Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- 40e Année
- Numéro 468
- REVUE MENSUELLE
- Janvier 1936
- REVUE
- GENERALE
- DES
- MATIERES COLORANTES
- REVIIE
- DE LA
- TEINTURE, DE L'IMPRESSION, DU BLANCHIMEN
- Fondée par Horace KCCHLIN et Léon
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- 40e Année
- Tome XL
- Janvier 1936
- REVUE GENERALE
- DES
- MATIERES COLORANTES DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
- Organe Officiel de P'A. C. I. T.
- Administration : PARIS, Elysée Building, 56, Faubourg Saint-Honoré
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- SOMMAIRE
- Chronique de l'A. C. I. T................... I, II, III, IV
- Matières Colorantes
- La fluorescence des matières intermédiaires et les colorants organiques synthétiques fluorescents, par M. P. Mougeot, p. 1.
- Comptes-rendus des sociétés savantes, p. 11.
- Extraits de journaux étrangers, p. 13.
- Revue économique, p. 15.
- Informations, p. 15.
- Extraits de brevets français, p. 16.
- Teinture-Impression
- La décoration et la teinture de l’aluminium, p. 23.
- Extraits de journaux étrangers, p. 24.
- Varia, p. 29.
- Colorants et produits nouveaux, p. 30.
- DE JANVIER
- Nouvelles couleurs, p. 32.
- Recettes utiles, p. 33.
- Blanchiment-Apprêts
- L'Hypochlorite électrolytique à la portée de tous, p. 33.
- Extraits de journaux étrangers, p. 36.
- Extraits de brevets français, p. 39. *
- Industrie Textile
- L'albanite ou ébonite .blanche dans ses applications au matériel textile, par M. le docteur Gabriel Simonin, p. 40.
- Le désuintage de la laine par le froid, p. 43.
- Extraits de journaux étrangers, p. 43
- Production mondiale de la rayonne, p. 45.
- Informations, p. 45.
- Bibliographie, p. 45.
- La vie des affaires, p. 46.
- La Maison de la Chimie, p. 47.
- La Foire des Industries Britanniques, p. 48.
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- A NOS LECTEURS
- La Revue Générale des Matières Colorantes commence aujourd’hui la 40e année de sa publication.
- Elle fut fondée, en effet, en 1897 par Léon LEFÈVRE et Horace KOECHLIN; à la mort de ce dernier, Maurice PRUDHOMME fut appeléà lui succéder. Tous les trois fondateurs ont maintenant disparu; cependant leur œuvre continue dans la même voie et leur nom y restera à jamais attaché. Leur but en créant cet organe, c’était de réunir, de rassembler en une publication périodique, pour pouvoir mieux les diffuser, tous les travaux français et étrangers dont la connaissance pouvait contribuer à l’avancement de la chimie tinctoriale et au progrès de ses techniques.
- Ce but n’a jamais été perdu de vue-
- Pour qu’il soit pleinement atteint, deux conditions sont nécessaires. Le nombre des mémoires résumés traduits ou commentés doit être aussi élevé que possible et d’autre part, leur publication doit être des plus rapides afin d’assurer aux lecteurs, la priorité des informations-
- Mais, pour arriver à ce résultat, il ne nous paraît plus suffisant, aujourd’hui, d’assurer la publication mensuelle et régulière de la Revue Générale des Matières Colorantes sur 40 pages. Nous pensons qu’il est indispensable d’en augmenter le volume.
- Nous avons le plaisir d’informer nos lecteurs que dans l’année 1936 cette Revue comportera alternativement 6 numéros de 40 pages comme par le passé, et 6 numéros de 48 pages ce qui formera un supplément de 48 pages de texte pour l’année en cours. Nos lecteurs recevront doncen 1936 douzenuméros de la Revue qui en vaudront 13 1/5 de ceux de l’année 1935.
- Cette augmentation sensible de volume, nous permettra d’augmenter à la fois l’ampleur et la rapidité de nos informations, sans qu’il en résulte pour nos lecteurs et abonnés une majoration dans le prix.
- Nous espérons d’ailleurs pouvoir faire encore davantage dans la suite.
- La Rédaction.
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- CHRONIQUE DE L’A. C. I. T.
- N° 218 — Janvier 1936 — 26% Année
- SOMMAIRE
- Congrès de l’A.C.I.T.......................
- Renouvellement du Bureau de l’A. C. I. T.
- 1936! ...................................
- Annuaire A.C.1.T.........................
- I
- III
- III
- III
- CONGRÈS DE L’A.C.I.T.
- Bruxelles, 21 Septembre 1935
- Nous sommes redevables au journal « Textilis » de Bruxelles du cliché ci-dessous de la Table d’honneur du Banquet qui clôtura le Congrès de Bruxelles.
- On reconnaît de gauche à droite : M. Félix BINDER, Vice-Président de l’A.C.I.T.; M. le Dr. Sessa de Milan, M. le Professeur Levi de Milan; M. le Dr. Masera, Président de l’Association Italienne des Chimistes du Textile; M. JONCKHER, Administrateur-délégué de la C.M.C.; M. REINE-MUND, Président de la Soie Viscose; M. Chaumat, Membre du Conseil d’Administration del’A.C.I.T. ; M. Divoort, Bourgmestre d’Uccle, M. le Dr. Tagliani, Président de la Fédération Internationale des Chimistes du Textile et de la Couleur, à Bâle; M. Charlier, Administrateur Directeur général des Fabriques de la Soie artificielle de
- Nouvelles adhésions
- Nécrologie '......
- Placements....
- On demande.
- III
- IV
- IV
- IV
- Tubize; Mme BLONDEL; M. de LONGEAU, représentant son Excellence l’Ambassadeur de France; MmeCHARLiER; M. Blondel, Président de l’A.C. I.T.; Mme SMEETS; M. Caspers, Commissaire adjoint du gouvernement belge pour l’Exposition; M. Van Cost, Président d’honneur du Comité d’organisation du Congrès; M. le Baron Casier de Ter Berren; M. l’abbé Pinte, Vice-président de l’A.C.I.T.; M. Michelet, Directeur général de la Chambre de Commerce de Bruxelles ; M. Maréchal, représentant le Commissaire général français pour l’Exposition; M. Wielemans, Président de la Bourse aux Textiles; M. J. Frossard, Directeur général des Etablissements Kuhlmann; M. Charles Fries, Directeur des Etablissements Alsberghe et Van Cost, Gand; M. THESMAR, Directeur Général de la Société des Matières Colorantes de Saint-Denis; M. le Dr. Christ de l’I. G.
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- La Table d’honneur présidée par M. BLONDEL, au banquet de l’A.C.I.T. du 21 Septembre 1935, à Bruxelles.
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- Discours prononcé par M. VAN ISACKER, Ministre des Affaires Economiques de Belgique, à l’ouverture du XVIe Congrès de l’Association des Chimistes de l’Industrie Textile, le 21 Septembre 1935, en réponse au discours de M. Robert BLONDEL, Président de l’A.G.I.T.
- Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,
- Il est de mon devoir, Monsieur le Président, de vous remercier de l’hommage ému et combien éloquent que vous venez de rendre à la mémoire de S.M. la Reine, et de l’accueil aimable que vous m’avez réservé.
- Il vous a plu de rappeler également le souvenir de ces années douloureuses, au cours desquelles nous avons eu au moins ce bonheur, de mieux apprendre à nous connaître et à nous estimer mutuellement. Croyez bien que la profonde impression que nous laissa votre hospitalité n’est pas effacée de notre mémoire.
- Vous n’ignorez pas, Messieurs, que le Gouvernement est conscient de l’importance capitale de l’industrie textile, dans l’économie nationale. Ce serait ignorer tout de notre histoire que de méconnaître son rôle traditionnel. Elle fut, pendant des siècles, la pierre angulaire de notre édifice économique; et l’on peut dire, sans crainte d’exagération, que notre destinée, parmi les peuples, s’identifie, en grande partie, avec les fluctuations de notre activité dans le domaine des textiles.
- Quand la crise s’abattit sur nous, l’industrie textile fut une des premières a être touchée. Elle subit le contrecoup des remous puissants, élevés par la guerre dans l’économie mondiale, et elle dut essayer précipitamment de s’adapter à des exigences nouvelles et à des besoins complètement différents de son activité traditionnelle. Elle a traversé ce pas difficile, avec un courage, une énergie et un calme rares. Mais je ne me dissimule point que l’accalmie du moment ne doit pas nous faire oublier les soucis de l’avenir.
- Par l’importance des capitaux engagés, par le nombre des ouvriers manuels, des agents techniques et intellectuels qu’elle emploie, par le rôle qu’elle joue dans notre commerce international, le sort de l’industrie textile est un des plus graves soucis de ma charge. Je considère qu’il est de mon devoir, qu’il est du devoir du Gouvernement tout entier, de la défendre, comme une des fonctions vitales du pays.
- Elle a souffert non seulement des multiples restrictions à l’exportation, que l’économie d’après guerre a élevées à foison, mais elle a dû se défendre également contre une concurrence parfois dépourvue de scrupules et certainement anormale dans ses formes. Il n’aurait servi à rien de répondre par des représailles, car, en matière économique, le malheur de l’un ne fait pas toujours le bonheur de l’autre. Il fallait essayer de trouver des marchés nouveaux, de conclure des accords et de monnayer les rares avantages dont un pays d’exportation, comme le nôtre, peut disposer.
- Le Gouvernement est entré délibérément dans cette voie. Il a réalisé le traité de commerce avec les Etats-Unis, en vigueur depuis le mois de mai de cette année; il a étendu considérablement le bénéfice du Ducroire gouvernemental et élargi l’activité de la Société Nationale de Crédit à l’Industrie.
- D’autre part, les diverses commissions, créées par le Gouvernement actuel et par celui qui l’a précédé, se sont efforcées de remédier, dans la mesure du possible, à la situation angoissante du moment.
- L’examen attentif du marché national par la Commission du Commerce Intérieur aura certes des effets salutaires. Déjà la section spéciale créée par le Département des Affaires Etrangères près l’Office Commercial de l’Etat, et destinée à favoriser les exportations textiles, a donné des résultats appréciables.
- Des mesures d’ordre général, tendant à l’assainissement de l’atmosphère commerciale ont été prises. Ainsi, la concurrence déloyale a été enrayée par un arrêté royal récent.
- Au point de vuè fiscal, les industries textiles ont obtenu un avantage sensible par l’abolition de la taxe de luxe sur la soie artificielle, le coton et autres matières, ainsi que par d’autres dispositions destinées à adoucir les effets de la crise.
- Soucieux d’établir une harmonie parfaite entre les représentants de tous les degrés de la production, j’ai créé, récemment, la Commission du lin. Elle a commencé ses travaux sous les meilleurs auspices.
- Les chimistes de l’industrie textile savent que ce qui régitla prospérité de notre production, c’est l’inéluctable loi de la qualité. Votre travail scientifique est appelé à aider puissamment notre industrie dans cette voie.
- A parcourir le programme de votre Congrès, je constate, Messieurs, que mon souci constant, l’amélioration technique et artistique de notre production, est également le vôtre. Je vous en félicite et je m’en réjouis.
- Si j’ai essayé de vous dire que vous pouvez compter, dans vos efforts, sur le Gouvernement, et plus spécialement sur celui quia l’honneur de le représenter parmi vous, c’est un peu dans le but intéressé de pouvoir vous dire, à vous, que le Gouvernement compte également sur votre collaboration et sur votre bonne volonté.
- Je souhaite plein succès à vos travaux et j’espère que nos hôtes étrangers, que je salue avec un très vif plaisir, puissent passer parmi leurs collègues et camarades belges, des heures instructives et heureuses.
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- Le journal « La Libre Belgique » de Bruxelles, dans son numéro 265 du 22 septembre, a bien voulu donner un compte-rendu détaillé de notre Congrès de Bruxelles. Nous l’en remercions sincèrement.
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- III
- RENOUVELLEMENT DU
- Au cours du Conseil d’Administration de l’A.C. I.T. qui s’est tenu à la Maison de la Chimie le samedi 14 décembre 1935 à 17 heures, il a été procédé au vote par bulletins secrets pour le renouvellement du bureau.
- A la suite de ce vote ont été proclamés :
- BUREAU DE L’A.C.I.T.
- M. Félix Binder, Président pour une périodede trois années, à partir du Ier janvier 1936;
- M. Ernest Sack, Vice-président.
- Ont été confirmés dans leurs fonctions :
- M. le Chanoine Pinte, Vice-Président;
- M. Georges MAIRESSE, Trésorier;
- M. J. Besançon, Secrétaire Général.
- 1 936 !
- En commençant cette nouvelle année 1936, le Bureau de l'A.C.I.T. tient à adresser ses voeuxles plus cordiauxà tous les camarades, membres sociétaires de l’A.C I.T., aux membres d’honneur, aux bienfaiteurs et donateurs, à tous ceux qui collaboraient à la vie et à la prospérité de notre chère Association.
- Puisse cette année nouvelle donner à tous plus de satisfaction que les précédentes et puisse-t-elle
- avec la reprise des affaires, permettre à nos camarades sans emploi de retrouver une situation.
- A tous nos sociétaires et à leur famille nous souhaitons santé, bonheuret prospérité pour 1936.
- Nous leur demanderons encore cette année leur bienveillant concours pour nous aider à développer notre Association et à rendre de plus en plus intéressants nos réunions, congrès et publications.
- ANNUAIRE A.C.I.T.
- Nous avons le plaisir d’informer nos collègues que l’Annuaire de l’A.C.I.T. est en préparation et sera publié très prochainement.
- Il contiendra une liste alphabétique de tous les sociétaires de l’A.C.I.T. et leur adresse, et, d’autre part, un classement par villes.
- A cet effet, nous prions ceux de nos sociétaires qui auraient des rectifications d’adresses ou des titres ou fonctions à signaler, de vouloir nous faire parvenir au plus tôt une fiche à cet effet.
- NOUVELLES ADHÉSIONS
- Admissions : Est admis comme sociétaire de l’A. C. I. T.:
- M. G. Masson, des Etablissements réunies Perret-Gravillon, G. Masson-Béraud, Cie, à Tarare (Rhône), 2, rue du Pigeonnier.
- Propositions : Sont proposés comme sociétaires :
- M. Oscar Lercangee, industriel, 8, avenue de l’Indépendance, Gand (Belgique) nationalité Belge, Bachelier ès-sciences physiques et mathématiques, Chevalier de l’ordre de la Couronne, Chevalier de l’ordre de Léopold. Président de l’Association Belge des Teinturiers, Retordeurs et Finisseurs, Administrateur-Délégué des Etablissements Oscar Lercangee S. A. Wetteren (Belgique), présenté par M. Robert Blondel, président d.e l’A. C. I. T. et M. le Chanoine Pinte, vice-président.
- M. Georges DURAND-RAUCHER, ingénieur chimiste I. C. P. industriel, 43, rue Galande, à Gonesse (Seine-et-Oise) présenté par M. Edouard Sifferlen et M. Georges Mairesse.
- M. André Pinsmail, ingénieur chimiste de l’Ecole Supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix, 141, Boulevard Magenta, Paris, 10e, présenté par M. Alex Fousset et M. G. Mairesse.
- M. Michel Delmotte, ingénieur chimiste I.T. R. à Heilly (Somme) présenté par M. Joseph Motte et M. Georges Mairesse.
- M. Pietro Aarrighi, 134, rue Joseph Bens à Uccle-Bruxelles (Belgique) nationalité italienne,
- technicien coloriste des Etablissements Callebaut et Blicquy S. A., présenté par le Comité du Congrès de Bruxelles.
- M. Eugène Quertain, Chevalier de l’Ordre de la Couronne, Croix de guerre, nationalité Belge, 17, avenue des Alouettes à Woluwe-St-Pierre (Belgique), président de l’Association des Anciens Elèves de l’Ecole des Textiles du Brabant, représentant des Etablissements Kuhlmann, 343, Chaussée de Helmet, Bruxelles.
- M. Raoul Torck, ingénieur chimiste de l’institut Polytechnique de Bruxelles, diplômé de l’Institut Supérieur des Industries Textiles de Bruxelles, lauréat du Travail de Belgique de pre-première classe; Insigne d’honneur d’or au Concours de l’Exposition Nationale du Travail de Bruxelles 1935, Chef de Laboratoire de la Teinturerie Belgo-Suisse à Vilvorde, demeurant à Bruxelles, 7, rue Jennart, présenté par M. Charles Fries, Directeur de la S. A. Alsberghe et Van Oost, Gand et M. Gaston Guyot, professeur à l’Institut Supérieur des Industries Textiles de Bruxelles.
- M. Auguste Dufaut, 38, quai de Tounis à Toulouse (Haute-Garonne), agent de la Cie de Produits Chimiques et Electro-Métallurgiques d’Alais, Froges et Camargue, présenté par M. G. Mairesse et M. J. Besançon.
- M. Georges Rivat, chimiste Conseil, 27, boulevard de l’Hippodrome à Villeurbanne (Rhône), ingénieur chimiste E. C. I. L., vice-président de
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- l’Association des Anciens Elèves de l’Ecole de Chimie Industrielle de Lyon, présenté par M. Robert Blondel, president de l’A. C. I. T. et M. Georges Bourgeat.
- M. Paul Menges, ingénieur chimisteE. C. M., 15, rue Gay-Lussac à Là Madeleine-lès-Lille (Nord) agent technique de la Société des Produits Chimiques de la Mer-Rouge de Mulhouse, présenté par M. Prissette et M. Reyl.
- Etablissements Goetuals-Goethals, filature, tissage et teinture à Eecloo, Belgique, présentés par M. René Lanérès et M. Georges Deuil.
- M. Henri Fincœur, chimiste diplômé de l’Institut d’Etudes Polytechniques de Bruxelles, 8, rue Jouffroy, Roubaix (Nord), chef de service à la S. A. Teinture et Apprêts de Mariakerke-lès-Gand, présenté par M. Ch. Fries et M. Alphonse Smeets.
- M. Antoine Benoit, diplômé et médaillé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix, 61 bis, rue du Général Bourgeois à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin) actuellement Cavalier au 3e Hussards, Escadron mixte T. S. F. Strasbourg (Bas-Rhin), présenté par M. Jean Rolland et M. Mairesse.
- M. Gaston Guyot, ingénieur chimiste E. C. M. Docteur ès-sciences, professeur à l’Institut des Industries Textiles à Bruxelles, 121, rue du Palais, Bruxelles, Docteur ingénieur chimiste de 1 Ecole de Chimie de Mulhouse, professeur à 1 Institut des Industries Textiles de Bruxelles, présenté par le comité du Congrès de Bruxelles.
- M. Adolphe Hullebroeck, nationalité Belge, Chevalier de l’Ordre de la Couronne, Officier du Nicham Iftikar, diplômé de l’Ecole Supérieure Industrielle de Gand (filature et tissage) et de la Hôhere Fachschule de M. Gladbach .(teinture et apprêts), directeur de l’Ecole Professionnelle de Renaix, directeur des usines A. Gevaert, tissage et teinture à Audenarde (Belgique), demeurant 15, rue Braet à Audenarde (Belgique), présenté par le comité du Congrès de Bruxelles.
- M. ModesteNowakowski, nationalité polonaise, ingénieur chimiste de Polytechnie Varsovie, diplômé de l’E. S. T. de Verviers, importateur, exportateur de Matières Colorantes et Produits Chimiques intermédiaires, 20, rue Fraikin, Bruxelles III, présenté par le comité du Congrès de Bruxelles.
- NÉCROLOGIE
- Toute l’industrie textile ressentira douloureusement la disparition du grand industriel Roubaisien, M. Eugène Mathon, Officier de la Légion d’Honneur, décédé à Paris, le 27 novembre dernier, dans
- sa 76e année.
- L’A.C.I.T. présente à Mme Eugène Mathon et à tous les siens l’expression de sa déférente sym
- pathie et ses plus sincères condoléances.
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l’A.C. I.T. et non à l’Administration de la Revue.
- Offres d’emploi :
- N° 142. — On recherche pour laboratoire usine textile jeune chimiste libéré service militaire, familiarisé avec les questions textiles. Langue allemande souhaitable mais non indispensable.
- Demandes d’emploi
- N° 50. — Chimiste teinturier spécialisé dansl’in-dustrie lainière, draperie Sedan, lainages Roubaix, 7ans pratique laboratoireet usine,cherche situation.
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- N° 53. — Ingénieur chimiste spécialisé dans la teinture et le blanchiment du coton en pièces (noir d’aniline, kaki militaire minéral et végétal, indigo hydrone etc...) dans la fabrication et l’application des apprêts imperméabilisantsou non, des mordants et des huiles solubles, longue pratique industrielle, références premier ordre, cherche situation.
- N° 54. — Technicien, longue pratique industrielle dans blanchiment, teinture, impression, apprêts, cherche direction. Ferait intérim pour installation, mise en route, correction, mise au pointprocédés nouveaux, sur toute matière textile.
- N°55. — Chef de teinture bonneterie, coton, laine, rayonne, soie naturelle, angora, cherche situation.
- N° 56.— Ing. chim. E.C. M.,48 ans, Alsacien, ayant dirigé pendant 5 ans usine teinture, impression soie naturelle et rayonne, planche et rouleau, parlant français et allemand, connaissant à fond toutes questions touchant soieries lyonnaises, cherche situation France ou Etranger.
- N° 57. — Technicien cherche situation stable dans l’industrie du blanchiment, mercerisage, teinture, apprêts tissus ou fils, finissage de tissus imprimés. Prétentions modestes.
- ON DEMANDE
- . Un collègue désirerait des renseignements pré- diverses applications et serait reconnaissant au cis au sujet de la « terre à foulon », son origine, collègue qui pourrait lui fournir cette documen-son extraction, sa préparation pour l’emploi des tation.
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- REVUE GENERALE
- DES
- MATIERES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRETS
- JANVIER 1936
- LA FLUORESCENCE DES MATIÈRES INTERMÉDIAIRES ET LES COLORANTS ORGANIQUES SYNTHÉTIQUES FLUORESCENTS
- Communication faite au Congrès de l'A.C.I.T., à Bruxelles, le 21 Septembre 1935 par M. P. MOUGEOT Ingénieur aux Etablissements Kuhlmann.
- Les diverses PHOTOLUMINESCENCES.
- On appelle luminescences, en général, toutes les émissions lumineuses qui ne sont pas d’origine purement thermique. Quel que soit le mode d’excitation, il y a luminescence dès que le rayonnement émis par un corps quelconque dépasse la valeur du rayonnement normal du « corps noir » à la même température et pour une même région du spectre.
- Les luminescences provoquées par excitation au moyen d’un rayonnement ultra-violet, visible ou infra-rouge, sont appelées photoluminescences. Parmi ces phénomènes, on désigne par fluorescences les photoluminescences qui cessent pratiquement instantanément après l’excitation lumineuse. Au contraire, on appelle phosphorescences celles qui persistent pendant un temps directement observable. Nous verrons que ces définitions sont insuffisantes et doivent être modifiées.
- Au point de vue spectral, on distingue deux types principaux de fluorescences : les résonances optiques et les fluorescences avec changement de fréquence ou fluorescences proprement dites.
- Les résonances optiques, observées dans les gaz mono-atomiques, tels que les vapeurs métalliques, sont caractérisées par une réémission de lumière mono-chromatique de même fréquence que la radiation excitatrice. Les autres lumières sont pratiquement sans effet.
- Il existe une indépendance de phase à peu près complète entre la lumière excitatrice et la radiation émise; cette dernière est, de plus, très sensible, surtout en ce qui concerne sa polymérisation, à l’action de champs électriques ou magnétiques agissant sur la vapeur mono-atomique excitée. Les résonances optiques ne sont donc pas des
- diffusions sélectives intenses, puisque, dans le cas de la lumière diffusée, il existe toujours une étroite relation de phase entre le rayonnement incident et le rayonnement secondaire. En outre, les champs électriques et magnétiques sont pratiquement sans action sur une lumière diffusée.
- L’effet Raman, ou diffusion avec changement de fréquence, se distingue facilement aussi des fluorescences. Dans l’effet Raman, c’est la variation de fréquence qui est déterminée par le milieu, alors que dans la fluorescence, le spectre des radiations émises est seul caractéristique de la substance irradiée. Certaines radiations seulement sont capables de provoquer la fluorescence d’une substance déterminée, tandis que l’effet Raman n’est pas sélectif. La diffusion avec changement de fréquence est un phénomène toujours moins intense que certaines fluorescences.
- Dans les fluorescences avec changement de fréquence ou fluorescences proprement dites, la composition spectrale de la lumière émise est différente de celle de la lumière excitatrice qui correspond à une forte bande d’absorption de la substance irradiée. La lumière de fluorescence peut comprendre des radiations non représentées dans la lumière excitatrice. La fréquence moyenne des radiations émises est toujours inférieure à celle des radiations susceptibles de provoquer la fluorescence (règle de Stokes). Cependant, la fréquence minimum d’excitation étant, en général, un peu inférieure à la fréquence maximum d’émission, une partie de la lumière de fluorescence peut avoir une fréquence légèrement supérieure à celle de la lumière excitatrice, lorsque celle-ci est convenablement choisie. Mais la proportion de lumière réémise avec augmentation
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- 2 LA FLUORESCENCE DES MATIERES INTERMÉDIAIRES, ETC.
- de fréquence est toujours assez faible par rapport à l’ensemble de la lumière de fluorescence.
- Par exemple, la fluorescence souvent très intense des solutions de matières colorantes est provoquée par des radiations dontles longueurs d’onde sont comprises dans un intervalle de quelques centaines d’angstrôms qui correspond à une bande d’absorption intense de la matière colorante. Le spectre de la lumière de fluorescence s’étend de façon continue sur un intervalle comparable. Les maxima d’absorption et d’émission sont assez voisins (200 A environ) et les deux bandes empiètent légèrement l’une sur l’autre. En ce qui concerne les teintures, M, R. Toussaint a trouvé que les maxima des bandes d’absorption et d’émission étaient distants d’environ 1.000 A. Cependant, nous verrons que souvent les radiations excitatrices peuvent être beaucoup plus éloignées des radiations émises (fluorescences sensibilisées internes). La bande d’absorption est toujours assez nettement limitée vers les grandes longueurs d’onde et plus lentement dégradée vers les petites ; au contraire, la bande d’émission diminue rapidement du côté des faibles longueurs d’onde.
- Ces caractères des fluorescences imposent une certaine indépendance de l’absorption et de l’émission qui apparaissent alors comme deux phénomènes successifs et non simultanés. Entre ces deux phénomènes, l’énergie lumineuse doit donc se localiser pendant une durée non négligeable dans les molécules ou les atomes fluorescents.
- L’expérience a effectivement permis de prouver que les fluorescences ont une certaine persistance. La distinction entre les phosphorescences et les fluorescences, basée sur la durée des phénomènes, devient donc moins nette puisqu’elle porte seulement sur l’ordre de grandeur de la persistance. Il est donc nécessaire de distinguer ces phénomènes au moyen d’autres critériums, tels que, par exemple, l’influence de la température (M. Jean Perrin). Pour les phôsphoroscences, la durée d’émission augmente indéfiniment quand la température diminue : l’énergie lumineuse absorbée peut alors être emmagasinée indéfiniment dans le milieu; puis elle peut être libérée brusquement par une élévation rapide de la température (thermoluminescence). Au contraire, la durée d’émission des fluorescences usuelles reste extrêmement petite, même au voisinage du zéro absolu.
- Puisque dans les phosphorescences, la durée d’émission augmente indéfiniment quand l’énergie
- thermique tend vers zéro, il semble que l’émission lumineuse n’est pas spontanée, mais qu’elle exige un certain apport d’énergie. Au contraire, l'émis-sion de lumière des corps fluorescents doit être un phénomène spontané, peu sensible aux causes extérieures et n’exigeant aucun apport appréciable d’énergie.
- La spontanéité de l’émission lumineuse est un des caractères les plus essentiels des fluorescences proprement dites.
- Mesure directe de la durée DES FLUORESCENCES,
- E. Becquerel a tenté, le premier, de mesurer la durée des fluorescences au moyen de son phosphoroscope à secteurs tournants. Il réussit à observer, pour un grand nombre de substances solides, de faibles émissions durant quelques millièmes ou quelques centièmes de seconde. Mais même en utilisant un appareil permettant d’atteindre 1/50.000e de seconde, il ne put observer aucune persistance d’émission sur les liquides fluorescents. Pour les corps solides fortement fluorescents, il réussit à mesurer la persistance d’émission des sels d’uranyle (environ 103 seconde) et du rubis (environ 10-2 seconde). Tous lesautres essais restèrent infructueux.
- Plus tard, R.-W. Wood, en plaçant radialcment un fil de substance fluorescente sur un disque animé d’un mouvement de rotation rapide éclairé toujours exactement dans la même position par des étincelles électriques synchrones, put mesurer des persistances d’émission de l’ordre de i/i60.000e de seconde pour l'anthracène cristallisé et de 1/400.000' de seconde pour le platino-cyanure de Ba. L’étude des solutions fluorescentes effectuée en formant, sur un jet liquide de grande vitesse, l’image d’une source lumineuse ayant un bord très net, permit de prouver que, dans ce cas, les durées d’émission étaient inférieures à 0,5.10-7 seconde.
- Pour les gaz, l’étude des jets de grande vitesse avait également permis de conclure que les persistances d’émission des résonances optiques étaient en général inférieures à 10-6 seconde.
- L’étude de la polarisation des lumières de résonance et de fluorescence et de ses variations (M. F. PERRIN) permit pour la première fois de prouver indirectement l’existence d’une persistance d’émission et d’en calculer la durée. On obtint des valeurs comprises entre 10-8 et 10-7 seconde pour les vapeurs atomiques etentre 10=9 et 10-seconde
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- Co
- pour les solutions de matières colorantes fluorescentes.
- Presque à la même époque, E. Caviola mit au point un procédé dérivé de la méthode d’éclairement instantané d'ABRAHAM-LEMOINE qui permit enfin de mesurer des durées d’émission aussi brèves. Les valeurs obtenues sont, en général, en bon accord avec celles calculées par l’étude des polarisations.
- Les premiers résultats obtenus par ces méthodes pour les résonances optiques et les solutions de matières colorantes étaient à peu près toutes du même ordre de grandeur et voisines de la valeur calculée par la théorie électromagnétique classique. Il semblait donc exister une distinction nette entre ces fluorescences brèves et les photoluminescences de durée beaucoup plus longue présentée, croyait-on, seulement par des milieux solides et que l’on rattachait au groupe des phosphorescences. Cependant, en utilisant la méthode de calcul basée sur l’étude des polarisations, M. F. Perrin a montré que certaines solutions organiques fluorescentes (par exemple les solutions de quinine et d’anthra-cène) présentent des persistances d’émission de 10 à 50 fois plus longues que celles primitivement mesurées sur les solutionsde matières colorantes. Ces luminescences présentent, d’autre part, toutes les caractéristiques des fluorescences vraies. De même, les luminescences encore beaucoup plus longues des sels d’uranyle ont un ensemble de caractères qui les rapprochent étroitement des fluorescences. La fluorescence de ces corps est plus persistante que certaines phosphorescences brèves.
- M. F. Perrin a montré également que l’état solide ne joue pas un rôle essentiel dans la grandeur de la durée de la fluorescence des sels d’uranyle. En effet, certaines solutions toutà fait liquides de sulfate d’uranyle ont une persistance d’émission peu différente de celle du sulfate cristallisé.
- Comme nous l’avons déjà vu, il n’est donc pas possible de distinguer sans arbitraire les fluorescences des phosphorescences d’après la valeur de la durée d’émission.
- Théories de la fluorescence.
- Actuellement, la mécanique ondulatoire donne, seule, une interprétation cohérente de l’absorption et de l’émission de la lumière par les molécules. Cependant, les conceptions plus familières de l’électromagnétisme classique et de la théorie des quanta sous sa forme première auxquelles nous nous bornerons ici, suffisent pour rendre compte
- des caractères principaux des fluorescences. Elles fournissent une première approximation assez satisfaisante et préparent la compréhension de la théorie quantique ondulatoire.
- I° Théorie électromagnétique.
- On suppose qu’il existe danschaque atome d’un corps fluorescent un oscillateur électrique très peu amorti. Quand un tel oscillateur est soumis à des ondes électromagnétiques de fréquence égale ou extrêmement voisine de sa propre fréquence, il prend un mouvement d’oscillation de forte amplitude. La durée d’établissement d’un régime stationnaire étant relativement grande, ces oscillations ne suivent pratiquement plus du tout les variations de phase de l’onde incidente. Même si ces ondes étaient rigoureusement monochromatiques, on peut montrer que, par suite d’effets Doppler dus à l’agitation thermique, toutes les différences de phase entre o et * se trouveraient réalisées. La résonance des oscillateurs se produisant à peu près sans relation de phase avec les ondes incidentes, ni par suite entre eux, les ondes émises ne peuvent donc interférer et produisent dans toutes les directions une forte réémission lumineuse, indépendante des fluctuations en densité et pratiquement sans relation de phase avec les ondes incidentes.
- Cette théorie permet de calculer la durée moyenne nécessaire pour diffuser complètement l’énergie emmagasinée par chaque résonateur lorsque la lumière excitatrice cesse brusquement. Les résultats obtenus (par exemple pourv = 6.101 correspondant au milieu du spectre visible 1,11. io~8 seconde dansle vide et 0,83.10-8 seconde dans l’eau d’indice n = 1,33) sont en assez bonne concordance avec les durées d’émission des résonances optiques et de certaines fluorescences, mais ils sont en désaccord complet avec lesdurées d’émission d’un grand nombre de corps fluorescents.
- La théorie électromagnétique a donc pu être développée avec un certain succès pour expliquer les résonances optiques, mais elle se montre complètement insuffisante pour interpréter les fluorescences proprement dites dont elle n’explique ni les changements de fréquence ni les réactions photochimiques qui lesaccompagnenttrès souvent. La théorie électromagnétique classique ne peut, en effet, s’appliquer à un système qui possède en quelque sorte deux groupes de fréquences propres, l’une pour l’absorption, l’autre pour l’émission.
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- 2° Théorie quantique.
- Ces différences de fréquence ne peuvent se comprendre que si les molécules se trouvant dans des états différents, lors de 1 absorption et lors de l’émission, ne peuvent absorber et émettre simultanément. L’absorption de lumière doit transformer la molécule de son état ordinaire à l’état d’émission. Cependant, cet état ne doit pas dépendre de l’intensité de la lumière excitatrice, puisque la répartition spectrale de l'émission en est indépendante. Il est nettement distinct de l’état ordinaire et l’intensité d’excitation ne pourra modifier que le nombre des molécules transformées. Ces molécules ainsi transformées reviennent ensuite à leur état ordinaire, probablement du fait même de l’émission puisque, dans certaines conditions, la fluorescence peut se prolonger indéfiniment sans que la matière fluorescente s’épuise.
- Il est donc nécessaire de faire intervenir une théorie quantique de la fluorescence qui explique l’absorption et la réémission de la lumière pardes transformations discontinues des molécules entre deux états définis d’énergie interne différente.
- Etat activé. — Pour expliquer la très grande accélération thermique des réactions, ARRHENIUS avait déjà imposé, en cinétique chimique, l’existence de molécules dites activées possédant par rapport aux molécules ordinaires un excès important wa d’énergie interne. Ces molécules a doivent être instables et susceptibles de se transformer spontanément pour revenir à l’état normal 4, en perdant leur excès d’énergie, sinon elles constitueraient une espèce chimique distincte, isomère, que l’on pourrait séparer au moins à basse température. Dans unsystème isoléen équilibre, l’énergie nécessaire à l’activation ne peut être empruntée qu’à l’agitation moléculaire ou au rayonnement isotherme. Le régime statistique établi sera donc déterminé, quels que soient les mécanismes mis en jeu, par la loi de MAXWELL-BOLTZMANN exprimée par la relation
- Wa
- ca représentant la concentration de la forme activée a, CA la concentration de la forme normale A, g le rapport des probabilités a priori des états a et A et T la température absolue.
- Il semble que le passage d’un état de la molécule à un autre se fasse brusquement avec l’absorption ou émission instantanée de toute l’énergie.
- Les transformations quantiques d’activation ou de désactivation doivent pouvoir s’effectuer, en général, par l’intermédiaire de rayonnement électromagnétique, de lumière au sens large du mot. C’est d’ailleurs la seule façon dont pourraient se faire ces variations d’énergie pour les molécules des gaz raréfiés.
- Les caractères de la fluorescence nous amènent à supposerque ce phénomène résulte d’absorption et d’émission successives associées à des métamorphoses moléculaires entre un état normal et un étatactivé. Les molécules de matières fluorescentes sont pratiquement toutes à l’état normal dans l’équilibre isotherme à la température ordinaire. Mais lorsqu’on les soumet à un rayonnement de fréquence convenable, elles ont à chaque instant une certaine probabilité de passer brusquement dans un état activé en absorbant d’un coup l’énergie nécessaire. Une molécule ainsi activée est pratiquement insensible au rayonnement incident, mais elle peut, à un instant quelconque, revenir spontanément à son état normal en libérant, sous forme de lumière, l’énergieabsorbée lors de son activation.
- La durée moyenne qui s’écoule entre l’absorption et la réémission de lumière est appelée vie moyenne d’une molécule dans l’état activé. Nous verrons plus tard dans les lois de la fluorescence que l’intensité de la lumière émise est presque toujours proportionnelle à l’intensité de la lumière activatrice. La vie moyenne des molécules dans l’état activé doit donc être assez courte pour que, même dans un éclairement intense, la proportion des molécules activées reste faible.
- La réserve considérable d’énergie emmagasinée dans une molécule activée (de l’ordre de 60.000 cal pour les fluorescences tombant dans le spectre visible), dont la grandeur est indépendante de l’éclairement, explique que des réactions photochimiques même endothermiques soient souvent associées aux phénomènes de fluorescence. Par exemple, presque toutes les matières fluorescentes sont détruites par la lumière en présence de composés oxydants (oxygène, etc.) ou réducteurs (alcool, etc.). La dégradation des teintures à la lumière s’explique ainsi d’une façon très satisfaisante.
- Avant de préciser le mécanisme quantique de la fluorescence et de la phosphorescence, je vous rappellerai que Planck et Einstein ont montré dans la théoriedu rayonnement isotherme que la matière ne peut absorber ou émettre l’énergie
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- lumineuse suivant un processus continu et que, pour une fréquence donnée v, les échanges d’énergie entre la lumière et le rayonnement doivent se faire par quanta indivisibles de grandeur hv, h étant uneconstanteuniverselle. De plus, lorsqu’un système atomique passe d’un état à un autre par absorption ou émission de lumière, la fréquence v de la lumière mise en jeu est déterminée en fonction de la variation d’énergie interne w par la formule
- W
- R
- En outre, l’étude de l’effet photoélectrique par exemple, prouve que le rayonnement même doit être considéré du pointde vue énergétique comme discontinu et formé de projectiles ou photons d’énergie by et de quantité de mouvement —
- w
- Résonances optiques. — La relation ) montre que lors de deux transformations rigoureusement inverses d’activation et de désactivation entredeux états définis A et a, la fréquence des lumières absorbée et émise doit être identique. Ce mécanisme explique d’une façon satisfaisante les résonances optiques.
- La représentation graphique (fig. 1), due à MM. J. et F. Perrin, schématise ce phénomène, l’énergie interne est portée en ordonnée et le temps en abscisse. L’atome subit de temps en Snengie
- interne
- temps une transformation passagère a par absorption d’un photon ou quantum de lumière de fréquence v, puis il revient à son état normal A après une vie moyenne T avec réémission d’un photon de fréquence identique.
- Fluorescence avec changement de fréquence. — Ce mécanisme simple n’explique pas le changement de fréquence observé dans le cas des fluorescences proprement dites. Mais la variation de fréquence est très facile à interpréter,
- La transformation électronique qui provoque l’activation ou la désactivation de la molécule doit influer sur les forces de liaisons et, par suite, modifier les positions relatives d’équilibre des atomes dans la molécule. Or, la transformation électronique doit se produire très brusquement alors que les atomes, beaucoup plus inertes que l’électron, n’ont pas le temps de se déplacer d’une façon appréciable. Il en résulte un mouvement d’oscillation de la molécule qui, par exemple, dans le cas des solutions, est presque instantanément amorti en se communiquant aux molécules voisines du solvant et produisant un très léger échauffement local. Ces états d’oscillation, au lieu d’être bien quantifiés et de former une suite discontinue, donneront, au contraire, en général, une suite tout à fait continue par suite del'inter-action avec les molécules voisines. Ce manque de quantification des états d’oscillation nousexplique la structure en bande des spectres de fluorescence. Pourtant, on retrouve parfois la trace d’une quantification des oscillations moléculaires dans une structure plus ou moins accentuée de ces bandes. Par exemple, les sels d’uranyle donnent des bandes d’absorption et d’émission constituées par une série de cannelures assez étroites, régulièrement espacées, les différences de fréquence étant égales respectivement aux fréquences d’oscillation du radical (UO2) normal ou excité.
- MM. J. et F. Perrin ont proposé le schéma
- a' c &
- KV,
- L A
- 2h 5
- (fig. 2) pour expliquer les phénomènes de fluorescence. Comme dans la figure 1, le temps est porté en abscisse et l’énergie interne en ordonnée. On peut écrire les relations ci-après :
- . A+hv.—> a absorption, a —> a—+€,,
- vie moyenne t dans l’état a :
- a — A‘+hv2 émission,
- A'—A +62
- avec hv, hv2 == 8, —|— 62 ;
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- les quantités e, et 62 représentant l’énergie d’oscillation des molécules a’ et A’ dissipée sous forme de chaleur.
- Phosphorescence. — Une molécule activée a peut parfois subir soit spontanément, soit par réaction avec d’autres molécules, une transformation l’amenant dans un état métastable « ou même complètement stable à partir duquel le retour à l’état normal A n’est possible qu’en repassant par un état analogue à a d’énergie interne un peu supérieure à celle de la molécule a. Une telle molécule restera dans l’état % jusqu’à ce qu’une cause externe, choc ou rayonnement, lui fournisse l’énergie € nécessaire à son retour dans l’état activé primaire. Si cette énergie n’est pas trop grande, elle pourra être fournie par l’agitation thermique du milieu. La durée moyenne séparant l’absorption de la lumière activatrice et l’émission lumineuse dépendra surtout de la rapidité avec laquelle le milieu fournira à la molécule « l’énergie e. Ce mécanisme, qui explique d’une façon satisfaisante les phénomènes de phosphorescence, est représenté par MM. J. et F. Perrinau moyen du schéma (fig. 3) où, pour simplifier, nous n’avons pas fait intervenir d’états d’oscillation.
- Lois Et caractères principaux
- DE LA FLUORESCENCE.
- Règle de Stokes. Influence de la température.
- La fréquence moyenne des radiations émises est toujours inférieure à celle des radiations excitatrices (Stokes, 1852). Cependant, à la température ordinaire, la bande d’absorption et la bande d’émission empiètent un peu l’une sur l’autre (fluorescences antistokes).
- La proportion de lumière émise avec une fréquence supérieure à celle de la lumière excitatrice
- est toujours faible à la température ordinaire, mais augmente quand la température s’élève.
- Ce phénomène s’explique facilement. A très basse température, l’agitation thermique du milieu est négligeable par rapport aux oscillations moléculaires produites par le rayonnement excitateur. Par contre, à température plus élevée, une certaine proportion des molécules du produit fluorescent se trouvera dans les premiers états d’oscillation A’, cette proportion étant déterminée par la loi de MAXWELL-BOLTZMANN. Ces molécules pourront ainsi passer dans l’état d’activation électronique en absorbant moins d’énergie que les molécules non oscillantes et il en résultera un étalement de la bande d’absorption vers les basses fréquences. Un raisonnement analogue nous montrerait que la bande d’émission s’étalera vers les hautes fréquences. Les courbes (fig. 4) montrent les posi-
- tions relatives des bandes d’absorption et d’émission au zéro absolu et à une température quelconque. A très haute température, les bandes d’absorption et d’émission seraient presque confondues.
- Désactivation sans émission. Rendement lumineux.
- Comme le nombre des photons émis est souvent beaucoup plus petit que le nombre de ceux absorbés, les molécules activées doivent pouvoir revenir dans l’état normal, sans émission lumineuse, en libérant l’énergie disponible sous forme cinétique.
- On appelle rendement lumineux p d’une fluorescence le rapport du nombre de photons réémis au nombre des photons absorbés. En raison de la différence de fréquence entre les bandes d'absorption et d émission, ce rendement lumineux estun peu supérieur au rendement énergétique, maisce derniei dépend de la fréquence de la lumière
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- excitatrice. La détermination expérimentale de ces rendements est laborieuse et assez peu précise; le rendement lumineux peut être voisin de i pour la fluorescéine en solution aqueuse, mais les autres solutions de matières colorantes ont, en général, de moins bons rendements. Une substance colorée dont on ne peut observer la fluorescence doit avoir un rendement lumineux inférieur à I/10.000®. Nous étudierons ultérieurement l’action de la concentration et de l'addition de certains corps sur le rendement lumineux des fluorescences.
- Si l’on désigne par t la vie moyenne des molécules activées lorsqu’il existe des causes de désactivation sans émission lumineuse et par To la vie moyenne des molécules activées si les causes de désactivation sans émission n’existaient pas, des considérations théoriques montrent que
- T == PT.
- Loi de Knoblauch.
- Knoblauch a montré, en faisant varier l’intensité de la lumière excitatrice dans le rapport de i à 6.000, que danstoutes les fluorescences intenses et dans la plupart des fluorescences faibles, l’intensité des radiations émises est proportionnelle à l’intensité de l’excitation.
- Plus récemment, WOOD a découvert des fluorescences faibles dont l’intensité est proportionnelle au carré ou au cube de l’intensité de la lumière excitatrice.
- Concentration optimum des solutions fluorescentes.
- L’étude de l’intensité de la fluorescence des solutions, pour une épaisseur et une lumière excitatrice déterminées, montre que la fluorescence passe par un maximum pour une concentration appelée concentration optimum (fig. 5).
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- La concentration optimum varie avec l’épaisseur de la solution. Elle augmente quand l’épaisseur diminue et semble tendre vers une limite quand l’épaisseur devenue inférieure au micron tend vers zéro. Cette limite est de l’ordre de quelques millièmes pour la fluorescéine. Simultanément, la valeur de l’émission maximum décroît et tend vers zéro. Si, au contraire, l’épaisseur grandit indéfiniment, la concentration optimum diminue et pourrait s’abaisser au-dessous de toute limite si le solvant était parfaitement transparent. Pour une épaisseur de l’ordre du centimètre, la concentration optimum est de quelques cent millièmes pour les solutions de fluorescéine.
- Décroissance exponentielle du pouvoir fluorescent.
- M. J. Perrin a déduit de ces observations que le pouvoir fluorescent spécifique © rapporté à l’unité de masse de la substance dissoute décroît indéfiniment quand la concentration augmente.
- M. F. Perrin a montré, qu’en général, cette décroissance suit approximativement la loi exponentielle suivante :
- $ = Qe-kc,
- C représentant la concentration. Le coefficient k a une signification physique simple. Il est égal à l’inverse de la concentration Cm qui est optimum pour une cuve infiniment mince
- I
- Cm — — • K
- Connaissant le pouvoir fluorescent spécifique •, on en déduit immédiatement la valeur du pouvoir fluorescent P rapporté à l’unité de volume de la solution
- P — co = Qc e-kc.
- S.-J. Wawilow a montré qu’il se produit une anomalie aux faibles concentrations et que la décroissance du pouvoir fluorescent spécifique est mieux traduite par les relations
- $ = Ho e-k(c-Co) pour cèc et • = o pourc <Co.
- Cette correction est d’ailleurs souvent peu importante.
- Maximum de fluorescence des teintures.
- M. R. Toussaint a montré, en étudiant au moyen du photocolorimètre la variation de la fluorescence des teintures en fonction du degré de
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- clair-foncé ou ton moyen, que la luminescence passait également par un maximum pour un ton moyen appelé critique. Cet optimum de fluorescence correspond à la pureté maximum de la couleur, c’est-à-dire au maximum d’écart sur sa courbe entre la « complémentaire » (maximum d’absorption) et la dominante apparente.
- Induction moléculaire.
- La variation du pouvoir fluorescent d’un corps avec sa concentration a conduit à admettre la réalité expérimentale de désactivation sans émission lumineuse par choc non élastique de « secondeespèce ». En réalité, ce phénomène n’est pas dû à un choc entre une certaine molécule aet une molécule ordinaire A. La désactivation se produit à des distances telles que le contour des sphères de choc se trouve encore à des distances relativement grandes (plusieurs À). Enfin, il est nécessaire, pour que les désactivations ne soient pas lumineuses, que les molécules puissent s’écarter violemment, comme c’est le cas dans l’état liquide. Par exemple, les solutions assez concentrées d’esculine dans la glycérine sont obscures à la température ordinaire, mais à l’état solide, refroidies dans l’air liquide, elles sont fortement fluorescentes. Il en est de même pour le phénan-thrène : à l’état liquide il est obscur; solide, à la température de fusion il est très fluorescent etl’est encore plus à la température de l’air liquide parce que les cristaux sont plus durs.
- Ces désactivations par induction moléculaire peuvent être comparées au mécanisme suivant : quand un circuit électrique oscillant est excité au voisinage d’un circuit synchrone, un courant induit s’établit par résonance dans ce dernier et les deux circuits se repoussent avec absorption d’énergie.
- L’induction moléculaire se produit toujours entre « circuits synchrones »; nous n’avons, par exemple, aucune indication de désactivation par interaction entre une molécule d’une matière colorante dissoute et une molécule de solvant. Mais les deux circuits synchrones peuvent ne pas être identiques : une molécule est synchrone à une autre quand elle absorbe la même lumière; c’est ainsi qu’une molécule activée a peut être désactivée sans émission de lumière, par l’approche ou le voisinage d’une molécule B qui peut être chimiquement très différente, mais qui peut prendre une énergie d’activation égale ou voisine par absorption d’une lumière égale ou voisine de celle qui peut
- activer la molécule A. L’expérience nous montre, en effet que, par exemple, le bleu de méthylène dont la bande d’absorption coïncide précisément avec la bande d’émission du « bleu fluorescent » est, pour ce dernier, un désactivant plus actif que le « bleu fluorescent » lui-même. Le même phénomène se produit pour l’éosine et la fluorescéine, pour la rhodamine NB et le permanganate de potassium.
- Inhibiteurs de fluorescence. Induction forcée.
- L’addition aux corps fluorescents de certaines substances tout à fait «incolores » n’ayant aucune bande d’absorption voisine de celle de la matière fluorescente peut diminuer considérablement et même annuler le pouvoir fluorescent. Cette propriété d’étouffer les fluorescences les plus diverses est présentée par les iodures, les sulfures, lessulfo-cyanures, les hydrosulfites, etc., tandis que les sulfates et les nitrates sont sans action; les chlorures et les bromures sont peu ou pas actifs en milieu alcalin, mais ils agissent fortement en milieu acide (sur la quinine par exemple). De même, certaines classes de composés organiques tels que les phénols, les amines nucléaires, sont de puissants inhibiteurs de la fluorescence. Tous ces corps agissent sans modification chimique de la substance fluorescente, la courbe d’absorption n’est pas modifiée. Le caractère commun des inhibiteurs de fluorescence est d’être facilement oxydable, c’est-à-dire d’abandonner facilementun électron. Lorsqu’une molécule activée se trouve au voisinage d’une molécule d’un de ces corps anti-oxygène, elle a une forte probabilité de se désactiver en arrachant l’électron peu lié et en le projetant avec une énergie cinétique égale à l’énergie d’activation diminuée de l’énergie d’ionisation de la molécule désactivante.
- Ce mode de désactivation par ionisation est caractérisée par l’existence d’un seuil ; il se produit seulement pour une énergie d’activation supérieure à l’énergie d’ionisation des molécules désactivantes considérées. Par exemple, le nitro-benzène en milieu neutre inhibe fortement les fluorescences correspondant à une fréquence moyenne supérieure à celle de la lumière jaune verte, tandis qu’il est tout à fait sans action sur les fluorescences correspondant à des fréquences moyennes plus petites que cette limite, par exemple, sur les fluorescences rouges du « bleu fluorescent » et de la chlorophylle. Relativement à l’induction par résonance que nous avons
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- LA FLUORESCENCE DES MATIERES INTERMEDIAIRES, ETC.
- rencontrée auparavant, ce nouveau genre d’induction moléculaire peut se comparer à la mise en vibration d’une table d’harmonie par n’importe quelle corde sonore.
- • Transfert d'activation entre molécules différentes.
- Le transfert d’activation ou « choc de troisième espèce » qui peut se produire entre des molécules d’espèce chimique identique peut aussi s’effectuer entre des molécules différentes, ayant la même énergie d’activation; il se produit même si l’énergie d’activation de la deuxième molécule est un peu inférieure à l’énergie disponible dans la molécule activée, la différence entre cesénergies se transformant alors en énergie cinétique.
- Les «fluorescences sensibilisées » de J. Franck et G. Cario correspondent à ce phénomène. Par exemple, si l’on excite de la vapeur de mercure en présence de thallium, on observe la raie verte de résonance du thallium.
- Conversion interne de l’activation. Fluorescences sensibilisées internes.
- Il est probable que la plupart des mécanismes de désactivation par interaction entre deux molécules peuvent également se produire entre deux parties de la molécule activée elle-même. La désactivation se produit alors par conversion interne de l’énergie d’activation en énergie d’oscillation ou en énergie d’ionisation. Ce phénomène explique la grande différence de rendement de fluorescence entre la fluorescéine etl’éry-throsine (tétraiodo-fluorescéine). Les ions I qui se trouvent dans cette dernière substance désactivent la molécule par auto-ionisation dès qu’elle vient d’être activée.
- Le transfert d’activation peut également se produire dans l’intérieur d’une seule molécule et provoquer des fluorescences sensibilisées internes. Les exemples de ce dernier phénomène sont très nombreux et il occupe une place très importante dans les applications pratiques de la fluorescence, puisqu’il permet d’exciter des fluorescences bleues, vertes, jaunes, orangées ou rouges au moyen de radiations ultra-violettes, donc invisibles à l’œil. C’est ainsi que les fluorescences jaunes verdâtres de l’auramine NO, du jaune méthylène N, les fluorescences orangées rougeâtres de rhoda-mines N6J et NB, excitées par la lumière Wooo, sont des fluorescences sensibilisées internes. Les activationscorrespondantauxdeuxbandesd’absorp-tion intéressent probablement deux parties diffé
- rentes de la molécule; il y a instantanément un transfert d’activation de «l’oscillateur » ultra-violet à des « oscillateurs » bleus, verts, jaunes ou rouges.
- La FLUORESCENCE DES COLORANTS ORGANIQUES SYNTHÉTIQUES ET DES MATIERES INTERMÉDIAIRES
- SERVANT A LEUR FABRICATION.
- M. R. Toussaint a montré que toutes les matières colorantes organiques synthétiques sont plus ou moins fluorescentes.
- Mais l’émission lumineuse tombe souvent dans l’infra-rouge en dehors du spectre visible (en particulier pour les verts et les bleus).
- Je ne citerai, parmi le nombre considérable de matières colorantes et de matières intermédiaires actuellement dans le commerce, que les produits fortement fluorescents et dont le rayonnement correspond à la partie visible du spectre.
- Comme nous le verrons, ces fluorescences sont susceptibles d’applications pratiques très variées, surtout lorsqu’on emploie comme lumière excitatrice le proche ultra-violet (lumière de Wood) peu ou pas visible à l’œil.
- Les matières intermédiaires et les colorants indiqués ci-dessous sont fluorescents en solutions ou en applications sur les différentes fibres textiles et les papiers. Certains de ces produits peuvent être employés également pour colorer les matières plastiques ou pour préparer des peintures et des vernis fluorescents.
- La nature de la fibre textile ou l’emploi de mordants jouent un rôle important dans l’intensité de la fluorescence des colorants. Par exemple, la fluorescence du Jaune méthylène N, de l’Aura-mine NO, des Rhodamines N6J, NB, etc. disparaît lorsque ces colorants basiques sont teints sur fibre mordancée au tanin ou à la Depsoline N. Cette inhibition de la fluorescence peut être due soit à la combinaison chimique du colorant et des mordants qui « bloque » le groupement activable, soit simplement aux propriétés « anti-oxygène » de ces mordants. La combinaison chimique des colorants basiques avec les mordants est démontrée en particulier par le fait que l’addition de tanin ou de Depsoline N aux solutions de ces colorants modifie nettement leur spectre d’absorption.
- Principaux colorants organiques synthétiques très fluorescents à la lumière de Wood.
- Colorants directs (substantifs) :
- Jaune diazol brillant NS,
- Jaune diazol N3J,
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- 10 LA FLUORESCENCE DES MATIÈRES INTERMÉDIAIRES, ETC.--
- Jaune diazol brillant N5J extra,
- Jaune diazol NJ,
- Primuline N (teinture directe),
- Primuline N (traitée à la soude),
- Primuline N (chlorée),
- Primuline N (Développeur NA).
- D’autres colorants directs tels que : Rouge Congo N, Ecarlate diazol lumière N5B, Géranine diazol NJ, Purpurine diazol N9B, Purpurine diazol NioB, Roses diazol NR, NB, Violet diazol NB, sont assez fluorescents.
- Colorants acides :
- Rhodamine acide brillante NB,
- Violets brillants foulon NB conc., NRL,
- Fluorescéine NS,
- Toutes les marques d'Eosines, Phloxines, Rose
- Bengale,
- Erythrosines,
- Primerose à l’alcool.
- Colorants basiques :
- Jaune méthylène N,
- Auramine NO,
- Les différentes marques de Phosphines solides.
- Orangé acridine N,
- Rhodamines N7J, N6J, NB,
- Violet méthyle N bleuâtre conc.
- Certains autres colorants basiques tels que les
- Bleus méthylène, Bleu Victoria, BleuThionine N extra, Vert méthylène NB, sont assez fluorescents en solutions très diluées ou teints en nuances très claires sur soie naturelle.
- Colorants de cuve :
- Jaunes solanthrène N2J, NJF, NJ,
- Orangés solanthrène N4J, NJ,
- Jaunes solans NJ et NR.
- Colorants acétoquinone :
- Orangés acétoquinone N, NJ,
- Groseille acétoquinone N.
- Parmi les colorants non fabriqués en France, il importe de signaler le Bleu fluorescent qui est également vendu sous les désignations commerciales de Bleu iris ou Bleu de résorcine (sel d’ammonium de la tétra-bromo-résorufine).
- Principales matières intermédiaires très fluorescentes à la lumière de Wood.
- Acide amino disulfo 1-3-8,
- Acides amino R, G, H, S,
- Acide chromotropique,
- Acide Clève 1-6, 1-7,
- Acides F, H,
- Acide gamma,
- Acide Freund,
- Acide naphtionique,
- Acide Neville-Winther,
- Acides 2RL, 2S, Benzidine sulfone disulfonique, Dioxy S,
- Disulfo gamma, Disulfo B, Disulfo J,
- Déhydro thio-paratoluidine disulfo, Oxydisulfo 1-3-6, Sulfamide de l’acide 2S, Sel R, Sel G, Sel Schaeffer.
- Applications.
- Les applications de la fluorescence des colorants organiques et des matières intermédiaires sont très nombreuses.
- Au point de vue analytique, l'examen en lumière de Wood donne souvent de précieuses indications; il permet de distinguer instantanément, sans être obligé de recourir à une analyse chimique longue et compliquée, des teintures de colorants de nuance et propriétés tinctoriales très voisines, tels que le Jaune diazol brillant NS, très fluorescentet le Jaune diazol lumière N5J, pas fluorescent.
- De même, l’absence de fluorescence des colorants basiques teints sur mordant, permet de distinguer facilement des teintures effectuées sur rayonne viscose avec ou sans mordant de tanin ou de Depsoline N.
- L’action inhibitrice des composés anti-oxygène sur la fluorescence des solutions de fluorescéine par exemple, permet de rechercher facilement le pouvoir anti-oxygène des corps. Cette propriété a été utilisée par Ch. ACHARD, A. Boutaric, J. Bouchard et M. PHISALIX pour l’étude des sérums et des venins.
- Wolmar et MATHIS ont appliqué à l’analyse chimique minérale l’action inhibitrice de certains ions sur la fluorescence des sels d’uranyle. Il est
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- LA FLUORESCENCE DES MATIERES INTERMÉDIAIRES, ETC.
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- certain qu’on pourrait employer, dans le même but, des matières colorantes fluorescentes au lieu des sels d’uranyle.
- L’examen en lumière de Wooo permettoujours de déceler, dans une réaction chimique, la for-mation d’un corps fluorescent à des concentrations trop faibles pour que les méthodes habituelles puissent être employées. Il faut cependant utiliser ces réactions avec beaucoup de circonspection, car la fluorescence, en raison de sa très grande sensibilité, peut être faussée par la présence de très faibles quantités d’impuretés soit fluorescentes, soit inhibitrices de la fluorescence.
- Les vernis, les peintures, les matières plastiques et les teintures fluorescentes peuvent être utilisés pour la décoration des salles de spectacles et pour la confection de décors et vêtements de théâtre. Comme il est toujours possible de préparer des vernis, des peintures, des matières plastiques ou des teintures non fluorescents et de nuance identique à celle des produits fortement luminescents, on peut, par exemple, faire apparaître en lumière ultra-violette ou en lumière monochromatique de fréquence convenable, des dessins, des réclames, une partie d’un vêtement ou d’un décor qui, en lumière blanche, ne se distinguent pas des objets environnants.
- Les matières intermédiaires peu ou pas colorées peuvent être employées pour déceler les défauts des impressions sur tissu, peu visibles avant le vaporisage ou le développement. Le Sel amino G est particulièrement apprécié pour cette applica
- tion, mais il existe un grand nombre d’autres produits qui peuvent trouver emploi dans ce but. Les matières intermédiaires peuvent être utilisées également pour apposer sur les billets de banque, les chèques, les traites, des cachets invisibles en lumière blanche, mais qui apparaissent nettement en lumière ultra-violette et permettent d’en prouver l’authenticité.
- L’utilisation de la fluorescence pourrait également servir à renforcer les effets obtenus par les enseignes lumineuses utilisant des tubes à gaz luminescents. On pourrait employer dans cette application, des matières plastiques ou des vernis fluorescents dont la lumière excitatrice correspondrait au rayonnement émis par le tube luminescent. Mais les vernis luminescents sont très sensibles à l’action de la lumière solaire à laquelle sont exposées les enseignes lumineuses dans la journée et la fluorescence disparaîtrait rapidement. Il serait préférable d’essayer l’emploi de solutions de matières colorantes ou des matières intermédiaires fluorescentes enfermées dans des tubes de verre scellés et soigneusement privés d’air; la fluorescence durerait sans doute indéfiniment. En choisissant des corps tels que la Fluorescéine ou les Rhodamines, on pourrait même obtenir une fluorescence visible en plein jour, à la lumière solaire.
- Ce rapide aperçu des applications de la fluores-cence des matières intermédiaires et des colorants organiques synthétiques, montre que ces photo-luminescences sont susceptibles d’intéresser les industriels et les domaines les plus divers»
- COMPTES-RENDUS DES
- XXIV' Réunion de la Société Italienne pour le Progrès de la Science.
- Palerme, 12/18 octobre 1935.
- Nous relevons dans la Chimica e l'Industria d’octobre 1935 les discours et communications suivantes :
- Mario Betti (Pologne), Le développement et l’orientation de la chimie organique moderne :
- Après avoir montré brièvement les deux périodes de la chimie organique qui ont précédé la période actuelle, à savoir la période qu’on peut appeler « analytique », qui s’étend des débuts de la chimie aux environs de 1850, et la période des grands succès de la synthèse organique qui va de 1850 à la dernière décade du siècle précédent, l’auteur traite dans les chapitres
- SOCIÉTÉS SAVANTES
- suivants de l’orientation de la chimie organique des trente premières années de ce siècle et des rapports de la chimie organique avec la chimie biologique et la chimie physique.
- F. Qiordani de l’Académie Italienne (Naples), La fabrication de la cellulose en Italie :
- Jetant un regard sur l’industrie de la cellulose, sur la matière première utilisée et sur les méthodes d’extraction, 1 orateur s’arrête plus spécialement à considérer l incidence du coût de la matière première sur celui du produit terminé. Il explique comment et pourquoi il n’a pas été possible jusqu’à présent de développer en Italie une industrie de la cellulose en partant de matières premieres ligneuses; mais on peut toutefois espérer qu avec une modeste protection et une préparation
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- 1
- COMPTES-RENDUS DES SOCIÉTÉS SAVANTES
- technique adéquate, il sera possible de créer une industrie de la cellulose importante pour laquelle l’incidence de la matière première jouera d’une façon relativement beaucoup moins grave sur le coût du produit fini.
- L'orateur fait un historique des différentes tentatives italiennes, mettant particulièrement en relief celles de Bussi et de Naples qui sont caractérisées aussi bien par l’emploi de plantes annuelles comme matières premières (paille, chanvre, jute) que par de nouvelles méthodes de fabrication. Il parle du travail technique complexe accompli d’abord à Naples, puis par l’Ingénieur Umberto Pomilio et son groupe en Argentine et au Chili pour transporter sur le terrain industriel la méthode analytique proposée par Cross et Bévan pour extraire la cellulose au moyen du chlore gazeux. D’une part, l’orateur examine l’application de cette nouvelle méthode à l’utilisation des plantes annuelles, d autre part, il met en évidence la portée économique de la solution technique imaginée. Il donne ensuite quelques remarques sur les caractéristiques et les compositions des matières premières et des produits finis et considère spécialement les exigences de l’industrie cartonnière. Il expose aussi l’intérêt que présente la nouvelle industrie pour l’économie nationale et signale les effets possibles sur la marche des industries du carton.
- Pour terminer, l’orateur relève l’importance que la méthode d’extraction par le chlore pourrait avoir sur 1 industrie de la fibre nationale.
- Communication du Professeur A. Corbellini (Milan).
- M. Corbellini traite de l’utilisation de l’acide citrique pour la préparation de la 1-phényl-3-méthyl-5-pyrazo-lone, produit intermédiaire important pour la fabrication de l’antipyrine, du pyramidon et de colorants azoïques. Cette préparation est basée sur la suite de réactions ci-dessous.
- Colorants servant d'agents sensibilisateurs en photographie.
- M. Corbellini expose l’état actuel des études effectuées sur les colorants susceptibles d agir comme sensibilisateurs photographiques. Il traite en particulier ceux du type général :
- C—(CH)n = C
- Y Y
- RX R
- Dans ces composés, le carbone et 1 azote terminaux font partie d’un noyau hétérocyclique plus ou moins compliqué (pyridinique, quinoléinique, naphtoquino-léinique, thiazolique, naphtothiazolique, oxazolique), n est un nombre quelconque, tandis que R est généralement un radical alcoyle et X un reste acide. En se basant sur ses expériences, l’auteur a cherché à deduire quelques règles concernant la relation entre la couleur et la composition chimique de cette classe de composes. Il décrit de nombreuses substances pour lesquelles n =5, n = 7, R = CHs et X=1 et étudie l’effet sur la couleur et l’action sensibilisante de la substitution d’un hydrogène de la chaine méthylénique par un halogène.
- G. Semerano (Padoue), Préparation des éthers mixtes par action des oléfines sur les alcools primaires :
- Par action des oléfines sur les alcools primaires, en présence de catalyseurs appropriés, à pression et à température élevées, il se forme des éthers mixtes avec un bon rendement. On a déterminé l’équilibre de la réaction pour l’éthylèneet l’alcool propylique, l’éthylène et l’alcool butylique normal, le propylène et l’alcool éthylique, le propylène et l’alcool butylique normal et celui de la réaction plus importante
- o
- CR o — — O I 0
- CH—CO0H I /OH | COOH CH2C00H + Ç6H3NH-NH2
- - H.0 — ( CO 30
- CH2—COOH ( 3H2COOH
- CH2—COOH
- C=N- NHC6H5
- CH2 —COOH
- I
- 5
- 0
- a—- Q--o
- 5 II F
- I 2 I
- o/ o
- / O
- 2 =
- P
- F
- o 1
- 1
- a--Q---Q
- 5 II $
- I z
- Q
- o /
- X
- P
- F
- Cette méthode qui est devenue intéressante par suite du bas prix actuel de l’acide citrique, a trouvé une application industrielle.
- Les essais ont ete effectues a 250° sous une pression de 200 atmospheres. On a aussi examiné les meilleures conditions expérimentales.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- L’action antioxydante des matières colorantes sur la gazoline decracking. — LOWRY, EGLOFF, MORRELLetDRYER. — Textile Colorist, 57, n° 667, mai 1935.
- Il y aurait d’après Gillet (1) un parallèlisme entre la solidité des colorants acides pour laine et les grou-
- dissous dans 5 cc. de benzène ou d'hexone (méthyliso-butylcétone) et ajouté à 200 cc- de gazoline; les solvants avaient été reconnus sans action sur la période d’induction. On a trouvé les résultats suivants avec des azoïques dérivés de l'o-naphtol et des phénols mono-cycliques :
- Inhibiteur Solvant Indice de cyclohéxène Couleur dans la gazoline
- (o. naphtol) néant 610 min incolore
- p. hydroxyphénylazo-c naphtol . hexone 430 brun
- phénylazo-o naphtol hexone 225 brun rouge
- o. nitrophénylazo-a naphtol hexone 50 jaune
- p. nitrophénylazo-a naphtol.... hexone 40 brun
- (pyrocatéchine). hexone 745 incolore
- phénylazo-pyrocatéchine hexone 460 jaune
- p. nitrophénylazo-pyrocatéchine . hexone 140 brun
- (hydroquinone) hexone 0 incolore
- phénylazo-hydroquinone. hexone 100 jaune
- phénylazo-o crésol. benzène 65 jaune
- p. hydroxyazobenzène hexone 0 jaune
- (phénol) benzène 10 jaune
- pements « antioxygènes » qu’ils possèdent. La phényl-azo-3-naphtylamine, l’azobenzène (2), les colorants dérivés de la diphénylamine (3) protégeraient le caoutchouc exposé à la lumière, en absorbant les radiations ultraviolettes. D’autre part, la Standard Oil a pris récemment des brevets relatifs à l’emploi des matières colorantes comme inhibiteurs pour la gazoline de cracking (4). Dans une étude antérieure (5), on a trouvé que la présence de groupes hydroxyles et aminés aromatiques primaires ou secondaires communique un certain pouvoir antioxydant pour la gazoline; cet effet se trouve même accentué par la présence de groupes alcoylés ou aminés tertiaires, en particulier lorsque ces derniers sont en position ortho ou para. Mais on n’avait pas déterminé jusqu’ici l’effet des groupes chromophores sur le pouvoir antioxydant.
- Les auteurs ont essayé quelques colorants azoïques dérivés de matières intermédiaires notoirement actives. L’efficacité antioxydante est exprimée par 1’ « indice de cyclohéxène », qui se définit comme l’accroissement de la période d’induction du cyclohéxène, produit par 0,002 % d’inhibiteur. Les données du tableau ci-dessus ont été obtenues en ajoutant 0,01 % de chaque inhibiteur à une gazoline 5 fois moins sensible que le cyclohéxène à l’action de l'a-naphtol et en déterminant la période d’induction par la technique habituelle (5). La gazoline type utilisée avait une période propre d’induction de 130 minutes. Chaque échantillon était
- Ces colorants azoïques avaient été préparés spécialement pour ces essais et convenablement purifiés- On voit d’après le tableau ci-dessus que la liaison azoïque a une influence défavorable sur le pouvoir antioxydant (cf. a-naphtol et phénylazo-o-naphtol, pyrocatéchine et phénylazo-pyrocatéchine) ; il en est de même pour le groupe nitro, tandis que le groupe hydroxyle a une action favorable. L’hydroquinone et ses dérivés paraissent faire exception à cette règle; mais ce n’est qu’une apparence. Comme des travaux antérieurs (6) l’ont démontré, la valeur nulle de l’indice pour l'hydro-quinone vient de ce que cette substance est oxydée directement dans les conditions brutales de ces essais ; il n en serait pas de même à la température ordinaire. D’autre part, le faible pouvoir antioxydant du phénol est annulé par la liaison azoïque, dans le parahydroxy-azobenzène ; mais l’introduction d’un groupe méthyle (phénylazo-o-crésol) est nettement favorable.
- Les auteurs ont également essayé des colorants indo-phénoliques : l’indophénol et le Bleu Phénol de formule :
- CH3
- >N CH3/
- Les indophénols sont des antioxydants efficaces, très supérieurs aux phénols. Les leucoindophénols sont d’ailleurs encore plus actifs que les colorants correspondants, comme il ressort du tableau suivant ;
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- EXTRAITS DE 'JOURNAUX ÉTRANGERS
- Inhibiteur Solvant Indice de cyclohéxène Couleur dans la gazoline
- Leucoindophénol hexone 1415 min presque incolore
- Indophénol '• hexone 1330 rouge
- Leuco du Bleu Phénol hexone 570 presque incolore
- Bleu Phénol benzène 415 violet
- Les colorants commerciaux suivants ont aussi été reconnus comme étant des inhibiteurs plus ou moins actifs :
- Inhibiteur Solvant Indice de cyclohéxène Couleur dans la gazoline
- Brun pour huile benzène 110 min rouge
- Base d’Orangé hexone 220 jaune
- Base d’Induline B benzène 550 rose
- Base de Nigrosine N hexone 160 violet rouge
- Base de Bleu Victoria B hexone 125 rouge brun
- (Diphénylamine)- -. - hexone 80
- L’efficacité des indulines et nigrosines serait due à la présence des groupes diphénylamine dans leur molécule.
- Les auteurs ont, d’autre part, étudié le cas de l’emploi simultané de deux inhibiteurs. Lorsqu’une gazoline contient un inhibiteur colorant, on peutconsi-dérer que l’affaiblissement progressif de la coloration est l’indice de l’épuisement de l’inhibiteur, la coloration étant proportionnelle à la concentration de celui-ci. Quant aux leucos, ils forment d’abord les colorants, qui sont ensuite détruits par l’oxygène. Lorsqu’une gazoline contient à la fois un inhibiteur colorant et un inhibiteur incolore, — ce qui peut être intéressant, soit pour éviter une coloration trop intense, soit pour abaisser le prix —, l’affaiblissement de la coloration conserve sa valeur comme indication de l’épuisement des inhibiteurs. On admet, en effet, que l’oxydation se porte sur les deux substances à la fois, proportionnellement aux quantités présentes (7). Pour essayer cet effet, trois échantillons de gazoline de Pennsylvanie ont été respectivement additionnés de 0,005 % de phénylazo-a-naphtol, de 0,0025 % d’a-naphtol et des deux inhibiteurs ensemble. Les périodes d’induction, déterminées dans les différents cas, furent les suivantes :
- Gazoline seule................................ 45
- Gazoline + phénylazo-a-naphtol............ 205
- Gazoline % a-naphtol.......................... 255
- Gazoline + les deux inhibiteurs........... 410
- D’autres échantillons contenant les deux inhibiteurs furent oxydés pendant 100, 200 minutes. La consommation de matière colorante fut déterminée par colorimétrie, et celle de l’a-naphtol par la réaction avec la 2-6-dibromoquinone chlorimide, qui donne une coloration bleue avec cette substance. En admettant que la consommation d’inhibiteurs est uniforme pendant toute
- la période d’induction etque les deux produits agissent en proportion des accroissements de période provoqués par chacun d’eux employé isolément, ils doivent être considérés comme ayant contribué respectivement pour 160/370 et 210/370 dans la période d’induction de 410 minutes. Si 20% du colorant ont été consommés en 100 minutes, la contribution du colorant dans cette période est 20 % de 177 = 35 minutes, le reste (65 minutes) étant imputable à 13-naphtol- On peut en déduire la quantité d’a-naphtol consommée en 100 minutes. Le tableau ci-dessous donne la comparaison entre la consommation d’a-naphtol ainsi calculée et la consommation réelle déterminée à l’aide de la 2-6-dibromoquinone chlorimide :
- Période d’oxydation minutes Perte de phényl-azo-a-naphtol 7o Consommation d’a-naphtol
- déterminée 7» calculée %
- 100 20 20 28
- plus de 200 plus de 50 plus de 60 48
- La divergence constatée entre le calcul et la réalité proviendrait de ce que la consommation d’inhibiteurs n’est pas uniforme, mais qu’au contraire elle s’accélère pendant la période d’induction.
- J. E.
- Bibliographie.
- (1) Gillet, Compt. rend., 176, 1402, 1923.
- (2) Bondy, Beritche, 66, 1618, 1931.
- (3) Ingram, U. S. Patent 1.889.331, 29 nov. 1932.
- (4) Standard Oil, brevets français 726.040, 23 fév. 1932 et 733.994, 22 mars 1932.
- (5) Egloff, Morrell, Lowry, Ind. Eng. Chem., 24, 1375, 1932.
- (6) Lowry, Egloff, Ind Eng. Chem., 25, 804, 1933.
- (7) Alyea et Backstrom, Am. Chem. Soc., 51, 90. 1929,
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- INFORMATIONS
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- REVUE ECONOMIQUE
- Caséine en Allemagne. — L’Allemagne est le pays qui importe le plus de caséine, l’importation représente entre 40 et 50 % des exportations mondiales. Lessta-tistiques de 1932 indiquent 19.435 t. et on estime la consommation allemande à 14.200 t. se répartissant ainsi : papeterie 7-300 t., colles à froid et peinture 1.200 t. La fabrication des matières plastiques a absorbé 3.000 t- de caséine de présure et 2.200 t. ont servi aux matières alimentaires.
- Production de naphtaline aux Etats-Unis. — La production en 1914 était la suivante : 15 millions de
- Ibs de carbure raffiné et en paillettes, 8,4 millions de Ibs de naphtaline brute; en 1934, on a produit respectivement 38.750.000 Ibs et 37.900.000 Ibs. Les importations ont passé de 5-266.750 Ibs à 48 millions de naphtaline brute.
- Solvants chlorés en Italie. — La production de trichloréthylène en 1934 s’est élevée à 3.500 t. ; alors que les importations ont été faibles, les exportations se sont élevées à 850 t. La production de tétrachlorure de carbone en 1933 a été de 200 t-
- INFORMATIONS
- United States Institute for Textile Research. — Sous l’impulsion de l’Association Américaine des Chimistes et coloristes et du Textile Institute Club, il a été créé aux Etats-Unis un Institut pour les Recherches Textiles. Les particularités qui ont présidé à sa fondation sont relatées par H.-D.-W. Smith dans l’American Dyestuffs Reporter du 9 septembre. En mai 1935, le nombre des membres s’élevait à 268, parmi lesquels se trouvent représentés presque tous les industriels de la rayonne ; 30 à 40 % des membres sont des filateurs et tisseurs de coton; les industries de la laine et de la soie y sont aussi bien représentées.
- Nouvelle fibre italienne au départ de caséine. — La nouvelle fibre artificielle préparée par Ferreti au moyen de caséine a été examinée par l’Institut de Botanique de Hambourg qui la décrit de la manière suivante. Les fibres de couleur crème ont une longueur moyenne de 3 à 5 centimètres et un diamètre de 30à 35 millièmes de millimètre, la surface est rugueuse et la calcination fournit des vapeurs alcalines. Dans l’eau, il n’y a pas de gonflement notable; la fibre résiste à l’acide sulfurique étendu, chaud ou froid. Avec la soude caustique à 10 %, la fibre subit un gonflement de 30 % et devient fragileà chaud. La charge de rupture des fibres individuelles est de 6 gr., la laine naturelle donne 35 gr.
- Urée aux Etats-Unis • — La Société Du Pont de Nemours a commencé la fabrication de l’urée, à Belle près Charleston et la capacité de production est suffisante pour couvrir les demandes des Etats-Unis.
- Synthèse du chloroprène. — A l’Université de Moscou, Selinski, Koslow et Ster ont obtenu le chlo-roprene au départ de 1 acétylène. On met dans un récipient 1-000 gr. de chlorure cuivreux, 40 gr. de chlorhydrate d’ammoniaque, 100 gr. de poudre de cuivre, 30 gr. HCl d. = 1,9 et 425 cc. d’eau. On fait passer l’acétylène en laissant la température s’élever à 50°, et après 3 heures l’augmentation du poids est de
- 40 à 50 gr. Après quelque temps derepos, on distille ; il passe le vinylacétylène, puis le divinylacétylène et un polymère de l’acétylène CsHL
- 20 parties de vinylacétylène sont introduites, en refroidissant dans 70 p. d’HCl, 10 gr- de chlorure cuivreux et 4 gr. de chlorhydrate d’ammoniaque- On agite à la température ordinaire et sépare la couche huileuse ; celle-ci séchée est distillée et on obtient le chloroprène bouillant à 50-60° avec un rendement de 90 %. En le conservant pendant quelques jours, il se transforme en masse plastique ressemblant au caoutchouc.
- Protection des matièree oxydables. — On a développé aux Ltats-Unis la fabrication de films en cellulose destinés à protéger les matières organiques contre l’oxydation. On a fait des essais qui ont démontré que ce sont les rayons bleus et invisibles du spectre qui favorisent le rancissement des graisses et que, par suite, les emballages transparents qui ont été utilisés jusqu’ici sont insuffisants- Les nouvelles feuilles sont coloréesen jaune et ontune épaisseur de 1 millième de millimètre; elles sont absolument opaques aux rayons ultra-violets.
- Purification de l anthracène. — On a fait des essais de purification de ce carbure par l’ammoniaque liquide. En traitant l’anthracène à 30-40 % par l’ammoniaque sous 8 à 9 atm. à la température ordinaire et en filtrant ensuite, l’anthracène restant titre 86 %; les produits phénoliques et le carbazol ont été dissous.
- Phénolphtaléine dans le chewing-gum- — La Cour Suprême de New-York avait à juger une action intentée à la Health Products Corp. par une personne quiavait été intoxiquée par l’usage de chewing-gum fabriqué par cette Société. L’intoxication avait provoqué une éruption et le juge a débouté la plaignante en concluant à de 1 idiosynchrasie-
- Emploi de l’éthylène pour la maturation des fruits. — Il y a trois ans environ, l’éthylène a été lancé sur
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- le marché par l’I. G. Farbenindustrie comme produit destiné à accélérer la maturation des fruits et légumes, mais suivant un récent rapport du consul américain de Francfort, il n’a pas rencontré beaucoup de succès, les ventes trimestrielles ne dépassant pas quelques centaines de kg. L’éthylène est vendu en cylindres d’acier sous pression de 40 Ibs contenant 10 kg. de gaz environ ; le prix courant est de 4 RM. par kg., mais des réductions importantes sont prévues pour l’avenir. Jusqu’à présent, l’éthylène vendu a étéemployé pour la maturation des tomates, des bananes et des oranges. Quelques exportations ont été faites en Italie et aux Pays-Bas.
- Des routes en couleur- — On fait des essais à Sheffield dans le but de découvrir les couleurs les plus propres à faciliter la circulation automobile la nuit. On se sert pour cela d’une portion de route, d’environ huit cents mètres, enduite d’une douzaine de couleurs différentes. Des essais photométriques seront dirigés
- par les soins du Service de l’Eclairage de la ville, pour le compte du Ministère des Transports.
- Jusqu’à présent, les meilleures couleurs pour la circulation nocturne sont le rose et les teintes de différents graviers.
- Le travail en musique. — La Standard Motor C°, de Coventry vient de lancer une innovation dans ses usines où le personnel travaille désormais en musique. Ce sont des disques de phonographes qui accompagnent la main-d’œuvre dans ses travaux et le résultat est tel que des hauts-parleurs vont être installés pour augmenter la puissance de diffusion des ondes musicales.
- Le programme porte sur une heure le matin et l’après-midi, tandis que le concert reprend pendant le repas de midi, au cours duquel des airs de danse sont joués pour la plus grande satisfaction de ceux qui désirent s’offrir un tour de valse ou un fox-trot.
- (Gde Bretagne Industrielle}
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- PRODUITS INTERMEDIAIRES
- Intermédiaires pour la fabrication de colorants.
- — Impérial Chemical Industries. — B. F. 789.998, 9 novembre 1934.
- On prépare ces nouveaux intermédiaires en condensant l’acide thioglycolique ou un homologue avec un o-nitrohalogénobenzène portant un groupe aminé ou acylaminé. Ainsi, on condense la chloro-3-nitro-4-acétanilide avec l’acide thioglycolique au sein d’alcool sodique ; la condensation s’accompagne d’une hydrolyse et on obtient l’acide nitro-2-amino-5-phénylthio-glycolique. On peut de même utiliser la dichloronitro-acétanilide, la chloronitroacétotoluidine etc.
- Nouveaux intermédiaires. — Impérial Chemical Industries. — B. F. 781.294, 15 novembre 1934.
- On prépare de nouveaux dérivés aminés de l’acide o-nitrophénylglycolique ou thioglycolique par la condensation d’un acide gras x-halogéné avec un acylami-nophénol ou thiophénol ayant la position ortho par rapport à l’OH ou SH, libre, puis on nitre et réduit et finalement on hydrolyse le groupe acylé, Ou bien, on peut condenser l’acide x-halogéné avec un dinitrophé-nol dans lequel le groupe nitré est en ortho par rapport à OH ou SH, puis réduction partielle.
- Ces produits doivent servir à la préparation de colorants azoïques.
- Monométhyl-p-aminophénol. — Kodak-Pathé. — B. F. 781.127, 9 novembre 1934.
- Le monométhyl-p-aminophénol qui est utilisé en photographie s’obtient soit par décomposition de la phénylglycine correspondante, en milieu phénolique
- (U.S.P. 1.844.926; 1.882.437; 1.844.844) soit en chauffant l’hydroquinone avec la méthylamine sous pression (D. R. P. 260.234 et Harger U. S. P. 1.297.685). Dans cette seconde méthode il se forme aussi la diméthyl-p-phénylènediamine. On a trouvé qu’on peut arriver à un rendement supérieur en chauffant dans un autoclave à agitation une solution d’hydro-quinone avec du sulfite de sodium et introduisant progressivement de la méthylamine en solution à 30 %. On chauffe à 190-195° durant 8 à 10 heures et transforme en sulfate.
- Préparation d’acétylacétanilide. — Carbide and Carbon chemical Corp — B. F. 781.167, 12 novembre 1934.
- Ce composé qui sert de produit intermédiaire dans la préparation de colorants azoïques peut s’obtenir en faisant agir le dicétène sur l’aniline. Ainsi, on dissout l’aniline dans le toluène, placé dans une chaudière en aluminium munie d’un réfrigérant refroidi par de la saumure, on agite par introduction de gaz naturel sec et fait arriver du dicétène à 93 % en quantités réglées pour maintenir à 50-70°. On refroidit ensuite et l’acé-tylacétanilide cristallise avec un rendement de 86,5 % de la théorie par rapport au dicétène.
- Intermédiaires et leur utilisation pour former des azoïques insolubles. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 781.720, 23 novembre 1934.
- Ces intermédiaires sont constitués par des produits de réduction des anilides oxynaphtoïques dans lesquels un des noyaux naphtaléniques est réduit. On les obtient en condensant les amines avec l’acide tétrahydro-5.6.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- 7.8-hydroxy-2-naphtalènecarbonique-3 en présence de
- PCI3. Ces anilides ont donc pour formule
- H2
- L
- 2
- 6 • O O H A
- ils sont analogues aux anilides oxynaphtoïques et peuvent être copulés sur fibre pour donner des azoiques insolubles. Le brevet en décrit un grand nombre et les nuances obtenues sont généralement des bruns et des noirs.
- Amines cycliques à plusieurs chaînons. — So-cièté pour l’industrie chimique à Bâle. — B. F. 781.738, 24 novembre 1934.
- Le procédé consiste à cycliser les amines de formule X—A—NH' dans laquelle X est un atome d’halogène, A une chaîne hydrocarbonée contenant au moins 6 atomes de carbone, en traitant ces amines en solution homogène et diluée par des réactifs alcalins. Par exemple le bromo-1-amino-15-pentadécane est cyclisé en cyclopentadécaméthylèneimine qui bout à 120° sous 0,1 mm- et F. à 48-49°.
- Produits de condensation contenant de l’azote.
- — I. G. Farbenjabriken. — B. F. 781.562, 19 novembre 1934.
- Les imides de certains acides dicarboxylés sont soumises à la condensation par A1C13. Par exemple la 3-phényléthylphtalimide réagit probablement suivant :
- HOOC
- CO CO
- IL
- 6-2 o
- Mais cette réaction peut être généralisée sur des dérivés des dimides provenant de diamines comme l'o-o'-diphtalimidediphényle etc.
- Les produits obtenus peuvent être considérés comme dérivés de 1 isoquinoléinecarbonique la position 8 de la chaîne isoquinoléine n est pas occupée, et il peut se produire une condensation. Ainsi 1 acide dont la formule se trouve ci-dessus peut être cyclisé en /z-3-azo-benzanthrone
- Peroxyde d’acétylebenzoyle. — Carbide and Carbone chemicals Corp. — B. F. 782.010. 29 novembre 1934.
- On fait arriver de l’air ou de l’oxygène divisé dans un mélange d'aldéhydebenzoïque et d’anhydride acétique en présence d’une faible quantité de dibenzoyl-peroxyde qui sert de catalyseur.
- Dérivés nitrés d’acylaminosulfochlorures. — Etablissements Kuhlmann — B. F. 782.126, 23 février 1934.
- Dans le B. F. 755.667 (voir R.G. M.C. 1934, p. 265) on a décrit la nitration de sulfochlorures de dérivés acylamines de formules
- Y Y
- NIcor (sorc
- Sorci MITCOR
- dans lesquelles Y est un alcoyle, alcoyloxy ou aralcoyl-oxy et R un aryle ou alcoyle ou aralcoyle. Le groupe nitré s’introduit en ortho de Y, mais on a trouvé qu’en variant lesconditions de la nitration, il se forme toujours des composés définis exempts d’isomères mais que le groupe nitré peut se placer soit en 6 soit en 5 par rapport à Y. De plus, quand R est un groupe arylé il est même possible d'introduire un second NO2 dans cet aryle et en méta du CO. Ces dérivés nitrés peuvent ensuite être hydrolysés, condensés, réduits pour donner des intermédiaires pour la préparation de colorants-
- Préparation d’amines. — I. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 781.960, 28 novembre 1934.
- On traite les nitriles, les oximes, les aldéhydes, les cétones, les acides ou leurs éthers par l’hydrogène et l’ammoniac à température et sous pression élevées en présence de catalyseurs. Ces catalyseurs renferment des oxydes ou des sulfures des métaux comme le tungstène, le molybdène- Ces réactions s’appliquent aux dérivés aliphatiques, stéariques, palmitiques etc.
- Dérivés de la pyrazolone contenant des cycles réduits, —I. G. Farbenindustrie. — B. F. 781.981, 28 novembre 1934.
- On condense par exemple la cyclohexylhydrazine avec l’éther acétylacétique et la cyclohexylméthylpy-razolone est méthylée ce qui fournit la cyclohexyle-1 -diméthy!-2.3-pyrazolone-5. Dans ces pyrazolones pn peut introduire un groupe aminé et substituer dans celui-ci des restes alcooliques- On prépare des produits à action sédative.
- Dibenzoxanthrone à partir des résidus de fabrication de l’acide oxy-2-naphtoique-3. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — B. F. 782.585, 11 décembre 1934.
- Dans la préparation de l’acide oxynaphtoïque on
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- obtient des résidus insolubles dans les alcalis. Dans ces résidus on a isolé diverses dibenzoxanthrones-
- co.
- C10H6< XC1H6 qui peuvent être séparées et utilisées pour l’obtention de colorants.
- Acides amino-chrysènesulfoniques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 782.756, 15 décembre 1934.
- On prépare des acides sulfoniques de 1 aminochry-sène soit en sulfonant un aminochrysène soit en sulfo-nant un nitrochrysène et réduisant, soit en chauffant le sulfate acide d’un aminochrysène.
- Aminochrysènes et dérivés. — I. G. Farbenin-dustrie. — B. F. 783.120, 22 décembre 1934.
- Ces dérivés s’obtiennent en réduisant les dinitro-chrysènes par les réducteurs soit directement en diamine ou seulement en nitramine- On peut aussi partir d un aminochrysène dont on acyle le groupe aminé et qu on nitre ensuite- Le nitrochrysène obtenu en faisant bouillir le chrysène avec l’acide nitrique acétique, peut être réduit par le sulfure de sodium en milieu hydroalcoolique. Le diaminochrysène cristallise et F. à 284-286°.
- Acide 1.4.5.8-naphtalènetétracarbonique. —I. G. Farbenindustrie. — B. F. 783.121, 22 déc. 1934.
- Le pyrène est oxydé par le bichromate en milieu sulfurique et la pyrènequinone est traitée en milieu sodique étendu par l'hypochlorite à 15-16 % de chlore actif. On obtient l’acide naphtalènetétracarbonique très pur.
- Dérivés des diarylamines. — Impérial Chemical Industries. — B. F. 783.088, 21 décembre 1934.
- On sait que la nitrosation de la diphénylamine donne un dérivé N-nitrosé qui peut être isomérisé par l’action de l’acide chlorhydrique. On peut réunir les deux phases en une seule en nitrosant au sein d’alcool méthylique anhydre et chlorhydrique (à 40 % HCl sec). On obtient ainsi la nitrosodiphénylamine avec un rendement de 95 % de la théorie. De même la phényl-o-naphtylamine donne la nitroso-4'-phényl-o-naphylamine et l'acétylaminodiphénylamine donne le dérivé nitrosé.
- Acides acénaphtènecarboxylique-5 et dicar-boxylique-5.6. — Imperial Chemical Industries. — B. F. 783.091, 21 décembre 1934.
- On fait réagir sur l’acénaphtène un chlorure d’urée en présence de chlorure d’aluminium. Ainsi le chlorure de phényléthylurée donne avec l’acénaphtène et le chlorure d’aluminium dans l’éther de pétrole, l'éthyl-anilide de l’acide acénaphtènecarbonique-5.
- Nouveaux produits intermédiaires. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — B. F. 783.304, 26 décembre 1934.
- Les éthers aroylacétiques contenant des substituants
- négatifs sont condensés avec les amines pour donner des anilides qui possèdent de 1 affinité pour la fibre. On les utilise pour produire des azoiques insolubles. Les éthers aroylacétiques sont obtenus en condensant les chlorures d’acides avec l'étheracétylacétique et élimi-nant le groupe acétyle par les alcalis.
- Nitramines d’amines primaires. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. - B. F. 783.305, 26 décembre 1934.
- On a déjà préparé les nitramines par oxydation du diazobenzène préalablement transposé en isodiazoïque dans un milieu alcalin. On a trouvé que 1 oxydation des diazoïques peut être faite par les hypochlorites. Par exemple, une suspension de chlorhydrate de dichloraniline-2.5 est diazotée par l'acide chlorhydrique et le nitrite; la solution filtrée est amenée entre —5 et 0°, goutte à goutte dans la soude étendue, on ajoute beaucoup de glace et une solution d hypochlorite, on agite pendant 20 heures, filtre et précipite le sel de sodium de la dichlorophénylnitramine par addition de sel.
- COLORANTS AZOÏQUES
- Teinture de la laine. — 7. G. Farbenindustrie. — B. F. 781.024, 8 septembre 1934.
- On peut teindre la laine en un seul bain avec des colorants azoiques ne renfermant qu un seul groupe sulfonique et dérivés del'oxy-8-quinoléine. Par exemple les colorants : acide sulfanilique, acide métanilique, orthosulfanilique, toluidinesulfoniques etc., diazotés et combinés aux dérivés de l'oxy-8-quinoléine sont des orangés. On monte le bain de teinture avec 3 à 7 %, d’un mélange de chromate de sodium et de sulfate d’ammoniaque, et ajoutant le colorant avec 10 % de sel de Glauber. On introduit la laine à la température ordinaire, puis monte lentement à l’ébullition qu’on maintient 1 à 2 heures.
- Teinture des cuirs. — J. R. Geigy. — B. F. 780.976, 9 novembre 1934.
- Les azoiques utilisés pour teindre les fibres végétales ou animales présentent souvent l’inconvénient de ne teindre le cuir chromé qu’en surface. Ceux qui le teignent de part en part sont rares; les jaunes dérivés de l’acide chloro-2-amino-4-méthyl-1-benzènesulfo-nique-6 diazoté et copulé sur résorcine possèdent cette propriété. On a trouvé que les colorants répondant à la formule générale suivante ont des propriétés semblables
- S03h!
- 7
- 2
- II
- 2
- . > 2
- dans cette formule R désigne un résidu benzénique à une ou plusieurs substitutions, X représente de l’hydrogène, un groupe aminé ou sulfoné, Y désigne de l’hydrogène, un groupe aminé un hydroxyle ou un halogène etc.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- La méthode de teinture est la suivante : les peaux neutralisées sont teintes dans un tambour avec 150-200 % d’eau à 65°; on met le tambouren mouvement et introduit le colorant par l’axe creux. Après 45 minutes on ajoute la solution grasse, agite pendant la même durée. La proportion de l à 2 % de colorant suffit en général pour avoir une teinture pénétrée.
- Intermédiaires et azoïques nouveaux. — Impe-rial Chemical Industries. — B. F. 781.645.
- On prépare la benzoylamino-3-méthoxy-4-aniline en benzoylant la nitro-o-anisidine et réduisant. On prépare avec cette base un diazoïque stable et on prépare le colorant par copulation avec les anilides oxynaphtoïques. de la chlorotoluidine, de l’anisidine, de l'o-naphtyl-amine. Ce sont des rouges qui résistent au débouillissage, au chlore et à la lumière.
- Le chlorhydrate de benzoylamino-3-méthoxy-4-ani-line
- NH2
- LNII.CO.CFIT
- I
- OCH3
- peut être diazoté en présence de chlorure de zinc et fournit un diazoïque stable.
- Teinture du cuir. — Société J. R. Geigy. — B. F.
- 782.290, 4 décembre 1944.
- Les colorants comme l’Orangé II, le Jaune métanile ne teignent le cuir chromé qu’en surface mais ne pénètrent pas. On a trouvé que les colorants de l'ami-noazobenzènesulfoniques renfermant des groupes mono ou polyoxyalcoylés sont particulièrement appropriés pour la teinture du cuir chromé qu’ils pénètrent de part en part. Le brevet donne 43 exemples de colorants dont la majorité sont jaunes et orangés mais aussi quelques-uns rouges et bruns- Par exemple, les chloro, dichloroanilines, les nitranilines, dinitranilines etc., sont combinées avec les acides dioxéthylamino-3-benzène sulfonique-1 .
- Teinture du cuir. — Société J. R. Geigy. — B. F.
- 782.235, 4 décembre 1934.
- Ce brevet est une extension du précédent; on prépare les sels d’acides amino ou alcoylaminoazobenzène sulfoniques qui renferment un groupe aminé, alcoyl-aminé ou acylaminé ou plusieurs de ces groupes et un ou plusieurs groupes nitrés. Ici encore 45 exemples sont donnés de colorants jaunes, orangés et bruns. Par exemple la diazométanitraniline combinée à l’acide éthylamino-2-méthyle-1-benzènesulfonique-4 (acide monoéthyl-o-toluidinesulfo) donne un colorant jaune. Le procédé de teinture est le suivant : les peaux neutralisées sont teintes dans le tambour renfermant 150
- à 200 % d’eau à 65°. On met le tambour en mouvement et y introduit par l’axe creux une solution du colorant. Après 45 minutes on ajoute la liqueur grasse, et agite encore pendant 45 minutes. S’il s agit de peaux lourdes, il faut prolonger la durée de la teinture- En général, il suffit d’employer 1 à 2 % de colorant pour des nuances nourries.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenin.dustrie. — B. F. 722.204, 10'' décembre 1934.
- Ces colorants résultent de la copulation de diazoïques avec les diarylpyrazolones dérivées des acides aroyl-acétiques et des arylhydrazines dans lesquelles un des aryles contient des groupes rendant les produits solubles dans l’eau. Ce sont des colorants pour laine jaunes à rouges solides au foulon et lorsque le diazoïque provient d’un o-aminophénol les colorants sont chromatables. Le brevet donne 48 exemples de colorants.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 782.205, 1er décembre 1934.
- Comme dans le brevet précédent il s’agit de colorants monoazoïques dérivés des pyrazolones ; mais les diazoïques sont copulés avec les pyrazolones préparées avec l'hydrazine ou les hydrazines alcoylées et les éthers P-cétoniques.
- Nouveaux colorants azoïques — Impérial Chemical Industries. — B. F. 782.241, 3 décembre 1934
- On combine les dérivés diazoïques de la chloro-6-dinitro-2.4-aniline ou la bromo-6-dinitro-2.4-aniline avec les N-sulfatoéthyl ou N-alcoyl-N-sulfatoéthyl-aminobenzéniques. On a déjà décrit des colorants qui renferment le groupe C‘H‘—SO'H appelé sulfato.
- Les produits dont il est fait mention ici sont, par exemple le N-isobutyl-N-sulfatoéthylamino-3-méthoxy-4-toluène
- CH3
- CHs
- CH-CIK CH
- CH2 —CH20S03II
- 2 O o
- qui se prépare en traitant la p-méthoxymétatoluidine (crésidine) par le bromure d’isobutyle puis condensant ensuite avec la chlorhydrine du glycol en présence de chaux puis sulfonant le produit oxyétbylique par la chlorhydrine sulfurique dans ia tétrachloréthane. On a utilisé de même la N-butyl N-sulfatoéthylamino-3-diméthoxy-2.5-aniline en faisant agir la chlorhydrine du glycol sur la diméthoxyaniline-2-5 en présence de chaux, puis le bromure de N-butyle, puis sulfatant la base.
- Ces colorants teignent la soie acétate en bleu marine ils teignent aussi la laine, la soie chargée à l’étain, le cuir.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Colorants monoazoiques. — Impérial Chemical Industries. — B. F. 782.406, 7 décembre 1934.
- Ces colorants résultent de la combinaison de dinitra-niline, dinitronaphtylamines, avec des bases renfermant le groupe « sulfato » et en particulier la N-butylsulfato-éthylaniline. Ainsi, on diazote la dinitraniline en milieu sulfurique par NaNO~ sec et la solution est versée dans l’eau glacée et on copule avec le sel sodique de la base sulfato en milieu alcalin- Le colorant teint la soie acétate en bain neutre, en violet rougeâtre, il teint aussi la laine en bain acide- Le sel sulfato s’obtient en faisant agir la N-bétahydroxyéthylaniline sur le bromure de N-butyle et sulfonant la base par la chlorhydrine au sein du tétrachlorure de carbone. On peut préparer de même le sel dérivé de la m-toluidine.
- Colorants monoazoïques. — Impérial Chemical Industries. — B. F. 782.246, 8 décembre 1934.
- On combine un dérivé de la p-nitraniline ayant les positions 2 et 6 occupées par CI ou Br, avec une aryl-amine copulant en para d’un groupe Ar.N.RR'. Dans cette formule, Ar est un résidu arylé, R de l’hydrogène ou un groupe alcoyle et R’ un groupe sulfato-éthyle ou sulfatopropyle. Par exemple, la dichloro-nitraniline-2.6.4 est diazotée en milieu sulfurique et combinée à la N-éthylsulfatoéthylaniline. Le colorant est soluble dans l’eau et teint la soie acétate en bain neutre, en orangé-brun; en bain acide il teint la laine et la soie naturelle, chargée et non chargée, en orangé brun.
- Nouveaux colorants pour mordants. — Durand et Huguenin. — B. F. 783.107, 22 décembre 1934.
- Le colorant aminoazoïque qui résulte de la combinaison d un acide nitranilinesulfonique, diazoté avec un acide orthocarboxylé, puis réduction subséquente, n’a pas d’intérêt. Mais si on condense sur lui un composé halogéné les produits obtenus donnent en impression avec sels de chrome, des nuances orangé brun de bonne solidité. Par exemple, l’aminoazoïque indiqué ci-dessus est condensé avec le dinitrochlorobenzène et fournit en impression un jaune rougeâtre. On peut aussi obtenir des colorantsen condensant l’acide m-phénylènediamine-sulfo avec le dinitrochlorobenzène et diazoter et finalement combiner à l’acide salicylique.
- Produits de teinture par transformation d’azoïques. — J. R, Geigy. — Addition 45.246 du 6 septembre 1934 au B. F. 667.274.
- On a décrit la production de colorants obtenus en oxydant en présence d’ammoniaque, les azoïques renfermant de la résorcine. On a trouvé que la même réaction est applicable à des polyazoïques renfermant de la résorcine. Par exemple, l’acide nitroaminodiphé-nylaminesulfo est diazoté et combiné avec l'a-naphtyl-amine, le colorant est rediazoté et copulé avec la résorcine, puis, on combine avec le diazoïque de la p-nitra-nilinesulfonique. Le produit est dissous dans l’ammo
- niaque, chauffe à 90° et fait passer un lent courant d’air pendant 15 heures. Le colorant teint le cuir chromé ou au tanin en brun corsé.
- AZOÏQUES MÉTALLIFÈRES
- Colorants azoïques métallifères. — Etablissements Kuhlmann. — B. F. 781.014, 2 février 1934
- On prépare les azoïques dérivés de la sultone-1.8-sulfamide-4 copulés aux diazoïques d’o-aminophénols et on les traite par les sels métalliques. Ainsi le sulfo-chlorure de la sultone est condensé avec 1 “-naphtyl-amine et le produit copulé avec le diazo de l’acide aminonaphtolsulfonique-1.2.4. On obtient un colorant qui teint la laine en bleu après chromatage. Mais on peut préparer le complexe chromique lui-même en chauffant à reflux le colorant azoïque dérivé de la sulfo-nylanilide de la sultone et du diazoïque de l’exemple précédent, avec de l’alun de chrome- Il se précipite des cristaux mordorés.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 781.559, 19 novembre 1934.
- Ces colorants renferment des noyaux hydrogénés. Par exemple, on diazote l‘oxy-4-amino-3-phénylhexa-hydrobenzène et on copule avec B-naphtol. La poudre violette ainsi obtenue est chauffée en suspension alcoolique avec de la soude et du chlorure de cobalt- Le colorant obtenu se dissout dans les solvants organiques avec coloration violette.
- Nouveaux colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 781.862, 24 novembre 1934.
- Les complexes métalliques dont il est question répondent à la formule générale
- O
- 2
- & 2 11
- EL
- 2
- II
- Z
- / X
- dans laquelle X désigne un hydroxyle ou un carboxyle, Y et Z un hydroxyle, un amino libre ou substitué et le second Z un hydrogène ou un substituant quelconque. R et R1 un radical benzénique ou naphtalénique, R2 et R des radicaux des diazocopulants. Par exemple on diazote l’acide anisidine 4-sulfonique et combine à la résorcine en milieu alcalin, on rend ensuite acide et chauffe à reflux avec une solution de sulfate de cuivre. Le composé cuivrique est précipité, filtré, mis en suspension dans un alcali et on combine ave le diazoïque de 1 o-nitraniline. Ce colorant comme tous ceux décrits teignent le cuir, la laine, la soie en brun clair.
- Composés métalliques complexes de colorants.
- — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 782.389, 7 décembre 1934.
- On fait reagir, a temperature élevée, des colorants difficilement solubles ou insolubles dans l’eau, avec des
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- Les
- ployés en bain de Gardinols, produits de lavage, nettoyage, mouillage, d'adoucissage et d'unisson, stables à l'eau dure et à l'acide.
- Brillant-Avirols,
- produits d’adoucissage pouvant être em-
- teinture.
- L’ondal
- y le produit spécial à oxygène actif, pour
- l'éclaircissement en un bain de toutes les fibres textiles,pour les blanchiments préalables, subséquents; donne un blanc qui ne jaunit pas et déve loppe les colorants à la cuve, en réalisant les nuances les plus pures.
- ndo
- ag as -,..
- itd
- P
- NIH 31 Id
- PRODUITS CHIMIQUES DE LA MER ROUGE S.à r.1
- MULHOUSE - DORNACH (HT. RH.)
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- sels métalliques d’acides carboxyliques à poids moléculaire élevé. Par exemple le colorant azoïque o-amino-p-chlorophénol sur B-naphtol est chauffé avec du stéarate de chrome à 200°. Le produit violet formé peut être utilisé directement. On peut aussi opérer au sein d’un dissolvant. Les colorants ainsi obtenus servent à colorer les bougies.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 782.441, 10 décembre 1934.
- Les diazoïques d’o-aminophénols ou naphtols sont combinés au P-P-di- (oxy-4-phényl) propane obtenu par la condensation d’une molécule d’acétone avec 2 molécules de phénol, ou le 1-di- (oxy-4-phényle) cyclo-hexane obtenu par la condensation d’une molécule de cyclohexanone avec le phénol. Ces colorants donnent sur laine, après chromatage, des nuances brunes solides à la lumière et au foulon.
- Colorants azoïques. — Imperial Chemical Industries. — B. F. 783.465, 31 décembre 1934.
- On combine la tétrazodianisidine avec l’acide amino-naphtoldisulfonique-1.8.2.4. (acide SS) et on traite le colorant par une solution de sulfate de cuivre à chaud, le colorant teint les matières cellulosiques en bleu verdâtre. Dans la réaction, il se dégage de la méthyl-amine, et quand le dégagement cesse, la réaction est terminée.
- Colorants contenant des complexes métalliques. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 783.595, 27 décembre 1934.
- Les disazoïques de la formule générale R-R.-R dans lesquels R est un diazoïque renferment un groupe susceptible de former des laques et Ri un composé dihydroxylé ; les deux radicaux R pouvant être identiques ou différents sont traités par les sels métalliques. Par exemple le composé du fer, du colorant nitro-4-diazo-2-phénol et de résorcine (B. F. 682.706) est dissous dans la soude étendue et combiné à l’acide diazosulfanilique. Le colorant teint le cuir, en bain d’acide formique en brun-jaune et le cuir chromé en brun-jaune. Si on remplace le composé du fer par celui de nickel ou de cobalt ou par un complexe renfermant plusieurs métaux on obtient sur cuir des nuances allant du brun au rouge et au violet. Un autre exemple donne le colorant manganésifère du nitraaminophénol sur résorcine qui est combiné avec le diazoïque du nitro-aminophénolsulfonique.
- AZOÏQUES SUR FIBRE
- Couleurs azoïques. — J. Bader. — Addition 45.054 du 9 juillet 1934 au B. F. 761.811.
- Modification au brevet principal qui décrivait la copulation des nitraminates diazotés avec les naphtols. Pour l' impression, on opère ainsi- On dissout, dans 300 grs d’eau bouillante et 30 grs de soude à 34° Bé, 25 grs de méthyl-l-nitro-3-phénylnitraminate de
- sodium, 27 grs d’anilide P-oxynaphtoïque, 15 grs de nitrite et amène le tout à 1000 grs avec l’épaississant amidon-adragante. On imprime, sèche et fait passer le tissu entre deux rouleaux dont le rouleau inférieur plonge dans un bain contenant 75 grs d’acide sulfurique et 1 gr. d’isopropylnaphtalènesulfonate de sodium par litre. Le tissu reçoit un passage dans l’air pendant une vingtaine de secondes puis il entre dans un bain pouvant contenir jusqu’à 50 grs de carbonate de soude par litre. On rince et savonne. On peut remplacer le mélange gomme adragante par de l’eau et on obtient alors une teinture-
- Nuances solides sur fibre. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 783.655, 4 janvier 1934.
- Le procédé consiste à produire la copulation sur fibre en imprimant un mélange épaissi de l’amine à diazoter, du composé copulant et de nitrite et à passer le tissu imprimé dans une solution acide pour diazoter l’amine puis à réaliser la • copulation en passant dans un bain alcalin Exemple. On mélange la 4 (méthyl- 1 ’) phénoxyacétylaminodiméthoxy-2.5-amino- 1 -benzène, de la m-nitroanilide-B-oxynaphtoïque, du nitrite de sodium, de la soude caustique, de l’acétate de sodium et on empâte ce mélange avec un mélange d’huile pour rouge, de glycérine, de soude caustique et un épaississant amidon-adragante. On imprime et passe rapidement dans une solution d’acide chlorhydrique à 2 % contenant 5 % de sel, on exprime et traite peu de temps en une solution d’acétate ou de bicarbonate. On rince et savonne au bouillon, on obtient uné teinte violette-
- Production de colorants azoïques sur fibres. — J. R. Geigy. — B. F. 783.611, 2 janvier 1935.
- Les colorants sont dérivés du naphtostyrile de la formule
- CO-N—R
- dans laquelle R représente un alcoyle, aryle ou aral-coyle, X le résidu oxynaphtoylaminique ou un halogène et Y de l’hydrogène ou un résidu oxynaphtoylaminique. La fibre imprégnée avec ces composés est ensuite développée avec un diazoïque. Les dérivés du naphtostyrile (B. F. 778-254) sont soumis à la nitration puis réduction et condensation avec l’acide oxynaphtoïque. La nitration du N-méthylnaphtostyrile à 5-10°, donne le dérivé 4-nitré qui est réduit en amino-4-N-méthylnaphtostyrile.
- La fibre imprégnée avec le produit de condensation du précédent avec l’acide oxynaphtoïque, mélangé à de la soude et de l’huile pour rouge est développé avec le diazoïque de la nitro-o-toluidine et donne une nuance orangé brun.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- COLORANTS POUR SOIE ARTIFICIELLE
- Colorants pour la teinture des esthers de cellulose. — EtablissementsKuhlmann. — B. F. 781.430, 7 février 1934.
- On prépare les nitro-N-oxyalcoylamines soit en fixant l’oxyde d’éthylène sur les nitroarylamines, soit en traitant les oxyalkylamines par les carbures nitrohalo-génés. Ces produits ainsi obtenus teignent la soie acétate en jaune. Par exemple on traite à l’autoclave, à 160-1 70° la p-nitraniline par l’oxyde d’éthylène au sein du chlorobenzène ; le produit en poudre cristalline teint la soie acétate en jaune verdâtre- On peut aussi faire réagir le dinitrochlorobenzène sur la monoéthanolamine dans le chlorobenzène à reflux, le produit purifié F. 88° et teint la soie acétate en jaune.
- Fabrication de colorants azoïques. — I. G. Far-benindustrie. — B. F. 782.737, 14 décembre 1934.
- Le B. F. 634.046 signale que les azoïques dérivés N-dioxy-dialcoylés des amines aromatiques se distinguent par leur limpidité, la solidité au lavage et à l’eau des teintures sur soie acétate. Dans ce brevet on a décrit les colorants p-nitranilineazodioxyéthylaniline et ceux de la trichloraniline. On obtient de meilleure solidité à la lumière en employant la nitrochloraniline, nitrobroma-niline. Ainsi, avec la di-(oxyéthyle)m-aminotoluène le colorant teint la soie acétate en rouge tirant sur le bleu de bonne solidité.
- COLORANTS DE CUVE
- Nouveaux intermédiaires et nouveaux colorants. — R. Scholl et K. Meyer. — B. F. 780.945, 8 novembre 1934.
- On chauffe le tétrachloropyrène avec du chlorure d’aluminium à 130°, la masse bleue est reprise par l’eau et laisse un produit violet rouge; celui-ci chauffé avec H2SO‘ fournit une solution bleue. En versant dans l’eau et lavant le précipité on obtient un dérivé chloré formant une cuve d’où le coton est teint en violet. Si, au lieu d’acide sulfurique, on traite le corps primitif par l’acide nitrique bouillant, le produit qui en résulte forme une cuve verte d’où le coton est teint en noir.
- Préparation de colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 782.353, 6 décembre 1934.
- Quand on fabrique des préparations renfermant un colorant pour cuve, de l'hydrosulfite et de l’alcali secs il faut éviter 1 humidité qui provoquerait une décomposition. On utilise ici du métasilicate de sodium sec. Dans un mélangeur on traite, à l’abri de l’humidité, 100 parties d’un colorant, 200 à 300 parties de métasilicate (obtenu par le procédé du B. F. 748.393) et 150 parties d’hydrosulfite sec. Le mélange se dissout complètement dans 10 fois son poids d’eau.
- Nouveaux colorants de cuve. — J. G. Farbenindustrie. — B. F. 783.990, 14 décembre 1934,
- Les produits de condensation des 1.2 ou 2.1-alcoyl-aminohalogénoanthraquinones avec elles-mêmes ou avec leurs leucodérivés sont deshydrogénés. Pour cela, on les chauffe avec du chlorure de sulfuryle, du chlorure de phosphore, du bromure de pyridinium, du PbO etc.
- On obtient des colorants pour cuve qui teignent en bleu. Par exemple, le produit de la condensation de la méthylamino-1-brom-2-anthraquinone avec 1 amino-1-bromo-2-anihraquinone est chauffé au sein de nitro-benzine avec du brome. Dès qu’un échantillon donne une cuve bleue on arrête, le produit cristallise en aiguilles bleues.
- COLORANTS ANTHRACÉNIQUES ACIDES
- Composés nouveaux de la série des anthraqui-nones. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 781.288. 15 novembre 1934.
- Le procédé consiste à faire agir les bases aromatiques polynucléaires partiellement hydrogénées, avec un dérivé anthraquinonique contenant en 1 et 5 ou 1 et 8 des substitutions échangeables et à sulfoner ensuite. Ainsi la dichloro-1 • 5-anthraquinone est chauffée avec l’amino-2-tétrahydronaphtaline-5.6.7.8 en présence d’acétate de sodium; ce produit formé est sulfoné et teint la laine en bain acide en violet solide au lavage et au foulon. En variant les composés qui sont amenés à réagir, la nuance des colorants varie du rouge au violet-bleu.
- Dérivés de l'anthraquinone. — Impérial Chemical Industries. — B. F. 781.943, 27 novembre 1934.
- On fait agir un acide amino- 1 -arylamino-4-anthra-quinonesulfonique-2 avec un alcoolate contenant de 8 à 20 atomes de carbone ce qui substitue un groupe alcoyloxy au groupe sulfonique puis on sulfone. Ainsi, on chauffe à 90° en agitant l'amino-1-anilino-4-anthra-quinonesulfonique-2 avec de l’alcool cétylique et de la soude, puis on traite par un mélange d’alcool dénaturé et d’eau et on refroidit à 35°. Le produit qui se sépare est lavé et recristallisé dans l’acétone, c’est l'amino-anilino-4-cétyloxy-2-anthraquinone. On sulfone par l'oléum à 20 % à 25° et isole le colorant en versant dans l’eau, neutralisant et précipitant. La poudre violette teint la laine en bain acide en violet solide au foulon et à la lumière. On peut remplacer l’alcool cétylique par l’alcool dodécylique, octylique.
- Nouveau colorant sulfoné. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 782.586, 11 décembre 1934.
- On a trouvé que le Bleu Cibanone 3G peut être sulfoné avec de l’acide sulfurique concentré à 100-105°. On dilue ensuite l’acide pour qu’il renferme 80 %
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- LA DÉCORATION ET LA TEINTURE DE L’ALUMINIUM
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- d acide, le produit cristallise, il est essoré et introduit dans une solution de sel de Glauber. Le colorant teint le coton en nuance analogue au produit non sulfoné, il teint aussi la rayonne acétate et la soie naturelle. La soie non chargée est particulièrement teinte en nuances très vives.
- DIVERS
- Colorants de la série du triarylméthane, — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 780.942, 8 nov. 1934.
- On introduit dans les colorants du triphénylméthane des groupes alcoylsulfoniques, par exemple, en condensant un acide alcoylsulfonique aromatique avec une aldéhyde, ou bien un hydrol avec un acide alcoylsulfonique. Les colorants obtenus sont solubles dans 1 eau, sont d’un bon unisson et d’une nuance pure. Par exemple, le tétraéthyldiaminobenzhydrol est condensé avec l’o-sulfométhylphényltaurine (obtenu lui-même par la condensation de l’amino-1-sulfométhyl-benzène et l’acide chloroéthanesulfonique), le leuco est ensuite oxydé et donne un colorant violet rouge. Un autre exemple donne la condensation de l’hydrol avec l’acide xylyl-œ.œ.disulfonique-1.2. Celui-ci est obtenu
- par la réaction du chlorure de xylyle sur le sulfite de sodium. Le colorant teint la laine en vert-jaunâtre.
- Nouveaux colorants sulfurés. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — Addition 45.182 du 27 juillet 1934 au B. F. 776.145.
- Il est connu que les dérivés N-arylés des carbures ou de leurs dérivés hydroxylés comme les oxydiaryl-amines, l’oxy-4-diphénylamine, le 2-(oxy-4 -phényl-amino) naphtalène ou les dérivés des indamines ou indophénols etc., peuvent être convertis en colorants sulfurés.
- On peut appliquer la même réaction aux dérivés contenant 3 noyaux comme ceux de l’anthracène, de l’acénaphtène, du pyrène, du phénanthrène etc. Par exemple, le 2-(oxy-4’-phénylamino)anthracène, est chauffé avec le tétrasulfure de sodium et du cyclohexane et du soufre. On obtient un noir olive. La matière première s’obtient en faisant bouillir au réfrigérant l'oxy-2-anthracène avec du bisulfite de sodium et du p-ami-nophénol. On peut aussi condenser l’oxyanthracène avec la quinone chlorimine. Avec le phénylaminoanthracène et la quinonechlorimide en milieu sulfurique le leuco-dérivé donnepar sulfuration un colorant de cuve vert-bleu.
- TEINTURE-IMPRESSION
- LA DÉCORATION ET LA TEINTURE DE L'ALUMINIUM
- Depuis longtemps, on cherche à protéger l'alu-minium contre la corrosion, en renforçant la couche d’oxyde dont il se recouvre à l’air. Cette couche est également un isolant électrique et, finalement, elle permet de décorer le métal en teignant cet oxyde.
- L’oxydation superficielle de l’aluminium est actuellement réalisée par électrolyse anodique. Dans le dernier numéro de la Revue de l'aluminium et de ses applications (i), ces procédés sont décrits avec beaucoup de précision. Dans l’un d’eux, dit procédé alumilite, on indique même le mode opératoire et l’appareillage nécessaire pour la teinture.
- Le matériel de teinture se compose de cuves soit en acier inoxydable, soit simplement en aluminium aluminité. Le chauffage est ici indispensable et s'obtient soit directement par serpentin de
- (1) Septembre-Octobre, p. 2983.
- vapeur, soit mieux par bain-marieau fond duquel est placé le serpentin.
- Les pièces à teindre ne doivent pas être touchées avec les mains. En les retirant de la dernière cuve à eau, on les laisse sur rateaux auxquels elles étaient fixées, ou bien on les suspend au moyen de fils d’aluminium pour les plonger dans des cuves à teinture.
- Ces cuves peuvent, lorsqu’il s’agit de petites pièces, être groupées dans le même bain-marie; on peut ainsi disposer de plusieurs couleurs.
- Il n’est pas indispensable, cependant, d’avoirune cuve pour chaque couleur, le nettoyage en étant facile, entre deux teintes différentes, aussi bien d’ailleurs avec l’aluminium alumité, dans un grand nombre de cas, qu’avec l’acier inoxydable qui convient dans tous les cas.
- La distribution d’air comprimé doit desservir les cuves de teinture aussi bien que les cuves de traitement. L’insufflation d’air est avantageuse pour
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- LA DÉCORATION ET LA TEINTURE DE L’ALUMINIUM
- renouveler les portions du bain en contact avec la pièce et pour améliorer la pénétration du colorant.
- La teinture s’effectue à tiède ou à chaud; l’abaissement de la température rend la pénétration moins rapide et l’assure moins bien. L’intensité de la coloration dépend d’une part, de l’alliage léger traité, d’autre part, du temps de l’immersion qui est d’environ 1/4 d’heure.
- En raison de l’agitation du bain par insufflation d’air, il ne faut pas qu’il se forme de précipité ou de dépôts. S’il s’en formait, il faudrait transvaser le bain. Il convient d’utiliser, pour les bains de teinture, autant que possible de l’eau distillée ou tout au moins de l’eau purifiée dans un appareil genre Permo.
- La question des colorants doit être étudiée de très près; il faut distinguer entre les colorants organiques et les colorants constitués par des composés minéraux qui forment, dans la couche d’oxyde d’aluminium, une suspension colloïdale.
- Ces pigments inorganiques sont très intéressants, car ils donnent des couleurs stables à la lumière et à la chaleur, ce qui est généralement très important. Mais elles n’ont pas l’aspect transparent que conserve la couleur organique sur la surface du métal et qui peut être quelquefois recherché surtout pour des teintes claires et vives.
- Les techniciens qui ont étudié et mis au point le procédé Alumilite, soit chez ses créateurs ou organisateurs, soit chez ses licenciés, ont établi toute une classification decouleurs pour lesquelles conviennent des bains déterminés. Il ne faut pas mélanger ces bains qui ont chacun une action déterminée. Le degré de concentration et la température sont prévus pour chacun d’eux.
- Il faut, d’ailleurs, noter que l’opération de teinture est délicate et exige, pour être parfaitement réussie sans taches, la conjonction d’un ensemble de conditions à satisfaire : homogénéité du métal
- traité, régularité et uniformité de la couched’oxyde, application stricte des indications données pour chaque bain colorant, enfin une main-d’œuvre exercée.
- Le degré d’acidité ou d’alcalinité du bain est à surveiller de près, car il influe sur la teinture de la pièce. La concentration agit également, non seulement pour éclaircir ou foncer la couleur, mais aussi la modifier dans certains cas, en donnant par exemple une teinte bleuâtre au lieu d’une teinte noire, si la coloration est insuffisante. La couleur noire pour être réussie, et elle est alors fort belle, exige des soins particuliers. Les bleus, les verts, les jaunes s’obtiennentaisément avec des nuances variées. Le rouge franc est un peu plus délicat, si on ne veut pas voir apparaître des tons jaune-orangés ou bruns.
- On peut, naturellement, empêcher certaines parties de recevoir l’imprégnation du colorant et constituer des réserves au moyen d’application préalable d’un produit, tel qu’une solution de caoutchouc.
- Les réserves peuvent d’ailleurs avoir pour but, soit de laisser apparentes des marques ou des lettres, soit de réaliser une décoration multicolore.
- La possibilité de réaliser sur la même piècedes tons différents en une même couleur, soit pour faire apparaître des motifs décoratifs, soit pour imiter des surfaces veinées, marbrées ou chinées, par exemple du faux bois, est intéressante et ne comporte pas de grandes difficultés pour un opérateur expérimenté.
- Les principaux brevets français relatifs à la teinture consécutive à l’oxydation anodique sont les suivants : Bengough et Stuart, B. F. 583.862, 19/7/24; Dunham, B. F. 731.994, 16/12/31, 731.995, même date; Aluminium Colors, B. F. 750.391, 4/5/3I, 754J25, 13/4/33; Windsor, Bowen et Gover, B. F. 760.700, 12/9/3 3.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Sur la teinture de la soie chargée ou non chargée. — ELOD et BALLA. — Monatshefte f. Seide u. Kuntseide, Krefeld, janvier-février 1935.
- On sait que la teinture en colorants acides de la soie chargée nécessite certaines précautions pour obtenir une bonne égalité de nuance. On doit teindre en bain sulfurique sans trop s’écarter de la neutralité (soit à un pH d’environ 5,0), et encore ce procédé ne convient-il
- qu’aux soies chargées « en pièces » et non aux soies chargées « en écheveaux ». Les auteurs ont étudié I influence sur la soie, chargée ou non, des solutions colorantes à différents pH. Ils ont en même temps cherché à donner une vérification expérimentale à des théories développées antérieurement (1, 2, 3), sur le processus de la teinture. Les travaux de Elôd, Silva et Schroers (4) ont montré que la répartition de la
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- charge dans les fibres de soie est en générale très irrégulière. Une certaine compensation est possible lorsque la charge a été effectuée sur des tissus, mais non pour la soie chargée en écheveaux. Existe-t-il une relation de cause à effet entre cette répartition irrégulière et les inégalités constatées en teinture ? Pour le démontieril faut d abord établir : 1° si le colorant est absorbé par la charge et retenu sous forme insoluble ; 2° si la charge peut influencer défavorablement le pH en un point quelconque de la soie, par une réaction acide ou alcaline ou en formant une combinaison avec la fibroine.
- Elôd et Pieper (5) ont montré par examen aux rayons X qu il n y a pas de combinaison entre la fibroïne et l hydroxyde d étain, mais on ne sait pas encore très bien comment se comporte le silicophosphate d’étain, forme finale de la charge. Les auteurs ont remarqué que les soies chargées retiennent les alcalis avec une énergie extraordinaire. Malgré les précautions prises normalement pour éliminer le savon contenu dans la soie chargée, avant la teinture, il subsistait une réaction alcaline que 1 on n a réussi à faire disparaître complètement qu’après un lavage de 21 jours à l’eau distillée courante. Cela donne à penser qu’il existe dans la charge un complexe sodique que l’on n avait pas soup-
- anode de platine et une cathode de chrome, jusqu a ce que le liquide coulant de la cathode atteigne un pH de 6 à 5,5. L’électrodialyse a été suivie d’un lavage à l’eau de conductivité, de façon à arriver à un pH de 4,1 à 4,2, que les auteurs considèrent comme lepoint isoélectrique de la soie chargée.
- On a utilisé pour la teinture le Ponceau cristallisé 6R. La montée du colorant sur la fibre a été suivie au colorimètre et en déterminant les variations du pH et de la concentration des ions chlore. Les essais duraient 1 heure à 50"; on a fait varier systématiquement le rapport du bain, la concentration de colorant, le pH et le pCl.
- Essais sur la soie non chargée.
- Dans une première série d’essais, on a étudié la relation entre le pH et l’absorption du colorant, pour un rapport de bain déterminé. On a opéré sur 0,4 gr. de soie non chargée avec 5 % de Ponceau cristallisé (pourcentage fixe rapporté au poids de soie). Le tableau I ci-contre, donné à titre d’exemple, contient les résultats obtenus pout un rapport de bain égal à 1:30.
- Tableau I
- Essai n° pH avant teinture pH après teinture pCl avant teinture pCl après teinture Colorant absorbé ing. par gr. de soie Colorant restitué mg. par gr. de soie
- 1 0,75 0,79 0,82 0,84 40,8 0,9
- 2 1,08 1,09 1,08 1,14 46,0 1,4
- 3 1,22 1,25 1,32 1,32 46,4 1,1
- 4 1,51 1,54 1,57 1,57 45,8 1,7
- 5 2,06 2,23 2,05 2,05 42,9 1,6
- 6 2,98 4,50 2,70 2,72 14,8 2,4
- 7 4,64 5,45 — — 10,6 2,7
- 8 5,46 5,63 — — 9,9 3,4
- çonné jusqu’ici. Pouréviter de ce fait les perturbations dans la teinture, les auteurs ont opéré d’abord sur de la soie chargée purifiée par électrodialyse.
- Les essais ont été effectués, d’une part avec de la soie non chargée, décreusée au savon de Marseille par le procédé usuel et lavée à fond à l’eau distillée, puis avec de l’eau de conductivité jusqu’à ce que l’on atteigne le point isoélectrique de la soie (pH =5,1 à 5,2); d’autre part avec de la soie chargée par le procédé technique, à l’aide de chlorure stannique, phosphate disodique et silicate de soude, puis traitée finalement au savon. Après un lavage soigné à 1 eau distillée, cette soie chargée a été débarrassée de son alcalinité par électrodialyse, comme il a été dit. Cette dernière opération a été effectuée dans l’eau distillée courante, sous une tension de 110 volts, entre une
- La dernière colonne indique les quantités de colorant qui, après centrifugation des échevettes teintes, sont restituées par celles-ci lorsqu’on les plonge dans un bain incolore de pH égal au pH final du bain de teinture (pH « après » du tableau). Il est à remarquer que la quantité restituée passe par un minimum qui correspond au maximum d’absorption. Quant à l’existence de ce maximum, on n’a pas encore réussi à en donner une explication théorique dans le cas de la soie, maison sait que dans le cas de la laine il s’agit, d’après Donnan, d’un équilibre de membrane On voit d’autre part que, malgré l’insuffisance de colorant poursaturer les groupes basiques de la fibroine, une fraction seulement du colorant employé est absorbée.
- Dans une deuxième série d’essais, les auteurs ont utilisé des solutions colorantes à concentration fixe
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- (0,3 % de Ponceau cristallisé), mais avec des rapports de bain différents. Donc, plus le rapport de bain était élevé, plus la quantité de colorant rapportée au poids de soie se trouvait augmentée. On a fait varier le rapport de bain de 1:15 à 1:100, donc la quantité de colorant employée de 4,5 à 30 % du poids de la fibre (température : 50° ; durée : 60 minutes). Ces essais ont montré — nous ne reproduirons pas ici les tableaux — que la quantité de colorant absorbée croît avec la quantité mise en jeu, mais comme précédemment une fraction seulement de cette dernière est absorbée- Le maximum d’absorption se déplace, à quantité croissante de colorant, dans la direction des pH plus bas. Ce résultat confirme les conceptions d’Elôd et Silva (6).
- Essais sur la soie chargée.
- Les essais effectués sur la soie non chargée ont été répétés avec la soie chargée- Le tableau II correspond au tableau I (même rapport de bain, 1 :30). La dernière colonne indique le colorant absorbé par rapport à la soie pure, tandis que les deux précédentes se rapportent à la soie chargée. La proportion de charge dans les soies employées atteignait 43,70 à 46,54 %.
- Par ailleurs, les résultats ont été tout à fait analogues à ceux obtenus avec la soie non chargee.
- Etude de l’absorption en fonction du temps.
- On a teint de la soie chargée et de la soie non chargée, pendant des durées variables, à 50 , avec des solutions à 0,3% de Ponceau cristallisé (rapport du bain 1:30, pH initial 1,47, pCl initial 1,43). Le tableau III, relatif à la soie non chargée, montre que
- Tableau III
- Temps en minutes pH après teinture pCl après teinture Color. absorbé en mg. par gr. de soie
- 1 1,52 1,45 31,9
- 2 1,52 1,44 38,3
- 4 1,52 1,41 40,2
- 8 1,52 1,41 45,0
- 16 1,52 1,41 47,4
- 36 1,52 1,41 50,0
- 64 1,52 1,38 53,5
- 120 1,52 1.38 52,5
- 180 1,52 1,38 58,8
- Tableau II
- Essai n» pH avant teinture pH après teinture pCl avant teinture
- 1 0,86 1,00 0,85
- 2 1,05 1,28 1,04
- 3 1,31 1,75 1,33
- 4 1,50 1,96 1,54
- 5 2,03 2,83 1,98
- 6 3,02 3,83 2,75
- 7 4,43 4,13 —
- 8 5,56 3,76 —
- On retrouve ici l’existence d’un maximum d’absorption, mais pour un pH un peu plus élevé que dans le cas de la soie non chargée. La quantité de colorant absorbée par unité de poids de soie pure est plus grande que dans les essais correspondants avec la soie non chargée. On ne sait encore s’il faut attribuer cela au gonflement plus considérable de la soie chargée ou à un changement chimique de la substance de la soie, du fait de la charge (dissociation hydrolytique des liaisons peptiques).
- La deuxième série d’essais (avec des solutions à concentration fixe) a également été répétée avec la soie chargée. Contrairement à ce qui a eu lieu dans la première série d’essais, l’absorption rapportée à la soie pure a été ici plus petite qu’avec la soie non chargée. La cause de cette divergence n’est pas encore élucidée.
- pCl après teinture Colorant absorbé mgpargr. de soie Colorant restitué mg’ Par gr. de soie Colorant absorbé par soie pure
- 0,89 28,2 4,2 53,3
- 1,04 29,4 4,2 55,0
- 1,33 32,7 6,0 61,3
- 1,56 33,4 6,0 59,2
- 1,98 30,1 6,0 58,1
- 2,66 16,0 5,8 34,4
- — 11,7 4,3 21,9
- —— 12,8 3,8 23,0
- TABLEAU IV
- Colorant absorbé
- Temps en minutes pH après teinture pCl après teinture en mg. de soie chargée par gr. de soie pure
- ] 1,49 1,44 13,2 23,8
- 2 1,49 1,44 13,3 23,8
- 4 1,52 1,42 11,2 20,0
- 8 1,54 1,38 15,3 27,2
- 16 1,77 1,38 23,4 41,6
- 32 1,75 1,39 25,8 45,7
- 64 1,79 1,39 26,6 47,3
- 128 1,79 1,42 26,0 46,0
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- le pH est tout de suite monté de 1,46 à 1,52, valeur à laquelle il s’est ensuite maintenu. Il n’en est pas de même avec la soie chargée (tableau IV) : le pH s’élève progressivement, pour atteindre une valeur finale plus élevée. Cela est probablement dû à une fixation d’acide par la substance de la charge.
- Tandis que la valeur finale de l’absorption est atteinte en 60 minutes avec la soie non chargée, 30 minutes suffisent pour la soie chargée. Cela paraît s’expliquer par le fait que la concentration du bain étant la même dans les deux cas, la quantité du colorant rapportée au poids de soie pure se trouve être à peu près double dans le cas de la soie chargée. Comme Elôd et Bôhme l ont montré pour la laine, il semble bien que pour la soie aussi la vitesse d’absorption croisse en raison directe de la concentration de colorant.
- Saturation des groupes basiques de la fibrome par les acides colorants.
- Dans leurs essais mentionnés ci-dessus, les auteurs ont constaté que les quantités de colorant absorbées par la soie ont été sensiblement plus faibles (même à saturation) que dans les essais antérieurs de Meyer et Fickentscher (7). Or ces divergences ne peuvent être attribuées ni à un manque de colorant, puisqu il restait dans le bain environ 1/3 du colorant mis en œuvre, ni à une insuffisance d’acide (HCl) pour libérer de son sel le colorant à l’état d’acide. Il y a lieu de penser qu’une partie seulement des groupes basiques de la fibroïne est susceptible de réagir et cette hypothèse est corroborée par le fait qu’un pH plus bas (par exemple pH = 1,00) ne conduit pas à une absorption sensiblement plus forte. •
- Les auteurs ont étudié d’autre part: 1° l’absorption de colorantavec des bains plus concentrés ; 2° l’absorption à la même concentration, à pH de plus en plus faible, en répétant la teinture jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de colorant absorbé. De ces essais il résulte que les chiffres donnés par Meyer et Fickentscher (environ 76 mg. de colorant par gr. de soie à saturation), ne sont valables que dans des conditions bien déterminées. L’hypothèse d’une réactivité bien définie de la fibroïne semble assez peu fondée.
- Absorption de colorant par le silicophosphate d'étain-
- Afin de voir comment la charge se comporte vis-à-vis des colorants, les auteurs en ont préparé un peu et l’ont teinte à part, en substance. Ils sont partis d’une solution de chlorure stannique à 35 %. Après hydrolyse avec de l’eau de conductivité, l’hydroxyde d'étain séparé a été lavé, traité par le phosphate disodique, relavé et traité enfin par une solution de silicate. Le précipité obtenu a été purifié par électrodialyse etlavé avec de l’eau de conductivité jusqu’à pH constant (3,1 à 3,2). La teinture a été effectuée en suspension
- aqueuse. Les auteursont mesuré le pH final, maisn ont pu réussir à déterminer quantitativement 1 absorption de colorant à cause de la difficulté d’obtention d une solution claire, même après 10 ou 20 minutes de centri-gation- On a essayé entre autres les colorants suivants : Ponceau cristallisé 6R extra, Bleu brillant pour laine 2FR extra, Bleu de Méthylène, Thiocarmin R, Azoflavine B. Tous les colorants pouvaient être plus ou moins éliminés par lavage à l’eau du silicophosphate d’étain. Seul le Bleu de Méthylène, qui est absorbé par le silicophosphate en bain alcalin, est réfractaire au lavage. De tout cela, on peut conclure que les colorants acides ou substantifs (même nettement collaïdaux) ne sont à peu près pas — ou même pas du tout absorbés par le silicophosphate d’étain. Par contre, les colorants basiques forment avec ce produit une combinaison assez stable.
- Conclusions.
- L’absorption de colorant par la protéine de la fibre dépend beaucoup du pH du bain après établissement de l’équilibre. Toutes choses égales d’ailleurs, et malgré une disponibilité suffisante d’acide colorant, la quantité absorbée dans un milieu assez acide (normalité N/50 ou N/lOO) est nettement moins considérable que dans un milieu plus acide N/10 à N/20). Ce fait n’est pas dû à une dissociation hydrolytique d’une combinaison éventuelle entre 1 ’acide colorant et les groupes basiques de la fibroïne (voir tableau I : « restitution » insignifiante par immersion dans bain incolore à pH égal au pH final de la teinture). Il semble donc qu’une partie des groupes basiques de la fibroïne n’entre en réaction qu’en milieu très acide.
- Les auteurs expliquent comme suit (6) le processus de la teinture des fibres protéiques. L’acide « incolore » du bain diffuse à l’intérieur des fibres et forme un sel de protéine. Il se produit un partage des ions qui détermine la répartition des anions colorants entre la fibre et la solution. Les équilibres qui s’établissent seraient conformes aux conceptions de Donnan (8) sur les équilibres de membrane. Pour le reste, on peut envisager diverses possibilités : 1° formation d’une combinaison insoluble entre la fibre et le colorant, d’où déplacement de l’équilibre, nouvelle absorption, etc. ; 2° changement du degré de dispersion du colorant à 1 intérieur de la fibre, entraînant les mêmes conséquences; 3° formation entre la protéine et l’acide colorant d’une combinaison soluble et très dissociable- Mais la complexité des phénomènes ne permet pas encore d’énoncer des lois précises.
- Etant donné le cours très régulier de la teinture des soies chargées traitées par électrodialyse, il y a lieu de penser que les difficultés techniques rencontrées dans la teinture des soies chargées en bain faiblement acide sont imputables principalement aux composants alcalins des charges. Ce sont donc des différences locales de pH.
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- dues à la répartition irrégulière de la charge, qui doivent être rendues responsables des inégalités dans la teinture des écheveaux de soie chargée, en bain neutre ou à peu près neutre.
- J.L.
- Bibliographie.
- (1) Zts angew Chem., 41, p. 16, 1928.
- (2) Zts phys. Chem., 137, A, 142, 1928.
- (3) Mell. Text. Ber., 13, p. 365, 1932.
- (4) Mell. Text. Ber., 11, p 782, 1930.
- (5) Zts angew. Chem., 41, p. 14, 1928.
- (6) Trans of Baraday Soc., 29, p. 327, 1933.
- (7) Mell. Text. Ber., 1927, p. 781-785.
- (8) Zts f. El. Chem., 17, p. 572, 1911.
- Fabrication de rayonne de viscose au départ de cellulose de coton. — O. P. GOLOWER. — Die Kunstseide, septembre 1935, p. 302-307.
- Pour la fabrication de la rayonne de viscose, la cellulose des capsules de coton est une excellente matière première. Grâce à sa richesse en à-cellulose, la consommation de matière première se trouve diminuée de façon importante; le module de mercerisation est diminué du double, la consommation en alcali tombe de 30 % et la régénération des lessives résiduaires devient superflue.
- En utilisant la cellulose de coton, on augmente notablement la qualité de la rayonne de viscose. Cette dernière, comme aspect, souplesse et toucher rapelle la rayonne au cuivre-
- La résistance et surtout l’élasticité de la rayonne sont améliorées. Enfin, cette rayonne se teint très uniformément.
- L. B.
- Comportement des solutions d’amidon et de dextrine à l’égard des additions ordinaires, dans l’apprêt et l’encollage. — F. DITTMAR et II. KOBER. — Melliand Textilberichte, octobre 1935, p. 734-738.
- La présente étude a trait aux phénomènes de trouble et de floculation qui se produisent dans les solutions d amidon souvent semblables, en particulier par suite des additions ordinairement employées dans les apprêts et 1 encollage, à savoir : les corps gras sulfonés et les sels.
- Il ressort de cette étude que :
- Les amidons de même sorte, utilisés dans l’industrie, textile, présentent dans leurs solutions de grandes différences relativement aux phénomènes de trouble. Les additions de sels, ou’ de corps à activité capillaire, à des concentrations moyennes, ne provoquent qu’une augmentation insignifiante du trouble. Les additions de sels ou de corps à activité capillaire, produisent, déjà pour de faibles concentrations, une variation importante de la floculation et conduisent, même au
- bout de peu de temps, à des troubles ou à des floculations plus ou moins importants.
- D’après les auteurs, la transparence des solutions ne conditionne pas la transparence des pellicules.
- Le comportement des solutions d amidon, àl egard des substances à activité capillaire et des électrolytes, permet de tirer de larges conclusions sur la constitution des produits ; il peut dans certains cas, servir de critère dans l’estimation des amidons pour 1 industrie textile.
- La teneur en parties moléculairement dispersées diffère dans les amidons du commerce et dans leurs solutions. La cause en serait attribuée au pouvoir hydrolysant, donc désagrégeant, de 1 eau.
- C’est la constitution interne des solutions d’amidon qui est la cause du comportement différent de ces dernières. Les solutions floculant facilement ont une composition irrégulière, celles qui restent transparentes sont homogènes et sont dégradées à un faible degré.
- L. B.
- Sur les combinaisons solides à la lumière de colorants substantifs. — H. HANSEN. — Melliand Textilberichte, octobre 1935, p. 730-732.
- La fabrication des colorants substantifs solides à la lumière a fait, on le sait, des progrès énormes. Or, si les solidités respectives desdits colorants sont connues par les diverses publications techniques et les cartes des usines de matières colorantes, il restait encore à établir des combinaisons de colorants lumière, que les usines classent en un même groupe, par exemple : colorants Sirius de l'I. G. Farbenindustrie A. G. combinaisons permettant d obtenir des nuances mode, vertes, bleues, etc., qui fussent elles-mêmes résistantes à la lumière. Car, c’est un fait connu que certains colorants, tels que des jaunes (jaunes Sirius lumière RT, RR, FRR, jaune Sirius T), ont une action dommageable sur des bleus, des verts, des gris, etc...
- Au contraire, d’autres colorants comme les jaunes Sirius lumière 5G, R extra, jaunes Sirius G, GG, GC, se prêtent favorablement à des combinaisons avec des bleus, des verts, des ohves, (par exemple : verts Sirius lumière BB, BL, CL; bleus Sirius lumière FFGL, FFRL). Pour des nuances mode, les colorants suivants conviennent parfaitement : bleu Sirius lumière BRR, gris Sirius lumière VGL, brun Sirius lumière BRL, orangé Sirius lumière GG, 7G.
- Enfin, pour des roses et des violets, l’auteur recommande les combinaisons de colorants suivants : violet Sirius lumière BL, RL, Rouge Sirius lumière 5B, et Bleu Sirius lumière T3RL.
- L article est illustre d échantillons de ces diverses combinaisons solides a la lumière de colorants substantifs sur satin de coton, et prêts à être exposés à la lumière.
- L. B.
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- A propos de la teinture de la laine à des températures inférieures à 100° G. — E. ELOED. — Melliand Teætilberichte, août 1935, p. 584-585.
- Voici les observations que le professeur, Dr Egon Eloed formule sur le procédé de teinture de la laine à des températures comprises entre 40 et 80° C. élaboré par les Imperial Chemical Industries Ltd.
- Dans une série de communications, l’auteur avait déjà exposé la possibilité de teindre les fibres protéiques et en particulier la laine, à des températures très inférieures à 100° C. avec toutes les qualités de solidité demandées. La proposition de teindre la laine, par exemple à la température de 80° C. ne constitue donc pas une nouveauté-
- On peut admettre, d’une façon générale, que la teinture des fibres protéiques, comme la laine, en colorants acides, est le résultat d’une salification, c’est-à-dire d’une réaction chimique entre le groupe basique des protéines et les acides colorants. Comme toute réaction chimique, la formation de sel protéine-colorant dépend, quant à sa vitesse, de la température. Autrement dit, une réaction qui, à la température de 100° C. s’effectue en quelques minutes, durera environ, trois à quatre fois plus de temps à 80° C., pour atteindre son état d’équilibre. Pour les teintures rapides, on peut, par suite, terminer la teinture à 80° C., dans un intervalle de 1 à 1 heure 1/2.
- La teinture, l’auteur l’a répété souvent, comporte plusieurs phénomènes partiels, dont l’un consiste en une diffusion purement chimique des particules de colorant dans la fibre de laine. La vitesse de diffusion est grande pour les colorants acides fortement dispersés et plus faible pour les colorants plus grossièrement dispersés, comme les colorants substantifs. Il est à remarquer que la teinture se déroule en système hétérogène, c’est-à-dire entre les scléro-protéines des fibres et le colorant dissous. On doit donc veiller à ce que, à chaque instant de cette action réciproque, par conséquent de la teinture, il se trouve des quantités suffisantes de colorant au voisinage immédiat de chaque fibre de laine, autrement dit que le bain ne s’y appauvrisse pas. Dans la pratique de la teinture de la laine, on réalise cette condition en manœuvrant la marchandise, ou en faisant tourbillonner le bain (adduction de vapeur).
- Dans la proposition des I.C.I. on combat l’appauvrissement des bains de teinture au voisinage immédiat des fibres, ces bains n’étant pas portés à l’ébullition, en faisant tourbillonner le bain par introduction d’air,
- c’est-à-dire au moyen de bulles d air. Il ne peut être question d’un bombardement des fibres par le bain ou par le colorant, puisque les forces mises en jeu sont bien trop faibles.
- On doit rechercher la cause d une pénétration mauvaise ou difficile, dans la teinture des tissus de laine lourds, par exemple, en colorants acides solides au foulon, dans le fait que, ou bien la vitesse de diffusion des colorants pour laine ayant cette tendance est trop faible, à cause de leur grosseur de particule, ou bien, la vitesse de réaction chimique entre la protéine de laine et le colorant est grande à tel point que, par formation de sel protéine-colorant difficilement soluble, ou peu dissociable, la laine, immédiatement après la pénétration des colorants par diffusion, fixe ceux-ci.
- Cette fixation, dans de tels cas, n’est que locale dans les couches les plus externes du tissu, c’est-à-dire par endroits. Mais, si l’on teint à des températures plus basses, la vitesse de la formation du sel protéine-colo-rant est plus faible, en sorte que les colorants ont le temps de diffuser dans le tissu, avant d’être fixés. Ils peuvent donc, avant la fixation, atteindre les couches plus profondes du tissu et ainsi « trancher » ou, en général, teindre avec un meilleur unisson- Par conséquent, ce n’est pas par le tourbillonnement des bains de teinture, à l’aide de bulles d’air que l’on réalise une pénétration plus intime du tissu par le bain de teinture, mais la fixation des colorants, aux températures les plus basses, s’effectue plus lentement et les particules de colorant, non encore fixées peuvent pénétrer plus profondément et plus régulièrement dans le tissu. De même, la teinture sous pression réduite, à des températures inférieures à 100° C., opère, en principe, la même chose qui a été expliqué ci-dessus, du fait que le tourbillonnement des bains est provoqué par l’ébullition qui se produit, par exemple, à 80° C.
- En résumé une teinture en bain acide à des températures inférieures à 100° C. est à encourager pour le ménagement de la fibre, mais ne représente rien de nouveau dans le moyen d’empêcher l’appauvrissement des bains, en faisant tourbillonner ces derniers au moyen de bulles d’air.
- En ce qui concerne la solidité des teintures ainsi produites, il n’existe pas de critique fondamentale. Toutefois, on doit procéder avec prudence pour les teintures dans lesquelles, la vitesse de formation du sel protéine-colorant est faible-
- L. B.
- VARIA
- Les dermatites.
- Les actions intentées contre les teinturiers et même les simples marchands d’objets teints se sont multipliées
- en Angleterre, au point d’émouvoir non seulement les intéressés mais l’opinion publique tout entière. C’est ainsi que la question des responsabilités au sujet des maladies attribuées à la nocivité des teintures est sou-
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- VARIA
- mise à l’étude d’un Comité institué par la Colour Users Association. D’autre part diverses communications ont été faites par des médecins spécialistes des maladies de la peau. C'est ainsi que le journal The Lancet a publié une étude du Dr. J. Ingram, chef du département des maladies de la peau à l’Université de Leeds, sur les dermatites imputées aux colorants. Ses conclusions sont les suivantes.
- Aucun clinicien ne saurait prétendre que les réactions constatées par les dermatites attribuées aux teintures pour cheveux, fourruresou autres matières ne proviennent pas d’une idiosynchrasie de la personne atteinte. De nombreuses observations le démontrent, tandis que les cas où on a trouvé que 1 irritation provenait de la présence d’une matière nocive ne sont que des arguments juridiques et ne résistent pas à un examen clinique sérieux. Les ouvriers qui sont occupés dans l’industrie de la teinture ne sont pas plus sujets aux dermatites que d’autres, alors que ce métier devrait être impraticable.
- Le malade qui souffre d’une dermatite à la suite de la teinture des cheveux, peut avoir déjà subi le même trai
- tement sans accident, et de même, ce traitement peut être inoffensif pour une foule d’autres individus. En effectuant une épreuve d’application (patsh test) sur un patient, le résultat peut être tout à fait positif alors que sur beaucoup d’autres il peut être négatif. Une personne ayant eu de l’irritation par le port dune fourrure peut prêter celle-ci à une centaine de camarades qui resteront indemnes.
- Enfin, des sous-vêtements teints qui incommodent un individu peuvent être portés directement sur la peau, par des milliers de personnes sans qu’il y ait aucune irritation.
- L’auteur considère ces affections ainsi que les irritations dues à la lumière, comme tout à fait analogues à l’urticaire produit par certains aliments ou encore l’asthme résultant d’une sensibilité excessive pour certaines odeurs. Beaucoup de médecins sont de cet avis, mais on éviterait des pertes de temps et d’argent si les autorités légales étaient elles aussi persuadées. Mais pour cela, il semble qu’il faille modifier les règlementations sur les maladies professionnelles.
- A. W.
- COLORANTS ET PRODUITS NOUVEAUX
- Les Etablissements Kuhlmann ont lancé récemment sur le marché quelques colorants nouveaux dont l’un appartient à la série « Solanthrène » et les autres à la gamme « Acétoquinone ».
- 1°. — Orangé Solanthrène N4J poudre
- Ce nouvel élément permet d’obtenir sur toutes fibres végétales, sauf sur la rayonne d’acétate de cellulose, des nuances orangées très jaunâtres, très solides à la lumière, au lavage, au débouillissage et au chlore.
- Ce colorant est recommandé pour la teinture de tous articles grand teint, tels que fils à broder, fils pour linge de table, serviettes de toilette, chemiserie, etc.., devant subir les opérations de débouillissage et de blanchiment généralement appliquées aux articles tissés en couleur.
- En raison de sa très bonne solubilité, l’Orangé Solanthrène N4J peut être employé pour la teinture en appareils à circulation de bain.
- Le coton peut être teint avec réduction préalable du colorant en cuve-mère. A cet effet, on préparela cuve-mere dans un petit récipient en bois ou en grès de la façon suivante :
- 1 kg. Orangé Solanthrène N4J Poudre est empâté avec
- 0 1. 100 sulforicinate de soude et
- 40 1. eau à 40-50° C. Ajouter :
- 5 1. soude caustique 36° Bé et
- 2 kg. hydrosulfite de soude N conc. poudre.
- Maintenir la cuve-mère pendant 20 à 30 minutes à 40-50° C. Après ce laps de temps, la cuve-mère doit présenter une couleur brune et être parfaitement limpide. Au cas où la cuve serait trouble, ajouter un peu de soude caustique et, si le trouble persiste, un peu d’hydrosulfite.
- La cuve de teinture est montée avec de l’eau douce ou, à défaut, de l’eau corrigée par addition de 2 à 4 grs par litre de Tibalène NED, selon son degré de dureté. Le volume du bain par rapport au poids de la marchandise à teindre doit être environ de 1 à 20. On chauffe à 40-50° C et l’on ajoute par litre de bain:
- 1 gr. Hydrosulfite de soude N conc. poudre et selon l’intensité de la nuance :
- 3 à 6 cm3 soude caustique à 36° Bé
- 5 à 30 grs sel marin.
- La cuve-mère est alors ajoutée au bain de teinture en la passant à travers un tamis fin ou un morceau de calicot. On teint ensuite sous bain pendant 3/4 d’heure à 1 heure à 40-50° C, puis on essore, laisse oxyder une demi-heure à l’air, rince et savonne au bouillon dans un bain contenant 5 grs de savon parlitre; ensuite on rince, on essore et sèche.
- La circulaire Kulhmann n° 177, relative à ce colorant donne des échantillons de teinture sur filé coton, sur cordonnet viscose, cordonnet de coton mercerisé et satinette de coton mercerisé.
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- COLORANTS ET PRODUITS NOUVEAUX
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- 2° Série « Acétoquinone ».
- A) ECARLATE Acétoquinone NR
- Ce nouveau colorant homogène, spécialement destiné à la teinture et à l’impression de la rayonne d’acétate, et qui fait l’objet de la circulaire Kulhmann n° 176, se caractérise par une belle nuance vive. Il sera apprécié pour la teinture de l’acétate en rouges très vifs ainsi que pour la production sur cette fibre de toutes nuances « mode » en combinaison avec les autres colorants Acétoquinone de la même maison, plus particulièrement : Orangé Acétoquinone NJR, Groseille Acétoquinone N, Bleu Acétoquinone NJ, NR ou N2R, Bleu foncé Acétoquinone N ou N5R.
- En dehors de son emploi en teinture, l’Ecarlate Acétoquinone NR présente un intérêt tout particulier en impression- Il convient en effet très bien pour l’impression directe, car il se fixe très facilement au vaporisage et n’a pas, comme certains colorants spéciaux pour acétate, tendance à sublimer lors de cette opération. En outre, il donne par enlevage au Décolorant NS des blancs purs, ce qui permet de l’utiliser pour l’impression rongeante.
- Procédé de teinture pour l'acétate de cellulose-
- Empâter la quantité de colorant nécessaire à la teinture dans une solution concentrée de savon et l’ajouter au bain préalablement additionné de :
- 2 gr. de savon
- ou 2 cm de Tibalène NAM, par litre.
- Entrer la marchandise a 45-50° C et chauffer le bain à 70-75°. Teindre à cette température pendant 3/4 d’heure à l heure.
- Procédé de teinture pour tissus mixtes de coton (ou viscose) et acétate (procédé en un seul bain).
- Teindre comme l’acétate de cellulose, mais en présence de
- 10 à 20 % de sulfate de soude et des colorants directs nécessaires-
- B) Bleu Acétoquinone NJ poudre
- Le Bleu Acétoquinone NJ Poudre destiné à la teinture et à l’impression de la rayonne d’acétate de cellulose, appartient à la même classe que les Bleus Acétoquinone N, NR et N2R, et fournit en teinture sur acétate des bleus plus verdâtres et légèrement plus vifs que ces derniers. Les nuances obtenues présentent le très grand avantage, contrairement à la plupart des bleus existant actuellement sur le marché, de ne pas
- virer au rouge à la lumière artificielle; elles deviennent au contraire un peu plus verdâtres et plus vives, ce qui fait de ce colorant un précieux élément de nuan-çage.
- Les solidités du Bleu Acétoquinone NJ sont les mêmes que celles des Bleus Acétoquinone N, NR et N2R. La résistance à la lumière peut être considérée comme satisfaisante en nuances moyennes et foncées. Par contre, pour des tonalités claires ou dans lesquelles l’élément bleu n’interviendrait qu’en très faible proportion, il est préférable d’utiliser le Bleu Acétoquinone NE.
- En dehors de son emploi tel quel pour la teinture de tous articles d acétate de cellulose ou contenant cette fibre en beaux bleus vifs ne virant pas à la lumière artificielle, le nouveau colorant peut être utilisé pour la production de toutes tonalités « mode ». On le combinera de préférence dans ce cas avec les Jaunes Acétoquinone N3J ou N2R, Orangés Acétoquinone NJR ou NR, Ecarlates Acétoquinone N ou NR, Groseille Acétoquinone N, Héliotrope Acétoquinone N, de la même maison.
- Le Bleu Acétoquinone NJ se fixe très bien en impression sur acétate de cellulose et ne sublime pas lors du vaporisage.
- Procédé de teinture de tissus mixtes de laine (ou soie naturelle) et acétate (procédé en un seul bain).
- Le bain est monté avec (d’après la circulaire Kuhlmann n° 178) :
- 2 cm3 Tibalène NAM par litre
- 10 à 20 % de sulfate de soude.
- On y ajoute la quantité nécessaire de colorant préalablement empâté, ainsi que les colorants acides nécessaires teignant en bain neutre.
- Teindre pendant environ une demi-heureà 75-80° C, puis ajouter :
- 2 à 5 % acide acétique à 6° Bé et continuer la teinture encore une demi-heure à cette température.
- Recette d’impression-
- 30- 60 grs colorant sont empâtés avec
- 50- 80 grs Brécolane NCI et 320-260 grs eau chaude puis épaissis avec
- 600 grs gomme Sénégal 1/1 ou gomme de caroubier 30/1000. env. 1 kg.
- Après impression la marchandise est séchée, vaporisée 20 à 30 minutes en vapeur sèche à 1 kg. de pression, puis rincée à l’eau froide-
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- .COLORANTS ET PRODUITS NOUVEAUX
- C) BLEU Foncé ACÉTOQUINONE N poudre
- Objet de la circulaire Kuhlmann n° 179, ce colorant homogène est spécialement destiné à la teinture et à l’impression de la rayonne d acétate de cellulose.
- Voisin par ses propriétés du Bleu Foncé Acétoqui-none N5R, il s’en distingue par sa nuance moins rougeâtre et par la propriété très intéressante de conserver sa tonalité normale à la lumière artificielle.
- Le Bleu Foncé Acétoquinone N a une très forte affinité pour la rayonne acétate qu’il teint en bleus nourris non seulement à 80-90° mais, au besoin, à température relativement basse (60-70°).
- Les solidités des teintures obtenues équivalent sensiblement à celles de la marque N5R, la résistance à la lumière étant même légèrement supérieure à celle de cette dernière marque.
- Le Bleu Foncé Acétoquinone N constitue, comme l’ancienne marque N5R, un excellent élément de base pour la production de nuances foncées, telles que bleus marine, noirs, marrons, tête de nègre, verts, etc... Dans ce cas, la résistance à la lumière est largement satisfaisante. On emploiera de préférence comme éléments de nuançage les Jaunes Acétoquinone N2R ou N3J, Orangé Acétoquinone NJR ou NR, Ecarlate Acétoquinone N ou NR, Groseille Acétoquinone N.
- Le Bleu Foncé Acétoquinone N convient en outre fort bien en impression directe.
- Voici les procédés de teinture pour ce colorant.
- Acétate de cellulose.
- Empâter la quantité de colorant nécessaire à la teinture dans une solution concentrée de savon et l’ajouter au bain préalablement additionné de 2 grs de savon ou 2 cm3 sulforicinate de soude ou, de préférence, 2 cm3 Tibalène NAM, par litre-
- Entrer la marchandise à 45-50° C. et chauffer le
- bain à 70-80° C. Teindre à cette température pendant 3/4 d’heure à 1 heure. L’addition de Tibalène NAM au bain de teinture favorise l’épuisement du bain et donne un rendement supérieur.
- Tissus mixtes de coton (ou viscose) et acétate (procédé en un seul bain).
- Teindre comme l’acétate de cellulose, mais en présence de
- 10 à 20 % de sulfate de soude et des colorants directs nécessaires.
- Tissus mixtes de laine (ou soie naturelle) et acétate (procédé en un seul bain).
- Le bain est monté avec :
- 2 cm3 Tibalène NAM par litre 1 0 à 20 % de sulfate de soude.
- On y ajoute la quantité nécessaire de colorant préalablement empâté, ainsi que les colorants acides nécessaires teignant en bain neutre.
- Teindre pendant environ une demi-heureà 75-80°C, puis ajouter :
- 2 à 5 % acide acétique à 6° Bé et continuer la teinture encore une demi-heure à cette température.
- Recette d'impression.
- 50 à 100 grs colorant en poudre sont empâtés avec 80 à 110 grs Brécolane NCI et à 70 à 190 grs eau chaude, puis le tout épaissi avec 600 grs gomme Sénégal 1/1 ou gomme de caroubier à
- 30 grs par litre.
- Après impression, la marchandise est séchée, vaporisée 20-30 minutes en vapeur sèche à 1 kg. de pression, puis rincée à l’eau.
- NOUVELLES COULEURS
- Imperial Chemical Industries
- Nous avons reçu les cartes relatives aux colorants suivants :
- Gris Duranol 2B Poudre et Brun Duranol B Poudre
- Ce sont des produits spécialement désignés pour former les bases des nuances grises, fauves, beiges et brunes, et pour les nuances mode, en général sur la rayonne acétate- Comme caractéristiques, ces colorants gardent leur nuance quelle que soit la température du bain et ils peuvent être utilisés sur jigger ou sur tourniquet.
- La teinture avec le gris Duranol 2B poudre et le Brun Duranol B Poudre, se fait à la manière habituelle pour les colorants Duranol et Dispersol, dans un bain contenant un peu d’huile pour rouge turc, 50 % et de Lissapol.
- JAUNE CHLORAZOL LUMIÈRE 2RK
- Ce colorant possède une bonne affinité et un bon unisson et convient pour la teinture de tous les genres de coton. Il est spécialement recommandé pour la teinture des chaînes étant donné son épuisement lent et régulier. Il est intéressant pour la teinture du velours coton, rubans, tapisseries, tissus d’ameublement et
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- Personne ne vous dédommagera des pertes de savon occasionnées par l’eau dure !
- Perte en
- Savon
- 160 gr 800 gr
- 1600 gr 3200 gr
- 1 5 degrés hydr par 100 10 otimétriques 10 1 eau 20
- O O O O
- 1 I 5 degrés hydr par 100 otimétriques 0 l eau I 20
- Perte en
- Igépon
- Vous avez donc intérêt à employer un produit de lavage et de nettoyage qui résiste à l’eau dure.
- H(FECHP(D
- I. G. FARBENINDUSTRIE AKTIENGESELLSCHAFT
- ___________________ FRANKFURT (MAIN) 20
- Commissionnaires pour la France :
- SOPI, Société pour l’Importation de Matières Colorantes et de Produits Chimiques, 49 bis, Avenue Hoche, Paris (VIIIe). Tél. : Carnot 74-00
- Pour la vente en Belgique :
- G. M. C., La Générale des Matières Colorantes, Produits Chimiques et
- Pharmaceutiques, Société coopérative, 66, Avenue du Port, Bruxelles. Tél. : 26, 49,10 - 26, 49,13
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- NOUVELLES COULEURS
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- rideaux bon marché où une très bonne solidité à la lumière est de première nécessité. Egalement, pour la teinture à basse température dans les tissus mixtes laine coton. Le Jaune Chlorazol Lumière 2RK a une bonne affinité pour la rayonne viscose mais il réserve l’acétate ce qui convient pour fils d’effets.
- Il convient pour l’impression directe mais pas pour fonds rongeables.
- Jaune Chlorazol Lumière 6GKS
- Ce colorant est un peu plus vert et plus vif que le Jaune Chlorazol Lumière 5 GKS et sa solubilité est aussi meilleure.
- Il convient pour la teinture du coton et de la viscose même irrégulière. Ce colorant est intéressant pour la teinture des tapis, tapisseries, rideaux, ameublement bon marché surtout quand il s’agit de solidité à la lumière.
- Comme il résiste à la vulcanisation il peut servir pour les tissus devant être imperméabilisés par combinaison avec le Bleu Chlorazol Lumière 7 GKS il permet d’obtenir des verts solides à la lumière. Il n’est pas recommandé pour l’impression directe mais il convient pour la teinture des marchandises devant être gaufrées
- ainsi que pour les fonds rongeables à la rongalite alcaline-
- Le Jaune Chlorazol Lumière 6 GKS teint la laine, la soie chargée ou non chargée, le jute, le coco, et le sisol.
- Bleu Marine Duranol G Poudre.
- C'est un nouveau colorant pour la rayonne acétate qui est indiqué pour la teinture en bleu marine et plus spécialement pour la rayonne matée avce des pigments. La grande quantité de colorant nécessaire pour produire des bleus marine pleins sur rayonne matée par pigmentage est susceptible d’entraîner un manque de solidité au frottement, mais avec le Bleu Marine Duranol G poudre cette tendance est réduite au minimum.
- La teinture est faite à la manière habituelle en bain contenant un peu d’huile pour rouge turc et de Lissa-pol A.
- Comme la nuance ni les propriétés de la teinture ne sont altérées par la présence dans le bain des assistants nécessaires pour la teinture des autres fibres, ce colorant peut être employé en combinaison avec d’autres pour la teinture de tissus mixte contenant de la rayonne acétate.
- RECETTES UTILES
- Vernis pour les cuves en bois.
- Pour enduire l’intérieur des cuve en bois on peut se servir d’un vernis composé comme suit. On fondà une douce chaleur 40 gr. de cire jaune et 200 gr. de colophane et on y incorpore 40 gr. d oxyde de fer et finalement 10 gr. de plâtre à modeler, ce dernier est introduit peu à peu dans la masse agitée. Le mélange liquide et chaud est étendu avec un pinceau sur les parois internes et le fond de la cuve. On donne sur le fond plusieurs couches.
- Le mélange suivant, qui est à base de caoutchouc, supporte de plus grandes variations de température. Dans une marmite en fer avec agitateur, on mélange 50 kg. d’asphalte-gilsonite avec 50 kg. de benzine I
- ou II en chauffant légèrement. Dans un autre récipient, on dissout 5 kg. de caoutchouc crêpe dans 50 kg. de benzol; pour cela, on prend des résidus de semelles de crêpe qu’on laisse quelque temps en contact avec le benzol, puis on achève la dissolution en remuant. On ajoute alors la solution épaisse de caoutchouc à la solution asphaltique. Les parois de la cuve en bois sont alors bien séchées et on les enduit de plusieurs couches de ce vernis. Ce vernis protège le bois contre les solutions salines et les acides étendus, mais la protection est moindre contre les alcalis et elle ne l’est pas du tout contre les solvants volatils. Quant à la stabilité à la chaleur, elle permet des températures de 80° sans que le vernis se détache et sans qu’il se fende par un brusque refroidissement.
- BLANCHI MENT= APPRETS
- L’HYPOCHLORITE ÉLECTROLYTIQUE A LA PORTÉE DE TOUS
- Nul ne contestera que l’hypochlorite de sodium reste le roi des agents de blanchiment pour les fibres végétales. Toutefois, une condition est nécessaire, l’hypochlorite ne doit pas être accompagné de produits de sa transformation : acide hypochloreux, chlorate, etc. ni d’alcali (soude
- caustique); il doit s’ioniser librement dans le bain de blanchiment, de façon à pouvoir libérer exclusivement de l’oxygène naissant, suivant la réaction bien connue
- 2 NaOCl — 2 NaCl+02
- Or, seul l’hypochlorite préparé électrolytique-
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- l’HYPOCHLORITE ÉLECTROLYTIQUE A LA PORTEE DE TOUS
- ment peut répondre à cette condition : il est neutre, ou, plus exactement à tendance acide et, bien que comportant une proportion de chlorure de sodium, il réagit, modéré par ce dernier, comme s’il se trouvait seul en solution. Etant utilisé, pour ainsi dire, au fur et à mesure de sa formation, l’hypochlorite électrolytique possède l’activité des corps naissants. Jusqu’à présent, le seul obstacle à l’adoption générale de cet hypo-chlorite était le prix de revient prohibitif de sa préparation. Maintenant l’obstacle étant supprimé, je me suis proposé d’exposer les raisons qui militent en faveur de l’installation d’une ou plusieurs cellules électrolytiques, dans les ateliers de blanchiment ou de blanchissage, en vue de la fabrication à pied d’œuvre de l’hypochlorite à consommer.
- En premier lieu, les eaux de javel préparées chimiquement, au départ, soit de chlorure de chaux et de carbonate Solvay, soit de chlore gazeux et de soude caustique, ou de carbonate de soude et toutes les eaux de javel du commerce, contiennent un excès souvent très grand de soude caustique nécessaire à leur conservation. Malgré cette précaution, illusoire et même gênante pour le blanchiment, l’eau de javel, on le sait, se transforme à tel point que son titre chlorométrique rétrograde dans de grandes proportions, surtout pendant la période d’été. Tant et si bien que le consommateur ne reste plus maître de la consommation, ni même de la richesse de ses bains de chlore.
- En deuxième lieu, l’eau de javel d’origine chimique est toujours accompagnée d’acide hypochloreux libre qui, non seulement est un agent destructeurs des fibres, mais provoque, à la faveur de son développement, la transformation des hypochlorites, in situ, telle que :
- NaOCI+2 HOC1 = NaC103+2 HCI
- et 2 NaOC1 + 2 HCI = 2 NaCl +2H001
- En troisième lieu, le blanc obtenu au moyen de l’hypochlorite électrolytique est beaucoup plus pur, plus frais et plus économique que celui produit par l’eau de javel du commerce préparée par voie chimique. Il se prête mieux que cettedernière à l’intervention subséquente d’un traitement en eau oxygénée, suivant le procédé, bien connu, qui consiste à blanchir le coton ou le lin débouillis ou simplement mouillés àfond,par un chlorage suivi, sans rinçage intermédiaire, d’un lessivage à chaud, en eau oxygénée. En effet, le chlorage
- opéré par l’hypochlorite électrolytique est, en réalité, une oxygénation très semblable à celle que donne l’eau oxygénée et lorsque la fibre, encore imprégnée d’hypochlorite de cette pureté, est introduite dans le bain d’eau oyxgénée, cette dernière sans être contrariée par d’autres dérivés oxygénés du chlore, ajoute son oxygène naissant à celui de l’hypochlorite. De nombreux essais ont été catégoriques à ce sujet.
- En quatrième lieu, les fibres sont totalement ménagées par l’hypochlorite électrolytique et le contrôle des bains n’a presque plus sa raison d’être lorsqu’on travaille au moyen d’une installation qui permet d’opérer en continu.
- Politiquement parlant, les motifsqui dictent aux blanchisseurs la précaution de se munir d’appareils électrolytiques pour produire l’eau de javel, sont des plus importants. Il est bien compréhensible que les approvisionnements en chlorure de chaux, en chlore liquide et en eau de javel même, peuvent faire défaut, en cas de besoin sérieux de la Défense nationale. Le blanchisseur a-t-il prévu, comme il se devrait, les arrêts forcés auxquels il serait astreint, en cas de conflit? En outre, n’ignore-t-on pas trop généralement que la production du chlore, dont dépend celle de l’eau de javel chimique et du chlorure de chaux, étant du domaine électrochimique, est tributaire des variations de l’énergie hydraulique et que, malencontreusement, les périodes d’eaux basses coïncident avec la « saison » des blanchiments et du blanchissage ?
- Tout au contraire, la matière de départ, pour la fabrication électrolytique de l’hypochlorite, est très abondante dans notre pays, à savoir : le sel de mine et le sel marin. Elle ne manquera donc jamais malgré les pires éventualités.
- N’oublions pas non plus, que l’installation d’appareils électrolytiques pour l’hypochlorite de soude, n’impose aucune enquête de commodo et d’incommodo, comme c’est le cas, en particulier, pour l’emploi du chlore gazeux.
- Je résume les points établis, avant de passer à la description d’une installation qui, depuis des mois, donne les meilleurs résultats, aussi bien pour le blanchiment du coton que pour celui du lin et de la soie artificielle.
- Disposant d’une installation pour produire l’eau de javel, le blanchisseur est assuré :
- 1° De réaliser des économies sur le blanchiment;
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- L’HYPOCHLORITE ÉLECTROLYTIQUE A LA PORTÉE DE TOUS
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- 2° D’obtenir un blanc toujours frais et suivi, avec le minimum de traitement et sans surveillance;
- 3° De ménager les fibres textiles qu’il traite;
- 4° De ne pas perdre de chlore actif, par stockage d’hypochlorite; .
- 5° D’être indépendant des événements politiques ou commerciaux.
- L’installation nécessaire pour produire de l'hy-pochlorite de soude comprend essentiellement :
- Un réservoir à solution de sel (saumure), l’électrolyseur et un bac pour recueillir l’hypo-chlorite formé. On suppose que l’atelier dispose de courant continu Iio ou 220 volts.
- Le système d’électrolyseur qui m’a servi à installer les postes à hypochlorite, est construit entièrement en France : il comporte une cuve rectangulaire en grès et un jeu d’électrodes en charbon spécial très résistant; il n’existe qu’en un seul modèle standard, de telle sorte qu’il suffit de monter un nombre de cellules correspondant àla production désirée, sans que d’ailleurs le prix d’acquisition soit supérieur à l’achat d’un appareil
- qui serait plus puissant, plus grand, mais nécessairement d’un moins bon rendement.
- Donc, l’installation, telle que je la préconise définitivement, se compose de : un bac à préparer une solution saturée de sel, sans qu’il soit besoin de peser celui-ci ; un bac à saumure, avec tube de sortie muni d’un filtre; un niveau constant, l’électrolyseur seul, ou en parallèle avec plusieurs autres, un bac en ciment pour l’hypochlorite produit.
- Il suffit de faire écouler, à la vitesse voulue, la solution de sel dans l’électrolyseur et de recueillir l’hypochlorite formé. La seule précaution à prendre est que la saumure pénétrant dans l’électrolyseur, ne contienne pas d’impurerés, de matière en suspension, de manière à ne pas boucher le tube jaugeur, faute de quoi l’appareil s’échaufferait, se détériorerait et l’hypochlorite se transformerait partiellement en chlorate, au détriment du rendement de l’appareil. En outre, l’eau utilisée pour préparer la solution de sel doit être limpide et aussi peu calcaire que possible; généralement l’eau des villes convient très bien.
- L’appareil que j’utilise est alimenté avec une
- dt 2. 8
- s
- 8 y
- €
- | 1
- ' à
- 8
- &
- Tous les matins, un ouvrier remplit le récipient à sel sans peser le produit. Le robinet A est réglé une fois pour toutes. Dès que le bac B est plein, le robinet à flotteur arrête l’eau. L’ouvrier remplit également le bac C à la concentration voulue. On admet le courant sur l’électrolyseur, puis on ouvre la pince d’arrêt et l’appareil fonctionne. L’ampèremètre et le voltmètre permettent de constater le fonctionnement normal. Les électrolyseurs doivent être rincés toutes les semaines,
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- saumure à 140 gr. de chlorure de sodium par litre d’eau; il produit normalement 40 1. d’hypo-chlorite à 6 gr. de chlore actif par litre, soit 240 gr. de chlore actif, c’est-à-dire par journée de 10 h. : 2 kg. 400 (en chiffres ronds 2 kg. 500) de chlore actif. Aveccette concentration de saumure, il consomme 10 à 12 ampères sous 110 volts, soit en moyenne un courant de 11 ampères, c’est-à-dire peu élevé.
- Quant à l’établissement du prix de revient dela préparation d’hypochlorite, nous supposerons que le courant revienne à 0 fr. 25 le kw et que le sel dénaturé coûte o fr. 25 le kg. La production de I kg. de chlore actif nécessite :
- 6,25 kw. de courant continu 110 volts
- et 18,400 kg. de sel, respectivement
- aux prix de 6,25 kw à o fr. 25.... 1 fr. 56
- 18,400 kg. de sel à ofr. 25............ 4 fr. 60
- 6 fr. 16
- Si l’on considère que le chlore électrolytique dans la liqueur produite par cet électrolyseur est de 50% plus actif que le chlore existant dans l’eau de javel du commerce, on peut écrire que ce prix de 6 fr. 16 le kg. doit être ramené à 50 % de sa valeur, soit 3 fr. environ. Par ailleurs, on peut considérer que, dans les conditions économiques actuelles, le prix du kg. de chlore dans l’eau de javel du commerce 47/50 est de 4 fr. 10 environ.
- Sans entrer dans d’autres considérations relatives à la production économique d’énergie électrique (force hydraulique, moteurs Diesel, etc.), j’espère avoir suffisamment montré que l’usager d’une telle installation pour produire l’hypochlorite sodique au maximum d’activité est assuré de l’amortir rapidement et d’en obtenir les avantages ci-dessus mentionnés.
- L. B.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- La détermination de la vitesse de dissolution des savons. — SAUER et BURCK. — Zeitschs. f. Angerwandte Chemie. 48, n° 11, 16 mars 1935.
- La vitesse de dissolution des savons, qui est en relation avec leur solubilité, est une propriété très importante au point de vue pratique. Lorsqu’un corps se dissous, il s’entoure d’une mince couche de sa solution saturée, à partir de laquelle la matière dissoute diffuse dans leliquide. D’après Noyes et Whirney (1), la vitesse de dissolution est donnée à chaque instant par l’équation :
- dx /
- ~ == kS (a — x) dt
- S étant la surface du corps à dissoudre, x la concentration à l’instant t, a la concentration finale. Cette relation suppose qu’une agitation intense assure à chaque instant l’uniformité de la concentration dans toutes les parties du liquide. En fait, la vitesse de dissolution varie avec la vitesse d’agitation, d où l’imprécision des méthodes de mesure jusqu’ici connues. D’ailleurs, dans ces méthodes, la grandeur de la surface varie au cours des essais.
- Les auteurs ont élaboré un nouveau procédé de mesure de la vitesse de dissolution des savons solides. On confectionne à la presse un cylindre C du savon à essayer; ce cylindre dont la base doit être aussi plane que possible est fixé dans le support H (voir fig. 1). De l’eau provenant d’un réservoir muni d’un régulateur de température, arrive par en bas dans le tube cylindrique G1 et, en débordant de ce tube, vient affleurer
- (1) Noyes et Whitney, z. Phys, Chem., 23, p. 689, 1897.
- exactement la base du cylindre de savon convenablement placé à l’aide de la vis V. L’eau qui s’écoule est recueillie dans une fiole jaugée de 500 ou 1.000 cc-;
- H
- C
- on mesure la quantité écoulée par unité de temps. Le savon se dissout uniformément sur toute la section, celle-ci restant continuellement plane. La concentration de savon dans l’eau écoulée se détermine par titrage avec HCl n/100. Pour apprécier la fin du dosage, on
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- h
- doit avoir recours à des mesures de conductivité, car l acide gras libéré gêne l’observation du virage d’un indicateur coloré. On sait que la neutralisation exacte correspond à un minimum de conductivité.
- Cette méthode de mesure a été appliquée aux palmitate, stéarate et oléate de sodium, préparés en neutralisant par la soude les acides correspondants, en solution alcoolique. Après évaporation de l’alcool, le residu sec avait été finement pulvérisé et refondu en tube ferme avec un poids égal d’eau. Les savons homogènes respectivement obtenus de cette manière avaient été façonnés en cylindres comme il a été dit. Le tableau I donne les résultats obtenus avec le palmitate de sodium, à la température de 50°, avec une vitesse d’écoulement de 250 cc./minute.
- Les courbes présentent un curieux maximum corres pondant à 166 cc./min. Si, au lieu des quantités dissoutes par minute, on porte en ordonnée les quantités par 1.000 cc., on retrouve encore plus nettement les maxima, pour la même vitesse d écoulement. Les auteurs expliquent l’existence de ces maxima par la superposition de deux phénomènes : d une part, la vitesse de dissolution est favorisée par une longue durée d’action (faible vitesse d écoulement), d autre part, elle est favorisée par l’entraînement mécanique qui croît avec la vitesse d’écoulement. On conçoit que l’effet optimum corresponde à une valeur moyenne de cette dernière.
- L’oléate de sodium étant plus soluble que le palmitate, les chiffres obtenus sont plus élevés; on n a pu
- Tableau I
- Prise d’essai au bout de Volume de la prise d’essai HCl n/100 pour 200 cc. Savon dissous dans 1.000 cc. Savon dissous par minute
- 2min. 500 CC. 3,8 CC- 21,14 mg. 5,28 mg.
- 4 500 4,3 23,92 5,98
- 6 500 4,4 24,46 6,12
- 8 500 4,4 24,46 6,12
- 10 500 4,4 24,46 6,12
- 12 500 4,4 24,46 6,12
- On voit que la vitesse de dissolution atteint rapidement une valeur constante. La valeur un peu plus faible trouvée au début serait due à un gonflement qui se produit d’abord à la surface du savon.
- Les auteurs ont d’autre part étudié, pour les trois savons, l’influence sur la vitesse de dissolution de la température et de la vitesse d'écoulement de l’eau (tableau II). On voit d’après le tableau et les courbes (fig. 2) que la vitesse de dissolution du palmitate croît avec la vitesse d’écoulement.
- faire de mesures à 70° parce que l’oléate est déjà fondu à cette température. Il est à remarquer que le stéarate de sodium se dissout moins vite que le palmitate à 30°, et plus vite au contraire à 70°.
- On sait que, dans le cas des gels comme lessavons, la teneur en eau peut avoir une influence considérable sur les propriétés physiques. Pour étudier l'influence sur la vitesse de dissolution, les auteurs ont utilisé un savon commercial, riche en eau, dont ils ont desséché une partie. Ils ont préparé plusieurs mélanges, en pro-
- Tableau II
- Genre de savon Tempér. en degrés Savon dissous, en millim./min., pour une vitesse d’écoulement de
- 50 cc./min. 100 . 200 250 500
- Palmitate 30 0,009 0,016 0,039 0,044 0,072
- de 50 0,011 0,020 0,049 0,055 0,092
- sodium 70 0,031 0,059 — 0,105 0,140
- Oléate 30 0,052 0,092 0,082 0,094 0,140
- de sodium 50 0,104 0,166 0,115 0,127 0,175
- Stéarate 30 0,005 0,011 0,022 0,027 0,057
- de 50 0,005 0,011 0,025 0,031 0,060
- sodium 70 0,036 0,069 0,110 0,127 0,172
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- portions variables, du savon sec et du savon humide. Ces mélanges ont été façonnés en cylindres pour les mesures (sauf les n°s 5, 6, 7, trop secs). On voit
- to d. Savon £
- d. «Savon o
- 000 cc
- o
- Fig. 2
- d’après le tableau III que la vitesse de dissolution croît lentement et régulièrement avec la teneur en eau.
- TABLEAU III
- i T Mélange n° Proportion de savon humide en gr. Proportion de savon sec en gr. Teneur en eau % Vitesse de dissolution en millimol. par min.
- 15,0 0 30,2 0,064
- 2 12,5 2,5 25,2 0,062
- 3 10,0 5,0 20,2 0,059
- 4 7,5 7,5 15,1 0,056
- 5 5,0 10,0 — _____
- 6 2,5 12,5 —
- 7 0 15,0 —
- La méthode ainsi élaborée permet d’établir une unité de mesure relative pour la vitesse de dissolution des savons, car cette dernière ne change pas pendant la durée de 1 essai. Il suffit d’adopter une température et une vitesse d’écoulement bien déterminées et de calculer les quantités dissoutes en millimol. par cm2. Les auteurs ont expérimenté leur méthode sur plusieurs variétés commerciales de savons durs. Le tableau IV contient les résultats obtenus en opérant sur des cylindres d essai de 25 mm- de diamètre.
- TABLEAU IV
- Savon commercial n° Vitesse d’écoulement en cc./min. Vitesse de dissolution en millimol./min./cm2
- à 30° à 70°
- 1 100 0,0051 0,0482
- 2 100 0,0053 0,0735
- 3 100 0,0249 0,0780
- 4 100 0,0210 0,1082
- 5 100 0,0130 0,0857
- 6 100 0,0057 0,0765
- Aux basses températures, les divers savons pré-
- sentent des différences considérables de vitesse de
- dissolution; aux températures plus élevées, ces différences s’atténuent d’une façon remarquable.
- J- L.
- Détermination analytique des acides sulfo-niques « vrais » dans les agents auxiliaires de l’industrie textile et de la tannerie. — Kurt LINDER. — Chemiker Zeitung, 59, n° 38,11 mai1935.
- On trouve actuellement sur le marché, pour l’ennoblissement des textiles, du cuir et des fourrures, de nombreux produits qui contiennent généralement des acides sulfoniques « vrais » à grosses molécules, à côté d’esters sulfuriques gras, alcools gras sulfatés, savons, solvants, sels minéraux. Il est important de connaître la teneur de ces produits en acides sulfoniques « vrais » car ces derniers composés se distinguent des esters sulfuriques et des savons par leur stabilité en milieu acide, leur aptitude à former des sels alcalino-terreux solubles, leur pouvoir dispersant et leur adsorption sur les fibres animales. Mais par contre, une proportion excessive de ces composés est défavorable au nettoyage, à l’avivage, etc.-.
- Les acides sulfoniques « vrais » que l’on peut rencontrer dans les agents auxiliaires de l’industrie textile et de la tannerie sont les suivants : I°dérivés sulfonés des hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques ; 2° acides gras sulfonés; 3° alcools gras sulfonés; 4° acides sulfoniques aromatiques alcoylés. Dans les acides sulfoniques, le groupe sulfo se trouve en liaison directe avec un atome de carbone, tandis que dans les esters sulfuriques la liaison se fait par l’intermédiaires d un atome d oxygène. Les deux sortes de groupements peuvent d ailleurs coexister dans certains composés. Pour les quatre types d acides sulfoniques, la séparation d’avec les esters sufuriques, savons et solvants s’effectue de la meme façon. Les cas suivants peuvent se présenter :
- a) L acide sulfonique est sous forme de produit technique pur, ou en solution aqueuse : on le dose simplement en le séchant à poids constant dans le vide, sur anhydride phosphorique et chaux sodée.
- b) L acide sulfonique est sous forme de sel, ou l’on
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
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- veut éliminer de petites quantités d’acide sulfurique présentes : Après dissolution dans l’eau distillée, on neutralise par la soude, ajoute de l’acide chlorhydrique étendu jusqu’à réaction acide au Congo et évapore dans une capsule au bain-marie jusqu’à disparition de l’acide chlorhydrique. Le résidu est extrait par l’alcool à 96 /o, la solution alcoolique filtrée est évaporée; le nouveau résidu est digéré avec de l’alcool absolu, puis filtré sur creuset de porcelaine taré. Le filtrat d’abord concentré et séché à 85°, est finalement séché dans le vide à poids constant, sur anhydride phosphorique et chaux sodée. Le poids trouvé peut être un peu trop fort, s’il y a des sels alcalins volatils ou des acides faibles dans la substance analysée (formation d’un peu de sulfonate de sodium). Pour corriger cette erreur, on détermine les cendres sulfuriques de l’acide sulfonique et on déduit du poids trouvé la quantité de métal alcalin, dont on a recherché la nature par analyse qualitative.
- c) En dehors de l’acide sulfonique ou du sulfonate, il y a seulement un solvant volatil-. Après acidulation, on entraîne quantitativement ce dernier par la vapeur d’eau; ensuite on opère comme pour (6).
- d) Dans les agents auxiliaires pour textiles, qui contiennent des savons et des esters sulfuriques gras (huile pour rouge) la teneur en acide sulfonique est généralement faible ; pour la déterminer il faut employer de 5 à 20 grs de substance. On décompose le savon en acidulant la solution aqueuse par l’acide chlorhydrique étendu; l’acide gras est ensuite extrait à l’éther. S’il y a un ester sulfurique gras, on dissoutla substance dans 25 cc. d eau distillée et, après addition de 50 cc. d’acide chlorhydrique concentré (d — 1,19) on fait bouillir à reflux 1 heure dans un ballon rodé. Quand la décomposition est complète, on extrait trois fois à l’éther. S’il y a en même temps un solvant volatil, on doit en outre effectuer un entraînement à la vapeur d’eau. Les solutions éthérées réunies sont lavées plusieurs fois avec de l’eau, jusqu’à réaction neutre au méthylorange ; on recueille ainsi un peu d’acide sulfonique dissous dans l’éther. On réunit toutes les solutions aqueuses, élimine par chauffage le reste d’éther, neutralise, acidule au Congo par l’acide chlorhydrique et évapore. La séparation de l’acide sulfonique se fait alors comme il est indiqué au paragraphe (b).
- c) La méthode précédente tombe en défaut lorsqu’il s’agit de doser un acide sulfonique vrai en mélange avec un sulfonate d'alcool gras- En effet, les alcools
- gras libres forment souvent avec les acides sulfoniques et l’éther des mélanges difficilement dissociables. Aussi a-t-on recours au procédé suivant, qui est même préférable (plus précis) également dans le cas des mélanges mentionnés sous (d). On dissout le produit dans 25 cc d’eau distillée, ajoute 50 cc. d’acide chlorhydrique concentré, chauffe 1 heure à reflux dans un ballon rodé, jusqu’à libération quantitative de l’alcool gras. Le contenu du ballon, étendu d’eau, est ensuite extrait 2 ou 3 fois par l’éther de pétrole. Les extraits sont lavés à l’eau jusqu’à réaction neutre au méthyl orange (on décante après salage à saturation); puis, après les avoir au besoin concentrés on les fait bouillir à reflux au bain-marie, dans un ballon rodéavec 50 cc. d’alcool éthylique à 70 %, en alcalinisant légèrement avec quelques gouttes de soude caustique. On arrête lorsque l’extrait alcoolique ne paraît plus se colorer davantage. On joint l’extrait alcoolique et les eaux de lavage de l’éther de pétrole à la solution acide provenant de la dissociation du sulfonate d’alcool gras; on chasse par chauffage le reste d’éther, neutralise, acidule. Ensuite on évapore et opère comme au paragraphe (b).
- Comme il a été dit, les procédés ci-dessus permettent de séparer aussi bien les acides sulfoniques « vrais » aromatiques ou aliphatiques que les acides sulfoniques aromatiques alcoylés. Il est souvent utile d'identifier les produits ainsi isolés. Dans la série aliphatique, on peut avoir des dérivés sulfonés de carbures, d’alcools gras et d’acides gras. L’identification nécessite une analyse élémentaire, un dosage de soufre, une détermination du nombre des groupes acides (par acidimétrie) et du nombre des groupes oxy (par acétylation). Dans la série aromatique, on rencontre le plus souvent les acides naphtalène disulfoniques dibutylés, qui possèdent une odeur caractéristique, sont solubles dans les acides étendus et ont un bon pouvoir mouillant. On pourra faire l’essai de combustion, le chauffage avec sodium métallique suivi de l’identification du sulfure formé; la nitration et l’oxydation pourront aussi donner des indications. L’analyse élémentaire de tous les acides sulfoniques « vrais » se fait par combustion en présence de chromate de plomb ou de peroxyde de plomb, tandis que le soufre est dosé par les méthodes d’Asboth ou Liebig-Du Mesnil. Les recettes ci-dessus permettent d’analyser les principaux agents auxiliaires de l’industrie textile et de la tannerie et de déterminer, à 2,5 % près, leur teneur en acides sulfoniques « vrais ».
- J. L.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- AGENTS AUXILIAIRES
- Iminoéthers, iminothioéthers et amidines à poids moléculaire élevé. — I. G. Farbenindus-trie. — B. F. 781.001, 9 novembre 193%.
- On prépare ces composés par les méthodes connues qui sont appliquées à des mélanges d’acides gras natu-
- rels ou à des mélanges artificiels. Ainsi on prépare le mélange de nitriles par catalyse de l’acide stéarique industriel avec l’ammoniac. Ce mélange renferme 55 % d’acide stéarique, 40 % d’acide palmitique et 5 % d’acide oléique; les nitriles correspondant à ce mélange sont traités par HCI dans l’alcool absolu. On obtient
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- 40 EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- l’iminoéther éthylique dont le chlorhydrate est soluble dans l’eau.
- Si on dissout 10 parties en poids de ce produit dans un mélange de 620 parties en poids de benzine, 240 parties d’alcool éthylique on peut imprégner des filés de laine, essorer et sécher et il en résulte un fil étanche à l’eau, qui se distingue par son toucher doux-
- Dans un autre exemple, on mélange le nitrile des acides gras de l’huile de palmiste (68 % de nitrile laurique, 32 % nitrile inyristique) avec de 1 alcool méthylique et introduit de l’acide chlorhydrique; le produit se solidifie.
- On dissout dans 1 litre de solution de formaldéhyde à 25 %, 8 parties du produit précédent et 10 parties du produit que l’on obtient par l’action du chlorure d’oléyle sur la méthyltâurine et on traite avec cette solution du tissu en soie artificielle; après essorage on sèche à 110° et obtient un tissu infroissable.
- Nitriles d’acides gras supérieurs non saturés.
- — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 781.444, 8 février 1934.
- On obtient des nitriles d’acides gras supérieurs non saturés en faisant passer des oxyacides saturés ou non saturés contenant plus de 10 atomes de C, en même temps que du gaz ammoniac à une température de 300-450° sur un catalyseur capable de séparer l’eau par exemple l’alumine, la thorine, le gel de silice. Ainsi, l’acide ricinoléique et 1 ammoniac sur un gel de silice à 350-360°, donne le nitrile avec un rendement presque quantitatif.
- Nitriles d’acides carboxyliques. — B. F. 782.663, 13 décembre 1934,
- On fait agir, sous pression, l’ammoniac liquide sur les acides des graisses, en présence de catalyseurs. Ainsi, on injecte à 190 atm. 1 partie en volume d’acide
- de l’huile de coprah et 3,5 parties en volume d’ammoniac liquide, dans un appareil chauffé à 350° contenant du kaolin et de l’alumine hydratée.
- Composés organiquesà poids moléculaire élevé.
- — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 782.664, 13 décembre 1934.
- Procédé qui consiste à faire réagir les éthers halo-génosulfoniques d’alcools à poids moléculaire élevé avec des composés organiques aptes à former des sels d’onium. Par exemple l’éther dodécylchlorosulfonique C1H5O SO'CI est mis en contact avec l’ammoniac liquide à —30° avec un réfrigérant contenant du toluène et de la neige carbonique. II se forme un mélange d’amine primaire, secondaire et tertiaire.
- Produits de condensation azotés. — Farbe-und Gerbstoff Werke, Carl Flesch. — B. F. 782.330, 5 décembre 1934.
- Les amides à longue chaîne carbonée sont condensées avec les aldéhydes; par exemple, la stéaramide est chauffée avec de la paraformaldéhyde. Ce produit peut être utilisé dans l’industrie des savons et des cosmétiques.
- Nouvel acide sulfonique. — K. Lindner. — B. F.
- 782.280, 4 décembre 1934.
- On fait réagir les chlorures des acides gras saturés sur les phénols et les éthers ainsi obtenus sont sulfonés. Ces acides trouvent leur emploi comme adjuvants dans la teinture, le foulonnage acide ou quand ils sont neutralisés ils servent au lavage, à l’ensimage et à l’apprêt. Par exemple, on chauffe les chlorures des acides gras du coco avec du crésol à 115° jusqu’à cessation du dégagement d’HCl et le produit est sulfoné à 25° par de la chlorhydrine sulfurique, il est bon d’ajouter soit en même temps, soit après, du trichlorure ou de l’oxychlorure de phosphore.
- INDUSTRIE TEXTILE
- L'ALBANITE OU ÉBONITE BLANCHE
- DANS SES APPLICATIONS AU MATÉRIEL TEXTILE
- Conférence faite au Congrès de l’A.C.I.T., à Bruxelles, le 21 Septembre 1935
- Par M. le Docteur Gabriel SIMONIN Ingénieur Chimiste, Membre de l’A.C.I.T.
- Monsieur le Ministre,
- Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
- Nous voudrions tout d’abord nous excuser de ne pas vous présenter une communication d’une, plus haute portée scientifique.
- Vous parler du matériel que vous utilisez tous les jours vous semblera peut-être bien terre à terre, mais, nous le faisons parce que, à notre avis, dans tout progrès scientifique, il y a deux facteurs qui interviennent.
- Le premier, le plus beau certes, est l’invention,
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- L’ALBANITE OU ÉBONITE BLANCHE DANS SES APPLICATIONS AU MATERIEL TEXTILE
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- la spéculation de l’esprit, mais l’autre, qui pour être moins brillant n’en est pas moins fort utile, est le matériel, ce matériel qui, parce qu’il répond aux conditions imposées, permettra de réalisertelle ou telle idée géniale; et nous croyons que le progrès scientifique serait beaucoup plus avancé, si très souvent, les difficultés ou l’impossibilité de trouver l’appareillage nécessaire n’étaient venues entraver et même étouffer dans l’œuf l’Idée, et c’est généralement de paire que ces deux facteurs avancent, l’un profitant des progrès de l’autre.
- Si l’on examine attentivement l’industrie de la teinture, il apparaît que celle-ci subit actuellement deux tendances qui toutes deux intéressent, et sont même conditionnées par l’appareillage. D’une part, les progrès dans l’industrie des colorants et des procédés tinctoriaux font que l’ancien matériel est, soit assez rapidement détruit, soit altéré à tel point que, pour chaque traitement, un appareillage spécial serait nécessaire ce qui conduit à une multiplication de celui-ci età son extension.
- D’autre part, sous l’influence de la crise qui ébranle notre économie, la teinture se repliant sur elle-même veut réduire ses frais et c’est tout naturellement qu’elle cherche à simplifier les opérations de teinture, pour économiser la main-d’œuvre et la matière première.
- Ces deux tendances sont par moment contradictoires, car si l’une tend àmultiplier le matériel, l’autre cherche à le réduire au maximum.
- Le problème de l’appareillage s’est alors posé avec toute son acuité : nécessité de n’avoir qu’un nombre très réduit de barques et nécessité d’effectuer toutes les opérations de blanchiment et de teinture dans le même appareil. L’ancien matériel s’est trouvé très nettement insuffisant. Ce n’est pas que nous voulons médire du bois quia rendu et rendra encore de grands services, mais il faut bien noter, que d’une part, la nécessité d’avoir une barque par coloris oblige le teinturier à un gros développement du matériel et que d’autre part, la barque bois, rarement étanche, conduit à des pertes en matières premières qui, si elles étaient acceptables en temps de prospérité, ne peuvent plus être admises actuellement.
- Le bois n’étant plus possible comme matériau de construction, qu’a-t-on proposé? En premier lieu, les aciers inoxydables.
- Nous ne voulons pasengager ici de controverses sur les qualités ou les défauts de tel ou tel acier, ce n’est ni le lieu, ni notre rôle, mais nous sommes
- obligés de constater qu’ils ne donnent pas toujours, dans la teinture comme ailleurs du reste, la plus entière satisfaction.
- La question prix mise à part, nous retiendrons leurs difficultés de travail, leur résistance chimique très spécifique qui font qu’un acier ne résiste bien qu’à un acide, et que, même dans certains cas, à une concentration donnée. Nous retiendrons également la facilité d’attaque de ces aciers dès qu’un couple se forme, la particule étrangère pouvant être amenée tout à fait par hasard de l’extérieur. Nous pourrions vous montrer, dans la région lyonnaise, des barques en Monel qui sont complètement gravées et de ce fait inutilisables pour la soie, parce que du plafond tombaient des gouttes de rouille.
- Nous attirons également votre attention sur le fait que beaucoup de ces aciers contiennent du cuivre et du nickel et qu’au contact du savon, ils forment des savons noirs de cuivre ou de nickel, qui rendent extrêmement difficile le nettoyage de la barque et peuvent être la source de taches extrêmement graves.
- Nous signalerons aussi les modifications de teintes qui peuvent se produire au contact des traces de métaux, modifications signalées par le regretté Sisley et la formation possible de laques à leurs contacts.
- Pour remplacer le bois, on a également proposé l’acier protégé par différentes peintures ou laques, presque toutes à base de résines synthétiques plus ou moins polymérisées. Ces produits n’ont pas, à mon avis, donné les résultats attendus surtout parce que, nécessairement passées en couches minces, l’usure est extrêmement rapide et conduit à l’altération de tout le revêtement.
- Devant ces résultats imparfaits, nous nous sommes demandés si l’ébonite, bien connue pour sa haute résistance chimique, ne donnerait pas des résultats intéressants.
- Vous savez que l’ébonite possède, moyennant certains tours de main, une grande adhérence pour le métal et qu’il est possible de prévoir la protection de celui-ci par une couche d’ébonite ou de caoutchouc d’une épaisseur généralement de 3 à 4 mm., couche qui fait généralement corps avec lui et qu’il n’est plus possible de séparer qu’en employant des moyens très énergiques, le brûlage par exemple. Mais, malheureusement, il règne au sujet de l’ébonite un certain nombre de préjugés, dont le plus grave est certainement celui
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- L’ALBANITE OU ÉBONITE BLANCHE DANS SES APPLICATIONS AU MATÉRIEL TEXTILE
- qui donne à l’éboniteune fragilité extrême. Il y a, il faut le reconnaître, un fond de vérité dans ce reproche, parce qu’il a existé, et qu’il existeencore, des ébonites cassantes et qui le sont parce que le fabricant n’a pas su obtenir du caoutchouc tout ce qu’il était capable de donner. L’ébonite ne doit pas être cassante, et nous ne nous élèverons jamais assez contre cette idée, qui cause à l’emploi de l’ébonite dans l’industrie, les plus gros préjudices.
- L’ébonite bien faite, et ce n’est pas très difficile à obtenir, n’est pas fragile. Il ne m’est pas possible d’insister plus sur ce fait, parce qu’alors, ma communication prendrait le tour d’une polémique commerciale et je ne voudrais à aucun prix que vous puissiez vous méprendre à ce sujet, maisje suis si profondément convaincu de ce fait, et c’est peut-être une des raisons pour lesquelles je parle devant vous aujourd’hui, que je voudrais que vous soyez persuadés que tout un mode très intéressant de protection contre la corrosion risqued’être complètement discrédité par la faute de quelques mauvaises fabrications.
- Un autre reproche était fait à l’ébonite; sa couleur noire empêchait le contrôle de la propreté des barques et rendait tout lavage illusoire.
- Cet inconvénient était grave et ne pouvait être résolu qu’en changeant la teinte de l’ébonite (ébonite veut dire « noir ») et en arrivant à la rendre blanche. Nous nous sommes attelés à ce problème et nous avons pu le résoudre d’une manière assez heureuse, puisque le produit parfaitement blanc que nous avons obtenu possède, en plus de toutes les résistances chimiques de l’ébonite, une très grande plasticité, ce qui supprime complètement ou presque les dangers de rupture par choc.
- Vous pourrez vous rendre compte vous-mêmes de cette absence de fragilité en examinant les échantillons.
- Cette ébonite blanche, qu’aux établissements Lacollonge nous avons appelée « Albanite » peut être utilisée pour le revêtement de pièces métalliques et il est possible de prévoir « l’albanitage » au même titre que « l’ébonitage ».
- Les propriétés que présente l’Albanite, propriétés qui en rendent l’emploi possible dans la teinture et le blanchiment sont d’ordre physique et d’ordre chimique.
- Examinons de suite les propriétés physiques, si vous le voulez bien; deux sont plus intéressantes, nous semble-t-il, la plasticité et la couleur.
- La plasticité, qui comme je vous l’ai dit est grande, n’est en rien altérée par le chauffage et se conserve intacte en dessous de uo° C. Ceci rend l’emploi de l’Albanite absolument sans danger pour le revêtement intérieur des barques. Nous avons d’ailleurs des barques en service depuis plus d’un an qui travaillent deux fois par jour au bouillon, sansavoir subi la moindre altération. Sa couleur n’est pratiquement pas altérée par le contact des colorants. Si l’on a affaire à des couleurs diluées, la blancheur reste éblouissante, mais, si l’on travaille, ce qui est très rare, en milieu concentré, on a une légère variation de teinte, celle-ci n’est du reste pas très grave, étant facilement détruite par un passage en eau de javel ou en hydrosulfite.
- Pour ce qui est des propriétés chimiques, elles sont les mêmes que celles de l’ébonite, et nous allons vousles résumertrès rapidement. Résistance à tous les acides, sauf à l’acide sulfurique concentré au-dessus de 50-55° Baumé à froid età l’acide nitrique à partir de io° Baumé environ. Résistance aux acides organiques, comme les acides acétique, formique, oxalique. Résistance aux bases : soude, potasse, ammoniaque, ainsi qu’aux hypochlorites et à tous les dérivés corrosifs pouvant être utilisés en teinture. Il y a cependant une exception ; l’Ebonite, et par conséquent l’Albanite ne résistent pas aux sels de chrome, le bichromate, même neutre, les détériore assez rapidement.
- Ce phénomène qui du point de vue théorique est d’ailleurs très curieux, empêche par exemple le développement en bain de bichromate, de certains colorants. Par contre, sa résistance à l’eau oxygénée est parfaite.
- La plus grande partie des colorants sont utilisables dans l’Albanite. J’ai dit la plus grande partie, parce qu’il faut en excepter les colorants au soufre qui, à cause du sulfure de sodium, ontune action assez prononcée sur l’ébonite (ce dernier produit provoquant une dévulcanisation de l’ébonite).
- L’Albanite n’étant pas, ou presque pas altérée par les différents bains, il restait à connaître son action sur ceux-ci. Dans tous les essais que nous avons faits ou que nous avons vu faire dans les différentes usines où l’Albanite a été essayée, nous n’avons jamais relevé, soit une altération des colorants, soit une décomposition des bains àson contact. L’eau oxygénée en particulier est parfaitement stable, ce qui n’est toujours pas le cas,
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- LE DÉSUINTAGE DE LA LAINE PAR LE FROID
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- vousle savez, vis-à-vis des autres produits destinés à résister à la corrosion.
- L'Albanite offre donc un ensemble de propriétés qui permet raisonnablement d’en prévoir l’utilisation dans la teinture et le blanchiment. Nous croyons que ce mode de protection contre la corrosion est intéressant et que tout en facilitant la résolution de certains problèmes, il permettra de
- réaliser d’importantes économies par la diminution du nombre des appareils et la réduction de la main-d’œuvre.
- G. Simonin, Ingénieur-Docteur, Ingénieur-Chimiste de l’Ecole de Chimie Industrielle de Lyon, Administrateur et Directeur Technique des Sociétés P. Lacollonge.
- LE DESUINTAGE DE LA
- Nous avons donné ici (1) un court résumé d’un procédé destiné à désuinter la laine par la congélation et qui a provoqué en Amérique et en Angleterre un certain mouvement de curiosité. Dans le Dyerand Textile Printer de Novembre 1935, G. Furlonger commente ce nouveau procédé qui permet d’éliminer à la fois les parties végétales sans avoir recours au carbonisage et les matières grasses du suint sans lavages alcalins. La laine paraît donc devoir être moins altérée que par ces traitements classiques. Mais il est nécessaire, pour obtenir ce résultat, de congeler la laine en suint, en la refroidissant à des températures très basses, de l’ordre de —30 à —400 C. Dans la description des essais qui ont été publiés par Wig (Amer. Dyestuffs Reporter, mai 1935), on indique qu’une laine qui renfermait 5,79 % de matières végétales, traitée par congélation et transformée en ruban n’en contenait plus que 0,003 à 0,05 %. Il est dit qu’avec la nature des matières végétales normales, le procédé convient très bien et que la laine ainsi congelée se comporte très bien au peignage, soit qu’on l’utilise seule ou bien en mélange avec de la laine lavée et désuintée au savon. Au contraire, la laine qui a été carbonisée ne doit pas, en général, être mélangée avec de la laine traitée par les procédés ordinaires.
- L’installation du procédé de congélation est
- (1) R.G.M.C., décembre 1935, p. 480.
- LAINE PAR LE FROID
- assez coûteuse, on estimeque pour traiter 1.500 Ibs de laine par heure, il faut environ une dépense de 10.000 £ et, en comptant toutes les charges et amortissements, le prix de revient du traitement serait de 1 farthing par livre sans les redevances pour les licences des brevets (1 farthing correspond à 2 1/2 centimes-or). On considère aussi que ce procédé est rapide puisque, en moyenne, il faut environ 3 minutes 1/2, dont 3 sont consacrées au refroidissement et une dizaine de secondes pour le dépoussiérage.
- En résumé, les avantages que doit comporter le désuintage par la congélation sont indiqués comme étant les suivants. La congélation élimine la plupart des impuretés de telle sorte que la laine arrive au peignage dans un état pur et léger, ce qui donne des rubans de meilleure qualité. Il est ainsi possible d’utiliser des laines moins chères là où il fallait des laines de qualité supérieure. Le carbonisage des laines neuves devient ainsi superflu; il est remplacé par un traitement meilleur marché qui, en n’altérant pas la fibre, lui conserve ses qualités.
- Comme la plus grande partie des graisses du suint sont éliminées, on peut supprimer le lavage alcalin, ou tout au moins diminuer la quantité de savon; de plus, la pureté plus grande de la laine permet de réaliser des économies non chiffrables, dans les opérations ultérieures : peignage, cardage, teinture.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Application de combinaisons grasses sur rayonne. — F. Wollen und Leinenindustrie, octobre 1935, p. 300-301.
- L’auteur indique des recettes très intéressantes d’application d’huiles, d’émulsions d’huiles et de savons sur rayonne, en excluant les huiles sulfonées.
- Pour assouplir, adoucir la rayonne de viscose, on la traite à 25° C., par une émulsion à 2-3 % d’huile d’olive dans une solution de carbonate de soude à 2 %.
- Pour augmenter le brillant de la rayonne on la plonge dans une solution à 4-5 % de savon d’arachide, puis on l’asperge d’un mélange d’acide lactique et d’acide tartrique, préalablement dissous dans l’eau. En Angleterre, on emploie, à-cet effet, 1 à 3 % d’une émulsion potassique d’huile d’olive ou d’oléine avec addition de 2 à 3 % d’acide formique, pendant 20 minutes à la température de 30° C., après quoi, l’on sèche à 45° C.
- Pour produire une surface mate, on passe d’abord
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- le tissu dans un bain d’acide sulfurique à 1,5 % à 25° C, puis, sans le rincer, on le traite par une solution de chlorure de baryum à 4 %, pendant 30 minutes à la température de 65° C. Ce traitement atténue le brillant de la fibre de 8 à 10 %, sans endommager cette dernière. On mate aussi la rayonne en la plongeant dans un bain alcalin de savon, à 1 %, à une température comprise entre 45 et 60° C. On ajoute au bain une très faible quantité de glycérine ou de sulfo-ricinate.
- Pour encoller certaines sortes de rayonne, on plonge la marchandise dans le bain suivant, pendant 10 a 15 minutes, puis on l’essore et on la fait sécher à une température ne dépassant pas 50° C. Le bain est préparé en faisant détremper pendant 24 heures, parties égales de colle d’os et de gélatine, dans 10 fois leur poids d’eau froide, puis en ajoutant 1 % d’huile d’olive, 0,5 % de glycérine et 0,22 % de carbonate de soude; enfin, en faisant bouillir pendant 30 minutes et en faisant refroidir à 60° C, environ. Il est recommandable de remplacer l’huile d’olive et le carbonate de soude, par du sulforicinate.
- Dans certains cas, on encolle la rayonne avec de l amidon transformé : on dissout de la dextrine ou de ) amidon soluble dans 12 fois leur poids d’eau, puis on passe au tamis. Suivant les encollages on dilue cette composition avec une quantité variable d’eau (10 fois pour les encollages légers), avec addition de 3% de savon. On prépare un encollage moyen, en diluant la solution d amidon, du double de son volume d’eau et on ajoute 1 à 2 % de glycérine. Pour des encollages durs, on dilue l’amidon de son volume d’eau et on ajoute 0,5 % de savon et 0,5 % de colle. La rayonne est traitée par cet encollage, pendant 30 à 40 minutes à 35-40° C., puis essorée et séchée.
- Les encollages à l’huile de lin, fournissent une pellicule brillante qui enrobe les fibres, mais qui est difficile à éliminer par un simple lavage. On élimine ces encollages au moyen d un bain de savon bouillant auquel on ajoute un peu d’essence de térébenthine. Actuellement, on ajoute des antioxydants aux encollages à l huile de lin. D après un brevet anglais on encolle la rayonne d abord avec de la gomme adragante, puis avec un vernis d’huile de lin. Au cours du désencollage, la pellicule d’adragante gonfle et soulève le vernis.
- Enfin, on encolle encore la rayonne au moyen d alcools polyvinyliques en combinaison avec l’amidon, le savon, le sulforicinate etc..., composés qui donnent
- des encollages ne matant pas, facilement éliminables et ne collant pas.
- Pour huiler les fils de rayonne destines a la bonneterie, on emploie des huiles qui s éliminent facilement par lavage. De préférence, on prépare un mélange d’huile d’olive ou d’huile d’arachide et de solution alcoolique de savon.
- L. B.
- Contribution à la théorie de la formation de xanthogénate et du mûrissemens de la viscose. — L. MIRLAS. — Die Kuntseide, octobre 1935, p. 348-351.
- Dans la formation de l’alcali-cellulose et du xanthogénate, il n’existe pas de rapports stoechiométriques, puisque la micelle de cellulose, dans chaque réaction, n’entre en jeu qu’avec les groupes OH, de la surface et de l’intérieur de la micelle, momentanément actifs. Le nombre de ces groupes OH actifs est fonction de toute l’histoire de la cellulose en question. La sulfuration introduit, dans la micelle de cellulose, une certaine quantité de groupes CSSNa nécessaires au processus de peptisation et à la formation du sel hydrophile.
- Cette quantité, nécessaire à la solubilisation, est déterminée par l’histoire, la provenance et le pré-traitement de la cellulose, connue aussi par la concentration du « stabilisateur » (NaOH) et des électrolytes déstabilisants (par exemple Na°CS3).
- La quantité de CS2, que l’on emploie pour atteindre ce minimum de groupes CSSNa, peut varier dans de grandes limites; elle est, dans la première série, fonction de la température : à des températures suffisamment basses, qui favorisent la stabilité du xanthogénate et qui retardent la formation du tri-thiocarbonate, la quantité de CS2 peut être diminuée fortement-
- On peut considérer le mûrissement de la viscose, comme étant une dissociation progressive des groupes CSSNa (ou CS2+NaOH), dissociation dans laquelle le nombre des micelles de cellulose reste invariable et résulte d’une déshydratation du colloïde et d une formation de particules secondaires.
- La montée lente de l’intervalle « b » de la courbe de vieillissement est conditionnée par ce processus, qui se manifeste avec une acuité particulière dans la formation de structure, constituant le commencement de la gélatinisation spontanée de la viscose.
- On peut schématiser le mûrissement de la viscose de la façon suivante :
- —CSSNa H— —II II— - II
- CSSNa— - CSSNa II- -II II— —H
- CSSNa— -CSSNa - — H— -CSSNa - —H— —H etc.
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- PRODUCTION MONDIALE DE LA RAYONNE
- Pour la première fois le total de la production de la rayonne tel qu’il est estimé pour 1935 dépassera i milliard de livres anglaises.
- Voici les chiffres de 1935 (estimation) comparés à ceux de 1934.
- 1935 (en 1000 Ibs)
- °lo 1934 °lo
- Viscose ... 919.400 88,9 731.875 88,4
- Acétate... 81.000 7,8 57-500 6,9
- (en 1000 Ibs)
- 1935 7» 1934 7.
- Cupra 3 3-3 50 3U 34.000 4,2
- Chardonnet, 150 0,1 3.900 0,5
- Total... . 1.033.900 827.875
- Le pays qui vient en tête de la production c’est les Etats-Unis, puis viennent le Japon, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie, la France.
- INFORMATIONS
- La séance de rentrée des cours du centre de perfectionnement technique de la Maison de la Chimie
- Les cours-conférences du centre de perfectionnement technique de la Maison de la Chimie ont été inaugurés, le 4 novembre, par un magistral exposé de M. Louis de Broglie sur l’atomistique moderne. Cette séance s’est tenue sous la présidence de M. Luc, Directeur général de l’Enseignement Technique, délégué du Ministre de l’Education Nationale.
- Après avoir présenté le compte-rendu des travaux de l’année écoulée, le Président du Centre de Perfectionnement Technique, M. Raymond Berr a rappelé que ces cours sont ouverts gratuitement aux chercheurs et aux techniciens et que leurs auditeurs ont un libre accès à la Bibliothèque de la Maison de la Chimie.
- L’éminent conférencier a montré alors le rôle de la physique moderne, disséquant les atomes primitifs et leur attribuant une complexité qui eût étonné les anciens. Mais le mécanisme de l’atome actuel n’obéit pas aux formules de la mécanique classique et il a fallu l’aide des esprits les plus remarquables de notre époque pour
- en découvrir les lois. Cet atome est intimement lié à une onde, de même que la lumière, qui prend un aspect tantôt ondulatoire, tantôt corpusculaire; et l’étude de la liaison de cet atome et de cette onde a fait! objet d’une science toute récente, la mécanique ondulatoire, dont les prévisions ont été entièrement vérifiées par l’expérience.
- M. Louis de Broglie à qui la mécanique ondulatoire est en grande partie redevable de son développement, a montré, pour conclure, que l’atomistique moderne n'offre qu’un des aspects de la réalité et qu’il reste encore à concilier les deux aspects ondulatoire et corpusculaire de l’électron.
- Les progrès faits en un demi-siècle dans cette voie autorisent à croire que cette science du monde atomique arrivera à son but, grâce à l’appui que se prêtent expérimentateurs et théoriciens.
- Lereprésentant du Ministre de l’Education Nationale, M. H. Luc, a fait ressortir, en clôturant cette belle manifestation scientifique, le rôle important de la Maison de la Chimie et les services qu elle n a cessé de rendre depuis son ouverture.
- BIBLIOGRAPHIE
- Agenda Dunod 1936 « Chimie », à l’usage des chimistes, ingénieurs, industriels, professeurs, pharmaciens, directeurs et contremaîtres d'usine, par E. JAVET, ex-chimiste des Services de l’Etat, expert près les Tribunaux, 55' Edition, Volume 10 X 15, CXXXVI, 400 pages, 1936. Relié pégamoïd 20 Frs. Prix franco — France et ses colonies, Rel. pég. 20 fr. 85; Prix recom. Etranger, pays acceptant le tarif France, Rel. pég. 22 fr. 85; tarif réduit, Rel. péd. 23 fr. 20; exigeant le tarif normal, Rel. péd. 24 fr. 40. — Dunod, Editeur, 92, rue Bonaparte, Paris (6e), Chèques Postaux, Paris 75-45.
- Elégamment relié, d’un format qui permet de le conserver dans la poche, l’agenda Dunod « Chimie », dont l’édition 1935 vient de paraître, constitue un aide-mémoire précieux pour les ingénieurs, industriels,
- chimistes, pharmaciens, et, d’une façon générale, pour tous ceux qui s’occupent de travaux de laboratoire. Les professeurs en particulier y trouveront une documentation irremplaçable.
- Il comporte un rappel de formules de mathématiques et de physique, des documents de chimie générale, des tableaux des poids atomiques déterminés par la Commission des poids atomiques du Congrès international de chimie appliquée de 1910 et révisés par la Commission de 1932- On y trouvera comme nouveautés un tableau des points de fusion et d’ébullition des métalloïdes et des tableaux révisés des formules et propriétés des corps. Une table alphabétique de plus de 1.000 rubriques rend facile et rapide la recherche des renseignements.
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- LA VIE DES AFFAIRES
- LA VIE DES AFFAIRES
- L’amélioration du rendement.
- L’auteur de cet article, mêlé à la vie des affaires depuis 35 ans, possède dans ses archives des documents sur un nombre important de « cas » vécus au cours de sa longue carrière.
- Il a entrepris d’exhumer de ses cartons quelques-uns des plus caractéristiques, pour les exposer aux hommes qui s’intéressent, à un titre quelconque, à la gestion des entreprises industrielles et commerciales-
- Ces études, généralement courtes, ne visant nullement à des effets littéraires, seront rédigées dans le style simple qui convient à des observations ® cliniques » destinées aux hommes d’affaires.
- Le rédacteur de ces analyses sera particulièrement heureux si leur exposé apporte à certains lecteurs une aide efficace pour soigner les maladies qui menacent parfoisles entreprises dans lesquelles ils ont des intérêts.
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- Henri Fayol dans son livre « Administration Industrielle et Générale » a démontré que lune des cinq conditions d’une saine administration était une bonne organisation.
- Il faut que cette organisation soit générale, étendue à tous les services, faute de quoi il se produit, à un moment donné, un véritable « déréglage » pouvant avoir des conséquences considérables.
- Il nous a été donné de vérifier la parfaite exactitude de ces principes dans le domaine de l’organisation des services comptables au cours d’une de nos interventions dans une société industrielle de la région parisienne.
- Cette société constatait depuis quelques années un fléchissement sensible et régulier de ses bénéfices. Les coefficients du bénéfice net par rapport au chiffre des ventes passèrent de 10,20 % en 1928, à 7,15 % en 1931, puis à 2,85 % en 1934.
- Or, des renseignements fournis par les chiffres comptables il ressortait que les frais généraux administratifs et les frais commerciaux, grâce à des aménagements et à des compressions énergiques étaient toujours restés sensiblement au même niveau, savoir :
- Années Bénéfice brut Frais Généraux Bénéfice net
- 1928 30.55 % 20.35 % 10.20 %
- 1931 28.20 % 21.05 % 7.15 %
- 1934 22.80 % 19.95 % 2.85 %
- Il fallait donc rechercher les sources de la baisse dans le rendement de l’exploitation industrielle.
- Or, la Société exploitait dans trois Ateliers les cinq branches : A. B. C. D. E.
- Jusqu’à une certaine date, seul le résultat global était connu en fin d’année et les conditions très différentes de la production pour chacune de ces branches empêchaient d’en tirer aucun renseignement utile sur le rendement de l’exploitation.
- Il était donc indispensable de connaître, sinon exactement, du moins avec une approximation suffisante, les résultats de l’exploitation par branche de fabrication et par Atelier, pour établir des comparaisons fructueuses et prendre toutes mesures en conséquence, à savoir :
- 1° Localiser les branches déficitaires pour supprimer les causes du déficit ou les fabrications elles-mêmes si cela s’avérait nécessaire-
- 2° Pousser le plus possible les fabrications donnant des profits intéressants.
- 3° Réorganiser les ateliers où le travail se montrait le moins efficace.
- Un premier essai d’organisation avait déjà été tenté mais avait dû être abandonné après quelques semaines ; le plan proposé, très scientifique mais trop rigide aurait bien donné les prix de revient unitaires exacts ou détaillés de chaque article mais entraînait des dépenses supplémentaires considérables de personnel et de matériel; il se révélait, en outre, inapplicable dans certains ateliers en raison de la disposition des locaux ou bien aurait nécessité leur complète réorganisation.
- Sur notre initiative et après un examen attentif des rouages de l’affaire, il fut décidé d’appliquer un plan plus sommaire qui, par une adaptation sans complications inutiles et sans dépenses supplémentaires, permettrait d’établir « en gros » un compte d’exploitation par branche d’activité.
- Ce compte donnait, pour chaque branche, sans recherches de prix de revient trop poussés, mais cependant avec une précision certaine, le total.
- a) des matières premières utilisées,
- b) de la main-d’œuvre utilisée,
- c) des frais industriels imputés.
- Les imputations étaient faites après études par le service technique et le service comptable et rectifiés progressivement d’après les résultats suivis mois par mois de l’exploitation.
- L application de ce programme pendant le premier semestre de l’exercice 1935 fit apparaître les résultats consignés au tableau suivant (sommes en milliers de francs) :
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- LA VIE DES AFFAIRES
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- Fabrications Ventes Bénéfices bruts
- A 2.900 923
- B 3.600 — 100
- C 1.900 680
- D 1.450 236
- E 1.500 155
- Totaux : 11.350 2.094
- Il apparaissait ainsi que :
- 1° Les fabrications du département B, dont le montant des ventes représentait le 1/3 du chiffre d’affaires total, entraînaient une perte brute importante (100.000 frs) et une perte nette considérable (610.000 frs).
- 2° Les fabrications du département E faisaient ressortir un bénéfice brut de 155.000 frs mais que le résultat net se traduisait par une perte de 30-000 frs, les frais généraux applicables à cette branche étant de 185.000 frs.
- 3° Le département D fournissait 236.000 frs de bénéfice brut et 60.000 frs de bénéfice net, chiffre correspondant seulement à 3,80 % des ventes.
- 4° Enfin, les branches A et C produisaient des résultats suffisamment rémunérateurs.
- Ces résultats nettement décevants pour trois des branches d’exploitation étant dès lors mis en lumière, il fallut en rechercher les causes et expliquer pourquoi, partant de prix techniques unitaires ou par commandes établis sur devis et avec une marge be'néficiaire relativement intéressants, on obtenait, en fin de compte, soit des déficits, soit des bénéfices très réduits.
- Des sondages appropriés, des surveillances discrètes, furent exercés et on releva notamment que :
- 1° Le tonnage des matières premières consommées dépassait de 340 tonnes celui des fabrications, laissant
- Coefficients Bénéfices nets Coefficients
- 32. % 650 22.60 %
- — 2.77 % — 610 — 16.80 %
- 36.80 % 540 28.30 %
- 16.40 % 60 3.80 %
- 10.40 % — 30 — 1.90 %
- 16.70 % 610 5.30 %
- un déchet de 9 %. La comparaison de ce taux avec celui de 5 % généralement atteint dans les entreprises analogues permit de découvrir des fuites importantes de matières.
- 2° Le taux élevé des frais industriels, main-d’œuvre de manutention comprise, fit apparaître que plusieurs emplois de manœuvres étaient inutiles, que la main-d’œuvre à l’heure, à l’atelier B en particulier, n’était pas utilisée à son maximum.
- 3° Les frais industriels mal répartis et mal imputés pesaient à tort plus lourdement sur une fabrication que sur une autre. Les prix de revient ainsi faussés étaient la cause de graves erreurs dans l’orientation de la politique commerciale de l’affaire.
- Conclusion
- La connaissance, même approximative, des rendements bruts et nets de chaque branche a permis aux dirigeants de cette affaire de redresser l’exploitation et de l’améliorer d’une manière satisfaisante, ce qui n’était pas possible avec une comptabilité ordinaire ne donnant que des résultats globaux une fois par an.
- Alfred BERRAN
- Expert-Comptable D. P. L. G.
- Fondateur de la Compagnie des Organisateurs Comptables
- LA MAISON DE LA CHIMIE
- Au cours de l’Assemblée Générale de la Maison de la Chimie, son Président, M. Auguste Béhal, Membre de l’Institut de France et de l’Académie de Médecine, a fait ressortir l’importance des résultats que cette Fondation d’utilité publique a acquis depuis son entrée en fonctionnement.
- Ouverte depuis dix mois, la Maison de la Chimie a déjà eu une action profonde sur 1 orientation, le développement et le progrès de la discipline scientifique à laquelle elle consacre tous ses efforts.
- Dès le début de son fonctionnement, elle a joué un rôle de premier plan dans l’organisation du travail intellectuel, poursuivant en cela la tradition des idées de Marcelin Berthelot dont elle est, avant tout, le mémorial actif.
- Dans le monde moderne, la chimie englobeun grand nombre de spécialités. Elle déploie son influence sur une cinquantaine d’industries maitresses de la production.
- Le progrès de la chimie et des industries qui en sont tributaires s’appuie sur les hommes, sur les laboratoires, sur la documentation.
- Des efforts sont entrepris en faveur des chercheurs ; un mouvement se développe pour outiller les laboratoires. Partout la chimie est en travail.
- Il lui manquait un vaste organisme de documentation et de réunions, capable d’assurer le contact entre tous ceux qui se sont spécialisés dans tous ses compartiments. Une telle institution a été édifiée à Paris, avec la collaboration généreuse de 63 nations, qui se justifie par l’activité internationale qu’elle a déjà employée.
- La Maison de la Chimie a pleinement rempli son rôle dès l’aurore de son existence en créant une liaison effective entre les hommes et les organismes de tous les pays, en facilitant leur réunion qui permet l’échange des idées et en organisant la documentation pour les
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- 48 LA FOIRE DES INDUSTRIES BRITANNIQUES - 1936
- aider à poursuivre leurs recherches et leur permettre de repartir sur de nouveaux travaux.
- Elle a enfin provoqué une action, dans la conception même de l’organisation de la chimie, vers la diffusion des connaissances et surtout leur popularisation.
- C’est ainsi que la Maison de la Chimie poursuit son œuvre éducatrice, empreinte des conceptions si vastes de l’illustre Marcelin Berthelot.
- Aussi, lorsqu’elle prête ses salles, groupées sous le nom du grand penseur, à des œuvres intellectuelles, corporatives, ou sociales autres que celles de la chimie, pour des buts scientifiques, techniques, économiques,
- pédagogiques, philosophiques ou philanthropiques, elle ne s’éloigne jamais des idées de 1 éminent encyclopédiste. Dans le domaine de la vie spirituelle, elle contribue, de cette manière, au rapprochement des connaissances et coopère au rétablissement de l’unité de la pensée. Dans le domaine de la vie matérielle, elle travaille à la lutte contre les forces ennemies de l’homme et au progrès social.
- Les résultats qu’elle a obtenus en si peu de temps montrent que la Maison de la Chimie a devant elle un avenir immense. En liant les conceptions intellectuelles aux réalisations pratiques, elle permettra aux savants et aux praticiens de remporter une victoire sur le temps.
- LA FOIRE DES INDUSTRIES BRITANNIQUES - 1936
- La Foire des Industries Britanniques, qui est une exposition des manufactures de la Grande-Bretagne et des produits des Dominions et Colonies britanniques, organisée sous les auspices du Département du Commerce d’Outre-Mer, (Department of Overseas rade), a lieu chaque année pendant le mois de février. La première Foire fût organisée en 1915, et depuis lors, malgré les circonstances difficiles de la période de l’après-guerre, elle a donné au monde un exemple à peu près unique en fait des expositions, celui d’une progression constante. Actuellement, c’est la plus grande manifestation de son genre au monde.
- La Foire des Industries Britanniques diffère des grandes foires continentales par le fait qu’elle revêt un caractère strictement et uniquement national. Tout ce qu’on y fait exposer doit être d’origine britannique. Seuls les fabricants, ou leurs représentants exclusifs, ont le droit d y exposer leurs produits. Les articles d’une catégorie distincte se trouvent aussi rassemblés dans le même endroit de la Foire. L’acheteur peut y passer ses commandes en ayant la certitude qu’il ne lui est pas possible de trouver l’article ailleurs à un prix inférieur.
- Les exposants à la Foire des Industries Britanniques se comptent par milliers, et l’on peut dire que tout producteur qui compte dans la grande série de la production britannique est à trouver à la Foire-
- Les articles exposés à la Foire sont scientifiquement groupés par industries, de sorte qu’il est possible à 1 acheteur d’établir aisément des comparaisons entre les marchandises concurrentes sans aucun dérangement et sans perte de temps.
- La Foire est divisée en deux sections principales, l’une à Londres et l’autre à Birmingham. La section à Londres comprendra toutes les industries sauf celles de la mécanique et de la quincaillerie, ces deux dernières industries étant représentées à la section de Birmingham. Les industries légères seront exposées à Londres ; on y trouvera, entres autres, des articles de fantaisie, des articles de sport, de la maroquinerie, de la verrerie, des produits chimiques, des textiles, des étoffes d’ameublement, et des meubles. La section de la méca
- nique et de la quincaillerie, qui aura lieu à Birmingham (Castle Bromwich), se limite à l’exposition des industries plus lourdes, telles que la mécanique, les matériaux de construction, le matériel pour l’électricité, les métaux, la quincaillerie etc.
- Ainsi qu’il est dit plus haut, tous les exposants y seront groupés d’après leurs professions. Le Département du Commerce d’Outre-Mer s’y est réservé des bureaux spéciaux où tous renseignements commerciaux seront fournis gratuitement. La Foire des Industries Britanniques est organisée dans le seul but d’aider l’acheteur professionnel. On trouvera à la Foire les modèles et les innovations les plus récentes, et comme ce n’est que le fabricant lui-même, ou son représentant exclusif, qui est admis à exposer, l’acheteur a la certitude à la Foire, de se trouver en rapport avec la source de la production.
- A partir du moment où un acheteur prend la décision de se rendre à la Foire et en avise la direction decette intention, on lui facilite son projet. Il sera délivré aux acheteurs à la Foire, sur présentation de leurs cartes d’invitation et moyennant le versement d’une somme nominale, un insigne qui leur assurera l’entrée gratuite aux locaux de la Foire pendant toute sa durée. En outre, cet insigne donnera aux acheteurs les facilités suivantes : un catalogue de chacune des sections de la Foire : des pièces avec toutes aménités seront mises à la disposition des acheteurs d’outre-mer à titre gracieux : les acheteurs peuvent avoir recours sans frais aux services d’interprètes : des bureaux spéciaux à la Foire sont réservés où tous renseignements commerciaux seront fournis gratuitement.
- Quant aux avantages de voyages, des concessions sur les lignes de chemins-de-fer, transport maritime et aérien, sont accordéesaux acheteurs d’outre-mer. Tous détails à ce sujet, et tous autres renseignements com-plémentaires sur la Foire seront fournis par le Conseiller Commercial près l’Ambassade d’Angleterre à Paris, et les consuls britanniques en France, qui se tiennent à la disposition des commerçants et industriels françaispour leurfournir, sur demande, des invitations pour la Foire.
- Le Gérant : R. BREUILLER.
- Les Impressions Scientifiques. — Corbeil.
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- Les Impressions Scientifiques, Corbeil (S.-et-O.).
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