Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- 41e Année — Numéro 482
- REVUE MENSUELLE
- Mars 1937
- REVUE GÉNÉRALE DES MATIÈRES COLORANTES DELA TEINTURE, DE L'IMPRESSION, ou BLANCHIMENT & des APPRÊTS
- Fondée par Horace KCECHLIN et Léon LEFÈVRE
- ORGANE OFFICIEL DE
- L'ASSOCIATION DES CHIMISTES DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- BUREAU ET SIÈGE. DE L’A. C. I. T.
- (y adresser toutes communications)
- 28, Rue St-Dominique - Bureau n (Maison de la Chimie - Centre
- Président : M. Félix BI NDER
- Trésorier : M. Georges MAIRESSE - Secrétai
- O S
- I
- * &
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- SANÇON
- ADMINISTRATION DE LA REVUE :
- Directeur : A. WAHL
- Processeur au Conservatoire National des Arts et Métiers
- Pour tout ce qui concerne la Publicité, s’adresser :
- Bureau 218
- ÉLYSÉE-BUILDING, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Téléphone : Anjou 18-00 à 18-09 et 19-00 à 19-05
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- Chloramine - Chloroforme technique
- m Hyposulfite de soude - Sulfite de soude anhydre Bisulfite de soude liquide Permanganate de potasse Anhydride acétique - Acétines
- Monoéthanolamine-Triéthanolamine Orthophénylphénate de soude Chlorures d’éthyle et de méthyle (pour industries chimiques et machines à glace) Acétate de cellulose
- Solvants et Plastifiants Cellulosiques : Ether acétique - Acétate de butyle Alcool benzylique, Triacétine, Dichlorhydrine, Triphénylphosphate, Tricrésylphosphate - Celludol - Elastol Phtalates d’éthyle, de méthyle et de butyle
- Rhodoïd (matière plastique de sécurité)
- etc. . .
- Registre du Commerce : N° 104.380 (Seine)
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- 41 Année Tome XLI Mars 1937
- REVUE GENERALE
- DES
- MATIERES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRETS
- Organe Officiel de P'A. C. I. T.
- Administration : PARIS, Elysée Building, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Bureau N° 218 — Téléph. : Anjou 18-00 à 18=09
- ABONNEMENTS :)
- France, 100 fr.
- Étranger (accord de Stockholm), 135 fr. (Autres pays), 150 fr.
- SOMMAIRE
- Chronique de l’A. C. I. T.............. IX, x, XI, XII
- Matières Colorantes
- Les produits auxiliaires dans l’industrie textile (suite et fin), par Louis Diserens, p. 89.
- Comptes-rendus des sociétés savantes, p. 4 10.
- Informations, p. 111.
- Revue économique, p. 112.
- Personnalités, p. 113.
- Extraits de brevets français, p. 113.
- Bibliographie, p. 117.
- Teinture - Impression
- Extraits de journaux étrangers, p. 118.
- Extraits de brevets français, p. 122.
- DE MARS
- Blanchiment-Apprêts
- La pratique serait-elle indifférente à la théorie ?, par M. L. Bonnet, p. 123.
- Extraits de brevets français, p. 127.
- Industrie Textile
- Tissus en cellulose doublée, par M. J. Dumas, p. 129.
- Revue économique de l’industrie textile, p. 131.
- Extraits de brevets français, p. 132.
- Résultats industriels, p. 132.
- Informations, p. 134.
- Informations fiscales, p. 136.
- SOCIÉTÉ ANONYME
- DES
- DE
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- Siège Social : 69, Rue de Miromesnil, PARIS (8°)
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- CHRONIQUE DE L’A. C. H. T.
- N° 232 — Mars 1937 — 27€ Année
- Bureau de l’A.C.I.T............................... IX
- Réunions mensuelles................................ IX
- Cotisations 1937.......................... . IX
- Nouvelles inscriptions de sociétaires.............. IX
- Changements d’adresses................................ X
- Placements............................................ X
- Nécrologie........................................... XI
- Congrès 1937 de l'A.C.I.T. .. .. XI
- Bibliographie...................................... XI
- Centre de Perfectionnement Technique (Programme des Cours-Conférences mars 1937) . XI
- Répertoire des usines d’impression sur tissus . . XII
- BUREAU DE L'A.C.I.T.
- Adresse du Bureau : 28, rue Saint-Dominique, '(Bureau n° 8), Paris VIIeou Téléphone: Invalides 10-73. Permanence tous les jours non fériés de 14 h. 1/2 à 16 h. 1/2.
- Toutes communications concernant notre Association doivent être adressées au Bureau de l'A.C.I. T. et non à l’Administration de la Revue. Bien spécifier : Association des Chimistes de l'In
- dustrie Textile, en raison des autres Sociétés de Chimie qui ont aussi leur siège à la Maison de la Chimie.
- En cas d’urgence, s’adresser directement au Trésorier, M. G. Mairesse, 24, rue de Pétrograd, Paris 8e, téléphone Europe 53.08.
- Pour toute demande de renseignements, prière de joindre un timbre-poste pour la réponse.
- REUNIONS MENSUELLES
- Ces réunions restent fixéesau premier samedi de Les camarades de l’A.C.I.T. sont cordialement chaque mois, à 20 heures 1/2, à la Brassene Heidr, invités à s’y rencontrer, et il nous 83, boul. de Strasbourg (près de la gare de L'Est), de les voir nombreux.
- COTISATIONS 1937
- Notre Trésorier fait appel au bon vouloir des Sociétaires pour la rentrée des cotisations de 1937 et dont le Conseil d’Administration n’a pas voulu relever le tarif malgré l’augmentation
- des frais d’impression du Bulletin. Un virement au compte chèques-postaux de l’A. C. I. T., n° 494.15, Paris, ne demande pas beaucoup de temps.
- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIETAIRES
- Admissions : Sont admis comme Sociétaires :
- M. Joseph RIÈRE, 19, rue des Bornes, Gisors (Eure), chimiste aux Etablissements Gillet-Thaon, usine de Gisors.
- M. André ANGONIN, 38, rue du Ranelagh, Paris 16e,représentant desEtabl. Kuhlmann.
- Propositions : Sont proposés comme Sociétaires :
- M. Paul Renard, chimiste coloriste, 33, boule
- vard Industriel, Roubaix (Nord), présenté par MM. le Chanoine Pinte et Georges Mairesse.
- M. Marcel François, 5, rue du Bourbonnais, Asnières (Seine), ingénieur chimiste aux Etablissements Kuhlmann, présenté par MM. E. Sack et J. Besançon.
- M. Jean Marchal, industriel, 9, avenue Sainte-Foy, Neuilly-sur-Seine (Seine), présenté par MM. E. Sack et A. Bossut.
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- M. André Hauviller, teinturier coloriste, 34, rue Condorcet, Paris 9e, présenté par MM. Ch. Veber et Georges Mairesse.
- Nous rappelons à nos camarades que leur devoir est de recruter de nouvelles adhésions à l’A.C.I. T. pour augmenter la puissance de notre groupement corporatif.
- CHANGEMENTS D’ADRESSES
- M. Ch. Raczkowski, Zarkopane (Bystre), Polog. M. Arthur Bowden, 4710, SO, Kedzie Av.,
- M. Carlos Cardoso, 551, rua Bomjardin, Porto Chicago (Illinois), U.S.A.
- (Portugal). M. J.-W. Flory, 46, quai d’Auteuil, Paris (16e).
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l’A.C.I. T. et non à l’Administration de la Revue.
- Nous rappelons que le service de placement est exclusivement réservé aux membres de l’A.C.I. T. et que les réponses aux offres d’emploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission qui se fera avec toute la discrétion voulue.
- Offre d’emploi :
- N° 151.—On demande contremaître connaissant bien la teinture et le traitement des peluches-coton.
- N° 153. — On recherche un excellent praticien pour assurer la direction technique des ateliers de teinture et d’apprêts sur tissus coton d’uneimpor-tante usine. On demande expérience approfondie de la profession et références tout premier ordre.
- Faire offres avec âge, situation familiale.
- N° 154. — On cherche bon contremaître teinture.
- N° 155. — Fabrique prod. chim. touchant textile, teinture, apprêts, examinerait candidature chimiste très au courant de ces branches, prétentions modérées, bonnes connaissances commerciales pour service correspondance avec clients et agents. Résidence Midi. Ecrire, références, curriculum vitæ, situation famille, prétentions.
- N° 156. — On demande, pour impression àla planche, contremaître bien au courant métier.
- Demandes d’emploi :
- N° 68. — Bon contremaître de teinture, spécialiste laine en écheveaux, grande pratique, excellentes références, cherche situation.
- N° 69. — Jeune ingénieur ayant dirigé plusieurs années filature, tissage et teinture (bourre et écheveaux coton), cherche situation France ou Etranger.
- N° 71. — Directeur d’usine teinture en pièces coton, lin, rayonne, soie, tissus mixtes mode et ameublement, chimiste praticien, connaissant également impression à la planche et chiffonnage (dégraissage-teinture etapprêt),cherche situation.
- N° 72. — Technicien longue pratique industrielle dans blanchiment, teinture, impression, mercerisage, ferait intérim pour installation, mise en route, corrections, mise au point procédés nouveaux sur toute matière textile.
- N° 75. — Ingénieur chimiste, ayant pratique de blanchiment, teinture ou apprêt des rayonnes, et connaissant également la fabrication des rayonnes, et en particulier de la viscose, cherche situation.
- N° 77- — Chimiste .teinturier, depuis 10 ans même maison, teinture coton en pièces, colorants au soufre, colorants directs, diazotés, naphtols, indigosols, indanthrènes, cherche situation.
- N. B. — Nous recommandons aux industriels qui recherchent de bons techniciens et praticiens de s’adresser au bureau de l’A.G.I.T. qui les mettra en rapport avec des personnalités de valeur connaissant bien la partie.
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- NECROLOGIE
- Notre collègue, M. Pierre Binder, Directeur à la Société d’Impression des Vosges et de Normandie, à Bolbec, vient d’être cruellement éprouvé dans ses plus chères affections. Son fils Jean, âgé de 7 ans, a été renversé par une automobile et a succombé presque immédiatement, le 6 février dernier.
- Ce deuil atteint également le grand’père du petit Jean, c’est-à-dire notre dévoué Président, M. Félix Binder, qui, le jour même de l’accident, était venu à la réunion amicale du premier samedi du mois et qui, ignorant encore la triste nouvelle, nous parlait alors précisément de ses petits-enfants qui faisaient sa joie...
- Devant ce terrible coup du sort, nous avons la certitude d’interpréter les sentiments de tous les membres de l’A.C.I.T. en exprimant aux parents et grands-parents de la jeune et malheureuse victime, nos condoléances les plus émues et la part bien vive que nous prenons à la peine qui les a frappés. Puissent les marques de sympathie qui ont affluéde tous côtésapporter à toute la famille un apaisement à la douleur qui s’est abattue sur ce foyer.
- L’enterrement a eu lieu le 9 février au milieu d’une immense affluence. L’A.C.I.T. y était représentée par M. Sack, Vice-Président et par M. Martin, Membre du Conseil d’Administration.
- CONGRES 1937 DE L’A. C. I. T.
- Au sujet du Congrès de l’A.C.I.T., pour lequel nous avons retenu les dates des 24 et 25 septembre 1937, le Bureau accueillera avec plaisir
- toutes suggestions que pourront nous faire nos collègues. Il importe que nous soyons fixés le plus rapidement possible sur les conférences éventuelles.
- BIBLIOGRAPHIE
- « Nihil Novum sub sole » Rien de Nouveau sous le Soleil
- Notre collègue et ami M. Rodon y Font, de Badalona, Espagne, a bien voulu nous faire parvenir le nouveau volume des Monographies Technico-Textilespubliées par son père M. Rodon y Amigo.
- L’étude qui, sous le titre « Nihil Novum sub Sol » vient de paraître, éditée par le journal Calaluna Textil, a été faite par le Professeur Rodon y Amigô, bien connu par de nombreuses publications antérieures. Cette étude a pour objet de discuter la condition de nouveauté du procédé de tissage breveté en faveur de M. Delamare-Debouteville et, à cet effet, après avoir transcrit le brevet espagnol de ce dernier, l’auteur a décritles tissus hispano-arabes obtenus par répétition de fils et de duites, le métier à marches multiples, les diagrammes, des ordres de répétition des fils et des duites d’une armure base, s’occupe de ces ordres de répétition, des dessins géométriques du Père dominicain Douat, d’un procédé spécial pour obtenir des dessins à caractère géométrique applicables au tissage, d’un autre procédé pour obtenir au moyen de lettres alphabétiques constituant des
- noms ou des mots, des remettages et des mar-chures dont les diagrammes géométriques produisent des effets de tissage, tous précédents que l’auteur a cru indispensable de démontrer avant d’entrer dans la critique du procédé Delamare-Debouteville. Poursuivant son étude, le Professeur Rodon y Amigo explique un cas (qui ne rentre pas dans le brevet de M. Delamare-Debouteville) en montrant des mises en carte composées, déterminées par une seule armure, des orientations nouvelles de l’enseignement textile, et des mises en carte composées par amalgame.
- Avec l’appui d’une exposition aussi documentée, le Professeur Rodon y Amigo, à qui nous laissons cependant l’entière responsabilité des théories émises, démontre le manque de nouveauté des tissus obtenus par le procédé Delamare-Debouteville et il termineson étude par des conclusions qui résument son jugement sur ce procédé.
- Ce curieux traité de tissage, édité en langue espagnole, prendra place dans la bibliothèque de l’A.C.I.T. et nous adressons tous nos remerciements et nos compliments à l’auteur.
- G. M.
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- MAISON DE LA GHIMIE
- Fondation Internationale créée avec le concours de 66 Pays, reconnue d’utilité publique par décret du 12 Août 1928 28, rue Saint-Dominique — Paris (7c)
- CENTRE DE PERFECTIONNEMENT TECHNIQUE Programme des Cours-Conférences Mars 1937
- SÉRIE A
- Les lundis à 2/ h., 28, rue Saint-Dominique
- GROUPE II — ÉTUDE DES MOLÉCULES (fin)
- Lundi l°r Mars. — Présidence de M. Georges URBAIN, Membre de l’Institut, Directeur de l’Institut de Chimie Appliquée à Paris.
- La Constitution intime des solutions, par M. TIMMERMANS, Professeur à la Faculté des Sciences de Bruxelles.
- GROUPE III — RADIATIONS ET RAYONNEMENTS
- Lundi 8 Mars. — Présidence de M. LAIR, Admi-
- - nistrateur de la Société Kodak-Pathé.
- L’Action chimique de la lumière : la photolyse, par M. G. EMSCHWILLER, Professeur à l’Ecole de Physique et Chimie Industrielles.
- Lundi 15 Mars. — Présidence de M. H. PÉNAU, Directeur des Services Biologiques des Laboratoires du D' Roussel.
- L’Action chimique de la lumière : la photosynthèse, par M. G. EMSCHWILLER, Professeur à l’Ecole de Physique et Chimie Industrielles.
- Lundi 22 Mars. — Présidence de M. Jules LEMOINE, Professeur honoraire au Conservatoire National des Arts et Métiers.
- L’Emission de rayonnement par les
- réactions chimiques, par M. René AUDU-BERT, Directeur du Laboratoire de Chimie Physique Appliquée à l’Ecole des Hautes Etudes.
- SÉRIE B
- Les jeudis à 21 h., 28, rue Saint-Dominique
- GROUPE IV — APPLICATIONS INDUSTRIELLES DES PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES (suite)
- Jeudi 4 Mars- — Férié.
- Jeudi II Mars. — Présidence de M. A. COTTON, Membre de l’Institut.
- Préparation des métaux en pellicules minces, par pulvérisation cathodique et évaporation thermique, par M. ANDANT, Docteur ès sciences, Assistant à la Faculté des Sciences.
- Jeudi 18 Mars- — Présidence de M. PORTEVIN, Professeur à l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures.
- Propriétés électriques et optiques des métaux en pellicules minces, par M. ANDANT, Docteur ès science, Assistant à la Faculté des Sciences.
- Les personnes désireuses d assister à ces cours-conjérences sans être inscrites comme auditeurs réguliers pourront être admises à l'amphithéâtre dans la mesure des places disponibles. Elles y sont cordialement invitées.
- REPERTOIRE DES USINES
- Nous rappelons à nos camarades la question d’un répertoire complet des usines d’impression dans le monde entier.
- Comme il s’agit d’une œuvre de solidarité entre collègues, pour diriger les jeunes chimistes
- D’IMPRESSION SUR TISSUS
- ou les chimistes sans emploi vers les usines susceptibles d’utiliser leurs services, nous espérons que nos camarades qui ont eu ou qui auront connaissance de la création d’usines de ce genre, ne manqueront pas de nous renseigner au plus tôt.
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- REVUE GENERALE
- DES MATIÈRES COLORANTES OE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRETS
- MARS 1937
- LES PRODUITS AUXILIAIRES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE (suite et fin)
- Par Louis DISERENS
- Ingénieur Chimiste.
- X. Produits auxiliaires pour les colorants de rayonne à l’acétate de cellulose.
- En 1869, en chauffant à 180° C, dans un tube scellé, la cellulose avec l’anhydride acétique, Schutzenberger découvrait l’acétate de cellulose.
- En 1894, Cross et Bevan (1) prenaient leur premier brevet pour la préparation de ce corps qu’ils obtenaient par éthérification des groupements oxhydryles de la cellulose en présence de chlorure de zinc. Ces deux auteurs furent les premiers à concevoir que l’acétate de cellulose était susceptible d’applications industrielles.
- Les années suivantes furent marquées par un grand nombre de travaux et de recherches, tant dans le domaine scientifique que technique, dont l’aboutissement fut la création de l’importante industrie qu'est aujourd’hui celle de la rayonne à l’acétate de cellulose.
- Ce n’est, toutefois, que par étapes bien lentes que cette fibre put acquérir l’importance qu’elle possède à l'heure actuelle. On s’est heurté au début, en teinture, à de grandes difficultés, la fibre ne montrant pas d’affinité pour un grand nombre de colorants; ce fut une des causes principales du retard subi dans son application industrielle.
- Si, aujourd’hui encore, la viscose est la fibre artificielle la plus couramment employée, on doit reconnaître néanmoins dans la rayonne à l’acétate de cellulose, une concurrence de plus en plus grande. Cette fibre, très belle par sa finesse, son brillant et sa grande élasticité, jouit de la propriété importante d’être résistante à l’eau, d’être peu perméable et de se froisser très difficilement.
- De par sa constitution, la rayonne à l’acétate de cellulose possède des propriétés tinctoriales qui la distinguent nettement du coton et de la viscose. Elle montre de l’affinité pour certains colo
- rants pour lesquels le coton n’en a pas et elle n’est pas teinte par d’autres qui, au contraire, sont utilisés pour ce dernier; de sorte que la présence des deux fibres dans un même tissu permet de réaliser desarticles changeants nouveaux et appréciés.
- Les procédés de teinture de la rayonne à l’acétate de cellulose peuvent être classés en quatre catégories :
- a) Procédés reposant sur une modification delà fibre : formation (2), par un traitement alcalin, d’une couche superficielle de cellulose régénérée, possédant de l’affinité pour les colorants directset basiques ;
- b) Procédés basés sur le gonflement de la fibre: emploi de colorants habituels de coton et de laine;
- c) Emploi de colorants spéciaux solubilisés : lonamines, Duranols ;
- d) Emploi de colorants dispersés.
- Clavel a reconnu que la fibre acétylée possède une affinité pour un grand nombre de corps et que cette affinité varie selon la présence de certains groupes dans la molécule du colorant. Lesgroupes —NH), =NH, —NO, =NOH, NH-CO-R, —N=N— augmentent l’affinité, tandis que le groupe SO3H la diminue. L’affinité pour les colorants basiques est très prononcée, dans certains cas, on peut même arriver à des nuances très foncées. Clavel a observé (3) qu’il existait des relations définies entre la constitution chimique du colorant et l’affinité pour la fibre; les deux facteurs qui entrent en jeu sont : le degré de basicité du colorant etsa grandeur moléculaire. Cette affinité, d’autre part, peut être sensiblement augmentée par adjonction de certains corps produisant soit un gonflement de la fibre avant la teinture, soit une diminution de l’hydrolyse du colorant et par conséquent
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- 90 LES PRODUITS AUXILIAIRES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- s’opposant à une augmentation du degré de dispersion de la solution colloïdale. Ainsi, Clavel recommande l’addition de sels neutres (NaCl, MgCL, SnCl2) (4), Bayer ajoute, au bain de teinture, des nitrates, des chlorates ou des nitrites (B. F. 577.807, 1924). Ce brevet correspond aux produits lancés par plusieurs maisons, tel que Celloxane de I. G., Sétacylsalz de Geigy, Beize für Acetat Seide de B. A. S. F.).
- Parmi les procédés, basés sur l’adjonction de solvants, signalons avant tout les remarquables travaux de Knœvenagel, consignés dans les brevets de Knoll, D.R.P. 193.135,1915 et le B.F. 383.636. On dissout le colorant dans l’acide acétique glacial et on verse cette solution dans le bain de teinture, la fibre se gonfle rapidement et absorbe une plus grande quantité de colorant. L’adjonction d’aniline, ainsi que de solutions de savon, augmente l’affinité. Dans lebrevet franç. 579.896, Rhodiaséta ajoute, au bain de teinture, des acides aromatiques sulfonés ou non, contenant éventuellement un ou plusieurs groupes hydroxyles, ainsi l’acide benzoïque, salicylique, benzènesulfonique. Dans les brevets de Donnersmark (D. R. P. 228.867, 1907), nous trouvons recommandés les adjuvants tels que l’acétine, les éthers-sels du gly-col. Enfin Bayer (B. F. 215.373, 1924), ajoute, dans le même but, la pyridine etses homologues. Un procédé similaire est utilisé par Kuhlmann, qui a mis sur le marché les produits Acétanol N et NT, constitués par des sels de pyridine. D’après des essais personnels, la résorcine a une action très appréciable sur la fixation des colorants basiques sur la fibre acétylée.
- se
- .On peut constater dans l’évolution des procédés de teinture de la rayonne à l’acétate de cellulose que-tous les efforts ont été dirigés à rendre solubles les colorants possédant de l’affinité pour la fibre. Les seuls colorants, entrant en ligne de compte, caractérisés par la présence du groupe amino, sont de ce fait insolubles. La solubilisation d’un corps s’obtient d’habitude par introduction du groupe sulfonique, or, comme il a été établi par Clavel, ce groupe diminue très sensiblement l’affinité. On est arrivé à trouver plusieurs procédés de solubilisation pouvant être appliqués à la teinture de la rayonne à l’acétate, ainsi :
- a) Solubilisation par introduction d’un autre groupe que le groupe sulfonique, par exemple : le groupe wo-sulfonique (ionamines), formation de composés bisulfitiques, introduction dans la
- chaîne latérale du groupe (COOH) = colorants Duranol, ou enfin introduction du groupe —CH,—CH2—OH et éthérification du groupe (OH) pour former des esters sulfuriques ayant pour formule :
- H
- R— N
- CH — CH—O—SO3H
- où le groupe sulfurique est extériorisé et fait partie de l'auxochrome NH2,sans modifier l’influence optique de ce dernier. Ainsi, par ces méthodes, on forme des corps nouveaux qui en réalité, qu’il s’agisse d’ionamines ou de composés appelés sul-fatos ne constituent qu’une modification des colorants anciens. Ce sont des colorants acides créés par application d’un principe original de solubilisation, qui place le groupe salifiable sulfonique dans le chromophore aminé, c’est-à-dire dans la chaîne latérale et, de ce fait, facilement hydroly-sable.
- b) Une autre méthode consiste (5) dans l’emploi de colorants à l’état colloïdal ou semi-colloïdal (Brevet angl. 219.349, Ellis) obtenus à l’aide de dispersants tels que les acides gras sulfonés ou la lessive sulfitique résiduaire de cellulose, permettant la teinture de la rayonne. On peut employer un très grand nombre de corps et de colorants de toute nature, colorants azoïques, des composés aminés (benzidine, dianisidine), les azines, les oxazines, les thiazines, les aminoanthraquinones, les benzoyl-aminoanthraquinones. Ce sont ces composés qui forment la classe des colorants dispersés utilisés actuellement. Ils se trouvent dans le commerce sous des noms divers :
- Cibacet de Ciba, Cellit et Celliton de I. G., Acétoquinones de Kuhlmann, Artésil et Imacol de Sandoz, Sétacyl de Geigy,quelques Duranol de I. C. L, Célatènes de la Scott. Dyes Ltd., les colorants S. R. A. de la Célanèse C°. Ils n’ont aucune affinité pour le coton et la viscose et conviennent très bien pour la teinture des tissus mixtes.
- Comme agents de dispersion, à la place des acides gras sulfonés, Brit. Dyes Co (Br. anglais 224.077) se sert du produit de condensation obtenu avec le naphtalène et le formol en présence d’acide sulfurique.
- Des indications nouvelles, concernant l’empâtage des colorants dispersés, se trouvent : dans le brevet autrichien 139.096 de Geigy : emploi,
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- comme agents dispersants, de produits de sulfonation d’alcools gras, contenant une chaîne de plus de 8 atomes de carbone; dans les brevets suisses 168.340, 168.342 ainsi que dans le brevet anglais 414.770 : produits de condensation du chlorure de l’acide oléique avec l’acide iséthio-nique (genre Igépon) ; enfin, dans le brevet français 764.236: emploi d’aryléthers de la glycérine, par exemple le di-tolyléther de la glycérine.
- En ce qui concerne la préparation des pâtes d’impression, nous relevons quelques procédés récents :
- D’après le brevet anglais 401.735, I. G., les impressions avec les colorants dispersés sont rendues plus corsées en préparant préalablement le tissu avec les sels de soude de l’acide tétrahy-dronaphtalènesulfonique. Une amélioration du rendement est également réalisée par addition à la couleur de triéthanolamine à raison de 5 % (B. F. 713.625) (6). Pour l’empâtage des colorants, on utiliseles solvants dérivés du glycol ou du diéthy-lèneglycol (Eutinctol NB, Fibrit D, Hysta-bol D, etc.). On évite le coulage des impressions en préparant le tissu avec une solution d’acétate d’aluminium (Br. américain 1.822.453).L’addition de solvants, tels que le lactate d’éthyle, le diacé-tone-alcool, le tartrate de butyle, produit unepar-tielle dissolution et un gonflement de la fibre à l’acétate (7). L’alcool benzylique est également un bon gonflant. Ces additions sont faites aux couleurs d’impression (Br. anglais 375.313). Pour la teinture tout spécialement, I. G.-Fischesser préconisent, dans le D. R. P. 547.348, une adjonction de corps, tels que la monoformine de glycol, le diéthylèneglycol ainsi que le thiodiéthylèneglycol, qui produisent un gonflement de la fibre tout en étant des solvants des colorants. On signale encore l’alcool tétrahydrofurfurylique comme étant tout particulièrement utile pour la teinture au moyen de colorants dispersés (Hystabol D de Bôhme). D’après les brevets anglais 373.628, 406.653,4o6.686;américains 1.972.111,1.985.248 (Célanèse), la solidité à la lumière des teintures au moyen de colorants dispersés est améliorée par l’action de la thiourée; on imprègnele tissu teint avec une solution de thiourée et, pour rendre l’effet plus stable, on vaporise 20 minutes à ioo° C.
- Enlevage sur rayonne à l’acélate: Parmi les colorants employés pour la teinture de cette fibre, un certain nombre sont détruits par réduction. Or, c’est un fait bien connu que les colorants, théori
- quement réductibles et réputés rongeables sur coton, ne le sont plus ou très difficilement lorsqu’ils se trouvent portés sur la fibre acétylée. Cette anomalie est d’ordre physique. L’acétate de cellulose est très difficilement perméable à l’eau et, comme l’a reconnu Paneth, en l’absence de toute surface intermicellaire, ni l’osmose ni la capillarité ne jouent un rôle, à l’inverse de ce qui se produit avec les autres fibres. Un blanc par enlevage est donc difficile à réaliser, parce que le colorant de teinture, ayant pénétré à l’intérieur de la fibre grâce à la solubilité dont il est doué, se trouve plus ou moins hors d’atteinte de l’attaque du rongeant qui, lui, n’est que peu ou pas du tout soluble dans l’acétate de cellulose. La British Dyes C° a supposé, en rendant la fibre plus perméable par un gonflement ou un accroissement des intervalles intermicellaires, de favoriser la pénétration de la pâte rongeante. Ainsi fut préconisée l’addition de certains sels, le sulfocyanure de calcium par exemple, permettant de provoquer l’attaque par le rongeant d’un certains nombre de colorants sans qu’il soit possible toutefois, dans la plupart des cas, d’arriver à un enlevage parfait. Ce procédé fait l’objet des brevets anglais 262.254 ; français 622.394 (8). Le brevet anglais 401.3 50 de du Pont de Nemours (9) utilise le sulfocyanure de zinc et le diéthylèneglycol. Un procédé, dû à I. G. (D. R. P. 461.75 3, 1926) est basé sur l’emploi du sulfoxylate de zinc-formaldéhyde soluble ; un rongeant similaire, recommandé par Kuhlmann, renferme, à côté du sel de zinc précipité, le chlorhydrate de diméthylphénylbenzylammonium et un agent solvant, alcool, phénol, thiodiéthylèneglycol (Brev. américain 1.944.372). D’après le brevet américain 1.931.108, une adjonction de guanidine et de thiocyanate améliore sensiblement l'effet d’enlevage, enfin dans le brevet anglais 402.307 et le brevet américain 1.957.491, le sulfoxylate de zinc-formaldéhyde est remplacé par les sels de baryum, de magnésium ou decalcium. L’enlevage sur rayonneà l’acétate peut cependant être réalisé avec un rongeant ordinaire au sulfoxylate de soude-formaldéhyde à condition d’y incorporer des corps exerçant un rôle de solvant intermédiaire et de gonflant; ainsi, d’après L. Diserens, la résorcine et la pyrocatéchine con-duisentà des résultats très intéressants (Bull. Mulb., mai 1929). Comme autres gonflants, il y a lieu de citer la triacétine (Br. anglais 373.653), le diéthylèneglycol et les éthers oxydes de ce dernier.
- Une méthode récente et de conception toute
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- différente se trouve décrite dans le brevet américain 1.912.008, qui utilise, en remplacement du sulfoxylate de soude-formaldéhyde, insoluble dans l’acétate de cellulose, des réducteurs, solubles dans les solvants organiques et dans l’eau. Ces corps sont des produits de condensation du sulfoxylate de soude-formaldéhyde avec des bases organiques, l’aniline, la xylidine, etc., c’est-à-
- dire des sels d’acides aniline-méthylène-oo-sulfi-niques
- /NH—R CHX 0 _ s— ONa
- Ce sont des réducteurs puissants, appropriés à l’enlevage des fonds teints sur rayonne à l’acétate de cellulose.
- Produits auxiliaires pour les colorants de RAYONNE a l’acétate.
- Dénomination Provenance Constitution Emplois
- Celloxane Sétacylsalz Beize für Acetat Seide I.G. Geigy B.A.S.F. Produits à base de nitrate de zinc. Agent de gonflement, utilisé pour la teinture au moyen de colorants basiques.
- Acétanol N Acétanol NT Kuhlmann Produit à base de sels de pyridine, nitrate de pyridine. Agent de gonflement, utilisé pour la teinturedela rayonne à l’acétate de cellulose au moyen de colorants basiques.
- | Débacétol Lab. Bornand Paris Enlevagesur rayonne à l’acétate, adjonction à un rongeant ordinaire. Blancs purs.
- XI. Les solvants pour l’impression et la teinture.
- Les solvants (II) jouent un grand rôle pour la préparation des couleurs d’impression et des bains de teinture. Leur nombre assez restreint, il y a quelques années encore, s’est sensiblement accrû, depuis l’apparition sur le marché des dérivés du glycol, d’amines alcoylées et de bases hétérocycliques.
- L’emploi des solvants s’est répandu aux diverses classes de colorants, les indigosols, les colorants à cuve, à mordants, au tanin et les colorants acides; il y a lieu de joindre les solvants spéciaux pour l’acétate de cellulose, utilisés dans les couleurs à base de pigments ou de poudres métalliques.
- Nous distinguons les groupes suivants de solvants :
- a) Phénols et homologues;
- b) Alcools mono et polyvalents, leurs dérivés, éthers-sels et éthers oxydes;
- c) Acides organiques;
- J) Solvants divers, amines, amines alcoylées, bases hétérocycliques.
- Nous ne nous arrêterons pas, bien entendu, dans
- la présente étude, aux solvants utilisés dans l’industrie textile mais n’entrant pas en ligne de compte pour l’impression ou la teinture, tels que les hydrocarbures (benzine, toluène, xylène), les dérivés hydrogénés du phénol et du crésol (cyclohexanol, méthylcyclohexanol, tétrahydro-naphtalène ou tétraline, décahydronaphtalène ou décaline) ainsi que les solvants chlorés (trichloréthylène, perchloréthylène, tétrachloréthane, tétrachlorure de carbone).
- a) Phénols et HOMOLOGUES.
- Le phénol lui-même est un bon solvant des colorants basiques, notamment du bleu de méthylène; son emploi se trouve signalé, pour la première fois, par Gassmann dans leD.R.P. 99.750 (12), 1897. Plus tard, recherchant un moyen pour empêcher la précipitation de la laque tan-nique au sein d’une couleur d’enlevage au sulfoxylate de soude-formaldéhyde, Baumann et Thesmar ont arrêté leur choix sur le phénol, qui présentait l’avantage d’être sans action sur l'hy-drosulfite et, de ce fait, de ne pas influencer la stabilité de la couleur (13). Cependant l’odeur gênante du phénol lui a fait préférer des solvants nouveaux, dérivés du glycol, de sorte qu’actuel-
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- lement ce corps n’est que peu utilisé dans les couleurs d’impression.
- La résorcine possède, à un degré bien supérieur que le phénol, le pouvoir de dissoudre les matières colorantes, les laques tanniques ainsi que certains tannates métalliques (14).
- Les dérivés hydrogénés du phénol et du crésol ne sont guère utilisés pour la préparation des couleurs, cependant nous trouvons signalé, dans le brevet allemand 537.507 des Deutsche Hydrier-werke, pour l’impression des colorants basiques, l’emploi d’éthers d’acides organiques dérivés du cyclohexanol ou du méthylcyclohexanol, par exemple : l’éther-sel méthylcyclohexyl-lactique.
- b) Alcools, mono Et polyvalents ET LEURS DÉRIVÉS.
- L’alcool éthylique est, avec la glycérine, un des premiers solvants utilisé en impression, malgré l’inconvénient de sa volatilité et de son inflammabilité; c’est un excellent solvant des colorants basiques, notamment de la rhodamine.
- Les homologues, les alcools isopropylique, amy-lique et butylique ont trouvé quelques applications restreintes pour la dissolution des colorants basiques; quant à l’alcool méthylique il n’a pu être pratiquement employé à cause de sa toxicité et de son point d’ébullition trop bas.
- L’alcool benzylique, peu soluble dans l’eau mais miscible en toutes proportions dans l’alcool et divers tiers-solvants, n’est que peu utilisé quoique étant un bon solvant des colorants basiques.
- Un produit, paru récemment sur le marché, l’alcool tétrahydrofurfurylique, aété reconnu comme un agent de dispersion (brevet autrichien 139.11I) et un solvant intéressant. On l’obtient industriellement par réduction catalytique du furfurol.
- H
- CH = C—CX _. CH,—CH—CH,OH
- CH=CH CH-CH,
- Il est soluble dans l’eau et dissout un grand nombre de colorants, notamment les colorants basiques et les indigosols. Son application nous est signalée par D. H., dans le brevet français 769.171 et D. R. P. 601.860, relatif à la fixation des colorants au chrome par un vaporisage de courte durée ainsi que par Bôhme pour la dissolution des colorants basiques et pour la teinture de la rayonne à l’acétate de cellulose avec les colorants dispersés, les indigosols et les colorants à
- cuve (brevet autrichien 139.845, brevet suisse 165.151, brevet américain 1.967.656).
- Parmi les dérivés des alcools monovalents, certains éthers-sels ont pu être utilisés soit comme solvants de matières colorantes, soit comme agents gonflants de la fibre à l’acétate de cellulose. Ainsi, les éthers-sels de l’acide lactique se trouvent recommandés, par B. A. S. F., dans le D.R.P. 101.273, pour la dissolution des colorants basiques, tandis que le brevet anglais 375.313 (D.R.P. 547.348) signale que l’adsorption des colorants dispersés, par la rayonne à l’acétate de cellulose, est facilitée, en impression, par la présence d’un solvant organique exerçant une action de gonflement; on cite, par exemple, le lactate d’éthyle, le tartrate de dibu-tyle, le tartrate de diéthyle ainsi que les dérivés du glycol. Nous avons déjà eu l’occasion de parler du tartrate d’éthyle, qui est un solvant des colorants basiques, notamment de la thioflavine et des colorants acridiniques. Il a été recommandé par Durand-Huguenin, dans les couleurs d’indigosols, comme agent fournissant l’acide nécessaire, lors du vaporisage, en remplacement du sulfocyanure d’ammonium.
- Le glycol. — Industriellement le glycol est obtenu du gaz naturel dont on isole l’éthane par liquéfaction et par distillation fractionnée. La décomposition catalytique de ce dernier vers 85o°C, fournit l’éthylène, qui est facilement transformé en glycol.
- Le glycol est un liquide huileux, à saveur sucrée, soluble en toutes proportions dans l’eau et l’alcool. Grâce à son pouvoir solubilisant supérieur à celui des alcools et de la glycérine, l’usage du glycol s’est répandu à plusieurs classes de colorants.
- D’après le brevet français 5 87.269, 1924 de Geigy, on utilise un mélange d’éthylèneglycol et d’éthylènechlorhydrine pour l’empâtage des colorants à cuve, réalisant ainsi une fixation supérieure et plus régulière. Le même brevet ainsi que D. R. P. 3 68.03 2 et 400.684 (Geigy) et le brevet anglais 3 01.824, 1928, préconisent le glycol pour la dissolution des colorants basiques et pour la teinture de la laine au moyen de colorants difficilement solubles. Enfin Durand-Huguenin, d’après le brevet anglais 298.088 réalisent des teintes plus foncées et plus uniformes avec les indigosols, par adjonction de glycol aux pâtes d’impression. Cependant le glycol n’est pas le solvant idéal des indigosols, les éthers-oxydes du glycol, les mono-éthyl- et monobutylglycols et principalement le
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- diéthylèneglycol et ses éthers-oxydes se sont montrés bien plus efficaces, ce sont ces dérivés qu’on doit considérer comme les véritables solvants des indigosols et qui, d’ailleurs, entrent dans la composition dessolvants commerciaux tels que la FibritD de I. G., l’Hystabol D de Bôhme (Mer Rouge, Mulhouse), Dévelopsol GA de Durand-Huguenin, DuritF, Eutinctol BN et Brécolane NDG de Kuhlmann.
- D’après la Carb. and Carb. Chem. Corporation de New-York, le monoéthylglycol (Cellosolve) et le monobutylglycol (Butylcellosolve) sont de très bons solvants des colorants basiques, acides et des indigosols, ils remplacent très avantageusement l'acé-tine dans les couleurs d’enlevage à base de sulfo-xylate de soude-formaldéhyde, grâce à leur inaction sur cet agent de réduction; d’autre part, les pâtes d’impression, additionnées de Cellosolve, se travaillent plus facilement et n’encrassent pas la gravure.
- Le diéthylèneglycol, lancé par la Carb. and Carb. Chem. Corporation à New-York, est obtenu par l’action de l’oxyde d’éthylène sur le glycol. C’est un liquide à point d’ébullition élevé (P.E. 245°C), miscible à l’eau en toutes proportions. Grâce à son pouvoir dissolvant, à ses propriétés précieuses de lubrifiant, d’adoucissant et surtout d’hygroscopique, son application s’est rapidement généralisée dans l’industrie textile. Pour rester dans le domaine de l’impression et de la teinture, nous ne mentionnerons que les procédés suivants :
- D. R. P. 340.552, 391.007, 339.690, Brevet anglais 392.139. Adjonction de diéthylèneglycol dans les pâtes d’impression pour améliorer le rendement et la pénétration. Le diéthylèneglycol,
- étant en effet très hygroscopique, remplace très avantageusement la glycérine; c’est un précieux agent d’empâtage des colorants à cuve.
- Dans les brevets suisses 157.912 et 157.913 de la New-Port Chem. Corp. il est question d’une façon générale, comme adjuvants aux couleurs à cuve, d’éthers-oxydes et de thioéthers de constitution :
- CH-CH,— OH
- ou X = S ou O CH-CH-OH
- par conséquent du diéthylèneglycol et du thio-diéthylèneglycol.
- Nous retrouvons le diéthylèneglycol, utilisé comme solvant des colorants basiques, dans les D. R. P. 3 91.007 et 3 40.5 5 2, et des indigosols dans le brevet anglais 427.058 de Durand-Huguenin.
- Les éthers-oxydes du diéthylèneglycol, principalement les monoéthyl- et butyldiéthylèneglycol, fabriqués par la Carb. and Carb. Chem. Corporation sous le nom générique de Carbitol, se sont également avérés comme étant d’excellents solvants des matières colorantes basiques et des indigosols ainsi que des agents d’empâtage des colorants à cuve.
- La même maison prépare des éthers-sels dérivés des éthers-oxydes du glycol ainsi l’acétate du monoéthylglycol (acétate de Cellosolve), liquide à odeur agréable qui présente de l’intérêt pour la teinture des tissus de laine.
- Le thiodiéthylèneglycol, issu de l’industrie de guerre, étant un produit intermédiaire de la fabrication de l’ypérite (sulfure de dichlordiéthylène), résulte de l’action du sulfure de sodium sur la chlorhydrine du glycol à 90-1000 C
- CH2—Cl
- 2 |
- CH2—OH
- +
- 0
- 40 P 2
- 02
- 6 Q Q Q to 1 O O 3 a
- HCl
- CH2—CH2 -Cl
- CH2 —CH2 - Cl
- Ypérite
- Le thiodiéthylèneglycol a été reconnu comme étant un excellent solvant des colorants basiques, cependant ce produit présente un inconvénient grave et son emploi nécessite certaines précautions; il est essentiel d’éviter tout contact avec l’acide chlorhydrique à une température supérieure à 600 C.
- Dans le D. R. P. 339.690, 1919, ainsi que dans les brevets anglais 147.102 et 368.910 et français 711.869 de New-Port Chem. Corp., nous trouvons le thiodiéthylèneglycol, utilisé comme adjuvant
- aux couleurs à cuve, dans le but de rendre les nuances plus brillantes et plus corsées, d’améliorer l’unisson et de faciliter l’oxydation du colorant.
- Selon le brevet anglais 427.058, le thiodiéthylèneglycol entre dans la composition des couleurs d’indigosols, sans être cependant aussi avantageux que le diéthylèneglycol et ses dérivés.
- Le thiodiéthylèneglycol est, par contre, un excellent solvant des colorants basiques et le D. R. P. 336.690 mentionne tout particulièrement son emploi dans les couleurs d’enlevage; il présente
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- en effet l’avantage d’être sans action sur le sulfoxy-late de soude-formaldéhyde et d’empêcher, au même titre que l’acétine, la formation prématurée de la laque tannique dans la couleur. Selon certaines indications, la réduction du bleu de méthylène, au sein de la couleur d’enlevage, pourrait être évitée en présence du thiodiéthylèneglycol; ce fait n’a pu cependant être confirmé.
- Dans le brevet suisse 170.425 et le D. R.P. 591.547 de I. G. il est fait mention d’un produit d’oxydation du thiodiéthylèneglycol, le thionyldié-thylèneglycol (brevet américain 1.968.926)
- /CH,—CH2—OH 0=S/
- CH-CH— OH susceptible d’améliorer le rendement des couleurs à cuve et pouvant servir comme agent d’empâtage des colorants imprimés à l’état réduit.
- La glycérine entre dans la composition d’un grand nombre de couleurs; c’est un dissolvant universel et bon marché, avantageux par sa propriété d’hygroscopique qui justifie son emploi dans les couleurs à cuve. Cependant, pour arriver à un effet réel, on est obligé d’additionner des quantités assez élevées, 100-150 gr. par kg.
- La glycérine dissout la plupart des colorants basiques et notamment les rhodamines. Certains colorants, insolubles dans l’alcool, peuvent être facilement mélangés à l’alcool lorsqu’on les dissout préalablement dans la glycérine.
- La glycérine dissout le tanin et certains oxydes métalliques. On l’utilise enfin dans les couleurs d’enlevage sur laine et sur soie.
- Les éthers-sels dérivant de la glycérine possèdent, à un degré plus prononcé encore, le pouvoir de dissoudre les colorants. Les plus importants sont les éthers-sels de l'acide acétique, utilisés, sur une très grande échelle, pour la dissolution descolorants basiques, des indulines, des colorants à mordant, du tanin. Le produit commercial, connusous le nom d’acétine, représente un mélange de mono et de diacétine, à côté de petites quantités de triacétine. On l’obtient en chauffant la glycérine avec de l’acide acétique glacial, au réfrigérant à reflux, pendant plusieurs heures, et en éliminant, pour finir, l’acide acétique en excès par distillation (brevet français 540.362).
- Le grand avantage que présente l’acétine, vis-à-vis des solvants, tels que les acides oxalique et tartrique ou du tartrate d’éthyle, réside dans le fait qu’elle est sans aucune action sur la fibre et
- qu’elle permet d’éviter la formation de la laque tannique dans la couleur. L’acétine cependant n’est guère recommandée dans les couleurs d’enlevage au sulfoxylate de soude-formaldéhyde qu’elle rend peu stables.
- On a également préparé l’éther-sel de l’acide tartrique, connu dans le commerce sous le nom de tartrine (D. R. P. 83.060, 1894).
- Howard’s and SonsLtd., à Londres ont missur le marché un lactate deglycérine, soluble dans l’eau, non volatil avec la vapeur d’eau, qu’ils recommandent comme solvant des colorants basiques, acides, directs, à mordantset des colorants dispersés pour la rayonne à l’acétate de cellulose (16).
- Les acides organiques sont utilisés pour la dissolution des colorants basiques. L’acide acétique est le plus important des solvants de cette catégorie. L’acide lactique a été préconisé par Bœhringer à Ingelheim, dans les D. R. P. 95.827 et 95.829. C’est un bon solvant des tannates métalliques et du tanin. L'acide glycolique, malgré son prix élevé, a été l’objet de quelques applications (17)-L. Diserens (18) a observé son pouvoir de dissolution des tannates, du tannate de zinc notamment, permettant d’unir, au sein de la couleur, les éléments nécessaires (tanin—sel métallique) pour la fixation des colorants basiques par vaporisage direct.
- L’emploi des acides chloracétique et glycolique, comme dissolvants des colorants basiques, en remplacement des acides acétique et formique, fait l’objet des brevets allemands 3 71.3 97 et 3 68.03 2 de Geigy. Comme nous l’avons vu précédemment, ce procédé a permis de réaliser la fixation des colorants basiques sans vaporisage (couleurs Irga).
- Nous citerons encore deux sels d’amines alcoy-lées qui paraissent être susceptibles d’emplois intéressants. Le chloracétate et le lactate de tri-éthanolamine, faciles à préparer, sont en effet de remarquables agents de solubilisation et de dispersion de certains colorants difficilement solubles, les indulines notamment.
- Les bases hétérocycliques, la pyridine en particulier, ont été l’objet de travaux de Freiberger. Ce sont d’utiles agents d’imprégnation et des solvants des colorants acides et substantifs. Ce procédé, protégé par le D. R. P. 393.761 et le brevet français 518.333, a donné les meilleurs résultats tant en impression qu’en teinture (19).
- D’après le D. R. P. 578.916 de Bôhme, l’adjonction de pyridine conduit à des nuances
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- 96 LES PRODUITS AUXILIAIRES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- plus vives; à ce sujet nous signalons l’intéressante étude de MM. Perndanner et Hackl (19) qui ont fait ressortir l’avantage de la pyridine et de ses homologues pour l’impression de la laine au moyen de certains colorants acides dont la fixation est en général difficile. Dans les brevets français 641.629, 654.108 et 654.624, ainsi que dans les brevets anglais 291.070 (1927) et 291.096 (1928) Bôhme recommande des produits mouillants constitués par des mélanges de bases hétérocycliques et de sels de soude des acides iso-propylnaphtalènesulfoniques, dont le pouvoir mouillant se trouve accru. Ces produits sont connus dans le commerce sous le nom de Novo-carnite. La pyridine, en mélange avec les sulfori-cinates (Oléocarnite), est utilisée comme solvant et comme agent égalisant pour la teinture; enfin les mélanges de pyridine avec les sulfonates d’alcools gras (les Oxycarnites) sont recommandés pour la dissolution des colorants ainsi que pour la teinture de la laine et de la rayonne au moyen de colorants à cuve et au soufre (bas, tricotages).
- Les bases pyridiniques supérieures ne sont pas miscibles à l’eau, mais elles peuvent être rendues miscibles par addition d’alcool ou à l’aide de solutions de savons. Le fait que la pyridine est soluble en milieu alcalin, acide ou neutre permet de l’utiliser dans toutes les opérations de teinture comme agent d’unisson et de pénétration (Sisley, R.G. M.C., 1935). D’après Roestel (Leipz. Mon. Text. Ind., 1926, 315) la pyridine augmente la dispersion des colorants et possède une action dissolvante très prononcée. Son rôle est très intéressant dans la teinture des feutres de laine.
- L'aniline étant un solvant des colorants basiques, Jeanmaire (20) s’en est servi pour la préparation de couleurs d’enlevage à base de sulfoxylate de soude-formaldéhyde, préférant l’aniline au phénol pour dissoudre les colorants et pour éviter la formation de la laque tannique dans les couleurs. Ce procédé, déjà ancien, a été utilisé sur une grande échelle pendant un certain temps; il semble cependant avoir été remplacé par des méthodes nouvelles utilisant des solvants dérivés du glycol qui ont l'avantage non seulement d’un pouvoir de dissolution plus grand, de leur solubilité dans l’eau, de leur point d’ébullition élevé, mais surtout de ne produire aucune altération de la nuance celle de la rhodamine notamment comme c’est le cas avec l’aniline.
- La triéthanolamine qui a pénétré" dans tous les domaines del’industrie textile, comme émulgateur
- de grande valeur sous forme de sels d’acides gras, comme adjuvant et produit d’empâtage des couleurs à cuve, comme solubilisant du grès dans le décreusage de la soie naturelle, comme agent de désencollage, etc., a été également utilisée dans la teinture et dans l’impression. Nous relevons à ce sujet les brevets anglais 302.252 et 324.315, le brevet français 648.954 (1928) de du Pont de Nemours recommandant la triéthanolamine pour la préparation de pâtes d’impression au moyen de colorants à cuve et au soufre. Le remplacement d’une partie de l’alcali (K,CO3) par des basesorga-niques, telles que la triéthanolamine ou la pipé-razine, permettrait, d’après D. R. P. 555.305 de Ciba, d’éviter les auréoles dans les réserves au moyen de colorants à cuve sous noir d’aniline (21). Les propriétés solubilisantes de la triéthanolamine sont mises à profit, dans le brevet anglais 295.025, pour la teinture du coton avec les colorants à cuve. D’après le brevet français 754.235, les sels de triéthanolamine de certains indigosols sont plus solubles que les sels de soude correspondants (22). On a constaté également l’action favorable de la triéthanolamine pour l’impression de la laine et de la soie au moyen de colorants à cuve. Elle facilite la solubilisation de certains colorants acides, peu solubles dans l’eau, ce qui a permis de supposer que les sels de triéthanolamine de ces colorants possèdent une solubilité plus grande dans l’eau que les sels de soude. Enfin, d’après le brevet francais 713.625 et le brevet anglais 330.625 de I. C. I., l’impression de la rayonne à l’acétate de cellulose, au moyen de colorants dispersés, est rendue plus corsée en présence de triéthanolamine. I. G. a mentionné, dans le brevet français 659.449, un procédé de teinture des tissus mixtes de soie, de laine et de rayonne, basé sur l’emploi de triéthanolamine, dans le but d’éviter l’altération des fibres animales et d’améliorer la pénétration ainsi que la solidité au frottement.
- Solvants pour l’acétate De cellulose UTILISÉS POUR L’IMPRESSION DE PIGMENTS ET DE POUDRES MÉTALLIQUES.
- Sans vouloir entrer dans le détail de ces fabrications (23), nous rappelons que ces impressions peuvent être réalisées à l’aide de :
- a) Solutions de vernis de copal ou de Dammar (24) dans l’essence de térébenthine (spécialement pour les poudres métalliques) ;
- b) Solutions de caoutchouc (29);
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- LES PRODUITS AUXILIAIRES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
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- c) Produits de condensation du phénol ou de l’urée avec la formaldéhyde (28) ;
- d) Albumine (25), gélatine ou colle (26), caséine (27);
- e) Solutions d’acétate de cellulose ou de nitro-cellulose ;
- f) Solutions de caoutchouc chloré.
- Ce sont principalement les quatre dernières méthodes qui sont utilisées en pratique, soit pour les effets de matage, de laquage, soit pour l’impression de poudres métalliques.
- Les couleurs à base d’albumine ou de caséine, tout en donnant une fixation solide despigments, présentent le grave inconvénient, pour les tissus de rayonne notamment, de durcir les surfaces imprimées; par contre, les impressions à base d’acétate ou de nitrocellulose sont remarquables par leur souplesse tout en restant d’une bonne solidité; enfin, les couleurs à base de dissolutions de caoutchouc chloré laissent une pellicule très adhérente et résistante mais cassante, pouvant être rendue utilisable par adjonction de plastifiants judicieusement choisis.
- L’acétate de cellulose se trouve dans le commerce à l’état de grumeaux blancs, sous le nom de Séri-cose LC de I. G., d’Acétol des Usines des Produits Chimiques du Rhône, insolubles dans l’eau, mais solubles dans un grand nombre de solvants organiques.
- On distingue les solvants vrais, susceptibles de produire d’abord un gonflement des dérivés cellulosiques, puis de les transformer en une solution colloïdale homogène;les demi-solvants,formés de deux liquides dont aucun n’est solvant vrai de l’acétate s’il est pris séparément, mais qui le deviennent par leur emploi simultané, par exemple alcool+benzène; les diluants, utilisés pour diminuer la concentration des solutions cellulosiques et pour en abaisser le prix de revient.
- Les solvants vrais pour l’acétate de cellulose sont :
- P. E.
- Alcool méthylique....................... 65°C
- Acétone................................. 55°C
- Formiate de méthyle..................... 32°C
- Formiate d’éthyle....................... 64°C
- Formiate de propyle..................... 81°C
- Formiate de butyle..................... 107°C
- Acétate de méthyle................... 64-65°C
- Lactate de méthyle..................... 144°C
- Lactate d’éthyle....................... 155°C
- Monoformine du glycol.................... 175°C
- Monoacétine du glycol.................... 182°C
- Monochlorhydrine du glycol....... 175°C
- Diformine du glycol...................... 169°C
- Diacétine du glycol...................... 186°C
- Méthylglycol......................... 115-130°C
- Acétate de méthylglycol.............. 138-152°C
- Acétate d'éthylglycol................ 149-160°C
- Diacétonealcool (Pyranton)....... 150-165°C
- Dioxane............................... 94-110°C
- Cyclohexanone (anone 94%)............... 15 6°C
- Cyclohexanol (anol, hexaline, sextol) 159-162°C
- Semi-solvants : alcool-benzène, alcool-acétate d’éthyle.
- Diluants : benzène, toluène, acétates d’éthyle, de propyle, alcools butyliqué, benzylique, acétate de méthylbutylèneglycol (Butoxyl de I. G.).
- Plastifiants : phtalate d’éthyle, tartrate d’éthyle, diéthylphtalate(Palatinol A), triphénylphosphate:
- OC H;
- 0 = P—OC H. P. E. 260°C
- OCH;
- Eugénol :
- CH,—CH=CH, CAL-OCH3
- OH
- Précipitants : xylène, alcool propylique (98°C), amylique (130°C), acétates de butyle et d'amyle (135-140°C).
- On a utilisé, au début, comme solvant de la séricose, le phénol, la résorcine, l’acide acétique glacial, l’alcool et le formol.
- On considère, comme solvants légers, ceux dont les points d’ébullition sont situés entre 35-130°C, solvants lourds, point d’ébullition de 120-208°C et les solvants non volatils ou plastifiants, ceux dont la perte de poids, par évaporation, est à peu près nulle et dont les points d’ébullition sont compris entre 250°Cet 350°C. On distinguedeux groupes de plastifiants : solvants des esters cellulosiques (gélatinisants) et non solvants (non géla-tinisants).
- Les méthodes d’application de l’acétate de cellulose pour l’impression de pigments se classenten deux catégories :
- a) Couleurs où la séricose joue le rôle d’épais-sissant et se trouve associée à un fixateur ou à des corps susceptibles de former, lors du vaporisage, une substance fixant le pigment : procédé de
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- 98 LES PRODUITS AUXILIAIRES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- Stephan (30), couleur renfermant de la colle-+ résorcine — formol; procédé de MM. Battegay et Wagner de la Maison Heilmann (31), couleur à base de séricose + phénol + formol agent de condensation. Ce procédé diffère de celui de Stephan par le fait que la colle est remplacée par la séri-cose, le fixateur restant le même c’est-à-dire le produit de condensation du phénol avec le formol.
- b) Couleurs où la séricose joue le rôle de fixateur et d’épaississant : procédés des usines Fr. Bayer à Lewerkusen et de M. J. Frossard (32). La couleur est formée par une solution épaisse d’acétate de cellulose à laquelle on incorpore soit un pigment, blanc de zinc, oxyde de titane ou lithopone, soit des poudres métalliques. Par simple séchage, ou encore mieux par vaporisage court, les pigments ' se trouvent solidement fixés et on réalise des effets mats très prononcés. Cette méthode est couramment employée actuellement. Le blanc mat à la séricose présente l’inconvénient de durcir les dou-bliers, il peut en résulter de graves inconvénients si ces doubliers ne sont pas uniquement réservés à cet article.
- La nitrocellulose est employée, de la même façon, au rouleau, au pochoir ou au cadre, pour la fixation de pigments, de poudres métalliques et de laques; elle présente l’avantage de laisser sur le tissu des pellicules beaucoup plus souples que l’acétate de cellulose. On se sert de collodions de différentes viscosités ou de déchets de films, qu’on dissout dans les solvants appropriés en association avec des diluants ou des plastifiants. Les principaux solvants utilisés pour les couleurs à base de nitrocellulose sont:
- Les éthers-sels : acétates d’éthyle, de méthyle, de butyle, d’amyle, de benzyle, le lactate d’éthyle, le butyrate d’éthyle, carbonate d’éthyle, acétate de cyclohexanol (Adronolacétate).
- Alcools : méthylique, cyclohexanol, méthylcy-clohexanol, butylglycol.
- Cétones : acétone, cyclohexanone, méthylcyclo-hexanone.
- Ethers-oxydes : éthers-oxydes du glycol (Cello-solve), monoéthyl- et butylglycols (P. E. 125-138°C et 164-182°C) ainsi que les acétates correspondants (monoacétate du glycol lui-même, acétates des méthyl-et éthylglycols), le diacétone-alcool, Pyranton A
- CH,-CO-CH,—C(CH,),OH P. E.150-165°C
- le dioxane
- CH, - CH, >0 CH— CH/ liquide neutre, miscible à l’eau, bon dissolvant, en mélange avec del’alcool ou de l’acétate de butyle, de la nitrocellulose et de l’acétate de cellulose.
- L’un des meilleurs solvants de la nitrocellulose est l’acétate de cyclohéxyle (acétate d’adronole de I. G.)
- o
- CH — CY P. E. 170-177 C
- O—CHu
- Comme plastifiants, on utilise les diméthyl-, diéthyl-, dibutyl-phtalates (Palatinol M, A, C de I. G.), les stéarates d’éthyle-et de butyle, le tricré-sylphosphate, le triphénylphosphate et comme diluants, le benzène, le toluène, le xylène, la tétraline.
- Le caoutchouc chloré est un produit de fabrication récente, obtenu par chloruration du caoutchouc, dissous dans le tétrachlorure de carbone. Il se produit une fixation de chlore sur les liaisons éthyléniques des groupes del’isoprène, puis élimination d’acide chlorhydrique, créant de nouvelles doubles liaisons, susceptibles de fixer de nouvelles quantités de chlore. Après élimination du solvant, on précipite le produit chloré par l’alcool et on obtient une masse contenant 60-68 % Cl. Le produit, connu sous le nom de Tornésite, de la New-York Hamburg Gummiwaren Comp., de Protex-Péchiney d’Alais, Froges et Camargue, est livré en basse, moyenne et haute viscosité. Il est soluble dans les éthers-sels tels que les acétates d’éthyle et de butyle, dans les hydrocarbures, toluène, xylène, dans les carbures chlorés, tétra-chloréthane, trichloréthylène, perchloréthylène; il est par contre insoluble dans les alcools, dans l’eau, la glycérine, les glycols, le lactate d’éthyle.
- Les solutions de caoutchouc chloré peuvent servir, au même titre que l’acétate de cellulose, à la fixation de pigments et de poudres métalliques pour la production d’effets matés ou métalisés par impression.
- Les solutions de caoutchouc chloré déposent, par évaporation, une pellicule d’une résistance extraordinaire à l’action d’un grand nombre d’agents, tels que l’eau, les acides, les alcalis. La pellicule est transparente, très dure mais insuffisamment souple; il convient de corriger ce défaut au moyen de plastifiants appropriés.
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- Solvants pour L’IMPRESSION et la teinture
- Dénomination Provenance Constitution Documentation Emplois
- Phénol OH Gassmann, B.F. 99,750, 1897; R.G.M.C., 1901, 243; Bull. Mulh.,1905, 111 ; R.G M.C., 1905. 241. Solvant des colorants basiques. Développeur pour colorants directs. Solvant de l’acétate de cellulose.
- Résorcine Rhône-Poulenc 014 ( P.F. 118C; D. 1,2717 I joH Soluble dans l’eau: 100 p. H20 ; 86,4 p. résorcine à 0°C et 147,3 p. à 12°C. Diserens, R. G. M. C., 1917, 142 ; 1918, 631; 1919, 117. Wosnes-sensky, Fàrb. Ztg., 1918,275; Bull. Mulh., 1914, 212; 1914, 307. D.R.P. 308.815,1912; 312.584, Bayer. Solvant des colorants basiques et de quelques colorants au chrome.
- Alcool éthylique C.H.—OH; P. E. 78,3°C; D. 0,806 Miscibleàl'eauen toutes proportions. Solvant des colorants basiques, acides, au chrome.
- Alcool méthylique Méthanol pur 100 % I.G. CH,—OH P. E. 65°C; D. 0,796 Toxique, soluble dans l’eau, l’alcool et l’éther. L’absorption de petites quantités d’alcool méthylique peut provoquer la cécité. Solvant de divers colorants, peu employé à cause de sa toxicité. Solvant de la nitrocellulose.
- Alcool butylique normal 98-100 % L.G. CH. CH— CH,—CH- OU P. E. 114-118°C; D. 0,812 Peu soluble dans l’eau (prop. 1:12). Brevet anglais 266.746 (tiers solvant). Solvant des colorants basiques. Puissant solvant de la linoxyne entrant dans la composition des produits pour le désencollage. Ne dissout pas les éthers cellulosiques, utilisé comme diluant, empêche le louchissement des vernis.
- Alcool amylique de fermentation Mélange de CH 3>CH—CH—OH 13% C2H/ et de CIE CH-CH-CH-OH 87% CH. Constituant de l’huile de fusel P. E. 131°C; D. 0,823. D. R. P. 371,293. Peu soluble dans l’eau : 1 p. dans 50 p. ILO, toxique, odeur désagréable. Solvant de la rhodamine, adjonction aux couleurs d’impression. Solvant de la linoxyne. Précipitant de l’acétate de cellulose.
- Alcool benzylique I.G. CH,—OH A P. E. 205-209 C I D. 1,045 Peu soluble dans l’eau, liquide à odeur aromatique. : Brevet anglais 266.746. Très bon solvant des colorants basiques. Gonflant de la rayonne à l’acétate de cellulose. Dissout à chaud l’acétate de cellulose.
- LES PRODUITS AUXILIAIRES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
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- Solvants pour l’impression Et la teinture
- Dénomination Provenance Constitution Documentation Emplois
- Kétol Lefranc. Solvant obtenu en partant de la sciure de bois par traitement avec de l’eau en autoclave. Constitution : mélanges de cétones et d’alcools. Solvant de corps gras, de résines et de quelques colorants.
- Alcool tétrahydrofurfurylique Dédydag. Bôhme Lambert-Rivière CH, — CH—CH,OH I >0 P. E. 170°C CH—CH2 Réduction catalytique du furfurol. Liquide inodore, soluble dans l’eau. B. F. 744.251, Bôhme (agent de dispersion). B.F. 769.171 ; D.R.P. 601.860 de Durand-Huguenin, fixation des colorants au chrome, Cah. Wengraf, 1935, février 16. Très bon solvant des colorants basiques, des indigosols, desleuco-dérivés, des color. à cuve. Utilisé pour la teint, au moyen descolor. dispersés. Teinture et impression des colorants à cuve et des indigosols. Fixation des colorants au chrome par vaporisage court en présence de phénol et d’urée. Agent de dispersion, de nettoyage, d’humectage.
- Tartrate d’éthyle Dévelopsol D Solentwickler D D.H. I.G. Tartrate de diéthyle COOC,H; CHIOH CHOU COOCaHI, Br. anglais 306.800, D. H.; D.R.P. 479.678, Cah. Wengraf, mars 1935 ; Mell., XVII, p. 70; B F. 786.012, 1935; 785.334, I. G., R.G.M.C., 1936, 196 et 211. Impression des indigosols : par le procédé vapeur, utilisé, en remplacement du sulfocyanure d’ammonium, comme agent donnant l’acide nécessaire au cours du vaporisage. Impression des rapidogènes: utilisé, soit pour la préparation du tissu avant l’impression, soit dans la couleur elle-même, comme agent fournissant l’acide nécessaire au développement des rapidogènes. Solvant de certains colorants basiques, Thiofla-vine, colorants acridiniques. Enlevage à la rongalite sur laine, permettrait, d’après I. G. d’éviter partiellement l’attaque du tissu.
- Glycol Ethylèneglycol Rhône-Poulenc I.G. CH2-OH I P.E. 197°C; D. 1,118 CH—OH Liquide huileux, saveur sucrée, soluble en toutes proportions dans l’eau, l’alcool, insoluble dans l’éther; très hygroscopique, pouvant absorber deux fois son poids d’eau. B. F. 587.269, Geigy, 1924; Brevet anglais 298.088, D.H. (indigo-sols; D.R.P. 386.032, 400.684, Geigy. Solvant des colorants basiques, à cuve, au chrome et acides. Utilisé pour l’impression de la soie. Solvant des indigosols, quoique, dans ce cas, son pouvoir solubilisant soit inférieur à celui du diéthylèneglycol et de ses dérivés. Utilisé pour l’empâtage des colorants à cuve. Agent adoucissant pour apprêts en association avec les alcools gras sulfonés.
- Irgasol Geigy Solvant à base d'éthylèneglycol et d’éthylènechlorhydrine. B.F. 587.269, Geigy ; D. R.P. 386.032,400.684, Geigy. Solvant pour colorants basiques. Adjuvant aux couleurs à cuve.
- Cellosolve Ethylglycol Carb. Carb. Chem. Corp. I.G. Monoéthyléther de l'éthylèneglycol CH2—OH | P. E. 135°C; D. 0,937 CH—OC2Hs Liquide soluble dans l’eau. Préparation : alcoylation du glycol. Br. amér. 1.614.883; Br. angl. 134.723, Bôhme; Br. angl. 301.824. Solvants des colorants basiques, acides et des indigosols. Préparation des couleurs d’impression, teinture de la laine, remplace avantageusement l’acétine. Excellent solvant de la nitrocellulose, pas solvant de l’acétate de cellulose.
- LES PRODUITS AUXILIAIRES DANS L INDUSTRIE TEXTILE
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- Solvants pour l’impression et la Teinture
- Dénomination Provenance Constitution Documentation Emplois
- Butylcellosolve Butylglycol Carb.Carb. Chem. Corp. New-York I.G. Monobutyléther de l’éthylèneglycol CH,0H CIL - 0 - C4H9 Liquide peu soluble dans l’eau. Peu utilisé en impression, produit important pour l’industrie des vernis. Excellent solvant de la nitrocellulose.
- Méthylcellosolve Méthylglycol Carb.Carb. Chem. Corp. New-York I. G. Monométhyléther de l’éthylèneglycol CH2—OH I P. E. 124°C CH—O—CH3 Br. angl. 255.406 (solvants d’éthers cellulosiques); R. G. M. C., 1927, 220. Comme le précédent, possède un grand pouvoir solvant pour l’acétate de cellulose et la nitrocellulose.
- Diéthylèneglycol Brécolane NDG Polyglycol DéveJopsol GA Solentwickler GA Carb.Carb. Chem. Corp. New-York Kuhlmann I.G. D.H. I.G. OCH-CH-OH \cH,-CH2-OH P. E. 345°C; D. 1,1212 Liquide incolore, miscible à l’eau en toutes proportions, très hygrosco-pique, obtenu par action de l’oxyde d’éthylène sur le glycol. D.R.P. 340.552,391.007, 339.690 ; Brev. angl. 392.139; Brev.suisses 157.912, 157.913 dela New PortChem. Corp.; Br. anglais 427.058, Cah. Wengraf, juin 1935; 301.824, 1928, Bôhme. Excellent solvant des indigosols et de certains colorants basiques. Agent d’empâtage des colorants à cuve, amélioration du rendement et de la pénétration. Utilisé dans les couleurs d’enlevage àla ronga-lite en remplacement de l’acétine. Pouvoir solubilisant bien supérieur à celui de la glycérine, du glycol et des alcools. Agent d’ensimage de la laine, remplaçant les produits à base d’huile; adoucissant de la rayonne (apprêts).
- Carbitol Carb. Carb. Chem. Corp. New-York Monoéthyléther du diéthylèneglycol „ CIL—CHo-OCJL CH-CH2—OH P. E. 200°C; D. 1,020 Liquideincolore, très hy-groscopique, soluble dans l’eau. Excellent solvant des colorants, utilisés en teinture et en impression. Agent d’empâtage des colorants à cuve. Agent de pénétration en teinture. Agent émulgateur et adoucissant, tiers-solvant.
- Butylcarbitol Carb.Carb. Chem. Corp. New-York Monobutyléther du diéthylèneglycol CH,—CH2—OC4H9 CH— CH2—OH P. E. 222°C; D. 0,955 Liquide incolore, soluble dans l’eau. Solvant des colorants basiques et des indigosols. Produit d’empâtage des colorants à cuve. Agent de pénétration, hygroscopique. Tiers-solvant pour savons et huiles.
- Fibrit D Eutinctol NB Hystabol D — F Durit O I.G. Kuhlmann Bôhme Bôhme New-York Solvants composés à base de dérivés glycolés et polyglycolés. (Hystabol D serait à base de glycols “alcool tétrahydrofurfurylique). D.R.P. 340.552,391.007, 339.690; Br. anglais 392.139; Br. suisses 157.912,157.913 ; Br. autrichiens 139.111, 139.845 ; Br. suisse 165.151; Br. améric. 1.907.646, Bôhme, Bertsch. Solvants pour colorants basiques, acides et les indigosols. Produits d’empâtage des colorants. Adjuvants pour les bains de teinture, principalement recommandés pour la teinture sur bobines, sur cannettes, sur ensouples, ainsi que pour le traitement des tissus lourds.
- LES PRODUITS AUXILIAIRES DANS L INDUSTRIE TEXTILE
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- Solvants pour l impression Et la teinture
- Dénomination Provenance Constitution Documentation Emplois
- Débésol B Lab. Bornand Paris Solvant composé à P. E. élevé. / Liquide incolore, soluble dans l’eau. Solvant pour colorants basiques, acides et les indigosols. Produit pour l’empâtage des colorants à cuve. Agenthygroscopique, amélioration du rendement et de l’unisson des couleurs à cuve.
- Débésolvol A Lab. Bornand Paris Solvant composé. Solvant spécial pour colorants basiques; recommandé, en association avec le Débétanlaque A ou C, pour le procédé de fixation par vaporisage direct, sans passage subséquent en émétique.
- Glyécine A Brécolane NCI Gommaline (Décolant) I.G.' Kuhlmann Sandoz Thiodiéthylèneglycol. /CH2—CH2—OH S< P. E. 208°C \CH2- CH2—OH Liquide épais, à odeur pénétrante, soluble dans l’eau. Cf. R.G.M.C., octobre et novembre 1936; D. R.P. 339.690; Br. anglais 147.102,1919, I. G.; B. F. 711.869, NewPortChem.Corp.; B. F. 713.460; Br. angl. 427.058, D.H., Melliands, XVI, 327, Cah. Wengraf, juin 1935. Solvant des colorants basiques. Agent d’empâtage des colorants à cuve, amélioration de la nuance, du rendement et de l’unisson. Utilisé dans les rongeants à base de rongalite à la place de l’acétine ou du phénol. Emploi dangereux, éviter tout contact avec HCl.
- Glyécine J I.G. Solvant dans le genre de la glyécine A.
- Glyécine WD I G. Solvant pour les couleurs acides et à mordants. Utilisé en impression sur laine; amélioration de l’unisson et du rendement, diminution de la durée du vaporisage.
- Déhapane 0 D.H. Solvant composé à base d’urée, d’un alcool à P. E. élevé et d’un phénol. B. F. 769.171; D.R.P. 601.860, 1933. Produit semi-fluide à température ordinaire, très soluble dans l’eau. Solvant pour les indigosols. Adjuvant aux couleurs à mordants.
- Glycérine blanche 28°Bé — pure 30° Bé CH2OH I CHOH P. E. 290°C; D.1,269 CII,OH Liquide sirupeux, incolore, hygroscopique, soluble dans l’eau. Dissolvant utilisé pour un grand nombre de matières colorantes, basiques, acides, à mordants. Adjuvant aux couleurs à cuve, comme hygroscopique et aux rongeants au sulfoxylate de soude-formaldéhyde.
- Acétine Esters acétiques de la glycérine, le produitcommercialestun mélange de mono- et de di-acétine à côté de petites quantités de triacétine. P. E. 20-260°C. Liquide incolore, jaunâtre, soluble dans l’eau. D.R.P. 37.064, 1889. Solvant utilisé sur une grande échelle pour les colorants basiques, les indulines, les colorants au chrome, le tanin. Permet d’éviter la formation des laques tanniques dans les couleurs. N’est pas utilisé dans les couleurs d’enlevage à la rongalite.
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- Solvants pour l’impression Et la teinture
- Dénomination Provenance Constitution Documentation Emplois
- Tartrine Œsinger Ester tartrique de la glycérine ; n’est plus fabriqué. D.R.P. 83.060, Fischer's Ber., 1895, 987. Solvant pour colorants basiques.
- Aniline < >NH, Jeanmaire, Bull. Mulh., 1905, 121; R.G.M.C., 1905, 60 et 274; B.F. 341.681; D. R. P. 165.219. L’aniline a été utilisée comme solvant des colorants basiques dans les couleurs d’enlevage.
- Diformine Nitrit. Fabrik Cœpenick Ether formique de la glycerine. Excellent solvant des colorants basiques.
- Eutinctol N Tétracarnite Isocarnéol Moïtol PX Humectine TR Tymonine Tétracite Diatex BN Débésol AL Kuhlmann Sandoz Th. Bôhme Buch-Landauer Sapic Mazure Saint-Denis Ch. Monnet Pabianice Beissier Lab. Bornand Paris Solvants à base de composés hétéro-cycliques (pyridine et homologues). Liquides bruns, à réaction alcaline, solubles à l’eau, toxiques. Freiberger, D. R. P. 393.781, 1919; B. F. 518.833, 578.916, Bôhme; H, Perndan-ner, Text. Ber., 1926, 310; Mell., 1929, n°4; R.G.M.C., nov. 1936, Bôhme, B.F.641.629, 65 4 624, 654.108; Br. angl.291 070,291.076, 1927 ; Novocarnite, Oléocarnite, Oxycar-nite, voir R.G.M.C., novembre 1936. Solvants des colorants acides et substantifs, ne doivent pas être employés pour les colorants basiques. Agents d’empâtage, de dispersion et de pénétration en teinture et en impression. Amélioration de l’unisson et de la pénétration. Utilisés pour la teinture des feutres, applications en chapellerie. Adjonction de 30-50 gr. par kg. de couleur. Teinture: 1-2 gr. par litre de bain ou 0,5-1 % du poids du tissu.
- Débésol A et ALL Lab. Bornand Paris Solvant organique à base de dérivés hydroxylésàP.E. élevé et d’amines substituées. Excellent solvant des colorants acides.
- Débétanlaque A et C Lab. Bornand Paris Solvant composé spécial. Liquide à odeur aromatique, soluble dans l’eau. Solvant spécial du tannate d’antimoine, recommandé pour la fixation des colorants basiques par vaporisage direct, sans passage ultérieur en émétique. Utilisé pour les enlevages à la rongalite avec les colorants basiques. Empêche la précipitation de la laque tannique dans la couleur.
- Triéthanolaminé I.G. Rhône-Poulenc Carb.Carb. Chem. Corp. New-York CH,—CH,-OH N—CH,—CH,—OH CH,—CH2 -OH Le produit commercial contient 75 % de tri-, 20 % de di- et S % de mono-éthanolamine. P. E. 270-277; D. 1,1242. Préparation : action de l’oxyde d’éthylène sur l’ammoniaque. Soluble dans l'eau, très hygroscopique, Br. angl. 324.315, I. G. Savons de triéthanolamine : agents dispersants de grande puissance (émulsion d’huiles, de cires, de solvants chlorés). Préparation des pâtes d’impression de colorants à cuve. Impression sur laine et sur soie au moyen de colorants à cuve. Impression de colorants dispersés sur rayonne à l’acétate. Solvant des colorants acides.
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- Solvants utilisés pour les couleurs a base d’acétate Et de nitrocellulose
- Dénomination Provenance Constitution Documentation Emplois
- Solactol Normanol I.G. Soc. Normande de Prod. Chim. Lactate d’éthyle CH | VH G on COOC2H; P. E. 146-155°C; D. 1,030 Excellent solvant de l’acétyl et de la nitrocellulose. Ne dissout pas le caoutchouc chloré. Utilisé pour l’impression des blancs mats.
- Séricosol A - N I.G. I.G. Monoformine du glycol CH,—OH CH—O—CY NH P. E. 175°C Liquide neutre, limpide. Solvant de l’acétate de cellulose. Impression de blancs mats.
- Débécélane A - B — C Lab. Bornand Paris Solvants plastifiants à P. E. moyen et élevé. Excellents solvants de l’acétate et de la nitrocellulose, action assouplissante. Impression de blancs mats et de poudres métalliques, donnant des pellicules remarquablement souples.
- Dioxane Dioxan I.G. Carb.Carb. Chem. Corp. 1-4-diéthylèneoxyde CH,— CH2 O/ >0 CH2 - CH2 P. E. 94-I10"C ; D. 1,030 Liquide incolore, soluble dans l’eau. Préparation à partir du glycol au moyen d’agents déshydratants (ZnC12). Br. amér. 1.681.861 ; R.G.M.C., 1927, 233; 1935, 144. Bon dissolvant de la nitrocellulose en présence d’alcool ou d’acétate d’éthyle. Solvant de l’acétate de cellulose. Agent mouillant, de pénétration (teinture de tissus lourds).
- Pyranton A I.G. Lambiotte Diacétonalcool CH. /OH >< ,0 CH./ CH-CY CH, P. E. 160-16G°C; D. 0,930 Excellent solvant lourd de l’acétyl et de la nitrocellulose.
- Enodrine I.G. Solvant de l’acétate de cellulose. Impression de blancs mats.
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- XII. Produits divers pour l’impression et la teinture.
- Dans ce groupe, nous nous proposons d’étudier quelques produits tels que les antimousses, les huiles pour l’impression ainsi que les épaississants spéciaux, sans nous arrêter aux épaississants courants, fécule, gomme adragante, etc.
- Le moyen le plus ancien et le plus répandu pour éviter la formation de la mousse dans les couleurs d’impression, consiste dans l’addition soit de la térébenthine, soit de l’huile; on a également utilisé des alcools à point d’ébullition élevé, tels que l’alcool amylique, et des stéarates, toutefois, les résultats sont loin d’être parfaits. L’addition directe de l’huile présente certains dangers de taches, par suite du mélange peu intime obtenu dans la couleur; d’autre part, les huiles sont sujettes à la décomposition et les substances résineuses, qui en résultent, gênent l’impression. Pour ces raisons, on a préféré utiliser des huiles émulsionnées, faciles à disperser au sein de la couleur. Ces dispersions sont obtenues soit à l’aide de savons, contenant une quantité déterminée d’huile végétale libre, soit au moyen d’émulgateurs spéciaux tel que Emulphor EL ou O de l’I. G.,Nilo EM, S. T. de Sandoz, Stenolat CGA de la Mer-Rouge, Emulgator A, BE, BEN de Zschimmerqui permettent l’emploi d’huiles végétales et minérales.
- Le br. français 762.851 (33) des Deutsche Hy-drierwerke signale, comme antimousses, les alcools gras élevés, à raison de 3 grs par kg. de couleur. L’huile et le terpinéol sont également de bons antimousses.
- Le brevet anglais 383.293 de Imp. Chem. Ind. (34) préconise l’addition de savons insolubles d’aluminium, de baryum, de calcium, sous forme de stéarates, d’oléates, dont on fait une suspension de 5 % dans la térébenthine, et qu’on ajoute à raison de 10 % dans la couleur.
- Holtmann décrit dans le D. R. P. 428.303, 1926 (35), un procédé permettant de faciliter l’impression, de préserver le rouleau de l’action de la racle et d’empêcher la formation de la mousse, qui consiste dans l’addition à la couleur d’huile minérale, d’une fraction de goudron, de cires de paraffine, préparées de façon à pouvoir se mélanger intimement à la pâte d’impression. C’est le brevet du Printogène, un produit lancé, il y a environ une dizaine d’années, par Holtmann et vendu par la Fabrique de Produits Chimiques ci-devant Sandoz.
- Epaississants spéciaux pour l’impression.
- Nous avons déjà vu, dans le groupe des solvants, l’emploi de l’acétate de cellulose, de la nitrocellulose et du caoutchouc chloré auxquels viennent s’ajouter les épaississants à base de produits de condensation du phénol et de la formaldéhyde (Backelite), les alcools polyvinyliques et les éthers-oxydes de la cellulose (Collorésine).
- L’acétate de cellulose est un éther-sel obtenu par acétylation d’un certain nombre de groupes OH du complexe cellulosique, en traitant la cellulose par l’anhydride acétique ou l’acide acétique en présence de catalyseurs choisis et à une température voulue. On obtient le mono-, di- ou le tri-acétate de cellulose. C’est donc une réaction identique à la formation d’éthers-sels à partir d’alcools et d’acides, favorisée par la présence de déshydratants ainsi que par l’élévation de la température. Le tri-acétate pur est obtenu en faisant agir de l’acide acétique cristallisé sur de la cellulose, en présence de chlorure de zinc; on arrive ainsi à un produit contenant 62,5 % acide acétique.
- Le triacétate de cellulose, soluble dans le chloroforme, mais insoluble dans l’acétone, est sans valeur industrielle. On arrive à un produit complètement différent, mis dans le commerce par Bayer, sous le nom de Cellit, en faisant subir une hydrolyse partielle qui donne des teneurs en acide acétique variant de 52 à 48 %. Le produit qui est un mélange d’acétate et de sulfoacétate, est soluble dans le chloroforme, l’acétone, le phénol, l’acide acétique, la pyridine, l’alcool, le nitrobenzène et insoluble dans la benzine, le benzène, la térébenthine, le xylène et le toluène. D’après Knoll, cette solubilité dans l’acétone ne serait pas due à un phénomène de saponification mais à une transformation dans la molécule du triacétate. Moins le produit contient d’acétosulfate, plus il devient difficile à dissoudre, c’est pourquoi nous rencontrons dans le commerce, des produits qui sont presqu’insolubles dans le chloroforme et le tétra-chloréthane, mais solubles dans l’acide acétique glacial (ancienne marque de séricose) et d’autres qui, tout en étant solubles dans le chloroforme et le tétrachloréthane, sont insolubles dans l’acétone et dans l’alcool.
- Les solutions d’acétate de cellulose dans les solvants organiques sont des épaississants remarquables pour l’impression.
- Dans le même ordre d’idées, la nitrocellulose est un précieux épaississant, utilisé pour la décoration des tissus, soit par impression au rouleau (blancs
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- mats, poudres métalliques), au pochoir (effets laqués), au cadre et à la planche. Elle présente l’avantage sur l’acétate de cellulose, d’être soluble dans un plus grand nombre de solvants, de donner des pellicules très souples et très dures, pouvant être corrigées par addition de plastifiants.
- Le dernier venu, le caoutchouc chloré, est également un épaississant très intéressant. Le principal inconvénient est le filant des solutions, rendant, à prime abord, difficile l’emploi au rouleau. La pellicule de caoutchouc chloré est remarquable par son adhérence au tissu et par sa solidité à l’action de tous les agents.
- Les produits de condensation du phénol avec le formol ont été appliqués en impression par Sté-phan, pour fixer les poudres métalliques. La couleur renfermait de la colle, de la résorcine et du formol lié à l’ammoniaque (36). Le procédé de M. Battegay (Maison Heilmann à Mulhouse) est également basé sur la formation de ces produits de condensation en combinaison avec d’autres épaississants, tels que l’acétate de cellulose (37). L’emploi de la bakélite seule, sans aucun autre épaississant ou liant, est dû à la Manufacture E. Zundel à Moscou. Ce procédé est basé uniquement sur les propriétés fixatives du produit de condensation qu’on prépare préalablement et avec la solution duquel on épaissit la couleur. Le procédé Zundel se distingue, non seulement par sa simplicité, mais par la qualité des impressions obtenues, c’est certainement la meilleure méthode qui ait étéindiquée jusqu’à ce jour pour fixer les poudres métalliques, tant au point de vue de la soliditéau frottement et au lavage, que la facilité avec laquelle ces couleurs à la backelite se laissent appliquer (38).
- L’épaississant à la bakelite est un liquide jaune, transparent, très épais, d’un filant remarquable, insoluble dans l’eau, soluble dans les alcalis caustiques et dans quelques solvants organiques tels que l’acétone, le phénol, la glycérine, le diéthy-lèneglycol. Il se conserve assez bien et subit une transformation lente en une masse dure.
- Les alcools polyvinyliques ont trouvé quelques rares emplois en impression, notamment pour renforcer l’action d’agents, tels que le métanitro-benzènesulfonate de soude, dans les couleurs de réserve sous colorants à cuve (39). La pâte d’impression contient 600 grs d’une solution d’alcool polyvinylique à 25 %, 200 grs de métanitro-benzènesulfonate de soude et 200 grs d’eau. L’alcool polyvinylique est insolubilisé par les alcalis
- à chaud. Dans le brevet français 691.070, 1930, l’alcool polyvinylique est recommandé pour l’impression des colorants à cuve, l’épaississant est préparé avec 100 grs d’alcool polyvinylique, dissous dans 900 grs d’eau, on y empâte 100 grs de colorant à cuve, imprime, sèche et foularde dans une solution d’alcali, de rongalite et deglycérine, puis sèche et vaporise.
- Les éthers-oxydes de cellulose sont des combinaisons de la cellulose avec les alkyles bas de la série aliphatique, ils ont été utilisés par I. G., sous le nom de Collorésine, comme épaississants pour les couleurs à cuve. Le procédé à la Collorésine est caractérisé par le fait que l’épaississant est soluble dans l’eau froide, dans les acides organiques et dans les solvants tels que l’acétine, la glycérine, l’alcool, mais insoluble dans l’eau chaude et dans les alcalis. Avant le vaporisage, le tissu imprimé est traité avec une solution alcaline d’hydrosulfite-formaldéhyde, sans qu’il y ait de coulages, la Collorésine étant insolubilisée; après séchage, on vaporise et finit comme d’habitude. Le procédé est principalement utilisé pour l’impression à la planche et au cadre, au moyen de colorants à cuve qui peuvent séjourner longtemps avant d’être vaporisés; on l’emploie également pour les colorants azoïques et les colorants à mordants qui ne durcissent pas le tissu comme cela se produit avec la gomme. Le procédé à la Collorésine a donné des résultats particulièrement intéressants pour les réserves sous noir d’anilineau moyen de colorants à cuve.
- Produits de matage.
- Il ne nous reste plus qu’à signaler quelques produits de matage pour l’impression.
- I. G. a breveté un procédé permettant de réaliser des effets mats sur les tissus de rayonne à l’acétate de cellulose, basé sur l’emploi de l’urée (D.R.P. 512.399 et 519.983). Ce brevet protège le produit, connu dans le commerce sous le nom d’Opalogène. L’urée possède la propriété de se dissoudre dans l’acétate de cellulose, sous l’action de la vapeur, ce qui produit une diminution sensible du brillant de la fibre. On imprime une solution épaissie de 200-300 grs urée par kg. de couleur, sèche, vaporise 5 minutes et rince.
- Imp. Chem. Ind. utilisent des solutions de sels de bases d’ammonium quartenaire, par exemple le bromure de cétylpyridinium, produits que nous avons déjà rencontrés pour le démontage des tein-
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- Produits divers, ANTIMOUSSES, huiles pour IMPRESSION, produits de matage
- Dénomination Provenance .Constitution Documentation Emplois
- Printogène A — B - C — E Sandoz et Holtmann à Charlottenbourg Huile minérale légère. Les produits A et B sont constitués par de l’huile non émulsionnée. La marque E est de l’huile émulsionnée. D. R. P. 428.303, 1926, Holtmann. Z. f. Ang. Chemie, 1926, 1109. Mell., juin 1930, 477. Mell., juillet 1930, 549. Mell., édition française, 1936, 181. Mell., 1925, 12. Produit d’addition aux couleurs d’impression. Lubrifiant pour le rouleau et la racle. Facilite l’impression, empêche les traits de racle, préserve les rouleaux.
- Raxoldruckæl Deutsche Oil Import.Gesellsch. Mainzer, Mannheim Huile minérale émulsionnée. Lubrifiant, antimousse.
- Druckœl II Herzberg Elberfeld Huile minérale émulsionnée. Liquide épais, de couleur brune. Dissolution facile dans l’eau. Emulsionnanttrès stable en milieu neutre et acide, se séparant par addition d’alcali. Huile d'impression, lubrifiant pour le rouleau et la racle.
- Solidol NJB Kuhlmann Huile minérale. Huile pour impression.
- Débéprintol A Lab.Bornand Paris Huile composée. 1 Liquide de couleur brune. Très facilement soluble dans l’eau en donnant uneémulsion laiteuse. Très stable en milieu neutre et alcalin. Huile pour impression, lubrifiant, facilite l'im-pression, empêche les traits de racle. Recommandé pour les couleurs alcalines, préserve les rouleaux. •
- Aphrogène Kuhlmann Antimousse.
- Siotol Imp. Chem. Ind. Antimousse.
- Aspumol S.P.C.M., Mulh. Antimousse.
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- Agents de matage pour impression
- Dénomination Provenancé Constitution Documentation Emplois
- Délustran D Sandoz A base de tungstate de soude et de molybdate de soude. Poudre blanche. Br. angl. 451.822, Sandoz; B. F. 752.337, 1933, Sandoz. Agent de matage pour la rayonne et la soie d’après le procédé des deux bains. Ne jaunit pas au vaporisage.
- Délustran FL Sandoz La substance déterminant l’effet de matage ne se forme qu’en cours d’opération dans une solution froide. Agent de matage, demi-mat. Matage des teintures foncées.
- Délustran ST Sandoz B. F. 752.337, 1933. Agent de matage, appliqué en deux bains.
- Opalogène I. G., 1931 Urée. Produit cristallisé, soluble dans l’eau, D.R. P. 512.399, 519.983. Produit de matage pour la rayonne à l’acétate de cellulose.
- Débémat A Lab. Bornand Paris A base de sels d’acides complexes. Agent de matage, appliqué en deux bains. Blanc mat obtenu par impression de Débémat et passage ultérieur en BaCl.
- Dullit W Phtalate acide d’aluminium. B. F. 760.964, 1933; D.R.P. 593.562, 1932; R.G.M.C., 1934, 416; 1935,462. Agent de matage pour la rayonne.
- Séricose LC Acéton • Cellit I. G. Rhône-Poulenc Bayer, I. G. Acétate de cellulose correspondant à un mélange d’acétate et de sulfo-acétate. Soluble dans les solvants organiques : acétone, lactate d’éthyle, alcool méthylique, monofor-mine du glycol, etc. Epaississant pour couleurs d’impression. Fixateur de pigments et de poudres métalliques (blancs mats, effets métallisés).
- Tornésite Protex-Péchiney 1 I.G. Alais, Froges et Camargue F.P.C. Thann Caoutchouc chloré. Grumeaux blancs ou poudre fine, différentes viscosités, basse, moyenne et haute. Soluble dans les hydrocarbures, carbures chlorés, éthers-sels. Insoluble dans alcools, lactate d’éthyle, glycé-rine, etc. Epaississant pour couleurs d’impression. Fixateur de pigments, adhérence excellente, pellicule très dure et résistante.
- Collorésine DK — D sèche I. G. Ether-oxyde de la cellulose. Soluble dans l’eau froide, insoluble dans l’eau chaude ; D. R. P. 495.712, 525.182; Mell., 1927, 1047 ; 1928, 666. Epaississant pour les colorants à cuve et au naphtol, impression à la planche, à la machine à relief et au cadre. Réserves sous noir d’aniline au moyen de colorants à cuve.
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- 1 • ... ET bains de chlore,stable même au bouillon,à la chaux, aux acides et aux alcalis. Solutions absolument limpides.Stabilité du pouvoir mouillant.
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- tures au moyen de colorants à cuve et de colorants azoïques, ainsi que pour l’amélioration de la solidité à l’eau des teintures avec les colorants directs (40).
- Les procédés par pigmentation, c’est-à-dire par précipitation de sels insolubles sur la fibre, sont largement utilisés pour la production des effets mats. Nous les rappelons rapidement :
- Albert Scheurer a eu recours au tungstate de baryum qu’il formait sur la fibre, en imprimant du tungstate de soude épaissi, puis en passant dans un bain de chlorure de baryum (41). Ce procédé à été repris par Sandoz, dans le brevet français 752.3 37, 193 3, et appliqué aux tissus de rayonne (41).
- Dietschy décrit, dans le brevet français 657.007, 1928, un autre procédé basé sur le même principe, en remplaçant le tungstate de soude par du sulfate de soude (42). Au lieu de sels de baryum, Ciba utilise des sels de métaux lourds de l’acide ferrocyanhydrique (Br. fr. 760.995, 1933; Brevet angl. 421.360), on imprime du sulfate de zinc ou du sulfocyanure de zinc à 10° Bé et traite avec une solution de prussiate jaune (25 grs par litre).
- Ce procédé permet d’obtenir des effets mats par enlevage, dans ce cas on ajoute un sel de zinc (acétate) à un rongeant au sulfoxylate de soude-formaldéhyde, vaporise et passe dans une solution de prussiate de soude. Une simplification est réalisée en employant le sulfoxylate de zinc qu’on imprime sur le tissu; après vaporisage, on traite, comme ci-dessus, dans une solution de prussiate jaune (43).
- Un matage en deux bains est obtenu, d’après le brevet anglais 408.240, de I. G., en traitant le tissu dans un bain d’eau de chaux ou de baryte, puis dans une solution de 0,5 % de stannate de soude.
- I. G. a étudié un nouveau procédé très intéressant, qui se trouve décrit dans le brevet français 760.964, 193 3 (44). Ce procédé est basé sur l’emploi de sels d’aluminium d’acides o-dicarboxylés, principalement d’un phtalate acide d’aluminium; lorsqu’on chauffe la solution de ce sel, il se forme un précipité de phtalate d’aluminium insoluble, qui se dépose sur la fibre et la rend mate.
- Nous sommes ainsi arrivés à la fin de la première étude que nous nous étions proposée sur les produits auxiliaires utilisés pour l’impression
- et la teinture. La pratique nous a montré qu’une classification de ces produits par leurs emplois est possible et paraît rationnelle; les quelques répétitions qu’on a pu relever dans les tableaux pourront être facilement évitées dans une publication de l’étude, sous forme d’un volume, que nous nous efforcerons de réaliser.
- Nous avons l’intention, par la suite, d’étendre cette documentation aux autres groupes de produits auxiliaires, tels qu’ils sont prévus dans l’introduction de cette publication.
- Fin.
- Notes.
- (1) Ouvrage : Recherches sur la cellulose, Ch. Béranger, Paris, B. F. 343.546, 1894; D.R.P. 118.538, 1899; 120.713, 1900; 163.316, 1901.
- (2) Mork, 1910, B. F. 416.752 ; 512.649, 1919; 548.899, 1921; 534.121, 1921; 557.639, 1921 ; 558.900, 1922. Br. anglais 183.806, 1923; 192.999, 1923; 175.486, 1919; 176.034, 1920; 178 916, 1921; 195.920, 1922; 196.952; 196.953; 196.954; 197.281 1923.
- (3) Clavel, R.G.M.C., 1923, 5, 145, 164; R.G M.C., 1924, 94, 161, 222 ; Br. angl. 176.535, 1922; 187.964; 191.553; 194.840; 194-554; 264.179, 1923; Br. angl. 542.892, 1921 ; 567.919, 1922. (4) B. F. 528.230, 1920; Br. anglais 172.730, 1922.
- (5) Baddiley et Stepherdson, Br. anglais 219.349; 227.183, 1924; 229.681 et 234.943.
- (6) Br. suisse 165.485 ; Br. anglais 415.742.
- (7) Br. américains 1.968.819, 1.968.855, 1.968.856
- (8) R.G.M.C., 1933, 54, 460.
- (9) Br. américain 1.981.907.
- (10) Br. américains 1.957.492, 1.957.494.
- (11) Nous rappelons à ce sujet la très intéressante étude de M. J.-P. Sisley, Les solvants dans l’industrie textile, parue dans la R.G.M.C., 1934, p. 368, 408, 479 et 1935, p. 142 et 189. Cette publication traite la question dans son ensemble, sans cependant présenter une documentation très complète.
- (12) R.G.M C., 1901, 243.
- (13) Bull. Mulh., 190 5, 111 ; R.G M.C., 1905, 241.
- (14) Voir à ce sujet l’article précédent : Les produits auxiliaires pour les colorants basiques, R.G.M.C., nov. 1936 ainsi que L. Diserens, R.G.M C., 1917, 142; 1918, 117; Wosnes-sensky, Faerb. Ztg., 1918, 275; Bull. Mulh., 1914, 367; R.G. M.C., 1914, 212; D.R.P. 308.815, 1913; D.R.P. 312.584, Bayer.
- (15) R.G.M C., 1935, 65 et 104; Tiba, 1935, 58.
- (16) Howard's Sons Ltd., Est, 1797, Ilford near London.
- (17) Diehl, R.G M.C., 1914, 217.
- (18) Diserens, R.G.M.C., 1917, 142 et 1918, 563.
- (19) Perndanner et Hackl, Text. Ber., 1926, 310; Mell., 1929, n° 5; R.G.M.C , janvier 1930, p. 40; voir également D.R.P. 578.916 de Bôhme ; B. F. 641.629, 654.624, 654.108; Br. anglais 392.070 se référant à l’emploi de la pyridine en association avec les sels de soude des acides isopropyl ou dibutylnaphtalène-sulfoniques, des dérivés sulfonés d’acides gras ou de sulfonates d’alcools gras, produits Novocarnite, Oléocarnite, Oxycarnite.
- (20) Bull. Mulh., 1905, 121; R G.M.C., 1905, 60, 274; B. F. 344.681; D R. P. 165.219.
- (21) Br. anglais 373.558; B. F.729.412; Bull. Féd., III, 257.
- (22) Br. anglais 422.549, D. H.; Br. américain 1.954.702.
- (23) Se référer à une étude que j’ai publiée à ce sujet dans Tiba, 1923, 509.
- (24) Dr. Supf, Lehne’s Fârb Ztg., 1894, 295 : impression à l'albumine-gomme-gomme dammar huile de lin cuite.
- (25) Rustenholz et Supf, D.R P. 74.452, 79.453; Farb. Ztg., 1892-93, 371 ; 1893-94, 294; Frossard, Revue Textile 1922, 257;
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- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- Bull. Mulh., 1922, 284; R.G.M.C., 1900, 386; Lehne’s Farb. Ztg., 1898, 124 : impression à l’albumine-lglycérine—émétique. (26) Alb. Scheurer, Bull. Mulh,, 1925, 470 : épaississant à base de colle. Procédé Dosne à la gélatine, Bull. Mulh., 1913, séance Comité de Chimie, p. 14; Bull. Mulh., 1898, 93.
- (27) Kay, R.G.M.C., 1899, 261 ; Dosne, Bull. Mulh., 1898, 234; Stephan, Bull. Mulh., 1913, 56: procédé à la gélatine +résorcine+formol; Fârb. Ztg., 1913. 330; Bull. Mulh., 1913, 234.
- (28) Fârb. Ztg., 1913, 330; Bull. Mulh., 1913, 234.
- (29) R.G.M C., 1900, 386 : impression au caoutchouc+huile de camphre+vernis.
- (30) Bull. Mulh., Stephan, Fârb. Ztg., 1913, 330; Bull. Mulh., 1913, 234.
- (31) Battegay, Bull. Mulh., 1913, 234.
- (32) J. Frossard, Bull. Mulh., 1913, 648; Baver, D.R.P. 256.922, 268.627,281.374, 347.276.
- (33) R.G.M.C., 1934, 411.
- (34) Bull. Féd., V, 408.
- (35) Zeit. für ang. Chemie, 1926, 1109; Melliand, juil. 1930, 549.
- (36) Bull. Mulh., 1913, p. 56.
- (37) Bull. Mulh., 1913, 231; Lehne’s Fârb. Ztg., 1904, 51 Battegav.
- (38) D.R. P. 264.137; B. F. 452.677 ; R.G.M.C., 1913, 182; Fârb. Ztg., 1914, 63; Bull. Mulh., janvier 191’1, p. 52 ; Revue Textile, 1921, 465; voir l’étude d’ensemble dans Tiba, 1923, 657 de L. Diserens; B. F. 464.344.
- (39) Br. autrichien 126.574; Br. anglais 355.039; D.R.P. 531.475; Br. américain 1.922.993.
- (40) R.G M.C., mars, juillet et septembre 1936.
- (41) Bull. Mulh., 1899, 220; 1921, 69.
- (42) R.G.M.C , août et juillet 1929; Tiba, 1926, 105.
- (43) Addition 45.684 au B. F. 760.995; R.G.M.C., 1936, 387.
- (44) D.R.P , 993.562, 1932; R.G.M.C., 1934, 416; 1935, 462.
- (45) Br. anglais 415.822, Sandoz.
- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- SOCIÉTÉ CHIMIQUE DE FRANCE
- Section de Strasbourg-Mulhouse
- Séance du 2 décembre 1936
- Sur la migration du groupe sulfonique, par MM. M. Battegay et A. Banderet. — Poursuivant une étude publiée ici même (M. Battegay et D. Littolf, Bull. Soc. Chim., 1925, 37, 495) sur la migration du groupe sulfonique des naphtalène-monosulfonates d’anilinium, nous avons étendu les recherches à la série anthracénique. Nous avons ainsi été amenés à préparer les sels d’aniline des acides x et ^-anthracène-mono-sulfonique, caractérisés par les points de fusion respectifs :, 232°, B, 280-285°.
- Par chauffage pendant 4 heures à 200° dans une atmosphère rigoureusement exempte d’air, le groupe sulfonique de l’acide a-anthracène sulfonique abandonne la molécule de l’anthracène et fournit 61 % d acide sulfanilique, alors que l'acide P-, dans les mêmes conditions, ne le cède pour ainsi dire pas du tout.
- ll y a, de ce fait, concordance avec les résultats dans la série naphtalénique où l’isomère o se prête mieux que 1 isomère P à ce genre de migration.
- Les auteurs profitent de la circonstance pour évoquer une étude sur le même sujet de J. Sereda (Ber. disch. chem. Ges., 1935, 68, 1933) qui, cependant, a omis de mentionner leur étude antérieure.
- Les mononitroanthracènes, par MM. M. Battegay et P. Bœhler. Les auteurs rappellent les différentes et nombreuses études relatives à la nitration directe de l anthracène, qui sans exception, donnent toujours lieu à une action sur les carbones méso de cet hydrocarbure.
- Cette action fournit des dérivés soit nitrés ou oxydés. Lorsque cette action est uniquement nitrante, elle ne permet d aboutir qu au Y ou mésonitroanthracène, mais jamais à des dérivés nitrés dans les noyaux latéraux.
- Cette dernière espèce de nitration va toujours de pair avec une oxydation qui mène à des dérivés de I anthra-quinone. Encore, pour aboutir au mésonitroanthracène, convient-il d’opérer dans des conditions spéciales, entre autres par exemple, en milieu basique au moyen de nitrate de pyridinium, comme cela a été préconisé par l'un de nous (M. Battegay et P. Brandt, Bull. Soc. Chim., 1922, 31, 910).
- La préparation des deux autres mononitroanthracènes, jusqu’à présent inaccessibles, a pu être effectuée, en partant des sels d’anthryldiazonium dont nous avons décrit récemment le mode de formation (C. R., 1936, 203, 333). L’obtention d’isomère % résulte de la facilité avec laquelle ces sels de diazonium, contrairement à la plupart des sels diazoïques, se prêtent à la nitration. Le fluoborate de [Lanthryldiazonium par exemple, dissous dans l’acide sulfurique de, 80 %, et traité par une quantité équimoléculaire d’acide nitrique à 60 % fournit, après élimination du reste diazoïque par l’alcool, des cristaux orangés d’^-mononitroanthracène fondant à 146°.
- Le-mononitroanthracène est obtenu en remplaçant directement dans ce même sel de diazonium, le groupe diazoïque par le reste nitro à l’aide d’un mélange de sulfite cuivreux, cuivrique et de nitrite de sodium. Le y-nitroanthracène forme des cristaux jaune d’or fusibles à 172°.
- Les aldéhydes et la 1-nilro-2-méthylanthraquinone, par MM. M. Battegay et G. Mangeney. — Les auteurs montrent que, dans la 1 -nitro-2-méthylanthra-quinone, le groupe méthyle, en présence d’amines secondaires ou tertiaires, réagit vis-à-vis des aldéhydes comme dans le 2-4-dinitrotoluène. Le produit de réaction dominant est constitué par les dérivés éthyliques : (NOaCuHsOsCH-CHR), qui, le cas échéant, par exemple dans celui du benzaldéhyde, s’unissent à l’amine condensante. Cette dernière est
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- INFORMATIONS
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- d ailleurs facilement séparée par action d’acide. Parmi les nombreux aldéhydes examinés, certains tels que l aldéhyde p-diméthylaminocinnamique, fournissent en outre, de façon accessoire, des composés soit propaniques, soit penténiques :
- (NO2.CuHbO2-CH2)2=CH—R resp. (NO2CuH6O2CH2)2=CH—CH-CH-R.
- Les détails de cette étude feront l’objet d’une publication séparée.
- INFORMATIONS
- L'acide lactique dans l'industrie du cuir. — L’emploi de l’acide lactique rencontre une faveur de plus en plus grande dans l’industrie du cuir. C’est un agent de gonflement et de déchaulage, au même titre que les acides minéraux, mais» le pH de ses solutions étant supérieur à celui des acides minéraux, il est moins dangereux si l’on a dépassé les doses convenables car les peaux sont moins endommagées. De plus, lelactate de calcium qui se produit avec la chaux joue le rôle de tampon.
- WoolIndustries research Association. — Le rapport de la direction signale les développements des recherches entreprises par cette association.
- L’année précédente, elle a breveté un procédé pour rendre les tissus de laine irrétrécissables en les soumettant à 1 action du chlore gazeux (voir R. G. M. C. 1935, p. 36). Les recherches systématiques exécutées au laboratoire et dans une installation industrielle ont achevé de mettre ce procédé au point. Il pourra ainsi être appliqué par les membres de l’association. D’autre part, en 1931, on a breveté un procédé pour le blanchiment de la laine au moyen du sulfite de sodium, appelé blanchiment neutre. A l’aide de ce procédé on arrive à un blanc permanent sans jaunissement ultérieur de la laine. Les recherches ont été poursuivies afin d’arriver à une mise au point pratique. Enfin le rapport signale qu’en vue de travaux futurs qui ne peuvent être exécutés dans les usines ni dans les laboratoires ordinaires, il a fallu envisager la construction d’installations spéciales. Le concours financier apporté par les industries textiles permettra de réaliser le programme envisagé.
- Les parfums et les cosmétiques en U. R. S. S. — L’industrie des parfums et des cosmétiques était, sous l’ancien régime, une industrie de luxe dont le chiffre d’affaires était relativement faible. Après l’interruption de la production durant la guerre, la reprise commença en 1921 et aboutit à des trusts locaux; elle s’accentua durant le premier plan quinquennal pour devenir considérable durant la seconde période du plan. II en résulta une concentration en trois centres, Moscou, Leningrad et Kharkof, mais devant ce développement il fut décidé que le gouvernement en prendrait le con
- trôle. En 1936, le Commissariat du Peuple pour les industries alimentaires créa la Direction des Industries des Parfums, cosmétiques et savons.
- L’usage de ces produits se répand de plus en plus et nécessite la production de produits synthétiques pour lesquels une usine est en construction; en même temps, on pousse la culture de plantes à parfums et à essences. Enfin une organisation spéciale réunit en, un bloc toutes les fabrications accessoires; flacons, boîtes, caisses, distillerie de glycérine, fabrication d’acide stéarique, hydrogénation des huiles, fabrication de carbonate de chaux pour les poudres et les fards, etc.
- Colorants américains au Japon- — On apprend que l’agence commerciale de la Société Du Pont de Nemours a décidé de changer de tactique. Le rapide développement des fabriques Japonaises rend la concurrence étrangère très difficile, particulièrement quand il s’agit de colorants communs. Aussi la Société Américaine va-t-elle concentrer ses efforts exclusivement sur les produits fins, comme les colorants de cuve. Elle est décidée à lutter avec l’I. G. et l’I. C. I. sur le marché japonais.
- Coloration de l’Etain. — Suivant les informations de l’International Tin Research and Development Council, son Directeur aurait réussi à produire la coloration de l’étain par oxydation anodique. Il faut opérer au sein d’une solution de pH déterminé et situé aux environs de 3 ; on l’obtient par une solution de phosphate diso-dique additionné d’acide phosphorique. En opérant à 60°, la coloration est à peine sensible, mais à 90°, il se produit une coloration bleu-noir intense dans de larges limites de densité du courant.
- Brevets anglais dans l’Industrie chimique. — En 1936, on a déposé en Angleterre 35.900 demandes de brevets, les années qui ont précédé, le nombre des demandes avaient été, en remontant depuis 1935, respectivement de 36.1 16 ; 37.409 ; 36.734; 37.052 et 36-117. Le maximum avait été atteint en 1929 avec 39.898 demandes; il faut remarquer que seulement 50 % des demandes environ aboutissent à un brevet accordé.
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- REVUE ÉCONOMIQUE
- REVUE ECONOMIQUE
- Les salaires aax E.-U. — Le Council for Industrial Progress a publié un rapport où se trouvent indiquées les fluctuations des salaires et de l activité dansl’indus-trie chimique américaine depuis 1929.
- Les frais de la production, c’est-à-dire le prix de revient diminué de celui des matières premières, dans l’ensemble des industries chimiques s’était élevé de 1919 à 1929 de 1.228 millions de dollars à 1.768 millions, tandis que le nombre des salariés diminuait de 292.400 à 279.200, avec un salaire annuel moyen s’élevant de 1.084 S à 1.291 $. La proportion du salaire dans les frais de production avait subi une diminution progressive depuis 1914 où elle était de 22,7 % puis 25,7 en 1919 pour arriver à 19,9 % en 1929. Cependant les frais de production subissaient de 1919 à 1929 un accroissement de 44 % , alors que l’accroissement des salaires ne représentait que 11%.
- Après l’euphorie de 1929, les frais de la production s’établissent en diminution à 1.395 millions de dollars en 1931 et 1.149 millions en 1933, en même temps que les salaires annuels passaient de 1.261 à I.142et à 931 $, enfin le nombre des salariés tombait de 279-200 à 230.400 en 1931, mais remontait à 237.500 en 1933. Pendant cette durée, les frais de la production subissaient une baisse de 35 % et les salaires un recul de 37,5 %.
- L’indice de l’activité des industries chimiques en août 1936 était de 112,2, la moyenne de 1923 à 1925 étant prise == 100, alors que pour l’ensemble de l’industrie il n’était que de 88,7 %. En août 1936 le nombre des salariés s’élevait à 274.000 ce qui n’est pas éloigné du chiffre de 1929-
- L’industrie du goudron aux E. U. en 1935. — La production de goudron brut en 1935 s’est élevée à 450,3 millions de gallons contre 408,7 en 1934. Les distillateurs ont traité 276,5 millions de gallons valant 12,02 millions de dollars, contre 264 millions de gallons en 1934. Ces 276,5 millions de gallons provenaient pour 244,5 millions, de la distillation de la houille, pour 30 millions du gaz à l’eau et pour 2 millions, du gaz d’huile.
- On a produit en 1935, 34,2 millions de tonnes de coke, contre 30,8 en 1934, dans les fours à récupération; l’utilisation des fours en ruche d’abeilles a encore diminué puisque leur production en 1935 n’était plus que de 917.000 tonnes. L’ensemble des cokeries a fourni 308,7 millions de gallons de goudron-
- Fabriques de colorants en Chine. — Diverses sociétés japonaises s’occupent d’installer des fabriques de colorants en Chine pour éviter les droits d’importation élevés- La Ozaki Textil Cie, au capital de 100.000 yen etla Mitsubishi Color Cie au capital de 250.000 yen construisent des usines à Shanghai.
- Il semble que ces résolutions ont été décidées a la suite du développement favorable de 1 usine chinoise de Tsingtan transformée en fabrique de colorants par la Teikoku Senryo K. K.
- La Ozaki Textil Cie a acheté également une usine à Shanghai et la transforme afin dy produire des colorants sulfurés et du bleu hydrone. Elle fournira ces colorants aux usines de textiles japonaises établies en Chine. A Shanghaï, la Mitsubishi Cie a aussi acheté une usine chinoise et a formé pour son exploitation une société avec participation chinoise, sous le nom de Sanho Cie. On y produira des noirs sulfurés.
- Importations de colorants en France. — En 1935, la France a importé 1.227 tonnes de colorants d une valeur de 66 millions de francs, ce qui est peu différent de 1 année précédente dont les chiffres avaient été de 1.163 tonnes et 65,9 millions de frs. Dans le chiffre de 1935, les colorants secs représentaient 1-092 tonnes, soit 10 % supérieur à 1934- Ces importations se répartissent de la manière suivante : 50 % proviennent de Suisse, 22,7 % d’Allemagne, Angleterre 11,7% ; il faut remarquer que la part de l’Allemagne était de 32,5 % en 1933 alors qu’à la même époque celle de l’Angleterre était de 9,4 %. Ainsi la première est en diminution et la seconde en augmentation.
- La quantité de colorants en pâte a été de 135 tonnes, en recul de 22,2 %• L’Allemagne y a contribué pour 72 % , la Suisse pour 24,6 % et l’Angleterre pour 3 %.
- Dans le Ier semestre de 1936, on a importé en France 597 tonnes de colorants secs et 60 tonnes en pâte.
- L’économie de ! Angleterre en 1936. — Les statistiques montrent une amélioration sensible. Pour la période de Janvier-Novembre les chiffres comparatifs de 1935 et 1936 s’établissent ainsi :
- (en millions de Livres)
- Importation Exportation Réexportation 1936... 765.9 400.3 54.3 1935... 983.6 391.0 49.6
- La métallurgie a produit en 11 mois de 1936, environ 970.800 tonnes d’acier contre 822.500 en 1935.
- La Naphtaline aux E.-U. L accroissement de la consommation de la naphtaline aux E.-U. était compensée par les importations allemandes qui, dans les 3 dernières années, atteignaient 50 millions de lbs-Mais, dans le but d’éviter l’importation de matières nécessaires à la fabrication de peintures, l’Allemagne a mis l’embargo sur la naphtaline- Ceci amena une
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- hausse qui, aux E.-U. a doublé le prix de la naphtaline, et une active importation de Grande Bretagne, de Tschécoslovaquie et d’U. R. S. S. Jusque là les prix de la naphtaline n’étaient pas assez rénumérateurs pour permettre d extraire le carbure de la grande quantité d huiles phénoliques fabriquées aux E.-U.
- Mais cette situation s’est modifiée maintenant, de telle sorte que la production en 1936 a atteint 70 millions de Ibs contre 50 millions en 1935; on espère dépasser 100 millions en 1937.
- Industrie chimique en Italie. — Le Ministre des Corporations a donné les autorisations suivantes : à
- Montecatini, pour la fabrication de résines acryliques à Villa Dossola ; à la Société Industria Chimische à Milan, la fabrication d’éthanolamine ; à la Société Lavorrazione Olü Industriale à Ravenna, la fabrication de l’éthylène glycol- Par contre, il a refusé à la Société Italiana Derivati Etylène l’autorisation de fabriquer l’oxyde d’éthylène et le glycol.
- Caséine en Argentine. — Pour les trois premiers trimestres de 1936 la République Argentine a exporté 14.864 tonnes de caséine alors qu’en 1935 pour la même période elle avait exporté 11.930 tonnes.
- PERSONNALITÉS
- Jubilé du Dr. Krais.
- On a fêté à Dresde le 17 décembre dernier, le 70e anniversaire du Dr. Krais.
- Après avoir été reçu docteur en 1891 à Leipzig, il entra aux Farbenfabriken Bayer à Elberfeld. Mais en 1898 il vint en Angleterre et fut engagé comme chimiste-teinturier par la maison Aykroyd and Sons de Bradford. Lorsque l’Association des Teinturiers de
- cette ville créa un laboratoire central d études, le Dr. Krais en fut nommé directeur. Cependant, pour raison de santé, il revint en Allemagne et établit un laboratoire textile à Tübingen, et donna un enseignement à l’Université de cette ville et au Technikum municipal de Reuthlingen. Il fut ensuite appelé à Dresde au Forschungs intitut für Textilindustrie dont il devint directeur en 1923; il prit sa retraite en 1934 sans cesser son activité.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Produits de condensation de l’hydrogène sulfuré avec l’acétylène. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 793.151, 30 juillet 1935.
- Brevet correspondant au D.R.P. 625.660 analysé ici R.G .M .C- Janvier 1937, p. 24.
- Acides aminocarboxyliques à action capillaire.
- — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 793.473, 31 juillet 1935.
- On alcoyle à l’azote les composés.organiques contenant des groupes amine primaires secondaires ou tertiaires contenant au moins 5 atomes de carbone, ou cycloaromatique. On y arrive, par exemple, en traitant les acides a-monohalogénés par les amines; ainsi la méthyldodécylamine réagit avec l’acide monochloracé-tique, la méthyloléylamine et l’acide chloracétique etc. Ce sont des produits à action capillaire.
- Acides aminocarboxyliques et dérivés. — F. G.
- Farbenindustrie. — B. F. 793.504, 5 août 1935.
- Ces acides s’obtiennent en faisant réagir l’ammoniaque ou les amines sur les acides non saturés comme l’acide crotonique, isocrotonique, maléique, acrylique, oléique. Ces nouveaux produits ont des actions capillaires. Les exemples indiquent la réaction de 1 acide crotonique avec la butylamine, la stéarylamine, la di-
- éthylamine. Enfin, on peut aussi utiliser les amines aromatiques.
- Préparation d’halogénures d’alcoyles. — F. G.
- Farbenindustrie. — B. F. 793.731, 10 août 1935.
- On transforme les alcools en chlorures, en faisant passer un mélange de leurs vapeurs avec celles d’hydrocarbures au moins dichlorés sur du charbon, du gel de silice, de la ponce vers 200-350°.
- Préparation d’halogénures d’éthyle. — F. G. Farbenindustrie. — B. F. 793.744, 12 août 1935.
- On réalise l’addition d’acide halogéné sur l’éthylène, en phase gazeuse en faisant passer les gaz sur un catalyseur. Ce catalyseur est du chlorure de zinc activé par un autre chlorure comme le chlorure stanneux sur support de gel de silice à température et pression éventuellement élevées.
- Préparation des thioéthers. — 7. G. Farbenindustrie. — B. F. 794.961, 31 juillet 1935.
- On fixe de l’hydrogène sulfuré ou des mercaptans sur les composés amylpyrroliques qui se préparent facilement en faisant agir l’acétylène sur les pyrrols. La réaction est :
- 2.XN-CH=CH2+H2S = XN—CH2-CH2—S —CH2—CH2—NX
- où XN désigne un radical pyrrolique comme l’indol,
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- le carbazol, le naphtocarbazol. Ces produits doivent servir à la préparation de colorants ou d’accélérateurs.
- Préparation d’acide cyanurique. — I. G. Farben-industrie. — Addition 46.196 du 18 mai 1935 au B. F. 769.920.
- La transformation, par la chaleur, du chlorure d'allo-phanyle ou du chlorure de l’acide biuret carbonique, en chlorure cyanurique est facilitée quand on opère dans un diluant, monochlorobenzène, toluène etc.
- Valorisation de la chlorhydrine. — Société Car-bochimique. — B. F. 795.804, 26 décembre 1934.
- Quand on prépare les chlorhydrines des glycols en faisant agir en milieu aqueux de l’acide hypochloreux ou de l’hypochlorite sur un carbure éthylénique, il se forme accessoirement HCl. Pour ne pas l’éliminer sous forme de NaCl, sans valeur, on neutralise par l’ammoniaque ce qui fournit un sel utile.
- Aromatiques
- Dérivés de l’anthraquinone. — I. G. Farbenin-dustrie. — B. F. 793.160, 30 juillet 1935.
- On fait agir les agents fixateurs d’hydracides sur le arylamino-1-anthraquinones qui possèdent un halogène en ortho du groupe imine dans l’un des deux noyaux. Ainsi, l'a-phénylaminobromo-2-anthraquinone est chauffée dans le nitrobenzène avec du carbonate de potassium; le produit obtenu est identique avec le phtaloylcarbazol-1.2.
- Dérivés du naphtalène. — Impérial Chemical Industries. — B. F. 793.576, 8 août 1935.
- On fait réagir les orthodiamines sur les acides ou anhydrides des acides bicarboxyalcoylarylamides- 1 .4-dicarboxyliques-4.5. On obtient des intermédiaires de la formule : alcoyle\ , . N. aryle/N-CO-K 2-C < Darylène alcoyle\N_co_/ >co/ aryle/ '
- Ce sont des corps cristallisés.
- Préparation d’amides — Fabriques de Faire. -B. F. 793.633, 3 novembre 1934.
- Il s’agit d’amides dérivées de l’acide nicotique qui sont obtenues par l’action de l’acide ou de l’éther de cet acide sur les amines primaires ou secondaires en présence de déshydratants sans passer par l’intermédiaire du chlorure d’acide.
- Imidazolines substituées en position 2. — A. Sonn. — B. F. 793.708, 30 juillet 1935.
- On fait réagir les iminoéthers des acides formique, acétique, propionique substitués par des restes carboxy-
- liques ou aromatiques ou hétérocycliques avec les di-amines-1.2 comme l’éthylènediamine.
- Dérivés anthracéniques. —I. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 794.998, 26 août 1935.
- On condense les amino-1-anthraquinonealdéhydes-2 substituées dans l’aminogène ou dans le noyau anthra-quinonique, avec des composés répondant à la formule générale :
- R.CO-CH-R‘
- où R est un halogène ou OH, O acyle et R’ un atome d’hydrogène ou un substituant quelconque.
- Ainsi, on peut condenser l’aminoanthraquinone-aldéhyde avec le rnalonate d’éthyle le corps formé cristallise en aiguilles brunes, sa constitution doit être représentée par
- CO NAT - COOH
- I CH AYYY
- Nouveaux composés polycycliques dérivés du chrysène. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 795.447, 27 septembre 1935.
- On a trouvé qu’en faisant réagir le chlorure d’aluminium sur le chrysène ou les chrysènes halogénés on obtient des hydrocarbures nouveaux qui résultent de la soudure plus ou moins intime de deux noyaux du chrysène.
- Acides aminotrifluorométhylarylsulfoniques.
- — l.G. Farbenindustrie.—B.F. 795.922, 3 oct. 1935.
- Tandis que l’action de l’acide sulfurique sur les aminotrifluorométhylaryles se traduit par l’hydrolyse du CF° pour donner un acide carboxylique, l’action de la chlorhydrine sulfurique donne les acides sulfoniques.
- Oxyarylaminopyrène et oxyarylaminochry-sène. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 795.931, 3 octobre 1935.
- On fait réagir les composés oxy ou aminopyrènes ou chrysènes avec les aminophénols en présence de bisulfite alcalin.
- COLORANTS AZOïQUES
- Colorants disazoïques. — I. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 793.202, 31 juillei 1935.
- Les diazoïques d’amines polynucléaires comme les naphtylamines, les aminodiphényles, aminofluorène etc. sont combinés avec les alcoyléthers de l’amino-1-oxy-2-naphtalène, les colorants obtenus sont rediazotés et combinés avec un acide acylaminonaphtol- 1 .8-sulfo-nique.
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- L’acide amino-4-diphénylesulfonique-3 est diazoté, copulé avec l’acide amino-1-éthoxy-2-naphtalènesulfo-nique-6, rediazoté et combiné avec l'acide-benzoyl-H. Le colorant teint le coton et la viscose en vert clair.
- Colorants azoïques. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 793.459, 25 juillet 1935.
- Ces colorants sont surtout des produits qui teignent en vert, le coton et la viscose. On les obtient en combinant un diazoïque avec une amine, diazotant et combinant à un dérivé de l‘oxyaminonaphtalène-1.5, copulant en position 4, rediazotant et combinant à un acide de la naphtaline. Par exemple, acide métani-lique — acide de Clève - acide amino-1 -oxy-5-naphta-lènesulfonique-7 — acide phényl J. Le colorant teint le coton en bleu-vert d’excellente solidité à la lumière.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 793.503, 5 août 1935.
- Ces colorants dérivent de l’acide sulfoanthranilique (COOH, NH‘, SO'H = 1.2.4) où le groupe SO'est dialcoylaminé et le groupe carboxyle est éthérifié, amidé, dialcoylamidé. Ces amines, diazotées, sont combinées avec les aminonaphtolsulfoniques ou une pyrazolone. On obtient des colorants pour fibres animales d’excellentes solidités à la lumière; ce sont des jaunes orangés et rouges.
- Nouveau produit intermédiaire et colorants qui en dérivent. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 793.698, 26 juillet 1933.
- Le nitrodinaphtylèneoxyde est réduit par le fer et l’acide chlorhydrique en milieu alcoolique ; l'aminodi-naphtylèneoxyde cristallise en aiguilles jaunâtres F. 176-178. Diazoté et copulé aux composants les plus divers il fournit soit des colorants solubles pour laine ou coton, soit des colorants insolubles.
- Intermédiaires et colorants dérivés. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — B.F. 795.748, 27 septembre 1935.
- Ces colorants sont obtenus en combinant les diazoïques avec les dérivés acylés de la diamino-1.3-oxynaphta-lène hétéronucléaire ou sur acide sulfonique. Suivant la nature des diazoïques on peut obtenir des colorants pour laine, chromatables ou non, des azoïques insolubles, ou des colorants pour laques.
- AZOÏQUES MÉTALLIFÈRES
- Polyazoiques cuprifères. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — B. F. 793.699. 26 juil. 1935.
- Ces colorants qui sont susceptibles d’être transformés en complexes cuivriques sur la fibre ou en substance sont obtenus en combinant les diazoïques des acides orthooxycarboxyliques avec un amino-1 -alcoyloxy-2-naphtalène, rediazotant et combinant avec un composé cyanurique dérivé d’un acide orthooxycarboxylé.
- Par exemple, l’acide p-aminosalicylique, diazoté est combiné avec l’acide amino-1-méthoxy-2-naphtalène-sulfonique-6. On rediazote et copule, en présence de pyridine, avec le produit de la combinaison de 1 molécule de chlorure cyanurique avec l’acide amino-naphtol-sulfonique J et d’une molécule d’acide amino-4‘-oxy-azobenzènecarboxylique-3 et d’une molécule d’aniline. On obtient un colorant vert pur sur coton qui, cuivré, a une excellente solidité au lavage et une bonne solidité à la lumière.
- Colorant o-oxyazoïque. — I. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 793.493, 30 septembre -1935.
- On sait que les o-aminophénols diazotés donnent par combinaison avec la dioxynaphtaline-1-5 des colorants chromatables. On a trouvé que l’acide trichloro-3.4.6-amino-2-oxy-1-benzènesulfonique fournit par diazotation et copulation avec la dioxynaphtaline-1.5 un colorant noir, après chromatage, d’excellentes solidités.
- AZOÏQUES INSOLUBLES SUR FIBRE
- Nouveaux intermédiaires et nouveaux colorants azoïques. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 793.444, 19 juillet 1933.
- On obtient de nouveaux intermédiaires en acylant une diamine avec un acide carboxylique-B-cétonique pour obtenir un dérivé monoacylé qui est ensuite acylé à son tour par un reste d’un acide ne renfermant pas le groupement CO—CH2 susceptible de copuler. Par exemple, on chauffe la monoacétylbenzidine, au sein du xylène avec l’éther acétylacétique ; on peut aussi utiliser la monoacétyltolidine, la monoacétyldichloro-benzidine.
- Le coton imprégné d’une solution alcaline d’un de ces composés est ensuite développé avec un diazoïque ce qui fournit des jaunes ou des orangés-
- Colorants azoïques. — Société des Matières Colorantes de Saint-Denis et R. Lants. — B. F. 795.558, 22 décembre 1934.
- Ce procédé permet la préparation de colorants azoïques en substance ou sur fibre à partir d’un mélange de sels d'arylantidiazosulfonates ou d'arylhydrazinesul-fonates avec un composant azoïque, mélange dont on provoque la coloration par l’action d’un oxydant.
- Par exemple, on imprime sur un tissu de coton, 20 grs de (oxy-2'-naphtoyl-3) amino-1-méthyl-2-benzène, 20 grs d’alcool, 20 grs soude à 40° Bé, 50 grs glycérine, 500 grs épaississant amidon-adragante 390 grs eau. On sèche et développe durant 3 secondes dans un appareil contenant de la vapeur à 100° et du chlore, puis on lave, savonne bouillant; on obtient des impressions rouges. En variant les constituants on peut obtenir une grande diversité de nuances.
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- Nouveaux colorants azoïques. -— 7. G. Farbenindustrie. — B. F. 795.471, 28 septembre 1935.
- Les solutions de composants azoïques ont, en général, une réaction alcaline qui est nuisible aux fibres animales et à la rayonne acétate. On remplace l’alcali caustique par des bases azotées qui forment avec les composants copulants des combinaisons plus ou moins stables, ce qui évite un excès considérable d alcali caustique. Ceci offre le grand avantage que les solutions ou suspensions sont absorbées par la rayonne acétate sans saponifier celle-ci, même à température élevée; les fibres animales se comportent de la même manière. Enfin, on peut améliorer la stabilité des bains d’arylamides en y ajoutant des composés hétérocycliques du D R.P. 560.580 de 1931.
- Exemple : On traite 50 grs de rayonne acétate 1/2 heure à 3/4 d’heure à 50-60° avec la solution d’imprégnation A, on exprime et développe à 40° dans la solution B, rince et traite à 80° pendant 10 minutes dans une solution contenant 1 gr. d’oléyl-méthyltaurine et 1 cc. d’acide sulfurique à 60° Bé par litre, rince et savonne-
- Solution A : dissoudre 2 grs oxynaphtoylamino-benzène, 4,2 cc alcool, 0,835 cc soude à 34° Bé, 4,2 cc eau et verser dans une solution de 2 grs oléyl-méthyltaurine, 8 grs dicyandiamide dans 1000 cc.
- Solution B : 3 grs chlorure de méthoxy-4’-diphényl-diazonium-4, dans 1000 cc eau à 40°. On obtient une teinture bleu-marine.
- Colorants azoïques insolubles, —Société des Matières Colorantes de St-Denis et A. Wahl. — B. F. 795.802, 24 décembre 1934.
- Ce procédé consiste à imprégner les fibres textiles avec une solution d’un acide arylamino-2-naphtalène-sulfonique, de sécher, puis de développer par un passage en solution d’un diazoïque ne contenant pas de groupe solubilisant. Dans ces conditions, le groupe sulfonique situé en 1 est éliminé et il se forme, sur la fibre, un azoïque insoluble
- SO3H
- ^^^NHR + Cl—N = N—X= IP0=
- \/\/
- N=N—X pp.NHR4-SœH2-j-HCl
- Ces colorànts sont des o-arylaminoazoïques et le procédé peut aussi être appliqué à l’impression.
- AZOIQUES POUR LAQUES ET VERNIS ET RAYONNE ACÉTATE
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 793.295, 5 août 1935.
- Les azoïques solubles dans les solvants organiques s obtiennent par la combinaison de diazoïques d’ortho- .
- nitranilines avec les amides de 1 acide oxynaphtoïque /OH
- C10H6/ "AN (R.R2)
- où Ri est un alcoyle renfermant jusqu’à 5 atomes de carbone- Comme bases diazotées on utilise les nitro-3-amino-4-alcoyloxy-1 -benzènes, les éthers de 1 acide nitro-3-amino-4-benzoïque, la dinitraniline etc. La nuance des colorants est orangé à rouge.
- Pigments colorés. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 793.437, 9 juillet 1935.
- On a trouvé que beaucoup de colorants acides sont précipités par les bases sulfonium et forment ainsi de pigments colorés. Les bases sulfonium sont obtenues par la réaction des mercaptans avec les agents alcoy-lants, par exemple, les octyl, décyl, dodécyl, tétradécyl, hexadécylmercaptans et les agents alcoylahts étant les éthers sels d’acides inorganiques avec l’alcool benzy-lique. De cette manière, on a préparé par exemple, l’iodométhylate de cétylméthylsulfonium, le méthyl-sulfonate de lauryldiméthylsulfone, le méthylsulfonate de benzylcétylméthylsulfonium etc.
- Les pigments obtenus sont solubles dans les solvants organiques et colorent les résines et les vernis.
- Azoïques insolubles. — I. G. Farbenindustrie. — Addition 46.199 du 20 mai 1935 au B. F. 761.085.
- Modification au brevet principal dans laquelle on remplace les arylamides oxynaphtoïques par les alcoy]-arylamides qui, comme dans le brevet principal, sont combinés avec les diazoïques des aminosulfamides
- X—/ >SO‘NHR
- NH2
- Par exemple, la méthylamide de l’acide amino-3-mé-thoxy-4-benzènesulfonique-1 est diazotée et combinée avec la benzylamide de l’acide oxynaphtoïque. Le colorant donne des laques rouges solides à la lumière; le brevet donne 33 exemples de laques, en général rouges.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 795.482, 30 septembre 1935.
- Il s’agit de colorants insolubles dans l’eau obtenus par combinaison de diazoïques avec les diphénylamines (CfiH’)“N.R substituées dans lesquelles R est un radical aliphatique hydroxylé, par exemple, l'oxyéthyl-diphénylamine, la dioxypropyldiphénylamine etc. Ces colorants teignent la rayonne acétate et les vernis cellulosiques en orangé à rouge-
- Nouveaux azoïques. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 795.734, 25 septembre 1935.
- Les diazoïques des bases
- /SO2—R (1)
- e6H4<
- ANH2 (2)
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- où R est un alcoyle et qui n’ont en para de l’NH2 ni substituant nitré ni acylaminé, sont combinés avec des composants ayant un groupe aminé substitué ou non qui oriente en para. Par exemple l’amino-1 -benzène-méthylsulfone-2 diazoté est copulé avec l’acide éthyl-benzylanilinesulfo. C’est un jaune orangé qui sert à l’impression de la rayonne acétate,
- COLORANT POUR GUVE
- Carbazols de la série de l’anthraquinone. — I.
- G. Farbenindustrie. — B. F. 793.747, 12 août 1935.
- On sait que les anthrimides sont transformées en dérivés du carbazol par l’action du chlorure d’aluminium en présence de bases tertiaires. On peut aussi opérer la réaction en présence de chlorures d’acides comme le chlorure de rhionyle, d’acétyle, de benzoyle etc. Le brevet donne un exemple d’application à la trianthrimide résultant de la condensation de dichloro-l .5-anthraquinone avec 2 mol. de benzoylamino-1 -amino-4-anthraquinone ; condensée avec AICI’ et C'H'COCI elle donne un brun-rougeâtre pour cuve.
- COLORANTS ANTHRACÉNIQUES ACIDES
- Colorants acides anthraquinoniques. — 1. G.
- Farbenindustrie. — Addition 46.198 du 20 mai 1935 au B. F. 748.571.
- On fait agir un acide amino-1-halogéno-4-anthra-quinonesulfonique-2 non plus sur une méta ou para-aminoarylalcoylsulfone, mais avec une aminoaralcoyle-alcoylsulfone. Ces sulfones s’obtiennent par l’action du chlorure de nitrobenzyle sur un acide alcoyle sulfurique, réduction du groupe nitré. On obtient des colorants teignant la laine de rouge à bleu.
- DIVERS
- Colorants de la classe des cyanines. — Société Kodak-Pathé. — B. F. 793.577, 8 août 1935.
- Ces cyanines résultent de la condensation d’a-mer-captans substitués de sels ammonium de pyridine ou quinoléine avec des sels quaternaires cycliques contenant un groupe méthyle réactif. Ces nouveaux mercap-tans substitués sont obtenus par la réaction des sels quaternaires d’a-iodopyridine ou quinoléine avec les
- mercaptans aliphatiques ou aromatiques, en présence d’agent fixant l’hydracide comme une base tertiaire. Ainsi l’iodoéthylate d’a-iodoquinoléine donne avec le phénylmercaptan
- C2Hs I C2H5 I
- a K
- CE
- II
- +
- Les mercaptans substitués, de cette formule, sont condensés avec les bases contenant un CH actif par exemple, l’iodométhylate de méthylbenzothiazol
- I
- O
- Ci
- æ
- C= CH—Cl
- + o
- N
- C2HM
- O
- Ces condensations se font dans l’alcool et les colorants cristallisent.
- Acides quinophtalonesulfoniques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 793.599, 9 août 1935.
- Ces acides sont obtenus en préparant d abord le sulfate de quinophtalone puis chauffant celui-ci au-dessus de 100°, de préférence dans le vide. La masse est épuisée à l’eau bouillante et le colorant est précipité par le sel. On peut appliquer ce procédé à l’oxy-3-quinophtalone, et on obtient des colorants acides jaunes (jaunes de quinoléine).
- Sels d’acridinium. — I. G. Farbenindustrie. —
- B. F. 795.796, 24 décembre 1934.
- On transforme les sels en bicarbonates par l’action de NaHCO’ et celui-ci peut alors être transformé en sel quelconque-
- BIBLIOGRAPHIE
- Les déchets et sous-produits industriels par P. RAZOUS, Licencié ès-sciences mathématiques et physiques, 3e édition augmentée d’un supplément, XVIII-606 pages 16X25 avec 98 figures, 1937. Prix franco, France et Colonies : Rel. 95 fr. 25, Br. 78 fr. Prix recom. Etranger, pays acceptant le tarif France Rel. 97 fr. 25, Broch. 80 fr. Le supplément seul : X-78 pages 16X25, avec 5 figures, 1937. Prix franco, France et Colonies : Broché, 29 fr. 40. Prix recom. Etranger, pays acceptant le tarif France : Broché, 31 fr. 40. Dunod, éditeur, 92, rue Bonaparte, Paris (6e). Chèques postaux Paris 75-45.
- La nécessité d’atténuer l’élévation des prix de revient, occasionnée par les charges de plus en plus lourdes résultant de la main-d’œuvre et des impôts, oblige le producteur à ne rien laisser perdre de ce qui peut avoir quelque valeur.
- Or, l’utilisation, après traitements appropriés, des déchets et sous-produits conduit souvent à diminuer le coût de production des matières principales surtout lorsque la récupération apporte, du fait de la vente
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- des nouveaux produits, des recettes supplémentaires.
- Les procédés de récupération décrits et qui s’appliquent notamment aux déchets et sous-produits récupé-rables dans le fonctionnement général des usines, aux déchets et sous-produits des mines et des carrières, des usines métallurgiques, des exploitations forestières et du travail du bois, des industries chimiques, des usines où l’on applique les procédés de fermentation alcoolique et de plusieurs autres fabrications, ne comprennent
- certainement pas 1 ensemble des procédés réalisés en matière de traitement des sous-produits; mais plusieurs des cas concrets qui sont décrits éveilleront chez les industriels, chez les ingénieurs et dans leur personnel des idées de recherches qui seront très souvent couronnées de succès.
- A ces différents points de vue cet ouvrage intéressera nos lecteurs : dirigeants, ingénieurs et personnel de maîtrise de l’industrie.
- TEINTU RE -IMP RESSION
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- La teinture des chapeaux autrefois et aujourd’hui. — E. HOFFMANN. — Wollen und Leinen Industrie, avril 1936, p. 113-114.
- L’auteur ne traite, dans son article, que de la teinture des cloches de poils et de laine, dont la fabrication est la même, en principe. Avantla fabrication, les poils (de lapin, de lièvre) doivent être mordancés (secrétés) au moyen d’une mixture de mercure et d’acide nitrique, de façon à acquérir plus d’aptitude au foulage. La fabrication des cloches laine ou poils, comporte, après la préparation de la capade, le feutrage en forme de bastissages, twists, le foulonnage aux maillets et le poussage, puis le formage, le poussage et le décatissage. On foule avec de l’acide sulfurique ou avec du savon. On préfère le premier réactif surtout pour les cloches, poils. Par contre, les cloches de laine blanche sont foulées uniquement au savon.
- Lorsqu’on fabriquait les chapeaux à la main, il n’y avait pas de teinturier de chapeaux, car le fabricant teignait lui-même ses cloches. En ce temps-là, ontei-gnait presque toujours les cloches finies, dont les bords n’avaient pas besoin d’être coupés à la finition. Il n’était donc pas indispensable d’assurer letranchagede la teinture, ce qui d’ailleurs eût été impossible à l’époque où 1 on utilisait les colorants végétaux et plus tard les alizarines. Mais, dans l’industrie des chapeaux de poils, on teignait en nuances solides dans la chaudière à fouler dans laquelle on ajoutait la quantité de colorant dans l’eau bouillante contenant déjà l’acide sulfurique. On y détrempait les cloches auxquelles on laissait une plus grande taille au foulon à maillets. Ensuite, on finissait presque de fouler les clochesen les poussant sur la table attenant à la chaudière à fouler, au moyen du blanchet, pour les reprendre finalement au foulon à maillets. On ajoutait encore un peu de colorant au dernier bain de foulage.
- Il ne pouvait être question de teindre conformeàun échantillon donné. La teinture des cloches se prêtait
- mieux à une teinture conforme ; elle était assezsimple, puisque la pénétration n’avait pas de raison d’être. On retournait les cloches de façon à garder l’endroit à l’intérieur ; on faisait bouillir le mordant dans la chaudière, puis on ajoutait de l’eau et l’on introduisait les cloches sèches. On faisait bouillir pendant le temps prescrit ; ensuite on laissait refroidir les cloches que l’on finissait de teindre le lendemain. Ainsi opérait-on avec les colorants végétaux et avec les alizarines. Il était indispensable que la chaudière ou la cuve n’eussent pas d’arêtes vives ou saillantes ou que le lisoir fût entouré de feu ou d un chiffon afin que le côté frotté des cloches ne reçût pas d’égratignures. En outre, l’eau devait être aussi exempte que possible de calcaire et de fer.
- Les colorants végétaux se sont maintenus jusqu’après la guerre, il est vrai, en combinaison avec les colorants acides et au chrome, Ainsi, par exemple, dans la teinture des cloches de velours, en nuance vert foncé, olive et brunes et dans la teinture en noir des chapeaux raides.
- Par suite de l extension prise par l’industrie chape-lière, en particulier, de 1 industrie des chapeaux de laine, il ne fut plus possible d’opérer sans couper le bord des chapeaux, car, autrement, il aurait fallu travailler avec plus de précision et la marchandise serait devenue plus chère. En outre, tout le travail à la main fut remplacé par le travail mécanique. La teinture tranchee devint obligatoire, mais elle se heurta à de nombreuses difficultes. Lorsqu on teignait une cloche après ponçage, elle tombait en lambeaux parce que la duree d ébullition avait ete trop longue et aussi parce qu’on n’avait pas économisé le sulfate de soude, produit qui contribuait aussi à amoindrir la qualité de la marchandise. Ainsi, on préférait teindre les cloches sortant de la fouleuse à maillets en forme un peu plus grande, pour pouvoir les fouler à nouveau après teinture, de façon a leur conférer le toucher et la solidité
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- nécessaires. Il fallait alors teindre à cœur, pour ne pas obtenir un feutrage jaspé.
- L’introduction des colorants acides, qui pénètrent mieux que les alizarines, apporta une amélioration- La teinture des bastissagesse développa avec ces colorants. Le bastissage est une cloche à moitié foulée, en fou-leuse à maillets. On teignait les parties entières sortant de la foulerie. Après teinture, les bastissages repassaient à la fouleuse et l’on obtenait des cloches fermes, solides, à condition de ne pas les avoir teintes trop longtemps au bouillon et avec des additions inutiles. La teinture des bastissages exige de larapidité et de la sûreté.
- On essaya aussi de teindre au préalable dans la fouleuse à maillets. Les cloches étant terminées, on les ponçait, on les formait et l’on finissait de teindre toute la partie sur chaudière, en opérant comme suit : dans le récipient qui contient l’eau bouillante et l’acide nécessaire, on verse une partie du colorant. L auge de la fouleuse doit être bien fermée, afin qu’il ne se perde pas de colorant. En outre, il faut installer une pompe pour faire circuler continuellement le bain; elle aspire le bain de teinture et le refoule dans le réservoir en charge du bain de foulage, d’où il se reverse sur les cloches. Le foulage durait de quatre à six heures. On levait alors les cloches, on les séchait et on les ponçait. Ensuite, on finissait de les faire bouillir en cuve, avec le colorant nécessaire. Cette méthode ne présentant aucun avantage fut abandonnée. On maintint la teinture des bastissages que l’on pratiquait comme suit : les bastissages étaient bien mouillés avec de l’eau bouillante, avec addition d’un agent de mouillage. Si les bastissages sortaient du foulon avec une forte acidité, on était obligé de les neutraliser un peu avec de l’ammoniaque. Ensuite, on essorait convenablement la partie qu’on introduisait dans le bain contenant les 3/4 de la quantité nécessaire du colorant et 10 à 15% de sulfate de soude; température : 30 à 40° C. On manœuvrait jusqu’à ce que les bastissages fussent imbibés, puis on montait au bouillon, que l’on maintenait pendant 20 minutes. Ensuite, on levait la partie et on retournait les bastissages. On ajoutait le reste du colorant et les additions correctives éventuelles. On teignait pendant un certain temps sans vapeur et l’on faisait bouillir pendant encore vingt minutes, puis on ajoutait de l’acide acétique ou de l’acétate d’ammoniaque, et plus tard du tartre ou de l’acide sulfurique, autant que possible en plusieurs ajoutes et l’on finissait de bouillir. La partie était terminée une fois teinte à l’échantillon. S’il fallait la nuancer, on ajoutait les 3/4 de la rajoute, on faisait bouillir jusqu à ce que la partie fût unie ; on levait et retournait les bastissages, on ajoutait le reste du colorant et l’on faisait bouillir pendant vingt autres minutes II fallait éviter de renouveler trop souvent ce traitement de nuançage, sans cela les bastissages se seraient mal laissé fouler.
- On a pu teindre en cloches les chapeaux de dames, depuis qu’ils ont de petites dimensions.
- Peu de temps avant la guerre, on commença à construire des appareils de teinture pour cloches. Le premier sur le marché fut bien la machine à teindre rotative, qui avait l’aspect des laveuses rotatives à aubes, pour laine. Cette machine n’offrait que le seul avantage de manœuvrer la marchandise sans 1 aide d’ouvrier, mais elle n améliorait pas le tranchage et l’on devait retourner les impers. Malgré cela, on trouve encore ce genre de machine dans beaucoup d ateliers, pour la teinture en noir. En Italieet dans les Balkans, on se sert d’un autre appareil : la roue à teindre. C est une sorte de tonneau divisé en compartiments servant à recevoir la marchandise à teindre. La roueà teindre se meut autour de son axe et baigne à moitié dans le bain de teinture qui contient une cuve. On se servait aussi de cet appareil pour teindre la laine en bourre. Cet appareil permettait de teindre en bain court, ce qui facilitait un peu la pénétration. En cas de nuançage, il fallait également retourner les cloches. Par suite, cette méthode ne convenait pas à la teinture moderne.
- Il y a 10 ou 12 ans, deux appareils furent mis sur le marché : l’appareil à cône et l’appareil à pale, lequel s’est réellement imposé. Celui à cône était ainsi monté :
- Dans une cuve se trouvent, suivant la grandeur, plusieurs cônes perforés, reliés individuellement à une pompe, par une conduite. Cette pompe est, à son tour, reliée avec un réservoir à bain et ce dernier communique par un tuyau d’écoulement avec la cuve à cônes. Le bain est refoulé à travers les cônes, puis se verse par le tuyau d’écoulement de la cuve, dans le réservoir où se trouve le serpentin de chauffage. On monte les cloches à raison d une douzaine sur les cônes. La marchandise étant mouillée, on la teint sur l’appareil. Généralement l’appareil à cônes n’a pas obtenu un succès complet, à cause de son rendement insuffisant et des taches qu’il produisait sur la première et la dernière cloche de chaque cône.
- L’appareil qui s’est introduit partout est l’appareil à pale, construit par Obermaier et par Hoffahrt. Il ressemble à une barque de teinture en pièce, sans tourniquet; il possède un double fond et une cloison de chauffage perforés- Entre les deux fonds, dans la paroi de chauffage, par conséquent perpendiculairement, se trouvent une ou deux hélices, suivant la grandeur de l’appareil. Les hélices tournent alternativement dans les deux sens, au moyen d’un dispositif extérieur. Le bain circule donc une fois des hélices entre la paroi de chauffage, puis dans l’espace où se trouve la marchandise et revient aux hélices par le double fond, ensuite il circule en sens inverse. Suivant le sens du bain, la marchandise se tasse contre' la paroi de chauffage ou contre le double fond. Par conséquent, la marchandise à teindre aussi bien que le bain sont mis en mouvement. Sur cet appareil, on peut teindre toutes sortes de cloches; seules les cloches fortement foulées (impers), doivent être retournées et
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- teintes au début avec les 3/4 du colorant, après quoi on les remet à l’endroit pour finir de les teindre avecle reste du colorant, de façon à assurer le tranchage. On accélère l’unisson de la teinture en ajoutant du sulfate de soude au mouillage et en commençant de teindre avec addition d’acétate d’ammoniaque. Il est essentiel que les cloches soient tranchées par le colorant avant de faire bouillir le bain. Pour les articles bon marche, on recommande la combinaison de colorants suivante: Cyananthrol BGA, Rouge Sorbine 2B, Flavazine Set Orangé G. Pour les articles de bonne qualité : Bleu d’Alizarine direct A2G, Rouge Supramine 2G, Rubinol d’Alizarine GW, Jaune Supramine R, combinaisons qui ont été éprouvées dans la pratique. En Italie, on construit d’autres genres d’appareils.
- La plupart des défauts, en chapellerie, seproduisent au cours de la teinture. Des cloches à aspect jaspé se produisent surtout par une mauvaise pénétration, parle mauvais choix de la laine, par 1 emploi de mauvais ensimages, qui, ou bien ne résistent pas aux acides ou s’éliminenr mal au rinçage. Lorsqu’on carbonise au bas-tissages, il arrive souvent que les teintures subséquentes sont zébrées. On retrouve les raies produites par un séchage des cloches acidées et par une action prolongée des rayons solaires. Le teinturier de chapeaux souffre beaucoup des taches formées par les oxydes métalliques (fer, cuivre) qui se déposent sur le feutre, en cours de fabrication, à tel point qu’on ne peut plus teindre en nuances claires.
- Quant à la teinture des mélanges de laine, on l’opère toujours en chaudière ouverte et non en appareils mécaniques, dont l’action décatit trop fortement la fibre en la rendant moins feutrable.
- Dans la teinture de la laine pour chapellerie, on emploie le moins possible les colorants au chrome; on évite de bouillir outre mesure et on teint si possible avec de l’acide formique. Les colorants doivent être solides au potting, à l’acide et aux alcalis. La solidité aux alcalis est indispensable, à cause de l’emploi d’apprêts alcalins pour le raidissement des chapeaux.
- L. B.
- La teinture en pièce des articles de laine. — R. VAGLIO. — Bollettino della Associasone ita-liana di chimica tessile e coloristica, mars 1930, p. 37-38.
- La teinture en pièce des tissus de laine légers et délicats destinés aux vêtements féminins, présente des difficultés précisément à cause de la fragilité de ces articles. Certains d’entre eux ne supportent pas plus d une demi-heure d’ébullition en bain de teinture acide; si 1 on prolonge l’opération, ces tissus feutrent, deviennent pelucheux et perdent la netteté de leurs mailles au point de devenir invendables. D’autre part les teintures doivent être aussi conformes que possible aux
- échantillons donnés, autrement celui qui est chargé de la teinture de ces tissus se trouve placé entre le marteau de la reproduction exacte de la couleur et 1 enclume de la fragilité du tissu.
- Une autre difficulté réside dans le fait que, pour produire des effets fantaisie, on est conduit à employer, dans la fabrication desdits tissus, des fils de provenance diverse et de finesses contrastantes-: sur un fond de peigné mérinos se détachent des nœuds de mohair, ou encore, sur un fond de cardé de moyenne finesse, ressortent de gros fils d’effets avec des poils de lapin. Toutes ces matières qui concourrent à rendre le tissu agréable, doivent être teintes en nuance mode uniformes, sans différences notables d’intensité ou de nuance dans les diverses parties du tissu. En teignant normalement en bain sulfurique, on ne réussit pas toujours, même en utilisant des colorants de bon unisson, à obtenir un unisson parfait, les parties plus fines étant toujours plus claires que les parties de finesse moindre. En outre, l’addition d’adjuvants qui ralentissent la teinture (Levana, Leonil, sel Palatin, etc.) n’améliore pas sensiblement le résultat.
- On remédie à ces inconvénients : danger de détériorer le tissu et inégalités de teinture entre les parties de finesses différentes, en teignant en bain neutre. S il est facile de comprendre que, par un choix judicieux de colorants, on peut, en bain neutre, teindre uniformément des matières de finesse variée, il peut sembler étrange que l’on ne court pas le même risque de détériorer le tissu par une teinture prolongée. La pratique démontre, en effet, que le tissu le plus délicat peut être manœuvré pendant plusieurs heures à l’ébullition en bain neutre, sans qu’il se feutre et sans que sa surface se recouvre de peluches.
- En teignant en bain garni de sulfate de soude, le tissu, par un traitement prolongé peut prendre un toucher très dur, carteux, par suite de l’alcalinité du bain résultant de l’hydrolyse du sulfate de soude, alcalinité qui, on le sait, est contraire à la souplesse et à l’élasticité de la fibre de laine. D’autre part, l’addition au bain de teinture, de sulfate de soude, en pourcentage modéré, ne peut être omise, sans nuire au rendement tinctorial des matières colorantes employées.
- Il est, par conséquent, nécessaire d’ajouter au bain de teinture, une petite quantité d’acide acétique, de façon à maintenir le bain neutre, même à l’ébullition. On ne peut pas indiquer a priori la quantité nécessaire d acide, car elle dépend de la quantité de sulfate de soude, du volume de bain, de la dureté de l’eau; par exemple, pour 1500 litres d eau adoucie à la permu-tite (20° de dureté avant l’adoucissement) est, à cause de cela déjà alcaline et pour 5 kgs de sulfate de soude cristallisé, il est nécessaire d’ajouter 250 grs d’acide acétique 40 %, pour avoir un bain neutre à l’ébullition.
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- COLORANTS
- ERIOCHROME
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- DE SOLIDITES INSURPASSABLES
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- Produits GEIGY S. A., Huningue (Haut-Rhin)
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- Progrès réalisés dans le domaine des indigo-sols, avec mention spéciale de la teinture en un bain. — W. DIETRIGH. Melliand Textilbe-, riclite, juin 1936, p. 503-504.
- Le mode de teinture des Indigosols en un bain, réalisé déjà, pour les pièces, sur barque à tourniquet, vient d’être appliqué avec succès sur filés de coton et sur écheveaux de rayonne, sur machine à guindres excentrés (système Gerber-Wansleben). On produit ainsi avantageusement des tons pastel.
- Le développement dans le bain de teinture même, permet d’éviter la tombée du colorant qui vient de monter sur la fibre. Or, puisqu’on peut diminuer la quantité d’acide sulfurique pour le développement, sans danger de former des taches, ni de diminuer la solidité au lavage, on arrive à ménager beaucoup la marchandise à teindre.
- On teindra, par exemple, dans un rapport de volume de bain de 1:40, sur machine à guindres, avec :
- 0 gr. l brun Indigosol I BR
- 0 gr. 3 bleu Indigosol 1 BC
- 0 gr. 8 Setamol WS
- 0 gr. 5 Nekal BX extra 0 cc. 5 ammoniaque 25 %.
- Débuter à 25° C; après 7 minutes, environ, ajouter une solution de 20 grs de sulfate de soude en deux portions (d’abord 1/4, puis le reste).
- Après 7 autres minutes ajouter : 2 cc d’acide acétique 30 % dilué et chauffer en une heure à 33° C. Environ 45 minutes après la première addition d’acide acétique, rajouter : 1 cc d’acide acétique 30% dilué et continuer de teindre pendant 1/4 d’heure. En tout 60 à 90 minutes de teinture. Immédiatement après, ajouter une solution de 0 gr. 2 de nitrite de soude, en le répartissant bien dans le bain, puis ajouter 5 cc d’acide sulfurique 66° Bé dilué et développer pendant 10 minutes à 35° C.
- Cette méthode de teinture convient seulement pour les nuances claires et moyennes. Pour produire des nuances foncées, on teint d’abord en nuance moyenne, puis on surteint en colorant pour cuve. Dans la plupart des cas, on obtient, de cette façon, une pénétration suffisante sans avoir recours au foulardage des filés, avec des colorants non cuvés, méthode que la pratique n’a pas consacrée.
- Le procédé à l’ammoniaque et acide acétique, établi pour le bleu Indigosol 1 BC, peut s’appliquer, au jigger, en appareil, mais pas au foulard.
- Dans la teinture sur appareil, à circulation de bain, (bobines croisées de lin) on est obligé de développer sur un autre dispositif résistant aux acides (acier inoxydable, grès) se composant essentiellement d un réservoir pour le bain de développement, relié, par une pompe rotative, à un cylindre vertical, à la base duquel, et en son centre, débouche le tube adducteur de bain. Celui-ci est forcé à travers les bobines, dont les broches sont fixées à des trous répartis à la surface latérale du
- cylindre; il s’écoule dans une cuvette concentrique au cylindre, d’où il est évacué par un conduit.
- L. B.
- Causes et suppression des inégalités de teinture sur rayonne. — Anonyme. — Die Kunst-seide, mars 1936. p. 105-106.
- Les inégalités de coloration qui se produisent dans la teinture des rayonnes sont moins une affaire d’affinité (comme pour les fibres de coton, par exemple) qu une affaire d’irrégularités dans la fabrication des fils de rayonne. C’est pourquoi il importe, au premier chef, de fabriquer des fils aussi réguliers que possible et d’utiliser des colorants des plus appropriés, suivant des procédés adaptés. Il faut, de plus, veiller à ce que les traitements n’occasionnent pas de détériorations locales qui provoqueraient une teinture mal unie.
- L’aptitude au gonflement a une grande influence sur le pouvoir tinctorial des rayonnes. Un fil gonflé sous tension, dans la soude caustique se teint plus clair qu’un fil gonflé sans tension. Une variation des conditions de gonflement provoque une variation de l’affinité pour les colorants.
- En outre, le pouvoir absorbant pour les colorants substantifs dépend du titre individuel des fils; il croît avec la grandeur du titre. Un tel cas peut se produire, lorsque, au cours de la filature, plusieurs trous d’une filière se bouchent, puisque, le titre total restant le même, si le nombre de brins baisse, la grandeur du titre individuel doit augmenter. L’état de la surface de fibre, très variable, influe de façon importante sur le résultat de la teinture, pour la viscose, car les colorants substantifs se fixent principalement dans les couches externes des fibres. L’unisson de la teinture est, au surplus, conditionné par la teneur en impuretés, par exemple, du soufre dans les rayonnes de viscose. Si un nœud forme la limite des teintures inégales, c’est que, au cours du dévidage ou du retordage, deux fils se sont noués, qui se teignent différemment-
- Un grand nombre de défauts ont leur cause dans la préparation elle-même. Il y a, d’abord, les actions catalytiques qui se produisent au cours du blanchiment. De même, des teintures mal unies peuvent être provoquées par un blanchiment défectueux, irrégulier, résultant d’impuretés grasses dans la fibre, d’un désencollage insuffisant dans la teinture en pièce, et d’utilisation d’eau contenant du fer ou du manganèse, ainsi que d’une élimination incomplète de l’acide hypochloreux, qui, par l’acide chlorhydrique libre qu’il forme, conduit à une attaque locale des fibres. Certains défauts sont dus aussi aux variations dans l’absorption de lumière des colorants directs; ils dépendent, dans une grande mesure, des additions de sel et de traces de sels de métaux lourds dans l’eau. Malgré toutes ces difficultés, les usines de rayonne ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour livrer des rayonnes se teignant uniformément. Il reste aux usines de colorants, de même qu’aux
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- ateliers de teinture et d’apprêt, le soin de perfectionner l’unisson de teinture- Dans le domaine des colorants spéciaux pour rayonne, des résultats minimes ont été seulement obtenus. Il y a lieu de citer ici, les colorants benzoviscose de l'I. G. et les colorants Rigane de la Ciba.
- En fait, le choix judicieux des colorants et du procédé de teinture à appliquer constitue une des conditions essentielles pour obtenir des teintures unies. Pour déterminer si un colorant direct convient pour la teinture de la rayonne de viscose, on se sert de plusieurs procédés. Une méthode commode, bien que peu exacte, pour l’examen des colorants directs, est le test d’absorption de Whitaker. Dans une solution de colorant, de concentration déterminée, on maintient un fil de coton blanchi et complètement propre. On observe alors la hauteur à laquelle la solution est montée dans le fil de coton. Les colorants qui montent peu conviennent le mieux pour les teintures bien unies. Pour les combinaisons, il est recommandable d’employer des colorants qui ont des montées d’absorption aussi semblables que possible-
- Une autre méthode est donnée par le test de température. On teint la rayonne de viscose dans des solutions de concentrations en colorant déterminées, et l’on mesure l’absorption de colorant. On a pu ainsi établir que les colorants ayant la plus grande affinité à 20°C, donnent des teintures unies sur rayonne viscose. Le mauvais unisson croît, comme le maximum de température aux températures plus élevées. Ce sont donc les colorants dont le maximum d’affinité est situé à 90° C, qui unissent le plus mal. Pour les combinaisons, on emploie également des colorants ayant approximativement le même maximum d’affinité. Cette méthode a montré que les colorant's rouges et jaunes substantifs, unissant bien, ont leur maximum d’affinité à 60° C. alors que le maximum des colorants bleus montant inégalement est situé entre 80 et 100° C.
- Une troisième méthode consiste à faire bouillir de la rayonne de viscose teinte avec de la viscose non teinte, de même poids, pendant une demi-heure dans un bain de savon. On mesure ensuite l’absorption decolorantdela rayonne non teinté, ou 1 abandon de colorant de la rayonne teinte. De la mesure, dans laquelle la viscose teinte a abandonné du colorant à la viscose non teinte, on déduit l’unisson du colorant en question. Si le colo
- rant ne tombe que faiblement de la fibre teinte, ou s’il tombe fortement de la fibre teinte, mais pas sur la rayonne non teinte; s’il reste, par conséquent en grande partie dans le bain, on a affaire à un colorant qui donne des teintures mal unies. Un colorant unissant bien, doit tomber facilement de la fibre et passer en grande partie sur la rayonne non teinte.
- Contrairement aux conditions valables pour d’autres fibres, à savoir qu’une diminution de l’affinité de colorant est à l’avantage de l’unisson, ici, l’unisson croît avec l’affinité. On s’explique ainsi le fait, bien connu, que les rayonnes au cuivre se teignent avec les colorants substantifs plus régulièrement que les rayonnes de viscose, puisque leur affinité pour ces colorants est plus élevée de 30 %. Le cas inverse se produit dans l’emploi des colorants basiques. Les rayonnes de cuivre contrairement à celles de viscose, se teignent souvent inégalement, car le pouvoir d’absorption des rayonnes de viscose pour les colorants basiques est plus élevé que celui des rayonnes au cuivre.
- Dans la pratique on a été souvent amené à augmenter le pouvoir d’absorption des rayonnes de viscose pour les colorants substantifs en augmentant les additions de sel et en diminuant, de façon correspondante, la quantité de colorant. De cette façon, on améliore notablement l’unisson. Certains pré-traitements améliorent l’unisson, par variation des conditions de gonflement. Ainsi, un gonflement irréversible, dans la soude caustique ou dans l’acide chlorhydrique, augmente l’affinité de la fibre pour le colorant. Dans le bain de teinture, la présence d’alcali, par exemple de carbonate de soude, produit une action inverse. Pour les nuances claires, un blanchiment à l’actiyine permettrait d’obtenir une teinture unie.
- Le traitement subséquent en naphtol et sulfate de soude, pour égaliser les teintures mal unies, est à déconseiller, car il fait souvent virer la nuance et rend nécessaire une teinture subséquente.
- La tendance à produire des teintures mal unies est, pour les colorants pour cuve (Indanthren), encore plus grande que pour les colorants substantifs. On peut tourner les difficultés en travaillant au voisinage de l’ébullition. Pour empêcher la cuve de tourner, on ajoute, d’après l’I. G., de l’acétone ou de la formaldéhyde à la solution concentrée d’hydrosulfite.
- L. B.
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- TEINTURE
- Amélioration de la solidité à la lumière. — Bôhme Fettchemie. — B. F. 793.182, 30 juillet 1935.
- On utilise les sels d’ammonium quaternaires cation actifs pour faciliter la teinture et augmenter la solidité à l eau. Dans beaucoup de cas, l’emploi de substances cation actives avant, pendant, ou après la teinture
- modifie souvent la nuance de la teinture et la solidité à la lumière, diminuée. On a trouvé que ces inconvénients disparaissent en faisant suivre la teinture ou l’avivage avec un corps cation-actif, d’un traitement qui donne naissance à un composé insoluble avec ces corps. Ces composants sont appliqués sous forme de sels, persulfates, ortho, méta et pyrophosphates, résinates. Il en faut une très petite quantité, 0 gr. 125 par litre
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- ajoutée au bain de rinçage. L’augmentation de la solidité à la lumière est particulièrement sensible avec les colorants :
- Brun diamine M (Sch. 410), Jaune solide direct BFF (Sch. 935), Brun direct B (Sch. 415), Orangé Pluton (Sch. 480), Benzopurpurine LB (Sch. 448), Benzoviolet brillant 2RL (Sch. 610).
- Procédé de teinture perfectionné. — Imperial Chemical Industries. — Addition 46.178 du 9 mai 1935 au B. F. 788.991.
- Il s’agit du procédé de teinture avec turbulence dont il a déjà été rendu compte ici (voir R.G.M.C., 1936 p. 200).
- Fabrication et application de corps utilisables dans le traitement des textiles. — Imperial Chemical Industries. — Addition 46.129 du 30 novembre 1934 au B. F. 768.732.
- On prépare ces produits par la condensation de la diméthylolurée avec l’oxyde d’éthylène et acylation par 1 acide stéarique. Exemple : on chauffe dans un autoclave en agitant à 100-120°, 24 parties de diméthylolurée, 44 parties d’oxyde d’éthylène et 1 partie de soude caustique binormale jusqu’à ce que l’excès de pression ait disparu, puis on introduit par portions 176 parties (au total 220 parties) d’oxyde d’éthylène en laissant tomber la pression. On chauffe 1 15 parties du produit avec 25 d’acide stéarique jusqu’à cessation du dégagement de vapeur. La masse pâteuse est facilement soluble dans l’eau chaude en donnant une solution mousseuse. On peut utiliser ces solutions pour décolorer les textiles teints en colorants de cuve, pour retarder la teinture avec ces colorants.
- IMPRESSION
- Réserves sous teintures avec les éthers-sels de leuco-colorants pour cuve. — Durand et Huguenin, — B. F. 793.279, 3 août 1935.
- On sait qu’on peut éviter les difficultés qu’on rencontre dans la réserve des éthers-sels de leucodérivés de colorants de cuve en ajoutant aux réserves des sels d’ammonium quaternaires (voir D. R. P. 626.686,
- R.G-M.C. janvier 1937, p. 38). Mais on a trouvé un procédé plus simple et plus économique qui consiste à employer comme réserve une albumine comme la colle, la gélatine, les protéines.
- Exemple: On applique, sur coton, la réserve composée de 50 parties de colle 1:3 et 50 parties d épaississant à l’adragante à 8 % on sèche et foularde dans un bain contenant 50 parties d’éther-sel de leuco Bz-2-Bz-2 ‘-diméthoxybenzanthrone, 670 parties eau, 200 parties épaississant à l’adragante, 50 parties carbonate de sodium à 50 % et 30 parties de nitrite à 20 %. On sèche et développe en 2 à 8 secondes dans un bain contenant 56 grs d’acide sulfurique à 96 % par litre, à 70°. On rince, savonne bouillant, rince et sèche. On a des réserves blanches sur fond vert-
- Impression avec les colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 795.683, 7 sept. 1935.
- Dans l’impression avec les colorants pour cuve le degré de division et la finesse de ceux-ci est de grande importance pour l’obtention d’impressions uniformes. On arrive à de bons résultats par une dispersion mécanique aussi fine que possible et par l’addition de produits tels que la glycérine, le thiodiglycol, le naphta-lène sulfonate de sodium. Mais on obtient de meilleurs résultats par l’addition d’acides sulfoniques aliphatiques aux pâtes d’impression ces acides portant une chaîne de 8 atomes de carbone. On peut utiliser aussi des produits plus simples, acides éthanesulfonique, alcoyle sulfonique, oxyéthanesulfonique, l’acide éthanolamine-éthanesulfonique, ou des produitsanaloguesauxbétaïnes. Par exemple la condensation de l’acide chloro-l-oxy-2-propanesulfonique-3 avec la pyridine donne un composé :
- GH2- CHOH
- < 0
- O 0.2 O
- 0 -O
- On traite 50 parties de tétrabromindigo, 30 parties de dextrine et 20 parties de pyridiniumoxypropanesulfo-bétaïne de la formule précédente, de manière à former une masse homogène qu’on incorpore à la couleur d’impression ; on obtient un bleu pur uniforme.
- BLANCHI MENT= APPRÊTS
- LA PRATIQUE SERAIT-ELLE INDIFFÉRENTE A LA THÉORIE ?
- par M. L.
- r
- Nous assistons actuellement, il n’est pas osé de l’écrire, à une recrudescence de théories sur les phénomènes qui se déroulent au cours des traitements que comporte le blanchiment des fibres textiles. Bien que ces intéressantes spéculations
- BONNET
- nous amènent progressivement à une connaissance plus intime des fibres dans leur constitution et dans leurs réactions à l’égard des détersifs et des agents de blanchiment, nous paraissons, dans l’industrie, nous obstiner à conserver quasi intégra-
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- LA PRATIQUE SERAIT-ELLE INDIFFÉRENTE A LA THÉORIE ?
- lement nos méthodes établies, pour la plupart, depuis nombre d’années et qui, au dire des théoriciens, n’ont d’autres bases que l’empirisme. Est-ce à dire que nos procédés industriels n’ont pas profité des perfectionnements que nous révèlent les acquisitions des siences textiles? Nous pouvons bien affirmer que si, et pourtant, les méthodes de travail ont conservé leurs grandes bases. Celles-ci, il est vrai, ont été établies solidement par la méthode inductive qui conduit toujours à des résultats importants. N’oublions pas que, si l’hypothèse est un auxiliaire essentiel pour la science, elle n’en est pas le but. L’utilité d’une bonne théorie consiste essentiellement à approfondir et à élargir nos connaissances des phénomènes et, ajoutons-le, si notre esprit se tourne toujours avec prédilection vers l’hypothèse, cela tient à ce que la connaissance d’une « loi » nouvelle nous satisfait plus, lorsqu’elle a été tirée par voie déductive , de points de vue généraux, que si elle a été obtenue par voie inductive à la suite d’essais longs et pénibles.
- Or, nous admettrons bien que, par les possibilités de dosages plus précis, des contrôles adéquats et aussi par une collaboration plus étroite de la filature, ou du tissage avec les services du blanchiment ou de la teinture, les traitements des textiles sont aujourd’hui réalisés avec des résultats et une sécurité que nous ne pouvions entrevoir il y a quelque vingt ans.
- Mais, dans les applications industrielles, l’évolution est forcément lente et ne suit pas nécessairement l’ordre tracé par la théorie, caron ne peut modifier les procédés que par étapes, suivant des directives imposées souvent par les exigences économiques. Ces étapes ne sont franchies qu’après des essais comparatifs, dont les résultats définitifs ne sont parfois établis qu’au bout d’un laps de temps assez long, puisqu’il importe de tenir, compte, non seulement des effets immédiats, mais aussi des actions ultérieures dont la manifestation peut être lente. Raisonnablement, un chef de fabrication doit s’inspirer constamment des nouvelles acquisitions théoriques pour perfectionner sa technique, à la condition de modifier cette dernière dans le cadre des possibilités industrielles.
- Pour le blanchiment, dont certaines réflexions font l’objet de cette note, la clientèle exige d’une fibre, qu’elle soit préparée au degré de blanc d’un type donné, ne jaunissant pas à la longue et qu’elle possède la résistance et les caractéristiques de tor
- sion, de poids, de dimensions et autres, règlementaires pour un article déterminé.
- Que nous apprennent les théories, portant par exemple, sur la constitution des fibres de coton, de rayonne et autres fibres cellulosiques, sinon qu’elles sont formées de longues chaînes de groupes de béta-glucopyranose, dont la structure a été donnée dernièrement dans une étude intéressante de N. S. Neale parue dans Chemistry and Indus-try, à propos du poids moléculaire de la cellulose. Or, l’auteur rappelle que les fibres de coton sont solides et durables lorsque ces chaînes ont une longueur relativement grande, et que, si le coton est traité par les acides ou les agents oxydants, au point de perdre beaucoup de sa résistance, les chaînes sont écourtées par scission en un ou plusieurs points. D’une façon générale, les fibres cellulosiques : coton, lin, rayonnes, posséderaient le maximum de solidité lorsque leur structure moléculaire serait la plus complexe.
- Poursuivons encore, au sujet du nombre de groupes béta-glucopyranose, dont se composent les chaînes de constitution d’une fibre normale et d’une fibre altérée chimiquement, Neale a donné une explication qui semble jeter une lumière sur cette question. Le poids moléculaire du groupe unité C6H1005 est 162 et l’on établit expérimentalement, que le poids moléculaire d’une cellulose est compris entre 100.000 et 3 00.000, aucune des différentes méthodes n’étant absolument exacte. Ainsi, on admet que la viscosité d’une solution cupro-ammoniacale de cellulose est fonction de la longueur de chaîne des molécules de cellulose présentes. Dès lors, le coton oxydé dans des conditions contrôlées, acquiert un groupe carboxyle à l’extrémité de chaque chaîne, d’où il suit que la longueur de la chaîne peut être déduite du nombre de groupes COOH existants. La dégradation des fibres cellulosiques par oxydation ou par l’action des acides augmente, on le sait, les propriétés réductrices de la cellulose, modification que l’on peut mesurer par la méthode de l’indice de cuivre et servant à calculer la longueur de chaîne. Il y a lieu de supposer, ajoute l’auteur, que, dans chaque chaîne, se trouvent 100 à 200 groupes unités de béta-glucopyranose et que, si la résistance du coton vient à en être réduite de 50 %, chaque chaîne se scinderait en sept tronçons. D’après cela, il importe de conserver aux fibres, au cours de leurs traitements, l’état de plus grande complexité, de façon à leur laisser la plus grande durabilité possible.
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- LA PRATIQUE SERAIT-ELLE INDIFFÉRENTE A LA THEORIE ? 125
- Que devons-nous tirer pour le profit du blanchiment, de ce raisonnement scientifiquement fondé? Comment pouvons-nous nous représenter dans les fibres cellulosiques, ces chaînes longues qui, à la première attaque, se scindent; trouvons-nous, dans ce nouveau moyen, la possibilité de nous dispenser des contrôles de débouillissage, des déterminations d’oxycellulose, des épreuves au dynamomètre, au torsiomètre, ou de modifier tant soit peu, le débouillissage, le chlorage ou autre traitement? L’hypothèse explique, donne la clé, mais elle ne concrétise pas directement pour l’applicateur. Donc, on peut ne pas s’offusquer si la pratique industrielle oppose quelque inertie, au moins en apparence, aux courants d’innovations.
- Prenons maintenant les diverses opinions émises ces temps derniers, sur les conditions de concentration d’ions hydrogène des bains d’hypochlo-rites. Aucun changement à opérer dans le travail ne se précise, de tout ce qui découle de ces suggestions savamment étayées par les raisonnements. Les bains d’eau de Javel conservent leur alcalinité habituelle, et il semble que le plus sage est bien de ne rien changer quant à la réaction des bains. Une certaine alcalinité est recommandable si l’on en juge les résultats de la pratique.
- Il semble opportun de rappeler une technique intéressante que préconisait Lunge, voici 30 ans, pour le chlorage au chlorure de chaux, composé qui, de par sa nature alcaline-terreuse, s’y prête spécialement bien. Donc, Lunge recommandait d’activer l’action blanchissante des bains de chlorure de chaux par une légère addition d’acide acétique ou de tout autre acide organique faible, qui procurent les avantages d’acides plus forts sans en avoir les inconvénients, faciles à deviner. Une très faible quantité d’acide suffit, cet acide se régénérant continuellement. L’acide acétique, que nous prenons pour exemple, agit sur l’hypochlorite de chaux en libérant de l’acide hypochloreux et formant de l’acétate de chaux. Au cours du blanchiment, l’acide hypochloreux abandonne son oxygène et donne de l’acide chlorhydrique qui, en présence de l’acétate de chaux, décompose celui-ci en donnant du chlorure de calcium et de l’acide acétique libre. Ce dernier agit de nouveau sur l’hypochlorite de chaux et la réaction se renouvelle continuellement. Le fait que l’acide chlorhydrique libre dans le bain, ne séjourne pas au contact des fibres, est très important, parce que son action prolongée a un effet destructeur, tandis que l’acide acétique est inoffensif. Ici j’ouvre une parenthèse :
- si l’acide minéral pouvait exister à l’état libre, il décomposerait rapidement le bain d’hypochlorite et c’est cette action consécutive du chlore gazeux qui attaquerait la fibre, compte tenu des conditions où cette dernière se trouverait. Quant à une attaque directe par l’acide chlorhydrique, nous savons bien qu’elle est plutôt illusoire, puisqu’on ne se gêne pas, dans les ateliers, d’acider les filés ou les pièces dans des bains relativement chargés en acide et parfois chauffés. Mais, reprenons le procédé Lunge. Puisque dans le bain de chlorure de chaux, ainsi additionné d’acide acétique, il ne se forme pas de sels de chaux insolubles, le passage des flottes ou des pièces en acide peut être supprimé. On fait donc l’économie d’acide et des lavages subséquents ; de plus, l’on n’a pasà craindre que des traces d’acide, restant dans les tissus épais, se concentrent au séchage et entament leur solidité ou présentent, dans certains cas, des inconvénients à la teinture.
- On peut appliquer le procédé Lunge de différentes manières : on ajoute une petite quantité d’acide dans la solution claire de chlorure de chaux, ou bien on fait passer les flottes ou les pièces dans une solution faible d’acide acétique, afin de les imprégner de cet acide avant la miseen chlore, ou bien encore, après le chlore et sans lavage intermédiaire, on les fait passer dans un bain d’acide acétique. Or, pourrait-on demander, comment une faible addition d’acide acétique peut-elle agir dans le sens indiqué plus haut, étant donné la présence dechaux libre qui accompagne toujours le chlorure de chaux? Précisément, Lunge recommandait de neutraliser d’abord cette chaux en dissolution par un acide fort, tel que l’acide sulfurique jusqu’à réaction à peine acide. On évite ainsi la dépense supplémentaire d’acide acétique que nécessiterait la neutralisation de la chaux libre. Et Lunge d’ajouter : l’hypochlorite de chaux (ou de soude) a son action blanchissante retardée par la chaux ou la soude en excès qu’il contient en dissolution. La dernière étude de Minajew (Melliand Textilberichte, 1937, p. 64) se présente sous l’aspect de la technique de Lunge.
- En dehors du procédé Lunge, certains chimistes préconisaient l’emploi de l’acide oxalique comme addition aux bains de chlorure de chaux, pour la raison suivante : les matières gommeuses et résineuses des fibres cellulosiques naturelles, qui doivent être éliminées par des débouillissages préalables, ne font pas obstacle à l’action blanchissante du chlore en présence de l’acide oxalique et de ses
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- sels, car, en effet, une partie de l’acide oxalique se combine avec la chaux de l’hypochlorite de chaux en dissolution dans l’eau et met de l’acide hypochloreux en liberté qui, en raison de sa faible stabilité se décompose rapidement en ses éléments chlore et oxygène. Et l’on sait que le chlore et l’oxygène à l’état naissant ont une action blanchissante très énergique, dont l’effet n’est pas arrêté par les matières gommeuses, qui doivent être éliminées préalablement dans les procédés ordinaires. En outre, une certaine partie de l’acide oxalique dissout les impuretés commensales gommeuses et résineuses des fibres végétales. Ces dernières suggestions nous amènent à rapprocher ici le blanchiment en écru facilement réalisable avec de bons agents mouillants, avec l’avantage de pouvoir opérer en milieu légèrement alcalin.
- Mais voici ce à quoi je voulais arriver : n’oublions pas que l’action principale de l’hypochlo-rite de chaux dépend aussi du passage en acide chlorhydrique ou sulfurique, qui suit le chlorage; l’hypochlorite se trouve complètement décomposé et, dans le bain acide, tout l’acide hypochloreux est dégagé en même temps qu’il se décompose en chlore et oxygène naissants, donc, dans un état d’activité maximum. J’avais constaté, comme mes collègues, que le traitement des cotons en bain d’hypochlorite acidifié, ne constituait pas, vis-àvis du traitement en bain alcalin et suivi d’un aci-dage, un perfectionnement; tout au contraire. En effet, dans la solution du chlorure de chaux ordinaire, la fibre s’entr’ouvre et devient, en quelque sorte, plus résistante, à cause de l’alcalinité de la réaction du liquide blanchissant, lequel pénètre plus facilement à l’intérieur du fil (fil débouilli s’entend). Au contraire, dans un bain de chlorure de chaux acidifié, le fil se referme, en sorte que, si le fil présente à l’extérieur l’aspect d’un beau blanc, au sortir du bain, on constate, au cours du lavage à l’eau, qu’il s’entr’ouvre de nouveau en laissant apparaître les parties moins blanchies de l’intérieur et l’ensemble paraît mal blanchi.
- Bien entendu, tout ce raisonnement qui vient d’être tenu, s’applique de façon plus parfaite à l’emploi du chlorure très riche en chlore (jusqu’à 250° chlore), et exempt pratiquement de chaux.
- En somme, dans le blanchiment aux hypochlo-rites, le technicien dispose d’un moyen de règler de façon précise, la réaction des bains, par le contrôle aux valeurs du pH. Détail très appréciable, mais qui ne révolutionne rien quant à la marche elle-même du blanchiment.
- Si nous passons à l’utilisation de l’eau oxygénée, nous constatons que la technique s’est bien perfectionnée depuis que l’industrie fournit le produit à haute concentration. Les études scientifiques ont surtout contribué à nous garantir contre les attaques de fibres, par l’intervention catalytique des traces de métaux, et plus particulièrement du fer; elles nous ont donné aussi un choix de stabilisants pour les bains oxygénés. De tout cela, la pratique a fait son profit.
- Si, à présent, nous nous tournons vers le domaine de la laine, nous retiendrons les belles suggestions données par le Dr. Speakman au Congrès des Chimistes-Coloristes de Stuttgart, sur la constitution de la laine, comportant de longues chaînes peptidiques parallèles à l’axe longitudinal de la fibre et assemblées par des liaisons cystineet salines. Cetauteur a déterminé, parl’analyse roent-génographique, que les chaînes sont formées par condensation d’acides aminés entre les groupes a-amino et carboxyle voisin, reproduisant donc régulièrement legroupement — CO—CH—NH—. Parmi les chaînes latérales au caractère d’acide aminé, un grand nombre est indifférent aux traitements de préparation de la fibre, par contre, les chaînes latérales acides confèrent à la laine son affinité pour les alcalis et réciproquement, les chaînes latérales basiques lui confèrent de l’affinité pour les acides. Speakman rappelle que toutes les chaînes basiques sont unies à des chaînes acides et que ces dernières ne sont pas en surnombre. Ceci conduit à admettre que les chaînes latérales acides, les chaînes latérales basiques et l’azote aminé sont équivalents dans la laine. On explique la résistance que la laine offre au gonflement par la présence de la liaison saline des chaînes peptidiques parallèles. Heureusement, la théorie est complétée par des indications d’ordre pratique. Par exemple, en ce qui concerne le lavage de la laine, pour les valeurs de pH données comme les plus favorables, celles comprises entre 9,5 et 10,7, la laine se combine avec de grandes quantités d’alcali. Mais l’entrecoupement des liaisons salines est ici sans importance, caron peut les reformer en éliminant l’alcali. Par contre, l’élimination du soufre, par attaque alcaline des liaisons cystine (—CH2—S—S—CH2—), n’est pas à comparer, en sorte que la tem pérature et la valeur de pH limites doivent être réglées sur le pouvoir réactionnel de la liaison soufre. C’est la pratique qui nous indique à ne pas dépasser la température de 50°C.
- En fait, il y a bien longtemps que les prépara-
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- teurs d’articles de laine connaissent ce détail. Ils ont bénéficié eux aussi des facilités de contrôle procurées par les mesures de pH.
- Dans le blanchiment des fibres animales, la technique des traitements à l’eau oxygénée n’a pas progressé autant que pour les fibres végétales.
- Mais, au fait : et les agents de mouillage
- — parfois tant raillés —, et les produits enzymatiques, et les sulfonates d’alcools gras ou de sels gras d’amines, et aussi tous les perfectionnements mécaniques du matériel, n’ont-ils pas apporté leur part à la contribution du blanchiment plus ration-nel ou, scientifiquement parlant, moins empirique?
- L. Bonnet.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- AGENTS AUXILIAIRES
- Produits de condensation contenant de l’azote et du soufre. — I. G. Farbenindustrie — B. F. 795.417, 26 septembre 1935.
- On condense les amines tertiaires comme la pyridine, la quinoléine avec des acides sulfoniques aliphatiques portant un halogène en 2 ou en 3 du groupe sulfo. Par exemple, l’acide a-chloro-P-oxypropanesulfonique et la pyridine :
- COH‘N+ Cl.CHZ.CHOH.CHSO'H —
- _____________ CH2—CHOH
- < >N< CHI2 + TICI
- 0-S02
- On obtient ainsi des produits auxiliaires qui se distinguent par leur pouvoir moussant et leur pouvoir égalisant dans l’impression avec colorants pour cuve (voir p. 123).
- Agents mouillants, émulsifs, détersifs. — I. G.
- Farbenindustrie. — B. F. 795.429, 27septembre 1935.
- On fait agir un agent sulfonant sur un produit de condensation obtenu par l’action d’un composé aromatique et d’un polymère d’une oléfine, en présence d’un catalyseur. Ces produits de condensation se préparent suivant une demande de B. F. déposée le 2 août 1935.
- Nouveaux éthers-sels basiques. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 795.597, 10 juillet 1935.
- On fait réagir les acides polyarylacétiques ou leur chlorure sur les aminoalcanols disubstitués à l’azote. Par exemple, le chlorure de 1 acide diphénylacétique ou triphénylacétique est condensé avec l'allyléthylamino-éthanol, la diéthylaminoéthanolamine, etc.
- Agents détersifs, mouillants, dispersants. - I. G. Farbenindustrie. — B. F. 795.662, 30 août 1935.
- Ces composés sont constitués par les amides ou amides acides qui résultent de la condensation d’amines primaires ou secondaires aliphatiques avec les acides dicarboxyliques. Par exemple l'oléylméthylamine et l acide oxalique, les amines obtenues au moyen des chlorures des alcools venant de la réduction des huiles de palmiste et l’acide maléique, etc-
- Gomposition pour l'épilage, le délainage des peaux et le lavage de la laine. — O. Grünwald et E. Weiss. - B. F. 796.219, 11 octobre 1935.
- On mélange par exemple, environ 1/2 partie ou plus de lessive de potasse, 2 parties d’alcool dénaturé, 4 parties d’huile végétale qu on agite; il se forme un mélange soluble dans l’eau. La préparation se compose de 1 partie de sulfure de sodium, 2 1/2 parties de chaux éteinte, 1/2 partie de NaCl, 10 parties d’eau et on y ajoute 10 à 25 % du mélange indiqué au début.
- Mouillants pour lessives de mercerisage. — So-ciété pour l’Industrie Chimique à Bâle. — B. F. 796.192, 8 octobre 1935.
- On a trouvé que les méthylolamides de la formule générale : R.CO-NH.CIT—OH, où R est un radical de 2 à 8 atomes de carbone constituent des mouillants pour lessives de mercerisage. On les obtient en faisant agir le formol sur les amides. Par exemple, on mélange 2 parties de méthylolamide valérique avec 18 parties du produit de sulfonation poussée de l’huile de ricin (Huile Prestabit V du commerce).
- A un bain de mercerisage à 30° Bé on ajoute 5 grs de mouillant, le rétrécissement du fil est alors plus rapide que sans addition
- Ethers alcoylsulfuriques à grande activité capillaire. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 196.053, 9 octobre 1935.
- Les acides résiniques sont réduits à la fois dans le groupe carboxylique et dans les liaisons non saturées et les alcools obtenus sont sulfonés dans des conditions modérées. Ainsi, on introduit dans un autoclave de la colophane avec un catalyseur formé avec du carbonate de cuivre activé par de l’aluminium et réduit avec de l’hydrogène sous 200 atm. et à 250°. On obtient un alcool bouillant à 170-190° sous 0.4 mm. qu’on sulfone avec la chlorhydrine sulfurique, le sel sodique a un grand pouvoir détersif.
- Préparations destinées au lavage des textiles.
- — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 796.402, 14 octobre 1935.
- Ces préparations sont destinées à éviter la précipitation de sels calcaires des eaux dures et à donner au linge lavé un toucher doux. Le brevet donne un grand
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- nombre d’exemples dans lesquels il entre des phosphates, métaphosphates ou pyrophosphates, des taurines et des polymères d’acides carboxylés. Exemple : on prépare la solution de lavage avec de l’eau à 22° hydrotimétriques allemands, contenant par litre 5 grs sel sodique de la taurine méthylique de l’acide oléique, 0.5 phosphate disodique, 0,5 du sel d’ammonium de l’acide polystyrolmaléique et 3 grs de carbonate de sodium. La matière est lavée dans cette solution voisine de l’ébullition, elle présente un toucher doux.
- Sulfonation poussée d’acides carboxyliques et de leurs éthers. — Hansawerke, Lürmann, Schiitte et Cie — B. F. 796.463, 17 octobre 1935.
- On sait qu’on arrive à des produits qui résistent aux sels calcaires en sulfonant les acides ou leurs éthers en présence de solvants ou de déshydratants. Sans ces artifices la sulfonation par les agents énergiques (oléum, chlorhydrine) provoque la décomposition.
- On a trouvé qu’on peut sulfoner les graisses les plus difficiles et les moins chères en la pratiquant en trois étapes par addition d agents de plus en plus énergiques. Par exemple, on traite 30 parties d’huile de ricin successivement par 10 parties d’acide sulfurique à 100%, 20 parties d’oléum à 10 % , 30 parties d’oléum à 20 % la température s’élevant de 20 à 35° en 3 à 4 heures. Après 10 heures on neutralise On peut sulfoner de même l’huile de coco, l’huile de poisson et on peut aussi ajouter de la glycérine.
- On obtient des produits ayant les propriétés des sulfonates d’alcools gras.
- Produits mouillants pour bains alcalins. — Deutsche Hydrierwerke. — B. F. 796.498,18 oct. 1935.
- Il est connu d’ajouter aux bains de mercerisage des phénols ou des crésols en les additionnant d’un solvant à effet mouillant. On a trouvé que les phénols homologues possédant une chaîne carbonée longue exercent une action favorable. On peut utiliser par exemple l’octylphénol et, alors le mercerisage est plus rapide que sans cette addition.
- APPRÊTS
- Apprêt à base de formol et de bleu de méthylène pour peaux en poils. — Hlacacek et Lavallée. — B. F. 795.454, 28 septembre 1935.
- Cet apprêt doit avoir une action hygiénique et antiseptique dans les objets confectionnés avec des peaux de divers animaux.
- Traitement des textiles. — Sociétépour l'Industrie chimique à Bâle. — B. F. 795.679, 7 septembre 1935.
- Ce traitement a pour but d’adoucir et de teindre les textiles par l’emploi de bains contenant d’une part des agents capillaires cation actifs avec d’autres qui sont anion actifs. Par exemple, au bain de teinture contenant le colorant, on ajoute 0,5 % d’un mélange renfermant 1 partie de triméthylammonium sulfométhylate de la monostéaroyl-p-phénylènediamine et 2 parties de savon de Marseille. On teint avec addition de sulfate de sodium rince et sèche. Le toucher doux est obtenu, alors qu’avec le savon de Marseille seul, il n’est obtenu que si on ne rince pas après teinture.
- Empesage et apprêtage des tissus. — Th. L. Shepherd. — B. F. 796.445, 11 juin 1935.
- Ces procédés sont destinés à former un empesage ou un apprêt permanent coloré ou non ; ils consistent à employer des résines de glycérine-anhydride phtalique mises en suspension ou en dissolution et additionnées de charges ou de colorants. Les tissus imprégnés sont alors exprimés et séchés pour polymériser la résine et la rendre dure et insoluble. Ces procédés peuvent aussi être utilisés quand il s’agit de tissus dont les bords ne doivent pas s’effilocher, mais qui, apprêtés peuvent être découpés sans qu’on ait besoin de les ourler, comme cols, manchettes, doublures. On peut aussi réunir plusieurs couches de tissus par l’intermédiaire de résines phtaliques-glycérine que l’on découpe ensuite. Mais il est aussi possible de remplacer ces résines par des solutions d’un dérivé cellulosique comme l'acétylcellulose, la benzylcellulose ; enfin, on peut aussi employer une solution cupro-ammoniacale de cellulose qui est ensuite coagulée par passage en acide.
- Agent de nettoyage, de lavage et d’assouplissement. — Fabriques Sandos. — Addition 46.260 du 24 mai 1935 an B. F. 770.884.
- Le procédé du brevet principal consiste à sulfoner des cires solides ou des mélanges de cires et d’alcools polyvalents; cette addition traite de la sulfonation des cires liquides ou des huiles, dans les mêmes conditions. Par exemple, on introduit dans 150 parties de graisse de coco fondue, en agitant, 150 parties d’éther sulfurique de la glycérine obtenu en sulfonant 92 grs de glycérine à 20-25° C. d’abord avec 92 parties d’acide monohydraté puis avec 369 parties d’oléum à 67 %. On agite 1 heure à 50-55° verse sur la glace et neutralise.
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- TISSUS EN CELLULOSE’DOUBLÉE
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- INDUSTRIE TEXTILE
- TISSUS EN CELLULOSE DOUBLÉE
- par M. J. DUMAS
- Le procédé courant pour empeser les tissus, en particulier les cols, les manchettes, certaines doublures, consiste, ainsi qu’il est bien connu, dans une imprégnation avec de l’amidon, suivie d’un repassage ou d’un pressage. Mais cet apprêtage ne résiste pas au lavage qui élimine l’amidon de telle sorte qu’il manque à ce procédé de donner un résultat permanent.
- Les essais pour obtenir des apprêts permanents n’ont pas manqué, et on trouve, à ce sujet, un grand nombre de descriptions et de brevets.
- D’une manière générale, on aimprégné lestissus avec diverses solutions de cellulose ou de ses éthers : solution de viscose, cellulose dissoute dans l’oxyde de cuivre ammoniacal, solution d’acé-tylcellulose, de benzylcellulose (voir par exemple, le B. F. 796.445). Mais, bien que le principe soit simple, il arrive, comme c’est presque toujours le cas, que la mise en pratique se heurte à des difficultés qu’il faut surmonter. Ainsi, la couche de l’apprêt insoluble a des tendances à former une pellicule qui s’écaille; la marchandise lavée s’enroule sur elle-même, et de plus, tend à se rétrécir, et il faut la sécher sous tension. En examinant le problème d’une manière plus approfondie, on arrive à conclure que ces inconvénients seraient plus ou moins atténués s’il était possible d’augmenter l’adhérence de la couche de la solution d’apprêt, à la fibre que l’on désire enduire. Pour cela, le contact ne devrait pas se borner à être seulement superficiel; il faudrait d’abord amener la fibre à présenter un certain gonflement qui faciliterait l’adhérence de l’apprêt sur toute la couche périphérique. C’est précisément ce résultat qui est obtenu en utilisant la solution d’acétylcellulose dans un dissolvant qui, par lui-même, provoque le gonflement de la fibre de cellulose.
- Si on se contente d’imprégner la fibre avecune solution d’acétylcellulose dans l’acétone, le résultat n’est pas satisfaisant, car l’évaporation de l’acétone laisse une couche superficielle d’acétylcellulose qui. présente les inconvénients cités plus haut. Mais, si la solution d’acétylcellulose renferme des agents de gonflement, le résultat est très différent. Comme
- agents répondant à ces conditions, on a employé des sels, tels que le chlorure de zinc, le sulfocya-nure de calcium, etc., qui sont revendiqués dans le brevet anglais 444.902. Voici quelques caractéristiques de ce brevet qui sont mentionnées dans le Textile Mercury (23 octobre 1936, p. 437). On prépare une solution convenable pour l’empesage permanent de la manière suivante. On disperse 50 parties d’acétylcellulose du type commercial (soluble dans l’acétone tel qu’il sert pour fabriquer la rayonne) dans une solution de 300 parties chlorure de zinc, 50 parties alcool dénaturé et 350 parties d’eau.
- Cette solution est portée à 60-70° et on y immerge le coton pendant quelques secondes, il est exprimé entre des mangles et chauffé à 50-80°, puis passé dans l’eau à’250 afin d’éliminer le sel de zinc. Enfin, le tissu est séché sous tension dans le sens de la chaîne et de la trame de manière à le « fixer » et l’empêcher de se recroqueviller.
- L’acétylcellulose sous sa forme soluble dans l’acétone peut être dispersée dans l’eau, tandis que le triacétate (60-62 % d’acétyle) nécessite l’emploi de solvants organiques. Ainsi, si l’on veut utiliser le triacétate on en dissoudra 5 parties dans un mélange de 150 parties d’acide acétique, 60 parties d’anhydride acétique, 30 parties de benzine et 50 parties de chlorure de zinc. Un tel produit convient particulièrement pour la fibre de jute qui est rendue résistante à l’eau et aux bactéries; la fibre est traitée pendant une heure à 70-750, man-glée, lavée à l’eau et calendrée à chaud pour la sécher.
- Un mode d’application un peu différent consiste à traiter préalablement les tissus en fibres cellulosiques par des agents de gonflement en solution aqueuse, exprimant, éliminant l’eau par un passage en alcool dénaturé et appliquant la solution d’acétylcellulose. Enfin, la flexibilité de la marchandise peut être améliorée par l’addition de plastifiants dans un traitement ultérieur. Ainsi, par exemple, on traite par le mélangede 10 parties de triacétine, 5 parties de phtalate de méthyle et 2 parties de tricrésylphosphate, puis on sèche.
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- TISSUS EN CELLULOSE DOUBLÉE
- Dans le B. F. 796.445 de Shephered qui se trouve résumé d’aure part. (Voir ce numéro R. G. M. C., p. 128), on préconise l’emploi de diverses résines et dérivés cellulosiques.
- Pour empeser un tissu, on peut utiliserun mélange dans les proportions suivantes : 5 % résine d'anhydride phtalique glycérine, 5 % kaolin, 90 % d’un liquide qui peut être formé par l’éther monoéthylique du glycol, d’hydrocarbure aromatique, d’alcool butylique, de lactate d’éthyle, et, si le solvant est miscible à l’eau, on peut y ajouter de l’eau.
- Le mélange est appliqué par immersion, aspersion, au rouleau, au pinceau, etc. Pour insolubi-liser la résine, le tissu est chauffé à 90° pendant 12 heures, mais en élevant la température progressivement. Voici une recette qui utilise l’oxyde de cuivre ammoniacal. A la solution de 60 grs de sulfate de cuivre dans 300 cc. d’eau, on ajoute à froid 40 cc. de soude caustique à 50 %, ce qui forme de l’oxyde de cuivre hydraté. On y ajoute la suspension de 30 grs de cellulose dans 3 litres d’eau, on mélange, puis laisse reposer et sépare les matières solides qu’on dissout dans 250 cc. d’ammoniaque vers o°. Le bain coagulant est de la soude à 10 %, le tissu est alors lavé, passé en acide sulfurique à 5 % et rincé dans l’eau.
- Mais on a aussi breveté l’apprêtage permanent avec les résines urée-formol en thiourée-formol en adjonction avec les charges usuelles; la polymérisation de ces résines synthétiques par la chaleur et un agent de condensation approprié fixe l’apprêt qui devient insoluble et, par conséquent, permanent. Ce principe se trouve revendiqué, il y a déjà 10 ans, dans le B. F. 616.934 du 31 mai 1926, British Cyanides C° ainsi que dans le B. F. 556.393 du Cotton Treating Syndicale, déposé le 3 juin 1926. Ces brevets se rattachent aussi à la question tant controversée des apprêts infroissables sur lesquels nous aurons d’ailleurs, l’occasion de revenir.
- Quant à l’utilisation de la viscose pour arriver également à un empesage permanent, elle a fait l’objet d’un brevet américain assez récent (U.S.P. 2.016.719). Dans ce brevet, on tourne les difficultés que rencontre cette application et qui sont évitées en donnant à la solution de viscose une concentration déterminée. Ceci est indispensable, car si l’on ajoute des charges minérales comme le kaolin, le talc, etc., celles-ci resteront superficielles si la viscose est trop diluée. La pénétration
- facile de la solution dans la fibre provoquera une sorte de filtration de la charge à la surface de la fibre; cette charge ne résistera pas au lavage. Au contraire, si la viscose est trop concentrée, il y aura une faible pénétration ce qui, à l’état sec, se traduira par des craquelures et des écailles.
- Le brevet américain dont il est question résout le problème en précipitant une certaine quantité de cellulose contenue dans la solution de viscose, par l’addition de divers ingrédients : glucose, alcools, glycérine, acides organiques, des sels comme les chlorures, acétates, sulfocyanates de sodium ou d’ammonium. La précipitation partielle de la cellulose dans la solution de viscose paraît être reversible. Le mode d’application est le suivant. La viscose est préparée en imprégnant 25 livresde pulpe de bois avec delasoude à 18,5 %, on laisse en contact 3 heures à 21°, puis on l’exprime pour amener son poids à 77 Ibs. L’alcali cellulose est désintégrée en 2 heures à 200 C, puis abandonnée au mûrissage pendant 14 heures, on y ajoute 12 Ibs de sulfure de carbone et agite durant 5 heures à 220 C et on dissout dans de la soude étendue de manière que la solution contienne 10 % de cellulose et 4,6 % de NaOH; on l’abandonne au mûrissage pendant quelques heures (70 heures environ), pendant lesquelles la viscosité subit des modifications. La température doit être basse et maintenue vers 12°. On prélève 250 Ibs de cette solution qu’on mélange intimement avec 25 Ibs de talc, 35 Ibs d’eau et 90 Ibsde chlorure de sodium en solution contenant 14 Ibs de ce sel. De cette manière, il se forme une solution contenant environ 4 % de cellulose, qui s’épaissit par agitation. La viscosité est telle que la chute d’une boule métallique de 1 inch (2 cm. 6) à travers une épaisseur de 6 inch (15,6 cm.) demande 60 secondes; sans addition de sel, la chute se ferait en 2 secondes.
- Le coton est imprégné à l’envers, manglé et séché et la cellulose est précipitée par passage en acide sulfurique contenant 5 % d’acide à 6o°puis on lave et sèche. S’il est nécessaire d’éliminer les composés sulfurés, on fera un traitement avec une solution chaude de sulfure de sodium.
- Enfin, la solution de viscose partiellement précipitée peut aussi se préparer avec 25 livres de la solution à 10 %, 5 livres de talc et 30 Ibs d’eau dans laquelle on a dissous 3/4 de Ibs de chlorure de calcium, qui peut être remplacée par 2 Ibs d’acétate d’ammonium dissous dans 40 Ibs d’eau.
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- REVUE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
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- REVUE ECONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- La laine. — La production de laine n’est pas sujette aux règlementations et restrictions qu’on rencontre pour d’autres matières premières comme le caoutchouc, le coton. Cependant, le commerce de la laine a été soumis à quelques formalités; c’est ainsi que l’Angleterre a élevé les droits, l’Allemagne a établi un contrôle des importations-
- Lé nombre de moutons élevés en 1935 dans les principaux pays producteurs s’établit ainsi :
- en millions de têtes
- Australie............................ 113-0
- U.R.S.S............................... 55.6
- Etats-Unis............................ 52.2
- Indes................................. 50.0
- Argentine............................. 38.0
- Afrique du Sud........................ 37.4
- Chine................................. 34.0
- Nouvelle-Zélande...................... 29.0
- Angleterre............................ 25.1
- Uruguay............................... 16.0
- La quantité de laine fournie par le mouton est très variable d’un pays à l’autre. C’est ainsi que la production de la Chine est inférieure à celle de l’Uruguay bien que ce pays compte moitié moins de moutons que la Chine. La race, le climat, la nourriture exercent, comme on sait, une grande influence.
- La production mondiale de la laine s’est élevée en 1935à 3.875 millions de livres anglaises, soit 1 milliard 759.250.000 kgs se répartissant ainsi :
- en millions de Ibs
- Australie......................... / 963.0
- Etats-Unis............................ 451.1
- Argentine............................ 360.0
- Nouvelle-Zélande............... 272.0
- Afrique du Sud........................ 250.0
- U. R. S. S............................ 167.0
- Uruguay............................... 117.0
- Chine................................. II0.0
- Angleterre.................. 109.0
- Indes................................. 100.0
- Autres Pays........................... 975.8
- Au point de vue de l’exportation les divers pays ne présentent pas la même importance- Voici quelques chiffres du commerce d’exportation.
- en millions de Ibs
- Australie.................................. 924.9
- Argentine.................................. 300.9
- en millions de Ibs
- Afrique du Sud........................ 250.4
- Nouvelle-Zélande...................... 220.6
- Uruguay............................... 110-2
- Angleterre............................. 56-1
- Indes.................................. 40.9
- Chine.......................... 44.1
- Chili.................................. 24.9
- Les principaux importateurs sont les pays d’Europe ; les Etats-Unis qui produisent aussi de la laine ne viennent qu’au sixième rang des importateurs- En Europe, le principalimportateur est la Grande Bretagne, puis vient la France mais avec une importation qui n’est que la moitié. Voici les chiffres pour 1935.
- Importateurs :
- en millions de Ibs
- Angleterre............................. 864.2
- France................................. 385.5
- Allemagne.............................. 272.8
- Japon.................................. 243.5
- Belgique............................... 234.8
- Etats-Unis............................. 199.9
- Italie................................. 110.0
- U. R. S. S.............................. 71.0
- Pologne................................. 40.8
- Tschécoslovaqùie........................ 37.5
- Suisse.................................. 19.9
- L'industrie du lin. — On a étudié aux Etats-Unis un procédé de traitement du lin susceptible de produire la fibre tout en supprimant le rouissage préalable. Le lin en paille est passé dans une machine qui élimine la graine et sépare la partie corticale de la tige. Les chiffres indiqués sont les suivants; on peut passer 190 kgs de paille par heure qui fournissent 47,5 kgs de lin décortiqué. Cette matière subit alors un traitement chimique dans des chaudières où elle est soumise à l’action de réactifs puis à des lavages à l’eau dont la durée totale est de 4 heures- Une expérience faite avec 2-000 Ibs soit 908 kgs, de paille a donné 227 kgs de fibre décortiquée et 79,5 kgs de filasse.
- Le traitement du lin est suivi avec beaucoup d’attention en Allemagne car on tient à développer la culture de ce textile pour diminuer les importations. Mais, en même temps, on se préoccupe d’étudier aussi le rouissage qui paraît pouvoir être amélioré et qui sera sans doute pratiqué encore longtemps, même si l’on arrivait à imaginer des procédés chimiques qui lui soient équivalents-
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Composés cellulosiques contenant de l’azote.
- — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 793.179, 30 juillet 1935.
- On a déjà fait réagir l’oxyde d’éthylène sur la cellulose avec ou sans catalyseur. On a découvert qu on peut, de même, faire réagir I éthylène imine (CH
- CH2) NH ce qui conduit à des dérivés azotés lesquels possèdent de l’affinité pour les colorants acides. Ainsi, dans un autoclave on place 55 grs de viscose en vrac, on fait le vide puis on chauffe avec 10 cc d’éthylène imine en vapeur pendant 4 heures à 100°. L éthylène imine a complètement disparu, on lave à l’eau, à l’acide sulfurique dilué puis rince. La fibre contient 2,45 % d’azote et se teint énergiquement avec les colorants acides.
- Tissus doublés par guttage pour chaussures.
- — A. Bosch. — Addition 46.171 du 8 mai 1935 au B. F. 773.527.
- Un tissu tricoté acquiert par la distension et l’apprêtage convenables, des qualités de fermeté et de souplesse qui lui permettent d’être utilisé comme tissu à chaussures. En le guttant sur une toile, il communique au produit fini toutes ses qualités, même si la toile est fine et ne présente par elle-même aucune tenue.
- Matières élastiques artificielles. — Silesia Verein Chemischer Fabriken. — B. F. 793.598, 5 août 1935.
- On obtient des matières élastiques et plastiques en faisant réagir les polysulfures alcalins sur les dérivés halogénés de la glycérine. On sait qu’on a déjà fait réagir le chlorure d’éthylène sur les polysulfures mais les produits obtenus ont une odeur désagréable, ils attaquent les yeux et les voies respiratoires. Les nouveaux produits sont presque inodores, insolubles dans
- les huiles et quand ils sont durcis se laissent mouler et vulcaniser.
- Exemple. On dissout 2 atomes de soufre dans 1 mol. de sulfure de sodium et on y introduit 1 mol. de di-chlorhydrine. Il se forme un corps élastique, de couleur claire, qu’on lave à l’eau, il peut se travailler comme le caoutchouc.
- Traitement des matières textiles contenant de la cellulose. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 795.112, 19 septembre 1935.
- La rayonne ou le coton est traité par une solution faiblement acide de composés obtenus en traitant les dérivés renfermant NH2 ou NH par la formaldéhyde. Les tissus ainsi traités deviennent infroissables.
- Exemple. Un tissu de coton mercerisé, encore humide est introduit dans un bain contenant, par litre, 100 grs de méthylolformaldéhyde et 5 grs d’acide amidosulfo-nique dissous dans l’eau. Après avoir bien exprimé, la pièce est suspendue dans un séchoir à 120-150° pendant quelques minutes; après rinçage et séchage on obtient un tissu infroissable.
- Amélioration des matières fibreuses en vue de rendre les tissus infroissables. — Bôhine Felt-chemie Gesellschaft. — B. F. 795.785, 1er octobre 1935.
- On imprègne le tissu avec une résine ou une substance cireuse, puis d’une aldéhyde additionnée d’un acide organique fort.
- Exemple. On plonge un tissu de viscose dans une solution de cire d’abeilles dans du trichloréthylène en 1/10, exprime et traite ensuite le tissu dans une solution de formol à 5 %, additionnée de 6 cc d’acide formique à 85 % , on exprime et fait sécher 20 minutes à 150°.
- RESULTATS INDUSTRIELS
- Textiles Artificiels de Givet.
- Réunis en assemblée ordinaire, les actionnaires ont approuvé les comptes afférents à la période allant du Ier janvier 1936 au 31 juillet dernier, soit un exercice d’une durée de six mois, présentant un bénéfice de 1.762.324 frs.
- Grâce à un prélèvement sur la provision d’attente de réalisation de valeurs en portefeuille de 272.972 frs le dividende total brut a été fixé à 61 fr. 044 par action et 24 fr. 661 par part. Cette répartition ressortira net de la manière suivante : actions au porteur, 56 fr. 061; au nominatif, 61 fr. 044; parts de fondateur : au porteur, 23 fr. 170; au nominatif, 24 fr. 561, payables à une date qui sera fixée ulté-rieurement.
- Société Française de la Viscose.
- Réunis en assemblée ordinaire, sous la présidence de M. Carnot, les actionnaires ont approuvé les comptes de l’exercice clos exceptionnellement le 31 juillet dernier, en raison de la fusion avec la Société Ardéchoise de la Viscose. Les bénéfices nets, pour cette période de 7 mois, ressortent à 4.306.179 frs, après déduction des amortissements et des charges.
- Le dividende a été fixé comme suit : par action, à 277 fr. 10 au nominatif et 263 fr. 55 au porteur; par part, à 406 fr. 90 au nominatif et 391 fr. 50 au porteur.
- Une assemblée extraordinaire, tenue ensuite, a ratifié la proposition de fusion de la société avec la Société Ardéchoise de la Viscose, dont nous avons exposé
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- RÉSULTATS INDUSTRIELS
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- les modalités en détail dans notre numéro de février.
- Rappelons que la nouvelle société résultant de cette fusion a reçu la dénomination de Société de la Vis-cose Française, au capital de 61.500.000 frs.
- Givet-Izieux
- Société Anonyme de Textiles Artificiels.
- Cette société anonyme nouvelle résulte de la fusion de la Société Textiles Artificiels d'Izieux, à Lyon, 9, quai de Serin, avec la Société Textiles Artificiels de Givet, à Paris, 5 et 7, avenue Percier. Elle a pour objet l’application de la viscose, de tous dérivés de la cellulose et de tous autres produits similaires aux différents emplois dont ils sont susceptibles et, notamment, à la filature et la fabrication de tous textiles, fibres et tissus-
- Le siège social est à Paris, 5 et 7, avenue Percier. Le capital est fixé à 55 millions, en actions de 500 frs sur lesquelles 800 ont été souscrites en numéraire et 109.200 ont été attribuées en rémunération d’apport, savoir : 47.600 aux Textiles Artificiels d'Izieux et 61.600 aux Textiles Artificiels de Givet.
- Il a été créé, en outre, 27.500 parts bénéficiaires qui ont été ainsi réparties : 15-400 aux Textiles Artificiels de Givet, 1 1 -900 aux Textiles Artificiels d'Izieux et 200 aux souscripteurs des 800 actions émises contre espèces, à raison d’une part pour 4 actions souscrites.
- Enfinil a été créé 1 7.000 obligations chirographaires de 500 frs 5 % , remboursables en 20 ans, qui ont été attribuées en rémunération complémentaire d’apport à concurrence de 14.000 aux Textiles Artificielsd'Izieux et de 3.000 aux Textiles Artificiels de Givet.
- Voici la composition du premier conseil d’administration : la Société Anonyme de Participations Industrielles et d'Etudes Minières, ayant son siège à Paris, 5 et 7, avenue Percier; la Société de Participation et d'Etudes de Sociétés, ayant son siège à Paris, 51, avenue Victor-Emmanuel-III ; la Société « Ber-marc h, ayant son siège à Paris, 5 et 7, avenue Percier; la Société « Textil », ayant son siège à Paris, 55, rue La Boétie; MM. René Bernheim, industriel, à Paris, 19, avenue Charles-Floquet : Ennemond Bizot, industriel, à Paris, 10, rue Frédéric-le-Play ; Emile Chatin, industriel, à Givet; Louis Chatin, industriel, à Izieux; Charles Gillet, industriel, à Paris, 5, avenue Percier; Paul Gillet, industriel, à Lyon, 7, rue Chazières ; André Théry, banquier, à Paris, 20, rue Cernuschi, et René Théry, économiste, à Paris, 48, avenue Victor-Hugo.
- Tricotage de !Ariège et Bonneterie de la Garonne Réunis.
- Toulouse. — L’assemblée ordinaire tenue le
- 29 janvier a approuvé les comptes de 1 exercice 1935-1936 se soldant par un bénéfice net 1 million 500.930 frs, les amortissements effectués s élevant à 2-084.487 frs. L’assemblée a fixé le dividende brut à 1 5 frs par action, payable à partir du 6 avril. L’assemblée a élu administrateurs Mme veuve Emilia Soler et M- José Soler, industriels, à Toulouse, et les mandats de MM. Ramet, Capéran, Charles Gault et Louis Barbasté, administrateurs sortants, ont été renouvelés.
- Etablissements Charles Tiberghien.
- Tourcoing. — Cette société vient de réduire son capital de 50 millions à 48.500.000 frs par voie de rachat en Bourse et annulation de 3.000 actions B de 500 frs.
- La Viscose Albigeoise.
- Cette société anonyme résulte de la fusion de la Société Albigeoise de la Viscose et de la -Société Textiles Artificiels de Saint-Chamond, toutes deux à Paris, 5 et 7, avenue Percier.
- Elle a pour objet l’application de la viscose, de tous dérivés de la cellulose et de tous autres produits similaires aux différents emplois dont ils sont susceptibles et notamment à la filâture et la fabrication de tous textiles, fibres et tissus. Le siège social est établi à Paris, 5 et 7, avenue Percier. Le capital est fixé à 24-250.000 frs en actions de 500 frs sur lesquelles 500 ont été souscrites en numéraire et 48-000 ont été attribuées en rémunération d’apport, savoir : 34.000 à la Société Albigeoise de la Viscose et 14.000 à la Société Textiles Artificiels de Saint-Chamond.
- Il a été créé, en outre, 5.666 obligations chirographaires de 500 frs 5 %, remboursables le 15 septembre 1966, qui ont été attribuées en rémunération complémentaire d’apports à la Société Albigeoise de la Viscose.
- Voici la composition du premier conseil d’administration de cette nouvelle société : MM. Georges Chi-ris, industriel, à Paris, 2, avenue de Montéspan ; Louis Chatin, industriel, à la Vallette-Saint-Chamond (Loire) ; Claude-Sadi Carnot, industriel, à « les Gués », à Ouzouer-sur-Loire (Loiret); la Société Anonyme de Participations Industrielles et d'Etudes Minières, ayant son siège à Paris, 5 et 7, avenue Percier; la Société Anonyme de Participations Industrielles et de Recherches, ayant son siège à Paris, 51, avenue Victor-Emmanuel-III; la Société Anonyme Bermarc, ayant son siège à Paris, 5 et 7, avenue Percier, et la Société Textil, ayant son siège à Paris, 55, rue La Boétie.
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- $ Z O F $ A 0 IL.
- Z
- Etablissements Marion aîné et Cie.
- Lyon. — Les comptes de l’exercice 1935-1936, qui ont été approuvés par l’assemblée ordinaire tenue le 30 décembre à Lyon, se soldent par une perte de 769.005 frs contre 1.394.371 frs précédemment.
- Filatures Frey.
- Mulhouse. — L’assemblée ordinaire a approuvé les comptes de l’exercice 1935-193, qui font ressortir un solde déficitaire de 21 5.096 frs auquel s’ajoute le report débiteur antérieur de 361.036 frs.
- INFORMATIONS
- Bilan de la Foire d’Automne de Leipzig 1936.
- La Foire d’Automne de Leipzig 1936, qui eutlieu du 30 août au 8 septembre, fut une Foire marquant un très grand développement des affaires, dont l’offre excessivement variée des articles, souvent tout nouveaux, rencontra la pleine approbation des acheteurs du monde entier.
- Le nombre d'exposants, qui suivant un contrôle provisoire est de 5. 148 — dont 4.905 d’Allemagne — dépasse de beaucoup celui des Foires d’Automne des trois années précédentes. La Foire d’Automne de 1933 comptait 4.380 exposants. Comparativement à ce chiffre, le nombre des exposants de la Foire d’Automne 1936 s’est augmenté de 17 1/2 %• La surface occupée de 78.967 mètres, selon les constatations faites jusqu’à présent, accuse comparativement à la Foire d’Automne de 1933, une augmentation de 8.148 mètres, soit d’environ 12%.
- A part l’Allemagne, 15 autres pays avec 243 exposants (l’année dernière 241) étaient représentés à cette dernière Foire. Comme aux Foires précédentes, la Tchécoslovaquie avec 111 maisons et l’Autriche avec 92 exposants marchaient en tête. Des arrangements spéciaux furent pris pour cette Foire avec les Pays-Bas, la Belgique, l’Autriche et la Roumanie et ceux-ci, dont profitèrent largement les acheteurs présents, se révélèrent de la plus grande efficacité.
- En comparaison à la Foire d’Automne de l’année dernière, différentes branches accusent une augmentation considérable du nombre d’exposants et de la surface occupée, par exemple, les instruments de musique, les articles textiles et le vêtement, les articles de sports, les articles de ménage et le traitement du papier. La concentration de l’offre représentée à la Foire du Bâtiment en matériaux de construction, parties pour construction, etc., a contribuéà un développement énorme de cette partie de la Foire quant au nombre d’exposants et à la surface occupée.
- Le nombre total des visiteurs commerciaux est de 90-000 en chiffres ronds, dont 5.916 acheteurs venaient des pays étrangers.
- Sous le rapport des affaires intérieures allemandes, la Foire montra clairement que les industries des articles de consommation prirent part à l’animation générale des affaires en Allemagne. Toutes les Foires de Leipzig,
- font depuis longtemps déjà l’objet d’un marché où viennent s’approvisionner de vieux clients. Les impulsions proprement dites pour les affaires de Foire inattendues et additionnelles, ainsi que pour de nouvelles relations d’affaires, sont données de la part des exposants par de nouvelles formes de l’offre et par des «nouveautés de Foire» typiques,et de la part des acheteurs par des groupements déterminés dela demande. Cette dernière Foire d’Automne, en ce qui concerne les branches pour articles de ménage et fournitures pour habitations et la Foire du Bâtiment quant aux matériaux de construction, firent à peu d’exceptions près, l’objet de la conclusion de nombreuses affaires. Les industries des articles de culture et de luxe, de même qu’en général tous les groupes de marchandises touchant à la question de goût, constatèrent en plus un excellent résultat additionnel de la Foire, spécialement dans le sens de nombreuses relations nouvelles et lucratives avec des acheteurs de l’Europe et d'Outre-Mer. L’attrait principal ne fut, cette fois-ci, pas représenté dans de fortes proportions par des « nouveautés de Foire », mais davantage par les nouvelles formes de l’offre en marchandises. Les parties de l'offre dans lesquelles le goût joue un rôle montrèrent la volonté d’une exécution unie, mais toutefois robuste et uniforme de la pièce usinée et toutes les branches de la Foire présentèrent le traitement parfait de simples et en partie de nouvelles matières sous la forme d’articles d’excellente qualité à prix moyens. Citons comme événement tout spécial de la Foire, la fameuse exposition « Art et Métier touchant à l’art dans l’industrie du bâtiment » qui exerça aussi une influence favorable et directe sur les affaires dans différentes branches de la Foire, par exemple sur la vente de matières céramiques artistiques.
- D’excellentes affaires furent traitées en ce qui concerne les articles textiles et le vêtement, les articles en porcelaine et en verre, le métier touchant à l’art et l’art industriel, les articles en métaux rares et la bijouterie, les articles en cuir et de voyage, les articles de sport et presque toutes les branches industrielles travaillant pour l’industrie du bâtiment. Un résultat passablement supérieur aux affaires généralement traitées fut obtenu par les exposants des ustensiles de ménage et de cuisine, des articles en fer et en acier y compris les petits outils, appareils d’éclairage, lampes, petits meubles, automates et distributeurs automatiques, instruments de musique, articles de fantaisie, papeteries et fournitures
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- INFORMATIONS
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- de bureau ainsi que par 1 industrie des aliments et denrées alimentaires. Un bon nombre d exposants étrangers purent aussi obtenir d’excellents succès, soit en particulier les exposants viennois en bijouterie et fins articles en cuir.
- La Foire d’Automne de Leipzig 1936 prit une large part à la normalisation des relations économiques entre l’Autriche et l’Allemagne, dont les résultats se feront sentir davantage encore à la Foire du Printemps 1937 sous la forme d’une offre et demande beaucoup plus fortes.
- Congrès International de l’Enseignement Technique
- Rome, 28, 29 et 30 Décembre 1936
- Le VIe Congrès International de l’Enseignement Technique qui s’est tenu à Rome les 28, 29 et 30 Décembre 1936 a remporté le plus vif succès.
- L’affluence était considérable : 24 Nations étaient officiellement représentées et plus de 1.700 Congressistes s’étaient fait inscrire pour suivre les travaux du Congrès.
- La séance solennelle d’ouverture se tint au Capitole, sous la présidence de M. Bottat, Ministre de l’Education Nationale assisté du Gouverneur de Rome et de M. Scanga, Président du Comité Organisateur, Directeur général de l’Enseignement Technique en Italie, en présence des autorités de Rome, des délégués officiels des Gouvernements et d’une foule nombreuse de Congressistes.
- Les séances de travail se poursuivirent dans les superbes locaux de la Cité Universitaire (Faculté des lettres), qui sont aménagés d’une façon toute moderne.
- A la suite des discussions et échanges de vue qui eurent lieu au cours des réunions des Commissions, l’Assemblée plénière adopta à la séance générale de clôture présidée par M. le Dr. Del Giudice, Député, Président de la Confédération Fasciste des Travailleurs du Commerce, les vœux qui furent présentés par M. Scanga, Rapporteur général.
- De nombreuses et magnifiques réceptions « gratuites » avaient été organisées en 1 honneur des Congressistes qui trouvèrent auprès des personnalités italiennes l’accueil le plus courtois. Un banquet clôtura la session et des excursions préparées par les soins du Comité Organisateur permirent aux Membres du Congrès de visiter les environs de Rome.
- Toutes ces manifestations, parfaitement réussies en tous points furent très vivement appréciées et connurent la plus grande affluence.
- Au cours de l’Assemblée générale de clôture, le Dr. Sudhof, Conseiller au Ministère de l’Instruction et de l’Education du Reich, Vice-Président du Conseil d’Administration du B.I.E.T., proposa au nom
- du Gouvernement allemand, que le prochain Congres International de l’Enseignement Technique se tînt a Berlin en 1938. L’Assemblée adopta cette proposition à l’unanimité.
- Le compte-rendu général du Congrès (ouvrage en deux volumes) sera publié dans quelques mois. Le montant de la souscription est de 50 frs français à adresser à M. R. Harlé, 2, place de la Bourse, Paris 2e, compte chèques postaux 1661-67.
- Enseignement de Bromatologie.
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- Les conférences de Bromatologie — étude des aliments envisagés au triple point de vue de leur origine et production, de leur constitution chimique, de leur conservation, préparation et industrialisation — ont commencé le lundi 25 janvier 1937, à 17 h. et se continueront les mardis, jeudis et samedis à la même heure, 292, rue Saint-Martin.
- Cet enseignement, particulièrement destiné à la formation professionnelle du personnel dirigeant et technique des industries et commerces de l’alimentation, reste ouvert à tout auditeur, désireux de s’y faire inscrire.
- Cette année seront traités :
- I. — Produits alimentaires d’origine coloniale et exotique-
- II. — Produits alimentaires fournis par les eaux douces et marines (mammifères, poissons et crustacés comestibles).
- III. — Graisses végétales alimentaires (arachide, sésame, coton, palmier à huile, coco).
- IV. — Fruits-
- Les auditeurs ont la faculté de passer à la fin de la session un examen portant sur les sujets traités au cours de la session et de recevoir un certificat annuel d’assiduité.
- Pour inscription, écrire au Conservatoire National des Arts et Métiers, 292, rue Saint-Martin, Paris 3e.
- Situations dans les Affaires.
- Par ces temps de chômage, nous croyons devoir signaler à nos lecteurs, qu’il a été constaté à la dernière Assemblée Générale de l’Union Nationale du Commerce Extérieur, association d’industriels patronée par le Gouvernement, que des centaines de situations sont vacantes en France ou à 1 extérieur pour des jeunes
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- INFORMATIONS FISCALES
- gens possédant un peu d’instruction et d education. Il a été dit que pour lutter contre la crise et la concurrence étrangère, les industriels n ont jamais trop de représentants capables.
- Beaucoup de jeunes gens après leurs études ou leur service militaire cherchent en vain une situation et semblent ignorer qu’un bon agent commercial est très
- recherché, bien payé; qu un industriel n a jamais trop de commandes. Les débutants peuvent être initiés si c’est nécessaire par un stage à l’Ecole Professionnelle de l’Association ou par des conseils écrits, tout en travaillant pour augmenter leur valeur et leurs gains. Les candidats n’ont qu’à écrire en indiquant leurs antece-dents à la Direction, 3 bis, rue d Athènes, Paris.
- INFORMATIONS FISCALES
- La réforme fiscale et les impôts directs sur les entreprises commerciales individuelles.
- La loi portant réforme fiscale, qui a été publiée au Journal Officiel du 1er janvier 1937, intéresse à plusieurs chefs les commerçants particuliers-
- Elle apporte, en effet, certains changements à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et modifie assez sensiblement l’impôt général sur le revenu.
- Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.
- Une fois de plus, la procédure de fixation du bénéfice forfaitaire est modifiée ainsi que la composition et le siège de la commission consultative.
- En matière de forfait, sous le régime précédent, le chiffre arrêté par le contrôleur était notifié au contribuable; si celui-ci ne l’acceptait pas, et si d’un autre côté le contrôleur n’admettait pas le chiffre proposé par le contribuable, l’évaluation du bénéfice forfaitaire était confiée à la commission consultative siégeant au chef-lieu d’arrondissement. Le chiffre arrêté par cette commission ne s’imposait pas au contribuable qui pouvait, dans les 8 jours de la décision, refuser le forfait.
- A partir du 1er janvier 1937, une commission au second degré est instituée. Le contrôleur ou le contribuable peuvent, en effet, dans les 20 jours de la décision de la commission consultative, déférer cette décision à une commission permanente, siégeant au
- ministère des finances, comprenant 3 fonctionnaires et 3 commerçants, sous la présidence du président de l’assemblée des présidents des chambres de commerce ou de son représentant. La majorité appartient donc encore aux contribuables dans cette commission.
- Le contribuable ne peut plus refuser, comme par le passé, le forfait. Il peut seulement demander par la voie contentieuse, et après recouvrement du rôle, une réduction du forfait qui lui a été assigné.
- On en revient, de ce point de vue particulier, au régime initial du Code de 1934 des impôts directs, avec cette différence qu’il y a 2 degrés de commissions, et que la composition de la commission consultative du 1er degré est changée.
- En effet, le désaccord en matière de forfait ou de détermination du bénéfice réel est soumis, comme nous venons de le voir pour le forfait, à une commission consultative. Antérieurement, cette commission, composée de 5 commerçants ou industriels, siégeait au chef-lieu d’arrondissement.
- Désormais, ces commissions sont supprimées et remplacées par des commissions siégeant au chef-lieu de département, composées de 6 commerçants ou industriels, d’un président ou administrateur de coopérative de consommation, d’un contribuable salarié et d’un propriétaire rural exploitant. Il y a donc 9 membres, tous non fonctionnaires.
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