Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- Numéro 479
- REVUE MENSUELLE
- Décembre 1936
- REVUE
- GENERALE
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- COLORANTES
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- DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
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- Président : M. Félix BINDER
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- ADMINISTRATION DE LA REVUE : Directeur'AA. WAHL
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- 40- Année Tome XL Décembre 1936
- REVUE GÉNÉRALE
- DES
- MATIERES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
- . Organe Officiel de P’A. C. I. T.
- Administration : PARIS, Elysée Building, 56, Faubourg Saint-Honoré
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- SOMMAIRE DE DÉCEMBRE
- Chronique de l’A. G. I. T................... XLIX, n, L1, LU
- Matières Colorantes
- L’industrie des matières colorantes en 1935, par M. A. Wahl, (suite et fin), p. 489. Colorants métallifères, p. 495.
- Comptes-rendus des sociétés savantes, p. 498. Extraits de journaux étrangers, p. 498.
- Informations, p. 499.
- Revue économique, p. 500.
- Extraits de brevets français, p. 501.
- Bibliographie, p. 507.
- Résultats industriels, p. 508.
- Teinture - Impression Les dermatites, p. 508.
- Extraits de journaux étrangers, p. 511.
- Nouvelles couleurs, p. 513.
- Extraits de brevets allemands, p. 513.
- Blanchiment-Apprêts
- L’oléine dans l’industrie textile, p. 515. Comptes-rendus des sociétés savantes, p. 516.
- Extraits de journaux étrangers, p. 517.
- Industrie Textile
- La laine de caséine : Lanital, p. 523.
- Revue économique de l’industrie textile, p. 527.
- Informations, p. 528.
- Informations fiscales, p. 528.
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- CHRONIQUE DE D’A. C. 1. T.
- N° 229 — Décembre 1936 — 261 Année
- SOMMAIRE
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- Bureau de T'A.C.I.T................................ XLIX
- Réunion du Conseil d’Administration de l'A. C. I. T............................................. XLIX
- Paiement des cotisations........................... XLIX
- Maison de la Chimie.................................... L
- Nouvelles inscriptions de sociétaires................. LI
- Nécrologie....................................... L1
- Changements d’adresses............................ LI1
- Placements........................................ LII
- Gravure sur rouleaux.............................. LII
- Atelier d’impression.............................. LII
- BUREAU DE L’A.C. I.T.
- Adresse du Bureau : 28, rue Saint-Dominique, (Bureau n° 8), Paris VIIe, Téléphone, Invalides 10-73. Permanence tous les jours non fériés de 14 h. 1/2 à 16 h. 1/2.
- Toutes communications doivent être adressées au Bureau de l’A.C.I. T. et non à l’Administration de la Revue. Bien spécifier : Association des Chimistes de l’Industrie Textile, en raison des autres Sociétés de Chimie qui ont aussi leur siège à la
- RÉUNION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’A. C. I. T.
- 14 Novembre 1936
- ont été envisagés et seront étudiés plus à les membres du Conseil.
- Le Conseil d’Administration de l’A. C. I. T. s’est réuni le samedi 14 Novembre 1936 àla Maison de la Chimie.
- La séance a été ouverte à 15 heures.
- Etaient présents : MM. F. BINDER, Président; Pinte et Sack, Vice-présidents; Mairesse, Besançon, Duhem, Niederhauser, Sifferlen, Toussaint.
- Excusés : MM. Bader, Blondel, Martin, Rolland et Wioland.
- AFNOR. —• M. le Président a fait part au Conseil d’une communication qu’il a reçue de l’AFNOR (Association Française de Normalisation) à laquelle il a été répondu que l’A. C. I. T. ne pourrait se prononcer que lorsque les filateurs et tisseurs auraient pris position.
- Congrès de 1937. — En vue du prochain Congrès qui reste prévu pour les 24 et 25 Septembre 1937, il y a eu un échange de vues au sujet des établissements industriels ou artistiques que l’on pourrait faire visiter aux Congressistes. Divers projets
- Maison de la Chimie. En cas d’urgence, s’adresser directement au Trésorier, M. G. Mairesse, 24, rue de Pétrograd, Paris 8e, téléph. Europe 53.08.
- Réunions mensuelles, Ier samedi à la Brasserie Heidt, 83, boul. de Strasbourg.
- Nous invitons nos collègues à y venir nombreux pour causer en camarades d’une même profession.
- Le Conseil a émis le vœu que les membres de l’A. C. I. T. fassent de leur côté, des suggestions concernant non seulement les visites d’établissements, mais aussi les conférences éventuelles que quelques-uns de nos collègues seraient disposés à faire. Il n’est pas trop tôt pour signaler la chose dès à présent à nos adhérents, afin que chacun puisse voir ce qu’il pourra faire à cet égard. Toutes suggestions seront reçues avec plaisir et reconnaissance, et étudiées à fond.
- Réunions du Samedi soir. — A partir du mois de janvier prochain, étant donné le très petit nombre des membres de l’A.C.I.T. qui répondent à l’appel pour se trouver à la Brasserie Heidt, 83, boulevard de Strasbourg, il a été décidé qu’il n’y aurait plus qu’une réunion mensuelle, fixée au premier samedi de chaque mois.
- Après avoir abordé encore quelques petites questions M. le Président a levé la séance à 16 h. 45.
- PAIEMENT DES COTISATIONS
- Nous remercions ceux de nos collègues qui nique et qui nous ont adressé leurs cotisations, ont répondu à l’appel de notre dernière chro- Il reste encore malheureusement quelques retar-
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- dataires et nous leur adressons un dernier appel pour qu’ils se mettent définitivement en règle avant la fin de l’année.
- Nous comptons absolument pouvoir arrêter nos comptes de l’exercice 1936 à fin décembre courant.
- Nous rappelons que les instructions formelles-du Conseil d’Administration de l’A.C.I.T. sont de suspendre l’envoi de la R.G.M.C. à ceux qui n’auront pas acquitté leur cotisation 1936.
- Nous prions instamment nos camarades de ne pas nous placer dans cette obligation.
- PAYEZ LA COTISATION 1936
- MAISON DE LA CHIMIE
- CENTRE DE PERFECTIONNEMENT TECHNIQUE
- La réadaptation indispensable des techniciens.
- Placés entre la direction administrative et la main-d’œuvre d’exécution, les techniciens ont un rôle délicat entre tous. Ils doivent faire plier la matière aux exigences de l’heure présente et c’est à eux que les dirigeants font appel pour abaisser les prix de revient.
- Ils ont à rechercher les moyens les plus propres à améliorer leur production ou à la réaliser à de moindres frais.
- Après s’être attaqués au gaspillage de la main-d’œuvre et des produits, ils se tournent vers le perfectionnement des méthodes et de l’outillage.
- Si le technicien est vraiment conscient de son rôle, il doit, dès son entrée dans l’industrie, avoir en vue cette recherche du mieux. Il lui faut adapter son bagage scientifique et scolaire aux conditions particulières d’observation et d’analyse pour saisir le point faible des fabrications qui lui sont confiées et chercher à les améliorer.
- L’une de ses nombreuses préoccupations sera d’étudier, « en y pensant toujours », tous les facteurs du problème à mille faces que constitue le perfectionnement de l’atelier dont il a la charge.
- Dans cette lutte quotidienne contre la matière, une aide sans égale lui sera fournie par la connaissance des résultats obtenus dans le monde entier.
- Marcelin Berthelot se plaisait à présenter la science comme un édifice, auquel chacun apporte sa pierre, et le progrès comme l’antique flambeau dont la course rapide n’est due qu’à la succession et à l’abnégation des porteurs.
- Mais encore faut-il, en industrie comme en science, que la lueur de ce flambeau soit perçue par celui qui le saisira pour le faire progresser.
- Dans la vie d’une société industrielle, le technicien, s’il est convenablement documenté, doit remplir le rôle d’un véritable agent de renseignements, capable d’opérer des contrôles, de mener des enquêtes et d’orienter l’avenir des entreprises.
- Les connaissances personnelles des spécialistes.
- Le technicien qui, souvent, vit un peu trop-renfermé sur lui-même, a besoin d’entendre de temps à autre librement, exposer les conceptions des spécialistes impartiaux.
- Il lui est profitable d’entendre des autorités indiscutables faire le point sur certains sujets et de confronter ainsi des opinions pour élargir son propre point de vue.
- Des exposés sur les problèmes scientifiques ou industriels sont donc souhaitables. Ils complètent l’œuvre de la documentation et mettent en pleine lumière les points vitaux sur lesquels l’attention des industriels doit être attirés.
- Les grandes sociétés savantes, scientifiques ou techniques ont depuis longtemps pris en considération cette opportunité. Mais les sujets exposés sont le plus souvent choisis en fonction des affinités personnelles des conférenciers.
- Pour embrasser l’ensemble des besoins de l’industrie chimique, il fallait concevoir un organisme d’enseignement technique répondant aux nécessités industrielles et un programme général des matières à étudier réunissant tous les éléments primordiaux susceptibles de concourir à l’amélioration de la production.
- C’est l’objet du Centre de Perfectionnement Technique.
- L’action du Centre de Perfectionnement Technique.
- En confrontant les différentes méthodes utilisées en divers points pour vaincre une même difficulté ou pour réaliser une amélioration, les auditeurs du Centre de Perfectionnement Technique développeront leur sens critique au feu de la discussion qui suivra l’exposé de chaque conférencier. Ils pourront ainsi, dans des cas semblables, discuter ultérieurement avec plus d’autorité les propositions de fournitures et d’appareillage.
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- En entendant dégager les tendances et les orientations les plus récentes, leurs facultés inventives seront alertées et mises en possession d'éléments facilitant leurs initiatives.
- Cette exaltation des facultés du technicien et sa mise en contact avec le plus grand nombre de problèmes posés dans l’industrie sont des moyens efficaces de perfectionner ses connaissances.
- Raymond Berr,
- Président du Conseil d’Administration du Centre de Perfectionnement Technique.
- Cours Conférences du mois de Décembre, à 21 heures, 28, rue Saint-Dominique
- Jeudi j Décembre
- Préparation de l’hydrogène pour les réactions d’hydrogénation, parM. Charles Berthelot, Ingénieur I.D.N. Présidence de M. R. Brunschwig, Ingénieur en chef au corps des mines.
- Lundi 7 Décembre
- L’Inhibition Chimique DE LA réaction, théorie et applications, par M. Dufraisse, Professeur à l’Ecole de Physique et Chimie industrielle. Prési-
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- dence de M. Gabriel Bertrand, membre de l’Institut et de l’Académie de médecine.
- Jeudi io Décembre
- Hydrogénation de la houille et des lignites, par M. Ch. Berthelot, Ingénieur I.D.N. Présidence de M. Périlhou, Dr. Général de la Cie des Mines de Béthune,
- Lundi 14 Décembre
- Les réactions topochimiques, par M. Marcel Mathieu, Docteur ès-sciences. Présidence de M. l’Inspecteur Général Desmaroux, Directeur du Laboratoire Central du Service des poudres.
- Jeudi 17 Décembre
- Hydrogénation des composés cycliques, par M. le Chanoine Palfray, Professeur à l’Institut Catholique de Paris. Présidence de M. Bô, Directeur Général de la Société Rhône-Poulenc.
- Lundi 21 Décembre
- Les réactions polymoléculaires, par M. Jules Guéron, Docteur ès-sciences. Présidence de M. M. Guichard, Professeur à la Faculté des Sciences.
- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIETAIRES
- Admissions : Sont admis comme Sociétaires :
- M. Carlos Perez Bolde, ingénieur chimiste de l’Université de Mexico, Calle de José Maria Vigil, N° 67, à Tacubaya D. F. Mexique, chimiste à la Mexican Silk Inc. S. A. Mexico.
- M. Marcel Carlier, chimiste coloriste, 4, rue Maurice Mauchauffée à Troyes (Aube), chef de laboratoire à la Teinturerie Clément-Marot.
- Propositions : Sont proposés comme Sociétaires : Le Lieutenant Buzelin, 11, place Simon-Volant,
- Lille (Nord), présenté par M. Jean Rolland et M. A. Cassale.
- M. R. Borzykowski, Ingénieur chimiste, spécialiste en matière de rayonne, Villa Montmorency, Paris 16e, présenté par M. Félix Binder, Président et M. Georges Mairesse.
- Nous rappelons à nos camarades que leur devoir est de recruter de nouvelles adhésions à l’A.C.I.T. pour augmenter la puissance de notre groupement corporatif.
- NECROLOGIE
- Nous avons le regret d’annoncer à nos collègues le décès, survenu le 30 Octobre dernier, de M. Georges Piesvaux, membre de l’A. C. I. T., Chef des Etablissements Piesvaux (Fabrique de savons industriels) à Sedan, membre de la Chambre de Commerce et juge au Tribunal de Commerce de cette ville.
- Né le 21 Février 1866, M. Georges Piesvaux débuta dans l’enseignement universitaire, mais ne
- tarda pas à s’orienter vers l’industrie et d’y trouver sa voie. En 1907 il entra à la Savonnerie de Sedan, où, succédant à M. Bourguignon, il continua à activer le développement de cette usine.
- D’un caractère affable, estimé de tous ceux qui l’ont approché, le défunt laisse d’unanimes regrets.
- A Mme Piesvaux, sa veuve et à toute la famille nous présentons au nom de l’A.C.I.T. l’expression de nos condoléances bien sincères.
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- CHANGEMENTS D'ADRESSES
- Errata
- M. Achillle Bley, directeur des Etablissements Alphonse Smeets à Waterloo (Belgique) et non pas M. Rey comme il a été indiqué dans le dernier numéro.
- M. Henri DOSNE, 148, faubourg d’Altkirch, Mulhouse et non pas 48.
- Nouveaux changements
- E. SELTEMANN, à Walheim (Haut-Rhin).
- A. Lemaire, 11, avenue Chénier, Roubaix (Nord).
- J. JacquesRoulet, 24 Saugergasse, Bâle (Suisse).
- M. Lagneaux, 68, rue Saint-Pierre, à Amiens (Somme).
- Eugène Gérardy, 47, rue Frédéric-Pelletier, Schaerbeck-lez-Bruxelles (Belgique).
- Henri Thieffry, 7, rue Cadix, Paris 15°.
- Dr. Fritz Vonaesch, 103 Seevogelstr., Bâle (Suisse).
- N.-B. — Prière d’aviser l’A.C.I. T. de tout changement d’adresse, pour éviter une interruption dans l’envoi du Bulletin mensuel.
- Joindre 2 frs en timbres pour réfection des bandes-adresses.
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l’A.C.I. T. et non à l’Administration de la Revue.
- Nous rappelons que le service de placement est exclusivement réservé aux membres de l’A.C.I. T. et que les réponses aux offres d’emploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission qui se fera avec toute la discrétion voulue.
- Offre d’emploi :
- N° 150. — Usine d’Alsace prendrait jeune chimiste ayant connaissances blanchiment, teinture, impression et ayant déjà pratiqué.
- Demandes d’emploi :
- N° 62. — Ing.-chim. E.C.I.L., 6 ans pratique impression toutes fibres, teinture laine,références premier ordre, libéré service militaire, cherche situation.
- N° 68. — Bon contremaître de teinture, spécialiste laine en écheveaux, grande pratique, excellentes références, cherche situation.
- N° 69. — Jeune ingénieur ayant dirigé plusieurs années filature, tissage et teinture (bourre et écheveaux coton), cherche situation France ou Etranger.
- N° 71. — Directeur d’usine teinture en pièces coton, lin, rayonne, soie, tissus mixtes mode et ameublement, chimiste praticien, connaissant également impression à la planche et chiffonnage (dégraissage-teinture et apprêt), cherche situation.
- N° 72. — Technicien longue pratique industrielle dans blanchiment, teinture, impression, mercerisage, ferait intérim pour installation, mise en route, corrections, mise au point procédés nouveaux sur toute matière textile.
- N° 74. — Ing. chimiste, Docteur ès-Sciences Chimiques, spécialisé depuis 12 ans dans la teinture, le blanchiment et l’impression Vigoureux de la laine, cherche situation en France ou à l’Etranger. Libre de suite.
- N° 75. — Ingénieur chimiste, ayant pratique de blanchiment, teinture ou apprêt des rayonnes, et connaissant également la fabrication des rayonnes, et en particulier de la viscose, cherche situation.
- N. B. — Nous recommandons aux industriels qui recherchent de bons techniciens et praticiens de s’adresser au bureau de l’A.C.I.T. qui les mettra en rapport avec des personnalités de valeur connaissant bien la partie.
- GRAVURE SUR ROULEAUX
- Graveur ayant matériel désire entente avec deux procédés : gros bénéfices à réaliser courant industriel ou imprimeur sur tissus pour exploiter 1937.
- ATELIER D’IMPRESSION
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- REVUE GENERALE
- DES
- MATIÈRES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
- DÉCEMBRE 1936
- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES EN 1935 (suite et fin) par M. A. WAHL
- ITALIE
- La vie économique, en 1935, a été dominée par les « sanctions » qui ont été prises à la suite du conflit éthiopien. Ces sanctions ont amené legou-vernement à décréter un certain nombre de mesures dans le but de contrôler les importations, d’une part, et d’assurer autant que possible l’indépendance économique de l’Italie. Afin de réaliser cette dernière, on a donné un grand essor aux recherches destinées à assurer le ravitaillement en matières premières avec les produits tirés du pays.
- C’est ainsi que la politique corporative a donné lieu à la création de la Corporation de la Chimie. Les tâches assignées à cet organisme étaient multiples : dresser l’inventaire des réserves nationales de l’industrie et de l’agriculture; établir un plan général de la production et proposer les dispositions législatives jugées nécessaires. Cette Corporation a eu à examiner, en particulier, la production des savons au moyen des graisses produites dans le pays, puis le contrôle de la qualité des savons fabriqués. Ainsi, le producteur a été mis dans l’obligation d’indiquer le pourcentage d’acides gras renfermés dans le savon, par l’apposition d’un cachet sur chaque morceau de savon.
- Les produits pharmaceutiques ont également fait l’objet d’une étude dans le but de freiner les importations et de développer la production. Il en est résulté une entente entre la Société Monte-catini et la Société Rhône-Poulenc, qui a amené la création de la Soc. Farmaceutica Italia, à Settimo.
- L’activité industrielle telle qu’elle se trouve caractérisée par les indices, a suivi une marche ascendante depuis ces dernières années : l’indice moyen, en prenant celui de 1928 comme= 100, ont été de 80,5 (193 3); 88,3 (1934) et 100,2 en 193 5, alors qu’en 1929 il avait atteint 109,1.
- Les exportations italiennes ont subi un fléchissement pour les raisons indiquées ci-dessus. Ainsi, les exportations de produits chimiques, dont la valeur en 1933 représentait 650 millionsdefrancs,
- avait atteint 708,6 millions en 1934, mais est retombée à 640,2 millions en 1935.
- Par suite de la situation internationale, les prix de revient des entreprises ont dû subir une majoration, mais les bénéfices n’ont pas augmenté. D’autre part, les bénéfices des sociétés ont été limités par des décrets, et on a établi un impôt de 10% sur les dividendes dans le but d’éviter la création de nouvelles entreprises par la perspective de réalisation de profits sur les fabrications de guerre. Mais non seulement la création de nouvelles usines est soumise à l’autorisation gouvernementale, celle des extensions d’établissements existants l’est également.
- Les industries textiles ont montré, en 1935, un indice légèrement supérieur à celui de 1934, mais il est encore demeuré bien au-dessous de celui de 1929. Cependant, les recherches dans ce domaine ont été activement poussées et on a donné une large publicité à la production du « Lanital », fibre nouvelle produite avec de la caséine du lait (voir p. 523).
- La rayonne constitue toujours, pour l’Italie, un produit dont l’exportation lui assure la première place. On indique pour la production de la rayonne le chiffre de 70 à 75 millions de kg., dont 40 millions de kg. ont été exportés en 1935.
- Dans l’industrie des matières colorantes, les chiffres pour l’année 1935 ne sont pas bien connus, ils doivent osciller entre 7.000 et 8.000 tonnes. L’A.C.N.A. (Aziende Colori Nationali Affini) a conclu des accords avec la Société Montecatini et le rapport du conseil d’administration de cette dernière signale la marche satisfaisante des usines de Cesano et Cengio. Enfin, la Soc. Chimica Lombarda Bianchi à Rho a également des accords avec Montecatini.
- POLOGNE
- Dans l’année 1935 certaines industries ont montré une activité accrue, tandis que pour d’autres,
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- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES EN 1935
- c’est l’inverse qui s’est produit. Parmi les premières se trouvent la production de la rayonne, les industries de la houille et celle de la parfumerie. Ainsi, la production du coke, pour les dernières années, s’est élevée à :
- En tonnes
- Coke Goudron 1929 1.858.000 86.900 1932 1.090.000 56.300 19 3 3 I. 179.000 60.800
- 1934.............. 1.334.000 69.350 1935.............. 1.387.000 71.200
- Malgré les mesures prohibitives prises par un grand nombre de pays, l’industrie chimique polonaise a réussi à augmenter ses exportations d’environ 8% en valeur, sur 1934.
- La question de l’exportation des produits chimique a fait l’objet d’une étude spéciale dela part de l’Association de l’Industrie Chimique Polonaise ainsi que de l’organisation qu’il conviendrait de créer. Deux thèses semblent se trouver en présence, celle du gouvernement qui préconise l’abaissement des prix sur le marché intérieur afin de rendre alors plus facile la lutte sur les marchés extérieurs. Les industriels sont d’un avis contraire, constatant que les exportations sont pour la majorité déficitaires, ils affirment que seuls des prix avantageux réalisés à l’intérieur pourraient contre-balancer les pertes consenties à l’exportation.
- La production des matières colorantes est indiquée comme plus élevée que l’année dernière, mais le chiffre de 1.800 tonnes est cependant le même qu’en 1934. Suivant un rapport consulaire américain (1) l’état de cette industrie serait assez précaire par suite de l’avilissement des prix des colorants les plus faciles à fabriquer. Ceci oblige les fabricants à s’orienter vers les colorants plus fins et leurs intermédiaires plus compliqués et qui laissent un bénéfice moindre.
- Parmi les produits nouvellement fabriqués se trouvent l’acide p-oxynaphtoïque et certains accélérateurs de vulcanisation.
- En 1935, la valeur des colorants importés a atteint 7,203 millions de zlotys et l’exportation 29.000 zlotys.
- U.R.S.S.
- Le commerce extérieur de l’Union Soviétique n’a pas cessé de se restreindre depuis 1931 comme
- (1) Die Chemische Industrie, sept. 1936, p. 811.
- l’indiquent les chiffres suivants pris à partir de 1933 :
- En millions de roubles-or
- 1933 1934 1935
- Exportations ... . 494,9 418,3 367,4
- Importations ... . 348,2 232,4 241,4
- Total des échanges 843,1 650,7 608,8
- Balance 4-146,6 + 185,9 + I 26,0
- Cette balance positive est devenue négative pour le premier semestre de 1936 avec —21 millions de roubles.
- On a procédé à une réorganisation des échanges commerciaux caractérisée par une centralisation croissante. Les efforts porteront dorénavant sur la limitation des importations et on assure que le troisième plan quinquennal qui débutera en 1938 ne comportera presque pas d’importations. Les seules exceptions seront celles concernant les nouveautés techniques qui seront susceptibles de moderniser l’industrie.
- D’ailleurs, l’augmentation de la production industrielle qui avait été, en 1935, de 20% sur celle de 1934, devra atteindre en 1936, environ 23 % d’augmentation sur 1935. On estime la production de l’industrie chimique pour 1936 à 4,260 milliards de roubles et un crédit de 32 milliards de roubles est prévu pour l’érection de nouvelles usines.
- Pour les produits chimiques, les exportations se sont maintenues au même niveau qu’en 1934, tandis que les importations ont diminué d’un tiers. Il est intéressant de remarquer que les exportations de produits chimiques de la France vers la Russie ont beaucoup augmenté après avoir subi un fléchissement en 1930. Ainsi, la valeur des exportations a varié comme suit :
- 1929................. 6.460 millions de fr.
- 1930................. 6.173 —
- 1931................. 2.312 —
- 1932................. 2.055 —
- 1933................ 1.479
- 1934 ................ 7.507 —
- La production des matières colorantes a subi une marche ascendante puisqu’elle a atteint les valeurs suivantes : en 1933, elle avait été de 96,8 millions de roubles; 1934, 142,8 millions de roubles, ce qui a constitué un excédent de 15 % sur les prévisions. Pour 1935, les prévisions étaient de 153,4 millions de roubles, mais ce chiffre aurait atteint en réalité environ 170 millions. Quantàla
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- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES EN 1935
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- production des produits intermédiaires qui était de I0.000 tonnes en 1929, elle a atteint 45.000 t. en 1935 et on donne, pour 1934, quelques chiffres :
- En tonnes
- 1933 1934
- Acide H 461 591
- Acide S 91 123
- Benzidine 275 480
- Paranitraniline.. . 275 367
- Pour l’année 1935, le stakanovisme introduit à l’usine Dorogomilow a amené une forte augmentation dans la production, principalement celles de l’acide H, du B-naphtol et de la benzidine. Ainsi, l’installation faite par l'T. G. Farbenindustrie en 1928 avec une capacité prévue de 32 t. par mois a été poussée à 64-66 t. de manière à arriver à 1.200 t. paran. Cet effort a permisde se dispenser de construire une nouvelle installation qui aurait coûté 8 millions de roubles. Par l’application des mêmes principes, la capacité, pour le s-naphtol, a été poussée de 36 à 90 t. par mois; celle de la benzidine, de 35 à 40-45 t. mensuellement.
- La production de matières colorantes en 1935 est estimée à 25.000 t. ; elle est assurée par six entreprises principales qui se partagent les fabrications; les deux plus importantes sont les usines Rubeschansk, Dorogomilow et Derbenew. La première a entrepris la fabrication de l’indigo; les prévisions pour 1935 étaient de 35 à 40 t. et pour 1936, de 200 t.
- Parmi les projets pour 1936 figurent encore la production de 711. d’azoïques insolubles, 20 t. de colorants indanthréniques, 5 t. d’indigoïdes et on doit commencer celle des indigosols l’année prochaine.
- On attache une grande importance aux Indan-thrènes dont l’étude est activement poussée depuis quelques annéesà l’usine Frunse, près Moscou.
- Les sommes à consacrer pour la seconde période quinquennale s'élèvent à 267 millions de roubles, dont 81 pour l’année courante et 47 pour l’année suivante ; la capacité des usines doit être augmentée de 75 % durant l’année 1936.
- A l’importation, on a constaté en 1935 une augmentation de 23 % en valeur, soit 2,42 millions de roubles, contre 1,97 million en 1934; au contraire, l’exportation a passé de 236.000 roubles à 148.000, en régression de 36%.
- ETATS-UNIS
- Depuis la crise de 1932, époque à laquelle l’économie des Etats-Unis avait atteint un minimum, la situation n’a pas cessé de montrer une amélioration continue. Cependant, si l’on tient compte de la dévaluation du dollar et si, par conséquent, on ramène les chiffres à leur valeur-or, on trouve que l’année dernière les importations ont encore été inférieures de 8,7% à celles du minimum et que les exportations ont été inférieures de plus de 16 % à celles du minimum enregistré précédemment. Mais il est certain que, même en valeur-or, il y a eu une amélioration notable en 1935, par rapport en 1934.
- La balance commerciale dont l’activité avait augmenté considérablement en 1934, a subi une contraction de plus de la moitié en 1935. Les chiffres donnés pour le premier semestre de 1936 indiquent même une balance devenue déficitaire.
- On a pu voir (R.G.M.C., 1936, P- 405) que le Dr. Schacht avait préconisé depuis longtemps qu’une des causes qui pourraient influencer sur le dénouement de la crise mondiale, résiderait dans l’augmentation des importations aux Etats-Unis. Voici comment se présentent les chiffres depuis 1932 (1) :
- Importations Exportations Différ.
- Millions de $ Millions de R.M. Millions de $ Millions de R.M. Millions de $
- 1932.. I-323 5-573 I . 61 I 6.787 +288
- 1933.. 1.450 4-929 1-675 5.695 4225
- 1934.. 1.655 4.159 2.I33 5-360 + 478
- 1935.. 2.047 5-090 2.282 5.673 + 235
- Les pays qui ont contribué le plus à l'augmention des exportations des Etats-Unis sont: l’Amérique du Sud, puis en Europe, la Belgique (+ 15,1 %), l’Angleterre (+ 12%), l’Italie (+ 11 %). Mais, par contre, d’autres pays comme la Chine, l’Allemagne, le Danemark, la Suisse ont diminué leurs échanges respectivement de 38, 17, 15, 10%.
- La situation favorable du commerce en général se retrouve dans le domaine plus particulier des produits chimiques dont les exportations sont en notable progrès sur celles de l’année précédente. Celui-ci représente environ 11 % avec 126,2 millions de dollars contre 113,7 millions en 1934; si on fait la comparaison avec 1932, l’accroissement se chiffre par 48%.
- Dans le classement des pays par ordre de l’im-
- (1) Die Chemische industrie, octobre 1936, p. 856.
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- L’INDUSTRIE DES MATIERES COLORANTES EN 1935
- CI
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- portance de leur exportation en produits chimiques, les Etats-Unis occupent le second rang. Ainsi, en considérant le pourcentage de chaque pays, dans l’ensemble des exportations mondiales, on a le tableau suivant :
- 1933 1934 1935
- Allemagne 28,0 27,3 27,9
- Etats-Unis 12,8 11,8 13.2
- Angleterre 13,7 13,4 13,5
- France . 11,5 II,5 10,6
- Suisse 4,9 4,9 4,8
- Italie 4,4 4,2 4,5
- Si, maintenant, on examine plus spécialement les industries organiques, il est intéressant de constater que celles-ci se sontenrichies, depuis peu, d’une nouvelle branche : celle des carbures aliphatiques comprimés comme le propane, le butane et le pentane.
- Ces gaz constituent les parties les plus volatiles des pétroles et s’échappent en grande abondance, dans certaines régions; jusque-là on les laissait se dégager dans l’atmosphère, ce qui constituait un gaspillage puisque l’énergie qu’ils renferment était ainsi perdue. Leur captage et leurs emplois à l’état comprimé comme combustibles gazeux s’est généralisé. Le Bureau des Mines des Etats-Unis estime la production de ces gaz à 76,8 millions de gallons (environ 350.000 m3) sous la forme liquide; depuis 1933, la production a doublé. Cetaccrois-sement progressif se trouve indiqué parles chiffres suivants: en 1927, 1 million de gallons; 1929, 10 millions et en 1932, 34 millions. La production se décompose ainsi: propane, 25,85 millions de gallons en 1934 et 34,68 en 1935; butane, 34,08 millions en 1935; mélange de propane-butane, 5,65 millions de gallons; pentane, 1,92 million en 1934 et 2,47 en 193 5. Ces gaz liquéfiés sont consommés par l’industrie et par les particuliers pour les usages domestiques; les usinesàgaz en ont aussi absorbé 7,58 millions en 1935. Voici d’ailleurs quelques chiffres pour 1935 :
- En 1.000 gallons
- Propane Butane Pentane Total
- Usages domest. 18.325 1.353 1.702 21.380
- Usines à gaz.. 702 5.042 1.835 7-58l
- Usages industr. 15.628 27.689 4-577 47-894
- 34.655 34.084 8.166 76.855
- Matières colorantes. — L’activité des industries organiques, dont la carbonisation de la houille
- constitue le point de départ, se trouve indiquée par les renseignements détaillés publiés par la United States Tariff Commission. Cette publication embrasse les industries dites de synthèse, comme celles des matières colorantes et des intermédiaires, des produits pharmaceutiques, des laques, des produits photographiques, des résines, etc. Dans toutes ces diverses branches, on apu constaterune amélioration qui souvent a été considérable, comme pour les résines synthétiques où elle se chiffre par une augmentation de 60 %. La production globale de matières colorantes, produits pharmaceutiques et autres dérivés du goudron s’est élevée à 270,8 millions de Ibs en augmentation de 31,6 % sur celle de 1934. Les ventes ont suivi la même allure que la production : 81,3 millions de dollars en 1934 et 98,1 millions en 193 5.
- Les produits intermédiaires ont montré une augmentation de 12,3 % avec 436,8 millions de Ibs contre 388,9 millions en 1934. Mais dans les chiffres de 1935 sont compris les produits utilisés dans l’industrie du caoutchouc. Parmi les intermédiaires les plus importants on citera :
- En 1.000 Ibs
- Production Ventes
- Nitrobenzine............... 45.171 33.045
- Phénol....................... 43.418 34-575
- Aniline...................... 32.573 12.529
- Anhydride phtalique........ 23.421 17.932
- Chlorodinitrobenzène....... 7.385 307
- Dichlorobenzène para ......... 6.830 7.056
- Phtalate de butyle............ 4.313 3.33I
- Diméthylaniline............... 3.241 757
- Acide H....................... 2.982 —
- Dichlorobenzène ortho...... 2.905 2.785
- Dinitrobenzène............. 2.238 778
- Benzidine..................... 1.517 —
- Ac. aminonaphtolsulfo-1-2-4 1.303 —
- Acide G...................... 1.243
- B-naphtylamine................ 1.008 —
- Métatoluylène diamine...... 975 288
- a-naphtol....................... 929 557
- Acide gamma..................... 921 172
- Acide p-oxynaphtoïque...... 911 332
- Acide s-naphtylaminesulfo-I 834 434
- Métaphénylène diamine. . .. 834 —
- Quant à la production des matières colorantes, elle s’est élevée à 101.933.000 Ibs et les ventes à 97.954.000 Ibs d’une valeur de 51,5 millions de dollars. Cette production se décompose par catégories de colorants, de la manière suivante :
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- En 1,000 Ibs
- 1934 1935
- Colorants acides II.636 I4-594
- — basiques 4-381 5-389
- — directs 21.263 26.073
- — p. acétylcellul.. 1.187 1.963
- — pour laques ... 3.581 2.081
- — chromatables .. 4-I54 6.264
- — sulfurés 13-942 16.949
- — pour cuve 26.963 27.908
- Indigo ... 15.818 13.614
- Autres ... II.145 14.294
- Colorants non classés.... 571 711
- Total. .. . 87.178 101.933
- La Commission a également classé les colorants suivant leur nuance; elle arrive aux chiffres suivants pour 1935 :
- rêts allemands aux Etats-Unis. Mais elle possède un grand nombre d’actions dans des affaires américaines, notamment un bloc de 446.285 actions de la Standard Oil dont la valeur cotée était de 27.665.950 $ le 5 mars 1936. Les opérations de l’I. G. Chemical Corp. sont dirigées d’une part vers le contrôle de producteurs de colorants et de produits chimiques d’après les brevets de l’I. G. et d’autre part par des échanges de brevets et de procédés. Parmi ces sociétés se trouvent, outre la Standard Oil, la Sterling Products, Eastman-Kodak, Bristol Meyers, Vick Chemical, United Drugs, General Aniline C° etc. Cette dernière résulte de la transformation de la Grasselli C° achetée par l’I. G., elle utilise les brevets allemands et ses ventes sont assurées par la General Dyestuffs Corp. La General Aniline figure sur le bilan pour 22 millions de dollars. Enfin l’Agfa-
- Noirs Bleus
- Colorants acides 3-385 2.613
- — basiques 24 950
- — directs 12.995 3-I23
- — acétylcellulose . . 649 368
- . — pour laques .... 931 96
- — chromatables .. . 3-761 184
- — sulfurés 12.067 1.620
- — pour cuve 603 22.063
- Total. . - 34.414 3 I .017
- Bruns En 1.000 Ibs
- Verts Orangés Rouges Violets Jaunes
- 475 656 1.791 2.644 671 2.033
- 723 283 659 809 1.009 933
- 2-253 944 749 3-025 442 2.543
- 7 — 175 220 99 240
- 4 2 297 587 3 160
- 858 119 36 664 17 624
- 7-997 2I0 30 790 — 227
- 1.647 799 701 494 386 I .2II
- 7.965 3.022 4.438 9.233 2.624 7.978
- L’importance des nuances se classe, par conséquent, de la manière suivante : noirs 34 %, bleus 30%,r0uges9,2 %, jaunes7,9 %, bruns7,9 %, orangés 4,3 %, verts 3 % et jaunes 2,6%.
- La production d’indigo pour 1935 a été de 13.614.000 Ibs en pâte à 20 % et les ventes se sont élevées à 14.050.000 Ibs d’une valeur de 2,45 millions de dollars.
- La quantité de colorants alimentaires consommés fut de 3 3 0.000 Ibs d’une valeur de 9 67.000 dollars.
- Enfin, à ces matières il convient encore d’y ajouter les composants de colorants azoïques comme les Naphtols, les agents auxiliaires. Leur production est la suivante : Naphtols AS, 474.000 Ibs ; colorants rapides solides, 104.000 Ibs; agents auxiliaires, 1.648.000 Ibs.
- I. G. Chemical Corporation.
- Cette Société a été fondée en 1929 par l’I. G. Farbenindustrie dans le but de centraliser les inté-
- Ansco C° est la plus grande fabrique de films et de cameras.
- Dansune autre catégorie de dérives, se trouvent rangés : les accélérateurs de vulcanisation, 10 millions 933.000 Ibs; les anti-vieillissants, Il millions 205.000 Ibs; la diphénylguanidine, 1.221.000lbs.
- Les exportations de colorants se sont relevées par rapport à 1934 et ont atteint 19.600.000 Ibs d’une valeur de 6,87 millions de dollars, soit 9,4 % de plus en poids et 22 % de plus en valeur sur 1934.
- Les principaux marchés sont en Asie et en Amérique du Sud, ainsi qu’au Canada, au Mexique et en Argentine.
- L’industrie des couleurs, laques et vernis a aussi enregistré un grand développement à la suite des mesures prises par le gouvernement pour favoriser la construction d’habitations et pour l’amélioration des anciennes. La valeur de la production qui s’établissait à 293 millions de dollars en 1933, est passée à 370 millions en 1934 et à 450 millions en 1935.
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- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES EN 1935
- Signalons pour terminer que, d’après le Textile Economies Bureau, la production américaine de rayonne, en 193 5, a dépassé de 23 % celle de 1934; les diverses catégories sont indiquées ci-dessous :
- En millions le Ibs
- Total Acétate
- 1929.... 121,4 8,4
- 1932.... 134,7 18,3
- 1933 213,5 41
- 1934 .• 108,5 38
- 1935.... 256,7 55,9
- On remarquera la forte augmentation de la soie acétate qui, en 1935, représente le cinquième de la production totale, la viscose formant 78,2 % contre 93 % en 1939.
- JAPON
- Le commerce extérieur du Japon s’est encore accru en 1935 et, pour la première fois depuis 1914, la balance commerciale est devenue positive. Si on considère la valeur des échanges depuis 1931, époque de la dévaluation du yen, on a le tableau suivant, dans lequel la valeur-or est mise en regard en prenant comme unité le mark (R.M.) :
- Importations Exportations
- Millions Millions Millions Millions
- yen R.M. yen R M.
- 1931... 1.236 2.546,2 1.147 2.362,8
- 1932 ... 1.432 I .701,2 1.418 1.675,1
- 1933 - - • 1-917 1.627,5 1.861 I . 580,0
- 1934 - - • 2.283 I .701,7 2.172 1.624,7
- 1935 --- . 2.472 I .765,0 2-499 1.784,3
- La plupartdes industries ont participé au développement de l’activité du -pays. On n’examinera ici que les industries qui se rattachent à la houille.
- Parmi les richesses naturelles, le Japon est peu favorisé, sauf pour la houille dont l’extraction lui permet de couvrir ses besoins. Cette extraction qui avait beaucoup diminué en 1931 avec près de 31 millions de t. s’est relevée depuis avec 31,190 millions en 1932, puis 36,252 en 1933, 40,331 en 1934 et 43,150 millions de t. en 1935.
- Quant à la production du coke, elle ne date que d’une soixantaine d'années puisque les premiers fours à coke ont été construits en 1871. En 1934 on a fabriqué environ 4 millions de t. de coke et depuis 1920 le nombre des fours à coke avecrécu-pération des sous-produits n’a cessé de s’accroître.
- La production de goudron et de benzol pour 1934 s’est élevée respectivement à 220.000 et 49.000 tonnes.
- L’industrie des matières colorantes n’a pas encore publié de statistique pour 1935; on ne connaît que le montant des importations et des exportations, soit : 1.256 t. et 8.883 r- respectivement. Par contre, les statistiques pour 1934ont été complétées(i) et elles fournissent les données comparatives avec les années précédentes :
- En tonnes
- Production Importations Exportations
- 1932.. I4-043 I-976 4-52!
- 1933. 15.973 972 6.110
- 1934.. 17.116 I . 104 6.421
- Si on remarque que l’exportation pour 1935 s’est élevée à 8.883 t., on constate un développement intense. Mais ce sont principalement les colorants sulfurés et l’indigo synthétique qui en forment la plus grande partie avec :
- En tonnes
- 1934 1935
- Colorants sulfurés....... 5.169,4 5.695,2 Indigo................... (1.2515 2.003,9 Autres colorants......... ) 50 1.888,8
- Total......................... 6.420,7 8.882,9
- Quant aux importations elles se décomposent ainsi :
- En tonnes
- 1934 1935
- Colorants basiques......... 105,8 113,4 —..........................directs................... 344,2 338,8 —..........................acides.................... 227,1 283,1 —..........................pour mordants. . . 219,6 289,4
- — sulfurés................ 85,4 79,1
- Indigo........................................ 15,7 56,5
- Colorants pour cuve........ 88,5 75,1
- Autres........................................ 17,4 21,5
- Total...................................... 1.103,6 1.236,9
- Dans ces importations, l’Allemagne figure pour 67%, les Etats-Unis pour 16% et le reste, soit 17% est partagé entre la Suisse, la France et l’Angleterre.
- Enfin, en 1934, la production japonaise, par catégories de colorants était la suivante :
- (1) Journal of Soc. of Chem. Industry Japan, avril 1936,
- p. 119.
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- COLORANTS METALLIFERES
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- En tonnes Colorants basiques 814,8 — directs 2.012,0 — acides 498,0 — . —• p. mordants 198,7 — pour mordants... 40,1 — sulfurés 12.522,5 — pour cuve 784,0
- — pour vernis... 245,6
- Total............................. 17.115,7
- Comme on le voit, les colorants sulfurés, qui comprennent les produits dont la fabrication est la plus facile à réaliser, représentent 73 % du total.
- On a vu que pour les Etats-Unis les colorants sulfurés n’entrent que pour 16,9 millions de Ibs sur un total de 102 millions, soit une proportion de 16%. Pour l’Angleterre, cette proportion est encore moindre puisque sur une proportion globale de 58,7 millions de Ibs, celle des colorants sulfurés ne représente que 8,2 millions, soit 14,2 %.
- COLORANTS METALLIFÈRES (1)
- Depuis plusieurs années, les dérivés métalliques des colorants ont reçu une attention considérable, non seulement parce que leur mode de formation présente un grand intérêt au point de vue chimique, mais aussi parce que leurs propriétés leur donnent une grande importance pratique. Actuellement, on trouve sur le marché un grand nombre de dérivés métalliques de colorants et de colorants ayant la faculté de se combiner avec les métaux. Ces produits sont utilisés, non seulement dans la teinture de la laine, du coton et des rayonnes, mais aussi dans la coloration des laques et des vernis et dans la préparation de pigments. L’importance-croissante de ce type de composés est marquée par le fait que le Bleu solide Monastral BS qui a été considéré comme la plus curieuse découverte dans la chimie des couleurs, est le dérivé cuprique du phtalonitrile.
- La question de savoir quels sont les colorants qui donnent des dérivés métalliques, a été étudiée, il y a cinquante ans, lorsque Kostanecki et Liebermann indiquèrent que les colorants contenant deux groupes hydroxyle en ortho l’un par rapport à l’autre, peuvent réagir avec les oxydes des métaux. De nombreuses recherches s’ensuivirent et l’on trouva que les colorants possédant cette propriété, se divisent en quatre classes :
- i) Ceux ayant un groupe hydroxyle en ortho de l’autre groupe hydroxyle, carboxyle ou similaire.
- 2) Ceux ayant les mêmes groupes qu’en 1), en position péri l’un de l’autre.
- 3) Ceux avec un groupe hydroxyle en ortho d’une liaison azoïque.
- 4) Dans certains cas, un groupe amino peut remplacer l’hydroxyle dans les composés ci-dessus.
- (1) Extrait d’un mémoire de J. L. Boyle, The Dyer, avril 1936, p. 401-402.
- L’importance pratique n’a pas échappé aux fabricants de matières colorantes et, par suite, le nombre de colorants à mordant sur le marché s’est considérablement accru. Meister-Lucius montra que les colorants azoïques dérivés du produit :
- OH OH
- SO3H
- dénommé «acide chromotropique » ont la propriété de donner des teintures solides, lorsqu’on les traite avec des sels de chrome.
- Un exemple intéressant de la classe 3) est le Noir bleu Eriochrome G
- SO3H OH OH
- Pratiquement, tous les colorants de cette classe ont deux groupes hydroxyle en ortho de la liaison azoïque. Mais dans ce cas, ils sont en ortho, par rapport à différentes liaisons azoïques, bien que le produit soit encore chromable.
- Le progrès qui suivit fut la préparation de dérivés métalliques de colorants en substance. En 1912, la B.A.S.F. prit des brevets pour la préparation de composés de chrome de plusieurs hydroxyanthraquinones mono et disulfonées. Dans ces brevets, il était mentionné que les produits étaient de vrais complexes et non simplement des sels de chrome du groupe acide sulfo-nique. Plus tard, cette firme appliqua sa méthode aux couleurs partant des ortho-aminonaphtols, des ortho-aminophénols et à celles ayant un résidu d’acide salicylique; elle trouva qu’il se formait des
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- COLORANTS MÉTALLIFÈRES
- dérivés analogues. La méthode de la B. A. S. F. consistait à additionner à la solution de colorant, un sel comme le fluorure de chrome, le complexe résultant,, étant, soit précipité immédiatement, soit obtenu par salage ou évaporation.
- En 1915, la CIBA découvrit que l’on pouvait améliorer les rendements de ces composés, en chauffant la solution de colorant avec un chromite alcalin, c’est-à-dire une solution d’oxyde chromique dans de l’alcali caustique; plus tard elle montra que l’oxyde chromique lui-même, ou quelques-uns des oxydes hydratés, tels que CrO’(OH)2 étaient, des agents métallisants convenables, en particulier, s’ils se trouvaient à l’état colloïdal. Quelquefois un colorant ou une classe de colorants se trouvent ne pas réagir avec les agents chromants usuels, aussi a-t-on dû faire intervenir pour eux des agents spéciaux comme les chromates chromiques Cr203Cr03.
- Bien des chimistes ont recherché la nature chimique des laques colorées. En 1905, Biltz, partant d’une étude sur les colorants à mordant du groupe anthraquinonique, suggéra que, dans certains cas, la formation de laque était due au simple effet physique d’adsorption du colorant par la base métallique; il soutint son point de vue en montrant que la plupart des colorants étaient absorbés lorsque le colorant se trouvait dans un état colloïdal.
- L’alternativeàcette théorie était la formation d’un dérivé complexe du colorant et du métal. On distingue facilement cette forme de combinaison d’une adsorption, parce que, dans le premier état, le métal ne répond pas plus longtemps aux épreuves qualitatives usuelles. On a montré, de cette manière, que les laques colorées sont des complexes métalliques, dont la nature a fait l’objet de nombreux développements théoriques.
- Werner appliqua sa théorie de coordination aux colorants à mordant et soutint qu’ils doivent contenir des groupes ayant la faculté de fixer les valences auxiliaires, aussi bien que les valences principales des métaux. Avec le développement de la théorie électronique, on a pu brosser un tableau plus détaillé de ces substances, (Morgan et ses collaborateurs, en particulier).
- Un métal-mordant doit pouvoir agir comme centre pour un nombre d’autres atomes ou radicaux, que l’on appelle « complexe de coordination ». Les forces qui lient ce complexe au métal central, sont les valences auxiliaires mentionnées
- ci-avant. Or, un colorant à mordant doit ses propriétés, à la présence en lui d’un groupe qui peut occuper deux positions, dans le complexe de coordination. Un tel groupe est, dans le cas des colorants à mordants, la cause que le métal entre en combinaison. Ilseformedecettemanièreun système de cycle fermé, consistant en le métal et le colorant, et qui est tellement stable que le métal ne peut plus être décelé par les épreuves ordinaires et qui confère au produit certaines propriétés, telles qu’une couleur particulière, la solubilité dans des solvants non aqueux, etc... propriétés qui réhaussent sa valeur comme colorant ou comme pigment.
- On admet que le métal, en premier lieu, déplace l’hydrogène d’un groupe faiblement acide, tel qu’un groupe phénolique, dans le colorant, donnant naissance à une liaison co-valente, entre eux, et que, ensuite, une liaison coordonnée est aussi formée par un autre groupe qui possède une paire d’électrons isolés, partageant ceux-ci avec le métal. Ce second groupe doit être soit en position ortho, soit en position péri, par rapport au groupe faiblement acide; en d’autres termes, le cycle, dans lequel l’atome métal est une liaison, doit être penta ou hexagonal. Cette limitation explique pourquoi, dans les azosalicylates, c’est l’hydrogène phénolique et non carboxylique, qui est remplacé par le métal.
- Cette interprétation du processus du mordançage est généralement celle que l’on accepte aujourd’hui, mais elle reste toujours ouverte à la critique que Liebermann lança contre la théorie originale de Werner. Notamment parce qu’elle n’explique pas pourquoi, même parmi les colorants de la même classe, par exemple, certains colorants anthraquinoniques à mordant, donnent des laques avec des oxydes métalliques, en général (colorants à mordant du premier degré), tandis que d’autres réagissent seulement avec certaines bases (colorants à mordant du deuxième degré).
- De plus, cette théorie ne rend pas compte du fait bien connu que les propriétés mordançantes de l’alizarine et de ses analogues sont dues aux deux groupes hydroxyle en ortho l’un de l’autre, car au moins, théoriquement, le groupe cétonique et a-hydroxyle suffisent. Mais on peut élever une critique plus forte de nos connaissances présentes, lorsqu’on considère l’emploi des dérivés métalliques de colorants, comme couleurs substantives. On admet que, au cours de leur préparation, ces composés passent par deux phases. Le premier
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- produit, ou composé primaire, lorsqu’on le chauffe avec une plus grande quantité de métal, en milieu acide, se transforme en un composé moins soluble (composé secondaire).
- C’est à cette phase que s’arrête la réaction et l’on utilise les composés secondaires comme colorants pour laine, de la même manière que les colorants substantifs acides.
- Si, à présent, la laine teinte est soumise à une ébullition avec un pourcentage relativement élevé d’acide, le colorant subit une autre transformation, en donnant un produit plus insoluble et, par conséquent plus solide. Ainsi, on se trouve en face de trois composés apparemment différents du métal et du colorant parent, alors que la théorie des mordants ne donne l’explication que pour un seul.
- En ce qui concerne les applications pratiques de ce groupe de colorants, on trouve ces derniers sous le nom de Néolane, Palatin solide, Inochromes pour les fibres animales et de Chlorantine pour les fibres cellulosiques.
- Pour la teinture de la laine, on monte ordinairement le bain avec 4 % d’acide sulfurique et 10 % de sulfate de soude; on monte au bouillon en 1/2 heure, puis on ajoute encore 4 % d’acide sulfurique et l’on continue de faire bouillir pendant I heure et demie.
- Dans la première phase, le colorant est absorbé par la laine, mais la deuxième addition d’acide et l’ébullition prolongée sont nécessaires pour le développement de la couleur avec ses solidités. L’excès d’acide aide aussi à l’unisson de la teinture, de telle sorte qu’on peut omettre l’addition de sel. Ceci est quelquefois un avantage, dans la teinture des chapeaux de feutre, pour laquelle on préfère les dérivés de cuivre.
- Malheureusement, par cette méthode, certains colorants, par suite du pourcentage élevé d’acide, précipitent prématurément avant qu’ils ne soient absorbés par la laine. On remédie à ce défaut en employant de l’acide formique, qui donne une bonne absorption, sans affaiblir la nuance ou la solidité.
- Il est évident que la forte proportion d’acide rend la formule ci-dessus impropre à certaines classes de marchandises. On a donc appris avec intérêt la découverte d’un composé qui agit comme catalyseur dans le développement de ces couleurs, éliminant la nécessité d’ajouter à la fin de la teinture, les 4 % d’acide sulfurique.
- Etant donné que les groupes mordançants sont
- déjà fixés par un métal, ces couleurs sontbeaucoup moins susceptibles à l’influence des cuves de teinture métalliques, que les colorants à mordant ordinaires. Toutefois, elles ne sont pas totalement immunisées. Par exemple, une teinture neutre de violet Lanasol B peut virer au brun, par le déplacement du cuivre dans le colorant par le fer de la cuve.
- Comme métal résistant bien à la forte acidité des bains, l’acier austénitique renfermant de petites quantités de molybdène, rend de bons services. Il est assez surprenant de constater que la plupart des difficultés que l’on rencontre avec les colorants acides ordinaires ne se présentent pas avec ces dérivés métalliques. Ainsi, ils épuisent tous pratiquement au même taux et ne sont pas sujets aux accidents dus au carbonisage. Ils sont supérieurs aux colorants au chrome, par le fait que l’excès de bichromate utilisé pour ces derniers, déprécie l’apprêt de la marchandise et donne des nuances plus ternes. En bref, ils réunissent les avantages des colorants acides avec les propriétés des colorants à mordant.
- Leur emploi va en croissant dans la teinture de la laine, sous toutes ses formes et en particulier de la pièce. En présence de fils d’effet de coton ou de rayonne, il est recommandable d’éliminer, par une légère addition d’ammoniaque à la dernière eau de rinçage, les traces d’acide qui pourraient attaquer ces fibres.
- En général, ils se laissent bien ronger par l’hydrosulfite et l’on emploie beaucoup les bleus pour cette raison. Les colorants métallifères donnent satisfaction pour les nuances vives et très solides, exigées, par exemple, pour les costumes de bain et pour la tapisserie.
- Pour la soie, ces colorants ont moins d’affinité que pour la laine, mais on peut les utiliser pour les fils destinés aux cravates, etc. On ajoute la solution de colorant au bain contenant 6 à 8 % d’acide acétique, on entre le fil à la température de 50°C, et l’on monte jusqu’à 8o° C, température que l’on maintient pendant 1 heure. Certains de ces colorants sont teints aussi sur bain de savon degrès.
- Avec certains colorants on peut préparer des dérivés métallifères qui teignent directement le coton, mais qui se distinguent des colorants directs pour coton par leur remarquable solidité au lavage. Dans ce but, on utilise, parfois, un mélange de métaux, par exemple, de cuivre, de chrome et de nickel, donnant un produit dont la structure est compliquée, mais de bonne soli-
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- dité. Les composés sont teints en bain neutre ou faiblement alcalin, contenant du sel de Glauber.
- Les dérivés contenant plus d’un métal dans la molécule conviennent parfaitement pour la teinture de la rayonne en teintes solides à la lumière et au lavage, unissant bien, même sur viscose ayant tendance à barrer.
- Les matières de nature irrégulière, comme la viscose tricotée, sont teintes en nuances unies par les complexes de cupramine, de cobaltamine et de nickelamine en bain additionné de sulfate de soude et de savon. Parfois l’attraction pour la viscose est si grande, qu’il suffit de mélanger les solutions aqueuses du colorant générateur et d’un sel du métal. On teint en bain neutre, légèrement alcalin ou légèrement acide (acétique) avec ou
- sans addition de sel; rapport du volume de bain 1:20 (30).
- On entre la marchandise à tiède et on teint pendant 1 heure à 60-80° C. Ces colorants donnent satisfaction pour la production de nuances claires sur cuir.
- Ce genre de colorant étant soluble dans les solvants organiques anhydres, convient pour colorer les vernis et les laques. On dissout ordinairement 4 à 5 parties de colorant dans 1000 parties de vernis, qui laisse une pellicule colorée transparente sur les métaux, le verre, le bois, le cuir, le celluloïd, etc. On peut obtenir un vernis mat ou couvrant, par des additions convenables.
- L. B.
- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- SOCIÉTÉ CHIMIQUE DE FRANCE
- Section de Lille
- Séance du 31 juillet 1936
- M. Ed. Justin-Mueller fait part d’une réaction colorée qu’il a obtenue en traitant une solution diluée d’ovalbumine, en milieu chlorhydrique, par de l’acide nitreux en ajoutant, après avoir agité, à la surface du liquide, quelques gouttes d’une solution de B-naphtolate de sodium. La mousse blanche dans le haut du tube se colore rapidement en rose bleuâtre qui s’intensifie en peu de temps en devenant rouge cerise d’un ton vif et profond.
- En dessous de la mousse, le long du tube, il se forme une traînée colorée d’un rouge foncé incertain, mais qui n’est pas à retenir, c’est la coloration de la mousse, seule, qui est caractéristique. A ce point de vue, cette réaction s’apparente à la diazo-réaction d’Ehrlich au p-sulfodiazobenzène qui, avec certaines urines pathologiques, donne également, lorsqu’elle est positive, une coloration rose ou rouge de la mousse. Avec des solutions d’albumine, cette réaction est négative. Pour que la diazo-réaction au nitrite-B-naphtol donne la coloration indiquée, il est indispensable que le milieu réactionnel soit nettement acide ; en ajoutant une quantité trop forte de solution de p-naphtolsodique, qui neutralise le milieu, la réaction est négative.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Préparation de la naphtidine. — STUART COHEN et R. E. OESPER. — Industrial and Eng. Chemistry Analyt. édition t. 28, p. 306 (1936).
- La naphtidine est un réactif indicateur d’oxydo-réduction et les auteurs en ont étudié la préparation car aucun des procédés connus ne leur a paru satisfaisant. Ils décrivent un mode opératoire qui donne de bons résultats et qui est divisé en deux étapes : d’abord la préparation d’a-a’-azonaphtalène et sa réduction en hydrazoïque qui est ensuite transposé en naphtidine.
- 35 grs de chlorhydrate d’a-naphtylamine sont mélangés avec 500 cc. d’eau dans un bêcher de I litre, on ajoute 17,5 cc. d’HCl conc. et le liquide agité mécaniquement est refroidi à 0°. On y introduit ensuite 21 cc. d’acide sulfurique d — 1 ,84 dans 200 cc. d’eau froide et on diazote par l’introduction lente d’une solution de 14 grs de nitrite dans 80-100 cc. d’eau. On laisse reposer la solution brune, pendant 5 minutes dans
- la glace et filtre à la trompe en recevant le liquide dans un récipient entouré de glace. La solution est placée dans un récipient de 2 litres refroidi, on y ajoute, en refroidissant, une solution froide de 66 grs d’acétate de sodium anhydre dans 300 cc. d’eau en maintenant la température à 0-5°. On fait alors arriver lentement une solution froide de 31 grs de sulfite de sodium dans 200 cc. Il se produit un dégagement tumultueux d’azote et l’a-x’-azonaphtalène se précipite. Après 5 minutes d’agitation on enlève le récipient de la glace et chauffe au bain-marie et finalement on filtre l’azoïque. Le rendement en azo brut F. 180-184° est de 31 grs (théorie 27,5) et ce produit encore humide peut être directement utilisé.
- 20 grs du produit brut sont mis en suspension dans 200 cc. d’alcool et on chauffe à 1 ébullition et laisse arriver une solution de 40 grs chlorure stanneux dans 100 cc. HCl conc. en agitant fréquemment, jusqu’à
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- ce que le solide ait pris une coloration brun clair; on arrête le chauffage et refroidit à la température ordinaire, ajoute 100 cc. HCI conc. pour achever la précipitation du chlorhydrate de naphtidine. Il ne faut, sous aucune condition, chauffer la solution chlorhydrique car le diamino-1. l '-dinaphtyle-2.2 formé accessoirement, perd de l’ammoniaque pour donner le dinaphto-carbazol ; celui-ci forme un chlorhydrate peu soluble qui serait mélangé avec celui de naphtidine et serait difficile à séparer.
- Le chlorhydrate de naphtidine est essoré mis en suspension dans 200 cc. d’eau, on ajoute un excès de soude à 20 % et chauffe vers 40° en agitant fréquemment. La naphtidine est lavée, essorée, et la base brute est bouillie avec 120 cc- d’alcool, 40-45 cc. de pyri-dine sont introduits lentement jusqu’à ce que le solide soit dissous, on filtre et par refroidissement lent la naphtidine se sépare en cristaux F- 198-199°, suffisamment purs. On obtient au départ de 20 grs d’azo-naphtalène seulement 6 grs de produit soit un rendement de 33,5%. A.
- Micro-identification de quelques acides naph-tolsulfoniques, naphtylaminesulfoniques et aminonaphtolsulfoniques. — GARNER. — Society oj Dyers and colourists, 51. n° 8, août 1936.
- Cette nouvelle méthode d’identification repose sur l’observation de l’aspect cristallin des acides libres, sels de sodium et sels de zinc de divers acides sulfoniques aromatiques, ainsi que sur l’examen des dérivés benzyliso-thiouréiques de ces produits. On prépare le sel de sodium en traitant la substance considérée par une solution bouillante de chlorure de sodium à 36 %. Le sel de zinc s’obtient par ébullition avec du sulfate de zinc en milieu chlorhydrique. Pour préparer le dérivé benzylisothiouréique, on dissout la substance dans l’acide chlorhydrique bouillant, et la solution filtrée est introduite dans une solution bouillante de chlorhydrate de benzylisothiourée.
- Les composés cristallisés ou précipités sous une forme non cristalline, par refroidissement ou évaporation de leurs solutions, sont examinés à l’aide d’un microscope polarisant. On peut alors les classer dans 1 un des trois groupes suivants : non cristallin, anisotropique, isotropique. L’auteur fait rentrer dans les premiers groupe les composés dont les cristaux sont trop petits pour
- qu’il soit possible de déterminer leurs caractéristiques. Si le composé considéré appartient au groupe anisotropique (cas fréquent pour les substances examinées par l’auteur), on note le système cristallin et le signe de la double réfraction.
- L’auteur donne dans un tableau les caractéristiques déterminées par cette méthode pour les composés suivants : acides 1-naphtol-4-sulfonique ; 2-naphtylamine-4-8-disulfonique ; 2-amino-5 -naphtol-7-sulfonique ; 1 -naphtylamine-4-sulfonique ; 1-naphtylamine-6-sulfo-nique ; 1-naphtylamine-7-sulfonique ; 1-naphtylamine-4-8-disulfonique ; 1 -naphtylamine- 3.8 -disulfonique ; 1 -naphtylamine-4.6.8-trisulfonique ; 2-naphtol-6-sul-fonique ; 1 -naphtol-5-sulfonique ; 2-naphtol-6.8-disul-fonique ; 2-naphtol-3.6-disulfonique ; 2-naphtylamine-l-sulfonique ; 1 -naphtylamine-5-sulfonique ; l-amino-8-naphtol-4-sulfonique ; 1-amino-8-naphtol-3-6-disul-fonique; 1-amino-8-naphtol-2.4-disulfonique; 2-amino-8-naphtol-6-sulfonique ; 2-amino-8-naphtol-3.6-disulfonique-
- Tous ces corps sont des matières intermédiaires couramment utilisées pour la fabrication des colorants- Cette nouvelle méthode analytique est donc susceptible de rendre des services dans l'es recherches concernant l’industrie des matières colorantes, et en particulier dans l’identification des colorants azoïques. On remarquera toutefois que l’auteur s’est borné à examiner les matières intermédiaires elles-mêmes, sans s’occuper de leurs aminodérivés- Or on sait qu’une matière intermédiaire utilisée comme composante de copulation n’est pas restituée sous sa forme primitive dans le procédé usuel d’analyse des azoïques par réduction, mais qu’on la retrouve sous forme d’aminodérivé (c’est-à-dire enrichie d’autant de groupes NH2 qu’il y a eu de copulations sur sa molécule).
- Cette remarque n’implique pas l’impossibilité d’étendre la nouvelle méthode à l’identification de ces aminodérivés. Peut-être leur serait-elle, cependant, d’une application difficile en raison de la grande oxydabilité de la plupart de ces produits. Notons par ailleurs que l’auteur lui-même ne prétend pas que sa méthode puisse servir à une identification absolue des composés par lui étudiés : il la présente comme un moyen de compléter les présomptions obtenues par d autres méthodes.
- J. L.
- INFORMATIONS
- Alcool isopropylique. — L’alcool isopropylique s’obtient par la réduction catalytique de l’acétone- On peut aussi le préparer par hydratation du propylène en présence d acide phosphorique sous pression.
- Caoutchouc synthétique. — Le Dr. F. Hofmann donne un récit des circonstances qui l’ont amené à
- entreprendre les essais de la synthèse du caoutchouc dès 1907 (Chem. Zeit., 22 août 1936, p. 693). C’est après avoir reçu la promesse de F. Bayer et C. Duisberg d’une subvention de 100.000 marks par an, pour une durée maximum de 10 années qu’il se mit au travail. Parmi les nombreuses voies théoriquement possibles, la première qui fut choisie s’appuyasur
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- INFORMATIONS
- les travaux de Sabatier-Senderens : le paracrésol fut transformé en méthylcyclobexanol dont l’oxydation conduit à l’acide méthyladipique. Enfin, l’acide adipique est converti en amide, puis celle-ci par l’hypo-chlorite en méthyltétraméthylènediamine ; la méthylation progressive donne le dérivé triméthylammonium dont la dégradation fournit l’isoprène. Par un procédé semblable, au départ du phénol on peut préparer le butadiène (érythrène)- Il fallut ensuite polymériser ces carbures après les avoir produits industriellement en grandes masses- Toutes ces recherches conduisent à la production d’un caoutchouc de qualité assez médiocre, mais dont la fabrication put être entreprise pendant la guerre. Il a surtout servi à confectionner les bacs d’accumulateurs pour les sous-marins. Dans cette publication d’un haut intérêt, le Dr. Hofmann ne manque pas de faire ressortir la part de chacun de ses collaborateurs. Plusieurs ont disparu pendant la guerre, maisd’autres ont continué et ont réalisé la production actuelle du caoutchouc synthétique dont la qualité a été grandement améliorée.
- Nouveau Vernis synthétique. — On a introduit dans la fabrication des vernis, en Allemagne, un nouveau produit, sous le nom d’ « El Firnis » destiné à remplacer l’huile de lin. Ce vernis est composé pour un tiers d’huile de lin pure, mélangée à une «résine alkyd» synthétique et diluée avec du pétrole au lieu de térébenthine. Il y a 17 fabriques qui produisent l’El Firnis.
- L'industrie du glucinium aux Etats- Unis. — Aussi bien la production que la consommation du glucinium sont en progression aux Etats-Unis, le métal étant utilisé sous la forme d’alliages avec le cuivre. Le minerai qui est traité est importé des Indes en attendant que l’on puisse exploiter les minerais du pays.
- La cire de Carnauba. — La maison Johnson and Sons de Racine (Wisconsin) a équipé une mission pour aller étudier sur place la production de la cire de Carnauba dans le N.-E. du Brésil- Cette mission avoyagé par avion et a publié les résultats de ses constatations. La cire est produite par un palmier (corypha cerifera) qui croît dans les climats tropicaux, mais qui ne produit pas toujours une quantité de cire exploitable. Il faut que dans l’année il y ait eu des pluies abondantes; la plante accumule l’eau dans ses tissus et ses feuilles, mais pour empêcher qu’elle se perde par évaporation l’arbre produit de la cire dont les feuilles se recouvrent.
- L’arbre atteint 12 mètres de haut, mais sa croissance est lente ; après 20 ans il n’atteint que 2 mètres et c’est seulement après 10 ans qu’on commence à pouvoir extraire la cire. On ne peut couper qu une vingtaine de feuilles qui donnent 5 gr. de cire chacune. Les feuilles sont séchées, ce qui détache la cire que les indigènes séparent, fondent et filtrent ensuite, La production annuelle de carnauba est d’environ 10-000 t. dont les Etats-Unis absorbent la moitié-
- Pipelines en résines. — Les pipelines et conduites faites avec des résines synthétiques vinyliques se répandent non seulement pour les emplois domestiques mais aussi pour les usages industriels tels que brasserie, produits chimiques, soie artificielle. Cette résine appelée « Mipolan » est produite par la Dynamit Gesellschaft et est particulièrement résistante aux acides et aux alcalis.
- Prix de l'Union Internationale du Cancer- — Cette union internationale, dont le siège est à Paris, adécerné un prix aux professeurs Keenaway et Cook de l’Institut du Cancer de Londres pour leurs travaux scientifiques. Ce prix est un don de la Société Minière du Haut-Katanga belge et comprend une somme de 350 £ et 50 milligrammes de radium.
- Intoxication par le dinitrocrésol. — A la réunion des naturalistes et des médecins allemands à Dresde, le Dr. Koopmann a signalé des cas d’intoxication ayant entraîné la, mort dans les circonstances suivantes. Dans une usine on fabriquait un insecticide en malaxant un mélange de naphtaline et de dinitrocrésol avec un peu d’alcool; au produit ainsi desséché on ajoutait 10 fois le poids de talc et un peu d’oxyde de fer. Bien que l’on n’ait fabriqué que 3.000 kg. de produit, deux ouvriers ont succombé et l’autopsie a révélé une intoxication par le dinitrocrésol par suite de l’élimination défectueuse des poussières et des vapeurs.
- Camphre synthétique. — La Société Alsacienne des Produits Chimiques a décrit dansses B.F. 663.430, 663.431 un nouveau procédé d’obtention de camphre synthétique. Dans les procédés classiques, les phases: térébenthine — chlorhydrate de pinène — camphène sont supprimées, on n’a pas besoin d’isoler le pinène pur, on part de la térébenthine qui est acylée directement pour donner de l’acétate de bornéol. Celui-ci est saponifié en bornéol et acide acétique qui est ainsi régénéré et le bornéol est déshydrogéné catalytiquement. On indique comme rendement 0,6 tonne de camphre par tonne de térébenthine-
- REVUE ECONOMIQUE
- L industrie du goudron en Belgique. — L’industrie du goudron est liée à celle du coke et a suivi les progrès de celle-ci. En 1904, on comptait en Belgique 900 fours à coke avec récupération et l’on carbonisait environ 1.700.000 t- de houille. La guerre avait
- arrêté leur fonctionnement, mais depuis, l’on compte actuellement 50 usines de cokéfaction avec 3.100 fours à récupération employant 6.000 ouvriers. Plusieurs entreprises ont installé la fabrication d’ammoniac synthétique.
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- REVUE ÉCONOMIQUE
- O 1Q
- L'acide formique et l'alcool synthétique au Japon-— On signale une recrudescence des demandes d’acide formique japonais pour l’exportation. Jusqu’ici c’est la Yedogama Kogyosho qui est la seule productrice dans son usine d’Oltawa- Les exportations sont dirigées surtout vers les Indes Néerlandaises où cet acide est employé pour la coagulation du caoutchouc.
- La production actuelle d’alcool méthylique est d’environ 4.500 t., tandis que la consommation est de 5.500 t- Aussi la plupart des producteurs ont ou vont agrandir leurs installations. La Gosei Kogyo C° va porter sa capacité de 1.500 à 4.500 t., la Tokio Methanol C° va être montée pour fabriquer 3.000 t., enfin la Chosen Sekitan C° envisage de doubler sa production actuelle de 2.000 t.
- Nouvelles usines en U.R.S.S. — Le Gouvernement des Soviets a donné son approbation à la construction d’usines sur la rive Est de la Mer Caspienne. La production prévue est de 430.000 t. de sulfatede soude, 156.000 t. de carbonate de soude, 47-000 t-de soufre et 10.000 t. d’acide sulfurique. On y adjoindra une fabrique d’engrais azotés.
- La cellulose en Allemagne. — On estime à 16.000 t. la production allemande de cellulose, mais celle-ci sera portée à 45.000 t. en 1936; la consom
- mation étant de 70.000 t. on construit trois usines destinées à couvrir les demandes d ici quelques années-
- Soie artificielle en Hongrie. — On apprend que des pourparlers sont engagés entre la Société de soie artificielle hongroise d'Altenburg et la Snia Viscosa pour la création d’une compagnie nouvelle au capital de 10 millions de pengoes ; d’autre part, une autre société italienne la Cisa forme des projets analogues.
- La caséine aux Etats- Unis. — La production de la caséine en 1935 s’est élevée à 37,6 millions de Ibs; les années précédentes elle avait été de 37,3 millions en 1934 et 24,1 millions en 1933- Ce sont la Californie et le Wisconsin qui sont les districts où la production est la plus élevée avec 10,5 et 12 millions delbs.
- Résines acryliques aux Etats- Unis. — La Société du Pont de Nemours va commencer la construction d’une usine, à Belle (Virginie) pour la fabrication de la résine métacrylique provenant de la polymérisation du méthylacrylate de méthyle. Cette résine appelée Pontalite, se distingue par ses propriétés élastiques et sa transparence. En Angleterre, cette résine est fabriquée par la Mouldrite C° et porte le nom de Diakon, enfin, un autre produit est vendu sous forme de feuilles, de blocs ou de cylindres sous le nom de « Perspex ».
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Nouveaux produits de condensation. — 7. G. Farbenindustrie. — B. F. 792.846, 22 juillet 1935.
- Les amines obtenues par la réaction de l’oxyde d’éthylène sur l’ammoniaque se condensent avec l’urée, la thiourée, la guanidine pour former de nouvelles combinaisons susceptibles d’emplois comme résines visqueuses, agents d’encollage, d adjuvants à la teinture, l’impression etc.
- Stabilisation d’hydrocarbures chlorés. — 7. G.
- Farbenindustrie. — B. F. 794.653, 7 septembre 1935.
- Les hydrocarbures chlorés subissent une altération par le magasinage et on a déjà proposé d’y ajouter des stabilisateurs de nature très diverse : aniline, pyridine, quinoléine, diphénylguanidine, etc. Ces composés ont un point d’ébullition plus élevé que les carbures chlorés et se concentrent sur la marchandise lors du dégraissage. On propose d’utiliser des alcools bouillant de 80 à 120°.
- Nouveau procédé de stabilisation des carbures chlorés. — Schacken et Schmidt. — B. F. 794.878, 3 décembre 1934.
- On évite la libération d’HCl lors de la conservation
- d’hydrocarbures chlorés en y ajoutant 1 à 2 pour 1000 d’éthers dérivés de l’alcool butylique ou du tétrahydro-naphtalène de la décaline, etc.
- Dérivés de mercaptans. — Etablissements Kuhl-mann. — B. F. 794.830, 27 novembre 1934.
- On prépare des thioéthers de formule générale : R-S. (CH"—CH“)\H où R est un radical à au moins 2 atomes de carbone, en faisant agir l’oxyde d’éthylène sur les mercaptans ou les oxyéthylthioéthers. Ces composés sont solubles dans 1 eau et ont des propriétés détergentes.
- Préparation de glycols 1.2 à poids moléculaire élevé. — Bôhme Fettchemie Gesellschaft. — B. F. 795.391, 23 septembre 1935.
- On prépare ces glycols en fixant des hydroxyles sur les carbures oléfiniques, par exemple, l'hexadécène est traité par l’eau oxygénée en solution acétique on obtient l’hexadecanediol. Ces glycols sont ensuite éthérifiés par l’acide sulfurique.
- Aromatiques
- Phtalonitriles. — Imperial Chemical Industries. •— B. F. 792.702, 20juillet 1935.
- On prépare les phtalonitriles en déshydratant les phtalamides par l’action du phosgène au sein d’une base tertiaire, pyridine, dialcoylaniline.
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- 502
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Nouveaux nitriles d’acides aminocarboxyliques à poids moléculaire élevé. — I. G. Farbenindus-trie. — B. F. 792.962, 26 juillet 1935.
- On fait réagir sur les amines contenant au moins 6 atomes de carbone, le formol ou une autre aldéhyde et de l’acide cyanhydrique, on obtient le nitrile qui, ensuite, peut être hydrolyse en l’amino acide- Ainsi l'hexylamine fournit l’acide hexylaminoacétique. Ces produits sont des auxiliaires destinés à l’industrie textile pour le foulonnage, le lessivage, le dégraissage etc.
- Tétraaroylpyrènes-3.5.9.10. — Société pour l'In-
- dustrie Chimique à Bâle. — B. F. 792.821, 8 juil-let1935.
- On traite le pyrène par les agents d’acylation comme les chlorures d’acides (chlorure de benzoyle ou ses dérivés) en présence d’un catalyseur comme le chlorure de fer, par exemple.
- Nouveaux dérivés de l'anthraquinone. — I. G.
- Farbenindustrie. — B. F. 792.986, 27 juillet 1935.
- On traite par des catalyseurs susceptibles d’éliminer de l’acide halogéné les dérivés orthohalogénés des aryl-amino-1 -anthraquinones. Par exemple, la naphtylamino-1-bromo-2-anthraquinone est chauffée au sein de nitro-benzène bouillant, en présence de carbonate de potassium- Le composé cristallise et possède la constitution
- Ce composé forme une cuve rouge où la laine et le coton sont teints en bleu-verdâtre.
- Acides chrysènecarboxyliques. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 793.893, 19 août 1935.
- Le chrysène est d’abord halogéné soit en le traitant par le chlorure de sulfuryle ou le brome, puis les halo-génochrysènes sont chauffés avec du cyanure de cuivre et enfin le nitrile est saponifié. On peut aussi nitrer le chrysène, réduire, diazoter et décomposer par le cyanure de cuivre.
- Nitro et aminochrysènes substitués. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 794.534, 2 septembre 1935.
- On nitre les dérivés substitués en 2 du chrysène puis on réduit le groupe nitré. Les nitro et aminochrysènes sont utilisés comme matières intermédiaires pour la préparation des azoïques, des oxazines, des dérivés de l’anthraquinone.
- Nouveaux acides oxycarboxyliques, — I. G. Farbenindustrie. — B.F. 794.607, 5 septembre 1935.
- L’oxy-5-hydrindène dissous dans la soude est traité par l’acide carbonique sous 10 à 50 atm. de pression à 160°, on obtient l’acide oxycarboxylé. Cet acide peut être transformé en anilides et ceux-ci forment avec les diazoïques des colorants insolubles bruns ou olives.
- GOLORANTS AZOÏQUES
- Nouveaux colorants azoïques. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 794.481, 30 août 1935.
- On utilise comme diazoïques ceux qui dérivent des diamines dont l’un des NH2 est combiné à un reste d’acide carboxylé hydrogéné. On les copule sur des acides oxynaphtylaminesulfoniques dans lesquels le NH2 porte également un radical hexahydroaroylé. Par exemple, on diazote le N-acétylcyclohexylamino-1 -amino-4-benzène avec l’acide hexahydrobenzoylami-no-Y. C’est un colorant teignant la laine en rouge jaunâtre.
- Composés aminosubstitués. — I. G. Farbenindustrie. — Addition 46.097 du 23 avril 1935 au B. F. 774.122.
- On traite les colorants azoïques dans lequel X représente un halogène de la forme
- par les sels d’acides sulfiniques aromatiques de formule R SO’Mc, dans ces conditions l’halogène est remplacé par le groupe sulfone, puis on réduit; on obtient ainsi des diarylsulfones orthoaminées. Si la base diazotée est deux fois substituée en ortho par un halogène, on peut substituer les deux halogènes par des groupes sulfones.
- AZOÏQUES MÉTALLIFÈRES
- Colorants azoïques renfermant des métaux. — 7. G. Farbenindustrie. — B. F. 792.554, 29 juin 1935.
- Les complexes métalliques de colorants azoïques issus des diazoïques de l’acide amino-2-oxy-1 -benzène-sulfonique-4 substitués en 5 ou de l’acide amino-2-oxy-1-naphtalènesulfonique-4 ou de ses dérivés, combinés à un composé hydroxylé, sont soumis à l’action des acides ce qui élimine un groupement sulfonique situé en 4. Ainsi, le méthoxy-1-amino-2-chloro-4-nitro-5-benzène est diazoté et combiné avec l’acide oxy-1-naphtalènedisulfonique-4.8 et le colorant transformé en complexe chromique ; enfin, celui-ci est chauffé avec de l’acide sulfurique étendu. Le colorant teint la laine en bleu verdâtre présentant une remarquable solidité.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- Colorants azoïques et leurs composés chromés.
- — I. G. Farbenindustrie. —• B. F. 792.715, 20 juillet 1935.
- Les diazoïques de l’acide anthranilique et de ses dérivés substitués en ortho de l’aminogène sauf par un halogène, sont combinés avec la sulfonaphtylpyrazolone et les colorants transformés en complexes chromiques par ébullition avec le formiate de chrome.
- Azoïques chromifères. — I. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 792.845, 22 juillet 1935.
- On combine les diazoïques d’un dérivé d’orthoami-nophénol ou naphtol avec une aryle ou diaryle-1 -3-pyra-zolone . Par exemple, le diazoïque de l’acide chloro-4-amino-2-phénoI-1 -sulfonique-6 est combiné avec la chloro-2’-sulfo-5’-phényle-1 -phényl-3-pyrazolone et transforme en complexe chromique. C’est un rouge pour laine de bonnes solidités.
- Colorants azoïques. — Fabriques Sandoz. — B. F.
- 792.900. 24 juillet 1935.
- On part d’amines primaires diazotées qui renferment en ortho, un groupement
- yacyle I
- ^acyle II
- et on les combine avec des composants copulant en ortho d’un groupe hydroxyle, oxyalcoyle, aminé etc. Dans la formule précédente le groupe acyle I est constitué par SO2 alcoyle, SO2 aroyle, SO“ aralcoyle et l’acyle II est un reste d’un acide organique quelconque. Lorsque la copulation est terminée on saponifie ce groupe acyle II et les colorants obtenus teignent la laine et sont chromatables.
- Il en résulte que les colorants correspondent à la formule générale
- ,NH—SO2- RX
- C6H4<
- \N=N—C6H4
- les substitutions étant en ortho. Le groupe sulfaminé en conférant le chromatabilité se comporte donc comme un OH, OR, NH2 en ortho. Par exemple, on diazote le di-p-toluènesulfoamino-2-méthyl-5-amino-1 -benzène et combine à la sulfométhylphénylpyrazolone puis on chauffe avec la soude pour éliminer un groupe toluène sulfonique. Le colorant teint la laine en jaune devenant rouge brunâtre par chromatage. On peut aussi préparer directement le complexe chromique.
- Colorants azoïques çuivrés. — I. G. Farbenindustrie. — Addition 45.972 du 15 mars 1935 au B. F. 743.076.
- Les colorants azoïques halogénés de la formule générale
- Cl
- N —N—Ç
- r
- OH
- sont chauffés avec du sulfite de sodium, l’halogène est remplacé par SO H puis on fait agir un composé du cuivre comme le sulfate de cuivre.
- Colorants métallifères. - Etablissements Kuhl-mann — B. F. 794.817, 26 novembre 1934.
- On transforme en complexes métalliques les colorants azoïques résultant de la combinaison de diazoïques orthohydroxylés ou orthocarboxylés avec les éthers de l’acide P-oxynaphtoïque. Par exemple, le colorant orthooxyazoïque résultant de la copulation de l’acide oxy-1-amino-2-nitro-6-benzènesulfonique-4 et l’éther butylique de l’acide P-oxynaphtoïque est chauffé avec de l’alun de chrome en présence d’acétate de soude. Il teint les fibres animales en noir nourri.
- AZOIQUES SUR FIBRE
- Colorants azoïques sur fibre. - I. G. Farbenindustrie. — B. F. 792.434, 15 juillet 1935.
- On imprègne le coton avec un arylide oxynaphtoïque et on développe avec un diazoïque, en présence de sulfate d’ammoniaque-
- Exemple. On traite à environ 80°, le coton brut désencollé, sur un foulard à trois rouleaux avec une solution préparée ainsi. On forme une pâte avec 15 grs de oxynaphtoylaminobenzène, 15 cc. alcool dénaturé, 10 cc. huile pour rouge, 22,5 cc. soude à 34° Bé, dissout dans l’eau chaude et ajoute 3 grs de sel sodique de l’acide dibutylnaphtalènesulfonique et amène à 1 litre. On sèche la matière, et fait passer dans un foulard dans une solution de 9 grs chlorure de diazonium de l’amino-4-méthoxy-4’-diphényIamine, 10 grs sulfate d’ammoniaque anhydre pour 1 litre; puis on traite dans un vaporiseur pendant 30 secondes, rince et savonne. On obtient un bleu foncé de bonne solidité au lavage à la main.
- Colorants insolubles dans l’eau. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 792.449, 16 juillet 1935.
- On combine le diazoïque de l’amino-4-dinitro-3’.4’-diphénylamine avec les arylides oxynaphtoïques soit en substance soit sur la fibre; ce sont des noirs plus ou moins nuancés.
- Colorants azoïques. — Etablissements Kulilmann. — B. F. 792.481, 3 octobre 1934.
- Les p-diamines de la formule
- X
- NH2^ \NH2
- X .
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- OT
- O
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- sont susceptibles d’être monodiazotées dans le groupe NH' qui n’est pas voisin de X qui représentent des halogènes. On sait que les diazoïques, copulés avec les arylides P-oxynaphtoïques fournissent des bruns. On a trouvé que si dans les deux positions libres on introduit des groupes alcoyles, on obtient des bruns solides de nuances très variées. Ainsi, la diamino-1.4, dichloro-2.6-diméthyl-3.5-benzène diazoté et copulé avec les arylides donne des bruns de nuance variable suivant l'arylide.
- Colorants bleus. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — Addition 45.976 du 18 mars 1935 au B. F. 775.454.
- Le brevet principal décrit les colorants obtenus en combinant les arylides oxynaphtoïques de l’aniline et de ses dérivés ortho substitués avec les diazoïques de bases comme les phénoxyacétylamines, diéthoxyamino-benzènes de la formule
- OCAHS 1
- CSH-O-CHCO -NK >-NH3
- OC2H5
- On utilise maintenant les arylides dérivés des bases substituées en méta ou para ou en méta et para. On obtient des colorants violets.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 794.068, 21 août 1935.
- On utilise comme composés copulants les dérivés du P-oxytriphénylène
- Von
- comme son acide carboxylique ou les arylides de ce dernier. Les copulations sur la fibre donnent des nuances en général brunes. Mais on peut combiner aussi les oxytriphénylènes avec des diazoïques de bases sulfonees ce qui donne des colorants acides pour laine.
- Azoïques insolubles dans l’eau, — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 794.722, 11 septembre 1935.
- On combine les diazoïques d amines halogénées avec les arylides de l’éther acétylacétique dérivés des alcoyl-oxyanilines halogénées. Par exemple, on utilisera des arylides comme l‘acétylacétamino-1-diméthoxy-2.5-
- bromo-4-benzène qui, copulée avec le diazoïque de la dichlorométatoluidine donne un jaune. Ces colorants sont, en général, des jaunes qu’on peut produire sur fibre.
- Azoïques insolubles dans l’eau. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 794.741, 12 septembre 1935.
- Les réactions sont analogues à celles du brevet précédent mais les amines qui ont servi à préparer les arylides de l’éther acétylacétique ne renferment qu’un groupe alcoyloxy et un alcoyle- Ce sont également des jaunes.
- Nouvelles bases et leur application à la préparation de colorants insolubles. — Etablissements Kuhlmann. — B. F. 794.893, 4 décembre 1935.
- Les nouvelles bases résultent de la condensation de diamines (para) avec un halogéno-1 -nitro-4-benzène-sulfonique-2 puis réduisant et éliminant le groupe sul-fonique.
- Par exemple, on utilisera la p-aminodiphénylamine qui est condensée à l’autoclave avec le sel de Mg du chloronitrobenzènesulfonique; on réduit par le fer et hydrolyse par l’acide sulfurique étendu à 150°. Cette base diazotée est copulée avec les arylides oxynaphtoïques sur fibre; avec l’arylide dérivé de la chloroani-sidine on obtient un bleu.
- AZOIQUES POUR RAYONNE ACÉTATE
- Colorants disazoïques secondaires. — Imperial Chemical Industries. — B. F. 792.343, 11 juillet 1935.
- On combine une amine diazotée avec une amine copulant en para du NH2, rediazote et combine avec une amine alcoylée sulfato alcoylée.
- Ces dernières amines sont celles où l'alcoyle est le méthyle jusqu’au butyle et le sulfatoalcoyle, le sulfato-éthyle (CH'—CH2—OSO'H) ou le sulfatopropyle. Ces nouveaux colorants sont solubles dans l’eau et teignent la rayonne acétate en nuances allant du rouge au violet et au brun.
- Ainsi le colorant p-nitraniline—> crésidine—> éthyl-sulfatoéthylaniline teint l’acétate en violet rougeâtre rongeable.
- Colorants monoazoïques. — Imperial Chemical
- Industries. — B. F. 792.409, 13 juillet 1935.
- On prépare les colorants en diazotant un p-amino-arylhydroxyalcoyléther, c’est-à-dire par exemple l’éther
- NH-CSH —O-CICH'OH
- avec le p-crésol, puis on éthérifie le groupe alcoolique par 1 acide sulfurique. Ces colorants sont solubles dans 1 eau et teignent la rayonne acétate et servent aussi à l'impression.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- Colorants azoïques. — Fabriques Sandoz. — B. F.
- 792.450, 16 juillet 1935.
- Des colorants azoïques teignant la rayonne acétate en violet à bleu s’obtiennent par la combinaison des diazoïques d’amines de la formule
- Hal
- NEX >NO
- NO2-
- X
- où X est de l’hydrogène ou un halogène, avec des amines renfermant un groupement
- CH2 - CHOH - CHZOH N/
- R
- R étant un alcoyle ou de l'hydrogène. Par exemple, la bromo-6-dinitraniline-2.4 est diazotée et copulée avec la ?-Y-dioxypropylnaphtylamine-1. Ce colorant teint la rayonne acétate en bain de savon en bleu.
- Colorants monoazoiques solubles dans l’eau. — Imperial Chemical Industries. — B. F. 792.977, • 27 juillet 1935.
- Ces colorants renferment le groupement alcoylsulfo-nique, sont solubles dans l’eau et teignent la rayonne acétate. Par exemple, on diazote la p-nitraniline et combine à la N-éthylphényltaurine, le colorant teint, en solution aqueuse, la rayonne acétate en rouge. Le brevet donne de nombreux exemples avec les nitranilines chlorées, et les taurines dérivées de l’éthylène ou du propylène avec les amines aromatiques.
- AZOÏQUES POUR CUIR
- Colorants azoïques pour cuir. — Imperial Chemical Industries. — B. F. 792.699, 20 juillet 1935.
- Il s agit de polyazoïques qu’on obtient en copulant dans l’ordre suivant, la résorcine avec l’acide para-aminosalicylique ou le mélange technique ortho-para diazotés puis avec le diazoïque de l'orthoaminochloro-phénolsulfonique, OH—NH2-C1-SO3H=1.2.6.4 puis sur ce colorant on fait agir la diazoparanitraniline. Le colorant donne, sur cuir, des nuances brunes particulièrement unies.
- COLORANTS POUR CUVE
- Anthracéniques
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 792.555, 29 juin 1935.
- La condensation de l'o-aminoanthraquinone avec l’acide crésotinique ou son chlorure fournit un composé qui, en cuve peu alcaline, teint la laine en jaune verdâtre.
- Ethers sulfuriques stables de leucodérivés de colorants pour cuve. — Durand et Huguenin. — B. F. 792.611, 17 juillet 1935.
- Certains éthers-sels, surtout ceux des leucodérivés anthracéniques sont stables en pâte, alors qu’en poudre ils s’altèrent, même en présence d’alcalis.
- On a trouvé qu’on peut les stabiliser par l’addition d’un composé collant comme la colle, la dextrine, la mélasse, le glucose, avec un alcali.
- Pyrènequinones halogénées et colorants dérivés. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — B. F. 793.083, 5 juillet 1935.
- Les pyrènesquinones sont traitées par les agents halogénants, chlore, brome, chlorure de sulfuryle, en présence d’un dissolvant. Ces pyrènequinones halogénées sont ensuite amenées à réagir sur des composés ayant un hydrogène ou un métal remplaçable liés à O, N, S.
- Par exemple, la pyrènequinone est bromée en milieu sulfurique à 40-45°, on obtient la tétrabromopyrène-quinone. Celle-ci chauffée avec l’aniline et une petite quantité de cuivre donne un colorant qui teint le coton en vert olive. On peut remplacer l’aniline par quelques-uns de ses dérivés, des diamines, comme la benzidine, on obtient surtout des verts olive à noirs.
- INDIGOÏDES
- Colorants indigoïdes de la série du pyrène. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 792.667, 18 juillet 1935.
- Le point de départ est le cyano-3-pyrènesulfonique-4 qui est transformé en sulfochlorure, réduit, condensé avec l’acide monochloracétique, et on peut ensuite hydrolyser le groupe cyané et cycliser en même temps. On obtient ainsi le pyrène oxythiophène qui peut être transformé en colorant, et, par condensation avec la nitrosodiméthylaniline et hydrolyse, il donne la thioisa-tine correspondante.
- Colorants dérivés du thioindigo. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 793.894, 19 août 1935.
- On transforme les diméthyl-5.7-halogéno-6-oxythio-naphtènes en colorants symétriques, par oxydation ou en colorants dissymétriques en les condensant avec des composants appropriés (anilides d’isatines, de thioisa-tines etc.). On obtient des colorants thioindigoïdes rouges.
- COLORANTS ANTHRACÉNIQUES POUR LAINE
- Colorants chromatables de la série des anthra-quinoneoxazols. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 794.174, 26 août 1935.
- Les colorants de la série de l’amino-4-anthraqui-nonearyloxazols comme, par exemple :
- 3
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- 0 O—C—C6Hs AYYEN
- 0 NH
- sont traités par l’acide sulfurique fumant avec ou sans acide borique. Il s’introduit en même temps un ou plusieurs OH avec le groupe sulfonique. Ce sont des colorants acides pour laine susceptibles d’être chromés sur la fibre.
- Nouveaux dérivés de l'anthraquinone. - I. G.
- Farbenindustrie. — B. F. 794.182, 26 août 1935.
- Ces colorants qui peuvent être appelés anthraquinone-alcoylthioéthers sont obtenus en faisant réagir sur les mercaptans anthraquinoniques, les éthers alcoylchloro-sulfoniques. Par exemple, la mercapto-1 -anthraquinone est chauffée en milieu alcalin avec l’acide chloroéthane-sulfonique. Le dérivé qui résulte de la réaction de Na“S sur l’amino-1-bromo-2-paratolylamino-4-anthra-quinone et traité par l’acide chloroéthanesulfonique teint la laine en nuance bleu-verdâtre.
- Nouveaux colorants dérivés de l'anthraqui-none. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 794.570, 4 septembre 1935.
- On fait réagir les amines sur les amino-1 -bromo-4-anthraquinonesulfonique-2 renfermant dans l’autre noyau de l’anthracène des groupes sulfonylaminés substitués. On obtient des colorants qui teignent la laine en bleu-vert.
- Nouveaux colorants de la série anthraquino-nique. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 794.552, 3 septembre 1935.
- On fait réagir sur les acides amino-1 -halogéno-4-anthraquinonesulfonique-2, les trihalogénoanilines-1. 3.4.5. Ce sont des colorants teignant la laine en bleu.
- Nouveaux colorants de la série de l’anthraqui-none. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 794.603, 5 septembre 1935.
- Ces colorants sont des acides sulfoniques des aryl-amino-1 -arylamino-4-anthraquinones dans lesquelles le noyau arylaminé en 1 est hydrogéné et le groupe sulfonique placé dans l’autre noyau de l’anthracène en o ou p. Par exemple, l’acide hexahydrophénylamino-1-anthraquinone-6-sulfonique est bromé en solution aqueuse et le dérivé bromé est chauffé avec la p-anisi-dine. C’est un colorant qui teint la laine en vert.
- DIVERS
- Colorants acides pour laine. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 792.433, 15 juillet 1935.
- On condense les acides aminonaphtaliques avec des
- amines contenant un groupe chromatable et un groupe sulfonique, ou sinon, on sulfone le colorant. Par exemple, on condense 1 acide amino-4-naphtoique-1.8, sulfoné avec une sulfamide comme
- COOH
- 2 =
- Le colorant teint la laine en jaune vif et par chromatage il devient très solide à la lumière.
- Colorants de dioxazine. — I. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 792.987, 27 juillet 1935.
- On traite par les agents de condensation acides ou alcalins les dérivés de la benzoquinone de la formule générale
- O X NHR
- R-NE X’ 0
- où R et R' sont des radicaux monovalents sulfonés et X et X’ de l’hydrogène, un alcoyle etc. On obtient ainsi des dioxazines sulfonées qui teignent les fibres animales et végétales en nuances bleues, en général.
- Colorants de la série des thiazines. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 792.689, 19 juillet 1935.
- Ce colorant est obtenu en condensant l’acide para-aminodiméthylanilinethiosulfonique avec la monométhyl-o-toluidine en présence d’un oxydant (bichromate) et on isole la base du colorant, qui est insoluble. On forme ensuite les sels par combinaison directe avec un acide, le chlorhydrate se distingue par sa grande solubilité dans l’eau.
- Colorants du triarylméthane. — Impérial Chemical Industries. — B. F. 793.851, 16 août 1936.
- On traite les colorants du triphénylméthane dérivés d’une benzaldéhyde substituée en para par un reste remplaçable, par les éthers de l’aminophénol de la formule
- NHX >0- CH-CE— OH (ou OR)
- Ainsi les colorants du triphénylméthane obtenus au départ de la p-chlorobenzaldéhyde sont ainsi transformés en colorants clairs et solides à la lumière.
- Remarque. Les mêmes éthers dérivés de l’amino-phénol trouvent leur emploi pour l’obtention de colorants azoïques pour rayonne acétate (voir B.F. 792.409 plus haut).
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Nouveaux colorants pour mordants. — Société Durand et Huguenin. — B. F. 794.570, 4 sept. 1935.
- Le B. F. 384.556 décrit les produits de condensation de l’acide aminosalicylique avec un acide naphtol ou naphtylaminesulfonique en présence de bisulfite. La proportion est de 2 mol. d’acide aminosalicylique pour 1 mol. de naphtolsulfonique, mais la seconde molécule du premier est liée faiblement et peut être éliminée par un acide. Ce nouveau composé se condense avec les nitrosés des amines en donnant des colorants pour mordants qui peuvent servir dans l’impression du coton.
- Colorants du groupe des cyanines — I. G. Far-benindustrie. — B. F. 794.654, 6 septembre 1935.
- Ces sensibilisateurs photographiques sont obtenus par la condensation des méthyl-2-p-P -naphtolthiazols avec des sels quaternaires de bases hétérocycliques.
- Les matières premières dérivent de l’acide P-naphtyl-amine-3-sulfonique sont réduits et condensés avec l’anhydride acétique.
- Composés des séries cæranthréniques. — I. G.
- Farbenindustrie. — B. F. 794.595, 5 septembre 1935.
- On réduit les coeroxonols ou cœroxénols par l’hydrogène en présence de catalyseurs ou par électrolyse. Par exemple, le diméthylcœroxonol est réduit, à chaud, par la poudre de zinc et la soude caustique. On peut aussi réduire par l’hydrogène et le nichel sous 100 atm. à 100° dans le cyclohexane.
- Produits intermédiaires nouveaux et leur application à des couches sensibles à la lumière.
- — Impérial Chemical Industries. — B. F. 794.776, 14 septembre 1935.
- Les diamino-4•4’-tétraalcoyloxy-2.2’-5•5’-triphényl-méthanes, obtenus par exemple par condensation de la benzaldéhyde avec une dialcoyloxyaniline, sont tétrazo-tés et sont alors sensibles à la lumière. Du papier imprégné puis exposé à la lumière sous négatif et ensuite développé avec la résorcine, la phloroglucène et donne des images colorées.
- BIBLIOGRAPHIE
- La Tannerie, par MM. L. MEUNIER, C. VANEY avec la collaboration de MM. GHAMBARD, JAMET, GAS-TELLU et LOOS. Tome I, un volume 800 pages, Gauthier-Villars, Editeurs, Paris, 1936.
- Ce premier volume est divisé en 10 chapitres dans lesquels on étudie progressivement les propriétés des peaux, leur préparation en vue du tannage, des tanins employés et leurs méthodes d’analyse, les différents procédés de tannage, végétal, minéral, les tannages divers et les traitements ultérieurs comme la nourriture des cuirs et enfin la teinture du cuir.
- Cette première partie est un résumé de l’ensemble des cours de chimie générale, d’histoire naturelle ainsi que du cours d’analyse chimique enseignés à l’Ecole Française de Tannerie de Lyon.
- Dans le chapitre premier intitulé : Etudes préliminaires, M. le Professeur Meunier donne un résumé des notions scientifiques générales dont la connaissance est nécessaire pour la compréhension des différents chapitres.
- Ce sont en quelque sorte les définitions des termes comme l’acidité, l’activité, la concentration en ions hydrogène ou pH, les tampons et les principes des différentes méthodes de mesure du pH. Une étude des propriétés générales des colloïdes, leur pression osmotique, l’équilibre de membrane de Donnan, l’énergie superficielle des colloïdes, les gelées, les émulsions. Une autre partie de ce chapitre traite des protéines, de leur constitution, de leur hydrolyse, de la fermentation, des diastases, des enzymes, etc.
- On peut se rendre compte que l’application de ces données, dont certaines ne sont connues que depuis très peu de temps, a totalement transformé l’industrie du
- cuir. On a 1 impression que c’est précisément dans une industrie de cette nature, où les matières premières sont d’origine et de caractères si différents et où interviennent, à côté de réactions chimiques complexes, des actions microbiennes et diastasiques, que les méthodes de contrôle rigoureux puissent rendre des services qui étaient insoupçonnés des tanneurs d’autrefois.
- Certes, la fabrication du cuir par tannage remonte aux périodes les plus reculées, mais 1 ignorance des causes qui interviennent aussi bien pour la bonne que pour la mauvaise réussite des opérations laissait une large part au hasard ou à l’empirisme.
- La lecture de cet ouvrage considérable montre que, maintenant, tout est dosé et rien n’est mis en œuvre sans qu’on ait fait l’analyse absolument comme s’il s’agissait d’une véritable industrie chimique. Les méthodes imaginées à l’Ecole de Tannerie par M. Meunier et ses collaborateurs y ont contribué pour beaucoup.
- Il est certain que tout industriel qui manipule le cuir et le transforme a maintenant sous la main un traité tout à fait remarquable.
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- The Principles and Practice of Textile Prin-ting. — Dr. G. TAGLIANI.
- Une nouvelle édition de l’ouvrage de MM Edmond Knecht et James Best Fothergill sera la bienvenue; après la mort du Prof. Dr. Knecht, c’est son collaborateur Fothergill qui se chargea de continuer cette publication. La première et la deuxième édition éditées par la Maison Griffin et C° Ltd., London, furent épuisées en relativement peu de temps, ce qui engagea
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- BIBLIOGRAPHIE
- Mr. Fothergill à en publier une nouvelle édition entièrement remaniée et complétée avec les dernières nouveautés comme colorants et produits auxiliaires.
- Les coloristes spécialisés dans l’impression seront reconnaissants à Mr. Fothergill pour la présentation de son traité, la judicieuse ordonnance des chapitres et pour tous les renseignements qui ont le mérite de s’appuyer sur des observations et expériences de la pratique. Il ne faut pas oublier que l’auteur a été pendant de longues années Directeur à la Manufacture Edmund Potter et C° Ltd. (Dinting Vale Print Works), filiale de la C.P.A. Ltd. et qu’il fonctionne comme expert à la section d’impression de l’Institut textile de Londres. Tout ceci explique dans quelles circonstances les 800 pages de l’ancienne édition de 1924 comportent aujourd’hui 250 nouvelles pages. Un grand nombre d’échantillons et de planches rehaussent l’intérêt du texte. A côté de l’impression sur coton qui s’attribue la grosse part, l’auteur expose à fond l’impression des autres fibres naturelles et artificielles.
- La gravure, les divers procédés d’impression, les traitements préliminaires ou subséquents, les apprêts sont traités d’une façon particulièrement claire de sorte que les jeunes chimistes ou techniciens ne peuvent que s’en féliciter.
- Le manuel de l’impression par James B. Fothergill sera, à côté d’ouvrages classiques plusanciens, le volume que chaque chimiste-coloriste tiendra à avoir sous la main.
- Le titane et ses composés dans l’industrie par M DERIBÉRÉ, Ingénieur E B.P., 1V-154 pages13X21, avec 9 figures, 1936 (230 gr.) Broché : 18 frs. Dunod éditeur, 91, rue Bonaparte, Paris-6e. Chèques postaux Paris 75-45. .
- Le titane, jugé longtemps comme élément rare, est en réalité fort répandu. Il a pénétré aujourd’hui dans la pratique industrielle, soit comme élément métallurgique dont les propriétés améliorantes sont précieuses, soit sous forme de composés dont le plus important est, sans contredit, le bioxyde précipité sous forme d un pigment blanc. De nombreuses industries ont adopté ce pigment comme charge ou comme colorant et ses caractéristiques remarquables permettent, dans de nombreux cas, l’obtention d un résultat meilleur à un prix moindre.
- Le titane mérite donc d’être connu, et c’est pour le faire connaître que l’auteur a écrit ce traité, avant tout pratique et directement utilisable, où, après avoir étudié le titane et ses composés dans leur ensemble, il mentionne leurs applications industrielles et leurs possibilités variées, en s’étendant tout particulièrement sur les pigments à base de blanc de titane. Un appendice réservé au contrôle rapide et pratique de ces pigments ainsi qu’une longue liste de références relatives aux brevets et aux études publiées sur le sujet achèvent de faire de cet ouvrage un guide extrêmement précieux pour les industriels, les ingénieurs, les architectes, les peintres et les entrepreneurs ainsi que pour les chimistes.
- RESULTATS INDUSTRIELS
- Etablissements Cotelle et Foucher
- Réunis en assemblée extraordinaire, les actionnaires ont décidé de porter le capital social actuellement de 23.731.875 frs à 39.553.125 frs par l’incorporation et la transformation directe en actions d’une somme de 15.821.250 frs prélevée sur les comptes primes d’émission et réserve de prévoyance.
- Ces actions nouvelles, émises au pair et entièrement
- libérées, porteront jouissance du premier jour de l’exercice 1937-1938.
- Les statuts ont été modifiés en conséquence.
- Compagnie des Produits chimiques et Matières Colorantes de Mulhouse
- Les bénéfices bruts se sont élevés à 7.342.896 frs mais après déduction des frais généraux et amortissements la balance se solde sans bénéfice ni perte.
- TEINTURE-I MPRESSION
- LES DERMATITES
- On a souvent insisté dans cette Revue sur l’importance que présente, pour le teinturier, la question des dermatites dont l’origine est attribuée, à tort et à raison, à l’action nocive du colorant utilisé. Comme ces questions finissent géné
- ralement par le payement de dommages, il y a un intérêt évident à connaître jusqu’à quel point la responsabilité du teinturier se trouve véritablement engagée.
- Il est singulier que, malgré l’importance de ce
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- LES DERMATITES
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- problème, il ne semble pas qu’en France aucune association professionnelle ni aucune chambre syndicale s’en soit occupée.
- C’est en Angleterre qu’on a fini par s’émouvoir et aussi par agir. Déjà l’année dernière, la Society of Dyers and Colourists justement émue par les condamnations de plus en plus fréquentes de teinturiers, avait nommé une commission avec mission de soumettre la question à une étude approfondie. Ce comité a commencé ses travaux en collaboration avec la Colour Users’ Association.
- Au début du mois d’octobre, une grande réunion a eu lieuà Londres, quia rassemblé la majorité des sociétés et des associations de l’industrie textile de la Grande-Bretagne. Elle a émis le vœu demandant que des mesures immédiates soient prises pour examiner toutes les plaintes se rapportant à des dermatites soi-disant occasionnées par les textiles ou autres vêtements. Un comité a été constitué afin de recueillir les fonds et pour entreprendre toute action qui pourrait être jugée désirable.
- On a déclaré que, dans la majorité des actions intentées, il a été démontré que la cause de l’accident n’était pas due à une défectuosité de la fabrication, mais plutôt à une tendance individuelle personnelle au malade, c’est-à-dire à une idiosyncrasie.
- D’autre part, le Dr. Cox a traité de l’aspectchi-mique des dermatites, dans une conférence faite à la Société de Chimie Industrielle à Londres, le 5 octobre dernier.
- Il a d’abord montré que les cas de dermatites deviennent de plus en plus fréquents mais que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, les cas les plus nombreux ne sont pas rencontrés dans les industries des colorants, des intermédiaires, mais dans celles des alcalis, des huiles, des pétroles, du sucre.
- On peut considérer que les dermatites sont occasionnées par diverses causes : la corrosion directe et la destruction des tissus, ce qui peut être dû à une deshydratation (acides ou anhydrides), à une oxydation (acide nitrique, perchlorate, acide chromique) ou à une précipitation des protéines par le tanin ou les sels métalliques. Les mêmes effets peuvent être produits par des poudres qui durcissent la peau, formol, chaux et aussi certains colorants ; les solvants organiques qui enlèvent la graisse de la peau et perturbent le métabolisme normal et enfin les produits qui attaquent les extrémités nerveuses comme l’ypérite, l’huile de croton, etc.
- Le Dr. Cox cherche à savoir comment un composé quelconque arrive-t-il à provoquer une dermatite? Il voit deux possibilités :
- I° Il faut qu’il puisse pénétrer dans l’épiderme, soit par lui-même, soit à la faveur d’un véhicule organique ou d’un lipoïde;
- 2° Après avoir ainsi pénétré dans les tissus, cette substance doit réagir sur le sérum du sang ou sur un de ses constituants, de manière à troubler l’équilibre d'oxydo-réduction.
- Dans le but de soumettre ces questions à l’expérience, l’auteur s’est d’abord adressé à la paraphénylènediamine.
- Tout d’abord on connaît la résistance qu’offre la peau saine au passage des produits chimiques; on a fait à ce sujet un grand nombre de constatations. L’auteur a pu montrer que la peau fraîche résiste à la pénétration de la paraphénylènediamine pendantenviron 12 heures; au contraire, la peau morte est perméable à un grand nombre de substances. On sait que lorsqu’un produit a pénétré dans les tissus en provoquant une inflammation, il n’y a de lésion que si l’animal est vivant.
- Il est connu que l’introduction de certaines substances dans le courant circulatoire d’un animal, rend celui-ci sensible vis-à-vis de produits contre lesquels il serait immunisé. Ces faits démontrent que les dermatites qui ne résultent pas d’une réaction directe d’un produit, exigent la présence dans le sang d’un composé spécifique à côté de l’introduction du corps incriminé.
- On a publié des études sur l’effet des diamines sur les systèmes d’oxydroréduction (i), mais la plus grande difficulté réside dans la grande différence de la sensibilité de diverses personnes vis-à-vis de la même substance et ce phénomène est connu sous le nom d'idiosyncrasie. On a aussi parlé d'allergie, mais ces termes assez généraux ne font que masquer notre ignorance.
- Il suffit de très faibles quantités de substance pour produire expérimentalement une hypersensibilité vis-à-vis de certains réactifs. Plusieurs expérimentateurs ont montré que les cobayes auxquels on a injecté de faibles quantités de paraphénylènediamine sont devenus sensibles vis-à-vis de cette base.
- D’autres ont provoqué chez ces animaux la
- (1) D.-C. Harrison, Biochem. J., 1929, 982; Gyorgyi, Bio-chem. Zeitsch., 157, p. 79, 1925.
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- LES DERMATITES
- même sensibilité après leur avoir injecté du sérum de personnes qui étaient elles-mêmes sensibles à la paraphénylènediamine.
- Landsteiner et Jacobs (/. Exp.Méd., 1935,t.61, p. 643), ont montré l’influence de l’injection des dérivés chloronitrés sur la sensibilité et il est probable que les dermatites provoquées par les teintures pour cheveux ont une origine de cette nature.
- On pouvait aussi penser que l’état général de santé pouvait intervenir et il est connu que le manque de vitamines B est favorable aux dermatites. L’auteur a voulu se rendre compte si une déficience en vitaminesB insuffisante pour provoquer une dermatite ne rendrait pas un animal hypersensible à une action irritante venant de l’extérieur. Mais l’expérience faite sur des rats est restée négative. Cependant, l’influence de la nourriture sur la sensibilité des animaux résulte des expériences de Mayer et Schutzberger (Arch. fur Dermat., t. 24, p. 537, 1924) qui ont trouvéque certaines plantes vertes absorbées en été rendent les animaux insensibles, alors que les plantes sèches leur communiquaient, au contraire, une grande sensibilité.
- L’auteur examine ensuite l’action des matières colorantes fixées sur divers supports : fourrures, cuir, cheveux, etc.
- Fourrures. — On peut ranger les colorants utilisés en trois catégories: les colorants végétaux, rarement nocifs, les colorants d’oxydation comme la p-phénylènediamine et ses dérivés, les amino-phénols, etc., qui sont les plus fréquemment incriminés et les colorants azoïques appliqués sur les peaux chromées.
- TEXTILES. — Si on considère que l’on teint des millions de mètres de tissus, le nombre des cas de dermatites est très faible, mais cependant non négligeable. Il n’y a pas de type de colorant particulièrement actif, mais presque chaque colorant peut être considéré comme ayant une action sur la peau si on l’essaye sur un nombre de personnes suffisamment grand. Ainsi, voici une liste de colorants qui ont été trouvés comme ayant provoqué fréquemment de l’irritation.
- Soudan W, Brun Bismark, Jaune de Naphtol, Aminoazobenzène, Diméthylaminoazobenzène, Acide picrique, Vert Malachite, Violet Méthyle, Jaune Métanile, Base de Noir Diphényle, Orangé II, Jaune de Martius, Fuchsine Acide, Bleu à l’alcool, Bleu alcalin, Eosine, Erythrosine, Phlo-xine, Safranine, Acridine, Chrysoïdine, Aurantia,
- Rouge de paranitraniline, Vert de Résorcine, Jaune Victoria (r). Les colorants de cuve se sont montrés inertes.
- Les colorants azoïques acides qui sont facilement réductibles, peuvent être considérés comme suspects, car l’auteur a observé une telle réduction sous l’action de la sueur et de bactéries.
- Les colorants développables et les colorants récemment introduits pour la teinture de la rayonne, ont causé quelques cas de dermatites que l’auteur attribue à la présence d’acide oxynaph-toïque.
- Dans le cas de la laine, à côté des colorants indiqués ci-dessus, il peut s’y trouver de l’acide sulfureux, de l’acide formique et des tracesd’acide sulfurique. Trotmann (J. Soc. Dyers and Col., 19 3 5, p. 284) a signalé jusqu’à 0,2 5 % dans des tricots de laine. Aussi y a-t-il eu des plaintes concernant de la laine qui n’avait pas été teinte. L’auteur cite l’action intentée récemment à l'Aus-tralian Knitting Mills pour de la laine tricotée ayant causé des dermatites et dans laquelle on avait déceléla présence de sulfites; il en estrésulté une condamnation à 2.450 € de dommages.
- Cuir. — Il y a souvent des dermatites occasionnées par les cuirs des chapeaux, mais ceci est plutôt dû à la chaleur combinée à la transpiration. Souvent aussi cela provient des composés chro-miques ou d’une acidité ou encore de l’excès de certains sels. Les chaussures ont aussi occasionné des irritations qui peuvent être dues à l’action décomposante de la sueur sur les colorants; on a aussi rendu responsable les teintures en noir d’aniline ou les cirages contenant de l’aniline.
- Caoutchouc. — Les principaux corps irritants que l’on peut rencontrer dans le caoutchouc sont les accélérateurs et les anti-oxydants.
- Teintures pour cheveux. — On se rend compte de leur importance par le fait qu’en Allemagne on vend plus de 10 millions de paquets par an; on compte environ 320 cas de dermatites dont 20 sont graves.
- Comme la paraphénylènediamine est toxique, on a cherché à lui trouver des substituts parmiles diamines, les aminophénols. Mais il existe aussi des compositions contenant des sels métalliques de bismuth, plomb, antimoine, mercure.
- (1) Sachs, Arch. f. Derm., 116, p. 555, 1913; Annual Report of H. M. Inspecter of Factories 1910 et 1924; Hau-nay, J. Soc. of Dyers and Col., t. 48, p. 255, 1932; L. Bonnet, R.G.M.C., 1934, t. 38, p. 417; Hoffmann, Méd. Klin, 1925, 18.
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- Enfin, il faut aussi ranger parmi les matières pouvant occasionner les dermatites, des savonsqui sont souvent plus ou moins irritantes par suite de leur alcalinité.
- Les cosmétiques ont aussi déjà provoqué des accidents, Fauteur cite les cas d’irritation produite par des crayons destinés à noircir les sourcils ouà les remplacer après l’épilation de ceux-ci. Le mélange de colorant et de matière grasse pénètre là où les poils ont été arrachés.
- Mais ce sont là des cas spéciaux qui sont à l’écart des dermatites que l’on déclare occasionnées par une négligence de l’opérateur lors de la teinture d’un textile ou d’une fourrure.
- Pendant que les associations d’industriels du textile anglais se préoccupaient des dermatites occasionnées par les colorants, le Dr. Kœlsch faisait une communication à l’occasion du Verein Deutscher Chemiker, à Munich sur le mêmesujet. Mais, se plaçant à un point de vue plus général, il a surtout traité de l’action corrosive des produits chimiques et des moyens d’en guérir les atteintes.
- Le Dr. Kœlsch a montré que la peau, parsuite des matières grasses secrétées par les glandes sébacées, offre une protection naturelle contreles réactifs chimiques. Lorsque l’activité de ces glandes devient déficiente, il en résulte une sensibilité plus grande de l’individu qui devient ainsi plus apte à
- contracter des dermatites, surtout par suite du fendillement de l’épiderme. Dans ces conditions, on peut se demander si le lavage des mains avec le savon est à préconiser le matin avant le travail; il s’en suit une élimination complète des corps gras protecteurs et une sensibilité plus grande vis-à-vis des alcalis. On a essayé de remplacer, pour le lavage, le savon par une autre matière, le « précutane » qui ne libère pas d’alcali.
- Pour enlever les colorants qui tachent les mains, il faut éviter l’emploi d’agents trop énergiques; la plupart du temps, le lavage avec l’eau chaude et le savon et l’emploi de la pierre ponce sont suffisants. Le savon noir qui contient de la potasse ou l’hypochlorite doivent être écartés, car ils provoquent aisément de l’eczéma. Lorsque les colorants sont particulièrement résistants, le Dr, Kœlsch préconise d’utiliser une pâte composée d’hypochlorite de chaux, de carbonate de soude, de carbonate de chaux précipité et d’eau et de rincer immédiatement dansune solution de bisul-sulfite à lo %, puis à l’eau courante.
- L’hydrosulfite peut aussi convenir; on commence par laver les mainsavec du savon, puis on projette sur elles un peu d’hydrosulfite en poudre en frottant les mains encore mouillées, on rince ensuite à fond et frotte avec un peu de lanoline.
- A. W.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Mesure photoélectrique des quantités de lumière, pour la détermination de la résistance des teintures à la lumière. — H. RIS. — Melliand Textilberichte, juin 1936, p. 498-500.
- Dans les méthodes directes de détermination des dégradations produites par la lumière sur les teintures, différents essais ont été institués pour déterminer numériquement, par mesure physique, la quantité de lumière agissante (Sommer, Melliand Textilberichte, 1932, 13, 214; Toussaint-Pinte, Bull. Fédér- Assoc- Chim. Color., 1932, p. 90-196).
- Pour se rapprocher le plus possible des vraies conditions d’insolation, l’appareil de mesure doit, dans sa sensibilité spectrale, enregistrer la répartition del’énergie, dans la plus grande étendue du spectre solaire. Cette condition est importante, carla lumière solaire subit de grandes variations par les différents états de l’atmosphère (humidité de l'air, nuages, position du soleil, suivant l’heure et la saison, particules en suspension dans l’air, etc...).
- Ces perturbations affaiblissent le plus fortement les rayons ultra-violets et bleus, tandis que les rayons de
- grande longueur d’onde : orangé rouge et infra-rouge, sont le moins affaiblis par absorption.
- L’intensité lumineuse peut atteindre 100.000 lux dans les périodes de meilleur éclairement (mi-mai à mi-juillet, entre 11 heures et 15 heures).
- En collaboration avec E. Braun, l’auteur vient de construire un appareil de mesures photo-électriques, fonctionnant à l’aide de cellules de sélénium.
- Chaque jour l’intensité lumineuse est enregistrée sous forme de diagramme, à l’aide duquel on peut facilement déterminer, parplanimétrie, la quantité de lumière reçue journellement. L. B.
- Teinture d’ensouple. — A. SGHOBERT. — Spinner und Weber, février 1936, p. 30-32.
- Pour que la teinture des chaînes sur ensouple soit réalisée de façon impeccable, il faut que le rouleau soit pénétré régulièrement et que la chaîne se déroule facilement au cours de l’encollage-
- Une condition essentielle réside dans un enroulage très régulier des fils de chaîne, chaque fil doit supporter la même tension pendant l’ensouplage.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- Le danger de mauvais unisson est moins grand avec les gros fils (n° 16, 20) qu’avec les fils fins (n° 40), pour lesquels les moindres irrégularités de tension, dans l’ensouplage, se traduisent par des différences de teinture.
- Pour ensoupler bien rond et pour faire passer facilement les chaînes sur rouleaux de teinture, l’auteur recommande la machine à ensoupler, système Schla-fhorst et C°.
- L. B.
- L’influence du procédé de teinture sur la résistance au porter des draps d’uniforme. — H. SOMMER. — Melliand Textilberichte, avril 1936, p. 338-344.
- La résistance au porter, autrement dit la résistance aux actions mécaniques et, en particulier, au frottement, des draps d’uniformes, est conditionnée de façon importante, par l’endommagement de la laine qui se produit, à l’usage, sous les influences atmosphériques.
- Le degré d’endommagement de la laine, abstraction faite de sa relation logique avec la durée d’exposition aux intempéries, dépend de la protection contre la lumière que confère la profondeur de coloration. Il est, par conséquent, plus élevé pour les draps verts (feldgrau), que pour les draps bleu-marine.
- L’influence du procédé de teinture à l’égard de la résistance au porter s’exerce seulement sur les draps bleu-marine- Les essais ont montré que c’est la teinture à la cuve qui convient le plus favorablement et, au contraire, la teinture chromée ultérieurement, qui a 1 action la plus défavorable, vraisemblablement par suite d une insuffisance du chromatage de la substance fibre.
- Les avantages de la teinture à la cuve en bleu-marine comportent principalement une fixité un peu meilleure, une plus grande résistance aux influences atmosphériques et une meilleure solidité à la lumière. Par contre, la teinture bichromatée présente une meilleure solidité au frottement.
- Il est vrai que, actuellement, cette différence est moins marquée, depuis l’apparition du bleu brillant métachrome BL, qui convient spécialement pour le bleu marine avec une excellente solidité à la lumière.
- L. B.
- Les colorants Immedial (au soufre) dans la teinture de la mi-laine. — R. HAYNN. — Melliand Textilberichte, mars 1936, p. 226-227.
- Les colorants au soufre, on le sait, montent sur les fibres cellulosiques sous forme de leuco-composés. Leur cuvage nécessite une teneur assez élevée en sulfure de sodium. Les colorants au soufre, cuvés avec de l’hydro-sulfite, précipitent facilement et donnent des teintures insuffisamment foncées et dégorgeant facilement.
- Pour supprimer l endommagement de la laine par le sulfure de sodium on recommande, dans certains brevets, une addition de colloïdes, comme la dextrine, la colle, le tanin, le glucose. On admet que les colloïdes enrobent les fibres, les protégeant ainsi contre l’attaque de la
- soude caustique, formée hydrolytiquement par le sulfure de sodium.
- L’action de ces agents est suffisante pour les nuances claires et moyennes, mais pas pour les nuances foncées, même si l’on force les additions.
- Dans d’autres brevets, on cherche à supprimer l’attaque des fibres de laine par les bàins de sulfure alcalin, en diminuant la teneur en ions OH des bains de teinture, par addition de bisulfite de sodium, de lactate acide de sodium, de sels d’ammonium ou de phénol. Comme l’on dispose ainsi d’un moyen de réduire l’alcalinité jusqu’à la limite où les leuco-composés restent encore en solution, on arrive à teindre en ménageant parfaitement la laine.
- Pour faciliter la teinture de la laine, l’I. G. Far-benindustrie a mis récemment sur le marché des leuco-colorants Immedial, qui se dissolvent tout cuvés à basse température et qui montent à froid sur coton et sur rayonne. Il suffit de réduire le plus possible la teneur du bain de teinture en ions OH, par une addition appropriée de sulfate d’ammonium et de teindre en bain froid, pour éviter complètement l’attaque de la laine.
- Des essais pratiques sur tissu mi-laine bon marché (chaîne coton, trame laine renaissance), ont donné les résistantes suivantes, à l’appareil de Schopper :
- 1 ) trame laine renaissance du tissu mi-laine, teinte avec:
- 2 % vert cyanine d’alizarine G extra avec addition de 10 % sulfate de soude et
- 5 % acide acétique, pendant 1 heure et chromée avec
- 1 % bichromate de potasse, pendant 1/2 heure.
- charge de rupture : 85,5 kilos, allongement : 4,77 %.
- 2 ) chaîne coton du même tissu mi-laine, teinte avec :
- 10 % vert leuco-Immedial FFG
- 2 % carbonate Solvay
- 5 % ammoniaque
- 20 % sulfate d’ammonium, pendant l heure à 20° C.
- Après la couverture de coton, la trame de laine renaissance possédait la résistance suivante : charge de rupture, 82 kilos; allongement, 4,56 %.
- Comparativement le fil écru a donné les valeurs suivantes :
- charge de rupture, 105,5 kilos ; allongement, 4,54 %.
- On voit donc que la couverture du fil coton en colorants Immedial n’a pratiquement pas porté préjudice à la qualité du tissu.
- Des essais de teinture sur bobines croisées laine et vistra, ou cuprama ont montré que le toucher de la laine restait complètement doux.
- Les colorants leuco-Immedial s’appliquent aussi bien sur filés mixtes et bobines croisées de coton et laine renaissance, pour des nuances très solides au foulon, que sur pièces mi-laine, ou laine et rayonne en nuances solides au lavage, à la sueur et à la patte mouille (repas-sage). Dans la teinture en pièce, on combat l’oxyda-
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- BLEU SETACYL DIRECT RONGEABLE G SUPRA
- BLEU SETACYL DIRECT RONGEABLE 2R SUPRA
- Les deux
- Bleus pour l’article enlevage sur rayonne acétate
- J. R. GEIGY S. A.
- Bâle (Suisse)
- — Maison fondée en 1764 —
- En France :
- Produits GEIGY S. A., Huningue (Haut-Rhin)
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- NOUVELLES COULEURS
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- tion en ajoutant au bain, en l’espace d’une heure de teinture, de 2 à 3 grs d hydrosulfite par litre.
- On améliore la solidité au frottement des teintures foncées (bleu marine et noir) sur pièce, en traitant
- ultérieurement la marchandise par de la terre à foulon. Le sel solide Palatin O, en solution, agit aussi efficacement sur la solidité au frottement des teintures.
- L. B.
- NOUVELLES
- Compagnie française die Produits Chimiques et Matières Colorantes de St-Clair du Rhône
- Ajoutant deux nouveaux produits à la série de ses Bruns Directs pour coton, cette maison lance :
- 1° Sous le nom de
- Catéchine DIAMINE BJ
- un colorant de la famille des Catéchines Diamine BN et BR récemment signalées et dont il possède toutes les qualités de solubilité, d’unisson et de solidités, avec une nuance plus jaunâtre approchant beaucoup celle de la Catéchine Diamine BGS, mais plus stable à la lumière et au magasinage.
- 2° Sous le nom de
- Catéchine DIAMINE BAR une nouvelle marque de Catéchine homogène donnant la nuance de la Catéchine Diamine B et de la Catéchine Diamine BN avec une meilleure réserve des effets d’acétate de cellulose.
- Cette réserve est maintenue sur bain faiblement
- COULEURS alcalin alors que dans ces conditions les autres Catéchines et Bruns Directs salissent fortement l’acétate de cellulose.
- Par ailleurs, la Catéchine Diamine BAR possède toutes les qualités de solubilité et d’unisson ainsi que toutes les caractéristiques de solidités des Catéchines Diamines BR et BN. Elle les dépasse un peu en stabilité aux alcalis et à l’avivage. Elle est au moins égale en solidité à l’eau et à la sueur.
- N’ayant qu’une affinité modérée pour les fibres animales qu’elle teint à chaud dans un ton bien conforme à celui du coton et de la viscose, bien que moins fortement, cette nouvelle marque permet de très bonnes réserves de la laine sur bain alcalin, à froid et jusqu’à 45° C.
- Sa rongeabilité sur coton et viscose est remarquable, et les fonds de rongeants sont stables au vaporisage.
- En résumé, la nouvelle Catéchine par ses qualités d’unisson et de stabilité de ton supérieures, ainsi que par l’avantage qu’elle,présente en réservant 1 acétate de cellulose est appelée à se substituer à l’ancienne marque bien connue de
- Catéchine diamine B.
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- TEINTURE
- Traitement des fourrures. — BOEHME. — Feltche-mie-Gesellschaft. — D. R. P. 623.863, 29 nov. 1931..
- On rend les fourrures hydrofuges en leur communiquant un toucher doux en les imprégnant avec des émulsions de cires. Par exemple, on prépare le mélange de 200 grs cire de carnauba blanche, 200 cc. tétrachlorure de carbone, 50 grs colle de peau, 30 grs acide acétique à 30 % , 130 grs alun, 25 grs acétate de sodium et 565 cc. eau. Par agitation on provoque l’émulsion qui, pour 1 emploi, est diluée de son volume d’eau.
- Teinture et impression des fibres animales. — Durand et Huguenin. — D.R.P. 623.939,13 mai 1932.
- L’impression de la laine avec les colorants pour mordants de chrome nécessite un vaporisage prolongé d’une heure et plus, ce qui est souvent préjudiciable pour les coloris clairs. On a trouvé qu’en ajoutant une
- forte proportion d’un acide organique non volatil, oxalique, tartrique, citrique, adipique etc., il suffit d’un vaporisage de 8 minutes. Les acides eux-mêmes peuvent être remplacés par leurs sels ammoniacaux comme l’oxalate d’ammoniaque.
- Traitement des fourrures. — BOEHME. - Feltche-mie-Gesellschaft. — D. R. P. 625.445, 29 avril 1934.
- On peut imiter des fourrures de prix avec des peaux de moutons en recouvrant les poils avec un enduit formé d’une huile de lin dissoute dans un solvant organique comme le tétrachlorure de carbone.
- Teinture des fourrures, poils et plumes. — 1. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 625.188, 8 déc. 1933.
- On utilise des mélanges de sels de dioxynaphtalines (exceptéla 1.5) avec des amines substituées comme la di-méthyl-p-phénylènediamine, la diaminonaphtaline, etc. On peut opérer sur les marchandises mordancées au chrome; les nuances sont gris, bleu, ou jaune verdâtre.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- Teinture et impression avec les éthers sulfuriques des leucodérivés. — 1. G. Farbenindus-trie. — D. R. P. 624.374, 2 septembre 1933.
- Cette méthode qui s’applique à la cellulose et à la cellulose régénérée consiste à lui donner un traitement préliminaire avec des solutions de sels d’ammonium ou de phosphonium quaternaires ou de sels d’amines aliphatiques de poids moléculaire élevé. On augmente ainsi l’affinité pour les éthers sulfuriques des leucodérivés.
- Augmentation de l’affinité des éthers cellulosiques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 623.979, 22 janvier 1932.
- On augmente l’affinité de l’acétate de cellulose en la traitant par les acides thiosulfoniques organiques. Par exemple, on imprime la rayonne acétate avec une pâte formée de 300 parties de gomme arabique 1:1 et 100 parties de p-toluènethiosulfonate de sodium, vaporise au Mather-Platt 10 minutes et lave. Les endroits imprimés se teignent plus foncés avec les colorants pour acétate.
- IMPRESSION
- Impression des fibres végétales avec les colorants pour cuve. — Bleacher’s Association, C. S. Parker, C. L. Wall, F. Farrington. — D. R. P. 622.885, 22 mars 1934.
- On a déjà proposé d’imprimer le coton avec un colorant pour cuve mélangé à un sel de fer ou d’étain et de passer ensuite dans une solution alcaline pour provoquer la réduction et la fixation. Ce procédé donne des pertes par suite du départ du colorant dans le bain. On a trouvé que cette perte de colorant se trouve évitée si on utilise de la soude très concentrée et que 1 on opère sous tension pour éviter le rétrécissement en même temps qu’on élève la température-
- Impression avec les produits de réduction stables de colorants indigoïdes. — I. G. Far-benindustrie. — D. R. P. 623-589, 16 avril 1929.
- L’impression avec les indigoïdes se fait soit en imprimant la pâte du colorant réduit d’avance ou en imprimant le mélange du colorant avec le réducteur et développant par vaporisage. Ce dernier procédé donne dans le cas des thioindigos souvent, une fixation incomplète.
- On a trouvé que les produits de réduction stables des indigoïdes du brevet 522.761, donnent de bons résultats. Il n’est pas indispensable d’ajouter un réducteur mais cela est préférable-
- Impression du coton avec les colorants pour mordants au chrome. — Durand et Huguenin. — D. R. P. 623.648, 21 mars 1933.
- On sait que le coton lorsqu’il est imprimé avec les colorants pour mordants au chrome épaissis avec la gomme, acquiert un toucher rude. On a trouvé que les lactates de chrome ne produisent pas cet inconvé
- nient. Il faut remarquer que la gomme est l’épaississant qui donne les impressions les plus nettes et les plus fines surtout à la planche- Par exemple, on imprime avec le mélange de Chromocitronine R 20 grs, urée 50 grs, eau 306 grs, gomme arabique 1:1 600 grs, lactate de chromeà 14,5 % Cr2O3 24 grs. On sèche et vaporise 45 minutes, lave à l’eau froide, puis chaude, savonne et rince.
- Enlevages sur teintures de fibres animales. — Fabriques Grünau, Landshqff et Meyer. — D. R. P. 623.739, 23 avril 1933.
- Les enlevages sur la laine teinte se font par les réducteurs comme l’hydrosulfite ou les sulfoxylates. Mais ce procédé attaque plus ou moins la fibre, la rend moins élastique et souvent, les produits de réduction donnent une teinte brune aux blancs rongés. On y remédie en ajoutant de l’oxyde de zinc. On a trouvé que 1 addition de protéines empêche l’attaque de la fibre; ces produits résultent de l’hydrolyse des albumines, ils sont désignés sous les noms d’acides lysalbique et protalbique.
- Impression de fibres végétales et animales. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D. R. P. 623.751, 15 juillet 1933.
- Le procédé consiste à ajouter à la pâte d’impression des amides comme la benzènesulfamide, toluènesul-famide, aminobenzènesulfamide, naphtalènesulfamides-Ces composés peuvent aussi être ajoutés aux colorants destinés à être imprimés.
- Ainsi, à 200 parties d’une pâte de dichlorodiméthyl-thioindigo qui renferme 34 parties de colorant sec, on ajoute 40 parties de glycérine et 20 parties de méthyl-4-benzènesulfamide et on amène par corporation à 200 parties. On y ajoute alors 70 parties de glycérine, 500 parties d’épaississantadragante-britishgum, 1 20par-ties de carbonate de potasse, 100 parties sulfoxylate et 1 0 parties eau. On imprime, vaporise, lave et obtient des impressions plus corsées que sans addition de sulfamide.
- Production d’enlevages blancs sur la rayonne acétate noire. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 624.602, 24 mai 1929.
- L’acétate de cellulose se teint en noir par diazotation et copulation, ne se laisse pas bien ronger. On a trouvé que si la fibre est teinte avec l’aminobenzèneazodi-méthylaniline, ou le dérivé chloro-2-aminé, et ensuite diazotée etcopulée avec l’acide oxynaphtoïque on arrive à un rongeage parfait au moyen du formaldéhydesul-foxylate de zinc-
- Nuances solides sur laine. — Sociétépour l’industrie chimique à Bâle. — D.R.P . 624.484, 19 mai 1928.
- Ce brevet, qui a demandé 8 ans pour être accordé, décrit un procédé d obtention de colorants azoïques insolubles sur laine. On imprègne la laine avec une solution pas trop alcaline d’anilide ou de chlorotolui-dideoxynaphtoïque et on développe dans le diazoîque des chlorotoluidines ; on obtient des rouges solides.
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- L’OLÉINE DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
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- BLANCHIMENT= APPRÊTS
- L'OLÉINE DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- L’action particulière qu’exercent les sels d’étain comme anti-oxydants dans la transformation de l’oléine vient d’être mise en évidence par S -H. Bertram. Ce travail se trouve dans une brochure publiée par VInternational Tin Research Council à Londres (x).
- L’oxydation spontanée de l’oléine utilisée dans l’industrie textile cause de grandes difficultés par l’altération qui en résulte pour les marchandises et aussi par suite du danger d’incendie. On a étudié les facteurs qui provoquent ces accidents ainsi que les moyens d’y remédier. Ce sont évidemment les acides non saturés, comme l’acide oléique et lino-léique qui les déterminent. Le dosage de l’indice d’iode dont le maximum de 90 correspond à l’indice de l’acide oléique ne donne pas la certitude qu’il n’y a pas d’acides encore moins saturés puisqu’il peut y avoir en même temps des acides gras complètement saturés. Il en résulte qu’il faut trouver une autre réaction mieux en rapport avec les dangers d’oxydation ; c’est l’essai suivant Mac Key. Cet essai consiste dans l’observation de l’échau-ffement produit par l’oxydation de 14 grs d’oléine dont on imprègne 7 grs d’ouate dans des conditions déterminées. On a pris comme condition de sécurité le fait que la température de réchauffement ne dépasse pas ioo° dans la première heure et pas 2oo° dans la seconde heure. On considère comme normal un échauffement à 100-1020 en i 1/2 heure; le Laboratoire des textiles de Dellt accepte 100° après 1 heure, 1020 après 1 1/2 heure et I io° au maximum après 2 heures.
- En général, les traces de savon ou de métaux (fer, manganèse, plomb, cuivre etc.) sont indésirables car ils catalysent l’oxydation; de même l’humidité accélère l’autooxydation tandis que la pyridine et les huiles sulfonées la retardent.
- On a déjà breveté des antioxydants tels que le B-naphtol, l’hydroquinone, le pyrogallol, la quinone
- (1) Chemical Trade Journ., 23 oct. 1936, p. 337.
- et les amines aromatiques. Mais ils ne sont pas exempts d’inconvénients, ils provoquent des colorations et possèdent souvent des odeurs.
- L’auteur a trouvé un composé d’étain soluble dans l’oléine et qui est susceptible d’empêcher l’oxydation même à très faible dose. La préparation d’un tel composé se fait de la manière suivante :
- 11,3 grs de chlorure stanneux SnCl2 + 2H2O (= 0.05 mol.) ou d’une quantité proportionnellement plus importante de produit technique, (celui utilisé contenait 86,3 % de SnCl2.2H2O) sont dissous dans 7,5 cc. d’HCl (d — 1,19) en présence d’un petit morceau d’étain puis on ajoute 100 cc. d’eau et chauffe à l’ébullition. On rend alcalin par addition d’ammoniaque jusqu’à odeur fortement ammoniacale puis on chasse l’excès par ébullition et après refroidissement l’oxyde d’étain est filtré, lavé à l’eau, puis à l’alcool. L’oxyde encore humide est chauffé lentement à 175° avec 70 grs d’acide oléique, en agitant et en introduisant un courant de CO2, la solution devient jaune blanchâtre et la plus grande partie de l’oxyde se dissout. On refroidit à 120° dans un courant de CO2, ajoute 2 grs de terre d’infusoires et filtre par succion. On prépare de même le stéarate. Le benzoate d’étain s’obtient en dissolvant 10,5 grs de SnCl2.2H2O à 87 % dans 50 cc. d’eau chaude et quelques gouttes d’HCl et on y ajoute une solution de 38 grs de benzoate de soude dans 100 cc. d’eau; il se sépare du benzoate d’étain à l’état fondu, on le sépare, lave et sèche.
- En effectuant l’essai de Mac Key avec des oléines auxquelles on a ajouté 0,1 % d’étain on constate que même après 3 heures la température ne dépasse pas 1050 quel que soit le composé utilisé pourvu qu’ils contiennent la même quantité d’étain.
- Cette addition d’étain agit vraisemblablement comme réducteur des peroxydes contenus dans l’oléine et qui sont des activateurs de l’oxydation.
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- COMPTES-RENDUS DES SOCIÉTÉS SAVANTES
- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- ASSOCIATION DES CHIMISTES ET INGÉNIEURS
- DE LA CELLULOSE ET DU PAPIER
- Réunion à Berlin, 16 juin 1936.
- Le Dr. Hôllwig, de la Bemberg A. G., a fait une conférence sur la soie au cuivre-
- Il a indiqué l’état actuel de la fabrication de cette fibre qui est produite à l’usine de la Société Bemberg, à Wuppertal, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Italie, au Japon. De même, I’I> G. en fabrique à Dormagen, avec une licence, ainsi que le Dr. Kuttner à Pirna. La production allemande était de 85.000 kg. en 1921 et a passé à 5,9 millions en 1935, ce qui représente 12% de la production de la rayonne en Allemagne. La capacité des usines de Wuppertal et de Dormagen est de 25-000 kg. par jour.
- Pour fabriquer 1 kg. de soie au cuivre, il faut environ 1,25 de linters, 1,7 kg. de sulfate de cuivre, 0,65 kg. de carbonate de soude, 3 I. d’ammoniaque à 25% et environ 14 kg. de charbon avec 3 m’ d’eau; on récupère environ 85 à 90% du cuivre.
- La soie au cuivre est la plus fine, comme denier, des soies artificielles et aussi celle dont la ténacité est la plus grande, particulièrement à l’état mouillé. Parmi les perfectionnements il faut citer la production de fibre mate par addition d’oxyde de titane à la solution cuprique, la production de fibres teintes pendant le filage et, enfin, la fabrication de fibres ultra-fines dont le titre est de 1 denier.
- Contrairement à l’industrie de la viscose qui emploie la pâte de bois, la soie cuproammoniacale utilise des linters, mais comme le prix de cette matière première n’entre que pour un vingtième dans le prix de vente du kg. de soie Bemberg, on peut cependant considérer celle-ci comme une fibre d’origine allemande. Malgré l’achat des linters à l’étranger, il s’agit néanmoins d’une industrie qui provoque la rentrée de devises.
- Cette question a provoqué une discussion de laquelle il résulte que la perte globale de la purification des linters, mécanique, débouillissage, blanchiment est de 16 % en moyenne et qu’elle varie suivant leur provenance. Le conférencier a rappelé que ce problème est envisagé depuis longtemps.
- L’emploi des pâtes de cellulose utilisées généralement pour les rayonnes, fournit une soie au cuivre dont les propriétés sont moins bonnes que celle obtenue avec les linters ; elle ressemble à la viscose, le fil est plus dur et la ténacité se trouve diminuée. Les résultats sont meilleurs avec une cellulose suédoise qui renferme au moins 96 % d'o-cellulose.
- Réunion à Darmstadt, 26-28 juillet.
- Parmi les communications qui ont été présentées, il faut signaler celle du Dr. Harrison sur la détermina-tion de la solidité à la lumière des papiers colorés.
- Le conférencier a rendu compte des travaux de la commission technique de la British Paper Makers Association qui fut nommée en 1932 à l'effet de présenter une méthode pour évaluer la solidité à la lumière du papier coloré.
- On a examiné successivement les procédés suivants: 1 0 comparaison visuelle et classification d’après les types de teinture sur laine établis par la Society of Dyers and Colourists ; 2° emploi de types proposés par l’impression colorée de papie ; 3° méthode basée sur la diminution de la fluorescence ; 40 emploi d’échantillons de papier de coloration dégradée servant de types et préparés avec des mélanges de colorants de solidités différentes; 5° préparation de teintes standard par dégradation de teintes plus foncées ; 6° utilisation d’un produit susceptible de blanchir des échantillons teints; 7° comparaison des teintes avec des coins.
- Pour le procédé 6, on s’est servi de cellulose sulfi-tique blanchie teinte avec divers colorants de nuances différentes, dont la solidité à la lumière avait été de plus en plus diminuée par l’addition de proportion croissante d’hexadécylpyridinium (bromure). Cette échelle peut alors être utilisée comme celle des types teints sur laine.
- Mais cette méthode qui paraissait convenable a été abandonnée par suite des difficultés qu’on a rencontrées dans son application. La méthode 7 a été étudiéeplus à fond. Son but est double : elle se propose de mesurer l’intensité de la lumière à laquelle l’échantillon est exposé et ensuite de comparer la dégradation avec une échelle de types. L’intensité lumineuse se mesure à l’aide d’un papier actinométrique ; les types dégradés sont obtenus en exposant un échantillon à la lumière dont 1 intensité va en décroissant par la superposition d un coin en verre fumé. Mais vu le prix élevé d’un tel appareil, il peut être remplacé par un coin en papier transparent.
- Dans la discussion qui a suivi, Rieth a signalé que dans ce procédé l’emploi du photomètre d’Eder-Hecht est prohibé parce que les feuilles de gélatine sont détruites par la longue durée de l’exposition à la lumière; il est à craindre que les feuilles de papier transparent qui constituent le coin soient également altérées et que leur transparence en soit modifiée. Les coins en verre de Zeiss, au contraire, conviendraient très bien mais ils sont chers.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- BLANCHIMENT
- Agents auxiliaires textiles et de lavage enzymatiques. — F. OHL. — Die Kunstseide, janvier 1936, p. 23-25.
- Les enzymes, ou zymases, existent à côté des ferments organisés et formés. Leur nature n’est pas définitivement connue et l’on admet que les enzymes renferment des groupes amino et des hydrogènes très actifs, dans des fonctions aldéhydes. L’activité d’une enzyme dépend du degré de dispersion de son support colloïdal.
- Dans l’industrie textile, on utilise principalement les diastases de malt et de pancréas et aussi les diastases bactériennes. En ce qui concerne leur action, on distingue, dans les ferments diastasiques qui dégradent 1 amidon et les ferments trypsiques qui dégradent les graisses, les protéases et les lypases.
- On applique beaucoup les enzymes pour le désencollage (ferments diastasiques du malt, ou diastases bactériennes)-
- Les enzymes pancréatiques, ainsi que les protéases activées, servent au décreusage de la soie (produits enzymatiques à action protéolytique).
- Dans le lavage du linge, on fait usage d’enzyme trypsique- Altenburg recommande 1 emploi des ferments de ricin et Loeffler préconise celui des ferments bactériens. D’après Henkel et C°, on ajoute aux lessives de lavage, de l’uréase (ferment de l’urée, se décomposant en ammoniac et acide carb'onique).
- On a recommandé aussi d’incorporer des enzymes aux savons, par exemple addition de pepsine (suc gastrique d’animaux de boucherie) (Fabre et Cie), d’enzymes trypsiques aux savons désséchés (Fischer), incorporation d enzymes diastasiques aux savons (Bal-lantine et Sons).
- Mais, en réalité, ces additions ne conviennent pas, à cause de la sensibilité des enzymes à la chaleur et parce que l’action enzymatique dépend beaucoup du temps.
- Jusqu’à présent, on n’a pas réussi à préparer des enzymes à l’état pur. Les enzymes trypsiques employés dans les produits de lavage (pancréatine et pepsine) sont additionnés de charges (carbonate de soude) et de sel neutre (chlorure de sodium, sulfate de sodium). Le chlorure de sodium exerce une action favorable sur les diastases pancréatiques ; par contre, les sels de cuivre sont de véritables poisons. Letsche donne les références suivantes : au moyen de l’amylase de pancréas en milieu aqueux et avec un pH de 6,8, à 37° C. il s’est formé 18 grs de maltose en 10 minutes, tandis que, en employant une solution de chlorure de sodium n/5, dans les mêmes conditions, la diastase acquiert une plus grande activité de 100 % et il se forme 39 grs de maltose.
- L’addition d’enzyme aux lessives carbonatées d essan-
- geage, agissant toute une nuit, facilite beaucoup 1 élimination des impuretés grasses et des albumines.
- L. B.
- Les transformations chimiques que subissent les substances colorées, au cours du blanchiment au chlore. — E. SCHILOW. — Melliand Teæ-tilberichte, mai 1936, p. 425-427 et juin, p. 504-505.
- Dans un travail antérieur, en collaboration avec W. Minajew, l’auteur avait établi que la réaction entre les substances colorées et l’acide hypochloreux se déroulait dans le sens d’une fixation par addition de l’acide hypochloreux aux composés non saturés. Il peut actuellement préciser les principes suivant lesquels s’accomplissent les réactions de décoloration. A cet effet, il admet que les substances colorées, subissant une destruction par le blanchiment, appartiennent aux composés aromatiques ou hétérocycliques de caractère aromatique, qui renferment des groupes chromophores et auxochromes.
- Il n’y a pas de raison d’admettre que les substances colorées (pigments) contenues dans les fibres brutes soient différentes, bien qu’on n’ait pas encore éclairci la constitution de ces substances colorées.
- Le blanchiment au chlore opère une dégradation chlorurante des substances colorantes; s’il constitue une substitution aromatique, il doit s’interpréter théoriquement de la même manière. Antérieurement, l’auteur admettait que le processus de blanchiment se déroulait d’une façon semblable à l’addition d’acide hypochloreux aux composés non saturés. On peut supposer aussi que les substitutions, dans le noyau benzénique se font par addition avec formation de liaisons quinoïdes. Mais, l’auteur pense plutôt que les réactions provisoires ne vont pas jusqu’à la production d’un composé qui-noîde.
- Il est préférable d’admettre ici la formation catalysée de composés labiles, que l’on ne peut concevoir à I aide de la théorie des valences- Ces complexes labiles passent en la forme stable de différentes façons : soit en chloréthanols (phénomène aliphatique), soit en dérivés chlorés (phénomène aromatique)
- CH || +CIOH—> CH - CH C10H CH (aliphatique) CHC1 CHOH
- CH || +CIOH -> CH C10H cci - || +H20
- CH CH (aromatique) CH
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- Dans cette manière de voir, le processus aliphatique et le processus aromatique sont cinétiquement très semblables; ils sont soumis aux mêmes actions catalytiques.
- L. B.
- L’action de l’oxygène élémentaire et actif sur la cellulose, repérée par des mesures de viscosité. — E. SGHELLER. — Melliand Textilbe-richte, novembre 1935, p. 787-791.
- Lorsque la cellulose est attaquée par un réactif, sa longue chaîne de molécules est scindée en chaînes plus courtes. La variation de viscosité permet de déterminer ce phénomène. Dans ce but, le solvant qui convient le mieux est la solution de cupramine (3 % Cu, 16,5 % ammoniaque et 10 grs de glucose par litre).
- Dans le blanchiment à l’oxygène, l’action blanchissante est attribuée aux ions
- dont l action sur la cellulose est nulle. En outre, le H“O2 non dissocié ne blanchit pas les impuretés de la cellulose.
- L’oxygène élémentaire, en présence d alcali, agit sur la cellulose en rapetissant sa molécule- De même l’eau oxygénée non dissociée, dégrade la molécule de cellulose.
- Dans le blanchiment à l’oxygène, les ions de H2O2, en milieu alcalin (ou Na2O2) n’exercent, eux-mêmes, aucune action sur la cellulose.
- Le blanchiment à l’eau oxygénée, comme le blanchiment à l’hypochlorite, devient agressif pour les fibres au point de neutralité du bain.
- Le nettoyage des tissus de fibres synthétiques.
- — T. ASHLEY. — Textile Colorist, août 1936, p. 517-520.
- On doit apporter les plus grands soins au nettoyage des tissus de fibres synthétiques (rayonnes). Des variations de l’alcalinité des bains peuvent amener des différences de teinture. Les traitements alcalins augmentent jusqu’à une certaine limite l’affinité des rayonnes pour les colorants substantifs. Pareillement le crêpage de ces tissus est augmenté ou diminué par les variations qui surviennent dans le nettoyage. Plus la température des bains est élevée, plus le rétrécissement et le crêpage sont poussés. L’alcalinité des bains de nettoyage affecte aussi le lustre définitif des tissus, en particulier, celui de l’acétate. Il est naturellement important d’éliminer tous les encollages et huiles du tissu avant teinture-Les résidus d’amidon ou de cire utilisés pour faciliter le tissage, 1 ensouplage ou autre préparation préliminaire sont une cause certaine de la mauvaise pénétration de la couleur et du marbrage de la teinture. Le toucher et l’aspect des tissus de rayonne et d’acétate bien nettoyé est un toucher doux et élastique ; inversement son
- toucher est rèche et cotonneux, son aspect est terne et les teintures sortent marbrées. De nombreuses sortes de tissus doivent subir des préparations avant d être nettoyées (crêpes acétate et rayonne, taffetas rayonne, satins rayonne, etc.)
- Souvent des cassures se forment dans les pièces.
- Les tissus d’acétate peuvent être rendus plastiques par l’action de la chaleur, de la vapeur ou de la pression. Dans cet état plastique, on peut leur donner une forme que l’on fixe par refroidissement. Par exemple, on gauffre à la machine certains tissus d’acétate avant de les nettoyer. Dans ce but, on les enroule sur ensouple, puis on les rame avant de les passer à la calandre gau-freuse, dont le rouleau gaufreur est chauffé par la vapeur. Au préalable, le tissu passe sur un tube à vapeur perforé, recouvert d’un tissu léger de coton, pour être légèrement humidifié. Le tissu ainsi gaufré est prêt pour pour le nettoyage; il ne se crêpe pas au hasard, mais suivant les dessins produits par la calandre.
- Les tissus crêpe acétate et viscose arrivent souvent avec de nombreux plis qu’il est nécessaire de faire disparaître avant le nettoyage. Mais, comme le crêpage de ces tissus est très fin, on gaufre rarement ces derniers. Cependant, un calandrage à chaud prévient souvent la formation des cassures.
- Les taffetas et les satins de rayonne sont ramés au préalable, car on les traite directement au jigger.
- Les crêpes de rayonne ne sont pas gaufrés, mais le calandrage à chaud provoque le ralentissement du crêpage au cours du nettoyage du tissu, d’où diminution des cassures.
- Pour nettoyer au large les tissus lourds on se sert souvent d’une machine en continu : le tissu entre dans un bac de mouillage, au moyen d’un rouleau qui tourne à une vitesse de 10 à 15 % plus grande que celle du rouleau de sortie. Celui-ci permet au tissu de se crêper naturellement sans tension excessive sur les rouleaux. Souvent un régulateur à rouleaux est installé à mi-course dans le bac de mouillage, afin de permettre à l’opérateur de mesurer plus facilement la vitesse à laquelle il faut faire tourner les rouleaux d’entrée et de sortie pour obtenir le maximum de crêpage avec le minimum de tension. Ensuite, le tissu imprégné de solution de soude caustique ou d’agent hydrolysant l’amidon, tombe sur un tablier tournant, dont la vitesse est réglée pour que le réactif chimique ait tout le temps de produire son action avant que le tissu soit entraîné par un rouleau pour être rincé à fond par des gicleurs dans un bac de rinçage. De là le tissu passe dans un autre bac contenant un bain chaud de savon et de carbonate; deux bacs disposés à la suite, sont généralement utilisés pour le désavonnage et le rinçage, mais ils peuvent servir à donner d autres bains de savon. Finalement le tissu sort en plis pour être transporté à la teinture. Une machine de ce genre fonctionne à une vitesse variant de 1 5 a 40 mètres à la minute, suivant la qualité et le poids du tissu.
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- Comme le tissu arrive à l’état sec dans le premier bac, il est nécessaire d’alimenter constamment celui-ci en soude caustique de même densité. Le savon est renouvelé empiriquement dans le quatrième bac. On le change ordinairement après le passage de 40 pièces-
- Dans un autre genre de machine le tissu entre dans un premier bac au moyen d’un rouleau, puis il tombe sur un tablier tournant. Le rouleau est réglé pour introduire le tissu dans le bac à une vitesse qui compense le crêpage de telle manière que le tissu séjourne sans tension sur le tablier, jusqu’à ce qu’il soit appelé par un autre rouleau, dans un deuxième bac où il est rincé à chaud ou à froid, avant de passer dans un troisième bac pour être savonné. Le nettoyage est complété par un rinçage final dans deux autres bacs.
- Un autre genre de machine consiste en une cuve de petite largeur dans laquelle le tissu est imprégné du produit désiré et d’où il se rend directement par un œil en porcelaine à une laveuse en boyau; le tissu est ensuite savonné dans une autre machine à laver, d’où il sort en plis dans des charriots de teinture. A la sortie de chaque laveuse, le tissu, guidé par un œil, passe entre deux rouleaux qui l’expriment légèrement de 1 excès de bain.
- Dans beaucoup d’usines où l’on traite la soie naturelle, on utilise les installations en continu pour nettoyer les tissus de rayonne. Les taffetas et les satins pannés de rayonne, que l’on teint sur jigger, sont également nettoyés sur jigger, par raison d’économie de main-d’œuvre. Les pièces sont d’abord ramées, puis enroulées avant de passer au jigger. Au cours de cette opération, il est essentiel d’éviter la formation de plis; il faut bien surveiller la tension, car, si elle est exagérée, elle provoque la formation de raies en chaîne et l’amincissement du tissu. Le montage du premier bain d’imprégnation dépend essentiellement du genre d’encollage du tissu- Pour certains tissus on utilise des solutions de soude caustique pesant de 5 à 7° Bé. Les tissus d’acétate, les tissus mixtes rayonne-acétate et rayonne et soie, ne sont jamais imprégnés de soude caustique. On les traite par des solutions de diastases. Le savonnage subséquent comporte un bain à 0,75 % de savon et 0,25 % de carbonate de soude calciné. Les tissus d’acétate exigent des bains plus faiblement alcalins, de façon à ne pas se ternir, ni se saponifier. Dans le cas de tissus soie et acétate, la température du bain de décreusage ne doit pas dépasser 85° C., quitte à prolonger de 3 à 5 heures la durée du traitement.
- La température du bain d’imprégnation dépend essentiellement de l’effet de crêpage désiré- Avec les bains de soude caustique à 2° Bé, ou plus, on ne dépasse pas la température de 43° C. Les diastases sont employées à une température oscillant entre 50 et 100° C- Généralement on peut opérer à des températures plus élevées pour les tissus légers que pour les tissus lourds, car l’effet de crêpage est moins dommageable sur un tissu léger que sur un tissu lourd, du fait
- que ce dernier peut crêper très rapidement et empêcher la pénétration du savon aux endroits fortement rétrécis et par suite une mauvaise pénétration de la teinture a ces mêmes endroits.
- On tisse le crêpe français rayonne en différents poids; on le traite de préférence sur jigger lorsqu on craint la formation de cassures dans le tissu fini. On le passe d’abord un certain nombre de fois en bain de soude caustique de 2 à 5° Bé, suivant le poids du tissu. Un traitement de 15 à 20 minutes à 38° C. suffit pour le crêpe français. On fait suivre le traitement en soude caustique d’un rinçage et d’un acidage en acide chlorhydrique très dilué. Parfois, on donne un savon chaud avant l’acidage, surtout lorsqu’on veut éclaircir les tissus écrus à teindre en nuances pastel.
- La plupart des crêpes français ne peuvent être traités convenablement sur jigger, parce que les lisières sont trop lourdes et feraient travailler les rouleaux trop fortement en bordure, ce qui provoquerait la formation de faux plis. Il est donc recommandable de nettoyer de tels tissus en machine à la continue, puis de les teindre en boyau- Les plissures qui peuvent se produire dans la teinture en boyau ne sont pas aussi mauvaises que les lisières relâchées et les faux plis produits sur jigger. C’est la machine du second genre qui convient le mieux au crêpe français-
- Crépons de rayonne, — Il est difficile d’obtenir un crêpage uniforme et exempt de cassures diagonales. Par suite, beaucoup de teinturiers évitent de se servir d’une machine en continu et de décreuser les crêpons en boyau. Le tissu enroulé est traité d’abord par l’eau chaude pour le faire crêper partiellement, ensuite il est immergé dans un bain chaud de savon et de carbonate de soude à la température de 50° C. On chauffe graduellement ce bain jusqu'à la température de 85-950 C-en 30 à 45 minutes. Après avoir manœuvré les pièces pendant quelques minutes, on les retourne une fois toutes les trois ou cinq minutes et ainsi le crépon se resserre graduellement et régulièrement à son maximum d’effet- Un bac à savon de 6 mètres de long peut contenir 30 pièces environ, sans qu’elles soient tassées. Mais ici le bain de savon ne peut resservir avant d’être suffisamment refroidi, ce qui exige un temps assez long. On obtient de très bons résultats lorsqu’on travaille en continu, dans la machine du premier genre, dont le premier bac est rempli de soude caustique faible à 1° Bé et maintenue à la température de 27° C., de façon que le tissu ne se crêpe pas trop rapidement. En boyau on réalise le crêpage progressif en chauffant graduellement les différents bains, de manière à obtenir le maximum en 20 minutes.
- Ganzas de rayonne. — Les crêpes envers satin sont traités comme les crêpons sur tous genres de machines. Plus le tissu doit être uni et ouvert, plus il faut employer une soude froide et faible. Habituelle-
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- ment on emploie de la soude caustique à 3° Bé à la température de 50° C.
- Taffetas de rayonne. — On les traite presque exclusivement sur jigger. Après avoir nettoyé les pièces dans un bain à 0,5 % de savon et 1,8 % de carbonate de soude, on les fait bouillir pendant 30 minutes, puis on les rince à chaud et à froid. On traite rarement en boyau le taffetas de rayonne, afin d’éviter la formation de nombreuses cassures. Le taffetas étant presque toujours teint sur jigger, on applique rarement le nettoyage au large en continu.
- Taffetas d'acétate. — On le traite comme le taffetas de rayonne, mais à une température inférieure à 80° C. et par une lessive plus faible. Parfois ce tissu est passé en diastase avant d’être nettoyé, de façon que le parement d’amidon soit complètement éliminé.
- Satins de rayonne. — Il est indispensable de les traiter délicatement pour éviter de durcir la face satin. Par suite, on préfère les débouillir en savon et carbonate, en boyau sur tourniquet, à main. Cependant les satins pannés légers pour sous-vêtements sont habituellement nettoyés et teints sur jigger. On leur donne plusieurs passages en soude caustique à 5° Bé, puis on les rince et on les acide en acide chlorhydrique dilué, après quoi on les savonne et on les rince à fond. Le traitement en soude caustique a pour effet de resserrer l’endroit du tissu, qui, ainsi rétréci, acquiert beaucoup de brillant par l’élargissage à l’apprêt.
- Satins d'acétate. — On les nettoie à une température ne dépassant pas 80° C. après les avoir traités par une diastase, lorsque le parement est à base d’amidon. Les satins acétate garnis de fil crêpe soie sont traités pendant 3 à 6 heures en bain contenant 1 % de savon qui parfait le décreusage de la soie. Le traitement a lieu en boyau.
- Crêpes de rayonne. — On règle le dégraissage suivant le poids du tissu et le degré de crêpage désiré-Pour certains crêpes on utilise la machine en ccntinu. Pour les crêpes légers on emploie de la soude caustique à 5° Bé à 49° C. jusqu’à 54° C. Le rétrécissement produit varie de 12 à 15 %. On traite les tissus plus lourds par de la soude caustique à 2° Bé à une température inférieure à 38° C- Une température plus élevée et une lessive plus forte produiraient un crêpage trop dense, gênant pour la pénétration de la teinture. A température plus élevée, le crêpe devient plus rèche.
- Crêpes d'acétate. — On les traite comme les crêpes de rayonne en tenant compte des différences indiquées précédemment.
- Tissus pour doublures. — On les traite surtout sur jigger, le plus économiquement possible : 30 minutes en soude caustique à 3-5° Bé à la température de 42° C. Finalement on rince, on acide à l’acide chlorhydrique dilué et on rince à nouveau- L. B.
- Apprêts pleins. — R. TAUBITZ. — Wollen und Lei-nenindustrie, juin, juillet et août 1936, p. 180-181, 196-197 et 209-210.
- Les apprêts pleins contiennent des produits de remplissage (China clay, talc et autres terres) qui permettent de garnir complètement les tissus. Cesterres fixéesaux tissus au moyen d’amylacés, de colle, de gomme, donnent un toucher plein.
- On les applique à la râcle, soit sur coussin, soit sur tambour- La râcle peut être située au-dessus ou au-dessous du tissu à enduire d’apprêt. La quantité d’apprêt mise en œuvre se règle suivant la consistance de la pâte d’apprêt, la vitesse de passage du tissu sous la râcle et suivant l’inclinaison de la râcle sur le tissu. Plus l’angle que fait la râcle avec le tissu est grand, plus il se dépose d’apprêt sur le tissu. En outre, une râcle émoussée laisse passer plus d’apprêt qu’une râcle aiguisée qui gratte le tissu-
- Une machine à enduire à la râcle sur table d’apprêt comporte la table ou le coussin sur lequel passe le tissu à enduire et au-dessus duquel se trouve la râcle de répartition, puis des cylindres sécheurs en cuivre sur lesquels serpente le tissu, qui est ainsi séché sur les deux faces et ce, lorsqu’on n’attache pas d’importance à l’aspect de la surface des pièces.
- En vue d’obtenir un meilleur effet, on sèche sur un seul cylindre de grand diamètre, l’envers du tissu prenant seul contact avec ce dernier. Le séchage sur cylindre unique, de grand diamètre offre l’avantage d’empêcher le tissu de se resserrer dans le mauvais sens, car il est appliqué bien régulièrement- Un rétrécisse-ment irrégulier peut provoquer des traversées d’apprêt précisément aux endroits qui ont subi une compression-Et cet accident se produit facilement avec des machines à plusieurs tambours sécheurs, parce que le tissu, encore humide, doit passer sur des roules de détour et n’a, de la sorte, pas de point d’appui. Il faut doncque le tissu ait atteint un certain degré de siccité sur le premier rouleau, pour qu’il possède une meilleure solidité. Les râcles sont en laiton avec garniture en fer; on les construit rarement en verre.
- Il est indispensable que le tissu, par une tension bien réglée, passe sans plis sur le coussin d’apprêt- Le pièces avant leur enduction doivent être sèches et enroulées impeccablement, de façon à ne pas déplacer sans cesse les plaques latérales qui empêchent la composition d’apprêt de couler. Les machines à râcle au-dessus du tissu sont alimentées à la louche, mais elles permettent d’utiliser des pâtes d’apprêt, dont la consistance ne conviendrait pas sur d’autres genres de machines.
- Dans les machines avec râcles en dessous du tissu, la composition d’apprêt est fournie au tissu par l’intermédiaire de deux rouleaux, dont l’un plonge dans la composition. Habituellement les rouleaux sont en bronze avec des gravures en creux, qui facilitent la transmission de 1 apprêt. Les deux rouleaux fournisseurs
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- tournent à une vitesse double de celle du passage du tissu qui glisse dessus ; ils tournent ordinairement dans le même sens que la marche du tissu ; on les fait tourner à contre-sens, lorsqu on désire que l’apprêt traverse le tissu. Un agitateur actionné dans la bassine d apprêt de la machine homogénise constamment la composition d'apprêt. Cette dernière ne doit pas être trop épaisse, sans quoi, elle ne se laisse plus prendre régulièrement par les rouleaux.
- Le rouleau supérieur du train fournisseur d’apprêt peut être levé ou abaissé par un mécanisme à vis d Archimède, ce qui permet de fournir à ce rouleau, et par suite au tissu, une quantité plus ou moins importante d’apprêt. On règle l’enduction en faisant varier la position des râcles. Pour la première enduction, on se sert d’une seule râcle, aussi émoussée que possible et assez inclinée sur le tissu. Pour les autres enductions, on prend- des râcles plus aiguisées et on les place presque verticalement sur tissu. De cette manière, on égalise mieux la surface du tissu- Les râcles doiventêtre nettoyées fréquemment des duvets de coton qui s’y accumulent. Des râcles trop aiguisées ne permettent pas de réaliser de bons apprêts pleins.
- La machine à apprêter est précédée de deux embarrages mobiles qui font appuyer plus ou moins le tissu sur le rouleau supérieur- Lorsque la machine s’arrête, on peut enlever le tissu du rouleau supérieur, ce qui empêche l’apprêt de traverser le tissu. Le dispositif d enroulement des pièces est muni d’un frein-
- Pour préparer les apprêts pleins et lourds, on accouple ces machines à râcle à une sécheuse à tambours sécheurs disposés les uns au-dessus des autres. Ces tambours, de 1 m- de diamètre, sont installés avec des roules de détour qui permettent au tissu de sécher sur une seule face. Les roules de détour sont refroidis par de l’eau de façon à empêcher la masse d’apprêt de coller. Avec ces machines il faut veiller aussi à ce que le premier cylindre soit chauffé suffisamment pour que le séchage s’opère rapidement. Pour la première enduction, on emploie des apprêts plus fluides et on fait passer le tissu à une vitesse n’excédant pas 10 à 12 mètres par minute.
- On ne peut éviter que la composition d’apprêt colle aux cylindres sécheurs, car un dispositif de pré-séchage augmenterait encore la distance entre la baigneuse d’apprêt et la sécheuse et conduirait à un étirage et à un plissage du tissu.
- On se sert également d’un foulard à râcle. Les pièces se déroulent d’une ensouple pour venir s’appliquer sur un rouleau en bois de 600 à 800 mm. de diamètre tournant dans une bassine remplie d’apprêt qui se plaque sur le tissu et se répartit régulièrement au moyen de la râcle qui s’appuie obliquement sur lui. Ensuite, conduites par des roules de détour, elles passent sur des cylindres sécheurs. Le tambour d’apprêt est muni d’un bombage bien enroulé, qui compense les irrégularités de forme du rouleau. Les tambours en
- fibres de bois comprimées, plus réguliers de forme, ne nécessitent pas un développement de bombage.
- On peut accoupler le foulard à râcle à un système de tambours sécheurs parallèles et non étagés, réalisant le séchage du tissu sur une face, à laide de roules de détour. Ces machines peuvent fonctionner à la vitesse de 50 mètres de tissu à la minute. La bassine d’apprêt, dans laquelle se trouve un agitateur rotatif en cuivre, peut être relevée ou abaissée au moyen de vis. On règle l’enduction en chargeant plus ou moins la râcle et en modifiant la vitesse de la machine. Plus la machine tourne vite, plus il se plaque de pâte d’apprêt et, plus la râcle est chargée de poids, moins il adhère de pâte au tissu. Avec des rouleaux en bois sans bombage, une contre-râcle est indiquée pour nettoyer le tambour ; elle doit être bien aiguisée.
- Il existe des machines à trois râcles comportant un tambour avec râcle, complété par des râcles en-dessus et en-dessous, qui agissent simultanément- Mais cette combinaison ne peut pas concurrencer les systèmes précédents. On l’utilise pour des tissus plus garnis qui ne nécessitent pas un apprêt aussi cher, ni aussi longà appliquer. Le tissu est tiré à travers la pâte d’apprêt dans la bassine où se trouve un roule de détour, puis il s’applique sur le tambour revêtu d’un bombage et passe dans un jeu de râcles agissant sur les deux faces. La composition d’apprêt est répartie et éliminée par la râcle qui agit sur le tambour, ainsi que par le rouleau presseur ou par les râcles libres. Tous ces dispositifs doivent faire pénétrer l’apprêt sur les deux faces du tissu- L’inclinaison de la râcle sur le tissu influe sur l’intensité de l’apprêt. Plus le tissu est serré, plus le nombre de râcles doit être grand. L’apprêt doit être plus fluide de façon que le tissu ne se resserre pas et ne passe pas en plis dans la machine. On peut sécher le tissu sur une machine à cylindres opérant sur une ou sur deux faces, puisque les deux faces sont imprégnées d’apprêt-
- Pour tous les apprêts pleins, on sèche les pièces sur tambours qu’on accouple ordinairement à l’enduiseuse, afin d’éviter toute tombée de l’apprêt par le déroulage du tissu.'
- Les sécheuses à tambours confèrent au tissu un toucher semblable à celui du papier, toucher que l’on peut corriger par une addition de corps gras. Mais l’apprêt adhère bien au tissu et devient lisse par le frottement partiel sur les tambours sécheurs. Sur ces machines à sécher, le tissu perd toujours un peu de sa largeur, ce qui impose de tisser les pièces avec une lèze proportionnellement plus grande. Ordinairement, une machine à tambours sécheurs est munie, à la sortie, d’un rouleau en cuivre refroidi par de 1 eau, qui refroidit suffisamment les pièces avant qu’elles ne quittent la machine. En outre, les dispositifs d’enroulement sont compris dans la machine, afin d’éviter tout arrêt inutile de cette dernière- Les tissus recevant un apprêt plein doivent arriver secs à l’empesage, pour qu’ils aient le maximum de pouvoir absorbant.
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- Les produits d’apprêt doivent être choisis convenablement, même lorsqu’il s’agit de tissus bon marché. Le China clay utilisé pour les apprêts pleins est agité toute la journée dans une cuve spéciale munie d’un agitateur.
- Voici les recettes d’apprêt que donne 1 auteur :
- 1) Toile émeri (pour 100 1. de pâte) :
- 10 kg. fécule de pomme de terre
- 12 kg. China clay
- 6 kg. talc
- 2 kg. colle d’os
- 1 kg. suif
- 1 kg. colophane-
- L’apprêt est cuit dans un fût sans agitateur pendant un quart d’heure ; il doit être filant et non sec, sinon il faudrait le cuire à nouveau dans un fût fermé. Si l’apprêt ne s’applique pas correctement sur le tissu, il faut le faire recuire un peu jusqu’à ce qu’il soit devenu liant.
- Le tissu est apprêté deux ou trois fois sur chaque
- face, puis calandré.
- 2) Shirting de basse qualité pour reliure et pour bouton (pour 100 1. de pâte) :
- 10 kg. fécule de pomme de terre
- 4 kg. amidon de froment
- 10 kg. China clay
- 5 kg. talc
- 1 kg. suif
- 1 kg. huile pour apprêt
- 500 gr. stéarine.
- Le tissu est apprêté plusieurs fois sur une face, puis séché et calandré.
- 3) Calico pour reliure (pour 100 1. de pâte) :
- 6 kg. fécule de pomme de terre
- 6 kg. amidon de froment
- 500 gr. suif
- 200 gr. cire du Japon.
- Cuire l’apprêt pendant 10 minutes en fût fermé. On apprête une fois le tissu et on le fait sécher, puis on l’enduit avec la composition suivante (pour 100 1. de composition) :
- 6 kg. fécule de pomme de terre
- 3 kg. amidon de blé
- 12 kg. China clay
- 500 gr. suif
- 300 gr. cire du Japon
- 5 à 8 kg. ocre.
- 4) Toile mate pour reliure : La première enduction est pareille à celle n° 3, mais la pâte est colorée à la nuance du tissu, car on enduit d’abord sur la face endroit de façon à coller les duvets. Sur l’envers on encolle deux fois avec râcles en-dessous avec la composition suivante (pour 100 1.) :
- 8 kg. fécule de pomme de terre
- 5 kg. amidon de blé
- 500 gr. suif
- 300 gr. cire du Japon
- 40 gr. China clay que l’on colore, suivant le besoin, avec des colorants substantifs ou basiques.
- Pour la cuisson, on se sert d’un fût en bois muni d’un solide agitateur. Après la cuisson, on laisse tourner encore l’agitateur jusqu’à ce que la masses étende bien. Le tissu enduit est enroulé directement.
- 5) Shirting pour caries de géographie : On l’apprête à la racle sur les deux faces avec la composition suivante (pour 100 1.) :
- 7 kg. fécule de pomme de terre
- 5 kg. amidon de blé
- 10 kg. kaolin
- 500 gr. suif
- 500 gr. cire du Japon
- que l’on colore suivant besoin avec du colorant substantif. Cuire pendant 10 à 15 minutes.
- Pour la première enduction, on se sert d’une râcle et pour la deuxième de deux râcles. Le traitement mécanique se règle suivant 1 effet désiré, car cet article, ordinairement demandé en mat 1 est aussi en brillant. Pour un apprêt mat, il suffit d’un passage à la calandre mate. Pour apprêt brillant : bien humecter, calandrer une fois à froid, une fois avec 15.000 kg-de pression 6 à 8 passages, la deuxième fois avec 25.000 kg. de pression à la mangle hydraulique-
- 6) Toile tailleur : Ce tissu est très garni, en 10/7, 8/8, 11/9 avec du fil 26 à 30. On colle sur tambour avec râcle, sur chaque face avec séchage intermédiaire, une fois avec la composition suivante (pour 100 1.) :
- 12 kg. fécule de pomme de terre
- 5 kg. amidon de blé
- 1 kg. suif
- l kg. beurre de coco
- 100 gr. borax.
- Si nécessaire, on ajoute quelques kilos de kaolin et aussi du colorant. Ce sont les gris qui conviennent le mieux. Pour le noir, la composition suivante est bien indiquée (pour 100 1.) :
- 400 gr. extrait de campêche
- 60 gr. sulfate de cuivre
- 40 gr. bichromate de potasse
- 150 gr. noir direct.
- Le tissu refroidi et humecté est calandré deux fois a chaud et deux à trois fois passé à la mangle hydraulique avec une pression de 15 à 20.000 kg. Grâce à la quantité suffisante de corps gras qu’il contient, cet apprêt peut supporter le traitement mécanique énergique.
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- 7) Shirting pour bouton et reliure, corps de masque blanchi : On amidonne, en se servant de préférence d’une machine à deux grands cylindres sécheurs car le pré-séchage est suffisant avec le premier cylindre, ce qui évite le collage de l’apprêt sur les cylindres suivants. Selon la qualité du tissu, on amidonne une à trois fois.
- 100 1. de masse d’apprêt contiennent :
- 15 kg. fécule de pomme de terre
- 10 kg. China clay
- 7 kg. talc
- 2 kg. blanc fixe
- 500 gr. suif
- 500 gr. stéarine
- 300 gr. cire du Japon.
- Azurer, faire cuire pendant 5 minutes.
- Les corps de masques sont prêts pour l’emploi. Les shirtings pour reliure et pour bouton doivent être en plus calandrés, frictionnés ou calandrés en chasing. A
- la première application, la râcle doit être peu chargée, de façon à fournir suffisamment d’apprêt au tissu-
- 8) . Toile pour reliures : On les encolle deux à trois fois avec la composition suivante (pour 100 1.) :
- 10 kg. fécule de pomme de terre
- 3 kg. colle d’os
- 3 kg. amidon de maïs
- 500 gr. beurre de coco
- 500 gr. suif-
- Les pièces sont enduites plus ou moins suivant l’effet à obtenir; elles sont tissées en noir et blanc, puis teintes en vert, séchées et encollées. Il est évident que les recettes indiquées peuvent être modifiées suivant les genres de tissus et l’effet désiré. On est d’ailleurs tenu d’apprêter suivant un type donné.
- La plus grande propreté doit régner dans les ateliers d’apprêt et, si une préparation doit séjourner longtemps en fût, il faut 1 additionner d’un antiseptique de manière à éviter toute fermentation qui fluidifierait les amylacés,
- L. B.
- INDUSTRIE TEXTILE
- LA LAINE DE CASÉINE : LANITAL
- Depuis la publication, dans le numéro de juin de cette Revue (i), d’un article sur le «Lanital», l’intérêt suscité dans les milieux textiles par cette nouvelle fibre ne s’est pas ralenti. En effet, de nombreuses publications ont vu le jour dans les journaux techniques et sont venues apporter des informations complémentaires sur les propriétés et les utilisations possibles du Lanital.
- C’est ainsi que le Canadian Textile Journal a rendu compte des essais effectués par le National Research Council d'Ottawa (2). L’aspect microscopique de la fibre est conforme aux figures que nous avons publiées ici ; le diamètre moyen dela fibre est d’environ 24 microns, ce qui correspond à une laine fine. A la composition élémentaire qui, sauf la teneur plus faible en soufre, présente une grande analogie avec celle de la laine, il faut ajouter le fait que le taux de cendres est relativement élevé. Tandis qu’il est de 0,2 % dans le cas de la laine, il s’élève à 4,88% pour le Lanital. La composition de ces cendres est la suivante :
- (1) R.G.M C , 1936, p. 258.
- (2) Paul Larose, Textile Colorist, octobre 1936, p. 697.
- SiO2 3,8 % CaO 16,1
- A12O3 6,2 MgO 24,3
- Fe2O3 0,2 K2O(Na2O) I5,2
- SO3 1,4 PO- 21,8
- Le restant étant formé par de l’acide carbonique car les cendres contiennent des carbonates.
- Le Lanital se teint comme la laine: on a déterminé l’influence de l’acidité des blancs sur la résistance dynamométrique et on a trouvé qu’après la teinture avec un rouge acide, en bain neutre, la ténacité était 3,7 gr. ; la même, mais en bain d’acide sulfurique et sel de Glauber, était 3,1 gr. ; enfin, un échantillon lavé dans le savon présentait une ténacité de 3,4 gr.
- Ainsi l’acide est 'préjudiciable à la résistance, mais on a aussi constaté que dans le bain acide le Lanital tend à devenir mat et, après séchage, son toucher est devenu plus rude.
- Voici les conclusion de cette étude. On peut dire que le Lanital ne constitue pas, pour le moment, une menace pour la laine, cependant, les possibilités d’amélioration ne sont pas exclues. Les pays pour lesquels les besoins en laine sont
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- LA LAINE DE CASÉINE : LANITAL
- difficiles à couvrir pourront peut-être trouver un appoint dans le Lanital.
- L’étude dela fibre de caséine a également donné . l’occasion à H.-C. Borghetty de publier les résultats de ses essais dans le dernier numéro de l'American Dyestuffs Reporter (i).
- Il considère que la question du Lanital présente une grande analogie avec la manière dont on avait jugé autrefois l’apparition de la soie artificielle. De même qu’on prétend aujourd’hui que le Lanital ne pourra jamais remplacer la laine, on avait admis autrefois que la soie artificielle du début était trop peu résistante pour pouvoir se substituer à la soie. Et cependant, la fabrication de la soie artificielle a été beaucoup perfectionnée et personne ne saurait affirmer qu’elle n’a pas conquis une place de plus en plus importante. Il pourra en être de même pour la laine de caséine laquelle, tout en ne prenant pas la place totalede la laine du mouton, pourra cependantêtre mélangée à celle-cienproportion plus ou moins importante.
- Le Lanital est fabriqué par le filage de solutions visqueuses de caséine dans un alcali et coagulant le filament dans un bain contenant de la formaldéhyde. Le prix de revient est assez peu élevé et il faut tenir compte que cette fibre ne nécessite ni nettoyage ni blanchiment et, par conséquent, ceci supprime les pertes inhérentes à ces opérations..
- Le Lanitalsubit, comme la laine, un gonflement dans l’eau, qui s’accentue en présence d’alcali; un excès d’alcali produit une gélatinisation avecperte de résistance. Il faut éviter le contact avec les alcalis qui communiquent ensuite à la fibre sèche un toucher rèche. Mais on peut combattre partiellement cette action des alcalis en ajoutant du formol.
- Les acides provoquent aussi le gonflement du Lanital, aussi convient-il de choisir, pour la teinture, des colorants qui demandent peu d’acide et qui teignent à température pas trop élevée, par exemple 75-80°, ce qui est facile puisque l’affinité du Lanital pour les colorants est plus grande que celle de la laine.
- Cependant, on a trouvé que les colorants dont les teinturessur laine résistent au lavage, dégorgent sur Lanital.
- Pour la teinture de mélanges des deux fibres en nuance uniforme, l’auteur conseille de les teindre
- séparément, l’unisson étant, autrement, difficileà réaliser.
- Des tissus fabriqués avec un mélange de 35 % de Lanital et 65 % de laine présentent l’aspect de la laine pure et leur analyse rencontre quelques difficultés. L’auteur donne la méthode suivante qui repose sur la résistance plus grande du Lanital que celle qu’offre la laine à l’action des alcalis bouillants en présence d’aldéhyde formique.
- On ajoute 10 parties d’une solution de formaldéhyde à 35% à 90 parties de soude caustique à 6,5 %. Le tissu conditionné et pesé est. placé pendant 2 minutes exactement dansla solution bouillante, le résidu est filtré sur un tamis, lavéàfond dans l’eau, puis dans l’acide étendu et finalement de nouveau à l’eau. Le résidu est ensuite lavé à l’alcool et à l’éther, conditionné comme au début et pesé. Il est bon de faire un essai à blanc avec un tissu en pure laine pour se rendre compteque toute la laine a été dissoute.
- Il est intéressant de noter que le Lanital se reconnaît aussi par l’aspect microscopique et par le fait que sa distillation dégage des vapeurs de formol.
- Enfin, un de nos lecteurs a bien voulu nous résumer un article paru dans le Textilumschau (1) à propos de l’édition d’une monographie par la Société Snia Viscosa, au sujet du Lanital.
- La fabrication de cette fibre a été très poussée pendant la période des sanctions et, comme il est naturel, l’opinion exprimée à son sujet est très optimiste et ceci prouve que les Italiens ne semblent pas songer à abandonner cette fabrica-sion. Peut-être entre-t-il aussi une question de prestige qui empêche l’abandon de «il tessile del independenza » (le textile de l’indépendance).
- Malgré les infériorités reconnues du Lanital par comparaison avec la laine en ce qui concerne la résistance à l’état humide, l’élasticité, le feutrage, etc., les spécialistes qui ont étudié cette fibre la considèrent comme intéressante. On a dit « le Lanital est encore jeune et peut se développer ».
- Mais il n’est toutefois pas admissible de vouloir préconiser l’emploi du Lanital pour la fabrication du drap, genre anglais, pour vêtements d’homme ou pour uniformes. Par contre, et c’est l’opinion qu’exprimaient les auteurs cités plus haut, rien ne s’oppose à l’emploi du Lanital mélangé à d’autres fibres pour la confection de la robe, pour l’obtention d’effets de nouveauté et de mode.
- (1) American Dyestuffs Reporter, octobre 1936, p 538.
- (1) Du 25 septembre 1936.
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- LA LAINE DE CASÉINE : LANITAL 525
- Dans le Bulletin Trimestriel du Laboratoire d’Ana-nalyses et de Recherches de la Chambre de Commerce de Roubaix M. le Chanoine PIN TE a publié, au sujet du Lanital, l’article suivant :
- L’apparition de la laine artificielle d’origine italienne a suscité chez nous un gros mouvement d’intérêt. On s’est demandé si cette fibre nouvelle possédait des qualités telles qu’elle puisse s’apparenter assez étroitement à la laine mère et en troubler le marché.
- Les conclusions d’un travail de notre Laboratoire sur cette fibre apportent une réponse à cette question.
- Ce n’est pas la première fois qu’on tente de filer les solutions d’albumine.
- La soie « Vanduara », d’origine anglaise, se filait à partir d’une solution aqueuse de gélatine; on la rendait insoluble dans l’eau par un traitement à la formaldéhyde; le procédé était couvert par un brevet anglais de 1894.
- C’est Todtenhaupt qui fila le premier une solution alcaline de caséine; son brevet anglais date de 1901.
- Le procédé consiste à traiter le lait par le pyro-phosphate de soude à raison de 3 grammes au litre de lait, en vue de provoquer la séparation et la décantation de la caséine sous forme d’une masse jaunâtre. L’addition d’une petite quantité d’alcali la transforme à l’état de masse plastique, qu’on redissout dans l’eau, filtre, et reprécipite par addition d’acide. Le précipité séparé de l’eau qu’il contient est traité par un peu d’ammoniaque. Après quelque temps, le caséate d’ammoniaque obtenu donne une masse transparente qui peut s’étirer en fils très fins, par le procédé de filage des rayonnes; l’insolubilisation est réalisée par la formaldéhyde.
- Les fibres ainsi obtenues n’ont jamais eu cours sur le marché.
- Il est vraisemblable que le procédé italien s’inspire du précédent; il faut reconnaître cependant qu’il a été notablement perfectionné, si l’on en juge par le très bel aspect du produit que nous avons étudié.
- Quel succès connaîtra-t-il? Sans préjuger de l’avenir, on peut rester sceptique sur sa valeur d’utilisation, car il suffit de se souvenir de l’échec des divers succédanés déjà proposés.
- La ramie « préparée » qu’on a connue en Amérique sous le nom de « Stycos », en Europe sous le nom de « Solidonia », possédait des propriétés
- de résistance mécanique, de souplesse, d’élasticité, d’aspect, telles, qu’en mélange jusqu’à 50 %, elle ne se distinguait pas à la vue ou au toucher de la laine-mère; ce mélange donnait un fil qui possédait la précieuse propriété d’être relativement irrétrécissable et infeutrable. On n’en parle guère plus aujourd’hui.
- Le prix de la laine est trop bas pour qu’on tente de lui substituer ou de lui incorporer un produit de remplacement qui lui soit inférieur en qualité.
- Et ce n’est là qu’un des aspects de la question économique; car, à supposer que les qualités textiles de la laine de lait lui fassent sa place sur le marché, ou bien le prix de la caséine s’élèvera jusqu’à devenir prohibitif, ou bien il faudra produire plus de lait, ce qui amènera un trouble de l’économie agricole auquel il sera difficile de parer; car, à une production plus grande de caséine correspondra nécessairement une surproduction de la viande de boucherie et du cuir.
- On objectera sans doute que les rayonnes pourtant fort imparfaites à l’origine, ont conquis presque d’emblée une place importante sur le marché textile.
- Les rayonnes ont pu s’imposer parce qu’elles prétendaient se substituer à un produit rare et cher, la soie, et parce qu’elles permettaient de mettre à la portée des bourses modestes des articles d’apparence soyeuse à des prix bien inférieurs à celui de la soie; elles sont en effet produites à partir d’une matière commune et bon marché, le bois.
- La laine de lait au contraire prétend à remplacer un textile de prix relativement peu élevé, eu égard à ses qualités, par un succédané de valeur moindre et qui se file à partir d’un produit de prix assez élevé : la caséine.
- On verra par les résultats des recherches que nous avons exécutées sur cette fibre nouvelle, si par ses qualités techniques elle peut justifier la prétention de se substituer à la laine-mère.
- Examen de fibres artificielles dites « laine de lait » en vue d’en établir les caractéristiques et les qualités comparativement à la laine-mère.
- — Aspect :
- Fibres blanc très légèrement jaunâtre, brillantes, ondulées, mais ayant beaucoup moins de « crochet » que la laine.
- Ces fibres brûlent en dégageant l’odeur caractéristique de corne brûlée, mais elles se consument très rapidement et sans se boursouffler autant que la laine.
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- LA LAINE DE CASEINE : LANITAL
- — Examen microscopique des fibres :
- Les fibres se présentent sous forme de cylindres de diamètre régulier; on constate la présence de stries longitudinales; on observe, en outre, une sorte de pigmentation des parois, qui doit être à l’origine d’une certaine rugosité rappelant le toucher de la laine. Au réactif de Vétillard ainsi qu’à l’acide nitrique, lesfibres prennent une coloration jaune, identique à celle de la laine.
- — Examen à la lumière de Wood :
- Les fibres acquièrent une fluorescence un peu plus verdâtre que celle de la laine écrue, insuffisante à notre avis pour permettre la discrimination de l’une et l’autre fibre.
- Action de l’eau et des agents acides et alcalins :
- Dans l’eau distillée, les fibres de laine de lait, prennent un aspect gélatineux et transparent, et s’agglomèrent pendant le temps d’immersion; elles reprennent, aprèsséchage, leur aspect primitif.
- Dans les acides dilués et concentrés, ces fibres se comportent comme la laine.
- La désintégration des fibres de lait par les alcalis concentrés est plus lente pour la « laine de lait », que pour la laine; dans la soude caustique 9° Bé (réactif employé pour la dissolution de la laine pour le dosage des fibres) traitée à la température de 90-95° C., la laine se disperse très rapidement en particules ténues, tandis que les fibres de lait s’agglomèrent plutôt à l’état de masse colloïdale. Il ne nous apparaît cependant pas possible de pouvoir séparer par voie chimique les 2 fibres, en mélange intime.
- — Essai de teinture :
- La « laine de lait » présente plus d’affinité pour les principaux colorants acides éprouvés, que la laine.
- Un essai de teinture de la laine et de son succédané avec I % de Bleu Naphtaline NB, suivant le procédé classique, donne un ton moyen 87 pour la « laine de lait » contre un ton moyen fixé conventionnellement à ioo° pour la laine. Si on immerge pendant quelques minutes dans un bain froid de bleu de méthylène monté à 1 gr. au litre, un mélange de laine-mère, de « laine de lait », de coton et de viscose, la laine de lait prend une coloration foncée, tandis que les autres fibres et spécialement la laine et le coton, sont à peine
- teintés par ce réactif. Cet essai permet l’identification de la fibre de lait dans un mélange.
- — Mensuration microscopique des fibres :
- Le diamètre moyen exprimé en millièmes de millimètres est de 24 y. et les diamètres extrêmes sont 17 y. et 34 u.; 80 % des fibres ont un diamètre compris entre 21 et 25,5 u..
- — Essais de résistance dynamométriques :
- Longueur d’épreuve : 1 cm. entre machoires.
- Nous avons procédé aux essais sur les fibres originelles et sur les mêmes fibres teintes-en colorants acides, ainsi que sur les fibres éprouvées au réactif à la sueur défini par la Commission chimique allemande des solidités.
- Nous avons obtenu les résultats suivants :
- Fibres Fibres Fibres traitées originelles teintes par le réactif à la sueur
- Résistance en grammes. 3,8 2,55 2,95
- Ces résultats indiquent donc une perte de résistance de 22,6 % par l’action à la sueur et de 34% par la teinture.
- — Interprétation des résultats :
- Au point de vue de l’aspect, le textile nouveau est une imitation assez heureuse de la laine.
- Sa résistance dynamométrique s’élève aux 2/3 environ de celle d’une laine de même diamètre, mais cette résistance s’abaisse sensiblement sous l’action de la teinture et du réactif sueur.
- Ces fibres marquent plus d’affinité tinctoriale que la laine, ce qui donnerait lieu à des difficultés d’unisson en mélange intime laine et « laine de lait », mais qui, par contre, permettrait des effets de camaïeux.
- Il serait intéressant d’étudier sur tissu constitué de telle matière sa résistance à l’usage; il nous apparaît à priori que la laine constituée de cellules enchevêtrées et protégées par une tunique épithéliale, doit résister mieux que ces fibres à cette épreuve.
- Il y aurait lieu de vérifier, enfin, si cette fibre nouvelle de nature albuminoïde se comportera comme la laine au point de vue conductibilité calorifique.
- Nous n’avons pu pousser plus loin nos recherches en raison de l’insuffisance de matière.
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- REVUE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
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- REVUE ECONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- Production anglaise de rayonne. Cette production pour le mois de juillet constitue un record avec 13.810.000 lbs, qui dépasse de 840.000 Ibs la production de mai qui avait été la plus élevée.
- Production de cellophane- — La British Cellophane construit activement son usine à Bridgewater Sommer-set qui sera la plus importante pour la production d’emballages transparents. Les exportations d emballages transparents se sont élevées à 4,835 cwts pour le 1ersemestre 1936 età 9,594cwts pour la totalitéde 1 935.
- Consommation de la rayonne en Angleterre- — La consommation de viscose en Grande-Bretagne pour le second trimestre de 1936 est estimée à 20.300-000 lbs contre 2 2.400.000 lbs pour le premier trimestre. Celle de la rayonne acétate est estiméeà 3,17 millions de lbs pour le premier semestre, 4,11 pour le second.
- Le coton à Manchester. — Les importations de coton brut arrivé dans les docks de Manchester au cours de la saison cotonnière se terminant en juillet constituent un nouveau record. On a atteint près d’un million de balles, ce qui éclipse de loin les résultats de la saison précédente, qui, déjà, atteignaient un chiffre record pour l’industrie cotonnière du Lancashire. Le total des importations en 1934-35 fut de 727.067 balles de sorte que les chiffres de cette année accusent une augmentation de 235.000 balles environ. L’augmentation est largement représentée par d’importants contrats placés par le gouvernement en étoffes diverses à la fin de 1935, mais le commerce s’est amélioré d’une façon générale.
- Parmi les améliorations les plus marquées, signalons les résultats atteints par Tootal Broadhurst Lee and C°, Ltd., l’une des plus importantes maisons de textile du Lancashire, dont les bénéfices ont monté de 144-I82£à 194.891 £ cetteannée.
- (Industrial Great Britain).
- Les fibres synthétiques en Italie. — On apprend que la Snia Viscosa a réussi à produire une nouvelle fibre artificielle de propriétés analogues à celles de la laine, qui est désignée par le nom de « Gysalfa ». Une usine est en construction à Crémone pour la fabrication de fibres dérivées de la caséine.
- La production de la soie en 1935.
- L Union des marchands de soie de Lyon vient de publier la statistique de la production de la soie en France et à l’étranger en 1935.
- Voici les principaux renseignements résumant la production en kilogrammes (entre parenthèses les chiffres de 1934) :
- Europe Occidentale. — France, 52.000 (77.000); Italie, 1.700.000 (2.835.000); Espagne, 34-000 (30.000). Totaux 1.786 000 (2.942.000).
- Levant, Asie Centrale. — Turquie d’Asie : Anatolie (Brousse et région), 215-000 (2 70.000); Syrie et Chypre, 70.000 (105.000); Etats des Balkans : Bulgarie, Serbie, Roumanie, etc-, 183.500 (205.000); Grèce, Salonique et Crète, 198.000 (200.000) ; Caucase, Turkestan et Asie Centrale, Perse 1 million 610.000 (150.000). Totaux, 2.281.500(930.000).
- Extrême-Orient. — Chine : Export, de Shanghaï, 3.388.000 (1-447-000); de Canton, 1.035.000 (1.395.000); Japon : Export, de Yokohama, 29millions 058.000 (31.275.000). Totaux, 33.481.000 (34.117.000).
- Amérique du Sud. — Brésil (estimation), 50.000. Totaux généraux : 37.598.500 (37.980.000).
- L'enquête séricicole de 1936.
- Le Journal Officiel du 23 octobre a publié les résultats approximatifs de 1 enquête séricicole de 1936.
- La production totale de cocons frais, avec 666.005 kilogrammes, est légèrement supérieure à celle de 1935, qui était de 656-602 kilogrammes et sensiblement inférieure à celle des trois campagnes précédentes, qui évoluait autour de 950.000 kilogrammes.
- La valeur totale de la production a atteint 2 millions 878.570 francs contre 1-835.996 francs en 1935, I -898.7 1 3 francs en 1934 et 4.829.334francs en 1933-
- La production coloniale de coton en 1935.
- La production de coton, dans l’ensemble de nos
- possessions d’outre- -mer, a notamment augmenté en
- 1935. Elle atteint au total 183.360 quintaux-fibres
- contre 109.060 en 1934 et 58.950 en 1933
- En voici le délai 11 :
- 1933 1934 1935
- A-O. F 26.130 25.690 45.230
- A-L-F 24.530 55.000 74.100
- Maroc 210 350 800
- Syrie 8.080 28-020 63.230
- Nouvelle concentration d'entreprises dans le groupe Viscose
- Le mouvement de concentration commencé voici quelques années dans les entreprises affiliées au Comptoir des Textiles Artificiels se poursuit. On envisage aujour-d hui les fusions suivantes : la Société Française de la Viscose avec la Société Ardéchoise de la Viscose; les Textiles Artificiels de Givet avec les Textiles Artificiels d’Izieux, et là Société Albigeoise de la Viscose avec les Textiles Artificiels de Saint-Chamond.
- Ces fusions seraient réalisées parallèlement, par constitution de trois sociétés nouvelles qui réuniraient chacune deux entreprises. Les actionnaires sont, dès à présent, convoqués en assemblée extraordinaire le 2 décembre, à 1 issue des assemblées ordinaires, pour se prononcer sur ces opérations-
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- INFORMATIONS
- INFORMATIONS
- Nous croyons utile à nos lecteurs de leur remémorer l’existence de l’Enseignement de l’Institut de Technique Sanitaire, enseignement qui existe depuis douze années au Conservatoire National des Arts et Métiers, 292, rue Saint-Martin, Paris (3e) et dont les sessions reprennent annuellement à la rentrée scolaire pour se poursuivre jusqu’à fin février.
- Le programme général de l’enseignement comprend la Technique Sanitaire Urbaine, la Technique Sanitaire des Constructions, Habitations et Bâtiments Publics, la Technique Sanitaire des Usines et Ateliers, la Technique Sanitaire rurale et la Technique Sanitaire Coloniale.
- Les élèves régulièrement inscrits qui satisfont à l’examen final reçoiventun diplôme d’Etat : Brevet de Technicien Sanitaire, délivré par le Conservatoire.
- Société Professionnelle de Chimie Appliquée. —
- Il vient d’être fondé à Lille, sous ce nom, une Société destinée à grouper tous les chimistes et techniciens, et en général, tous ceux qui s’occupent des applications de la chimie.
- L’idée de cette création revient à M. Justin Muel-ler qui, déjà en 1910, avait été l’animateur de l’A.C. I.T. La réunion inaugurale s’est tenue à Lille le 10 octobre et elle a constitué son bureau; ont été élus : M. Justin Mueller, Président; MM. J.-J. Wal-lach et Bulot, Vice-Présidents; M. Hauville, Secrétaire; M. Lambrecq, Secrétaire-Adjoint; M. Lon-gueval. Trésorier.
- Ce groupement a pour but de resserrer les liens qui existent entre les anciens élèves des Ecoles et Instituts de Chimie. Les réunions seront consacrées à des discussions et des échanges d’idées sur des questions des applications de la chimie.
- INFORMATIONS FISCALES
- Modification au droit de communication de l’Administration des Contributions Directes.
- Les articles 154, 155 et 156 du code des impôts directs règlent la question du droit de communication de l’Administration des Contributions Directes.
- Il peut être exercé par toutagent du grade decontrô-leur, auprès de tout commerçant qui n’est pas soumis au régime du forfait au B.I.C., ou auprès de toute personne faisant profession de payer des revenus de valeurs mobilières ou dont la profession comporte à titre accessoire des paiements de cette nature, banquiers, administrateurs de biens.
- Ce droit de communication est destiné à permettre le contrôle des déclarations d’impôts tant par les intéressés eux-mêmes que par les tiers-
- Il est très étendu puisqu’il porte sur tous les livres dont la tenue est prescrite par le code de commerce (Journal, Livre des inventaires, copie de lettres) ainsi que sur tous livres et documents annexes, pièces de recettes et de dépenses.
- La caractéristique essentielle du droit de communication est d’être exercé sur place, c’est-à-dire chez le commerçant. D’autre part, il n’impose qu’une obligation de montrer les documents exigés, à condition qu’ils existent matériellement, mais non de fournir tel ou tel renseignement extrait de la comptabilité. C’est au fonctionnaire à rechercher lui-même dans la comptabilité les éléments qu’il désire vérifier
- Ces principes viennent d’être modifiés de façon sensible, à l’occasion des avoirs à l’étranger. La loi du
- Le Gérant : R. BREUILLER.
- 13 août 1936, publiée au/. O. du 14 août, portant ouverture et annulation de crédits sur l’exercice 1936, contient un article 3 ainsi conçu :
- « L’article 124 du code des impôts directs est complété par les alinéas suivants :
- « Pour l’application des dispositions ci-dessus, le « droit de communication prévu aux articles 154 et « 155 ci-après peut s’exercer par demande de copie 8 des documents visés auxdits articles faisant mention « des opérations effectuées pour le compte de toute « personne physique ou morale ».
- « Les sanctions applicables en cas de refus de com-« munication sont celles de l’article 156 ci-après. Au « cas de renseignements sciemment inexacts, les « contrevenants sont passibles des peines prévues à « l’article 133 ci-après ».
- La modification essentielle apportée aux principes du droit de communication consiste en ce que, désormais, pour la vérification de la déclaration des avoirs à l’étranger, ce droit peut s’exercer par demande de copie de comptabilité. Il perd donc les deux caractères énoncés plus haut de s’exercer sur place et de n’imposer aucun travail aux commerçants. Il devientune obligation de faire au lieu d’être une obligation de laisser faire.
- Il convient toutefois de préciser que cette dérogation n’est prévue qu’en matière de vérification des déclarations d’avoirs à l’étranger.
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- Il n'est pas utile d'insister sur la perte considérable que peut occasionner un défaut de teinture sur des marchandises d'un prix élevé. D'où la nécessité pour l'industrie textile d'avoir à sa disposition des assistants qui démonteront les couleurs extrêmement solides, sans endommager la fibre. Ce problème est maintenant résolu par les
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