Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- 41’ Année — Numéro 486
- REVUE MENSUELLE
- Juillet 1937
- REVUE
- GENERALE
- DES
- MATIERES
- COLORANTES
- DE LA
- TEINTURE, DE L’IMPRESSION,
- DU BLANCHIMENT & DES
- APPRÊTS
- Fondée par Horace KŒGHLIN et Léon LEFÈVRE
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- TEXTILE
- BUREAU ET SIÈGE DE L’A. C. I. T.
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- 41e Année
- Tome XLI
- Juillet 1937
- REVUE GÉNÉRALE
- DES
- MATIERES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRETS
- Organe Officiel de l’A. C. I. T.
- Administration : PARIS, Elysée Building, 56, Faubourg Saint-Honoré
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- SOMMAIRE DE JUILLET
- Chronique de l’A. C. I. T....... xxv, xxvi, XXVII, XXVIII '
- Matières Colorantes
- Les catalyseurs organiques, par M. Henri Wahl, p. 265.
- Extraits de journaux étrangers, p. 268.
- Varia, p. 269.
- Informations, p. 270.
- Revue économique, p. 270.
- Extraits de brevets français, p. 271.
- Nécrologie, p. 276.
- Bibliographie, p. 277.
- Teinture-Impression
- L’impression à Mulhouse en 1824, par M. Pierre Lemoine, p. 277.
- Précautions à prendre dans la teinture avec les colorants pour cuve, p. 282.
- Extraits de journaux étrangers, p. 282.
- Nouveaux colorants, p. 289.
- Extraits de brevets français, p. 292.
- Blanchiment-Apprêts
- L’apprêt irrétrécissable, p. 295.
- Les accidents de blanchiment causés par des actions catalytiques, p. 297.
- Extraits de journaux étrangers, p. 299.
- Extraits de brevets allemands, p. 202.
- Industrie Textile
- Extraits de journaux étrangers, p. 304.
- Revue économique de l’industrie textile, p. 309.
- Extraits de brevets français, p. 310.
- Résultats industriels, p. 311.
- Informations fiscales, p. 312.
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- CHRONIQUE DE L’A- C. I. T.
- . N° 236 — Juillet 1937 — 27% Année
- SOMMAIRE
- Bureau de l’A.C.I.T................................. XXV
- Réunions mensuelles................................... XXV
- Cotisations 1937..................................... XXV
- Congrès 1937 de l’A.C.I.T.................... .. XXV
- Nouvelles inscriptions de sociétaires.. . .. XXVI
- Placements..................................... XXVI
- Distinction................................... XXVII
- Changements d’adresses........................ XXVII
- Fédération Nationale des Syndicats d’Ingénieurs (F.N.S.1.)............................ XXVIII
- Détergents................................... XXVIII
- BUREAU DE L’A.C.I.T.
- Adresse du Bureau : 28, rue Saint-Dominique, (Bureau n° 8), Paris VIIe ou Téléphone : Invalides 10-73. Permanence tous les jours non fériés de 14 h. 1/2 à 16 h. 1/2.
- Toutes communications concernant notre Association doivent être adressées au Bureau de l'A.C.I. T. et non à l’Administration de la Revue. Bien spécifier : Association des Chimistes de l'In
- dustrie Textile, en raison des autres Sociétés de Chimie qui ont aussi leur siège à la Maison de la Chimie.
- En cas d’urgence, s’adresser directement au Trésorier, M. G. Mairesse, 24, rue de Pétrograd, Paris 8e, téléphone Europe 53.08.
- Pour toute demande de renseignements, prière de joindre un timbre-poste pour la réponse.
- REUNIONS
- Ces réunions restent fixées au premier samedi de chaque mois, à 20 heures 1/2, à la Brasserie Heidt, 83, boul. de Strasbourg (près de la gare de l’Est).
- MENSUELLES
- Les camarades de l’A.C.I.T. sont cordialement invités à s’y rencontrer, et il nous serait agréable de les voir nombreux.
- COTISATIONS 1937
- Ilest nécessaire que tousles Sociétaires se mettent en règle pour la cotisation 1937 avant le Congrès.
- Avez-vous payé votre cotisation 1937? Si oui, nous vous en remercions et vous avez dû recevoir la carte de Sociétaire correspondante.
- Si non, hâtez-vous de verser votre cotisationau compte chèques postaux de l’A.C.I.T., n°494.15, Paris (50 francs pour la France; 75 francs français pour l’Etranger). •
- Vous éviterez ainsi les frais de recouvrement qui se chiffrent par 5 fr. en plus de la cotisation.
- Nous remercions à nouveau nos collègues qui se sont réunis pour conjuguer l’envoi de leurs cotisations :
- MM. Gaston Robert et J. Zweifel; MM. L. Fra-boulet et J. Boulanger; MM. V. Schwartz et R. Zeisser; MM. R. Hébert et J. Reichardt.
- CONGRES DE L’A.C.I.T. 1937
- Nous rappelons à nos collègues que le Congrès annuel de l’A.C.I.T. aura lieu les 24 et 25 septembre prochain, et qu’à l’occasion de l’Exposition il présentera une importance que nous espérons exceptionnelle par le nombre de participants.
- Nous prions donc à nouveau nos collègues de prendre dès maintenant leurs dispositions pour pouvoir y assister.
- Les grandes lignes du programme ont été arrêtées provisoirement comme suit :
- Jeudi 23 septembre : Réception des congressistes
- de 20 à 22 heures (le lieu de la réunion sera indiqué ultérieurement).
- Vendredi 24 septembre : Visites diverses : Matinée de 9 h. à 12 h. au choix suivant inscription : Visite des Etablissements Olida à Levallois-Per-ret. — Visite des Laboratoires du Bureau Veritas à Levallois-Perret. — Visite du Laboratoire de Psychotechnique de la S.T.C.R.P. — Visite de la Maison de la Chimie.
- Nous mettons à l’étude des visites pour les dames que les questions techniques n’intéresseraient pas.
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- XXVI
- Après-midi de 14 h. à 17 h.: Visite des ateliers d’impression du journal « L’Illustration », à Bobigny.
- Cette visite intéressera certainement tous nos collègues et plus spécialement ceux qui sont dans l’impression.
- Pour les dames, les visites sont à l’étude.
- 17 h. 30 : Visite de la partie fluviale del’Expo-sition sur les Vedettes de l’Exposition « Les Cars Nautiques » ; parcours de 8 kilomètres le long des berges.
- Samedi 25 septembre : Journée des Conférences dans un des Amphithéâtres de la Maison de la Chimie.
- Matinée de 9 h. à 12 h. : Conférences.
- Après-midi de 14 h. à 17 h. : Conférences.
- 17 h. : Assemblée Générale de l’A.G.I.T.
- Des excursions sont à l’étude pour les dames.
- 19 h. 30 : Grand banquet de clôture (le lieu du banquet seraannoncédans notreprochain bulletin).
- Dimanche 26 septembre : Excursions facultatives dans les beaux sites de l’Ile-de-France.
- Le programme ci-dessus en projet sera définitivement arrêté dans la publication du numéro d’août de la R.G.M.C.
- Les Sociétaires de l’A.C.I.T. recevront individuellement, dans la première quinzaine d’août, les feuilles d’adhésion à remplir, feuilles qui devront être retournées au bureau de l’A.C.I.T. pour fin août au plus tard.
- Les personnes ne faisant pas partie de l’A.C.I.T. seront admises au Congrès moyennant le versement d’un droit d’inscription de 25 francs.
- Pour nos collègues venant de l’Etranger ou de Province, nous avons pris des arrangements avec la Cie Internationale des Wagons-Lits pour leur assurer dans les meilleures conditions le voyage et le logement.
- Nous demanderons à chacun de nous faciliter notre tâche d’organisation en répondant le plus exactement possible au questionnaire qui sera adressé pour l’adhésion du Congrès.
- Enfin, nous recevrons toujours avec plaisir toutes suggestions concernant l’organisation de cette manifestation.
- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIETAIRES
- Admissions : Sont admis comme Sociétaires :
- M. Charles Gangloff, Ingénieur-Chimiste E. C.M., 10, rue Lancret, Paris (16e).
- M. Georges REY, Ingénieur-Chimiste E.C.I.L.,
- 30, rue Persoz, Villeurbanne (Rhône).
- Propositions : Sont proposés comme Sociétaires:
- M. Adelson VERDONCQ (nationalité belge), ingénieur chimiste I.C.L., Licencié ès-Sciences, Hôtel Saint-Michel, Chaussée de Bruxelles, Waterloo (Belgique), chimiste aux Etablissements Alphonse Smeets à Waterloo, présenté par MM. Achille Bley et Alphonse Smeets.
- M. Théodore Schaedeli, industriel, chimiste diplômé du Cours de teinture du Conservatoire National des Arts et Métiers, (nationalité suisse),
- 34, avenue Galliéni, Bécon-les-Bruyères (Seine), présenté par MM. Wahl et Ringesser.
- M. Robert Tardivel, ingénieur chimiste, 73, rue Taitbout, Paris (9e), présenté par MM. G. Mairesse et J. Besançon.
- M. G. Gignoux, produits chimiques, 20, cours Morand, Lyon (Rhône), présenté par MM. Kissi-leff et G. Mairesse.
- M. Ambrosio SUSTAETA-EYSELE, ingénieur chimiste de l’Université Nationale de Mexico, (nationalité mexicaine), Calzada de San Antonio Abad n° 18, Mexico D. F. Mexique; chimiste à la Cia Industrial de San Antonio Abad S. A. Mexico), présenté par MM. Tschumperly et G. Mairesse.
- Nous rappelons à nos camarades que leur devoir est de recruter de nouvelles adhésions à l’A.C.I. T. pour augmenter la puissance de notre groupement corporatif.
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l’A.C.I. T. et non à l'Administration de la Revue.
- Nous rappelons que le service de placement est
- exclusivement réservé aux membres de l’A.C.I. T. et que les réponses aux offres d’emploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission qui se fera avec toute la discrétion voulue.
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- XXVII
- Offres d’emplois :
- N° 151.—On demande contremaître connaissant bien la teinture et le traitement des peluches-coton.
- N° 158. — On demande bon contremaître connaissant blanchiment, teinture en pièces et en écheveaux pour, bonneterie.
- N° 159. — On demande chef fabrication teinture et chef fabrication apprêts de tissus coton. Région normande.
- Demandes d’emplois :
- N° 72. — Technicien longue pratique industrielle dans blanchiment, teinture, impression, mercerisage, ferait intérim pour installation, mise en route, corrections, mise au point procédés nouveaux sur toute matière textile.
- N° 75. — Ingénieur chimiste, ayant pratique de blanchiment, teinture ou apprêt des rayonnes, et connaissant également la fabrication des rayonnes, et en particulier de la viscose, cherche situation.
- N° 77. — Chimiste teinturier, depuis 10 ans même maison, teinture coton en pièces, colorants au soufre, colorants directs, diazotés, naphtols, indigosols, indanthrènes, cherche situation.
- N° 78. — Ing. Chimiste I.C.L., spécialisé dans
- le textile, ayant expérience comme directeur de teinture et technicien de maison d’adjuvants, cherche situation technicien d’application ou représentant pour colorants ou produits auxiliaires. Références de premier ordre.
- N° 80. — Directeur de teinture connaissant parfaitement : grand blanchiment, mercerisage, teinture fil à coudre, perlé, etc., teinture bonneterie unie, application des couleurs et Rouges naphtols, très solides au frottement humideetavec économie de 10 à 20 %, cherche situation en rapport avec ses capacités.
- N° 81. — Chef de service expérimenté connaissant spécialement préparation traitement, teinture et apprêt articles haute couture, coton, lin, soie, rayonne, laine, cherche situation, préférence province.
- N° 82. — Chimiste E.S.C.M., spécialisé dans teinture (grand teint), coton, rayonne (pièce), nouveautés laine, articles mixtes, et ayant un peu de pratique en impression, cherche situation. Libre tout de suite. Ecrire à l’A.C.I.T. qui transmettra.
- N. B. — Nous recommandons aux industriels qui recherchent de bons techniciens et praticiens de s’adresser au bureau de l’A.C.I.T. qui les mettra en rapport avec des personnalités de valeur connaissant bien la partie.
- DISTINCTION
- Nous sommes heureux d’enregistrer la promotion au grade d’Officier de la Légion d’Honneur de notre éminent collègue M. Robert ALTERMAN, Vice-Président et Administrateur-Délégué de l’Union Française des Industries Exportatrices.
- Le Ministre du Commerce lui a décerné cette distinction à l’issue du Congrès International des Echanges qui vient de se tenir à Paris et dont
- M. Robert ALTERMAN avait la Vice-Présidence après en avoir assuré l’organisation.
- Le gouvernement a voulu ainsi reconnaître l’action particulière de M. Robert ALTERMAN pour la défense de l’exportation française.
- Nous adressons à notre collègue tous les compliments et félicitations de l’A.C.I.T.
- CHANGEMENTS D’ADRESSES
- M. le Dr. Enrico Vigezzi, 2, via Agnolo Poli-ziano, Florence (Italie).
- M. le Dr. Robert THYLL-DURR, Textil Druckerei
- A. G., 46 Engadirstr, Coire (Suisse).
- M. Louis-A. DRIESSEN, 6, Lammenschansweg, Leiden (Hollande).
- M. Marius ANCEY, 175, avenue de la République, La Madeleine-lès-Lille (Nord).
- M. Georges Main, 71, boul. Richard-Wallace, Puteaux (Seine).
- M. Pierre Lepers, route Nationale, Condrieu
- (Rhône), Directeur des Recherches à la Cie Française de P.C. et M.C. de Saint-Clair-du-Rhône).
- M. Louis KLING, 40, rue de l’Etoile, Mulhouse (Haut-Rhin).
- M. Maurice Dutoit, 6, quai de la Veveyse, Vevey (Suisse).
- M. Robert Thiollet, 10, square Clignancourt, Paris 18e.
- M. J -Jacques Roullet, Service des Etudes et Recherches des Papeteries de Belgique, Usine de Duffel (Belgique).
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- M. Nicolas FRANKL, VI Mozzar-U 12, Budapest (Hongrie).
- M. Paul BOURLON, Société Belge des Matières Colorantes de Saint-Denis, 30, rue Prosper-Mat-thys, Forest-Bruxelles (Belgique).
- M. J.-Paul HAEFFELY, p.o.S. Frangi and Sons, boîte postale 997, Le Caire (Egypte).
- M. André DUTAT, 2 bis, rue Victor-Hugo, Roubaix (Nord).
- M. Luigi BEDINI, Cotonificio Felice Fossati, Sondrio (Italie).
- M. J. KISSIN, 10, rue Poincaré, Mulhouse (Haut-Rhin).
- M. Nesil Bayat, Fesahane Mensucat, Fabrikasi Kimjager, Muhendis (Defterdar), Istambul (Turquie).
- M. André Michaeli, 4, rue de la Clé-d’Or, Epinal (Vosges’.
- M. W.-R. TEPPER, Woolands Club, Crescent Road, Crunpsall, Manchester (Angleterre).
- M. René LEMYRE, Saint-Julien-du-Gennetey, par Boissey-le-Châtel (Eure).
- Adresses recherchées
- Les envois aux adresses suivantes nous sont revenus^ prière aux collègues qui connaissent la nouvelle adresse de ces camarades de vouloir bien nous renseigner pour remettre notre répertoire à jour :
- M. Ernest Leipp, 22, faubourg d'Uffholtz, Cernay (Haut-Rhin).
- Le Docteur Georges Jenny, Société Suisse des Ferments, Bâle (Suisse).
- Mlle Marie Bacci, 46, boulevard de Strasbourg, Paris.
- FÉDÉRATION NATIONALE DES SYNDICATS D’INGÉNIEURS F.N.S.I.
- 16, Rue de Condé, PARIS (6 )
- Cette Fédération nous fait part de sa création due à l’initiative de :
- l’Union des Syndicats d’Ingénieurs Français (U.S.I.F.),
- le Syndicat des Ingénieurs Salariés (S.I.S.),
- le Syndicat Professionnel des Ingénieurs Diplômés (S.P.I.D.),
- groupements réunissant plus de 22.000 ingénieurs.
- Le Syndicat Professionnel des Ingénieurs Chimistes Français déjà affilié à l’U.S.I.F. se trouve donc par ce fait rattaché à la Fédération.
- La Fédération s’est constituée pour unir et rap-procher lesgroupements qui ont tous le même objet:
- La défense des intérêts communs des ingénieurs.
- DETERGENTS
- Le Professeur T.-P. Hilditch a lu un mémoire sur les détergents, au « Manchester College of Technology ». Il a insisté sur les trois qualités essentielles du détergent : 1° sa solubilité dans l'eau; 2° ses propriétés mouillantes; 3° sa teneur en colloïdes absorbants. Les savons remplissent ces conditions, mais ils possèdent certaines autres propriétés qui les rendent inutilisables dans certains cas. En particulier, les sels de calcium de la plupart des acides gras sont insolubles dans l’eau, ce qui diminue le pouvoir détergent des savons dans l’eau dure; en outre, les savons sont décomposés par les acides dilués. En vue d’éliminer ces inconvénients, on a apporté certaines modifications à la composition des savons. Ainsi, l’introduction d’un groupe sulfonique donne de la solubilité aux sels de calcium et, par conséquent, augmente le pouvoir détergent dans l’eau dure. Certaines substances, telles que le sulfate de sodium et de dodécyle, sont non seulement plus efficaces que les savons, mais présentent, en outre, l’avantage de ne
- pas être sensibles à l’action de l’eau dure. L’introduction d’autres groupes donne lieu à la formation des saponines dont le bromure de cétyl-triméthyl-ammonium est un exemple. L’acide isopropyl-naphtalène-sulfonique estégalementun détergent. Parmi les produits récemment améliorés, citons-en deux particulièrement intéressants : la triéthanol-amine peut remplacer l’alcali pour la neutralisation de l’acide gras, ce qui permet d’obtenir un savon stable, ne renfermant pas d’eau et qui est soluble dans divers solvants organiques. Ces savons à la triéthanolamine sont déjà largement utilisés dans les cosmétiques. Un autre produit nouveau et de grande valeur est l’ester d’un acide gras et de glycérine polymérisée. Ces composés présentent des avantages certains par rapport aux savons, mais, pour des raisons économiques, ils ne les remplaceront probablement pas et ne seront employés que dans les cas où leurs propriétés spéciales se révèleront nécessaires.
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- REVUE GENERALE
- DES
- MATIÈRES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
- JUILLET 1937
- LES CATALYSEURS ORGANIQUES
- par M. Henri WAHL
- Les phénomènes catalytiques ont été observés dès l’origine de la chimie, mais ce n'est que depuis le début de ce siècle qu’ils ont pris l’importance primordiale que nous leur connaissons. Un exemple en avait déjà été fourni par Kirchoft au début du XIXe siècle : l’inversion du sucre sous l’action des acides. L’acide utilisé n’intervient que par sa seule présence et une quantité minime d’acide peut transformer une quantité énorme de sucre. Ce phénomène suscita à l’époque beaucoup de curiosité. Son mystère resta entier et il en fut de même des autres phénomènes semblables qui furent découverts par la suite. Ainsi, Thénard qui venait de découvrir l’eau oxygénée (1824) constata que sa solution aqueuse est ordinairement stable, mais qu’un peu de bioxyde de manganèse, un peu de fibrine de sang séchée, etc. en provoque la décomposition brutale. Citons encore les études de Mitscherlich sur la déshydratation des alcools par l’acide sulfurique. Là encore unefaible proportion d’acide permet de préparerune grande quantité d’éther-oxyde. C’est précisément en rendant compte de cette étude, que Berzélius employa, paraît-il, pour la première fois le terme de phénomène catalytique. Cette étiquette accollée à un groupe de phénomènes très divers ne changeait d’ailleurs pas grand chose. En outre, cette notion se heurtait à l’hostilité de quelques savants, particulièrement de Liebig. Pour lui, il y avait là une question de mécanique qu’il exposa sous le nom de théorie des ébranlements.
- Les travaux de Pasteur sur les fermentations montraient, peu après, une certaine analogie entre l’action de ces ferments et celle des catalyseurs. Mais, pour Pasteur, il y avait une profonde différence:les fermentations, croyait-il,étaientune manifestation de la vie de certains animaux ou de certains végétaux. Sans vie, pas de fermentation. Les longues controverses que soulevèrent ce point de vue ne furent conclues qu’en 1897 par Buchner. Ce savant montra qu’en broyant les cellules de levure, moyennant quelques précautions, le jus
- obtenu est aussi actif que la levure elle-même. En outre, par traitement àl’alcool, on peut précipiter de lasolution un corps la « zymase » qui constitue à lui seul le véritable ferment. De divers côtés d’autres ferments furent isolés, particulièrement des glandes animales et ces travaux ruinaient la théorie vitale des fermentations. Mais, puisque la vie n’intervient pas, la chimie seule entre en jeu et on comprend l’intérêt qu’un phénomène aussi anciennement connu que la fermentation alcoolique présente pour les chimistes.
- Gay Lussac et Lavoisier qui, entre tant d’autres choses, s’intéressèrent à ce problème, avaient noté que le glucose était transformé intégralement en alcool et gaz carbonique. Nous écrivons maintenant la réaction
- C6Hl20c = 2C2H60 +2C02
- Ce schéma grossier passe à côté de la difficulté et n’apprend rien sur les phases intermédiaires. De très nombreux travaux ont abouti, vers 1913, à une théorie présentée par Neuberg qui paraît, encore aujourd’hui, généralement admise.
- Le premier stade de la transformation est la réaction
- C6H)20G = 2CH‘CO.COH42H3.
- Il y a donc oxydation du glucose en acide pyruvique.
- Ensuite l’acide pyruvique est décarboxylé en aldéhyde
- CIFCO.COTI = CO2 +CH‘CHO
- et enfin l’aldéhyde fixe les hydrogènes libérés dans le premier stade
- CH3CHO + H2 = CH3CH20H.
- Quoique le mécanisme de la transformation du glucose en acide pyruvique soit encore discuté, les transformations ultérieures de cet acide sont solidement établies. Ainsi, schématiquement pour réaliser cette transformation, il faudra seulement fixer provisoirement deux hydrogènes et les céder
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- LES CATALYSEURS ORGANIQUES
- ensuite à l’aldéhyde. C’est là précisément le rôle du ferment. Si le mécanisme chimique de la fermentation a été ainsi minutieusement analysé, il en a été de même de la nature et du mode d’action des ferments.
- Tout d’abord, la complexité de la molécule du ' ferment est apparue dès 1904, quand Young et Harden eurent réalisé l’expérience suivante : ayant soumis la zymase à la dialyse, ils séparent le ferment en un premier constituant de poids moléculaire énorme (80.000 env.) de nature protéique, l’apoferment et en une molécule légère, le coferment. Pris séparément, ces deux constituants sont inertes. Leur mélange fait réapparaître l’activité. Les études ultérieures ont montré que l’apoferment constitue un support colloïdal dont la nature n’intervient pas dans la réaction même. Par contre, c’est l’apoferment qui détermine les composés susceptibles d’être attaqués par le ferment. Il donne au ferment « sa spécificité » qui est un de ses caractères les plus curieux si on se souvient qu’un ferment attaquera plus volontiers un isomère optique qu’un autre: séparation des tartrates par Pasteur. L’autre constituant du ferment, le coferment est, au contraire, le siège de la réaction chimique. Plus précisément, dans le coferment existe un (ou plusieurs) groupe actif où s’effectuent les transformations chimiques.
- Il semble que le nombre de ces coferments soit très restreint et que ce sont les mêmes coferments qui s’unissent à des supports très divers pour fournir la grande diversité de ferments que nous connaissons.
- Si nous revenons au dernier stade de la fermen
- tation alcoolique, nous avons indiqué qu’il se ramène à la réaction
- RCHO + H2 — RCH'OH.
- La réaction s’effectue grâce à la zymase et c’est dans le coferment de la zymase, la cozymase, que nous devons rechercher lesiège de cette réduction. Or, il y a à peine un an, V. Euler d’une part, et Warburg de l’autre, ontséparé de la cozymase un produit chimique défini, l’amide nicotique :
- 6 O 2 1
- L’étude de ce composé a montré que sous forme de selammonium quaternaire (par exemple l’iodométhylate), il possède la propriété de fixer réversiblement deux atomes d’Hydrogène. C’est là un des groupes actifs de la cozymase. Pourtant, à lui seul il ne peut effectuer la transformation de l’alcool en aldéhyde ni l’inverse. Il faut lui adjoindre un autre ferment, connu sous le nom de ferment jaune de Warburg qui intervient dans la respiration des cellules. Or Warburg, R. Kuhn et leurs collaborateurs ont montré, en 1935, que la partie active du ferment jaune est identique à la vitamine Ba isolée du lait ou du foie. La constitution de cette vitamine a été établie par R. Kuhn, P. Karrer, etc. et sa synthèse a été effectuée. Elle est constituée par la ribityldiméthylisoalloxazine dont une synthèse est montrée par le schéma ci-dessous :
- CH3
- NH2 + CHO—(CHOH)3 CHOH.CH3
- 9
- COCH3
- CH2—(CHOIR3 —CH20H
- NH
- CO/NH
- CO
- 2
- Q
- I Q 6
- E
- 6
- 1
- O
- n Q
- Q—Q
- Q/ o\_____/ —
- 7 Q
- I 0
- Pour transformer cette vitamine B2 en ferment jaune, il suffit de la combiner à l’acide phospho-rique et à un support colloïdal.
- A la lumière de ces faits, le mécanisme d’une
- transformation simple telle que l’oxydation de l’alcool en aldéhyde acétique apparaît comme résultat d’un transport d’hydrogène suivant le schéma :
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- Alcool H amide nicotique —> aldéhyde-amide dihydronicotique
- Amide dihydronicotique + ferment jaune —> amide nicotique — ferment jaune hydrogéné
- Ferment jaune hydrogéné —* ferment jaune — eau oxygénée + air V
- eau et oxygène
- Nous voyons ainsi par quelles transformations l’oxygène de l’air qui, à l’état moléculaire est inerte, provoque l’oxydation de l’alcool.
- Ces remarquables travaux, s’ils satisfont notre goût de l’analyse des phénomènes, font apparaître une grave difficulté. En effet, la synthèse des groupes actifs des coferments est facilement réalisable, mais la nature du support colloïdal indispensable pour les rendre actifs nous est à peu près inconnue.
- La synthèse totale des ferments paraît ainsi soumise à la résolution de ce problème. Or, des études entamées il y a à peine 10 ans par Langenbeck ont montré tout dernièrement la possibilité d’aboutir à un résultat semblable par une toute autre voie. Il s’agit de ce que Langenbeck appelle les catalyseurs organiques, et nous allons retrouver parmi eux des composés importants de la chimie des matières colorantes.
- Le premier catalyseur étudié par ce savant est l’isatine. Traube avait montré, en 1911, que cette isatine peut oxyder les acides aminés en se transformant en un corps coloré qu’il n’avait pas étudié. La réaction conduit à partir du glycocolle à de l’aldéhyde par les stades suivants :
- NH2CH2.C00H — CH-COOH — HCHO
- || +NH3
- NH + C02
- Reprenant cette expérience, dont l’analogie avec certains processus biologiques est évidente, Langenbeck put la réaliser dans des conditions telles que l’isatine fixant les deux hydrogènes se transforme en isatyde. Cet isatyde connu depuis Laurent a été l’objet d’études de M. A. Wahl qui en a établi la constitution en 1924 avec Hansen. Elle se forme aisément en condensantle dioxindol avec l’isatine :
- CHOH
- CO,
- CO
- a 0
- N H
- NH
- OH OH
- CO col\/
- NH NH
- Or l’isatyde peut s’oxyder à l’air en redonnant de l’isatine. Celle-ci recommence à oxyder les acides aminés et nous obtenons un exemple de catalyse par un composé organique défini. En outre, au lieu de laisser l’isatyde s’oxyder à l’air, nous pouvons la mettre en présence de bleu de méthylène. Celui-ci sera réduit en leuco-dérivé incolore et c’est là un excellent moyen d’étudier la vitesse de la réaction. L’isatine elle-même est peu active, mais il est tout à fait remarquable que des substitutions dans sa molécule en modifient l’activité. Une étude systématique des substituants fut entreprise et les résultats les plus récents sont surprenants. En effet, en utilisant l’acide isatine carbonique 6, Langenbeck a montré que ce cata-lyseurest trois fois plus actifque le ferment jaune de Warburg :
- COOH
- Q O
- Ainsi, en une minute, 1 g. de ferment jaune agissant sur l’alanine réduit 1 millimolécule de bleu de méthylène, alors qu’l g. d’acide isatine carbonique 6 agit, dans le même temps, sur 2,6 millimolécules de colorant.
- Ces résultats ne sont d’ailleurs pas les seuls. Une autre réaction a été étudiée dans le même esprit par Langenbeck, c’est la décarboxylation des acides cétoniques. Partant de la méthylamine CH3NH2, cet auteur y a introduit successivement des substitutions telles qu’il a réalisé la série:
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- CHCOOH
- NH2
- Q r Q
- O o
- NH
- Q
- 2 = O
- Q O
- O H
- NH
- 2
- O
- CH3NI2
- Cescomposés provoquent la décomposition des acides cétoniques en libérant du CO2 et donnant un aldéhyde
- RCOCOOH — RCHIO + CO2.
- Du premier terme de la série au dernier, l’activité passe de i à 4.000. Ainsi, 1 g. d'oxyamino-naphtoxindol décompose par minute, à 37°, 1,25 millimol. d’acide cétonique, alors qu’i g. de pepsine pure, cristallisée agit sur 28 millimol. Il y a donc un rapport de 1 à 22 entre ces deux composés, qui est insignifiantsi on considère celui de I à 4.000 entre les deux extrémités de la série.
- Enfin, une dernière réaction a été étudiée par Langenbeck, c’est la saponification des éthers-sels. Quoique moins brillants jusqu’ici, les résultats sont égalements favorables.
- Ainsi, si on considère l’action de ces corps
- chimiquement définis, on peut réellement les nommer « ferments synthétiques ».
- Il est prématuré de prévoir l’avenir de ces recherches, mais il n’est pas impossible que la chimie des ferments synthétiques prenne un jour un essor comparable à celui de la chimie des colorants, des produits pharmaceutiques, des parfums. Ce sera là un nouveau triomphe de la chimie organique. Henri Wahl.
- Bibliographie sommaire.
- Langenbeck, Berichte, 70, avril 1937, p. 669-672.
- Chemiker Zeitung. 1936 p. 953.
- Angez. Chemie, 1936, p. 448.
- Chemistry and Industry, 1936, p. 884.
- Helv. Chim. Act, 1936, p. 179 (Congrès International).
- Helv., 1937, p. 55.
- Voir aussi : Wieland : Uber den Verlauf der Oxydations Vogànge.
- Aübel : Etat actuel de la question des ferments.
- 5e Conseil de Chimie : Institut Solvay, 1935.
- Wurmser : Oxydations et réductions.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Recherche de petites quantités de g-naphtyl-amine, aniline et toluidines dans les colorants alimentaires. — EVENSON, KIME et FORREST. — Industrial and Eng. Chemistry Analytical, t. 9, p. 74, février 1937.
- Les colorants alimentaires (permis aux E..U.) comme les Jaunes AB et OB qui sont constitués parles benzène-azo et toluène-azo-P-naphtylamine peuvent contenir des traces des bases primitives qui sonttoxiques.
- Les auteurs les recherchent et les dosent colorimé-triquement par la réaction de l'hypochlorite de calcium. Si la solution est alcaline, l’aniline ou l'o-toluidine donne une coloration jaune, mais en milieu acide celle-ci est très faible, tandis que la B-naphtylamine fournit des réactions inverses : pas de coloration en milieu alcalin et coloration en milieu acide. A.
- Préparation de la benzaldéhyde. - MAKAROFF, SEMLIANSKY et S. PROKIN. — Journ. of Prak. Chem., t. 147, p. 317, 1937.
- Le chlorure de benzylidène est décomposé par le
- chauffage avec de l’acide borique à 130-160°. Il est probable qu’il se forme un éther borique suivant :
- CHS—CHC12 + B(OH)3=CH—CH/ >B(OH)
- +2HICI — CAHT—CHO+BO(OH)
- Dans les mêmes conditions le chlorure de benzyle ne réagit pas, de telle sorte qu’un mélange de chlorures obtenu en chlorant le toluène peut convenir, car par l’action de l’acide borique on laisse le chlorure de benzyle inaltéré et peut séparer la benzaldéhyde pure.
- A.
- Méthode d’identification des colorants pour cuve fixés sur fibre. — G. BUZZI-FERRARIS. -Bolletino associazione italiana di chimica tessile e coloristica, février-mars 1937, p. 18-45.
- Cette méthode d’identification rapide des colorants pour cuve fixés sur une fibre de nature cellulosique (coton, chanvre, etc.) nécessite cinq réactions princi-
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- pales, faciles et brèves. Deux de celles-ci servent à diviser les colorants pour cuve en quatre groupes ; les trois autres pour identifier de plus près les colorants de chaque groupe. Pour la division en quatre groupes interviennent deux réactifs : l’hydrosulfite en milieu alcalin et l’acide sulfurique concentré.
- En touchant la fibre avec ces deux réactifs on observe presque toujours des modifications de la couleur : augmentation ou diminution du ton, suivant que la gamme de la couleur se déplace de la gauche vers la droite ou vice-versa. L ordre dans lequel se succèdent les couleurs est le suivant :
- -----—--------------------------------------------*(augmentent de ton)
- jaune, orangé, écarlate, rouge, carmin, brun, violet, bleu, vert, olive, gris, noir
- (diminuent de ton)------------------------------------------------------
- On a ainsi quatre groupes de colorants :
- Hydrosulfite Acide sulfurique Groupe
- augmentent de ton augmentent de ton 1°
- augmentent de ton diminuent de ton II°
- diminuent de ton augmentent de ton III°
- diminuent de ton diminuent de ton IV°
- Lorsque la variation de couleur est minime, on la considère comme une diminution de ton.
- L’attribution d’un colorant à un groupe plutôt qu’à un autre est assez facile, car il est plus commode de tenir compte de la variation de ton que de la couleur exacte que peut avoir pris la fibre sous l’action des deux réactifs. Les réactions utilisées sont les suivantes :
- 1° (.hydrosulfite en milieu alcalin)- Prélever avec une baguette de verre de la solution d’hydrosulfite, en toucher le tissu ou le fil à examiner et attendre quelques secondes en observant les changements éventuels de couleur et la formation possible d’auréole.
- 2° (hydrosulfite en milieu acide). Exprimer l’échantillon de la réaction I entre deux morceaux de papier filtre, puis le toucher immédiatement avec la solution diluée d’acide sulfurique et observer les changements de couleur éventuels.
- 3° (acide sulfurique). Prendre un autre morceau d’échantillon à examiner et le toucher avec de l’acide sulfurique concentré, puis observer aussi par transparence les changements éventuels de couleur jusqu’à ce que la fibre sous l’action de l’acide sulfurique se dissolve et se détache sous forme de goutte; observer la couleur d’une telle goutte étalée sur une plaque de porcelaine.
- 4° (acide nitrique). Prendre un autre morceau d’échantillon, le placer sur une feuille de papier filtre, pliée en quatre et toucher la fibre avec une baguette abondamment imbibée d’acide nitrique concentré ; observer les changements éventuels de couleur, ensuite
- comprimer fortement la fibre entre les feuilles de papier filtre et observer si celui-ci est plus ou moins coloré que la fibre ainsi exprimée.
- 5° (chlorure stanneux). Toucher avec une bonne quantité de solution de chlorure stanneux la fibre et le papier filtre ayant servi à l’opération IV, observer les changements de couleur éventuels.
- Les réactions I et III indiquent le groupe auquel appartient le colorant cherché. Les autres réactions le précisent.
- Les réactifs sont préparés comme suit :
- Solution d'hydrosulfite de sodium : 10 gr. hydrosulfite de sodium anhydre dissous dans 100 cc. de solution de soude caustique (10 cc. NaOH à 36° Bé et 90 CC. H2O).
- Acide sulfurique concentré : acide à 58-60° Bé (même concentration que pour les accumulateurs).
- Acide sulfurique dilué : prendre 10 cc. d’acide sulfurique concentré et les verser avec précaution dans 90 cc. d’eau.
- Acide nitrique concentré : l’acide doit avoir une densité de 41° Bé (densité: 1,40-1,45) et être incolore.
- Chlorure stanneux : préparer une solution de 10 gr. de chlorure stanneux dans 100 cc. d’acide chlorhydrique à 10 %. Filtrer la solution si elle est trouble.
- L’étude se termine par des tableaux d’identification comportant les quatre groupes mentionnés.
- L. B.
- VARIA
- La saccharification de la cellulose-
- La cellulose se forme dans les plantes par les réactions de l acide carbonique et de l'eau, sous l’influence de la lumière : il est possible que ces transformations
- s’opèrent au départ d’aldéhyde formique qui est, par sa formule CH’O, le premier des hydrates de carbone. Cette aldéhyde est convertie successivement en sucres puis en cellulose. Des méthodes de synthèse n’ont pas encore réussi à imiter la nature dans cette voie. Au
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- VARIA
- contraire, on s’est surtout efforcé de faire 1 inverse c’est-à-dire retourner de la cellulose du bois vers le glucose. C’est un problème qui a été posé depuis longtemps, mais dont la guerre a bâté la solution, surtout en Allemagne.
- En effet, la raréfaction des graisses a entraîné celle de la glycérine; on a réussi à étudier des méthodes par lesquelles la fermentation du glucose fournissait de la glycérine. Mais le problème revenait alors à trouver des sources accessibles, susceptibles de donner du glucose et on a naturellement songé à saccharifier la cellulose. On savait, en effet, depuis Braconnot (1818) qu’on peut transformer le coton en glucose par 1 acide sulfurique, mais le « sucre de chiffons » de Braconnot demeurait une simple curiosité. On construisit à Stettin une usine qui depuis août 1918 à septembre 1919 avait produit 300 tonnes de glucose. Elle travaillait d’après le procédé des américains Ewen et Tomlinson établis à Georgetown (E. U.). Ce glucose était ensuite transformé en alcool et le rendement de 6 litres d’alcool pour 100 kgs de bois sec était très mauvais. On avait alors admis que ces procédés ne pourraient pas devenir économiques.
- Cependant, le problème a été abordé par d’autres voies par Bergius d’une part et par Scholler de l’autre. S’appuyant sur les travaux de Willstaetter, Hâgglund et Bergius s’attaquèrent à l’hydrolyse de la cellulose
- par l’acide chlorhydrique de haute concentration. En 1927-1928, une usine fut construite à Genève pour l’expérimentation, puis une autre pour la production à Mannheim en 1933-1934. Le procédé est connu sous le nom de Bergius-Rheinau. Tandis que ce procédé utilise de l'acide concentré, le procédé de Scholler-Tornesch emploie, au contraire, des acides dilués mais sous pression. L’échec du procédé américain résidait dans le fait que durant le long contact de la cellulose avec l’acide, une partie du glucose formé se trouvait détruite. Il fallait éviter cet écueil, de là le système dit de « percolation ». La cellulose est placée dans un percolateur chauffé dans lequel on fait arriver par intervalles de l’acide chlorydrique étendu, chauffé à 180° sous pression. Le glucose formé est dissous et immédiatement entraîné dans la partie refroidie du percolateur et est ainsi soustrait à la décomposition; le rendement se trouve ainsi quadruplé et atteint plus de 80 %.
- L’installation établie à Tornesch fonctionne depuis 2 ans; elle a produit 6.000 tonnes de sucre avec lesquelles on a obtenu 2 1/2 millions de litres d’alcool-Après les résultats de ces expérienceson a bâti une usine à Dessau dont la capacité sera de 5 millions de litres d’alcool par an. Cet alcool constitue un combustible liquide qui sera mélangé à la benzine, tandis que la levure constituera une source d’albumine très importante. A.
- INFORMATIONS
- Le Mellon Institute. — Le Mellon Institute a inauguré le 6 mai dernier ses nouvelles installations et cet évènement a été accompagné de diverses réunions et cérémonies. Les nouveaux bâtiments ont dû être construits par suite du grand développement des services de recherches etgrâce à l’augmentation des subventions. Celles-ci se sont élevées durant l’année fiscale (1er mars 1936-1937) à 816.315 $ et le total durant les 26 années de l’existence de l’Institute s’élève à 11.478.400 S. L’activité pendant 1936-37 est montrée par la publication d'un livre, 11 bulletins, 18 comptes-rendus de recherches et 36 mémoires ont été publiés dans les recueils scientifiques par des
- membres de cet Institut, 51 brevets ont été déposés aux Etats-Unis et 29 à l’étranger. Pendant les 26 ans d’existence, il a été déposé 668 brevets aux Etats-Unis.
- Les recherches ont porté sur les questions les plus variées Dans l’industrie organique la Carbide and Carbone Corp. a fait étudier les dérivés de l’éthylène diamine comme la morpholine, la pipérazine; également on s’est préoccupé des substituts d’huile de ricin et de la glycérine, de la triéthanolamine et des auxiliaires pour textiles. Enfin, dans une autre section, les recherches sur les alcaloïdes de la cinchonine ont été continuées, à côté de beaucoup d’autres.
- REVUE ECONOMIQUE
- Les Résines synthétiques aux Etats- Unis. — En 1935 on a produit aux Etats-Unis environ 100 millions de livres (poids) de résines synthétiques d’une valeur de 50 millions de dollars. Cette production s’est décomposée ainsi en millions de Ibs. Phénol-formaldéhyde poudre à mouler 40, revêtements 16, en masse 5, resines-laques 12, Urée formaldéhyde poudre à mouler 6,5, caséine formaldéhyde 4, glyptals 12-15,
- résines vinyliques 1, résines de coumarone 8, acétate de cellulose 11, nitrocellulose 16.
- Le commerce français en 1936. — L’ensemble des échanges s’est élevé à 40,85 milliards pour les importations; ces dernières sont en augmentation de 21 % par rapport a 1935. Pour ce qui concerne plus spécialement les produits chimiques, les exportations se
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- BEVUE ÉCONOMIQUE
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- sont élevéesà 1 543,58 millions de fcs contre 1 539,2 millions en 1935, c’est-à-dire sans changement appréciable; au contraire les importations ont augmenté de 13 %, passant de 597,17 millions à 678,15 millions.
- Pour les colorants, la production de 1936 est estimée à 11.400 t. les importations se sont élevées à 84.773 millions de fcs et l’exportation à 73,97 millions.
- Le commerce anglais en 1936. — Les importations en Angleterre ont atteint en 1936 une valeur de 849 millions de £ (756 en 1935) et les exportations, 501 millions de ^ contre 481 en 1935. Dans les produits chimiques les échanges ont montré une activité plus grande; en particulier, par suite des efforts pour l’armement, les importations ont augmenté de 2,2 %, tandis que les exportations ont un peu diminué. Dans l’importation, certains domaines ont subi des diminutions importantes, par exemple, la soie artificielle, 54,3%, les explosifs 20,2 % alors que les colorants et produits intermédiaires ont subi une augmentation de 17 %.
- Le commerce de la Pologne en 1936. — L’amélioration de la situation économique qu’on avait constatée l’année précédente avait provoqué un accroissement des importations- C’est ainsi que le total des importations a augmenté de 17 % alors que les exportations ne se sont accrues que de 1 1 %. L’excédent des exportations qui avait atteint 410 millions de zlotys en 1931, ne représentait plus que 22,8 millions en 1936.
- La production des colorants est restée à 1.800 t. on a commencé à fabriquer quelques colorants d anthracène, et on a développé la production de p naphtol, p.nitraniline et de diéthylaniline- Enfin on a également commencé à préparer un certain nombre d’acides sulfoniques de la naphtaline.
- Exportations d'extrait de québracho.
- Janvier-Décembre 1936 tonnes
- Allemagne.................................. 20.430
- Belgique................................... 11-960
- Etats-Unis................................. 47.890
- France..................................... 15-630
- Grande-Bretagne...........-................ 21.200
- Hollande................................... 15.810
- Italie...................................... 6.890
- Autres pays................................ 69.790
- Total..................... 209.600
- 12 mois 1935...................... 215.520
- — 1934....................... 265.730
- — 1933................'...... 267.620
- — 1932....................... 240.570
- Si l’on interprétait les chiffres à la lettre, les exportations, et par conséquent les importations correspondantes des pays de destination et leur consommation de québracho auraient diminué de 3 % en 1936 par rapport à l’année précédente. En fait les quantités expédiées d’Argentine en fin d’année peuvent n’être importées dans les divers pays de destination qu’au début de l’année suivante, sans que les chiffres statistiques puissent tenir compte de ces délais. D autre part, des marchandises expédiées à destination de la France ou d’un autre pays peuvent y rester en entrepôt un temps plus ou moins long sans être livrées à la consommation, et voire même être réexpédiées. Il est donc toujours prudent de confronter les chiffres ci-dessus avec ceux qui sont fournis par l’Administration des Douanes françaises.
- En ce qui concerne le bois de quebracho les exportations totales d’Argentine ont atteint, en 1936, 66.3 70 tonnes contre 93-030 tonnes en 1935, soit plus de 28 % de diminution.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Composés azotés hétérocycliques. — 7. G. Far-benindustrie. — B. F. 800.499, 10 janvier 1936.
- On fait réagir à une température inférieure à 250°, des hydrocarbures acétyléniques avec des amines primaires alcoylées, oxyalcoylées, arylées, etc. en présence de catalyseurs et sous pression. Dans un autoclave émaillé, on place 100 p- de NH" liquide anhydre, 1 p. de chlorure de zinc et on y refoule de l’acétylène jusqu à 25 atm. On porte à 170-180° et refoule de l acétylène jusqu à ce qu’il ne se produise plus d’absorption. On obtient une base bouillant à 78-81° sous 28 mm.
- Bases oxalcoylées.— Société Acéta. — B. F. 800.334, 30 novembre 1936.
- Ces bases sont obtenues en faisant réagir des oxydes d’éthylène comme l’épichlorhydrine sur les amines. Par exemple on neutralise au 9/lOIa pipéridine par HCl 5 n et agite la solution à 40° avec 1 mol. d’épichlorhydrine; la solution claire contient environ 50% de chlorhydrate de chloroxypropylpyridine, 25 % de chlorhydrate de pipéridine et environ 25 % de dichlorooxy-propylpyridine.
- Halogéno-alcoylamines. — I. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 800.369, 4 janvier 1936.
- On traite les oxyalcoylamines à l’état de sels, par un acide halogéné gazeux à des températures supérieures
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- à 100°. Par exemple, on place le bromhydrate d’étha-nolamine dans un récipient muni d’un réfrigérant et on y introduit HBr gazeux en élevant la température à 140-190° en 6 heures. On reconnaît que la réaction est complète par l’eau qui a distillé. Il reste une masse cristalline de bromhydrate de bromoéthylamine.
- Préparation de chlorhy drines. — Société Carbo-c/iimique. — B. F. 800.662, 15 avril 1935.
- On utilise un dispositif continu dans lequel on fait réagir le chlore en présence d’eau, sur une oléfine dans un appareil à circulation.
- Préparation d'oxyalcoylalcoylènediamines. —-
- I. G. Farbenindustrie. — B. F. 801.121, 24 janv. 1936.
- On fait réagir un composé dihalogéné aliphatique sur une oxyalcoylamine non tertiaire. Par exemple on fait réagir la monoéthanolamine avec le chlorure d’éthylène. La dioxyéthyléthylènediamine est une huile jaune bouillant à 190-200° sous 15 mm.
- Aromatiques
- Préparation d'aminosulfones. I. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.902, 27 décembre 1935.
- On fait agir à température élevée les alcoylènebissul-fones de la formule générale :
- R.SO%—(CH)-SO R
- avec les dialcoylamines. Les composés ainsi obtenus et dont la formule générale est :
- R R.SO—(CHZ)-N/
- R
- doivent servir d’intermédiaires à la fabrication de colorants.
- Produits de condensation dérivant des cétones.
- — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 800.154, 30 décembre 1935.
- On condense les o-dicétones aromatiques en hétérocycliques avec les amines primaires, mais contrairement aux azométhines dans lesquelles la condensation s’est faite sur les NH“, ici ces groupes sont inaltérés. Par exemple, l’acénaphtènequinoneet l’aniline sontcondensés à 140-150° en autoclave en présence d’acide chlorhydrique. On obtient une base diazotable.
- Dérivés nitrés de phénylfluoroformes substitués. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 800.343, 3janv. 1936.
- D après Swarts la nitration des dérivés du phényl-floroforme introduit un NO" en méta de CF3. On a trouvé que la nitration de composés
- où X est un halogène ou un groupe acylaminé, le groupe nitré ne se met pas en méta mais principalement en ortho du groupe CF3.
- Préparation de sulfones aminoalcoyliques. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 800.535,11 janv. 1936.
- On fait réagir les sels des acides sulfiniques sur les halogénoalcoylamines ; la réaction peut se faire en milieu aqueux ou en présence d’un diluant organique et à des températures variant de 40 à 200°. Par exemple, on ajoute une solution de Nchloréthyldiéthylamine dans l’alcool avec le sel sodique de l’acide toluèneparasulfi-nique et dela soudecaustiqueégalement dansl’alcool. On chauffe plusieurs heures à 80°, au reflux, on refroidit, sépare le précipité insoluble et précipite la base à l’état d’oxalate.
- Composés organiques du soufre. — Z. G. Farbenindustrie. — Addition 46.569 du 26 juillet 1935 au B. F. 777.427.
- Le brevet principal (R.G.M.C., 1935, p. 334) décrit l’action de l’acétylène sur les mercaptans pour obtenir des éthers thiovinyliques. On a trouvé que ces éthers thiovinyliques peuvent réagir sur les mercaptans pour donner des éthers éthanedithioliques de la formule
- R—S-CHCH'S-R
- dans lesquels les restes R peuvent être identiques ou différents. Entre autres exemples on donne l’action d'éther p-thiocrésolvinylique sur le mercaptoanthraqui-none qui donne
- C2 =
- O O
- S— CH2--CH2— S
- Intermédiaires pourla préparation de colorants azoïques. — Etablissements Kuhlmann. — B. F. 800.876, 20 avril 1935.
- On obtient des composés diazoamines susceptibles d’être utilisés dans l’impression en combinant des diazoïques avec des amines primaires renfermant un groupe sulfamide et un ou plusieurs groupes carboxyles libres ou cyclisés. Ces diazoaminés, malgré leur groupe carboxyle sont peu solubles dans les carbonates mais très solubles dans les alcalis caustiques. Par exemple le nitro-2-métaxyIène-1-3 à 70-75° avec quatre fois son poids de chlorhydrine sulfurique pendant 1/4 d’heure est chauffé, on verse sur la glace, filtre et lave. Le sulfo-chlorure est transformé en amide par NH2 aqueux et la sulfamide est oxydée par le permanganate, puis le
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- groupe nitré est réduit par le fer. On isole le carboxy-1-amino-2-carbonylsulfimine-3-4-benzène
- CO OH
- NH2
- l / C0
- I I
- S02-NH
- en précipitant la solution alcaline par HCl.
- On peut préparer au moyen de diméthyl-1-3-acé-tylamino-2-sulfaminobenzène la monocarboxysulfamide qu on peut ensuite combiner avec le diazoïque de la chloro-4-orthotoluidine, le diazoaminé a pour constitution
- /CH
- CFH—CI COONa N=N—NH—CFH
- SO-NH:
- Ce diazoaminé mélangé à l’o-toluidide de l’acide P-oxynaphtoïque et un épaississant fournit, par impression et vaporisage acides, des nuances rouges.
- Sulfonéthylamines. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 801.305, 25 janvier 1936.
- Dans le B. F. 783.884 (voir R.G.M.C., 1936, p. 104)on a décrit la réaction de composés R—X—R’ où X représente SO, SO2 et R un alcoyle et R’ un radical aromatique, avec des composés azotés. On peut aussi préparer des sulfonéthylamines en faisant réagir l’acétylène à températures élevées sur des mélanges d’acides sulfiniques et de composés renfermant au moins un atome d’azote auquel est lié un hydrogène.
- Aminoalcools de bases aromatiques quaternaires. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 801.255, 14 décembre 1935.
- On réduit les sels d’aminoalcoylarylcétones catalyti-quement par l’hydrogène en présence de métaux précieux comme le palladium, le platine. Par exemple le P-oxo-P-phényléthyltriméthylammonium (bromhydrate) CH—CO—CH2—N — (CH3)’Br est transformé en carbinol C'H'—CHOH-CH N(CH‘)‘Br.
- AZOïQUES
- Nouveaux azoïques acides. — Etablissements Kuhlmann. — B. F. 800.029, 2 avril 1935.
- Les dérivés tétrazoiques des bases de la formule
- 2 =
- N H2
- Z Z
- sont combinés avec les arylides acétylacétiques. Dans cette formule X est un substituant quelconque comme un alcoyloxy, alcoyle, halogène et Z représente des groupements sulfoniques. Ces colorants teignent les fibres animales en nuances jaunes très vives et leurs teintures sur laine sont remarquablement solides au foulon. Il est remarquable que les colorants obtenus avec la benzidinedisulfonique au lieu de dianisidinedisulfo-nique sont creux et n’ont aucun intérêt.
- Colorants solubles. — I. G. Farbenindustrie. —
- B. F. 800.152, 30 décembre 1935.
- Ces colorants répondent à la formule générale
- 0
- R-N-N— I NH-I-NH —< ! >-N=N-R
- i il I
- NHî 0 NH2
- où R représente des radicaux aryliques contenant au moins un groupe sulfonique et les noyaux I et II pouvant contenir encore d’autres substituants. Par exemple, on combine l’acide diazosulfanilique à la m-phény-lènediamine, puis on condense avec le chloranile en faisant bouillir en milieu alcalin pendant 20 heures, au reflux. Le colorant teint le cuir en brun.
- Polyazoiques solubles dans l’eau. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 800.806, 17 janvier 1936.
- On combine un tétrazoïque avec 1 mol. d’acide H en milieu acide et copule, d’une part, avec un diazoïque d’une arylamine et, d’autre part, avec une métadiamine. Sur le colorant diaminoazoïque on fait réagir un acide halogénonitroarylsulfonique. Ces colorants sont surtout intéressants pour la teinture du cuir.
- Pigments monoazoïques pour la coloration du caoutchouc. — Imperial Chemical Industries. — B. F. 800.437, 8 janvier 1936.
- On obtient des pigments, ne diffusant pas dans le caoutchouc, en combinant certaines nitroarylamides acétylacétiques ou aroylacétiques avec des diazoïques d’amines
- ________NO2 x/ >NH
- où X est un méthyle, alcoyloxy, benzoylamine, ou Cl. Ainsi, on diazote la nitro-3-paratoluidine et on combine avec la nitro-4-anilide de l’éther acétylacétique, on obtient un pigment jaune verdâtre, insoluble dans le.caoutchouc et insensible à la vulcanisation.
- 2
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- 274
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Azoïques insolubles sur laine. — I. G. Farbenin-dustrie. — Addition 46.580 du 16 août 1935 au B. F. 778.547.
- On a déjà décrit la formation de colorants azoïques insolubles sur laine en imprégnant la laine avec une solution alcaline de copulant et développant ensuite sans sécher (voir R.G.M.C., 1935, p. 337). On peut utiliser comme appareil une cuve d’imprégnation avec élimination du liquide par centrifuge.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 801.306, 25 janvier 1936.
- Ces colorants répondent à la formule générale
- NET OH RX-N-N-R-N-N) FN-N-R
- Y
- (SO3H)N
- dans laquelle R est un reste benzénique ou diphény-lique, Ri un reste aromatique, R2 une métaphénylène-diamine dans laquelle un groupe NH a été acétylé et l’autre NH“ substitué- Par exemple, la benzidine tétrazotée est combinée à l’acide H en milieu acide, puis on copule sur l’acide H en milieu alcalin del’acide diazosulfanilique, ensuite on copule sur le second groupe diazoïque de la benzidine, de la diéthyl-m-aminoacé-tanilide en solution acide. C’est un colorant noir pour cuir veau velours et il se distingue par son intensité qui ne diminue pas par ponçage.
- AZOÏQUES MÉTALLIFÈRES
- Azoïques métallifères. — I. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 800.195, 31 décembre 1935.
- Ces colorants contiennent comme composants dia-zoïques ou comme copulants des composés de la formule
- NH2
- X représentant un groupe NR ou O ou S et Y représentant N ou C-Ri, en considérant que R et R. peuvent être de l’hydrogène ou un résidu monovalent. Par exemple, on diazote le méthyl-1 -amino-4-azimino-benzène et combineavec l’acidenaphtolsulfonique-2-7. Le colorant teint la laine en rouge jaunâtre virant au brun rougeâtre par chromatage.
- Azoïques chromatables. — 1. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 800.447, 8 janvier 1936.
- Les colorants dont il s’agit sont représentés par la formule
- OH
- DR-SO2—CHR,—N= N—R, HOOC/
- où R et Ri sont des radicaux benzéniques, les deux fonctions OH et COOH étant en ortho et Re est un radical d’un composant copulant, comme une pyrazo-lone, un acide B-naphtylaminesulfonique. Par exemple, le produit de la condensation du chlorure d’o-nitro-benzyle avec l’acide salicylsulfinique, puis réduction, c’est-à-dire le composé
- < CH-SO— >OH
- est diazoté et combiné avec l’acide Y en milieu acide; le colorant, traité par les sels de chrome, teint la laine en rouge jaunâtre solide.
- Production de laques. — J.-R. Geigy à Bâle. — Addition 46.693, 31 octobre 1935 au B. F. 765.487.
- Le brevet principal utilisait des laques chromifères de colorants du triphénylméthane. On a trouvé que certains azoïques peuvent également être utilisés. Mais jusqu’ici on isolait d’abord les laques qu’on dissout ensuite dans les vernis. Or, on a trouvé qu’on peut chauffer le colorant azoïque approprié à l’état solide avec du bichromate de soude avecle vernis, le complexe métallique se forme et colore la masse-
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — Addition 46.611 du 16 sept. 193 5 au B. F. 781.559.
- Il s’agit de complexes métallifères de colorants d’o-aminophénols contenant des noyaux hexahydrogénés (voir R.G.M.C., 1936, p. 20). On a trouvé qu’on peut aussi utiliser les éthers de ces composés, comme par exemple le méthoxy-1-amino-2-cyclohexylbenzène qui est diazoté et combiné à la n-butyl-1-oxy-4-qui-nolone et le colorant est transformé en complexe de cobalt.
- COLORANTS POUR CUVE
- Anthracéniques
- Nouveaux colorants anthracéniques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 800.102, 28 décembre 1935.
- La constitution de ces colorants est illustrée par l’exemple suivant. La méthylorthobromobenzoylamino-1-bromo-2-anthraquinone est chauffée à l’ébullition au sein de la nitrobenzène en présence de cuivre et fournit un colorant exempt d’halogène de la formule
- CO
- CIF — col | /
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS 275
- qui teint le coton en cuve rouge bordeaux en jaune verdâtre.
- Colorants pour cuve. — Z. G. Farbenindustrie. —
- Addition 46.G22, 26 septembre 1935 au B. F. 600.843.
- Dans le brevet principal on a décrit la condensation de l’acide naphtalène tétracarbonique avec les orthodia-mines. On a trouvé que les mêmes colorants se forment en remplaçant les diamines par un orthoaminoazoïque et réduisant ensuite.
- Colorants azotés pour cuve de la série anthra-quinonique. — Z. G. Farbenindustrie. — Addition 46.636, 8 octobre 1935 au B. F. 760.255.
- Les dérivés aminés décrits dans le brevet principal (R.G.M.C., 1934, p. 309) sont condensés avec les composés contenant un halogène mobile (voir le D. R.P. 625.515 correspondant, R.G.M.C., 1936, p. 377).
- INDIGOÏDES
- Colorants de la série du thioindigo. — Compagnie Française de Produits Chimiques et Matières Colorantes de Saint Clair-du-Rhône. — B. F. 800.625, 11 avril 1935.
- On sait qu’on obtient des leuco-dérivés de colorants indigoïdes en réduisant ces derniers en présence de plus ou moins de soude et précipitant ensuite par un acide. Or, on a trouvé que la réduction peut être faite sans alcali mais avec l’alcool.
- COLORANTS ANTHRAQUINONIQUES ACIDES
- Colorants acides anthraquinoniques chroma-tables. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.818, 23 décembre 1935.
- On condense un acide o-halogénoanthraquinone disulfonique avantageusement en présence d’un sel de cuivre avec un acide aminoaryleorthohydroxycarboxy-lique et en sulfonant ultérieurement. Par exemple, on agite à 60-65° en milieu aqueux, du dihydroxy-1-5-dibromo-4-8-anthraquinonedisulfonate de sodium-2-6 avec de l’acide hydroxy-2-amino-5-benzoïque (acide p-aminosalicylique) en présence de carbonate et de bicarbonate de sodium et de chlorure cuivreux. Le colorant donne sur laine, après chromatage, une nuance verte solide au foulon et à la lumière.
- COLORANTS POUR ACÉTYLCELLULOSE
- Nouveau colorant azoïque. —Etablissements Kuhl-mann. — B. F. 799.939, 26 mars 1935.
- On copule le dérivé diazoïque du dinitro-4-5-amino-2-anisol-1 avec la N-dioxyéthylaniline. Le
- colorant teint les vernis, la rayonne acétate en rouge rubis très solide à la lumière.
- Procédé de teinture. — Société Acéta. — B. F. 800.339, 2 janvier 1936.
- Il s’agit de la teinture de la rayonne acétate au moyen de colorants basiques. Par exemple, une soie artificielle d’acétate qui contient 1 molécule du produit de polymérisation de I mol. d’anhydride maléique et 2 mol. de chlorure de vinyle est teinte avec 2% du produit obtenu par la condensation de di-p-oxyphényl-amino-1-4-anthraquinone avec la P-chloroéthyIdiéthyl-amine en solution faiblement acétique. On obtient une teinte vert foncé solide au lavage. Le colorant est préparé en chauffant à 130°, 1 mol- de di-p-oxyphényl-diamino-1-4-anthraquinone dans le glycol en présence de 2 atomes de sodium et 2 mol. de chlorhydrate de 3-chloroéthyIdiéthylamine jusqu’à solubilité dans l’acide acétique dilué.
- Halogénoamino-1-9-anthrapyrimidines. — I. G.
- Farbenindustrie. — Addition 46.666, 17 octobre 1935 au B. F. 796.413.
- Le brevet principal (voir R.G.M.C., 1937, p. 145) indique de traiter par les halogènes les aminoanthra-pyrinidines au sein de dissolvants tels que l’acide phos-phorique, l’acide sulfurique ou 1 acide acétique. On a trouvé que d’autres dissolvants peuvent convenir, comme le nitrobenzène, les halogénobenzènes. Par exemple, l’amino-4-anthrapyrimidine au sein du nitrobenzène est traitée par le chlorure de sulfuryleà chaud. Le colorant teint la rayonne acétate en bleu.
- Produits N substitués des aminoanthraqui-nones. — Z. G. Farbenindustrie. — Addition 46.668, 18 octobre 1935 au B. F. 780.030.
- On peut faire réagir les amines primaires sur les leucodiamino-1-4 ou dioxy-1 -anthraquinones comme il estindiqué dans le brevet principal (R. G. M.C.. 1935, p. 421) ou bien on peut utiliser les composés non réduits, mais ajouter un réducteur. Par exemple, la leucoquinizarine est agitée avec une solution aqueuse de méthylamine et de n-butylamine, puis on fait bouilliren faisant arriver de l’air. La méthylamino-1-butylamino-4-anthraquinone teint la rayonne acétate en bleu foncé.
- COLORANTS DIVERS
- Colorants de la série des phtalocyanines. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.901, 27 déc. 1935.
- Le procédé de préparation de ces colorants est modifié en ajoutant au mélange des composants actifs des corps solides inactifs qui, en diluant la masse, évitent des surchauffes locales.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Colorants de thioséléno et telluroxanthones.
- — I. G. Farbenindustrie — B. F. 800.105, 28 décembre 1935.
- Ces composés répondent à la formule générale :
- X 0
- C
- R
- dans laquelle X=S, Se, Te et R est un radical orga-nique quelconque- Les colorants qui sont analogues à la fluorescéine peuvent être halogénés et fournissent des sensibilisateurs photographiques. Par exemple, le sel de potassium du m-méthoxythiophénol est condensé avec la quantité équivalente de m-iodoanisol à 200° en présence de poudre de cuivre. Le diméthoxydiphénylsul-fure est ensuite déméthylé et condensé avec le trichlo-rure de benzyle. On peut aussi le condenser avec l’anhydride phtalique.
- Colorants nitrés. — I. G. Farbenindustrie. — B.
- F. 799.817, 23 décembre 1935.
- Les dérivés nitrés de la formule
- NOs
- sont condensés avec les p-aminophénylarylamines. Dans cette formule, Z représente un halogène ou un alcoyloxy et Xun radical sulfamide. Par exemple, l’acide acétylamino-4‘-amino-4-diphénylaminesulfonique-2 en suspension est transformé en sel sodique et chauffé avec la chloro-1-nitro-2-benzènesulfodiéthylamide-4 et de la magnésie anhydre- Le colorant nitré cristallise ou le transforme en sel de potassium qui teint la laine en brun jaunâtre solide à la lumière et il teint aussi le cuir.
- Dioxazines. — I. G. Farbenindustrie. — Addition 46.643, 10 octobre 1935 au B. F. 792.987.
- On a décrit des oxazines sulfonées dérivées des benzoquinones (R.G.M.C., 1936, p- 506) arylami-nées; on a trouvé qu’on peut aussi utiliser des diaryl-aminobenzoquinones dont les restes arylés sont sulfones. Ces colorants qui semblent être des dioxazines teignent les fibres végétales en bleu.
- Colorants de la série des polyméthines. — I.G.
- Farbenindustrie. — B. F. 801.311, 25 janvier 1936.
- On condense les aldéhydes de composés hétérocycliques azotés qui contiennent en a par rapport à l’azote un groupe méthylénique avec un acide sulfonique de composés hétérocycliques hydrogénés. Par exemple la triméthyle-1 -3-3-indolineméthylène-w-aldéhyde est condensée avec l’acide dihydrophényl-2-indoldisulfo-nique. C’est un colorant jaune pour laine de nuance franche et solide à la lumière.
- NECROLOGIE
- Elihu Thomson.
- On apprend la mort de Elihu Thomson à l’âge de 83 ans, survenue le 13 mars à Swampscott, dans le Massaschusset. Né en 1853 à Manchester, sa famille vint se fixer à Philadelphie en 1858 et il devint Professeur de physique et do chimie à la Central High School où il fit la connaissance de E. W. Houston et E. W. Rice. Ils s’occupèrent de recherches sur les applications de l’électricité et, en 1880, Elihu Thomson abandonna le professorat pour entrer à l'American Electric Cy qui fut bientôt transformée en la Thomson-Houston dont la réputation est mondiale. Celle-ci fusionna avec 1 Edison General Electric Cy et forma la General Electric Cy. Mais Elihu Thomson s’occupa également de mécanique, de chimie et d’astronomie pour laquelle il perfectionna les miroirs des télescopes. Il avait pris plus de 800 brevets.
- W. H. Carothers.
- On annonce la mort prématurée à l’âge de 41 ans de W. H. Carothers auteur de remarquables travaux
- sur la polymérisation de composés non saturés, notamment du vinylacétylène. En 1928, il fut engagé à la Société Du Pont de Nemours à Wilmington (Dela-ware) pour organiser et diriger les recherches de chimie. On lui doit les recherches fondamentales sur le Néo-prène, le caoutchouc synthétique fabriqué aux Etats-Unis.
- A. G. Perkin.
- Le Professeur A. G. Perkin de l’Université de Leeds est mort au début de juin à l’âge de 75 ans. Il était le second fils de Sir William Henry Perkin le fondateur de 1 industrie des colorants synthétiques. Il naquit à Sudbury, localité proche de l’usine de Perkin and Sons et après ses études à Londres il entreprit des recherches sur les matières colorantes au Yorkshire Collège qui devint plus tard l’Université de Leeds. En 1882 il avait occupé les fonctions de chimiste à la fabrique d’alizarine Hardman à Manchester dont il devint directeur en 1888. Mais il retourna à l’Université et fut nommé Professeur de chimie tinctoriale à Leeds en 1915 et était Membre de la Royal Society depuis 1905.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- BIBLIOGRAPHIE
- Les industries chimiques belges, dans la série des Guides Industriels Belges, Edition HALLET, 42, avenue Alexandre Bertrand, Forest, Bruxelles, Prix franco Frs 31 ; Etranger 7 Belgas, C. C. P. 6861.
- L’édition 1937 de cet important ouvrage vient de paraître.
- D’une présentation soignée, l’ouvrage a été revu et mis à jour avec soin. Une heureuse disposition permet de trouver en un instant tous les renseignements désirables sur chacune des 750 firmes de produits chimiques de toute nature, classées par localités; les noms des producteurs de chacun des nombreux produits fabriqués en Belgique ; 4 répertoires supplémentaires en flamand, allemand, anglais, espagnol. En outre, les adresses des principaux grossistes, importateurs et exportateurs, laboratoires agréés, fournisseurs de matériel, publications techniques, etc. Bref, une documentation complète, indispensable à tous ceux qui, à un titre quelconque, s’intéressent aux industries chimiques.
- L’ouvrage a été envoyé, par les soins du Ministère des Affaires Etrangères à tous les postes diplomatiques et consulaires Belges à l’étranger.
- Taschenbuch, für Farben und Lackindustrie sowie für den einschlâgigen Handel, 8e Edition, par Erich STOCK et collaborateurs, Wissenschaftliche Verlags-gesellschaft. Editeurs, Stuttgart 1937.
- La 7e édition de cet ouvrage, vieille de 5 ans, étant épuisée, la 8e édition qui vient de paraître forme un volume de 550 pages dans lequel de nouveaux chapitres
- ont été ajoutés et d’autres remaniés pour qu’ils soient en harmonie avec les progrès de l’industrie.
- Il ne s’agit pas d’un Traité, mais plutôt d un aide-mémoire fournissant le plus possible de renseignements sur la nature, l’origine, les essais et les analyses des produits utilisés dans les industries des couleurs, des vernis et des laques. La matière y est divisée en 4 parties.
- La première traite des pigments colorés et débute par les divers essais auxquels ils peuvent être soumis comme la détermination de leur nuance suivant la méthode d’Ostwald puis les essais courants du pouvoir couvrant, les solidités, les propriétés particulières; grosseur des particules, leur charge électrique etc. Vient ensuite la description des substrata et des divers pigments rangés d’après leur couleur; les laques obtenues avec les colorants organiques sont classées à part dans le même ordre.
- La deuxième partie écrite par Erich Stock comporte les laques et vernis, c’est-à-dire les résines, les huiles, les résines synthétiques, les diluants, la fabrication des vernis et les multiples essais auxquels sont soumis les produits de départ ainsi que les produits finis. Enfin dans le troisième chapitre se trouvent rangés les liants aqueux comme les colles de gélatine, d’hydrates de carbone, les émulsions. Une 4e partie termine le volume par des tableaux de données numériques. Un tel ensemble de renseignements trouvera sûrement le meilleur accueil chez tous les fabricants de pigments et de laques. A. W.
- TEINTURE-IMPRESSION
- L’IMPRESSION A MULHOUSE EN 1824
- Communication faite par M. Pierre Lemoine, Ingénieur Chimiste E. C. M., à la réunion du Groupe Parisien de I Association Amicale des Anciens Elèves de l’Ecole Supérieure de Chimie de Mulhouse, le 19 mars 1937.
- En admirant de nos jours ces splendides indiennes aux tons si chauds ou si fanés, nous nous demandons comment nos collègues d’alors arrivaient à les colorier avec tant de goût. Ils ne disposaient que de peu de couleurs, tandis qu’au-jourd’hui, en utilisant une grande quantité de colorants de solidité différente, ou des mélanges appropriés, nous pouvons varier notre palette à l’infini.
- J’ai eu entre les mains les notes manuscrites et le carnet d’échantillonnage d’un coloriste mulhou-sien de 1824, et ce n’est pas sans émotion que j’ai retrouvé collé sur ces pages un dessin d’ameublement que j’ai eu à reproduire en impression à la planche il y a quelques années.
- Chevreul, en cette même année 1824, alors directeur de la Manufacture des Gobelins, donnait de l’impression sur tissus la définition suivante :
- « C’est l’art d’imprégner, aussi profondément que possible, le ligneux, la soie, la laine et la peau, de matières colorantes qui y restent fixées ou mécaniquement ou par affinité chimique ou enfin par les deux actions conjuguées ».
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- L’IMPRESSION A MULHOUSE EN 1824
- C’est surtout par l’application des matières colorantes en présence de mordants, qu’ils sont arrivés à nous léguer ces toiles dont la renommée est mondiale.
- Ces couleurs étaient appelées de « conversion », car leur nuance ou leur solidité étaient modifiées par la présence de certains sels.
- Parmi ces mordants, terme qui fut à l’époque bien controversé, signalons les sels de fer, l’alun, les sels de cuivre et les sels d’étain.
- La garance venait en tête des colorants utilisés (la garance d’Auvergne donnait un ton plus rouge que celle d’Avignon et une nuance plus vive que celle d’Alsace), puis le quercitron, le jaune de chrome (pour certains usages), le fustel, la cochenille, le Pernambouc, le campêche, l’indigo et le Bleu de Prusse. La gaude était peu employée parce qu’elle était trop chère pour l’époque, et la graine de Perse, pas assez solide au lavage, était considérée comme faux teint.
- Outre ces colorants, notre chimiste disposait des produits suivants : huile tournante, savon blanc, couperose, jus de citron, alun épuré, sel de saturne, acide oxalique, acide « tartareux », bichromate, crême de tartre, les sels d’étain, le ferrocya-nure de potassium, le sulfure d’arsenic, l’acide muriatique, l’acide muriatique oxygéné, le chlore, la chaux, la potasse, la soude et le vinaigre (qui était à l’époque vendu 18 frs la mesure).
- Comme épaississants : l’amidon grillé, la farine et la gomme Sénégal, cotée 125 frs les 100 livres.
- Comme toujours, les coloristes mulhousiens étaient « à la page » et appliquaient industriellement les procédés les plus récents. Parmi ceux-ci, la teinture en Bleu de Prusse, faite pour la première fois à Lyon par Raymond en 1811, et l’application des chromates et sous-chromates de plomb préconisée en 1820 par Lassaigne.
- Pour former les couleurs les combinaisons étaient les suivantes :
- Sur mordant d’alun
- La garance donnait le rouge garancé
- Le quercitron » Quercitron et garance » Le fustel » La cochenille » Le pernambouc » La gaude » Le campêche » Sur MORDANT DE FER La garance donnait le jaune l’orange l’orange de fustel le rose de cochenille l’amaranthe claire le jaune le lilas. le lilas garancé
- La garance faible avec Le campêche La garance Le quercitron Le quercitron Le fustel sumac » » SUR ALUN ET FER donnait » » » gris de lin le noir le puce garancé olive et réséda canel canel de fustel, noisette
- Cochenille et Pernambouc » amaranthe foncé.
- En teinture, sauf le bleu, les autres nuances étaient obtenues par le foulardage du tissu dans un mordant, puis par une teinture ultérieure. Entre les deux opérations le tissu était séché et oxydé à l’air pendant trois à cinq jours.
- Le bleu était obtenu par le passage du tissu dans la cuve d’indigo montée au sulfate de fer et à la chaux, procédé toujours utilisé de nos jours
- pour la teinture des pièces difficiles à trancher, telles que les pièces de pur lin.
- Un autre procédé consistait à traiter le tissu dans une dissolution d’indigo dans l’acide sulfurique : c’était le Bleu de Saxe ou le Bleu chimique.
- Le troisième procédé avait pour but de former du Bleu de Prusse sur le tissu en le foulardant dans un bain de sulfate de fer, puis dans un bain
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- alcalin caustique et, après une exposition à l’air du tissu, le bleu était développé par un passage final dans une solution de prussiate jaune de potasse froid ou bouillant.
- La grosse difficulté était d’obtenir le vert et notre coloriste laisse percer son souci dans ses notes. Le vert Printemps était obtenu en foular. dant le tissu dans l’alun, puis par une teinture subséquente en gaude et un passage final en dissolution d’indigo. Sur un fond d’indigo bien lavé on mordançait en alun et teignait en gaude pour obtenir le vert Dragon ou le vert Douane et, pour avoir un vert vif, la gaude était mélangée au bois jaune. Sur un même fond d’indigo une teinture en curcuma donnait le vert « Saxe » et, pour obtenir un réséda, on foulardait dans un mélange de sels de fer et d’alun, teignait en quercitron et donnait la nuance finale par un passage en dissolution d’indigo.
- Comme c’est plus simple de nos jours de teindre en un seul bain de colorants à la cuve (Solanthrène par exemple) ou de foularder en indigosols !
- Je ne voudrais pas passer sous silence la fabrication spécifiquement mulhousienne du Rouge mérinos ou d’Andrinople. Cette nuance était obtenue dès 1800 en traitant le tissu dix fois de suite dans un mélange d’huile et de potasse avec séchage du tissu entre chaque huilage. Quelquefois on effectuait un passage en noix de galle pour donner plus de corps et de fixité au rouge. On passait ensuite la toile huilée en alun, on séchait et oxydait pendant quatre jours, on dégommait en bain deson et de bouse de vache et l’on teignait en garance en présence de craie et de sang de bœuf pendant 3 heures au bouillon. Puis on foulardait à nouveau dans le mordant d’alun, oxydait et donnait une deuxième teinture, en garance.
- Ceci fait, on avivait le rouge en traitant quatre fois de suite le tissu teint dans une chaudière fermée contenant une dissolution de potasse, de savon et de sel d’étain. Cette fabrication durait 3 semaines et pour 200 pièces de 3/4 et de 25 yards, le prix de revient était de 4.030 frs, soit 20 frs la pièce de 25 yards. D’ailleurs, le détail de l’établissement de ce prix de revient est des plus intéressant à consulter.
- Les principes de la teinture sur mordant étaient utilisés en impression et pour l’impression directe sur fond blanc on imprimait un mordant épaissi par de la gomme Sénégal, puis la pièce séchait à l'étendage pendant 4 à 5 jours et était ensuite teinte en colorant voulu. Les fonds blancs étaient
- fardés et il était difficile pour les couleurs garancées de rétablir un blanc parfait. Pour l’obtenir, on traitait le tissu 6 fois dans une chaudière dans laquelle se trouvait une solution bouillante d’eau savonneuse et de son, puis on étendait la pièce 8 jours sur le pré. De cette façon, la fabrication d’un tissu imprimé à une couleur demandait un mois en été.
- C’estBerthollet qui, en 1785, a utilisé l’acide muriatique oxygéné pour le blanchiment des toiles et ce sont ses élèves Walter et Bonjour qui étudièrent chez Oberkampf, à Jouy-en-Josas, la possibilité de régénérer les fonds blancs fardés par les garances ou autres produits : « L’acide muriatique oxygéné est l’agent qui se substitue à l’air », disait Berthollet, et « l’acide muriatique, acide marin, se combine avec l’oxygène et, par là, il prend les propriétés de l’acide muriatique oxygéné; il faut pour cela, que l’oxygène perde l’état élastique ». Berthollet admettait une sorte d’action de l’acide muriatique oxygéné sur les couleurs, car l’oxygène, privé de son élasticité et peu adhérent à l’acide, entre facilement en combinaison avec les substances qui ont de l’affinité pour lui.
- A Manchester on traitait déjà les pièces imprimées en gaude dans une solution faible d’acide muriatique oxygéné (acide hypochloreux). Il était alors intéressant de voir si l’on pouvait remplacer par un traitement court les passages des garancés dans plusieurs bains de bouse de vache et de son, (6 bains) suivis chaque fois d’exposition sur le pré demandant 5 à 6 jours. Les élèves de Ber-thollet déterminèrent qu’une solution de sel de potasse dans l’acide muriatique oxygéné n’abimait pas les couleurs mordancées. Les essais d'OBER-kampf furent couronnés de succès et il put ainsi supprimer 5 bains de son sur 6, ce qui ramenait la durée du travail à 5 jours en tout, y compris l’exposition sur le pré. C’est donc à Berthollet qu’est dû le chlorage des tissus imprimés, opéra-tion faite de nos jours sous forme de chlore vapeur.
- Le bleu « fayencé » ou bleu anglais était obtenu en imprimant de l’indigo non réduit et du sulfate de fer avec de la gomme et de l’amidon. On cuisait et imprimait. On développait en passant le tissu fixé sur des cadres dans une série de cuves anglaises renfermant les unes des laits de chaux, les autres de la couperose. On déverdissait entre chaque traitement et finissait sur une cuve de soude, puis sur une cuve d’acide dilué.
- Le « solitaire » se préparait en imprimant un sel de manganèse épaissi puis en formant le bistre
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- de manganèse par un passage du tissu imprimé dans une solution alcaline.
- Le « rouil » n’était autre chose que « du fer dissous dans du vinaigre » épaissi et imprimé. La pièce était étendue 8 jours à l'air, puis l’oxyde de fer était développé par un passage du tissu dans une solution de chaux.
- Si, par l’impression d’un mordant de fer et d’alun et par une teinture ultérieure en quercitron, il était possible d’obtenir un olive et un réséda, le vert vif dit « solide » était réalisé en imprimant de l’indigo non réduit avec un mordant d’alun et en teignant ensuite en gaude. Le vert « fayencé » était obtenu en imprimant sur blanc un mélange d’indigo, de sulfure d’arsenic et de chlorure d’étain. On teignait en cuves anglaises comme pour le bleu fayencé et développait le vert par un traitement en bain alcalin.
- Il y avait déjà des « couleurs mode » telles que le « gris de lin » obtenu comme en teinture par l’impression d’un mordant faible de fer et par une teinture ultérieure en sumac. Mais dès cette époque, le coloriste n’avait qu’une confiance très relative dans les couleurs mode en général, et dans le gris de lin en particulier, si j’en crois sa note, « cette nuance est de circonstance et ne se fait jamais qu’au printemps et passera bientôt de mode ». Rien de nouveau sous le soleil! Parmi les dessins 2 couleurs, les « fonds blancs enluminés » étaient constitués par des dessins « une couleur » garancés, lavés, finis et surimprimés à la planche en mordant. Ce mordant était fixé par étendage et la pièce à nouveau teinte en colorant approprié. C’est ainsi que, par exemple sur lilas garancé, un mordant d’alun et une teinture en quercitron donnaient un effet jaune sur lilas. De même olive sur rouge garancé. Dans le même esprit on appliquait le solitaire sur bleu garancé, etc.
- On obtenait aussi des « 2 couleurs » en imprimant 2 mordants différents et en donnant une seule teinture. Par exemple, un mordant alun + fer et un autre fer, avec teinture garance donnait puce et lilas. Ces 2 couleurs pouvaient être enluminées à leur tour pour donner 3 couleurs.
- Les « absorbages » (rongeages de mordant) étaient obtenus en foulardant le tissu en mordant puis en le séchant. On imprimait avant teinture une couleur à base de jus de citron épaissi qui détruisait le mordant à l’endroit imprimé. On terminait en teignant au colorant choisi.
- Les « colonnes fondues » étaient obtenues en
- imprimant deux concentrations différentes de mordant; on absorbait puis teignait.
- Les articles « gros bleus » étaient des réserves blanches, plastiques, (composées de sels de cuivre épaissis avec de la gomme et de la terre de pipe) imprimées, puis séchées. On teignait en indigo au cadre, lavait, séchait; ensuite on imprimait à la main dans le blanc, avec un mordant d’alun par exemple, et teignait en quercitron.
- Les Rongeants sur Bleu, teints sur cuve anglaise à roulette, étaient effectués :
- I° En foulardant le tissu teint dans un bain de bichromate faible, avec séchage rapide, à l’abri de la lumière et en imprimant de l’acide oxalique épaissi. On passait ensuite, pour développer le Rongeant, dans une solution d’eau bouillante avec de la craie.
- 2° En imprimant un mélange d’un épaississant d’amidon et de sel de plomb, et d’un épaississant d’amidon et de bichromate de potasse en excès, il y a formation de chromate de plomb que l’on imprime. On passe la pièce dans un bain d’acide chlorhydrique faible et d’acide oxalique.
- Les Rongeants sur couleurs garancées étaient obtenus en imprimant, sur du rouge d’Andrinople, par exemple, un épaississant contenant du jus de citron ou de l’acide « tartareux ». On passait ensuite, après séchage, dans une cuve contenant du chlore alcalinisé par de la chaux. On obtenait ainsi des rongeants blancs. Pour avoir des effets jaunes, à l’épaississant acide on ajoutait des sels de saturne et, après passage dans la cuve au chlore, on traitait le tissu imprimé dans une solution au bichromate de potasse; il se formait sur la fibre du jaune de chrome. Pour le bleu on prenait du Bleu de Prusse dissous dans l’acide oxalique que l’on ajoutait à l’épaississant acide. Des mélanges de couleur pour bleu et pour jaune donnaient le vert. C’est par ces procédés que notre collègue d’il y a iio ans obtenait ces articles « mérinos » qui sont encore si frais dans sa collection et dont la perfection a dû le combler de satisfaction.
- Les « aladins » étaient obtenus d’après le même principe. On imprimait sur blanc au rouleau les mordants de puce et de violet foncé; puis, après avoir oxydé le mordant, on mattait au rouleau avec le mordant violet clair. On laissait sécher, teignait en garance et l’on savonnait fortement. On imprimait ensuite comme pour le mérinos avec les Rongeants blanc et jaune. On développait en cuve décolorante pendant quelques minutes et, après rinçage, on développait le jaune
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- en bain de bichromate. Pour avoir des effets verts, on foulardait dans un bain léger de ferrocyanure de potassium avant d’imprimer les Rongeants. En présence du ferrocyanure, du mordant jaune et des sels de fer, il y avait formation de Bleu de Prusseet, par suite du mélange au jaune de chrome, développement d’effets verts.
- Les « lapis » étaient des « gros bleus » sous indigo, mais à plusieurs couleurs; le jaune et le vert étaient obtenus par des mélanges de sel de plomb ou de Bleu de Prusse additionnés à la réserve plastique et les couleurs étaient évidemment obtenues après un développement en bichromate suivant le lavage de l’épaississant plastique.
- Citons encore les « dessins riches », les « printanières » (genre écossais), les châles, mouchoirs et cravates, et nous aurons passé en revue la collection imprimée en 1824 dans cette usine de Lutterbach.
- Dans ces notes, j’ai relevé quelques prix de revient. Pour une pièce de 25 yards 1 passage au rouleau coûtait 2 fr. 50, le foulardage en mordant o fr. 75, le blanchiment 3 frs, le Rouge garancé une couleur fond blanc revenait à 12 fr. 75; le solitaire’ à 9 fr. 85; les fonds blancs enluminés 2 couleurs à 17 fr. 20, le 3 couleurs à 19 fr. 85, le 4 couleurs à 27 fr. 50 et les réserves colorées sous indigo 3 couleurs à 22 fr. 15. Les frais généraux étaient de 2 fr. 50 pour une pièce de 25 yards et l’impression de 20.000 pièces de 25 yards par an demandait :
- i contremaître à............ 1.400 frs par an
- 8 ouvriers et 4 garçons. 6.000 —
- 2 couturières..................... 600 —
- 8.000 frs
- A cette époque, la gravure d’une planche coûtait 3 frs, mais la machine à imprimer avait coûté 55.000 frs. Les imprimeurs de l’époque pouvaient demander des prix de façon rénumérateurs et je ne peux mieux faire que de citer la phrase de M. Beaucaire, directeur commercial, notée sur ses archives : « En toute marchandise de mode, il faut garder une forte marge devant soi pour pouvoir supporter les pertes sur les rebuts, les manqués et les fausses dispositions, il faut faire payer surtout autant que possible la nouveauté et ne pas craindre de trop tendre ses prétentions ».
- Ces principes sont toujours de rigueur en impression, mais bien difficilement applicables de nos jours.
- Au siècle de vitesse où nous vivons et où, souvent, il est demandé de livrer les pièces imprimées avant que les écrus ne soient arrivés du tissage, il est virtuellement reposant de se figurer la vie industrielle d’alors.
- Teindre une pièce demandait entre 15 jours et un mois; pour l’imprimer c’était plus long encore. Nous nous figurons notre ancien, partant à cheval, se dirigeant au petit trot vers Richwiller où se trouvait le tissage, revenant sur ses pas vers Morschwiller où il va surveiller le travail de la blanchisserie et, après un arrêt pour rétablir son pH par l’absorption de quelques cm3 de Riesling, retourner vers l’atelier d’impression. Il a eu le temps d’admirer le beau paysage d’Alsace, de fixer sur sa rétine les fraîches couleurs de la nature, et, en artiste, il les reproduira ensuite sur ces toiles peintes et ces indienneries qui contribuèrent à faire la grande renommée de Mulhouse, cité à laquelle nous sommes tous attachés par de nombreux souvenirs.
- PRECAUTIONS A PRENDRE DANS LA TEINTURE AVEC LES COLORANTS POUR CUVE
- Dans une conférence faite à Grangemouth, sous les auspices de l'Anthraquinone Club (1), le 8 février dernier, M. Jones a donné un certain nombre d’informations concernant l’emploi des colorants pour cuve, en teinture et en impression. Il divise les colorants pour cuve en quatre catégories : ceux qui teignent à chaud, à tiède, à froid et ceux dont les cuves doivent être préparées à l’état concentré.
- Chaque colorant a ses particularités qui sont
- (1) Chemical Age, 1937, p. 160.
- souvent si marquées qu’on ne pourrait pas lui appliquer un procédé courant, mais que celui-ci doit lui être approprié. Certains colorants se réduisent mieux en solution diluée, c’est-à-dire dans le bain lui-même, d’autres au contraire en milieu concentré en n’utilisant pour cela qu’une portion de bain qui est ensuite diluée.
- Il faut aussi veiller à la température et à la concentration des drogues. Prenant comme exemple le Bleu Calédon RCS, il montra que sa réduction réussit le mieux en milieu concentré, avec une proportion d’alcali et d’hydrosulfite bien
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- 282 PRÉCAUTIONS A PRENDRE DANS LA TEINTURE AVEC LES COLORANTS POUR CUVE
- déterminée. La cuve ainsi obtenue est loin d’être claire; elle a la consistance d’une crême cuite (flan), mais quand elle est diluée dans la totalité du bain, il se forme une solution claire. Cette propriété a souvent gêné les teinturiers qui pensaient que la réduction doit donner un produiten solution. En opérant d’emblée, en milieu dilué, il y a une sensible perte de colorant et les teintures sont striées.
- Les méthodes qui ont été indiquées pour l’application des colorants pour cuve datent déjà de quelques années et certaines peuvent être améliorées.
- D’une manière générale, les colorants pour cuve sont absorbés très rapidement par les fibres, ce qui rend l’unisson assez difficile à obtenir. On s’est beaucoup préoccupé de régulariser l’affinité. La manière la plus simple consiste à agir sur la température et c’est le moyen utilisé le plus fréquemment dans la pratique. On commence à froid ou à tiède avec les colorants dont l’affinité est la plus grande à chaud comme les Bleus Calé-don, ou inversement en- commençant à chaud pour les colorants teignant à froid comme le Rouge Calédon B. Mais il faut aussi considérer les propriétés du leuco-dérivé. Ainsi, le Gris Indan-thrène K qui teint à froid, se décompose au-dessus de 40° et donne alors une teinture brune; le Bleu Calédon RC lorsqu’il est teint à température trop élevée perd sa solidité au chlore. De même, la concentration de l’alcali exerce une influence sur la vitesse de la teinture. On peut aussi exercer un contrôle par l’addition de substances qui sont des « retardateurs » de la teinture. Ils appartiennent à ce qu’on appelle des colloïdes protecteurs dont la colle est le meilleur exemple, avec la liqueur résiduelle de la fabrication de la cellulose sulfitique.
- On a aussi préparé des produits de synthèse, comme le Pérégal O. Mais ces retardateurs ont
- l’inconvénient de modifier l’équilibre dans le bain de teinture, de telle sorte que la durée nécessaire pour qu’il soit atteint devient trop longue pour la pratique. Il faut trop de temps pour obtenir le même épuisement du bain, ou bien il faut ajouter davantage de colorant pour arriver à l’intensité de nuance désirée dans un temps raisonnable.
- Ce qui conviendrait c’est une méthode de ralentissement facile à contrôler et dont l’effet pourrait graduellement être annulé. Mais la trop grande affinité amène avec elle un autre inconvénient, c’est la faible pénétration dans la fibre. On peut l’augmenter en ajoutant des produits qui font décroître la tension capillaire. M. Jones indiqua également quelques autres difficultés comme celles qu’occasionne le mercerisage. Ainsi, le coton teint avec le Bleu Calédon RS qui est ensuite mercerisé prend une teinte verdâtre; un traitement à l’hydrosulfite le ramène à la nuance primitive. Il est probable que la soude caustique et la cellulose ont réduit le colorant qui subit ensuite une suroxydation comme il arrive quelquefois lors de la teinture. On a pu montrer qu’en faisant bouillir du coton teint en Jaune Calédon G avec la soude caustique il y a réduction. Pratiquement, tous les colorants pour cuve sont plus ou moins réduits lors du débouillissage alcalin, en chaudière. Aussi le débouillissage alcalin des chemises imprimées avec des colorants pour cuve nécessite certaines précautions, on opère dans des conditions moins sévères et on ajoute un agent oxydant peu énergique.
- Enfin, on sait quelors du blanchiment il arrive que le coton teint avec des colorants pour cuve soit fortement attaqué. Les recherches ont montré que trois facteurs peuvent concourir à ces accidents : le pH des solutions d’hypochlorite, l’action de la lumière et la nature du colorant. On a déjà souvent signalé des exemples de ces actions.
- A.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- La production des couleurs azoïques sur lin. — ULSTERMAN. — The Dyer, octobre 1936, p. 361-362.
- La teinture en couleurs azoïques du groupe Naphtol AS, Brenthol, Naphtazol, etc. offre, sur lin, des difficultés que l’on ne rencontre pas sur coton. Presque tous les tissus de lin à teindre sont tissés avec des fils trois-quarts blancs et ces fils renferment une plusgrande quantité de pectines que le coton. De 30 %, la teneur tombe à 7,5%, à 12% par le blanchiment. On ne
- cherche pas à l’abaisser davantage, de manière à ne pas faire perdre trop de poids aux filés.
- Le blanchiment rationnel des filés de lin comporte au moins trois débouillissages en kier à basse pression : le premier en soude caustique, les autres en carbonate de soude et savon. Les pailles s’éliminent surtout par le débouillissage. Pour abréger le blanchiment, et surtout le débouillissage, on emploie des bains de chlore plus concentrés, en particulier pour conserverau
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- fil un certain poids. Mais ce traitement rapide a pour résultat de faire réapparaître les pailles au cours de la teinture. Généralement, les couleurs azoïques solides ne teignent pas les pailles. Parfois celles-ci paraissent teintes jusqu’au savonnage du tissu, traitement qui dépouille ce dernier du colorant non fixé.
- Lorsque les pailles sont mal éliminées, il estrecom-mandabie de redébouillir légèrement le tissu en savon et carbonate de soude, à l’air libre, puis de le chlorer; mais, par ce traitement, le tissu perd encore du poids. On remédie à cet inconvénient en employant des naphtols ayant une grande affinité (substantivité) et, autant que possible, une combinaison qui résiste à 1 ébullition avec de la soude caustique. De cette façon, les pailles se teignent et, dans le cas des combinaisons indiquées, n’abandonnent pas de colorant au bain de savon et, par suite, restent couvertes.
- Après le naphtolage le tissu doit être séché. Certaines nuances ne nécessitent pas l’emploi d’un naphtol très substantif ou d’une combinaison résistant à la soude caustique et, dans différents cas, le débouillissage en kier n’est pas indiqué. On donne, alors, un léger fond de colorant de cuve, de tonalité convenable. La plupart des colorants pour cuve judicieusement appliqués couvrent les pailles et, après la teinture en azoïques solides, les pailles ne ressortent plus.
- Cette teneur élevée en pectines des fibres de lin est cause d’une résistance au frottement des combinaisons azoïques, inférieure à celle des mêmes combinaisons sur coton. Pour obtenir la meilleure solidité au lavage et au frottement, il faut d’abord que le naphtol soit en solution parfaite, ce qui implique la présence d’un léger excès de soude caustique. Il est recommandable de remplacer le sulforicinate par un sulfonate d’alcool gras et il faut imprégner sur jigger plutôt que sur foulard, en utilisant un bain court à une température plusélevée que d’habitude. On n’ajoute pas de sel.
- Les solutions de diazo préparées en atelier à partir des bases, donnent, on l’a constaté, des couleurs résistant mieux au frottement que les sels diazoïques fournis par les usines de matières colorantes. Ce fait peut être dû aux composés minéraux ajoutés aux sels diazoïques pour les stabiliser. Parfois, il est beaucoup plus économique de préparer les solutions de diazo à l’atelier. L’acide chlorhydrique, employé dans la diazotation, est habituellement neutralisé par de l’acétate de sodium, d’où la teneur du bain de développement en acide acétique. Il est même nécessaire d’ajouter encore de l’acide acétique au bain de développement, lorsqu’on a employé un trop grand excès de soude caustique avec le naphtol. Une addition, au bain de développement ou de copulation, d’un agent de dispersion (Diazo-pon A, Dispersol L) est toujours avantageuse, car elle met la laque colorée en dispersion plus avancée au moment de sa précipitation, de telle sorte que la couleur non pénétrée dans la fibre s’élimine plus facilement au savonnage subséquent.
- Lorsqu’on prend tous les soins nécessaires et choisit les meilleures combinaisons, on obtient de bons résultats comme solidité au lavage et au frottement.
- Certaines couleurs azoïques solides virent d une façon irréversible, sous l’action du pressing à chaud ou du repassage. A ce sujet, le teinturier doit éprouver au fer chaud les teintures qu’il réalise et sélectionner les colorants entrant dansles combinaisons, quitte à utiliser des colorantsà coefficients 5 à 6, au lieu de 7, pour la solidité à la lumière.
- L. B.
- Cellule photométrique et œil. — E. RISTENPART.
- — MeUiand Textilberichte, septembre 1936, p. 732-733.
- La cellule photométrique est un instrument physique servant à la mesure de l’énergie rayonnante. L œil et le photomètre, dont il se sert, opèrent la vision physiologique et la mesure des trois indices de la couleur pour la tonalité; la teneur en blanc et en noir. La mesure des couleurs est inaccessible à la cellule photo-métrique, c’est pourquoi cette dernière accomplit les mesures de rayonnement d’une manière plus exacte, plus commode et impersonnelle.
- Eventuellement il y aura lieu de déterminer s il est indiqué de se servir d’une cellule photométrique et si son acquisition est profitable.
- L. B.
- Impression au film (cadre) et rayonne. — F. SANDER. — Die Kunstseide, juillet 1936, p. 265-271.
- Les caches de pochoirs, en gaze de soie, dont les parties pleines sont formées par un recouvrement de vernis spécial, ont reçu le nom de « film », d’où l’expression de « impression au film ».
- Les caches en papier et en fer blanc ont été remplacés dans l’impression au film, d’abord par une gaze perméable. On peut employer indifféremment de la gaze de soie ou du tamis de bronze phosphoreux, le procédé d’impression reste le même; le choix de la matière dépend des conditions d’application de la couleur. La gaze de soie doit être faite de la meilleure soie grège et il faut que les fils de chaîne et de trame ne viennent pas se coller les uns contre les autres; cela n’est possible que si le tissu est préparé avec des fils bien retordus. Et comme, en outre, la gaze doit être la plus fine possible pour que la couleur la traverse bien, et que les contours fins soient exactement formés, le tissage est d’une réalisation difficile. Il ne faut pas non plus que se produise de déplacement latéral. On peut très bien utiliser les gazes pour meunerie, dans l’impression au film. A cause de la grande finesse de ces tissus à fils retors, on ne peut tisser ces derniers qu à la main.
- Pour des applications spéciales, on se sert aussi de la batiste de verre qui, on le sait, se compose de fils
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- de coton tissés de façon lâche et que l on traite par de l’acide. Ce traitement fait coller les fils de chaîne et les fils de trame ensemble sans que la solidité du tissu en soit notablement amoindrie. En même temps, on évite tout déplacement des fils et leur porosité, condition essentielle pour le film. Le tamis en fils de bronze est très résistant, comparativement à la gaze en fils de soie; mais si on la traite sans soins, elle peut facilement se bosseler etl’on ne peut plus 1 utiliser pour des travaux fins. En général, on préfère la gaze en fils de soie pour les impressions au film délicates et fines.
- Dans tout atelier d’impression à la planche, on peut procéder à l’impression au film. On peut se servir, pour les premiers essais, de la table existante. Précisément les tissus de rayonne et en particulier le crêpe, dont les modifications de surface sont faciles, nécessitent une bonne fixation à l’état tendu, sur le feutre d’impression. Il est même recommandable de coller le tissu, de façon à éviter tout dérangement et à rapporter facilement les films lorsqu’on imprime en plusieurs couleurs. Il faut également prendre des précautions pour les applications au film, dont les surfaces sont habituellement plus grandes que pour les formes de planche-Un film par couleur est nécessaire- Il y a quelques années, on imprimait des tissus de soie jusqu’en 1 2 couleurs; par raison d’économie, on a réduit actuellement le nombre des couleurs à faire jouer. Grâce à la préparation facile et peu coûteuse des films, on peut réaliser une vivacité et une variété de coloris plus grandes. Le pochoir dans l’impression au film, se compose d’un cadre en bois, à la partie inférieure duquel on tend la gaze de soie ou de bronze. Le cadre de bois doit être construit de telle manière qu’il ne soit pas trop lourd et qu’il ne se déforme pas, sans quoi les impressions ne seraient pas nettes. Les dimensions du cadre dépandent du film lui-même : avec un grand cadre, on a l’avantage de pouvoir imprimer en une fois un plus grand nombre de rapports. Par contre, le cadre s’applique plus difficilement et nécessite parfois l’intervention de deux ouvriers.
- Avec de la pratique, on détermine la grandeur la plus avantageuse pour les pochoirs. De plus, il importe que la gaze soit fixée, ni trop tendue, ni trop lâche sur le cadre, car dans le premier cas elle peut se déchirer et dans l’autre se bosseler vers la base, ce qui conduità des inconvénients, en particulier à des impressions peu nettes. Pour fixer la gaze sur le cadre, il est recommandable d’employer des punaises au milieu jusqu à ce que le nombre en soit suffisant. Le tamis de fils de laiton est plus résistant que la gaze de fil de soie, mais il est plus revêche. Pour que les pochoirs aient une tension régulière, il sufffit de cintrer légèrement l’extérieur de l’une des traverses du cadre.
- En moyenne 4 à 5 mm. suffisent. Ensuite on tend le cadre avec des serre-joints, de façon que les traverses courbées se redressent- Puis on çloue le tamis
- de laiton exactement comme la gaze de soie, et l’on enlève les serre-joints. La faible tension au milieu du cadre suffit pour tenir bien à plat le tamis de laiton et pour éviter du bosselage. Avant de recevoir le dessin, la gaze de soie doit être humectée d’eau pour qu’elle se resserre. Après séchage, le cadre recouvert est prêt pour être transformé en pochoir définitif.
- On distingue 3 procédés essentiels pour appliquer les dessins :
- 1° Application directe du dessin, en le reproduisant sur l’original placé au-dessus.
- 2° Application du dessin par collage ou par décalque sur la gaze.
- 3° Application photochimique, au moyen de substances sensibles à la lumière déposées sur la gaze et insolation sous positif du dessin-
- L’application du dessin par repassage au fer est pratiquée souvent en Angleterre. Il y a lieu de rappeler, dans ce cas, le brevet anglais 432.358 de G. S. Pipe, d’après lequel on recouvre d’un film d’acétate l’une des faces d’un papier transparent que l’on pose ensuite sur le dessin; après quoi l’on découpe la pellicule suivant le dessin, sans détruire le papier de fond. Puis l’on applique, sur la gaze desoie ou de laiton, le dessin ainsi préparé, on passe le fer chaud ou bien 1 on traite par un solvant. De cette façon, le papier se laisse bien détacher du film d’acétate, tandis que celui-ci adhère solidement à la gaze de soie. Le film d’acétate de cellulose a le grand avantage de ne pas être attaqué par le plus grand nombre des pâtes d’impression. Le brevet anglais 416.951 de W. T. G- Hobbs et Goodman, de Londres, concerne un procédé similaire. On prépare le pochoir, en réunissant deux papiers transparents avec de la cérésine. L’une des feuilles forme le fond et l’autre est découpée suivant le dessin. La dernière ne devient collante que lorsqu’intervient de la chaleur, par exemple au moyen d’un fer chaud, etc. On pose les feuilles sur la gaze, on repasse et l’on peut alors retirer la feuille de fond, aussitôt que le dessin adhère fortement à la gaze. La surface qui ne colle pas tout de suite sur la deuxième feuille peut être préparée au moyen du mélange suivant : résine, alcool, gomme-laque, alcool méthylique, huile de lin et acétate d’amyle. Outre que ces procédés sont protégés, l’imprimeur a tout avantage d’acheter des papiers spéciaux qui se laissent repasser au fer chaud, et d’appliquer simplement le dessin sur la gaze.
- Le procédé photochimique est rapide et permet de reporter sur la gaze les contours les plus fins- Lorsqu’on mélange de la gélatine avec des sels de chrome, on forme une pâte qui, exposée un certain temps à la lumière, durcit complètement, par formation de chro-mate de gélatine insoluble. En interceptant, au moyen d’un positif du dessin, les rayons lumineux qui tombent sur la gaze enduite de gélatine chromée, on obtient la reproduction du dessin par du chromate de gélatine
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- s
- PRODU
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- si 9 aie
- indiqué surtout dans les bains de chlore, stable même au bouillon,à la chaux, aux acides et aux alcalis. Solutions absolument limpides.Stabilité du. pouvoir mouillant.
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- insoluble, et les parties non insolées, en gélatine non transformée, s’éliminent facilement du pochoir avec de l’eau chaude- Pour durcir la couche de gélatine, on trouve dans le commerce un vernis spécial. Le dessin étant reporté sur la gaze de soie, il s’agit maintenant d’enduire d’un vernis spécial les parties du pochoir, qui ne doivent pas se laisser pénétrer par la couleur. A cet effet, ou bien on badigeonne les surfaces correspondant au dessin, ou on peint avec une réserve les contours du dessin et l’on vernit ensuite l’ensemble du pochoir. Aux endroits où la réserve a été appliquée, le vernis ne s’est pas fixé directement sur la gaze. Il suffit de plonger dans de l’eau chaude le pochoir ainsi préparé, pour que la réserve s’élimine et que les contours paraissent très nettement. On réalise aussi des caches de pochoir par galvanisation, en enduisant d’abord d une substance conductrice les parties qui doivent devenir imperméables à la couleur d’impression. Mais ce procédé de métallisation est cher.
- En Amérique on applique le dessin sur le pochoir par impression, procédé avantageux pour les impressions à plusieurs couleurs, puisque imprimant chaque fois tout le dessin sur la gaze, sur laquelle on applique seulement les contours correspondants à la couleur. Pour cette réalisation on confectionne un coussin d’impression, qui doit être de 5 pouces plus large que la surface à imprimer. Pour ce coussin, on utilise du carton mou sur lequel on tend du cuir artificiel ou de la toile cirée. Il est encore préférable de disposer une grande plaque de verre au-dessous de laquelle on place un papier blanc. Autour du carton ou du verre, on cloue des formes de bois qui dépassent en hauteur de 5 à 6 mm. la surface de la plaque. Ce cadre doit être construit de manière à contenir la substance de rembourrage que l’on verse à l’état liquide. Avoir soin de disposer le cadre bien horizontalement et de verser lentement la substance pour éviter la formation de bulles d’air.
- On place alors le rembourrage dans un endroit frais, jusqu’à ce qu’il ait durci comme il faut. En moyenne, on abandonne les plaques pendant 12 a 24 heures. Ensuite, le dessin formé sur papier transparent avec de l’encre hectographique est appliqué avec soin sur le rembourrage d’impression. Lorsque le dessin a été porté de cette façon sur les plaques, on place délicatement le pochoir à film, on recouvre la gaze d’une feuille de papier et on imprime avec précaution.
- Le pochoir n’est réellement fini que lorsqu’il a reçu une couche de vernis aux endroits qui ne doivent pas se laisser pénétrer par la couleur. Un bon procédé consiste à peindre la surface à imprimer avec une réserve, comme, par exemple, le silicate desoude, puis arecou-vrir tout le cache de vernis. Il faut veiller à ce que la vernis soit réparti bien régulièrement, sans laisser de petits trous; de même pour la réserve. On passe le vernis.soit avec une brosse, soit avec une racle de
- forme appropriée, à l’intérieur de laquelle on verse le vernis coloré.
- Comme pour l’impression à la planche, la table doit être aussi longue que possible, bien plane. Le guidage des pochoirs à l’un des côtés de la table s’opère de différentes façons. Plus le rail-guide est rectiligne et robuste, plus le travail se trouve facilité pour l’imprimeur. Comme d’habitude, on tend la table d un feutre sur lequel on place une toile cirée ou directement le doublier. La toile cirée permet de ménager le feutre.
- On étend la couleur, c’est-à-dire la pâte d’impression sur le pochoir au moyen d’une râcle dont la forme la plus simple est une planche se terminant en-dessous en biseau, avec un bon arrondi. Pour maintenir 1 arête inférieure toujours droite, on utilise un dispositif qui consiste en un évidement bien droit dans lequel on a collé du papier à l’émeri. Aussitôt que la râcle n est plus bien droite en dessous, on 1 enlève et on la repasse délicatement sur le dispositif. Une râcle d un autre genre est munie d’un feutre en dessous, qui permet de mieux répartir la couleur- Une troisième sorte de râcle est formée par une bande solide de caoutchouc serrée entre des plaques d’aluminium. Bien qu’elle soit un peu plus lourde, cette râcle assure un travail net. Les bandes de caoutchouc se remplacent d ailleurs facilement.
- Pour bien réussir l’impression au film, il n’est pas indifférent que le tissu soit bien tendu et fixé sur la table. On se sert avantageusement, à chaque extrémité de la table, d’un rouleau de bois avec rainure dans laquelle on fixe le tissu au moyen d’un coin de bois. Les rouleaux tendeurs sont munis d’un dispositif de serrage avec loquet. Dans l’impression des velours, des peluches, etc., on ne peut pas se servir d’un tel dispositif qui écraserait trop le duvet. Pour ces tissus à duvet, il suffit de garnir les rouleaux d’épingles. Le mécanisme de serrage reste le même. Dans l’impression au film, les tissus très délicats sont collés sur le doublier de façon à empêcher les rétrécissements provoqués par l’impression. Pour imprimer du crêpe de rayonne, il faut le tendre fortement, sans toutefois atteindre la largeur primitive du tissu avant crêpage, de façon que le crêpe reprenne ses caractéristiques. Comme le tissu doit être bien parallèle au rail de guidage du pochoir, on aligne l’une des lisières sur le rail, à l’aide d’une baguette.
- Tout de suite après l’impression et avant d’appliquer un deuxième pochoir il faut avoir soin de sécher, afin d’éviter des rappliquages. A cet effet : 1° On fait passer des tuyaux de chauffage à travers la table; l’air chaud qui s’en dégage sèche rapidement la pâte, mais il incommode l’imprimeur. 2° Aumoyen de ventilateurs on envoie de l’airsur le tissu de l’un des côtés. 3° Au moyen de tuyaux, on insuffle de l’air chaud au-dessus de la table et à différents endroits. On peut, par des conduites en fer blanc appropriées, régler le débit de l’air de façon à ne pas gêner les imprimeurs.
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- Lorsqu’on imprime plusieurs couleurs, il est recommandable d’imprimer d’abord la couleur qui revient le moins dans le dessin. De cette façon les tensions intérieures du tissu restent petites et ne gênent pas un bon rapportage des pochoirs suivants. En outre, on saute volontiers un rapport, de façon à réaliser un séchage plus sûr. Cette manœuvre est possible, en impression au film, car on n’ajuste pas la forme d apres des points, comme dans l’impression à la planche, mais suivant des fers de rapport qui ont été, au préalable, placés exactement sur le rail de guidage. Suivant! ordre de couleurs, on imprime d’abord les couleurs claires et finalement les couleurs foncées.
- M. A- Léonard, de Cuire (Rhône) a fait breveter en Angleterre, sous le n° 406-928, un procédé qui supprime la fixation du tissu sur la longue tabled impression, par des pointes. Dans ce nouveau dispositif, le tissu à imprimer est collé à un doubher solide qui empêche tout rétrécissement du tissu- Le collage s’effectue automatiquement. D’un côté arrive le doubher et, de l’autre, le tissu à imprimer. L’envers du tissu est aspergé d’une colle, puis le tissu et le doublier passent dans une calandre qui opère le collage, et enfin dans un appareil sécheur. Or, comme l’impression au film, tout comme la perrotine, procède par intermittence, alors que la calandre tourne d’une façon continue, il est indispensable d’intercaler un dispositif compensateur entre la calandre et l’appareil à sécher et le lieu d’impression proprement dit. Dans ce but, le tissu est conduit dans un châssis, où il circule verticalement en montant et en descendant. Les rouleaux inférieurs peuvent s’élever ou s’abaisser. Avec une telle installation, il n’est plus indispensable de travailler sur de longues tables. Le pochoir au film pend au-dessus d’une table d’impression rotative. Il faut naturellement autant de pochoirs qu’il y a de couleurs à imprimer. L’impression est réalisée à la main, comme pour la planche : l’imprimeur ménage, entre la racle disposée obliquement et le pochoir, un petit espace dans lequel il verse la couleur- Une fois imprimé, le tissu, après avoir été débarrassé du doublier, passe sur des cylindres sécheurs, puis au vaporisage.
- La Maison Mather et Platt Ltd construit, d’après les brevets de J. S. Wheelwright, une machine complètement automatique pour l’impression au film. La main n’y intervient pas même pour l’application des pochoirs et la répartition de la couleur.
- En Allemagne, on utilise avec succès des machines à imprimer au film, mais pour les peluches seulement.
- L. B.
- La production d’imitations de fourrures sur peluche. — S. F. VERDLANDT. — Textile Colorist, avril 1936, p. 235-237.
- Les tissus de peluche que 1 on imprime pour imiter les fourrures d animaux sont tissés avec des duvets se composant de mohair, d alpaga, de croisés peignés, de
- poil de chameau, de soie et parfois de rayonne viscose et acétate, suivant le genre de fourrure à imiter. Pour obtenir certaines qualités physiques, on combine deux ou plusieurs fibres. Par exemple, un mélange de mohair et de rayônne délustrée fournit un tissu ayant un toucher « fourré » bien plus prononcé qu’un tissu en pur duvet mohair.
- Pour certaines imitations de fourrure bon marché et à duvet court peu fourni, la peluche est tissée avec un tablier de coton écru ; mais, lorsqu’il s’agit de peluches à duvet dense, le tablier de coton est noir, teint en colorants au soufre, en chaîne et en écheveaux pour la trame, avant le tissage.
- Bien que la présence d’un fond noir simplifie le problème de la teinture des poils, la clientèle insiste souvent pour que le tablier de coton soit fourni à la même nuance que les poils, car le tissu possède ainsi un aspect plus frais que lorsque le tablier est noir.
- Habituellement, l’impression de la peluche est faite à la main, tant au pochoir qu’à la planche- Toutefois, pour les peluches à poil long et dense, on imprime exclusivement au pochoir et à la brosse, de façon que la composition d’impression puisse pénétrer plus facilement jusqu’à la racine des duvets. Par contre, pour les dessins étroits et compliqués sur tissus à duvet souple et court, la planche donne de meilleurs résultats que les autres méthodes.
- Comme pochoirs, on se sert presque toujours de plaques de zinc, dont on empêche le gondolement en les encadrant d’éclisses de bois dur, fixées solidement entre elles par des plaques de fer aux angles. On emboîte la plaque au-dessus de la surface du tissu à imprimer, lequel est bien tendu sur table longue. On brosse alors la couleur épaissie, dans le duvet, à travers les interstices du pochoir.
- Il est essentiel d’estomper les contours que laissent les dessins du pochoir, en les brossant de plus en plus légèrement. Naturellement, dans les combinaisons de coloris, certains dessins ne doivent pas être dilués, de façon à contraster.
- Pour faciliter cette gradation de tons, les pâtes d impression doivent être neutres, ou même légèrement alcalines là où certains colorants dans la couleur concentrée exercent une affinité malencontreuse pour la fibre. Beaucoup de colorants acides teignant en bain neutre possèdent une affinité trop élevée pour la fibre animale, même en solution froide, pour être employés avec succès dans l’impression au pochoir. Par exemple, une mauvaise combinaison de colorants pour un gris fumée peut conduire à des bords colorés en vert crû, en rouge, en jaune, etc., au détriment du plan tonal.
- C’est également, dans le but de réaliser des gradations de couleur en progression harmonieuse que l’on ne chlore pas les tissus de peluche avant de les imprimer, de manière à ne pas augmenter l’affinité de la fibre de laine pour les colorants.
- Il faut veiller, ici, à ce que les additions de sub-
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- stances, comme l’alun, le tungstate de soude et le chlorure stannique, à la pâte d’impression retardent la fixation des colorants sur la fibre à froid, puisque ces composés forment avec le colorant un précipité à l’état de fine division, qui se dissocie lors du vaporisage.
- La réduction du colorant au cours du vaporisage, suivie d’une altération de la couleur, se produit parfois sur tissu non chloré- Elle est favorisée par l’emploi de vapeur trop humide, ou par la présence de parties du tissu insuffisamment sèches. On peut remédier à cet inconvénient en ajoutant judicieusement du chlorate de sodium à la pâte d’impression- Le noir acide, type base bleu-verdâtre est particulièrement sensible à la vapeur humide et, lorsqu’une réduction se produit, le noir brunit ou bronze. Par ailleurs, beaucoup de noirs directs et acides coulent plutôt au cours du lavage après vaporisage, lorsque le vaporisage-fixage s’est opéré avec insuffisamment d’humidité. L’orangé II est un exemple typique de ce genre.
- Pour épaissir les couleurs d’impression, on emploie le british-gum, la farine de froment, les dextrines et parfois les gommes Sénégal et adragante. A noter que les épaississants farineux, comme la farine de froment, donnent à la fibre de mohair, au cours du vaporisage, un lustre tenace, en particulier lorsque le vaporisage est produit sous faible pression. Lorsqu’on ne désire pas ce lustre, on emploie des gommes (Sénégal).
- La recette suivante peut servir de type pour préparer les couleurs d’impression à la planche-
- 680 grs colorant acide
- 707 grs british-gum en poudre
- 170 grs glycérine
- 57 grs chlorate de soude
- 283 grs oxalate d’ammoniaque 280 cc ammoniaque
- 9 lit. eau
- Cette recette sert également pour l’impression de colorants substantifs sur fibre animale.
- Lorsqu’on imprime des tissus mixtes avec des colorants substantifs, on ajoute du phosphate de soude à la couleur et l’on supprime le sel dégageant de l’acide. L’exemple suivant sert pour l’impression de tissus mixtes laine, coton et soie :
- 6 parties colorant substantif
- 3 parties phosphate de soude
- 1 part. 5 glycérine brune épaississant suivant qualité
- Dans certains cas, on utilise les colorants au chrome pour l’impression au pochoir; par exemple, comme suit :
- 1814 grs colorant au chrome 20 % pâte 1 133 grs acétate de chrome
- 1 133 grs oxalate d’ammoniaque
- Pour enrichir les dessins à grande surface, brune ou taupe, on imprime à leur centre du noir au campêche. On applique la couleur d’impression avec la brosse de pochoir ordinaire et les bords du dessin central sont frottés de façon à les perdre plus ou moins imperceptiblement avec le reste du dessin original. On surimprime avec du campêche principalement les tissus de grande valeur, qui ont été imprimés, vaporisés et lavés- On prépare comme suit la couleur de noir au campêche :
- A) épaississant : 22 lit. 5 liqueur de fer 20° Bé 6802 grs tapioca 3401 grs amidon de blé, porté à 98-100 lit.
- B) campêche type : 45 lit. hématine pâte 9 lit- acide acétique 30 %
- 10203 grs sulfate de fer 2117 grs nitrite de soude
- 616 cc bisulfite de soude 35° Bé, porté à 81 lit.
- On mélange 1 partie de A avec 1 partie de B. Après l’impression, on fait sécher légèrement le tissu et on le vaporise comme d’ordinaire pour les impressions sur laine.
- Lorsqu’on prépare des pâtes d’impression pour peluche mixte, comportant de la soie et de la mohair, ou du coton et de la mohair, il est souvent nécessaire, dans le but d’obtenir une couleur solide sur toutes les fibres, d’employer, avec le colorant substantif, un colorant acide se fixant en milieu neutre, en excluant, cependant, les colorants qui se réduisent trop facilement, tels que les bleu marine et les noirs sulfone cyanine. Si la couleur contient de l’oxalate d’ammoniaque, les colorants acides de la combinaison résistent mieux au lavage subséquent- Par contre, peu de colorants substantifs colorent les fibres végétales en nuances foncées, lorsqu’il se trouve de l’acide en présence. II importe donc d’essayer les colorants avant de les combiner.
- On produit certains genres sur peluche mohair et peluche alpaga avec le brun au permanganate que l’on prépare comme suit :
- 226 grs permanganate de potasse
- 170 grs sel d Epsom (sulfate de magnésie) 113 grs China clay gris 336 cc eau bouillante
- Après refroidissement, le mélange est prêt pour l’emploi.
- Le vaporisage n’est pas nécessaire pour fixer cette couleur ; après l’impression, il suffit de rincer la peluche à l’eau froide. Pour produire des enlevages, on brosse les pointes des poils avec une liqueur de coupure faite comme suit :
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- 4 lit. 500 eau oxygénée 12 volumes
- 0 lit. 420 acide acétique 30 %
- 0 lit. 420 solution d’acide oxalique 20 %.
- Dans certain cas, on change le brun en noir, en traitant le tissu pendant quelques minutes dans un bain contenant du sel d’aniline et un peu d acide sulfurique. Pour compléter le développement du noir d aniline, on savonne finalement les pièces en bain chaud contenant de l’ammoniaque. Pour d’autres genres d’enlevages, on emploie des colorants acides à la place du brun de permanganate. On imprime le colorant acide nécessaire et, après vaporisage et lavage, on étend le tissu sur une table et l’on brosse les pointes de duvet avec un rongeant comme celui-ci :
- 453 grs hydrosulfite NF
- 226 grs oxyde de zinc
- 907 grs épaississant au british-gum
- Après un léger séchage, le tissu est vaporisé pendant 3 minutes, sans pression, lavé et séché.
- Le brillantage ou laquage des peluches de mohair est opéré, ordinairement avant l’impression. Il consiste à donner au duvet de mohair un encollage épais, fait de farine blanche ou de british gum, bouillis dans l’eau. Après séchage de l’encollage, les pièces sont vaporisées pendant 1 heure à 4 kg.-500 de pression par cmq, puis lavées à l’eau tiède. Pour augmenter le brillant, on répète trois ou quatre fois ce laquage.
- On obtient des « unis » sur peluche mohair en traitant les pièces par un bain de carbonate de soude à 7° Bé, pendant environ 50 minutes à 80° C., puis en les rinçant bien à l’eau froide. On produit de belles imitations de poulain et similaires. Sur ces unis, on obtient des « ondulés» en soumettant les pièces à l’action de brosses rotatives maintenues humides par de l’eau qui s’écoule de leur ave Parfois, à la place
- d’eau, on utilise une solution fluide de farine ou de british-gum, comme lubrifiant. Dans ce cas, la peluche est vaporisée de façon à fixer les ondulations ce qui, en même temps, augmente le lustre du duvet, dans ces ondulations.
- On peut aussi obtenir des effets originaux par impressions métalliques sur peluche, à poil droit. A cet effet, les pièces de peluche sont d’abord vaporisées sur un cylindre rotatif pour que le duvet devienne aussi uni que possible. Une pâte d’impression métallique aura la composition suivante et s’appliquera aussi bien à la planche qu’au pochoir.
- 5215 grs acide phénique 7840 cc acétone 5986 grs séricose
- 4535 grs poudre d’or.
- Pour certaines sortes de peluche, on demande des impressions ou du gaufrage. Les meilleurs effets d’impression sont produits en faisant passer les pièces entre des rouleaux chauffés et gravés de dessins. On imprime aussi sur peluche mohair une solution forte de sulfo-cyanure de calcium épaissie avec de l'adragante ; ensuite on vaporise, on lave et on sèche les pièces. Le sulfo-cyanure fait friser et rétrécir les fibres qui, ainsi, contrastent avec celles qui n’ont pas été imprimées.
- Pour les imitations de peaux de tigre, de léopard et autres animaux, on imprime à la planche, dont la gravure est plus hardie et plus profonde que celle des autres planches d’impression. Des tampons de feutre sont enfoncés au centre des parties les plus grandes des dessins taillés dans la planche, tampons qui servent de réservoir à couleur pendant l’impression. En appropriant le tissage des tissus à poil, on peut obtenir de bonnes imitations de tigre ou autres fourrures par impression à la planche.
- L. B.
- NOUVEAUX COLORANTS
- Etablissements Kuhlmann.
- Brun ParadiazolNV Brun Paradiazol NB (Circulaire N° 168).
- Les Bruns Paradiazol NV et NB sont des colorants directs homogènes, destinés spécialement à la teinture par traitement ultérieur en diazo de paranitraniline, et à cet égard il convient de signaler que le produit NV constitue une amélioration du produit NB lancé ultérieurement par les Etablissements Kuhlmann.
- Les deux colorants sont utilisés pour la production sur coton ou autres fibres végétales, lin, rayonne (acétate de cellulose excepté), etc., de teintures brun-foncé de bonne solidité à 1 eau, au lavage, au foulon et présentant une assez bonne résistance à la surteinture en
- bain acide bouillant. Le brun Paradiazol NB fournit, après traitement en diazo de paranitraniline (ou au Paranitrol N), des bruns rougeâtres et vifs ; la marque
- Brun Paradiazol NB.
- NV donne des tons plus violacés et plus rabattus. Ils sont facilement solubles, peu sensibles à l’eau calcaire, unissent aisément etépuisent bien ; tous deux conviennent pour la teinture en appareil à circulation du bain.
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- NOUVEAUX COLORANTS
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- Les Bruns Paradiazol NB et NV offrent un intérêt tout particulier en impression, car ils se laissent très facilement ronger en blanc. Ils se prêtent par consé-
- Brun Paradiazol NV.
- quent à des fonds brun-foncé destinés à des enlevages blancs ou colorés. C’est d’ailleurs surtout sur ce point que porte l’amélioration du Brun Paradiazol NB, à laquelle il est fait allusion plus haut.
- lavage, sa résistance à cette épreuve égalant celle des marques N2R, N3R et N4R.
- Le Violet Brillant Solanthrène NR convient également très bien pour l’impression directe du coton en nuances grand teint, ainsi que pour la production de teintures rongeables d'après le procédé au Rongeol NCL sur marchandise préparée en Leucofixe NB.
- Le Violet Brillant Solanthrène NR est livré sous forme de poudre ou de pâte.
- ÉCARLATE SOLANE N2J ÉCARLATE SOLANE N3B (Circulaire N° 200).
- Ces deux colorants de cuve se rapprochent par leurs propriétés des Orangé Solane NR et Ecarlate Solane NR et sont principalement destinés à la teinture et à l’impression des fibres végétales (coton, lin,
- VIOLET BRILLANT SOLANTHRÈNE NR (Circulaire N° 170).
- Dans leur gamme de colorants à cuve, les Etablissements Kuhlmann ont créé ce nouvel élément, destiné
- *
- Violet Brillant
- Solanthrène NR.
- principalement à la production de nuances grand teint sur tous articles de coton, lin ou de rayonne (à l’exception de l’acétate de cellulose); il teint ces fibres en nuances plus bleutées que les Violets Brillants Solan-
- Violet Brillant Solanthrène NR.
- thrène N2R, N3R et N4R de la même maison et présente sur ces trois marques l’avantage d’une plus grande facilité d’unisson et d’une meilleure résistance à la lumière, au fer chaud et à l’humidité. Le Violet Brillant Solanthrène NR est, en outre, très solide au
- riate Solane N3B.
- viscose). On obtient sur ces fibres des nuances vives, solides au lavage, au chlore et à la lessive ménagère.
- La résistance à la lumière peut être considérée comme bonne.
- Ecarlate Solane N2J.
- Les deux marques possèdent également une bonne affinité pour la soie qu’ils teignent en tonalités vives, résistant bien au décreusage. On peut enfin les employer pour la teinture de la laine en nuances grand teint.
- Comme dit plus haut, les Ecarlates Solane N2J et N3B conviennent très bien pour l’impression du coton, de la rayonne (viscose) et de la soie. On utilisera de préférence, dans ce cas, les marques spécialement mises au point pour cet usage sous la forme de « pâte cellix » et qui se fixent aisément par un court vaporisage.
- Les Ecarlates Solane N2J et N3B sont livrés sous forme de poudre ou de pâte cellix (spéciale pour impression).
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- NOUVEAUX COLORANTS
- I. G. Farbenindustrie à Francfort (I ).
- 9 Cette Société nous adresse les notices suivantes concernant des colorants nouvellement mis sur le marché-
- L’I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Franc-fort-s-M. illustre dans ses circulaires I. G. 1369 et 1370 deux nouvelles marques, les
- BLEUS Marine Rapidazol G et RR qui appliqués seuls, fournissent des bleus marine tirant sur le vert ou le rouge et, en combinaison, d autres tonalités bleu marine d’une bonne solidité à la lumière et au lavage.
- Ces deux nouveaux colorants sont dissous et vaporisés en vapeur neutre de la même manière que les Bleu Rapidazol IB et Noir Rapidazol B déjà connus.
- La circulaire I. G. 1363 de l'I. G- Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-s-M. renseigne sur les différents domaines d’application du
- NAPHTOL AS-BT
- dans l’impression. Ce Naphtol fournit avec les Sel d’Ecarlate solide GG, Sels de Rouge solide TR et RC, Sel de Grenat solide GBC et Sel de Corinthe solide LB, des Bruns intenses d’une grande variété, allant du brun jaune au brun rouge et remarquables par leur excellente solidité. Parmi ces combinaisons, celles avec les Sel d’Ecarlate solide GG, Sel de Rouge solide TR et Sel de Corinthe solide LB dont la résistance à la lumière mérite d’être relevée tout particulièrement, permettent l’emploi de l’étiquette Indanthren à partir d’une certaine intensité de la nuance.
- Le Naphtol AS-BT sert dans l’impression en premier lieu pour l’article rongeant, toutes les combinaisons mentionnées se laissant très bien ronger en blanc avec la Rongalite C et en couleur avec des colorants pour cuve. Pour l’article réserve, le Naphtol AS-BT est employé avec le Sel de Rouge solide RC ; cette combinaison se laisse réserver en blanc avec du sulfate d’alumine et en couleur avec des Indigosols.
- Le groupe des colorants Celliton rongeables de l'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-s-M. vient d’être enrichi par la parution des
- Rose Celliton rongeable BRF extra et Rubis Celliton rongeable BBF
- (voir circulaires n°5 1367 et 1368).
- Ces deux nouvelles marques conviennent particuliè-ment pour l’article rongé ; elles donnent également de
- (1) Vente en France, S.O.P.I., 49 bis, avenue Hoche, Paris.
- très bons résultats dans la teinture proprement dite et dans l’impression directe. Le Rose Celliton rongeable BRF extra fournit sur rayonne acétate de très belles nuances rose vif, rongeables en blanc pur à l’aide de la Décroline soluble concentrée, comme on a pu en obtenir jusqu ici avec d’autres colorants Celliton rongeables.
- Le Rubis Celliton rongeable BBF donne des tons d’un rubis bleuté plus pur que ceux obtenus avec l’ancien Rubis Celliton rongeable 3BL, qui sont également rongeables en blanc.
- Le nouveau
- Sel D’ORANGE SOLIDE GGD
- de l'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-s-M. (voir sa circulaire I. G. 1373) fournit avec les différents Naphtols des tons orangés tirant sur le jaune, très solides. Les combinaisons avec les Naphtols AS, AS-D, AS-OL et AS-LC peuvent être munies de l’étiquette Indanthren à partir d’une certaine intensité, à l’exception toutefois des tissus pour rideaux, ameublement et tentes. A noter encore la parfaitesolu-bilité du nouveau sel et la bonne stabilité de la solution diazo.
- L'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-s-M. illustre dans sa circulaire I- G. 1391 les diverses applications en impression de son nouveau sel de teinture,
- le Sel D’ORANGE SOLIDE GGD
- Les combinaisons de ce sel avec les Naphtols AS, AS-D, AS-OL fournissent des jaune orangé d’une vivacité remarquable, celles avec le Naphtol AS-LC des bruns orangé corsés. Les impressions faites avec ces combinaisons peuvent, grâce à leurs excellentes propriétés de solidité, être munies de l’étiquette Indanthren à partir d’une certaine intensité. Le Sel d’Orange solide GGD convient très bien, tant pour l’impression directe sur marchandise naphtolée que pour obtenir des fonds orangé solides rongeables et des réserves orangé vif sous Bleu Variamine. A noter encore l’excellente stabilité des couleurs pour réserves préparées avec ce nouveau sel.
- Le nouveau
- Bleu MARINE INDANTHREN
- POUR IMPRESSION RR SUPRAFIX PATE
- de 1 I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-s-M. offre sur le Bleu Marine Indanthren pour impression RR pâte ordinaire, en plus des avantages propres aux Suprafix pâte de ne pas déposer, de ne pas dessécher et d’être insensible au gel, celui de se laisser
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- NOUVEAUX COLORANTS
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- fixer bien plus rapidement et de fournir des impressions beaucoup plus stables avant le vaporisage. Il donne en outre des bleus marine un peu plus fleuris.
- La Maison Kalle et Cie, Aktiengesellschaft, Wies-baden-Biebrich, affiliée à l’I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, vient de lancer des produits d’apprêt de conception toute nouvelle, les
- Palostan qui permettent d’obtenir des apprêts ordinaires et des apprêts solides au lavage.
- Les Palostan E et F fournissent des apprêts ordinaires.
- Le Palostan E, dontles solutions sont peu visqueuses, est employé pour apprêts au foulard sur tissus pour chemises, robes, lingerie, coutils à matelas, etc. Son application se fait à froid. Les solutions de Palostan E ne fermentent pas et ne moisissent pas à la chaleur. On obtient sur les tissus apprêtés au Palostan E un brillant extraordinaire après un traitement mécanique approprié.
- Le Palostan F plus visqueux est destiné à être ajouté aux apprêts remplissants à base d’amidon, de kaolin, etc. L’addition de Palostan F écarte tout danger de poudrage de l’apprêt.
- On obtient des apprêts résistant au lavage d’une part, avec le Palostan C sur les tissus de coton de couleur, d’autre part, avec le Palostan D sur l’article blanc auquel il confère un aspect imitant celui du lin. Leur application se fait en solution de soude caustique dans laquelle ils sont parfaitement solubles, de préférence sur foulard à trois cylindres. L’apprêt est ensuite fixé en bain acide contenant de préférence del’acidesulfurique et du sulfate de soude. Ce procédé donne de très beaux résultats sur les tissus de coton pour chemises, sur lesquels on désire obtenir par calandrage un brillant particulièrement élevé. Les articles de coton et de rayonne, jerseys, chemises Lacoste, etc. traités aux Palostan C ou D résistent d’ailleurs bien mieux au porter que ceux qui ne le sont pas.
- Le nouveau
- Diazo Orangé brillant 6G extra
- de l'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Franc-fort-s-M. (voir circulaire I. G. 1466) fournit des tons orangé vif tirant sur le rouge ou des jaune or d’une pureté remarquable, selon qu’il est développé avec les Développeurs A ou Z.
- Le principal avantage de la nouvelle marque réside dans sa très bonne rongeabilité avec des rongeants neutres et des rongeants aux colorants pour cuve. Le Diazo Orangé brillant 6G extra fournit en outre sur tissus mixtes de coton et rayonne viscose ou schappe artificielle des teintures bien uniformes.
- L'T. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Franc-fort-s-M. dans sa circulaire I- F. 1382, attire l’attention sur son nouveau
- Jaune RAPIDOGÈNE 14G
- Ce colorant qui possède d’excellentes propriétés de solidité, fournit en impression des jaunes plus verdâtres et plus vifs que le Jaune Rapidogène 13G déjà connu.
- Ces impressions peuvent être munies de 1 étiquette Indanthren sans aucune restriction au point de vue intensité ; ce n’est que dans l’impression de tissus pour rideaux et ameublement qu’il faudra s’en tenir à une certaine intensité minimum.
- Le Jaune Rapidogène 1 4G fournit en combinaison avec le Vert Indigosol IB ou différents Bleus Indigo-sol de très beaux tons vert vif ou tilleul qui conviennent très bien pour l’impression directe, par exemple, comme enluminures à côté d’autres colorants Rapidogène ou Indigosols, et pour l’obtention de réserves vertes sous noir d’aniline.
- Le développement des impressions peut être fait, soit de la façon habituelle en vapeur acide, soit par mattage avec de l’acide formique et de l’acide acétique et vaporisage subséquent dans la caisse à rouleaux ou séchage sur cylindres sécheurs.
- La circulaire I. G. 1383 de l'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-s-M. donne tous renseignements utiles sur l’
- Appretan WL qui est un nouveau produit d’apprêt pour la rayonne.
- Le traitement à l’Appretan WL donne plus de plein aux tissus de rayonne et aux tissus mixtes de rayonne et coton ou schappe artificielle, sans que le toucher devienne cartonneux ou dur. On obtient également un très bel apprêt sur tissus de soie naturelle avec l’Appre-tan WL qui se laisse facilement dissoudre dans l’eau et dont la réaction est neutre.
- L'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-s-M. présente dans ses circulaires I. G. 1426 et 1429 le
- Sel d’Ecarlate solidé VD
- qui fournit en teinture et en impression sur Naphtol AS des tons écarlates d’une grande vivacité, et sur Naphtol AS-E des rouges bleuâtres de solidités remarquables-
- Les teintures et impressions établies avec ces deux combinaisons peuvent être munies de l’étiquette Indanthren à partir d’une certaine intensité ; celles à base de Naphtol AS en permettent même l’emploi pour l’article rideau et ameublement.
- Le domaine d’application de ces deux combinaisons
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- en impression est des plus varié : impression directe sur marchandise naphtolée, production de teintures rouges et écarlates rongeables d’une très grande solidité sur tissus de coton ou de rayonne. A relever encore que ce nouveau produit est le premier sel de teinture qui fournisse des réserves écarlates très vives sous Sel de Bleu Variamine B et RT sur Naphtol AS et des réserves rouges très solides sous Sel de Bleu Variamine FG sur Naphtol AS-E.
- La nouvelle carte d’échantillons de 1 I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-s-M., I. G. 1397
- Colorants Celliton, Celliton solides et
- CELLITAZOL SUR RAYONNE ACÉTATE illustre ces colorants au moyen de teintures-type en deux intensités et renferme en outre un grand choix de teintures sur rayonne acétate en écheveaux obtenues par combinaison.
- L'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-s-M. vient d’enrichir son assortiment de colorants diazotables avec deux nouveaux éléments, les
- Diazo Ecarlate brillant 5BLN extra et Diazo Rubis FBD
- Le Diazo Ecarlate brillant 5BLN extra (voir circulaire I. G. 1406) fournit avecle Développeur A des tons écarlates tirant sur le bleu, très purs. En copulant avec le Nitrazol CF, les nuances sortent nettement plus jaunâtres. Dans les deux cas, les teintures possèdent d’une façon générale de bonnes solidités.
- Les teintures obtenues à l’aide du Développeur A se laissent facilement ronger avec des rongeants neutres ou alcalins, et elles offrent de ce fait beaucoup d’intérêt pour la production de fonds rongeables- Le nouveau colorant donne d’excellents résultats sur coton, sur rayonne, sur tissus mixtes de ces deux fibres qu’il teint d’une façon bien uniforme et également sur soie naturelle.
- Le Diazo Rubis FBD fournit avec le Développeur A sur fibres végétales, rayonne et soie naturelle de beaux tons rubis plus purset plus solides à lalumière que ceux obtenus avec le Diazo Rubis B déjà connu. La bonne
- rongeabilité de la nouvelle marque le recommande pour la production de fonds rongeables.
- L'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-s-M. vient d’enrichir l’assortiment de ses colorants pour rayonne acétate en lançant l’
- Ecarlate Celliton solide RN
- (voir circulaire I. G. 1461).
- Ce colorant possède une bonne résistance à la lumière, à la surteinture acide ou neutre et à la sueur et fournit des tons écarlates tirant sur le jaune. Grâce à son très bon pouvoir d’unisson, il peut être employé en combinaison et il rend également de très bons services dans l’impression directe.
- L'T. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-s-M. vient de lancer des agents de lavage purement synthétiques qui, par leurs propriétés, sont toutà fait différents des produits de lavage connus jusqu’ici. Nous indiquons ci-dessous les différentes marques :
- L’IGÉPAL C (voir circulaires I. G. 1453et 1454) pour l’ennoblissement du coton, de la rayonne, de la schappe artificielle et des tissus mixtes fabriqués avec ces fibres ;
- L'IGÉPAL W (voir circulaires I. G. 1455 et 1456) pour l’ennoblissement de la laine et des tissus mixtes renfermant de la laine ;
- L’IGÊPAL F (voir circulaires I. G. 1459. et 1460) pour l’ennoblissement des plumes de tous genres.
- Enfin, l'ÎGÉPAL L (voir circulaires I. G. 1457 et 1458) dont l’emploi sera recommandé chaque fois qu’une certaine teneur en solvant sera indispensable, c’est-à-dire pour le détachage et le nettoyage de marchandises fortement tachées d’huile.
- Tous ces Igépals se font remarquer par une excellente solubilité qui permet de les ajouter directement aux bains mêmes et aussi par une résistance absolue aux acides et un pouvoir détersif extraordinaire- Ces nouveaux produits sont donc appelés à révolutionner le domaine des agents de lavage par leur conception toute nouvelle et les avantages techniques et économiques qu’ils présentent.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- TEINTURE
- Perfectionnement à la coloration. — Impérial Chemical Industrie. -- B. F. 799.912, 27 déc. 1935.
- On sait que la rayonne viscose qui a été délustrée par incorporation d’oxyde de titane dans la masse de filage, puis teinte ou autrement colorée se décolore avec une rapidité anormale quand elle est exposée à la
- lumière à l’état mouillé ou humide; à l’état sec cette sensibilité anormale peut ne pas se produire. Au contraire, les éthers ou esthers de cellulose ainsi fabriqués ne présentent pas de décoloration anormale, à l’état humide, mais celle-ci se produit sur la fibre sèche.
- On a trouvé que si on traite la matière délustrée à 1 oxyde de titane par un sel de chrome avant ou après
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- la teinture ces inconvénients ne se produisent pas. Ainsi, la rayonne acétate délustrée à l’oxyde de titane incorporé avant filage est traitée dansune solution contenant 3 parties de bichromate de sodium et l partie d’acide formique à 80 % dans 1.000 parties d’eau pendant 1/2 heure à 85°. On rince convenablement et on teint à la manière usuelle.
- Coloration du papier. — Imperial Chemical Industries — B. F. — 800.242, 3 janvier 1936.
- La coloration bleue du papier est obtenue jusqu’ici par le bleu de Prusse, l’outremer, 1 indanthrène ou ses dérivés. Mais la nuance du premier change à la lumière artificielle, l’outremer ne résiste pas aux acides et l’in-danthrène est terne et n’a qu’un faible pouvoir colorant. On a remplacé ces colorants par la phtalocyanine cuivrique broyée, d’une grosseur de particule comprise entre 8 et 24 microns. Exemple : On introduit dans une pile raffineuse 250 kgs pâte au sulfite non blanchie ayant une consistance de 4 à 6 % . On désagrège convenablement la pâte et on y ajoute 1.92 kgs de phtalocyanine de cuivre finement divisée, à l’état de pâte obtenue comme il sera dit plus loin- On travaille la masse pendant 1/2 heure et ajoute alors une quantité de colle de colophane équivalent à 2 % de colophane par rapport au poids de la pâte, malaxe, et ajoute 4 % de sulfate d’aluminium. On convertit alors la pâte en papier, qui possède une nuance bleue brillante égale sur les deux faces. La phtalocyanine en pâte est obtenue ainsi : 80 parties de colorant sont mélangés avec 1250 parties de sable nettoyé, passant au tamis de 24-36 mailles par cm. et 4 parties du sel sodique du produit de condensation de la formaldéhyde et d’acide naphtaline sulfonique et on ajoute de l’eau pour faire une pâte. On agite pendant 24 heures et sépare le pigment divisé, du sable, par décantation, on laisse reposer et acidifie par HCl, filtre, lave, disperse à nouveau dans l’eau alcaline et conserve la pâte.
- Procédé pour améliorer la solidité des teintures sur matières azotées. — Société Acéta. — B. F., 800.570, 13 janvier 1936.
- Les produits teints sont traités par des oxydes d’alcoylènes ou leurs dérivés comme les épichlorhy-drines. Par exemple, on traite 100 grs de laine teinte avec 3 % de Bleu direct alizarine A pendant 8 heures sous des fluctuations de pression rythmiques d’environ 60 à 100 mm. d eau, avec 1 5 parties d’épichlorhydrine dans 10 litres d’air à une humidité relative de l’air de 90 %. La solidité au lavage de la teinture est augmentée, des articles blancs ne sont pas maculés par un lavage au savon. On obtient des résultats analogues avec une teinture au vert d’alizarine cyanine G.
- Perfectionnements au traitement des matières cellulosiques. — G. RIVAT. — Addition 46.553, 10 avril 1935 au B. F. 794.272.
- Le procédé du brevet principal consistait à augmenter l’affinité des fibres cellulosiques pour les colorants basiques en les imprégnant avec une résine d’urée. (Voir Æ. Ç. M. C-, 1936 p. 428). On a trouvé que ce traitement pouvait être donné simultanément avec la teinture ou l’impression. Par exemple, un tissu en fibres cellulosiques est teint ou imprimé sur toute sa surface avec une ou plusieurs couleurs ainsi constituées : colorant acide ou direct rongeable 10 à 50 grs, eau de gomme environ 950 grs. Après séchage à température ordinaire, le tissu est surimprimé au rouleau suivant un dessin quelconque; pois ou fleurs, avec une pâte composée de : urée ou thiourée 100 à 150 grs, formol 300-500 grs, acide formique 50 grs eau et épaississant pour compléter. Le tissu est séché puis étuvé à 110° pendant 1 à 2 heures, ce qui condense la résine et fixe le colorant. On lave à chaud, procède à un démontage à l’hydrosulfite, les colorants ne résistent que dans les parties surimprimées.
- Procédé de teinture. — Imperial Chemical Industries. — B. F., 801.131, 24 janvier 1936.
- La solidité au frottement des teintures sur fibres animales avec les indigoïdes, les colorants au chrome et les colorants lactamiques du B. F. 773.439 (Voir R. G. M. C. 1935, p. 255) est augmentée par un traitement avec des produits obtenus comme suit. Ce sont des produits de condensation d’acides gras contenant au moins 8 atomes de carbone, avec un excès de glycérine ou un autre alcool polyvalent comme le sor-bital, l’érythrol, les sucres inférieurs. Par exemple, on prépare une cuve d’indigo en cuvant à 50° pendant 20 minutes 1 partie de grains d’indigo à 60 % , 4,4 parties d’ammoniaque de densité 0,880 et 1 partie d’hydrosulfite en poudre. On ajoute alors 0,3 parties du produit obtenu en condensant 120 parties d’acide oléique avec 400 parties de glycérine en présence de 0,5 partie de potasse et 1 partie d’eau à 280-290°, pendant 12 heures.
- On teint une mèche de 10 parties de laine et teint pendant 1/2 heure; les teintures ont une solidité au frottement bien supérieure aux teintures ordinaires.
- IMPRESSION
- Machine pour l’impression sur tissus et papiers.
- — J. Issartel. — B. F., 800.213, 2 janvier 1936.
- Cette machine permet d’imprimer des rayures, des écossais, des chevrons, etc., c’est-à-dire tous les travaux comportant des dessus de rayures. Elle peut imprimer, en une seule fois, un nombre de couleurs illimité. Le tissu ou papier est placé sur une table comme dans l’impression à la planche ou au cadre lyonnaise et la machine vient glisser sur le tissu ou
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- T o Cl
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- papier ou inversement, on peut glisser le tissu ou le papier sous la machine.
- Perfectionnement aux procédés de décoration y compris l’impression. — The International Printing Ink Corporation. —• B. F. 800.715, 15 janvier 1936.
- On utilise comme colorants un mélange de composés susceptibles de former au contact de l’eau un pigment insoluble. Par exemple, on mélange 10 parties Rho-damine 6G, 25 parties acide phosphotungstique épaississant à la nitrocellulose de viscosité 1 .000 secondes, 60 parties, dissolvant, diéthylène glycol éthyl éther anhydre- Le produit est un liquide visqueux qu on applique par impression puis on passe dans 1 eau. Le pigment se forme dans la fibre et l’épaississant est également précipité.
- Réserves colorées solides avec éthers — sels de leuco dérivés, sous noir d’aniline. — Durand et Huguenin. — B. F. 800.405, 7 janvier 1936.
- Jusqu’ici on produisait les réserves colorées sous noir d’aniline par deux procédés. Le premier consiste dans l’impression d’un éther-sel de leucodérivé de colorant pour cuve combiné avec un corps à réaction acide sur un tissu foulardé en noir d’aniline. Le développement de la teinture par oxydation s'effectue, dans ce cas, beaucoup plus facilement pour l’éther-sel et par suite l'éther-sel réagit comme réserve pour le noir d’aniline, et au vaporisage on obtient des réserves colorées sous noir d’aniline. Ce procédé (B. F. 609.494 de 1926) a l’inconvénient de demander un vaporisage inégal pour le leuco et pour le noir d’aniline. Le fond demande 2à4 minutes, mais les éthers-sels demandent plus longtemps, 8 à 12 minutes. Un autre procédé consiste à imprimer sur le tissu blanc le leuco avec les réserves habituelles pour noir d’aniline et à vaporiser pour développer le noir, puis passer le tissu dans un bain de bichromate, puis ensuite à l’air pour obtenir le développement total des réserves colorées.
- Le nouveau procédé ne comporte qu’une seule opération de vaporisage. Ainsi le tissu est foulardé en bain habituel de noir d’aniline et séché. On imprime ensuite une réserve colorée.
- Ether-sel de leuco dibenzpyrènequinone. 50 parties Ethylène thioglycol 80 —
- Urée................................. 50 __
- Eau................................... 130 —
- Amidon-adragante...................... 550 __
- Citrate de soude...................... 100 __
- Chlorate d’aluminium 25° Bé........... 40 __
- 1000 —
- On sèche, vaporise 2 minutes au Mather-Platt,
- lave, savonne au bouillon et rince; on obtient des réserves jaune d’or sur fond noir.
- Impressions solides. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 801.094, 23 janvier 1936.
- Le procédé est illustré par l’exemple suivant : lecoton est imprimé avec une pâte formée par 26,3.d’o-anisi-dide oxynaphtoïque, 20 grs huile de ricin fortement sulfonée, 36 grs soude à 38° Bé, 200 grs eau chaude, 27,3 grs dichloro-4.4’-aminodiphényléther, 30 grs alcool, 139 grs eau froide, 22,3 de nitrite solide, 500 grs épaississant neutre amidon adragante. Ensuite, on imprime avec une pâte composée de 24,9 grs ani-lide-P-oxynaphtoïque, 20 grs huile de ricin fortement sulfonée, 36 grs soude à 38° Bé, 200 grs eau chaude, 29,9 grs diméthoxy-1.4-amino-2- benzoylamino-5-benzène, 30 grs alcool, 136 grs eau froide, 22,8 grs nitrite solide, 500 grs épaississant neutre amidon adragante. Après léger séchage, on projette sous forme de pluie fine une solution aqueuse d’HCl épaissie à l'adra-gante et contenant 80 grs HCl à 20° Bé par kg. Au bout de 3 minutes environ, on projette de la même manière sur la moitié de la marchandise une solution de bicarbonate épaissie à l’adragante et contenant 70 grs de bicarbonate au litre, ensuite on sèche, rince et savonne; sur l’autre moitié on projette en pluie fine une solution d’ammoniaque épaissie à l’adragante contenant 50cc. d’ammoniaque, sèche et rince et savonne.
- On obtient dans les deux cas une impression rouge et bleue.
- %
- Impression sur fibres végétales. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. —• B. F. 800.980, 3 janvier 1936.
- Le procédé consiste à imprimer une couleur d’impression fortement alcaline, qui à côté du colorant non réduit, ne contient pas de réducteur ou en contient très peu et à vaporiser. Par exemple, on mélange 200 p. d’une pâte à 10 % de Bleu Cibanone RSN , 300 parties d’un épaississant à la british-gum 1 : 1 et 500 parties de soude à 50 %. On imprime et vaporise 5 minutes au Mather-Platt et passe dans une solution de perborate à 0,5 %, lave et savonne au bouillon; on obtient une impression bleue intense.
- Nuances solides sur fibres. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — Addition 46.657 du 10 juillet 1935 au B. F. 783.655.
- Le procédé du brevet principal consistait à imprimer un mélange d’amine, du copulant, de nitrite épaissi et après séchage à passer en acide, puis en alcali (Voir R. G. M. C., 1936, p. 21). On peut ajouter de I aldéhyde formique ou employer les copulants condensés avec le formol- ( Berichte t. 61, p. 998). On a trouvé que l’addition d’urée ou de ses dérivés comme les méthylolurées donne des impressions plus pures.
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- L’APPRÊT IRRÉTRÉCISSABLE
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- L’APPRÊT IRRÉTRÉCISSABLE
- Recherches récentes sur l’action de l’iode sur la laine.
- Nous donnons ci-après des extraits d'un intéressant article publié dans le Textile Mercury (I).
- Le chlore était jusqu’ici le seul halogène dont l’action sur la laine ait été sérieusement étudiée. D’ailleurs, depuis longtemps déjà, on pratique industriellement le chlorage des marchandises en laine pour les rendre irrétrécissables. Cependant Trotman et Bell (1) ont montré naguère que, toute question de prix mise à part, le brome peut fort bien remplacer le chlore dans cette application technique. De travaux tous récents, il résulterait que l’iode également réagit sur la laine; et cet halogène se prêterait mieux que les autres aux investigations scientifiques que le processus de l’apprêt irrétrécissable.
- On sait que l’iode est utilisé dans l’analyse des huiles, pour déterminer leur degré de non-saturation : l‘« indice d’iode » d’une huile est un critérium de sa pureté. L’indice d’iode peut être déterminé notamment par la méthode de Wijs. On agite, par exemple, une huile de lin avec la solution spéciale d’iode; il se forme une combinaison par simple addition sur les liaisons non saturées :
- R.CH = CH.R+1,->R.CH - CH.R
- et la solution se décolore. Si l’on traite la laine par une solution d’iode, cette solution se décolore aussi. Mais la réaction doit être différente, car la laine ne contient pas de liaisons non saturées.
- L’absorption de l’iode par la laine a été étudiée par Haller et Hall (2). Lorsque l’on plonge dans une solution d’iode de la laine dégraissée et purifiée, l’absorption se poursuit pendant plusieurs heures. Si l’on emploie une solution contenant de 1,9 à 12,9 gr. d’iode par litre, et préparée par dilution
- de la solution suivante :
- Iode........................... 10 gr.
- lodure de potassium............ 15 gr.
- Alcool......................... 200 CC
- Eau............................ 800 cc
- (1) Textile Mercury and Argus, 95, n° 2467, Juillet 1936.
- on arrive à un état d’équilibre au bout de 15 heures environ.
- Mais une partie seulement de l’iode absorbé est combiné chimiquement. La laine'saturée d’iode ne perd pas complètement cette substance par sublimation à 1500 pendant 4 heures. Un traitement répété par l’eau bouillante enlève l'iode simplement absorbé et laisse sur la laine l’iode chimiquement combiné, qui lui communique une coloration pâle. En pesant cette laine après séchage, on détermine son augmentation de poids, qui peut servir comme mesure de l’iode combiné. C’est par cette méthode que Haller et Hall, opérant avec une solution contenant 9,17 gr. d’iode par litre, ont obtenu des données suffisantes pour construire les courbes ci-contre.
- 0
- 06
- Q
- c 0.
- 0
- 0/ O -
- A == Iode chimiquement combiné
- B = Iode simplement absorbé
- C — Iode absorbé total
- Les travaux de ces auteurs ont montré que l’absorption est très rapide pendant les premières minutes; quand la combinaison chimique est terminée, une absorption d’un genre nouveau se poursuit. L’iode absorbé total varie avec la concentration, comme le montre le tableau suivant :
- Concentration d’iode
- 1,91 gr/litre
- 9,17 —
- 12,93 —
- Iode absorbé par la laine
- 13,6 % 38,1 —
- 44,7 —
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- L’APPRÊT IRRÉTRÉCISSABLE
- Mais la quantité d’iode chimiquement combiné est la même dans tous les cas : environ 6,5 %.
- Après élimination de l’iode simplement absorbé, la laine traitée par l’iode ne donne pas de coloration bleue avec l’amidon. L’iode combiné est solide à la lumière et résiste à un traitement alcalin. La réaction entre la laine et l’iode semble être du type :
- XNH2 + 212 - XNI2 + 2HI
- On sait en effet que la laine possède un groupe amino, puisqu’elle peut être diazotée, et copulée en brun rouge avec les naphtols. On sait également que les substances du genre XNH2 forment avec les acides des composés d’addition tels que XNH—HC1; et il se peut, d’après Phillips (3) que la combinaison de la laine avec l’iode se fasse par addition.
- Cette combinaison ne se fait d’ailleurs pas indifféremment, quel que soit le mode d’application de l’iode. Ce qui a été dit précédemment se rapporte à l’action de l’iode en solution aqueuse. Dans les solvants organiques, la réaction semble capricieuse et varie avec le solvant. En milieu alcoolique, l’iode est rapidement absorbé par la laine; il n’en est déjà plus tout à fait de même dans le chloroforme, et l’absorption est beaucoup plus limitée dans le benzène, le toluène, le sulfure de carbone. Il est manifeste que la présence d’eau joue un grand rôle dans cette réaction. L’influence de l’humidité a été expérimentée aussi avec le chlore : la laine est moins réactive vis-à-vis du chlore en l’absence d’humidité. Autrement dit, la laine sèche est plus difficile à rendre irrétrécis
- sable que la laine humide. En revanche, la présence d’humidité favorise une dégradation de la laine sous l’action du chlore. Cette action destructive est beaucoup moins intense avec l’iode qu’avec le chlore. Pour cette raison, l’iode permet mieux d’établir le processus de la réaction de la laine avec les halogènes. Il faut d’ailleurs éviter, dans l’apprêt irrétrécissable, l’orientation de la réaction dans le sens de l’attaque par l’halogène en présence d’humidité. Cette attaque indésirable, qui d’après von Hove (4) se ferait par hydrolyse suivie de décomposition, conduirait à une laine de mauvaise qualité.
- Harris, Neville et Fritz (5) ont étudié le comportement de la laine vis-à-vis de l’iode, en procédant à des déterminations d’indice d’iode. Si l’on admet que la laine contient de 0,57 à 0,92 % d’azote aminé, le calcul donne pour l’indice d’iode : 10,3 à 16,7; les auteurs ont trouvé 8,3 à 9,4. Mais les groupes NH2 de la laine ne sont pas les seuls susceptibles de réagir avec l’iode : il y a les groupes SH, qui sont oxydables par l’iode, et qui interviennent ainsi dans la détermination de l’indice. Il est cependant possible d’évaluer l’indice d’iode dû aux groupes amino. On sait en effet que ces derniers peuvent être détruits par un traitement à l’acide nitreux. Il suffit donc de déterminer l’indice d’iode avant et après ce traitement, et de faire la différence. C’est en opérant ainsi que les auteurs ont trouvé 8,3 à 9,4.
- On trouvera dans le tableau ci-dessous les indices d’iode de plusieurs composés apparentés à la laine :
- Substance Formule Indice d’iode
- Glycine NH2.CH2.COOH 15,5
- Acide glycolique OH.CH2COOH 0
- Chlorhydrate de glycine.... NH2.CH2.COOH, HCL 0
- Leucine CH(CH:)..CHNH,.COOH 20,6
- Acétamide CH3.CONH2 O
- Urée CO (NH2)2 O
- Chlorhydrate de cystéine ... CH2SH.CHNH2.COOH, HCl 89
- Acide hippurique C.H:.CONH.CH,.COOH 0
- On voit que l’iode réagit seulement lorsqu’il existe un groupe NH2 libre; le groupe CONH, n’est pas réactif. D’autre part, la réaction entre l’iode et le groupe amino semble d’autant plus complète que le poids moléculaire de la substance est plus élevé. D’après Harris, les indices
- respectifs de la glycine et de la leucine devraient être théoriquement 338 et 194. Les groupes amino de la cystéine étant salifiés, la valeur 89 trouvée pour le chlorhydrate doit être attribuée à l’oxydation des groupes SH (théorie : 83).
- Tous les traitements techniques de la laine par
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- L’APPRÊT IRRÉTRÉCISSABLE
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- voiehumideproduisent deschangementschimiques changements qui influencent l’indice d’iode. C’est de sa substance. On peut admettre que ce sont ces ce que tendent à prouver les résultats suivants :
- Traitement de la laine Indice d’iode
- Laine brute, dégraissée par solvants — nettoyée en outre avec COsNa2 à i %, à 70°.. — traitée par formaldéhyde à i % — blanchie avec H.O2 neutre, à i % — blanchie avec H2O2 alcaline, à i % — blanchie 8 heures avec MnO.K acide, à 1 %... — diazotée avec 0,1 % d’acide nitreux, à 25° — diazotée avec 0,1 % d’acide nitreux, à o° 14,2 I3,2 5,9 14,1 . 4.3 1,5 4,7 4,8
- Bibliographie
- Il est- manifeste que tous les traitements de la laine qui tendent à oxyder les groupes SH ou à détruire les groupes NH2 ont pour effet d’abaisser l’indice d’iode.
- Engagées dans cette voie, les recherches doivent permettre d’élucider les phénomènes qui interviennent dans l’apprêt irrétrécissable. J. L.
- (1) Trotman et Bell; J. Soc. Chem. Ind. 54, 30 T (1935).
- (2) Haller et Hall; Textilber. 17, 493 (1936).
- (3) Phillips; J. int. soc. leather trade chemists,17, 151 (1933)-
- (4) Von Hove; Zeit. angew. Chem. 47, 756 (1934).
- (5) Harris, Neville et Fritz; Amer. Dyestuff Rep. 23, 323 (1934).
- LES ACCIDENTS DE BLANCHIMENT CAUSÉS PAR DES ACTIONS CATALYTIQUES
- A la bien envisager, l’application de l’eau oxygénée au blanchiment des fibres textiles constitue une technique très délicate. On eut le grand tort, dans l’initiation de cette technique, de considérer la réaction d’oxygénation par l’eau oxygénée comme le processus idéal du blanchiment, tantau point de vue de la simplicité d’opération qu’à celui du ménagement des fibres. La décomposition bien connue de l’eau oxygénée, en oxygène et eau, est si simple, au moins schématiquement, qu’elle a provoqué la confiance avec laquelle les chimistes ont poussé à l’utilisation de l’eau oxygénée, en particulier depuis que l’industrie fournit un produit abordable comme concentration.
- Or, la pratique — positive comme toujours — révéla assez rapidement les inconvénients imprévus auxquels donne lieu le blanchiment, à l’eau oxygénée, de certains articles, dont nous ne citerons pour exemple que les toiles de lin et les tissus de bonneterie.
- Il n’est pas question, dans cette note, d’amoindrir la valeur de l’eau oxygénée comme agent de blanchiment; bien au contraire, il s’agit de faire ressortir l’importance que l’on doit attacher à cer
- tains accidents causés par des actions catalytiques, de manière à rétablir la sécurité dans l’emploi de cet oxydant si indiqué: le peroxyde d’hydrogène.
- Les fibres textiles, d’origine animale ou végétale, sont des substances réductrices, très réceptrices; dans un blanchiment bien conduit, elles seules doivent s’emparer de l’oxygène labile du peroxyde d’hydrogène. Il y a, dans cette condition, d’abord une raison d’économie, car c’est la seule façon d’utiliser quantitativement un bain d’eau oxygénée, ensuite une raison de ménagement des fibres. Et nous arrivons à ce que nous voulions exposer.
- On ne doit pas confondre le dégagement, parfois tumultueux, d’oxygène prenant naissance dans des bains d’eau oxygénée mal ajustés comme alcalinité, température et stabilisation, avec la libération (qualifions-la de sournoise) de l’oxygène au statu nascendi, en certaines parties, se limitant parfois à des points, des fibres en traitement. Les bulles d’oxygène qui apparaissent nombreuses à la surface des bains mal réglés sont formées par de l’oxygène « molécularisé », inoffensif parce que pour ainsi dire sans activité. C’est donc de l’oxygène que perd le bain et qui se répand dans
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- LES ACCIDENTS DE BLANCHIMENT CAUSÉS PAR DES ACTIONS CATALYTIQUES
- l’atelier avec le seul profit d’assainir l’atmosphère. Ce dégagement gazeux visible est l’indice d’un mauvais montage du bain de blanchiment. On sait l’éviter en réglant d’abord le degré d’alcalinité (le pH) et en ajoutant au surplus une dose convenable de stabilisateur: pyrophosphate de soude, sulfonate d’alcool laurylique ou similaire (amines grasses), en maintenant une température ad hoc et aussi, ne l’oublions pas, en introduisant dans ce bain monté dans les règles, des fibres propres ne renfermant ni matières éminemment réductrices, ni bactéries ou métaux capables de provoquer la décomposition rapide du peroxyde d’hydrogène sur les fibres mêmes.
- Précisément, les nettoyages de fibres sont souvent défectueux considérés au point de vue d’une immersion dans un bain d’eau oxygénée; il ne suffit pas de dégraisser (éventuellement avec tous les raffinements) une fibre, il faut aussi la débarrasser de toute impureté minérale (calcaire, métallique); en particulier, le nettoyage ne doit laisser aucune trace de corps solide étranger à la nature de la fibre. Ce qui est dangereux c’est la présence d’un corps susceptible de décomposer, au contact de la fibre, le peroxyde d’oxygène. Le corps de contactayant des dimensions beaucoup plus petites que celles de la fibre et possédant, en outre, un pouvoir catalytique bien supérieurà celui de cette dernière, la désoxygénation que doit produire peu à peu la fibre à blanchir se trouve disloquée et portée presque toute entière sur le point de contact. Et, de même qu’un court-circuit crée un appel de courant, d’autant plus intense que le potentiel électrique est plus élevé, de même la mise en liberté d’oxygène naissant par le catalyseur à son point de contact avec la fibre sera d’autant plus intense — toutes autres conditions égales — que la teneur du bain en peroxyde d’hydrogène sera plus forte. Pour qu’une fibre subisse l’action blanchissante uniforme du peroxyde d’hydrogène, elle doit satisfaire à la condition d’homogénéité.
- Atout endroit où existe un état d’hétérogénéité, le peroxyde d’hydrogène est décomposé par le catalyseur en abandonnant rapidement son atome labile d’oxygène et, par suite du renouvellement des surfaces de contact (le bouillonnement produit suffit à cela) un apport continuel de peroxyde d’hydrogène dégage une quantité d’oxygène actif telle que la fibre s’attaque jusqu’au point d’être littéralement brûlée.
- A quoi donc attribuer cette décomposition
- catalysée des bains d’eau oxygénée? Des travaux déjà nombreux, dont les principaux sont ceux de W. Kind (Melliand Textilberichte) relatifs aux accidents de blanchiment dans les tissus de lin et ceux de J. Pinte (Bulletin du Laboratoire de la Chambre de Commerce de Roubaix) concernant les accidentsde blanchiment causés dans les tissus de bonneterie, ont montré que les particules d’impuretés catalysantes, se trouvant sur les fibres, sont des particules de fer ou de cuivre. D’autres particules telles que du sable très fin ne provoquent pas une attaque sérieuse des fibres, mais elles catalysent la décomposition de l’eau oxygénée avec plus d’intensité que les fibres.
- Sans chercher très loin la raison d’être de ces remarques, les blanchisseurs de toile de lin ne s’étonnent pas lorsque, au sortir des bains d’eau oxygénée, des fils de chaîne, par exemple, sont sectionnés à de multiples endroits; les blanchisseurs de rayonnes savent très bien qu’ils doivent traiter la rayonne au cuivre par un bain chaud d’acide oxalique avant de l’immerger dans un bain d’eau oxygénée. Pour l’attaque des fils de lin, la question est tranchée depuis longtemps : les fils qui sontsouillés par des particules de fer (souvent microscopiques) abandonnées par des cardes ou tout autre métier de filature, sont irrémédiablement voués à l’endommagement indiqué. Le cuivre se rencontre plus rarement dans les filés de lin. Quant au fer oxydé (rouille) son action catalysante est beaucoup moins prononcée. On peut d’ailleurs se rendre compte de la présence du fer aux endroits détériorés par la coloration bleue qui se développe lorsqu’on immerge le tissu dans une solution acide de ferrocyanure de potassium. La coloration rouge donnée dans une solution acide de sulfocyanure de potassium est parfois plus nette.
- Cette constatation montre que le nettoyage des tissus de lin n’est pascomplet malgré les débouillissages et les acidages. L’intervention d’un bain d’acide chlorhydrique légèrement chauffé est recommandable, cependanton ne peutsouventpas lui laisser toute l’efficacité indispensable, au risque d’attaquer la fibre de lin. Les particules métalliques s’incorporent malheureusement très intimement aux fibres surtout au cours de la filature et quelquefois au cours du tissage. On décèle du cuivre lorsque de vieilles huiles de graissage tombent de palliersen bronze sur les fils. Les trous produits par brûlures de l’oxygène présentent généralement, à la lumière de l’ultra-violet, la
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- LES ACCIDENTS DE BLANCHIMENT CAUSÉS PAR DES ACTIONS CATALYTIQUES
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- luminescence caractéristique de l’huile minérale de graissage.
- Empressons-nous d’ajouter qu’il ne faut pas confondre ces accidents catalytiques avec des défauts de tissage dus à une élimination incomplète des nœuds de fils, ces défauts donnant lieu aussi à une formation de trous qui s’agrandissent lors des opérations de blanchiment. On rencontre de même des ruptures de fils à la suite d’une pression exercée en présence de sable ou autre matière dure. En tous cas les attaques de fils par catalyse ne laissent aucun doute sur leur origine, car elles portent, la plupart du temps, sur un même fil à plusieurs endroits.
- Pour les articles de bonneterie, la cause de ces accidents catalytiques a été bien déterminée parle professeur J. Pinte. Les aiguilles de bonneterie lubrifiées par une graisse graphitée abandonnent des parcelles d’acier qui se plaquent sur les fils. Le graphite lui-même n’est pas dangereux, mais il aide à la fixation des particules métalliques sur la fibre. Les traitements de débouillissage ou de lavage, pas plus que les acidages n’ont raison définitivement de ces souillures. Alors se produisent des brûlures de fibres au contact des bains d’eau oxygénée.
- Bien entendu, de tels accidents n’ont lieu que
- par des traitements assez intenses, notamment dans les lessives chaudes oxygénées. Il est curieux de constater que les bains d’eau oxygénée manifestent cette même agressivité à l’égard des fibres qui, après plusieurs débouillissagesetacidages, ont déjà subi l’action de un ou deux chlorages. Le meilleur remède consiste à multiplier les acidages, mais on atténue aussi les effets catalytiques des impuretés métalliques, en réalisant l’oxygénation par l’intermédiaire d’émulsions renfermant des substances peroxydables, telles que le terpène, la tétraline. Ces corps véhiculent en quelque sorte l’oxygène libéré de la molécule du peroxyde d’hydrogène, ils modèrent la vitesse de cette libération d’oxygène dont ils assurent en même temps une bonne répartition.
- Je ne terminerai pas ces réflexions sans signaler cette particularité que, même après de nombreuses études parues sur les méfaits occasionnés par les particules métalliques disséminées dans des fils, des utilisateurs d’eau oxygénée attribuent encore les accidents en question à des impuretés qui, soit disant, proviendraient des appareils de blanchiment, alors que ces appareils sont construits en acier inoxydable ou en aluminium. Quel comble!
- L. B.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Le détachage. — K. VOLZ. — Klepzig’s Textil-Zeitschrift, décembre 1936, p. 708-709 et 721-722.
- Après avoir passé en revue les principes bien connus de détachage au mouillé et du détachage àsec, l’auteur rappelle les différents solvants employés dans le dégraissage à sec : benzine, benzol, trichloréthylène, tétrachlorure de carbone, éther sulfurique, alcool. Il donne des explications pour parfaire le nettoyage à sec qui laisse certaines taches à reprendre par de nouveaux réactifs, par exemple : savon avec ou sans solvant.
- Pour éliminer les taches métalliques, en particulier la rouille, l’auteur recommande le sel d’oseille (mélange de bioxalate de potasse et d’acide oxalique), l’acide chlorhydrique, le bifluorure de potassium, application suivie d’un rinçage. Pour enlever les taches de sels de cuivre, l’ammoniaque convient spécialement. On désagrège les taches de zinc par de l’acide, puis, s’il reste un acide gras, on l’élimine par une solution de carbonate de soude.
- Les taches colorées sont traitées par des oxydants (eau de Javel, eau oxygénée, permanganate), ou par des réducteurs : acide sulfureux, hydrosulfite. En ce qui concerne les taches d’encre, l’auteur recommande
- d’employer d’abord l’alcool, qui dissout la plupart des colorants pour encres, puis des acides pour les encres au tannate de fer. On enlève les taches de goudron avec du xylol, les taches de résines avec de l’essence de térébenthine. On traite les taches de sang d’abord par de l’eau à peine tiède, puis par de l’ammoniaque ou du savon et finalement par de l’eau oxygénée. On ne peut donner de recettes exactes pour le détachage, car cet art exige beaucoup d’expérience et de doigté.
- L. B.
- Gaufrage et lustrage résistants à l’eau sur tissus de rayonne. - R. GUNTHER. — Melliand Textilberichte, décembre 1936, p. .
- On peut, sans difficulté, produire des gaufrages résistants à l’eau, dans les tissus de rayonne, ou les tissus mixtes avec chaîne ou trame en rayonne d’acétate. Les tissus en pure rayonne d’acétate se prêtent mieux à une décoration plus marquée que les tissus mixtes. Le gaufrage peut avoir la façon crêpe, cloqué ou moiré. On utilise la propriété qu’a l’acétate de cellulose de fondre à la chaleur, en se servant d’une calandre gaufreuse, dont le rouleau gaufreur est chauffé
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- à 200° C (par le gaz). L’effet de la pression a moins d’importance que celui de la chaleur. Mais il ne faut pas exagérer ce dernier sans quoi le tissu durcirait aux parties gaufrées.
- Pour produire seulement des surfaces brillantes, seul le rouleau en acier reçoitle dessin, le rouleau en papier restant lisse, mais devant être dur. Au contraire, pour produire des dessins proéminents, le rouleau en étoffe doit être suffisamment mou pour recevoir la décoration gravée dans le rouleau en acier, que l’on imprime par pression avec le concours de la chaleur et de l’humidité. Le périmètre du rouleau inférieur en étoffe doit être le double de celui du rouleau d’acier. Dans l’impression de saillies et de creux, il faut que la profondeur des empreintes corresponde à l’allongement du tissu, sans cela la résistance de ce dernier en souffrirait jusqu’à provoquer des déchirures. De même les arêtes des parties gaufrantes doivent être arrondies, de façon à ne pas couper les fibres. Enfin, il est indispensable que le dessin du rouleau supérieur s’emboîte exactement dans celui du rouleau inférieur et nepuisse se déranger pendant le gaufrage, toujours pour éviter des coupures de tissu.
- Lorsqu’il s’agit seulement de brillanter le tissu, les parties creuses de la gravure du dessin du cylindre chauffé ne doivent pas marquer sur le tissu.
- On peut imiter des effets de tissage par gaufrage. Dans ce but, le rouleau inférieur de la calandre ne reçoit pas de dessin; autour de ce rouleau circule un doublier en feutre sans fin. On obtient ainsi des dessins dont le relief n’est pas trop rigide.
- Mais on obtient des effets bien particuliers en enroulant solidement des tissus de rayonne d’acétate lisse avec des tissus de lin grossiers ou d’autres tissus garnis de dessins obtenus par tissage, puis en soumettant le rouleau de tissu à l’action de la chaleur ou de la vapeur. Les dessins obtenus résistent à l’eau et relativement assez bien au lavage.
- Pour la viscose, l’apprêt inchiffonnable est important en ce sens que les dessins gaufrés doivent résister aux étirages provoqués par l’usage du tissu.
- L’auteur rappelle les différents brevets concernant l’apprêt inchiffonnable de la Tcotal Broadhurst LeeCo Ltd, de la Maison Raduner, qui utilisent l’application des résines synthétiques.
- A l aide d’une calandre gaufreuse, on peut aussi bien produire une décoration qu’un brillantage du tissu, dans lequel cas on se sert de rouleaux lisses ou à friction. On peut établir la friction jusqu’au rapport de 1:5; ce qui signifie que le rouleau lustreur en fonte dure doit tourner à une vitesse circonférencielle 5 fois plus grande que le rouleau d’étoffe qui transporte le tissu. On obtient le meilleur brillant avec un rouleau en fonte chromée (brillant laqué sur satin de rayonne d’acétate) : brillant ciré. Les étoffes gaufrées sont vendues comme impression-cirée.
- Sur satin de viscose, il est plus difficile de produire
- un brillant qui résiste à l’eau. Pour y arriver, on frictionne le tissu, puis on le recouvre d’une couche fine d’acétocellulose et on frictionne encore une fois. On corrige le toucher un peu dur par une addition de produit adoucissant, mais, avec les tissus de viscose, on n’obtient jamais la douceur des tissus en acétate de cellulose.
- L. B.
- Substances grasses cation-actives. — G.-S. RANSHAW. — The Dyer, septembre 1936, p. 261-262.
- Les savons et les différents produits destinés à supprimer les inconvénients bien connus inhérents à l’emploi des savons et dont on se sert comme produits textiles pour le mouillage, l’émulsification et la peptisation tels que les Lissapols, les Igépons et les éthers sulfuriques d’alcools gras (Gardinols) consistent en un anion colloïdal de poids moléculaire élevé et un petit cation (par exemple Na). La chaîne grasse à laquelle incombe l’activité superficielle, étant contenue dans l’anion, on qualifie ce genre de substances d’anion-actives et la plupart des substances connues pour leur activité superficielle sont de cette nature. En voici deux exemples :
- CH3.(CH2)7.HC : CH.(CH2)7.COONa (oléate de sodium)
- et
- H
- CH3.(CH2/.C — CH2.HC : CH.(CH2)7.COONa ~O.SO‘Na
- (huile pour rouge turc)
- Inversement, les substances grasses cation-actives, de la série grasse, portent la chaîne responsable de cette activité superficielle dans le cation. Le nombre de ces substances est beaucoup plus restreint et, commercialement, seules les Sapamines (S.I.C.) les représentent. Les Sapamines sont des composés du type :
- C17H33CO.NH,C2IL.N(C2H5)2.HC1 (diméthylamine éthyloléylamide)
- dans lesquelles le cation est la partie colloïdale et active, l’anion Cl étant inactif. Cette particularité détermine la résistance des Sapamines aux acides et, par suite, la valeur de ces produits comme agents de mouillage et d’unisson dans les bains acides, bien qu’ils n’aient aucun effet détersif.
- D’après les nombreux travaux de Bertsch et de Gotte, sur les propriétés de ces corps, les substances à activité superficielle, même lorsqu’elles renferment des électrolytes colloïdaux et ayant l’aptitude de mousser, exercent un effet de lavage négatif, si leurs ions à activité superficielle portent la charge. On a trouvé par la suite qu elles offrent des possibilités importantes en teinture, car il est possible d’obtenir parfois simplement,
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- Co
- O
- à partir de la pyridine, descomposés d’alcoylpyridinium, tels que le sulfate de laurylpyridinium :
- 20
- Cl Cl
- 0
- - Z
- L o 02 - O
- qui, en solution aqueuse, se dissocie en :
- >N< C12H2
- ve
- On a trouvé d’autres corps intéressants qui comportent un groupe à activité superficielle, tant dans le cation que dans l’anion, du genre de sulfate de cétyl-triammonium, préparé par Reychler
- 2 F GI -00
- 3 Q O a 6
- Les composés simples de Bertsch et Gotte sont le laurate de laurylpyridinium
- N.C12H25 — 00C.(CH*)"0.CF* et le sulfate laurylique de laurylpyridinium
- Q 4 oh Q 9 E
- Q 3 1: :
- o
- Q T+
- Considérant le plus simple de ces composés, à savoir: le lauratedelaurylpyridinium, on voit que, en solution, il envoie à l’interface ses cations actifs chargés positivement. En outre, ces substances n’ont pas la faculté de peptiser les particules de souillures, qui, pour la plupart sont chargées négativement et lés sépare d’une fibre, par exemple. Si, à une suspension de noir de fumée dans de l’eau, on ajoute une substance anion-active, les particules de noir de fumée sont peptisées, car elles ne sont pas capables de recevoir une charge négative. Si, au contraire, on ajoute une substance cation-active, les particulessont déchargées et se séparent en floculant. Ce fait indique que ces composés seraient utilisables pour casser les émulsions. Mais, beaucoup plus important est le fait que, s’il se trouve en présence une fibre textile dans la suspension de noir de fumée, les particules s’y fixent en elle et la teignent parfaitement et uniformément. A nouveau, si, au lieu de noir de fumée, on est en présence d’un corps gras émul
- sionné ou en suspension aqueuse, il se déposera, pour la même raison, en se déchargeant à la surface de la fibre. Ceci donne naissance a) à une substantivité contrôlée exactement à l’égard des fibres végétales et b) à une méthode d’avivage des fibres teintes, sans qu’on ait à craindre d’action chimique nuisible et avec la possibilité d’obtenir un dépôt absolument uniforme.
- En ce qui concerne a) lorsqu’on utilise des substances cation-actives, les cations se concentrent à la surface de séparation du liquide et du solide (par exemple une fibre textile) le cation se fixant lui-même aux fibres végétales qu’il enrobe au point de les charger positivement. La fibre de coton deviendrait ainsi substantive pour toutes les particules chargées négativement et l’on pourrait contrôler exactement le degré de substantivité par l’addition réglée de substances anion-actives, comme le savon.
- D après Bertsch, la floculation des particules chargées négativement, peut être réalisée rapidement dans un état de dispersion grossière, ou également bien progressivement. On a pu, de cette manière, teindre de la viscose par de l’hydroxyde ferrique fraîchement précipité, avec de la solidité à l’eau et au frottement. On a aussi appliqué des colorants pigment sous forme de pâtes qui, non seulement teignent la rayonne, mais la délustrent en même temps. Actuellement, on dispose de colorants pigment pour toutes nuances, ce qui est important dans la teinture des tissus mixtes (laine et fibres végétales).
- Enfin l’introduction de produits gras cation-actifs permet d’appliquer substantivement aux fibres végétales les colorants pour cuve àl’état non réduit, mais quel’on réduit et oxyde ensuite sur fibre. L’unisson est irréprochable, en même temps que le procédé offre de grands avantages sur la méthode ordinaire au foulard. Sous ce rapport, les produits les plus actifs, tels que le laurate de laurylpyridinium, qui sont à la fois anion et cation-actifs, offrent des possibilités très intéressantes.
- On voit combien les savons « invertis » de Reychler, quisont les prototypes des produits de Bertsch et Gotte peuvent assumer une importance considérable.
- Le Fixanol des I.C.I. appartient à la série des amines cycliques de poids moléculaire élevé, obtenues en chauffant la pyridine avec des chlorures, bromures ou sulfates appropriés, tels que le bromure de cétyle ou le sulfate de dodécyle. On obtient ainsi un dérivé du pyridinium avec un azote pentavalent, le Fixanol étant probablement à base de sulfate de cétylpyridi-nium :
- N AnionCI 13
- Un autre corps à base azotée, du même groupe, est le Sandofix de Sandoz. L. B.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- La nature et les propriétés des nouveaux produits auxiliaires textiles. — SYNTEX. — Silk and Rayon, avril 1936, p. 332-336.
- ♦ On prépare actuellement des dérivés de l’éthylène diamine et de la diéthylène diamine dissymétrique. Au nombre de ces produits figurent les Sapamines (Ciba). D’après Chwala, Martina et Becke (Textilber-, 1936, 17, 583), la Sapamine A est le chlorhydrate C17H33CONH.C2H4N(C2H5)2.HC1 et la Sapamine CH est l’acétate C17H33CONH.C2H WW. CH3COOH alors que les dérivés alcoylés ou aralcoy-lés constituent par exemple :
- Sapamine MS ou
- /C2Hs //C2H5 C17H33CONH.C2H4.N<CH3
- XSO4CH3
- Sapamine BCH ou
- /CH2C6H5 //C2H8 ///cm5
- C17H33CONH.C2H4.N<
- qui sont des composés d’ammonium quaternaire.
- Dans la teinture acide et avec les colorants azoïques contenant du chrome, une addition de 0,2 % de mono-oléyldiéthylène diamine permet de réduire la quantité d’acide sulfurique dans le bain, ce qui est important pour les colorants au chrome contenant le chrome dans leur molécule.
- Dans l’impression de la laine, une addition de tri-méthylammonium méthosulfate, dérivé (quaternaire) de la monooléyléthylène diamine facilite la fixation du colorant acide sur la fibre au point de permettre d’éviter le chlorage préalable de cette dernière.
- Ces produits étant stables aux acides s’emploient dans le carbonisage. Il suffit de 0 gr. 02 de monooléyl-diéthylène diamine par litre de bain sulfurique pour pouvoir abaisser la concentration en acide de 8° tw à
- 5-6° tw. Cet adjuvant ne précipite pas avec le chlorure d’aluminium avec lequel on carbonise certains tissus.
- La monooléyldiéthylène diamine facilite le foulage des lainages en leur conférant de la douceur et une meilleure aptitude à la teinture. Elle convient également comme adjuvant au blanchiment des tresses de paille.
- Ajoutés aux bains de teinture pour la rayonne, ces produits auxiliaires aident à l’épuisement des bains et adoucissent la fibre pour laquelle ils ont de 1 affinité. On ne sait pas encore par quel processus ces substances, qui n’ont pas le caractère gras, adoucissent les fibres de rayonne.
- En même temps, les dérivés de l’éthylène diamine rendent les colorants directs sur viscose plus solides à l’eau, au lavage età la teinture mi-laine- Après teinture et rinçage, on traite la rayonne sur un nouveau bain contenant 1 % (du poids de la marchandise), pendant 20 minutes à 35°C, puis on fait sécher. Ce traitement subséquent convient particulièrement dans le cas de la teinture de la laine et viscose, la rayonne étant teinte en premier lieu en colorants directs, puis la laine étant teinte en bain acide.
- Lorsque des tissus de rayonne et coton teints en colorants directs sont abandonnés à l’état humide, ils peuvent couler sur les blancs. On empêche ce genre d’accident par un traitement subséquent en dérivé de l’éthylène diamine. Cette propriété est importante pour la teinture des tissus de viscose-acétate dont on teint la viscose en colorants directs et laisse l’acétate en blanc. Le mâchurage du blanc par le colorant direct conduit souvent à des accidents obligeant à décolorer et à reteindre le tissu.
- Contrairement aux mouillants à caractère gras, les dérivés de l’éthylène diamine conviennent comme adjuvants aux bains de colorants basiques pour retarder l’absorption du colorant par la fibre mordancée et favoriser la pénétration, d’où teintures mieux unies et ne bronzant pas, donc solides au frottement.
- L. B.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- APPRÊTS
- Tissus imperméables à la pluie. — International latex process limited. — B. F. 799.777, 21 décembre 1935.
- Le procédé utilisé est illustré par l’exemple suivant. Un tissu de gabardine ou d’indienne est immergé dans un bain d’un mélange de latex d’une concentration de 10 % et de la composition suivante : 50 parties de caoutchouc et 50 parties de cire de carnauba. Après trempage on lave superficiellement et on immerge le
- tissu dans une solution à 10% de chlorure d’aluminium qui rend insoluble le savon et autres matières utilisées dans la fabrication de la dispersion de cire et fait aussi coaguler le latex. On rince ensuite le tissu à l eau, sèche et repasse; le produit final possède à un haut degré le pouvoir de repousser l’eau mais est poreux aux gaz et vapeurs.
- Imperméabilisation de tissus. - R. Grimoin, Sanson et H. Danel. — B. F. 800.618, 11 avril 1935.
- Il s’agit de tissus pour les masques qui sont rendus
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- totalement imperméables aux gaz au moyen de gélatine bichromatée.
- Sur un tissu mince, en coton, soie, etc, on applique plusieurs couches légères d’une dissolution dans la benzine de gomme à laquelle on a préalablement mélangé une certaine quantité de liège en poudre, 5 % par exemple. Ensuite on opère le poudrage de liège à l’aide d une saupoudreuse de manière à enlever au tissu son aspect humide et visqueux, puis on calandre fortement et on vulcanise. Enfin on double le tissu en réunissant les deux faces non imprégnées au moyen d’une solution de gélatine bichromatée contenant par litre : 50 grs gélatine, 30 grs bichromate de potasse. Ce doublage se fait en imprégnant avec la solution de gélatine à 75°. L’opération pourra avantageusement comporter une exposition à la lumière intense.
- Procédé pour rendre imperméables aux gaz les objets à base de latex. — Société Industrielle ducaoutchouc naturel. — B. F. 799.935,26 mars 1935.
- On sait qu’on peut, à l’aide de suspension de latex obtenir des objets par moulage, trempage, ou électrolyse, tels que chaussures, feuilles, etc. Ces objets ainsi préparés présentent des qualités supérieures à ceux obtenus avec du caoutchouc ordinaire (crêpe, feuille fumée etc.) notamment ils possèdent une résistance au vieillissement nettement supérieure. Mais ils sont micro-poreux et manquent d’étanchéité, en particulier pour les gaz de combat. Le procédé du présent brevet consiste à plonger les objets, aussitôt après leur gélification ou coagulation dans l’eau distillée froide ou tiède puis à les laisser sécher à l’air libre. Les objets secs sont plongés dans un dissolvant du caoutchouc, le trichloréthylène par exemple, et le dissolvant est évaporé et on procède à la vulcanisation.
- Apprêt permanent de velours et pluches. — Etablissements Gillet et fils. — B. F. 801.166, 26 avril 1935.
- Ce procédé consiste à former au sein même du tissu une résine obtenue par réaction, après séchage, de vapeurs de formol et d’acide formique sur un dépôt de phénol, urée, thiourée ou autres susceptibles de se condenser avec le formol, incorporés au tissu de velours ou de peluche par imprégnation.
- Apprêts inchiffonnables. — Ponteaux. — B. F. 800.299, 9 avril 1935.
- Il s’agit d’une gomme obtenue en mélangeant une solution aqueuse de salicylate d’ammoniaque avec une solution d’un borate ou d’un mélange de borates. Après évaporation du dissolvant, on obtient un composé amorphe transparent, incolore et poisseux. En imprégnant avec une solution de concentration déterminée et en portant le tissu séché à 80-100° pendant quelques minutes il est devenu inchiffonnable.
- AGENTS AUXILIAIRES
- Acides sulfoniques organiques simples. — Oranienburger Chemische Fabrik. — B. F. 801.022, 20 janvier 1936.
- On utilise comme agents de sulfonation et de condensation des produits obtenus en faisant agir l’anhydride sulfurique SO' sur des carbures aliphatiques halogénés. Par exemple, on sulfone l’oléine avec le produit obtenu en faisant réagir l’anhydride sulfurique sur le trichloréthylène; l’acide sulfonique est dissous dans l’eau et neutralisé par la soude. Les produits ainsi obtenus sont des mouillants.
- Perfectionnements à la sulfonation. — Mauers~ berger — B. F. 801.106, 23 janvier 1936.
- Ces perfectionnements s’adressent à la préparation de produits de mouillage au départ d’alcools aliphatiques de poids moléculaire élevé. Il consiste dans la sulfonation des alcools soumis auparavant à l’action du chlore ; on obtient ainsi des sulfonates d’une plus grande solubilité dans l’eau. Par exemple 100 kg. d’alcool cétylique F. 43° sont mis dans 125 1. d’eau à 45° et dans la dispersion, on introduit à la lumière solaire du chlore finement divisé jusqu’à augmentation de 60 kg. On chauffe à 60°, sépare le liquide aqueux, lave l’alcool cétylique chloré à l’eau chaude et sèche dans le vide ; le produit contient surtout le dérivé mono-chloré F. 25°5. On le sulfone par l’acide à 100 % H'SO" en même temps qu’on fait passer un courant d’air sec pour enlever HCl. Le produit se dissout dans l’eau en solution claire, on le laisse refroidir, sépare l’acide sulfurique, ajoute de la glace et neutralise par la soude.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- IN DUSTRIE TEXTILE
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Le toucher des tissus de laine. — Anonyme. — The Dyer, novembre 1936, p. 464-465.
- On attache une grande importance aujourd hui à l’apprêt et au toucher des tissus de laine. Ces derniers, plus que les tissus de soie, de coton, de rayonne, etc., sont sensibles aux variations de la température et de l’humidité et, de fait, des pièces de même tissu, ayant reçu le même apprêt, possèdent pourtant un toucher différent.
- Le taux d’humidité et la plasticité des fibres de laine au moment de l’apprêtage influent sur le toucher final du tissu; il en est de même d’autres facteurs tels que la chaleur, l’humidité, la tension ou la pression et la durée des traitements. Cette action sur le toucher se révèle particulièrement dans le fixage à la crabbing et le pressage à chaud.
- Dans le fixage à la crabbing, et aussi dans le vaporisage, le tissu de laine prend un état plastique, dans lequel les cellules de fibre peuvent s’endommager. Un fixage prolongé à la crabbing produit un toucher dur et carteux sur certains tissus et un toucher maigre, genre papier, sur d’autres tissus.
- Dans le pressage à chaud qu’il soit rotatif ou stationnaire, les pièces prennent un toucher de papier et se lustrent lorsqu’on les traite avec une teneur en humidité élevée» Il faut éviter à tout prix un accident de ce genre dans l’apprêtage des tissus lourds (tissus draperie hommes).
- Il importe essentiellement que les tissus aient une teneur convenable en humidité au moment de recevoir l’apprêt demandé. Si cette teneur est trop élevée, le toucher obtenu est maigre et semblable à celui du papier ; de plus, l’apprêt est lustré; si, au contraire, la teneur en humidité est insuffisante, l’apprêt produit est terne et sans apparence et le toucher est sec et rèche.
- L. B.
- Peluche dite velours du Nord. — E. Wollen-und Leinen-Industrie, octobre 1936, p. 289-290.
- Autrefois, on fabriquait le velours du Nord exclusivement avec poil de schappe tussah, mais, actuellement, par raison d’économie, on fabrique ce velours entièrement en coton. Les pièces ont une longueur de 25 à 30 mètres, une lèze de 120 à 130 mm- et la hauteur du poil varie de 3 à 5 mm. ordinairement, la couverture du poil est lisse.
- Les fils servant au tissage sont teints en écheveaux : chaîne et trame en noir au soufre; pour le poil on préfère le noir diazoté. L’emploi du coton mercerisé n’améliore pas le lustre de la couverture- Il faut une
- grande habitude pour échantillonner convenablement le noir des filés pour le poil, dont dépend beaucoup l’aspect du tissu.
- Les pièces sortant du tissage sont visitées, puis grattées une première fois dans une machine à plusieurs rouleaux munie d’un vaporisage et d’une batteuse de poil.
- Les pièces, tirées bien à plat par des rouleaux-guides et élargisseurs, passent dans le vaporisage qui humidifie légèrement le poil; un cylindre chauffant repasse les plis et les cassures pouvant se trouver sur le tablier du velours. Les poils vaporisés sont redressés et s’ouvrent mieux au cardage. Le premier rouleau de carde travaille dans le sens du poil en attaquant seulement la pointe, le rouleau de carde suivant travaille à contre-poil en attaquant plus profondément de quelques dents ; le troisième rouleau de carde travaille comme le premier et ce, en ouvrant 1/3 de la longueur des poils-Les pièces passent 4 à 5 fois dans la machine, à raison de 4 à 5 mètres à la minute. La tête et la queue des pièces sont cousues ensemble, de façon à réaliser le passage sans fin de ces dernières. Il est indispensable que les pièces passent sans plis et ne se pincent pas, que les cardes soient levées à temps à l’arrivée de la couture et tournent dans le sens requis. Après le rouleau de sortie avec garniture de carde, les pièces sont conduites par un roule-guide sur un dispositif à battre l’envers faisant 300 à 400 tours à la minute- La batteuse ouvre le poil, il élimine, en même temps, la poussière et les duvets, qu’un aspirateur enlève de la machine.
- Ce premier cardage est précédé d’un tondage sur machine à un cylindre qui, en 4 ou 5 passages, donne une couverture unie. Les pièces sont tondues à la vitesse de 3 à 4 m. à la minute. On finit alors de les carder sur une machine dont les cylindres sont chauffés à la vapeur sous une pression de 4 à 5 k. L’eau de condensation doit bien s’écouler par les purgeurs et il faut que la pression de la vapeur soit maintenue, afin d éviter des accidents de cardage. Les cardes tournent, toutes deux, dans le même sens, la seconde travaillant à 3 ou 4 dents plus profondément que la première, on carde jusqu à ce que les poils soient ouverts aux trois-quarts de leur longueur, soient bien touffus et forment unè couverture uniforme. Au premier passage, les cardes sont réglées pour travailler un peu plus du tiers du duvet; aux passages suivant elles sont réglées pour travailler un peu plus profondément, jusqu’à ce que le poil soit ouvert au degré désiré, on donne 4 à 5 passages aux pièces, puis on les visite à l’envers, dont on nettoie la surface au moyen d’un balai à main.
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- Les pièces sont ensuite flambées au gaz, en 4 à 5 passages, à une vitesse de 30 à 40 m. à la minute, puis elles sont apprêtées, par empesage et étirage sur une machine spéciale C. G. Hanbold. La composition suivante est appliquée à froid à la racle : 4 litres lait de fécule 1 : 10; 32 litres solution d’adragante 1:10; 2 litreshuile d’olive pure; 1 litre solution d’alun 1 : 10; 2 litres acide formique. Cet apprêt convient bien, mais il grise un peu le tablier du velours. La composition suivante ne présente pas cet inconvénient : 225 grs diagum, que l’on dissout dans 35 litres eau, fait cuire pendant 3/4 heure, et que l’on mélange à 25 litres eau et 2 1. 5 huile d’olive. Les pièces sont empesées à la vitesse de 4 à 5 m- à la minute- Le rouleau-sécheur supérieur est réglé pour que l’apprêt ne sèche pas complètement et permette au tablier du velours de devenir bien lisse au repassage subséquent. En sortant de la machine, les pièces se mettenten plis; on les abandonne sur plateaux pendant plusieurs heures avant de terminer l’apprêt. Le tablier des pièces est battu une fois à la baguetteuse, ce qui place bien le poil et assouplit en même temps les pièces.
- On tond finalement sur tondeuse à un rouleau avec batteuse de duvet. Après 3 ou 4 passages à contre poil, la couverture est propre, on ne fait plus travailler la carde et la batteuse, 3 ou 4 passages sur le cylindre tondeur portant des spirales lisses font ressortir la couleur et le brillant du tissu. On découd alors les pièces et on les suspend au moyen de cannes de bois, sur des chevalets roulants, pour éviter toutes pressions ou pinçures sur le poil.
- Si le brillant du tissu est insuffisant après letondage, on redonne 1 ou deux passages à la tondeuse et on frotte le poil avec des chiffons enduits d’un mélange de 1/2 litre benzine et 1/2 litre huile d’olive, on suspend ensuite les pièces sur des chevalets où elles séjournent la nuit en chambre chaude, pourque l’huile se fixe bien sur la fibre, jusqu’à séchage complet. Après cette finition on visite et on mesure les pièces que l’on montre séparément, pour l’emballage, sur deux croix en bois munies de crochets et maintenues écartées par des tiges de bois.
- On imperméabilise avec succès les velours du Nord, soit en boyau, soit sur pièce apprêtée.
- L. B.
- La détermination du cuivre dans les textiles.
- — KEHREN. — Melliand Textilberichte, avril 1937, p. 313-315.
- Pour le caoutchoutage des tissus il importe de connaître exactement le minimum de traces de cuivre et de manganèse que renferment les tissus.
- Kehren et Bleckwenn (Melliand Textilberichle 1936 n° 9) avaient recommandé, pour la détermination du cuivre, la méthode d’analyse colorimétrique à l’ammoniaque ou au ferrocyanure de potassium- Mais ces
- auteurs ont reconnu que les valeurs obtenues pour le cuivre n’étaient pas absolument sûres. La méthode au ferrocyanure de potassium ne donne pas de valeurs indubitables, par suite du traitement préalable nécessaire par de l’ammoniaque.
- Par contre, la détermination du cuivre au moyen du diéthyldithio carbamate de sodium (C2H5)2N. CSSNa donne dans tous les cas des valeurs exactes.
- Les autres métaux, comme par exemple, le fer et le zinc qui produisent des réactions colorées avec le réactif doivent être éliminés au préalable. Or il ne faut pas songer à une précipitation par l’ammoniaque qui entraînerait la précipitation du cuivre. C’est pourquoi l’auteur indique d’opérer en présence d acide citrique pour rendre le fer trivalent non gênant par formation de sel complexe. Quant au zinc, on ne le rencontre pour ainsi dire pas dans les tissus à caoutchouter.
- Pour éviter toute perte de cuivre, par volatilisation ou par fixation comme silicate, dans la calcination en capsule de porcelaine, l’auteur recommande d’attaquer les tissus difficilement incinérables, par un mélange d’acide sulfurique et nitrique sans calcination subséquente du résidu.
- Le résidu provenant de l’attaque de 5 à 10 grs de tissu par un mélange d’acides sulfurique et nitrique (sulfonitrique) est additionné d’eau chaude, puis, après un court repos, filtré. Si l’on ne s’attend pas à de grandes quantités de cuivre, on porte la quantité totale de liquide à 50 cc- environ; dans le cas contraire, on porte après filtration, à 100 ou à 200 cc- dont on ne traite qu’une portion. On verse 50 cç. de solution à examiner dans le cylindre du colorimètre on l’additionne de 20 cc. de solution d’acide citrique à 10 % puis on l’alcalinise avec de l’ammoniaque. Juste avant de colo-rimétrer, on ajoute 10 cc. d’une solution aqueuse à 0,1 % de diéthyldithiocarbamate de sodium. Dans beaucoup de cas, la coloration brune qui se produit en présence de cuivre peut être comparée directement à une solution à teneur en cuivre connue. Mais, si la solution de réaction possède une coloration gênante ou un trouble par suite de la présence d’autres métaux, on épuise le composé de cuivre formé avec 2 cc. de tétrachlorure de carbone, dans un entonnoir à agitation, à deux ouvertures, en ajoutant chaque fois 2 cc. de tétrachlorure jusqu à ce qu’ils soient encore colorés en jaune; ensuite on colorimètre comparativement à une solution type de cuivre traitée de la même façon.
- L. B.
- Résines solubles à l’eau utilisées comme agents d’encollage. — F. OHL. — Die Kunstseide, mars 1936, p. 102-104.
- Les encollages à base de résines synthétiques sont venus combler un vide qui existait entre l’huile de lin et les autres produits d’encollage comme la colle, la gélatine, l’amidon etc. C’est ainsi qu’on connaît un produit de dédoublement de l’albumine, qui est en
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- combinaison avec les huiles et les résines synthétiques. On a mis également dans le commerce des encollages à base de résines synthétiques (phénol, ou derives et formaldéhyde) en combinaison avec des carbures hydrogénés. Enfin, on utilise depuis peu, des composés polyglycériques et des polymérisats d’acides gras non saturés comme bases d’encollages.
- D’après les essais de l’auteur, les résines solubles à l’eau conviennent parfaitement pour l’encollage des fibres artificielles. Les essais ont porté, en particulier, sur un dérivé borique du diéthylène glycol : le bori-borate de glycol, ainsi que sur le borophosphate complexe de sodium.
- Ces nouveaux agents d’encollage forment une pellicule qui protège bien les fils au cours du tissage et qui s’élimine facilement à l’eau tiède. Pour la teinture, il n’est même pas indispensable d’éliminer ces parements, puisqu’ils se dissolvent dans le bain sans rien gêner. L’article contient les résultats relatifs à l’absorption de ces agents d’encollage, par les rayonnes de viscose et d’acétate, ainsi que ceux ayant trait aux propriétés mécaniques des fibres encollées avec ces résines solubles.
- L. B.
- Tissus en rayonne fils mélangés et coton. — P. WERLER. — Die Kunstseide, janvier 1936, p. 31-34.
- On peut filer la fibre artificielle, soit seule, soit avec des fibres naturelles, animales ou végétales. La fibre artificielle est meilleur marché que la laine et pluschère que le coton. Le filateur peut réaliser certains bénéfices en achetant la laine dans de bonnes conditions. De plus, pour les fils de coton grossiers, bon marché, on utilise également des fibres bon marché : n° 6 ou 8 anglais, et, pour des trames, des fibres courtes de coton. Pour la préparation de fibres artificielles, le filateur doit toujours payer le même prix pour n’importe quelle fibre- Les fils mélangés font exception. Ainsi, à un même fil de la même fibre artificielle, on pourrait mélanger du coton de qualité inférieure, suivant la destination et le numéro du fil. On peut, en outre, abaisser le prix des fils mélangés, en employant des fibres artificielles provenant de déchets de rayonnes. Mais, de cette manière, on ne peut pas préparer de marchandise de bonne qualité. Les fibres en déchets de rayonne (Stapelfaser) sont de meilleure qualité, car ils ne subissent plus de préparation ultérieure.
- Depuis longtemps, on tisse du coton avec de la rayonne, pour la lingerie et les articles imprimés. De plus, on peut préparer des fils en fibres pure rayonne, ou des fils mélangés avec 50 % ou 70 % de coton et 50 ou 30 % de fibres artificielles. Pour les tissus de lingerie et les vêtements de travail, on remplace une partie de la chaîne de coton par des fils de rayonne. Ou bien, on retord faiblement un fil de coton et un fil derayonne, ou encore, on travaille la chaîne 1:1, un fil de coton et un fil de rayonne. Bien entendu,
- dans le dernier cas, on ne peut pas ensoupler ensemble des chaînes de ce genre, mais il faut ensoupler deux chaînes rayonne et coton, pour chaque qualité. Lorsqu’on encolle sur machine, on peut laisser les deux chaînes ensemble. Mais on doit savoir ce dont on dispose comme matière et les qualités de celle-ci. En particulier, il est important de savoir de combien doit s’allonger la rayonne. Comme celle-ci se rétrécit autrement que le coton, il faut, à l’encollage, veiller à ce que les deux fibres présentent, après dessication, approximativement la même tension. En aucun cas, la rayonne ne doit être moins tordue que le coton. Ces deux chaînes doivent sortir de la machine à encoller de telle sorte qu’il n’y ait plus à tenir compte, dans la suite des traitements, de la rayonne plus sensible. A l’état humide, les tissus mixtes de ce genre (rayonne et coton) n’ont pas une chaîne d’aspect joli et uni, mais le séchage uniformise l’aspect. De même, les essais de résistance à la rupture ne donnent que de médiocres résultats, puisque les deux fibres, de par leurs propriétés physiques différentes ne se rompent pas en même temps. Le plus souvent, c’est le coton qui se casse avant la rayonne. Toutefois les essais au frottement donnent des résultats plus favorables avec ces tissus qu’avec les tissus de coton, car la rayonne, lisse, offre moins de points d’attaque. La résistance au porter n’est pas inférieure à celle des tissus pur coton.
- En ce qui concerne l’action de l’humidité, le coton gagne en résistance, alors que la rayonne perd de la résistance. Les fibres animales perdent également de leur résistance sous l’action de l’humidité. La rayonne du commerce avec 11 % d’humidité, est encore très avide d’humidité, elle l’abandonne peu à peu à la longue. Il est à remarquer que la rayonne humide sèche plus vite que le coton. Un tissu dont la chaîne se compose de I fil rayonne et I fil coton, est presque aussi résistant à l’état humide qu’à l’état sec, de sorte qu’on peut admettre que la faible résistance de la rayonne à l’état humide est compensée par la grande résistance du coton.
- Comme, dans ces tissus mixtes en viscose et coton, dans la chaîne, la viscose absorbe plus de colorant et possède un lustre plus prononcé, on obtient des effets spéciaux. Mais, en utilisant des rayonnes matées, la différence de coloration est à peine perceptible, car la rayonne mate se teint, pour ainsi dire, comme le coton écru. La rayonne mate se comporte différemment de la rayonne brillante, en ce qui concerne l’absorption de l’encollage.
- Le coton mercerisé, de même que le coton blanchi, possède plus d’affinité pour les colorants que le coton écru. On peut améliorer l’aspect coloré des tissus, lorsqu’au tissage, on choisit convenablement les fibres, en tenant compte de leurs affinités respectives. Lorsque dans un tissu mixte : coton écru et viscose ou rayonne au cuivre, on veut améliorer l’affinité du coton, ce n est pas la soude caustique qui convient, pour traiter
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- le tissu, mais la potasse caustique, dont l’action se limite au coton presque exclusivement.
- Les pièces de tissus mixtes doivent subir une sérieuse préparation avant teinture, faute de quoi, il est difficile d’obtenir des teintures uniformes sur les différentes fibres. En effet, bien que le parement ou l’ensimage de la rayonne soit éliminé, cela ne signifie pas sûrement que la cire végétale du coton écru ait été éliminée en même temps à l’aide du même produit détersif. Le savon seul ne suffit pas dans bien des cas.
- En présence d’une chaîne coton et d’une trame rayonne au cuivre, il est difficile d’obtenir des teintures uniformes. En nuances foncées le coton reste souvent plus clair. En nuances claires, on peut, lorsqu’on utilise du coton mercerisé et des colorants sélectionnés, réaliser une certaine conformité de nuance. En présence de rayonne au cuivre, il faut tenir compte du fait que cette fibre absorbe, déjà à froid, fortement le colorant.
- Lorsque dans le tissu, on a unechaîne viscose et une trame rayonne au cuivre, il est également difficile d’obtenir une nuance uniforme, bien que l’affinité de la viscose soit intermédiaire de celle du coton et de la rayonne au cuivre. Ces difficultés tinctoriales augmentent encore, lorsque la matière de plus faible affinité est fortement retordue, donc, en présence de fils crêpe ou voile.
- Bien que les fabriques de rayonnes fournissent des fils se teignant avec unisson, les variations de teinture se manifestent pourtant, lorsque les fils de rayonne ont été soumis à de trop fortes actions mécaniques, par exemple, un étirage au cours de la filature, de l’encollage ou du tissage. La teinture uniforme sur tissus mixtes est donc liée à de grandes difficultés.
- Les irrégularités de structure, dans une même fibre, conduisent à des différences de teintures. Soit un tissu dont la chaîne est en coton très irrégulier et la trame en viscose. Le coton se teint moins et laisse paraître plus fortement les irrégularités, que si l’on avait dans la chaîne le même coton, ou une rayonne de même affinité- Si l’on a, dans la chaîne, un fil voile en viscose et, dans la trame, de la rayonne au cuivre normalement retordue, la formation de raies ou de barres se produira plus fortement, si cette tendance existe pour la chaîne, car celle-ci présentera une coloration plus claire. En trame, la même matière que dans la chaîne, couvrirait les barrures. Si, inversement, la chaîne de rayonne n’a pas une densité régulière, celle-ci ressorte aussi plus fortement.
- En vue d’obtenir des teintures uniformes, le teinturier doit choisir ses colorants, la température et la durée de teinture et modifier la montée du colorant par des additions de sel ou de savon.
- Avec les colorants substantifs, la viscose se teint généralement plus fortement que le coton. Les colorants substantifs montent plus fortement sur viscose que sur coton, lorsqu on augmente la température et l’addition
- de sel. Une température basse et une forte addition de savon retardent la teinture. On rencontre des difficultés spéciales dans la teinture de fils ou de tissus en fibres artificielles, lorsqu’on a filé plusieurs parties aux affinités tinctoriales différentes.
- La teinture manque de pénération avec les tissus pure rayonne serrés, à titre gros, ou avec les tissus moins serrés à titre fin. Les endroitsoù les fils de chaîne touchent les fils de trame restent blancs. Cet accident se produit surtout dans la teinture en colorants pour cuve, par suite du fort gonflement des fibres provoqué par la lessive de soude et empêchant le colorant de pénétrer- Ici, en outre, la température joue un certain rôle.
- Certains colorants, teints à tiède, donnent de meilleurs résultats. Mais ce genre de teinture ne suffit pas pour les tissus lourds, car il ne permet pas d’obtenir une pénétration suffisante. Pour les tissus serrés, le mieux est d’employer des colorants que l’on applique au bouillon. On facilite la pénétration en n’ajoutant pas de sel, ou en l’ajoutant à la fin, par portions. En outre, on peut avoir recours à des agents d’unisson.
- L. B.
- La charge des textiles. —S. URBAN. — Kunstseide und Zellwolle, février 1937, p. 60-64.
- Après avoir rappelé des généralités sur la charge des textiles, l’auteur étudie les modifications que subit la fibre de soie sous l’influence de la charge. Sur la transformation que subit la soie chargée au cours du magasinage. P. Heermann dans les « Mitteilungen der Textilforschungsanstalt de Krefeld vol. 5, 1929) a donné une étude très détaillée. Il trouva qu’une soie chargée normalement ne perd pratiquement pas de résistance au cours d’un magasinage de trois ans, lorsqu’elle est bien emballée, à l’abri de la lumière, à la température de la chambre et dans une atmosphère normalement humide. Ce n’est que pour une charge de 150 % que commence une autodécomposition perceptible. On a trouvé une perte de résistance de 35 % pour , un noir monopole à 200 %. D’après le professeur Heermann, une soie chargée emmagasinée depuis longtemps se laisse mal travailler et ne possède plus beaucoup de résistance au porter.
- Or, il est difficile de juger de la modification que subit une soie chargée ou une soie non chargée, par des mesures de variation de résistance ou d’allongement. Par raison de simplicité, on se base sur la mesure de la résistance. De plus, il est difficile de reproduire artificiellement et rapidement l’action que produit un magasinage prolongé.
- D. Appel et A. Jessup du « National bureau of Standards, » de Washigton, se sont également occupés de la question. Ils utilisent, pour le vieillissement de la fibre chargée, d’un Fade-ometer, avec une lampe à arc (courant continu de 13 ampères, sous 140 volts
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- entre les deux charbons, dans une atmosphère à 75-77 % d’humidité et à une température de 63-67°C. Les essais comparatifs ont montré que les effets du vieillissement correspondent bien aux effets du magasinage naturel. La résistance a servi de critère dans les deux cas. De plus, on a constaté que les tissus conservés pendant 240 jours à 1 obscurité n avaient pas perdu plus de 20 % de résistance, et que, contrairement aux conclusions de Heermann, le taux de la charge n’a pas un effet immédiat sur la résistance de la soie conservée dans l’obscurité. Mais des échantillons de même nature conservés pendant 240 jours, exposés à la lumière, ont perdu de 20 à 95 % de leur résistance. La perte dépend surtout de l’apprêt qu’à reçu le tissu. Par exemple, des tissus imprimés et rongés perdent plus de résistance que des tissus simplement imprimés, ou teints de la manière habituelle.
- Il n’existe pas encore de procédé qui permette de déterminer de façon sûre la résistance au porter d’un tissu. On se réfère le plus souvent à la résistance au frottement, soit tissus contre tissus, soit tissus contre toile émeri. M. Roberts et B. Mack (Journ. of Home Economise 1932) ont étudié l’influence de la lumière et de l’air sur la soie non chargée et chargée à 1 étain. Il n’existe aucune relation directe entre la résistance dynamométrique et la résistance au frottement. La diminution de résistance au frottement a pour conséquence une mauvaise aptitude à l’usage des soies magasinées.
- La Silk Association d’Amérique prescrit de ne pas charger le taffetas au-delà de 50 % ; le crêpe de Chine et le crêpe de Canton au-delà de 45 %, le crêpe Georgette au-delà de 30 %, le chiffon au-delà de 10 % et tous les tissus qui doivent être imprimés au-delà de 30 %.
- D’après les recherches de Ross, Johnson et Edgar il n existe pas de relation directe entre la résistance à l’état humide et à l’état sec et la stabilité au plissage. De plus, contrairement à l’opinion générale, les charges au fer, au plomb, à l’étain, au plomb-étain et au zinc n’exercent aucune action catalytique sur la décomposition hydrolytique de la fibroïne en composés azotés solubles.
- L’auteur combat la tendance à charger les rayonnes, car ce genre de textile ne nécessite pas une charge qui élèverait son poids ou son pouvoir couvrant, charge que l’on peut qualifier d’apprêt frauduleux.
- L. B.
- Le « trubenizing » et ses similaires. — P. WEN-GRAF. — Wollen-und Leinenindustrie, avril 1937, p. 108-109.
- Le « Trubeninzing » nous vient des Etats-Unis. L’invention de B. Liebowitz-Trubenizing Process Corpor., New-York a fait l’objet d’une demande de brevet le 5 avril 1932 aux Etats-Unis d’Amérique,
- Les autres brevets indiqués ci-après ont été demandes soit avant, soit après cette date- Le brevet américain de Trubenizing a été publié le 31 juillet 1934 : A. P. 1.968.409/10 de Liebowitz, et n° 1.968.410 et 419-208, ont pour objet de rendre raides, lavables, perméables à l’air et à l’humidité les articles de lingerie : cols, manchettes, en disposant des fils d’éthers cellulosiques qui raidissent et maintiennent ensemble 2 ou 3 couches de tissu-
- Or, le collage au moyen de solutions cellulosiques présente l’inconvénient de boucher les pores du tissu. D’après le brevet, on intercale entre les couches de tissu à coller, un filet de fils d’acétate de cellulose qu’on imbibe au préalable d’acétone ou autre solvant pour gonfler les fils; puis on fait intervenir 1 action de la chaleur et de la pression.
- Comme avantage particulier signalé dans le brevet américain 1.968.409, les 2 couches de tissu et le filet de liaison sont confectionnés ensemble, puis collés subséquemment par repassage qui raidit.
- D’après le brevet français 795.102 de Liebowtz, on produit un sous-tissu en fils d’acétate humecté d’un solvant ou d’un agent gonflant, tel que l’acétate de butyle, puis on repasse le tissu-
- On trouve un procédé similaire dans le brevet anglais 379.145 (A. Ferrucio) consistant à coller plusieurs couches de tissu au moyen de solutions de cellulose.
- On trouve encore une analogie avec le trubenizing dans le brevet anglais 355.860 (Celanèse) revendiquant le collage de tissus d’acétate par imbition de solvants suivie de calandrage.
- Le brevet français 799-838 de F. R. Redman, a trait aux tissus de lingerie ne rétrécissant pas, conservant leur raideur et possédant en même temps une certaine perméabilité à l’eau, pouvant même être blanchie. Il consiste à coller des couches de tissu de lingerie par une triplure au moyen de masses résineuses thermo-plastiques, en particulier les résines polyvinyliques, par imbibition. Les triplures ont la forme de filets- La résine ne doit pas se ramollir au-dessous de 150° C.
- L. B.
- Blanchiment et teinture de la laine angora. —
- S. VEDLANDT. — Textile Colorist, juillet 1936, p. 448.
- On emploie beaucoup la laine d’angora seule ou mélangée de rayonne, pour la confection de bérets et bonnets d enfants. La laine d’angora, précieuse pour sa douceur, ne convient pas à certains tissus, car elle donne trop de déchet au cours des différents traitements d apprêt. Ses fibres sont brillantes et ont une longueur variant de 2 à 15 centimètres. On la trouve sur le marché, ordinairement à l’état propre, car la matière provient surtout du peignage et du brossage des lapins et non de la tonte de ceux-ci. Avant de la teindre, il
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- REVUE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
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- suffit de nettoyer cette laine légèrement avec du savon et de l’ammoniaque à la température de 40° C-, dans un appareil à traiter la laine en flocons.
- La laine d angora est blanchie de preference a 1 eau oxygénée, plutôt qu’au bisulfite en présence d’acide, car, dans le premier cas, le blanc obtenu est plus pur et le toucher plus doux. On monte le bain avec 5 1. d’eau oxygénée (12 volumes) pour 50 k. de matiere ; on l'alcalinise légèrement par du silicate de soude et on le chauffe à 38-40° C. La matière introduite dans le bain y est abandonnée pendant plusieurs heures; finalement on la rince à fond pour la débarrasser de toute trace de silicate qui laisserait un toucher rèche à la fibre.
- Souvent, la matière est traitée dans des coffres en bois perforés que l’on immerge dans des cuves avec ou sans circulation de bain.
- La laine d’angora se teint facilement en colorants pour laine; on la teint habituellement en filé avec des colorants acides ou directs, choisis parmi ceux qui ne nécessitent pas une ébullition énergique et qui épuisent sans une forte addition d’acide. Si, par suite des exigences de solidité à la lumière, on est obligé
- d’employer des colorants acides, teignant en bain très acide, on se sert d’acide formique, de préférence à l’acide sulfurique.
- L’auteur mentionne les colorants suivants pour la teinture de la laine angora : jaune indien, jaune solide lumière, bleu d’alizarine brillant B, rose acétyle solide BG, bleu foulon brillant B, bleu carmin A, vert foulon brillant B, orangé II, orangé solide lumière G, carmoi-sine, écarlate crocéine, bleu et noir sulfone cyanine et, parmi les colorants substantifs : noir solide direct B, (pour gris), orangé diamine F, rouge diphényle BS, écarlate diamine B, chrysophénine G, orangé direct G. Ces derniers sont appliqués en bain presque bouillant, avec addition de 10 % de sulfate de soude.
- Il importe d’écourter autant que possible la teinture en bain chaud de la laine angora, car cette matière se feutre facilement. D’ailleurs, pour cette raison, on la teint sur appareil à circulation de bain (type Hussong) ou sur machine rotative (Klauder-Weldon). Les petites parties sont teintes sur barque, les écheveaux étant disposés sur des bâtons et manœuvrés très délicatement.
- L. B.
- REVUE ECONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- La rayonne au Japon. — La production mondiale de la rayonne en 1936 est estimée à 474.000 tonnes dans laquelle le Japon figure pour 118.700 tonnes; il vient donc immédiatement après les Etats-Unis qui ont produit environ 127.000 tonnes. La production japonaise de 1936 montre un accroissement de 30 % sur celle de 1935, mais celle de 1935 marquait une augmentation de 47 % sur 1934. Il y a donc eu un ralentissement qui est dû à la crainte qu’on a eue d’une surproduction. Ceci a amené un contrôle de la production avec restrictions. Mais, étant donné que l’accroissement de la production mondiale ne représente que 8 % , celle du Japon reste considérable.
- La production du lin en Allemagne. Les efforts que poursuit l’économie allemande dans le but de réduire les importations ont amené un accroissement notable de la production du lin et du chanvre. Tandis qu’en 1 932, la culture du lin n occupait que 4. 500 hectares et avait produit 3.600 tonnes de fibres, la surface avait décuplé en 1936 avec 44.000 hectares et 29.800 tonnes de fibres. On prévoit pour 193 7 que la culture du lin couvrira 60.000 hectares. Pour le chanvre l’augmentation est encore plus forte puisqu’elle a passé de 226 hectares à 5.600 hectares en 1936 et qu’on prévoit qu’en 1937 elle occupera 10.000 hectares.
- Cependant, il existe encore un écart entre cette production et la consommation qui pour 1936 s’est
- élevée à 50-53.000 tonnes de lin et 30 à 33.000 t. de chanvre.
- En même temps que s’améliore la culture de ces plantes, on se préoccupe aussi de l’extraction des fibres par le rouissage. Les diverses méthodes de rouissage sont examinées par M. Lüdke (Zeitschr. f. angew Chimie, avril 1937, page 291). Le rouissage à l'eau froide paraît devoir être, de plus en plus, remplacé par le rouissage à l’eau chaude qui est plus rapide et plus régulier. Le lin, ainsi roui, doit être séché et on avait toujours admis que le séchage artificiel était nuisible à la qualité du lin. On prétendait qu’il amenait une diminution dans la solidité, un toucher plus rude et une difficulté dans la filature, et quelquefois une mauvaise coloration. Or, on a trouvé que ces défauts s’ils existent ne proviennent pas du séchage mais d’un lavage défectueux après le rouissage. S’il reste des matières pectiques, la dessication les rend gluantes ce qui gêne le teillage. En utilisant des machines qui après lavage permettent de bien exprimer la fibre rouie, ces inconvénients disparaissent. Enfin, il convient de surveiller le pH des bains de rouissage car à 30°, le pH descend et se maintient à 4,6-4.9 pendant 6 à 12 heures, puis il remonte. Au pH minimum, le rouissage est terminé et quand le pH remonte c’est la période du sur-rouissage, c’est-à-dire l’altération de la fibre qui commence. La durée du rouissage est de 3-4 jours-
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Fibres de viscose pour remplacer la laine. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 797.779, 16 novembre 1935.
- Il s’agit de l’obtention de fibres de cellulose ondulées, en découpant des mèches de xanthogénate de cellulose et les traitant par des liquides chauffés- Par exemple, d’une filière à 1.500 trous, on file la viscose à 25° dans une solution contenant 30 % de sulfate d’ammoniaque. Tous les faisceaux sont réunis en plusieurs bandes de fibres d une épaisseur de 1 .000 deniers et ces bandes sont découpées en mèches et introduites dans la glycérine chauffée à 120°. Les mèches ondulées sont séparées par des tabliers transporteurs perforés et sont débarrassées du liquide par lavage à l’eau, traitées par des agents de saponification ou d’avivage.
- Traitementdes fils et tissus en rayonne acétate.
- Soler-Aznar. — B. F. 798.303.
- Les fils de rayonne viscose, après avoir subi une torsion suffisante se crêpent dans 1 eau, ce qui permet d’obtenir du crêpe de Chine. On a essayé la même chose avec l’acétate sans y réussir. Or, on a trouvé que si les tissus faits en rayonne acétate, décreusés, puis lavés pour enlever toute trace de savon, sont séchés, puis trempés dans des solutions contenant de l’acide oxypropionique (lactique) avec du méthanol, ce qui produit un rétrécissement et on le sèche. On obtient un crêpe comparable au crêpe de soie naturelle.
- Fibres de viscose remplaçant la laine. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 799.782, 21 déc. J935.
- La viscose, au sortir des filières très nombreuses est passée dans une solution de sulfate d’ammoniaque à 25-30 % contenant 5 % de sulfate de sodium. Les fils, réunis en bandes épaisses qui arrivent sur des cylindres de dévidage et amenés sans pressage à une machine à découper; des brins coupés à la longueur voulue tombent dans une rigole où se trouve un bain de décomposition contenant 8 % d’acide sulfurique et 12 % de sulfate de sodium. Les mèches découpées traversent plusieurs tours où des plaques en chicane provoquent l’ouverture des mèches. Finalement les fibres lavéessont retenues sur un tamis. Les fils acquièrent ainsi une ondulation qui les fait ressembler à la laine.
- Amélioration de la résistance au chiffonnage des matières textiles. — H. Dreyfus. — B. F. 800.241, 3 janvier 1936.
- Ce brevet décrit des procédés d’imprégnation des fibres textiles avec des résines synthétiques ou des résines naturelles. Par exemple, on prépare une solution d’urée formaldéhyde avec 40 p. d’urée, 80 p. de formaldéhyde à 40 %, rend le mélange alcalin et porte à l’ébullition après avoir ajouté 5 p. de chlorure de magnésium. On refroidit et verse dans 240 p. d’eau
- contenant 15 p. de chlorure de magnésium. On trempe le tissu de viscose dans cette solution pendant 5 minutes, puis on l’essore et sèche à 50°. On place alors le tissu pendant 5 minutes dans une solution à 5 % de stéarate d’éthyle ou de phtalate de dibutyle dans 1 alcool méthylique, puis on l’essore de nouveau et sèche à 50° et chauffe finalement pendant 5 minutes à 1400.
- Dans la manière d’appliquer la solution de résine, il est indiqué qu’on peut aussi ajouter les agents susceptibles de fournir la résine, aux solutions de filage de la viscose, de l’acétylcellulose et de provoquer ensuite la polymérisation par un traitement convenable.
- Amélioration des textiles. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — Addition 46.559, 4 juillet 1935 au B. F. 772.338.
- Ce procédé est destinéà adoucir les textiles, papier, cuir et analogues et consiste à les traiter avec des mélanges contenant, d’une part, des substances capables d’empêcher la précipitation de savons calcaires dans une eau dure et, d’autre part, des produits ou des sels des produits répondant à la. formule générale
- HOOC—AY-Z
- où -A est un radical alcoolique, cycloalcoolique ou arylique, Y un groupe COO relié au radical A et Z un radical aliphatique à au moins 8 atomes decarbone.
- Soie au cuivre ou textiles au cuivre à brillant mat. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 800.827, 18 janvier 1636.
- On a trouvé que pour le matage de la soie au cuivre on peut utiliser avantageusement les huiles résiduaires de la fabrication du camphre au moyen de térébenthine. Ces huiles sont ajoutées aux solutions de filage et fournissent des fils opaques particulièrement plaisants.
- Amélioration des matières fibreuses en cellulose régénérée. — BOEHME. — Fettchemie Gesells-chaft. — B. F. 801.081, 22 janvier 1936.
- On obtient une amélioration des fibres en cellulose régénérée en les traitant par des lessives de soude relativement étendues, de 5 à 10° Bé et à une température comprise entre 30 et 60°. Par exemple, on plonge des bas en coton et rayonne, attachés par un fil par paires et suspendu sur des bâtons dans de la soude à 9-1 0° Bé et à 40°. On les agite lentement pendant 3 minutes et on les sort pour les plonger dans un bain de lavageà 70° contenant 2 à 3 gr. par litre d’un agent d’humidification et on les agite 1/4 d’heure. On les plonge ensuite dans un bain acide à 50°, contenant 2 cc. par litre d'HCI, puis termine le lavage à la manière habituelle. Les mailles sont devenues plus serrées elles bas n’ont diminué de longueur que de 2 à 3 cm. La faible concentration de la lessive ne peut pas donner de rétré-
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- RÉSULTATS INDUSTRIELS
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- cissement du coton et il est possible de retendre le bas sur la forme employée à sec.
- Matage de la soie naturelle. — Etablissements
- Gillet. — B. F. 801.167, 26 avril 1936.
- Le matage décrit s’applique sur la soie naturelle chargée ou non chargée et résiste au lavageetau savon. Il consiste à passer la soie dans un bain de viscose contenant de la baryte caustique ; par exemple, le bain peut contenir viscose 100 à 200, baryte cristallisée
- 60 à 120, eau pour faire 1 litre. La viscose est de préférence non mûrie donnant par coagulation de la cellulose régénérée, elle-même mate. La viscose fraîche est additionnée d’une petite quantité de bisulfite pour éviter un mûrissage trop rapide. On peut aussi ajouter de la gélatine ou de la caséine ou un autre colloïde protecteur. La soie imprégnée est exprimée et plongée dans un bain d’acide sulfurique dilué et froid. La soie est lavée à fond et savonnée à chaud et elle peut ensuite être chargée au phosphosilicate d’étain.
- RESULTATS
- Textiles Chimiques du Nord et de l'Est-
- L’assemblée ordinaire, tenue le 21 mai, a approuvé les comptes de 1936 se soldant par un bénéfice de 284-001 fr., ramenant le déficit total à 5.330.218 fr
- Société de Bonneterie de Tergnier-
- L assemblée ordinaire tenue le 19 mai a approuvé les comptes de l’exercice 1936 accusant un bénéfice net de 153.851 fr., qui a été affecté à l’amortissement des pertes antérieures.
- Soieries Tête d'Or.
- L’assemblée ordinaire tenue le 20 mai, à Lyon, a ratifié les comptes de l’exercice 1936 se soldant par un bénéfice de 397.763 fr., qui a été affecté à l’amortissement des pertes antérieures.
- Société Anonyme de Filature de Schappe,
- L’assemblée ordinaire s’est tenue à Lyon, le 2 juin, sous la présidence de M- Henri Franc, président du conseil d’administration. Elle a approuvé les comptes de l’exercice 1936 et voté toutes les résolutions présentées, notamment une répartition de 100 fr. brut.
- Société Industrielle Rémoise du Linoléum S-A-R-L-I-N-O.
- L’assemblée ordinaire tenue le 22 mai a approuvé les comptes de l’exercice 1936 se soldant par un bénéfice net de 4-008.085 fr. Le dividende, fixé à 9 fr. brut par action, est payable dès maintenant à raison de net : 7 fr. 08 au porteur, 7 fr. 92 ou 7 fr. 38 au nominatif.
- Le baron Louis Thénard, MM. Pierre Chocarne, Henri Dewez, Jan C. Kaars Sijpesteyn, Jules Staat, Hans G. Syz, Carl August Wicander ont été réélus
- Le rapport indique que l’activité industrielle etcom-merciale de la société a été, en 1936, en progression sensible grâce au développement des ventes sur le marché français et au maintien des exportations.
- Anciens Etablissements Casse Frères.
- L’assemblée ordinaire tenue le 22 mai a approuvé
- INDUSTRIELS
- les comptes de l’exercice 1936, faisant ressortir un bénéfice de 215.307 fr. qui avait été employé de la manière suivante : 102.748 fr. à l’amortissement des pertes antérieures, 66.885 fr. à l’amortissement des frais de fusion et 45.673 fr. à celui des frais de constitution anciens.
- Comptoir Linier.
- L assemblée générale a approuvé les comptes et bilan de l’exercice écoulé faisant ressortir un bénéfice de 997.627 fr, 90, qui a été reporté à nouveau.
- MM. Harry Williamson et Thierry de Walleuil ont été réélus administrateurs. M. Charles Vancauwen-berghe a été appelé à cette fonction.
- Le rapport du conseil d’administration souligne combien les évènements de juin ont été préjudiciables à l’économie française qui a dû rechercher un nouvel équilibre, puis il montre les dangers de l’accroissement des importations qui entraîneront à bref délai une recrudescence du chômage.
- Sur le plan intérieur, la société a poursuivi la réalisation de son programme de régroupement et de concentration industrielle.
- De son côté, le président du conseil a, dans son allocution, formulé le vœu suivant :
- « Que notre ministère de l’Economie Nationale ait, à l’avenir, plus de sagesse et de perspicacité, que ses conceptions économiques aient plus d’assiette et aussi que notre groupement fasse preuve d’une autorité véritable s’exerçant sur tous, afin d’assurer à tous la liberté trop souvent entravée ».
- Manufacture Française de Tapis et Couvertures M-F-T-C-
- L’assemblée ordinaire tenue le 27 mai a approuvé les comptes de l’exercice 1936, faisant ressortir un solde bénéficiaire de 810.397 après 1.731.707 fr. d’amortissements.
- Le dividende a été fixé à 6% brut, soit 30 fr. brut par titre, payable à partir du Ier septembre prochain.
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- INFORMATIONS FISCALES
- INFORMATIONS FISCALES
- Les congés payés et le départ volontaire du salarié.
- L’article 5 paragraphe 1, du décret du 1er aout 1936 pris pour l’application de la loi du 20 juin 1936 sur les congés payés, stipule que lorsque le contrat de travail d’un travailleur ayant au moins six mois de services continus est résilié par le fait de l’employeur, avant que le travailleur ait pu bénéficier d’un congé annuel payé et sans que cette résiliation soit provoquée par une faute lourde du travailleur, ce dernier a droit à une indemnité. L’application de ce paragraphe avait donné lieu à des divergences d’interprétation, en doctrine comme en jurisprudence.
- La théorie la plus communément soutenue était que l’employé qui quittait volontairement son patron perdait par là même son droit à des vacances payées, le décret n’ayant prévu d’indemnité que lorsque le contrat de travail était résilié par l’employeur, sans faute lourde du salarié. C’était là la thèse soutenue par le Ministère du Travail lui-même dans toutes les réponses qu’il était amené à faire aux Députés par la voie du Journal Officiel. En sa faveur on pouvait citer également plusieurs décisions de jurisprudence, notamment le Conseil des Prud’hommes de Poitiers, Conseil des Prud’hommes de Montpellier, Tribunal de Pau, de Lavariac, etc.
- Le droit du salarié aux congés payés en tout état de cause, même en cas de départ volontaire, était soutenu par certains syndicats ouvriers, appuyés en cela par une partie de la jurisprudence : Conseil des Prud’hommes de Charleville, Conseil des Prud’hommes de la Seine, Tribunal civil de la Seine. Il ne suffit pas, disait-on, que le salarié ait pris l’initiative de la rupture pour lui faire perdre le bénéfice de son congé. Du moment qu’il remplit les conditions posées par la loi du 20 juin 1936, c’est-à-dire qu’il présente une durée suffisante de services continus à l’intérieur de l’établissement, il a un droit acquis à des vacances payées, ou à une indemnité représentative s’il quitte l’entreprise, sauf le cas de renvoi pour faute grave.
- La question a été soumise à la Cour de cassation et elle vient d’être définitivement tranchée par plusieurs arrêts en date du 5 mai 1937.
- « Attendu, dit la cour, que... le travailleur qui se trouve privé de son congé annuel par la résiliation du contrat a droit à une indemnité compensatrice, à la double condition que cette résiliation ait été le fait de l employeur et qu elle n ait pas été provoquée par une faute lourde de l’employé; qu’il s’ensuit que le droit à cette indemnité n’est pas ouvert au profit du travailleur qui a rompu le contrat par son propre fait ».
- Ainsi, la Cour de cassation a pris position en faveur de la première des deux théories rapportées ci-dessus. Le travailleur qui quitte son emploi de lui-même perd son droit à des vacances payées. Cet arrêt peut, dorénavant, être pris pour règle dans les rapports entre patrons et salariés, toutes les fois que la gestion des
- Le Gérant: R. BREUILLER.
- congés payés n’est pas confiée à un organisme tel qu’une Caisse de congés payés. Dans ce dernier cas, en effet, la question ne se pose plus, puisque le droit au congé s’acquiert par une certaine durée de travail sans que l’on ait à se préoccuper de savoir si l’ouvrier travaille encore au moment de la période ordinaire des vacances et s’il a ou non quitté volontairement son emploi.
- CALENDRIER FISCAL EN JUILLET 1937
- Contributions directes
- Du 1er au 10. — Paiement au percepteur par les employeurs et débirentiers de l’impôt afférent aux traitements, salaires, rentes viagères, émoluments et honoraires versés en juin à des personnes domiciliées hors de France.
- Du 1er au 31. — Paiement de la première moitié des impôts compris dans les rôles mis en recouvrement en juillet, dès la mise en recouvrement.
- Paiement de la totalité des impôts établis au titre d’années antérieures compris dans les rôles mis en recouvrement en juin 1936.
- Enregistrement
- Du Ier au 10. — Impôt sur les coupons de valeurs mobilières étrangères non abonnées et de fonds d’Etats étrangers (personnes qui font profession de recueillir, encaisser, payer ces coupons).
- Paiement par les entreprises d’affichage ayant fait agréer caution, des droits de timbre exigibles sur les affiches apposées au cours du trimestre précédent.
- Du 10 au 15. — Impôt sur les opérations de Bourse (banquiers, agents de change, etc...)
- Du 1er au 20. — Déclarations trimestrielles des sociétés. Taxe de timbre et de transmission. Droit de transfert. Taxe sur le revenu des valeurs mobilières sur toutes les sommes mises en distribution, sur les allocations aux administrateurs, les intérêts des prêts et obligations. Versement au Trésor des revenus et valeurs prescrites.
- Versement par les compagnies et agents d’assurances, des retenues sur commissions payées pendant le 2e trimestre.
- Du Ier au 26. — Taxe sur le chiffre d'affaires (banquiers, changeurs, marchands de biens, etc).
- Du 25 au 31. — Impôt sur les opérations de Bourse (banquiers, agents de change, etc).
- Contributions indirectes
- Du 1au 25. — Paiement des taxes uniques perçues sur dépôt d’un relevé mensuel.
- Fiduciaire de France
- 12, rue de Penthièvre, Paris
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