Emploi du collodion en photographie
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- Jî/W
- EMPLOI m
- COLLODION
- EN PHOTOGRAPHIE
- Dégraissage des glaces. — Préparation du Collodion. — Application. Sensibilisation. — Pose. — Développement. — Fixage. — Préparation des Bains et Papiers positifs. — Préparations des Produits employés dans le Collodion, etc.
- Par H. MISS APCE,
- CHIMISTE.
- PARIS
- llORET, éditeur de l' Encyclopédie Roret, rue Hautefeuille, 12, Charles CHEVALIER, opticien, 158, Palais-Royal, galerie Valois*
- 1854
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- INTRODUCTION.
- «
- Depuis sept a huit ans la photographie a fait des progrès réellement incontestables et a pris un essort très rapide.
- Après les procédés sur plaques de métal, vinrent les papiers secs et humides, l’albumine et enfin le collodion.
- Mon but, en écrivant ce petit traité, n’a pas été de résumer tous les procédés. J’ai écrit un ouvrage spécial et ne me suis attaché qu’a un seul sujet: l'emploi du collodion en photographie.
- Je ne donnerai point plusieurs recettes de préparation, je ne m’attacherai qu’à une ; je la crois bonne, car elle m’a toujours réussi.
- Je ne dis pas que ce collodion soit un des plus rapides, aussi je ne lui donnerai point le titre pompeux d’instantané, il est bon, solide, adhérent, il réunit, en un mot, toutes les qualités nécessaires pour obtenir de bonnes épreuves.
- Outre la préparation du collodion, je me suis attaché a indiquer la manière de préparer tous les corps dont on a besoin, ce qui permettra à l’opérateur, non-seulement de constater la pureté de ses produits, mais encore de les fabriquer lui-même; je me trouverai très heureux si j’atteints le but désiré : être utile à la science et à l’art.
- H. Dussauge.
- Chimiste.
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- EMPLOI DU COLLODION EN PHOTOGRAPHIE.
- PREMIÈRE PARTIE.
- MANIPULATIONS.
- DÉGRAISSAGE DE LA GLACE.
- 1. On place la glace sur un cahier de papier de soie, on y verse de l’alcool tenant en suspension du tripoli, on la frotte en tout sens avec un papier, on répète l’opération de l’autre côté, puis avec une autre feuille de papier de soie on l’essuie bien, et enfin on enlève les dernières impuretés avec une peau de daim. Au moment de se servir de la glace on l’essuie.
- § 2.
- PRÉPARATION DU COLLODION.
- 2. Je recommande de préparer son collodion soi-même, c’est le meilleur moyen de l’avoir pur ; il ne faut pas craindre d’en faire une assez grande quantité à la fois, car il se conserve bien.
- 3. Voici la formule de celui que j’emploie et qui m’a toujours bien réussi.
- Dans un flacon à l’émeri on met :
- Ether rectifié. . . Alcool à 36 degrés. Coton poudre . .
- Ammoniaque . .
- 1000 grammes. 200 —
- 20 ou 40 gr. 50 gouttes.
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- 6 —
- On agite, on laisse dissoudre; une fois le coton dissout, ori ajoute :
- lodhydrate d’ammoniaque. Cyanure de potassium. Fluorure »
- Bromure »
- 10 grammes. 1 —
- 1 —
- 1 —
- Un fois les sels dissout on filtre à travers un linge dans un flacon préalablement lavé à l’éther.
- On peut remplacer l’iodhydrate d’ammoniaque par
- lodure de potassium. .... 10 grammes.
- Iode........................ 2 —
- Le collodion a une teinte jaunâtre qui disparaît en quelques jours.
- 4. Comme la dissolution des sels pourrait être un peu longue dans b alcool et l'éther, on les dissout dans très peu d’eau et on ajoute au collodion.
- Pour s’en servir on le conserve dans des petites bouteilles d’environ 100 grammes.
- $*3.
- APPLICATION.
- 5. On prend la glace par un angle avec la main gauche, et de la droite on verse au milieu de la glace une certaine quantité de collodion que l’on étend par un demi mouvement de rotation. La glace étant recouverte dans toutes ses parties, on épanche l’excédant de liquide dans le flacon par l’angle opposé à celui que l’on tient. Pour éviter les stries on ne doit verser et maintenir sur la glace qu’autant de liquide qu’il est nécessaire, puis la placer horizontalement en lui imprimant un léger mouvement.
- La couche de collodion commençant à faire prise on lui fait subir la sensibilisation.
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- § 4.
- SENSIBILISATION.
- 6. On prépare le bain d’argent de la manière suivante :
- Eau distillée. . . . 1000 grammes.
- Azotate d’argent. . . . . . 80 —
- Ac. acétique crist . 10 —
- Noir animal . . . r r • • 12 —
- On dissout l’azotate dans l’eau, on y ajoute l’acide acétique, puis le noir animal et on laisse reposer quelques heures.
- 7. Pour cette opération on emploie une cuvette verticale en glace ou en gutta-percha. Au moment de se servir du bain on le filtre, lorsque la cuvette est presque pleine on y laisse tomber d’un seul coup la glace collodionnée ; au bout d’une minute, on la retire du bain pour l’inspecter ; elle a une teinte laiteuse presque blanche, elle a un aspect huileux qui tient à la présence de l’éther.
- Dès que ce phénomène a disparu et que la glace est sans marbrure, on la retire, on l’égoutte et on la met dans le châssis. Le temps qu’elle reste au bain d’argent varie entre une et trois minutes. Après avoir préparé de cinq à six glaces avec ce bain on le filtre et de temps en temps on le recharge d’azotate d’argent.
- § S-
- POSE.
- 8. Je ne dis pas que ce collodion soit un des plus rapides, mais sa réussite est assurée. La pose varie suivant la distance et l’éclairage de l’objet.
- Avec un objectif de 50 cent, de foyer il faut de une à dix
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- secondes pour une vue et de 30 à 40 secondes pour un portrait à l’ombre.
- §6.
- DÉVELOPPEMENT.
- 9. Il y a deux manières de développer :
- A. Par l’acide pyrogallique. j
- B, Par le protosulfate de fer.
- 10. À. Développement par Vacide pyro-gallique.
- Préparer le bain suivant :
- Eau distillée................... 100 grammes.
- Ac. pyro-gallique................ 1 —
- Àc. acétique.................... 10 —
- 11. La glace étant sortie du châssis, on la prend par un angle et on la recouvre de la solution précédente. On agite bien dans tous les sens. On doit avoir le soin que la glace soit toujours en contact avec le liquide. L’image ne tarde point à apparaître ; elle est peu accentuée ; on la rend parfaite en la plongeant dans un bain de
- Eau distillée................ . KO grammes.
- Azotate d’argent............ 1 —
- Arrivée au degré convenable, on la retire, on la lave à l’eau distillée et on la fixe. Ce développement est préférable lorsque l’objet est éclairé d’une manière trop uniforme, et il donne des contrastes parfaits entre le ombres et les clairs.
- 12. Développement par le protosulfate de fer.
- Préparer le bain suivant :
- Eau distillée........................ 1000 grammes.
- Sulfate de fer........................ 100 —
- Ac. sulfurique......................... 20 gouttes.
- Ac. acétique................'. . 20 grammes.
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- 13. On verse de cette solution filtrée dans une cuvette de porcelaine, et on y plonge l’épreuve d’un seul coup ; en trois ou quatre secondes l’image apparaît et est parfaite dans toutes ses parties. Si elle avait un ton gris, l’exposition aurait été trop longue ; si les parties éclairées deviennent noires, c’est une prquve contraire. Si l’épreuve a une teinte trop légère et uniforme, on la ramène à des tons plus vigoureux en la plongeant dans un bain d’ac. gallique contenant un peu d’aceto-azotate d’argent. On égoutte l’épreuve, on la lave et on la fixe. Ce bain peut servir à un grand nombre d’épreuves en ayant le soin de le filtrer.
- § 7-FIXAGE.
- 14. On peut fixer de deux manières.
- A. Par le sulfate ferreux.
- B. Par l’hyposulfite.
- 15. A. Fixage par le sulfate ferreux.
- Préparer le bain suivant :
- Eau distillée .
- Sulfate ferreux
- 3n lave l’épreuve, on la recouvre de cette solution, on l’y disse de 50 à 60 secondes, on la lave à l’eau filtrée, puis avec de l’eau distillée et on la sèche. On termine l’assèchement devant un feu très doux.
- 16. B. Fixage à l’hyposulfite.
- Eau distillée.................... 1000 grammes.
- Hyposulfite...................... 60 —
- On opère comme avec le sulfate ferreux. Ce procédé retire de la solidité à la couche de collodion.
- Le sulfate ferreux laisse une teinte jaune opaque qui con-
- 1000 grammes. 2 —
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- — 10 —
- vient à une épreuve faible. On peut encore fixer une épreuve faible avec une solution de :
- Eau distillée...................... 1 00 grammes.
- Bromure potassium.................. 50 —
- § 8-
- %
- PRÉPARATION DU PAPIER POSITIF.
- 17. On se sert de papier épais, 15 kil. la rame, on le coupe de la grandeur des cuvettes. Le meilleur papier est celui des frères Canson. On prépare les deux bains suivants :
- A. Eau distillée..................... 1000 grammes.
- Hydrochlorate d’ammoniaque. . 40 —
- B. Eau distillée..................... 1000 grammes.
- Azotate d’argent................... 150 —
- On verse de ces dissolutions dans deux cuvettes de porcelaine.
- 18. On choisit l’envers du papier et on le marque d’une croix. On place l’endroit du papier sur le bain À, on le laisse de trois à cinq minutes et on le sèche entre deux buvards. On prépare ainsi trois feuilles, on prend la première feuille préparée, on la frotte avec un blaireau pour enlever les impuretés; on met cette feuille du côté salé sur le bain B, on l’y laisse de trois à cinq minutes. En laissant peu de temps sur l’azotate d’argent, on a des tons rouges, dans le cas contraire, ils sont plus noirs. On égoutte le papier et on le sèche entre deux buvards. Au moment de se servir du papier on le place devant un feu très doux et on y passe un blaireau.
- PRÉPARATION DU PAPIER POSITIF ALBUMINÉ.
- 19. Prendre des blancs d’œufs, y ajouter 4 pour cent de cristaux de sel marin, battre en mousse, laisser reposer une
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- nuit et décanter. Verser ce liquide dans une cuvette de porcelaine, y placer le papier dessus, le laisser de quatre à cinq minutes, le sécher et y passer un fer chaud. Pour obtenir une épreuve moins luisante, ajouter à l’albumine la moitié d’eau, le reste des préparations se fait comme avec le papier non albuminé.
- § 9*
- TIRAGE DE l’ÉPREUVE POSITIVE.
- 20. Prendre le négatif, le mettre sur une des glaces du châssis à production, poser dessus une feuille de papier noir et la seconde glace du châssis, puis en fermer le couvercle. On expose le châssis à la lumière solaire et on le laisse jusqu’à ce que l’on soit arrivé à la teinte voulue, puis le retirer et fixer. L’habitude seule peut faire connaître le temps de la pose.
- § 10.
- FIXAGE.
- 21. Préparer le bain suivant :
- Eau distillée........................... 1C00 grammes.
- Hyposulfite de soude..................... 165 —
- Chlorure d’argent récemment pp. 23 —
- Bien agiter ce bain ; on peut s’en servir le lendemain; plus il est vieux meilleur il est ; lorsqu’il y a un dépôt noir on se sert du liquide clair sans perdre le dépôt, que l’on remet en contact avec de l’hyposulfite. En prolongeant le séjour dans ce bain, on obtient depuis le rouge jusqu’au noir ou au jaune clair ; il faut y laisser l’épreuve au moins une heure.
- En ajoutant 42 grammes d’ammoniaque à la solution précédente on obtient des tons bistres.
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- Après avoir passé à l’hyposulfite et bien lavé, si on plonge dans un bain composé d’eau distillée, 1000 grammes; ac. chlohydrique, 50 grammes, on a des tons jaunes très fins.
- L’épreuve étant au ton désiré, on laisse douze heures dans ce liquide ; on la retire quand l’eau n’a plus de saveur sucrée ; on la sèche entre des buvards.
- Dans un même bain d’hyposulfite on peut mettre un grand nombre d’épreuves à la fois sans le moindre inconvénient.
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- DEUXIÈME PARTIE.
- PRÉPARATION DES PRODUITS CHIMIQUES. S I.
- ÉTHER.
- 22. L’éther employé doit être anhydré, c’est-à-dire avoir été rectifié sur de la chaux. On y plonge un papier bleu de tournesol pour s’assurer qu’il n’est pas acide. Si le papier bleu rougissait, il faudrait rejeter l’éther car, en très peu de temps, le collodion serait détruit.
- § 2.
- ALCOOL.
- 23. L’alcool du commerce à 36 degrés suffit; on doit seulement s’assurer qu’il n’est pas acide.
- §3.
- COTON POUDRE.
- 24. On prend 20 grammes d’azotate de potasse sec et en poudre fine, on les introduit dans une éprouvette et on verse
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- dessus 40 grammes d’acide sulfurique à 66 degrés, on mêle bien, on y plonge 5 grammes de coton pur. On laisse un quart d’heure, on le retire, on lave à l’eau ordinaire tiède ; lorsque l’eau n’est plus acide, on lave trois à quatre fois à l’eau distillée ; on sèche à une douce température, en le couvrant d’un papier pour que les poussières ne tombent point dessus. Si pendant l’opération il vient à se dégager des vapeurs rutilantes, tout est à recommencer.
- § 4-
- COTON PUR.
- 25. On prend de la ouate, on la traite :
- 1° Par une lessive de potasse ;
- 2° Par l’eau ;
- 3* Par l’acide chlorhydrique ;
- 4° Par l’eau distillée bouillante, puis on le sèche.
- § 5.
- IODHYDRATE ü’AMMONIAQUE. IODURE. PLUORURE. CYANURE
- DE POTASSIUM.
- 26. Ces corps sont difficiles à préparer soi-même, du reste on les trouve purs chez la plupart des grands fabricants de .produits chimiques.
- § 6-
- AZOTATE D’ARGENT.
- 27. Dans une capsule de porcelaine on met une pièce de monnaie quelconque en argent, on y verse un excès d’acide azotique pur. La réaction a lieu presque immédiatement et est très vive ; lorsqu’elle a diminué, on chauffe 5 la pièce
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- étant totalement dissoute on évapore à sec au fond ; l’azotate de cuivre, formé en même temps, se décompose. On reprend par l’eau chaude et on filtre. La dissolution d’azotate d’argent est évaporée à sec, fondue et coulée, ce sel est alors très
- pur.
- § 7-
- ACIDE ACÉTIQUE CRÎSTALLISABLE.
- 28. 11 est préférable de l’acheter que de le préparer; on doit alors s’assurer de son degré de pureté ; on en évapore une certaine quantité ; s’il est pur il ne doit point laisser de résidu.
- 29. Il pourrait cependant ne pas laisser de résidu et contenir de l’acide sulfurique en assez grande proportion ; on s’en assure en saturant un peu d’acide acétique par de la potasse et y versant de l’azotate ou du chlorure de Barium ; s’il se forme un précipité blanc insoluble dans l’acide azotique, c’est une preuve qu’il renferme de l’acide sulfurique ; on doit le rejeter.
- § 8-
- ACIDE PYRO-GALLIQUE.
- 30. Lorsque l’on n’a pas tout ce qu’il faut, il est préférable d’acheter ce corps que de le préparer, en s’assurant toutefois qu’il ne renferme pas d’acide gallique ; pour cela, on en dissout très peu dans l’eau, on en verse dans une solution de sulfate ferreux ; la liqueur prend une belle teinte rouge brun ; la moindre trace d’acide gallique qu’il contiendrait donnerait un précipité bleu.
- § 9-
- SULFATE FERREUX.
- 31. Pour être certain d’avoir ce corps au minimum d’oxy-
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- dation, on doit le préparer soi-même ; pour cela, dans un petit matras en verre, on introduit de l’eau, de la limaille de fer et de l’acide sulfurique. La réaction a lieu à froid, lorsqu'elle diminue on chauffe. On doit avoir le soin d'avoir un excès de fer. La réaction suivante a lieu :
- S° 03 -j- H O -1-F E == SO3 F E O -J- H.
- L’eau est décomposée, son oxygène s’unit au fer pour former du protoxide de fer, qui se combine à l’acide sulfurique et donne du sulfate ferreux; l’hydrogène se dégage.
- 32. On filtre la dissolution, on l’évapore à l’abri du contact de l’air et on la fait cristalliser.
- On doit en préparer très peu à la fois, parce qu’à l’air il se transforme en sulfate ferrique.
- § 1°*
- HYPOSULFITE DE SOUDE. --- SEL AMMONIAC.
- 33. Ces deux corps sont d’un prix peu élevé et le commerce les fournit suffisamment purs. C’est rarement par là que manquent les épreuves. On peut remplacer le sel ammoniac par le sel marin.
- § H-
- CHLORURE D’ARGENT.
- 34. Nous avons vu que dans la préparation du papier positif on employait 25 grammes de chlorure d’argent ; on doit préparer ce corps soi-même et pour cela on prend 30 gram. d’azotate d’argent, que l'on dissout dans de l’eau filtrée, on y verse un excès de dissolution de sel marin ; il se forme un précipité blanc, on doit en verser jusqu’à ce qu’il n’y ait plus <le précipité, on laisse reposer, on décante l’eau claire, on
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- — 17 -
- lave bien à l’eau chaude. Lorsque la liqueur surnageante n’est que de l'eau pure, on décante, on égoutte bien le précipité et on s’en sert pour le dissoudre dans l’hyposulfite.
- § 12.
- * * ESSAIS DE L’ACIDE AZOTIQUE.
- 35. On prend quelques centimètres cubes de l’acide a essayer, on le divise en deux parties, dans l’une on verse du chlorure de Barium. Il ne doit pas précipiter, s’il s’en formait un il indique l’acide sulfurique ; dans l’autre on verse quelques gouttes d’azotate d’argent, s’il y a un précipité il indique le chlore. Si l’acide contient du chlore ou de l’acide sulfurique, on doit le rejeter comme impur.
- § 13.
- ESSAI DE L’EAU DISTILLÉE.
- 36. On en évapore environ 100 grammes dans une capsule de porcelaine; elle ne doit pas laisser de résidu ou du moins si elle en laisse un il est à peine sensible.
- Elle ne peut pas donner le moindre louche avec le chlorure de Barium et l’azotate d’argent ; si elle en donnait un elle contiendrait de l’acide sulfurique et du chlore, elle n# vaudrait rien.
- 37. Telles sont les diverses opérations sur l’emploi du col-lodion en photographie. En suivant bien attentivement tout
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- — 1S —
- ce que je viens d’indiquer et y mettant un peu de soin, on arrive en peu de temps à faire des épreuves satisfaisantes. Mais ce que je recommande surtout, c’est de préparer (autant qu’il est possible), toutes ses matières soi-même, on est alors certain de leur pureté, et lorsque l’on vient à manquer une épreuve, on peut s’en rendre compte et remédier au défaut qui est cause de la non réussite.
- FIN.
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- TABLE,
- pages
- Introduction
- Première Partie. — Manipulation 3
- Préparation des glaces ib.
- — du Collodiou ib.
- Application du Collodiou n
- Sensibilisation 7
- Pose ib.
- Développement 8
- Fixage 9
- Préparation du Papier positif tu
- — — albumii é ib.
- Tirage de l’épreuve positive 1 r
- Fixage ib.
- Deuxième Partie. — Préparation des Produits chimiques 13
- Ether — Alcool — Coton poudre ib.
- Coton pur 14
- Iodhydraled’amoniaque.— lodure. — Fluorure. —Cyanure potassium. —
- Azotate d’argent ib.
- Acide acétique cristallisable 1 •>
- Pyro-gallique. — Sulfate ferreux ib.
- liyposulfite de soude. — Sel ammoniac H>
- Chorure d’argent ib.
- Essai de l’acide azotique V
- — l’eau distillée ib.
- Pidis. — luip. G.-A Pi nard et Ci*, 9.
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