Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- 44e Année — Numéro 484
- REVUE MENSUELLE
- Mai 1937
- REVUE GÉNÉRALE DES MATIÈRES COLORANTES DE LA TEINTURE, DE ^IMPRESSION, du BLANCHIMENT & des APPRÊTS Fondée par Horace KCCHLIN et Léon LEFÈVRE
- ORGANE OFFICIEL DE
- L'ASSOCIATION DES CHIMISTES DE L'INDUSTRIE TEXTILE
- BUREAU ET SIÈGE DE L’A. C. I. T.
- (y adresser toutes communications)
- St-Dominique - Bureau n° 8 - PARIS-VII®
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- Président : M. Félix BINDER ier: M. Georges MAIRESSE - Secrétaire: M. J.
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- Directeur : A. WAHL
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- Monoéthanolamine-Triéthanolamine Orthophénylphénate de soude Chlorures d’éthyle et de méthyle (pour industries chimiques et machines à glace) Acétate de cellulose
- Solvants et Plastifiants Cellulosiques : Ether acétique - Acétate de butyle Alcool benzylique, Triacétine,
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- 41e Année
- Tome XLI
- Mai 1937
- REVUE GÉNÉRALE
- DES
- MATIERES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRETS
- Organe Officiel de P’A. C. 1. T.
- Administration : PARIS, Elysée Building, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Bureau N° 218 — Téléph. : Anjou 18-00 à 18=09
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- France, 100 fr.
- Étranger (accord de Stockholm), 135 fr. (Autres pays), 150 fr.
- SOMMAIRE
- Chronique de l’A. G. I. T.......... XVII, XVIII, XIX, xx
- Matières Colorantes
- Les plastifiants dans les matières plastiques d’esters cellulosiques, par Thos, Durrans et Davidson, p. 177. Comptes-rendus des sociétés savantes, p. 183. Extraits de journaux français, p. 183.
- Informations, p. 185.
- Revue économique, p. 186.
- Extraits de brevets français, p. 188.
- Résultats industriels, p. 194.
- Teinture-Impression
- Extraits de journaux étrangers, p. 195.
- Nouveaux colorants, p. 199.
- Extraits de brevets français, p. 201. ,.
- DE MAI
- Blanchiment-Apprêts
- Les recherches sur le blanchiment par les hypochlorites, par M. J. Dumas, p. 202. Extraits de journaux étrangers, p. 206. Extraits de brevets français, p. 216.
- Industrie Textile
- Les Ethylcelluloses, p. 218.
- Extraits de journaux étrangers, p. 218.
- Extraits de brevets français, p. 221.
- Bibliographie; p. 221.
- Résultats industriels, p. 222.
- la lutte chimique contre les ennemis des cultures, p. 224.
- Calendrier fiscal en Mai 1937, p. 224.
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- CHRONIQUE
- N° 234 —
- “
- C
- Mai 1937
- O O E E 6
- SOMMAIRE
- Bureau de l’A.C.I.T..........................
- Réunions mensuelles..........................
- Cotisations 1937............................
- Nouvelles inscriptions de sociétaires........
- Réunion du Conseil d’Administration de l’A.C.
- I.T. du 17 avril 1937........................
- Remerciements.................... ...........
- Hyménée......................................
- XVII
- XVII
- XVII
- XVII
- XVIII XVIII XVIII
- Placements...................................
- Congrès 1937 de l’A.C.I.T....................
- Collections de publications techniques
- Avis aux imprimeurs sur tissus..............
- A la Chambre de Commerce de Tourcoing (une collection de plus de deux cent mille échantillons)......................... ............
- Maison de la Chimie...........................
- XIX
- XIX
- XX
- XX
- BUREAU DE
- Adresse du Bureau : 28, rue Saint-Dominique, (Bureau n° 8), Paris VIF ou Téléphone: Invalides 10-73. Permanence tous les jours non fériés de 14 h. 1/2 à 16 h. 1/2.
- Toutes communications concernant notre Association doivent être adressées au Bureau de l’A. C.I. T. et non à l’Administration de la Revue. Bien spécifier : Association des Chimistes de l’In-
- L'A. C. I. T.
- dustrie Textile, en raison des autres Sociétés de Chimie qui ont aussi leur siège à la Maison de la Chimie.
- En cas d’urgence, s’adresser directement au Trésorier, M. G. Mairesse, 24, rue de Pétrograd, Paris 8e, téléphone Europe 53.08.
- Pour toute demande de renseignements, prière de joindre un timbre-poste pour la réponse.
- 4) %
- REUNIONS MENSUELLES
- Ces réunions restent fixéesau premier samedi de chaque mois, à 20 heures 1/2, à la Brasserie Heidt, 83, boul. de Strasbourg (près de la gare de l’Est).
- Les camarades de l’A.C.I.T. sont cordialement invités à s’y rencontrer, et il nous serait agréable de les voir nombreux.
- COTISATIONS 1937
- Nous rappelons à tous nos sociétaires que, d’après les statuts de notre Association, les cotisations doivent être payées dans les trois premiers mois de l’année; nous les prions donc instamment de nous adresser le montant de leur cotisation, s’ils ne l’ont déjà fait, pour nous éviter des frais de recouvrement, toujours onéreux.
- Nous avons noté avec plaisir quelques nouveaux
- envois de cotisations groupées : MM. A. Reyl, J. Fresnel, R. Pasquali, J. Kissin; MM. Pierre Binder, J. Echwiller, R. Monath; MM. J. Wioland, V. Yékitch, C. Vial, J. Roussin, J. Pierrez; MM. E. Meininger, H. Fletcher, M. Pierron, Mlle A. Louet; MM. J. Carion, A. Guérard.
- Nous remercions sincèrement ceux de nos collègues qui ont pris l’initiative de ces groupements.
- PAYEZ VOTRE COTISATION 1937
- (50 frs pour la France ; 70 frs pour l’Étranger. Comptes chèques postaux A. C.I. T. 494-15, PARIS)
- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIETAIRES
- Admissions : Sont admis comme Sociétaires : M. Alfred Higelin Jr, Chimiste de l’Université Nationale de Mexico, nationalité mexicaine, Calle de Chimalpopoca, n° 16, Mexico D.F. (Mexique), chimiste teinturier à la Barmenia S. A., Mexico. . M. G. Palfi, Docteur en Chimie, Strada Gh. Cosbuc, 2, Cetate, Timisvara, I (Roumanie).
- M. André Lion, Ingénieur Chimiste I. C. Strasbourg, Docteur ès-sciences, 13, avenue Leclerc, Lyon.
- M. Jean Evain, Chimiste I. C. Rouen, 159, rue Pasteur, Angers.
- Propositions : Sont proposés comme Sociétaires :
- M. André VANDENHENDE à Rumbeke-Roulers, (Belgique), des Etablissements CAMBIER et VAN-denhende, teinturiers à Rumbeke, présenté par M. Norbert Dardinne et M. Pierre Patard.
- M. Adelson VERDONCQ, ingénieur chimiste I. C. L., Licencié ès-sciences, Etablissements A. Smeets, Waterloo (Belgique), présenté par M. A. Smeets et M. A. Bley.
- M. Fernand Bonhomme, médaille militaire, croix de guerre, teinturier coloriste, 4, rue des Bourgeats à Romilly-sur-Seine (Aube), contre-
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- XVIII
- maître de teinture aux Etablissements Dupré, fabrique de bonneterie à Romilly-s-Seine, présenté par M. Albert Bytebier et M. Georges Mairesse.
- Nous rappelons à nos camarades que leur devoir est de recruter de nouvelles adhésions à l’A.C.I. T. pour augmenter la puissance de notre groupement corporatif.
- REUNION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L’A.C.I.T. DU 17 AVRIL 1937
- Notre Présidentaconvoqué le Conseil d’Admi- Internationale; ce dernier ne serait plus envoyé
- nistration de l’A. C. I. T. le samedi 17 avril 1937 au siège social, Maison de la Chimie.
- La séance fut ouverte à 15 h. 15.
- Etaient présent : M. Félix BINDER, Président; MM. SACK et Pinte, vice-présidents; M. MAI-RESSE, trésorier; MM. Besançon, Martin, Niederhauser et Toussaint.
- Excusés : MM. Blondel, Duhem, Rolland, WlOLAND.
- Le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance précédente, procès-verbal qui est adopté.
- Avant d’aborder l’ordre du jour, M. le Président traduisant dans un langage ému les sentiments de toute l’assemblée, a exprimé à M. MAI-resse la part bien vive que l’A. C. I. T. a prise au deuil cruel dont a été frappé notre si dévoué trésorier, qui a été très sensible à cette marque de profonde sympathie.
- Puis il a donné lecture d’une lettre qu’il a adressée à M. le Professeur R. Haller, président de la Fédération Internationale, l’informant que les Délégués de l’A. C. I. T. proposeraient pour l’ensemble des Associations une diminution de l’importance de la cotisation et la réduction de celle-ci à 50 centimes suisses au lieu de 1 franc par membre sociétaire.
- En compensation on proposera la réduction du nombre d’exemplaires du Bulletin de la Fédération
- qu’à ceux qui souscriraient un abonnement spécial, un nombre limité d’exemplaires étant donné seulement à chaque Association pour les besoins de la documentation.
- Le président rappelle que, pour compléter la liste des Délégués de l’A. C. I. T. à la Fédération, le conseil a désigné M. Eugène Labbé et M. Hugues Wagner, en remplacement de M. Emile Chalaux, décédé, et de M. Maurice Dutoit, démissionnaire.
- Le Conseil, s’occupant de la préparation du Congrès de 1937, a décidé que la Commission désignée élaborerait un avant-programme et étudierait les diverses questions.
- M. Niederhauser, qui s’occupe de la partie « Conférences », a fait connaître les noms de conférenciers qui ont accepté de prendre la parole, notamment MM. Bader, Meunier, Tatut, Toussaint et Vallée.
- Enfin le trésorier, M. Mairesse a signalé comme visites possibles pour la journée du vendredi 24 septembre, la visite aux établissements ci-après : Journal l’Illustration; usines Olida ; Bureau Veritas; Transports en commun de la Région Parisienne (Psychotechnie). Il va de soi que, selon le nombre de congressistes, tous les assistants ne pourront point participer à chacune de ces visites éventuelles, et il y aura lieu de se subdiviser en quatre groupes.
- La séance a été levée à 16 h. 15.
- REMERCIEMENTS
- Notre trésorier, M. Georges Mairesse et sa famille, vivement touchés par les nombreuses marques d’affectueuse sympathie qui leur ont été adressées par les collègues de l’A.C.I.T., à l’occa
- sion du deuil cruel qui les a frappés, adressent ici à tous leurs remerciements reconnaissants.
- Ils remercient tout particulièrement lesamisqui se sont réunis pour apporter des fleurs au cimetière.
- HYMENEE
- Notre collègue, M. Joseph Bruyas, nous fait part de son mariage avec Mlle Marguerite Ordonez.
- Le mariage a été célébré le 16 avril en l’église Notre-Dame-de-Lourdes à Mexico (Mexique).
- Nous adressons aux nouveaux mariés, avec nos
- félicitations les plus vives, nos vœux sincères de bonheur.
- Ajoutons que notre collègue est établi au Mexique depuis 1932 et dirigé à Mexico une importante teinturerie.
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- XIX
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l’A.C.I. T. et non à l’Administration de la Revue.
- Nous rappelons que le service de placement est exclusivement réservé aux membres de l’A.C.I. T. et que les réponses aux offres d’emploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission qui se fera avec toute la discrétion voulue.
- Offres d’emplois :
- N° 151.—On demande contremaître connaissant bien la teinture et le traitement des peluches-coton.
- N° 154. — On cherche bon contremaître teinture.
- N° 155. — Fabrique prod. chim. touchant textile, teinture, apprêts, examinerait candidature chimiste très au courant de ces branches, prétentions modérées, bonnes connaissances commerciales pour service correspondance avec clients et agents. Résidence Midi. Ecrire, références, curriculum vitæ, situation famille, prétentions.
- N° 156. — On demande, pour impression à la planche, contremaître bien au courant métier.
- N° 157. — Société de Produits Chimiques de la Région Parisienne recherche chimiste spécialisé dans la fabrication des adjuvants pour l’industrie textile. — Ecrire au Bureau de l’A.C.I.T. qui transmettra.
- Demandes d’emplois :
- N° 71. — Directeur d’usine teinture en pièces coton, lin, rayonne, soie, tissus mixtes mode et
- ameublement, chimiste praticien, connaissant egalement impression à la planche et chiffonnage (dégraissage-teinture et apprêt), cherche situation.
- N° 72. — Technicien longue pratique industrielle dans blanchiment, teinture, impression, mercerisage, ferait intérim pour installation, mise en route, corrections, mise au point procédés nouveaux sur toute matière textile.
- N° 75. — Ingénieur chimiste, ayant pratique de blanchiment, teinture ou apprêt des rayonnes, et connaissant également la fabrication des rayonnes, et en particulier de la viscose, cherche situation.
- N° 77- —• Chimiste teinturier, depuis 10 ans même maison, teinture coton en pièces, colorants au soufre, colorants directs, diazotés, naphtols, indigosols, indanthrènes, cherche situation.
- N° 78. — Ing. Chimistel.C.L., spécialisé dans le textile, ayant expérience comme visiteur de teinture et technicien de maison d’adjuvants, cherche situation technicien d’application ou représentant pour colorants ou produits auxiliaires. Références de premier ordre.
- N° 79. — Chimiste Coloriste, 40 ans, marié, 15 ans de pratique dans la teinture de bonneterie, bas plongés, écheveaux, tissus de ganterie, sous-vêtements, cherche situation.
- N. B. — Nous recommandons aux industriels qui recherchent de bons techniciens et praticiens de s’adresser au bureau de l’A.C.I.T. qui les mettra en rapport avec des personnalités de valeur connaissant bien la partie.
- CONGRÈS DE
- Nous rappelons à nos collègues que le Congrès de l’A.C.I.T. se tiendra à Paris les 24 et 25 septembre prochain et nous les prions d’envisager dès maintenant de faire coïncider leur voyageà Paris pour visiter l’Exposition avec les dates prévues pour le Congrès, de façon qu’ils puissent assister à ce Congrès où nous désirons nous retrouver en grand nombre.
- Les avantages de transport et autres pourront être utilisés par l’acquisition de la Carte de Légitimation dont il a été question dans notre chronique d’avril dernier pour les congressistes en provenance de l’Etranger et des Colonies.
- ’A.C.I.T. 1937
- Pour les congressistes de la France Continentale, l’A.C.I.T. pourra obtenir une réduction de 40 % sur les tarifs ordinaires pour la venue à Paris etle retourau lieu d’origine.
- Les congressistes de l’A.C.I.T. auront droit pendant la durée du Congrès a une carte d’entrée gratuite à l’Exposition.
- Le Bureau de l’A.C.I.T. est dès maintenant à la disposition des membres de l’A.C.I.T. pour tous renseignements.
- D’autre part, nous recevrons avec plaisir toutes suggestions relatives à l’organisation de ce Congrès.
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- COLLECTIONS DE PUBLICATIONS TECHNIQUES
- Un collègue de l’A.C.I.T. serait vendeur des collections suivantes :
- Russa (revue des soies et fibres artificielles), années 1930 et 1931 complètes.
- Tiba ( revue d e teinture, i m pression, blanchiment, apprêts) années 1930-3 1-3 2-3 3-34-3 5-3 6 complètes.
- Chimie Industrielle, année 1925 complète.
- Melliand Textilberichte, (édition allemande, 12 numéros par année) années 1930-31-32-33-34 35-36 complètes.
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- En l’hôtel de la Chambre de Commerce de Tourcoing, où ont été rassemblés, avec autant de goût que de méthode, les souvenirs les plus précieux de la vie économique de la cité, son président, M. J. Joire, a inauguré le 16 avril dernier la nouvelle salle du Musée des tissus d’art, qui possède une collection de plus de 200.000 échantillons de tissus.
- Dans cette salle ont été disposés des casiers qui contiennent les volumes renfermant les échantillons. Cette collection, de 1840 à 1900, est venue compléter fort heureusement celle des 6.000 morceaux de tissus d’art de la fin du moyen âge à l’Empire, qui constitue le fonds essentiel du musée. Elle s’ajoute à une collection de draperie pour hommes de 1843 à 1875 (40.000 échantillons) qui s’y trouvait déjà.
- Les techniciens trouveront désormais là tous les documents concernant l’industrie textile.
- Prenant la parole, M. Joire rappela tout d’abord la tâche considérable qui avait été accomplie pour mener ce travail à bien, puis ajouta : « Je crois que nous avons doté, par l’installation de cette collection de tissus, notre région d’un instrument de travail qui permettra d’assurer une collaboration indispensable entre l’art et l’industrie, réalisant vraiment, en cette année d’exposition, l’union de l’art et de la technique.
- « Les artistes et les industriels pourront y puiser les éléments de créations nouvelles.
- « Nous souhaitons vivement, que, le succès couronnant leurs efforts, la circonscription y trouve des éléments de prospérité accrus ».
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- Conférences à 21 heures.
- 13 mai. — L’utilisation des résidus urbains, par M. FRÉMONT.
- 27 mai. — La Récupération industrielle des vapeurs par les liquides, par M. Ch. Mariller, Professeur à l’Ecole Nationale des Industries agricoles.
- 7 juin. — Les Zéolites, par M. Wyart, Maître de Conférences à la Faculté des Sciences.
- 10 juin. — Les Eaux résiduaires de teinture, par M. Fassina, Ingénieur-Chimiste I. C. P. (Président de M. Wahl, Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers).
- 17 juin. — Les Eaux residuaires des industries des cuirs et peaux, par M. A. FASSINA.
- 24 juin. — Le Problème général de l’épuration des eaux résiduaires, par M. F. Heim de Balzac, professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers.
- * * *
- Les personnes désireuses d’assister à ces cours-conférences sans être inscrites comme auditeurs réguliers pourront être admises à l’amphithéâtre dans la mesure des places disponibles. Elles y sont cordialement invitées.
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- REVUE GENERALE
- DES
- MATIÈRES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L'IMPRESSION, DU BLANCHIMENT S DES APPRETS
- MAI 1937
- LES PLASTIFIANTS DANS LES MATIÈRES PLASTIQUES D’ESTERS CELLULOSIQUES (t)
- par THOS, DURRANS et DAVIDSON
- Le rôle des plastifiants est de rendre les esters cellulosiques moins élastiques et plus plastiques. La forme plastique s’oppose à la forme élastique par sa moindre susceptibilité de réagir contre les efforts de déformation, et par sa plus grande extensibilité. Dans la pratique, il est nécessaire de réaliser un compromis entre l’accroissement d’extensibilité et le manque de rigidité. L’emploi d’un solvant volatil est souvent nécessaire pour effectuer une répartition convenable du plastifiant dans l’ester cellulosique; mais il importe de savoir ce que devient ce solvant dans la suite de l’opération. Si l’on examine la formation d’un film d’ester cellulosique par évaporation d’un solvant d’une solution, on remarque d’abord une perte rapide de solvant, dont l’allure dépend principalement de la tension de vapeur de ce dernier. Dans le cas d’un solvant unique, le taux d’évaporation est constant jusqu’à ce que soit atteinte une certaine viscosité restreignant la mobilité des particules à la surface du film, suffisamment pour retarder l’évaporation. Le ralentissement est brusque dans le cas des solvants à bas point d’ébullition, progressif dans le cas des solvants à point d’ébullition élevé. Cette seconde période de l’évaporation détermine l’aspect final lisse et brillant du film. On arrive enfin à une troisième période, dans laquelle le reste du solvant ne s’évapore plus qu’avec une extrême lenteur, tandis que la plasticité tend à disparaître peu à peu. Il peut alors se produire dans la masse, devenue insuffisamment plastique, des tensions qui provoquent des fendillements. Les craquements observés dans les vieux films de celluloïd semblent dus plutôt à un phénomène de ce genre qu’à une dégradation du nitrate de cellulose.
- Pour avoir une idée de la rétention des solvants
- (1) Extrait de Chemistry and Industry, 55, n0 9, 28 février 1936.
- volatils, on a cherché à mesurer le taux d’évaporation. Les expériences ont été faites sur des solutions de nitrate de cellulose dans les solvants les plus usuels. On faisait passer régulièrement de l’air sec à 20°, à raison de i litre/minute, sur 12 gr. de solution à 20 % étalés sur un plateau, de façon à avoir une épaisseur finale de film sec égale a 0,25 mm. Les résultats ont été portés sur deux systèmes de coordonnées (fig. 1 et 2). Les courbes de la figure 1 représentent la diminution de poids de la solution en fonction du temps. On constate un changement brusque dansle taux d’évaporation de l’acétone et de l’acétate d’éthyle, qui n’ont pour ainsi dire pas de « deuxième période » d’évaporation. Avec les solvants à point d’ébullition élevé, comme la cyclohexanone, la transition est beaucoup moins brutale. D’une façon générale, la platitude des courbes en troisième période est remarquable; même dans le cas des solvants les plus volatils, les derniers pour cent sont retenus avec persistance. La figure 2 indique le pourcentage de solvant présent dans le film en fonction du temps, et montre plus clairement comment le solvant est retenu dans la troisième période. La composition initiale de la solution correspond à 80 % de solvant, 20 % du nitrate de cellulose. Au bout de 50 heures, le film contient encore au moins 10 % de solvant, et même encore beaucoup plus avec les solvants les moins volatils. A une exception près, les courbes sont toutes pratiquement asymptotiques. La comparaison des courbes relatives au cellosolve et à l’acétate de butyle, qui tendent semblablement vers la même limite, donne à penser que la volatilité n’est pas le principal facteur déterminant le séchage en troisième période. La courbe de la cyclohexanone, asymptotique pour 25 % de solvant, montre le danger d’un solvant aussi peu volatil : l’effet plastifiant considérable d’une telle proportion de solvant retenu empêche une addition suffisante de plastifiant
- 1
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- 178 LES PLASTIFIANTS DANS LES MATIÈRES PLASTIQUES D’ESTERS CELLULOSIQUES
- proprement dit. Les solvants très volatils eux-mêmes ne donnent pas toute satisfaction à cet égard, mais le défaut est moins prononcé parce que , solvant retenu , . -
- le rapport ——.------------—.----- est plus petit. En
- plastifiant a ajouter
- admettant que la proportion nécessaire de plastifiant soit 50% du poids d’ester cellulosique, le
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- rapport considéré est au bout de 100 heures de 5 avec l’acétone, 3 avec l’acétate de butyle,
- T avec la cyclohexanone. Dans le dernier cas, la proportion totale de plastifiant atteint en fait 100 %, et le film est beaucoup trop mou et trop plastique. La rétention semble encore plus forte avec le lactate d’éthyle et le diacétone-alcool. Cependant, ce dernier solvant a encore à peu près le même taux d’évaporation au bout de 120 heures qu’au début; ce phénomène semble dû à une
- décomposition. Il semble que d’une façon générale les solvants bouillant entre 150 et 250° ne soient pas assez volatils comme solvants et trop volatils comme plastifiants pour assurer la permanence du film.
- La question de l’emploi des solvants à point d’ébullition élevé, ou des plastifiants à bas point d’ébullition, doit être envisagée aussi d’un autre point de vue. L’addition d’un solvant peu volatil à un solvant très volatil est utile pour éviter le phénomène de « chilling » (refroidissement) que le second, employé seul, aurait tendance à provoquer. On sait que ce phénomène se traduit par une condensation de vapeur d’eau de l’air ambiant, par suite du froid produit par l’évaporation. Si paradoxal que cela puisse paraître, une addition de solvant à point d’ébullition moyen remédie mieux à ce défaut (abaisse mieux la tension de vapeur) que l’addition d’un poids égal de solvant à point d’ébullition élevé, donc à poids moléculaire plus grand; en effet, ce qui compte le plus ici, c’est le nombre des molécules. Ces considérations valent pour la première période de l’évaporation; d’autre part, dans la dernière période, la laque devenant de plus en plus visqueuse, les molécules diffusent de plus en plus lentement à la surface. A ce moment, les petites molécules diffusent mieux que les grosses. Pour ces diverses raisons, le solvant que l’on veut éliminer du film doit avoirune petite molécule, tandis que pour le plastifiant un poids moléculaire élevé est désirable. En pratique, il existe cependant une limite au-delà de laquelle les plastifiants ne sont plus utilisables : à l’augmentation du poids moléculaire, il correspond en général une diminution de la solubilité mutuelle entre ester cellulosique et plastifiant.
- Le cas des masses plastiques est assez différent de celui des films. L’évaporation du solvantse fait tout aussi librement à la surface, et on peut considérer celle-ci comme un film qui recevrait de nouveaux apports de solvant de l’intérieur. En fait, la surface étant plus stable, on peut tolérerici une plus grande perte de solvant par unité desur-face. Il n’est donc pas aussi essentiel d’exclure les solvantsou plastifiants bouillant entre 150 et 2500. En raison de leur grand pouvoir dissolvant, ces corps sont même avantageux pour le moulage à chaud et sous pression. Avec les masses très épaisses, on s’efforce d’éviter l’emploi de solvants très volatils et, pour obtenir de la rigidité, on compte moins sur le départ du solvant que sur une bonne dispersion de ce dernier dans l’ester
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- cellulosique. Les solvants plastifiants permettent d’obtenir un plastique solide à température ordinaire, et assez mou et malléable à chaud pour qu’on puisse le mouler. Les huiles du genre huile de ricin ramollissent sans dissoudre : la chaleuret la pression ont seulement pour effet d’exprimer l’huile, sans faciliter le moulage.
- Les résines présentent un grand intérêt comme plastifiants des esters cellulosiques. Ainsi qu’il ressort des nombreux brevets pris à ce sujet depuis quelques années, on peut distinguer à ce pointde vue deux sortes de résines. Les premières n’ont aucune action dissolvante : comme l’huile de ricin, elles sont seulement maintenues dans les espaces intermicellaires de l’ester. Il existe donc deux phases solides, formant une masse dure, opaque, élastique mais cassante. L’addition d’un plastifiant solvant mutuel de la résine et de l’ester donne une solution en une seule phase, et la masse devient alors plus élastique et transparente. Mais, du fait de cetteaddition, le point de ramollissement se trouve abaissé. Les résines du second type, moins nombreuses, ont l’avantage de ne nécessiter aucune addition de ce genre, car elles sont elles-mêmes des solvants de l’ester cellulosique. Ces résines peuvent être utilisées en fortes proportions; elles donnent des matières plastiques plus durables.
- En ce qui concerne la volatilité, on peut considérer celle des résines comme pratiquement nulle. Mais la distinction est difficile,àce point de vue, entre les plastifiants et les solvants à point d’ébullition élevé. Des chiffres invraisemblables ont été publiés sur la volatilité des plastifiants. Les mesures sont, il est vrai, délicates : on ne doit pas perdre de vue l’influence des esters cellulosiques et des résines avec lesquels on utilise ces plastifiants. Les courbes précédentes montrent avec quelle ténacité sont retenus dans un film des solvants cependant très volatils; il a été d’autre part prouvé, par des examens aux rayons X, que certains plastifiants forment avec le nitrate de cellulose des complexes d’addition. Ces plastifiants sont absorbés par le nitrate de cellulose, de leurs solutions dans l’éther de pétrole. Mais ce n’est pas le cas des plastifiants non solvants. L’effet stabilisateur du nitrate de cellulose est donc très net; quant aux résines, elles ont moins d’influence sur la volatilisation des plastifiants, parce qu’elles ne forment généralement pas de complexe.
- Le pouvoir dissolvant des plastifiants pour les esters cellulosiques (ou réciproquement) varie dans
- de larges limites; il peut être exprimé par le rapport de dilution. Un rapport de dilution élevé permet l’utilisation d’une forte proportion de résine non solvant, ce qui est intéressant pour éviter le « cotton-blush » (aspect laiteux du film). Les plastifiants ont une influence marquée sur le lustre du film et sur la volatilité, surtout en seconde période d’évaporation. Cette propriété est d’ailleurs étroitement liée à la viscosité dans la dernière période, — elle-même fonction du pouvoir dissolvant du plastifiant. Il s’ensuit que les plastifiants à rapport de dilution élevé sont les meilleurs pour donner du lustre, éliminer les marques de pinceau et faciliter le moulage sous l’action de la chaleur et de la pression. On comprend donc l’intérêt qu’il y avait à déterminer le rapport de dilution d’un certain nombre de plastifiants. Les auteurs donnent quelques résultats obtenus de la manière suivante : 5 gr. de nitro-cellulose sèche sont agités mécaniquement en vase clos à 20° avec 20 gr. de plastifiant jusqu’à obtention d’une solution claire. On ajoute ensuite peu à peu le toluène à l’aide d’une burette jusqu’à ce que le mélange se trouble ou se sépare en deux couches. On a alors :
- Rapport de dilution =
- Poids de toluène ajouté Poids de plastifiant
- Parmi les plastifiants essayés, ceux qui ont les plus grands rapports de dilution sont le phosphate de tributyle (24); le tartrate de dibutyle (10,65) ; le tartrate de diamyle (9,8). On trouve 2,95 pour le phtalate de diéthyle; 2,7 pour l’acétophénone; r,6 pour le lévulinate de benzyle; 0,9 pour la triacétine; 0,35 pour la diacétine. Dans les conditions de l’essai, l’alcool benzylique, le benzoate de benzyle, le stéarate de butyle, l’huile de ricin ont une action dissolvante faible ou nulle. Il ne s’ensuit d’ailleurs pas nécessairement que ces corps soient mauvais comme plastifiants. On notera d’autre part que, dans ces essais, les solutions contenaient une plus forte proportion de plastifiant qu’il n’est d’usage dans la pratique.
- La proportion de plastifiant à utiliser avec un ester cellulosique est un point très important, bien que dans la pratique cette proportion soit susceptible de varier énormément, puisqu’elle dépend beaucoup des autres constituants employés et de la destination du produit fini. Ona l’habitude de parler d’une dissolution de l’ester cellulosique dans le plastifiant; en réalité il serait plus correct de dire que l’ester dissout le plastifiant. La solu-
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- bilité de ce dernier varie beaucoup avec sanature et celle de l’ester, et aussi avec la température. Dans certains cas, les deux corps sont miscibles en toutes proportions au-dessus d’une certaine température ; les solutions claires ainsi obtenues se troublent par refroidissement ou se séparent en deux couches (phénomène de synérèse). Voici, d’après Gardner, les températures auxquelles apparaît le trouble, pour des solutions à 13% de
- nitrocellulose sèche :
- Tricrésyl phosphate............... 10 à 120
- Dibutyl phtalate..................... —5 à —io°
- Diamyl phtalate................... —20°
- Diéthylèneglycoldibenzoaic. . —55°
- Mais la proportion de nitrate de cellulose indiquée dans ces exemples est, très inférieure à celle qui est utilisée dans la pratique. Le phénomène est plus marqué avec l’acétate de cellulose, moins soluble que le nitrate. Des cas de synérèse peuvent être mis en évidence avec l’acétate de cellulose (viscosité 20) et l’acétophénone ou le benzoate de benzyle, les phtalates d’amyle et de butyle, le phosphate de tricrésyle. S’il y a synérèse, c’est que l’on a mis en œuvre une trop forte proportion de plastifiant. De nombreux plastifiants peuvent être utilisés en toutes proportions, mais dans certains cas un excès de plastifiant donne une matière plastique trop molle, ayant une trop faible résistance à la traction, et trop facilement endommagée par un choc. Si l’on a au contraire un manque de plastifiant, la masse est incapable de s’adapter aux tensions internes ou externes qu’elle peut avoir à subir. Après avoir perdu le solvant volatil éventuellement employé, la masse devient cassante et n’a qu’une durée éphémère.
- Lorsqu’on soumet un film plastifié à une tension, on a d’abord un allongement réversible (élastique), puis, à partir d’une certaine tension, un allongement non réversible (plastique). Les films fortement plastifiés ont en général une courte région élastique et une longue région plastique avant d’arriver à la rupture; au contraire, les films non plastifiés ou insuffisamment plastifiés présentent une longue région élastique et presque pas de région plastique. Mais ils demandent une plus grande force pour produire un allongement donné : on dit qu’ils « cèdent » moins. La figure 3 montre l’effet de proportions variées d’huile de ricin sur un film de nitrate de cellulose. La région élastique du fil non plastifié s’étend jusqu’à une tension de 8 kg. par mm2 de section; avec 25 % d’huile de ricin cette région diminue
- presque de moitié; avec 50% elle tombe au quart et avec 75 % elle disparaît à peu près. En même temps la région plastique augmente avec la proportion d’huile de ricin. Ces courbes établies avec un plastifiant sans action dissolvante sur le nitrate de cellulose sont analogues à celles obtenues avec, un plastifiant solvant comme le phtalate de dibutyle.
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- La fonction fondamentale d’un plastifiant est d’accroître l’extensibilité, tout en diminuant l’élasticité et augmentant la plasticité. La façon dont ces deux dernières grandeurs sont affectées varie
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- d’ailleurs beaucoup avec la nature du plastifiant. C’est ce que montre la figure 4, qui donne des courbes tension/extension pour des films de nitrate de cellulose plastifiés avec 50% de divers solvants (ce qui correspond aux proportions les plus usuelles). En gros, on peut diviser les plastifiants en trois catégories :
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- I° Ceux qui respectent en grande partie l’élasticité originale du film non plastifié, tout en conférant une plasticité considérable : camphre, phosphate de tricrésyle, diphényldiéthylurée, p-toluènesulfanilide ;
- 2° Ceux qui donnent un film très plastique en sacrifiant l’élasticité : triacétine, oxalate d’amyle, phosphate de tributyle;
- 30 Une catégorie intermédiaire comprenant les phtalates, les sipalines, l’huile de ricin.
- L’examen des courbes suggère plusieurs remarques. Le phosphate de tricrésyle reste favori, étant comme plastifiant presque aussi efficace que le camphre sans en avoir la volatilité. D’autre part, il n’y a pas entre le rapport de dilution et la plasticité relative une relation aussi nette qu’on aurait pu le croire : le phosphate de tributyle et la triacétine se trouvent ici dans la même région de plasticité, alors que leurs rapports de dilution sont respectivement de 24 et 0,9. Il est toutefois permis de supposer qu’une corrélation apparaîtrait si l’on ajustait les proportions de plastifiant de telle façon que tous les films aient la même plasticité. D’après G.-F. New, il est possible industriellement de régler les propriétés par lechoix du plastifiant, et en faisant varier la proportion de ce dernier par rapport aux autres constituants du film.
- On observe parfois un accroissement soudain de plasticité quand une certaine proportion de plastifiant est dépassée. Il se peut que, les complexes de l’ester cellulosique et du plastifiant se trouvant intégralement formés, l’excès de plastifiant agisse purement et simplement comme solvant, par dilution, en changeant notablement la viscosité. La différence entre les plastifiants qui ont peu d’affinité pour le nitrate de cellulose, et ceux qui sont, solubles, peut être mise en évidence parl’expériencesuivante. Trois solutions identiques de 100 gr. de nitrate de cellulose dans 20gr_ d’alcool et 375 gr. d’éther sont additionnées respectivement (1) de 150 gr. d’huile de ricin; (2) de 150 gr. de camphre; (3) de 150 gr. dephosphate de tricrésyle. Après agitation, seul le mélange contenant l’huile de ricin laisse le nitrate de cellulose non dissous; la dissolution est totale avecles deux autres plastifiants. On est ainsi conduit à faire une distinction entre les « ramollissants » du type huile de ricin qui ne sont que des diluants non volatils et les « gélatinisants » comme le camphre et le phosphate de tricrésyle, qui sont des solvants non volatils. Lescourbes de la figure 5 montrent l’effet d’un accroissement progressif de la propor
- tion de certains plastifiants, étendu même au-delà des proportions usuelles. La résistance à la traction est sensiblement la même pour les quatre films contenant 40% de plastifiant, mais avec 80% le dibutylphtalate se distingue par une forte diminution de ténacité. On remarque que, à raison de 20 %, c’est le phosphate de tricrésyle qui donne le film de beaucoup le plus résistant. Jones et Miles divisent en trois classes les plastifiants du nitrate de cellulose. La première comprend les plastifiants sans action dissolvante, insolubles dans le nitrate de cellulose : huile de ricin, stéarate de butyle, huiles de lin et d’abrasin, etc. L’examen microsco-
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- pique des films préparés avec ces plastifiants montre que ces derniers sont seulement maintenus sous forme d’émulsions grossières dans lesespaces intercellulaires du nitrate, à la manière de l’eau dans une éponge. La deuxième classe comprend le phtalate de dibutyle et le phosphate de tricrésyle qui forment des solutions avec le nitrate de cellulose, et qui peuvent engendrer des films plastiques ou élastiques selon qu’ils sont employés en fortes proportions ou en faibles proportions. La troisième classe se compose des substances comme le camphre, qui apportent peu de changement à la ténacité des films.
- On peut signaler encore des résultats récents obtenus par Van Heuckeroth avec des films de nitrate de cellulose contenant 50% de plastifiant, et préparés à partir de solutions dans un mélange d’acétate de butyle et de toluène. Le séchage durait une semaine à 26°, avec une humidité rela-
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- tive de 50 à 60 %. Evidemment les films ainsi obtenus doivent toujours contenir une quantité appréciable de solvant; c’est d’ailleurs ce qui a lieu dans la pratique. La résistance à la traction du film non plastifié étant de 581, on trouvait avec le diphénylphtalate : 470; avec le phosphate de tricrésyle : 382; avec l’huile de ricin : 252; avec le phosphate de tributyle : 211. Mais d'après Van Heuckeroth lui-même, il ne faut pas attacher une importance excessive aux essais de résistance à la traction. Les résultats sont fortement influencés dans des conditions différences etdes variations de durée, à tel point que l'ordre même peut s’en trouver inversé.
- Il est intéressant de passer en revue quelques-unes des substances nouvelles proposées comme plastifiants des esters cellulosiques, sans qu’il soit possible, toutefois, de risquer un jugement définitif sur la valeur de ces plastifiants. Un grand nombre d’esters des acides polycarboxyliques ont été préconisés. Les acides polycarboxyliques (phtalique, oxalique, citrique, tartrique, séba-cique) ont l’avantage d’être bon marché. Leurs esters méthylèneglycoliques présentent un intérêt particulier : pour les préparer on commence par condenser l’acide phtalique, par exemple, avec la formaldéhyde pour avoir le semi-ester hydroxy-méthylique HOOC-CH.—COO—CH,—OH. On peut ensuite estérifier de différentes façons les groupes carboxyle et hydroxyle. Avec le cellosolve et l’acide acétique par exemple, on obtient le composé :
- CH3 — CH2 — O — CH2 — CH2 -- OOC—OH
- CH3 - OOC—CH2-- COO
- L’action des esters chloracétiques sur les sels monosodiques des semi-esters de l’acide phtalique conduit à des substances du même genre.
- Ces composés qui possèdent deux groupes esters et un groupe éther ont un pouvoir dissolvant élevé pour les esters cellulosiques; mais il est très difficile de les obtenir à l’état pur. Des substances analogues peuvent être préparées en estérifiant un semi-ester de l’acide phtalique avec l’ester d’un hydroxyacide, pour aboutir à une formule telle que :
- CH3 —CH2--O —CH2-CH2—OOC-C6H4
- CH3—CH2—COO-CGH4—OOC
- Ces corps sont indiqués comme plastifiants des esters cellulosiques et des bakélites, glyptals, polystyrols, polyvinyls, etc.
- La production d’acides carboxyliques à partir du pétrole présente un grand intérêt. L’oxydation des paraffines à l’aide de l’acide nitrique, suivie d’estérification par l’alcool isobutylique, conduit à un mélange d’esters, incolores, à points d’ébullition élevés et qui, employés àraison de 50%, donnent avec le nitrate de cellulose des films élastiques transparents. Les butadiènes provenant du cracking du pétrole donnent, par action de l’acide maléique, l’acide 4-cyclohéxène-1-2-dicarboxylique, dont l’ester dibutylique, qui bout au-dessus de 3000, est un solvant du nitrate de cellulose. Comme plastifiants dérivés du cyclohexane, on recommande aussi certains éthers, tels que l'éther buty-lique du cyclohexylphénol.
- Une substance relativement simple, et cependant intéressante, est le tricrotonate de glycéryle, liquide visqueux bouillant au-dessus de 3000 et moins soluble dans l’eau que la triacétine. Un film sec d’acétate de cellulose de 0,1 mm. d’épaisseur, contenant 25 % de tricrotonate de glycéryle, ne perd que 4% de son poids par immersion dans l’eau courante pendant8 heures (avec la triacétine la perte atteint 22%). Les films de ce genre conviennent à l’isolement des fils métalliques conducteurs.
- Les esters des sucres ont été récemment étudiés; ils semblent pouvoir s’appliquer plutôt aux éthers de la cellulose (éthyl et benzylcellulose) qu’aux esters cellulosiques. Le produit d’acétylation du saccharose donne avec l’acétate ou le nitrate de cellulose des films durs et cassants. Le traitement du saccharose, de la dextrine ou du glucose par le chlorure de benzyle et la soude caustique conduit à des éthers insolubles dans l’eau et comportant des groupes hydroxyles libres. Ces produits sont des liquides ambrés, visqueux, solubles dans tous les solvants usuels des esters cellulosiques; mais ils ne sont compatibles qu’avec les éthers cellulosiques, avec addition de phosphate de tricrésyle. D’autres éthers des sucres ont été préparés en condensant la mannite, la sorbite, la pentaérythrite avec des oxydes d’alkylènesou avec des glycols, des aldéhydes, des cétones. On a obtenu ainsi toute une série de plastifiants des esters et éthers cellulosiques. A cette série se rattachent les produits obtenus par déshydratation de la glycérine, suivie d’acétylation — par exemple le diglycérinediétherdiacétate. Mais il est àremar-quer que les exemples cités dans les brevets spécifient l’addition d’autres agents plastifiants pour l’usage.
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- Une autre classe intéressante de plastifiants nouveaux est constituée par les sels métalliques polyvalents des acides cétoniques carboxyliques, tels que le sel de zinc de l’acide sec amylbenzoyl-o-benzoïque et le sel d’aluminium de l’acide p-cymoyl-o-benzoïque. Ces substances ont l’avantage de ne pas s'hydrolyser, différant en cela des esters mixtes comme le phtalate de zinc et de butyle. Enfin, il faut mentionner quelques plastifiants résineux tels que les abiétates d’éthyle, benzyle et glycéryle. Ces esters n’ont qu’une faible action dissolvante pour les esters cellulosiques et nécessitent souvent l’addition d’un solvant plastifiant. L’hydrogénation augmente leur « compatibilité ». D’autres plastifiants résineux, du type glyptal, présentent un grand intérêt. Le phtalate de butylèneglycol notamment a une
- compatibilité élevée pour le nitrate de cellulose, auquel il confère des propriétés adhésives remarquables. On peut citer aussi le phtalate de di (P-phénoxyéthyle) :
- C6H5O —CH2—CH2—OOC —C6H4
- C'H'O-CH— CH2—OOC
- et le produit de condensation obtenu en chauffant à I10-115° du diéthylèneglycol et de l’anhydride phtalique en proportions équimoléculaires. La nature amorphe des résines semble avantageuse pour la préparation des matières plastiques d’esters cellulosiques et celles qui sont vraiment compatibles mériteraient une étude approfondie.
- J.L.
- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- SOCIÉTÉ CHIMIQUE DE FRANCE
- Section de Montpellier
- Séance du 21 décembre 1936
- Comportement de la Roccelline en atmosphère humide, par M. David. — L’auteur a déjà présenté différentes études ayant trait à l’oxydation de certaines matières colorantes, en particulier sous l’influence de sels cuivriques.
- Dans la présente note, le cas spécial de la Roccelline est extrait d’un examen d’ensemble sur le comportement de certains colorants en atmosphère humide, cette atmosphère étant considérée comme agent d’oxydation.
- La Roccelline, colorant résultant de la copulation en milieu alcalin du B-naphtol sur le diazo de l’acide naphtionique (a-naphtylamine-4-sulfonique) est très sensible à l’action de sels cuivriques qui amènent principalement son laquage.
- L’action, sur ce colorant, d’une atmosphère saturée d’humidité, conjuguée à celle de la lumière solaire même diffuse est particulièrement curieuse.
- Des échantillons de Roccelline teints sur soie et levés sur réaction de pH déterminé, acide, neutre, alcalin, exposés en atmosphère humide permettent les observations suivantes :
- Les échantillons neutres et surtout alcalins sont rapidement virés du rouge au jaune orangé sous l’action de l’air humide.
- La coloration primitive n’est pas ramenée par touches acides. Par contre une atmosphère réductrice, l’action du fer chaud, permettent de régénérer partiellement la couleur primitive ce qui indiquerait que l’oxydation réalisée n’a pas conduit nécessairement à une coupure de la molécule sur la liaison azoïque comme nous l’avions établi pour différents colorants aminoazoïques sensibles à l’action des sels cuivriques.
- L’étude, à cepoint de vue, de colorants homologues de la Roccelline est poursuivie pour essayer de dégager le mode d’action oxydante de l’atmosphère humide.
- Cette étude revêt une certaine importance du fait d’altérations de colorants sur fibre observées dans la pratique, et qui jusqu’ici n’avaient reçu aucune explication valable.
- EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
- Préparation d'Hydrosulfites alcalins (1). — MM. René FRAENKEL et André DUBOSC. — Bull. Soc. Industrielle de Rouen, 1936, p. 183.
- Si on trempe de l’aluminium métal dans une dissolution de bichlorure de mercure, il se forme du chlorure d’aluminium et le mercure, mis en liberté, s’amalgame en surface à l’aluminium. Le métal ainsi préparé porte le nom d’aluminium activé qui
- (1) Pli cacheté n° 1701.
- lui a été donné par Kling qui, le premier, l’a préparé.
- L’aluminium activé jouit de propriétés hydrogé-nantes beaucoup plus énergiques que l’aluminium, la poudre de zinc, l’amalgame de sodium, et c’est ce qui l’a fait utiliser par Kling à la décoloration des jus de quebracho et par d’autres chimistes à l’hydrogénation des huiles.
- Nous avons pensé à utiliser ces propriétés hydro-
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- 184 EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
- gênantes de l’aluminium activé à la préparation des hydrosulfites, en le substituant dans les diverses formules connues, à la poudre de zinc.
- Il transforme très rapidement le bisulfite de soude en hydrosulfite, avec formation d alumine gelati-neuse.
- D’autre part, si on fait réagir à basse température, de 0 à 5°, un courant d’acide sulfureux, sur des rognures d’aluminium activé, il se forme très rapidement de l’hydrosulfite d’aluminium, très riche et très pur. Cet hydrosulfite traité par le carbonate de soude fournit par double décomposition de l’hydrosulfite de soude neutre et de la gelée d’alumine : la séparation des deux corps se fait au filtre presse.
- L’hydrosulfite sodique obtenu est précipité, soit par l’alcool, soit par les solutions saturées de chlorure de sodium ou de soude caustique, lavé à l’alcool, puis séché à +50°, dans le vide, en présence de vapeurs d’alcool ; dans un appareil identique aux armoires vides employées dans le séchage du caoutchouc et munies d’un agitateur broyeur.
- Rouen, le 15 mai 1915.
- Rapport sur le Pli cacheté N° 1701 du 15 Mai 1915, de MM. René Fraenkel et André Du-bosc, par M. René Hartmann.
- En 1877, Hinze (Dinglers-Journal) fut le premier à constater que l’aluminium mis en contact avec du mercure ou un de ses sels acquérait un pouvoir réducteur considérablement accru. Puis d autres auteurs suivirent qui constatèrent les mêmes phénomènes jusqu’à Wislicenus qui appela le couple mercure aluminium amalgamé : aluminium excité ou activé (J. Prakt Ch (2) 54-18-1896).
- Depuis la découverte de l’hydrosulfite de soude par Schutzenberger en 1869 jusqu’à l’époque du dépôt du présent pli cacheté (15 mai 1915) ce produit a pu être fabriqué par divers procédés en employant comme réducteurs: le fer, le calcium, l’amalgame de sodium, l’acide formique ou les for-miates, les sulfoxylates et la réduction électrolytique. Tous ces procédés se sont révélés ou trop onéreux ou donnant des produits moins purs que la reaction classique de la poudre de zinc sur le mélange bisulfite de soude + acide sulfureux.
- Le procédé décrit par MM. Fraenkel et Du-bosc proposant l’emploi de l’aluminium activé est donc nouveau; mais comme les auteurs ne donnent aucune proportion sur les quantités des matières mises en œuvre ni aucun chiffre ne concernant les rendements, il est difficile de dire si ce procédé constitue une amélioration du procédé classique.
- Qissel, 8. avril 1936.
- (1) Pli cacheté n° 1702,
- Préparation de l'Hydrosulfilte de soude anhydre par le zinc activé (i). — MM. René FRAENKEL et André DUBOSG.
- Dans un pli précédent, nous avons décrit l emploi de l’aluminium activé dans la préparation de l’hydrosulfite anhydre.
- En continuant cette étude, nous avons cherché à communiquer au zinc les propriétés remarquables d’hydrogénation que communique à l’aluminium le traitement par les solutions 1/1000 de bichlorure de mercure.
- Si on cherche à se rendre compte de la réaction, on voit que dans le tiaitement de l’aluminium métallique par le bichlorure de mercure, le chlore se porte sur l’aluminium, de façon à donner du chlorure d’aluminium en libérant du mercure métallique qui, à son tour, se porte sur l’aluminium pour donner naissance à de l’amalgame de mercure et d’aluminium qui constitue, comme tous les amalgames, un puissant hydrogénant. La réaction se passe selon l’équation :
- Al2 + 3 iïg CI2 = Ai2 Cl- + Hg Al
- Si on examine l’équation thermique, on voit que le premier membre ne dégage à la formation que 177 calories, tandis que le second où l’aluminium activé prend naissance en dégage 475 : on s’explique donc aisément que la réaction soit presque instantanée.
- Si on applique le même processus au zinc, l’équation chimique sera:
- Zn + Ag Cl2 = Zn Cl2 +Hg Zn
- En examinant l’équation thermique on voit que le premier membre correspond à 59 calories et le second à 112 calories : la réaction bien que se faisant à froid est assez lente et l’amalgame de zinc et de mercure ne se forme pas immédiatement.
- Nous avons remarqué que si on chauffe la dissolution de bichlorure de mercure où la lame de zinc est immergée, à 70°/80° l’amalgamation se fait très rapidement et, qu’en quelques minutes, on obtient la formation du zinc activé.
- Les propriétés de ce corps bien qu’étant très remarquables par rapport à l’action relativement lente du zinc métallique sur le bisulfite de soude ou sur l’acide sulfureux, sont néanmoins moins rapides que celles de l’aluminium activé. Ceci s’explique aisément si on examine les équations thermiques, au seul point de vue de production d’hydrogène, dans les deux cas.
- Dans celui de l’aluminium, on a :
- Al2 + (H20)3 = AI203 + 6H
- La somme de calories dégagées dans le premier membre est de 207, contre 391 dans le second, la reaction doit donc avoir une grande vitesse, ce que l'expérience vérifie.
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- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DE
- Produits Chimiques II Matières Colorantes de Saint-Clair du Rhône
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- EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
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- Dans le cas du zinc, l’équation chimique est :
- Zu + IPO = Zn042H
- La somme des calories dégagées dans le premier membre est de 69 et celles du second ne se chiffrent que par 86 calories, la réaction est donc plus lente.
- L’intervention de l’amalgame de zinc qui se reconstitue sans cesse, dans l’action du zinc activé sur le bisulfite ou sur l’acide sulfureux, a pour résultat de rendre beaucoup plus grande la vitesse de réaction et de la rendre même supérieure à celle que l’on obtient avec la poudre de zinc.
- Nous revendiquons donc comme notre découverte l’utilisation du zinc activé, préparé par le traitement du zinc métallique par une dissolution de bi-chlorure au 1/1000°, à 70°/80°, à la préparation des hydrosulfites, par le traitement du dit zinc activé, soit par l’acide sulfureux anhydre qui permet l’obtention d’hydrosulfite de zinc transformable en sel sodique par les méthodes classiques, soit par le bisulfite de sodium, ou tout autre bisulfite.
- Rouen, le 30 juin 1915.
- Rapport sur le Pli cacheté N° 1702, du 30 Juin 1915, de MM. René Fraenkel et André Du-bosc, par M. René Hartmann.
- Tout ce qui est dit dans mon rapport sur le pli n° 1701 des mêmes auteurs au sujet de l’aluminium activé peut se répéter pour le zinc activé.
- Jusqu’au 30 juin 1915 on ne trouve nulle trace d’emploi de zinc amalgamé tel qu’il est décrit dans le pli cacheté. Les propriétés du zinc amalgamé sont cependant connues depuis longtemps, mais, jusqu’au dépôt du pli cacheté, il n’en a pas été fait mention comme agent réducteur pouvant donner des résultats meilleurs que la poudre de zinc seule dans la préparation de l’hydrosulfite de soude.
- Comme dans le pli cacheté il n’est fait mention d’aucun chiffre concernant les rendements, il est également difficile de dire si ce procédé présente un avantage sur celui à la poudre de zinc.
- L’emploi du zinc amalgamé (activé) constitue donc quand même une idée nouvelle pour la préparation de l’hydrosulfite.
- INFORMATIONS
- Sur le cancer provoqué par l'aniline et ses dérivés. — On a attribué aux produits intermédiaires de la fabrication des colorants synthétiques une action cancérigène. Dans des essais poursuivis au Department of experimental and Cancer researches de Leeds, on a examiné l’action de l’aniline, la benzidine, les naph-tylamines soigneusement purifiées, sur des animaux. Tous les essais ont été négatifs contrairement aux résultats qui ont été obtenus en France et en Allemagne. Mais dans ces derniers cas on s’était servi de produits techniques. Il est aussi possible que ces produits soient plus actifs lorsqu’ils agissent sur l’homme, ou bien que ce sont les impuretés renfermées dans ces produits techniques qui ont une action cancérigène.
- On sait que les dérivés azoïques sont beaucoup plus cancérigènes; il est possible que ce soit par leur intermédiaire que les composés aminés deviennent nocifs.
- Le cancer et le goudronnage des routes. — Le Dr Campbell du National Institute for médical Research de Hampstead poursuit des essais sur l’influence des poussières des routes goudronnées sur le cancer pulmonaire. La fréquence croissante de celui-ci a rendu de tels essais légitimes et il a trouvé que des souris placées dans une atmosphère de telles poussières acquièrent des tumeurs cutanées d’allure cancéreuse, alors que des témoins élevés dans des atmosphères de poussières sans goudron restent saines. Mais, pour le moment, il est encore impossible de conclure.
- Don de l'I.C.I. à l'occasion du couronnement. — L’Imperial Chemical Industries accordera à chaque
- employé un jour de congé le 12 Mai et en accord avec les trade-unions le salaire sera intégralement payé; quant à ceux dont le travail exigera la présence, ils seront payés à un tarif plus élevé. De plus, tout le personnel y compris les ouvriers recevra 10 shillings versés le 12 Mai dans toutes les usines et bureaux des succursales de l’I.C.I. dans le Royaume Uni.
- Une hormone pour les végétaux. — L’I.C.I. vient de lancer une nouvelle hormone appelée Hortomone A. C est un liquide jaune d’or dans lequel on laisse séjourner les plants et boutures avant de les mettre en terre. Ce traitement facilite la formation des racines ou rend celles-ci plus vigoureuses ce qui permet à la plante de résister aux maladies.
- Pétrole synthétique au Japon. — Le Ministre du Commerce a fait accorder une subvention de 95 millions de yen (environ 600 millions de francs) pour le développement de la production du pétrole synthétique en Corée. Cette somme sera répartie sur 7 années.
- Nocivité des fourrures teintes. — Devant le tribunal de Leeds, deux personnes attaquaient la Hull Cooperative Society où elles avaient acheté des fourrures qui leur avaient occasionné de l’eczéma. La Société, pour sa défense, prétendait qu’il s’agissait d’affections constitutionnelles mais le juge prononça une condamnation à des dommages, car la coïncidence de ces deux cas simultanés rendait peu vraisemblable une sensibilité constitutionnelle.
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- INFORMATIONS
- Emploi du chlorure de calcium- — C’est à l’Exposition de Bruxelles qu’on a fait les premiers essais d’utilisation de ce sel pour le dépoussiérage des routes. Depuis on l’emploie pour les allées des parcs, les routes, les terrains de jeux. Les marchands de charbon belges l’utilisent pour empêcher les poussières de charbon et on conseille de l’ajouter au ciment pour la construction durant les périodes de gelées.
- Emploi du butane comme réfrigérant. — Le butane peut servir comme agent de réfrigération et peut remplacer l’ammoniac employé dans les machines à glace.
- Vêtements d’amiante. — Les vêtements d’amiante, complets, casques, gants et chaussures, sont à présent confectionnés à North Shields, Northumberland. Ces vêtements sont, paraît-il, supérieurs à tous autres du même genre du fait que seul l’amiante se trouve exposé au feu, les courroies et agrafes se trouvant dissimulées à l’intérieur. Les pompiers de l’endroit s’intéressent beaucoup à ces types exclusifs destinés aussi à ceux
- employés dans la chauffe et autres emplois exposés à une chaleur intense.
- Huiles d’ensimage. — L’huile d’olive qui est largement employée dans le peignage de la laine devient difficile à se procurer par suite de la guerre civile qui ravage l’Espagne- On a été obligé de lui substituer des huiles d’autre nature. Enfin, une maison anglaise a mis sur le marché un éther qui remplit les conditions requises et qui est vendu sous le nom de Nilox Ester on s.
- Nouveau procédé pour rendre la laine irrétrécissable. — A la séance du mois de Mars dernier de la section de Manchester de la Society of Dyers and Colorists, M. Hall a décrit un nouveau procédé pour rendre la laine irrétrécissable. Ce procédé consiste à imprégner la laine sous toutes ses formes avec une solution de chlorure de sulfuryle dans du white spirit, du tétrachlorure de carbone, à la température ordinaire, puis à l’essorer et à la laver. (Nous donnerons plus de détails sur ce procédé dès qu’ils nous seront connus).
- REVUE ECONOMIQUE
- ANGLETERRE
- Situation économique.
- L’activité industrielle dans le Royaume Uni en 1936 accuse une expansion de 9.7 % sur l’année précédente, les indices pourles deux années (basés sur 1930 = 100) ressortantà 124.5 et I 1 3.5, respectivement. Le groupe industriel qui accuse 1 avance la plus marquée sur 1930 est celui du bâtiment et des matériaux de construction, dont l’index est de 156.8. Le fer et l’acier viennent ensuite avec 150-1, puis viennent le gaz et l’électricité avec 148.2 et finalement les métaux non ferreux avec 143.8. Le seul des groupes qui ait fait ressortir un fléchissement sur les résultats de 1930 est celui des mines et carrières, l’index étant de 94.4-
- Le nombre des personnes enregistrées comme chômeurs le 25 janvier dernier a atteint 1.689.223 en comparaison avec 1.628-719 le 14 décembre et 2.159.722 le 20 janvier 1936. L’augmentation qui s’est produite dans le nombre des chômeurs durant janvier, en comparaison avec décembre, est en partie attribuable à l’enregistrement d’un nombre important de jeunes gens qui terminèrent leurs études à fin Décembre.
- La situation commerciale et industrielle du mois de janvier dans le Royaume Uni ne s’est pas beaucoup modifiée au cours du mois de Février, on a toutefois remarqué une plus grande activité dans certaines directions.
- Les chiffres relatifs au commerce extérieur, publiés par le Boardof Trade, ont de nouveau reflété l’influence
- favorable de l’augmentation du pouvoir d’achat de 1 étranger ; ceci traduit bien l’amélioration générale survenue dans la situation économique mondiale, généralement due à la hausse des prix des principales matières premières. Une vive avance s’est produite en Février, dans la valeur des exportations britanniques pour la deuxième fois, cette année, en comparaison avec la période correspondante, il y a un an. De leur côté, les totaux des importations et exportations britanniques furent plus importants que ceux du mois correspondant durant les six années antérieures. Les réexportations ont également dépassé les chiffres précédents.
- L industrie du fer et de l’acier a déployé une intense activité pendant février. 114 haut-fourneaux étaient allumés à fin janvier, contre 1 1 0 à fin décembre, bien que la production de la fonte soit tombée à 650 700 tonnes, contre 671.400 tonnes en décembre. Ce dernier chiffre se compare toutefois d’une façon très favorable avec les 595-500 tonnes de janvier 1936.
- Les statistiques ayant trait à la production de lingots d’acier font ressortir une même tendance, les totaux pour les.trois périodes précitées ressortant à 998,900 tonnes, 1.019.200 tonnes et 911.700 tonnes, respectivement-
- Industrie textile.
- Les échanges dans 1 industrie cotonnière ont légèrement fléchi en février. Des ventes considérables en files ont cependant été effectuées et les achats d’étoffes ont touché un total assez intéressant. De bons achats
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- REVUE ÉCONOMIQUE
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- furent transmis par l’Inde et autres parties de l’Empire, tandis que la demande domestique témoignait d’une certaine activité. Les exportations de filés de coton ont dépassé d’une manière appréciable en Janvier celles du mois précédent, comme celles de la période correspondante de 1936.
- Une maison française, installée à Lyon, MM Martin et Bickert, dont la spécialité est la manufacture de la soie, du velours et de la peluche, vient d’acheter près de Blackburn plusieurs fabriques pour la manufacture du velours de soie. La fabrication de cette firme avait été jusqu’à présent importée en Grande Bretagne.
- Une compagnie anglaise a été constituée pour diriger l’affaire, son nom est Silk Velvet Manufacturing Co., Ltd., Un certain nombre de spécialistes viendront de France instruire le personnel anglais, qui atteindra éventuellement plus de 500 personnes- La maison a l’intention de faire elle-même la teinture et 1 apprêt à Blackburn.
- L’activité croissante prise par l’industrie cotonnière vient de se traduire par la réouverture de plusieurs fabriques.
- Le rapport annuel de l’Association of Coton Manu-facturers signale que les 500.000 métiers qui existent au Lancashire marchaient à 85 % de leur rendement maximum à la fin de 1936, ce qui représente une augmentation de 5 % sur le rythme de production de 1935.
- Des chiffres officiels indiquent une diminution de
- 4.328 chômeurs dans l’industrie cotonnière en janvier, en comparaison avec décembre. Si l’on compare avec janvier 1936, la diminution n’atteint pas moins de 30.061 personnes.
- Pour la première fois dans l’histoire, sans doute, le Lancashire et le Cheshire signalent une réduction dans le chômage en janvier, période qui, normalement, laisse ressortir une augmentation saisonnière substantielle, en comparaison avec les mois précédant Noël.
- Un Chef de Service au Ministère du Travail a déclaré que la situation ouvrière s’est graduellement et matériellement améliorée dans l’industrie cotonnière durant les derniers mois et l’impression est que cet heureux état de choses sera maintenu.
- Mr. W. E. Lucas qui a quitté la présidence de la Chambre de Commerce de Manchester en janvier dernier, a dit que « le commerce du coton se trouvait aujourd’hui dans une situation beaucoup plus saine qu’il ne l’a été depuis nombre d’années et il a survécu à la crise sans catastrophe ».
- Ce point de vue optimiste est traduit par les bilans et les déclarations de dividendes qui font ressortir une amélioration même sur le semestre antérieur. Un changement très prononcé s’est produit dans les fortunes des filatures, dont certaines ont annoncé des dividendes, chose qui n’est pas arrivée depuis 1921. La production se maintient aux environs de 90 % du rendement maximum et sa totalité se trouve absorbée graduellement par la consommation.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Composés fluorés aliphatiques. — I. G. Farben-industrie. — B. F. 798.421, 29 novembre 1935.
- Jusqu’ici on préparait les composés fluorés en traitant les dérivés chlorés par le trifluorure d’antimoine mais en présence de pentafluorure. On a trouvé qu’on peut traiter par le trifluorure d’antimoine, dans Sb F', les carbures chlorés possédant les atomes de Cl attachés au même carbone. Par exemple, le méthylchloroforme donne suivantles conditions C.CI2F.CH3, CCIF.CH3 ou CF3.CH3.
- Amines primaires. — Usines de Melle. — B. F.
- 798.530, 19 février 1935.
- La transformation des alcools en amines primaires par passage des vapeurs mélangées à l’ammoniac sur un catalyseur d’hydrogénation donne lieu à des réactions secondaires. Ainsi il peut se former des nitriles avec départ d’hydrogène :
- R.CH30H NE = R.CN4H042H2.
- Le procédé utilisé consiste à faire la réaction en deux phases : la première sur un catalyseur déshydratant qui fournit le nitrile et l’hydrogène et la seconde sur un nouveau catalyseur d’hydrogénation qui fournit l’amine, le restant des gaz rentrant dans le circuit.
- Combinaisons azotées polymères. — I. G. Far-benindustrie. — B. F. 798.460, 2 décembre 1935.
- On fait réagir les bases azotées sur les éthers d’acides polymérisés, comme les éthers d’acides polyacryliques qu’on fait réagir avec l’éthylènediamine, l’ammoniaque, l’aniline etc. Les produits obtenus doivent servir d’agents auxiliaires dans l’industrie textile.
- Ethers sels, acétate d’éthyle. — Usines de Melle et H. M. Guinot. — B. F. 798.842, 27 février 1935.
- On sait qu’en faisant passer des vapeurs d’alcool sur du cuivre il y a perte d’hydrogène et formation d’aldéhyde. En condensant l’aldéhyde et l’alcool et reprenant les produits gazeux auxquels on ajoute de l’alcool, on les fait passer sur le même catalyseur, on obtient une quantité importante d’acétate d’éthyle.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Nitriles. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.091, 13 décembre 1935.
- On a trouvé qu’on peut obtenir les nitriles en faisant agir l’acide cyanhydrique avec les éthers oxydes aliphatiques à température élevée. Le catalyseur est de l’alumine granulaire ou peptisée.
- Nouvelles cétones. — Carbide and Carbon Chemical Corporation. — B. F. 798.967, 9 décembre 1935.
- Ces cétones et les alcools secondaires qui en dérivent sont des dissolvants pour les résines et sont obtenus en condensant une aldéhyde comme l’éthylbutylal avec une cétone en milieu alcalin; la cétone non saturée est ensuite soumise à l’hydrogénation catalytique sous pression.
- Nouveaux produits d’alcoylation. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 798.970, 9 décembre 1935.
- On peut facilement introduire des groupes alcoyle sur des composés aromatiques mono ou polynucléaires contenant un substituant aliphatique auquel est lié, au moins, un groupe hydrophile. Par exemple on chauffe le mélange d’acide phénylacétique avec de l’acide sulfurique concentré vers 50-60° et y ajoute de l’alcool butylique normal, il se forme un mélange d’acide dibutyl et tributylphénylacétique ; le sel sodique du mélange est utilisé comme agent de lavage.
- Composés organiques oxygénés à 10 ou plus de 10 atomes de carbone. — Carbide and Carbon Chemical Corp. — B. F. 799.037, 11 déc. 1935.
- Une aldéhyde comportant au moins 4 atomes de carbone est condensée avec une cétone en présence d’un alcali ; on déshydrate le cétol en cétone non saturée ou en alcool secondaire. Les alcools secondaires ainsi obtenus sont transformés en sulfates. Le brevet décrit un grand nombre de nouvelles cétones non saturées.
- Polymères du chloro-2-butadiène-l .3. — United States Rubber Co. — B. F. 799.345, 16 décembre 1935.
- Les polymères du chlorobutadiène sont transformés en produits analogues au caoutchouc en y additionnant des cétones comme le camphre, la benzophénone, la fenchone ou des mélanges de ces corps.
- Composés organiques fluorés. — I. G. Farbenin-dustrie. — B. F. 799.432, 13 mars 1935.
- On les obtient en fixant sur les liaisons éthyléniques de 1 acide fluorhydrique en présence d’un solvant organique. Les produits obtenus doivent servir dans l’industrie textile à faire des émulsions ou servir à préparer des insecticides ou fongicides. Par exemple, l’acide oléique au sein du chlorure de méthylène ou du tétrachlorure de carbone est additionné d’acide fluorhydrique anhydre ; on distille et il reste le dérivé fluoré solide qui cristallise dans l’alcool en lamelles F. 68°.
- Produits de condensation à base d’urée et formol. — Etablissements Lambiotte et Lichtenberger. — Addition 46.435 du 5 juillet 1935 au B. F. 722.289.
- Le brevet principal a décrit un procédé qui consiste à activer la combinaison du formol avec l’urée par l’addition de quelques bulles d'H'S au lieu de catalyseurs alcalins employés jusque là. De plus une quantité massive d'H'S fournit une résine sulfurée. L’addition indique qu’on fait absorber I mol- d'H'S par 2 mol. de formaldéhyde à 40 % à un pH compris entre 3 et 12, de préférence entre 6 et 8, et combinaison du produit 2CH‘O, H'Savec 1 molécule d’urée, par concentration sous vide à pH=3 à 4.5 et séchage à 70-80°.
- Produits de condensation à base de phénol et formol. — Etablissements Lambiotte et Lichtenberger. — Addition 46.437 du 5 juillet 1935 au B. F. 764 824.
- On fait absorber à 2.2 mol. de formol, 1 mol. d’urée et 0.025 à 0.1 mol. de phénol et entre 0.05 et 0.20 mol. de préférence 0.20 mol. d'H'S à une température comprise entre 10 et 40° et à un pH de préférence compris entre 6.5 et 7.
- Aromatiques
- Amides carboxyliques à noyaux multiples. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 797.072, 30 oct. 1935.
- On fait réagir sur des composés à au moins trois noyaux comme le chrysène, le pyrène, le pérylène, le triphénylène, le naphtanthracène, les chlorures carboniques en présence de chlorure d’aluminium-
- Synthèse des phénols dérivés du cymène. — II. LAVOISIER (invention Gardner). — B. F. 798.849, 28 février 1935.
- Outre les méthodes qui ont déjà été décrites, on arrive à réaliser la synthèse du carvacrol en condensant l’alcool isopropylique avec l’orthocrésol en présence d’acide phosphorique.
- Tétrahalogéno 3.4.5.6-amino-2-oxy- 1 - benzène. —• 1. G. Farbenindustrie. — Addition 46.425 du 29 juin 1935 au B. F. 777.350.
- Le procédé du brevet principal (voir R.G.M.C., 1935, p. 334) est modifié en ce sens qu’on combine avec le phosgène les orthoaminophénols
- (NH2 : OH = 2:l.)
- halogénés en 6, qu’on chlore ou brome l'oxazolone obtenue puis qu’on saponifie le dérivé tétrahalogéné.
- Composés organiques du soufre. — I. G. Farbenindustrie. — B. F..799.315, 14 décembre 1935.
- On fait agir les vinylsulfones R (SO2CH = CH2)x où R est un radical aliphatique saturé ou non à au moins 7 atomes de carbone ou cyclique avec les bisul-
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- fites des métaux alcalins ou alcalino-terreux. Par exemple, on emploiera les sulfones heptyl, dodécyl, octodécyl, oléyl-vinyliques. De même R peut représenter le benzène, toluène, naphtalène, anthracène, phénanthrène etc. Avec la dodécylvinylcétone on obtient le composé
- CH3.(CH2)12.SO3- CH2—CH2—SO3Na
- qui se dissout dans l’eau comme le savon. De même la p-tolylvinylsulfone donne
- CH* SO—CH- CH?—SO3Na
- By-oxy- 3-tétrahydrooxynaphtoquinoléine. —
- I. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.322, 14 décembre 1935.
- Les amino-1-oxynaphtalènes sont chauffés avec de l'épichlorhydrine et des solvants organiques. On obtient les dérivés de la formule
- NH
- CH2
- OH
- O -
- O &/ O
- qui doivent être employés comme copulants des diazoiques.
- AZOÏQUES
- Monoazoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 797.425, 8 novembre 1935.
- On combine les acides acylaminonapbtoldisulfoniques
- OH NH.CO.CH‘OR
- SO3H!
- dans lesquels R est un résidu aromatique ou aliphatique substitué ou non contenant au moins 4 atomes de carbone, avec les diazoiques d’amines de la forme
- NX (COY)
- Z
- 1
- où X est un reste aromatique ou aliphatique contenant au moins 3 atomes de carbone et Y un reste aromatique ou aliphatique. Par exemple, on diazote le cyclohexyle acétylamino-1 -amino-4-benzène et combine avec l’acide butoyacétylamino-1-naphtol-8-disulfonique-4.6. C’est un colorant qui teint la laine en rouge écarlate solide au lavage, au foulon et à la lumière.
- Colorants disazoïques solubles. — I. G. Farben~ industrie. — B. F. 798.701, 4 décembre 1934.
- Il s’agit de colorants destinés à la teinture du cuir et qui répondent à la formule générale
- aryle—N=N< ANH2 ) 1 NH2 N=N-X
- et qui sont préparés en combinant la métaphénylène-diamine ou un dérivé avec un acide aminoarylepoly-sulfonique et copulant cet aminoazoîque avec le diazoïque de la safranine. Par exemple, on diazote 1 acide ani-linedisulfonique-2.5 et combine à l’acide métaphénylène diaminesulfonique puis, sur ce colorant, on copule la diéthylsafranine diazotée. Le colorant obtenu a un grand pouvoir pénétrant pour le cuir.
- Azoïques solubles dans l’eau. — I. G. Farbenindustrie. — B.F. 798.729, 5 décembre 1935.
- On condense avec les acides halogénonitroarylsul-foniques dont l’halogène est mobile, les colorants amino azoïques qui résultent de la copulation des aminoaryle disulfoniques diazotés avec la métaphénylènediamine. Comme les colorants du brevet précédent, il s’agit de colorants pour la teinture du cuir. Par exemple, l’acide diazosulfanilique est combiné avec la métaphénylènediamine et le colorant est condensé avec l’acide chloro-1 -dinitro-2.5-benzènesulfonique-4 en présence d’acétate de sodium à l’autoclave. Le colorant teint le cuir en brun foncé.
- Colorants azoïques. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 799.221, 7 nov. 1935.
- Ces colorants sont susceptibles de teindre le coton et la soie, les rayonnes, et aussi de former des pigments pour colorer les vernis. Ils résultent de la condensation d’un dérivé anthraquinonique simultanément avec un aminoazoîque et un chlorure d’acide comme le chlorure cyanurique. Par exemple, l‘amino-4, oxy-4 -azo-benzènecarboxylique, l’amino-l. (amino-4’-sulfo-3 )-anilido-4-anthraquinonesulfonique-2 et le chlorure cyanurique fournissent un colorant qui teint le coton et la viscose en vert jaunâtre solide à la lumière.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.316, 14 décembre 1935.
- Les colorants dont il s’agit renferment le groupement X.NR1R2 où Ri et R2 sont identiques ou différents et constitués par des radicaux alcoyle, cycloalcoyle etc. et X étant un radical aliphatique lié à un noyau aromatique et lié soit directement soit par un groupe intermédiaire. Par exemple on peut partir d’amines comme
- NH-CH-CH—CH-N (CH3)2
- dérivées de l’alcool p-nitrophényléthylique qui est transformé en chlorure par SOC12, le chlorure condensé avec la diméthylamine et NO2 réduit. On peut aussi
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- partir du bromodiéthylaminoéthane qu’on condense avec l’acétylaminothiophénol, on obtient
- CH3—CO—NH —CGH4—S—GH2—CH2—N (C2H3)2 qui est saponifié; on peut au préalable oxyder et on obtient alors l’amine
- NH2—C6H4—SO2—CH2—CH2—N (C2Hs)2
- Cette dernière est alors diazotée et copulée avec la méthylphénylsulfopyrazolone et donne un colorant teignant la laine en jaune. Les colorants décrits varient du jaune au rouge et au brun et sont solides au lavage.
- AZOïQUES MÉTALLIFÈRES
- Colorants ortho-oxyazoïques. — I. G. Farbenin-dustrie. — B. F. 796.904, 21 mars 1935.
- On combine avec les phénols ou naphtols les diazoïques d’éthers carboxyliques d'orthoaminophénols. Par exemple, l’éther butylique de l’acide amino-2-oxy-l-benzène carbonique, diazoté est combiné avec l’acide N-W; la laine est teinte en violet rouge après chromatage.
- Colorants azoïques. — Z. G. Farbenindustrie. — B. F. 797.012, 28 octobre 1935.
- On combine une pyrazolone de la formule
- —-O31-1 N=C_CIT
- Y/ >—N/ |
- )—/ CO-CH2
- X
- avec le diazoique du nitroaminophénol OH: NH2 : NO2= 1 2.5. Dans cette formule X est un hydrogène ou alcoyle, ou un oxyalcoyle, Y une substitution qui ne doit pas être un halogène. Ces colorants teignent la laine en rouge brun après chromatage et se distinguent des isomères dérivés du nitroaminophénol-1.2.4 par leur nuance plus franche et plus unie.
- Azoïques chromifères. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 797.013, 28 octobre 1935.
- Les colorants résultant de la combinaison des o-aminophénols avec les pyrazolones du brevet précédent sont transformés en complexes chromiques par ébullition avec l’oxyde de chrome ou par un autre moyen.
- Colorants ortho-oxyazoïques. —J. R. Geigy. —
- B. F. 797.017, 28 octobre 1935.
- On prépare des colorants chromatables en combinant les diazoïques des orthoaminophénols avec les dérivés acylés de l’acide aminonaphtolsulfonique de la formule
- acyl.NH'
- SO3H
- Cet acide amino-2-oxy-6-naphtalènesulfonique-8 n’a pas encore été utilisé; il s’obtient par élimination du groupe diazoique de l’acide nitrodiazo-1 -naphtol-2-sulfonique-4 et réduction de l’acide nitronaphtolsulfo-nique (Rüggli, Helvética 12, p. 1034, Battegay, Bul. Soc. Chim. (IV) 41, p. 145). Ce sont des colorants qui, sur laine, donnent, après chromatage, des teintes bleues à gris-bleu.
- Colorants azoïques cuivrés. — Imperial Chemical
- Zndustrie. — B. F. 797.059, 29 octobre 1935.
- Ce colorant résulte de la copulation de l’acide dihy-droxy-5.5‘-dinaphtylamine-2. 2’-disulfonique-7.7’ avec le diazoique du chloro-6-amino-2-phénolsulfonique-4, et ébullition de ce colorant avec du sulfate de cuivre-Il teint le coton en nuance violette brillante d’une excellente solidité à la lumière.
- Colorants azoïques. — Imperial Chemical Zndus-tries. — B. F. 797.085, 30 octobre 1935.
- On copule l’acide J ou un de ses dérivés N substitués en milieu alcalin avec un acide amino-aroylamino-5-benzoique diazoté ou, si le composant de couplage contient deux restes d’acide J, avec 1 mol. d’acide amino-2-aroylamino-5-benzoïque diazoté et d’un autre acide o-amino carboxylé. Le produit étant finalement transformé en complexe cuivrique. Par exemple, l’acide amino-2-benzoylaminobenzoïque est diazoté et combiné à l’acide benzoyl J; le produit est transformé en complexe cuivrique. Il teint le coton en violet rouge. D’autres exemples indiquent des rouges bleuâtres, violets, bleus.
- Colorants azoïques. — /. G. Farbenindustrie. —
- B. F. 797.418, 8 novembre 1935.
- La résorcine ou les trioxybenzènes-1 .2.3 ou 1.2.4 sont copulés avec 2 ou 3 mol. d’un diazoique dont un au moins renferme un groupe nitré. Ce sont des colorants bruns pour cuir dont la solidité est améliorée par un traitement avec un sel de cuivre. Ainsi on diazote l’acide amino-1 -nitro-4-benzènesulfonique-2 et combine avec le pyrogallol (trioxybenzène-1.2.3) puis avec le diazoique de la nitrométaphénylènediamine. Le colorant teint le cuir chromé ou tanné en brun havane. Le composé cuivrique s’obtient par traitement avec du sulfate de cuivre et l’ammoniaque; il teint en nuance plus jaune que le colorant non cuivré.
- AZOÏQUES INSOLUBLES SUR FIBRE
- Azoïques sur fibres animales ou sur mélanges de fibres animales et cellulosiques. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 797.140, 31 octobre 1935.
- L’imprégnation de la laine avec les solutions alcalines caustiques de composés hydroxylés copulables est nuisible par suite de l’excès d’alcali qui est utilisé. On remplace cet excès par des sels à réaction alcaline,
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- 191
- silicate, borate, pyrophosphate de sodium; dans ces conditions la laine absorbe moins d’alcali Exemple : On imprègne 50 grs de laine entre 55-60° pendant 3/4 d’heure dans une solution A et développe dans la solution B pendant 3/4 d’heure. On rince et traite à 80° par l gr. d’oléylméthyltaurine dans l litre d’eau, rince à 35-40° avec 1 gr. d’oléylméthyltaurine dans 1 litre d’eau, rince à l’eau et sèche.
- Solution A : on dissout 0,5 gr. d’oxynaphtoylami-no-1 -méthyl-2-chloro-4-benzène dans 1 cc d’alcool, 0,18 cc soude à 34° Bé, l cc d’eau, et introduit dans une solution de l gr. d’oléylméthyltaurine et 15 gr. pyrophosphate de sodium dans 1000 cc d’eau à 60°.
- Solution B : on diazote l gr. de chlorhydrate dami-no-1 -méthyl-2-chloro-4-benzène à 90 % avec 1,05 cc d’acide chlorhydrique à 20° Bé et 0,4 gr. nitrite de sodium avec 1 cc d’une solution à 30 % du produit de la réaction de l’oxyde d éthylène sur l’alcool octodé-cylique; on neutralise le diazoïque avec 1 gr. acétate de sodium et, alors, ajoute l cc d’acide acétiaue à 50 % et porte le tout à 1000 cc. On obtient une teinture rouge; on peut remplacer le pyrophosphate par 10,1 gr. de silicate ou 3,6 gr. de carbonate de soude.
- Nouvelles bases aromatiques et colorants
- azoïques. — Z. G. Farbenindustrie. — B. F. 797.324, 5 novembre 1935.
- On prépare les colorants monoazoïques de la formule
- R.N = N | NH2 OH-" ' Y \
- en combinant en milieu alcalin l’hydroxy-7-acylamino-l-naphtalène avec les diazoïques d’amines copulant facilement. Ces aminoazoïques sont ensuite diazotés et servent à développer sur la fibre le colorant dérivé des arylides oxynaphtoïques. Le brevet donne un grand nombre d’exemples de colorants rouges et bruns.
- COLORANTS POUR GUVE
- Anthraquinonique s
- Colorants anthraquinoniques. — Z. G. Farbenindustrie. — B. F. 797.155, 2 novembre 1935.
- Les acides carboxylés dérivés des pyridones anthra-quinones ou leurs halogénures sont amenés à réagir avec les composés aminés aromatiques renfermant au moins un groupement cétonique relié en chaîne fermée. Par exemple, on chauffe à 180° jusqu à cessation du
- dégagement de HCl le chlorure de l’acide pyridone
- anthraquinonecarboxylique avec l’a-aminoanthraquinone
- au sein du nitrobenzène. Le colorant forme une cuve
- brune d’où le coton est teint en jaune.
- Colorant anthraquinonique. — Impérial Chemical Industries. — B. F. 797.382, 7 novembre 1935.
- Ce colorant assez compliqué contient le noyau car-bazolique d’une diaminodianthrimide et celui de l’an-thrathiazol. Ainsi, on prépare le carbazol de 1 amino-1 -benzoylamino-4-dianthrimide de la manière suivante : l’olive Calédone ou carbazol de la dibenzoyldiamino-4-4 -dianthrimide est dissous dans 1 acide sulfurique on chauffe à 70° et verse dans l’eau, filtre, lave au carbonate de soude et sèche. Ce produit est ensuite chauffé dans le nitrobenzène avec le chlorure de l’acide anthra-thiazol-1 9-carboxylique-2 à 200-210°. Le colorant teint le coton en vert-olive.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.583, 17 décembre 1935,
- Les imines des pyridinoanthraquinones sont chauffées avec du chlorure d’aluminium. Par exemple la 5-anthra-quinonyl-1 -amino- 2. (N) - pyridinoanthraquinone est chauffée avec AICI3 et NaCl et donne un colorant teignant le coton en jaune.
- Colorants anthracéniques. — Z. G. Farbenindustrie. — B. F. 800.102, 28 décembre 1935.
- On traite par la poudre de cuivre les composés de la formule générale
- Aryle—CO—NR — aryle
- dans laquelle au moins un des restes aryle représente un reste anthraquinoïde, les deux restes contenant un atome d’halogène en ortho du CO ou NR et où R est un hydrogène ou un reste d’hydrocarbure. On obtient ainsi des colorants qui sont sans doute des phtaloyl-phénanthridones.
- Ainsi la (o-bromobenzoyl)-1 -méthylaminobromo-2-anthraquinone est chauffée avec du cuivre au sein de nitrobenzène. Le colorant purifié est exempt d’halogène, il possède sans doute la constitution suivante
- CO
- CO | | |
- CO
- et teint le coton en cuve rouge bordeaux, en jaune verdâtre. On peut de même utiliser des dérivés amino-2-bromobenzoylés, et on peut ainsi condenser l’amino-1 -bromo-2-anthraquinone avec l’acide bromo-2-anthra-quinonecarboxylique-1. Tous ces colorants dont on donne 18 exemples teignent en jaune.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- COLORANTS ANTHRACÉNIQUES ACIDES
- Colorants anthraquinoniques. — Imperial Chemical Industries. — B. F. 797.119, 31 octobre 1935-
- On fait réagir une halogéno-1-amino-4 ou méthyl-amino, ou hydroxyanthraquinone avec une alcoylaniline et on sulfone. Par exemple, on chauffe à 1 15-120° la dibromo-1 .3-amino-4-anthraquinone etl amino-4-butyl-benzène et l’acétate de potassium et de 1 acétate de cuivre au sein de la pyridine. On obtient ainsi la bro-mo-2-amino-1 -butylanilino-4-anthraquinone. Ce composé est chauffé dans le phénol fondu avec du sulfite de sodium dissous dans l’eau, à l’autoclave. Le nouveau colorant est l’amino-1-butylanilino-4-anthraquinonesul-fonique-2; il teint la laine en bain acide en bleu.
- Colorants acides anthraquinoniques. — 1. G.
- Farbenindustrie. — B. F. 797.388, 7 novembre 1935.
- On condense le chlorure de l’acide dichloro-1.4-anthraquinonesulfonique-6 avec la méthyltaurine et on chauffe la dichloroanthraquinonesulfométhyltaurine avec la hexahydroaniline et du sulfate de cuivre; on obtient la dihexahydroanilido-1.4-anthraquinonesulfométhyl-tauride-6, elle teint la laine en nuances bleu-verdâtres.
- Colorants chromatables anthraquinoniques. -
- I. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.569, 18 décembre 1935.
- On a trouvé que les dérivés de la formule
- X CO I / / I l r l N CO NH—R.SO3H
- où X représente OH, NH2, NH alcoyl, et R le radical d’un acide orthooxycarboxylique aromatique sont des colorants que le chromatage sur la fibre transforme en teintures solides, allant du gris au vert. Pour les obtenir, on peut traiter la leucoquinizarine et un éther de l’acide aminosalicylique, par la soude; on obtient la hydroxy-1 -salicylamino-4-anthraquinone accompagnée du dérivé disalicylaminé, on peut les séparer et les sulfoner. Mais on peut aussi faire réagir une hydroxy-1 ou amino-1 -halogéno-4-anthraquinone avec l’acide aminosalicylique ortho ou para.
- Ce brevet donne 21 exemples où sont décrites les différentes méthodes d obtention de ces colorants.
- Colorants acides chromatables anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.818, 23 décembre 1935.
- On condense un acide «-halogénoanthraquinonesul-fonique ou un produit de substitution, avantageusement en présence d’un sel de cuivre et d’un agent fixateur d’hydracide, avec un acide aminoarylehydroxycarboxy-lique ou bien, une a-halogénoanthraquinone contenant
- en position 2 un autre atome d’halogène échangeable contre un groupe sulfonique et en le condensant d’abord avec un acide aryleorthohydroxycarboxylique puis échangeant ensuite le second halogène contre SO3H. Par exemple, on agite en solution aqueuse à 60-65° de la dihydroxy-1.5-dibromo-4.8-anthraquinonedisul-fonique-2.6 avec de l’acide p-aminosalicylique, du chlorure cuivreux et du carbonate de sodium, puis dilue et chauffe à l’ébullition et finalement précipite par un acide. Le colorant teint la laine en bain acide et chromatage, en vert solide. On peut remplacer l’acide p-aminosalicylique, leurs dérivés métaamino-benzoylés etc.
- COLORANTS POUR RAYONNE ACÉTATE
- Azoïques pour éthers de cellulose. - Etablissements Kuhlmann. — B. F. 799.186, 9 mars 1935.
- Parmi les colorants azoïques contenant les groupes OH, NH2, NHR libres il y en a qui ont une excellente affinité pour les éthers cellulosiques, alors que d’autres n’ont qu’une affinité très faible. Or les colorants présentant les groupements indiqués peuvent être transformés en colorants de bonne affinité en les traitant par la chlorhydrine du glycol, de l’épichlorhydrine. Ainsi le colorant obtenu par copulation du diazo de la bro-mo-6-dinitro-2.5-aniline avec la métatoluidine est chauffé avec l’épichlorhydrine; le colorant obtenu teint la rayonne acétate en rouge violacé.
- Mélanges de colorants. — I. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 798.941, 28 novembre 1935.
- On a trouvé que les diaminoanthraquinones répondant à la formule
- X CO NHR1
- x
- X CO NHR2
- où R1 et R2 sont des alcoyles, oxyalcoyles, identiques ou différents et X un substituant OH, NH2, NH alcoyle et les autres X étant de l’hydrogène, mélangés avec des diamino-1.4-anthraquinones dont chaque aminogène renferme un radical alcoyle, oxyalcoyle etc. constituent des colorants qui conviennent pour la rayonne acétate. Les mélanges présentent sur leurs constituants individuels des avantages considérables car les mélanges sont plus solubles et les teintes sur acétates plus intenses et plus pures.
- Colorants pour esters de cellulose. — Etablissements Kuhlmann. — B. F. 799.142, 5 mars 1935.
- On combine les diazoïques d’amines ne contenant aucun groupe solubilisant avec les dérivés alcoylés de l'oxy-3-diphénylamine et on obtient des colorants de bonnes propriétés : solubilité, affinité, rongeabilité. Par
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- exemple, la N-acétyleoxy-3-diphénylamine est chauffée dans un autoclave en acier avec de 1 oxyde d’éthylène au sein du chlorobenzène. Le produit, traité par la soude est insoluble et constitue sans doute le composé
- CH-NK
- I
- OCH2—CH'OH
- ou oxyéthyloxy-3-diphénylamine. Celui-ci, copule avec les diazoïques en présence de colloïdes (colle), de dispersant (brécolane) donne des colorants pour acétyl-cellulose; la diazoparanitraniline donne un écarlate.
- Produits de condensation. — I. G. Farbenindus-trie. — B. F. 799.333, 16 décembre 1935.
- Les dioxydes de butylène sont condensés avec des composés aromatiques hydroxylés ou aminés et on copule ces produits avec les diazoïques. Par exemple on condense le dioxyde de butylène-1.2.3.4
- CR-CH-CH - CH2 No/
- qui existe sous la forme cis et trans est condensé avec l’aniline ce qui donne le dianilido- 1 -4-butanediol-2.3
- G6H3—NH—CH2—CH—CH—CH2—NH-C6HS
- OH OH
- Celui-ci combiné avec la diazoparanitraniline donne un colorant qui teint la rayonne acétate en jaune éclatant.
- COLORANTS DIVERS
- Composés de métaux lourds. — I. G. Farbenin-dustrie. — B. F. 796 898, 17 janvier 1935.
- On a déjà décrit la préparation de sels d’acridinium en transformant les sels des bases en carbonates et en dissolvant ceux-ci dans les acides. En mélangeant ces sels avec des composés des métaux lourds on obtient des sels destinés à des usages pharmaceutiques.
- Colorants pour cuir. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 798.447, 30 novembre 1935.
- Ces colorants résultent de la condensation d’acides nitroaminodiphénylaminedisulfoniques ou trisulfoniques avec la benzoquinone dans la proportion de 2 molécules des premiers pour une du second. Exemple : on prépare la solution d’acide nitroaminodiphénylamine disulfonique par condensation de p-phénylènediamine-sulfonique avec 1 acide nitrochlorobenzènesulfonique en milieu carbonate de soude et on agite cette solution avec de la toluquinone et du bioxyde de manganèse pulvérisé. La solution fonce, on filtre et acidifie et isole l’acide colorant qu’on mélange avec du carbonate de soude ou de l’ammoniaque. C’est un colorant brun pour cuir.
- Produits et solutions colorées. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — B. F. 798.643, 2 décembre 1935.
- On combine les diazoïques d’éthers oxydes diary-liques orthoaminés avec les composants de copulation et on les utilise pour colorer des solutions d’éthers cellulosiques.
- Colorants sulfurés. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.281, 13 décembre 1935.
- Les oxy-4-diarylamines sont sulfurées en deux stades : dans le premier on les chauffe avec du soufre ou du soufre et du sulfure de sodium et dans le second, on achève la réaction en ajoutant un alcool à point d’ébullition élevé (alcool butylique ou hydrocycliques).
- Le premier stade de la fusion avec le soufre se fait avec addition d’iode. Par exemple, on fait fondre 100 parties de soufre et 50 parties de sulfure concentré puis on introduit 100 parties d’oxy-4’-phénylamino-2-naphtalène, chauffe pendant 1 à 2 heures à 130-170° puis ajoute 400 à 500 parties d’alcool butylique et chauffe à reflux 3 à 4 heures- Le colorant teint le coton en noir foncé en bain de sulfure. Le colorant est noir bleu si on ajoute 5 parties de dioxy-4.4'-diphénylamine.
- Colorants sulfurés — I. G. Farbenindustrie. —
- B. F. 799.342, 16 décembre 1935.
- Le décacylène est traité par les agents de sulfuration, chlorure de soufre, soufre ; le produit résultant teint le coton en rouge brun.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.356, 17 décembre 1935.
- Le décacylène donne des colorants sulfurés (brevet précédent), mais on a trouvé que si on le traite simultanément avec les agents sulfurants et halogénants au sein de l’acide chlorosulfonique on obtient des produits qui teignent le coton dans la cuve d hydrosulfite, en orangé.
- Colorants basiques du triphénylméthane. — I. G. Farbenindustrie. — Addition 46.426 du 1er juillet 1935 au B. F. 760.287.
- On décrit dans le brevet principal des colorants du triphénylméthane renfermant des groupes alcoyloxy qu’on obtient par les méthodes de synthèses habituelles (voir R.G.M.C. 1934, p. 309).
- La modification consiste à traiter les colorants para diaminotriphénylméthane, tétraalcoyloxy contenant en para du carbone central un halogène, un alcoyloxy, un groupe sulfonique, par les amines paraalcoyloxyarylées. Par exemple on oxyde par Pb02le produit de la condensation de la p-chlorobenzaldéhyde avec la di(mé-thoxyéthyl)-métatoluidine; le colorant vert est chauffé avec la p-toluidine jusqu’à disparition de la coloration verte. Le colorant teint le coton tanné en bleu-verdâtre.
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- RÉSULTATS INDUSTRIELS
- RESULTATS INDUSTRIELS
- Compagnie Française de Produits Organo-Chimiques.
- Une assemblée extraordinaire a décidé la modification de l’article 45 des statuts, permettant d'affecter à un fonds de réserve extraordinaire, qui sera mis à la disposition de l’assemblée ordinaire, le fonds de réserve spéciale figurant au bilan pour 1 million 975.958 frs.
- L’assemblée ordinaire, qui s’est tenue ensuite, a approuvé les comptes de l’exercice 1935-1936, clos le 30 septembre dernier, se soldant par un bénéfice de 1.147-805 frs.
- Les actionnaires ont voté un dividente de 19 frs brut par action et ils ont décidé de répartir la réserve extraordinaire, permettant la distribution d’une somme de 39 fr. 50. brut par action. La date de mise en paiement a été fixée au 31 mars.
- Compagnie Alais-Froges et Camargue Péchiney.
- Les comptes de l’exercice 1936, qui seront soumis à l’assemblée ordinaire du 31 mai, font ressortir un bénéfice net de 27.919.303 frs contre 24.545.363 frs pour l’exercice précédent.
- Le conseil proposera de porter le dividende de 40 à 50 frs brut par action.
- Electro-Chimie d'Ugine.
- Le conseil a demandé, à l’assemblée extraordinaire du 5 avril, l’approbation de principe de l’apport effectué à Ugine par la Société des produits azotés-
- D’autre part, le conseil a demandé, à la même assemblée, l’autorisation d’augmenter le capital, sur ses seules décisions, pour le porter au maximum à 300 millions, en une ou plusieurs fois, par l’émission, aux taux et conditions qu’il jugera convenables, d’actions nouvelles payables en numéraire, de même nature que celles existantes-
- Le conseil décidera immédiatement, après le premier stade, de porter le capital, en une seule fois, de 130 millions à 220 millions. Les actions nouvelles seraient émises aux environs du pair.
- Matières Colorantes et Produits Chimiques de Saint-Denis
- Les comptes de l’exercice 1936 se soldent, après défalcation de tous amortissements, frais généraux divers et provisions d’usage, par un bénéfice net de 9.686.908 fr., contre 8.607.239 fr. pour l’exercice 1935.
- Cette plus-value provient, pour la plus grande partie de la réalisation en francs des ventes faites à l’expor
- tation en monnaies étrangères, avant l’alignement monétaire du 1er octobre 1936.
- Le conseil proposera, à l’assemblée ordinaire du 25 mai, de porter le dividende à 45 fr. par action, contre 40 frs l’an dernier.
- Société des Usines Chimiques Rhône-Poulenc.
- Les comptes de l’exercice 1936 se soldent par un bénéfice de 39.674.302 frs contre 36.681.545 frs pour l’exercice précédent, auquel vient s’ajouter le solde antérieur de 1.155.163 frs. Le conseil proposera de fixer le dividende à 37 fr. 50 au lieu de 32 fr. 50.
- Société Chimique de la Grande Paroisse, Azote et Produits Chimiques.
- Uneassemblée extraordinaire avait été convoquée pour le Î3 avril en vue de statuer sur un projet de réduction du capital social actuel de 70.320.000 frs par le remboursement d’un quart du montant de chaque action.
- Mise en faillite
- de la Société Alsacienne de Produits Chimiques
- Un jugement du Tribunal de Commerce de la Seine, en date du 6 avril, met en état de faillite la Société Alsacienne de Produits Chimiques, au capital de 85 millions, ayant pour objet la fabrication et le commerce de produits chimiques, avec siège social à Paris, 19, rue La Boétie, M. Ferrus a été nommé juge-commissaire et M. Planque, 6, rue de Savoie, syndic provisoire.
- Société Anonyme pour l'Industrie Chimique à Mulhouse-Dornach
- Une récente assemblée extraordinaire a décidé de porter le capital de 2 à 3 millions de francs, par l’émission au pair de 800 actions nouvelles de 1.250 frs.
- Etranger
- Imperial Chemical Industries
- Le bénéfice brut s’est élevé à 9.049.422 € en accroissement de 696-992 * sur l’année précédente- Le bénéfice net pour 1936 après prélèvement de 1 million de £ pour le fonds d’amortissement et dépréciation et 846.093 € pour l’income-tax, s’élève à 7.203.329 £. En 1935 le bénéfice net avait été de 6.706.539 €, avec le report de 638.740 Ë de l’année dernière le total disponible s’élève à 7.842.069 £. Ce chiffre record surpasse celui de 1935 de 527.079 £.
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- EXTRAITS DE' JOURNAUX ÉTRANGERS
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- TEINTURE-IMPRESSION
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- La surteinture des objets en cuir. — Deutsche Farber-Zeitung, 72, n° 2, (12 janvier 1936).
- Dans toute manipulation de marchandises en cuir, la nature du cuir joue un rôle essentiel, déterminant le genre de traitement : humide ou sec. Qu’il s’agisse de vêtements ou de meubles, il importe de commencer par un nettoyage soigné. La pièce à teindre ou à reteindre doit être d’aspect uni, immaculé et aussi clair que possible. Toutefois les objets à reteindre exigent relativement moins de soins, car la couleur peut être enlevée sans crainte. On peut donc brosser à fond avec un bon savon de benzine pour faire disparaître les taches; les vêtements de cuir sont ensuite lavés dans un bain courant de benzine. On teint après séchage. Au cours de toutes ces opérations, il faut bien entendu avoir soin de respecter la souplesse du cuir; sinon un tannage subséquent deviendrait à peu près indispensable, la glycérine ou les produits similaires ne suffisant plus pour rendre au cuir endommagé son bel aspect et son toucher doux.
- Les vêtements se teignent de préférence avec les colorants spéciaux pour cuir, à la brosse, au pinceau ou au pistolet. Dans le cas d’une nouvelle teinture le premier enduit est le plus important, car la laque superficielle peut se craqueler. On enduit de préférence deux fois avec séchages intermédiaires, puis on laque et on fixe. Le laquage demande encore plus d’adresse que les opérations précédentes : un enduit trop épais durcit le cuir et se fendille trop facilement. La laque doit donc être aussi mince que possible, et cependant bien adhérente; il n’y a pas de polissage à faire. Les couleurs de bonne qualité ne doivent pas traverser, ni déteindre- Les teintures simples des gants, par exemple, ne sont jamais laquées, mais seulement graissées et polies.
- Contrairement à ce qui se fait pour les vêtements, les meubles de cuir sont généralement soumis à un traitement humide. Les divans et les fauteuils sont lavés à froid avec une solution grasse de savon; on sèche sommairement à l’aide d’un chiffon doux et on enlève les taches qui restent encore, avec de l’alcool ou du chloroforme. Après séchage complet, on polit avec des chiffons secs puis on teint au pistolet avec des colorants acides- On peut aussi se servir de colorants basiques en solution acétique. Les meubles de cuir, et surtout les fauteuils, ont fréquemment de nombreuses détériorations locales (coups et égratignures) qui, après teinture, apparaissent en taches plus foncées. Il est possible d’y remédier quelque peu : pour cela on frotte en tournant, avec du talc coloré, de préférence en
- solution cireuse. Un traitement subséquent à la gomme laque ou à la formaline améliore la solidité des teintures. On ne fait pas d’enduits laqués sur les meubles de cuir; le lustre et le toucher doux s’obtiennent par un bon polissage avec une graisse spéciale, exempte d’acide. On peut aussi polir avec une huile acétique chaude, et enduire d’une solution de gélatine contenant de la glycérine. Mais ce travail est assez pénible et on n’a recours à ce procédé que si les autres ont échoué.
- Ajoutons que dans la teinture en colorants acides l'emploi de l’acide formique est toujours préférable; la teinture avec de l’acide sulfurique nécessite en effet une neutralisation subséquente dont l’effet est défavorable pour la nuance. Bien entendu, on n’est pas obligé de teindre les meubles en colorants acides, et on peut très bien se servir pour cela des colorants spéciaux pour cuir.
- J. L.
- Les conditions de la solidité au frottement des teintures sur laine et tissus mixtes. — Hans SCHMIDT, Deutsche Farber-Zeitung, Wittenberg, 71, nos 40-42.
- Les différences que l’on observe dans la solidité au frottement des tissus teints proviennent essentiellement de la nature de la liaison chimique entre le colorant et la substance de la fibre. A ce point de vue, il y a lieu de considérer non seulement les propriétés tinctoriales des colorants, mais aussi les propriétés physico-chimiques des fibres animales et végétales, sans oublier l’influence éventuelle des traitements que l’on fait subir aux tissus.
- L’industrie lainière produit de grandes quantités de tissus mixtes contenant des fibres végétales en proportions prépondérantes. On emploie généralement, pour ces tissus, des colorants substantifs teignant également les fibres végétales et animales. Le procédé le plus usuel est celui qui consiste à teindre en un seul bain. On a cependant recours à la méthode des deux bains lorsque la teneur en fibres végétales est faible (cas de la laine artificielle); ces dernières sont alors teintes dans un bain court. Quant à la laine pure, on la teint presque exclusivement en colorants acides ou colorants chromatables. Une rapide enquête nous enseigne que 75 % des matières colorantes utilisées dans les teintureries de laine appartiennent au groupe des colorants substantifs. La prépondérance de ces derniers est due à l’abondance actuelle des tissus mixtes de laine et fibres végétales, et non à un manque de colorants acides
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- ou chromatables, dont il existe une gamme très suffisante — sauf dans les verts.
- C’est un fait bien connu des spécialistes, que d’une façon générale les colorants acides donnent des teintures ne se maculant pas au lavage, tandis que les colorants substantifs ont tendance à déteindre assez facilement, — en particulier dans un bain tiède contenant 25 à 30 % de sel. Cette règle n’est d’ailleurs pas absolue. Dans le groupe des colorants acides, lorsque la teinture a été correctement effectuée, les Bleus Neutres pour Laine, par exemple, ne déteignent pas. Mais on trouve des colorants comme le Noir Naphtaline D et le Jaune au Chrome R dont les teintures ont tendance à se barbouiller. Cet inconvénient est dû, pour le premier, aux impuretés de fabrication qu’il contient et dont il est difficile de se débarrasser ; pour le second, à sa mauvaise solubilité (son seul groupe salifiable est un carboxyle). Les Bleus Solides pour Drap(Sulfonecyanines) occupent à ce point de vue une situation intermédiaire : assez facilement hydroly-sables, ils contiennent comme anion un complexe acide très peu soluble. Pour obtenir une bonne solidité au frottement avec ces colorants, il est indispensable d’effectuer la teinture entre 85 et 90°, en milieu très faiblement acide : de préférence, en présence d’acétate d’ammoniaque. Parmi les colorants substantifs, on trouve aussi des exceptions à la règle énoncée ci-dessus. Le Diazo-Noir BH, par exemple, ne montre qu’une très faible tendance au « barbouillage ». Le mélange de Bleu Neutre pour Laine et Diazo-Noir Direct BH est d’ailleurs recommandé pour l’obtention sur tissus mi-laine d’une nuance bleue solide au frottement.
- La connaissance des propriétés physico-chimiques des colorants permet de tenter une explication scientifique des phénomènes observés. Au point de vue de leur structure, les colorants substantifs etacides forment un groupe très étendu d’azoïques. Suivant le nombre de liaisons N— N , on distingue les monoazoîques, disazoïques, triazoïques, tétrakisazoïques (on va rarement jusqu’à cinq liaisons azoïques). On peut dire d’une façon générale, que le nombre des groupes azo détermine la grosseur de la molécule du colorant. Plus il y a de liaisons azoïques, plus l’espace occupé par la molécule est grand, donc plus grande est la substantivité. En fait, les polyazoïques sont des colorants directs pour coton, tandis que les colorants acides appartiennent pour la plupart aux groupes des mono-azoïques et des disazoïques secondaires. On sait, d autre part, que les disazoïques dérivés des paradia-mines : benzidine, tolidine, dianisidine, diaminostil-bènedisulfo, diaminocarbazol sont des colorants directs très importants.
- En ce qui concerne la constitution chimique des composants reliés par les groupes azo, on peut dire que les dérivés benzéniques et naphtaléniques contribuent également à la formation de colorants acides et de
- colorants substantifs. Cependant, il y a en général dans ces derniers prédominance de noyaux naphtaléniques, surtout pour les couleurs foncées (noirs et bleus); et on ne connaît guère de colorants substantifs formés uniquement de noyaux benzéniques. Par contre, les colorants acides exclusivement constitués de noyaux naphtaléniques ne sont pas rares (Noirs et Bleus Solides pour Drap, Noir Naphtaline D) ; mais il y en a beaucoup qui contiennent un noyau benzénique (Jaune Métanile, Orangé 2). Les colorants au chrome s’apparentent aux colorants acides par leur constitution ; leur particularité vient de ce qu’ils possèdent deux groupes OH (ou COOH) voisins 1 un de 1 autre ou en ortho de la liaison azoïque. C est ce qui leur confère la propriété de former avec les oxydes métalliques, et notamment avec de l’oxyde de chrome, des laques solides au lavage et à la lumière. Dans cette catégorie, le groupe des dérivés de 1 acide salicylique (type Noir Diamant) est particulièrement intéressant.
- Les groupes salifiables : S03H et COOH, jouent un rôle important dans la constitution des colorants. Ce sont eux qui déterminent la solubilité. Le sulfo est à ce point de vue plus actif que le carboxyle. Ainsi le Jaune au Chrome R (m-nitraniline —ac. salicylique) avec un seul COOH est peu soluble. La Roccelline (ac. naphtionique — p-naphtol) et le Ponceau de Xyli-dine 3RS (m-xylidine — sel R) sont plus solubles — le second surtout — car ils ont respectivement 1 et 2 groupes sulfo. Il est manifeste que les colorants substantifs sont, d’une façon générale, moins solubles que les colorants acides. En gros, et toutes choses égales d’ailleurs, on peut considérer la solubilité comme poids moléculaire proportionnelle au rapport : -----:----;-----------~— nombre de groupes sulfo.
- Ce rapport est généralement plus faible dans le cas des colorants substantifs que dans le cas des colorants acides, d’où la tendance des premiers à former des solutions colloïdales. Mais la nature du noyau qui portele groupe sulfo a aussi son importance : ainsi l’Orangé 2 qui a son groupe sulfo sur un noyau benzénique est moins soluble que la Roccelline, dont le groupe sulfo est placé sur un noyau naphtalénique.
- Les différences signalées entre les colorants acides et les colorants substantifs : différences de grosseur moléculaire, de structure, de nombre de groupes sulfo-niques, se traduisent par des différences dans la nature des solutions aqueuses. On a, en général, des solutions moléculaires pour les colorants acides, des solutions colloïdales pour les colorants substantifs. Dans chacune des deux catégories, le caractère des solutions aqueuses varie d’ailleurs d’une façon continue quand le poids moléculaire augmente en passant des orangés aux rouges, puis aux bleus et aux noirs. On a toute une gamme de degrés de dispersion différents. La règle ci-dessus énoncée comporte toutefois des exceptions : par exemple le Bleu Neutre pour Laine B, dont la molécule est relativement grosse, forme des solutions
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- bains de chlore, stable même au bouillon,à la chaux, aux acides et aux alcalis. Solutions absolument limpides.Stabilité du pouvoir mouillant.
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- aqueuses vraies. D’ailleurs, quand on parle de la col-loïdité des solutions de colorants substantifs, il ne faut pas perdre de vue que ces solutions sont en réalité polydispersées : à côté de granules relativement gros, il y en a de plus petits et il existe même du colorant en solution moléculaire.
- Ces particularités des solutions colorantes jouent un rôle important dans la teinture. La littérature sur les colloïdes nous enseigne que les colorants substantifs en solution aqueuse, en l’absence d’électrolytes, se comportent comme ces dérivés et sont notamment susceptibles de se dissocier par hydrolyse. Mais il suffit d’une très faible teneur en électrolytes pour leur faire prendre un état colloïdal typique. Les colorants commerciaux utilisés dans la pratique contiennent des électrolytes (chlorure, sulfate de sodium, etc...); la nature colloïdale des colorants substantifs ne fait donc pas de doute. Des mémoires récents l’ont encore confirmé, tout en soulignant la nature moléculaire de la plupart des solutions de colorants acides. C’est donc par des phénomènes de chimie physique que se distinguent essentiellement ces deux catégories de matières colorantes.
- Les bains de teinture contiennent ordinairement, à côté des sels de calcium et de magnésium, des eaux naturelles, une quantité importante de sulfate ou de chlorure de sodium. L’expérience montre queles principaux colorants acides sont indifférents aux électrolytes lorsque la concentration de ceux-ci ne dépasse pas 1 5 à 20 % ~ à moins que les colorants ne présentent une tendance marquée à la formation de laques avec les sels de calcium ou de magnésium. Par contre, les colorants substantifs sont très sensibles aux électrolytes des métaux alcalins et surtout aux sels alcalino-terreux présents dans les eaux dures, qui provoquent facilement une précipitation des colorants. L’influence des sels de calcium et de magnésium est si grande que certains colorants substantifs sont complètement insolubles, même à chaud, dans une eau dont la dureté atteint 25° hydrotimétriques. Pour d’autres, la solubilité est seulement plus ou moins diminuée. Il ne s’agit pas là, d ailleurs, d’une formation de laques de calcium et de magnésium, mais d’une coagulation des colorants. On sait, en effet, que les colorants substantifs ne sontguère susceptibles de former des laques, et, d’autre part, la quantité de sel alcalino-terreux ne serait pas suffisante en général pour cela.
- Les colorants substantifs sont très peu solubles à froid; c’est seulement au-dessus de 60° que la plupart d’entre eux se dissolvent convenablement. Au contraire, les colorants acides se dissolvent presque tous bien, même à froid, et leurs solutions sont claires. Il en est cependant, comme le Jaune au Chrome R, qui font exception; ce cas s’expliquerait par un phénomène d’hydrolyse donnant naissance à un complexe acide très peu soluble. D’ailleurs le Jaune au Chrome R étant un dérivé de l’acide salicylique est sensible à la dureté
- de l’eau; on améliore sa solubilité par addition de carbonate de soude ou d’ammoniaque. D’autres colorants acides, comme l’Orangé 2 et le Jaune Métanile ne forment à froid que des dispersions grossières- On exprime la propriété des colorants substantifs, de ne bien se dissoudre qu’à chaud, en disant qu’ils sont thermophiles. On entend par là non seulement que le chauffage favorise la vitesse de dissolution, mais encore que la température élevée est une condition nécessaire pour l’obtention d’un système dispersé-Quand leur solution se refroidit, les colorants thermophiles voient leur dispersion devenir plus grossière et se rapprochent du seuil de la coagulation. Après un repos assez long, le colorant précipite : c’est ce qu’on appelle le « vieillissement » de la solution, auquel sont plus ou moins sujets tous les colorants substantifs. Ce phénomène doit être distingué de la précipitation des vieux bains de teinture occasionnée par des fermentations donnant naissance à des substances acides.
- En ce qui concerne l’influence des acides sur les solutions de colorants substantifs, il est à noter que ceux-ci, à de rares exceptions près, sont précipités sous forme d’acides libres par addition d’acides minéraux. Les acides organiques : acétique, formique, lactique, etc., sans provoquer en général une précipitation visible, mettent le colorant dissous dans un état instable, proche du seuil de la coagulation- C’est l’acide acétique — acide peu dissocié — que les colorants substantifs supportent le mieux. Il y en a cependant, et il y a même des colorants faiblement acides commeles Bleus Solides pour Drap (Sulfonecyanines), qui sont précipités par l’acide acétique. Si l’on ne prend certaines précautions, l’acide du bain donne lieu à des inégalités dans la teinture de ces colorants. Comme l’acide est nécessaire pour obtenir un épuisement complet, on recommande de commencer en pareil cas la teinture en bain neutre et de n’ajouter l’acide acétique que pour la deuxième moitié de 1 opération- Si l’on introduit l’acide dès le commencement, on n’observe pas de précipitation visible du colorant, mais ce dernier devient moins dispersé et, étant près du seuil de la coagulation, précipite partiellement sur la surface de séparation entre la phase liquide et la matière solide, c’est-à-dire sur le tissu-
- Les acides, même minéraux, n’ont aucune influence sur la nuance des colorants acides. Il n’y a à cela que de très rares exceptions : la plus connue est celle du Jaune Métanile qui, teint en bain sulfurique, donne un ton jaune brun — mais la nuance normale revient par lavage- Par contre, les colorants substantifs changent très souvent de nuance en présence non seulement d’acides minéraux, mais même d’acides organiques. Sans parler du Rouge Congo qui bleuit par les acides minéraux et même par l’acide acétique aux fortes concentrations, il y a de nombreux colorants substantifs dont la nuance est ternie ou plus ou moins altérée par
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- les acides (jaunes qui rougissent, etc.). Quant à l’action des alcalis, elle ne présente d’intérêt que pour favoriser la dissolution des colorants, qui sont presque toujours des sels alcalins d’acides organiques complexes- Le rôle des alcalis est de s’opposer à l’hydrolyse de ces composés. Il est préférable d’employer pour cela des alcalis faibles, ou plutôt des sels à réaction alcaline (carbonate de sodium ou d’ammonium, acétate de sodium, etc.), à cause de l’action défavorable des alcalis forts sur la laine. On ne doit pas oublier, d’autre part, que les alcalis et sels alcalins, étant des électrolytes, peuvent provoquer lacoagulation des colorants si leur concentration est assez élevée.
- Pour obtenir une nuance unie et solide au frottement, il faut évidemment tenir compte des propriétés du colorant et de l’action des différents produits utilisés dans le bain de teinture. Mais il faut aussi savoir, une fois pour toutes, ce que l’on peut exiger d’un colorant dans des conditions déterminées et sur une marchandise de constitution déterminée. Comme il a été dit, on a souvent affaire actuellement à des mélanges de laine et de fibres végétales. L’industrie lainière produit une forte proportion de marchandises en laine de qualité moyenne ou inférieure, tandis que la laine de mérinos est moins employée. D’autre part, on pratique beaucoup l’huilage des fibres avec des huiles minérales même pour les tissus de qualité supérieure, qui cependant sont encore souvent traités à l’acide oléique. Le dégraissage de la marchandise avant teinture révèle que le pourcentage d’huile peut allerjusqu’à 6 % pour les laines ordinaires, mais il ne dépasse pas 1,5 % pour la qualité fine-
- La méthode la plus répandue pour teindre les tissus mi-laine est le procédé à un bain utilisant des colorants substantifs soit seuls, soit en mélange avec des colorants acides. On opère généralement en bain neutre, ou faiblement acide. Cela étant, on peut d’après ce qu’on vient de voir se faire une idée de la valeur de la marchandise teinte au point de vue de la solidité au frottement, sec ou humide- Un essai de teinture de laine pure avec un colorant acide, montre que dans ce cas il est facile d’obtenir un bon résultat au point de vue du frottement à sec, en choisissant convenablement le colorant et en rinçant la marchandise après teinture dans de l’eau propre. Il en est généralement de même pour les tissus de laine grossière teints en colorants acides, sous cette réserve que les colorants comme le Jaune au Chrome R et les Bleus Solides pour Drap nécessitent des précautions spéciales (voir ce qui a été dit plus haut à ce sujet).
- Mais au frottement humide, en général, tous les colorants acides déteignent plus ou moins. Il faut en voir l’explication dans la facilité de dissolution de ces colorants dans l’eau. D’après les théories actuellement admises, il y a bien une combinaison chimique entre la substance de la laine et ces colorants ; mais il y a lieu de penser que cette combinaison n’intéresse qu’une
- partie de la matière colorante fixée, le reste étant seulement retenu par adsorption : c’est ce reste qui déteint dans l’eau. Seuls les colorants à mordants et les colorants chromatables donnent une solidité durable au frottement, parce qu’il y a formation d’un complexe insoluble : laine H colorant métal. Dans certains cas les colorants non chromatables eux-mêmes peuvent être rendus solides au frottement humide par un traitement au chrome. Quant à la solidité des colorants acides au frottement sec, elle s’explique par leur existence en solution moléculaire dans le bain de teinture, ce qui permet une pénétration profonde dans la fibre- Dans ces conditions, la présence éventuelle d’une couche huileuse gêne très peu l’adsorption. Tout ce qu’on vient de dire n’est valable, bien entendu, que si la teinture est effectuée correctement- Un 'excès d’acide ou d’électrolyte favorise une adsorption trop superficielle. Lorsque la teneur en électrolyte augmente, la montée du colorant sur la fibre se trouve d’abord retardée parce que l’action de l’acide est entravée ; ensuite le colorant passe à l’état colloïdal, de moins en moins dispersé, ce qui occasionne une adsorption en surface.
- Les conditions sont toutes différentes dans la teinture avec des colorants substantifs. La colloïdité des solutions de ces colorants et leur dispersion multiple favorisent au commencement de la teinture une adsorption superficielle, qui est encore renforcée par une addition d’électrolytes. Même si l’on évite toutes les conditions défavorables : graissage de la fibre, dureté de l’eau, présence d électrolytes, on ne peut obtenir — tout au moins sur les laines grossières — une solidité parfaite au frottement. C’est ce qu’ont montré des essais de laboratoire effectués sur un tissu préalablement dégraissé par extraction au Soxhlet et teint en bain neutre, d’eau distillée, en l’absence d’électrolytes et avec un colorant substantif bien soluble. Malgré la réunion de ces conditions idéales, la solidité au frottement laissait toujours à désirer. Cependant, le même colorant teint sur un coton dégraissé, de bonne qualité, donnait une solidité au frottement très satisfaisante. Sur des tissus mi-laine, on peut aussi obtenir un assez bon résultat en prenant des précautions. La quantité d’électrolyte présente dans le bain de teinture joue ici un rôle capital : plus elle est grande au commencement et plus le bain est court, — plus la solidité au frottement sera mauvaise. C’est là une loi absolument générale.
- Une autre condition importante dans l’emploi des colorants substantifs est la température du bain. Une méthode en faveur dans les teintureries consisteà teindre les fibres végétales en bain court, à basse température et en présence de beaucoup d’électrolyte. Ces conditions permettent I utilisation du colorant au maximum, mais c’est aux dépens de la solidité au frottement. Les colorants substantifs étant presque tous « termophiles » sont peu dispersés à basse température et ne sont absorbés qu’en surface sur le tissu. Même si l’on
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- cherche à ne teindre que la fibre végétale, on peut très bien monter à 60-70°, température la plus favorable pour la solidité au frottement. En effet, l’opinion selon laquelle la laine serait déjà teinte à 60° est tout à fait erronnée. A cette température, la dispersion du colorant substantif, en bain neutre, n’est en réalité pas encore suffisante pour cela.
- Il y a dans la teinture de la laine une particularité sur laquelle il est bon d’attirer l’attention : c’est la nécessité du refroidissement de la marchandise dans la cuve même de teinture. Lesjiggers et autres appareils utilisés pour le coton permettent d’éluder cette opération. Mais avec la laine on ne peut l’éviter, et on procède de la façon suivante : après la teinture, on fait couler dans la cuve de l’eau froide jusqu’à remplissage complet, et seulement ensuite on ouvre le robinet d écoulement. Or, on sait que les bains neutres de colorants substantifs ne sont jamais complètement épuisés : il reste en moyenne de 25 à 30 % du poids initial de colorant. Ce reste peut être précipité par le fait du refroidissement, qui abaisse le degré de dispersion ; et la floculation a d’autant plus de chances de se produire que l’eau introduite est plus dure. Ce phénomène donne facilement lieu à une adsorption superficielle du colorant qui se trouve alors en suspension. Pour éviter cet inconvénient, il est recommandé de prendre plusieurs précautions- D’abord, épuiser le plus possible le colorant : dans cet ordre d’idées, le moyen le plus efficace serait une forte addition d’électrolyte, mais on a vu combien il serait préjudiciable à la solidité au frottement. La seule ressource est de travailler
- avec un bain aussi court que possible (rapport 1:8 à 1:10). D’autre part, pour bien maintenir le colorant en solution lors du refroidissement, il y a intérêt à ajouter une certaine quantité de carbonate de soude, sans dépasser toutefois la quantité nécessaire à l’adoucissement de l’eau du bain. Enfin, il est indiqué de ne pas pousser le refroidissement au-dessous de 40°.
- En ce qui concerne l’influence du graissage à l’huile minérale, — elle ne peut être que négative avec les colorants substantifs. Le caractère colloïdal des solutions de ces colorants les fait ressembler en partie à de véritables suspensions aqueuses de pigments. Si la fibre est complètement enveloppée d’un film d’huile, la liaison entre colorant et fibre est fragile et le frottement sec racle la couche colorée superficielle. C’est aux inconvénients du graissage à l’huile minérale qu’il est le plus difficile de remédier, pour obtenir une solidité satisfaisante au frottement. Des essais d élimination des corps gras par un lavage énergique avant la teinture, comportant l’emploi d’une quantité plus forte de carbonate, ou même une addition de pétrole dans la cuve à raison de 0,5 litre sur la pièce, n’ont pas donné de résultat appréciable. Il faut compter sur une teneur en corps gras de 4% en moyenne, pour les tissus mi-laine. C’est là le point faible dans la teinture de la laine et des tissus mixtes. On recommande bien l’emploi des colorants substantifs qui donnent des solutions très dispersées ; mais le choix n est pas grand dans cette catégorie, et d’ailleurs on a plutôt tendance à se servir des colorants les plus substantifs pour mieux teindre la fibre végétale. J- L.
- NOUVEAUX
- Société des Matières Colorantes de St-Denis
- BRUN Rongeable POUR SOIE 2G Brun Rongeable pour soie 2R
- Les Bruns rongeables pour soie 2G et 2R sont des colorants parfaitement rongeables destinés à la teinture de la soie naturelle chargée et non chargée.
- Modes de teinture :
- Ces colorants s’appliquent, sur soie chargée et sur soie non chargée, suivant les méthodes rappelées ci-dessous:
- Teinture en bain neutre. — Monter le bain de teinture avec 10 % de sulfate de soude cristallisé et le colorant bien dissous; entrer la marchandise à tiède, porter au voisinage du bouillon, et teindre jusqu’à ce que la nuance désirée soit obtenue- L’addition d’un peu de savon ou de Néosapol BN (0 gr. 5 par litre de bain), favorise l’unisson et la pénétration-
- Teinture en bain de savon de grès coupé à l'acide
- COLORANTS
- acétique. — On porte le savon de grès à une température voisine de l’ébullition et, sousagitation énergique, on ajoute lentement de l’acide acétique jusqu’à réaction nettement acide.
- Le bain de teinture est constitué en général par 1/3 de savon de grès coupé et 2/3 d’eau.
- On entre la marchandise à 50° pour l’imbiber à fond au moyen du bain de teinture, on la lève, ajoute le colorant bien dissous, puis on entre de nouveau la marchandise- On monte au bouillon en 30 minutes environ et on continue à teindre en laissant refroidir jusqu’à obtention de la nuance désirée.
- Propriétés :
- La qualité primordiale des Bruns rongeables pour soie 2G et 2R est la facilité avec laquelle ils donnent sur soie chargée ou non chargée des bruns se rongeant parfaitement en blanc à l’hydrosulfite-formaldéhyde. Les blancs sont très stables et ne remontent pas-
- Grâce à l’excellente solidité à l’eau des Bruns rongeables pour soie 2G et 2R, les blancs n’ont aucune tendance à couler au lavage.
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- NOUVEAUX COLORANTS
- Principales qualités et solidités :
- Solubilité à 80-90°...........................................
- Solidité à la lumière.........................................
- — à l’eau...................................................
- — au lavage à 40°...............................
- — à l’avivage acide.............................
- —- à l’eau de mer...............................
- — à la sueur....................................
- — au frottement.................................
- — au repassage..................................
- Brun rongeable pour soie
- 2G 2R
- 35 gr. par litre 45 gr. par litre
- Assez bonne Assez bonne
- Très bonne Très bonne
- 1rès bonne Très bonne
- Très bonne Bonne
- Très bonne Très bonne
- Très bonne Très bonne
- Très bonne Très bonne
- Très bonne Bonne
- 3 % Brun rongeable pour soie 2G
- des 4 4 1S1
- 3 % Brun rongeable pour soie 2R
- Imperial Chemical Industries ICI
- Nous avons reçu de cette Société les cartes d’échantillons de trois nouveaux Colorants de la série des Solacet solides. Ce sont :
- teinture, il fournit un jaune d’or d’une bonne solidité à la lumière, au lavage, aux alcalis et au fer chaud.
- Les fonds obtenus avec l’Orangé Solacet Solide 2GS peuvent être rongés par les mêmes réactifs que le colorant précédent et avec les mêmes bons résultats
- l’ECARLATE SOLACET SOLIDE BS.
- Ce colorant, comme ceux de cette série a la propriété de se dissoudre dans l’eau, sa solubilité étant de l’ordre de 20 % à chaud et de 1 % à froid.
- Etant donné sa solubilité et comme il ne dégorge pas au vaporisage l’Ecarlate Solacet Solide BS convient pour l’impression directe des tissus de rayonne acétate. Il fournit des nuances régulières et uniformes surtout pour les nuances pâles et mode et est d’un intérêt spécial dans le cas de tissus duveteux-
- L’Ecarlate Solacet Solide BS a une très bonne affinité pour la fibre quand la teinture est faite avec addition de chlorure ou de sulfate de sodium. Il convient pour la teinture des crêpes lourds lorsqu’on demande une bonne pénétration- Les fonds sont ron-geables avec la Rongalite sulfocyanure de calcium ou de zinc ou avec le Reduzol Z. Il peut être employé sans précautions en combinaison avec les colorants Duranol et Dispersol.
- Orangé SOLACET SOLIDE 2 GS.
- La solubilité de ce colorant est de 20 % à chaud et de 10 % à froid; comme le précédent il convient pour l’impression directe de la rayonne acétate. En
- RUBINE Solacet Solide 3 BS.
- Ce colorant convient pour la teinture de tous les genres de rayonne acétate et possède une bonne affinité quand on teint en présence de chlorure ou de sulfate de sodium.
- Par suite de sa très bonne solubilité, la Rubine Solacet Solide 3 BS convient particulièrement pour la teinture au jigger et l’épuisement peut être contrôlé comme pour la teinture du coton avec les colorants directs par l’addition de sel.
- L’application de ce colorant peut être faite en combinaison avec les colorants Duranol ou Dispersol et les Chlorazol. Dans ce dernier cas on peut obtenir des nuances unies ou des effets bicolores avec des fibres mélangées.
- Comme les colorants précédents les fonds sont aisément rongeables en blanc.
- Jaune Duranol Brillant 5G300 Poudre
- Ce colorant breveté possède une nuance jaune très verdâtre d’une grande vivacité à fluorescence verdâtre et non phototrope. Sa solidité à la lumière dépasse celle de tous les autres colorants de même nuance, actuellement sur le marché.
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- NOUVEAUX COLORANTS
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- II convient pour la teinture de tous les genres de rayonne acétate : il a un très bon unisson et une très bonne solidité à l’eau, au lavage, au craquantage, à la transpiration et au chlore. Le Jaune Duranol brillant 5G300 Poudre peut être utilisé en combinaison avec les autres membres des séries Duranol et Dispersol car il est très indiqué comme composant de verts vifs de bonne solidité à la lumière.
- La teinture s’effectue comme pour lesautrescolorants Duranol, en bain contenant de l’huile pour rouge ou du Lissapol, à la température de 80-85°.
- Vert Jade Caledon 3BS Pate.
- Le Vert Jade Calédon 3BS est une spécialité brevetée de l’I. C. I. ; ç’est un produit homogène dont l excellente solidité au lavage, au débouillissage à la soude sans pression et au chlore le rend précieux pour la teinture des filés pour chemises, serviettes et tissus du même genre.
- Il se cuve rapidement, son leuco est très soluble et possède une bonne affinité pour le coton, la viscose, le lin, la soie naturelle. La teinte vert bleuâtre obtenue est d’un bon unisson et possède d’excellentes solidités. Il convient aussi pour la teinture des tissus mixtes et exposés à la lumière, il n’a aucune action corrosive sur le coton même exposé au grand soleil. La cuve mère se prépare, par exemple avec 10 litres d’eau à 50°, 10 kgs vert jade Calédon 3BS pâte, 10 litres soude à 30° Bé, 750 grs hydrosulfite concentré en poudre le tout pendant 1/4 d’heure à 45°.
- On ajoute alors dans 1.000 litres d’eau à 45° additionnés de 10 litres soude à 30° Bé et 1 1/2 kgs Hydrosulfite concentré poudre- La teinture de 50 kgs de filés se fait à 45° durant 3/4 à 1 heure, essorer,
- oxyder à l’air, rincer et aciduler et finalement savonner 1/4 heure au bouillon.
- Société J. R. Geigy à Bâle.
- ORANGÉ ERIOCHROME RL CONCENTRÉ.
- C est un nouveau colorant au chrome de bon rendement pour la teinture de la laine en nuances grand teint- Il est caractérisé par sa nuance orangée vive et pure et par un ensemble de caractères d’excellentes solidités en particulier à la lumière.
- La solidité au potting est un peu inférieure ce qui fait qu’il convient pour des articles exigeant une très bonne solidité en général sans que celle au potting soit indispensable.
- L’Orangé Eriochrome RL concentré est approprié à la teinture de la laine sous toutes ses formes; en cuve ouverte ou sur appareils, soit seul ou en combinaison pour les teintes mode. La teinture peut se faire par chromatage subséquent ou sur mordant de chrome mais la méthode Eriochromal n’est pas à recommander.
- Erio Orangé d’ANTHRACÉNE RL.
- Ce nouveau colorant acide d’unisson dont la solidité à la lumière est excellente, appartient à la série Erio anthracène. Il se distingue par son pouvoir d’unisson, sa solidité au lavage relativement bonne, par sa bonne solidité à la transpiration et sa bonne solidité à la lumière. Il peut s’employer seul ou en combinaison pour nuances mode sur fil à broder, fil à tricoter, fil pour tapis, chapeaux, étoffes pour confection. Il convient aussi à la teinture de la soie chargée.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- TEINTURE
- Coloration de la cellulose ou d’éthers de cellulose. — II. DOSNE. — Addition 46.491 du 21 août 1935 au B. F. 775.096.
- Le brevet principal décrit l’incorporation à la solution d’éther cellulosique d’un éther sel de colorant susceptible d’être développé dans les traitements ultérieurs. La modification consiste à ajouter l’éther-sel finement broyé à la solution cellulosique sans le dissoudre au préalable.
- (Voir l’article de M- Dosne : Nouvelle fabrication de cellulose régénérée; colorée par le procédé Dosne, R. G. M. C., 1934, p. 297).
- Produits colorés. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — B. F. 796.912, 30 juillet 1935.
- On incorpore à des vernis, résines naturelles ou artificielles des composés métallifères complexes de colo
- rants triarylméthaniques peu ou pas solubles dans les dissolvants pour vernis.
- IMPRESSION
- Perfectionnements à l’impression. — Imperial
- Chemical Industries. — Addition 46.429 du 2 juillet 1935 au B. F. 785.532.
- Le brevet principal décrit l’impression de réserves blanches avec une amine ou un halogénure d’ammonium quaternaire et surimpression ou plaquage d’éthers sulfuriques de leuco-colorant de cuve. On a trouvé que les résultats sont meilleurs en utilisant des ammonium quaternaires autres que ceux de pyridinium ou de qui-noléinium. Par exemple, on imprime le coton avec une pâte formée de britishgum à 40 % 60 parties, eau 10 parties, chlorure de diméthylbenzylphénylammonium 10 parties, carbonate de potassium 12 parties, sulfoxy-lateformaldéhyde (formosane) 8 parties. La matière
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- imprimée est séchée et surimprimée avec une pâte formée de : éther sulfurique du Vert Jade Calédone 2,5 parties, eau 25 parties, épaississant neutre amidon adragante 70 parties, nitrite de sodium à 30 % 2,5 par-
- ties. On sèche, vaporise pendant 5 à 10 minutes, et développe par un passage à 65°, dans un bain contenant 20 parties d’acide sulfurique pour 1000 parties eau, lave et savonne au bouillon.
- B L ANCH ï M ENT = A P P R ETS
- LES RECHERCHES SUR LE BLANCHIMENT PAR LES HYPOCHLORITES
- par M. J. DUMAS
- Bien que le blanchiment des fibres végétales par les hypochlorites soit pratiqué depuis plus d’un siècle, les conditions les plus favorables ne paraissent pas être parfaitement définies, puisqu’elles sont encore, fréquemment, l’objet de controverses, ou tout au moins de discussions. C’est que le véritable mécanisme des réactions qui se développent dans l’action des hypochlorites n’est lui-même pas encore connu dans toutes ses parties.
- Dans le blanchiment des fibres végétales, le coton, en particulier, divers facteurs exercent une influence sur la marche des opérations. Ce sont, d’abord, la concentration des solutions en chlore actif, la proportion du chlore actif par rapport à la fibre, la température, mais les conditions du milieu sont elles-mêmes de la plus grande importance. Suivant que le milieu est plus ou moins alcalin, neutre ou acide, la vitesse des réactions, la stabilité des bains et l’attaque de la fibre avec formation d’oxycellulose peuvent être très différentes. Pour toutes ces raisons, on a trouvé qu’il était nécessaire, d’étudier l’influence des pH des solutions sur les effets du blanchiment par les hypochlorites. Cette étude a été faite par Clibbens et Ridge (/. Textiïe Institute 1925, p. 13) et a montré que l’attaque de la cellulose est la plus forte vers la neutralité, c’est-à-dire pour un pH voisin de 7. La détermination de la proportion d’oxycellulose par la méthode de Braidy (voir 7?. G. M. C. 1921, p. 35) a montré à Clibbens et Braidy que l’indice de cuivre ainsi que la solubilité dans l’alcali croissent quand on se rapproche de la neutralité, puis diminuent aussi bien quand le pH diminue vers le côté acide que lorsqu’il croît vers la région alcaline. Mais ces expériences ne fournissent aucune indication sur le mécanisme des réactions de l’hypochlorite dans le blanchiment. Il faut pour cela remonter aux travaux plus anciens. L’expérience a montré que l’action décolorante de
- l’hypochlorite est la plus énergique dans les conditions pour lesquelles l’hypochlorite présente le moins de stabilité. Autrement dit, la décomposition et l’activité vont de pair et paraissent avoir une origine commune qui, d’après Kaufmann (1) est la formation d’acide hypochloreux libre.
- On admet généralement à tort que l’action de l’hypochlorite s’explique par la mise en liberté d’oxygène suivant :
- NaOCl = NaCI+0.
- Mais l’expérience montre que l’action décolorante d’un hypochlorite diminue quand son alcalinité croît. L’acide hypochloreux est un acide très faible, son sel est donc fortement hydrolysé
- NaOCI+HOH —, ClOH+NaOH.
- Quand l’alcalinité croît, la proportion d’acide libre diminue, mais, également, le pouvoir décolorant diminue. Il paraît donc bien y avoir une relation entre la décoloration et la présence d’acide hypochloreux libre.
- Cependant, ce n’est pas cet acide libre qui est responsable de l’attaque de la fibre, car l’eau de chlore n’attaque que très peu le coton et dans la solution, on a d’après Jakowkin :
- Cl2 + H20 = C10H +F+ Cl’.
- Kaufmann (2) a calculé que dans l’eau de chlore, il existe 2150X10-5 mol. d’acide hypochloreux tandis que dans l’eau de chlore neutralisée par la soude il n’y en a plus que 23X1o=5 mol. Mais malgré que l’eau de chlore renferme 100 fois plus de CIOH libre, l’attaque de la cellulose provoquée par l’eau de chlore est 10 fois moindre que celle occasionnée par l’eau de chlore neutralisée.
- (1) H. Kaufmann, Zeitschr. angew. Chemie, 1924, p. 364.
- (2) H. Kaufmann, Zeitschr. angew. Chemie 1930, p. 840
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- LES RECHERCHES SUR LE BLANCHIMENT PAR LES HYPOCHLORITES
- CO O GM
- Ainsi, il est démontré que l’attaque de la fibre n’est pas due à l’acide hypochloreux. Quel est alors l’agent qui la provoque? Si c’était l’oxyde de chlore C12O, celui-ci, en solution, donne de l’acide hypochloreux
- Cl20-bH20 ^ 2C1OH
- et l’attaque devrait être proportionnelle à la concentration, c’est-à-dire à celle de l’acide hypochloreux. On a vu que ce n’est pas le cas. Il résulte aussi des essais de Kaufmann que ce n’est pas non plus l’ion Cl qui cause l’attaque. On se trouve donc en présence de ce fait remarquable qu’aucun des constituants connus des solutions décolorantes ou supposé s’y trouver ne peut être accusé de causer l’attaque de la cellulose. On doit donc admettre que celle-ci est due à la formation d’un produit intermédiaire instable. Un tel composé pourrait être formé par la combinaison de CIOH avec l’ion hypochloreux pour former un ion complexe
- [CIOH.CIO]’.
- Cet ion complexe en se décomposant jouirait d’un grand pouvoir oxydant.
- Sans vouloir suivre ces auteurs dans leurs développements théoriques, on peut se borner à la constatation du fait que le blanchiment, c’est-à-dire la décoloration du coton, est favorisé par la présence d’acide hypochloreux libre et que celui-ci agit sans attaquer la fibre.
- Ces faits sont conformes à certaines indications fournies par les brevets. Notamment la Zellstoff Fabrik Waldhof dans son D.R.P. 571.398 libère l’acide hypochloreux en ajoutant un acide à l’hypochlorite alcalin, les Deutsche Solvay Werke dans leurs D.R.P. 234.838 et 306.193, préparent des hypochlorites riches en acide hypochloreux en traitant des solutions de carbonate de sodium par le chlore de manière à former du bicarbonate suivant
- Na2CO3 + Cl2 + H20 = CIOH + NaHCO3 + NaCl.
- On peut utiliser un mélange de carbonate et de soude caustique, cette dernière réagissant d’abord pour donner
- 2Na0H 4- Cl2 == NaOCI 4- NaCl + H20
- de telle sorte que, suivant les proportions de soude caustique et de soude carbonatée, il en résulte des hypochlorites qui renferment plus ou moins de CIOH libre et qui doivent être plus ou moins
- actives. Si la proportion de chlore est plus forte, le bicarbonate lui-même peut être décomposé suivant
- NaHCO3 + Cl2 = NaCl 4- CIOH + CO2.
- L’action favorable du bicarbonate est indiquée par Kind comme activant le blanchiment, mais cette opinion n’a pas été généralement admise.
- Dans le but d’élucider la question de l’influence de l’acide hypochloreux libre et, plus particuliè-ment, celle de l’addition de bicarbonate sur les résultats de la pratique, Minajew s’est livré à une étude systématique (3). Bien qu’il ne s’agisse en l’espèce que d’essais de laboratoire, les conclusions auxquelles il est arrivé sont intéressantes. Il a opéré avec des solutions contenant 1 gr. de chlore actif au litre, à raison de 200 cc pour 6 à 7 grs de coton sec, à la température de 18° en ajoutant du bicarbonate et quelquefois des agents mouillants comme le Nekal. On a déterminé la consommation du chlore, la proportion d'oxycellulose par la méthode au chromate de Minajew et Medwie-diew (4), le degré de blanchiment au moyen du photomètre à pénombre d’Ostwald en prenant comme type le sulfate de baryum = 100.
- Les résultats obtenus par Minajew sont indiqués sur le tableau ci-après.
- Il résulte de ces essais les constatations suivantes :
- Le blanchiment avec une solution d'hypochlo-rite neutre à 1 gr. de chlore actif par litre demande plus de temps que si on ajoute des mouillants ou du bicarbonate; en même temps, la consommation de chlore diminue et la proportion d’oxy-cellulose n’est pas supérieure à ce qu’elle est lors du blanchiment ordinaire.
- L’addition de 2 molécules de bicarbonate par molécule de NaOCI fait qu’après 2 minutes la décoloration atteint 80 % de celle qui s’obtient après 10 minutes et ce résultat est atteint avec une consommation moindre de chlore. La durée est donc 5 fois moindre qu’avec l’hypochlorite neutre.
- L’addition de mouillant améliore la décoloration et diminue la durée sans augmenter la formation d’oxycellulose malgré l’augmentation de la consommation du chlore. Tous ces avantages sont encore accrus par l’addition de bicarbonate.
- On peut donc conclure que l’addition de bicarbonate est favorable à tous points de vue. On
- (3) Minajew, Melliand Textilberichte mars 1936, p. 219 (voir R.G.M.C. 1936, p. 429).
- (4) Minajew et Medwiediew, Melliand Textilberichte 1929
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- LES RECHERCHES SUR LE BLANCHIMENT PAR LES HYPOCHLORITES
- Numéros Additions à l’hypochlorite Durée en minutes Chlore actif absorbé °/o du coton Pourcentage de blanc % de BaSO4 Oxycellulose % du poids de la fibre
- I Solution de NaOCl neutre 2 0,0629 75,06 0,1873
- 5 0,0935 77,65 0,1949
- 10 0,1050 78,77 0,2059
- II Addition de 2 molécules NaHCO® (2 gr. 368 2 0,0741 79,49 0,2018
- par litre) 3 0,1040 80,88 0,2115
- 10 0,1093 81,38 0,2052
- III Addition de 4 molécules NaHCO3 (4 gr. 736 2 0,0974 80,94 0,2041
- par litre) 5 0,1107 81,62 0,2054
- 10 0,1171 ‘ 82,06 0,2035
- IV Addition de 10 gr. NaHCO3 2 0,0979 80,45 0,2072
- 5 0,1107 81,71 0,2041
- 10 0,1191 84,72 0,2099
- V Addition de 2 gr. de Nékal par litre 2 0,1269 82,40 0,2072
- 5 0,1741 83,07 0,2041
- 10 0,2013 84,72 0,2099
- VI Addition de 2 molécules NaHCO3+2 gr. Nékal 2 0,1937 84,02 0,1962
- • 5 0,2149 84,96 0,2081
- 10 0,2216 85,80 0,2110
- VII Addition de 4 molécules NaHCO3+2 gr. Nékal 2 0,2154 85,10 0,2041
- 5 0,2439 86,40 0,2081
- 10 0,2550 86,94 0,1962
- VIII Addition de mouillants 2 gr. acides carboxy- 2 0,1943 87,76 0,1990
- liques—acides naphtènesulfoniques 5 0,2253 87,60 0,1964
- 10 0.2486 88,07 0,2037
- IV Addition de 2 molécules NaHCO3 + les 2 0,2324 ‘ 88,22 0,2083
- mouillants précédents S 0,2411 88,23 0,2036
- 10 0,2653 88,26 0,2108
- X . Addition de 4 molécules NaHCO3 + les 2 0,2633 88,56 0,1887
- mouillants précédents 5 0,2796 88,80 0,1957
- 10 0,2978 88,89 0,1935
- peut expliquer la forte diminution de la durée qui en résulte, en remarquant que l’hydrolyse forme de la soude caustique :
- NaOCl + H20 = HOCl + NaOH
- qui gêne le blanchiment. L’addition de bicarbonate, a pour effet de neutraliser la soude, ce qui permet à l’hydrolyse de progresser. Une autre explication serait la décomposition de l'hypochlo-rite suivant
- NaOCl + NaHCO3 = Na2CO3 + HOCI
- Mais il convient de mettre en regard des conclusions de Minajew qui résultent d’essais de laboratoire, les remarques publiées par A. Schmidt (5) et qui relèvent plutôt de la pratique industrielle. Cet auteur relate, en effet, quelques souvenirs de difficultés qu’il a rencontrées durant une quarantaine d’années consacrées à l’industrie et qui l’ont
- (5) Alfred Schmidt, Melliand Textilberichte 1936, p. 878.
- persuadé que l’acide hypochloreux libre n’est pas aussi inoffensif vis-à-vis du coton, qu’on semble le croire. Le procédé préconisé par Minajew ne devrait, d’après lui, être expérimenté qu’avec de très grandes précautions. En particulier, il trouve regrettable que l’auteur russe n’ait pas déterminé le pH des solutions d’hypochlorite après l’addition de bicarbonate. Enfin, ce qu’il importe d’éviter lors du blanchiment c’est que le coton jaunisse au magasinage. Schmidt rappelle le fait que dans une grande blanchisserie on obtenait une forte proportion de lots qui jaunissaient. La marchandise était traitée en boyau, exprimée et abandonnée en tas pendant la nuit, mais les accidents étaient devenus si fréquents que l’existence même de l’entreprise en était menacée; il fallait à tout prix en déterminer la cause. On trouva que c’était la formation d'oxycellulose qui en était responsable; celle-ci se caractérise le mieux par le réactif de Nessler (iodure de mercure dissous dans la soude). Elle prend une teinte jaune orangée dont l'inten-
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- LES RECHERCHES SUR LE BLANCHIMENT PAR LES HYPOCHLORITES
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- sité est proportionnelle au jaunissement ultérieur; quand ce réactif est sans action c’est que le jaunissement du coton ne se produira pas (6). En analysant les solutions d’hypochlorite employées, et en y dosant non seulement le chlore actif mais aussi l’alcali, on s’aperçut que la quantité de ce dernier était très variable. On s’arrangea alors pour maintenir l’alcalinité constante en ajoutant une certaine quantité de soude caustique et, à dater de ce moment, le blanc devint meilleur tout en ne jaunissant, pas.
- Ces recherches furent interrompues pendant la guerre maisontété confirmées depuis, dans d’autres blanchisseries. Dans l’une, les Deutsche Solvay Werke avaient livré un appareil produisant de l’acide hypochloreux, mais les appréhensions de l’auteur l’incitèrent à entreprendre des recherches dont il ne fournit aucun détail. Il put démontrer ainsi que, contrairement aux idées des Solvay Werke, il fut impossible d’obtenir un blanc ne jaunissant pas, à moins de rendre l’hypochlorite. alcalin. Enfin, dans une autre blanchisserie où le coton était blanchi en écheveaux, en tissu et en fibre, les meilleurs résultats étaient obtenus avec de l’hypochlorite rendu alcalin, mais il faut ajouter que ce coton y demeurait pendant plusieurs heures. Il est possible que par l’action courte d’acide hypochloreux suivant Minajew, on puisse obtenir des blancs irréprochables. Mais il serait nécessaire auparavant de déterminer exactement les conditions pour le travail courant de la pratique industrielle.
- Le travail avec l’acide hypochloreux peut être utile s’il s’agit de coton incomplètement débouilli et qui contient encore des débris de gousses car celles-ci résistent moins à l’hypochlorite acide qu’à l’hypochlorite alcalin et s’éliminent ainsi plus facilement. Il faut alors terminer par un traitement avec de la solution rendue alcaline qui dissout les lignines chlorées comme c’est le cas dans le procédé Korte.
- Enfin, dans une publication récente, Wasser (7) rend compte d’expériences qu’il a faites avec de l’hypochlorite additionné de bicarbonate, en comparaison avec de l’hypochlorite rendu alcalin ou neutralisé. Ces essais ont été faits comme ceux de
- Minajew mais sur des échantillons de ramie pesant 6,5 grs et 200 cc d’hypochlorite à 1 gr. Cl actif par litre soit 3,08 % du poids de la fibre. L’hypochlorite était la solution préparée par Griesheim dont la réaction est alcaline, pour avoir l’hypochlorite neutre l’alcalinité était neutralisée par l’acide acétique; enfin l’addition de bicarbonate se faisait à chaque solution. Cette addition a fourni un blanc meilleur que celui obtenu avec la solution neutre. En prolongeant la durée de l’action jusqu’à I heure c’est l’hypochlorite alcalin qui a donné le blanc le plus pur, légèrement supérieur à celui qu’on obtient en ajoutant du bicarbonate. Si on considère les résultats par rapport au pH de la solution, on a, en désignant le blanc le meilleur
- par I,
- pH blanc
- 1. NaOCl (Griesheim)................. 9,6 1
- 2. NaOCl (Griesheim + NaHCO®)
- à 4,8 gr. par litre.................. 8,3 2
- 3. NaOCl neutre+ NaHCO3........... 7,5 3
- 4. NaOCl neutre...................... 6,9 4
- Wasser a aussi voulu vérifier si la neutralité entraîne réellement l’affaiblissement le plus fort. Il a opéré sur du coton débouilli qu’il a blanchi et dont il a déterminé la solidité avant et après. Il a trouvé que l’affaiblissement est moindre avec la solution alcaline et qu’il augmente dans les autres conditions, mais c’est surtout après ébullition dans la soude caustique à i° Bé que l’affaiblissement apparaît le mieux. La conclusion c’est qu’effecti-vement l’affaiblissement est maximum lors du blanchiment en solution neutre.
- L’addition de bicarbonate paraît agir comme tampon pour neutraliser au fur et à mesure les acides qui prennent naissance par l’action de l’hypochlorite; il contribue à maintenir le pH constant. Mais ce pH est voisin de la zone qui est dangereuse pour la cellulose.
- On voit par l’ensemble de ces travaux récents, combien il reste encore de points incertains dans le blanchiment des fibres végétales par l’hypochlorite, qui pourtant est un processus auquel ont été soumis depuis plus de cent ans, d’énormes quantités de marchandises.
- (6) II est à remarquer que Witz qui a découvert l’oxycellu-lose avait déjà observé et décrit la coloration que donne avec elle le réactif de Nessler.
- (7) Wasser, Melliand Textilberichte 1937, p. 225.
- Remarque. —Cet article était sous presse quand a paru une étude critique des travaux analysés ci-dessus. Nous les reproduirons dans le prochain numéro.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- L’imperméabilisation des textiles. Vues d’ensemble sur la question et ses récents progrès. — Rudolf BUGHHEIM, Deutsche Fârber-Zeitung, 72, n°s 5 à 9 (2 février au l8r mars 1936).
- L’imprégnation imperméabilisante a pour but de protéger le corps humain contre l’action de la pluie, ou de l’eau en général. On peut considérer que le premier pas effectué par 1 humanité dans cet ordre d’idéesa consisté à s’enduire le corps de graisse. C’est ce qui se pratique encore aujourd’hui chez certaines peuplades des régions tropicales ou arctiques- Lorsque l'homme apprit à s’habiller, il utilisa d’abord des peaux de bêtes, possédant par elles-mêmes une certaine imperméabilité. Celle-ci s’avérant toutefois insuffisante, on pratiqua, dans les régions maritimes en premier lieu, le chamoisage (imprégnation des peaux avec des huiles de poisson, suivie d’une certaine maturation). Ce procédé qui se répandit ensuite dans le monde entier, et qui est encore appliqué aujourd’hui, a l’avantage de respecter la souplesse de la peau.
- On en vint enfin à l’emploi des tissus pour la protection du corps, et c est alors que se posa le problème de l’imperméabilisation au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Il y a des milliers d’années, les Indiens sud-américains et les Chinois imprégnaient déjà les tissus à l’aide de certains sucs végétaux. Les Indiens savaient même fort bien utiliser le latex pour confectionner des outres et des bottes imperméables. En Europe, le procédé le plus ancien semble avoir été l’imprégnation à l’huile de lin, découverte par les pêcheurs et les marins des régions nordiques. Les premiers documents concernant cette question remontent au XIVe siècle, mais l'invention est certainement beaucoup plus ancienne. Par la suite, on utilisa des graisses et huiles non siccatives, puis des résines, pour l’imprégnation des bâches de voitures et de tentes.
- Il y a plus d’un siècle que fut découverte, en Angleterre, i imperméabilisation à l’aide du savon et de l’alumine. Un jour, un teinturier s’aperçut que des étoffes mordancées à 1 alumine, et mal rincées après ssvonnage, avaient acquis une imperméabilité remarquable. D’autre part, dès 1802 paraissait à Vienne un ouvrage traitant de divers procédés d’imprégnation au savon — alumine bien peu différents des méthodes actuelles. Le procédé à un bain est plus que centenaire; des recettes publiées en 1825 mentionnent l’emploi de la gelatine et de 1 ichthyocolle comme colloïdes protecteurs.
- Depuis cette époque jusqu’à nos jours, il n’y a pas eu grands changements dans les principes des procédés. On se sert toujours de graisses, huiles, cires, résines, etc. en solution dans les produits de distillation du petrole, 1 éther, 1 alcool, ou sous forme d’émulsions. On a seulement eu à enregistrer des perfectionnements portant sur l’appareillage mécanique et
- la qualité des produits employés- L’intérêt soulevépar cette forme d’ennoblissement des textiles, les multiples exigences actuelles ont suscité la publication de nombreuses recettes ; mais celles-ci ne constituent pas par elles-mêmes des nouveautés. Faut-il en conclure que la question est arrivée à la fin de son développement? Non! L’imperméabilisation reste toujours un vaste champ de recherches pour les chimistes. On a vu récemment l’apparition d’un nouveau produit (Impré-gnol M) provoquer une véritable avalanche d’imitations- D’autre part, depuis la guerre, les émulsions de paraffine tendent à remplacer le savon. Pour simplifier le travail et opérer en un seul bain, on a lancé sur le marché des agents d’imprégnation contenant à la fois l’émulsion paraffineuse et le sel d’aluminium (acétate ou formiate), avec addition d’un colloïde protecteur. Ces produits présentent un grand intérêt technique et ont rendu possible l’imperméabilisation de marchandises auxquelles on n’avait pas pensé jusqu’alors. On a aussi essayé l’action des sels d’aluminium seuls sur les matières textiles ; des procédés élégants et simples ont été élaborés.
- Enfin, les progrès de nos connaissances scientifiques sur l’imprégnation ont déterminé une grande activité des recherches industrielles. En tenant compte des questions économiques, on a pu créer récemment des nouveautés intéressantes. Par ailleurs, on s’efforce actuellement de standardiser les épreuves auxquelles doivent être soumises les marchandises imperméabilisées. Nous allons passer en revue l’essentiel des différents procédés d’imprégnation, en insistant particulièrement sur les progrès récents.
- L’imprégnation grasse.
- Depuis les temps les plus reculés, l’homme a pratiqué le graissage des peaux d’animaux, comme le font encore aujourd’hui les apprêteurs de fourrures (chamoisage). Le procédé consistait à frictionner les peaux, du côté chair, avec des corps gras liquides de façon à les faire pénétrer dans les pores- Les anciens avaient déjà reconnu la nécessité d’une certaine « maturation » . On sait aujourd’hui que les graisses convenant au chamoisage sont des corps non saturés, susceptibles de s’oxyder à l’air ou d’emprunter de l’oxygène à des substances facilement réductibles présentes dans les tissus de la peau- Par la destruction de ces substances et par l’oxydation des corps gras, la peau est du même coup rendue imputrescible et imperméable.
- Bien que la pratique de certains sports ait remis à la mode les vêtements de cuir, le problème important aujourd hui est celui de l’imperméabilisation des tissus, communément employés pour l’habillement. Les huiles employées pour l’imprégnation des tissus
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- doivent être siccatives. Avec l’huile de lin, par exemple, qui est la plus anciennement connue, on peut obtenir des enduits plus ou moins forts selon la quantité utilisée. En principe, ce procédé qui donne une bonne imperméabilité ne s’applique qu’aux étoffes lourdes, pour lesquelles la raideur n’a pas d’importance- Depuis peu, cependant, on a réussi à confectionner des tissus légers, bien imperméables, imprégnés d’huile de lin avec un adjuvant qui assure une souplesse suffisante.
- Il est à remarquer que le traitement des matières textiles par l’huile de lin n’est pas une opération simple. Dans certains cas, on a une oxydation si rapide, avec un tel dégagement de chaleur, qu une inflammation explosive peut se produire. Pour éviter ce risque, on recommande de sécher les pièces pendues, dans un bon courant d’air froid. On connaît d ailleurs maintenant des catalyseurs négatifs qui permettent de ralentir le séchage.
- Un procédé simple mais primitif, encore en usage aujourd’hui pour les étoffes lourdes (voiles de bateaux), consiste à utiliser des graisses solides à la température ordinaire, qui sont appliquées à l’état fondu. L’étoffe passe dans la graisse fondue, dont l’excès est ensuite exprimé entre des rouleaux chauds, puis on laisse coaguler. Un perfectionnement déjà ancien de ce procédé le rend applicable à des tissus plus fins : on utilise la graisse non plus en fusion, mais en solution dans les produits de distillation du pétrole, dans l’alcool, l’éther, etc. Il est alors possible de réaliser un dosage plus précis et une pénétration plus régulière; on peut, en outre, ajouter à la solution des résines ou des savons d’alumine. L’emploi de solvants ininflammables, écartant le danger d’incendie, aurait dû provoquer un développement de ce procédé intéressant. Mais il n’en a rien été, parce que la récupération des solvants laisse à désirer, et on a toujours des pertes importantes.
- Un autre mode d’imprégnation consiste à faire couler sur le tissu, par un tube d’arrosage, des corps gras fondus (paraffine, vaseline, huile d’olive, cires, graisses solides, etc.). Après être passée sous les tubes, la bande de tissu va sur des tambours ou des plateaux chauffés, puis, après refroidissement, subit un apprêtage sec spécial. L’imprégnation peut encore se faire d’une manière analogue par frottement sur les corps gras solides, suivi d’un chauffage de la marchandise au-dessus du point de fusion de ces produits. A côté de ces diverses méthodes, il faut mentionner un procédé tout nouveau qui a déjà beaucoup fait parler de lui. Il s’agit du procédé Nathanson, selon lequel on imprègne les tissus avec des anhydrides ou des chlorures d’acides gras. On obtient un effet -durable et solide au lavage en passant les tissus dans lessolutions de ces substances dans le tétrachlorure de carbone, et en laissant « mûrir » 6 à 8 heures à 60-90°. Ce pro
- cédé n’est pas encore assez répandu pour que Ion puisse porter un jugement définitif sur sa valeur.
- Si l’on veut éviter l’emploi de solvants organiques coûteux, on peut effectuer l’imprégnation à l’aide d’émulsions aqueuses des corps gras. Mais 1 effet d’imperméabilisation ainsi obtenu est peu satisfaisant, car on doit employer pour préparer ces émulsions aqueuses des émulsionnants et des colloïdes protecteurs. Or les premiers sont en général de bons mouillants, et les derniers ont souvent des propriétés hydrophiles marquées. Aussi ce procédé n’est-il applicable que dans certains cas particuliers. Une autre méthode, assez originale, consiste à imprégner le tissu dans une solution aqueuse d’un savon de résine ammoniacal- En séchant ensuite à une température assez élevée, 1 ammoniaque se dégage et la résine reste fixée sur le tissu; l’effet obtenu laisse d’ailleurs à désirer.
- Le traitement aux sels d'aluminium-
- On sait que les sels d’aluminium des acides organiques faibles ont la propriété de s’hydrolyser fortement en solution aqueuse- Certains de ces sels donnent à froid des solutions aqueuses parfaitement claires; mais en chauffant on provoque une hydrolyse qui donne naissance à de l’hydroxyde d’aluminium ou à des sels basiques d’abord colloïdaux, puis on observe une floculation- C’est ce qui arrive avec l’acétate et le formiate d’aluminium. Bien que ce dernier soit plus stable, il donne cependant au séchage de l’hy-droxyde d’aluminium, le dégagement de l’acide formique rendant l’acidité insuffisante pour maintenir tout le métal en solution.
- Or il a été établi que l’oxyde ou l’hydroxyde d’aluminium précipités de ces solutions sont très difficilement mouillés par l’eau. On a, d’autre part, reconnu que les sels d’aluminium ont à peu près tous une certaine affinité pour les fibres textiles. On avait donc là tous les éléments d’un procédé d’imperméabilisation. Le mode opératoire est en principe très simple : on passe la marchandise une ou plusieurs fois dans un bain d’acétate ou de formiate d’aluminium à concentration déterminée- On obtient l’effet d’imperméabilisation par séchage à une température assez élevée. On peut aussi utiliser pour l’imprégnation une solution d’alumine préparée d’abord à un certain degré d’acidité, de façon à avoir tout juste un léger trouble par le sel basique d’aluminium ; mais cette méthode est plus délicate- Si l’on désire une imperméabilité particulièrement bonne, on peut opérer à 45° avec une solution d’acétate d’aluminium, qui dans ces conditions libère, par hydrolyse, de l’acétate basique finement divisé.
- Le traitement avec des corps gras et des sels d'aluminium.
- L impregnation peut être faite avec des corps gras sous forme de savons; c’est même un procédé très
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- important dans la pratique. On sait que les savons sont les sels alcalins des acides gras ou des résines. Comme ils sont très solubles dans l’eau, il est facile d en imprégner les fibres. Mais, loin de conférer aux textiles l’imperméabilité, les savons seuls augmentent le pouvoir mouillant. Un adjuvant, comme les sels d aluminium ou autres sels métalliques, est nécessaire pour obtenir l’effet désiré. Si l’on fait agir sur un savon un sel d aluminium, il se forme aussitôt le sel d’aluminium de l’acide gras, qui est insoluble dans l’eau et, une fois séché, ne peut pratiquement plus être mouillé. On a donc là une méthode idéale d’imperméabilisation, à partir de deux solutions aqueuses.
- Ce procédé, qui est très répandu aujourd hui, a fait l’objet de nombreuses variantes. On peut passer d’abord la marchandise dans un bain de sel d’aluminium, puis, après séchage à basse température, passer dans un bain de savon. Mais, dans ce dernier bain, la double décomposition qui donne naissance au savon d’aluminium ne se produit intégralement que si la concentration est assez faible- Sinon, on recommande un troisième traitement dans une solution étendue de sel d’aluminium. Si l’on doit incorporer à l’apprêt imperméable des cires, des graisses ou des résines, le mode opératoire suivant est plus indiqué. La marchandise passe d’abord dans le bain savonneux (bain d’apprêtage) puis, sans séchage intermédiaire, dans un bain d'aluminium chaud et relativement concentré pour avoir une double décomposition intégrale. Le formiate d’aluminium, qui supporte 50-60°, convient très bien. Il faut d’ailleurs éviter une concentration excessive qui donnerait, à la surface du tissu, un dépôt d’alumine mal fixé.
- L’emploi des sels basiques d aluminium n’est pas à recommander ici, surtout dans le travail à forte concentration. Les résultats sont meilleurs avec des selsacides (triacétate, triformiate) que l’on trouve aujourd hui sur le marché. Aucune dégradation de la fibre n’est à craindre avec ces produits. Dans le procédé à deux bains, on ajoute éventuellement au premier bain des apprêts tels que dextrine, gélatine, amidon ; mais il ne faut pas oublier que ces substances ont une influence sur l’effet d’imperméabilisation. D’autre part, pour les rendre imputrescibles, une certaine quantité d’antiseptique est nécessaire; or, l’odeur des antiseptiques les plus courants est tout à fait inopportune sur des vêtements. Et les antiseptiques inodores sont insuffisamment actifs, ou trop chers, ou colorés.
- Dans une autre méthode d’imprégnation, très en usage pour les marchandises légères, on remplace dans le premier bain le savon par une émulsion grasse ou paraffineuse. Comme il a été dit plus haut, les émulsions employées seules ne donnent pas un effet très satisfaisant, à cause des émulsionnants et des colloïdes protecteurs nécessaires à leur préparation- Mais ces substances nuisibles à l’imperméabilité sont ici éliminées grâce au sel d’aluminium, qui les précipite ou
- les rend non gonflables. On remarquera quece procédé ne conduit pas à un savon d’aluminium, mais que l’effet obtenu est comparable à celui du traitement par les sels d’aluminium seuls.
- Le travail en deux bains a l’inconvénient d’être relativement long et coûteux. Aussi a-t-on cherché depuis longtemps (Schmieder, 1825) à effectuer l’imprégnation en un seul bain contenant le savon et 1 alumine. Cette méthode est surtout utilisée pour les fils, avec addition éventuelle d émulsion paraffineuse stable en bain acide grâce aux colloïdes protecteurs. La difficulté du procédé à un bain réside dans le dosage correct des composants : les facteurs importants sont les concentrations, la température, la nature du sel d’aluminium. L’emploi simultané d’émulsions de paraffine et de sels d’aluminium dans un même bain est possible parce que les colloïdes protecteurs ne sont précipités que par les fortes concentrations de sels d’aluminium ; mais il faut s’en tenir à des concentrations bien délimitées- Le mode opératoire dans le procédé à un bain est très simple ; il suffit même souvent d’un seul passage, avec les marchandises légères de bonne qualité. L’imperméabilité obtenue est très satisfaisante-
- Certains agents d’imprégnation modernes sont constitués par une émulsion concentrée à laquelle on a directement incorporé le sel d’aluminium- Lorsqu’on utilise ces produits, les questions de dosage sont donc simplifiées. En diluant plus ou moins, on a une concentration différente en sel d’aluminium. Sur les avantages de ces préparations, les avis sont partagés ; certains préfèrent n’ajouter le sel d’aluminium qu’après dilution de l’émulsion. La question ne sera tranchée que lorsqu’on se sera mis d’accord sur les méthodes d’épreuve d’imperméabilité. Pour l’utilisation de ces produits, la concentration adoptée doit être telle qu’un seul passage suffise. Toutefois, la possibilité de travailler avec des bains très étendus n’est pas exclue, à condition de faire durer plus longtemps le traitement.
- Le travail avec les émulsions acides « rechargées » a montré que ces produits ont une substantivité analogue à celle des colorants directs. On observe un véritable épuisement du bain par la marchandise. Cette propriété remarquable a rendu possible l’imperméabilisation de textiles auxquels on n’avait pas pensé jusqu’alors. Elle a, d autre part, permis de mettre au point un procédé d imprégnation dans le bain de teinture même : avec une concentration suffisante, on obtient ainsi une très bonne imperméabilité. Les résultats sont également bons avec une émulsion alca-line, en bain et en présence de sulfure de sodium. Cette méthode convient particulièrement au travail en grand; sa simplicité est telle qu elle équivaut à peu près à 1 addition d’un adoucissant au bain de teinture. On ne voit pas quel nouveau perfectionnement on pourrait imaginer après cela ; mais le prix de revient est encore prohibitif.
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- Divers autres procédés.
- Quelques autres méthodes d’imprégnation, très différentes en principe des précédentes, sont encore plus ou moins employées aujourd’hui. Le procédé de « tannage » à la gélatine bichromatée est presque abandonné maintenant; il repose sur la propriété que possèdent les gélatines et la gomme arabique de devenir non gonflables et insolubles lorsqu’on les expose à la lumière après les avoir mélangées avec du bichromate de sodium ou de potassium. L’imprégnation peut se faire avec le mélange, dans l’obscurité, ou à la lumière du jour par passages successifs de la marchandise dans un bain de gélatine, puis un bain de bichromate. A la lumière du soleil, il faut compter ensuite 2 heures d exposition pour chaque côté de l’étoffe; l’effet ainsi obtenu est assez bon. Le bichromate est parfois remplacé par la formaline ; on fait ainsi l’économie de 1 insolation, mais le travail est désagréable et le résultat est moins bon.
- Le procédé à l’oxyde de cuivre ammoniacal repose sur un principe tout différent. Ce n’est d’ailleurs pas à proprement parler une imprégnation : ici, une partie de la marchandise est utilisée pour produire un enduitsur l’autre partie. Cette méthode ne s’applique qu’aux fibres cellulosiques. On sait que la cellulose se dissout dans l’oxyde de cuivre ammoniacal si l’on fait agir ce réactif pendant un temps assez long. Une courte durée d’action a pour effet de gonfler superficiellement les fibres, qui adhèrent les unes aux autres en formant un film imperméable à l’eau et à l’air. Les tissus de coton ou de lin acquièrent par ce traitement un lustre élevé et un ton bleuté dû au cuivre. Il est d’ailleurs possible d’éliminer ce métal et de teindre en n’importe quelle couleur. Le mode opératoire est très simple : on passe le tissu dans un bain d’oxyde de cuivre ammoniacal, puis on le sèche dans une chambre assez chaude et bien ventilée. Les points délicats du procédé sont : la pureté, la concentration, l’activité de la solution cuivrique, la durée de l’action, la température du séchage. Pour abaisser le prix de revient, on a cherché à récupérer le cuivre et l’ammoniaque. L’appareillage nécessaire étant assez compliqué, ce procédé est limité aux fabriques spécialement aménagées.
- Il faut mentionner encore l’emploi des sels de cuivre et de zinc, pour certaines imprégnations sous forme de savons insolubles et repoussant 1 eau. Ces imprégnations sont utilisées pour les bâches de voitures et les tentes ; les matières ainsi traitées sont rendues imputrescibles.
- Observations théoriques. '
- On n’insistera pas ici sur les phénomènes qui interviennent dans l’imprégnation avec les huiles siccatives ou les corps gras ordinaires. Mais quelques remarques s’imposent au sujet du procédé Nathansohn, dont il a été parlé plus haut. Le brevet relatif à cette invention (D-R.P. 521.029) affirme que, au cours de la maturation, il se produirait une sorte d’estérification entre
- les groupes chimiques actifs des fibres (cellulosiques ou animales) et les anhydrides ou chlorures d’acides gras. L’auteur estime que cette affirmation est très contestable. Si l’on peut admettre une réaction d’addition entre les groupes aminés des fibres animales et les groupes acides des substances imprégnantes, il est plus difficile de concevoir une réaction quelconque dans le cas des fibres cellulosiques. On sait, en effet, combien peu réactive est la cellulose, et combien difficilement sont attaqués par l’eau même les anhydrides et chlorures d’acides gras. L’auteur pense que l’effet obtenu dans le procédé Nathansohn est dû en réalité à un phénomène de dissolution, comme celui qui est mis à profit pour teindre la rayonne d’acétate avec des colorants spéciaux.
- On a d’ailleurs remarqué qu’il est également possible d’améliorer, par maturation, les imprégnations d’émulsions paraffineuses et sels d’aluminium. Cette amélioration proviendrait de la superposition de deux phénomènes : 1° un « vieillissement » dû à une altération de l’état colloïdal des sels d’aluminium, vieillissement qui serait accéléré par la température élevée de la maturation; 2° un phénomène de dissolution, d’ailleurs difficilement contrôlable sur la fibre. Dans cet ordre d’idées, une tentative .d’investigation peut se faire en teignant le corps gras (par exemple avec du Rouge Soudan). L’examen microscopique des fibres imprégnées montre alors sur celles-ci de petites taches allongées, axées dans la direction des fibres. Contrairement à ce qui se dit souvent, on n’a donc pas ici un film continu. Si maintenant on laisse mûrir, on n’observe pas de changement d’aspect —pas même sur les bords d’une section de la fibre. Cette dernière ne peut donc dissoudre complètement le corps gras. Il est plus difficile de suivre sur la fibre les sels d aluminium, pour lesquels il n’existe pas de teinture possible. On admet qu ils précipitent extérieurement sur la fibre, sous forme très divisée. On ne peut croire à la possibilité d’une diffusion des sels basiques colloïdaux à travers les parois membraneuses des fibres. Mais les sels d’aluminium ont incontestablement une grande affinité pour les fibres textiles — affinité due vraisemblablement à un état colloïdal particulier, du même genre que celui des colorants directs.
- La substantivité des émulsions acides de paraffine est plus difficile à expliquer. Il est permis de supposer que l’hydroxyde d’aluminium fait fonction de « porteur d’affinité ». Mais les particules de paraffine doiventêtre suffisamment fines pour que l’affinité puisse leur être communiquée. On peut admettre pour ces particules une adhérence extérieure et peut-être une pénétration partielle (dissolution dans la fibre) dans le cas d’un traitement prolongé, à chaud. Il est intéressant de noter que les particules troublant éventuellement l’eau utilisée pour préparer le bain d’imprégnation, acquièrent elles aussi, une certaine substantivité due à l’action de l’émulsion imprégnante.
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- Il y a lieu de penser que l’adsorption de l’émulsion dépend de sa charge électrique, mais il n’est guère possible d’en donner une preuve absolue. Il semble bien, en tout cas, que le signe de cette charge soit sans importance. On sait, d’autre part, que les émulsions acides de paraffine sont chargées du fait de l addition d’une solution contenant un métal polyvalent. Il n’en est pas de même avec les émulsions alcalines, et pourtant des travaux récents ont montré la possibilité d’imprégner avec ces émulsions comme avec les émulsions acides. Les hypothèses précédentes sont étayées sur l’observation suivante. Si une émulsion d’imprégnation est soumise à des traitements répétés dans une machine à émulsionner, on constate après chaque traitement une augmentation très nette du pouvoir d’adsorption sur la même étoffe. Cette augmentation paraît imputable à un accroissement de finesse des particules ; en effet, le seul autre changement admissible serait une dégradation de la gélatine faisant fonction de colloïde protecteur, mais l’expérience a montré que cette fonction est peu affectée par une dégradation.
- On peut encore discuter sur le rôle de l’affinité électrique dans l’adsorption des substances imprégnantes sur les étoffes. Mais il est intéressant de remarquer que l’hydrosol des sels d’aluminium d’acides organiques faibles a toujours une charge positive. Les fibres végétales et animales ont le caractère de gels ; leur charge électrique doit être égale à celle de l’hydrosol. Elle est négative pour la cellulose (coton, rayonne) et pour l’amidon- On peut donc admettre pour le coton une sorption par affinité électrique des émulsions- Le phénomène doit' être différent avec les fibres animales, électriquement neutres ou chargées positivement.
- Dans le procédé à deux bains avec émulsion paraffineuse et alumine, on considère qu’il se produit seulement dans le premier bain une sorption superficielle de l’émulsion. Dans le second bain interviendrait une fixation pour le sol ou le gel d’alumine. Si le premier bain est un bain de savon, on a affaire à une solution semi-colloïdale qui diffuse partiellement dans les fibres, tout en étant partiellement adsorbée. Le sel d aluminium du second bain donne naissance à des combinaisons insolubles qui adhèrent fortement-
- L’imprégnation des textiles aux différents stades de fabrication.
- L imprégnation en bourre, donc avant filature, n’est pratiquement appliquée qu’aux matières textiles à longues fibres, et notamment à la laine destinée aux fils à tricoter pour travail à la main ou à la machine. Dans cet ordre d’idées, il y a lieu de considérer deux procédés principaux, utilisant les agents d’imprégnation modernes pour bain unique- Les peignés non teints peuvent être imprégnés dans le bain de teinture, à l’aide de Trockline dissoute dans ce bain. Si l’on travaille avec des colorants comportant un traitement
- subséquent en bain acide, l’imprégnation peut également se faire dans ce dernier bain. L’aptitude au filage des fibres ne s’en trouve nullement influencée.
- Le deuxième procédé consiste à imprégner sur la lisseuse le peigné déjà teint. Il est essentiel d opérer sur une marchandise parfaitement propre; l’acide sulfurique résiduel provenant éventuellement de la teinture doit être neutralisé, de préférence avec une solution étendue d’acétate de soude. L’imprégnation sur la lisseuse ne doit être effectuée qu’avec des émulsions suffisamment stables pour résister à l’action de 1 air qui s’échappe des peignés au moment du plongé. Siles peignés à traiter sont secs, une lisseuse à trois bains suffit; on fait passer la marchandise dans les trois bains contenant des solutions imprégnantes (concentration 3 à 5 % selon le produit employé). Les peignés teints en milieu acétique ou formique peuvent être envoyés directement à la lisseuse; mais 5 bains sont alors nécessaires : les 3 premiers pour le lavage et les rinçages, les 2 derniers pour les solutions d’imprégnation (concentrations respectives 5 % et 4%)- On recommande d’accentuer la pression des rouleaux exprimeurs avant le 4e bain, pour bien essorer le peigné, et de maintenir aussi constante que possible la concentration de ce 4e bain- Après passage dans la lisseuse, le peigné est séché comme d’habitude (sur machine à tambours). Le graissage à la filature n’est pas absolument nécessaire, car l’agent d’imprégnation donne à la fibre une teneur en graisse suffisante pour les glissements et les torsions.
- Les procédés d’imprégnation grasse à l’aide de solutions de cires, paraffines, etc. dans les solvants organiques conviendraient particulièrement bien aux peignés. Mais ils ne sont presque pas employés, pour diverses raisons (prix de revient, danger d’incendie, insalubrité du travail). Les procédés utilisant des sols ou des sels d’alumine sont également applicables à la marchandise en bourre.
- L’imprégnation en filés destinés au tricotage et au tissage se fait dans beaucoup d’entreprises, pour les fils mélangés ou moulinés- Elle s’impose pour les marchandises qui ne supportent pas 1 imprégnation en pièces (costumes de bain, pull-over) à cause des risques de rétrécissement et de feutrage que comporte cette opération. L’imprégnation des filés peut se faire dans le bain de teinture, exactement comme il a été dit pour les peignés. Elle ne présente dans ce cas aucune difficulté ; il faut compter par rapport au poids de marchandise 6 à 8% d’une émulsion à environ 30% (Trockline). Le travail sur les écheveaux peut se faire à la cuve ou en appareil. Les cannettes et bobines croisées peuvent également être imprégnées directement à la teinture, en appareil.
- Si 1 imprégnation doit être effectuée sur des filés déjà teints, le travail à la cuve est presque obligatoire, à cause des mousses formidables que l’on aurait dans les appareils- Le fil doit toujours être sous forme
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- d’écheveau. Il ne faut pas imprégner le fil avant retordage, car il circulerait mal ensuite dans le retor-doir. Tous les procédés d’imprégnation, à un ou plusieurs bains, conviennent ici. Si l’on travaille avec un seul bain, on peut le faire suffisamment concentré pour donner l'effet désiré par un court passage. Mais on peut aussi dissoudre dans un volume déterminé un pourcentage de produit calculé par rapport au poids de marchandise, et manœuvrer ensuite le fil pendant 20 minutes environ, à une température comprise entre 20° et 60°. Ensuite on essore soigneusement et on sèche. Cette dernière façon d’opérer est la plus recommandable, car les bains concentrés sont trop riches en colloïdes protecteurs, nuisibles pour le toucher de la marchandise. D’ailleurs, les bains concentrés sont coûteux, n’étant jamais utilisés à fond. Les bains étendus sont montés avec 4 à 10% (par rapport à la marchandise) d’une émulsion contenant 25 à 30 % de paraffine; rapport de bain : 20 à 80 selon la nature de la fibre. L’émulsion est chargée par addition d’alumine, à moins que l’on n’utilise un agent d’imprégnation tout fait. En général, l’effet est bon, même avec un bain un un peu trouble.
- Les fils de chaîne peuvent être imprégnés en un seul bain sur l’encolleuse. Il est alors avantageux de combiner l’imprégnation avec l’encollage- Dans ce cas, le fil de trame doit être de son côté imprégné de la même façon, car l’encollage imperméable est destiné à rester sur la marchandise après tissage.
- L’imprégnation en pièces est de beaucoup le mode opératoire le plus répandu, pour tous les textiles sous toutes les formes. C’est surtout pour ce genre d’imprégnation qu’ont été mis au point les différents procédés et les divers produits. Jusqu’à une époque récente, on n’imprégnait exclusivement que des tissus, et encore ne le faisait-on que sur demande particulière, dans des entreprises spécialisées. A l’heure actuelle, ce travail peut être effectué dans n’importe quel atelier d’apprêtage, avec les machines que l’on a à sa disposition (foulards, machines à teindre ou à laver, etc...). Mais un tissu qui doit recevoir une charge importante ne peut évidemment être traité en bain unique, dans une barque à tourniquet. D’autre part, le travail sur jigger, barque à tourniquet, machine à laver, machine à fouler, n’est possible que si le tissu peut supporter une tension.
- L’imprégnation dans le bain de teinture est à recommander, d’une façon générale, pour toutes les pièces de laine ou de coton, légères ou lourdes, — et en particulier pour les feutres et les tricots de coton. Ces marchandises peuvent aussi être imperméabilisées à bon marché sur les machines à tension. Le procédé à un bain avec émulsion de paraffine et savon d’alumine, ou alumine seule, convient très bien ici. Pour l’imprégnation sur jigger, l’auteur indique un dispositif spécial qui permet de travailler proprement avec un bain souillé de grumeaux de paraffine. On remplit la cuve
- du jigger juste ce qu’il faut pour que les rouleaux conducteurs émergent un peu du bain. Les grumeaux sont alors entraînés loin de la marchandise, par la rotation rapide des rouleaux. Un dispositif analogue est possible sur la machine à apprêter : on remplit le baquet de façon que le niveau soit au-dessus du point où la marchandise arrive sur le cylindre exprimeur inférieur. De cette façon, les grumeaux et 1 écume qui flottent à la surface ne peuvent occasionner des taches sur la marchandise.
- Il est avantageux d’imprégner directement dans le bain de teinture les crêpes de rayonne et de soie naturelle; ces marchandises supportent le prix relativement élevé de ce genre de travail. Mais 1 effet que l’on peut obtenir dans le bain de teinture est parfois insuffisant. Il faut alors effectuer une imperméabilisation subséquente avec des produits spéciaux (Paralines), sans influence sur le toucher de la marchandise. On peut se servir également de certains agents d’imprégnation pour bain unique (Imprégnol M) qui donnent en même temps un avivage. Pour les draps lourds foulés, le meilleur mode opératoire consiste à les faire circuler presque secs dans la machine à laver au large, en ajoutant peu à peu, en 1/2 heure, 3 à 4% d’une émulsion concentrée. On obtient ainsi un effet excellent, sans aucune perte de produit-
- Les conditions sont différentes lorsque les tissus doivent être pourvus d’un certain apprêt ou d’une charge. On n opère plus alors sur des appareils de teinture, mais sur les machines à apprêter. On peut travailler avec un seul bain, très concentré etcontenant l’agent de charge. Mais il est plus usuel d’utiliser deux bains : le premier étant composé d’une solution de savon additionné d’émulsion de paraffine, le second contenant un sel d’alumine. Avec ces charges, nous arrivons maintenant aux tissus de coton, chanvre et lin qui doivent recevoir un important apprêt de remplissage (manteaux de pluie, tentes légères de tourisme). Comme on n’exige pas pour ces étoffes une imputres-cibilité absolue, on peut les charger avec de l’amidon, de la gélatine ou de la dextrine. Cette dernière donne un toucher agréable et se comporte bien avec les agents d’imprégnation pour bain unique. La gélatine, qui existe déjà comme colloïde protecteur dans beaucoup de produits commerciaux, est un peu préjudiciable à l’imperméabilité. Quant aux amidons, ils ont l’inconvénient de se gonfler par l’humidité. On utilise aussi des émulsions de cires et de résines, qui donnent des apprêts non sujets au gonflement.
- Pour les étoffes qui demandent un apprêt encore plus lourd (tentes, bâches de voiture, couvertures de chevaux), on travaille avec les mêmes produits, mais en deux bains ou même davantage. Les étoffes passent d’abord sur la machine à apprêter, dans un bain contenant du savon avec des émulsions de paraffine, cire, graisses, résines ou même d’huiles. Pour incorporer à la marchandise une quantité suffisante d’émulsion, on
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- munit les rouleaux exprimeurs de la machine d’un bombage assez épais. On peut presque toujours se dispenser d’un séchage avant l’introduction dans le deuxième bain : on installe les deux machines à la suite l’une de l’autre. Dans la deuxième, le bain se compose généralement d’une solution de formiate d’aluminium à 5° Bé, maintenue à 50-60°- Après l’imprégnation, on laisse souvent reposer la marchandise quelques heures avant de la sécher. Mais il n y a pas d’inconvénient à hâter le séchage, sur tambours ou sur rames, à température assez élevée- Pour les mêmes étoffes, on peut aussi travailler en trois bains, de la manière suivante : on commence par mordancer avec un sel d’alumine à 5-7° Bé ; on sèche à 35-40°, puis passe dans une solution de savon additionnée d’émulsions. On termine par le fixage, dans un bain d’alumine à 1° Be et on sèche à température assez élevée. Les marchandises ainsi traitées sont parfaitement imperméables, et généralement imputrescibles.
- Dans le cas des étoffes les plus lourdes (voiles de bateau, bâches pour chemins de fer, sacs à eau) l’apprêt doit être si épais que l’imprégnation ne peut guère se faire que par raclage- Les apprêts gras ou résineux n’étant pas assez fortement fixés, on se sert beaucoup d’huiles siccatives ou de vernis à l’huile de lin. On passe d’abord dans le bain d alumine, puis, après séchage, on applique la masse d’imprégnation par raclage sur les deux faces. Le séchage final se fait à basse température et demande un temps assez long. On peut aussi imprégner ces étoffes lourdes en un seul bain, dans des corps gras ou résineux fondus. Ce bain ne doit, en général, pas contenir d’huile siccative, mais peut être additionné d’une huile adoucissante. L’excès de corps gras fixé est enlevé par raclage. On ne parlera pas ici des toiles cirées, ni des tissus caoutchoutés, qui sortent du cadre de cet exposé.
- L’imprégnation de certains articles, auxquels on ne pensait pas autrefois, a été rendue possible par l’apparition des agents d’imprégnation modernes en un bain. Les chapeaux et les casquettes, préalablement empesés à l’aide d’une solution de gomme laque dans le borax, peuvent être imprégnés au plongé, dans un bain à 5% environ. L’imprégnation peut également se faire à la brosse ou au pistolet, sur les objets les plus divers. Pour les fourrures, le mode opératoire le plus recommandé est le brossage des poils. Ce travail se fait à la main avec une solution de 3-5 % d’un produit commercial. La température du passage subséquent ne doit pas dépasser 120-130°.
- Il y a quelques mots à dire sur le séchage en général. Les avis sont partagés sur ce point. Beaucoup de gens prétendent que toute imperméabilisation ne doit être séchée qu’à basse température : un séchage trop chaud fait perdre aux fibres leur humidité naturelle, les rend friables et cassantes. C’est exact en ce qui concerne la rayonne; mais il ya moins de danger avec les fibres naturelles, tant que la température ne dépasse
- pas 100°. D’ailleurs, les imprégnations comportent en général une plus ou moins grande quantité de corps gras qui vient compenser la perte en graisse ou cire naturelle de la fibre. Au surplus, les fibres sont suffisamment hygroscopiques pour réabsorber de l’humidité au cours d’un long magasinage, à travers les pores de la masse imperméabilisante. Mais la question reste posée, de savoir si un séchage trop chaud peut être préjudiciable aux imprégnations elles-mêmes. Les masses imprégnantes sont généralement précipitées sur les fibres à l’état colloïdal et, comme telles, contiennent une certaine quantité d’eau qu’elles n’abandonnent que difficilement. C’est au départ de cette eau qu’est dû le vieillissement bien connu des imprégnations, et on sait que ce phénomène améliore l’imperméabilité- Or précisément, un séchage chaud favorise l’élimination de cette eau, en même temps qu’il achève la double décomposition des sels d’aluminium et tend à produire une meilleure répartition des corps gras sur la fibre. Une température assez élevée favorise également le départ de l’acide (acétique ou formique) provenant du sel d’aluminium, et on évite ainsi l’odeur acide désagréable des imprégnations séchées à froid. L’auteur estime que la meilleure température de séchage est 70-80°, exception faite pour les imprégnations contenant des huiles siccatives, qui doivent être séchées à froid. Après séchage, on laisse refroidir la marchandise pendant 24 heures dans un local bien ventilé, avant de la rouler.
- Quelques recettes pour bains d’imprégnation.
- L’imperméabilisation est un art et il faut beaucoup d’expérience pour avoir de bons résultats. La composition des bains utilisés est très variable; une recette donnée peut n’être bonne qu’avec un appareillage donné. L’élaboration d’une recette définitive ne doit se faire que sur des machines qui seront utilisées, — et c’est le travail d’un technicien expérimenté- Aussi ne peut-on donner ici que quelques indications générales.
- L’imprégnation grasse des textiles peut être effectuée « à sec » à l’aide du mélange suivant, obtenu par fusion des trois substances :
- 60 parties paraffine dure (P. F. = 56°)
- 15 — huile de paraffine
- 25 cire d’abeilles blanchie-
- On dissout 4 à 6 parties de ce mélange dans 100 parties d’essence minérale ou de tétrachlorure de carbone- On passe’ la marchandise dans cette solution ; puis on sèche avec récupération du solvant, autantque possible. Dans la recette ci-dessus, il peut être intéressant de remplacer une partie de la paraffine par un savon d aluminium (oléate, stéarate, palmitate).
- Comme il a été dit plus haut, l’application des corps gras peut se faire par frottement des tissus sur les substances solides. On peut utiliser pour cela des
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- barres de paraffine de 10 cm. d’épaisseur, ou des barres préparées avec l’un des mélanges suivants : 80 p. paraffine-1~20 p. cire d’abeilles blanchie ; 70 p. paraffine + 20 p. vaselineY 10 p. cire d’abeilles ou cire de carnauba.
- Les entreprises d’imprégnation des textiles n’ont pas intérêt à préparer elles-mêmes les émulsions de paraffine, ni les agents d imprégnation en produit unique. La fabrication de ces émulsions nécessite, en effet, des machines spéciales très coûteuses; il vaut mieux laisser le soin aux fabriques chimiques spécialisées. D’ailleurs, beaucoup de ces produits sont encore protégés par des brevets. On peut, en revanche, préparer assez facilement des solutions pour imprégnation en un bain, selon des recettes voisines de celle de Schmieder (1825).
- Il est intéressant de rappeler brièvement les travaux de Schmieder. Cet auteur avait tout d’abord utilisé une préparation à base d’eau de savon, gélatine et alun. Mais les étoffes ainsi imprégnées avaient une odeur désagréable. Pour obvier à cet inconvénient, Schmieder jugea utile de décolorer et désodoriser sa solution de gélatine par un traitement au charbon. Il constata, d’autre part, qu’il valait mieux ne mélanger qu’au moment de l’emploi les trois solutions (gélatine, savon, alun), car le bain tout fait avait une certaine tendance à la floculation. Finalement, Schmieder s’était arrêté à la recette suivante pour préparer son bain d’imprégnation- Il mélangeait à chaud, en agitant bien :
- 1 partie de solution de savon à 8,33%
- 0,5 — de solution de gélatine à 6,25% puis
- 0,5 — de solution d’alun à 16,66%
- La teneur en gélatine (environ 1,5 %) du bain ainsi obtenu nous semble un peu forte aujourd’hui. Mais la gélatine dont Schmieder pouvait disposer n’avait vraisemblablement, comme colloïde protecteur, qu’une activité de l’ordre de 50 % de celle des gélatines fabriquées de nos jours. Schmieder était d’ailleurs parvenu à de meilleurs résultats en remplaçant la gélatine par l’ichthyocolle.
- Les recettes actuelles s’écartent relativement peu de celle de Schmieder. Au lieu d’alun, on utilise du formiate d’aluminium, et on prépare des bains concentrés qui peuvent être conservés. Au moment de l’emploi, on dilue plus ou moins suivant les besoins. On dissout, par exemple, 500 gr. de savon de Marseille en rognures dans 500 cc. d’eau bouillante, puis on introduit dans cette solution 80 gr. de gélatine dissous dans 160 cc. d’eau. A une température de 70° environ, on ajoute ensuite lentement, avec agitation constante, 750 cc. de formiate d’aluminium à 12° Bé. Avant cette dernière addition, on peut éventuellement ajouter encore 300 gr. d’une émulsion de paraffine commerciale; dans ce cas, il faut 1.000 cc. de formiate d’aluminium.
- Selon que l’on travaille sur appareils à tension ou sur machines à apprêter, on prépare des bains contenant de 1 à 1 0 % de cette émulsion concentrée.
- Si l’on doit utiliser de l’acétate d’aluminium, on peut le préparer soi-même en mélangeant une solution de 1 kg. de sulfate d’aluminium dans 10 1. d’eauavec une solution de 1,8 kg. d’acétate de plomb dans 10 1. d’eau. On laisse reposer le précipité formé et on décante le liquide clair, qui peut être utilisé tel que. Mais on peut aussi se procurer à bon marché de l’acétate ou du formiate d’aluminium très purs.
- L’imprégnation en deux bains a fait l’objet d un très grand nombre de recettes; nous nous bornerons à quelques indications seulement. Une recette quiremonte à plus de 40 ans prescrit de placer 6 heures la marchandise dans une solution d’acétate d’aluminium à 3-4,5° Bé, puis, après séchage à froid, de la traiter 15 minutes à 60° dans un bain de savon de Marseille à 1%. Pour le second bain, on recommande également — notamment dans le cas des gabardines de laine — l’une des formules suivantes :
- I. — 5 kg. de savon de Marseille dissous dans 30 1. d’eau, additionnés à ébullition de 200 gr. de cire du Japon ; le tout étendu à 200 1.
- II. — 6 kg. de savon de Marseille dissous dans 30 I. d’eau, additionnés à 60° de 6 kg. d’une émulsion commerciale de paraffine ; le tout étendu à 200 1.
- Il est d’ailleurs plus indiqué d’utiliser en premier le bain savonneux, et en second le bain d alumine. Le séchage intermédiaire n’est pas indispensable. Pour les manteaux de pluie et les toiles de tente légères, le bain suivant est plus approprié.
- III. — Dans une solution de 8 kg. de savon d’huile de palmiste et 10 kg. de dextrine on émulsionne à l’ébullition 200 kg, de cire du Japon. On ajoute ensuite 10 kg. de savon de résine et, après refroidissement à 60°, 5 kg. d’émulsion de paraffine. On étend finalement à 200 I. Ce bain peut être employé en second, après un mordançage à l'acétate d’aluminium à 5° Bé et en terminant par un fixage à l’acétate d’aluminium à 1° Bé.
- On obtient pour les toiles à bateau un bon apprêt imperméable en les traitant selon la recette suivante :
- IV. — Teinture en colorant au soufre en présence de Trockline A. Après essorage (sans séchage) la marchandise est foulardée dans un bain à 60° composé de : 1 2 kg. dextrine jaune 8 kg. de charge + 0,5 kg. Préventol liquide + 100 1. d’eau. On sèche sur tambour ou sur rame. La charge mentionnée ci-dessus est préparée avec 50 p. sirop d’amidon + 40 p. sulfate de magnésie dissous à l’ébullition, puis additionnés à 60° de 20 p. de formiate d’aluminium. La masse se concrétise par refroidissement. A quelques variantes près, la recette IV peut être appliquée également à la
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- gabardine de laine peignée, aux feutres de coton etaux draps légers.
- Pour 1es étoffes plus lourdes (étoffes de marquises), on peut employer la recette V:
- V. — 15 kg. savon de palmiste-}- 1,2 kg. cire du Japon-}- 1,2 kg. cire de lignite-}- 1,2 kg. suif de bœuf sont agités dans 501 d’eau bouillante jusqu’à émulsion complète, puis additionnés de 5 kg. d émulsion de paraffine. Le tout est étendu à 100 L et sert comme premier bain, l’alumine étant appliquée en second bain sans séchage intermédiaire.
- Enfin, pour les voiles de bateau, on indique la recette VI :
- VI. — 10 kg. paraffine en écailles X 10 kg. suif de bœuf —H 10 kg. huile de lin X 10 kg. colophane claire-}- 10 kg. oléine fondus ensemble sont coulés dans 12 1. lessive de soude à 40° Bé+ 38 1. d’eau. On fait bouillir 1/2 heure, ajoute 120 1. d’eau et fait bouillir encore un peu. Dans ce cas, on donne le bain d’alumine en premier.
- Les méthodes d’essais.
- Avant d’aborder la question des essais, il est utile de rappeler quelques notions de physique. Si l’on plonge verticalement dans une cuve remplie d’eau des tubes de verre de différents diamètres, le niveau de l’eau s’établit dans les tubes plus haut que dans la cuve, et cela d’autant plus que le diamètre du tube est plus petit. Si l’on remplace l’eau par du mercure, le niveau est, au contraire, d’autant plus abaissé que le tube est plus étroit- Si maintenant on répète l’expérience avec de l’eau, mais en plongeant les tubes au préalable dans une solution ou une émulsion de paraffine, on constate que les conditions sont devenues les mêmes avec l’eau qu’avec le mercure. C’est que l’eau ne mouille pas l’enduit de paraffine déposé sur les parois des tubes. Tous ces phénomènes s expliquent par la loi suivante : « Les surfaces des liquides sont élevées ou abaissées selon qu’elles sont limitées par des corps solides, mouillés ou non mouillés par les liquides considérés. Dans les tubes, le liquide est d’autant plus élevé ou abaissé que les tubes sont plus étroits » . Les tubes très étroits sont dits capillaires. C’est parla présence de canaux capillaires que s’explique la montée des liquides dans la pierre poreuse, le sucre, le papier buvard, les éponges, les étoffes, les mèches de lampe, etc.
- Les objets mouillables par l’eau perdent leur capillarité lorsqu ils sont enduits de substances non mouillables. L’imprégnation des textiles consiste précisément à enduire leurs canaux capillaires de substances repoussant l’eau; tout se passe comme pour les tubes de verre enduits de paraffine, dans l’expérience ci-dessus décrite. L’efficacité de l’imprégnation dépend de 1'action répulsive, qui n’est pas la même pour toutes les substances imprégnantes, et de la façon dont ces
- substances sont réparties à la surface et dans les interstices des fibres.
- Les épreuves que l’on fait subir aux tissus imprégnés ont pour but de déterminer leur résistance vis-à-vis de l’eau tombant dessus, et aussi leur endurance dans le cas d’une action prolongée de l’eau. On évalue non seulement l’imperméabilité des marchandises, mais encore la force répulsive des imprégnations- L’imperméabilité et l’action répulsive ne vont d’ailleurs pas forcément de pair, et il y a même peu d’agents d’imprégnation qui réunissent à un degré élevé ces deux qualités. Lorsqu’on apprécie la valeur d’un agent d’imprégnation, il faut tenir compte de la texture de l’étoffe à laquelle on l’applique. En effet, s’il est facile d’obtenir une excellente imperméabilité avec les tissus de coton serrés, à fils fins, il en va tout autrement avec les tissus lâches, à gros fils. Par contre, la force répulsive dépend beaucoup moins de la texture de l’étoffe.
- Il existe un grand nombre de méthodes pour évaluer la résistance et l’endurance des tissus imprégnés. La valeur de ces méthodes est très variable; chaque entreprise a la sienne et le besoin de normalisation se fait sentir. L’un des moyens les plus simples pour déterminer la force répulsive consiste à soumettre un morceau d’étoffe tendu et légèrement incliné à l’action d un jet d eau fin, à faible distance. On observe si l’eau s’écoule ou mouille l’étoffe. Une imprégnation convenable doit mettre au moins 1/2 minute à se mouiller ; il faut d’ailleurs examiner si la marchandise retient l’eau après une courte agitation. Cette épreuve laisse beaucoup à désirer.
- Dans un certain nombre d’entreprises, on a recours à l’épreuve d agitation, un peu plus précise que la précédente, et qui s’effectue de la manière suivante : deux hommes tiennent une bande d’étoffe de façon à former une sorte de poche, dans laquelle on verse 2 à 3 litres d’eau. Ils agitent légèrement pendant une minute, en faisant rouler l’eau de long en large, puis ils retournent l’étoffe et la secouent énergiquement à trois reprises. Si l’imprégnation est satisfaisante, il ne doit pas rester d’eau sur le tissu.
- L’essai de centrifugation repose sur le même principe. Avec un morceau d’étoffe d’environ 50X50 cm. on fait un sac que l’on remplit d’eau. On ferme ensuite ce sac par une ligature avec une corde assez longue; puis tenant en main cette corde, on fait décrire au sac un cercle d’environ 1 mètre de rayon, dans un plan vertical. Après avoir fait tourner ainsi le sac pendant 1 minute, on le vide et on examine si 1 eau a pénétré dans l’étoffe. Une bonne imprégnation ne doit montrer que tout au plus un mouillage superficiel. Grâce à l’action de la force centrifuge, cette épreuve est assez sensible.
- Dans l’essai de répulsion des gouttes, on utilise de 1 eau animee non plus d une force centrifuge, mais d une certaine énergie cinétique. Cet essai correspond assez bien aux conditions naturelles des tissus portés
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- sous la pluie, car on fait tomber l’eau goutte à goutte d’une certaine hauteur sur l’étoffe. Le morceau de tissu à essayer est tendu légèrement sur une lame en bois inclinée à 15° et placée à 50 cm. en-dessous du robinet par lequel on fait couler l’eau à raison de 120 gouttes par minute. La grosseur des gouttes est réglée de façon que 100 gouttes fassent 5 cc. On utilise de l’eau de conductivité aussi froide que possible. Si l’étoffe se mouille, on voit se former une tache sombre au point de chute des gouttes. Une goutte peut être retenue sans provoquer de mouillage; si l’imprégnation est bonne, 20 gouttes doivent pouvoir se fixer sans mouiller. Cette épreuve est sévère et peu d’imprégnations la subissent avec succès. Les résultats étant indépendants de la texture des étoffes, cette méthode peut servir à une détermination quantitative, en comparant entre elles plusieurs imprégnations. On détermine au bout de combien de gouttes les étoffes sont mouillées. Il arrive, notamment sur les tissus de rayonne, quele mouillage ne se produise qu’au bout de plusieurs centaines de gouttes. Pour abréger l’expérience, on peut alors augmenter la hauteur de chute des gouttes, étant entendu que l’on ne doit comparer entre eux que des résultats obtenus avec la même hauteur de chute.
- Dans ['épreuve de percée, l’étoffe n’est pas tendue sur rame comme dans l’essai précédent, mais fixée à 1 aide d’un élastique sur une plaque de verre inclinée à 45° et placée sur un support approprié. On intercale entre la plaque de verre et 1 étoffe un papier buvard coloré, dont la couleur sera fortement altérée par la première goutte d’eau qui percera au travers de l’étoffe. On laisse tomber l’eau goutte à goutte comme dans l’essai précédent et on détermine au bout de combien de gouttes le tissu esttraversé. Cette méthode convient surtout aux marchandises foulonnées épaisses et aux feutres. On est souvent obligé d’augmenter la hauteur de chute jusqu’à 150 ou même 200 cm. La comparaison n’est possible qu’entre diverses imprégnations d’une même étoffe, avec une hauteur de chute donnée. D’une façon générale, les méthodes d’essais ne donnent que des indications relatives, et cette remarque est valable même pour le procédé et l’appareil du Dr. Kern (Melliand Textilberichte, mars 1933) qui prétend cependant donner des valeurs absolues pour l’imprégnation. Une variante de l’épreuve de percée consiste à indiquer la traversée de l’eau par des moyens électriques. Ce procédé n’est d’ailleurs pas nouveau, puisqu’il était déjà mentionné dans le livre français « Les tissus imperméables » de D- de Prat.
- La détermination de l'imperméabilité peut se faire par des méthodes utilisant l’eau sous pression. Un dispositif approprié permet d’élever régulièrement et à volonté la pression de l’eau. Un grand nombre d’appareils ont été construits sur ce principe. Les uns font entrer l’eau peu à peu par un tube, dans un cylindre gradué dont le fond est constitué par 1 étoffe à essayer. Dans d’autres, l’étoffe est tendue sur un entonnoir
- relié par un tuyau de caoutchouc avec un réservoir d’eau que 1 on peut élever à volonté, augmentant ainsi la pression. L'appareil de Schopper est de ce dernier type : on tend solidement l’étoffe sur une sorte d’entonnoir à bord large, et de 100 cm2 de superficie supérieure. Le récipient d’eau est élevé, à l’aide d’un mouvement d’horlogerie, de façon qu’en une minute la pression augmente de 10 cm. d’eau. On note la pression pour laquelle la première goutte traverse l’étoffe. Les résultats obtenus par ce procédé sont bien concordants dans une même série d’essais, malgré la forte tension à laquelle sont soumises les étoffes. On a proposé en Amérique une normalisation de cette épreuve. Une étoffe résistant à une pression de 20 cm. d’eau serait considérée comme « solide à une ondée » ; si elle résiste à 50 cm., elle devient « solide à la pluie » et si elle supporte pendant 1 heure une pression de 50 cm., on la considère comme imperméable. Les autres pays ont d’autres normes et d’autres formes d’appareils ; on espère parvenir prochainement à une unification. Les indications obtenues par cette méthode d'essais peuvent être considérées comme très sérieuse.
- Nous arrivons maintenant aux épreuves d'endurance. Dans l’épreuve de passage à l’eau, on peut aussi utiliser l’appareil de Schopper. On élève la pression jusqu’à ce qu’on voie passer les premières gouttes; on maintient alors cette pression et on mesure la quantité d’eau qui traverse l’étoffe par unité de temps. Cette eau est recueillie dans une éprouvette graduée. On peut également opérer par le même procédé avec d’autres appareils. La difficulté est de maintenir l’eau à niveau constant dans le réservoir; on y parvient très simplement avec un ballon rempli d’eau, muni d’un tube taillé en biseau et retourné de façon que le biseau affleure le niveau.
- L’épreuve du baquet se pratique beaucoup dans les entreprises d’apprêtage. On forme une sorte de baquet avec un morceau de l’étoffe à essayer, en le fixant entre deux trétaux ou deux tables, ou encore sur les pieds d une chaise ou d’un tabouret retourné. Dans ce baquet on verse de 1 eau : 5, 10, 15 cm. selon l’épaisseur de l’étoffe. On considère que l’imprégnation est satisfaisante s’il n’est pas passé d’eau à travers l’étoffe au bout de 24 heures. L’épreuve du baquet est à vrai dire tout à fait contre nature pour les étoffes de vêtements. Les intempéries affrontées par ces étoffes au porter n’ont rien de commun avec les conditions de cette épreuve. Mais en dépit de toutes les critiques cette épreuve se pratique encore beaucoup.
- Comme les essais de pression d’eau et l’épreuve du baquet ont l’inconvénient d’étirer et d’allonger fortement les tissus légers, on s’est efforcé de mettre au point des méthodes présentant à un degré moindre cet inconvénient. C’est ainsi que l’on est arrivé à [‘épreuve de l'entonnoir, dans laquelle on emploie un entonnoir qui a pour effet d’absorber la pression latérale de l’eau et d’éviter que celle-ci s’exerce sur le tissu. Dans cette
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- épreuve on se rapproche plus des conditions naturelles que dans la précédente. L’eau a ici à surmonter la capillarité négative des pores non élargis. On fait un filtre avec un morceau d’étoffe de 30 X 30 cm, en le pliant suivant deux diagonales et en ouvrant l’une des poches ainsi formées. On pose ce filtre dans un entonnoir dont le diamètre supérieur est de 15 cm. et l’angle de 60°. On remplit avec 500 cc. d’eau et on place l’entonnoir sur un support. On détermine le temps mis par l’eau pour traverser l’étoffe et le volume d’eau recueilli en-dessous, dans une éprouvette graduée, par unité de temps. Pour mieux observer l’instant où l’eau commence à percer, on peut aussi plier avec l’étoffe (extérieurement) un morceau de papier-filtre de même grandeur.
- Pratiquée de cette manière, l’épreuve de l’entonnoir manque de sensibilité et donne des résultats irréguliers. Elle peut être considérablement améliorée si l’on prend soin de communiquer à l’appareil un ébranlement continu pendant toute la durée de l’essai. On peut se servir pour cela d’un marteau mécanique qui frappe régulièrement sur le pied du support, reposant sur des cales de caoutchouc. L’auteur recommande également un dispositif de ce genre pour les autres épreuves.
- L'épreuve de pluie est très employée, car elle a l’avantage de correspondre aux conditions naturelles. Schmieder déjà la pratiquait de la manière suivante : il remplissait de sel un sac confectionné avec l’étoffe à essayer, puis pendait ce sac à l’air libre par temps pluvieux. Plusieurs sacs étant ainsi exposés simultanément, il comparait leurs augmentations de poids dans le même temps. Aujourd’hui, on produit artificiellement la pluie, de différentes façons. On tend sur une rame inclinéeà 45° un morceau de tissu de 50X50cm. et on l'expose à la pluie artificielle provenant d’un
- pulvérisateur ou d’une pomme d’arrosoir et tombant de 150 cm. de haut. On détermine le temps que met 1 eau à traverser la pièce, et l’humidité absorbée par unité de temps. Cet essai donne des résultats très concluants au point de vue pratique.
- Dans l’épreuve du plongé, on prend comme critérium l’eau absorbée par le tissu dans un temps donné. Cette épreuve s’applique surtout aux fils et aux tricots. Un écheveau de fil par exemple, préalablement pesé, est plongé 5 minutes à 10 cm. sous l’eau, sous un tamis agité par saccades de façon à libérer l’air emprisonné dans le fil. L’écheveau est ensuite égoutté 10 minutes, puis de nouveau pesé. Cette méthode donne d’assez bons résultats; on l’a perfectionnée en construisant des appareils spéciaux.
- L’épreuve de mouillage s’inspire de méthodes déjà utilisées pour l’essai des agents mouillants. On fait un anneau avec 3 gr. de fil que l’on enroule sur quatre doigts. Cet anneau, auquel on accroche un poids de 10 gr. est placé sur l’eau et on détermine au bout de combien de temps il s’enfonce. Ce procédé s’applique aussi aux rubans de peignés; si l’imprégnation est suffisante, l’anneau doit surnager 24 heures. On peut également découper des morceaux d’étoffe, y attacher des poids et déterminer le temps qu’ils mettent à couler sous l’eau. L’air contenu dans les tricots et les tissus apporte des perturbations considérables. Aussi les résultats obtenus par cette méthode ne sont-ils guère concluants.
- Pour terminer, ajoutons qu’il est bon d’essayer par plusieurs méthodes les marchandises imprégnées. C’est alors seulement que l’on peut se faire une idée exacte de la valeur de l’imprégnation.
- J. L.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- APPRÊTS
- Procédé pour rendre infroissables les fibres de cellulose. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 797.005, 28 octobre 1935.
- L utilisation des résines synthétiques présente l’inconvénient de donner à la fibre un toucher rugueux; on y a déjà remédié en ajoutant aux bains d’imprégnation des plastifiants (addition n° 35.396), mais les résultats ne sont pas non plus pleinement satisfaisants. On a trouvé qu’on obtient une amélioration en traitant avant l’imprégnation, les fibres avec des émulsions de cires. Ce procédé en deux bains peut aussi être transformé en procédé en bain unique. Exemple : on emploie une émulsion à 3 % en parties égales de cire du Japon et du sel sodique de l’acide oléylméthyltauride, avec laquelle on imprègne le tissu, au foulard et exprimant à 100 %. Immédiatement après on introduit dans une solution à 20 % de diméthylolurée à 50-60° contenant
- en plus 6 grs de phosphate disodique ; on exprime à nouveau à 100 % et sèche sous tension de manière qu’il ne se forme ni plis ni rupture. Le tissu est soumis ensuite à la condensation à température élevée-
- Autre exemple : à une émulsion de cire à 3 %, suivant l’exemple précédent, on ajoute 6 grs de phosphate monosodique, 6 grs de phosphate disodique ainsi que 50 grs de paraformaldéhyde par litre. On y imprègne la fibre, on centrifuge, on exprime et chauffe 2 heures à 120°. Enfin on peut aussi faire le traitement par la vapeur de formol à 120".
- Procédé pour rendre résistantes au froissement les fibres cellulosiques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 797.049, 20 octobre 1935.
- On a déjà obtenu la résistance au froissement par les résines de formol phéno et formol urée (B. F. 636.803 de 17. G., B. F. 657.348, Tootal). On a
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- trouvé qu’on peut remplacer l’urée (carbamide) par d’autres amides d’acides mono ou dicarboxyliques. Exemple : On imprègne la matière cellulosique dans une solution d’acétamide à 1 %, on centrifuge, on exprime et sèche sous tension puis traite à 120° en vase clos avec des vapeurs de formol sous pression.
- On imprègne d’abord avec une solution à 1 % d’amide succinique qui contient 2 grs d’acide lactique, par litre, on exprime, on centrifuge. On introduit ensuite dans une solution à 5 % de paraformaldéhyde, centrifuge à nouveau et sèche sous tension ; la condensation est effectuée en chauffant 2 heures à 120° ou un traitement plus ou moins court à d’autres températures.
- Mouillants pour mercerisage. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 799.220, 7 novembre 1935.
- Il s’agit de sulfamides substituées qui sont obtenues en traitant les chlorures des acides sulfoniques avec les amines et en particulier les amines hydroxylées. Ces sulfamides renferment un noyau benzénique avec des substitutions d’alcoyles. Par exemple, on traite le cymène par l’acide chlorosulfonique et le sulfochlorure obtenu est amené à réagir avec la monoéthanolamine.
- Ces produits sont solubles dans les lessives de mercerisage et accélèrent le mercerisage du coton.
- AGENTS AUXILIAIRES
- Compositions d’enduits et d’imprégnation. — E. du Pont de Nemours. — B. F. 796.906, 21 juin 1935.
- On prépare des compositions pour collage et impré-gnation avec les polymères de produits azotés comme la chitine désacétylée.
- Produits sulfonés. — E. Waldmann et Chwala.
- — B. F. 796.917, 7 août 1935.
- On prépare des imidazols de poids moléculaire élevé contenant des groupes sulfoniques, par exemple en traitant l’acide chloracétonesulfonique avec l’amidine de l’acide oléique suivant la réaction
- NH
- CH2C1 — CO — CH2. SO3Na+C1H3—C— =
- NH2
- CH=C—CH2S03Na II NH N
- C—C1H33
- Les produits ainsi obtenus sont solubles dans l’eau et sont des mouillants et des détergents.
- Agents à activité capillaire. — Henkel et Cie. — B. F. 796.980, 23 octobre 1935.
- On soumet à la réduction catalytique les alcools aliphatiques substitués par un radical aromatique con
- tenant au moins 9 atomes de carbone et finalement on y introduit un groupe conférant la solubilité dans 1 eau.
- Agents à action capillaire. — I. G. Farbenindus-trie. — B. F. 798.728, 5 décembre 1935.
- On fait réagir les phénols possédant au moins un radical aliphatique à plus de 3 atomes de carbone sur les dérivés halogénés des acides alcoylsulfoniques. Les produits obtenus servent dans le lavage des textiles. Par exemple, pour laver la laine en bourre on utilise une solution à 0,2 % du sel sodique de l’acide p-dodécylphénoxyéthanesulfonique
- C12H26—CSH-O.CH3.CH3.SO‘H
- on obtient une matière pure ayant un toucher parfaitement doux.
- Acides carboxyliques à action capillaire. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 798.941, 7 déc. 1935.
- Les acides carboxyliques de la formule générale
- R‘.A—R.COOH
- où R' est un groupe alcoyle, A un noyau cyclique aromatique et R un groupe alcoyle à au moins 3 atomes de carbone forment des sels alcalins très solubles de grand pouvoir détergent. On les obtient par condensation de carbures alcoylés avec les acides dicarboxyliques ou leurs chlorures et le chlorure d’aluminium puis réduction ultérieure des acides cétoniques. Par exemple le butylbenzène est condensé avec l’anhydride succinique et le chlorure d’aluminium, l’acide butyl-4-phénylcétobutyrique est réduit par l’hydrogène et un catalyseur au nickel sous pression. On obtient l’acide butylphényl-butyrique dont le sel de sodium forme des solutions contenant jusqu’à 20 de ce sel.
- Bases insolubles pour imprégnation des fibres.
- — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.000, 10 décembre 1935.
- Les dichlorhydrines sont condensées avec l’ammoniaque les amines primaires ou secondaires en présence de substrata de préférence les fibres textiles. Exemple : à 20-25°, on ajoute à une solution 70 parties d’ammoniaque à 24 % dans 300 parties d’eau, 46 parties d’épichlorhydrine et agite jusqu’à dissolution complète. On imprègne le fil de coton avec cette solution, centrifuge, sèche et chauffe pendant 1 heure à 120°. Après lavages à l’eau chaude, on a une marchandise qui peut être teinte en bain acide en nuances foncées avec les colorants acides pour laine et soie.
- Produits de condensation. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.016, 11 décembre 1935.
- On obtient des produits destinés à la préparation de produits auxiliaires en faisant réagir une oléfine sur un composé aromatique en présence d’un dérivé du fluorure de bore.
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- LES ETHYLCELLULOSES
- INDUSTRIE TEXTILE
- LES ETHYLCELLULOSES
- La cellulose étant un poly-alcool, elle peut former avec les acides, des éthers sels comme l’acétyl cellulose qui est devenue un produit commercial. Mais la cellulose est aussi, par ses fonctions alcooliques susceptible de donner naissance à des éthers-oxydes dont certains, comme les méthyl celluloses, éthylcelluloses, benzylcellu-lose ont retenu l’attention. L’éthylcellulose a été obtenue il y a fort longtemps par Leuchs et Lilienfeld en 1912, mais elle n’est devenue un produit courant qu’assez récemment.
- L’étylcellulose s’obtient en éthérifiant l’alcali-cellulose par le chlorure ou le sulfate d’éthyle. La réaction demande plusieurs heures et quand elle est terminée on élimine l’excès des réactifs par distillation et par lavage à l’eau. L’éthylcellulose contient 47 % de groupes éthoxy, elle est stable à la chaleur, à la lumière, elle est très flexible et n’est pas altérée ni par les acides ni par les alcalis étendus; enfin elle se mélange avec les huiles, les résines et se dissout dans les solvants organiques. Suivant la proportion d’éthyle qui a été fixé les propriétés se modifient; les produits à basse teneur en (OC2H5) sont solubles dans l’eau et les alcalis et ont un point de fusion élevé. Mais avec une teneur croissante la solubilité dans l’eau diminue et pour une teneur de 45 % elle disparaît tout à fait et pour 50 % le composé ne se dissout plus dans l’alcool.
- Dans le contrôle de la fabrication on détermine la teneur en groupes éthoxy, la viscosité d’une solution à 5 % dans un mélange de toluène alcool (80 : 20), on dose les cendreset on examine la stabilité d’un film à la chaleur. Quand l’éthyl
- cellulose a été préparée dans de bonnes conditions elle conserve sa flexibilité durant plusieurs années. L’éthylcellulose se dissout dans les éthers, les solvants chlorés, les hydrocarbures cycliques, les alcools et les huiles végétales, mais elle est insoluble dans les éthers de pétrole. On la plastifie avec des phtalates, des triarylphosphates, du stéarate de butyle ou du méthylabiétate hydrogéné (Hercoline). Ces propriétés permettent d’employer l’éthylcellulose à de nombreux usages. Ses propriétés plastiques rendent possible l’incorporation des pigments même ceux qui, comme les jaunes et les bleus, présentent le plus de difficulté. On peut les incorporer à l’éthylcellulose par la chaleur entre les rouleaux ou par malaxage sans qu’il se produise de combustion. Le mélange ainsi obtenu peut être ajouté à la nitrocellulose ou à des vernis à l’huile.
- D’autre part sa flexibilité est utilisée pour produire des vernis flexibles pour caoutchouc, le papier et les huiles siccatives. L’addition de 5 à 10 % d’éthyl-cellulose à des vernis à l’huile permet d’abaisser le temps nécessaire à la dessication. Elle constitue un agent d’apprêt et de revêtement idéal pour les textiles mais les fibres préparées avec l’éthylcellulose présentent un point de ramollissement trop bas. On peut améliorer cette propriété en éthylant au-delà de 50 % de (OC2H5).
- Enfin, comme elle se mélange aux cires, aux goudrons, à la stéarine, elle en élève le point de fusion; ainsi le goudron fluide à la température ordinaire ne se liquéfie plus qu’à 88° quand il est additionné d’une quantité suffisante d’éthylcellu-lose. A.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Le traitement des soies de porc. — G. FURLON-GER. — The Dyers, janvier 1937, p. 19-20.
- Outre des débris de peau et du sang, les soies de porc comportent comme impuretés une forte proportion de graisses, quelques substances résineuses et de nombreuses bactéries, dont certaines sont inoffensives.
- On enlève d’abord les particules de peau adhérentes et autres matières protéiques en plaçant les soies humides
- dans des cuves où elles sont abandonnées à la fermentation pendant une quinzaine de jours. La fermentation bien réglée élimine la plus grande partie des débris de peau, sans endommager les soies, mais une fermentation exagérée attaque les fibres et l’on peut déceler cette attaque au microscope : les houppes des soies se fendent en plusieurs brins.
- Une attaque plus forte désagrège les soies, dont la
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- cuticule se fend en cellules longues à la manière de la laine endommagée par les bactéries.
- Pour la brosserie, l’attaque des houppes constitue un sérieux inconvénient, mais, pour le rembourrage de matelas bon marché ainsi que pour l’ameublement, cet inconvénient est moins grave.
- Les soies destinées à l’ameublement sont simplement nettoyées et frisées; on préfère les soies noires naturelles et même l’on teint en noir les qualités foncées. Pour la brosserie, il importe que les soies restent aussi droites que possible; on blanchit les soies les plus blanches pour la fabrication des brosses à dent et pour les blaireaux, et l’on réserve les soies plus foncées pour les brosses bon marché. On utilise aussi des soies de porc pour l’ornement des chapeaux.
- On peut accélérer la fermentation par une petite addition de soude caustique et le sulfure de sodium accélère davantage au point de terminer la fermentation en 6 heures à la température de 70-7 1°C. Bien entendu, il faut contrôler sérieusement la durée et la concentration autrement les soies seraient attaquées. Ce traitement ne convient pas aux soies que l’on doit redresser, puisque le traitement alcalin assouplit les fibres.
- Après détrempage, les soies sont neutralisées à l’acide acétique, puis rincées avant d’être nettoyées. On les dégraisse habituellement avec 200 grs de carbonate de soude calciné par 100 litres d’eau à 50-52° C. ; ensuite on les passe dans un second bain moins alcalin et contenant du savon.- Dans l’eau dure on ajoute un produit qui empêche la formation de savons calcaires, dont l’effet atténuerait le brillant des soies.
- Malgré ce traitement, les soies possèdent encore une odeur de putréfaction qui ne peut être éliminée que par les oxydants forts. Toutefois les matières bon marché sont simplement aspergées de formaldéhyde pour masquer l’odeur. Parfois, la loi oblige de désinfecter les soies par un vaporisage.
- On peut réaliser une désinfection convenable au moyen de l’eau de Javel, en solution à 1°,5 Bé, par un traitement de l heure à froid, suivi d’un déchlorage à tiède pendant 1 heure et demie en bisulfite de soude et d’un rinçage. Ensuite on fait sécher; la matière possède une bonne odeur et ne contient plus de bactéries. On ne désinfecte que les soies foncées qui n’ont pas besoin d’être blanchies, car le blanchiment opère la désinfection.
- Avant de passer au blanchiment, les soies sont triées par couleurs et l’on ne traite que les fibres pâles. Le blanchiment le meilleur marché est celui au permanganate, suivi de bisulfite. On immerge la matière pour la nuit dans un bain contenant 100 grs de permanganate de potasse dans 100 litres d’eau. Les soies devenues brunes sont rincées puis décolorées dans une solution de bisulfite à laquelle on ajoute un peu d’acide sulfurique.
- Le blanchiment au permanganate ne donne pas des blancs purs; il peut conduire à une attaque. Si le brun
- (bistre) produit par le permanganate est trop foncé, la fibre, après décoloration est friable. La méthode àl eau oxygénée convient mieux. On monte un bain à 3 volumes et on l’alcalinise légèrement par de l’ammoniaque, ou par l’un des mélanges solubilisants : phosphate-oxalate. Les fibres restent immergées pendant la nuit à 50° C. maintenues sous le bain au moyen de planches calées à l’intérieur de la cuve de blanchiment- Le lendemain matin on rince et on fait sécher les soies. Lorsqu’on désire un beau blanc, on prolonge le traitement pendant deux jours. Les soies blanchies au permanganate ou simplement à l’eau oxygénée peuvent se recolorer pendant le finissage.
- On soumet toujours les soies à un bouillissage, en vue, soit de les redresser, soit de les friser. Pour éviter toute recoloration, il faut recourir à un double blanchiment : eau oxygénée et hydrosulfite de soude. La matière est immergée pendant la nuit dans un bain contenant 3 gr. 5 à 4 gr. blankit (hydrosulfite concentré poudre), par 100 litres de bain, puis rincée à fond et acidée légèrement avant d’être rincée à fond.
- Lorsqu’on ne teint pas les soies, on les fait simplement bouillir à l’eau. Les soies blanchies sont liées droites par petits paquets minces et on les fait bouillir le moins de temps possible. Une ébullition trop prolongée donnerait lieu à une recoloration partiellement due à l’attaque des fibres et aussi au fait que des impuretés extraites par le bouillissage sont réabsorbées par les soies. Ordinairement on ajoute un peu d’hydrosulfite au bain, vers la fin du redressage, de façon à contrecarrer la recoloration.
- Quelquefois on azure les soies blanchies, en ajoutant des traces de violet méthyle à l’eau de rinçage, lorsque les soies sont en vrac, ou dans le bain de redressage lorsque les paquets sont petits.
- Les soies traitées dans de bonnes conditions sont suffisamment raides pour la plupart des applications, mais dans certains cas, il faut les raidir davantage en les traitant par une solution d’amidon soluble, en les exprimant et en les séchant.
- Les soies non redressées sont souvent frisées par bouillissage sous forme de tresses. On les frise aussi parfois au cours de la teinture.
- On teint les soies en colorants acides unissant bien, ou en colorants acides solides (supranols, bleu solide pour laine), ou même en colorants métachrome. On utilise rarement les colorants directs pour coton, parce qu’ils ternissent les soies et lâchent au frottement.
- Pour les imitations de blaireau destinées à l’ornement des chapeaux, on utilise les colorants pour fourrures, mais pour les blaireaux à barbe, il est préférable d’employer les colorants Néolane ou similaires parce que les colorants pour fourrure peuvent provoquer des irritations de la peau. Cependant ces derniers colorants conviennent spécialement aux imitations de blaireau, car on peut les appliquer à froid à la main et enlever la couleur à l’endroit désiré. Par exemple on peut
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- recouvrir les houppes des soies d’une plaque de zinc, pour ne brosser la couleur que sur les fibres découvertes. Le colorant est mélangé d’eau oxygénée et d’un catalyseur, on l’applique à la brosse et, au bout d’un certain temps on lave simplement dans un bain oxydant.
- Pour teindre en colorants Néolane, on insère les houppes des soies dans un manche et on immerge la moitié inférieure des soies dans le bain de teinture bouillant. On peut aussi tremper les soies dans un bain de permanganate de potasse, puis plonger les houppes des soies dans un bain d’eau oxygénée acidifié, qui décolore le bistre de manganèse. Souvent on blanchit les deux extrémités des soies, de façon à ne laisser en brun que la portion du milieu. Mais un tel brun prend plus ou moins bien sur les diverses qualités de soies.
- Pour colorer les pointes en une autre couleur, on se sert de colorants à l’alcool en solution alcoolique additionnée de gomme-laque.
- L. B.
- Les cires et substances cireuses dans l’industrie textile. — F. O. —• Spinner und Weber, août 1936, p. 6-7.
- Les cires naturelles ou synthétiques, sont très nombreuses; elles ont une importance particulière dans les apprêts. On emploie surtout la paraffine et 1 ozokérite, qui sont des hydrocarbures et ne se saponifient pas. Les émulsions de paraffine sont utilisées à imperméabiliser les tissus à l’eau, tout en leur laissant de la porosité, L’ozokérite qui est supérieure à la paraffine, sert à diminuer la fragilité de certaines substances cireuses, sans en modifier le brillant ou le point de solidification-
- La cire du Japon, qui est également très employée, fait partie du groupe des éthers glycériques; comme les corps gras, elle rancit.
- Parmi les cires bon marché, il y a la cire de Montan (raffinats A et ST, et Nova), et la cire de Montanilla qui se saponifient facilement et se combinent bien avec les huiles. On les emploie à l’état saponifié ou en émulsion. Les cires de Carnauba ont la faculté de durcir d’autres compositions cireuses et d’enlever la glutinosité aux cires collantes telles que la cire d’abeilles ou la cire du Japon. Celles qui sont peu saponifiables donnent avec les alcalis des émulsions dans lesquelles les alcools cireux et les hydrocarbures se mettent en suspension. Pour les apprêts on prépare des émulsions
- de ce genre, en faisant cuire de la cire avec une solution de savon.
- La cire de lanette sert à préparer surtout des émulsions. C’est un mélange d’alcools palmitylique et stéa-rylique et non une véritable cire. Les marques S et KS contiennent de petites quantités de stabilisateur d’émulsion neutre à base de sulfonate. La cire de lanette S est de l’alcool cétylique et la cire KS est préparée au départ d’alcool myristylique. Mais la cire de lanette extra contient, en plus, des alcools gras, un mélange d’acides gras qui lui confèrent de bonnes propriétés émulsives.
- Il existe des cires synthétiques qui se mettent directement en émulsion dans l’eau tiède, par exemple la cire N nouvelle de l'I. G. et les marques O, OP, CK (couleur foncée), la Tegin et l’éther dimontanique de la glycérine.
- Pour apprêter les textiles, il importe que les émulsions soient formées de particules très finement dispersées, pénétrant bien les fibres et soient bien stables pour qu’on n ait pas à les maintenir constamment en agitation. L’apprêt qu’elles fournissent ne doit pas rancir ni devenir cassant par durcissement (cas des paraffines).
- On est amené parfois à transformer chimiquement les cires, soit par sulfonation, soit par saponification. Pour saponifier on emploie le borax, le carbonate de soude, de potasse, l’ammoniaque, les savons de soude, de potasse, d’alumine, ainsi que les alcalis caustiques. Habituellement on ne saponifie que partiellement la cire, la partie non saponifiée s’émulsionnant dans le savon formé. La teneur en savon doit être déterminée exactement, car, si elle est trop élevée, la pellicule formée est poisseuse et mate. A ces émulsions on ajoute parfois de l’amidon, de la colle ou des mucilages végétaux. Lorsqu’on doit éviter l’alcalinité d’une émulsion de cire, on emploie des émulsifiants comme le nekal, l’émulfor, le sulforicinate et les éthanolamines, en particulier la triéthanolamine, qui permettent d’émulsionner des cires non saponifiables, et, en même temps, des hydrocarbures comme la benzine.
- Du fait qu’elles sont très émulsionnables, les cires synthétiques facilitent beaucoup l’élimination des encollages qui en contiennent, ce qui est très avantageux pour la teinture des fibres artificielles. Elles remplacent partiellement les corps gras, les huiles, etc.
- L. B.
- Ingénieur Chimiste connaissant le français, l’allemand, l’anglais et le russe, cherche traductions techniques.
- S'adresser au bureau du Journal.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Procédé pour diminuer l’affinité des fibres animales. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 797.276, 28 octobre 1935.
- On traite les fibres animales par les hypobromites. Par exemple, on dissout 2,1 cc de brome dans 1 litre d’une solution à 0,1 N. de soude refroidie à 0° dans cette solution, on lisse à 15-20° pendant 1/2 heure jusqu’à disparition de la couleur du brome, 50 grs de filés de laine humectés dans l’eau bouillante et essorés. On rince dans l’eau pure puis dans l’eau additionnée de bisulfite, savonne à 50° et rince avec l’eau pure, et sèche- En teignant pendant 3/4 d'heure à 1 heure au bouillon avec de la laine non traitée dans un bain contenant 2 % de Tartrazine et 2 % d’acide sulfurique la laine traitée reste presque blanche.
- Fibres artificielles ressemblant à la laine. — I.
- G. Farbenindustrie. — Addition 46.352 du 24 juin 1935 au B. F. 766.404.
- Dans le brevet principal (voir R. G. M- C. 1935, p. 40) il est indiqué de déshydrater le filament par traitement à l’alcool ce qui lui communique un aspect et un toucher de laine. La présente addition est une modification consistant à traiter la viscose non désulfurée encore humide, par de l’alcool de plus en plus concentré en présence d’une base volatile par exemple 1 ammoniaque.
- Matage durable des fibres textiles. — Etablissements Kuhlmann. — B. F. 798.839, 27 février 1935.
- Ce procédé est caractérisé par l’utilisation simultanée d’un pigment minéral ou organométallique et d une
- résine synthétique dont la condensation est terminée sur la fibre. Ainsi, on introduit de la rayonne viscose dans un bain contenant par litre d’eau, 15 grs lithopone, 15 grs urée-formol semi-condensée, 0,4 gr. tartrate de pyridine, 5 grs d’un alcool gras sulfoné. On traite la matière pendant 15-20 minutes dans ce bain à la température de 40-50° puis on essore, sèche et condense pendant 5 minutes à 110-120°- Ce procédé peut aussi s’appliquer à la rayonne acétate, et à la soie naturelle pour en diminuer le brillant.
- Traitement des tissus textiles. — 7. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.294, 13 décembre 1935.
- Dans le tissage de la rayonne, il arrive que les fils de chaîne et trame qui s’entrecroisent n’adhèrent pas suffisamment les uns aux autres- Les fils se déplacent et glissent les uns sur les autres, entraînant une déformation du tissu. Pour éviter cet inconvénient, on a déjà proposé d appliquer des savons de colophane ou des émulsions de résine, mais alors le tissu acquiert un toucher carteux. On écarte ce défaut en employant des produits de condensation d’acides carboxyliques ou sul-foniques contenant des groupes aminés ou hydroxylés avec les acides résineux.
- Un tissu de rayonne glissant, en quantité de 10 kgs est traité dans un bain de 100 litres contenant 1,5 kg. du produit de la réaction du chlorure de 1 acide colo-phonique et du sel de sodium de la sarcosine à la température de 45° durant 20 minutes sans rinçage préalable, le tissu est essoré et séché. Les fils de chaîne et trame sont complètement fixés et, au bout de 24 heures d’exposition à l’air le tissu a recouvré toute sa souplesse.
- BIBLIOGRAPHIE
- Cirages, crèmes pour chaussures, graisses et apprêts pour cuir, 1 vol. 201 pages, par M. F. MARGIVAL. Librairie des Sciencee pratiques, Desforges éditeur Paris 1937.
- Ouvrage de la Nouvelle Collection des Recettes rationnelles comprenant 8 chapitres dont le contenu est le suivant :
- Chapitre I : Matières premières : Cires, résines, matières grasses, solvants, sucres et gommes. Acides et alcalis. Pigments- — Chapitre II : Cirages : cirages pâteux, à l’acide, sans acide. Cirages liquides. Cirages empois- Cirages vernis- —- Chapitre III : Crèmes pour chaussures type solution. Crèmes à l’essence de térébenthine. Crèmes au benzol. Crèmes aux solvants divers. — Chapitre IV : Crèmes à l’eau pour chaussures. Crèmes au savon. Crèmes aux carbonates alcalins- Crèmes à la soude, au borax- — Chapitre V : Crèmes pour chaussures type mixte. Crèmes pour cuirs noirs. Crèmes jaunes ou brunes. Crèmes blanches-Chapitre VI -' Enduits divers pour cuirs. Badigeons.
- Vernis. Encres et noirs de cordonniers. Peintures pour chaussures. — Chapitre VII : Assouplissants et imperméabilisants pour cuir. Dégras et nourritures. Mélanges gras aux huiles. Mélanges à base de vaseline, paraffine-Mélanges graisses, huiles et cires. Enduits aux résines, aux savons, au caoutchouc. — Chapitre VIII : Adhésifs et durcissants. Blocs adhésifs. Pâtes adhésives. Enduits durcissants. Index alphabétique.
- L’auteur, en allégeant son œuvre, des recettes desuètes, a pu, dans cette nouvelle édition, faire place à de nombreuses formules qui donneront toute satisfaction, aussi bien en fabrication industrielle que par la préparation ménagère. Les chapitres consacrés aux cirages et aux crèmes pour chaussures sont suivis de monographies contenant toutes sortes de produits pour l’entretien des cuirs .• assouplissants, imperméabilisants, vernis, teintures, mixtures pour courroies du genre adhésif, etc.
- Au total quelque 500 formules précédées d’indications sur le choix des matières premières et le mode
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- BIBLIOGRAPHIE
- opératoire de préparation. Une bibliographie rend facile tout complément d’étude, un index alphabétique rend commode toute recherche. Le volume 25 francs Franco France 26 frs, étranger 29 frs.
- Gires. Encaustiques et produits d’entretien divers pour meubles, parquets, lino, pierre, marbre, carrosserie, par M. F. MARGIVAL, 1 vol. 175 pages avec 10 figures. Librairie des Sciences appliquées, Desforges éditeur Paris 1937.
- Divisé, comme le précédent, et appartenant a la même collection, il comprend 8 chapitres :
- Chapitre premier : Cires à frotter : Cires à parquets. Cires pour astiquage. — Chapitre II : Cire à cacheter : Cires à cachets. Cires à bouteilles. Cires à scellés. -Chapitre III : Cires à modeler, à mouler, à greffer, à épiler : Cires composites diverses employées dans les arts. — ChapitreIV: Encaustiques solutions : Mixtures à la cire et à l’essence. Produits à l’essence et aux cires diverses. Encaustiques à solvants chlorés et autres. — Chapitre V ' Encaustiques émulsions : Mixtures au carbonate de potasse. Produits à la soude, au savon à l’ammoniaque, à la triéthanolamine. — Chapitre VT:
- Encaustiques mixtes : Emulsions à l’essence et à la cire. Encaustiques à solvants divers. — Chapitre VII : Produits d’entretien divers : Crèmes pour autos. Vernis à raviver. —- Chapitre VIII : Installation, appareillage, organisation de fabrication : Malaxeurs. Doseuses. Verseuses. Récipients. Commerce. Index alphabétique.
- Cette nouvelle édition d’un ouvrage ayant fait ses preuves est entièrement remaniée : elle comporte de nombreuses formules nouvelles, et le technicien professionnel, comme le préparateur amateur trouveront là de quoi répondre à toutes les exigences possibles.
- L’auteur étudie successivement les cires à frotter, les cires à mouler, les cires à cacheter, les cires à modeler, à greffer, à mouler, etc. Il s’occupe ensuite des encaustiques de nombreuses sortes, puis des produits d’entretien, tels que crèmes pour carrosserie, vernis à raviver, etc. Une étude bien illustrée consacrée aux appareils et à l’organisation industrielle et commerciale, complète le recueil, qui contient plus de 300 formules où les recherches sont rendues très commodes, grâce à l’index terminal.
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- RESULTATS
- Etablissements Agache Fils.
- Lille. — Les comptes de l’exercice 1936 font ressortir un bénéfice de 5.256.213 fr. 46, soit, avec le report précédent s’élevant à 8.642 fr. 87, un bénéfice distribuable de 5.264.856 fr. 33. Il sera proposé un dividende de 25 frs contre 10 frs l’an dernier.
- Au bilan, à l'actif, l’amortissement du capital figure pour 1.600-000 frs; l’ensemble des immobilisations se totalise par 77.657.038 fr. 88; les participations industrielles, 2 296-684 fr. ; portefeuille titres, 1.973.472 fr. 50; les débiteurs divers, 17 millions 407.360 fr. 15 contre 13.360.647 fr.90, cette différence provient de 1 augmentation du volume des affaires traitées et de l’élévation des prix de ventes; les marchandises générales pour 71.703-070 fr. 91 ; portefeuille effets, 4.751.697 fr- 49 contre 1 .942.253 fr 30. Cette différence en plus s’explique par le fait que la société, grâce à sa trésorerie aisée, n’a pas eu à escompter une partie importante des effets qu’elle détenait; caisse et banquiers 5.012-201 fr. 26.
- Au passif, le montant du capital 50 millions de francs, est sans changement; réserve légale : 5 millions; réserve de prévoyance : 21 millions; primes d émission : 10 millions; fonds d’amortissement : 66.453.704 fr. 54; obligations : 4.200.000 fr- ; effets à payer et créditeurs divers: 20.482.964 fr. 32; profits et pertes : 5.264.856 fr. 33.
- Le bilan reflète à la date du 31 décembre 1936 une situation industrielle et financière particulièrement saine et accuse des résultats en progrès marqué.
- INDUSTRIELS
- Lille. — L’assemblée ordinaire, tenue le 23 mars a approuvé les comptes de l’exercice 1936, faisant ressortir un bénéfice de 6.256.213 frs, soit avec le report de l’exercice précédent s’élevant à 8.642 frs, un solde disponible de 5.264.856 frs.
- Filature de Laine Peignée d'Erstein.
- Strasbourg. — Les comptes de l’exercice 1936 se sont soldés par un bénéfice net de 1,458.668 fr. Ils ont permis d’amortir la perte reportée de l’année précédente, s’élevant à 932.755 frs et de servir l’intérêt statutaire de 5 % aux actions. Un reliquat de 68.321 frs a été reporté à nouveau.
- Etablissements Sallandrouze Frères.
- Les comptes de l’exercice 1936 font ressortir un bénéfice de 770.000 frs contre une perte de 1 million 592.280 fr. en 1935.
- Filature de laine Peignée de Malmerspach.
- Mulhouse. — Les comptes de l’exercice clos au 30 septembre 1936 se sont soldés par une perte de 2.547.127 frs, qui a été reportée à nouveau.
- Sur la proposition du conseil, l’assemblée ordinaire, qui s’est tenue à Mulhouse le 2 mars, a décidé de passer la perte antérieure, de 3.135.629 frs, par le compte « dividentes réservés » et le compte « fonds de prévoyance ».
- Société Anonyme de Filatures de Schappe.
- Lyon. Cette société vient de décider de fermer
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- RÉSULTATS INDUSTRIELS
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- son usine de la route de Vaux. Cette décision est la conséquence des nouvelles lois sociales, notamment de l application de la semaine de 40 heures.
- La société exploite une autre usineà Saint-Rambert-en-Bugey, qui fonctionne normalement, et une autre usineà Amplepuis, qui avait été fermée depuis plusieurs années et qui a été récemment rouverte.
- Filatures et Tissages de Reims.
- Reims. Les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 1936 se soldent par un bénéfice de 37-370 frs contre 12.419 frs pour l’exercice précédent. Commel’an dernier, il ne sera pas réparti de dividende.
- Filatures et Filteries de France-
- Lille. -— L’assemblée ordinaire, tenue le 25 mars, a approuvé les comptes de l’exercice 1936. Rappelons que le bénéfice disposible s’est élevé à 2-5 14.854frs, contre 1.371.300 frs pour l’exercice 1935- Le dividende a été porté de 25 à 30 frs brut par action, payable le 1er avril.
- Anciens Etablissements Gasse Frères.
- Elbeuf. — L’assemblée ordinaire a approuvé les comptes de l’exercice 1936, faisant ressortir un solde bénéficiaire de 45-673 frs après amortissement de la perte antérieure et des frais de fusion avec la Société Canthelou- Le solde créditeur a été employé à l’amortissement des frais de constitution anciens.
- Compagnie de Dégraissage de Saint-Denis.
- Les comptes de l’exercice 1936, qui ont été présentés à l’assemblée du 17 mars, font ressortir, après 70.973 frs d’amortissements et affectation de3l-000frs à la provision pour modernisation du matériel, un solde créditeur de 1.405 frs, qui sera reporté à nouveau. Le bénéfice de l’exercice 1935, qui s’était chiffré à 115-753 frs avait été consacré à l’achat d’un terrain pour permettre l’extension des usines.
- Société de Participations de Rayonne ( Sopara).
- Les comptes de l’exercice écoulé, qui a eu une durée exceptionnelle de six mois (1er juillet au 31 décembre 1936), font ressortir un bénéfice de 2 millions 7 7 2.80 7 frs, contre 517.090 frs pour l’exercice précédent, qui avait eu également une durée de six mois (premier semestre de 1936).
- Le conseil a proposé à l’assemblée ordinaire du 22 avril la répartition d’un dividende de 193 fr. 82 brut, un peu supérieur à celui de l’exercice 1935, d’une durée normale de douze mois, et qui était ressorti à 180 fr. 92. Le coupon net sera, par contre, un peu inférieur, la société n’ayant pas bénéficié d’une exonération partielle sur les revenus qu’elle encaisse de sa filiale suisse. Le dividende net ressortira à 170 fr. 55 pour les actions nominatives taxées à 1 2 % , à 1 58 fr. 95 pour les actions taxées à 1 8 % et à 148 fr. 30 pour les actions au porteur.
- La Soie.
- Les comptes de l’exercice clos le 25 décembre 1936 font ressortir une perte de 486.713 frs, contre un bénéfice de 769.438 frs pour l’exercice précédent. Le conseil proposera, à l’assemblée du 23 avril, la distribution d’un dividende de 5 %, contre 10 %, par prélèvement sur les réserves.
- Société Textile La Czenstochoüienne.
- Roubaix. — Les comptes de l’exercice 1936 se soldent par un bénéfice de 7.400.000 frs (contre 3.450.000 frs en 1935). Le dividende des actions sera porté de 25 à 42 fr. 583 : les parts interviendront cette année dans la répartition par l’octroi d’un coupon de 21 fr. 44.
- Amos et Cie, à Wasselonne.
- Strasbourg. — Après affectation de 527.000 frs aux amortissements, le bénéfice net de l’exercice 1936 s’établit à 331.000 fr. Le dividende, fixé à 6%, est payable depuis le 22 mars, à raison de 52 fr. 80 et 49 fr. 20 pour les actions nominatives etde 47 fr. 30 pour les titres au porteur-
- Etablissements Bertrand, à Kingersheim.
- Mulhouse. — Les comptes de l’exercice au 30 septembre 1936 se soldent par une perte de 250-677 frs, qui a été ajoutée au déficit antérieur et reportée à nouveau.
- Société des Filatures de Laines Peignées de la Région de Fourmies.
- Les comptes de l’exercice clos le 3 1 décembre 1936 se soldent par un bénéfice de 522.144 frs contre 675.196 frs pour l’exercice précédent. Compte tenu du report antérieur et déduction faite des amortissements, il reste un disponible de 750.000 frs.
- Le conseil proposera la répartition d’un dividende de 12 fr. 50 brut par action. L’an dernier, il n’y avait eu aucune répartition.
- Etranger
- Courtauld’s limited.
- Les bénéfices se sont élevés à 2-391.458 £ contre 2.203.063 en 1935 et le dividende a été fixé à 7 %.
- Lanificio di Gavardo.
- Milan. Les comptes de l’exercice 1936 de cette compagnie au capital de 15 millions de lire, font apparaître un bénéfice net de 3.378.001 lire.
- Le dividende a été fixé à 22 lire 50 par action. Les réserves de la société s’élèvent à 14 millions de lire.
- Snia Viscosa.
- Turin. — Le conseil d’administration de cette
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- -H Gl Gi
- CALENDRIER FISCAL EN MAI 1937
- compagnie, au capital de 345 millions de lire, ayant pour objet la production de rayonne, vient d’examiner les comptes de l’exercice 1936 se soldant par un bénéfice net de 36.343.698 lire contre 34.138.859 lire
- pour l’exercice précédent, après avoir affecté 27 millions aux amortissements.
- Le bénéfice brut s’est élevé à 96.386.57 1 lire contre 90.844.630 précédemment.
- LA LUTTE CHIMIQUE CONTRE LES ENNEMIS DES CULTURES
- Le cultivateur, dont les efforts incessants procurent à l’humanité toute entière les éléments mêmes de sa subsistance, et les matières premières génératrices de son industrie, n’a pas seulement à redouter! inclémence du ciel et les rigueurs des saisons; une multitude d’ennemis, d’autant plus à craindre qu’ils sont plus sournois et plus dissimulés, s’attaque aux récoltes dès que la semence est mise en terre et anéantit les fruits de son labeur.
- Parmi les moyens de lutte qui ont fait leurs preuves, les méthodes chimiques se sont révélées comme les plus faciles à mettre en pratique et les plus sûres comme résultat.
- Le monde agricole, les savants qui se sont voués à l’étude des antiparasitaires et à la pathologie végétale, les industriels dont l’activité s’est portée vers la préparation des mélanges spéciaux employés dans cette lutte, tous ont collaboré depuis quelques années pour perfectionner ces moyens de défense et en rendre l’emploi plus économique.
- Il est nécessaire, pour coordonner ces efforts, d’organiser à intervalles réguliers des mises au point, ouvertes à tous ceux qui collaborent à cette croisade, et au cours
- desquelles les connaissances acquises sont mutuellement discutées et comparées.
- La Société de Chimie Industrielle a donc pris l’initiative d’une réunion commune et, profitant de l’affluence de spécialistes qu’amènera l’Exposition de 1937, organise une semaine d’études consacrées à la lutte chimique contre les ennemis des cultures.
- Avec le concours de la Société de Pathologie Végétale à qui échoit le soin d’organiser les sections de travail en commun, et avec l’appui des Syndicats et des Associations d’industriels spécialisés dans la préparation des composés antiparasitaires, elle met sur pied à la Maison de la Chimie, du 1 9 au 26 mai 1937, des Journées spécialisées, combinées avec une Exposition du Matériel et des Produits employés pour la préservation des récoltes.
- Cette étroite collaboration du champ, du laboratoire et de l’usine réalisée pour un but essentiellement utilitaire et dans un intérêt mondial, marquera une nouvelle et décisive étape dans l’action entreprise par tous les pays pour l’assainissement de leurs cultures.
- CALENDRIER FISCAL EN MAI 1937
- Contributions Directes
- Du 1er au 10. — Paiement au percepteur par les employeurs et débirentiers de l’impôt afférent aux traitements, salaires, rentes viagères, émoluments et honoraires versés en avril à des personnes domiciliées hors de France.
- Du 1° au 31- — Paiement de la première moitié des impôts compris dans les rôles mis en recouvrement en mai, dès la mise en recouvrement, ou en tout cas avant le 1er août afin de bénéficier de la faculté de ne payer la 2e moitié que le 31 octobre.
- Paiement de la totalité des impôts établis au titre d’années antérieures compris dans les rôles mis en recouvrement en avril 1937.
- *
- Enregistrement
- Du 1er au 10. — Impôt sur les coupons de valeurs mobilières étrangères non abonnées et de fonds d Etats étrangers (personnes qui font profession de recueillir, encaisser, payer ces coupons).
- Le Gérant : R. BREUILLER.
- Du 10 au 15. — Impôt sur les opérations de bourse (banquiers, agents de change, etc.).
- Du Ier au 20. — Déclaration pour liquidation de 1 impôt sur le revenu des sociétés en commandite simple non soumises au droit de communication.
- Du au 26, — Taxe sur le chiffre d’affaires (banquiers, changeurs, marchands de biens).
- Du 25 au 31. — Impôt sur les opérations de bourse (banquiers, agents de change, etc.).
- Du 1er au 31. — Liquidation générale des taxes sur les assurances (Compagnies d’Assurances).
- Contributions Indirectes
- Du 1er au 25. — Paiement de la taxe unique de 6% ou de la taxe de 2% sur dépôt d’un relevé mensuel.
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