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Cheminée économique à laquelle on a adapté la mécanique de M. Franklin
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- CHEMINÉE
- ÉCONOMIQUE,
- A LAQUELLE ON A ADAPTÉ LA MÉCANIQUE
- DE M. FRANKLIN Par M. F O S S É , Chevalier de l’Ordre Royal & Militaire de St. Louis > Officier au Régiment d’infanterie du Roi.
- A PARIS;
- J O M B E R T jeune, Libraire, tue Dauphine.
- Chez<
- (D E s s E N E, Libraire , au Palais royal. Et à N A N C Y,
- Chez Mathieu, Libraire, rue S. Georges.
- M. D. CC. LXXXVI.
- Avec Approbation & Privilège du Roi.
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- AVIS.
- N ous fèntons que les détails mécaniques de notre Cheminée ne peuvent être faifis & foutenus que par des Artiftes ; nous prions le Public de vouloir bien jeter au moins un coup d’œil fur le Chapitre de fes avantages, p. 30.
- DIVISION
- s e cet Ouvrage.
- Chap. I.er Defcription du Chauffoir ou Cheminée de Penfdvanie , coulée en fonte, & inventée par M. Franklin ; avec des Obfervations fur les Fourneaux compofés de plufieurs pièces 3 page 1.
- Chapitre II. ConJlruBion de notre Cheminée en tôle, page 7.
- Chapitre III. De la maçonnerie à faire pour préparer le lieu defliné À
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- placer nos Cheminées, de différentes grandeurs & dans toutes fortes (Remplacements, page 14.
- Chapitre IV. De la maniéré de conduire le feu , page 27.
- Chapitre V. Des avantages de nos Cheminées pour P économie du bois & le renouvellement de l'air, p. 30.
- Vexplication des Planches , page 39.
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- INTRODUCTION.
- Depuis pîufieurs années, l’augmentation graduelle du prix du bois fait rechercher, par toutes les dalles du Royaume, les moyens de l’économifer.
- Frappé des avantages que préfente le mécanifme de M. Francklin dans fon ChaufFoir de Penfilvanie , nous avons appliqué ce mécanifme a une Cheminée de forme agréable, & fous différentes grandeurs, pour la rendre d’une utilité générale.
- Les propriétés effentielîes de notre Cheminée économique, dépendent du mécanifme de fa confcrudion, & font fondées fur l’idée ingénieufe vraiment digne de fon Auteur, de doubler l’action d’un feu médiocre , en forçant la flamme & la fumée de chercher leur iffue à la bafe du foyer même, & d’em-braffer les deux cotés d’une caiffe verticale intermédiaire , dans laquelle on fait circuler un courant d’air attiré du dehors par un canal en-defTous, pour l’introduire dans l’appartement après avoir été échauffé.
- On conçoit que de cette introduction , doit réfulter naturellement le double effet d’adoucir par degrés la
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- température intérieure de l’appartement , & de l’échauffer d’autant plus que l’air chaud fans ceffe affluant, modère & diminue en proportion l’affluence & les courants de l’air froid , ce qui d’un coté accroît la chaleur & de l’autre diminue le froid.
- Telles font les propriétés du mé-canifme dont l’utilité eft rendue fen-fible par le feul raifonnement.
- Une expérience de fix années nous a prouvé que notre Cheminée réunit, tous les genres d’agrément & d’utilité des Cheminées ou Chauffoirs dont on a fait ufage jufqu’à préfent fans en avoir les inconvéniens ; tant par rapport à l’économie du bois qu’a l’auge mentation de la chaleur , & par la facilité qu’on a de modérera volonté l’aétf vité du feu , de régler l’intenfité de la chaleur , de la conferver, d’en prolon^ ger la durée, au moyen d’un Régiftre adapté au canal de la fumée.
- Notre Cheminée peut être placée , fans embarras, dans toutes les parties d’une maifon, d’un appartement, même d’une chambre , quelles qu’en foient la fituation , la difpofition , l’expofi-tion ; il ne faut que la facilité de pratiquer un canal communiquant à l’extérieur pour attirer l’air par-deffous le
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- foyer, & un autre canal pour faire échapper la fumée.
- Il efi: aifé de juger qu’au moyen de ces difpofitions , l’air continuellement renouvellé , doit entretenir conftam-ment une température falubre, exempte des vices & des dangers de la chaleur ftagnante & fuffocante que donnent les poêles ordinaires.
- Les dimenfions & les proportions fixées par les échelles qui ont fervi à drefier les plans & les profils defti-nés à guider la conftru&ion , tant fou-terraine qu’extérieure , ont été calculées pour les effets qu’elles doivent produire, & dont on a acquis la certitude par des épreuves multipliées.
- D’après ce réfumé , on conçoit aifément qu’il n’efi: peut - être point de circonftances où les propriétés de la Cheminée économique ne puifient trouver des applications également heureufes & falutaires.
- L’une de ces propriétés vraiment importante, & qui feule la rend préférable à toutes les inventions de ce genre , c’efP de pouvoir être placée facilement par-tout, & fixée pour ainfi dire a demeure, avec une entière fécu-rité contre la crainte des accidens du feu , parce que dans fon trajet , la
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- flamme réverbérée d’abord par la paroi fupérieure interne du foyer , & forcée enfuite de defcendre avec la fumée , pour chercher ion iflue inférieure , atténue & confume néceflai-rement toutes les parties huileufes & bitumineufes du bois de maniéré à n’en laiiTer prefqu’aucun réfidu fuligineux inflammable : qu’au furplus la fumée en fe repliant fur elle-même au fond de fon canal fouterrain, étouffe toutes les étincelles , de façon à n’en point élever dans fon iifue verticale.
- Ainii fécurité , fureté , accroît de chaleur, économie du bois , & dans tous les cas exemption de fumée & de vents coulis : tels font les avantages de cette Cheminée.
- Ils font le fruit du génie d’un homme juftement célébré , mais ils étoient nuis pour le public, privé jufqu’à pré-fenc de la connoiflance des moyens d’en jouir.
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- DESCRIPTION
- DU CBAUFFOIR,
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- CHEMINÉE
- DE PENSILVANIE,
- Coulée en fonte ^ & inventée par Franklin; avec des Obfervations fur les Fourneaux com.-pofés de plufeurs pièces*
- CHAPITRE PREMIER,
- De fa Compofition.
- Elle eft compofée de fïx Plaques : un* de fond , une de comble ,• une de front, une de dos , & deux de fanes,
- Au milieu de cette Cheminée eft adaptée une caijfe d'airÿ compofée de deux plaques:
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- elles font jointes en travers par cinq autres qui ont deux pouces & demi de largeur , & forment des tuyaux dans lefquels l’air circule & s’échauffe pour fe répandre dans l’appartement. L’air s’échappe par deux petites fcné*-ires qu’on a pratiquées dans les flancs.
- Toutes ces plaques font de fonte de fer, avec des moulures ou des rebords aux endroits où elles doivent fe joindre.
- Dès qu’elles font à leur place, deux menues verges de fer fuffifent avec leurs vis pour attacher toute la machine. En affemblant ces plaques, on garnit de mortier toutes les jointures , qui fans cette précaution , laifferoient des ouvertures à l’air de la caiffe , & à la fumée.
- Il y a deux autres plaques , mais celles-ci ne peuvent être que de tôle : l’une eft la cou-UJJe; & l’autre le régijlre.
- On peut ceintrer en bas & orner la plaque de front.
- Celle de fond s’avance à-peu-près de lîx pouces, & a un rebord qui contient les cendres.
- Le Traducteur de l’ouvrage anglais de M.r Franklin, a fait , fur les planches, quelques tranfpofitions de lettres indicatives, qui ont dérouté les leCteurs. Il leur a été impof-fible de bien, diriger les ouvriers.
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- Quelques curieux en ont tenté l’exécution ; les uns fe font fervis de mauvais matériaux ; les autres ont elfayé quelques changemens ; tous ont manqué l’effet jufqu’à préfent ; & nombre de préjugés fe font répandus contre l’invention.
- La defcription de cette Cheminée eft, dans' les œuvres de l’illuftre Franklin, un des objets les moins piquants. Cés œuvres font, par leurs principaux fujets , à la portée de peu de ledeurs & fes expériences fur l’éle&ricité abforbent communément tout leur intérêt.
- La grande économie de cette Cheminée qui pare d’ailleurs aux inconvéniens de la fumée & du feu , nous a paru de quelqu’im-portance. Plulieurs effais & un examen approfondi , nous mettent dans le cas d’expofer les moyens fimples de la faire exécuter (*).
- Nos planches font voir les dimenlions des Cheminées en tôle, dont celle en fonte nous a donné l’idée} elles conviennent toutes deux à une chambre de quatre a cinq toifes de long j fur à-peu-près autant de large.
- (*) Nous renvoyons à l’ouvrage de Mr. Franklin les curieux qui délireront connoître la conftruétion de la Cheminée en fonte , & fes avantages démontrés phifiquement.
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- Pour en donner le modèle aux ouvriers on doublera nos dimenfions } on les tracera fur du carton mince ; on les coupera } on les affemblera avec de la cire. Il n’y aura pas alors un Serrurier qui ne failiffe l’objet.
- On peut faire ces Cheminées en fonte comme l’indique M.r Franklin, & telles qu’on les fait en Penfilvanie : elles ont l’avantage de durer encore plus long-tems , mais peut-être exigent-elles trop de foins.
- Les pièces de fonte , toujours jointes & ferrées avec des écrous , ne fe ferment pas bien fans mortier. Le feu le defsèche } une fecouffe le détache : il faut en avoir toujours de réferve pour remplacer celui qui vient alfez fouvent à manquer. Si la fumée trouvoit le moindre paflage dans la caijfe d’air , elle n’en fortiroit que pour fe répandre dans l’appartement , & feroit perdre à cette invention , l’un de fes principaux avantages.
- Un fondeur de Ville-Dieu en Normandie, d’après notre eifai en tôle , a jette des plaques en fonte pour l’ufage de ces Cheminées ; mais , par une mauvaife économie, il n’a employé que du bois, au lieu de cuivre pour fes moules. Le bois s’effi déjeté malgré l’épaif-feur qu’il lui a donnée ; les plaques en font forties courbées, difficiles à joindre, & leur
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- épaifîeur n’étoit plus qu’une dépenfe inutile.
- Un Maître de forge doit mouler fur trois grandeurs : la première pour les cabinets, la fécondé pour les falons, les chambres à coucher & les anti-chambres ; la troifîéme pour de très-grandes pièces , telles que les falles d’Hôpitaux, de Spe&acles, les Bibliothèques, les falles de Maifons Royales , &c,
- Une entreprife précipitée échoueroit infailliblement } il faut attendre que les perfonnes qui ont de grands emplacemens défirent avoir des Cheminées en fonte.
- Alors il faudra déterminer une forme agréable & facile à monter folidement, en évitant les défagrémens dont les Poêles compofés de plufieurs pièces, font fufceptibîes.
- Comme la tôle s’échauffe plus vîte que la fonte ; que d’ordinaire on veut obtenir promptement de la chaleur, & que la plus grande partie en eft donnée par la caîjfe dtair, il nous femble avantageux de faire cette caijfe en tôle : mais fes volets ne doivent jamais être de fonte : ils feroient trop mafîifs & ne fermeroient pas bien,
- L’entreprife en fonte ne peut avoir lieu que lorfque le public fera convaincu , par l’ufage de cette Cheminée faite en tôle , de tous les avantages qu’elle a fur les différons Poêles, dont on fe fert en France,
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- Nous obferverons que dans la Tradu&ion françaife donnée par M.r Barbeu du Bourg, des œuvres de M.r Franklin , on voit que cette Cheminée diminue de l’avant à l’arrière forme un trapèze. Nous avons entendu .r Franklin blâmer cette erreur.
- Le régijlre ne fermera bien le paiïage à la fumée que dans un conduit reétangle.
- Il n’eft pas néceffaire que ce conduit ait, en longueur, toute l’étendue de la Cheminée, à moins qu’elle ne foit quarrée; mais il doit avoir au moins les deux tiers de cette étendue, & quelle qu’elle foit , cinq pouçes de largeur.
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- CHAPITRE II.
- Construction de notre Cheminée en T6k ( * ),
- CI>ETTE Cheminée conftruite en tôle coûtera un tiers à-peu-près moins qu’en fonte& exigera moins de bois : la tôle s’échauffe & fe refroidit plus vite , elle fait jouir plutôt de la chaleur qu’on defire , & fait foulfrir moins long-tems de celle qui déplaît,
- La tôle d’Angleterre eft trop dure : celle de Framont en Vôges , eft la meilleure de France & peut convenir; mais celle de Suède-eft bien préférable , moins pailleufe & plus malléable , & par cette double raifon , •«plus-facile au travail ; elle durera davantage , dç
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- coûtera moins de tems & de façon.
- Pour quelle foit de la plus longue durée
- ( * ) Nous avons dépofé à Paris , chez le fleur Dessene , les dîfférens modèles de nos Cheminées 5 ils font en fer-blanc , toute la méchanique s’y développe par pièce. On peut envoyer chez ce Libraire, un Ferblantier pour en faire de femblables ; il n’y aura pas un Serrurier de campagne , un Chaudronnier même que l’on ne puifle guider avec ce modèle»,
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- poflible, il faut qu’une feuille de tôle qui aura trente pouces fur vingt-quatre , péfe environ de 24 à 27 livres poids de mare.
- On fuivra cette proportion pour les feuille? plus étroites & moins élevées. Il faudra n’emr ployer celles qui péferont davantage qu’à faire la plaque de fond & celle du devant de Iq eaiffe d'air.
- *** f f
- On pourra s’adreffer à M.rs Lars , Korç & Compagnie, Négocians à Gottembourg en Suède, Us nous ont alluré qu’ils feraient volontiers fabriquer leur tôle, de la hauteur & de l’épaifTeur qu’on leur indiquera. Leurs caifies péfent environ 280 livres poids- de France. Leur tôle coûtera dans nos ports de la Manche , environ deux fous, de moins par livre,,, que celle de France, &: deux fous de plus dans l'intérieur du Royaume,
- Il faut la choifïr de l’épaifTeur de trois quarts de ligne, Plus mince elle fe déjete-roit, fe bruleroit, & la rouille , malgré tous les foins pofhbles, la rongeroit aifément. Beaucoup plus épaiffe, elle feroit trop dure & fe cafferoit au lieu de fléchir fous le marteau de l’ouvrier.
- Les deux fortes de tôle que nous venons de propofer , ne donnent aucune odeur \ elles peuvent fe polir & exigent peu de foins pour
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- les tenir propres. Il fuffit, au befoin, de les frotter avec une brofle trempée d’eau de favon, ou avec des cendres & de l’eau.
- Nous prévenons les ouvriers de fuivre exa&ement les dimenlions tracées fur nos planches. Elles font calculées & afTurées par l’expérience.
- Entre plufieurs feuilles de bonne tôle, on Planche coupera la plus épailfe pour en former la fg, plaque de fond.
- On y pratiquera les ouvertures , A pour l’entrce de l’air , & B pot r la fortie de la fumée. On formera fur le devant un rebord de fix lignes , & on rendra topte la pièce bien unie.
- En fuivant les lignes ponéluées CDE F,
- I QL, on élevera deflus avec des doux rivés, les deux plaques de flancs ; elles ont chacune vingt-hx pouces de hauteur.
- On percera les deux plaques de flancs à Fig. feize pouces & demi de haut, de M en P, pour faire une petite fenêtre à chacune N O P Q. On y attachera par une charnière un volet R, On percera encore deux trous S pour y paffer l’axe du régifre. On donnera au dos de la caifje d’air vingt - fix Fig, 4, pouces de haut & quinze pouces de large, ïî fera placé fur la ligne M N, fig, Z. On
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- laifTera pour le bien attacher, un petit rebord en bas & fur chaque coté ; on tracera fur ce dos fix diftances égales G pour y appli-Fis. 5. quel* cinq petites bandes A B G E ; elles auront d’abord chacune dix-neuf pouces & demi de long , fur trois pouces de large ; mais on en repliera un demi - pouce fur la largeur pour les clouer à ce même dos. On Fig. 6. donnera dix-fept pouces de haut & quinze pouces de large au devant de la caijfe et air* Il aura deux pouces & demi de moins que le dos.
- Fig. 4. On repliera de celui-ci la partie A B CD pour fermai: le fommet de la caijfe. Il eft fait en pente pour éviter que la fuie s’y amafTe & diminue le paffage de la fumée.
- Nous avons dit qu’entre plufieurs feuilles de bonne tôle , on choifiroit la plus épaiffe pour la plaque de fond.
- Il faut choifir auffi la plus forte d’après , pour le devant de la caijfe d'air, parce qu’elle doit être la plus brûlée , d’ailleurs la plus expofée aux chocs du bois & des chenets. On fera bien de doubler ce devant d’une petite feuille de tôle mince, de huit à neuf pouces de hauteur ; elle fera affujettie par les deux écrous du bas de la caijfe d'air* Dès qu’on s’appercevra que çette feuille fera
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- percée, on la remplacera facilement par une autre. On prolongera par ce moyen la durée de la Cheminée.
- On monte la caijfe à part. Le devant en doit toucher les bandes qui fervent de con- Ftf’6* du&eur à l’air. On l’aftujettit avec quatre chevilles , fig. i i... rivés au dos en M & bien ferrées avec, des écrous N, autrement la chaleur feroit bomber la tôle, & ouvriroit des jours à l’air qui ne circuleroit pas affez dans la caijfe. On attache cette caijfe MDNQ fig. z entre les deux plaques de flancs.
- On éléve enfuite fur la ligne CI fig. z le dos de la Cheminée ; c’eft une feuille de tôle Fig. 7. de vingt - fîx pouces de hauteur fur quinze pouces de largeur.
- Entre cette pièce & la caijfe d'air on aftiire le régiflre A B C D. C’eft une petite feuille de tôle , qui, à une ligne près , eft Fig. 8. de la même longueur & de la même largeur que le paiïage de la fumée B fig. z.
- Cette feuille eft attachée à un axe EF ou broche de fer qui pafte en S à travers les deux plaques de flancs , à leur demie hauteur , fig, j ^ un des bouts E de l’axe eft rivé, l’autre F eft garnie d’une clef ou d’une poignée de bois pour ouvrir & fermer le régiflre à volonté»
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- Toutes ces pièces bien attachées, on prépare le ckajjîs.
- Fig. g. lia vingt-fix pouces de haut & environ jfîx pouces de large. Il fait partie de deux pièces de tôle repliées fuivant le contour F G H fig. 20. Ces deux pièces fe joignent aux plaques de flânes. On couvre les jointures d’une petite moulure F. On en met pareillement; une de chaque côté aux angles G.
- Ces deux petites faces de deux pouces & demi de largeur, garnies de moulures, font faillantes d’un pouce fur la plaque de front % & donnent de la grâce au devant de la Cheminée.
- Le chafjis étant bien dreflc à égale distance en haut comme en bas, on y introduit Fig. t o. la coulijfe. C’eft une feuille de tôle B bien unie, de douze pouces & demi de hauteur. On fait entrer cette coulijfe dans le chajfis H, fig. z o ; elle doit fe hauflèr, fe bailler Pi. î. aifément à l’aide d’une bande F G attachée Flg’3' par une charnière G au milieu & au bas de la coulijfe. Cette bande ell: percée en E de cinq trous, qui par le moyen d’un bouton C rivé au bas de la plaque de front fig. z > peuvent la contenir au dégré déliré.
- A l’extrémité de la, bande de fer, on ville une poignée F de bois d’ébène ou de buis.
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- Le bois ne prendra jamais afîez de chaleur pour vous brûler la main.
- On pofe le front A B F D fur le chajjîs Fig. a H, PL i fig. z o. Les onglets entrent dans les rebords G fig. z o ou à la même place PL z fig. $ dans les fentes X.
- Les onglets font repliés dans l'intérieur de la Cheminée.
- Si la tôle eft épaiffe , on peut river la plaque de front fur les chajfis.
- On met enfuite le comble AB CD EF. Fig,4 Le contour en eft replié fur les petits rebords,
- & doit aufli être très -uni.
- Malgré les précautions de l’ouvrier , il refte toujours aux angles & dans les joints quelques fentes par oii fort , pendant les premiers jours, un peu d’air & de fumée.
- Pour s’en garantir , avant que de placer la Cheminée , on enduit les joints & les angles dans l’intérieur, avec du mortier fait de terre rouge & de creufet bien pilé.
- Les chenets A B C E n’auront que deux pouces & demi de haut} un des bouts fera garni d’une pointe ou d’un bouton A F, yls, 5 l’autre d’une barre C D d’environ cinq pouces , pour empêcher le bois de fe trop enfoncer ou de fe trop avancer.
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- CHAPITRE III.
- De la maçonnerie h faire pour préparer le lieu dejliné a placer nos Cheminées, de differentes grandeurs & dans toutes fortes d'emplacements.
- INF O U s fuppofons que la Cheminée de maçonnerie qui contient celle de tôle , a deux pieds trois pouces de profondeur , la nôtre alors ne dépaflêra point dans l’appartement.
- ( Voye-ç planche a, U plan fig. z .re & le profil fig- 6.)
- Pi. z. On creufe au milieu de l’âtre & contre le cœur fig- 6. A B de la Cheminée , une petite foffe C D E F à laquelle on donnera quatre pouces de profondeur , fur feize de long & douze de large.
- Pour conduire l’air extérieur A dans la caiffe Fis- B l’on fait un canal G. Il doit avoir cinq pouces de large & deux & demi de haut. Il paflTe à côté ou deffoiis la foffe D fuivant la direction d’oii l’on tire l’air : on laifTe douze , quinze on dix-huit lignes de féparation entre la foffe D & le canal G pour empêcher l'air de communiquer avec la fumée.
- Le canal fe fait en brique ou en plâtre : il faut tirer Fair d’un pied ou deux au-deffous de
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- fâtre. Si le rez-de-chaufsée efl trop peu élevé, on percera la voûte de la cave } l’on établira de cette ouverture au Soupirail un tuyau de quatre pouces & demi de diamètre pour tirer l’air du dehors»
- On relève l’âtre de l’épaifleur de deux briques C F. La fojfe D alors a fix pouces de profondeur.
- On la coupe en long vers le milieu par une bande de fer, large de trois pouces MNO P. Fig. Il reliera quatre pouces d’un coté & cinq de l’autre pour le paffage de la fumée.
- Sur le côté de la bande M O vers le cœur de la Cheminée , on éleve jufqu’au manteau X, fig. 6, un mur R S de l’épaifTeur d’une brique, & on ferme les côtés FI R, T S, c’efl par derrière ce mur que la fumée remonte dans le tuyau Y de la Cheminée , après être descendue dans la fojfe D»
- On bouche enfuite au niveau du manteau l’intérieur de la Cheminée avec une feuille de tôle ON, & mieux encore avec du plâtre , quand il fe trouve de bonne qualité»
- On pratique à ce plafond une irape qu’on ouvrira pour le balayer.
- On enduit la partie de l’âtre M L 3F Z X O d’un mortier compofé de plâtre & de terre rouge \ & deflus, on pofe notre Cheminée de
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- manière que les trous de la plaque de fond correfpondent avec la fojfe & le canal : cçtte plaque s’afîujettit avec des doux , & mieux encore avec des pâtes. Dès que le mortier elt fec on peut allumer le feu.
- Pi, 3. Dans une Cheminée peu profonde , mais Flg' 1 ' dont le mur eft épais, on creufe le milieu dé ce mur un peu au-deflus du manteau jufqu’au bas de la fojfe.
- Nous fuppofons ici qu’on peut donner a Ce creux huit pouces de profondeur * & dix-huit pouces de largeur.
- La moitié de la fojfe entre dans le mur , & pour le relie on fuit le même procédé que ci-devant.
- Si quelqu’obftacle s’oppofe à ce que vous creu-* fiez le mur de la Cheminée, vous ne donnerez Fi& *• k la fojfe que lix pouces de largeur, au lieu de douze \ mais vous la prolongerez jufquà l’un
- des
- ( * ) Au défaut de cette profondeur , on fera paffer la fumée par un des flancs & même par les deux ;• voye[ pi. 3 , fig. 1 S' 3. Si l’on ne veut pas avoir dans les flancs un tambour , on fera toujours entrer la fojfe dans le creux du mur , de deux pouces de moins que n’aura ce creux ; c’ell-à-dire , que s’il a J pouces , il n’y entrera que de cinq, s’il en a lix, que de quatre, &c.
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- des coins ; & pour n’être pas gêné, fi la Cheminée eft étroite , vous choifirez le coté oppofé à la main du régifre. Dans ce coin & fur toute la largeur de la fojfe , vous éleverez , en briques plates jufqu’au plafond, un tuyau B , dont l’un des côtés aura par dehors huit pouces , & l’autre dix.
- L’intérieur offrira pour lors à la fumée un paflage d’environ quarante-huit pouces quarrés.
- Si la Cheminée de maçonnerie eft afîez pi. large, on peut diftribuer le paflage de la fu- Ftg' mée en deux parties : le coup d’œil en fera moins défagréable. On prolongera la fojfc juf-qu’aux deux coins de la Cheminée ; les tuyaux B , B ne doivent avoir alors dans leur intérieur que fix pouces de long fur quatre & demi de large.
- Dans une Cheminée profonde on peut encore fuivre cette méthode.
- La plaque de dos , échauffant l’intervalle qui refte entre elle & le cœur de la Cheminée , renverra plus de chaleur dans la chambre.
- Notre Cheminée peut fe placer par-tout , ^ dans une encoignure, dans une niche & même 5 & entre deux fenêtres. Lorfqu’elle n’eft pas en-caifsée, elle échauffe beaucoup plus, mais on modère aifément cet excès.
- Si la Cheminée eft bafle , profonde &
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- étroite , notre Cheminée y feroit encaîfsée , & l’on ne profiterait pas de toute la chaleur ; il faut alors l’avancer dans la chambre, ou faire le facrifice du manteau & des côtés de la Cheminée.
- Pour la commodité , on peut mettre à la place du manteau, une tablette foutenue par les côtés avec deux elfes.
- Si notre Cheminée fe trouve éloignée d’un tuyau de cheminée, celui qui part de la fojfe pour le joindre, aura , dans fon intérieur , la maçonnerie non comprife, environ quarante-huit pouces quarrés de furface.
- Une plus petite ouverture obligeroit à bail-fer un peu la coulijfe , & l’on n’auroit pas l’agrément de voir le feu.
- Dans une très-grande pièce , on pourra fe fervir de la Cheminée, pl, fi , fig. z , en y entretenant un feu modéré , l’on aura en peu de tems, la chaleur de huit à dix degrés ( *) au thermomètre, & l’on jouira du plailir de voir le feu , de côté comme pardevant.
- Si la Cheminée, pi. fi , fig. z ell placée dans une Cheminée ordinaire, on fera la caijje
- ( * ) Cette chaleur fuffit en hiver , à un degré de plus elle devient infupportable , 8c même nuifible.
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- d'air comme celle de la Cheminée quarrée, pl. j ^ fig. j , & avec les mêmes dimenfions. L’air échauffé fortira par deffus le comble,
- Il y aura une petite coulijfie B , pl. 4,, fig. a , pour diminuer le paffage à l’air échauffé, fuivant le befoin , ou le fermer fi le feu s’éteint.
- Si cette Cheminée eft placée dans une niche , on pourra faire fortir l’air échauffé à travers une piramide à jours , pl. Ar, fig. 6.
- On mettra un Régifire dans le piédeftal de la piramide pour ouvrir ou fermer le paffage de l’air échauffé. ( * )
- Cette Cheminée toute unie eft cependant fufceptible de beaucoup d’ornements, on peut appuyer au piédefial des groupes dorés ou argentés*
- On peut en orner le contour du comble , la piramide & les bandes qui fervent à lever les cotdijfies , & rendre cette Cheminée auiïi agréable qu’utile.
- Si on l’établit au milieu d’une falle ou contre
- ( * ) Il faut au tuyau de la Cheminée , à celui qui traverfe le mur & s’élève jufqu’au toit, quatre-vingt pouces quarrés d’ouverture ou à-peu-près , s’il en avoit moins , les trois coulifles ne pourroient pas refter ouvertes à la fois , & l’on ne verrait pas aflfez le feu.
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- une cloifon , ( * ) il faudra conftruire fous le plancher , le tuyau de brique ou de plâtre. Il aura huit pouces de largeur , fur fix de profondeur.
- pi, Cette Cheminée, doit, pour l’agrément du *T97& coup d’œil, être à-peu-près quarrée, & chaque *0, côté avoir environ deux pieds.
- Il deviendra utile d’en orner le comble d’un vafe percé à jour , à travers lequel s’exhalera par le haut, l’air échauffé de la caijfe. S’il s’exhaloit par les côtés , une perfonne délicate ne pourroit s’affeoir auprès ; elle le refpireroit trop dilaté, trop raréfié.
- Pi. 3. Du milieu de la caijfe on ajoutera obli-*'e' 3' quement, un tuyau de tôle dont l’ouverture communiquera dans Vurne pofée fur le comble: ce tuyau doit être proportionné à la grandeur du courant établi dans la caijfe.
- Il eft bon d’obferver que le pied d’une
- (*) Si la Cheminée eft adoflee à une cloifon, l’on peut échauffer la chambre voifine. On adapte un ruyau rond ou ovale de quatre pouces de diamètre au dos de la caiffe d’air. Il traverfe le paffage de la fumée, [ Voye\ PL 3.] Dès que la première
- pièce eft allez échauffée, on ferme les volets de la caijfe d’air & l’on ouvre ce tuyau pour échauffer la fécondé;.
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- urne, à jour , pour être proportionné à une grandeur convenable , n’auroit pas autant de largeur qu’il feroit néceffaire pour profiter de tout l’air échauffé que fourniroit la caijfe, fur-tout fi l’entrée du canal de l’air efl pris d’une cave ou expofé aux vents du nord , parce qu’ils pouffent dans la caijfe avec plus de violence ; mais on peut y fuppléer par deux tuyaux conflruits fous 1e comble , les faire Communiquer avec celui de la caijfe d'air , les diriger fur le devant du comble & les terminer par deux boules percées a jour y ou par tout autre ornement qu’on pré-féreroit aux boules.
- Une pièce un peu vafte exige une Cheminée plus grande que celle dont nous avons donné les dimenfions} mais la caijfe d’air ne doit jamais avoir plus de trois pouces & demi de largeur , l’air n’auroit pas le tems de s’échauffer entre des plaques plus éloignées.
- Dans les falles d’Hôpitaux & de Manufactures , on aura vers le haut de chaque croifée une vitre à fouJJLet pour fe délivrer promptement d’une trop grande chaleur.
- Dans une pièce ordinaire , fi l’on ne veut pas de ce moyen, on le fuppléera par un volet pratiqué au tuyau de la Cheminée près du plafond. On peut profiter de cette cha»
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- leur en s’en débarraffant ; il faut faire au plafond une petite ouverture de quatre pouces en quarré, de la même manière que font les traîtres ou judas au plafond des boutiques des Marchands ; par cette ouverture , la chaleur fe répandra dans la pièce au-deffus & l’échauffera autant qu’on le délirera.
- Lorlqu’on voudra de plus grandes dimensions que celles-ci, l’on donnera toute l’étendue de la Cheminée à la caijj'e d'air. On la divifera comme la fig. z o , PL 3. Cette caijfe aura trois pouces & demi de largeur; on biffera cinq pouces entre le comble & le fommet du dos de la caijfe. La Cheminée ne peut guère avoir plus de trente ou trente-deux pouces de hauteur. Le dos de la caijfe d’air en aura de vingt-cinq à vingt-fept, l’air échauffé fortira par-deffus le comble à travers un ornement à jour. Voyer^ PL 4> fig. G.
- Une pareille Cheminée fuffit pour échauffer en peu de tems une galerie. Une de ces Cheminées de deux pieds en quarré , ou Suivant la fig. g, PL 4, feroit un très-bon effet dans le milieu d’une falle , ou placée entre deux pilaftres , dont l’intérieur feroit creux. Ils ferviroient au paffage de la fumée, feroient Saillants de trois ou quatre pouces au plus fur le mur de la falle.
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- Leur intervalle peut être plus enfoncé pour recevoir la queue de la Cheminée ; une petite tablette de marbre , pofée entre ces deux pi-laftres , Cacherait cette queue, & l’on pour-roit garnir le delfus, d’une glace qui réfléchi-roit les ornemens placés fur la Cheminée. Elle pourroit être remplacée pendant l’été par une table , en bouchant les trous de l’air & de la fumée.
- Cette difpofition feroit pins avantageufe au dévoyement des tuyaux de Cheminées qui n’auroient plus befoin alors d’être aufh larges. On allégeroit par ce moyen nos maifons, de plufîeurs tuyaux adoffés l’un contre l’autre , & qui tiennent trop de place dans les chambres du fécond & du troifiéme étage.
- On n’auroit plus befoin d’avoir, en dehors, des tuyaux de cheminées de quinze ou vingt pieds de haut. L’on ne craindroit pas leur chûte , & l’on aurait plus de facilité pour les balayer. Il fuffiroit que ces tuyaux dépaf-faflent le toit feulement d’un pied; l’on n’au-roît pas à craindre que la fumée d’une cheminée defeendit dans l’autre.
- On aurait feulement la précaution de mettre fur chaque tuyau, un petit chapiteau de tôle peinte , monté fur quatre baguettes de fer, d’environ fix pouces de longueur.
- B iv
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- ( H )
- 6e chapiteau ferviroit à parer les coups de vents violents qui pourroient quelquefois refouler la fumée dans le tuyau de la Cheminée, fur-tout li il fe trouvoit appuyé contre un mur.
- Lorfque deux pièces font contiguës, il eft rare que l’on puiffe faire en même tems du feu dans les deux Cheminées fans être incommodé de la fumée dans l’une des pièces. On n’éprouvera pas cette incommodité avec notre Cheminée ; l’on peut en mettre une dans une pièce , elle empêchera l’autre de fumer ; l’on peut auhi en mettre une dans chaque pièce même deux dans une feule.
- Bien des mailons ont des Cheminées adoC fées Tune à l’autre , la fumée fort par un tuyau commun, & lorfque le feu domine dans l’une , il fait néceffairement fumer dans l’autre.
- Nous confeillons de n’y point placer une de nos Cheminées, à moins qu’on ne trouve moyen de lui donner une iffue particulière, par un tuyau en brique plate ou en tôle.
- Nous en avons cependant fait placer une au premier étage & qui réuïïit très-bien, la fumée ayant fon iffue par le tuyau d’une cheminée de cuifine placée au rez - de - chauffée : mais il en réfulte l’inconvénient de déplacer notre Cheminée chaque fois qu’on balaye l’autre.
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- ( 1? )
- Il ne faut donc faire ufage de ce moyen que lorfqu’il y a impoffibilité de faire autrement.
- Il ne faut pas s’effrayer de la dépenfe de maçonnerie que la conftru&ion a&uelle de nos bâtimens exigera, par la difficulté de fe procurer un courrant d'air dans nombre de nos chambres. On fera bien dédommagé à la fuite par l’économie qui en réfultera.
- Notre Cheminée pourrait, à peu de frais, procurer, dans les ferres chaudes 6c dans les falles deftinées à faire éclore des poulets ou des vers à foie , les avantages qui peuvent imiter le mieux tous ceux de l’air libre & pur des champs, pendant le printemps ou l’été.
- Notre Cheminée, en économifant le bois, fournira trois élémens ; le feu, l’air & l’eau même , fi on le veut.
- On élevera fur le comble, un rebord de trois ou quatre pouces ; l’eau y recevra une ébulition fuffifante pour corriger la fécherefle. Le feu fera réglé facilement au thermomètre*, & le renouvellement continuel de l’air donnera une qualité plus rapprochée de la nature , à cette chaleur faétice.
- Les plantes & les fleurs ne peuvent qu’y gagner de la faveur 6c du parfum.
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- Peut-être les vers à foie pourroient-ils s’é~ lever dans plus de climats : tous les climats qui feront favorables aux Mûriers , feront modifiés aujourd’hui pendant la faifon critique , pour les autres caufes qui intéreffent la confervation de ces reptiles délicats.
- Il faut que dans leurs falles & dans les ferres chaudes, notre Cheminée foit plus baffe, 6c plus profonde. La plaque du comble, étant moins élevée, fera plus frappée par la flamme, 6c s’échauffera plus vite. Il faut bien peu d’ouverture au feu dans ces fortes de falles, où l’on n’a pas à délirer de fe récréer la vue.
- La Cheminée étant plus profonde , le comble en aura plus de fuperficie , 6c l’eau plus d’évaporation.
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- CHAPITRE IV.
- De la manière de conduire le feu.
- ïL faut pofer le bois, autant quon le peut, fur le devant des chenets, afin que la flamme, s’élevant par derrière , échauffe mieux la plaque.
- Le bois verd , s’enflammant trop peu, convient moins dans notre Cheminée que dans toute autre.
- Quelques perfonnes ont eu à fe repentir d’avoir confommé du bois verd , comme d’avoir trop pouffé le feu & brûlé l’air qui doit être feulement échauffe.
- Pour forcer plutôt la fumée vers le paffage qui lui eft deftiné , on brûle d’abord du menu bois ou des copeaux qui s’allument promptement , & on baiffe la couüjfe , en lui laifl'ant à-peu-près deux pouces d’ouverture.
- Elle fert ainfi de foufHet : mais bientôt après on la relève afin d’avoir le plaifîr de voir le feu, & de tifonner aifément.
- On ouvre en même tems les fenêtres de la caijfe qui n’a pas tardé à s’échauffer, & l’on ferme le régiftre à moitié. Le courant d’air qui s’établit, chaffe la fumée dans fon
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- .(18)
- canal. On nourrit enfuite le feu avec de plus gros bois. Le plus dur fe renouvellant le moins fouvent , & produifant le moins de fuie, fera le plus commode & le plus avantageux à employer.
- Par les grands vents, le courant d’air eft plus violent, & le bois fe confume plus vite ; il fuffira pour y remédier , de fermer un peu le règijlre ou les volets de la caijfe.
- Dans les Provinces où l’on ufe du charbon de terre ou de la tourbe, on aura une grille, Pl. j fîg. z i , en forme de caifle, elle contiendra le charbon ; elle aura dix pouces de hauteur & fera élevée fur quatre pieds d’environ trois pouces. Le devant A B C D fera de fix pouces} on pourra y jetter aifément le charbon , fans déranger la grille. Le dos E F G H fera de quinze pouces , & l’inter-vale du dos au-devant en aura fept ou huit* On placera cette grille ( * ) à deux pouces de la caiffe d’air.
- Le charbon de terre & la tourbe ne peuvent pas incommoder ici comme dans les cheminées ordinaires ; les vapeurs en font chaffées par fair de la caijfe, dans le paffage de la fumée.
- (*) La grille doit être proportionnée à l’ouyertur© de la Cheminée.
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- D’après l’efTai que nous avons fait du charbon de terre, nous ne confeillons pas de l’employer ; il s’allume trop lentement, & s’éteint trop vite : quand il eft allumé , il donne un coup de feu fi violent qu’il calcine la tôle & la met en peu d’années hors d’état de fervir. Dès qu’il eft éteint, la tôle fe refroidit vite aufti, & li l’on n’a pas l’attention de fermer la caijfe d'air, cette caijfe. fouffie bientôt un air glacial.
- Il faut donc pour employer le charbon de terre , attendre que les maîtres de forge aient coulé nos Cheminées en fonte. La fonte réfifte au grand feu & conferve longtems fa chaleur. Alors nous pourrons apprendre peu-k-peu à gouverner le charbon de terre , qui exige des attentions particulières auxquelles le dernier valet ne manque point dans les pays ou tout le monde en brûle.
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- (3°)
- CHAPITRE V.
- Des avantages de nos Cheminées pour Véconomie du bois & le renouvellement de Pair.
- L ’a I R de la chambre que le feu attire & brûle dans le foyer, fuit la fumée dans un paffage étroit & tortueux. Les plaques qui le forment font bientôt échauffées allez pour contribuer avec la flamme à confumer la fumée.
- Nous avons recommandé de faire flamber d’abord quelques copeaux en allumant le feu : non--feulement la flamme échauffe promptement toutes les plaques , mais en tournant derrière la caijfe d'air, elle nétoye le conduit & defféche le peu de fuie qui auroit pu s’y former la veille. Ainfl les parties hui-' leufes , les parties combuftibles de la fumée, fe diffipent, & la plupart des terreufes tombent en vraies cendres dans la fojfe de ce paffage.
- Au bout de deux ans, & nous en avons fait l’expérience , le tuyau de la Cheminée étoit verni feulement d’une couleur brunâtre par le gaz de la fumée. Ce verni n’offroit
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- pas d’épailfeur a l’œil, & conféquemment ne pouvoit s’enflammer. Il n’eft pas communément très-dangereux que le feu prenne à la Cheminée } mais eft-ce un léger avantage que d’être a l’abri de l’inquiétude & du défordre qui en réfultent.
- Ce qui n’eft guère d’un moindre prix, c’eft de ne pouvoir pas être incommodé par la fumée. L’air fupérieur en refoule quelquefois le gaz fur le plafond pratiqué dans la Cheminée , mais ne peut lui faire reparcourir tout fon pafîage pour le répandre dans l’appartement.
- Les ouragans empêchent bien quelquefois la fumée de s’élever par fa route ordinaire , & alors elle reflue par légères bouffées.
- Il fuffit pour remédier à cet inconvénient allez rare, de fermer un peu le régifire & de bailler la couüjfe d’un cran ^ mais, en la baillant plus encore,, s’il étoit nécelïàire, on formerait un foufîlet dont la force multipliée par l’aéfivité du feu, rechafteroif bientôt le vent le plus violent.
- Dès que lafojfeïe remplira, que les conduits feront engorgés, on s’en appercevra par de petites bouffées de,fumée, qui obligeront de tenir la couüjfe un peu baiffée.
- Alors le tems approchera de lever la Che-
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- minée & d’ouvrir la trappe du plafond (*). Un bouchon d’épines attaché au milieu d’une corde fuffira pour nettoyer le conduit ^ un petit balai fera tomber la fuie amafTée fur le plafond>
- Vous refermerez la trappe & pour replacer la caijfe vous enduirez l’âtre d’un nouveau mortier.
- Si par un accident étranger le feu prenoit dans le tuyau de la Cheminée, vous vous en rendriez maître en fermant le régifire & la coulijfe. Fermez-les encore toutes les fois que vous fortirez de votre appartement : le feu s’étouffera peu-à-peu, mais la chaleur fe concentrera dans la boîte ôc entretiendra celle de la caijfe d'air.
- (*) Si notre Cheminée eft placée dans une niche ordinaire , ou telle que la fig. 5 PI. 4 , la trappe doit être au-deflus des conduits au niveau du plafond } fur le devant ou fur le côté de la niche. On peut couvrir le volet d’une toile peinte ou d’un tableau.
- Notre Cheminée ejf-elle pofée contre un mur ifolé fur une cour ou fur un jardin, fi le bas de la fojfe efl à hauteur du terrein, on fait une portière en dehors pour nettoyer la fojfe. On fait de même une portière à la hauteur du plafond , alors on peut nettoyer les conduits fans rien déplacer.
- Cette
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- Cette caijfe procure un air égal & doux (*), un air pur qui ne fort pas en entier par le paflage de la fumée, & qui , pénétrant la boiferie & les murs, les defleche , les con-ferve , corrige le piquant des vents coulis dont on connoît le danger , ainfi que celui de l’humidité , pour les fluxions, les rhumes & les rhumatifmes.
- Les Chinois ont un proverbe, qui peint à la fois la rapidité , la violence & le piquant des vents coulis : il faut s’en garantir difent-ils, comme de la pointe d’une flèche.
- Un Médecin célèbre & favant obfervateur cité par M. Tifl'ot , dans l’Avis au Peuple , Ch. VII ^ a dit : les rhumes tuent plus de monde que la pejle.
- M. Franklin afliire que , durant quatre hyvers confécutifs , lui , fa famille & fes
- (*) Dans les momens où l’on veut jouir d’un feu brillant, il effc effentiel de fermer aux trois quarts les volets de la caijfe d’air ; autrement la température de la chambre feroit bientôt brûlante , & malfaine. Mais plufieurs raifons combattent à l’envie , la fantaifie des perfonnes qui aiment les grands feux ;• ils fatiguent la vue , agitent le fang , refferrent les pores & defféchent la peau , nuifent ainfi à la beauté comme à la fanté, & hâtent les rides avec les infirmités de la yieillefTe.
- c
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- amis , ont éprouvé que l’air fans cefTe re-nouvellé de fa Cheminée., les avoit rendus moins fenfibles * & les avoit meme endurcis au froid.
- Nous avons fait la même expérience pendant Fefpace de deux ans. Nous avons remar-f qué pour tout inconvénient, que les perfonnes délicates avoient la refpiration gênée de la trop grande chaleur à laquelle nous afons lailï’é quelquefois monter notre thermomètre; mais nous le ramenions promptement au dégré défiré, en ouvrant une fenêtre ou une porte.
- Auffi penfons-nous quil ne faut pas calfeutrer les fenêtres : il n’eft pas moins agréa-* ble qu’utile de pouvoir les ouvrir * l’hyver même à fon gré.
- L’on n’ignore pas que des indifpofitions & des maladies mêmes, ont leurs fourees dans l’air trop chaud & trop peu renouvellé des fourneaux & des poêles, dans l’air inégal de ces pièces 1 où, grillant d’un côté, l’on n’en gèle pas moins de l’autre , enfin & c’efL le plus répugnant, dans l’air corrompu par la tranfpiration & l’haleine des hommes. On fçait que le plus propre & le plus fain d’entre nous.* gâte quarante - huit pieds cubes d’air en une heure.
- Nous ne nous afTemblons donc pas, dans
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- 030
- nn lieu renfermé ^ fans nous nuire un peu chaque fois ; & il n’eft pas d’année où l’on ne puiffe compter des milliers de vidâmes du peu de précautions que nous prenons en nous réuniffant.
- De quelle utilité ne feroit point dans les failés de Spedacles & dans les Manufadures* dans les antichambres (*) & les falons même de la bonne compagnie , un courrant d’air qui en enveloppèroit fans cefTe & en emporterait les exhalaifons corruptrices?
- Quel fervice les villes ne rendraient-elles pas aux troupes, en adoptant notre Cheminée pour les Hôpitaux & les Corps-de-gar des ? on y diminuerait la confommation du bois au moins de moitié.
- La dépenfe prenfiete rie tarderait pas à être couverte, & le profit feroit bientôt fur-paffé par le bien qui 'fen réfukeroit.
- Ces avantages nous femblent réunir l’agré-
- (*) Bien des Maifons en province fur-tout, n’ont qu’une antichambre, fouvent près de la cuifine, & elle fert de fille à manger. On y refpirc pendant le repas une odeur défagréable : il ne faut pas compter pour peu j contre l’odorat & la fanté , l’huile & lur-tout la chandelle qui mephîtifent l’air aufli , quand il n’a pas beaucoup de jeu;
- Ci}
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- ment & Futilité , & acquièrent plus de prix encore pour les malades. On ne fera pass obligé de refroidir leurs chambres pour les purifier & elles feront purifiées fans cefife. On aérera plus fouvent leurs draps , enfin, en les garantiflant du grand jour , on les délivrera des rideaux qui les attriftent, & on les foulagera d’une partie des couvertures qui les chargent.
- On fait généralement aujourd’hui que les émanations putrides fe concentrent dans les couvertures & dans les rideaux , fur - tout lorfqu’ils font de laine.
- Alors les malades n’empoifonneront plus leurs gardes & ne s’empoifonneront plus eux-mêmes par leurs vapeurs peftilendelles.
- Si l’on peut tirer l’air du côté oppofé au Soleil, c’eft-a-dire , du Nord-eft au Nord-oueft , & qu’on ne loge pas dans un fond, la caijfc qui fournit pendant les frimats , une chaleur fi pure & fi douce , répand un air frais & délicieux , un air tonique & fain pendant les chaleurs accablantes de l’été.
- Il faut alors fermer la coulijfe , ouvrir la caijfe & la vitre à foufflet.
- L’air le plus chaud étant le plus raréfié , le plus léger , efi: celui qui s’élève le plus. Si vous lui donnez une ilfue vers le haut.
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- & que vous fermiez celle de la Cheminée, il fera cliafîe par l’air frais qui s’évaporera lui -même après avoir perdu fa fraîcheur , après avoir redonné du ton à nos fibres que les feux de la canicule affailTent,
- REMARQUE.
- Nous fommes perfuadés par nombre d’ob-fervations , que l’on pourroit fe garantir de la fumée dans prefque toutes les Cheminées.
- On connoît les tuyaux d’air , mais les uns produifent un air trop chaud , un air brûlé même , & dangereux aux perfonnes délicates \ les autres foufflent un air glacial & confirment trop de bois.
- Il y a peu de pièces oii l’on ne puilfe établir une communication avec l’air extérieur qui formant un courrant par la Cheminée , emporte & chaffe la fumée au dehors.
- Pour rendre cet effet plus avantageux, nous P[ propofons ici de faire conftruire au milieu 3 de l’âtre, une caiffe ou un canal tournant de trois pouces de profondeur , couvert d’une forte tôle bien fcellée aux côtés & au milieu.
- L’ouverture du tuyau dans la fille doit avoir au moins trois pouces de diamètre : on donne au canal deux ififues, une à cha-
- C iij.
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- cun des côtés extérieurs de la Cheminée. On y adapte des foupapes à charnière, pour les ouvrir plus ou moins fuivant le befpin. Ainfi Ton fe procurera toujours un air doux & fuf~ fifant pour chafTer la fumée.
- Mais dans cette cheminée , Ton confoRimera toujours au moins deux fois autant de bois que dans la nôtre.
- On aura ^attention de tirer Pair du defTous : en Je prenant horifontalement il auroit beau-; coup moins de force.
- Nota. On pourra s’adreffer au fleur l’Huillier „ Maître Serrurier à Nancy , rue des Tiercelins.
- A Lunéville , chez le fieur Glaife fils , Maître Serrurier , pour les petites Cheminées.
- Ces deux Artifles font au fait de cette mécanique.
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- EXPLICATION
- DES PLANCHES.
- PLANCHE
- H E M l N É E ordinaire , dans laquelle eft placée une Cheminée de tôle. Profil de l’atre ou du plancher. Coupe de la folle creufée dans l’âtre.. Voye^ le plan , planche z^fig. z , & le profil pL z, fig, 6, La fumée def-cend dans cette fofle & remonte dans, le tuyau de la Cheminée , par derrière le mur en briques plates , R S.
- Maçonnerie de deux briques d’épaif-feur, pofée fur l’atre dans toute l’étendue de la Cheminée,
- Canal de l’air, il vient du dehors , & communique au bas & au milieu des, féparations de la caille d’ah\ Voye^ pL z y le profil 6, A G,
- Coupe d’une folle prolongée juf-qu’aux deux Coins de la Cheminée^ Veyei pl- 3 , fig- g.
- tiïgure i,
- A B,
- G,
- C V,
- F.
- H»
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- S T.
- Figure a.
- A.
- B.
- M D N Q. D Q.
- FEDCIQL.
- Figure 3,
- N O P Q.
- R.
- S.
- ( 4°)
- Tuyaux en briques plates élevées fur la fofTe dans les deux coins de la Cheminée, C’eft par ces tambours que remonte la fumée dans le tuyau de la Cheminée après être defcendue dans la fofle.
- Plaque de fond,
- Pafîage de l’air du dehors, il monte & circule dans la caifTe. Voyelle profil planche z, fi g. G.
- Paflàge de la fumée pour defcendre dans la fofle.
- Emplacement de la caille d’air.
- Rayon de l’arc, E D, Il eft de quatre pouces & demi.
- Lignes ponâuées , elles marquent le contour des plaques de tôle qui forment la Cheminée.
- Plaque de flanc déployée , il y en a deux , elles s’attachent fur la plaque de fond. Figure z, fuivant les lignes , CDEF&LQI.
- Fenêtre de la caille d’air, il y en a deux.
- Volet pour fermer la fenêtre.
- Trou pour le paflage de l’axe du régiftre,
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- ( 41 )
- Plan de la cailfe d’air , placée entre les deux plaques de flanc.
- Plaque du dos de la caille d’air.
- Partie que l’on rabat obliquement fur le devant de la caille d’air pour en fermer le fommet.
- Trous pour le palPage des vis.
- Efpaces féparées par cinq petites plaques , fig. g.
- Petites plaques ou bandes de tôle , il y en a cinq. On attache leurs rebords avec des doux rivés entre les intervalles fur la plaque du dos de la caille d’air , fig. 4.
- Plaque du devant de la caille d’air.
- Écrous. Ils ferrent les vis qui palîent à travers la caille d’air.
- Plaque de dos. On l’attache avec des doux rivés aux deux rebords des plaques de flancs,
- Régiltre. Il fert à fermer plus ou moins le palfage à la fumée.
- Axe du régilf re attaché à une feuille de tôle de la longueur & de la largeur du palfage de la fumée. Voye£ S , pl z , fig. 6.
- Nota. Le régiflre eft à notre Cheminée , pour l’économie & pour la
- N M D Q.
- Figure 4.
- A B C D.
- M.
- G.
- Fig. 5.ABCD.
- Figure £.
- N.
- Figure 7.
- Figure S.
- E F.
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- (4l)
- commodité , ce quelt le gouvernail a un vailTeau.
- Figure 5. Plaque déployée. Il y en a deux , elles fervent à conlîruire le chaffis, & font faillantes fur le front dont elles font partie, en fuîvant dans leur con-» tour la ligne F G H, Fig, io,
- Y. Petites fentes faites au cifeau dans le rebord , les onglets de la plaque de front, PU z , fig. z , entrent dans ces fentes & font repliés fur ce bord daqs. l'intérieur de la Cheminée,
- Quelques Serruriers appliquent touÇ fimplement la plaque de front fur les, rebords avec des doux rivés.
- Figure to. Côté du devant de la Cheminée, C’eft la même chofe que la fig. $ r replié fuivant la ligne F G H , qui forme le rebord & le chaffis dans le-? quel fe meut la couliffie.
- Broche de fer avec une vis & un écrou, il y en a quatre , elles fervent à ferrer les deux plaques de la caille d’air,
- Figure z z,
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- Figure t.
- (43 )
- PLANCHE 11,
- P LAN d’une Cheminée en maçon-nerie , dont l’âtre eft préparé pour y pofer une Cheminée de tôle.
- Cœur de la Cheminée.
- Fofie de fix à fept pouces de profondeur.
- Plate-bande de fer , pofée fur le milieu de la folTe.
- Mur de l’épaifleur d’une brique , il s’élève jufqu’au manteau de la Cheminée. Voye £ N S , fig. G.
- Ouverture du canal qui conduit l’air du dehors , dans la caiffe.
- Place enduite de mortier fur lequel on pofe la Cheminée.
- Plaque de front. On l’applique contre le chafiis Y. PL i , fig. q.
- Petits onglets. Ils entrent dans les rebords G H , fur lefquejs ils font repliés intérieurement. Voye^planche *.re , figure 2o.
- Bouton fervant à arrêter la bande
- A B.
- C D E F.
- M. N O P
- H R S T.
- G.
- M L K Z X O. Figure a.
- N.
- <s.
- qui tient à la couliffe.
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- "Figure g.
- E.
- F.
- Figure Jj.. Figure 5.
- Figure 6.
- A.
- B.
- C F.
- P.
- G.
- (44)
- Vue & profil d’une bande de fer '•percée de plufieurs trous , au bas , elle a une charnière & au haut une poignée de bois , elle eft attachée à la couliffe Q C vue de profil.
- Trous dans lefquels entre le bouton C de la plaque de front.
- Poignée de bois, de buis ou d’ébêne.
- Plaque de comble.
- Chenet. Il y en a deux , fur lefquels on pofe en travers une petite barre pour contenir le bois.
- Profil d’une Cheminée de tôle, placée dans une cheminée ordinaire.
- Entrée de l’air en dehors le mur ; on y pofe une petite grille de fil d’ar-chal pour empêcher les fouris & les oifeaux d’y faire leurs nids.
- Caiffe dans laquelle circule & s’échauffe l’air.
- Maçonnerie de deux pouces ou de deux briques d’épaiffeur pofées fur l’âtre dans toute l’étendue de la Cheminée.
- Foffe dans laquelle defeend la fumée pour remonter dans le tuyau Y.
- Canal de l’air.
- Fenêtre de la caiffe d’air. Il y en a une de chaque côté par où entre dans
- I.
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- Fappartement l’air qui s’eft échauffé en circulant dans la caiffe.
- Régiftre. On le tourne plus ou moins fuîvant le paffage néceffaire à la fumée.
- Mur d’une brique plate d’épaiffeur. Il eft élevé fur une bande de fer qui traverfe le milieu de la foffe.
- Plafond en tôle. Il ferme le tuyau Y au niveau du manteau X excepté le paffage à la fumée : on le fait aufîi en plâtre.
- Tuyau de la Cheminée, dans lequel remonte la fumée pour fortir dehors, après être defcendue dans la foffe.
- PLANCHE III.
- HEMINÉE de tôle appuyée contre le cœur d’une cheminée en maçonnerie ; une partie de la foffe eft creufée dans l’épaiffeur du mur.
- Foffe creufée dans l’âtre contre le cœur de la Cheminée. Elle efl prolongée jufqu’au coin B. Dans ce coinv> on éléve un tuyau en briques plates , c’efl par ce paffage que remonte la fumée dans le tuyau de la Cheminée.
- s.
- N S.
- O N
- Y.
- Figure ?
- Figure Z
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- Figure gi
- Figure 4*
- Figure 5»
- Figure 6'.‘ Figure 7.'
- Figure 8.
- Figure ,9. Figure 1 o.
- On peut prolonger la folTe dans les deux coins de la Cheminée } on éléve un tuyau à chaque coin & la fumée Te partagé des deux côtés pour remonter dans le tuyau de la Cheminée^
- FolTe creufée au milieu de l’âtre;le paflage de la fumée eft prolongé juf-qu’aux deux coins.
- Cheminée de tôle placée dans une encoignure ; la folTe eft prolongée jufqu’à un tuyau conftruit dans l’épaif-feur du mur.
- Cheminée placée dans une niché } la folTe eft prolongée dans l’intérieur du mur par derrière la Cheminée ou pat le Coté N.
- Cheminée de tôle placée entre deux Croifées.
- Cheminée quarrée : elle peut être placée dans une niche ou au milieu d’une falle.
- Devant d’une Cheminée quarrée ornée d’une urne à jour , pofée fur lè comble : fous le pied de l’urnê il y a une coulifte pour ouvrir ou fermer k Courant d’air à volonté.
- Profil d’une Cheminée quarrée.
- Intérieur de la caiftè d’air d’une Cheminée quarrée.
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- Figure i t *
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- Grille pour contenir du charbon de terre*
- Devant de la grille } elle s’ouvre par A B C D.
- le milieu»
- Charnière du milieu ^ la partie fupé-rieure retombe fur l’inférieure, pour la facilité d’y mettre le charbon* M N.
- Dos de la grille* £ F G H.
- Côtés de la grille A B G E. F H C D.
- Fond de la grille. Cheminée ordinaire. On y a établi Figure i x. Figure i j.
- dans Tâtre une caiffe d’air, en briques ou en plâtre , couverte d’une plaque de tôle.
- Plan d’une Cheminée ordinaire ^ on Figure tf.
- a établi dans Titre , une caiiTe d’air tournante, l’air après s’y être échauffé ^ entre dans la chambre par les deux côtés de la Cheminée à trois pouces de hauteur au-d'efîus du plancher. L’ouverture des deux iffues eft garnie d’un,e portière pour ouvrir ou fermer l’entrée de fair, fuivant le befoin*
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- Figure tn PLANCHE IV. JP LAN d’une Cheminée propre à échauffer un grand fallôn. Elle a trois couliffes qui étant levées , laiffent voir le feu dans toute la largeur de la Cheminée.
- . A. Canal de l’air. Il afix pouces de long fur quatre pouces de large à fon ouverture.
- B. Paffage de la fumée. Il a vingt-un pouces de long fur environ lix de large.
- 0. Bord de la plaque de fond. Il dé-paffe le contour de la Cheminée.
- K N. Caille d’air, de vingt-un pouces de longueur partagée en lïx parties égales ; elle a trois pouces de largeur & eft divifée intérieurement comme la fig. i o Planche y
- G I ou F L. Rayon de huit pouces & demi, fur le prolongement du côté de la caille d’air, il fert à déterminer le contour de la Cheminée.
- E, Ouverture du milieu, de vingt pouces
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- ces de largeur fur treize pouces & demi de hauteur.
- Ouverture des côtés , de fix pouces d» de largeur fur treize pouces & demi de hauteur.
- Chalfis dans lefquels fe meuvent les c. trois couliffes*
- Plaque de comble. Figure a
- Grillage , percé dans la plaque de a. comble. C’eft par ce grillage que s’exhale l’air échauffé dans la caifTe d’air.
- Couliffe tournante fur le pivot C pour ouvrir plus ou moins le paffage à l’air échauffé.
- Profil de la Cheminée. Èlle a 28 Figure 3 pouces de hauteur.
- Câiffe d’air. Elle a au bas une ou- ^ verture qui communique au canal B & une autre ouverture au fommet vers le milieu, qui laiffe paffer l’air échauffé par un tuyau F de fix pouces de large fur trois pouces de haut.
- Couliffe tournante fur fon pivoti g,
- Couliffe levée. H.
- Paffage de la fumée pour defcendre c. dans la foffe D.
- Régiftre.
- Plan d’une Cheminée pofée contre
- D
- E.
- Figure 4
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- ( 5° ) .
- un mur A entre deux pilaftres creux B. C’eft par l’intérieur de ces pilaftres que remonte la fumée dans le tuyau d’une Cheminée, ou dans un tuyau pratiqué dans le mur pour conduire la fumée au dehors.
- Figure 5. Vue d’une Cheminée placée contre un mur A entre deux pilaftres B. L’air échauffé fort à travers une pira-mide à jour, pofée fur le comble.
- Figure 6<. Profil d’une Cheminée pofée contre un mur, entre deux pilaftres : l’efpace entre les pilaftres eft occupé par une glace pofée fur une tablette qui couvre, à fix pouces de haut, la queue de la Cheminée.
- FIN.
- A NANCY,,
- Chez la veuve Lèclerc , Imprimait de l’Intendance. 1785.
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- APPROBATION,
- cF'ai lu par ordre de Monfeigneur le Garde des Sceaux , le préfent manufcrit , intitulé : Cheminée économique, par M. Fossé, Chevalier de S, Louis, Officier au Régiment dtz Roi, Infanterie; je n’y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l’imprelïïon.
- Nancy 31 Juillet 1786.
- Signé, C H A S S E L , Cenfeur Royal.
- PRIVILÈGE DU ROI.
- JLiOUIS, PAR LA GRACE DE DlEU, Roi DS France et de Navarre, A nos amés & féaux Confeillers , les Gens tenans nos Cours de Parlement, Maîtres des. Requêtes ordinaires de notre Hôtel,' Grand - Confeil , Prévôt de Paris , Baillifs , Sénéchaux , leurs Lieutenans-Civils , & autres nos Jufli-ciers qu’il appartiendra : Salut. Notre amé le fieur Fossé, Chevalier de notre ordre royal & militaire de St. Louis , Officier au Régiment du Roi, Nous a fait expofer qu’il défireroit faire imprimer & donner au public un ouvrage de fa corapofition, intitulé : Cheminée, économique , s’il Nous plaifoit lui accorder nos Lettres de privilège pour ce néceflâires. A ces causes , voulant favorablement traiter l’Expofânt, nous lui avons permis & permettons par ces Préfentes , de faire imprimer ledit Ouvrage autant de fois que bon lui femblera , & de le vendre, faire vendre & débiter par tout notre Royaume; Voulons cpj’il jouiffe de l’effet du préfent
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- Privilège , pour lui & fes hoirs à perpétuité, pourvu qu’il ne le rétrocédé à perforine ; & fi cependant il jugeoit à propos d’en faire une Cefîion , l’Acte qui la contiendra fera enregiftré en la Chambre Syndicale de Paris , à peine de nullité , tant du Privilège que de la ceiiion ; & alors, par le fait feul de la ceflion enregiftrée, la durée du préfent Privilège fera réduite à celle de la vie de l’Expofant, ou à celle de dix années , à compter de ce jour , fi l’Expofant décédé avant l’expiration defdites dix années ; le tout conformément aux articles IV & V de l’Arrêt du Confeil du 30 Août 1777 , portant Réglement fur la durée des Privilèges en Librairie. Faisons défenles à tous Imprimeurs, Libraires & autres perlonnes de quelque qualité & condition qu’elles foient, d’en introduire d’nnprefîion étrangère dans aucun lieu de notre obéiffance ; comme auifi d’imprimer ou faire imprimer , vendre, faire vendre , débiter ni contrefaire •ledit Ouvrage, fous quelque prétexte que ce puilfe être, Pans la permillion exprefTe & par écrit dudit Expofant, ou de celui qui le repréfentera, à peine de faille & de confifcation des Exemplaires contrefaits , de fix mille livres d’amende , qui ne pourra être modérée pour la première fois , de pareille amende & de déchéance d’état en cas de récidive, & de tous dépens, dommages & intérêts , conformément à l’Arrêt du Confeil du 30 Août 1777 , concernant les contrefaçons. A ia charge que ces Préfentes feront en-regnirées tout au long fur le Regiilre de la Communauté des Imprimeurs & Libraires de Paris , dans trois mois de la date d’icelle ; que l’impreflion dudit Ouvrage fera faite dans notre Royaume & non ailleurs , en beau papier & beaux caractères , conformément aux Réglemens de la Librairie, à peine de
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- déchéance du préfent Privilège *, qu’avant de l’expo-fer en vente , le manufcrit qui aura fervi de copie à l’impreffion dudit ouvrage fera remis dam*le même état, où l’approbation y aura été donnée, ès mains de notre très-cher 8c féal Chevalier , Garde des Sceaux de France , le Sieur Hue de Miromesnil , Com-? mandeur de nos Ordres ; qu’il en fera enfuite remis deux Exemplaires dans notre Bibliothèque publique , un dans celle de notre Château du Louvre , un dans celle de notre très-cher & féal Chevalier, Chancelier de France, le Sieur de Maupeou , & un dans celle dudit Sieur Hue de Miromesnil : le tout à peine de nullité des Préfentes ; du contenu defquel-les vous mandons & enjoignons de faire jouir ledit Expofant 8c fes hoirs , pleinement & paifiblement, fans foufirir qui leur fait fait aucun trouble ou empêchement. Voulons que la copie des Préfentes , qui fera imprimée tout au long au commencement ou à la fin dudit Ouvrage , l'oit tenue pour dûment lignifiée , & qu’aux copies collationnées par l’un de nos amés 8c féaux Confeillers , Secrétaires, foi foit ajoutée comme à l’original. Commandons au premier notre Huiifier ou Sergent fur ce requis , de faire, pour l’exécution d’icelles , tous Aéles requis 8c néceffaires , fans demander autre peniiifiîon , & nonoblfant clameur de Haro , Charte Normande , 8c Lettres à ce contraires. Car tel elt notre plaifir. Donné à Paris le vingt - troifieme jour du mois d’Août, fan de grâce mil fept cent quatre-vint-fix, 8c de notre Régne le treizième.
- PAR LE ROI, EN SON CONSEIL , Le Begue.
- Reglflrc fur le Regijlre XXIII de la Chambre
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- royale & Syndicale des Libraires & Imprimeurs de Paris 9 N.Q 8oi } fol. I6, conformément aux dif-pojîtions* énoncées dans le préfent Privilège ; & à la charge de remettre à ladite Chambre les neuf exemplaires prefcrits par l’Arrêt du Confeil du 16 Avril 1785, A Paris le vingt-quatre Août mil fept cenè quatre-vingt - jix,
- LECLERC, Syndic»
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