : on est donc dans la position de transmission.
- Si l’on abaisse l’armature, en agissant sur le bouton, le ressort de gauche vient s’appuyer sur sa butée supérieure et met à la terre
- le pôle positif de la pile, P î Ie pôle négatif est relié à la ligne à travers la bobine, le butoir de travail et l’armature : un courant négatif permanent s’établd et maintient l’armature aU collage ; elle y reste jusqu’à ce qu’on coupe le circuit de Ja ligne : à ce moment, le courant négatif se trouvant interrompe l’armature se relève, renvoyant de nouveau la ligne au maI11' pulateur et montant la pile en positif. On verra plus loin que cette interruption est produite au multiple, lors de la réponse du Central à un appel du poste extrême.
- Liane.
- AWAV
- Fig. 436. — Montage d’un poste relié au multiple télégraphique.
- La résistance, R, placée entre le récepteur et la terre, serta équilibrer la ligne, dans des conditions qui vont être indiqueeS* La figure 437 montre la forme réelle du bouton d’appel et de fi11 * la bobine est placée horizontalement et cuirassée par un cylmdre de fer doux; l’armature consiste en un disque, porté par une tige delaiton, mobile horizontalement àl’intérieur du noyau de la bobine, on peut déplacer la tige et le disque à l’aide d’un levier, articnle sur la gauche. Ce levier, à sa partie inférieure, présente un retour d’équerre portant un cylindre d’ivoire ; à l’état de repos, cecylm^rc se trouve, au-dessous de deux ressorts-lames, L et T, qui con1 muniquent, par les deux bornes de gauche, marquées des mêmes lettres, avec la ligne et la terre, qu’ils renvoient par leurs butees
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- MULTIPLE TÉLÉGRAPHIQUE.
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- Respectives de repos, à la borne LA, où est attaché le fil allant au pivot du manipulateur, etfà la borne —, qui communique avec le pôle négatif de la pile.
- Lorsqu’on écarte le levier vers la gauche, on amène l’armature au contact du noyau et de la cuirasse de la bobine ; en outre, le cylindre d’ivoire soulève les ressorts L et T, et les met en contact
- ___________________________________i
- Fig. 437. — Bouton d’appel et de fin.
- avec deux autres ressorts, reliés respectivement à la sortie de la bobine et au pôle positif de la pile ; le pôle négatif étant en permanence à l’entrée, le courant négatif s’établit sur la ligne. Dès que se produit l’interruption dont il est question plus haut, le cylindre d’ivoire est chassé par la pression des ressorts L et T, qui reviennent sur leurs butées de repos, l’armature est décollée et l’extré-niité supérieure du levier vient frapper sur un timbre de sonnerie.
- Appel du central par le poste extrême. — Lorsqu’un poste extrême (ou un poste local du Central) actionne son bouton à collage, le courant négatif permanent, qui s’établit, arrive au jack local (fig. 438) auquel est reliée la ligne et, de là, se rend dans le relais d’appel et à la terre, par l’intermédiaire du butoir de repos et de l’armature supérieure du relais de coupure ; l’armature du Relais d’appel, reliée au pôle positif de la batterie de 24 volts, vient s’appuyer sur son butoir de travail et ferme, à travers l’enroulement
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- 5fi4 TABLEAUX COMMUTATEURS.
- d’un relais pilote, dont il sera question plus loin, le circuit de la lampe d’appel, placée auprès du jack local, et qui s’allume ; en même temps, une seconde communication, prise au butoir de travail du relais d’appel, renvoie la batterie de 24 volts au butoir de repos et à l’armature inférieure du relais de coupure et enfin aux lampes doccupation, placées au-dessous de chacun des jacks géné- , ( raux multiplés sur la ligne appelante : l’allumage de ces lampes indique, dans toutes les sections du meuble, que la ligne n’est plus libre.
- Réponse du Central. — Dès que l’opératrice du multiple voit la lampe d’appel allumée, elle introduit une fiche dans le jack placé au-dessus ; la douille de ce jack est multiplée, comme les ressorts, avec celles des jacks généraux de la même ligne, et reliée, d’autre part, à la batterie de 24 volts, à travers le relais de coupure ; dès que le corps de la fiche vient toucher la douille, le circuit se trouve fermé, par l’intermédiaire de l’un des enroulements du relais de fin. L’armature de celui-ci est réglée pour ne pas obéir à l’action, assez faible, du courant qui circule ainsi dans cet enroulement ; le relais de coupure, au contraire, est excité ; son armature supérieure rompt la communication entre la ligne et le relais d’appel, qui revient au repos, provoquant l’extinction de la lampe d’appel et aussi, pour un temps très court, des lampes d’occupa-tion : celles-ci sont, en effet, rallumées aussitôt par l’armature infe-rieure du relais de coupüre, dont le butoir de travail est relié à la , batterie de 24 volts. Lorsque l’enfoncement de la fiche est termine» le ressort court s’appuie sur la pointe, reliée à l’armature du reU^ translateur de gauche, et le ressort long donne la^terre à la nuque et aux bobines du relais translateur de droite, auquel celle-ci est rattachée.
- La disposition et les dimensions de la fiche et du jack sont calculées de telle sorte qu’il s’écoule un temps appréciable entre le moment où le relais de coupure fonctionne et celui où la continuité de la ligne est rétablie à travers la translation : l’isolçment momentané, qui en résulte, provoque une interruption du courant , négatif d’appel, l’armature de l’électro-aimant d’appel du poste extrême se décolle et le bouton vient frapper sur le timbre : Ie
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- MULTIPLE TÉLÉGRAPHIQUE.
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- poste appelant est ainsi averti automatiquement que l’opératrice du multiple s’est portée sur sa ligne.
- Mise en communication.—Sans autre avis, le poste extrême
- de fin ^
- L ampe d occupation
- Hélais
- Fin v-------------
- Relais translateur'
- •Ifeiais translateur
- Lampe d'occupâtu
- •ffRelais pilote
- Clé d pcoûte
- coupure
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- Relais d'écouîe
- Multiple télégraphique.
- Fig. 438.
- commence immédiatement à donner, à l’aide de son manipulateur Morse, le numéro du bureau avec lequel il désire communiquer. L’opératrice du multiple, en même temps qu’elle enfonçait la fiche, a abaissé la clé d'écoute du côté de cette fiche : les courants du poste extrême sont dirigés, par les troisième et quatrième
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- TABLEAUX COMMUTATEURS.
- ressorts de gauche de la clé d’écoute, dans le relais d'écoute, dont la sortie est à la terre, par les deux premiers ressorts de gauche de la Clé, la nuque de la fiche et le ressort long du jack ; le relais d’écoute actionne, à son tour, le parleur, sur lequel l’opératrice lit le numéro de la ligne demandée. Elle prend alors la seconde fiche de la même paire et l’introduit dans celui qui convient des jacks généraux, après s’être assurée, toutefois, que la lampe d’occupation est éteinte ; en même temps, elle relève sa clé d’écoute. Le relais de coupure de la seconde ligne est actionné dans les mêmes conditions que celui de la première : les lampes d’occupation sont allumées et le relais d’appel isolé.
- Les deux bureaux, demandeur et demandé, sont maintenant reliés à travers une translation ordinaire (Y. p. 157). Les courants d’appel, pour se rendre au relais translateur de droite, traversent le second enroulement du relais de fin de gauche, mais, comme ils sont positifs, leur action est inverse de celle du courant de douille, qui circule dans l’autre enroulement, et l’armature du relais de fin continue à rester au repos.
- Lorsque le bureau demandé a perçu les appels, ses réponses arrivent dans les bobines du relais translateur de gauche, qui les renvoie sur la ligne du demandeur, et la correspondance est établie. Ces derniers courants traversent, de même, le relais de fio de droite et sont également sans action sur son armature.
- Signal automatique d’occupation. — Lorsque l’opératrice trouve allùmée la lampe d’occupation, placée au-dessous du jack général de la ligne demandée, elle introduit la fiche dans l’un des cinq jacks d'occupation que comporte chaque panneau : le signal « pas libre » est donné automatiquement au poste demandeur.
- A cet effet, tous les jacks d’occupation des différents panneaux sont reliés à un manipulateur automatique, fonctionnant en per' manence : un disque, métallique, D (fig. 439), qu’un moteur électrique anime d’un mouvement de rotation continu, porte, graves sur sa périphérie, les deux signaux Morse correspondant aux lettres OC (abréviation de « occupée »). Au-dessus du disque est articule, en O, un levier, L ; sous l’action d’un ressort à boudin, R, le bec, qui termine à gauche le levier, L, vient s’enfoncer dans les creux
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- Çue lui présente le disque, tandis que les reliefs le soulèvent: dans ce dernier mouvement, qui correspond aux traits et aux Points gravés sur le disque, la partie de droite vient prendre contact avec sa butée inférieure, V', reliée à la batterie de ligne de 50 volts : le ressort, R, étant relié aux ressorts courts des
- Fig. 439. — Multiple télégraphique. — Signal d’occupation.
- différents jacks d’occupation, les lignes qu’on y rattache momentanément reçoivent, d’une îaçon continue, le signal OC. Le poste demandeur, ainsi avisé, donne alors le signal de fin, comme il va être indiqué.
- Fin de communication. — Lorsque la communication est terminée, les deux postes temporairement reliés doivent donner le signal de fin de communication, en agissant sur le bouton à collage, comme ils le font pour l’appel. Il en résulte, de même, l’inversion de la pile et l’envoi d’un courant négatif permanent. Ce courant arrivant, par exemple, de la ligne de gauche, se rend dans le relais translateur de droite, en traversant le second enroulement du relais de fin de gauche ; mais, cette fois, comme il est négatif, son action s'ajoute à celle du courant de douille, qui parcourt le premier enroulement ; l’armature du relais est alors attirée et donne la terre à la lampe de fin qui lui correspond.
- Si le poste de la ligne de droite, quelques secondes après, ac-
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- TABLEAUX COMMUTATEURS.
- tionne également son bouton, celui-ci reste collé, car son courant négatif s’ajoute au positif émis par le relais translateur de droite; mais la lampe de fin de droite ne peut s’allumer, le second circuit du relais de fin, qui la commande, étant à ce moment isolé.
- L’allumage de l’une des lampes de fin avertit l’opératrice, qui retire alors les deux fiches ; ce retrait s’accompagne, comme l’im troduction, d’un isolement momentané, grâce auquel les deux boutons à collage reviennent au repos : les postes, ainsi déconnectés, peuvent immédiatement demander une autre communication.
- Appels destinés au poste Central. — Les appels, produits par le déplacement du bouton à collage, donnent lieu à un allumage fixe de la lampe d’appel. Lorsque le bureau extrême désire obtenir une communication avec un poste local’ du Central, il appelle à la façon ordinaire, en transmettant la lettre «P» a l’aide de son manipulateur Morse: le relais d’appel obéit, comme le ferait un récepteur Morse, et la lampe d’appel montre une suite d’allumages et d’extinctions, suffisamment caractéristiques pour que l’opératrice, sans même tourner sa clé d’écoute, mette immédiatement la ligne appelante en relation avec un poste local disponible.
- Relais et lampes pilotes. — On vient de voir que toutes les lampes d’appel d’une même section prennent terre à travers les bobines d’un relais pilote, muni de deux armatures. L’une de celles-ci, lorsqu’elle est actionnée, met en court-circuit une partie de l’enroulement du relais, afin d’éviter réchauffement qui résulterait du débit simultané de plusieurs lampes d’appel ; l’autre armature donne la terre à une lampe-pilote, L, à capuchon rouge? dont le circuit se ferme sur la batterie de 24 volts, à travers un relais-pilote général ; celui-ci, à son tour, allume une lampe-pH°ie générale. Un commutateur, dont on ne fait usage que dans Ie service de nuit, permet même d’actionner une sonnerie : un seul agent, desservant tout le meuble, est ainsi averti qu’un poste a appelé ; la lampe-pilote secondaire le guide vers la section où se trouve le poste appelant et la lampe d’appel le lui désigne.
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- Équilibrage des lignes. — Une même paire de cordons doit pouvoir relier deux postes quelconques ; les butoirs de travail des relais translateurs étant tous reliés à la batterie de 50 volts, et cette tension ayant été déterminée en vue delà ligne la plus longue, ^ toutes les autres ont été ensuite équilibrées à l’aide de résistances additionnelles, intercalées, dans les postes extrêmes, entre la sortie du récepteur et la terre, comme le montre la figure 436, p. 562.
- Installation d’essais. — Tout comme les multiples téléphoniques, le multiple télégraphique comporte une installation d’essais, permettant de mesurer la conductibilité et l’isolement de chacun des fils aboutissant à un jack ou à une fiche ; un répartiteur intermédiaire, tout en assurant une distribution convenable des lignes dans chacun des panneaux, peut, en outre, servir de Point de coupures pour la recherche des défauts.
- ‘ Bibliographie.
- ^Iontillot. — Télégraphié pratique. Paris, 1898.
- Administration des P. T. T. — Instruction n° 698 sur les installations télégraphiques des bureaux principaux. Paris, 1914.
- Administration des P. T. T. — Instruction sur T installation des bureaux télégraphiques principaux. Paris, 1919.
- 'A- Blanchon. — Systèmes d’installations avec batterie universelle et batterie centrale. Paris, 1910.
- Ë. Montoriol. — Guide pratique du Télégraphiste. Paris, 1910.
- I
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- NEUVIÈME PARTIE
- BATTERIE CENTRALE TÉLÉGRAPHIQUE
- Avantages de la batterie centrale. — Les raisons qui °nt milité en faveur de l’adoption de la batterie centrale téléphonique s’appliquent, avec autant de force, au service télégraphique ; uussi a-t-on songé à supprimer les piles dans les bureaux secondaires. A cet effet, on a fait usage, dans quelques pays étrangers, des communications à courant continu : une batterie, placée' au bureau principal, est reliée en permanence à la ligne, et courant continu traverse tous les récepteurs échelonnés sur celle-ci, si elle est « omnibus » ; la transmission, effectuée par l’un quelconque des postes, consiste à interrompre ce courant, par ^abaissement de son manipulateur : ce sont donc les relèvements des armatures qui donnent les signaux.
- Ce système présente divers inconvénients : il entraîne une consommation considérable de courant, et, en outre, les noyaux des récepteurs se magnétisent rapidement, sous l’action permanente du courant : pour éviter l’inertie qui en résulte, on doit, chaque Jour, inverser la polarité de la batterie.
- Les deux systèmes à batterie centrale, qui vont être décrits, échappent à ces critiques ; tous deux sont en'service à l’heure Actuelle et donnent d’excellents résultats.
- CHAPITRE LI
- BATTERIE CENTRALE SYSTÈME BLANCHON
- Principe. — Avec ce système, le courant continu n’est envoyé sur la ligne que pendant les périodes de travail, et est supprimé
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- BATTERIE CENTRALE TÉLÉGRAPHIQUE.
- ensuite. Cette suppression a entraîné, pour les bureaux secondaires dépourvus dejoile, la nécessité d’appeler le poste principal à l’aide d’une petite machine magnéto, analogue à celle qu’on emploie au téléphone.
- Au bureau principal, les lignes à batterie centrale peuvent être groupées sur le même tableau que celles à batterie locale et desservies par les mêmes appareils. Toutes ces lignes peuvent être montées en translation deux à deux, qu’elles soient ou non de la même catégorie.
- Montage d’un poste. — La figure 440 donne le schéma d’une ligne raccordée à un tableau commutateur Blanchon
- Licne.
- Morse ordinaire
- Fig. 440. — Batterie centrale, système Blanchon. — Poste principal.
- (V. p. 558) : une fiche étant introduite dans un conjoncteur d’appa* reil, la batterie centrale est renvoyée, à travers une résistance, T, de 1 500 ohms, à l’une des bornes d’un relais, R, dont l’autre borne aboutit au pivot du manipulateur et à la ligne : un courant continu parcourt Celle-ci et attire l’armature du relais, R, ainsi que celle du récepteur de l’autre poste. Si le poste principal abaisse son manipulateur, il met la batterie en court-circuit à travers
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- SYSTÈME BLANC BON.
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- ta résistance, r, et son relais, R : l’armature de celui ci reste donc abaissée, par la faible intensité qui continue à le parcourir, ^ais le courant est supprimé sur la ligne, et l’armature du récepteur correspondant se relève. Dès qu’on abandonne la manipulateur, ta courant continu est rétabli, et le récepteur extrême revient a la position d’abaissement.
- Le poste extrême (fîg. 441) est monté à la façon ordinaire, sauf
- L icne
- Morse a levier coudé
- Fig. 441. — Batterie centrale, système Blanchon. — Poste extrême.
- que son récepteur est d’un type spécial, qui sera décrit plus loin, et que la ligne passe par une magnéto, M, destinée à produire tas appels. Lorsque son manipulateur est abaissé, la ligne se trouve isolée et tle courant est interrompu : Parmature du relais, L, du poste principal se relève et, venant s’appuyer sur son butoir supérieur, envoie un courant local dans le récepteur Morse, qui fonctionne ainsi à la façon ordinaire.
- Retransmetteur Blanchon. — Afin de permettre de desservir, à l’aide des mêmes appareils, les lignes à batterie locale et celles à batterie centrale, groupées sur un même tableau-commutateur, chaque installation Morse est complétée par un retransmetteur, formé de quatre relais, répartis en deux groupes, 1 et 2 d’une part, 3 et 4 de l’autre (fig. 442) ; chaque série de conjoncteurs d’appareils du tableau-commutateur est divisée en deux sections, dont l’une est affectée aux^lignes exploitées à la façon ordinaire,
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- 574 BATTERIE CENTRALE TÉLÉGRAPHIQUE.
- et dont chaque conjoncteur peut renvoyer, respectivement, la terre, la ligne et la batterie de transmission au groupe de relais 1 et 2 ; la seconde section est réservée aux lignes à batterie centrale, et 1 enfoncement d’une fiche dans un conjoncteur détermina
- le renvoi, aux relais 3 et 4, de la batterie de ligne, d’une bat-terie locale et de la ligne.
- La butée de travail du manipulateur Morse est relié en per' manence à la batterie locale ; les courants qu’il émet traversent les deux relais 1 et 4, qui fonctionnent, mais l’armature de l’un d’eux est toujours isolée tandis que celle de l’autre est en relation avec une ligne? par l’intermédiaire de la fiche du tableau. Si celle-ci se trouve, par exemple, dans un conjonc-teur de ligne ordinaire, c’est le relais 1 qui envoie des courants sur la ligne. Ceux qui arrivent du bureau correspondant paS' sent, par cette même armature et son butoir de repos, dans le relais 2 qui, à son tour, actionne le récepteur Morse.
- Si la fiche a été placée dans le conjoncteur de batterie centrale, le courant de cette batterie traverse le relais 3 pour se rendre sur la ligne ; la manipulation, enregistrée dans le relais 4, a p°ur effet d’abaisser l’armature de ce dernier relais, et de mettre en court-circuit, comme précédemment, la batterie centrale : les interrup' tions actionnent l’armature du récepteur correspondant ; le relais reste au collage et le récepteur du poste principal n’enregistre rien-
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- SYSTÈME BLANCHON.
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- Lorsque le poste extrême abaisse, à son tour, son manipulateur, l’armature du relais 3 se relève; la batterie locale, reliée à son butoir supérieur, envoie alors des courants dans le récepteur Morse.
- Translateur Blanchon. — Le translateur est formé par la réunion de deux retransmetteurs, semblables à celui qui vient d’être décrit, et dans chacun desquels les choses se fassent comme dans des retransmetteurs indépendants : on peut ainsi, par la simple manoeuvre des fiches du tableau-commutateur, réaliser toutes les combinaisons possibles et relier à volonté, soit deux lignes à batterie locale, soit deux lignes à batterie centrale, soit enfin une ligne de la première catégorie avec une de la seconde.
- Récepteur Morse-Mutel, à double levier. — On a vu
- qu’au poste extrême, l’armature du récepteur est attirée pendant les périodes de repos et relevée pendant que le manipulateur correspondant est abaissé. Il est donc nécessaire de faire usage d’un
- Fig. 443. — Récepteur Morse-Mutel.
- récepteur spécial, qui, dans le premier cas, tient la bande éloignée de la molette et, dans le second, au contraire, l’amène au contact de celle-ci. On peut atteindre ce résultat à l’aide de deux leviers, dont l’un, L (fig. *443), solidaire de l’armature, A, agit par l’intermédiaire d’une bieille, B, sur le second, L', qui porte le couteau, G : lorsque l’armature est attirée (position de repos), l’extrémitéde gauche du levier, L, soulève celle de droite de L', et le couteau, C, est abaissé ; et inversement.
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- BATTERIE CENTRALE TÉLÉGRAPHIQUE.
- Récepteur Morse-Blanchon, à, levier coudé. — L’inventeur du système a résolu le problème de façon plus simple encore ‘ l’électro-aimant est placé horizontalement (fig. 444) et son armature, A, montée perpendiculairement au levier, L, qui supporte le couteau, G ; le ressort antagoniste, R, est placé à gauche de l’axe.
- Fig. 444. — Récepteur Morse-Blanchon.
- Dans la position de repos, l’armature étant attirée, le levier, L» s’appuie sur son butoir supérieur et le couteau, G, est abaissé; dès que le courant venant de la ligne est interrompu, le ressort, R, soulève la branche de gauche du levier et le couteau amène le bande au contact de la molette, M.
- Appel magnétique Mutel. — Le bureau secondaire, dépourvu de pile, doit appeler le principal à l’aide d’une magnéto, ainsi qu’il a été mentionné plus haut. Celle-ci n’est autre qu’une modifiée' tion de l'appel magnétique employé au téléphone : elle produit, non plus des courants alternatifs, mais des courants successifs-de même sens, qui peuvent être positifs ou négatifs suivant le montage ; la succession de ces courants est assez rapide pour que, pratiquement, ils agissent, sur les annonciateurs polarisés, comme des courants continus.
- Ce résultat est obtenu de la façon suivante (fig. 445) : un disque métallique, D, monté sur l’axe de l’induit, passe entre deux ressorts-lames, R, destinés à recueillir les courants engendrés, mais les deux faces de. ce disque sont'recouvertes, sur les sept huitièmes de leur
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- SYSTÈME BLANCIION.
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- surface, de matière isolante : le circuit n’est donc fermé que pendant un huitième de tour de l’arbre de l’induit ; il suffît alors de caler le disque de manière que la partie métallique soit en contact Uvec les ressorts collecteurs, R, au moment où peut se produire Un courant du sens qu’on désire recueillir, à l’exclusion de l’autre.
- Il importe que, si on venait à faire tourner l’induit à l’inverse du mouvement normal, la magnéto ne puisse omettre des courants inverses. A cet effet, le ca-uon qui supporte le disque, D, est pourvu d’une saillie, qui s’appuie, suivant le sens de la rotation, sur l’une ou l’autre des deux extrémités d’une entaille, ménagée vers le centre du disque. Si on fait tourner lu manivelle en sens inverse, le disque n’est entraîné qu’après que l’arbre de l’induit a fait Ufl. quart de tour ; les trotteurs ne sont en Fig. 445. — Appel magnétique Mulel.
- contact avec la partie
- Métallique du disque qu’au moment^ où l’induit passe au point Mort et il n’y a aucune production de courant.
- Installation de postes échelonnés.— Le système Blanchon ne peut s’adapter aux lignes en dérivation : en effet, la coupure effectuée dans l’un des postes secondaires n’interromprait pas le débit dans le récepteur du principal, puisque l’autre continuerait d donner issue au courant ; il s’applique seulement aux lignes en embrochage. Le montage est le même que pour l’embrochage ordinaire (Y. fig. 412, p. 537), sauf que le rappel par inversion de cou-rMrt est remplacé par une sonnerie Mutel (V. p. 523).
- Montoriol. — Télégraphie.
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- CHAPITRE LU
- NOUVEAU SYSTÈME DE BATTERIE CENTRALE
- Principe. — Le système Blanchon nécessite des récepteurs spe* ciaux, et le réglage du ressort antagoniste est inverse de celui des appareils ordinaires, ce qui est de nature à dérouter le personnel 5 enfin la lecture auditive est rendue très difficile, par ce fait que Ie bruit d’abaissement qui, dans le cas normal, correspond au coin*
- L iene •
- Fi g. 446. — Batterie centrale nouveau système. Schéma d’une ligne simple
- mencement d’un signal, indique ici la fin, et réciproquement* Le Service d’Études et de Recherches Techniques, a mis récem' ment à l’essai un nouveau système, qui échappe à ces inconvénients. Le principe est le suivant : tout comme dans le système Blanchon, la batterie centrale, BG, est amenée à la sortie de l’appareil récepteur du poste principal (fig. 449), mais le courant permanent qu’elle engendre ne dépasse pas 3 milliampères, grâce a une résistance additionnelle, R, placée dans le bureau secondaire» et reste sans action sur le récepteur du poste principal.
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- NOUVEAU SYSTÈME DE BATTERIE CENTRALE.
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- Lorsque le poste secondaire abaisse son manipulateur, il donne à la ligne une terre directe, supprimant la résistance additionnelle et celle de son propre récepteur ; il en résulte une augmentation proportionnelle de l’intensité et le récepteur du poste principal, traversé par 20 milliampères, fonctionne à la façon ordinaire.
- Le poste principal, pour transmettre à son tour, doit disposer d’un voltage spécial, BT, capable de fournir 20 milliampères au poste secondaire, à travers la résistance additionnelle, R.
- Le poste extrême appelle le principal à l’aide d’une magnéto, M, comme dans le système Blanchon. Pour cela, il appuie d’une main sur le bouton de gauche et, de l’autre, actionne la magnéto. Le même il appelle le facteur, en agissant sur le bouton de droite.
- Modification du tableau-commutateur de 1909. —
- Dans le but de permettra de grouper, sur un même tableau-com-
- BatCerie CenCrjle
- Fig. 447. — Batterie centrale, nouveau système. Tableau de 1909 modifié.
- mutateur, des lignes à batterie locale et d autres à batterie centrale, et de les renvoyer indistinctement sur les mêmes appareils, le tableau de 1909 a été modifié de la façon suivante :
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- BATTERIE CENTRALE TÉLÉGRAPHIQUE.
- Le massif du conjoncteur (fig. 450) a été muni d’une « paillette », permettant d’y rattacher une communication supplémentaire ; on y amène la terre, pour les lignes ordinaires, et la batterie centrale pour les autres ; la fiche est à trois communications ; la pointe et la nuque sont reliées, comme dans le tableau normal, à la prise de pile et à la chape du manipulateur Morse ; en outre, la communication duVïorps de la fiche aboutit à la sortie du récepteur.
- Si l’on place la fiche dans le conjoncteur de droite (batterie locale) on renvoie à l’installation Morse, en outre de la pile et de la ligne, une terre à la sortie du récepteur; dans le conjoncteur de gauche, on renverrait respectivement : la pile de transmission à la butée d’avant du manipulateur, la ligne à la chape et la batterie centrale à la sortie des bobines.
- Lignes bifurquées.—Avec ce système,le montage en batterie centrale pourrait s’appliquer aux deux genres de lignes bifurquées ; celles en embrochage et celles en dérivation, et c’est dans le but de ne faire qu’un seul type qu’on transforme celles de la première catégorie pour les ramener à la seconde.
- La figure 448 montre l’agencement de trois postes : un principe» A, dans lequel la ligne est rattachée à un tableau-commutateur de 1909, modifié, et deux postes secondaires, B et C, en dérivation sur cette ligne. L’intensité de 8 milliampères, qui parcourt chacuue des deux branches, L', fait ressortir à 6 l’intensité qui traverse, en permanence, le récepteur du poste prinicpal.
- Le montage de chacun des postes secondaires est le même que celui d’un poste simple, sauf que la sonnerie, S, est du type Mutel, comme dans le système'Blanchon, et qu’on y trouve, en outre, un indicateur de ligne occupée, I.
- Si la résistance des deux branches de la dérivation présente une différence très notable, ce qui peut être le cas lorsqu'on met en dérivation un poste précédemment embroché, on les équilibre en plaçant sur la plus faible, à l’entrée du poste, G, par exemple, une résistance, r' ; de cette façon, l’intensité, dans le récepteur du poste principal, est toujours la même, quel que soit le poste qui lui transmet.
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- Fig. 448. — Batterie centrale nouveau système. — Schéma d’une ligne bifurquée.
- NOUVEAU SYSTÈME DE BATTERIE CENTRALE.
- S8i
- Indicateur de ligne occupée. — Tout comme dans le cas de lignes en dérivation à batterie locale, la transmission effectuée
- Facteur
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- 582 BATTERIE CENTRALE TÉLÉGRAPHIQUE.
- par le principal donne une intensité égale sur chacune des deux branches ; seule, la polarité du courant émis permet de n’appeler que l’un des postes. Il s’ensuit que si, pendant que A transmet à B, le poste C met sa ligne sur l’appareil pour appeler A, il constate, dans son récepteur, cette transmission, et sait ainsique la lignen’est pas libre. Il n’en est pas de même si cette rentrée a lieu pendant que B transmet : en effet, les mises à la terre, effectuées dans ce poste, ne peuvent que diminuer l’intensité de repos, qui circule dans la branche C, ce dernier bureau pourrait croire la ligne libre et sa rentrée intempestive viendrait brouiller la transmission de B, jusqu’à ce que A l’avertisse d’avoir à se retirer.
- Afin d’éviter la possibilité de ce trouble, chacun des postes secondaires est muni d’un indicateur de ligne occupée. Cet instrument consiste en une sonnerie magnétique, du modèle téléphonique, dans laquelle le timbre et le marteau sont supprimés ; ce dernier est remplacé par un voyant en aluminium, placé derrière une cache noire présentant quatre ouvertures. Lorsque la ligne est libre, l’armature est au repos et le voyant présente une surface uniformément noire dans les quatre fenêtres ; dès que l’armature est attirée par un courant de polarité convenable, le voyant est déplacé et montre, dans les fenêtres, quatre bandes rouges : c’est le signal d’occupation, que chaque poste secondaire a sous les yeux, et qu’il consulte avant d’appeler.
- L’entrée et la sortie de l’électro-aimant de l’indicateur doivent être choisies de manière que le fonctionnement ait lieu lorsque le poste principal donne la batterie centrale à l’autre, c’est-à-dire sous l’action du positif, si le bureau dans lequel se trouve l’instrument fonctionne en négatif, et inversement.
- Le déplacement de l’armature est obtenu avec un courant de 2 milliampères. Pour arriver à ce résultat, il a fallu changer le bobinage de l’électro-aimant ; celui-ci est fait de 14 000 tours de fil de 9/100, sur chaque bobine ; sa résistance, d’environ 3000 ohms, vient en déduction des résistances additionnelles placées dans le poste.
- Montage en translation. — On peut aussi utiliser indifféremment les mêmes translations pour relier deux lignes quelcon-
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- —
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- ques. Le montage est indiqué par la figure 449 ; il n’offre qu’une Particularité, par rapport à celui d’un poste simple : la fiche de gauche, F, qui amène au relais de gauche, R, la ligne et la pile de transmission, BT, donne la batterie centrale ou la terre à la sortie
- )A+ (°)A-
- Fig. 449. — Batterie centrale nouveau système. — Lignes en translation.
- du relais de droite, R', dans lequel transmet le poste de gauche- ; et réciproquement pour la fiche de droite, F', qui relie la sortie du relais de gauche, R.
- Détermination des tensions et des résistances. —
- Dans les calculs qui vont suivre, on appellera : e, la tension de la batterie centrale,
- E, le voltage de la batterie de transmission,
- A, la résistance d’un appareil,
- - L, la résistance de la ligne R, la résistance totale du circuit envisagé, r, la résistance additionnelle à placer dans le poste secondaire. 1° Cas d’une seule ligne simple. — On cherche tout d’abord la tension à donner à la batterie centrale, sachant qu’elle doit débiter
- i
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- BATTERIE CENTRALE TÉLÉGRAPHIQUE.
- ^20 milliampères, à travers le récepteur du poste principal, lorsque le poste secondaire donne la terre directe par son manipulateur. Ce chiffre est porté empiriquement à 21 milliampères, comme dans les calculs précédents (V. p. 465) pour tenir compte de la lampe de sécurité et en négligeant la résistance intérieure de la batterie.
- On aura donc :
- e = 0,021 (A + L) (1)
- Cette tension, e, donne, au repos, 3 milliampères à travers le ch -cuit total } celui-ci doit donc avoir une résistance :
- H = — (2)
- 0,003
- On trouve la valeur de la résistance additionnelle, r, en dédui" sant de R les valeurs connues des deux appareils et de la ligne :
- /• — R — (2A + L) (3)
- La batterie de transmission doit donner 20 milliampères (22 dans le calcul, à cause de la protection dont il sera question plns loin) à travers la ligne, le récepteur correspondant et la résistance additionnelle ; son voltage doit donc être :
- E = 0,022 (L + A + r) (4)
- 2° Cas d’une seule ligne bifurquée. — Les résistances des deux branches de la dérivation étant équilibrées, comme il a été dit plus haut (V. p. 580), on détermine la tension, e, à donner à la batterie centrale, en négligeant complètement l’une des branches, puisqu’on ne connaît pas encore la résistance additionnelle qui y sera placée; celle-ci étant très grande par rapport à la branche de ligne, sa présence en dérivation sur AB, par exemple, ne change pas sensiblement la résistance totale du circuit. On applique donc, purement et simplement, la formule (1), en n’y faisant entrer, pour le facteur L, que la résistance AB.
- Pour déterminer R, on reprend, de même, la formule (2), mais avec le dénominateur 0,006, puisque chacune des branches de la dérivation doit recevoir 3 milliampères ;
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- NOUVEAU SYSTÈME DE BATTERIE CENTRALE.
- 585
- \ e \
- R =------- (5)
- 0,006
- La résistance résultante, ou combinée, R/, des deux branches de la dérivation, est égale à ce quotient, diminué de la résistance de l’appareil du poste principal et de celle de la section de ligne, L, comprise entre celui-ci et le point de bifurcation :
- R' = R — (A + L) (6)
- Comme les deux branches sont égales, la résistance totale de chacune d’elles est double, soit 2 R' ; pour trouver la valeur delà résistance additionnelle, r, à placer dans chaque poste, il suffît de retrancher de 2 R' la résistance, L', de la branche de ligne et celle de l’appareil récepteur :
- r=2R'^(L, + A) (7)
- Le voltage, E, du poste principal, doit fournir, au départ, 40 milliampères, afin que chacune des branches delà dérivation en reçoive 20. Comme précédemment, on calcule empiriquement sur 43.milliampères, afin de tenir compte de la résistance de sécurité, déjà Mentionnée pour la ligne simple, et qui sera indiquée plus loin. Cette tension doit agir sur la résistance totale, R, du circuit, dimi-Miée de celle de l’appareil du poste principal, qui n’est pas traversé par les courants de transmission. On aura donc :
- E = 0,043 (R — A) (8)
- 3° Cas de plusieurs lignes simples ou bifurquées. — On calcule le voltage à donner à la batterie centrale, d’après la formule (1), pour la ligne la plus résistante; on forme une petite batterie universelle et on y puise pour toutes les autres lignes, à travers des résistances (Véquilibre (V. p. 466).
- La résistance additionnelle, à mettre uniformément dans tous les postes de lignes simples, est celle qu’on a trouvée pour la pfe-Mière de ces lignes, à l’aide des formules (2) et (3) ; celles pour les lignes bifurquées sont calculées au moyen des formules (5), (6) et (7).
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- BATTERIE CENTRALE TÉLÉGRAPHIQUE.
- Protection de la batterie de transmission.—La batterie de transmission doit être protégée de façon spéciale : en effet, les figures 449 et 451 montrent que si, pendant que le poste principal transmet, un poste secondaire vient à abaisser son manipulateur, par exemple pour « couper » la transmissions,la grande batterie trouve une terre directe et débite à travers la seule résistance de la ligne. Il en résulterait une intensité anormale, qu’on évite en plaçant, sur la prise de la batterie universelle, soit une lampe à filament métallique, de 150 phms, soit deux lampes de 75 ohms en série, au lieu d’une seule. Dans ces conditions, l’augmentation delà résistance du filament métallique, par suite de l’échauffement, et, d’autre part, la résistance de la ligne» suffisent pour maintenir l’intensité dans des limites convenables.
- C’est pour tenir compte de cette seconde lampe que, dans les formules ci-dessus, l’intensité prévue est de 22 milliampères pour les lignes simples, et de 43 pour les lignes bifurquées, alors qu’on veut seulement atteindre respectivement 20 et 40 milliampères.
- Bibliographie.
- W. Blanchon. — Systèmes d’installations avec batterie universelle et batterie centrale. Paris, 1910.
- Annales des Postes, Télégraphes et Téléphones. — Nouveau système de batted0 centrale télégraphique, décembr e 1920, p. 532.
- I
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- APPENDICE
- COMPARAISON
- ENTRE LES DIFFÉRENTS SYSTÈMES TÉLÉGRAPHIQUES
- But de cette étude. — Tous les systèmes, qui viennent d’être successivement étudiés, ont leurs caractéristiques propres, leurs qualités et leurs défauts. Sur quelles considérations doit se baser le choix à faire entre eux, si l’on se propose, d’une part, d’assurer, avec le maximum de rapidité et de régularité, l’acheminement du trafic, et, d’autre part, de le faire dans les conditions économiques les plus avantageuses? A ce dernier point de vue, l’idéal serait un seul type d’appareil qui, répondant à la fois aux besoins des postes à trafic faible, moyen ou intense, permettrait un approvisionnement unique et un seul apprentissage pour le personnel. Un tel système n’existe pas encore, mais on doit chercher, tout au moins, à organiser une bonne' exploitation avec le minimum de types d’appareils.
- Lorsque surgit un système nouveau, ce souci d’unité ne saurait cependant pas aller jusqu’à le rejeter à priori; mais, si l’on doit Se garder de toute appréhension devant une nouveauté, de quelque façon qu’elle puisse heurter les habitudes et les préjugés, il est indispensable aussi de soumettre à un contrôle rigoureux les Assertions d’une réclame presque toujours habilement présentée. Si, après cette étude, on a acquis la conviction que le système doit amener une amélioration importante, soit qu’il permette d’accé-lérer l’écoulement des télégrammes, soit qu’il réduise les frais d’exploitation, aucune considération ne saurait primer l’intérêt supérieur d’un'service qui est, avant tout, l’auxiliaire de l’activité
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- APPENDICE.
- nationale. Dans le cas contraire, l’introduction inconsidérée d*1111 matériel nouveau, ne répondant pas à un besoin bien défini ou ne constituant pas, sur l’ancien, un progrès tangible, risquerait d’aller à l’encontre du but poursuivi, par la complication inutile, et souvent nuisible, qui en résulterait, tant dans la constitution des ap' provisionnements que dans l’instruction du personnel technique' et manipulant, dans les méthodes d’exploitation, etc., etc.
- Un tel bouleversement doit être envisagé avec circonspection, et lé but de cette étude finale est précisément de fixer les éléments de la comparaison, très complexe, à établir.
- I
- RENDEMENT INDIVIDUEL DES AGENTS
- Les chiffres qui vont suivre, indiquant un rendement prati(llie> ne peuvent être qu’approximatifs ; ils correspondant au travail fourni par des agents d’habileté et d’activité moyennes. Si 1 °n veut évaluer le rendement commercial du personnel, il faut diviser ces chiffres par deux, tout échange de transmission exigeant u11 agent à chaque extrémité de la ligne.
- Les mots sont comptés, suivant l’usage, à raison de 5 lettres et un espace, soit, au total, 6 signaux.
- Appareils à transmission simple. — L'appareil à cadran (V. p. 5) n’est plus guère employé ; il doit à sa simplicité et à son apprentissage à peu près nul d’être encore en usage dans quelques postes d’intérêt tout à fait secondaire, notamment de petites gares de chemin de fer, où il peut être desservi par leS agents les moins préparés. Son rendement est faible et ne dépasse pas 500 mots à l’heure.
- 1 et
- Le rendement horaire d’un appareil Morse (V. ’p. .10) e limité à celui de l’agent réceptionnaire ; il ressort à 700 mots» avec la lecture sur bande, et à 900 mots avec la lecture auditive Cette différence tient à ce que, dans le premier cas, l’opératem doit suivre alternativement la bande, où se tracent les signaux,
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- RENDEMENT INDIVIDUEL DES AGENTS.
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- la formule, sur laquelle il les transcrit; au contraire, avec le Parleur, l’œil ne quitte pas la plume, et c’est la rapidité possible de l’écriture manuscrite, en travail soutenu, qui détermine le rendement.
- La transcription à l’aide de machines à écrire, pratiquée notamment en Amérique, augmenterait sensiblement le débit, qui n’au-rait alors pour limité que la vitesse possible de la transmission. Aucun chiffre n’a été établi, jusqu’ici, en ce qui concerne ce dernier facteur ; quant à ceux qu’on trouve en Amérique, ils ne sauraient entrer en comparaison avec les nôtres, la transmission ayant lieu à l’aide d’un alphabet et de manipulateurs spéciaux. L’introduction en France de ceux-ci n’a pas été envisagée, parce que, contrairement à ce qui se passe en Amérique, les lignes de quelque importance sont desservies au Hughes et au Baudot, et que le Morse est, chez nous, réservé, de façon à peu près exclusive, à celles dont le trafic est faible.
- Les appareils Estienne, Hérodote, Farjou, etc. (V. p. 27) ne sont plus employés parce que, là encore, c’est la rapidité de l’écriture qui limite le rendement, beaucoup plus que celle de la transmission. Cette considération s’applique également au siphon enregistreur, dit recorder, en usage sur les câbles sous-marins (V. p. 31).
- Avec Yappareil Hughes (V. p. 42) le rendement théorique, de 1,5 lettre par tour de chariot, devrait donner, à la vitesse moyenne de 130 tours par minute, 195 lettres on. espaces blancs, soit, en chiffres ronds, 2 000 mots à l’heure. Dans la pratique, il ne dépasse guère 1 500 mots, lorsque l’appareil est desservi par un seul agent, à cause des intervalles inévitables, qui s’écoulent entre la fin de la transmission dans un sens et le commencement en sens mverse. Il peut être relevé à 1800, si on affecte deux agents,dans chaque poste,à un même appareil, mais, dans ce cas, le rendement moyen de chacun d’eux tombe à 900 mots à l’heure.
- Les appareils auto graphiques (V. p. 116) ne sont pas employés dans le service courant.
- Appareils rapides. — On classe dans cette catégorie les systèmes à transmission automatique et à transmission multiple ;
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- APPENDICE.
- il est à remarquer que le mot « rapides » s’applique beaucoup pll,s au rendement de la ligne qu’à celui des opérateurs.
- Une installation Wheatstone ordinaire (V. p. 216) avec perforateurs à marteaux et traduction manuscrite, desservie, dans chaque poste par 8 agents (dont un dirigeur), écoule environ 6 500 mots par heure : le rendement individuel moyen ressort donc à 800 mots.
- L’emploi de perforateurs à clavier et la transcription à l’aide de machines à écrire, permettent d’écouler 5 000 mets avec 6 agents seulement, et le rendement de ceux-ci s’établit alors à 1 150 mots à l’heure.
- Le Wheatstone-Creed (V. p. 235), grâce à la traduction automatique, qui ne demande plus que le collage des bandes d’arrivée, peut écouler 7 000 mots avec 5 agents, dont un dirigeur, et donner un rendement individuel moyen de 1 400 mots.
- On verra plus loin que, dans beaucoup de cas, l’exploitation, en service soutenu, des appareils à transmission automatique» entraîne l’immobilisation d’un agent spécialement chargé de la recherche des télégrammes à rectifier, de la liquidation des litiges, etc. ; le rendement moyen devient alors inférieur à celui qu’indiquent les chiffres ci-dessus.
- Le système automatique Pollak-Virag (Y. p. 247) a donné, en service normal, 30 000 mots à l’heure ; il était desservi, à chaque extrémité de la ligne, par vingt agents, dont un dirigeur, et deux agents chargés des recherches : on trouve donc un rendement moyen de 1 500 mots.
- Les appareils automatiques Murray et Siemens (V. p. 253 et 428) se tiennent, pour les mêmes raisons, aux environs de 1 400 mots.
- Un secteur Baudot (V. p. 256) à la vitesse de 180 tours par minute, pourrait débiter 1 800 mots par heure. La transmission manuelle entraîne inévitablement des pertes de temps entre deux télégrammes consécutifs et, plus encore, entre la fin d’une série et le commencement de la suivante ; le rendement horaire, dans ces conditions, ne dépasse pas 1 500 mots. Il est à remarquer que? le dirigeur prenant part aux transmissions, il n’y a pas à déprécier, de ce chef, le rendement moyen; c’est seulement lorsqu’un même
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- RENDEMENT INDIVIDUEL DES AGENTS.
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- dirigeur surveille, au minimum, huit ou douze secteurs, qu’il y a lieu de diminuer proportionnellement les rendements des agents manipulants ; ce cas devient de plus en plus l’exception.
- La transmission automatique au Baudot (V. p. 410) supprime presque complètement les pertes de temps dont il vient d’être question; aussi, en conservant la vitesse actuelle de rotation des balais, le rendement peut-il s’élever très près du chiffre théorique, et atteindre 1 750 mots à l’heure. Mais cette vitesse de 180 tours n’a été maintenue uniformément, pour tous les postes, que comme uu maximum pour la transmission manuelle, et afin de ne pas dérouter les agents manipulants passant d’une installation à une autre. La transmisstfn automatique permet facilement de porter ^a vitesse angulaire nés balais à 210 tours, où le fonctionnement du traducteur est assuré avec une excellente marge de sécurité : °n arrive alors à un rendement théorique de 2 100 mots par secteur, ce qui correspond, pratiquement, à environ 2 000 mots a l’heure. C’est sensiblement le maximum qu’on puisse demander à l’agent réceptionnaire qui, indépendamment du collage dès bandes, doit compter les mots de chaque télégramme, vérifier tes collationnements, provoquer les rectifications éventuelles, Porter sur les copies les indications et heures de réception, etc. Au delà de cette limite, on perdrait le bénéfice de l’augmentation de la vitesse, car il faudrait faire aider le réceptionnaire, et la Présence d’un agent supplémentaire de renfort diminuerait, dans une forte proportion, la moyenne du rendement des autres.
- Si, enfin, on admet que deux quadruples, soit huit secteurs semblables, sont sous la surveillance d’un dirigeur, ne participant Pas aux transmissions, le rendement moyen s’établit définitivement vers 1 800 mots par heure et par agent.
- Un secteur Baudot-Dubreuü (V. p. 425) donne, théoriquement, les 5/3 du rendement d’un secteur Baudot ; ce chiffre n’est Jamais atteint dans la pratique, à cause de la fatigue cérébrale et physique qu’occasionnerait un tel effort, et l’on doit admettre, jusqu’à plus ample informé, qu’avec la transmission manuelle, uu tiers en plus, soit 2 000 mots par heure, est un excellent rendement. Sans aucun doute, la transmission automatique permettrait de s’élever notablement au-dessus de ce chiffre, mais, dans
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- APPENDICE.
- ce cas, on retomberait, en ce qui concerne la réception, dans le défaut qui vient d’être signalé : l’agent réceptionnaire ne pourrait suivre une telle rapidité, et l’obligation de lui venir en aide ramènerait le rendement moyen à celui d’un Baudot ordinaire la transmission manuelle, avec les 2 000 mots de rendement individuel qu’on peut en attendre, constitue donc le meilleur emploi qu’on puisse faire du système.
- Le multiple de la Compagnie américaine Western Electric, le seul du genre Murray qui ait été expérimenté en France, est, comme il a été dit, un dérivé du Baudot (V. p. 433). L’unique type quadruple ne donnerait pas une utilisation complète des lignes ; on compense cette insuffisance en accélérant la vitesse des balais, et en la poussant fréquemment jusqu’à 250 tours par minute, ce qui devrait correspondre à un rendement théorique de 2 500 mots par secteur. Or, si surprenant que cela puisse paraître, a priori, l’augmentation de la vitesse ne procure ici aucun bénéfice sur le Baudot, au point de vue du rendement des opérateurs, pas plus d’ailleurs, comme il sera démontré plus loin, qu’à celui du rendement de la ligne. En effet, à nombre égal de signaux perforés, au Baudot et au Western, le nombre de mots transmis doit, pour ce dernier, être diminué d’environ 15 p. 10^? représentant les signaux employés à la commande du chariot du poste de réception, inversion des lettres aux chiffres indépendante des « blancs », retour en arrière, changement de ligne, ce dernier signal étant répété un certain nombre de fois, après chaque télégramme, pour dégager une longueur convenable de papier, etc. Les 250 tours des balais, au Western, donnent ainsi le même rendement que 213 au Baudot. On aurait à peu près l’égalité, si l’énorme complication des appareils ne nécessitait la présence d’un dirigeur par installation, soit pour un quadruple simple, chifïre normal pour l’exploitation française ; la moyenne se trouve alors ramenée à 1 600 mots par agent.
- La traduction en pages, à l’arrivée, affranchit, il est vrai, l’agent réceptionnaire, du collage des bandes, qui ne représente d’ailleurs qu’une fraction minime de l’ensemble de ses occupations men* tionnées ci-dessus, mais cette commodité ne peut avoir de répercussion sensible sur son rendement, qui est régi par
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- RENDEMENT INDIVIDUEL DES AGENTS. 593
- Opacité de travail du transmetteur : la limite assignée par la ligne à celui-ci s’impose donc à celui-là.
- Le multiple Rowland (V. p. 443) à la vitesse de 200 tours par minute, donnerait théoriquement 2 000 mots par secteur et Par heure ; mais, là encore, en outre des pertes de temps résultant de la transmission manuelle, la commande des mouvements du chariot entraîne une diminution sensible du rendement qui, dans la pratique, n’a pas dépassé 1 500 mots.
- Récapitulation. — En résumé, si l’on se place au point de vue du rendement individuel des agents (en mots de cinq lettres) Ls différents systèmes se classent dans l’ordre suivant :
- APPAREILS. RENDEMENT HORAIRE PAR AGENT. MOTS OBSERVATIONS.
- Appareil à cadran 500
- Morse 700
- Parleur 900
- Wheatstone ancien 800 Perforateurs à marteaux, transcrip-
- tion manuscrite.
- Wheatstone actuel 1.150 Perforateurs à clavier, transcription
- Creed 1.400 par machine à écrire.
- Murray automatique.... 1.400
- Siemens automatique... 1.400
- Hughes 1.500 Un seul agent.
- Pollak-Virag 1.500
- Howland 1.500 1 dirigeur parinstallation.
- Baudot,transmission manuelle 1.500 180 tours, le dirigeur prend part aux
- Western 1.600 transmissions. 250 tours, un dirigeur par instal-
- Baudot, transmission au- 1.800 lation. 210 tours, un dirigeur pour 8 sec-
- tomatique teurs.
- Baudot-Dubreuil 2.000 Sans dirigeur. v
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- Montoriol. — Télégraphie.
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- II
- I
- RENDEMENT DES LIGNES
- Considérations générales. — La question du rendement des lignes ne se pose pas pour la catégorie des appareils à transmis-sion simple, employés sur des communications dont le faible trafic ne permet pas l’utilisation intégrale des conducteurs.
- Les différents systèmes rapides peuvent être comparés entre eux, soit au point de vue du mode de transmission, soit à celui du code de signaux qu’ils emploient, soit enfin par des qualités ou des défau's spéciaux à chacun d’eux. Il est bien entendu que tous, sans exception, fonctionnent de façon parfaite et que, par suite, ce facteur n’entre pas en ligne de compte ; on ne doit paS davantage faire état de ce qu’ils sont ou ne sont pas exploiteS en duplex : en effet, il faut considérer que c’est la ligne qu °n duplexe et non Vappareil (V. p. 177) et admettre, en principe? que tous les systèmes sont susceptibles de fonctionner en dupleX lorsque la ligne est duplexable; si quelques-uns d’entre eux sont, malgré cela, utilisés en simplex, cela tient uniquement à des considérations d’exploitation, et il serait absolument erroné d en tirer une autre conclusion.
- Systèmes automatiques et systèmes multiples. — transmission automatique étant employée dans les installations multiples, il importe d’établir une terminologie qui évite toute confusion : on appellera donc automatiques simples les systèmes du genre Wheatstone, dans lesquels un seul appareil transmetteur écoule le travail préparé par plusieurs opérateurs, et automaliqueS multiples ceux dans lesquels la transmission est effectuée par secteurs indépendants.
- Dans les systèmes automatiques simples, la composition prea' labié permet d’alimenter au maximum les lignes à grand trafic , il suffit de préposer, à cet effet, un nombre suffisant d’opérateurs pour que l’appareil transmetteur ne chôme jamais ; d’un autre côté, la transmission automatique simple présente l’inconvénient de retarder sensiblement l’acheminement des télégrammes, Par
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- RENDEMENT DES LIGNES.
- 595
- c°iïiparaison avec les autres systèmes. Voici, en effet, les étapes que chacun d’eux doit suivre :
- 1° On le perfore. Cette opération se fait par séries de cinq ou dix télégrammes, de sorte que le premier attend nécessairement ta terminaison du dernier, avant de pouvoir être remis au « diri-§eur », chargé d’alimenter le transmetteur automatique.
- 2° La série perforée attend son tour de transmission ; ce temps Peut être assez long si la ligne n’est pas exploitée en duplex, et si ta série est remise pendant que le poste reçoit.
- 3° Elle est engagée dans le transmetteur.
- 4° Une fois reçue à l’autre poste, elle est détachée, enregistrée, et attend son tour de traduction (cas du Wheatstone, où la tia-duetion est faite manuellement). Ce délai peut, il est vrai, être abrégé si l’on dispose d’un nombre d’employés suffisants pour qu’on en trouve toujours un de disponible, au moment où la série est reçue ; mais, dans ce cas, le rendement moyen des agents Iranscripteurs se trouve sensiblement diminué.
- Le temps qui s’écoule, entre la perforation au départ et la transition à l’arrivée, et qui, dans les conditions les plus favorables, u’est pas inférieur à vingt minutes, constitue ce qu on pourrait Appeler le retard normal, subi par tout télégramme arrivant sans encombre.
- Mais si une altération quelconque vient à être constatée, qu’elle Provienne d’une fausse touche du dactylographe ou de la lecture ^correcte d’un texte mal écrit, ou bien encore qu’elle ait pour cause une défaillance de l’appareil ou delà ligne, le « retard normal» se trouve considérablement aggravé : la demande de rectification doit suivre toute la filière indiquée pour les télégrammes. Lorsqu’elle est parvenue à l’autre poste et remise au dactylographe intéressé, Celui-ci a déjà perforé bon nombre d autres sériés, parmi les quelles il doit rechercher la copie àrectifier, d’où une nouvelle perte de temps. Lorsqu’il l’a trouvée, la répétition du passage tronqué Reprend le même chemin en sens inverse | bref, on peut dire que tout télégramme incidenté est un télégramme sacrifié, même si l’on excepte le cas de malentendu toujours possible, résultant de demandes ou de réponses trop abrégées, par exemple. Dans ce dernier cas, il n’est pas rare que les deux dirigeurs correspondants
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- 59G
- APPENDICE.
- doivent suspendre la transmission automatique et s’entendre, a l’aide du manipulateur manuel, pour liquider une situation enr brouillée, ce qui arrête complètement le trafic et déprécie d’autant le rendement moyen de la ligne et des agents. «
- Le retard normal est un peu diminué lorsqu’on travaille en duplex, en ce sens que les télégrammes à transmettre et les rectr fications n’ont pas à attendre qu’on ait fini de recevoir ; quoi qu ^ en soit, si l’on veut, non pas supprimer mais seulement atténuer les retards, on doit, comme il a été dit plus haut, augmenter le nombre des opérateurs et surtout créer des postes spéciaux p°ur la recherche des rectifications, d’où une diminution sensible dn rendement individuel moyen et une exploitation plus onéreuse-
- Au Baudot, avec la transmission manuelle, la lettre manipulee 7 1 est aussitôt imprimée au poste correspondant et le retard norma
- se trouve absolument nul ; avec la transmission automatique par
- secteurs, il demeure à peu près négligeable, car il n’y a pas de
- tour de rôle pour transmettre ; de plus, il n’est pas nécessaire
- d’attendre qu’une série soit entièrement perforée pour engager la
- bande dans le transmetteur automatique : elle peut y être intrO'
- duite dès qu’elle atteint une longueur de 40 à 50 centimètres»
- c’est-à-dire après une ou deux minutes ; et, comme un dacty'
- lographe frappe toujours plus de trois lettres et demie par second®
- (vitesse des balais à 210 tours) il prend de l’avance sur happai?
- qui se trouve ainsi constamment alimenté. A l’arrivée, le retard
- normal devient nul, la réception ayant lieu dans les mêmes condi
- tions qu’avec la transmission manuelle.
- Les secteurs Baudot sont groupés par paires, comprenant» chacune, une transmission et une réception : les demandes de recti' fications sont transmises entre deux télégrammes et arrivent immédiatement à l’agent transmetteur de l’autre poste ; elles con cernent donc toujours un télégramme de la série en cours ou 1 ulï des derniers de celle qui vient d’être terminée, et les pertes temps sont réduites au minimum ; enfin, les désaccords ou maleïl
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- tendus, s’il vient à s’en produire, sont réglés directement par intéressés, ce qui en abrège considérablement la durée.
- Gode Morse et code Baudot.—Chaque code de signaux a un® capacité de rendement qui lui est propre, et il s’ensuit que deux
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- appareils, fonctionnant également bien, peuvent avoir des qualités ^rcs différentes suivant leur mode de formation des signaux.
- Si on laisse de côté les chiffres et les signes de ponctuation, dont 1 Usage est relativement restreint, on trouve que le code Morse comprend 30 lettres, représentant 98 signaux, soit 49 points et 49 traits (V. p. 10). Or, si l’on appelle moment le temps minimum ^u’on doit consacrer à une émission, pour qu’elle soit enregistrée correctement à l’extrémité d’une ligne donnée, on voit qu’un point représente deux moments, un pour le courant de travail et u*i pour le courant de repos qui suit, soit, pour les 49 points de Alphabet, 98 moments ; les traits, trois fois plus longs, et suivis d’un courant de repos, absorbent 4 moments, soit, pour 49 traits, 196 moments, et l’on obtient ainsi pour l’alphabet entier, sans €spacement des lettres, 294 moments, ou une moyenne de 9,8 par lettre.
- Si l’on tient compte de ce que les lettres les plus usitées ne comprennent qu’un nombre restreint de signaux, cette moyenne se trouve ramenée à 7, pour la langue française, dans l’hypothèse où les chiffres seraient transmis exclusivement en abrégé (ce qui n’est Pas toujours le cas) et où les signes de ponctuation seraient assez rarement employés pour que la majoration qu’ils entraînent devienne négligeable.
- Cette moyenne de 7 moments doit être augmentée de deux, Pour l’espacement des lettres, égal à un point, ce qui l’établit à 9. Si la transmission est comptée en mots de cinq lettres, chacun d’eux représente, en moyenne, 45 moments, auxquels il faut encore en ajouter 6 pour l’espacement des mots (3 points) ; on arrive ainsi * un total, par mot, de 51 moments.
- Si, donc, une ligne est susceptible de supporter n émissions par
- Minute, le rendement théorique, avec le code Morse, ressort à — orots.
- Avec le code Baudot, la formation d’une lettre, d’un chiffre ou d’un signe quelconque exige 5 moments, sans majoration, puisque ^espacement est opéré mécaniquement. Un mot de 5 lettres exige donc 25 moments, plus 5 pour le « blanc » qui suit, soit, au total, 30 moments. Sur une ligne pouvant recevoir, comme ci-
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- APPENDICE.
- dessus, n émissions, on peut transmettre, dans une minute, ^ mots.
- Si, par exemple, n = 7 000 (cas d’une ligne moyenne), les codes Baudot et Morse pourront donner respectivement 233 et 137 mots, ce qui fait ressortir, à l’avantage du premier, 96 mots par minute ; on améliorera donc le rendement de la ligne d’environ 70 p. 100, en substituant le code Baudot au code Morse.
- Autres codes. — Parmi les autres codes actuellement en usage, il convient de mentionner le code recorder qui, bien que dérivé du Morse, bénéficie de l’égalité des points et des traits, formés respectivement par des émissions positives ou négatives. De ce fait, et en tenant compte de l’emploi plus ou moins fréquent de chaque lettre, le temps moyen de la formation de l’une d’elles ressort à 4 moments, soit 24 pour un mot.
- Dans l’hypothèse ci-dessus de n = 7 000, il donnerait donc 291 mots, soit 58 de plus que le code Baudot.
- Malheureusement, employant les deux sens de courant pour les signaux, il ne convient pas sur les lignes terrestres où, à cause des influences de toutes sortes, le courant de repos est indispensable dans les transmissions rapides (V. p. 135). Jusqu’à ce jour, il est réservé exclusivement aux lignes sous-marines.
- Le multiple Rowland (Y. p. 444) emploie Mes courants alternatifs, d’environ 100 périodes ; la transmission d’une lettre demande 12 demi-périodes (y compris l’intervalle entre les secteurs) ; mais ici, la fréquence du courant alternatif, qui circule dans la ligne et dans le relais récepteur, ne saurait être modifiée par les qualités électriques de ceux-ci et, dans ces conditions, la vitesse de transmission n’est limitée que par l’inertie mécanique du relais. Or, le système, tel qu’il a été expérimenté, ne donne qu’un rendement à peine égal à celui du Baudot à transmission manuelle : on est donc fondé à penser que l’inventeur n’a pas tiré tout le parti possible du principe dont il a tenté l’appl1' cation.
- Le Pollak-Virag est, sans conteste possible, le plus rapide de tous les appareils actuellement connus ; cette supériorité tient à ce
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- que les deux récepteurs téléphoniques n’on^ que 50 millihenrys
- i 50
- üe self et 200 ohms de résistance : leur coiistante de temps-
- F 200
- ne dépasse pas 000025, tandis que celle d’un relais Baudot atteint
- 1,3 . ....
- 2yÿ = 0,0065 ; si l’on ajoute à cela que l’inertie mécanique des
- Membranes est pratiquement inappréciable, on voit que ce système possède des qualités de rapidité incomparables.
- III
- CLASSIFICATION GÉNÉRALE
- Il résulte de cette étude que la préférence doit se porter :
- 1° Vers les systèmes à transmission multiple ;
- 2° Vers ceux qui emploient le code Baudot, le code recorder n’étant pas utilisable sur les lignes terrestres et, d’autre part, les systèmes Rowland et Pollak-Virag se trouvant écartés pour des disons qui seront indiquées plus loin.
- Systèmes automatiques. — Malgré les avantages'de la transmission multiple, il serait injuste de rejeter en bloc les systèmes automatiques, dont certains, tout au moins, peuvent présenter des qualités réelles : il convient donc de les classer et de les examiner à tous les autres points'de vue.
- On doit éliminer, tout d’abord, l’appareil Siemens, qui, à cause de son système imprimeur, n’écoule guère que les deux tiers des lettres que pourraient lui fournir les lignes moyennes de 500 à 600 kilomètres; cette infériorité s’atténuerait, il est vrai, au fur et à mesure qu’on augmenterait la longueur des lignes, les autres systèmes étant obligés, eux aussi, de diminuer, dans ce cas, leur vitesse ; mais il perd, de ce fait, les qualités d’adaptation générale qu’on doit attendre d’un appareil de service courant.
- Le Murray automatique a été abandonné par son inventeur même, qui lui préfère, avec raison, son système multiple.
- Le Pollak-Virag donne un rendement de nature à compenser largement ses inconvénients d’automatique simple ; il nécessite,
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- APPENDICE»
- toutefois, la transcription des messages à l’arrivée (V. p. 252), d’où une nouvelle source de retard et une diminution du rendement moyen des agents ; mais c’est surtout à cause des influences fâcheuses qu’il exerce sur les circuits téléphoniques qu’il doit de n’avoir été adopté dans aucun pays.
- Le Wheatstone et le Creed restent donc les seuls qui peuvent prétendre, pour l’instant, à garder leur place dans l’outillage télégraphique ; tous deux sont encore très employés en Angleterre, mais seulement pour le service de la presse : là, les textes sont pef' forés au fur et à mesure de leur arrivée à l’agence et transmis en bloc à une heure déterminée : le « retard normal » disparaît donc complètement ; de plus, comme les rectifications, dans ce genre de transmission, sont extrêmement rares, et que la suppression des postes de recherches améliore sensiblement le rendement
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- moyen du personnel, on peut donc dire qu’il ne reste, au passi de ces deux systèmes, que leur code Morse, inférieur au code Baudot.
- Systèmes multiples. —Le Rowland, bien que basé sur un principe intéressant, a été abandonné par la plupart des AdmmiS' trations ; cela, non seulement à cause des inductions constatées sur les circuits empruntant les mêmes appuis, mais aussi à cause de l’impossibilité d’alterner les transmissions simultanées : duplex obligatoire, avec tous les aléas qu’il comporte sur les longues lignes,la rigidité qui en résulte, au point de vue de l’expl°|* tation, ont fait abandonner un système qui promettait plus qu ^ n’a pu tenir.
- Le Dubreuil vise seulement à augmenter le rendement indivi duel des opérateurs ; les essais, suspendus en 1904, ont été repris en 1914 et interrompus de nouveau par la guerre ; on doit donc, pour l’instant, réserver toute conclusion définitive.
- Systèmes Baudot et Western-Electric. — Il reste donc maintenant à établir un parallèle définitif entre le Baudot et son dérivé, le Western Electric. Si, après un examen impartial, 011 trouve que ce dernier présente, sur son inspirateur, des avantages réellement tangibles, on doit penser dès maintenant à supprimer-progressivement mais radicalement, le Baudot ; dans le caS
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- contraire, on doit le rejeter purement et simplement, car on ne saurait penser à le réserver pour certains cas particuliers. En effet, l’introduction d’un système d’une utilisation restreinte n’entraînerait pas moins la nécessité de stocks d’appareils et de pièces de rechange, d’un outillage particulier pour les réparations, et aussi d’une instruction spéciale du personnel technique, diri-geurs, mécaniciens, etc. ; enfin, bien que le code soit le même, F alphabet du Western est différent de celui du Baudot (V. p. 433) ; on voit la gêne, les fausses manœuvres qui, dans la recherche des dérangements, notamment, résulteraient de la présence simultanée, dans un même bureau, de deux systèmes aussi similaires. C’est donc seulement à titre transitoire, et dans l’éventualité de l’abandon progressif du Baudot, qu’on devrait s’y résigner. En dehors de cette hypothèse, le double emploi ne pourrait qu’être nuisible.
- L’impression en pages, qui constitue la caractéristique principale du système Western, présente des avantages et des inconvénients ; la mise en essai de quelques installations, provenant des stocks laissés par l’armée américaine, permettra de mettre en évidence les uns et les autres et de trancher définitivement la question. Il est cependant, dès maintenant, avéré qu’elle entraîne une diminution sensible du rendement de la ligne et aussi de celui des opérateurs (V. p. 592).
- Le traducteur Baudot est simple, robuste et d’un réglage facile, il fonctionne même dans les mains les moins expertes et donne toute satisfaction. Le traducteur Western, au contraire, est extrêmement compliqué et délicat (V. p. 439) et ne peut être confié qu’â des agents parfaitement spécialisés ; et, même dans ces conditions, une installation quadruple Western exige la présence constante d’un dirigeur, alors que les règlements français, avec le traducteur Baudot, attribuent dé 8 à 12 secteurs à un même dirigeur.
- La spécialisation est certes un des principes fondamentaux de toute bonne exploitation industrielle, et il faut reconnaître qu’elle est parfaitement réalisée dans les compagnies américaines, où l’on trouve de vieux opérateurs, qui n’ont jamais fait que eu Morse, par exemple, mais qui sont de véritables virtuoses dans
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- APPENDICE.
- leur spécialité. Peut-il en être de même dans l’Administration française? Certes, dans une douzaine de grands centres télégraphiques, on trouve quelques agents réellement spécialisés, mais pour le plus grand nombre, la légitime ambition de pouvoir prétendre, le moment venu, à des emplois d’avancement, est une invite pressante à passer par les différents services, et à s’universaliser au lieu de se spécialiser; dans les centres de moyenne et de petite importance, la spécialisation est radicalement impossible, car le même agent doit pouvoir assurer indifféremment le service au télégraphe, au téléphone, an guichet postal ou télégraphique, au tri des ' lettres, etc.
- On conçoit que, dans ces conditions, il y a un intérêt capital à rechercher des appareils simples et robustes, ne demandant, de la part de ceux qui doivent les mettre au point, qu’un minimum de connaissances et surtout de pratique. Le Baudot répond parfaitement à cette conception.
- La suppression des contacts spéciaux de correction se justifie sur les câbles sous-marins, où le dispositif de Pierre Picard a permis de transformer, avec une majoration de trois contacts seulement, le double à 12 contacts en un triple à 15 : les contacts de correction, au double, représentaient donc 1/6 du total. La même suppression au sextuple Baudot, employé sur la ligne Paris-Marseille, ne donnerait qu’un bénéfice de 1/16. Par contre, la correction sans courants spéciaux nécessite deux couronnes de plus au distributeur et trois relais employés exclusivement à la correction. Le système est donc beaucoup plus compliqué que celui du Baudot, et, par suite, plus sujet à-dérangements.
- La suppression des contacts de propagation (V. p. 432) à côté, du mince bénéfice qu’elle procure, au point de vue de l’utilisation de la ligne, rend obligatoire l’emploi du duplex, pour assurer la communication dans les deux sens à la fois. Or, avec le réseau aérien, tel qu’il existe en France, le duplex, au delà de 500 ou 600 kilomètres, devient souvent aléatoire, c’est-à-dire que, pour les communications de Paris avec les grands centres du midi, on serait contraint, ou bien de diminuer la vitesse dans des proportions inadmissibles, ou bien de transformer les quadruples en doubles, ou même de sectionner les lignes par des translations, d’où
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- une dépense supplémentaire en matériel et en personnel, des réglages plus laborieux, dont la répercussion se ferait sentir sur le rendement en général.
- En outre, les distributeurs Western ne permettent pas de répartir les secteurs au gré des nécessités du trafic : un double en duplex, à supnoser qu’il fontionne parfaitement entre Paris et Montpellier, donnerait bien quatre transmissions simultanées, comme le quadruple Baudot actuel, mais celles-ci seraient obligatoirement réparties à raison de deux dans chaque sens, même si le travail était inégalement abondant dans les deux postes, tandis qu’avec le quadruple Baudot, on peut, à volonté, donner trois transmissions au poste le plus encombré, l’autre n’en conservant momentanéipent qu’une seule. En un mot le système Western est rigide, tandis que le Baudot s’assouplit aux besoins du moment, et il en résulte finalement une meilleure utilisation, c’est-à-dire un meilleur rend ement.
- En ce qui concerne le rendement théorique des deux systèmes en présence, le nombre d’émissions qu’on peut envoyer, dans un temps donné, dépend exclusivement des constantes, capacité et self de la ligne sur laquelle on opère ; d’autre part, le code étant le
- même, la valeur — (V. p. 598) s’applique à l’un comme à l’autre.
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- On pourrait objecter que le distributeur quadruple Baudot a 24 contacts tandis que l’autre n’en a que 20 ; mais on doit tout d’abord considérer que le duplex, obligatoire au Western, entraîne toujours une légère diminution de la vitesse, par rapport à la transmission simple ; ensuite, que le type quadruple, même avec les vitesses usitées, n’utilise pas complètement les lignes.
- L’augmentation du nombre de révolutions des balais, qui semble créer une supériorité, est illusoire dans l’ensemble, en ce qui concerne le rendement individuel des opérateurs, puisque ceux-ci donnent moins,e.n moyenne, sur un Western à 250 tours que sur un Baudot à 210 (V. p. 592). 11 en est de même au point de vue de la ligne : en effet, le nombre de signaux, qu’une ligne permet de transmettre, dans un temps donné,peut être atteint d’une foule de façons; dans les appareils multiples, il est le produit invariable du nombre des secteurs employés par le nombre d e tours des balais :
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- APPENDICE.
- ainsi un quadruple Western, tournant à 250 tours par minute, est susceptible d’émettre 20 x 250 = 5 000 signaux ; or, sur la ligne Paris-Marseille, le sextuple à 32 contacts, à la vitesse de 180tours, donne 32 x 180 = 5 760 signaux : pour arriver à fournir un chiffre égal, le Western devrait tourner à 288 tours par minute.
- Si le Siemens n’avait pas son rendement pratique limité par son système imprimeur, il travaillerait à 1 000 tours, comme l’avaient annoncé ses inventeurs, et enverrait sur la ligne 5 000 émissions; il approcherait ainsi, sensiblement, le rendement intan-v gible assigné à tous les systèmes de la même catégorie.
- En réalité, au point de vue de la ligne, l’augmentation de la vitesse n’a pas d’autre but que de compenser l’incomplète utilisation, déjà signalée, que donne le type, quadruple, à 180 tours ; et si les promoteurs de ces systèmes s’avisaient, un jour, de construire des sextuples, ils seraient dans l’obligation de les maintenir dans les limites de vitesse imposées au Baudot ; ou encore, si l’on plaçait des quadruples Western sur des lignes dépassant la portée normale d’un sextuple Baudot, on serait amené à réduire proportionnellement la vitesse, au fur et à mesure que ces lignes deviendraient plus longues.
- Quel que soit le cas envisagé, le rendement théorique des deux systèmes est le même et, si les conditions d’exploitation étaient également identiques, les rendements pratiquesne pourraient pas être sensiblement différents. Dans la réalité, celui du Western est quelque peu inférieur, pour les îaisons qui ont été indiquées plus liant, en ce qui concerne le rendement-agent (V. p. 592) et comme le confirme le tableau ci-après, si l’on considère le rendement-ligne.
- Rendement théorique des lignes avec les différents systèmes.— Pour fixer définitivement le choix à faire entre les différents systèmes en présence, il reste à déterminer la capacité de rendement de chacun d’eux, en tenant compte des particularités spéciales, susceptibles de modifier les chiffres purement théoriques donnés plus haut, en ce qui concerne les codes.
- Pour faciliter la comparaison et placer tous les systèmes dans des conditions identiques, on supposera qu’ils opèrent successive-
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- ment, pendant une heure et sans arrêt d’aucune sorte, sur une même ligne de 500 kilomètres (Paris-Lyon, par exemple), susceptible de transporter 125 émissions par seconde, soit 7500 par minute ; dans le même but, on admettra que tous fonctionnent en simplex : tous étant duplexages, la relation qui découlera de l’un des deux modes d’exploitation restera valable pour le cas de l’autre.
- Les appareils à transmission simple, Morse et parleur, ne donnent, en ligne, que le rendement énoncé plus haut pour les agents (V. p. 588) ; le Hughes, toutefois, pourrait donner 2 000 mots à l’heure, alors que ce chiffre tombe à une valeur inférieure, suivant la façon dont il est desservi.
- Pour l’automatique Siemens, c’est aussi le rendement pratique qui régit la valeur en ligne, pour les raisons déjà/ indiquées ; on peut lui attribuer, comme maximum, 7 000 mots à l’heure.
- Le Wheatstone et le Creed, ayant des transmetteurs identiques,
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- donnent le rendement assigné par leur code, soit —- 0ù dans
- O J.
- l’espèce = 8 200 mots, en chiffres ronds.
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- Le Rowland emploie des courants alternatifs de 100 périodes par seconde, ou 360 000 par heure. Sur 52 contacts que comprend le distributeur, 4 sont réservés au réglagle, soit 1/13, ce qui ramène le nombre de périodes, réellement employées à la transmission, à 330 000. Chaque lettre exige le temps pris par 6 périodes (11 demi-périodes pour le signal proprement dit et 1/2 pour l’intervalle entre les secteurs) ; le nombre de signaux transmis ressort donc à 55 000, dont il faut déduire 10 p. 100 pour ceux qui sont destinés à la commande du chariot : il reste donc 49 500 signaux réellement utiles, soit 8 250 mots.
- Le Western, pour fournir, en simplex, les 7 500 émissions que le. ligne peut recevoir, ne disposant que d’un quadruple à 20 contacts, devrait le faire (ourner à... 375 tours parminute. Comme la comparaison ne serait plus possible si l’on admettait que l’un des systèmes fonctionnât en duplex et les autres en simplex, on supposera un type de sextuple à 30 çontacts, qui aurait ainsi les mêmes caractéristiques que le quadruple jusqu’ici seul en usage. Ce sex-
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- COG
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- tuple tournerait alors à la vitesse plus normale de 250 tours, ce qui, déduction faite des 15 p. 100 de signaux de service (V. p. ' 592) donnerait 213 lettres par minute et par secteur, soit 12 780, au total, par heure. 11 est à remarquer que, dans la pratique, on installerait un quadruple en duplex, mais celui-ci ne satisferait aux données du problème que si les transmissions avaient lieu dans les deux sens; dans le cas où il s’agirait de transmettre le total des mots dans un sens unique, le Western ne disposerait que de 4 secteurs et, même en poussant sa vitesse aux extrêmes limites, ne pourrait les écouler. Cette constatation confirme ce qui a été dit plus haut (V. p. 603) sur la rigidité qu’impose au Western l’emploi obligatoire du duplex.
- Le Baudot sextuple, à 35 contacts et à 214 tours, fournirait à la ligne les7500 émissions; mais comme30contactsseulement servent effectivement à la transmission, le rendement doit être établi à raison de 6 lettres par tour, soit 1 284 par minute et 12 840 mots par heure. Il est à remarquer que la transmission peut avoir lieu ici, soit dans un seul sens, soit, pour une proportion quelconque,
- APPAREILS. RENDEMLNT THÉORIQUE PAR HEURE ET PAR FIL MOTS OBSERVATIONS.
- Morse 700 Rendement pratique.
- Parleur . 900 —
- Hughes 2.000 —
- Siemens 7.000 . —
- Wheatstone 8.200
- Greed 8.200
- Rowland 8.250 100 périodes,1/13 à déduirepour les contacts de réglage, 10 0/0 pour la commande du chariot.
- Western 12.780 Sextuple à 30contacts(à construire), 250 tours; 15 0/0 à déduire pour la commande du chariot.
- Baudot..’ 12.840 Sextuple à 35 contacts, dont 5 pour la correction et la propagation ; 214 tours. v
- Pollak-Virag 20.000 Rendement d’expérience,40 000 mots avec 2 fi}s.
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- CONCLUSION.
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- dans Vun et Vautre sens. C’est là un exemple de la souplesse du Baudot, par comparaison avec ses dérivés.
- Le rendement du Pollak-Virag a atteint expérimentalement, sinon en service courant, le rendement de 40000 mots à l’heure, soit 20 000 pour chacun des deux fils du circuit.
- Le tableau ci-dessus résume les considérations qui précèdent; on pourra utilement, pour juger définitivement chaque système, le rapprocher de celui, précédemment donné (p. 593), qui indique le rendement-agent de chacun d’eux.
- CONCLUSION
- Appareils à faible rendement. — En ce qui concerne les appareils destinés à desservir des lignes à trafic faible ou moyen, le rendement du conducteur n’est pas à considérer, et on peut prendre pour base d’appréciation le rendement des opérateurs, en tenant compte, toutefois, du prix de revient des appareils, de leur robustesse et de la facilité de leur manipulation.
- Pour les lignes peu importantes et, en particulier, pour celles qui desservent les bureaux municipaux, l’appareil Morse reste le seul à préconiser : son.entretien est à peu près nul et son réglage, très simple, peut être effectué par l’opérateur le moins spécialisé. L’un autre côté, le Morse restera sans doute, longtemps encore, l’auxiliaire des systèmes rapides et désinstallations d’essais, grâce à la facilité avec laquelle, sans mise au point préalable, il entre en contact, sur une ligne quelconque, avec un correspondant également quelconque, Il importe donc qu’il soit maintenu dans l’outillage général, tout au moins jusqu’au moment où un autre réunira les qualités nécessaires pour le supplanter.
- Par contre, on doit envisager la disparition du Hughes ; en outre de l’apprentissage assez long, qui, seul, permet une bonne manipulation et un rendement intéressant, son réglage demande une certaine initiation, et son maintien en bon état requiert, assez fréquemment, l’intervention du mécanicien, toutes choses qui obligent à ne l’installer que dans des centres relativement importants. Son rendement de 1500 mots à l’heure, qui correspond à une bonne
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- CONCLUSION.
- habileté moyennedePopérateur, est juste égal à celui d’un secteur Baudot à transmission manuelle (V. p. 589) ; un secteur desservi à l’aide de la transmission automatique, qui atteint 1850 mots dans une installation multiple ordinaire, permettrait certainement de se maintenir à ce chiffre de 1 500, même avec les pertes de temps qui résultent de l’alternat par un seul secteur.
- La simplification de l’outillage conseillerait donc de remplacer les Hughes par des secteurs Baudot. Afin de tendre davantage encore vers l’unité de matériel, et.tout au moins pour les lignes aériennes, on pourrait « normaliser » le distributeur quadruple, qui fonctionne de façon parfaite, sans translation, jusqu’à 900 et 1000 kilomètres, et lui adjoindre juste le nombre de tables correspondant aux besoins actuels, les secteurs inutilisés restant en réserve, en quelque sorte, pour les augmentations futures du trafic : on parerait, le moment venu, à ces éventualités, en ajoutant purement et simplement des tables, et en les reliant aux plots, jusque-là disponibles, de la boîte de coupures.
- 11 convient cependant de noter que la disparition du Hughes ne pourra être complète que si les offices étrangers la réalisent également, tout au moins en ce qui concerne leurs relations avec la France.
- Appareils à grand rendement. — L’étude comparative des différents systèmes d’appareils à grand rendement, a abouti à l’élimination successive de la plupart d’entre eux, et n’a laissé en présence que le Baudot et son dérivé, le Western. Une étude impartiale ne permet de découvrir à ce dernier aucune des qualités qui justifieraient le bouleversement de l’outillage français actuel ; bien au contraire, sa perte de rendement en ligne, qui résulte de l’empioidesignanxspéciaux pour la commande duchariot, absorbe, et au delà, le bénéfice de la suppression des contacts de correction et de propagation (V. p. 603), suppression déjà réalisée d’ailleurs dans le Baudot, pour des cas particuliers (V. p. 401) et qui sera généralisée quand on le voudra; de même, le rendement-agent du Western se trouve sensiblement inférieur à celui du Baudot, par suite de son extrême complication, qui nécessite, sur
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- CONCLUSION.
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- chaque installation, la présence d’un dirigeur ne prenant pas part aux transmissions (V. p. 592).
- Le fonctionnement irréprochable du Baudot, la robustesse et la simplicité de tous ses organes, permettent de le confier aux mains les moins spécialisées ; il est susceptible d’être exploité eu duplex, sur toutes les lignes où le Western pourrait l’être, mais, là où le duplex n’est pas indispensable, il conserve une souplesse, qui lui permet de s’adapter à toutes les circonstances et à tous les besoins ; enfin, là où le duplex serait impraticable, il reste susceptible de rendre des services en simplex, ordre de marche interdit au Western.
- L’outillage français pourrait donc être réduit à deux systèmes :
- Le Morse, à lecture sur bande ou auditive, pour les lignes à faible trafic-et les essais. ’
- Le Baudot à transmission automatique pour toutes les autres, avec un nombre de secteurs approprié aux besoins. On pourrait simplifier encore les installations et les rendre interchangeables
- i
- en normalisant, partout où cela serait possible, le distributeur quadruple (V. p. 608).
- Toute addition à ce minimum constituerait une complication inutile — et, par suite, nuisible, — tant au point de vue de l’approvisionnement en matériel, qu’à celui de l’instruction du personnel.
- *
- * *
- La conclusionqui s’impose est que le Baudot automatique occupe la première place parmi tous les appareils actuels; l’emploi des ^transmetteurs permet,en outre, de l’assouplir à toutes les contingences et lui donne une portée théoriquement illimitée (V. p. 377), ce à quoi aucun système au monde ne peut prétendre. Il conservera eette première place aussi longtemps qu’un système, basé sur un Principe nouveau, ne viendra pas la lui disputer, Ce principe sera-t-il celui du’ Rowland, dont l’utilisation première semble avoir été incomplète ; ou bien celui du PoîJak-Virag, dontl’extraor-rtinaire rapidité est malheureusement compensée par des défauts capitaux? 11 serait, sans doute, téméraire de formuler un pronostic à eet égard, car un troisième peut surgir, d’un moment à l’autre,
- Montoriol.—Télégraphie. 39
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- CONCLUSION.
- et renverses complètement notre conception actuelle de la télégraphie rapide.
- Ce jour-là, mais'ce jour-là seulement, le Baudot devra céder la place au nouveau venu, comme il a supplanté lui-même ses devanciers.
- Bibliographie.
- Report presented to the l’ostmas te r-G encrai on high-speed Telegraphy. London» 1916.
- The Post Office Electrical Engineers Journal. London, avril 1917, p. S.
- Idem, avril 1917, p. 20.
- Annales des Postes, Télégraphes et Téléphones, juin 1917, p. 248.
- Idem, mars 1917, p. 44.
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-
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- TA B LH DES NOMS D’AUTEURS
- A
- AiJhaud 194
- 159
- Asch 33
- B
- Barbarpt 131
- Baudot, 26, 146, 256, 452, 519, 590,
- 597, 601, 607, 611
- Belin 120
- Belz. . ...... 240
- Blavier .. -.. 134, 543
- Bertsch. 494
- Blanchon 516, 558, 571
- Bourseul 517, 518
- Brahic 240
- Bréguet . 6, 24
- G
- Gailho . 208
- Callaud ... 451, 461
- Garpentier 34, 411
- Gaselli . 116
- Ghattelun .. 416
- Greed ... 235.590, 600, 605
- Guttris .. 32
- D
- Bejongh 211
- Belâtre . 515
- Bubreiiil .. ........ 425, 590
- E
- Fglin .. .... 71, 329
- Fstienne 27, 589
- F
- Farjou ............
- Béry
- Froment ...........
- , G
- Cloché......................... 72 j
- Godfroy ( ^ ............. 142 I
- H
- Heaviside ....................... 131
- Hérodote /................. 29, 589
- Herring ........................ 27
- Hilten ..........•.............. 68
- Hughes .......... 43, 589, 605, 607
- J
- Jordery......................... 123
- K
- Korn ........................... 117,
- L
- Laborde......................... 199
- Lauritzen ...................... 233
- Leclanché ................. 453, 464
- Lenoir ........................... 116
- M
- Mandroux .................. 72, 545
- Mercadier ........................ 200
- Meyer ............................ 255
- Morkrum (G10) ..................... 433
- Morse........ 11, 588, 597, 605, 609
- Muirhead ....................32, 191
- Murray .................... 253, 432
- Mutel 523
- N
- Nodon ............................. 478
- P
- Petit ............................. 203
- Picard, 154, 171, 193, 205, 209,
- 390, 476
- Poëncin .................... 69, 72
- PoIIak-Virag... 247, 590* 598, 599, 607
- Popp ............................. 96
- Pupin ............................. 131
- 133, 589
- 454- 465 . ... 159
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-
-
-
- 612
- TABLE DES NOMS ü’AUTEURS.
- R
- Robiclion .......................
- Rouvier..........................
- Rowland ;............. 4 44, 598,
- S
- Sambourg.........................
- Schaeffer .......................
- Schwendler.......................
- Siemens....... 38, 105, 153, 253,
- Stearns ........ f...............
- Sullivan.........................
- T
- Terrai ..........................
- Thomson
- V
- Vaës .......................... I33
- Van-Rysselberghe............... ^07
- Varley...........'............. l3**
- Vaschy ........................... ^
- W
- Western Electric C°. 432, 592, 600, 605 — Union Telegraph C°, 432, 474 Wheatstone, .. 139, 181, 216, 590,
- 600, 605
- Willot ....................... I63
- 367
- 255
- 605
- 24
- 133
- 132
- 428
- 182
- 32
- 72
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-
-
-
- INDEX ALPHABÉTIQUE
- A
- D
- Accumulateurs ...................
- Appareils à cadran ..............
- — à miroir ..............
- — autographiques ........
- — automatiques...........
- — Baudot ................
- — Estienne ..............
- —• Hérodote ..............
- — Hughes....................
- — imprimeurs.............
- — Morse ....................
- — pour lignes s/marines....
- — télautographiques......
- —• téléphotographiques ....
- Appel magnétique Mutel...........
- B
- Batterie centrale.....
- — universelle .. •
- Bobine Godfroy .......
- Bobine thermique......
- Boîte d’entrée de poste — municipale . • • •
- 470
- 5
- 30
- 115
- 213
- 256
- 27
- 29 43 38 11
- 30 123 117 576
- Décharge (systèmes de)...... 129, 166
- Déformation des signaux............. 129
- Dérivation (postes en)...... 176, 529
- Différentiel (duplex) .............. 178
- Diplex (systèmes) .................. 195
- Duplex (systèmes)................... 178
- Dynamos .................... 474, 477
- E
- Echelle d’Amsterdam.......-..... 457
- Echelles de potentiel........... 474
- Embrochage ...........'... 17G, 536
- Enregistreur à siphon........... 31
- Entrée de poste (boîte d’)...... 516
- • F
- 571
- 465
- 142
- 497
- 516
- 531
- Fusible avertisseur
- G
- Galvanoscopes........
- Groupement des piles Groupes électrogènes .
- 416
- 520
- 456
- 477
- C
- I
- Câbles sous-marins, 170, 191,
- 240,
- Glapets électriques ..••••
- Collecteurs de terre.....
- Code Baudot ............
- — Morse...............
- — Murray...............
- 1— recorder............
- — Siemens..............
- Commutateurs ............
- Condensateur shunté. • • Condensateur non shunté Courants alternatifs....
- — compensés......
- — de repos.......
- —• vibrés..........
- —- telluriques......
- 256,
- 10,
- 30,
- 143, 175,
- 406,
- 387
- 478 |
- 512
- 596
- 596
- 433
- 598
- 428
- 514
- 402
- 170
- 478
- 141
- 135
- 203
- 542
- Imprimeur-traducteur Creed........
- Indicateur de ligne occupée.......
- Installations Baudot..............
- — Baudot-P.card ............
- Inverseurs (commutateurs) ........
- L
- Lampe à vide à 2 électrodes.......
- Lignes bifurquées .......... 176,
- — en embrochage........ 176,
- — factices...................
- — (répartition des)..........
- — (sectionnement des) 156,
- — sous-marines au Baudot....
- — souterraines au Baudot....
- — (tableaux de) ........ 500,
- 237
- 581
- 256
- 390
- 517
- 488
- 529
- 536
- 184
- 501
- 380
- 387
- 379
- 509
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-
-
-
- 614
- INDEX ALPHABÉTIQUE.
- M
- R
- Machines dynamo-électriques
- Manipulateur .Farjou ......
- — Schaeffer ....
- — Stearns ...........
- Vaes.........
- ,— Varley........
- — Wheatstone ..
- Montage des piles.... y ....
- Montage des postes. '......
- Multiple Baudot............
- Multiple Murray ...........
- — Rowland ..^...........
- — télégraphique.........
- — Western............
- Mulliplex Mercadier .......
- O
- Ondulateur Lauritzen.......
- Organes 3e protection ......
- Orientation au Baudot......
- P
- 474
- 133
- 133
- 182
- 183
- 138
- 139 458 525 256 432 444 561 432 200
- 233
- 490
- 294
- Rappel par inversion de courant...
- Recorder (siphon) ...............
- Rectification des signaux, 301, 334, Redresseur à .vapeur de mercure..
- — Tungar ....................
- Régulateur Baudot ...............
- — Hughes ..............!.....
- Relais Baudot ...................
- — d’Arlincourt................
- — Froment .....................
- — Picard ......................
- — du Post Office...............
- — Siemens ................r. . •
- — Willot ...................
- Remontoirs automatiques .........
- Rendement des agents ............
- — des lignes ...........
- Répartiteurs ......... 501, 507,
- Répartition des lignes...........
- — des voltages.........
- Retransmetteurs Baudot ..........
- Retransmetteur Blanchon..........
- Rosace...........................
- Roue‘phonique ..................
- 530 31 355 480 488 269 101 146 159 159 154
- 152
- 153 163
- 92
- 588
- 594
- 509 501 499 362 573
- 510 274
- Paratonnerres /................... 493
- Parleurs ........................... 23
- Parleurs de décharge......... 132, 166
- Perforateur Belz et Brahic......... 240
- —«?. Carpentier ............ 411
- — Chattelun ............. 416
- — Siemens................ 428
- — Terrin ................ 243
- — Western ............... 434
- •— Wheatstone ............ 216
- Pile Baudot ....................... 452
- •— Callaud ........................ 451
- — Féry ........................... 454
- —- Leclanché....................... 453
- Piles (groupements des)............ 456
- — (montage, entretien)........ 458
- — (tableaux des) ........ 469,- 4$9
- Pont de Wheatstone (duplex). 181, 197
- Positif (courant de r.-pos). .. !.. 137
- Postes échelonnés Baudot........... 341
- — en dérivation....... 176, 529
- — en embrochage..........' 176, 536
- — Morse simple ............... 525
- — Morse 2 directions.......... 526
- — Morse, 4 directions........ 526
- — municipal .................. 531
- . — recorder .......*............. 30
- ' Q
- Quadruple Baudot ................. 330
- — Western ..................... 433
- Quadruplex (systèmes).............. 197
- S
- Sectionnement des lignés ... 156,
- Sextuple Baudot ............. .. 330,
- Signaux (déformation des) .........
- — (rectification des) .. 301,
- 334,
- Siphon Carpentier .................
- — Thomson ,....'...............
- Sonnerie de facteur................
- — de poste ....................
- — Mu tel ......................
- Soupape Nodon .....................
- Sources d’électricité .............
- Sous-marines (lignes). 170, 191, 240, Souterraines (lignes) .............
- T
- Tableau extensible ...............
- — Blanphon, ..................
- — commutateur..............
- — de lignes ............... . •
- — de voltage...............
- •— de mutations......... 506,
- — Mandroux ...................
- — modèle de 1902, . . . ...
- — modèle de 1909 .........
- — pour batterie centrale ....
- — pour piles ..............
- •— standard.................
- Télégraphie et téléphonie simultanées ........,...................
- 380
- 340
- 129
- 355
- 34
- 31
- 522 521
- 523 478 451 387 379
- 556
- 558
- 545
- 503
- 499
- 509
- 545
- 550
- 555
- 579
- 469
- 550
- 207
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-
-
-
- INDEX ALPHABÉTIQUE.
- Téléscripteur Siemens................ 38
- Telluriques (courants) ....... 4C6, 542
- Terre (collecteur de) ............... 512
- Traducteur Baudot................. • • 302
- — Baudot-Dubreuil ......... 425
- — Creed.................... 237
- Eglin.................... 329
- Western-Electric C°: ... 439
- Translateur Blanchon ................ 575
- Translation ......................... 156
- — à courant de repos.... 167
- — Baudot 352, 381
- —- d’Arlincourt....... 161
- — des Ateliers....... 159
- — duplex............ 138
- — duplex à courant de
- repos .. . ................y. . 189
- Translation Froment ................ 159
- — (Morse en)........ 158, 538
- I
- 615
- Translation Paris-Marseille.......... 360
- — rectificatrice......... 355
- Translation tournante................ 353
- — Willot....................... 166
- Transiùetteur Carpentier ......... 415
- — Chattelun ............. 421
- — Siemens ..'............ 430
- — Western ............... 438
- — Wheatstone............. 221
- Transin'ssion duplex................. 178
- — multiple .............. 255
- Transmissions simultanées.. 178,
- 203, 255
- Transmissions successives, 176, 529, 536
- Tungar (lampe) .................... |488
- V
- Voilages (répartition des)........... 499
- —. (tableaux des) ............... 499
- i
- v
- i
- /
- I
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-
-
-
- TABLE DES MATIERES
- INTRODUCTION
- Différenciation des signaux...........................:.......
- Classification des systèmes d’après le mode de transmission
- PREMIÈRE PARTIE
- APPAREILS A TRANSMISSION SIMPLE
- I. — APPAREILS A CADRAN
- Principe commun ............. 5 1 Appareil à cadran de Siemens....
- Appareil à cadran de Bréguet. 6| — à cadran de Wheatstone.
- II. — APPAREIL MORSE
- Principe ........................... 11
- Manipulateur
- Manipulateur Mie de 1907 ........ 12
- — Mie de 1913......... 13
- Récepteur
- Electro-aimant ..................... 14
- Armature ........................... 1^
- Butoirs. Ressort antagoniste......... 15
- Couteau, molette, tampon encreur.. 16
- Entraînement de la bande............. 1?
- Mouvement d’horlogerie............... 19
- Barillet, croix de Malte............. 16
- Modérateur de vitesse............ 21
- Levier d’arrêt. .................... 22
- III. — PARLEURS
- /
- Parleur ancien‘modèle ...... 23 1 Parleur nouveau modèle
- — à indice de Sambourg... 24 | — de Baudot ......
- 25
- 26
- ; IV. _ SYSTÈMES DÉRIVÉS DU MORSE
- Différenciation par le sens du courant .................................. 27
- Appareils pour lignes terrestres.
- Appareil Estienne...................... 27
- — Hérodote ........................ 29
- Appareils pour lignes sous-marines.
- Appareil à miroir, de Thomson......
- Enregistreur « recorder »..........
- — à siphon, de Carpentier. Montage d’un p >ste « recorder »....
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-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES.
- V. — APPAREILS IMPRIMEURS
- 617
- Appareils imprimeurs à échappement. Télescripteur de Siemens...............38
- Appareil Hughes.
- Principe .......................... 43
- Impression.
- Game de dégagement................... 83
- — correctrice .................. 83
- — et levier d’impression.. .>... 84
- — et levier de progression.'. 85
- Fonctionnement ...................... 87
- Manipulateur.
- Clavier ..........................
- Roîte à goujons...................
- Chariot ..........................
- Fonctionnement du manipulateur .. Rôle de la plaque de sûreté........
- Electro-aimant.
- Avantages de l’électro-aimant polarisé ..........................
- Aimant permanent. Electro-aimant.
- Electro-aimant Poëncin ...........
- Fer doux mobile ..................
- Interrupteur .....................
- Commutateur inverseur.............
- Organes du mouvement.
- 45
- 47
- 50
- 52
- 53
- 56
- 59
- 6l'
- 61
- 62
- 63
- Poids moteur......................
- Remontoir à pédale................
- Remontoirs automatiques.
- Remontoir électrique..............
- Interrupteurs ....................
- — pour courants alternatifs
- Remontoir pneumatique Popp .... Commande directe .................
- Régularisation du mouvement
- Rôle du régulateur................
- Axe du volant, levier d’arrêt.....
- 89
- 90
- 92
- 93
- 95
- 96
- 97
- 98
- 99
- 1 (U 1 f
- 64
- 65
- 66
- Eappel de^ l’armature . . 67
- 68
- Suppression de l’olive 68
- Embrayage Poëncin 69
- 71
- Déclanchement automatique ... 72
- Roues des types, de correction et de frot-
- tement.
- Axe de la roue des types . ‘. 73
- 74
- Roues correctrice et de frottement 75
- . . 76
- 79
- Régulateurs
- Régulateur Hughes.................... 101
- Frein .............................. 103
- Fonctionnement .................. 104
- Régulateur vertical................. 105
- iSynchronisme.
- Ecarts mécaniques ................ 108
- —• électriques .................. 109
- Communications électriques.
- Appareils du modèle de 1879....... 111
- du Poste central.......... 112
- Réglage en ligne.
- Réglage du synchronisme............. 113
- de l’électro-aimant...... 114
- 1
- Vî. __ APPAREILS AUTOGRAPHIQUES, TÉLÉPHOTOGRAPHIQUES, TÉLAUTOGRAPHIQUES, etc.
- Définition générale............
- Systèmes auto graphiques.
- Appareils Caselli et Lenoir.........
- Systèmes téléphotographiques.
- Appareil Korn...................
- Appareil Belin....................... 120
- \
- Systèmes télautographiques.
- Télautographe Jordery ................ 123
- — anglais ............... 124
- 117
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-
-
-
- 618
- TABLE DES MATIÈRES.
- DEUXIÈME PARTIE
- \
- MOYENS D’AUGMENTER LE RENDEMENT DES LIGNES
- VII. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES Considérations générales 127
- VIII. — SYSTÈMES DE DÉCHARGE
- Déformation des signaux....... 129 I Manipulateurs à décharge..... 133
- Décharge Schwendler........... 132 | Décharge à l’arrivée......... 13'*
- IX. — COURANT DE REPOS
- Avantages du courant de repos...... 135
- Emploi du positif comme courant de repos ............................. 137
- Manipulateur inverseur de Varley. 138 — — de Wheats-
- tone ......................... 139
- * X. — COURANTS COMPENSÉS
- Définition générale ......... 141 I Condensateur shunté.......... 143
- Bobine Godfroy............... 142 |
- XI. — EMPLOI DE RELAIS A LA RÉCEPTION
- Avantages des relais à la réception.. 145
- Relais Baudot .......................... 146
- — Baudot différentiel............... 150
- —• Baudot modifié, modèle de 1915.............................. 151
- Relais du Post Office.............. 152
- — Siemens ....................... 153
- — de câble, de Picard.)..........* 154
- i
- XII. — SECTIONNEMENT DES LIGNES. — TRANSLATIONS
- Sectionnement des lignes.............. 156
- Principe de la translation............ 156
- Différentes sortes de translations.. . 157
- Translations pour lignes courtes.
- Morse en translation.................. 158
- Translation Froment .................. 159
- — des Ateliers................... 159
- Translations pour lignes longues.
- Relais d’Arlincourt................ 159
- Coup de fouet...................... 16L
- Translation d’Arlincourt ......... 181
- Relais Willot ..................... 163
- Parleur de décharge.................. 166
- Translation Willot................. 188
- à courant de repos
- XIII. — DISPOSITIFS SPÉCIAUX AUX CABLES SOUS-MARINS Condensateur non shunté......... 170 | Transmission Picard..........
- XIV. — UTILISATION D’UN FIL POUR DES COMMUNICATIONS SUCCESSIVES
- Poste échelonnés
- 176
- f
- p.618 - vue 625/634
-
-
-
- Table des matières. ci9
- XV. TRANSMISSIONS SIMULTANÉES PAR COURANTS RE MÊME NATURE
- Transmission Duplex.
- Duplex différentiel ...............
- — en pont de Wheatstone .... Manipulateurs pour transmission
- duplex ..........................
- Ligne factice................'......
- Equilibrage de la ligne factice. . .
- Duplex à coûtant de repos..........
- Translation duplex à simple courant. Translation duplex à courant de repos..............................
- 178
- 181
- 182
- 184
- 186
- 187
- 188
- 189
- Installations duplex pour lignes
- sous-marines.
- Duplex Muirhead ................... 191
- — Picard ..................... . 193
- — Ailhaud....................... 193
- Transmission diplex et quadruplex.
- Système diplex..................... 195
- — quadruplex.................... 197
- Transmission multiplex.
- Principe général................... 199
- Multiplex Mercadier............... 200
- XVI. -a TRANSMISSIONS SIMULTANÉES PAR NATURES DIFFÉRENTES \
- COURANTS DE
- Courants vibres et courants continus.
- Système Petit, —- Picard
- 203
- 205
- Télégraphie et téléphonie simultanées. Système Van Rysselberghe ..;....
- — Cailho .......................
- — Picard .......................
- — Dejongh ......................
- 207
- 208 209 211
- TROISIÈME PARTIE
- APPAREILS A TRANSMISSION AUTOMATIQUE.
- XVII. — APPAREILS DIVERS
- Considérations générales .. 213 | Premiers appareils.. ...
- XVHL — APPAREIL WHEATSTONE
- Perforateur ...............
- — pneumatique . .
- Perforateurs divers........
- Transmetteur, ancien modèle Mouvement d’horlogerie ...
- 216
- 220
- 220
- 221
- .226
- Communications .................
- Transmetteur, nouveau modèle.. . .
- Récepteur Wheatstone I..........
- Ondulateur Lauritzen........
- 229
- 229
- 231
- 233,
- XIX. — APPAREILS CREER
- Décepteur-perforateur ........ 235 J Imprimeur-traducteur
- 237
- XX. — TRANSMISSION AUTOMATIQUE SUR LES CABLES SOUS-MARINS
- Système Belz et Itrahic..... 240 | Perforateur Terri»...,....
- Principe
- XXI.
- appareil automatique pollak-virag
- 247 | Description
- 247
- p.619 - vue 626/634
-
-
-
- 62q TAULE DES MATIÈRES.
- XXII. — SYSTÈMES AUTOMATIQUES DIVERS Automatique Murray....... 253 | Automatique Siemens.... 253
- QUATRIÈME PARTIE
- SYSTÈMES A TRANSMISSION MULTIPLE.
- N
- Principe de la transmission multiple................... 255
- XXIII. — SYSTÈME BAUDOT. — INSTALLATION DOUBLE
- Principe du système Baudot......... 256
- Manipulateur.
- Manipulateur à accrochage magnétique .......................... 258
- Manipulateur à accrochage mécanique ............................. 263
- Socle-moteur du distributeur.
- Socle-moteur à poids............... 265
- — électrique................ 266
- Régulateur.
- Principe et description............ 269
- Position de la potence .. ......... 270
- Roue phonique..................... . . . 274
- Correction du synchrojiisme.
- Principe de la correction.......... 276
- Système correcteur.
- Embrayage de l’arbre des balais.... 280
- Distributeur double.
- Plateau du distributeur............ 284
- Boîte de coupures.................. 287
- Communications d’une installation
- double ............................ 288
- Rhéostat de contrôle............... 290
- Bornes d’entrée de p os te......... 291
- I Utilitédes contacts supplémentaires. 292
- Orientation ........................ 294
- —- du poste corrigé...... 295
- Causes susceptibles de faire varier la position du point de repère.... 297
- Orientation du poste correcteur.... 297
- Rectification des signaux à l’arrivée. 301
- Traducteur.
- Aperçu général...................... 302
- Principe du combinateur............. 303
- Combinateur ..................... 307
- Chercheurs ......................... 308
- Electro-aimants aiguilleuis......... 309
- Leviers aiguilleurs................. 311
- Aiguillage des chercheurs........... 312
- Roues des types et d’impression.... 313
- Système imprimeur ................. 315
- Déclanchement ...................... 316
- Impression-Progression ............ 318
- Rappel du bras d’impression........ 319
- Inversion..............•............ 320
- Organes du mouvement. Modérateur. 320
- Electro-frein..........:............ 323
- Fermeur du frein.................... 325
- Frein électrique.................... 326
- Orientation de la came-navette..... 327
- Traducteur, modèle de 1909.......... 328
- — non rotatif Egîin.......... 329
- XXIV. — INSTALLATIONS BAUDOT TRIPLES, QUADRUPLES , ET SEXTUPLES
- Installation à un seul plateau. 330 Installation sextuple à deux pla-
- — à deux plateaux.... 333 teaux.......................... 340
- — quadruple à deux plateaux 335 1
- XXV. — INSTALLATIONS BAUDOT POUR POSTES ÉCHELONNÉS
- Définition générale................... 341
- Installations échelonnées simples. Installation double échelonnée simple ................................. 341
- Coupure de la transmisson............. 34*
- Marche des courants............... 3î *
- Orientation....................... 34 /
- Installation triple échelonnée simple. 348
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-
-
-
- TABLE DE MATIÈRES
- Installations échelonnées complètes. Installation double échelonnée com-
- plète
- 348
- 621
- Autres installations doubles et triples échelonnées..................... 348
- Intallation quadruple échelonnée complète............................. 349
- __ TRANSLATIONS BAUDOT POUR LIGNES AÉRIENNES
- . XXVI
- Principe ......................... 352
- Translations tournantes simples.
- Principe de la translation tournante 353 Orientation......................... 355
- Translations rectificatrices.
- Rectification des signaux................ 355
- Distributeur inverseur rectificateur. 356
- Translation Paris-Marseille. '
- Translation fixe......................... 368
- XXVII. — RETRANSMETTEURS AUTOMATIQUES BAUDOT
- Echelonnement et translation par retransmetteurs ................ 374
- Bifurcation de postes par retransmetteurs ..................... 3-74
- Avantages des retransmetteurs.... 376
- Principe ........................ ^62
- Retransmetteur tournant...... 363
- Liaison de deux distributeurs... 364
- Retransmetteur Robichon......... 367
- — modèle de 1909 ... 370
- Echelonnement de postes par retransmetteurs ^
- XXVIII. __ EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUTERRAINES
- Particularités spéciales aux lignes
- souterraines ...............
- Communication Paris-Bordeaux.
- 379
- 380
- Echelonnement de postes par conducteurs souterrains........... 385
- XXIX. ___ EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-MARINES
- Correction bipolaire .......... 399
- Installation triple Baudot-Picard... 401
- Compensation des courants telluriques ........................ 406
- Communication Paris-Alger...... 406
- Câbles de la Corse..............
- — franco-algériens ..........
- Installation double Baudot-Picard Correction sans courants spéciaux — unipolaire ..........
- 387
- 389
- 390 396 396
- 410
- XXX
- Avantages de la transmission automatique ........................
- Système Carpentier.
- Perforateur......................... 411
- Embrayage........................( 413
- TRANSMISSION AUTOMATIQUE AU BAUDOT
- Transmetteur automatique... 415
- Système Chattelun.
- Clavier-manipulateur ............... 416
- Perforateur......................... 418
- Transmetteur automatique ........... 421
- XXXI.
- Appareil Baudot-Dubreuil.
- Manipulateur ................... 425
- Iraducteur...................... 425
- Appareil automatique Siemens.
- Perforateur....................... 428
- Transmetteur automatique et distributeur ...................... 430
- Récepteur......................... 431
- SYSTÈMES DÉRIVÉS DU BAUDOT
- Multiples Murray, Western-Union-Télé-graph C° et Western-Electric C°.
- Principe commun aux trois systèmes ............................ 432
- Distributeur quadruple de la Wes-
- tern-Electric C°................. 43-3
- Perforateur de la Western-Electric C°........................... 434
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-
-
-
- 622
- TABLE DES MATIÈRES.
- Transmetteur automaticpie....... 437 | Traducteur de la Weslern-Elec-
- Transmetteur auxiliaire......... 438 | trie G0......................... .. 439
- XXXII. — MULTIPLE ROWLAND
- Principe .....'.............. 444 i Réception des signaux........ 448
- Manipulateur ................ 4451 Synchronisme ................. 449
- CINQUIÈME PARTIE
- SOURCES D’ÉLECTRICITÉ
- XXXIII.
- Systèmes de piles employés en télégraphie ............................ 451
- Pile Callaud....................... 451
- — Leclanchc ..................... 453
- — Féry ......................._ 454
- » Groupement.
- Groupement en tension............... 456
- — en quantité............ 456
- — mixte ................ 457
- — en échelle d’Amsterdam 457
- Batterie universelle ............;. 458
- Montage et entretien.
- Choix du local. — Meubles à piles... 458
- — PILES
- Montage de la pile Callaud......... 461
- Entretien de la pile Callaud....... 463
- Montage et entretien de la pile Le-
- clanché ........................ 464
- Montage et entretien de la pile Féry. 465
- Batterie universelle. Détermination du voltage néces-
- saire.............................. 465
- Résistances d’équilibre ....... 466
- — de sécurité................. 466
- Montage de plusieurs batteries.... 467
- Relèvement de la force électro-motrice des batteries 467
- Permutation des batteries.......... 468
- Tableau des piles.................. 469
- XXXIV. — ACCUMULATEURS
- Installation des accumulateurs
- Entretien et surveillance...
- Charge..............».......
- Décharge. — Repos...........
- 470
- 470
- 371
- 472
- Sulfatation des plaques . Courts-circuits intérieurs Mesures de sécurité ....
- 472
- 473 473
- XXXV. — MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES
- Montage en échelles de potentiel. Système de la Western-Union C°.... 474
- Système Picard .................. 476
- Utilisation du courant continu industriel. Montage en batterie universelle.... 476
- Charge de^ accumulateurs............ 476
- Groupes électrogènes.
- Constitution d’un groupe électrogène ............................... 477
- XXXVI. — REDRESSEURS DE COURANTS ALTERNATIFS
- Différentes sortes de redresseurs.... \478
- Soupape Nodon....................... 478
- Redresseur à vapeur de mercure. . . . 480
- nstallation des redresseurs...... 483
- Utilisation directe du courant redressé ............................. 483
- Installation avec groupe moteur-
- générateur ........................ 486
- Lampes à vide à deux électrodes. .. 488
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-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES. SIXIÈME PARTIE
- ORGANES ACCESSOIRES
- XXXVII. — ORGANES DE PROTECTION
- Définition générale.........
- Paratonnerre à pointes mobiles
- •— de Bertsch.......
- — à charbon........
- 490
- 493
- 494 494
- Paratonnerre fusible — à bobine Fusible avertisseur .. Bobine thermique .. .
- 495 49G
- 496
- 497
- XXXVIII. — RÉPARTITION DES VOLTAGES Tableaux de voltages................ 499 J Canalisations ............
- XXXIX. — RÉPARTITION DES LIGNES
- Grand, Bureau central.
- Aperçu général....................... 501
- Répartiteur d’entrée................. 501
- Tableau de coupures et d’essais.... 503
- Tableau de mutations................ 506
- Répartiteurs des tableaux de mutation ............................. 507
- Bureau central de moyenne importance.
- Arrivée des lignes.................. 507
- Répartiteur d’entrée................ 507
- Tableau de mutations................ 509
- Répartiteur des appareils........... 509
- Bureau secondaire.
- Répartiteur et tableau.............. 509
- Rosace ............................. 510
- XL. — COLLECTEURS DE TERRE Constitution des collecteurs de terre .......................
- XLI. — COMMUTATEURS
- Commutateur bavarois ............
- — rond ..............
- — d’entrée de poste ...
- — D.elâtre...........
- — Blanchon ..........
- 514
- 514
- 515
- 515
- 516
- Boîte d’entrée de poste, 1913....
- Inverseur à fiche, de Bourseul;. . .
- — à manette, de Bourseul.
- — des Ateliers...........
- Commutateur multiple Baudot...
- 516
- 517
- 518
- 518
- 519
- XLII. — GALVANOSCOPES. — SONNERIES.
- Galvanoscope horizontal — vertical .
- Sonnerie de poste.......
- (.
- 520
- 520
- 521
- Sonnerie de facteur......
- Bouton d’appel;..........
- Sonnerie polarisée Mutel
- 522
- 523 523
- SEPTIÈME PARTIE
- MONTAGE DES POSTES
- XLI1I. — POSTES MORSE POUR LIGNES SIMPLES
- Poste Morse simple................... 525 I Poste Morse à 4 directions . ........... 526
- — Morse à 2 directions............. 526
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-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES.
- XLIV. — POSTE MORSE POUR LIGNES EN DÉRIVATION
- 62 r
- Dérivation .......................... 529
- Dispositifs spéciaux.................. 529
- Rappel par inversion de courant.... 530
- Equilibrage des résistances........ 531
- Poste principal ................... 531
- — municipal ..................\ . 531
- XLV. — POSTES MORSE POUR LIGNES EN EMBROCHAGE
- Embrochage ...................... 536
- Poste embroché ................. 536
- — intermédiaire de lignes
- nibus .......................... 538
- Morge en translation.................. 538
- Montage en translation indépendante ............................... 541
- XLVI. — DISPOSITIFS PRÉSERVATEURS DES COURANTS TELLURIQUES
- Courants telluriques..'.......................................... 543
- HUITIÈME PARTIE
- TABLEAUX COMMUTATEURS
- \
- Principe .......................................... 545
- XLVII. — TABLEAUX MANDROUX
- Tableaux pour lignes simples.... 545
- Fiche........................... 546
- Conjoncteur pour ligne simple.. . 547
- Annonciateur..................... 548
- Conjoncteur pour lignes bifurquées.. 549
- Annonciateur pour lignes bifurquées. 549
- XLVIII. — TABLEAUX STANDARDS
- Tableau de 1902.
- Agencement général ............... 550
- Conjoncteurs et fiches........ 550
- Tableaux pour lignes bifurquées... 550
- Emploi du milliampèremètre....... 552
- Translation .....'........... 553
- Embrochage ....................... 553
- Tableau de 1909.
- Conjoncteurs et cordons.............. 555
- Milliampèremètre .................... 555
- Tableau à capacité variable.
- Particularités...................... 556
- Réglettes ........................... 556
- Principe
- XLIX. — TABLEAU COMMUTATEUR BLANCHON ............. 558 | Tableau pour lignes simples
- 559
- L. — MULTIPLE TÉLÉGRAPHIQUE
- Principe ......................... 561
- Montage d’un poste extrême........ 561
- Appel du central par le poste extrême ............................ 563
- Réponse du central ............... 564
- Mise en Communication ............ 565
- Signal automatique d’occupation ... 566
- Fin de communication............... 567
- Appels destinés au poste central ... 568
- Relais et lampes pilotes........... 568
- Equilibrage des; lignes............ 569
- Installation d’essais.............. 569
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-
-
- TABLE DES MATIÈRES.
- 625
- NEUVIÈME PARTIE
- BATTERIE CENTRALE TÉLÉGRAPHIQUE
- Avantages de la batterie centrale................ 571
- LI. — BATTERIE CENTRALE SYSTÈME BLANCHON
- Principe ........................ 571
- Montage d’un poste ............... 572
- Retransmetteur Blanchon........... 573
- Translateur Blanchon............... 575
- Récepteur Morse-Mutel ............ 575
- — Morse-Blanchon................ 576
- Appel magnétique Mutel............ 576
- Installation de postes échelonnés... 577
- LU. — NOUVEAU SYSTÈME DE BATTERIE CENTRALE
- Principe ............................ 578
- Modification du tableau de 1 909 ... 579
- Lignes bifurquées.....................580
- Indicateur de ligne occupée.......... 581
- Montage en translation............... 582
- Détermination des voltages et
- des résistances................. 583
- Protection de la. batterie de transmission .............................. 5.8£ -
- APPENDICE
- COMPARAISON ENTRE LES DIFFÉRENTS SYSTÈMES TÉLÉGRAPHIQUES
- îSibibuotv
- \s*s
- But de cette étude
- 587
- I. — RENDEMENT INDIVIDUEL DES AGENTS
- Appareils à transmission simple./... 588 I.Récapitulation ........... 593
- — rapides................... 589]
- II. — RENDEMENT DES LIGNES
- Considérations générales.......... 594
- ystèmes automatiques et systèmes multiples ...................... 594
- Code Morse et code Baudot...... 596
- Autres codes.................... 593
- III. — CLASSIFICATION GÉNÉRALE
- Systèmes automatiques............. 599
- — multiples ................... 600
- —• Baudot et Western Electric 600
- Rendement théorique des lignes avec les différents systèmes........... 604
- CONCLUSION
- Appareils à faible rendement.. 607 | Appareils à grand rendement. 608
- Table des noms d’auteurs..........
- Index alphabétique................
- Montoriol. — Télégraphie.
- 40
- 611
- 613
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-
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- PRÉCIS
- d’Electricité Industrielle
- Par R. BUSQUET et E. MAREC
- Ingénieur en chef de l’éclairage de la ville de Lyon
- Ancien Chef de travaux à l’École supérieure d’Électricité de Paris
- 1919, 2 vol. in-8 de 879 pages, avec 669 figures
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- Par E. MAREC
- Ancien chef de travaux à l’École supérieure d’Électricité de Paris Directeur de Station centrale d’Électricité
- 1920, 1 vol. in-18 de 466 pages avec 348 figures et tableaux.. 12 fr.
- BARNI — MONTPELLIER — MAREC
- LE MONTEUR ÉLECTRICIEN
- 5« Édition entière mont refondue Par E. MAREC
- 1921, 1 vol. in-16 de 576 pages, avec 350 fig.. 15 fr.
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- ET DE
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