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La calcographie : traité pratique d'impressions par blanchet de caoutchouc sur machines
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- ;alcographie
- TRAITÉ PRATIQUE
- d’impressions par blanchet de caoutchouc sur machines
- ROTO-CA LCO
- DES ÉTABLts MARINONI
- SUIVI DE L’ÉTUDE COMPLÈTE DES REPORTS SUR ZINC ET ALUMINIUM, PROCÉDÉS PHOTO-LITHO, FORMULES, TOURS DE MAINS
- PAR
- Eugène COURMONT
- IMP. utho-mêtallographe, expert des établissements
- MARINONI, EX-PROFESSEUR A l’ÉCOLE ESTIENNE
- DEUXIÈME ÉDITION
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- LA CALCOGRAPHIE
- OU L'IMPRESSION REPORTÉE PAR LE CAOUTCHOUC SUR LE PAPIER
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- A Messieurs les Imprimeurs,
- La p rentière édition du Traité d’Impression en Roto-Calcographie ayant été accueillie favorablement et vite épuisée, les nombreuses demandes que nous recevons nous ont encouragé à faire une deuxième édition avec vues de machines derniers modèles, procédés les plus récents et étude plus approfondie.
- Le .nom de Calcographie adopté vient de ce que le travail sur le zinc-report encré sur le cylindre porte-plaque vient se décalquer sur le blanchet de caoutchouc et le blanchet de caoutchouc vient à son tour le décalquer sur le papier, il y a donc un calque et deux pressions pour une feuille imprimée, par abréviation nous disons «impression en Calco » en latin « duo-pressum ».
- La souplesse du caoutchouc produit cet avantage d’entrer au fond des rugosités du papier ou de la trame d’un tissu pour y déposer la couleur'.
- Devançant à tous points de vue la lithographie, la Calcographie au moyen de son blanchet de caoutchouc décalqueur et avec le report sur zinc, imprime d’une façon parfaite tous travaux : gravure, eau forte, registre, texte typographique, chromo, trichromie, simili, crayons, etc., sur les papiers les plus durs : machine à écrire, fvligrané, à gros grain, sur tissus, sur soie, sur cellulo, sur métal avec un repérage parfait et à une vitesse de 1.500 à 1.800 feuilles à l’heure, margées à la main, et de 3.000 à 3.500 avec margeur automatique.
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- LA CALCOGRAPHIE
- La Roto-Calco se construit dans des modèles assez variés pour powvef exécuter tous les genres d’impressions, soit en blanc, en retiration avec’fi papier en bobine, avec ou sans plieuse et imprimant 2 ou 3 couleurs à %> la fois.
- De ce perfectionnement remarquable des machines Roto-Calco,^* est résulté que le zinc est devenu le support d’impression ad hoc, et le ¥< mot « Calcozincographie » désigne un métier un peu différent de la lithographie. Le lithographe a donc un léger effort à faire pour s’y adapter et en connaître les nombreux avantages. B
- MM. les Imprimeurs trouveront dans ce Traité les indications pratiques permettant de se mettre au courant du réglage de la Roto-Calco ainsi que de toutes les particularités intéressant le travail du conducteur.
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- Reports-Zincographie. — La Rotative oblige le lithographe^*/ à devenir zincographe, l’établissement des reports devient donc de % première importance et doit marcher de pair avec la Roto-Calco graphie;? nous étudierons donc l’exécution des reports sur zinc, l’insolation sur làjîf plaque de tirage ainsi que les procédés photo-mécaniques et les formules qui doivent guider l’Imprimeur vers un résultat satisfaisant.
- Eug. COURMONT
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- HISTORIQUE DE LA CALCOGRAPHIE
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- Les origines du système “ Calco ” ou off-set n’ont qu’un intérêt historique, le principal est de savoir s’en servir.
- L’invention de l’impression par intermédiaire du blanchet de caoutchouc a été faite en France, cela est incontestable de par la date du brevet qui est de 1878. A cette époque on commença à imprimer sur fer-blanc à l’aide de ce blanchet de caoutchouc dont il est tant fait usage aujourd’hui.
- En 1880 exactement, c’est-à-dire il y a 47 ans, une imprimerie sur fer-blanc, la Maison C. C., rue d’Avron, 3, imprimait de la carte avec vignette et médailles, sur machine plate à fer blanc, munie de deux cylindres dont un était garni de caoutchouc ; c’était déjà de la “ Calcographie ”, et la feuille pouvait sortir parce que la rigidité de la carte le permettait, mais il n’y avait pas de pinces pour la recevoir, sans quoi l’off-set eut été complète !
- Il existe en Angleterre, des machines plates deux cylindres agencées spécialement^pour le papier, les maisons qui se servent de ce modèle d’off-set emploient la pierre lithographique.
- L’application pratique du système d’impression par blanchet de caoutchouc a été faite en premier par la Maison Mongin, à Paris, en 1910 et grâce aux excellents résultats obtenus, la Roto-Calco-graphie a pris une extension considérable.
- A partir de 1911 des démonstrations furent données pendant plusieurs années dans les ateliers des Etablissements Voirin par l’auteur de ce traité. La Calcographie se vulgarisant rapidement, il fallut organiser des cours de Roto-Calco et de Zincographie pour la mise
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- LA CALCOGRAPHIE
- au courant des ouvriers lithos. Ces cours furent institués à l’Ecole Estienne où ils sont toujours très suivis le dimanche matin et ils rendent les plus grands services à la corporation.
- Ce n’est qu’il y a une soixantaine d’années que l'on commença à mettre l’emploi du zinc en pratique. Léon Monrocq, rue Suger, en 1870, fut le premier à reprendre ce mode de tirage auquel il se consacra presque entièrement, luttant contre l’incrédulité, l’opposition irréfléchie et systématique, et arrivant enfin à faire triompher ce procédé dont il était devenu le grand spécialiste.
- Comparativement au temps où l’on imprimait seulement à la presse à bras ! la production des machines plates, d’abord, et des Rotos ensuite, aurait pu faire craindre une surproduction : au contraire, le besoin d’impressions de toutes sortes ne se ralentit pas et stimule le perfectionnement des méthodes de travail.
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- LA CALCOGRAPHIE
- CARACTÉRISTIQUES DE LA MACHINE ROTO-CALCO
- La construction de la Roto-Calco est caractérisée par la qualité des matières premières employées, par ses assises d’aplomb et la solidité dans l’assemblage des bâtis, par l’emplacement judicieux des organes de manœuvre placés pour la facilité du travail.
- Le conducteur profite de la vue immédiate d’ensemble de la plaque de report, caoutchouc, mouillage, réception ou sortie de feuilles.
- Il est à remarquer que le cylindre de pression que nous appelons cylindre de marge, ne fait qu’un seul tour pour une feuille et, par conséquent, ne supporte que le minimum de travail.
- Dans toute machine plate typo ou litho, il y a un point mort à franchir à chaque allée et venue du chariot, par conséquent les grandes vitesses sont très limitées, ce qui n’existe pas dans les Rotatives Calcographiques.
- Nous disons Rotatives, par conséquent ces machines n’ont pas de temps d’arrêt pour pointer ou mettre la feuille en place, mais la précision du mécanisme des taquets et des pinces, les cylindres tournant sans arrêt dans le même sens, assurent le repérage très précis.
- Pendant que le cylindre de marge accomplit un demi-tour, les deux taquets placés devant les pinces restant immobiles, donnent le temps de placer la feuille et le taquet de côté rectifie automatiquement.
- Il n’y a pas de maculage en Calco.
- Le zinc-report, le blanchet, se tendent autour des cylindres ; mouillage, encrage sont commandés afin d’éviter tout glissement des rouleaux, ou fatigue du report tout en donnant un encrage puissant et rapide ; les engrenages hélicoïdaux assurent un entraînement continu et silencieux.
- Si cette bonne construction est un facteur important dans le résultat du travail, la manière de s’en servir est également indispensable à connaître. Le problème à résoudre est donc celui-ci :
- Bonne machine
- Bon réglage Bon report .
- Impression.
- Bonnes couleurs Bons vernis ...
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- LA CALCOGRAPHIE
- Pour obtenir un résultat, ces conditions se tiennent et sont absolument inséparables.
- Tous les organes de la Roto-Calco sont rotatifs, table à mouiller, table à couleurs, support du report (dit cylindre porte-plaque), réception.
- L’encrage est cylindrique et la table à couleurs est placée au-dessus des rouleaux encreurs, — la distribution de l’encre est assurée par un mouvement latéral de ladite table et des deux chargeurs commandés
- ROTO-CALCO I COULEUR.
- par engrenage, — le mouvement de distribution est réglable et peut être réduit à O.
- L’imprimeur sera surpris de la rapidité de la distribution de l’encre, elle est double de celle des machines plates.
- En zincographie, le mouillage joue un rôle très important, la table à mouiller est donc entraînée par engrenages, d’où il résulte que la plaque de report ne subit aucune fatigue pour l’entraînement des
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- LA CALCOGRAPHIE
- mouilleurs, lesquels sont placés immédiatement devant les encreurs.
- Les trois cylindres, les rouleaux et les mouilleurs devront être rigoureusement parallèles entre eux.
- Ordre des réglages :
- i° Le réglage des 3 cylindres (pressions) ;
- 2° Le réglage des rouleaux ;
- 30 Le réglage des mouilleurs ;
- 40 Le réglage des pinces du cylindre de marge.
- SCHEMA DE LA ROTO-CALCO I COULEUR.
- A. Cylindre de marge.
- B. Cylindre porte-caoutchouc.
- C. Cylindre porte-plaque.
- D. Encreurs et toucheurs.
- E. Chargeurs commandés.
- F. Intermédiaires.
- F’. Intermédiaires.
- G. Table ylindrique d’encrage.
- H. Distributeurs.
- I. Chargeurs des distributeurs.
- J. Preneur d’encre.
- K. Encrier.
- I.. Rouleaux mouilleurs.
- M. Table à mouiller cylindrique.
- N. Preneur d’eau.
- O. Rouleau barboteur.
- P. Table de marge.
- Q. Chaîne du receveur mécanique.
- R. Table de réception.
- S. Axe de l’excentrique des rouleaux.
- T. Banc de cordons, réglant les formats.
- U. Arbre de commande.
- VV’. Bielle de réglage de pression des cylindres.
- W. Taquets de marge.
- X. Vis de tension des chaînes du receveur.
- Y. Pédale de marche arrière.
- Z. Chaîne de marche arrière.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Outre ces questions de réglage, il y a lieu, pour la Roto-Calco, d’examiner celles relatives :
- i° Au caoutchouc ;
- 2° Aux encres ;
- 3° Au repérage ;
- 4° A la contre-épreuve que la machine donne à chaque tour ;
- 5° Au zinc, au mouillage ;
- 6° Aux reports sur zinc ou aluminium.
- Sans demander au conducteur de devenir mécanicien, il faut absolument qu’il arrive à connaître l’utilité et le fonctionnement de tous les organes de sa machine, à quoi ils servent, de façon qu’il puisse savoir d’où vient un inconvénient s’il s’en présente, qu’il comprenne et soit maître du réglage de sa mécanique. Il est d’ailleurs imprudent de mettre une machine entre les mains d’un imprimeur s’il n’en connaît pas à fond le mécanisme, surtout si elle est pourvue d’un margeur automatique.
- Quoiqu’une démonstration sur place soit indispensable, nous espérons que les renseignements qui suivent, donnés par un praticien, seront de quelque utilité aux intéressés..
- REGLAGE
- La pression sur la Roto-Calco.
- L’exès de pression est tou]ours nuisible.
- La machine Roto-Calco comporte trois cylindres exactement de même diamètre :
- Le premier cylindre est fixe et non réglable, il porte la plaque de zinc ou d’aluminium sur laquelle est établi le report à imprimer.
- Le second cylindre dit cylindre de report porte les caoutchoucs.
- Le troisième cylindre est nu et ne sert qu’à donner la pression, il porte les pinces qui entraînent le papier ; on l’appelle cylindre de marge. En appuyant sur une pédale placée à droite et sous le pied du margeur, il s’excentre au moyen d’ellipses et de bielles déplaçant l’axe du cylindre, il s’écarte de 2 millimètres environ. Les bielles servent aussi à régler la pression.
- En appuyant sur cette pédale, la machine continue à tourner,
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- mais n’imprime plus : les rouleaux se lèvent, l’encrier s’arrête ainsi que le preneur d’eau.
- Le cylindre portant les caoutchoucs s’excentre également à la volonté du conducteur par un levier placé à la portée de la main, et automatiquement par la pédale.
- Il faut que les deux cylindres mobiles soient réglés rigoureusement parallèles au cylindre porte-plaque, ce qui est très facile ; voici comment on procède :
- Le cylindre portant la plaque étant fixe, c’est-à-dire non réglable, on règle d’abord le second cylindre, dit cylindre de report, sur le premier, en l’amenant, au moyen de bielles à écrous placées sur les côtés de la machine, jusqu’à ce que les cordons ou épaulements de ce cylindre viennent à 2/ioe des cordons ou épaulements du cylindre fixe dit porte-plaque. (Les cordons sont les épaulements qui se trouvent
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- LA CALCOGRAPHIE
- à chaque bout des cylindres, tous trois d’un diamètre rigoureusement égal ainsi que les roues dentées-hélicoïdales.)
- Mettre ensuite l’aiguille de réglage à O ; par la suite, on ne devra jamais dépasser ce O sous peine de serrer les cylindres l’un contre l’autre, ce qui pourrait fausser les coussinets et en amener l’usure.
- Ensuite on amène, également au moyen des bielles, le troisième cylindre, dit de marge, contre le deuxième portant les caoutchoucs, et on règle sur les cordons à l’aide de lamelles d’acier de 2/ioe de millimètres d’épaisseur ; les lamelles doivent passer entre les cylindres en glissant, avoir soin de les graisser. Mettre l’aiguille à O et les cylindres sont parallèles.
- Un autre moyen très précis consiste à mettre une bande de papier 8 kilos coquille à chaque extrémité du caoutchouc et à régler la pression sous ces bandes.
- Dans ces machines, la rigidité de la pression est atténuée par l’élasticité du caoutchouc, lequel devra dépasser, en épaisseur, les cordons de son cylindre de 2/ioe de millimètre environ en tenant compte de la compression.
- La plaque devra de même dépasser de 2/ioe de millimètre les cordons de son cylindre.
- Défalquez les 2/ioe d’épaisseur de la lamelle de réglage, il reste 2/ioe de pression.
- Ces machines sont construites pour employer une certaine épaisseur de plaque, zinc ou aluminium ; il serait nuisible de trop varier sur cette épaisseur, qui est d’environ de 6 à 7/10e de millimètre ; si la plaque est trop mince, rattraper l’épaisseur par du papier bien uni placé sous la plaque. Pour la Roto-Bijou l’épaisseur de la plaque sera de 3/10e.
- REPERES DE CALAGE
- Nous savons que le cylindre porte-plaque peut avancer ou reculer en desserrant les 4 boulons placés sur le côté de la couronne dentée.
- Les bords ne marquent jamais en calcographie quand on fait en sorte que le bord de pince du cylindre de report (blanchet) commence à entrer en pression à environ 15 millimètres en dedans du bord du cylindre porte-plaque-report.
- Le bord de pince de la plaque de zinc étant dans le vide, si ce bord prend la couleur il ne marque pas sur le caoutchouc ni sur le papier.
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- LA CALCOGRAPHIE
- On peut mettre un peu d’encre avec le doigt sur le bord du caoutchouc, entrer en pression, et on saura immédiatement où commence la pression, s’il y a 15 millimètres, tracer des repères sur les épaulements à la pointe sèche, de façon à toujours placer les plaques-report à la même place, ce qui facilite la mise en place avec les couleurs déjà tirées quand il y a repérages.
- Avant de mettre la plaque sur le cylindre, le conducteur prendra une feuille de papier du tirage, vérifiera ce qu’il y a de pinces et tracera un repère à chaque bout de la plaque ; ces repères devront se trouver en face de ceux gravés à la pointe sèche sur les épaulements du cylindre.
- Si les reports sont décalqués toujours avec la même quantité de pince, ce travail de mise en place se trouvera très simplifié.
- L’HABILLAGE DU CYLINDRE DE REPORT
- ou l’épaisseur des blanchets de caoutchouc.
- Il en est de même pour l’épaisseur de l’habillage du cylindre de report portant les deux blanchets de caoutchouc : cette épaisseur est de 3 millimètres 2/10e, soit deux blanchets de 16/10e.
- On comprend de suite que, si l’on forme un cylindre plus gros de diamètre que l’autre, soit par le caoutchouc, soit par l’épaisseur de la plaque, il y aura frottement pendant le passage en pression, puisque les trois cylindres, alors inégaux, sont entraînés par des roues dentées du même diamètre.
- Ces frottements, au moment du passage en pression, amèneront du graissage, voile, usure du report, etc.
- Les dents des engrenages entraînant les cylindres de la machine étant taillées pour se pénétrer avec une extrême précision et à une profondeur exactement déterminée, il est indispensable que l’habillage ne soit ni trop fort, ni trop faible.
- Si l’habillage est trop faible, on arrive à toucher les épaulements ou cordons et il est impossible d’obtenir la pression nécessaire pour imprimer. On court ainsi le risque de serrer les cylindres l’un contre l’autre et de fausser les coussinets. Il faut donc que l’épaisseur de l’habillage dépasse l’épaulement de 2/ioe environ pour permettre l’impression et en tenant compte de la compression du caoutchouc.
- Il est toujours préférable de commencer avec peu ou pas assez de pression et d’en donner pour arriver juste à la pression nécessaire pour imprimer.
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- LA CALCOGRAPHIE
- On se rend compte de l’épaisseur de l’habillage en plaçant une petite réglette en fer sur le caoutchouc et le cordon du cylindre ; une lame d’acier de 2/ioe d’épaisseur ou une bande de papier de 12 kilos coquille doivent passer en glissant sous le cordon de l’équerre. Il en est de même pour le cylindre portant la plaque de report.
- Le cylindre de marge porte les pinces, il n’a pas d’habillage et est nu afin de donner plus de sécheresse à la pression, plus de force au décalque par le caoutchouc sur la feuille à imprimer.
- Une question posée très souvent est celle de savoir si le caoutchouc s’allonge à la pression? Le caoutchouc de i6/ioe d’épaisseur étant composé de trois toiles collées l’une sur l’autre par une couche de
- caoutchouc, le tout forme une feuille extrêmement solide ; de plus, le caoutchouc est tendu sur le cylindre dans le sens de la chaîne cette précaution augmentant la solidité de la tension.
- Une barre de tension est indispensable pour chaque blanchet ; si le blanchet de dessous n’est pas tendu, il se produit un refoulement élastique à chaque tour de cylindre et l’impression est double ou floue.
- Quand le caoutchouc est neuf, c’est donc la toile qui s’étend après une cinquantaine de pressions ; une fois que la toile a fait son jeu, c’est fini, il ne bougera plus et le travail le plus fin retombera toujours à la même place si les pressions sont bien égales et l’habillage régulier.
- Dans l’impression sur fer-blanc ou l’on emploie également le blanchet de caoutchouc et qui est l’origine et le principe de la Roto-Calco, par l’inégalité des pressions, on arrive à rattraper la différence sur un report trop long ou trop court, mais il ne faut pas songer à employer ce moyen pour le papier car ce dernier, n’ayant pas la solidité du fer-blanc, s’allonge par excès de pression.
- A moins que le caoutchouc ait des faibles, une mise en train, ou autrement dit des collages de béquets, dessous le caoutchouc sont absolument inutiles et ne peuvent que faire graisser la plaque à l’endroit de ces béquets ; mais il est bon de mettre une feuille de papier du format à imprimer sous les caoutchoucs, le papier ordinaire force 12 kilos
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- LA CALCOGRAPHIE
- est suffisant pour que la pression ne porte pas sur la partie non imprimante du caoutchouc et lui évite de la fatigue sur les bords.
- Au chapitre Caoutchouc, nous en étudierons la nature organique et les moyens de l’employer facilement avec les couleurs lithographiques.
- LES ROULEAUX
- Le poids des rouleaux, des chargeurs, leurs diamètres, leurs dispositions sont combinés de façon à obtenir un encrage donnant aussi facilement les aplats que les plus grandes finesses.
- Tous les imprimeurs connaissent, apprécient l’encrage cylindrique à chargeurs commandés dont la distribution est supérieure.
- L’encrage sur la Roto-Calco est composé de :
- 4 encreurs à grain ;
- 2 chaleurs commandés par engrenage ;
- 2 toucheurs de table lisses ;
- 5 distributeurs lisses ;
- 4 chargeurs dont i avec mouvement de distribution transversal.
- Les deux chargeurs commandés par engrenage servent à entraîner les quatre encreurs dans leur mouvement de rotation, de telle sorte que la plaque de report ne subit aucune fatigue, ce qui permet de travailler sur une plaque à grain très fin, mat, ou même lisse, sans aucune crainte de détérioration du travail, d’autant plus que le mouillage est également commandé. Sans cet entraînement mécanique et précis des rouleaux, toute impression sur rotatives deviendrait impossible.
- Les quatre encreurs seuls sont à grain, les distributeurs sont lisses.
- Les encreurs sont nécessairement à grain, car la touche de rouleaux lisses avec la plaque de report est trop dure ; cet encrage a besoin d’être moelleux et la douceur du cuir à grain est nécessaire afin d’être bien en contact avec la plaque et de toucher à fond le travail.
- Jusqu’à présent, les rouleaux de caoutchouc n’ont jamais donné de bons résultats, toujours à cause de l’humidité ; ils se détériorent très vite au lavage, au contact des vernis et essences.
- D’autre part, les rouleaux à grain absorbent une certaine dose d’humidité, alors que les rouleaux de caoutchouc n’en absorbent pas du tout et ce au détriment de l’encrage.
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- LA CALCOGRAPHIE
- RATELIER MOBILE AVEC CUVE DE LAVAGE
- La mobilité de ce râtelier permet de le placer à l’endroit le plus convenable pour faciliter au conducteur la mise au repos ou le prélèvement de ses rouleaux ; il évite de laisser ces derniers dans des endroits trop humides, trop froids ou trop chauds de l’atelier même ; il facilite le lavage, grâce à la cuve montée sur le râtelier, des rouleaux qui n’ont plus ainsi à être manipulés sur la presse même ou à être
- transportés dans une chambre de lavage ; enfin, il donne la plus grande faculté d’entretien des rouleaux en réserve ou au repos pour empêcher l’agglomération des poussières souvent trop fréquentes et nuisibles avec les râteliers fixes et muraux.
- La disposition des roues sur lesquelles repose le râtelier lui assure un roulement et un pivotage très faciles.
- LE LAVAGE DES ROULEAUX
- Un grand avantage serait de supprimer le lavage des rouleaux sur la machine ; il y a un moyen très simple d’éviter toute perte de temps,
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- LA CALCOGRAPHIE
- c’est de supprimer ce lavage, c’est-à-dire d’avoir un jeu de rouleaux lisses en réserves.
- La machine a terminé une couleur : un homme de service amène un chariot sur lequel on place les rouleaux pour les mener où ils seront lavés et l’homme de service en rapporte un jeu propre qu’il n’y a qu’à placer sur la machine en quelques minutes. De cette façon pas de perte de temps et le prix du jeu de rouleaux lisses est récupéré en trois mois.
- Quoiqu’il en soit, pour les maisons n’ayant pas cette organisation, en évitant toute fausse manœuvre, un lavage ne prend pas plus de 40 minutes.
- Pour réussir en calcographie ordre, méthode, propreté
- RÉGLAGE DES ROULEAUX
- Les rouleaux doivent être rigoureusement parallèles AU CHARGEUR COMMANDÉ.
- Les peignes des rouleaux encreurs sont marqués 1, 2, 3, 4, les rouleaux devront l’être aussi quand l’imprimeur disposera de plusieurs jeux de rouleaux encreurs, il devra les calibrer au pied à coulisse pour en connaître exactement le diamètre et mettre ceux du même diamètre à la même place, de façon à éviter un réglage à chaque changement de rouleaux ou de couleurs.
- Caler ou mettre en place sur le cylindre une plaque, zinc ou aluminium, de l’épaisseur de 6/ioe, bien tendue au moyen des vis de pince et d’arrière (ou mâchoires) et régler les rouleaux sur cette plaque de la façon suivante :
- i° S’assurer que le soulèvement des rouleaux est baissé ;
- 2° Mettre les quatre rouleaux encreurs et avoir soin que leurs peignes et porte-peignes soient desserrés et plus bas que les fusées des rouleaux ;
- 3° Mettre les deux chargeurs commandés, que ces deux chargeurs touchent librement au fond de leurs peignes ;
- 40 Amener les deux rouleaux encreurs à toucher fortement leurs chargeurs commandés respectifs ; mais ils ne doivent pas les soulever parce que la charge serait d'abord trop lourde et l’entraînement par engrenage fonctionnerait mal ; serrer les écrous du portes-peignes ;
- 5° Par les vis, monter les peignes jusqu’à toucher les fusées, sans pour cela soulever les rouleaux lesquels ne doivent pas cogner à l’entrée sur la plaque ni tomber à la sortie de l’encrage, serrer le contre-écrou.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Une fois ce réglage terminé, il est “ important ” de vérifier avec un pied à coulisse si les rouleaux sont réglés parallèlement au chargeur commandé, prendre l’écartement sur les fusées et se rendre compte si cet écartement est le même de chaque côté de la machine.
- Comme on le comprend par les explications ci-dessus, le réglage des rouleaux est fort simple et ne demande que de l’attention ; cependant nous devons faire une recommandation dont dépend la bonne tenue de l’encrage.
- Deux rouleaux i et 2 amènent l’encre aux rouleaux encreurs, il est de toute importance que ces deux rouleaux ne décollent pas de la table cylindrique, pendant la marche de la machine, ne pas hésiter à régler les ressorts en conséquence, ces deux rouleaux ne doivent pas sautiller en marche.
- Le preneur se règle comme sur les machines lithographiques ordinaires.
- LES MOUILLEURS
- La porosité de la plaque de report est factice et est obtenue par le grain fin et serré donné à la plaque par le grainage et, avec une quantité d’eau moindre il y a moins de séchage sur métal que sur pierre lithographique, justement parce que l’eau n’est pas absorbée, voir au chapitre “ Grainage
- La précision dans le réglage des mouilleurs est donc d’une importance primordiale, on ne saurait y apporter trop d’attention ; un rouleau encreur déréglé passe encore, un mouilleur jamais.
- Les anciennes machines sont pourvues d’une table cylindrique à mouiller recouverte de cuivre.
- La table à mouiller de la Roto-Calco est en métal spécial retenant l’humidité et n’ayant aucune affinité pour le corps gras de la couleur, contrairement aux tables à mouiller recouvertes de cuivre.
- Nous recommandons de ne pas la frotter à la toile émeri car cela enlèverait le grain qui doit la tenir toujours humide.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Ne pas la laver au pétrole, lequel pénètre dans le métal et le rend gras, la laver avec un chiffon mouillé et de l’essence minérale qui est moins grasse.
- Le mouillage comporte la table cylindrique et le barboteur placé dans la bassine, un preneur d’eau et deux mouilleurs recouverts de velours ordinaire.
- RÉGLAGE DES MOUILLEURS
- i° Mettre d’abord la table cylindrique à mouiller bien parallèle avec le cylindre porte-plaque ; ceci au moyen d’un pied à coulisse ou d’un compas d’épaisseur ; au moyen des deux vis qui se trouvent de chaque côté du bâti mobile portant cette table cylindrique (côté volant), avancer ou reculer, afin de mettre la table à mouiller bien parallèle au cylindre, puis serrer les deux contre-écrous ; ce réglage est définitif ;
- 2° Placer le mouilleur n° i, c’est-à-dire celui du dessous, dans les peignes, lesquels doivent être complètement desserrés et libres ; relever le levier servant à faire toucher les mouilleurs, avoir soin que les ressorts de ce levier servant à donner la pression des mouilleurs sur la plaque soient en pression, et régler ce premier mouilleur par la vis placée sous le peigne, il faut qu’il touche à pression égale la plaque et la table à mouiller et qu’il soit bien de niveau, le réglage de ce premier mouilleur sera définitif dans le sens vertical seulement.
- Placer le second mouilleur ; celui-ci doit bien toucher la plaque mais ne doit pas toucher la table à mouiller ; pour le régler, placer une bande de carton lisse ordinaire, i millimètre d’épaisseur, vers chaque extrémité, entre le mouilleur et la table à mouiller et le laisser tomber, il se règle par son propre poids et vient se caler entre la plaque et la table. Avec le pied à coulisse, vérifier sur les fusées si les mouilleurs sont bien parallèles à la table, serrer les écrous et les vis.
- L’épaisseur du carton lisse est suffisante pour l’empêcher de porter sur la table ou barboteur et par conséquent pour laisser passer l’eau que le preneur apporte, afin d’alimenter le mouilleur de dessous n° i.
- Le mouilleur du dessus n° 2, joue donc le rôle d’égaliseur d’eau tout en étant alimenté par la plaque, car s’il touchait le barboteur il prendrait l’eau que le preneur apporte pour la déposer de suite sur la plaque ; l’eau s’en irait immédiatement dans les rouleaux.
- Le défaut de beaucoup de débutants est d’obvier à un réglage inégal des mouilleurs par un excès de pression, ce qui amène toujours
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- des insuccès ; il est préférable d’arrêter quelques minutes, de vérifier le réglage et de voir si les mouilleurs neufs ne se sont pas tassés après une heure ou deux de travail, les mouilleurs neufs se tassent et nécessite 2 à 3 retouches avant d’être au point.
- Une pression exagérée des mouilleurs produit un essorage, refoule
- l’eau dans les rouleaux, mouille l’encre, lui enlève de son intensité et fait adhérer le papier au caoutchouc.
- Les mouilleurs doivent être numérotés parce qu’ils ne doivent pas être changés de peignes.
- Les mouilleurs garnis d’une chape en caoutchouc sur le mandrin ne sont pas recommandables car, sous l’influence de l’humidité et aussi
- parce que ce caoutchouc est souvent trop chargé, ils prennent rapidement des faibles et il devient impossible de rouler. Mais la principale défectuosité des mouilleurs garnis d’une chape de caoutchouc est qu’ils sèchent trop rapidement, ils sèchent même en roulant étant donné le peu d’étoffe dont ils sont recouverts. Il est évident qu’ils ne sèchent pas si l’on met trop d’eau, mais ce sera au détriment de la bonne tenue de l’encre et du papier.
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- Les mouilleurs garnis de flanelle sont préférables ; il y a plus de souplesse et l’humidité se conserve mieux.
- Les bons mouilleurs doivent être garnis d’une couche double de couverture (de soldat) d’une couche double de flanelle et d’une couche double de velours, les bords de l’étoffe étant en dedans comme le démontre le schéma ci-contre.
- Le velours dit “ peau de taupe ” ou hydrophile ne donne pas de bons résultats parce qu’il se glace ou plutôt s’encrasse assez vite.
- Une pression trop forte des mouilleurs sur la plaque de report fait tourner le velours du mouilleur sur le mandrin en lui faisant faire la vis, de sorte que si le fil de la couture est un peu gros, le mouilleur ne porte plus sur la plaque et le mouillage est inégal.
- Cet inconvénient peut être évité en se servant des fourreaux ou tubes en molleton de laine bien tendus par chaque bout sur la flanelle et qui donnent un mouillage parfait sans crainte des coutures.
- Des mouilleurs bien entretenus doivent durer au minimum trois mois, le conducteur a intérêt à les faire durer le plus longtemps possible.
- Les ressorts de pression des mouilleurs sont réglables. En marche, le mouvement de montée et de descente des mouilleurs sur la plaque est réglé par une vis de butée placée en haut des bâtis portant les peignes. Ce mouvement doit être imperceptible : 2/ioe de millimètre environ.
- Le preneur d’eau se règle comme sur une machine litho plate ; le conducteur a l’avantage de faire toucher le preneur à chaque feuille ou toutes les deux feuilles au moyen d’une poignée faisant mouvoir un engrenage différentiel; il est toujours préférable de prendre l’eau toutes les deux feuilles.
- REGULATEUR D’EAU PAR CAPILLARITE
- Quand on imprime sur un papier plus petit que le format de la machine, il arrive que les mouilleurs donnent trop d’eau dans {les bouts. Or, l’excès d’eau détériore le caoutchouc ; pour parer à cet inconvénient, on place un rectangle de blanchet en feutre dans chaque bloc à vis fourni avec et pour le bassin à eau, le morceau de feutre portant sur le barboteur, prend l’eau par absorption, laquelle retombe goutte à goutte dans le bassin, et en laisse passer assez pour éviter le séchage à l’endroit où porte le feutre.
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- Le conducteur s’évitera bien des surprises en prenant soin lui-même des mouilleurs. Ne jamais les placer verticalement, car l’eau s’accumulant à une extrémité donnerait un mouillage inégal, et s’il les refait lui-même, nous rappelons qu’ils doivent avoir de 72 à 75 millimètres de diamètre, ceci pour la commodité du réglage.
- REGLAGE DES PINCES DU CYLINDRE DE MARGE
- Avoir soin de mettre le cylindre en pression et, avec une clef quelconque, retourner la came ou grenouille qui se trouve à l’extrémité de l’arbre portant les pinces, placer ensuite un petit morceau de papier fort (12 kilos coquille) entre cette came et le gros goujon servant à la retenir.
- Ensuite, desserrer toutes les pinces et les resserrer en les appuyant fortement à la main sur le cylindre et en commençant par celles du milieu.
- Le petit espace laissé par l’épaisseur du morceau de papier donne au ressort la faculté d’agir sur les pinces pour serrer le papier, si, les pinces étant fermées la came touche le gros goujon et les pinces ne tiennent pas le papier (voir la figure ci-contre).
- Toujours étant en pression, faire un tour à la main et s’assurer que le bec de la came s’ajuste bien dans le goujon servant au retournement de la grenouille ou des pinces, s’assurer de ce mouvement en tournant en avant et en arrière de ce goujon.
- Les papiers de divers épaisseurs ne nécessitent pas un réglage des pinces de marge pour chaque épaisseur et, du papier le plus mince au 20 kilos coquille il ne faut pas toucher aux pinces ; mais pour le
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- carton, un nouveau réglage des pinces est nécessaire sans quoi, le carton étant pris sous les pinces, le bec de la came viendrait rencontrer ou buter contre le goujon servant au retournement.
- Très important : bien faire attention que les pinces du cylindre de marge ne viennent rencontrer ni les pinces des receveurs, ni les cols de cygne placés sous la machine ; il est donc prudent de vérifier si les pinces du cylindre de marge pàssent bien sans rien toucher.
- Pour s’en assurer, placer une règle ou une bande de zinc devant les pinces du cylindre de marge, le bout de la règle portant contre l’engrenage, et tracer au crayon la place de chaque pince et de chaque
- 'Pmce
- interpince, reporter ce tracé en bas, à la réception, sur les pinces receveuses, en se mettant au même alignement et l’on voit aussitôt si les pinces receveuses passent entre les pinces du cylindre de marge et entre les interpinces.
- RÉGLAGE DES PINCES DES DEUX TRANSPORTEURS
- OU RECEVEURS DE FEUILLES.
- La feuille ne doit jamais rester isolée, avant que les pinces du cylindre de marge s’entr’ouvrent les pinces du receveur doivent avoir pris la feuille.
- Les pinces des receveurs arrivent plus ou moins au bord du cylindre de marge.
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- L’arrivée des pinces receveuses au bord du cylindre de marge est réglable par un plateau muni d’une vis excentrée qui se trouve sur le côté volant de la machine ; par cette vis, on donne ou on retire de l’avancement aux pinces ; avoir soin de ne pas trop avancer, sans quoi les pinces viendraient buter sur les bords du cylindre de marge.
- Pince de receveurs
- Pince de marge.
- LE REPERAGE
- Pour le repérage, la rectification de la marge aux taquets de pince est facultative ; il suffit de serrer ou de desserrer la vis de butée, le galet suit alors la came suivant la pente donnée et les taquets de pince rectifient la pose de 2 à 3/ioe à la volonté du conducteur. Généralement, le margeur préfère que les taquets de pince soient fixes, alors le galet ne touche plus la came.
- Régler la came de commande des taquets de pince de façon que le départ de ces taquets et la prise du papier par les pinces soient simultanés, afin que le papier ne reste pas isolé sur la table à marger ;
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- cette recommandation est très importante pour assurer un repérage rigoureux.
- Les entonnoirs doivent être réglés à i millimètre environ au-dessus du papier à imprimer ; ils servent à maintenir le papier bien à plat sous les taquets.
- Pour les travaux en grand repérage, le bord du papier devra, s'il est possible, être rogné côté pinces, afin d’obtenir une précision exacte dans la pose.
- Le taquet de côté, également à rectification automatique, assure un repérage parfait.
- Cependant la généralité des margeurs posent la feuille avec plus de précision quand le taquet de côté est immobile ; il est un moyen très simple de les satisfaire en leur faisant placer la feuille à un taquet vissé dans la planche comme à l’ordinaire et, d’autre part, en laissant le rectificateur rectifier la pose de i à 2 millimètres.
- Une plaque de zinc, bien lisse, repliée à l’arrière de la table à marger, facilite le glissement du papier, lequel descend par son propre poids vers les taquets.
- La brosse placée derrière les taquets de pince ne doit pas toucher le papier ; la fixer 3 millimètres au-dessus.
- ROTO-BIJOU MONOBLOC
- AVEC MARGEUR A SUCCION ET RÉCEPTION A PILE (mOD. 1927)
- La Roto-bijou passe du papier format 47-60. Elle est construite pour atteindre sans effort la vitesse de 3.500 à 4.000 feuilles a l’heure avec margeur automatique, 2.000 feuilles avec un bon margeur à la main.
- L’imprimeur doit la considérer comme indispensable pour les travaux pour lesquels on ne trouve les papiers qu’en format coquille 44x56. Par son format réduit, elle facilite l’exécution des reports soignés d’eaux fortes ou de gravures sur pierre, vignettes, médailles, etc., pour beaucoup de registres qui ne dépassent pas ce format, pour les couvertures de luxe ou de catalogue tirant relativement de petites quantités.
- Le principe est le même que pour les grands formats, les trois cylindres sont du même diamètre, il n’y a que quelques petites différences dans l’agencement à cause de la réduction mécanique.
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- Le margeur automatique “ Vitéjust ”, à aspiration, repose sur les bâtis de la machine avec laquelle il forme un bloc, c’est pourquoi nous appelons cette dernière “ Mono-bloc
- Pendant les mises en train, s’il est nécessaire, on recule tout le
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- ROTO-BIJOU MONO-BLOC.
- système margeur en arrière en le faisant glisser sur ses guides ; dans cette position, en remettant la table de marge, on peut se servir de la machine pour la marge à la main.
- • Ce margeur assure automatiquement l’excentrage des cylindres, — autrement dit enlève les pressions entre les cylindres, — ainsi que l’arrêt de la machine au cas où la feuille ne touche pas les taquets de pinces.
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- LE “ VITÉJUST ”
- MARGEUR AUTOMATIQUE A SUCCION ET A PILE
- Ce margeur a été étudié spécialement en vue de son adaptation sur les machines “ Roto-Calco ”, avec la possibilité de marcher très vite et toujours très juste, comme sa dénomination de “ Vitéjust ” le laisse entendre. Il est établi sur le principe de l’aspiration des
- VUE d’un " VITÉJUST ” ADAPTÉ A UNE ROTO-CALCO, FORMAT JÉSUS
- feuilles et permet de charger une pile de papier dont la hauteur, variable suivant les formats de machines, peut atteindre im20.
- La montée de la pile se fait automatiquement et cette montée, comme la descente, peuvent se faire électriquement, à volonté.
- Le margeur comporte :
- A l’arrière, sur les machines de formats au-dessus du Colombier seulement, un appareil de séparation des feuilles comprenant un
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- système de dragues, de ventouses et de souffleurs assurant la suppression de l’adhérence de la feuille supérieure sur la feuille de la pile située immédiatement au-dessous.
- A l’avant :
- i° Sur les machines Jésus et Colombier: a) Une barre munie de nombreuses ventouses métalliques montées sur ressorts, pouvant être orientée à volonté de telle façon que soit obtenue la plus parfaite séparation des deux feuilles supérieures de la pile, afin d’en empêcher le départ simultané par adhérence.
- VUE d’un MARGEUR VITÉJUST ” ADAPTÉ A UNE ROTO-CALCO DOUBLE-JÉSUS
- b) Une soufflerie préparant la séparation des deux feuilles par une injection d’air entre elles.
- 2° Sur les machines double-Raisin et double-Jésus, deux ventouses saisissent la feuille. Ces systèmes de ventouses introduisent la feuille dans un dispositif de boules et cordons qui la conduisent à un mécanisme ralentisseur, prenant la feuille que le banc de cordons continue à pousser et réduisant progressivement la vitesse de la feuille jusqu'au zéro quand son bord atteint le taquet de marge.
- 3° Un rectificateur rotatif automatique de marge rectifie la position de la feuille par rapport au taquet de marge.
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- 40 Un dispositif de déclanchement automatique permet d’obtenir l’excentrage des cylindres de la machine dans le cas d’une mauvaise arrivée de feuille aux taquets, ou d’un départ simultané de deux feuilles ayant conservé entre elles une trop forte adhérence.
- Commande : Le margeur est entraîné par le même moteur que celui qui commande la machine. La puissance de ce moteur doit être prévue, plus élevée de 1,5 C. V. environ pour addition du margeur. Il y a, en outre, à comprendre, dans certain cas, pour actionner exclusivement les pompes à air alimentant les ventouses et souffleries, un petit moteur supplémentaire de 1,5 C. V.
- Vitesse : Ce margeur peut fonctionner à toutes les vitesses de marche imposées à la machine pour les nécessités de l’impression ; il peut, en outre, normalement atteindre un débit régulier de 3.500 feuilles à l’heure.
- Marge a la main : Il suffit de dégager la table de marge en reculant le dispositif de ralentissement de la feuille aux taquets de front, pour opérer à la main avec la même facilité que sur une machine dépourvue de margeur. Ce changement peut être aisément opéré en cinq minutes environ.
- LA CALCO-RETI RATION
- Toutes les caractéristiques de la Roto-Calco énumérées précédemment se retrouvent dans la Calco-Retiration.
- La Calco-Retiration passe le papier en bobine, le papier est coupé par la “ Coupeuse ” avant l’entrée en pression.
- Elle imprime le recto et le verso simultanément.
- Elle comporte deux plaques de reports sur deux cylindres différents et deux cylindres garnis de caoutchouc ou cylindres de reports.
- Après l’encrage les deux cylindres porte-plaque font leurs décalques sur chacun des cylindres de reports, l’un des cylindres de report porte les pinces.
- Le papier passe entre les deux cylindres de report, s’imprime pour aller ensuite à la réception qui est la même qu’à la Roto-Calco simple.
- Le papier se marge à la main ou en bobine avec coupeuse à la largeur désirée en changeant un engrenage pour chaque format.
- On y adapte aussi la cisaille circulaire pour la coupe longitudinale.
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- Afin d’assurer l’imposition entre le recto et le verso, les plaques de reports peuvent se mouvoir dans les deux sens.
- Le Rendement est très supérieur à celui des machines à retira-
- tion typographiques les plus perfectionnées, puisqu’il n’est pas limité par l’habileté de l’ouvrier margeur, il est facile d’atteindre la vitesse de 3.000 feuilles.
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- L’établissement de reports étant moins coûteux et moins long que celui de clichés typographiques, la consommation de l’encre étant moindre dans la proportion de 50 %, l’économie d’emploi de la Calco-Retiration est indéniable sur celui des rotatives typographiques.
- Registre. — Le registre est parfait. Les impressions recto et verso étant simultanées, aucune reprise de la feuille n’est faite, ce qui annule tout défaut de repérage et toute possibilité de maculage.
- Papiers. — Quelle que soit la nature du papier, l’impression est bonne, aussi bien pour les plus fines gravures que pour les à-plats les plus chargés. La reproduction des similigravures permet d’envisager l’impression de journaux illustrés, de revues, de catalogues, comme relevant de la Calco-Retiration. Enfin, la Calco-Retiration peut, si besoin est, être utilisée comme machine en blanc.
- La conduite de cette machine demande un conducteur ayant déjà fait son apprentissage sur la Roto simple et le margeur ne doit pas être considéré simplement comme placeur de feuilles, mais comme aide-conducteur.
- “ ROTO-CALCO ” A DEUX COULEURS
- MACHINE A UN BLANCHET
- Chacune des deux couleurs est décalquée sur le blanchet unique par un cylindre portant le zinc-report de la couleur correspondante. A chaque révolution du cylindre de marge, le blanchet de caoutchouc imprime les deux couleurs en une seule fois. On conçoit facilement que la production obtenue est double de celle réalisée à l’aide de la machine Roto-Calco simple.
- Cette machine, par sa conception, s’adresse de préférence à l’impression des couleurs juxtaposées.
- MACHINE A DEUX BLANCHETS
- Chacun des deux blanchets reçoit une des couleurs à l’aide d’un cylindre portant un zinc-report. Le cylindre de marge a un diamètre qui est la moitié du diamètre du cylindre portant les deux blanchets de caoutchouc ; il fait deux révolutions pendant que le cylindre qui
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- porte les blanchets n’en fait qu’une ; dans la première, il reçoit l’une des deux couleurs ; pendant la seconde, il reçoit la deuxième.
- Cette machine donne d’excellents résultats, aussi bien dans les impressions où les couleurs sont superposées que dans celles où elles sont juxtaposées
- FONCTIONNEMENT DE LA MACHINE " ROTO-CALCO ”
- DEUX COULEURS, 2 BLANCHETS, COMME MACHINE A RETIRATION
- Pour imprimer en retiration, il suffit :
- i° Que le cylindre de marge soit habillé d’un blanchet de caoutchouc ;
- 2° Que la pince prenne la feuille à la seconde révolution du cylindre de marge, ce qui se fait simplement en changeant la position de l’engrenage de commande de pince.
- Nous attirons toutefois l’attention sur ce fait que le zinc de reti- Le ration c, doit porter l’image ou le texte à l’envers.
- zinc eraint i chaleur
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- La feuille entrera en pression sur le blanchet b1, qui imprimera le recto de la feuille, en même temps que le blanchet a imprimera le verso.
- En face du blanchet b2, par suite du changement de position de l’engrenage de commande des pinces, cité ci-dessus, il n’y a pas de
- SCHÉMA DE LA ROTO-CALCO DEUX COULEURS, 2 BLANCHETS OU A RETIRATION
- feuille margée ; il y a décalque du blanchet b2 sur le blanchet a. En face du blanchet b1, la feuille est margée, les cylindres b1 et a impriment alors" le recto et le verso de cette feuille.
- Dans ces conditions, la machine sera équipée par les plaques de zinc, c et c1, et les blanchets de caoutchouc, b1 et b2, ainsi que par le blanchet a placé sur le cylindre de marge.
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- HUILES DE GRAISSAGE
- Pour obtenir un bon graissage, il est nécessaire de faire connaître à l’équipe, les fonctions de chaque organe de la machine ainsi que ceux du margeur automatique, afin qu’elle se fasse une idée exacte du travail que ces organes ont à accomplir.
- C’est surtout quand la Roto est neuve qu’il y a lieu d’apporter la plus grande attention au graissage. Attention ! Le grippage est là, qui guette la moindre négligence.
- Il est nécessaire de laisser tourner la machine au moins deux heures spécialement pour lubrifier tous les coussinets et voir s’il n’y a aucun “ chauffage ”.
- Une petite burette et de l’huile de vaseline pour diverses petites pièces du margeur automatique rendra de grands services.
- Il ne faut pas accorder toute sa confiance aux graisseurs et il y a un choix à faire pour la fluidité de l’huile afin de pouvoir les régler de façon qu’il tombe une goutte par minute environ.
- Il ne suffit pas de mettre de l’huile dans chaque trou, d’inonder les bâtis de la machine ou de faire des mares d’huile à terre pendant que le conducteur porte toute son attention à la question impression. D’ailleurs, il y a des pièces qui se graissent tous les matins et d'autres tous les huit jours, c’est le monteur mécanicien qui les indiquera.
- Nous l’avons déjà dit, le conducteur doit se faire une idée exacte de l’importance du graissage et former son équipe en conséquence, afin de conserver les coussinets de sa machine en bon état, en éviter l’usure rapide ou le jeu ; il travaillera beaucoup plus facilement.
- Nombreuses sont les marques d’huiles de graissage pour machines. La diversité de leurs propriétés et surtout de leur composition fait qu’il n’existe pas de méthode simple pour leur essai qualitatif, permettant au consommateur d’apprécier leur valeur relative. Les renseignements fournissant la volatilité ou l’inflammabilité des huiles lubrifiantes, leur densité, leur point de solidification et leur aspect, ne suffisent pas aux besoins de la pratique, et permettent à peine de classer les huiles d’une seule et même provenance en huiles pour machines légères, moyennes et lourdes, et en huiles pour cylindres.
- Ce n’est que dans ces dernières années qu’on a reconnu l’importance qu’a la détermination de la viscosité pour la classification des huiles de graissage ; cette détermination, jointe à celle relativement facile des autres propriétés des huiles (densité, commencement de
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- Vévaporation, point d’inflammabilité, point de combustibilité, point de solidification, acidité), fournit à l’industriel les éléments indispensables pour établir la valeur d’une huile de graissage.
- Les expériences, ainsi que la pratique, ont démontré qu’il existe un rapport intime entre la viscosité et la puissance de graissage des huiles. Bien que la viscosité n’exprime jamais la puissance de graissage absolue, elle donne la mesure relative de celle-ci par rapport à celle d’une huile essayée et de viscosité connue. Par la détermination de la viscosité et la recherche simultanée des autres propriétés des huiles, on arrive, en fait, au même résultat que par l’usage des machines d’essai et, dans la plupart des cas, ces déterminations suffisent amplement au consommateur.
- En se basant sur la détermination de la viscosité, on peut classer les huiles en groupes suivant leurs usages et évaluer la puissance de graissage de chacune des huiles qui forment tel ou tel groupe. Les huiles pour machines sont généralement essayées à 350 et à ioo° ; celles pour cylindres, à ioo° et à 150°.
- Le point d’évaporation ne peut être qu’approximativement déterminé. D’après le point d’évaporation et la différence plus ou moins grande entre le point d’inflammation et le point de combustion, on peut juger de la volatilité d’une huile et, par conséquent, de la fixité dans le graissage ; cette différence augmente en même temps que le point d’ébullition.
- Enfin, il est une détermination qu’aucun ne doit négliger : c’est celle de Y acidité des huiles de graissage. Certaines machines présentent parfois une usure tout à fait anormale malgré un graissage très suffisant, il nous a été permis de constater, dans la plupart des cas, que cette usure était due à l’emploi d’huiles de graissage acides. Nous ne devrons donc pas perdre de vue qu’une qualité essentielle d’une huile de graissage est d’être rigoureusement neutre et l’on doit rigoureusement rejeter toute huile qui ne remplirait pas cette condition, quelles que puissent être les qualités qu’elle présenterait d’autre part.
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- ETUDE SUR LE CAOUTCHOUC
- Connaître la composition du caoutchouc, son degré de vulcanisation et savoir les moyens pratiques et rationnels pour son usage sur la Roto-Calco, deviennent un avantage pour l’imprimeur praticien
- Quelles que soient sa provenance et son apparence extérieure, le caoutchouc est un hydrocarbure répondant à la formule chimique C10 H16, c’est-à-dire carbone, hydrogène, il contient toujours un peu de résine, jusqu’à présent l’on a pas pu enlever totalement la résine du caoutchouc quel que soit le soin apporté à cette purification.
- Le blanchet de i6/ioe est formé de trois toiles collées l’une sur l’autre au moyen d’une couche de caoutchouc ou, plus exactement, d’une pâte caoutchoutée dont il importe de connaître la composition ' afin de trouver les moyens propres à en faciliter l’emploi et à en assurer la durée.
- Vu au microscope, le caoutchouc paraît constitué par de petits tubes et des cavités sphériques communiquant ensemble ; à l’état naturel, le caoutchouc ne pourrait pas s’employer pour l’impression en raison de sa trop grande sensibilité aux variations de température.
- Il est donc nécessaire de le vulcaniser en le triturant à chaud avec une quantité de soufre variant avec la souplesse qu’on désire lui conserver. Ensuite, en le maintenant à l’état liquide dans des appareils chauffés à la vapeur, on y incorpore la charge, soit environ 30 % de baryte, ou encore de la poudre d’ardoise ou des ocres, il est par conséquent rendu plus plastique et moins élastique, plus poreux aussi. La couleur du blanchet de caoutchouc n’a aucune importance, elle ne sert qu’à reconnaître une marque et n’influe pas sur la qualité.
- Toujours chaude, la pâte est amenée à la machine à enduire et versée dans des encriers et cylindres dont la vitesse est réglée pour donner un enduit formant, avec la toile sur laquelle il est étendu, une épaisseur de 5/ioe : c’est ce qu’on appelle un pli.
- On désignera le blanchet par son épaisseur totale, mais aussi par le nombre de toiles qui le constituent : blanchet 3 plis, blanchet 4 plis, etc.
- On emploie de la toile de lin d’excellente qualité, bien éprouvée à la tension dans le sens de la chaîne ainsi qu’en largeur.
- Les machines à faire les blanchets sont d’une très grande précision ; cependant on rencontre parfois dans ces grands placards de pâte
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- caoutchoutée, des parties imperceptiblement faibles mais qui se sentent au moment de l’impression sur la machine.
- Cependant, depuis qu’on habille avec deux blanchets de i6/ioe, les inconvénients de ces faiblesses ont disparu, la pression est plus souple et permet à l’encre de mieux pénétrer dans le grain du papier le plus rugueux ou des tissus ; cela aussi dépend du degré de la vulcanisation, et surtout de la qualité du caoutchouc.
- Le blanchet de caoutchouc est imperméable à l’eau, mais il ne faut pas croire que ce liquide est sans action sur lui pendant l’impression. Par sa structure, par la charge à lui incorporée, le caoutchouc retient dans ses pores une notable quantité d’eau.
- En cours de tirage, quand le blanchet a retenu l’humidité déposée par les mouilleurs sur la plaque-zinc de tirage, il ne l’élimine que très lentement car les surfaces extérieures bouchent l’orifice des tubes et cavités et empêchent son évaporation.
- Cette humidité retenue par le caoutchouc n’est pas un défaut ; au contraire, elle rend, pour ainsi dire, le caoutchouc plus lithographique. Un caoutchouc trop vulcanisé et, par conséquent, plus dur et non hygroscopique, donnerait de mauvais résultats : l’eau resterait à sa surface et, par suite, empêcherait l’encrage du caoutchouc de s’effectuer normalement. C’est ainsi que sur le caoutchouc glacé il n’est pas possible d’imprimer non plus que sur la toile cirée ou moleskine.
- Autant pour ne pas mouiller les rouleaux encreurs que pour ne pas fatiguer le caoutchouc par une humidité trop grande, l’imprimeur doit régler son mouillage de façon à travailler avec le minimum d’eau. Les acides dilués que, parfois, l’imprimeur met dans son eau de mouillage, n’attaquent pas le caoutchouc d’une façon appréciable.
- La durée du caoutchouc dépend des soins apportés à son entretien, et il ne faut pas croire quil peut travailler sans arrêt et jusqu’à complète usure. Il a besoin de repos justement pour permettre l’évaporation de l’eau qu’il a retenue.
- Après un long tirage, 200 rames par exemple, ou un emploi quotidien d’un mois environ, il y aura avantage à le laver, le passer au soufre précipité et à le laisser au repos alors qu’un deuxième sera en service. Pendant ce temps, le premier se sèche, se régénère, il reprend sa souplesse et redevient bon pour un nouveau tirage. Conserver le caoutchouc dans un endroit frais ou, tout au moins, à l’abri de la chaleur et de la lumière.
- Il est nécessaire de laver l’encre d’imprimerie déposée sur le caoutchouc deux fois par jour, à la demi-journée et le soir, sinon à la
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- reprise du travail, la couleur s’étant resserrée pourrait arracher le papier.
- Toutefois, pour éviter un lavage, on peut lever les rouleaux et passer quelques macules propres afin de décharger le caoutchouc et la plaque de report, on retire ensuite la pression et on gomme la plaque, essuyer soigneusement la gomme et l’on reprend le travail tel que.
- Le lavage du caoutchouc exige beaucoup d’attention : cette opération, qui demande cinq minutes, paraît peu importante à première vue, cependant les lavages mal faits sont causes de détériorations très vives et occasionnent toutes sortes de déboires à l’imprimeur.
- Si on fait ce lavage au pétrole, et en imbibant le caoutchouc d’un bout à l’autre, même en passant d’avance une éponge mouillée, le caoutchouc absorbe vivement le pétrole et, en quelques jours, il devient gras et poisseux, le décalque de la plaque sur ce dernier ne s’opère plus aisément, l’impression a une apparence floue et le papier, pour peu qu’il soit couché ou satiné, adhère plus ou moins fortement à la pression et reste collé.
- La façon la plus pratique pour enlever l’encre est d’employer l’essence lourde minérale ordinaire. Avoir soin de laver par petites parties et en essuyant vivement afin de ne pas laisser le temps à l’essence de pénétrer dans le caoutchouc et de le désagréger.
- Quand le caoutchouc est neuf ou peu usagé, un simple passage au talc est suffisant après le lavage ; mais pour combattre l’adhérence du papier couché ou satiné causée par l’humidité ou les mauvais lavages, le soufre précipité donne le meilleur résultat ; pourtant ce soufrage ne donne pas le résultat attendu s’il n’est pas fait dans les conditions suivantes :
- Le soufre ayant une action énergique sur le caoutchouc, sous son influence, la partie poisseuse de ce dernier se modifie entièrement et acquiert les propriétés de la partie solide ; en conséquence, après le lavage à l’essence minérale ordinaire, bien passer le caoutchouc au soufre précipité avec un tampon de feutre et frictionner fortement jusqu’à ce que le tampon glisse facilement. L’effet de frottement du tampon de feutre a amené assez de chaleur pour permettre au soufre de s’incorporer aux pores du caoutchouc, de faire une légère vulcanisation toute superficielle, d’en chasser l’humidité, d’en transformer l’état et empêcher le papier de coller.
- Ceci ne demande que quelques minutes et supprime l’adhérence du papier couché ou satiné ; la couleur a plus d’intensité et la contre-épreuve se produit mieux.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Le poudrage-séchage du caoutchouc par la magnésie est nuisible et a pour résultat de lui donner une surface dure.
- Le tannin donne d’assez bons résultats, mais ne vaut pas le soufre précipité. La mine de plomb, l’aluminium en poudre, enfin toutes matières inertes venant s’interposer entre le caoutchouc et le papier empêche celui-ci d’adhérer.
- LES PAPIERS ET LE CAOUTCHOUC
- Pour les impressions roto-calcographiques, il serait préférable que les chefs d’imprimerie ne choisissent pas les papiers vélins qui “ jettent ” laissant un dépôt de bourre ou de poussière sur le caoutchouc ; il en est même parfois qui laissent un dépôt de sable. En ce cas, le conducteur voit, en cours de tirage, l’encre de son encrier se transformer en boue, le travail s’épaissit sur le caoutchouc et il est bientôt obligé de s’arrêter pour le laver. Cet inconvénient provient souvent du défaut de colle dans la pâte et des mauvaises matières employées à la fabrication de ces sortes de papier qui occasionnent des difficultés d’un autre genre en typo ou en litho.
- Le papier couché collé s’imprime sans difficultés en “ Calco S’il arrive que le papier colle au caoutchouc, cela provient de mauvais lavages : on n’a pas essuyé assez vite, le caoutchouc a absorbé l’essence et il a “ tourné au gras En ce cas laver le caoutchouc et donner une forte friction au soufre précipité et passer des feuilles en même temps que l’on mettra la pression de façon que le caoutchouc ne prenne pas l’humidité de la plaque dès les premières pressions.
- Le papier couché non collé ne peut tirer en “ Calco ”.
- Le papier paraffiné adhère au caoutchouc et ne peut s’imprimer en “ Calco ” à moins de choisir un isolant dans les formules données plus loin.
- La poussière, la peluche, la bourre des papiers ne peuvent s’enlever par la brosse avant la pression, au contraire, la brosse ne ferait que prédisposer le papier à “ jeter ” sa poussière. Le remède à cet inconvénient ne peut venir que du fabricant de papier.
- Les meilleurs papiers sont les papiers secs, durs, simili japon, machine à écrire, parcheminé, sulfurisé, à gros grain, veloutés, tous les papiers bien collés, la soie, la toile, toutes les étoffes, soit par le creux, soit par le relief, les métaux lisses ou à grain, le bois contreplaqué, le fibro-ciment, l’évérite, s’impriment parfaitement à l’aide du blanchet de caoutchouc.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Le papier buvard. — Plus le buvard est bon comme qualité de papier, plus il présente de difficultés au tirage, car il arrache et dépose sur le caoutchouc après quelques centaines de feuilles, d’où impression grise et empâtée.
- Pour parer à cela, il faut surtout, c’est là le plus important de l’affaire, empêcher le caoutchouc de prendre l’humidité afin que le papier buvard n’arrache ni ne dépose de peluches.
- On y arrive en appliquant, avec un chiffon et aussi régulièrement que possible, une couche légère de la solution suivante :
- Benzine rectifiée...................
- Essence de térébenthine ............
- Bitume de Judée en poudre...........
- Dissolution de caoutchouc ordinaire
- le flacon bouché.
- Ne donner qu’une très légère couche sur le caoutchouc et selon le format du papier à imprimer, talquer fortement.
- Le caoutchouc s’encre malgré cette couche, ne prend plus l’humidité et, par conséquent, le dépôt des peluches du papier buvard ou autre ne se produit plus.
- Quelquefois, sous l’influence de l’air et l’action combinée de la chaleur, à la faveur de l’humidité du mouillage et surtout par les huiles contenues dans les couleurs, le caoutchouc devient visqueux et collant, cette modification s’exprime en disant que le caoutchouc “ tourne au gras ”.
- Les huiles contenues dans les couleurs et vernis ont la propriété de pénétrer le caoutchouc sans le désagréger, de le gonfler à tel point que les lettres ou dessins forment un relief, lequel ne nuit pas à l’impression sans cependant être utile, ce relief se forme par manque de vulcanisation.
- Quand, par suite de lavages mal pratiqués, le caoutchouc devient poisseux et que le papier adhère, nous indiquons les formules suivantes qui peuvent être appliquées avantageusement. En ce cas, le conducteur devra observer ce qui convient le mieux :
- Le but que nous poursuivons en indiquant ces diverses formules est de mettre le praticien en état de choisir, dans chacune d’elles, ce qui peut le mieux s’adapter à la nature du travail en cours. C’est une erreur de dire qu’une seule et unique méthode peut suffire dans tous les cas, mieux vaut avoir à sa disposition différents moyens, parmi lesquels on peut faire un choix suivant les circonstances.
- Une légère application de sulfure de carbone avec une flanelle raffermit le caoutchouc ; bien faire sécher et poudrer au soufre.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Autre formule.
- Essence minérale lourde .................................. 0 975
- Acide sulfurique.......................................... 0 025
- agiter. 1 litre
- Laver le caoutchouc avec ce mélange, comme à l’ordinaire.
- Autre formule :
- Laver le caoutchouc à l’essence minérale et passer vivement la solution suivante :
- Proto-chlorure de soufre............................. 5 cc.
- Benzine ordinaire.................................... 100 —
- Laisser sécher et passer au soufre.
- Autre formule :
- Couche pour imperméabiliser le caoutchouc :
- Alcool ....................................... 1 litre
- Gomme laque ................................ 100 gr.
- Huile de goudron............................. 20 —
- Si possible faire cette opération la veille pour s’en servir le lendemain. Talquer. La couche doit être extrêmement légère.
- Autre formule :
- 3 blancs d’œufs bien battus en neige (filtrer)
- 10 grammes dé bichromate d’ammoniaque dissous dans un verre d’eau.
- Mettre le tout dans i litre et le remplir d’eau.
- Unè couche très légère d’albumine passée bien régulièrement sur le blanchet de caoutchouc sec et bien propre le rend insensible à l’humi-dité.à la condition de rendre l’albumine bichromatée insoluble en passant une lampe électrique devant et pendant io minutes minimum.
- Quand on imprime sur papier un peu fort et que le margeur oublie d’appuyer sur la pédale d’excentrage avant le passage en pression d’une feuille mal margée, la feuille plisse, ces plis occasionnent quelquefois des faibles dans le caoutchouc ; en ce cas, bien baigner ces endroits à la benzine afin de remonter le caoutchouc. Si le faible est
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- LA CALCOGRAPHIE
- trop prononcé, retoucher avec un pinceau et la solution de bitume ou simplement à la dissolution de caoutchouc au dos ou sur la face ce qui permet de terminer le tirage, ne pas oublier de talquer fortement sur la retouche quand elle est sèche, sinon elle ne tiendra pas.
- Si le caoutchouc est franchement coupé ou s’il y a un trou, prendre de la gutta-percha en bâton, faire chauffer une lame de couteau à la flamme d’une bougie, prendre avec la pointe du couteau la quantité nécessaire de gutta et boucher le trou ; laisser refroidir et frotter du talc sur la gutta.
- Qu’il soit neuf ou usagé, avant de placer le caoutchouc sur le cylindre, il y ’a un grand avantage à imbiber régulièrement le côté toile au pétrole.
- LA ROTO-CALCO EXÉCUTE UNE CONTRE-ÉPREUVE POUR DONNER UNE ÉPREUVE A L’ENDROIT
- LES ENCRES
- Dans l’encrage, la perfection serait que la plaque de report dépose entièrement son encre sur le caoutchouc et que ce dernier la dépose complètement sur le papier. Il n’en est pas ainsi dans la pratique.
- Si la couleur n’est pas diluée à point par le conducteur ou est fabriquée de telle sorte qu’il en reste une certaine épaisseur sur la plaque de report, il ne tarde pas, en cours de tirage, et à chaque pression du cylindre de report, à se produire un écrasement du travail sur ladite plaque de report. D’autre part, la couleur, ne se décalquant pas entièrement sur le papier, arrive à former un relief sur le caoutchouc très nuisible au tirage suivant.
- Ces difficultés dans l’emploi de certaines couleurs se rencontrent aussi bien sur machines plates à impression directe.
- L’épreuve obtenue sur Roto-Calco étant indirecte, en employant les couleurs ordinaires on constate une déperdition dans leur intensité ; bien entendu, il ne s’agit en ce moment que des couleurs fortes et on arrive toujours à faire un ton faible ou une teinte avec les couleurs ordinaires.
- Premier problème a résoudre.
- L’encre est ferme et se dépose en épaisseur sur le trait du report. Le cylindre continuant sa course, sous l’influence de la pression l’encre
- La couleur est indépendante du corps gras qui la véhicule
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- LA CALCOGRAPHIE
- ferme ne se dépose pas entièrement sur le caoutchouc, il en reste donc une certaine quantité sur la plaque. D’autre part, l’encre déposée, trop ferme, ne se reporte pas sur le papier et reste en épaisseur sur le caoutchouc, le ton de la couleur est faible, sans connaître Le conducteur se trompe en croyant obtenir un ton fort avec une
- la cause, impossible d’appii- encre trop ferme.
- quer le remède _ , , Ar r .
- Conclusion : report empâte et a refaire.
- Deuxième problème.
- L’encre est trop liquide, trop de vernis ou d’huilè : l’encre trop grasse et trop fluide a vivement raison de la résistance de l’humidité, envahit les mouilleurs et graisse la plaque.
- Conclusion : report perdu, papier gâché.
- Troisième problème
- L’encre est diluée juste à point pour la contre-épreuve, son diluant contenant le minimum de matières grasses a la faculté de ne pas exiger une grande humidité et son colorant en garde toute sa puissance ; à chaque tour de cylindre, l’encrage et le décalque s’opèrent sans laisser de charge ni sur la plaque ni sur le caoutchouc.
- C’est le but qu’il faut toujours chercher à atteindre, mais la réussite est absolument liée au bon grainage et à la qualité du zinc ainsi qu’à son acidulation ou préparation.
- Le machiniste doit tenir compte de la vitesse à laquelle s’opère le transfert de l’encre des rouleaux à la plaque, de la plaque au caoutchouc et du caoutchouc au papier.
- A 1.800 feuilles à l’heure, soit 30 feuilles à la minute, la plaque, ainsi que le blanchet de caoutchouc, mettront une seconde à s’encrer, en comptant que la plaque n’occupe que la moitié du cylindre.
- Il s’agit alors de ne pas diminuer le pouvoir colorant et d’autre part d’avoir une encre assez décalcographique.
- Le conducteur a l’habitude de dire “je prépare ma couleur.” or, il ne la prépare pas : il la dilue en y ajoutant un produit plus ou moins gras ou une huile plus ou moins cuite qui est, ou doit être, habituellement, de l’huile de lin cuite et dégraissée.
- Mais il faut faire une distinction entre le mélange et la combinaison intime, quand l’imprimeur a bien trituré ses couleurs avec le diluant, le tout est bien ensemble, mais couleur et diluant ne sont pas combinés.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Dans une combinaison, même organique, les propriétés indivi- Le corps gras
- 0 ^ r r peut se trouver
- duelles de chaque produit n’existent plus et sont remplacées par la noyé par rexcès propriété nouvelle de la combinaison, c’est pourquoi nous disons que :
- Pour bien mélanger la couleur avec le diluant ou autre produit, il serait avantageux de la triturer d’abord avec les diluants que l’on aura choisis et de faire fondre le tout à chaud, ce qui ne demande que quelques minutes ; alors il y aura combinaison intime des produits et pendant l’impression, le rendement de l’encre sera supérieur au simple mélange à froid, ce qui revient à dire que la partie d’encre déposée sur le blanchet de caoutchouc ne se transmettra au papier qu’autant que cette encre aura de la douceur tout en gardant son pouvoir colorant.
- En cours de tirage, quand l’encrier et la dépense d’encre ont été bien réglés et que la couleur diminue d’intensité, on recherche la cause de divers côtés : ou il y a trop de mouillage, ou c’est le papier qui “ jette ” sa peluche ou sa poussière, ou bien la couleur est peut-être trop compacte. Mais si la couleur se mouille, autrement dit “ pelote ” ou “ plaque ”, surtout ne pas forcer la prise d’encre ni la pression, les seuls moyens sont de diminuer le mouillage si possible et d’adoucir la couleur s’il y a moyen.
- Ce fait se présente le plus souvent dans les couleurs lourdes, terreuses, par exemple la mine orange. C’est ici que la combinaison à chaud avec le diluant choisi aidera beaucoup. Voici une formule pour l’emploi de ces sortes de couleurs.
- Pour i kilo de mine orange, mettre un pain de poix noire (poix de cordonnier) et 300 grammes environ de vaseline blanche battue avec un peu de vernis fort, faire fondre le tout ensemble. Essayez, vous serez satisfait du résultat.
- Autres formules pour toutes couleurs.
- Huile de paraffine.................................. 80 parties
- Blanc de baleine.................................... 20 —
- Un peu de vernis moyen.
- Voici une formule donnant les meilleurs résultats si elle est convenablement préparée et utilisée :
- Éther rectifié . . . . Huile de paraffine Acétate d’amyle. . Ammoniaque
- 150
- 620
- 150
- 80
- Comparativement on reconnaît à quel point un ingrédient est gras à l’extension qu’il prend sur du papier sans colle
- à conserver dans un récipiant fermé pour éviter l’évaporation.
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- LA CALCOGRAPHIE
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- Autre formule.
- Le corps gras voilà l’ennemi !
- La couleur ayant été broyée un peu ferme avec du vernis faible, la mettre au point de dilution voulu avec du silicate d’ammoniaque.
- Autre formule.
- Vaseline blanche raffinée, bien battue avec peu de mordant, tient la couleur, bon rendement, sans vernis.
- Autre formule.
- Gomme arabique assez épaisse, bien agitée, bien battue avec l/8e d’acide phos-phorique, à mettre avec précaution quelques gouttes dans le noir contre le graissage.
- Il est intéressant, pour le conducteur, d’étudier les divers produits qu’il mettra dans la couleur, de les annoter d’abord par catégories : les liquides et les solides, les siccatifs et les gras, les gras-acides, tel par exemple l’acide oléique.
- C’est à dessein que nous ne recommandons pas l’huile de lin ou l’huile décapée, car, allongée seulement avec ces huiles, la couleur n’a plus de tenue, se lave et graisse les mouilleurs.
- Ne jamais faire les teintes au vernis.fort (mordant) seulement ; faire une pâte en battant avec la raclette du vernis moyen et de la laque blanche et mettre ensuite au ton désiré.
- Pour les ors, exclure le mordant, lequel ne se prête pas à la contre-épreuve ; comme il faut tirer le plus garni possible, et sans cependant empâter le travail, faire le mordant avec jaune, Sienne calcinée, et vernis moyen, y ajouter en le battant un cinquième de térébenthine de Venise et une pointe de siccatif “ Supra
- Il existe dans le commerce de bonnes mixtions pour or en “ Calco ”, assez compactes, quoique émollientes, se laissant bien couvrir par le bronze et séchant en 12 heures environ, il faut ajouter un peu de jaune avec la mixtion.
- Nous avons tiré de l’or poudré sur papier noir glacé, dit “ papier acier ” avec de la vaseline blanche raffinée, battue avec du mordant en y ajoutant du jaune n° 2 et une pointe de térébenthine de Venise et de noir typo. Laisser sécher deux ou trois jours, l’or tient très bien.
- Bronzer les feuilles au sortir de la machine, si possible, ou les porter par pincées de 10 feuilles au plus à la bronzeuse mécanique. Employer un bronze fin et bien appliquer ensuite. Faire un essuyage soigné, car le bronze en surplus adhérerait au caoutchouc comme d’ailleurs il reste sur la pierre lithographique en impression directe.
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- L’encrage extrêmement rapide des Roto-Calco exige donc des couleurs très puissantes en colorant et d’un broyage parfait. Et si, par leur fabrication spéciale, elles reviennent à un prix un peu plus élevé, par contre leur rendement sur la Roto-Calco est surprenant, parce que l’on imprime très sec et en atteignant le fond du grain du papier ; il en résulte une dépense d’encre environ moitié moindre que sur la machine plate.
- On ne doit pas laver les rouleaux tous les jours, et si la même couleur est employée toute la semaine, laver le samedi est suffisant ; d’ailleurs les rouleaux ne doivent pas se charger de couleurs, ce qui serait très mauvais signe, la couleur doit se dépenser au fur et à mesure du tirage ; en conséquence, rejeter toutes couleurs trop siccatives et séchant du soir au lendemain matin sur les rouleaux.
- La couleur se raffermit la nuit et peut occasionner un mauvais départ le matin, surtout pour les travaux forts en aplats ; à la fin de la journée, il est bon de passer un peu de vaseline ou quelques gouttes de Fluidogène ou d’huile à machine sur les rouleaux, de faire distribuer quelques minutes en ayant soin d’arrêter le preneur d'encre. Ainsi la couleur sera plus souple pour repartir le lendemain matin, on pourra alors décharger les rouleaux avec du papier.
- Mais ce qui est plus pratique, c’est de laver les rouleaux lisses sur la machine sans les sortir des peignes, c’est-à-dire que, avec un chiffon imbibé de pétrole, on lave la moitié du rouleau et on essuie, on fait faire à la main un demi tour de rouleau et on lave l’autre moitié ; la mise en route est rendue plus facile car la couleur est plus fraîche.
- La qualité du vernis est très importante, demander des vernis d’huile de lin bien dégraissés et le travail en deviendra d’autant plus facile.
- Les débutants nous ont souvent posé cette question : “ Comment fait-on quand ça graisse ”? Nous les étonnons et les rendons sceptiques en leur disant : " Mais cela ne doit jamais graisser !” Et c’est vrai.
- Mais attention, pour que cela ne graisse pas, il faut :
- i° D’abord une plaque de zinc de bonne qualité et bien grainée (voir grainage) ;
- 2° Une bonne préparation-acide du zinc-report ;
- 3° Un réglage précis de la machine ;
- 4° Deux bons mouilleurs bien réglés.
- Le conducteur doit connaître la nature ou la qualité de la couleur qu’il emploie. Quand il aura de la bonne couleur, à n’importe quel
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- Ne laissez jamais la plaque sous les rouleaux à midi ou le soir
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- prix il ne devra pas la changer sous peine de recommencer des recherches pour l’emploi.
- A ces conditions, il n’y aura pas besoin de mettre de l’acide ou autre chose dans son eau de mouillage, sauf dans les ateliers où il fait très chaud. Quelques morceaux de glace dans le bassin à eau tiennent le métal-zinc froid et arrête toute velléité de graissage.
- Nous recommandons de ne pas frotter la table à mouiller à la toile émeri, car cela en enlèverait le grain qui doit la tenir toujours humide.
- Ne pas laver la table à mouiller au pétrole, lequel pénètre dans le métal et le rend gras. La laver avec un chiffon mouillé et de l’essence minérale.
- LE SUPPORT D’IMPRESSION
- Le support d'impression est la surface sur laquelle on insole ou on décalque un report destiné à être placé sur la machine pour un grand nombre de tirages.
- Après la lettre en bois ou le caractère en plomb de la typographie, dû au génie de Gutenberg, la pierre lithographique (calcaire composé de 97 % de carbonate de chaux), fut le premier support d’impression à surface plane trouvé en 1796 par Sénéfelder qui fut le précurseur de la belle chromolithographie et des admirables imitations de peintures en 20 et 25 couleurs...
- La pierre lithographique retient bien les corps gras sur elle appliqués par le report ou le crayon gras à dessin, mais il faut mouiller pour empêcher l’empâtement et depuis cette invention, c’est une lutte constante entre l’humidité, que doit tenir la pierre et l’encre d’imprimerie qui est grasse, qui se dépose sur le dessin tout en restant en contact avec l’eau.
- Il y a eu le zinc nickelé Ferro-Nickel qui a eu une durée éphémère, il a été exécuté de jolis travaux en couleurs sur ce métal dont la fabrication a disparu.
- Ce métal avait cette particularité, qu’on pouvait effacer le report plus de 30 fois sans grainage et par simple lavage à l’ammoniaque dilué, d’ailleurs il ne pouvait pas se grainer sans quoi la couche de nickel disparaissait.
- Il en était de même pour le zinc calcaire qui eut son heure de célébrité, on peut toujours déposer du calcaire sur n’importe quoi, mais cela n’a pas d’intérêt parce que l’on ne peut grainer la plaque, le
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- zinc calcaire avait cet avantage d’être poreux et de retenir l’humidité comme la pierre.
- Sénéfelder a cherché à remplacer la pierre par le zinc, mais sans succès ; il a donc fallu un siècle pour que les patientes recherches des lithographes puissent amener, par étapes, la vulgarisation et la connaissance de l’emploi du zinc tel que nous commençons à l’employer aujourd’hui.
- Nous pouvons aussi rappeler que l’on employait un peu le zinc avant l’apparition des Rotos-métal ou “ Calcos ”, mais le succès de l’encrage commandé et surtout l’emploi du blanchet de caoutchouc pour l’impression du papier a obligé l’emploi du métal ou du zinc comme support d’impression et a donné un rude coup à la routine.
- Il y a une différence énorme entre les procédés de nos jours et ceux d’il y a seulement 25 ans et nous prévoyons qu’il y aura encore de grandes améliorations.
- L'EAU (H! O)
- L’eau, dont nous ne pouvons nous passer et sur laquelle repose tous les systèmes litho, zinco, photo-collo, mérite un peu qu’on l’étudie en attendant que nous puissions nous en passer.
- L’eau ordinaire contient dans des proportions variables des produits minéraux et organiques, qui s’y trouvent soit en dissolution, soit en suspension. Une filtration convenable peut éliminer facilement ces derniers.
- Les corps chimiques en dissolution dans l’eau que l’on rencontre presque toujours sont : •
- Le bicarbonate de calcium (CO3)2 Ca H2;
- Le bicarbonate de magnésium (CO3)2 MgH2 ;
- Le chlorure de magnésium Mg Cl2 ;
- Le sulfate de calcium So4 Ca.
- Les proportions respectives de ces corps qui existent dans les eaux varient avec les régions et même les localités et dépendent toujours de la nature des couches souterraines traversées.
- L’eau est un corps composé de deux éléments : hydrogène et oxygène, ces deux gaz formant l’eau chimiquement pure ; mais l’eau pure n’existe pas dans la nature. Les eaux des sources dissolvent les
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- LA CALCOGRAPHIE
- Le zinc n’est pas poreux c’est l’avantage qu’il a sur la pierre
- sels qui se rencontrent sur leur passage dans les terres et à travers les roches.
- Les eaux dissolvent les gaz de l’air, l’oxygène, l’azote, l’acide carbonique. Elles renferment du sel ordinaire, du sulfate de chaux, du calcaire, enfin elles contiennent tout ce qui est soluble sur la terre.
- L’eau, quand elle est seulement tiède, possède une capacité dissolvante plus grande que lorsqu’elle est froide. De plus, si elle est pure, elle dissoudra plus facilement les sels, ce qui donne la raison de de l’usure de la préparation ou oxyde métallique que nous avons formée à la surface du zinc par la préparation acide.
- Une eau qui contient des sels calcaires en dissolution, s’appelle “ eau crue ”. Les eaux calcaires ou séléniteuses, ont cet avantage de ne pas s'accorder avec les corps gras contenus dans nos couleurs : l’eau de puits ne dissolvant pas les sels serait donc meilleure à employer pour le mouillage si toutefois il y en a à disposition.
- On désigne sous le nom d’eaux “ incrustantes ”, des eaux très chargées en bicarbonate de calcium. Lorsque ces eaux arrivent à l’air, le bicarbonate se décompose et laisse dégager son anhydre carbonique.
- Ces sortes d’eaux, si on les laissait couler, pourraient recouvrir, au bout d’un certain temps, le zinc grainé d’une couche de calcaire pouvant être lithographique.
- En résumé, l’eau calcaire, l’eau de puits, est meilleure que l’eau de ville, parce que les municipalités, par mesure d’hygiène, y mettent une petite quantité d’eau de Javel ou de permanganate. Mais même sans cela, l'eau de la pluie ou l’eau douce dissout plus facilement l’oxyde métallique formé à la surface du zinc par la préparation-acide après le report.
- C’est pourquoi nous recommandons de ne pas mettre, autant que possible, certains sels ou acides dans l’eau de mouillage car le zinc, sous l’influence de ces acides, se trouve dans un état permanent d’oxydation et l’effet de la préparation est détruit. En cet état, lorsqu’on arrête la machine, il faut gommer immédiatement, sinon le zinc, sous le contact de l’air et de l’acide s’évaporant, s’oxyde rapidement ; si l’on remet en marche dans cet état et sans gommer, il y a voile et piqûres.
- Le zinc craint la chaleur. Dans certaines régions, la chaleur dans les ateliers rend les couleurs très fluides ; en ce cas, le meilleur est la glace et, si l’on ne peut s’en procurer, mettre dans le bassin quelques morceaux de bois de panama qui a une propriété détersive et décrassante sur le métal.
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- Contre le voile ou l’oxydation, nous recommandons un lavage de la plaque ou partie de la plaque avec un pinceau, avec la solution suivante :
- Hydrochlorate d’ammoniaque : 40 gr. dans un litre d’eau.
- Gommer, sécher.
- LE ZINC (ZN = 33)
- Le zinc, corps simple, ne peut se décomposer en éléments plus simples.
- L’air humide ou la pluie agissent lentement sur le zinc en formant une première couche hydrocarbonate de zinc, laquelle le préserve de toutes autres altérations.
- Le véritable oxyde de zinc s’obtient par la calcination de la calamine ou bleu de minerais.
- Le zinc a plus d’affinité pour les corps gras que la pierre lithographique. Convenablement acidulé (ou préparé), les corps gras n’ont plus de prise sur le zinc. .
- Moins le zinc est pur, plus il est facilement attaqué par les acides.
- Le zinc 6/ioe pèse 4 kilos le mètre carré.
- Dans la lithographie, le reporteur cherche les bonnes pierres ; il devrait en être de même pour le zinc dans la zincographie. On croit généralement que n’importe quelle qualité peut convenir, c’est une erreur.
- Le zinc ordinaire n’est pas plan, il s’en faut de beaucoup et pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à le grainer. En effet, mettez un zinc de qualité ordinaire sur un bloc en fonte bien dressé et grainez-le avec une pierre quart ou demi-coquille, au bout d’un moment vous constaterez qu’il est plein de bosses et ondulé par les dents d’engrenage du laminoir (1) ce qui est très préjudiciable à l’impression car, pour atteindre toutes les parties creuses du zinc, le conducteur sera obligé de forcer la pression, ce qui produit toujours une fatigue de la plaque de tirage.
- Il est donc nécessaire de bien choisir son zinc ; le mieux est de prendre du zinc à satinage de la Maison Bouzard, qui est laminé tout spécialement et moins chargé en plomb et en soufre. Il serait à
- (1) Qui a servi à sa fabrication.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Le reporteur doit savoir grai-ner son zinc
- désirer que l’on se préoccupât bientôt de faire du zinc pour la zinco-graphie.
- Il y a un moyen peu coûteux pour travailler sur zinc pur, c’est de le recouvrir d’une pellicule de zinc chimiquement pur obtenue par voie electrolytique, mais il faut pour cela une petite installation : un bac, des anodes.
- Mais on constate une grande facilité lorsqu’on travaille sur zinc pur : plus de voile, plus de graissage que les débutants ont à combattre quelquefois en travaillant sur zinc du commerce qui contient 2 % environ de son poids de plomb. Actuellement, il faut des zinco-graphes tout à fait habitués à vaincre des difficultés qu’il serait facile d’éviter.
- GRAINAGE DU ZINC
- Pourquoi le zinc a-t-il besoin d’être grainé?
- Ne pourrait-on pas travailler sur zinc lisse?
- Assurément, le grain n’est nullement nécessaire à l’établissement du report, on pourrait même dire qu’il est parfois nuisible, car pour les travaux d’une grande finesse, l’encrage du report est laborieux si le grain est par trop gros. Le grain n’est nécessaire que pour le tirage à la machine, car le zinc lisse ne retenant pas l’humidité comme la pierre lithographique, il faut lui créer une surface hygroscopique retenant l’eau ; c’est la raison du grainage et la seule fonction du grain, sauf pour les travaux lithographiques au crayon, les affiches par exemple.
- On peut faire les reports sur zinc lisse et créer ensuite ce grain chimiquement, c’est-à-dire à l’acide ; mais ce mode d’opération n’est pas d’un usage courant et nécessite une installation de photograveur.
- Le zinc grainé par la projection du sable n’est pas très recommandable car il donne un grain arraché et en relief, surtout pour le gros grain. En effet, créé par la violence du jet de sable, le grain se trouve formé par des aspérités comparables à une lime et qui s’écrasent au cours d’un long tirage, donnant un travail lourd.
- Le grainage à la main au moyen d’une molette ou d’un bloc de zinc, donne un grain préférable à celui fait par la projection, mais ce travail est beaucoup trop long et un peu antique.
- Le meilleur grainage et le plus rapide est le grainage à la bille ; il date de plus de 35 ans. Mon grainoir consistait alors en une cuve
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- rectangulaire en bois suspendue par une corde à chaque angle et que j’actionnais à la main. Actuellement, ces grainoirs, perfectionnés sont mus par une force motrice quelconque et la cuve roule sur quatre grosses billes d’acier qui se trouvent à chacun des angles de la cuve. On peut mettre plusieurs cuves l’une sur l’autre. Le grainoir décrit un cercle très petit, 5 centimètres environ ; le fond est couvert de billes en verre ou en pierre pour le zinc, de billes de bois pour l'aluminium. Il tourne à 180 ou 190 tours à la minute et est toujours de 10 centimètres plus grand que le format de la plaque à grainer. Il serait à souhaiter que les angles et côtés fussent arrondis afin que les billes ne viennent pas battre les côtés et déterminer de petites raies plus ou moins accentuées suivant la vitesse de rotation de l’appareil. Nous rappelons que plus la rotation est accélérée, plus le cercle décrit par la cuve doit être petit, — et plus les billes sont petites, plus le grain est fin et serré. Ce grainoir doit être rigoureusement de niveau et son bâti scellé et pris dans le ciment. L’écoulement d’eau n’est pas nécessaire sous le grainoir, car on en met très peu et un simple coup d’éponge est suffisant pour enlever la ponce usée au fond du grainoir après en avoir retiré les billes. Mais une installation d'ailleurs très simple est nécessaire pour le rinçage et le séchage des plaques dont il est parlé plus loin.
- GRAINOIR A BASCULE
- Le dispositif de basculage de la cuve dans laquelle se fait le grainage présente un intérêt tout particulier ; il permet, quand le grainage d’une plaque est terminé, de vider aisément et rapidement la cuve des billes qu’elle contient en la faisant basculer légèrement et en soulevant le trappon qui ferme l’auget d’écoulement. Ceci supprime l’enlèvement des billes au moyen d’une pelle, comme on le pratique actuellement. Le basculage permet, en outre, et c’est le point le plus important, de laver la cuve et de faire évacuer le sable qui a servi au grainage, d’une façon aussi complète qu’il est nécessaire, sans qu’il soit utile de frotter le fond et les angles avec une éponge pour obtenir un fond bien propre à recevoir une nouvelle plaque de zinc.
- Si l’on graine une plaque de zinc neuve de 6/ioe généralement, choisir le côté exempt des défauts provenant de la fabrication, le mettre au format et tailler les encoches qui doivent entrer dans les deux pointures placées dans les mâchoirs de pince de la Roto-Calco.
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- Une plaque neuve subit la préparation suivante avant le grainage : avec un tampon de paille de fer très fine (n° O) de la poudre de ponce et de l’eau saturée d’alun et io % d’acide nitrique, on frotte en long et en large pendant quinze minutes environ pour une plaque 85-100, afin d’enlever le glacis du laminage et pour que les billes travaillent
- Vue côté commande du grainoir, cuve soulevée.
- dans la chair du zinc. Après cette première opération, rincer la plaque et la mettre de suite au grainoir sans la faire sécher ; la faire tenir à deux angles par les vis et les petites rondelles de cuivre établies à cet effet. De préférence, verser les billes sur un bord de la plaque afin d’éviter les bosses que le choc des billes donnerait en tombant au milieu de la plaque. Ensuite, répartir à peu près également 200 grammes environ de poudre de ponce n° 2 et un litre d’eau pour un grainoir double-raisin contenant 3.000 billes ; le grain
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- obtenu sera du n° oo pour reports de travaux extrêmement fins, tels que similis très serrées.
- La poudre de ponce n° 3 donnera un grain encore bon pour les reports, mais légèrement plus fort ; d’ailleurs, avec la même poudre on obtient facilement des variations dans la grosseur du grain suivant que l’on laisse plus ou moins user la poudre de ponce dans le grainoir.
- Il faut compter une heure pour une plaque neuve en mettant de la ponce trois fois, c’est-à-dire toutes les vingt minutes. Veiller à ce que la ponce et l’eau ne forment pas une pâte épaisse, car les billes ne tournant plus sur elles-mêmes n’auraient plus d’action sur le zinc.
- On peut obtenir un grainage convenable avec du grès très fin, du silex, de la poudre de verre, la boue obtenue du sciage du marbre donne un très beau grain.
- Pour effacer une plaque ayant déjà servi et par conséquent ayant subi l’influence de la préparation acide, une dépréparation est nécessaire avant la mise au grainoir. Elle achèvera la disparition complète du travail précédent sans crainte d’accidents pour le nouveau report à décalquer.
- Un excès de précautions vaut mieux que la moindre négligence et le travail préparatoire du grainage et du séchage des plaques ne sera jamais trop soigné.
- La dépréparation consiste en ceci : la plaque est d’abord bien dégommée sur la face et au dos ; ensuite, étant encore mouillée, laver au pétrole pour enlever la couleur et essuyer. Il s’agit maintenant d’enlever le corps gras du report et la préparation (acide) fixée sur la plaque ; pour cela, prendre un tampon en feutre (bandes de feutre roulées), mettre de la ponce en poudre sur la plaque, arroser abondamment cette poudre avec la solution suivante :
- 900 gr. 100 —
- Eau..................
- Potassium liquide à 36°
- 1.000 gr., soit 1 litre
- et frotter la plaque en tournant, comme si l'on ponçait, avec le tampon de feutre pendant environ un quart d’heure en arrosant abondamment avec la solution ; la trace du report disparaît ainsi que la préparation acide du report précédent. Rincer la plaque à grande eau et la mettre dans le grainoir. Mettre une seule fois de la ponce en poudre avec un peu d’eau et laisser tourner pendant trente à quarante minutes.
- Pour la retirer, dévisser aux deux coins, enlever les petites rondelles et soulever la plaque par un coin, faire tourner à petite vitesse, de cette façon les billes tournent et tombent sur les côtés ; la plaque finit par être dégagée sans frottement ni rayures ; ne pas employer
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- d’éponges ni chiffons pour laver la plaque, mais la placer sous un jet d’eau.
- Après ce rinçage et la plaque étant encore mouillée, on peut la décaper si on désire éviter cette opération au moment du décalque.
- Si l’on préfère, on peut tout aussi bien faire le décapage de la plaque en même temps que le grainage ; en ce cas, additionner l’eau de deux centimètres cubes d’acide sulfurique et ioo grammes d’alun en cristaux par litre d’eau, ce qui donne des plaques très blanches mais il faut rincer et sécher à chaud immédiatement. Pour activer le séchage, on peut chasser l’excès d’eau avec une raclette en caoutchouc.
- Quelques praticiens estiment le décapage indispensable, cependant la plaque étant immédiatement séchée après le rinçage, peut recevoir un décalque de travail très fin qui montera tout aussi bien à l'encrage sans qu’il y ait eu décapage avant le décalque.
- Le décapage avant décalque ayant beaucoup de partisans, admet-tons-le, bien qu’il ne soit utile que si l’eau a séché lentement sur la plaque ou si elle est restée à l’air ou à l’humidité. En cet état, elle est, non pas oxydée (le zinc ne s’oxyde pas à l’humidité, sans quoi les toitures de nos maisons seraient bientôt percées), mais hydrocarbo-natée ; la couche de carbonate qui se forme à la surface du zinc adhère si fortement au métal que celui-ci se trouve comme enfermé dans une gaine à l’abri des altérations ultérieures.
- A titre documentaire, les acides décapant le zinc tout en le laissant sensible aux corps gras de l’encre à report au moment du décalque, sont :
- L’acide azotique, 3 centimètres cubes par litre d’eau L’acide acétique, 5 centimètres cubes par litre d’eau L’acide oxalique, 10 grammes par litre d’eau
- L’alun fondu 1 Alun en cristaux, 200 gr. par litre dans l’eau chaude. ( Avec acide azotique, 2 c3
- Mais l’expérience nous fait vivement recommander la formule suivante :
- EAU DE DÉCAPAGE ET DE DÉCALQUE
- Dans un quart de litre d’acide sulfurique, jeter 50 grammes de petites rognures de zinc et laisser macérer environ deux jours.
- Pour le décapage-décalque mettre 5 centimètres cubes de cette solution dans un litre d’eau, il faut environ un demi litre par décapage.
- Cette dernière formule donne de très bons résultats. Une éponge sera spécialement affectée au lavage de la plaque avec la solution de décapage ; bien laver avec l’éponge à eau de décapage, chasser l’excès
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- d’eau avec la raclette en caoutchouc. La plaque est alors assez humide pour le décalque de pelures ou autres.
- Décapage, rinçage, séchage de la plaque. Une installation peu coûteuse est nécessaire pour faire ces opérations proprement.
- Installer un bassin en bois garni intérieurement de zinc, de om5o de large, om40 de profondeur, im5o de long pour le format 85 x 105 ; mettre un tuyau pour l’écoulement de l’eau. Fixer le bassin au mur, avoir soin de garnir le mur de zinc, de façon à ne pas le détériorer par l’humidité.
- Mettre un robinet à eau avec prise pour un tube de caoutchouc sur un côté de ce bassin ; de l’autre, une prise de courant pour un séchoir électrique, appareil très pratique pour obtenir un séchage rapide, propre et sans avoir à déplacer la plaque après le rinçage.
- Cet appareil électrique est très léger et a l’avantage de pouvoir se placer, selon le besoin, à la presse du reporteur ou à la machine ; il envoie à volonté l’air chaud ou froid. Il est certain qu’en raison de ces avantages son usage se répandra très rapidement dans la métallo-graphie.
- Une plaque de zinc ayant servi est toujours préférable à une plaque neuve pour l’établissement du report.
- GRAINAGE A L’ACIDE DE PLAQUES DE ZINC
- Soumettre la plaque aux émanations de l’acide chlorhydrique en la posant sur une cuve un peu plus petite que la plaque même.
- En 8 à 10 minutes, l’acide a dépoli le zinc. Bien laver avec une solution de potassium, laver ensuite à l’eau racler l’eau au caoutchouc et faire sécher ; en cet état, la plaque de zinc sera bonne pour composition à la plume ou report pour la machine.
- LES REPORTS
- POUR INVERSER LES TEXTES TYPOGRAPHIQUES.
- Les textes en caractères typographiques sont de plus en plus usités en Rotocalcographie, nous devons donc rechercher les moyens les plus pratiques pour utiliser les caractères artistiques des Fonderies modernes.
- Telle est l’épreuve à report tel le report sera. Vous ne la ferez pas grossir vous ne l’atténuerez pas
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- Pour obtenir de bonnes contre-épreuves de textes typographiques, le meilleur est d’employer des caractères n’ayant pas servi aux tirages ou des caractères ayant gardé toute leur netteté.
- Nous estimons qu'il serait prématuré de songer à établir des caractères typographiques à l’endroit étant donné que nous avons des moyens faciles de les inverser et d’établir des originaux présentant l’avantage d'une conservation qui ne coûtera rien.
- Si l’on ne dispose pas de presse à contre-épreuves le premier moyen, le plus élémentaire, est l’épreuve sur papier hydro un peu sec tirée directement sur la forme à la presse à bras ou sur la presse, à platine. La composition étant corrigée, l’imprimeur ayant fait sa mise et obtenu une épreuve sans défauts ni foulage, il y a souvent avantage à mettre des garnitures ou filets de hauteur pour soutenir le rouleau ; il ne reste plus qu’à tirer une épreuve à l’encre à report, additionnée par moitié de noir off-set, sur papier à report hydrochine que l’on aura préalablement talqué et bien essuyé, — ou sur papier autographique laminé avec lequel on obtient de très belles épreuves, — ou sur bon papier gommé.
- Ne pas employer de papier couché car la couche absorberait l’encre et il ne faut pas que l’encre soit absorbée puisqu’elle doit se reporter sur un autre papier à report.
- Une fois en possession d’une bonne épreuve à report typographique, il faut la placer sur un papier à report du même genre et donner une bonne pression à la presse litho, en ayant soin de mettre 5 à 6 feuilles de foulage.
- Décoller lentement les deux épreuves et décalquer celle qui se trouve à l’envers afin d’obtenir une matrice à l’endroit.
- Faire ce report-matrice sur un zinc lisse et plané pour photo-litho, — avant le décalque, décaper la plaque pendant une ou deux minutes dans le bain suivant :
- 5 c3 1 litre
- Acide azotique ordinaire Eau......................
- Rincer sous un jet d’eau, détacher l’oxyde avec une éponge et sécher rapidement.
- Ce bain donne un grain très fin et assez rugueux pour empêcher le rouleau de glisser à l’encrage.
- On peut très bien faire l’inverse, c’est-à-dire décalquer sur le zinc lisse, poudrer le travail au bitume, faire chauffer sur un réchaud à gaz ou un marbre, comme il en existe dans les ateliers de photograveurs, très légèrement et afin que le bitume colle sur l’encre, laver l’excès de
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- bitume à l’eau, blanc d’Espagne et une touffe de coton, faire chauffer plus fort sans cependant faire couler l’encre, décaper dans le bain d’acide nitrique pour donner le grain et préparer, gommer.
- ÉPREUVES A REPORT DE SIMILI
- Pour les épreuves à reports de clichés de simili en photo-litho, c’est-à-dire non gravés, l’aquachine sec, en l’intercalant dans le papier
- Presse photograveur.
- La meilleure pour les épreuves a report de tous genres.
- sans colle humide, donne de meilleures épreuves que l’aquachine humide, car le travail étant toujours très serré, l’épreuve à report a besoin d’être plus sèche et d’une netteté absolue.
- Quand il s’agit de reports de trichromie, les clichés photo-lithos légèrement gravés seront de beaucoup préférables, car ils permettent de tirer, sans mouiller, et d’obtenir des épreuves très nettes sur papier à report sec, c’est-à-dire se décalquant en mouillant la plaque.
- En ce cas, des repères pour le piquage des couleurs qui suivent doivent être réservés sur les clichés.
- Les épreuves à report sur pelure de cliché simili s’obtiennent plus facilement d’après un cliché gravé que sur une photo-litho car, sur cliché gravé, on peut faire une mise en train que l’on ne peut faire sur photo-litho, de plus le travail est moins fragile et l’entretien de la
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- plaque demande moins de précaution. Toutefois, la trichromie faite sur pierre lithographique est beaucoup plus facile à retoucher pour un chromiste et cette manière de pratiquer offre des avantages dans le maquillage des couleurs supplémentaires.
- Pour réussir les travaux de simili sur Roto-Calco, les clichés doivent présenter des contrastes bien marqués, des blancs purs, des noirs pleins et non une trame uniforme dont la valeur des ombres et des lumières soit due à la mise en train de l’imprimeur typographe au moment de l’impression.
- REPORT DIRECT POUR LA MACHINE PAR CONTRE-EPREUVES ET DEUX CAOUTCHOUCS1,1
- La presse à contre-épreuves peut être du format de la Roto-Calco et cela est même beaucoup plus intéressant pour une maison faisant beaucoup de typographie ou de catalogues et pouvant s’outiller supérieurement. Avec le procédé que nous donnons ici, le report pour la machine s’exécute en même temps que la contre-épreuve.
- Supposons une mise en pages de 8 pages 1/4 Jésus, soit du double-Jésus 76 x 112, la forme est sur le marbre de la presse à contre-épreuves, la mise en train est faite et nous obtenons une bonne épreuve à l’encre à report, bien noire, bien nette, sans foulage, sur notre blanchet de caoutchouc tendu sur le cylindre.
- Sur l’autre platine ou chariot de la presse, nous avons préalablement calé de hauteur un bloc avec tendeur sur lequel est tendu et collé un blanchet de caoutchouc de 20/ 10e. Nous passons une pression de notre cylindre afin d’obtenir le décalque complet sur ce caoutchouc à plat.
- Le bord de la plaque de zinc sera placé à des repères tracés à l’avance et serré par une règle et 4 vis, placées sur le cadre de la presse ; il ne reste plus qu’à donner la même pression qui a déjà été donnée à l’opération précédente pour obtenir un report parfait et inversé.
- Cette opération pourrait se faire avec une presse en blanc dont le cylindre recevrait deux blanchets de i5/ioe, en substituant à la forme un autre marbre de même épaisseur sur lequel serait collé un blanchet de caoutchouc de 2o/ioe d’épaisseur.
- Encrage et préparation s’opèrent comme pour un report ordinaire.
- (1) Procédé déposé.
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- NOUVELLE PRESSE A CONTRE-ÉPREUVES
- Format 56x76.
- Cette machine a été construite pour être utilisée en vue d’une très grande variété de travaux tels que :
- i° Tirages d’épreuves directes ;
- 2° Tirages d’épreuves par report sur caoutchouc ;
- 30 Tirages de contre-épreuves lithographiques ;
- 40 Tirages de contre-épreuves de travaux typographiques ;
- 5° Report sur caoutchouc et sur zinc des tirages d’un positif sur pierre ou sur zinc ;
- 6° Petits tirages sur métal par report sur caoutchouc ;
- 7° Impressions sur bois, verre, marbre, pierre, etc.
- La machine se compose d’un bâti sur lequel reposent deux platines, l’une et l’autre disposées pour porter une composition typographique, une pierre, ou un bloc en fonte.
- Chacune de ces platines peut se soulever au moyen des dispositifs ordinaires de calage Voirin. Sur des chemins portés par ce bâti, peut
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- LA CALCOGRAPHIE
- T«£>4 4<£>4 4*£>4 *<£>4 4
- 4 4<£>4~4s£>4 * 4 4-<£>4"4<i>4 4*04-404 4<^4 40*4 4<C>4 4044044044<C>4 4 O?
- rouler un cylindre complet de machine manœuvré à la main, portant des taquets de marge, des pinces et les organes nécessaires pour fixer un blanchet de caoutchouc.
- Le déplacement du cylindre est obtenu au moyen d’une manivelle. Au-dessus du cylindre, et se déplaçant avec lui, se trouve une table à marger, munie d’un taquet latéral.
- Le cylindre peut se soulever ou s’abaisser, soit à la main à un moment quelconque, soit automatiquement à bout de course. De
- PRESSE A CONTRE-ÉPREUVES PETIT FORMAT.
- cette façon on peut passer en pression dans un sens sans pression au retour.
- La longueur des chemins de roulement représente exactement les deux révolutions du cylindre, un verrou permet d’arrêter ce dernier à la fin de la première révolution.
- Le premier encrage et la première pression servent à garnir ou encrer le caoutchouc ; au deuxième encrage, on doit obtenir le ton qui convient, de même qu’à la Roto-Calco où il faut faire quelques tours et garnir le caoutchouc avant d’être au ton ; il ne reste plus qu’à continuer les essais en régularisant rigoureusement l’encrage et en comptant même les coups de rouleaux.
- Employer les couleurs à la même consistance qu’à la Roto-Calco. Pour ne pas donner lieu à des erreurs de ton au tirage, garder une
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- LA CALCOGRAPHIE
- épreuve de chaque ton séparé, faite sur le papier qui servira au tirage. Les essais se faisant par contre-épreuve sur caoutchouc, on obtient le même résultat que ce que donnera la machine ; ces essais doivent se faire avec trois rouleaux à grain, soit un rouleau pour chaque couleur et avec les couleurs qui serviront au tirage.
- Pour la trichromie, la superposition des trois tons exige une recherche minutieuse dans les couleurs à employer, si l’on veut arriver aux nuances exactes de l’original.
- Par exemple, si sur un jaune, on imprime un rouge couvrant, la nuance que doit donner la superposition de ce rouge sur le jaune ne sera pas obtenue, parce que le plus souvent le rouge doit être transparent et le jaune et le rouge peuvent déjà donner trois tons bien distincts.
- Il y a souvent avantage à tirer le rouge en premier ; en ce cas les trois tons sont encore bien plus distincts et il faut employer un jaune transparent, la laque jaune par exemple.
- Il faut tenir compte de la conception du photographe qui a sélectionné les couleurs et savoir si le bleu doit être d’origine tirant sur le vert, tel le bleu de prusse, ou sur le violet, telle la laque bleue, etc., afin de rendre toutes les nuances du tableau ou du croquis à reproduire en calcographie.
- DE LA PIERRE A LA METALLOGRAPHIE
- Epreuves et contre-épreuves a reports de compositions
- SUR PIERRE LITHO.
- La coordination des opérations préparatoires qui précèdent le tirage demande autant d’études que la conduite de la Roto-Calco et répétons cette vérité qu’une bonne machine ne donne pas de bon travail si la matrice et le report ne sont pas bien établis.
- Nous allons donc étudier cette question qui intéresse tant le lithographe en tâchant de lui prouver que les reports sur métal sont plus faciles que sur pierre.
- Pour se servir de gravures ou dessins déjà existants et gravés, ou dessinés à l’envers sur la pierre, il est nécessaire d’établir un nouvel original ou report-type à l’endroit pour aller en calcographie.
- Ce travail incombe au reporteur et la tâche devient très délicate quand il ne dispose que du matériel litho ordinaire, c’est-à-dire sa
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- LA CALCOGRAPHIE
- presse à bras ; cependant avec de l’attention et les petits conseils ci-après, il pourra atteindre le but désiré.
- Avec de l’encre à report additionnée de noir calco on encre la pierre bien garnie et on tire l’épreuve avec de l’hydro que l’on aura talqué, brossé et essuyé ; on obtiendra une épreuve garnie mais gardant toute la pureté de la matrice si l’on a eu soin de mettre, pour passer la pression, 5 à 6 feuilles de papier sans colle pour foulage. Placer l’épreuve sur le même hydro sans être talqué, mettre au moins le même foulage, avant la pression, mettre une petite bande de papier sur un bord pour faciliter le décollage, décoller les deux papiers lentement : la contre-épreuve est obtenue.
- On peut aussi faire l’épreuve sur une feuille d’étain et la décalquer sur hydro ou pelure.
- On pourra soit faire une matrice ou décalquer les contre-épreuves directement et établir le report-zinc pour la machine, si toutefois elles sont assez chargées en encre.
- Nous ne devons pas oublier que plus le grain de la plaque de zinc est gros, plus l’épreuve doit être corsée afin de garnir le grain, c’est pourquoi nous conseillons l’emploi de zinc mat ou à grain très fin, alors la contre-épreuve peut être plus sèche car elle n’a pas à garnir les flancs ou côtés du grain.
- Il ne doit pas y avoir de différence ou grossissement entre l’original et le report inversé.
- La contre-épreuve peut également se faire sur pelure ou autres papiers à report, le principal est de tirer une épreuve irréprochable et assez corsée sans écrasement à la contre-épreuve.
- C’est pourquoi la contre-épreuve par blanchet de caoutchouc et avec la presse à contre-épreuve est préférable.
- C’est surtout pour les contre-épreuves de gravure au burin ou à l’eau forte sur pierre que le foulage est encore plus nécessaire et, en ce cas, la moleskine humide est à recommander.
- Autre procédé
- On peut inverser une ancienne composition litho en encrant avec de l’encre à report additionnée de moitié de noir calco et, en tirant une épreuve sur du zinc très mince, 2 ou 3/ioe au plus, on obtient#ainsi instantanément une nouvelle matrice dans le sens contraire, c’est-à-dire à l’endroit. Gommer, encrer, préparer comme à l’ordinaire.
- Il y a d’autres moyens d’inverser qui seront décrits au chapitre des Procédés photomécaniques.
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- LA CALCOGRAPHIE
- CLICHES SUR ZINC 2 % D’EPAISSEUR EN RELIEF POUR TYPOGRAPHIE Inversement de ces clichés pour obtenir une matrice
- SUR ZINC 6/10e OU SUR PIERRE LITHO.
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- Bien entendu, il n’est pas question en ce moment de l’inversion par les procédés usuels et connus de la photographie, ni de l’inversion par la presse à contre-épreuve dont il est parlé plus avant.
- Par conséquent, quand, en calcographie, on veut faire servir d’anciens ou de nouveaux clichés, soit de textes, de traits ou de simili, gravés pour typographie, il faut nécessairement les inverser.
- Ne pas demander au photograveur l’emploi d’une trame trop serrée surtout en débutant, la trame 133 au cm2 est une bonne moyenne et facilitera le résultat au tirage.
- Comme nous allons faire un décalque sur zinc de notre cliché gravé, bien recommander au photograveur de ne pas le découper ni le monter sur bois ou autre.
- Le photograveur ayant fourni les épreuves des clichés sur papier couché comme à l’ordinaire, tirer 4 épreuves sur papier vélin force 4 kilos coquille à la presse à bras litho, et avec un râteau dont le biseau aura 10 à 12 millimètres de large afin de ne pas plonger dans la gravure, mettre des bandes de zinc de l’épaisseur du cliché sur les côtés afin de soutenir le rateau.
- Avec ces 4 épreuves, faire une mise en train que l’on ajustera au dos du cliché.
- Sur la première épreuve, on découpera toutes les parties claires, on dégagera les ciels et les grands blancs sans chercher à découper les petits détails : sur la deuxième épreuve, on découpera les demi-teintes et sur la troisième épreuve, on découpera les teintes fortes de façon à ne laisser que les aplats ; ces épreuves découpées seront ajustées et collées à la dextrine sur la quatrième épreuve. Il faut donc que le reporteur s’arrange, avec ses découpages, à faire ressortir le premier, le second et le troisième plan des différentes nuances du sujet, selon leur valeur : c’est ce qu’on appelle la mise en train.
- On ajustera le tout au dos du cliché zinc, de sorte que l’effet de cette mise en train se fera sentir au décalque que nous allons faire directement sur zinc mince 6/ioe et avec lequel nous ferons le report pour la Roto-Calco.
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- PIQUAGE DES REPORTS
- Si le travail en cours a plusieurs couleurs, nous recommandons expressément de faire sur la machine, au milieu du tirage, au moins autant d’épreuves qu’il y a de couleurs ; cette précaution dans le cas où, par suite du jeu du papier, on serait obligé de piquer les reports ou couleurs suivantes sur le tirage.
- Pour faire une épreuve sur la Roto-Calco, laquelle ne donne que des contre-épreuves, il n’y a qu’à faire trois ou quatre tours sans feuilles sur le cylindre de marge et passer une feuille ; il y aura d’un côté de la feuille le travail à l’endroit et de l’autre côté le travail à l’envers sur lequel on piquera les couleurs suivantes. Ces épreuves se font sans arrêt de la machine ; avoir soin de les poudrer avec du bleu outre-mer et de les laisser dans le tirage.
- Une habitude assez répandue parmi les reporteurs est de résiner la feuille servant à piquer le report ; cela donne toujours de mauvais résultats, surtout pour les reports sur zinc et fait monter à l’encrage des myriades de petits points noirs ; il vaut mieux frotter la feuille avec de la ponce en poudre qui ne fait monter aucun voile à l’encrage et fait tenir l'épreuve à piquer aussi bien que la résine. Cette opération se recommande tout particulièrement pour les piquages de pelure.
- N
- LE DECALQUE SUR ZINC
- Hydrochine.
- Au décalque votre encre à report doit être fixée au fond du grain. Mettez du foulage.
- En théorie, l’hydrochine, fait pour remplacer le papier de chine et éviter l’intercalage dans le papier humide, doit coller sans mouillage de la surface. Cette théorie nous est inspirée par la vieille méthode de la pierre ou l’hydro colle parce que la surface est lisse, mais la surface grainée du zinc nuit souvent au collage de l’hydro et, pour plus de sûreté, comme il n’y a aucun inconvénient, il convient de décalquer la plaque humide.
- Il est très mauvais de frictionner la plaque à la ponce en poudre : d’abord on use un tant soit peu le grain et ensuite il sera difficile de sortir entièrement la poussière du grain de la plaque
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- LA CALCOGRAPHIE
- Décalque. — Après avoir tracé la place où se posera le report, c'est-à-dire à 5 centimètres du bord, ne jamais mettre moins de 10 millimètres de papier pour la pince, ni plus de 2 centimètres, car en ce cas, les pinces des receveurs viendront s’ouvrir sous le papier pour se fermer dans le vide ; cependant, en cas d’erreur de distances dans le décalque, les cylindres et les pinces receveurs sont réglables, mais il est préférable d’éviter cette manœuvre.
- PRESSE MÉCANIQUE A DÉCALQUER.
- Avant le collage du report, laver la plaque avec la solution de décapage et l’éponge affectée à cet usage, puis sans rincer, avec cette même solution, passer la raclette en caoutchouc une seule fois en long ou en travers, ce n’est qu’un petit tour de main à attraper qui a le grand avantage de ne pas laisser trop d’eau sur la plaque et aussi de ne pas se servir de chiffons laissant des peluches et des traces de chlore du blanchiement.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Avoir soin de préparer d’avance 5 à 6 feuilles de papier humide pour faire foulage afin que la pression touche le fond du grain et que l’encre à report de l’épreuve s’applique non pas seulement sur le sommet du grain, mais aussi sur les côtés si cela est nécessaire ; le plus souvent, le report qui ne monte pas vient de ce manque de foulage pendant le décalque.
- Une moleskine légèrement humide du côté toile constitue un bon foulage pour décalque.
- Un blanchet de caoutchouc solidement fixé, tendu ou collé sur le zinc du châssis est encore le meilleur.
- GRAIN 00 SUR ZINC GROSSI 1.000 FOIS
- Simili ou aplat décalqué sans foulage, le report ne monte pas, reste sur la pointe du grain et est dégradé.
- Simili ou trait décalqué avec foulage. — Reproduction exacte de l’épreuve à report.
- ZN _
- Aplat décalqué avec bon foulage. Le grain est complètement garni par l’encre à report de l’épreuve.
- Pour le décalque de la pelure, procéder de la même façon que pour l’hydro, c’est-à-dire décaper, racler l’eau de décapage avec la raclette en caoutchouc, même foulage.
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- LA CALCOGRAPHIE
- DÉCALQUE A LA MACHINE
- Il est parfaitement possible de décalquer un report sur la machine Calco. Procéder comme suit :
- i° Enlever les rouleaux ;
- 2° Accrocher et tendre la plaque de zinc sans mettre les doigts où sera décalqué le travail ;
- 3° Mouiller la plaque avec l’eau de décapage (comme à la presse) et avoir une raclette en caoutchouc pour racler l’eau.
- Installer sur un banc un plateau arrivant à 2 centimètres du bord de pince du caoutchouc, ensuite le bord de pince étant tracé sur la feuille de piquage et sur le bord du caoutchouc, mettre le report en place et le faire tenir par un peu de gomme. Tout doit être prêt d’avance et ceci est plus long à expliquer qu’à exécuter. La plaque étant décapée et humide, on engage la pression doucement et en tournant sans arrêt à la main.
- Le report collé, faire deux ou trois tours sur macule propre à la vapeur. Démonter la plaque et finir le décalque à la presse à décalquer.
- Nous ne saurions trop signaler la grande différence de largeur qui existe entre un report décalqué à la presse et un autre décalqué sur la machine : celle-ci est d’environ i millimètre.
- De fl>rm <a tion to<ar courbure
- Pour s’en rendre compte, prendre la largeur d’un report sur zmc de 6/ioe à plat sur une table, mettre ce même report en place sur le
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- cylindre et on constatera que la largeur du métal et par conséquent du report, n’est plus la même, l’impression sur la feuille imprimée sera plus large de i millimètre entre repères.
- Cela vient du jeu moléculaire de la surface de métal : ce jeu moléculaire varie suivant l’épaisseur du métal, plus la plaque est épaisse, plus la différence du plat au cintré est grande.
- La plaque s’élargit donc par son cintrage et dans les travaux où la précision est à observer, ou dans des tableaux devant être estampés,
- la gravure ne repérera pas si l’on n’a pas tenu compte de cette différence.
- Expliquons le phénomène par une figure.
- Quand on sera habitué à cette manière de procéder, on y aura recours sans hésitation. Elle a pour grand avantage d’assurer le repérage de tableaux avec la gravure d’une grande plaque d’estampage, chose très difficile à obtenir quand le report a été décalqué à la presse ordinaire, car, par suite de l’allongement moléculaire du métal zinc, quand on le roule sur le cylindre, on trouve une différence de i millimètre en plus que lorsqu’il est à plat.
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- MODELE DE CASIER POUR PLAQUE DE ZINC
- Pour conserver en bon ordre les reports-zinc sortant de la machine, avoir soin de percer un trou dans un angle de chaque plaque, en même temps que l’on fera les encoches côté pince et les suspendre par un S
- à la tringle de fer fixée sous le casier aux originaux. De cette façon, il est facile de feuilleter les plaques et de les décrocher sans frottement.
- Il est facile d’établir une référence, de même pour les originaux où chaque casier peut être désigné par une lettre.
- ENCRAGE DU REPORT SUR ZINC
- Aussitôt le décalque, soulever le coin d’une épreuve avec des Après grattage presselles pour voir si l’encre de l’épreuve à report est passée entière- pouvezn°refaïre ment sur le zinc, sinon repasser des pressions et ne pas croire que le du Acfa" à décalque douteux montera à l’encrage.
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- Ensuite, laver la colle du papier à report. Certaines colles de papier à report influencent le zinc et peuvent favoriser le voile à l’encrage, tels par exemple la dextrine surie pour la pelure, l’alun et glucose dans la colle de l’hydro ; ces produits empêchent les retouches ou traits au tire-ligne de tenir.
- Il est donc préférable sous tous les rapports, de gommer aussitôt le décalque, en ayant soin toutefois d’essuyer le surplus de l’eau du lavage de la colle avec un chiffon doux. Nous ferons les retouches, montant ou remplissage après l’encrage et avant la préparation-acide finale.
- La gomme arabique a moins d'action sur la pierre litho que sur le zinc parce que la pierre absorbe la gomme tandis que sur le zinc, la gomme ne peut que sécher à la surface.
- Sous l’influence de l’air ambiant, la gomme arabique étalée sur le zinc donne naissance à de l’acide mucique et constitue déjà une très légère acidulation.
- La gomme une fois sèche, il n’y a plus aucune action chimique et elle ne joue plus que le rôle d’un vernis préservateur. Il y a donc avantage à ne pas activer le séchage de la gomme afin que l’action soit plus lente et efficace.
- Un bon rouleau à grain de 42 centimètres de long est préférable pour encrer le format double-raisin.
- L’art de faire de la métallographie sans difficulté consiste à avoir de l’ordre dans le rangement de ses accessoires, à être méthodique, à prendre ses précautions avant et non pas à rechercher après par des tours de mains empiriques à arriver à un résultat qui se traduira par de la peine inutile.
- Je citerai comme moyens mauvais, empiriques ou inutiles, l’encrage au chiffon ou à l’éponge, enlever le report au bitume et faire tableau noir, ne sert absolument à rien, pour l’encrage d’un report bien entendu.
- Il est mauvais de se servir de noir dit à monter, toujours trop gras. Ne jamais frotter la plaque au blanc d’Espagne, d’ailleurs avec le décapage conseillé, il n’y a jamais de voile à l’encrage.
- Après dégommage, il faut un chiffon doux absorbant l’eau pour bien essuyer la plaque afin de ne pas mouiller trop vite le rouleau. Se servir de noir écriture demi-ferme pour voir venir dès les premiers coups de rouleau, tordre l’éponge à eau et décrasser en frottant légèrement, allonger un peu le noir et encrer fermement et en dégageant, essuyer, sécher et laisser à l’air quelques minutes.
- Gratter le rouleau et à la reprise de l’encrage, on constatera que
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- le report monte rapidement ; même avec de bons yeux, il est nécessaire d’avoir un compte-fils pour vérifier si le report est bien garni dans les fonds de la lettre ou simili. On peut alors préparer légèrement (voir préparation) et donner le dernier coup de rouleau, ensuite gommer et tenant l’éponge à gomme de la main gauche, nettoyer de la droite les taches avec un caoutchouc mou, les points avec un petit bâton de jonc bien pointu et de l’acide nitrique très dilué, additionné d’un peu de gomme. On peut aussi employer un stylo de verre et l’acide sulfurique très étendu.
- Si l’on est obligé d’employer le grattoir, ne jamais gratter à plat, faire en sorte de couper la tache en imitant le grain ou quadrillé.
- Après le travail du nettoyage qui est ou doit être le plus souvent nul en métallographie si l’on a soin de se servir de presselles et de ne pas mettre les doigts sur les épreuves, nous passons aux retouches ou remplissage s’il y a lieu : dégommer plutôt deux fois qu’une, bien laver la plaque avec la même solution de décapage qui sert avant le décalque ; cela suffit pour rendre le zinc neutre et apte à recevoir et a garder l’encre litho, montants, registres, etc. On peut aussi rendre la plaque propre à recevoir toutes retouches en la dépréparant avec :
- Mettre fondre dans une bouteille de l’acide oxalique à saturation, en mettre 50 c3 dans un litre d'eau.
- en laver la plaque avec une éponge, rincer, sécher et talquer.
- C’est une erreur de croire que la résine en poudre passée sur un report le protège contre les brûlures possibles de la préparation-acide.
- Tant que cette résine en poudre n’est pas fondue par la chaleur ou cristallisée par le procédé à l’alcool, le liquide acide passe au travers aussi facilement qu’à travers un tamis pour venir attaquer le travail.
- Il est préférable de passer du talc seul sur le report et de laisser le noir absorber ce talc, au bout de quelques minutes on peut se rendre compte que le talc s’est incorporé au noir pour le protéger suffisamment contre la préparation-acide.
- Si V on n'est pas pressé, talquer le report la veille pour préparer le lendemain, ce qui vaudra encore mieux.
- PRÉPARATION AVANT L’ENCRAGE
- Bien que nous préférions le mode d’encrage décrit ci-dessus, En zinogra-nous signalerons la méthode qui consiste à préparer le report aussitôt Si quëcVqîî le décalque ; il nous est arrivé d’user de ce procédé et de mettre le est démontre
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- report sur la machine sans l’encrer et de le préparer en cours de tirage. Il faut une grande habitude pour user de ce système dont voici la formule : laver la colle, essuyer, sécher, talquer avec soin :
- Eau légèrement gommée........................... 1 litre
- Acide chromique . . :.............................. 2 gr.
- Bichromate de potasse........................... 5 —
- Avec un blaireau, passer la solution en tous sens et laver de suite ; il n’y a aucun danger de brûler, gommer la plaque.
- L’essuyage de la gomme est très important, y porter beaucoup d’attention car d’un bon gommage dépend la réussite de l’enlevage et par suite du report.
- Faire sécher la gomme et enlever le report au bitume composé comme suit :
- Essence de térébenthine .............................. 675 gr.
- Benzine rectifiée .................................... 200 — -
- Bitume de Judée (en poudre)........................... 100 —
- Camphre en morceaux................................... 25 —
- 1 litre
- y ajouter un demi bâton d’encre d’écrivain que l’on aura coupé en copeaux, laisser dissoudre le tout en tenant le litre couché afin de hâter la dissolution.
- En enlevant, ne pas laisser le bitume en épaisseur, une pellicule infime est suffisante et plus facile à laver, enlever avec une flanelle.
- Si la couche de gomme est trop claire, le bitume tient sur la plaque et cela suffit pour manquer le report.
- Si la couche de gomme est trop épaisse ou irrégulièrement essuyée, le report s’enlève difficilement car le bitume ne peut traverser la gomme.
- Après l’enlevage, bien faire sécher le bitume et avec de l’eau propre et une éponge, procéder au développement, ensuite encrer, le même encrage que celui déjà indiqué, à moins qu’on ne mette le report sur la machine tel que.
- RETOUCHES APRES PRÉPARATION
- OU SUR LA MACHINE.
- Il est facile de faire des retouches après préparation en employant un crayon dur 6 H ou un crayon de bronze aussi pointu qu’il le faudra pour les retouches fines.
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- Il faut faire sécher la plaque.
- Le fait de frotter le zinc avec un corps dur enlève toute trace de préparation-acide, le zinc est à nu, une fois la retouche terminée, prendre de l’encre au bout du doigt sur les rouleaux de la machine et tamponner pour faire adhérer cette encre, ensuite essuyer le surplus avec l’éponge, le reste se dégage en roulant.
- DÉCALQUE DE REPORT PELURE
- OU PAPIER A REPORT SEC.
- Même décapage, mêmes soins que pour l’hydro.
- Avant de décalquer, le reporteur doit avoir soin de piger son report avec le tirage de la première couleur tirée à la machine, c’est-à-dire de prendre la longueur et la largeur du papier, afin de se rendre compte s’il a joué et essayer de rattraper la différence, s’il y en a, en mettant son report sur le bloc, légèrement humide. Il est reconnu que le papier s’allonge beaucoup moins sur Roto-Calco que sur machine plate, surtout si le conducteur travaille avec le minimum de pression et parce que le mouillage est réduit à sa plus simple expression.
- PREPARATION ACIDE DES REPORTS SUR ZINC
- L’action des anciennes formules de préparation ne serait pas La préparation suffisante pour le travail intense que les Rotos “ Calco ” font face3 du zinc en aujourd’hui subir au zinc ou plaques de tirage, c’est pourquoi il est amalgame oxi-essentiel que le zincographe connaisse les produits qu’il emploie et zmc,que' il doit savoir comment ces produits chimiques agissent sur le zinc.
- L’étude et la pratique de la zincographie nous ont amené à préconiser quelques formules ci-après :
- Préparation ou acidulation en deux phases, la première préparation facilitant l’action de la seconde.
- Première préparation
- Eau..............................................
- Acide chlorhydrique..............................
- Acide nitrique...................................
- Gomme arabique fondue, à consistance de glycérine
- 700 gr. 15 — 45 — 250 —
- 1.000 gr. ou 1 litre.
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- Passer cette première préparation destinée à décaper la plaque et à faciliter l’action de la seconde ; après trois ou quatre minutes, passer cette seconde préparation sans laver.
- Deuxième préparation forte
- Eau chaude.......................................... 750 gr.
- Tannin à l’éther.................................... 150 —
- laisser refroidir et ajouter :
- Acide phosphorique.................................... 20 gr.
- Acide sulfurique...................................... 10 —
- Acide chromique, 50 grammes dans 50 grammes d’eau
- Bien mélanger ces produits dans l’ordre indiqué, mettre l’acide chromique en dernier et par très petites portions. Ajouter :
- Gomme fondue épaisse ......................... 100 gr.
- L’adjonction de l’acide chromique demande une certaine précaution à cause du précipité qu’il forme avec le tannin ; faire fondre d’abord l’acide chromique dans une petite partie d’eau.
- En versant l’acide chromique par très petites portions, il se produit un dégagement de chaleur : attendre à chaque fois que la réaction cesse ; elle est due à l’oxygène de l’acide chromique qui, en présence de la matière organique du tannin, la précipite tout en s’emparant de l’acide gallique contenu dans le tannin.
- Voici une autre formule de préparation, mais nous recommandons toujours de décaper la plaque avant l’emploi :
- Eau.................................................. 8 litres
- Gomme arabique ...................................... 1.200 gr.
- Noix de Galle (cassée) .............................. 2.000 —
- Acide gallique, fondu à saturation dans l’alcool blanc 250 —
- Faire bouillir à réduction de moitié, laisser refroidir et reposer, décanter, rejeter le résidu et ajouter :
- Acide chlorhydrique.................................. 32 gr.
- Acide phosphorique................................... 56 —.
- Acide nitrique....................................... 16 —-
- Laisser séjourner la préparation vingt minutes en plaçant la plaque sur un plan incliné et en la retournant de temps en temps.
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- Autres formules.
- Préparation Zinc (Formule très puissante).
- N° i. — Dans i litre d’eau froide, verser :
- Phosphate de potasse ............................ 250 gr.
- Nitrate de potasse .............................. 500 —
- Phosphate de soude............................... 250 —
- Nitrate de soude................................. 250 —
- Les molécules du zinc se désagrègent sous l’influence des acides mais il n’est pas poreux
- N° 2. — 5oo grammes de noix de galle (cassée), faire bouillir une heure dans 4 litres d’eau et verser encore chaud dans le mélange n° 1. Laisser refroidir, décanter et ajouter :
- Acide phosphorique................................. 200 gr.
- — nitrique........................................ 75 —
- — gallique ...................................... 100 —
- — sulfurique...................................... 50 —
- — chromique...................................... 100 —
- étendre pendant quatre à cinq minutes sur la plaque et laver. Agit de suite.
- Préparation-Zinc.
- N° 1. — Mettre 135 grammes d’acide gallique dans une marmite en fer et verser 200 grammes d’acide nitrique en plusieurs fois et en remuant avec un bâton, laisser s’opérer la réaction assez violente. Tenir prêts et verser de suite deux litres d’eau gommée et ajouter :
- Acide chromique................................. 35 gr.
- — phosphorique................................ 15 —
- N° 2. — D’autre part, dans 250 grammes d’eau, mettre fondre :
- Phosphate de potasse ............................ 260 gr.
- Nitrate de potasse .............................. 260 -—
- Phosphate de soude............................... 130 —
- Nitrate de soude................................. 130 -—
- Ne mettre ce second mélange avec le premier qu’au moment de s’en servir.
- Excellente formule, agit de suite, laver au bout de trois minutes.
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- Autre formule Préparation-Zinc.
- Faire fondre 500 grammes de gomme arabique dans 25 litres d’eau et y ajouter :
- 8 litres d’acide nitrique
- y ajouter encore :
- Fluorhydrosilicate d’aluminium ................. 496 gr.
- — d’ammonium 1.514 —
- Phosphate double d’ammonium............... 3.698 —
- Nitrate — — 4.781 —
- Bonne préparation ayant donné satisfaction, mais les produits chimiques qui la composent se trouvent difficilement.
- La pierre est composée de grains agglomérés, laissant entre eux des espaces appelés “ pores ” ; les corps gras et les acides pénètrent entre ces pores plus facilement que sur les métaux zinc ou aluminium.
- Ces deux métaux sont composés de grains appelés, en chimie, molécules ; ces molécules sont beaucoup plus serrées, plus denses que les grains de la pierre litho ; l’eau, les corps gras ne les pénètrent pas, mais l’oxygène des acides désagrège les molécules de la surface de la plaque et l’on se trouve en présence des molécules inférieures, ce sont celles-là qu’il s’agit de rendre insensibles au corps gras de la couleur et c’est le but de la préparation.
- Un cliché zinc pour typographie n’est pas préparé parce qu’il a été profondément mordu par l’acide azotique, par conséquent il ne s’agit pas d'aciduler fortement le zinc et s’il était suffisant d’augmenter les doses d’acides pour qu’un report soit bien préparé et éviter le graissage, cela serait facile, mais il faut arriver à opérer une transformation sur la surface du métal.
- Parmi les nombreuses formules de préparation-acide en usage, l’on remarque que l’oxygène contenu dans chacun des différents acides de la formule, arrive à former une dose assez forte.
- Cette forte quantité d’oxygène peut être considérée comme agent moteur seulement et ce sont les bases des sels qui doivent créer sur la surface du zinc un enduit insoluble.
- Autrement dit, au moment où il reçoit cette charge d’acide, le zinc, sous la chaleur de l’action voltaïque, en retient les matières organiques, lesquelles se fixent et forment un amalgame à sa surface.
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- Il faut donc que la préparation tanne la surface du métal en lui laissant une gaine protectrice contre l’action du vernis contenu dans la couleur. Cette gaine protectrice sera détruite chaque fois que le conducteur mettra un acide quelconque dans son eau de mouillage et, à chaque arrêt de la machine, il sera obligé de gommer pour préserver le zinc de l’oxydation par l’air.
- LES FAUX-DECALQUES SUR ZINC
- Les faux-décalques, exécutés en décalquant l’épreuve en noir ou en couleurs, ont l’inconvénient de prendre corps sur la plaque de zinc autant que le travail du dessinateur. Les faux décalques poudrés sont donc préférables, mais sont très fragiles ; le moindre frottement les efface, la poudre tient au bout de la plume et gêne le dessinateur.
- Voici quelques procédés de faux-décalques :
- Premier procédé. — Tirer l’épreuve sur papier acier avec du noir broyé avec de la gomme épaisse.
- Poudrer avec du rouge d’aniline et en faisant rouler la poudre sur l’impression, ne pas essuyer, taper légèrement au dos de l’épreuve Pour faire tomber l’excès de poudre. Laver la plaque à la solution de décalque. Rincer et essuyer bien régulièrement en laissant la plaque humide, passer immédiatement une bonne pression.
- Sécher au réchaud à gaz, laver à la benzine : la plaque est prête pour le dessinateur.
- Le faux-décalque disparaît par une légère dépréparation à l’acide acétique.
- Deuxième procédé. — Pour l’affiche de crayon, c’est-à-dire pour les faux-décalques sur zinc à grain fort, la méthode la plus courante est celle-ci :
- Tirer l’épreuve avec du noir ordinaire mélangé d’une bonne partie de miel, mettre du foulage pour ne pas écraser.
- Mouiller la plaque qui doit recevoir le faux décalque à l’essence de térébenthine et bien l’essuyer à fond et régulièrement afin qu’il ne reste qu’une surface humide, décalquer vivement et faire évaporer l’essence.
- Afin d’enlever l’excès d’encre qui pourrait tenir et prendre corps, passer l’éponge à eau sur la plaque et enlever à l’essence sous cette
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- eau ; le faux décalque ne disparaît pas, il est visible et permet le travail de l’artiste.
- Troisième procédé. — Nous avons dit au chapitre “ Report-Type ” que l’on pouvait obtenir un grain très fin par l’acide nitrique, grain suffisant pour les matrices.
- Si donc nous faisons les faux décalques sur zinc lisse, passer la plaque au chlorure d’antimoine, faire le faux décalque à l’encre à report, le talquer, le décaper à l’acide nitrique à 5/1.000e, laver, enlever à la benzine, faire un léger lavage au potassium pour faire disparaître le corps gras.
- La différence de tonalité obtenue sur le métal par le chlorure d’antimoine et l’acide nitrique donne le faux décalque.
- Le dessin terminé, talquer, préparer légèrement, on peut augmenter la force du grain par un autre décapage à l’acide nitrique un peu plus fort.
- LE DESSINATEUR ET LE ZINC
- Pour établir une composition, soit à la plume, soit au tire-ligne, le dessinateur doit prendre du zinc à grain extrêmement fin, plutôt mat ; c’est une erreur de dire que la finesse du grain doit être en rapport avec la finesse du travail, ce raisonnement n’est bon que lorsqu’il s’agit de faire un report.
- Nous recommandons de ne pas frotter la plaque à la poudre de ponce, ce qui est très mauvais, laver seulement la plaque avec une solution d’acide oxalique à 10 %, ce qui donnera une plaque couleur argent très agréable à l'œil ; après décapage, rincer, chasser le surplus de l’eau avec une raclette en caoutchouc et faire sécher.
- Le dessinateur se servira du crayon Conté pour faire le tracé, ne pas se servir de crayon dur à mine de plomb, lequel prend sur le zinc à.peu près comme l’encre litho.
- Comme en “ Calco ” il faut faire la composition à l’endroit ; le dessinateur aura donc à retourner son calque par les moyens usuels. Faire les faux-décalques poudrés au noir de vignes.
- L’encre litho est la même que pour la pierre, plutôt plus épaisse, faire les grattages toujours bien à plat.
- Le dessinateur peut se servir du grattoir, avoir soin de ne pas gratter avec la pointe du grattoir, mais de gratter à plat.
- La composition terminée, talquer et préparer ; gommer.
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- Lignes grises : après préparation, gommer et bien essuyer la gomme uniformément.
- Les lignes grises doivent se faire seulement au diamant et sont trop creuses faites à la pointe sèche.
- Elles viennent parfaitement nettes et sans avoir besoin de les mettre en relief grâce à la calcographie, ce qui est un grand avantage sur la pierre.
- LE CRAYON SUR ZINC A GRAIN
- Le dessinateur doit choisir le grain qui convient à son travail de crayon : grain n° 2, 3, 4 et faire un essai.
- Le même décapage que pour la plaque de plume.
- Se servir de crayons copal plutôt durs, le crayon a besoin d’être bien rentré, plus que sur la pierre et l’on peut gratter hardiment à la condition de ne pas faire de trous, c’est-à-dire de gratter à plat.
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- La composition de crayon terminée, talquer, ne pas préparer, gommer, bien essuyer doucement la gomme et enlever l’essence avec un chiffon imbibé de noir et d’essence, simplement pour ne pas enlever à blanc. Surtout ne pas enlever au bitume, lequel aurait pour effet d’uniformiser le travail.
- Encrer comme un report et talquer, préparer les grattages à l’acide nitrique à 10 % de façon à leur donner un grain suffisant pour entretenir l’humidité et sans laver, passer la préparation pour machine.
- ZN
- Première figure. — Coupe d’un travail au crayon non rentré et établi seulement sur les pointes du grain.
- La préparation fera perdre au travail une partie de sa valeur et aura mordu sous le crayon.
- Deuxième figure. — Ce travail de crayon bien rentré conservera toute sa valeur après préparation et au tirage.
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- L’aluminium craint le froid
- REPORT D’HELIOGRAVURE
- Pour faire un report d’héliogravure sur zinc ou sur pierre litho, le plus difficile est de savoir choisir le grain qui convient au sujet à décalquer.
- Examiner l’épreuve à report et se rendre compte qu’il s’agit de transformer un sujet à teintes fondues, c’est-à-dire allant du noir au gris, en un sujet devant ressembler à du crayon. Autrement dit, les tons fort du sujet doivent garnir le fond du grain du zinc et se terminer en se dégradant en points de crayon suivant les demi-teintes de l’épreuve, le degré de foulage est un point très important également.
- Les reports d’après photo-collographie présentent les mêmes caractéristiques avec cependant cette différence que l'épreuve à report n'a pas d’épaisseur d’encre comme en héliogravure, ce qui augmente la difficulté.
- Mais en photocollographie, on arrive à former un grain à la surface de la couche de gélatine suivant le degré de l'insolubilité en faisant reticuler la gélatine par un bain d’acide acétique.
- On obtient ainsi des épreuves à reports ressemblant à un sujet ayant été dessiné au crayon.
- L’ALUMINIUM SUR LA R0T0-CALC0
- Grainages, reports et tirages.
- L’emploi du zinc ou de l’aluminium en métallographie est simplement une question de préférence ou d’habitude ; la méthode de travail est moins compliquée que sur zinc, car l’aluminium ne se prête pas aux méthodes diverses employées sur zinc, notamment pour les procédés photo-mécaniques, la gravure ou le relief. L’aluminium ne se travaille que d’une seule manière et il est invariable dans sa composition moléculaire, sa couleur argent mat favorise la vue du travail et plaît aux dessinateurs.
- Le prix de l’aluminium n’est plus un obstacle à son emploi, il revient au même prix que le zinc et se vend à 15 francs le kilo, le mètre carré en 7/10 pèse 2 kg. 500.
- Un de ses grands avantages est que l’on peut le travailler plus
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- facilement dans les pays chauds et dans les imprimeries sur fer-blanc, car l’aluminium est long à absorber la chaleur, un de ses inconvénients est qu’il s’oxyde très vite à l’air.
- Le zinc supporte mal la température élevée et l’imprimeur est quelquefois obligé de mettre de la glace dans son eau de mouillage.
- L’aluminium est attaqué rapidement par les dissolutions aqueuses de potasse caustique.
- L’acide chlorydrique le dissout également.
- LE GRAINAGE DE L’ALUMINIUM
- Délaissant les procédés compliqués préconisés à l’apparition de l’aluminium, nous avons simplifié la méthode ; la suivante assure un bon résultat.
- Le grainage se fait au grainoir avec des petites billes de verre de io à 12 millimètres de diamètre et de la poudre de ponce n° 2, la même poudre peut faire un grain plus ou moins fin suivant le temps que l’on laisse le grainoir tourner, et surtout si l’on remet de la poudre de ponce cinq minutes avant d’arrêter le grainage. La moyenne de temps est trente minutes, ne pas laisser épaissir ni former boue, les billes doivent toujours tourner.
- Le reporteur doit se préoccuper du grain des plaques sur lesquelles il fera ses reports et il doit s’entendre avec le graineur à ce sujet ; ce grain est invariable pour tout ce qui est report ; c’est une erreur de croire que, en Roto-Calco, le grain un peu fort permet un encrage plus chargé et empêche le graissage en retenant plus d’eau, de plus, le grain trop fort est une cause de difficultés à l’encrage du report.
- Le grain pour report n’est jamais trop fin pourvu qu’au compte-fils, l’on constate qu’il y a grain.
- Le grainage avec de petites billes de verre donne un grain fin et très serré, que ne donne pas la bille de bois.
- Pour le grain affiche, employer des billes de verre plus grosses, 2 centimètres de diamètre avec sablon ou grès de Fontainebleau, selon le grain désiré.
- Plaque neuve : faire une dissolution de :
- Eau.......................
- Potassium liquide à 36 degrés
- 900 gr. 100 —
- 1 litre
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- LA CALCOGRAPHIE
- Faire un tampon de feutre roulé que l’on pourra tenir à deux mains frotter en bout du tampon, en long et en large, avec de la poudre de ponce en arrosant abondamment avec la dissolution.
- La surface laminée du métal étant décapée, rincer soigneusement et mettre au grainoir sans essuyer.
- Les plaques ayant servi exigent d’autres soins ; bien laver la plaque à l’essence afin d’enlever toute trace de couleur, bien rincer pour faire disparaître ce qui pourrait rester de gomme devant et derrière la plaque. Il reste à enlever le corps gras du report ainsi qu’à dépréparer la plaque, prendre la solution de potassium, le tampon et la poudre de ponce et frotter en tournant et en arrosant largement ; au bout de cinq minutes, le corps gras du report disparaît, on voit un très léger picotement sur la plaque, le potassium dilué déprépare, rincer et repasser le potassium quatre à cinq minutes, rincer et mettre au grainoir. L’ensemble de l’opération demande environ vingt minutes.
- Au sortir du grainoir, bien laver sous un jet d’eau, mettre la plaque sur une planche bien plane ou un bloc et chasser l’excès d’eau de la face de la plaque avec une raclette en caoutchouc souple et de suite, avec un ventilateur électrique, une rampe à gaz ou le séchoir à main, faire sécher rapidement afin d’éviter les piqûres ou oxyde que détermine le séchage lent de l’eau au contact de l’air.
- Ne pas se servir de chiffons, lesquels contiennent des restes de chlore du blanchiment.
- LES REPORTS SUR ALUMINIUM : DECALQUES
- Pour les contre-épreuves, reports-types, voir au chapitre “ Contre-épreuves, page 65 Comme sur zinc, l’épreuve à report demande à être bien garnie, pour la plume, mettre moitié encre à report et moitié noir à monter, on obtiendra ainsi des épreuves qui garniront mieux le fond du grain du métal.
- Sur métal, le travail ne grossit pas et l’épreuve à report reste telle qu’elle a été tirée, on ne la fera pas grossir ni maigrir, les épreuves doivent donc être très régulières.
- DECALQUE
- Avant le décalque, avoir soin de mouiller 5 à 6 feuilles de bon papier qui serviront à faire foulage pendant le décalque ; le châssis
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- LA CALCOGRAPHIE
- de la presse étant généralement garni de zinc, une vingtaine de pressions sont nécessaires, mais ayant terminé, avant de mouiller l’hydro pour le décoller, s’assurer que le décalque s’est bien opéré en soulevant un petit coin d’épreuve : il faut que toute l’encre soit reportée sur la plaque.
- Que ce soit de l’hydrochine ou de la pelure, la plaque doit être décapée avec la solution suivante :
- Eau chaude ....................................... 1 litre
- Alun en poudre.................................... 50 gr.
- Acide oxalique ................................... 10 —
- Avoir une terrine et une éponge absolument réservées pour ce lavage.
- Le premier lavage donnera une eau sale et grisâtre, continuer jusqu’à ce que cette eau soit propre, la plaque sera alors décapée et l’encre à report rencontrant une surface sympathique et propre y restera fixée et montera à l’encrage.
- Pour l’hydrochine, chasser l’excès de cette eau de décalque avec une raclette en caoutchouc souple ; l’hydrochine collant moins facilement sur la surface grainée que sur pierre, il n’y a aucun inconvénient à laisser un peu d’humidité sur la plaque.
- DECALQUE DE LA PELURE
- Absolument le même foulage et le même lavage que précédemment pour l’hydrochine, sauf qu’il y aura à laisser l’eau de décalque nécessaire au collage de la pelure.
- L’emploi de la raclette en caoutchouc a cet avantage qu’il ne laisse aucune peluche ni traces nuisibles comme le chiffon.
- Rappelons pour terminer que l’aluminium est moins frileux que le zinc.
- Que le bloc ou la pierre servant de support pour décalquer et encrer ne doit pas être trop froid — employer l’eau chaude en hiver, pour décalquer.
- ENCRAGE
- La plaque étant été décapée avec « l’eau de décalque », si l'opération du décalque a été bien menée, l’encrage se fera avec grande
- facilité.
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- L’enlevage au bitume est nécessaire sur aluminium il ne l’est pas sur zinc
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- LA CALCOGRAPHIE
- L’aluminium supporte bien la chaleur
- Laver la colle déposée par le papier à report et, s’il y a retouche ou remplissage, essuyer avec un chiffon de mousseline lavé et faire sécher, faire les retouches, montants, etc., ne jamais gratter ou, s’il est impossible de faire autrement, gratter à plat et très superficiellement.
- Gommer, faire sécher, dégommer et encrer avec noir écriture dilué avec une pointe de vernis faible, ne jamais se servir de noir à monter. Le rouleau devra, pour la première fois, être gratté à fond et au besoin passé à la carde ; il ne servira qu’à encrer les reports sur aluminium.
- Le report doit monter en quelques coups de rouleau et sera tel qu’auront été tirées les épreuves, inutile de chercher à faire grossir ou diminuer telle ou telle partie du report.
- Si les aplats ne se garnissent pas à fond, c’est par suite de manque de foulage ou parce que le grain n’est pas fait pour reports et est trop fort, en ce cas, le report se brûle facilement à la préparation.
- Le nettoyage se fait à l’acide nitrique allongé de gomme, soit avec une gomme molle, une plume d’oie ou un petit bâton de jonc.
- L’encrage terminé, passer du talc, laisser l’encre absorber le talc si l’on a le temps, ne jamais résiner, ce qui est inutile si l’on ne fait cristalliser par la chaleur.
- PREPARATION
- Une étude rationnelle et chimique nous a démontré que l’aluminium résistait beaucoup plus à l’oxydation, à l’influence de l’air, s’il était préparé ou acidulé avec la solution suivante :
- Eau oxygénée à 12 volumes.......................... 800 c3
- Gomme fondue à consistance sirupeuse............... 200 —
- Acide phosphorique.................................. 20 —
- Acide chromique..................................... 10 —
- 1 litre
- Cette formule constitue la préparation forte. Pour le crayon, l’allonger de moitié avec de la gomme d’épaisseur moyenne.
- La passer sur la plaque avec un blaireau, elle agit de suite, deux à trois minutes sont suffisantes pour préparer une plaque et modifier les molécules de la surface en formant une oxydation permanente que l’air et l’acide mucique de la gomme achèveront de fixer.
- Bien laver, gommer et faire sécher.
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- LA CALCOGRAPHIE
- ENLEVAGE DU REPORT ZINC OU ALUMINIUM
- L’enlevage demande de l’attention, gommer avec de la gomme pas trop épaisse afin de faciliter l’essuyage avec un chiffon doux ; il s’agit de laisser assez de gomme pour empêcher le bitume de prendre corps sur la plaque, le gommage est donc très important.
- Solution de bitume pour enlevage :
- Essence de térébenthine .......................... 675 gr.
- Benzine rectifiée................................. 200 —
- Bitume de Judée en poudre......................... 100 —
- Camphre en pierre................................. 25 —
- 1 litre
- Y ajouter un demi-bâton d’encre d’écrivain coupé en petits morceaux.
- Laisser dissoudre à froid et tenir le bocal couché afin de hâter la dissolution.
- Ne pas enlever à blanc, enlever d’abord le report à l’essence avec un chiffon ou une flanelle garni d’encre grasse.
- Essuyer l’essence à fond et passer une très mince couche de bitume afin de pouvoir laver facilement, d’ailleurs une couche épaisse de bitume ne donne pas plus de solidité au report.
- Bien faire sécher le bitume sur la plaque.
- Laver avec une flanelle, encrer.
- Formule de la « LITHOPHINE » pour enlever les reports.
- Cire vierge ......................................... 150 gr.
- Suif ................................................. 50 —
- Noir écriture........................................ 250 —
- Bitume de Judée en poudre............................ 50 —
- Éther ............................................... 100 —
- Broyer le noir avec le suif à chaud, faire fondre le tout à feu doux et sur un carton d’amiante.
- Encore chaud, ajouter 4 litres d’essence de térébenthine et bien mélanger.
- éé
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- LE BECQUET SUR ALUMINIUM OU ZINC
- OU DÉCALQUE PARTIEL SUR UN REPORT.
- Un changement sur une partie du report est très facile, laver la place à remplacer à la benzine afin d’enlever l’encre et, avec un pinceau, passer à trois reprises et pendant trois ou quatre minutes, la solution de potassium indiquée à l’effaçage, cette solution enlève le corps gras du travail et déprépare. Surtout ne pas frotter à la poudre de ponce ! On polirait la plaque et il est préférable de laisser subsister le grain. La solution d’effaçage ne doit pas toucher le travail à conserver, laver, et ensuite passer un peu d’eau de décalque, laver et sécher si le décalque se fait à l’hydrochine.
- Après le décalque, laver la colle, sécher, talquer, gommer et enlever de suite au bitume, ensuite encrer, talquer et préparer.
- Procéder de la même façon pour le becquet sur zinc.
- CORRECTIONS EN PLEIN TRAVAIL
- Trait ou crayon.
- Bien encrer et talquer la plaque, enlever le noir de la partie à corriger à la benzine et passer l’acide nitrique.
- L’acide nitrique déprépare l’aluminium, en mettre 20 grammes dans 1 litre d’eau et passer avec un pinceau à deux ou trois reprises aux endroits voulus, faire les retouches, ensuite talquer et gommer et surtout enlever au bitume afin de bien consolider la correction, encrer et repréparer.
- RETOUCHE SANS DEPREPARER
- Bien dégommer et sécher l’endroit à retoucher, avoir une petite baguette de bronze dans le genre d’un crayon, ce qui permet les retouches les plus fines, la dureté de la pointe de bronze ne grave pas la plaque, mais aplatit le grain en enlevant la préparation, ce qui permet la prise du corps gras ; avec le doigt et du noir ordinaire, encrer les retouches, dégager doucement avec l’éponge à eau et encrer.
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- LES FAUX-DECALQUES SUR METAL ZINC OU ALUMINIUM
- Tirer l’épreuve sur papier glacé ou gommé, poudrer au noir de vigne en laissant rouler la poudre sur l’impression, faire tomber l’excès en tapant au dos de l’épreuve et décalquer en mettant 4 ou 5 feuilles de foulage.
- NOIR AU BLANC SUR METAL, ZINC OU ALUMINIUM
- Préparer la plaque comme à l’ordinaire, tirer une épreuve bien garnie de la composition à retourner et décalquer sur la plaque comme un report, laver la colle, sécher, poudrer à la résine aquatinte, talquer et bien épousseter, passer à la chaleur ou à l’alcool pour faire dissoudre la résine sans cependant la faire couler, dépréparer à l’acide nitrique à 5/ioooe, laver, passer la plaque au vernis de gomme laque.
- 250 gr. 50 —
- Alcool........................................
- Gomme laque en feuilles.......................
- Passer une couche très mince et bien égale,
- bien laisser évaporer l’alcool jusqu’à siccité complète, enlever à blanc à la benzine pour dégager le report, préparer et gommer, sécher la gomme. Dégommer et encrer le fond de gomme laque.
- Le noir prend sur la gomme laque, ne prend pas sur le travail, le noir au blanc est terminé.
- RELIEF-RESINE
- Formule pour faire cristalliser la résine sur un report afin de faire nn noir au blanc ou pour mettre en relief :
- 1 litre 1/4 de litre 125 gr.
- Alcool à brûler .....
- Alcali ..............
- Caramel ou cassonade
- A l’aide d’une éponge fine, imbiber 7 à 8 feuilles de papier sans colle avec cette solution, il ne faut pas que l’on voit le liquide à la surface du papier sans quoi il y aurait danger pour le travail. Poser en tous sens le papier humide et bien s'arrêter au moment où l’on voit
- la- résine briller.
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- LA CALCOGRAPHIE
- LES PROCÉDÉS PHOTO-MÉCANIQUES ET L’IMPRIMEUR
- Sous ce titre, procédés photo-mécaniques, nous donnons la description de quelques procédés photo-zincographiques dont la connaissance est indispensable au Reporteur zincographe désireux de se tenir au courant de la transformation rapide des méthodes, de notre métier depuis quelques années. Il ne s’agit pas pour lui de devenir photographe, ce qui est une autre science, il s’agit seulement d’adapter ses connaissances anciennes aux nouveaux procédés et de faire ses reports par insolation au lieu de les faires par épreuves à reports.
- Que faut-il pour faire sa première photo-litho, un 1/40 de zinc, un peu d’albumine bichromatée, du soleil et une épreuve sur pelure !
- PHOTO-ZINCO ELEMENTAIRE A L’ALBUMINE BICHROMATÉE
- En suivant les indications ci-après, on obtiendra des plaques de reports légèrement en creux et plus résistants pour les longs tirages.
- On prépare la solution suivante :
- 1 litre 100 gr. 3 —
- Eau...................
- Albumine d’œufs frais Bichromate d’ammoniaque
- Ajouter un peu d’ammoniaque jusqu’à ce que la solution tourne au jaune clair. Agiter fortement le mélange, filtrer et étendre à la tournette sur un zinc mat, c’est-à-dire préalablement décapé à l’acide nitrique à 3 %0.
- Exposer ensuite à la lumière sous un positif, soit épreuve sur pelure, papier végétal ou tout autre document transparent.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Selon l’intensité de la lumière ou la transparence du document, l’exposition sera plus ou moins longue. Un document très transparent et l’exposition au soleil demanderont io minutes.
- Après l’insolation, le zinc est retiré du châssis-presse et l’on fait tableau noir avec de l’encre à report et vernis moyen, la plaque doit être gris foncé.
- On développe dans l’eau tiède et on dépouille avec une touffe de coton en frottant légèrement.
- Le travail se trouve alors en blanc sur fond noir. L’albumine, non isolée sous les traits noirs de la copie, a été emportée par l’eau de lavage.
- La plaque est rincée, retouchée s’il y a lieu et balancée dans une cuve avec une solution de perchlorure de fer à 35 B pendant 10 minutes. Rincer et sécher au papier buvard ou devant un feu doux et amener le zinc à être assez chaud et encrer à l’éponge ou flanelle avec essence de térébenthine et noir à report additionné d’un quart de styrax ; ensuite, passer le rouleau à grain avec même encre à report et faire tableau noir, puis dégarnir le fond noir avec un rouleau lisse afin de faciliter l’inversion.
- Inversion. — Avec un chiffon de mousseline lavé et de l’ammoniaque caustique, frotter le fond noir, l’albumine insolubilisée se dissout sous l’influence de l’ammoniaque et le travail apparaît net en positif sur la plaque. Gommer, terminer comme pour un report-machine.
- REPORT DE PLANCHES DE MUSIQUE PAR INSOLATION
- Les planches de musique sont gravées au poinçon sur des plaques d’étain et, autrefois, les épreuves à report se tiraient à chaud, comme de la taille douce. A l’encrage montaient beaucoup de marrons ou taches et il y avait un « décrotteur » spécialement chargé de décrotter les reports.
- Depuis quelques années et grâce à la diffusion des procédés photo-zincographiques, on ne fait plus de report de musique et l’on procède ainsi qu’il suit :
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- LA CALCOGRAPHIE
- Bien nettoyer la gravure ou la planche gravée avec une petite brosse et de la benzine, de façon à vider complètement la taille ou qu’il ne reste plus d’encre dans la gravure, ensuite passer au blanc d’Espagne et essuyer.
- Avec un rouleau lisse et du noir à report dilué par un quart de styrax liquide, on fait tableau noir sur la plaque d’étain petit à petit de façon à avoir la gravure en blanc et le fond bien garni, ensuite :
- Tirer une épreuve sur papier végétal et l’on obtient par conséquent un négatif. On peut poudrer ce négatif avec du noir de vigne ou avec de l’aluminium, le laisser sécher jusqu’au lendemain.
- INSOLATION
- Disposer les épreuves négatives sur la glace d’un châssis pneumatique, la face au dehors, de façon qu’elle soit appliquée contre le zinc. Etendre à la tournette la solution sensible à l’albumine bichromatée sur un zinc à grain fin, exposer à la lumière comme il est dit page n° 94, développer à l’eau tiède avec une touffe de coton, sécher à chaud pour consolider l’albumine insolée, gommer, préparer, et passer à la machine.
- ETABLISSEMENT DE PLAQUES DE REPORTS PAR INSOLATION ET OBTENTION DU POSITIF
- Le procédé suivant est très économique pour la reproduction photo-zincographique des dessins établis sur papier transparent (dessins de mécanique, d’architecture, etc.).
- Dans l’industrie mécanique, dans l’architecture, les travaux publics, etc., il est nécessaire d’obtenir un* grand nombre de reproductions des plans, dessins établis par les ingénieurs ; généralement ces copies sont faites sur papier au ferro-prussiate, cependant les résultats obtenus par la photo-zinco sont toujours supérieurs et permettent des tirages illimités rapides.
- Le procédé employé est la sensibilisation au bitume de Judée, mais il y a lieu de modifier la composition chimique de la surface du support (zinc) avant de la sensibiliser, dans le but d’invertir l’image obtenue après l’insolation.
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- LA CALCOGRAPHIE
- La préparation-acide qui précède la sensibilisation du zinc a pour but de rendre tout le métal réfractaire à l'encre grasse.
- Le zinc employé est le zinc lisse, en usage en photo-litho, la plaque doit être parfaitement dégraissée au blanc d'Espagne, lavée, puis légèrement décapée dans un bain à 5 grammes par litre d'acide nitrique ; après avoir encore lavé à grande eau, sécher rapidement pour éviter toute oxydation.
- Sur la plaque sèche, étendre la même préparation-acide indiquée aux " Reports sur zinc ".
- Bien recouvrir entièrement la plaque et laisser séjourner quelques minutes, laver, sécher.
- Le métal est ainsi réfractaire aux corps gras ; on le recouvre alors de la solution sensible :
- Bitume de Judée (dissous dans le chloroforme et
- lavé à l’éther)................................... 100 gr.
- Benzine anhydre..................................... 1.000 —
- Cette couche sera étendue au moyen d’une tournette, séchée à une douce chaleur, à l’abri des poussières et de la lumière blanche.
- Le tirage ou insolation se fait dans un solide châssis-presse ; faire bien adhérer le côté non dessiné du calque contre la surface sensibilisée du zinc, de façon à avoir le travail à l’endroit pour la Roto-Calco, il faut assurer un contact parfait pour éviter les empâtements à la reproduction.
- Le temps d’insolation varie avec la couleur du papier et l’intensité de la lumière ; avec un papier dioptrique blanc, la pose est de une heure en été, en plein soleil, trois à quatre heures pendant la mauvaise saison. En hiver, il faut utiliser de préférence la lumière des lampes à arc, la pose est en moyenne de une heure et demie dans les conditions normales.
- Pour l’insolation des grands formats, il faut veiller à ce que la lumière soit répartie sur toute la surface à insoler, la pose peut être dépassée sans inconvénient avec un dessin bien opaque.
- Laisser refroidir la plaque et développer dans une cuvette contenant de l’essence térébenthine rectifiée, le développement du négatif obtenu doit être parfait, il ne doit subsister aucun voile de bitume et les traits du dessin doivent apparaître très blancs.
- Au moyen d’une touffe de coton, on facilite le dépouillement local des parties qui conserveraient un peu de voile.
- Quand le développement est terminé, placer la plaque sous un fort jet d’eau pour chasser l’essence.
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- LA CALCOGRAPHIE
- La plaque est ensuite séchée puis plongée dans un bain de décapage composé d’eau acidulée à 3 grammes d’acide nitrique par litre, ce décapage ne doit pas être une morsure et sera fait pour modifier la composition chimique des parties du métal non recouvertes de bitume, c’est-à-dire des traits composant le dessin.
- Bien laver la plaque et sécher rapidement.
- Voici deux méthodes pour obtenir l’image positive :
- i° Recouvrir la plaque sèche d’une couche mince de solution de gomme laque dissoute dans l’alcool et teintée au violet d’aniline.
- Quand le vernis est complètement sec, procéder à un nouveau développement au moyen de benzine, le bitume (insoluble dans l’essence, reste soluble dans la benzine) se dissoudra, entraînant la gomme laque qui le recouvre et mettant à nu toutes les parties du métal correspondant aux transparences de l’original, seuls les traits resteront couverts de gomme laque, formant alors une plaque pour le tirage roto-calcographique.
- 20 L’inversion peut être encore obtenue ainsi : après décapage et séchage de la planche négative, enlever à la benzine le bitume insolé et encrer très légèrement le métal, le noir adhérera facilement sur les parties qui ont subi le décapage, c’est-à-dire les noirs, les traits.
- Cette méthode de reproduction a, en plus de l’avantage de l'économie, celui de conserver l’exactitude de l’échelle établie par le dessinateur.
- On peut ainsi établir plusieurs planches d’après l’original où des points de repère ont été tracés, et obtenir des épreuves en deux ou plusieurs couleurs par la suppression de certains traits ou lettres suivant les couleurs.
- Par ce procédé, il est encore possible d’avoir des reproductions de planches de musique gravées sur étain et d’éviter les reports.
- REPORT PAR PAPIER SENSIBILISE
- Préparation du papier sensible : se procurer du bon papier sans colle, 15 kilos coquille et le faire flotter d’un côté seulement sur un bain de gélatine bien chaude.
- 5 feuilles de gélatine du commerce ;
- 200 grammes d’eau.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Sortir les feuilles, les laisser à plat un instant, quand la gélatine est froide, suspendre les feuilles par un angle et avec une pince en bois. Ces feuilles peuvent se conserver indéfiniment.
- Pour l’emploi, à Yobscurité ou au Laboratoire.
- On sensibilise dans un bain de bichromate de potasse :
- 50 gr. 800 — 100 —
- Bichromate
- Eau.......
- Alcool ....
- ajouter un peu d’ammoniaque pour rendre la solution jaune clair.
- Faire passer le papier gélatiné dans ce bain pendant une minute, le suspendre pour sécher dans l’obscurité jusqu’au lendemain.
- Pour obtenir l’épreuve à l’encre grasse, on place un négatif à demi-teintes ou de traits et le papier bichromaté dans un châssis-presse et on insole jusqu'à ce que l’image se détache en brun.
- Encrage. — On fait tableau noir sur l’épreuve obtenue avec un rouleau de velours et de l’encre à report diluée avec très peu d’essence de lavande. Il ne faut pas que le tableau noir soit trop chargé.
- L’épreuve est ensuite immergée dans de l’eau froide, éviter les bulles d’air. La laisser tremper en passant légèrement un pinceau d’ouate pour entraîner le bichromate soluble, jusqu’à ce que la couleur du bichromate ait disparu.
- Si le papier est alors passé au rouleau de velours lentement et sans pression, tous les détails de l’image apparaissent.
- S’il est roulé trop rapidement, l’image est dure, si le rouleau est trop chargé d’encre, l’ensemble de l’image devient lourd et bouché dans les ombres.
- On peut remédier à la première faute par un traitement prolongé au rouleau, et à la deuxième par l’emploi d’un rouleau propre.
- Quand on a obtenu une belle image délicate, c’est-à-dire une épreuve à report, on la rince dans de l’eau propre et on la pique sur une planchette pour qu’elle sèche.
- Décalque sur zinc a grain. — De cette épreuve à demi-teintes, il s’agit d’en faire une composition ressemblant au crayon lithographique et le choix du grain est excessivement important. Le problème a résoudre est celui-ci : les aplats de l’épreuve doivent garnir le fond du grain suivant leur intensité et les demi-teintes doivent se fondre et venir, de par le grain, à O.
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- LE PAPIER “ ELKA
- *>
- Photolithographie par emploi du papier Elka
- — Le papier Elka n’est pas un papier à report, mais un papier sensible au gélatinobromure, donnant des images à très grands contrastes par pose courte dans l’appareil photographique et développement. Il est aussi comparable aux papiers au charbon en ce sens que l'image peut en être facilement transférée et dépouillée sur un support imperméable quelconque, plan ou cylindrique.
- Lorsque le papier Elka, développé dans le révélateur spécifié, puis fixé et lavé, est appliqué sur un support approprié, qu’on laisse la gélatine adhérer à ce support pendant quelques minutes et qu’on plonge ensuite le tout dans l’eau tiède, on peut bientôt détacher le papier qui laisse sur le support une image en relief constituée par de la gélatine insoluble enrobant l’argent réduit.
- L’opération est plus facile et plus sûre qu’avec les papiers au charbon ; en particulier, il n’est pas nécessaire d’encadrer l’image d’une bordure noire et il est facile de grouper, en les découpant et les enchevêtrant, plusieurs images sur le même support.
- Parmi les nombreuses applications possibles de ce papier (i), nous ne considérerons ici que son emploi à la création d’images aux encres grasses, sur zinc lisse ou sur zinc grainé, en vue de l’obtention de planches pour l’impression zincographique ou lithographique.
- Le principe est le suivant : une image négative au trait obtenue sur papier Elka, par photographie directe d’un dessin ou d’une impression quelconque, ou par copie sous un calque ou sous un document translucide imprimé seulement au recto, est transférée sur zinc et dépouillée à l’eau tiède de façon à mettre le métal à nu dans les régions correspondant aux traits du modèle. Après séchage, la planche est encrée en table au noir au moyen d’un rouleau de cuir ou
- (1) L’image sur métal peut aussi servir de réserve, brutale ou graduée, pour protéger certaines régions du métal contre l’action de mordants. Cette propriété est mise à profit pour graver les planches typographiques ou les cylindres de rotogra-vure.
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- LA CALCOGRAPHIE
- de gélatine chargé d’encre lithographique à reports. Puis, sous l’action d’une solution d’hypochloride de sodium ou d’un bain d’eau acidulée, la gélatine est détachée du métal. Elle entraîne l’encre qui la recouvre et laisse sur la planche une image positive constituée exclusivement par l’encre déposée sur le métal nu.
- Opérations photographiques. Généralités. — Le papier Elka doit être manipulé en lumière rouge, mais cette lumière peut être très abondante, si les écrans de lanterne sont effectivement inacti-niques (i). Il est essentiel de voir très clair, mais il est indispensable de s’assurer de l’inactinisme de la lumière, toute trace de voile rendant difficiles les opérations d’encrage.
- L’image est produite sur le papier Elka soit par contact au châssis-presse sous un calque ou un document translucide, soit à la chambre noire en photographiant sur ce papier un document en noir et blanc.
- La plupart des procédés d’impression exigent que l’image soit à l’envers sur le métal pour être à l’endroit sur le papier de tirage. Sauf le cas où l’impression est faite par rotocalcographie, il convient donc d’utiliser pour la photographie directe un prisme qui retourne optiquement l’image. Dans le cas de la copie d’après calques, il suffit d’orienter le calque dans le sens convenable : les traits du calque en contact avec la couche sensible dans le cas où l’impression sera faite par rotocalcographie ; l’envers du calque en contact avec la couche sensible dans tous les autres cas.
- Temps de pose. — Sous une diapositive parfaitement transparente dans les blancs, la copie par contact exigerait un temps de pose de 5 à io secondes à 2 mètres d’une lampe de 50 bougies type demi watt ; sous un papier calque, la pose sera triplée, voire sextuplée, suivant la transparence du papier.
- Pour la photographie directe, la pose sera de 1 minute environ, si le document est éclairé par deux lampes à arc de 600 watts à charbons minéralisés flamme blanche (deux lampes 12 ampères en série sous 110 .volts) et si l’objectif est diaphragmé à F/32, conditions opératoires moyennes des ateliers de reproduction.
- Développement et fixage. — Pour obtenir l’insolubilisation de la gélatine partout où celle-ci enrobera l’argent constituant l’image,
- (1) On pourrait d’ailleurs procéder à la désensibilisation du papier avant son développement, après quoi le papier pourrait être manipulé en éclairage jaune.
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- LA CALCOGRAPHIE
- et permettre ainsi l’obtention d’un relief par dépouillement à l’eau tiède, il est absolument indispensable d’employer le révélateur dont la formule est indiquée ci-dessous, la solution de pyrogallol n’étant ajoutée qu’au moment de mettre le papier au bain.
- Révélateur.
- I) Eau distillée..................................... 500 cc.
- Sulfite de soude anhydre........................... 22 g.
- Pyrogallol......................................... 15 g.
- Acide sulfurique pur................................ 6 gouttes
- II) Eau distillée.................................... 1000 cc.
- Carbonate de soude anhydre......................... 37 g.
- Ces solutions sont d’une conservation parfaite (i). Au moment de l’emploi, mélanger d’abord 75 ce. d’eau et 25 cc. de la solution II ; ajouter 10 gouttes de bromure de potassium en solution à 10 0/0 et, au moment de plonger l’épreuve dans le bain, ajouter 25 cc. de la solution I.
- Le révélateur doit être maintenu à une température plutôt basse, 150 C. si possible, et en tout cas au-dessous de 180 C.
- Avec un révélateur à 150 C., la pose doit être réglée de telle sorte que l’image apparaisse après 40 ou 50 secondes et le développement est poussé jusqu’à une durée totale de 200 ou 250 secondes, mais en observant qu’il faut absolument éviter toute trace de voile dans les blancs de l’image négative.
- Il est recommandé de mouiller le papier avant le développement dans la cuvette même où doit se faire le développement ; lorsque la feuille est bien imprégnée et se remet à plat, vider la cuvette en maintenant la feuille sur le fond par un angle ; laisser égoutter, et verser le révélateur auquel on vient seulement d’ajouter le pyrogallol.
- Fixer ensuite dans l’hyposulfite acide en deux bains. Rincer dans le premier et fixer 10 minutes dans le second.
- Solutions de réserve.
- A) Eau............................................. 1000 cc.
- Sulfite de soude anhydre......................... 125 g.
- Acide chlorhydrique pur........................... 70 cc.
- B) Eau............................................. 1000 cc.
- Hyposulfite de soude............................. 200 g.
- (1) Voir ci-après au paragraphe Insuccès quelques remarques sur la concentration optima du sulfite dans la solution I.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Bain de fixage.
- Solution B ci-dessus.................................. 1000 cc.
- Solution A............................................ 100 cc.
- S’assurer alors, par un examen attentif à la lumière du jour, que les blancs sont parfaitement exempts de voile.
- Après un quart d’heure de lavage à grande eau, l’épreuve est prête pour le transfert.
- Si l’opération du transfert ne devait pas suivre immédiatement le fixage il faudrait laver plus complètement l’épreuve et la faire sécher.
- Transfert de l’image sur zinc. — La surface du zinc qui doit recevoir l’image est nettoyée en la frottant avec du blanc de Meudon mouillé d’une solution à environ io o/o de cyanure de sodium ou de potassium. Cette pâte est étendue sur le métal avec un tampon d’ouate par frictions circulaires de faible amplitude se recoupant les unes des autres. Rincer soigneusement sous un robinet en s’aidant d’ouate propre et laisser la plaque sous l’eau pour éviter qu’elle s’oxyde au contact de l’air.
- Pour le transfert, le zinc et l’épreuve sont sortis de l’eau et égouttés sommairement, puis l’épreuve est appliquée sur le zinc, face image contre le métal, en évitant des glissements ou des tâtonnements. La feuille, maintenue par deux doigts de la main gauche, est appliquée sur le zinc à l’aide de la raclette de caoutchouc glissée de gauche à droite. La feuille adhère alors complètement au zinc. Parfaire l’adhérence en passant la raclette dans tous les sens, du centre vers la périphérie ; sécher au buvard avec le rouleau de caoutchouc.
- Abandonner cet ensemble au séchage, jusqu’à ce que le dos du papier paraisse sec, mais pas plus. L’habitude indiquera vite le degré de siccité nécessaire.
- Assemblage de plusieurs épreuves en places repérées. — Des repères sont tracés au dos des épreuves. Il suffit, au moment de l’application de les amener en coïncidence avec leurs correspondants tracés au préalable sur zinc avec une pointe d’aluminium. Il est facile par ce moyen d’imposer 4, 8, 16 ou 32 pages d’un livre et même de disposer les éléments d’un tirage en plusieurs couleurs si les conditions de repérage ne sont pas trop sévères. Dans ce cas les repères des epreuves peuvent être découpés comme le font les essayeurs sur presse à bras.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Dépouillement de l’image. — Plonger la planche, papier en dessus, dans une cuvette d’eau tiède à 40° C environ, Après une minute, glisser la pointe d’un canif sous un angle du papier et, saisissant cet angle entre le pouce et la lame, soulever sans effort toute la feuille. L’image est décalquée.
- On réchauffe l’eau et on la renouvelle plusieurs fois pour débarrasser le zinc de toute la gélatine restée soluble. Ce dépouillement
- dure environ 10 minutes : on le termine hors de la cuvette en faisant ruisseler sur la surface de l’image de l’eau propre plus chaude.
- La planche est alors rincée à l’eau froide sous le robinet et séchée à l’alcool dénaturé. Pour de grands formats le dépouillement se fait sur un tambour.
- Dans le cas d’épreuvres séchées, au moment de l’application sur zinc, l’épreuve est seulement imprégnée d’eau jusqu’à ce qu’elle devienne souple, et l’application sur métal se fait comme ci-dessus. La gélatine continuant alors à gonfler peu à peu, adhère plus rapidement.
- Mise a nu des traits avant l’inversion. — Malgré le rinçage à l’eau chaude exempte de gélatine à la fin du dépouillement, il adhère toujours au zinc un peu d’eau gélatinée qui ferait l’effet de l'eau gommée des lithographes et empêcherait l’encre d’adhérer au métal ; les traits risqueraient donc de se dégarnir plus ou moins dans le bain qui suit l’encrage et qui a pour but de détacher la gélatine. Il se peut aussi qu’il reste une mince pellicule de gélatine sur les traits fins. Or il est essentiel, pour la réussite de l’inversion, que le métal soit parfaitement mis à nu.
- Dans le cas du travail sur zinc lisse, on peut dénuder le métal en frottant la surface avec un tampon d’ouate chargé d’un mélange d’alcool dénaturé et de blanc de Meudon ; à cet effet, verser de l’alcool dans une soucoupe et y ajouter du blanc jusqu’à obtenir une mixture à consistance de crème, onctueuse et glissante comme un corps gras. Frotter toute l’image avec cette mixture en appuyant assez fortement. Essuyer avec un tampon d’ouate propre et provoquer, en soufflant sur la plaque, le séchage instantané de l’alcool. Essuyer encore une
- INSTALLATION INDUSTRIELLE POUR LE DÉVELOPPEMENT DES GRANDS ZINCS.
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- LA CALCOGRAPHIE
- fois la surface. En lumière frisante, on doit alors voir le métal briller partout dans les traits de l’image. Revenir, si besoin, sur les parties qui resteraient mates. La plaque est alors prête pour l’encrage.
- Gommage des marges et retouches. — Nous avons dit qu’après le dépouillement, la planche était rincée sommairement à l’alcool puis séchée. Ensuite ses bords, et s’il y a lieu, les intervalles entre plusieurs images assemblées sont couverts d’une solution de gomme assez épaisse. Pour les retouches, on couvre aussi de gomme les points blancs qui doivent disparaître et inversement on reprend à la pointe certains traits voilés pour y dénuder le métal.
- Pour l’encrage, préparer sur la pierre à encrer un mélange à parties égales de noir d’écriture litho et de noir à report, en couche relativement mince, et encrer la planche en table au noir sans chercher à obtenir sur le métal nu plus qu’un gris foncé au travers duquel l’image doit transparaître.
- Il est bon, après avoir commencé l’encrage, de laver la planche avec un chiffon imprégné d’essence de térébenthine, d’essuyer et de continuer alors l’encrage définitif pour que l’encre s’infiltre bien partout sur les traits de l’image.
- Immerger la plaque encrée dans une solution d’hypochlorite de soude qui dissout la gélatine. Il suffit de passer un tampon d’ouate ou une brosse pour dégager l’image positive prête pour les encrages lithographiques habituels.
- La description de ce mode opératoire a pu paraître longue ; les opérations correspondantes ne le sont pas et, avec un peu d’habitude, il est facile d’avoir une image sur zinc moins d’une heure après la remise du document à l’opérateur.
- Inversion sur métal préparé. —Dans le travail sur zinc graine, le nettoyage à l’alcool et au blanc^serait peu pratique : de la poudre de craie resterait trop facilement emprisonnée entre les rugosités du métal et, d’autre part, il ne serait plus possible de contrôler la fin du nettoyage en faisant briller le métal nu et poli des traits sous un éclairage d’incidence convenable. Mieux vaut opérer de la façon suivante. — Sur la planche décapée on passe tout d’abord avec un tampon d’ouate un bain de préparation lithographique.
- Lorsque l’image négative sur papier Elka est prête, rincer abondamment la planche gommée, transférer l’image, dépouiller et sécher. Dissoudre à saturation du chlorure d’antimoine concret dans la benzine et ajouter 2 ou 3 fois son volume d’huile. Etendre au tampon
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- LA CALCOGRAPHIE
- cette solution sur la planche. Peu à peu le zinc des traits doit se teinter. Laisser agir jusqu’à ce que le ton monte bien noir ce qui doit être obtenu en 5 minutes environ. Aider au besoin en frottant au blanc de Meudon.
- Essuyer alors fortement et très soigneusement la planche avec des chiffons propres jusqu’à faire disparaître toute trace d’antimoine. Puis graisser en frottant avec un tampon imbibé d’huile (sans antimoine). Le trait redevient blanc et l’on est alors certain que le zinc est à nu et que l’inversion se fera bien.
- Au lieu d’encrer, on enlève alors la gélatine dans une solution concentrée d’hypochlorite de soude (extrait d’eau de Javel du commerce, à 50 0/0).
- Encrer humide au noir d’écriture. Le métal ne prend l’encre que sur les traits dépréparés par l’antimoine.
- Poudrer à la résine et préparer avec les bains habituels.
- Planches légèrement gravées en creux. — Lorsqu’une planche doit fournir un très fort tirage il est indispensable de graver le trait légèrement en creux. Ce procédé en outre convient mieux aux images très fines.
- Les opérations jusqu’au dépouillement inclus sont menées comme il a été dit ci-dessus, mais la planche doit être préparée très fortement à l’acide gallique et au lieu de gommer les marges et les parties à retoucher on les couvre d’une solution de bitume dans la benzine. De même le dos de la planche si l’on veut attaquer à la cuve.
- On attaque alors le trait soit au tampon, soit à la cuve à balancement avec du perchlorure de fer à 40° Baumé, préparé comme suit.
- On prend du perchlorure commercial en solution à 450 Baumé. On y ajoute 15 grammes par litre d’ammoniaque pour neutraliser. On malaxe pour redissoudre les grumeaux qui se sont formés. On dissout encore 5 grammes de bichlorure de cuivre par litre de perchlorure et enfin on amène au titre de 40° Baumé par addition d’alcool à 90°.
- L’attaque à la cuve est de 5 minutes environ ; un peu plus longue au tampon.
- Chasser le perchlorure aussi vite que possible sous un robinet d’eau à fort débit. Sécher la planche bien à fond. Encrer au tampon avec un mélange de noir d’écriture, noir à report et bitume en solution, rendu assez liquide par addition d’essence de térébenthine. Insister pour bien garnir le trait. Sécher, talquer et enlever la gélatine à la brosse sous le robinet ou au tampon en s’aidant au besoin d’hypochlorite de soude.
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- LA CAL COGRAPHIE
- La plaque est alors décapée préparée, puis encrée humide à la manière habituelle en lithographie.
- Images inversées du noir au blanc. — Il est très facile avec le papier Elka contraste d’obtenir des images de trait inversées du noir au blanc.
- L’image normalement posée, au lieu d’être développée au pyro-gallol, est développée dans un révélateur au glycin en poussant le développement bien à fond, puis l’épreuve est lavée à plusieurs eaux et voilée en ouvrant la lampe blanche du laboratoire quelques secondes seulement et développée cette fois dans le révélateur au pyrogallol.
- L’épreuve noircit complètement, mais seules sont insolubilisées les parties où l’argent a été réduit par le second ^développement.
- On fixe, lave, transporte et dépouille à l’eau tiède comme une image ordinaire. Au dépouillement, l’image apparaît dans le sens désiré et l’inversion se poursuit comme dans le cas habituel.
- Toutefois ce procédé n’est applicable qu’à des traits assez gros. Dans le cas d’images fines il est préférable de faire l’inversion litho-graphiquement, par exemple à la gomme-laque.
- Modifications pour les tirages sur aluminium. — Tout ce qui a été dit pour le zinc est applicable à l’aluminium sauf les formules de préparation à l’acide gallique qui doivent être remplacées par une solution à 15 ou 20 % d’acide phosphorique sirupeux dans l’eau.
- Insuccès et Remèdes. — a) La gélatine ne tient pas sur le zinc et se détache dans Veau tiède. — Les noirs de l’image au bromure ne sont pas assez intenses, soit que l’image manque de pose, soit que le développement n’ait pas été assez poussé ; il se peut aussi que la gélatine ait été trop gonflée d’eau, soit que n’ayant pas fait sécher l’épreuve avant l’application sur le zinc on n’ait pas attendu jusqu’à ce que le dos du papier soit sec, soit que, ayant séché l’épreuve, on l’ait laissée trop longtemps dans l’eau froide avant la mise sur métal.
- b) Pendant la mise à nu du métal, l'image apparaît alourdie, certains détails des noirs se perdent. — L’image sur le papier au gélatinobromure manquait un peu de netteté, les bords des traits étaient estompés, l’image pas suffisamment « piquée », ou par suite d’une insuffisance de développement l’image n’était pas suffisamment contrastée.
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- LA CALCOGRAPHIE
- Il se peut encore que, par suite de conditions opératoires particulières, l’insolubilisation insuffisante de la gélatine ou, inversement, la difficulté de mise à nu du métal dans les traits proviennent d’une mauvaise proportion du sulfite dans le révélateur ; moins il y a de sulfite, plus la gélatine tend à s’insolubiliser. Les limites extrêmes dans la formule (I) vont de 12 à 25 grammes. Les papiers de préparation très récente se travaillent mieux avec la plus faible proportion de sulfite, les papiers très anciens avec la proportion la plus forte. Mais, dans tous les cas, il ne faut modifier la formule type qu’après s’être assuré que les difficultés ne proviennent pas du temps de pose ou de la durée du développement.
- Planches montées en relief. — La dépréparation au chlorure d’antimoine décrite ci-dessus ne soumettant le métal à l'action d’aucun mordant, l’image formée par l’encre est exclusivement superficielle.
- Ensuite, le zinc peut être soumis aux opérations habituelles de la morsure de trait pour l’obtention de clichés typographiques.
- Si, pour les planches destinées à l’impression lithographique, on préfère un trait légèrement en relief, on peut poudrer l’encrage au bitume, balayer l’excès de poudre, tiédir la planche pour incorporer à l’encre, laisser refroidir et soumettre le métal à une légère morsure dans de l’acide nitrique à 5 %, environ.
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-
- TABLE DES MATIERES
- ♦ ♦ ♦♦ ♦♦
- ♦ ♦ ♦♦ ♦ ♦
- Préface .. '............................................................... 5
- Historique..................................................................... 7
- Caractéristique de la Roto-Calco........................................... 9
- Réglages des pressions........................................................ 12
- Repère pour calage............................................................ 14
- L’habillage du cylindre de report.......................................... 15
- Les rouleaux.................................................................. 17
- Le lavage des rouleaux...................................................... 18
- Réglage des rouleaux.......................................................... 19
- Les mouilleurs, réglage....................................................... 20
- Régulateur d’eau par capillarité.............................................. 23
- Réglage des pinces du cylindre de marge.................................... 24
- Réglage des pinces-receveuses................................................. 25
- Réglage pour le repérage ..................................................... 26
- Vue de la Roto-Bijou Monobloc avec margeur automatique “ Vitéjust ” .. .. 27
- Le “ Vitéjust ” margeur automatique Marinoni .............................. 39
- La Calco-Retiration papier en bobine avec coupeuse............................ 32
- Schéma de la Calco-Retiration papier en bobine............................. 33
- Calco-Retiration avec margeur automatique “ Vitéjust ” .................. 33
- Calco-Retiration à deux couleurs, un seul blanchet avec margeur automatique
- “Vitéjust”................................................................. 36
- Schéma : Calco-Retiration deux couleurs, un blanchet....................... 38
- Calco-Retiration deux couleurs, deux blanchets ou à retiration, schéma . . . . 37
- Huile de graissage.........; .. .. ................................... 39
- Étude sur le blanchet de caoutchouc........................................... 41
- Les papiers et le caoutchouc 6 formules.................................... 44
- Les faibles dans le caoutchouc............................................. 46
- Les encres ; 3 problèmes...................................................... 47
- Formules pour diluer les encres............................................ 48
- Le support d’impression....................................................... 52
- L’eau......................................................................... 53 ’
- Le zinc....................................................................... 55
- Grainage du zinc, grenage à l’acide . . . . ............................... 56
- Les reports sur zinc ......................................................... 61
- Épreuve à report de simili.................................................... 63
- Inversion de textes typographique avec report direct pour la machine.......... 64
- Nouvelle presse à contre-épreuves ............................................ 65
- De la pierre à la Métallographie.............................................. 67
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-
-
- TABLE DES MATIÈRES
- Contre-épreuves à reports.............................
- Inversion de cliché simili typographique..............
- Piquage des reports...................................
- Le décalque sur zinc .................................
- Le grain................ .............................
- Report-décalque sur la Roto ..........................
- Encrage du report sur zinc, préparation...............
- Retouche après préparation............................
- Décalque de report sur pelure.........................
- Préparation-acide des reports sur zinc, 6 formules diverses
- Les faux-décalques sur zinc, divers procédés..........
- Le dessinateur et le zinc ............................
- Le crayon sur zinc....................................
- L’aluminium, grainage, reports, tirages...............
- Lithophine formule .........................• . -
- Le becquet sur aluminium Correction en plein travail
- Retouche sans dépréparer.................V'-o ............'ZjkX
- Les faux-décalques sur métal ............VLy/ï/.p
- Noir au blanc sur métal “ 4
- Relief-résine
- Les procédés photo-mécaniques Photo-zinco à l’albumine bichromatée Report de planche de musique Report par papier sensibilisé « ELKA »
- >vv
- 68
- 69
- 70 70
- 72
- 73 75
- 78
- 79 79
- 83
- 84
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- 86
- 91
- 92 92
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- 93 93
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