Télégraphie multiple
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- LE SYSTÈME _
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- TÉLÉGRAPHIE BAUDOT
- ET SES APPLICATIONS
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- Çlass. déc. ; 62*.394.42(022)
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- TÉLÉGRAPHIE MULTIPLE
- LE SYSTÈME
- TÉLÉGRAPHIE BAUDOT
- SES APPLICATIONS
- P. MERCY
- INSPECTEUR DES TELEGRAPHES PRÉCKDHIMENT
- CHARGÉ DES COURS THÉORIQUES ET DK LA SURVEILLANCE TECHNIQUE DES INSTALLATIONS BAUDOT AU POSTE CENTRAL TÉLÉGRAPHIQUE DE PARIS
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- REVUE, CORRIGÉE ET AUGMENTAS
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- 92, RUE BONAPARTE (VI)
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- °us droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
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- LE SYSTÈME
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- TÉLÉGRAPHIE BAUDOT
- ET
- SES APPLICATIONS
- AVANT-PROPOS
- Ce livre, fruit d'une longue expérience s'adresse aux personnes désireuses d'acquérir des notions précises sur l'appareil Baudot, et, plus particulièrement, aux élèves dirigears.
- Il a été écrit, avec le souci constant de rester simple, quelle que soit la complexité du sujet.
- Afin d'éliminer toute digression de nature à nuire à la clarté de notre exposé, et aussi pour parer aux défaillances de mémoire du lecteur, nous avons fait précéder notre étude d'une sorte de lexiqu^ donnant une explication succincte des termes employés et des phénomènes auxquels il est fait allusion au cours de l'ouvrage.
- Ces préliminaires renferment, en quelques pages, et dans l'oidre alphabétique, les connaissances non pas indispensables, mais qu'il est utile de posséder pour une compréhension parfaite du sujet.
- L'ouvrage est divisé en trois parties.
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- Il
- avant-propos
- Dans 1/* première sont étudiés le principe général du sys-terne et les différents organes employés dans une installation simple (double, triple ou quadruple).
- La seconde partie est exclusivement consacrée aux réglages des appareils et aux principaux dérangements qui peuvent survenir en service normal.
- La troisième partie traite des types particuliers d'installations : installations pour communications échelonnées (nouveau modèle), translations tournantes, translations par retransmetteurs, et installations pour lignes souterraines.
- Un chapitre a été spécialement réservé à Vadaptation du Baudot au service des lignes sous-marines, soit par les dispositifs de décharge de M. Lesaffre, soit par ie système de transmission de Pierre Picard.
- Les principes théoriques et pratiques de l'exploitation des lignes par la méthode duplex (procédé du relais différentiel ou procédé du pont de Wheatstone) ont été l'objet d'un exposé complet.
- Enfin, dans un dernier chapitre, ont été réunis les derniers perfectionnements apportés au système : la transmission automatique, la commande du distributeur par le moteur phonique, celle du traducteur par allernomoteur synchrone autorégulateur système Grunenwald, etc.
- Notre effort sera largement récompensé si les pages qui suivent ont pu donner une vision nette et claire du système si ingénieux de notre regretté Baudot, et faciliter l'apprentissage, quelque peu ardu, des futurs dirigeurs,
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- LE SYSTÈME DE TÉLÉGRAPHIE BAUDOT
- PRÉLIMINAIRES
- 1. Calcul du rapport des vitesses des i-iobues dans un engrenage. — On démontre, en mécanique, que, dans un système de roues dentées et de pignons à axes parallèles, le rapport des nombres de tours N et n, que font, dans un même temps, le dernier pignon et la première roue, est égal au produit des nombres de dents des roues par le produit des nombres de dents des pignons.
- Si l’on considère, par exemple, un système de 4 axes parallèles dont les roues ont respectivement des nombres de dents D, Dx et D» et les pignons d, di et di, le rapport du nombre de tours N, du dernier pignon d% à celui, n, de la première roue D sera :
- N _ D x Di X Di n d x di x dz
- Ainsi dans le socle moteur du distributeur Baudot, la nombre de dents des roues et pignons étant :
- l,r mobile : pignon ", roue 55 ;
- 2* mobile : pignon 22, roue 90;
- 3* mobile : pignon 20, roue 110;
- 4* mobile : pignon 19, roue 110;
- 5e mobHe : pignon 18, roue 105 ;
- 6e mobile : pignon 21, roue n0
- On aura en appliquant la formule :
- 55 x 90 x 110 x 110 x 105 22 x 20 x 19 x 18 x 21
- C’est-à-dire que le sixième axe fera 7 5625 : 38 = 1990 tours quand le premier n’en effectuera qu’un seul.
- Télégraphe Baudot.
- I
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- TELEGRAPHIE BAUDOT*
- • 2
- 2. Calorie. — La petite calorie est la quantité de chaleur nécessaire pour élever d’un degré la température d’un gramme d’eau.
- La grande calorie vaut mille petites calories ; c’est la quantité de chaleur qu’il faut fournir pour élever d’un degré la température d’un kilogramme d’eau.
- 3. Capacité électrostatique. — Lorsque l’on met en relation avec une source électrique un corps bon conducteur, soigneusement isolé, il prend une charge d’électricité proportionnelle à sa surface et à la différence de potentiel existant entre le corps et la source.
- Le rapport de la charge Q au potentiel U sous lequel elle est fournie s’appelle capacité. Si l’on représente par C la capacité, on pourra écrire :
- La charge emmagasinée par le conducteur sera d’autant plus grande que la différence de potentiel U sera plus importante.
- En multipliant les deux membres de la relation précédente par U, on aura :
- (2) Q = CU.
- La charge prise par le conducteur est égale au produit de la capacité par la différence de potentiel.
- L’unité pratique de capacité est le jarad. C’est dono d’après la formule (1), la capacité d’un condensateur qui posséderait une charge d’un coulomb (n° 19) au potentiel 'd’un volt. Cette valeur est énorme par rapport aux capacités à évaluer, bien qu’elle ne soit égale qu’à la milliardième partie (10-#) de l’unité électromagnétique C. G. S. (N® 32).
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- PRÉLIMINAIRES
- t
- On emploie un sous-multiple du farad le microfarad, :jui en est la millionième partie. Un microfarad vaut, par conséquent, 0,000.001 ou 10-6 farad.
- 4. Champ d’un courant électrique. — Tout courant électrique détermine dans le conducteur qui le porte et dans le voisinage, des lignes de^orce constituant un champ analogue à celui d’un aimant. Ces lignes sont dans un plan perpendiculaire à la direction du courant.
- Si l’on place une aiguille aimantée dans ce champ, elle se fixera dans une position telle que les lignes de force pénètrent par le pôle sud et sortent par le pôle nord. On attribue ainsi une direction conventionnelle aux lignes de force ; cette direction est aussi celle du champ.
- Un observateur regardant dans le sens de l’axe du conducteur, de façon que le courant s’éloigne de lui, verrait tourner les lignes de forces dans le sens des aiguilles d’une montre.
- On peut mettre en évidence ces lignes de force, en faisant passer à travers une plaque de verre, placée horizontalement, et percée d’un trou, un long fil de cuivre vertical dans lequel on dirige un courant intense ; si l’on saupoudre alors la plaque avec de la limaille de fer, on voit celle-ci former des lignes circulaires concentriques ayant leur Centre sur l’axe du fil.
- 5. Circuits dérivés. — Lorsqu’un circuit électrique est composé, en tout ou en partie, de plusieurs conducteurs groupés en quantité, le courant se divise et parcourt chacun d’eux; mais l’intensité de la partie de courant dérivée dans chaque conducteur dépend de leur résistance, coulerruéaiôürt à la loi d’Ohm :
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- 4
- tELEfeRAPHlE SAtlDôT
- Or la force électromotrice agissant dans le circuit est la même, que le circuit soit simple ou composé. Par conséquent, on peut dire que, dans le cas de circuit composé de plusieurs conducteurs accouplés en quantité, l’intensité du courant, dans chacun d’eux, est en raison inverse de sa résistance.
- Ainsi un courant de 12 milliampères, se bifurquant dans deux conducteurs ayant respectivement des résistances de 3 et 6 ohms, aura dans le premier une intensité deux fois plus grande que dans le second, parce que la résistance y est deux fois moins forte. C’est-à-dire que l’intensité de la dérivation ayant 3 ohms de résistance sera de 8 milliampères, tandis qu’elle n’atteindra que 4 milliampères dans celle de 6 ohms.
- Si nous considérons le circuit ci-contre (fig. 1), nous
- voyons immédiatement que l’intensité totale du courant 1
- £ se divise en deux portions i et ï.
- â
- D’autre part, si nous appelons t et f les résistances de chaque dérivation, Va le potentiel du point a par lequel
- Fig. i.
- entre le courant, et Vb celui de la sortie à, la différence de potentiel entre les deux points sera :
- Va —y b.
- En appliquant la loi d’Ohm, nous aurons pour la première dérivation :
- Va — Vb = ri,
- de même, pour la deuxième :
- Va — V6 — r'i\
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- PRÉLIMINAIRES
- S
- ou encore :
- (2) Va — Vb = ri = r'ü.
- Les égalités 1 et 2 traduisent deux règles tirées de la loi d’Ohm et appelées lois de Kirchhoff ; elles peuvent, pour les cas particuliers qui nous intéressent, s’énoncer ainsi :
- lre loi. — Si l’on considère le point de concours de plusieurs conducteurs, la somme algébrique des intensités des courants qui s’y manifestent est nulle, si l’on convient de donner le signe + à ceux qui vont vers le point et le signe — à ceux qui s’en éloignent.
- Ainsi, dans la figure 1, au point a, par exemple, l’intensité du courant se dirigeant vers a sera positive, et les intensités i et v des deux courants qui en viennent seront négatives. Conformément à la première règle nous aurons :
- I _ i _ i’ = o.
- Ce qui est évident puisque nous savons déjà que 1 “ i + if.
- 2e loi. — Dans un réseau de conducteurs la différence de potentiel entre 'les deux points a et b est égale à l’intensité i du courant par la résistance r de la portion considérée, à condition qu’elle ne soit pas le siège d’une force électromotrice quelconque (1).
- Ces lois permettent de calculer l’intensité du courant dans les dérivations, connaissant la force électro-motrice appliquée, et la résistance de chaque conducteur, ou encore la résistance totale des conducteurs, leur résistance particulière étant connue
- Ainsi, dans la figure 1, pour déterminer la résistance
- (1) L’énoncé général de la 2* loi de Kirchhoff s’applique à un réseau de conducteurs renfermant plusieurs forces électro-motrices. Le cadre de cet ouvrage ne nous permet pas de nous y arrêter.
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- TÉLÉGRAPHIE BAUDOT
- totale R représentée par les deux conducteurs entre les points a et è, en admettant qu’il n’y ait pas de force électromotrice dans cette partie du circuit, nous poserons :
- fl) I = i h- ï,
- et ensuite
- (2) Va — y b = ir = iV.
- De l’équation (2) nous tirons la valeur de i et de f
- et la portant dans (1) il vient
- Mais comme iV = ir = Y a — Y b, on peut les remplacer par cette dernière valeur Y a — Y b et écrire :
- (3) 1 = Va —+ ou Va — Vb —
- r + ?
- D autre part, si nous appelons R la résistance totale des circuits dérivés, nous aurons :
- Va — Yb = IR.
- En comparant avec (3)
- Va — Vô = IR — .—-—7 •
- 1.1
- ngïR- T9 n0US^ronS *a va*eur
- R =
- r
- 1 r'
- soit
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- PRÉLIMINAIRES
- 7
- ou, en réduisant au même dénominateur, et en multipliant les deux termes par rr'
- Pour un plus grand nombre de dérivations le raisonnement serait le même, et l’on trouverait ainsi que la résistance totale d’un nombre quelconque n de circuits dérivés est égale au produit des u résistances respectives de chaque conducteur, divisé par la somme des produits de ces mêmes résistances prises n — 1 à n —-1.
- Ainsi, pour trois dérivations de résistance r, r' et r", la formule deviendrait
- 6. Condensateur. — C’est le nom donné à l’appareil dans lequel s’effectue le phénomène de la condensation électrique.
- Il se compose en principe de deux plaques métalliques appelées armatures séparées par une mince couche d’air ou de substance isolante ; cette partie isolante constitue le diélectrique.
- La capacité (n 3) d’un condensateur dépend de la surface des armatures, de l’épaisseur du diélectrique, et particulièrement de la nature de ce dernier.
- Si un condensateur possède une certaine capacité avec un diélectrique simplement constitué par une couche d’air, on rendra cette capacité 4 fois plus grande en substituant à la couche d’air une plaque de gutta-percha de même épaisseur. Elle serait 6 fois plus forte avec une plaque de mica, 7 fois avec une lame de verre, etc...
- Ces nombres 4, 6, 7, qui multiplient la valeur de la capacité du condensateur à lame d’air, s’appellent les pou-
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- télégkaphie Baudot
- 8
- voirs inducteurs spécifiques : c’est le rapport des capacités de deux condensateurs d’égales dimensions, dont l’un a pour diélectrique l’air, et l’autre celui dont on cherche le pouvoir inducteur spécifique. On adopte comme unité de pouvoir inducteur spécifique celui de l’air sec à 0° G et à la pression 76.
- Voici pour quelques substances le pouvoir inducteur
- spécifique.
- Air....................................1
- Caoutchouc vulcanisé...................2 â 2,8
- Gutta-percha...........................3,3 à 4,9
- Mica...................................5,7 à 8
- Verre.....................................5 à 10
- Alcool...................................25
- Eau..................................... 78 à 80
- Ces nombres sont aussi appelés constantes diélectriques ou capacités inductives spécifiques.
- Si l’on désigne par S la surface des armatures d’un condensateur plan, par e l’épaisseur du diélectrique, et par K le pouvoir inducteur spécifique, on aura la capacité C par la formule :
- C == K -• e
- Dans l’industrie et dans les laboratoires, on donne aux condensateurs des formes ayant pour but d’obtenir la plus grande surface d’armature sous le plus petit volume. Les formules donnant la capacité deviennent alors plus compliquées.
- 7. Condensation électrique. — Si l’on met en communication avec une source d’électricité quelconque un disque métallique, par exemple, il prendra une charge proportionnelle à sa capacité et à la différence de potentiel
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- PRÉLIMINAIRES
- 9
- existant entre lui et la source, conformément à l’équation :
- Q = GU.
- Mais, si l’on place en regard du disque, à très petite distance et parallèlement à l’une de ses faces, une autre plaque métallique, on constatera que la charge du disque a augmenté, bien que le potentiel de la source n’ait pas varié.
- Ce phénomène a reçu le nom de condensation électrique et l’appareil, celui de condensateur.
- 8. Courants de Foucault. — Toute masse métallique se déplaçant dans un champ magnétique est le siège de courants tourbillonnaires appelés courants de Foucault, du nom du physicien qui les a découverts et étudiés. Ces courants obéissent à la loi de Lenz (n°'22), c’est-à-dire que leur action électromagnétique est telle, qu’elle s’oppose au déplacement qui leur a donné naissance.
- Si, par exemple, on fait tourner un disque de cuivre entre les pôles d’un électro-aimant dans les bobines duquel ne circule aucun courant, on n’éprouve aucune difficulté à déplacer le disque ; mais si l’on excite Pélectro en y faisant passer le courant, le champ créé agit sur le disque, y détermine des courants de Foucault, et l’on sent immédiatement une résistance très appréciable. En continuant à faire tourner le disque, malgré la résistance opposée, il s’échauffe, par suite de la transformation en chaleur du travail fourni, absolument comme s’il y avait friction du disque contre un corps solide. En coupant le disque, dans le sens des rayons, par des traits de scie, la circulation des courants induits est entravée et, par suite, leur intensité diminuée.
- La présence de ces courants dans les pièces des dynamos ou des électro-moteurs est cause d’une déperdition de
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- TÉLÉGRAPHIE BAUDOT
- force et d’un échaufîement nuisibles au bon rendement et à la conservation des machines. On atténue considé-rablement leur action en constituant les noyaux d’induits ou d’inducteurs avec des tôles minces, isolées par du papier ou une couche de vernis à la gomme laque.
- En revanche, les courants de Foucault ont été utilisés dans l’établissement des compteurs électriques, et comme moyen d’amortissement dans les appareils de mesure tels que les voltmètres et ampèremètres apériodiques, etc.
- 9. Electrolyse. — Si,' dans un vase en verre dont le fond est traversé par deux lames de platine, l’on verse de l’eau acidulée par de l’acide sulfurique et qu’on relie l’une des lames de platine au pôle positif, et l’autre au pôle négatif d’une source électrique (de force électromotrice supérieure à iv, 5), on constatera la décomposition de l’eau en ses deux éléments, hydrogène et oxygène. En recouvrant les lames de platine d’éprouvettes pleines d’eau, on reconnaîtra que l’hydrogène se porte sur la lame reliée au pôle négatif, tandis que l’oxygène se dégage sur celle qui est en communication avec le pôle positif. Le sens attribué au courant, par convention, étant du pôle positif au négatif dans le circuit extérieur de la source on dit aussi que Vhydrogène suit le sens du courant, tandis que l’oxygène circule en sens contraire.
- L’appareil dans lequel s’effectue la décomposition s’appelle voltamètre ; les lames de platine sont les électrodes. Celle qui est reliée au pôle positif de la source électrique prend le nom d'anode ; celui de cathode étant réservé pour l’électrode négative.
- Le phénomène lui-même est Vélectrolyse et le liquide décomposé Vélectrolyte.
- On appelle ions les atomes ou les molécules du corps ^décomposé ; ces particules portent des charges électriques
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- PRÉLIMINAIRES
- H
- positives ou négatives. Par suite des attractions qui s’exercent entre ces charges et les électrodes, les ions positifs vont à la cathode, on les appelle cathions, et les négatifs se rendent à l’anode, ce sont les anions.
- Tout sel métallique fondu ou en dissolution peut être électrolysé ; le métal se porte à la cathode et le radical simple ou composé, auquel il était combiné, à l’anode.
- Ainsi le sulfate de cuivre (S04Cu), formé par la combinaison d’un atome de cuivre et d’une molécule d’acide sulfurique (SO4), sera dissocié lors de l’électrolyse ; le métal (Cu) se déposera à la cathode, et le radical composé (SO4) à l’anode.
- Le phénomène est régi par les deux lois suivantes dites lois de Faraday :
- 1° Le poids du métal déposé est proportionnel à la quaji-tité d’électricité qui a traversé Vélectrolyte ;
- 2° Quand un même courant traverse successivement plusieurs composés liquides, les poids des métaux déposés sont proportionnels à leurs équivalents chimiques.
- L’expérience montre que la quantité d’électricité nécessaire pour déposer d’un métal quelconque un poids égal à son équivalent chimique est 96.537 coulombs (n° 19).
- Il en résulte que si l’on divise l’équivalent chimique d’un corps par 96.537 coulombs, on aura, en grammes, le poids du métal déposé par le passage d’un coulomb.
- Ainsi l’équivalent chimique de l’argent étant 107,92, le poids déposé par un coulomb sera :
- 107,92 n
- 96.537 0 gr' 001118*
- Cette particularité sert à la définition de l’ampère international. Il est représenté par l’intensité d’un courant invariable qui, traversant une solution d’azotate d’argent, dépose par seconde Ogr. 001118 d’argent.
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- •télégraphie Baudot
- On appelle équivalent électrochimique d’un corps simple la quantité de ce corps libérée par le passage du courant, soit en grammes par ampère-heure, soit en milligrammes par coulomb.
- Exemple : L’équivalent électro-chimique de l’argent est 4 gr. 0248 par ampère-heure ou 4 gr. 0248 : 3600 =* 1 mgr. 118 par coulomb.
- 10. Energie cinétique. — On appelle ainsi l’énergie que possède un corps, ou un système quelconque, du fait de son état de mouvement.
- Lorsqu’une force F agit sur un corps de masse m et lui fait parcourir un espace e, le travail produit est égal à F x e (n° 33). Au moment où la force cesse d’agir, le mobile possède une vitesse V. On démontre, en mécanique, que le travail fourni par la force F est égal au demi-produit de la masse du corps par le carré de sa vitesse
- Fe = 2
- Cette dernière valeur mesure l’énergie cinétique du corps, à l’instant où l’action de la force motrice a cessé.
- Mais cette énergie ainsi emmagasinée, représente aussi le travail que pourra fournir le mobile, s’il est placé dans les conditions voulues.
- Si, par exemple, un projectile indéformable de masse M lancé de bas en haut avec une vitesse V rencontre un corps de poids P suspendu à un long fil et s’arrête brusquement, il projettera le corps à une hauteur A. Le travail
- P h accompli par le mobile sera égal à ^ MV*»
- En général il n’en est point ainsi* et toute l’énergie cinétique, au moment du choc* ne se transforme pas en mouvement.
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- PUBLIAI liN A 1K£S
- ia
- Quand on frappe violemment une barre de fer avec un marteau de même métal, l’énergie cinétique de l’outil est restituée instantanément en produisant la déformation de la barre et du marteau, en même temps qu’un échauffe-
- 1
- ment notable des deux pièces. La valeur ^ ?uV2 est quelquefois appelée force vive, bien que ce nom ait été donné par Leibnitz au produit MV2. On peut donc dire, dans ce cas, que l’énergie cinétique est égale à la moitié de la force vive.
- 11. Équivalent mécanique de la chaleur. — On sait que le travail se transforme en chaleur dans certaines conditions.
- Si on frotte énergiquement l’un contre l’autre deux morceaux de bois, l’effort dépensé se traduira par réchauffement du bois. C’est par ce procédé rudimentaire que les peuples primitifs se procuraient du feu.
- Un travail peut donc être représenté par une quantité de chaleur.
- L’expérience prouve qu’un travail de 4,17 joules (n° 33) équivaut à une petite calorie (n° 2).
- Le nombre 4,17 est appelé Véquivalent mé:anique de la chaleur.
- Un joule vaut = 0,24 petite calorie, environ.
- 12. Flux magnétique. — Quand un courant circule dans les spires d’ün solçnoïde, il détermine, dans l’espace environnant, l’établissement de lignes de force constituant le champ magnétique. L’ensemble du faisceau des lignes de force est appelé flux de force, flux d’induction, ou encore flux magnétique.
- Le flux (d>) est proportionnel à la force magnétomotrice F (n° 15) et en raison inverse de la réluctance R (n° 28)
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- TELEGRAPHIE BAUDOÎ
- suivant la formule :
- *=i.
- R
- L’unité C. G. S. de flux est le maxwell ; c’est le flux produit par une force magnétomotrice d’un gilbert (n° 15) quand la réluctance du circuit magnétique est égale à un oersted (n° 28). *
- 13. Force électromotrice et différence de potentiel. —-
- Si l’on réunit les deux pôles d’une pile, par exemple, au moyen d’un fil conducteur, on constate, à l’aide du galvanomètre, la présence d’un mouvement d’électricité qu’on a appelé courant électrique. Ce phénomène est analogue au mouvement d’air qui se produit quand on met en relation deux salles inégalement chauffées. Il s’établit à la partie supérieure un courant d’air chaud de la pièce la plus chaude à la pièce la plus froide, tandis qu’un courant d’air froid se manifeste, en sens inverse, à la partie inférieure.
- En électricité on dit que deux, corps n’ont pas le même pouvoir électrique ou, plus communément, qu’ils ne sont pas au même potentiel électrique (du latin potentia, pouvoir) lorsqu’en les réunissant par un fil conducteur, on observe des phénomènes tels que la présence d’un courant électrique, la production d’une étincelle, réchauffement du conducteur, etc. La différence de potentiel électrique est donc quelque chose d’analogue à une différence de température.
- On appelle force électromotrice la cause qui occasionne une différence de potentiel entre deux corps quelconques.
- Ainsi, c’est la force électromotrice engendrée par l’action chimique, qui, dans une pile, produit entre les deux électrodes une différence de potentiel.
- L’unité de force électromotrice du système G. Gè S.
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- PRELIMINAIRES
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- étant beaucoup trop petite pour les usages courants, on a adopté une unité pratique appelée volt qui vaut 100.000.000 (108) unités G. G. S. (n° 32). C’est à peu près la force électromotrice d’un élément Callaud.
- Bien que la force électromotrice et la différence de potentiel ne doivent pas être confondues, puisque l’une est la cause, et l’autre l’effet, ces deux qualités sont mesurées au moyen de la même unité, le volt international.
- 14. Force et inertie. — Un corps au repos ne peut se mettre de lui-même en mouvement ; de même que, s’il est animé d’un mouvement quelconque, il ne pourra s’arrêter, ni modifier sa vitesse ou sa direction.
- Cette propriété des corps s’appelle l’inertie.
- On nomme force toute cause capable de vaincre l’inertie.
- Si nous lançons une boule sur un plan horizontal, la force que nous aurons déployée vaincra l’inertie de la boule et la fera rouler. En raison de cette même inertie la boule devrait poursuivre son chemin ou, comme l’on dit en mécanique, sa trajectoire, si d’autres forces ne venaient contrarier l’impulsion donnée.
- En effet, la pesanteur exerçant son action sur la boule la fera frotter sur le sol et produira ainsi une résistance qui finira par annuler le mouvement, et la boule s’arrêtera.
- Lorsqu’une force provoque un mouvement, elle prend le nom de force motrice ; elle est appelée force résistante, au contraire, lorsqu’elle tend à s’opposer au mouvement donné ; c’est le cas de la pesanteur dans l’exemple que üous venons de citer.
- U y a trois choses à considérer dans une force : le point d’application, la direction, l’intensité.
- Si, au moyen d’une corde, nous tirons un fardeau, l’endroit où la corde est attachée est le point d’application
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- ÎÈLÊGtUf’HlE BAtTftOI
- de la force que nous développons ; la corde étant tendue indique la direction de la force, c’est la droite suivant laquelle se déplacerait le point d’application s’il était libre ; l’effort plus ou moins grand . que nous devrons fournir pour déplacer le fardeau est l’intensité de la force.
- Une force est mesurée par l’accélération qu’elle communique à une masse donnée, ce qu’on peut écrire :
- F = Mg.
- Dans le système C. G. S. (n° 32), l’unité de force est celle qui imprimerait une accélération d’un centimètre à l’unité de masse (n° 24). Elle a reçu le nom de dyne.
- Si, dans l’égalité précédente, nous faisons M = 1 gramme et g = 981 centimètres (accélération de la pesanteur à Paris), nous aurons l’intensité de la pesanteur P, pour cette masse, soit :
- P = 1 X 981 = 981 dynes.
- Le gramme-poids vaut donc à Paris 981 dynes.
- Une dyne est égale à
- qjr = 1 mgr- 019»
- soit environ 1 milligramme.
- L’unité pratique est le gramme-poids, c’est-à-dire le poids d’une masse d’un centimètre cube d’eau distillée à 4° c. (maximum de densité).
- On se sert aussi du kilogramme-poids qui vaut, par conséquent :
- 981 x 1.000 = 981.000 dynes.
- 15. Force magnétomotrice. — On assimile le flux de îorce (n° 12) déterminé par le passage d’un courant dans un solénoïde à un courant produit par une force analogue à la force électromotrice et appelée magnétomotrice ; le
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- il
- trajet du flux étant désigné sous le nom de circuit magnétique.
- La force magnétomotrice joue dans le circuit magnétique le même rôle que la force électromotrice dans le circuit électrique.
- De même que le courant électrique est proportionel à la force électromotrice et en raison inverse de la résistance du circuit, le flux de force est égal au quotient de la force magnétomotrice par la résistance du circuit magnétique.
- En représentant par la lettre grecque <E> (phi) le flux de force, par F la force magnétomotrice, par R la résistance du circuit magnétique ou réluctance (n° 28), on obtient une relation semblable à celle d’Ohm :
- La force magnétomotrice est égale au produit de l’intensité I du courant qui donne naissance au champ, par le nombre de spires n du solénoïde multiplié par un
- facteur constant soit :
- u 47ml
- Yz=~WJ
- ou, en effectuant le calcul de
- F = 1,25/iL
- L’unité pratique est Vampère-tour qui est la force magnétomotrice d’une spire du solénoïde quand le courant qui y circule est d’un ampère.
- Un ampère-tour vaut donc un gilbert multiplié par 1^, c’est-à-dire :
- 1 x 1,25 = 1,25 gilbert,
- Télégraphie B«udol. P
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- TÉLÉGRAPHIE BAUDOT
- 16. Induction électromagnétique. — Lorsque les lignes de force d’un champ électrique (n° 4) ou magnétique traversent un circuit fermé, elles y déterminent la naissance d’un courant, si le plan du circuit est perpendiculaire ou oblique à leur direction. Il ne se produit aucun courant lorsque les lignes de force restent parallèles au plan du circuit.
- Ce phénomène, connu sous le nom d'induction, ne se manifeste qu’au moment où les lignes de force coupent le circuit.
- Le courant qui en résulte est appelé courant induit.
- Pour déterminer la production de courants induits il suffira donc de faire passer un courant variable dans le voisinage d’un circuit fermé de telle façon que les lignes de force du courant inducteur viennent couper le circuit.
- L’induction ne se manifestant qu’au moment où les lignes de force du courant inducteur traversent le circuit, il en résulte qu’il n’y aura pas de courant induit tant que les lignes de force de l’inducteur seront stables, c’est-à-dire, tant que l’intensité du courant inducteur ne variera pas.
- Le phénomène est identique si l’on approche ou éloigne rapidement d’un circuit fermé un aimant de façon que ses lignes de force coupent le circuit induit. Le même effet est obtenu par le déplacement du circuit induit dans le champ de l’aimant ou du courant inducteur.
- D’autre part le courant induit est d’autant plus intense, que la variation qui le provoque est plus rapide.
- Les phénomènes d’induction obéissent aux lois générales suivantes, appelées lois de Faraday, du nom du physicien qui les a découvertes.
- 1° Toute variation du flux magnétique traversant un circuit fermé y détermine un courant appelé courant induit ;
- 2° Le courant induit ne se produit que pendant la variation du flux ;
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- 3° La force électromotrice déterminée par V induction, est en raison directe de la vitesse avec laquelle varie le flux inducteur.
- Le sens du courant* induit est donné par la loi de Lenz (no 22).
- 17. Induction électrostatique. — On désigne ainsi le phénomène d’influence qui se produit lorsqu’on approche Un corps électrisé isolé d’un autre corps relié ou non au sol.
- Si, par exemple, on place une sphère électrisée positivement près d’un corps à l’état neutre en communication avec le sol, le fluide neutre de ce dernier corps sera décomposé ; l’électricité positive sera repoussée dans le sol, tandis que la négative restera sur le corps et sera attirée par celle de la sphère.
- Si l’on vient à éloigner la sphère, ou si on la décharge, les deux électricités du corps soumis à l’influence de la sphère se recombinent immédiatement pour reconstituer l’état neutre.
- Il y a donc ainsi une décharge électrostatique du corps vers le sol quand on approche la sphère électrisée positivement, et une autre décharge du sol vers le corps, au moment où l’on éloigne la sphère, c’est-à-dire au moment où l’influence disparaît.
- Cette dernière décharge est appelée choc en retour dans les orages. Un nuage chargé d’électricité agit, en effet, sur le sol et sur les objets qui s’y trouvent, comme la sphère électrisée sur le corps à l’état neutre. Lorsque la foudre éclate, l’influence électrostatique du nuage disparaît, au moins momentanément, les corps placés sur. le sol reviennent alors brusquement à l’état neutre et subissent le choc en retour.
- Les fils télégraphiques sont aussi le siège de décharges électrostatiques ayant même origine, ce qui oblige quelquefois à suspendre tout travail sur les lignes ainsi influencées.
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- 18. Induction mutuelle. — On désigne sons ce nom l’induction qui se produit entre deux circuits voisins lorsque l’on fait passer un courant- électrique dans l’un d’eux.
- C’est le cas des conducteurs télégraphiques qui, portés par les mêmes poteaux, sont placés parallèlement sur de longues distances. L’induction mutuelle des conducteurs est une gêne pour les transmissions télégraphiques, par suite des déformations qu’elle imprime aux émissions.
- 19. Intensité d’un courant et quantité d’électricité. —
- On assimile le transport de l’énergie électrique d’un corps à un autre à l’écoulement d’un fluide circulant dans une canalisation.
- Par comparaison on est donc amené à envisager la quantité de fluide écoulé pendant un temps donné, c’est-à-dire le débit.
- Si l’on veut évaluer le débit d’une fontaine, on compte le nombre de litres d’eau qui s’écoulent dans une minute et l’on dit, par exemple, que le débit de cette fontaine est de 25 litres à la minute.
- Quand il s’agit d’électricité, on évalue la quantité en coulombs, et l’intensité, c’est-à-dire le débit par seconde en ampères.
- Le coulomb est la quantité d’électricité qui s’écoule dans une seconde quand l’intensité du courant est d’un ampère.
- Si l’on représente la quantité par Q, l’intensité par I, et le temps par t, on a la relation :
- Q = lt.
- En divisant les deux membres par t, on obtient i
- Q.
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- C*est-à-dire que l’intensité (en ampères) est égale au quotient de la quantité d’électricité (en coulombs) qui s’est écoulée pendant le temps t en secondes.
- En d’autres termes, l’intensité d’un courant est d’un ampère quand il passe dans le conducteur, un coulomb pur seconde.
- L’ampère international, qui est 1 unité pratique d intensité, vaut 1 /10 d’unité G. G. S. (n° 32), d’intensité (10-1).
- Le coulomb international est égal à 1 /10 d’unité G. G. S. de quantité.
- Une autre unité pratique fréquemment employée est l’ampère-heure qui vaut 3.600 ^coulombs.
- 20. Loi de Coulomb. — Quand on approche un barreau aimanté d’une aiguille également aimantée et suspendue par son centre de façon à pouvoir osciller librement, on constate que le pôle nord de l’aiguille est attiré par le pôle sud et repoussé par le pôle nord du barreau.
- On conclut de cette expérience que :
- Les pôles de même nom se repoussent, et ceux de noms contraires s'attirent.
- L’observation a permis d’établir la loi suivante due au physicien Coulomb :
- Les forces attractives ou répulsives qui s'exercent entre deux pôles quelconques, suivant la ligne qui les joint, sont en raison inverse du carré de la distance qui les sépare.
- On considère les pôles magnétiques comme le résultat de la présence d’une masse de magnétisme nord ou sud siégeant à chaque extrémité de l’aimant, et l’on prend, comme unité G. G. S. (n° 32> de masse magnétique, celle qui est supposée exister dans un pôle qui exercerait sur un autre pôle de même nom une force répulsive d’une dyne (n° 14).
- Dans l’expérience précédente, si l’on représente par m
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- et rrC les masses magnétiques, par r la distance qui leâ sépare et par F la force d’attraction ou de réplusion, la loi de Coulomb pourra s’écrire :
- p___mm! _
- r%
- La force est répulsive ou attractive suivant que les masses m et m’ sont de même signe, ou de signes contraires, c’est-à-dire de même nom, ou de noms contraires.
- F s’exprime en dynes (n° 14) ; m et rrC en unités C. G. S. de masse magnétique, et r en centimètres.
- 21. Loi de Joule. — Lorsqu’on fait passer un courant électrique dans un conducteur de faible section,'on constate que le conducteur s’échauffe d’autant plus fortement que sa résistance et l’intensité du courant sont plus grandes, et que le temps pendant lequel circule le courant est plus long.
- Ce phénomène est régi par la loi de Joule qu’on peut énoncer ainsi :
- Dans un conducteur parcouru par un courant, Vénergie dégagée sous forme de chaleur est proportionnelle à la résis* tance du conducteur, au carré de Vintensité du courant et au temps pendant lequel passe le courant.
- En représentant l’énergie dégagée sous forme de chaleur par W, on a :
- W = RI H.
- Si R est exprimé en ohms, I en ampères, et t en secondes, on aura en joules la valeur du travail W transformé en chaleur.
- Pour convertir en petites calories (n° 2) le travail W, il suffit de le diviser par 4,17, équivalent mécanique de la chaleur (n° 11).
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- ÎS
- 22. Loi de Lenz. — Le sens du courant induit est tel que ks lignes de force qu’il produit tendent à s'opposer à la la variation de flux qui occasionne le phénomène.
- Ainsi, lorsqu’on éloigne du circuit l’aimant inducteur, les lignes de force de ce dernier deviennent plus rares ; le courant induit par cette variation du flux sera d’un sens tel que ses lignes de force auront la même direction que celles du champ de l’aimant, de façon à les renforcer.
- Si l’on approche l’aimant, les lignes de force qui couperont le circuit induit seront de plus en plus nombreuses. Le courant induit sera alors inversé, et ses lignes de force seront de direction contraire à celle des lignes de force du champ de l’aimant.
- La règle du tire-bouchon de Maxwell et celle de la poupée d’Ampère (nos 26 et 27) permettent de déterminer la direction des lignes de force lorsqu’on connaît le sens du courant, et inversement.
- 23. Loi d’Ohm. — L’expérience montre que l’intensité d’un courant électrique (n° 19) est d’autant plus forte que la force électromotrice (n° 13) est plus grande et la résistance du circuit (n° 29) plus petite, et, inversement, que cette intensité est d’autant plus faible que la force électromotrice est plus petite et la résistance plus grande.
- En représentant la force électromotrice par E, la résistance par R, et l’intensité par I, on pourra écrire :
- Cette relation est connue sous le nom de loi d’Ohm ; on en déduit les deux règles suivantes :
- 1° Pour qu’un courant de I ampères traverse une résistance de R ohms, il faut une force électromotrice de E volts. On a la valeur de E en multipliant les deux membres
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- de la relation (1) par R.
- (2)
- E = IR,
- ce qui nous montre que la force électromotrice est égale 'au produit de l’intensité par la résistance totale du circuit, c’est-à-dire la résistance du conducteur, celle des différents appareils qui peuvent être intercalés dans le circuit, et celle du générateur d’électricité.
- 2° Pour avoir une intensité 1 avec une force électromotrice E, il faut donner au circuit une résistance totale R.
- En multipliant par R et en divisant par I les deux membres de l’équation (1), on a la valeur de R.
- (3)
- c’est-à-dire que la résistance du circuit est égale au quotient de la force électromotrice par l’intensité du courant.
- 24. Masse et poids d’un corps. — Lorsqu’une force constante agit sur un corps libre de se mouvoir sans rencontrer de résistance d’aucune sorte, elle communique à ce corps un mouvement uniformément accéléré, c’est-à-lire que la vitesse du mobile augmente d’une façon régu-ière.
- Si, par exemple, cette vitesse est de deux mètres après la première seconde, elle sera de 4 mètres après la deuxième, de six après la troisième, etc... Cette vitesse est ainsi proportionnelle au temps. On appelle accélération dans un mouvement de ce genre, l’augmentation de vitesse pendant une seconde ; l’accélération est donc de deux mètres dans l’exemple qui précède.
- On démontre en mécanique que les forces sont proportionnelles aux accélérations qu’elles déterminent sur un même mobile.
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- fcftËLlMIfÙlftES
- Ê5
- Si, par exemple, trois forces F, F’ et F”, agissant successivement sur un même mobile, produisent des accélérations g, g’ et g”, on aura la proportion
- ou
- F _g F7 “ g'
- et
- F;_gf
- F" “ g"
- F F' F*
- — = -v = ... constante.
- g g g
- Ce rapport constant de la force à l’accélération définit la masse du mobile. En désignant par M cette masse, on peut écrire :
- F = Mg.
- D’après ce qui précède, le poids d’un corps étant le résultat de l’effort de la pesanteur sur chaque molécule du corps, on aura, en appelant P la pesanteur :
- P = Mg.
- Le poids d’un corps est donc le produit de la masse par la valeur de l’accélération imprimée par la pesanteur.
- En raison de la dépression des pôles terrestres, l’accélération va en augmentant de l’équateur aux pôles. A Paris, l’accélération d’un corps tombant librement dans le vide est de 9 m. 81 environ ; sous l’équateur elle est de 9 m. 78.
- La balance sert à comparer la masse d’un corps à celle d’un autre corps prise comme unité.
- Pour obtenir expérimentalement le poids, il faut se servir d’un dynamomètre ou d’un peson à ressort.
- La masse étant le rapport constant de la force à l’accélération qu’elle produit,
- sa valeur reste invariable en n’importe quel lieu de îa terre.
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- n
- Il n’en est pas de même du poids dont la valeur dépend comme nous l’avons dit, de celle de la pesanteur.
- A Paris, le poids P d’une masse d’un gramme vaut en unités G. G. S. (n° 32) :
- P=i X 981 = 981 dynes (n° 14).
- 25. Puissance. — Le travail fourni par une machine ne suffit pas pour donner la mesure de son pouvoir ; il faut aussi considérer en combien de temps elle peut effectuer un travail donné.
- Si, par exemple, une machine soulève en 3 minutes
- une charge de 500 kilogrammes à 10 mètres de hauteur (soit 500 x 10 = 5000 kilogrammètres), et qu’une autre fournisse le même travail en une minute ; il est évident que la puissance de cette dernière est 3 fois plus grande que celle de l’autre machine.
- Il résulte de ceci que la puissance d’un moteur quelconque est le produit du travail par le temps nécessaire à l’effectuer.
- L’unité de puissance du système C. G. S. (n° 32) est la puissance d’une machine fournissant un travail d’un erg par seconde (n° 33).
- Cette unité qui n’a pas de nom spécial est l’erg par seconde ; elle est très petite. Aussi a-t-on recours à une unité pratique plus grande, le kilogrammètre par seconde, qui est égale à 98.100.000 ergs par seconde.
- Une autre unité pratique très employée est le cheval-vapeur (G. V.) qui vaut 75 kilogrammètres par seconde.
- L’erg par seconde sert aussi à mesurer la puissance d’un moteur électrique. On emploie dans ce cas, comme unité pratique, le watt qui vaut 1 joule par seconde (n° 33).
- Le kilogrammètre étant égal à 9,81 joules, le watt vaut donc:
- 1
- = 0,102 kilogrammètres par seconde.
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- frRÊLIMINAlRËg
- Les multiples du watt sont :
- L'‘hectowatt (H. W.) qui vaut 100 watts ;
- Le kilowatt (K. W.) qui correspond à 1000 watts.
- Pour convertir les unités de puissance électrique en unités mécaniques, il suffit de se rappeler que le kilogram-niètre par seconde vaut 9,81 watts.
- Par suite, le cheval-vapeur est égal à
- 75 x 9,81 watts = 736 watts..
- D’où 1 watt = G.V.
- 736
- et un kilowatt * X_JL00(? = 1,26 C.V.
- 736 7
- En 1889 on a adopté une nouvelle unité pratique de puissance, appelée le poncelet dont la valeur est de 100 kilo-grammètres par seconde, c’est-à-dire puisque le kilogram-utètres par seconde est égal à 9,81 watts
- 9,81 x 100 = 981 watts.
- Pour convertir en chevaux-vapeur, il. nous suffira de diviser par 736.
- 1 poncelet = = 1,33 C.V.
- Soit un kilowatt environ.
- 26. Règle de la poupée d’Âmpère.Lorsque, dans le voisinage d’une aiguille aimantée, on place un fil conducteur parcouru par un courant, on voit cette aiguille dévier et tendre à se mettre en croix avec le fil conducteur.
- L’aiguille reste enfin en équilibre lorsque l’action magnétique du champ terrestre est compensée par celle du champ produit par le courant lui-même.
- La règle d’Ampère permet de prévoir le sens de la dé-Viation de l’aiguille.
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- 2$
- TELECRAPH1E ÈaLDOÎ
- Règle d Ampère.
- Le pôle nord de Vaiguille se déplace vers la gauche du courant, ce dernier étant personnifié par un observateur couché le long du conducteur et regardant Vaiguille, le courant lui entrant par les pieds et sortant par la tête.
- Cette règle donne également la direction des lignes de force puisque, par convention, les lignes de force pénètrent dans l’aiguille par le côté sud et sortent par le nord.
- 27. Règle du tire-bouchon de Maxwell. — Le sens des lignes de force d’un courant rectiligne est celui dans lequel il. faudrait tourner un tire-bouchon pour le faire progresser dans le sens du courant.
- 28. Réluctance. — Le flux de force magnétique ne se propage pas dans tous les milieux avec la même facilité ; la résistance qu’ils opposent a été nommée la réluctance. Elle est proportionnelle à la longueur du circuit magnétique, et en raison inverse de la section que traverse le flux. Ainsi, la réluctance dans un solénoïde sera proportionnelle à la longueur de la bobine et en raison inverse de la section transversale de la partie vide qui en occupe l’axe.
- La réluctance dépend aussi d’un coefficient (prononcer mu) appelé perméabilité magnétique.
- Ce coefficient est très grand pour les corps magnétiques et très petit pour les corps mauvais conducteurs du flux magnétique ou diamagnétiques.
- Si l’on donne la valeur 1 à la perméabilité magnétique de P air, celle du fer sera égale à 2000; c’est-à-dire que le fer est 2000 fois plus perméable que l’air pour le flux magnétique. Cette valeur est d’ailleurs variable d’un échantillon de fer à l’autre ; elle dépend aussi de la densité du flux qui traverse le circuit donné et peut même être
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- 29
- réduite à celle de l’air lorsque le fer est saturé magnétiquement, c’est-à-dire quand il est arrivé à son maximum d’aimantation. En somme, si on représente la longueur d’un noyau d’électro-aimant par Z, sa section transversale par S et la perméabilité du milieu par jul, la réluctance sera donnée par la formule :
- L’unité C. G. S. de réluctance a reçu le nom d'oersted. La réluctance d’un circuit magnétique est d’un oersted lorsqu’une force màgnétomotrice d’un gilberl y détermine un flux d’un maxwell.
- 29. Résistance. — L’électricité ne traverse pas tous les corps avec la même facilité. Ceux dans lesquels sa propagation est difficile sont appelés mauvais conducteurs, isolants ou diélectriques ; les autres sont désignés sous le nom de bons conducteurs.
- La résistance d’un corps est donc l’obstacle qu’il oppose au passage de l’électricité.
- L unité C. G. S. (n5 32) de résistance est très petite, c’est la résistance d’un fil de cuivre de 1 millimètre de diamètre et de 1 /20.000 de millimètres de longueur. Aussi emploie-t-on une unité pratique plus en rapport avec les quantités à évaluer ordinairement : Vohm international qui vaut 1.000.000.000 (10®) d’unités C. G. S. Cette unité est égale à la résistance d’une colonne de mercure, à la température de la glace fondante, ayant une masse de 14 gr. 4251, une section constante, et une longueur de 1 m. 063 de hauteur. Le sous-multiple de l’ohm est le microhm valant 1 millionième d’ohm 10-6. Le megohm est un multiple égal à 1.000.000 d’ohms (106).
- La résistance des conducteurs métalliques varie avec la
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- température. Connaissant la résistance Ro d’un conducteur à 0 degré, on aura la résistance R tkt degrés par la formule :
- Rt — Ro(l ai).
- La valeur a est appelée coefficient de température. Des tables spéciales donnent la valeur de a pour les différents métaux usuels. Sa valeur est de 0,00388 pour le cuivre et de 0,00414 pour le fer.
- La résistance d’un conducteur est donnée par la formule
- R = Px |
- dans laquelle l. représente la longueur du conducteur en centimètres, S sa section, en centimètres carrés et p (lettre grecque appelée rô) la résistivité.
- La résistance est donnée en microhms ; le microhm étant la millionième partie de l’ohm, pour obtenir la résistance en ohms, il suffit de diviser par 1.00Q.000 ou, ce qui revient au même, de multiplier par 0,000001 (ou 10'6) et la formule devient :
- R ohms = p x g X 10-6.
- Soit, par exemple, à évaluer la résistance d’un fil de fer de 4 millimètres de diamètre et d’un kilomètre de longueur, sachant que la résistivité du fer est 12,56 micro hms-centimètres à 15°.
- La section du fil est :
- S
- 3,14 x 0cm,16 4
- 0cmM256.
- La longueur en centimètres est 1000m x 100cm = 100.000 centimètres.
- En appliquant la formule, on a :
- „ 12,56 x 100.000
- n ~~ 04256 x 1.000.000
- = 10 ohms,
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- La résistivité est la résistance en microhms d’un cube d’un centimètre de côté de la substance considérée.
- Il existe des tables donnant la résistivité pour une température donnée.
- Ainsi la valeur de p à zéro degré est :
- pour le cuivre écroui, 1,619 microhm-centimètres ; pour le der homogène, 13,273 microhms-centimètres.
- L’unité de résistivité est 1’ohm-centimètre dont le multiple est le mégohm-centimètre, et le sous-multiple le niicrohm-oentimètre.
- Ce dernier est ordinairement employé dans les tables de résistivité des métaux, tandis que le mégohm-centimètre sert pour les tables de résistivité des liquides.
- 30.» Self-induction. — La self-induction n’est qu’un cas particulier de l’induction. Lorsqu’un conducteur est traversé par un courant, les lignes de force qui prennent naissance autour de l’axe du conducteur doivent, pour se développer dans l’espace environnant, couper le conduo-teur lui-même de l’axe à la périphérie.
- De cette action résulte le phénomène d’induction (n° 16) qui donne lieu à un courant induit dans le conducteur lui-même. Les lignes de force se rapprochant de l’axe, ou s’en éloignant, suivant que l’intensité du courant qui les produit diminue ou augmente, il s’en suit que le courant induit se manifestera toutes les fois que l’intensité viendra à varier, et, particulièrement, au moment où on lancera le courant dans le conducteur, ou bien lorsqu’on rompra la communication du conducteur avec la source électrique.
- Conformément à la loi de Lenz (n° 22), le sens du courant induit sera inverse de celui du courant du générateur d’électricité lorsque l’intensité de ce dernier croîtra, et dé ïnême sens lorsqu’elle faiblira,
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- On peut donc dire que :
- La sef-induclion tend à diminuer les courants quand ils augmentent et à les renforcer quand ils s'éteignent.
- Elle empêche un courant qui commence de prendre immédiatement son régime normal, et elle retarde au contraire sa disparition quand il finit.
- En somme, il y a, au début de l’émission, lorsque le champ électrique se développe, absorption d’une partie de l’énergie fournie par la source électrique, et cette énergie est emmagasinée, en quelque sorte, dans le champ.
- Lorsque ce dernier disparaît, l’énergie est restituée sous forme de courant.
- Les effets de la self-induction sont, comme on le voit, analogues à ceux de l’inertie en mécanique.
- Ces courants d’induction ont roçu le nom d'extra-cou» rants.
- On distingue Vextra-courant de fermeture du circuit, et Vextra-courant de rupture. Ce dernier est beaucoup plus énergique parce que son action s’ajoute à celle du courant du générateur. Aussi se manifeste-t-il par une étincelle brillante et large, dès que l’intensité du courant et surtout le coefficient de self-induction atteignent une certaine valeur.
- La self-induction dépend, en effet, de l’intensité du champ magnétique du courant et de l’intensité de ce dernier.
- Dans un solénoïde (n° 31) la self-induction est plus forte que dans un conducteur rectiligne. Elle devient encore plus grande si l’on introduit dans l’intérieur du solénoïde un noyau de fer doux (ce qui le transformera en un électroaimant), les lignes de force du champ trouvant dans le fer doux un milieu plus favorable à leur propagation.
- On appelle coefficient de self-induction le rapport de
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- la variation du flux embrassant le circuit considéré, à la variation de l’intensité du courant fourni par la source.
- Si on représente par O {phi) le flux magnétique, par I l’intensité du courant, le coefficient d’induction L sera donné par la formule :
- Les coefficients de self-induction s’évaluent en henrys, unité pratique de self-induction valant 1.000.000.000 (ou 109) unités électromagnétiques G. G. S. (n° 32).
- La self-induction est d’un henry lorsque l’intensitô du courant inducteur, variant d’un ampère par seconde, produit une force électromotrice d’induction égale à un volt.
- Le coefficient de self-induction d’un électro-aimant est donné par la formule :
- L = 4™v(1)
- dans laquelle n* représente le1 carré du nombre des spires de la bobine ; l, la longueur du noyau : 5, sa section, et u. {mu), la perméabilité du milieu dans lequel se développent les lignes de force. La perméabilité de l’air étant égale à 1, le terme p. disparaît s’il s’agit d’un solénoïde.
- On démontre que l’énergie absorbée par l’établissement du champ magnétique est égale à :
- L étant la self-induction et I l’intensité du courant du générateur.
- 31. Solénoïde. — Un solénoïde est une bobine de fil
- (l) Si l’on veut exprimer celle valeur en henrys, il faut diviser par 109.
- T-plé^jraphie Baudot,
- ?
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- conducteur dont l’intérieur est creux. C’est en somme un électro-aimant dont on aurait retiré le noyau de fer doux.
- Lorsqu’on fait passer un courant électrique dans cet enroulement, les lignes de force créées par le courant se composent en un faisceau unique occupant le vide de la bobine ; ces lignes de force sortent en s’épanouissant à l’une des extrémités de la bobine qui prend le nom de pôle nord.
- Après avoir parcouru dans l’espace environnant un circuit pius ou moins grand, elles convergent vers l’autre extrémité du solénoïde et viennent se refermer sur elles-mêmes.
- L’extrémité par laquelle rentrent les lignes de force est le pôle sud du solénoïde.
- Les pôles d’un solénoïde se comportent absolument comme les pôles d’un barreau aimanté.
- 32. Système centimètre-gramme-seconde. — Ce système, adopté en 1881 par un congrès de savants, comporte 3 unités fondamentales arbitraires.
- Ces unités sont : le centimètre pour les longueurs ; la masse d’un centimètre cube d’eau distillée à 4° C (maximum de densité) soit un gramme (1) pour l’unité de masse, la seconde pour le temps.
- Le ces trois unités fondamentales dérivent d’autres unités s’appliquant à des phénomènes physiques.
- L’ensemble des unités fondamentales et dérivées constitue un système dit absolu, parce que les dernières découlent nécessairement des fondamentales.
- Les unités du système C. G. S. ( par abrévation) étant généralement trop grandes ou trop petites pour les usages ordinaires, on emploie d’autres unités dites pratiques, qui
- (1) En réalité sa valeur est égale à 1,000013.
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- PRÉLIMINAIRES
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- sont des multiples ou des sous-multiples des unités fondamentales et dérivées.
- L’emploi de ces unités a été déclaré légal et rendu obligatoire ên France par le décret du 25 avril 1896.
- La plupart des nations l’ayant adopté, on lui a donné le nom d’international.
- Les préfixes employés pour indiquer lés multiples décimaux des unités sont :
- Méga ou Meg = Myria. . . =
- Kilo . . . =
- Hecto. . . =
- Déca . . . ==
- Déci . . . =
- Centi . . . ==
- Milli . . . ==
- Micro ou Micr =
- 1.000.000
- 10.000
- 1.000
- 100
- 10
- 0,10
- 0,01
- 0,001
- 0,000001
- d’unités
- On se sért quelquefois du préfixe mégameg pour indiquer un million de millions d’unités, soit 1 quatrillion d’unités.
- Pour abréger l’écriture des nombres formés d’une unité suivie de plusieurs zéros, on considère ce nombre comme une puissance de 10, l’exposant de la puissance indiquant le nombre de zéros dont sera suide l’unité.
- Ainsi 1.000.000 s’écrira 10® ; 100.000.000, 10®, etc...
- Par analogie, on écrit un nombre ayant une partie entière suivie de plusieurs zéros en multipliant la partie entière par une puissance de 10 ayant pour exposant un chiffre égal au nombre de zéros. Par exemple, le nombre 895.000 000 s’écrira :
- 895 X 106
- les fractions ^ ^ ou °»L 0,01, 0,001 s’éorivent
- 10-s 10-*, 10-s.
- En résumé, lorsque l’exposant est positif, il indique de
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- TÉLÉGRAPHIE BAUDOT
- combien de rangs il faut déplacer la virgule vers la droite, et, lorsqu’il est négatif, de combien de rangs il faut la déplacer vers la gauche.
- Les diverses quantités physiques dérivées du système C. G. S. sont divisées en quantités mécaniques, géométriques, magnétiques, et électromagnétiques.
- Nous n’étudierons que les unités intéressant notre sujet dans le chapitre traitant des quantités correspondantes.
- 33. Travail. — Quand on veut évaluer l’effet utile ou le travail d’une force, il faut considérer, non seulement l’intensité de la force mise en jeu, mais aussi le chemin qu’elle fait parcourir au corps sur lequel on l’applique.
- Si l’on veut monter un poids à une certaine hauteur, . il est évident que le travail à fournir sera d’autant plus grand que le poids sera plus considérable, et la hauteur à atteindre plus élevée.
- En général, on appelle travail d’une force le produit de l’intensité de cette force par le déplacement de son point d’application dans la direction de la force.
- Si T représente le travail, e le chemin parcouru et F la force, le travail sera :
- T = F x e.
- Dans le système G. G. S. (n° 32) l’unité de travail a reçu le nom d’erg (du grec : ergon, travail). C’est le travail d’une dyne (n° 14) quand son point d’application se déplace d’un centimètre dans la direction de la force.
- Cette unité étant trop petite pour mesurer les travaux que l’on a ordinairement à évaluer, on a adopté, comme unité pratique, le joule qui vaut dix millions (107) d’ergs.
- Le joule sert à mesurer le travail d’un courant électrique pendant un temps donné.
- Ce travail T est égal à ta quantité d’électricité Q (en
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- PRELIMINAIRES
- $7
- Coulombs) (n° 19) qui s’est écoulée, pendant le temps Considéré, multipliée par la force électromotrice E (e.' rolts) (n° 13), on a :
- T = EQ.
- Mais comme la quantité Q est, d’autre part, égale à l’intensité I (en ampères) (n° 19) par le temps t (en secondes), on aura, de même, le travail électrique, en joules, Par l’équation :
- T =- Elt..
- Ainsi le travail d’un courant de 3 ampères, pendant 1 minute (ou 60 secondes), sous une force électromotrice de 110 volts, sera :
- 110 X 3 X 60 = 19.800 joules.
- On emploie encore une autre unité pratique de travail : le kilogrammètre; elle est égale au travail qu’il faut dépenser pour élever un poids d’un kilogramme à un mètre de hauteur.
- . Pour évaluer le kilogrammètre en ergs, il suffit de se ^appeler que le kilogramme-poids vaut 981.000 dynes.
- Le mètre valant 100 centimètres, le kilogrammètre égale :
- 981.000 x 100 = 98.100.000 ergs ou 9,81 joules.
- Il existe encore d’autres unités pratiques de travail, <pii sont :
- Le cheval-heure représentant le travail d’une machine d’une puissance d’un cheval 75 kilogrammètres par seconde) (n° 25) pendant 1 heure ou 3.600 secondes.
- 75 X 3.600 = 270.000 kilogrammètres.
- Le watt-heure, travail fourni pendant une heure par Une machine de 1 watt (un joule par seconde), soit
- 1 x 3.600 = 3.600 joules.
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- TELÉGNAtMllK ÎUMiOf
- 58
- ou bxon encore, le kilogrammètre valant 9,81 joules,
- = 366,9 kilogrammètres.
- y,ai
- Les multiples du watt-heure sont Vhectowatt-heure, qui vaut 100 watts-heures, et le kilowatt-heure, qui en vaut 1000.
- Ces deux dernières valeurs sont fréquemment employées dans 1-industriè. Ainsi, par exemple, le secteur de la rive gauche, à Paris, fournit le courant aux particuliers à raison de 0 fr. 05 l’hectowatt-heure.
- 34. Travail moteur et travail résistant, — Les forces qui agissent sur une machine sont de deux sortes : elles sont motrices ou résistantes. Les forces motrices tendent à augmenter la vitesse de leur point d’application ; elles sont dirigées dans le sens du mouvement, ou bien font un angle aigu avec la direction de ce mouvement.
- Les forces résistantes, au contraire, tendent à diminuer la vitesse de leur point d’application ; elles sont opposées au mouvement ou font un angle obtus avec sa direction.
- Si l’on fait glisser, de bas en haut, une masse le long d’un . plan incliné AB (fig. 2), la force F agit comme force motrice, tandis que la pesanteur g, dirigée suivant la verticale, constitue la résistance, à laquelle il faut encore ajouter le frottement qui s’exerce entre le plan et la masse. Ceci nous montre que les résistances sont de deux sortes :
- 1° Les résistances utiles, celles qu’on a pour but de vaincre ;
- 2° Les résistances passives, telles que les frottements, les trépidations, les chocs, les changements brusques de vitesse.
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- PRÉLIMINAIRES
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- La somme des travaux des forces motrices est appelée travail moteur, et celle des travaux des forces résistantes; travail résistant.
- Ce dernier est composé du travail utile et du travail des résistances passives.
- Lorsque le mouvement d’une machine est uniforme, le travail moteur total, pendant un certain temps, est égal au travail résistant total pendant la même période. Ce qu’on représente par l’égalité :
- TM — TR,
- TM étant le travail moteur, et TR le travail résistant. Comme ce dernier est la somme du travail utile Tu et du travail des résistances passives Tp, on peut écrire l’égalité sous la forme :
- TM == Tu -f- Tp.
- 35. Vitesse angulaire. — Lorsqu’un mobile décrit une courbe, on peut exprimer sa vitesse en fonction de l’angle qu’il parcourt dans un temps donné.
- Cette vitesse est appelée angulaire ; on la représente ordinairement par la lettre grecque w {oméga).
- Dans le système C. G. S. (n° 32), l’unité de vitesse angulaire est le radian par seconde, qui a pour valeur l’angle donc l’arc est égal au rayon.
- Si un mobile décrit en une seconde une circonférence de rayon égal à l’unité, la longueur de la circonférence sera :
- 2n ou 2 x 3,15 = 6,30.
- Or, le rayon étant égal à 1, nous aurons la vitesse angu* laire du mobile en radians par seconde, en divisant 6,30 par 1, soit 6 radians 30.
- On obtient donc la vitesse angulaire en divisant la
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- TELEGRAPHIE ÔAUDOT
- vitesse linéaire par le rayon de la circonférence décrite i
- ' V
- R <*>*
- L’unité pratique de vitesse angulaire est le tour par
- 6 30
- minute qui vaut environ = 0,150 radian par seconde.
- Pour transformer le nombre de tours par minute en radians par seconde, il suffit de diviser par 60 la longueur de circonférence de rayon égal à l’unité, parcourue en une minute, c’est-à-dire ou 2x3,15.
- Ce qui s’exprime par la formule :
- 2 r.n
- “ “ 60 ’
- n représentant le nombre de tours à la minute.
- En admettant que ?r (rapport de la circonférence au diamètre) égale 3,15, la vitesse angulaire du mobile du régulateur Baudot, tournant normalement à 2.100 tours à la minute, est donc, en radians par seconde :
- 6,30 x 2.100
- 60
- = 220,5.
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- Première partie
- f
- Etude des organes d'une installation simple
- l*
- APERÇU GÉNÉRAL DU SYSTÈME BAUDOT
- Codes et différenciation des signaux. — On peut produire ^ distance le déplacement de l’armature d’un électro-aimant au moyen d’un courant électrique. Ce phénomène, d’une réalisation facile, sert de base à la télégraphie électrique, et le déplacement de l’armature constitue le signal fondamental des alphabets ou codes télégraphiques.
- On conçoit que ce signal puisse être répété plusieurs fois, ou bien varier, quant à la durée, ou enfin être envoyé ù des moments déterminés. Ces trois moyens permettent d’établir trois types de codes dont les signaux alphabétiques sont différenciés :
- 1° Par le nombre d’émissions ;
- 2° Par la durée 'des émissions ;
- 3° Par le moment où l’émission est envoyée ou reçue.
- 1° Par le nombre. — On peut convenir par exemple d’envoyer une émission isolée pour représenter la lettre A, deux émissions successives pour la lettre B, trois émissions pour la lettre C... vingt-cinq pour la lettre Z.
- C’est le code utilisé par l’appareil Bréguet à cadran.
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- 42 organes d’une installation simple
- 2° Par la durée. — On choisit par exemple deux Ion-1 gueurs d’émission, une longue et une brève. En combinant ces émissions entre elles, on établit divers alphabets. Celui du système Morse appartient à cette catégorie.
- 3° Par le moment d* apparition du signal. — On divise un temps donné, la minute, par exemple, en 25 moments et l’on convient que le signal envoyé au premier moment représente la lettre A ; celui du deuxième moment la lettre B ; le troisième la lettre C, etc... C’est le code de l’appareil Hughes. Ce dernier système exige un synchronisme rigoureux entre l’appareil de départ et celui d’arrivée.
- Le code de l’appareil Baudot appartient à ce dernier genre ; mais au lieu d’employer 28 moments, comme dans le Hughes, on n’en utilise que 5, et l’on combine ces 5 moments entre eux pour représenter les différentes lettres de notre alphabet.
- Un signal apparaissant au premier moment du temps convenu représente la lettre A ; mais si, dans ce même temps convenu, un autre signal se produit au troisième moment, la signification change, et cette combinaison des signaux des premier et troisième moments exprime la lettre U.
- Le nombre des combinaisons possibles est donné par la formule C = Y" — 1.
- V est le nombre de positions que peut prendre le ressort servant à l’émission des courants ; n est le nombre des ressorts utilisés ; 1 représente la position de repos, c’est-à-dire l’absence de combinaison alphabétique ou chiffrée.
- Dans le système Baudot, les ressorts transmetteurs sont au nombre de 5, un pour chaque moment ; ils peuvent prendre deux positions : une de travail, une de repos. La formule donne donc C = 25 — 1 = 31 combinaisons. Elles représentent les 26 lettres de l’alphabet, la lettre E, le J, le signal erreur Q*Q, le blanc des lettres et le blanc des chiffres
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- ÀÊÈRÇÜ GÉNÉRAL DO SYSTEME BAUDOT 43
- Ces combinaisons ne permettent pas d’exprimer les lettres et les chiffres. On a dû recourir à un artifice déjà utilisé dans l’appareil Hughes. Ainsi, la première combinaison peut se traduire par la lettre A ou par le chiffre 1 ; mais les deux significations sont différenciées par deux signes spéciaux : le blanc des lettres et le blanc des chiffres, qui servent, en outre, à séparer les mots et les groupes de chiffres. Toute combinaison arrivant près le blanc des lettres exprime des lettres, et toutes celles qui surviennent après le blanc des chiffres se traduisent par des signes de ponctuation ou des chiffres.
- Exposé élémentaire du système Baudot. — Soient A et B deux stations reliées par un fil conducteur (fig. 3). Dans
- A b
- chaque station imaginons deux couronnes concentriques, en bronze, parcourues d’un mouvement uniforme par deux frotteurs métalliques, appelés balais, reliés électriquement. La couronne intérieure est mise en communication avec la ligne, et dans la couronne extérieure çont
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- ORGANES D LISE INSTALLATION SIMPLE
- découpés 5 segments ou contacts de même longueur (1,2,3,4,5, et 1 ',2',3',4',5' ), communiquant respectivement dans la station A, avec 5 ressorts lames a, b, c, d, e, et dans la station B, avec 5 électro-aimants a' b’ c' d'e'. Les 5 ressorts-lames, dans leur position de repos, se tiennent à distance d’une réglette métallique, à laquelle aboutit le fil polaire d’une pile dont l’autre pôle est à la terre.
- Si les frotteurs de chaque station tournent synchroniquement, lorsque le balai de A sera, par exemple, sur le contact 1, celui de B se trouvera sur le contact 1'. L'abaissement à ce moment du ressort a aura pour effet de fermer un circuit constitué par la pile, le ressort a, le contact 1, les frotteurs, la ligne, la couronne intérieure de B, les balais, le contact 1', l’électro-aimant a' et la terre. L’armature de l’électro-aimant s’abaissera donc nous donnant ainsi le signal du premier temps.
- Il est évident que si la même manœuvre est faite pour les ressorts b, c, d, e, les électro-aimants b\ c', d', e' seront successivement actionnés. Nous pouvons donc, à chaque révolution, abaisser nos ressorts de façon à obtenir les 31 combinaisons du code ci-contre (fig. 4) ; les déplacements des armatures des électro-aimants de B reproduisant fidèlement les combinaisons faites au dép.art, un opérateur, connaissant le code et placé en B, pourra traduire par une lettre les déplacements d’armature opérés à chaque tour des balais. Chacun des signaux élémentaires constituant la combinaison est différencié des autres par la position de l’électro-aimant sur lequel il se manifeste, c’est-à-dire par le moment de la révolution où il se produit.
- Pour la communication de B vers A, on devra employer 5 autres segments découpés dans la couronne extérieure de B, et reliés chacun à l’un des 5 ressorts nécessaires à l’envoi des combinaisons.
- En A également 5 segments, découpés symétriquement,
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- PERÇU GENERAL DU SYSTEME BAUDOT
- «9
- Seront mis en relation avec 5 électro-aimants. Il y ama rAl:;*-i deux carnoina-sons envoyées Jane les deux sens à
- , Touches Caractères correspon- dants
- S 4 1 2 3'
- + 4- 4 4 yr 1
- + — 4- + _ B S
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- 4- D 0
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- + 4- — — 4 E èc
- 4- — •4* 4 t
- 1 4- 1 + + +* 4 4 4 4 i JL 6/anc ( blanc U $ chiffre^ lettres)
- Fig. 4.
- chaque révolution des balais. On peut expédier juscru’à b combinaisons par révolution, chaque opérateur agissant à son tour.
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- ORGANES o’üDE INSTALLATION SIMPLE
- C’est là le principe de la transmission multiple. L’ensemble des deux couronnes avec leurs balais conjugués s’appelle le distributeur ; c’est, en somme, un commutateur tournant, reliant successivement chaque contact avec la ligne.
- Le nombre des transmissions qu’on peut effectuer à chaque tour est limité par la nécessité de donner à l’émission une longueur suffisante pour qu’elle puisse parvenir à l’autre station. Dans la transmission sextuple, à la vitesse réglementaire de 180 tours à la minute* la durée d’une
- émission n’est déjà plus que de ~ de seconde.
- On conçoit qu’un tel système ne puisse fonctionner correctement qu’à la condition de conserver un synchronisme rigoureux dans la rotation des balais des deux postes correspondants. Le moindre désaccord aurait, en effet, pour résultat de faire apparaître, en même temps, le signal sur l’électro-aimant placé avant ou après (suivant le sens de l’écart) celui qui devrait être normalement actionné. La combinaison indiquée à l’arrivée par le déplacement des armatures ne correspondrait plus à celle du départ et se traduirait par une lettre différente.
- On pourrait augmenter le nombre des transmissions simultanées et obtenir un rendement plus considérable sans diminuer la longueur des émissions : il suffirait que les ressorts de transmission pussent prendre trois positions
- ^— pile négative
- Fig. 5.
- (fig. 5), deux de travail (positif et négatif) et une de repos où aucun courant ne serait envoyé. Dans ce cas. 3 moments seraient suffisants pour constituer le code alphabétique La formule C= V"---1 donne en effet
- > — j = 26 combinais™» \Jn distributeur à
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- aperçü général do système baüdot 49
- 10 transmissions au lieu de 6 dans le système à 5 moments.
- Baudot^ a préféré ne pas augmenter le rendement et Assurer une sécurité plus grande à la transmission des ^gftaux en émettant sur la ligne, lorsqu'elle n’est pâS Utilisée pour la transmission, des courants de sens opposés a ceux employés pour former les signaux. Les ressorts dé transmission envoient donc, à chaque tour, une émission ®nr la ligne, qu’ils soient dans leur position dé travail du dans celle de repos.
- Nous allons examiner l’avantage d’employer un courant de repos.
- Utilité d’un courant de repos
- Propagation du courant sur la ligne. — L’électricité se propagerait dans un conducteur avec la vitesse de la lumière si, par Sa présence même, elle ne donnait lieu' à certains phénomènes.
- Ainsi nous savons que toutes les fois qu’un courant est lancé dans un circuit, il se produit immédiatemnt une sorte de réaction sous forme d’un courant de sens inverse au courant envoyé ; l’énergie de la source est employée pondant ce temps, très court d’ailleurs, à vaincre une sorte d’inertie du circuit. Il en résulte que le courant ne s’établit pas instantanément dans le conducteur avec la valeur Çu’il devrait posséder, conformément à la loi d’Ohm (pr. n° 23). De même, lorsque l’intensité du courant fourni vient à diminuer ou* à disparaître, il y a restitution de l’énergie absorbée au début ; il se produit alors un nouveau courant de même sens que celui de la source et qui ®e trouve ainsi renforcé, prolongé en quelque sorte, dès Çü’il tend à s’affaiblir ou à s’éteindre.
- Ce phénomène qui se manifeste à chaque variation dé
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- ORGANES D’UNE INSTALLATION SIMPLE
- l’intensité du courant, a reçu le nom de self-induction (pr. n° 30). Il se produit aussi chaque fois que l’on approche ou que l’on éloigne du circuit un aimant permanent ; le même effet se manifeste encore avec plus d’intensité lorsque le courant circule dans les spires d’un électroaimant, les spires s’induisant mutuellement d’une part, et le flux magnétique (pr. n° 12) déterminé par l’aimantation des noyaux agissant à son tour, d’autre part, comme le ferait un aimant permanent que l’on approcherait ou éloignerait du circuit.
- Sur une ligne télégraphique, la self-induction aura donc pour résultat de retarder l’émission au début, et de la prolonger, au contraire, lorsqu’elle devra cesser.
- La self-induction d’un conducteur dépend des masses magnétiques qui peuvent se trouver dans le voisinage, et aussi de la nature du conducteur lui-même. Il en résulte que la propagation du courant est plus ou moins rapide suivant le métal employé. Ainsi, dans un fil de cuivre, elle est de 235.000 km. à la seconde, tandis qu’elle tombe à 136.000 km. dans un fil de fer. .
- Un autre phénomène s’oppose aussi à ce que le courant apparaisse immédiatement à l’autre extrémité du conducteur, avec l’intensité qu’il devrait avoir suivant la loi d’Ohm, c’est celui de la capacité électrostatique (pr. n° 3). On se rend compte, en effet, que le conducteur devra être chargé complètement avant que le maximum d’intensité du courant soit atteint à l’extrémité d’arrivée ; plus la capacité du fil sera grande, plus long sera le temps nécessaire à la charge.
- D’autre part, le récepteur agira aussi par sa self-induction. Des expériences faites par M. Devaux-Charbonnel (1),
- (1) État actuel de la science électrique, par Devaux-Charbonnel ingénieur des Télégraphes,
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- ÀPÉRÇtj GF.NLÜAL ht* S VS T F MF. IîAÜROT 49
- d résulte que le maximum d’intensité est atteint d’au* tant plus vite à l’arrivée que le rapport ~ qu’on appelle la constante de temps du récepteur, est plus v petit, L étant la self-induction du récepteur en henrys (pr. n° 30) et R sa résistance en ohms. Pour une ligne de 500 km. constituée par 350 km. de fil de fer et 150 km. de fil de enivre, aboutissant à un relais Baudot dont la sortie est a la terre, ce temps est 0,010 seconde ; si l’on substitue an Morse au relais, le temps s’élève à 0,022 seconde.
- Pour les différentes causes qui viennent d’être énoncées, l’intensité du courant, à l’arrivée, sera d’abord très faible, puis elle grandira progressivement, à mesure que fa résistance apparente due à la self-induction serÆ vaincue et que la ligne se chargera ; elle atteindra enfin un maxi-
- E
- anim qui ne dépend, comme l’indique la loi déjà citée i=R.
- 30e de la force électromotrice de la source et de la résistance totale du circuit (résistance intérieure de la pile, césistance de la ligne, de l’appareil et des prises de terre).
- Périodes de charge et de décharge. — On peut représenter par une courbe l’accroissement de l’intensité du courant à Parrivée ; cette courbe est d’ailleurs donnée par fes ampèremètres enregistreurs et par les oscillographes.
- Si l’on porte sur une ligne horizontale OX (fig. 6), dite ligne des abscisses, les intervalles de temps écoulés depuis
- moment où l’émission a été envoyée, les ordonnées a, b, c (%nes verticales), proportionnelles aux intensités i, i\ i" existant à chaque instant considéré, et mesurées sur la ligne OI, on obtiendra une courbe comme celle de la figure, du moins dans le cas des conducteurs télégraphiques ordinaires.
- On voit, par l’examen de cette ligne, que l’intensité se
- Télégraphie Baudot.
- 4
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- ORGANES D’UNE INSTALLATION SIMPLE
- manifeste d’une manière presque insensible d’abord, puis croît rapidement jusqu’à un maximum ; la ligne devient alors parallèle à l’axe OX.
- Le temps OT, nécessaire pour que l’intensité partant
- de zéro atteigne son maximum ou régime permanent, prend le nom de période de charge ; sa durée dépend, comme nous l’avons dit, de la .capacité du conducteur, de sa self-induction et du rapport existant entre la self-induction du récepteur et sa résistance (1) ; l’intensité maxima ne dépend que de la force électrcmotrice de la source fournissant le courant, et de la résistance du circuit.
- Après chaque émission, il existe aussi un état transitoire pendant lequel l’intensité du courant décroît progressivement. La durée de cet état, qui a reçu le nom de période de décharge, est en rapport avec la quantité de fluide absorbée par le conducteur et avec l’isolement de ce dernier. Les effets de décharge de la ligne seront étudiés plus loin (voir pages 135 et 386).
- Variations de la période de charge. — La période de charge varie d’une émission à une autre. Le fil, en effet, est parcouru constamment par une infinité de courants de sens et d’intensité très variables qui modifient sans cesse son état électrique. Ces courants sont dus :
- (J) D’après M. Devaux-Charbonnel, ce temps est donné, pour Ls lignes ordinaires, par la formule empirique
- T «= v'CL 4 T
- 3 F.» ? !f '
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- . APERÇU GÉNÉRAL DU SYSTEME BAUDOT 61
- 1° A l’induction électromagnétique et électrostatique des courants circulant dans les fils voisins, bien que ceux-°i se trouvent placés, en général, à une distance de 0 m. 50 SUr les poteaux qui les supportent ;
- 2° A l’état électrique de l’atmosphère.
- Cet état est très variable ; le potentiel de l’air est tantôt positif, et tantôt négatif ; sa valeur change très rapidement, de plusieurs volts pendant la pluie ou sous l’action de certains vents (1). Un conducteur traversant des régions a des potentiels différents sera parcouru par des courants tendant à rétablir l’équilibre électrique. Dans cette catégorie, on classe aussi les décharges dues à l’action des Nuages orageux. Ces derniers, décomposant par influence k fluide neutre du conducteur télégraphique, attirent le fluide de nom contraire au leur, et repoussent dans le sol, a chaque extrémité de la ligne, le fluide de même nom, occasionnant ainsi une décharge électrostatique simultanée dans les deux sens. Dès que le nuage est déchargé ou s’éloigne, les deux fluides, séparés par sa présence, se re-combinent en produisant une nouvelle décharge de sens mverse à la précédente ;
- 3° A l’état électrique des points où la ligne aboutit a la terre (terre de la pile et sortie du récepteur).
- Les prises de terre servent de collecteur à des courants Provenant du sol et qualifiés, pour cela, de telluriques-Ces courants, dont on ignore encore le mode de produc-L°n, sont très variables, aussi bien en intensité qu’en direction ; ils atteignent, dans certaines circonstances telles que les aurores boréales, une intensité si grande que *es transmissions télégraphiques deviennent impossibles.
- D’autres courants, désignés sous le nom de courants vagabonds, proviennent des installait* industrielles, de
- (1) Conférence de M. Nordmann, Annales des P. T. T.., 1911, n° 1.
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- ÔHGaN'IÎS l)'l!.NE I.NStALtÀTlON SIMULE
- tramways ou de chemins de fer électriques, se répandent dans le sol et font varier constamment l’état électrique des plaques de terre.
- Enfin, ces prises de terre sont elles-mêmes le siège d’une force électromotrice faible provenant de l’action chimique du sol humide sur le métal des plaques.
- Effet des variations de la période de charge. — Les courants parasites, quelle que soit leur origine, parcourent sans cesse les conducteurs télégraphiques et en rendent si variable l’état électrique que deux émissions consécutives se ne trouvent jamais dans des conditions identiques.
- Par exemple, pour trois émissions successives, nous pourrons avoir les courbes OA, OB, OC (fig. 7).
- Supposons que notre récepteur ne fonctionne que pour
- une intensité égale à OP, son armature ne sera attirée que lorsque la courbe atteindra la ligné pointillée, et, par suite, le fonctionnement aura lieu au bout du temps Ot pour la première émission, OP et OP' pour la deuxième et la troisième. Le récepteur ne sera donc pas actionné à des moments semblables pour des émissions semblables. Il y a perturbation dans le moment d’apparition du signal, perturbation égale à la différence O t — OP'. C’est là un inconvénient grave pour un système basé sur la différenciation des signaux par le moment de leur apparition
- On peut réduire cette déformation du signal en employant un récepteur très sensible.
- Ai nous supposons que cet appareil puisse fonctionner
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- APERÇU GENERAL DU SYSTEME BAUDOT
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- &vec une intensité Oi, nous voyons que l’armature sera actionnée au bout des temps 0'^, 0't2, 0't3. *
- L’écart maximum O'h — 0’U est moins grand que Oz — Qt" donné par le récepteur peu sensible.
- La conclusion de ceci, c’est que le récepteur devra présenter le maximum de sensibilité afin d’éviter la déforma-hon des signaux. Mais alors nous risquons de voir ce recepteur actionné par les nombreux courants parasites feulant sur la ligne.
- Rôle et choix du courant de repos. — On tourne la difficulté en employant un récepteur à armature polarisée, en envoyant sur la ligne un courant destiné à maintenir repos l’armature du relais lorsqu’il ne doit pas être Actionné par un courant de travail. Nous pourrons donner Mors toute sa sensibilité à cet appareil sans avoir à craindre fiue les courants étrangers ne viennent l’actionner intempestivement. C’est ce qu’on appelle assurer la sécurité fies signaux.
- On employait primitivement le courant négatif comme durant de repos ; depuis quelques années on y a substitué le courant positif, le négatif étant réservé aux émissions de travail. Voici sur quelles considérations on s’est appuyé.
- Les câbles souterrains présentent souvent des défectuosités de l’isolant qui mettent à nu l’âme du câble ; il Se produit alors une dérivation à la terre. L’humidité du S°1 pénétrant dans le point défectueux le transforme en Une sorte de voltamètre où l’eau est décomposée sou'j l’action électrolytique du courant (pr. n° 9).
- Si le courant est positif l’oxygène se porte sur l’âme du c°nducteur et l’oxyde, tandis que l’hydrogène se dégage fians le sol. La couche d’oxyde ainsi constituée étant Mauvaise conductrice de l’électricité, empêche la perte l’isolement du conducteur est amélioré.
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- Dans le cas d’un courant négatif, la décomposition de l’eau a lieu également, mais c’est l’hydrogène qui se porte alors sur le conducteur où il réduit l’oxyde formé en s’emparant de son oxygène. Il reste du cuivre pulvérulent, pendant que l’oxygène provenant de l’électrolyse se dégage au dehors.
- La blessure du câble se trouve ainsi remise à nu et la perte se manifeste de nouveau.
- Evidemment les combinaisons du système Baudot comprennent des émissions des deux polarités ; mais il est certain que les envois de courant de repos sont plus fréquents que ceux de travail. Dans l’intervalle de deux télégrammes ou de deux séries, et en général pendant que le secteur n’est pas utilisé, c’est le courant de repos qui est envoyé continuellement sur la ligne.
- Si, d’autre part, on considère que toutes les lignes de quelque importance possèdent des sections souterrainesî tout au moins dans la traversée des villes du parcours, on voit l’avantage de l’emploi du pôle positif. Il est vrai que les alternatives d’oxydation et de désoxydation, par lesquelles passe le conducteur dans le cas d’un appareil employant les deux polarités, doivent fatalement amener la destruction de l’âme du câble ; mais du moins la ligne aura rendu des services qu’elle n’aurait pu fournir avec l’ancien système ; les pertes alors nombreuses affaiblissant considérablement les émissions faites, et produisant même des mélanges par dérivation, rendaient les communications difficiles et précaires.
- Ensemble d’une communication Baudot
- II nous est possible à présent d’avoir une vue d’ensemble du système.
- Puisqu’il faut envoyer sur la ligne un courant de repos
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- APERÇU GÉNÉRAL DU SYSTEME BAUDOT 55
- lorsqu’elle n’est pas occupée déjà par un courant de travail, les 5 ressorts qui constituent le manipulateur devront, lorsqu’ils seront dans leur position de repos, être mis en relation avec le pôle positif d’une source électrique dont l’autre pôle sera à la terre. De même, lorsque l’opérateur les actionnera, ils seront mis en communication avec le pôle négatif d’une autre source électrique ayant à la terre lo pôle positif.
- A cet effet, les ressorts de transmission sont placés antre deux réglettes métalliques de telle façon, qu’au repos, ils s’appuient tous assez fortement sur l’une d’elles qui prend le nom de réglette de repos et qui est reliée à la oatterie positive de ligne (fig. 8) ; l’autre réglette, appelée réglette de travail, communique avec la batterie négative. De cette façon, si nous abaissons, par exemple, le premier, le troisième et le cinquième ressorts, nous aurons un envoi de courants négatifs sur les contacts 1,3 et 5 de la couronne 2 du distributeur, tandis qu’un envoi de positifs aura lieu par 2 et 4. Le balai passant sur chaque contact, à tour de rôle, il est bien évident que les 5 émissions seront expédiées successivement sur la ligne.
- Pour que cet envoi des courants se fasse convenablement, il faut que les ressorts, abaissés avant le passage du balai sur les contacts correspondants, ne soient relevés que lorsque le contact du cinquième ressort aura été franchi par le balai. En effet, si, par exemple, le premier ressort est abaissé après que le balai a quitté le contact correspondant, il est certain que cette émission ne sera pas envoyée sur la ligne et, dans la combinaison reçue au poste correspondant, on constatera l’absence de la première émission ; on dit dans ce cas que « la première manque ».
- Si, au contraire, l’opérateur lève les doigts avant que le balai ait franchi le dernier contact, le ressort revenant
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- ORGANES L>’UNE INSTALLATION SIMPLE
- aussitôt sur la réglette de repos, c’est une émission positive au lieu d’une négative qui sera expédiée.
- Pour avertir l’opérateur du moment où le balai va entrer sur le secteur de transmission, on a utilisé deux autres couronnes, 3 et 6, parcourues par une paire de balais conjugués ; l’une des couronnes est reliée en permanence à une pile locale, et, dans l’autre, un contact C, choisi de telle façon qu’il se trouve sous le balai de sa
- Distributeur A Distributeur B
- Pi/e locate
- Fig. 8.
- couronne lorsque celui de la couronne de transmission va arriver sur le premier contact, est en communication avec un petit électro-aimant, dont l’armature est munie d’un marteau.
- Au moment où le balai circule sur ce contact, le courant de la pile locale, par l’intermédiaire des balais, se propage dans le circuit comprenant l’électro-aimant, l’armature
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- est attirée et le marteau vient frapper sur une enclume métallique.
- L’opérateur est ainsi informé qu’il peut envoyer une combinaison.
- Les émissions expédiées sur la ligne sont très brèves ; oous avons vu que dans une transmission sextuple elles Qe durent pas plus de 1 /i05e de seconde ; d’autre part, elles s’affaiblissent sur la ligne en raison de la résistance de cette dernière et aussi des pertes, par défaut d’isolement, du conducteur. Il s’ensuit que les courants à l'arrivée sont trop faibles pour accomplir le travail mécanique de la traduction des signaux en lettres ordinaires.
- Pour obvier à cet inconvénient, les courants sont reçus dans un relais polarisé dont la sortie est à la terre.
- Lorsque le courant d’arrivée est négatif, l’index du relais est amené ou maintenu sur un butoir rattaché à une PÜe locale. Quand il est positif, l’index tombe sur un butoir isolé.
- L’index de ce relais est relié électriquement d’autre part avec une couronne pleine, 4, du distributeur B mise en communication, par deux balais conjugués, avec les segments d’une autre couronne, 1 ; chacun des ^ contacts d’un secteur de cette couronne commande un électroaimant.
- Les armatures des 5 électro-aimants constituent un récepteur reproduisant les déplacements des ressorts du manipulateur et mettent en mouvement un dispositif propre a obtenir en caractères typographiques la traduction de la combinaison reçue.
- Doux contacts de la couronne de transmission, 2, d’un des deux postes, A, sont reliés en permanence, le premier a la pile de travail, l’autre à celle de repos. Ils servent à émettre sur la ligne, à chaque tour, des courants destinés à corriger les écarts de synchronisme qui se produisent
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- dans le mouvement des balais des deux stations. Ces courants arrivent, comme les autres, dans le relais.
- L’organe chargé de la correction des écarts de synchronisme est commandé par un électro-aimant correcteur en communication avec un contact spécial de la couronne 1.
- Cet électro-aimant ne fonctionne qu’autant que la différence de synchronisme a acquis une certaine valeur.
- Enfin l’appareil récepteur est synchronisé avec le distributeur B au moyen d’un courant puisé à la pile locale, et envoyé dans un électro-frein par deux contacts de la couronne 3.
- Les chapitres qui vont suivre seront consacrés à l’étude méthodique des différents organes du système.
- i
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- MANIPULATEUR
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- II
- MANIPULATEUR
- Nous savons déjà, par l’exposé du système, que le manipulateur, quelle que soit sa disposition, doit se composer essentiellement de 5 leviers, ou ressorts, pouvant se déplacer à volonté entre deux réglettes communiquant l’une avec la pile de repos, l’autre avec celle de travail.
- Il existe actuellement deux types de manipulateurs : le manipulateur à accrochage électromagnétique (mod. 1896), et le manipulateur à accrochage mécanique. Ils diffèrent surtout par le moyen employé pour maintenir les touches abaissées pendant un temps suffisant pour que le balai du distributeur puisse recueillir le courant sur le contactfcorrespondant.
- Manipulateur à accrochage électromagnétique. — Chacun des 5 ressorts est fixé, au moyen d’une équerre en laiton E (fig. 9), à l’extrémité supérieure d’une touche en bois garnie à sa partie antérieure d’une lame d’ivoire I sur laquelle viennent s’appuyer les doigts de l’opérateur.
- Presque au-dessous de l’équerre du ressort de transmission, est encastré un bloc de bronze b creusé d’une rainure hémisphérique, dans laquelle vient s’engager un axe en acier trempé a, muni de 6 épaulements séparant chaque touche de sa voisine, et en limitant ainsi le jeu latéral. Cet axe est monté sur le fond d’une boîte plate, en bois de noyer*
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- oi’.GAMiS d'une installation simple
- Le ressort de transmission, ou ressort-contact vertical, est constitué par une lame d’acier r revêtue, à sa partie supérieure, d’une garniture d’argent, en regard de laquelle se présentent deux contacts de même métal, fixés dans les équerres en laiton e, e\ formant couvercle de la boîte Ces équerres sont maintenues par 4 vis à" main, V, Vi. communiquant, celle de droite de l’équerre postérieure avec la pile de repos, celle de gauche de l’équerre antérieure avec la pile de travail.
- A l’équerre du ressort-contact vertical est fixé, au moyen
- Fig. 9.
- d’une vis, un ressort à boudin R, en laiton, ^yant son extrémité inférieure maintenue solidement sur un plot P, vissé sur le fond de la boîte et communiquant, d’autre part, avec un contact de la couronne de transmission du distributeur. Ce ressort, dit ressort antagoniste sert à relever la touche lorsqu’elle a été abaissée, et à forcer le ressort de transmission à venir s’appuyer sur le contact de repos.
- Cadence téléphonique. — Le moment où peut se faire Penvoi d’une combinaison est indiqué par le fonctionne-
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- ÜÀMPÜJLAfEÜk
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- ftênt de l’électro-aimant actionné, à chaque tour des halais du distributeur, par un courant local qui donne ^nsi la cadence de la manipulation.
- Depuis plusieurs années, on a abandonné le système que nous avons indiqué dans le principe de l’appareil et lai consistait à faire frapper sur une enclume métallique 1 armature de l’électro-aimant munie, à cet effet, d’un Petit marteau. Dans le manipulateur modèle 1896, le dispositif donnant la cadence de la manipulation est constitué par un électro-aimant dont le noyau est polaiisé par üa aimant permanent. L’électro-aimant e (fig. 10) est
- Fig. 10.
- fixé sur le fond d’une boîte ronde, en bois, sur laquelle se visse un couvercle ouvert en son milieu et formant pavillon. Entre les bords de la boîte et son couvercle est serrée, par son pourtour, une mince rondelle de tôle, placée ainsi en face du noyau de l’électro-aimant. Cette disposition, analogue à celle des écouteurs du téléphone, a fait donner à ce système le nom de cadence téléphonique.
- L’aimant permanent a est enfoncé, à frottement doux? dans un tube articulé en laiton t, fixé contre la paroi laté-rale du manipulateur. Le courant de cadence arrive par üne plaquette P et un ressort à boudin R sur lequel vient 8 appuyer la tête d’une vis V logée dans un bouchon d’ébonite B fermant la partie inférieure du tube. Sous
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- 62 ORGANES D*UNE INSTALLATION SIMPLË
- Dette vis, est serré un fil conducteur, isolé à la soie, et qui, traversant le bouchon d’ébonite, par une ouverture appropriée, va aboutir à l’entrée de l’électro-aimant de cadence ; la sortie de ce dernier est reliée au massif qui est*en relation avec la terre par l’intermédiaire du tube lui-même.
- Fonctionnement. — Sous l’action de l’aimant permanent, transmise par le noyau, la plaque de tôle est attirée légèrement et s’infléchit en son centre (fig. 11, position a).
- Le sens du courant de cadence est tel qu’il renforce l’action de l’aimant permanent, et produit une attraction plus forte de la plaque de tôle lorsqu’il traverse l’électro (position b).
- Au moment où le courant cesse, la plaque, en raison de son élasticité, revient brusquement en arrière, et, en vertu de son inertie, dépasse sa position d’équilibre jet prend la position c.
- Ce déplacement subit provoque le bruit servant à indiquer la cadence à l’opérateur. On remarquera qu’il se produit juste à l’instant où le balai du distributeur quitte le contact de cadence,
- Accrochage. — Nous avons vu l’inconvénient qu’il y aurait si l’opérateur, voulant envoyer une combinaison, relevait les doigts avant que le balai soit arrivé sur les contacts du secteur considéré.
- On risquerait aussi d’envoyer des émissions de repos pour des émissions de travail, ou, tout au moins, des courants de travail écourtés, ce qui aurait pour résultat de former une combinaison différente de celle qu’on aurait voulu expédier et rendrait inintelligible le mot dont elle fait partie.
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- Pour éviter ces inconvénients, qui se produisent surtout avec les 3me, 4me et 5me touches, on a dû recourir à différents moyens. Dans le type que nous décrivons, ces trois touches possèdent à la partie inférieure et antérieure ûn évidement dans lequel peut osciller, autour d’un axe, Une petite lamelle de fer doux (l fig. 9). Au-dessous se trouve placé un aimant permanent A, coudé de façon à ce Çue ses deux pôles soient placés en regard de la lamelle.
- L’une des branches est garnie d’une bobine de fil de
- accroch.
- cuivre isolé et relié, d’une part, au contact de cadence du distributeur, et de l’autre, à l’entrée dé la cadence téléphonique. Cette bobine prend le nom d’électro-décrocheur-L’attraction de l’aimant permanent est trop faible pour faire descendre la touche ; mais si l’on abaisse cette der* ai ère, de manière à ce que la lamelle vienne s’appuyer sur ks pôles de l’aimant permanent, l’attraction (inversement proportionnelle au carré de la distance) sera alors assez
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- organes d’une installation simple
- puissante pour maintenir la touche, malgré l’effort con* traire du ressort antagoniste. Au moment où la cadence est actionnée le courant traverse l’électro-décrocheur de la touche ; son sens est tel que les pôles qu’il développe sont de noms contraires à ceux de l’aimantation permanente ; ces derniers se trouvent donc affaiblis et ne peuvent plus résister à l’effort du ressort antagoniste qui ramène la touche et, par suite, le ressort de contact à la position de repos.
- Le rappel de la touche se fait donc juste au moment où elle pourra être actionnée de nouveau pour une autre combinaison.
- Commutateur. — Les 5 touches du manipulateur forment deux groupes. Les trois premières sont à droite de façon à pouvoir être manœuvrées par l’index, le médius et l’annulaire de la main droite ; les deux dernières constituent le groupe de gauche et sont actionnés par l’index et le 'médius de la main gauche. Entre les deux groupes de touches, se trouve une touche noire, fixe, en bois, servant de support à un petit commutateur à manette dont la manœuvre établit simultanément deux communications. (Voir le schéma, fig. 12.)
- Communications intérieures. — Sur le fond de .la boîte du manipulateur sont fixées 10 bornes, placées sur deux rangées (fig. 12). '
- Les bornes de la première rangée ainsi que celles montées sur les parois latérales servent à amener dans le manipulateur différentes communications extérieures telles que les prises de piles, de terre, le courant de cadence ; l’affectation de certaines bornes varie suivant le type d’installation.
- Les liaisons intérieures sont les mêmes pour toutes les installations ; la figure 12 en montre le schéma.
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- MANÎPÜLA.TEUH
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- Ces dernières communications sont logées dans des rainures pratiquées entre le fond et le double fond du manipulateur.
- Les bornes de la deuxième rangée servent de point d’attache aux ressorts antagonistes des touches et sont reliées d’autre part aux contacts de la couronne de transmission desservant le clavier.
- Manipulateur à accrochage mécanique. — Avec le manipulateur à accrochage électromagnétique des 4me et 5me touches, il arrivait fréquemment lorsque le manipulant avait le défaut de lever les doigts trop tôt que la 3me touche manquait.
- Cette dernière fut alors dotée du même système d’accrochage que les 4me et 5me dans les manipulateurs devant desservir des installations du type double particulièrement en raison de la longueur des contacts de leur distributeur.
- Néanmoins le même défaut se manifesta non plus sur la troisième puisqu’elle était accrochée, mais sur la deuxième.
- Il fallut arriver à l’accrochage de toutes les touches. En outre, les aimants permanents, utilisés dans le système que nous avons décrit, finissaient, sous l’action de désaimantations répétées, à raison de 180 à la minute, par perdre leur aimantation, et l’accrochage devenait illusoire. On avait, il est vrai, la possibilité de les réaimanter par le passage, dans les spires de la bobine de l’aimant permanent, d’un courant de sens approprié, ou bien encore par les procédés de touche indiqués en physique.
- Ces derniers moyens ne sont guère applicables dans la pratique, en raison de la nécessité de démonter entièrement le clavier et d’autre part, la réaimantation faite dans ces conditions n’est pas durable.
- Télégraphie Baudot. I*
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- ORGANES d’üNB INSTALLATION SIMPLE
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- L’accrochage mécanique des 5 touches fit disparaître tous ces inconvénients.
- Description. — Sous chaque touche* à la partie antérieure, est vissé un appendice d’accrochage en acier C (fig. 13) dont le biseau fait saillie au-dessus d’un cliquet d, pouvant pivoter, d’arrière en avant, autour d’un axe
- Fig. 13.
- porté par deux épaulements solidaires d’un axe carré commun aux cinq cliquets.
- Le cliquet ne peut tomber en arrière, parce qu’il est retenu par un appendice inférieur p (fig; 14) qui s’appuie sur l’axe carré commun. Il est maintenu dans cette position par la pression douce d’un ressort lame R vissé dans le même axe commun. Ce dernier pivote dans deux plaques en laiton encastrées dans les parois latérales de la boîte du manipulateur ; il est sollicité à tourner, d’avant en arrière, par un ressort à boudin r (fig. 15) enroulé autour de son extrémité de droite, et fixé sur la plaque de pivo-tage par une vis.
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- jiAMPULATËtJll
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- Vers la partie médiane de Taxe porte-cliquets, entre les deux groupes de touches, est fixé solidement une sorte de levier coudé l (fig. 15) à deux branches inégales, appelé levier-ressort en U à cause de sa forme. Sous l’action du Assort à boudin de l’axe porte-cliquets ce levier va prendre appui sur une vis de butée traversant le fond et le double i°nd du manipulateur; Une vis de réglage Vi (fig. 13) transe librement la branche supérieure du levier ressort en un prolongement latéral de l’axe porte-cliquets et së 'visse dans la branche inférieure du levier en Ü ; cette dfernière branche est d’ailleurs rendue 8Plidaire, par une vis, du prolongement latéral de l’axe porte-cliquets.
- Sous l’extrémité de la branche supé-rieure du levier ressort en U vient se placer un index solidaire de l’armature d’un électro-aimant droit E fixé vertica-tanieht sur le fond de la boîte.
- L’afmatüte a, ayant son point de pivo-^ge sur la culasse dè l’électro-aimant, est
- Fig. 14.
- ^courbée à sa partie supérieure de façon 4 ntiliâer le plus grand nombre des lignes de force s’échappant du noyau lors du passage du courant. Le bruit qu’elle lait, en venant buter contre le téton d’un piston d’acier tr&mpë placé en regard, sert à indiquer la cadence. Le pis-i°h peüt jouer dans Un manchon de laiton m taraudant dans une mâchoire fixée sur la paroi latérale postérieure de la boite contenant l’appareil. Au moyen d’un ressort à k°udin R b commandé par une tige filetée munie d’un bou-ton Bj on peut rendre plus ou moins dur le jeu du piston H régler, dans une certaine mesure, lo bruit de la cadence.
- Commutateur. — Par suite de la transformation dù Bystème d’accrochage, le commutateur à manôttë, monté
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- OftGANES INSTALtAfîON SIMM.#
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- sur la touche noire, a été déplacé et modifié de la façon suivante :
- Sur le fond de la boîte, au-dessous des trois premières
- Fig. ».
- touches du clavier, sont disposées deux réglettes Ri et Ri (fîg. 15) ; 4 plots métalliques sont encastrés dans la première et cinq dans la seconde. Les uns portent des ressorts-lames dont l’extrémité est garnie d’un contact
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- MANIPULATEUR
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- 6n argent, d’autres servent de point d’attache à des res-serts à boudin.
- Entre les deux réglettes se meut, au moyen d’un levier articulé Lx faisant saillie hors du manipulateur, et dont ^ point de pivotage est en O, un chariot en fibrine sur taquel sont implantées, en quinconce, 4 goupilles en argent. Chacune de ces goupilles est reliée électriquement, au ^ayen d’un ressort à boudin, à la goupille du plot piacé ea regard.
- Si l’on manœuvre le chariot de gauche à droite, les Pupilles gx, g2, gs viendront au contact des ressorts h, U, établissant ainsi une communication électrique entre les P^ts correspondants ; c’est la position de transmission. ^ déplacement du chariot de droite à gauche aura pour resultat d’amener les goupilles g2 et g* en contact avec les ress°rts U et h, tandis que ia liaison entre gx et h, g* et l3, et U sera rompue ; c’est la position de réception. Nous Verrons ultérieurement l’utilité du commutateur du manipulateur. Les lignes pointillées de la figure 14 donnent es communications intérieures des différents plots aveo 68 homes du fond.
- Le commutateur est protégé par une lamelle d’ébonite 0rmant couvercle et s’engageant dans une rainure creusée duns la paroi de droite du manipulateur.
- Le chariot, dans la partie opposée au levier de manœuvre, P°rte un prolongement P qui, dans la position de récep-^°n, vient s’engager sous le levier-ressort en U, et en Provoque le soulèvement ; Pacerochage des touches ne P^ut plus s’opérer dans ces conditions.
- Nous examinerons plus loin l’inconvénient qu’il y au-^ à ce qu’une touche quelconque restât abaissée pen* ^ la réception.
- Fonctionnement. — Quand on abaisse une touche, la
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- 7P ORGANES D'UNE INSTALLATION SIMPLE
- saillies en biseau de son appendice s’appuie sur la tête du cliquet et le fait pivoter d’arrière en avant, malgré la résistance du ressort-lame ; mais l’action de ce dernier ramène d’avant en arrière le cliquet, dès que le biseau de la touche a dépassé le bec ; la touche est ainsi accrochée. Remarquons que dans cette action les cliquets sont indé-: pendants les uns des autres. Il n’en est plus de même pour le décrochage des touches.
- En effet, lorsque le courant de cadence traverse fféleo-tro-ainiant E (fîg. 13), l’armature est attirée et vient frapper contre son butoir. Dans ce mouvement son appem dice squlève, de bas en haut, le levier ressort en U, ce dernier imprime à l’axe commun des cliquets, dont ij est solidaire, un mouvement de rotation qui rejette, d’arrière ep avant, l’ensemble des cliquets et de leurs supports. Les touches, ainsi libérées, reprennent la position de repos sous l’action de leur ressort antagoniste.
- MANIPULATION
- On appelle manipulation la manœuvre qui a pour bat la transmission des signaux télégraphiques au moyen du manipulateur.
- L’apprentissage de la manipulation Baudot est fpcile et ne demande, suivant les aptitudes, qu’un délai de 2 à 3 mois, à raison d’une ou deux heures d’exercice par jour-Les principes à observer sont peu nombreux et, lorsqu’ils sont donnés, l’élève peut s’exercer seul sans le secours d’up moniteur.
- Cet apprentissage comprend trois parties dont l’étudP peut à volonté se poursuivre séparément ou simultanément :
- 1° Des exercices d’assouplissement ;
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- MANIPULATEUR
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- 2° Des exercices de frappe en cadence ;
- 3° L’étude et la reproduction manuelle des combinais sons du code Baudot.
- L’adoption d’une position aussi commode que possible est la première condition d’un travail sans fatigue excessive
- sans énervement notable, même quand l’effort est sou? tenu pendant plusieurs heures consécutives. On devra donc s’attacher à rechercher la position qui répond le mieux à cette condition et qui peut être différente sejqn tas individus.
- En général, l’élève ayant le clavier devant lui s’asseoit à hauteur convenable pour que les avant-bras et les poignets reposent naturellement sur la table de manipulation les mains étant relevées de façon que les doigts go trouvent à 1 ou 2 centimètres au-dessus des touches qu’ils doivent actionner, c’est-à-dire pour la main droite, l’index au-dessus de la touche 1, le médius au-dessus de la touche 2, l’annulaire au-dessus de la touche 3 ; pour la uiain gauche, l’index domine la touche 4 et le médius ta touche 5 : ce doigté est invariable quelle que soit la combinaison à exécuter. Les phalangettes sont légèrement repliées afin que l’extrémité du doigt rencontre perpendiculairement la touche et le plus près possible de l’extrémité libre de cette dernière.
- Pour produire l’abaissement des touches, la main tjout entière tournant autour de l’artioulation du poignet et de l’avant-bras, est abattue sur le clavier, les doigts devant agir sur les touches étant projetés en avant et les autres légèrement relevés afin de ne pas venir effleurer intempestivement tes touches qui m doivent pas être actionnées.
- On aura som^ffnMtfum' les élèves dès te début à marquer un temps d’app'm umc tes touches pour éviter rinconvéotent déjà signalé d’un rstevemeut trop Htàf éw doigte.
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- ORGANES D’üNE INSTALLATION SIMPLE
- D’abord les touches sont abaissées une à une, à tour de rôle, puis deux à deux, enfin toutes à la fois.
- Un excellent exercice d’assouplissement consiste à faire alternativement les combinaisons représentant les lettres T et G. Il sera bon d’y consacer 10 à 15 minutes au commencement des premières leçons. La gymnastique manuelle n’exige généralement que quelques heures ; ce temps peut être même très abrégé lorsque l’élève possède quelque aptitude à la manipulation.
- Les exercices d’assouplissement sont exécutés avec ou sans cadence ; mais il est préférable d’habituer l’opérateur, dès le début, au rythme de la transmission. Dans ce cas, on devra s’efforcer d’abaisser les mains au moment précis du battement de la cadence et de ne les relever que tout juste pour pouvoir les abaisser de nouveau au tour suivant.
- Quand on dispose d’une installation Baudot possédant un nombre suffisant de secteurs pour exercer tous les élèves, chaque manipulateur donne la cadence ; mais lorsque les opérateurs sont trop nombreux, on peut donner la cadence en commun au moyen d’un parleur actionné à chaque tour par le distributeur les élèves se servant dans ce cas de claviers sans communications électriques ou de claviers figurés. Pendant la plus grande partie de l’appren-tissagé, en effet, il n’est point nécessaire de disposer d’un manipulateur Baudot ; il suffit d’une simple planchette ou d’un livre de 2 à 3 centimètres d’épaisseur sur lesquels on trace les cinq touches dans leur ordre réel, avec leurs dimensions approximatives et en ayant soin de ménager la place de la touche noire.
- Etant donné qu’on peut obtenir une cadence au moyen d’un métronome réglé à 180 battements à la minute, on conçoit qu’il est fort possible de s’exercer chez soi, sans le secours d’aucun appareil télégraphique.
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- MANIPULATEUR
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- Les élèves ayant réussi à frapper les touches en cadence l’étude des combinaisons pourra commencer.
- Cette partie de l’apprentissage est de beaucoup la plus longue, car il ne s’agit pas seulement d’apprendre menta-tament les significations des 31 combinaisons du code Baudot, ceci ne demande guère plus de deux heures ; ^ais il faut parvenir à un automatisme tel que les doigts Se présentent instantanément d’eux-mêmes, pour ainsi dire, d^ns la position correspondant à la combinaison tradui-8ant une lettre ou un chiffre aperçu par les yeux, sans que 1 esprit ait à intervenir. Un manipulant très exercé peut très bien transmettre un texte sans le lire.
- Pour atteindre ce résultat il faut que l’alphabet soit dans les doigts », comme disent les praticiens. On arrive ulors à un tel degré d’automatisme qu’il n’est pas rare de v°ir des opérateurs d’une habilité consommée se trouvant dans l’impossibilité de dire a priori quelles touches il faut Manœuvrer pour transmettre tel ou tel caractère, recou-rir au souvenir inconscient de leurs doigts et faire le geste de la manipulation : les doigts se présentent immédiate-^ent dans la posture voulue pour exécuter la combinaison cherchée. Dès qu’ils posséderont le code, les élèves s’efforceront d’abord de transmettre, sans passer de tour, des mots très courts, 3 ou 4 lettres au maximum, et les répéteront jusqu’à ce qu’ils puissent les transmettre sars ei>reur ; des mots de plus en plus longs seront alors étudiés, Puis de petites phrases.
- Enfin, on abordera la transmission de télégrammes c°urts en langage clair, puis en langage chiffré ou convenu Uvec signes de ponctuation, en observant les règles de lrunsmission et en ayant soin de faire le signal erreur (ÿ) ^ de reprendre entièrement tout mot ou groupe tronqué.
- Le contrôle de la transmission ne doit être donné à 1 élève que lorsqu’il est en état de transmettre un télé-
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- gramme de huit à dix mots sans hésitation. Jusque-là le contrôle est plus nuisible qu’utile parce qu’il détourne de la cadence et des mouvements des doigts l’attention du manipulant qui est surtout préoccupé d’examiner la bande pour s’assurer qu’il a transmis correctement : certains mêmes ont tendance à s’arrêter après chaque lettre pour vérifier la bande : c’est là une mauvaise habitude qu’il importe de combattre en supprimant le contrôle pendant quelques séances.
- En somme l’emploi du contrôle n’est fructueux qu’au-tant que l’habilité de l’opérateur est assez grande pour que son attention puisse, sans inconvénient pour la sûreté de la manipulation, être en partie absorbée; par la surveillance de la bande de contrôle.
- Néanmoins, il est bon, pour encourager le travail de l’apprenti manipulant, de lui donner le contrôle pendant une dizaine de minutes par séance, quand il est parvenu à exécuter la transmission de quelques mots courts et préalablement étudiés.
- L’élève pourra être considéré comme capable de débuter sur un poste de peu d’importance, lorsqu’il sera en état de fournir un rendement de 30 à 35 télégrammes de 10 à 15 mots.
- Ce n’est guère qu’au bout de trois mois de service sur des postes de plus en plus chargés, qu’un manipulant peut arriver à une habilité convenable ; le rendement horaire atteint alors de 50 à 60 télégrammes.
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- BELAIS
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- III
- RELAIS
- Considérations générales. — Les courants arrivant au poste récepteur sont, comme nous l’avons dit, affaiblis par suite des défauts d’isplement de la ligne et de la perte de charge gui s’y produit en raison de la résistance éprouvée.
- Ces courants seraient donc incapables d’accomplir le travail ipécanique nécessaire à la traduction des signaux. Il a fallu le§ relayer à leur arrivée pour y substituer des courants locaux plus intenses. Cette fonction est reiqplie par le relais Baudot, qui est? en somme, le véritable récepteur.
- ^•ur que le moment d’apparition du signal soit aussi peu dénaturé que possible par l’action perturbatrice des couranrts de tous genres qui circulent constamment spr les conducteurs télégraphiques, on a été amené à employer un récepteur très sensible.
- Mais, comme ces courants parasites pourraient actionner intempestivement le récepteur, et lui faire enregistrer des signaux étrangers, son électro-aimant a été muni d’une armature polarisée qui ne se déplace de sa position de repos que sous l’action d’qn courant de sens déterminé (le négatif actuellement) : ce courant est appelé, en conséquence, courant de travail.
- Dès que le courant de travail n’est plus envoyé, on lui substitue immédiatement un courant de sens inverse qui
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- •RGANES D’üNE INSTALLATION SIMPLE
- ramène l’armature à sa position de repos et l’y maintient jusqu’à ce qu’un nouveau courant de travail soit expédié.
- Les déplacements de l’armature doivent se faire avec une grande rapidité puisque le relais a pour fonction d’enregistrer toutes les émissions de travail ou de repos.
- Nous savons qu’au sextuple, leur nombre peut être de 105 par seconde.
- Ces deux conditions principales, sensibilité et rapidité, sont difficilement conciliables.
- En effet, on peut rendre la sensibilité du récepteur plus grande en augmentant, dans une certaine mesure, le nombre des spires de l’électro-aimant : la force mn.gné-tomotrice (pr. n° 15) sera accrue de ce fait.
- Mais chaque spire, agissant par induction sur les spires voisines, y développe une force électromotrice de self-induction qui s’oppose, d’abord, à l’établissement du courant reçu de la ligne, et qui le prolonge, ensuite, lorsqu’il cesse.
- Le courant de self, développé lors de l’établissement du courant, est toujours plus faible que celui qui prend naissance lorsque l’émission finit. Par suite, les émissions de 'la ligne seront plutôt allongées par l’effet de la self, et si elles se succèdent rapidement, elles tendront à se confondre : l’armature n’obéira plus assez vite et restera collée sur un de ses butoirs. On voit que la self-induction du récepteur a l’inconvénient de réduire la vitesse de transmission.
- Il est possible de rendre plus forte la masse soumise à l’action électromagnétique du courant parcourant les bobines. On diminue ainsi la réluctance (pr. n° 28) du circuit magnétique, et l’intensité du flux qui y circule en est augmentée d’autant. Le récepteur fonctionnera alors pour une intensité de courant plus faible ; mais il ne faut pas perdre de vue que l’action électromagnétique due à la self-induction est aussi plus grande et empêche l’armature
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- de pàsséi* rapidement d’une position à une autre, comme dans le cas précédent.
- D’autre part, les attractions et les répulsions magnétiques étant inversement proportionnelles aux carrés des distances (pr. n° 20), on peut rapprocher l’armature des loyaux pour obtenir une sensibilité plus grande.
- Il y a là encore un inconvénient du même genre que c-ux des cas précédents.
- En effet, en déplaçant cette armature polarisée en face des noyaux de l’électro-aimant, on y détermine des variations de flux magnétique qui développent dans les spires Une force électromotrice d’induction prolongeant ou abrégeant l’action des courants de ligne, augmentant en un Uaot la self-induction de l’appareil.
- Baudot est parvenu à éviter, dans une large mesure, °es inconvénients, et à construire un relais tout à la fois sensible et rapide. Pour cela, il s’est attaché à diminuer les effets fâcheux de la self-induction du relais nt il a adopté Un dispositif de suspension de l’axe de l’armature qui donne le maximum de mobilité mécanique.
- Le nombre des spires est d’environ 3.000 et la résistance de chaque bobine n’est que de 100 ohms ; la masse sou-mise à l’action magnétique est assez forte, mais la culasse est coupée par un large entre-fer qui augmente la réluctance du circuit magnétique, et facilite la dispersion rapide des lignes de force dans l’air. L’armature est légère, et ses mouvements sont très petits, de façon à ne provoquer que de faibles variations de flux magnétique dans les noyaux.
- Description éa relnis. — Il existe deux types de relais Baudot ; le relais ordinaire et le relais différentiel ; ils ne diffèrent que par les enroulements des bobines : ce que nous allons dire s’applique aux deux types.
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- Le relais est essentiellement composé de deux électroaimants droits a (fig. 16) dont les noyaux sont munis d’une culasse F en forme d’équerre. Les deux électro-aimants, indépendants au point de vue magnétique, le sont aussi au point de vue mécanique. Ils portent} à oet.
- fig. 16.
- effet, à leur partie inférieure, et dans le prolongement ale l’axe des noyaux, une tige en laiton t s’enfonçant à frottement doux dans un évidement pratiqué dans le massif M. Les bobines peuvent se mouvoir dans le sens Vertical par la manœuvre de vis à tête carrée, V et Vi, traversant l’équerre des culasses. Le pied de chaque Vis joué libre-
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- tùent dans la platine surmontant le socle S, mais la vis ne peut ni monter ni descendre, parce qu’elle porte deux renforcements placés de chaque côté de la platine. Si l’on tourne la vis, comme pour la faire pénétrer dans le socle,
- 6 r*
- Fig. 17.
- eHe ne pourra descendre, parce qu’elle en est empêchée le renforcement supérieur, mais l’équerre de la culasse, par suite la bobine qui en est solidaire s’élèveront.
- On pourra donc, par ce moyen, régler la distance entre |es noyaux et l’armature placée en regard. A la partie ^férieure du massif M, sont fixés par un boulon E deux
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- êO rtfeèANES BRUNIS ÎNSfALLAtiO^ SMt»Lft
- aimants permanents en forme de fer à cheval pp' (fig* 16 et 17).
- Entre les branches des aimants permanents portant les pôles de même nom, est placée une pièce polaire P (fig. 16 ) de fer doux, en forme de T. Il y a deux pièces polaires ; chacune de ces pièces est traversée par une vis V* terminée par une pointe très aiguë en acier trempe* C’est sur ces deux points que vient s’appuyer un axe A portant l’armature u (fig. 17 et 18) ; cet axe est pourvu, à cet effet, à chaque extrémité, d’une vis-écrou ve, vei, le traversant verticalement. La tête des vis en acier trempé est creusée, l’une, ve, en forme d’angle dièdre, l’autre, ve» en forme de cône ; la première est désignée sous le nom de chape-ligne ; la seconde, sous celui de chape-point. C’est par l’intermédiaire de ces pièces que l’axe est supporté par les pointes pivots. Ce mode de suspension de l’axe sur les deux chapes donne une très grande mobilité et assure la stabilité du système ; d’autre part, l’emploi d’une chape-ligne et d’une chape-point a l’avantage de ne pas exiger que les pointes pivots soient à une distance rigoureusement égale à celle qui sépare le milieu de l’entaille de chaque chape, ce qui serait indispensable si ces deux évidements étaient coniques.
- Dans le cas de deux chapes-ligne, on aurait eu l’inconvénient d’un ballottement dans le sens de l’axe, ce qu1 aurait modifié la position de l’armature par rapport au* noyaux.
- L’armature est fixée au milieu de l’axe, et, pour qu’elle ne soit en relation qu’avec un seul pôle des aimants per* manents, l’axe est coupé, du côté du pôle nord de ces derniers, par une partie en laiton l (fig. 17 et 18). La présence de ce métal mauvais conducteur du flux magnétique, empêche l’aimantation du pôle nord de se propager jusqu’à l’armature, laquelle étant, d’autre part, en relation
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- RELAIS
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- &vec le pôle sud, devient, en quelque sorte, l’épanouissement de ce dernier. Vers le milieu de l’axe, au-dessus de Armature, se visse un index I, en laiton, terminé à la Partie supérieure par un double contact en argent c (fig. 16). Cet index peut osciller, en suivant les mouvements l’armature, entre deux boutons de contact b éga-*ernent revêtus d’argent.
- Les boutons de contact s°nt filetés et s’engagent
- des manchons m, Fig 18.
- manchons de réglage, se vissant dans deux platines pl. En manœuvrant ks manchons de réglage, on peut, à volonté, rapprocher
- ou éloigner l’un de l’autre les boutons de contact, et régler ainsi, dans une certaine mesure, le jeu de l’index.
- Cette disposition permet également d’enlever les boutons de contact pour le nettoyage, par exemple, sans dérégler le relais, puisque la position des boutons de contact est fixée par les manchons de réglage. Il suffit de visser à fond les boutons de contact : la position des manchons est d’ailleurs assurée Par des étriers e (fig. 17) munis d’une vis de serrage.
- Les platines pl (fig. 16) isolées électriquement au ^myen de pl aques d’ébonite, sont fixées au massif par des boulons traversant, par des trous élargis, les branles des aimants permanents et les plaques polaires.
- Télégraphie Baudot, •
- Fig. 19.
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- 63 ORGANES D’UNE INSTALLATION SIMPLE
- La chute de l’index, sur l’un ou l’autre de ses butoirs, peut être favorisée légèrement par l’action d’un ressort à boudin r (fig. 17) s’accrochant, d’une part, à un crochet vissé vers la partie'•médiane de l’index et, de l’autre, à un levier Zr, dit levier de réglage, pouvant pivoter à la partie antérieure du relais.
- L’ensemble de l’appareil est supporté par un socle en noyer évidé à la partie inférieure. Cinq bornes sont implantées dans le socle ; trois à la face antérieure, et deux à la face opposée.
- Les communications sont indiquées par la figure 19.
- Fonctionnement. — Dans un chapitre spécial (p. 226), nous étudierons la manière d’opérer le réglage du relais, de façon à lui donner tout à la fois la rapidité et la mobilité nécessaires, et, aussi, pour que l’index tombe avec la même facilité sur l’un ou l’autre de ses butoirs.
- Ce réglage étant supposé effectué, nous pouvons examiner comment fonctionne l’appareil. Nous nous servirons à cet effet de la figure schématique 20. Pour plus de clarté, l’aimant permanent nra pas été représenté. Nous savons que l’armature est, en quelque sorte, l’épanouissement du pôle sud de l’aimant permanent ; il en résulte qu’elle présente à ses deux extrémités un pôle s qui exerce son action inductrice sur les noyaux de fer doux de l’électro-aimant et y détermine un pôle nord n et n' dans la partie la plus rapprochée, tandis qu’un sud, s et s\ se développe dans l’autre.
- Un courant positif arrivant de la ligne aura le sens indiqué par la flèche marquée d’une croix. En appliquant la règle de la poupée d’Ampère (pr. n° 26), on voit qu’un pôle sud S se développe au sommet, et un nord N à la base du premier noyau, annihilant les pôles beaucoup plus faibles déjà produits par l’action de l’armature^ et s#
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- substituant à eux, tandis que le second noyau aura un üord N' au sommet, et un sud S' à l’extrémité inférieure, Th renforceront les pôles n' et s1. Le pôle nord N' du second noyau attire à lui l’extrémité de la palette placée ei* regard, puisqu’elle e»t le siège d’un pôle shd, et le, pôle sud S du Premier repousse, au ^traire, l’autre ex- '
- Sémite, parce qu’elle Perte un pôle de même Sous cette double ^etion, l’armature pi-voie. sur son axe. A, et Saa index vient s’appuyer sur le buteir B.R*
- Up courant négatif
- tenant de la ligne aura le sens indiqué par la flèche mariée du signe moins. Il est facile de vérifier* en appl.L gluant la règle d’Ampère, que les pôles des noyaux seront ^versés ; leur action se traduit donc par une répulsion hu côté du noyau 2 et une attraction sur le 1 ; l’arma-türe basculant ainsi autour de son axe, l’index vient au c°ntact du butoir BT.
- Fig 20.
- Relais différentiel. — Il ne se distingue du type ordi-Uuire que par les enroulements des bobines.
- Chacune de ces dernières porte deux circuits, de 15Q °hms chacun, enroulés dans le même sens, et dont les extrémités sont fixées, sous des vis, èt la base des bo-W.s.
- Les liaisons entre les 4 circuits sont telles qu’un courant Privant par la horne E circule successivement dans tous les enroulements et agit toujours dans le même sens sur
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- OLGANES Il'UN'E INSTALLATION SIMPLE
- un même noyau. Les 4 circuits se présentent ainsi en séLe et leur résistance totale égale 600 w.
- Il n’en est plus de même si le courant est envoyé à une borne supplémentaire B placée sur le socle, entre celles d’entrée et de sortie, et à laquelle aboutissent le fil de sortie S2 de la bobine de gauche (figure 21), et le fil de
- sortie SI du circuit 1 de la bobine de droite. Le courant, en présence des deux circuits d’égale résistance (nous admettrons que les bornes E et S soient à la terre, par exemple), se bifurque en deux portions d’égales intensités qui circuleront autour du même noyau en sens inverse l’une de l’autre : leurs actions étant égales et contraires s’annulent, et l’armature du relais n’est pas déplacée.
- En appliquant la formule des courants dérivés (pr. n° 4), on voit que la résistance totale se trouve réduite au quart :
- Fig. 21.
- 300 x 300 300 300
- 150
- W.
- Ce type de relais est utilisé particulièrement dans les installations de postes échelonnés, ancien modèle, pour obtenir le contrôle de la transmission et la réception de la coupure, et dans les installations duplex.
- Modification de la commande des bobines du relais. —
- Nous avons vu que les bobines du relais sont amovibles dans le sens vertical et actionnées à l’aide de vis à carré traversant le retour d’équerre des culasses de chaque bobine»
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- ftÈLAIS
- a
- Afin de rendre cette manoeuvre plus facile, une autre disposition a été adoptée (fig. 22).
- Les tiges N et N' prolongeant les noyaux font saillie à travers la partie horizontale du massif M, entaillé en con-Béquence, et portent à leur partie inférieure une plateforme pp sur laquelle prend appui un ressort à boudin en
- acier agissant, d’autre Pm*t, sur le massif et tondant à abaisser les
- bobines.
- Le mouvement de descente est limité par deux vis b et b' traversant un levier L,
- L' ayant son point de P^otâge P dans la partie verticale du massif.
- Le. branche L du levier ostsollicitée énergiquement de haut en bas Per un fort ressort à boudin en acier R ayent son point fixe
- Sür l’extrémité d’une barette B de même métal encastrée et vissée à la partie inférieure du massif, au-dessous des Amants permanents. L’extrémité de la branche L' est en c°ntact avec une vis micrométrique à longue tige et à tête moletée V, supportée par une potence K solidaire de la Platine du relais. La vis est serrée dans une mâchoire dont ^ pression est réglée à l’aide d’une vis m.
- Les vis à carré du modèle ordinaire ont été remplacées P^r des tiges lisses G, G' qui servent à guider le déplacement vertical des bobines.
- Si on agit sur la vis V de façon à la faire descendre, le
- Fig. 22.
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- SC ORGANES d’une INSTALLATION SIMPLE
- levier L, L' istibit un mouvement de bascule qui a pouf conséquence l’abaissement de la bobine de droite et 1 élévation celle de gauche ; il en résulte une attraction de l’armature plus énergique du côté gauche que du côté droit, sans qu’il soit nécessaire de modifier la position des butoirs de l’index ; on obtiendrait un résultat inverse évidemment en dévissant la vis V.
- Les relais pourvus de ce système de commande sont surtout employés dans les installations destinées aux transmissions unipolaires ou duplex.
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- ORGAxNES DE MOUVEAIEJNÏ
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- IV ’
- Of-GANES DE MOUVEMENT
- Socle. Moteur à poids. — Le mouvement de rotation
- <fos balais du distributeur, de même que celui des organes chargés de la traduction des signaux, est généralement fourni par un système de pignons et de roues d’engrenage mûs par l’action d’un poids agissant sur une chaîne sans ha. Cinq axes horizontaux et parallèles, comportant chacun un pignon et une roue dentée, pivotent entre deux Platines ajourées, en ionte, réunies par de fortes entremises en acier. Le premier axe, placé à la partie supérieure Possède un maître-mobile en acier M (fig. 23) sur lequel cagrène une chaîne de Galle, sous l’action d’un galet ^‘Uppui g1. La ohaîne passe ensuite sur un deuxième galet £*> sous la poulie d’un contrepoids /?, destiné à tendre la chaîna, puis sur une roue R* et revient se fermer sous la P°tilie du poids moteur P, au moyen d’une vis. Pendant fo ahute du poids, la chaîne maintenue en R2, tire sur le Mobile M et l’entraîne dans le sens indiqué par la flèche ; ce mouvement est transmis aux autres mobiles par une roue dentée en bronze R3 solidaire de la roue de chaîne.
- Remontoir. — Afin de pouvoir remonter le poids mo-teur sans interrompre son action sur la chaîne, on a ins-l'&llé en R2 un dispositif de roues dentées et de roues à ro-°het appelé remontoir,
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- ORGANES I) UNE INSTALLATION SlMPLÊ
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- Sur le même nxo, sont, placés, à frottement doux, deu*
- manchons en acier; le premier porte une roue dentée R1 (fig. 24), le second une roue dentée R2, et deux roues à rochet r1 et r2.
- Sur la roue R1, passe un bout de chaîne tendu par un fort ressort à boudin b fixé au bâti de la table ; à l’autre extrémité de la chaîne est accrochée une tige de fer pouvant être ma-nœuvrée, dans le sens vertical, par une pédale ayant son point d’appui sur une entretoise placée entre les pieds de la table.
- L’index I,dépendant du même manchon que la roue R1, est pourvu, à son extrémité, d’un fort cliquet d’entraînement c\ Un ressort-lame force ce dernier à s’engager dans les dents de la roue à rochet r1, du deuxième manchon. La chaîne sans fin, portant le poids moteur, engrène avec ies dents de la reue R2 qui se
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- OtUiANES f)Ë foOÜVÈMEflt
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- trouve placée entre le contrepoids et le poids. Enfin la roue a hochet r2 ne peut tourner que dans un sens, le cliquet c2, aPpelé cliquet de retenue, empêchant tout déplacement en Sens contraire.
- Le fonctionnement est des "plus simples. Pendant la
- Fig. 24.
- ^escente du poids moteur, la roue R2 ne peut se déplacer obéir à la traction du poids, par suite de l’action du °Lquet de retenue qui cale la roue r2. Pour remonter le
- P°ids moteur, il suffit d’appuyer sur la pédale de façon à vaincre l’opposition du ressort à boudin ; le bout de chaîne ^ engrène avec les dents de la roue R1, étant sollicité
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- ÔÔ * Organes d’cne installation simulé
- de haut en baB, forcera la roue à tourner dams le son** indiqué par la flèche. Mais la roue est solidaire de l’index I • celui-ûi, au moyen de son cliquet, entraîne la roue r4, et par suite, les deux autres roues R* et r2 solidaires également du même manchon. La roue R2, portant la -chaîne sans fin, tourne dans le même sens que R1, et une partie de la chaîne placée du côté du poids moteur passe du côté du contre-poids, ce qui a pour résultat de faire remonter le poids moteur et descendre le contrepoids.
- Lorsqu’on lâche la pédale, elle revient, à sa position de repos sous la traction du ressort à boudin h \ la roue R1 et l’index I se déplacent en sens inverse de la flèche pour revenir à leur position primitive. Mais ce mouvement rétrograde ne pourra être communiqué au deuxième manchon. En effet, par suite de sa direction, le cliquet cl glisse sur le dos des dents de la roue à rochet sans pouvoir s’arcbouter entre elles pour les entraîner ; d’autre part, le cliquet c2 s’oppose à un retour en arrière du manchon ; la montée du poids obtenue par la manœuvre de la chaîne reste donc acquise.
- On voit, par l’examen de la figure 24, que le poids moteur pendant cette opération, n’a pas cessé d’agir sur le maître-mobile M et que, par conséquent, le mouvement de rotation n’a pas été troublé.
- On remarquera que, en raison du jeu des cliquets, les deux parties du remontoir ne sont solidaires que pour les déplacements d’avant en arrière de la figure.
- L’ensemble de l’engrenage et du remontoir prend le nom de socle-moteur à poids. Il est surmonté d’une platine en laiton portant un axe recevant le mouvement du cinquième mobile du socle.
- La roue dentée de ce dernier mobile n’est pas calée à demeure sur l’axe ; elle n’y est fixée que par 4 vis (fig. 23) pénétrant dans une plate-forme solidaire de i’axe. Par
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- OMANBS DJt MOUVEMENT
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- Slüte de cette disposition, le même socle-moteur peut servir aussi bien pour le traducteur que pour le distribu-teUr ; il suffit de changer la platine supérieure et la roue ^®ntée du cinquième mobile dont le nombre de dents ^ffère, selon qu’il s’agit de l’un ou de l’autre de ces appareils.
- A titre de renseignements nous donnons le nombre de ^eats des pignons et des roues du socle-moteur du distributeur :
- 1er mobile : pignon ", roue 55 ;
- 2e mobile : pignon 22, roue 90;
- 3e mobile : pignon 20, roue 110;
- 4e mobile : pignon 19, roue 110;
- 5* mobile : pignon 18, roue 105 ;
- 6e mobile : pignon 21, roue 12;
- Pour le traducteur, la roue du 5e mobile possède 100
- Jeuts et engrène avec la roue du 6e axe qui en possède 35. pignon de ce dernier mobile est muni de 12 dents.
- Le 6e axe tourne à la plus grande vitesse dont le système est susceptible, il est pourvu en conséquence d’un organe régulation qui diffère suivant qu’il s’agit du distribuer ou du traducteur : nous en étudierons plus loin les types.
- Remontoirs automatiques. — Dans le but de rendre ^ins pénible le service, et pour éviter la manœuvre fré-Çüéïnment renouvelée de la pédale, l’Administration a eu ^oours à l’emploi de remontoirs automatiques mûs par ***°teur électrique, hydraulique, suivant les cas. Nous ne ^écrirons que le type employé au Poste central télégraphique de Paris.
- Si l’on considère que le fonctionnement du remontoir consiste qu’à faire passer la ohaîne du côté du poids Moteur au côté du contrepoids, on verra que le même
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- ôftGANÉS î>*0*Ë ÏNSfALtAflOft SIMPLE
- H
- résultat peut être atteint en tirant la chaîne, de haut en bas, du côté du contrepoids. Cette fonction s’accomplit au moyen d’un pignon p, dépendant d’un axe terminé à l’autre extrémité par une roue R (fig. 25) è dents obliques. Cette roue reçoit le mouvement d’un autre axe horizontal placé perpendiculairement au premier, et muni d’u#æ vis sans fin V.
- BatterieJ
- Fig. 25.
- Ce dernier axe est mû lui-même par le moteur M, au moyen d’une courroie de transmission agissant sur une poulie P. Un doigt en acier poli d, sous l’actien d’un ressort à boudin, force la chaîne à engrener avec le pignon p. Pour permettre l’emploi du remontoir à pédale, dans le cas où la force motrice viendrait à manquer et rendrait inutilisable le remontoir automatique, la roue R est montée à frottement doux sur l’axe du pignon p. Elle ne communique son mouvement à ce dernier que par l’intermédiaire d’un cliquet c (fig. 26), fixé derrière la roue et venant
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- ORGANES DE MOUVEMENT
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- 8 engager, sous l’action du ressort, dans l’entaille d’un épau-tanent e de l’axe.
- Sans cette disposition, la chaîne, arrêtée par le pignon p, no Pourrait descendre sous le °ontre-poids lorsque l’on ^t usage de la pédale. En effet, le pignon, n’étant Pns solidaire de la roue R,
- Peut tourner librement 8°us le poids de la chaîne Amenée sur lui par le jeu ^ remontoir à pédale. Sa Présence ne pourrait être une gêne que dans le cas °u, par suite d’un défaut de graissage, il ne pour-rait tourner facilement. Il 8uffirait alors de décro-cher le ressort à boudin du doigt d’appui, de façon n laisser à la chaîne un espace assez large pour lui permettre de descendre sans Jucher aux dents du pignon.
- Interrupteur. —- Le moteur remontant le poids plus topidement que celui-ci ne tombe, il arriverait un moment °ù ce dernier viendrait se caler contre la table, exerçant atosi une traction exagérée sur la chaîne, ce qui entraînerait un accroissement de vitesse pouvant nuire à la régularité du fonctionnement. Pour éviter cela, on se sert d un interrupteur chargé de couper le circuit du moteur électrique lorsque le poids est arrivé au sommet de sa c°urse. Le type le plus simple, actuellement en service au Poste central de Paris, est constitué par une planchette
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- £4 ORGANES b’üNR INSTALLATION SIMPL1
- (fig.,25) fixée contre un des pieds de la table. Elle possède-deux bornes auxquelles aboutissent les deux parties d’un des fils d’alimentation du moteur. Ces bornes communiquent, l’une B1 avec un plot r muni d’un contact argenté, l’autre B2 avec une borne à encoche i, placée à la partie inférieure de la planchette. A la hauteur de la borne B1 se trouve une autre borne à encoche V. Entre ces deux entailles est placé un ressort B ' dont les extrémités présentent deux saillies lai permettant de se maintenir dans les entailles.
- Le ressort est embrassé, à la partie inférieure, par les deux branches d’une fourche solidaire d’un fléau métal' lique ayant son point de pivotage en O, Le fléau se termine par un manche de bois venant se placer au-dessus du poids moteur. Lorsque oe dernier descend, la branche de gauche de la fourche appuie sur le ressort progressivement jusqu’à ce qu’il se déplace brusquement et prenne la position indiquée sur la figure 25, et dans laquelle d établit une communication entre les deux bornes B1 et B’> le circuit étant, ainsi fermé, le moteur se. met en marcha et remonte le poids qui entraîne avec lui le fléau F, jus*» qu’au moment où la branche de droite, de la fourche vient appuyer sur le ressort et le force à reprendre sa position primitive, ce qui interrompt le circuit du moteur et provoque l’arrêt du mouvement du remontoir. Le ressort passant brusquement d’une position à l’autre, les étin-. celles de rupture sont atténuées et l’on évite l’amorce* ment d’un arc qui détériorerait les contacts.
- Socle-moteur électrique. — Lorsqu’on ne possède pas une source d’énergie capable d’assurer le remontage du poids du socle-moteur, on substitue à ce dernier un socle renfermant un moteur magnéto-électrique., alimenté par pne batterie de 30 éléments Callaud, grand modèle. LHn-
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- Onr.A’SFS DR MOUVEMENT
- ducteur est formé par 4 aimants permanents en fer à ^val dont les pôles de même nom, placés du même
- P / P
- Fig. 27.
- C°H sont réunis par des pièces polaires hémi-cylindriques Cadrant (fig. 27) l’induit I de façon à ne laisser qu’un faible entrefer. L’ensemble des aimants est fixé, au
- n ir i'
- Fig. 28.
- ^Ten d’équerres q, sur la platine supérieure du socle-acteur qui a la même apparence extérieure que le socle-moteur à poids. La stabilité du socle est assurée par des ^tàsses de plomb fixées à l’intérieur.
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- ORGANES d’üNE INSTALLATION SIMPLE
- L'induit est constitué par un noyau formé de disques de fer doux munis de 16 échancrures et isolés les uns des autres par des rondelles de papier, pour éviter la production des courants de Foucault (pr. n° 8). Les disques sont enfilés sur un axe en acier revêtu d’un manchon mince en laiton et fortement comprimés entre deux rondelles métalliques rr’ (fig. 28) placées à chaque extrémité.
- Le bobinage comprend 8_circuits de chacun 32 ohms
- Fig. 29.
- onroulés en tambour dans les rainures formées par l’alignement des échancrures des disques. Les circuits sont reliés en série par l’intermédiaire de plaquettes de laiton p fixées sur une rondelle d’ébonite é et isolées les unes des autres ; le fil d’entrée d’un circuit est soudé sur la même plaquette que le fil de sortie du circuit ayant son entrée sur la plaquette qui précède, dans le sens du mouvement de rotation de l’induit (fig. 29).
- ke collecteur est formé de 8 co(juillet de cuiyre rouge é
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- ORGANES DE MOUVEMENT
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- (fig Ï8) isolées entre elles, mais en relation chacune avec Une des huit plaquettes de jonction des circuits. Le tout est maintenu contre la base des plaquettes par un écrou K vissé sur l’axe et isolé des coquilles par une rondelle d’ébonite i. Le courant d’alimentation passe par deux balais frottant sur le oollecteur et dont la monture (fig. 30) Pivote sur deux goupilles d’acier placées de chaque côté de l’axe de la bobine et implantées dans son palier dont elles 8°nt isolées électriquement par des manchons d’ivoire m m' La monture appuie, au moyen d’un ressort-lame en laiton Sarni d’une plaque d argent ^ son extrémité, sur le prolongement également en ar-§ent d’une longue vis en laiton V, V1 taraudant à travers Une borne fendue verticalement et fixée dans le socle Ges bornes sont isolées du massif et sent reliées lacune avec un des pôles 30*
- de la pile par l’intermédiaire
- de deux autres bornes placées en avant et à la base du socle.
- L’axe de la bobine est pourvu à chacune de ses extrémités de pignons d’acier A et B (fig. 28). Celui d’arrière ^rt à communiquer le mouvement à la cage du traducteur ou du distributeur, celui d’avant, côté des balais, engrène Ovec le pignon d’un autre axe G, placé au-dessous ayant points de pivotage à l’intérieur du socle et portant, eu avant du pignon, soit le régulateur, soit le modérateur •uivant le cas.
- Télégraphie Baudof»
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- §*
- ORGANES D’UNE INSTALLATION SIMPLE
- V
- RÊGULAÎEUR
- Considérations générales. — Si nous mettons en marche le sodé-moteur étudié dans le chapitre précédent, les rouages, sous là traction du poids moteur,' commenceront à tourner d’abord lentement, eh raison de leur inertie puis le mouvement s’accentuant, les axes tourneront de plus en plus vite. Mais cet accroissement dé la vitesse aura un terme. En effèt* à rnesùre qiie la vitessê de rotation augmente, le frottement des engrenages entre eüx, êt celui des axes dans leurs palier», augmentent affssi. Il arrivera un moment où ces résistances feront équilibre à l’effort du poids : la vitesse cessera de s’accroître et devién dra stable, ori dit alors que le mouvement est uniforme.
- Dans toute machine il faut considérer deux facteurs J la puissance, fdtifhie par la traction d’un poids, par -une chute d’eau, par l’expansion de la valeur ou l’explosion d’un mélange gazeux, par une source électrique, etc... et la résistance qftii est constituée par le travail que l’on fait effectuer à la machine, par le frottement des différentes parties de l’appareil^ les chocs, les trépidations, etc.-
- Lorsque la résistance, ou travail résistant* égale la puissance, ou travail moteur, le mouvement est uniforme et les espaces parcourus par un point quelconque des organes en mouvement sont proportionnels aux temps. C’est ce qu’on exprime par l’égalité TR = TM. (pr. n° 34). Mais
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- RÉGULATEUR
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- Cet équilibre ne peut durer longtemps, car, s’il est possible Ravoir une puissance constante, il est à peu près impos-0lble d’obtenir que les résistances soient toujours égales ; différentes causes, normales ou accidentelles, peuvent les
- ^ire varier et troubler l’égalité TR = TM; tels sont l’in-^rmittence du travail demandé à la machine, le graissage Régulier des points de frottement, la chute des poussières d^ns les engrenages ou dans les pivots.
- Pour maintenir cet équilibre, entre la puissance et la distance, on se sert d’un instrument spécial appelé régulateur.
- Suivant les systèmes, le régulateur agit sur la puis-s^Uce ou sur la résistance.
- Nous avons vu, dans l’exposé du principe du système ^udot, que les balais des deux distributeurs correspondants devaient tourner rigoureusement en synchronisme P°ur que des émissions n’arrivent pas sur des contacts Auxquels elle? ne sont pas destinées. Le synchronisme Pourrait être obtenu sans avoir besoin d’établir préala-loment un mouvement uniforme ; mais comme il faut t'Onir compte que la longueur des émissions dépend de la yff-osse avec laquelle les balais parcourent les contacts, d est nécessaire de donner aux balais ce mouvement ^Uiforme pour que toutes les émissions soient de même
- durée.
- P’adjonction d’un régulateur de vitesse au socle-mo-*eUr du distributeur est donc indispensable.
- Lo régulateur imaginé par M. Baudot modifie la résistas, dans le sens voulu, dès qu’une variation de vitesse Se manifeste, cette variation étant mise en évidence par ^ Action de la force centrifuge.
- Nous savons que l’on désigne sous le n,om de force cen-trifuge une réaction qui se produit toutes les fois qu’une tsse auelconcrue décrit une courbe, cette réaction a pour
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- ORGANES D’üNE INSTALLATION SIMPLE
- effet d’exercer une traction sur l’axe autour duquel évolue le mobile.
- Si l’on fait tourner autour du doigt, par exemple, un corps pesant attaché à une fioelle, celle-ci se tendra immédiatement en tirant sur le doigt. A mesure que la ficelle s’enroulera autour de ce dernier, on constatera que l’effort devient de moins en moins énergique, si l’on a soin de ne pas augmenter la vitesse de rotation du mobile. La traction sur l’axe ainsi improvisé est d autant plus petite que la ficelle est plus courte, ou, en d’autres termes, que le rayon décrit par la masse est plus petit.
- En prenant comme mobile des corps de poids différents, on trouve que, pour un même rayon et une même vitesse, la traction est d’autant plus forte que le mobile est plus louid.
- Enfin, si aveo le même mobile et un rayon constant on augmente la vitesse, on s’apercevra que l’effort de la force centrifuge grandit très rapidement ; cet accroissement est proportionnel au oarré de la vitesse, c’est-à-dire que, pour une vitesse deux fois plus grande, la traction sera quatre fois plus énergique ; pour une vitesse triple, elle deviendrait neuf fois plus forte. En désignant la force centrifuge par F, la masse par M, le rayon par R et par la vitesse angulaire (pr. n° 35), c’est-a-dire l’espace parcouru par le mobile en une seconde quand il se trouve à une distance de l’axe égale à l’unité, on pourra résumer l’ensemble de ces différentes constatations par la formule :
- F = MRu>*
- qui s’énonce : la force centrifuge est proportionnelle à la masse du mobile, au rayon de giration et au catré de la vitesse angulaire.
- Cette formule peut prendre une autre forme, car, lorsqu’un mobile décrit une circonférence autour d un axe?
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- REGULATEUR
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- °n peut considérer soit la longueur de l’arc parcouru, 8°it la valeur de l’angle décrit.
- De là deux manières d’envisager la vitesse du mobile. ^ nous faisons tourner autour d’un axe deux mobiles M ^ N fixés à une tige rigide (fig. 31), l’angle qu’ils parcourront, dans un temps donné, sera égal, et l’on dira leur vitesse angulaire est la même. Mais si nous considérons la longueur des arcs parcourus MM' et NN', il est évident que MM' est plus Srund que N N', puisque ce der-*Oer est plus rapproché de l’axe de rotation*
- Nous savons d’ailleurs que les ^os dépendant d’un même angle centre, sont entre eux comme les rayons des circonférences dont ds font partie. Par suite, le che-^n parcouru par M est plus grand Çue celui paroouru par N pour un même temps, et la blesse linéaire du premier est plus grande que celle du
- •ooond.
- Les vitesses linéaires de ces mobiles sont entre elles comme les rayons des circonférences décrites, tandis que k vitesse angulaire est la même pour les deux mobiles, Puisqu’ils parcourent simultanément des angles égaux.
- La lettre w représente, pour une vitesse angulaire donnée, la vitesse linéaire d’un mobile placé à une distance de l’axe égale à l’unité de longueur. Puisque les vitesses linéaires des mobiles sont entre elles comme les rayons, aous aurons, pour la vitesse linéaire V d’un mobile éloigné de l’axe d’une distance R, la proportion :
- V R
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- 108 OkGANÊS d’une installation simple
- d’où, en multipliant les deux termes par w ,
- V = Ro>;
- divisant ensuite par R, on obtient :
- y
- a) 1—• — •
- R
- Si dans la formule F= MR nous remplaçons par sa valeur y» ^ viendra F = Rii— ou, en divisant par
- R les deux termes, F = —, formule de la force centri-
- fuge en fonction de la vitesse linéaire.
- Quelle que soit la formule considérée, la force centrifuge est toujours proportionnelle au carré de la vitesse.
- Il suffira donc que la vitesse varie très faiblement pour que la force centrifuge accuse immédiatement une aug' mentation plus grande ou une diminution plus sensible, l’une et l’autre étant égales au carré de la variation iui' tiale.
- Cette propriété qui a été heureusement mise à profit dans le régulateur Baudot, nous indique que cet appareil peut agir avant que le défaut de vitesse soit devenu assez important pour nuire au bon fonctionnement du système.
- Fonctionnement. — Pour bien saisir le fonctionnement du régulateur, imaginons d’abord un appareil de ce genre réduit à sa plus simple expression. Nous prendrons, par exemple, un ressort à boudin R dont les spires se touchent au repos et nous y fixerons une masse pesante M (fig. 32). Notre régulateur devant fonctionner sous l’action des variations de vitesse, nous aurons intérêt à le placer sur l’axe tournant le plus vite. Si l’on admet que le sixième axe fasse 1990 tours pendant que le maître-mobile en fait un (pr. n° 1), on comprendra qu’une variation dans le meuve*
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- REGULATEUR
- 103
- ^Uent de rotation qui sera peu sensible sur le maître-mobile deviendra considérable sur le sixième axe puisqu’elle y Sera-1.990 fois plus grande.
- Nous fixerons donc le régulateur sur ce dernier axe.
- Remarquons qu’il émerge de son palier P et s’avance ussez loin pour qu’une traction perpendiculaire à sa direction le fasse fléchir. C’est ce qu’on appelle un montage en porte-à-faux.
- Si maintenant, nous faisons tourner le socle-moteur^ l’axe A va se mettre en mouvement entraient la masse et son Assort qui décriront ee circonférence. Il 6st évident que la force centrifuge en se manifestant tendra à éloi-Saer la masse du centre de rotation. Au début du mouvement, l’ap-Pareil n’ayant pas encore eu le temps d’atteindre une vitesse ptg. 32.
- Ussez forte, la force
- centrifuge est faible : à mesure que la vitesse croitra, la force augmentera mais beaucoup plus rapidement, puisqu'elle est proportionnelle au carré.
- OBlie va donc exercer une traction de plus en plus forte ®ur la masse et finira par vaincre la résistance du ressort qui se tendra en prenant son point d’appui sur 1 axe, C’est donc ce dernier qui subira, finalement, l’effort de lu force centrifuge et, fléchissant sous cette traction, Prendra la position indiquée en pointillé sur la figure 32.
- La flexion de l’axe a pour conséquence de faire frotter
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- 104 ORGANES D’UNE INSTALLATION SIMPLE
- plus énergiquement dans le palier P le point de l’axe qui se trouve du côté où s’exerce la traction. Plus la flexion est grande, plus la résistance ainsi introduite devient considérable, et il arrive un moment où la somme des résistances fait équilibre au travail moteur : le mouvement uniforme est établi.
- Supposons que la vitesse vienne à diminuer par suite d’un défaut de graissage, ou pour toute autre cause ; cette défaillance de la vitesse entraîne celle de la force centrifuge et l’effort sur l’axe devenant moindre, celui-ci se redresse : la friction au palier est réduite de ce fait. La diminution de vitesse a donc déterminé une réduction de résistance et l’équilibre étant ainsi rétabli entre la puissance et la résistance, le mouvement devient uniforme.
- En résumé, toute augmentation ou diminution de vitesse se traduit automatiquement, grâce au régulateur, par l’introduction ou la suppression de résistances supplémentaires au palier : le régulateur fonctionne donc comme un frein automatique.
- Description. — Le régulateur Baudot eBt un peu plus compliqué que celui que nous avons imaginé pour la compréhension du sujet ; mais il fonctionne d’une façon identique.
- Le mobile est constitué par un bloc octogonal de bronze m (fig. 33) dont la masse sans les accessoires est de 32 grammes environ ; il est percé de 4 trous, deux gros et deux petits. Dans ces deux derniers passent, à frottement doux, deux tiges-guides en acier tV (fig. 34) parfaitement polies qui ne permettent le déplacement du mobile que dans un plan perpendiculaire à l’axe de rotation. Dans les deux gros trous viennent s’engager les extrémités de deux ressorts à boudin R R1. Les ressorts sont fixés dans le mobile à l’aide de deux équerres d’acier q dont une des
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- REGULATEUR
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- ^anches, traversant un trait de scie pratiqué dans le Jubile, pénètre entre deux spires de ressorts, tandis que autre est maintenue solidement à l’extérieur par une vis V1- Cette disposition permet de faire varier à volonté le ^mbre de spires en jeu tout en rendant les ressorts solidaires du mobile. Chaque ressort se termine, du côté °Pposé au mobile, par un œilleton qui s’accroche au croi-•dlon d’une potence p portée elle-même par deux paires
- t
- Ü
- Fi*. 38.
- écrous moletés eé1 se vissant sur les tiges-guides filetées en conséquence dans cette partie. En manœuvrant les ecr°us, on éloigne ou rapproche la potence du centre de dation, ce qui fait varier la tension des ressorts de très Petites quantités. Les tiges-guides sont serrées dans les Mâchoires pratiquées aux extrémités des deux branches d’une fourchette solidaire d’un manchon M (lig. 33) ^i permet d’assujettir le régulateur sur la partie du SlXième axe du socle-moteur faisant saillie hors du palier.
- Le manchon est fendu d’un trait de scie traversé par ÜIie vis de serrage r qui assure une liaison étroite entre
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- lé 6 ORGANES d’one installation simple
- l’axe et le manchon. Pour éviter le glissement des tiges-guides dans les mâchoires de la fourchette, sous l’efiort de la force centrifuge, on a soudé aux tiges un petit manchon de laiton h du côté opposé au mohMe. Le jeu d-e celui-ci est limité par des boutons d’arrêt b vissés au bout des tiges-guides.
- On peut faire varier la masse du mobile au moyen de vis en laiton à large tête V, pesant 0 gr. 50 environ, sous lesquelles peuvent être serrées des petites lamelles de cuivre de Ogr. 46.
- Cette modification de la masse du mobile aura pour conséquence un accroissement ou une diminution de vitesse, suivant qu’on aura réduit ou augmenté la masse.
- On agira également sur la vitesse en tendant ou détendant les ressorts de l’appareil, soit par le moyen de la potence, soit en faisant varier nombre des spires des ressorts. H faut remarquer que les spires, placées entre la potence et l’équerre d’acier qui les tient dans le mobile, entrent seules en jeu pour combattre Faction centrifuge ; les spires situées au delà de l’équerre sont sans emploi ; mais leur poids s’ajoute à celui du mobile.
- La fourchette portant les tiges-guides est coudée du façon que le centre de gravité du mobile ne soit pas placé sur l’axe de rotation, mais dans une disposition un peu excentrique. Cette disposition a pour but de favoriser lu démarrage rapide de la masse du mobile lorsqu’on met lu régulateur en marche.
- Conditions de réglage du régulateur. — Noua avons fl
- O
- Q6 Û
- Fig. 34.
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-
- HEGÜLATEUâ
- 1M
- ®°mment, sous l’action de la force centrifuge, le régula-Ur ajoute ou retranche des résistances au palier, suivant jjUe vitesse tend à augmenter ou à diminuer. L’équiK-e entre le travail moteur et le travail résistant, et, par 8ülte, le mouvement uniforme sont ainsi restaurés. Mais ^ fait n’implique pas que la vitesse n’ait subi de chan-^aieat. En effet, le mouvement uniforme peut être éta-
- I Pour n’importe quelle vitesse puisqu’il suffit pour l’ob-
- que l’égalité
- TR = TM
- 8oit vérifiée.
- Or, il ne faut pas perdre de vue que les balais du distri-ateur doivent tourner en synchronisme avec ceux de l’ap* Jareil correspondant ; la première condition à réaliser aris ce but, c’est évidemment de conserver autant que fusible une vitesse à peu près invariable.
- II faut que le régulateur puisse satisfaire à cette condi-l0n élémentaire.
- Voyons comment nous pourrons obtenir ce résultat.
- L examen de la formule de la force centrifuge
- F = MRwJ
- h°us montre que cette force dépend de trois facteurs : la ^Osse du mobile, le rayon de giration et le carré de la ^tesse angulaire.
- Si la force vient à varier, il faut, après le rétablissement mouvement uniforme, que la vitesse redevienne égale a bien que la force centrifuge ait une valeur plus grande °u plus petite que F.
- Pour fixer les idées, supposons que la force centrifuge augmenté, c’est-à-dire que nous ayons une nouvelle valeur F’ plus grande que F.
- Pour que notre égalité
- K = MR**1
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- lôâ Organes d’une INSTALLATION SiMPLB
- satisfasse à cette nouvelle valeur F’, il faut évidemment que l’un des facteurs M, co ou R varie.
- Or, nous voulons que « ne varie pas ; d’autre part, il est pratiquement impossible de modifier, en marche, la masse M du mobile. Il ne reste donc que le terme R qm puisse prendre une valeur R’ telle que nous ayons
- F' = MR'u)2.
- C’est donc le rayon de giration du mobile qui devra varier pour que la vitesse et la masse restent constantes. Mais le rayon dépend de la tension plus ou moins grande des ressorts à boudin du régulateur, c’est-à-dire de la résistance plus ou moins grande qu’ils opposent à l’effort de la force centrifuge.
- Pour que notre égalité ne soit pas troublée, il faudra donc qu’à chaque instant cette résistance grandisse ou diminue proportionnellement à l’e^ort de la force.
- L’expérience a démontré que si la tension des ressorts est convenablement réglée, la vitesse ne varie pas quelle que soit son amplitude, c’est-à-dire quel que soit le rayon de giration ; que si la tension des ressorts est trop faible, la vitesse diminue quand le rayon décroît et qu’elle aug-mente lorsque le rayon grandit ; que si la tension des ressorts est trop forte, la vitesse augmente quand le rayon décroît et qu’elle diminue quand il s’allonge.
- Pour régler le régulateur on se base sur les deux principes suivants tirés des constatations qui précèdent :
- 1° Lorsque la variation de la vitesse est inverse de cella du rayon, il faut détendre les ressorts en rapprochant la potence de la fourchette ;
- 2° Si la variation de la vitesse est de même sens quf celle du rayon, les ressorts doivent être tendus en éloignant la potence de la fourchette.
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- RÉGULATEUR
- 109
- Théorie du réglage des ressorts du régulateur. — L’ex-
- Phcation théorique des conditions de réglage de la tension *78 ressorts du régulateur peut être donnée au moyen de graphiques' ou courbes.
- Préalablement, il importe d’étudier, par le même procédé, es variations de la force centrifuge et celles de la tension des
- fessorts.
- Pour un même mobile et une même vitesse, la force centri-*uge est proportionnelle au rayon du cercle décrit. Si nous Portons sur une ligne horizontale (on l’appelle axe des abs-Cl8ses), à partir d’un point O (fig. 35), différentes longueurs de rayon OM, OM', OM", nous pourrons, au moyen de lignes Perpendiculaires IM, IM',
- IM
- lo
- proportionnelles à ces
- dési
- ngueur (ces lignes sont
- 8lgnées sous le nom d’ordonnées) , représenter la pâleur de la force centri-uge correspondant à ces rayons.
- Le point O sera le centre
- de
- rotation et, par consé-
- ^Oent, le zéro de la force
- Fig. 35.
- Centrifuge puisque le rayon est nul ; on conçoit, d’ailleurs, la force centrifuge ne pourra se manifester tant que le Ceatre de gravité du mobile restera sur l’axe de rotation.
- ** réunissant ce point O au sommet des lignes IM, I'M'
- * on obtiendra une ligne droite OF qui représente la loi accroissement de la force centrifuge pour une masse et une blesse données.
- On démontre géométriquement que la ligne OF est droite. n offet, les angles OMI, OMT, OM"I" sont droits, par hy-E^hose, et compris entre des côtés proportionnels OM, OMf,
- ) IM, l'M’, IM', les trois triangles sont semblables ^ leurs angles en O sont égaux ; il en résulte que les côtés u\or, or sont sur une même ligne droite OF.
- Si la vitesse venait par exemple à diminuer, il est certain ^e> pour le rayon OM, l’intensité de la force centrifuge serait mérieure à I M, puisqu’elle doit rester proportionnelle au carré e la vitesse ; soit iM cette intensité ; de même pour les rayons ^ et OM" nous aurions des intensités égaies à iM', à i'M\
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- ORGANES o’üNE INSTALLATION SIMPLE
- lltf
- En réunissant ces points à l’axe de giration O, nous aurons Une autre ligne d’accroissement de la force centrifuge OF'. Un raisonnement semblable nous montrerait que l’on obtient une autre ligne OF" si la vitesse devient supérieure à celle du premier cas OF.
- Nous pouvons conclure de ceci qu’il y a autant de lignes d’accroissement de la force centrifuge qu’il peut exister de vitesses di érentes.
- Les ressorts à boudin employés pour le régulateur doivent être tels que leurs allongements soient toujours proportionnels à l’effort qu’ils subissent, Rallongement ne dépassant pas (leux fois leur longueur.
- Il est possible de construire pour les ressorts une figure
- semblable à celle que nous avons établie pour la force centrifuge.
- Sur une ligne horizontale OA (fig. 36) nous porterons, à partir du point O qui sera le zéro de tension des ressorts, différents allongements oa, od, oaet, puisque les allongements sont proportionnels auX efforts, ces derniers seront représentés par des lignes proportionnelles ia, ta, i'a", perpendiculaires à OA.
- Comme nous l’avons fait dans le cas précédent, nous joindrons les i oints o, i, i' et ï par une ligne OR qui nous représentera la loi d’accroissement de tension des ressorts. H importe de bien remarquer qu’il n’y a qu’une seule ligne d’accroissement de tension pour une paire de ressorts, tandis que, pour la force Centrifuge, il y a autant de lignes qu’il peut exister de vitesses différentes.
- A r aide des données que nous possédons maintenant sur les lois d’accroissement de la force centrifuge et de la tension des ressorts, nous pouvons rechercher quelle condition devront remplir les ressorts pour <,ue leur tension croisse ou décroisse toujours d’une façon proportionnelle à l’augmentation ou à la diminution de l’intensité de la force centrifuge; c’est ce qu’on exprime ordinairement en disant que la vitesse ne varie pas quel que soit le rayon décrit par le mobile ou, plus simplement, Quelle qüe soif l’amplitude,
- Fig. M.
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- RÉCüLXTEü*
- H*
- , ------ dérouler le socle-moteur ; le sixième axe qw porte
- régulateur va tourner d’abord lentement en raison de l’iner-e des rouages, puis, le mouvement s’accélérant,' l’axe prend de Vitesse. La force centrifuge se développe peu à peu, mais Mobile ne pourra s’éloigner du Centre, sous son action, qu’à Partir du moment où la force est assez grande pour vaincre résistance opposée par les ressorts. A cet instant nous ver-**8 le mobile se déplacer vers la périphérie en tirant sur les j, ssbrts, et par suite sur Faxe ltft-même, Ce qui, comme nous déjà dit, a pour conséquence d’introduire au palier de une résistance de plus en plus grande. Lorsque cette **dère arrivé à faire équilibre au travail moteur, le moute-P*éftt défient uniforme et le mobile CésSe de S’éloigner de de rotation. Pour que le mobile puisse Se maintenir dans position, il faut "évidemment qùe là tension tféS ressorts fî*86 ^ssi équilibre à Fef-^ contraire de la force
- ^rifugé. ^ 4
- J^ablisSdïïs la loi d’ac-j^ssêment de là force cen-
- -r> Ÿ
- i
- *
- ....... r, ... - T jr.IT. .
- ^ge pour la vitesse ainsi <%nuè.
- ^éient oie centre de gira- ° . .. ' ...--
- j ci1?), Oït pour lequel Fïg. 37.
- ç^°bilé cesse de s’éloigner,
- 1} ^intensité de la force centrifuge pour ce rayon. La d’accroissement de la force centrifuge OF1 étant Une 8ne droite, ellé se trouve déterminée puisque nous connaissons de ses points : O, qui est le Zéro dfé l’inteUSité, et I, la a|éur actuelle.
- Nous pouvons donc tracer cette droite OF1. Il faut refhâr-fy ^ que ^équilibre se produisant entré l’effort Oe la force Céntri-gé et celui des ressorts, il s’ensuit qUè là ligne 1K représente nOii élément l’intënsité dé la force centrifuge, mais atissî la tèn-des ressorts. Il ne nous êst pas possible dé tirer la ligne décroissement de tension des ressorts puisque nous n’en ^naissons qu’ün point \ rien ne nous indique, eü effet, que le ^ de tension soit sur l’axe de rotation, j trouver le deuxième point nécessaire, faisons varier
- * rayon de giration ; prenons , par exemple, un rayon plus ; il suffira pour cela d’augmenter la puissance ou de 4i*
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- H2 ORGANES d’üNE INSTALLATION SIMPLE
- minuer la résistance. Nous verrons ultérieurement comment on procède dans ce cas.
- Supposons que le rayon devienne égal à OR' et que nou» constations à ce moment une augmentation de vitesse. Si 1* vitesse n’avait pas augmenté, sa ligne d’accroissement étant OF1 l’intensité de la force centrifuge, pour le rayon OR* aurait été représenté par la ligne I'R' ; mais puisque, par by* pothèse, la vitesse a augmenté, il s’ensuit que l’intensité est plus grande que I'R' ; admettons qu’elle soit égale à IR'.
- Le mobile se maintenant en R', nous concluons que la tension des ressorts équilibre la traction de la force centrifuge i par conséquent la ligne I" R' représente, tout à la fois, l’intensité de la force centrifuge et la tension des ressorts. L0 point I* appartient donc à la ligne d’accroissement de la nouvelle vitesse OF* et, aussi, à la ligne d’accroissement de tension des ressorts OT ; comme il n’existe qu’une seule ligne de ce dernier genre pour une paire de ressorts donnés, nous pouvons tracer cette ligne qui passe par I, I" et aboutit en Of* Ce point O' est l’origine des accroissements de tension des ressorts, c’est-à-dire qu’en ce point leur tension est nulle. Nous nous expliquons maintenant pourquoi la vitesse a varié pou? une augmentation de rayon. En effet, les deux efforts antagonistes, celui des ressorts et celui de la force centrifuge, ne partant pas du même point O, leurs intensités ne peuvent rester constamment proportionnelles, ce qui est indispensable* comme nous l’avons vu, pour que l’égalité F = MRw1 reste vraie, quelle que soit F, sans que M et w2 varient.
- Dans le cas considéré, F ayant grandi, R aurait dû croître proportionnellement ; cette condition n’étant pas réalisée, ou plutôt R n’ayant pas atteint une valeur suffisante, c’est w* qui a augmenté, la masse M du mobile ne pouvant être modifiée. En effet, si les zéros des deux forces se trouvaient en O (fig. 38)> pour une amplitude OR, nous aurions une force centrifuge égale à IR et, le mobile cessant de s’éloigner du centre pour ce rayon OR, on en déduirait que l’ordonnée IR mesure non seulement l’intensité de la force centrifuge, mais aussi l’effort inverse des ressorts. Le point I appartient donc à la fois à la ligne d’accroissement de te force centrifuge et à celle des ressorts.
- Prenons maintenant une amplitude plus grande et supposons
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- HÊGULATttm
- US
- le mobile se maintienne en R'. La ligne I'Rr représentera la tension des ressorts pour l’allongement OR' ; mais Puisqu’il y a équilibre entre la tension des ressorts et l’effort de la force centrifuge, la ligne I' R' mesure donc aussi l’intensité de la force centrifuge ; et le point I' appartient aux lignes d’accroissement des deux forces ; ces lignes étant droites, et *Yant les points O, I, et I' communs, se confondent.
- Les valeurs de F et de R sont liées et varient proportionnellement et dans le même sens de sorte que, pour une valeur ^ de la force centrifuge, on a une autre valeur R' du rayon telle que :
- ü K
- F 3=3 R
- l’égalité F = MR ü>* est vérifiée pour toutes ces valeurs sans les facteurs M et w soient modifiés.
- Nous conclurons de ceci que la vitesse ne varie pas, quelle que' *°it l’amplitude, lorsque 1®8 zéros de force centrifuge et de tension des ^sorts coïncident.
- tle cette expérience fcous devons tirer un *Utre enseignement.
- Nous avons vu (fig. 37) la vitesse augmentait en même temps que |e rayon de giration lorsque le zéro de tension des ressorts se trouvait en O', c’est-à-dire entre l’axe de cotation et la mobile. Pour ramener ce point 0' en 0, en d’autres termes, pour obtenir la coïncidence des zéros, il faut agir sur la Potence de façon à l’éloigner de l’axe, ce qui revient à tendre les ressorts.
- Dans notre expérience nous avons supposé que la vitesse augmentait pour un rayon plus grand ; nous pouvons faire fo supposition contraire. Si, par exemple, un premier équilibre s’établit entre la puissance et la résistance pour un rayon OR (fig. 39), et que le mobile cesse de s’éloigner de l’axe, nous incluons de ce fait que la ligne IR mesure l’intensité de la force centrifuge et la tension des ressorts ; le point 1 appartient
- Télégraphie Baudot. 8
- Fig. 38.
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- Îl4 ORGANES dVnê INSTALLATION SIMPLÉ
- donc aussi bien à la ligne d’accroissement de la force centrifuge qu’à celle* de la tension des ressorts.
- Supposons que nous fassions croître le rayon de façon qu’il devienne égal à OR' et que nous constations, à ce moment, une diminution de vitesse ; si la vitesse n’avait pas varié, l’intensité de la force centrifuge serait égale à I R ; mais, comme la vitesse a baissé, il est évident que cette intensité est plus Pe' tite que I' R', soit tR'. Le point i fait donc partie de la ligne d’accroissement de la force centrifuge OF* pour la nouvelle vitesse et aussi de celle de la tension des ressorts OT.
- Connaissant deux points de cette dernière, nous pouvons la tracer et nous voyons qu’elle aboutit au delà du centre
- de giration, c’est-à-dire du côté de la potence. Pour ramener au centre de giration, en O', le zéro de tension des ressorts que nous venons de trouver en O', il faut rapprocher la potence de l’axe, ce qui équivaut à détendre les ressorts.
- Au lieu de choisir un rayon plus grand, nous aurions pu en prendre un plus petit. Nous aurions alors constaté, dans le cas qui nous occupe, qu’à une augmentation de vitesse correspondait une diminution du rayon, et la conclusion à tirer, quant à la position de la potence, aurait été la même.
- Nous avons dit, dans la description du régulateur, que le mobile se trouvait en repos dans une position excentrique par rapport à l’axe pour faciliter le démarrage. Il résulte de cette disposition que la force centrifuge a, dès le premier tour, une valeur différente de zéro ; le réglage du régulateur consiste donc à donner aux ressorts une tension initiale proportionnée à cette valeur de la force centrifuge.
- Calcul de la force centrifuge. — Bien que le * calcul de
- la force centrifuge n’ait pas d’utilité dans la pratique, nous croyons intéresser le lecteur en donnant le moyen d’employer les formules qui permettent d’évaluer l’intensité de cette force pour une masse et un rayon donnés.
- Fig, 39.
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- REGULATEUR
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- Problème. — Sachant que le régulateur tourne à 2.100 tours é la minute et que la masse du mobile, en ordre de marche, est de 36 grammes, calculer l’intensité de la force centrifuge pour Un rayon de 0 m, 02.
- On appelle vitesse l’espace parcouru pendant l’unité de temps : ta seconde ; la vitesse sera donc égale à la longueur de la circonférence décrite, par le nombre de tours faits en 1 seconde.
- Nombre de tours en une seconde : 2.100:60 = 35*
- V = 35 x d x tc.
- Le rayon étant 0m, 02, d = 0m, 04
- Pour trouver la force centrifugé en dynes (pr. n° 14), nous Saluerons les longueurs en centimètres et la masse en grammes d nous écrirons :
- Y = 35 X 3,15 X 4 = 441. En appliquant la formule F = —
- **°us aurons V2 = 4412 = 194.481
- F —
- 36 X 194.481 2
- 3.500.658 dyne».
- Soit environ 3 kg. 500,
- 2° Par la formule F = MR t*>s.
- Pour trouver la valeur de F en dynes, nous devons prendre centimètre comme unité de longueur ; par suite, w repré-®®ntera la vitesse linéaire d’un mobile placé à 0m,01 de l’axe de rotation (1).
- a> =. 2 X 35 X = 70 X S,lf5 220—,50.
- u>» = 220,50» = 48.660,25
- F s= MRüj* rs 36 X 2 X 48.620,25 3.500.658 dynes.
- °u environ : 3 kg. 500.
- Pour un rayon de Om, 01 F = 1.750.328 dynes ou 1 kg. 750.
- , (1) On peut exprimer la valeur de o> en radians par seconde (voir n» 35). Ekms le cas présent, le calcul serait le même et on aurait *^radiansd*au. lieu de 220 cm. 5.
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- 11 ê ÔRGANES d’üINE INSTALLATION sijjfrLË
- VI
- CONSERVATION DU SYNCHRONISME
- Correction des écarts de synchronisme. — Grâce au régulateur dont est muni le socle-moteur on a réalisé un mouvement uniforme de rotation tel que les bras porte-balais de deux distributeurs munis de régulateurs réglés à la même vitesse puissent accomplir le même nombre de révolutions dans un temps donné.
- Pour obtenir le synchronisme, c’est-à-dire pour que les balais des deux distributeurs en relation soient dans des positions identiques sur leur couronne respective, à chaque instant, il suffirait de partir d’une même division. Le point de départ étant le même et les vitesses semblables, les bras porte-balais tourneraient en synchronisme.
- Mais nous devons compter avec le fonctionnement du régulateur. Nous savons qu’il n’intervient que lorsque la puissance et la résistance ne se font plus équilibre, en d’autres termes, lorsque la vitesse vient à varier. Bien que le régulateur agisse rapidement, il faut encore tenir compte du temps nécessaire pour le rétablissement de l’équilibre. Pendant ce temps, si court soit-il, le distributeur correspondant aura continué de tourner à la même vitesse et aura gagné ou perdu du terrain suivant que le régulateur du premier distributeur aura eu à corriger une diminution ou une augmentation de vitesse. Dans ces conditions, le synchronisme est vite détruit. Il faut donc que,
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- CONSERVATION DU SYNCHRONISME
- 117
- Par un moyen approprié, nous corrigions les écarts de synchronisme qui se produisent fatalement entre les deux distributeurs en relation.
- Principe de la confection. — Gomme nous l’avons dit
- dans l’exposé élémentaire du système Baudot, les écarts de synohronisme ont pour conséquence de faire arriver, en tout ou en partie, une émission quelconque sur le contact précédant ou suivant celui qui devrait normalement la recueillir. C’est ce qu’on exprime dans la pratique en disant que l’on reçoit «sur la précédente ou sur la suivante».
- Pour que l’émission tombe sur le contaot précédent, d faut évidemment que le balai du poste récepteur lors de l’arrivée de l’émission soit encore sur Ie contact placé avant celui où devrait se faire normalement la réception : il est donc en retard sur le balai du poste correspondant. De môme, il y a avance sur le balai du poste expéditeur lorsque l’émission tombe sur le contact qui suit celui auquel elle est destinée.
- Nous pouvons donc conclure qu’un oourant envoyé par un contact quelconque indique dans quel sens il y a désaccord entre les balais des deux postes en relation, suivant le contaot sur lequel il arrive. Cette remarque donne le moyen de signaler et, par suite, de corriger les écarts de synchronisme. Par exemple, supposons deux postes en relation C et D (fig. 40) et, pour plus de clarté, représentons leurs couronnes développées, c’est-à-dire que les contacts au lieu d’être disposés sur une circonférence, le soient sur une ligne droite.
- rne ;. ;
- Fig. 40.
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- 118
- ORGANES D'üNE INSTALLATION SIMPLE
- Au poste D un contact p est relié à une pile ayant son antre pôle à la terre ; au poste C un autre contact T est mis à la terre. Tant que les balais F et F' que nous supposons aller de gauche à droite sont en synchronisme, ils parcourent simultanément dans les deux postes les contacts p et T et l’émission du poste D va à la terre en C sans déborder sur les contacts voisins ; on pourra représenter cette émission par deux lignes pointillées qui
- indiqueront le commencement et la fin.
- Admettons que le balai de G soit en retard sur celui de D; quand ce dernier F’ est déjà Sur le contact de pile p, le balai F se trouve encore sur le contact A en un point a, par exemple ; celui-ci reçoit donc une portion a-b du courant envoyé ; si ce contact était relié à un électro-aimant ayant sa sortie à la terre, l’armature de celui-ci serait attirée dès que la portion de courant débordant sur le contact serait suffisante pour en déterminer l’attraction.
- Le déplacement de l’armature signale donc que le balai F est en retard sur le balai F'. Pour corriger ce défaut on pourrait utiliser l’attraction de l’armature pour mettre en mouvement un dispositif mécanique, qui, donnant au balai F une impulsion dans le sens de la rotation, lui fît rattraper le temps perdu.
- ; Dans le cas d’une avance du balai F sur le balai F* (fig. 41), lorsque ce dernier sera sur le contact de pile p, le balai du poste G se trouvera déjà sur le contact R. L*émission débordera donc sur ce contact et pourra mettre en mouvement, comme précédemment, un sya-
- Fig. 4i.
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- conservation dü synchronisme
- U9
- tème qui imprime un retard au balai F. Mais il convient de remarquer que la correction des écarts de synchronisme s’effectue, dans les deux cas, que lorsque les émissions débordent sur les contacts voisins d’une quantité suffi-Sajite pour actionner les électro-aimants qui en dépendent, Ce qui a pour résultat de dénaturer les combinaisons
- envoyées.
- En effet, si, par exemple, on doit recevoir la lettre A, °est-à-dire une émission de travail suivie de 4 émissions de repos, dans le cas d’une réception correcte, la première fission devrait tomber sur le contact 1 ; mais si le balai du poste qui reçoit est en avance d’une quantité suffisante P°ur actionner le dispositif de correction, une partie de 1 émission destinée au contact 1 tombera sur le 2 et fera ^Actionner à la fois les électro-aimants 1 et 2, combinai-S°U qui se traduit par la lettre É. Par suite du débordement de l’émission sur le contact suivant, nous recevons donc la lettre É pour la lettre A.
- Il importe en conséquence, que la correction se fasse ^Unt que l’écart du synchronisme soit devenu assez IP’und pour que les combinaisons envoyées risquent d’être dénaturées.
- On y arrive en raccourcissant le contact T de la station G dépens des contacts A et R (fig. 42) ; de cette façon Une partie de l’émission de p déborde toujours et passe dons les électros d’avance et de retard. Bien entendu, on doit faire en sorte que cette petite quantité de courant Inversant les électros soit insuffisante pour les faire fonctionner. Mais dès qu’un désaccord entre les balais F et F' Se produit, l’émission se trouvant décalée, dans un sens °u dans l’autre, passe en plus grande quantité dans l’un des deux électro-aimants et en détermine le fonctionnement.
- Pour simplifier ce système, qui serait d’une réalisation
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- ORGANES D’üNE INSTALLATION SIMPLE
- quelque peu compliquée, on donne au régulateur du poste qui reçoit le courant correcteur une vitesse légèrement supérieure à celle du poste qui émet le courant : de cette manière les écarts de synchronisme se produisent toujours dans le sens de l’avance et l’on peut, par conséquent, supprimer l’électro-aimant d’avance devenu inutile ; il en est de même du contact de terre T du poste C, qui n’avait d’autre raison d’être que la facilité de l’exposé du principe de la correction.
- Le schéma du système ainsi modifié est donné par la figure 43.
- Un clos deux postes en communication, appelé poste correcteur, envoie, à chaque tour, par un contact déterminé p, un courant de travail dit courant correcteur ; cette émission est suivie d’un courant de repos émis par le contact suivant r. L’autre poste prend le nom de corrigé.
- Les courants correcteurs sont reçus, comme les autres, dans un relais polarisé. Quand le oourant de travail de correction arrive dans le relais, l’index de celui-ci, en communication avec une couronne pleine du distributeur, vient sur le butoir de travail relié à une pile locale PL. j le courant de la pile locale est alors envoyé dans la couronne pleine et passe de là dans le contact cm, puis dans l’électro-aimant de retard ec, par l’intermédiaire d’une paire de balais communiquant électriquement. Ce dernier électro-
- re/a/s «
- o
- i '• i »
- Fig. 42.
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- CONSERVATION DU SYNCHRONISME
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- aiIïlant est appelé électro-correcteur, et le contact auquel ^ est relié prend le nom de contact mobile.
- Lorsque le courant de repos de correction arrive à S°n tour, l’index du relais revient à sa position de rePos et l’émission du courant local, dans l’électro-cor-recteur, cesse aussitôt. On comprend que l’électro-cor-^ecteur ne fonctionne pas, si l’index du relais est ramené position de repos, avant que l’empiètement de fission du relais, sur le contact mobile, soit suffisant P°ur déterminer l’attraction de l’armature de 1 électro-^rrecteur. Tant que le synchronisme entre les deux lstributeurs correspondants existe, le courant de cor-action réexpédié par le relais déborde sur le contact m°bile d’une quantité insuffisante pour que 1 électro-cor-acteur puisse fonctionner ; mais dès que les balais du P°ste corrigé prennent de l’avance, l’empiètement du c°urant devient assez grand pour provoquer le déplacement de l’armature de l’électro-correcteur et, par suite, mettre en mouvement le système correcteur. Le point u contact mobile, à partir duquel l’empiètement du jurant est suffisant pour déterminer le fonctionnement e 1 électro-correcteur, est appelé point de repère du con-^act mobile. Il est évident que ce point sera d’autant plus Soigné du commencement du contact que l’intensité de * pile de relais sera faible, et que le déplacement de l’armature exigera un effort plus énergique.
- Nous reviendrons d’ailleurs sur ce sujet lorsque nous mudierons Vorientation des contacts de réception et nous Verrons alors comment on échappe à l’inconvénient des Prîtes fluctuations de synchronisme qui peuvent se pro-
- du
- lre entre deux corrections successives.
- Description du système correcteur. — L’ensemble du Bystème correcteur est logé à l’intérieur d’urne boîte rec-
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- ORGANES d’üNE INSTALLATION SIMPLE
- tangulaire en laiton appelée cage du distributeur et placée sur un socle moteur.
- Le dispositif destiné à corriger les écarts de synchronisme est monté sur l’axe même des bras porte-balais-Cet axe reçoit le mouvement du socle-moteur par l’inter-
- Fig. 44.
- médiaire d’une roue à denture oblique & (fig. 44) et de deu* roues Rt et R2 solidaires l’une de l’autre et montées sur l’axe 8 frottement doux. ha roue R, qui engrène avec d7 est à denture oblique, et l’autre B* est à denture droite.
- Les roues Rt et P» étant folles sur l’a*e ne peuvent lui coin' muniquer leur mouvement de rotation. Voie1 comment est effectuée la liaison : l’axe des bras porte-balais possède un renforcement / sur lequel est solide' ment fixé, par trois vis» un disque en bronze R* A travers ce disqu0
- pivote, dans une position excentrique, un axe terminé à chaque extrémité par un pignon denté en aoier, et p2. Le pignon p2 engrène avec la roue folle R2 qui lui imprime, ainsi qü’au pignon p1? un mouvement en sens inverse du sien.
- L’ensemble des deux pignons est appelé engrenag*
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- CONSERVATION DO SYNCHRONISME
- <23
- milite. Le pignon pt entraîne à son tour un autre pignon dont l’axe pivote, d’une part, dans le disque D, et ^utre part, dans un p#nt P solidaire du disque. En avant u pignon ps et .faisant partie du même axe, est placée étoile en acier ordinairement à 9 dents, E.
- ^ est évident que le mouvement des roues folles trans-
- Vig. 45.
- l’engrenage satellite ferait tourner l’étoile et son
- - sans entraîner l’axe des bras porte-balais si aucun ^tacle n’empêchait l’étoile de tourner librement. Cet fo^le, qui constitue l’organe de liaison entre les roues g .es l’axe des bras porte-balais, est formé par un petit suf 611 ac*er S (fig- 45) porté par un ressort-lame r monté a. nne saillie circulaire du disque de bronze qui est soli-de p6 *axe* Le galet vient s’engager entre deux dents etoile et s’oppose à son mouvement de rotation.
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- ORGANES D*UNE INSTALLATION SIMPLE
- £
- Electro-correcteur. — Cet organe, monté sur un cadr® en laiton c (fig. 46) pouvant coulisser entre deux glissie^8 fixées contre la paroi interne de la face antérieure de ^ cage, comporte deux bobines hissées sur la culasge' L’armature formée par deux petites palettes /?, pt s°^ daires d’un axe carré a, est à la partie inférieure et pivote> à frottement très doux, autour de deux vis support tfa versant des saillies en équerre q vissées sur le cadre. ^ vis de réglage v permet de mainte^ l’armature à distance convenable ^ noyaux.
- L’axe carré de l’armature est tci^' vers son milieu, d’un prolongeiï1^ inférieur / qui, dans sa position de re pos, est placé en face de la tête à’W* goupille g, dite goupille de correctif logée dans un massif en laiton parat lèle à l’axe des bras porte-balais, e{ dépendant du cadre de l’électro-corr^5 teur(fîg. 44 et 46). L’étoile de correctif entraînée ainsi que l’ensemble du système par le mou^' ment des roues folles, grâce à l’opposition du galet, vi^ passer très près de l’extrémité du massif portant la g°u< pille de correction de façon qu’une de ses dents vienne ^ contrer la goupille si elle est projetée hors de son logeme^’ L’axe carré de l’armature possède également, vers sî partie médiane, une tige d’acier t (fig. 44 et 46), dont l’e*‘ trémité supérieure s’engage entre les branches d’une fouf* chette solidaire d’une autre tige t' pouvant pivoter da^ les branches d’un support S fixé au oadre par une vis Les deux tiges t et t* constituent l’indicateur de corT& lion.
- Sur un renfoncement de l’axe se trouve une o&me hé*0** circulaire en dos d’âne c (fig. 44 et 45) qui passe, à chaqüô
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- ' CONsÊfeVAtlÔN M SYNCHRONISME
- 125
- j°Ur, près du logement de la goupille de correction g de ^Çon à la repousser dans son massif dans le cas où elle en ferait saillie.
- F
- °nchonnement du système correcteur. — Pour bien se ^dre compte de la manière dont s opère le décalage des ais par rapport aux roues folles, il importe de remarquer ^Ue tout déplacement de l’étoile de correction autour de 011 axe, dans le sens du mouvement de l’ensemble du sys-^ (flèche / fig. 47), a pour conséquence de faire rouler
- Fig 47.
- a
- Fig. 48.
- e^Iïl°l>ile p* de l’engrenage satellite sur la roue folle R3 Sens inverse du mouvement de cette dernière. Or c’est le bile p* qUi fixe ia position de l’axe porte-balais par Pport aux roues folles, c’est-à-dire au mouvement donné fe socle-moteur. Si donc le mobile roule sur la roue ^ en sens inverse du mouvement général, c’est l’axe 68 bras porte-balais qui est décalé, en retard, sur les roues g. es> d’un angle égal à celui qu’a parcouru le mobile p*. ^fe mobile p* s’est déplacé de a en b (fig. 48), l’angle nt est décalé le disque D, et par suite l’axe des bias Pülte-balais par rapport à la roue Ra, a pour valeur» <.
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- *2^ ORGANES D*UNE INSTALLATION SIMPLE
- Le mobile p% ne peut se déplacer qu’autant que le reê' tant de l’engrenage satellite et l’axe de l’étoile avec s05 pignon partagent ce mouvement. Mais l’étoile est cal^ par le galet g. Pour que le mobile p2 roule sur la roUe folie R2 en sens inverse du mouvement général, il su$ra donc de faire tourner l’étoile de correction dans le sefls <!° la rotation de l’ensemble du système tout entier (flèche /» îig. 47) en lui faisant vaincre la résistance opposée par ^ galet. Ce but est atteint d’une façon très simple. En effet1» si, sur le parcours de l’étoile, et dans un plan perpendie11' laire à celui de sa rotation, nous plaçons un obstacle une goupille, par exemple (fig. 47), de telle manière qu’été soit rencontrée par une seule dent de l’étoile, lorsque celle-ci arrivera sur l’obstacle elle ne pourra le franchi qu’en tournant sur son axe, et en forçant le galet g à se soulever pour retomber dans l’intervalle des deux dents suivantes. L’enjambement de la goupille par l’étoile, le soulèvement du galet s’opèrent facilement en rais^11 de la vitesse du système, c’est-à-dire de son énergie ci»e' tique (pr. n° 10). La rotation de l’étoile, transmise par son pignon, a pour résultat de faire reculer le mobile f sur la roue folle R3,
- Le décalage est donc égal à l’intervalle de deux deids de l’étoile multiplié par le rapport des pignons ph pt, P8'
- Ce rapport étant , on aura, pour une étoile à 9 dents>
- un décalage de ^ de circonférence, soit 2° 1 P“
- Lorsque, sur le contact mobile, l’empiètement du con' rant émis par le relais sous l’action du courant de travail de correction du correspondant est suffisant, l’électrO' aimant attire son armature dont le prolongement inté' rieur (fig. 46) chasse la goupille g hors de son logement snr la trajectoire de l’étoile.
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- Conservation dû sÿnchronismr
- 12?
- && moment où une des dents arrive contre la goupille correction, le mouvement n’est pas arrêté, n$$is l’étoile, , v°rtu de sa vitesse acquise, franchit 1 Obstacle en 0lJrnant légèrement avec son axe et son pignon, ce qui traîne la rotation de l’engrenage satellite et le roule-^ent du mobile p2 sur la roue K2, comme nous l’a', ons lridiqué plus haut. Le galet, soulevé par le déplacement e l’étoile, malgré l’opposition du ressort qui le porte, Plombe brusquement dans l’intervalle des deux dents gantes, en achevant le mouvement de rotation de et°ile. Après le passage de l’étoile, la came de rappel c l§* 44 et 45) vient au contact de l’extrémité de la î=°upiUe de correction et, par l’action de son plan ltlcliné. la ramène progressivement à sa position de repos. ^ Les étoiles de correction ordinairement employées ont 112 ou 15 dents suivant le type d’installation à desservir. Les mobiles pi, p2 (fi g, 44) de l’engrenage satellite ayant ^8pectivement 12 et 24 dents, le pignon pa de l’étoile dents et la roue folle Rs 96 dents, le rapport de ces en-êfenages est :
- 12 x 12 _ 1 24 x 96 ~ 16*
- suite l’étoile à 15 dents imprime à l’axe des bras ï'crte-balais, à chaque correction, un recul angulaire de :
- 1
- ^ = 1/240 de circonférence ou 1° 1/2.
- ^ I étoile à 12 dents ;
- ----vp “ 1/192 de circonférence ou 1° 7/8
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- ORGANES d’üNE INSTALLATION SIMPLE
- DISTRIBUTEUR
- Considérations générales. — L’exposé du principe àfi l’appareil Baudot nous a déjà appris que le distributecr se composait essentiellement de plusieurs couronnes xne' talliques divisées, ou non, en segments appelés contact^ sur lesquels les courants étaient recueillis et dirigés, pn*? l’intermédiaire de balais métalliques, soit sur la Ügne> soit dans des organes appropriés pour les recevoir.
- L’ensemble des couronnes est désigné sous le nom de = plateau et sa position, ainsi que le nombre de contacts &e-chaque couronne, diffère suivant le type d’installati0ll„ auquel il appartient.
- Dans les installations à deux, trois ou quatre transrms' sions par tour des balais et n’employant qu’un seul relalS’ les couronnes placées concentriquement sont au nombre .de six, reliées deux par deux par des balais conjugneS' Elles sont numérotées de l’extérieur au centre : leur affe°' tation sera indiquée plus loin d’une façon précise.
- Le nombre des contacts des couronnes sectionné®9 varie selon que le distibuteur est destiné à une tran$' mission double, triple, quadruple, ou sextuple.
- Nous savons déjà qu’il faut cinq contacts pour nfl® réception ou une transmission, plus deux autres segment pour l’envoi ou la réception des courants correcteurs. ^ existe, en outre, des contacts supplémentaires destin®5
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- ÛÎSTRIBïTTÈtm
- 129
- c d
- à tenir compte du temp» *U propagation des émissions lorsque le sens de la transmlBiian est inversé.
- Ainsi, en considérant, par exemple, les portions de couronnes de transmission de deux postes A et B, les couronnes ôtant représentées développées, si A envoie 5 émissions successives vers B, elles seront reçues dans cette dernière station au bout d’un certain temps ab (fig. 49) que nous Appellerons temps de propagation de A vers B.
- Lorsque la cinquième émission sera arrivée en B, le balai du poste A aura eu le temps de parcourir une certaine longueur de contact c d précisément égale à a &, et si, à ce moment, B expédie à son tour ses courants, avant que le commencement de la première émission ait pu atteindre A le balai de Ce dernier aura franchi m*e nouvelle distance encore égale à a b. Cette distance 2ab est appelée temps de propagation aller et retour.
- Comme il est dit dans le premier chapitre, ce temps dépend de la capacité, de la self-induction, de l’état électrique des conducteurs, et aussi de la self-induction du récepteur et de l’inertie mécanique de son armature ; il est donc variable d’une ligne à une autre.
- Dans les plateaux des installations à double transmission, il y a un ou deux contacts de propagation. Les installations pour triple, quadruple ou sextuple en ont deux °U trois.
- Nous pouvons maintenant évaluer le nombre de contacts des couronnes.
- Télégraphie Baudet
- Fig. 49.
- g
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- ISO
- Organes d’une installation simplë
- Celles du distributeur de double auront :
- 2 secteurs de cinq contacts, soit . . 10 contacts
- Envoi ou réception des courants do
- correction 2 —
- Propagation ..••••.. 1 ou 2 —
- Total. ••••••« 13 ou 14 —
- Le distributeur de triple en aura 19 ou 20, celui de qua-druple 24 ou 25, celui de sextuple, 35.
- Il s’agit ici des couronnes affectées à la transmission
- ou à la réception et de celles qui servent à l’émission des courants destinés à la cadence du manipulateur on à maintenir la concordance de vitesse entre le distributeur et les traducteurs.
- La couronne la plus extérieure, c’est-à-dire la première, a un nombre de contacts moins grand que celui des autres.
- Dans le distributeur de double, à 14 contacts, il n’y a que douze contacts, plus un contact spécial relié à l’éleC' tro-correcteur ; nous Pavons appelé contact mobile.
- Les douze premiers contacts sont montés en deux seo'
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- jblSTRIBUTEÜft
- lSl
- kurs non solidaires, un de cinq et un de sept, pouvant se Manoeuvrer indépendamment l’un de l’autre à l’aide de petites poignées p (fig. 50).
- Les contacts des deux secteurs sont moitié moins longs rçue ceux des autres couronnes : nous en donnons la rai-S(M plus loin.
- Les couronnes 4, 5, 6, ne sont pas sectionnées.
- Description du plateau. — La figure 51 représente une c°upe du plateau de distributeur de double ; ceux du triple et du quadruple à un relais sont identiques en tant que dis-P°sition. Les couronnes 2, 3, 4, 5, et 6 sont fixées sur un Poteau d’ébonite E, évidé en son centre pour laisser passer l'axe des bras porte-balais. La tête des vis de fixation V est fraudée pour recevoir une autre vis destinée à y fixer Uri fil de communication. La boucle formée par l’extrémité d^ fil est emprisonnée dans une petite capsule écbancrée d’un côté ; les brins du conducteur ne peuvent ainsi, en 8’écartant, établir de mélange avec les plots voisins. Le Plateau d’ébonite est fixé lui-même à une galerie circule g, munie à sa base d’un épaulement pouvant s’enga-§er dans une ramure R, creusée dans la platine antérieure de la cage du distributeur. Deux équerres q (fig. 50 et 51) 6ervent à maintenir solidement la base sur la cage.
- Comme nous l’avons dit plus haut, les secteurs de la Première couronne doivent pouvoir se déplacer.
- A cet effet, les Contacts sont montés sur des segments d’ébonite S, creusés de part et d’autre d’une rainure dans ^quelle viennent s’engager des saillies circulaires de la Scierie g d’une part, et d’une autre galerie g1 fermant eXtérieurement la cavité du plateau. Le déplacement des Acteurs se fait à frottement assez dur grâce à de petits ressorts à boudin r, logés dans des trous pratiqués à cet efiet dans l’ébomte et appuyant sur la galerie intérieure g.
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- lâît ORGANES dVnë îNSÎALtAïioft SIMPLÊ
- Cette disposition a pour but d’éviter que le secteur $ se déplace sous l’action des trépidations de l’appareil. Les fils de communication sont fixés comme ceux des autres couronnes. L’ensemble est réparti en plusieurs câbles s or gneuscment isolés et enveloppés d’un guipage. Les câble3
- Fig. 51.
- sortent du plateau par une échancrure appropriée e* amènent les communications sur des réglettes de pl°^s logées dans la table et recouvertes d’un couvercle ; ceS réglettes constituent la boîte des coupures dent no«s parlerons bientôt.
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- Le contact mobile possède une liaison spéciale ; son fil va s’attacher à un plot (fig. 51) traversant la paroi de ^ c^ge dont il est d’ailleurs isolé par une garniture d’ébo-^e. Le plot est solidaire d’une équerre I, isolée également, laquelle se fixe, à l’aide d’une vis V1, le fil d’entrée de eiectro-correcteur. La sortie de ce dernier est reliée à la Platine qui est elle-même en communication avec la terre. Indépendamment des mouvements que peuvent subir s secteurs de la première couronne, le plateau tout en-^ler peut être déplacé en glissant sous les deux équerres fiUl le maintiennent contre la oage. L’une des équerres P°ssède une manette m (fig. 50) commandant une vis à P°rtée permettant de bloquer le plateau dans la position voulue. '
- Raison de l’écourtement des contacts de la première c°nronne. — L’emploi d’un récepteur très sensible a per-11118 de réduire la déformation des signaux, quant à leur Renient d’apparition. D’autre part, le régulateur et le ^ctionnement du système correcteur assurent le syn-
- chr
- °nisme dans des limites assez étroites.
- Mais le relais, aussi bien que la correction du synchro-^snie, ne font disparaître d’une façon absolue ni la déification du signal, ni les petits écarts de synchronisme. ^ h effet, pour que les émissions apparaissent à des moments ^Peu près semblables, il faudrait que le relais pût fonc-fiher avec une intensité très voisine du point d’origine s courbes, sinon à ce point même (O, fig. 6) c’est à-dire e° une intensité pratiquement nulle. Et même, en ad-**t qu’on réussisse à vaincre cette difficulté, ce qui j. lniprobable, il faudrait encore tenir compte que la (^Ile 116 se décharge pas aussi vite après plusieurs émissions ^cme sens qu’après une seule. Nous donnons plus loin exemple qui fera comprendre l’inconvénient de ce phé-
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- nomène. Quant au régulateur et au système correcteur nous savons qu’ils n’agissent que lorsqu’il existe déjà une différence de vitesse ou une perturbation du synchronisme* Pour ces raisons, nous devons nous attendre à ce que les émissions n’arrivent pas avec précision sur les contacts auxquels elles sont destinées ; elles déborderont sur les contacts voisins suivant l’état électrique du conducteur ou les écarts de vitesse des deux distributeurs correspondants.
- Considérons 3 contacts : 1, 2, 3 (fig. 52). Une émission (représentée en pointillé) arriverait normalement sur le contact 2 auquel on la destine si le synchronisme était parfait.
- Mais si, par suite d’un retard dû à une cause quelconque, Ie balai B se trouve en a au moment de l’apparition de l’émission, d est évident que cette dernière est reçue de a en à, c’est-à-dire qu’ell0 empiète sur le contact 1 ; il J aura débordement sur la précédente. Le même défaut se mani' festerait, mais en sens inverse,81 le balai B se trouvait en avance au lieu d’être en retard» et nous aurions alors un débordement sur la suivante, b» figure 52 nous met à même de constater que la partie de l’émission qui arrive entre c et b est la seule qui atteigne sûrement le contact 2 ; celle qui précède c peut tomber sur le contact 1, celle qui suit à, déborder sur le contact 3, ^ les électro-aimants récepteurs E»et Es, reliés à ces contacts, enregistrer des signaux qu’ils ne doivent pas recevoir, b0 moyen le plus simple et le plus radical de remédier à cet inconvénient, o’est d’écourter les contaots de faço» <^ue Ie*
- a c 6 à
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- D1STRIBCTEL»
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- débordements tombent dans l’intervalle ainsi créé entre Ï1 est facile de voir, sur la figure, qu’aucun des contacts se recevrait l’empiètement de l’émission à destination de son voisin si ces contacts étaient diminués de l°nte la partie hachurée.
- Pour compléter la démonstration, examinons maintenant l’effet des périodes de décharge sur le moment d’ap-Parition des signaux.
- Soient 5 émissions successives arrivant sur les 5 contacts d’une portion de couronne développée, Traçons sur un axe OT (fig. 53) les courbes d’intensité des cinq émissions en observant que les émissions positives auront leur courbe au-dessus de la ligne OT et les négatives, au-dessous.
- Supposons d’abord que les émissions soient alternées, a’est-à-dire $u’un courant d’un signe quelconque Soit toujours suivi d’un courant de signe contraire. La première émission étant positive, par exemple, sa courbe montera de O à a ; mais, à ce moment, le poste expéditeur supprime l’émission positive pour y substituer une négative. La ligne va se décharger alors d’autant plus rapidement que l’émission négative qui s’y propage annule, en ta neutralisant, la portion de fluide qui n’a pas eu le temps de s’écouler à travers le relais récepteur.
- La courbe va donc descendre à partir de a, coupera la %ne OT pour atteindre, en négatif, une valeur maxima an point b. Puis l’émission positive survenant, la décharge en négatif et la charge en positif auront lieu successivement et la courbe, après avoir de nouveau coupé la ligne QT, remontera jusqu’à c, etc...
- Dans cet exemple, les décharges se font avec la même rapidité. Il n’en est plus de même si plusieurs émissions Se succèdent. En effet, si le correspondant envoie trois émissions positives, une négative, et une positive (combinaison représentant le blanc des cèàffres), la oourbe, après
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- ORGANES D'üNE INSTALLATION SIMPLE
- avoir atteint le point a, comme précédemment, continue à croître parce que la ligne n’est pas complètement chargée après une seule émission. On admet généralement que trois émissions successives, d’une durée de 1/72 de seconde chacune, sont nécessaires pour amener au maximum la charge d’une ligne aérienne de 5 à 600 kilomètres de longueur.
- Il résulte de ceci qu’à la fin de la troisième émission posi-
- Fig. 53.
- tive la courbe atteint un point d plus élevé que c. La charge ayant été plus forte, la décharge est plus longue,malgré l’effet de l’émission négative suivante et la courbe vient couper la ligne O T en / au lieu de e. Ce n’est donc qu’à partir de / que l’émission négative va se développer, et, naturellement, elle n’a pas le temps d’atteindre la valeur normale indiquée par le point 'g. Dès qu’elie sera en /, l’émission négative cessera pour faire, place à la positive. La décharge en négatif sera d’autant plus rapide que la ligne n’aura reçu qu’une émission déjà écourtée par la décharge positive précédente, et cette rapidité favorise la 5e émission
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- 'ï111 a, ainsi, le temps d’arriver à un maximum plus élevé. Nous voyons déjà que l’émission négative est diminuée profit de celles qui la précèdent ou la suivent. Elle se "r°uve non seulement dénaturée quant à sa longueur, aussi, dans son moment d’apparition puisqu’elle éteint plus tardivement l’intensité nécessaire pour actionner l’armature du relais récepteur.
- Pour mettre le défaut en évidence, supposons qu’il ^ille une intensité 01 en positif et 01' en négatif pour aire fonctionner le relais, et tirons les lignes li et I'i' Parallèles à l’axe OT. Lorsque la courbe de la première fission atteindra li, l’index du relais se mettra sur tra-Vad> par exemple, et y restera jusqu’à ce que la courbe en négatif ait atteint la ligne I'i'. A ce moment, l’intensité 611 négatif est devenue suffisante, l’index revient à la po-Slbon de repos. Il aura donc envoyé un courant dans les ^°ntacts de la première couronne pendant tout le temps c’est-à-dire, non seulement dans les contacts 1, 2 et 3, Iïla^s aussi dans une partie du contact 4 qui ne devait revoir aucun courant et dont l’électro-récepteur pourra être l0nné intempestivement. Là encore, il est facile de ^àstater que le débordement serait évité en écourtant contacts de toute la partie représentée en hachures. ^ En résumé, les contacts de la première couronne ont e diminués de moitié de façon à empêcher le déborde-Et des émissions sur des contacts auxquels elles ne sont s destinées, débordement produit par les petites fluc-j, °u°ns du synchronisme, qui existent encore malgré potion du système correcteur, et l’effet des variations ", Pei>iodes de charge et de décharge du conducteur, dans les modèles de distributeurs les plus récents, les tacts écourtés de la première couronne sont en partie I Edrés par les saillies d’une couronne crénelée coupée éga-ment eü sections (fig. 50) ; l’ensemble peut se déplacer
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- ORGANES d’0N<E INSTALLATION SIMPLE
- en même temps. Cette disposition a pour but d’éviter Ie I longement des balais qui a pour inconvénient d’allonger en quelque sorte le contact écourté.
- Si nous représentons un contact vu de profd (fig. 54) $ supposons qu’un balai se déplaçait de droite à gauche vienne rencon* trer l’arête du contact par un point a nous verrons que le balai glisse suf cette arête jusqu’à ce que son extra* mité e ait gravi le ressaut. Le cou* rant étant envoyé dès le commet' cernent de la rencontre du balai et de l’arête, et pendant le glissement du balai sur celle-ci le résultat est donc l’allo0' gement de l’émission du contact de toute la longueur de ^ partie comprise entre le point a et l’extrémité du balai ^ Le plongement des balais fait ainsi disparaître l’avan* tage de l’écourtement. La couronne crénelée, dont indentations sont occupées par les contacts écourtés, ob^10 à l’inconvénient parce que les balais sont soutenus paf elle jusqu’au moment où ils arrivent sur le contact. P°uf la même raison, une pièce de soutien a été placée en ava*d du contact mobile.
- Bras porte-balais. — Ils sont constitués par trois branobeS de laiton plat dont deux G et D (fig. 55) sont, au moyeIÎ de trois vis, solidaires d’une rondelle d’acier portant Ul1 pivot également d’acier.
- La troisième branche m est susceptible de prendre d1' verses positions par rapport aux deux autres ; elle se ter' mine, à cet effet, par un anneau entourant un épaulem3liv de la rondelle porte-pivot, et peut être bloquée coïdr0 cette dernière par la vis V qui la traverse, sans la cher, à travers une ouverture appropriée.
- Les porte-balais se composent de deux gouttières g ^ £
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- dans lesquelles glissent des balais b formés par une dizaine de brins de cuivre placés côte à côte et soudés par une extrémité. Ces balais sont maintenus dans les gouttières Par une barrette transversale B, commandée par un écrou e> dans lequel taraude une tige filetée /, solidaire d’un Croisillon, réunissant les deux gouttières. L’écrou ne Pent se dévisser sous l’action des trépidations parce qu’il est bloqué par un ressort à boudin entourant la tige file' lée ; la barrette est d’ailiers évidée plus largement cet endroit pour loger le Assort.
- Les deux gouttières sont traversées par un axe en acier dont elles sont rendues solidaires par une vis.
- L’extrémité libre de l’axe ^nt pivoter à frottement dur dans une mâchoire n Fig. 55.
- termine le bras et qui
- est serrée, à volonté, au moyen d’une vis à main V1. La Mâchoire est garnie d’un revêtement d’ivoire I, muni d’un épaulement qui isole complètement, au point de vue électrique, les porte-balais du bras qui les supporte. Les porte-balais unissent électriquement deux à deux les couronnes t et 4, 2 et 5, 3 et 6. Les trois branches de la pièce étant de longueurs inégales, il a fallu les équilibrer, au ^uyen de masses en laiton mx et m2 (fig. 55) eninejs o../ l’axe du bras porte-balais, pour éviter des à-coups dans
- Ie mouvement de rotation. . k
- En effet, l’ensemble du système porte-balais tournant dans'* un plan vertical, si l’une des branches était plus lourde que les autres, il se produirait un ralentissement *ù moment où cette branche, se trouvant à la parti®
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- ORGANES D’UNE INSTALLATION SIMPLE
- inférieure de sa course, devrait remonter pour atteindre la plus élevée, et une accélération lorsque cette branche descendrait.
- Les massés sont calculées pour obtenir l’équilibre des trois parties ; la branche la plus longue n’ayant pas de masse et la plus petite étant munie de la masse la plus lourde. C’est d’ailleurs la même raison qui a fait répartir les porte-balais sur trois bras ; les premiers distributeurs Baudot étaient horizontaux et il n’y avait qu’un seul bras sur lequel étaient accouplés, deux à deux, les six balais-
- Manchon d’entraînement des bras porte-balais. — Les
- bras porte-balais ne sont pas fixés d’une façon définitive sur l’axe du système oorrecteur. Cet axe se termine par une partie conique sur laquelle s’engage un cylindre en laiton m(fig. 56) muni d’un épaulement e percé de 12 trous équidistants. Le cylindre, ou manchon d’entraînement, est fixé à l’axe par une goupille qui traverse l’ensemble.
- En avant de son épaulement le manchon possède une partie lisse l sur laquelle se place une bague en acier b, munie d’une encoche et d’une goupille g qui vient s’en* gager dans l’un des douze trous de l’épaulement.
- La bague est serrée contre ce dernier par un écrou annu* laire en acier E se vissant sur un filetage pratiqué à 1 ’eX' trémité du manchon. La bague peut donc prendre par rapport à l’épaulement, et, par conséquent, à l’axe dn système correcteur, 12 positions différentes ; nous verrons au chapitre des réglages la raison de ee dispositif. Le manchon d’entraînement est garni, en avant de l’axe du système correcteur, d’un petit cylindre creux en acier c dans lequel s’engage, à frottement doux, le pivot des bras porte-balais.
- La liaison entre les deux parties s’opère au moyen d’ufl cliquet pivotant sous la branche la plus courte des porte-
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- folSTIwfct'tËUft
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- balais et commandé par un bouton cannelé placé de l’autre oôté : le cliquet vient s’engager dans l’encoche de la bague °ù il est maintenu par l’action d’un petit ressort à boudin Croulé autour de son axe de pivotage. L’encoche de la bague est taillée de. telle sorte que l’entraînement a lieu seulement dans le sens normal de rotation ; si, pour une rai s°n quelconque, le système venait à tourner à rebours, le Piquet sortirait de l’encoche, et la liaison des bras porte-balais avec l’axe du système correcteur serait rompue. Cette ^position a pour but d’évitc^
- 1® mise hors de service des ba lais des couronnes sectionnées Çoi, en raison de leur inclinai-s°n dans le sens normal du Mouvement de rotation, viendraient ébouriffer leurs brins entre deux contacts, dans le °as d’une marche en arrière.
- L’équipage des bras porte-balais que nous venons de décrire est le perfectionnement d on autre système qui exigeait l’emploi de balais munis d’on culot en laiton. Les gouttières du porte-balais étaient Aminées par un bloc également en laiton percé d’un trou de la dimension du culot du balai ; le bloc était ouvert à la partie supérieure pour laisser place à un ressort qui, aPpoyant simultanément sur les deux gouttières, y maintenait solidement les culots des balais.
- C —"1/77
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- ORGANES D*UNË INSÏaLLATION S1MPLÈ
- ki
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- *
- ENSEMBLE D UNE INSTALLATION ORDINAIRE
- Diagramme d’une communication double. — Nous poU' vous, dès maintenant, étudier la constitution d’une in*' lallation pour deux transmissions simultanées. Mais $
- /Z /3 a a a p ü a ça o a c,
- ^ rt i 3 i 4 .5 ijfi T
- a a a a a a a
- Fig. 57.
- importe, au préalable d’envisager l’attribution des coU' tacts affectés à la transmission ou à la réception. On se sert à cet effet d’un diagramme. La figure 57 représente le diagramme d’une double transmission entre deux postes A et B, pour une propagation d’un contact, aller et retour-Les couronnes 1 et 2, développées pour la commodité de l’étude, sont généralement seules représentées dan3 ces sortes de figures.
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- «
- ENSEMBLE D ONE INSTALLATION ORDINAIRE
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- Le poste A est correcteur. Les contacts 12 et 13 de sa ^Uxit-iTie couronne sont reliés le premier à la pile de tra-V^1 et le second à la pile de repos. Les cinq émissions de L^nsmission de ce poste suivent immédiatement par les {j< dacts 1, 2, 3, 4 et 5 de la même couronne. Ces émissions s°nt reçues, à cause de la position du contact mobile de B (voir plus loin : Orientation), par les contacts 12, 13, 1, 2, ' ’ 5, de la deuxième couronne du poste corrigé B, qui
- t'r<*nsmet, à son tour, dès la fin de la réception de la der-^lere émission du poste correcteur, par les contacts 6, 7 ’ ^ et 10, de la même couronne.
- ^lais, comme nous l’avons dit précédemment, entre le Peinent où le dernier courant de A vers B est expédié,
- celui où apparaîtra en A la première émission de B vers jL le balai de ce dernier poste aura eu le temps de franchir e intact 6, en admettant, comme nous l’avons fait, que e temps de propagation, aller et retour, soit d’un contact,
- le
- émission du contact 6 du poste corrigé va arriver sur
- s c°ûtact 7 du poste correcteur et les 4 autres en suivant, j est-à-dire sur les contacts 8, 9, 10 et 11. Après la récep-ti°n de la dernière émission de B, le poste A envoie de **°uveau ses courants correcteurs par 12 et 13 et le même <tycle se reproduit. Il convient de remarquer qu’entre la I11 de l’émission du contact 10, du poste corrigé, et l’ar-riyée chez ce dernier du commencement du courant cor-j^eteur, il y a encore un contact perdu pour la propaga-l0ü aller et retour, c’-est le contact 11.
- Schéma des communications d’une installation double. —
- °us donnons ci-contre (fig. 58) le schéma des communierions d’un seul secteur, celles de l’autre secteur étant Antiques.
- Transmission — Les courants de travail ou de repos ^ par les oinq ressorts de transmission du manipula-
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- Oh&AMîS f/utfË iNst-ü.a+ion' siMRE
- teur sont dirigés sur les 5 contacts de la deuxième CO#' ronne ; par l’intermédiaire des balais conjugués de ^ deuxième et de la cinquième couronnes, ils arrivent dafls cette dernière qui est en relation permanente avec ligne.
- Réception. — L’itinéraire d’un courant, à la récepti011’ est un peu plus compliqué. Si nous supposons qu’u°e émission vienne de la ligne, nous voyons qu’elle passe par les cinquième et deuxième couronnes et arrive aU* ressorts du manipulateur qui sont toujours en relati011’ soit avec la pile de travail, soit avec la pile de repos. 0r*
- relais
- traducteur
- Fig. 58.
- nous avons fait remarquer, dans l’exposé du systèine' que les courants arrivant de la ligne sont trop faib^3 pour effectuer le travail mécanique de la traduction ^eS signaux et qu’il est nécessaire de les recevoir dans relais qui leur substitue des courants plus énergiques. * faut donc que les émissions soient dirigées sur le relalS‘ A cet effet, le manipulateur a été muni d’un commué teur c (fig. 58) que nous avons déjà étudié, et dont nous donnons, dans le schéma, que la partie qui nous intéressc' La goupille est en communication permanente avec ^ réglette postérieure du manipulateur : dans la positi011
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- ENSEMBLE d’üNE INSTALLATION OKDINAIRE
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- de transmission, cette goupille s’applique contre le ressort-lame de droite, qui amène le courant de la pile de repos : dans la position de réception, elle est au contact du ressort de gauche qui est en relation avec l’entrée du relais.
- Les courants de la ligne en arrivant à la réglette postérieure du manipulateur trouvent donc, si la manette du commutateur est sur réception, un chemin vers le relais qu’ils traversent pour aller prendre terre.
- Si le courant reçu est émis par la pile de repos, l’index du relais se met dans la position de repos, s’il ne s’y trouve * l’avance, et aucun courant n’est envoyé par le relais. Au contraire, lorsque l’émission reçue provient de la pile de travail, l’index tombe sur le butoir de travail qui/est, c°nime nous le savons déjà, en relation avec une pile locale positive ou négative (le sens est indifférent).
- L’index et, par suite, le massif du relais communiquent ^vec la quatrième couronne (non sectionnée). Par une Puire de balais conjugués, la quatrième couronne est en dation successivement avec les contacts écourtés de la Première couronne qui communiquent, d’autre part, cha-ClJn avec un des électro-aimants récepteurs des traducteurs.
- Ainsi, par exemple, dans le schéma, les contacts 1, 2, 3, ^ et 5 de la première couronne sont reliés respectivement électro-aimants 1, 2, 3, 4 et 5 du traducteur n° 1.
- Les courants émis par le relais viennent donc actionner les électro-aimants des traducteurs qui reproduisent la c°mbinaison faite au départ au moyen des oinq leviers du manipulateur.
- Nous étudierons, dans un chapitre spécial, comment le déplacement des armatures a été utilisé pour produire l impression du caractère typographique traduisant la c°mbinaison reçue.
- Télégraphia Baudot, Ip
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- ORGANES D*ÜNE INSTALLATION SIMPLB
- Dans les deux postes les leviers de transmission 1, 2; 3, 4 et 5 du manipulateur 1 sont reliés électriquement avec les contacts 1, 2, 3, 4, et 5 de la deuxième couronne» tandis que les contacts 6, 7, 8, 9 et 10 de cette même couronne sont respectivement en communication avec les ressorts de transmission 1, 2, 3, 4 et 5 du manipulateur 2.
- Nous avons vu dans le diagramme établi pour une propagation d’un contact, aller et retour (fig. 57), que la cinquième émission du manipulateur 2, du corrigé, arrivait sur le contact 11 du correcteur; ce contact n’étant pas affecté à un ressort de manipulateur a été relié directement à l’entrée du relais, pour assurer la réception de l’émission, qui tombe sur ce contact. La même disposi* tioo a été prise au poste corrigé.
- Contrôle de la transmission. — Ce contrôle est obtenu au moyen d’une dérivation prise sur la ligne, à travers une résistance appropriée (Rht (fig. 58) dont nous exami' nerons plus loin la disposition. La dérivation aboutit à l’entrée du relais qui fonctionne comme sous l’action des courants orovenant de la ligne et envoie ses émissions dans le traducteur où sont enregistrées ainsi les combinaisons expédiées.
- Pour que la plus grande partie du courant passe sur la ligne, la résistance devra être aussi forte que possible. On sait, d’ailleurs, que dans un circuit bifurqué les intensités sont en raison inverse des résistances (pr. n° 4).
- A la réception, une très faible portion du courant de ligne franchit bien le rhéostat, mais son action concorde avec celle de la partie principale de l’émission passant par la deuxième couronne et la réglette du manipulateur-
- itinéraire des courants correcteurs. — Au poste correcteur les contacts 12 et 13 sont reliés, comme nous l’avons dit»
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- ENSEMBLE D UNE INSTALLATION ORDINAIRE
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- le premier à la pile de travail et le second à la pile de repos (fig. 59) ; lorsque le balais franchit ces contacts, d les met en relation avec la cinquième couronne, et, par suite, avec la ligne. Le relais prend au départ le contrôle de ces émissions comme pour les combinaisons transmises, Uiais le courant qu’il envoie à son tour dans la première luronne ne trouve aucun débouché, parce que le contact ^ebile du poste correcteur ne possède au-cune communication.
- Au poste corrigé, les deux émissions arrivât à la cinquième c°uronne d’où elles s°nt dirigées, par l’intermédiaire des balais,
- SUr les contaots 12 et ^ de la deuxième couine. Ces deux contacts ainsi que le 11 8°nt reliés à l’entrée d^ relais directement.
- passage du courant de travail dans cet appareil déterminera la chute de l’index sur le butoir de travail ; un c°Urant local sera envoyé dans le contact mobile et, par dans l’électro-correcteur qui déclanchera le méca-Uisme de correction.
- Fig. 59.
- boîtes des coupures. — La boîte des coupures, comme s°u nom l’indique, d’ailleurs, permet de faire les coupures ^e°essaires à la localisation des dérangements électriques ^ui peuvent se produire dans l’installation ; elle donne JUssi la faculté d’opérer les mutations afin de changer fluctation des contacts des couronnes j par exemple,
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- 148 ORGANES I)’UNE INSTALLATION SIMPLE
- de prendre, suivant le cas, le courant de cadence ou de frein sur tel ou tel contact, ou bien encore de transformer le poste correcteur en poste corrigé ou inversement.
- Gomme nous l’avons déjà dit, les fils des contacts des diverses couronnes du distributeur soa* répartis en plusieurs câbles qui sortent du plateau par une ouverture appropriée (fig. 50) et viennent s’épanouir sur des réglettes logées dans l’épaisseur de a® table du distributeur. Les réglettes sont traversées par des plots taraudés à leurs deux extrémités (fig. 60) pour recevoir des vis sous lesquelles sont fixés les fils de communication : ceux qui proviennent du plateau ou qui amènent les prises de pile, de terre ou la ligne, sont serrés sous la vis inférieure; ceux qui vont aux différents organes de l’installation, traducteurs, manipulateurs, sont munis d’une fourchette (fig. 61) qui se place sous la vis supérieure.
- Les manipulateurs possèdent, en général, un câble à 10 conducteurs isolés par deux tresses de soie et les traducteurs, un câble à 7 con- Fig. &• ducteurs également isolés l’un de l’autre.
- Les fils d’un même câble se distinguent par une coule*# différente correspondant sur les plans ou schémas d’ifl®' tallation à un numéro.
- Voici ces couleurs et leur numéro ;
- Violet...................
- Bleu ...................
- Vert
- Jaune. .•••••••••
- Rouge. ................
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
- • •
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- ^ /r vers la boîte de raccord*
- lampes de protection
- Fig 62.
- ÈNSÊMBLE D UNE INSTALLATION ORDINAIRE
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- 150
- organes d’une INSTALLATION SIMPLfi
- Marron.............. £
- Blanc «•«..•••••••'•• 7
- Strié blanc et violet •••••••... 8
- Strié blanc et vert .•••••••••. 9
- Strié blanc et rouge . 10
- Le fil 7 (blanc) est ordinairement réservé pour la prise de terre.
- La figure 62 montre la disposition d’une boîte de cou-' pures dernier modèle et les communications d’une installation complète.
- Les cinquième et sixième couronnes, ainsi que lei, r^ts
- de piles et de terre,-sont reliées à des bornes fixées sur la table du distributeur. Les bornes sont constituées par une tige filetée T (fig. 63), ayant pour base un disque de laiton D, maintenu solidement sur la table par trois vis. Le fil /, allant vers la boîte de coupures, est serré sur oette base au moyen d’un écrou E, surmonté d’un chapeau en ébo-nite G, qui isole électriquement l’un de l’autre l’écrou E et l’équerre Q à laquelle est attaché le fil F relié d’autre part q. la pile, à la terre ou à la ligne.
- Pour établir la communication entre la tige filetée et l’équerre, il suffit de serrer à fond un écrou à main M.
- 'Les bornes sont au nombre de 7 affectées : à la ligne, à la pile positive, à la pile négative, à la pile locale (freins et cadences), à la pile de relais, et à la prise de terre^fig. 62).
- I Le courant pour les fonctions locales et pour le relais
- T*
- (
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- Ensemble d*upje installation ordinaire
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- est fourni ordinairement par la même pile dite pile locale; ^ndis qu’il faut deux batteries distinctes pour les prises Positive et négative de ligne.
- La pile locale possède, dans certains bureaux une terre 8péciale, ou un retour à la batterie, aboutissant à une Wne RPL (fig. 62).
- Rhéostat de la dérivation de contrôle- — Il est construit ^’une façon analogue à celle des bornes à interrupteur.
- fil de dérivation L (fig. 64), établi'sur la ligne (ordinairement à la borne Baudot commutateur dont nous Parlons plus loin), est serré, en même temps qu’une lame cuivre G, sous la ris d’un Pϰt fixé dans la table. La ^ame de cuivre est soudée,
- J j
- u autre part, à une rondelle laiton R, isolée de la tige ^letée T et de l’écrou inférieur E par un cbapeau ^ ébonite e. L’écrou E serre *°rtement sur la base B de n tige le fil de communication f aboutissant à l’entrée du ïelais. Des bobines de résistances b, b1, b2, peuvent être empilées sur la rondelle R ; elles sont constituées par deux joues en laiton réunies par un noyau creux en fibrine. Le fil, en maillecbort (1) isolé à la soie, est enroulé en double comme indique le schéma (fig. 65) ; chacune de ses extrémités est soudée à une des joues. Cette disposition a pour but
- (t) Alliage de 50 parties de cuivre, 25 de zinc et 25 de nickel ; sa esistaace électrique est 20 fois plus grande que cede du cuivre pur.
- Fig. 64.
- Fig. 65.
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- 152 ORGANES 1>'UNE INSTALLATION SlilPLK
- a
- d’éviter l’induction mutuelle qui s’exerce entre les spireS lorsqu’elles sont le siège d’un courant. En effet, dans le cas d’un enroulement en double, l’action d’un des fils d’une spire est annulée par celle du second fil, le courant y circulant dans un sens contraire à celui du premier.
- Afin d’établir une liaison électrique entre les joues et la tige filetée, les bobines sont serrées les unes contre les autres au moyen d’un écrou M ; pour éviter que le mouvement de torsion donné à l’écrou ne se transmette aux bobines et ne provoque la rupture du fil soudé aux joues, on a intercalé, entre l’écrou et les bobines,
- @une rondelle de laiton R (fig. 66), munie d’un petit couteau d’acier K qui s’engage dans une rainure pratiquée sur toute la longueur de la tige filetée, et empêche la pièce de h g. 66. tourner.
- Le courant dérivé de la ligne arrive pai la lame de cuivre C (fig. 64), la rondelle R, atteint la joue inférieure de la bobine b2 et traverse le double enroule ment du fil pour sortir par la joue supérieure. Toutes les bobines sont ainsi parcourues par le courant qui passe ensuite par l’écrou supérieur M, la tige filetée, la base de celle-ci et enfin se rend à l’entrée du relais par le fil /.
- La table du distributeur comporte, en outre, un commutateur (fig. 62) permettant de prendre la ligne soit au « Baudot », soit sur « Morse » (cet appareil est porté par deux consoles qui servent au passage du courant), ou de la relier à une sonnerie, ou enfin de la mettre à la terre.
- Le Morse est très utile car il laisse aux stations coi" respondantes la possibilité de s’entendre en cas de dérange' ment du Baudot, ou encore d’observer l’état de la ligne et l’arrivée des courants. Ce dispositif est souvent complète par un galvanoscope intercalé dans le circuit du Morse.
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- fcNSF.MRLË b‘L;sk ifcSfALLa'TION OtUHNAlRÊ 153
- Lampes de protection. — Lorsque l’on fait usage de sources électriques à résistance intérieure faible, telles Çue celles qui sont constituées par des accumulateurs ou P^r des piles à fort débit, éléments bloc ou Leclanché à 8a-c, on interpose, entre la batterie et l’installation, des ^mpes de protection dont la résistance permet, en cas court-circuit, de limiter le débit à une valeur non dangereuse pour les appareils (pr. n° 21). La résistance des Wipes est calculée généralement à raison de 4 ohms en-Vlron par volt de la source. Ainsi, par exemple, la lampe
- OO i—i (—i:—ii—> Ü CS
- O
- ooaaoa-aoaoaoaaco
- ^vra offrir une résistance de 400 ohms, au moins, si la ^fcree débite sous une tension de 110 volts. Les lampes 8°nt ordinairement placées sur une petite planchettf Montée sous la console du Morse de l’installation, et b c°Urant passe par ces organes de protection avant d’ar river aux bornes interruptrices de la table du distributeur.
- Installation triple. — Elle est constituée comme une ms® t^lation double, mais comporte un secteur de plus. Les réglages sont donc les mêmes ; le diagramme et le nombre contacts des couronnes diffèrent seulement. Le pla® de triple des installations actuelles comporte 19 con*
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- ORGANES I) UNE INSTALLATION SIMPLÈ
- tacts pour les deuxième et troisième couronnes ; 15 pouf les secteurs ; 2 pour la correction ; 2 pour la propagation, Mais la création d’un type à 20 contacts a été prévue pour remplacer le type à 19.
- Le diagramme de la figure 67 est établi pour communi* cation triple et une propagation de deux contacts aller et retour. Le correcteur envoie les courants de correction par 18 et 19 et transmet par 1, 2, 3, 4 et 5. Le corrigé reçoit sur les mêmes contacts, si le contact mobile est placé comme l’indique la figure, et il transmet par 11, 12, 13, 14 et 15 ; les émissions sont reçues au correcteur pur les contacts de 13 à 17.
- Le deuxième secteur peut être utilisé par le poste ayant . le plus grand nombre de télégrammes à écouler, ou, al' ternativement, par l’un et l’autre, en cas de trafic égal-Le correcteur transmet alors par 6, 7, 8, 9, et 10 et reçoit par 8, 9, 10, 11 et 12, tandis que le corrigé transmet et reçoit par 6, 7, 8, 9 et 10. Le poste correcteur doit dono orienter son deuxième secteur de la première couronne-chaque fois qu’il passe de la transmission à la réception et viçe-yersa.
- Lorsque cette manœuvre doit être fréquente, on se sert d’un commutateur multiple (voir description, page 209) qui permet de relier les 5 électro-aimants du traducteur soit, sur transmission, avec les 5 premiers contacts du 2° secteur qui en comporte 7 normalement, soit, sur ré* ception, avee les 5 derniers, si, toutefois, le temps do propagation aller et retour exige un 'décalage de deuï contacts. On peut réduire à un contact la valeur du décalage en modifiant la disposition du commutateur mul' tiple.
- Depuis peu on fait usage d’un autre dispositif qui rend la réception indépendante du contrôle. A cet effet, le contrôle est donné par les contacts 6, 7, 8, 9, 10 de la 3ecotf*
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- èNsemple d’une installation ordinaire
- 155
- £°üne, écourtés de leur première moitié, et un secteur de /19 découpé dans la 6e couronne et rattaché au massif u relais. Les contacts du 2e secteur dé la première cou-^°Une restent ainsi affectés exclusivement à la réception. e commutateur multiple n’est plus employé que pour ^ttre le traducteur en communication tantôt avec le ^teur de lre couronne (réception), tantôt avec celui de a 3e (transmission). Voir la description de ce dispositif, Page 211.
- Quadruple. — Les deuxième et [troisième couronnes ^portent 24 ou 25 contacts ; vingt sont affectés aux
- Fig. «8.
- ^smissions ou réceptions des 4 secteurs, 2 pour la cor-ection et 2 ou 3 pour la propagation. Le type à 25 con-acts est appelé à remplacer celui à 24 contacts.
- figure 68 représente le diagramme d’une communication quadruple avec propagation de deux contacts et retour).
- Le correcteur envoie la correction par 23 et 24 et transit1 immédiatement après de 1 à 10. Le corrigé reçoit sur 08 ^èmes contacts, si le contact mobile est placé nor-^a.Oüiont, et transmet de 11 à 20. Lies émissions sont
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- ÔKGaNËS ü'uftË iNSfAËLÀtiON SlMPLË
- reçues, au correcteur, de 13 à 22 ; celles qui tombent sur leS contacts 21 et 22 ne passent donc pas par le man1' pulateur, mais arrivent directement à l’entrée du relais-Lorsque le correcteur aura besoin de trois secteur8 pour sa transmission, il devra utiliser le troisième sec* teur ; il lui serait impossible de prendre le clavier ^ puisque les contacts 16 et 17 reliés aux lre et 2e touches
- m l si? 2 m3
- t5/6 fS 20 22
- Fig. 09.
- de ce clavier, reçoivent les 4e et 5e émissions du seetel,f 3 du corrigé.
- Pour des raisons semblables, le corrigé devra, dans même cas, prendre le secteur 2.
- Le croisement des courants qui se produit lorsque correcteur transmet par le 4e secteur, ou lorsque le corri$e transmet par le premier, est d’autant plus réduit que ^e temps de. propagation est plus court. Il s’ensuit qu oIj peut utiliser n’importe quel secteur, dans n’importe que sens, si le temps de propagation est négligeable.
- Il existe d’autres arrangements du diagramme. donnons comme exemple celui de la communication qua druple Paris = Amiens (fig. 69) qui est réalisée au moyeI) de plateaux à 25 contacts.
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- ENSEMBLE D’üNE INSTALLATION OBDINA1BË
- 157
- Les quatre secteurs n’étant pas constamment nécessaires, le poste correcteur (Amiens) ne possède que 3 manipulateurs et 3 traducteurs, un seul de ces derniers desservant à la fois les secteurs 1 et 3 au moyen d’un commutateur multiple à broches (voir page 213). En outre, les c°ntacts de 11 à 17, de même que le 23, sont reliés à l’en-Lée du relais et les contacts de 18 à 22 inclus sont rattachés au 3e manipulateur. 11 résulte de cette disposition le poste correcteur peut transmettre simultanément les secteurs 1, 2 et 4 et recevoir en permanence par le secteur 3 ; mais alors ce dernier étant desservi par le traducteur commun aux secteurs 1 et 3, la transmission de\ra être effectuée sans contrôle au 1er secteur.
- Dans le cas où Paris deviendrait poste correcteur, les courants de correction seraient émis par les contacts 23 et 24 de Ce poste et l’affectation des secteurs ne serait pas modifiée.
- Le diagramme est établi pour un temps de propaga-Lon aller et retour d’une valeur de 1 725 de circonférence, 8°d un contact ; il pourrait servir pour un temps de propagation deux fois plus grand.
- Envoi des courants de correction en fin de transmission. — Dans tous les diagrammes que nous avons étudiés h'squ’ici les émissions de correction avaient lieu immédiatement avant la transmission du poste correcteur ; c’est ^ disposition normale ; on dit alors que la correction e$t envoyée « en tête ». Cependant il arrive, lorsque le P°ste corrigé, par suite d’un accident ou pour toute autre cause, devient poste correcteur, que l’envoi des courants ^e correction suive immédiatement la transmission du P°"te correcteur au lieu de la précéder. C est ce qu on exprime en disant que la correction est envoyée «en queue », Par opposition à la disposition ordinaire. Le diagramme Prend alors la forme indiquée par la figure 70f
- i
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- 158
- ORGANES D’UNE INSTALLATION SIMPLE
- On remarquera que l’affection des secteurs n’est pas modifiée ; le contraire, dans certains cas, présente des in* convénients, par exemple, si le secteur habituellement
- 00000000 00 OOQDDQQQQO a C/T>.
- to\H IÙI23 24]
- ooaooooooo aoooaaoooo
- Fig. 70.
- affecté à la réception ne comporte pas de manipulateur ou si cet appareil n’est pas en état de servir sans un0 mise au point préalable. .
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-
- ORIENTATION
- 159
- IX
- ORIENTATION
- définition. — On appelle orientation un réglage qui a P°ur but de placer les contacts écourtés de la première c°üronne au milieu des émissions envoyées par le relais, 8°üs l’action des courants arrivant de la ligne, afin de n’en Pendre que le milieu, c’est-à-dire la partie quoi’a pas subi es déformations dues aux écarts de synchronisme et aux dations dns périodes de charge et de décharge. Nous *v°ns déjà appris que les contacts de la première couronne justement été écourtés pour que ces fluctuations ne assent pas déborder les émissions sur des contacts qui ne lvent pas les recevoir. Mais pour que cette précaution son plein effet, il faut évidemment que le contact soit milieu de l’émission. 11 importe donc, au préalable, _ savoir comment arrivent les émissions et sur quels P°ints de la couronne elles tombent.
- do
- ait
- tentation du poste corrigé. — On arrive facilement résultat désiré, au poste corrigé, en remarquant que j^s ^missions se succèdent à 1 /13 de circonférence, dans ^ °as du double à 13 contacts, et que, dès l’établissement synchronisme, le balai de la lre couronne du poste ^rigé se trouve sensiblement sur le point de repère du
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- 16»
- ORGANES D UNE INSTALLATION SIMPLE
- Correcteur
- contact mobile quand le courant émis par le contact 13, de la 2e couronne du poste correcteur, rappelle au repos l’index du relais du poste corrigé.
- En d’autres termes, le point de repère du contact iu°'
- bile correspond à l’inversion de courant qui a lieu lorsqu
- le balai du poste correcteur
- passe du contact 12 au contai
- 13 de la 2e couronne, et, si °n
- fait abstraction du temps de p?0"
- pagation du flux électrique, °°
- peut dire que le balai du p
- corrigé se trouve sur le poi*1*
- de repère du contact mobile
- quand celui du correcteur
- quitte le contact 12.
- Pour démontrer ce derruef
- point, considérons deux cou*
- ronnes représentant les deu*
- distributeurs correspondant
- et, sur ces couronnes, un coU'
- tact mobile, d’une part, et ^
- deux contaots de correctif
- d’autre part (fig. 71). N°üS
- admettrons, en outre, p°ur
- 10
- plus de simplicité que 1 temps de propagation du courant soit nul.
- Le poste corrigé ayant une vitesse supérieure à cel^ du correcteur, il arrive toujours un moment où le ba^al du poste corrigé est sur le point d atteindre le contai mobile quand celui du correcteur se trouve sur la fin ^ contact 12. C’est la position représentée par la figure 7b Au tour suivant, le balai du corrigé, continuant à prendfe de l’avance, commence à parcourir le contact lorsque le balai du correcteur est à la fm du 12, Par
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- ORIENTATION
- 161
- de la simultanéité du passage des balais des deux postes correspondants, sur le contact 12, d'une part, et sur le contact mobile, d’autre part, l’index du relais du poste corrigé est mis dans la position de travail pendant, la durée de la coïncidence et envoie par conséquent, dans Ie contact mobile un courant local.
- L’électro-correcteur recevra donc une partie de courant Çue nous supposerons d’abord insuffisante pour le faire fonctionner, mais qui va augmenter à chaque tour, puisque ^ distributeur du poste corrigé tourne plus, vite que Qclui du correcteur ; l’avance ira en croissant jusqu’à ce 4Ue le balai du distributeur corrigé soit sur le point de 1>epère du contact mobile, lorsque celui du poste correspondant se trouve encore à la fin du 12. L’électro- correcteur aHire alors son armature et le système correcteur décale ^es balais du corrigé d’un onzième de contact en retard.
- Au tour suivant le balai du corrigé regagne une partie dn retard qui lui a été imposé, admettons que ce soit 1 /22 de contact, pour fixer les idées ; il ne peut donc pas ar-river sur le point de repère avant que le balai du correcteur quitté le contact 12 et la correction n’a pas lieu, l’élec-Ln n’ayant reçu qu’une portion de courant insuffisante P°ur le mettre en action.
- La correction ne se fera qu’au prochain tour alors que e Hlai, ayant regagné 1 /22 de contact, se trouvera de Nouveau sur le point de repère quand le balai du poste directeur quittera le contact 12.
- Nous venons d’envisager le cas où le balai du corrigé Gst avant le point de repère du contact quand le br!ai a correcteur quitte le 12. Il peut s’en présenter un autre, G est celui où le balai du corrigé se trouve sur le contact Jàobile^ mais au delà du point de repère, en 6, par exemple
- 72) au moment où le balai du correcteur abandonne le
- G°ntact 12.
- Télégraphie Baudet*.
- M
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- 162
- ORGANES n’ïJNE INSTALLATION SIMPLE
- Il est évident que la correction a lieu puisque ï’électro-correcteur reçoit le courant pendant un temps supérieur de toute la longueur a, b, à celui qui est normalement nécessaire. Le même fait se produira à chaque tour jusqu’à ce que le balai du corrigé soit rejeté en deçà du point de repère quand le balai du poste correcteur quitte le contact 12. En résumé, quand le synchronisme est établi, la position du balai du corrigé est toujours très voisine du point de repère lorsque l’inversion de courant déterminée
- Correcteur
- corrige
- Fig. 72.
- par le passage du balai du correcteur du contact 12 aü contac. 13, modifie la position de l’index du relais.
- Nous pouvons donc dire que le point de repère du con tact mobile du poste corrigé représente la fin de l’émissi°0 de travail de correction du poste correspondant, c’est'a dire, dans le cas présent, la fin du contact 12 de ce deriûer poste.
- A l’aide de cette notion, il nous est facile maintenu de placer convenablement les contacts écourtés du seC, teur de réception. En effet, les émissions se succédait 1 /13 de circonférence, dans le cas que nous envisage005’ nous en déduisons immédiatement qu’un treizième ap1^5 le point de repère du contact mobile finit le courait
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- ORIENTATION
- 163
- repos de correction et commence la première émission de transmission du poste correcteur.
- La figure 73 permet de se rendre un compte plus exact du fait. Si nous plaçons au préalable le contact mobile de façon que le point de repère coïncide avec l’intervalle de deux contacts de la deuxième couronne, ces contacts, représentant un treizième de circonférence, nous donneront le moyen d’évaluer exactement où commence et où foiit une émission donnée.
- Ainsi le point de repère correspondant à la séparation de« contacts 12 et 13 de la deuxième couine, par exemple,
- ^ous voyons immédia-^e*nent que la fin du ïeî>0S‘ de correction c°ïncidera avec la fin contact 13, celle de a première émission ^vec la fin du contact » etc. Les contacts de a deuxième couronne ^°ns servent ainsi de mesure.
- .Pour que le contact écourté 1 soit au milieu de l’émis-1 du correspondant, il suffira de le placer de telle J^Çon que le milieu de ce contact écourté soit jüste en face milieu du contact 1 de la deuxième couronne, c’est-à-^te que le milieu du contact écourté se trouve à une dis-taïice d'un contact et demi du point de repère.
- Lr ce contact 1 étant solidaire des 4 autres du même jeteur, ces derniers se trouvent également orientés par
- ^ême manœuvre.
- Lu réalité, ce n’est pas l’intervalle des contacts 12 et ^ de la deuxième couronne qui se trouve sur le même
- SP' 9
- a a a o
- febnfect %
- Fig. 73.
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- 164
- ORGANES D’UNE INSTALLATION SIMPLE
- rayon que le point de repère du contact mobile, c’est celui des contacts 7 et 8. Ceci provient de la répartition des porte-balais sur trois bras distants d’un tiers de circonférence, et du décalage des couronnes qui en résulte nécessairement, pour que les balais soient simultanément sur des contacts de même numéro.
- Pour orienter le secteur de réception du poste corrigé» il suffit donc de placer le milieu du premier petit contact à une distance d’un contact et demi du point de repère. Mais ceci suppose la connaissance préalable de la situation du point de repère.
- Détermination du point de repère. — Nous avons défin1 ainsi le point de repère : l’endroit du contact mobile à partir duquel l’empiètement de l’émission du relais est suffisante pour actionner l’électro-aimant correcteur. Cette définition nous indique le moyen de déterminer experi' mentalement l'emplacement du point de repère.
- Voici comment on procède :
- Le distributeur étant en marche, à la vitesse normal on couvre le contact mobile avec un morceau de carton mince, ou de papier un peu fort (fig. 74), puis on mai®'
- tient l’index du relais dans ,la position de travail de façon qu a tous les tours les contacts à0 la première couronne reçoivent le courant du relais. Il est évr
- dent que l’éle-tro-correcteur
- ne recevra aucune émission puisque le balai ne peut communiquer avec le contact mobile grâce à la feuille isolante qui le couvre. On dépla°0 alors progressivement, par petites portions, la feuille is° lante dans le sens du mouvement des balais de façon découvrir peu à peu le commencement du contact mobile
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- ORIENTATION
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- ^ant que la partie découverte sera trop petite pour que l’émission ait la durée nécessaire pour déterminer l’attrac-rion de l’armature, la correction n’aura pas lieu ; mais, ^és que la longueur de l’émission est suffisante, l’indice de érection signale par son battement, que l’attraction s’est effectuée ; le bord de la feuille de papier se trouve donc ^ cet instant exactement sur le point de repère.
- L’orientation du poste corrigé comprend ainsi deux opérions distinctes : détermination du point de repère et Placement du secteur de réception. Ces opérations peuvent erie effectuées avant d’entrer en relation avec le correspondant, c’est-à-dire en local.
- Orientation du poste correcteur. — Le poste correcteur Payant pas d’électro-correcteur en circuit, ne peut s’orienter par le procédé que nous venons de décrire. Il faut ^courir à un autre moyen qui consiste à .reconnaître expérimentalement le commencement et la fin d’une émis-sl°n donnée.
- Supposons que le poste corrigé envoie constamment le durant de travail de la même touche, la troisième, par e*emple, et proposons-nous de rechercher sur la première j^Uronne du distributeur du correcteur à quel endroit fission locale du relais apparaît, et à partir de quel jéint elle cesse. Pour ne pas compliquer notre démons-k^tion nous admettrons que cette émission tombe sur Acteur dont dépend le traducteur auquel elle est des-aee, mais qu’elle arrive sur le 4e électro-aiguilleur au u du troisième, c’est-à-dire de a en b (fig. 76). h
- inspection de la figure montre immédiatement qu’il J" a qu’a déplacer le secteur dans le sens du mouvement
- UQo li. ^ B #
- ^ oalais pour que, l’émission agisse sur le troisième ctro-aiguilleur. Si nous déplaçons le secteur avec pré-uwon, par petites fractions, nous pourrons déterminer
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- ORGANKS D*0»« INSTALLATION SIMPLft
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- à partir de quel point l’émission du relais commence à faire mouvoir l’armature du troisième électro-aiguilleur ; il suffit pour cela d’observer ce dernier en même temps que l’on opère le déplacement du secteur. Supposons qu’il ait fallu pousser le secteur jusqu’au point c pour obtenir le déplacement de l’armature et poursuivons Ie mouvement de déplacement dans le même sens avec pr^ caution. Il est évident que le contact 3 défile devant l’émission et qu'après «n avoir reçu d’abord le commencement pendant quelques tours, il en recueille ensuite le milieu, pu^
- arrivée
- delà 3*
- Sens dumou\jt\ \ des balais a* -v6 Ç , fl
- jfnpjpOD.;.-4
- i • « *
- trac/uct-r
- la fin jusqu’au moment où la portion de courait qui lui arrive, diminuai de plus en plus, devien* trop petite pour amener le déplacement de l’ar mature du troisième a1'
- guilleur; cette dernière» Fig. 75. qui fonctionnait préc^
- demment à chaque tour» s’arrête alors dans sa position de repos. Si nous marquons encore l’endroit où est arrivé le coin du secteur, nous obte nons un deuxième point d. 'Cette distance c, d, penda1^ le parcours de laquelle le troisième électro-aiguilleur n * pas cessé d’agir, s’appelle la marge d’orientation ; elle c6 d’autant plus grande, pour une longueur de conta0* donnée, que l’électro-aguilleur est plus sensible.
- Ayant ainsi déterminé les points où l’émission du rela1^ commence et finit d’agir sur l’électro-aiguilleur, il e facile de placer le contact écourté correspondant au m$elî de cette marge, c’est-à-dire de l’orienter. Il suffit de prend1'* la moitié de la distanoe c d et d’y amener le coin du ^
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- ORIENTATION
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- leur qUe nous avons pris comme point de comparaison. Tous les contacts du secteur étant solidaires sont orientés du même coup.
- Orientation pratique. — Lorsque deux postes desservis Baudot entrent en relation, l’un des deux, le poste corrigé, a déjà orienté son secteur de réception avant la mise en ligne ; il pourrait donc, si son relais et les différents 0rganes de l’installation étaient bien réglés, recevoir immédiatement après que le synchronisme est établi. Il n’en est pas de même <lu correcteur qui ne peut s’orienter sans le secours du corrigé. A cette fin, ce dernier envoie, dès qu’il a pris la vitesse du correspondant, l’émission de travail de la troisième touche de son manipulateur 2 ; °ette touche est choisie de préférence aux quatre autres Parce qu’elle est située au milieu du secteur et qu’elle a, Par conséquent, moins de risques de tomber hors du sec-leur de réception du correcteur. L’opérateur du poste c°rrecteur cherche alors cette - émission en déplaçant lentement son secteur de réception dans un sens ou dans un mitre, jusqu’à ce que le courant envoyé par le relais, s°us l’action de l’émission arrivant de la ligne, fasse fonctionner le troisième aiguilleur de son traducteur n° 2. ^'lais cela ne prouve pas que les contacts écourtés soient 0ri entés ; rien n’indique, en effet, que ce soit justement le milieu de l’émission du relais qui agisse sur l’électro-ai-§uilleur. Il faut donc rechercher, comme nous l’avons montré plus haut, le point où l’émission commence à actionner l’électro-aiguilleur et celui où elle cesse d’agir sur ftet organe. Pour cela, l’opérateur déplace lentement son Acteur dans le sens du mouvement des balais jusqu’à pe qu.e }a troisième armature ne soit plus attirée par son electro-aimant ; il marque par un trait, sur la galerie du plateau l’endroit où est arrivé un point quelconque de
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- son secteur pris comme repère, par exemple, la fin de segment d’ébonite portant les contacts écourtés. Ceci fait, il déplace le secteur en sens inverse du mouvement des bêlais jusqu’à ce que la troisième armature ne soit pluS actionnée et marque encore l’endroit où se trouve le point pris comme repère. Ce dernier est alors amené à égale distance des deux limites de la marge d’orientation ainsi déterminée et les contacts écourtés se trouvent, de ce fait, rerevoir la partie médiane des émissions du relais*
- Causes pouvant amener une variation de l’orientation- ""
- L’orientation ainsi établie n’est pas immuable, des causes différentes, suivant qu’il s’agit du poste correcteur ou dn poste corrigé peuvent la faire varier et troubler, par conséquent, la réception. Nous allons les étudier successivement dans les deux postes.
- Au poste corrigé. — Les variations de l’orientation du poste corrigé ne peuvent provenir que du déplacement accidentel du point de repère du contact mobile, ou, o? qui revient au même, d’un changement de la position dn contact mobile par rapport à celle du premier contact écourté.
- Le déplacement du point de repère a pour origine soit une variation de l’intensité du courant local fourni paf la pile du relais, soit un fonctionnement plus ou moins difficile de l’électro-correcteur.
- On comprend, en effet, que si l’intensité du courant, local devient plus faible, il faut un empiètement plus grand de l’émission sur le contact mobile, c’est-à-dire un courant plus prolongé, pour déterminer le fonctionnement de l’électro-correcteur, ce qui revient à dire, en d’autres termes, que le point de repère est reporté plus loin vers la fin du contact mobile.
- Une augmentation d’intensité produit un effet inverse
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- OtUÈNTATlOfl
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- provoque le déplacement du point de repère vers le commencement du contact mobile puisqu’il faut une longueur d’émission plus petite pour actionner l’électro-correcteur.
- Il est évident que le même défaut se produirait, si, le Point de repère étant fixe, on venait à déplacer le contact , Mobile lui-même, ou le secteur de réception et à faire Varier, par conséquent, la distance d’un contact et demi
- Fig. 76. — Le contact mobile est déplacé dans le sens du mouvement des balais; les émissions tombent sur la suivante
- ^i doit exister entre le point de repère et le milieu du pre-^ler contaot écourté.
- Supposons qu’on ait diminué cette distance accidentel-ernent et qu’au lieu d’être dans la position normale a ' o- 76) indiquée en pointillé, le contact mobile ait été ^°Ussé jusqu’en b. Au bout de quelques tours, dès que le syitchronisme momentanément troublé par ce déplacement établit, la fin de l’émission du contact 12 du poste |j0rrecteur correspond, de nouveau, au point de repère contact mobile ; l’émission du contact 13 finit donc ^?lr sur le relais un treizième de circonférence plus llb c’est-à-dire au delà du premier contact écourté ; e du contact 1 du correcteur cesse au delà du deuxième |j0ïltact écourté, etc..., toutes les émissions se trouvant ecolées en retard de la longueur a b dont on a déplacé
- i
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- 49ô ORGANES D*üNÇ INSTALLATION SIMPLE
- le contact mobile. Si le contact 1 du poste correcteur envoie un courant de travail, le relais du corrigé réexp0^ die le courant local dans le deuxième contact écourte, au lieu du premier, et le traducteur enregistre lettre E pour la lettre A. On dit, dans ce oas, qu’il y 8 chute sur la suivante.
- Si le décalage était moins grand, les émissions du relais pourraient agir sur deux contacts simultanément et, dan3 l’hypothèse qre nous envisageons de l’envoi, de la combi' naison représentant la lettre A, le traducteur imprimera^ la lettre E.
- Le déplacement du contact mobile dans le sens contrat0 à celui de l’exemple que nous venons de donner provo' querait un effet inverse du précédent : toutes les émission3 seraient alors décalées en avance et l’on constaterait d03 chutes sur la précédente.
- En résumé, il y a chute sur la précédente quand la distance entre le point de repère du contact mobile et l0 milieu du premier contact écourté est supérieure à on contact et demi, et chute sur la suivante si la distan00 est inférieure. Nous verrons, plus loin, que ce défaut d’orien' tation a sa répercussion sur la réception du poste cot' recteur.
- Au poste correcteur. — L’orientation du poste correcteOr est moins stable que celle du corrigé parce qu’elle sub^ l’effet des variations du temps de propagation. On s’0*' plique facilement que ces variations ne peuvent avoff d’action sur l’orientation du corrigé, si l’on considère que» dans ce cas, les courants correcteurs sont retardés 0lJ avancés de la même quantité que les émissions des cofl' tacts de transmission et que, par conséquent, il y a jours *le même intervalle entre la fin du- courant de travail de correction et le commencement de la première émissi011 du secteur de transmission
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- Nous avons déjà dit, dans la première leçon, que le ^emps de propagation du courant dépend de la self-in-duetion du conducteur et de sa capacité. Or si la self-induction est à peu près invariable, il n’en est pas de même de la4 capacité. On a remarqué que cette dernière devenait pins grande sur les fils aériens en temps de brouillard ou A la suite d’une pluie.
- La cause de cette variation s’explique par le fait qu’une %ne aérienne se comporte comme un condensateur (pr. n°6) dont le conducteur lui-même est une des armatures l’autre étant constituée par le sol et les masses conductrices qui se trouvent dans le voisinage. S’il vient ^ pleuvoir, les surfaces des corps environnants mauvais inducteurs, tels que murailles, toitures, feuillage, poteaux, etc... deviennent conductrices également; elles Augmentent donc la surface de l’armature représentée Par le sol et, par suite, la capacité du système.
- Il résulte de ceci qu’une simple averse suffit pour augmenter le temps de propagation du courant et troubler lu réception du poste correcteur. Dans ce cas, les émissions de ligne arrivant tardivement, les émissions locales du relais se font avec un décalage proportionnel à l’augmentation de la propagation ; ainsi telle émission, qui tombait exactement sur le contact 7, déborde sur le contact 8, celle du 8, sur le 9, etc... Le poste correcteur devra donc Procéder à un nouveau réglage pour parer à cette variation.
- L’orientation du poste correcteur est, en outre, tributaire des défauts d’orientation qui peuvent exister au poste corrigé du fait du déplacement soit du point de repère, soit du contact mobile.
- Considérons, par exemple, le diagramme d’une commu-mcation double à 13 contacts pour une propagation d’un °ontact aller et retour (fig. 57). '
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- ORGANËS DUNË 1 INSTALLATION SIMPLË
- Dans le cas d’une orientation correcte, la dernière émis* sion de transmission du correcteur vers le corrigé tombe exactement sur le contact 5 de ce dernier poste qui commence immédiatement après sa transmission par les contacts 6, 7, 8, 9 et 10 ; ses courants arrivent an correcteur sur les contacts 7, 8, 9, 10 et 11.
- Supposons maintenant que l’on déplace le contact mobile en sens inverse du mouvement des balais. Il est évident que la réception va se faire sur la précédente puisque la distance entre le point de repère et le milieu du premier contact écourté est devenue supérieure à un contact et demi. Nous ferons disparaître le défaut en dé*
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- Fig. 77. — Le contact mobile et le secteur ont été déplacés de la môme quantité en sens inverse du mouvement des balais : la réception du corrigé peut être encore bonne, mais le correcteur reçoit plus ou moins sur la suivante et la 5e émission du corrigé coupe tout ou partie de l'émis* sion de travail de correction.
- plaçant le secteur de réception tout entier de la même quantité et dans le même sens que le contact mobile.
- Les contacts auront alors la position indiquée dans la figure 77 et la réception pourra redevenir correcte. La conséquence de cette manœuvre est une avance de la réception par rapport au moment de la transmission. En effet, après la réception de la dernière émission du correcteur, nous perdons un temps a b (fig. 77) avant de commencer la transmission, c’est-à-dire que la transmission est retardée
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- de toute la quantité a b par rapport à la réception. Ce retard se reproduit naturellement dans la réception du directeur et les émissions débordent sur la suivante : le courant correcteur de travail est. coupé par la cinquième eiïiission du corrigé.
- Si le contact mobile était déplacé dans le sens du mouvement des balais, l’effet inverse se produirait : la transmission serait en avance par rapport à la réception, la Clnquième du correcteur serait coupée par la première
- O o o a a a
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- 2=
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- 1
- 78. —Le contact mobile et le secteur de réception ont été déplacés dans *e sens du mouvement des balais; la réception du corrigé reste bonne, si le Cr°i8seujent n’est pas trop grand, et le correcteur reçoit sur la précédente.
- corrigé et le correcteur recevrait sur la précédente (% 78).
- Placement des balais du poste corrigé. — De là découle
- a nécessité, pour le poste corrigé, de faire suivre immédiatement sa réception de ses émissions de transmission. ^ est au moyen d’une disposition particulière des balais ^ on obtient ce résultat. Le but que l’on se propose sera toujours atteint si l’on place les balais de telle façon que celui de la première couronne soit sur le point de repère do contact mobile, quand le balai de la deuxième couronne 8e trouve entre les contacts 12 et 13 de cette couronne.
- Dans ces conditions lorsque les deux bras porte-balais
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- ORGANES D'üNE INSTALLATION SIMPLE
- ont franchi 6 contacts sur leur couronne respective, Ie balai de la première se trouve à l’endroit où finirait, si le contact n’était pas écourté, l’émission du relais pour le cinquième électro-aiguilleur du traducteur, c’est-à-dire à la fin de la réception (fig. 79), tandis que le balai de la deuxième couronne est au commencement du contact 6 que nous savons être le premier contact de transmission-Il n’y a donc, de cette façon, aucune perte de temps entre la réception et la transmission. La manœuvre nécessaire»
- qu’on appelle mise au palT des balais, s’effectue très facilement grâce à la mobi' lité du bras de la première couronne par rapport au* deux autres ; nous avous appris dans une leçon pre' cédente (page 133) que c6 bras peut être fixé dans la position voulue au moyeu d’une vis qui le bloque contre un disque d’acier sol1' daire des deux autres bras-Pour ce faire, il suffît de placer et de maintenir Ie balai de la deuxième couronne entre les contacts 12 et 1^ pendant que l’on amène sur le point de repère le balai de la première couronne, dont le bras a été préalablement libéré de sa vis de fixation, puis de resserrer la vis.
- Cette opération doit être faite, bien entendu, apreS l’orientation du secteur de réception, c’est-à-dire quand la distance d’un contact et demi existe entre le point repère du contact mobile et le milieu du premier contai du secteur de réception. On arrive au même résultat en plaçant le balai ffe la deuxième couronne au milieu dq
- Commençant ,—
- delatrQo
- Y^LcorttntI fin l» delà r'on
- FU.
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- c°ntact 1, et en fixant le bras de la première couronne de Manière que le balai soit au milieu du premier contact
- ^ourté.
- Ceci nous conduit à cette constatation, c’est qu’un Mauvais placement des balais des première et deuxième couronnes a, sur l’orientation du correcteur, un effet iden-
- 80. — Transmission avancée. Le balai de la lre couronne n’est Pas encore arrivé au point où finit la réception que le balai de ia 2e couronne est déjà sur le contact 6. La transmission commence avant que la réception soit terminée. L’angle <* est plus Srand que l'angle normal
- Fig. 81. —Transmission retardée. Le balai dela lre couronne est au-delà de la fin de la réception lorsque le balai de la 2e couronne est au commencement du contact 6. Le temps perdu est représenté par l’arc ab et l’angle a est plus petit que l’angle normal a7.
- a celui d’un déplacement du contact mobile ou de 8011 point de repère au poste corrigé.
- Les deux figures ci-dessus (80 et 81) permettront de vérifier que la transmission est avancée, si l’aifgle existant, ent*e ies deux kras porte-balais augmente, et qu’elle est contraire, retardée si cet angle diminue.
- L faut.bien remarquer qu’une modification de la dis-tai*ce angulaire normale entre les balais des première et ^uxième couronnes du corrigé n’influe guère que sur
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- ORGANES d’üNE INSTALLATION SIMPLE
- l’orientation du poste correcteur ; si l’écart n’est pas trè* grand, celle du poste corrigé n’est pas troublée, puisque la distance d’un contact et demi entre le point de repère contact mobile et le milieu du premier contact écourte ne varie pas.
- Placement du secteur de contrôle dans les deux postes-
- On pourrait orienter le secteur de contrôle par le procède que nous avons indiqué pour la réception du correcteur-
- Dans la pratique on se contente de retarder le secteur de
- façon que la fin des contact8 écourtés coïncide avec celle de8 contacts de la deuxième couronne situés au-dessous (fig.82)* Sur les lignes à grande capa' cité, on est souvent obligé de dépasser ce point. En effet, plus la capacité du conducteur est considérable, plus il faU^ de temps au courant déri Ve de la ligne pour atteindre Ie relais et en amener le fonctionnement.
- Il semblerait que la propagation de ce courant doi^e être instantanée puisque le circuit de contrôle possède une self-induction bien moindre que celle de la ligne une capacité qu’on peut considérer comme nulle. Mais d ne faut pas perdre de vue que la capacité de la ligne agit cur le circuit du contrôle comme un condensateur pla°^ en dérivation et qu’elle allonge ainsi le temps de propa' gation du courant dérivé. En somme, au début, l’émissio» est absorbée par la charge du conducteur et ce n’est qne lorsque cette charge a atteint une certaine valeur que la partie de courant dérivée devient asses importante pouf faire fonctionner te contrôle,
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- Résumé. — L’orientation du corrigé consiste à reconnaître le point de repère du contact mobile et à placer le nnlieu du premier contact écourté à un contact et demi
- ce point de repère. Cette mise au point est complétée P^r le placement des balais « au pair » qui a pour but ^ éviter toute perte de temps entre la fin de la réception ^ le commencement de la transmission. Pour cela, il Wt que le balai de la première couronne soit à un demi-intact du milieu du contact 5 du secteur de réception, °est-à-dire à la fin de la réception, lorsque celui de la ^üxième couronne est au commencement du contact 6
- cette dernière (premier contact de transmission).
- L’orientation du correcteur s’obtient en déplaçait le jeteur de réception jusqu’à ce qu’on reçoive la troisième fission qu’envoie le poste corrigé.
- Lorsque cette position est obtenue, on déplace de nou-Ve^u le secteur de réception, d’abord dans un sens, jusqu’à ^ que le troisième électro-aiguilleur ne soit plus actionné, ^ l’on marque sur la galerie du plateau l’endroit où est arrivé un point du secteur pris comme repère ; on fait ensuite la manœuvre inverse jusqu’à ce que le troisième aiguilleur ne soit plus actionné encore une fois, on marque élément l’endroit où est arrivé le point du secteur pris c°uime repère ; on obtient ainsi deux points qui déli-^tent la marge d’orientation ; on prend le milieu de la ^rge, et on y amène le point pris comme repère.
- Les causes qui peuvent faire varier l’orientation sont :
- •4» poste corrigé : un déplacement du point de repère 011 du contact mobile ;
- •du correcteur : un changement du temps de propagation à courant sur le conducteur ;
- Lu déplacement du point de repère ou du contact mobile ^ poste corrigé ;
- Télégraphie Baudot» M
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- {% ORGANES ü’üNE INSTALLATION SIMPLE
- Ou enfin, une variation accidentelle de l’angle existent entre le balai de la première couronne et celui de la seconde*
- Règles à retenir. — Le déplacement du contact mobile dans le sens du mouvement des balais avance le moment de la transmission par rapport à la fin de la réception ; la mûr nœuvre contraire le retarde ; c’est ce qu’on appelle avancer ou retarder les courants.
- Lorsqu’on règle l’orientation au poste correcteur, si le$ émissions arrivent sur la suivante, déplacer le secteur de réception dans lé sens du mouvement des balais {suivre lé mouvement) ; si la chute a lieu sur la précédente, déplace* le secteur en sens inverse du mouvement des balais.
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- X
- TRADUCTEUR
- Aperçu général- — Nous avons dit, dans l’exposé dü Principe de l’appareil, que les armatures des électro-amants récepteurs reproduisent les mouvements des touches du clavier sous les doigts du manipulant.
- Si ces mouvements étaient assez lents, on pourrait lire ^ Vue les combinaisons et les traduire en caractères alphabétiques ; mais ce procédé, quelque peu primitif, serait fatigant et manquerait de rapidité.
- La traduction des combinaisons et l’impression en caractères typographiques est opérée mécaniquement par tin organe appelé traducteur.
- Les courants envoyés par le relais sont reçus,, comme *t°us le savons déjà, dans cinq électro-aimants, appelés électro-aiguilleurs, correspondant chacun à un contact du Secteur de réception ou de contrôle de la première couronne.
- Les cinq armatures commandent un nombre égal de Lviers coudés placés en regard et appelés leviers aiguilleurs. Las derniers, lorsqu’ils ont basculé sous l’action des armatures, sont saisis par une came qui les pousse ensuite c°ntre l’axe de leviers, dits leviers chercheurs, au nombre Uô cinq également.
- Les chercheurs se déplacent sur un double disque creusé ^ entailles sur la périphérie ; ces entailles et les parties non
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- 180 ORGANES D*UNÉ INSTALLATION SlMPLË
- creusées reproduisent les 31 combinaisons du code Baudot. C’est là le combinaleur; il est monté sur l’axe principal du traducteur et tourne sous les pieds des chercheurs-Lors de la réception d’un signal, à un certain moment, différent pour chaque combinaison, il se produit un mouvement de chute des chercheurs dans les creux se trouvant simultanément sous leurs pieds, cette coïncidence ne pouvant avoir lieu qu’une fois par tour du combinateur.
- Le déplacement des chercheurs est utilisé pour faire déclancher un système qui imprime sur une bande de papier le type traduisant la combinaison.
- La roue des types et les organes d’impression se trouvent à l’extérieur d’une cage parallépipédique en laiton renfermant le combinateur, les leviers et les électro-aimants.
- Le traducteur se place sur un socle-moteur, qui ne diffère de celui du distributeur que par le rapport des nombres de dents des pignons et des roues dentées des cinquième et sixième axes. Le synchronisme nécessaire entre le traducteur et le distributeur est obtenu par la moyen d’un électro-aimant spécial appelé électro-frein.
- Nous allons étudier successivement les différentes parties du système.
- Etablissement des communications électriques entre le socle et le traducteur. — Le câble amenant de la boîte des coupures les fils aboutissant d’autre part aux 5 contacts de chacun des secteurs de la première couronne, celui du courant du frein et la prise de terre, vient s’épanouir sur une réglette d’ébonite r (fig. 83) munie de 7 plots horizontaux, vissée sur le côté gauche de la platine supérieure du socle pi. Les fils se fixent sur les plots au moyen d’une vis V.
- Le traducteur est pourvu, sur le côté gauche de la cage» d’une réglette d’ébonite rt portant également 7 plots,
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- placés en regard de ceux de la réglette du socle. Des ressorts en laiton l sont serrés sur les plots p, au moyen de vis Vl et leur extrémité libre vient s’appuyer avec force contre la partie saillante et arrondie des plots de la réglette du socle ps, assurant ainsi une communication électrique entre le socle et le traducteur.
- Les plots de la réglette du traducteur se prolongent dans l’intérieur de la cage et portent une vis sous laquelle est serré le fil aboutissant à l’entrée de l’électro-aiguil-leur correspondant.
- Le premier et le dernitr plots de la réglette sont réservés pour le circuit du courant de frein destiné à synchroniser le traducteur et le distributeur ; nous y reviendrons plus loin.
- La platine porte encore une autre réglette sur le côté droit, mais cette dernière ne sert qu’à assurer la stabilité du traducteur sur son socle.
- Nouveau dispositif. — Dans le but de préserver des infiltrations d’huile l’arrivée des fils sur la réglette du socle °n a adopté, depuis quelques années, un dispositif différent. La réglette d’épanouissement du câble R (fig. 84) est en fibrine et fixée sous la platine. Les extrémités des fils serrées au moyen de vis V placées à la partie inférieure et taraudant dans un cylindre en laiton c traversant horizontalement et de part en part la réglette. Sur le côté extérieur, une lame de cuivre l, fixée par une vis Vx, permet au courant d'atteindre la réglette supérieure de la platine R S qui^n’a été modifiée. Une lame de fibrine / enve-
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- ORGANES D'UNE INSTALLATION SIMPLE
- loppe entièrement et abrite l’arrivée des fils ; elle se prolonge à la partie supérieure et s’insère entre la lame de cuivre et la platine pl, de façon à éviter les dérivations, Le câble lui-même est protégé par un tube de fibrine dans son parcours à l’intérieur du socle-moteur. Les communications de l’électro-frein diffèrent un peu de celles que
- Fig. 84,
- nous venons de décrire, nous les étudierons en même temps que cet organe modérateur.
- Electro-aiguilleurs. — Ils sont au nombre de cinq fixés contre la platine postérieure, à l’intérieur de la cage du traducteur ; une réglette d’ébonite I (fig. 85) les isole électriquement de la platine.
- Chaque électro-aimant ne comporte qu’une bobine à noyau plat / terminé à chaque extrémité par une culasse en fer doux c, c1 ; la postérieure c1 porte l’armature par une articulation en forme de charnière A. La partie libre de l’armature e, lorsqu’elle est attirée, vient au contact de la culasse antérieure c ; les faces des deux pièces sont taillées en biseau de façon à utiliser le plus grand nombre des lignes de force développées par le passage du courant,
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- I
- traducteur 183
- ^ à obtenir, par conséquent, une attraction énergique ; k développement des culasses et le montage de l’armature concourent au même but en offrant aux lignes de force PU circuit de faible réluctance (pr. n°28). Une forte attraction est nécessaire en raison du travail mécanique à effectuer. L’armature est maintenue dans sa position de rePos par un ressort-lame en laiton à deux branches R.
- Le courant venant d’un des ressorts de contact du conducteur arrive à la vis V, suit un canon en laiton l
- Fig. 85.
- traversant la réglette d’ébonite I et, par la Vis Vi, pénètre nns le fil de la bobine pour ressortir en Va et s’écouler terre par le massif même du traducteur et le socle Moteur.
- Outre le circuit normal du courant, la bobine porte encore un double enroulement indiqué en trait fin sur la ^nre 85 et qui constitue un shunt destiné à éviter l’étin-colle d’extra-courant qui se produirait à la rupture du cir-soit entre le contact de la première couronne correspondant à l’électro-aiguilleur et le balai, soit, si le secteur mal orienté, entre l’index du relais et son butoir.
- La figure ci-contre (86) fera mieux comprendre l’utilité
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- 0B6ANES DON* HWIàLLATlON SIMPLE
- du shunt. Supposons d’abord le petit contact de la pr0-mière couronne bien orienté, c’est-à-dire placé au mili0U de l’émission du relais : au moment où le balai quitte l0 petit contact, il se produit un extra-courant de ruptur0 d’autant plus énergique que l’intensité du courant et l0 coefficient de self-induction de l’électro-aiguilleur sont plus élevés (pr. n° 30). Or ce courant, qui est de même sens que celui de la pile du relais, prend naissance dans 10S spires de l’électro-aiguilleur et se dirige vers la terre ; d
- doit, pour se fermer sur lui-même, revenir par la prise de terre de la pile, la pile, le butoir et l’index du relais, la quatrième couronne et les balais ; en franchissant la couche d’air qui sépare le balai du petit contact qu’il vient de quitter, il détermine une étincelle qui oxyde ou dégrade le contact. Si le contact considéré était placé, par sud0 d’une mauvaise orientation, de telle façon que le balaJ soit encore sur lui au moment où l’index du relais quitte son butoir de travail, l’étincelle se produirait alors en c0* endroit et rendrait rapidement défectueux le contact d0S deux pièces.
- Le shunt, qui est constitué par un fil métallique d’ufle résistance déterminée reliant l’entrée et la sortie de l0 bobine de l’électro-aiguilleur, offre à l’extra-courant d0 rupture un circuit beaucoup plus conducteur que cehh
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- traducteur
- i85
- Wil trouverait en franchissant la couche d’air, soit à l’mdex du relais, soit au petit contact. L’extra-courant Pouvant ainsi se fermer sur lui-même sans trouver de solu-
- 4°n de continuité ne détermine plus d’étincelle.
- La résistance du circuit principal est de 50 «, celle shunt, de 200 co, ce qui donne pour résistance totale 6 la bobine en appliquant la formule des circuits dérivés (pr. no 5)
- 200 x 50 20J h- 50
- = 40 u)
- L’armature est munie d’un index en laiton N (fig.85) sorré par une de ses extrémités sous une vis V« ; l’index Pout être rapproché plus ou moins de l’armature par le Jeu d’une vis K. La position de cette dernière est assurée moyen d’un couteau t dont l’arête s’engage dans des ^ailles pratiquées sous la collerette de la vis K et qui 6st solidaire de l’index. 1
- L’autre extrémité de l’index vient buter contre une vis réglage G traversant une barrette mobile b. La vis sert ^ limiter le déplacement de l’armature en hauteur et, par c°Uséquent, le jeu entre l’armature et le noyau de l’électro-aiguilleur, il convient de remarquer que si l’on rapproche ^ index de l’armature en serrant la vis à crans Kt on
- éloi
- gne, au contraire, l’armature du noyau.
- Leviers aiguilleurs et ressorts à encoche. — Au-dessous en. avant de chaque index se trouve un levier coudé ^it levier aiguilleur {cl, fig. 87), pivotant autour d un axe c°mmun aux quatre autres ; la branche horizontale du levier se termine en biseau, et s’engage dans une encoche Pmtée par un ressort r dont on peut régler la tension au ^yen d’un dos d’âne d ; l’autre branche est deux fois PW longue et son extrémité inférieure, ou pied, est taillée
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- 186 ORGANES D’üNE INSTALLATION SIMPLÈ
- S
- en forme de couteau, le tranchant étant dirigé vers la gauche du traducteur. Grâce au ressort à encoche r, Ie levier aiguilleur est maintenu de telle façon que sa branch0 descendante soit à faible distance d’une couronne c appel00 couronne de butée et portée par la roue dentée de l’aX0 principal du traducteur.
- Lorsque les émissions du relais agissent sur une ou plusieurs armatures, les index de ces dernières s’abattent brusquement sur les branches horizontales des leviers aiguilleurs correspondants et les forcent à quitter leurs encoches en faisant fléchir les ressorts. Dans ce mouvement la branche descendante des leviers actionnés vient s’ap' puyer contre la couronne de butée. La combinaison en* voyée est ainsi enregistrée par les leviers aiguilleurs tandis que les armatures des électro-aiguilleurs mis en action se relèvent, sous l’effort de leur ressort antagoniste à deu* branches, dès que le courant cesse, elles deviennent disp0' nibles pour enregistrer une nouvelle combinaison.
- Came-navette. — La couronne de butée est éohancrée sur une partie de sa périphérie et une came en acier cé-menté, appelée came-navette, (fig. 87) est logée dans l’espa00 disponible. Cette came est double. La première parti0 dans le sens du mouvement de rotation de l’axe principe du traducteur, e, est triangulaire ; elle est séparée de la deuxième b, par une profonde rainure i qui s’évase bruS' quement et se termine par un côté arrondi. La partie triai*' gulaire a pour fonction de saisir les pieds des leviers a1' guilleurs déplacés par les armatures et d’accentuer leur mouvement de rotation autour de leur axe en les forçai à glisser successivement sur le côté latéral de la came jus' qu’à ce qu’ils aient atteint le sommet du triangle. N°u0 verrons plus loin le but de ce déplacement. Dès que pied de F aiguilleur a dépassé le sommet, H vient en p^0
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- TRADUCTEUR
- 187
- , ta deuxième partie de la came qui le repousse gra-8oit 6lïlen^ en lui faisant suivre la rainure juqu’à ce qu’il ^ ramené à sa position de repos, c’est-à-dire jusqu’à la branche horizontale du levier aiguilleur soit en-dans l’encoche du ressort. Bien que la pointe de la bavette soit très aiguë et que le pied de l’aiguilleur
- Flg. 87.
- Pr4«
- ^ebte à elle par son côté tranchant, il arrivait que défe6llGOn*'re entre les deux pièces se faisait d’une façon l^^aense et provoquait la rupture du pied de l’aiguil-proj ^°Ur obvier à cet inconvénient, on a placé, dans le p jugement de la pointe de la came, un couteau d’acier ejl e s°lidement par deux vis et présentant son tranchant
- lame peut s’insinuer facilement entre les pieds de j^ÉTuilleurs actionnés s’appuyant contre la couronne utée et ceux des autres aiguilleurs restés à la position
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- 188
- organes d'une installation simple
- de repos sans risque d’amener un choc et la rupture ^ séquente.
- Leviers chercheurs et levier propulseur. — Les le^01*
- chercheurs sont au nombre de 5, correspondant chec^ à un des leviers aiguilleurs. Ils possèdent une tête t (fig*^1 légèrement courbe, par laquelle ils prennent appui les ul|* sur les autres ; leur pied, p, est oblique et incliné dans sens de la rotation de l’axe principal du traducteur 5 s’appuie sur les saillies d’un organe K placé au-dess0^ appelé combinateur. Les leviers chercheurs sont m011 chacun sur un axe dont ils sont solidaires. L’ensemble e
- supporté par deux ponts d’acier n et n' (fig. 87) » derniers sont traversés à frottement doux par les axes-leviers peuvent ainsi se déplacer entre les deux poids' , sont susceptibles de deux mouvements bien distiu0^, un mouvement dans le plan parallèle à leur axe, c eS* j dire d’avant en arrière ou vice-versa, et un autre mouve#1®^ latéral par lequel ils tournent légèrement avec leur ^ dans les ouvertures ménagées dans les ponts. Com#10 , têtes des leviers chercheurs peuvent glisser facileIïl l’une contre l’autre, ces leviers sont indépendants p°ur j| déplacements d’avant en arrière ou d’arrière en avanV n’en est pas de même pour les mouvements latéraux* ^ effet, toutes les têtes s’appuyant l’une contre l’autfe
- les saillies du comb:nateur viennent à manquer si&
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- frlUDÜCTEtJft
- m
- êotis les pieds des cinq chêrcheurs, ces derniers, plus soutenus, subiront un mouvement de chute ^ les fera tourner avec leur axe. Mais il importe de bien ^arquer qu’il suffît qu’un seul des chercheurs soit soutenu une saillie pour que l’ensemble ne puisse tomber. Le Mouvement de chute dans le sens de la rotation de l’axe J^ncipal est d’ailleurs favorisé par l’action d’un ressort r 94) agissant sur une sorte de chercheur sans pied en ^riïle de marteau dit levier propulseur, pr. (fig. 88), qui Psinet la pression du ressort aux têtes des chercheurs. ^es axes des cinq leviers chercheurs font saillie en j^ère du pont qui les supporte et sont placés, comme nous av°Us déjà dit, en face des leviers aiguilleurs, de manière lors du déplacement de ces derniers, sous l’action de came-navette, ils soient rencontrés par l’aiguilleur respondant qui les pousse, à son tour, d’arrière en avant, chercheurs n’étant pas solidaires les uns des autres, les déplacements dans ce sens, il n’y aura que les ^ercheurs correspondant aux leviers aiguilleurs actionnés c^r les armatures qui seront ainsi déplacés ; les autres eî*cheurs resteront au repos.
- ^otnbinatetir. — C’est l’organe le plus important du facteur et le plus ingénieux de tout le système. C’est * son intermédiaire que les combinaisons des cinq ^ments de signaux du code Baudot sont traduites en rï itères typographiques. Il se compose simplement de disques d’acier sur la périphérie desquels on a repré-? par des creux et des saillies, les trente et une combinons à la snHe les unes des autres, et dans un ordre tel
- Senté.
- ^ais
- Wii
- °°mb:
- ]H{
- suffît de sè décaler d’une division pour passer à la ffîaison suivante, comme le montre la figure 89. avant du premier creux, dans le sens du mouvement
- 9uê par la flèche, on a ménagé un inte'r"'r''il0 égal à
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- ORGANES D'UNE INSTALLATION SlMPLl
- m
- quatre divisions afin de pouvoir réaliser la première co#' binaison (A, ou 1).
- Si l’on promène, de gauche à droite, le profit du co&b1 nateur sous les pieds des cinq chercheurs, on trouve su° cessivement les trente et une combinaisons en le décalé d’une division chaque fois. Les émissions de travail ^
- sens de La rotation du combinateur
- , ^3 32 3/^30 S2 ?J 2o 7$ £ 1? À? /* i'* njoo '& ? 6 J
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- ulx
- Fig 89. — Développement de la voie de travail du combinateur.
- manipulateur sont figurées par un creux, et celles de rep°s par une saillie.
- La périphérie des deux disques porte le nom de voit-Celle dont nous venons de parler s’appelle voie de trav^' l’autre, voie de repos. Dans cette dernière (fig. 90), 1eS émissions de travail sont représentées par des saillie, ^
- f 1g. 90. — Développement des voies de travail et de repos.
- celles de repos par des creux, c’est-à-dire que la voie de repos est absolument l’inverse de celle de travail.
- Si l’on fait défiler la voie de repos sous les pieds des cinfl chercheurs, on constate qu’à aucun moment les leviez ne se trouvent simultanément sur 5 creux successifs et qu'ils no peuvent subir un mouvement de chute. U û’^
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- ŸRADUCt’KtJR
- îôi
- ^ plus de même si nous faisons passer un ou plusieurs ^ ercheurs de la voie de repos sur la voie de travail ; les têtes ces leviers sont d’ailleurs assez longues pour continuer s aPpuyer l’une sur l’autre, même dans ce cas. Si nous |uPposons que le premier chercheur ait été engagé seul sur v°ie de travail, les quatre autres restant sur celle de ^eP°s (fîg. 90), nous voyons immédiatement, à l’inspection s deux voies, que le premier chercheur se trouve sur le de la cinquième division de la voie de travail lorsque ^ H^atre autres sont sur les creux des divisions 1, 2, 3 et 4 la voie de repos. Aucun des cinq chercheurs n’étant ""«terra à ce moment, l’ensemble subit un mouvement de ute qui indique que la combinaison enregistrée par les ^Suilleurs, et répétée par les chercheurs, est la lettre A u le chiffre 1), Pour obtenir l’impression de la lettre, il Sltfïit de mettre à profit, comme nous Pavons déjà dit, le ^Uvement des ohercheurs afin de faire déclancher un système amenant un cylindre d’impression contre une r°Ue montée sur le même axe que le combinateur, cette ^Ue portant sur son pourtour les différents types al-
- Phab de
- etiques, ou autres, dans le même ordre que celui c°mbinaisons sur les disques c’est-à-dire 1 A 2 E 3 Y 6 J. X etc...
- m Continuant à faire glisser les voies sous les pieds des ^ ercheurs, nous constaterons encore que la coïncidence s cinq creux placés simultanément sous les chercheurs ^ se rencontre qu’une fois pour la combinaison donnée.
- dans l’exemple que nous avons pris, la coïncidence ^ Présente lorsque la cinquième division de la voie de avnil arrive sous le pied du premier chercheur : dans rc autre position, il y aura toujours un ou plusieurs ercheurs soutenus par une saillie et les cinq leviers ne
- Si
- font tomber.
- i nu lieu d’aiguiller le premier chercheur sur la voie
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- 492 ORGANES D‘tJNË INSTALLATION SIMPLE
- de travail, nous y envoyons en même temps le troisième et le quatrième, les premier, deuxième et cinquième restant sur la voie de repos (combinaison correspondant à la lettre B), ce n’est que lors de l’arrivée de la vingt-deuxième vision de la voie de repos sous le premier chercheur que 1* combinaison des cinq creux, qu’on appelle aussi combinaison indicatrice, se présentera simultanément sous les pieds des cinq chercheurs, lesquels éprouveront, à cet endroit, Ie mouvement de chute qui doit mettre en marche le système imprimeur. Et encore, pour cette combinaison comme pour toutes les autres, le mouvement de chute ne peut s® produire qu’en ce point et jamais ailleurs, comme il eS* facile de s’en assurer par l’inspection de la figure 90.
- Fig 9i.
- Ainsi, pour chacune des trente et une combinaison3 que Ks cherchm^si peuvent représenter, il se produit trente pt un mouvements de ces leviers à trente et un endroits différents du combinateur. Les combinaison3 sont donc différenciées maintenant, grâce eu combinateur par le moment où les chercheurs, rencontrant sous leur3 pieds la combinaison indicatrice, trébuchent simulta' nément dans les cinq entailles.
- Les creux et les saillies nécessaires pour former leS 31 combinaisons occupent les 35/40 de la périphérie deS disques, les 5/40 restants sont utilisés pour Vaiguillage chercheurs sur la voie de travail et leur retour à la voie de repos après un tour du combinateur. Les deux voies son! séparées par une cloison d’acier cl (fig. 91) pour éviter Ie passage intempestif des chercheurs d’une voie sur l’autr®1
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- tRADÙCTEtft
- 1Ô3
- cloison est échancrée dans la partie des 5 /40 réservés P°ur l’aiguillage ; une came c, dite came de rappel des cher-cheurs, partage l’ouverture en deux parties E et S. La Position de l’échancrure par rapport à la came-navette ^ telle que le passage E se trouve en face du pied d’un chercheurs au moment précis où celui-ci est susceptible etre poussé par le levier aiguilleur correspondant ac-°nné parla came-navette. Si plusieurs chercheurs doivent Passer sur la voie de travail pour une combinaison donnée, ^ S(mt aiguillés successivement à mesure que le passage Se présente devant leur pied, et ils restent sur cette voie Pédant toute la révolution du combinateur, jusqu’au Moment où la came de rappel, agissant par sa rampe, P°Usse progressivement et successivement vers la sortie S chercheurs engagés sur la voie de travail. Ils sont alors Nouveau prêts pour faire partie d’une autre combinaison peuvent être immédiatement réengagés sur la voie de
- fuvail.
- ^déclanchement. — En réalité, ce n’est pas (ou plutôt ce j egt plus, car il a été utilisé dans les premiers traducteurs)
- • Mouvement de chute des chercheurs sur la combinaison -Cicatrice qui provoque le déclanchement du système fr ^riIïleur î c’est celui qu’éprouvent les Leviers lorsque, ^ brusquement par la partie remontante de l’entaille, ^sont violemment rejetés de gauche à droite (fîg. 92 et 93). ^ 8 l'êtes des chercheurs, suivant l’impulsion, se déplacent j6 droite à gauche et viennent frapper avec force contre 8^evicr propulseur. Or celui-ci est goupillé solidement , ^ même axe qu’un autre levier d (fig. 94), appelé levier ç ec^anchement, placé à l’extérieur de la cage du traducteur.
- ^evier est muni d’un ressort-lame r réglable au moyen Par*6* V^S Pressl°n ce ressort qUi? transmise
- r 1 exe commun aux deux leviers, appuie le propulseur
- Tel«graphie Baudot. «3
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- 194 ORGANES D*UNE INSTALLATION SIMPLE
- contre les têtes des chercheurs et favorise la chute de ceS derniers.
- Au moment du rejet des chercheurs hors des entait du combinateur, lorsque les têtes viennent frapper levier propulseur, ce dernier transmet au levier de déclaO' chôment l’impression qu’il reçoit, et l’extrémité de celui'01’ malgré l’opposition du ressort, se soulève de bas en haub entraînant une bielle b montée de façon à pouvoir touru0^
- Fig. 92 — Le pied du chercheur arrive sur une entaille de la combinaison indicatrice. La tète se meut de gauche à droite sous la pression du levier propulseur, et le pied descend au fond de l’entaille.
- Fig. 93. — Le pied du chercheur est rejeté par la partie asceo* dan te de l’entaille. Les têtes des chercheurs sont violet11' ment projetées contre le levief propulseur.
- très librement autour de la portée d’une vis Vi tarauda#* à travers le levier de déclanchement ; la bielle est art1 culée, d’autre part, sur le bras d’un autre levier p appe^0 pédale et peut être allongée ou raccourcie à volonté, °ar sa tige se visse dans les manchons m, m1 qui la termifleIlt‘ La pédale possède, à son extrémité libre, un marteau placé au-dessus et à faible distance du bras horizon*# d’un levier dit levier d accrochage, a, qui retient, au ïO-0^ d’un bec, K, le doigt du levier dimpression I. j
- L’emprise du bec du levier d’accrochage et le rapP du levier à sa position de repos lorsqu’il a été déplacé so assurés par la pression d’un ressort fixé sur une équefr q ; on peut à volonté régler la valeur de l’accrochage ^
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- Traducteur
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- rrioyen d’une vis v% traversant une petite potence et lisant en hauteur le jeu du levier a.
- Lorsque les chercheurs tombent dans les entailles de la c°tïibinaison indicatrice, les têtes ainsi que le propulseur
- Fig. 94.
- ^placent de gauche à droite ; ce mouvement se traduit ^ r le levier de déclanchement par un déplacement de en has qui, se transmettant à la pédale, fait soulever Marteau de cette dernière. Au moment où les chercheurs rejetés hors des entailles et dépassent la surface du
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- Ô&GA.NES D ÜINË INSTALLATION SIMPLÈ
- combinateur, les têtes frappent brusquement et ensemble le propulseur qui communique l’impulsion au levier ds déclanchement : celui-ci se soulève alors et, tirant sur la pédale, fait abattre le marteau, d’un coup sec, sur l’extre* mité du levier d’accrochage ; ce levier, en basculant autour de son axe sous le choc, lâche le doigt du levier d’impressioo et déclanche ainsi le système imprimeur.
- Bras d’impression. — Le bras d’impression pivote libre* ment autour d’un axe a (fig. 95) vissé et contre-vissé da»s
- Fig. 95.
- une platine spéciale, dite platine d'impression, fixée ell0' même par trois vis sur la platine antérieure de la cage da traducteur. A sa partie inférieure, le bras d’impression ^ est pourvu d’un manchon M dans lequel l’axe pénètre librement ; en avant du bras, le manchon est d’un diamètre plus faible et sert de support et d’axe à un cylindre c foriue de deux manchons enfoncés à force l’un dans l’autre : ^ premier porte une roue à rochet r, le second est borde d’une triple rangée de denticules b, destinées à retenir la bande de papier qui passe sur le manchon. L’ensembl0 des deux manchons s’appelle cylindre-rochet d'entraînement Il est maintenu sur le bras d’impression par une vis 9 s’enfonçant dans l’axe même du bras, axe qui fait un0 très légère saillie hors du cylindre d’entraînement ;
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- f°ndelle ro, intercalée entre la vis et le cylindre, ne laisse * °e dernier qu’un faible jeu dans le sens de l’axe. La roue ^ roehet tourne contre le bras ; un cliquet de progression, e* (%. 95), fixé au-dessus du rocbet, vient s’engager entre ies dents sous la pression d’un ressort R et s’oppose à tout Mouvement du cylindre de gauche à droite. A la partie
- ^Périeure du bras, se visse un axe ax portant une carcasse bobine B en laiton, garnie de gutta-percha ou de papier-^Hde fortement serré et collé ; une rondelle et une vis de °üt d’axe limitent le jeu latéral. C’est sur ce cylindre *JUe se fait l’impression ; on l’appelle cylindre imprimeur. ^'dessous, et à droite, se trouve un guide papier g et, ^ partie postérieure, à cheval sur le manchon, une came K solidement par trois vis taraudant dans le bras. Cette ^me est munie d’un doigt triangulaire en acier d, appelé
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- ORGANES d’uNE INSTALLATION SIMPLE
- doigt de la came d'impression, destiné à recevoir le bec du levier d’accrochage ; la pièce K porte, en outre, un renfor* cernent désigné sous le nom de talon, t.
- Un deuxième cliquet cr (fig. 96), fixé sur une équerre 0» s’oppose également à toute rotation du cylindre de pr°' gression dans le sens des aiguilles d’une montre ; c’est Ie cliquet de retenue.
- Le bras d’impression tout entier est sollicité à se déplacer» de droite à gauche, par la pression d’un fort ressort en U, R* fixé, d’une part, sur l’équerre q, et agissant d’autre part» par sa longue branche, contre l’extrémité du bras d’iU1' pression.
- La bande de papier sur laquelle doivent s’imprimer leS types est fournie par un rouleau, porté par un rouet moid^ sur un bras à la partie supérieure droite de la cage du tra* ducteur. La bande passe sous un premier guide placé au* dessous du rouet, puis sous un second g» implanté dafls la platine d’impression, près de l’équerre, et sur un troisième vissé dans le bras d’impression. Elle contourne le cylindr0 imprimeur et vient se laminer entre les denticules du cy* lindre de progression cp et un autre cylindre cc, dit cor presseur, porté par une manivelle m pivotant en o et com' mandée par une manette ma. Un ressort r, enroulé sur l’ax0 de la manivelle, fixé, d’une part, dans le bras de la ma»1' velle, force le cylindre compresseur à appuyer sur le Cf‘ lindre d’entraînement.
- Roue d’impression et roue des types. — L’axe principe du traducteur sur lequel est monté, comme nous le savon8 déjà, le combinateur, fait saillie hors de la cage du tradnc' teur et porte deux roues de même diamètre Ri et B» (fig. 97). La première R,, appelée roue d'impression, est fixée sur manchon m s’engageant, à frottement doux, sUf l’axe a ; la seconde R,, sur la périphérie de laquelle
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- gravés les caractères traduisant les combinaisons du code Baudot, est la roue des types. Cette dernière possède aussi ua manchon d’acier mi, sur lequel elle se fixe au moyen de frais vis traversant des ouvertures allongées suivant une circonférence, ce qui permet de donner à la roue des types Afférentes positions par rapport à son manchon. A l’in-frrieur de celui-ci, tourne, à frottement doux, le manchon
- Fig. 98.
- Fig. 97.
- de la roue d’impression. Nous verrons plus loin comment s’°père la liaison entre les deux roues.
- Des caractères occupant chacun 1 /80 de circonférence, Plus deux évidements de 2 /80 correspondant aux blancs des lettres et des chiffres, sont répartis sur 62/80 de la pé-frphérie de la roue des types, dans l’ordre des combinaisons 8^r le combinateur, de telle façon que chaque lettre soit Précédée du chiffre, du caractère abréviatif, ou du signe de ponctuation qui traduit la même combinaison ; les 18/80 restants sont évidés. Les types gravés sur la roue sont :1 A2E3Y 6 J, X4U7G!T"H?W9C)M; S blanc des chiffres. f&E°I8B(K:Z5O0'D0/G P N° N /Q =s L’ V ^ F — R jjj blanc des lettres.
- La roue d*impression est creusée, sur son pourtour, de
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- ORGANES D’üNE INSTALLATION SIMPLE
- trente et une entailles, autant qu’il y a de combinaisons I ces entailles sont réparties sur 31 /40 de circonférence » un évidement est pratiqué sur les neuf autres quarantièmes-
- La roue n’est pas fixée directement sur l’axe du combi' nateur ; le montage a lieu par l’intermédiaire d’un me, 1 (fig. 97 et 98), rendu solidaire de l’axe a par la pression d’une vis ç. A sa partie supérieure, le toc est pourvu d’un0 entaille dans laquelle pénètre le bec d’un fort ressort solidement fixé par deux vis contre la face postérieure de la roue d’impression.
- Cette disposition a pour but d’éviter le faussage on même la rupture des pièces en mouvement lorsque l’énergie cinétique (pr. n° 10) que possèdent l’axe et les lourds organes qu’il supporte devra être restituée instantanément par suite d’un arrêt brusque du traducteur : en pareil cas avec le montage décrit, l’énergie se dépense sans avarie » le ressort de la roue d’impression fléchit, se dégage de l’entaille du toc et la liaison des deux pièces est rompne* On dit alors que la roue est décrochée.
- Impression d’un caractère. — Nous pouvons nous rendre compte maintenant du fonctionnement du système i®®' primeur.
- Lorsque le levier d’accrochage, sous le choc de la pédale» lâche le doigt de la came d’impression, le bras tout entie* est projeté dé droite à gauche par l’action du ressort en Ü» ôt l’arête de la came d’impression vient frapper une sailb0 de la roue d’impression qui tourne au-dessus et dans l0 même plan. Le mouvement de la roue et celui du bra& étant de même sens, la came glisse le long de la saillie et pénètre dans l’entaille qui suit (fig. 99). À partir de ce moment, le bras est entraîné par la roue qui accentue ains; le déplacement de droite à gauche commencé sous pulsion du ressort en U. Pendant ce temps, le cylind®0
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- ^primeur est venu présenter la bande de papier à un cautère de la roue des types préalablement recouvert ^ eücre d’imprimerie, la bande entre d’abord en contact avec le bord du caractère, puis, à mesure que le mouvement Accentue, avec la partie médiane, et enfin avec l’autre ^°rd : elle est ainsi laminée, en quelque sorte, sous le type. ^*a partie médiane s’imprime au moment où le bras d’im-
- ^ssion se trouve dans le prolongement d’un rayon de la ^°Ue d’impression : l’arête de la came est alors au fond de 1 ^taille. L’encrage des types est opéré par un cylindre É&rni de drap, monté sur une manivelle et roulant sur la î*,0116 sous la pression d’un ressort à boudin enroulé sur axe.
- On peut régler la distance du tampon à la roue en ma-^oeuvrant une butée mobile se fixant au moyerf d’une vis ^ans la position voulue.
- Par un réglage approprié, il existe entre le combinateur,
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- la roue d’impression et la roue des types une relation de position telle que la roue d’impression présente à la came l’entaille correspondant à la combinaison indicatrice par les chercheurs sur le combinateur, tandis que le caractère qui la traduit se trouve en présence du cylindre imprimeur. Ainsi dans le cas où la chute des chercheurs se serait produite lors de l’arrivée sous leurs pieds des divisions 18, 19, 20, 21, 22, c’est-à-dire pour la dix-bui' tième combinaison, la roue d’impression aurait présente à la came sa dix-huitième entaille au moment du déclanchement. De même et simultanément, la roue des typeS serait venue appliquer sur le cylindre imprimeur soit le chiffre 8, soit la lettre B, selon que cette combinaison aurait été précédée de celle du blanc des chiffres ou de celle du blanc des lettres. Nous étudierons, plus loin, le mécanisme qui permet d’imprimer à volonté les chiffres ou des lettres*
- • Après l’impression du type, le bras est rejeté par la roue d’impression hors de la trajectoire de ses entailles et reste ainsi hors d’atteinte des saillies.
- Rappel du bras d’impression. — Le bras d’impressio*1 est ramené à sa position de repos par un levier L (fig. 96 et 99) monté sur une plate-forme p maintenue par trois vlS contre la platine d’impression ; les deux vis supérieures traversent cette plate-forme par des trous plus larges qu0 leur tige, ce qui permet de rapprocher à volonté par la manœuvre d’une vis V (fig. 96), la plate-forme p et, p** suite, le levier de rappel du bras d’impression. Ce levier est mis en action par un galet g (fig. 98 et 99) placé derrièf0 la roue d’impression, près de la vingt-huitième entaille, ^ vient, à chaque tour, passer à proximité de la branche périeure du levier.
- Lorsque le bras d’impression est rejeté hors de la jectoire des saillies de la roue d’impression, le talon de
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- came atteint la partie inférieure du levier de rappel qui, feulant autour de son axe, amène son extrémité supé-rieure sur le passage du galet. Celui-ci alors repousse Progressivement, en tournant sur son axe, cette partie du ^evier, ce qui provoque un mouvement de bascule en sens c°ntraire du précédent, et le bras d’impression, sous l’impulsion de gauche à droite donnée au talon de sa came et Malgré le ressort en U, revient à sa position initiale ; le doigt d’accrochage soulève le bec du levier de même nom et ce dernier, sous l’action de son ressort, retombç immédiatement après le passage du doigt et maintient le sy-l'àme au repos jusqu’à la réception d’une nouvelle combinaison.
- La came d’impression, pas plus que le cylindre imprimeur, ne heurte les saillies de la roue d’impression, ou les types de l’autre roue, au moment du rappel, parce que ce moulinent se produit lors du passage de l’évidement des roues.
- Progression de la bande. — Il importe qu’après chaque ^pression la bande de papier avance au moins de la largeur d’un caractère pour laisser la place à l’impression suit. Ce résultat est obtenu par le jeu des cliquets, et 1 action du cylindre compresseur. Lorsque, libéré de l’emprise du levier d’accrochage, le bras d’impression est projeté de droite à gauche, par son ressort en U d’abord, et par l’impulsion de la roue d’entraînement ensuite, le Piquet de progression cl (fig. 99), engagé entre deux dents du rochet r du cylindre d’entraînement, force celui-ci à Suivre le mouvement du bras jusqu’à ce que le talon t de la came vienne buter contre la partie inférieure du levier de rappel.
- Dans ce mouvement, le cylindre entraîne, grâce aux denticules dont il est garni, la bande de papier et la fait
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- glisser sous le cylindre compresseur. Il convient de re* marquer que, pendant ce temps, la bande de papier reste immobile sur le cylindre imprimeur ; la portion qui avance n’est, en effet, que l’excédent de bande provenant du déplacement du bras d’impression dont l’extrémité supe' rieure se rapproche ainsi du point a (fig. 99) où la bande est pincée entre le compresseur et le cylindre d’entraînc ment. Il suffit de considérer la figure pour s’assurer que la portion de bande comprise entre a et c est plus courte que celle qui s’étend entre a et b.
- Quand le bras est ramené au repos par le levier de rappe^’ le cylindre d’entraînement ne peut revenir en arrière par°e qu’il est bloqué, dans sa position, par le cliquet de retenüe cr, et c’est le manchon du bras qui tourne dans le cylindre-La bande ne suit pas davantage le mouvement de rappel parce qu’elle est pincée entre le cylindre compresser11, et les dents du cylindre d’impression qui sont inclinées» dans le sens voulu pour s’opposer à son retrait. Mais si» dans le déplacement du bras de droite à gauche, il s’es* trouvé un excédent de bande, il n’en est plus de même lPrS du rappel puisque le cylindre imprimeur s’éloigne du poh1*' où la bande est pincée ; la portion est alors trop courte ; eHe est complétée par une partie tirée précédemment du rouleaU et cette dernière a la même longueur que celle qui a paSS^ sous le compresseur au moment de la projection du braS‘ Le cylindre d’impression glisse ainsi sous la bande présente à la roue des types un espace propre à recevoi* une nouvelle impression.
- En résumé, la bande est immobile sur le cylindre ù*1' primeur pendant l’impression, et la partie impri#1^0 n’avance qu’au moment du rappel du bras.
- Inversion. — Les trente et une combinaisons du e°^e Baudot étant insuffisantes pour représenter les lettres, leS
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- Offres et les signes de ponctuation, il a fallu recourir à UU artifice qui consiste à donner deux significations à chaque oombinaison. Il suffit alors de faire précéder chaque groupe de caractères par un signal spécial pour les différencier. Pour les signes de ponctuation et pour les chiffres, ce signal est appelé blanc des chiffres ; pour les caractères alphabétiques, il reçoit le nom de blanc de lettres.
- Il nous reste à étudier le mécanisme mis en mouvement Par la réception de ces. signaux, c’est ce qu’on appelle l’inversion.
- Nous avons vu que la roue des types porte sur sa périphérie, alternativement, un chiffre ou un signe de ponctuation et une lettre, les deux caractères traduisant la ioême combinaison étant placés côte à côte.
- Pour produire l’impression d’un chiffre ou d’une lettre, h ne faut qu’un décalage de la roue des types par rapport a la roue d’impression, décalage de la largeur d’un type sUr la roue, soit 1 /80 de circonférence. Afin d’obtenir ce résultat, il est indispensable que la liaison des deux roues he soit pas invariable. Voici de quelle façon elle est réalisée. Sur le manchon de la roue des types, du côté opposé à ^ roue, est solidement vissé et goupillé un levier I (fig. 100) à trois branches, dit levier d’inversion ou, encore, levier Y à cause de sa forme qui rappelle vaguement celle de cette lettre. Les trois branches sont inégales ; la plus t°Ugue est susceptible de se déplacer d’un quatre-vingtième de circonférence entre deux vis de butée chetl; sa position est assurée par l’appui d’un levier à bec b monté sur un Pont p vissé sur la roue d’impression ; ce dernier levier b eXerce une pression sur l’extrémité de la longue branche du levier d’inversion, grâce à un ressort à boudin enroulé autour de son axe. Le pont peut d’ailleurs se déplacer ^gèrement par rapport au levier d’inversion et favoriser 80n appui sur l’une ou l’autre butée, les vis qui fixent H
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- pont le traversant par des trous plus larges que leuf tige.
- Les deux autres branches du levier sont de me®110
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- longueur et s’engagent dans les échancrures circulaires de deux leviers coudés pl1 et pl2 pivotant autour des point® o et o1 constitués par une vis à portée taraudant dans la roue d’impression et servant d’axe ; on les appelle plaqué d'inversion. L’extrémité du levier opposée à l’échancrur®
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- ®®t arrondie et vient se placer en face d’une entaille de la r°ue d’impression comme pour l’obstruer. L’une est visais de la quatorzième entaille, qui représente le blanc des Offres, et l’autre, de la trente et unième entaille, qui c°i“respond au blanc des lettres. Par suite de la disposition plaques d’inversion, il y en a toujours une qui affleure bord de la roue d’impression, en face d’une entaille, ^dis que l’autre se trouve en retrait.
- Supposons, par exemple, que les plaques soient dans ^ position indiquée par la figure et admettons que la ^teUte et unième combinaison arrive le traducteur. Il est évident que e déclanchement va se produire au . fuient où la trente et unième entaille °u> plutôt, la saillie qui la précède arriva devant la came d’impression et ^He-ci, glissant alors le long de la 8^Uie} s’engagera dans l’entaille ; mais,
- *Ws ce mouvement, la partie convexe ^ termine le bras d’impression rencontre l’extrémité Mendie de la plaque d’inversion et la force à se déplacer ^ s’éloignant du bord de la roue. Cette poussée se traduit, P°Ur l’autre partie de la plaque, par un déplacement de Ikuehe à droite ; elle a pour résultat d’entraîner le levier ^Wersion et d’amener la grande branche contre la vis butée l ; la deuxième plaque d’inversion pl\ subissant e ùiême effort, se déplace aussi en sens inverse et son ex-^uûté libre vient affleurer le bord de la roue en face la Quatorzième entaille. La roue des types, étant solidaire uu levier d’inversion, se trouve décalée en même temps ^ lui et d’un angle égal, soit 1 /80 de circonférence ; ^ttfflie ia roue présentait, dans la position précédente, es chiffres ou des signes de ponctuation au cylindre im* tuteur, elle lui offrira des lettres dans la position nouvelle.
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- Les vis ch et l sont appelées, la première, vis de but& des chiffres et la seconde, vis de butée des lettres ; de même> les leviers plats pll et pl2 sont respectivement désigné sous le nom de plaque d'inversion des chiffres et pluque d'inversion des lettres. L’axe Oi de cette dernière est commué au galet de rappel.
- La coupe de la figure 101 montre le mode de fixation d0 l’axe, le montage du galet et de la plaque d’inversion-
- Fonctionnement du traducteur. — La connaissant exacte de la fonction de chaque pièce étant indispensable pour relever les dérangements électriques ou mécaniqueS qui peuvent survenir dans le traducteur, nous croyait utile d’insister sur ce point en donnant le fonctionnement des différentes parties de l’appareil au moment de la re# ception d’une combinaison donnée ; ce sera, en quelcf10 sorte, le résumé de ce long chapitre.
- Nous choisirons la réception du blanc des chiffres d0 façon à revoir le jeu du mécanisme d’inversion.
- La combinaison « blanc des chiffres » comporte l’env01 de courants de repos par les première, deuxième, troisièm0 et cinquième touches, et d’un courant de travail par *a quatrième. Le relais n’envoie donc le courant local qu0 dans le quatrième électro-aiguilleur du traducteur doflt l’armature s’abaisse sur la branche horizontale du levi0f aiguilleur correspondant et le force à sortir de l’encoch0 du ressort. Dans ces conditions, le pied de l’aiguilleur vien^ s’appliquer contre la couronne de butée et il est mainte*111 dans cette position par la pression du ressort à encoche-Lorsque la came-navette arrive, l’appendice effilé qui ia précède s’insinue entre le pied du quatrième aiguiHeUf placé contre la couronne et les pieds des quatre autre0 qui sont restés au repos ; puis la première partie de la çame saisit le pied de l’aiguilleur et le pousse progrès4
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- sivement jusqu’à ce qu’il atteigne le sommet de la rampe ; b est repris alors par la deuxième partie qui le ramène à position de repos en le repoussant jusqu’à ce que le biseau de la branche horizontale du levier ait pénétré de Nouveau dans l’encoche. Les électro-aiguilleurs peuvent dès cet instant enregistrer une autre combinaison.
- Pendant que le levier aiguilleur est actionné par la Première partie de la came-navette, il vient rencontrer le bout de l’axe du quatrième chercheur placé en face et le °basse, d’arrière en avant, ainsi que le chercheur qui en est solidaire. Or à ce moment même se présente, en face du pied de ce dernier, l’échancrure de la cloison séparant Ls deux voies du combinateur. Le levier peut donc passer de la voie de repos sur la voie de travail et les combinaisons des deux disques défilent successivement sous les pieds des chercheurs.
- Lorsque les divisions 14, 16, 17 et 18 de la voie de repos ^i sont occupées par des entailles se trouvent sous les pieds des chercheurs 1, 2, 3 et 5, la quinzième division de ^ voie de travail, également creuse, est sous le quatrième °bercheur. L’ensemble des leviers et du propulseur, n’étant Plus soutenu, bascule de gauche à droite dans les entailles, s°us la pression du ressort du levier de déclanchement qui, Poussant la pédale de haut en bas, en fait lever le marteau ; Uiais presque aussitôt la partie remontante des cinq en-milles vient heurter les pieds des chercheurs simultanément et les rejette violemment au-dessus de la surface des disques. Lette impulsion se traduit, pour les têtes des chercheurs pour le propulseur, par un mouvement de droite à Iftuche ; le levier de déclanchement, malgré l’opposition du ressort, se soulève, tire la pédale de bas en haut et le Marteau s’abaisse brusquement sur le levier d’accrochage. L autre part, le combinateur continuant à tourner, le pied quatrième chercheur rencontre la çaïne de rappel qui
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- le ramène dans la voie de repos ; dès cet instant le chercheur peut entrer dans une nouvelle combinaison.
- Le marteau de la pédale, en frappant la branche horizontale du levier d’accrochage, fait soulever le bec de l’autre partie et libère ainsi le doigt de la came d’impression. Le bras d’impression, n’étant plus retenu, cède à la pression du ressort en U qui le projette de droite à gauche.
- A ce momenc, la roue d’impression présente justement la saillie qui précède la quatorzième entaille et la came, venant la heurter, glisse contre elle, pénètre dans l’entaille et se trouve entraînée par le mouvement de la roue. En même temps, l’extrémité du bras d’impression a rencontré la plaque d’inversion des chiffres et l’a repoussée, forçant ainsi le levier d’inversion, et, par suite, la roue des types qui en est solidaire, à se décaler d’un quatre-vingtième par rapport à la roue d’impression, ce qui lui fera présente1, au cylindre imprimeur, au tour suivant, des chiffres ou des signes de ponctuation au lieu de lettres. Aucune impression ne se produit alors de l’inversion parce que le cylindre imprimeur ne rencontre qu’un évidement de 1 /40 pratique sur la roue des types.
- Le bras d’impression, poursuivant sa trajectoire, est bientôt rejeté hors de portée des saillies de la roue d’im' pression.
- Le talon de la came vient au contact du levier de rappel et y reste jusqu’au moment où le galet de la roue d’im* pression, repoussant le levier par la partie supérieure, Ie force à ramener le bras d’impression à la position de repos-
- Sous cet effort, le doigt de la came soulève le bec du levier d’accrochage qui, retombant aussitôt après sou passage, l’empêche de revenir en arrière et maintient, par conséquent, tout le système.
- Le rappel est opéré au moment où l’évidement des deux roues se trouve sur le trajet du bras d’impression.
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- Pendant le déplacement de droite à gauche du bras d’impression, la bande s’est trouvée trop courte du côté du rouet et en excès du côté du compresseur ; les denticules du cylindre d’èntraînement ont fait avancer cette dernière Partie sous le compresseur, tandis qu’une nouvelle portion de bande était tirée du rouet.
- Au moment du rappel, la bande n’a pu revenir en arrière,’ Parce qu’elle était retenue entre le compresseur et les denticules ; le cylindre imprimeur glissant alors sous la bande est venu se placer sous la partie tirée du rouet Pendant la projection et qui est propre à recevoir la Prochaine impression.
- Nécessité d’un synchronisme entre la marche du traduc-*®ür et celle des balais du distributeur. — Le traducteur susceptible de recevoir une combinaison è chaque tour balais du distributeur.
- P*® traducteur ne pouvant traduire qu’une combinaison tour du combinateur, il importe que le traducteur et |e distributeur fassent le même nombre de révolutions dans e même temps.
- Supposons que le distributeur ait une vitesse deux fois 8llpérieure à celle du traducteur, il arrivera, dans ces confions, que ce dernier reçoive deux combinaisons dans tour du combinateur. Or, les leviers aiguilleurs ayant emmagasiné la première combinaison lors de l’arrivée Qe la seconde, ne pourront pas enregistrer cette dernière û’en prendront qu’une partie, ce qui aura pour résultat 6 mêler les deux combinaisons. Par exemple, si la première ^ f la lettre T et la seconde la lettre G, les aiguilleurs 1;
- et 5 seraient abattus d’abord puis, avant qu’ils ne soient Amenés au repos, les deux autres (2 et 4) seraient aussi donnés. La came-navette les pousserait tous les cinq c°mme s’ils appartenaient à la même combinaison et ferait
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- passer ainsi les cinq chercheurs sur la voie de travail, ce qui correspond à la combinaison P. Et c’est cette lettre qui serait imprimée sur la bande au lieu de TG.
- Le synchronisme entre les deux appareils n’a pas besoin d’être précis. En effet, le traducteur peut recevoir la combinaison pendant tout le temps que la came-navette et son appendice ne se trouvent pas en face des aiguilleurs, c’est-à-dire pendant les 3/4 de la révolution. Dautre part, le distributeur n’envoie ses courants dans le traducteur que pendant les 5 /13 de la révolution des balais, au double, et les 5 /24 seulement, au quadruple. Il peut donc exister des écarts de vitesse assez importants sans que le système ne cesse de fonctionner correctement.
- Modérateur. — Afin d’obtenir un mouvement uniforme» le socle du traducteur a été pourvu d’un modérateur de vitesse différant quelque peu du régulateur, bien que basé sur le même principe. Il se compose essentiellement d’une masse octogonale en bronze m (fig. 102) glissant sur deux tiges guides t qui la traversent, à frottement très doux, et qui sont implantées dans un bloc de laiton b. Ce dernier est percé d’un trou dans lequel pénètre l’extrémite libre du sixième axe a monté sur la platine du socle. Le modérateur est rendu solidaire de l’axe par un doigt d’acief d (fig. 103) fixé à la partie postérieure et qui s’engage dans une rainure longitudinale n pratiquée dans l’axe même. Le déplacement en bout est limité par une vis à crans V se vissant dans l’axe ; la position de cette vis est rendue stable par une arête a1 appartenant à la pièce d’acier portant le doigt de fixation. Le modérateur ne peut s’enfoncer davantage sur l’axe, grâce à un ressort-lame R percé d’nne échancrure laissant passer l’arête a1 et la vis du bout d’aXe V ; ce ressort vient s’engager entre l’axe et la collerette d§ la yis,
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- Les ressorts à boudin du modérateur sont accrochés de
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- chaque côté de la masse à une vis V, et traversent librement un retour d’équerre q (lig. 102 et 103) faisant corps
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- avec le massif. Le point de fixation des ressorts est constitué par une lame d’acier l (fig. 102) dont les extrémités s’engagent entre deux spires des ressorts ; la lame est portée par un curseur c taraudé pour recevoir une vis V2 dont le pied s’engage dans le massif, la tête étant retenue dans un trou fraisé dans le retour d’équerre. Si l’on desserre cette vis de façon que son pied sorte du massif, le curseur, qui ne peut tourner puisque ses deux extrémités sont pincées dans les ressorts à boudin, se rapproche du massif, et, à chaque tour de vis, on entend un claquement sec provoqué par la chute de la vis dans le premier filet du taraudage du massif sous la traction des deux ressorts à boudin. Il suffit de resserrer la vis à fond pour que la position du curseur reste acquise.
- Cette manœuvre a pour résultat de détendre les ressorts. On augmente, au contraire, leur tension en dévissant la vis juqu’à ce qu’elle sorte du massif ; puis, après avoir décroché les ressorts de la masse, on ramène le curseur contre le retour d’équerre. Il ne reste plus, pour l’y fixer, qu’à resserrer la vis à fond en ayant soin de maintenir le curseur.
- La différence essentielle qui existe entre le modérateur et le régulateur consiste dans le mode cl’introduction ou de suppression des résistances devant compenser les augmentations ou les diminutions de vitesse. Nous savon? que, dans le régulateur, ce but est atteint par la flexion de l’axe qui frotte plus ou moins énergiquement dans son palier d’avant. Dans le modérateur, l’axe n’est pas placé en porte-à-faux ; il fait une faible saillie hors du palier ; on ne peut donc pas, dans ces conditions, compter sur la flexion de l’axe.
- On est arrivé au but qu’on se proposait en fixant sur la masse un ressort portant un tampon de filasse placé en regard d’un cuvette conique en face de laquelle tourne le modérateur (fig. 102 et 103). Lorsque, sous l’action de la
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- °ïcè centrifuge, la masse s’éloigne de l’axe de rotation, e frotteur se rapproche des parois de la cuvette et y exerce Urie friction de plus en plus forte à mesure que la masse 8 écarte, jusqu’au moment où s’établit l’équilibre entre a puissance et la résistance. Il faut considérer également ^ le chemin parcouru par le frotteur est d’autant plus S^nd que l’amplitude est elle-même plus forte ; il y a donc Iiou seulement augmentation de la pression du frotteur, encore extension de la surface sur laquelle il agit.
- H est possible de prendre, à volonté, une amplitude plus °h Daoins grande, en éloignant ou en rapprochant le modé-|^teur de sa cuvette ; de cette façon le frotteur entre, plus ou plus tôt, en action et l’équilibre s’établit pour une P üs grande ou une plus petite amplitude.
- ^ Correction des écarts de synchronisme. — Pour n’avoir corriger que des écarts de synchronisme dans un seul sens, * donné au traducteur une vitesse un peu supérieure à du distributeur. C’est, d’ailleurs, la même dispo* ^10n que nous avons vu employer déjà pour la correction 8 écarts de synchronisme entre deux distributeurs corrodants.
- ^ Electro-frein. — A tous les tours, le distributeur envoie ^ courant correcteur dans un électro-aimant (fig. 104), ^ électro-frein, monté sur une équerre q vissée sur la pla-6 du socle. L’armature A de cet électro-frein porte un °lteur en liège / qui, lors de l’attraction de l’armature, ^ ht s’appliquer sur un volant V placé en face et solidaire
- hxe du modérateur X ; la friction ainsi déterminée
- c<>ht
- e l’avance prise par le modérateur. Le courant du
- tact de la troisième couronne arrive, comme ceux du l*a • ^ une vis de la réglette supérieure du socle S. Dans système le fil d’entrée de l’électro-frein, passant
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- sous la platine, était attaché directement sous la même viE que le fil d’amenée du courant.
- La nouvelle disposition est plus compliquée. Le plot horizontal p de la réglette supérieure du socle est mis en communication avec une longue tige de laiton t par une vis Vi traversant la platine dont elle est soigneusement isolée par un chapeau de fibrine. La tige t est, de même» tenue isolée de la platine par un bloc de fibrine b, au delà
- Fig. 104.
- duquel elle fait saillie dans l’ouverture de la platine nagée pour le volant et l’armature de l’électro-frein. communication avec l’électro est établie par un 1°^ ressort-lame en laiton r fixé <mr l’équerre q par une vlS isolée qui serre également le fil d’entrée. L’extrémité likfe du ressort vient s’appuyer sur la partie saillante de la tige Cette disposition a l’avantage de faciliter le démonté de l’électro et de son équerre.
- La sortie de l’électro-frein se fait d’une façon identi^6' Dans l’ancien électro, la liaison du circuit des deux bobifle* s’opérait au moyen d’un fil extérieur dont la rupture ét&
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- ftssez fréquente. Dans le dernier type, l’extrémité du fil ^es bobines est soudée au noyau et le circuit se ferme par ^ culasse de l’électro. Nous verrons au chapitre des ré-Stages l’inconvénient de cette disposition.
- L’armature a son axe de pivotage en O dans un massif laiton m se fixant sur la platine par deux vis ; un ressortante L, dont la tension est réglable au moyen d’une vis V„ Assure la position de repos de l’armature et permet de Modérer, plus ou moins, l’énergie du choc du frotteur contre volant. Une autre vis V„ traversant le massif m, sert à
- ^e§ler la distance de la palette aux noyaux. -Enfin le degré e friction du frotteur peut être modifié à volonté grâtpe ^ dispositif suivant.
- le milieu du levier L (fig. 105) portant l’armature es^ pratiquée une ouverture correspondant à l’entrée du Libe G fileté à l’extérieur, mais lisse intérieurement ; un c^non K pénètre librement dans l’intérieur du tube, mais ^ peut y tourner par suite de la présence d’un doigt ^cier d faisant saillie dans l’évidement du tube et s’en-jftgeant dans une gouttière longitudinale g pratiquée à extérieur du canon. C’est ce dernier qui porte le frotteur f ^ftstitué par un bouchon de liège ; il est muni, à l’intérieur, ^ un filetage très fin, destiné à empêcher le glissement du ege et, à l’extérieur, d’un autre filetage plus gros, qui 111 Permet de se visser dans un écrou E. Cet écrou s’adapte
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- sur le filetage du tube C par une partie plus large. Le canofl K étant vissé dans l’écrou E de façon qu’il en affleure la sortie, si on l’introduit dans le tube en ayant soin de
- faire pénétrer le doigt dans la gouttière, le canon ne pourra tourner lorsqu’on vissera l’écrou sur le tube, et, par suite, s’enfoncera d’une spire dans l’écrou à mesure que celui-ci avancera au contraire d’une spire sur le tube. Gomme le filetage de ce dernier est d’un pas double de celui du canon, celui-ci ne progressera que de la différence des deux. Cette disposition permet d’obtenir un réglagle très précis de la friction, puisqu’on peut faire avancer le frotteur de très petites quantités* à la fois.
- Pour éviter que l’écrou ne se desserre, un ressort en hélice h, fixé sur le levier L, porte un ergot e, qui s’engage dans les entailles n tracées sur la face de l’écrou, suivant des rayons.
- Le montage de l’armature de l’ancien système est bien plus rudimentaire. Nous le décrirons, bien qu’il tende à disparaître. Le levier L (fig. 106) portant l’armature est percé d’un trou par lequel passe librement un cylindre de liège c, enfoncé à force dans un tube solidaire d’une plaque p montée sur un ressort-laine vissé d’autre part sur le levier L. Une vis à crans V, s’enfonçant dans la même pièce et traversant librement la plaque
- Fig. 107.
- Fig. 10«.
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- tRADÜCTEUh
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- f^tte-bouchon, permet de régler la friction. Un couteau h, ^gageant dans les crans de la collerette de la vis, l’em-^ de de se desserrer sous l’action des trépidations et des °Cs- Le ressort antagoniste r (fig. 107) appuie par ses extrémités sur les joues des bobines de l’électro-fréin d est fixé, en son milieu, sur l’armature par l’écrou qui ei*d cette pièce solidaire du levier L.
- F
- Pasermeur **e circuit de P électro-frein n’est
- s fermé en permanence, car il se produirait, dans ce cas,
- Fig. 108.
- Uilç
- soit ^^ction de même valeur à chaque tour, quelle que cq \a7ance Prise Par ie traducteur. Pour éviter cet in-fièrh sori*ie de l’électro-frein, qui aboutit au sep-
- Pl°t de la réglette du socle S (fig. 108), est mise en <le j^cication, par l’intermédiaire du ressort correspondant \te r^e^e * du traducteur, avec la lame inférieure de l’^/^pteur i, appelé fermeur de frein, qui est monté à 4 , 'rieur de la platine postérieure de la cage du traducteur Pat toiir» 11110 came c, montée sur l’axe du combi-4$ b** V*en*1 soulever le balancier B ; dans le mouvement C?e qui en résulte, le balancier force la lame supé-* dUl est ^ 1& terreî à s’appuyer sur la lame inférieure, dernière ne peut remonter plus haut que sa position
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- ôhdANEs d,unè instauration SlMf»LË
- de repos parce qu’elle est maintenue par une butée U is°^ de la platine. La mise à la terre n’a lieu que pendant passage de la came.
- Établissement du synchronisme. — Pour nous ren^r compte de la façon dont s’établit le synchronisme, supP sons que le balai de la troisième couronne soit à la fin contact frein / au moment où la came va atteindre Ie v du balancier (fig. 109). Il est évident, dans ces conditi0115'
- ire#
- que le .courant ne peut se manifester, puisque le est interrompu. ^
- Au tour suivant, la came se sera rapprochée davanb^ du bec lorsque b balai quittera le contact, puisque 1 du traducteur tourne plus vite que celui des balalS\ arrive même un moment où la came soulève le balai103 ^ en même temps que ie balai finit de parcourir le c°nt^C0, Le circuit étant formé, le courant passe dans Vé\eCv frein et l’armature de ce dernier vient appliquer le fi*otte sur le volant jusqu’au moment où le balai aura qubt0 ^ contact. La friction impose un ralentissement au v°la le traducteur perd tout ou partie de l’avance qu’il posse
- Pendant la révolution suivante, le traducteur gagn
- n
- si les vitesses sont bien réglées, 1 /30 de tour environ* à peu près, 1 /3 de contact ; et la came soulèvera le balaîlC lorsque le balai de la troisième couronne sera au coin cernent du dernier tiers du contact frein S. ^
- L’électro reçoit donc le courant jusqu’à ce que Ie
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- abandonne le contact et le bouchon frotte pendant tout Ce temps sur le volant ; si ce ralentissement n’est pas Suflisant pour annuler toute l’avance du traducteur, le cliquât s’ajoute au tiers de contact que le traducteur va ^gner encore au prochain tour et le balai de la troisième j^uronne se trouvera en deçà de la ligne S au moment de a fermeture du frein. L’électro est parcouru, de ce fait,
- ^ar Un courant plus long que le précédent et opère, par 8lüte, une correction plus énergique. Il en sera ainsi jusqu’à ^ que la friction du bouchon soit assez prolongée pour bruire l’avance que le traducteur peut prendre pendant
- Une révolution de son axe principal.
- Ees lors, chaque fois que la came soulèvera le balancier, balai se trouvera sur un point du contact-frein et ce P°int sera toujours le même tant que le traducteur tournera a vide. Il n’en sera plus ainsi quand on lui enverra une c°iïibinaison à traduire.
- En effet, le travail à effectuer par les différentes pièces l’appareil absorbant une partie de la puissance, il en résulte une baisse de la vitesse ; l’avance prise par le tracteur s’en trouve réduite d’autant, tandis que remuement du balai sur le contact-frein devient plus grand. ecl a pour conséquence l’envoi d’une émission plus courte, 1 Ue provoquera qu’une correction atténuée. Normalement, le traducteur doit être corrigé à tous les
- qui
- to
- lut
- Urs, de telle façon que l’avance prise pendant une révo-Con du combinateur soit annulée par la friction du °Uchon de l’électro-frein.
- Quand, par un réglage approprié, on a obtenu ce résultat, dit que le traducteur « tient la vitesse ».
- Nous voyons que la correction des écarts de vitesse du Cducteur est proportionnée à l’avance qu’il a prise. Ce système est donc tout différent de celui qui corrige les itérations du synchronisme entre distributeurs corr§§-
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- ORGANES D*ÜNE INSTALLATION SIMPLE
- pondants, puisque, dans ce dernier, le retard imprimé balais est toujours le même, quelle que soit l’avance corrigé, soit de 2° 1 /2 pour l’étoile à neuf dents et 1° pour l’étoile à douze dents.
- Il pourrait arriver que toute la longueur du conte^ affecté au frein soit insuffisante à donner à l’émission durée nécessaire pour imprimer au traducteur le raie11 tissement voulu, c’est-à-dire pour annuler l’avance Prise par ce dernier dans une révolution complète. On util1®6 alors un plus grand nombre de contacts pour l’envoi l’émission correctrice. C’est ainsi que l’on prend den* contacts au double et au triple, et trois contacts au ^ druple et au sextuple.
- Frein électrique. — Dans certaines installations deva^ être desservies par un personnel féminin et lorsque localité ne dispose pas d’une usine électrique ou pneuiU9 tique pouvant fournir l’énergie nécessaire au remonté automatique du poids, on a substitué un socle moteljr électrique au socle moteur à poids. Dans ce dernier tyPe’ les rouages ont été remplacés par un petit moteur mag^0 électrique établi par Carpentier et employant un Rechniewski.
- Cette nouvelle disposition a amené la modification 0 système destiné à la correction des écarts de synchronie1116 et le remplacement de l’électro-frein, que nous veno118 d’étudier, par un frein électrique. Le schéma ci-conife (fig. 110) donne l’itinéraire du courant correcteur, d111^ raire absolument semblable, d’ailleurs, au précédent indique la façon d’agir du frein. Le moteur est action11^ par une pile de trente-quatre éléments Callaud, g1^ modèle, ayant l’un de ses pôles à la terre et l’autre P° relié à l’un dos balais du moteur, par l’intermédiaire d ^ ressort d’acier Rj ce ressort a son point fixe au milieue
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- Ses deux extrémités s’appuyent contre des vis commu* Equant, l’une Yp, avec la pile, l’autre Ym, avec un balai nioteur dont le second balai est également à la terre* On comprend immédiatement qu’il suffit d’appuyer sur Urie des extrémités du ressort, pour rompre le contact
- contact H delà * 3eCnP *
- rryi equerres py-; du socle |-
- pile motrice
- Fig. «©.
- moteur
- *Ve° l’une des vis Yp ou Ym et, par suite, amener l’arrêt
- ou
- Amplement le ralentissement du moteur, selon la durée
- e 1 interruption du circuit.
- ^°ur accomplir cette fonction, l’armature de l’électro-^ e possède un index latéral I qui force le ressort à ^ ^donner la vis Yp lors de l’attraction de l’armature. ^s.que l’index vient au contact du ressort, le moteur et Pde sont mis à la terre par le massif de l’électro-aimant. Aj°î>sque le mouvement de l’armature est assez prononcé l r qne le ressort quitte la vis Yp, la pile est isolée, mais 8 deux balais du moteur sont encore à la terre,
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- ORGANES d’uNE INSTALLATION SIMPLE
- On sait que l’induit d’un moteur est le siège d’un courap de sens inverse à celui d’alimentation ; ce courant est du à une force dite contre-électromotrice qui prend naissa»ce par le fait même de la rotation de l’induit entre les p^eS de l’inducteur. Or, si l’on supprime le courant d’alimeI1 tation, comme nous venons de l’indiquer, le moteur coa tinue à tourner en raison de son énergie cinétique (pr. n° 1 et le courant de la force contre-électromotrice devient intense puisqu’il n’est plus gêné par celui du générâtes » mais il s’exerce alors, entre les lignes de force du champ111 ducteur et celles du courant engendré par la force coidre électromotrice, une action électromagnétique tenda à faire tourner l’induit à rebours et, par conséquent amener l’arrêt rapide du moteur.
- L’électro-aimant commandant le frein est dissimu dans une alvéole creusée dans un bloc de bois placé au-deS sus du modérateur ; le ressort interrupteur est seul appareI^‘
- Un commutateur k, placé sur le côté droit du s°cj^ permet d’interrompre, à volonté, la communication terre du moteur et, par suite, de l’arrêter.
- Le frein électrique assure une correction efficace et pe parer à d’importants écarts de synchronisme : grâce cet organe, le traducteur tient la vitesse même avec modérateur mal réglé.
- L’emploi du frein électrique n’est pas indispensable
- a réalisé un modèle dans lequel le volant, ainsi que Y&eC,
- tro-frein, ont été reportés à l’extérieur du socle, du c^e
- que
- c*
- ut
- a
- ui»
- • on
- postérieur. Le principe du système étant le même celui qui a été déjà exposé, nous n’insisterons pas sur dispositif qui n’est guère employé, à notre connaissanCe’ que sur les installations dites « volantes « servant à 1 ^ casion d’événements exceptionnels, tels que voyages 0 ciels de hauts personnages, revues, réunions sports inmortantes, etç...
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- TRADUCTEURS RAPIDES
- Généralités. — Le travail demandé aux armatures des electro-aiguilleurs du traducteur que nous ayons décrit es^ assez considérable et exige l’emploi d’un courant relancement intense et prolongé et, par suite, d’un contact Peu écourté. Or, nous savons que l’écourtement des contacts la première couronne a pour but d’éviter, dans les contons normales, le débordement des émissions sur les ^0atacts avoisinant ceux qui doivent les recevoir. Plus es contacts seront réduits, plus la rectification sera efficace;
- encore faut-il que le contact soit suffisamment long P°Ur qUe les émissions envoyées dans les électro-aiguilleurs ®0lent capables de déplacer franchement les armatures. es traducteurs de l’ancien modèle, pour cette raison, ne ^mettent pas un écourtement de plus de moitié, surtout °rsqu’ii s’agit de distributeur à vingt-quatre contacts '^tiadruple).
- On a donc été amené à rechercher le moyen d’augmenter * r&pidité de fonctionnement de l’électro-aiguilleur.
- Leux procédés pouvaient être employés : réduire la ^f-induction de l’électro-aimant, ou diminuer le travail eft'ectuer par l’armature.
- Le Service des Ateliers s’est arrêté à ce dernier, tandis ^ la maison Carpentier (anciens ateliers RhumkorfT), ^ construit aussi un traducteur rapide, les a utilisés C°ncurremment tous les deux.
- L en est résulté deux modèles de traducteurs rapid- s 0rit nous allons étudier successivement les parties mo-^iées, c’est-à-dire l’aiguillage.
- traducteur modèle 1909. — Les électro-aiguilleurs et
- les
- ^matures sont les mêmes que dans l’ancien système
- îél(
- £rU>tii(> Baudot.,
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- ORGANES D*ÜNE INSTALLATION S1MPL1
- mais le ressort antagoniste de ces dernières a été réduit à une seule branche. L’ensemble des électro-aiguilleurs est fixé contre la platine postérieure de telle manière que la charnière de l’armature c (fig. 111) se trouve à l’avant, ce qui est -une disposition toute différente de l’ancienne. Cette modification a entraîné le déplacement de la barrette
- de butée des armatures B. Les électro-aimants sont viss& contre la platine, et, le fil de sortie de l’enroulement / étant vissé à la culasse, les courants passent par le massif même> qui est relié, d’autre part, à la terre. La réglette d’ébonite E, portant les plots d’arrivée des fils venant des ressort8 de la réglette latérale gauche du traducteur, aétéreportee au-dessous des électro-aiguilleurs ; les fils sont protégé des projections d’huile par un rebord de la réglette E.
- Sur l’armature, du côté de la charnière est fixé, au moyeD
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- r
- d'une vis V,, et d’un écrou e, un appendice coudé Z en acier dont l’extrémité libre, taillée en biseau, sert d’appui à la Partie supérieure du levier aiguilleur L également terminée Par un biseau. Un ressort-lame exerçant sa pression sur ^ branche supérieure du levier aiguilleur tend à amener le P^d de celui-ci contre la couronne de butée.
- L’emprise des biseaux étant très faible, le moindre déplacement de l’armature suffît pour que l’appendice l 8e soulève et abandonne le levier aiguilleur à l’impulsion de son ressort qui l’amène contre la couronne de butée.
- La petitesse du mouvement nécessaire à la mise en action des leviers aiguilleurs permet de rapprocher l’ar-^ture très près, un demi-millimètre environ, du ^°yau, de façon à donner le maximum de sensibL à l’éleetro-aimant. Le travail à effectuer par ^mature est ainsi réduit au glissement des deux ^geaux l’un sur l’autre sur une longueur de tiques dixièmes de millimètres.
- Les conditions permettent d’obtenir une rapidité de fonctionnement presque comparable à celle du ïelais et qui rend désormais superflue la rectification au moyen d’un relais spécial, conpme dans le qua-d^ple à trois relais.
- La forme de la branche supérieure du levier aiguilleur * dû être uiodifiée comme l’indique la figure ci-dessus (112).
- L arrivait, lorsqu’on enlevait la barrette de butée des ^ttatures pendant la marche, que les appendices des ^mes armatures, sous l’action des ressorts antagonistes de celles-ci, s’abaissaient, et venaient caler les leviers ailleurs. Ces derniers ne pouvant plus se déplacer pqur °béir à l’impulsion de la came-navette, il en résultait un lissage ou le bris des pièces. La courbe donnée à la friche supérieure, dans le levier aiguilleur nouveau n O-
- Fig. 112.
- e? évite cet inconvénient.
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- ORGANES D’üNE INSTALLATION SIMPLE
- Toutefois il convient de remarquer que le même accident pourrait se produire, même avec le levier aiguilleur modifié? dans le cas d’un mauvais réglage de la longueur de l’appendice de la touche. La saillie de cet appendice peut être, en effet, augmentée ou diminuée à volonté dans une certaine mesure, les vis qui le fixent sur l’armature traversant la pièce dans des trous agrandis. Or, c’est précisément la saillie plus ou moins grande de l’appendice qui détermine la distance des pieds des aiguilleurs à la couronne de butée-On comprend, dans ces conditions, que la came vienne heurter les pieds des aiguilleurs, dont la branche supérieure n’est pas tenue à distance convenable par l’appendice. Nous verrons d’ailleurs, au chapitre des réglages, comment on procède pour donner à l’appendice la longueur voulue.
- Pour laisser à cet appendice le temps de s’arc-bouter sous le biseau de la branche supérieure du levier aiguilleur lors du rappel, la saillie de la deuxième partie de la came' navette n (fig. 111) a été augmentée de façon à ramener l’aiguilleur au delà de sa position de repos.
- Traducteur Carpentier. — L’électro-aiguilleur est constitué par deux bobines b et b1 (fig. 113) dont les noyau* traversent une plaque de laiton p. Les bobines sont main' tenues contre la plaque par une barrette B fixée par uU écrou e à chacune de ses extrémités.
- L’armature A est très légère et pend verticalement face des noyaux qu’elle ne peut toucher, ceux-ci étant munis d’un petit prolongement en laiton qui coupe l0 circuit magnétique et favorise la disparition de l’aimaU' tation lorsque le courant cesse d’agir sur l’électro-aimant*
- L’axe de pivotage est placé en o sur une saillie de la plaque p.
- En son milieu, l’armature porte un cylindre d’acier su* lequel est taillé, à angle droit, un biseau faisant une sailli0
- -V
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-
- ÏRADÜCTEÜR
- m
- 2/10 de millimètre au-dessous de laquelle est une dé-C’est sur le biseau que s’appuie la branche horizontale du levier aiguilleur l terminée elle-même par une arête très aiguë ; le pied de l’aiguilleur n’a pas été modifié.
- Le jeu de l’armature, très faible, est invariable, parce Çu’il est limité par un épaulement fixe a. Sur le levier aiguilleur est adapté un appendice d servant de point d’attache à un ressort à boudin R extrêmement faible se fixant ^ Un crochet implanté dans l’armature. Ce ressort fait
- Onction de ressort antagoniste de l’armature et assure eU outre l’appui du levier sur le biseau.
- Lorsque le courant passe dans l’électro-aimant, l’ar-^ature est attirée et l’appui de la branche horizontale du levier aiguilleur se dérobe. Celui-ci tombe par son poids et sous la tension du ressort R, qui se trouve d’ailleurs, *ccrue par l’attraction de l’armature contre les noyaux.
- Lors du rappel du levier aiguilleur par la came-navette»
- ^ branche horizontale glisse sous la déclive et vient s’en-
- cWcher sur le biseau ; ce mouvement est facilité par ]) , 7
- Action du ressort R qui tire de plus en plus sur l’armature, Mesure que le levier aiguilleur est repoussé par la deuxième ï^rtie de la came-navette.
- Le fil d’entrée de chaque électro-aimant est serré sous vis taraudant dans un cylindre de laiton c fixé dans
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- 230 ORGANES D’UNE INSTALLATION SIMPLft
- une réglètte d’ébonite vissée contre la paroi postérieure do la cage du traducteur.
- Le fil venant de la réglette latérale gauche placée à l’extérieur, comme dans le type ordinaire, aboutit à la vis qui s’engage dans le cylindre c.
- Le fil de sortie S aboutit au massif de l’appareil qüi est à la terre.
- Ce traducteur, dont la rapidité de fonctionnement est aussi grande que celle du type des Ateliers, présente aussi l’avantage d’une grande facilité de démontage. Il suffit, paf exemple, d’enlever deux vis et de détacher les fils des cinq électro-aimants pour retirer ceux-ci, d’un seul coup, ainsi que l’ensemble des leviers aiguilleurs. Les électro-aimants eux-mêmes peuvent se remplacer aisément, sans qu’il soit besoin de recourir au mécanicien, en détachant le fil d’entrée et en desserrant les écrous fixant la barrette B qui s’enlève
- alors et permet ainsi de dégager les noyaux des bobines des
- trous de la plaque p.
- Ce modèle de traducteur possède une qualité qui sera appréciée des dirigeurs : c’est que les armatures des électro-aiguilleurs ne nécessitent aucun réglage. La présence de la saillie en laiton sur les noyaux évite la rémanence dans une large mesure et, la distance de l’armature aux noyau* étant très faible, Télectro fonctionne parfaitement p°ur des intensités pouvant varier de 0 a 028 à 0 a 350, mêm6 avec des contacts de plateau de double.
- La possibilité d’un réglage est superflue avec une telle marge de fonctionnement. On évite les mises au point, sl fréquentes dans le traducteur ancien modèle, des ressorts antagonistes de l’armature, de l’appendice et du ressort à encoche* et le réglage délicat de l’appendice de l’armature et de son ressort antagoniste indispensable dans le tra* ducteur des Ateliers.
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- DISPOSITIFS SPÉCIAUX
- 231
- XI
- DISPOSITIFS SPÉCIAUX
- Commutateur multiple à broches- — Des dispositifs
- appropriés ont été adoptés, soit pour satisfaire à des conations particulières d’exploitation, soit pour réaliser Une économie de place ou de matériel, soit enfin pour rendre ta service plus facile et plus rapide.
- Nous étudierons les trois types suivants :
- Dispositif permettant l’alternat sur un secteur supportant la propagation sans changer l’orientation des c°ntacts écourtés de la première couronne ; exemple : le ^uxième secteur du poste correcteur d’une communication triple ;
- Dispositif pour desservir alternativement deux secteurs, Uri de réception et l’autre de contrôle au moyen d’un se 1 traducteur ; c’est le cas de la communication quadruj. e ^aris-Amiens dont le diagramme a été décrit page 156
- Dispositif de concentration sur une même table des appareils desservant deux secteurs, un des deux traducteurs Pouvant servir alternativement au contrôle ou à la réception, l’autre traducteur n’étant utilisé que lors du travail simultané des deux secteurs.
- D’autres dispositifs seront exposés dans la troisième Partie de cet ouvrage avec les installations spéciales où ils s°nt utilisés.
- Les permutations que comportent les divers agencements
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- 232
- ORGANES D’UNE INSTALLATION SIMPLE
- que nous venons d’énoncer sont réalisées au moyen du commutateur multiple à broches.
- Cet appareil se compose d’un cylindre c (fig. 114) enbcis de noyer, ou en buis, pouvant pivoter à ses deux extrémité sur deux montants formant les parois d’une boîte rectangulaire. A l’intérieur de celle-ci, le cylindre porte un nombre plus ou moins grand de broches. Ces pièces sont composées d’un tube en laiton t, forcé dans le cylindre et renfermant
- Fig. 114.
- un ressort à boudin r exerçant simultanément sa pression sur deux petits cylindres de laiton t, glissant, à frottement doux, dans le tube, faisant saillie extérieurement et venant f otter contre les plots métalliques, p1, p2, et p3 auxquels sont rattachées les communications à permuter.
- Le plot p1 est suffisamment long pour que la broche reste en contact avec lui lorsque son autre extrémité appuie sur l’un des deux plots p2 et p3.
- Chaque broche permet ainsi d’établir simultanément une communication et d’en rompre une autre. La range*
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- ÎHSPOSIT'FS SPECIAUX
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- < es plots p1 du commutateur constitue la « base » ; c’est que viennent s’attacher, sous des vis telles que V, les e°mmunications fixes, tandis que celles qui doivent être limitées se serrent sous des écrous e, e'. Les unes et les Uutres passent à travers des trous tr percés dans la base de ^ boîte et dans la table ; cette disposition assure l’isolement et ta conservation des conducteurs.
- La rotation du cylindre porte-broches est commandée une manette m faisant saillie hors de l’appareil et d°ut le jeu est limité par une pièce de laiton L.
- La boite est fermée, à sa partie supérieure, par un cou-Vei*cle muni d’une saillie concave, et fixé lui-même sur les c°tés par quatre écrous.
- Les parois dans lesquelles pivote le cylindre porte-broches 8°ut amovibles et peuvent s’enlever en même temps que Cebii-ci. Cette opération est quelquefois nécessaire lorsque ressorts des broches se sont affaissés par l’usage et Vivent être retendus.
- Le commutateur est recouvert d’un abri en bois percé' d ane ouverture pour le passage de la manette.
- L’entretien consiste à graisser légèrement avec du suif ^es parties concaves du couvercle, et du fond de la boîte, aiasi que les pistons des broches, et à débarrasser l’appareil poussières métalliques qui, en s’accumulant, peuvent déterminer des courts-circuits.
- Ltans nos schémas les trois rangées de plots sont repré-8eatées sur un même plan, la rangée de base étant séparée deux autres par un trait longitudinal.
- Alternat sur un secteur supportant la propagation. —
- ^ dispositif permet l’alternat de la transmission et de la ^ception sur un secteur supportant la propagation, sans édifier l’orientation des contacts de la première couronne changement de sens des transmissions. Le contrôle est
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- ORGANES D UNE INSTALLATION SIMPL8
- obtenu au moyen de cinq contacts de la troisième couronné et d’un segment de valeur correspondante découpé dan* la sixième couronne et relié au massif du relais.
- Les sept fils du traducteur : cinq pour les électro-a1' guilleurs, un pour le courant de frein et un pour la prise de terre, sont amenés à la base d’un commutateur multiple à dix broches (fig. 115) ; en outre, ies plots des piles
- avertisseur \
- d'appel
- cont&cts
- O Ûf
- (O o O
- travail et de repos du manipulateur ainsi que le pi0* ^ cadence, sont rattachés également à la base.
- Dans la position de transmission (Tron) les électro-0* guilleurs sont mis en relation avec les contacts de ln t^01 sième couronne affectés au contrôle : 6, 7, 8, 9, 10, le cas du triple ; les piles positive et négative commuai avec le manipulateur, et l’électro-aimant de cadence et1 'décrochage reçoit le courant qui >hii est destiné.
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- DISPOSITIFS SPÉCIAUX
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- Lans la position de réception (Ron), les électro-aiguilleurs SOl*t reliés aux contacts 6, 7, 8, 9, 10 de la première cou-p0liIle ; les prises de pile du manipulateur et le circuit de ^ectro-aimant de cadence et de décrochage sont coupés. ^ ^utre part, les platines antérieure et postérieure du ma-Pélateur donnent l’entrée du relais (ER) aux courants Avenant de la ligne. Il est avantageux en effet de rattacher ^ssi la piatine antérieure à l’entrée du relais parce que, si touche se trouvait abaissée accidentellement et par l^e accrochée, le décrochage ne fonctionnant plus, le Clhuit du courant d’arrivée correspondant à cette touche
- gg x r
- Couverait interrompu. Avec la disposition adoptée, le J^unt de réception arrivant, comme nous l’avons dit 1^5 par un contact de la deuxième couronne et le ressort ctotact de la touche qui s’y trouve rattachée, atteindra le ais par l’une ou l’autre platiné selon la position de la
- Vhe.
- A la transmission, aussi bien qu’à la réception, le tra-
- cteur est Synchronisé par un courant de frein provenant s mêmes contacts de la troisième couronne, 11 et 12, aiis la circonstance.
- seul traducteur dessert alternativement deux sec*»
- ^Urs-— C’est le dispositif que nous avons envisagé lors e d’étude du diagramme d’une communication quadruple Jpe Paris-Amiens, page 156. Les deux secteurs accouplés le premier et le troisième et servent l’un nu contrôle et ^tre à la réception ; un commutateur multiple à sept °ches permet d’opérer les liaisons qui conviennent.
- Lés électro-aiguilleurs de l’unique traducteur sont rat-^hés en permanence à la base du commutateur et aux ^°ntocts du troisième secteur de la première couronne mg. H6).
- Lans la position de réception, le traducteur est actionné
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- ORGANES D*UNE INSTALLATION SIMPLE
- par les émissions des contacts écourtés du troisième secteur» la prise de courant de frein de ce secteur est rattachée au sixième plot de la rangée de réception du commutateur et le courant passe par la broche et le plot de base correS' pondant pour atteindre le traducteur.
- En cas de travail simultané, la transmission serait f^e par le manipulateur 1, mais sans contrôle.
- O opi
- P CR
- NJ5 frein du 1.
- o CB
- Fig. 116.
- Dans la position d’alternat, le traducteur est relié si' multanément avec les contacts de première couronne des secteurs 1 et 3. La transmission et la réception ne peuvent donc s’effectuer qu’à tour de rôle, sous peine de voir se produire un mélange des courants des deux secteurs eph* agissant tous sur les électro-aiguilleurs, détermineraient l’impression d’un assemblage incohérent de caractères* Cette particularité donne au poste pourvu du dispositif la faculté de s’apercevoir que le correspondant le coup6. C’est en effet le trouble du contrôle qui indique la coupur6 opérée par l’autre poste.
- Dans la position d’alternat, le traducteur doit être syn'
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- DISPOSITIFS SPÉCIAUX
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- ionisé tantôt par le courant de frein du premier secteur tantôt par celui du troisième, selon que le traducteur 8ept au contrôle ou à la réception, afin que la came-navette S0lt dans la position voulue pour ne pas entraver le déplaçaient des leviers aiguilleurs.
- ^a permutation des prises du courant de frein s’effectue, plus à l’aide du commutateur multiple à broches, mais j^1* la manœuvre du commutateur à manette du manipu-^teur. A cet effet, les plots 1 et 4 du manipulateur communiquent, dans la position d’alternat du commutateur proches, avec l’électro-frein du traducteur par l’intermé-laire de la sixième broche et du plot de base correspondant; aatre part, les plots 2 et 3 du manipulateur sont reliés ea permanence, le premier avec la prise de frein du secteur de ré°eption, secteur 3, et le second avec la prise de frein du Acteur de transmission, secteur 1.
- Si le service se fait à l’alternat, le commutateur mul-P*e est mis dans la position convenable et le commutateur du manipulateur est seul manœuvré à chaque Rangement de sens des transmissions. Ainsi, quand le
- aducteur sert au contrôle, la manette du manipulateur 6st . . A . .
- 1 placée dans la position de transmission ; la liaison
- jes plots 2 et 4 est rompue et celle des plots 1 et 3 établie ;
- contraire a lieu lorsque le traducteur est affecté à la
- ^coption.
- Deux secteurs desservis à la volonté par un ou deux traceurs. — Ce dispositif est du même genre que le précé-
- ^nt
- mais il est plus complet, car il laisse la possibilité
- travail simultané à la transmission et à la réception Us supprimer le contrôle.
- I table est pourvue de deux traducteurs, un manipu-j Ur et un commutateur multiple à dix broches. Les * positions de la manette de ce dernier instrument
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- ORGANES D'UNE INSTALLATION SIMPLE
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- donnent les liaisons nécessaires à l’alternat ou ‘celles <*u travail simultané, (fig. 117)-Dans la position d’alternat, le traducteur 1 est re^ directement aux contacts de première couronne du sec de transmission et, par l’intermédiaire des broches et
- popqu CanPt)
- trad /
- fo 3 4
- mampr
- £ de trQP
- <$) frein
- du sert
- Fig. 117,
- cinq premiers plots de la rangée de base du commutateur, aux contacts de première couronne du secteur de réception* Les prises de frein sont permutées par le commutateur du manipulateur. A cet effet, la prise du secteur de récep' tion est rattachée au plot 2 du manipulateur (et au plot ^ de la base du commutateur à broches) ; la prise du secteur (le transmission, au plot 3 du manipulateur (et au plot 6
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- DISPOSITIFS SPÉCIAUX
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- la première rangée du commutateur à broches) ; enfin 1 électro-frein est en communication permanente avec le Pl°t 6 de la rangée de base du même commutateur.
- Pendant la transmission, le commutateur du manipulateur établit la liaison des plots 1 et 3 de cet appareil ; le courant de frein du secteur de transmission arrive au plot 6 la première rangée du commutateur à broches, passe Par les plots 3 et 1 du manipulateur, revient au commu-tateur à broches, plot 6 de la deuxième rangée, et, par la Proche et le plot de base correspondants, atteint l’électro-^rein du traducteur 1.
- Si la manette du manipulateur est mise sur réception,
- ® est le courant de frein du secteur de réception qui arrive traducteur par les plots 2 et 4 du manipulateur et la Slxième broche du commutateur multiple.
- Quelle que soit la position de la manette du manipulateur pile de repos est toujours reliée à la réglette postérieure l’appareil : sur transmission, la prise positive se fait Pai“ le commutateur du manipulateur ; sur réception, la Onction a lieu par le plut 9 de la deuxième rangée du COlUmutateur multiple, la broche et le plot de base correspondants et enfin le plot du manipulateur qui, dans les lnstallations ordinaires, donne l’entrée du relais.
- Une telle disposition a pour but de maintenir l’envoi courants de repos sur le secteur de transmission pendant ^Ue la réception s’opère ; si elle n’existait pas, l’index relais du poste correspondant n’étant plus maintenu sur ïePos, lors du passage des balai-s sur le secteur, risquerait ^ tomber sur le butoir de travail et d’envoyer le courant ^°cal dans les électro-aiguilleurs du traducteur, ce qui ferait Cl>°ire à une coupure de la transmission.
- Uans la position de travail simultané, le commutateur ^ültip'iQ renvoie sur le traducteur 2 les émissions du secteur réception et le courant de frein de ce secteur par le
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- ORGANES D'iINE INSTALLATION S1MPL1
- broches 1, 2, 3, 4, 5 et 7, le traducteur 1 servant alors et» permanence pour le contrôle de la transmission s’effectuant par l’autre secteur. Mais ce dernier secteur pourrait être lui-même affecté aussi à la réception s’il en était besoin •' il suffirait de placer la manette du manipulateur sur « re* ception » et l’entrée du relais serait donnée aux courants provenant de la ligne, par les ressorts contacts et la platine postérieure, au moyen du neuvième plot de la base dn commutateur multiple et du plot correspondant de la prC* mière rangée auquel aboutit le fil du relais.
- Avertisseur d’appel. — Les schémas des dispositifs q®e nous venons d’examiner indiquent une disposition spéciale qui met le cinquième électro-aiguilleur du traducteur e® dérivation avec une sonnerie ; la sortie de celle-ci est naise à la terre lorsque le levier d’arrêt du socle-moteur est dans la position de fermeture. On peut ainsi, sans inconvénient» arrêter le traducteur dès qu’une interruption de travail se produit. Lorsque le correspondant désire appeler, d émet un courant de travail par la cinquième touche ; l0 cinquième électro-aiguilleur du traducteur et la sonnerie du poste appelé reçoivent le courant local du relais- ^e marteau de la sonnerie frappe le timbre, à'chaque révoln' tion des balais, pendant toute la durée de l’abaissement la cinquième touche du poste correspondant.
- La figure 118 montre une coupe schématique de Paver* tisseur. Cet instrument se compose essentiellement d’n® électro-aimant droit E dont le noyau est pourvu, à 1® partie inférieure, d’une culasse se recourbant verticalement et terminée par une charnière sur laquelle s’articule l’ar' mature. Le marteau, constitué par un disque de laiton ^ soudé à l’extrémité d’un ressort r, est fixé par l’armature même, du côté de la charnière, et possède un prolongement libre servant de ressort antagoniste de l’armature ; u®0
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- bi^POSITlFS SPÈCIAUX
- Vls V munie d’un contre-écrou permet de régler la tension
- du
- Assort.
- ^a distance de l’armature au noyau est déterminée à d’une autre vis V', également à contre-écrou, agissant
- Fig. us.
- Un lndex en laiton solidaire de l’armature. La résis-nce de l’enroulement de l’électro-aimant est de 40 ohms Uviron.
- ^es avertisseurs d’appel sont aussi utilisés comme aver-i Ssears de coupures dans les installations des postes éche-
- Véa.
- ^cgraphie Baudot.
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- DEUXIÈME PARTIE
- Réglages et Dérangements
- XII
- MANIPULATEUR
- Le réglage des touches et des ressorts-contacts est le ^ême dans les deux types de manipulateurs actuellement service.
- Touches. — Il est nécessaire que les touches soient très fifires sur leur axe commun et qu’elles ne coincent pas entre épaulements qui les séparent. Pour éviter le guindage, ^ ressort antagoniste de la touche doit être placé de telle s°rte que la boucle qui le termine à la partie supérieure v*enne se présenter au-dessus du logement de la vis de fixation lorsque celle-ci est enlevée ; si cette condition c’était pas réalisée, desserrer la vis inférieure, amener le Assort dans la position indiquée et resserrer la vis.
- S’assurer que la vis n’est pas trop longue et qu’elle ne Wse aucun jeu à la spire inférieure du ressort à boudin.
- La tension des ressorts antagonistes des touches peut ^tre modifiée ; on les tend en soulevant la spire supérieure, et on les affaiblit en les comprimant de façon à rapprocher Ws spires. Une tension trop faible a l’inconvénient de faire vibrer le ressort contact sur le butoir de repos.
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- REGLAGES ET DERANGEMENT^
- Le jeu des touches est limité, en haut et. en bas, par de$ réglettes de bois recouvertes de drap. Il est assez rare qu’on ait à le modifier, sauf dans les manipulateurs usagés. Ce jeu est normalement de 4 millimètres environ ; on peut l’augmenter en enlevant le drap ou, au contraire, le diminuer, en collant sur la touche du papier ou du carton suivant le cas. Il faut remarquer que cette modification, entraîne la révision du réglage des ressorts-contacts.
- Ressorts-contacts verticaux. — L’appui des ressorts sur
- leurs contacts, soit de travail, soit de repos, doit être tel que le ressort fléchisse légèrement.
- Cette condition est très importante, car elle assure un bon contact, le revêtement d’argent, du ressort frottant ainsi énergiquement sur le butoir.
- En principe, le mouvement de la touche est divisé en trois temps. Pendant le premier temps, le ressort ne doit pas quitter son contact de repos ; dans le second, le ressort quitte le contact et parcourt l’intervalle, enfin, dès le début du troisième temps, le ressort vient s’appuyer sur le contact de travail. Le réglage pratique s’effectue de la façon siii' vante : la réglette postérieure étant enlevée, vérifier si» lors de l’abaissement des touches, les ressorts viennent bien appuyer avec force sur le butoir de travail ; fausser lég®' rement les ressorts pour atteindre ce résultat, si c’est necessaire. Placer ensuite la réglette postérieure de façon à laisser aux ressorts un jeu maximum de 2 millimètres* Veiller à ce qu’ils ne touchent pas simultanément les deu* contacts, ce qui aurait pour résultat de mêler les deux pdeS de ligne. Ce défaut peut se produire par suite d’une flexicn
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- MANIPULATEUR
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- Exagérée du ressort sur un des contacts (fig. 119). S’assurer aussi que l’appui des ressorts a bien lieu sur les contacts de repos avec la même flexion que sur ceux de travail. Dans le cas contraire, enlever la réglette postérieure et fausser les lames de nouveau pour obtenir le résultat cherché.
- Les contacts doivent être entretenus dans un état de grande propreté ; en général, il suffit de les frotter avec un tout de papier bande bien propre et légèrement humide» serré entre le contact et le ressort. Mais il faut que la bande soit coupée nettement avec des ciseaux, ou avec un canif, afin d’éviter les ébarbures de papier qui, restant sur le contact, le rendraient défectueux. Dans le cas d’oxydation de ce dernier ou du revêtement du ressort, on doit recourir au papier émeri triple zéro et avoir soin de repasser au Papier ordinaire afin d’enlever toute trace d’émeri. Serrer fortement les vis des réglettes ; il ne faut pas perdre de vue, ea effet, que deux d’entre elles, celle de droite pour le repos et celle de gauche pour le travail, amènent les piles aux pcglettes.
- Cadence téléphonique. — Le bruit de la membrane est d’autant plus élevé que cette pièce est pincée plus étroitement sous le couvercle formant pavillon ; on pourra donc ta faire varier en serrant plus ou moins ce dernier.
- Il arrive que le fil amenant le courant se dénude et louche le tube qui est à la terre, ou bien des brins de fil, etant mal serrés sous la vis placée derrière la boîte contenant l’électro et la membrane, viennent au contact de la Monture; dans ces deux cas, le courant se dérive à la terre, la cadence ne fonctionne plus, mais le décrochage des touches s’opère normalement.
- Un autre défaut, assez fréquent, provient du mauvais -ontact entre la tête de la vis du bouchon d’ébonite, fer-
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- mant la partie inférieure du tube, et le ressort à boudin fixé à la plaque de contact ( fig. 10). Dans ce cas, le décrochage ne se fait plus et la cadence cesse de battre. suffit de retendre le ressort à boudin, ou même quelquefois simplement d’enfoncer le tube dans son support, pour rétablir le circuit.
- Accrochage. — Généralement, les aimants permanents sont trop forts et retiennent la plaquette de fer doux encastrée sous la touche, malgré le courant démagnétisant on doit alors introduire une ou plusieurs épaisseurs de papier entre les pôles de l’aimant et la plaquette. Il convient de remarquer qu’on diminue l’appui du ressort-contact vertical sur son butoir de travail en augmentant l’épaisseur du papier. On peut aussi agir sur les ressorts antagonistes des touches et leur donner plus ou moins d’énergie selon que l’accrochage est plus fort ou plus faible.
- La plaquette de fer doux doit être libre sur son axe et posséder une lamelle de clinquant soudée à la partie venant au contact des pôles de l’aimant permanent, lors de l’abaissement de la touche. L’absence de cette plaquette occasionnerait une rémanence nuisible au décrochage.
- RÉGLAGE DE L’ACCROCHAGE MÉCANIQUE
- Vérification préalable. — Avant tout réglage, il est indispensable qu’une vérification très soigneuse des différentes pièces de l’appareil soit effectuée.
- S’assurer d’abord que l’armature de cadence joue librement et qu’il n’y a aucun grippage de la charnière. Souvent par suite d’usure, la goupille de cette charnière prend du jeu et l’armature, qui peut alors se déplacer latéralement» •e coince par moment.
- L’axe commun des porte-cliquets doit être parfaitement
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- MANIPULATEUR
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- libre sur ses tourillons et son ressort antagoniste (r, fig.15) Modérément tendu.
- L’existence de ces conditions se vérifie en enlevant la péglette de bois fixée par deux vis, en avant des cliquets, en. appuyant sur la partie arrondie du levier-ressort en U façon à soulever son extrémité libre.
- Le soulèvement doit s’opérer sans grand effort et le levier s’abattre immédiatement dès qu’on cesse d’agir sur Sa- partie arrondie. Il y a défaut de mobilité de l’axe des Porte-cliquets, si le levier reste en l’air ou ne s’abaisse que difficilement.
- Une mauvaise tension du ressort antagoniste se révèle d’une autre façon :
- Si le ressort antagoniste est trop fort, l’attraction de Armature est précaire ; s’il est trop faible, c’est le rappel l’armature qui n’a pas lieu ou qui est irrégulier. Géné-Mlement le ressort antagoniste est trop faible; on le diminue d’une ou deux spires, selon la tension à lui donner. En cas d Urgence, en attendant une réparation définitive, on peut Mtroduire, entre la bobine de l’électro-aimant de cadence la branche verticale de l’armature, un petit morceau de carton mince, plié en deux, qui fait l’office de ressort antagoniste et facilite le rappel de l’armature.
- Il arrive que l’amortisseur de cadence s’aimante et se Porte au-devant de l’armature, au moment de l’attraction de celle-ci. La conséquence ^et accident est un affaiblissement du bruit, une diminution de la course de l’armature par suite, de la valeur du décrochage ; quelquefois même ^mature colle sur l’amortisseur. Le remède consiste à cbanger l’amortisseur ou à le bloquer purement et simplement en le calant, par exemple, au moyen d’un morceau de b°is tendre introduit entre la joue de la bobine et l’amor-
- Hsseur.
- Pour procéder au réglage, ouvrir le manipulateur en
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- enlevant les deux platines et la touche noire, desserrer à fond le bouton de réglage de l’amortisseur de cadence, pms la vis de la monture à mâchoire du bouton enclume et laisser battre la cadence, la vis de butée de son index étant également desserrée.
- 1° Réglage du bouton enclume. — Visser le bouton enclume dans sa monture à mâchoire jusqu’à ce que l’armature colle, puis dévisser progressivement jus-qu’au moment où elle retombera franchement dans sa position de repos, dès que le courant de cadence aura cessé ; resserrer alors la vis de la monture à mâchoire. Ce réglage étant obtenu, serrer le bouton de réglage de l'amortisseur de cadence, jusqu’à ce que le bruit de la cadence soit bien net.
- Remarque. — Il faut avoir soin de serrer à fond la vis de la mâchoire du bouton enclume. Cette vis, se trouvant très près de la platine postérieure du manipulateur, peut, si elle est desserrée, venir toucher la platine et mettre à la terre la pile de repos. Cet effet ne se produit qu’au moment ou bat la cadence, parce que le noyau de l’électro-aimant, qul est relié à la terre, est mis alors en relation avec l’enclume et la platine par l’intermédiaire de l’armature.
- 2° Réglage de la vis de butée du levier-ressort en U- ^
- L’armature de cadence étant maintenue dans sa position de repos, les cliquets devront mordre, par leur bec, d’un demi-millimètre, au maximum, sur les appendices d’accrochage des touches lorsque ces dernières seront abaissées-Agir sur la vis de butée du levier-ressort en U pour obtenu1 cette position.
- 3o Réglage de la vis de butée de l’index de l’armature-
- Régler la vis de butée de l’index de l’armature de telle
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- MANIPULATEUR
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- s°îte que, dans la position de repos, l’index de l’armature s°it à 1 millimètre environ du levier-ressort en U.
- Lorsque cette distance n’existe pas, une grande partie de a force d’attràction se trouve absorbée ; le décrochage est moins franc et le bruit de la cadence très atténué.
- Réglage de la vis du levier-ressort en U. — Ces trois Pondères conditions étant remplies, laisser battre l’ar-^ature, puis abaisser légèrement et en cadence les cinq f°uches à plusieurs reprises. Toutes les touches doivent se ^crocher simultanément dès que l’armature de cadence rappe sur le téton du piston amortisseur. Si le décrochage 116 s’effectue pas, ou s’il ne s’effectue que partiellemenl ; serrer la vis du levier-ressort en U, par petites portions, Jusqu’à ce que le décrochage se fasse régulièrement. Cette ^Ooeuvre de la vis du levier-ressort en U diminue légère trient la valeur de l’accrochage et augmente, au contraire, a distance de projection en arrière des cliquets, lorsque k levier-ressort en U est soulevé par l’index de l’armature cadence.
- Si les touches n’accrochaient pas, il faudrait desserrer * vis du levier-ressort en U.
- Quelquefois certaines touches s’accrochent trop, alors que ^ mitres ne s’accrochent pas du tout. Cela provient de ce ^ l’axe porte-cliquets n’est pas parallèle à l’axe de pivote des touches, par suite d’un retrait de la paroi de bois fêtant les tourillons. Dans ce cas, il y a lieu de fausser L'es légèrement, et dans le sens voulu, la branche inférieure cliquet d’accrochage intéressé ; ladite branche inférieure pas trempée à cet effet.
- Vérifier également si le ressort de chaque cliquet exerce eu une légère pression sur la partie supérieure du cliquet. ( Huiler légèrement la partie extérieure de la tige du piston, de pivotage de l’armature de cadence, les tourillons
- bi
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- RÉGLAGES ET DÉRANGEMENTS
- de l’axe porte-cliquets, l’axe particulier de pivotage chacun des cliquets et leur bec d accrochage.
- Les différents réglages étant solidaires les uns des autres il importe de les effectuer dans l’ordre que nous avo»s indiqué.
- Choix du contact de cadence. — Avec le manipulâtes1* à cadence téléphonique, la cadence est donnée par le contact où se trouve le balai de la troisième couronne, quand celai de la deuxième va entrer sur le secteur de transmission-
- Ainsi, le secteur de* transmission d’un double se com posant, au poste corrigé, des contacts 6, 7, 8, 9 et lA cadence sera prise sur le contact 5 de la troisième couronne*
- Lorsqu’on utilise le manipulateur à accrochage meca' nique, il faut que le contact de cadence précède de deU* contacts, au moins, le secteur de transmission. DaI16 l’exemple précédent, la prise aurait lieu sur le contact 4*
- Les contacts des installations triple ou quadruple étant plus petits que ceux de l’installation double, la cadence est prise, pour le triple, trois contacts avant le secteur de tranS' mission, et pour le quadruple, la distance est portée à cin4 contacts.
- Cette disposition a pour but de laisser tout le temps nécessaire pour que la libération des appendices des toucheS abaissées puisse se faire avant l’envoi d’une nouvelle com binaison. Ce temps dépend,*évidemment, de la résistant plus ou moins grande, que le ressort à boudin de l’a*e porte-cliquets offre à- l’effort de l’index de cadence et la liberté dont jouit cet axe.
- RELAIS
- La mise en état de bon fonctionnement du relais c°m' prend deux réglages principaux :
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- RELAIS
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- Le premier s’appelle réglage de construction et ne s’opère lors de la mise en service de l’appareil, ou au cours ^ Une vérification générale, en cas de difficultés persistantes.
- Le second, qui a pour but de placer les boutons de contact
- *Ws une position telle que l’index reste invariablement le butoir où le dernier courant circulant dans les bo-lïles l’a. fait tomber, est nommé réglage à V indifférence.
- Le dernier est souvent modifié pour assurer l’enregis-^eïïient de toutes les émissions reçues, quelle que soit leur parité, dans le cas où la ligne subirait des influences pro-°ngées et de même sens, ou serait affectée de pertes en ï*°sitif ou en négatif.
- RÉGLAGE DE CONSTRUCTION
- fl consiste à vérifier si les pièces sont dans des conditions ^mettant au relais d’agir rapidement et sûrement. Les conditions exigent :
- 1° Que la suspension de l’axe portant l’armature soit l^faite au point de vue de la mobilité ;
- 2° Que l’utilisation du flux développé dans les noyaux le passage du courant dans les bobines soit aussi com-
- Plète qUe possible ; il faut, pour cela, que
- es Hoyaux et l’armature soit très réduite 8oit
- qii./Iagciio ri ûo nmronv *
- la distance entre et que l’armature
- . 3° Que la prise de courant de l’index sur les butoirs soit assurée.
- I- Suspension de l’axe. — Pour que les déplacements 6 l’armature soient faciles, il faut que l’écartement des Pentes-pivots soit tel que, l’une des pointes étant au fond cône de la chape-point, l’autre soit vers le milieu de * chape-ligne. En effet, si cette dernière pointe venait appuyer contre une des extrémités de la chape-ligne, il y
- exactement au-dessus des noyaux ;
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- aurait un frottement entre la partie verticale de l’échancrur® et le côté de la pointe, ce qui déterminerait une gêne dao® le mouvement de bascule de l’axe (fig. 120) ; il pourra même arriver que la pointe-pivot se plaçât sur le côté du cône au lieu d’être au sommet. P°ur
- __~ remédier à ce défaut il suffit, ap1
- avoir légèrement desserré les écrou® maintenant ensemble les platineS et les plaques polaires contre leS aimants permanents, de déplacer’ Fig 120. dans le sens voulu, les plaques P°
- laires et, par suite, les pointes-piv°tS qui les traversent. On peut reconnaître facilement un acar tement défectueux des pointes-pivots en soulevant lég^e ment l’axe du côté du levier de réglage (c’est aussi
- [&
- celeJ
- de la chape-point) et en vérifiant si l’axe peut se déplacef longitudinalement en avant et en arrière.
- L’impossibilité d’opérer cette manœuvre, dans un seaS ou dans l’autre, indiquerait que la pointe porte sur une des extrémités de l’arête de la chape.
- Les déplacements de l’armature peuvent être aussi entravés par le frottement de l’axe sur les plaques polaires, soit par suite d’un manque de parallélisme entre les deux pièces (fig. 121), soit parce que les pointes-pivots ne font P suffisamment saillie.
- Dans le premier cas, il faut desserrer les écrous de fixâ^0^
- et replacer la plaque dans la position normale ; dans
- ;uiu
- le
- de
- second, la vis-pivot devra être vissée d’une quantité 31 santé, dans la plaque polaire, pour qu’il n’y ait pluS frottement. Ne pas oublier que la vis portant la Poin^ pivot est calée elle-même par une autre petite vis pla
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- ïlKLAiS
- 2S3
- ^pendiculavrement (fig. 17) et ou’il faut la desserrer, au Valable, et la resserrer ensuite, dès que la position de la l^inte-pivot est correcte. La pointe-pivot du côté de la j^ape-point n’est accessible, lorsqu’on ne dispose que d’un arnevis droit, qu’après le démontage du levier de réglage, ast vrai qu’on peut quelquefois la manœuvrer latérale-^eat, au moyen d’une lame d’acier introduite dans la rainure e la tête de vis, quand celle-ci est tournée d’une façon Arable.
- ^a distance entre l’axe et les plaques polaires doit êtro e l’épaisseur d’une formule de télégramme. Pour s’assurer la distance existe bien sur toute
- ^ longueur de la plaque polaire, il est — ------^
- ^essaire de prendre le relais à la main ^
- le placer à contre-jour ; on doit Fig 122.
- ^Percevoir une raie lumineuse entre a3ce et les plaques. Une distance trop grande entre les (,eux pièces a l’inconvénient de diminuer l’aimantation de j.^mature, puisqu’il y a une dispersion plus grande des de force des aimants permanents ; il faut, par suite ^ courant plus intense pour faire basculer l’armature ;
- sensibilité du système s’en trouve diminuée d’autant, j, revanche, la mobilité devient plus grande, puisque ^traction de l’axe par les aimants permanents est un ^ moins forte.
- L est bon de s’assurer que les pointes sont elle g-^énaes bien vissées à bloc dans les vis qui les suppor-On perdrait, dans le cas contraire, une partie du placement de l’armature et le fonctionnement serait b°îteux.
- Ln défaut analogue à celui d’un mauvais écartement
- des
- pointes-pivots peut provenir de ce que la chape-ligne
- ~ ---r -----— r •--------- - - — — -----1 cj—
- a pas son arête parallèle à l’axe (fig. 122). Celui-ci se °üve alors dans les mêmes conditions que s’il possédait
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- REGLAGES BT DERANGEMENTS
- deux chapes-points, et les pointes-pivots risquent de portef sur les côtés des chapes.
- Pour placer convenablement la chape-ligne, on desserre l’écrou (fig. 121) qui la fixe, on la maintient avec un t°urt nevis dans la position voulue, puis on resserre fortem l’écrou.
- eut
- fa
- II. Utilisation du flux développé par le courant. 1
- dispersion du flux dans l’air est d’autant moins grande que la distance entre l’armature et les noyaux est plus faible » l’attraction de l’armature devient alors plus énergie®' Nous savons d’ailleurs que, d’après la loi de Coulorï1^
- la force attractive ou répulsive est en raison inverse
- 1 .
- carré de la distance qui sépare les masses magnétique» présence (pr. n° 20). Mais il faut considérer que plus 011 rapproche l’armature des noyaux, plus grande est l’indu0 tion produite dans les spires par les déplacements de 1 ar mature polarisée. Or, comme il a déjà été dit, cette acti°n nuit à la rapidité du fonctionnement' du relais en mentant l’effet de la self-induction de l’appareil ; il imp°rt,e donc de ne pas diminuer exagérément la distance, P°ur maintenir l’induction dans les limites convenables. ^ obtient un excellent résultat en laissant, entre l’armai'111'6
- 7 llô
- et les noyaux, une distance égale à l’épaisseur d’une form de télégramme pliée en quatre.
- Voici comment on procède. On commence par feloqu^j l’index entre les deux boutons de contact, de façon Qür soit bien vertical, puis on place la feuille de papier plie0 en quatre entre l’armature et les noyaux et l’on fait mou^ les bobines en vissant les vis à tête carrée, qui traverse le retour d’équerre de chaque culasse, jusqu’à ce que feuille puisse glisser sans grand effort sous l’armature-Bien entendu, si la feuille pliée en quatre ne pouY passer entre l’armature et les noyaux, c’est que les bobi^
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- HELAIS
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- iraient trop hautes, et il conviendrait, alors, de les abaisser
- dévissant les vis à carré.
- D’autre part, il faut, pour éviter la déperdition des lignes de force, que l’armature couvre bien les noyaux de l’électro-eimant.
- Les bobines montées sur le socle ne peuvent subir de déplacement dans le sens horizontal ; cependant leur position, par rapport à l’armature, n’est pas immuable car, cette dernière, avec 868 pointes-pivots, est Portée par les aimants Permanents, grâce à 1 intermédiaire des places polaires, et que les ^niants permanents, enx-mêmes, peuvent 8e déplacer par rapport socle. Nous avons déjà vu, en effet, qu’ils 7 s°nt fixés par un noulon qui les traverse * in partie inférieure Pnr des ouvertures nssez larges, de façon à permettre un déplacement dans Uli sens quelconque. Dans ces conditions, pour amener Armature au-dessous des noyaux (fig. 123), il suffira de desserrer l’écrou du boulon et de déplacer les aimants per-^nnents dans le sens voulu.
- H est bon de s’assurer, lorsqu’un relais est mis en service P°Ur la première fois, que l’axe est bien coupé, par une Partie de laiton empêchant le flux magnétique de se fermer SUr lui-même, ce qui aurait pour résultat de ne laisser ap-Pnraître aucune polarité aux extrémités de l’armature. Lelle-ci se comporterait comme si elle n’était pas aimanLêe
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- hEGLAGES feT DERANGEMENT*
- et ne basculerait plus sous l’action du flux développé dans les noyaux par le passage du courant, puisqu’elle serait attirée simultanément par ses deux extrémités.
- Remarquer que la partie diamagnétique est placée du côté du levier de réglage. Si on retournait l’axe bout pour bout, le fonctionnement du relais serait lui-même inversé et le butoir de travail deviendrait le butoir de repos et vice versa.
- III. Prise de courant. — Pour que le contact entre l’index et le bouton soit aussi peu résistant que possible, ü importe d’abord que les surface s’appliquent exactement l’une sur l’autre. Ainsi, il est évi-y dent que la position donnée par la figure 124 1 est mauvaise, puisque le courant ne peut pas-
- I ser du contact à l’index que par une surface
- très réduite et, par conséquent, plus résistante Fig. 124. que la surface entière. Pour donner la position convenable, il est nécessaire de desserrer les écrous fixant les platines aux aimants permanents et de déplacer les platines de manière à amener les boutons de contact à coïncider parfaitement avec le cylindre d’argent de l’index. Cette manœuvre est réalisable parce que les trous par lesquels les boulons passent à travers la platine sont plus larges que leur tige. Afin de ne pas modifier la position des plaques polaires, il est prudent de ne desserrer que très légèrement les écrous et de déplacer les pièces par petits coups frappés avec le manche du tournevis.
- En résumé les principaux points au réglage de conS' truction sont au nombre de six :
- Ecartement des points-pivots ;
- Distance entre l’axe do l’armature et les plaques polaires} Orientation de la chape-ligne ;
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- RELAIS
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- r
- distance entre l’armature et les noyaux ; Placement de l’armature au-dessus des noyaux ; Position des butoirs par rapport à l’index.
- Réglage a l’indifférence et réglage pratique
- Pour obtenir que l’index reste sur le butoir où il a été Pr°jeté, c’èst-à-dire pour qu’il s’y trouve en équilibre stable, ^ faut que le butoir soit assez éloigné de la verticale passant Par le milieu de l’axe de pivotage de l’index, afin que la Partie médiane du cylindre d’argent, >
- ^ai termine celui-ci, soit hors de la ver-hcale et du côté du butoir considéré 125). *
- D’autre part, pour que l’index tombe ^Vec la même facilité sur un butoir ou 8ar l’autre, il est indispensable que Ceux-ci soient également éloignés de la Verticale passant par le centre de l’axe,
- 611 admettant, toutefois, que les courts de la ligne aient la même inten-8lH quelle que soit leur polarité. On pourra donc favo-flSer à volonté la chute, sur tel ou tel butoir, à condition jf éloigner celui-ci de la verticale et d’en rapprocher
- autre.
- P semble qu’on pourrait faire passer dans les bobines ü relais un courant positif, par exemple, et régler le butoir Sür lequel tombe l’index de façon que ce dernier y reste après la cessation du courant, puis un courant négatif de
- Fig. 125.
- aiêrui
- ^ani
- 8uèri
- e intensité que le précédent et procéder de la même ère pour l’autre butoir ; mais cette méthode ne serait
- e pratique et on a recours à un autre moyen.
- ^ l’on enlève un bouton de contact et que l’on abaisse
- télégraphie Baudot.
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- REGLAGES ET DERANGEMENTS
- l’armature de ce côté, elle viendra buter sur le noyau correspondant, puisque son déplacement ne sera plus arrêté par la rencontre de l’index et du bouton de contact, et, comme elle est aimantée, elle communiquera, au noyau de fer doux de l’électro, une aimantation passagère, mais qui persiste néamnoins quelques instants après la séparation des pièces; c’est ce qu’on appelle un magnétisme rémanent. On se sert de ce dernier, à la place d’un courant, pour provoquer la chute de l’index. On règle alors de la façon suivante.
- Les communications du relais étant supprimées afin qu’aucun courant n’y puisse circuler, on enlève le bouton de contact de droite, par exemple, et on amène l’armature sur le noyau du même côté de manière à aimanter ce dernier. Puis, on desserre l’étrier du manchon de réglage du côté gauche ; on ramène alors l’armature sur le noyau de ce côté ; si elle n’y reste pas, c’est que son équilihre est instable et que la rémanence magnétique du noyau de droite suffit à la faire retomber. On desserre alors le manchou de réglage de gauche avec son bouton de contact et l’00 recommence à faire basculer l’armature sur le noyau d® droite d’abord, puis à la ramener sur le noyau opposé. Cette manœuvre est répétée jusqu’à ce que l’armature ne re' tombe plus sous l’action du magnétisme rémanent, iualS que sa position soit si instable qu’un léger choc sur leS platines suffise à la faire retomber encore.
- A chaque essai de chute, il faut avoir soin de déterminé la rémanence dans le noyau de droite. L’étrier de gauche sera alors bloqué afin de maintenir le manchon dans la position trouvée par le réglage. Ceci fait, le bouton de contact de gauche est enlevé à son tour et l’on replace celui de droite dans son manchon en veillant à ce qu’il J soit bien serré à fond. Puis, l’étrier de droite étant desserre» on procédera au réglage du manchon du même côté comà^ il a été indiqué pour celui de gauche,
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- 11 peut arriver que l’armature ne retombe pas lorsqu’on ramène sur le butoir à régler ; il faut alors visser le Huchon de réglage avec son boulon jusqu’à ce que l’arma-ture retombe sur le noyau, siège de la rémanence ; on se tr°uve alors dans les conditions envisagées précédemment el le réglage se poursuit de la même façon.
- Toutes ces manœuvres doivent être faites minutieu-Sement, en ayant soin de ne tourner les manchons de réglage ^Ue d’une fraction de tour, chaque fois, pour trouver le P°int exact où la chute de l’index ne se produit plus ; 8 assurer que le bouton de contact est bien vissé à fond ^ans son manchon, l’absence de cette précaution étant de Nature à fausser le réglage.
- Lorsque l’opération est bien conduite, il ne doit rester ^a’un jeu extrêmement petit entre l’index et ses butoirs, Tiques centièmes de millimètre au plus.
- Si, à la suite du réglage, l’index se trouve bloqué entre 8es butoirs, c’est que l’on n’a pas procédé avec assez de S0la ou que le réglage de construction laisse à désirer. Les ^°bines peuvent être trop éloignées de l’armature, ou, eHcore, l’axe n’être pas libre dans ses déplacements et Natter contre les plaques polaires ; un affaiblissement des *lrùants permanents peut donner lieu au même défaut.
- ®8t bon aussi, au moment où l’on resserre les vis des etriers, de maintenir étroitement ces derniers, car il arrive ^üe le manchon se déplace sous la pression qui en résulte. Le réglage à l’indifférence n’est souvent que la préface réglage pratique ; il ne peut suffire, en effet, que dans 6 cas, rarement réalisé, où les émissions de la ligne par-Vleùnent avec la même intensité. En général, il n’en est ainsi, l’une des polarités du courant est moins affaiblie T16 l’autre, et il convient de modifier le réglage pour assurer Registre ment des émissions les plus faibles ; c’est ce ^’on appelle favoriser le travail, ou le repos, suivant le ças.
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- RÉGLAGES ET DÉRANGEMENTS
- Nous avons vu plus haut en quoi consistait cette ma* nœuvre.
- Pour opérer à coup sûr, on prie le correspondant d? faire des T et l’on observe la bande du traducteur.
- Supposons, par exemple, que le traducteur enregistré les caractères t, S, Y, U, A parmi les T (fig. 126), nous en conclurons que les courants de travail manquent et nous devrons favoriser le relais sur travail en desserrant, d’une très petite quantité, le butoir de travail et en resserrant
- ÎTUmTTATT TVTTÛPTTVTT
- Fig 126. Fig. 12 7.
- d’autant le butoir de repos. Si, au contraire, la bande du traducteur a l’aspect de la figure 127, cela indique une de' faillance des émissions de repos ; on dit alors qu’il y a des débordements. Pour obvier au défaut, on doit favoriser Ie relais sur repos en desserrant légèrement le butoir de rep°3 .et en agissant en sens inverse, et de la même quantité, sur celui de travail. Bien entendu, on répète la même opération jusqu’à disparition complète des défectuosités. Mais quel*
- TVtTTQVUTYT
- Fig. 128.
- quefois on n’arrive pas à éliminer les débordements, bieI1 que l’on ait favorisé le repos du relais à un tel point que Ie traducteur enregistre même des défaillances des courant3 de travail (fig. 128). Dans ce cas, il y a manque de couraU de repos ou faiblesse de toutes les émissions, ce qui indique soit de fortes pertes ou des résistances anormales en
- soit une insuffisance de voltage des piles du correspondant Mais on ne peut affirmer ceci que lorsqu’on s’est assu au préalable, que le défaut ne provient pas d’une mauvais® communication dans l’installation même, par exempt’
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- RELAIS
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- j) • • • •
- u UI* appui insuffisant des balais des cinquième et deuxième c°uronnes.
- Lorsque le défaut est imputable au conducteur, il est fcon de revoir soigneusement le réglage du relais de façon ^ lai donner son maximum de sensibilité. On parvient ainsi Quelquefois à tirer parti d’un fil qu’un autre dirigeur moins ^droit, ou moins expérimenté, abandonnerait en le déclarant praticable.
- ^ Une autre méthode consiste à écouter le bruit que produit Uidex lorsqu’il s’abat sur ses butoirs. On demande alors
- 8iii a
- u correspondant non plus des T, mais des roulements, c’est-^'Uire des courants alternés sur tous les secteurs.
- Le procédé est surtout appliqué sur les conducteurs, s°uterrains ou aériens, affectés exclusivement à la transition dans un seul sens. Ainsi, par exemple, sur un triple, js roulements consistent à faire des G sur le premier et troisième secteurs, et des T sur le deuxième ; les courants ^recteurs de travail et de repos suivant immédiatement troisième secteur, on reçoit, au poste correspondant, alternances qui, reçues dans un relais, font entendre un pleinent caractéristique. On l’écoute au moyen d’un Urne vis dont la’pointe est appliquée sur un des étriers relais, et dont le manche est introduit dans le pavillon j6 1 °reille. Avec un peu d’habitude, on distingue très bien défauts de rythme produits par un manque de courant travail, de ceux qui sont occasionnés par une défaillance ^ 8 courants de repos et qui déterminent des « collages » 6 1 urmature. Un Morse relié au massif du relais imprime, ^ l’action des roulements, des séries successives de
- points chacune.
- de
- Près
- ^bretien. — A l’exception du nettoyage des contacts lr*dex et de ses butoirs, l’entretien du relais est à peu
- oui. Il faut surtout éviter les poussières qui encras-
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- 2ë2 REGLAGES ET DERANGEMENTS
- seraient les contacts on bien qni, par lenr accumulât10®’ pourraient occasionner une gêne de l’axe de l’armature*
- Des particules métalliques placées entre l’axe et leS plaques polaires pourraient également, en provoquant ®® défaut de mobilité de l’armature, donner lieu à des collageS' On évitera facilement ces inconvénients en prenant soi® de placer sur le relais son couvercle-abri et en épousseta®* de temps en temps, à l’aide d’un pinceau bien sec, Ie* différentes parties de l’appareil.
- Le nettoyage des contacts s’effectue en introduisa® une feuille de papier pliée en deux entre le bouton, pr^al®'
- Fig. 130
- Fig. 129.
- blcment desserré, et l’index, et en exerçant une fricti°® sur les faces des deux pièces pendant qu’on mainte légèrement l’index contre la feuille en appuyant s®* l’armature.
- la
- Lorsque les contacts sont oxydés, il faut rempla°er papier ordinaire par du papier émeri triple zéro, °u papier au colcotbar ; on prendra les mêmes précauti°®s que pour les ressorts-contacts verticaux du manipulate®r’ c’est-à-dire qu’après avoir enlevé avec du papier ordi®air^ les particules d’émeri ou d’oxyde ferrique qui pourrai0 rester sur les contacts, on veillera à ce qu’aucune efïil00*1®^ n’y demeure adhérente.
- Ce nettoyage s’opère commodément et dans d’excelle®
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- SOCLE-MOTEtR A POIDS
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- éditions au moyen d’un bloc de bronze creusé de deux fr°us et de deux rainures, l’une médiane, l’autre latérale. Pour nettoyer les contacts, on couche l’axe dans la rainure latérale, l’index occupe alors une rainure médiane et pré-Seate un de ses contacts de façon qu’il affleure la surface supérieure du bloc. On polit le contact au moyen d’un cabron C (fig. 129) garni de papier à l’oxyde ferrique, en ayant soin d’appuyer légèrement avec un doigt sur l’ex-frémité supérieure de l’armature.
- Le polissage des butoirs s’opère en plaçant le bloc sur feuille de papier à l’oxyde de fer et en introduisant le k°uton à nettoyer dans l’un des trous du bloc. Il suffît de frotter, avec une règle de bois ou avec un cabron, sur l’arête bouton moleté pour que le contact tourne sur le papier il se polit régulièrement (fig. 130).
- Il faudra prendre soin, lorsqu’on se servira du bloc, de ne Pas changer de côté les boutons de contact sous peine de édifier le réglage du relais, leur longueur ne pouvant être rigoureusement la même.
- SOCLE MOTEUR A POIDS
- Entretien. — Il n’y a pas de réglage du socle-moteur à Poids et l’entretien consiste à graisser souvent, une fois Par semaine environ, et par petites quantités, les chapeaux pivotage des différents axes.
- Pour que l’huile puisse s’écouler facilement dans les frffîes de graissage, on a soin d’y introduire d’abord une frge métallique mince et flexible qui empêche la formation bulles d’air. Ce système aencore l’avantage,sur le graissage ^ pinceau, d’éviter que les poils ne tombent dans les paliers et n’y produisent, par leur accumulation, une résistance Normale.
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- Il arrive souvent, lorsque l’on graisse à fond un socle ayant été longtemps négligé, que l’on constate une diminution de la puissance. Gela tient à ce que le cambouis se fluidifie sous l’action de Pbuile et pénètre dans le palier où sa pré' sence occasionne une résistance anormale. Pour obvier a cet inconvénient, il faut graisser de nouveau et faire tourner les rouages du socle à grande vitesse en enlevant le traducteur, ou la cage du distributeur, ainsi que le modérateur ou le régulateur, suivant le cas.
- En général, il est inutile et même nuisible pour les câbles de l’installation de graisser trop abondamment les app areils; outre l’encrassement et la saleté qui en résultent, les câbles qui passent sous les socles sont endommagés par l’action de l’huile qui dissout les isolants à la gutta-percha ou au caoutchouc.
- Les maillons de la chaîne sans fin devront être parfai* tement libres. Pour que la chaîne garde sa souplesse, il est bon de la graisser, de temps en temps, aveG une huile consistante.
- La poulie supportant la chape du poids devra y tourner facilement avec son axe. Quand cette pièce n’est pas munie de trous de graissage, il convient de faire couler un peU d’huile consistante sur le bord de la chape au-dessus de l’axe» l’huile glissant contre la paroi finit par atteindre l’axe et son point de pivotage. Le grippage de la poulie a pour conséquence une absorption de la force motrice qui rend pluS difficile le maintien de la vitesse, et qui oblige à augmenter le poids moteur par l’adjonction de plaques de plomb.
- Un socle bien graissé doit marcher convenablement avec deux plaques et la chape soit :
- 2 x 9 4- 25 = 43 kilos
- Toutes les fois qu’on sera amené à dépasser ce poids» il faudra se livrer à une vérification des paliers, de la chaîne
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- lOCLE-MOTEUR ELECTRIQUE
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- ^ de la poulie, graisser soigneusement et ne pas se contenter ^ ajouter des plaques pour obtenir la puissance voulue.
- En cas de grippage de l’axe de la poulie, on place une c^sse sous le poids et on fait tourner l’appareil jusqu’à ce ^Ue5 le poids portant sur la caisse, la chaîne se détende.
- 11 °basse alors, à coups de marteau, l’axe de la chape après ^°ir dévissé la vis qui le fixe à la poulie ; la tête de cette Vls affleure au fond de la gorge de la poulie.
- L’axe est changé si les stries du grippage sont trop fortes ; tans tous les cas, on graisse convenablement l’axe et les °Us de la chape dans lesquels il pivote.
- Les axes tournant à la plus grande vitesse sont ceux qui ^essitent un graissage plus fréquent. Ainsi, dans un s°cle moteur de traducteur, on devra huiler souvent les Paliers du sixième axe ; dans le socle du distributeur, il ^dra prendre le même soin pour le palier d’arrière du ^nie axe ; celui de l’avant où s’exerce la friction de l’axe, s°Us l’effort de la force centrifuge, est graissé d’une façon Perüianente par un siphon plongeant, d’une part, dans une Petite fiole d’huile et aboutissant, d’autre part, dans le 011 de graissage du palier. Une petite ouverture a été ^e^agée au sommet du siphon pour limiter l’écoulement e 1 huile. Il faut proscrire les siphons à fort débit, comme, r exemple, ceux qui sont formés par un tampon encreur p en deux : la surabondance d’huile, comme nous j^v°ns dit, salit la table, encrasse les pièces et endommage c°mmunications.
- SOCLE MOTEUR ÉLECTRIQUE
- Mise au point et dérangements. — Comme dans le socle* T^eur à poids, tous les paliers ou points de pivotage °ivent être modérément htiilés.
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- $66 hEGLAGÉS ÈT bERANGEMÈNTâ
- La pression des balais sur le collecteur sera réglée d® manière qu’elle soit juste suffisante pour assurer un b0** contact électrique, sans exercer, sur les coquilles, un capable de ralentir notablement le mouvement de rotation-
- La longueur des balais sera telle que leur extrémlte seule porte sur les coquilles ; d’autre part, lesdites extre* mités devront se trouver sur un même diamètre (fig.
- Les étincelles entre les balais et le collecteur sont souvent provoquées par l’inégalité des coquilles ou leur rugosité. Il donc s’assurer qu’elles sont toute8 bien calibrées, et que leur surface est lisse et dépourvue de stries.
- Outre ces causes, il se pr°
- duit
- encore des étincelles si le cala£e des balais est mal réglé. On sa^ que le calage a pour but de ten^ compte de l’action perturbatrice du champ de l’indn (déterminé par le passage du courant d’alimentation) sUf le champ des inducteurs, action qui a pour conséquent le déplacement de la ligne neutre en sens inverse du m°u vement de rotation de l’induit.
- Dans le moteur que nous avons décrit (page 85), ^eS balais sont fixes, et c’est le collecteur que l’on décale Par rapport aux enroulements de l’induit. Pour cela, on deS serre, légèrement l’écrou de bout d’axe qui bloque les c° quilles contre les plaquettes de jonction et, sans déplaC^r ces dernières, on agit sur les coquilles dans le sens von pour que les étincelles disparaissent.
- Un court-circuit, ou un isolement dans les enroulemen de l’induit, ou la faiblesse des aimants inducteurs peuve aussi déterminer des étincelles. Les courts-circuits isolements seront recherchés en mesurant la résistant de chaque circuit dont on aura dessoudé, au préalable,
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- àÉGULÀTËÜIt
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- eux extrémités aboutissant aux plaquettes de jonction. Vuant aux inducteurs, lorsqu’ils sont neufs et possèdent, conséquent, leur maximum d’aimantation, on les munit Une plaque de fen doux qui affaiblit leur champ extérieur 011 pourra donc supprimer cette plaque quand il sera de-VeUu nécessaire d’utiliser la totalité du flux.
- ^ l’induit ne tourne pas à la vitesse normale, il peut y ^oir grippage des points de pivotage, appui exagéré des s, ou friction de ceux-ci contre les plaquettes ou contre
- balai la
- rondelle d’ébonite intercalée entre les coquilles et l’écrou e bout d’axe ; l’encrassement du collecteur et le frottement e l’induit sur les plaques polaires sont encore des causes e ralentissement.
- Un court-circuit dans les enroulements de l’induit peut ^üssi déterminer réchauffement de la bobine.
- RÉGULATEUR
- établissement du synchronisme entre deux distributeurs.
- "P Cette opération a pour but d’équilibrer les vitesses des eux distributeurs correspondants, de telle façon que Celui du poste corrigé tourne un peu plus vite que celui du P°ste correcteur. Bien entendu les régulateurs devront ^v°ir été réglés auparavant afin que leur vitesse de régime BOlt de 180 tours environ.
- Pour obtenir le résultat désiré, il faut d’abord avoir le ^°yen de vérifier le rapport des deux vitesses, c’est-à-lre de constater leur égalité, ou leur différence, et, dans Cette dernière hypothèse, établir quel est le poste qui P°ssède la vitesse la plus élevée. Nous allons indiquer par procédé on atteint le but proposé, et nous étudierons, ^suite, comment on peut faire varier la vitesse sans mo-**ler la tension des ressorts et la position de la potence du
- ^gulateur.
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- $68
- REGLAGES Kl’ DERANGEMËNfâ
- Comment on reconnaît l’écart des vitesses et le sens Afi cet écart. — Les deux distributeurs étant en marche, celui du poste correcteur envoie à chaque tour un courant de travail dans le relais du corrigé, et cet appareil réexpédie un courant local dans un contact quelconque de la première couronne suivant la position du balai.
- Supposons que ce dernier soit sur le premier contact du secteur de réception au moment où le relais enregistrera le courant de travail correcteur (fig. 132) ; l’armature de
- correcteur
- i’électro-aiguilleur n° 1 sera actionnée et le traducteur imprimera la lettre A ou le chiffre 1, et cela tant qu’il y aura simultanéité entre la réception du courant correcteur et le passage du balai sur le contact 1. Donc, si les vitesses des deux postes sont identiques, la même lettre sortira à tous les tours dans le traducteur.
- Envisageons maintenant le cas où la vitesse du corrigé est plus grande que celle du correcteur. Il est évident que si, à un moment donné, le balai de la première couronne se trouve sur le contact 1 du secteur de réception lors de l’arrivée du courant correcteur, il se retrouvera au tour suivant, par suite de l’avance prise, au delà de cette po* sition. En admettant que le corrigé gagne une longueur
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- RÉGULATEUR
- 269
- <P
- es*
- 1111 contact à chaque tour, si le balai de ce dernier poste
- sur le contact 1 au premier tour, il sera successivement Sur le 2 au deuxième, sur le 3 au troisième, etc. Les ar-^tures des électro-aiguilleurs seront attirées l’une après ^utre dans l’ordre de leurs numéros : i, 2, 3, 4, 5 et la ^ude du traducteur portera, dans ces conditions, les [ictères A, E, Y, puis le blanc des chiffres et le blanc des , res. Dans le cas d’une avance d’un tiers de contact à
- On
- laque tour, le balai du corrigé sera sur le premier tiers contact 1 au premier tour, sur le deuxième tiers au unième tour et sur le troisième tiers au troisième tour ; ^ quatrième tour, le balai sera arrivé sur le premier tiers ^ deuxième contact, la première armature cessera d’être Pilonnée et c’est la deuxième qui s’abaissera. Il en sera .de ^cine des autres armatures et la bande portera: AAAEEEY * > etc... Ainsi, grâce à l’action du courant correcteur suries j ectro-aiguilleurs du traducteur, nous pourrons non seu-^ent connaître le sens de l’écart des vitesses, mais eî*core, au moyen du nombre de lettres enregistrées, savoir approximative ment quelle portion de contact est gagnée chaque tour par le corrigé.
- ^iifin, il nous reste à examiner ce qui se passe si la
- Vltesse du corrigé est plus petite que celle du correcteur.
- supposant que le balai du premier poste soit sur le ®°Utact 5 du secteur de réception au moment de l’arrivée courant correcteur, le traducteur enregistrera la com-^ison blanc des lettres ; mais au tour suivant, le dis-1 tuteur du corrigé tournant moins vite que celui du c°^espondant, le balai de la première couronne n’aura encore atteint la position qu’il occupait précédemment le contact 5 lorsque le courant correcteur agira de ^0Uveau sur le relais.
- admettant que le retard ait la valeur d’un contact^
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- le balai sera sur le 4 au lieu d’être sur le 5. Le distributeur corrigé perdant ainsi une avance d’un contact à chaque tour, le balai de la première se trouvera successivement) au moment considéré, sur les contacts 3, 2, 1 ; le traducteur imprimera, par suite, les chiffres 3, 2, 1, après deu* espaces libres dus au blanc des lettres et à celui des chiffres.
- De ce qui précède, nous tirerons les conclusions su*' vantes :
- 1° Si le même signal est enregistré à tous les tours par le traducteur, les vitesses sont identiques ;
- 2° Si les caractères imprimés sous l’action du courant correcteur sont :
- .A A E E Y Y, blanc des chiffres, blanc des lettres, ^ vitesse du corrigé est supérieure à celle du correcteur.
- 3° Enfin si les armatures des électro-aiguilleurs sont actionnées en sens contraire de leur numérotation, c’est à-dire 5, 4, 3, 2, 1, ce qui se traduit sur la bande par : blanc des lettres, blanc des chiffres, 3, 2, 1, la vitesse au corritf est inférieure à celle du correcteur.
- 4° Au point de vue de la valeur de l’avance ou du retard les vitesses des postes correspondants seront d’autant plus voisines qu’un même électro-aiguilleur sera mis action un plus grand nombre de fois.
- En d’autres termes, dans l’enregistrement du passage de la correction dans les électro-aiguilleurs plus une même lettre, ou un même chiffre, sera répété de fois consécutif' plus les vitesses seront près d’être égales.
- 11 arrive que le courant envoyé par le relais tombe*®8^0 deux contacts de la première couronne et actionne simtd' tanément les deux électro-aiguilleurs correspondants sl leur sensibilité est assez grande. Dans ce cas, chaqu0 groupe de lettres est séparé du suivant par un caractère représentant la combinaison des deux touches voismeS?
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-
- REGULATEUR
- 271
- f*8ï>
- , exemple, entre les groupes A et E viendra s’intercaler a ^ttre Ë.
- |^ous savons déjà que le retard imprimé aux bras porte-^ ais par le fonctionnement du système correcteur dépend j,( n°nibre de dents de l’étoile de correction. Ainsi, avec e^oile à neuf dents, le décalage en retard est de 1 /144 de
- c°nférence, soit environ 1/11 de contact de « double ». Si
- tell
- Qous donnons au distributeur du corrigé une vitesse
- iwie qu’il gagne à chaque révolution un onzième de contact ^ °orrection devra fonctionner à tous les tours. Ce serait
- AA A A A A A A A A A AA É É.£ É É E E E £ E E £
- E I I I I IYYYYYYïïYYïBBBB
- I—
- L
- W Ml
- m lit ii>
- 5
- Fis 133.
- limite trop étroite et le moindre défaut suffirait à
- f^i
- Vit
- re perdre le synchronisme.
- équilibre ordinairement le régulateur pour que la ^ esse ne permette qu’un gain de 1/15 de contact environ, e ta sorte la correction n’a pas lieu à tous les tours.
- ^ ^°ur cet écart de vitesse, le passage de la correction , 118 les électro-aiguilleurs actionne une douzaine de fois ^ ^ême armature (fig. 133).
- j ^tais, même avec une pareille différence des vitesses ^ correction ne se fait pas régulièrement ; il faudrait aWd, pour cela, que l’écart des vitesses soit invariable, ^ n’est pas, sans quoi le système correcteur n’aurait s raison d’exister ; d’autre part, lorsque l’électro-recteur vient d’être traversé par un courant, il conserve tio rerïlarience ta rend pfus sensible et qui le fera fonc-hiier nu tour prochain pour une émission plus courte <piç
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-
- RÉGLAGES BT DÉRANGEMENTS
- 275
- la précédente. Il s’en suit que l’indice de correction bat pas d’une façon régulière. Ainsi, avec l’écart corres* pondant à la bande de la figure 133 on constatera tantôt un battement tous les deux tours, tantôt trois ou quatr® battements consécutifs suivis d’un repos pendant une o11 deux révolutions. Le décalage imprimé aux balais n’c®* d’ailleurs pas assez important pour que deux ou tr°lS corrections intempestives soient suffisantes pour amener une perturbation dans la réception. L’avance à donner atf corrigé varie suivant le nombre de dents de l’étoile de correction. Nous savons déjà que la valeur du retard llia' posé aux balais est d’autant plus petite que le nombre de dents de l’étoile est plus élevé. Par conséquent, on dort prendre une avance d’autant plus faible que les dents de l’étoile sont plus nombreuses.
- Ainsi pour un double possédant une étoile à 12 den^ qui provoque un décalage de 1 /192 de circonférence, sort 1/14 de contact de double, il suffira, pour être dans de bonnes conditions, que l’avance, à chaque révolution, sort au minimum de 1/14 de contact, c’est-à-dire qu’un mêflrt aiguilleur soit actionné par le passage d’un courant de correction au moins 14 fois au lieu de 11 dans le cas de l’étoile à 9 dents.
- Nota. —- Le passage du courant sur les secteurs de ré' ception se présente sous un aspect différent de l’exempt donné, quand le relais est favorisé sur travail. En effet, dan9
- la
- ce cas, l’index du relais retombe spontanément • sur butoir de travail dès que le relais n’est plus traversé paf un courant de repos, ce qui provoque une émission local® dans le traducteur. Les caractères imprimés par ce dermer sous l’influence du courant local, permettent de reco*1 naître la valeur et le sens des écarts de vitesse des deu* postes correspondants.
- $i le corrigé possède une vitesse supérieure à celle da
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- ItÊGULAYBÜi
- m
- directeur, les lettres imprimées par le traducteur, lorsqu’on eiI1pêche l’électro-correcteur de fonctionner, sont :
- AÉODP...........PNR l, blanc de? lettre»
- Ces lettres étant répétées un nombre de fois d’autant plus
- que les vitesses sont plus voisines.
- . Si, au contraire, on laisse l’électro-correcteur à lui-même, il 7 '
- Sera actionné,.comme les électro-aiguilleurs du traducteur,
- le courant du relais toutes les fois que l’index de ce
- ei*nier retombera sur travail ; la correction s’effectue
- ^0rs, à chaque tour, pendant tout le temps que le contact
- stiné à recevoir le courant correcteur de travail corres-
- ^0lld successivement aux secteurs de réception du poste
- lecteur.
- ^ar suite des décalages imposés par la mise en action du ®Mème correcteur, la vitesse du corrigé devient inférieure CeHe du correcteur, et les lettres, que nous avons données ^Us haut, s’impriment dans l’ordre inverse :
- blanc des lettres jj(( RNP..PDOÉA.
- il faut remarquer ici, que, plus le nombre des ca-7actères est grand, plus grande est Vavance gagnée à chaque llr par le corrigé sur le correcteur.
- Si le même signal sortait constamment, cela indiquerait l’avance prise par le corrigé est juste égale au retard terminé par le système correcteur.
- Ënfm, si le gain du corrigé à chaque tour dépassait la 6ur du décalage en retard, les caractères sortiraient
- ^ns l’ordre : AEODP .......... etc.
- peut se rendre compte comment défile successivement v^nt chaque contact du secteur de réception et de ^fection du corrigé l’espace correspondant au secteur de ^c®ption du correcteur, lorsque le synchronisme est dé»
- Télé,
- gracie Baudot,
- I»
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENT!
- Pour cela, on découpe dans le diagramme d’une cOïû* munication double, triple ou quadruple, d’une part, la couronne du correcteur avec les envois de courants et» d’autre part, la couronne du corrigé.
- Si l’on considère le cas de l’avance de ce dernier poste, la correction ne s’opérant pas, on déplacera progressa vement les émissions et la couronne du correcteur dans Ie sens du mouvement des balais, et l’on constatera que Ie courant du correcteur tombe d’accord sur le contact ! dü premier secteur de réception, puis sur le 2 ; mais le 1» se trouvant alors dans la zone où aucun courant de rep°s n’est envoyé par le correcteur, recevra le courant local du relais et la lettre Ë s’imprimera sur la bande, etc.
- Pour le retard du corrigé sur le correcteur ou, ce <ïul revient généralement au même, dans le cas où la correction se fait à tous les tours, on devra déplacer la couronne du correcteur en sens inverse du mouvement des balais.
- Lorsque l’écart des vitesses est normal et que la correction s’opère tous les tours, les lettres D, O, É, A s’imprirriei:lt chacune une dizaine de fois.
- Comment on modifie la vitesse. — De quelle façon rons-nous sur le régulateur pour lui donner la vitesse de sirée ? Nous ne pouvons opérer sur le rayon de giration puisque, par réglage, on a obtenu que la vitesse demeure invariable quelle que soit l’amplitude.
- D’autre part, on ne peut modifier la tension des ressorts ou la position de la potence sans dérégler le régulateur* Il ne reste donc que le mobile qui puisse varier.
- Quand on met en marche le régulateur, le mobile ne se dépiace que lorsque la force centrifuge atteint une valent suffisante pour vaincre la tension initiale des ressorts, ce moment, la vitesse a aussi une valeur quelconque, i*1^3 qui ne variera plus si le régulateur est bien réglé.
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- hKGi'um-Èt
- Si nous augmentons la masse du mobile, nous favorisons e développement de la force centrifuge, et, comme pour °btenir le démarrage il faut toujours le même effort parce (llle les ressorts opposent constamment la meme résistance lïlltiale, le décollage du mobile aura lieu pour une vitesse btas petite que la précédente.
- En d’autres termes, si nous appelons / la force contrite nécessaire au démarrage, nous aurons, d’après la °rniule bien connue :
- / = MRcos.
- Or R est invariable, puisque le mobile est appuyé contre ^ fourchette, et si on augmente M, la valeur de w devra ecroître pour que le produit des trois facteurs MRw2 ^ftle toujours /.
- Nous concluons donc que : La vitesse diminue quand la ^üsse augmente.
- Ear le même raisonnement, on établirait que : La vitesse ^grnente quand on diminue la masse du mobile.
- Etablissement du synchronisme.— A l’aide des données"
- nous venons d’acquérir, il nous sera très facile de
- joindre la vitesse nécessaire à l’établissement et au main-611 du synchronisme. C’est ce qu’on appelle « fixer la
- action ».
- Normalement le poste corrigé « prend » la vitesse du Recteur si celle-ci n’est pas exagérée, dans un sens ou l’autre.
- . ^n observe d’abord le passage de la correction dans les ^§nilleurs> Si aucun de ces derniers n’est actionné, on ^ssure en mettant le fil au Morse, que le correspondant ^urne » bien, c’est-à-dire qu’il envoie réellement les
- Cnn * A
- Sa Pail^s travail et de repos de correction. Le Morse registre alors des points régulièrement espacés, dont la
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- REGLAGES ET DERANGEMENTS
- cadence est très reconnaissable. Le point est ordinairement suivi d’un trait correspondant aux cinq émissions de repos du secteur de transmission du poste correcteur.
- Si, après cette constatation le courant correcteur n’agiS' sait pas sur les aiguilleurs de l’un ou l’autre secteur, en admettant que l’installation n’ait aucun dérangement, ^ faudrait en conclure que l’émission, renvoyée par le relais? tombe entre deux contacts de la première couronne et qne les vitesses sont semblables. Il est d’ailleurs facile de pr0'
- PASSAGE DE LA CORRECTION MANOEUVRE A EFFECTUÉ
- La correction passe dans le sens normal, mais trop rapidement. Ex : AAAAEEEEYYY. Alourdir le mobile en ajoutant des masses ou des vis.
- La correction passe à l’envers. Ex. : 333322221111. Alléger le mobile.
- La correction passe dans un sens ou dans l’autre, mais trop lentement : la même lettre sort plus de 20 fois. Alléger le mobile.
- La correction passe dans le sens normal et la même lettre simprime de 12 à 15 fois (fig 133). Les vitesses sont bien équil*^ brées, ne pas toucher » régulateur.
- duire une perturbation de vitesse qui fasse arriver l’ém*s sion sur un autre point, il n’est besoin que d’appuyer, ave° le doigt, sur l’axe du régulateur, de façon à faire baissé la vitesse.
- Quand les vitesses sont semblables ou simplement très voisines, la vitesse du corrigé étant supérieure ou inférieure à celle du correcteur, il faut enlever une ou plusieurs masse8 additionnelles et même retirer les vis qui les maintienne*^ le cas échéant.
- Au contraire, si la vitesse du corrigé est supérieure
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- RÉGULATEUR
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- celle du correcteur et que l’on ait moins de douze attractions
- U même armature, il faut ajouter au mobile une ou Plusieurs masses et même, si l’écart est tel qu’on n’obtienne ^Ue six ou sept attractions seulement, recourir à l’adjonc-tioii d’une vis supplémentaire. Avec un peu d’habitude, on ^rrive rapidement à équilibrer les vitesses, bien qu’on opère P^r tâtonnements, comme pour obtenir l’équilibre des Poteaux d’une balance.
- Les masses additionnelles réglementaires pèsent 0 gr. 45
- les vis 0 gr. 50.
- Lorsqu’on s’aperçoit que la vitesse est excessive et qu’on J16 Peut l’atteindre, il est bon de rentrer au Morse et d’aviser e correspondant qui vérifiera si son régulateur est bien en 0l>dre ; par exemple, si les ressorts sont accrochés dans la l'amure du croisillon de la potence : il suffit, en effet, que accrochage ait lieu hors de cette rainure pour que la vdesse s’accroisse de plusieurs tours à la minute. Ne pas Perdre de vue, d’ailleurs, qu’en dehors d’un défaut possible, 6 correcteur pourra modifier sa vitesse, dans le sens que 111 indiquera le corrigé, en opérant sur les masses de son régulateur.
- Le tableau ci-dessus résume les constatations qu’on peut aire et les manœuvres à effectuer.
- Lorsque l’écart des vitesses est normal, le courant cor-acteur, relayé par le relais, agit d’abord sur le premier Secteur, puis sur le deuxième, et vient se fixer enfin sur le c°ntact mobile.
- Quand l’incidence a lieu sur le premier secteur, on peut 6e dispenser d’attendre le passage sur le deuxième, en appuyant sur l’axe du régulateur jusqu’à ce qu’on ait amené ^Ue baisse de vitesse suffisamment prolongée pour que le courant correcteur vienne tomber sur le contact mobile.
- peut aussi maintenir l’indice de correction de façon à Pr°jeter la goupille à chaque tour, jusqu’au moment où les
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- corrections répétées auront produit le même résultat quô la manœuvre précédente.
- Avoir soin de ne pas serrer fortement l’indicateur parce qu’il se produirait, au moment du rappel de la goupil^’ un violent effort sur la branche verticale de l’armature ^ sur la tige qui la surmonte pour la commande de l’ind1' cateur. Faute de cette précaution, on risque de briser la tige de l’armature ou même l’indicateur de correction.
- RÉGLAGE DU RÉGULATEUR
- S
- Vérification préalable. — Avant de régler le régula lateur, il importe de s’assurer qu’il est en bon état. hlne condition des plus importantes est la liberté de glissemeIlt du mobile sur les tiges-guides. Pour cela, il faut que leS tiges soient absolument droites, parallèles et parfaitemeIlt polies ; les trous du mobile doivent être lisses, dépourvus de toute poussière et les tiges-guides y passer librement Pour vérifier la liberté du mobile, il suffit, après aV°ir décroché les ressorts, d’incliner insensiblement le régulateur» le mobile doit glisser d’un mouvement continu, sans s°u bresauts, jusqu’au contact des boutons d’arrêt. La moindre entrave au déplacement du mobile est de nature à faussé le fonctionnement du régulateur, puisque la résistance des ressorts ne varie plus proportionnellement à l’effort de la force centrifuge.
- Si les tiges-guides sont rugueuses, on les polit au mayeI1 de papier émeri très fin (triple zéro) ou du papier au c0^ cothar (oxyde ferrique calciné appelé aussi rouge d’Augé' terre).
- Il est bon de s’assurer également que les tiges sont hie*1 fixées dans les mâchoires de la fourchette et que les vlS des équerres de fixation (fig. 34) ne viennent pas toucher
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- REGULATEUR
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- es spires des ressorts. Nous verrons, plus loin, Pinconvé-^ent qui résulte de ce dernier défaut.
- Le réglage comprend deux opérations bien distinctes :
- 1° La mise en jeu d’un plus ou moins grand nombre de ®P!res des ressorts pour obtenir la vitesse de régime, c’est-a'dire la vitesse à laquelle doivent tourner les balais en Seryice normal ; elle est généralement de 180 tours à la minute •
- 2° Le placement de la potence à une hauteur détermi-1166 -de telle façon que les zéros de tension des ressorts et force centrifuge coïncident ; nous savons que c’est la c°ndition nécessaire pour que la vitesse ne varie pas, Çüelle que soit l’amplitude.
- Vitesse de régime. — Un ressort à boudin est d’autant Plus énergique qu’il possède un moins grand nombre de ®PU“es pour une longueur donnée. Si nous vissons, dans e uiobile d’un régulateur, une ou plusieurs spires de ses ressorts, il est évident qu’il faudra ensuite un effort plus ÉP’und pour les accrocher au croisillon de la potence, la P°sition de celle-ci n’ayant pas été modifiée.
- Lorsque nous ferons tourner ce régulateur,. il faudra, P°Ur vaincre l’opposition des ressorts et faire démarrer le Mobile, que la force centrifuge développée soit plus grande ^ elle n’aurait été si nous n’avions pas augmenté la tension ^es ressorts.
- Or la force centrifuge dépend de la masse, du rayon de dation et de la vitesse.
- La masse ne varie pas et le rayon est toujours le même Puisque le mobile est maintenu par les ressorts contre la °urchette. Il ne reste donc que la vitesse qui puisse croître, que la force centrifuge atteigne la valeur nécessaire P°ur vaincre l’effort opposé par les ressorts et décoller a usasse de la fourchette.
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- REGLAGES ET DERANGEMENTS
- Ceci nous montre qu’iZ suffit de visser une ou plusieurs spires dans la masse pour augmenter la vitesse de régit710. Un raisonnement analogue nous conduirait à cette autre conclusion : pour diminuer la vitesse de régime, il faut de* visser une ou plusieurs spires de la masse, la position de la potence n’étant modifiée dans aucun des deux cas.
- Pratiquement, on dispose les ressorts de façon qu’^s aient chacun 33 spires entre les lames qui les fixent daaS le mobile et l’œilleton terminal ; dans ces conditions, ^ y a 27 spires hors du mobile et 6 à l’intérieur. La potenc0 devra être placée à une hauteur telle qu’il y ait enviro*1 5 millimètres entre le fond de la gorge du croisillon et Ie bord interne de la courbure supérieure de l’œilleton. Pulf’ les ressorts ayant été accrochés dans les rainures du cro*' sillon, on chausse le régulateur sur son axe, en ayant soi*1 de faire coïncider le trait de sc^e pratiqué sur son manche*1 avec la ligne tracée sür le repère seiré sur l’axe même. O*1 met alors en marche le distributeur, la borne de la Pu locale étant serrée de façon que son courant soit envoy0 dans la cadence du manipulateur ; on compte le nomhre de coups de cadence pendant un temps donné, une minut0 au moins. Si ce nombre est inférieur à 180, on visse u»0 demi-spire ou même une spire de chacun des ressorts daIlS le mobile et l’on recommence à compter le nombre de toufS par le procédé indiqué. La manœuvre inverse serait opér^’ bien entendu, si le nombre de tours était supérieur à 1“ ' Pour ce réglage, le mobile doit être lesté de deux vlS et de deux masses additionnelles en vue du réglage sU^ séquent de la potence. Il est bon de vérifier plusieurs ‘f°lS le nombre de coups de cadence pour chaque épreuve, ca* il est facile de se tromper d’un ou deux tours ; ordinairei»e pour éviter les erreurs, on ne compte que de 1 à 10 et 1 oïl fait une marque chaque fois sur une feuille de papier* Pour que les œilletons terminant les ressorts s’accrocha
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- RÉGULATEUR
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- h potence sans produire de torsion, il est indispensable visser ou de dévisser les ressorts d’une spire ou d’une ^mi-spire à la fois. De cette façon les œilletons seront toujours dans un plan perpendiculaire au croisillon de la potence.
- Réglage de la potence. — Nous connaissons déjà le but
- e ce réglage, c’est d’obtenir que la vitesse ne varie pas, Quelle que soit l’amplitude. Dans le chapitre consacré
- I étude de régulateur, nous avons trouvé les deux prin-c*Pes suivants :
- 1° Lorsque la variation de vitesse est inverse de celle u rayon, il faut détendre les ressorts en rapprochant la P°tence de la fourchette ;
- 2° Si la vitesse grandit en même temps que l’amplitude ^gïnente, ou si elle baisse en même temps que l’amplitude ^minue, il faut tendre les ressorts en éloignant la potence ^e h fourchette.
- II résulte de ceci que le réglage consiste en trois points Principaux :
- 1° Observer la vitesse ;
- 2° Faire varier l’amplitude ;
- 3° Agir sur la potence selon le sens de la perturbation ^acnée dans la vitesse par cette manœuvre.
- Pour observer la vitesse, il faut un terme de comparaison : ^ est fourni par un deuxième distributeur qui est celui du Correspondant, quand on règle en ligne, ou un appareil de Réserve, si l’on opère en local.
- Le passage do la correction dans les électro-aiguilleurs ^°nne d’une façon précise non seulement le sens des écarts vitesse de deux distributeurs correspondants, mais Encore la valeur de ces écarts, comme nous l’avons démontré Précédemment (établissement du synchronisme).
- On peut aussi se servir de l’observation des battements
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- RÉGLAGES et dérangements
- de l’indice de correction quand on se trouve au poste cof' rigé. Toute baisse de la vitesse de ce dernier rend plus rare le fonctionnement du système correcteur, tandis que leS accroissements provoquent, au contraire, des battement3 plus fréquents. Bien que ce dernier moyen soit moins préds que l’autre, il est suffisant, avec un peu d’habitude, p°ur obtenir un bon réglage.
- Pour modiiier l’amplitude, le procédé diffère selon Ie type de socle-moteur employé. Avec la commande élec-trique il faut faire varier les résistances du rhéostat, p°ur amener une variation de la puissance et, par suite, du rayon décrit par le mobile.
- Avec le socle-moteur à poids, il suffira d’ajouter ou d’en* lever une plaque de plomb au poids moteur pour produire un accroissement ou une diminution de l’amplitude.
- Quand il ne s’agit que de provoquer une baisse, on se contente d’appuyer légèrement un doigt sur l’axe du ré' gulateur en maintenant cette friction égale pendant Ie temps de l’observation.
- Réglage en ligne. — Deux cas peuvent se présenter, sl on opère en ligne, selon qu’il s’agit du poste corrigé ou d^ poste correcteur.
- Poste corrigé.— Le régulateur ayant sa vitesse de régiu10’ prendre la correction au moyen des masses et des vis, exceptionnellement, puisque le régulateur n’est pas encore réglé, en agissant sur les spires mêmes des ressorts
- Dès que le synchronisme sera ainsi établi, observer Ie battement de l’indice de correction et faire baisser l’a#1 plitude, par exemple. Si la correction devient plus fréquente» c’est que la vitesse a augmenté.
- Diminution d’amplitudeaugmentation de vitesse : ressort trop tendus ; baisser la potence.
- Si, au contraire, la correction est devenue plus rare»
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- RÉGULATEUR
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- est que la vitesse s’est rapprochée de celle du correspondant et qu’elle a baissé par conséquent.
- Diminution d'amplitude, diminution de vitesse : ressorts ÏJCLS assez tendus ; remonter la potence.
- ne manœuvrera les écrous fixant la position de la Potence que par fraction de tour et en agissant sur les enx côtés de façon à ce que la potence reste toujours perpendiculaire aux tiges-guides.
- Poste correcteur. — Ce poste peut charger son correspondant de le renseigner sur les variations de vitesse qui Ont susceptibles de se manifester au poste corrigé quand ^naplitude du régulateur du correcteur subit une modification.
- ^ exemple, après avoir avisé le corrigé d’observer le ^ttement de la correction, le correcteur fera baisser son ^Opütude. Si le corrigé constate un battement plus fréquent. 1 y n diminution de la vitesse du correcteur et l’application es principes connus indique que les ressorts ne sont pas Osez tendus. Dans le cas contraire, c’est-à-dire si les bâtants sont devenus plus rares, les vitesses se sont rapprochées, par conséquent la vitesse du correcteur a aug-Oenté : les ressorts sont alors trop tendus.
- Cette façon de procéder peut donner lieu à de longs étonnements, car on se trouve dans l’impossibilité d’ap-I^écier soi-même de quelle quantité il faut descendre ou m°nter la potence ; à moins que'l’expérience du correspondant ne lui permette de donner ce renseignement d’une ǰu suffisamment précise.
- PP est possible d’opérer d’une autre manière. Après en-entre correspondants, le correcteur supprime son c°nrant de travail de correction et le remplace par un e°nrant de repos. Le corrigé abaisse alors une des quatre Pondères touches de son manipulateur, attend que son c°rre-spondant ait achevé son réglage et qu’il rentre
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- Morse, Le correcteur reçoit ainsi, à tous les tours, ufl courant de travail (suivi d’un ou de plusieurs courants de repos) qui fait l’office d’un courant de correction et au moyen duquel le poste peut prendre le synchronisme en établissant l’électro-cprrecteur et en enlevant deux masses, par exemple. On peut aussi, sans établir le synchronisme constater les variations de vitesse en se basant sur le paS' sage du courant correcteur improvisé dans les électro-aiguilleurs, mais en ne perdant pas de vue que, le correcteur tournant plus lentement que le corrigé, le passage se produit à l’envers.
- Nous savons déjà què plus le nombre de lettres ou de chiffres enregistrés au traducteur est grand, plus les deu* vitesses sont voisines et vice-versa.
- Dans ces conditions, si après avoir fait baisser l’a®®' plitude le correcteur constate que le même aiguilleur e®* actionné un plus grand nombre de fois qu’à l’épreu^ précédente, il en conclura que sa vitesse a augmente pu^* qu’elle s’est rapprochée de celle du corrigé.
- Réglage en local. — Les conditions sont les mêmes que pour le réglage en ligne, l’une des installations figurai le correcteur et l’autre le corrigé.
- Pour plus de simplicité, on se contente de relier, daUs la boîte des coupures, un contact de la troisième couroime de l’installation correctrice à la 4e couronne de l’autre installation sur laquelle on a, d’ailleurs, monté le régu' lateur à régler. On opère alors d’une façon identique * celle que nous venons d’indiquer pour le poste corrigé*
- Remarques. — Quand on remonte la potence, la vite#6 est augmentée ; si on veut la conserver toujours sembla^’ et c’est indispensable lorsqu’on règle en ligne, il faut coidre balancer l’effet de cette manœuvre en ajoutant une masse
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- REGULATEUR
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- ae grosseur appropriée qui ramène sensiblement la vitesse j* ^ même valeur. Il est évident qu’on allégerait, au con-^aire, le mobile si l’on était amené à baisser la potence.
- e là la nécessité d’opérer le réglage de la vitesse de régime eri munissant le mobile d’au moins deux vis et deux ^sses.
- H arrive parfois qu’après le réglage de la potence lé ^°bile soit totalement démuni de ses masses additionnelles de ses vis. On doit mettre alors une demi-spire ou même j^e spire de moins en jeu à chaque ressort et recommencer reglage de la potence après avoir chargé le mobile.
- ^our vérifier la tension des ressorts, il faut toujours ob-K(jrVer la vitesse avec une grande et avec une petite am-'mde, une seule des deux épreuves n’étant pas suffisante ^°Ur être sûr que le réglage est bon.
- I ^a peut se rendre compte de la liberté du mobile pendant ^ Marche du distributeur en observant les fluctuations l’amplitude. Si cette, dernière varie constamment de ^,es petites quantités à la fois, comme si elle était animée mouvement vibratoire, on peut conclure que le Moment se fait très facilement. Une amplitude invariable * indice certain dhm mauvais fonctionnement du ré-dateur.
- L observation de la façon dont démarre le mobile, au ^ ^nt de la mise en marche, permet de voir immédia-aient si la potence est trop haute ou trop basse. Lorsque démarrage s’effectue brusquement, d’une saccade, on ^ affirmer que les ressorts sont trop tendus ; si, au ^atraire, le départ du mobile se fait mollement, avec len-Ui\ les ressorts ne sont pas assez tendus. Lorsque la tension I bonne, le mobile s’éloigne franchement du centre d’une ǰn égale, sans à-coup et sans hésitation. kGes indications sont assez sûres pour permettre a cer-as dirigeurs expérimentés de régler la potence du régu-
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
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- lateür sans avoir recours aux manœuvres habituelles nous avons indiquées.
- Lorsque les ressorts sont neufs, ils se rendent, s’afTai-blissent au bout de quelques jours sous l’action des tractions répétées : le réglage doit alors être révisé et la potence remontée, car on constate, dans ce cas, que l’amplitude varie de la mémo façon que le rayon décrit par le mobile.
- On se trouve quelquefois en présence de faits qui paraissent en contradiction absolue avec la théorie du régulateur-Ainsi, le mobile tournant à une grande amplitude, si l’on diminue nn peu cette amplitude, on s’aperçoit qne la vitesse a baissé et, par conséquent que les ressorts ne sont pas assez tendus. Si on diminue davantage le ray°° de giration, on constate alors une aug' mentation de la vitesse ce qui indiq^ que les ressorts sont trop tendus. somme, quand l’amplitude est grande les ressorts ne sont pas assez tendus et lorsque cette amplitude est faible Ds ressorts sont trop tendus.
- Ce résultat paradoxal est dû à la trop grande longue^ des vis des équerres de fixation des ressorts.
- En effet, l’extrémité des vis vient, dans ce cas, s’appliquer sur une des spires des ressorts et l’immobilise (fig. 13^)'
- Tant que l’effort de la force centrifuge est faible, le pohd' de départ de la tension des ressorts se trouve à l’endrod meme où la vis touche les spires. Mais si la force centrifuge grandit, elle peut devenir suffisante pour faire passer une spire au delà de la vis, ce qui augmente le nombre deS spires en jeu. La tension du ressort se trouve ainsi diminué*
- D’autre part, lorsque la force centrifuge baisse, la spire précédemment déplacée reprend sa position primitive,
- lig. 134.
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- Cage dû bîàthiôiJTEtîft
- 2ÔÎ
- v°rtu de la force statique du ressort ; et le nombre des s]dres en jeu étant diminué, la tension des ressorts devient L'°p forte.
- CAGE DU DISTRIBUTEUR
- Il n’y a guère que l’armature de l’électro-correcteur, ^ goupille et l’étoile de correction qui nécessitent un ré-parmi les pièces du mécanisme renfermé dans la C!*ge du distributeur. A l’extérieur, la bague à encoche et balais donnent lieu également à une mise au point.
- Armature 4e V électro-correcteur et goupille 4e correction. — La longueur de la goupille doit être telle que, loi>s de sa projection, elle fasse saillie d’une quantité égale ^ ^épaisseur des dents de l’étoile ; si elle était trop longue e^e forcerait contre l’appendice vertical de l’armature au binent du rappel et risquerait, en outre, d’être faussée. Lans le cas contraire, elle pourrait ne pas dépasser suffi-SaïMnent son logement dans sa position de travail pour Provoquer l’enjambement de l’étoile. On raccourcit la Pupille en la passant à la meule et en ayant soin que son extrémité, coupée à angle vif, soit bien perpendiculaire à 8011 axe.
- Le réglage de l’armature de l’électro-correcteur est, Ailleurs, lié à la longueur de la goupille. Il faut, en effet, l’armature soit au contact des noyaux lorsque l’ap-
- Pei*dice inférieur presse la tête de la goupille contre le ^0gement.
- L’autre part, l’armature doit reposer sur sa vis de butée ^and l’extrémité de la goupille affleure le logement.
- La position de repos de l’armature se règle au moyen de a vis de butée en serrant, sous la tête de cette dernière, ^ ou plusieurs rondelles de laiton.
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- RÉGLAGES Et bERANGEMENf*
- 2S8
- Pour opérer ces réglages, on enlève l’électro-correctettf de sa coulisse, après avoir détaché le fil d’entrée serré sous la barrette, et en arrêtant le distributeur de manière Ûue l’échancrure pratiquée dans le pont permette le passage du logement de la goupille. Il faut veiller à ce que cette dernière soit bien ramenée à sa position de repos, sinon d serait impossible de retirer l’électro-correcteur. Les points de pivotage de l’armature ainsi que la goupille seront graissé modérément. S’assurer de la liberté absolue de l’indice de correction ; il peut arriver que la fourchette vienne frotter contre les bobines, ou bien encore que la tige de commande de l’indicateur se coince dans le fond de la fourchette » ces deux défauts entravent le déplacement de l’armatur0 et, par suite, celui de la goupille.
- Cette dernière pièce s’aimante quelquefois par le contact de la branche-verticale de l’armature de l’électro-Correcteur lorsque celui-ci est le siège d’une forte rémanence.
- On sait que ce phénomène est dû à l’impureté du for do® noyaux et de l’armature. Pour éviter l’inconvénient dul en résulte, on intercale, entre les noyaux et la culasse, nn0 rondelle de laiton qui rompt le circuit ferrique et permet une disparition rapide du flux magnétique.
- Lorsque l’on constate l’existence d’une rémanence, 1 faut d’abord s’assurer de la présence des rondelles dm* magnétiques ; puis inverser l’entrée et la sortie de l’éle0' tro-correcteur, pour détruire ou atténuer la polarité deve' loppée.
- L’aimantation de la goupille de correction a pour com séquence des corrections intempestives. En effet, par suif0 de son aimantation, la goupille est attirée par la came de rappel au moment où la partie la plus saillante de cette came vient effleurer l’extrémité de la goupille, celle-ci se colle à la came, suit la déclive descendante et reste fioa' lement sur le trajet de l’étoile.
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- Cage ne djstribdteür
- 289 >
- *1
- i, 8e produit ainsi des corrections supplémentaires qui Nuisent le synchronisme et peuvent faire croire, soit à baisse de la vitesse du poste, soit à une augmentation 6 celle du correspondant.
- ^ n’est que par une observation très attentive que l’on ^t découvrir ce défaut. On s’aperçoit que les projections e ^ goupille ont lieu alors que l’armature de l’électro-^ecteur n’est pas attirée, ouv même, encore quand l’in-x du relais est maintenu sur le butoir de repos.
- ^ édentation de l’étoile de correction. — Nous savons que Éftlet doit passer d’un intervalle de deux dents quel-^qnes à l’intervalle suivant pour que la correction ^sse s’effectuer. Cette fonction ne s’accomplira qu’à la ^Olidition d’une rencontre franche entre la goupille et la ^ ^ placée en regard. On comprend, en effet, que, si cette ^ aborde la goupille par l’extrémité de sa pointe, il se Induise un soulèvement du galet suffisant pour permettre M’éi -
- efoile de franchir la goupille, mais pas assez prononcé faire retomber le galet dans l’intervalle suivant.
- Près l’enjambement de la goupille, le galet reprend sa Ce primitive et le décalage des balais n’a pas eu lieu, fleurs, dans ce cas, il y a deux soulèvements du galet rce que deux dents de l’étoile entrent successivement en ^ct avec la goupille.
- °Ur que la rencontre se fasse correctement, il est né-88aîre qUe ja p0inte de la dent, qui doit aborder la gou-soit sur la ligne passant par le centre de l’étoile et le j,, leü de l’axe des roues folles (fig. 135). La position de ^Üe peut être modifiée, à volonté, en agissant sur le ^ ^ Le support de ce dernier est percé, dans ce but, de j °Us Plongés qui permettent de l’avancer ou de le reculer, le ftS ^ Sens sa l°nglieur» en desserrant les deux vis qui axent sur le pont adjoint au disque de bronze.
- ^®légraphie Baudot.
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- hÊGLAGES ET DERANGEMENTS
- Pratiquement, il serait très difficile de vérifier la position de principe. On arrive au même résultat de la manier6 suivante. La cage étant ouverte à sa partie supérieure et l’appareil arrêté on projette la goupille de correction en opérant sur l’indicateur de correction ou en la poussant» ce qui est moins commode, avec le tournevis. On falt tourner lentement, à la main, le régulateur. Lorsque l’étoil® arrive à la partie supérieure de sa course une de ses dents vient au contact de la goupille ; on voit alors le galet se
- soulever et l’on doit s’assit rer qu’il retombe franchement» avec un petit claquement see» dans l’intervalle suivant. ^ faut, en outre, qu’il ne se produise pas d’autre soulève' ment du galet après sa chute » pour en être certain on p°ur suit le mouvement pendant un quart de révolution env1 ron, en observant attentif ment le galet.
- Si le fonctionnement est anormal, déplacer le ga^et’ dans un sens ou dans l’autre, en agissant sur ses vis de fixation jusqu’à ce que le décalage de l’étoile soit bien »et* Pour contrôler le bon fonctionnement du système, traeer un repère sur le pont de bronze et sur la grande roue fe^6’ puis maintenir l’armature du relais dans la position de rep°s’ et mettre en marche le distributeur ; lorsque la vitesse est devenue normale, faire tomber l’armature du relais stlf travail et l’y maintenir pendant douze tours ; aussitôt apreS’ la ramener au repos puis arrêter le distributeur. Si le s^s tème est bien réglé, les deux repères qui coïncidaient ava^ l’expérience doivent être décalés, l’un par rapport à rautfe d’un treizième de circonférence environ ; la longueur ifte
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- Cage du distributeur
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- sùrée sur la roue folle correspond, à peu près, à celle d’un c°ntact de la troisième couronne.
- L’axe satellite doit être graissé assez fréquemment ; un *r°u est percé, à cet effet, dans le disque de bronze ; il est ^portant de veiller à ce qu’il ne se produise aucun grippage. ^ rendrait précaire le fonctionnement du système. Dans *es appareils en service depuis longtemps, il faut encore Griffer si l’axe satellite n’a pas pris du jeu, ou si l’écrou, ^ rend solidaires les deux mobiles, n’est pas desserré.
- Dans ce dernier cas, il se produirait un calage du système satellite qui risquerait d’occasionner la rupture de la Pupille de correction ou celle d’une dent de l’étoile.
- En général, les défauts du système correcteur sont cautérisés par ce fait que, l’écart des vitesses étant bon, c°mme on peut le constater par le passage de la correction ^ns les électro-aiguilleurs, la correction ne tient pas ou ^nt mal.
- Placement de la bague à encoche. — La projection de ^ goupille ne peut avoir lieu à un moment quelconque.
- En effet, si cette action se produit lorsque l’étoile est eii face de la goupille, celle-ci risque de rencontrer la face ^’ùne dent et de se fausser ; il est impossible que la correction s’effectue. Dans le cas où la projection se ferait immédiatement après le passage de l’étoile, la came de rappel ^mènerait la goupille au repos avant qu’elle n’ait ren-c°ntré l’étoile, et la correction n’aurait pas encore lieu.
- Pour que la goupille accomplissé correctement sa fonction d importe qu’elle vienne se placer sur la trajectoire de i’étoile, avant le passage de cette dernière. Le moment le pius favorable, pour la projection, est celui où la came do rappel vient de passer devant la goupille. Or, cette Projection n’est faite que lorsque le balai de la première c°up#nne est sur le contact mobile, au point de repère, ou
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- RÉGLAGES ET DÉRANGEMENT*
- au delà. Il faut donc obtenir qu’à cet instant précis le syS' tème correcteur soit placé comme nous venons de l’indiquer-
- Il est difficile d’apercevoir la came de rappel parce qu’elle est cachée par le pont supportant le galet ; mais l’échancrure creusée dans le pont, pour permettre l’enlèvement de l’électro-correcteur, est placée un peu avant la fin de la déclive de la came (fig. 45). Lorsque l’échancrure est arrivée vis-à-vis de la bobine de droite de l’électro-correcteur,
- en regardant la cage par la face postérieure, la came vient de dépasser la goupille. C’est donc à ce moment que le balai de la première couronne devra entrer sur le contact mobile. Pour l’amener dans cette position, on desserre l’écrou fixant la bague à encoche et l’on place cette pièc0 comme il convient.
- Un autre moyen, plus sûr, de reconnaître le passage de la fin de la came consiste à maintenir doucement l’arma' ture avec le tournevis contre les noyaux de l’électro-cor-recteur et à faire tourner très lentement à la main le distributeur. Lorsque la came agit sur la goupille on sent descendre l’armature jusqu’à ce qu’elle arrive à sa position de repos puis remonter immédiatement après ; quand l’armature est revenue contre les noyaux, la dernière partie de la came a franchi la goupille et celle-ci peut être projetée de nouveau.
- Nous avons vu, dans le chapitre consacré au plateau, que la bague peut, grâce à sa goupille de fixation, prendre douze positions par rapport à l’axe des bras porte-balais 5 c’est donc à 1/12 près que s’obtiendra la concordance de position nécessaire entre le système correcteur et les balais ; une précision plus grande n’est pas indispensable ; elle pourrait être obtenue cependant en manœuvrant le plateau tout entier dans le sens voulu.
- L’encoche de la bague doit être placée de façon à ce que le cliquet soit bien entraîné dans le mouvement. Pour cela-
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- CAGE DU DISTRIBUTEUR
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- ^ faut que la partie abrupte de l’encoche vienne buter contre l’extrémité du cliquet, la pointe de celui-ci étant fond de l’entaille. Si cette disposition n’existait pas, il Suffirait d’enlever la bague, de chasser la goupille du côté °Pposé à celui où elle fait saillie, et de retourner la bague f^ce pour face.
- Valais et porte-balais. — Le placement du bras mobile ^es porte-balais de première et quatrième couronnes a été lïl(liqué dans le chapitre de l’orientation ; les deux autres sont, par construction, à 120°. Les porte-balais doivent ehe placés de façon que les balais frottent exactement sur ^ partie médiane de la couronne ; pour qu’il en soit ainsi, °n diminue la bague isolante en os ou l’on en met une plus l°ügüe.
- Quant aux balais, il est bon que leur saillie, hors de la ^°uttière, n’excède pas 3 ou 4 millimètres, ils 'doivent élément exercer sur îa couronne une pression assez forte P°Ur qu’on sente une légère résistance, en passant un bout e bande entre le balai et la couronne. Il faudra toujours ^courir à cet essai lorsqu’on voudra vérifier Pappui des ^ais, car on est souvent trompé par le reflet du métal, ^rtout si la couronne est neuve. Ne pas exagérer la pres-Sl°u, elle a l’inconvénient d’absorber inutilement du travail d’amener une usure rapide des contacts.
- ^°ur la même raison, ne jamais plier les balais à leur s°rtie de la gouttière. Si on veut obtenir que les brins j*Ppüient bien sur le bord de la gouttière, il suffit de plier 6 balai près de la barrette de fixation. f bfn moyen de s’assurer que la pression n’est pas trop ‘0rte consiste à examiner si l’amplitude du mouvement . 6 giration du mobile n’est pas beaucoup plus faible quand jes balais frottent sur les couronnes que lorsqu’on a enlevé bras porte-balaiâ.
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- RÉGLAGES RT DÉRANGEMENTS
- Les balais devront toujours être coupés nettement à l’aide de ciseaux ou de pinces coupantes, et la section devra être telle que tous les brins quittent simultanément un con* tact quelconque quand on fera tourner les bras porte-balais-
- RÉGLAGE DE LA VITESSE DU TRADUCTEUR
- Cette opération a pour but d’obtenir que l’axe du traducteur effectue une révolution dans le même temps les balais du distributeur ; mais, comme nous l’avons deja expliqué, un synchronisme absolu n’est pas nécessaire. mise au point comporte le réglage de l’électro-frein celui du modérateur de vitesse.
- Électro-frein. — Le canon porte-bouchon est d’abord vissé dans son écrou de façon à affleurer la sortie de celai' ci. Puis l’écrou est remonté sur le tube (fig. 105) en ayaa*' soin que le doigt qui se .trouve à l’intérieur du tube pénètre bien dans la ramure du canon ; on enfonce alors à fond et l’on donne quelques tours de vis à l’écrou.
- Nous savons que le canon porte-bouchon fait une sailbe d’autant plus prononcée vers la périphérie du volant que son écrou a été vissé davantage. Tout le réglage consiste à obtenir, par cette manœuvre, une friction telle que l’arrêt complet, ou tout au moins un très fort ralentissement da traducteur, se produise au bout d’une dizaine de tours» lorsque la sortie de l’électro-aimant est mise en permanent à la terre.
- Le traducteur étant enlevé, le volant bien propre, ains1 que le bouchon, on met le socle-moteur en mouvement» quand la vitesse atteint sa valeur normale, on relie aU moyen du tournevis, par exemple, le septième plot de 1* réglette de gauche du socle aven la platine, supérieure d®
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- Celui-ci. La sortie de l’électro-frein étant ainsi en commutation avec la terre, l’armature est attirée à chaque tour Pendant toute la durée du passage du balai de la troisième c°nronne sur le ou les contacts de frein.
- Si l’arrêt survient dans ces conditions en moins de dix l°urs, la friction est trop énergique et il faut desserrer l’écrou d’un ou plusieurs crans ; c’est la manœuvre inverse doit être effectuée dans le cas où l’action du bouchon 11 ^mènerait pas l’arrêt ou un très fort ralentissement, aPrès une dizaine d’attractions.
- Ce nombre est suffisant pour un socle bien entretenu
- Un poids moteur lesté de deux plaques : il est évident Wil devrait être réduit si le poids était trop chargé et aügrnenté dans le cas où la puissance disponible serait ^ible.
- Le réglage est à revoir assez fréquemment parce que les Pr°jections d’huile sur le volant et le bouchon, malgré Protection d’un couvercle d’ébonite placé sur les bobines l’électro-frein, diminuent le coefficient de friction. C’est pourquoi il importe, avant de régler le système, de Nettoyer soigneusement le volant et de pincer, entre le v°lant et le bouchon, une bande pliée en deux que l’on retirera de façon à débarrasser le frotteur de toute trace ^’buile.
- La distance de l’armature aux noyaux ne doit pas excé-^er 3 millimètres ; elle se règle au moyen de la vis à tête trouée Va (fig. 104).
- La manœuvre de l’écrou ne donne pas toujours le réglage v°ffiu, en raison de l’écartement des entailles radiales qui *tnt sa position. On peut parfaire le réglage en agissant ^l°rs sur le ressort antagoniste de l’armature. La tête de ^ vis qui commande ce ressort affleure ordinairement la Patine. Si le coup de bouchon était encore trop énergique, Malgré le réglage de l’écrou, on pourrait tendre le ressort
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- RÉGLAGES ET DÉRANGEMENTS
- en vissant sa vis de commande de façon à atténuer la vîo* lence du coup. Un autre moyen consiste à ne pas fan*0 affleurer le canon porte-bouchon vers la partie oppose0 aux entailles radiales, mais à le laisser en deçà d’un ou deux filets. Il en résulte, quand l’écrou est réglé connu0 il a été dit précédemment, que le bouchon frotte sur l0 volant avant que l’armature ne vienne toucher les noyau* lors de l’attraction ; cette dernière perd ainsi une partit de son énergie.
- Enfin on peut encore éloigner l’armature des noyau* en manœuvrant, dans le sens conve-nable, la vis de butée de l’armature.
- Une autre cause concourt à rendre le coup de frein trop fort, quand il 7 a contact électrique entre l’armature et les noyaux. On sait que le courant passe d’une bobine à l’autre par l’in* termédiaire de la culasse. Or, lorsqu0 l’armature, qui est à la terre comme l’ensemble du socle, arrive à toucher les noyaux, elle met en court-circuit la bobine placée du côté de la sortie du courant de frein (fig. i36). L’incofl-vénient ne serait pas grand si, dans cette dernière bobine» ne prenait naissance un extra-courant de rupture au moment où le courant de frein cesse d’y passer par suit® du contact de l’armature sur les noyaux. Or cet extra-courant de rupture, très intense, est de même sens qu0 le courant de frein (flèche pointillée, fig. 136) et détermin® l’attraction de l’armature avec une force qui, n’étant plu9 proportionnée à l’avance prise par le traducteur occasionne une correction énergique et prolonge intempestivement la durée de la friction du bouchon sur le volant. Cette défectuosité est évitée par le moyen qui consiste à faire agir le bouchon avant que l’armature ne soit arrivée contr®
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- noyaux. Il est préférable cependant d5empêcher le c°ntact en collant une bande de papier sur l’armature.
- Modérateur de vitesse. — Le réglage du modérateur de
- blesse ne diffère de celui du régulateur que par la façon Obtenir la concordance des zéros de tension des ressorts de ia force centrifuge. Gela s’explique par la différence disposition de la potence du régulateur et du point de fixation des ressorts qui joue le même rôle dans le modérateur.
- L’évaluation des écarts entre les vitesses du distributeur ^ du traducteur s’obtient en comptant au bout de combien 6 tours se reproduit la concordance du passage du balai ta troisième couronne sur le ou les contacts de frein, ^ du soulèvement du balancier par la came du fermeur, °r8que le frein n’agit pas sur le volant.
- Le moyen est simple et précis. On maintient l’armature 6 façon à empêcher la friction du bouchon et à sentir ^anmoins les attractions. Celles-ci deviennent de plus en faibles, puis cessent tout à fait dès qu’il n’y a plus 8lIaultanéité entre la fermeture du frein et l’envoi du ®°*rant.
- compte alors le nombre de coups de cadence du avier voisin tout en continuant à tenir l’armature. Au 0ld d’un temps, d’autant plus long que les vitesses sont Pbis voisines, on sent, de nouveau, les attractions se re-Pr°duire, puis, après quelques tours, elles disparaissent uerechef. On cesse de compter à ce moment même. Le *°aù)i-6 trouvé indique en combien de révolutions s’établit, eatr6 le distributeur et le traducteur, une différence d’un Mais on ne sait, par cette expérience, si c’est le traceur ou le distributeur qui tourne le plus vite. i L existe, pour déterminer le sens de l’écart de vitesse, Plusieurs procédés suggérés par la pratique. Le plus simple
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- est d’augmenter la vitesse du modérateur en mettant un® demi-spire de moins en jeu à chacun des ressorts.
- On évalue de nouveau l’écart des vitesses par la méthode indiquée ; si le nombre trouvé est plus petit que le pr^' cèdent c’est que le traducteur tournait déjà plus vite cpie le distributeur ; dans l’hypothèse contraire, la vitesse du traducteur était inférieure à celle du distributeur.
- Pour régler le modérateur, placer le ressort-lame servant de potence contre le retour d’équerre, puis serrer à foud la vis qui le fixe. L’appareil est alors monté sur l’axe du traducteur et l’on met en jeu un nombre de spires tel que le traducteur gagne un tour sur le distributeur au bout de 15 à 20 révolutions. Il faut, en général, 33 spires a chaque ressort pour obtenir cette vitesse. Ceci fait, des-serrer la vis du ressort-potence jusqu’à ce que celle-01 descende de deux filets, ce qui est facile à constater pulS' qu’on entend chaque fois un petit claquement sec du» comme nous le savons, à la chute du pied de la vis sur l’entrée du taraudage ; resserrer à fond la vis et compter’ de nouveau combien il faut de révolutions pour un gain d’un tour. Ce nombre doit être compris entre 30 et ^0» c’est-à-dire que le traducteur gagne de 1 /30 à 1 /40 de tour à chaque révolution, soit de 6 à 4 tours à la minute.
- En principe, ce réglage, qui est celui de la vitesse de régime, doit être complété par la vérification de la concordance des zéros de tension des ressorts et de la force centrifuge par la comparaison des vitesses à diverses ampb' tudes ; on fait alors varier le rayon de giration en agissaflt sur la vis de bout d’axe, comme il a été dit dans la descflp' tion du modérateur.
- Si la tension initiale des ressorts est trop forte, c’est-a' dire si la vitesse varie en sens inverse de l’amplitude, 1 faut descendre la potence d’un cran et mettre une demi-spire de moins en jeu pour compenser la diminution de vitess0
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- Provenant du rapprochement de la potence, puis on recommence la comparaison des vitesses à des amplitudes Afférentes. Le réglage continue ainsi jusqu’à ce qu’on ob-tleune soit une vitesse invariable, quelle que soit l’am-Pütude, soit un léger affaiblissement de vitesse pour une diminution du rayon. Cette dernière condition ne peut être Visible, puisqu’elle rend plus efficace l’effet du coup de bouchom
- En réalité, le modérateur peut tenir très souvent la ^tesse avec le simple réglage de régime.
- Si, en effet, nous supposons que les ressorts soient trop tendus, pour une diminution d’amplitude, lors de la friction du bouchon, il se produira une augmentation de vitesse ; Aais au tour suivant, par suite de l’avance prise ainsi, lu correction sera plus énergique et le mobile se trouvera ramené brusquement vers le centre de rotation ; il y aura Aors ralentissement en raison de la puissance subitement absorbée. En général, l’amplitude reste très basse, dans Ces conditions, parce que la vitesse et, par suite, la force Centrifuge ne peuvent prendre assez vite une valeur suffi-sunte pour que le mobile soit repoussé de nouveau loin dü centre.
- D’ailleurs, l’amplitude étant très petite, il en est de même de ses variations, et, par conséquent, de celles de la vitesse Ale-même. La non-concordance des zéros de tension des russorts et de la force centrifuge est ainsi très grandement atténuée. Il est à remarquer, d’autre part, que l’action du frotteur de filasse est nulle puisque le mobile reste collé, °u à peu près, contre le bloc dans lequel sont implantées îes tiges-guides.
- Dans l’hypothèse de ressorts insuffisamment tendus, il 8e produit une diminution de vitesse consécutive à la dimi-Uution du rayon. Le coup de bouchon sera donc moins énergique que dans le cas envisagé précédemment puisque
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- 300 REGLAGES ET DÉRANGEMENTS 1
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- son action est corroborée par l’effet de la variation d’aïïi j plitude. On obtient un mouvement de soufflet du mob--6’ , c’est-à-dire une fluctuation régulière de l’amplitude, que la valeur de l’avance prise est juste compensée Par celle de la correction. Il est évident que ces dernières con - ^ ditions de réglage sont plus favorables que celles du caS précédent et répondent mieux à la conception du modéra teur Baudot, tel qu’il est construit, puisque l’action dn . frotteur reste entière.
- Il est d’ailleurs difficile et quelquefois impossible d arriver à la concordance des zéros, car cette condition de pend surtout de la qualité des ressorts. Si les ressorts sont trop faibles, il faudra pour obtenir la vitesse de régime na mettre en jeu qu’un petit nombre de spires et la tension initiale des ressorts sera trop forte. Au contraire, si leS ressorts fournis sont énergiques, on arrivera à la vitesse voulue avec un plus grand nombre de spires en jeu et la tension initiale des ressorts aura plus de chance de corres* pondre à la valeur initiale également de la force centrifuge ou de lui être inférieure ; on sait que cette valeur de la f°rce centrifuge est due à la position excentrique du mobile quand il est au repos.
- Quoi qu’il en soit de ces considérations, la vitesse tient bien lorsque l’armature bat à chaque révolution. Il JIÏI* porte de s’assurer encore qu’il en est de même quand en fait fonctionner les électro-aiguilleurs. Pour cela, on abaiss0 à la main les cinq appendices simultanément et on observe le battement de l’armature ; si l’attraction continue à S® produire régulièrement à chaque tour, la vitesse est bonne*
- Si, au contraire, elle ne se manifeste que tous les deux on trois tours, ou même plus du tout, on peut conclure, S1 l’électro-frein est bien réglé et l’écart des vitesses normal» à un défaut de puissance.
- Oa doit alors, dans le cas d’un socle-moteur à poids,
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- fRADÜCtEÜà
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- fr^sser les paliers et vérifier le socle, voir si la poulie du P°ids moteur tourne bien. S’il s’agit d’un socle-moteur ^ctrique, le graissage des paliers doit être fait également ; j^ais fi faut} en outre, s’assurer de la liberté de l’induit, e la propreté du collecteur, de l’appui des balais, et enfin e l’intensité du courant d’alimentation.
- , Üans tous les cas, il convient aussi de se rendre compte 81 Ie traducteur tourne facilement, si les' axes sont bien baissés ; un appui trop fort du cylindre encreur amène ^Uelquefois un ralentissement.
- H arrive aussi que le défaut se manifeste malgré que le ®°cle et le traducteur tournent bien séparément. La dé-e°lüosité se trouve alors dans la relation des dents de la intermédiaire avec celles du pignon du sixième axe ^ socle. Il suffit pour s’en rendre compte de changer le aducteur ou de placer une lame métallique entre la pla-
- ^ du socle et la base du traducteur de façon à le sur-élever.
- Lorsque le service ne peut être interrompu pour ces ^ifications, on se contente momentanément d’ajouter plaque au poids moteur, ou de diminuer les résistances 11 rhéostat du moteur électrique. Mais il ne faut pas perdre e vne que ceci n’est qu’un pis aller et qu’une visite mi-^tieuse devra être faite au plus tôt pour relever le dérangent. Quand la vitesse se perd, pendant le fonctionnant du traducteur, l’aspect de la bande le révèle immé-
- ^tement.
- , Ainsi, par exemple, pendant la réception de la lettre T, ? toUs les tours, la cinquième commence à manquer, puis a troisième et enfin la première (fig. 137).
- Le défaut est alors caractérisé en cours de transmission C0lïttne le montre la bande de la figure 138.
- Lans ce cas, il faut d’abord nettoyer le bouchon de ^ectro-frein et le volant, puis vérifier si l’arrêt du tra-
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- 3ôà
- RÉGLAGES et dérangements
- ducteur se produit bien, comme il a été indiqué, en mettait la sortie de l’électro-frein à la terre en permanence. ^ général, le nettoyage du bouchon et du volant est suffisait pour restaurer la vitesse. Si aucune amélioration ne se manifestait, il faudrait s’assurer qu’il n’y a pas quel<ïue grippage dans le socle-moteur, et, surtout, à la poulie de
- TT T T T T TTT-TTT TTTTTUUA SSTTTTTTÎ] ^ — . ____________________—*
- TTTTTTTTTTTTTTTTTTAAft SSTTTTT)
- Fig. 137.
- chape du poids ; enfin on vérifierait le réglage du m0<^ rateur.
- Lorsque le courant d’alimentation du moteur n’est Pa^ coupé par suite d’un mauvais fonctionnement de l’inter rupteur, le poids moteur vient buter sous la table et s j cale en produisant un accroissement de vitesse ; on dit al°r5
- Ia'LLONS E NFA IA N A T R t E CE'JOUR]
- '(UE G L 0 ! RE EST A Y Y SRE Nousy
- |D EoLA TYRAN N IE ETC -?1
- Fig 38.
- que cette dernière est «emballée», et il est impossible d’0^ tenir le ralentissement par l’effet de l’électro-frein.
- Il arrive aussi que l’armature de cet électro-fretn
- est
- attirée à tous les tours, même quand le traducteur enlevé du socle. Ceci indique que la culasse ou le fil de sort1® des bobines est mis accidentellement à la terre. Il convie^ alors de suivre l’itinéraire du courant dans le socle, apreS sa sortie de la première et de la deuxième bobine, poUr relever le dérangement.
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- ÏRALHJCTEUR
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- ^es mises à la terre intempestives de l’électro-frein sont souvent dues à ce que le ressort de contact de la sortie de electro-aimant quitte l’extrémité de la tige de commutation aboutissant au septième plot de la réglette du s°cle et vient s’appuyer sur le massif qui est à la terre.
- Avant d’enlever la platine supérieure pour visiter les communications de l’électro-frein, il est bon de faire dérouler appareil de façon que le poids soit aussi bas que possible. Il est dangereux de négliger cette précaution parce que e poids tombe alors brusquement et qu’on risque ainsi d endommager les rouages et la chaîne.
- communication électrique entre le socle
- ET LA CAGE DU TRADUCTEUR
- Vérification. — Ces communications s’établissent par ^ friction des ressorts-lames de la réglette latérale gauche ^u traducteur sur les plots de la réglette correspondante du socle. Il faut donc veiller à ce que les ressorts soient Sllfïisamment tendus pour que le contact électrique soit ^en assuré. Un défaut d’appui occasionnerait un manque Persistant de la même « touche ».
- Dans ce cas, on découvre facilement le point défectueux en appuyant une des branches d’une paire de pinces sur ^ premier plot de la réglette du socle (arrivée du courant de frein) et en portant l’autre branche d’abord sur le ressort ^à-même, puis sur le plot du socle. Le courant de frein est ainsi dérivé dans l’électro-aiguilleur correspondant. Si touche sort bien, dans le premier cas, et ne sort plus, dans le second, le contact du ressort est mauvais. Bien étendu, si l’armature de l’électro-aiguilleur ne fonctionnait dans aucune des positions des pinces, il faudrait chercher ailleurs les causes du mauvais fonctionnement.
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- $04
- ÉÊ6LAGES ET DERANGEMEnM
- Pour retendre les ressorts-lames, introduire l’extrémit d’un tournevis entre la lame et sa réglette de support et, prenant appui sur cette dernière, fausser le ressort en l’écartant de son point de fixation.
- Quand on placera la cage du traducteur sur son soclei il faudra veiller à ce que ce dernier soit bien arrêté, faute de quoi on risque d’endommager les dents de la roue in termédiaire de la cage.
- Il arrive que les ressorts de contacts s’opposent à 1111 troduction de la cage entre les deux réglettes du socle, 011 appuie alors simultanément sur tous les ressorts avec la tranche d’une des plaques de fermeture de la cage jusqu a ce que cette dernière ait pris sa place.
- RÉGLAGES ET DÉRANGEMENTS DU TRADUCTEUR
- Orientation de la came-navette. — La condition esseu tiefle pour que les leviers-aiguilleurs puissent se déplacé sous l’action des appendices, c’est que la came-navette ne se trouve pas en face de leurs pieds à ce moment précis* Comme le synchronisme du traducteur et du distributeur n’est pas rigoureux et comporte quelques flottements, 011 peut prévoir des écarts, en avance, ou même en retard, suivant l’importance de la correction qui aura précédé la révolution considérée. Par conséquent, la position de la came-navette la plus favorable à un bon fonctionnement est celle dans laquelle la came se trouve le plus éloigné® des pieds des aiguilleurs au moment de leur déplacement* C’est évidemment, sur la circonférence décrite par la came» le point diamétralement opposé au milieu du groupe des aiguilleurs^ c’est-à-dire au troisième.
- Le but à atteindre est donc d’obtenir que la came soit à la partie la plus basse de sa trajectoire, quand les courant*
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- r^TXIlXD
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- 2eC.
- ^eaux, envoyés par les contacts de la première couronne, Vivent dans les électro-aiguilleurs.
- Or la came-navette a une position immuable, ce n’est dono Pas sur elle que nous pourrons agir ; il ne reste que le montent d’arrivée des courants locaux qui puisse être modifié.
- Pour nous guider, nous savons que la correction du traducteur n’a lieu que lorsque le courant de frein arrive pensât la fermeture du circuit de
- électro-frein. Donc, quand la ^ X) ÜD 33 leC. blesse tient bien, le balai de la ^oisième couronne est sur le ®°atact affecté au frein, lorsque ^ came du fermeur soulève le lancier.
- Pour fixer les idées, supposas que le treizième contact de a troisième couronne soit relié , électro-frein ; d’après ce oui d’être dit, le balai de la r°lsième se trouve sur le con-act 13 toutes les fois que le
- Saucier est soulevé par la came et cela, dès l’établisse-^cnt du synchronisme. Mais ceci nous indique aussi que le r°isième aiguilleur sera actionné éventuellement par le jurant de son contact de la première couronne lorsque e® balais auront parcouru les 2 /13 de circonférence de Nus. par conséquent, si nous voulons que la came-J^otte soit au bas de sa course au moment de la récep-
- Fig. 139.
- lion
- du courant destiné au troisième électro-aiguilleur,
- ^ ------------- ------— — -----------~~~ &---------------,
- Us devrons la placer de façon qu’elle soit à 2 /13 de cir-
- atérence en avant de ce point lorsque la came du fermeur
- fioul
- ^cvera le balancier (fig. 139). Elle arrivera ainsi à l’en-
- aroit^.i_____ _____, , , . ,______
- voulu en même temps que le balai de la première baronne entrera sur le contact 3.
- Ttt
- ^graphie Baudot.
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- ô06 RÉGLAGES ET DÉRANGEMENTS
- •
- La came-navette ne pouvant se déplacer sur la couronne de butée, nous agirons sur ceBe du fermeur qui n’est fixée que par une vis sur l’axe du combinateur.
- Le contact de frein peut être quelconque. Il suffit de compter, sur la troisième couronne, combien il y a de contacts (c’est-à-dire de treizièmes de circonférence dans le cas du double à 13 contacts) entre le contact de frein et celui qui porte le même numéro que le contact commandant le troisième électro-aiguilleur ; pois de déplacer la came du fermeur, en avant du point le plus bas de sa course, d’autant de treizièmes de circonférence qu’on a compte de contacts.
- Ainsi le frein du traducteur 1 étant pris, par exempt» sur le contact 9, la came-navette de ce traducteur devra être à 6/13 du bas de sa trajectoire, c’est-à-dire dans l’aiguillage même, quand la came du fermeur viendra en prise avec le bec du balancier.
- Orientation pratique. — Amener le combmateur dans une position telle qu’il y ait, entre l’endroit diamétralement opposé au milieu de l’aiguillage et la pointe de la came; navette, une fraction de circonférence égale à celle <1°* existe sur le plateau entre le contact frein et celui de première couronne relié au troisième électro-aiguifienr* Puis desserrer la vis de fixation de la came du ferment tourner cette dernière afin qu’elle commence à souleVer le bec du balancier, et resserrer la vis.
- Pour plus de commodité, on rend nulle la fraction d® circonférence en choisissant, autant que possible, le conta®* frein de manière qu’il coïncide avec le milieu du secteur de la première couronne dont il synchronise le traducteur*
- Pour le premier secteur, on pourra prendre les contacts 2 et 3, pour le deuxième, les contacts 7 et 8.
- Lies contacts de frein ainsi choisis, on amène la came'
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- Yvette de telle sorte que sa pointe arrive au pied de la Verticale passant par l’axe du combinateur, et l’on place !a came du fermeur pour qu’elle soit, à cet instant, dans la Position où elle commence à soulever le balancier.
- Électro-aiguilleurs. — Pour que l’électro-aiguilleur ait ^oute la sensibilité voulue, la distance entre l’armature ^ le prolongement supérieur du noyau ne doit pas excéder , ^bimètres, ce que l’on obtient par la manœuvre de la vis ^ d'ans de l’appendice. En serrant la vis, l’armature se rapproche de l’appendice et s’éloigne par conséquent du noyau. La manœuvre contraire de la vis à crans a pour résultat 6 rapprocher l’armature. Ce réglage s’effectue comme il 8uiL Le traducteur étant arrêté de façon que la came-na-Vette ne soit pas en présence des pieds des leviers aiguilleurs, ^Ppuyer sur la vis à crans jusqu’à ce que l’appendice, ayant egagé la branche horizontale du levier aiguilleur, ait j^aené le pied du levier au contact de la couronne de butée. aris cette position l’appendice ne doit pas forcer sur la
- anche horizontale et, par conséquent, ne pas caler le pied 6 l’aiguilleur contre la couronne, ce qui pourrait occa-Slonner un ralentissement. Pour être certain qu’il n’en , pas ainsi, on cherche à déplacer l’aiguilleur parallèlement s°n axe tout en maintenant l’appendice abaissé ; bien le jeu soit minime, on peut dire qu’il n’y a pas pression appendice, sans quoi celui-ci serait entraîné. S’il y a
- de i
- jjr'ession, desserrer la vis à crans jusqu’à ce que le défaut paraisse. Si la distance entre les deux pièces est trop j^^de, l’appendice peut ne pas agir suffisamment sur le ^Vler aiguilleur afin de le dégager de l’encoche du ressort, l’aiguillage n’a pas lieu.
- résumé, le jeu entre l’appendice et la branche hori-^ale du levier aiguilleur doit être très petit lorsque l’ap-eadice est abaissé à fond.
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- REGLAGES BT DÉRANGBMBRTf
- toe
- Lorsque l’appareil est en bon état, tous les appendice® se trouvent sur le même plan horizontal quand la barrette des vis de butée est enlevée. Il faut pour cela que tous le® ressorts antagonistes des armatures relèvent ces dernières d’une égale quantié. Ces ressorts devront, en outre, etre réglés de façon que les deux branches concourent à la se' paration de l’armature et du noyau, lors de la cessation du courant, et qu’ensuite une seule branche suffise à ramener l’armature à sa position de repos. On obtient cette condition en faussant les lames, avec précaution, pour leur donner une tension inégale. Avoir soin que leur extrémité soit toujours dans un plan horizontal pour pouvoir s’appliquef exactement à plat sur le noyau ; autrement ces lames offriraient à l’abaissement de l’armature une résistance qul entraverait le déplacement de l’aiguilleur.
- Une tension exagérée du ressort antagoniste aurait à peu près le même effet et, l’attraction de l’armature étant affaiblie d’autant, l’appendice ne pourrait dégager Ie levier aiguilleur de l’encoche du ressort.
- Si le ressort antagoniste a une tension trop faible, 11 est impuissant à ramener l’armature à sa position de rep°s et, au moment où la came-navette repousse le levier aiguilleur dans l’encoche du ressort, l’appendice de 1 aT' mature est relevé brusquement et retombe sur le leVier aiguilleur après le passage de la came ; cela déterim110 souvent un nouvel aiguillage et la réception de « touches en trop.
- Ce défaut, avec un peu d’observation ne peut être cou' fondu aveo une défaillance du courant de repos. En effet, dans le cas d’une faiblesse du ressort, la touche qui sor*' en trop a toujours été actionnée au tour précédent ; il n eI1 est pas de même dans la dernière hypothèse car le manque de repos se manifeste à n’importe quel moment, quelle que soit la combinaison qui précède.
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- Ainsi pour le mot Paris on recevra PAQIS si le ressort antagonistô du premier aiguilleur est trop faible, et PARFS le courant de repos de la quatrième touche a manqué dans a combinaison I.
- La faiblesse du ressort antagoniste se révèle encore par ^observation de rabaissement des armatures que l’on fait actionner à chaque tour. L’armature dont le ressort n’est Pas assez tendu s’abat, de temps en temps, avant les autres, j s’explique puisqu’elle retombe presque aussitôt après e Passage de la came-navette, tandis que les autres armatures ne s’abaissent qu’au moment où la came est diamétralement à l’opposé de l’aiguillage.
- Ressorts à encoche. — La tension de ces ressorts peut Varier, à volonté, en agissant dans le sens voulu sur les ^ls du dos d’âne qui les supporte.
- La pression sur la branche horizontale du levier aiguil-m* doit être juste assez grande pour maintenir le levier
- le
- au
- "opos.
- j, 'L'op forte, elle s’oppose à la sortie du levier hors de ebcoche et la « touche rate » ; trop faible, elle n’assure .^s la position de repos et laisse retomber l’aiguilleur, d’où m§ui)lage intempestif ; la touche sort en trop comme dans cas d.’un ressort antagoniste pas assez tendu. do^ailS ^eS ^ra<^uc^etirs ancien modèle, l’accès des vis du s d’âne n’est guère possible qu’avec des tournevis coudés ssi en eg^_on réùuit souvent à fausser les ressorts à en-°be en les forçant au moyen du tournevis ordinaire. La platine postérieure des traducteurs nouveau modèle 1 Percée de deux trous qui permettent, à l’aide d’un tour-
- ^evis
- ^lo:
- Ay,
- fess
- assez long, d’atteindre les vis du dos d’âne qui est
- rs tourné vers l’arrière, au lieu de faire face en avant. e° ce dernier type si l’on veut augmenter l’appui du
- 0rt à encoche sur l’aiguilleur, on desserre, très légô-
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- RÉGLAGES ÈT DERANGEMENTS
- rement, la vis inférieure du dos d’âne et l’on serre, d’aütan la vis supérieure. Faire la manœuvre inverse pour dinûauer l’appui, mais opérer toujours par petites portions de t°ur de vis.
- On peut se rendre compte de la tension des ressorts ea retirant la barrette des vis de butée, et en relevant les af matures et les leviers aiguilleurs ; le levier doit alorS couvrir la moitié de la tête du ressort à encoche si la tensi011 est suffisante.
- Un autre procédé consiste à abaisser avec précaution le levier aiguilleur jusqu’au bord de la déclive inférieur6 de l’encoche, et à le laisser remonter ensuite sous la seu pression du ressort ; il faut alors qu’il glisse jusqu’au . de l’entaille où il ne doit plus subir l’effort du ressort • il est simplement porté par la déclive inférieure.
- Leviers aiguilleurs. — Il est nécessaire que ces levie soient parfaitement mobiles autour de leur axe comu11111’ et indépendants les uns des autres. Dans ce but, ils s° séparés par des rondelles qu’il importe de graisser légere ment pour éviter tout grippage. D’autre part, l’axe u être bien rectiligne et les écrous de bout d’axe, qui le tiennent, être serrés convenablement.
- Lorsque cette condition n’est pas remplie, il arrive ^ l’axe se fausse, ce qui occasionne, surtout pour le troisie1*10 levier aiguilleur, le même inconvénient qu’une tensi°** exagérée ou insuffisante du ressort à encoche correspoada selon le sens de la flexion.
- Un coincement du levier aiguilleur sur l’axe peut aioerl la rupture du pied, bien qu’il soit taillé en biseau, lorsque le prolongement de la came-navette viendra le saisir P°ur l’aiguillage. Le bris du pied est quelquefois provoque P , le mauvais état de l’appendice de la came-navette émous par des chocs antérieurs. t
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- ân
- Chercheurs. — L’indépendance de cës ieVièrs, dans les pavements d’avant en arrière et d’arrière en avant, doit ^re absolue.
- Les têtes des leviers sont convenablement huilées, pour ^viter tout grippage qui pourrait provoquer l’entraînement lIttempestif sur la voie de travail d’un chercheur devant rester au repos. Ce défaut ne peut être confondu avec un ^nque'de courant de repos, ou une faiblesse du ressort ^tagoniste de l’armature ou du ressort à encoche quand ^ reproduit, en agissant à la main sur les armatures des e^ctro-aiguilleurs, la combinaison où la touche est sortie ^trop. En effet, si l’anomalie constatée se manifeste, même Qails ce cas, c’est que le chercheur est seul en cause.
- Lour dégripper le chercheur, le traducteur étant arrêté, 0li desserre à fond le ressort du levier de déclanchement, v ton introduit le biseau d’un tournevis entre la tête du ^èrpheur grippé et les têtes voisines, cela permet d’y ® 1Sseç un morceau de papier émeri très fin,en vue du polis-Sa§e des surfaces frottantes. > »
- L’entraînement des chercheurs provient quelquefois ^ ^ussage de leur pied.1 Dans ce. cas il faut remplacer le cWcheur déformé.
- Les chercheurs étant tous du même modèle, il convient, Peur que leurs pieds épousent bien la périphérie du corn-dateur, de les user au moyen d’un disque de cuivre de ^nae diamètre recouvert de potée d’émeri et monté à la P du combinateur. Ce disque est appelé lapidaire.
- ^ Lorsque les pieds ne portent pas tous d’une façon iden-Çae sur les voies, il se produit des trépidations qui dé-erminent, parfois, des déclanchements intempestifs. Le ictère qui s’imprime, dans ces conditions précède ^ ùjours, sur la roue des types, celui qui traduit la com-^aison reçue. .«
- L’inconvénient peut souvent être évité en augmentant
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- RÉGLAGES ET DÉRANGEMENTS
- la distance de la pédale au levier d’accrochage, comme le verrons plus loin.
- Le chercheur trop long se reconnaît en tâtant successivement les têtes avec le tournevis ; celles qui accusent nn ballottement précèdent ou suivent le chercheur défectueux.
- Levier propulseur et levier de déclanchement. —
- que les mouvements du jeu des chercheurs soient fidèleiueu transmis à la pédale, il est nécessaire que les leviers pr0 pulseur et de déclanchement soient solidaires de leur arbfe commun. On s’assure de l’existence de cette condition calant la tête du propulseur à l’aide du tournevis introduit entre le levier et la cloison, et en cherchant à soulever Ie levier de déclanchement au moyen de la bielle ; si ce vement est possible, c’est qu’il y a du jeu dans la goupil® de fixation du levier de déclanchement sur son axe, et1 y a lieu de remettre la pièce en bon état ; on peut obvier au défaut, dans une certaine mesure, en serrant énergi<îue. quement la vis de mâchoire du levier de déclanchement 4ul se trouve ainsi bloqué plus étroitement sur l’axe.
- Le réglage de la tension du ressort du levier de décla11 chement s’opère au moyen de la longue vis qui ‘travers la platine du traducteur et débouche, sur le ressort, dan* la fenêtre des chercheurs. < ,
- Lorsque la vis est entièrement desserrée, l’extrémde libre du ressort doit venir toucher la courbure supérieur de la fenêtre ; on resserre alors progressivement la vis e& même temps qu’on appuie légèrement, et d’une faÇ0^ continue, sur la.cinquième armature, par exemple, jus ce que le déclanchement du système imprimeur ait lieu, essaie ensuite quelques combinaisons mettant en jeu p^u sieurs chercheurs, comme celles des lettres V, P, N.
- Pour «dn&erver la position'dé la vis, On serre celle
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- ffUDÙCTEBft
- Ô13
- des rondelles d’épaisseur voulue. Il y à tout intérêt à ne Pas exagérer la tension du ressort parce qu’on provoque ainsi une friction trop forte des pieds des chercheurs sur *e combinateur, friction d’où résulte une absorption de force exagérée et une usure anormale des organes.
- Bielle et pédale. — La bielle doit être libre aux articulations de ses deux extrémités ; cette condition est remplie Sl l’ensemble du levier de déclanchement de la bielle et de fo pédale retombe dès qu’on a desserré à fond la vis du Assort du levier de déclanchement.
- La longueur de la bielle peut varier, à volonté, en vissant °u en dévissant la tige dans l’un des manchons qui garassent des extrémités ; elle doit être telle que le marteau *fo la pédale soit au moins à un demi-millimètre de la Manche horizontale du levier d’accrochage. Cette dispo-Sltion a pour but d’éviter que des trépidations anormales ’fos chercheurs ne provoquent des déclanchements interactifs, et aussi de donner plus de sécheresse au coup de fo pédale qui acquiert ainsi une certaine vitesse avant ^ atteindre le levier.
- Le galet de rappel, placé derrière la roue d’entraînement, T^nt passer très près de la pédale au cours de sa révolution ; ^ arrive même, dans certains traducteurs, que le galet toüche la pédale ët l’empêche de se déplacer.
- Cette coïncidence n’a lieu qu’au moment où devrait se Induire le déclanchement correspondant .à la lettre L, ou signal = • le mouvement ne s’effectuant pas, l’impression type n’est pas opérée. On recevra, par exemple, B AAI ï^r le mot BALAI. Quand le défaut n’est pas dû au des-?errage de la vis de bout d’axe de la pédale ou du galet, ^ fout abattre à la lhne l’angle de la pédale venant au con-du galet.
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- REGLAGES Et DERANGEMENTS
- Levier d’accrochage. — Un défaut du même genres ® produisait dans les anciens traducteurs, par suite de te rencontre du galet et de la tête du levier d’accruchag® ; mais alors, c’était la combinaison R, ou — qui ne sortait pas.
- Cette défectuosité ne se manifeste plus depuis que te tête du levier a été arasée.
- L’emprise du bec du levier d’accrochage sur le doigt de la came d’impression doit être suffisante pour qu’un choc ne produise pas un déclanchement du système. Pour cela, l’arête du bec et celle du doigt de la came doivent être à l’angle vif, et l’emprise ne pas excéder un tiers de milk' mètre. On règle cette dernière en agissant sur la vis de butée de la branche horizontale du levier d’accrochage ; des rondelles, d’épaisseur plus ou moins grande, sont intercalées, en conséquence, sous la tête de la vis.
- Il faut remarquer, d’ailleurs, que cette vis ne peut être desserrée de quelques tours sans venir se placer sur le trajet du galet et occasionner ainsi des chocs ; il ne reste d’autre ressource que de limer le pied de la vis pour en diminuer te longueur.
- Le réglage de l’emprise du bec se fait toujours avant celui de la pédale puisqu’il est de nature à modifier ce dernier.
- La tension du ressort antagoniste du levier d’accrochage doit être assez forte pour ramener le levier à sa position de repos contre sa vis de butée, mais ne pas être exagérée, parce qu’elle s’opposerait au déplacement du levier, sous le coup de la pédale. On reconnaît que le ressort est assez tendu en ramenant le levier d’impression de droit® à gauche, aussi loin que possible, puis en le lâchant brusquement ; si le bec du levier d’accrochage s’abaisse asseï vite pour empêcher le déclanchement; la tension est suffisante.
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- Le défaut de tension se manifeste par des déclanchements intempestifs se produisant au moment du rappel du bras d’impression ; celui-ci, n’étant pas retenu par le bec, est repoussé de droite à gauche par le ressort en U, dès que le levier de rappel n’agit plus sur le talon de la came d’im-pression ; or ce mouvement ayant lieu lors du passage de l’évidement de 10/40 de la roue des types, la bande de Papier ne porte aucun caractère imprimé.
- Ainsi, on recevrait dans ce cas, par exemple : P RIS Pour PARIS.
- Bras d'impression. — La came d’impression ne doit pas forcer au fond des entailles de la roue d’impression, au Moment où elle est entraînée par cette roue. Ce dérangement se traduirait par des chocs, par un calage du système Pouvant amener le décrochage de la roue ou, tout au moins, uo ralentissement très marqué. Le déclanchement devient, ^ailleurs, dur et saccadé, et les caractères s’impriment mal ; il semblerait que le type ait frotté sur la bande. Le Seul remède est de diminuer la came en passant à la meule.
- H faut veiller à la parfaite fixité de la came pour que impression soit bien nette ; siîCette condition n’était pas réalisée, la position du cylindre imprimeur ne serait pas ^able, par rapport à la roue des types, au moment de l’im-Pression, la première partie du caractère frotterait contre la f^nde et s’imprimerait floue et plus large que le reste. Il est ^ouc nécessaire de s’assurer, de temps en temps, lors du pet-toyage, que les trois vis de la came sont bien serrées à bloc.
- Ln défaut analogue peut se manifester lorsque l’axe du ias d’impression est mal fixé dans la platine ; ou encore 81 > la came ne venant pas exactement au fond de l’entaille la roue d’impression lorsque cette dernière fonction 8 Accomplit, le ressort en U n’est pas assez fort pour main-^emr, à ce moment-là, ie bras dans la position voulue.
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- $16 RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- Le bras d’impression ayant à subir l’entraînement d® la roue du même nom, ainsi que l’impulsion du ressort efl U et celle du levier de rappel, il est nécessaire qu’il pivots facilement autour de son axe. Le nettoyage et le graissage de cette pièce s’imposent d’autant plus que les poussières de papier, provenant de la bande, l’encrassent très rapi' dement.
- Un grippage du bras d’impression sur son axe peut pr°' voquer des chocs et le décrochage subséquent de la joue d’impression. Quand la défectuosité est légère, la projec-tion du bras, par le ressort en U, est paresseuse et la came vient, quelquefois, buter sur la dent qui suit l’entaille correspondant à la combinaison reçue et, glissant contre cette dent, s’engager dans l’entaille qui suit. Le résultat est, biei* entendu, l’impression d’un type ne traduisant pas la coin* binaison donnée. C’est ce qui peut également se produire lorsque la tension du ressort en U est insuffisante.
- Les dimensions du cylindre imprimeur doivent être telles que ce dernier ne touche qu’un seul type sans venir frotter contre les caractères voisins. Des dimensions trop fortes, outre qu’elles provoqueraient un ralentissement, e* même le décrochage des roues lors de l’impression, donne-raient lieu à une mauvaise impression. Dans ces condition^ les caractères sont gras, entourés de bavures provenant de l’impression partielle des types avant et après, et la bande est gaufrée ; il suffit de retourner cette dernière poUf voir le relief ainsi donné au papier par le type.
- Si la matelassure n’est pas assez épaisse, l’impression est à peine marquée, et même certaines parties des carac* tères ne s’impriment pas du tout. La matelassure du c?' lindre imprimeur est faite, ordinairement, par une épaisse^ de gutta-percha, ou par du papier bande enduit de coll® et enroulé, très serré, autour de la carcasse.
- C’est par tâtonnements, et en se basant sur les consi'
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- Rations précédentes, qu’on arrive à donner au revêtement u cylindre les dimensions convenables.
- . Le réglage des cliquets du cylindre d’entraînement sera lri(bqué plus i0jn SOUs la rubrique « progression ».
- Levier de rappel. — L’amplitude plus ou moins grande ü rappel est réglée par le déplacement de la plateforme Apportant le levier et son axe.
- Si le rappel n’est pas poussé assez loin, le dqigt de la c*me d’impression ne peut atteindre le bec du levier d’ac-^ccliage, et le bras d’impression est rejeté, de nouveau^ 6 droite à gauche par le ressort en U, dès que le levier 6 rappel a cessé d’agir sur le talon de la came. Il en résulte j111 déclanchement intempestif. Si le rappel est trop fort, 6 levier d’accrochage saute, sous le choc, et ne retombe ^ toujours assez promptement pour saisir à temps le 0l&t de la came. Il y a encore déclanchement intempestif ^ l9- bande porte un espace blanc à la place du caractère Nuisant la combinaison qui aurait dû être enregistrée jjprès le rappel. C’est de cette façon que se manifeste, fleurs, le défaut de tension du ressort antagoniste du evier d’accrochage.
- ^n que l’effet soit le même, on ne confondra pas les j^Uses du dérangement, si l’on a soin de s’assurer, au préa-. que la tension du ressort antagoniste est suffisante ; ® procédé a été indiqué au chapitre du levier d’accro-c^ge.
- L est possible de juger de l’importance du rappel en P°sant un doigt sur la vis de bout d’axe du cylindre im-P^Qieur, le bras d’impression étant enclanché : on sent °rs> à chaque tour, le choc du levier de rappel contre le de la came, et l’on observe jusqu’à quel point se P^duit le rappel en éloignant, progressivement, le bras ^pression de gauche à droits.
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- Pour déplacer la plate-forme, arrêter la roue des typeS
- de façon que l’évidement de 10 /40 soit en regard du levie*1
- de rappel que l’on enlèvera après avoir dévissé sa vis de
- bout d’axe ; desserrer les vis de la plate-forme, amener
- celle-ci dans la position voulue, resserrer les vis et enfn1
- remonter le levier. Lorsqu’il s’agit de rapprocher la plate*
- forme de la roue d’impression, on peut se servir de la vlS
- latérale commandant le déplacement de cette pièce, apreS
- avoir desserré les vis de fixation ; mais, dans l’hypothese
- contraire, il faudra commencer par desserrer la vis latérale»
- v, la
- puis on ramènera, avec la main, de droite à gauche, plate-forme de façon que son index soit toujours au contact de la vis.
- Galet de rappel. — La friction du galet sur le levier de rappel sera d’autant plus atténuée qu’il tournera p^uS facilement sur son axe, le frottement de glissement étant ainsi transformé en frottement de roulement. Il faut donc que l’axe et le galet soient graissés convenablement.
- Nous savons déjà que la vis de bout d’axe du galet peU^ si elle est desserrée, venir rencontrer le marteau de la Pe' dale ou la tête du levier d’accrochage. Mais l’axe lui-même» qui est vissé dans l’épaisseur de la roue d’impression dont la saillie antérieure porte la plaque d’inversion d^ lettres, peut aussi se desserrer et produire, non seulement le défaut que nous venons de rappeler, mais encore rendre difficile l’inversion des caractères et le rappel du bras d i*11' pression. Cet inconvénient provient, presque toujours, dn fait que l’une ou l’autre des vis de bout d’axe force sur la plaque d’inversion ou sur le galet, au lieu de ne porter e* clusivement que sur l’axe.
- Roue d’impression. — Gomme il a été dit, lors de la description du traducteur, il doit y avoir, entre la roue d
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- Passion et le combinateur, une relation de position telle *ïUe la roue présente à la came d’impression l’entaille cor-respondant à la combinaison indicatrice trouvée par les cWcbeurs. Le placement de la roue d’impression, par apport au combinateur, consistera donc à mettre les cWcheurs dans la position d’une combinaison donnée, * feire tourner le combinateur jusqu’à ce que la combinaison indicatrice se présente sous leurs pieds, et à orienter ^ roue pour que l’entaille, de même numéro que la combinaison, soit en face de la came d’impression. La roue d’im-Pression étant solidaire de l’axe du combinateur par l’in-^médiaire du toc d’accrochage, c’est sur ce dernier qu’il faudra agir pour orienter. On choisit ordinairement la Première ou la deuxième combinaison, parce que la vis qui 1Xe le toc est plus accessible au moment où ces combinaisons se présentent sous les chercheurs et, aussi, parce ^ne les entailles correspondantes de la roue d’impression SOlit plus faciles à trouver.
- j 1° Orientation par la première combinaison. — Aiguiller Premier chercheur et faire tourner le combinateur à la |nain en observant attentivement le levier de déclanchement. xUand la combinaison arrive sous les chercheurs, on voit e levier s’abaisser, ce qui indique que les pieds sont au kj des entailles ; tourner encore très légèrement puis I0quer l’appareil dès que le levier se relève ; c’est à ce *n°ïïient précis que se produirait le rejet des chercheurs ^ 1 appareil avait sa vitesse de marche normale. Opérer déclanchement du bras d’impression en soulevant la Pedale du côté de la bielle. Si l’orientation est bonne, la ^ùie doit venir frapper le commencement de la première to*. £>ans le cas contraire, desserrer légèrement la vis du c et tourner l’ensemble de la roue d’impression, de la j des types et du toc, dans le sens voulu pour obtenir P°sition désirée ; enfin resserrer à fond la vis du toc.
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- SM
- 1ÉGLAGES BT D^ÇANGEM ENTS
- On oriente de telle façon que la came soit projetée su* la dent qui précède l’entaille, et non dans celle-ci même» parce que le moindre retard dans la projection pourrait amener la came contre la dent placée après l’entaille, qui aurait pour conséquence la pénétration de la came dans l’entaille qui suit, et l’impression d’un caractère ne correspondant pas à la combinaison reçue.
- 2° Orientation par la deuxième combinaison. — deuxième chercheur est aiguillé à la main et l’on f01*' tourner le combinateur, comme précédemment, jusqu’à ce que les cinq chercheurs tombent sur la combinaison ind1' catrice ; on bloque l’appareil au moment où le levier de déclanchement s’abaisse, c’est-à-dire lorsque les pieds des chercheurs sont au fond des entailles du combinateur* dans ces conditions, l’arête de la came d’impression doit se trouver en face de la première entaille de la roue d’n0' pression, le bras d'impression n’étant pas déclanché. Le cas échéant, on agira sur le toc d’accrochage comme n°uS l’avons indiqué pour réaliser cette position.
- Les deux méthodes se valent : l’essentiel est d’opérer avec précaution, pour obtenir une concordance exacte des organes.
- Roue des types. — Cette roue devant présenter au cylindre imprimeur le caractère qui traduit la eombinaisou correspondant à l’entaille de la roue d’impression, entaiHe dans laquelle la came a pénétré, il est nécessaire d’orienter les deux roues l’une par rapport à l’autre.
- Nous avons exposé, dans la description du traducteur* que l’impression de la partie moyenne du caractère s’efîe0' tuait au moment où le bras d’impression était dans l0 prolongement d’un rayon de la roue des types. Par coù' séquent, l’orientation consistera à choisir un type ayant un jambage médian, la lettre T, par exemple, et à vérifier
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- partie de ïa lettre se trouve exactement sur la ligne Posant par le centre de la roue des types, du cylindre ^primeur et du cylindre d’impression, le bras d’impression ^ant déclanché, et la came au fond de l’entaille de la roue ^pression.
- commence d’abord par repérer la lettre T sur la f°Ue des types au moyen d’un petit trait tracé à l’encre sur . oord latéral de la roue ; on tourne lentement le traducteur ^squ’à ce que l’entaille correspondante de la roue d’im-j^ssion soit en regard de la came, puis on déclanche le Vler ; le mouvement étant j^atinué , la came pénètre dans faille et le levier finit par ^dver sur e prolongement 1111 rayon. Si la roue des types
- est b
- Port,
- len placée, le repère qu’elle ’lle sera précisément sur ce
- ^eiae rayon (fig. 140). Dans le ^ contraire, on l’y amène en ^errant un peu les trois vis
- qui f r
- axent la roue des types sur
- ^ aianchon, et on la déplace,
- le sens convenable d’une très n +
- % ^)etl1:'e quantité à la fois. Ce mouvement est rendu pos-*e grâce à l’agrandissement des trous de vis de la roue. ^ opération est des plus délicates parce qu’il faut souvent ^ certain effort pour faire tourner la roue sur son manchon d’autre part, le déplacement doit être presque in-^ !ble ; un jambage de caractère représentant environ , tpiatre centième de circonférence, il suffit du moindre 1 pour qu’une partie de la lettre ou du signe ne soit iîïipr'mée.
- Op
- Sans
- se servir du procédé que nous venons d’indiquer,
- Peut orienter la roue des types, par tâtonnements, en
- ^graphie Baudot. a i
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- REGLAGES Et èÊpÀIvGEMENfi
- jïieur»
- .enf*
- se basant sur la façon dont les types sont imprimés sur bande. Par exemple, si les chiffres et les lettres sont imprimeS gras à gauche et maigre» à droite (fig. 141), la roue des types présente trop tard le caractère au cylindre impr il faut la dép acer, alors, dans le sens de son mouvem1 Dans l’hypcthèse contraire ( fig. 142), la roue devra décalée en arrière de sâ position, c’est-à-dire en sens & verse de son mouvement, Mais il ne faut pas recourir l’orientation de la roue des types sans avoir vérifié, to d’abord, la fixité de la came d’impression et du levier dlD'
- t t L»C’N ; ’H'FA'NI.S e>C'Sf
- Fig. 141.
- A>L l OiN-S f.N'fAîLTS 3.0191 {
- Fig. 142.
- version, et seulement dans le cas où les déformations serais toutes du même côté et affecteraient, en même temps, les M et les chiffres.
- Il est bon de parfaire l’orientation en vérifiant rimpreS sion des caractères renflés ou à jambages latéraux cotn&e les lettres G, O, A, D, M, etc...
- La vis de bout d’axe ne doit pas bloquer la ronde contre le manchon de la roue des types, ce qui aurait P01*1* résultat de gêner les mouvements d’inversion. Cet inc°^ vénient se produit quand l’axe du combinateur ne îa pas une saillie suffisante en avant du manchon de la r°u^ des types ; il faut alors vérifier si le toc d’accrochage e bien placé contre le renforcement de l’axe qui limite position du côté de la platine.
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- $23
- Sür les appareils usagés on constate, quelquefois, que Certains caractères s’impriment à peine et d’autres for-^ent, ces derniers étant toujours placés du côté opposé ^ levier d’inversion.
- q ^els sont ceux représentant les lettres : Ë, I, B, K, Z, ï5, N, Q, L, V, F, et les chiffres ou signes de ponctua-j, 11 c°rrespondants. Cette particularité provient de ce que üstire intérieure du manchon de la roue des types se ma-e$te surtout du côté opposé à ces combinaisons et finit Amener une excentration de la roue des types ; l’usure ^ due à la pression exercée par le levier à bec sur le levier ^version, ce qui provoque lors de l’inversion, un frotte-plus énergique du manchon de la roue des types sur 111 de la roue d’impression du côté du levier d’inversion. ^ défaut a été atténué par la substitution d’un manchon ^cier au manchon de bronze employé, autrefois, pour la 0lle des types.
- Aversion. — Lorsque la déformation du même côté 8 ^ subie que par les lettres ou les chiffres, ou si le défaut j Présente d’un côté pour les lettres, et de l’autre pour chiffres
- ce sont les vis de butée du levier d’inversion
- s°nt en cause. Ces vis limitant le décalage du levier ^Version, on comprend que leur écartement trop grand (jî ^r°P petit occasionne une défectuosité analogue à celle mauvaise orientation de la roue des types. po 11 effet, l’orientation de cette roue n’est efficace que lu série des lettres, ou pour celles des chiffres suivant Ie tevier d’inversion sera appuyé &ur la vis de butée lettres, ou sur celle des chiffres pendant l’opération, ^pression correcte de l’autre série de caractères ne ^Penci piUb alors que de la grandeur de la course à effectuer 0p "e levier, pour venir se placer contre la vis de butée
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS!
- Pour fixer les idées, supposons que l’impression ^ lettres soit bonne et que le levier d’inversion ait à parcourt un arc de plus d’un quatre-vingtième de circonférence p°ur venir rencontrer la vis de butée des chiffres. Dans chacp^ paire de caractères correspondant à la même combinaison les signes de ponctuation ou les chiffres précèdent lettres sur la roue des types ; par conséquent, il faudra cette roue soit décalée, en sens inverse de son mouvexne 1 de rotation, pour que le chiffre ou le signe de ponctua^011 occupe la place de la lettre correspondante. Or, si la course du levier est de plus d’un quatre-vingtième de circonférence’ la roue sera trop décalée en arrière de sa position précédent’ et le commencement du chiffre ou du signe de ponctuât101* rencontrera seul, lors du déclanchement, le cylindre 1111 primeur ; l’autre partie, c’est-à-dire le côté droit, porter peu ou ne portera pas du tout sur le cylindre. L’impreSS^01! du type sera bonne du côté gauche et mauvaise du c°te droit. Le remède consiste à remplacer la vis de butée p une autre ayant une tête plus grosse ou un méplat m01
- ail
- accentué.
- Si la tête de la vis était trop grosse, le décalage ser‘*\ inférieur à un quatre-vingtième et l’impression du c gauche du chiffre serait mauvaise.
- En raisonnant comme précédemment, on trouvera h la vis de butée du côté des lettres est trop grosse, si, 11111 pression des chiffres étant bonne, celle des lettres est de feetueuse à droite, ou bien qu’elle est trop petite, si i1111 pression des lettres, dans les mêmes conditions, est vaise à gauche.
- La position du levier d’inversion, sur l’une ou 1 al1^ butée, ri’est assurée que par la pression du levier à ^ il est nécessaire en conséquence que le ressort de ce de1'11*6 levier soit suffisamment teuidu, mais sans exagératioa*
- Si la tension est trop faible, le levier d’inversion P
- asse
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- ^eiïï
- <kti
- pesti veinent d’une butée à l’autre a la moindre trépi-
- ’10ü, même au milieu d’un mot. Ainsi, par exemple, on
- ïeÇoit :
- PA
- °^f k mot Paris. /
- , 1 la tension est exagérée, il faut un grand effort pour acer les plaques et le levier d’inversion ; il en résulte j, choc désagréable et un ralentissement par suite de ^Ption de la force motrice, et même un décrochage de e d’impression si le défaut est très marqué.
- (e Position du levier à bec, par rapport au biseau du d’inversion, est très importante. En l . ClPc, il faut que le biseau de ce dernier l er> se trouvant à égale distance des deux j ees, soit exactement vis-à-vis du biseau u levier
- à bec (fîg. 143). En réalité cette
- a
- j>. 111 °n ne peut être vérifiée en raison de stabilité des pièces ; mais lorsqu’elle n’est ^ réalisée et, surtout lorsque les biseaux a.Î ^ox leviers sont arrondis par l’usage, il s
- ü
- Fig. 143.
- se produit des
- rec s d’inversion très caractérisés qui permettent d’en
- e°anaître l’origine et de remédier au dérangement. Si °^s admettons, par exemple, que le levier à bec soit trop j^hcé du côté de la vis'de butée des chiffres le biseau dm , vier d’inversion ne sera que très légèrement retenu par le du levier dans la position d’inversion des chiffres, et le-ci sera tellement instable qu’au moment du décalage, Cessaire à l’impression des chiffres le levier d’inversion retenu, rebondit sur la vis de butée des lettres ; et il .^Prime, sur la bande, des lettres à la place des chiffre» Sl on aura, par exemple :
- Nir p
- PARIS EO OCTOBRE
- dris 25 octobre.
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- 826 RÉGLAGES ET DÉRANGEMENTS
- Pour augmenter l’emprise du bec sur le levier d’inversi^’ il suffira de desserrer légèrement les deux vis qui niaia tiennent le pont sur la roue d’impression et de remoïl celui-ci, ce qui a pour résultat de ramener le bec vers butée des lettres. Le relèvement du pont est possible pâI que les vis le traversent par des trous agrandis. .
- Si le pont était trop relevé, c’est l’inversion dés let qui n’aurait pas lieu, ou qui raterait souvent, parce ^ la position du levier d’inVersion ne serait pas stable con la butée des lettres.
- Avec l’exemple précédent, on aurait alors :
- PARIS 25 59158—2.
- Il faut se garder de confondre un défaut d’inversion a un manque de quatrième ou de cinquième. ^
- Dans le premier cas (quatrième en moins), la ^ porterait :
- PARÎSËO OCTOBRE
- pour Paris 25 octobre.
- et dans le second (cinquième en moins) t
- ' PARIS 2559158—2.
- La sortie d’une touche en trop, dans la combina1 t blanc des chiffres », ou dans celle « blanc des lettré ^ peut faire croire également à un défaut d’inversion, alors, aveo la première en trop :
- PARIS‘EO OCTOBRE
- ou encore t
- PARIS 25.59158—2.
- Ce dernier exemple surtout donne lieu à confusion Pa ^ que le point, marquant souvent très faiblement, peut
- pris pour un blano.
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- ta>ur distinguer ces défauts de celui d’une mauvaise Aversion, il convient de remarquer que, dans ce dernier Cas> d y a toujours un blanc entre le mot correct et le groupe ^1 sorti et inversement.
- ^ Tampon encreur. — Une tension trop faible du ressort boudin enroulé autour du manchon de la manivelle ^ donne qu’un appui précaire du tampon sur les types ’ Par suite de l’encrage défectueux qui en résulte, les °aractères sont pâles et peu apparents. Au contraire, Un ^Ppui trop fort, outre le ralentissement qu’il pourrait amener aas le mouvement de rotation du traducteur, déterminait une impression trop grasse et l’encre, à cause de 8a surabondance s’étalerait autour du caractère.
- ta>ur que le contact entre les types et le tampon soit c°Ustant et l’encrage uniforme, il faut que ce dernier ne ®^ute pas sur la roue des types, soit après l’évidement de 0, soit après celui du blanc des chiffres. On obtiendra Position convenable en agissant sur l’équerre qui soutient btas de la manivelle, jusqu’à ce que le tampon ne descende très peu dans les évidements.
- Le rebondissement du tampon encreur se traduit par un buvais encrage et l’usure rapide des caractères A, E, et 1 ^ I, &, qui s’impriment plus faiblement que les autres.
- L’impression défectueuse des types A, 2, E, provient quelquefois, surtout dans les appareils en service depuis long-mPs, d’un ressaut de la joue postérieure du tampon encreur shr le p0nt }evjer £ jjec> ^ remède consiste à diminuer * joue, ou à superposer deux tampons sur le cylindre. , f °or que l’entraînement du tampon se fasse sans à-coups, üüer l’axe du cylindre et de sa manivelle, et veiller & ce ta roue des types appuie exactement sur la partie J^diane au tampon, afin d’éviter que les types ne viennent r°tter contre les joues.
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- RÉGLAGES ET DÉRANGEMENTS
- Progression. — Le réglage de la progression est assez délicat et il est quelquefois difficile de déterminer, a priorh l’origine des défauts qui l’affectent, surtout lorsque Ie traducteur est usagé. Néanmoins la connaissance exacte du jeu des organes qui concourent à cette fonction et celte de leurs conditions de réglage permettront toujours de localiser le dérangement.
- Fig. 144.
- Cliquet de retenue et cliquet d’entraînement. —
- longueur du cliquet de retenue doit être telle qu’il tonabe dans un intervalle au moment où, dans le mouvement de droite à gauche, lorsque l’impression vient d’avoir lieu, la caïue d’impression est arrivée hors d’atteinte des dents de la roue d’impression-cliquet d’entraînement est assez long s 1 tombe dans un intervalle lorsque le doigt de la came d’impression commence à soU* lever le bec du levier d’accrochage, quand s’effectue l0 rappel. Cette vérification s’opère en couchant le traducteur sur une table et en provoquant le déclanchement et l0 rappel, la roue d’impression étant entraînée à la main- & les dimensions des cliquets sont telles qu’il vient d’etr0 indiqué, le cliquet d’entraînement sera sur le dos d u dent, à environ un millimètre de la partie abrupte de dent suivante, alors que le cliquet de retenue se trouV0 au fond d’un intervalle (fig. 144).
- Quand les cliquets ne remplissent pas les condition0 voulues, la progression se fait mal ou même est nulle ; ü eD résulte la superposition des caractères, ou, tout au moi°9 leur tassement, et comme la bande de papier n’est tendue sur le cylindre imprimeur, elle vient frotter contr0 les types de la roue et se salit, fl y a encore superposition de caractères quand &
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- Cil
- Hquets n’obéissent pas à leurs ressorts, soit que ceux-ci n aient pas une tension suffisante, soit que les cliquets, ^°qués par les vis qui leur servent d’axe, ne jouissent pas ^’une mobilité assez grande. On diminue à la demande les Piquets en tes passant à la meule.
- Cylindre d’entraînement. — Le rappel du bras d’impres-Sl°n ne peut s’effectuer qu’à la condition d’une liberté Usante de son manchon dans l’intérieur du cylindre ^entraînement. Il faut donc, non seulement que les parties Mettantes soient convenablement graissées, mais encore qu’il
- ne se produise aucune gêne dans le mouvement, soit dU fait d’un blocage de la rondelle de bout d’axe sur le danchon, soit d’une pression exagérée des cliquets d’en-traînement et de retenue, ou bien encore du cylindre c°mpresseur.
- Le blocage par la rondelle, provient d’une saillie induisante de l’axe en avant du manchon et du cylindre, qui dbissent ainsi la pression de la vis. Le remède consiste à udr l’extrémité du manchon et le cylindre d’entraînement dr une pierre d’émeri jusqu’à ce que l’axe puisse faire une h“ès légère saillie.
- Un grippage du cylindre d’entrainement sur le manchon bras d’impression peut occasionner un décrochage de d roue d’impression. En effet, le bras ne pouvant revenir, ce cas, à sa position de repos, à cause de l’opposition cliquet de retenue, est susceptible de rencontrer les dents la roue d’impression et de provoquer un arrêt brusque système ; d’ailleurs, le galet de rappel se cale contre le 6vlcr de même nom, immobilisé lui-même par sa partie rieure appuyant sur le talon de la came d’impression,
- dfé;
- ce
- qui concourt au même résultat.
- Cylindre compresseur. — Une mobilité parfaite du oy-
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- REGLAGES ET DÉRANGEMEMTS
- lindre compresseur est la condition indispensable d’u*10 progression régulière. On s’assure de l’éxistence de cette condition en appuyant sur la manette de la manivelle do cylindre compresseur afin de le soulever, et en le fai*911^ tourner à la main ; il faut opérer avec précaution et î3-ite tourner lentement, de façon à découvrir s’il n’y a pas grippage dans certaines positions du cylindre, ce qui e un cas assez fréquent.
- La tension du ressort du cylindre compresseur doit er modérée.
- Trop forte, elle gêne les mouvements du cylindre d’enti'9^ nement et la progression est irrégulière, surtout si le chque de retenue n’a pas une longueur telle qu’il tombe dans fond d’un intervalle de deux dents au moment précis °u
- • • j lâ
- la came d’impression est abandonnée par les saillies de roue de même nom.
- Trop faible, la pression du cylindre compresseur n’est paS suffisante pour empêcher la bande de revenir en arriare quand le bras d’impression est ramené au repos.
- En général, les deux cas peuvent se distinguer. DaIlS le premier, les caractères sont tassés par endroits, et p^uS écartés que la normale, dans d’autres (fig. 145).
- Dans le second cas, les caractères sont non seulei»e tassés, mais il y a même des superpositions d’impression et on ne constate pas l’écartement anormal des caractère imprimés (fig. 146).
- D’autre part, pour que les impressions soient bie° alignées sur la bande, il faut que le cylindre compresseur appuie également sur les denticules du cylindre d’efltra1 nement, aussi bien en avant qu’en arrière. Cette conditi0^ ne peut être réalisée que par un parallélisme rigoured entre les axes des deux cylindres.
- Le manque de parallélisme peut provenir soit d’un faU*( sage de l’axe du cylindre compresseur, soit d’un jeu anor:
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- de l’axe du cylindre, ou de celui de sa manivelle, par suite d’usure. Dans ce dernier cas surtout, le compresseur appuyant tantôt sur les denticules antérieures du cylindre d’entraînement, tantôt sur les postérieures, la bande subit Un mouvement correspondant et la ligne d’impression est ondulée.
- Quand l’appui du compresseur n’a lieu que sur une ex-. trémité du cylindre d’entraînement, il se produit aussi Une ondulation de la ligne d’impression. Si le défaut est accentué, la bande, tiraillée toujours du même côté, finit
- uuuuuaüiîü.üuuuuüuuuüüuüuüüuuyüuuuuüuu
- par se coincer entre les deux cylindres, la progression ne peut plus se faire et la bande s’enroule autour du cylindre d’entraînement, surtout si le bec du canal guide-papier u’est pas assez recourbé pour la dégager franchement des denticules.
- Le papier s’enroule aussi lorsque la pression du compresseur est exagérée.
- Rouet. — Celui-ci doit tourner librement sur son axe. Toute gêne dans la rotation détermine une tension de la bande sur le bras d’impression et rend difficile les mouvements de ce dernier.
- Principaux dérangements du traducteur. — Nous donnons ci-dessous un résumé des principaux dérangements pouvant affecter le traducteur. Il serait difficile de les prévoir tous ;
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- RÉGLAGES ET DÉRANGEMENTS
- dans la pratique, l’observation attentive des conditions dans lesquelles ils se produisent et la façon dont ils se manifes* tent permettra toujours d’arriver à en connaître la cause*
- CARACTÈRES DU DÉFAUT ORIGINE PROBABLE
- I Manque persistant de la g même touche. ® 3 T3 ce © rfà S 3 s ! Le ressort de contact du traducteur n'appuie pas sur le plot de la r®‘ guette du socle, ressort antagoniste de l’armature trop fort on ne s'appliquant pas à plat sur h' noyau ; ressort à encoche trop tendu ; vis à crans trop ou pa? assez serrée ; came-navel te mal placée. Solution de continuité dans la bobiue de l electro aiguilleur Pied de l’aiguilleur cassé.
- u II manque tantôt une tou- —1 che tantôt une autre. a c3 Le traducteur ne lien* pas la vitesse. La terre du traducteur osl mal assurée.
- ® Il sort des touches en trop. 3 cd 'O 1 Ressort antagoniste de l'armaluro trop faible; vis à crans insufh' samiuent sertée; ressort à encoche pas assez tendu; grippage enlre les tètes des chercheurs ou faussage d un de ces leviers.
- Déclanchement intempestif 11 sort une lettre pour une autre et celle-ci est toujours placée sur la roue des types après la lettre sortie. Ex. : PADIS pour PARIS. Chercheur faussé ou plus long que les autres : distance trop faible entre le marteau de la pédale et le levier d accrochage.
- 11 sort un blanc à la place d’une lettre. Ex : P RIS pour PARIS. Emprise du bec du levier d’accro chage ou tension du ressort trop faible; rappel trop fort ou insuffisant.
- Le déclanchement ne se produit pas. Ressort du levier de déclanchement insuffisamment, tendu; pédale ou levier d’accrochage bloqués sur leur axe ; emprise du levier d’ac crochage trop forte ; bras d’impression bloqué sur son axe : distance trop grande entre le marteau de la pédale et le levier d’accrochage.
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- CARACTÈRES DU DÉFAUT ORIGINE PROBABLE
- La lettre L manque Ex. : BAA1S pour BALAIS. Le galet ou la pédale sont desserrés, j n
- Caractères trop marqués. Appui exagéré du tampon encreur, j ou cylindre imprimeur trop gros.
- Caractères pâles (malgré que le tampon encreur soit bien imbibé d’encre). Appui trop faible du tampon encreur, ou diamètre du cylindre imprimeur trop petit.
- Ces caractères, chiffres ou lettres, ont leur partie gauche comme effacée ou imprimée deux fois. Came d’impression ou levier d’impression mal fixé ; came d’impression trop petite ou usée et ressort en U pas assez tendu.
- Les chiffres et les lettres sont bien imprimés à gauche et mal à droite. Roue des types décalée en sens inverse de son mouvement ; levier d’inversion ou came d'impression desserrée.
- Les chiffres et les lettres sont bien imprimés à droite et mal à gauche. Roue des types décalée dans le sens de son mouvement; levier d’inversion ou came d’impression des serrée.
- Les chiffres sont mal imprimés à gauche et les lettres sont correctes. Vis de butée des chiffres trop grosse.
- Les chiffres sont mal imprimés à droite, les lettres étant bonnes. Vis de butée des chiffres trop petite ou martelée.
- Les lettres sont mal imprimées & gauche, les chiffres étant bons. Vis de butée des lettres trop petite.
- Les lettres sont mal imprimées à droite, les chiflres étant bons. Vis de butée des lettres trop grosse.
- Bavure sur la bande à la place du blano des lettres. Déclive suivant le signal erreur, sur la roue des types, trop saillante (suite d’usure des types) ; tension du papier insuffisante : cliquet d’entraînement trop court.
- Bavures à droite et & gauche des oaraotéres. Cylindre imprimeur trop gros ou mal serré.
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- RACLAGES ET DÉRANGEMENTS
- §S4
- CARACTÈRES DU DÉFAUT ORIGINE PROBABLE ‘
- Les caractères opposés au levier d’inversion sont plus marqués que ceux placé3 du même côté. Excentration de la roue des typeS par snite d’usure de son manchon et de celui de la roue d’impreS' sion.
- Les caractères ppposés au levier d’inversion sont imprimés plus bas que ceux placés du mèmè côté ; ou inversement. La roue des types est voilée ou son axe est faussé
- Aucune des lettres imprimées sup la bande ne correspond aux combinaisons enregistrées par les aiguilleurs. Roue d'impression décrochée ou dér ^orientée.
- Progression irrégulière, caractères tassés ou superposés (sans qu’il se produise à un moment quelconque un écart plus grand que l’écart normal) (fig. i4o)i Appui du cylindre compresseur trop faible ; ressorts des cliquets insuffisamment tendus,
- Caractères tassés ou superposés par moments et quelquefois plus écartés qu’à l’ordinaire (fig. 145), Pression du cylindre compresseur j trop forte ; gêne dans la rotation du cylindre d’entrainement ; res* sort des cliquets trop forts ; Pa' pier trop tendu : rouet ne tourne pas, ou tourne difficilement.
- Caractères superposés, bande salie. Cliquets d’entrainement ou de retenue trop longs ou trop courts, ou bien encore leurs ressorts sont cassés ou trop faibles.
- Ligne d’impression ondulée. Jeu longitudinal du cylindre corU' presseur ou de sa manivelle trop grand ; ce même cylindre n’est J pas parallèle au cylindre d’entrai- j nement, . S Jeu longitudinal du cylindre impr1' j meur ou du cylindre de progrès* J aion trop grand et appui faible compresseur.
- La bande s’enroule. ! n Pression trop forte du compresseur ei défaut de parallélisme entre son axe et celui du cylindre d’entrainement.
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- tfeADÜCTEUtt
- 335
- WP!
- caractères du défaut ORIGINE PROBABLE
- "écrochage de la roue d’impression. Roue d’impression mal orientée ; bras d'impression grippé sur son axe ; pression du levier à bec trop forte ; plaques d’inversion bloquées parleurs vis : came d’impression trop forte ; diamètre du cylindre imprimeur trop grand.
- C inversion se fait au milieu d’un mot. Ex. : P A-0 ; Ressort du levier à bec trop faible.
- ^ inversion des chiffres ne se fait .pas. : PARIS EO OCTOBRE pour PARIS 25 OCTOBRE. Le pont du) levier à bec trop bas.
- C inversion des lettres n’a pas lieu. 6x- ’• PARIS 25 59 ! 58 — 2 pour ^PARIS 25 OCTOBRE. Le pont du levier à bec trop relevé.
- TRADUCTEUR MODÈLE 1909
- Réglage. — Le réglage de ce traducteur ne diffère de °elui de l’ancien type qu’en ce qui concerne l’aiguillage.
- , °pération consiste surtout à assurer le maximum de sénilité des électro-aiguilleurs.
- ^°nr atteindre ce but, il faut :
- 1° Que la distance entre l’armature et le fond de l’échan-cfüre du noyau n’excède pas un demi-millimètre ; elle se par la vis de butée de la barrette ;
- 2° Que la tension du ressort antagoniste soit juste suf-ls^nte pour ramener et maintenir l’armature contre sa ütée de repos ;
- 3° Que la charnière présente la plus grande mobilité
- ^sible :
- L
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- REGLAGES ET DERANGEMENTS
- 4° Que le travail de glissement de l’appendice contre branche supérieure du levier aiguilleur soit réduit au nimum.
- Les biseaux des deux pièces doivent être soigneusement entretenus à angle vif, et le levier aiguilleur ne s’appnyer sur l’appendice que par la partie tout à fait extrême de sa branche supérieure ; l’emprise ne doit pas excéder quelqnes centièmes de millimètres. On obtiendra cette position eî] faussant l’appendice dans le sens voulu. D’autre part, une pression exagérée du ressort du levier aiguilleur serait de nature à rendre plus difficile le glissement de l’appendice sur l’aiguilleur, il conviendra donc de la réduire au strict nécessaire pour produire la chute de l’aiguilleur contre la couronne de butée.
- Enfin, il est indispensable que le pied de l’aiguilleur s0lt maintenu, au repos, à une telle distance de la couronne de butée que la came-navette ne puisse venir ni le saisir, n1 le rencontrer, ce qui pourrait occasionner un aiguillé intempestif ou la rupture du pied.
- La position convenable est obtenue en agissant sur l’appendice qui peut se déplacer grâce à l’agrandissement des trous dans lesquels passent la vis et la tige de l’écr°u qui le fixent sur l’armature. La vis et l’écrou, étant des serrés on augmente la saillie de l’appendice si le pied l’aiguilleur est trop près de la couronne de butée, et on la diminue, au contraire, si le pied est trop éloigné.
- La longueur de l’appendice est convenablement régl^ si, le biseau de celui-ci étant arc-bouté contre l’extréim supérieure du levier aiguilleur, le pied de ce dern.ôf trouve aussi près que possible de la première partie de la came-navette sans la toucher.
- Dans ces conditions, la deuxième partie de la came» dont la saillie est plus grande, vient frôler le pied du leY1(^ aiguilleur, même au repos, de façon à le rejeter très le£e
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- DERANGEMENTS ELECTRIQUES
- 337
- Pement en arrière et à faire perdre le contact de la partie supérieure avec l’appendice. Ceci donnera le temps à l’ap-Pendice, lors du rappel, de retomber assez tôt pour empêcher e Wier aiguilleur de revenir contre la couronne de butée ^Près le passage de la came.
- Les différents réglages de l’aiguillage nouveau modèle Vivent se faire lorsque le traducteur est arrêté ; d’abord ^ °uuse de leur minutie, et ensuite parce que l’on risque de Pr°voquer la rupture des pieds des aiguilleurs en démon-en marche, la réglette de butée des armatures. Celles-^ l’étant plus arrêtées se soulèveraient sous l’action de eUrs ressorts antagonistes, l’appendice glissant le long de j branche supérieure de l’aiguilleur le bloquerait, et ce ernier, ne pouvant plus se déplacer devant la came-navette Se fausserait ou se briserait.
- DÉRANGEMENTS ÉLECTRIQUES
- généralités. — Quand on se trouve en présence d’un Rangement électrique, il importe, avant toute chose, de ^Feudre un compte exact de la façon dont il se manifeste ; 11 est qu’après cette observation préalable qu’on pourrait
- etabli
- bail
- lr, par la connaissance des communications de l’ins-
- j^L°n, et par le raisonnement, la cause et le point pro-
- L inquiétude des conséquences d’une suspension de av*il, la conscience d’une responsabilité assumée, et tout la crainte de ne pouvoir découvrir rapidement la ^Se du dérangement, font que le dirigeur inexpérimenté jj Manquant de pondération, se trouble au moment où ^ besoin de toute son attention pour observer, raisonner °pérer utilement
- ne hâte trop grande est aussi nuisible, car la situation
- de la défectuosité.
- ^%rajplûe Baudot,
- «9
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- peut être compliquée par une recherche précipitée souvent détermine de nouveaux dérangements.
- Il est donc indispensable de rester maître de soi-mêi»e f d’examiner posément comment se présente une anom^10 avant de chercher à la faire disparaître.
- Nous ne pouvons songer à énumérer dans cet ouvrai toutes les causes de mauvais fonctionnement susceptib^8 de se produire. Nous nous contenterons de signaler leS points où se trouvent ordinairement les défauts, ^ donner un exemple de localisation.
- Les dérangements sont provoqués par isolement, méla*1^ ou mise à la terre intempestive.
- Les isolements sont déterminés par rupture d’un $ 011 desserrage d’une borne, par mauvais appui des balais suf les couronnes, ou des ressorts verticaux du manipulât^ sur leurs butoirs de repos ou de travail ; mauvais contaC des ressorts du commutateur du manipulateur, on commutateurs multiples, si l’installation en comp°rte l’emploi.
- Les mélanges et les mises à la terre sont souvent s*
- itué®
- le*
- entre les contacts des couronnes du distributeur, entre plots de la boîte des coupures ou ceux des commutate^ de l’installation ; il est plus rare de les trouver entre 1®S 11 dénudés d’un même câble.
- \ù
- Lorsqu’il y a un isolement ou une mise à la terre sur parcours des courants de départ ou d’arrivée, le déla peut exister hors de l’installation Baudot. En passant al* Morse, on sait immédiatement à quoi s’en tenir : si Ie rangement persiste, l’installation Baudot n’est pas en caus6'
- Exemple de localisation. — Supposons par exe&V} que l’on ne reçoive pas du correspondant. Le prem1 soin est de s’assurer au Morse que les courants parvienne bien. Dans l’affirmative, passer au Baudot et observe^
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- DERANGEMENTS ELECTRIQUES
- 339
- le cas du poste corrigé, si la correction passe sur tous ® secteurs, les manettes des manipulateurs ayant été ^ses dans position de réception. Si l’on ne reçoit rien Sür aucun secteur, rechercher si le défaut est avant ou aP?ès le relais ; en conséquence mettre l’index du relais ^Ur travail : tous les traducteurs devront alors imprimer , 8 P ou des 0 /O, et l’indicateur de correction fonctionner 4 ^°Us les tours.
- Si aucun traducteur ne déclanchait, se rendre compte courant de la pile de relais arrive bien au butoir ® travail, vérifier la communication de la borne du massif ^ quatrième couronne, en passant par le plot de la boîte s coupures, examiner les balais des quatrième et première formes, ainsi que la terre de l’installation. i est inutile de pousser les recherches plus loin que les ^ de quatrième et première couronnes, puisqu’à partir ^ cette dernière il y a plusieurs fils pour arriver aux ^ucteurs et qu’il serait vraiment extraordinaire que ces S- ^Ussent rompus tous à la fois, j: ôl» ^uus notre essai, un des secteurs seulement ne donnait ,> le défaut se trouverait sur celui-ci, il faudrait alors her à partir des balais reliant les quatrième et première ^ K 0lllieS’ v^s^er ^es pl°bs intéressés de cette dernière dans °*te des coupures, l’arrivée des cinq fils sur la réglette ^ s°cle du traducteur, et les ressorts de contacts de celui-ci. p^érangement s’étendant à toutes les touches, il est à l’él Cerbain que c’est la prise de terre qui manque. Si C^r°'^rein fonctionne, la terre du socle est bonne et le (je provient, dans les traducteurs ancien modèle, du l^age de la vis qui maintient sur la platine postérieure W eii^)le des électro-aiguilleurs et sert à établir en même J*8 u^e communication électrique entre la sortie de ces . ^-aiguilleurs et le massif de l’appareil.
- ^oyen commode de locahser consiste à amener un
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- RÉGLAGES ET DERANGEMENTS
- fil volant relié à une pile de 20 à 30 volts, et à en appliqué l'extrémité sur tous les points accessibles de l’itinéraire du courant. Dans le cas que nous venons d’envisager, on p0' serait le fil d’abord sur la borne du massif du relais, pulS sur le plot de la quatrième couronne, dans la boîte des coupures, et enfin sur la quatrième couronne elle-mê®e‘ L’isolement ou la terre se trouve entre le point où le courant n’a pas fait déclancher les traducteurs, et celui où ce re* s-ultat est atteint.
- La mise de l’index du relais sur le butoir de trava1 permet d’affirmer que le défaut n’est pas entre le relais et les traducteurs, si ces derniers fonctionnent tous sous Ie courant envoyé. Il faut donc continuer les recherches depuis la borne de ligne du commutateur jusque et y compris la terre du relais. Pour cela on favorise ce der®er sur repos, on desserre les bornes des piles de ligne et, la fiche du commutateur d’entrée de poste étant enlevee> ainsi que la dérivation de contrôle, on touche, avec le relié à la pile de travail, la borne Baudot dudit conunu' tateur, le plot de la cinquième couronne dans la boîte des coupures, la cinquième couronne elle-même (on arrête alors le distributeur de façon que le balai de la preiuie1® couronne soit sur un petit contact) ; enfin on vérifie l’appül des balais des cinquième et deuxième couronnes. A partir de cette dernière, jusqu’aux réglettes postérieures des n*a nipulateurs il n’y a pas lieu de prévoir un isolement 111 _ téressant tous les secteurs, à cause du nombre de fils 3uJ relient les contacts de la deuxième couronne à ces réglette par l’intermédiaire des ressorts-contacts verticaux- ^ peut donc passer outre et appliquer immédiatement |e fil de la pile sur la borne ER de la boîte des coupures, PulS à l’entrée du relais. Si, arrivé à ce point, les traducteur3 n’ont pas fonctionné, il y a un isolement dans les bobiné du relais ou bien le fil de terre est détaché.
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- ^rangements électriques
- 341
- Lorsque le défaut n’intéresse qu’un seul secteur, il suffit vérifier l’appui des ressorts-contacts verticaux sur la reglette postérieure, la liaison de celle-ci avec le plot du c°ttimutateur du manipulateur, le contact de la goupille reliée à ce plot avec ie ressort donnant l’entrée du relais, ^ûn cette communication elle-même jusqu’au plot ER e la. boîte des coupures
- Quand on ne reçoit pas ou qu’on reçoit mal sur un seul jeteur, il est prudent de changer de traducteur afin de 8 assurer immédiatement que cet organe est hors de cause.
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- TROISIÈME partie
- , Installations spéciale
- XIII
- COMMUNICATIONS ÉCHELONNÉES
- n #
- ^-ousidérations générales- — Le système Baudot permet Ui r®a^seL Par un seul conducteur, une communication ^graphique entre trois stations A, B, G, (fig. 147) plus ^oins éloignées. La plus importante des stations ex-
- A
- e—
- B
- Fijg. 147.
- communique avec les deux autres stations et prend
- de poste principal, le deuxième extrême est désigné
- 6. k nom de poste extrême ; enfin la troisième station ^ * * * * 6 * * poste intermédiaire.
- Iy °rs<Iue le poste intermédiaire ne peut commwHquer ^ extrême, la communication est #te « simple » ; elle * ceïftpi^g » dans le cas oosrtwaire.
- ^ 9 ^stallations utilisées pomr ce mode d’exploitation
- ^Vent appartenir aux types double, triple ou quadruple ; Ui,S ^eur disposition diffère notablement do celle des ins-^ons ordinaires.
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- 144 Installations spéciales
- La principale cause de cette particularité découle du fal^ que souvent deux stations ne possèdent qu’un seul secteur pour l’échange de leurs messages et qu’il est indispensahle dans ces conditions, que l’un ou l’autre de ces postes puisse en cas de besoin « couper », c’est-à-dire interrompre ^ transmission du poste correspondant.
- en principe, en
- que*
- Dispositif: de coupure. — Voici consiste le dispositif de coupure.
- Un contact disponible de la deuxième couronne (a,
- spécialement affecté à la coupo^’ est relié à une clé de pile ; dans Ia position de repos la clé envoie uO
- courant de
- lorsqu
- ’oU
- repos et,
- rabaisse, un courant de trava est substitué au précédent. l’autre poste, le contact de deuxième couronne, qui doit re<^ voir le courant de coupure, e relié directement à l’entree relais, tandis que le contact c°r^ respondant de la première c°^ ronne b, est rattaché à une s°^ nerie ou à un parleur avertis® d’appel. Quand la clé envoie s<^ courant de repos, l’index du relais est maintenu au rep et aucun courant ne passe dans la sonnerie. Lorsqu abaisse la clé, le courant de repos est supprimé e^0 courant de travail, envoyé ; l’index du relais du P récepteur prend la position de travail et met la quatn couronne en relation avec la pile locale au moment passage des balais sur le contact b ; le courant se prop ainsi à travers l’avertisseur dont le fonctionnement inuiq à l’opérateur qu’il dort cesser sa trannmaniica
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- COMMUNICATIONS ECHELONNEES
- 345
- COMMUNICATION DOUBLE ÉCHELONNÉE SIMPLE OU COMPLÈTE
- Communication simple. — Le poste principal possède eüx plateaux, un à 14 contacts, pour ses relations avec ^extrême et un à 17 contacts, pour communiquer avec ^termédiaire celui-ci est muni d’un plateau à 17 contacts
- 0j. 1 y
- 1 extrême d’un plateau à 14.
- La correction est envoyée simultanément au principal les contacts 16 et 17 de la deuxième couronne de l’in-^rmédiaire (fig. 149), et à l’extrême par les mêmes contacts de la troisième couronne, la sixième couronne présentant ^ regard de ces contacts un secteur de 2/17 relié à la vers l’extrême.
- Communication entre principal et extrême. — Le poste
- Principal transmet à l’extrême par les contacts 2, 3, 4, 5 ^ 6 du plateau à 14 contacts, et il en reçoit par 1, 2, 3, 4 ^ Les émissions des postes extrêmes passent par les ClI*quième et deuxième couronnes de l’intermédiaire ; les jteuf premiers contacts de cette dernière sont reliés à la gne vers l’extrême. %
- L’affectation d’un contact spécial à la coupure n’est pas réalisable à cause de l’insuffisance du nombre de contacts disponibles. Il a donc fallu employer un même contact tout ^ ta fois pour la transmission et pour la coupure. Ainsi le c°ntact 6 de la deuxième couronne (P) du principal est Attaché à un commutateur qui le relie à la cinquième tanche du manipulateur, dans la position de transmission, à la pile de repos de ligne, dans la position de réception. Le même, le contact 1 de la deuxième couronne (P), relié directement à l’entrée du relais, sert au poste principal P°ur la réception de la première émission de l’extrême et
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- contrôle
- Extrême
- réception
- toucher1
- eiectro 5
- sonnerie
- Intermediaire
- 10 1, il toucheS*r-% /7
- Uectrof
- sonnerie-c* )<y-eiectro,5
- 1 y 2
- tr>cT3 c=7l (=3
- k réception éiectro 1
- et contrôL
- INSTALLATIONS SPECIALES
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-
- COMMUNICATIONS échelonnées
- WJ
- ^°Ur celle de la coupure, le cas échéant. A cet effet, le intact correspondant de la première couronne dépend d’un Coiïimutateur qui le met en communication, sur transmis-Sl°n, avec un parleur avertisseur ou une sonnerie, et, sur Option, avec le premier électro-aiguilleur du traducteur. 5 Une disposition analogue existe au poste extrême, mais eat par le contact 1 que s’effectue l’envoi de la coupure *ers le principal, tandis que le contact 8, ainsi que le con-*°t 7 est relié à l’entrée du relais pour la réception de la ^npure envoyée par le principal.
- Quand le poste principal transmet, par exemple, le ^tact 1 de la deuxième couronne étant rattaché à l’entrée 11 relais reçoit le courant de repos envoyé par le contact 1 e l’extrême. Le relais est donc maintenu dans la position j repos, aucun courant n’est expédié dans le contact 1 de * Première couronne relié, par le commutateur, avec le Parleur avertisseur, et celui-ci reste silencieux.
- Si le correspondant veut couper, il devra mettre son com-ütateur dans la position de transmission, ceci a pour ^ultat de supprimer la communication avec la pile de . P°s et d’établir celle de la première touche du manipu-^ eUr, il suffit alors d’appuyer sur celle-ci pour substituer courant de travail au courant de repos envoyé précédaient sur la ligne.
- ^ son arrivée au principal, l’émission de travail passe ^ io contact 1 de la deuxième couronne, traverse le relais ^ b* ^ *erre* Sous son acU0Ib l’index du relais tombe sur otoir de travail et le courant local s’établit par la qua-couronne, les balais, le contact 1 de la première ttoime et le parleur avertisseur. Ce dernier appareil ht alors actionné, le transmetteur est informé que le espondant ne reçoit plus.
- lie
- poste principal prend son contrôle par les contacts 5, et 6 de la première couronne (üg. 149) ; l’extrême
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- Installations spéciales
- l’obtient par les contacts écourtés 1, 2, 3, 4 et 5 de la tr01' sième couronne en regard desquels se trouve un secteur de 5 /14 de la sixième couronne relié au massif du relais|(fig- ^0)’
- Communication entre principal et intermédiaire- '
- poste principal transmet par les contacts 8, 9, 10, H et ^ de la deuxième couronne du plateau de triple (2e A)? e reçoit par 11, 12, 13, 14, et 15 du même plateau ; la correc tion arrive sur le plateau à 15 contacts (2eP) dont Ie
- contact mobile donne accès à l’électro-correcteur c
- Par un dispositif semblable à celui qui est employé a# l’extrême, le principal peut interrompre la transnus de l’intermédiaire en mettant son manipulateur sur tran^ mission et en abaissant la première touche. Il reçoit même la coupure par le 15 relié, comme le 13 et Ie d’ailleurs, à l’entrée du relais ; le cinquième contact deuxième secteur de la première couronne est mis en lation, sur transmission, avec l’avertisseur et, sur récepti
- avec le cinquième électro-aiguilleur du traducteur-
- Une disposition analogue existe au poste interna
- édiair6’
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- COMMUNICATIONS ECHELONNEES
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- ^ dernier poste a son contrôle de transmission par les ^ütacts 2, 3, 4, 5 et 6 du deuxième secteur de la première ^Uronne, tandis que le poste principal l’obtient par les ®°ütacts 8, 9, 10,11 et 12 de la troisième couronne, écourtés °et effet, et la sixième couronne qui est reliée au massif u relais. En résumé, sur chaque secteur se trouve un c°mrnutateur multiple pour les permutations nécessité*»
- le passage de la transmission à la réception et vice-^sa.
- d’autre part, sur les secteurs supportant la propagation ^ sur lesquels le contrôle et la réception ne pourraient pas Oujours se faire sans un décalage entraînant la suppression 11 contrôle, celui-ci est pris par des contacts de la troisième ^Uronne et un secteur correspondant de la sixième rattaché ^ massif du relais.
- Ces communications du secteur 1 de l’extrême (données le schéma de la figure 150) sent identiques à celles du
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- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- secteur 2 du principal, il n’y a que les numéros des contacts qui diffèrent.
- De même, le schéma de la figure 151 peut s’appliff^1, aussi bien au secteur 1 du principal qu’au secteur 2 de 1i*1' termédiaire, sauf en ce qui concerne le numérotage des contacts. L’examen des schémas 150 et 151 montre que ie commutateur multiple a aussi pour fonction de suppriiner’ dans la position de réception, les piles de travail et de rep°s des réglettes antérieures et postérieures du manipulateur et d’y substituer l’entrée du relais ; de la sorte les courants d’arrivée atteignent toujours le relais, quelle que soit la position des touches. Le commutateur supprime égalemeï1^ la terre de la cadence, sur réception.
- Les boîtes des coupures, à l’extrême et à l’intermédiaire? sont disposées comme dans une installation double ordi naire. Au poste principal, les communications des deu* plateaux sent rattachées à une boîte des coupures coin mune (planche I).
- Cas particulier. — Communications Paris = Aucb
- Mont-de-Marsan. — Cette communication présente u particularité remarquable ; c’est celle d’avoir tantôt Au et tantôt Mont-de-Marsan comme poste intermédiaii*6 cela tient à ce que -la communication peut être établi# Paf Bordeaux ou par Toulouse, suivant les disponibilités d#3 fils. Lorsque la ligne de Bordeaux est utilisée, c’est M#11* de-Marsan qui est poste intermédiaire et Auch poste trême ; le contraire a lieu quand on emploie un fil de ligne de Toulouse ; c’est Aùch qui est poste intermédia1 et Mont-de-Marsan, extrême.
- Pour satisfaire à cette condition chacun des deux poS . est muni d’un plateau à 14 contacts, monté comme ce d’un poste extrême (corrigé) et un plateau à 17 coma
- agencé comme celui d’un poste intermédiaire (corr
- ecteur)*
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- COMMUNICATIONS ÉCHELONNÉES
- 351
- C’est, en somme, dans chaque poste, les plateaux de l’ex-tl*êine et de l’intermédiaire réunis sur une même cage de distributeur. Il suffit, pour passer d’une position à l’autre, de relever les balais sur le plateau inemployé et d’abaisser Ceux du plateau qui doit être mis en service.
- Par suite du changement de fonction du poste, les c°ntacts de coupure, de transmission et de réception ne ®°nt plus les mêmes. Ainsi quand le poste est intermédiaire, d transmet et reçoit par le deuxième secteur, envoie la c°upure par la cinquième touche et le contact 15 de sa deuxième couronne ; il est coupé par le 1 de son secteur de Première couronne. Si ce poste devient extrême, il reçoit transmet alors par le premier secteur, coupe par la première touche et le contact 1 de sa deuxième couronne et reÇoit la coupure par le 5 de sa première couronne. Enfin, en r^son du changement de secteur, les prises de courant du
- h
- ela et de la cadence doivent être déplacées.
- Pu résultat désiré est obtenu en multiplant les contacts d® réception de la coupure (5 première P et 1 première A, 152), ceux de contrôle (1, 2, 3, 4, 5, troisième P et 2, 3, ’ "b 6, deuxième secteur, première A), ceux de frein et de C^denee de chaque plateau, et, par l’adjonction d’un c°îïimutateur à sept broches qui, pour la réception, renvoie ftl1 commutateur à dix broches, dont le montage est nor-m^l, savoir :
- Pans la position « intermédiaire » les communications es contacts 1, 2, 3, 4, 5, du premier secteur de première A ; Pans la position « extrême », celles des contacts 1, 2, 3,
- ’ de première P.
- P*e commutateur à sept broches établit, en outre, la Cotianiunication de la première touche du manipulateur, «extrême », ou celle de la cinquième touche, sur « in-riUédiaire », avec le plot 7 de la rangée de transmission 11 commutateur à 10 broches, pour l’envoi de la coupure,
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-
- A*YVYV
- iupure—.
- n ra. fs
- 13 /» 1 g J if 5 G 7 8 9 10 11 12
- Ligne 2
- -coupure—
- 16 17 1 g 3 4- 5 6 y S S 10 1/ 12. 13 tulff
- fenêtre
- manipf
- te n 1 £ 3 4- 5 6 > & 9 itfn rs> 13 tf /s
- Ligne 1
- traductr
- frein
- INSTALLATIONS SPECIALES
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- COMMUNICATION S ECHELONNEES
- 353
- Enfin l’entrée du rhéostat de la dérivation de contrôle est attachée à la cinquième A ou à la cinquième P, selon que poste est intermédiaire ou extrême.
- Orientation. — L’orientation des postes échelonnés °béit aux principes généraux que nous avons exposés au chftpitre de l’orientation, mais les manœuvres diffèrent en rrison des dispositifs particuliers de ces installations spéciales.
- Orientation du poste intermédiaire. — Le poste intermé-^aire étant correcteur ne peut s’orienter qu’à l’aide d’une eiïiission de travail faite par le poste principal. D’autre sa réception étant encadrée entre les contacts de c°rrection et le passage direct (1 à 9 inclus) permettant la c°nimunication entre le principal et l’extrême, le déplaçaient du secteur de première couronne est très limité.
- Oans ces conditions, l’opérateur du poste intermédiaire I^ace les contacts de première couronne de façon que leur j^dieu coïncide avec celui des contacts de 2e C., demande a troisième au poste principal et vérifie si le courant reçu ^ Une tendance à tomber sur la précédente ou sur la sui-Vante. Pour cela l’opérateur déplace lentement et successivement le secteur dans les deux sens jusqu’à ce que la troi-Slenie manque. Si le déplacement est de même valeur dans es deux sens, en partant, bien entendu, de la position primitive prise pour le contrôle, l’orientation est bonne et es petits contacts sont bien placés au milieu des émissions u poste principal. Si, au contraire, la marge trouvée en Replaçant le secteur dans le sens du mouvement des balais, P^r exemple, est plus petite que celle obtenue en manœu-m*unt le secteur dans le sens inverse, c’est que les courants 11 Principal arrivent en avance et ont une tendance à ftiber sur la précédente. Dans le cas où la marge en sens
- Télégraphie Baudot. a 3
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- 354
- INSTALLATIONS SPECIALES
- inverse serait plus petite que celle trouvée dans le même sens, il y aurait évidemment tendance à recevoir sur la suivante.
- Cette constatation faite, le poste intermédiaire se replace dans la position primitive et demande au poste principal d’avancer l’envoi de ses courants, s’il y a tendance à chute sur la suivante, ou bien de les retarder si, au contraire, on a constaté une tendance à chute sur la précédente. Le poste intermédiaire peut même indiquer de quelle fraction de contact il faut avancer ou retarder.
- Pour avancer ses courants, le poste principal pousse le plateau postérieur qui porte le contact mobile dans le sens du mouvement des balais ; pour les retarder, le déplacement a lieu en sens inverse. Si on se contentait d’agir sur le oontaet mobile en faisant suivre le secteur de réception» on risquerait de désorienter l’extrême.
- Orientation du poste principal. — Par suite de l’empl01
- de deux plateaux au poste principal, une concordance d0 position entre ces deux organes doit être observée. Ainsi» on place les plateaux sur la cage du distributeur de faǰn que le balai de la deuxième couronne du plateau postérieur soit à la fin du contact 6, quand celui de la couronne d® même numéro, du plateau antérieur, est sur le point d’entrer sur le contact 8, le contact mobile (plateau postérieur) ayant été amené dans une position telle que le balai de la première couronne soit sur le point de repère quand l0 balai de la deuxième couronne a parcouru un cinquième environ du contact 14.
- Lorsque, sur la demande du poste intermédiaire, ^ faudra avancer ou retarder l’envoi des courants, la nia* nœuvre s’opérera en décalant le plateau postérieur tout entier dans le sens du mouvement des balais pour l’avance» et en sens inverse pour le retard. Mais en aucun cas on ne
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- COMMUNICATIONS ECHELONNEES
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- tfevra avancer au delà de la position où à la fin du 6 du Plateau postérieur coïncide avec le commencement du 8 du Plateau antérieur, ce qui amènerait une superposition de ^ cinquième émission du premier secteur à la première du ^Uxième secteur.
- Cette position de concordance correspond d’ailleurs à une avance maxima des courants du principal vers l’intermé-^iaire, avance qui est généralement suffisante pour des H§nes de 7 à 800 kilomètres en bon état.
- Si, pour une raison quelconque, on ne pouvait déplacer Plaisamment le plateau postérieur, on agirait sur l’antérieur
- aiais
- en sens oppose.
- Le contact mobile utilisé n’étant pas celui du plateau re°evant les émissions de transmission de l’intermédiaire,
- *1 devient difficile de. placer le secteur de réception de ce Poteau avant d’être en relation avec le poste correcteur.
- ^ position doit être telle que, le balai de première couronne Postérieure étant sur le point de repère du contact mobile, e ïnilieu du dernier contact du secteur 3 de la première c°Uronne antérieure soit à 1J17 et 1 /2 en arrière du balai cette couronne. Il est préférable de demander la troi-Sloine au poste intermédiaire et, après avoir cherché le Pïïimencement et la fin de cette émission, de placer le Coidact au milieu comme dans le cas d’un poste correcteur °rdinaire.
- La bonne réception du poste principal sur le secteur de lrdermédiaire dépendant de la position relative du contact Mobile par rapport au dernier secteur de première couronne plateau antérieur, il s’en suit que toutes les fois qu’on Sera amené à déplacer le plateau postérieur dans un sens °u dans l’autre, pour orienter l’intermédiaire, il faudra °Pérer dans le même sens et de la même quantité sur le ^nier secteur du plateau antérieur.
- Si, par suite d’impossibilité matérielle, on était \
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- S5ft
- d’agir sur le plateau antérieur, les déplacements du dernier secteur de première couronne de ce plateau devraient être opérés en sens inverse de ceux du plateau lui-même peur conserver une bonne réception.
- Il est à noter que le fait d’employer le contact mobile dn plateau à 14 contacts permet d’avancer ou de retarder l’envoi des courants à la demande de l’intermédiaire sans que cette manœuvre sut une répercussion sur l’orientation du poste extrême.
- Orientation entre principal et extrême. — Le poste p*111' cipal et l’intermédiaire s’étant orientés mutuellement, l’eX' trême s’oriente à son tour. Pour cela, le contact mobüe étant placé de façon que le balai de première couronne soit sur le point de repère quand celui de deuxième couronne est sur la fin du premier quart du contact 14, le p°ste extrême demande la troisième au principal, cherche le coin* mencement et la fin de cette émission en manœuvrant son secteur de réception et place l’endroit de ce secteur prlS comme point de comparaison, entre les deux marges déterminées, comme un correcteur ordinaire. Quant au poste principal, ses contacts du premier secteur de prernière couronne (plateau postérieur) étant placés de manière <ïue
- le contrôle soit correct, il cherche, en déplaçant son secteur
- dans les- deux sens, si la troisième expédiée par l’extrême a tendance à tomber sur la précédente ou sur la suivant® et replace le secteur dans la position primitive en deman* dant à l’extrême d’avancer ou de retarder l’envoi de se® courants suivant la constatation faite. L’extrême agi* alors en conséquence sur son contact mobile, mais il doit pœndre soin d’opérer d’une façon symétrique sur son secteur de réception pour conserver sa propre orientation-
- Remarque. — Avant de procéder à l’orientation, ü est indispensable de vérifier, au préalable, si les balais sont
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- COMMUNICATIONS ECHELONNEES 357
- kien « an pair », c’est-à-dire si les balais des première et deuxième couronnes se trouvent bien au milieu du contact 1 de leur couronne respective.
- COMMUNICATION
- DOUBLE ÉCHELONNÉE COMPLÈTE
- H n’y a rien de changé à l’installation précédente, en ce concerne les relations entre principal et extrême, et ei*tre principal et intermédiaire. Celles de l’intermédiaire de l’extrême sont établies à l’aide de plateaux à 17 c°ntacts montés sur la face disponible de la cage du distributeur.
- L’envoi de la correction, vers l’extrême, est effectué par es contacts 16 et 17 de la deuxième couronne du plateau süpplémentaire de l’intermédiaire, 2e? (fig. 153). Les deux Poteaux de ce dernier poste sont placés de façon que la érection soit envoyée simultanément à l’extrême et au Principal.
- L’intermédiaire transmet à l’extrême par les contacts H, 12, 13 et 14 ; celui-ci reçoit par les mêmes contacts et transmet par 11, 12, 13, 14 et 15.
- Lans les deux postes, le contrôle et la réception ne se ^ant pas par les mêmes contacts, un commutateur nwd-riple est nécessaire pour mettre en relation les éteetro-ai-^Üleurs du traducteur tantôt avec les contacts 1, 2, 3, 4, 5 secteur de la première couronne, tantôt avec les-ooatacts ’ 4, 5 et 6 du même secteur.
- L’intermédiaire coupe l’extrême par le contact 16 de 1a eüxième couronne, lequel peut être relié à la première t°uche du manipulateur ou à la pile de repos. De même, la ^eeptioa de la coupure, lancée par l’extrême vers l’inter-Ûlé(Laire^se faisant par le contact 15, celui-ci est en com-
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- &
- o>
- INSTALLATIONS SPECIALES
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- COMMUNICATIONS ECHELONNEES
- 359
- faunication permanente avec l’entrée du relais, le sixième intact du secteur de la première couronne P étant connecté sur réception, avec le cinquième électro-aiguilleur du traducteur et, sur transmission, avec l’avertisseur d’appel de coupure.
- Ces diverses permutations sont opérées par la manœuvré
- /J-o 0(000
- dû commutateur multiple dont le montage est un peu Afférent de ceux des autres postes (fig. 154).
- A l’extrême, le dispositif est à peu près le même, mais c est le premier contact du secteur de la première couronne ^ qui reçoit la coupure, tandis qu’elle est expédiée, vers * intermédiaire, par le contact 15 de la deuxième couronne P
- Le schéma des communications du commutateur mul-^ple est semblable à celui du premier secteur du poste fr*incipal ou du deuxième de l’intermédiaire vers le pria-^Pal (fig. 151).
- 1
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- 360
- installations SPÉCIALES
- Rhéostats de contrôle. — Le poste intermédiaire et I® poste extrême devant transmettre tantôt vers le principal et tantôt vers l’autre, c’est-à-dire sur des lignes de résistances très inégales, il est indispensable que le contrôle soit pris à travers des rhéostats présentant une résistance appropriée à la ligne desservie. Ainsi, à la station intermédiaire, le rhéostat de contrôle vers le principal doit être plus résistant que celui destiné au contrôle de la transmission vers l’extiême.
- De plus, si ces deux appareils étaient en dérivation simultanément sur la ligne, leur résistance résultante serait trop faible (pr. n° 4) et la plus grande partie des courants échangés entre les postes extrêmes, à travers la « fenêtre » du poste intermédiaire, trouveraient une issue à la terre par les deux rhéostats de contrôle et les relais de ce dernier poste. Affaiblis par cette perte, les courants risqueraient d’être insuffisants pour faire fonctionner correctement Ie relais à l’arrivée.
- Pour obvier à cet inconvénient, le rhéostat 2, donnant le contrôle de la transmission vers l’extrême, n’est relié à la ligne, se dirigeant vers ce poste, qu’au moment où s’effectue ladite transmission (fig. 155).
- En conséquence, la cinquième couronne du plateau postérieur, reliée, d’ailleurs, en permanence, avec la ligne 2 est en connexion non seulement avec les contacts de 1 à 9 de la deuxième couronne du plateau vers le principal, mais aussi avec un secteur de 5 /17 de la sixième couronne placé en regard des contacts 10, 11, 12, 13 et 14 de la troisième couronne qui communiquent, tous les cinq, avec l’entrée du relais, à travers le rhéostat 2. Quand la transmission vers l’extrême a lieu, les courants peuvent donc se dévier ù travers ce rhéostat, mais ne trouvent aucun débouché vers le principal et le rhéostat 1, puisque les balais ne sont pas sur les contacts de la « femêtre ».
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- COMMUNICATIONS ÉCHELONNÉES
- 361
- Ü en est de même des courants transmis vers le principal. r
- Enfin, par suite de cette disposition, les émissions d’ex-eme à principal, ou vice-versa, pourront bien se dériver a travers le rhéostat 1 qui est le plus résistant, mais la c°mmunication avec le rhéostat 2 et le relais 2 leur sera ^°uPée, puisque les balais ne sont pas, à ce moment sur le euxi ème secteur.
- E’utilisation des contacts de 10 à 14 de la troisième cou-
- pldteau antérieur
- ^ S) 10 11 1SL 13 /4 15
- ,T »....T' I l I "T—1
- °-n vers te p P$L "
- Ge plateau postérieur
- 10*^11 /-s 1%r^l3
- 5*
- np 1o 11 1& 13 /4
- Z I l I i l -l____________>
- tr°-n vers L extrême.
- Fig 155.
- ^nne du plateau postérieur, pour la dérivation de contrôle ^ge à prendre les frein et cadence du secteur vers l’ex-eiïte sur la troisième- couronne du plateau antérieur.
- 13
- Ee frein est pris sur les contacts 10 et 11 au lieu de 12 et
- ceci entraîne le déplacement de la came-navette du ^ducteur en retard de 2 /17 sur la position où elle est diamétralement opposée au troisième aiguilleur.
- Ee poste extrême possède un dispositif semblable qui ^Ppriiue la communication de la ligne avec le rhéostat le °ùis résistant (2, fig, 156) lors de la transmission vers le
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- principal, et qui laisse les rhéostats 1 et 2 en dérivât10® sur la ligne pendant la transmission vers l’intermédiair®’ ce qui, dans ce dernier cas, ne présente plus d’inconve nient. t
- En résumé, chaque poste est muni de deux plateaux de deux commutateurs multiples. ^
- Le principal et l’extrême ont chacun un plateau a pour leurs relations, et un plateau à 17 conctats pour
- r.
- r
- plateau antérieur
- ~6
- l z
- tr°” vers le principal
- plateau postérieur
- i— .i i _
- if rz tSfZiS,
- lron veps
- t'intermédiaire
- »ig. «§.
- de Intermédiaire, tandis que ce dernier peste a
- à 17, et possède, en outre, deux relais, un V° chaque ligne à desservir.*
- Orientation. — Le placement des secteurs à l’extr^ au ^principal et à l’intermédiaire, côté du principal, s’°Pe^ cwBffle dans le cas de l’éehelonné simple. Cependant peste extrême doit placer, au préalable, ses deux platea dans une position telle que le balai de la deuxième eouroi1 du^plateau à l&se trouve entre les contacts 14 et 1«
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- COMMUNICATIONS ECHELONNEES 363
- de la même couronne du plateau à 17 est entre les intacts 17 et 1.
- Pour avancer ou retarder l’envoi de ses courants à la Amande du principal, l’extrême déplace non plus son c°ntact mobile, mais son plateau à 17 contacts tout entier ^atis le sens du mouvement des balais pour l’avance et en 8ens inverse pour le retard ; de cette façon, il reste orienté l’intermédiaire.
- Entre extrême et intermédiaire, l’orientation se fait c°ïnme entre correcteur et corrigé. L’extrême place le ^ernier contact de son secteur de la première couronne de panière qu’il y ait un dix-septième et demi entre le milieu e ce contact et le point de repère du contact mobile. V^ant à l’intermédiaire, il cherche, au moyen de son Secteur de 6 contacts de la première couronne, la «troisième» ^avoyée par l’extrême et se place pour recueillir le milieu ^es émissions.
- Il convient de remarquer que l’intermédiaire doit mettre 8es deux plateaux en concordance, afin que les balais de chacun se trouvent simultanément au commencement des c°ntacts de même numéro sur leur couronne respective ; il safEt de décaler l’un ou l’autre plateau pour obtenir la Position convenable.
- COMMUNICATION TRIPLE ÉCHELONNÉE SIMPLE OU COMPLÈTE
- ^application du système de coupure par contact spécial a été faite également aux installations pour, communications triples. Bien que le principe soit le même que celui des c°înmunications doubles, les installations diffèrent assez P°ur qU’ü soit nécessaire de les étudier particulièrement.
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- INSTALLATIONS SPECULE*
- 3:Vi
- Diagramme. — La figure 157 donne la répartition ^eS
- secteurs dans une communication triple échelonnée cotf1 plète comportant deux secteurs pour le trafic « principa intermédiaire ».
- Le poste principal est muni d’un seul plateau à 19 0011 tacts ; chacun des deux autres postes est pourvu de de°x plateaux du même type.
- Entre extrême et principal, le diagramme dans cette partie est identique à celui de la communication double, avec cett® différence que la fenêtre ne comporte que 7 contacts 1/ au lieu de 9. Le schéma des communications du premier secteur du principal est semblable à celui du même secteur de l’installation double (fig. 151). De même, le schéma du premier secteur de l’extrême de l’installation triple est pareil à celui du secteur correspondant de l’instaliat1011 double (fig. 150).
- Relations entre le principal et Vintermédiaire. — Le poS^e principal transmet à l’intermédiaire par les contacts 7, 9, » 10 et 11 et en reçois par 13, 14, 15, 16 et 17, les courants correcteurs tombant sur les 18 et 19. II n’y a pas de coupur0 spéciale puisque chacun des deux postes dispose en per' manence d’un secteur. L’itinéraire des courants, dans ceS deux secteurs, est le même que dans une installât^011 triple ordinaire.
- Cependant, pour permettre de faire le service par ^ seul traducteur, dans le cas d’un trafic n’exigeant paS l’utilisation simultanée des deux secteurs, on a installé s01 le deuxième secteur un commutateur à broches (planche 1^* permettant de mettre le traducteur 2 en relation avec j® deuxième secteur de la première couronne (eontacts 7,& 10,11), dans la position de transmission, ©u avec le troisièn!® secteur (contacts 13, 14, 15, 16, 17), pendant la récepti°D‘ Ce commutateur amène aussi au manipulateur les courant® defcein des traducteurs 2 et 3. Dana dn .flmaitiwi -A* ira**'
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- touche 1-
- Sonnent
- Sonnent
- Sonnerie
- touche
- Principal
- Fig. 157.
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- mission du commutateur du manipulateur, le frein du tra* ducteur 2 reçoit son courant normal, c’est-à-dire celui du deuxième secteur. Mais dans la position de réception, Ie même électro-frein est parcouru par le courant destiné ordinairement, au traducteur 3. Grâce à cette disposition la came-navette est toujours convenablement placée au moment de l’aiguillage.
- Le commutateur à broches, dans la position d’alternat ï> relie la borne ER du manipulateur avec la pile de repos» de sorte que cette dernière arrive à la réglette postérieure» même dans la position de réception du commutateur du manipulateur. Ainsi, le courant de repos du manipulateur est toujours envoyé sur la ligne pendant la réception des émissions du troisième secteur, bien que la manette du manipulateur 2 soit sur réception.
- Pour l’alternat, le commutateur à broches sera mis dans la position I et celui du manipulateur servira seul p°ur passer de la transmission à la réception. Lorsqu’on voudra utiliser simultanément les deux traducteurs, on déparé placer le commutateur à broches dans la position H et les commutateurs des manipulateurs 2 et 3 seront disposé l’un pour la réception et l’autre pour la transmission.
- Il est possible de recevoir simultanément par les secteurs 2 et 3, mais, pour que le frein du traducteur 2 soit actionné il faut relier les huitièmes plots des rangées 2 et 3 du coU1' mutateur à broches. Cette communication provisoire devra être supprimée quand on reprendra l’alternat par le traducteur 2.
- Le poste intermédiaire, sur son troisième secteur est muni d’une installation analogue à celle du principal*
- Envoi de la correction. — Les courants correcteurs sont expédiés vers le principal par les contacts 18 et 1$ & l?i deuxième couronne. Ces contacts ont été réduits à ifâ
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- COMMUNICATIONS ÉCHELONNÉES
- 867
- chacun de façon à assurer un passage plus large au? épiis-Sl°ns des extrêmes ; on gagne ainsi un demi-contact Aviron qui sert à allonger le premier contact de la
- 8 Guêtre ».
- krâce à cet artifice, le diagramme peut être établi pour Urie propagation maxima d’un contact et demi, aller et retour (fig. 1£>7). U existe, dans ces conditions, un léger Cr°isement entre la fin de la transmission du principal Vers l’intermédiaire, et le commencement de la transmis-Sl°n de ce dernier vers le principal.
- ^ Vers Vextrême, la correction est envoyée par les contacts et 18 de la troisième couronne si la communication est SlII1ple, ou par 17 et 18 de la deuxième couronne du plateau SuPplémentaire, si la communication est complète ; le j;0l*tact 19 est mis à la terre pour faciliter la décharge de la ^e, du côté de l’extrême, pendant l’expédition de la Section vers le principal.
- pourrait croire a priori, que le décalage en avance 11 plateau postérieur (un contact dans le sens inverse du ^üvement des balais) joint à l’envoi en avance (17 et 18 ^ üeu de 18 et 19) d’un contact également de la correction ^ers l’extrême aura pour résultat d’avancer de deux contacts s courants de l’extrême vers le principal. Il n’en est rien, ^ce que le point de repère du contact mobile du poste ^rênie coïncide avec l’intervalle des contacts 17 et 18 r1 lieu de 18 et 19) et que, d’autre part, le plateau poseur de ce même poste est déplacé de trois quarts de j^tact en retard, par rapport au plateau antérieur (fig. 157) : avauce donnée par l’intermédiaire est donc réduite à un de contact, avance normale, lorsque la propagation, er et retour, atteint une valeur d’un contact et demi.
- ^ ^ns le cas d’une communication échelonnée simple, e Poste intermédiaire ne possédant qu’un plateau, la coréen est envoyée à l’extrême par les contacts 17 et 18 do
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- 366
- INSTALLATIONS SPECIALES
- la troisième couronne et un secteur de 2 /19 découpé dans la sixième couronne.
- Les deux postes intermédiaire et extrême, disposant de neuf contacts pour le trafic, on a pu affecter spécialement à la coupure les contacts 10 et 16, les transmissions s’échangeant par les contacts 11,12, 13,14 et 15. L’extrême coupe l'intermédiaire par 10, et ce dernier le coupe par le 16; ceS contacts sont reliés, en permanence, le 10 de l’extrême et le 16 de l’intermédiaire, à une clé de coupure ; le prenncr contact du troisième secteur de la première couronne de l’intermédiaire et le dernier contact du troisième secteur de la première couronne de l’extrême sont rattachés chacun à un avertisseur.
- Dans ces conditions, un commutateur multiple n’es^ pas nécessaire et les manipulateurs et traducteurs destinés aux relations des deux postes, sont montés comme dans un® installation ordinaire.
- Pour éviter la dérivation des émissions destinées au* extrêmes, à travers les rhéostats de contrôle de l’intermédiaire et, au départ de l’extrême, à travers le rhéostat peU résistant destiné à prendre le contrôle de la transmission vers l’intermédiaire, on a appliqué le dispositif déjà décrit' dans la communication doublée échelonnée complète.
- Communication triple échelonnée donnant deux teurs entre principal et extrême. — Dans le cas où la coin*
- munication « principal = extrême » comporte deux secteurs l’installation du principal n’est pas modifiée, mais l’intermédiaire se substitue à l’extrême vis-à-vis du principe* Les contacts de 8 à 17 inclus, du plateau antérieur, sont reliés ensemble à la ligne vers l’extrême de manière à former ia « fenêtre », et la correction est envoyée, dans la même direction, par les contacts 6 et 7 de la troisième couronné si la communication est simple (fig. 158) ; dans le cas de
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- COMMUNICATIONS ECHELONNEES 36$
- l’échelonné complet, le même résultat est obtenu en déliant le plateau postérieur de façon que le balai de la ^uxième couronne, de ce plateau, se trouve au commentaient du contact 17 quand celui de la même couronne, du Plateau antérieur, est dans la même position sur le contact 6. Le contact 17 de la deuxième couronne est plus long que
- -ER /nterm
- & 11f-\ 17
- 12 13 14 1S 16 Ur<fS ^WSTEft
- | ^ <=3 C3 C=l C=3 C
- s‘erjU ^°-n contrôle électrol -
- Principal
- autres ; il vaut 3 /34 de circonférence, soit un contact et
- édentation. — Cette manœuvre s’exécute d’après le Principe déjà exposé pour les installations doubles de postes echelonnés.
- Lans le cas de l’échelonné complet comportant deux jeteurs entre principal et intermédiaire, le balai de la eüxième couronne du plateau antérieur de ce dernier
- Télégraphie Baudet. «4
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- 37Ô
- INSTALLATIONS SPECIALËS
- poste doit être à la fin du contact 17^ lorsque celui de la couronne de même numéro du plateau postérieur est à la fin du contact 181- Ce résultat est obtenu par le décalage des plateaux. L’orientation entre intermédiaire et principe ainsi qu’entre intermédiaire et extrême, se fait dans les mêmes conditions qu’entre correcteur et corrigé sur les commuai' cations ordinaires. Seulement l’extrême place le point de repère de son contact mobile de sorte que celui-ci soit sons le balai de la première couronne pendant que le balai de la deuxième couronne est situé entre les contacts 17 et 1& En outre, le même poste veille à ce que le milieu du derni^r contact écourté soit à un contact et demi en avant du p0^ de repère. Quant au poste principal, il dispose son contact mobile pour que le balai de la deuxième couronne ayant parcouru le premier quart du contact 19, celui de la pre' mière couronne appuie exactement sur le point de rep6re*
- Ceci fait, il met une distance de ^ X ^9+23 circonférence
- entre le milieu du dernier contact écourté de première com
- 1 1 1
- ronne et le point de repère. Cette longueur de ^ X
- de circonférence n’étant pas facilement mesurable, il sera toujours bon de la contrôler en demandant la troisic#10 au poste intermédiaire, et en déterminant, expérimenta lement, la position exacte du secteur.
- Entre extrême et principal, l’orientation est opérée coinn16 dans le cas des installations doubles, seulement, il lallt remarquer que, si la communication est complète, 1e* trême doit, au préalable, établir entre ses plateaux ulie concordance telle que le balai de la deuxième couronne du plateau en service avec le principal (antérieur) ait par couru le premier quart du contact l(cas de la propagat*0*1 maxima) au moment où celui de la couronne correspondant6» du plateau desservant l’intermédiaire (postérieur), arrive1^
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- Communications échelonnées
- 39l
- Su? te contact 2. Cette position pourra d’ailleurs être modifiée par l’orientation subséquente du principal. En effet, celui-ci, ayant placé les contacts du premier secteur de la Première couronne pour que le milieu de chacun d’eux coïncide avec celui des contacts correspondants de la deuxième couronne, se contentera de vérifier si les émisions de l’extrême ont tendance à tomber sur la précédente, °u sur la suivante, et lui demandera, selon le cas, de retarder ou d’avancer l’envoi de ses courants. Cette manœuvre ®st exécutée, au poste extrême, en déplaçant le contaét Mobile, si la communication est simple, ou le plateau postérieur tout entier, si la communication est complète.
- L’extrême s’oriente à son tour au moyen de la troisième expédiée par le principal. La position convenable du secteur de première couronne pourra toujours être atteinte sans que le contrôle soit sacrifié puisqu’il est pris sur les contacts de la troisième couronne.
- Dans la communication donnant deux secteurs à l’extrême, l’orientation s’opère pareillement. Mais il faut que le poste intermédiaire établisse la concordance voulue entre Ses plateaux pour que le balai de la 2e couronne antérieure, Soit entre les contacts 6 et 7, lorsque celui de la couronne, de même numéro, du plateau postérieur (vers l’extrême) est entre les contacts 17 et 18.
- Emploi d u plateau à 20 contacts. L’adoption récente du
- type de plateau à 20 contacts a permis de réaliser, au prix de quelques complications, une combinaison permettant poste intermédiaire ou au poste principal de transmettre deux secteurs à la fois dans un même sens.
- La disposition du premier secteur est identique, au poste Principal, à celle du secteur correspondant de la communication à 19 contacts ; nous n’y reviendrons donc pas.
- La transmission du poste principal à destination de l’in-
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- (fig. 159). Les ressorts du manipulateur 2 sont reliés, à cet
- • COn Irait
- • «
- réception I
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- touche.
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- Intermédiaire
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- 37^ iNSfALLATlONS rÉciALËâ
- termédiaire s’effectue normalement par le deuxième secteuf
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- COMMUNICATIONS ECHELONNEES
- 373
- eftet, aux contacts 7, 8, 9, 10 et 11 de la deuxième couenne ; mais la liaison de la première touche du manipulateur avec le contact 7 est opérée par l’intermédiaire d’un c°nimutateur à cinq broches placé sur le deuxième secteur dans la position de transmission seulement ; dans la position de réception, le contact 7 est en relation avec la pile de repos.
- Le poste intermédiaire reçoit par les contacts 8, 9, 10, 11 et 12 de la deuxième couronne et les contacts 2, 3, 4, 5 et 6 du deuxième secteur de première couronne ; le contact 1 de ce secteur peut être relié, par le commutateur du manipulateur 1, à une sonnerie de coupure pendant la transmis-Slon et isolé pendant la réception ; dans ce dernier cas, le secteur est orienté comme l’indique le diagramme.
- Le poste intermédiaire transmet par les contacts 14, 15, 1-6, 17 et 18 de deuxième couronne ; le contrôle de cette transmission est reçu par les contacts de même numéro de la troisième couronne qui ont été écourtés en conséquence.
- Lorsque la propagation aller et retour atteint la valeur d’un vingtième et demi de circonférence, la réception, au poste principal, a lieu par le manipulateur 3 (contacts 14, 16) et par les contacts 17, 18 et 19 reliés directement à l’entrée du relais.
- Le poste principal peut transmettre d’une façon continue Par le deuxième secteur et alterner par le troisième. Dans Ce but, un commutateur multiple à 10 broches dessert ce dernier secteur et met le traducteur 3 en relation avec les c°ntacts du troisième secteur de la première couronne, pour la réception, et avec ceux de la troisième couronne (12, 13, 15 et 16), pour le contrôle de la transmission ; le contact b du troisième secteur de première couronne est rattaché, suivant le cas, au cinquième électro-aiguilleur du traducteur ^ °u à une sonnerie de coupure. Le Principal coupe l’Intermédiaire par la touche 1 de son manipulateur 3 et le
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- 374
- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- contact 12 de deuxième couronne ; ce contact émet un courant de repos lorsque le commutateur à broches du troisième secteur est sur réception et celui du deuxième sur transmission.
- Quand la transmission du Principal s’effectue simultanément par les manipulateurs 2 et 3, l’Intermédiaire a la faculté de couper par son contact 18 de deuxième couronne rattaché par un commutateur à broches à la touche 5 de son manipulateur 2. La coupure est reçue au Principal par le contact 5 du troisième secteur de première couronne, mais, rien n’indiquant que cette coupure s’adresse plutôt à un secteur qu’à l’autre, les deux transmissions sont arrêtées du même coup.
- Le poste intermédiaire peut aussi prendre les deux secteurs pour sa transmission, mais alors les secteurs 2 et 3 de première couronne doivent être décalés d’un vingtième de circonférence dans le sens du mouvement des balais, et le commutateur multiple placé sur transmission.
- Au principal, le commutateur du secteur 2 étant sur réception, le contact 7 émet, à tous les tours, un courant de repos ; la réception du deuxième secteur s’opère par les contacts 9, 10, 11, 12 et 13 ; les contacts 9, 10 et 11 sont rattachés à l’entrée du relais par le commutateur du secteur 2, les contacts 13 et 14, le sont par le manipulateur et le commutateur du secteur 3 et enfin le 12, par l’intermediaire du commutateur du deuxième secteur. Dans la posi' tion de transmission, la liaison du contact 12 est renvoyée au septième plot de la base du commutateur à broches du troisième secteur ; dans la position de réception, elle est rattachée à l’entrée du relais. Le deuxième secteur de pre* mière couronne doit être bloqué contre le troisième quand la réception s’opère simultanément par ces deux secteurs.
- Le poste principal coupe les deux transmissions à la fuis
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- COMMUNICATIONS ÉCHELONNÉES
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- P9* la touche 1 de son manipulateur 2 dont le commutateur est mis au préalable sur transmission.
- La correction est envoyée au principal par l’intermér Claire au moyen de deux contacts de 4 /100 de circonférence, 9u lieu de 5 /100, longueur des contacts ordinaires. Les 100 de circonférence ainsi gagnés sont ajoutés au contact ^ de la même couronne, qui a, par conséquent, 7 /100 de ^conférence.
- Vers l’extrême la correction est envoyée par les contacts 9 de troisième couronne. Ce poste reçoit par suite la transmission du principal par les contacts 13,14,15, 16, 17 et 18 et la correction par 19 et 20. La transmission vers le Principal s’opère par les contacts 11, 12, 13, 14 et 15. Les c°ntacts 16, 17, 18, 19, 20 et 1 sont rattachés directement * l’entrée du relais.
- Le montage du commutateur à broches du troisième Secteur du principal est conforme au schéma de la figure 150 ^Vec cette différence que la liaison entre le contact de deuxième couronne affecté à l’émission de la coupure (c’est Ie 12, dans le cas qui nous occupe) et le septième plot de la 9se du commutateur se fait par l’intermédiaire du commutateur à broches du deuxième secteur.
- Le commutateur à broches du poste intermédiaire est monté d’une façon à peu près semblable ; la figure 160 en donne le schéma. Le contact 18 de deuxième couronne est mlié au plot 7 de la base ; sur transmission, la liaison est Oublie avec la touche 5 du manipulateur 2 et sur réception ^Ve° la pile de repos.
- Vu plot 8 de la base aboutit le fil venant du contact 1 du Jr°isième secteur de première couronne ; sur réception, 9 communication est établie avec l’électro-aiguilleur 1 du dixième traducteur, par les plots 1 du commutateur à loches, et sur réception la même communication est Envoyée au plot 4 du manipulateur 1. Quand le commuta-
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- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- teur de ce manipulateur est sur réception, le plot 4 du iûa“ nipulateur est rattaché à la sonnerie de coupure par plot 2 ; le contact 1 du deuxième secteur de première couronne est isolé de ce fait. Dans la position de transmission
- contact I, sectr 2. / ? c ne.
- mprt
- O O O
- O Ni
- 5eCie (frein)
- Fig. 160.
- du commutateur de ce manipulateur 1, la liaison a entre la sonnerie et le contact 1 du deuxième secteur de première couronne et elle est rompue, au contraire, aveC le huitième plot de la rangée de transmission du coun*111 tateur à broches.
- Rappelons que les plots 1 et 3 du manipulateur sont reliés ensemble lorsque le commutateur du manipulât^1" est dans la position de transmission et que, dans la p°sl
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- COMMUNICATIONS ECHELONNEES 377
- h°n (je réception, ce sont les plots 2 et 4 qui commit-
- ^quent.
- Il n’y a rien de particulier quant à l’orientation des ro1* postes ; les manœuvres sont les mêmes que pour lus Poteaux à 19 contacts.
- communications quadruples échelonnées
- Répartition des secteurs. — La répartition des secteurs eiltre les trois postes échelonnés sur la ligne est variai : es Sel°n l’importance de leur trafic et donne lieu à l’établ 8e*nent de trois types différents. La disposition la pccs tienne attribue deux secteurs à chaque poste : elle a é.é ^ilisée pour la communication Paris-Roubaix-Tourcoing, °est la plus simple.
- One disposition plus récente permet au poste principe l
- ou avec
- eiïiploi de trois secteurs avec l’intermédiaire eïtrême ; le secteur restant exploité à l’alternat entre !e Poste principal et le moins chargé des deux autres pestes. l^n que le diagramme diffère suivant que les trois secteurs pht en service avec l’extrême ou avec\ l’intermédiaire, lallation du poste principal est identique dans les deux
- Communication quadruple échelonnée à deux secteurs chaque poste. — La figure 161 donne le diagramme ^ dispositif. Le poste intermédiaire envoie la correction ^ principal par 23 et 24 de la deuxième couronne et à eXtrême par 23 et 24 de la troisième couronne et un secteur j.e 2/24 découpé dans la sixième couronne et relié à la 2. Lorsque la propagation aller et retour n’exige que Valeur d’un contact — c’est le cas envisagé dans le Ul^ramnae de 1a figure 161 —, le principal place son cou-
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- 37Ü
- tact mobile de façon que le point de repère soit sous 1® balai de la première couronne quand celui de la deuxièiue est entre les contacts 22 et 23. Il résulte de ce décalage fa. transmission du principal peut commencer à contact 24. A cet effet, son manipulateur 1 est aux contacts 24, 1, 2, 3, et 4 de la deuxième couronue*
- partir ^
- rattaché
- Tourcoing '
- a C O).
- m. î ~
- m. 1
- * - + m J
- o a o(
- o o o q S
- Paris
- m 3
- 23 24 /
- 76 Cm a p o o o a
- o g o a a
- rig. iôi.
- A part ce détail, l’installation est semblable à celle Baudot quadruple ordinaire.
- Normalement, l’extrême transmet par le premier sect®1^ et reçoit par le troisième. L’intermédiaire dispose des de autres secteurs, lo deuxième pour sa transmission, Ie <ïua trième pour sa réception.
- La disposition de ce diagramme est très avantage11^ parce qu’elle permet à chacun des postes de travailler’ cas échéant, à l’alternat sur l’un ou l’autre des secteurs do il dispose.
- D’autre part, aucun dispositif spHial n’est nécessai*0
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- COMMUNICATIONS ÉCHELONNÉES
- 379
- poUr i . ,
- ^ coupure puisque cette operation peut s’effectuer
- SUI* *es ^ns^a^a^^ons ordinaires, c’est-à-dire par le eur affecté à la transmission, trê 0rien^ati°n est très simple. Le poste principal et l’ex-j):1116 opèrent comme des postes corrigés ordinaires et { . eriïiédiaire comme un correcteur ; ce dernier, pour uer le placement de son secteur de réception peut de-jç aer au principal de déplacer le contact mobile dans ®eïis voulu. Le principal agirait de même par rapport extrême.
- Onanaunication quadruple échelonnée à répartition iné-
- ^ -s secteurs. — Gomme il a été dit plus haut, la com-Peu^ comPor^er un secteur entre principal et eiïle ot trois secteurs entre principal et intermédiaire, Se^eac°re trois secteurs entre principal et extrême et un . eUr entre principal et intermédiaire. Le secteur d’al-s6ct^ eS^ ^0u30urs premier ; il est monté comme le (j0 correspondant des postes échelonnés desservis au ^ au ^ple Baudot (fig. 150 et 151). Les trois et !6S Secoeurs sont identiques, au point de vue du montage Hic 6 ^Utilisation, à ceux des installations pour commuions triples ordinaires (p. 139).
- |e u Poste principal, les contacts 25', 1, 2, 3, 4, et 5 forment ^«üer secteur (fig. 162 et 163) ; ceux de 6 à 22 inclus
- fe
- ^Prennent les trois autres secteurs. Les courants corne
- le h Urs S0nt reçus par les contacts 23 et £4. Normalement 16 ^ ^cipal transmet par le deuxième secteur et reçoit par Quatrième ; le troisième secteur est utilisé pour la trans-^ °a du poste le plus chargé. Le contrôle sur ce dernier Oç eUr est pris par la troisième couronne, alors que la ré-^Ut 11 s,°Père par les contacts de la première. Un com-eiiI* est donc indispensable pour rattacher le tra-ar 3 avec les contacts de première couronne pendant
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- 380
- INSTALLATIONS SPECIALES
- • a o a a •
- ] Contrôle • o o o a ai
- > rnpr2 )
- Intermëcfrd me
- mpr 1
- o o o o a\-
- 5*___
- touche
- ) o a o o a i r°r et flê Cle~~ r'°n
- é/ectro l 3 °c 0 D ° ° °
- C>S
- Fig 162.
- mpr f 4 10
- u.' t, x ,r. ;
- 3 J Cl Q Q
- Rir
- _ a a o
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- a o a
- a o a a :
- contrôle o~ o à~o~ô mpr
- o o o o a
- a o a a o 9
- o a
- o a
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- communications Échelonnées
- 381
- *
- Réception et avec ceux de la troisième pour l’obtention contrôle. Le montage de ce commutateur est indiqué la. figure 115.
- . poste intermédiaire, si la communication entre prin-
- ClPal
- cont,
- et extrême ne comporte qu’un secteur (fig. 162), les Vlitacts de 1 à 8 inclus sont reliés à la ligne 2 et ceux de
- g a .
- inclus servent à la communication avec le principal. Quand trois secteurs sont affectés au service entre prin-J^l et extrême (fig. 163), les contacts de 9 à 23 du j /e intermédiaire sont rattachés à la ligne 2 et ceux de ^ 8 servent pour la transmission et la réception entre in-Uiédiaire et principal.
- montage du premier secteur de l’intermédiaire, dans **nier cas, ou celui de l’extrême, dans le cas contraire, conforme au schéma de la figure 150. j u dispositif particulier installé à l’intermédiaire donne ^Possibilité de céder momentanément le secteur 3 à celui v . Postes qui ne dispose que d’un seul secteur avec le ucipap ^ Cet effe^ ies contacts de 14 à 18 de la deuxième ^ ^onne de l’intermédiaire sont reliés aux plots de base j)Uu commutateur à cinq broches et sont mis, suivant °ccurrence, en communication avec le manipulateur 2 ayec la ligne 2.
- ç,VUant à l’orientation, elle ne présente rien de spécial. ^ toujours l’intermédiaire qui fait placer le contact du principal, ce dernier agissant de même vis-à-vis extrême.
- Hile 4e i
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- Installations spéciale!
- m
- XIV
- TRANSLATIONS BAUDOT
- Nécessité d’une translation. — L’intensité d’un à l’arrivée, est d’autant plus faible que la résistance ^ circuit est plus grande et l’isolement du conducteur *** élevé. La résistance d’un circuit télégraphique coï&Pren la résistance de la pile, du récepteur, des prises de et de la ligne. ggt
- Neus ne considérerons que cette dernière, sa valeur donnée par la formule :
- R_P|
- qui s’énonce ainsi :1a résistance est proportionnelle longueur du conducteur, en raison inverse de sa sec et dépend d’un coefficient p appelé résistivité ou résis spécifique (pr. n° 29). ^
- Par conséquent, les lignes longues ou constituées un fil de faible diamètre, abstraction faite de la nat^ métal, seront les plus résistantes. ^
- Un courant, ayant traversé une ligne de ce genre» affaibli non seulement par les résistances qu’il aura ^ vaincre, mais aussi par les dérivations accidentelle3 ^ conducteur : il n’apparaîtra à la station d’arrivée, <îu a une intensité amoindrie. ^
- Or l’action électromagnétique du couraxtbsur les
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- Translations RaCOOT 38S
- ^ l’électro-aimant récepteur est proportionnelle à l’in-'C-Usité de ce courant (pr. n° 30). Donc, si le courant est l’aimantation développée risque d’être insuffisante ^°Ur provoquer le déplacement de l’armature.
- On peut augmenter, il est vrai, le voltage de la source .Afrique • mais il ne faut pas perdre de vue que les délions de la ligne, ainsi que les effets d’induction électromagnétiques et électrostatiques sur les conducteurs voisins Ser°nt augmentées. D’autre part, le conducteur prenant ^lle charge d’autant plus grande que la force électromotrice
- ligne 2
- o=
- S7
- -trr
- ligne1
- Fl*. 16*.
- (Jç i
- I ^ source est plus élevée, aura besoin d’un temps pins ^g pour revenir à l’état neutre, ce qui est de nature à entir la vitesse de transmission et à entraîner la défor-
- mati0n
- des signaux, comme nous le verrons plus loin.
- ^ our éviter ces multiples inconvénients, on a scindé les ^gues lignes et intercalé, entre chaque tronçon, un appa-Appelé relais. Il se compose essentiellement d’un électro-mant (fig. 164), dont, la sortie est à la terre et l’entrée
- Mi
- ^rn
- ee à une section de la ligne. L’armature de cet éleétro-
- ant est en communication avec la deuxième portion aügne et peüt venir, quand elle est attirée sur les noyaux c°otact d’un butoir en relation avec une pile ayant un ses pôles à la terre.
- "a courant arrivant par la ligne 1 traverse le relais et la terre ; son passage ayant provoqué l’aimantation du
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- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- :184
- x.oyau, l’armature est attirée et vient s’abattre sur le butoir de pile ; le courant de cette dernière se propage alors sur la ligne 2 pendant tout le temps que l’émission de la ÜëPe 1 passe dans le relais. On substitue ainsi, dans la ligne ^ un nouveau courant à celui qui a été affaibli par le parcours de la ligne 1.
- Mais ce relais, étant toujours relié au même pôle de la pile, ne peut servir simultanément pour la transmission des deux polarités du courant. Il est donc impossible de liser dans une communication Baudot.
- On a dû recourir à l’emploi d’un relais polarisé pour obtenir le résultat désiré. Comme d’autre part un tel disp0' sitif ne permet que la transmission dans un seul sens, d faut disposer, pour une communication complète, de deu* conducteurs, l’un affecté à la transmission dans un sens, et l’autre, à celle de sens contraire. C’était le cas de la coinU*11' nication Paris = Marseille, au sextuple.
- Ce système d’accouplement de deux conducteurs Pr^'
- 1a
- sente un grave inconvénient : c’est que l’interruption ou mauvais état électrique d’un des deux fils immobilise touS les secteurs des deux installations conjuguées. Afin d’ob tenir l’indépendance des deux conducteurs, cette trans lation a été récemment abandonnée et remplacée par üïie Vt-transmission automatique (voir page 364). Nous exposons néanmoins le principe à titre d’exemple.
- Translation Paris = Marseille. — Les relations sont i°j^ î -.liées à Lyon et sont disposées conformément au schéma i - figure 165.
- Les courants arrivant par le fil 217 nord, par exempt’ traversent le relais RI et vont à la terre.
- Suivant la polarité du courant reçu, l’index du relais tombe sur le butoir de travail, ou de repos, et émet u# courant négatif, ou positif vers la base du commutateur »
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- TRANSLATIONS BAUDOT
- 385
- te dernier étant dans la position normale, N, l’émission est érigée sur le fil 217 sud, vers Marseille.
- L’itinéraire d’un courant envoyé de Marseille à Paris est
- identique.
- Le commutateur inverseur permet de relier le massif du reUis RI, soit avec le 217 sud, soit avec le 220 nord. Cette disposition donne aux postes extrêmes la faculté de vérifier eüx-mêmes la réexpédition des signaux par les relais du Poste translateur : il suffit de prier ce dernier de mettre son
- Commutateur
- 220 Nord
- c°iûmutateur dans la position d’inversion I. Dans ces éditions , on envoie des courants alternés par l’installation de transmission (T sur les secteurs 1, 3, 5, et G sur les sec-|eUrs 2, 4, 6). Ces courants alternés renvoyés par le relais de ^yon doivent produire dans le relais récepteur une suc-°fssion de roulements parfaitement réguliers (voir page 261) 81 les fils sont bons, le relais de Lyon bien réglé et les sources Métriques de ce poste en bon état.
- L’installation de Lyon comporte, en outre, sur le massif 6 cbaque relais translateur, une dérivation de contrôle travers un rhéostat de résistance convenable, et un relais
- Baudot.
- •5
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- ÜlSTlLLATieNS SPÉCIALES
- m
- ayant son butoir de travail relié à une pile locale. ^ courant émis par ce dernier est expédié dans un parlecr dont le fonctionnement indique que la réexpédition des signaux s’effectue. Le parleur enregistre également appels « Morse » des postes extrêmes lorsqu’ils désU*e l’intervention de l’intermédiaire.
- Les dérivations de contrôle contribuent, dans une certaJ®e mesure, à assurer une décharge plus rapide de la ligne.
- Inconvénients de la longueur de la décharge. — M°^eD de les atténuer. — Nous avons dit, plus haut, que l’allons0
- ment de la période de décharge de la ligne a pour résulta le ralentissement de la vitesse de transmission et la déf°r mation des signaux. Le premier point étant évident, n° n’étudierons que le second. ,
- Il est admis que trois émissions de quadruple sont cessaires pour charger une ligne de longueur moyenne* nous prenons le cas de trois émissions positives sulV d’une négative et d’une positive, la courbe d’mtensite » représentée comme ci-dessus (fig. 1*66). f
- Le récepteur fonctionne lorsque l’intensité atteint, P exemple, une valeur 01 en positif et OI1 en négatif. ^ Une seule émission ne chargeant pas complètement
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- TIUNSLÀTKHVS ftMlDOf
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- bgne, après le premier courant positif, la courbe d’inten-Slté monte jusqu’en b. A ce moment, l’émission négative ^«îmence et la ligne se décharge en positif pour se re-charger en négatif.
- Gomme nous supposons que l’intensité du courant po-Sltif est suffisante à partir du point a pour attirer l’arma-tare et, par conséquent, pour la maintenir, la partie a b dépasse ce point continue à charger le conducteur ^Utilement.
- L’effet de cette surcharge est nuisible parce qu’il faudra ^ ta ligne un temps plus long pour se décharger après Plusieurs émissions qu’après une seule, le conducteur ayant absorbé une charge plus importante. Or la décharge se tait aux dépens du courant négatif qui va suivre immé-^tatement. Cette émission se trouve diminuée de longueur ^ ^atteint, que plus tard, le point où elle sera suffisante Pour agir sur le relais.
- Ge signal est donc, de ce fait, dénaturé et dans sa longueur dans son moment d’apparition. Une autre cause connue encore à la déformation du signal, c’est l’inertie ^gnétique des noyaux.
- Les noyaux ne s’aimantent que graduellement, jusqu’à certaine limite, appelée saturation magnétique, qui ^pend de la qualité, de l’état physique et de la pureté du ^ôtal ; la force magnétomotrice développée est d’ailleurs Pr°portionnelle à l’intensité du courant et au nombre de ours de fil de la bobine dont ils occupent le centre (pr. n° 15). est donc à prévoir que l’aimantation des noyaux sera
- ttioi
- forte après une émission d’un sens donné qu’après Ugieurs autres de même sens. Dans le cas pris comme ^eiuplej après le point a de la courbe, l’intensité du cou-continue à croître jusqu’en b, l’aimantation des noyaux ^ donc encore augmenter de ce fait. Comme il faut aussi certain temps pour que les noyaux se désaimantent,
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- •&8
- INSTALLATIONS si’KciALÊS
- la disparition de l’aimantation se fera plus lentement ap1^ trois émissions qu’après une seule et cette action renf°rC0 l’effet nuisible de la décharge trop lente du conducteur Il est vrai que l’émission négative qui suit concourt a décharge de la ligne et à une désaimantation plus rapid0 des noyaux. Mais le défaut n’est qu’atténué et il y a 10 térêt à le réduire au minimum. Sur une longue ligne* ^ temps de décharge sont plus considérables parce qua conducteur absorbe une plus grande quantité de flui^' Cette quantité dépend surtout de la capacité du fil (pr-n et du voltage de la source ; or, la capacité est proportl0ïl nelle à la longueur du conducteur. C’est donc sur de lignes aériennes, ou encore sur des lignes souterraines sous-marines, que l’on devra s’efforcer de hâter la décharf^*
- Un des moyens les plus usités consiste à mettre sim ^ tanément les deux extrémités du conducteur à la terre ’ la décharge s’opère ainsi par deux points et, par suite, da un temps plus court. Ce rôle est rempli, dans la transi»11^ Paris = Marseille, par le relais de contrôle de Lyon. est mis à la terre, en permanence, par la dérivation relais de contrôle à Lyon et par le relais récepteur, solt Paris, soit à Marseille.
- Translation dans les deux sens. — Le système emp^0^ sur la communication Paris = Marseille ne permet paf ^ transmettre et de recevoir sur le même fil. On obt10^ l’alternat des transmissions à l’aide de deux relais polar # ou non, dont les baisons sont établies en conséqne»^0 telles sont les translations de Froment et de Willot. “ celles-ci ne peuvent être utilisées que pour la transi* de l’une ou de l’autre des polarités du courant, **on deux simultanément. , 3
- On doit’ à’AM. Preece, ingénieur en chef des Télégrap ^ anglais, un agencement qui répond à cotte dernière
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- TRANSLATIONS BAUDOT
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- dition et qui est employé pour la translation Wheatstone
- % 167).
- Un courant arrivant par la ligne 2, par exemple, passe Mr l’armature d’un électro-aimant non polarisé A et Averse successivement deux relais polarisés R1 et R* relais Baudot peut remplir cet office).
- Chacun des butoirs du relais R1 étant relié, l’un à une Me positive, l’autre à une pile négative de ligne, l’index renvoie, suivant le sens du courant qui a traversé les
- °hines, une émission positive, ou négative, au butoir in« erieur de l’électro-aimant B. En même temps, l’index du eüxième relais R2, quel que soit le butoir sur lequel le Passage du courant l’aura projeté, expédie un courant local p^s l’électro-aimant B, ce qui détermine l’abaissement de ^mature et sa butée sur le plot inférieur. La ligne 1 est Mse ainsi en communication avec le massif du relais R1 reçoit les émissions de celui-ci.
- L’arrivée d’un courant par la ligne 1 détermine des semblables sur le deuxième groupe de relais et sur électro -aimant A.
- Les relais chargés de produire l’abaissement des arma-resdes électros A et B sont réglés de telle sorte que l’index
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- soit maintenu a égale distance des deux butoirs dans la position de repos. D’autre part, les électros A et B possèdent un coefficient de self-induction élevé (pr. n° 30) afin <ïue l’armature reste collée sur son butoir inférieur au moment où, par suite d’un changement de polarité du courant de ligne, l’index du relais R2 change de butoir ; dans le même but, les électro-aimants 4sont shuntés et, pour retarder la rupture de la communication entre le butoir et l’armature cette dernière est munie d’un ressort qui prolonge le c°n tact lorsque l’armature a déjà commencé à se soulever*
- Par suite de la lenteur du déplacement des armatures des électro-aimants A et B, il faut, à chaque changement de sens des transmissions, envoyer, au préablable, quelffi^ signaux d’essai pour donner à ces appareils le temps de fonctionner et d’établir la communication.
- Au Baudot, le changement de sens de la transmiss1011 a lieu à chaque demi-révolution des balais, soit six l°lS par seconde, à la vitesse ordinaire de 180 tours à la minnte*
- Cette rapidité d’inversion des transmissions ne permet trait pas aux électro-aimants A et B d’agir en temps utile, et les premières émissions réexpédiées apres 1 version ne trouveraient pas de débouché vers la deuxièù10 portion de la ligne»-
- Baudot a imaginé un système d’inversion automatiffi18 extrêmement simple qui n’est, en réalité, qu’une sort® de commutateur tournant donnant alternativement communication soit avec une section de ligne, soit ave0 l’autre : c’est le distributeur inverseur automatique.
- Principe du distributeur inverseur automatique
- distributeur est essentiellement constitué par quatre couronnes (fig. 168) sur lesquelles circulent, à la vitease de 180 tours à la minute, deux paires de balais conjuê11 . deux à deux. Les couronnes 5 et 6 sont retiées vesf^0
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- TRANSLATIONS BAUDOT
- m
- Paient h la ligne î et à la ligne 2 ; les couronnes 2 et 3 sont ^ctiounées en cinq tronçons a, a', b, b\ c, c', d, d% e, e\ émissions arrivant la ligne 1 passent de la cinquième baronne dans le tronçon a de la deuxième couronne, par *es balais, et trouvent un débouché à la terre par le relais Le fonctionnement de celui-ci provoque l’envoi d’un
- tarant positif ou négatif, suivant la polarité de l’émission *^üe, dans la section a' de la couronne 3 et, par les bafaisj la couronne 6 et la ligne 2.
- ^^a translation des courants reçus de la ligne 2 s’opère üne façon analogue par le relais R*, î^ans ce genre de communication, c’est le poste trans-çpaur qui synchronise les distributeurs des postes extrêmes, utilise, à cet effet, l’espace laissé disponible par la pro-în aller et retour. Les contacts b c sont rehés, le
- 't
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- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- pour l’envoi de la correction vers la ligne 1, tandis que les contacts d', e' remplissent le même office vers la ligne 2. Les contacts e et b' sont à la terre de façon à faciliter la décharge des conducteurs pendant l’inversion du sens des transmissions.
- Quand les émissions des extrêmes parviennent au poste de translation, elles sont déformées par les phénomènes de charge et de décharge que nous avons envisagés précédemment. Or, les relais retransmettent des émissions nouvelles, mais présentant les mêmes déformations que celle8 qui ont actionné ces appareils.
- Il est évident que les émissions vont éprouver, pendant le parcours de la deuxième section de la ligne, d’autre8 déformations qui, s’ajoutant aux premières, rendront quel' quefois la réception précaire.
- Bien que ce dispositif ait fonctionné pendant plusieurs années d’une façon satisfaisante, il a été remplacé par n® autre qui rectifie les émissions avant de les réexpédier.
- Translation rectificative des courants. — Les émission8 provenant de la ligne 1, par exemple, sont reçues dan8 une couronne pleine, sixième P (fig. 169) et dirigées, paf l’intermédiaire des balais dans un secteur de la troisième P (ce secteur a une longueur égale à celle de 10 contacts un quart dans le cas d’une translation quadruple) en relation avec l’entrée du relais récepteur RR. Le fonctionnement de ce dernier détermine, dans une série de 10 contact8 écourtés, l’envoi d’un courant local de 10 à 12 volts, positif ou négatif, suivant le sens de l’émission qui a traversé Ie9 bobines.
- Les balais permettent aux courants locaux de passer dans la deuxième couronne A et de franchir le relais RA, & dernier fonctionne et réexpédie des émissions dans la econde section de la lwr*^ parce que ses butoirs sont e®
- i
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- TRANSLATIONS BAUDOT
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- c°nnexîon avec des sources positives et négatives de vol-approprié. Les courants émis par le relais RA viennent ans une portion de couronne, deuxième P (égale à 10 /24 ^ passent par les balais, la cinquième couronne P ^ éteignent la ligne 2.
- Le même itinéraire est suivi, en sens inverse, par les Usions débouchant de la ligne 2 ; mais l’entrée du relais
- n n n n n
- epteur, desservant cette dernière est reliée à une portion J* c°uronne, deuxième P (10 /24 et 1 /4), tandis que le Ssif du relais. translateur RA communique avec une ction de couronne, troisième P, de même valeur que Précédente.
- re^a*s translateur RA a été shunté par une bobine J* 200 w, pour éviter le rebondissement de l’index ; mais j ahne il est très important que les émissions aient toute longueur et toute l’intensité voulue, il a fallu prendre tk^res précautions, non seulement pour assurer le main-h de l’index sur son butoir pendant la réexpédition des
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- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- signaux, mais encore pour que le contact des deux pièces se fasse avec une pression suffisante pour rendre à peu preS nulle sa résistance électrique.
- Ce but est atteint très simplement de la manière suivante.
- Une dérivation prise sur le massif du relais RA, à travers un rhéostat RÆ, amène une petite partie des émissions,
- Fig. 170.
- destinées à la ligne, dans un relais de contrôle RC, dont la sortie est en communication avec la couronne crénelee' Lorsque le balai de la couronne Ie A quitte un contact écourté, l’index du relais translateur est maintenu Paf l’action du sbunt ; mais, dès que le balai atteint la couronne crénelée, il recueille la portion de courant dérivé du massif de relais translateur et la lui renvoie, à travers ses bobines, par la 2e A. En somme, c’est le relais qui se réexpédie .à lui-même le courant qui maintiendra fortement
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- T!Uk!*SLATTONS BAUDOT
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- l’index sur le butoir où il est tombé : on l’a appelé, pour ^tte raison, relais auto-excitateur.
- Les deux postes extrêmes possèdent des installations binaires ; mais il faut remarquer que, par suite du déca-Lge des envois de correction (1 /2 révolution), les deux P°stes reçoivent tous deux par les secteurs 1 et 2 et transmettent par 3 et 4.
- Le diagramme de la communication est donné par la figure 170.
- Descriptions du distributeur inverseur. — Le distribuer inverseur est constitué par deux plateaux montés Sur la même cage. Le plateau antérieur comporte trois Couronnes : La couronne crénelée, celle des petits contacts et une troisième donnant l’entrée des relais translateurs
- 171).
- Le plateau postérieur comprend six couronnes. La cirn ^uième et la sixième sont pleines et sont reliées, l’une à L ligne 1, l’autre à la Mgne 2. Les deuxième et troisième couronnes comportent chacune cinq secteurs : deux de ^/24 et 1/4, deux de 1/24 et un de 1/24 et 1 (2 ; les Acteurs de 1 /24 servent pour l’envoi des courants cor-acteurs, ceux de 1 /24 et 1 /2 sont mis à la terre pour Activer la décharge de la ligne ; nous connaissons déjà ^ eUiploi des secteurs de 10 /24 et 1 /4.
- Les première et quatrième couronnes sont utilisées pour Pendre le contrôle de l’un ou l’autre secteur. La première P°ssède vingt contacts de 1 /24 et deux contacts ae 2 /24 ; derniers servent pour les prises du courant de frein
- ^cessalre pour synchroniser le traducteur de contrôle aVec le distributeur inverseur. A cet effet, en regard de Ces contacts de frein, la quatrième couronne présente deux jeteurs, de même valeur, reliés à la pile locale ; le restant e m couronne est composé de deux-secteurs de 10/24 chacun.
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- INSTALLATIONS SPECIALES
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- TRANSLATIONS RabdqT
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- . Centrée du poste translateur. — Outre le distributeur îïlverseur, l’installation possède quatre commutateurs, Manipulateur et un traducteur ; la figure 171 donne es communications schématiques du dispositif. Les commutateurs multiples I et II permettent de substituer un manipulât,eur Baudot au massif du relais récepteur soit sUr le premier, soit sur le troisième secteur de la première c°Uronne A. Le relais RT, agissant alors sous l’action des jurants du manipulateur, envoyés dans les contacts ®c0urtés, réexpédie les émissions sur la ligne qu’il dessert. ^ette disposition laisse au poste translateur la faculté de Omettre à l’un ou à l’autre des extrêmes, mais seulement les secteurs 1 ou 3, les deux et quatre étant reliés, en permanence, au massif des relais récepteurs RR1 et RR2. ^ cadence est donnée par l’un ou l’autre des deux contacts *a première couronne A. De même, grâce aux commu-^teurs III et IV, il est possible de recevoir des extrêmes de contrôler la réexpédition des signaux.
- commutateur III permet de diriger les courants des miais de contrôle RC1 et RG2 soit dans un parleur, soit un secteur de 10 /24 de la quatrième couronne P ; r les balais, les émissions passent dans la première cou-11116 P, le commutateur IV et le traducteur de contrôle.
- dispositif donnant la possibilité de prendre trois secteurs • Mansmission dans le même sens. — Le distributeur
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- erseur rectificateur que nojis venons de décrire ne per-
- Pas de transmettre par trois secteurs, comme cela se sur les installations quadruples ordinaires.
- ^ ans le but d’arriver à ce résultat, on a établi un modèle e distributeur inverseur dans lequel les deuxième et troi-couronnes du plateau postérieur ont été sectionnées r qu’il soit possible au moyen de commutateurs, de ePlacer les envois de correction vers la ligne 2,
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- là
- Le diagramme est alors modifié comme l’indique figure 172. ,
- Le poste vers lequel l’envoi de correction a été veo ^ d’un secteur peut prendre le clavier 2 pour sa transmis011 celle-ci s’effectue alors par les secteurs 2, 3 et 4, le PoS correspondant recevant par les traducteurs 1, 2 et 3-Le distributeur inverseur a été quelque peu mo<ff
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- Fig. 172.
- Le plateau antérieur comprend quatre couronnes • première A (planche III) possède trois secteurs de conta écourtés, /, g, h ; le premier de dix contacts, le deuXie^ de sept et le troisième de citiq. La quatrième couronne qui est conjuguée avec la précédente et donne l’entree relais auto-excitateurs RAI et RA2, est sectionnée en cl secteurs, ï, /, k, Z, m. f
- Les deuxième et cinquième couronnes A servent Pu^ le contrôle de la transmission : l’une a 24 contacts pouva être reliés avec les électro-aiguilleurs du traducteur? V le commutateur G ; l’autre, trois secteurs, », o, p>13118
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- fftANSliri&NS BAUDOT S9$
- ^mmunication avec les massifs des relais de contrôle me 1 °ü mc2 à l’aide des commutateurs E et F.
- Sur le plateau postérieur, la première couronne, composée vingt-quatre contacts, donne les prises nécessaires pour e frein du traducteur de contrôle, ou pour la cadence du ^anipulateur de rentrée. A cette fin, la quatrième couronne est reliée à la pile locale et conjuguée, par les balais, avec ** première P.
- La deuxième couronne, comporte cinq secteurs, a, c, d, e> plus deux contacts pour l’envoi de la correction sur la %üe 1 aboutissant à la cinquième couronne.
- Le secteur a communique avec le massif du relais transite ur RAI, et le secteur e avec l’entrée du relais réeep-teur RR2. En service normal, les seeteurs c, d sont connotés avec e par le commutateur C, b étant mis à la terre, braque trois secteurs de transmission sont nécessaires à1 ïfcn des postes, b et e sont reliés avec a, et d est à la terre.
- La troisième couronne a bwt secteurs, g, r, s, f, u, P, et prise de terre permanente. Le secteur q sert à diriger, SlJr l’entrée du relais récepteur RR4, les émissions arrivant la ligne 2 par la sixième couronne. Le secteur x commu-n,que avec le massif du relais translateur RA2. La correc-t]°n est envoyée par les contacts r et s dans la position nor-friale du commutateur D, les secteurs t, it, v étant connectés *Vec x. Quand trois seeteurs de transmission doivent être éployés, les secteurs r, s, t sont reliés à q et les envois de érection ont lieu par u et v par la manœuvre du commu-t^teUr D.
- Les commutateurs A et B servent pour la rentrée au 4 ^ll<iot, sur les secteurs 2 ou 4 ; cette manœuvre ne peut etr'e faite sur les secteurs 1 et 3, les petits contacts de Ceux-ci étant en communication permanente. Les manettes <*s deux commutateurs devront toujours avoir de*
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- positions différentes pour ne pas transmettre simultanément sur les deux lignes.
- Les commutateurs G et D permettent d’effectuer les permutations nécessaires pour donner trois secteurs d» transmission dans un sens ; leurs manettes doivent avoir constamment des positions identiques.
- Le commutateur E met en relation les massifs des relais de contrôle mcl et mc2 avec les parleurs 1 ou 2, ou bien renvoie leurs émissions dans les secteurs n ou p de la cinquième couronne A, pour le contrôle au Baudot. Les liaisons sont telles qu’un relais transmet dans un parleur? tandis que les émissions de l’autre sont dirigées vers la cinquième couronne A.
- Lorsque deux secteurs sont affectés à la transmissiez dans chaque sens, dans la position I, le commutateur l7 donne la faculté de prendre le contrôle au Baudot sur l’un des quatre secteurs, les manettes des commutateurs E et L étant mises dans la position convenable. Pour obtenir Ie contrôle du troisième secteur, lorsque trois transmissions ont lieu dans la même direction, la manette du commu' tateur F doit être placée dans la position II, quelle que sort la position de la manette du commutateur G, la communication du massi f du relais de contrôle mcl avec le parleur 2 étant coupée par le commutateur E, et renvoyée au com' mutateur F.
- Les envois de correction ne pouvant être modifiés que sur la troisième couronne P, il faudra, quand la station desservie par la ligne 1 demandera les trois secteurs de transmission, inverser les lignes 1 et 2 de façon à fmre aboutir la ligne 1 à la sixième couronne et la ligne 2 à la cinquième couronne P.
- Orientation. — Le poste translateur procède d’abord a la mise au point de ses balais de telle façon que le bab*
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- U première couronne antérieure étant au milieu du Premier contact écourté, celui de la deuxième postérieure s°it en tête du secteur de dix vingt-quatrièmes un quart ^i suit les deux contacts de correction vers la ligne 1. Cette c°ncordance peut s’obtenir, à volonté, en déplaçant le kras mobile du porte-balais du plateau antérieur, ou en Manœuvrant ce dernier même dans le sens voulu. Elle a P°ur but de tenir compte, comme dans le quadruple à ^eux plateaux, du temps nécessaire au déplacement de ^adex du deuxième relais (RA) sous l’action du courant l°cal émis par le relais récepteur.
- On vérifie si le milieu du premier contact écourté du ^enxième secteur correspond avec le commencement du Seçteur de la troisième P qui suit les envois de correction Sur la ligne 2. Le secteur de première couronne antérieure Pent être déplacé pour obtenir la position convenable.
- Quand on emploie un distributeur inverseur permettant | Utilisation de trois secteurs de transmission dans un sens, ^ faut aussi s’assurer que la retransmission, vers la ligne 2, 8e fait également dans de bonnes conditions. Pour cela, ^ balai de la première couronne A étant au milieu du c°ntact 13 (le troisième du secteur g, planche III), le balai fa troisième P doit être en tête du secteur J, c’est-à-dire ^fui vient après les deux contacts par lesquels est Mentalement envoyée la correction.
- Lans le cas, peu probable, où l’on constaterait une dis-c°rdance dans les positions des balais selon qu’il s’agit du c°Utact 1 de la première antérieure, ou du 13 de la même c°Uronne, on pourrait déplacer, très légèrement ,les secteurs celle-ci pour répartir également la différence sur les positions.
- L’orientation proprement dite se fait successivement *Mtre l’intermédiaire et chacun des extrêmes ; elle comprend opérations bien distinctes :
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- INSVfrWîATlOWS 8«€**Ï»ES
- 1° Réglage 4e la réception des extrêmes ;
- ' 2° Réglage de la réception de l’intermédiaire.
- La première de ces conditions est obtenue par l’étâ' blissement de la distance convenable entre le point de repefe
- 1 A T 1
- du contact mobile et les contacts écourtés de i’extreme. *-* seconde est réalisée par la détermination du mom^ d’envoi des courants de transmission de l’extrême de faç0Jl que les contacts écourtés de première, couronne de lin' termédiaire se trouvent exactement placés pour recueilbr le milieu des émissions du relais récepteur de ce poste* Dans les postes extrêmes, pour placer à distance cofl' venable l’un de l’autre les secteurs de réception et le ce*1' tact mobile, les opérateurs demandent à lïntermédialie d’envoyer en permanence le courant de travail de la tr°l sième touche et meuvent successivement dans les deu* sens le secteur de réception intéressé pour reconnaître ^ deux points extrêmes à partir desquels le troisième électr° aiguilleur du traducteur n’est plus actionné. Ces deu*
- points étant marqués sur la galerie du plateau par rapp à un troisième pris comme repère sur le secteur de récep
- tioU
- des
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- lui-même, on amène ce dernier point à égale distance deux limites tracées sur la galerie.
- Le réglage de la réception du poste intermédiaire s tient de la façon suivante.
- L’agent de l’un des postes extrêmes envoie le c°ura de travail de la troisième touche du secteur 3 et Priejeg poste intermédiaire de lui renvoyer par le secteur 1 signaux qui s’impriment sur la bande du traducteur 3
- et® è#
- à
- ce dernier poste. L’extrême possède ainsi une image e*a de la réception de l’intermédiaire et peut voir si la troisi
- qu’il envoie tombe sur la précédente ou la suivante station correspondante. Si la troisième arrive sur la Pre cédente, le poste extrême doit retarder l’envoi de ses c(?1^ Fants et, par conséquent, déplacer son contact mobüe
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- Bens inverse du mouvement des balais : la manœuvre coa-^ire a lieu si la troisième choit sur la suivante. La po-stfion exacte est déterminée par tâtonnement. A cet effet °pérateur de la station extrême manœuvre son contact ^°bile dans le sens du mouvement des balais pendant ^avoi et le renvoi de la troisième jusqu’à ce que le troi-Sleftie électro-aiguilleur du traducteur 1 ne fonctionne plus, Puis, ayant marqué sur la galerie du plateau, le point où est arrivé le contact mobile, il déplace celui-ci en sens in-Vefse du mouvement des balais jusqu’au moment où, après ^v°ir fonctionné de nouveau correctement, le troisième e°tro-aiguilleur cesse d’être actionné ; un nouveau point uinsi déterminé et le contact mobile amené finalement eUtre les deux limites obtenues. Mais, à la station extrême P°Ul> ne pas troubler la réception, il est indispensable de c°nserver la distance trouvée précédemment entre le !°Utact mobile et le secteur de réception, c’est-à-dire de ^Placer simultanément et de la même quantité ces deux ëanes. L’opération est facilitée par une bride métallique ^°vible reliant la garniture du contact mobile à la créne-re des secteurs de réception, de manière que les trois fi, tles se déplacent solidairement. Quand l’extrême °riente, la liaison est rompue en agissant sur une vis de ®ssion et le contact mobile devient indépendant. ^tiOrsque le poste intermédiaire est orienté par rapport üti des extrêmes, il doit s’orienter, en outre, avec l’autre Ur assurer une translation correcte dans les deux dirons.
- \^Uire procédé. — Avec certains postes étrangers, l’orieo-lQa s’effectue d’une façon un peu différente bien que ^Près le même principe.
- ^ poste intermédiaire, au lieu de renvoyer la troisième e lui fait l’extrême, se contente de lui indiquer s’il doit ^cer ou retarder l’envoi de ses émissions.
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- #
- Le poste extrême s’oriente ensuite sur la troisième e*' voyée par l’intermédiaire. C’est absolument l’orientation entre principal et extrême, dans le cas des postes échelonnés, le poste translateur opérant comme le principe*
- TRANSLATIONS PAR RETRANSMETTEURS AUTOMATIQUES
- Considérations générales. — Ces appareils sont de8 sortes de manipulateurs dont les touches se déplacent, n°n plus sous l’action des doigts de l’opérateur, mais par ceUe de courants émis à la station correspondante.
- Les armatures des électro-aiguilleurs reproduisant leS mouvements des doigts du manipulant, on s’est rendu compte que l’on pouvait les utiliser pour « manipuler » nouveau les combinaisons reçues afin de les retransfliettre à un autre poste.
- Par exemple, une installation Baudot, d’un type que^ conque, desservant une ligne et munie de retransmetteur8 sur les secteurs de réception, pourra, au moyen de ceS appareils, réexpédier les combinaisons reçues dans Ie9 secteurs de transmission d’une installation reliée avec une deuxième ligne. Les secteurs de réception de cette dernière installation, étant aussi pourvus de retransmetteurs, ^eS signaux reçus seront retransmis, automatiquement, dafl8 les secteurs de transmission de l’autre installation et, par suite, sur la première ligne.
- On peut faire agir directement l’armature de l’électru aiguilleur du traducteur sur un manipulateur appr°Prl ' ou bien se servir du déplacement des leviers cherche^8 pour accomplir la même fonction, mais, dans ce dernier cas, il faut que le combinateur tourne pour que l’aiguiUa£e des leviers puisse se produire ; tanuis que, dans le prenez?
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- Appareil n’exige la rotation d’aucun organe. De là deux sortes de retransmetteurs : les retransmetteurs tournants, °U traducteurs retransmetteurs, et les retransmetteurs non r°tatifs. Les premiers sont représentés par un seul type Paginé par Baudot, c’est L plus ancien ; les seconds comprennent deux modèles : celui de M. Robichon, autrefois inspecteur aux Ateliers (section Baudot), actuellement directeur départemental, et celui de MM. Lesaffre mspecteur aux ateliers de ^administration des Postes
- Télégiaphes, section Baumol, et Ghattelun, mécani-cien principal attaché au même service.
- Retransmetteur tournant»
- Il se compose essentiellement d’un traducteur ordinaire sur lequel on a adapté no jeu de leviers de transmission. Dans ce but, les nxes des leviers chercheurs °nt été munis d’une gou-Pille horizontale g (fig. 173) eOcadrée par les deux branches d’un levier /, en forme fie fourchette à sa partie inférieure, et taillé en biseau * l’extrémité supérieure. 11 y a ainsi cinq leviers montés Sur un axe commun a pivotant entre deux platines pouvant Se fixer sur le traducteur au moyen de deux vis.
- Le biseau supérieur de chacun de ces leviers entre en
- fig. 173.
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- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- contact avec une pièce d’acier trempé s présentant n® angle dièdre très obtus et appelée support basculant ; 06 support pivote, en effet, autour d’un axe o et entraîne, da°s ses déplacements, un ressort de contact C monté sur ufle embase isolante en ivoire. Le ressort porte, à sa partie n*é-diane, un contact en argent susceptible de s’appuyer contre les butoirs en argent, également, des vis V ou VI. Il ï a» évidemment, autant de supports qu’il y a de leviers, c’est' à-dire cinq, et tous sont enfilés sur le même axe.
- Les ressorts de contact, au repos, portent sur les butoirS
- rappel, réception _£
- ( tern//nne) 3
- 1einst°P)\<L
- n?
- {2e coure? 2 e in st°-n)
- Fig. 174.
- de la réglette R reliée, d’ailleurs, à une pile de repos, rt» dans la position opposée, sur les butoirs d’une autre ré* glette T qui communique avec une pile de travail. L’a** trémité supérieure de chaque ressort passe, à frottema11*' doux, à travers une fente pratiquée dans une pièce métal' lique p fixée, par une vis, sur une réglette d’ébonite r ; u11 écrou s’engageant sur la vis sert à maintenir un ressort terminé par un des d’âne d limitant le mouvement asce®' 8ionnel du ressort de contact pendant ses déplacement* 'Sur le côté droit du traducteur muni du retransmetteur se trouve une réglette d’ébonite, semblable à celle du côté gauche, mais portant dix ressorts-lames venant en contact avec un nombre égal de plots d’une autre réglette placée en regard, sur le socle-moteur. Les plots 1 et 7 de cette dernière (ffg. 174) amènent les prises de pdes négative positive, les 2, 3, 4, 5 et 6 étant mis en relation avec oiM
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- TJUNSLaWC&S BàüBOÏ 4(tt
- intacts de là deuxième couronne de l’installation dans ^quelle on désire retransmettre.
- Les ressorts-lames de la réglette de droite du traducteur c°mmuniquent, les 1 et 7, avec les réglettes de travail et de rePos du retransmetteur, et les 2, 3, 4, 5, 6, avec les pièces P (fig. 173) à travers la fente desquelles passent les extrêmes supérieures des ressorts dé contact*
- fonctionnement. — Lorsqu’un chercheur passe sur la V°le de travail, la goupille dont son axe est muni entraîne L fourchette du levier correspondant du retransmetteur. ^ hiseau supérieur de ce dernier levier force alors contre ^ plan du dièdre du support S et l’oblige à basculer de ^r°ite à gauche. Le ressort de contact, participant à ce Mouvement, quitte le butoir de la réglette R et vient s’ap-^üyor sur celui de la réglette T. Un courant négatif est, de ^ fuit, envoyé dans le ressert de contact, la pièce p, le d'ssort-lame correspondant de la réglette latérale du tra-àeteur, le plot de la réglette du socle et le contact de la eüxième couronne de l’installation desservant la ligne 8ür laquelle doit s’opérer la réexpédition. Après une ré-v°lution du combinateur, la came de rappel des chercheurs ^àène dans la voie de repos ceux qui ont été déplacés, les viers de retransmission correspondants suivent le mou-^eiàent, et leurs biseaux, agissant sur les plans de gauche es supports S actionnés précédemment, les font basculer, ^ qui rejette les ressorts de contact sur la réglette de repos : 8 cinq ressorts émettent dans cette position des courants e rcpos vers l’installation destinée à la réexpédition. ^°us avons vu que les leviers aiguilleurs du traducteur actionnés par les armatures des électro-aimants ^Suilleurs lorsque la came-navette est diamétralement ^PPosée au milieu de l’aiguillage (troisième levier) et ce qu’une demi-révolution après que les aiguilleurs
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- 408 INSTALLATIONS Sl^IALft*
- déplacés poussent les chercheurs correspondants sur la de travail : c’est donc à ce moment, 1 /2 tour après la réception, que les leviers retransmetteurs vont agir sur les supports basculants et, par suite, que les signaux seront susceptibles d’être retransmis.
- Or ceux-ci restent emmagasinés dans le retransmetteur pendant presque toute une révolution, c’est-à-dire jusqu a ce que les chercheurs soient rappelés dans la voie de rep°s’
- La réexpédition peut donc s’effectuer pendant tout temps, mais il est évident que le moment le plus favorab est celui où la came est revenue au bas de sa course, c’est à-dire un tour complet après la réception du signal.
- Réglage. — Il consiste à donner au ressort coudé ^ (fîg. 173) une pression suffisante pour qu’il ne quitte paS le ressort de contact c, quelle que soit la position dé celuJ ci, sans toutefois qu’il y ait gêne dans les déplacemeI1^ D’autre part, les vis butoirs des réglettes de travail et repos seront serrées, plus ou moins, de façon à obte*11* un bon contact du ressort sur les unes et les autres, aVe° un jeu d’un millimètre environ ; les vis,quand la positif convenable est acquise, sont bloquées sur des rondeHeS'
- Prendre soin de ne pas exagérer la pression des ressort contacts sur les butoirs, ce défaut pouvant déterminer rebondissement du ressort sur le butoir opposé ou, t° au moins, l’abandon du butoir par le ressort.
- Retransmetteur Robichon. •— Cet appareil se comp°5^ de cinq électro-aimants semblables aux électro-aiguiHeU du traducteur ancien modèle. Ils possèdent, comme c derniers, une armature et un appendice.
- Les courants arrivent dans les bobines par une régle^ d’ébonite placée à gauche d’une cage métallique renferma les organes du transmetteur ; cette réglette possède
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- 'MWî'rsLATiOfcS bAUDOtf
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- ^ssorts-lames qui viennent en contact avec sept plots ^xés dans une autre réglette de matière isolante, montée Sur une platine de laiton formant socle.
- Les communications aboutissant à cette dernière réglette Soid identiques à celles d’un traducteur ordinaire. La pla-^e-socle porte, en outre, une deuxième réglette de sept disposée de telle sorte que le retransmetteur puisse ^r°uver place entre les deux réglettes.
- P Py
- Fig. 175.
- Sous les appendices des électro-aimants se trouvent leviers horizontaux Z (fig. 175) pivotant autour d’un commun x et se présentant comme les leviers aiguilleurs *u traducteur.
- Sur chaque levier est fixée, au moyen d’une vis », 11116 pièce de laiton munie d’un ressort-contact vertical r ^^blable à celui du manipulateur. La pièce en laiton est
- et un manchon ^bonite, du levier horizontal Z et du tourillon qui lui de tourner autour de l’axe commun. Le ressort-
- 7*§aeusement isolée, par une plaquette
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- INSTALLAI IONS SPECIALE^
- contact peut osciller entre deux butoirs V et Vi serrés par des contre-vis p et px dans des réglettes formant mâch°ire et communiquant, l’une avec la pile de repos et Fautif avec celle de travail.
- Le ressort-contact communique électriquement, par sa monture et un ressort S, avec une vis / d’où part un ^ isolé à la soie et aboutissant à l’un des sept ressorts d’ufle réglette d’ébonite fixée sur le côté latéral droit de la ca§e du retransmetteur. Les ressorts s’appuient contre les pl°^ correspondants de la deuxième réglette de la platine-sod0.
- Au repos, le levier h terminé par un biseau» porte sur un galet d’a°ier g fixé à l’extrémité d u11
- ressort-lame k occupai une position analogue * celle d’un ressort à en coche dans le traducteur» position que l’on règle alJ moyen d’un dos d’âne & Pour limiter le jeu du levier, le ressort porte-galet k pourvu de deux saillies a et b (fig. 176) entre lesquel vient s’engager un appendice i dépendant du levier l-Sous les cinq leviers l (fig. 175) est plaeée une barret*0 horizontale h munie de cinq vis fixées en regard de chaqu0 levier ; la barrette est solidaire d’un double levier pivota®* aussi autour de l’axe commun æ, et portant, à son autr0 extrémité, une armature A surmontant les noyaux d’u® électro-aimant R dit électro de rappel.
- l
- B
- L’armature est maintenue contre une butée de repo» par un ressort à boudin t. La tension de ce dernier se râgj0 par la vis C à laquelle il est attaché au moyen d’un fil de 0010 s’enroulant plus ©u moins, autour du prolongement de la ^
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- TRANSLATIONS BAÜÛOT
- 4ll
- fonctionnement. — Lorsque l’armature d’un des cinq e^etro-aimants du retransmetteur est attirée, son appen-^Ce force sur le levier l correspondant ; celui-ci, agissant son biseau sur le galet, repousse légèrement le ressort K, baisse en faisant tourner le galet et vient prendre au-essous une position symétrique à celle qu’il occupait jjrécédemm*3nt au-dessus ; il y est maintenu par la pression Assort K qui s’est redressé dès que le biseau a franchi Uri Point où l’axe du levier l passe par le prolongement d’un tiré du centre du galet.
- ^ ressort-contact r, ayant subi le même mouvement *6 levier Z, vient s’appuyer sur le butoir VI et le courant ^ ^ pile de travail passe par le ressort-contact, la monture Assort S, la vis /, un ressort de la réglette de droite de la ^e> le plot correspondant de la deuxième réglette du t 6 et enfin un contact de la deuxième couronne de l’ins-U *^on chargée d’expédier les émissions sur une autre Dès que cette fonction est accomplie, un courant, ^ comme un courant de frein, sur deux contacts de la 0lsième couronne de l’installation réexpéditrice, est
- e*y,
- °yé dans le plot 1 de la réglette de gauche du retraas-enr et traverse l’électro-aimant de rappel K ; l’ar-
- ^ A s’abaisse et l’autre extrémité du levier se relève ^eùent les vis de la barrette h contre les leviers de trans-^ Ssi°o l précédemment déplacés ; ces derniers reviennent (^rs’ sous cette impulsion, à leur position de repos en fléchir le ressort K et tourner le galet g ; les ressorts-^cts sont par cela même ramenés sur les butoirs de ^ s et le courant de la pde positive est envoyé dans eùxième installation.
- de "5**ge. — La tension du ressort K doit être réglée manière qu’elle soit suffisante pour maintenir ei*&nt le levier horizontal quand â est an repos, 'feu*
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- 412 Installations spéciales
- tefois, il faut se garder d’exagérer la pression du ressorti car il en résulterait une résistance capable d’entrave* l’action des appendices des armatures lors de l'attractif de celles-ci.
- Les biseaux des leviers horizontaux doivent être tail^ de-façon à porter, d’une même quantité, sur le galet, ®u9S) bien dans la position de travail que dans celle de rep°6 C’est là un réglage de construction fait une fois pour tout^s par le mécanicien.
- Un appui convenable du ressort-contact sur les buté®9 de travail, ou de repos, est obtenu par la manœuvre vis V et Vi, constituant lesdites butées. Pour cela, on p^aCe le levier horizontal correspondant de manière que s011 biseau inférieur repose sur le galet, puis, après avoir serré un peu la vis p qui bloque la mâchoire, on visse la betee de repos jusqu’à ce que le contact soit bien établi avec nn® légère pression. La même opération est répétée sur le bnt de travail, le levier horizontal ayant été abaissé, au prea labié, pour que son biseau supérieur vienne en contact ®veC le galet. , a
- Le réglage des appendices et la distance des armatu se fait absolument comme celui des organes correspond®11 du traducteur. ^
- Pour que le rappel des leviers horizontaux soit e^eC^e dans de bonnes conditions, il faut que, l’armature A l’électro de rappel étant au contact du noyau, la vis de barrette commune h touche très légèrement le levier rizonta! ; on manœuvre cette vis pour obtenir une posn convenable.
- D’autre part, lorsque l’armature de rappel est au rep°5’ le levier hozirontal doit pouvoir s’abaisser sans venir touc la vis de la barrette de rappel. A cette fin, le levier m®1*1 ténu dans sa position de travail, c’est-à-dire son bise&a supérieur contre le galet, on agit sur la vis de butee
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- de l’armature de l’électro de rappel jusqu’à ce que la vis de k barrette h se trouve très près du levier l sans le toucher : une distance égale à l’épaisseur d’une feuille de papier
- suffît.
- L’entretien du retransmetteur est des plus faciles ; il insiste à huiler, modérément, les axes de pivotage des différents leviers et du galet, et à veiller à la propreté des contacts comme dans un manipulateur.
- La robustesse des pièces de cet appareil et sa simplicité en rendent le fonctionnement très sûr avec le minimum de surveillance. 11 est rare qu’on ait à modifier le réglage de l’une ou de l’autre de ses parties lorsqu’il a été opéré dans les conditions que nous venons d’indiquer.
- En cas d’avarie, d’ailleurs, le remplacement de l’appareil serait extrêmement facile puisqu’il se fait comme celui d’un traducteur ; il faut alors veiller au bon appui des ressorts des réglettes latérales sur les plots des réglettes de la platine-socle.
- Retransmetteur modèle 1909. — Cet appareil est une application au retransmetteur, du nouveau système d’aiguillage dû à la collaboration de MM. Lesaffre de Chattelun. ^ous avons déjà parlé de ce système, page 225.
- Sur une plateforme en laiton P (fig. 177) sont fixés cinq eleetro-aimants semblables à ceux du traducteur rapide, Modèle des Ateliers. Les courants arrivent dans chaque bobine par un fil isolé à la soie et par un tube de caoutchouc, Ce fil est serré sous une vis V taraudant dans un plot de laiton noyé dans une réglette d’ébonite E montée sur la plate-forme. Sur la face extérieure de la réglette, une autre ^i> pénétrant aussi dans le plot, sert à fixer un ressort de prise de courant. Les émissions trouvent une issue par ^ plate-forme qui est reliée à la terre.
- Contre l’extrérpité de l’appendice de l’armature a vient
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- s’appuyer, par un biseau, un levier coudé en acier tremp C pivotant autour d’un axe commun aux cinq leviers ; un ressort de contact t est solidaire du levier coudé dont il isolé, d’ailleurs, par une plaquette d’ébonite contre laque* il est serré par la monture d’un crochet O, maintenue elle* même par deux vis isolées. Sur cette pièce s’accroche ressort à boudin d fixé, d’autre part, à un deuxième croche vissé dans un plot logé à l’intérieur de la réglette d’ébonite E1 et communiquant avec un ressort de prise de courant placé, à l’extérieur, sous une vis Vf. Le contact du ressort
- Fig. 177.
- t peut se déplacer entre deux butoirs forcés dans des P^a tines T et R montées sur des colonnettes Go.
- En avant des cinq leviers coudés, passe une tige d’a°ier b chaussée dans deux bras de levier i (fig. 177 et 178) plV° tant autour de l’axe commun des leviers coudés et porta l’armature de l’électro-aimant de rappel ar.
- Le ressort antagoniste de cette dernière, attaché à une vis à gorge implantée dans l’armature, est maintenu à son autre extrémité par un fil de soie s’enroulant autour d’one vis de réglage Vr (fig. 178).
- Le retransmetteur se place sur un socle en bois ent1^ deux réglettes d’ébonite portant chacune sept plots regard des sept ressorts correspondants des réglettes o retransmetteur.
- L’établissement des communications nécessaires s’op^6
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- f0**0 d’une façon analogue à celle du retransmetteur Ro-^on ou du traducteur.
- électro-aimants du retransmetteur ayant été, dis-^sés dans le même ordre que les touches du manipulateur qu’il soit possible, le cas échéant, de transmettre *en ^ avec les doigts sur les armatures, il a fallu re-
- Flg. 178.
- *er en conséquence les communications aboutissant u socie (fig. 180),
- ^ entrée et la sortie de l’électro de rappel sont reliées Uj Premier et dernier ressorts extérieurs de la réglette E 178) par des tiges u et u' traversant les colonnettes Go 177) dont elles sont isolées par des manchons d’ébonite. e^es piles sont amenées aux réglettes de transmission T e ^ Par d’autres tiges x, x'7 en relation avec les ressorts
- Rieurs 1 et 7 de la réglette de droite.
- p
- 0|ictionnement. — Au moment de P attraction de Par-
- <*lle
- üre d’un électro-aimant récepteur, J’appendice de 01 se soulève et se dérobe à la pression du levier coudé
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- qui s’abat sous l’action de son ressort antagoniste ( ’ fig. 177). Le ressort de contact t quitte le butoir R» sU| lequel il était en relation avec la pile de repos, et vie s’appuyer sur le butoir opposé en communication avec pile de travail. Le courant émis passe dans le ressort contact, le crochet O, le ressort d, le second crochet planté dans la réglette E\ le ressort-lame extérieur et plot correspondant de la réglette du socle rattaché à ll° contact de la deuxième couronne de l’installation affecte0 au service de la seconde ligne. Quand les balais de ce installation ont réexpédié les émissions du retransmette^ un courant est envoyé par un contact de la troisième c°u^ ronne, du même plateau, vers l’électro de rappel cir » * ^ mature de ce dernier étant attirée, la tige b ramène arrière tous les leviers coudés déplacés précédemment.1 dès que ces derniers ont dépassé l’extrémité des appenm des électro-aimants récepteurs, ces pièces s’abaissent8 l’action des ressorts antagonistes des armatures et s’oppoS ainsi au retour en arrière des leviers coudés lorsque mature de l’électro-aimant de rappel est ramenée au rep°s*
- Réglage. — Les armatures des électro-aimants recep se règlent comme celles des organes semblables du ducteur modèle 1909. Les appendices doivent avoir longueur telle que leur extrémité libre soit à un quart millimètre environ' du biseau du levier coudé suppo ^ le ressort de contact, lorsque l’armature de l’électro-ain1^ de rappel est contre les noyaux. Cette disposition a P ^ but de laisser à l’appendice le temps de redescendre, d’empêcher le retour intempestif du levier coudé à la P^ sition de travail, immédiatement après le rappel* Re glage des ressorts-contacts de transmission est le même 4 celui des ressorts accomplissant la même fonction dans manipulateur,
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- Mode d agencement des retransmetteurs
- Dispositions particulières* — Le montage des retransmetteurs est différent selon qu’il s’agit du type tournant (traducteur mûri d’un jeu de leviers retransmetteurs) ou ^ type non rotatif (Robichon ou Lesaffre et Chattelun).
- Le dispositif des premiers est des plus simples, mais ^ est nécessaire que les deux installations, mises en relation poste translateur, soient complètes, ce qui, par consé-^ent, exige plus de place. Il n’en est pas de même pour le» retransmetteurs non rotatifs qui peuvent être groupés, Pm* deux, sur une seule table avec les commutateurs permettant la rentrée de l’intermédiaire.
- Bien qu’avec ce dernier type il soit possible de commen-°er la réexpédition dès que le premier levier du retransmetteur a fonctionné, la retransmission est presque tou-l°urs décalée d’une demi-révolution par rapport à la ré-Ception.
- Quel que soit le modèle de retransmetteur employé, la Expédition des combinaisons peut avoir lieu au moyen ^ plateau d’un type différent de celui où s’est fait la Eeption. Ainsi des émissions reçues au quadruple seront transmises au double, par exemple.
- Correction locale. — Quand les deux plateaux sont Apportés par la même cage, il suffit de faire coïncider les ^eux secteurs qui doivent correspondre (1). Dans le cas où voudrait réexpédier les combinaisons reçues par le Acteur 2 d’un premier plateau dans le secteur 4 de l’autre,
- (Q Cas des retransmetteurs tournants. Avec les retransmetteurs r:atiques, il suffit de décaler d’au moins un contact le secteur de Expédition par rapport à celui de réception.
- Télégraphie Baudot. 37
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- il faudrait décaler les plateaux de telle façon que leurS balais respectifs parcourent simultanément les deux secteurs considérés.
- Si les plateaux sont montés sur des cages distinctes d est indispensable d’établir entre les deux organes un syfl ehronisme donnant la même concordance.
- Le courant correcteur local est envoyé par l’un des pla' teaux faisant office de poste correcteur.
- A cette fin, un contact de sa troisième couronne eS^ mis en connexion avec la quatrième couronne de l’autre plateau, le contact mobile de celui-ci étant rattache a l’électro-correcteur. ,
- C’est le choix du contact qui détermine la concordance de marche des balais sur tels ou tels secteurs. Par exempt si l’on désire que les balais des deux plateaux, que nous supposerons être tous deux du type quadruple, pour pluS de simplicité, passent simultanément sur le secteur 2 du premier et sur le 4 du deuxième, il faudra envoyer la cor rection par le contact 13 de la troisième couronne du pre mier plateau. En effet, dès que le synchronisme sera étabh» la fin du contact de la troisième couronne du plateau cor recteur coïncidera avec le point de repère du contact mobde qui correspond normalement à la fin du contact 23 de la deuxième couronne ; dans ces conditions, quand les cou tacts 6, 7, 8, 9, et 10 (deuxième secteur) sont parcourus par les balais sur le premier plateau, les contacts 16,17,18,
- 20 (quatrième secteur) le sont également sur l’autre plateau, et pendant qu’on reçoit une combinaison dans les électro aiguilleurs du traducteur-retransmetteur par le deuxième secteur, la combinaison enregistrée au tour précédent es réexpédiée simultanément dans le quatrième secteur de l’autre plateau ; à ce moment la came de rappel des cher cheurs du traducteur se trouve vers le bas de sa course.
- Ordinairement le fil venant du contact de troisième cou-
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- fonne affecté à l’envoi de la correction locale est rattaché ^ un segment découpé dans la quatrième couronne et situé
- telle façon qu’il soit parcouru par le balai de cette couenne en même temps que le contact mobile est balayé par Celui de sa couronne (voir fig. 184).
- Lorsque la quatrième couronne n’est pas sectionnée, le c°ntact mobile du distributeur corrigé doit être placé de Manière qu’il soit parcouru par le balai au moment où le Courant correcteur de repos est émis sur la ligne, vers la dation correspondante. Cette disposition a pour but d’éviter l’envoi intempestif, dans l’électro-correcteur, du c°nrant local du relais, si l’index de celui-ci n’était pas à Ce moment même retenu sur son butoir de repos.
- Envoi de la correction. — Dans ce genre de translation, ^es courants correcteurs sont émis par le poste intermédiaire vers les deux extrêmes, tantôt normalement « en ^te », par les deux derniers contacts de la deuxième cou-r°mie, tantôt « en queue », c’est-à-dire par les deux con-tacts’qui suivent le dernier secteur de transmission.
- COMMUNICATIONS DE DEUX SECTEURS RELIÉS PAR TRADUCTEURS-RETRANSMETTEURS
- Lien que les traducteurs-retransmetteurs ne soient plus eràployés en France, nous donnons le schéma des liaisons de deux secteurs reliés par des retransmetteurs de ce genre. ^es courants provenant de la ligne 1, par exemple, Rivent à la cinquième couronne du premier plateau 179), passent par les balais dans la deuxième couronne sont dirigés sur le relais, soit directement, soit par l’in-Wrnédiaire d’un manipulateur, comme dans les installants ordinaires ; les courants de la ligne prennent terre à la s°rtie du relais. Si le sens de l’émission est tel que l’index *°mbe sur le butouvde travail, le courant local est envoyé
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- dans la quatrième couronne, les balais et un contact de la première couronne connecté avec un des cinq électio aiguilleurs du traducteur-retransmetteur. La combinais013 est enregistrée, traduite sur la bande et retransmise Par le jeu des leviers. Les communications des cinq leviers sont amenées à un commutateur à sept broches dont cinq r^°*s de la base sont en relation avec cinq contacts du secteur d'e
- de
- retrop 2eplateau
- eur K
- Secteur] 4
- Fig. 179.
- la deuxième couronne affecté A la réexpédition et appar tenant au deuxième plateau. Les émissions passent ensuite dans la cinquième couronne et sur la ligne 2.
- Par le rhéostat de contrôle, une fraction de courant s® dérive à la terre à travers le relais. Le fonctionnement ce dernier donne le contrôle de la transmission dans traducteur du même secteur.
- I n
- Le commutateur multiple laisse la faculté de rompre liaison des deux secteurs et de substituer un manipulâtes
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- TRANSLATIONS BAUDOT
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- retransmetteur lorsque le poste intermédiaire devra Entrer, soit pour renseigner la station correspondante, s°it pour utiliser les deux secteurs pour son propre trafic-.
- Les prises de pile sont alors coupées vers le retransmetteur et connectées avec le manipulateur.
- COMMUNICATIONS DE DEUX SECTEURS RELIÉS PAR RETRANSMETTEURS NON ROTATIFS
- Dispositions générales. — Avec ce type d’appareil, la reception n’est pas contrôlée comme avec le traducteur-mtransmetteur ; il a fallu recourir, en conséquence, à Emploi de deux commutateurs à sept broches (2 et 3, % 180) afin de relier les contacts de la première couronne, Soit du premier, soit du deuxième plateau, avec un même traducteur qui se substitue, le cas échéant, au retransmetteur (manettes des commutateurs 2 et 3 à gauche), ou ^registre le contrôle de la réexpédition (manettes des ^mmutateurs 2 et 3 à droite).
- Le commutateur, permettant de remplacer le retransmetteur par un manipulateur pour correspondre aveo i extrême intéressé, subsiste, évidemment, avec ce dispo-sdif comme avec le précédent mais il possède dix broches aii lieu de sept et amène au manipulateur, outre les communications des contacts du secteur de la deuxième cou-r°nne à desservir, les piles, la terre et la cadence.
- Le rappel des leviers du retransmetteur est effectué par : 1111 courant puisé sur les deux contacts de la troisième cou-j r°ïine du deuxième plateau, immédiatement après le sec-; ^Ur de retransmission.,
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- retnt*
- Secteur
- cte
- retr°n 2 -plateau
- direct
- dé retr °-n
- napp et
- Secteur
- re/a/s
- Yig. i80.
- INSTALLATIONS SPECIALES
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- TRANSLATIONS RAÜOOT
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- EXEMPLES DE COMMUNICATIONS PAR RETRANSMISSION AUTOMATIQUI
- Type Londres = Paris = Lyon = Gênes. — Cette communication peut être prise comme type du genre. Elle est Elisée au quadruple. Paris, premier poste correcteur, e^VGie normalement et simultanément la correction à Londres et à Lyon (voir diagramme, planche IV). Ce der-^er poste expédie à son tour la correction à Gênes ; mais ses deux plateaux, celui du eôté Paris et celui du côté Gênes, ^>nt décalés d’une demi-circonférence l’un par rapport à antre. Lyon n’est qu’un poste translateur et n’utilise ^Ucun secteur, du moins en temps ordinaire, pour son service Particulier. Il possède des retransmetteurs sur les deux Acteurs de réception de chacun de ses plateaux.
- Quant à Paris, il est translateur seulement sur les secours 2 et 4 dans les deux directions, pour la communica-,tlon Londres-Gênes. Il emploie les secteurs 1 et 3 de chaque ^staflation, d’un côté avec Londres et de l’autre avec Gênes.
- La planche IV donne la disposition de la boîte des coupures et les liaisons de l’installation de Paris.
- Type Londres = Paris=Lyon — Marseille. — Cette com* Raison est réalisée à l’aide de plateaux de double entre et Marseille.
- Paris, premier poste intermédiaire (fig. 181), envoie en ^me temps la correction par 23 et 24 à Londres par un Plateau, et à Lyon par un autre plateau ; ces deux organes etant montés sur la même cage sont orientés de manière les secteurs de même numéro soient parcourus simui-
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- tanément par leurs balais respectifs. La réception de Par^ s’effectue, sur chaque plateau, par les secteurs 3 et 4 qul sont pourvus de retransmetteurs, pour réexpédier, dans chacune des directions, par les secteurs 1 et 2.
- Lyon, la correspondance destinée à Marseille est reçue sur le secteur 1 du quadruple et réexpédiée, par retranS' metteur, dans le secteur 1 du double côté de Marseille. LeS
- émissions de ce dernier poste arrivent par le secteur 2 du double et sont retransmises, à destination de Londres, par le secteur 3 du quadruple.
- Lyon est poste correcteur par rapport à Marseille, au-quel il envoie les courants nécessaires, par les contacts $ et 14 du plateau de double.
- Les secteurs 2 et 4 du quadruple sont réservés au trafic entre Londres et Lyon.
- Les plateaux sont montés tous deux sur la même cage et décalés de telle sorte que le balai de deuxième couronne* du quadruple, soit à la fin du contact 20 lorsque celui de la couronne correspondante, du double, est à la fin du 5*
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- TRANSLATIONS BAUDOT
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- n
- bi
- résulte de cette disposition que la réexpédition s’opère ÜIle demi-révolution d’intervalle de la réception, aussi eû dans l’installation de Lyon que dans celle de Paris. Paris et à Lyon, les commutateurs à dix broches sont
- Paris Bs£
- t. ^ fli w . /f t
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- Madrid Bs-£
- Fig. 182.
- J^ncés de manière à ce qu’un même manipulateur puisse ^servir deux secteurs de retransmission.
- Ge résultat est atteint en multiplant ensemble les con-des premières rangées de deux commutateurs à dix r°ches. Par ce moyen, une retransmission sur quatre jeteurs peut ne comporter que deux manipulateurs/ deux' ^ducteurs, quatre retransmetteurs, douze commutateurs distributeur à deux plateaux ; le tout pouvant tenir
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- sur quatre tables, les dimensions d’encombrement de 1inS tallation se trouvent réduites au strict nécessaire. Ce là un des principaux avantages de l’emploi des retra»3 metteurs non rotatifs.
- La communication Paris-Bourse = Paris-Central = deaux = Madrid-Central = Madrid-Bourse est étab* d’après ces données. Mais entre Madrid-Central et Madr1 Bourse il n’y a pas de retransmission automatique. Madr Central possède deux plateaux de quadruple ; l’un dess^ vant la ligne côté Bordeaux, l’autre la ligne urbaine de Bourse. Les secteurs 2 et 4 de la deuxième couronne d u® plateau sont reliés aux secteurs correspondants de l’autre plateau. Les courants passent ainsi directement d’une bgne à l’autre par l’intermédiaire des deuxième et cinqui®1116 couronnes des plateaux.
- Madrid-Bourse est pourvu de piles assez puissantes p°uf actionner efficacement les appareils de Bordeaux.
- La correction est envoyée par Madrid-Central à Madr Bourse (fig. 182).
- Type Paris = Toulon = Hyères. "— Entre Paris ^ Toulon la communication est quadruple avec translai tournante rectificative à Lyon (fig. 183). Les deux p°sl correspondent par les secteurs 2 et 4, les 1 et 3 étant réser au trafic Paris = Hyères.
- La cage du distributeur de Toulon est munie d’un plateaa de triple relié à la ligne côté Hyères. Les combinai8 reçues dans le premier secteur du quadruple sont retra^ mises dans le premier secteur du triple. Hyères tra»8l3ft ’ pour Paris, par son deuxième secteur et les combina*30 sont transposées, à Toulon, sur le secteur 3 du d°a
- druple- .. . . rai-
- Enfin, le troisième secteur du triple est utilisé, a i
- +ernat, entre Toulon et Hyères. La propagation étant nu
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- TRANSITIONS BAUDOT
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- k* conducteur aussi court, il a été possible d'employer ^ c°ntacts 16 et 17 disponibles pour établir un système lesC°UPUre Par b°uton de contact et sonnerie, comme dans lastallations pour postes échelonnés (voir page 344).
- ^6 de la deuxième couronne du plateau d’Hyères est e a un bouton de contact, celui de Toulon est connecté
- translation tournante
- Toulon
- alternat
- Hyêres
- coupures
- Fig- 183.
- Ve° l’entrée du relais, et le contact correspondant de la e*uière couronne est rattaché à l’avertisseur de coupure. ^ ïûême disposition est prise, mais en sens inverse; pour vt c°utact 17 qui sert ainsi à la coupure de Toulon vers ‘Jtères.
- COMMUNICATIONS BïFURQUEES
- retransmetteurs fournissent la possibilité de desser-11 deux stations situées sur deux lignes différentes, mais J^nt un parcours commun jusqu’à une station inter-
- *-°<BinuMcatioB Pari* » Nîmca =. Valence- — Ainsi la
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- Installations spéculé!
- communication Paris = Nîmes et Paris = Valence eS établie par un même fil jusqu’à Lyon, poste intermédiaire’ et par deux conducteurs indépendants se dirigeant, 1uD sur Nîmes, l’autre sur Valence-La ligne Paris = Lyon est desservie au quadruple ; secteurs 1 et 3 sont affectés à la correspondance de °u pour Valence et, les 2 et 4, au trafic entre Paris et NimeS
- Pâris
- aience
- vers
- vers Nîmes
- (fig. 184). Le poste intermédiaire possède deux plateau* de quadruple, montés sur la même cage, communiqlia l’un avec Paris et l’autre avec Valence.
- Un deuxième distributeur, indépendant, sert à la c0lïl munication avec Nîmes. Les secteurs 3 et 4 du pla^efU côté Paris sont reliés à des retransmetteurs non rotât qui réexpédient les combinaisons, le 3, dans le 1 du plateau de Valence, le 4, dans celui de Nîmes.
- D’autre part, le secteur 3 du plateau de Nîmes est mua1 d’un retransmetteur émettant les signaux dans le 2 » plateau de Paris, et les combinaisons reçues sur ie 3 ^
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- TRANSLATIOÏtS BAUDOT
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- Plat-
- dit:
- . ,e*ti de yalence sont envoyées, dans les mêmes con-
- nut
- lQns, dans le secteur 1 du plateau, côté Paris.
- ^'es deux plateaux de Lyon, montés sur la même cage, en concordance de façon que les contacts de même ^tnéro de chacun d’eux soient parcourus simultanément P^r leurs balais respectifs.
- le distributeur, côté Nîmes, est synchronisé par ^ courant local pris sur le contact 4 de la troisième cou-^0rine du plateau, côté Valence, et dirigé sur un secteur ® 2/24 découpé dans la quatrième couronne du plateau, ^°lé Nîmes, en regard du contact mobile. Grâce à cette lsposition, le dernier plateau est décalé d’un secteur par apport au premier, et les retransmissions sont opérées sur Ul1 et l’autre une demi-révolution après la réception dans e retransmetteur.
- D’après ce type ont été réalisées plusieurs communiions : telles sont, par exemple, celles de Paris Dijon = esançon = Belfort, Paris = Bordeaux-Agen = Pau, Paris ^ Bordeaux = Bayonne = Biarritz, etc. Certains de ces justes dont le trafic ne justifie pas l’emploi continu de tous s secteurs, sont pourvus d’un dispositif permettant de sservir les quatre secteurs avec trois traducteurs seulement.
- Dispositif permettant de desservir quatre secteurs au ^Ven de trois traducteurs. «— Le procédé employé est blogue à celui que nous avons déjà décrit et qui est ^présenté par la figure 117.
- I D’est nu moyen de deux commutateurs à sept broches que i^t est atteint. A la base du commutateur I (fig. 185) dissent les fils des contacts de 1 à 5 de la première ironne (réception). Dans la position de travail simul-marquée S dans la figure, ces contacts sont mis en ^tion avec le traducteur 1, tandis que le troisièm# sec»
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- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- teur (transmission) est desservi par le traducteur 3. la position d’alternat (A), le traducteur 3 reçoit les etf11^ sions des deux secteurs 1 et 3. Dans ces conditions, le
- A freifl
- ducteur doit être synchronisé tantôt par la prise de 1 du premier secteur (réception), tantôt par celle du troisi secteur (transmission). Le résultat est obtenu par l0} du commutateur du manipulateur 3 qui établit la Val
- r frein 2.
- (7, S. 3
- - frein 3 f7i> A3,3ec.)
- Fig. 185.
- des plots 1 et 3 pour la transmission et celles des P1
- 2 et 4 pour la réoeption.
- Le commutateur II, en simultané (S), renvoie les èt^ sions locales du deuxième secteur (réception) sur le ^ ducteur 1 grâce au multiplage des rangées de plots S deux commutateurs, les émissions du contrôle de la tra*1^ mission efTectuée sur le secteur 4 par le manipulateur étant dirigées sur le traducteur 2. La permutation prises de frein est opérée également par la manœuvre commutateur du manipulateur 2.
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- TRANSLATIONS BAUDOT
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- résumé, le traducteur 3 est en relation permanente *^ec le secteur 3 ; il en est de même pour le traducteur 2 rapport au secteur 4 ; le traducteur 1 sert de secours 8°l* pour les secteurs pairs, soit pour les impairs.
- Pe cette disposition, il résulte qu’on peut mettre en etQe temps les deux commutateurs à broches sur alternat 9ls qu’on ne peut les mettre tous les deux sur simultané, ^rce que, dans ce dernier cas, le traducteur 1 recevrait ^ à la fois les émissions des contacts de première cou-et les courants de frein des secteurs 1 et 2.
- Transmission quadruple avec inversion Facultative du sens de la transmission
- S°B UN SECTEUR.
- Ün
- H,
- Per
- H
- nouveau type de translation quadruple par retrans-enrs a été adopté plus récemment. Il a l’avantage de lettre, à volonté, la transmission par deux ou trois ^eurs dans un même sens. Mais cette innovation a en-une modification assez profonde de la translation gemment décrite.
- . sait que l’inversion du sens de la transmission, à Se de la propagation, n’est réalisable que sur le deuxième e troisième secteur, suivant qu’il s’agit du poste corrigé , P°ste correcteur. Pour que l’inversion soit possible . uUe communication pourvue d’une retransmission au-
- ~ '-AJ
- . Qsb par exemple, s’il s’agit du deuxième secteur, *eij?rée retransmetteur 2(flg. 186) qui est normalement <j6 66 ^vec le secteur 2 de première couronne du plateau 8sei“vant la ligne II doit être en cas d’inversion du sens
- étique, il faut que les communications du retrans-
- ecr de la station intermédiaire puissent être permutées, ^asi.
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- t32
- de la transmission, rattachée au secteur 2 de preinièr® couronne du plateau desservant l’extrême I ; tandis qu
- \ Ex thème I :
- Norm.
- Norm
- Sortie
- Entrée
- Norm.
- Norm\
- 3Sec)t/LII
- 199 999'
- 3sectvLT
- Ex tiré me ni
- Fig. 186.
- permutation correspondante des secteurs 2 de deuxièi*10 couronne des deux plateaux sera opérée sur la sortie ^
- même retransmetteur»
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- TRANSLATIONS BAUDOT
- 4*3
- Ces inversions exigent donc l’emploi de commutateurs SuPplémentaires. Pour éviter la complication et les risques de dérangements plus grands qui résulteraient de l’aug-^entation du nombre des commutateurs, on a recours aux Moyens suivants : adoption de commutateurs à trois portions ; montage du traducteur de contrôle en dérivation Slir le retransmetteur ; emploi de manipulateurs amovibles Pouvant se substituer à volonté au retransmetteur et s’adap-à la planchette-socle de ce dernier.
- Le diagramme de la communication et un schéma des isons principales sont représentés par la figure 186.
- Le poste translateur est corrigé du côté de l’extrême II et C°rrecteur du côté de l’extrême I.
- Les commutateurs A et G servent à la permutation des ^Uiniunications aboutissant à la sortie (ressorts de transmission) des retransmetteurs 2 et 3 ; les commutateurs B ^ L ont une fonction semblable, mais sur l’entrée (électro-^Uiants récepteurs) des mêmes retransmetteurs. En outre, Ces deux derniers commutateurs modifient les prises de Pdes, de rappel et de cadence du retransmetteur selon le ^eils de la transmission et aussi la prise de frein du traduc-de contrôle selon le secteur intéressé (planche V). ost à. partir de ces commutateurs B et D que s’établit * dérivation des courants provenant des contacts de Pondère couronne, d’une part sur l’entrée des retrans-m^etteurs 2 ou 3 et d’autre part sur le traducteur de
- c°ntrôle.
- ^ Oü remarquera que les manettes des commutateurs A et ^doivent être dans des positions identiques, c’est-à-dire utes deux sur « normale » ou toutes deux sur « trois sec-vers L II ». Il en est de même des manettes des com-^tateurs G et D.
- L’instaqatjon ne comporte que deux traducteurs. L’un ** an contrôle ou à la réception directe sur les quatre
- Baudot. Mi
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- 434
- INSTALLATIONS SPECIALES
- secteurs impairs des deux plateaux, l’autre rempli ^ même fonction sur les quatre secteurs impairs.
- C’est au moyen des quatre commutateurs E, F, G, & à trois positions que les traducteurs sont rattachés à ou tel secteur. Les commutateurs E et G donnent le 0011 trôle des retransmissions quand la première rangée deS commutateurs F et H est en relation avec la base. Dans te position intermédiaire « INV », les commutateurs E et donnent respectivement la communication avec le secteur 3 de première couronne du plateau I, et avec le secteur de la même couronne du plateau II
- Enfin, les commutateurs F et H servent à prendre te réception directe : le commutateur F, sur le secteur 1 ^u plateau II (en dérivation sur le retransmetteur 1) ou suF les secteurs 3 du plateau I ou du plateau II, suivant que le commutateur D est dans la position « Normale » ou da^ la position « trois secteurs vers L I » ; le commutateur sur le quatrième secteur du plateau I (en dérivation sur
- retransmetteur 1) ou sur le secteur 2, soit du plateau
- le U,
- soit du plateau I, selon que le commutateur B est dans te position « normale » ou dans celle « trois secteurs vers L H*’ Les prises de frein sont permutées en même temps paf le jeu des six commutateurs B, D, E, F, G, H.
- En cas d’inversion du sens de la transmission sur un secteur, la numérotation des secteurs ne change pas. C e un avantage que ne présentait pas la translation tour nante rectificative.
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- BXPLOITATION DES LIGNES SOOTEBftAINGS AU BAUDOT 43$
- XV
- EXmHTA’HQN «ï>ES UCTES~SQWDRRAB»ES AU-BAUDOT
- un toron de sept fils de cuivre, recouvert d’une enve-°Ppe isolante formée, suivant la grosseur du fil, de deux °u trois couches de gutta-percha alternées avec un nombre fS®! de couches de composition Chatterton (trois parties gutta-percha, une de résine, une de goudron de Stock-^Im). Deux ou plusieurs conducteurs peuvent être réunis *** cable et le tout est enveloppé de fil de jute, de ruban J®®né et protégé, quelquefois, par une armature de fils de
- lorsqu’on a voulu utiliser les appareils rapides sur cette 8°rte de conducteur, on s’est heurté à diverses difficultés devenant de l’importance des phénomènes d’induction ^ectrostatique (pr. n° 17) qui s’y produisent et de la condensation électrique qui en est la conséquence (pr. n° 7.)
- différence de capacité entre lignes aériennes et souter-r®*nes. — Une ligne aérienne peut être considérée comme ^nature d’un condensateur, dont l’autre armature est ^présentée par les fils voisins et la terre, l’air faisant office *je diélectrique. Or, ce diélectrique, dont le pouvoir in-u°teur spécifique (pr.n°6) est faible, a une grande épaif-***** : la distance entre deux fils sur le même poteau étant
- Les conducteurs souterrains sont, en général, constitués
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- 436
- Installations spéciales
- de 50 centimètres et celle d’un fil à la terre d’environ 5 #• Aussi, pour ces raisons, la capacité d’un fil aérien est-elle relativement peu éleuée.
- Il n’en est pas de même sur une ligne souterraine. ^ fils de cuivre, formant l’âme du câble, sont enveloppa comme nous le savons déjà, d’une ou deux couches de gutta-percha dont l’épaisseur est d’environ un demi'ceIi timètre : le pouvoir inducteur de la gutta-percha eta» quatre fois plus grand que celui de l’air, et l’épaisseur du diélectrique considérablement plus faible, la capacité la ligne souterraine se trouve, de ce fait, beaucoup P^uS forte que celle d’une ligne aérienne de même spécification*
- D’après les mesures faites par M. De vaux-Char bonne » la capacité kilométrique moyenne d’une ligne aérieuae est d’environ 0 <p 009, tandis que celle d’une ligne soute* raine, sous gutta-percha, atteint 0 <p 270. La capacité kd°^ métrique moyenne des câbles sous papier est plus faible • 0 <p 059.
- Inconvénient de l’allongement des périodes de cha?£e
- îlp
- et décharge. — Si l’on met en relation avec une positive, par exemple, un câble (fig. 187) dont l’extréflut® est à la terre, le phénomène d’induction électrostatique se manifeste. Dès que le courant a commencé à charger ligne, le fluide neutre de l’enveloppe est décomposé, V&eC tricité négative attirée et la positive repoussée dans le s Le potentiel de la charge prise par le câble diminue alors» et la pile fournit une nouvelle quantité d’électricité p°ur rétablir l’équilibre qui n’est atteint qu’après plusieurs °s dilations du potentiel. Les deux électricités, celle de Vâ&f du câble et celle de l’enveloppe, s’attirant à travers le die lectrique, et, même, y pénétrant en partie, la propagati03^ du courant et l’écoulement du fluide à l’autre extrémd® du conducteur ne se font qu’avec une lenteur relative.
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- EXPLOITATION DES LIGNES SOUTERRAINES AD BAUDOT
- 437
- en est de même, par conséquent, de l’accroissement de Üntensisé du courant à l’arrivée ; et les courbes repré-8e&tatives de cet accroissement sont plus aplaties que celles des lignes aériennes de mêmes dimensions.
- La décharge est également très lente à s’effectuer,
- Fig. 187.
- quand le courant de la source est interrompu, le fluide &ant retenu dans le câble par l’attraction de l’électricité Négative de l’enveloppe. La portion d’électricité positive qui a pénétré dans le diélectrique n’est restituée que plus türd et constitue ce qu’on appelle la décharge résiduelle.
- Les lignes souterraines Soilt, comme les aérien-«es, parcourues par des durants telluriques et par <ks courants d’induction
- électromagnétique probant de l’action des fils ^ même câble. Ces courts parasites font varier
- instamment le temps de charge des conducteurs. Or, plus ^ courbe d’intensité à l’arrivée est aplatie, plus le moment apparition, du signal est modifié sous l’influence des Vatiations des périodes de charge. Ainsi, pour une variation ^ünée, la perturbation du moment d’apparition t — h *vec des courbes convexes (fig. 188) est plus petite que
- t tg
- Fig. 188.
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- 438
- Installations spéciales
- celle U — U qui est éprouvée avec des courbes apla* ties b.
- Nous avons montré, en parlant des translations (page 336)# l’action déformatrice due à l’allongement des périodes de décharge. Il est à remarquer qu’au point de vue de ces dernières périodes, le souterrain est dans de plus mauvaises conditions que l’aérien, car ce dernier peut perdre une partie de sa charge par l’atmosphère, tandis que l’isolement du souterrain étant mieux assuré, sa charge ne peut se dissiper que par l’extrémité reliée à la terre.
- Il résulte de ceci que le fonctionnement d’une commU' mcation Baudot est des plus précaires, sur une longue lig00 souterraine, en raison de l’impossibilité d’assurer la pr^ cision indispensable dans le moment d’apparition de0 signaux.
- Moyens employés pour atténuer les effets de l’induct>°* électrostatique. — On a diminué l’importance des phén®* mènes de condensation électrique en réduisant la surfa00 des armatures du condensateur que constitue le conducteur souterrain, c’est-à-dire en sectionnant la ligne en portions de 150 à 180 kilomètres. De cette façon, les courbes d’iU* tensité montent plus rapidement, et les périodes de charg® et de décharge sont plus petites.
- Cette mesure est complétée par l’emploi de piles de faible voltage. Nous savons que la charge prise par le cofl' ducteur est proportionnelle au voltage de la source, et qu0 l’aimantation des noyaux du récepteur dépend de llfl" tensité du courant. Par conséquent, on réduit le temp3 de décharge et celui de la désaimantation des noyaux, en s® servant de piles de force électromotrice peu élevée. même, les effets d’induction électromagnétique et étectl** statique sur les conducteurs du même câble se trouvent atténués. Les effets d’induction électromagnétique sont
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- EXPLOITATION DES LIGNES SOUTERRAINES AU BAUDOT
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- ^en inférieurs à ceux de l’induction électrostatique. D’après Devaux-Charbonnel, ils sont dans le rapport de 2 à 35. La diminution de voltage n’influe pas sur la durée de k Période variable de charge puisque celle-ci ne dépend pas ^ la self-iaduction et de la capacité.
- , Relais translateurs. — Chaque tronçon de la ligne sec-donnée aboutit à un relais translateur qui renvoie par S0lx massif un nouveau courant sur la portion voisine.
- Ainsi la ligne Paris = Bordeaux est sectionnée à Orléans ‘Ours, Poitiers et Angoulême (fig. 189).
- Dès l’application de ce système, on a constaté un in-
- Orieans Tours Poitiers Angoulême Bordeaux
- Fig. 189.
- c°nvénient assez grave. Quand l’index du relais translateur Quittait un butoir pour retomber sur l’autre, il conservait, 611 raison de la lenteur de l’écoulement du fluide dans le ^ducteur, une grande partie de sa charge et, lorsqu’il Vivait au contact du butoir opposé, en relation avec le Pôle d’une pile de nom contraire à pelui du premier, les Motricités en présence, celle de l’index et celle du butoir, 86 recombinaient en produisant une étincelle.
- Au moment de l’entrée en contact de l’index et du butoir, £es pièces ne se touchent que par des aspérités de métal, len qu’elles paraissent, à l’œil nu, parfaitement polies ;
- particules extrêmement tenues, soumises à la haute ^pérature de l’étincelle électrique, fondent en s’oxydant s°üs l’action de l’air. C’est la présence d’oxyde métallique, levais conducteur, qui rendait précaires, en peu de temps, s prises de courant sur les butoirs et nuisait à une réexpé-
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- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- dition correcte des signaux. On a remédié à cet inconvénient en établissant une dérivation à la terre à travers une ré-sistance et on a adopté, après plusieurs tâtonnements,
- un dispositif basé sur Ie principe suivant :
- Deux piles de même force électromotrice étant opposées, à travers des rhéostats de résistance convenable, par leurs . pôles de noms contraires,
- les autres pôles étant mis à la terre, on constate que le potentiel est nu! en un point o (flg. 190) relié à la terre a travers un rhéostat.
- On réalise un arrangement semblable en se servant des
- *3+ parleur => ou morse
- piles des butoirs du relais et en reliant l’index au p0^ neutre (fîg. 191). Dans ces conditions, dès que l’indc* quitte un butoir, il se met immédiatement au potent# zéro, sa charge, ainsi que celle de la ligne dans le voisina^ du poste, pouvant s’écoulerjt la terre par la dérivatm*1
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- exploitation des LIGNES SOUTERRAINES AU BAUDOT
- 441
- e contrôle et par les piles elles-mêmes, à travers leurs
- rhéostats.
- dispositif du relais translateur. — Le relais translateur ^ du type ordinaire, l’entrée est rattachée à une section e %ne et la sortie mise à la terre.
- Les hutoirs sont en relation, celui de repos, avec le pôle P°sitif d’une pile dont l’autre pôle est à la terre, et celui e travail avec le pôle négatif d’une autre pile, de même v°ltage, ayant aussi son autre pôle à la terre.
- ^ Le massif du relais est en communication, d’une part, travers des résistances de 1.500 ohms, avec les pôles Rôtissant aux butoirs, et, d’autre part, avec la section de 5ne à desservir. Une dérivation de contrôle, à travers une distance de 1.500 ohms, également, est prise sur le massif ^ ^mène une faible portion des courants réexpédiés sur la dans un relais de contrôle dont la sortie est à la terre, j Le dispositif est doublement avantageux, puisqu’il évite ^ production d’étincelles entre l’index et les butoirs en Prisant la décharge rapide de la ligne.
- Nous verrons, plus loin, l’agencement de l’installation.
- Emploi de deux lignes pour une même communication. —
- autre difficulté s’est présentée dans l’exploitation des
- lllgues lignes souterraines au moyen du Baudot. C’est le mps relativement considérable exigé pour la propagation
- lo te
- courant. Nous savons que ce temps est fonction de la ^Pacité et de la self-induction du conducteur. Or, si cette er&ière est faible sur les lignes de l’espèce, l’autre est des Nus importantes. Il en résulte que le temps de propagation, ^er et retour, exige un nombre de contacts trop grand ^°Ur qu’on puisse opérer la transmission et la réception le même conducteur lorsque la longueur de la ligne ®Passe 200 kilomètres*
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- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- Il a donc fallu employer deux lignes, Tune affectée constamment à la transmission dans un sens, l’autre à la transmission dans l’autre sens. Dans ce cas, le poste qui tranS met est oorrecteur, et celui qui reçoit, corrigé.
- Sur la communication Paris = Lille, par exemple, Parl9 transmet et envoie la correction à Lille par 01, ce dernier poste transmettant et envoyant la correction à Paris par le 02. Les deux communications sont indépendantes.
- PL \
- F!g 19*.
- Dans ce genre d’installation, les cages de distributeur portent en général deux plateaux, un de triple sur la fa00
- antérieure et un de double sur la face postérieure.
- Les contacts de 1 à 12 de la deuxième et de la troisièiô0 couronnes du double sont reliés métalliquement à ceux & 6 à 17 des mêmes couronnes du triple.
- Les contacts 6 à 15 de la première couronne du tripl0 sont également reliés aux contacts de 2 à 11 de la couronne du double ; de même, les couronnes 4, 5 et 0 ^e chaque plateau sont en communication. De cette façon peut prendre à volonté le double ou le triple, après entent0
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- exploitation des lignes souterraines au Baudot 443
- ^Vec le correspondant. Ainsi, lorsque le travail sera devenu °P difficile au triple, par suite de l’état de la ligne, on ^ Sera au double. Il suffira, pour cela, de relever les balais j bateau de triple et de faire appuyer ceux du plateau
- * double.
- contacts de propagation étant inutiles, puisque la d ^^ûssion a toujours lieu dans le même sens, le plateau ^ ^Iple ne comporte que 17 contacts à la deuxième et à _ troisième couronnes.
- montage de l’installation de transmission est le même celui des installations doubles ou triples ordinaires, ai de l’installation de réception a été simplifié, a ligne aboutit directement au relais dont le massif relié à la quatrième couronne et, comme il n’y a pas de
- ÎUe
- %
- /opulateur dans cette installation, les deuxième et cin-
- ^Qie couronnes sont inutilisées (fig. 192). y a ordinairement dans ce genre d’installation un de rechange que l’on peut mettre en service par la ^uvre d’un commutateur à trois broches.
- t, ,anch«tte de translation. — Pour permettre aux ex-de vérifier le réglage des relais des postes trans-^ o» a installé, dans chacun de ces postes, un dis-analogue à celui de Lyon sur la communication = Marseille, au sextuple.
- ^ ce but, les fils aboutissent à des commutateurs t^erseurs (fig. 193). Lorsque la manette de chaque commu-^ eUr est dans la position n, les courants provenant de »! Action de la ligne traversent le relais translateur et vont ^ a terre ; le fonctionnement de cet appareil détermine de ^. Pcdition .d’un courant, de même polarité, dans le ^ciïie commutateur inverseur et, de là, sur l’autre
- Il "°11 de la ligne. Une fraction du courant se dérive dans ^lais de contrôle dont le massif émet, quand l’index
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- tombe sur te butoir de travail, un courant dirigé dans parleur ou dans un Morse, au moyen du commutateur Le poste extrême dont la réception devient défectueuse ientre au Morse sur la ligne et appelle, par son indicatif» premier poste translateur ; le manipulateur Morse a, d al leurs, son butoir de repos en communication avec la P^0
- inverseur
- droit
- parleurL
- normalep Morse o<
- r. translate
- r contrôle
- r. contrôle
- Fig. 193.
- positive, puisque les signaux doivent actionner les
- translateurs et le relais de la station d’arrivée. .
- Le poste appelé est prévenu soit par le fonctionnent de son appareil Morse, soit par celui du parleur, suivant position du commutateur 1.
- La manœuvre des commutateurs 2 ou 3 permet à 1 termédiaire de substituer un manipulateur Morse (à de courants) au massif de l’un ou l’autre des relais transi3 teurs, afin de répondre aux appels de l’extrême et de s & tendre avec lui. Par exemple, si les signaux d’appel s°
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- fefcPLOÎÎÀÎlON bËS LIGNES SOUTERRAINES AU BAUDOT 445
- par Paris (fig. 193), il faut agir sur le commuta-tear 3.
- . .Extrême commande alors : « Inversez gauche », si c’est f ^i reçoit mal, ou, dans le cas contraire, c’est-à-dire si Cest l’autre extrême dont la réception est défectueuse : 1 ^Versez droite ». L’intermédiaire ayant mis le commu-^feur de droite ou celui de gauche dans la position d’in-^rsion, les courants arrivant des extrêmes leur sont re-^nés par le fonctionnement du relais translateur. En Assaut sur le commutateur de droite, on inverse les ^8sifs des relais translateurs ; en opérant sur celui de ^che, on inverse, au contraire, l’entrée des relais.
- ^ Extrême envoie alors des signaux, par son installation , audot, en mettant le commutateur d’entrée de poste dans * Position voulue et vérifie si les émissions sont fidèlement ^Uvoyées par le relais de l’intermédiaire.
- cet effet, la ligne de réception est mise sur Morse,
- %
- ÏQÎV
- est'à-dire que le massif du relais, à l’arrivée, est relié à Appareil Morse, au lieu de l’être à la quatrième cou-
- ne du distributeur.
- ^s courants de vérification sont alternés de façon à ^r°duire un bruit de roulement dans le relais (voir page 261).
- Suffit pour cela de faire des G sur les claviers pairs et , es T sur les impairs, au double ; c’est le contraire qui a triple.
- au
- to
- O»
- 1 les renvois sont défectueux, l’extrême rentre de
- UVeau au Morse et demande le changement du relais ; . °n il appelle l’intermédiaire suivant et poursuit ainsi, de che en proche, la vérification des relais. Cette opération d’ailleurs, être menée simultanément par les deux
- ^mes.
- 8 °rscfu^’ü n’y a qu’un seul poste intermédiaire, comme ^ communication Paris = Lille qui a sa translation a 0li> on se contente de faire des roulements au Baudot,
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- 446
- Installations spéciale!
- en invitant l’intermédiaire, par son fil particulier, à écou^j* au relais si les roulements passent bien. Quand l’a£e du poste intermédiaire est exercé, cette simple mance#"^ est suffisante pour lui révéler un défaut du fonctionne#10 du relais translateur.
- Les appareils du poste intermédiaire sont groupés s un plateau et l’ensemble est désigné sous le nom de p^an chette de translation. ^
- Afin d’opérer rapidement le changement de refais a demande des extrêmes, le poste translateur a la possm1 de mettre en service, par la manœuvre d’un commutateU|’ un deuxième relais tenu en bon état de fonctionne#10 Ces appareils sont, d’ailleurs, placés entre des régl0t d’ébonite portant des plots où sont amenées, à de#1011^’ les communications. Le relais se place entre ces deux glettes et les liaisons nécessaires sont effectuées par
- des
- les
- ressorts de contact, #,omme pour le traducteur °u retransmetteurs. Afin d’assurer le bon fonctionnement1 la communication, il faut que les butoirs et index des re translateurs soient nettoyés chaque jour. D’autre y les piles de ligne seront constituées par des batteries SP ciales parfaitement entretenues et fréquemment vérifi003’
- Translation rectificative. — Les translations par r0^ ont l’inconvénient, que nous avons déjà signalé à pr°P des translations tournantes, de réexpédier des sig#a in déformés par les variations des périodes de charge et
- décharge. Les déformations imprimées sur chaque sec
- .tio*
- ti
- de la ligne peuvent, en s’ajoutant, rendre la récep difficile sinon impossible.
- Il est avantageux, lorsque le nombre des stations in g médiaires est assez grand, comme dans le cas de la ^ Paris = Bordeaux., de substituer une retransmission a# ^
- ,tef'
- matique à la planchette du rodais ordinaire (fig. 194)
- .[et
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- KXPLOITATION DBS LIGNES SOUTERRAINES AU BAUDOT
- 441
- 8lgnaux sont alors rectifiés, d’une façoù parfaite, avant ^ être retransmis. La station est pourvue d’un jeu de commutateurs donnant la faculté de contrôler la réception, ou a réexpédition d’un secteur quelconque des installations chacune des deux lignes.
- ^ans ce but, le dispositif est complété par un traducteur ®epvant pour tous les secteurs et un manipulateur pouvant tpc relié seulement au secteur 1 de chaque installation, les rentrées de l’intermédiaire.
- Cette disposition laisse à ce dernier lorsque le trafic
- t.rad contrôle
- 8 extrêmes le permet, la possibilité d’utiliser les premiers Acteurs pour son propre service avec l’un ou l’autre de ces Restes.
- j, Quand les distributeurs des postes extrêmes comportent eiUploi, à volonté, des plateaux de double ou de triple, * distributeur de l’intermédiaire est agencé de façon iden-1(lue. Quei qUe soit le type de plateau, le translateur est C°rr’gé, d’une part, et envoie, d’autre part, des courants lecteurs sur l’autre section de la ligne, à la suite de la ^transmission ; les contacts de deuxième 16 et 17 du riPl°, ou 12 ou 13 du double, sont choisis, à cet effet, le 11 double étant mis, en permanence, à la terre pour hâter décharge du conducteur.
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- 448 installations simples
- Transmission alternative dans les deux sens. —
- ment des conducteurs souterrains qui était très élevé J de la pose a notablement diminué depuis, sans doute cause des pertes déterminées par le mauvais état de l’eIlVe loppe isolante qui s’est modifiée, à la longue, sous l’influeIiCe des alternatives de sécheresse et d’humidité.
- O, cette circonstance est favorable à la décharge rap10 du conducteur et permet, par conséquent, l’emploi seul conducteur pour la transmission et la réception su*1 tanées lorsque la longueur du fil n’excède pas deux ce ^ kilomètres. La propagation n’atteint guère qu’un coûta un tiers de double (13 contacts) dans ces condition8
- On a pu réaliser ainsi les communications Paris
- (140 kilomètres), Paris = Saint-Quentin (185 kilomètre au double,et Paris — Rouen (166 kilomètres), au tripla e^c Les installations sont du type normal ; le contact moj3 est déplacé, légèrement, dans le sens du mouvement balais pour que la transmission commence un peu aVa^ la fin de la réception. Sur Saint-Quentin, par exempt’ croisement qui se produit ainsi est d’un peu plus d11 quart de contact. Cette anomalie disparaîtra, d’aill611^’ lorsqu’on fera usage de plateaux de double à 14 conta ^ Quoi qu’il en soit, ’ie système donne toute satisfaction permet une exploitation rationnelle des conducteurs s°u terrains de longueur moyenne.
- Les premiers essais ont été tentes, sur Paris =- $a1 Quentin, en 1907, et sont dus à l’initiative de M. Lesaftre
- COMMUNICATIONS ÉCHELONNÉES PAR CONDUCTEUR^ SOUTERRAINS
- __Anmunication complète : type Paris = Poitiers ^
- Angoulême. — Si, au lieu de relier le massif du reiaiS u
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- exploitation des lignes souterraines au baüdot 449
- ^Utrôle de l’intermédiaire avec un parleur, ou un Morse, ^ k met en communication avec la quatrième couronne ^ distributeur du même type que celui des postes ex-eiïles> il devient possible de prendre la correction et de ^Voir la correspondance de l’extrême transmetteur. On ïe^ise, à l’aide de ce procédé et au moyen de deux conduc-
- Ançroutême
- — rn
- vers Poi t.
- de Poit
- Tron
- Poitiers
- de PoLL
- 2e
- 5e
- 1e
- ^rs> des communications échelonnées unissant trois ^ lQHs : chacune pouvant disposer d’un ou de deux sec-dans chaque sens, selon le plateau de distributeur >l°yé. - * ~
- ^^gramme. — A titre d’exemple, nous donnons le dia-k 1aiIïle de la communication Paris = Poitiers = Angou-^ 6 exPl°itée au Baudot double (fig. 195). Sur l’un des ta’ envoie la correction à Angoulême, par les con-s H, 12, 13 de la deuxième couronne, les deux derniers e*^nt un courant de repos. La transmission du premier
- ïèléj
- 'graphie Baudot.
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- 450
- INSTALLATIONS SPECIALE*
- secteur est à destination d’Angoulême, celle du deux16 ’ de Poitiers,
- Ce dernier poste prend la correction et reçoit, de Pa ^ par le relais, de contrôle de ligne dont les émissions paS5 dans la quatrième couronne et les contacts de la preIfl^ Pendant que la réception s’effectue d’un côté, P011 ' transmet, vers Angoulême, par les contacts de 6 à 10
- deuxième couronne et ses courants précèdent ainsi,
- iiïifl16'
- diatement, ceux de Paris sur la ligne, côté AngoaJ61110 L’inverse a lieu sur l’autre fil : Angoulême est correc ^ et transmet à Paris par le clavier 1, le 2 servant à la mission pour Poitiers. Celui-ci prend la correction, re^ d’Angoulême dans les mêmes conditions que sur 1 a conducteur, et transmet, vers Paris, par son deux1 secteur.
- Installation du, poste intermédiaire. — Comme l’avons déjà dit, le poste intermédiaire est pourvu, chaque fil, de distributeurs du même type que ceux extrêmes. Dans le cas d’une installation comportant ^ plateau de double, les contacts 11, 12, 13, 1, 2, 3, 4’ (fig. 196) sont reliés, métalliquement, de façon à const1^ un passage direct, ou « fenêtre », pour les courants extrêmes, comme cela a lieu dans les communica^
- • * ln}3
- échelonnées ordinaires ; les courants émis par les f t translateurs, sous l’action des émissions d’un extrême, s°
- ' ,1 O (je
- reçus dans ces contacts et passent par un secteur de 8 Z1*' la cinquième couronne, et, de là, sur la ligne vers 1 aU extrême.
- Mais une faible fraction de chaque émission du re^j translateur s’est dérivée à travers un rhéostat (1.5^ ^ dans ie relais de contrôle de ligne. Le fonctionnement ce dernier détermine l’envoi d’émissions locales dan5 quatrième couronne et. par dans la première. ^
- ainsi qu’est prise la ewreettan et que les combinaison5
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- fetPLOlTATlÔN DES LIGNES SOUTERRAINES AU BAUDOT $51
- eUxième clayier de l’extrême sont reçues dans les contacts ^ourtés de la première couronne puis dirigées dans un ^dueteur.
- (Ce traducteur est aussi relié aux contacts 6, 7, 8, 9, 10
- ^ron^ng^—^niprt^
- • '^Ï5V~ \\s\\
- hh66h fcassaa
- c^fcST Sf-4Z/3, 1^a^XA-C4X I commutateur tiïivole rU 1 \ I_______
- TÜEh
- ZQU
- d ’Angoulême
- Fig. 196.
- 6,7AVO(1?c.)) 2edistribr 1et2(3ecn((igoe de ~~ .,•** a Paris d
- 3 et 4(3 eC))Ang'Oulême)
- 6 ^ troisième couronne du distributeur de Vautre ligne J^Ur prendre le contrôle de la transmission vers Angou-
- leme.)
- transmission de l’intermédiaire, vers l’extrême ré^ ^Pteur, suit immédiatement celle de l’autre extrême. Pour
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- 452
- INSTALLATIONS SPECIALES
- cela, les contacts 6, 7, 8, 9,10 de la deuxième couronne sofli rattachés aux ressorts du manipulateur 2 dont les courants passent, par les balais, dans un secteur de 5 /13 de la 0111 quième couronne et gagnent, de là, la ligne, à travers np relais dit relais de contrôle local. Cet appareil est shunte par une résistance de 20 ohms ; il ne passe ainsi dans leS bobines qu’un dixième de l’intensité des émissions de dépa^1 Le contrôle de la transmission est donné par le massif &e ce dernier relais, un secteur de 5 /13 de la sixième couronné les cinq contacts correspondants de la troisième couronne et le traducteur 2.
- . • le
- Il résulte de cette disposition que l’intermédiaire a
- contrôle de sa transmission, vers un extrême, par un dlS
- tributeur, et la réception du même extrême sur l’aut^
- distributeur. Si l’on veut donc obtenir le contrôle et
- ce
- réception sur le même traducteur, il faut synchroniser dernier tantôt avec un distributeur, tantôt avec l’autre-L’installation comprend un commutateur à sept brocbeS qui permet d’amener, à volonté, la réception d’une lté*16 sur le traducteur de contrôle de l’autre, pour l’altern ’ ou dans un troisième traducteur, lorsque l’abondance trafic exige que la transmission et la réception soient c011 tinues.
- Dans le cas de l’alternat, le frein du traducteur de c0tl trôle (traducteur 2) est mis en relation, par le jeu du c0^lg mutateur du manipulateur, sur transmission, avec contacts 1 et 2 de la troisième couronne du distributeur s lequel s’effectue la transmission, et, dans la position réception, avec les contacts 3 et 4 de la troisième couron du second distributeur. 'L’emploi simultané de deux tT^ ducteurs n’est possible que du côté extrême avec le<lu le trafic est le plus important, l’autre communication k faisant toujours à l’alternat. ^
- Dans ces conditions, l’installation de l’intermédiaire
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- Exploitation des lignes souterraines au Baudot 453
- P°8sè<Jev que deux manipulateurs et trois traducteurs. La. planchette de translation subsiste, malgré l’emploi
- contrôle
- morse
- iQ.Q.Ql
- Fig. i97.
- ^ Baudot ; mais elle est pourvue de deux commutateurs ^Pplémentaires 1 et 4 (fîg. 197).
- ^Lorsque les manettes de ces deux appareils sont dans * Position Baudot, les communications sont conformes ^ 8chéma de la figure 196.
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- 454
- ItfSïALLAtHMlS SPÉCIALE*
- Dans la position « planchette » du commutateur 4, ^ liaisons sont celles de la planchette ordinaire , si la manette du commutateur 4 est sur Baudot.
- Enfin lorsque la manette du 1 est sur « Baudot » et celle du 4 sur « correction », le massif du relais de contrôle d0 ligne est relié à la quatrième couronne, et la sortie du rela*3 de contrôle local à un rhéostat d’une résistance égale & celle de la section de ligne normalement desservie.
- Dans ces conditions, on peut prendre la correction e* recevoir comme à l’ordinaire, mais la transmission 110 s’opère plus qu’en local, ce qui donne la faculté à l’intermédiaire de rechercher, à loisir, tout dérangement affectant son installation sans que cette opération puisse gêner l0 service des autres postes.
- Bien entendu, si l’intermédiaire devait, pour une cause quelconque, rentrer au Morse sur la ligne, il faudrait, aU préalable, mettre le commutateur 1 sur planchette manœuvrer ensuite les commutateurs 2 ou 3, selon section intéressée.
- COMMUNICATION ÉCHELONNÉE SIMPLE ; TYP# CHALONS SUR MARNE = BAR-LE-DUC
- Quelques innovations heureuses ont été introduites dan3 les installations de ce dernier type :
- Le nombre dos contacts des plateaux est réduit au strie* nécessaire, 12 ; en outre, les plateaux de transmission e* de réception du poste extrême correcteur sont montés sur la même cage et les deux autres postes ne possèdent qü^n seul plateau.
- Il résulte dé eè# modification* |
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- EXPLOITATION SES LIEN ES SOUTERRAINES Aü BAUDOT 455
- Que la correction n’est envoyée que sur un seul des conduoéeurs ;
- 2° Que l’agencement des plateaux de l’extrême corrigé et de l’intermédiaire est disposé pour permettre tout à la la transmission et la réception par le même plateau ;
- 3° Que l’orientation, quoique toujours basée sur les mêmes Principes, s’opère d’une façon différente de celle des postes °rdinaires (voir plus loin orientation sur les lignes soudaines).
- Itinéraire des courants. — Le schéma de cette communi-°ation est donné par la figure 198.
- Paris, seul poste correcteur, envoie les courants de cor-fction par les contacts 11 et 12 de la deuxième couronne son plateau de transmission (plateau postérieur). Les c°ntacts de 1 à 5 de la même couronne servent à la transfusion vers Bar et ceux de 6 à 10, à la transmission vers Châlons-sur-Marne. Le contrôle de la transmission est pris ei1 dérivation sur la ligne et un relais spécialement affecté ^ contrôle envoie ses émissions dans les traducteurs disposés à cet effet.
- A Châlons, les émissions de Paris sont reçues dans un fiais translateur (translateur *, fig. 198) dont les butoirs s°nt reliés respectivement, l'un à une pile de travail (négative), l’autre à une pile de repos (positive). Le massif du fiais translateur communique avec la deuxième portion la ligne et les courants sont ainsi émis vers Bar-le-Duc.
- Châlons prend la correction et la transmission de Paris Par un deuxième relais branché en dérivation sur le massif relais translateur, à travers une résistance appropriée. Quand l’index du relais translateur est aotionné par un c°ürant de travail, le deuxième relais (relais de réception) ^°nt le butoir de travail est seul relié à une pile locale (PI. 1) ^voie ses émissions, à travers la quatrième couronne, ^ans le contact mobile et les contacts de 6 à 10
- (â
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- 456
- INSTALLATIONS SPECIALES
- Cl-edeBar de de Ch aaaaoaapo 1e — T —3 4^
- , trQP à Bar tron a Ch.
- - + ........-------- 2e
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- 7/ /Z 1 2. 3 » ff 6 7 8 S W
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- Fig. 198.
- Ltgne 2
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- Exploitation des lignes souterraines au Baudot 457
- ^ère couronne qui sont reliés, le premier à l’électro cor-recteur, les cinq autres au traducteur de réception.
- A Bar-le-Duc, les émissions du relais translateur de Râlons sont reçues dans un relais ordinaire qui émet, par s°ü butoir de travail, des courants locaux dans la quatrième ^uronne, le contact mobile et les contacts de 1 à 5 ; ces
- ClIlq derniers contacts sont rattachés au traducteur de Féception.
- Bar transmet à Paris par les contacts de 1 à 5 de la ^euxième couronne, la cinquième couronne et la ligne 2. ^ Châlons, les courants arrivent dans un relais translateur (translateur 2) qui réexpédie des courants de même pola-que les premiers, vers Paris, à travers les contacts de ^ à 5 de la deuxième couronne réunis électriquement Semble ,et la cinquième couronne reliée à la deuxième P°rtion de la ligne 2.
- Châlons transmet à Paris par les contacts de 6 à 10 do deuxième couronne.
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- vers Bar
- 458
- INSTALLATIONS SPECIALES
- Au poste intermédiaire et à l’extrême corrigé, le céÜ' trôle de la transmission est opéré par un relais spécial plaC^ en dérivation sur la ligne, à travers un rhéostat, et envoyé ses émissions dans un secteur de 5 /12 de la sixième c°u' ronne et les contacts correspondants de la troisième c°u'
- de
- vers
- transi
- ï-/ +/
- 5e c . rêcep Morse.
- Parleur!
- Fig. 200.
- ronne ; ces contacts sont écourtés de leur première comme dans les plateaux de postes échelonnés nouvel modèle.
- Paris reçoit de Châlons et de Bar par un même relfy qui envoie des courants locaux dans les traducteurs rel1 aux contacts de la première couronne du plateau antéri®1** de 1 à 5 pour Bar, et de 6 à 10 pour Châlons.
- Chaque poste est pourvu d’un relais de réception d’un relais de contrôle. L’intermédiaire possède, en deux relais translateurs. Les courants de Paris à destinât*011 de Bar ne transitent pas par le plateau du distribute#J de Châlons ; en revanche ceux de Bar pour Paris traverse# comme non» l’avons déjà dit, un secteur de la deuxiè*#6
- de Bar'
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- EXPLOITATION DES LIGNES SOUTERRAINES AU BAUDOT 459
- uronne (fenêtre) et la cinquième couronne avant d’at Mre la deuxième portion de la ligne 2. Il résulte de cette ^position que, en cas d’arrêt du distributeur de Châlons s^r Peut continuer à recevoir de Paris alors que ce dernier frouve dans l’impossibilité de recevoir de Bar.
- poste intermédiaire et à l’extrême corrigé, les pre-^ere et quatrième couronnes dépendent du fil de réception tr rs que les deuxième et cinquième desservent le fil de ^^flùssion. Dans ces deux postes, un commutateur spécial ttPe ]a facuxt© de faire i’alternat par un traducteur {tïl 199).
- I ^Pfîii le poste intermédiaire est muni de commutateurs Permettant de mettre son installation hors circuit et j^tablir les communications en planchette comme dans ^stallation de Poitiers, sur la communication Paris = °ltiers-Angôulême. (voir fig. 200). Cependant par suite ® ta suppression du commutateur 4, le poste intermédiaire * plus la possibilité de prendre la position de « correction ». ^Ge léger inconvénient est largement compensé par la *ta*pliîication qui en résulte.
- ORIENTATION SUR LES LIGNES SOUTERRAINES
- » Communications simples. — Lorsque la transmission efr
- ^réception s’effectuent par le même fil, l’orientation se ^ comme sur les lignes aériennes, avec cette différence ^Ue le poste corrigé est obligé de déplacer son contact j!*0tale, dans ie sens du mouvement des balais, pour avancer eï*voi des courants, si le temps de propagation exige un 0ttibre de contacts plus grand que celui qui a été prévu à fin.
- Quand la communication comporté deux conducteurs,
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- 460
- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- l’orientation est simplifiée. Il suffît au poste correcte^ de placer les contacts de première couronne de façon obtenir un contrôle correct. Au poste corrigé, l’orientation a lieu comme d’ordinaire, d’après le point de repom contact mobile. Seulement, dans le cas de l’emploi dun plateau de double à treize contacts, il faut remarquer qu’il y a deux émissions de repos de correction et que, Par conséquent, le milieu du contact écourté, relié au prenu®r électro-aiguilleur du traducteur 1, doit être à deux conta et demi du point de repère du contact mobile. Le prenuer secteur de la première couronne comptant six contact, rattache alors les électro-aiguilleurs du traducteur aU* cinq derniers, le contact n° 1 restant isolé.
- Cas des communications échelonnées complètes ; ^ Paris = Poitiers = Angoulême. — Sur ces communi°a tions l’intermédiaire s’oriente comme un poste corr 0 ordinaire, mais le point de repère du contact mobile être exactement sous le balai de la première couronne qua°
- doit d
- celui de la deuxième est à la séparation des contacts
- Il et
- 12, s’il s’agit d’un plateau de double, ou à celle des 16 et ’
- dans le cas d’un plateau de triple. . n
- Cette condition est très importante car l’intercala
- des courants de l’intermédiaire, entre la fin et le coinui
- j il fl®
- ement de la transmission de l’extrême, en dépend. A faut pas perdre de vue, en effet, que ie déplacement contact mobile de l’intermédiaire, dans le sens du IÏ1°U^0 ment des balais, avance le moment de la transmission ^ ce poste et le retarde, au contraire, lorsque le déplace*11611 a lieu dans le sens inverse. ^
- Or, dans la première hypothèse, le premier courant^ ^ l’intermédiaire empiète sur le dernier de l’extrême : 0 le contraire qui se produit dans la seconde éventuaw
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- exploitation des lignes Souterraines aü Baudot 461
- (j)
- st'à'dire que le dernier courant de l’intermédiaire che-sur le courant de travail de correction.
- . ^ a bonne position du contact mobile pourra être con-^ par l’extrême récepteur, à condition que la sienne ^ ^ s°it correcte. A cet effet, on demande des F ou la ^°|sièiïie à l’intermédiaire, et l’on vérifie s’il y a tendance |,. ^te sur la suivante, ou sur la précédente ; selon le cas, ^ ei*niédiaire est prié de déplacer le contact mobile dans Seüs du mouvement des balais, ou en sens inverse.
- li
- *gé
- P
- ^ des communications échelonnées simples ; type Châ-Bar-le-Duc. — L’intermédiaire et l’extrême cor-
- Hi
- %
- ; orientent leur réception comme les postes corrigés
- Maires, c’est-à-dire sans le secours du correspondant, ^àt à l’extrême correcteur, il s’oriente avec l’intermé-^e en lui demandant la troisième et en manœuvrant son e^u de réception (antérieur) tout entier pour se placer
- ectement ; les contacts de première couronne des
- Idéaux du correcteur sont fixes. Avec l’extrême corrigé, ^ Poste correcteur demande la troisième et, après avoir ^Péré sa position d’orientation avec l’intermédiaire, dé-
- ^ son plateau antérieur dans les deux sens pour vé-
- Bdiv;
- s’il y a tendance à chute sur la précédente ou sur la
- ^te, et replace son plateau dans la position primiti-^ent répérée. Il demande alors à l’extrême d’avancer ou .. ^tarder l’envoi des courants, selon les constatations ^ es, en lui indiquant approximativement de quelle quan-• Cette manœuvre s’opère à l’extrême par le dépla-^ont du contact mobile, en ayant soin de faire suivre le de ?ür réception pour que la distance d’un contact et entre le milieu du premier contact écourté ^t le point ïepère du contact mobile reste constante.
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- j*ST4U4Ï!QN$ 9t>BçûîT.â
- 46*
- -f
- XVI
- EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUSMÂRINES
- MÉTHODE PIERRE PICARD (1)
- Exposé de la méthode. — Jusqu’à Pierre Picard, les tentatives faites pour exploiter les lignes sous-ma au moyen du Hughes, ou du Baudot, avaient plus ou *# complètement échoué, exception faite pour Page*1061*1, g dû à Willot qui parvint à faire communiquer, au H. Paris et Alger pendant près d’un mois ; le rendement suffisant du Hughes en simple fit abandonner l’essai»
- Si, sur des lignes telles que celles de Marseille = ^ ® ^ comportant une longueur de câble de 945 kilomèfcreS pourvues d’une capacité pouvant atteindre 145 ^
- farards, l’adaptation du Baudot a pu paraître une sibilité à l’auteur même du système, c’est que tous les graphistes de talent qui ont étudié la question aV ^ P. Picard étaient pénétrés de l’idée qu’il était absolu#16 nécessaire de ramener le câble à l’état neutre après c#a^ • émission, en le débarrassant des charges résiduelleS " amènent la déformation des signaux.
- 191*
- (1) Pierre Picard* inspecteur des Télégraphes, mort eu
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- fcUPLOI DU BAUDOT SUR LES LKKVRS SOUS-MARINES 463
- C’est là, d’ailleurs, le même phénomène que nous avons étudié à propos des translations et des lignes souterraines, mais avec plus d’intensité.
- Or, il n’est pas possible, sur les lignes sous-marines, de diminuer la capacité en sectionnant le conducteur et en intercalant une translation, comme sur les lignes souterraines, et, d’autre part, les dispositifs de décharge que nous avons vu utiliser sont, dans ce cas^ tout à fait inefficaces.
- Prenant le contre-pied des procédés de ses devanciers, P- Picard préconisa l’isolement du câble après chaque émission (au lieu de la mise à la terre), combiné avec l’alternat absolu des signes des charges communiquées au conducteur. De cette façon, une émission positive est toujours suivie d’une autre de même valeur, mais de sens opposé et,-comme ie câble est isolé dans l’intervalle, les émissions s’y développent dans des conditions identiques.
- Pour réduire au minimum la charge donnée au câble, ies piles employées sont de faible voltage (15 volts au plus) et les émissions ne durent que quelques millièmes de
- seconde.
- Le câble reçoit les émissions de transmission des index de deux relais RI et R2 (fig. 201) favorisés sur repos, dont ks butoirs de travail communiquent, l’un avec une pile positive de 15 volts, l’autre avec une seconde pile, négative, de même force électromotrice (1). Les enroulements de chaque relais font partie d’un circuit comprenant une pile locale positive ou négative, le manipulateur M, le condensateur G et la terre.
- Si Pon appuie sur le manipulateur, la pile P est mise en relation avec Je condensateur qui se charge en positif en
- (1) Ce dispositif a été siipplifié en t9jQ, par la suppression des re'ais R, et R, : la transmission s’effectuant sur le câble à travers condensateur.
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- 464
- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- occasionnant un courant très bieî, mais suffisant cependant à déplacer l’index du relais RI et à le porter sur travail ; le courant de la pile de câble est alors envoyé sur le conducteur. Dès que le condensateur est chargé, le courant de la pile P cesse de traverser le relais RI ; l’index de celui-ci étant rappelé aussitôt sur repos, par suite du réglage, l’émission prend fin et lo câble se trouve isolé. Quand le manipulateur reviendra au repos, une émission, de signe contraire et de même durée que la précédente,
- Câble
- relais de câble\
- Fig. 201.
- sera expédiée, dans les mêmes conditions, sur le câble par le relais R2.
- A la station réceptrice, l’autre extrémité du conducteur sous-marin aboutit à un relais spécial dont la sortie est reliée à l’armature du câble, à travers un condensateur C1. Ce relais, appelé relais de câble, doit être extrêmement sensible pour accuser, non seulement les émissions faibles, mais encore les mouvements électriques consécutifs qui en sont le résultat.
- Cet appareil, qui rappelle le galvanomètre d’Arsonval, â été imaginé par P. Picard ; il se compose d’un fort aimant
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- EMPLOI DU BAUDOT SUB LES LIGNES SOUS-MA RI NES
- 465
- Permanent entre les pôles duquel peut se déplacer une nobine longue et étroite b (fig. 202) formée par un enrouement de fil fin isolé à la soie (résistance 1.000 ohms) dont *es. spires sont agglutinées à la gomme-laque. Le cadre ^nsi constitué est suspendu par un fil de cocon , non tordu, porte un index i ajouré, en aluminium, muni de contacts en platine et oscillant entre deux butoirs. Chacun de ceux-ci est constitué par deux ressorts-lames très faibles r et r1 (fig. 203) ; le premier porte un contact en platine et le second est garni d’un tissu plucheux, ou de barbes de plumes qui rend°nt le contact de l’index et du butoir, tout à la fois, doux et suffisamment intime pour émettre, avec sûreté, ün courant local dans un ^utre relais. La pression des ressorts butoirs se rè-§le exactement au moyen de vis mièrométriques. Pour concentrer tes lignes de force de l’aimant permanent et obtenir un champ homogène, un cylindre de fer doux d est placé à l’intérieur du cadre formé Par la bobine. Celle-ci ne peut se déplacer que dans un plan horizontal, parce qu’elle est guidée, dans le sens vertical, Par deux fines pointes d’acier /?, p1 (fig. 202). Chaque pointe Passe librement par un trou percé dans un saphir fixé à la bobine. Les extrémités f et f1 de l’enroulement sont boudinées pour éviter tout guindage dans les oscillations.
- Le relais de câble commande un relais Baudot du type
- Télégraphie Baudot- 99
- PR
- £
- S
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- INSTALLATIONS SPECIALE*
- Fig. 203.
- 4M
- différentiel dont la bifurcation est à la terre, les borne® d’entrée et de sortie étant en relation avec l’un ou l’autre des butoirs du premier relais (fig. 201).
- Pour que celui-ci conserve toute sa sensibilité, Ü a fallu réduire au minimum le jeu de l’index, et, dans ces conditions, on aurait eu à craindre la mise en coürt-circui des deux piles des butoirs si on avait monté les rela13 comme ceux du quadruple à deux plateaux.
- La difficulté a été heureu30 ment tournée par l’emploi d une seule pile locale reliée à l’in^eï par un fil fin, /2. Cette disp0 sition permet d’employer un J°u tellement ténu qu’on peut coP sidérer qu’il y a contact perm* nent de l’index avec les deux butoirs, le déplacement l’index sous l’action du courant de la ligne ne faisant que diminuer sa résistance du contact, d’un côté, en l’aug®1011 tant de l’autre.Cela suffit à commander sûrement le deuxième relais dont le fonctionnement est beaucoup moins délie0*" Si l’index du relais de câble appuie plus fortement snf son butoir de repos, par exemplè, l’enroulement du relal® différentiel, relié à ce butoir, sera parcouru par un coura plus intense que celui de l’autre eiiroülemettt, et l’index relais différentiel sera amené sur repos.
- Dans le cas contraire, c’est-à-dire si l’index du preml0r
- * /i 6
- relais donne un contact moins constant suï* le butoir travail, le courant passera, avec une intensité plus graI1^ dans le deuxième enroulement du relais différentiel e projettera l’indéx de celui-ci sur le butoir de travail.
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- 1.MPL0I DU BAUDOT SUR LEU LIGNES SOU S-MARIN ES 467
- ADAPTATION DES INSTALLATIONS BAUDOT
- Transformations des signaux. — Une première difficulté
- Re manifeste pour adapter la transmission Baudot à la Méthode Pierre Picard. En effet, les trente et une combinaisons du code sont obtenues par des émissions positives ^ négatives qui sont rarement alternées, comme dans les ettres T ou G. Il a fallu les modifier pour arriver à l’alter-^Hce exigée par le procédé de Picard ; ce résultat a été %enu, très simplement, en supprimant les émissions contentives de même signe et en ne conservant que la première, ^nsi, dans la combinaison correspondant à la lettre O, formée par trois émissions de travail successives suivies deux émissions de repos, on supprime les émissions des Anches 2, 3 et 5 et la combinaison a la forme suivante, ^ prenant le positif comme courant de travail :
- 1 2 3 4 5
- Cette transformation est opérée automatiquement par 6 condensateur G (fig. 201). Si l’on envoie, avec le manipu-j *leUr Baudot, des courants positifs par les touches 1,2 et 3, ^ Première émission détermine un envoi de courant po-sdif sur le câble, mais les émissions des touches 2 et 3 ne j^Uvent avoir lieu puisque le condensateur est déjà chargé, j °rsquè l’émission négative de la touche 4 arrive à son tour, ^ charge positive du condensateur est annulée et il reçoit 11116 charge négative déterminant une émission de même îl°Ià sur le câble.
- ^®*intien4e l’index du relais pendant l’absence d’émission.
- Quand plusieurs courants de même signe se succèdent,
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- 468
- INSTALLATIONS SPECiAllW
- il faut que l’index du relais de câble soit maintenu sur son butoir jusqu’à ce qu’une charge de signe contraire vienne le déplacer. Or l’action d’une charge ne persiste pas long' temps en raison des pertes de la ligne et de la présence du condensateur à la sortie du relais de câble. La sensibilité de ce dernier appareil est si grande qu’un courant très faible, incapable de troubler, d’une façon perceptible, l’état électrique du câble, suffît à maintenir l’index sur le but°ir
- câble
- Fig. 204.
- où le courant de charge l’a amené. En shuntant le ôonden sateur par une forte résistance (150.000 w) sans self'10
- ble
- est
- duction (fig. 204), on donne à la charge résiduelle du oâ un chemin par lequel elle fuse lentement et son action encore assez énergique pour assurer la position de l’inde*»
- Annulation des courants telluriques. — Un inoonvém60
- résulte de cet arrangement, car le shunt donne accès sur le câble aux courants telluriques. Ceux-ci avant des va riations ordinairement lentes, P. Picard a pu lés annihilé par l’emploi d’un courant, de force électromotrice prop°r tionnée, dirigé en sens inverse du courant tellurique. P°or cela, la sortie du shunt n’est reliée à la terre que par 110 termédiaire d’un commutateur K (fig. 204) qui perm^
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- emploi du Baudot sur les lignes sous-MarineS 469
- S’introduire, dans le circuit, une pile positive, ou négative Se deux éléments Gallaud, suivant, le sens du courant de terre. Un rhéostat gradué G sert à modifier le voltage de ta pile compensatrice en établissant une dérivation à la terre. On obtient ainsi une force électromotrice pouvant "Varier de 0,1 à 2 volts et qui agit sur le câble à travers le shunt de 150.000 ohms.
- La position intermédiaire de la fiche du commutateur Sonne une communication à la terre, par le rhéostat fixe, en mettant les deux piles hors circuit.
- Si, par exemple, les émissions négatives ont tendance & déborder sur les positives, on intercale la pile négative Se compensation entre le shunt et la terre ; c’est la pile positive qui est mise dans le circuit si les émissions de même signe, arrivant du câble, ont tendance à déborder 8ur les négatives.
- Modification du manipulateur pour multiplier les inversions de courant. — Malgré le shunt, on comprend que l’index du relais de câble ne peut être maintenu que pendant un temps relativement court, et que l’on s’exposerait à recevoir des incohérences dans le cas où un secteur ïtaudot enverrait, pendant plusieurs révolutions, des émissions de même signe. C’est ce qui se présente lorsque toutes tas touches sont au repos, ou lorsqu’on expédie la combinaison P. Au début, on se contentait, lorsque le secteur était inutilisé, de charger les touches 2 et 4 de petites masses fie plomb qui les maintenaient dans la position de travail : ta combinaison G était ainsi envoyée à chaque révolution, Ce qui abrégeait le séjour de l’index du relais de câble sur l’un ou l’autre de ses butoirs. Mais cette manœuvre était Une sujéiion pour le transmetteur, aussi bien que pour l’agent préposé à la réception, qui était obligé d’extraire fie la bande toutes les lettres inutiles.
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- Pierre Picard modifia alors les manipulateurs de Ie^ sorte que, les touches étant toutes au repos, il y ait, qua*1^ même, émission de charges de signes différents sur le câbla* Dans le dernier type de manipulateur employé, les touches 1 et 5 envoient, sur repos, un courant négatif, tandis î11® les touches 2, 3 et 4 émettent un courant positif.
- Pour obtenir ce résid tat, chacune des platine3 antérieure et postéri°ure est composée de deuxp^a ques soigneusement lS° lées entre elles et com muniquant, l’une, aVe0 la pile positive, l’autr® avec la négative (fîg*
- Fig. 205.
- Rectification et reconstitution des signaux à l’arrivée'
- • • ' îû fS*
- Cette modification des combinaisons aurait exige maniement du code Baudot et, par suite, la transformat*0 du combinateur ou de la roue des types, si P. Picard n’av trouvé une solution, aussi simple qu’élégante, pour rétab les signaux dans leur forme primitive, à la réception.
- Nous savons déjà que le relais de câble commande déplacements de l’index du relais Baudot différentiel nous appellerons relais récepteur, par analogie avec dispositif du quadruple à deux plateaux.
- Les butoirs de ce relais (fig. 206) sont respeétiveme*^ reliés à des piles locales, positive pour le butoir de trava négative pour celui de repos, et le courant de l’une ou l’autre, suivant la position de l’index, est dirigé à
- d®
- l’entré®
- tie1
- de la bifurcation d’un deuxième relais Baudot -différen qui fait fonction de relais aiguilleur (RA). Le massif celui-ci est en communication permanente aveo I^ntI
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- EMPLOI OC BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-MARINES 474
- d®s électro-aiguilleurs des traducteurs, et la sortie de chacun de ces électro-aimants aboutit à un contact de la Première couronne. Or le courant du relais RA ne peut actionner les électro-aiguilleurs que si leur sortie offre un débouché à la terre. A cette fin, les contacts de première luronne sont mis successivement, par les balais, en communication ayeo la quatrième couronne qui est reliée à la terre.
- Lorsque l’index du relais RA tombe sur le butoir de travail, l’électro-aiguilleur, dont le contact de sortie se
- trouve sous le balai, peut seul fonctionner, les autres ne 8°Ht paS influencés puisque leur circuit n’est pas fermé.
- La rectification et la reconstitution des signaux sont °pérées par le moyen d’une couronne crénelée divisée en ^teurs : les uns, numéros impairs (fig. 206 et 209), oc-^pent les 2 /15 de circonférence, les autres, numéros pairs, j '15. Les secteurs pairs sont reliés à la sortie de l’enrou-^raent 1 (fig. 206) et les impairs à celle de l’enroulement du relais aiguilleur RA.
- Les dents de la couronne crénelée sont intercalées entre ^ intacts de la première couronne et se trouvent mises à ^ terre, comme ces derniers, lors du passage des balais.
- résulte de cet arrangement que le relais aiguilleur ne ^ être actionné qu’au moment où le balai de la première 6ûUr°une franchit une dent de la orénelure.
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- INSTALLATIONS spéciales
- Ceci permet d’utiliser les dents de cette crénelure p0111* la rectification. Elles remplissent alors le même office que les contacts écourtés des installations ordinaires. P°ur placer les dents au milieu des émissions du relais récepteur’ on agit sur l’ensemble des deux couronnes, la preiiuere et la crénelée, qui sont solidaires au point de vue mécanique et peuvent se déplacer par rapport au reste du plateau* C’est au sectionnement de la couronne crénelée qu dû le rétablissement des signaux dans leur forme noriua ' Grâce à cette disposition, les enroulements étant de se inverse, le courant du relais récepteur agit, d’une faǰ° également inverse, sur les noyaux selon qu’il traverse 1u ou l’autre circuit.
- Quand le balai de première couronne passe sur les de ^ d’un secteur impair de la couronne crénelée, le cour de travail du relais récepteur par exemple, suit l’eur0^ lement 2 du relais aiguilleur et l’index de ce dernier tOI1D^ sur le butoir de travail, s’il n’y était déjà. Mais lors passage du balai sur un secteur pair, le même courant ^ travail parcourt l’enroulement 1 et l’index du relais guilleur est maintenu ou ramené sur repos. /
- Supposons que les touches du manipulateur du c°rr\
- pondant soient toutes au repos et envoient, par cons éque^
- la première et la cinquième, un courant négatif, etl ^ deuxième, troisième et quatrième, un courant positif l’arrivée, ces émissions agissent successivement sur relais de câble qui déplace l’index du relais récepteur l’amène sur le butoir positif ou négatif, selon le sigue la charge du câble. j
- Lors de la réception de l’émission due à la touche » le relais réoèpteur envoie un courant négatif à la biffir^ tion du relais aiguilleur ; mais ce courant ne peut frau indifféremment l’un ou l’autre enroulement. Si le syü° niarae entre les deux distributeurs oornospoa^tants ex**
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- Emploi du Baudot sur les lignes sous-marines 473
- ^ si l’orientation est bonne, le balai de la première couronne !e trouve au milieu du contact 15, au moment précis où Celais aiguilleur commence à recevoir le courant du relais r^CePteur. Dans ce cas, lorsque le balai atteint la dent Rivante, le circuit 2 du relais aiguilleur (fig. 206) a seul un
- du
- °uché à la terre, l’autre circuit étant isolé. Le passage courant négatif du relais récepteur détermine la chute
- Fig. 207.
- l’index du relais aiguilleur sur le butoir de repos et aucun durant n’est envoyé dans les électro-aiguilleurs du tracteur.
- Quand l’émission positive de la touche 2 se manifeste, k relais récepteur émet un courant positif. Mais le circuit ^ ne possède plus d’issue, parce que le balai se trouve main-Cant sur le secteur pair et ferme le circuit 1. Le courant Positif emprunte donc cette dernière voie et circule dans ^es bobines du relais en sens inverse du courant précédent ; Cgré cela, comme il est de polarité contraire, il aimante es noyaux d’une façon identique à celle du courant qui l’a Précédé et l’index du relais reste encore au repos.
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- installations spécuisi
- tre*
- Les choses se passent d’une façon analogue pour jes au
- touches, le sens des courants étant inversé dans le re .
- aiguilleur en même temps que le changement de poi ^
- a lieu. Il est bien évident que lors de l’envoi d’un cour ^
- positif, au moment où le balai passe sur un secteur
- de la couronne crénelée, le relais aiguilleur est iolS
- travail et envoie son courant dans un électro-aigu1
- d’uU6
- du traducteur. Il en est de même à la réception u g émission négative, quand le balai de la première couro se trouve sur un secteur pair. ^
- Ce dispositif a entraîné la modification des liaisons électro-aiguilleurs du traducteur. Leur entrée est conU11 et reliée, en permanence, au massif du relais aiguilleur’ ^ la sortie de chaque électro- communique, comme d a dit, avec un contact de la première couronne : c’est a
- lument le contraire de l’installation ordinaire. La
- terr0
- n’est donnée à l’électro que juste pendant le temps doit fonctionner, tandis qu’avec l’autre dispositif, c fa terre qui est permanente et la communication massif du relais aiguilleur qui est momentanée ; Ie sultat obtenu dans les deux cas est d’ailleurs équivale*1 ^ Les communications intérieures du traducteur ont établies de façon à isoler'du massif la sortie des éle° aiguilleurs qui est amenée à un plot de la réglette de dr du socle du traducteur (fig. 207) relié, d’autre part» ^ massif du relais aiguilleur.
- Obligation d’affecter un conducteur à la transi»18*^ dans chaque sens. — Sur les câbles reliant Alger à Marsel le temps de propagation aller et retour aurait fait per. six contacts de double (12 contacts) entre chaque invers ^ du sens des transmissions. Il a donc fallu, comme sur longues lignes souterraines, mettre un conducteur * transmission exclusivement dans chaque direction. Su*
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- feMPLOl DIJ BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-MARINES 4ft>
- ^°is câbles dont on disposait avant 1913 entre les deux étions, deux furent affectés : l’un à la transmission ^ Alger vers Marseille et l’autre à la transmission de Marelle, vers Alger, le troisième servant tantôt dans un sens ^atôt dans l’autre, comme nous le verrons plus loin.
- Suppression des contacts de correction. — Le nombre es émissions qui peuvent être envoyées sur le câble, dans ^ temps donné, est limité par le temps de charge du con-e**sateur de réception et par la longueur d’émission né-^ssaire au déplacement consécutif de l’index du relais. . r> si l’on augmente le nombre de contacts du distributeur, faut, quand on se trouve près de la limite de .sécurité 6 te. réception, diminuer la vitesse de rotation dps balais
- Ça *
- qui, finalement, réduit le rendement.
- Ainsi, lorsque les câbles de Marseille = Alger étaient ^ploités au double, on faisait usage de plateau à 12 con-*cts et la vitesse était de 180 tours à la minute ; mais ^and, par suite de l’accroissement du trafic, on dut re-^Urir â l’emploi du triple, on se serait trouvé dans l’obli-f&tion de réduire la vitesse de rotation des balais à 160 ürs environ, à la minute, en raison de l’augmentation u nombre d’émissions expédiées dans une révolution. Pour 1f'er cette fâcheuse extrémité, P. Picard supprima, purent et simplement, les contacts de correction en enj-Plo
- 8yst
- yant des plateaux à 15 contacts et imagina plusieurs èmes, des plus ingénieux, permettant de mettre en
- ^dence, et, par conséquent, de corriger les écarts de syn-^onisme, sans envoi de courants correcteurs.
- .j ^°ns ne décrirons que le système actuellement employé ^suffit d’ailleurs à montrer les merveilleuses ressources ingéniosité de son auteur.
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- INstallaîioNs spéciale!
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- Correction. — Les courants du relais récepteur, envoy^ dans les enroulements du relais aiguilleur, se dérivent) partir du massif du premier relais, dans la cinqniè^ couronne qui est pleine et conjuguée par les balais avec deuxième ; cette dernière comporte trente contacts ensemble électriquement, de deux en deux, ce ma#10^ que tous les contacts de numéros impairs soient réums une série et ceux de numéros poirs en une autre
- correctr
- au relais
- de cable
- Fig. 208.
- Les contacts impairs donnent accès à IV Itrée d’ufl re a ^ ordinaire dont la sortie est à la terre et le massif en nication, à travers un condensateur C, avec la série contacts pairs. Ce relais est appelé commutateur ; à c#a^s de ses butoirs aboutit une des extrémités des enroule#10, d’un relais différentiel, dit correcteur, dont la bifurca est à la terre. L’électro-correcteur ordinaire est relié massif de ce dernier relais dont le butoir de travail reÇ0^ à tous les tours, le courant local envoyé par le contact de la troisième couronne (freins et cadences). 0
- Supposons d’abord, que le synchronisme existe et h le commencement des émissions du relais récepteur*0
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- EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-MARINES
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- très près de la fin d’un contact de la série impaire, mais la faible portion de courant recueillie sur celui-ci, et *îu* va traverser le relais commutateur, soit suffisante P°ur actionner ce dernier. Admettons que l’émission soit ^gative et qu’elle fasse tomber l’index du relais commu-^teur sur le butoir de repos (gauche), nous voyons que action a pour résultat de mettre l’enroulement 1 relais correcteur on relation avec le condensateur G. Quand les balais vont parcourir le contact pair suivant, ^ condensateur va se charger en négatif, ce qui donnera ^eu, dans l’enroulement 1 du relais correcteur, à un courant ^°nt le sens est indiqué par la flèche pointillée, et qui *mène l’index de ce relais sur repos. Rien ne sera changé Jusqu’à la fin de l’émission négative. Mais supposons encore Qu’une émission positive succède à la première, quand le Wai arrive vers la fin du contact 3, de telle façon que la Petite portion de courant positif soit suffisante pour agir efficacement sur le relais commutateur : l’index de celui-ci Se déplace alors et tombe sur travail (droite) et l’enrouement 2 du relais correcteur est mis ainsi en communi-c^tion avec le condensateur. Le passage du balai sur le c°ntact 4 charge le condensateur en positif et, par suite, détermine dans l’enroulement 2 du relais correcteur un c°urant du sens indiqué par la flèche en trait plein. Celui-ürculant autour des noyaux en sens inverse du précédent, Produit des effets identiques, parce qu’il est de polarité c°ntraire, et maintient l’index sur repos. Tant qu’il n’y Uura pas écart de synchronisme, il en sera de même, et ^0rsque le balai de la troisième couronne parcourra le c°ntact 15, aucun courant ne sera envoyé dans l’électro-c°rrecteur.
- If n’en est plus ainsi lorsque les balais du poste corrigé Priment de l’avance sur ceux du correcteur. Dans cette typothèse le commencement des émissions tombe pins
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- DltTALLAYIOTfS SF^CULW
- près de la fin des contacts de la série impaire; et 11 s’ensti1 que la faible portion de courant qui est envoyée dans leu* relais commutateur ne peut plus déplacer l’index de 00 relais. Cet index ne serait pas actionné davantage, à forte raison, si le balai était déjà sur le commencemen du contact pair suivant.
- Supposons d’abord, comme dans l’exemple précédé^; que le relais de câble envoie une émission négative ^ tombe'sur la fin du contact 1, sur le 2 et le commencem611* du 3. Le relais commutateur est parcouru par le courait négatif pendant tout le temps que le balai passe sur Ie commencement du contact 3 et l’index est mis sur |e butoir de gauche. Si, maintenant, le relais récepteur env<>ie une émission positive, celle-ci tombe sur la fin du contai 3, sur le 4 et sur le commencement du 5. Comme nous avoo* admis que les balais du corrigé avaient pris de l’avaûce’ le balai se trouvera trop près de la fin du contact 3, aU moment de l’arrivée de l’émission positive, pour que ^ partie qui y tombe puisse faire fonctionner le relais coiu mutateur dont l’index demeure, de ce fait, sur le butolf de gauche. Quand le balai parcourt le contact suivait c’est-à-dire le 4, la charge négative du condensateur e annulée par le courant du relais récepteur qui rechar£e le condensateur, en positif, en déterminant un courant & même sens (flèche +, fig- 208) dans le circuit 1 du relalS correcteur, puisque, par suite du non-fonctionnement relais commutateur, c’est le circuit 1 du relais correcteur qui est resté en relation avec le condensateur. Si le courau de charge avait franchi le circuit 2, l’index du relais eor recteur serait venu sur le butoir de repos, s’il n’y était deja» mais comme ce courant circule dans le circuit 1, il se pr0 duit l’effet inverse et l’index tombe sur le butoir de travai • Tant que l’avance des balais du corrigé existe, la porter* de courant prise sur la fin d’un contact impair est insul
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- EMPLOI Dû BàüOOT sur lés lignes socs-marines
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- pour rappeler l’index du relais commutateur, et |,, m du relais correcteur reste sur travail : de sorte que ^ ctrocorrecteur reçoit le courant local lors du passage ^alai de la troisième couronne sur le contact 15 et fait ^tionner le système correcteur.
- . après ce qui précède, on voit que la correction se fait I® 6ment quand le balai de la deuxième couronne a quitté intact de la série impaire avant que le courant du relais prieur change de sens. Nous avons pris pour exemple il Pesage d’une émission négative à une positive, mais ^v*den^ le résultat est le même, quant à la po-j>. de l’index du relais correcteur, si l’on considère j, yersion du positif au négatif ; seulement c’est alors qui est parcouru par Un courant négatif ’ 8près %aae perturbation, la vitesse redevient normale
- v.
- que le contact 15 soit atteint par le balai de la troi-
- . ,He couronne, l’index du relais correcteur est mis sur V* -»*. *•’ - .. • . j..
- H Poüï,
- j*08 qu’il se produit une inversion de courant du réeepteur sur la fin d’un contact impair, assez tôt que le relais commutateur puisse fonctionner : la Jection n’a pas lieu. m1 Plusieurs émissions, de même sens, se succèdent, il * aucun courant dans les circuits du relais correcteur ^Ce que le condensateur est chargé à refus dès la pre-5^ émission.
- fo ft.r®Sumé, s’il y a synchronisme, le relais commutateur ^chorme le premier et permute les circuits du relais de Action de telle façon que le courant de charge du fl ^ensateur fasse toujours tomber l’index sur le butoir . ^Pos. Mais si, par suite d’un écart de vitesse, le relais l6 Rotateur ne peut remplir sa fonction en temps voulu, t^^is correcteur est actionné en sens inverse et l’index sur travail.
- ^ correction s’effectue à un endroit fixe ; mais il y ^
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- INSTALLATIONS SPÉCIALE»
- autant de points de repère qu’il y a de contacts
- dafls
- de
- ce3
- série impaire de la deuxième couronne, et chacun^ ^ ..
- fai*1
- 7 . j lVïflP
- points est déterminé par la valeur nécessaire de ^ f‘. tement des émissions sur la fin desdits contacts, p°ur fonctionner le relais commutateur.
- Il y a lieu de remarquer que les écarts de synchro*11' ne so*t enregistrés qu’à la faveur d’une inversion du c° du rekés récepteur ; mais, comme nous l’avons dit haut, cette inversion se produit fatalement, P^uSie ^ fois, dans une révolution, même si les manipulateur^6 travaillent pas, puisque les émissions de repos, c° 6 celles de travail, d’ailleurs, ne sont pas de même pour toutes les touches. er
- Enfin, la multiplicité des points de repère peut pî’°v * ^ l’établissement d’une « fausse correction » si, aPre^ $
- perte de synchronisme, les inversions de couraflt^ tombent pas, à l’arrivée, sur les contacts corresp°D^ ^
- à ceux qui les ont émises sur le plateau de la stati°° départ. e le
- Pour éviter pareille éventualité, on convient ^ p poste correcteur enverra toujours par le même sec rreC' troisième, une combinaison déterminée dès que la tion sera perdue.
- Le dirigeur du poste corrigé empêche alors le nement de l’électro-correcteur jusqu’à ce que la naison convenue sorte sur le secteur trois. ^r
- A partir de ce moment, la correction se prend ^ lement et se maintient, si l’écart des vitesses est nable.
- »flt*
- Plateaux des distributeurs et marche des coUI*a ,,0ni'
- Dans le plateau de transmission, la deuxième c° ^ est sectionnée, suivant qu’il s’agit d’un double °u jp triple, en 10 ou en 15 contacts auxquels aboutit
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- EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-MARINES 481
- s des manipulateurs (fig. 209). Les courants émis par 008 Appareils passent, par les balais, dans la cinquième j^uronne et sont dirigés sur un relais ordinaire qui joue e ferrie rôle que le manipulateur Morse de la figure 201. j, 11 la position de son index, il fait fonctionner l’un ou ^tre des relais R1 et R* et détermine, sur le câble, une fission négative ou positive aussi brève que la charge du °*densateur G (1).
- e contrôle de la transmission est obtenu par le fono-°ûnement d’un relais différentiel dont la bifurcation
- reÇoit
- aussi les courants provenant de la cinquième cou-
- k --- *VW VVUA V » VAJUV^UAVUAU WU
- de. Comme dans le système de reconstitution des si-
- , x que nous avons étudié, les sorties des deux circuits différentiel sont reliées à la couronne crénelée ; l’une
- Le
- secteurs pairs multiplés ensemble (fig. 209), l’autre ^pairs qui sont également multiplés. massif du relais de contrôle est relié à l’entrée des |le°tro -aiguilleurs des traducteurs et n’envoie le courant quand l’index est sur travail, que dans l’électro dont co S°rtie est mise à la terre, à ce moment, par le contact * respondant de la première couronne, les balais et la ^ r*ème couronne, à laquelle est rattaché le fil de terre. es troisième et sixième couronnes ont la même fonction dans les installations ordinaires, plateau de réception est agencé comme le plateau ^ transmission sauf pour la deuxième couronne qui est <pCtl°dnée en vingt ou trente contacts suivant le type Cor S^Hation et affectée, comme nous l’avons vu, à la ,âtrecti°n. La figure 210 donne le schéma des communi-Les courants du câble, agissant sur le relais Pioard 1> v°quent l’émission du courant de l’index dans l’un ou re circuit du relais de réception, faisant tomber l’index fl) i .
- N s.®s relais R, et R, ont été supprimés en 1910; la transmis* °père directement sur le câble à travers un condensateur.
- graphie Baudot,
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- rfi m iti rfi m rh m m m nai nh m r7n Hh ren*
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- câble
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- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- de celui-ci sur le butoir de travail ou de repos. Les courant* du relais récepteur sont alors envoyés simultanément & la bifurcation du relais aiguilleur et dans la cinquialoe couronne. Suivant la position du balai de la p couronne, c’est l’un ou l’autre circuit du relais aiguiUeur qui est fermé, ce qui reconstitue la ferme normale de |a combinaison Baudot, et l’index du relais aiguilleur son courant dans les électro-aiguilleurs des traducteurs* Comme nous l’avons dit pour le contrôle, il n’y a qu0 l’électro dont la sortie est mise à la terre, à ce moment, qp fonctionne. Nous savons comment la partie du courant du relais récepteur envoyée dans la cinquième coure**6 sert pour mettre en évidence et pour corriger tes écarts & synchronisme. '
- Orientation. — L’orientation se fait expérimentaient0 comme dans le cas des postes extrêmes d’une translaté0 tournante. On se rappelle que l’extrême qui s’oriente mande la troisième à l’intermédiaire et déplace son 000 tact mobile, dans les deux sens, peur provoquer la ch**'0 sur la suivante, ou sur la précédente, et prend 1e noi^0* de la marge ainsi délimitée.
- Mais dans la correction P. Picard il y a 10 ou 15 qui font le même office que le contact mobile du Bau**' ordinaire. Il faudrait donc pouvoir déplacer la deuxiè1*0 couronne du plateau de réception par rapport à lapremiè*0. Pour échapper à cette obligation, dont la réalisation atf* _ été difficile au point de vue de la construction, on a re*^ mobile la première couronne avec sa crénelwe. .
- L’orientation s’opère à l’aide d’une vis sans fin engreB0^ dans un secteur denté solidaire de la première e©******0 qui est montée, à frottement doux, sur la partie ft*e plateau. Les saillies de la couronne crénelée, qm Temp^3^ le même rôle que tes contacts écourtés du quadrupte
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- ÏMPL01 WJ iAttSoï^gÜR LBS LIGNES SOUS-MARINES 485
- *Wx plateaux, sont orientées par construction ; mais P°ur parfaire leur position, elles peuvent, en outre, être ^placées, comme le reste de la couronne, de près d’un ^xième ou d’un quinzième de circonférence, soit d’un intact, dans chaque sens, ce qui constitue une marge plus suffisante dans tous les cas.
- Câble à l’alternat. — Nous avons dit, plus haut, qu’un Cable pouvait servir éventuellement et d’une façon alternative à la transmission de l’une ou de l’autre station. Il dans ce cas, qu’un même poste soit tantôt correcteur tf*ntôt corrigé. Or, nous savons que le poste corrigé doit Urner légèrement plus vite que le correcteur, le système
- correction ne permettant que le redressement des écarts Vltesse en avance. Il s’ensuit, si l’on veut renverser le ®ei*s de la transmission, l’obligation de modifier les vitesses es deux postes, ou, tout au moins, de l’un d’eux ; c’est là Manœuvre qui entraîne une perte de temps très appré-Clable et qui est de nature à diminuer sensiblement le Rudement du câble.
- Cette difficulté, comme beaucoup d’autres, fut aisément ^montée, et d’une manière extrêmement simple, grâce esprit inventif de P. Picard. Quand la transmission effectue d’Alger vers Marseille, ce dernier tourne un peu j Us vite que son correspondant et son système correcteur j^ctionne dans les conditions ordinaires. Lorsque la trans-, Ssi°n se fait vers Alger, les vitesses ne sont pas modifiées, est-à-dire qu’Alger, qui devient alors poste corrigé, Urûe moins vite que le correcteur, Marseille. Il faut alors
- (hu, i
- . le système correcteur d’Alger corrige, non plus des , de vitesse en avance, mais des écarts en retard., Le i>, 7*$ a été obtenu en intercalant, entre le pignon d® et°üe et celui du mobile satellite, un rouage supplém&n-» de sorte que, lors du décalage de l’étoile, le pignon
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- satellite ne roule plus, sur la roue folle, en sens in vers0 du mouvement de cette dernière, mais bien dans le me#10 sens : les balais se trouvent donc avancés de ce fait à chaque correction.
- Une autre conséquence découle de cette modificatio11 • la correction étant déterminée par l’insuffisance de 1eIfl piètement des émissions sur la fin des contacts de la s®rie impaire de la deuxième couronne, quand le corrigé tour plus vite que le correcteur, il faut que l’inverse se produit si le corrigé possède une vitesse inférieure à celle du c<^ recteur, c’est-à-dire que la correction ait lieu toutes fois que le commencement des émissions chevauchera suf la fin des contacts de la série impaire. ^
- Le résultat est atteint, par l’inversion, à Alger? u l’entrée et de la sortie du relais commutateur, ou le c^aI1 gement de côté du butoir de travail du relais correcteur, °a’ enfin, par la permutation des entrées des deux c*rcU,^ de ce même relais : c’est cette dernière solution qui a e adoptée. De cette façon, la correction fonctionnera chaqua fois que, pour une émission donnée, le relais commuta*^ sera actionné avant le relais correcteur. C’est le contral1^ de ce qui se passe dans le cas ordinaire que nous av° expliqué précédemment.
- D’autre part, pour que le synchronisme soit trou** aussi peu que possible, lors du changement de sens a transmissions, les balais du plateau de réception, de chaq110 poste, sont décalés de trois contacts en retard sur ce du plateau de transmission. Or le temps nécessaire a balais pour parcourir trois contacts est égal à celui met une émission pour se propager d’un bout à l’autre câble. Dans ces conditions, lorsque l’inversion du sens la transmission a lieu, les balais du plateau de récep
- ti c£
- ont trois contacts à parcourir avant d’atteindre le cou'
- correspondant à celui qui emçt, à ce moment meme,
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- EMPLOI DU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-MARINES 487
- ^utre station, le premier courant de transmission. Quand e dernier arrive à destination, les balais se trouvent par J^séquent au point voulu pour en recueillir les effets, synchronisme n’est pas troublé et il n’y a aucune perte
- e temps.
- ^ pourrait donner aux balais des plateaux de transfusion et de réception un décalage différent pourvu que ^ ^dal des décalages dans les deux postes, fût toujours Slx divisions. Ainsi, on prendrait un décalage de quatre ûtacts, entre les plateaux, dans un poste, à condition ^ celui des plateaux de l’autre fût de deux contacts ^Ulement.
- ^°ur cet alternat spécial, les cages des distributeurs ^ 8 deux postes sont pourvues de deux plateaux, un de ^mission, l’autre de réception, et des commutateurs ^mettent d’établir les liaisons nécessaires entre le câble les relais, d’une part, et entre ces derniers et les plateaux, ^dre part.
- j, moment où la transmission d’un poste est terminée, ^ des manipulants de celui-ci fait plusieurs inversions , les commutateurs sont manœuvrés simultanément ^Us les deux stations ; l’autre poste peut alors commencer transmettre.
- ^len qu’il existe un système permettant la coupure, il est pas fait usage, parce que la communication eom-j*0rte d’autres conducteurs par lesquels les correspondants j^Uvent s’avertir lorsqu’il est nécessaire d’arrêter la transfusion.
- ^°Unnunication Paris-Alger. — Le Baudot fonctionnant ^alternent sur les trois câbles franco-algériens, il de-^ possible de relier Paris à Alger directement au moyen
- retransmission automatique. Aussi la communi-fut-elle établie dès 1903. Elle eet constituée, actuel-
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- lement, de la manière suivante : Paris et Marseille sont m18 en rapport par un fH de cuivre desservi au quadruple saD* translation d’aucune sorte. A Marseille, les secteurs 3 (réception de Paris) sont pourvus d’une retransmis8100 automatique qui réexpédie les combinaisons dans les deu* secteurs do transmission d’une installation double des servant un câble en duplex (voir page 496), tandis que leS deux secteurs de l’installation do réception sont mUIilS d’un dispositif renvoyant les combinaisons d’Alger da»s les secteurs 1 et 2 du quadruple vers Paris.
- Au début, la retransmission s’effectuait à l’aide du retransmetteur tournant ; mais, en raison de l’usure rapide des contacts des retransmetteurs, qui doivent fournir travail particulièrement chargé de jour et de nuit, P. PlC&r remplaça chacun de ces appareils par un groupe de cin<J relais différentiels Baudot ayant la bifurcation à la terr®* Un des enroulements des relais est placé, en dérivati00’ sur l’entrée d’un des électro-aiguilleurs du traducteur de réception, et le massif communique avec le conta correspondant de la deuxième couronne du plateau Par lequel doit s’effectuer la retransmission. L’autre enroué
- * « la
- ment des relais reçoit, à chaque tour, par un contact de troisième couronne, un courant commun qui rappelle aU repos toutes les armatures déplacées. Ce dispositif, depulS longtemps en service, n’a'donné lieu à aucune défectuosité 11 a cependant été remplacé par des retransmetteurs d° type Lesaffre et Chattelun.
- Comme dans toutes les translations du genre, les liaison entre les relais retransmetteurs et les plateaux sont coup®69 par des commutateurs qui permettent la rentrée -de seille sur n’importe quel secteur. v ?
- La retransmission d’une installation à l’autre impllClu0 une marche concordante des balais sur les deux plateau*' Dans ce but, l’installation quadruple, de même que celle du
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- tëMî»LOi oo Baudot sür les lignes Sous-martnë* 489
- câbleî est synchronisée par un courant provenant de la ^oisième couronne du plateau sur lequel Marseille reçoit Alger. De son côté, Marseille envoie la correction à Paris ans les conditions ordinaires d’un poste correcteur. Il ^ulte de cet arrangement que les distributeurs de Mar-SeiÜe et de Paris ont leur vitesse réglée sur celle d’Alger-
- Paris
- communication entre Paris et Marseille comprend, 11 outre, un deuxième conducteur aérien également des-Sei>vi au quadruple. A Marseille, les quatre secteurs sont Rattachés au triple duplex du câble 1914. Alger, par re-aasmission automatique, sur fils aériens desservis au ^adruple, peut donner des communications directes avec raa, Constantine et Tunis ; pour cette dernière, il y a une
- retr,
- ansmission à Constantine.
- 61
- ^es orientations entre Marseille et Paris, sur les deux ^ ’ S0l*t celles de postes ordinaires correcteurs et corrigés absolument indépendantes de celles des câbles.. ,
- ^a figure 211 indique l’affectation de chaque câble et
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- 49Ô
- INSTALLATIONS SPECIALES
- comment la répartition des secteurs peut s’opérer. Nori^' lement Paris dispose de quatre secteurs avec Alger, Par le câble 1880 ; Marseille et Alger communiquent par de#* secteurs du 1879 ; Marseille et Constantine par les den* autres secteurs du même câble ; Marseille et Oran par leS quatre secteurs du 1892 ; Marseille et Tunis par les quatre secteurs du 1893.
- Le câble 1914 joue le rôle de régulateur et fournit leS communications de secours. Ainsi, Paris peut prendre par ce câble, quatre secteurs de supplément avec Alger °u avec Oran, ou encore deux secteurs avec Constantine °u avec Tunis. D’autre part, Marseille, par ce même câble peut utiliser quatre secteurs avec Constantine, avec OraD ou enfin avec Tunis.
- Considérations générales. — Le système P. Picaf qui s’est plié à toutes les difficultés s’est aussi perfection#6 à mesure que les constantes des câbles méditerranéen8 devenaient de plus en plus défavorables.
- L’isolement des conducteurs est actuellement si mauvalS qu’il serait difficile, sinon impossible de les desservir aü Re corder.
- Ainsi, par exemple, l'isolement du câble 1871 (1)? ^ était encore de 1 méghom au moment des premières tenta tives de P. Picard, a pu tomber à 2.500 ohms sans cesser d’être praticable au Baudot.
- àfi de
- L’affaiblissement de l’isolement a pour conséquence rendre plus précaire le maintien de l’index du relais
- câble sur l’un ou l’autre de ses butoirs, parce que les chargé du conducteur disparaissent plus rapidement.
- Cet inconvénient fut surmonté par l’adoption du sbn du condensateur de réception avec le système comp*11
- (l).Ce câble est maintenant définitivement abandonné*
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- EMPLOI DÛ BAUDOT SUR LES LIGNÉS SOUS-MARINES 49l
- ^teur qui en découle. Mais cette disposition même devint ^suffisante, à la longue, par suite de l’abaissement constant l’isolement. Il a fallu recourir à de nouveaux artifices, c est ainsi qu’on a été amené à intercaler un condensateur, 8Wté par une très forte résistance, pour laisser passer 8ur le câble un très faible courant, qui atténue la perte de cWge du conducteur. Au poste d’arrivée le dispositif ^ shunt primitif a été renforcé par un deuxième shunt Accouplé avec une bobine de self-induction.
- Grâce à l’efficacité de ces mesures, le rendement des °âbles, malgré leur mauvais état, est tel qu’on a pu échanger Plus de 6.000 télégrammes dans une seule journée, non compris les télégrammes de presse dont le total des mots éteint souvent 30.000.
- Actuellement ce rendement est encore accru par l’adopta du système de transmission dit « duplex ».
- h’exposé des communications transméditerranéennes de ^ page ^précédente montre éloquemment la remarquable s°uplesse du système Baudot si heureusement adapté et Perfectionné par P. Picard et ses continuateurs.
- DISPOSITIF DE DÉCHARGE POUR CABLES SOUS MARINS DE FAIBLE LONGUEUR
- Câbles corses. — Si la mise à ïa terre est insuffisant© P°ur neutraliser les charges résiduelles su* les longs câbles s°us-ïna?iïis, il n’en est »&?.? de même lorsque la longueur t-la ligne est moins importante. Tel est le cas du câble de foulon à do«t la longueur est de 319 kilomètres,
- ^ capacité 59 raicrofaradfe, l’isolement 20 mégobms et la C0l*ductibiîrté i.850 dhn&s.
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- 492
- installations spéciales
- Ce câble a pu être exploité au Baudot double à 14 cofl* tacts dans les conditions des installations ordinaires, c’est' à-dire avec la transmission et réception, dans une ixierae révolution, par l’application d’un dispositif de déeharge dû à M. Lesaffre, inspecteur.
- Pour obtenir le résultat désiré, les contacts de la deuxième couronne du secteur de transmission (fig. 212) sont se®'
- Ie & 4 <6 é 6
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- . x x—x y—qp relais' t—jj- ,i i -_i.i .n Xi 2 decontrôle
- 2 5e
- Câble
- Fig. 212.
- tionnées en deux parties, une égale aux trois quarts, l’autjj au quart du contact ; à la première est rattaché le venant d’une des touches du manipulateur, tandis que deuxième est mise à la terre par l’enveloppe même câble. Par les balais, les courants passent dans la cinqui®1*^ couronne en communication elle-même avec la ligne se trouve, de ce fait, mise à la terre, entre deyx émissi0llS successives, pendant un temps égal à :
- 1 1 1 Î4 X 4 X 5
- lCo
- de seconde.
- A Parrivée, les contacts de la deuxième couronne, n<>n affectés- à la transmission, sont reliés ensemble à l’entré® d’un relais Baudot dont le massif peut envoyer le courant
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- ntPLOI DD BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-MARINES
- 493
- ^°col dans les cinq électro-aiguilleurs du traducteur et l’électro-correcteur, si le poste est corrigé (fig. 213). La. sortie de ces organes est rattachée aux contacts du Secteur de réception de la première couronne et au contact Mobile. A tous les tours, les balais mettent la première c°uronne en relation avec un secteur de 9/14 de la qua-trième couronne communiquant avec la terre. C’est là une ^position analogue à celle que nous avons vu employer dans
- Câble
- a 2^
- élecQ
- e système P. Picard. L’originalité de l’arrangement de Lesafïre consiste surtout dans l’emploi de la couronne Cl>éHelée, encadrant les contacts écourtés de la première c°Uronne, pour mettre le câble à la terre dès que le fonc-^nnement de l’électro-aiguilleur a eu lieu. Pour cela, ^ite couronne est simplement reliée au câble, ce qui °Ccasionne la mise à la terre de celui-ci quand les balais ^ssent sur les crénelures de la couronne, c’est-à-dire pensât 1 yiOO de seconde environ.
- .Le contrôle est obtenu comme celui des postes intermémoires et extrêmes dans les communications des postes echelonnés (nouveau dispositif). A cet effet, une dérivation ^ établie entre la cinquième couronne (fig. 212) et les
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- 494
- INSTALLATIONS spéciales
- (jfi
- contacts de la troisième couronne correspondant à ceux transmission ; par les balais, les courants franchissent ufl secteur de 5 /14 de la sixième couronne et atteignent, aPreS
- avoir traversé une résistance de 400 un relais spéci^
- . - ses
- ment affecté au contrôle. Le massif de Celui-ci envoie émissions dans un secteur de 5 /14 de la quatrième courou1^ et de là, par les contacts de la première couronne, dans électro-aiguilleurs du traducteur de contrôle.
- Les communications du traducteur ont été agenoeeS comme celles des traducteurs des installations du syst®1*16 Picard (fig. -207).
- Toulon est poste correcteur et envoie les courants correction par les contacts 13 et 14 de la deuxième c°^ ronne, qui sont précédés et suivis d’un petit contact mise à la terre.
- Mais Toulon n’est qu’un poste intermédiaire sur ce^e communication qui est destinée à relier Marseille à AjacCl0^ Un quadruple dessert la ligne aérienne de MarseiHe^ Toulon : deux secteurs servent au trafic entre Toulon Marseille, tandis que les deux autres sont liés, par une transmission automatique, aux deux secteurs du dou^ vers Ajaccio.
- Les retransmetteurs utilisés sont du modèle 1909 (p
- safïre et Chattelun), mais ils ont dû subir une modifie^1011
- 1
- analogue à celle des traducteurs, c’est-à-dire que cinq électro-aimants de l’appareil sont en communicat*011 permanente avec l’index du relais de réception par üIf entrée commune, tandis que la sortie de chacun est i*^ pendante et rattachée à un contact écourté de pre*ni^e couronne. Les fils de sortie des électro-aimants étant soud# au massif même du retransmetteur, il a fallu rattacher massif à l’index du relais pour ne pas être obligé de défa**10 l’enroulement afin d’isoler l’extpémité de sortie.
- Pour éviter que le massif du retransmetteur ne se
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- EMBLOÏ !>U BAUDOT SUR LES LIGNES SOCS-MARINES 495
- mis 4 la terre lorsque l’armature de l’électro-aimant de mppel est attirée sur les noyaux, on a interposé, entre les deux parties, de petites pièces d’ivoire empêchant tout contact direct.
- Il n*y a rien de particulier quant à l’orientation des distributeurs des trois postes.
- Une communication du même genre a été établie entre Marseille, Nice et Bastia. Un Baudot sextuple dessert la %ne terrestre Marseille = Nice et un triple, le câble d’Antibes à Saint-Florent (239 kilomètres). Beux secteurs du triple sont reliés par des retransmetteurs à deux secteurs du sextuple. Marseille est ainsi pourvu de quatre secteurs Vers Nice et de deux secteurs vers Bastia. Nice et Bastia peuvent communiquer par un secteur à l’alternat.
- Le développement du trafic franco-corse ayant exigé des moyens «Faction plus puissants, le dispositif que nous venons de décrire a été abandonné récemment et remplacé P^r une exploitation en duplex (méthode différentielle). Les deux câbles sont desservis par des installations Baudot double* oîest-4-dwe par quatre secteurs chacun.
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- INSTALLATIONS SPÉCIALES
- XVII
- APPLICATION DE LA MÉTHODE DE TRANSMISSION DUPLEX AU SYSTÈME, BAUDOT
- Définitions et avantages. — Comme tous les systèmes & télégraphie électrique utilisant un conducteur, le systèfli0 Baudot peut s’adapter à la méthode de transmisse duplex.
- On appelle ainsi un procédé qui permet d’échanger sl' multanément deux signaux partant des deux stations eI1 relation et, par suite, de doubler le rendement du cendu0' teur. Il semble à priori que le système Baudot puisse passer d’un tel moyen dans une large mesure, puistp1^ donne la faculté de desservir une ligne par 2, 3, 4, 5 ou secteurs, c’est-à-dire de transmettre ou de recevoir 2, 3, * 5 ou 6 signaux dans une révolution des balais du dis&r1' buteur.
- Cependant, sur les lignes à forte capacité électrostati^ue’ telles que les lignes souterraines ou sous-marines, il J f avantage à duplexer les communications parce qu’on disparaître ainsi l’inconvénient d’un temps de propagation trop considérable. Nous savons que sur les longs condu0' teurs de cette catégorie il faut perdre, pour tenir comple du temps nécessaire à la propagation du courant, un asseZ grand nombre de contacts entre la fin de la transmission
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- application de la TRANSMISSION DUPLEX Aü BAUDOT 49?
- ^ le commencement de la réception, ce qui diminue d’au-^nt le nombre des secteurs utilisables. C’est pour cette ^ison que, sur les longues lignes souterraines ou sous-ma-^ftes, on recourt à l’emploi de deux conducteurs, chacun etant affecté à la transmission dans un sens déterminé ^ toujours le même.
- duplexage d’une telle communication permet de ^nsmettre et de recevoir simultanément sur le même conteur sans tenir compte du temps de propagation.
- Cette méthode a, en outre, l’avantage de n’exiger qu’un ^mbre restreint d’émissions pour un rendement déterminé.
- Ainsi, un double à 12 contacts donnera en duplex le ^me rendement qu’un quadruple à 24 contacts non du-^exé, c’est-à-dire qu’avec la première installation on en-Verra seulement 12 émissions au maximum sur le câble ^ndant une révolution des balais, tandis qu’il en passera ^ dans le même temps avec la dernière installation.
- Cr, cette^réduction du nombre des émissions est un point important quand il s’agit de lignes souterraines ou 8°us-marines, car le nombre d’émissions et, par suite, de 8lgnaux, qu’on peut lancer sur le conducteur dans un temps ^0nné est fonction de la résistance et de la capacité de ce c°ftducteur, et se trouve limité.
- Ce duplexage peut être opéré soit par la méthode du différentiel, soit par celle du pont de Wheatstone.
- MÉTHODE DIFFÉRENTIELLE
- Agencement. — Chaque station est pourvue d’un relais ^érentiel (fig. 214) dont le massif est relié à l’appareil ‘^epteur, et la bifurcation à la cinquième couronne du P ^teau de transmission. A la borne E du relais différentiel
- télégraphie Baudot. * J*
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- 49$
- INSTALLATIONS SPÉCIALE*
- aboutit le fil de ligne, tandis que la borne S est en relation avec une ligne artificielle constituée par des résistance8 ohmiques et des condensateurs. En principe la ligne fîcielle doit être constituée de façon à reproduire auSSl fidèlement que possible les constantes de la ligne réeU®-* Il faut non seulement que les résistances et les capacl des deux lignes soient égales, mais encore quelles se P*1®
- ---récepteur
- ligne artificielle
- Fig. 214.
- sentent au courant de départ dans les rnêmes conditi°n^
- Or, G’est là une grande difficulté, car, sur la ligne réelle»^
- capacité et la résistance s’échelonnent sur toute la lP*1^
- du conducteur, tandis que dans une ligne artificielle co^
- tituée par des rhéostats et des condensateurs les deux P1^ r , iVoa8
- pnétés du conducteur sont nettement séparées* 1
- dési*é* long
- verrons plus loin comment on obtient le résultat Ordinairement, lorsque le conducteur n’est pas très la ligne artificielle comprend simplement un circuit d lement constitué par une résistance ohmique R (égayant son extrémité à la terre. Sur l’entrée de la résista ^ R est branchée une dérivation formée par trois coûd sateurs C1, Ca, C3 dont la durée de charge peut être re# par des rhéostats a, è, c.
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- APPLICATION DE LA TRANSMISSION DÜPLEX AU BAUDOT 49§
- Fonctionnement. — Le fonctionnement du fêlais diffé-rentiel n’est pas obtenu de la même façon suivant que les ^eux stations en relation envoient simultanément des eiaissions de même polarité ou de polarités contraires.
- Afin de simplifier le schéma (fig. 215), nous ne considérées qu’une seule tou- . ,
- °he du manipulateur t
- Baudot et ferons ab- di
- fraction des couron-**es du distributeur.
- Premier cas. — Les ^ei*x manipulateurs s°at au repos ; ils permettent l’accès du cou-rant positif à la bifur-Cation de leur relais
- respectif. Là, deux v°ies s’offrent au couvrit, l’une constituée Par l’enroulement BE relais et la ligne Réelle ; l’autre, par enroulement BS et ^ ligne factice. Mais e cirent de la ligne réelle a ses deux extrémités au même P°tentiel (nous admettons que les deux piles des postes c°rrespondants soient égales) et le courant ne peut s’y ma-mfester, si toutefois le conducteur est parfaitement isolé.
- Iln ’en est pas de même dans le circuit de la ligne factice ^ c’est celui-ci qui est parcouru, dans chaque poste, par e courant de départ. L’effet électromagnétique est tel l’index de chaque relais tombe sur le butoir de droite ! utoir de repos) et aucun courant local ne s’établit dans
- e récepteur.
- Poste B
- Fig. 215.
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- 500
- INSTALLATIONS SPECIALES
- Si les deux postes abaissent en même temps leur nia®1 pulateur, c’est-à-dire s’ils provoquent tous deux l’émissi négative, les courants ne trouvent pas de débouche, ^ départ, dans la branche BE (ligne réelle) du relais passent, comme précédemment, dans la branche BS factice). Résultat : les index des deux relais prenne^ ^ position de travail et le courant local circule dans le * cepteur pendant toute la durée de l’abaissement des touc dans chaque station.
- 2e cas. — Admettons maintenant que l’un des poS ferme le circuit de la pile de travail (négative) pendant 4 l’autre émet un courant de repos. Soit B le poste qui exp l’émission négative de travail : l’autre. A. émettant courant positif.
- En A le courant positif va rencontrer une résista0^ moins grande sur le circuit BE, parce que les extretn.^ de la ligne réelle se trouvent reliées, l’une, à la pile p°sl de A, l’autre au pôle négatif de la pile B et qu’il en rés° une différence de potentiel plus grande. Si, en effet, c.ban poste emploie des piles de 100 volts, par exemple, la dl rence de potentiel entre les deux extrémités de la ^ sera de -f- 100 — ( — 100) = 200 volts. t
- Le courant passe donc, au départ, dans l’enroule10 BE avec une intensité plus grande que dans l’enroule01 BS et l’aimantation des noyaux déterminée par l’actio° premier enroulement est prépondérante. Ce courant aya^
- er$e
- le récepteur pendant tout le temps que le poste B enY° le courant négatif.
- Dans cette dernière station, le courant circule dans 1e roulement relié à la ligne avec une intensité plus forte 4 dans l’enroulement de la ligne artificielle et il a le sens E en B ; l’index du relais est amené, par l’action éle°
- le sens de B en E, l’index du relais de A se trouve p sur le butoir de gauche (travail) et le courant local trav
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- APPLICATION de LA TRANSMISSION DUPLEX AU BAUDOT 501
- ^gn étique consécutive, sur le butoir de repos. Le récepteur jj® B n’est pas actionné tandis que celui de A enregistre fission expédiée par B.
- Le même phénomène se produit quand A émet le cou-^nt négatif pendant que le levier de B est au repos. Mais ^ sens des courants étant inversé, les positions des index *ks relais sont également inversées.
- Ln résumé, quand les deux postes émettent des courants même polarité, les index des relais sont placés dans la Position convenable par le courant de départ, parce que intensité du courant est plus grande dans l’enroulement ^outissant à la ligne artificielle que dans celui de* la ligne ïeeUe. Si les deux stations échangent simultanément des dissions de signes contraires, le sens des deux courants est le même et, dans chaque poste, l’intensité est prépondérante dans l’enroulement donnant accès à la ligne réelle.
- ^er ne peut être obtenu que par un réglage préalable de la !§ne artificielle, réglage ayant pour but de donner aux ré-dances et capacités de cette dernière une valeur telle que
- élance. — Le fonctionnement que nous venons d’expo-
- action fasse équilibre constamment à l’action de la gne réelle. L’opération est appelée établissement de la ^ce.
- La vérification de l’équilibre des deux lignes au point 6 vne des résistances, s’effectue en envoyant un courant Plongé par la bifurcation du relais différentiel, le poste ^mspondant ayant mis la bifurcation de son relais à la rre> à travers une résistance équivalente à celle d’une de *es piles de ligne (ces dernières doivent être non seulement e même voltage, mais aussi de résistances approximatif-Vement égales). Dans ces conditions, si les intensités son1-. e^ftles dans les enroulements du relais, c’est-à-dire si la ^stance de la ligne réelle est équilibrée par celle de la
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- 502 ^ 1 INSTALLATIONS SPÉCIALE*
- ligne artificielle, l’aiguille d’un galvanomètre différentiel (fig. 216), intercalé dans les enroulements du relais, reste immobile au zéro, quand lé régime permanent est atteint Au début de l’émission, il y a toujours, quand la capacité n’est pas équilibrée, un tremblement de 1 ’aiguille (leS Anglais le désignent par les mots « jar » ou « kick ») ; nialS 'il ne faut tenir compte, pour l’équilibre des résistances q.üe de la déviation indiquée par l’aiguille quand elle a cesse d’osciller.
- On fait varier à volonté les résistances de la ligne arti ficielle jusqu’à ce que l’immobilité de l’aiguille au zéro du limbe du galvanomètre soit obtenue.
- Les émissions prolongées sont effectuées soit par manipulateur Morse à deux courants, soit en arrêtant Ie distributeur de façon que le balai de la deuxième couronne du plateau de transmission se trouve sur un contact relje à un manipulateur Baudot, la touche correspondante de manipulateur faisant l’office d’une clé Morse.
- Il est bon de vérifier l’équilibre des résistances des de11* lignes en positif aussi bien qu’en négatif, car la ligne réelle a toujours quelques pertes avec l’une ou l’autre des p°la. rités. On prend alors la moyenne de l’écart constaté. Ai^ en supposant que l’aiguille du galvanomètre reste au z&° avec le courant positif et que cette même aiguille se déplaCe de quatre divisions vers la droite lors de l’envoi du coura^ continu négatif, il faudra agir sur la résistance peur ra mener l’aiguille non plus au zéro du limbe, mais à deu* divisions à droite du Zéro.
- L’équilibre des effets de capacité des deux lignes règle par des inversions de courant ou par des émission brèves, parce que l’inégalité des capacités se manifeste’ non pas quand le régime stable est atteint (-cas de l’énuss1^ prolongée), mais, au contraire, pendant les périodes charge ou de décharge des circuits. *
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- application m la TRANSMISSION DÜPLEX AU BAUDOT 503
- Admettons d’abord que l’on observe de quel côté Fai-BtàUé est déviée lorsqu’on passe d’une émission positive ^ une émission négative. Il est nécessaire de savoir si cette Aviation indique une capacité trop forte ou trop faible la ligne artificielle. Pour cela, une épreuve préalable, laite une fois pour toutes, est indispensable. Par exemple, 011 supprime toutes les capacités de la ligné factice et on °Wrve de quel côté l’aiguille est projetée au moment l’inversion de courant. Supposons que, dans ces conations, l’impulsion ait lieu vers la droite du zéro. On tire cet essai là Conclusion que toute déviation à droite au Moment de l’inversion du positif au négatif décèle une capacité trop faible de la ligne factice et que toute déviation A gauche annonce une capacité trop forte.
- Au moyen de ces indications on établit par tâtonnements valeurs à donner aux condensateurs C1, C% G3, pour obtenir l’équilibre, en remarquant que l’effet d’urie va* dation de capacité est d’autant plus marqué que le eon* ^ensateur sur lequel on opère est plus rapproché de l’ori* gifle de la ligne artificielle.
- Lorsqu’on a réussi à réaliser une balance approchée, 0îl parfait le réglage en faisant varier le temps de charge 0tl de décharge des condensateurs.^ A cet effet, chaque ^üdensateur est précédé d’un rhéostat, a, b, c, (fig. 215) A résistance variable. L’augmentation de résistance diminue la rapidité de charge ou de décharge du condenseur et, par suite, atténue son action accélératrice ou retardatrice Sur la période variable du courant de la ligne Artificielle. Uii effet opposé est obtenu par la diminution des -résistances dû rhéostat.
- On observe le résultat des modifications de la ligne fac-Loe pur l’intermédiaire d’un récepteur Wheatstone ou Morse Actionné, au moyen d’nn courant local, par l’index du ïelais différentiel. Si, par exemple, au moment où l’on ra-
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- mène au repos le manipulateur Morse, l’index du rela1^ différentiel est projeté sur le butoir de travail par 1 e concordant et insuffisamment neutralisé d’une déchargc positive et de la charge négative consécutive, le récepte^1 Wheatstone enregistre sur sa bande un point plus ou mo1IlS allongé, suivant l’importance de la disproportion entre les charges et les décharges simultanées des deux ligneS' Le réglage est bon lorsque la bande du récepteur Wh®a^ stone reste nette de toute impression pendant qu’on expa(de des courants brefs et répétés (1).
- Pour vérifier le réglage, les deux stations substitue la transmission Baudot à la transmission Morse et envoie simultanément différents signaux, tels que T sur le Pre mier secteur et G sur le deuxième, ou, encore S sur le P1^ mier secteur et F sur le deuxième. Reçus dans le récepteul Wheatstone, ces signaux donnent sur la bande, à chaffue révolution des balais, dans le premier cas (T et G),
- succession de points (.....), dans le second (S et F), 1
- lettre morse F (..—.). . ^
- Un autre procédé de réglage des capacités consiste faire tourner le distributeur et à envoyer par un clav1 Baudot la lettre T (combinaison formée d’émissions ternativement négatives et positives, l’autre station ayal mis à la terre la bifurcation du relais. Si la lettre sort c°r rectement dans le secteur correspondant de l’installati011 de réception du poste émetteur, ceci indique que l’inten sité du courant est plus forte dans l’enroulement rehe la ligne artificielle que dans celui de la ligne réelle ; d *a
- donc diminuer la capacité de la première. Si on recev la lettre G au lieu de la lettre T, c’est-à-dire l’inverse la combinaison envoyée, il faudrait en conclure que
- (1) Au Poste Central de Paris les récepteurs Wheatstone ont remplacés par des appareils Morse.
- ait
- 1 ei
- été
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- APPLICATION DE LA TRANSMISSION DUPLEX AU BAUDOT 505
- durants de départ passent avec une intensité prépondé-raate dans le circuit de la ligne réelle au moment de la c^rge, et que, par conséquent, la capacité de la ligne artificielle est trop faible.
- d’après ces indications, on agit sur les capacités jusqu’à ^ que le relais ne soit plus influencé par les courants de ^Part, c’est-à-dire jusqu’à ce que les traducteurs de réception n’enregistrent plus aucun signal (cas de l’index 8ür butoir de repos), ou impriment en permanence la lettre ^ (cas de l’index du relais sur butoir de travail).
- Dans la pratique, on envoie la lettre T par le premier Acteur de transmission et la lettre G par le deuxième ; fi "en résulte une succession d’émissions alternativement positives et négatives, sur lesquelles on règle comme précédemment.
- Méthode du faux zéro. — Il n’est pas indispensable fie faire mettre le correspondant sur résistance ; on peut ^Ussi régler sur le courant venant de la ligne. Voici comment 011 procède. Le manipulateur Morse du po^le correspon-étant au repos (envoi du positif), on supprime la batterie du poste où l’on opère, en mettant le commutateur sur « résistance » et on observe à quelle, division du limbe Arrête l’aiguille du galvanomètre. On rétablit alors la batterie et, le manipulateur delà station correspondante etant toujours au repos, on agit sur le rhéostat d’écoulement jusqu’à ce que l’aiguille revienne au point où elle Se fixait quand la batterie était supprimée. Si on appuie Sur le manipulateur l’aiguille doit, si le réglage est bon, rester au même point qui constitue le faux zéro.
- De réglage des capacités se fait ensuite dans les mêmes éditions que précédemment en considérant le faux zéro ^Uùûe le zéro réel.
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- INSTALLATIONS SPliblALÊS
- Instructions relatives à l’établissement dé la balance.
- 1° Mettre les manettes des commutateurs sur « duplex * « contrôle d’arrivée », « batterie », <t morse » et prier le correspondant de donner « R » (résistance d’équilibre sur la b1' furcation du relais différentiel).
- Observer ensuite où se trouvé le zéro réel du galvanomètre quand la bifurcation dü reiâis du posté qui opere est également, sur i R i. Noter le pdint et remettre le commutateur sur batterie.
- 2° Equilibrer les résistances du circuit d’écoulement (rht R) et de la ligne réelle pour que l’aiguille du galvanomètre reste au rëpos, le plus près possible du zéro réel? pendant l’envoi d’un courant continu (positif ou négatif)* Ne pas s’inquiéter de la déviation qui peut se produit0 momentanément au début et à la fin de l’émission.
- Pour obtenir l’équilibre :
- a) Laisser le manipulateur iiiôrSë dans la position de repos, ce qui détermine l’ënvoi d’ün coürant positif contint sür la ligne. D^ns ces conditions, une déviation à droite indique que R est trop faible ; ce dernier est trop fort si 1® déviation a lieu vers lâ gaüche dü 2éro.
- b) Agir sur le rhéostat d’écoulemëht R, jusqu’à ce qu0 l’aiguille reste stable au zéro réel du galvanomètre, od l0 plus près possible.
- c) Abaisser le levier du manipulateur morse* le mam' tenir dans cette position pour obtenir l’envoi d’Ün courant négatif prolongé, et vérifier si l’aiguille rèstë SUr le hiêm0 point du limbe où elle S’est arrêtée pouf le courant positif* Si l’aiguille dévie à gauche et y reste pendant tdute ^ durée de l’abaissement du léVier, la résistance de R 0S^ trop petite ; si lâ déviation a lieü vers la droite, la résis* tance de R est trop grande.
- Quand l’aiguille reste au zéro quelle que soit la pola' rité du courant de départ, le réglage du rhéostat R est bon*
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- application me la TRANSMISSION DUPLEX AU BAUDOT 50?
- S’il y a une petite différence entre les déviations éprouves par l’aiguille sous les courants des deux polarités, édifier les résistances du rhéostat R pour que l’aiguille P^nne une position intermédiaire. Lorsque l’écart est tr°P grand, ou bien lorsque l’aiguille se déplace spontanément pendant l’envoi du courant, le fil est défectueux ; Sl ^aiguille reste bloquée à droite pendant l’envoi du cou-rant positif ou à gauche pendant l’émission du négatif, correspondant n’a pas gardé la position de « résistance ». 3° Equilibrer l’action des capacités des condensateurs C2, G3, et celle de la ligne réelle. Cette condition existe 81 l’aiguille n’éprouve aucune vibration quand on abaisse le levier du manipulateur ou lorsqu’on le laisse reVeliir au ïepos.
- a) Prendre, pour les condensateurs Cl, C2, C3 et les distances Ri, R2, &3, les valeurs indiquées au cahier sPéciai du poste, suivant le numéro du fil utilisé et l’état temps. .
- Quand ces indications manquent, calculer d’abord la opacité de la ligne en së servant des chiffres suivants : 0,009 microfarad par kilomètre pour üne ligne aérienne ; 0,059 microfarad par kilomètre pour une ligne souter-r&1ne isolée au papier ;
- 0,270 microfarad par kilomètre pour une ligne soütër-^me isolée à la gutta-percha.
- Répartir le tiers de la capacité totale sui* les trois séries condensateurs de telle façon que :
- El reçoive 0,13 de la capacité totale î C2 reçoive 0,11 de la capacité totale ;
- C3 reçoive 0,09 de la capacité totale.
- Ensuite, le correspondant ayant mis la bifurcation à , Vrre à travers une résistance égale à celle de ses piles, est-à-dire ayant donné « R », régler la résistance du rhéos-1 R jusqu’à l’équilibre de l’aiguille au zéro.
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- 508 INSTALLATIONS SPECIALES
- Donner à RI une résistance égale aux 0,07 de la résistance indiquée par le rhéostat RI (rhéostat d’écoulement) » à R2, le triple de celle de RI, soit 0,21, et à R31e quintuple de celle de RI, soit 0,35.
- b) Appuyer sur le levier du manipulateur morse et |e maintenir un instant. Si, au moment de l’abaissement, 1al guille dévie brusquement et revient ensuite à la positi00 primitive, bien que le levier soit toujours abaissé, modifié les capacités des condensateurs en tenant compte que toute déviation à droite indique une capacité trop faible et tout déplacement à gauche, une capacité trop forte et que, d’autre part, l’effet réalisé est d’autant plus graI1 qu’on agit sur un condensateur plus rapproché de l’°rl gine de la dérivation d’écoulement. Si on observe de <ïue côté est projetée l’aiguille au moment du relèvement levier du manipulateur, le départ vers la droite dén°te une capacité trop forte, vers la gauche, une capacité trop faible.
- Lorsqu’on a obtenu un équilibre approché avec le ga^' vanomètre différentiel, on l’améliore au moyen des 10 dications fournies par le récepteur morse. Il faut que bande ne porte aucun signal quelles que soient les émlS' sions de départ.
- S’assurer, au préalable, du réglage convenable du rel&jS différentiel en l’amenant d’abord à l’indifférence, puis eJ1 le favorisant légèrement sur repos. Par exemple, si, apreS le réglage du rhéostat d’écoulement, la bande porte uU trait continu alors que le manipulateur morse est au rep°s» il faut favoriser le relais sur repos jusqu’à la disparité* du trait.
- il arrive fréquemment qu’un ou plusieurs points °u même un trait, s’impriment sur la bande, soit quand °° abaisse le levier du manipulateur, soit quand on le la^sSÔ revenir au repos.
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- AbfLlCAÎtÔN bë LA tftÀNSMlSStÔN DÜPLEX AU fcAÜDOÎ 509
- Si 1 'impression a lieu au moment de l’abaissement, la opacité de la ligne artificielle est trop forte : elle est trop ^ible si l’impression se produit lors du retour du levier repos.
- En se guidant sur ces indications, on augmente ou on Connue selon le cas, la valeur du condensateur Cl, puis de C2 et enfin celle de C3, si le résultat obtenu n’est assez satisfaisant.
- Quand il n’y a plus qu’un point sur la bande, on agit ^°rs sur les résistances RI, R2, R3 ; mais en procédant toujours dans l’ordre de leurs numéros, c’est-à-dire qu’on Augmente ou qu’on diminue d’abord la valeur de RI, puis Celle de R2, et enfin celle de R3, si le but désiré n’est pas éteint par les manœuvres précédentes.
- Lorsque l’impression de la bande se produit aussi bien ^ ^abaissement qu’au relèvement du levier, il y a lieu de ^voir soigneusement l’équilibre en régime stable et de Codifier, le cas échéant, la résistance d’écoulement.
- La balance étant exacte, rappeler le correspondant au ^ocse et lui donner les résistances, s’il n’a déjà réglé de 8°n côté.
- Pour vérifier le réglage de part et d’autre, les deux postes SlJbstituent la transmission Baudot à la transmission morse
- moyen du commutateur spécial et en envoyant simultanément différents signaux, tels que T sur le premier Acteur et G sur le deuxième ; ou, encore, S sur le premier Acteur et F sur le deuxième. Reçus dans le récepteur ^°rse, ces signaux donnent sur la bande, à chaque révo-*ution des balais, dans le premier cas (T et G), une succès-8i°n de points, et, dans le second (S et F), la lettre F du c°de Morse. Les signaux doivent sortir très nets, régulièrement espacés et de même longueur.
- On profite de la circonstance pour faire varier légèrement la valeur de Cl et de RI, afin de juger de la marge
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- 510 INSTALLATIONS SPÉCIAL^*
- donnée par le réglage aux fluctuations éventuelles du c0° ducteur. ..
- . r frtjt
- Dès que la correction est établie, le poste corrige la 3e pour l’orientation du poste correcteur. Apres échange simultané de phrases d’essai, le service peut 0°^ mencer.
- Remarque. — Si l’un des postes reçoit bien pendant ^ ses manipulateurs sont au repos et mal quand il traU0^ lui-même, la balance de ce poste est défectueuse. Ce défaut peut aussi amener une perte de correction*
- Installation type Paris == Londres. — Dans
- Statjon le dispositif comporte, outre les organes de la h» artificielle, un distributeur à deux plateaux, deux clav1^ Baudot, quatre traducteurs, un relais différentiel» relais ordinaire pour le contrôle de la transmission, P^3 des commutateurs H, J, K, L (fig 216), permettant •
- 1° De transmettre au Baudot ou au Morse ;
- 2° De substituer pour l’établissement de la balance poste correspondant, une résistance de 500 ohms à la P
- de Hgne ’ . * j-ffé'
- 3° De prendre le contrôle des émissions du relais a*
- rentief ou celui des courants émis par la cinquième 00)1
- ronne du plateau de transmission î
- 4° De travailler en duplex op en simple, c’est-à-a
- avec un ou deux fils.
- Les deux plateaux du distributeur peuvent être mont^
- sans inconvénient, sur le même socle-moteur.
- constitués coràme les plateaux des installations PaU' ordinaire^ m^is ne comportent que douze contacts Pa suite d° le. suppression des contacts de propagation* Londres est poste correcteur ; il émet les courants c^reo-i^e par îqs contacts 11 et 12 de la deuxième c<^ rdateau de transmission. Paris envoie égale me
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- application dé la Transmission duplex au Baudot SU
- des courants de travail et de repos par les contacts 11 et *2 de la deuxième couronne de son plateau de transmission ces courants n’ont aucun effet au point de vue du pÿ£ck-onisme parce que Londres n’a pas d’électro-correo.
- Ugne2CtrQ.Qen simple) ligne 1 (duplex ou r°-û en simple) 4-ecnPA.^-.^ecnep c yr- 4+
- reçepr Mçrçe au Wheatstone
- Fig. 216.
- leur en circuit. Ces deux courants permettent à Londres, ^ au Morse, utilise aussi les deux polarités, de s’assurer, moyen de cet appareil, de l’arrivée des émissions du ï*°ste corrigé. Les contacts de 1 à 10 inclus de la deuxième ^Uronup du plateau de transmission sopt reliés aux res-5<?rls de contacts des manipulateurs. Les deuxième et Clîlquième couronnes 4U plateau affecté à la réception 6°at inutilisées.
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- Lorsque le service doit s’effectuer « en simple » îa furcation du relais différentiel est isolée au moyen du commutateur L et les résistances de la ligne factice son* ramenées à zéro. En outre, la ligne de transmission eS rattachée à la cinquième couronne du plateau de trafl8 mission, par les commutateurs H, J et L.
- En somme, dans la transmission simple, une installât100 sert exclusivement à la transmission par un fil et l’autre installation, à la réception au moyen d’un second lU* Pour le travail en duplex, le conducteur de transmis1011 cesse d’être utilisé (il est d’abord isolé par le commutate°r L) et la communication duplex est réalisée par le fd réception. *
- iei
- Orientation. — L’orientation se fait comme dans 1 postes ordinaires, c’est-à-dire que Paris, poste cori’Jg0’ dispose ses plateaux de telle façon que les contacts même numéro de chacun des plateaux soient parcouruS simultanément par les balais, et fixe la position de s°° contact mobile (relié à Pélectro-cerrecteur) à la distant voulue de ses contacts de réception (contacts écourté de la première couronne). Quant à Londres, poste corre°^ teur, il s’oriente à l’aide du courant de travail de la tl0| sième touche d’un des manipulateurs du poste corrté0’
- MÉTHODE DU PONT DE WHEATSTONE
- Définition et agencement. — On appelle pont de Whea * tone un arrangement constitué par quatre résistances 1 ’ R2, R®, R4, groupées de façon à constituer deux circu1 en dérivation (fig. 217).
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- APPLICATION dé la Transmission DUPLEX AU BAUDOT 513
- tep
- une des bifurcations de ces circuits étant mise à la
- “rre> par exemple, et l’autre rattachée à l’un des pôles Uïle pile dont le second pôle est à la terre, il s’établit courant dans chaque dérivation (voir Pr. n° 5). On ne c°Ustate aucun mouvement électrique dans un conducteur Pliant les points intermédiaires a et b, si les résistances ^ des valeurs telles que
- Ri _ R3 R2 ” R'**
- Le conducteur ab est désigné sous le nom de « pont » ou ® (< diagonale ». Un galvanomètre g y est intercalé pour oserver les courants qui pourraient s’y manifester.
- Les résistances R1 et R2 étant d
- *es> par exemple, et la résiste® Ra étant donnée, on Pourra toujours arriver à obte-^immobilité de l’aiguille da
- fr-vl . °
- ^vanomètre en faisant varier
- , • A ce moment les valeurs
- qes
- quatre résistances sont ^ttre elles comme les quatre termes de la proportion dessus.
- 8 L>ans un arrangement duplex, les résistances R* et R* constituées, l’une par la ligne réelle, l’autre par une artificielle dont on fait varier à volonté la résistance
- Gt la
- capacité.
- La transmission s’effectue dans chaque poste par la 1 Uï>cation; des résistances R1 et R* et la réception, au ^°yen d’un relais ordinaire intercalé dans la diagonale % 218).
- La ligne artificielle est réglée au préalable de telle sorte le relais de la station ne soit pas influencé lorsque ^He-ci émet un courant d’une polarité quelconque, la bi-^cation du poste correspondant étant mise à la terre,
- ^®légraphie Baudot. 31
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- INSTALLATIONS SPECIAL»*
- Fonctionnement. — Pendant la transmission, deux caî peuvent se présenter suivant que les courants établis si' multanément dans les deux stations sont de même sig1 2 * **6 ou de signes contraires.
- Premier cas. — Les deux postes émettent des courait de même signe.
- A et B placent, par exemple* le lëvier de transiriisS*oïl dans la position de repos (émission positive) ; les p0^9
- câble
- jQ relais
- Poste B
- Posté A
- Fig. 218.
- I
- extrêmes de la ligne réelle a et a* se trouvent, au potentiel èt aucun courant ne se manifeste entre, eu*^ la ligne est bien isolée ; mais il se produit, par contre? rupture de l’équilibre électrique entre les points o> ^ ’ d’üne part, et d'et b', d’autre part ; le relais de poste est parcouru par un courant positif de a en b °u a* en b' et l’index du relais placé dans la position dé rep Une action analogue a lieu lorsque les deux PoS ^ abaissent simultanément le levier de transmission sUf * plot de travail (émission négative), mais le sens du cou est inversé dans les relais, et les index prennent la poS1 de travail. 4e
- 2e cas. — Les deux postes émettent des eourab
- signes contraires. ;
- A envoie le courant positif, par exemple, et fi lé bég
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- Al^LïCATIOÎf DE LA tr.AN^ÎSSlON DÜifU.EX AO BARDOT §15
- points a et a* se trouvent à des potentiels égaux et de Sl§nes contraires ; la ligne absorbe la plus grande partie courant et par suite, il y a dénivellation électrise entre les points a et b et entre û' et b\ En A, le point b est à un potentiel plus élevé que celui de a ; le courant Positif traverse de b en a le relais de la station et détermine L chute de l’index sur le butoir de travail. Au poste B Lnverse a lieu et l’index du relais de ce poste tombe sur ^ butoir de repos.
- Le fonctionnement de ce dispositif est le même si on snbstitue des condensateurs aux résistances R1 et R* (Llock-System de Muirhead).
- L’emploi des condensateurs a l’avantage d’interdire "necès du câble aux courants terrestres et d’éviter toute Privation du courant devant traverser la diagonale. Dans étains cas, on shunte les condensateurs par des résistances appropriées de façon à modifier et à régulariser la cWge et la décharge de ces organes.
- Cotte méthode a été appliquée sur les Oâbles de Marseille ^ Alger exploités nu Baudot par les procédés de P. PL
- card.
- CbûUntmifcàtioft duplexée Marseille = Alger. — Le sché-^ du dispositif est donné par la figure 219. Un rhéostat r de faible résistance, appelée « quart d’ohm », a été placé a ta bifurcation des branches du pont ; cet instrument Permet dé faire Varier de petites quantités la résistance ^es branches de telle façon que, si l’une d’elles a sa résistance augmentée d’une certaine valeur, la résistance de
- nutre est diminuée d’autaht.
- Au condensateur C2 ést adjoint un condensateur auxi-|nire C3 à capacité variable qui donne la faculté d’équi-^rer facilement les deux circuits.
- La ligne factice est constituée par une série de boites
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- de résistances inductives construites selon les procédé de M.M Muirhead.
- On appelle inductives des résistances établies de faÇ00 à présenter en même temps une capacité déterminée. EHeS
- pt de tn on
- relais
- 50.000 co
- ligne artificielle
- re corder
- Fig. 219.
- sont constituées par la superposition de feuilles d’éta10» les unes entières, les autres découpées en méandres, connne l’indique la figure 220, séparées les unes des autres par une
- feuille de papier paraffiae‘ On empile un grand no#1' bre de ces éléments et 011 réunit alternativement ’eS feuilles découpées de faǰD à constituer un conducteur continu ; les feuilles entière sont toutes reliées à la terre* Par ce moyen, les découpures constituent tout à la une résistance ohmique et une face du condensateur don^ l’autre face est formée par les feuilles entières. On se rapproche ainsi des conditions de la ligne réelle ou la ca* pacité ne se trouve pas localisée à certains points déter* minés, mais répartie sur l’ensemble du conducteur.
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- application de la transmission duplex AU BAUDOT 517
- ^ outre, chaque boîte de résistance porte plusieurs 0rnes communiquant avec certaines sections des découles, ce qui permet d’ajuster avec une assez grande ap-j^ximation la valeur des différentes sections de la ligne ctice aux sections correspondantes de la ligne réelle.
- des
- °ur atténuer l’inconvénient d’une durée trop longue
- périodes de charge et de décharge du câble, une forte . * S a été placée en dérivation sur les deux extrémités e ta diagonale. Cette dérivation existait déjà d’ailleurs îjv&nt l’emploi du duplexage. L’installation Baudot à 6Ux secteurs qui servait à l’alternat en simple, n’a subi ^cune modification. Dans le cas de l’alternat, le câble, ***vers un oondensateur shunté, était mis en relation moyen d’un commutateur, soit avec la cinquième cou-àne du plateau de transmission, soit avec l’entrée du *1® de câble, suivant que le poste devait transmettre
- îüiè:
- recevoir II a donc suffi de relier en permanence la cin-Me couronne du plateau de transmission avec la bi-
- j w wuivuuo u u ui auoiiuooiuii iu ui
- ^ cation des branches de proportion et de laisser le relais communication avec le câble.
- Réglage de la balance. — Lorsque l’extrémité de la ligne ^ ta terre à la station correspondante, le relais (fig. 219) ^ dans la diagonale, est d’autant moins influencé par courants de départ que l’équilibre des branches de ^?^0r^°n et des lignes réelle et artificielle est plus près ctre atteint ; si cet équilibre était absolu, le récepteur ^tarait inerte.
- ^tte remarque sert de base au réglage de la balance. Le ^ respondant relie à la terre la bifurcation des branches ge8 P^portion et le poste qui règle envoie, au moyen de ^ Manipulateurs Baudot, une combinaison déterminée, combinaison choisie est formée par l’abaissement de la
- , Çisième touche de chacun des claviers, ce qui correspond * la - --
- succession de courants des signes suivants ; négatif,
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- "••INSTALLATIONS SPECIALES
- positif, négatif, positif, négatif négatif, positif, nég^1
- positif‘négatif. (---[-----1--------1------1---). Ces ém^
- sions sa répètent d’une façon identique à chaque lution des balais du distributeur et agissent au départ su? le relais- du câble ; des courants locaux sont renvoyés Pd ce dernier appareil dans un relais Baudot qui reprodij ainsi les combinaisons enregistrées par le relais de caP* * Si les émissions de départ circulent dans la diag°Pa' dans le seps qu’elles auraient si un courant de même sig envoyé par le correspondant parcourait la ligne réelle à cfj moment., l’index du relais Baudot fait entendre un br , régulier, un sorte de grattement rythmé analogue à 66 , qui' proviendrait de la répétition du signal Morse rePr^
- sentant la lettre i (....). Au contraire si les courants ^
- départ traversent la diagonale en sens inverse, le bra de l’index du relais est différent et ressemble à celui signaux Morse points et trait alternés (. — . — . —
- Ces bruits sont observés au moyen d’un parleur ac^011^ par un récepteur Wheatstone faisant l’office de relais monté corpnie l’indique la figure 216 ; la bande du récep™
- Wheatstone enregistre d’ailleurs les signaux eux-m En s’aidant de ces indications, on fait varier soit résistances du rhéostat r (quart-d’ohm), soit la valeur
- êiueS'
- les
- &
- tenf
- soif
- lus
- la résistance R, soit encore la capacité du condensa auxiliaire G8 (fig. 21.9) jusqu’à ce que le bruit du relais bien rythmé, mais aussi faible que possible, et que lu P_ & légère modification d’un des trois organes d’équib précités amène la disparition du rythme, c’est-à-dire courants dans la diagonale. Lorsque cette mise au P01 est opérée, il est rare qu’on ait à retoucher au rég7oIj Néanmoins, on le vérifie en expédiant la même combinal d’essai des deux stations à la fois. Si le réglage est boP» ^ relais donne un bruit bien rythmé et très pur, même le synchronisme n’est pas encore établi entre les disti1
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- APPLICATION DE LA TRANSMISSION DDPJ.EX AO BAUDOT 5i9
- : dans le cas contraire, on perçoit une sorte de roulent intermittent et périodique produit par l’action ^ultsottée dos courants de départ et d’arrivée et le ré-^age doit alors être révisé.
- Enfin on met la réception à l’abri des petites imperfections du réglage ou des variations éventuelles de l’équi-hhre, en orientant le plateau de réception par rapport à ^Eii de transmission de façon telle que les inversions de c°urant au départ ne se produisent pas au moment où tandex du relais de câble va passer d’un butoir à l’autre s°us l’influence du courant du poste correspondant, mais 8eulement lorsque l’appui de l’index est bien assuré dans 8a nouvelle position.
- TRANSLATION DIFFÉRENTIELLE
- Sur les lignes longues ou d’exploitation difficile constituées par des sections hétérogènes, câble sous-marin et «ne aérienne, par exemple, il est avantageux d’établir üûe ou plusieurs translations sur le parcours, soit à égale distance des stations correspondantes, s’il s’agit de ligne entièrement aérienne, soit à la jonction de deux sections hétérogènes, notamment au point de liaison des câbles s°us-iuarins et des lignes aériennes.
- La figure 221 indique le montage théorique d’une trans-tation de ce genre. Chaque section de ligne est reliée à un des enroulements d’un relais différentiel dont l’autre en-r°uleinent est rattaché à une ligne factice. La bifurcation d® chacun des relais est reliée au massif de l’autre relais.
- derniers ont leurs butoirs de travail et de repos en ^^munication avec des batteries négative et positive appropriées à la résistance de la Kgne à desservir. Cette
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- INSTALLATIONS SPECIALES
- installation est complétée par deux galvanomètres dif$* rentiels, un par relais et par deux relais de contrôle ord1 naires dont le butoir de travail est seul en communicati00 avec une batterie locale. Cet appareil répète les émission de travail dans un récepteur Morse ou Wheatstone à tra vers une résistance convenable. D’autre part, la bifur cation des relais différentiels peut, au moyen d’un commu
- Fig 221.
- tateur, être coupée du massif du relais accouplé et nnS0 en relation avec un manipulateur à deux courants.' tfa0 telle disposition permet à l’opérateur du poste interme' diaire d’observer le fonctionnement de la translation et de rentrer sur l’une ou l’autre section lorsqu’il est appe^ par les extrêmes ou en cas de dérangement.
- Le poste intermédiaire règle sa balance avec chacp*0 extrême séparément, comme s’il s’agissait de lignes. dis' tinctes. Après cela, la liaison entre les relais translatent est rétablie et le travail peut commencer.
- Dans le cas où le conducteur d’une section deviendra^ défectueux alors que l’autre serait encore exploitable eD duplex, il est avantageux de pouvoir travailler en simP^0 sur la portion mauvaise tout en conservant le duplex^0 sur la section saine. A cet effet, l’installation ëst pour^0 de deux commutateurs, un sur chaque relais translatent donnant la faculté de renvoyer les courants émis non
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- AMlïcation de la tkansmission duplex au Baudot 521
- ^ ^ bifurcation, mais sur une deuxième ligne affectée ex-cWvement à la transmission de la station vers l’extrême ^respondant et doublant la portion défectueuse ; celle-Cl sert alors uniquement à la transmission vers, la station lQtermédiaire et le relais translateur auquel elle aboutit, ^ toujours son massif relié à la bifurcation du relais des-8ei"vant la partie saine.
- i
- t
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- QUATRIÈME PARTIE
- Hmevatiofts et Pert&cîfonn&mewts
- XVII
- Manipulateur amovible (Nouveau Modèle)
- Avantages. — Avec l’ancien modèle fixe, le remplace-^ent d’un manipulateur était une opération délicate figeant près d’une heure de travail. De plus, par raison d’économie, on a été amené à supprimer les manipulateurs secteurs or4inairement affectés à la réception Dans ce Cas> il devient impossible de s’en servir pour la transuûs-Sl°n, sans remonter un manipulateur au préalable. L’adop-: lion d’un manipulateur amovible élimine oes inconyénients t°ut en permettant dek réduire le matériel au strict indispensable.
- On a profité de cette innovation pour modifier le système d’accrochage des touches qui donnait lieu à certaines difficultés de réglage.
- Tels sont les principes qui ont présidé à la conception * à l’établissement de ces appareils.
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- INNOVATIONS BT PERFECTIONNEMENTS
- Description. — Sur une embase métallique sont montas cinq lames d’acier L (fig. 222) pivotant autour d’un &xe commun et fixe O, porté lui-même par deux platines,s0' lidement vissées sur l’embase. Les touches sont constituée8 par une pièce en ébonite E solidaire de la lame ; nous appellerons celle-ci levier de touche. Vers son axe de P1' votage, le levier de touche est muni d’un bloc de lait0®
- Fig. 221.
- sur lequel est monté le ressort-contact vertical V ; ^°° et ressort sont isolés du levier par une lamelle d’ébonite* Le ressort à boudin X, s’accrochant d’une part à un doté*' du bloc de laiton et, d’autre part, à un crochet H, vissé dans une pièce d’ébonite placée à la partie postérieur0 du manipulateur, sert, tout à la fois, à maintenir ou à ra' mener la touche au repos et à relier électriquement l0 ressort V à un contact de la deuxième couronne du dis* tributeur. Cette disposition est analogue à celle des r0-transmetteurs Lesaiïre et Chattelun. Le bloc d’ébonite est évidé pour recevoir l’épanouissement du câble à di* fils établissant les liaisons nécessaires avec la boîte de* coupures. Les boucles terminales des fils sont serrée*
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- MANIPULATEUR AMOVIBLE
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- Sous des écrous fixant les crochets des ressorts antago-^stes des touches, ou communiquant avec les équerres ^ et R du manipulateur, ou à l’entrée et à la sortie de clectro-aimant de cadence et de décrochage A. L’autre Extrémité du câble se termine par une pièce d’ébonite G, jetant dix broches reliées chacune à un des fils du câble. IXee sur la table de manipulation, la partie femelle M C°rrespondant à cette pièce, présente dix trous renfermant j^acun une paire de ressorts qui serrent sur les broches de * pièce mâle lorsque celle-ci est appliquée sur la prise Xe- Les broches et les trous ont été disposés dans un ordre e que les deux pièces ne puissent être adaptées que dans position déterminée et invariable. Il va sans dire que ^aque paire de ressorts de la prise fixe est reliée à un fil j 1111 autre câble à dix conducteurs allant s’épanouir dans ^ boîte des coupures.
- f*our utiliser le secteur à la réception, on enlève le ma-^'Pulateur et on remplace, sur la pièce femelle, sa prise une autre pièce de mêmes dimensions et sans câble,
- dont six broches sont réunies métallique ment ; celles-Permettent de rattacher électriquement les cinq seg-. e*ds du secteur à l’entrée du relais. Cette disposition lle donc l’emploi d’un commutateur, j Les ressorts contacts de transmission se déplacent entre s équerres R et T qui sont elles-mêmes en communi-avec les sources électriques positives et négatives, j. s équerres sont supportées par des colonnettes métal-^Ues C} C1, isolées de l’embase ; la distance entre les deux guerres peut être réglée k volonté, k cet effet, les tiges ^ 8 boutons molletés de fixation passent à travers l'équerre ipos par des ouvertures allongées.
- ^ Accrochage et le décrochage des touches s’opèrent iniquement au m°yen du dispositif suivant. L’ex-i^té postérieure des leviers de touche L, se termine par
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- iNNOVÀÎIONè ÊT PÉfcEÈCd'lôMEMENtè
- un retour d’équerre dirigé vers le bus. Au-dessous, trouvent cinq cliquëts K pouvant pivoter autour duîl axé fixe commun S ; ils sont maintehus dans Une posff1011 verticale, au repos, parce qu’ils s’appuÿent cohtre la Paf tie interne du retour d’équerre sous l’àction d’un ress° lame r, fixé au cliquét et prenant sdn point d’appui sur U116 tige B. L’ârmâturë a, de l’éleëtro de cadence pivote é£>a lement autour de l’axe fixe S. Elle est solidaire d’un ca(^ dont les deux parties latérales (non représentées &ur figure) embrassant Pénsemble dés cinq cliquets d’accr° chage* sont Solidaires d’üne tige P ët pivotent aussi âutour de l’axe commun S.
- Fonctionnement. •— Lorsqu'une touche est abai88^ l’extrémité postérieure du levier L se relève* le rët
- d’équerre se dérobe et le cliquet K, süuS lâ pression de
- ressort r* glisse sous le retour d’équerre et vient s’app1^0 sur la tigé P, calant ainsi solidement lé levier de touc Cette position subsistera jusqu’au moment où l’éleo ^ de cadence et de décrochage sera actionné par 10 eourâ^ émanant d’un contact de la troisième couronne, c’e^ dire par le coûtant de cadence. L’armature a est a ^ attirée vers les noyaux de l’électro, mais elle entraîne même temps* grâce à la tige P, les cliquets qui ont pu s’appuyer sur celle-ci ; les cliquets glissent sous log ^ tours d’équerre des leviers de touche en comprimant ressorts antagonistes r.
- Dès que les leviers né sont plus calés par les ^ ils reprennent la position de repos sous l’effort, de ressorts de rappel X. Les touches Sont donc libérée8 peuvent enregistrer une nouvelle combinaison. ^
- Quand le cOur&nt de cadenbe cesse, l’arhiature de 1’$®°
- A revient au repos par le jeu du ressort h : en même tb^r un disque de laiton D, porté par uüb tige îiexibie ^
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- Manipulateur grunemvald
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- j^per une barrette de fibrine U fixée sur un carter en 1°^ couvrant le mécanisme de l’appareil et produit ainsi e bruit indiquant à l’opérateur qu’il peut actionner de ft°üveau les touches. Le bruit de la cadence est réglable feI) rapprochant ou en éloignant du disque D, la barrette hbtine U, la partie que traversent les boulons de fixation évidée À cet effet.
- MANIPULATEUR GlRUNENWALD]
- Considérations générales. — Un nouveau type de manipulateur à accrochage mécanique a été imaginé par V1* Grunenwald, agent-mécanicien à la vérification du ^atériel (Ateliers des Postes et Télégraphes). L’amovibilité u Manipulateur est réalisée d’une façon nouvelle.
- d’appareil comprend deux parties distinctes et facile-^^t séparables : le manipulateur proprement dit com-Prehant les touches ét leur dispositif d’accrochage, d’une j^rt, et le carter contenant la réglette des communications, électro de cadence et un cbminutateur, d’antre part. 6 Manipulateur s’enlève d’une seule pièce en abaissant üri bouton B (fig. 223) placé à l’avant et en tirant horizort-^Uement les touches à soi. Le carter n’est pas fixé sur la ^ble, luais ses déplacements sont limités par la longueur u câble portant les communications extérieures. D’ailleurs ^ péglette d’épanouissement de ces liaisons n’étaht fixée ^Ue par (jeux yis dans le carter peut être enlevée facilement. ette disposition permet donc de changer instantanément e Manipulateur et en quelques minutes de carter. L’appa-^ de construction robuste parfaitement étudié en toutes 8es parties est entièrement métallique* complètement ^nfertné dans son carter et, par suite bien protégé des P°nssières et des chocs. Les essais auxquels il a été soumis eïi service prolongé ont été très satisfaisants.
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- innovations et Perfectionnements
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- Description et fonctionnement. — Les liaisons électriqf arrivent dans le carter par l’ouverture U (fig. 223) et sojj fixées sur une réglette horizontale en matière isolante Les vis de fixation communiquent avec des canons ve^1 eaux faisant saillie à la partie inférieure de la régie**®’ c’estjsur ces saillies que viennent s’appuyer des ressorts
- lig. 223.
- contact du manipulateur pour établir les communicatif avec la prise de courant de travail, les liaisons avec 5 segments du secteur de deuxième couronne. L’entree la sortie de l’électro de cadence, l’entrée du relais, la pf de repos arrivent au commutateur G par l’intermédiaire ressorts-contacts L. L’électro de cadence K est logé à partie supérieure du carter ; son armature porte à ang^ droit un bras, N, terminé par une vis de réglage pou^a venir chasser de haut en bas un pistdn débouchant aU dessus du levier de décrochage D. ^
- Sous l’action d’un ressort, Y, enroulé sur son axe pivotage, ce levier bute contre une équerre Q limita^ ainsi le déplacement de bas en haut. Montés sur le m axe, 5 leviers d’accrochage verticaux G, pourvus partie inférieure d’un retour d’équerre à angle vif, placés en regard de chaque touche de manipulation peuvent pivoter autour de leur axe ; des ressorts à b011
- ên>e à leur
- sofl* • ils
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- MANIPULATEUR GRUNENWALD
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- Z emprisonnés dans une réglette les forcent à se déplacer *ta droite à gauche de façon à venir en prise par leur bec *Vec une iame d’acier portée par la touche correspondante.
- tige rigide h solidaire d’un bras vertical du levier de décrochage, limite leur déplacement de droite à gauche. L°rs de l’attraction de l’armature de l’élect'ro de cadence, Cette tige agit sur les 5 leviers d’accrochage et les repousse gauche à droite jusqu’à ce qu’elle vienne buter elle-^eme contre une vis de réglage X.
- C’est une-disposition analogue à celle du rappel des leviers de transmission du retransmetteur automatique Chattelun.
- Les 5 touches du manipulateur pivotent autour d’un axe c°mmun O supporté par des tourillons fixés sur une semelle de laiton S qui constitue la base du manipulateur. Le levier de la touche est pourvu d’une lame dtacier a dont ^ous avons déjà parlé plus haut : elle sert à l’accrochage de la touche. De plus, fixé sur ce levier, dont il est isolé etactriquement, se trouve le ressort contact de transmission.
- extrémité libre, revêtue d’un contact d’argent, peut Se déplacer dans un plan vertical entre les deux réglettes, travail à la partie supérieure, repos à la partie inférieure.
- ressort antagoniste de la touche, E, sert en même temps ^ ta communication avec un segment du secteur de transmission du distributeur desservi par ce clavier. Le fonc-ttannement est très simple. Au repos la lame a de la touche s ^Ppuie contre la paroi verticale du bec du levier d’accro-c^age. Si on appuie sur la touche qui fait saillie à l’exté-^ur du carter, la lame glisse de bas en haut et dépasse le bec î à ce moment le levier poussé par son ressort, se dé-Ptace de droite à gauche et glisse son retour d’équerre sous ta lame. C’est l’accrochage. Lorsque la cadence se fait en-tandre, le bras N de l’armature de Pélectro-aimant frappant ta plaque de réglage du levier de décrochage D, imprime à Celui-ci un mouvement de haut en J^as se traduisant par un
- Télégraphie^ Baudot
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- déplacement de gauche à droite sur la branche verticale ^ levier : celui-ci par la tigq h entraîne dans son mouve#1® les 5 leviers d’accrochage, libérant ainsi les lames A > 1 touche, sous l’action de son ressort antagoniste, reprpn alors la position de repos. C’est le décrochage.
- Fig. 2 24.
- Sur la semelle S sont fixées les larges de prise de °0^ tact m, les montants du système d’accrochage et de dé°r^ chage, les supports des réglettes de travail et de repos» . points d’appui d’une barrette limitant en hauteur les placements des touches. Le pcianipulateur est protégé s sa face antérieure par une plaque T montée sur la sein0 Elle est percée à sa partie inférieure de cinq ouvert^ pour le passage des touches ; à sa partie supérieure
- porte le bouton B qui. permet d’abaisser un piston à rosS°
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE 531
- lQgé dans l’épaisseur de la plaque ; celui-ci sert à bloquer le manipulateur dans son carter.
- Le manipulateur peut aussi se placer dans certains socles traducteur système Grunenwald spécialement agencés Pour former carter et prise de communications. La fig. 224 Centre un socle de ce genre pourvu du manipulateur. La cadence n’est plus donnée électriquement. C’est le mouvement de la manette de lancement de la roue des types qui la donne à l’opérateur ; celui-ci est aidé d’ailleurs par le décrochage des touches qui lui permet de sentir sous les doigts si le moment est propice h l’émission des courants. Le décrochage est provoqué par un piston dont le muuve-ment de va et vient est commandé directement par la rotation de l’axe principal du traducteur qui porte à cet effet Une came placée près du toc d’accrochage de la roue d’im-Pression.
- TRANSMISSION AUTOMATIQUE
- Généralités. — On appelle automatique un procédé d expédition mécanique des combinaisons du code. En général le système comporte deux organes : le perforateur et le transmetteur automatique. Le premier de ces appa-î>eds sert à enregistrer les combinaisons constituant le télégramme, au moyen de perforations pratiquées dans uUe bande de papier de consistance appropriée. Introduite duns le transmetteur, cette bande guide le fonctionnement de l’organe en imposant successivement à ses ressorts-c°ntacts les positions qui correspondent aux combinaisons Qu’elle a reçues elle-même. Le transmetteur est rattaché distributeur comme un manipulateur ordinaire.
- Le procédé n’est pas particulier au Baudot ; il a d’abord 8té appliqué à l’appareil Wheatstone et maintenant tous
- les
- systèmes anglo-américaips et allemands dérivés^du
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- Baudot, tels que le Murray, le Western Electric, le Sie®eIlS par exemple, en sont pourvus.
- En France, le premier système de transmission auto matique appliqué au Baudot date de 1903. Il est dû a J. Carpentier, le constructeur dont l’aide fut si effi°ace pour la mise au point et le perfectionnement du Baudot' Depuis, un autre système a été imaginé et réalisé Paf M. Chattelun, mécanicien principal, sous les directif de M. Lesafîre, Directeur du Service des appareils Baudot
- Avantages et inconvénients. — La manipulation nuelle n’exige qu’un matériel très simple et peu encombré ’ mais elle ne permet pas d’obtenir le rendement maxinuû11 que peut fournir le système Baudot. En effet, à la vit^sS® réglementaire de 180 tours à la minute, un secteur Bau
- dot
- ce
- est capable d’émettre 10.800 combinaisons à l’heure qui, en prenant pour étalon le mot moyen de 5 lettreS plus un blanc, pour l’espacement des mots, représeute 1.800 mots à l’heure. Or la plupart des bons manipula11^ ne dépassent guère 1.200 mots à l’heure : il y a donc
- fêt®
- du
- perte de rendement de 30 %. Ce déficit est dû aux ar inévitables dans la manipulation, soit pour enlever pupitre les télégrammes transmis, soit à cause des heSl^
- tâtions dans la lecture d’un texte mal écrit, soit pour
- diverses opérations d’écriture, inscriptions au procès-ver mention de l’heure de transmission du message,
- bal*
- de'
- enfin pour rechercher les télégrammes objets d’une mande de rectification ou de répétition. D’autre part) transmission manuelle astreint l’opérateur à la sujét^ constante de la cadence et la fatigue survient assez ? ^ quand il faut soutenir un travail continu de plus*6 heures.
- La transmission automatique permet d’obtenir le re^, dement maximum sans fatigue excessive, l’agent prép°
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE
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- ^ préparation du travail pouvant prendre aisément une ^nce assez grande sur le transmetteur pour pouvoir Pr°céder aux rectifications et autres opérations acces-s°lres qui accompagnent l’expédition des correspondances, que le conducteur reste un seul instant inutilisé ; fleurs la préparation peut être conduite plus ou moins a la convenance de l’opérateur. Si celui-ci est insuffi-8^ïiment exercé, on peut employer un deuxième opérateur P°ur desservir le même secteur ; si, au contraire, l’opé-f^teur est très habile, il pourra alimenter à lui seul deux jeteurs de transmission, car il sera capable, dans ce cas, e Préparer 120 télégrammes à l’heure.
- Enfin ce procédé donne le précieux avantage de pouvoir ^gmenter ou diminuer la vitesse de transmission. Jusqu’à Posent1 le taux de vitesse était maintenu à 180 tours eàviron afin que le rythme de la transmission fût le même toutes les installations ; ceci dans le but d’éviter les nficultés très grandes qu’éprouvent les manipulants pour Passer d’une cadence à une autre d’un rythme différent.
- Ees essais ont démontré que les appareils pouvaient apporter une vitesse maxima de 300 tours à la minute ^vec une marge de sécurité d’environ 20 tours. On voit dans ces conditions le rendement actuel pourrait être ^ûgmenté de 66 %. En dehors de la complication qui ^sulte de l’emploi d’ organes plus nombreux et du prix e devient des appareils, l’inconvénient principal de la imposition préalable des télégrammes au moyen de ^ades perforées, c’est le retard que subissent les messages °kjets d’une rectification, cette rectification devant at-^ePdre pour être expédiée, que toute la bande déjà préparée soit passée dans le transmetteur automatique. Mais ^ semble bien que l’inconvénient puisse être atténué dans Urie large mesure, sinon éliminé, par une organisation c°uvenable.
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- Innovations et perfectionnement^
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- SYSTÈME CARPENTIER
- Perforateur. — Le perforateur Carpentier se oomp08® d’un clavier analogue à celui d’uné machine à écrire» pouvant mettre en action soit un mécanisme de perfo* ration d’une bande de papier spécial pour la transmise10® automatique* soit un manipulateur pour la transmission directe, k ' la manière ordinaire.
- Perforation. — Chaque touche du clavier est solidaff* d’un peigne G (fig. 225) maintenu au repos par un ressort
- Fig. 225.
- antagoniste ; quand une touche est enfoncée, son mofl' vement de descente est limité par la butée inférieure Y* Tous les peignes sont entaillés latéralement de façon & ménager un plus ou moins grand nombre de saillies, cin<î au maximum, sans compter l’inférieure qui a une fonction spéciale. Ces saillies diversement disposées correspondent aux émissions de travail du code Baudot ; elles traduisant en combinaison de ce code le caractère figuré sur la touche
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- TiuNSitfiSSIOiN AUTOMATIQUE
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- ^ agissent, quand on enfonce le peigne, sur un jeu de 5 Volets superposés V. Ceux-ci sont indépendants les uns 4es autres et enregistrent par leur déplacement la combinaison transmise par le peigne actionné. Chacun des volets t'értiinande, à son tour, par une articulation, un levier întfermédiaire M. Il y a donc B de ces leviers (la figure 22b représente que celui du volet supérieur) et ils reproduisent la combinaison enregistrée par les volets. Les éviers intermédiaires agissent sur un autre jeu de leviers Portés par un chariot A ; ce sont les percuteurs F. Chaque levier intermédiaire commande le percuteur correspondant et le fait basculer autour de son axe de telle façon que l’ex-trémité opposée se relève et vienne se placer en face d’un Poinçon de perforation K. Il y a cinq leviers percuteurs autant de poinçons •
- Le chariot de perforation A se déplace sur une glissière lorsqu’il est actionné en avant ou en arrière par une bielle ^pendant d’un excentrique X. Quand le chariot est tiré droite à gauche (voir fig. 225), les percuteurs relevés vien.nent frapper les poinçons correspondants et ceux-ci, Pur leur extrémité taillée en double biseau traversent la l^nde en y découpant un trou carré ; les percuteurs non Actionnés par les leviers intermédiaires glissent sous leur Poinçon sans l’atteindre. Le jeu de l’excentrique ramène eusuite le chariot de gauche à droite ; les poinçons se Souvent replacés dans leur position de départ par une Sa-illie du chariot pénétrant dans une entaille dont tous cos organes sont pourvus. Au moment où le chariot arrive ^ f°nd de course dans son mouvement de recul, les extré-^tés droites des percuteurs rencontrent un plan incliné ^ les relève et par suite, abaisse la partie située en regard
- des
- de
- poinçons : les leviers reprennent ainsi leur position ^epos.
- *> n>rce nécessaire à la projection du chariot est fournie
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- 536 innovations et perfectionnements
- par un moteur électrique d’un quarantième de placé sous la table et agissant, par une courroie de tra»s' mission, sur une poulie N à double gorge, l’une plsd® l’autre en forme de V. Cette poulie est folle sur l’axe excentriques, mais cet axe lui-même est solidaire d’à0 levier d’entraînement S (fig. 226) auquel est fixé un ruba®
- passant dans la gorge plate de la poulie double et se ^ tachant à un autre levier tenseur L, libre sur l’axe- u ressort r tend constamment à ramener le tenseur coatr^ le levier d’entraînement, mais ce mouvement ne Peu s’accomplir tant que le taquet t que porte ce levier est re tenu par le doigt d du levier d’embrayage B. Le mote tourne en permanence et son mouvement tend à se muniquer au levier d’entraînement par le la gorge plate exerce sur le ruban, mais ceci
- frottement <1
- résal»*
- Ck nmir rt
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- tfUNSMISSION AUTOlUTIQOE ttf
- détendre davantage encore le ruban et de diminuer la fiction de celui-ci sur la gorge. Dans ces conditions, le ^evier d’entraînement, l’axe des excentriques et le chariot perforation restent au repos. Il en est ainsi tant que le
- 0lgt d du levier d’embrayage s’oppose au déplacement u levier tenseur L. Lorsqu’on abaisse une touche quel-c°aque du clavier, le peigne de celle-ci agit par sa saillie Inférieure sur une barrette transversale commune à tous. 8 peignes et commandant le levier d’embrayage B ; ce ernier pivote alors autour de son axe et son extrémité bre se relève (position pointillée de la figure 226) libérant e levier tenseur qui, sous l’action du ressort r, se rapproche ü levier d’entraînement en tendant le ruban et en l’appliquant fortement sur la gorge plate de la poulie double, ^ qui établit la liaison mécanique de la poulie et du levier eutraînement. C’est l’embrayage. Cependant les deux eviers sont encore incapables de suivre l’impulsion du bioteur, parce que le taquet du tenseur a rencontré une euxième saillie C du levier d’embrayage. Ce dernier obs-tacie ne s’efface qu’au moment où la touche est lâchée Par l’opérateur, c’est-à-dire quand le levier B revient au fePos. Dès lors l’excentrique qui fait corps avec le levier ^ eatraînement, participe au mouvement communiqué Pbr le moteur et le chariot de perforation est projeté en ^nt ; les poinçons correspondant aux leviers percuteurs Actionnés par la touche sont en même temps lancés avec vf°lence et viennent transpercer la bande de papier en-te§istrant ainsi la combinaison représentée par la touche *rappée. Les courants de travail sont.seuls traduits par ^es trous carrés.
- Après une révolution complète, lorsque les leviers ten-ïeürs et d’entraînement reviennent à leur position pri-^tive, le tenseur bute contre le doigt du levier d’em-krayage et s’arrête tandis que le levier d’entrainement pour-
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- 53$ INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- ' lî
- suit son mouvement jusqu’à cë qü’il soit arrêté p^r
- tension progressive dû ressort r ; Ceci, d’ailleurs*
- déter-
- ulie
- mine le relâchement du ruban et la liaison avec là p° double est rompuëT C’est le débrayage.
- * rlé*
- Progression. — L’axe des excentriques commande m pendamment du bras du chariot, tin levier de progresS^ •P, qui, par l’intermédiaire d’uti cliquet et d’tiîi rochet » agit sur un cylindre qui entraîne la bande perforée d valeur constante ; un cliquet dë retende placé à là paftie inférieure empêche toute régression. La batide est f°f' tement appliquée sur le cylindre dè progression p#r compresseur réglable.
- U#
- Transmission directe à l’aide du clavier alphabétisât ^
- A condition de frapper les touches en cadeneë, ofl Ve transmettre directement les combinaisons comme af, le clavier ordinaire. A cet effet, lés cinq leviers inter#1 diaires agissent également par le moyen d*uti appendj^ coudé, sur cinq Supports basculants D (fig.225i), enmàti^ isolante et pourvus de deux ressorts de contact I et * ’ le premier, le pltis lüiig, porte Sur un bütoir-contact r1 dans une équerre métallique isolée R, reliée à la pris# courant de travail, c’ëst la réglette de travail de ee U18 tiipülatëur ; i’auirë ressort, lë pltis court, apptiié stif ^ butée inférieure communiquant électriquement avec Segment du secteur de transmission (2e couronne). L’électr8 aimatit dé cadence est ert E 5 il actionne une armât1#8 , cOüdée deux fois. Quand l’armature' est attirée, le coà inférieur repousse une lame-ressort H percée d’un tf0^ Au moment bu un lfeviër intermédiaire est actionné,
- Support bascülant intéressé est soulevé par son aj dice et Uiî tétOn que porte celui-ci vient s’engager da# l’ouverture de la lame H. C’est l’accrochage. Le
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE 5â§
- patent du support fait fléchir davantage le ressort con-^ tandis que le second ressort accouplé I passe du ^utoir de repos au butoir de la réglette T reliée à la source courant de travail. Le décrochage du support bas-^uWt s’opère lorsque l’électro-aimant de cadence fonc-ïine : c’est le coude inférieur de l’appendice de l’arma-çre qui, éloignant la lame-ressort H libère le support. e dernier revient au repos sous l’effort du ressort con-°t J 'précédemment fléchi, quand le support a pris la ^Osition de travail. Le ressort-contact J remplit donc élément le rôle de ressort antagoniste du support bas-Cüiant.
- f0?û Passe à volonté de la transmission par bande per-ree à la transmission directe en cadencé, à l’aide d’un ^CQrrmtateur multiple opérant les liaisons électriques ^cessaires, c’est-à-dire reportant les communications, s ressorts contacts et de l’électro de cadence du mani-ateur aux ressorts contacts et à l’électro-aimant du ^metteur automatique.
- g. *r«nsmetteur automatique. — L’organe de la transmis-11 comprend cinq leviers sélecteurs et cinq leviers trans-!» tteurs ; les uns et les autres sont mis en action par b^mature d’un électro-aimant. A chaque révolution des t ais du distributeur, un segment de la troisième cou-^ ae rattaché à l’électro-aimant est mis en relation la batterie locale ; le segment est choisi de telle façon ^ h soit parcouru par le balai de sa couronne (la 3e) lors-^ celui de la deuxième couronne vient de quitter le ernier (jes cjnq segments du secteur de transmission. En ^ ce segment est situé comme ceux qui servent au des retransmetteurs automatiques. L’armature de - e°tro-transmetteur est articulée sur deux bras B (fig. 227 ) e Part, et sur deux autres bras G, d’autre part. Entre
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- INNOVATIONS RT PERFECTION N R.il FNTS
- ces deux derniers se trouve un axe commun aux cinq
- le*
- bras
- en
- viers sélecteurs S. Un ressort à boudin accroché au le plus court du levier sélecteur tend constamment a relever le bras le plus long et à porter vers le haut ull^g pendice terminé par un double biseau. C’est l’organ6 sélection. La bande perforée passe au-dessus des cinq viers et vient leur présenter ses perforations.
- ,s c H
- Fig. 227.
- Les leviers transmetteurs K ont à peu près la f°r^e d’une croix ; le point de pivotage est à la partie inféré ^ du bras vertical ; la partie supérieure de ce bras p°sse
- cnl®
- un retour d’équerre surmontant l’extrémité de la 1°^^ branche dû levier sélecteur correspondant, ce qui evaVe.,$
- g ofl
- ce dernier de s’élever. Les bras horizontaux servent, de butoir lorsque le levier est rappelé au repos paf ressort antagoniste, l’autre de suppport à un ressort à deux branches d’inégale longueur et isolé électriqu®1110^ du levier transmetteur. Les extrémités recourbées branches du ressort appuient au repos, l’une sur un® glette, l’autre sur un plot placé au-dessous et peuVe
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- TRANSMISSION AUTOMATIQUE
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- î
- a faveur de l’abaissement du levier transmetteur, se Placer verticalement vers le bas, la branche supérieure v^nt prendre la place de la branche inférieure sur le ^ 1 et celle-ci glissant sur une autre réglette située plus ^s* Il y a une rangée horizontale de cinq plots placés ejHre les deux réglettes ; l’ensemble est encastré dans une future en matière isolante. La réglette supérieure est relation avec la prise de courant de repos, l’inférieure, ^Ve° la prise de courant de travail et chacun des plots fVec un segment du secteur de transmission du distri-üteur (2e couronne).
- fonctionnement est le suivant. L’attraction de l’ar-^ture A lorsque l’électro-transmetteur est excité, dé-ace celle-ci de droite à gauche (voir fig. 227 ) déterminant Mouvement semblable des bras suspenseurs et, par Jbte, des ieviers sélecteurs qui se déplacent de gauche à ^f'°ite en se dégageant du retour d’équerre des leviers ^usrnetteurs. Ainsi libérés/les sélecteurs, sous l’effort 6 leurs ressorts antagonistes, tendent à se soulever ;
- ce mouvement ne peut s’effectuer que si une perfo-^ffion de la bande se trouve en regard du biseau du sé-®°teur ; dans le cas contraire le levier est retenu par la ^de. La tension des ressorts antagonistes des sélecteurs esI Lès douce afin que les biseaux ne crèvent pas la bande, sélecteurs qui ont pu s’élever sont venus se placer ns le prolongement du retour d’équerre de la branche ^rtieale de leur levier transmetteur respectif.
- Quand l’excitation de l’électro-transmetteur cesse, l’ar-^ture est ramenée au repos par son ressort antagoniste ^ les leviers sélecteurs sont repoussés par le bras G de
- fo.
- du
- 0lte à gauche. Ceux dont le biseau a traversé une per-ration et qui, en conséquence, sont dans le prolongement
- retour d’équerre de leur levier transmetteur, poussent derniers de droite à gauche, ce qui fait descendre les
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- ressorts contacts et met le plot correspondant en rela*10 avec lâ réglette de travail. Les sélecteurs dont le bl6e n’a pas trouvé de perforation et qui, par suite, n’ont effectuer un mouvement de bas en haut, glissent, l°rS. rappel de l’armature, sous le retour d’équerre de leur lev transmetteur et ce dernier reste immobile ; les ressort contacts de ces leviers demeurent donc en position et c0îl tinuent à relier électriquement leur plot respectif a* la réglette de repos. ^
- La bande perforée progresse d’une quantité consta chaque fois que l’armature est rappelée au repos par ressort antagoniste. Ce sont les biseaux sélecteurs reje^g qui produisent ce mouvement lorsqu’ils sont chasses droite à gauche par le bras C ; le ou les biseaux ayaat ? traverser la bande à la faveur d’une perforation entrai*1®^ celle-ci dans leur mouvement vers la gauche, ce qui arB . en place une nouvelle combinaison pour la sélection s vante. L’attraction de l’armature produisant un vement inverse du premier, les biseaux précédem^ engagés sortent des perforations et glissent sous la ba11 sans l’entraîner. C’ést pour faciliter cette opération 4 la déclivité droite du biseau est plus étendue que la gatlC^ D’ailleurs la bande ne peut effectuer aucun mouveme^ rétrograde en raison de la forme particulière du volet qui exerce, en outre, une pression douce sur la bande*
- Il résulte de cette disposition, qu’il n’est point bps de perforer une ligne spéciale de trous, ou d’employer papier préalablement perforé pour obtenir la progrès^ de la bande comme dans les systèmes similaires ang1alSt américains ou allemands. ju$
- Dans le cas où il ne serait pas possible d’affecter P d’un segment de la troisième couronne à la comnaa*1 ^ de l’électro-transmetteur, il serait à craindre, étant don la force attractive qqe doit dévelppper l’électro, que
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- ^°P brève pour actionner l’armature. Le ba-j^Gler H a précisément pour fonction de suppléer à cette °u%anpp. Dans ce but, il est pourvu d’un appendice ^tituant une armature secondaire beaucoup plus lé-f e et possédant une inertie mécanique moins grande iUe l’armature 4- Le flux magnétique développé à la fin 1 émission d’un seul segment de la troisième couronne n^éjà très suffisant pour attirer cette armature secon-*re ; le balancier se déplace alors et vient fermer un cir-comprenant la batterie des fonctions locales et l’élec-t.°‘^mant transmetteur. L’aimantation des noyaux con-j, üe donc à sp développer jusqu’à ce qu’elle détermine ^fraction de l’armature principale. Arrivée à fond de Urse> l’armature bute sur une saillie de l’armature se-
- tya:
- ^aire et repoaso.
- :re ; ce np.ftuYement en-
- ^ lrie celui du balancier qui rqmpt Je contact de la bqt-locale et l’armature est rappelée au repos, k 1 la bande se trouvait retenue Jors de son passage dans |, transmetteur, ce qui occasionnerait un tirage anormal, lancement dans le transmetteur ne pouvant plus se dame, les mouvements des biseaux sélecteurs r»s-“taient d’endpmmager les perforations de la combi-
- nais
- «et
- n
- Prat
- en arrivée en jigne pour la sélection. Pour obvier à ^cpnvénient, on fait passer la bande sur un cylindre
- ub guide porté par que manivelle* Dans une entaille
- 5> 1(!uée suivant une génératrice du cylindre R yient i Usager le retour d’équerre d’un levier plat J, articulé C *** inférieure sur un sabot L dont l’extrémité -l'a pourvue d’une déclive se termine par une face plane jj, et se place au-dessous du prolongement de i’a*e ^culatjon du suspenseur • B. p ^ la tirage de la bande est faible, le cylindre R, par le ' ds de son guide reste dans la position de la figure et
- k le
- Vler J est relevé et soutenu par le bord de l’entaille
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- du cylindre ; d’ailleurs un ressort-lame fixé à la Par
- artie
- ssiofl
- le
- inférieure du sabot L exerce sur le levier J une pre de bas en haut. Dans ces conditions le sabot laisse libre mouvement de rappel de l’armature. Lorsque le ttfa$e de la bande devient plus énergique, il développe à aa moment donné un effort suffisant pour soulever la fl1*1111 velle du guide et le ressaut supérieur de l’entaille du
- lindre venant s’appuyer sur la tête du levier J, lui impr.,I1(1 un mouvement de haut en bas qui, transmis au sa ’ lui permet de présenter l’extrémité abrupte de sa de vité au prolongement de l’axe de l’articulation du s penseur B et, par suite, de caler l’armature sur traV^ en lui laissant cependant un jeu très réduit. Il s’eus que les sélecteurs sont ramenés sous la bande et que ' mouvement ayant une amplitude très faible, ils ne PeU'6ja endommager les perforations. Dès que la tension de bande redevient normale, le guide du cylindre R Te^oïl^. par son poids, le levier J et, par suite, le sabot b, viennent à la position primitive : l’armature étant bloquée reprend l’amplitude normale de son mouventf ^ Si le tirage se produisait quand l’armature est au reP -,j elle pourrait quand même prendre sa position de trava^ en glissant sur la déclive du sabot et en forçant ce dera à s’abaisser légèrement : ce mouvement est rendu p°sSl ^ par la longueur de l’ouverture inférieure du levier J P laquelle il s’articule sur le sabot et aussi par la flexion ressort de ce dernier. Le retour en arrière de l’arm» ne peut se produire parce qu’elle vient buter alors sur bout du sabot, comme nous l’avons indiqué plus ua .j Le bloquage ne s’effectue que dans la position de traV^0 de l’armature, c’est celle qui correspond à la position repos des ressorts-contacts ; la combinaison des cinq c ^ rants de repos est donc émise sur la ligne pendant tout6 durée du bloquage.
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- transmission automatique chattelun
- Considérations particulières. — La caractéristique du système de transmission automatique Chattelun, c’est a commande électrique du perforateur par le clavier de Manipulation. Ces deux organes sont d’ailleurs indépendants et leur relation s’établit au moyen de câbles s°uples munis de mâchoires. Le clavier transmet méca-Mquement les combinaisons à un manipulateur à cinq huches placé à sa partie inférieure ; ce dernier les traduit en combinaisons de courants et les émet dans le perfo-Mteur. Il résulte de cette disposition particulière que le Perforateur est susceptible d’être mis en action par un Manipulateur ordinaire ou un retransmetteur automa-hque ; bien mieux, un traducteur ordinaire pourvu de Mssorts-contacts actionnés par ses leviers aiguilleurs, peut Servir au même usage et donner, en même temps que la . ande imprimée ordinaire, une traduction sur bande per-0rce utilisable pour une transmission automatique à un *Mtre poste ou même, très simplement, pour reproduire
- des
- copies du message enregistré par le traducteur.
- Cette conception très ingénieuse donne au système une ^Hde souplesse et lui permet de s’adapter à tous les cas se rencontrent dans la pratique.
- Clavier de manipulation. — Le clavier présente le même ^ci que celui de la machine à écrire. Il comprend 43 üches réparties sur cinq rangées dont la plus extérieure comporte que les touches du blanc des lettres et du M*c des chiffra C’est la même disposition que celle du cMvier de Carpentier.
- Télégraphie Baudot- 35
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- Chaque touche est solidaire d’un levier courbe en acier B (fig. 228.) pivotant autour d’un axe X, commun à tous les leviers, et pourvu d’un peigne P représentant, par des saillies, les courants de travail et par des creux, ceux de repos ;> le peigne reproduit ainsi la combinaison Baudot correspondant au caractère figuré sur la touche. La p°* sîtion de repos des leviers est assurée par un ressort J* Au-dessous des peignes et perpendiculairement aux 'levier3
- Fig. 228.
- de touches sont disposés cinq cadres C, pouvant tourne*1 également autour de l’axe X et *maintenus contre une tig0 de butée n par''l’effort- du ressort antagoniste S. Les cadre* peuvent agir à leur tour, par un doigt d (la figure 228-a0 représente que le doigt du premier cadre à gauche) sur cinq leviers L solidaires de ressorts-contacts F qui produisent la combinaison du peigne et des cadres. Le* ressorts contacts s’appuient, suivant le cas, sur la réglet# de travail T ou sur celle de repos R. Les courants étfi3 passent par des fils G réunis dans un câble souple à #a choire et sont dirigés sur le perforateur ou directement ' sur le distributeur, car le clavier constitue une machine à transmettre pouvant se substituer au clavier ordinal# à cinq touches.
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- MO
- Quand le clavier commande le perforateur, la réglette de travail est seule reliée à un pôle d’une source électrique dont l’autre pôle est rattaché aux électro-aimants du perforateur. Dans le cas de la transmission directe sur le distributeur, les réglettes sont mises en relation avec les Prises négative et positive des batteries de ligne. La cadence est donnée par l’électro-aimant E dont l’armature peut être bloquée par une came K lorsqu’on travaille sur fa perforateur . Un système d’accrochage est prévu dans ta cas de la transmission en cadence. Il est réalisé de la façon suivante. Le levier L est pourvu d’un retour d’équerre contre lequel s’applique l’extrémité supérieure d’un cliquet K sous la pression d’un ressort-lame r. Il y a autant de caquets que de leviers, c’est-à-dire cinq. Tout levier baissé d’un côté par son cadre se soulève de l’autre et fa cliquet d’accrochage qui lui est affecté se déplace de droite à gauche et se glisse sous l’extrémité du retour d’équerre, ce qui cale le levier L et, par suite, son ressort-c°ntact, dans la position de travail jusqu’au moment où fa cadence fonctionnera. En effet, l’armature étant attirée;
- partie supérieure se portera de gauche à droite et les Piquets d’accrochage en prise' ayeç les leviers L seront Amenés vers la droite également par la réglette g solidaire de l’armature et les leviers b accrochés seront ainsi Obérés.
- ka transmission en eaclence par clavier alphabétique Présentant quelque difficulté et, d’autre part, comme il ÇBt très facile de substitue? à cet instrument un clavier ^dinaire, grâce aux prises par mâchoires, le dispositif dé transmission en cadence parait appelé à disparaître.
- Perforateur. — L’organe comporte cinq électro-aimants ** (%. 229), disposés en éventail sur une plate-forme mé-i^ique avec laquelle communique électriquement une
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- des extrémités de leur enroulement, l’autre G, étant rat* tachée à une mâchoire pouvant être reliée aux ressorts contacts d’un manipulateur ordinaire, ou d’un clavier alphabétique, ou d’un retransmetteur ou, enfin, d’un tra* ducteur spécialement agencé à cet usage.
- ,Un sixième électro-aimant M sert à une perforation spéciale et à la progression de la bande dans l’appareil- Sa sortie est en communication avec une vis isolée V, tandlS
- Fig. 229.
- que l’entrée est en relation permanente avec le pôle P^ sitif, par exemple, de la source électrique „ fournisse1 l’énergie nécessaire au travail du perforateur ; le maSS est d’ailleurs lui-même relié au pôle négatif de la son par un contact électrique constitué par un ressort-lame et un plot / isolé du reste de l’appareil. Quel qne l’organe de commande du perforateur, clavier alpha tique, manipulateur, etc., le déplacement d’un ress . ^ contact de ces derniers sur le plot de travail ferme le cuit de la source à travers l’élecro-aimant E correspond^ Ainsi excité, celui-ci attire son armature A et le levier
- • • . c; rtl)l
- qui en est solidaire. Ce levier s’abat sur un poinçon ^ 80us le choc découpe un trou dans la bande arrivant P
- la glissière J et sortant par l’ouverture b. Le jeu
- de l’*r
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- Nature est réglé de telle sorte que le levier fournisse une course assez grande avant d’atteindre le poinçon ; on obtient ainsi, en utilisant la vitesse acquise une perforation eri coup de fouet.
- Dès que l’excitation de l’électro-perforateur E cesse, c’est-à-dire dès que l’opérateur abandonne la touche du davier, le levier L est rappelé au repos par son ressort Antagoniste T ; il en est de même du poinçon S grâce à ^action du ressort-lame e.
- Il y a autant de poinçons que d’électro-perforateurs et les leviers L de ces derniers convergent tous vers le Passif de l’emporte-pièce.
- L’électro de progression M est mis en action par le déplacement de n’importe quel levier L. A cet effet, ceux-ci Partent un doigt d servant tout à la fois de guide et de larmeur d’un contact électrique entre le ressort n et la isolée V. Quand le levier s’abat sur son poinçon correspondant, le doigt ne soutenant plus le ressort tz, celui-01 vient au contact de la vis V et ferme le circuit de l’électro-Perîorateur de progression. Un levier P portant l’arma-ture a de cet électro-aimant et pourvu, en outre, à son extrémité libre d’un cliquet de progression B, agit sur le r°chet Y. Lors de l’abaissement du levier P, le cliquet Süsse sur le dos d’une dent et va se mettre en prise avec ^ dent suivante. Le rappel du levier P a lieu quand les éviers de perforation reprennent leur position de repos eA coupant, par le soulèvement du ressort n, le circuit l’électro de progression M.
- Au rappe1 du levier, le cliquet fait tourner le rochet de Ia valeur- d’une dent dans le sens de la flèche, et la roue ^entraînement H tire sur la bande, en avant, d’une quantité toujours égale, de façon à présenter sous les poinçons ^ nouvel emplacement pour la perforation subséquente.
- Afin d’éviter que les électro-perforateurs soient ao-
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- INNOVATIONS BT PERFBCTlONNfâiENTi
- tionnés pendant la progression, un ressort pourvu d*utt ergot faisant office de cliquet de retenue, rompt lé cOtt* tact avec la vis / quand le rocket effectue son ïnotivem’éftt, les circuits de tous les électro-aimants dé l’appareil, Ve*' foration au progression, sont coupés et aucune côîûki* naison né peut être enregistrée avant la fin de l’avâfi’ cernent dé la bandé.
- Transmetteur automatique. —- L’appareil Se composé cinq leviers D (fig. 230) du même modèle que Ceux du re*
- â-WWWWV
- transmetteur automatique Lè suffire et Chattelun ; les br^ coudés G de ces leviers sont maintenus au repos par ^ appendices n d’un Jeu de cinq leviers ÎV commandant e déplacement des aiguilles Sélectrices S ét monté sur cadre-support K. ; les leviers et lé cadre pivotent autour du même axe fixe q. Le fonctionnement de l’appated e$^ déclanché par les mouvements de l’armature À de l’élcctr0 aimant E. L’armature tourne autour de l^axe O eommau aux cinq leviers transmetteurs D et elle est pourvnïé d a bras L articulé, d’une part, avéc un cliquet dé progrès3*0*1
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- AiiüiU
- ^ e*> d’a«fcre part, avec le levier commandant le oadre-Su$f*rt K.
- ^La %we représente l’armatere dans sa position de c’est-à-dire au contact des noyaux de l’électro-’jHrateur ; les aiguilles sélectrices sont maintenues au-r^ous de la bande perforée par l’a'ction du ressort à üdin entourant le levier F et qui fait appuyer le cadre-apport K sur sa vis de butée V ; les bras coudés C sont ^ au repos sous la pression d’une barrette commune a Gantée sur l’armature et les ressorts-contacts I, fléchis ks plots de la réglette de repos R reliée à la prise de tarant positive.
- L’électro-opérateur est excité par le passage du balai e la troisième couronne sur le segment auquel il est rat-^ché directement ou par l’intermédiaire d’un relais : ce ^gnieat est choisi sur la couronne comme s’il s’agissait Uïl contact de cadence. Dès que l’excitation cesse, l’armature est ramenée au repos par son ressort antagoniste °ontre la vis de butée X. Ce mouvement détermine la Agression de la bande perforée et, quand l’opération est achevée, la sélection et la commande consécutive des î>ess°rts-contacts.
- La progression s’opère sous l’effort du cKquet U poussé e Las en haut par le bras L ; le rochet Y entraîné tourne ^ns le sens de la flèche et la roue de progression H, dont es saillies pénètrent dans les perforations que porte J a* ^de à cet effet, suit le mouvement et fait avancer la ^nde, de droite à gauche, d’une quantité teHe qu’une ^nibinaison de trous se présente exactement aux ai-sélectrices. Le cliquet de retenue Z empêche toute *egression . Pendant la plus grande partie de l’élévation - ^ Lras L, le cadre-support K n’a pu bouger parce qu’il mt maintenu sur sa butée V par la pression du ressort primitivement comprimé par la descente du bras
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- J0
- L se détend ensuite progressivement à mesure que r bras remonte. Il en est ainsi jusqu’à l’instant où la but^e / qui termine le levier F vient soulever le cadre-suppôt Les aiguilles qui se trouvent alors en face de perforation s’élèvent davantage encore sous l’action du ressort-la^ h et passent au travers des trous de la bande, en faisa basculer leur levier N ; l’appendice n de celui-ci se der° bant sous le bras coudé G, ce dernier, sollicité par s°n ressort antagoniste, se déplace de droite à gauche et p°r son ressort-contact sur le plot de la réglette de travail Les aiguilles qui n’ont pas trouvé de perforation ne peuve s’élever et, par suite, leur levier N et le levier transmette^" correspondant restent en position de repos. Il convié de remarquer que la pression sur le plot de repos dépen uniquement de la force statique du ressort-contact et 0011 de la faible poussée que les aiguilles peuvent exercer soUs la bande.
- La combinaison enregistrée sur la bande perforée eS* donc ainsi reproduite par les ressorts contacts I.
- Quand l’armature est de nouveau attirée, à la révolution suivante des porte-balais du distributeur, le bras L s’abaiss0 le cliquet de progression glisse sur une dent du rochet et vient en prise avec la dent suivante pour préparer la prochaine progression. En outre, la barrette a de l’arma ture ramène en arrière tous les bras coudés déplacés. C’est après ce rappel que les leviers-supports subissent l’eff°r^ du levier F ; jusque-là ils se trouvaient soutenus par ^ leviers d’accrochage J dont le bec inférieur s’était piaC0 au-dessous de leur extrémité droite au moment de leUÏ" élévation précédente ; mais ces leviers d’accrochage sei facent quand la réglette G exerce sa pression sur leUÏ branche horizontale. La chute du levier-support sur sa butée h fait, descendre les aiguilles, tandis que les app011' dices a se reJtëvaai et màm i$e béas oeudée. ,
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- t'RA.’NSMJS^IO.N AÎ.'TOHaTIQI.’Ê So3
- Les cinq ressorts-contacts, les réglettes de travail et e repos, l’électro-opérateur sont reliés à la boîte des cou-du distributeur par l’intermédiaire d’un cordon* s°uple et d’une mâchoire. Cette disposition permet de Substituer instantanément un manipulateur ordinaire au ^transmetteur automatique et vice-versa, le segment cadence servant indistinctement pour l’un ou l’autre °rgane.
- ^ la bande subissait un tirage anormal, qu’elle soit ^ccrochée, par exemple, ou encore adhérente au perforateur qu il n’y ait plus de mou, la progression ne pourrait Us s’effectuer et la même combinaison serait expédiée chaque révolution des balais du distributeur. L’incon-nient est évité de la façon suivante. Un évidement Cl>eüsé dans la platine supérieure de l’appareil contient, H°rté par une chape, un galet M dont le poids applique la ^de dans le fond de la concavité. A cet endroit se trouve ouverture par laquelle peut surgir un doigt dépendant 11 levier en équerre B. Si le tirage se produit, la bande j, 11 eve le galet et le doigt du levier B émerge alors de ^verture sous l’action du ressort antagoniste du levier.
- ^ls ce mouvement a déplace de gauche à droite la branche j, rtlcale du même levier et son extrémité au moment de ^traction de l’armature viendra se poser sur la barrette ’ Moquant ainsi le bras L au bas de sa course et empêchant j conséquence, toute sélection et toute progression ;
- ressorts-contacts étant maintenus au repos, c’est la 1^. Raison des cinq courants positifs qui sera émise sur C !^ne Pendant toute la durée de l’arrêt. Dans le cas où ^ende viendrait à manquer, le même dispositif agirait, alors le doigt du levier B pénétrerait dans une rai-e périphérique creusée dans le galet M.
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- SYSTÈME MURRAY
- Le système de transmission automatique Murray c°f^ truit par la Compagnie Française Creed est un des P . simples qui existent. Possédant peu d’organes ot ceu* étant pour la plupart réglés à la construction, il est d ^ robustesse et d’une régularité de marche remarquable*^ se compose de deux parties : le perforateur et le trans# teùr automatique. Les fig. 232 et 233 en donnent un des^ Schématique ; les pièces ont été déformées pour la dité des explications.
- Perforateur. — Cet organe est commandé par un à. 4 rangées de touches ; celles-ci, lorsqu’elles sont dép
- mées, agissent chacune sur un levier L (fig. 231) qu^ s’appuyer, de haut en bas, sur un ensemble de six barr^^ transversales. Cinq de ces barrettes portent des sa^2), triangulaires disposées sous les leviers de touche (h£* A Qi de façon telle qu’elles correspondent aux courants de r ^ de la combinaison représentant le caractère porté sar ^ bouton de la touche. Ainsi, sous le levier L de la t°uC les barrettes 2 et 4 présentent une saillie. Les levier^^ touche L sont taillés en biseau sur leur tranche infér1®^ et c’est ce biseau qui, forçant sur les saillies représed
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- SYSTÈME mürrày
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- Coiubinaison, déplace de gauôhe à droite les barrettes ^sversales portant ces saillies. Suivant la combinaison, ^ ^ a donc tout ou partie des barrettes déplacées. Cepen-^ sixième est actionnée à chaque frappe ; c’est celle commande un levier F fermant le circuit de l’électro-^ orateur E. Les barrettes transversales en se déplaçant gauche à droite entraînent chacune un levier en
- ’-IvCvé' ^ i%|
- Fig. $32.
- A, imprimant dans ce cas un mouvement de haut ~as à une pièce enclume G. La combinaison se trouve 81 ^présentée par les pièces enclume ; celles qui n’ont été actionnées figurant les courants de travail» les res les courants de repos.
- .a perforation de la bande s’effectue au moyen de six ^Çons d’acier* Gnq d’entre eux, J, se trouvent à la supérieure du bloc de perforation K ; le sixième Y Placé à la partie inférieure ; c’est le poinçon de perfo-
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- ration de la ligne médiane nécessaire à la progressif la bande dans le perforateur d’abord et ensuite, daOs transmetteur. $
- Lors de la fermeture du circuit de l’électro perforâtes par l’action du levier F, l’armature M est attirée ; Ie qui la porte pivote autour du point O, et son extfe opposée, munie du marteau P, vient frapper avec d’une part sur les pièces G qui n’ont pas été tirées le bas par le jeu des leviers en équerre A, et, d’autre P sur le poinçon J'. Les six poinçons découpent dans la les trous correspondant à l’émission des courants de tr de la combinaison et à la progression de la bande.
- DE PROFIL
- -Camman allant à la 2rme couronne
- Fig. 233.
- Le mécanisme d’avancement de la bande est G°^A d’une molette D dont les saillies périphériques s’enga» e dans les trous pratiqués par le sixième poinçon. Il suffd ^ cette molette tourne pour que la bande soit entraînee^ cet effet, un rochet solidaire de l’axe de la molette? ^ commandé par un cliquet R articulé sur le martef^ Quand celui-ci frappe les poinçons, le bec du cliqué sur le dos des dents inclinées du rochet : au moment .
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- SYSTEME MURRAY
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- ^ de frappe est rappelé au repos par son ressort antago-
- ^Stp 1 ~ ., . . .
- m marteau ramène en arriéré le cliquet et celui-ci tire <j) e hochet en le faisant tourner dans le sens des aiguilles montre : la bande avance alors de bas en haut, d’une j» ^ité égale à l’espacement de deux dents de la mollette. ^ conserver la position donnée à la molette et limiter ^gle de rotation, un deuxième rochet monté aussi sur
- h
- j^m.e axe est maintenu par un galet ; celui-ci est porté 8<ir ]Un *ev*er Pourvu d’un ressort qui le force à appuyer % 6 roc^e^- système de retenue se trouve de l’autre |; e du bloc de perforation et n’est pas représenté sur la 232.
- T
- ^ ransmetteur automatique. — La bande perforée est ^gée de haut en bas dans une glissière verticale (fig. 233);
- Passe d’abord devant les aiguilles cylindriques de cinq ^ ers chercheurs C pivotant autour d’un axe et maintenus je ^yen d’un cylindre Y porté par un levier U claveté sur P^me axe qu’un autre levier V tiré de gauche à droite ^ uu ressort antagoniste X. D’autre part, les leviers e^c^eurs, sous l’effort d’un ressort N, poussent^ de bas aut, par un court bras de levier pourvu d’un plot iso-tj, ’ C1nq leviers à 3 branches Z ; ce sont les leviers de tj^Srïlissi°n ; mais cette poussée est combattue par l’ac-,} d’un autre ressort S agissant sur la branche opposée pS ^eviers de transmission. La branche supérieure, per-^ Oculaire aux deux premières, porte des contacts en placés en regard des vis de butée des réglettes T l rdiées elles-mêmes aux batteries de ligne (— et +).
- ^1
- ^pr°greSsion (je ja bande est assurée par un dispositif ^ °gue à celui du perforateur. Le cliquet d’entraînement r°cbet de la molette est porté par le levier U, levier de e8t^i°n et de retenue. Enfin la commande de ce levier °pérée par une bielle i de longueur réglable et solidaire
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- • o 3^)
- de l’armature F de l’électro transmetteur H (fig* ^ lequel est actionné à chaque révolution des balais du tributeur par un courant provenant d’un contai 3e couronne.
- Le fonctionnement est le suivant. L’armature de Vél$c transmetteur étant au repos, lorsque la bande présente perforations aux cinq leviers chercheurs, ceux qult trouvent pas de trous en face de leur aiguille cylind^H terminale, restent au repos ; au contraire ceux qui re^ contrent une perforation y pénètrent sous l’action de ressort N, en soulevant par le court bras de levier inféfie
- Vers contect de £ la 3 C Ie
- VUE EN PLAN
- Fig,234.
- les leviers de transmission correspondants. Ceux-ci tonjj nant autour de leur axe, leur branche ascendante passe la butée de repos à celle de travail ; et comme chacun ces leviers est relié électriquement à un contact du se^® de transmission de 2e couronne, un courant de travaile émis par ces contacts, alors que ceux de ces derniers reil „
- 4 . iljl
- à des leviers de transmission non déplacés, émettent courant de repos. Dès que la combinaison de courant e expédiée sur la ligne, le courant de la troisième couron*16 passe dans l’électro-transmetteur, et son armature P°uSp de gauçhe à droite le levier V ;le levier de progression qui en est solidaire s’élève et ramène en arrière les lev*e '
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- SYSTÈME MURRAY
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- ^ ^^eurs déplacés ; les aiguilles cylindriques sortent de ^ ^iide. En même temps, par suite de son mouvement dation, le cliquet d’entraînement Y pousse le rochet ^ 6 ^t tourner d’une dent, ainsi que la molette : la bande , ^ce alors dans la glissière d’une longueur correspon-A e et une nouvelle combinaison de trous se présente |*t les aiguilles des chercheurs. La position de la mo-^ 6 eS^ assur^e Par un galet de retenue. Quand l’armature 8() eirk au repos, le levier de progression opère de même s l’effort de son ressort X, le cliquet de progression Sse sur le dos d’une dent du rochet et vient en prise ^ <*en*' suivante » les aiguilles des chercheurs sont
- 0lJ ei*ées sur la bande et peuvent y pénétrer de nouveau Q°a suivant qu’elles rencontrent ou non une perforation.
- Fig.235.
- p °^que la bande n’est pas fournie en quantité suffisante ,j)f Perforateur, elle tire et force sur le retour d’équerre , e tige w (fig. 235) articulée sur la face postérieure du k i^^teur ; la tige communique ce mouvement par une ^ 6 légère, c’est un simple fil d’acier, à un loquet Q% descend et bloque l’armature F de l’électro-transmet-
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- innovations et perfectionnements
- teur dans sa position de travail. Il s’ensuit que les aigu\e sont maintenues à distance de la bande ; que la progrès^ de celle-ci n’a pas lieu ; que les leviers de transmit placés sur position de travail sont ramenés au Quand la bande cesse de tirer sur la tige W, le loqu^ blocage de l’armature libère l’armature ; la progrès1
- Fig. 236.
- s’effectue, les aiguilles viennent au contact de la kan<^g donnent aux leviers de transmission les positions impoS g par les perforations de la bande. Le blocage de l’arma peut être aussi obtenu en appuyant sur la tige W de fa<* à la faire pénétrer entre les lames R R' ; mais il faut a la relever à la main pour faire repartir la transmission-Le transmetteur automatique est facilement remplaÇaP
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- SYSTÈME MURRAY
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- L prend ses communications électriques au moyen^d une Prise à 9 broches, sur une pièce vissée sur la table et portant ^es communications fixes (fig. 236).
- Fig. 237.
- Le perforateur est logé dans un carter abat-son formant Pupitre et renfermant le rouleau de bande de perforation 237).
- Télégraphie Baudot.
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- INNOVATIONS ET PEKFECT'ioNNEMENTâ
- ROUE PHONIQUE ET ÉLECTRO DIAPASON
- Généralités. — Le régulateur Baudot, quand il est convenablement réglé, est un instrument donnant une vitesse d’une constance remarquable. Bien que l’opération du réglage de la potence &pit simplement minutieuse et ne pre' sente pratiquement aucune difficulté, il arrive assez souvent surtout dans les stations ne disposant pas de praticiens habiles, que le réglage est mal exécuté et que, par su**0» le synchronisme des distributeurs cm relation est à la mercï d’une variation de l’amplitude de giration du mobile.
- Cette considération jointe à la possibilité de commander directement la rotation des appareils Baudot par un m°* teur électrique a conduit à utiliser comme régulateur une tige d’acier maintenue électriquement en vibration cons* tante et fermant alternativement les circuits de deu* électro-aimants agissant comme inducteurs sur une roue de fer doux présentant des saillies ou dents aux pôles des électro-aimants. Le moteur ainsi constitué est connu sous le nom de moteur Lacour et son induit est appelé roue phonique.
- La tige vibrante commandant le moteur Lacour a été utilisée autrefois dans un système multiplex Morse qul fut en usage en Angleterre, le Delany. Le dispositif a été repris depuis par 1JAnglais Murray et introduit dans sofl systoiïî.© qui û est 8.utrG qu. un À truïisfflLïssi^n au-
- tomatique. Le même auteur a adapté le moteur pfaoniqu® à la cage du distributeur Baudot. Afin d’éviter des àt#*' cultés de mise au point que présente quelquefois la tige vibrante simple quand il s’agit d’équilibrer la vitesse d’uue station par rapport à celle d’un poste correspondant, cet organe a été remplacé dans les systèmes américains dé-
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- ROUE PHONIQUE ET ELECTRO-DIAPASON 563
- rivés également du Baudot, par un diapason à vibration entretenue électriquement. Un modèle a été imaginé, étudié et réalisé par le constructeur Carpentier* Nous en donnons plus loin une description.
- Avantages. — L’emploi de ce système de régulation, bien qu’il soit moins parfait que le régulateur Baudot bien réglé, donne une grande stabilité de vitesse, même si l’on se sert peur alimenter le moteur et la bobine excitatrice du diapason d’un courant industriel variable. Cette stabilité très remarquable est due au fait qu’une variation de 100 0 /G de l’énergie fournie à la bobine excitatrice du diapason ne provoque qu’une variation de fréquence de 0,9 0 /O. Le nombre des impulsions données à la roue phonique ne variant que d’une façon pratiquement insignifiante, le mouvement de cette dernière reste d’une grande régularité. A cet égard, il faut considérer aussi que la roue phonique joue en raison de sa masse le rôle d’un volant régulateur.
- D’autre part, le diapason donne la faculté de parfaire, d’ajuster, la vitesse à la valeur désirée sans arrêter la vibration, c’est-à-dire en marche. On peut suivre, en observant le passage des courants correcteurs sur les secteurs de réception, l’effet de la manœuvre opérée et arriver très rapidement et à coup sûr au résultat cherché. Bien Baieux, en plein travail, si l’on s’aperçoit d’un léger déséquilibre dans l’éeart des vitesses, on peut parfaire le réglage sans interrompre le service et avant que le défaut Be détermine une perte de synchronisme.
- Indépendamment de ces qualités primordiales, le système possède encore trois avantages actuellement très précieux : il ne nécessite pas une instruction très soignée des opérateurs ; il n’exige aucun réglage ; enfin l'entretien des organes est nuL
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- INNOVATIONS et perfectionnements
- Moteur Lacour. — La roue phonique a été imaginé par Paul Lacour, en 1865. C’est une roue de fer doux fondu pourvus d’un certain nombre de saillies ou dents et susceptible de tourner dans un plan vertical passant nar j’axe des noyaux de deux électro-aimants ; quelquefois
- le nombre des électro-aimants est plus grand, mais, dan8 ce cas, ils sont accouplés par paire.
- Le modèle construit par Murray comporte une roue neuf dents (fig.238 ) montée sur l’axe des porte-balais, a la place de la grande roue folle par laquelle est transmis Ie mouvement du socle-moteur dans le type ordinaire. CeS^ la seule modification apportée à la cage du distributeur telle qu’elle est construite en France ; le système correcteur reste donc intact.
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- ROl'R PHONIQUE ET ELECTRO-DIAPASON
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- Les inducteurs sont deux électro-aimants boiteux E, F, fixés sur le socle métallique destiné à supporter la cage. La position des électro-aimants est telle que si deux dents successives se trouvent en présence des pôles d’un inducteur, les pôles de l’autre inducteur seront alors en face d’évidements séparant les dents.
- Supposons que l’électro-aimant de gauche E reçoive une impulsion électrique ; le flux développé dans les uoyaux se ferme par les dents voisines et tend à les amener en face des pôles. Si l’on a donné à l’induit un élan dans le sens de la flèche, les dents 1 et 2 viennent se placer en face des pôles a et b de l’inducteur et les dents 8 et 7 s’éloignent des pôles de F. Si, encore, à cet instant précis on coupe le courant de E et qu’on établisse celui de F, les dents 8 et 9 se placent en face des pôles de ce dernier électro-aimant et les dents 2 et 3 s’approchent des pôles de l’autre, E. En somme, l’élan donné à l’induit sera continué, entretenu, si les ruptures et les fermetures alternatives des circuits inducteurs sont effectuées à l’instant où deux dents successives arrivent en présence des pôles d’un inducteur. Or cette fonction étant remplie par le diapason, il s’ensuit qu’il faudra qu’un synchronisme existe entre le mouvement vibratoire de cet organe et le mouvement rotatif de la roue phonique, pour que ce dernier puisse durer. En d’autres termes, la fréquence du diapason commande la vitesse de la roue : s’il n’y a plus la concordance de phase indispensable entre les mouvements des deux instruments, le moteur s’arrête. Le moteur Lacour est un moteur synchrone.
- Le diapason étant préalablement mis en action, il suffira, pour mettre le distributeur en marche, de poser deux doigts sur le bord d’une dent quelconque et de donner dans le sens de la flèche de la fig. 238, un élan approprié. Ce petit tour de main s’acquiert au bout de trois ou quatre essais, c’est dire qu’il est très facile à obtenir.
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- La roue phonique présente une masse importante pou' vant emmagasiner une énergie cinétique assez fort6 pour déterminer des ruptures de pièces en cas d’arrêt brusque ; par exemple, si le pignon sateMite se trouvait cale au moment de la rencontre de la goupille par une dent de l’étoile de correction. Cet accident est évité de la façon suivante. La roue phonique est creuse et contient du mercure. Un réseau de fils de fer entrecroisés garnit l’intérieur de la cavité pour diviser la masse mercurielle et lui donner une certaine adhérence avec la roue. Le résultat de cette disposition, c’est que .la roue remplit le rôle de volant en raison de sa masse et que, d’autre part, un arrêt brusque se produisant, le mercure continue à tourner en dépensant la force vive qu’il possède, sans aucun risque pour leS organes du distributeur. Tout l’entretien du moteur consiste à tenir les paliers légèrement huilés et les pièces en état de propreté.
- Dans un modèle construit par les Ateliers des Postes et Télégraphes le lancement de la roue phonique s’effectue au moyen d’une manivelle à débrayage automatique et la roue est pleine, mais doublée d’un volant de bron# monté à frottement doux sur l’axe commun.
- Electro-diapason. — L’électro-diapason est constitue par deux lames d’acier L, L' (fig. 239) flexibles et soigneusement calibrées encastrées fortement dans une culasse K ; à chacune de leur extrémité libre est fixée une armature de fer doux et une masse P, P', destinée à modifier leur période propre de vibration. En outre, Ie* lames sont pourvues de ressorts-lames R, R1 portant uu contact pouvant s’appliquer sur les vis de butée p, x, y,
- Les masses P, P7 donnant aux lames une fréquence de 27 oscillations simples à la seconde, et la roue phonique comptant 9 dents, la v^sse de rotation obtenue est de
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- BOUE PHONIQUE ET ÉLECTRO-DIAPASON
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- ^80 tours à la minute, c’est la vitesse réglementaire de régime adoptée au Baudot. Pour modifier cette vitesse afin de l’harmoniser avec celle du poste correspondant, °n fait varier la longueur de la partie vibrante des lames L, L'. On sait, d’ailleurs, que la fréquence des vibrations d’une lame élastique ou des vibrations d’un pendule, sont en raison inverse de la longueur de ces objets. Le résultat désiré est obtenu au moyen d’un chariot C, muni de deux ressorts r, s, s’appuyant sur les lames et susceptible de se
- Fig. 239.
- déplacer sur une tige filetée F, manœuvrée par une mamelle M. Si 1’ on tourne cette manivelle dans le sens de la Marche des aiguilles d’une montre, le chariot se rapproche du point d’encastrement, la longueur de la partie vibrante pandit et la fréquence de vibration diminue. La manœuvre Averse de la manivelle, produit la diminution de la partie 8°ümise à la vibration et la fréquence augmente. Chaque vibration simple déterminant une émission dans un des ^ectro-aimants du moteur et celui-ci.faisant avancer la roue phonique de la valeur d’une dent, on voit finahîment fiüe la. manœuvre de la manivelle aura pour conséquence Ul*e augmentation ou une diminution de la vitesse de
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- rotation du moteur, selon le cas. La course totale du chariot permet une variation de quatre tours à la minute (1)* La bobine excitatrice E (fig. 239 et 240) destinée à l’entretien du mouvement vibratoire est en relation d’une part, avec un pôle, le positif, par exemple, d’une source électrique débitant le courant continu sous une tension de 110 volts et, d’autre part, avec la vis butée z. Le massi de l’appareil est relié par l’intermédiaire d’un interrupteur
- Moteur
- Diapason
- Fig. 240.
- à manette I avec l’autre pôle de la source, le négatif? e les vis v et x sont en communication chacune avec l’enroule ment d’un électro-aimant inducteur du moteur, dont la sortie est rattachée, comme la bobine excitatrice, au p^e positif.
- Si, après avoir rapproché les deux branches du diapaso*1’
- (1) Un modèle de diapason employé par l’Administration ^ Télégraphes français permet une variation de 140 à 306 tours a minute,
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- ROUE PHONIQUE ET ELECTRO-DIAPASON 569
- °a les lâche brusquement, elles entrent en vibration. La Initie R, quand elle vient au contact de la vis z, ferme le Clî>cuit de la bobine excitatrice, les armatures sont attirées les deux branches convergent. Mais ce mouvement tyant pour effet de rompre le circuit de la bobine excitatrice, les branches se redressent, divergent et le ressort revient de nouveau fermer le circuit d’excitation. C’est ^ fonctionnement d’une sonnerie à trembleur. Le passage ^ ressort R1 de la vis v à la vis x et vice-versa, ferme
- paiement tantôt le circuit d’un inducteur, tantôt celui de 11
- 1 autre inducteur.
- Afin d’éviter les étincelles produites par les extra-C(>urants de fermeture et de rupture, tous les électro-amants sont shuntés par un condensateur de 0,5 micro-larad. Pour amener le courant d’alimentation à la valeur convenable, des résistances R2, R3, ont été intercalées SUr les prises. Condensateurs et résistances sont logés à ^intérieur d’un socle en bois supportant l’appareil. Quand 011 désire arrêter le fonctionnement du diapason et du Moteur Lacour, il suffît de couper le courant au moyen de ^a manette I.
- En dehors de la mise en harmonie de la vitesse avec CeUe du correspondant, il n’y a pas de réglage du diapason. On donne, une fois pour toutes aux vis de butée L *, y, z, une position telle que les ressorts R et R1 ne louchent ni l’une, ni l’autre, quand ils sont au repos et que leur jeu soit très restreint. Ceci a pour but de diminuer ^amplitude des vibrations, condition indispensable pour Qu’elles soient isochrones.
- Le contact entre ressorts et vis de butée s’établissant el se rompant par friction à cause de la flexion que suassent les ressorts lorsqu’ils s’appuient sur les vis, il y a ^n nettoyage continuel des faces en contact ; cette disposition jointe à la neutralisation des extra-courants par
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- INNOVATIONS et PERFECTIONNEMENTS
- les condensateurs, fait que les contacts restent propreS et que l’entretien de l’appareil est nul.
- Diapason nouveau modèle. — Le type que nous ven0°
- Fig. 241.
- de décrire ayant donné lieu à quelques mécomptes et Ve fournissant pas d’ailleurs une gamme de vitesses suffit
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- REGULATEUR DOlGNOI'HKEIfDOIVÇA-D OLIVEIRA
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- ^ent étendue, la Société des Ateliers J. Carpentier construit ^tuellement un modèle plus robuste et capable de réaliser gamme de 90 à 400 révolutions des balais du distri-^eur, à la minute.
- La figure 241 montre l’aspect du diapason. Les masses ^ditionnelles en bronze MA, placées sur les branches, permettent des vitesses de 175 à 400 tours par minute. Pour vitesses entre 175 et 901. p. m., les masses sont de plomb. ^ plus des masses de culasse MK se déplacent par lama-^ceuvre soit du bouton cannelé B ou par le volant V. La dation de vitesse qu’on peut obtenir en marche par cette l^noeuvre est de six à huit t. p. m. Les communications Intérieures sont les mêmes que celles de l’ancien modèle ; es résistances en série sur les condensateurs de 0,5 micro-^rad, sont de 200 ohms. Afin de rendre plus facile le ré-^ge des vis de butée V et X (fig. 240) pour l’alimentation ^ moteur phonique, un galvanomètre différentiel G a été Macé sur le socle de l’appareil. Lorsque le jeu est suffi-^ttiment serré et que les émissions sont d’égale durée sur eLaque butée, l’aiguille du galvanomètre reste très voisine ^ zéro avec des élongations égales de part et d’autre de point. Un interrupteur bipolaire I sert à établir ou bien n couper le courant d’alimentation (110 volts).
- Régulateur doignonmendonça-doliveira
- Ce nouveau régulateur dû à la collaboration de deux ^graphistes portugais, MM. Mendonça et d’Oliveira avec , • Doignon, constructeur d’appareils télégraphiques, a adopté par l’Administration des Télégraphes français. * s’adapte au Baudot et même au Hughes.
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- Principe et description. — Dans ce système, la force A10 trice n’est appliquée à l’axe du socle du distributeur dot que dans la mesure nécessaire à la mise en marche au maintien de la vitesse de régime. Et c’est le régule qui constitue l’organe de liaison entre le moteur et l’appare d’utilisation, c’est-à-dire le distributeur dans la circ°°s tance.
- Le moteur M — (il peut être d’un type quelconque) (fig. 242) transmet son mouvement à une poulie coiû^ P folle sur son axe et tournant concentriquement, saIlS^ toucher, autour d’un arbre A1 prolongeant l’axe du s°
- Fig .242.
- afh'
- du distributeur. L’arbre A1 porte le régulateur et ne V cipe au mouvement de la poulie folle que par l’inter diaire du régulateur dont les deux bras B, B1, vieU appliquer leurs frotteurs F, F1, sur la poulie grâce à l’aC ^ de deux paires de ressorts à boudin R, R1. La tensi0l? ces derniers est réglée de façon à dominer l’effort de la force centrifuge tant que la vitesse de régime ch°J^ n’est pas atteinte. A partir de ce moment la pressioD
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- REGULATEUR DOlGNON-MENDCWÇA-D’oLlVÉiRA
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- fotteurs étant suffisamment affaiblie, ils glissent sur le Corie de la poulie et l’axe ne reçoit plus qu’une impulsion dénuée et proportionnelle au glissement des frotteurs.
- somme, contrairement au principe du régulateur 4udot qui introduit ou supprime des résistances additionnes pour maintenir le mouvement uniforme, le régula-r D. M. O. ne prend sur la poulie folle commandée par le jeteur, que l’impulsion nécessaire à l’entretien de la vitesse 6 régime. A condition que la poulie folle tourne toujours à vitesse supérieure à celle de régime, c’est le travail
- ^ell
- Fig 243.
- °Urni par le glissement qui équilibre le travail résistant l’appareil : Si le travail résistant diminue, le glissement aügmente et vice-ver sa.
- ^a tension aux bornes du moteur (courant alternatif ou c°Urant continu) peut varier de 35 % et le travail résistant l’appareil d’utilisation, de 100 %, sans que la vitesse choisie subisse de perturbation.
- L’autre part le régulateur est solidaire de l’arbre A
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- dans son mouvement de rotation, mais il est possible de e déplacer dans le sens longitudinal sur cet arbre sous l’acti011 du bouton molletê C. A cet effet le régulateur est porté Pa^
- un manchon O (fig. 243) s’enfilant sur l’arbre ; il en
- est
- rendu solidaire dans le mouvement de rotation au moyeI1 d’une clavette Z pénétrant dans une rainure de l’arbre‘ En raison de cette disposition les frotteurs peuvent s ap puyer sur des rayons plus ou moins grands du cône de poulie, ce qui permet de faire varier en marche la vitesse de régime : plus le rayon est grand, plus la vitesse est f°r^e et inversement. La marge de vitesse est de 30 tours enviro11 à la minute. Les masses m et m! (fig. 242), logées dans i
- Fig. 244.
- Fig. 245.
- . jgg
- téneur des bras porte-frotteurs sont commandées par 1 boutons D et D1 et se déplacent à volonté dans leur l°£e ment. Elles servent à équilibrer exactement l’action 0 chacune des deux paires de ressorts R, R1.
- L’axe du socle du distributeur pourvu du pignon b^1 coïdal A (fig. 244) communique le mouvement de rotati00 aux organes de la cage du distributeur. Il est accoupl0 l’arbre du régulateur A1 au moyen d’un manchon K d00 la figure 244 donne le détail de l’articulation intérieure-
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- REGULATEUR DOIGNON-MENDONÇA-D^OLIVEIRA 5^5
- ^fin de limiter l’écartement des bras porte-frotteurs en °as de rupture d’un ressort, chaque bras possède titie jjehte tige S (fig. 245) terminée par une tête s’engageant aï*s une douille T et faisant corps avec le mânchoü por-^ les bras porte-frotteurs.
- théorie élémentaire. — Appelons v la vitesse de la poulie ^le, vitesse proportionnelle à celle du moteür M, w la j^èsse de l’arbre A1, vitesse proportionnelle à Celle des porte-balais du distributeur.
- Si nous mettons le moteur en marche, nous constatons départ que le régulateur tourne à la même vitesse que ^ Poulie folle, sans glissement des frotteurs ; puis à partir ^ Une certaine valeur de e, nous constatons que les frotteurs dissent sur la poulie folle et que w reste constant, quelque j^ande que soit la valeur de v. Cette valeur de v à partir de Quelle il y a glissement des frotteurs est la valeur critiqué 6 L valeur au-dessous de laquelle v ne doit pas descendre Pour que le régulateur tourne à vitesse constante. On ex-^que ce phénomène de la façon suivante :
- tJne partie du travail moteur Tm est transmise par le ^ttement du régulateur au distributeur : le travail dë r°ttement T/ est constant, si le travail résistant Tr du ^stributeur est constant. L’autre partie du travail moteur institue le travail de glissement Tg, qui se perd en cha-eur- On a :
- Tm = T/ + T g avec T/ = TV.
- p théorie montre que si T r est constant, la vitesse de ^rhre mené, c’est-à-dire la vitesse du distributeur reste peureusement constante. Si le travail résistant Tr varié de notables proportions (50 % environ), il en résulté ^°Ur oo une variation excessivement petite, qui n’influence en pratique la valeur de w et qui est très largement
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- 1 -g
- compensée par une fréquence plus ou moins grande a battements de la correction.
- Enfin, la théorie et l’expérience montrent que la vl tesse w de l’arbre mené est indépendante de e, c’est-à-dire que la vitesse du moteur peut augmenter indéfiniment °u diminuer jusqu’à la valeur critique de v, sans que la V1 tesse co en soit affectée.
- Ce sont ces deux phénomènes qui permettent de donne^ à cet appareil le nom de régulateur ; phénomènes ^ sont : .
- Insensibilité pratique aux variations de travail r®slS tant ;
- Insensibilité absolue aux variations de vitesse du &° teur, c’est-à-dire aux variations du travail moteur.
- Enfin, la théorie montre que lorsque le rayon de poulie folle sür laquelle s’appuient les frotteurs augme^^' la vitesse co augmente et inversement. On a utilisé ce ^ propriété en faisant la poulie P conique ; grâce à la ^ (fig. 242 et 243) on peut avancer ou reculer le régula*^ sur cette poulie conique, c’est-à-dire augmenter ou dimin . le rayon en question. On peut donc ainsi faire varier la tesse en marche. L’appareil construit actuellement perII\ de faire varier de 30 tours la vitesse des bras porte-ba* du distributeur.
- Vérification mécanique. — S’assurer après les avoir crochés que les bras porte-frotteurs sont parfaite#^ libres dans leur articulation avec le minimum de jeu. & dernier était trop grand, il se produirait une torsion l’ensemble des bras, ce qui pourrait occasionner une ^ ^
- de la pièce de sécurité S (fig. 245) dans son logement, à 0 diminution de la sensibilité du régulateur.
- Veiller à ce que le pignon hélicoïdal A soit libre d son palier et dans le manchon de raccordement (fig- ***
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- REGULATEUR DOlGNON-MËNDONÇA-D*OLIVElRA 677
- Tous les roulements à billes doivent être doux. Les démonter, nettoyer et vérifier, dans le cas contraire. Cependant il est recommandé de ne pas démonter les roulements de la poulie folle ou, si c’est absolument indispensable, d’agir avec les plus grandes précautions. Vérifier le Serrage des écrous des roulements.
- Le bouton de réglage C (fig. 242 et 243) doit être assez dur pôur ne pas se dérégler en marche. Dans ce but sa base Porte sur des cuirs formant friction sur l’écrou de réglage. Ln obtient une compression plus forte des cuirs (n n' %. 243) en desserrant légèrement les vis XI, X2, X3, X4
- Fig. 246.
- Fig. 247.
- en vissant à bloc les vis VI, V2, V3, V4 (fig. 246). On éteint ces vis par un trou pratiqué dans le bouton de réglage C.
- En cas d’usure on peut changer la chemise amovible du °one. Dans ce cas, s’assurer que la nouvelle pièce tourne Parfaitement « rond ». On s’en rend compte en faisant l°urner le cône sous l’action du moteur et en présentant, SUr sa surface préalablement enduite d’une très légère c°Uche de sanguine délayée dans de l’huile, une pointe de Crayon de façon à l’effleurer très légèrement.
- Vérifier les petits crans d’arrêt g et g1 des douilles D et X (Hg. 247 et 248). Si ces douilles étaient mal fixées par les
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- INNOVATIONS fet fÉRFEfcttONNËlviÈNt^
- è1&
- crans, il pourrait se produire un déplâëëttiéht des triasses m m' ët une différence de tëhsidn des ressdrts R, R1*
- Posé et réglage des frôtteürs. — Les ftdttëutS' sont livres à la forhie cylindrique. Il est nécessaire dë lêiir faire épouser la forme du cône de la poulie. Procéder Cônünë Suit :
- Détacher les quatre ressorts. Par le boüton dë réglàge’ faire venir les frotteurs sur là partie inférieure du c°n^' Pdsër sur le Cône là râpe trotttoiu que fournie âvëc chaque régtilat&h
- la hiaintertii* avec Une ittain et l’autre provoquer un mouvement-
- de
- de
- ce
- Fig. 248.
- va-et-vient au frotteur jusqu'à qu’il épouse complètement la îoT^e de la râpe. Faire de même pouf ^ deuxième frotteür. Enlever là fàPe et accrocher les ressorts.
- Pour que le régulateur fonction110 dans de bonnes conditions, il ^ que les masses soient bien centré^' Il a été prévu deux petits bossageS U et U' (fig. 242) sur chaque branche porte-frotteur‘ Ces Bossages serviront à vérifie!* la longueur dés fr<^ teurs, puis ensuite la tension des ressorts.
- Pour vérifier la longueur des frotteurs, procéder coih$B shit : Prendre un tournevis par exemple, ie présent^ en face d’un bossage en s’appuyant sur le corps du régd^ teür. Pour faciliter l’opération et obtenir plus de sûreté On pourra s’appuyer aussi sur le couvercle du régulateur‘ Maintenir solidement le tournevis en le faisant touché le bossage U que l’on amènera en face. Faire faire de#*' tour pour présenter le bossage U1 de l’autre branche & ayant bien soin de ne pas déplacer le tournevis.
- En général, on constatera qu’un bossage touche le touf"
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- îtÈGÜLÀ+EfaR DOIGNOS-MENOONÇÀ-D OLlVElRA $99
- hëVis tandis que l’autre passé librement. On marquera à ^ craie celüi qui est le plus long. On détachera les quatre Ressorts et on râpera le frotteur le plus long jusqu’à ce qUe tes dèut bossages touchent également le tournevis.
- Quand Oü âüra obtenu ce résultat les masses seront à égale distance du centre de rotation. Il ne restera plus Çu’à équilibrer la tension des reSsorts pour quë lâ condition précédente soit également obtenue en marche.
- Réglagé du régulateur. — Pour faire le réglage du régü-teteur, il ÿ a deux conditions à remplir : équilibrer la tension des ressorts sur lës deux bras ët obtenir la vitesse désirée.
- 1° Equilibrage des ressorts. — On place les frotteurs au milieu du ëôhë ët de préférence en avant. On âüra ainsi Une marge de réglage dans les deux sens quand le régulateur sera réglé:
- Sur lës bras portë-frotteUrS, les masses mobiles rd, seront placées àu ttiilieu de leür déplacement total.
- On commencé par tendre âüssi également qüe possible tes quatre ressorts en faisant en sorte que les oscillations Soient parellèlës. Il sera bon d’accrocher les ressorts sur tes goupilles de façon que les crochets soient en sens inverse (fig. 242). Les quatre ressorts étant accrochés, on pourra mettre le régulateur en marche. On présentera avec précaution un morceau de craie tendre en face des bossages et ën réglera la tension des ressorts jusqu’à ce quë la craie marque également les deux bossages U, U'.
- 2° Obtenir la vitesse de régime. — A eë moment, on placera un distributeur sur le socle du régulateur et on compléta la vitesse de rotation dë l’ürbre. Si la vitesse est trop teible, on tendra également les quatre ressorts en vissant tes quatre douilles X (fig. 242). On se rendra compte du Nombre de crans qui passent sur la goupille g' (fig. 248) et
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- on tournera également les quatre douilles. On reconnu#1' cera la vérification avec la craie et on équilibrera jusqu à ce que les deux bossages touchent également la craie. PulS on observera la vitesse de nouveau. Si celle-ci est trop forte, on dévissera également les quatre douilles, on co»' trôlera à nouveau à la craie le centrage des bossages ainsi de suite jusqu’à ce que la vitesse désirée soit obtenue en même temps que le centrage des bossages.
- Pour parfaire le centrage des bossages, on pourra eD dernier lieu agir sur les masses mobiles des bras en obser' vant que si on rapproche la masse de l’axe de pivotement du bras, cela revient au même que si on détendait les reS' sorts du bras correspondant. Ce réglage ne devra se fuir0 qu’en dernier lieu et sur une petite échelle.
- Pour tendre les ressorts, il suffit de tourner la douille en tendant à la dégager de son cran d’arrêt. Il faudra d tirer sur la douille en même temps qu’on la tourne. Avec Ie pouce et l’index de l’autre main, on peut soulager la pression du ressort sur la douille pour en faciliter la rota' tion. En tournant la douille, on entraîne le ressort et s#1 anneau d’accrochage se présente légèrement en biais sur sa goupille d’accrochage ; avant le réglage définitif, il seI>a bon de détordre les ressorts et d’assurer une position bi#1 droite des œilletons sur la goupille d’accrochage J (fig. 248)-
- Graissage. Nettoyage. — Le régulateur proprement dft comporte trois points principaux de graissage. Le graissage du palier arrière de l’axe du socle doit être fait deux ou trois fois par jour avec de l’huile Baudot. Opérer de même pour le graissage du roulement arrière de l’arbre A' ; mettr0 trois à quatre gouttes dans le graisseur. Le graissage du roulement avant est moins nécessaire ; il serait suffis^ de graisser ce roulement tous les trois ou quatre jours.
- Tous ces graissages peuvent se faire en marche. Toute'
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- RÉGULATEUR DOIGIHON-MENDONÇA-d’oLIVEIRA 581
- tais, il est recommandé de graisser de temps en temps à l’arrêt le roulement arrière et autant que possible une fois Par jour. Il est également recommandé de graisser ce Roulement si un bruit de sifflement anormal se produisait Pendant la marche. L’excès d’huile provenant de ce grais-8age s’écoule par un tube.
- Il sera bon de graisser légèrement de temps en temps tas axes de pivotement des bras du régulateur, ceci plus Pour éviter la rouille que pour faciliter le pivotement.
- Deux fois par jour, graisser les paliers du moteur.
- Le régulateur doit être tenu en bon état de propreté et Particulièrement la poulie conique qu’il est [bon d’essuyer do temps en temps avec un chiffon [propre mais pouvant etre très légèrement gras. Si la poulie conique était °xydée par exemple, on pourrait la nettoyer au papier ômeri huilé. A cet effet, décrocher les ressorts en maintenant les bras écartés par deux boulettes de papier, par temple, introduites entre l’axe et les bras.
- Prendre la précaution d’envelopper les frotteurs avec papier pour éviter toute projection d’émeri sur les frotteurs. Mettre le moteur en marche et toucher le cône avec du papier émeri fin, en prenant soin de lui imprimer sans arrêt un mouvement de va-et-vient dans le sens de l’axe. On évitera ainsi de provoquer des rayures circulaires sur le cône.
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- IHKOy^TJON £T J>Ç£F£ÇTIOPfKEVENTS
- COMMANDE DIRECTE DES APPAREILS
- Afin d’éviter aux opérateurs la fatigue occasionnée par le remontage du poids moteur, au moyen de la pédale, on a imaginé le remontoir automatique qui, sous l’action d’un moteur électrique remonte le poids dès qu’il ^ sur le point d’atteindre le bas de sa course.
- Mais l’intermédiaire du remontoir et celui du socle lui-même absorbent en pure perte une partie de l’énergie fournie par la source électrique. Aussi a-t-on songé depuis longtemps déjà à l’application directe de la forcé motrice sur les organes du traducteur ou du distributeur ou tout au moins, à supprimer le remontoir et les rouages inutiles du socle.
- Différentes solutions ont été réalisées ; elles peuvent se classer en deux catégories, suivant que l’attaque du moteur a lieu sur l’axe principal du traducteur ou sur un axe du socle, soit le cinquième, soit le sixième.
- Le premier procédé a été employé pendant quelques années au Poste central télégraphique de Paris. Il est utilisé actuellemment sur toutes les installations Baudot en usage en Angleterre. Le type unique comporte un socle amovible, plat portant tout à la fois le traducteur et le moteur électrique ; ce dernier, au moyen d’une courroie de transmission, agit sur une poulie montée sur l’axe du combinateur, dans la partie faisant saillie à l’extérieur de la platine postérieure du traducteur Le socle renferme aussi un interrupteur et un rhéostat de 55 ohms, pet' mettant d’obtenir de petites modifications de la vitesse e régime. Le moteur est du type série, bipolaire ; l’induit est enroulé en tambour j la résistance totale de cet efl'
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- COMMANDE DIRECTE
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- ^ulement est de 120 ohms. Au démarrage, le matoqr absorbe un watt trois dixième sous 40 volts.
- Le procédé de commande par un axe du socle est appliqué en Italie et en France. Dans le premier pairs la Poulie recevant l’impulsion du moteur est fixée sur l’axe du modérateur, dont le montage a été modifié en conséquence. Le modèle français est représenté par la figure 249. Le moteur électrique est indépendant et posé sur la table de manipulation, à côté du socle. On s’est servi des socles-Uioteurs à poids hors de service popr constituer les socles-moteurs de commande directe. Le remontoir à pédale, l’axe du maître mobile, les deuxième, troisième et quatrième axes ont été supprimés. Le cinquième axe a été prolongé à l’extérieur du socle, à travers les boiseries qui Ie garnissent, et pourvu d’une poulie en aluminium. Le Mouvement est transmis par un pignon du cinquième axe uu sixième qui, seul? n’a pas été modifié.
- La consommation du moteur en marche .est d’epviron 15 watts • la tension du réseau d’alimeptation est de ^0 volts. Un interrupteur et un rhéostat complètent le dispositif. Le rhéostat a une résistance totale d’environ 60 ohms qu’on peut faire varier par portion de 3 ohms.
- La commande directe du distributeur est effectuée d’une manière identique. Mais pour le bon fonctionnement de pet organe, il importe que la source d’énergie soit consente. Afin, sans doute, d’échapper à cet inconvénient, l’office britannique a conservé la commande au poids pour les distributeurs*
- Indépendamment de l’éconpmie d’énergie qu’on obtient prar ce procédé, op bénéficie encore d’une grande Amplification des installations ; celles-ci se trouvent allégées d’up matériel coûteux, pesant et encombrant. Ep uptre, les appareils deviennent amovibles et peuvent être établis sur des tabler basses cFtm modèle quelconque.
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- 584 innovations et perfectionnements
- L’inconvénient du système, c’est qu’on est tributaire d’une source électrique et que tous les appareils d’une station peuvent être immobilisés en cas d’arrêt de la fourniture du courant. Cependant il est facile de parer à cette éventualité en faisant usage d’une batterie d’accu* mulateurs de secours*
- COMMANDE DIRECTE PAR ALTERNOMOTEUR SYNCHRONE AUTO RÉGULATEUR
- Considérations générales. — Ce système s’applique à la mise en phase et au maintien du synchronisme entre le distributeur et les traducteurs d’une même installation-Il est basé sur le principe de l’alternomoteur synchrone. C’est M. Grunenwald, agent mécanicien à la vérification du matériel (Ateliers des Postes et Télégraphes) qui 1a conçu et entièrement réalisé.
- Un aimant n, s (fig. 250) pouvant tourner autour d’un axe O, placé au centre d’un inducteur circulaire i, soumis à l’action d’un champ magnétique dès que le3 spires de l’inducteur sont parcourues par un courant suffi' samment intense, et prend une position telle que ses pôles viennent en regard des pôles de nom contraire de l’in* ducteur. Si, avant le moment où les quatre pôles vont 6e trouver en présence, le courant alimentation de l’inducteur est inversé par un procédé quelconque, les lignes de force du champ subissent un changement de direction ; l'aimant, en raison de la vitesse acquise et aussi de la répulsion des pôles, conséquence de la permutation, dépasse la position d’équilibre et continue son mouvement pour que ses pôles soient orientés convenablement la
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- COMMANDE DIRECTE
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- Nouvelle direction des lignes de force du champ inducteur. La rotation de l’aimant ne peut s’amorcer que si celui-ci est lancé à une vitesse voisine de celle de l’inversion des Polarités de l’inducteur.
- Quand ce résultat est atteint, on dit que le moteur est (( accroché » et il est possible alors de faire varier la vi-
- ooooo
- Fie. 249.
- ^esse de l’électromoteur en modifiant la fréquence des Aversions. En somme la rotation de l’induit reste en synchronisme avec celle du champ magnétique inducteur.
- Dans ces appareils, l’induit est fixe ou mobile suivant que l’inducteur est lui-même mobile ou fixe. On donne nom de stator à la partie fixe et celui de rotor à celle Çüi se déplace sous l’action électro-magnétique. Le rotor est constitué par un électro-aimant ou un aimant ; dans k premier cas, le rotor est monté en série ou en dérivation dans le circuit de l’inducteur.
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- 586 INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- Description- — Dans Je système Grupenwald, l’in4U^ constitué par Ja bobine s (îig. 250) est fixe et l’inducteur mobi|e ; les deux parties spnt montées en série, c’est-à-dif0 que le courant d’alimentation parcourt successivement fies enroulements du rotor et du stator. Le sens du courant dans le premier est toujours le même ; mais dans le 'second, le courant change de sens à chaque demi-révolution par l’action d’un inverseur monté sur l’axe c, d, (fig. 234)
- placé dans le prolongement de l’axe principal du distributeur de l’installation ; il est mû par l’équipage des bras porte-balais au moyen d’un accouplement
- mécanique dit « à toc » constitué par une manivelle m solidaire de l’axe c, d, sur laquelle agit une goupille g implantée dans la vis mâchoire d’un des bras porte-balais. Ce montag0 laisse aux deux organes accouplés, inverseur et bras porte-balais, une indépendance complète et une inamovibilité instantanée nécessaires au réglage et à l’entretien.
- L’inversion est obtenue à l’aide de deux bagues de cuivr0 <7, q' montées sur un noyau isolant en fibrine ; elles sont pourvues d’une expansion latérale interceptant un angl® de 90°, de manière à opérer entre les lames-ressorts, 1, % 3 et 4, les liaisons électriques nécessaires, en temps voulu* Il y a sur l’axe c, d, autant de paires de bagues que l’installation. comporte de secteurs, chaque paire agissant sur quatre lames flexibles reliées aux circuits à permute*! Les étincelles de rupture, à la commutation, sont évitées par l’emploi dhm condensateur de deux microfarads, intercalé entre les lames 2 et 4.
- ~ Le rotor est solidaire d’un disque de brqpze p. En paUKJH
- Fig. 250.
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- jC0M5JA!?BE DIRECT*
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- ?e sa massa, l’ensemble constitue un volant régulateur ; ^ est monté sur l’axe du combinateur au moyen d’une Yvette cylindrique s’engageant dans une rainure de ^axe, la position angulaire du rotor est déterminée par instruction. La fixation de l’ensemble, dans le sens lon-8%dinal, est réalisée par un serrage extensible formé par üae vis conique S'enfonçant en bout et servant à ouvrir axe pcfte, à cet effet, trois fentes dans le sens de sa fugueur. Un roulement annulaire à double rangée de Ailles constitue le palier de l’axe du côté du moteur. Le c°urant d’alimentation trouve accès dans l’enroulement ^ rotor par l’intermédiaire de deux couronnes isolées k sur lesquelles frottent deux cylindres de charbon, s°us la pression des ressorts 0, communiquant avec e Circuit d’alimentation.
- La bobine du stator S est fixée par deux vis au fond ^’nn boîtier, dans un évidement parfaitement centré.
- boîtier se fixe par deux équerres sur la platine posté-rieure du traducteur et recouvre entièrement le moteur ; ^ protège non seulement les organes, mais encore, en raison de la conductibilité du métal dont il est formé et ^ son étendue en surface, il joue le rôle de radiateur et l'Cffet Joule ne peut produire d’action nuisible sur les ehroulements du rotor et du stator ; ceux-ci ont d’ailleurs construits de façon à supporter sans dommage une Ovation de température pouvant dépasser 100 degrés.
- .La figure 251.permet fie suivre lïlijiprairg des courants 4ans jq position où l’inverseur établit la communication électrique entre les lames 1 et 4, d’une part, et 2 et 3, Vautre part. Partant de la borne positive du circuit ^alimentation, le courant arrive 4 la réglette de droite ^ traducteur (non représentée sqr la figure), passe par l’interrupteur U le ressort e, l’pne des couronnes k, i’en-^riement du rotor rt l’autre couronne, le ressort la
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- innotàtions et perfectionnement»
- réglette de droite (plot arrière), les ressorts 1 et ^ <je l’inverseur, par la bague qy revient ou traducteur (régiel de gauche, premier plot arrière) la borne b, l’enrouleifle du stator, la borne b% la réglette de gauche du traducte (septième plot avant), les ressorts 2 et 3 de l’inverse^» par la bague g', la borne négative du circuit d’alimentat10*1 Quand, sous l’action de la goupille g sur la manivelle l’inverseur aura opéré une demi-révolution sur son le courant sera inversé dans le stator parce que le ress°
- 1 sera isolé du 4 et couplé aveo le 2, tandis que le 3 6era relié au 4. ,
- Le moteur synchrone bipolaire possédant la propre particulière de conserver aux deux mobiles en mouveme° ’ axe du distributeur et axe du traducteur, une orientât!00 déterminée et invariable dans l’espace, le fermeur de fr°in et sa came deviennent sans objet. L’orientation 9U ^ permettaient pour obtenir que la came-navette soit plus loin possible de l’aiguillage au moment où les électr0 aiguilleurs sont susceptibles d’être actionnés, se réaUs°’ dans le système Grunemwald, au moyen des bagues ° l’inverseur. A cet effet, chaque paire de bagues PeU prendre 12 positions par rapport à l’axe des bras port° balais. La position des paires de bagues sur l’axe c, & est fixée par une goupille isolée dont elles sont pourvu08 et qui s’engage dans un des douze trous d’un disque *0' lidaire de l’axe ou dans ceux du noyau isolant d’u°e autre paire de bagues. Il convient de remarquer que 06 nombre 12 est commun multiple des nombres de secteur8 des différents types de plateau de distributeur. La came' navette se trouvant au point le plus bas de sa trajectoire lorsque le pôle sud du rotor est également au pied de la verticale passant par son axe de rotation, la position de* bagues doit être telle que les ressorts 1 et 4 appuient sur le milieu de l’expansion de la bague q au moment où J*
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- Commande directe
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- balai de première couronne se trouve au milieu du secteur desservi par le traducteur considéré.
- La marge d’orientation est telle qu’un traducteur peut desservir deux secteurs voisins sans modification, en ayant soin seulement d’orienter les bagues correspondantes de telle façon qu’elles soient dans la position indiquée P^us haut au moment où le balai de la première couronne e£t entre les deux secteurs à desservir. Il est également
- Traducteur
- Fig. 251.
- Possible d’opérer successivement la réception des quatre Acteurs d’un quadruple su" un seul traducteur en con-Bei“vant cette dernière orientation pour les secteurs 2 et 3, Par‘ exemple, et en inversant les polarités du stator, c’est-a~dire l’entrée et la sortie de l’enroulement, quand on doit recevoir par les deux autres secteurs (1 et 4). Si cette ^Onoeuvre était nécessaire, il suffirait de placer un com-^ùtateur entre les ressorts 4 et 2 et les bornes b et b, P°ùr opérer la permutation désirée.
- La vitesse peut varier en marche, sans aucun inconscient pour la réception, entre 100 et 300 tours par minute, même si le traducteur est en plein fonctionnement. Ce dernier appareil supporte parfaitement d ailleurs la vitesse ^cxima indiquée ci-dessus. Aux essais on a pu atteindre
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- S9Ô INNOVATIONS ÊT PERFECTIONNEMENTS
- 320 tours avec un fonctionnement correct ; mais il a parU convenable de rester ail-dessOüs de cette limite* afin ^ conserver une marge de sécurité. Pour faciliter le trava1 de l’inversion de la roue des types, celle-ci a été allég60 par des découpures opérées entre la périphérie et Ie centre. Une manette a été ajoutée à cette même r°ue pour le lancement de l’appareil lors dë la mise marche. '
- Les enroulements du stator et du rotor ont une résis*
- tance égale : chacun 100 ohms. Les bobinages peuve*1 être établis pour un courant d’alimentation fourni seus une tension de 20 à 240 volts. L’intensité moyenne sorbée est comprise entre 100 et 250 milliampères, sUl vant la vitesse de rotation.
- L’appareil est très peu sensible aux variations de source d’alimentation. Au cours des essais, des chute3 d®
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- blàÊCtÉ
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- te
- ^sion atteignant 50 0 /O ont été parfaitement supportées. ^Pendant dans les stations où le courant industriel em-!)loyé est susceptible de fortes variations, on peut uti-
- 8611 un rhéostat du modèle administratif, dont la résis-ce est réglable au moyen de prises sur les joues des
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- tan
- j|°bmes. La figure 252 montre cette disposition. Les bo-,llles empilées sur le même axe sont toutes trois en série 0l>s<fu’auc4me lame de contact de la tige verticale t n’est /j* prise avec les bobines : c’est la résistance maxima ! ^ ohms). Si la lame supérieure appuie sur la joue de la °bme la plus élevée, les trois bobines sont en court-circùit résistance est nulle. Si la lame 2 est en contact avec * ix>biae correspondante, la bobine 1 est seule en court-Clrcuit. et la résistance est de 50 ohms ; enfin lorsque le intact est établi entre la lame 3 et la bobine inférieure ^ résistance est celle des bobines 1 et 2 en série, soit *<X> ohms.
- Avantages. — Ce système supprime tout l’appareillage €llpombrant des socles-moteurs : engrenages, chaînes, Poids-moteur, remontoirs, courroie, organes de régulation et de freinage ; et surtout les réglages que ces organes eîngeaient, notamment celui du synchrohisme entre distributeur et traducteurs. La vitesse de ces derniers étant °ùction de celle du distributeur, il devient facile de Prendre à volonté une vitesse de travail appropriée à état de la ligne en service, lorsqu’on emploie la transfusion automatique. L’appareil est d’une propreté remarquable non seulement par suite de là disparition des 0r8anes énumérés ci-dessus mais encore parce que la partie f°trice n’exige aucun graissage. Il est, d’autre part ^olument amovible et peut se placer sur n’importe ^eHe table et à n’importe quel emplacement de celle-ci, ** étant reiié au distributeur que par un câble souple à
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- 592 INNOVATIONS et PERFECTIONNEMENTS
- dix conducteurs. L’alternomoteur fonctionne sans bru** et sans trépidation et sa consommation est très faible : 8 à 10 watts-heure environ. L’ensemble ne comp°rte aucun réglage ni à l’arrêt, ni en marche et la mise en phase qui exige 40 à 50 révolutions avec les anciens procèdes è freinage, se réalise en 2 ou 3 tours de manivelle. Enfi11 les contacts de la troisième couronne n’étant plus utiÜseS deviennent disponibles pour d’autres applications.
- En somme le système par l’ensemble de ces qualité primordiales conformes aux exigences de la machine &0' derne constitue un remarquable progrès de la techni<Iue télégraphique.
- SYSTÈMEJBAUDOT-VERDAN
- Principe. — L’emploi des appareils imprimeurs typ° graphiques et notamment ceux à synchronisme dans Ie9 communications par télégraphie sans fil a été longtemps peu près impossible ; c’était l’action des parasites at&°s phériques qui apportait des perturbations dans le fonC tionnement des appareils. De nombreux dispositifs de protection, par des moyens électriques, ont été essaye9 pour neutraliser l’effet des parasites, mais sans gran succès. Ce n’est qu’en 1925 qu’une solution présentée paf M. Verdan, sous-ingénieur, à la Direction régionale de9 P. T. T. à Strasbourg, donna des résultats vraiment encoü rageants. Au lieu d’utiliser des combinaisons de filtres °u une syntonie aussi rigoureuse que possible, l’inventenr chercha la solution dans une élimination mécanique de9 ondes perturbatrices.
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- SYSTÈME BÀÜDOT-YERDÀN
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- Le principe en est le suivant. Un signal ne peut être enregistré à l’arrivée qu’après avoir été confirmé une ou deux fois par la réception d’un ou de deux autres signaux semblables expédiés à intervalles déterminés. Ainsi un Premier signal émis par un distributeur Baudot est envoyé dans l’antenne de T. S. F. et en même temps emmagasiné dans un groupe d’électro-aimants. Ce signal est répété après trois révolutions des balais par l’action automatique du groupe, d’une part dans l’antenne et d’autre part dans Nu autre groupe qui réexpédie une troisième fois le signal après trois nouvelles révolutions *des balais.
- A l’arrivée une disposition analogue existe. La combinaison émise au premier tour des balais du distributeur de départ est enregistrée par un premier groupe d’électro-'aimants dont les armatures préparent la réception dans un deuxième groupe d’électro-aimants. Au quatrième tour du distributeur d’arrivée, cette première répétition est emmagasinée dans le deuxième groupe d’électro-aimants qui, à kür tour, grâce à la disposition de leurs armatures ouvrent nn chemin à la seconde répétition vers les électro-aiguilleurs chargés de produire l’impression du caractère c°iTespondanù à la combinaison reçue. Lorsque la seconde ^pétition a lieu, les émissions du relais passent par les 9rrUatures des électro-aimants des groupes et atteignent Normalement les aiguilleurs, par les contacts de première c°uronne du distributeur.
- Lans ces conditions, pour qu’une onde parasite tronque définitivement le signal émis il faudrait qu’elle se mani-festât exactement à l’instant précis de la réception d’un Niême élément du signal, au premier, au quatrième et au 8®ptièmè tour des balais du distributeur d’arrivée. L’expé-^Oce et le calcul des probabilités montrent que cette c°ïncidence est très rare et pratiquement négligeable.
- Les expériences furent faites entre Nice et Ajaccio, en
- Télégraphie Baudot. 38
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- 1925 puis, un an plus tard, entre Paris et Tananarive (10.000 kilomètres). Dans cette dernière expérience, un Baudot triple installé au Central Radio de Paris, actionnait par fil les appareils de T. S. F. de la station de Croix d’Hins-Les ondes captées par une station située aux environs de Tananarive à 1.800 mètres du Poste Central Radio, étaient renvoyées dans un Baudot triple installé dans ce dernier poste. Ces expériences révélèrent des défectuosités de réalisation. Mais, en dépit de l’imperfection des appareil8 des milliers de mots furent enregistrés à peu près correctement, alors que des réceptions comparatives faites si" multanément sur un Baudot non pourvu du dispositif de protection et même sur un Morse, étaient par moments î*1' déchiffrables.
- Après de nouveaux perfectionnements suggérés par les nconvénients constatés, l’inventeur arriva enfin à la réalisation mécanique que nous allons décrire et qui exécutée et complétée par les Ateliers J. Carpentier.
- Description. — Les postes Baudot-Verdan construits actuellement sont organisés pour effectuer une ou deux répétitions d’un premier signal émis dans l’antenne à des intervalles de 5/3 de seconde. Cet espace a été choisi e*1 tenant compte des caractéristiques de fonctionnement des appareils Baudot et de la durée moyenne des parasites-Suivant l’état atmosphériqiie, on peut transmettre : sans dispositif de protection, avec une seule répétition ou enfin avec deux répétitions. Les plateaux de distributeur comportent 32 segments, 6 secteurs de 5 contacts et ^ segments pour l’envoi ou la réception des courants correcteurs. Les secteurs sont utilisés au moyen de commutateurs de façon à donner : six transmissions sans répétition (180 mots à la minute) ; trois transmissions répétées une fois chacune (90 mots à la minute) ; deux transmission8
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- SYSTÈME BAUDOT-VERDAN
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- répétées deux fois (60 mots à la minute). Le sens de la transmission est unilatéral, c’est-à-dire que, dans chaque Poste, l’installation sert entièrement pour la transmission °u pour la réception.
- Les divers organes d’une installation Baudot, distributeurs, manipulateurs, traducteurs sont connus. Nous ne décrirons que l’organe de protection antiparasitaire. Celu i-ci est appelé contacteur ou répéteur différé.
- Fig. 253.
- Contacteur différé. — Les contacteurs des deux postes °orrespondants sont identiques, mais leurs fonctions diffèrent. 4u départ, ils servent à la répétition automatique
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- des signaux tous les 5/3 de seconde : à l’arrivée ils assurent le filtrage des éléments de signaux de façon à éliminer tout parasite qui ne se serait pas manifesté trois fois de suite, à 5 /3 de seconde d’intervalle, sur le même moment de la combinaison à recevoir.
- Le contacteur différé comprend 5 disques parallèles clavetés sur un même arbre (fig. 253). Ce dernier, sous l’ac-
- Fig. 254.
- tion d’un moteur 'synchronisé comme un traducteur, tourne six fois moins vite que le distributeur. Dans l’épaisseur de
- chaque disque sont logés dans le sens de rayons espaces de 60 degrés, six pistons P (fig. 254 et 255) poussés vers la périphérie des disques par un ressort à boudin. Chacun de
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- SYSTEME DAÜDOT-VERDàN
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- Ces pistons porte une goupille g qui passant par une ouverture latérale du disque, fait saillie à l’extérieur, et peut être rencontrée par une pièce V appelée verrou oscillant. Ce verrou peut se déplacer d’un angle limité par deux butées et il est maintenu au repos contre une butée par un ressort, enroulé sur son axe. Les pistons sont susceptibles d’occuper deux positions : ils font saillie prononcée sur la périphérie du disque et, de ce fait, établissent une communication électrique lors de leur passage entre deux lames conductrices K (la figure 254 n’en montre qu’une) ; ou ils sont rentrés dans le disque, en comprimant leur ressort à boudin r, et ils ne peuvent plus atteindre les lames K et par suite, celles-ci restent isolées l’une de l’autre.
- Les pistons sont libérés par l’action du noyau plongeur S, d’un électro-aimant E plaeé au-dessous de chacun des disques. Au repos, c’est-à-dire quand le noyau plongeur émerge au maximum de la bobine de l’électro-aimant, le hec terminant le noyau soutient un levier pivotant L par sa plus courte branche et maintient par suite, l’autre extrémité du levier à quelque distance de la périphérie du disque, de façon que les verrous oscillants au repos ne puissent atteindre un galet porté par cette extrémité du levier.
- Lorsqu’un courant passe dans la bobine, le noyau plongeur s’enfonce dans la bobine en déprimant un ressort à boudin logé dans la culasse et réglable par la vis Z ; son hec se dérobe alors sous le levier pivotant dont le galet vient au contact de la périphérie du disque et force le premier verrou oscillant qui se présente à tourner un peu autour de son axe en comprimant son ressort de rappel (position de la figure 254). Dans ce mouvement, le verrou oscillant qui s’appuyait par sa partie opposée sur la goupille g du piston, et empêchait celui-ci d’émerger sur la tranche du disque, lâche la goupille et libère le piston qui, sous l’action de son ressort à boudin r, fait saillie hors du disque. En
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- même temps le verrou oscillant ne pouvant plus se déplacer puisqu’il est arrivé contre sa butée de travail, force à.son tour sur le galet du levier de pivotage, l’oblige à lui livrer passage et à venir s’embecqueter sur le noyau plongeur.
- La chape G supportant le levier pivotant est susceptible de déplacement : on peut la rapprocher ou l’éloigner de l’électro-aimant afin de régler l’embectage du levier et du noyau plongeur.
- Fig. 256.
- La fig. 256 représente deux contacteurs accouplés sur un moteur commun. Celui-ci est synchronisé par un électrofrein et possède un fermeur de frein actionné par une came à 6 lobes pour tenir compte du rapport 6/1 entre leS vitesses de rotation de l’axe du distributeur et celui des contacteurs différés. Un modérateur monté en bout d’axe du moteur assure l’uniformité du mouvement de rotation* Le contacteur différé se place sur un socle portant le3
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- Communications fixes ; la liaison avec les circuits intérieurs de l’appareil s’effectue au moyen de ressorts-lame, absolument comme dans un traducteur Baudot.
- Fonctionnement du contacteur différé. — Au départ, les combinaisons des 5 signaux élémentaires du code Baudot formées par le manipulateur, passent dans la deuxième et fa cinquième couronne. Le secteur correspondant de cette dernière est relié aux appareils de T. S. F. émetteurs, d’une part, et à un premier contacteur, d’autre part. Le fonctionnement des électro-aimants du contacteur détermine le déclanchement des verrous oscillants et par suite la sortie des pistons. A ce moment les émissions de travail de la combinaison sont figurées par les pistons émergeant sur les cinq disques et placés sur une même génératrice du cylindre, formé par l’ensemble des cinq disques. Elle reste mnsi enregistrée pendant les 5 /6 de la rotation de l’axe du contacteur puis, effacée par la came de rappel des pistons. Mais, au préalable, les pistons émergeant, lors de leur passage entre les deux lames de contact K, ont fermé chacun un circuit comprenant une source électrique commune et aboutissant à un segment de deuxième couronne du distributeur. Dans le même temps les balais frottent sur les segments et les courants passent dans un secteur de la cinquième et, de là, dans le relais d’émission de la 'L S. F. et le second contacteur. Il s’est alors écoulé 5 /3 de seconde entre la première et la deuxième émission dans l’antenne.
- Le deuxième contacteur fonctionne exactement comme Ie premier et provoque une troisième émission dans l’an-
- f'enne.
- Les deux contacteurs agissent au départ comme des Retransmetteurs, automatiques. La longueur des lames de contact donnant une certaine marge dans la position rela-
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- tive des pistons des contacteurs et celle des balais du distri' buteur, le synchronisme entre les deux appareils peut êtr® approximatif.
- A l’arrivée, la première combinaison reçue dans un secteur est réexpédiée dans un premier contacteur qul l’enregistre avec les signaux parasites en faisant sortir l®9 pistons correspondants. Supposons, par exemple, que la combinaison T (1er, 3e et 5e moments) soit enregistrée ave® un parasite au 4e moment. Le contacteur fera saillir üIÎ piston sur les disques 1, 3, 4 et 5, ce qui correspond à la lettre Q. En même temps que ces pistons passeront entre les lames contact K, la deuxième réception de la combiné' son T aura lieu dans un secteur du plateau différent d® premier. Par exemple, si la première réception a eu lieu snf sur le 3e secteur, la deuxième arrivera sur le 2e.
- En outre, les paires de lames contact K de chaque disque du premier contacteur sont reliées de la façon suivant®* Dans chaque paire, une lame est rattachée à un conta®* de 2e couronne et l’autre lame contact est reliée à l’entr®9 d’un électro-aimant du deuxième contacteur, de telle faÇoJ1 que, pour le premier disque, une lame communique av®° le segment 1 du deuxième secteur, alors que la deuxi®#^ lame donne l’entrée du premier électro-aimant du conta® teur n° 2 et ainsi de suite pour les 4 autres disques ♦ disque 2, avec le segment 2 du secteur et l’électro 2 dü contacteur n° 2, etc...
- Par conséquent, lorsque les pistons sortis sur le conta® teur n° 1 seront entre les lames contact, les émissions du deuxième secteur, pris comme exemple, seront dirig®eS respectivement dans les électro-aimants du contacteuf N° 2. Les pistons 1, 3 et 5 étant sortis, les éléments de *a combinaison T passeront et viendront agir sur les électr0 aimants correspondants du contacteur N° 2. Si un éléna®1^ parasite se présentait au deuxième segment du secteur# **
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- SYSTÈME BAÜDOT-VERDAN
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- pourrait passer parce que le deuxième piston n’étant Pas sorti, la liaison des lames K qui permettrait l’issue vers ta contacteur N° 2, n’existe pas.
- En ce qui concerne le 4e élément survenu en parasite dans la combinaison T, deux hypothèses peuvent se présenter : ou bien aucun parasite ne tombera de nouveau sur ta 4e segment du secteur de réception du plateau et le 4e piston du premier contacteur fermera un circuit qui ne sera Pas utilisé : la réception sera correcte sur le contacteur 2 ; ou bien un élément parasite tombera encore sur le segment du secteur et dans ce cas le contacteur N° 2 enregistrera aussi la combinaison Q pour celle de la lettre T. En nouveau fltrage dans le contacteur 2 des courants provenant d’un troisième secteur du distributeur (ce serait, dans l’exemple que nous avons pris, le secteur 1 du plateau) assurera l’élimination des deux parasites à condition que °ette troisième réception n’ait pas encore été tronquée sur ta 4e élément.
- On voit que le contacteur ne permet pas l’action de nou-Yeaux parasites quand une précédente réception du signal ^ été bonne en tout ou en partie. De plus, pour qu’un parafe subsiste après trois réceptions, il faudrait que par 3 lois, 4 5/3 d’intervalle, un parasite se soit manifesté sur ta même moment d’une combinaison : ce cas est d’une Probabilité excessivement faible.
- Protecteur de correction. — Les courants de correction ei1 raison de leur fonction spéciale ne peuvent être soumis a des répétitions analogues à celle des combinaisons des Clnq signaux élémentaires du code. Cependant les parasites ^mbant au moment où la correction ne doit pas avoir lieu 011 prolongeant un courant correcteur pourraient amener Uûe perte de synchronisme au moins momentanément.
- Ee protecteur de correction imaginé et construit par les
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- êôâ
- ÎNNOVANIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- Ateliers J. Carpentier a pour but précisément de pratiq^ un filtrage spécial des courants correcteurs corresponds à celui des signaux ordinaires.
- Principe. — L’électro-correcteur n’est pas relié direct ment au contact mobile. Entre ces deux organes est infer tercalé le protecteur de correction qui s’oppose au ba^ ment de l’électro-corrécteur tant que trois courants correction consécutifs n’auront pas été transmis par contact mobile.
- A ce moment la correction s’effectue et les balais so décalés d’un angle plus grand que celui qu’ils peu^s regagner en 3 révolutions. Il est donc nécessaire pour ce
- que la différence des vitesses du correcteur et du co soit faible : pour obtenir ce résultat la correction
- rrige
- sera
- convenable quand elle s’effectuera une fois tous les tours, en admettant qu’il n’y ait pas de parasites.
- Fonctionnement. — Le schéma 257 indique la dispos*
- iti
- de
- du protecteur de correction. Tant qu’il n’arrive paS ^ courant sur le contact mobile, l’armature de l’électro ^
- verrouille celle de l’électro A et la maintient sur traV'
- ail*
- ture
- Le commutateur F est fermé et à chaque tour, l’arma ,de l’électro C recevant un courant de la troisième couron
- fonctionne et libère le bâtonnet D s’il ne l’était dé]a
- &>
- ea èïï>e de la
- Quand un courant normal ou parasite tombe sur le conta1 mobile, l’électro B débloque l’armature de A qui bat p après sous l’action d’un courant émis par un deux* contact de la troisième couronne ; l’armature au moyoP
- son cliquet Q, fait avancer le bâtonnet d’une dent vers gauche en déprimant son ressort ; elle se verrouille et ieV le circuit de l’électro G en revenant à sa position primitif Au tour suivant, si aucun courant n’arrive sur le co11^^ mobile, cela indique que celui du tour précédent était
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- Système baudot-verdan
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- Parasite. L’électro B n’étant pas actionné, l’électro C fonc-^°ane peu après et laisse revenir le bâtonnet à sa position filiale sous l’effort de son ressort ; l’électro A ne peut agir les organes se retrouvent dans leur position de départ.
- electro correcteur
- contact de\
- Fig. 257.
- Si, au contraire, un courant arrive au contact mobile j Ssitôt après que le bâtonnet s’est avancé d’une dent vers gauche, l’électro B fonctionne et libère l’armature de A ’ Agissant à son tour, fait avancer le bâtonnet d’une ^nde dent, coupe le circuit de G et se verrouille. ails ce’* mouvement le bâtonnet est venu pousser la 1116 médiane du commutateur E, ce qui a pour effet de
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
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- couper la communication du contact mobile avec B et ^ l’établir avec l’électro-correcteur. ~ ^
- Si maintenant un troisième courant correcteur sur^ie au tour suivant, il atteint l’électro-correcteur et la correC tion s’opère.
- TÉLÉGRAPHIE MULTIPLEX PAR COURANTS ALTERNATIFS
- L’instabilité des lignes télégraphiques ou téléphoni^ aériennes, du fait qu’elles sont constamment exposées intempéries, a conduit à l’emploi de conducteurs en câbles souterrains. D’autre part, pour échappe*1 a^0 graves perturbations occasionnées par les courants traction électrique, on se trouve dans l’obligation de ^ vailler sur des circuits entièrement métalliques an graphe et d’abandonner l’utilisation si économi<lue retour par la terre. Le capital engagé pour l’établisse13^^ des câbles souterrains étant considérable, il importait) d’arriver à une exploitation rémunératrice, de reche*^ des moyens d’augmenter le rendement des conduote^g C’est ainsi que différentes administrations télégrapd1^, et téléphoniques européennes ou américaines ont été a ^ nées à reprendre l’étude du système de transmission $ tiplex par courants alternatifs déjà connu depuis longt® 3 par les travaux d’Elisha Gray, par les résultats Pra^ajs, de Mercadier, repris et perfectionnés par Magunna- g à l’époque de ces essais, il y a 25 ans, la science élec ^ ne possédait pas les moyens puissants que nous conna* ^ actuellement. L’emploi des lampes triodes a permis en de résoudre le problème d’une façon très satisfaisant®'^ Le principe de la méthode est le suivant. Etant que plusieurs courants alternatifs de fréquences sm
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- ^ïit éloignées peuvent coexister sur un même conducteur se confondre, il est possible grâce à un filtrage ou sé-?ction à l’arrivée de les recevoir dans des récepteurs dis-. et, par suite, de réaliser plusieurs communications ^dépendantes les unes des autres. Lorsque l’impédance fes lignes le permet on peut utiliser des courants de haute 6(ïuence. Mais comme les nouveaux câbles souterrains ^ destinés au Téléphone, ils sont pupinisés pour les ^uences vocales. Dans ces conditions, pour échanger à . ^Vers ces câbles des messages télégraphiques, il était ^dispensable de choisir des fréquences audibles un peu 8,1Périeures à la fréquence moyenne téléphonique. C’est ce j^i a fait donner aux systèmes ainsi réalisés les noms de legraphie harmonique, de télégraphie à fréquence audible °ü Musicale.
- gamme des fréquences employées varie suivant l’im-
- ^ance de la pupinisation, ce qu’on appelle la charge du *e’ Avec une charge mi-lourde, par exemple, la gamme ®tend goo ^ 2.000 périodes, soit, en radians par seconde 12°^ Pr^mlnadres N° 35) des pulsations, w, de 5.000 à •000. En laissant entre les fréquences adoptées un écart ez gran(j pour disposer d’une marge de sélection suffi-te> on arrive par ce procédé à superposer 6, 8, 10 et ^6 12 communications sur une même paire ou sur une de conducteurs souterrains.
- Une installation de Télégraphie multiplex comprend j eritiellement, au départ, un émetteur d’oscillations élec-^nes, alternateur ou lampe triode oscillatrice et un relais un type quelconque, pourvu qu’il soit sensible et rapide, . 1 découpe les ondes électriques de la source suivant le
- 0llIlé par n’importe quel genre d’appareil télégraphique : ors®, Hughes, Wheatstone, Baudot, Siemens Murray, etc. Privée les oscillations sont d’abord amplifiées, puis
- arïie des signaux télégraphiques. Ce relais peut être
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- sélectionnées et détectées ; ces différentes opérations éta^ effectuées par des lampes triodes. Finalement le’ coura^ amplifié et détecté agit sur un relais télégraphique qni re pète les signaux dans l’appareil télégraphique récepteUf' L’installation du poste comprend autant d’émetteurs et de récepteurs électroniques que de communications unila^e raies. Il existe actuellement trois systèmes de transmissi°*j multiplex à fréquence harmonique : celui de la Standar Electric Corporation (Etats-Unis), celui de Siemens magne) et celui de la Société d’Etudes pour liaisons téle graphiques et téléphoniques à longue distance (S. E. L-(France). Nous décrirons ce dernier à titre d’exemple-
- Tra nsIateurÆ Transformateur Impédance decjuiltbre
- Combinant
- îCom bmant
- Amplif. et-Sélect Oètect.rectif ampl'f-
- Fig. 258.
- Système de la S. E. L. J. (Procédés dp M- Pagès» * nieur). — Il y a deux montages principaux, suivant s’agit de desservir un circuit à deux ou à quatre fds- s circuits à deux fils ne sont utilisés que snr les distal mpyennes* Ils comportent des répéteurs réversibles
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- 0rdinairement à charge mi-lourde ; leur fréquence limite voisine de 2.200 périodes. C’est le cas des circuits Paris ^ Le Havre. Les circuits à quatre fils sont réservés aux Mandes distances ; ils sont à charge mi-lourde ou légère, ^ans ce dernier cas la fréquence limite est de 3.500 périodes Aviron.
- Lour assurer la communication dans les deux sens sur ^ circuit à deux fils, on doit recourir à l’emploi d’un transformateur équilibré relié d’une part au circuit et à l’impédance d’équilibre et d’autre part aux organes de transmission et de réception.
- Hans le cas des circuits à quatre fils le montage se sim-LLfie : chaque paire de conducteurs de la quarte est affecté mdquement à un seul sens de transmission.
- La figure 258 représente le schéma de principe d’un L°ste à huit fréquences (cas de la communication Paris = Havre). A gauche se trouve un des 4 oscillateurs, les d autres ne sont pas représentés ; à droite un des 4 récepteurs électifs, au milieu se trouvent le transformateur et l’impédance d’équilibre, ainsi que l’amplificateur général.
- Lhaque oscillateur comporte une lampe triode du type jlLlisé couramment dans les répéteurs téléphoniques. Tous oscillateurs groupés en parallèle sur le circuit sont Commandes chacun par un relais type Baudot actionné par ^pareil télégraphique de départ ; ces relais établissent °a interrompent l’émission des trains d’ondes sur le circuit.
- Afin d’éviter des dérivations appréciables du cpurant débité par l’un des oscillateurs dans les autres, on a interné en série avec chaque oscillateur une très grande résrs-Hnce (B 2). Malgré la présence de cette résistance et lp fait jjUe le débit total se trouve interrompu entre chaque signal, établissement et la rupture des signaux sont, grâpe au Montage adopté, pratiquement instantanés.
- La fréquence des pscillations est déterminée par la fré-
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- quence de résonance du circuit L — C dans lequel L est u»e self variable dont le réglage résulte du déplacement du noyau. L’intensité des signaux se règle au moyen de la résistance R et peut varier entre 1 et 10 milliampères (daus les câbles souterrains l’intensité au départ dépasse rarenae^ 1 milliampère). La résistance R a pour effet de shuider fortement le circuit L — G et d’augmenter l’amortisseme11*' du circuit équivalent ; mais le rapport de transformât^11 du transformateur de grille est choisi de façon 4ue l’amorçage des oscillations reste possible. Dans ces cofld1' tions la tension aux bornes du circuit oscillant reste toujourS très faible de même que l’énergie accumulée dans celui-01 » on s’explique aisément ainsi que ces oscillateurs sont °a pables de suivre les signalisations les plus rapides. keS signaux sont transmis au système équilibré à travers ^ transformateur T2 ; leur départ étant commandé par ^ jeu du relais Baudot B. Chaque récepteur comporte deü* lampes. La première assure l’amplification sélective deS signaux. La deuxième assure leur détection, elle comp01’*'6 également un dispositif correcteur compensant les effets de déformation résultant de la sélectivité de la premi°re lampe. Tous les récepteurs sont groupés en parallèle. sont placés à la suite de l’amplificateur général. Le montai de la première lampe comporte, en plus des transformateur de grjlle et de plaque T2 et Tx un transformateur T3 dont Ie primaire est intercalé dans le circuit de plaque et le seco^ daire, dans le circuit d’entrée de la lampe ; ce transf°r mateur T3 produit dans ce circuit d’entrée une tens*0*1 dite de « rétroaction » dont la phase est opposée à celle a la tension appliquée à la lampe ; cette tension a pour oO° séquence une diminution de l’amplification d’autant P*u3 forte que le rapport de transformation du transformât^ mis en jeu est plus élevé. De plus, le primaire du transf^ mateur T3 est shunté par un circuit à résonance Lj 1
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- c°mbiné de telle façon que son impédance soit presque nulle la résistance effective de la self près) pour sa fréquence résonance ; la diminution d’amplification due à la rétroaction ne se produit donc pas pour cette fréquence. Comme d’autre part l’impédance du circuit Lx — Cx est ^ autant plus forte que la fréquence diffère plus de cette Séquence, le transformateur T3 se trouve alors d’autant Moins shunté et la diminution d’amplification d’autant Plus considérable.
- L’intérêt principal de ce montage est de permettre d’ob-frnir des effets de résonance extrêmement aigus au moyen d une self de petites dimensions : or, plus une self est faible, Plus il est facile de donner à sa constante de temps une Valeur élevée ; les selfs utilisées sont des selfs à noyau torque en matière magnétique agglomérée dont les pertes sont reduites au minimum. Une petite self d’appoint à noyau Magnétique mobile permet de régler exactement le cir-°Uit Lx — Gx sur la fréquence à recevoir.
- Entre les deux lampes est intercalé un potentiomètre Rx £race auquel on peut faire varier l’amplitude de la tension Appliquée à la lampe détectrice. La deuxième lampe utilise e Procédé de détection par la plaque qui consiste à donner * la polarisation de la grille une forte valeur négative de Manière à travailler dans une partie incurvée de la caractéristique de plaque ; le courant détecté actionne le relais réception qui affecte la forme d’un relais type Baudot à ^ande sensibilité.
- L’effet correcteur de la deuxième lampe est obtenu au Moyen du dispositif suivant : le circuit de plaque et le cir-cMt d’entrée de la lampe comportent une partie commune ^astituée par trois impédances en parallèle Ra — L2 — C2.
- chute de tension produite dans ce système par le courant ^plifié agit comme tension de « rétroaction » dans le circuit ^ entrée. Mais la phase de cette tension se trouve en concor-
- Télégraphie Baudot, 3ç(
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- la
- dance avec celle de la tension appliquée initialement à la lampe et produit une augitientation de l’amplification* Cette augmentation est sélective : la fréquence favorisée est la fréquence de résonance du circuit L2 — C2 ; le renforce' ment dépend de la résistance R2. Ces deux réglages ont Ie grand avantage d’être indépendants. Ce montage doit être rapproché de celui des oscillateurs que nous avons décrit plus haut. On peut pousser la rétroaction, c’est-à-dire obtenir un montage très sensible, sans que la constante de temps du système devienne grande (sélectivité faible).
- Les principes du fonctionnement est le suivant : on larise la grille plus fortement qu’il n’est nécessaire pour détection. Si on applique alors au détecteur une tensi0*1 alternative progressivement croissante (signal déformé)» le courant détecté est d’abord nul, puis apparaît à parttr d’une certaine amplitude ; il atteint très rapidement nfle grande valeur du fait de la rétroaction, puis demeure se*1' siblement constant à cause du phénomène de la saturation* Le courant détecté apparaissant et disparaissant pres^ instantanément, le relais est énergiquement commande) même si le signal appliqué au détecteur avait subi une f°r^e déformation. En résumé le réglage d’un récepteur compté comporte l’ajustement des deux selfs inductances et b*» du potentiomètre Ri et de la résistance R2 ; ce réglage ^ une fois pour toutes ne demande que quelques secondes-
- Le relais récepteur est pourvu d’un enroulement suppl® mentaire parcouru par un courant de compensation ajuste à une valeur fixe au moyen d’une résistance Rg. Le fon° tionnement de ce relais est très sûr, car, grâce au disposé de renforcement, les signaux détectés atteignent une & tensité de plusieurs milliampères très supérieure à sa lim^e
- de fonctionnement.
- Le système équilibré comporte un transformateur à
- enroulements et une impédance d’équilibre qui repro
- si*
- duib
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- Pour toute la gamme des fréquences utilisées, l’impédance apparente du circuit et des organes qui peuvent être bran-°hés entre le circuit et le système équilibré. On a figuré, sUr le schéma, un montage d’impédance d’équilibre qui convient spécialement pour une ligne souterraine précédée d’une section de câble urbain non pupinisée.
- Le transformateur est relié au circuit combinant N° 1 Çui est affecté au Télégraphe alors que le circuit combiné et L combinant N° 2 servent au Téléphone.
- L’amplificateur général ne comporte qu’une seule lampe. L est précédé d’un potentiomètre qui permet de faire varier i’amplitude de la tension appliquée à tous les récepteurs.
- Les pulsations utilisées sur ce câble du Havre sont les vivantes :
- Vers le Havre. 6.000, 8.000, 10.000, 12.000 Vers Paris. 5.000, 7.000, 9.000, 11.000
- Le système permet donc, en employant des Baudot quadruples, de donner le rendement de 32 secteurs Baudot, soit un débit de 32 x 30 = 960 mots à la minute.
- Installation pour circuits à 4 fils. — On emploie un cir-cuit à deux fils pour chaque sens de transmission. L’écartement des fréquences étant de 1.500 radians par seconde, s°it 1.500 : 2 r. = 240 périodes environ, on dispose d’une gamme de 7 pulsations 2.500, 4.000, 5.500, 7.000, 8.500, 10.000 et 11.500. Cette dernière étant réservée pour les c°mmunications de service, il reste six transmissions indépendantes pour chaque circuit à deux fils, soit 12 au total, Chaque fréquence pouvant être desseryie au moyen d’un Baudot quadruple, c’est un total de 48 secteurs qui peuvent etre mis en action sur la quarte cédée au Télégraphe. Au ^aux de 30 mots par secteur, la communication est capable ^’nn rendement de 1.440 mots à la minute.
- Le montage des oscillateurs est le même que celui des
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- installations à 2 fils ; celui des récepteurs a été un peU modifié dans le dispositif de rétroaction de la lampe sélectrice, circuit de plaque. Il comprend deux circuits accordés LG1? LC2 (fig. 259). placés en pont devant le transformateur de rétroaction ; entre les deux fréquences propres de ces circuits, qui sont choisies de part et d’autres de la fréquence des signaux, l’amplification reste approximativement constante en raison de l’effet d’un circuit de résonance B accordé sur une fréquence intermédiaire et placé en série entre les deux premiers circuits. La bande de fréquence amplifiée par chaque lampe sélectrice est de 100 périodes-L’amplificateur général n’étant pas nécessaire avec le mon'
- D
- Fig.259.
- tagè réalisé, a été supprimé. L’équivalent de transmisse11 du circuit doit être constant ; pour parer à ses variation un potentiomètre général de réception P a été placé entre la paire du câble et le circuit d’entrée des récepteurs.-
- Panneaux. — L’installation est complétée par des pan neaux métalliques supportés par un bâti également me tallique à trois travées. Le récepteur, les appareils de oon trôle, les relais et l’oscillateur de chaque fréquence son placés verticalement les uns au-dessous des autres, dans Ie® deux travées latérales. Les organes de contrôle général c de mesure sont fixés sur la travée médiane. Les divers®8 batteries d’alimentation ainsi que les circuits télégraphiqueS sont rattachés à la partie inférieure des travées latérales.
- Le courant de chauffage des lampes est de 0,8 d’ampei
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- s°us une tension de 12 volts ; deux filaments étant aliments en série. La tension de plaque est de 125 à 180 volts. La ^transmission des signaux reçus est effectuée vers le ^entrai télégraphique où se trouvent les appareils d’utili-, ttion, sous une tension de 20 volts, positif et négatif.
- Utilisation de la transmission à fréquence harmonique *Ur conducteurs aériens. — Le système peut être également utilisé sur des lignes aériennes. Toutefois, les lignes unifi-Lires avec retour par le sol sont inutilisables en raison de Lur grand affaiblissement aux fréquences téléphoniques et l’intensité des perturbations qui les parcourent. Seuls *^es circuits bifilaires, soigneusement anti-inductés par Apport aux circuits voisins, peuvent être employés. Effectivement, le système a donné d’excellents résultats sur ùne ligne de ce genre et a permis de réaliser une liaison de ^00 kilomètres sans relais. Une distance beaucoup plus c°nsidérable pourrait sans doute être franchie dans les ^mes conditions.
- Les circuits aériens ne possédant pas de fréquence de c°Upure, le nombre de communications qu’on peut super-P°ser est théoriquement illimité. En pratique les circuits interurbains sont terminés par des sections souterraines en général non pupinisées, dont l’affaiblissement croît très avec la fréquence ; il en résulte que la gamme des rnquences réellement utilisables est limitée.
- Le grand inconvénient des circuits aériens est leur défaut stabilité. En particulier, les inégalités d’isolement dues nux variations de l’humidité atmosphérique ont pour c°nséquence des modifications considérables et souvent ^pides des caractéristiques du circuit. Les variations de ^pédance terminale détruisent la symùtrie réalisée dans 68 organes de liaison des postes et peuvent produire des ^tiong perturbatrices des appareils transmetteurs sur les
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- Innovations et perfectionnements
- appareils récepteurs du même poste. Les fluctuations d’af' faiblissement provoquent des changements dans l’intensite des signaux à la réception. Ces conditions défavorables» inhérentes à la ligne aérienne, rendent nécessaires certaines précautions spéciales à ce cas particulier.
- Une première précaution consiste à écarter les fréquences les unes des autres, ce qui permet d’augmenter les tôle' rances du dispositif équilibré anti-local. De plus, les fre' quences les plus aiguës sont utilisées pour la transmission dans un sens et les fréquences les plus graves pour la trans* mission dans l’autre. De cette façon, il est .possible, le °aS échéant, d’intercaler à l’entrée du système récepteur u11 filtre passe-haut ou passe-bas ne laissant passer que leS fréquences utilisées à la réception ; ce filtre a pour effet constituer une protection supplémentaire en cas de dére' glage du dispositif anti-local.
- L’expérience dont il est fait mention ci-dessus comp°r tait huit fréquences également espacées depuis la quence 475 jusqu’à la fréquence 2.700 environ (soit depulS la pulsation 3.000 jusqu’à la pulsation 17.000, deux pulsa' tions successives différant de 2.000 radians /sec.).
- Pour parer aux effets produits par la variation souve^ considérable de l’intensité des signaux à la réception, on a imaginé le dispositif suivant :
- On équipe dans chaque sens de transmission une fréquent de plus qu’il n’est nécessaire pour l’écoulement du trah0' Sur cette fréquence on envoie un signal permanent. A l’ar rivée, ce signal est sélectionné et redressé à la mani^6 ordinaire.
- Toute variation dans les caractéristiques de transmisse011 de la ligne se traduit par une variation de l’intensité de °e courant redressé, qu’il est possible de compenser en agissaIlt sur le potentiomètre de l’amplificateur général. Cet^ compensation suffit en général, car on peut admettre <Iue
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- AUTRES SYSTÈMES
- 615
- ^°utes les fréquences sont affectées à peu près également Par les variations du circuit.
- Afin qu’il n’y ait pas lieu à une surveillance permanente du courant de contrôle, ce dernier traverse un relais à cadre à deux contacts réglé de telle façon que l’organe mobile soit à égale distance des organes fixes lorsque l’intensité du courant redressé est normale. En cas de variation du circuit le relais ferme un circuit local qui, par l’intermédiaire d’un relais secondaire, actionne un dispositif d’alarme.
- AUTRES SYSTÈMES
- Siemens et Halske. — Le dispositif allemand donne six frunsmissions unilatérales sur chaque paire d’une quarte
- Reia is
- filtre de bande
- filtre de bande 1 fi 1 )
- aux. récept V HH « r
- - + 2.3.4,5*16. ^ U-J-M
- j3ovI *• 220 2 4- 8c
- </e f 30 s e Ji/r /j ésé/er/e o?e vo/ts
- Fig. 260.
- du.câble au moyen d’un nombre égal de pulsations s’éche-^°unant de 2.500 à 10.000 radians par seconde, avec un écart de 1.500 entre elles, c’est-à-dire : 2.500, 4.000, 5.500, 7.000, 8.500 et 10.000. Les générateurs d’oscillations sont
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- 616 Innovations St PERfECtioNNEMENts
- des lampes triodes ; mais ce sont des lampes bigrilles ayant un facteur d’amplification élevé et une résistance intérieure faible qui servent d’amplificateurs et de correcteurs. Les lampes oscillatrices sont pourvues d’un couplage de réactance entre leur circuit de plaque et celui de grille, couplage donnant approximativement la pulsation choisie. Cepen-dant le couplage étant invariable, on utilise un noyau plongeur en fer P, que l’on fait pénétrer plus ou moins dans l’évidement des bobines de couplage, afin de parfaire Ie réglage de la pulsation. La figure 260 donne le schéma sim' plifié du montage de l’oscillateur et du récepteur d’une fréquence ; les cinq autres sont identiques.
- Au départ, l’appareil télégraphique agit sur un relais polarisé qui ferme ou rompt le circuit d’oscillation. Les trains d’ondes à travers un rhéostat appelé régulateur d’amplitude passent dans la lampe bigrille où ils sont amplifiés et rectifiés puis dirigés sur le circuit de câble après avoir subi un filtrage. Tous les oscillateurs sont en série, par leurs rhéostats d’amplitude, dans le circuit de grille — 6 de l’amplificateur.
- A l’arrivée, les oscillations franchissent un transforma* teur, sont amplifiées et rectifiées par une première lampe bigrille, filtrées et dirigées sur une deuxième lampe bigrille où elles sont rectifiées de nouveau et finalement détectées* Le courant ondulé résultant agit à travers un transformateur sur le relais polarisé de réception. Le primaire du transformateur est shunté par un condensateur pour amortir les ondulations ; il s’ensuit que le secondaire enregistre une impulsion brève au début de l’émission du courant détecté et une autre de sens inverse à la fin. Le relais transmet à l’appareil télégraphique récepteur des émissions locales positives ou négatives selon la position de son index.
- Les filtres de bande des récepteurs sont branchés en
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- AÜThES SŸSTÈMËS
- èii
- Parallèle sur le secondaire du transformateur de sortie de ^amplificateur.
- Standard Electric Corporation. - Ce système est carac-
- Fig. 261.
- térisé par l’emploi d’un alternateur spécial à fréquences ^Itiples au lieu d’oscillateurs à lampes. Les ondes sont ^aplifiées et filtrées aussi bien au départ qu’à l’arrivée.
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- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- élâ
- On dispose généralement de 10 fréquences éloignées de 170 périodes. Gomme dans les deux autres systèmes à 4 fils> les fréquences sont utilisées dans les deux sens.
- La figure 261 donne le schéma de principe du montage* Au départ, le relais de transmission actionné par l’appareil télégraphique établit le circuit d’émission des signaux sur le câble ou met le générateur en court-circuit lorsqu’il o ? a rien à expédier. Avant l’envoi sur le câble les traie8 d’ondes sont filtrés et amplifiés : il en est de même à l’ar' rivée ; mais le filtre est plus serré. Après l’amplification ^ le filtrage d’arrivés, les oscillations sont de nouveau amp*1' fiées et finalement détectées par une lampe agissant sur Ie relais d’arrivée intercalé dans le circuit de plaque.
- Afin de rendre plus rapides les déplacements de l’inde* de ce relais, il est pourvu d’un enroulement spécial relié aa secondaire d’un transformateur placé dans le circuit de plaque de la détectrice. Le relais de réception commande l’appareil télégraphique récepteur par son index relié süi' vant les cas tantôt à la batterie locale de travail, tantôta celle de repos.
- INSTALLATIONS BAUDOT POUR TRANSMISSIONS HARMONIQUES
- Ces installations ne diffèrent en rien de celles qui étais11* utilisées autrefois sur les lignes souterraines sous gutta. effet, le temps de propagation étant très important sur leS câbles pupinisés, en raison de leur contexture particulie1,6 et de leurs plus grandes portées, il faut, en principe, e#1' ployer deux plateaux montés sur la même cage ; l’un affe°*e exclusivement à la transmission, l’autre à la réception. ^ des postes corrige l’autre par les deux derniers contacts de 2e couronne de son plateau de transmission, l’autre reÇ01*
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- ÎÜStALLAtioNS 6AÜDOÎ
- 619
- tas courants correcteurs sur le plateau de réception. Les types de plateaux à 14 et 25 contacts sont actuellement utilisés en attendant la construction de types à 12 et à contacts qui peuvent d’ailleurs servir indistinctement Pour l’harmonique ou pour le duplex ordinaire double °u quadruple.
- Cependant, sur les communications franco-suisses à 4 fils poste corrigé possède 2 plateaux, mais le correcteur transmet et reçoit par le même plateau ; et c’est le corrigé avance ou retarde sa transmission pour assurer au correcteur une bonne position d’orientation.
- 4 5/ 6 7*3
- Zurich
- iq Q O
- Bourse
- Fig. 2 62.
- Sur la communication Paris = Le Havre à 2 fils, la propagation restant dans les limites normales (3 contacts de Quadruple) on a pu se dispenser de recourir à l’usage de <taux plateaux. La 4e couronne est reliée directement au Passif du relais récepteur du panneau harmonique si celui-ci est voisin de l’installation télégraphique ; dans le cas contraire, elle reste normalement rattachée au massif du relais da sa propre installation. Mais c’est ce dernier relais qui 6st commandé au moyen d’un fil spécial par le relais ré-Cepteur du panneau. La 5e couronne du plateau unique
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- 620 innovations èt PERFECTioNNEMEUfs
- ou du plateau affecté exclusivement à la réception est rattachée par un second fil spécial à l’entrée du relais du panneau, dont l’index ouvre ou ferme, aux émissions de l’oscillateur, le circuit du câble.
- En cas de perte de synchronisme, le poste correcteur ne reçoit pas d’incohérence lui indiquant que la transmission doit être arrêtée, parce que le relais récepteur du poste de transformation, rappelé automatiquement sur repos par le courant local circulant dans l’enroulement spécial, n’envoie aucune émission qui décèle l’interruption. Pour parer à cet inconvénient le corrigé envoie à chaque révolution des balais un courant de travail dit «de présence » (fig. 262)> par l’avant-dernier contact de la 2e couronne. Au correcteur, ce courant agit sur le relais et provoque une émission tombant sur le contact mobile. Celui-ci n’étant pas relié à un électro-correcteur aucun effet ne se produit tant que Ie synchronisme n’est pas détruit. Mais quand ce fait se réalise, le courant de présence vient tomber sur les contacts de réception et actionne les traducteurs, signalant ainsi la perte de synchronisme. Ce système est efficace pour ce cas particulier. Il n’en est plus de même si la communication est interrompue ou si le corrigé cesse de tourner. Un dispositif est à l’étude pour obvier à ce défaut.
- Il comprend un condensateur intercalé entre le massif et le butoir de repos d’un premier relais polarisé ; un relais Baudot. Quand l’index tombe sur repos le circuit d’une batterie se ferme sur les faces du condensateur qui se charge. Mais cette charge est lente en raison de fortes résistances existant dans le circuit. La durée de la charge est de 15 secondes. Si l’index tombe sur travail avant ce temps5 le condensateur est mis en court circuit et perd sa charge-
- Si, au contraire, l’index du relais Baudot reste plus de 15" sur repos, le condensateur se décharge alors à travers une lampe au néon et fait fonctionner un deuxième relais
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- INSTALLATIONS BAUDOT
- 621
- ^ cadre qui permet au courant de la batterie de continuer Alimentation de la lampe. C’est cet, allumage qui consigne le signal d’arrêt de la transmission.
- Ce dispositif est le résultat de la collaboration de MM. Le-r°y et Pagès, ingénieurs.
- Réglages. — Les réglages s’opèrent comme sur les installations ordinaires. Cependant les variations du temps de propagation des ondes sur les câbles étant faibles, une Position d’orientation est donnée une fois pour toutes lors de la première mise en service et ne doit pas être modifiée. Si» par exemple, un poste correcteur signale une anomalie dans son orientation, il y a lieu, pour le poste corrigé, d’examiner et vérifier soigneusement si le contact mobile ou son point de repère, ne sont point déplacés, si l’écart angulaire des bras porte-balais de 2e et le lre couronnes n’a pas été modifié accidentellement (voir page 168), si un balai n’aurait pas glissé dans sa gouttière. Ce n’est qu’après s’être assuré que tout est en ordre dans son installation et dans celle du correspondant qu’il y a lieu de faire intervenir
- spécialiste des panneaux pour vérification de l’état des batteries spéciales, du réglage des organes de transformable et notamment du jeu plus ou moins grand de l’index dn relais récepteur entre ses butoirs. Il a été constaté exPérimentalement que le jeu de l’index doit être très serré ec invariable ; un jeu trop grand amène un retard dans le re*îvoi des signaux et produit l’effet d’un accroissement du teflips de propagation. D’ailleurs pour obvier à cet inconvénient les relais des panneaux seront, dans 1 avenir, du type à bobines basculantes qui permet de favoriser la chute de l’index sur l’un ou l’autre butoir sans modifier 1 écarte-ment de ceux-ci (voir page 84).
- Le relais de l’installation Baudot étant commandé à ^ible distance, soit que les panneaux fonctionnent dans
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- 622 INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- le bureau télégraphique ou dans le bureau téléphonique interurbain, doit toujours être réglé à l’indifférence. L6 dirigeur n’a pas à modifier ce réglage, même s’il constate des manques ou des débordements. Dans ce cas d’ailleurs, après s’être assuré que le défaut n’est pas localisé à secteur ou à une touche, et que, d’autre part, Installation Baudot elle-même ou celle du correspondant ne sont pa3 en cause, le dirigeur informe du défaut qu’il constate Ie préposé à la surveillance des panneaux. Ce dernier pe®* alors, soit à l’écoute, soit au moyen d’un ondulateur, vérifier le passage d’émissions alternées expédiées mécani' quement par les panneaux de la station correspondant6 et, le cas échéant, favoriser, en agissant sur le courant de rappel de l’index du relais, soit le travail, soit le repo9.
- COMMUNICATION PAR CABLE SOUTERRAIN NON PUPINISÉ
- Le nouveau câble Paris = Strasbourg possédant <te9 conducteurs sous papier, spécialement destinés au tête' graphe et, par suite, non pupinisés, on a dû recourir pouf les exploiter à des procédés spéciaux.
- On ne pouvait songer à utiliser les dispositifs autrefolS usités sur les Gâbles sous gutta ; il aurait fallu, en eff®^ des stations de relais assez nombreuses et l’expérience pr°' longée des câbles de Paris = Bordeaux a condamné06 moyen d’exploitation.
- Profitant des progrès accomplis dans la technique éteP' trique, M, Montoriol, Inspecteur au service d’Études et d6 Recherches, a imaginé un dispositif aussi simple qu’eff permettant d’établir une coinmunication Paris == NanC? sans relais intermédiaire, sur upe quarte du câble Paris ** Strasbourg, x
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- COMMUNICATION PAR CABLE SOUTERRAIN
- 623
- Nous empruntons au rapport de notre distingué collègue ta description de son dispositif.
- Les constantes électriques d’un circuit télégraphique Paris = Nancy (fil de cuivre de 1,3 mm.) sont : P = 8.346 ohms, G = 12,2 mf, CR — 0,101 s. Le temps de propagation dépassant la marge permise au quadruple, d a été nécessaire d’employer deux circuits affectés chacun à la transmission dans un seul sens. On dispose, par suite, huit secteurs. Ce chiffre est sensiblement supérieur aux besoins de la communication.
- En l’état actuel, ceux-ci sont rattachés à un seul distributeur : le circuit de transmission part de la 5e couronne, tendis que celui de réception aboutit au relais et à la & couronne (par l’intermédiaire d’un amplificateur). L’encombrement est donc simplement celui d’une installation ordinaire.
- Dispositif de départ. — Le schéma (fig. 263) montre le dispositif de compensation et de décharge employé au départ ; au début d’une émission, la charge du condensateur donne lieu à un « Kick ». Celui-ci, amplifié à l’arrivée, démarre l’armature du relais récepteur ; la dérivation, qui s’établit à travers le shunt du condensateur, continue l’action du kick initial et s’oppose au rebondissement de l’index du relais sur son butoir ; l’impédance de la self qui, de prime abord, forme en quelque sorte bouchon, diminue progressivement, et, bientôt, le courant d’entretien qui Passe alors sur la ligne est réduit à une très petite valeur milliampère environ) juste suffisante pour assurer le Maintien de l’index du relais dans la position qui vient de lui être donnée : la charge accumulée dans le circuit est donc extrêmement faible et reste toujours sensiblement cgale à. elle-même, quelle que soit la durée du signal , les émissions de sens inverse, qui se succèdent, trouvent ainsi
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- 624
- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- la ligne dans un état à peu près constant, et les déforma* tions sont réduites au minimum.
- Dispositif d’arrivée. — Les courants d’arrivée, trop faibles pour actionner directement un relais mécanique sont, tout d’abord, amplifiés. A cet effet, la ligne 1 du circuit est reliée à la grille d’une première lampe triode et la ligne 2 va au point commun ; enfin l’amplificateur est shunté par une résistance de 6.000 ohms ; la différence àe potentiel, aux bornes de l’amplificateur, est donc, en régime permanent, de 0,6 volt environ.
- La liaison entre la première plaque et la seconde gr$e ne pouvait être .réalisée ni par condensateur, ni partrans-formateur, puisqu’il s’agit ici d’amplifier du courant cou* tinu. Cette liaison a lieu par l’intermédiaire d’une contre-batterie de 36 volts qui, tout en transmettant au second étage les variations de la tension de la première plaqué ramène les grilles au potentiel optimum.
- Dans le circuit de plaque du second étage, est insérée une résistance de 15.000 ohms. Ce circuit actionne un relais du type dit « à grande sensibilité » ; les bobines en sont formées de deux enroulements, l’un de 9.700 ohms, l’autre de 5.200. Contrairement à ce qui se fait généralement, ces deux circuits sont en série ; en effet, dans les amplificateurs où l’on utilise ce relais, le premier enroulement seul se trouve dans le circuit de plaque, le second est parcouru, eu permanence, par un courant local, qui ramène l’armature au repos dans les intervalles entre les signaux : le courant de travail doit donc surmonter cette force antagoniste permanente, comparable à un ressort bien tendu, ce qul) dans le cas présent, aurait entraîné la nécessité de trois étages d’amplification. Une seconde contre-batterie aurait compliqué l’installation et rendu les réglages assez délicats-Il était donc préférable de mettre à profit l’artifice déjà
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- COMMUNICATION PAR CABLE SOUTERRAIN
- 625
- éployé sur le cable Brest = Dakar : le circuit de plaque du second étage fait partie d’un pont de Wheatstone, dont
- a_
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- Cl0 0009
- Fig. 263.
- ^eux branches sont formées par la résistance fixe extérieure (15.000 ohms) et l’espace intérieur plaque-filament ; les
- Télégraphie Baudot. ^0
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- 626 ltàWtÀTldNS ET PERFECTIONNEMENTS
- detlx autres branches sont constituées par deux résistances l’une variable, pouvant atteindre 24.000 ohms, l’autre fixe de 8.000 ohms. Elles sont réunies par une sorte de potentiomètre de 840 ohms, variable par échelons de 35 ohms, et dont la manette est reliée à la diagonale • on ajoute ainsi à l’une des branches ce qu’on retire à l’autre» et l’équilibrage du pont s’opère très rapidement.
- Dans la diagonale est placé le relais* dont les deux circuits sont en série, ainsi qu’un condensateur shunté et un milliampère-mètre à zéro médian. Le pont étant préalablement équilibré, les courants posititifs et négatifs venant de la ligne font varier le potentiel de la plaque ; si celui'01 s’élève, un courant parcourt la diagonale de haut en ba^ (voir figure) et inversement i le relais est donc commande par les deux sens du courant, tout comme s’il recevait dire0' tement les émissions venant de la ligne \ il peut ainsi être réglé à l’indifférence absolue, et conserve toute sa sensib1' lité et sa rapidité.
- Le second étage de l’amplificateur comprend trois lampes en parallèle, afin de réduire la résistance interne » on peut ainsi équilibrer le pont avec des résistances rela' tivement faibles et obtenir, finalement, dans la diagonal0» l’intensité nécessaire au bon fonctionnement du relais (uI) milliampère environ). La pratique a d’ailleurs démonté qu’on peut, sans inconvénient, n’allumer que deux de c°& lampes sans que la réception ait à en souffrir. La mena0 considération a présidé à la détermination des valeurs â donner au condensateur et à son shunt, dans la diagonale» le produit CR2 pouvant être réalisé d’une infinité de ma nières, le choix devait se porter sur l’une de celles dans le° quelles R n’augmente pas très sensiblement la résistant totale de la diagonale.
- Régl&gë*; — Le dispositif de départ est réglé une
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- COMMÜNlCANlOft Î>AR CaRLÈ SOÜTËRRÂIN 627
- pour toutes sur le circuit extérieur, et on n’a plus ensuite à y retoucher ; il comporte d’ailleurs une très grande marge.
- A l’arrivée, le relais est réglé à l’indifférence \ le condensateur shunté ne comporté aucun élément variable et, pat suite, a été ajusté une fois pour toutes.
- Le réglage de la contre-batterié n’exige aucune précision ; il suffit que les variations de l’intensité, dans lë cirait de plaque du 2é étage, Se produisent vêts le milieu de la Partie rectiligne de la caractéristique. On détermine le point de fonctionnement, pour le potentiel moyen de la plaque, en court-circuitant l’amplificateur à l’aide d’un interrup-, tour à ressort placé, sur le schéma, entre les bornes L1 et L2, Puis, par la manœuvre d’une manette se déplaçant sur des Plots, on fait varier le nombre d’éléments de la contre-batterie jusqu’à ce que l’aiguille du milliampèremètre Mséré dans le circuit de plaque indique un débit de 3 milliampères environ. Dans ces conditions, des courants alternativement positifs et négatifs venant ensuite de la ligne, donneront lieu à des élongations parfaitement égales de Pnrt et d’autre du point ainsi trouvé. Ce réglage demeure valable aussi longtemps que les batteries, et en particulier colle du chauffage, restent à peu près stables. La marge dont 011 dispose est suffisante pour qu’on n’ait pas à la reviser au c°urs de la journée.
- L’équilibre du pont est tout d’abord réalisé de façon approximative, avant l’entrée en contact avec le correspondant : l’amplificateur étant court-circuité, l’aiguille du Milliampèremètre de la diagonale doit se trouver au zéro Médian : on l’y amène, au besoin, en agissant, soit sur la ( &r£mde résistance de 24.000, soit, s’il ne s’agit que d une différence minime, sur le petit potentiomètre de 840 ohms. ^ opère, en tout cas, de manière à laisser la manette de ce dernier sensiblement au milieu de sa course. Le réglage définitif de la réception s’opère exclusivement à l’aide du
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- 628 Innovations et perfectionnements
- pont : on demande au correspondant de faire des « roulements », c’est-à-dire des « T » par les secteurs impairs et des « G » par les secteurs pairs. Les signaux, renvoyés par le relais dans un parleur Baudot, doivent se détacher nettement : à l’aide du potentiomètre, on dérègle le pont dans un sens, jusqu’à ce qu’on constate des « manques », Par exemple, puis dans le sens opposé jusqu’à ce qu’on ait des « collages », et enfin, on place la manette à égale distance des deux points ainsi'trouvés. On obtient, de la sorte, nne marge très large, et, à moins de variations importantes de l’une des batteries de transmission du poste correspondant ‘ on n’a plus à y retoucher de la journée.
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- TABLE DES MATIERES
- PRÉLIMINAIRES
- £a]cul du rapport des vitesses des mobiles dans un engrenage.
- ^alorie....................................................
- Rapacité électrostatique...................................
- J^rcuits dérivés ..........................................
- ^ondensateur...............................................
- ^ondensateur électrique....................................
- jurants de Foucault........................................
- glectrolyse................................................
- énergie cinétique....................................f....
- gpaivalent mécanique de la chaleur................:........
- £*ux magnétique............................................
- ^°rce’électromotrice et différence de potentiel............
- orce et inertie..........................................
- °rce magnétomotrice......................................
- aductionj* électromagnétique....................'........
- aduction électrostatique.................................
- nuUction mutuelle........'..........••••;•••.............
- atensité d’un courant et quantité d’électricité..........
- y* de Coulomb..............................................
- y0} de Joule...............................................
- y ? de Lenz................................................
- {f1 d’Ohm..................................................
- ,SSe et poids d’un corps...............................
- puissance .................................................
- v^gle de la poupée d’Ampère................................
- y% du tire-bouchon de Maxwell..............................
- Spluctance.................................................
- Résistance.................................................
- Se f;iaduction.............................................
- j^denoïde..................................................
- £ravail............ ••'•••/.......................*........
- yfavail moteur et travail résistant........................
- ltesse angulaire.........................................
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- 630
- TABLE DES MATIÈRES
- PREMIÈRE PARTIE
- ÉTUDE DES ORGANES D’UNE INSTALLATION SIMPLE
- APERÇU GÉNÉRAL DU SYSTÈME BAUDOT
- Godes et différenciation des signaux.......
- Exposé élémentaire du système..............
- Utilité d’un courant de repos..............
- Propagation du courant de repos sur la ligne
- Périodes de charge et de décharge..........
- Variations de la période de charge.........
- Effet des variations de la période de charge..
- Rôle et choix du courant de repos..........
- Ensemble d’une communication Baudot.,..
- 41
- 43
- 47
- 47
- 49
- 50
- 52
- 53
- 54
- II
- MANIPULATEUR
- Manipulateur à accrochage électromagnétique
- Cadence téléphonique...................
- Fonctionnement.........................
- Accrochage.............................
- Commutateur............................
- Communications intérieures.............
- Manipulateur à accrochage mécanique....
- Description............................
- Commutateur............................
- Fonctionnement.........................
- Manipulation ...~... ». ». ».... ». ». ». ». ».... ».
- 59
- 60 0 0 64 64 66 66 67
- 69
- 70
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-
- TABLE pps MATIÈRES
- 631
- F'
- 111
- RELAIS
- Pages
- Considérations générales---------------------------------— ^
- fonctionnement............................................... 84
- gelais différentiel ..,......................? • ».....f 7
- Modification de la commande des bobines du^relais.,. ........ 8»
- IY
- ORGANES DE MOUVEMENT
- Socle-Moteur à poids.................................. • •
- gemontoir...............................................
- gemontoirs automatiques.................................
- Interrupteur............................................ rf
- Socle-moteur électrique................................. -
- V
- RÉGULATEUR
- Considérations générales ..................
- fonctionnement............................
- description...............................
- Conditions de réglage du régulateur.......
- théorie du réglage des ressorts du régulateur '-aïeul de la force centrifuge............
- 98
- 102
- 104
- 106
- 109
- 114
- VI
- CONSERVATION DU SYNCHRONISME
- Correction des écarts de synchronisme..
- jTuicipe de la correction.............
- inscription du système correcteur.....
- flectro-correcteur....................
- °nctionnement du système correcteur.
- 116
- 117
- 121
- 124
- 125
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-
-
- 632
- TABLE DES MATIERES
- YII
- DISTRIBUTEUR
- Considérations générales...................................
- Description du plateau..................................
- Raison de l’écourtement des contacts de la première couronne.
- Bras porte-balais..........................................
- Manchon d’entraînement des bras porte-balais...............
- VIII
- ENSEMBLE ü’UNE INSTALLATION ORDINAIRE
- Diagramme d’une communication double...............
- Schéma des communications d’une installation double
- Contrôle de la transmission........................
- Itinéraire des courants correcteurs................
- Boîte des coupures.................................
- Rhéostat de la dérivation de contrôle..............
- Lampes de protection...............................
- Installation triple................................
- Quadruple à un plateau.............................
- Envoi des courants de correction en fin de transmission
- IX
- ORIENTATION
- Définition.........................................
- Orientation du poste corrigé...............
- Détermination du point de repère...................
- Orientation du poste correcteur....................
- Orientation pratiqua...............................
- Causes pouvant amener une variation de l’orientation. -
- Placement des balais du poste corrigé..............
- Placement du secteur de contrôle dans les deux postes. Résumé.....----------------------... — — .— —
- page»
- 128
- 131
- 133
- 138
- 140
- 142
- 143
- 146
- 146
- 147
- 151
- l53
- l53
- 155
- 157
- 159
- 159
- 164
- 165
- 167
- l68
- 173
- 176
- 177
- j
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-
-
-
- TABLE DES MATIERES 633
- X
- TRADUCTEUR
- Pages
- Aperçu général.............................................. 179
- Etablissement des communications électriques entre le socle
- et le traducteur.......................................... 180
- Nouveau dispositif........................................ 181
- Electro-aiguilleurs......................................... 182
- Leviers-aiguilleurs et ressorts à encoche................ 185
- Came-navette................................................ 186
- Levier chercheur et levier propulseur....................... 188
- Combinateur................................................. 189
- Déclanchement............................................... 193
- Bras d’impression........................................... 196
- Boue d’impression et roue des types......................... 198
- Dépression d’un caractère................................... 200
- Bappel du bras d’impression................................. 202
- Progression de la bande..................................... 203
- Diversion................................................ 204
- Ponctionnement du traducteur................................ 208
- Nécessité d’un synchronisme entre la marche du traducteur et
- celle des balais du distributeur.......................... 211
- Modérateur.................................................. 212
- Correction des écarts de synchronisme...................... 215
- Electro-frein .............................................. 215
- Eermeur de frein......................................... 219
- Etablissement du synchronisme............................... 220
- Erein électrique........................'•............... 222
- TRADUCTEURS RAPIDES
- Généralités................................................. 225
- Traducteur modèle 1909...................................... 225
- Traducteur Carpentier..................................... 228
- XI
- DISPOSITIFS SPÉCIAUX
- Commutateur multiple à broches........................- 231
- Alternat sur un secteur supportant la propagation........... 233
- Cn seul traducteur dessert alternativement deux secteurs.... 235
- Deux secteurs desservis à volonté par un ou deux traducteurs. 237 Avertisseur d’appel..................................... 240
- p.633 - vue 640/648
-
-
-
- T4BIÆ RRS MATIÈRE?
- 634
- DEUXIÈME PARTIE RÉGLAGES ET DÉRANGEMENTS
- XII
- MAI*I$>y{4TEUR
- Touches....................
- Ressorts-contacts verticaux
- Cadence téléphonique.......
- Accrochage ................
- RÉGLAGE DE L’ACCROCHAGE MÉCANIQUE
- Vérification préalable..................................
- lh Réglage du bouton enclume............................
- 2e Réglage de la vis de butée du levier-ressort'en ’U...
- 3° Réglage de la vis de butée de l’index de l’armature....
- 4^ Réglage de la vis du levier-ressort en Ü....'........
- Choix du contact de cadence.............................
- 243
- 244
- 245
- 246
- 246
- 248
- 248
- 248
- 249
- 250
- RELAIS
- Réglage de construction...........................
- I. Susp ension de l’axe.........................
- II. Utilisation du flux développé par le courant
- JH. Prise’ de courant.............,, 3............
- Réglage à l’indifférence et réglage pratique......
- Entretien ........................................
- 251
- 251
- 254
- 256
- 257 261
- SOCLE-MOTEUR A POIDS
- Entretien
- 263
- SOCLE-MOTEUR ÉLECTRIQUE
- Mise au point et dérangements...........
- 265
- RÉGUPVÎWR
- établissement du synchronisme entre deux distributeurs. * t • Comment’on reconnaît l’écart des vitesses et le sens dé cet écart
- Comment on modifie la vitesse........................
- Etablissement du synchronisme........................
- 267
- 268
- 274
- 275
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-
-
-
- TABLE DES MATIERES
- 635
- RÉGLAGE DU RÉGULATEUR
- Page»
- Vérification préalable.._____________________________________ 27$
- Vitesse de régime........................................... 52:79
- Réglage de la potence....................................... 281
- Réglage en ligne.... I.......^.............................. 282
- Réglage en local............................................ 284
- Remarques................................................... 284
- CAGE DU DISTRIBUTEUR
- Armature de l’électro-correcteur et goupille de correction-- 287
- Orientation de l’étoile de correction....................... 289
- Placement de la bague à encoche............................. 291
- Balais et porte-balais...----r...*..........................- 293
- RÉGLAGE DE LA VITESSE DU TRADUCTEUR
- ^lectro-frein............................................... 294
- Modérateur de vitesse....................................... 297
- COMMUNICATIONS ÉLECTRIQUES ENTRE LE SOCLE ET LE GAGE DU DISTRIBUTEUR
- Vérification................................................ 303
- RÉGLAGES ET DÉRANGEMENTS DU TRADUCTEUR
- Orientation de la came-navette.............................. 304
- Orientation pratique........................................ 306
- Electro-aiguilleurs......................................... 307
- Ressorts à encoche.......................................... 309
- Leviers aiguilleurs......................................... 31Q
- Chercheurs.............................. 311
- Levier propulseur et levier de déclanchement................ 312 .
- Bielle et pédale......................t..................... 313
- Levier d’accrochage......................................... 314
- Bras d’impression...................................... 315
- Levier de rappel............................................ 317
- Oalet de rappel......*...................................... 318
- Roue d’impression........................................... 318 /
- Roue des types...................................».......... 320
- Inversion................................................... 323
- Tampon encreur.............................................. 327
- Progression................................................. 328
- Cliquet de retenue et cliquet d’entraînement................ 328
- Cylindre d’entraînement..................................... 329
- Cylindre compresseur........................................ 329
- Rouet....................................................... 331
- Principaux dérangements du traducteur...................... 331
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-
-
-
- TA BUE DES MATIERES
- Çfîft
- TRADUCTEUR MODÈLE 1909 Réglage......................................
- DÉRANGEMENTS ÉLECTRIQUES
- Généralités .................................
- Exemple de localisation......................
- Page*
- 335
- 837
- 338
- TROISIÈME PARTIE
- INSTALLATIONS SPECIALES
- XIII
- COMMUNICATIONS ÉCHELONNÉES
- Considérations générales................................
- Dispositif de coupure...................................
- COMMUNICATION DOUBLE ÉCHELONNÉE SIMPLE OU COMPLÈTE
- (dispositif modèle 1911)
- Communication simple....................................
- Communication entre principal et extrême................
- Communication entre principal et intermédiaire..........
- Cas particulier : Communication Paris-Auch-Mont-de-Marsan
- Orientation ............................................
- Orientation du poste intermédiaire......................
- Orientation du poste principal.......................
- Orientation entre principal et extrême..................
- Communication double échelonnée complète (modèle 1911)..
- Rhéostats de contrôle...................................
- Orintation .............................................
- COMMUNICATION TRIPLE ÉCHELONNÉE SIMPLE OU COMPLÈTE
- (nouveau dispositif)
- 345
- 345
- 348
- 350
- 353
- 353
- 354
- 356
- 357 360 362
- Diagramme ..............................................
- Envoi de la correction ...............'.................
- Communication triple échelonnée donnant deux secteurs entre
- principal et extrême.................................
- Orientation ............................................
- Emploi- du plateau à 20 contacts........................
- 364
- 366
- 368
- 3«9
- 371
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-
-
-
- Table bES Matières
- 63?
- COMMUNICATIONS QUADRUPLES ÉCHELONNÉES
- Pages
- Répartition des secteurs................................ 377
- Communication quadruple échelonnée à deux secteurs pour
- chaque poste......................................... 377
- Communication quadruple échelonnée à répartition inégale des secteurs............................................. 379
- XIV
- TRANSLATIONS BAUDOT
- Nécessité d’une translation...................................
- Translation Paris-Marseille...................................
- Inconvénients de la longueur de la décharge. Moyen de les at-
- ténuer......................................................
- Translation dans les deux sens................................
- Principe du distributeur inverseur automatique................
- translation rectificative des courants........................
- description du distributeur inverseur.........................
- Rentrée du poste translateur..................................
- dispositif donnant la possibilité de prendre 3 secteurs de trans-
- mission dans le même sens...................................
- Orientation...................................................
- 382
- 384
- 386
- 388
- 390
- 392
- 395
- 397
- 397
- 400
- TRANSLATION PAR RETRANSMETTEURS AUTOMATIQUES
- Considérations générales............
- Retransmetteur tournant.............
- Fonctionnement......................
- Réglage.............................
- Retransmetteur Robichon.............
- Fonctionnement......................
- Réglage.............................
- Retransmetteur modèle 1909..........
- Fonctionnement......................
- Réglage.............................
- Mode d’agencement des retransmetteurs
- Correction locale...................
- Envqi de la correction..............
- 404
- 405
- 407
- 408 408 411 411 413
- 415
- 416
- 417 417 419
- COMMUNICATIONS DE DEUX SECTEURS , RELIÉS PAR TRADUCTEURS RETRANSMETTEURS
- Liaison des organes...............................
- 419
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-
-
-
- 638 .
- tAlîLË bES «ATlfehEê
- COMMUNICATION DE DEUX SECTEURS RELIÉS PAR RETRANSMETTEURS NON ROTATIFS
- Dispositions générales
- 421
- EXEMPLES DE COMMUNICATION PAR RETRANSMISSION AUTOMATIQUE
- Type Londres-Paris-Lÿon-Gênes. . Type Londres-Paris-Lyon-Marseille Type Paris-Toulon-Hyères ........
- 423
- 423
- 426
- COMMUNICATIONS BIFUltQUÉES
- Communications Paris-Nîmes-Valence ..................
- dispositif permettant de desservir 4 secteurs du inoyeii de
- trois traducteurs.......................................
- Retransmission quadruple avec inversion facultative du Sens de la transmission sur un secteur.........................
- 425
- 431
- XV
- t
- EXPLOITATION DÈS LIGNES SOÜTÈtlRAlNES AU BAUDOT
- différence de capacité entre lignes aériennes et souterraines... Inconvénient de l’allongement, des périodes de charge et de
- décharge..............................................
- Moyens employés pour atténuer les effets de l’induction électrostatique. ...............................................
- Relais translateur..........................................
- Dispositif du relais translateur............................
- Emploi de deux lignes pour une même communication...........
- planchette de translation...................................
- Translation rectificative...................................
- Transmission alternative dans les deux sens.................
- 435
- 436
- 433
- 433
- 441
- 441
- 443
- 446
- 448
- COMMUNICATIONS ÉCHELONNÉES PAR CONDUCTEURS SOUTERRAIN^
- Communication complète : type Paris-Poitiers-Angoulême.... 448
- Communication simple : type Paris-Châlons-sur-Marne-Bar-le-Duc.......................................'.............. 454
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-
-
-
- tÀ&LÈ fiES MAflèfeES
- ORIENTATION SUR LES LIGNES SOUTERRAINES
- Communications simples................................• •
- Cas des communications échelonnées complètes, type Pâris-
- Poitiers-Angoulême ...............................••••
- Cas des communications échelonnées simples, type Paris-Châ-lons-sur-Marne-Bar-le-Duc.......................* <.....
- Page8
- 459
- 460
- 4ei
- XVI
- EMPLOI PU BAUDOT SUR LES LIGNES SOUS-MARINES MÉTHODE PIERRE PlfcÀÎÜJ
- Exposé dé la méthode
- 46g
- ADAPTATION DES INSTALLATIONS BAUDOT
- Transformation des signaux..................................
- Maintien de l’index du relais pendant l’absence d’émission....
- Annulation des courants telluriques........................
- Modification du manipulateur pour multiplier les inversions de
- courant...................................................
- C^Tification et reconstitution des signaux à l’arrivée........
- Obligation d’affecter tin cohducfedr à la tràn&hiiSsioh dâiié
- chaque sens...............................................
- suppression des contacts de correction......................
- Correction..................................................
- Plateaux des distributeurs et marche des courants...........
- Orientation.................................................
- Cable à l’alternat......................................;. •
- Communication Paris-Alger................i........».....• • ;
- Considérations générales............................
- 467
- 467
- 468
- 469
- 470
- 474
- 475
- 476 480
- 484
- 485 487 490
- DISPOSITIF DE DÉCHARGE POUR CABLES SOÜS-MÀRÎNS DE FAIBLE LONGUEUR
- Cables corses
- 491
- XVII
- APPLICATION DE LA MÉTHODE DE TRANSMISSION DUPLEX AU SYSTÈME BAUDOT
- Définition et avantagés
- 496
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-
-
-
- 640
- Table des matières
- MÉTHODE DIFFÉRENTIELLE
- Pages
- Agencement............................................... 497
- Fonctionnement .......................................... 499
- Balance.................................................. 501
- Installation type Paris-Londres.......................... 510
- Orientation.............................................. 512
- MÉTHODE DU PONT DE WHEASTONE
- Définition et agencement.................................... 512
- Fonctionnement.............................................. 514
- Communication Marseille-Alger...............
- Réglage de la balance.......................
- Translation HifTôrAntîeiiA A’’
- QUATRIÈME PARTIE
- INNOVATIONS ET PERFECTIONNEMENTS
- Manipulateur amovible.................................... 523
- Manipulateur Grunenwald.................................. 531
- Transmission automatique................................. 534
- Système Carpentier....................................... 545
- Système Chattelun........................................ 554
- Système Murray........................................... 562
- Électro-diapason et moteur phonique...................... 532
- Régulateur Doignon-Mendonça-d’Oliveira................... 571
- Commande directe......................................... 582
- Système auto-régulateur Grunenwald....................... 584
- Système Baudot-Verdan.................................... 592
- Télégraphie Multiplex par courants alternatifs........... 604
- Communication par câble souterrain non pupinisé........ 622
- Saint-Amand (Cher). — Imprimerie R. BUSSIÈRE. 23-11-1929.
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