Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- y Au.-C 44- Année - Numéro 485 REVUE MENSUELLE Juin 1937
- 3/ REVUE GÉNÉRALE
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- TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
- Fondée par Horace KCCHLIN et Léon LEFÈVRE
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- BUREAU ET SIÈGE DE L’A. C. I. T. (y adresser toutes communications)
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- (Maison de la Chimie - Centre Marcelin Berthelot)
- Président : M. Félix BINDER
- Trésorier: M. Georges MAIRESSE - Secrétaire : N. J. BESANÇON
- ADMINISTRATION DE LA REVUE :
- Directeur : A. WAHL
- Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers
- Pour tout ce qui concerne la Publicité, s'adresser :
- Bureau 218
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- 41-Année Tome XLI Juin 1937
- REVUE GÉNÉRALE
- DES
- MATIERES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
- Organe Officiel de l’A. C. I. T.
- Administration : PARIS, Elysée Building, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Bureau N° 218 — Téléph. : Anjou 18-00 à 18-09
- ABONNEMENTS : | France, 100 fr. - Étranger (accord de Stockholm), 135 fr. I (Autres pays), 150 fr.
- SOMMAIRE
- Chronique de l’A. G. I. T.......... XXI, xxII, XXIII, XXIV
- Matières Colorantes
- La lumière du jour et l’éclairage T.C.B.T., par M. le Chanoine
- J. Pinte, p. 225.
- Extraits de journaux étrangers, p. 229.
- Varia, p. 230.
- Informations, p. 233.
- Revue économique, p. 234.
- Jubilé du Dr. Robert Schmidt, p. 235.
- Extraits de brevets allemands, p. 235.
- Résultats industriels, p. 238.
- Teinture-Impression
- Les dermatites et les colorants, p. 239.
- La teinture des doublures de laine et de coton, p. 240.
- Nouveaux colorants, p. 241.
- DE JUIN
- Extraits de journaux étrangers, p. 242.
- Extraits de brevets allemands, p. 250.
- Blanchiment-Apprêts
- Les recherches sur le blanchiment par les hypochlorites, par M. J. Dumas, p. 251.
- Extraits de journaux étrangers, p. 252.
- Extraits de brevets allemands, p. 258.
- Industrie Textile
- La laine irrétrécissable (nouveau procédé), p. 258.
- Les recherches au Shirley Institute, p. 259.
- Le 25e anniversaire de la Station expérimentale de Milan, p. 260.
- Extraits de journaux étrangers, p. 260.
- Revue économique de l’industrie textile, p. 262.
- Extraits de brevets français, p. 263.
- Informations fiscales, p. 264.
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- CHRONIQUE DE L’A. C. I. T.
- N° 235 — Juin 1937 — 27% Année
- SOMMAIRE
- Bureau de l’A.C.I.T................................. XXI
- Réunions mensuelles................................. XXI
- Cotisations 1937.................................... XXI
- Nouvelles inscriptions de sociétaires............... XXI
- Placements......................................... XXI
- Congrès 1937 de l’A.C.I.T........................... XXII
- Nécrologie .. ...................................... XXII
- Distinctions....................................... XXII
- Bibliographie ..................................... XXII
- Visite de l'Achéma VIII........................... XXIII
- Les cahiers mensuels de P. Wengraf................ XXIII
- Pour les chimistes âgés............................ XXIII
- Ecoles Provinciales des Textiles et de Bonneterie du Tournaisis............................ XXIV
- Union Internationale de Chimie..................... XXIV
- BUREAU DE L’A.C.I.T.
- Adresse du Bureau : 28, rue Saint-Dominique, (Bureau n° 8), Paris VIIeou Téléphone: Invalides 10-73. Permanence tous les jours non fériés de 14 h. 1/2 à 16 h. 1/2.
- Toutes communications concernant notre Association doivent être adressées au Bureau de l’A.C.I. T. et non à l’Administration de la Revue. Bien spécifier : Association des Chimistes de l’In
- dustrie Textile, en raison des autres Sociétés de Chimie qui ont aussi leur siège à la Maison de la Chimie.
- En cas d’urgence, s’adresser directement au Trésorier, M. G. Mairesse, 24, rue de Pétrograd, Paris 8e, téléphone Europe 53.08.
- Pour toute demande de renseignements, prière de joindre un timbre-poste pour la réponse.
- REUNIONS MENSUELLES
- Ces réunions restent fixées au premier samedi de
- Les camarades de l’A.C.I.T. sont cordialement
- chaque mois, à 20 heures 1/2, à la Brasserie Heidt, invités à s’y rencontrer, et il nous serait agréable 83, boul. de Strasbourg (près de la gare de l’Est), de les voir nombreux.
- COTISATIONS 1937 3
- La rentrée des cotisations s’est ralentie, nous L’A.C.I.T. a besoin de ces cotisations pour faire " prions instamment nos collègues de se mettreen face aux dépenses courantes du bulletin et du règle en versant leur cotisation 1937. bureau.
- PAYEZ VOTRE COTISATION 1937 (50 frs pour la France ; 75 frs pour l’Étranger. Comptes chèques postaux A. C.I. T. 494-15, PARIS)
- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIETAIRES
- Admissions : Sont admis comme Sociétaires : M. André VANDENHENDE à Rumbeke-Roulers, (Belgique), des Etablissements Cambier et VAN-denhende, teinturiers à Rumbeke.
- M. Adelson VERDONCQ, ingénieur chimiste I. C. L., Licencié ès-sciences, Etablissements A. Smeets, Waterloo (Belgique).
- M. Fernand Bonhomme, médaille militaire, croix de guerre, teinturier coloriste, 4, rue des Bourgeats à Romilly-sur-Seine (Aube).
- Propositions : Sont proposés comme Sociétaires:
- M. Charles Gangloff, Ingénieur-Chimiste E.
- C.M., 10, rue Lancret, Paris (16e), présenté par MM. Sack et Jean Birgy.
- M. Georges Rey, Ingénieur-Chimiste E.C.I.L., Chef du Laboratoire de Recherches des Etablissements Gillet-Thaon, Villeurbanne, demeurant 30, rue Persoz, Villeurbanne (Rhône), présenté par MM. A. Meininger et Pignet.
- Nous rappelons à nos camarades que leur devoir est de recruter de nouvelles adhésions à l’A.C.I. T. pour augmenter la puissance de notre groupement corporatif.
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l’A.C.I. T. et non à l’Administration de la Revue.
- Nous rappelons que le service de placement est exclusivement réservé aux membres de l’A.C.I. T. et que les réponses aux offres d’emploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission qui se fera avec toute la discrétion voulue.
- Offres d’emplois :
- N° 151.—On demande contremaître connais
- sant bien la teinture et le traitement des peluches-coton.
- N° 154. — On cherche bon contremaître teinture.
- N° 156. — On demande, pour impression à la planche, contremaître bien au courant métier.
- N° 157. — Société de Produits Chimiques de la Région Parisienne recherche chimiste spécialisé dans la fabrication des adjuvants pour l’industrie textile. — Ecrire au Bureau de l’A.C.I.T. qui transmettra.
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- XXII
- Demandes d’emplois :
- N° 72. —- Technicien longue pratique industrielle dans blanchiment, teinture, impression, mercerisage, ferait intérim pour installation, mise en route, corrections, mise au point procédés nouveaux sur toute matière textile.
- N° 75. — Ingénieur chimiste, ayant pratique de blanchiment, teinture ou apprêt des rayonnes, et connaissant également la fabrication des rayonnes, et en particulier de la viscose, cherche situation.
- N° 77- — Chimiste teinturier, depuis 10 ans même maison, teinture coton en pièces, colorants au soufre, colorants directs, diazotés, naphtols, indigosols, indanthrènes, cherche situation.
- N° 78. — Ing. Chimiste I.C.L., spécialisé dans le textile, ayant expérience comme visiteur de teinture et technicien de maison d’adjuvants,
- CONGRÈS DE
- Nous rappelons à nos collègues que le Congrès de l’A.C.I.T. se tiendra à Paris les 22, 23,24 et 25 septembre prochain et nous les prions d’envisager dès maintenant de faire coïncider leur voyageà Paris
- cherche situation technicien d’application ou représentant pour colorants ou produits auxiliaires. Références de premier ordre.
- N° 79. — Chimiste Coloriste, 40 ans, marié,. 15 ans de pratique dans la teinture de bonneterie, bas plongés, écheveaux, tissus de ganterie, sous-vêtements, cherche situation.
- N° 80. — Directeur de teinture connaissant parfaitement : grand blanchiment, mercerisage, teinture fil à coudre, perlé, etc., teinture bonneterie unie, application des couleurs et Rouges naphtols, trèssolides au frottement humideetavec économie de 10 à 20%, cherche situation en rapport avec ses capacités.
- N. B. — Nous recommandons aux industriels qui recherchent de bons techniciens et praticiens* de s’adresser au bureau de l’A.C.I.T. qui les mettra en rapport avec des personnalités de valeur connaissant bien la partie.
- L’A.C.I.T. 1937
- pour visiter l’Exposition avec les dates prévues pour le Congrès, de façon qu’ils puissent assister à ce Congrès où nous désirons nous retrouver en grand nombre.
- NÉCROLOGIE
- C’est avec le plus grand regret que nous avons appris et que nous annonçons à nos collègues la mort, survenue le 3 mai, à Nomexy (Vosges), de Mme Vve Ernest Sack, mère de M. Ernest Sack, Vice-Président de notre groupement.
- Nous avons la certitude de traduire ici les sentiments de tous nos adhérents en adressant à notre Vice-Président, dontle dévouementà l’A.C.I.T. est connu et apprécié de tous, l’expression de nos bien sincères condoléances et de notre vive sympathie à l’occasion de ce deuil cruel qui vient de le frapper.
- D’autre part, nous sommes informés que notre collègue, M. Gaston Domart, est décédé à Castres, le 9 mars dernier.
- Né à Neuilly-sous-Clermont (Oise), en 1893, Gaston DOMART s’initia à la teinture à l’usine du Tremblay de la Compagnie Parisienne de Couleurs d’Aniline.
- Incorporé dans l’artillerie, démobilisé en 1919 avec le grade de maréchal-des-logis, il reprit son travail au Service Application de la Compagnie Nationale des Matières Colorantes qui exploitait l’usine du Tremblay. En 1922, il prit une part très active à l’installation des nouveaux laboratoires de teinture à l’usine de Villers-Saint-Paul.
- Directeur de teinture, puis gérant de la Cie Parisienne de Teinture et Apprêts aux Lilas, de 1927 à fin 1935, DOMART rentra à cette époque au service des Etablissements Kuhlmann comme technicien-voyageur dans le Midi de la France. Très actif, énergique et entreprenant, Domart était fort apprécié de la Direction des Etab. Kuhlmann ainsi que des nombreux industriels dont il avait su rapidement gagner la confiance et qui avaient volontiers recours à sa compétence.
- Nous exprimons à la famille de notre collègue disparu prématurément nos sincères condoléances et l’assurance de notre vive sympathie.
- DISTINCTION
- Nous apprenons avec plaisir que la Société Industrielle de Rouen vient de décerner le « Prix de l’Exposition de Rouen 1884 » à notre distingué collègue M. Georges Martin, chef du service d’application dela Société des Matières Colorantes etPro-
- duits Chimiques de St-Denis, pour ses deux ouvrages de vulgarisation : «Les Matières Colorantes Artificielles » et «Blanchiment, Teinture et Impression».
- Nous présentons à notre collègue et ami toutes nos félicitations pour ce succès bien mérité.
- BIBLIOGRAPHIE
- La Chimie au service de l’Agriculture.
- Notre ancien président M. Abel Caille, le très érudit Directeur de l’Institut Chimique de Rouen, nous fait parvenir une petite plaquette éditée sous le titre ci-dessus et qui reproduit en partie un discours prononcé par lui à l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, lors de la réception d’un nouveau membre de cette Société.
- M. Abel Caille fait un rapide exposé de l’emploi
- des engrais depuis l’antiquité jusqu’à nos jours,, citant- le dieu Fumier (Stercus) des Romains, les sages conseils de Pline et de Virgile, la théorie de Bernard de Palissy sur les substances d’origine minérale à restituer à un sol épuisé. Puis la science des engrais se développe avec La Quintinie, Lavoisier, Saussure, Payen, Liebig, et surtout avec Pasteur, Boussingault, Berthelot. L’industrie des potasses et des superphosphates s’étend ensuite en France, puis après la guerre l’industrie de l’azote et de l ammoniaque synthétique avec Haber et notre
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- XXIII
- grand inventeur et savant Georges Claude, la consommation actuelle de l’azote atteignant en France 160.000 tonnes.
- Une ère nouvelle s’est levée sur le monde avec l’abondance d’azote provenant des fabrications syn
- thétiques, et permet de reculer les limites d’entretien de la vie des végétaux, des animaux et des sociétés humaines.
- La chimie aura donc bien servi l’humanité et contribué à la paix universelle.
- VISITE DE L’ACHÉMA VIII
- Exposition d’Appareils pour la Chimie Industrielle à Francfort-s-lè-Mein, du 2 au 11 juillet 1937.
- Voyage d’Etudes des Industriels et Techniciens Français, organisé par la Société de Chimie Industrielle, 28, rue Saint-Dominique, Paris 7e.
- Départ Paris-Est, jeudi 4 juillet à 8 h. 45.
- Deux catégories sont prévues :
- A - 4 jours : Visite de l’Exposition ; visite de la ville de Francfort; excursion à Wiesbaden.
- B - 11 jours : Francfort-s-M., Bavière, Tyrol Autrichien, Alpes Bavaroises, Lac de Constance, Forêt Noire, Fribourg-en-Brisgau, Strasbourg.
- Inscriptions à la Société de Chimie Industrielle, 28, rue Saint-Dominique, Paris 7e. Prix à forfait.
- LES CAHIERS MENSUELS DE P. WENGRAF
- Service de Documentation.
- Nous avons déjà eu l’occasion d’attirer, dans le numéro de juin 1934, l’attention de nos sociétaires sur le service de documentation périodique de notre collègue Dr. P. Wengraf, membre de l’A.C.I.T., dont les cahiers mensuels paraissent régulièrement en langue allemande depuis 1934.
- Cette documentation très détaillée sur les nouveautés et progrès réalisés dans l’industrie textile, et comportant une revue aussi complète que possible des brevets et études parus dans les pays industriels, a rencontré un accueil si chaleureux auprès des intéressés, que l’auteur s’est décidé à donner suite au désir maintes fois exprimé par un certain nombre de lecteurs, de présenter une édition française.
- La classification des chapitres et des groupes est jointe à chaque cahier, de sorte qu’il est aisé de trouver la documentation qu’on désire étudier.
- Le texte n’est imprimé que d’un côté de la page, ce qui permet à chacun de compléter sa documentation personnelle en découpant les extraits et en les rassemblant par matières.
- L’auteur s’est spécialisé, depuis près de 35 ans, dans les questions se rapportant à l’industrie textile; les postes dirigeants qu’il a occupés dans la teinture et l’impression, ainsi que dans le service technique d’une importante fabrique de matières colorantes,
- enfin le fait qu’il appartient au service d’Etudes et de Contrôle de l’Office des Brevets Autrichien, le mettent à même d’analyser les textes et d’en donner une appréciation utile et documentée, et cela avec l’impartialité la plus complète.
- Le Bulletin ne peut, en aucune façon, être considéré comme un concurrent des revues textiles existantes; bien au contraire, il doit en faciliter la lecture et l’étude.
- Les abonnés peuvent en outre se procurer, à un prix très modéré, les phototypies des brevets originaux qui sont analysés dans le texte.
- Le prix de l’abonnement est le même que celui de l’édition allemande, soit 120 schill. autrichiens. Le règlement peut s’effectuer en quatre versements trimestriels.
- La réalisation de l’édition française, à laquelle collabore notre collègue M. L. Diserens, estprévue à partir du 1er juillet 1937 ; elle ne sera possible que si une quantité suffisante d’abonnements sont souscrits avant cette date. Il est à souhaiter qu’un grand nombre de nos collègues s’intéresse à cette publication afin d’en assurer le succès.
- Les souscriptions sont à adresser à M. Dr. Paul WENGRAF, Py-rkergasse 3 P, Vienne (Autriche) qui enverra volontiers, à toute personne qui en fera la demande, un fascicule spécimen.
- POUR LES CHIMISTES AGÉS
- Fondation de la « Société de Secours aux Ingénieurs-Chimistes âgés ».
- Nous sommes heureux d’annoncer, qu’à la suite d’une campagne menée dans la Revue « l’Ingénieur-Chimiste » par M. J. Boisseau, Chimiste, 1.C.P., dont nous reproduirons quelques articles dans un de nos prochains numéros, il s’est formé un mouvement d’opinion favorable à l’idée de venir en aide aux ingénieurs-chimistes dont les fins de carrière apparaissent difficiles, mouvement qui a conduit à la création d’une Société de Secours aux Chimistes âgés.
- Cette généreuse idée, due à l’initiative de M. Florentin, Président du Syndicat Professionnel des Ingénieurs-Chimistes Français, a rencontré la plus grande faveur tant auprès des personnalités scientifiques et des milieux industriels, qu’auprès des Associations Amicales d’Anciens Elèves des Ecoles de Chimie, et M. Roché, Président de l’Union des Industries Chimiques, a bien voulu présider la séance de fondation de la Société de Secours aux
- Chimistes âgés, qui s’est tenue le 16 mars dernier, au Siège de l’Union des Industries Chimiques, à laquelle assistaient un certain nombre de personnalités de l’Industrie Chimique et d’Ingénieurs-Chimistes.
- Après avoir exposé le but de la nouvelle Société qui se propose de venir en aide aux chimistes âgés sans situation et sans ressources, à ceux qui sont dans l’incapacité de travailler et qui n’ont pas la possibilité de vivre, M. Roché a donné la parole à M. Florentin, Secrétaire provisoire, pour la lecture des statuts qui ont été adoptés après quelques modifications de rédaction.
- M. Roché, aux applaudissements de l’assemblée, a annoncé que, dès maintenant, l’Union des Industries Chimiques était disposée à manifester à la nouvelle Société tout le bienveillant intérêt qu’elle lui porte.
- Le Conseil d’Administration a été ainsi constitué:
- Président : M. Raymond Berr, Administrateur-Délégué des Etablissements Kuhlmann.
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- XXIV
- Vice-Président : M. G. URBAIN, Membre del’Ins-titut, Directeur de l’Institut de Chimie de Paris; M. A. LANTZ, Administrateur de la Société des Matières Colorantes de Saint-Denis; M. REGINGAUD, Président de la Fédération des Syndicats de Produits Chimiques,
- Secrétaire Général: M. P. Florentin, Président du Syndicat Professionnel des Ingénieurs-Chimistes Français.
- Secrétaire-Adjoint : M. G. Wolf, Expert-Chimiste, Ingénieur-Conseil.
- Trésoriers : M. MARCHAL, Président de l’Union Nationale des Associations d’Anciens Elèves des Ecoles de Chimie; M. PUYBONNIEUX, Ingénieur-Chimiste I.C.P.
- Parmi les Administrateurs, il nous faut citer : MM. Jean Gérard, Vice-Président de la Société de
- ECOLES PROVINCIALES DES TEXTILES
- Division A - Ecole Spéciale de Techniciens à Tournai.
- Année scolaire 1937-1938.
- L’Ecole comporte les trois sections suivantes, de très grande renommée : 1° Section des Techniciens de Bonneterie; 2° Section des Conducteurs de Tissage; 3° Section des CHIMISTES-TEINTU-RIERS. Il existe aussi une section préparatoire.
- Chimie Industrielle; Jolibois, Président de la Société Chimique de France ; DUPONT, Président de l’Association des Anciens Elèves de l’Ecole de Chimie et Physique Industrielle; PUTors, Président de l’Association des Anciens Elèves de l’Institut de Chimie de Paris, etc.
- Le siège de la nouvelle Société est à la Maison de la Chimie, 28, rue Saint-Dominique, Paris.
- Le taux de la souscription annuelle a été fixé à 25 francs pour les adhérents.
- Nous ne doutons pas que ceux-ci seront aussi nombreux que possible et qu’ils se feront inscrire pour coopérer à cette belle œuvre de solidarité professionnelle, tant comme membres donateurs qu’à titre de membres souscripteurs.
- L'A.C.I.T. se fait un devoir de recommander cette fondation si intéressante pour la corporation des Chimistes.
- ET DE BONNETERIE DU TOURNAISIS
- Pour conditions d’admission, renseignements, visite de l’établissement et envoi gratuit du programme, s’adresser à M. A. Jungblut, Directeur, rue Paul-Pastur, à Tournai.
- L'ECOLE possède un Internat.
- Reprise des cours : mardi 14 septembre à 9 heures. Nombre d’admissions limité. Incriptions dès à présent et jusqu’au 11 septembre.
- UNION INTERNATIONALE DE CHIMIE
- L’Union Internationale de Chimie nous fait parvenir pour la bibliothèque de l’A.C I.T. quelques fascicules résumant ses travaux en 1936.
- Comptes rendus de la douzième conférence
- Lucerne et Zurich, 16 et 22 août 1936
- Rapport de M. Jean Gérard sur l’activité de l’Office International de Chimie : Répertoire International des Centres documentaires chimiques. — Centres Nationaux de documentation chimiques. — Utilisation du film comme rapport de documentation. — Outillage photomicrographique. — Diffusion des documents non imprimés. — Documentation par les thèses. — Répertoire International des périodiques chimiques. — Terminologie de la documentation. — Organisation de la documentation universelle. — Relation avec d’autres organismes.
- La conclusion de ce très abondant rapport est que la documentation chimique, bien organisée sur le plan national et international, est appelée à devenir l’une des pierres angulaires de la documentation universelle.
- Rapport de M. J. TIMMERMANN sur les étalons physico-chimiques : Liste des substances étalons recommandées. — Liste des Etalons mis en vente par le Bureau International.
- Rapport de M. W. Swietoslawski sur les mesures physico-chimiques absolues et comparatives.
- Rapport de M. W. Swietoslawski sur l’établissement d’un étalon primaire pour les recherches ébulliométriques et tonométriques. — Qualité de l’eau comme étalon. — Relation entre la température d’ébullition de l’eau et la pression. — Emploi de l’eau comme étalon en ébulliométrie et en tonométrie.
- Rapport de M. W. Swietoslawski sur les propriétés physico-chimiques des étalons ébulliométriques secondaires. Préparation des étalons physico-chimiques liquides. — Résistance de l’étalon à
- l’action de l’air et de la température. — Déshydratation des étalons physico-chimiques liquides. — Détermination du point d’ébullition des étalons liquides. — Etude préliminaire d’une substance liquide qualifiée à servir comme étalon physico-chimique secondaire.
- Revue analytique et critique des méthodes relatives à la détermination de la chaleur de combustion des substances organiques contenant du soufre ou des halogènes.
- Rapport de M. W. A. Roth : Remarques générales relatives à la détermination de la chaleur de combustion des substances contenant du soufre ou des halogènes. — Chaleur de combustion des composés sulfurés, fluorés, chlorés, bromés, iodés, acide benzoïque, hydrogène, acide nitrique, acide succi-nique. — Chaleurs de dilution de solution d’acide nitrique.
- Méthodes unifiées pour l’analyse des matièresgrasses
- Rapport de la Commission Internationale pour l’analyse des matières grasses.
- Eau et matières entraînables. — Impuretés. — Cendres. — Matières insaponifiables. — Acidité.— Indice de saponification. — Indice d’iode. — Densité. — Indice de réfraction.
- Table internationale des poids atomiques
- Rapport de la Commission des poids atomiques de l’Union Internationale de Chimie, par G. Baxter, O. Honigschmid et P. Lebeau.
- Tableau des poids atomiques pour 1937. — Changements pour Carbone, Rubidium, Gadolinium. Plomb, Uranium.
- N. B. — Les quatre brochures résumées ci-dessus sont à la disposition des intéressés dans le bureau de l’A C.I.T., où elles peuvent être consultées, ainsi qu’à la Bibliothèque de la Maison de la Chimie.
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- REVUE GENERALE
- DES
- MATIÈRES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRETS
- JUIN 1937
- LA LUMIÈRE DU JOUR ET L'ÉCLAIRAGE T. C. B. T.
- par M. le Chanoine J. PINTE
- Tous ceux qui s’intéressent à l’appréciation exacte de la couleur savent comme il est difficile, pour l’examen, de remplacer artificiellement la lumière solaire. Les lampes dites « jour » ne sont certes pas rares; mais leur grand nombre est peut être aussi un indice de leur imperfection.
- Les teinturiers, en particulier, devraient la nuit comme le jour, par temps clair comme par temps sombre, pouvoir réaliser des échantillonnages tels que les nuances obtenues soient conformes au type, quelle que soit la source qui les éclaire. Ils sont donc en droit d’exiger d’une lampe « jour » un spectre reproduisant exactement celui de la lumière solaire. S’ils évitent encore autant d’échantillonner à la lumière artificielle, c’est bien parce que cette reproduction est imparfaite et qu’ils savent par expérience que, trop souvent, un échantillonnage, conforme à la lampe, devient mauvais à la lumière du jour.
- La lumière du soleil ou lumière blanche est, suivant une vieille définition, celle qui est émise par un corps noir porté à la température de 6.0000 C environ.
- Nous disons : vieille définition, car maintenant que l’on sait qu’il existe des astres dont la température atteint 10.000 et même 20.0000, on est en droit de dire que la lumière « blanche » du soleil est toute relative. Par rapport à celle des astres plus chauds, ne doit-elle pas paraître aussi rouge que celle de nos lampes comparée à la lumière du jour? Puisque convention il y a, admettons-la, mais considérons de plus que la véritable lumière blanche est celle qui est diffusée par le ciel, face au nord, par temps moyen, vers le milieu du jour.
- La composition de cette lumière varie en effet suivant la hauteur du soleil au-dessus de l’horizon et surtout l’état de l’atmosphère.
- En comparant les courbes spectrales de la lumière du jour diffusée soit par ciel gris très couvert, soit par ciel bleu très pur, après pluie et
- grand vent par exemple, on constate sur la première une absorption sensible des radiations violettes, bleues et même vertes. La lumière par temps de pluie doit donc, par contraste, sembler plus orangée-rouge que par beau temps. Entre les 2 courbes extrêmes, ou limites de la fourchette, choisissons une courbe moyenne. Celle-ci représentera et définira pour nous la lumière du jour « moyenne », c’est-à-dire celle diffusée parle ciel, face au nord, par temps « moyen », vers l’heure de midi. Et pour réaliser avec une lampela lumière du jour, il faudra reproduire une émission dontla courbe spectrale ait la même allure que celle qui vient d’être définie.
- Les lampes à incandescence ordinaires sontloin de satisfaire à cette exigence. La courbe ci-jointe, suffisamment suggestive à cet égard, montre pour cette lumière la pauvreté des radiations violettes et bleues, en même temps que la richesse relative des radiations rouges et orangées. Pour rendre cette courbe sensiblement parallèle à la droite étalon représentant la lumière du jour « moyenne », il faudrait utiliser un filtre dont le spectre de transmission serait une symétrique par rapport à l’axe vertical médian.
- Ce filtre n’existe pas.
- Et c’est pourquoi les spectres de la plupart des lampes-jour actuelles sont très différents de celui de la lumière solaire; c’est peut-être aussi la raison pour laquelle les constructeurs ne livrent généralement pas avec leurs appareils, la courbe spectrale de la lumière émise.
- Le défaut commun à toutes ces lampes est souvent un manque de radiations orangées et presque toujours de radiations bleues; si bien qu’avec elles l’échantillonnage des couleurs orangées et jaunes, qui différent surtout entre eux par la quantité de bleu émise, est généralement incorrect.
- Avec les lampes à arc, il faut craindre l’excès de violet et plusencore d’ultra-violet qui excitent
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- des fluorescences intempestives en présence d’un grand nombre de matières colorantes et de produits de finissage. Avec la vapeur de mercure, superposée ou non au tungstène, les lampes à effluves, les tubes luminescents même jumelés, on trouve dans le spectre des excès et des trous où les échantillonnages chavirent.
- Enfin, et c’est un autre défaut, le prix de la plupart de ces lampes est fort élevé.
- Pour remédiera ces inconvénients et reproduire d’une façon rationnelle et précise le spectre de la lumière du jour, M. René Toussaint et les Etablissements Thiriez et Cartier-Bresson viennent
- d’imaginer et de faire breveter un appareil très simple dont le principe est le suivant.
- Considérons 3 filtres en verre coloré transmettant uniquement :
- L’un, les radiations ou bandes violette et bleue de l’arc-en-ciel en quantité sensiblement égale;
- Un autre, les 2 bandes verte et jaune;
- Et le dernier, les 2 bandes orangée et rouge.
- En fait, ces filtres dichromatiques sont de fabrication facile, et c’est pourquoi ils ont été choisis; seul le filtre orangé-rouge demande à être corrigé
- PHOTO-COLORIMÈTRE T. CB
- Date : Mai 1937 Observateur : M.
- ANALYSE DE COULEURS
- 30
- 20
- 10
- 40
- 50
- 60
- 80
- 70
- 100
- 90
- COURBE DE COULEUR
- (Ne
- NATURE DES ECHANTILLONS
- considérer que les
- Lumière du jour « moyenne
- Lumière du jour, face au Nord, par ciel très couvert, gris uniforme (pluie): 12 h.
- Vert 530
- intensités courbe et absolues).
- relatives d’une même non pas les intensités
- Etalon : ciel bleu
- Echantillon ; ciel gris
- Intensité d'Emission (Ton)
- Blanc Pur-Etàlon
- Lumière du jour, face au Nord, par ciel bleu très pur : 12 h.
- Violet Bleu
- 420 455
- Rouge Colorations 676 (Longueurs d'onde en m.u
- Jaune Orangé
- 570 615
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- LA LUMIÈRE DU JOUR ET L’ÉCLAIRAGE T. C. B. T. 227
- pour éliminer l’excès de rouge par rapport à l’orangé.
- On imagine aisément que si derrière chacun de ces filtres, compte tenu de leur opacité relative, on place une lampe à incandescence de puissance convenable, on pourra en faisant converger les 3 faisceaux, superposer les 6 bandes, c’est-à-dire tous les éléments de l’arc-en-ciel, avec des intensités égales et par conséquent reconstituer la lumière blanche.
- Dans l’appareil T.C.-B.T. tel qu’il est actuellement réalisé, filtres et sources sont doublés pour mieux répartir les lumières autour d’un axe verti-
- cal, d’où 6 lampes, enfermées entre cloisons, dans une lanterne circulaire. Les filtres placés dans un plan horizontal à la base de la lanterne, entre les cloisons, sont des triangles de verre coloré : 2 bleus-violets, 2 verts-jaunes, 2 orangés-rouges, opposés 2 à 2 par un sommet. Grâce au verre dépoli sur lequel cet hexagone repose et à la faible distance des sources aux filtres, les 6 faisceaux composants se mélangent intimement à la sortie de l’appareil, si bien que l’on obtient de la lumière blanche parfaitement homogène —si tant est que cette lumière puisse être considérée comme homogène — à moins de 50 centimètres de la lanterne.
- PHOTO-COLORIMÈTRE T. C B
- Date : Mai 1937.
- Observateur : M.
- ANALYSE DE COULEURS nature des échantillons
- 90
- 70
- T
- tungstène.
- \
- I_____X
- Intensité d'Emission (Ton)
- COURBE DE COULEUR
- Filtre théorique nécessaire pour ramener la courbe spectrale précédente sur la droite AB parallèle à celle de l’étalon.
- (Ne considérer que les intensités relatives sur une même courbe).
- à incandescence (100
- 115 volts) filament
- = Lampe watts
- S Étalon : Lumière du jour
- “ moyenne ”.
- Échantillon : Lampe à incandes-
- Violet Bleu Vert Jaune Orangé Rouge Colorations
- 420 455 530 570 615 676 «Longueurs d'onde en m.u
- cence.
- Pur-Étalon : Lumière du jour “ moyenne ”.
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- 1 LS 00
- LA LUMIÈRE DU JOUR ET L’ÉCLAIRAGE T. C. B. T.
- La puissance des lampes varie de 200 watts derrière chaque filtre bleu-violet à 60 watts derrière l’orangé-rouge. Quant à l’étalonnage des filtres et à l’établissement de la courbe spectrale de la lumière résultante, ils sont obtenus très simplement à l’aide du photocolorimètre. Cet appareil de mesure, rapide et précis, n’est-il pas d’ailleurs le complément judicieux de la nouvelle lanterne? Avec lui, la lumière blanche est décomposée en ses éléments simples, avec l’autre, elle est reconstituée intégralement en partant des mêmes éléments. L’analyse et la synthèse sont parfaitement orthodoxes et ferment le cycle dans lequel l’inventeur travaille depuis si longtemps.
- Nous donnons ci-jointe la courbe spectrale, établie par rapport à la lumière du jour «moyenne», de l’appareil que nous avons utilisé et auquel nous avons présenté les nuances les plus délicates à échantillonner que nous possédions (chaque teinturier n’a-t-il pas dans ses armoires un musée des horreurs constitué par les échantillonnages-pièges sur lesquels il a plus ou moins trébuché ?) Comme cela était à prévoir avec une telle courbe spectrale, la pratique a confirmé pleinement la théorie et les impressions à la lampe ont toujours été exactement conformes à celles du jour.
- Dans l’esprit de l’inventeur, il va de soi que, si l’on tient plus encore à la simplicité et moinsà la
- PHOTO-COLORIMÈTRE T. C B
- Date : Mai 1937 Observateur : M.
- ANALYSE DE COULEURS
- 20
- 10
- 40
- 80
- 50
- 70
- 100
- 90
- m
- COURBE OE COULEUR
- Lanterne TCBT
- Bleu
- 455
- Jeune
- 570
- Orangé
- 615
- Violet
- 420
- Vert
- 530
- Intensité d'Emission (Ton)
- Blanc Dur-Etalon
- Lumière du jour « moyenne »
- NATURE DES ECHANTILLONS
- Etalon :
- Lumière du jour « moyenne » Echantillon : Lanterne TCBT
- Rouge Colorations
- 675 (Longueurs d'onde en m.
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- LA LUMIÈRE DU JOUR ET L’ÉCLAIRAGE T. C. B. T. 229
- précision, les filtres pourraient être incorporés à la pâte même du verre des ampoules et, par conséquent, remplacés par des lampes colorées, ou même qu’on pourrait envisager une source unique enveloppée par une ampoule avec parties différemment colorées.
- Les applications de cette nouvelle « lampe du jour », qui cette fois mérite bien son nom, sont multiples. Les salles d’échantillonnage, et toutes celles où l’on doit examiner et apprécier des produits colorés, l'utiliseront non seulement la nuit, mais même le jour quand le temps trop couvert, ou au contraire éblouissant par excès de soleil, risque de fausser les résultats de l’échantillonnage.
- Par ailleurs, cette lampe permet d’établir un étalon fixe de mesure du jour, un véritable «jour moyen » constant, qu’à tout instant et en tout lieu on pourra reconstituer facilement. Et l’on sait les mécomptes que peuvent éprouver les imprudents qui ne prennent pas assez de précautions pour apprécier la source éclairant leurs échantillons, la direction de ses rayons incidents et réfléchis et la coloration des murs qui la diffusent.
- De plus, l’échantillonneur ayant au-dessus de lui 3 faisceaux dichromatiques ou 3 doubles bandes du spectre solaire, il lui est facile, à tout instant, de placer type et échantillon dans l’un ou l’autre de ces faisceaux, et de juger ainsi, instantanément, des excès ou des carences dans telle ou telle partie du spectre. Cette possibilité d’analyse immédiate est particulièrement précieuse pour la détermination des retouches et corrections.
- Les avantages de la trilampe Toussaint paraissent tellement intéressants que ce n’est pas seulement la salle d’échantillonnage mais bien l’atelier de
- fabrication tout entier que nous verrions volontiers éclairé indirectement par cette nouvelle lampe-jour. On imagine facilement des groupes de 3 projecteurs concentrant leurs faisceaux filtrés sur des surfaces blanches, murs ou plafonds, qui en diffuseraient la résultante.
- Peut-être objectera-t-on que la consommation de courant sera forte. Tout filtre crée de l’obscurité et transforme de l’énergie lumineuse en chaleur sans intérêt pour l’œil. Mais il faut aussi faire entrer en ligne de compte le meilleur rendement d’un personnel jouissant d’un éclairage convenable quelle que soit l’heure ou la saison.
- En tout cas, les magasins pour leurs étalages et salles d’essayage, les cliniques et salles d’opération, les musées et galeries d’exposition, les bureaux et tous endroits où l’homme doit fournir un long travail fatigant pour l’œil, auraient intérêtà utiliser cet éclairage qu’on peut qualifier d’intégral.
- Nous verrions même très volontiers les intérieurs et les habitations profiter de ce progrès pour la mise en valeur des ameublements et pour raison d’équilibre général aussi, puisque si l’on en croit le Dr Paul Carton, dans ses « Règles de la vie saine » : « le meilleur mode d’éclairage est tou-« jours celui qui se rapproche le plus des condi-« tions naturelles d’éclairage diurne par le « soleil ».
- La portée de l’invention paraît donc devoir être plus grande que son créateur ne l’avait imaginée lorsqu’il l’a conçue pour l’industrie.
- L’avenir dira si nous nous sommes trompé.
- J. Pinte,
- Directeur du Laboratoire
- de la Chambre de Commerce de Roubaix.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Identification du Jaune de Naphtol S. - Herbert HODGSON et E. W. SMITH. — J. Soc. Chem. In-dustry, t. 56, p. 108 T, mars 1937.
- D’après Lauterbach (Berichte, t. 14, p. 2028 (1881) et Finger (J. prakt Chemie, t. 79, p. 441 (1909), la réduction du Jaune de Naphtol S par l’étain et l’acide chlorhydrique fournit 1 acide nitro-2-amino-4-oxy-1 -naphtalènesulfonique-7 qui cristallise en écailles jaunes. Les auteurs trouvent au contraire que cet acide forme des prismes microscopiques brun-rouges. Quand on réduit le Jaune de Naphtol S on obtient le chlorhydrate du dérivé nitroaminosulfonique qui est jaune. L acide libre teint la laine et la soie en bain acide en nuance brun foncé qui, après savonnage est solide aux
- acides, au lavage et à la lumière mais mal unie. On peut utiliser ces réactions pour caractériser le Jaune Naphtol S sur la fibre; on immerge la fibre dans du chlorure d’étain acidifié par HCl, elle devient jaune pâle et par lavage brune. Un passage en acide la jaunit mais les alcalis font virer au brun rouge. Quand une teinture faite avec le Jaune Naphtol S est exposée au soleil elle prend une teinte brune due à une réduction en dérivé nitroaminé, car un passage en acide la rend jaune mais le lavage rétablit la teinte brune. Les auteurs pensent que pour rendre ce colorant solide à la lumière, il faudrait y ajouter un agent capable d’éviter la réduction.
- A.
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- De l’essence d’orient à la nacre artificielle.
- Nous donnons les passages les plus importants d un intéressant article de M. R- Germain dans le Bulletin de la Société d’Encouragement, janvier-février 1937, p. 51.
- Sous le nom imaginé d’essence d’orient on désigne la matière brillante, autrefois extraite des seules écailles de l’ablette, qui, incorporée à un liant ou à une laque, donne un enduit dont l’éclat chatoyant rappelle, à s’y méprendre, l’orient de la perle fine.
- On doit à un artisan français du XVIIIe siècle, le patenôtrier Jacquin, la première préparation de cette matière et sa première application aussi.
- Observant la frappante analogie du reflet argenté de l’écaille d’ablette avec l’orient de la perle, il eut l’idée de malaxer les écailles dans une eau alcaline et put ainsi en séparer et en dissocier la pellicule argentée. Il obtint, par ce procédé rudimentaire, une sorte de bouillie brillante qu’il lia avec de la colle animale et qu’il appliqua sur de petites boules de verre.
- C’est ainsi qu’il réalisa la première imitation de la perle fine.
- Une petite industrie artisanale était née qui se perpétua jusqu’au début du siècle, avec peu de modifications essentielles.
- Jean Paisseau, avec la collaboration de son chimiste R. Warcollier, réussit à incorporer l’essence d’orient au collodion et fabriqua avec des perles solides, dites inaltérables, constituant un remarquable progrès sur la perle dont l’enduit de gélatine s’effritait rapidement, aussi prit-il bientôt la première place parmi les fabricants parisiens.
- Après la guerre, 1 industrie de la perle imitée connut un prodigieux développement au point de nécessiter la création de véritables usines occupant des milliers d’ouvrières et ouvriers et produisant, par centaines de milliers, des colliers qu’absorbait l’exportation, aux Etats-Unis surtout.
- Cette prospérité fut de peu de durée : l’industrie de la perle, exclusivement parisienne au début, fut bientôt transplantée à l’étranger, aux Etats-Unis en particulier et enfin au Japon.
- Le Japon fabriqua tant et tant, plutôt mal que bien il est vrai, mais à un prix si bas qu’il inonda bientôt le marché, évinçant en particulier les fabricants français. La perle imitée connut ainsi une défaveur croissante, d’autant que la perle japonaise de culture fut bientôt offerte en telle quantité et à un prix tel qu’elle put concurrencer les belles imitations parisiennes.
- L’essence d’orient était autrefois extraite des seules écailles d’ablette, en raison surtout de la facilité de leur traitement. Mais la plupart des poissons de surface, tant d’eau douce, telle l’ablette, que marins, tels le hareng, la sardine, s’adornent, en leur région ven
- trale surtout, d’écailles argentées. Ce n est point là, d’ailleurs, simple parure, mais plutôt moyen de défense, véritable « camouflage » naturel. Ce revêtement argenté capte et diffuse la faible lumière ambiante et le ventre du poisson s’en trouve illuminé, au point de se confondre avec le fond clair du ciel pour 1 œil du poisson carnassier qui nage en eau plus profonde-
- Suivant la technique ancienne, les écailles d’ablette étaient malaxées avec de l’eau ammoniacale, dans une baratte en général. Ainsi on détachait la pellicule épidermique qui se dissociait et formait avec I eau une suspension brillante séparée des écailles par simple tamisage.
- Restait à purifier cette suspension, chargée d’impuretés organiques, mucus, graisse, et aussi de boues minérales. A cet effet, le jus brillant, réparti en carafes d’un litre, était soumis à une longue série de lévigations avec de l’eau ammoniacale chaque fois renouvelée. Cette macération prolongée avait pour effet de dissocier peu à peu les fragments de pellicule épidermique et d’isoler les cristalloïdes.
- Lorsque l’essence d’orient était suffisamment «vieille», au bout de 5 à 6 mois de traitement, les cristalloïdes étaient séparés par siphonage des impuretés qui, plus volumineuses ou plus lourdes, se sédimentaient les premières; et l’essence épurée, répartie en flacons, formait au fond de ceux-ci un dépôt brillant que surmontait une eau à peu près claire. Mais l’ammoniaque est un piètre antiseptique; aussi fallait-il opérer dans une cave fraîche et, durant l’été, exercer une constante surveillance et renouveler l’eau pour éviter que l’essence * tourne », c’est-à-dire disparaisse sous l’action des ferments microbiens. Chaque petit fabricant avait d’ailleurs ses secrets, ses tours de main et opérait en grand mystère; il produisait chaque année, avec les écailles d’abletteachetées à l’automne aux spécialistes allemands, les quelques kilogrammes d’essence d orient nécessaires à sa fabrication de perles. L’écaille d’ablette coûtait cher; le rendement final était faible : l’essence d’orient était donc une matière éminemment précieuse, aussi, en mener à bien la préparation causait un constant souci.
- Une technique nouvelle a fait l’objet de brevets accordés à Jean Paisseau dans le monde entier et encore en vigueur dans nombre de pays ; aussi devrons-nous, et nous nous en excusons, ne point donner de détails trop précis et nous en tenir à l’exposé du principe de la méthode. Celle-ci se déduit de la connaissance exacte de la matière à traiter.
- Le revêtement des écailles est une membrane cellulaire, donc une matière protéique, contenant des inclusions solides : les cristalloïdes. Dissoudre la première pour isoler les seconds, tel est le problème dont la solution théorique apparaît simple. Deux difficultés à résoudre seulement : ne pas attaquer les cristalloïdes, les « décaper » de façon complète. Sont donc rejetés,
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- tout d’abord, tous les réactifs à action chimique brutale, bases ou acides, susceptibles assurément de dissoudre la matière protéique, mais, en même temps, les cristalloïdes ; un corps neutre s’impose.
- Une constatation intéressante apporte la solution du problème : les cristalloïdes n’ont aucune affinité pour l’eau, celle-ci se refuse à les mouiller. En effet, si on agite violemment dans un flacon une suspension de cristalloïdes purs dans l’eau distillée, il se produit une floculation qui simule un précipité ; les cristalloïdes se sont agglutinés autour des bulles d’air produites par l’agitation et séparés ainsi de l’eau. Pour atteindre le résultat cherché, c’est donc aux détersifs, savons et succédanés, qu’il faut avoir recours ; ces corps, comme nous avons pu le reconnaître avant que se généralise leur emploi, agissent en raison de leur influence sur la tension superficielle de l’eau qu’ils rendent apte à mouiller des surfaces sur lesquelles l’eau pure glisse sans adhérer.
- Les écailles sont brassées dans le bain détersif dont la rapidité d’action est encore accrue par un chauffage modéré au bain-marie. Quasi instantanément, les pellicules brillantes se détachent, les cristalloïdes mouillés sont énuclés et isolés à l’état de pureté absolue. Du jus obtenu, les impuretés solides se séparent par sédimentation rapide tandis que les cristalloïdes restent longtemps en suspension. Une centrifugation immédiate du liquide permet de les séparer et, d’emblée, on obtient, sous forme d’une pâte aqueuse d’un brillant métallique éclatant, une essence d’orient d’une absolue pureté. L’incorporation à une faible quantité de collo-dion suivra, et l’essence d’orient se présente alors sous sa forme moderne de pâte concentrée, facilement miscible aux laques et de conservation assurée.
- Cette fabrication rapide, à l’abri de tout aléa, n’est pas le seul intérêt du procédé. Il permet, en effet, l’emploi comme matières premières de toutes les écailles et les plus communes, les écailles de harengs, jusque-là inutilisées, donnant un produit d’une qualité remarquable- On put dorénavant envisager une fabrication industrielle et M. Jean Paisseau n’hésita pas à installer sur les lieux de pêche mêmes des laboratoires pourvus d’un matériel mécanique spécialement créé ou adapté, qui, avec un personnel réduit, peuvent traiter en un seul jour jusqu’à 4 ou 5 tonnes d’écailles de harengs. A mesure que s’accroît la production, le prix de revient peut s abaisser, et l’essence d’orient, qui, en 1918, valait encore 1.000 francs-or le kilogr., se vend aujourd’hui en France moins de 500 de nos francs actuels, prix en réalité très bas si l’on tient compte de son remarquable pouvoir couvrant.
- Mais la simplicité du procédé de fabrication a eu aussi sa conséquence habituelle : le développement de la contrefaçon, sans cesse renaissante à mesure que poursuivie, et d’autant plus dangereuse que, non grevée de frais de brevets et de mise au point, elle peut vendre meilleur marché. Quoi qu’il en soit, les possibi
- lités illimitées de production, ont permis tout d’abord l’essor de l’industrie perlière dont on peut évaluer, à 10.000 kg. environ, la consommation annuelle d’essence d’orient en France, Allemagne et Etats-Unis vers 1926, époque de son apogée avant 1 entrée en lice du Japon.
- Cet emploi étant malgré tout limité, il était rationnel de chercher, en outre, de nouveaux débouchés susceptibles d’une consommation plus grande que la perle. Aussi, en 1921, avons-nous, avec Jean Paisseau, mis à l’étude le problème de la nacre artificielle.
- La nacre artificielle. L’idée d’employer l’essence d’orient pour fabriquer une imitation de la nacre, ne nous appartient pas, nous le reconnaissons volontiers. Dès 1906, l’Oyonnithe en France, puis Claessen en Allemagne, ont déposé des brevets visant cette fabrication par incorporation d’essence d’orient à une matière transparente, en l’espèce le celluloïd. Ils n’ont pas été suivis de réalisation industrielle pour deux raisons : la pénurie d essence d’orient et son prix en tout cas trop élevé, et l’imperfection des procédés proposés. Grâce à l’étude que l’auteur a pu faire de l’essence d orient et, partant, à l’exacte connaissance de sa nature et des propriétés optiques de ses cristalloïdes.
- Ils ont pu ainsi définir le principe sur lequel doit être basée une fabrication rationnelle, principe dénommé « orientation systématique » et qui a fait l’objet du premier brevet Paisseau en 1923- Pour la facile compréhension de ce principe fondamental, il suffit de se rappeler les caractères morphologiques des cristalloïdes de l’essence d’orient, minuscules paillettes réfléchissant la lumière frappant leur table, mais invisibles lorsqu’elles se présentent de profil, en raison de leur extrême minceur.
- On peut donc poser, ce qui paraît évident mainte
- nant, que :
- L’effet lumineux produit par un cristalloïde d’essence d orient est fonction de son orientation par rapport au rayon visuel de l’observateur; ou encore,
- si on suppose une affinité de cristalloïdes dispersés dans une matière transparente, seuls seront visibles ceux qui, en raison de leur orientation propre, seront susceptibles de réfléchir la lumière dans la direction de l’œil de l’observateur; pour les autres, tout se passera comme s’ils n’existaient pas.
- Mais, assurément, un cristalloïde isolé n’est pas visible à l’œil nu ; pour que l’œil perçoive un reflet, il faut que toute une série de cristalloïdes, semblablement orientés, forment un champ d’une étendue suffisante. Comment réaliser cette orientation uniforme en masse des cristalloïdes dispersés dans une matière transparente? Tel est le problème.
- La solution est simple : il suffit de créer un courant, une veine fluide, un écoulement dans la matière chargée d’essence d’orient et maintenue dans un état de fluidité convenable. Lorsque la matière coule, ses molécules glissent les unes sur les autres avec une
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- vitesse qui diffère d’un point à l’autre, plus grande évidemment suivant l’axe de la veine fluide que sur les limites de celles-ci, en raison des frottements subis. Ce glissement a pour effet de faire basculer les cristalloïdes et de les amener progressivement à s’orienter parallèlement à l’axe de la veine d’écoulement, axe qui, suivant la section de la veine, peut être une ligne ou une surface, un plan par exemple. Ainsi s’orientent, à la surface de 1 eau courante d’une rivière, les feuilles allongées du saule poussant sur la rive et que dépouille l’automne. Ainsi s’orientent, en veines traduites à l'œil par des ondes chatoyantes, les cristalloïdes dune essence d’orient en suspension aqueuse, agitée d’un mouvement tournant dans un flacon.
- Le principe de l’orientation syste'matique étant ainsi défini et précisé, il reste à exposer la technique de fabrication industrielle d’une matière nacrée, la (( nacro-laque » création de M. Jean Paisseau.
- La nacrolaque est une nacre artificielle dont la base est l’acétate de cellulose plastifié, produit par les Usines Chimiques Rhône-Poulenc sous le nom de rhodoïd, c’est-à-dire une matière plastique transparente, comme le celluloïd dont elle a toutes les propriétés, mais non le grave défaut de dangereuse inflammabilité.
- La fabrication industrielle comporte une suite d’opérations qui sont : l’incorporation de l’essence d’orient ; l’orientation systématique en « tapis » ; la réorientation du tapis, pour donner au nacrage un dessin systématisé; la confection du bloc; le tranchage du bloc en feuilles qu’il reste à sécher et à polir.
- L’incorporation de l’essence d’orient se fait dans le malaxeur où est préparé le mélange d’acétate de cellulose et des plastifiants et solvants. La masse chauffée est relativement molle ; l’essence d’orient y est versée sous forme de solution, en acétone, d’une pâtespéciale à base d’acétate de cellulose. Fait intéressant, en raison de l’utilisation intégrale de tous les cristalloïdes, conséquence de leur orientation systématique, la proportion d’essence d’orient peut être faible; elle ne dépasse pas 3gr. de cristalloïdes pesés secs pour 1 kg. de rhodoïd, charge infime qui permet de conserverà la nacre artificielle une transparence suffisante, tout en lui donnant un éclat aussi intense que celui de la nacre naturelle.
- Lorsque le mélange est devenu homogène, la masse est extraite du malaxeur ; elle offre alors une apparence laiteuse, sans éclat; les cristalloïdes y sont dispersés régulièrement, mais en tout sens ; ils diffusent donc la lumière en toutes directions. C’est alors qu’intervient l’opération essentielle, l’orientation systématique.
- La masse, encore chaude, et donc molle, est entassée dans le coffre d’une vaste presse, pouvant contenir 200 kg. de matière, munie d’une fente rectiligne longue de 75 cm. et large de 1 cm. La presse est fermée, la pression convenable appliquée sur le piston. Aussitôt, la matière s’écoule en une nappe brillante comme une perle : c’est le tapis, élément du bloc futur. Cet éclat
- de perle révèle l’orientation systématique de tous les cristalloïdes parallèlement au plan axial de la fente, donc de la surface du tapis.
- Il ne s’agit pas en effet d’un simple lissage superficiel; l’orientation existe bien dans toute l’épaisseur du tapis; pour s’en convaincre, il suffit de pratiquer, dans celui-ci, une coupe parallèle à la surface. Quel qu en soit le niveau, le même éclat de perle se manifeste. Par contre, sur toute coupe perpendiculaire à la surface, la matière apparaît d’une absolue transparence : les cristalloïdes, se présentant de profil, sont rigoureusement invisibles. Le tapis issu de la presse a donc tous les caractères de la nacre naturelle qui, elle aussi, est sans reflet sur les coupes perpendiculaires à la surface de la coquille.
- Le seul défaut de la nacre artificielle, à ce premier stade, est sa trop grande uniformité, son apparence absolument lisse sans aucun accident, sans aucun vallonnement : c’est de l’orientation à plat. Une deuxième opération, de réorientation systématisée (1) cette fois, a pour but d’y remédier en imprimant au reflet nacré un dessin donnant à l’œil l’impression de relief vallonné caractéristique de la nacrolaque, dessin prédéterminé et variable à l’infini. Pour ce faire, le tapis orientéà plat, issu de la fente et encore chaud, donc plastique, passe immédiatement dans une calandre spéciale dont les cylindres sont hérissés de saillies, de tétons de formes et de répartition convenables pour l’effet désiré. Les saillies s’enfoncent dans le tapis, le déprimant profondément, ou le perforant même : il sort de l’appareil bosselé, gaufré.
- On comprend que les saillies de la calandre, en refoulant et étirant la matière plastique, entraînent les cristalloïdes, qui, perdant ainsi leur orientation uniforme, prennent une orientation nouvelle parallèle aux bords des dépressions produites, donc plus ou moins oblique par rapport à la surface primitive du tapis. Et on arrive ainsi aux dernières phases de la fabrication qui, elles, ne diffèrent en rien de la technique usuelle.
- Le tapis bosselé est découpé en éléments rectangulaires de 1,50X<0,70 m., dimensions exactes de la presse à bloc ; puis, ces éléments sont exactement superposés dans le coffre de celle-ci. La presse est chauffée pendant 24 heures, sous pression convenable du piston, ce qui a pour effet de souder, en un bloc homogène et compact, les éléments superposés. Le bloc refroidi est tranché, avec une machine spéciale, en feuilles d’épaisseur convenable pour la vente. C’est alors qu’apparaît le résultat : chacune des feuilles, quel qu en soit le niveau dans l'épaisseur du bloc, épais de 30 cm., montre identiquement le même dessin de nacrage, moutonné, ondulé, vallonné, donnant à l’œil une extraordinaire impression de relief qui pousse invinciblement l’observateur à tâter de la main la surface qu’il s étonne de sentir, au toucher, lisse et
- (1) Décrite dans un nouveau brevet Jean Paisseau de 1925.
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- INFORMATIONS
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- polie. C’est ainsi que les feuilles, même celles dont l’épaisseur réelle ne dépasse pas 0,2 mm., donnent l’illusion d un relief de plusieurs millimètres. On a là en quelque sorte, la transposition optique, la photographie de la calandre.
- Ce résultat, en apparence assez surprenant, s’explique aisément : malgré l’aplatissement, dans la presse à bloc, du tapis modelé par la calandre, les cristalloïdes n’ont pu reprendre leur position première uniformément parallèle ; ils sont restés légèrement obliques par rapport à la surface du tapis et, partant, au plan de section du bloc ; et cette inflexion que double, pour l’œil de l’observateur, le jeu de la lumière réfléchie, restitue 1 apparence du relief un moment produit par les saillies de la calandre, puis effacé par l’écrasement dans la presse.
- On comprend donc par quel artifice la matière peut acquérir une richesse, une variété d’effets chatoyants, que présente rarement la nacre naturelle, et quelles ressources indéfinies sont offertes au fabricant pour en varier le dessin.
- Ainsi se présente la nacrolaque que mit en vedette l’Exposition des Arts Décoratifs de Paris, en 1925. Sa vogue s’accentua rapidement et elle obtint la faveur, non seulement des artisans, mais aussi de maints artistes décorateurs. Elle est aujourd’hui devenue matière classique au même titre que l’écaille ou l’ivoire artificiels. Et la Société des Usines Chimiques Rhône-Poulenc qui, en 1931, en acquit licence de Jean Paisseau pour la France, continue à la fabriquer parmi les divers types de rhodoïd.
- INFORMATIONS
- Les vacances payées en Angleterre. — Le mouvement qui tend à ce que les employés aient leur vacances annuelles payées par leurs maisons prend une ampleur de plus en plus grande en Grande Bretagne. Parmi les firmes qui ont récemment décidé de se joindre à ce mouvement, on cite le cas d’une coutellerie de Sheffield qui, non contente de ce premier pas, vient d’adopter à titre d’essai, la semaine de 5 journées de travail, ce qui permet à son personnel de se reposer le dimanche et le lundi.
- Les employés d’une importante fabrique près de Bolton vont être payés pour leurs vacances de Pâques et ils auront en outre, à l’avenir, deux semaines de congé payé par an.
- La semaine de 40 heures en Italie. — Le Ministre des Corporations a autorisé les Préfets à accorder des dispenses à la loi de 40 heures appliquée depuis octobre. Les ouvriers se sont plaints que la semaine de 40 heures ne leur assure pas l’existence.
- (Chem. Trade Journ.)
- Nouveaux emplois du latex- — Les recherches entreprises à Leeds par la Wool Industries Research Association ont montré la possibilité d’appliquer le latex sur la laine. On a' étudié un certain nombre de produits dont les propriétés répondent à ces trois conditions : faciliter le mouillage de la laine par le latex, précipiter les particules de latex chargées négativement de manièreà les déposer sur la laine, et enfin augmenter l’affinité mutuelle de la laine et du latex. Ce traitement peut s’appliquer aux écheveaux, tissus et feutres; un des grands avantages c’est la possibilité de traiter les écheveaux. Les essais ont montré qu’on peut ainsi augmenter la résistance de la laine; enfin l’addition de pigments au latex permet d’obtenir des effets intéressants.
- Les savons dans le nettoyage à sec. — Le nettoyage à sec avec les liquides inflammables présente les risques
- d’explosion même quand il n’existe pas de flamme à proximité- Ce fait est bien connu et est dû au développement d’électricité statique par le frottement des tissus traités car les dissolvants utilisés ne sont pas conducteurs, ce qui empêche les charges de se dissiper. Il en résulte alors que si les charges deviennent suffisantes il peut se produire de petites étincelles qui provoquent l’explosion des vapeurs. Une pratique courante consiste à ajouter au dissolvant un savon soluble qui rend le liquide conducteur. Mais souvent ceci est insuffisant, il convient d’éviter l’accès d’air dans les appareils. Le National Physical Laboratory s’est occupé de la question et il a trouvé que cette addition de savon donne une certaine conductibilité et diminue ainsi le risque. Mais au cours du dégraissage cette conductibilité diminue sans doute parceque la marchandise à dégraisser absorbe un des constituants auquel était due la conductibilité. Des expériences sont en cours pour l’étude de cette question.
- LT. C. I. en Australie. — Une entente est intervenue entre l’I. C. I. et le Gouvernement fédéral d’Australie pour la construction de deux usines à Melbourne pour la fabrication de la nitrocellulose et la synthèse de 1 ammoniac. Ces deux fabrications sont vitales pour la défense de l’Australie et le capital consacré sera de 300.000 €.
- Le métaphosphate pour laver la Vaisselle. — On a fait des expériences, au Mellon Institute à Pettsbourg, sur l’efficacité du métaphosphate pour le lavage de la vaisselle- Dans les restaurants on a constaté la supériorité de ce sel additionné à un détergent alcalin, au point de vue bactériologique. Mais ceci n’est pas attribué à son pouvoir germicide mais surtout parce-qu’il évite la formation de pellicules de savons calcaires. Le produit le plus actif comme germicide c’est la soude caustique à 3 %, qui convient spécialement au lavage des bouteilles. Le détergent au métaphosphate contient
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- INFORMATIONS
- de la soude caustique, de l’héxa métaphosphate et du phosphate trisodique.
- Fabrique de rayonne en Chine. — On installe une fabrique de rayonne à Wusihà 100 km. de Shanghaï; le capital investi est de 4 millions de dollars chinois (environ 25 millions de frs). L’usine dont la capacite de production sera de trois tonnes par jour sera sous le contrôle du Ministre de l’Industrie.
- Industrie textile en Egypte. — Sir Alexander Keown-Boyd ancien Directeur général du département européen du ministère de 1 intérieur d Egypte devient directeur de la Bradford Dyers Association d Egypte. Il s’agit de deux compagnies égyptiennes au capital de 500.000 €, la première fabriquera des marchandises en coton qu elle revendra à la seconde pour les teindre L’emplacement choisi pour ces usines se trouve à 10 km d’Alexandrie.
- Le lanital. — Un groupe de lainiers de Brunn s’est rendu acquéreur de la licence pour la Tchécoslovaquie de la production du Lanital. On va créer une compagnie au capital de 30 millions de couronnes, on croit savoir que la Société chimique d Aussig y participera d’une manière importante.
- D’autre part, on va créer à Leeuwarden une usine qui produira le Lanital avec une licence de la Snia
- Viscosa. Mais on envisage également la construction d’une fabrique à Nijverdaal où l’on produira la fibre de caséine par un procédé différent.
- La cellulose transparente. — On vient d’installer dans le district de Moscou une usine susceptible de produire 2.000 tonnes de papier transparent.
- La phénothiazine comme insecticide. — Le Bureau d’Entomologie du département de l’Agriculture de Washington a poursuivi des études sur les insecticides depuis plus de 5 années- Il a trouvé que la phénothiazine qui est obtenue par l’action du soufre sur la diphé-nylamine est un bon insecticide contre les larves des moustiques et des mites. C’est un produit moins nocif que les composés du plomb et de l’arsenic bien qu’il soit cependand irritant.
- L'indigo aux Indes néerlandaises. -— Il existe actuellement, à Batavia, une grande demande d’indigo pour la production de batik. Mais avec la dépréciation de la monnaie, le prix de l’indigo synthétique importé a beaucoup augmenté; il est cependant encore d’un prix légèrement inférieur à celui de l’indigo naturel du pays malgré la modicité de la main-d’œuvre. Les indigènes, dans le but de se rendre indépendants, préfèrent employer cet indigo même en le payant plus cher.
- REVUE ECONOMIQUE
- Les exportations des Etats- Unis. — Malgré les restrictions auxquelles se heurtent les importations de produits américains dans beaucoup de pays étrangers, la demande s’est cependant accrue. D’après la Chemical Division du Département du Commerce, les exportations américaines de produits chimiques ont atteint en 1936, environ 154 millions de dollars en augmentation de 13 % sur 1935, de 24 % sur 1934 et 43 % sur 1933. Les demandes ont surtout été importantes pour les peintures, vernis, produits pharmaceutiques, les savons et produits de beauté.
- Les exportations de dérivés du goudron se sont montées à 13.776.000 dollars, chiffre légèrement plus élevé que celui de 1935.
- Consommation de produits chimiques de l'industrie textile des E. U. — La reprise de l’industrie textile aux Etats-Unis a amené une forte demande en produits chimiques. Pour l’année 1935 on estimela valeur de ces produits à 102 1/2 millions de dollars- Parmi ces produits, on comprend :
- En 1.000 lbs En 1.000 $
- Les colorants.............. 83-000 50.600
- Savons.................... 370.000 30.000
- L’amidon.................. 150-000 4.500
- Sulfate de sodium.......
- Chlore..................
- Chlorure de chaux....... Tétra chlorure d’étain •. Huile pour rouge turc-. .
- 184.000 1-840
- 19.500 680
- 30-000 600
- 11.000 2.030
- 10-000 900
- Les colorants du goudron au Japon. — La production totale des dérivés du goudron qui comprennent les matières colorantes, les intermédiaires, les produits pharmaceutiques, les parfums a suivi une marche ascendante. En 1933 elle s’était élevée à 30-200 tonnes, en 1934 à 35.200 et en 1935 à 40.300 tonnes d’une valeur respective de 46.04 millions, 50,53 millions, 57,37 millions de yen mais il faut tenir compte de la dévaluation du yen.
- Environ les trois quarts sont formés par les matières colorants.
- Importations de colorants en Russie- — Répondant à une demande de M. Thorne, M. Runciman, Président du Board of Trade, a indiqué à la chambre des Communes que pour 1 1 mois de 1936, l’U. R. S. S. a importe pour 270.000 roubles de colorants d’Angleterre et 4-404 000 roubles d’Allemagne. Sur quoi M. Thorne a remarqué combien il est curieux de voir ces deux pays être antagonistes en politique alors qu’ils s embrassent quand il s agit de commerce.
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- JUBILÉ DU DR. ROBERT SCHMIDT
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- JUBILÉ DU Dr
- Le Dr. Robert Schmidt vient de fêter le cinquantième anniversaire de sa promotion au grade de Docteur à l’Université de Zurich.
- A cette occasion son collègue le Dr. Kunz a écrit dans la revue Der Textil Chemiker une notice dans laquelle il met en relief les brillants états de service du jubilaire.
- Le Dr. Schmidt devint membre du Comité de Direction des Farbenfabriken d’Elberfeld après avoir débuté comme chimiste; ses belles découvertes dans la chimie des colorants de l'anthraqui-noneont largement contribué à l’essor remarquable de ce groupe.
- Sa découverte de l’action oxydante de l’oléum sur les anthraquinones a permis d’introduire dans ces molécules des fonctions phénoliques, et cette
- ROBERT SCHMIDT
- réaction a constitué la directive d’un grand nombre de recherches.
- Mais c’est égalementà R. Schmidt que sont dûs la plupart des colorants d’alizarine acides pour laine. Il fut un des premiers à observer l’influence curieuse et inattendue du mercure sur l’orientation des groupes sulfoniques lors de la sulfonation de l’anthraquinone.
- Après avoir été déchargé de toute obligation administrative, le Dr. R. Schmidt a poursuivi durant quelques années ses recherches scientifiques dans un laboratoire mis à sa disposition par l’I. G. Farbenindustrie.
- D’origine alsacienne, le Dr. Schmidt s’est retiré dans la ville où il a retrouvé les souvenirs de sa vie d’étudiant.
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Acides aminoalcoylsulfoniques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 628.849, 9 novembre 1934 addition au D.R.P. 593.968.
- Le brevet principal décrit un procédé de préparation de ces composés en faisant réagir l’ammoniaque ou les amines primaires sur les acides oxyalcoylsulfoniques. On a trouvé que les amines secondaires réagissent aussi. Les produits ainsi obtenus doivent servir dans l’industrie textile comme agents auxiliaires.
- Composés hétérocycliques. — Walther Dilthey.
- — D. R. P. 628.954, 11 juillet 1933.
- Les cétones cycliques qui s’obtiennent suivant le D. R. P. 575.857 par condensation de la dibenzyl-cétone avec les dicétones, sont chauffées avec du soufre ou du sélénium.
- Acides aminés tertiaires. — E Merck. — D.R.P.
- 629.054, 15 novembre 1934.
- Les acides aminés se laissent aisément transformer en chlorures d’acides par les moyens classiques : chlorure de thionyle, chlorure de phosphore et ces chlorures sont très stables. Ils réagissent avec les alcools, les phénols, les amines ou bien peuvent réagir par la méthode de Friedel et Crafts.
- Trialcoylamines. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 629.256, 29 novembre 1933.
- On fait passer les vapeurs de dialcoylamines dont les alcoyles ont un petit nombre d’atomes de carbone sur des catalyseurs déshydratants au-dessus de 200°.
- Séparation des mono, di et triméthylamines.
- — Rohm et Haas. — D.R.P. 628.759, 13 mai 1932.
- La séparation des bases est impossible par distillation fractionnée, mais on y arrive en utilisant des mélanges azéotropiques.
- Aromatiques
- Amino-4-méthyl-6-dinitro-3.4’-diphénylamine.
- — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 629.005, 29 novembre 1934 addition au D. R. P. 620.907.
- Le procédé du brevet principal consiste dans la condensation d’acide nitro-4-chloro-1 -benzènesulfo-nique-2 avec la nitro-p-phénylènediamine et élimination du groupe sulfo. La même réaction s’applique à la nitroparatoluylènediamine.
- Cétones de la série anthraquinonique. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 628.558, 22 juillet 1934 addition au D. R. P. 627.250.
- Extension du brevet principal (voir R.G.M.C. 1937, p. 55) dans laquelle on prépare les combinaisons métalliques des produits de condensation avec les éthers maloniques et on les décompose pour obtenir les éthers P-cétoniques ou les cétones.
- Acides aminotrifluorométhylsulfoniques. — 1.
- G. Farbenindustrie. —D.R.P. 629.257, 4 oct. 1934.
- Les dérivés trifluorés des aminoalcoylbenzènes ne peuvent pas être sulfonés par l’acide sulfurique sans que le groupe CF’ soit transformé en carboxyle. On a trouvé que la sulfonation est possible si on utilise la chlorhydrinesulfurique. Ainsil’amino-1 -trifluorométhyl-
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- 3-benzène est traité par la chlorhydrine sulfurique au sein du dichlorobenzène. Ces acides sulfoniques donnent des sels cristallisés.
- Acides diphényléthersulfoniques. — Chemische Fabrik von Heyden. — D. R. P. 629.312, 20 oct. 1934.
- On n’avait pas encore isolé 1 acide diphényléther-sulfonique qui s’obtient en sulfonant 1 ether phénylique car il est accompagné d’acides disulfoniques qu on ne peut séparer. On a trouvé que l acide monosulfonique peut être isolé en saturant par HCl sec la solution aqueuse du produit de sujfonation.
- Phényléthylamines substituées. — B. Reichert.
- — D.R.P. 629.313, 22 janvier 1935.
- La réduction des dérivés du nitrostyrolène en amines saturées est difficile à réaliser. On a trouvé que l’on y arrive en opérant en deux stades : le premier consiste à hydrogéner en présence de charbon palladié au sein de la pyridine ce qui fournit les oximes saturées avec un rendement voisin de la théorie.
- Ces oximes sont alors réduites à leur tour en amines par l’hydrogène, en milieu alcoolique, en présence d’acide oxalique et avec de l’oxyde de platine comme catalyseur.
- Nitroaminodiphénylsulfures. — Société des Matières Colorantes de Saint-Denis et R. Lants. — D. R.P. 629.536, 18 juin 1931.
- Ces sulfures répondent à la formule générale
- NO2(2 ou 4) —R—S —R’ —NH2 (2‘ ou 4)
- dans lesquels R et R’ peuvent renfermer des substitutions autres que des groupes solubilisants. On les obtient en faisant réagir les dérivés des o ou p-nitrochloro-benzènes sur les aminothiophénols en milieu aqueux. Le thiophénol lui-même étant produit par l’action d’un sulfure soluble sur un chloronitrobenzène en milieu aqueux. On peut obtenir ainsi des nitroaminodiphénylsulfures isomères.
- Produits de condensation de la naphtaline. — — Durand et Huguenin. — D.R.P. 629.953, 6 mai 1934.
- Ces composés résultent de la condensation des acides naphtol ou naphtylaminesulfoniques et le bisulfite. Voir le brevet français correspondant B. F. 789.589, (R. G.M.C. 1936, p. 469).
- Dérivés alcoylés 4.5 d'amino-2-diarylcétones.
- — 7. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 630.021, 21 novembre 1934.
- On fait réagir suivant la méthode de Friedel et Crafts les chlorures d’acides sur les composés de la formule
- X— NH. aryle
- où X est un alcoyle ou les deux X faisant partie d’une chaîne tétraméthylénique et hydrolysant ensuite le groupe acylé. Par exemple l’acétylaminodiméthyl-3.4-benzène est condensé au sein de CS2 avec le chlorure de benzoyle en présence d'AICI'. Après hydrolyse on obtient l‘amino-2-diméthyl-4.5-benzophénone.
- COLORANTS AZOÏQUES
- Azoïques. — 7. G. Farbenindustrie. - D.R.P. 628.462, 10 février 1934.
- Les colorants aminoazoïques de formule
- A-N-N-B— NH2
- ou le groupe NH2 est en ortho du groupe azoïque sont condensés avec un nitroaroylchlorure et le produit ensuite réduit et le même processus pouvant être répété.
- Par exemple l’amino-2-azobenzène-1. l’-sulfonique-3’, est condensé avec le chlorure de p-nitrobenzoyle et ensuite réduit; on fait réagir à nouveau le chlorure de p-nitrobenzoyle et réduit; le colorant teint le coton en jaune et peut être diazoté et copulé avec la méthyl-phénylpyrazolone, ou l’acide B-oxynaphtoïque.
- Colorants disazoïques. — 7. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 628.566, 10 août 1933.
- On combine les colorants monoazoïques obtenus au départ d’acide aminosalicylique et d’un phénol ou d’un naphtol copulant deux fois, avec un diazoïque d’une nitramine ou encore, combiner une nitroamine diazotée avec un phénol ou naphtol copulant deux fois et combiner à un diazosalicylique. Ce sont des colorants teignant le cuir en brun. Par exemple, on diazote l’acide p-aminosulfosalicylique et combine avec l’acide résor-cylique puis fait réagir le diazoïque du dinitroamino-phénol (4.6.2.1). Il teint le cuir en belle nuance brune.
- Colorants trisazoïques. — Compagnie de St-Clair
- du Rhône. — D.R.P. 629.743, 22 novembre 1932.
- Il s agit de colorants trisazoïques pour le cuir et répondant à la formule
- VOH
- R'
- S<
- A
- où D représente un acide aminodiphénylaminesulfo-nique diazote, R un diazoïque de l’acide nitroamino-phénolsulfonique et R du dinitroorthoaminophénol. Ils n ont qu une faible affinité pour la laine mais teignent la soie et le cuir en nuance tabac.
- Colorants azoïques. - 7. G. Farbenindustrie.- D. R. P. 629.812, 22 juin 1934.
- On diazote les composés aminobenzoylaminés de la
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
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- série aromatique ou du thiazol et les combine avec les acides arylpyrazolonecarboxyliques. Par exemple, on utilise les acides diaminodibenzoyldiaminodiphénylurée-disulfonique, l acide diaminodibenzoyldiaminostilbène-disulfonique, etc- et on obtient des colorants directs orangés ou jaunes.
- Diazoïques stabilisés. — I. G. Farbenindustrie. —
- D.R.P. 629.478, 14 juin 1933.
- Les amines primaires substituées sont transformées en milieu sulfurique concentré en sulfate de diazonium. Par exemple 162 parties de dichloro-2.5-aniline sont diazotés avec 133 parties de sulfate de nitrosyle dissous dans 163 parties d’acide sulfurique à 86 %, on verse lentement cette solution dans 400 parties d’alcool méthylique ou éthylique; le sulfate de diazonium est filtré à basse température, mélangé avec 200 parties Na2SO$ anhydre, et séché à 45° puis on y ajoute 240 parties de sulfate d’alumine partiellement déshydraté et 16 parties MgO et 35 parties de carbonate de soude sec.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 629.813, 24 juin 1934.
- Les aminoaroylméta ou paradiamines sont tétrazotées et combinées successivement avec un acide orthooxy-carboxylique et une pyrazolone. Par exemple la (méta-aminobenzoyl)-amino-1 -amino-4-benzène est tétrazoté et combiné à l’acide salicylique puis avec l’acide phé-nylpyrazolonecarboxylique ; le colorant teint le coton en jaune orangé.
- AZOÏQUES INSOLUBLES SUR FIBRE
- Colorants azoïques sur fibre. - J. Hardcastel et Cie, C. S. Parker, C. L. Wall et F. Farrington. — D.R.P. 629.895, 20 juillet 1933.
- Il s’agit surtout de produire des réserves en imprimant d’abord une pâte contenant des sels d’alumine inoffensifs pour la fibre puis à imprégner avec la solution du copulant et finalement développer dans la solution diazoïque. Par exemple, un tissu de viscose est imprimé avec une pâte contenant 25 grs formiate d’aluminium, 5 grs chlorure de manganèse, 35 grs gomme arabique puis foulardé dans une solution d‘(oxycarbazolcarbonyl-amino)-1-méthoxy-2-benzène, 1 cc soude (d— 1 .45), 3 grs phosphate trisodique, 2,5 grs oléine et 1 gr. savon, le tout dans 100 grs. On sèche et développe dans le diazoïque de la nitroorthoanisidine qui contient du sulfate d'alumine. On obtient des réserves blanches sur fond brun foncé.
- Monoazoïque insoluble. — J. R. Geigy. — D.R.P.
- 629.649, 29 novembre 1932.
- On copule les diazoïques des orthonitranilines avec les éthers de l’acide oxynaphtoïque Ce sont des
- azoïques insolubles qui doivent servir à colorer les laques et vernis.
- AZOÏQUES MÉTALLIFÈRES
- Colorant orthooxyazoïque. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 629.907, 19 décembre 1934.
- On combine le diazoïque de 1 acide trichloro-3.4.6-amino-2-oxy- 1-benzènesulfonique-5 avec la dioxynaph-taline-1.5. C’est un azoïque qui donne sur laine, après chromatage, un noir solide à la lumière- Le dérivé sulfoné utilisé se prépare en combinant le trichloro-aminophénol avec le phosgène, sulfonant l'oxazol et finalement hydrolysant l’oxazol.
- Azoïques métallifères. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 629.106, 1er février 1935 addition au D. R. P. 626.430.
- On remplace dans le brevet principal les’ dérivés des o-aminophénols ou naphtols par leurs éthers ; ceux-ci sont hydrolysés lors de la formation des complexes métalliques. Ainsi, on diazote le méthoxy-1-amino-2-cyclohexylbenzène et combine avec la butyl-1-oxy-4-quinolone et traite le colorant dissous dans la pyridine par l’oxyde de cobalt;’ il colore les laques et vernis en brun rouge.
- AZOÏQUES POUR RAYONNE ACÉTATE
- Monoazoïques. — Imperial Chemical Industries — D. R. P. 628.961. 6 juin 1935 addition au D. R. P. 625.850.
- Les colorants du brevet principal sont obtenus en combinant les dihalogénonitranilines diazotées avec les éthers sulfuriques des acides oxyéthylamino et N-alcoyl-oxyéthylaminobenzènes qui copulent en para du groupe aminé. On utilise ici les homologues oxypropylés. Ce sont des colorants pour rayonne acétate.
- COLORANTS POUR CUVE
- Anthracéniques
- Colorants pour cuve bromés. — 1. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 628.724, 24 janvier 1934 addition au D. R. P. 628.229.
- Dans le brevet principal (voir R.G.M.C. 1937, p. 59) on a décrit des dérivés chlorés de N-alcoyl-indanthrènes, or, on a trouvé qu’on peut de même préparer des dérivés bromés qui teignent en bleu verdâtre.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 628.725, 28 janvier 1934.
- Les colorants qui ont été décrits dans le D. R. P. 628.230 (voir R.G.M C. 1937, p. 59) et qui dérivent des o-aminodianthrimines sont traités par le brome et fournissent des bleu-verdâtres.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- Colorants pour cuve anthraquinoniques. — I.
- G. Farbenindustrie. - D.R.P. 629.849,6 mai 1934.
- Ces nouveaux colorants répondent probablement à la formule
- a o a o
- * o o
- et dérivent des anthraquinoneacridones et du carbazol. On les obtient en traitant par le chlorure d’aluminium les anthraquinonebenzolacridones substitués dans le noyau Bz à côté du carbonyle par un reste amino-1-anthraquinone et ne renfermant ni en situation Bz-5 ni en situation 2 du reste anthraquinonique de substitution empêchant la cyclisation. Ce sont des colorants bruns dont la nuance va du brun rouge au brun noir-
- Colorants pour cuve anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 630.218,17 août 1934.
- On sait que les anthrimides peuvent être transformées en dérivés du carbazol par l’action du chlorure d’aluminium. On a trouvé que les combinaisons de A1C1 avec les chlorures d’acides peuvent également provoquer la cyclisation carbazolique mais avec l’avantage d’une température plus basse ce qui évite les réactions secondaires. Ainsi, le dibenzoyldiamino-4.5’-dianthraquino-nylamine-1.1’ est traité par le chlorure d’acétyle et le chlorure d’aluminium à froid et transformé en dibenzoyl-diamino-4.5’-dianthriminocarbazol. On obtient ainsi des colorants teignant généralement en brun.
- Leucodérivés stables du thioindigo. — /. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 630.221, 5 février 1930 addition au D. R. P. 622.761.
- Le brevet principal (voir R. G.M. C. 1936, p. 376) consiste à traiter certains dérivés substitués du thioindigo par les réducteurs en présence d’une faible quantité d’alcali; les leuco obtenus sont alors difficilement solubles dans les alcalis étendus. On a trouvé que dans le cas des thioindigos difficilement réductibles,
- on peut opérer en présence d’alcool. Par exemple, une pâte à 13 % de diméthyl-4.4’-dichloro-6.6’-thioindigo est mélangée avec de l’alcool aqueux et de la soude, chauffe à 70° et ajoute de l’hydrosulfite en poudre. Après 5 minutes on envoie un courant de CO' jusqu à ce que la phénolphtaléine ne rougisse plus, on essore, lave et obtient une pâte qui ne se réoxyde pas à 1 air après longtemps-
- Dérivés ammonium de l’anthracène. — I. G.
- Farbenindustrie. — D.R.P. 630.219, 15 mais 1934.
- On traite par les éthers d’acides forts les composés anthracéniques de la formule
- C—Y
- N— Z
- où X représente un groupe CH ou un atome d’azote, Y un hydrogène, un oxygène ou un reste organique monovalent, et Z un hydrogène quand Y est un oxygène.
- On part des Bz azobenzanthrones obtenues au moyen d’a-aminoanthraquinones et d’acétones (D. R. P. 185.548) ou des anthradipyrimidines etc- Les éthers sont par exemple les éthers d’acides halogénés. Par exemple l’amino-4-anthrapyrimidine-1.9 pure est chauffée avec l’éther méthylique de l’acide p-toluène-sulfonique au sein de trichlorobenzène. Le produit présente la constitution
- CH
- N N—CH3
- Il I\
- /\A/\ SO3.C6H4.CH3
- Il se dissout dans la soude avec une coloration bleue, la cuve est brune et le coton est teint en jaune rougeâtre. Le brevet décrit 20 de ces composés.
- RESULTATS INDUSTRIELS
- Etranger
- Société pour l'Industrie Chimique à Bâle.
- Le bénéfice pour l’exercice 1936 est notablement plus élevé que celui de 1935. Il s’est élevé à 5 millions 660.492 fr., y compris 315.7 23 fr. représentant le solde de l’année précédente. L’année dernière le
- bénéfice avait été de 3.210.000 fr. et le dividende de 15 % est amené à 20 % pour 1936-
- Fabriques Sandoz.
- Le bénéfice pour 1936 s’élève à 6.123.357 fr. auquel vient s’ajouter le report de l’année précédente, soit 653.614 fr.
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- RÉSULGATS INDUSTRIELS
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- I. G. Farbenindustrie.
- Le bénéfice net pour 1 936 s’élève à 55.430.000 marks contre 5 1 -440.000 marks en 1935 et50.980.000 marks en 1934. Le dividende est maintenu à 7 %.
- Etats-Unis.
- Monsanto Chemical C°.
- Bénéfice net au 31 décembre 1936, 4.605.593 $ contre 3.843.390 $ en 1935. Les actionnaires ont été invités à autoriser une augmentation de capital.
- Westvaco Chlorine Products Corp.
- Le bénéfice net, y compris celui des filiales s’est
- élevé à 626.009 $ alors que l’année précédente il avait atteint 618.343 $.
- E. I- du Pont de Nemours,
- Le bénéfice net pour 1936 s’est élevé à 89 millions 884.449 $ le revenu des produits chimiques a atteint 52.965.490 $, le chiffre le plus élevé dans l’histoire de la compagnie- Le bénéfice sur les produits chimiques a plus que doublé depuis 8 ans bien que les prix aient subi une baisse de 30 % par rapport à 1929. Le nombre du personnel employé s’est élevé à environ 53-000 contre 42.000 en 1929. En 1936 la Société a payé environ 16.800.000 $ de taxes auxquelles il faut ajouter 1 million de dollars sur les dividendes de la General Motors.
- TEINTURE-IMPRESSION
- LES DERMATITES ET LES COLORANTS
- On a signalé, il y a quelque temps (R.G.M. C., 1936, p. 508), la création, en Angleterre, d’un Comité de défense dont l’activité permanente consistera dans l’examen des actions intentées aux teinturiers lorsque des vêtements teints auront occasionné des accidents et pour lesquels les tribunaux les considèrent comme responsables. Dans une récente séance de ce Comité (Joint Standing Committee of Alleged Dermatitis) un dermatolo-giste éminent a relaté les faits suivants :
- Une femme d’âge moyen a été atteinte de dermatite au bras, à l’épaule et à la nuque qui a duré plusieurs mois ; ceci fut observé après qu’elle eût porté des vêtements teints. Soumise à des essais d’application (patch test) de couleurs sélectionnées, elle montra une réaction fortement positive. Le remplacement des vêtements colorés par d’autres qui n’avaient pas été teints provoqua immédiatement la disparition de la dermatite. Comme la personne fut reconnue sensible vis-à- vis des vêtements teints en toutes les couleurs auxquels elle fut soumise, cette sensibilité révéla une idiosyncrasie prononcée mais cette sensibilité n’est pas
- due à une faute commise lors de la teinture des vêtements.
- En commentant ces faits, M. W.-T. Caves, Secrétaire du Comité montra que ce sont précisément des constatations de ce genre qui justifient la détermination du Comité de s’opposer aux actions de dommages-intérêts intentées à la suite de dermatites occasionnées soi-disant parle porter des vêtements teints. Il est nécessaire d’insister sur ce point, que la cause réside dans l’idiosyncrasie dequelques individus et non dans le vêtement incriminé. Ce vêtement peut être porté par des milliers d’autres personnes sans occasionner d’accident. Il signala que le monde médical commence à se rendre compte de ces faits et il exprima le vœu que tous ceux qui auront contracté ainsi de la dermatite, se fassent examiner afin de déterminer, avant d’engager des poursuites, s’il ne s’agit pas d’idiosyncrasie.
- Enfin, jusqu’ici un grand nombre de plaintes ont été examinées dans ce sens, ce qui a permis au Comité de résister et se défendre avec succès.
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- LA TEINTURE DES DOUBLURES DE LAINE ET DE COTON
- LA TEINTURE DES DOUBLURES DE LAINE ET DE COTON (1)
- Malgré la compétition des rayonnes, on utilise toujours du tissu de laine et de coton pour les doublures, en particulier pour les vêtements exportés en pays froids. On teint ces tissus avec des colorants solides au frottement, à la transpiration et au décatissage. Le noir est la couleur la plusen vogue pour les doublures de laine et de coton. Néanmoins on (demande une quantité raisonnable de brun, fauve et bleu.
- On teint ordinairement les pièces de tissu italien et sergé, sur bac à tourniquet. Dans le cas de la teinture en deux bains, on teint sur tourniquet les pièces, pour la fibre animale (laine) et on couvre ensuite le coton sur jigger ou sur foulard.
- L’inconvénient principal de la teinture en un bain, des doublures mixtes, est la formation possible de faux plis dans le bain neutre chaud. Cet accident se produit moins fréquemment dans la teinture en deux bains. Pour teindre en noir en un seul bain, on emploie des proportions convenables de Noir Paramine E, de Noir solide Cya-nine 2B et de Jaune Indien E. On teint au bouillon pendant 15 minutes, puis on laisse tourner les pièces pendant 1/2 heure en bain refroidissant, pour permettre à la fibre végétale d’absorber plus de colorant substantif. On additionne le bain de 20% sulfate de soude et 0,05 % acide oxalique cristallisé. L’acide a pour but d’empêcher le froissement et de préserver le lustre de la fibre animale. Mais, si l'on emploie trop d’acide oxalique, le coton ne se garnit pas de couleur.
- Habituellement, par raison d’économie de chauffage et de colorant, on teint les noirs sur bains suivis.
- Pour abattre les pièces teintes, certains teinturiers préfèrent les faire tourner au large dans de l’eau froide, immédiatement en quittant le bainde teinture. Cette façon de procéder entraîne de grandes quantités de bain, à moins que l’on n’exprime au préalable les pièces entre deux rouleaux presseurs placés au-dessus du bac de teinture. D’autres teinturiers utilisent un dispositif de dévidoir pour sortir leurs pièces, dispositif qui ressemble à un dévidoir de tuyau d’arrosage. Le dévidoir est mis en rotation à une vitesse convenable, au moyen d’un moteur électrique; il est
- monté sur un chariot qui circule sur des rails situés à la partie supérieure de l'atelier, au-dessus des bacs de teinture, qui sont habituellement rangés en files. On peut ainsi décharger rapidement un grand lot de pièces des bacs de teinture.
- Les pièces enlevées du bac de teinture sont refroidies, puis traitées par de la formaldéhyde, ou bien du bichromate chaud ou autre substance sui--vant le colorant employé, après quoi elles sont rincées à fond à l’eau froide. Les pièces passent ensuite dans une laveuse où elles subissent un traitement à la terre à foulon. Le traitement des pièces par le bichromate ou autre a pour but de rendre le colorant plus résistant au fixage en crabbing et au décatissage.
- Lorsqu’on désire charger les pièces pendant la teinture, on emploie le noir au campêche, soit pour la laine, soit pour les deux fibres. Dans ce dernier cas, le coton est d’abord mordancé en traitant les piècesau jigger, avec une forte solution froide d’extrait de myrobolans, pendantune heure. Après exprimage, on traite sur un second jigger, avec une solution de « nitrate » de fer 3° Bé. Après rinçage, les pièces sont mises sur tourniquet pour teindre la fibre animale. Pour ce faire, on emploie un mélange d’extrait de campêche, d’extrait de sumac, de sulfate ferreux, d’acide oxalique et de sulfate de cuivre.
- Par exemple pour 150 de pièces de doublures :
- I kg. sulfate de cuivre
- I kg. sulfate ferreux
- 10 kg. extrait de sumac 24° Bé
- 32 kg. 5 hématine rouge pâte o kg. 62 acide oxalique cristallisé.
- Teindre au bouillon pendant 3/4 heure, puis laisser foncer (barque) en laissant tourner pendant 1/2 heure dans le bain refroidissant.
- Quelquefois, on teint d’abord la laine au campêche, puis on couvre le coton en noir direct sur jigger, en bain tiède.
- On applique un procédé semblable pour les bruns, bleus marine, etc. sur doublures mixtes. La laine est teinte d’abord en colorants acides, puis le coton est couvert sur jigger ou sur foulard avec des colorants substantifs. Naturellement, il n’est pas possible dans ce cas, de charger la marchandise avec du sumac et du fer.
- (1) E. Greemount. Extrait de The Dyer, juin 1936, p. 553.
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- NOUVEAUX COLORANTS
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- NOUVEAUX
- Société pour l’Industrie Chimique à Bâle
- Le
- Bleu Alizarine Solide Brillant B
- est un nouveau colorant acide pour laine de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, qui se distingue par sa bonne solidité à la lumière et sa nuance particulièrement pure. Ce nouveau colorant se rapproche beaucoup, par ses propriétés de solidité, du Bleu Alizarine solide BB. Le Bleu Alizarine solide brillant B est recommandé pour la teinture de la laine sous toutes ses formes, telles que filés et pièces, pour les fils d’effet et pour tapis tout spécialement, ainsi que pour les articles devant subir un foulon léger. Grâceà sa stabilité au chrome, ce nouveau colorant peut être teint en combinaison avec des colorants au chrome solides. Dans les tissus mixtes, les rayonnes viscose et acétate et le coton sont réservés en blanc pur. Le Bleu Alizarine solide brillant B tire très bien sur laine en bain neutre de sulfate de soude et convient à la production de nuances bleues solides à la lumière sur Wollstra et sur mi-laine, lorsqu on le combine à des Bleus Chlo-rantine lumière. Ce produit peut être également appliqué sur soie ordinaire et chargée aussi bien en bain acide qu’en bain de savon gras-
- Le
- Rouge Kiton Lumière 2BLE brev. (circulaire N° 460)
- de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, est un nouveau rouge pour laine, homogène, possédant un très bon unisson. Il donne unenuance un peu plus bleuâtre que le Rouge Kiton solide BL bien connu et se distingue par une bonne à très bonne solidité à la lumière- Ce nouveau produit est recommandé, seul ou en combinaison, pour la teinture de la laine en filés et en pièces, pour la production de teintes solides à la lumière, de bon unisson. Un bouillon prolongé ne provoque ni un ternissement de la nuance ni une diminution d’intensité. Les effets de coton ne sont que légèrement teintés, ceux de rayonne acétate et de rayonne viscose sont réservés. Le Rouge Kiton lumière 2BLE ne convient pas à la teinture en bain neutrede la mi-laine et de la Wollstra. Sur laine soie, en bain d’acide sulfurique, la soie est sensiblement plus claire. Par suite de sa bonne solubilité, le nouveau colorant convient à l’impression directe sur laine. Il est rongeable.
- Le
- ROUGE CIBACÈTE B brev.
- (circul. N° 459)
- de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, donne sur rayonne acétate une nuance rubis pure, très solide
- COLORANTS
- à la lumière, plus bleuâtre et plus pure que celle des Rouges Cibacète G et GGR bien connus- La solidité à la lumière de ce produit est également excellente sur rayonne acétate teinte dans la masse. La résistance au lavage, à l’eau, à la sueur et aux acides est suffisante pour des articles de rayonne acétate. Le nouveau produit épuise très bien et ne change pas à la lumière artificielle. En combinant le Rouge Cibacète B avec les autres colorants Cibacète, on peut produire toutes les nuances courantes rouges, bordeaux et rubis fleuries, ainsi que les nuances mode. Dans les tissus mixtes, le coton et la viscose sont quelque peu teintés, mais peuvent être démontés par le traitement ultérieur habituel. Il en est de même pour la laineet la soie naturelle. Le Rouge Cibacète B est rongeable en blanc pur même en nuances très corsées-
- Le
- Rouge Ciba 2B® (circul. N° 462)
- de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle, est de nuance un peu plus pure et plus jaunâtre que le Rouge Ciba 3BN et se distingue par sa très bonne résistance au lavage et au chlore ainsi que par une bonne solidité au débouillissage alcalin et un bon unisson. Ce nouveau colorant est recommandé pour la teinture du coton en bourre et en filés, sur barque, des bobines croisées et de la pièce, ainsi que pour l’article tissé teint blanchi en pièce. Il couvre de façon uniforme la rayonne ayant tendance à barrer. Le Rouge Ciba 2B® convient pour la soie naturelle et donne des teintes solides au décreusage. Il est recommandé pour l’impression directe sur coton, sur rayonne et sur soie, ainsi que pour l’impression-rongeage sur coton et sur rayonne.
- La Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, offre sous la désignation de
- Brun Ciba BB® Micropate
- (breveté dans la plupart des pays industriels, circul. N° 465)
- un colorant de cuve recommandé spécialement pour l’impression du coton, de la rayonne et de la soie. Ce nouveau colorant donne sur coton des impressions sensiblement plus noirâtres que le Brun Ciba G® micro-pâte et convient donc tout particulièrement à la production de nuances brunes corsées. Par combinaison avec les Brun Ciba G® micropâte, Orange Ciba R pâte simple, etc., on peut obtenir toutes les nuances brunes courantes. Les solidités sont bonnes à très bonnes, si bien que le Brun Ciba BB® micropâte est recommandé pour les tissus d’ameublement, pour
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- G -Cl
- NOUVEAUX COLORANTS
- le vêtement et la chemise. Il donne des impressions unies sur viscose et sur tissus mixtes coton rayonne cellulosique. Les teintes de Brun Ciba BB® micropâte sont rongeables en blanc pur. Ce nouveau colorant peut être aussi employé pour la teinture du coton et de la rayonne.
- Le
- VIOLET CIBA 4B® brev.
- (circul. N° 463)
- de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, est recommandé pour la teinture du coton et de la rayonne destinés aux articles les plus divers, ainsi que pour la teinture de la soie naturelle. Les propriétés de solidités sont bonnes à très bonnes- Le nouveau colorant convient à l’impression directe du coton, de la rayonne et de la soie. Les teintes sur coton et sur rayonne sont rongeables en blanc pur à l'Hydrosulfite RA Ciba et au Sel rongeant Ciba W.
- Le
- Jaune CHLORANTINE Lumière SL (circul. N° 464)
- de la Société pour l’Industrie Chimiqueà Bâle, donne une nuance un peu plus rougeâtre et plus pure que le Jaune Chlorantine lumière RL et s’en distingue par sa réserve bien meilleure de la rayonne acétate et de la soie. Il est recommandé pour la teinture, en pièces et en filés, du coton et des rayonnes viscose et cupro-ammoniacale, destinés aux articles qui doivent posséder une bonne résistance à la lumière. Le Jaune Chlorantine lumière SL couvre de façon uniforme la rayonne barrée. La rayonne acétate est réservée, même en grands effets. Ce nouveau colorant monte sur la soie non chargée, en bain acidulé. Sur mi-soie, en bain d’acide acétique, il teint la soie de façon sensiblement plus accentuée que le coton. Sur mi-laine, il monte à peine sur la laine à 60° C., mais, par contre, fortement sur le coton, si bien qu’il est particulièrement indiqué pour couvrir le coton ultérieurement.
- Un traitement à la Sapamine KW rend la nuance du Jaune Chlorantine lumière SL un peu plus pure et améliore sa solidité au bouillon acide et à l’eau. Il influence à peine la résistance à la lumière.
- Le Jaune Chlorantine lumière SL est rongeable en blancpur, sur coton et sur rayonne, avec des couleurs de rongeants neutres.
- La Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, lance sous la dénomination de
- Orange Chlorantine LumièreT5RLL brev.
- un nouveau colorant qui est aussi intéressant au point de vue des solidités que l’Orange Chlorantine lumière T4RLL bien connu, tout en étant plus rougeâtre. Ce nouveau colorant est tout particulièrement recommandé pour la teinture des tissus pour tentures et pour ameublement. Il teint de façon assez uniforme les tissus mixtes coton-rayonne et réserve la rayonne acétate. L’Orange Chlorantine lumière T5BLL n est pas spécialement approprié à la teinture de la soie non chargée. La fibre de soie des tissus mi-soie est réservée en bain faiblement alcalin. L’Orange Chlorantine lumière T5RLL convient particulièrement pour couvrir ultérieurement le coton à 60°C. dans les tissus mi-laine.
- Ce nouveau produit n’est pas particulièrement approprié à l’impression sur coton et au rongeage.
- Le
- Bleu Alizarine Saphir BBR (circul. N° 456)
- de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle, est recommandé pour la teinture de la laine en filé et en pièce et peut être combiné avec d’autres colorants acides solides à la lumière. Il réserve les effets de coton et de rayonne viscose et acétate dans les tissus mixtes. Le Bleu Alizarine Saphir BBR peut être utilisé pour la teinture de la soie ordinaire et chargée, en pièce et en filés. Il ne convient pas à l’impression du coton et de la soie ni au rongeage.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- TEINTURE
- Quelques indications sur la teinture des plumes.
- — Kuno RICKERT. — Deutsche Fürber-Zeitung, 72, no 33, 16 août 1936.
- Les plumes que l’on peut avoir à teindre, dans les teintureries de vêtements, sont en général défraîchies par un long porter. Comme pour tout objet à teindre, un nettoyage a fond est tout d abord nécessaire. On prépare un bain de. savon tiède, éventuellement additionné de produits auxiliaires et d’un peu d’ammoniaque;
- on y passe les plumes en les serrant soigneusement dans la main ou en les battant avec une brosse douce. Les tuyaux de plumes sont souvent durs : on les ramollit en laissant tremper plus longtemps. On peut aussi éliminer complètement la graisse adhérente aux plumes par traitement avec un solvant volatil avant le nettoyage humide. Ce dernier est en général suffisant pour permettre une teinture dans le ton désiré. Lorsqu’il s’agit de nuances particulièrement claires, on peut encore blanchir à l’eau oxygénée ou au permanganate. Les couleurs défraîchies peuvent être démontées dans un bain
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- d hydrosulfite faible. Les colorants basiques s’éliminent sans difficulté dans un bain de savon chaud additionné d’un peu d’hydrosulfite.
- On peut dire qu’en principe tout ce qui concerne la teinture des fibres animales est également valable pour celle des plumes. On peut donc teindre celles-ci au bouillon avec des colorants acides, de la manière habituelle. Lors de l’échantillonnage, il faut prendre garde au fait que les plumes s’éclaircissent fortement au séchage. Si l’ona à teindre des tuyaux particulièrement durs, on peut se servir de colorants pour laine tiranten bain neutre ou de colorants « mi-laine ». On teint au voisinage de l’ébullition ; ce procédé convient bienaux nuances claires. On doit autant que possible éviter l’emploi des colorants basiques, dont la solidité à la lumière est par trop faible. Comme les plumes demandent relativement beaucoup de colorant « mi-laine », on prend ceux qui conviennent aussi à la soie. On obtient des tons nourris avec les colorants qui se teignent en bain faiblement acide; la teinture est d’ailleurs très rapide-Pour le noir, on utilise les marques concentrées de noirs acides ou les noirs bleutés mi-laine. Dans ce dernier cas, on acidule le bain avec un peu d’acide acétique.
- La teinture en noir se fait souvent aussi à l’aide du campêche avec un sel de fer, de la manière suivante : On procède d’abord à un piétage avec un noir acide, on rince, puis on laisse 12 heures dans un bain de nitrate de fer additionné de quelques gouttes d’acide sulfurique. On rince de nouveau à fond et on entre dans un bain de campêche bien chaud et légèrement ammoniacal (couleur lilas). Aprèsy être restées une heure, les plumes passent dans un bain acide faible et enfin dans un bain de chlore faible et tiède. Ce dernier traitement doit êtresuivi d’un rinçage d’1/2 heure à l’eau courante (éviter surtout un passage en bain acide qui serait très défavorable, après chlorage).
- Les plumes de héron demandent des soins particuliers si on ne veut pas voir les pointes se recroqueviller. Le nettoyage préalable ne doit pas être alcalin et il ne faut pas teindre à une température trop élevée- Quant au sèchage des plumes, il se fait d’une façon spéciale-On prépare une bouillie épaisse avec de l’amidon ou de la fécule de pomme de terre et de l’eau froide. Les plumes sont passées dans cette bouillie, enveloppées dans une toile, légèrement essorées et bien pressées. Ensuite on les passe dans de la fécule ou dans du talc bien sec, éventuellement chauffé, jusqu’à séchagecom-plet, puis on les bat pour enlever la fécule ou le talc. On peut alors procéder à un huilage léger, pour donner du « toucher », avec un peu d’huile dissoute dans la benzine. La dernière opération est la frisure, qui se fait au voisinage d’une flamme, sur le dos d’une lame de couteau, en roulant les pointes vers l’extérieur.
- Les plumes nuance pastel, simplement nettoyées, s’éclaircissent par ce traitement. On peut les rafraîchir en incorporant à la bouillie de fécule destinée au séchage, de petites quantités de colorants basiques bien
- dissous; la surteinture se trouve ainsi combinée avec l’une des opérations du séchage.
- J. L.
- La teinture en pièce des tissus de laine peignée. G.-N. — Spinner und Weber, mai 1936. p. 9-10.
- On teint encore en pièce certains tissus de laine peignée, d’une part, les tissus mi-lourds pour hommes, en tons brun, marron, bleu et noir ; d’autre part, les tissus légers pour dames, en nuances claires et en nuances mode tendres. Ces derniers sont teints en fin de fabrication.
- On teint sur bac à tourniquet, avec vapeur directe. Il est recommandable de clore les bacs à leur partie supérieure, de manière que les pièces tournent complètement emprisonnées et soient ainsi à 1 abri des taches provoquées par des gouttes. En outre, dans des bacs complètement fermés, on atteint plus rapidement le bouillon et un meilleur effet de celui-ci. Cependant, remarque l’auteur, la teinture sur bac devient, de ce fait, plus compliquée et le danger des taches de couleurs augmente, surtout lorsque, sur le même bac, l’on teint une fois des pièces foncées, une autre fois des pièces claires, ce qui est souvent le cas dans les teintureries à façon. Certaines firmes construisent bien des bacs avec revêtement. Il est recommandable de munir le bac d’une sorte de toit, de façon à diminuer sérieu-ment le danger des taches de colorant et d huile.
- Pour le montage des pièces, si 1 on ne possède pas de machine, on coud de préférence en surjet les deux extrémités de pièces. Il faut veiller à ce que les points soient aussi petits que possible, car, des points trop longs peuvent conduire facilement à des plis de tensions qui s’étendent des deux côtés de la couture jusqu’à 1 à 2 mètres et au-delà, dans les pièces.
- Même, lorsqu’on teint ces pièces foncées, il ne convient pas de faire bouillir le colorant dans le bac, mais il faut dissoudre le colorant et le verser dans le compartiment de bouillage, à travers un tamis. Le bain étant monté, mais avant d ajouter le colorant, on fait tourner les pièces à la température de 40°C jusqu’à ce qu’elles soient bien imprégnées. Ensuite on ajoute le colorant, on continue de faire tourner jusqu’à ce que la solution de colorant soit bien répartie dans la cuve. On ajoute alors seulement le sulfate de soude et l’acide, puis l’on monte lentement au bouillon et l’on maintient plus ou moins longtemps, suivant les colorants.
- Pour la teinture des draps de peigné pour hommes, deux classes de colorants seulement entrent en ligne de compte, à savoir : les colorants avec chromatage subséquent et les colorants du groupe Palatin solide et Néo-lane. Les colorants acides ne satisfont pasaux conditions de solidité requises et il est essentiel que le teinturier insiste sur ce point.
- La teinture en colorants de chrome s’opère comme d’habitude. Pour le chromatage, ou bien on refroidit jusqu’à tiède le bain de teinture, ou on le remplace
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- par un bain frais. En général, on teint avec de I acide acétique (lorsqu’il n’est pas prescrit de teindre directement avec de l’acide sulfurique, comme par exemple, pour les chromotropes ou le noir d’alizarine à l acide R), ou encore, on ajoute, dès le début, suffisammentd acide au bain de teinture, pour qu’il ne soit pas besoin d en rajouter plus tard. Dans ce cas, il est avantageux de commencer à teindre avec environ deux parties d acide acétique et une partie d’acide formique). Pour les bruns : 4 % d’acide acétique et 1,5 à 2 % d acide formique). La présence d’acide formique est avantageuse, à cause des propriétés réductrices de cet acide, qui favorise la transformation du bichromate à l’état triva-lent qui forme la laque, sans que la fibre de laine s altère. La fibre de laine, on le sait, agit, au cours du chromatage, sans addition d’un réducteur, comme réducteur, ce qui conduit à une attaque de la laine, attaque se révélant par le toucher dur et cassant de cette dernière. Si l’on chrome sur bain frais, il est recommandable d’ajouter un agent réducteur (acide lactique, etc-).
- Comme colorants avec chromatage subséquent, on emploie surtout: Flavine d’alizarineà l’acide R, Rouge d’alizarine à l'acide B, Violet au chrome à l’acide B, Bleu au chrome à 1 acide 3G. Pour les bruns foncés, le Brun anthracène à l’acide KE convient spécialement bien ; pour les bleus marine, le Bleu à mordant solide B, le Bleu solide au chrome A de la Ciba, et les marques de Chromotrope. Pour les noirs, le Noir d’alizarine à l’acide R. Ces colorants réservent en blanc les effets de rayonne- On peut nuancer les pièces teintes au chrome, avec des colorants acides solides, à condition que les écarts de nuances ne soient pas trop grands-Dans le cas contraire, on ajoute des colorants au chrome, en vue de ménager la solidité des teintures.
- On applique très volontiers les colorants Palatins et Néolane, car ils se teignent à la façon des colorants acides. Le travail est bien simplifié du fait de la suppression du chromatage, et pourtant, ces colorants ne sont pas très inférieurs comme solidité aux colorants au chrome. Lorsque les pièces contiennent des effets de rayonne, on teint avec moitié moins d’acide sulfurique et avec addition de sel Palatin solide O, pour les colorants Palatin solide, de façon à éviter d’endommager les effets- On teint les colorants Néolane, avec addition de sel Néolane 2 et avec la demi quantité decelle ordinairement employée d’acide sulfurique. Il est absolument indispensable de rincer bien à fond les pièces teintes avec les colorants de ce groupe et de neutraliser avec de l’acétate de soude, surtout lorsqu’on se trouve en présence de fils d’effet de rayonne.
- Avec les marques de bleu marine de ce groupe de colorants, on obtient de beaux tons fleuris de bleu foncé. De même, les marques de noirs conviennent spécialement bien pour les tons de noir nourris, que l’on rabat avec du jaune ou de l’orangé.
- L auteur recommande de refroidir lentement et avec'
- beaucoup de soin les tissus de peigné, car des cassures pourraient très facilement se former.
- Dans la teinture des tissus légers de peigné pour dames, on rencontre beaucoup plus de difficultés. Les tons clairs et tendres nécessitent un travail soigné et exact. Il est absolument recommandable de placer ce département de teinture en nuances claires et mode, dans une salle à part comportant des essoreuses pour pièces. Pareillement, on doit loger les pièces teintes en nuances tendres, dans une chambre spéciale. Ilfaut un personnel bien exercé et soigneux, pour réussir la teinture de ces pièces, sans qu’il se produise de taches de colorant, d’huile, des salissures. Avoir bien soin de dissoudre et de passer le colorant avant de l’introduire dans le bain de teinture. Ici, aussi, on ne pousse au bouillon que lorsque le colorant s’est bien réparti dans le bain. Les additions doivent être faites avec modération de façon à ne pas gêner l’unisson du colorant.
- En grande partie, on teint ces pièces claires en colorants acides, autant que possible solides à la lumière, comme par exemple : Jaune solide lumière G, Orangé solide lumière G, Lanafuchsine brillante 2G, Rouge solide Guinée BL, Cyanol d’alizarine GSE.
- Depuis peu, on utilise les colorants de la série Anthralan, qui peuvent remplacer les colorants d’alizarine acides, comme Irisol d’alizarine, Rubinol d’alizarine, etc.
- Egalement, les colorants Supramine conviennent pour la teinture de ces tissus légers de peigné, en nuances claires. Toutefois, ils égalisent plus difficilement que les marques mentionnées ci-dessus. Le Rouge Supramine 2G est dangereux à employer, car, malgré toutes les précautions de dissolution, il abandonne au bain des particules non dissoutes. Pour éviter le tachage fatal, on est obligé de prolonger le bouillon pour faire égaliser le colorant.
- Dans le choix des colorants, il faut prendre des colorants de même unisson, avec une bonne solidité à la lumière. Les colorants Sulfonecyanine ont toutes les qualités requises pour les tons bleus à bleu foncé. Pour assurer l’unisson de ces colorants, on teint avec addition d’acétate d’ammoniaque.
- L. B.
- Contribution à la connaissance de la teinture acide de la laine. — E. ELOED et A. KOEHNLEIN.
- — Melliand Textilberichte, mai 1936, p. 409-412.
- Les auteurs essayent de montrer le rôle que jouent, dans les phénomènes de teinture, de mordançage et de tannage, les phénomènes partiels qui avaient fait l’objet d’études précédentes-
- Dans la teinture ordinaire de la laine en colorants acides, 1 ensemble du phénomène se déroule, aux températures élevées, avec une rapidité si grande que les phenomènes partiels s enchaînent, se superposent, au point de ne pas pouvoir être saisis séparément. L’exemple suivant est intéressant : lorsqu’on teint de la
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- 1 — OT
- laine en colorants acides, dans un bain bouillant, additionné d’acide chlorhydrique au lieu d’acide sulfurique (pour plus de simplicité), la concentration d’ions chlore, on le sait d’après la bibliographie, ne varie pas. Il semble, d’après cela, qu aux ions chlore ne revienne aucun rôle dans la teinture. Ce phénomène établi par Pelet-Jolivet et par Knecht, n’est pas en accord avec les conceptions de Eloed, Silva et Boehme, que l’on s attendait à tirer de l’application de l’équilibre de Donnan aux phénomènes de teinture. D’après ces conceptions, en effet, la teinture de la laine avec des colorants acides, en bain acide, abstraction faite des actions d’adsorption et de diffusion, doit comporter comme phénomène du processus chimique, la formation de sels de protéines des acides incolores (HCl ou H°SO-).
- Il s’agissait de démontrer ce fait. Or, Eloed avait déjà montré que l’on obtenait des teintures complètes même à des températures nettement inférieures à celles auxquelles on opère ordinairement et que, par suite des valeurs importantes des coefficients de température de réactions chimiques, il fallait s’attendre à ce queles phénomènes partiels se déroulassent plus lentement; les auteurs ont cherché à déterminer, dans la teinture à 50° C, le rôle de l’acide incolore dans les bains de teinture.
- Les essais ont montré que, au début de la teinture, la concentration en ions hydrogène des solutions diminue rapidement; que, par contre, l’absorption des anions acide colorant constitue un phénomène partiel beaucoup plus lent. D’après les équilibres de Donnan, non seulement les ions H, mais aussi les anions de l’acide d’addition incolore, sont fixés par la laine avant l’absorption des anions acide colorant; la fixation subséquente des anions acide colorant par la substance protéique devrait, d’après cela, être suivie d’un déplacement, hors de la laine, des anions chlore (ou sulfurique respectivement) absorbés par les anions acide colorant.
- En fait, les ions chlore, au cours de la teinture, sont déplacés peu à peu en même temps que le pH du bain croît, d’abord très rapidement, puis de plus en plus lentement, aussi bien à température élevée qu’à température moyenne.
- S’il est vrai que les sels protéiques formés au cours du phénomène primaire de la teinture, entre les protéines de laine et l’acide chlorhydrique (minéral), se transforment ensuite partiellement en les sels protéiques des acides colorants, on peut admettre que, pour une charge insuffisante de la fibre laine en acide colorant, il existe encore des chlorures de protéine; d’après cela, une nouvelle charge d’addition de la laine déjà teinte avec de l’acide colorant, devrait provoquer la transformation d’une autre partie de chlorures de protéine en les sels protéiques des acides colorants, en mêmetemps qu’une nouvelle quantité d ions chlore devrait être refoulée dans la solution. Les essais ont montré que,
- effectivement, le déplacement additionnel des ions chlore de la laine dans la solution se produit lorsque la concentration des solutions de colorants augmente.
- Les essais ont également montré que la vitesse de l’absorption d’acide colorant dépend de la valeur de pH des solutions, aussi bien à la température de 50°C qu’à la température de l’ébullition.
- En ce qui concerne l’aptitude réactionnelle des pro-téides de fibres à l’égard des acides, il est faux de parler de désamidation et, étant donné que les groupes amino sont probablement peu nombreux, la laine ne peut pas être considérée, au sens ordinaire, comme un corps ayant la faculté de réagir avec une puissance de combinaison définissable. Mais, pour chaque valeurde pH du milieu de réaction, il existe une puissance réactionnelle déterminée, du fait que, par suitede l’ionisation des ions hybrides constituant les protéides de fibre, ou par hydrolyse de composés peptidiformes, les groupes à pouvoir réactionnel, préalablement masqués, sont activés ou perdent, d’un autre côté, leur activité. En fait, la puissance réactionnelle de la laine est fonction seulement de la concentration d’ions hydrogène de la solution mise à réagir avec elle. Si, pour unevaleur de pH déterminée du bain, les groupes amino libérés sont occupés par les anionsacide colorant, de nouvelles quantités de colorant ne peuvent être absorbées lorsqu’on traite la laine teinte par des solutions de colorants supplémentaires, quand la concentration d’ions hydrogène des solutions de colorant employées pour le traitement subséquent est plus élevée.
- Finalement, les auteurs ont trouvé que le pouvoir réactionnel de la fibre de laine est variable et dépend de chaque valeur de pH du système, mais la laine se comporte de telle manière qu’elle acquiert aussi une puissance réactionnelle déterminée lorsqu’elle était, au préalable, dans un état de pouvoir réactionnel plus élevé pour passer à un pouvoir réactionnel plus faible.
- L. B.
- IMPRESSION
- Influence des épaississants sur la profondeur de couleur dans l’impression avec des colorants pour cuve. — H. GERBER. — Melliand Textilberichte, avril 1937, p. 316-318.
- Dans l’impression des colorants pour cuve, on le sait, l’épaississant de gomme donne des couleurs bien plus claires que 1 épaississant d’adragante ou d’amidon-adragante. En dehors de la différence de nature chimique de ces épaississants il est certain que la quantité de matière sèche, que renferme chacun d eux, intervient pour une grande part dans cette différence de rendement d'impression. Le fait est qu’on emploie des épaississants de gomme arabique contenant 50 % de matière sèche et qui donnent des impressions plus claires que les épaississants d’adragante avec 4 % de matière sèche, pour une même quantité de colorant.
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- co — GT
- Pour étudier le rendement de différents épaississants, l’auteur a effectué des essais d'impression sur de la toile de soie et de viscose afin de déterminer la profondeur de pénétration de la couleur dans le tissu. Les colorants employés étaient :
- Indigo
- Ecarlate Algol GGN suprafixe
- Violet rouge Indanthrene RH
- Violet Indanthrene pour impression T3B
- Vert brillant Indanthrene
- Jaune d'or Indanthrene suprafix.
- Le tissu imprimé a été séché au préalable à 40° C, puis vaporisé au vaporisage rapide d’Indanthrene à 110° C, et à 0,3 atm. pendant 15 minutes; ensuite il a été oxydé en solution de perborate, savonné et rincé à l’eau courante. La couleur d impression avait la composition suivante :
- 40 grs colorant
- 50 grs rongalite
- 60 grs glycérine
- 100 grs potasse (carbonate)
- 750 grs épaississant aux concentrations respectives suivantes :
- 0,04: 1, pour l’adragante,
- 0,10 : 1, pour l’amidon de mais,
- 0,3 : 1, pour la gomme industrielle,
- 1 : 1, pour la gomme arabique,
- 1,1:1, pour la british-gum.
- La profondeur de chaque couleur a été estimée à l’aide du photomètre à échelle de Carl Zeiss.
- Il résulte de ces essais que les écarts de profondeur de couleur sont grands. On peut l’expliquer par le fait que les colorants pour cuve pénètrent différemment dans la fibre suivant chaque sorte d’épaississant employé. L’examen au microscope a montré que le pouvoir de pénétration des épaississants de gomme est bien plus grand que celui des épaississants d’amidon et de gomme adragante. Les couleurs épaissies avec de la gomme arabique avaient pénétré toutes les fibres tandis que les couleurs épaissies avec de l’amidon ou de l’adragante n’avaient produit qu’un fort dépôt de couleur à la surface des fibres. En outre, on peut attribuer à chaque épaississant un pouvoir fixateur différent.
- Les différences de profondeur de couleur se sont révélées le plus nettement avec le bleu Indanthren GCD.
- L. B.
- Vaporisage des impressions sur soie. — TECH-NICUS. — Silk and Rayon, avril 1937, p. 340 et 346.
- En anglais, ageing signifie vaporisage de courte durée (5 à 10 minutes), alors que sleaming désigne le vaporisage ordinaire (1 à 2 heures).
- Le vaporisage a pour but de fixer les couleurs imprimées sur les tissus; il commence par amollir l’épaississant, le rendant ainsi perméable à la vapeur, puis il solubilise le colorant au contact des fibres- Par exemple,
- dans la fixation des couleurs pour cuve, la vapeur solubilise le colorant sous forme de cuve, en présence du réducteur et du carbonate de potasse que renferme l’épaississant- C’est de cette façon que se fixe la couleur sur la fibre.
- Il est nécessaire d’envoyer dans le vaporisage une quantité suffisante de vapeur ni trop sèche, ni trop humide. La vapeur surchauffée ne convient pas.
- La température joue aussi un rôle important dans la fixation des couleurs. Ainsi les meilleures conditions pour la fixation des colorants pour cuve sont une humidité relative de 100 % et la température de 100° C. Les couleurs cuvées sont les plus difficiles à fixer. Avec les autres colorants, les conditions du vaporisage sont moins rigoureuses.
- Le vaporisage rapide (ageing) a été développé pour fixer les mordants des articles garance. A l’origine on étendait les pièces imprimées (avec le mordant seulement) dans une atmosphère humide et tiède pendant plusieurs jours pour leur faire absorber lentement l’humidité de l’atmosphère, dont l’action décomposait le mordant en fixant l’oxyde métallique sur la fibre et en éliminant l’acide combiné à l’oxyde (lorque l’acide était volatil : cas de l’acide acétique).
- Actuellement on applique le vaporisage rapide dans des appareils spéciaux.
- Dansl’impression sur soie, on n’emploie pas beaucoup les colorants cuvés, ni les colorants à mordant, mais surtout les colorants acides, basiques et certains autres tels que les Néolane et les Palatin.
- La plupart du temps, le vaporisage est opéré dans une chaudière, en une ou deux heures, mais pour les enlevages enluminés avec des colorants basiques ou des colorants pour cuve, la durée de vaporisage est de 5 à 10 minutes.
- Le vaporisage rapide est un appareil qui permet de réaliser la réduction et 1 oxydation des colorants sur les tissus. Pour les pièces de soie on l’utilise uniquement dans les enlevages et les impressions de colorants pour cuve.
- L’article est illustré d’une figure représentant une chaudière de vaporisage (cottage steamer) et d’une figure représentant un vaporisage rapide-
- L. B.
- Sur la substantivité de quelques produits auxiliaires textiles. — 0. MECHEELS. — Melliand Textilberichte, mars-avril 1937, p. 167 et 312.
- La substantivité, avec laquelle un produit auxiliaire textile monte plus ou moins solidement sur la fibre, dépend de l’alignement et de la charge des particules, de leur dispersion dans le milieu aqueux, de la réaction du bain, de la charge électrique de la matière textile, de la température du bain.
- Les produits auxiliaires qui montent à l’état moléculaire sur la fibre, ne modifient pas la douceur, le brillant et le toucher d’un tissu.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- % 01
- Les produits d’adoucissage, d’imperméabilisation et d’avivage doivent être dispersés grossièrement dans le bain.
- L. B.
- Note sur l’impression directe du noir d’aniline au prussiate. — TECHNICUS. — The Dyer, février 1936, p. 163-163.
- L’auteur donne certains détails pratiques sur l’application du noir d’aniline au prussiate :
- Il importe, en premier lieu, d opérer le plus rapidement possible, par suite on réalise le mattage par continu.
- Ordinairement les courses d’impression sont aussi longues que possible, par économie et pour l’uniformité de nuance sur les grands lots. Souvent, les imprimeurs préfèrent les courses plus courtes, de façon à ne pas immobiliser les machines.
- Avoir soin de nettoyer les rouleaux de la hot-flue, après le passage d’une longue chaîne de tissu.
- Le choix de l’épaississant est important ; les amidons légèrement grillés donnent de bonnes impressions de noir. Eviter les épaississants tropgommeux qui passent mal à la racle.
- Recette générale :
- 340-350 g. amidon de blé que l’on fait bouillir avec 2 à 3,5 1. eau. Dans ces épaississants, dissoudre 340-350 g. sel d’aniline.
- Dissoudre séparément dans
- 1,200 1. eau
- 142 g. chlorate de soude et
- 226 g. ferrocyanure de potassium. Ajouter cette solution aux autres ingrédients pour faire
- 4,500 1. de pâte d’impression.
- Avoir soin d’enlever les matières étrangères de la pâte d’impression en filtrant celle-ci sur deux toiles-
- . Une concentration trop élevée de produit conduit à la cristallisation de certains sels. En un tel cas, chauffer la composition jusqu’à disparition des cristaux. Il est recommandable de préparer des solutions standards épaissies des différents ingrédients. Le prussiate et le chlorate peuvent être facilement conservés en stock pendant longtemps en solutions épaissies. Il n’en est pas de même du sel d aniline.
- Une pâte d’impression mal préparée peut provoquer l’émoussage du tranchant des racles, l’attaque de la surface des rouleaux de cuivre et l’attaque des parties imprimées sur les cylindres sécheurs.
- Pour contrôler la bonne application des pâtes d’impression, on les colore par de petites quantités de colorants basiques (rhodamine, violet méthyle, etc.).
- Le séchage à l’air chaud est préférable au séchage sur rouleaux ; il n’occasionne pas autant l’attaque des fibres que le séchage sur rouleaux.
- Les pièces bien sèches doivent avoir une teinte légèrement jaune-verdâtre, sans barres noires, en arrivant au vaporisage. Le séchage sur cylindres conduit facilement au noircissement des tissus, par suite du contact trop chaud avec les impressions, pendant les arrêts de la machine à imprimer, comme cela se produit ordinairement pour une longue chaîne de pièces. Au surplus, le séchage à l'air supprime le mâchurage des impressions pendant leur passage sur les cylindres qui se sont recouverts d’épaississant.
- On peut appliquer le noir au prussiate également au tamis. Dans l’impression au tamis, on évite le salissement des rouleaux du vaporisage : en employant de la vapeu peu humide, en vaporisant les pièces avec un doublier léger appliqué sur les impressions.
- Pour le vaporisage, il faut bien régler les conditions d’admission de vapeur et la tension du tissu. Il faut vaporiser pendant 3 à 5 minutes à 100° C. On maintient la température du vaporisage aussi basse que possible, de façon que la chaleur dégagée par la formation du noir d’aniline ne donne pas lieu à une attaque de la fibre. Pour y arriver, le seul moyen consiste à ventiler fortement et à fournir de la vapeur aussi près du point d’ébullition que possible. Le noir d’aniline, comme les autres couleurs, ne peut se fixer et se développer sans une certaine humidité, à la faveur de laquelle, la couleur pénètre le tissu.
- Aussitôt après le vaporisage, on doit procéder au développement final en bichromate de soude (75 à 150 g. pour 4 1- 500 à la température de 60° C). Après le chromatage, on rince bien les impressions et on les savonne au bouillon pour enlever complètement 1 épaississant et l’excès de colorant.
- A noter que le bain de chrome ne doit pas contenir d’acide. Après chromatage, on rince ordinairement à l’eau courante froide.
- Par ailleurs, si le noir d’aniline est appliqué en même temps que des colorants de cuve, l’oxydation et le rinçage restent les mêmes que pour ces couleurs.
- Dans le rinçage final, on parfait l’élimination des épaississants d’amidon à l’aide d’un bain de diastase ; en même temps, les causes de rappliquable se trouvent diminuées.
- Avant d’apprêter les pièces, on les éclaircit, c’est-à-dire qu’on nettoie les blancs en les passant dans un bain d’hypochlorite de chaux (0,3 à 1° Bé). Parfois, on enlève les taches tenaces, en les touchant avec de la solution d’hypochlorite, puis avec une solution faible d’acide acétique.
- L’éclaircissage n’est pas toutefois recommandable, car il altère la fleur des impressions- De toute façon, après le passage en chlorure de chaux, il faut rincer à fond les pièces-
- L. B.
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- Article réserve-noir d’aniline.— C.BAUR. - Wollen und Leinen-Industrie, octobre 1936, p. 303-304.
- On produit cet article suivant deux méthodes différentes, à savoir :
- 1° On imprime sur le tissu préparé en noird’aniline, des réserves qui se forment avec des colorants basiques;
- 2° On imprime des réserves préparées avec des colorants pour cuve, solides à la lumière et au lavage.
- /° Réserves colorées avec colorants basiques sur mattage de noir d’aniline.
- Le tissu blanchi, tondu et brossé est matté en noir d’aniline sur foulard à trois rouleaux, dont le supérieur et l’inférieur sont en caoutchouc mou et celui du milieu en caoutchouc dur ou en métal. Les pièces sont exprimées de manière à contenir 80 à 90 % du liquide. On les sèche à la hot-flue, à environ 50° C. En sortant de la hot-flue, elles parcourent plusieurs mètresà l’air froid, pour se refroidir avant d’être posées sur des chariots. Le tissu préparé doit être coloré en jaune et non en vert ou en gris. On le passe immédiatement à la machine à imprimer, surtout l’été, car il verdirait rapidement en chariot. Par contre, en hiver, on peut abandonner les pièces pendant toute une nuit dans un local frais. Si l’on ne peut pas imprimer directement le tissu, en été, on est obligé de l’enrouler sur ensouple et de le maintenir en un endroit frais et sec.
- On imprime les réserves blanches ou colorées, avec une brosse dans le châssis afin qu’elles ne puissent pas s enfoncer dans la gravure, puisqu’elles contiennent du blanc de zinc. Sans cette précaution, l’impression serait défectueuse. Lorsque le dessin comporte plusieurs couleurs, on installe une contre-rade sur les rouleaux imprimeurs de devant, de façon à racler les couleurs appliquées sur les rouleaux et laisser ceux-ci bien nets. Pour cet article réserve, la gravure doit être assez profonde pour que soit plaqué suffisamment de couleur sur le tissu et que ce dernier s’en trouve traversé par impression. Les couleurs en deviennent plus vives.
- Après l’impression, le tissu est séché dans une mansarde modérément chaude, de préférenceà l’air chaud; il doit quitter cette dernière avec la même couleur jaune qu’il avait avant d’être imprimé. Il doit être refroidi lorsqu’on le place dans les chariots. C’est pourquoi on donne aux pièces trois ou quatre parcours à l’air derrière la mansarde. S’il se produit des incidents au cours de l’impression, il ne faut pas laisserles pièces dans la mansarde, car elles deviendraient grises sous l’action de la chaleur sèche. Ces places grises, qui se produisent aussi en été, dans les chariots, par suite de la chaleur donnent une marchandise défectueuse. Le blanc aussi bien que les couleurs deviennent ternes et le noir prend un ton brunâtre. On doit éviter de placer les pièces encore chaudes dans les chariots, car
- les sels du mordant de noir se décomposeraient sous l’action de la chaleur, une odeur désagréable s’en dégagerait, les pièces prendraient un ton gris foncé et pourraient même s’enflammer. C est pourquoi, après l’impression, il est indispensable de vaporiser immédiatement les pièces au Mather-Platt pendant 1 à 2 minutes avec de la vapeur ordinaire, puis on fait refroidir les pièces par un parcours de quelques mètres à l’air.
- Le tissu vaporisé peut être chromé et lavé tout de suite ou le lendemain- Les pièces imprimées de réserves blanches ou colorées sont passées sur machine à laver au large en continu, dont le premier bac contient 2 à 3 g. de bichromate d’e sodium et 1 g. de carbonatede de soude par litre d’eau à 30° C et les bacs suivants de l’eau tiède et de l’eau froide. Après la dernière cuve de rinçage, les pièces doivent être exprimées fortement, puis séchées directement sur tambours attenants- Les trois premiers tambours en cuivre sont enveloppés d’un calicot mince, sans cela les colorants basiques tacheraient les premiers rouleaux. Il n’est pas recommandable de laver ce tissu en boyau, car les colorants basiques ne sont pas solides au lavage et déchargeraient.
- Pour rendre solide au lavage les réserves colorées avec colorants basiques, sur noir d’aniline, le tissu blanchi est d’abord préparé avec une solution de 10g. KatanolON et 1 g- carbonatede soude par litre d’eau froide, à la hot-flue. Les colorants basiques se fixent mieux sur tissu traité en Katanol. On peut aussi traiter subséquemment sur machine à laver au large, par un bain de Katanol, les pièces imprimées et vaporisées, après le rinçage qui suit le bichromatage, c’est-à-dire dans le troisième bac, avec 10 g. Katanol ON et l g. carbonate de soude Solvay par litre d’eau chaude (50°C). Ensuite on les lave au large et on les sèche.
- Ces articles réserves-noir d’aniline sont faciles à préparer, mais il faut apporter de grands soins dans les opérations pour obtenir une belle marchandise.
- Ci-après les recettes de noir d’aniline et de réserves aux colorants basiques-
- Noir d'aniline foulard
- 870 g- sel d’aniline
- 2 1. 5 eau tiède
- 265 g. chlorate de soude
- 2 1. eau tiède
- 460 g. ferrocyanure de potassium 2 1. eau
- 100 g. huile d’aniline
- 40 g. acide acétique 7° Bé
- 2 1. eau
- Mélanger les solutions froides et porter à 10 1.
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- COLORANTS
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- O.
- 1 Cl
- Réserve blanche NA 2000 g. blanc de zinc 700 g. glycérine
- 2140 g. gomme industrielle 1/4 500 g. térébenthine
- 1250 g. acétate de soude dans 2250 g. eau 1400 g. bisulfite de sodium 40° Bé 280 g. outremer 550 g. eau
- 11 k.
- Réserve NA
- 930 g. blanc de zinc 4600 g. british-gum 1/1 1870 g. eau d’adragante 60/1 1200 g. sulfite de potassium .1400 g. acétate de soude
- 10 k.
- Rose NA
- 500 g. Rhodamine 6 GD extra 500 g. acide acétique 2 1. eau tiède
- 7 k. Réserve NA
- 10 k.
- Bleu NA
- 300 g. Bleu thionine GO 700 g. acide acétique 7° Bé 2 1. eau tiède
- 7 k. Réserve NA
- 10 k.
- Jaune NA
- 500 g. Auramine O
- 500 g. acide acétique
- 2 1. eau tiède
- 7 k. Réserve NA
- 10 k.
- Violet NA
- 300 g. Violet méthyle 3B, etc., comme bleu NA
- Vert NA
- 130 g. Bleu thionine GO
- 230 g. Auramine O, etc.
- Gris NA
- 300 g. Gris méthylène BB, etc.
- Orangé NA
- 250 g. Orangé Rhoduline NO
- 30 g. Euchrisine 2RX, etc.
- Rouge NA
- 6670 g. Rose NA 3330 g. Jaune NA
- 10 k.
- Ces couleurs peuvent être coupées avec de la Réserve NA.
- Pour préparer les différentes qualités, on emploie, suivant la force du tissu : 80, 90 ou 95 1. de mordant d’aniline et on porte à 100 1. avec de l’eau.
- 2° Réserves colorées avec colorants pour cuve sur mattage de noir d’aniline.
- Puisque, dans ce procédé, le tissu imprimé doit être vaporisé pendant plus longtemps, il est recommandable de préparer les pièces avec du mordant de noir d’aniline qui contient de la Kollamine, car une telle préparation résiste mieux à la vapeur. On traite le tissu comme dans le procédé 1.
- Les couleurs d’impression doivent être imprimées avec des fournisseurs dans les chassis et avec des rouleaux gravés profondément. Du fait qu’un tel tissu ne doit pas être vaporisé plus de 4 à 5 minutes, on emploie des colorants pour cuve qui se fixent par un vaporisage bref.
- Après l’impression, on vaporise aussitôt au Mather-Platt pendant 4 à 5 minutes avec beaucoup de vapeur, puis les pièces sont immédiatement chromées et lavées sur laveuse au large en continu. Le premier baccontient 2 à 3 g. de bichromate et 3 à 5 cc. d’acide acétique par litre d’eau tiède (30° C). On les rince à chaud et à froid dans les autres bacs. Les dessins peuvent être séchés immédiatement. Les pièces à gros dessins sont encore lavées en boyau, puis savonnées en boyau sur tourniquet, à chaud avec Igépon T et savon de Marseille, rincées et séchées sur tambours. Cet article doit être fini dans la même journée. Si l’on abandonne les pièces pendant la nuit, avant de les laver, les couleurs deviennent plus claires et moins vives. Pour réaliser une surimpression, par exemple en blanc sur dessin à plusieurs couleurs, on imprime les deux en même temps, en première main, puis les colorants cuvés par dessus. Les derniers ne sont pas réservés par la réserve blanche.
- Ci-après les recettes pour cet article.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- Noir d’aniline-Kollamine
- 60 g. sel d’aniline
- 150 g. eau tiède
- 50 g. ferrocyanure de Potassium
- 200 g. eau tiède
- 26 g- chlorate de soude
- 150 g. eau tiède
- 10 g. huile d’aniline
- 50 g. Kollamine
- 150 g- eau
- 100 g. épaississant d’adragante mélanger à froid et porter à 1 I.
- Bleu NAC
- 150 g. bleu Indanthren GG pâte suprafix
- 750 g- Réserve NAC
- 10 g. Nekal BX
- 50 g. oxyde de zinc 1/2 aq.
- 40 g. épaississant amidon-adrag.
- 1 k.
- Réserve blanche NA
- Comme décrit ci-dessus.
- Re'serve NAC
- 2 1. épaississant amidon-adrag.
- 640 g. carbonate de potasse
- 480 g. sel dissolvant 1/2 aq-
- 200 g. huile d’olive
- 240 g- glycérine
- 1200 g. rongalite C 2/1 aq.
- yen NAC
- 100 g. Vert brillant Indanthren 4G, pâte, etc... comme bleu NAC.
- Jaune NAC
- 100 g. Jaune Indanthren GOK double suprafix, etc...
- Pour l’Ecarlate NAC, on prend 150 g. Ecarlate Algol RB pâte; pour le Rose NAC : 100 g. Rose brillant Indanthren R pâte, et pour le Violet NAC : 100 g. Violet Indanthren pour impression BF pâte.
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- TEINTURE
- Teinture de masses plastiques — I. G. Farben-industrie. — I). R. P. 6 28.633, 2 décembre 1934.
- Il s’agit de la coloration du caoutchouc avec les colorants du groupe des phtalocyanines. Par exemple le caoutchouc chloré 25 parties sont mélangés avec 12 parties de chlorodiphényle agissant comme plastifiant dissous dans 63 parties de xylène. Cette solution est mélangée avec 20 parties d’une laque préparée par broyage, de 80 parties de sulfate de baryum, 20 parties d’oxyde de titane et 4 parties du colorant obtenu en chauffant le phtalodinitrile avec du cuivre. On obtient une laque bleue qui peut servir de revêtement résistant aux acides.
- Amélioration de la solidité des teintures au lavage. — I. G. Farbenindustrie. —D. R. P. 629.7,32, 29 mars 1931.
- Les teintures sont améliorées par un traitement avec une amine ou un ammonium contenant une chaîne carbonée d’au moins 8 atomes- Par exemple le trimé-tylheptadécylammonium, ladiéthylaminoéthylènehepta-décylamine etc.
- IMPRESSION
- Impression de fibres végétales. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 628.303, 19 mai 1931.
- Dans le D.R.P. 626.862 (voir R.G.M.C. 193 7 p. 65) on a indiqué l’addition aux pâtes d’impression,
- d’oxyanthraquinone ou de ses dérivés de réduction. On a trouvé qu’on peut remplacer ces composés par des mercaptans anthraquinoniques. Mais l’impression avec les colorants pour cuve peut se faire suivant deux principes : réduction préliminaire du colorant, ou impression du colorant non réduit.
- Dans le premier cas, on prépare une pâte avec 40-200 grs de colorant en pâte, 50 grs glycérine, 315 à 350 parties d’eau, 25 à 50 grs de soude à 40° Bé, 20 à 40 grs carbonate de sodium sec, 500 à 450 grs épaississant qui, pour 1000 parties contient 280 parties de britishgum poudre, 100 parties amidon, 20 parties benzylsulfanilate de sodium, 600 parties eau; on y ajoute à 70° 40 à 90 parties de formaldéhydesulfoxy-late et 1 0 à 40 grs hydrosulfite. On imprime les textiles et vaporise au Mather-Platt. Si à cette couleur on ajoute des mercaptans anthraquinoniques, les impressions sont plus corsées. Cette méthode convient pour les colorants pour cuve difficilement réductibles.
- La seconde manière d’opérer consiste à utiliser 10 à 20 grs de colorant en pâte, mélangé avec 80 grs d’un épaississant qui, dans 1000 parties contient 170 parties d’adragante à 65 p. 1000, 160 parties de gomme 1:1, 60 parties d’amidon de blé, 150 parties d’eau, 60 parties britishgum poudre, 100 parties glycérine, 150 parties carbonate de potassium, 150 parties de formaldéhydesulfoxylate, Les tissus imprimés sont vaporisés et terminés comme d’habitude. Quand on ajoute des mercaptans anthraquinoniques, les impres-
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
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- "sions sont plus corsées. Ceci permet d’utiliser des colorants suivant le second procédé les colorants qui donnaient de bons résultats suivant le premier. Ceci est un avantage car on évite l’emploi de la soude caustique nuisible à la fibre et à la conservation des pâtes.
- Pâtes de colorants pour cuve pour l’impression.
- — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 628.756, 7 août 1930.
- On a trouvé que l’on obtient des pâtes pour impression en ajoutant du sulfate de fer aux produits de réduction des colorants thioindigoïdes décrits dans le D.R.P. 622.761 (voir R.G.M.C. 1936, p. 376).
- Pour obtenir des pâtes homogènes qui ne déposent pas, on peut ajouter aux leucodérivés de la glycérine.
- Pâtes de colorants pour cuve pour l’impression.
- — 1. G. Farbenindustric. — D.R.P. 628.757, 3 décembre 1930.
- On sait que les résultats obtenus dans l’impression avec le leucoindigo sont améliorés par l’addition de benzylsulfanilate de sodium. Or on a trouvé que cette addition est nuisible aux pâtes d’impression obtenues avec les leucodérivés des thioindigos du brevet allemand 622.761 (voir brevet précédent), mais que les résultats sont plus favorables si on emploie les benzylsulfa-nilates peu solubles ou insolubles comme ceux de benzidine ou d’étain. Par exemple, on mélange dans un broyeur 20 kgs du leucodiméthyl-4.4’-dichloro-6.
- 6’-thioindigo avec 40 kgs glycérine, 9 kgs benzylsulfanilate de benzidine, 4 kgs sulfate de fer. On obtient une pâte brun clair, on mélange 100 grs de cette pâte qui contient 11 à 13 % de dérivé de réduction, 70 grs de glycérine, 400 grs d’amidon de blé, 120 grs carbonate de calcium, 70 grs formaldéhydesulfoxylate, 240 grs eau. On imprime, sèche et vaporise 2 à 3 minutes, oxyde et savonne bouillant, l’impression est meilleure que celle obtenue avec le colorant lui-même.
- Pâtes d’impression de colorants pour cuve. — I. G. Farhenindustrie. — D. R. P. 630.207, 3 décembre 1931 addition au D. R. P. 628.756.
- On a décrit dans le brevet principal (voir plus haut) l’emploi des leucodérivés stables du D-R.P. 622.761 en présence de sels de fer et dans le D.R.P. 628-757, en présence de benzylsulfanilates. Dans ces applications, on fait état de ce que la forme cétonique du leuco-dérivé se transforme par l’addition de dérivés solubles de l’acide benzylsulfanilique partiellement en énol qui est ensuite oxydé.
- On a trouvé qu’on peut préparer des pâtes qui même après avoir été conservées, donnent des impressions très bonnes.
- Par exemple, le leucodérivé stable du dichloro-6.6'-diméthyl-4.4’-thioindigo préparé suivant le D.R.P. 622.761 est mélangé avec du sulfate de fer cristallisé, de la glycérine et du benzylsulfanilate. On obtient une pâte d’un haut degré de fixité.
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- LES RECHERCHES SUR LE BLANCHIMENT PAR LES HYPOCHLORITES
- par M. J. DUMAS
- Nous avons résumé dans un article précédent(i) les recherches entreprises, par différents auteurs, afin de préciser les conditions dans lesquelles doit s’effectuer le blanchiment du coton par les hypo-chlorites.
- L’étude de ces conditions a donné lieu à des divergences de vues, notamment en ce qui concerne la réaction que doit présenter la solution d'hypochlorite. L’opinion souvent émise que l’agent actif est l’acide hypochloreux libre et non son sel de sodium a été combattue, comme on l’a relaté, par A. Schmidt, en s’appuyant sur son expérience industrielle. Pour lui, il n’est pas douteux que les meilleurs résultats sont obtenus avec les
- solutions d’hypochlorites de sodium rendues alcalines; c’est le seul moyen, d’après lui, d’obtenir un coton blanchi qui ne jaunisse pas au magasinage. Ces caractères n’avaient pas reçu la même attention des auteurs qui ont préconisé le blanchiment par l’acide hypochloreux libre, car ils n’ont étudié que le degré de blanc, la proportion d’oxy-cellulose et la perte de résistance du coton, et enfin il ne s’agissait que d’expériences de laboratoire.
- Mais les conclusions auxquelles était arrivé A. Schmidt viennent d’être critiquées, à leur tour, par E. Kornreich (2). En s’appuyant sur les expériences de Minajew, qu’il qualifie de géniales (voir R.G.M.C., mars 1937) il considère que ces expé-
- (1) J. Dumas, R.G.M.C., mai 1937, p. 202.
- (2) KORNREICH, Melliand Textilberichte, avril 1937, p. 304.
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- LES RECHERCHES SUR LE BLANCHIMENT PAR LES HYPOGHLORITES
- riences ont démontré que l’addition de bicarbonate est favorable au blanchiment. Ceci s’explique par le fait que l’équilibre de l’hydrolyse de l'hypo-chlorite suivant
- NaOCl + H2O 2 Na + OH’ + HOCl se trouve déplacé vers la droite par la transformation de la soude caustique en carbonate et cela se traduit par une mise en liberté d’une proportion plus grande d’acide hypochloreux libre. Le blanchiment progresse alors plus vite et, au fur et à mesure que HOCl est utilisé pour blanchir, il se régénère par l’hydrolyse et la soude caustique qui prend naissance en même temps est convertie en carbonate par le bicarbonate présent. Il en résulte que l’affinité de la liqueur demeure constante.
- Pour Kornreich le processus est différent si l’acide hypochloreux est mis en liberté par un acide minéral; il pense que dans ces conditions l’acide se décompose en
- 2HOCI — 2HCI + O2 HCl + HOCl = C12 + H2O.
- Le chlore, mis en liberté, provoquerait alors une attaque de la cellulose.
- Quant au jaunissement que subit le coton en magasin, il ne serait pas dû à l'oxycellulose, qui n’est que l’effet et non la cause, mais à la présence dans le coton blanchi de chloramines. Ces produits résultent de l’action des hypochlorites sur les protéineset leur caractère de colloïde leur communique la propriété d’adhérer à la fibre avec une grande énergie. D’autre part, sous l’influence de l’air et de l’humidité, elles se décomposent en libérant du chlore actif, surtout quand on les chauffe.
- L’auteur veut voir dans la présence de chloramines les résultats défectueux, observés par Schmidt, dans la pratique. Même l’action favorable exercée par l’addition de soude caustique s’explique très bien car les chloramines sont partiellement solubles dans les alcalis et se trouvent ainsi en partie éliminées de la fibre par leur solu
- bilité; au contraire, des bains acides ne permettraient pas l’élimination de ces chloramines, car celles-ci seraient précipitées sur la fibre.
- Kornreich conclut que le procédé préconisé par Minajew, c’est-à-dire l’addition de bicarbonate de sodium est à recommander chaudement.
- La discussion qui s’est poursuivie ensuite entre Schmidt et Kornreich a porté sur la présence ou l’absence de chloramines après le lessivage du coton; le premier considère qu’il n’en reste plus que très peu car le réactif à l’iodure de potassium amidonné ne se colore pas quand le coton a été convenablement débouilli.
- Enfin, nous signalerons pour terminer, que les expériences de Minajewont aussi retenu l’attention du Prof. Elôd. Dans un travail fait en collaboration avec F. Vogel (1) il a étudié et vérifié les essais du savant russe.
- Minajew a montré que le blanchiment est activé par l’addition de 4 molécules de bicarbonate de sodium pour 1 molécule de chlore actif. On peut admettre, comme l’a déjà fait Kornreich, que le bicarbonate agit comme un tampon contre l'alca-lité de l'hypochlorite et maintient un pH favorable et constant. Mais, s’il en est ainsi, tout autre moyen qui permettrait de stabiliser le pH à cette même valeur devrait produire le même effet. C’est effectivement ce qui a lieu, comme le montrent les chiffres des deux essais suivants. Dans le premier, le pH est maintenu à 8,15 parle bicarbonate et dans le second cas sans bicarbonate (sans autre indication); on a mesuré le chlore et le degré de blancheur.
- Cl employé Blanc
- Essai I pH = 8,15 1,92 83,3
- Essai 2 pH = 8,15 2,09 83,6
- Ainsi qu’on peut le constater les résultats sont les mêmes.
- (1) Elôd et VOGEL. Melliand Textilberichte, janvier 1937,
- p. 64.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Contribution à la connaissance du blanchiment au chlore. - E. ELOED et F. VOGEL. — Melliand Textilberichte, janvier 1937, p. 64-68.
- Dans le blanchiment des matières cellulosiques : coton, lin, cellulose etc., par le chlore, plusieurs réactions se déroulent l’une à côté de l’autre :
- 1. La réaction entre le chlore et la cellulose, au cours de laquelle le chlore est utilisé :
- a) pour décolorer les substances commensales des fibres et
- b) pour dégrader les fibres cellulosiques.
- 2. La décomposition spontanée de l’hypochlorite en chlorate et chlorure.
- Cette dernière a fait l’objet de fréquentes recherches scientifiques. J. J. Weiss (Zs. anorg. Chem. 192, 97 (1930), Zs. Elch. 37, 21 et 271 ( 1 931), Zs. angew.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- Chem. 44, 102 (1931) et H. Kauffman (Zs. angew. Chem. 3 7, 364 (1924); Melliand Texlilber. 1928, 694; Zs. ang. Chem- 43, 480 (1930) et 44, 104 (1931), en particulier, à propos des travaux classiques de F. Foerster (Zs. Elch. 23, 131 (1917): Journ. prakt. Chem. 59, 53 (1899); 63, 141 (1901); ont discuté à fond la cinétique de la réaction de décomposition : HC1O + 2C1O’ - HCIO® + 2 HCI.
- Cette réaction de décomposition, on le sait, dépend de la concentration d’ions hydrogène des solutions. K. H. Markuse (reconstitution de l'industrie textile russe 14, 43, 1935) a étudié la vitesse de la décomposition spontanée de l'hypochlorite en fonction du pH des solutions. Le maximum de la vitesse de décomposition est situé entre les valeurs 7 et 8 de pH ; alors que, aux valeurs supérieures à 10 et inférieures à 4,5, il ne se produit plus de chlorate.
- La vitesse de dégradation de la cellulose par les agents oxydants a été étudiée par différents auteurs.
- E. Baur (Deutscher Fârberkalender 1930, 97) a trouvé que l’attaque des fibres au cours du blanchiment aux hypochlorites est, pour une même concentration, la plus forte en milieu neutre, et la moins forte en milieu alcalin.
- Clibbens et Ridge (.Manchester Journ. Textile Inst. 18 T. 141 (1927) et Kind et Korte, Melliand Textil-berichte, 1930, 413) ont étudié avec plus de précision les conditions en question, en traitant des échevettes de coton surblanchies par des solutions d’hypochlorite de valeur de pH différentes, jusqu’à consommation de la moitié du chlore actif existant au commencement. Le temps nécessaire constituant une mesure pour la vitesse de dégradation de la cellulose. Ils obtinrent des résultats semblables à ceux des auteurs de la présente étude, bien que l’allure accidentée de leur courbe ne soit pas tout à fait autorisée. Dans de tels travaux, il y a lieu de tenir compte de ce que la diminution de la concentration en chlore actif ne soit pas attribuable seulement à l’oxydation de la cellulose, mais aussi à la décomposition spontanée de l’hypochlorite. ou mieux de l’acide hypochloreux en chlorate et chlorure.
- H. Kauffmann (Loc. cit.) a étudié l’oxydation de la cellulose par l’hypochlorite, en utilisant comme mesure du degré de dégradation la cellulose : 1 indice de solubilité, ou quantité des substances passées en solution par plusieurs débouillissages en soude caustique diluée, oxydables par le permanganate. Il trouve que l’indice de débouillissage atteint un maximum lorsque le bain de blanchiment contient 1,5 mol.-gr. d’hydroxyde de sodium par 1 mol.-gr. de Cl2.
- A l’aide de la constante de dissociation trouvée par K. M. Markuse de l’acide hypochloreux, de K = 3,7.10-8 les auteurs ont calculé les valeurs de pH des solutions employées par H. Kauffmann. Au point de la courbe relatif à 1,5 mol. NaOH par mol Cl2 auquel l’indice de débouillissage présente un maximum,
- correspond une valeur de pH de 7,91. Cette constatation concorde avec les résultats indiqués plus loin.
- E. Scheller (Melliand Textilberichte, 1935, 318 et 787) a examiné le blanchiment de la cellulose par l’oxygène actif (eau oxygénée), en suivant le degré de dégradation de la cellulose à l’aide de la détermination de la viscosité en solution d’oxyde de cuivre ammoniacal des celluloses blanchies. En même temps les indices de cuivre furent déterminés. Les bains de peroxyde ont été stabilisés par du silicate de magnésium. Des résultats obtenus par E- Scheller, il ressort que la moindre addition d’alcali amène à un minimum la viscosité des celluloses traitées et que, lorsque l’alcalinité augmente, la viscosité croît fortement, pour décroître à partir de pH 12,5 des solutions. On a trouvé aussi que par une addition d’acide sulfurique à la solution alcaline de peroxyde, les solutions de cellulose ont une plus grande viscosité.
- Cette relation intéressante de la dégradation de la cellulose par la solution d’eau oxygénée avec la valeur de pH, se laisse déterminer aussi par d’autres méthodes. Les essais des auteurs montrent que, aussi bien le degré de blanchiment que le degré de dégradation de la cellulose, dépendent de façon frappante de la valeur de pH des solutions d’eau oxygénée, et que l’on peut établir, par les mesures de résistance des tissus traités, la relation trouvée par E- Scheller entre la valeur de pH et la dégradation de cellulose.. De même que E. Scheller, les auteurs ont pu déterminer au voisinage du point neutre des solutions, un minimum et au dépassement d’une valeur de 12 une baisse de la résistance des éprouvettes de coton blanchies et, par suite, une augmentation de la dégradation de la cellulose.
- En ce qui concerne la décoloration des substances commensales de la cellulose, elle dépend aussi de la valeur de pH des bains de blanchiment. J. J. Weiss, H. Kauffmann, ainsi que E- Abel (Monogr. über angew. Chemie, Bd VII, p. 76 (1905) admettent que, dans le blanchiment au chlore, l’action blanchissante est due simplement à l’acide hypochloreux non dissocié. Or, en calculant la concentration des solutions en HCIO, ainsi que en ions CIO’, en supposant que NaClO soit totalement dissocié en Na et CIO’, pour des solutions contenant 0,03 mol. d’hypochlorite au litre, c est-à-dire environ 1 gr. de chlore actif par litre à différentes valeurs de pH, les auteurs constatent que tout le chlore'actif est sous forme d’acide hypochloreux à des concentrations d’ions hydrogène supérieures à 10-5 et sous forme d’ions hypochlorite à des concentrations d’ions hydrogène inférieures à 10-8. La vitesse de blanchiment devrait, d’après la conception de J. J. Weiss, H. Kauffmann ainsi que de E. Abel posséder la valeur la plus élevée au pH 5 et conserver celle-ci lorsqu’on continue d’acidifier le bain de blanchiment. Inversement l’action blanchissante devrait être la plus faible au pH 10.
- Les essais institués par les auteurs en vue de séparer
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- la décoloration de la dégradation de la cellulose, et en fonction de valeurs de pH des bains, montrent que, d’une part, l’effet blanchissant et d’autre part, les critères pour la dégradation de la cellulose, c’est-à-dire la résistance, l’indice d’iode et la viscosité (la teneur en blanc des échantillons étant déterminée au moyen d’un photomètre éclairé électriquement de B- Lange, Berlin) dépendent essentiellement de la valeur de pH des bains de blanchiment. Entre les pH 7 et 8 on constate un maximum du degré de blanchiment. Par ailleurs, pour les mêmes valeurs de pH, se trouve un minimum de la résistance, ou bien encore un maximum de l’attaque de fibre qui s’exprime aussi par l’indice d’iode élevé et la faible viscosité. Au pH 5 et 10, se présente un minimum du degré de blanchiment, en même temps qu’un maximum de la résistance (ou minimum de la dégradation de cellulose).
- Le maximum de la dégradation de cellulose entre les valeurs de pH 7 et 8 a été observé également par Clibbens et Ridge; d’autre part, Kauffmann a trouvé un maximum de l’indice de solubilité au pH 8. Il est remarquable que Kauffmann après avoir déterminé que la dégradation de la cellulose n’est attribuable ni à l’action de l’acide hypochloreux non dissocié, ni à celle de son ion, admet que l’ion complexe (HC1O. CIO)’ dont il n’a pu prouver l’existence produit la dégradation de la cellulose.
- Avec raison, J. J. Weiss a critiqué cette manière de voir, en mettant en lumière les phénomènes de gonflement. A remarquer le grand parallélisme entre les variations des valeurs de pH au cours du blanchiment et l’effet blanchissant lui-même. En fait, les solutions deviennent plus acides au cours du blanchiment. Il existe manifestement une relation directe entre cette acidification des bains de blanchiment et l’action blanchissante, mais on ne peut tout de même pas attribuer cet effet à ce que le coton contient ou libère de l’acide.
- W. Minajew (Melliand Texiilberichte 1936, 219 et 326) a étudié le processus du blanchiment pendant la première minute de réaction, sans cependant déterminer les valeurs de pH des bains. Il trouva que, en ajoutant aux bains de blanchiment 4 molécules de bicarbonate de soude par molécule de chlore actif, on obtenait la plus grande vitesse de blanchiment. C’est que le bicarbonate tamponne 1 alcalinité de l’hypochlo-rite de sodium et, en fait, on obtient le même résultat, sans bicarbonate, pour une même valeur de pH (8,1 5) ; toutefois en l’absence de bicarbonate, la consommation de chlore est légèrement plus élevée et le blanc est plus pur. Or, d’après les essais des auteurs, la vitesse du blanchiment est très grande au début pour un pH 7,5 et se modifie peu par la suite. Au pH 10 on observe un maximum du degré de blanchiment. Par conséquent, lorsqu’on ajoute une quantité correspondante d acide à une solution de chlorure de chaux (de pH 12 environ) on peut arriver facilement dans le
- domaine de pH favorable au blanchiment. L’acidification des bains de blanchiment agit pareillement. Il est intéressant de constater que, dans la pratique, on ne dilue pas les solutions-mères de chlorure de chaux avec de l’eau pure, mais avec des bains usés, qui sont devenus acides pendant le blanchiment-
- De ce qui précède, il serait admissible de juger exactement les deux phénomènes que comporte le blanchiment, d’une part l’action blanchissante et d’autre part, l’action dégradante sur la fibre seulement, après avoir tenu compte de la durée du blanchiment. Au début du blanchiment on a affaire à une réaction superficielle qui porte plutôt visuellement. Mais, au bout d’un certain temps, les agents de blanchiment réagissent à fond en pénétrant dans les fibres et l’effet visuel du blanchiment varie peu, par contre la dégradation et l’attaque des fibres progressent au point de devenir gênantes à la fin du blanchiment.
- Les auteurs ont, en outre, étudié le processus de blanchiment avec des bains de concentration élevée en chlore actif. Ils ont trouvé qu’on obtient, avec des bains de concentration élevée le même effet qu’avec des bains de concentration plus faible et pendant une durée plus longue. Mais ils n’ont pas observé de maximum de degré de blanchiment pour un pH de 7,5, ce qui s’explique en considérant que, à une concentration élevée en chlore actif, le blanchiment se déroule si rapidement que, après la durée adoptée pour les essais (30 minutes) le maximum du degré de blanchiment est déjà dépassé et probablement bien plus tôt. Par contre, l’endommagement absolu de la cellulose est bien plus grand que dans les essais avec 0,25 gr. Cl/lt.
- L. B.
- APPRÊTS
- La peau de taupe et son apprêtage. — Deutsche Farber-Zeitung, 72, nos 32 et 33, 9-10 août 1936.
- A cause de son aspect velouté, de sa souplesse et de son lustre, la peau de taupe a été l’une des plus anciennement employées pour la confection des fourrures, avant que les progrès de l’ennoblissement aient permis l’utilisation de presque toutes les sortes de peaux. La peau de taupe a été surtout très à la mode aux environs de 1900- Après avoir été quelque peu délaissée ces dernières années, elle reprend beaucoup d’importance, en Allemagne au moins, par suite des tendances autarchiques actuelles de ce pays. Les peaux de taupes sont très demandées, notamment en bleu foncé et vert foncé.
- Parmi les peaux brutes, on distingue plusieurs qualités diversement appréciées. Les meilleures sont les peaux d hiver à cuir blanc. Viennent ensuite les peaux à coins noirs, puis celles à bords noirs, qui marquent la transition entre les peaux d’été et les peaux d’hiver. Dans ces dernières, la partie essentielle du cuir est toujours blanche; les parties noires sont dues à la présence de la matière colorante du poil, dans la racine de celui-ci.
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- Les peaux d’été, à cuir blanc et à poil court, connaissent depuis quelques années une certaine vogue en Amérique. Les moins appréciées sont les peaux d’été « n° II » et les peaux correspondant à la croissance complète des poils. Leur cuir est complètement noir et, parmi les poils d’été, on voit encore quelques touffes de poil d’hiver, sensiblement plus long- Même l’apprêtage le plus soigné ne peut donner bon aspect à ces dernières peaux, qui sont seulement utilisables pour des fourrures bon marché.
- Il existe aussi des différences de qualité selon la provenance. Les peaux de taupe écossaises sont considérées comme les meilleures; elles se distinguent par un beau poil touffu, uniformément foncé. Elles ne proviennent d’ailleurs pas seulement d Ecosse, mais aussi d’Angleterre et d’Irlande Les peaux hollandaises ressemblent beaucoup aux précédentes, mais ne jouent aucun rôle dans le commerce mondial, leur exportation de Hollande étant interdite. Les peaux frisonnes sont également très bonnes, ainsi que les bavaroises. Les peaux tyroliennes et suisses ont un poil un peu moins touffu. Les peaux de taupe badoises, silésiennes et allemandes du centre sont les moins appréciées de provenance allemande. Les peaux françaises et belges sont plus petites, avec un beau poil soyeux, mais une couleur impure et un cuir mince. Les peaux italiennes sont petites et ont un poil plus court que les précédentes. Parmi les peaux de taupe américaines et canadiennes, il existe un grand nombre de variétés- D’une façon générale, elles sont grandes et de bonne qualité, plus claires que les peaux européennes : elles sont d’une nuance gris jaunâtre argenté.
- Les peaux de taupe sont façonnées surtout en jaquettes, manteaux et garnitures, ainsi qu’en fourrures. Les pelletiers reçoivent souvent ces peaux à l’état brut et doivent donc les apprêter- On trouvera ci-dessous quelques indications sur l’apprêtage, avec des recettes éprouvées, ne nécessitant pas l’appareillage et les agents auxiliaires dont disposent les industries d’ennoblissement.
- Les peaux sèches sont tout d abord soumises à un trempage : on les laisse dans l’eau une nuit. Les restes de sang s’éliminent ainsi, tandis que le cuir se ramollit, se gonfle et devient apte à l’absorption des produits chimiques utilisés dans l’apprêtage- Le lendemain matin les peaux sont pressées à la main ou à l’aide de rouleaux- On les étire ensuite sur le couteau du banc de pelletier, ou sur une lame émoussée quelconque. On les passe sur la lame dans le sens de la longueur, puis dans le sens de la largeur, en ayant soin de ne pas les déchirer.
- Ces opérations préliminaires sont suivies de tannage proprement dit, ou mordançage, qui se fait soit au plongé, soit à la brosse. Dans le mordançage au plongé, les peaux doivent autant que possible être agitées mécaniquement, pour assurer une pénétration uniforme du mordant. Une bonne formule pour le bain est la suivante :
- on dissout dans 1 litre d’eau chaude 80 grs de sel et 20 grs d’alun de potasse; puis dans cette solution refroidie on ajoute lentement, avec agitation, 10 cc d’acide sulfurique concentré. Les peaux sont agitées une nuit dans cette solution, à raison de 1 litre de bain pour 8 peaux de taupe. Le lendemain on les presse soigneusement avant de continuer le traitement. Le mordançage à la brosse, qui convient mieux aux petites entreprises, se fait à l’aide d’un mordant préparé comme suit : on agite 50 grs de son dans de l’eau tiède, puis on laisse fermenter trois jours. On ajoute ensuite, par litre, 120 grs de sel, 10 cc de glycérine et, en agitant bien, 12 cc d’acide sulfurique concentré. Cette solution de mordant est appliquée sur les peaux à l’aide d’une brosse douce; après quoi on laisse les peaux une nuit, chair contre chair, et on les presse le lendemain matin.
- Après le mordançage, on procède à Vécharnage, sur un couteau aiguisé. A défaut d’un banc de pelletier, on peut se servir d’un couteau quelconque pour racler les fibres adhérentes à la peau. Les peaux mordancées à la brosse doivent être ensuite, encore une fois, enduites de mordant pour avoir une bonne pénétration de ce dernier. On les laisse de nouveau une nuit, chair contre chair; on les presse et on les étire en long et en large sur couteau émoussé.
- Le graissage, qui vient après le mordançage, restitue au cuir sa souplesse et, enveloppant de graisse toutes les fibres de la chair, leur permet de glisser les unes sur les autres. On emploie pour cette opération, soit des huiles spéciales qui se trouvent dans le commerce (Coripol, Avirol pour cuir), soit une émulsion que l’on peut préparer soi-même en dissolvant 100 grs de savon de palmiste dans 1 litre d’eau chaude et en ajoutant, sous bonne agitation, 200 cc d’huile d’olive. Les peaux mordancées sont enduites de cette émulsion du côté chair, puis séchées sur une corde, la chair tournée vers 1 extérieur. Une fois sèches, les peaux sont nettoyées à fond, dans un tonneau, avec de la sciure de bois et un peu de sable légèrement chauffés. On les secoue finalement pour enlever les restes de sciure.
- L’opération suivante est l’« aveuglage », nécessaire pour deux raisons. Le poil étant court et très foncé tandis que le cuir est clair, ce dernier apparaît en certains endroits qui par contraste donnent l’impression d’être dénudés. La peau a meilleur aspect si elle est foncée, et d autre part l’aveuglage a pour but d’uniformiser la couleur du poil. S’il s’agit seulement de faire disparaître les taches claires apparentes au voisinage des touffes de poil, un aveuglage à la brosse, du côté chair, peut suffire*. On utilise alors la solution suivante : 50 grs d’extrait de campêche dissous dans 1/2 litre d’eau bouillante, puis additionnés de 1 00 grs de sulfate de fer et encore d’1/2 litre d’eau froide. Après ce traitement les peaux sont de nouveau soumises à un nettoyage au tonneau, pour enlever l’excès de matière colorante. Le cuir acquiert ainsi une belle couleur bleue foncée uniforme. L’aveuglage à la brosse peut aussi se faire avec
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- la solution suivante : 15 grs de Nigrosine dissous à chaud dans 1/2 litre d’alcool à brûler, puis additionnés d‘1/2 litre d’alcool froi.d. Dans ce cas un nettoyage au tonneau est absolument indispensable pour éliminer l’excès de colorant, qui déteindrait. Il est souvent utile, après ces opérations, d’étirer les peaux en long et en large sur le couteau émoussé, de façon à conserver au cuir sa souplesse.
- Si les peaux doivent avoir une nuance foncée uniforme sur le poil et sur le cuir, on entreprend un aveu-glage au plongé, qui est en fait une véritable teinture. Un mordançage préalable est alors nécessaire, pour que le poil puisse se teindre. On trempe d’abord les peaux deux heures dans l’eau tiède, sous agitation constante; ensuite on les presse, puis on les plonge une nuit dans un bain de mordant préparé avec 80 cc d’acétate de fer à 15° Bé, maintenu tiède et agité fréquemment. Le lendemain matin les peaux sont légèrement pressées puis introduites dans le bain de teinture qui sera maintenu à 36° environ. On compte environ 1 m3 de bain pour une nappe normale, ou 8 à 10 litres pour 100 peaux séparées. Ce bain contient par litre 4 grs de tanin, 0,5 gr. d’extrait de campêche, 0,5 cc d’extrait de sumac et 18 grs de sulfate de fer. Les peaux restent jusqu’au soir dans le bain de teinture fréquemment agité; elles sont ensuite pressées, bien rincées et finalement placées une nuit dans l’eau salée à 60 grs au litre. Le lendemain on les essore, puis on les nettoie avec de bons copeaux, en surveillant cette opération de façon à éviter un feutrage des poils.
- Nous arrivons maintenant à la teinture proprement dite, qui doit comporter une dénaturation et un mordançage préalables. La dénaturation a pour but de préparer le poil à la teinture ou au blanchiment, en permettant la pénétration des produits chimiques et leur action sur les substances albuminoïdes du poil. Le bain alcalin de dénaturation agit par dégraissage et gonflement du poil. Quant au mordançage, il dépose dans le poil même des sels métalliques qui permettront, avec les Ursols ou Fouramines, la formation d’une laque colorée d’albumine. Pratiquement, ces traitements préalables ont pour effet d’assurer la solidité de la couleur à la lumière, au frottement et au lavage- Le mordançage est particulièrement important pour la teinture en Ursols ou Fouramines, car ces matières colorantes se développent par action de l’eau oxygénée, et cette action est intensifiée par les sels métalliques. Avant la teinture, il est commode de réunir les peaux en nappes.
- Les pointes dures se teignant plus difficilement que le reste du poil, il est nécessaire de leur faire subir tout d’abord une dénaturation spéciale, à l’aide d’une brosse douce et avec une solution contenant 30 grs de carbonate de soude par litre d’eau. Ensuite on fait sécher les nappes en les pendant une nuit, côté poil vers l’extérieur. Les nappes sont alors prêtes pour la dénaturation au plongé; on compte pour une nappe environ 1 m' de bain (8 à 10 litres pour 100 peaux) contenant
- par litre 3 grs de carbonate de soude et 2 cc d’ammoniaque- Les peaux restent une heure dans ce bain de dénaturation constamment agité et maintenu à 30°. Ensuite on les presse, on les rince, puis on les agite 4 heures dans un bain de tannage contenant par litre 8 grs d’alun de chrome, 30 grs de sel et 1 gr. de carbonate de soude. A la sortie de ce bain, les peaux sont de nouveau pressées, puis introduites dans le bain de mordançage préparé avec 40 grs d’acétate de fer à 14° Bé par litre d’eau. Les peaux restent une nuit dans ce bain à 30°, fréquemment agité; le lendemain matin elles sont prêtes pour la teinture.
- S’il s’agit d’une teinture en noir (seal, nuance phoque), on se sert d’un.bain contenant par litre 4 grs de Fouramine D et 1,2 gr. de Fouramine DG, avec 6 cc d’eau oxygénée à 30 %. Les peaux restent 3 à 5 heures dans ce bain, dont la température est maintenue à 30-33°- Elles prennent une teinte noire brillante uniforme, dans le poil et dans le cuir. Après la teinture les peaux sont pressées, bien rincées; puis on enduit le cuir, à l’aide d’une brosse douce, d’une nourriture salée contenant par litre d’eau : 125 grs de sel, 15 cc de glycérine et 25 grs de sulforicinate. On laisse les peaux la nuit, cuir contre cuir, et le lendemain on les nettoie en les faisant tourner dans un tonneau avec de la sciure de bois; après quoi on les secoue pour enlever complètement les copeaux.
- Pour la teinture en mordoré, les peaux sont dénaturées comme il a été dit plus haut; mais la composition du bain de mordançage doit être différente : 1,2 gr. de bichromate de potassium et 0,6 cc d’acide acétique à 30 %, par litre d’eau. Après être restées une nuit dans ce bain à 30°, les peaux sont pressées et aussitôt introduites dans le bain de teinture. Ce dernier contient par litre : 0,1 gr. de Fouramine RH, 0,1 gr. de Fouramine SKG et 0,1 gr. de Fouramine 4J. Pour préparer le bain, on empâte d’abord les Fouramines avec un peu d’alcool, puis on dilue avec de l’eau bouillante et on ajoute finalement 0,9 cc d’ammoniaque concentrée et 15 cc d’eau oxygénée à 3 % par litre. Les peaux restent environ 4 heures dans ce bain à 30°, puis elles sont pressées rincées et soumises au même traitement final que dans le cas de la teinture en noir.
- La teinture en nuances fantaisie : rouge, vert, bleu, violet, ne peut se faire avec les Fouramines ou Ursols. Pour ces nuances on doit avoir recours aux colorants pour textiles, qui ne se fixent sur la fibre qu’à une température suffisamment élevée. Aussi est-il nécessaire dans ce cas de faire subir aux peaux un tannage au chrome préalable, qui donne au cuir une certaine résistance à la chaleur en formant une combinaison entre le chrome et l’albumine- Les peaux dénaturées au carbonate de la manière habituelle sont rincées avec soin et placées une nuit dans un bain de tannage à 25°, préparé avec 10 à 15 grs d’alun de chrome, 1,5 gr. de carbonate de soude et 25 grs de sel par litre. Le lendemain on prélève un petit morceau de peau et on
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- s’assure qu’il ne rétrécit plus sous l'effet d’une courte ébullition. S’il en est bien ainsi, on égoutte les peaux et on les rince à fond, au besoin avec un peu de carbonate.
- On introduit ensuite les peaux dans le bain de teinture, cbaud, préparé avec 2 grs de colorant, 20 grs de sulfate de soude et 4 cc d’acide acétique à 30 % par litre d’eau. Comme colorants on peut employer, suivant la nuance désirée : la Roccelline, le Vert Sulfo 2B, le Bleu pur brillant G, le Violet d’alizarine acide R. Après être restées 2 heures dans le bain à 55-60°, les peaux sont pressées, rincées et soumises au traitement final habituel.
- Le blanchiment des peaux de taupe conduit à une couleur ambrée- C’est un traitement sévère pour le poil et pour le cuir, mettant en danger la couche muqueuse et risquant ainsi de donner au poil une certaine mollesse. Pour obvier à cet inconvénient et protéger la peau contre l’attaque des agents oxydants du blanchiment, on applique à la brosse une nourriture préparée avec 250 cc de Coripol par litre d’eau, ou avec une émulsion de savon de palmiste et d’huile végétale- Ensuite les peaux, séchées et nettoyées avec des copeaux, subissent une dénaturation pendant 2 heures dans un bain à 30°, contenant 5 cc d’ammoniaque et 5 grs de carbonate de soude par litre. Après rinçage intermédiaire, ce traitement est suivi d’un mordançage dans une solution contenant 10 grs de sulfate de fer, 5 grs d’émétique et 5 grs de sel ammoniac par litre. Les peaux restent une nuit dans ce bain à 30°, qui leur donne une coloration brunâtre. Une fois pressées et rincées, elles sont prêtes pour le blanchiment proprement dit, qui se fait en deux temps : oxydation et réduction.
- Le bain de blanchiment oxydant est préparé avec 10 cc de glycérine et 10 grs de sel ammoniac dissous dans 700 cc d’eau tiède, et additionnés de 300 cc d’eau oxygénée à 3 % et 3 cc d’ammoniaque. Les peaux mordancées au fer sont introduites dans ce bain à 33°; le fer active la décomposition de l’eau oxygénée, libérant de l’oxygène qui détruit le colorant du poil. Ce dernier prend une coloration beige brunâtre avec un dépôt de rouille que seule la réduction subséquente pourra éliminer. Le blanchiment oxydant ne doit pas durer plus de 5 heures, sous bonne agitation, pour avoir une action régulière et non dégradante de l’oxygène. Les peaux sont ensuite pressées et rincées, et on arrive au blanchiment réducteur, qui se fait en 3 heures dans un bain agité, à 33°, contenant 5 grs d’hydro-sulfite et 10 grs de sel par litre. Ce bain réduit l’oxyde de fer et l’élimine du poil par dissolution. Quand on juge les peaux suffisamment claires, on les retire, les presse et les rince avec le plus grand soin. On termine par le même traitement subséquent qu’après une teinture. Les peaux sont alors prêtes pour le façonnage.
- En ce qui concerne les travaux de réfection éventuels sur des fourrures déjà portées, il est évident que les peaux de taupe dont le poil est râpé, n’en valent
- plus la peine. On remplace rarement une pièce endom-magée. Tout au plus peut-on quelquefois refaire avec succès un aveuglage au plongé ou une teinture (autre qu’en nuance fantaisie), mais jamais un blanchiment.
- J. L.
- Chimie de la colle et de la gélatine pour les apprêteurs. — PEGASUS. — Textile Colorist, février 1937, p. 103.
- La composition chimique de la gélatine d’os, exempte de cendres, est approximativement la suivante :
- Carbone............................. 50%
- Hydrogène. - • ..................... 7 %
- Azote............................... 18%
- Oxygène............................. 25%
- alors que la matière minérale des gélatines, suivant E. 1- Oakes est composée de :
- peau os
- Silice......................... 0,50% 0,15%
- Chlorure....................... 2,87% 7,58%
- Oxyde de fer................... 3,57% 3,25%
- Phosphate.................... 13,78% 7,54%
- Chaux........................ 32,33 % 25,49 %
- Sulfate...................... 32,36 % 32,48 %
- Oxydes de sodium et de
- potassium.................. 14,85 % 22,08 %
- Aluminium et nickel..... traces traces
- Parmi les réactions caractéristiques de la colle et de la gélatine, l’auteur rappelle les suivantes : lorsqu’on ajoute un excès de solution de soude caustique à une solution faible de gélatine, puis quelques gouttes d’une solution aqueuse de sulfate de cuivre, il se produit une coloration violet-bleu immédiate, connue sous le nom de réaction du biuret.
- L’addition d’alcool à une solution de colle en excès, donne un précipité blanc, la quantité minima d’alcool suffit au point iso-électrique pH 4,8 pour la gélatine.
- L’addition d’une solution aqueuse d’acide tannique à la solution de colle ou de gélatine, produit immédiatement un précipité. La solution d’iode ne donne pas de coloration avec la colle, mais les parements d’amidon et de dextrine donnent immédiatement un bleu ou un rouge bleuâtre, qui disparaît par chauffage.
- On peut séparer la gélatine de la caséine en ajoutant, à un volume de solution de gélatine, deux volumes de la solution suivante :
- Acide picrique................................ 1 partie
- Alcool 96 %................................... 4 parties
- La gélatine reste en solution et, après filtration,
- pour éliminer les autres protéines, on peut la précipiter par addition de solution saturée d’acide picrique et le mélange est abandonné pendant 12 heures. De cette façon on peut séparer la gélatine de l’albumine d’œuf.
- La détermination de la gélatine dans une solution
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- ou dans un mélange est chose difficile, mais on peut estimer approximativement la force d’une solution de gélatine, en dosant l’azote sur une partie, suivant le procédé Kjeldahl; le pourcentage d’azote trouvé multiplié par 5,5 représente la gélatine présente.
- Pour la pratique, c’est l’hydromètre qui donne les meilleures indications de la force d une solution de colle ou de gélatine.
- On peut aussi comparer des échantillons en prenant des poids de chacun en proportion inverse aux prix, et portant au même volume avec de l’eau, de façon à trouver lequel donne le meilleur gel.
- En ce qui concerne la présence d’antiseptiques dans les encollages, le phénol et le thymol donnent une odeur caractéristique lorsqu’on chauffe la colle avec de l’acide sulfurique. On décèle l’acide salicylique en précipitant d’abord la colle par un excès d’alcool, puis en filtrant. On concentre le filtrat à un petit volume et on l’agite avec de l’éther dans un entonnoir à décantation. L’acide salicylique se dissout. On sépare 1 éther, on ajoute de la lessive de soude diluée, on agite, puis
- on ajoute de l’acide chlorhydrique dilué jusqu’à ce que la couche aqueuse soit juste acide- Finalement on ajoute du chlorure ferrique qui donne une coloration violet-bleue avec l’acide salicylique.
- A noter qu’on peut charger la laine avec de la gélatine, jusqu’à 5 % sans modifier le toucher de la fibre. On manœuvre la laine dans une solution chaude de gélatine à 2,5 %, puis on la traite à froid par de l’acide tannique en solution; ensuite on lave.
- Ces temps derniers nombre de brevets ont été pris pour la préparation d’agents mouillants et d agents de teinture, à partir de la colle dégradée chimiquement. Ainsi, l’I. G- préconise de chauffer la colle avec de la soude caustique et de condenser le produit avec du chlorocarbonate de cétyle en vue d’obtenir un composé qui facilite l’unisson dans la teinture des colorants pour cuve, tels que le vert Indanthrene B. Suivant un autre inventeur, on utilise Jes produits de décomposition de la colle pour protéger les fibres animales dans l’impression avec des couleurs à mordant.
- L. B.
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- AGENTS AUXILIAIRES
- Dérivés d’acides gras stables aux acides et aux sels calcaires. — /. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 629.182, 25 décembre 1926, addition au D.R.P. 591.196.
- Dans le brevet principal, on a décrit des dérivés sulfoniques obtenus en traitant les acides gras non saturés par un excès d’acide sulfurique fumant. Ce grand excès d’acide est gênant et on a trouvé qu’on peut opérer en présence d’anhydride acétique ou d’acide acétique en diminuant la quantité d’oléum. Ainsi, 100 kgs d’huile de ricin sont mélangés avec 30 à 40 kgs d’acide acétique et dans ce mélange refroidi à
- 0-10°, on fait arriver 40 à 60 kgs d’oléum à 27 %, puis 15 kgs d’anhydride acétique et encore 50 kgs d’oléum. On laisse un certain temps puis verse sur de la glace et du sulfate de soude, et neutralise par la soude; on filtre les sels précipités et on obtient une solution claire stable-
- Produit de condensation. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 628.660, 18 septembre 1930.
- On condense les acides résiniques avec les éthers phénoliques en présence du fluorure de bore. Ainsi, on chauffe de la colophane avec du phénétol, du benzène et du fluorure de bore dissous dans le phénétol. On obtient un produit résineux jaune clair.
- INDUSTRIE TEXTILE
- LA LAINE IRRETRECISSABLE (NOUVEAU PROCEDE)
- Les périodiques techniques anglais publient de longues informations sur une nouvelle méthode qui permet de rendre la laine irrétrécissable sans lui faire subir la moindre altération. Ge procédé a été imaginé par M. A. Hall et expérimenté à Nottingham dans les usines Adams and C° etson auteur en a exposé les principes devant la section de Manchester de la Society of Dyers and Colou-
- rists. De nombreux représentants de l’industrie lainière de Yorkshire, d’Ecosse et du Midland étaient venus assister à la séance.
- On sait depuis longtemps que la laine devient irrétrécissable sous l’action d’hypochlorite rendu acide. Mais cette opération, simple en apparence, présente cependant de grosses difficultés d’application, car la laine est plus ou moins altérée et est
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- LA LAINE IRRÉTRÉCISSABLE (NOUVEAU PROCÉDÉ)
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- plus sujette à l'usure. De plus, l’affinité de la laine pour le chlore est très grande, ce qui rend le chlorage inégal. Assez récemment, on a substitué le chlore gazeux au chlore ou à l’acide hypochloreux en solution. L’emploi du chlore gazeux a été préconisé, ainsi qu’on l’a signalé ici, par M. Meunier (voir R.G.M.C., 1935 p. 154) et aussi dans un brevet de la Wool Industries Research Association. Le chlore gazeux, agissant sur la fibre sèche se répartit d’une manière uniforme, surtout si l’appareil dans lequel se fait l’opération a été vidé de l’air. L’humidité que contient la laine exerce une grande influence sur le chlorage dans ces conditions et il faut que le taux de cette humidité ne dépasse pas certaines limites. Quoiqu’il en soit, il se produit toujours une oxydation et, par suite, une altération de la laine qui peut être plus ou moins profonde.
- Le procédé de Hall, dont les brevets ont été déposés dans tous les pays, consiste dans l’action du chlorure de sulfuryle sur la laine simplement séchée à l’air. Pour cela, la laine est immergéeà la température ordinaire dans une solution de chlorure de sulfuryle (SO2C12) dans un dissolvant organique sur lequel ce réactif n’exerce aucune action. On peut utiliser le tétrachlorure de carbone, le trichloréthylène, le toluène, le white spirit, etc.
- C’est ce dernier qui semble le plus favorable; on utilise une solution contenant 1,5 à 2% de chlorure de sulfuryle. La laine est immergée durant une heure, puis exprimée et lavée, neutralisée par l’ammoniaque ou le carbonate de soude et séchée. Comme seulement 50% du chlorure de sulfuryle est entré en réaction, on conserve le liquide exprimé et y rajoute du réactif pour l’opération suivante.
- Par le fait que la laine immergée est sèche, elle se mouille immédiatement avec le liquide organique ce qui facilite l’uniformité de la réation. Dans ce traitement, l’eau d’hygroscopicité réagit sur le chlorure de sulfuryle et décompose celui-ci en acides chlorhydrique et sulfurique et c’estcette réaction qui rend la laine irrétrécissable, mais il est nécessaire d’éliminer les acides par lavage alcalin.
- La laine qui est devenue irrétrécissable ne montre aucun changement de structure; les écailles ne sont pas détruites et le fil est plus élastique et plutôt plus solide. Le nouveau procédé peut aussi être appliqué à la laine après teinture, car les colorants acides ne sont pas altérés par le chlorure de sulfuryle. Enfin, comme il existe une analogie entre ce traitement au sein du whitespi-rit et le nettoyage à sec, la laine se trouve ainsi purifiée. A.
- LES RECHERCHES AU
- Les études et recherches entreprises au cours de ces dernières années ont permis d’apporter des perfectionnements divers dans le traitement du coton, de sorte que l’industrie cotonnière du Lan-cashire a été mise à même de lutter avec succès contre la concurrence étrangère, grâce à la qualité supérieure de sa production. De fait, c’est le coton qui, le premier, a servi d’exemple à l’industrie britannique dans le domaine de la coopération des études et recherches.
- Le centre qui s’est ainsi distingué est l’Institut Shirley, Didsbury, Manchester, dont les agrandissements récents ont coûté la somme de £41,000.
- C’est le centre de recherches le plus important de Grande-Bretagne, sa superficie s’étend surtrois acres et le coût total s’est élevéà plus de £ 200,000. Le nombre des employés était de 25 ’en 1920 et les frais divers furent £ 19,000. L’an dernier, ces chiffres étaient de 270 et de £84,000 respectivement.
- Les nouveaux immeubles comprennent deux
- SHIRLEY INSTITUTE grands ateliers de tissages où se font les essais sur le coton et la soie artificielle ; un outillage spécial a été installé dans les deux sections des laboratoires pour régler l’humidité dans l’atmosphère. L’influence de l’humidité sur le tissage de la soie artificielle n’est pas aussi bien connue que pour le coton; cette question sera étudiée dans le nouvel atelier où la fraîcheur peut être maintenue jusqu’à 50%.
- On est en train d’étudier de façon suivie l’influence chimique que peut exercer la lumière sur les étoffes de coton teint. Certaines teintures nuisent aux étoffes, tandis que d’autres les protègent.
- La confiance mise par l’industrie cotonnière dans les résultats scientifiques et pratiques de l’Institut Shirley se traduit par de nombreuses demandes qui lui sont adressées, de sorte qu’une nouvelle augmentation de ses ressources, de ses laboratoires et de son personnel sera vraisembla-ment envisagée.
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- LE 25e ANNIVERSAIRE DE LA STATION EXPERIMENTALE DE MILAN
- LE 25e ANNIVERSAIRE DE LA STATION EXPERIMENTALE DE MILAN
- Le conseil d’administration de cet Etablissement a décidé de publier, à l’occasion du 25e anniversaire de sa fondation, un volume afin de montrer le développement de l’activité de la Stations speri-mentale per le industrie della carta et delle fibre tessili vegetali durant cette période.
- Cette publication constitue, en réalité, un gros volume de 160 pages, édité avec une élégance et un soin impressionnants et illustré de nombreuses photographies.
- Après la préface due au Président Donzelli, on trouve les portraits des membres du Conseil, du Directeur Camillo Lévi, des Conseillers et des anciens Présidents. Puis, le Directeur relate l’histoire de l’établissement et dans les 140 pagessui-vantes nous trouvons une documentation sur l’activité des diverses sections, montrant les photographies des laboratoires. Ces sections comprennent celle du papier, du coton, du lin, chanvre, jute, des fibres textiles artificielles et pour chacune de ces industries on trouve une intéressante relation sur son histoire, son développement et son état actuel.
- L’énumération dans l’ordre chronologique des publications concernant le laboratoire de recherches
- et d’analyses donne une idée fort nette de l’importance qui s’y attache.
- En Italie, comme partout ailleurs, il s’estproduit pendant la guerre une raréfaction des matières premières nécessaires à la défenseaussi bien qu’aux besoins de la population civile. On s’est efforcé d’utiliser les ressources du pays et c’est ainsi que l’obtention de la cellulose a fait l’objet de préoccupations spéciales.
- Ces efforts auxquels la Station de Milan a largement contribué sont relatés tout au long et un chapitre est consacré à la Cellulosa Nacional. Deux chiffres, indiqués dans les conclusions du Directeur, permettent de mesurer le développement de la Station : le personnel comprenait au début (1911) le Directeur, un chimiste; en 1935, il y avait à côté du Directeur, 7 chimistes, 2 ingénieurs; en 1911, le budget des recettes s’élevaità 29.000 lire et à 679.400 en 193 5.
- Les vuesphotographiques des divers laboratoires, de la bibliothèque, des appareils de mesure montrent que la Station Expérimentale de Milan constitue un établissement qui se compare aux instituts les plus réputés d’Angleterre, d’Allemagne et des Etats-Unis. Cette constatation révèle une fois de plus le fait déplorable qu’il n’existe rien de semblable en France.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Détermination quantitative de la schappe artificielle dans les fils et les tissus mixtes. — 0. VIERTEL. — Monatschrift für Textil-Industrie, juillet 1936, p. 41-44.
- L exactitude d’une grande partie des procédés de détermination des fibres dépend de leur exécution.
- L examen des fibres au microscope n’entre pas ici en ligne de compte. Les procédés de séparation reposent sur des bases chimiques. Les échantillons à examiner doivent être débarrassés complètement de toute huile, parement, colle, apprêt, etc., après séchage, ils sont conditionnés jusqu’à poids constant à 65 % d’humidité hygrométrique.
- Avant de procéder à la séparation chimique des fibres, il est recommandable de soumettre ces dernières à un examen sommaire au microscope-
- Four dégraisser les échantillons, on les extrait pendant deux heures au Soxhlet, par du trichloréthylène ou du tétrachlorure de carbone. S’ils contiennent de I amidon, de la dextrine ou de la colle, ou tout autre apprêt soluble à l’eau, on les soumet à l’action d’un agent de désencollage en solution à 1 % pendant 2 à
- 3 heures à la température qui convient le mieux à la diastase employée. Mais, autant que possible, on abandonne les échantillons pendant la nuit dans les bains de déparementage et, le lendemain, on les porte à l’ébullition, après quoi, on les rince copieusement à l’eau distillée chaude en les comprimant soigneusement.
- Pour sécher les échantillons nettoyés, on les place dans une étuve chauffée à 100-1 10° C jusqu’à dessication, à la suite de laquelle on les abandonne dans une atmosphère à 65 % d’humidité relative.
- Séparation de la schappe artificielle et du coton. — Si l’on se trouve en présence d’un mélange avec de la schappe d’acétate, la détermination quantitative est très facile, par suite de la solubilité de l’acétate dans l’acétone.
- L’échantillon à examiner, préparécomme ci-dessus, puis effiloché (décomposé en chaîne et en trame) est extrait par de l’acétone au Soxhlet, puis séché à l’air et traité par de l’eau distillée à 70° C, ensuite séché, conditionné en atmosphère à 65 % d’humidité et finalement pesé. Le résidu donne la teneur en coton.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- En présence d’un mélange avec de la schappe viscose et de la schappe au cuivre, on opère d'après la méthode de Krais et Markert au sulfocyanure de calcium, basée sur le fait qu’une solution concentrée chaude de sulfocyanure de calcium dissout quantitativement la schappe artificielle et ne fait subir au coton qu’une perte de poids de 2 à 5%, suivant la qualité et la préparation. Toutefois cette méthode a dû subir quelques modifications (R.-T. Mease et Daniel-A. Jessup, J. of Research of the Nat. Bureau of Standards, 2, 1935) qui la rendent plus exacte, en particulier l’acidification de la liqueur de sulfocyanure (jusqu à pH 2,2-2,1) et la solubilisation à la température de 70°C et non pas à l’ébullition. Le mode opératoire est le suivant : On dissout 100 gr. de sulfocyanure de calcium dans suffisamment d’eau distillée pour obtenir 100 cc. de réactif que l’on filtre. Cette solution, qui accuse un pH 5, est acidifiée par de l’acide acétique à pH 2; elle doit avoir une densité de 1,36. On la verse dans un bécher de 250 cc. que l’on recouvre d un verre de montre perforé en son centre, puis on la chauffe au bain-marie à 70°C. Le fil mixte purifié et conditionné dans une atmosphère à 65 % d’humidité relative, est pesé exactement et coupé en longueurs de 1 à 2 cm., on le place ensuite dans la solution chaude de sulfocyanure et on l’agite très délicatement (environ 30 à 60 tours par minute), de façon à ne pas endommager les fibres de coton, qui se trouvent fortement gonflées. Pour une teneur en schappe artificielle ne dépassant pas 20 %, il suffit de remuer plusieurs fois avec un agitateur en verre. Il faut empêcher que les fibres se collent à l’agitateur ou se pelotent. Après l heure de traitement au bain-marie, à 70°C, on verse le tout chaud dans un tamis de cuivre (2.500 mailles par cm2) bien sec, de préférence venant d’êtrechauffé à la flamme d’un Bunsen. Le résidu sur tamis est comprimé au moyen d’un pilon pour 1 en débarrasser du liquide en excès, puis traité rapidement à nouveau avec 50 cc. de solution fraîche de sulfocyanure et pressé encore une fois avec soin. Ensuite on le rince avec de l’eau bouillante et petit à petit avec de l’eau froide. On retire le résidu du tamis, on le sèche en le passant deux fois dans de l’alcool à 96 % et en l’abandonnant en atmosphère à 65 % d’humidité, jusqu’à poids constant. Finalement on le pèse. Au poids de coton trouvé on ajoute un facteur de correction, qui varie de 3 % (coton de bonne qualité d’Egypte ou d’Amérique), à 4-5 % (coton exotique) et qui égale 2% pour le coton débouilli, blanchi et mercerisé non endommagé.
- Comme procédé chimique de séparation, on pourrait envisager le traitement des fils mixtes par la solution ammoniacale d’oxyde de cuivre.
- Séparation de la schappe artificielle et de la laine. — En présence de schappe d’acétate et de laine, on extrait l’échantillon avec de l’acétone, au Soxhlet, comme précédemment.
- Pour la séparation de la schappe viscose ou, de la
- schappe au cuivre, on opère suivant 1 un des procedes suivants :
- Débouillissage avec de la soude caustique : L echan-tillon est coupé aussi fin que possible (en longueurs de 1 à 2 cm.), puis, dans un bécher, on le recouvre de 50 fois son volume d’une solution de soude caustique à 2 %. On chauffe prudemment jusqu’à près de 1 ébullition et l’on traite exactement 10 minutes au bain-marie bouillant, en agitant plusieurs fois. Ensuite on verse le contenu sur un tamis en cuivre, on rince bien le résidu à l’eau courante, on l’acide avec de 1 acide acétique, on le rince à nouveau et on le sèche, après quoi on le pèse suivant les mêmes prescriptions que précédemment. Dans lesdites conditions, la solubilité dans chaque sorte de schappe est assez constante. Comme facteur de correction on adopte 5 % pour la schappe viscose ordinaire et 2 % pour la schappe au. cuivre. Les valeurs obtenues par le procédé à la soude peuvent servir à une orientation rapide.
- Le procédé à l’acide sulfurique, qui est plus exact mais prend plus de temps. On arrose l’échantillon de fil d’acide sulfurique à 85 % et l’on favorise la dissolution de la schappe artificielle en agitant souvent, pendant 3 à 4 heures, à la température de la chambre. Ensuite, on verse l’acide sulfurique dans un excès d’eau distillée froide et on rassemble la laine non dissoute sur un tamis de cuivre fin. On rince à fond d'abord àl’eau chaude, puis à l’eau froide, on neutralise avec de l’ammoniaque diluée, on rince à nouveau et, après séchage et conditionnement, on pèse. En réalité, les valeurs obtenues sont trop élevées de 8 %, car la laine retient énergiquement de l’acide et cette laine acide absorbe de l’humidité. Ce procédé convient surtout pour l’examen des matières ne contenant pas plus de 10 % de laine.
- Le procédé de carbonisage au chlorure d’aluminium, supprime les difficultés des deux précédents et est applicable à tous les mélanges possibles de laine et de schappe artificielle. Il donne des valeurs bien concordantes. Après avoir pesé l’échantillon purifié et conditionné, on le fait bouillir pendant 10 minutesavec une solution de chlorure d’aluminium contenant 90 g. A1C13, 6H2O dans de l'eau distillée. Ensuite on enlève l’échantillon de la solution, on l’exprime bien et on le chauffe pendant 2 à 3 heures dans une étuve à 103-1 10°C jusqu’à ce que la schappe soit devenue friable. On roule alors l’échantillon encore chaud entre les doigts au-dessus d’un papier blanc, de manière que la schappe tombe en poussière. On reprend la poussière par un tamis fin, de façon à récupérer les brins de laine qui se sont échappés avec la poudre. Ensuite, on traite toute la laine avec de l’eau distillée chauffée à 70° C, pendant peu de temps ; on la passe sur tamis, on l’acide avec de l’acide chlorhydrique à 10% et on la rince à fond à 1 eau chaude, jusqu’à disparition de traces de chlore. Le résidu séché et conditionné à l’air avec 65 % d humidité, donne la teneur en laine du fil ou du tissu mixte examiné.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- Par le procédé au sulfocyanure de calcium, que l on applique comme pour la séparation du coton et de la schappe, mais au pH 5. Comme la laine est légèrement soluble dans la solution de sulfocyanure, on ajoute une correction de 3 % à la valeur trouvée.
- Séparation de la schappe artificielle et de la soie-— On ne peut pas recommander ici le débouillissage à la soude caustique, car la schappe artificielle, suivant son état et sa fabrication, est en partie soluble dans la soude caustique. Cependant le procédé peut servir à orienter la recherche, à condition d apporter un facteur de correction à la valeur obtenue.
- Le procédé utilisant la solution de soude caustique-glycérine-cuivre est beaucoup plus exact et presque aussi rapide, car la soie se dissout déjà à froid. On prépare la solution en dissolvant 10 g. sulfate de cuivre dans 100 cc. d’eau et on ajoute 5 g. de glycérine concentrée. Ensuite on ajoute lentement, en remuant constamment, suffisamment de lessive de soude concentrée pour que le précipité qui se forme se redissolve. On introduit dans la solution l’échantillon purifiéetconditionné, coupé en petits morceaux et pesé, puis on agite pendant 15 à 20 minutes énergiquement àla température de la chambre (20°C). Ensuite on verse sur un tamis
- de cuivre fin, le résidu y est bien rincé, finalement on le sèche à 65 % d’humidité relative et on le pèse.
- La soie pure est dissoute quantitativement, tandis que la schappe ne subit pour ainsi dire pas de perte, au plus 1 %.
- Pour la séparation de la soie et de la schappe, le procédé au sulfocyanure de calcium convient également, mais ici on utilise une solution de poids spécifique 1 ,20 et un pH de 5 (56 g. de sulfocyanure dans de l’eau distillée pour faire 100 cc-). L’échantillon est traité par cette solution pendant 1 heure au bain-marie à 70° C en agitant bien. Il faut éviter la formation de pelote et un gonflement exagéré de la schappe- Il est important que le bécher soit recouvert d’un verre de montre, afin que la solution ne se concentre pas par évaporation, car alors elle attaquerait la schappe. Sans cela, la façon d’opérer est exactement la mêmeque pour la séparation de la laine et de la schappe. La soie est dissoute quantitativement, pour la schappe résiduaire, il n’est pas nécessaire d’apporter un facteur de correction.
- Les procédés qui ont été décrits conduisent à des valeurs suffisamment précises pour les exigences de l’industrie textile; elles nécessitent néanmoins une certaine pratique. L. B.
- REVUE ECONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- La campagne cotonnière 1936-1937- Le premier semestre de cette campagne vient de s’écouler et c’est à peine s’il commence à être possible à l’Institut international d’agriculture de dresser un tableau de la situation des disponibilités et besoins de coton, il est peu d’exemples, en effet, de campagnes cotonnières analogues à celle-ci : toutes les prévisions faites au début se sont montrées erronées et plusieurs des estimations officielles elles-mêmes ont dû être modifiées dans une forte proportion.
- La récolte .a été assez précoce un peu partout et les rendements ont été supérieurs à la moyenne; mais, en ce qui concerne l’Egypte, l'U. R. S. S. et probablement la Chine, il faut ajouter aux conditions naturelles d’autres facteurs, comme par exemple l’emploi sur une plus vaste échelle, de variétés nouvelles à rendement élevé et l’amélioration soit des moyens de lutte contre les maladies et les insectes, soit des systèmes de culture.
- A i heure actuelle et sur la base de tousles éléments dont il est possible de disposer, l’Institut international d agriculture voit une production mondiale d’environ 66 millions de quintaux de coton égrené, chiffre qui représenterait une augmentation d’environ 10 millions de quintaux sur la campagne passée et on dépasserait d’environ 5 millions le record précédent de la campagne 1926-1927.
- L énorme production de la campagne en cours est
- due principalement aux Etats-Unis, à l’U. R. S- S. et à la Chine, qui accusent respectivement les augmentations suivantes sur la campagne précédente : 3,9 millions, 2,1 millions et 3,6 millions de quintaux. L’Egypte indique également une augmentation de 0,4 million avec une production record et l’ensemble des pays secondaires plus d’un demi-million. Le Brésil, par contre, semble devoir accuser une diminution de 0,4 million de quintaux, due à la cueillette déficitaire des Etats du Nord-ouest, contre-balancée en partie par la prévision d’une abondante production dans le sud-est. Enfin, la production indienne ne semble pas devoir présenter de changements appréciables par rapport à l’année passée.
- Lacampagne 1936-1937 acommencéle leraoût 1936 avec un report mondial d’environ 28 millions de quintaux dont 54 % de coton américain; c’est le chiffre le plus bas après celui du 1er août 1930-
- Si 1 on ajoute à la production mondiale prévue, de 66 millions de quintaux, le report de 28 millions, on a, pour la campagne 1936-1937, une disponibilité d’environ 95 millions de quintaux, contre 87 millions pour la campagne 1935-1936. Cette augmentation de la disponibilité n a toutefois rien d’alarmant; d’une part, en effet, la consommation semble vouloir battre le record absolu de la campagne dernière de plus de 60 millions de quintaux et, d’autre part, la forte production de la campagne en cours est due aussi, en
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- REVUE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
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- grande partie, à l’U. R. S. S. et à la Chine dont la récolte suffit à peine à satisfaire la consommation locale, en augmentation continue. La consommation prévue est de l ordre de 65 millions de quintaux : à la fin de la campagne, on aurait, dans ce cas, un report d’une trentaine de millions, soit un retour à la position du Ier août 1935.
- L Institut international de l’agriculture ne croit pas toutefois que la perspective d’une augmentation modérée des stocks est susceptible d’exercer une influence bais-sière sur les prix : d’une part, à cause de l’allure encourageante de la demande; d’autre part, parce que les prix de presque toutes les matières premières sont à la hausse. En général, les prix du coton se maintiennent à des niveaux assez élevés, autant que le permet la position statistique plutôt lourde; mais, par rapport à l’augmentation des prix des autres matières premières, la hausse du coton est, dans l’ensemble, une des plus modérées.
- Actiüité Cotonière en Angleterre. " L’amélioration enregistrée dans le commerce du coton au Lancashire a amené la réouverture d’un nombre plus important de fabriques et de filatures.
- La Lancashire Cotton Corporation vient de faire réouvrir une filature près de Bolton, fermée depuis six ans et contenant 70.000 fuseaux. Cinq cents ouvriers environ vont trouver là du travail.
- Quatre fabriques ont repris leur exploitation au cours des douze mois qui viennent de s’écouler à Great Harwood, près de Blackburn ; par ailleurs, une autre filature va reprendre le collier près de Rochdale avec une installation moderne.
- Une autre fabrique près d’Oldham compte reprendre le travail dans le courant de l'automne prochain; son installation comprendra 60.000 fuseaux et le personnel se montera à 250 ouvriers et ouvrières.
- Une teinturerie va recommencer à travailler dans la Rossendale Valley où seront occupés une centaine d’employés.
- Le nombre des ouvriers au travail dans l'industrie cotonnière du Lancashire a fait de nouveaux progrès durant le mois de janvier, le pourcentage des chômeurs ressortant à II.4, le 25 janvier contre 12-4 le 14 décembre dernier et 17-6 le 20 janvier 1936.
- Dix millions de drapeaux seront tissés au Lancashire pour le couronnement du Roi George VI et de la Reine Elisabeth. La maison Hollins Mills Company, de Manchester et Marple a déjà manufacté plusieurs milliers de kilomètres de serpentins et banderolles.
- La Foire de Londres. —- La nouvelle prospérité dont jouit l’industrie du coton s est manifestée de façon magnifique à la Foire de Londres, section des textiles, qui se trouvait à la White City en Février dernier. Quarante-deux firmes y étaient représentées. Le capital réunidecesmaisons n’atteint pas moins de € 60,000,000 et la beauté et l’importance de leurs stands n’avait pas été égalée jusqu’ici. La production de ces maisons comprenait des étoffes de coton et de soie artificielle.
- Fibres artificielles en Tschécoslovaquie. — Les débuts de cette industrie remontent à 1921 époque à laquelle furent créée la Bôhmische Kunstseide A. G. à Thérésiental et la Bôhmische Glanzstof Fabrik de Lobositz. Actuellement ces deux usines occupent respectivement 700 et 1.000 ouvriers. La totalité des usines fabriquent la viscose et arrivent à couvrir 40 % des besoins. La production a passé de 2 500 t. en 1934 à 2.800 t. en 1935 et à 3.500 t. en 1936. Les importations se sont élevées à 4.078 t. et les pays qui ont fourni les quantités les plus importantes ont été, l’Autriche (1.050 t.), l’Allemagne (879 t.), la Hollande (830 t), la Suisse (432 t.), l’Italie (387 t), la Belgique (335).
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Effets permanents de décoration de tissus. — Etablissements Gillet. — B. F. 797.850, 8 février 1935.
- On a déjà obtenu des effets de dessins en faisant passer un tissu blanchi ou écru de coton ou de coton et rayonne, entre un rouleau en cuivre chauffé présentant des dessins en relief et un rouleau en papier lisse de manière que le tissu sorte sec aux endroits en contact avec le dessin du cylindre de cuivre. En plongeant le tissu dans un bain de teinture, les parties sèches absorbent moins de colorant que celles restées humides (B. F. 61 2-151 ). Le présent procédé consiste à soumettre le tissu mouillé avec de l’eau douce de préférence, avec un agent de pénétration, à l’action d’une température élevée et d’une forte pression. Le tissu mouillé est soumis à une pression entre deux cylindres dont l’un est en papier comprimé et lisse et l’autre est
- métallique, et porté à 180-200° de manière à vaporiser instantanément l’eau apportée par le tissu aux endroits où le cylindre gravé et le tissu viennent en contact.
- A ces endroits, le tissu est laminé de telle sorte que la déformation des fibres est permanente. Le tissu est ensuite séché à basse température et il peut alors être désencollé avec une solution à 1 ou 2 % de savon de Marseille à 90°. Il est bon de ne pas lui faire subir les traitements caustiques que l’on donne parfois pour éliminer les huiles de lin. La teinture sefaitalors avec les colorants directs et la différence de nuance entre les parties frappées et non frappées est nulle. En variant la gravure du cylindre, on obtient sur tissus à armure très simple des effets d’ornementation qu’on ne pourrait réaliser que par le tissage.
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- INFORMATIONS FISCALES
- INFORMATIONS FISCALES
- L’application des lois sociales aux associés gérants et non gérants des sociétés à responsabilité limitée.
- La situation exacte des gérants de S. A. R. L. et associés travaillant dans la Société et rémunérés au regard des diverses lois sociales a fait 1 objet, depuis longtemps, de controverses entre 1 Administration et les particuliers. Aucun arrêt de la Cour de Cassation n’a, en effet, défini les principes à appliquer en la matière et la doctrine administrative, qui se dégage des nombreuses réponses ministérielles aux questions posées à ce sujet par des Députés et des Sénateurs, reste vague et hésitante.
- Les difficultés se sont surtout élevées à propos des assurances sociales et des allocations familiales, 1 Administration des Assurances sociales et les Caisses d’Allocations familiales ayant adopté des solutions différentes suivant les régions ou les caisses.
- Tout le monde était bien d’accord pour refuser la qualité de salarié aux associés-gérants détenant plus de la moitié du capital social de la S. A. R. L., mais pour les gérants minoritaires et autres associés travaillant dans la Société, l’Administration prétendait souvent exiger leur assujettissement aux lois sociales lorsqu ils étaient liés à la Société par un véritable contrat de louage de services indépendant de leur qualité de gérant ou d’associé.
- Un arrêt récent du Tribunal Civil de Saint-Brieuc, en date du 9 février 1 937, vient de trancher la question de l’assujettissement aux allocations familiales des associés de S. A. R. L., mais les principes qu’il pose sont susceptibles d’application à toutes les lois sociales.
- Le Tribunal déclare que les associés d une S. A. R. L. ne sauraient se faire assimiler à des salariés, alors même qu’il serait prévu par les statuts une rémunération fixe pour leurs travaux de direction de 1 entreprise ; que cette circonstance ne suffit pas à transformer le contrat de société existant entre eux en contrat de travail, qu’il n’y a pas davantage à envisager la proportion des parts sociales détenues par l’un ou l’autre associé, dès lors du moins qu’elles ont une certaine importance.
- En conséquence, le tribunal refuse le bénéfice des allocations familiales aux associés d’une S. A. R. L., gérant ou non gérant. Ce sont, dit-il, des copropriétaires d’une entreprise commerciale et non des salariés de cette entreprise.
- Ce qui est vrai pour les allocations familiales l’est également pour toutes les autres lois sociales.
- D’où cette conséquence, que les associés d’une S. A. R. L., gérants ou non, ne peuvent être soumis à l’immatriculation obligatoire aux assurances sociales, dès lors qu’ils possèdent une fraction un peu importante du capital social. Il ne rentrent, en effet, ni dans la catégorie des salariés, puisque ce sont des coproprié-
- Le Gérant : R. BREUILLER. ———————-
- taires, ni dans celle des personnes qui travaillent pour le compte d’un ou plusieurs employeurs, puisque c est pour leur propre compte qu’ils travaillent.
- Une autre conséquence de ce jugement peut être tirée au regard des congés payés : lorsque la S. A. R. L. est affiliée à une caisse de congés payés, elle ne doit pas comprendre dans ses déclarations à la Caisse les appointements versés à ses associés à un titre quelconque.
- Enfin, à l’égard de la semaine de 40 heures, les gérants associés et autres associés d’une S. A. R. L. peuvent, au même titre que les patrons d’une entreprise individuelle, travailler les jours de repos du personnel, si le magasin ou l’entreprise ne doit pas être obligatoirement fermé ce jour-là en vertu d’une convention collective ou d’un arrêté préfectoral.
- CALENDRIER FISCAL EN JUIN 1937
- Contributions directes
- Du /er au 10. — Paiement au percepteur par les employeurs et débirentiers de l’impôt afférent aux traitements, salaires, émoluments et honoraires versés en mai à des personnes domiciliées hors de France.
- Du /®r au 30. — Paiement de la 1re moitié des impôts compris dans les rôles mis en recouvrement en juin, dès la mise en recouvrement.
- Paiement de la totalité des impôts établis au titre d’années antérieures, compris dans les rôles mis en recouvrement en mai 1936.
- Enregistrement
- Du Ier au 10. — Impôt sur les coupons de valeurs mobilières étrangères non abonnées et de fonds d’Etats étrangers (personnes qui font profession de recueillir, encaisser, payer ces coupons).
- Taxe sur les assurances 1er trimestre (compagnies d’assurances).
- Du 10 au 15. — Impôt sur les opérations de Bourse (banquiers, agents de change, etc...)
- Du 1er au 20. — Déclaration par les banquiers, sociétés de crédit et redevables autorisés des intérêts soumis à l’impôt sur le revenu des créances.
- Du Ier au 26. — Taxe sur le chiffre d’affaires (banquiers, changeurs, marchands de biens).
- Du 25 au 30. — Impôt sur les opérations de bourse (banquiers, agents de change, etc...).
- Contributions indirectes
- Avant le 25. — Paiement des taxes uniques perçues sur dépôt d’un relevé mensuel.
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