Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
-
-
- 41e Année — Numéro 489
- REVUE MENSUELLE
- Octobre 1937
- REVUE GÉNÉRALE
- DES
- MATIÈRES COLORANTES
- DE LA
- TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
- Fondée par Horace KCCHLIN et Léon LEFÈVRE
- ORGANE OFFICIEL DE
- L’ASSOCIATION DES CHIMISTES DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- BUREAU ET SIÈGE DE L’A. Co I. *
- (y adresser toutes communications^ , %. *
- 28, Rue St-Dominique - Bureau n° 8 - PARIS-VI)
- (Maison de la Chimie - Centre Marcelin Berthelol /
- aaarea
- ADMINISTRATION DE LA REVUE :
- Directeur : A. WAHL
- Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers
- Pour tout ce qui concerne la Publicité, s’adresser :
- A Président : M. Félix BINDER
- Trésorier: M. Georges MAIRESSE - Secrétaire : M. J. BESANÇON
- Bureau 218
- ÉLYSÉE-BUILDING, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Téléphoue : Anjou 18-00 à 18-09 et 19-00 à 19-05
- COMPAGNIE NATIONALE DE MATIÈRES COLORANTES
- ET MANUFACTURE DE PRODUITS CHIMIQUES DU NORD RÉUNIES
- ÉTABLISSEMENTS KUHLMANN
- SOCIÉTÉ ANONYME AU CA PITAL DE 320.000.000 FRANCS
- PRODUITS ORGANIQUES
- 145, Boulevard Haussmann, PARIS (VIIIS)
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE: NATICOLOR 47 - PARIS TÉLÉPHONE: Elysée» 99 - 51 à 57
- Registre du Commerce Seine N° 83.805 Inter : Élysées 15 et 16
- MATIÈRES COLORANTES POUR TOUTES LES INDUSTRIES COLORANTS GRAND TEINT POUR LAINE, COTON, SOIE, ETC.
- - COLORANTS DIAZOL LUMIÈRE - NAPHTAZOLS -
- SELS ET BASES SOLIDES - COLORANTS SOLANTHRÈNE
- COLORANTS ACÉTOQUINONE
- Spécialités pour CUIRS, LAQUES, PAPIERS, FOURRURES, VERNIS, etc.
- PRODUITS AUXILIAIRES POUR L'INDUSTRIE TEXTILE
- Humidification, Mouillage, Dégraissage, Débouillissage, Dégommage, Teinture, Impression et Apprêts
- =======================
- p.n.n. - vue 1/60
-
-
-
- Société A Alsacienne
- Mécaniques
- de Constructions
- Agences à :
- 34, rue Gambetta
- 29 bis, rue Beaugru
- 7, rue de Fontenelle
- 7, rue du Tribunal
- 14, Boulevard Carnot
- NANCY......
- REMIREMONT.
- ROUEN......
- STRASBOURG, TOULOUSE... .
- Machine à imprimer en 8 couleurs.
- Chaudières. — Transmissions.
- Usines à MULHOUSE (Haut-Rhin) et GRAFFENSTADEN (Bas-Rhin), Câblerie à CLICHY (Seine)
- Maison à PABIS, 32, rue de Lisbonne (8e)
- EPINAL .. -. 12, rue de la Préfecture
- ( 155, rue du Molinel 1 16, rue Faidherbe (Textile)
- LYON....... 13, rue Grôlée
- MARSEILLE. 9, rue Sylvabelle
- MACHINES EN TOUS GENRES
- POUR BLANCHIMENT, TEINTURE, IMPRESSION, GRAVURE, APPRÊTS, FINISSAGE
- entre autres :
- Chaudières de cuisson pour blanchiment. — Clapots à imprégner et à laver les tissus. — Essoreuses. — Cuisines à couleurs. — Machines à tamiser et à filtrer les couleurs. — Autoclaves pour épaississants et apprêts. — Foulards, jiggers et cuves de teinture. — Matériel d’impression sur étoffes. — Machines à moletter les rouleaux d’impression et les cylindres en acier. — Chaudières à vaporiser sous pression et appareils d’oxydation et de vaporisage rapide. — Machines à apprêter à feutre sans fin avec élargisseurs Palmer. — Rames vaporiseuses et sécheuses avec chaînes à picots ou à pinces. — Machines à sécher et calandres. — Calandres à similiser. — Machines à assouplir les tissus. — Presses à emballer.
- MACHINES POUR LA FILATURE ET LE TISSAGE
- Machines pour le peignage, la préparation, la filature et le retordage de la laine. — Machines pour la préparation, la filature et le retordage du coton. — Machines de préparation de tissage et métiers à tisser pour coton, laine, soie et rayonne. — Machines pour la rayonne.
- Installation complète d’usines pour l’industrie textile
- AUTRES FABRICATIONS : Moteurs à gaz et installations d’épuration des gaz. — Turbo-compresseurs. — Fils et câbles électriques. — Machines et appareils pour l’industrie chimique. — Locomotives à vapeur. — Matériel de signalisation pour chemins de fer. — Machines-outils. — Petit-Outillage. — Crics et Vérins U.G. — Bascules.
- p.n.n. - vue 2/60
-
-
-
- 41e Année
- Tome XLI
- Octobre 1937
- REVUE GÉNÉRALE
- DES
- MATIERES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
- Organe Officiel de P'A. C. I. T.
- Administration : PARIS, Elysée Building, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Bureau A° 218
- Téléph. : Anjou 18-00 à 18-09
- - s France, 100 fr. - Étranger (accord de Stockholm), 135 fr.
- ABONNEMENTS: (Autres pays), 150 fr.
- SOMMAIRE
- Chronique de l’A. G. I. T.... XXXVII, XXXVIII, XXXIX, XL
- Matières Colorantes
- L’industrie des matières colorantes dans le monde en 1936, par M. A. Wahl, p. 401.
- Comptes-rendus des sociétés savantes, p. 404.
- Extraits de journaux français, p. 407.
- Extraits de journaux étrangers, p. 409.
- Informations, p. 410.
- Revue économique, p. 411.
- Extraits de brevets allemands, p. 412.
- Bibliographie, p. 419.
- Teinture-Impression
- Observations pratiques et raisonnement théorique concernant l’action des sulfocyanures imprimés sur tissu de laine, par Ed. Justin-Mueller, p. 419.
- D’OCTOBRE
- Extraits de journaux étrangers, p. 422.
- Nouveaux colorants, p. 423.
- Extraits de brevets allemands, p. 427. •
- Blanchiment-Apprêts
- Nouveaux procédés pour le blanchiment de fibres animales et végétales, par le Dr Debrus, p. 429.
- Extraits de journaux étrangers, p. 433.
- Extraits de brevets allemands, p. 435.
- Industrie Textile
- L’industrie du jute, p. 436.
- Extraits de journaux étrangers, p. 437.
- Informations, p. 440.
- SOCIÉTÉ ANONYME
- DES MATIÈRES COLORANTES et PRODUITS CHIMIQUE
- DE SAINT-DENIS Capital : 50.000.000 de Francs
- Siège Social : 69, Rue de Miromesnil, PARIS (8e)
- COLORANTS NAPHTAZOGÉNES
- POUR IMPRESSION ET FOULARDAGE EN NUANCES SOLIDES SUR COTON ET SUR VISCOSE
- Page de titre n.n. - vue 3/60
-
-
-
- Marque déposée Procédés de Fabrication
- et d'Utilisation brevetés • S. 0. D. 0.
- RAPIDASE
- Pour le Désencollage de tous tissus
- Pour la préparation de tous Apprêts et Encollages
- EST SYNONYME DE
- SIMPLICITÉ - RAPIDITÉ - SÉCURITÉ
- BATINASE
- Le seul confit d’origine bactérienne
- donne des Peaux pleines et des Résultats constants
- SOCIÉTÉ RAPIDASE
- SECLIN (NORD), FRANCE
- Renseignements et Echantillons gratuits
- Agents et Dépôts dans tous les Centres Industriels
- demandez
- tous Renseignements
- aux Établissements
- A. DECK
- Mulhouse (Haut-Rhin)
- Spécialistes pour Machines de Blanchiment, Mercerisage, Teinture, Impression et Apprêts de tous tissus.
- PAA Ce traitement de la I / V laine et de la mi-laine AN. doit se Paire autant , . que possible sous ============ exclusion d’alcali
- Avec le a •• g Gardinol
- (breveté) neutre
- vous réaliserez l'amélioration de la qualité de votre marchandise et un travail plus économique
- • Pas de détérioration de la fibre de laine
- • Pas de savons calcaires
- • Pas de coulage des nuances et effets
- • Pas de feutrage nuisible — par contre
- Toucher remarquable
- Plus grande facilité de travail
- Meilleur rinçage —
- Stable aussi aux acides et à l'eau dure
- .Produits Chimiques de la Mer Rouge + Mulhouse-Dornach
- ------------ Représentants dans tous les centres textiles _
- Z O
- p.n.n. - vue 4/60
-
-
-
- CHRONIQUE DE L’A. C.
- N° 239 — Octobre 1937 — 27% Année
- H. T.
- SOMMAIRE
- XVIIe Congrès de l’Association des Chimistes de l’Industrie Textile, à Paris, les 23-24-25
- et 26 septembre 1937........................ XXXVII
- Bureau de l’A. C. I. T........................ XXXIX
- Réunions mensuelles........................... XXXIX
- Cotisations 1937................................. XXXIX
- Nouvelles inscriptions de sociétaires............. XXXIX
- Nécrologie................................... XL
- Distinction.................................. XL
- Hyménée .............................. XL
- XVIIe CONGRÈS DE L’A. C. I. T.
- du 23 au 26 Septembre 1937
- Notre XVIIe Congrès s’est tenu du 23 au 26 Septembre 1937, sous la Présidence d’honneur de Monsieur Jean LASBUSQUIÈRE, Vice-Président de la Chambre Syndicale de la Haute-Couture parisienne, et collaborateur associé de Madame Jeanne LANVIN.
- Notre Président, M. BINDER, avait eu l’heureuse idée de chercher à établir un contact plus étroit entre l’art de la Haute-Couture et celui de la Teinture et de la Décoration des Tissus. En effet, comme tous les efforts de nos techniciens tendent a réaliser la production des coloris et dessins qui mettent en relief l’aspect des tissus dont l’industrie éminemment française, de da. Haute-Couture a le talent de faire de si brillantes. • applications, il était tout indiqué de placer ce Congrès sous le. « signe » de la Haute-Couture.
- Nous pouvons dire, à notre grande satisfaction, que ce Congrès a été parfaitement réussi, et cela, grâce à l’appui matériel qui nous a été donné par les chefs de nos industries des matières colorantes, de l’impression de la teinture et de bon nombre d’autres branches, et nous nous faisons un agréable devoir d’exprimer à cet égard notre profonde gratitude aux souscripteurs dont les noms suivent :
- Etablissements KUHLMANN,
- Etablissements GILLET-THAON,
- Comptoir de l’Industrie Cotonnière et Manu-. factures de SENONES,
- Société Anonyme des Matières Colorantes et Produits Chimiques de SAINT-DENIS,
- Compagnie Française de Produits Chimiques et Matières Colorantes de SAINT-CLAIR
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques,
- Société pour l’Industrie Chimique à Bale, Société Anonyme J.-R. GEIGY,
- Fabrique de Produits Chimiques SANDOZ, Société pour l’Importation de Matières Colorantes et de Produits Chimiques, Anonyme,
- Manufacture de Produits Chimiques du Dauphin,
- Etablissements S.-H. Morden & Cie,
- Société pour l’Industrie Chimique à Mulhouse-Dornach,
- Société Anonyme des Produits Chimiques de la Mer Rouge,
- Société MABBOUX & CAMELL,
- Société l’AiR Liquide,
- Etablissements Victor Steiner (Vernon),
- Etablissements Deck (Mulhouse-Dornach),
- Teinturerie Clément Marot,
- Société Blandola Ltd.,
- Etablissements DUVINAGE, LEMONNIER & Co,
- Etablissements Michel & Marchal,
- Société Anonyme pour l’Industrie Chimique
- (S. A. P. I. C.),
- Etablissements PROTEX,
- Revue “ TEINTEX ”,
- Revue " L'INDUSTRIE Textile”, /
- A. Thibeau & Cie (Tourcoing),
- Savonnerie Fournier,
- Société Beycopal,
- Société des Textiles Chimiques du Nord et de l’Est,
- Du Rhône, Société Rhodiaceta,
- Stubbe & Cie, Lambiotte Frères.
- p.r37 - vue 5/60
-
-
-
- XXXVIII
- Les diverses visites et manifestations se sont déroulées suivant l’ordre prévu et dont le programme a été publié dans notre Bulletin n° 238 de Septembre 1937. Le meilleur accueil nous a été réservé par la Direction des différentes maisons visitées, et nous pouvons dire que tous les participants ont été enchantés de ce qu’ils ont vu.
- Un programme spécial avait été établi pour les dames qui ont pu, à leur choix, assister à des visites faites à la Maison Jeanne Lanvin, 15, Faubourg Saint-Honoré, et à la Maison Lucien Lelong, 16, Avenue Matignon, ces grands et savants pontifes de la mode.
- Le samedi matin, 25 septembre, les dames ont, en outre, été favorisées d’une visite, accompagnée de M. J. de Labusquiére, au Pavillon de l’Elégance, où l’A. C. I. T. leur a offert, au « Club des Oiseaux ”, un apéritif-cocktail.
- Le vendredi, l’Union Syndicale des Fabricants de Matière Colorantes en France avait offert, au Pavillon Dauphine, un déjeuner auquel ont pris part la plupart des Congressistes, et nous renouvelons ici à l’Union Syndicale nos remerciements les plus sincères pour cette marque de sympathie qu’elle a bien voulu donner à nos adhérents.
- La journée du samedi fut consacrée aux diverses conférences que nous avions déjà annoncées dans notre Bulletin de Septembre et que nous publierons successivement dans les prochains numéros de la Revue Générale des Matières Colorantes.
- Enfin, le samedi soir a eu lieu le Banquet de clôture servi dans une des grandes et magnifiques salles de la Maison de la Chimie. Avant la fin du Banquet une surprise fort agréable a apporté une diversion féérique consistant en une présentation de danses fluorescentes, avec le concours de Mesdemoiselles Sonia Bessis, Simone Garnier, Christiane Meunier, de l'Opéra Comique.
- Cette présentation avait été combinée par M. E. Sack, notre Vice-président, pour mettre en relief les applications de phénomènes d’optique par emploi de colorants et sels fluorescents utilisés sur tissus. Avec une grâce parfaite, les trois artistes ont réussi à faire ressortir par d’élé
- gantes évolutions chorégraphiques un nouvel effet de la couleur. L’assistance toute entière n’a pas ménagé ses applaudissements aux charmantes artistes de notre Opéra-Comique.
- Tout banquet, naturellement, se termine par des toasts. Notre Président, M. Félix Binder, ouvrant la série des allocutions, souhaita la bienvenue à nos invités venus de l’étranger : M. le Professeur Haller, Président de la Fédération Internationale des Chimistes du Textile et de la Couleur; M. le Dr. Bernhard, représentant le Groupe Suisse; M. le Dr. Masera, délégué de la Section Italienne; M. le Dr. Christ, représentant M. leDr. Mecheels pour l’Allemagne; M. le Dr. Kollmann, représentant la Section Autrichienne; M. Horosevicz, venu de Pologne, et M. Muir, représentant les chimistes-coloristes de Grande-Bretagne.
- Après le discours du Président, M. Jean Labusquiére, dans un langage très élevé, d’une haute portée littéraire, parla de l’association de la mode et de la teinture et fit ressortir que le bon goût, en matière de Haute-Couture, restera toujours, malgré les imitateurs, l’apanage de la France.
- Avant de terminer ce compte-rendu sommaire, signalons encore que les Etablissements Scheurer-Lauth & Cie, de Thann (Haut-Rhin), ont bien voulu contribuer à la décoration de la Maison de la Chimie, en envoyant, pour être exposés pendant le Congrès, quelques beaux panneaux imprimés à la planche. Nos adhérents ont ainsi pu admirer les produits de cette Manufacture alsacienne qui continue inlassablement de maintenir son ancienne tradition de productions solides et grand teint. Que Messieurs Scheurer-Lauth & Cie veuillent bien trouver ici l’expression de nos sentiments de reconnaissance pour l’aide qu’ils nous ont ainsi apportée en rehaussant l’éclat de nos manifestations.
- Pris à court par le temps, nous ne pouvons publier dans le présent numéro ces deux allocutions ni les réponses faites par MM. les Délégués venus d’au-delà de nos frontières. Nous y reviendrons ultérieurement.
- p.r38 - vue 6/60
-
-
-
- XXXIX
- BUREAU DE L‘A.C. I.T.
- Adresse du Bureau : 28, rue Saint-Dominique, (Bureau n° 8), Paris VIIeou Téléphone: Invalides 10-73. Permanence tous les jours non fériés de 14 h. 1/2 à 16 h. 1/2.
- Toutes communications concernant notre Association doivent être adressées au Bureau de l’A.C.I.T. et nonà l’Administration de la Revue. Bien spécifier : Association des Chimistes de l'In
- dustrie Textile, en raison des autres Sociétés de Chimie qui ont aussi leur siège à la Maison de la Chimie.
- En cas d’urgence, s’adresser directement au Trésorier, M. G. Mairesse, 24, rue de Pétrograd, Paris 8e, téléphone Europe 53.08.
- Pour toute demande de renseignements, prière de joindre un timbre-poste pour la réponse.
- REUNIONS MENSUELLES
- Ces réunions restent fixées au premier samedi de Les camarades de l’A.C.I.T. sont cordialement chaque mois, à 20 heures 1/2, àla Brasserie Heidt, invités à s’y rencontrer, et il nous serait agréable 83, boul. de Strasbourg (près de la gare de l’Est), de les voir nombreux.
- COTISATIONS 1937
- Le Conseil d’Administration de l’A.C.I.T. rap- obligation veuillent bien verser leur annuité au pelle à ses membres qu’il y a encore des cotisa-' compte chèques postaux de l’A.C.I.T., n° 494.15, tions en retard. Paris (50 francs pour la France; 75 francs pour Que ceux qui ne se sont pas acquittés de cette l’Etranger).
- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIETAIRES
- Admissions : Sont admis comme Sociétaires :
- M. Emile Tauszig, ingénieur chimiste de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix, 36 bis, rue Nationale, Balan (Ardennes).
- M. Auguste FEUILLEBOIS, ingénieur chimiste de l’Institut de Chimie de Lille, 9, rue du Docteur-Jacquemaire-Clémenceau, Paris (15e).
- Propositions : Sont proposés comme Sociétaires :
- M. le Dr. Hans Kramer, Ingénieur chimiste, docteur ès-sciences, Haeberlinstrasse 57, Franc-fort-s/-Mein (Allemagne), présenté par M. le Président Félix Binder et M. Jean Cordier.
- M. Henri Noyelle, coloriste, 28, rue Pinel, Saint-Denis (Seine), présenté par M. Georges Mairesse et M. J. Besançon.
- M. Louis Steiner, administrateur des Etablissements Steiner, produits chimiques, à Vernon (Eure), présenté par M. Ernest Sack et M. Milder.
- Madame Alfred Lecluse, 20, bd Bernard-Spac à Gand (Belgique), administrateur-délégué de la Peausserie Lecluse, teinturerie, quai de l’Industrie Mont-St - Amand, Gand, présentée par M. Pierre Patard et M. Norbert Dardinne.
- M. Gobinaud, ingénieur chimiste, III, rue Daubenton, Roubaix (Nord), présenté par M. Pierre Patard et M. Norbert DARDINNE.
- M. René Baumgartner, ingénieur chimiste de l’Institut de Chimie de Nancy, Grand-Hôtel des Termes Pugâde, Amélie-les-Bains (Pyrénées Orientales), présenté par M. Philibert Deck et M. Eugène Stalder.
- M. Georges Kopp, ingénieur chimiste E.C.M., 59, rue Jeanne d’Arc, Rouen (Seine-Inférieure), présenté par M. E. Sack et M. J. Niederhauser.
- Madame Yvonne Dupin, des Etablissements Duvinage et Lemonnier, 10, rue d’Enghien, Paris, présentée par M. E. Sack et M. G. Martin..
- p.r39 - vue 7/60
-
-
-
- XL
- M. Jules Christeijns (nationalité belge) ingénieur chimiste de l’Université de Gand, 129, rue de Deynse, à Bevere-Audenarde, (Belgique), chimiste à l’Alliance Renaisienne du Textile à Renaix, présenté par M, Pierre PATARD, et M. Norbert DARDINNE.
- M. Ernest-Yves Colin (croix de guerre), 1, place Jules-Ferry à Lyon (Rhône), Directeur de la S. A. des Matières Colorantes et Produits Chimiques de Saint-Denis, 148, rue Duguesclin, Lyon, présenté par M. G. Martin et M. G. Mairesse.
- M. Pierre VIEULES, représentant, 8 avenue d’Albi, Castres (Tarn), présenté par M. Bellefin et M. Colin.
- M. Joseph DUHEM, ingénieur chimiste E.C.M.
- 23 avenue de la République, Lille (Nord), directeur de Teinture, Maison Desurmont-Joire à Tourcoing, présenté par M. Antoine Cassal et M. Jean Rolland.
- Dr. Ing. Henryk Broniatowski à Pabjanice (Pologne), de la Pabjanicka Spolke-Akcyjna Przemystn Chemicznego, Pabjanice, présenté par M. le Président Félix Binder et M. Georges Mairesse.
- M. Fernand Hermans, 20, rue de Lille, Roubaix (Nord), présenté par M. Alexandre Fousset et M. Marius Ancey.
- Nous rappelons à nos camarades que leur devoir est de recruter de nouvelles adhésions à l’A.C.I.T. pour augmenter la puissance de notre groupement corporatif.
- NECROLOGIE
- Nous avons le regret d’apprendre la mort, à l’âge de 70 ans, de notre collège M. Joseph TEMPÉ, décédé à Colmar le 7 Septembre dernier.
- M. Joseph TEMPÉ, ingénieur chimiste E.C.M., appartenait à notre Association depuis 1919;
- il était établi teinturier sous la Raison sociale P. Scheurer & TEMPÉ, à Colmar.
- A Madame Joseph TEMPÉ et à ses enfants, nous présentons l’expression de notre vive sympathie et nos condoléances les plus sincères.
- DISTINCTION
- Notre éminent collège, le Docteur E. Schell, Membre d’Honneur de l’A. C. I. T. à laquelle il appartient depuis 1919, vient, à l’occasion du récent Congrès de la Société Internationale des Chimistes des Industries du Cuir qui s’est tenu à Copenhague, d’être nommé Membre d’Honneur de cette société dont il était déjà Vice-président d’Honneur après avoir exercé les fonctions de Président général.
- Cette marque international d’estime décernée à notre collègue est la conséquence des articles scientifiques et techniques très appréciés qu’il publie depuis de longues années dans le journal de la Société sur toutes les questions intéressant la tannerie.
- Que notre collègue veuille bien accepter nos félicitations les plus chaleureuses.
- HYMENEE
- Notre jeune collègue, M. Georges BETTREMIEUX de Tourcoing, fils de notre fidèle collègue M. Arthur BETTREMIEUX de Louviers (sociétaire de l’A.C.I.T. depuis 1914), nous fait part de son mariage avec Mademoiselle Alice Druel, fille du représentant à Elbeuf de la Société des Matières Colorantes et Produits Chimiques de Saint-Denis
- et sœur de notre jeune collègue Robert Druel, ingénieur A. et M., chevalier de la Légion d’Honneur.
- Nous adressons aux parents toutes nos félicitations et aux jeunes époux nos vœux bien cordiaux de bonheur et de prospérité.
- p.r40 - vue 8/60
-
-
-
- REVUE GENERALE
- DES
- MATIERES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRETS
- OCTOBRE 1937
- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES DANS LE MONDE EN 1936
- Par M. A. WAHL
- La situation du commerce général dans le monde se trouve décrite dans un Aperçu général que publie tous les ans la Société des Nations. D’après le résumé de ce travail, il ressort que pour l’année 1936, la valeur-or du commerce mondial s’est relevée de près de 8 %; toutefois comme le prix moyen des marchandises qui ont fait l’objet de ces échanges a subi, pour la première fois depuis 1925, une hausse de 2 à 3%, le quantum du commerce n’a progressé que d’environ 5%. C’est à peu près autant qu’en 1935 et ce quantum s’établit ainsi à un niveau inférieur de 14 à 15 % du chiffre de 1929.
- Les variations dans le commerce mondial, depuis cette année, sont indiquées par le tableau suivant :
- pour 1936, alors que pour 1935 on indique 221.500 tonnes et pour 1934, 215.500 tonnes métriques.
- Commentant ces chiffres, le rapport ajoute que cet accroissement continu est le résultat des progrès des industries textiles et particulièrement de l’accroissement de la confection des uniformes militaires dans diverses parties du monde.
- Si l’on excepte l’Allemagne et la Suisse dont la part la plus importante de la production est destinée à l’exportation, presque partout ailleurs, la couverture des besoins de la consommation a constitué le but essentiel que l’on a poursuivi. Ce but a d’ailleurs été atteint puisque beaucoup de pays n’ont plus besoin d’importer que des
- 1929
- Importations..................... 35.595
- Exportations..................... 33.024
- 68.619
- Valeur en millions de dollars-or.
- 1932 1934 1935 1936
- 13.969 11.980 12.227 13.085
- 12.885 11 .303 II.554 12.536
- 26.854 23.283 23.781 25.621
- Si, d’autre part, on représente par 100 le quantum du commerce mondial pour l’année 1929, on trouve pour les années suivantes 1932, 1934, 193 5 et 193 6, les chiffres de 74,5, 78, 82 et 85,5.
- On ne trouve pas dans cet aperçu général, la part qui revient aux industries chimiques. Par contre, dans un rapport publié par la Chemical Division du Commerce Department de Washington, sont indiquées quelques données sur la production des matières colorantes dans le monde.
- Il est toujours très difficile de connaître le degré de précision des statistiques de ce genre, car on manque d’indications officielles pour la production de pays comme l’Allemagne et la Suisse où elle est précisément la plus importante.
- Les chiffres de production mondiale relevés dans ce document américain sont de 243.000 tonnes
- colorants de valeur élevée, d’une fabrication plus compliquée, ou encore couverts par les brevets.
- ALLEMAGNE •
- Les exportations totales ont atteint, en 1936, une valeur de 4.768 millions de RM, dépassant de 515 millionsde RM les importations. En 1935, on avait exporté pour 4.270 millions de RM et importé pour 4.159 millions, soit un excédent de no millions seulement.
- L’accroissement des exportations a porté entièrement sur les articles manufacturés; en quantité ces produits représentent un accroissement de 16 %, Par contre, la quantité des matières premières importées a fléchi de 5 %. Ceci traduit les efforts du gouvernement pour utiliser le plus possible les
- p.401 - vue 9/60
-
-
-
- 402 L’INDUSTRIE DES MATIERES COLORANTES DANS LE MONDE EN 1936
- matières premières tirées du sol pour les substituer aux matières importées afin d’éviter ainsi les achats au dehors.
- Il y a 3 ans, le Führer et Chancelier Adolf Hitler avait fait la déclaration suivante : « Grâce au génie de nos inventeurs et de nos chimistes et par notre puissance créatrice nous trouverons les moyens de nous libérer de l’importation des matières que nous pouvons nous-mêmes produire ou remplacer » (13 septembre 1934).
- Ce plan de travail dont l’exécution a été confiée au Général Gœring a déjà conduit à des résultats importants. Parmi les matières premières les plus indispensables telles que le coton, la laine, le pétrole, les huiles, le caoutchouc, une certaine proportion a déjà pu être remplacée par des produits artificiels, tels que les fibres synthétiques courtes obtenues au départ du bois et qu’on mélange au coton et à la laine. L’hydrogénation de la houille et du lignite par divers procédés fournit l’essence synthétique; de même, les huiles et les résines utilisées pour la préparation des peintures sont partiellement remplacées par des résines artificielles. Enfin, le caoutchouc synthétique et les dérivés du caoutchouc ont déjà acquis une importance industrielle au même titre que les autres matières plastiques obtenues par des moyens chimiques.
- Les résultats obtenus dans le textile ont été exposés par le Président de la Chambre de Commerce Kehrl à la séance de la Reichsbetriebs-gemeinschaft, à Stuttgart le 15 juin dernier. La production de fibres de « Zellwolle » s’est élevée, en mai 1937, à 8,3 millions de kgs, ce qui fait prévoir pour l’année entière une production de 100 millions de kgs. Cette production seraamenée à 150 millions en 1938. Le bois qui en constitue la matière première est abondant, mais on peut considérer que l’on peut aussi extraire la cellulose de la paille. Jusqu’ici, une faible partie des 25 millions de tonnes de paille que fournit annuellement l’agriculture trouve un emploi industriel. La production des fibres courtes pose également des problèmes de filature qui doivent être résolus par la construction de machines appropriées. Dans ce but, on a créé une école de filature spécialement affectée à ces études.
- Parmi les fibres artificielles, l’I. G. produit une fibre qui se rattache aux résines vinyliques et dont la résistance aux acides et aux alcalis est utilisée pour les besoins de l’industrie chimique. D’autre part, culture du lin aété encouragée et s’est beau
- coup développée; elle couvrait44.000 ha en 1936 et 60.000 en 19 3 7. De même pour le chanvre, sa consommation exigerait une superficie de culture de 25.000 ha, mais, tandis qu’elle n’était que de 292 ha en 1932, elle a déjà atteint 8.000 à 10.000 ha en 1937. Une grande partie de ce chanvre subit un traitement chimique pour en isoler les fibres qui, de cette manière, sont de petites dimensions et présentent l’aspect du coton, avec une grande ténacitéet une bonne hydrophi-lie. On espère pouvoir livrer en 1938, aux filateurs de coton, une quantité de 1 à 2 millions de kgs de ces fibres.
- Dans les produits chimiques, on constate une augmentation de 5,4 % dans les exportations, qui se sont élevées à 820,5 millions de RM contre 778,3 millions en 1935.
- Cet accroissement est relativement beaucoup plus faible quand on le compare à celui des exportations globales qui a atteint 12%. Par contre, les importations de produits chimiques n’ont subi qu’une variation insignifiante de 0,2% en plus, avec 333 millions de RM. Quant au pourcentage que représentent les exportations de produits chimiques dans l’ensemble, il est en légère décroissance de 18,2 %en 1935 à 17,2% en 1936.
- L’augmentation des exportations a porté surtout sur les matières explosives, les produits pharmaceutiques, les huilesessentielles, la rayonne, les matières plastiques, les objets en caoutchouc, les matières colorantes et produits intermédiaires. Voici pour ces dernières les chiffres pour les 4 précédentes années :
- Millions de RM Tonnes 1933 136,7 1934 146,0 33.593 1935 134/3 33.933
- 1936......................... 138,2 33,743
- On n’a pas de statistique concernant la production des matières colorantes en Allemagne, si ce n’est une estimation approximative. C’est ainsi que la publication américaine, dont il a été fait mention plus haut, donne les chiffres suivants:
- 193 3................... 66.000 tonnes
- 19 3 4.................. 7 6.000 »
- 19 3 6.................. 7 5.000 »
- Toutefois, la prospérité de l’industrie allemande des matières colorantes et des fabrications qui s’y rattachent ressort du rapport présenté à l’assemblée générale de l’I. G.
- p.402 - vue 10/60
-
-
-
- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES DANS LE MONDE EN 19 3 6 403
- I. G. Farbenindustrie.
- « Le développement des domaines déjà existants et celui des nouveaux champs d’exploitation, et, en particulier, ceux qui ont consisté à procurer des matières premières à l’économie allemande, ont exigé en 1936, des efforts exceptionnels de nature scientifique, technique et financière. On s’est appliqué, en outre, tout spécialement, à étendre en même temps les exportations ».
- Après avoir mentionné les difficultés qui ont résulté de la dévaluation de la monnaie dans les pays du bloc-or, le rapport montre leur répercussion sur le marché mondial. « L’industrialisation progressive et, en particulier, le développement de l’industrie chimique dans toutes les parties du monde ont nécessité de notre part une activité plus grande et une meilleure adaptation aux nouvelles conditions. Nous avons eu à supporter une diminution dans les débouchés pour les gros produits que nous ne pourrons équilibrer que peu à peu par la recherche de spécialités nouvelles. Malgré cela, le niveau des ventes, en valeur, a pu être maintenu à l’exportation.
- Dans le groupe des matières colorantes et des produits auxiliaires de teinture, les ventes ontété légèrement supérieures à celles de 1935 aussi bien en quantité qu’en valeur; on peut considérer que les pronostics pour l’avenir sont favorables. La récherche pour l’extension d’assortiments et pour l’amélioration des qualités tinctoriales des colorants ont été poursuivies avec succès, et il en est de même pour les agents auxiliaires de la teinture.
- Il ne s’est pas produit de modification dans nos accords avec les grands producteurs européens et dans nos relations avec ceux d’outre-mer. La concurrence sur le marché international demeure active.
- Les affaires de produits chimiques se sont favorablement développées et ont dépassé en valeur et en quantité celles de l’année précédente. La plus forte proportion, dans cet accroissement, revient au marché intérieur. Nous avons consacré une part considérable de nos effortsà la fabrication de nouveaux produits et la recherche de nouveaux emplois et facilité ainsi, à l’industrie allemande, l’obtentionde matières premières d’une importance vitale.
- Afin de pouvoir répondre aux demandes, il a fallu augmenter non seulement la production des gros produits chimiques, mais encore celle des substances dont la fabrication est d’origine plus récente, comme les matières plastiques, les métaux,
- les tanins et le caoutchouc synthétique Buna.
- La section des produits pharmaceutiques et des anti-parasites pour les végétaux s’est enrichie des branches dentaire, séro-bactériologique et vétérinaire et leur ensemble a été satisfaisant. Le marché intérieur a suivi une progression continue. Les pertes subies sur les marchés européens parla dévaluation ont été compensées sur d’autres et des progrès ont été réalisés sur les marchés d’outremer.
- De nouveaux remèdes ont pu être lancés, qui sont le fruit des travaux de recherches des laboratoires d’Elberfeld, Hœchst et Marbourg. Il faut citer dans le groupe des produits biologiques, Yllirène, préparation par un procédé nouveau, d’extrait de capsules surrhénales; le Manétol, produit standardisé pour injections; le Torantil, destiné à combattre les effets allergiques qui résultent d’une intoxication d’origine intestinale. L’établissement de la constitution et la synthèse de la Vitamine B (Bétasine) constituent un notable progrès. Il en est de même des travaux effectués dans le domaine des maladies des tropiques et des désinfectants.
- Dans les préparations dentaires, le Vaduril constitue un produit organothérapique d’un genre tout nouveau destiné à combattre les maladies des dents et de la bouche.
- Le département des produits photographiques a enregistré un nouveau développement des ventes auquel a surtout contribué le marché intérieur. A la suite des recherches récentes, on a eu la possibilité de placer sur le marché des films pour images de dimensions réduites considérablement améliorés et qui, pour une sensibilité égale aux anciens, possèdent une finesse de grain qui jusqu’ici paraissait exclue. Ces efforts seront systématiquement développés aux films et aux plaques. Le choix des papiers photographiques s’est accru de deux nouveaux éléments : Branora et Portona. Enfin, pour la photographie en couleur, le nouveau procédé Agfacolor va être étendu aux films de dimensions réduites.
- Pour lasoie artificielle, le marché intérieur qui, en 1935, a connu des difficultés, s’est au contraire favorablement développé. A l’étranger, la chute des prix a permis de maintenir seulement la valeur des échanges malgré un accroissement du quantum. Sur les marchés européens, la concurrence japonaise a gêné la plupart des producteurs tandis que la dévaluation accentuait également la lutte et il en est résulté un avilissement des prix.
- p.403 - vue 11/60
-
-
-
- 404 L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES DANS LE MONDE EN 1936
- Les demandes de rayonne acétate ont été plus importantes que celles de viscose, mais il a fallu, pour y faire face, s’adresser aux stocks qui se sont ainsi trouvés diminués.
- L’intérêt suscité par la « Zellwolle » en 1935 a continué de croître en 1936 et les ventes ontaug-menté aussi bien pour la Vistra que pour l’Aceta et le Cuprama. Les exportations se sont relevées bien que le marché essentiel soit celui de l’intérieur.
- Dans le domaine de l’azote, signalons seulement la fabrication d’un nouvel engrais : chaux-urée. Enfin, la production des combustibles liquides « Leuna-Benzin » s’est notablement accrue. En même temps que se poursuivent les recherchessur l’hydrogénation on a obtenu des résultats intéressants dans la production d’huiles.
- Le personnel des usines de l’I. G., y compris celui des usines d’ammoniaque de Mersebourg, de Leuna, Kalle de Biebrich et des usines d’engrais de Knapsack s’est beaucoup accru. Les chiffres suivants montrent cette progression :
- 1er oct. 1932 31 déc. 1935 31 déc. 1936
- Ouvriers . . 47.441 77-4I0 87.570
- Employés . 16.135 20.641 22.387
- Total 63.576 98.051 109.957
- En y ajoutant le personnel des mines appartenant à cette entreprise, soit 17.330 personnes en 1936 et le personnel des sociétés affiliées, on arrive à un total de 170.869.
- Devantla multiplicité des questions àrésoudre, l’embauchage de nouvelles équipes d’ouvriers et de nombreux jeunes chimistes et ingénieurs ne pouvaient pas suffire. Il a fallu revenir, dans certains ateliers d’une manière complète, dans
- d’autres seulement partiellement, à la semaine de 48 heures. Depuis 1930, on avait adopté d’une manière générale la semaine de 40 heures, mais avec la semaine de 48 heures le samedi après-midi libre sera rigoureusement conservé, alors qu’au début de 1936 la durée du travail était de 41,8 à 42 heures, elle passait, à la fin de cette année à 47,2 et 47,9 heures. Comme conséquencedecette augmentation du travail, les salaires comparés de décembre 1936 à ceux de 1935 les dépassaient de 17,3%. En reconnaissance de cette inlassable collaboration, les primes annuelles ont été portées à 11,7 millions de RM contre 10,4 millions en 1935-
- On a développé davantage les institutions d’hygiène, de protection des ouvriers dans les ateliers et dans les nouvelles constructions. La nécessité de disposer d’un personnel ouvrier familiarisé avec les techniques chimiques modernes oblige à se préoccuper de leur recrutement. Dans ce but, les ateliers d’apprentissage, dans lesquels sont occupés 1.200 apprentis, ont été entretenus ou développés et toutes les questions concernant la formation des ouvriers ont été suivies avec attention. Les sommes consacrées aux œuvres sociales, pensions, assistances se sont élevées à 68 millions de RM contre 65,5 millions en 1935.
- L’exercice 1936 se solde par un bénéfice brut de 704,6 millions de RM, auquel s’ajoutent des participations pour 23,8 millions. Après amortissements qui se sont élevés à 81,1 millions de RM, il reste un bénéfice net de 55,43 millions de RM, qui permet de distribuer un dividende de 7%. L’année précédente le bénéfice avait été de 51,44 millions de RM.
- (4 suivre).
- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- VEREIN DEUTSGHER CHEMIKER
- Réunion de Francfort, 6-11 juillet 1937.
- Dans la Section chimie tinctoriale et textile, ont été présentées les communications suivantes.
- Sur la théorie de la teinture de la laine, par A. Müller. L auteur a déterminé quantitativement la proportion d acides libres colorants que la laine peut fixer ; les groupes basiques de la laine qui subsistent après, ont été dosés au moyen d’acide sulfurique titré- Dans tous les cas, la somme de ces deux quantités représente 1 équivalent acide de la laine qui est en moyenne 0,085 équivalent pour I00 grs de laine. La vitesse de
- la montée du colorant qui à la température ordinaire est faible, montre de grandes différences pour les divers acides libres à des températures plus élevées de 50-90°. En général, cette vitesse augmente avec le poids moléculaire de l’acide et en même temps que croît la solidité à 1 eau. On ne peut tirer de la solidité à l’eau, de conclusion en ce qui concerne la vitesse de la teinture car celle-ci dépend aussi de l’affinité, de la stabilité à I hydrolyse de la combinaison laine-colorant, de l’état d agrégation et de la vitesse de diffusion de l’acide colorant dans le bain et dans la fibre. L’unisson dépend en premier lieu de 1 affinité de l’acide colorant pour la fibre et une variation dans le pouvoir d’unisson est
- p.404 - vue 12/60
-
-
-
- COMPTES-RENDUS DES SOCIÉTÉS SAVANTES
- 405
- réalisée le mieux en déplaçant l’équilibre laine + acide colorant — sel colorant-laine. La limite supérieure de saturation de la laine par un acide minéral est située à PH= 1.3, il est possible en employant des acides colorants d’aller à pH —2.5 à 3.0. Au-dessus du point isoélectrique de la laine (environ 4.9) jusqu’à la région alcaline il y a encore formation de la combinaison normale entre la laine et l’acide colorant. La teinture à la neutralité, c’est-à-dire au point isoélectrique la libération des ions Naf partiellement retenus par les groupes acides de la laine, amènent une alcalinité du bain et une diminution de la solidité à l’eau.
- Sur la fixation de colorants chromatables sur la laine, par W. Ender. En s’appuyant sur les méthodes utilisées par A. Müller dans la communication précédente, l’auteur a voulu rechercher si le chrome des colorants chromés prend une part dans la liaison de l’acide colorant avec la laine. Il a trouvé que la vitesse de teinture des acides monosulfoniques de colorants chromés est très faible, et que celle des acides disulfoniques correspond à celle des colorants acides ordinaires. L’addition d’acide minéral augmente cette vitesse. Les déterminations quantitatives ont montré que les colorants acides chromifères réagissent par leur groupe sul-fonique avec les groupes basiques de la laine et que dans la molécule colorante le groupe chromé réagit comme un cation et se combine avec la laine pour former un complexe.
- Dans la formation de ce complexe entre le groupe chromé et la laine, ce sont les groupes basiques de celle-ci qui interviennent, mais pas en totalité, seulement la dixième partie. Au-delà, la teinture se fait comme avec les colorants acides pour laine ordinaires par la combinaison de la partie des groupes sulfoniques qui n’est pas engagée dans le complexe chromique. La formation de complexes des acides de colorants chromés, dépend du pH du bain. Pour les pH faibles la formation de complexes est retardée. Dans la pratique, où il s’agit d’obtenir l’unisson, on teint en présence de beaucoup d’acide sulfurique car en diminuant la capacité de la formation de complexe il se produit, dans le bain, une répartition plus uniforme du colorant.
- Sur la teinture substantive des rayonnes, par W. Weltzien. L’auteur décrit d’abord les faits établis pour expliquer la substantivité des colorants, puis discute les conditions dans lesquelles s’obtient l’unisson. On admet généralement que la répartition uniforme du colorant est meilleure quand celui-ci est plus dispersé et que les particules sont plus petites. De plus, on suppose qu’il y a analogie entre la diffusion dans l’eau et dans la fibre. Or ce n’est pas le cas, car on peut montrer que si l’unisson est favorisé et que la vitesse de diffusion accrue à travers la section de la fibre par addition de Igepon T, Peregal O, Eulysine A, ces additions n’augmentent pas la vitesse de diffusion dans l’eau mais la diminuent plutôt. Tous ces produits ont une activité capillaire et diminuent la tension superfi
- cielle. Il en est de même des sels des acides sulfoniques des colorants. Pour une teinture irréprochable il ne faut pas une trop forte substantivité car une affinité trop forte, en provoquant des absorptions locales, s opposerait à une égale répartition.
- Le chiffonnage des rayonnes, par E. Elôd et Etzkorn. Les auteurs discutent les causes qui provoquent le chiffonnage de la rayonne. Une des principales raisons c’est le peu d’élasticité de ces fibres et leur facile allongement plastique. Il y a aussi une relation entre la quantité d’humidité, le gonflement et la capacité de se chiffonner des viscoses. La même relation existe dans le cas de la soie naturelle. En modifiant les couches superficielles par exemple, en réalisant plusieurs acétylations et saponifications successives, ce qui modifie l’état d’agrégation de la viscose ou de la rayonne cupro-ammoniacale, le froissement augmente contrairement à ce qu’on aurait pu attendre. Mais si on augmente l’orientation des micelles par traction effectuée sur la fibre mouillée le chiffonnage devient moins facile. On diminue le chiffonnage par l’imprégnation avec des résines synthétiques. Avec des quantités croissantes de résines, la résistance à la rupture croît mais l’allongement à la rupture, l’affinité pour les colorants, et le gonflement diminuent. Il semble que les espaces intermicellaires se remplissent et on peut suivre les modifications de la texture par l’examen des coupes, des fibres traitées par le réactif de Hôhnel. Celui-ci est composé de glycérine, d’acide sulfurique et d’iodure de potassium. On peut constater l’influence de la grossseur des particules du produit de condensation primordial de la résine sur le chiffonnage. Avec une grosseur croissante, la ténacité et l’allongement à la rupture diminuent et le chiffonnage est peu affecté. Ce qui paraît déterminant c’est la répartition des couches du produit de condensation dans la fibre. Avec les résines de phénol-formol l’imfroissabilité de la rayonne est moindre qu’avec les résines d urée-formol.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- Séance du 11 Décembre 1936.
- M. Emile Blondel présente au Comité, pour être déposés au Musée Industriel, deux échantillons de tissus imprimés en Indigotine artificielle en 1884 dans la Maison Charles Besselièüre et fournit à ce sujet à ses collègues, un résumé de ses notes bibliographiques sur la synthèse de l’indigotine réalisée par A. Von Bayer et brevetée par la Badische Anilin, en février 1881. Cette synthèse a pour point de départ l’acide orthoni-trophénylpropiolique qui, en milieu alcalin et en présence d’un réducteur, fournit l’indigotine solubilisée, sous l’action du vaporisage et absolument indégor-geable au frottement.
- Dans le Bulletin de la Société Industrielle de Rouen de 1881, M. Henri Schmid, ancien assistant à l’Ecole de Chimie de Mulhouse, chimiste dans la maison
- p.405 - vue 13/60
-
-
-
- 406
- COMPTES-RENDUS DES SOCIÉTÉS SAVANTES
- Rondeaux, sous la direction de M. Jean Reber, exposait dans une note très détaillée certaines méthodes ordinaires d’application de l’indigo réduit sur fibre par différents procédés d’une application assez restreinte, en raison des difficultés que présentent ces applications : bleu pinceau, bleu faïence, en tons un peu foncés. Puis, notre collègue signalait l’apparition toute nouvelle de l’acide orthonitrophénylpropiolique de Von Baeyer, breveté en février 1881 par la Badische et présenté par cette dernière comme reproduisant, par réduction, dans des conditions déterminées, l’indigotine synthé-tique-
- Le produit commercial se présente sous forme de pâte renfermant 25 % de produit sec répondant à la formule : C'H'NO* différant de l’indigotine par une molécule CC et un atome d'O, soit : C'H'NO. Un vaporisage très doux en milieu alcalin suffisait pour éliminer la molécule « O » et la réaction dégageait de l’acide carbonique.
- La Badische indiquait elle-même pour ce genre d’impression la formule suivante : 40 grammes de pâte propiolique sont intimement mélangés avec 10 grammes de borate de soude en poudre, on épaissit avec 70 grammes d’empois d’amidon, on ajoute au moment de l’emploi 15 grammes de xanthate de soude. On imprime, sèche, puis suspend à l’étendage chaud et sec. La couleur se développe d’autant plus rapidement que la chaleur est plus élevée; sa venue complète demande généralement 48 heures. On peut y substituer un passage en Mather-Platt, on lave ensuite à fond. On pouvait substituer au xanthate d’autres réducteurs tels que la thiourée, le glucose. La pâte propiolique coûtait alors 15 frs le kilo, les Anglais pouvaient encore triompher; l’Inde n était qu’avertie mais pas encore atteinte. Tout le mérite du nouveau produit indigogène était de fournir un bleu exempt de matières étrangères à l’indigotine et qui ne dégorgeait absolument pas au frottement. C’était peut-être pour les consommateurs de bleus cuvés, de Guinées pour les Indes, une infériorité à côté de laquelle d’autres consommateurs, aujourd’hui la majorité, faisaient des vœux pour que leur soit fourni, avec les qualités propres à l’indigo, un bleu dépourvu de cette tare de mâchurage des blancs qui avait jusqu’alors caractérisé et fait longtemps le succès de l’Indigo et de l’Inde.
- Dans le Bulletin de la Société Chimique de 1881, tome XXXVI, page 60, Maurice Prudhomme a publié une note relative à la nouvelle méthode d’impression de 1 indigotine synthétique sur tissu; cette note confirme les communications de Schmid, de Charles Kopp, de Lamy, à la Société Industrielle, d’Otto Witt et d Emilio Noelting à la Société Industrielle de Mulhouse-
- Le Moniteur Scientifique du Dr. Quesneville signale de son côté l’apparition de l’acide orthonitrophénylpropiolique, ses propriétés.
- Voir dans le Moniteur Scientifique du Dr Quesneville : 1880, n° 463, page 793; 1881, n° 469, page 73; 1881, n° 472, page 307; 1882, n° 481, page 61.
- En Février 1881, page 332, M. Lamy faisait au Comité de Chimie de la Société Industrielle une démonstration technique en vaporisant de petits échantillons préparés en acide propiolique additionné de soude et de glucose; deux minutes de vaporisage sur tamis fermé suffisaient à faire apparaître un beau bleu indégorgeable.
- Charles Kopp exposait le mécanisme chimique de la réaction-
- Enfin, le Bulletin de la Société Industrielle de Rouen de 1884, pages 757 à 759, décrivait dans ses plus menus détails la fabrication des tissus que je vous remets, à titre documentaire, pour le Musée Industriel. Ces tissus ont été imprimés par la Maison Charles Besselièvre (à laquelle je suis heureux de rendre un juste hommage) et sous la direction de M. Costobadie.
- Les couleurs au Xanthate constituaient en milieu alcalin de bonnes réserves sous noir d’aniline ; associées à un sel de cuivre, elles fournissaient un beau jaune et, avec la couleur génératrice bleue, de beaux verts d’une grande solidité, mais dont le prix élevé limitait tout à fait l’emploi-
- La seconde synthèse de l’indigo, réalisée en 1897 par Heumann, après un travail opiniâtre de plus de sept années, brevetée parla Badische a, certes, réalisé à la lettre, avec une pureté absolue, l’indigotine telle que l’industrie de l’Orient, de l’Inde en particulier la fournissait au commerce à des degrés de pureté variable-La Science avait vaincu la Nature avec exactement les mêmes qualités chimiques mais aussi les mêmes défauts physiques.
- Nous avons, en 1898, publié dans la Revue Générale des Matières Colorantes, fondée par Horace Kœchlin et Léon Lefèvre, un article d’allure plutôt critique dont nous ne réprouvons pas la teneur : les vœux que nous exprimions alors sont, grâce aux travaux de M- Bader, aujourd’hui à peu près comblés; la question économique seule demeure encore ouverte, on nous assure qu elle a déjà fait des progrès- L’indigo, dépourvu de sa tare originelle, n’eût peut-être pas triomphé, il y a à peu près quarante ans, de la force routinière comme il a triomphé de la Nature, au point de vue technique et scientifique. Laissons faire le Temps, la Science, le Travail et les patients chercheurs. Les azoïques produits directement sur fibres ont si bien évolué suivant nos espérances et nos vœux, que nous avons bon espoir de voir tout à fait réalisés bientôt, ceux que nous exprimions, il y a 38 ans, à l’égard de l’indigo.
- M. Blondel présente au Comité un échantillon d’acide ortonitrophényl-propiolique qu’il a conservé dans sa collection historique de matières colorantes
- p.406 - vue 14/60
-
-
-
- EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
- 407
- artificielles; cet échantillon, desséché par le temps, l’aspect de petits cristaux brillants de coloration havane. M. Blondel demande la lecture d’une note parue sous sa signature dans la Revue Ge'nérale des Matières
- Colorantes du 1er décembre 1898, sous le titre : « A propos de l’indigotine artificielle ”.
- M. Blondel déclare maintenir aujourd’hui les termes de l’opinion qu’il émettait à ce sujet, il y a 38 ans.
- EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
- Préparation de l’alcool éthylique à partir de la sciure de bois (1). — MM. André DUBOSG, Léon FÉVAL et Alfred LEBIGRE. — Bull. Soc. Industrielle de Rouen, 1937, p. 246.
- Depuis Braconnet, on sait que la cellulose, sous l’influence des acides, s’hydrolise et se transforme en dextrose fermentescible qui, après fermentation, donne de l’alcool éthylique.
- Ce principe a été appliqué par divers inventeurs qui utilisent, tantôt l’acide sulfurique dilué à haute température et sous forte pression, tantôt l’acide sulfurique à dose massive, tantôt l’acide chlorhydrique. Ces divers procédés n’ont pas donné de résultats pratiques. Ces acides, sous pression, transformant la dextrose formée, en acides gras acétique et formique-
- Le procédé que nous avons imaginé permet de marcher à pression ordinaire et à la température de 100°, il évite ainsi toute formation d’acides gras et transforme la totalité de la cellulose réelle, contenue dans la sciure, en dextrine, puis en dextrose. Il est basé sur la dissociation à 100° du chlorure d’aluminium, qui fournit de l’acide chlorydrique gazeux à l’état naissant. Cet acide réagit sur la cellulose, en l’hydrolisant.
- On procède de la façon suivante :
- La sciure de bois est imprégnée, soit dans un agitateur à palettes, soit par tout autre moyen, d’une dissolution à 15 % de chlorure d’alumine brut, préparé, soit par l’attaque du résidu d’aluminium par l’acide chlorhydrique du commerce, soit par double décomposition entre le chlorure de calcium et le sulfate d’alumine.
- La sciure ainsi imprégnée est chauffée dans une touraille, ou dans une étuve, à 100° : le chlorure d’aluminium se dissocie et l’acide chlorhydrique qu’il met en liberté réagit immédiatement sur la cellulose de la sciure de bois, et la transforme en dextrose.
- La masse devient pulvérulente, brune et a une odeur absolument semblable à celle de la dextrine.
- On la laisse refroidir, puis on la pulvérise dans un broyeur à boulets, on l’épuise, ensuite, par de l’eau ' acidulée portée à l’ébullition.
- Les liqueurs ainsi obtenues, fortement colorées en jaune, sont constituées par de la dextrose.
- Après neutralisation par la chaux vive, on les fait fermenter, à la façon ordinaire des vinasses alcooliques, provenant de l’action des acides sur les matières amylacées, puis on les soumet à la distillation.
- (1) Pli cacheté n° 1085, 7 septembre 1916,
- Rapport sur le pli cacheté de MM. André Dubosc, Léon Féval et Alfred Lebigre n° 1.085 du 7 septembre 1936, par M. Maurice Gros.
- L’auteur rappelle que depuis Braconnet l’on sait que la Cellulose, sous l’influence des Acides, s’hydrolyse et se transforme en Dextrose fermentescible qui, après fermentation, donne de l’Alcool Ethylique et que ce principe n’a pas reçu, jusqu’en 1906, d’applications pratiques — dans les conditions de hautes températures et sous fortes pressions, en raison de la transformation inévitable de la Dextrose formée en acides gras Acétique et Formique-
- Il expose ensuite succinctement un procédé basé sur l’action du Chlorure d’Aluminium à 100° à la pression ordinaire sur la Sciure de Bois, la dissociation du Chlorure d’Aluminium fournissant de l’Acide Chlorhydrique Gazeux à l’état naissant qui réagit sur la Cellulose en l’hydrolisant-
- Devant l’insuffisance des précisions fournies par l’Auteur, nous avons pensé que nous nous rendrions mieux compte de la valeur du procédé décrit en étudiant comparativement l’action, sur la Sciure, à la température indiquée de 100° de solutions de Chlorure d’Aluminium à 1 5 % de Sel Hydraté (Al CI3 6H20) teneur qui nous a paru la plus vraisemblable et d’une solution d’Acide Chlorhydrique à 6,8 % (teneur correspondant à l’HCL mis théoriquement en liberté dans la dissociation du Sel Hydraté des premières solutions).
- La Sciure a été humectée d environ le double de son poids de solution et la température de 100° a été maintenue pendant environ 5 heures.
- Deux solutions de Chlorure d’Aluminium à 15 % d’AICh 6H2O ont été préparées :
- — la première (A) par double décomposition entre le Chlorure de Calcium et le Sulfate d’Alumine-
- — la deuxième (B) par l’attaque de rognures d’Aluminium par l’Acide Chlorhydrique commercial.
- Nous avons ainsi obtenu, en sucres réducteurs, les rendements suivants, pour 100 grs de Sciure fine à environ 10 % d’humidité :
- Composition de la solution Sucres réducteurs
- A — 1 5 % d’AlCla 6H2O (préparé par double décomposition)... - 3,2 %
- B — 15 % d’AlCh 6H2O (préparé par attaque de l’Aluminium par l’Ac. Chlorhydrique).................... 6,8 %
- C — 6,8 % d’Hcl........................ 21,5 %
- p.407 - vue 15/60
-
-
-
- 408 EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
- Désirant nous rendre compte de ce que pouvait donner l’action de solutions de sel et d’acide plus concentrées, nous avons opéré dans les mêmes conditions que précédemment au point de vue humectation de la sciure, degré de température et durée de la réaction, avec les solutions suivantes :
- B’ : solution à 15 % d‘AICl3 (même origine que solution B).
- C’ : solution à 12 % d’HCl.
- Nous avons ainsi obtenu les rendements suivants :
- Sucres réducteurs
- Avec la solution B’ (15 % AlCIs). 5,6 % Avec la solution C’(12 % HCl) • • 17,8 %
- De ces résultats, on peut donc conclure :
- 1° Que le procédé décrit, tout au moins dans les conditions où il a été expérimenté, en Laboratoire, donne des rendements en sucres réducteurs bien inférieurs à ceux que l’on obtient par l’emploi de l’Acide Chlorhydrique seul, en solution diluée.
- 2° Que l’emploi de solutions sensiblement plus concentrées que celle dont la concentration nous paraissait être celle que l’auteur du pli avait voulu indiquer, n’améliore pas le rendement en sucres réducteurs, bien au contraire.
- Ces constatations ne sont pas faites pour surprendre. La question de la saccharification de la sciure de bois a fait l’objet, depuis plus d’un siècle, de très nombreuses recherches et d’un nombre assez important de brevets (dont nous n’avons pas eu d’ailleurs le loisir de dresser la liste). Le but poursuivi était d’obtenir non seulement l’alcool éthylique, mais aussi d’autres produits utilisables industriellement ou en agriculture.
- Il semble que les seuls procédés qui aient fait l’objet d’une application technique soient ceux qui ont utilisé ou utilisent à I heure actuelle les acides minéraux — ou des mélanges d’acides minéraux à faible ou forte concentration.
- A notre connaissance, la première exploitation véritablement industrielle qui ait été faite, en Europe du moins, de la - saccharification de la sciure de bois en vue de la production de l’Alcool Ethylique a fonctionné à Aix-la-Chapelle, il y a une trentaine d’années. Cette fabrique travaillait d’après les procédés Classen qui utilisaient une solution d’Acide Sulfureux.
- D’après les notes personnelles qui m’ont été confiées par un chimiste ayant étudié cette question à l’époque, consignant des résultats d’analyses de sciures saccharifiées et de solutions d’Acide Sulfureux provenant directement d’Aix-la-Chapelle, la concentration de la solution sulfureuse était d’environ 8,5 %
- en SO2 et le rendement obtenu en sucres réducteurs était d’environ 24 % du poids de la sciure sèche.
- Quelques années avant la guerre, une societe française, la Société des Alcools de 1 Ardeche a produit industriellement de l’alcool à partir de la sciure de bois, en travaillant également d’après les procédés Classen, mais cette exploitation n’eut qu’une existence éphémère.
- Pendant la guerre, le procédé Classen a été largement appliqué en Allemagne par un certain nombre d’usines. On utilisait alors un mélange d’Acides Sulfuriques de faible concentration. Lerendement était de 6 à 8 litres d’alcool pour 100 kilos de sciure. Naturellement, la « rentabilité économique » du procédé n’entrait alors guère en ligne de compte.
- Après la guerre, ce mode de préparation de l’alcool fut généralement abandonné, au point qu’un auteur allemand, Hagglund, spécialiste de la chimie du bois, put écrire que la saccharification du bois était économiquement inexploitable.
- Mais ces dernières années, la question a été reprise et la saccharification du bois, devenue rentable grâce aux procédés Bergius etScholler est maintenant appliquée industriellement et en voie d’extension dans un certain nombre de pays (surtout gros producteurs de bois ou peu favorisés au point de vue obtention économique de l’alcool par les procédés habituels).
- Le procédé Bergius se caractérise par l’emploi de l’Acide Chlorhydrique à la concentration de 40 % et l'enrichissement progressif des jus sucrés grâce à des batteries de diffuseurs (analogie avec l’épuisement systématique des betteraves à sucre).
- Le procédé Scholler se caractérise par une circulation d’acide chaud faiblement concentré à travers la sciure, d’une façon continue (principe de la percolation) pour éloigner les sucres au fur et à mesure de leur formation et éviter ainsi leur destruction partielle par l’action prolongée de l’Acide à haute température.
- Même si les rendements déclarés (environ 24 litres d’alcool par 100 kilos de bois pour le procédé Bergius) ne sont pas tout à fait exacts (leur réalité à été en effet contestée par certains techniciens allemands) il est certain que ces deux procédés marquent un progrès notable par rapport à ceux qui ont été exploités précédemment.
- Pour conclure, nous n’avons pu constater, ce qui était prévisible, que le procédé décrit dans le pli cacheté examiné assurait la transformation complète de la Cellulose en Alcool Ethylique, et s’il n’y a pas d’antériorité d’emploi à cet effet du Chlorure d’Aluminium, il s’agit en fait de l’action de l’Acide Chlorhydrique formé par la dissociation de ce produit à la température de l’expérience, réaction déjà appliquée au moment ou 1 auteur a publié son travail.
- p.408 - vue 16/60
-
-
-
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DE Produits Chimiques et Matières Colorantes de Saint-Clair du Rhône
- Société Anonyme au Capital de 12.000.000 de Francs
- Siège Social : 17, Rue du Helder, PARIS (ix-)
- Direction Commerciale : 145, boul. Haussmann, PARIS (8e)
- Téléphone : Elysées 99-51 à 57 - Inter-Elysées 15 - Télégrammes : Indul-47-Paris
- Usine A, SAINT-CLAIR-DU-RHONE (Isère)
- Téléphone: Adresse Télégraphique :
- N* 19 - CONDRIEU S FRANCOCHIMIE - CONDRIEU
- MARQUE DEPOSAI
- SPÉCIALITÉ de COLORANTS VÉGÉTAUX, Dérivés de l’Orseille, de l’Indigo et des Cochenilles et COLORANTS D'ANILINE, autorisés pour les denrées alimentaires
- Usine B, LA MOUCHE, 112, Av. Leclerc, LYON
- Téléphone; ©
- PARMENTIER 65-08 Col Adresse Télégraphique:
- (2 lignes) INDUL-LYON
- anciennement MANUFACTURE LYONNAISE DE MATIERES COLORANTES
- GOLORANTS DIRECTS ou DIAMINE, MI-LAINE, au SOUFRE ou IMMÉDIATS BASIQUES, ACIDES, au CHROME, COLORANTS de CUVE
- PRODUITS POUR DÉMONTAGE ET RÉDUCTEURS HYRALDITE, HYDRONITE, HYDROSULFITE
- TOUS COLORANTS POUR TEINTURIERS - DÉGRAISSEURS
- Vente des PRODUITS de la :
- «IÉTÉ des FM CHIMINUES et MATIÈRES COLORANTES de MULHOUSE
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES - MATIÈRES COLORANTES - COLORANTS POUR FOURRURES SPÉCIALITÉ POUR TEINTURE ET IMPRESSION - MORDANTS ET APPRÊTS - PRODUITS ORGANIQUES DE SYNTHÈSE - MUSCS ARTIFICIELS -
- AGENTS MOUILLANTS
- p.n.n. - vue 17/60
-
-
-
- MANUFACTURE
- ------ de------
- Cartes D’ÉCHANTILLONS
- POUR FABRIQUES DE BONNETERIE FILATURES, TISSAGES, TEINTURERIES ECHANTILLONNAGES DE LUXE
- G. DUVINAGE
- P. LEMONNIER a C’E
- 10, Rue d’Enghien, PARIS Co
- Téléphone PROVENCE : 34-60 R. C. Seine 77.647
- FONDATION EN 1868 PAR J. DUVINAGE
- Nous rendant fréquemment en province, prière de nous convoquer pour travaux spéciaux.
- p.n.n. - vue 18/60
-
-
-
- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- 409
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Détermination quantitative de l’o-nitro-p-to-luidine dans la m-nitro-p-toluidine. — V. IVA-NOFF. — L’industrie de chimie organique de l’URSS, p. 163-164, n° 3, 1937.
- L’analyse consiste en deux opérations successives : On détermine par diazotation d une quantité donnée de métanitroparatoluidine technique la totalité des isomères méta et para-Tandis qu’une molécule de métanitroparatoluidine (isomère 1.2.4.) demande après réduction deux fois plus de nitrite qu’avant, la quantité de nitrite demandée par l'orthonitroparatoluidine (isomère 1.3-4.) reste la même dans les deux cas. On peut par différence déterminer dans le produit technique à analyser la teneur en isomère ortho (1.3.4.).
- En effet, le dérivé ortho nitré, même après réduction ne réagit qu’avec 1 mol. de nitrite pour donner NH2 NH.
- CH3—CHX —NO2H=CH3.C6H3 AN—2H2O. NH2 NY
- Description de la marche de l’analyse-
- 1) On pèse très exactement 0,608 gr- (0,004 molécule) de la métanitroparatoluidine technique. On la met au moyen d’une pissette dans un verre de 300 cc. on y ajoute 80 cc. d’acide acétique 80 % et 8 cc. d’HCl chimiquement pur (d=1,12) et un morceau de glace. On verse d’une burette en remuant constamment du nitrite N/10 jusqu’à ce que la réaction sur papier iodoamidonné subsiste pendant 5 minutes. Si la nitro-toluidine était à 100 % il aurait fallu 40 cc de solution de nitrite.
- 2) On porte 1,52 gr. (0,01 molécule) du même produit industriel avec 50 cc d’HCl (d = 1,19) et environ 100 cc. eau dans un Erlenmeyer de 400 cc. muni d’un bouchon et d’un tube en verre servant de réfrigérant. On chauffe légèrement et ajoute peu à peu de la poudre de zinc jusqu’à ce que la réduction soit complète. La solution primitivement foncée et jaunâtre devient transparente et brun-jaunâtre en passant par le rouge-cerise. Après une demi-heure on refroidit et porte dans un ballon jaugé de 500 cc. On en prélève 200 cc. (0,004 molécule) que l’on titre au nitrite N/10, chaque addition de 0,2 cc- de nitrite exige des attentes de 2-5 minutes.
- Dosage de l’aniline et des autres bases d’acyl-amines et de diphénylamine. — V. INANOFF. — L'Industrie de chimie organique en U.R.S.S. p. 168, no 3, 1937.
- L’auteur a observé qu’on peut titrer l’aniline en milieu benzènique, par l’anhydride acétique, en présence d’autres bases. On se sert comme réactif indicateur du papier journal qui jaunit rapidement, en pré
- sence d’acide. On fait une solution benzénique d’anhydride acétique qu’on titre par rapport à une solution normale d’aniline pure. La solution benzénique d anhydride doit être conservée dans un flacon muni d un tube à chlorure de calcium protecteur contre 1 humidité.
- Diagramme pour la détermination de l’acide acétique dans l'anhydride acétique. — G. KA-RETNIKOFF. — L'industrie de la chimie organique en URSS, p. 161-162, no 3, 1937.
- La préparation de l’acétylcellulose qui a acquis une importance capitale en tant que matière première pour la fabrication des rayonnes, pellicules, laques etc., est liée intimement à l’application de l’anhydride acétique dans le rôle d’agent acétylant.
- Pour le calcul d’acétylation technique il est nécessaire de connaître la composition de l’anhydride acétique employé.
- Le but de ce travail n’est pas de décrire les différentes méthodes d’analyse de l’anhydride acétique mais la construction d’un diagramme, permettant de déterminer rapidement par moyen graphique la teneur d’acide acétique dans un anhydride donné.
- La formule qui sert de base pour la construction de ce diagramme est établie comme suit :
- Admettons que nous ayons a. gr d’anhydride acétique, contenant x. gr d’acide acétique et par suite (a—x) gr d’anhydride acétique, vu que l’acide acétique est pratiquement l’unique impureté (1).
- Admettons qu’après saponification de l’anhydride et neutralisation de l’acide acétique contenu et formé, au moyen d’un excès de soude, suivie de titrage nous ayons obtenu en tout b. gr d’acide acétique, alors
- b=a + W (1) où W = la quantité d’eau qui s’est ajoutée à l’anhydride.
- Nous savons que pour 102 gr. d’anhydride il faut 18 gr d’eau, et pour (a—x) gr anhydride il en faut W, d’où
- w±18 (a-x) = 3 (a-x) 69 102 17 4
- En mettant la valeur W dans l’équation (l) nous obtenons
- _ 3(a — x) , y 20a— 17b —17 d°u: X = 3 (3)
- Si nous prenons la quantité initiale du mélange a égal à 100 %, nous avons
- „ 2000 17b . X= 3—3 (4)
- (1) L'industrie de la chimie organique en URSS, p. 161-162, n8 3, 1937.
- 2
- p.409 - vue 19/60
-
-
-
- 410
- INFORMATIONS
- L’équation (4) permet de construire le diagrame. On indique en abcisse les valeurs de b et en l’ordonnée
- &
- ~6 —
- e
- 1/3
- les valeurs de x; pour x, variant de 100 à 0 les valeurs de b se trouvent respectivement entre 100 et 117,5.
- Afin de pouvoir se servir pratiquement du diagramme construit il est nécessaire d’exprimer la quantité totale d’acide acétique obtenu d’une quantité donnée d’anhydride acétique (B) en % de ce dernier (ce chiffre sera toujours supérieur à 100 .
- Du point de l’abcisse correspondant à la valeur b, on mène un perpendiculaire jusqu’au point d’intersection avec la ligne a, et alors il ne reste plus qu’à mener une parallèle jusqu’à l’ordonnée pour obtenir la valeur x cherchée.
- Exemple : b = III x = 37,7 %
- L’exactitude de cette détermination graphique dépend de l’échelle du dessin; pour les calculs technologiques habituels, il suffit des dimensions 15XX15 cm.
- Littérature consultée.
- 1° Traedwell, Cours de chimie analytique, II, 2, 65, 1931.
- 2° Lunge-Berl, Chem. Tech. Untersuchungsméthoden, III, 777, 1932 : Lunge-Berl, Chem. Tech. Untersuchungsmetho-den, V, 753, 1934.
- INFORMATIONS
- Maladies professionnelles en Angleterre. — Le Rapport annuel de l’Inspecteur d’hygiène pour 1936 signale les accidents survenus dans l’industrie des colorants et des intermédiaires. On a constaté 7 cas d’intoxication par les intermédiaires, dont un mortel dû à l’aniline; 3 se sont produits dans la fabrication de dinitrobenzène et dinitrotoluène ; 1 dans celle de la p.chloraniline, 1 dans celle de la chloro orthololuidine et un dans la teinture en noir d’aniline. Un cas d’anémie pernicieuse suivie de mort est constaté chez un ouvrier qui maniait du benzol dans la fabrication de cuir artificiel. Les cas d’irritations de la peau ont été très nombreux. On signale parmi eux les accidents occasionnés par les nouveaux produits cireux incombustibles constitués par des polychloro naphtalines. Ces composés sont utilisés comme isolants et les ouvrières qui les manipulent contractent de l’acné plus ou moins sérieux.
- Noir de fumée en Allemagne. — D’après un rapport du consul américain de Francfort, on fabriquerait le noir de fumée avec de l’anthracène brut en place de naphtaline dont la demande s’est accrue. Ce procédé serait appliqué par les Russwerke de Dortmund qui est une filiale de la Deutsche Gold und Silberscheide anstalt avec le concours de fabricants de pneumatiques.
- Contre le gaspillage. — On fait des efforts, en Allemagne, pour éviter le gaspillage afin de diminuer les importations. En particulier, les corps gras qu’on importe en quantités importantes et qui servent à faire des savons font le sujet d’une brochure éditée par le Verein deutscher Ingénieure. Dans celle-ci on recom
- mande d’épurer les eaux et de les adoucir pour éviter la perte de savon par la formation de savons calcaires.
- Parfums dérivés de la quinoléine. — L’odeur désagréable de la quinoléine se modifie considérablement par la réduction ou la substitution ou les deux réunis. C’est ainsi que la méthyl-6 quinoléine possède, en solutions étendues, une odeur de miel et la méthyl-7 peut être ajoutée aux extraits de lilas et de muguet. L’isobutyl quinoléine sent la mousse de chêne et la tétrahydro méthyl-6 quinoléine qui, à l'état pur, est cristallisée constitue la civettine.
- La cochenille au Mexique. — L’industrie de la cochenille a entièrement disparu au Mexique. L’attribution, par le gouvernement, de petites propriétés culturales aux Indiens a détourné ceux-ci de la production de cochenille.
- Vernis cellulosiques. — Plusieurs fabricants préconisent, aux Etats-Unis, l’emploi de vernis à base d acétyl butyrate de cellulose pour enduire le fer, l’acier, le cuivre, l’aluminium et aussi pour imprégner les tissus.
- Nouveau médicament de synthèse. — A l’assemblée annuelle de la British Pharmaceutical Conférence tenue récemment à Liverpool, le Dr. Dyke a fait une communication sur les propriétés thérapeutiques de la p. ami-nobenzene sulfonamide. Ce composé est efficace dans les infections du streptocoque. Pour l’étude clinique on a déterminé la toxicité des trois isomères ortho-méta et para vis-à-vis des souris. Les produits pulvérisés étaient mis en suspension dans l’eau à raison de 10 % et
- p.410 - vue 20/60
-
-
-
- INFORMATIONS
- —
- renfermant 0,2 % d’adragante. Les essais ont montré que la présence des isomères ortho et méta n’a pas d’influence.
- L’effet curatif dans la fièvre puerpérale est remarquable; jusqu’ici on ne disposait que de remèdes biologiques. Divers auditeurs et le président, en particulier, considèrent qu’il s’agit d’une très grande découverte qui, en Amérique, est appliquée à diverses autres maladies à streptocoques.
- Institut de recherches au Japon. — Sur l’initiative de la chambre de Commerce d’Osaka, de l’association Industrielle de cette ville et d’autres organisations, on a décidé de fonder un Institut de recherches scientifiques. La dépense est estimée à 10 millions de yen; ce sera le plus grand établissement de ce genre au Japon et la chimie bénéficiera d’une part prépondérante.
- Nouveaux usages pour le caoutchouc chloré- — A la conférence du caoutchouc qui s’est réunie à Paris en juin dernier, le Dr. Schidrowitz et C. A- Redforn ont indiqué que si l’on chauffe en vase clos le caoutchouc chloré à 160-1 70°, puis qu’on laisse tomber la pression sa texture se modifie. On obtient un produit à consistance cellulaire, très léger et très résistant qui peut remplacer le liège; il est sans odeur ininflammable et très bon isolant.
- Le Jluorure de chrome comme anti-mites. — Valton et Coll décrivent dans le Journal pour l’Industrie chimique russe, la préparation du fluorure de chrome. Ce sel, fixé sur la laine constitue une des plus efficaces protections contre les mites. On l’obtient en dissolvant
- l’acide chromique dans l’acide fluorhydrique de manière qu’il s’y trouve 0,5 à 0,6 % d’HF, et on réduitl’acide chromique par addition de farine ou de bois en petits morceaux. Il faut pour 1 p. de CrOs environ 0,21 de forme et 0,24 de bois. La laine est traitée dans une solution contenant 0,5 à 1 % de fluorure CrF! 9H2O.
- Ethers siliciques dans les vernis. — On a fait des essais aux E. U. pour introduire des composés du silicium dans les vernis cellulosiques. Par exemple, un vernis composé de nitrocellulose dissoute dans l’acétate de butyle et dilué avec du toluène est additionné de 50 % de phtalate de butyle et le tout mélangé avec 85 % de son poids de silicium tétra éthyle. Ce vernis déposé sur du verre y demeure fortement adhérent tandis que le film serait aisément enlevé si on n’ajoutait pas de composé silicié. De même la flexibilité est améliorée.
- Produits analogues au caoutchouc. — A la Deutsche Kautschuk Gesellschaft, le Dr Spielberger a fait une communication sur des produits analogues au caoutchouc obtenus par l’action des carbures dihalogénés sur les sulfures alcalins. Ces produits connus en Amérique sous le nom de thiocol, sont fabriqués par l’I. G. et vendus sous le nom de « Perdurène ® sous plusieurs marques.
- Nouveaux plastifiants. — On a fait des essais en Russie pour l’emploi comme plastifiants du tétra et du penta chlorodiphényle dans les vernis nitro-cellulosiques.
- REVUE ECONOMIQUE
- Papier transparent. — La fabrication du papier d’emballage transparent continue à s’étendre en Angleterre. On en a produit 71.365 cwts dans le premier semestre de 1937 contre 51.020 dans le premier semestre de 1936. La production est assurée par 4 sociétés : British Cellophane, British Rayophane, Transparent papier Ltd et British Sidac.
- Fusion de Sociétés. — Le 23 juillet fut décidée la fusion des Chemische Fabriken Schering-Kahlbaunn avec les Kokswerke et Chemische Fabrik; la presque totalité des actions de Schering-Kahlbaunn soit 27,75 millions de mk est entre les mains des Kokswerke.
- Le Lanital français. — Cette Société a été définitivement constituée avec le concours de la Snia Viscosa et de la Société Ferretti- Le capital est de 12 millions sur lequel 2 millions de francs d’actions ont été attribués aux firmes italiennes.
- Importation du camphre aux E. U- — Les importations de camphre synthétique ont doublé en 1936 par rapport à 1935, représentant 1.967.400 Ibs contre 926.000. L’ensemble du camphre synthétique et naturel en 1936 s’est élevé à 5.302.400 Ibs. Les emplois se répartissent ainsi : celluloïde 66 %, insecticides 14 % produits pharmaceutiques, 10 % et explosifs 10 %.
- Résines synthétiques aux E. U. — Les chiffres préliminaires publiés par la Tariff Commission accusent pour 1936 une production de résines dérivées des produits du goudron de 116 millions de Ibs. Les résines fabriquées avec les acides carboliques du goudron représentent 69 millions en augmentation de 30 % sur 1935- Les résines provenant de composés non dérivés du goudron représentent 15.611.000 Ibs. Le seul document de comparaison pour 1935 est la production de 4.402.000 Ibs de résines urée-formol.
- p.411 - vue 21/60
-
-
-
- 412
- REVUE ÉCONOMIQUE
- Caoutchouc synthétique en Italie. — Par ordonnance royale du 2 août, le gouvernement italien est autorisé à favoriser l’établissement de la fabrication du caoutchouc synthétique par l’introduction en franchise du matériel nécessaire et par l’attribution d’une subvention annuelle de 3 millions de lire pendant 5 ans.
- Les produits chimiques en Allemagne. Les statistiques pour le 1er semestre de 1937 indiquent pour les importations générales un accroissement de 19,3 %, avec 2,5 milliards de mk, soit une augmentation de 408 millions de mk. De même les exportations se sont élevées à 2'71 milliards de mk, en augmentation de 469 millions de mk ou 21 % sur lès chiffres
- de l’année précédente. Pour les produits chimiques ils se sont élevés à 441,5 millions de mk, en progrès de 14,5 %. Le niveau le plus bas, atteint dans le premier semestre de 1935 soit 352,6 millions de mk se trouve ainsi de 25 % plus élevé. L’exportation des matières colorantes et des intermédiaires est en sensible progrès : 62.03 millions de mk en 1935; 68-478 en 1936 et 82.470 en 1937 pour le 1er semestre.
- Production de naphtaline aux E: U. — La production de naphtaline a beaucoup augmenté; de 47,65 millions de Ibs en 1 935 elle a passé à 89,54 millions de Ibs. Les autres dérivés du goudron ont augmenté également mais dans une proportion moindre-
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Amines aromatiques élevées. I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 631.737, 31 décembre 1931.
- On peut transformer en amines les fractions élevées qui prennent naissance dans l’hydrogénation de l’oxyde de carbone, en les traitant, sous pression avec de l’ammoniac, en présence de catalyseurs. Par exemple un produit bouillant à 135-150°, est comprimé, en même temps que de l’ammoniac anhydre à 380° sous 200 atm. dans un tube de cuivre contenant de l’alumine. On obtient des amines bouillant entre 100 et 200°.
- Préparation d’éthylène diamine et de ses sels.
- — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 635.397, 28 mars 1935.
- Pour éliminer l’éthylène diamine de la solution de ses sels, on traite par la soude et distille, mais ce procédé donne une séparation incomplète car la base est retenue par les sels alcalins. On a trouvé qu’on peut traiter les sels dissous dans NH3 liquide par l’acide carbonique sous pression; il se forme un carbamate insoluble qu’on essore et décompose par 1 eau à chaud.
- Sels alcalins de l’acide a-aminopropionique. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 636.137, 1er janvier 1932.
- On fait réagir sur l’acétaldéhyde du cyanure d’ammonium en présence d’un excès d’ammoniaque et on chauffe le nitrile ainsi obtenu avec un alcali.
- Oxyalcoylalcoylènediamines. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 635.904, 1er février 1935.
- On fait réagir les dihalogénures aliphatiques à température élevée sur les oxyalcoylamines primaires ou secondaires. Par exemple, on fait réagir la monoéthanol-
- amine sur le chlorure d’éthylène, ou la méthyléthano 1 amine sur ce chlorure, la butyléthanolamine sur l’éther diéthylique dichloré etc.
- Aromatiques
- Passage des acides arylcarboxyliques à leurs homologues supérieurs. — F. Arnold et B. Eis-tert. — D.R.P. 630.953, 25 mars 1933.
- Le procédé consiste à faire réagir les chlorures d’acides portant des substitutions, sur le diazométhane ce qui fournit des diazocétones dans lesquelles on peut remplacer le reste diazoïque par OH ou NH2. Par exemple, I acétoxy-2-naphtoylchlorure-3 est traité par le diazométhane en solution éthérée à —15°; l'acétoxy-naphtoyldiazométhane cristallise; on l’introduit lentement dans de l’aniline bouillante, il se forme l‘oxy-2-naphtyl-3-acétanilide par transposition moléculaire.
- Préparation d’acide -aminoanthraquinonesul-fonique. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 631.400, 2 avril 1933.
- On sait que la sulfonation de la P-aminoanthraqui-none fournit un acide sulfonique-3, mais on n’a pas encore décrit d’acide disulfonique obtenu par cette réaction. On a trouvé qu’il se forme un tel acide traitant la p-aminoanthraquinone par l'oléum à 40 % SO3 à la température de 145-150° jusqu’à ce qu’un échantillon versé dans l’eau et traité par un excès de brome, à chaud ne donne plus de précipité insoluble. On peut isoler le sel de K par addition de KC1 ou bien on peut isoler l’acide libre.
- Sulfate de monométhyl-p-aminophénol. — Kodak A. G. — D. R. P. 631.462, 4 novembre 1934.
- La reaction de la méthylamine sur l'hydroquinone donne des produits secondaires ; diméthyl-p-phény-lènediamine par exemple. En opérant dans des conditions determinées on arrive à un rendement presque
- p.412 - vue 22/60
-
-
-
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- 413
- théorique. Ces conditions sont 3 à 7 parties d’eau pour l partie d’hydroquinone une solution de méthyl-amine à 30 % et une température de 190-195°.
- Composés séléniés. — Ernst Théobald. — P.R.P.
- 631.570, 4 septembre 1934.
- Le D.R.P. 631.100 (voir R.G.M.C. août 1937, p. 323) décrit un composé qui résulte de la réaction de l’acide sélénique sur la benzène sulfanilide- On obtient de nouveaux composés en faisant agir sur les précédents les sélénocyanures alcalins.
- Composés séléniés. — Ernst Théobald. — D.R.P.
- 631.571, 4 septembre 1934.
- Le composé du brevet 631.100, dont il est fait mention plus haut est traité en milieu acide par HaCl il se précipite un composé cristallisé dont la constitution probable est :
- C6Hs-NH-NH-C6H4-SeC6H4.NH2.IICl.
- Diaminodiphényl séléniures. — Ernst Théobald. — P.R.P. 631.572, 4 septembre 1934.
- Le composé du D. R. P. 631.100 est réduit par 1 amalgame d’aluminium et donne le diaminodiphényl-séléniure
- FPN.^ Xse—yNH2
- Tous ces composés doivent être utilisés en thérapeutique.
- Préparation d’acide aminobromoanthraqui-nonesulfonique — 1. G. Earbenindustrie. — P. R.P. 631.640, 16 avril 1933.
- On peut aisément sulfoner l’aminobromoanthraqui-none-2.3 par l’oléum à 40 % SO3 et isoler l’acide sul-fonique sous forme de son sel de potassium.
- Préparation d’acide dibromo-1.3-amino-2-an-thraquinonesulfonique. — I. G. Farbenindus-trie. — P R.P. 633.652, 2 avril 1933.
- L’acide sulfonique de la P-aminoanthraquinone décrit dans le D.R.P. 631.400 (voir plus haut) donne un acide bromé quand on traite ses solutions aqueuses par le brome.
- Arylaminocétones. — Knoll A. G. — P. R. P.
- 634.002, 2 mars 1930, addition au D.R.P. 603.670.
- Le brevet principal a décrit la réduction catalytique de composés arylpolycarbonylés en aryloxycarbonyles et cela en présence d’ammoniaque ou d’amines. Dans la présente addition on modère la réduction pour arriver aux arylaminocétones. Par exemple, l’acétylbenzoyle est réduit par l’hydrogène et le platine colloïdal en présence de méthylamine et sous 3 atm. on obtient la méthylaminopropiophénone.
- Préparation de nitro-4-résorcine. — 7. G. Far-benindustrie. — P. R. P. 633.982, 9 mars 1935.
- On a obtenu la nitro-2-résorcine en nitrant 1 acide résorcine disulfonique mais la nitro-4-résorcine ne s’obtient que difficilement. Or, on a trouvé qu’en sul-fonant d’abord énergiquement puis nitrant on obtient le dérivé nitré 4. Il est probable que la sulfonation forme l’acide trisulfonique-2.4-6.
- Polyoxyalcoylaminonitrobenzènes. — I. G. Farbenindustrie. — P.R.P. 634.249, 21 octobre 1934.
- On condense les orthohalogénonitrobenzènes avec les polyoxyalcoylamines en présence de bases tertiaires, pyridine, quinoléine. Par exemple, on condensera l’orthobromonitrobenzène avec l’arabinamine
- NH2.CH2. (CHOH)3— CH2OH.
- Alcoylhalogénures. — I. G. Farbenindustrie. — P. R.P. 634.549, 22 décembre 1934.
- On sait qu’on peut préparer l’éther benzylique, la benzaldéhyde, l’acide benzoïque respectivement au départ de chlorure de benzyle, de chlorure de benzyli-dène et de trichlorure de benzyle. Dans ces réactions le chlore est perdu- On a trouvé qu’en faisant passer des vapeurs d’éthers aliphatiques avec des dérivés halogénés dans la chaîne latérale, sur des catalyseurs appropriés, il se forme des halogénures d’alcoyles, en même temps que des produits oxygénés de valeur. Ainsi, en faisant passer un mélange de trichlorure de benzyle, d éther diméthylique sur du gel d’alumine à 120°, il se forme de la benzaldéhyde et du chlorure du méthyle qu’on sépare.
- Préparation de N-arylglucamines. — Hoffmann La Roche. — P.R.P. 634.275, 9 novembre 1934.
- On soumet à la réduction catalytique en présence d’hydrogène et de nickel, sous pression, un mélange d’un monose et d’une amine primaire aromatique. Par exemple, le mélange de glucose et d’aniline chauffés en milieu méthylalcoolique sont ensuite traités à l’autoclave sous 15-20 kgs à 125-135° en présence de nickel réduit. Le glucaminobenzène cristallise et fond à 128°.
- Dérivés des acides benzylphénylsulfonoxycar-boniques. — 7. G. Farbenindustrie. — P. R, P. 634.331, 28 février 1935.
- On soumet à la nitration, les sulfones de la formule
- Ri —CH2—SO2—R2
- et on réduit les dérivés nitrés. Dans cette formule Ri est un noyau benzénique renfermant au moins un groupe dirigeant en ortho ou para, et Ra, un noyau benzénique qui contient un OH et COOH en ortho. Par exemple, on nitre la sulfone qui résulte de l’action du chlorure de chloro-4-benzyle sur l’acide salicylique sulfinique. Le CI est mobile et est remplaçable par
- p.413 - vue 23/60
-
-
-
- A — t-
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- OCH3 quand on le chauffe avec le méthylate de sodium ; on obtient
- CHO< >CH- SOX X0H
- ( 1
- NO2 COOH
- qui est ensuite réduit.
- Préparation d’azadérivés. — I. G. Farbenindus-trie. — D.R.P. 634.987, 1°F février 1935.
- On condense, en présence de chlorure d’aluminium, un acide orthodicarboxylé avec un composé azoté comme la phénylquinoléine, la phényl-8-quinoléine, la dibenzylpyridine, la benzylquinoléine, la dihydro-benzylidènequinaldine. La phényl-8-quinoléine donne un composé
- CO II AV
- \/\/\/ N CO
- qui fond à 243-244°.
- Alcoylaminoanthraquinones. — 1. G. Farbenin-dustrie. — D.R.P. 635.083, 6 juillet 1934.
- On a trouvé que le groupe méthoxy situé en 1, dans les anthraquinones portant des halogènes ou un groupe nitré en 4, est plus mobile que ces derniers. Ainsi, en faisant réagir une solution alcoolique d’éthylamine sur la méthoxy-1-chloro-4-anthraquinone on obtientl'éthyl-amino-1 -chloro-4-anthraquinone.
- Hexanitrodiphényloxyde. — Chemische Fabrik von Heyden. — D. R. P. 635.185, 9 février 1934.
- On soumet l’oxyde de diphényle ou les dérivés substitués qui ne portent pas de groupe nitré en méta de l’oxygène, à l’action de l’acide nitrique au sein de 1 oléum.
- Composés sulfurés organiques. — I. G. Farben-industrie. — D.R.P. 635.298, 16 juin 1934.
- On fait réagir sur les composés azotés dans lesquels il y a au moins un hydrogène lié à l’azote, un composé de la forme R-SO .R: ou R.SO.Ri où R est un alcoylène et Ri un radical à longue chaîne. Par exemple, on chauffe la vinyl-p-tolylsulfone avec la pipéridine. On obtient le composé
- CH3—CGH4-SO2—CH2—CH2—N—CsH10
- Ces composés sont destinés à protéger les fibres animales contre les parasites.
- Composés organiques sulfurés. — I. G. Farben-industrie. — D. R. P. 636.077, 5 août 1934, addition au D. R. P. 635.298 (précédent).
- On remplace dans le brevet précédent les composés sulfonés ou sulfonylés par des mercaptans.
- COLORANTS AZOÎQUES
- Azoïques solubles dans l’eau. — 1. G. Farbenin-dustrie. — D.R.P. 631.578, 14 avril 1933.
- On combine les diazoïques d’amines halogénées avec les oxy-8-quinoléines dont la position 2 est inoccupée. Les diazoïques ne doivent renfermer qu’un seul sulfo. Par exemple, l’acide chloranilinesulfonique NH2 : Cl : SO H == 1.3-6. est diazoté et combiné avec l'oxyquinoléine; le colorant teint la laine en orangé qui, par chromatage, change peu mais augmente de solidité.
- Colorants monoazoïques. — I. G. Farbenindus-trie. — D. R. P. 633.833, 7 décembre 1933.
- On combine les diazoïques de l’acide orthosulfani-lique ou de ses dérivés avec un acide acylaminopéri-oxynaphtalènesulfonique. On a déjà décrit des colorants préparés à l’aide de ces composés mais leurs solidités étaient moindres. Par exemple, l’acide diazobenzène orthosulfonique est combiné avec 1 acide acétylamino-l-oxy-8-naphtalènesulfonique-6. Le colorant teint la laine en rouge brillant solide à la lumière.
- Colorants monoazoïques. — 1. G. Farbenindus-trie. — D. R. P. 633.835, 15 juillet 1934.
- On combine les diazoïques de la formule
- X
- N-CO Y (F50%
- NA
- avec l’acide aminonaphtolsulfonique-2.8.6. Dans cette formule X représente de l’hydrogène, un alcoyle, un cycloalcoyle ou un aryle, Y un reste aliphatique ou aromatique, Z un hydroxyle ou un groupement azoté.
- Par exemple, les acides aminobenzènesulfoniques peuvent s obtenir en condensant le chlorure de l’acide nitrochlorobenzènesulfonique-4.1.2 avec des amines pour obtenir la sulfamide, puis remplaçant CI par le reste d’une amine, acétylant et réduisant. Ainsi, par exemple, l’amino-1-acétylméthylamino-4-benzènesul-fonamide-3 donne avec l’acide gamma un colorant teignant la laine en rouge.
- p.414 - vue 24/60
-
-
-
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- 415
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 633.834, 1er février 1934.
- On combine les diazoïques des amines de la formule
- ____ OH COOH
- >so- NHK >
- NH2 Y
- où Y = H, NO2, Cl, CH’, ou SOH avec les composants azoïques. Par exemple, l’acide amino-3-benzène sulfonylamino-l’-oxy-2- sulfobenzène-5-carbonique-3. dont la formule se trouve ci-dessus est diazoté puis combiné à la méthylpyrazolone. Le colorant teint la laine en jaune vert dont la solidité est augmentée par chromatage. On peut employer d’autres pyrazolones, telles que les phénylméthyl, chlorophénylméthylpy-razolones, etc.
- Colorants monoazoïques. — I. G. Farbenindustrie. - D.R.P. 634.212, 27 juin 1934.
- On combine l’acide diazoanthranilique avec les dérivés N-acylés de l’acide amino-1 -oxy-8-naphtalène-sulfonique-6. Ce sont des colorants rouges très brillants qui teignent la soie et la laine et possèdent un excellent pouvoir d’unisson.
- Colorants azoïques, — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — D.R.P. 634.213, 25 mars 1932.
- Ces colorants sont des azoïques renfermant le noyau cyanurique et obtenus en condensant le chlorure cya-nurique avec 1 mol. d’acide H, 1 mol. d’aniline, et 1 mol. de l’acide amino-4-oxy-4’-azobenzènecarboxy-lique-3’. Sur ce produit, on copule le diazoïque du colorant acide aminonaphtoldisulfonique-1 .8.4.6. (acide K) sur crésidine éthérifie par le toluène sulfo-chlorure. C’est un colorant teignant le coton en vert.
- Colorants tétrakisazoïques. — Durand et Hugue-nin. — D. R. P. 636.282, 23 janvier 1934, addition au D. R. P. 601.718.
- On copule sur acide H deux molécules d’un amino-azoïque diazoté de la formule
- R1N=N—R2—NH2
- d abord en milieu acide puis en milieu alcalin. Dans cette formule Ri est un reste salicylique et R2 un noyau benzénique portant des substituants négatifs. Ce sont des verts utilisés dans l’impression sur mordant de chrome.
- AZOÏQUES MÉTALLIFÈRES
- Colorants pour cuir. — Société pour l’Indusrie chimique à Bâle. — D.R.P. 634 195, 9 mai 1933.
- Les complexes métalliques des monoazoïques non sulfonés de la forme
- /0H X—Rj—N= N—R OH
- sont des produits qui teignent le cuir. On les obtient en combinant les diazoïques d’amines ayant en ortho un hydroxyle, un alcoyloxy, un carboxyle ou un dérivé, avec un dioxybenzène ou naphtalène. Par exemple, le brevet fournit 45 nuances obtenues avec les azoïques formés par les nitroaminophénols, chloroaminophénols, nitroaminophénolsulfoniques etc. avec la résorcine et transformation en complexes de Ni, Mn, Ur, Fe, Co, Cr, Cu etc. Les nuances sont des bruns, bordeaux, bruns.
- Azoïques chromifères. — 1. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 636.356, 20 avril 1934.
- Ces colorants sont obtenus en combinant le diazoïque du nitro-5-chloro-4-amino-2-oxy-1 -benzène avec l’acide oxy-1-naphtalènedisulfonique-3.8 ou 4.8 et en transformant les produits en complexes chromiques. Ce sont des colorants qui teignent la laine en bleu ne virant pas à la lumière artificielle.
- AZOIQUES SUR FIBRE
- Azoïques sur fibres végétales. — 1. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 631.184, 30 juin 1934.
- On traite par les diazonitranilines les teintures obtenues avec les colorants réduits formés par la combinaison de composés aminobenzoylaminés diazotés avec les amino-1-arylpyrazolonecarboxyliques ou leurs dérivés. On améliore ainsi leurs solubilités.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D R.P . 636.355, 26 août 1934.
- On utilise l’oxy-2-triphénylène ou ses dérivés car-boxylés pour produire des colorants insolubles par combinaison sur fibre avec des bases diazotées. Par exemple, le coton imprégné avec une solution d’oxytriphénylène carbonylphénylamide est copulé avec l’o-nitro-p-chlora-niline diazotée. On obtient une nuance brune qui diffère suivant les amines diazotées.
- COLORANTS POUR RAYONNE ACÉTATE
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 633.656, 16 avril 1933.
- On combine une paranitraniline renfermant des substitutions nitrées ou halogénées avec des amines benzéniques portant à l’azote des groupes oxyéthyle ou alcoyles et dioxypropyle. Par exemple, on diazote la chloro-p-nitraniline et on combine avec le méthyl-1-butyl-P-Y-dioxypropylamino-3-benzène, le colorant teint la rayonne acétate en bordeaux bleuâtre.
- p.415 - vue 25/60
-
-
-
- 416
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- Monoazoïques solubles dans l’eau. — Impérial Chemical Industries. — D.R.P. 634.005, 24 juin 1934.
- On diazote un amino-1 -dinitro-2.4-benzène ou un dérivé substitué en 6 par un halogène ou un alcoyloxy et on combine avec l’éther sulfurique d une B-alcoyl-oxyéthylamino-1-alcoyl-3-benzène. On peut aussi pre-parer le colorant dérivé des alcoyloxyéthyl-m-toluidines et éthérifier le groupe alcoolique ultérieurement. Ces colorants solubles dans l’eau teignent la rayonne acétate en violet rongeable.
- Colorants azoïques. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — D.R.P. 634.211, 21 octobre 1934.
- On combine les diazoïques des orthoaminosulfones avec les composants azoïques. Si le colorant porte un groupe sulfonique, il teint aussi la laine et la soie. Par exemple l’o-aminométhylphénylsulfone copulé avec le N-éthylbenzylaminobenzène-1-sulfonique-4 donne un colorant orangé pour la teinture et l’impression de la rayonne acétate.
- Monoazoïques solubles dans l’eau. — Imperial Chemical Industries. — D. R. P. 636.281,24 juin 1934.
- On combine le diazoïque d’une dinitraniline, d’une dinitroalcoyloxyaniline, de dinitronaphtylamine, avec un éther sulfurique d’un N-butyloxyalcoylaminobenzène qui copule en position para et qui porte en méta un groupe alcoyle. Ce sont des violets solubles qui teignent la rayonne acétate en violet d’un bain neutre ou acide; il se ronge facilement.
- COLORANTS POUR CUVE
- Anthracéniques
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 631.241, 20 mars 1932.
- On soumet à l’oxydation les mono et les dipyridino-pyrènes ou leurs produits de substitution. Par exemple on oxyde par l’acide chromique le dipyridinopyrène obtenu en soumettant le diaminopyrène à la réaction de Skraup. Le produit forme une cuve gris-vert d’où le coton est teint en jaune.
- Colorants pour cuve anthraquinoniques. — 1. G.
- Farbenindustrie. — D. R. P. 631.654, 4 nov. 1934.
- On condense les acides N-pyridonoanthraquinone-Pycarboniques-3 ou leurs chlorures, avec des amines qui renferment au moins un groupe cétonique compris dans un cycle. Par exemple le chlorure d’acide qui s’obtient au départ du N-pyridonoanthraquinone nitrile lequel est hydrolysé par l’acide sulfurique et ensuite traité par le chlorure de thionyle :
- CO / 2 \
- NH C—COC1
- CO I II /CH
- CO
- est condensé avec l'o-aminoanthraquinone. Le colorant teint le coton en jaune dans une cuve brune.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 631.873, addition du 2 septembre 1934, addition au D.R.P. 608.442.
- Le brevet principal (voir R.G.M.C. 1935, p. 302) a décrit la formation de colorants pour cuve dans la réaction de la dibenzanthrone, de l’isodibenzanthrone ou leurs dérivés, avec les halogènes en présence de chlorhydrine sulfurique et de soufre. Dans cette addition, on remplace la chlorhydrine par des oléums faibles contenant, au maximum, 6 % de SO'. Les colorants obtenus, qui teignent en bleu, sont d’une meilleure solidité.
- Colorants pour cuve. — Verein Chemishe und Metallurgische Produktion Aussig. — D. R. P. 633.821, 9 mars 1932.
- On condense le fluoranthène avec les anhydrides des acides orthodicarboxyliques en présence de chlorure d’aluminium ou d’autres chlorures métalliques. On obtient des colorants teignant le coton en jaune, d’une cuve bleue.
- Colorants du pérylène. — I. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 635.802, 23 septembre 1934.
- On fait agir des agents de condensation alcalins, à haute température, sur des naphtostyriles de la formule
- C2 O
- on obtient des colorants teignant en cuve le coton, de gris à violet..
- Composés azotés de la série anthraquinonique.
- — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 634.986, 17 février 1935.
- On fait agir l’acide sulfurique concentré sur les aryl-
- p.416 - vue 26/60
-
-
-
- SOCIÉTÉ
- La plus importante fabrique française strictement spécialisée et indépendante pour :
- La garantie de la qualité est assurée par la marque :
- INDUSTRIELLE
- DES
- DERIVES
- TÉLÉPHONE : LILLE 19-04 CHÈQUES POSTAUX: LILLE N° 313-79
- R. du COMM. LILLE 26-681
- DU SOUFRE
- SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 2.350.000 FRANCS
- Rue Pelouze, LOMME-lez-LILLE (Nord)
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE DERISOUFRE-LILLE
- CODES : BENTLEY
- A. B. C. 5» ÉDITION
- EXPORTATION
- p.n.n. - vue 27/60
-
-
-
- SOCIÉTÉ POUR L’INDUSTRIE CHIMIQUE A BALE
- USINES A SAINT-FONS PRÈS LYON
- Téléphone: Lyon-Parmentier 25-18
- Télégrammes : Cibanili ne - Lyo n
- COLORANTS
- pour toutes les applications de 1 industrie
- Colorants Néolane
- solides à la lumière, au lavage et .au foulon
- Colorants Chlorantine lumière
- directs solides à la lumière
- Colorants Ciba et Cibanone ®
- à la cuve pour teinture et impression
- Colorants Cibacète
- pour la teinture de la soie acétate
- PRODUITS AUXILIAIRES TEXTILES
- Agences et dépôts dans tous les centres industriels.
- A LOUER
- p.n.n. - vue 28/60
-
-
-
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- 417
- amino-1-anthraquinonecarbonamidoanthraquinones de la formule
- NH __
- ACO-NKK)
- II CO/ co
- Il se produit une cyclisation à l’endroit où se trouve le CO et il se forme un colorant pour cuve vert olive.
- Produits de condensation azotés. — 1. G. Far-benindustrie. — D. R. P. 636.223, 23 décembre 1934, addition au D. R.P. 574.967.
- Les pyridinoanthrimides qui renferment deux positions réactives en ortho du groupe imine sont traités par des agents de condensation comme le chlorure d’aluminium. On obtient des colorants jaunes ou orangés.
- Préparations sèches d’éthers-sels de leuco-colorants pour cuve en poudre. — Durand et Huguenin, — D. R. P. 636.269, 22.juillet 1934.
- Exemple : 300 kgs du sel de potassium de l’éther sulfurique du leuco Bz-2-Bz-2’-dibenzanthrone sous forme de pâte à 20 % sont mélangés dans un broyeur à boulets avec 6 kgs de soude à 33 %, et une solution de 20 kgs de dextrine dans l’eau. Quand la pâte est homogène on sèche dans le vide à 60° et on pulvérise le produit.
- Colorants anthracéniques. —I. G. Farbenindus-trie. — D. R. P. 635.925, 30 décembre 1934.
- Le brevet français correspondant est le B.F. 800.102 (voir R.G.M.C. 1937, p. 191).
- Colorants pour cuve azotés. — 7. G. Farbenindus-trie. — D.R.P. 635.978, 11 octobre 1934, addition au D.R.P. 589.639.
- Les composés aminés obtenus par nitration et réduction ainsi qu’il est indiqué dans le D.R.P. 625.515 (voir R.G.M.C. 1936, p. 377) sont condensés avec des composés halogénés dont l’halogène est mobile comme les chloroanthraquinones. Ce sont des colorants bruns à violet-bruns.
- INDIGOÏDES
- Colorants pour cuve dissymétriques. — 7. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 631.655, 9 juin 1933.
- On condense les composants habituels de colorants indigoïdes avec des alcoyloxydichlorooxythionaphtènes qui portent les groupes alcoyloxy en 5, 6 ou 7 et qui possèdent encore une position en ortho des groupes alcoyloxy libre. Ce sont des colorants violets et bleus.
- Colorant thioindigoïde dissymétrique. - I. G. Farbenindustrie. —D.R P. 633.836, 26 août 1933.
- On condense un dérivé approprié de l'éthoxy-6-di-cétodihydrothionaphtène avec le méthoxy-6-oxythio-naphtène. Le colorant ainsi obtenu présente des propriétés de solidités meilleures que le colorant dimé-thoxylé ou diéthoxylé.
- Colorant thioindigoïde. — 7. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P 634.041, 9 septembre 1934.
- On condense les composants d’indigoïdes, anilides d’isatines ou de thioisatines, etc. avec les diméthyl-5. 7-halogéno-6-oxythionaphtènes. Ce sont des rouges pour cuve, de bonne solidité au débouillissage.
- COLORANTS ANTHRACÉNIQUES ACIDES POUR LAINE
- Colorants anthraquinoniques chromatables. — 7. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 632.376, 23 décembre 1934.
- On condense les acides o-halogénoanthraquinone-sulfoniques avec des acides aminoorthocarboxyliques en présence de cuivre. Par exemple l’acide dioxy-1.5-dibromo-4.8-anthraquinone-2.6-disulfonique est condensé avec l’acide p-aminosalicylique. La teinture sur laine, après chromatage est un vert solide au foulon et à la lumière.
- Colorants anthraquinoniques. — Société Sandoz.
- — D.R.P. 631.518, 22 mars 1934.
- On condense les dérivés de l’anthraquinone qui contiennent des substituants mobiles avec des amines portant dans les deux positions ortho des substitutions par des halogènes ou des alcoyles.
- Ces composés peuvent- servir pour la teinture des éthers cellulosiques ou des laques de nitrocellulose. Quand on les sulfone il en résulte des colorants acides pour laine. Enfin, ces nouveaux composés peuvent être condensés avec les aldéhydes pour donner des colorants du triphénylméthane.
- Colorant anthraquinonique pour laine. — 7. G.
- Farbenindustrie. — D R.P. 634.985, 17 nov. 1934.
- On introduit dans l’anthraquinone dans deux positions « d’un noyau un groupe hydroarylaminé et en position B de l’autre noyau un groupe sulfamide. Par exemple, la dichloro-1.4-anthraquinonesulfométhyl-tauride-5 (par le sulfochlorure de l’acide dichloroanthra-quinonesulfonique et la méthyltaurine) est chauffé avec l'hexahydroaniline en présence de sulfate de cuivre. Le produit teint la laine en bleu verdâtre.
- Colorants anthraquinoniques solubles. - Société
- Sandoz. — D.R.P. 635.670, 4 février 1934.
- On chauffe en milieu aqueux et en présence d'un catalyseur cuprique un acide amino-1-halogéno-4-
- 3
- p.417 - vue 29/60
-
-
-
- 418
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- anthraquinonesulfonique-2 avec une amino-4-alcoyl-1-benzènesulfoalcoylamide-2. Par exemple l’aminobromo-anthraquinonesulfonique avec la diméthylsulfamide-2 de l‘amino-4-méthylbenzène-1 donne un colorant qui teint la laine en bleu solide au foulon et à la lumière.
- Colorants anthraquinoniques chromatables. - 1. G. Farbenindustrie. —D.R P. 635.803, 26 août1934.
- On fait réagir l’anhydride sulfurique sur les aryl-oxazols de l'amino-4-anthraquinone. Par exemple le
- 0—
- CO |
- K • 2
- donne avec l'oléum à 20 % un produit, sans doute sulfoné et hydroxylé, qui teint la laineen violet qui vire au bleu vert par chromatage.
- COLORANTS DIVERS
- Colorants pyroniques. — 1. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 631.198, 10 mars 1934.
- On obtient ces colorants en condensant les halogé-nofluorescéines avec des amines comme la phényl-3-naphtylamine, la phénylaminodiphénylamine, l’amino-carbazol, 1 aminopyrène etc. et en sulfonant. On peut aussi condenser les acides aminooxybenzoylbenzoiques avec des m-aminophénols substitués. Ce sont des colorants teignant la soie, la laine, le coton, la rayonne en bleu-vert-
- Colorants. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P.
- 631.199, 29 septembre 1933.
- On condense les diindolylcétones avec des amines aromatiques secondaires ou tertiaires ou avec des indols substitués sous l’influence de l’oxychlorure de phosphore. Ces acides sulfoniques teignent .la laine et la soie en bleu solide à la lumière.
- Colorants sulfurés. — 1. G. Farbenindustrie. -D.R.P 631.410 du 29 novembre 1933, addition au D.R.P. 622.274.
- Le procédé du brevet principal (voir R.G.M.C. 1936, p. 328) consiste à sulfurer l’amino-7-phénoxa-zone-2 et dans une première addition D.R.P. 622.846 (R.G.M.C. 1936, p- 377) on utilisait les dérivés
- acylés des précédents. Dans cette seconde addition on emploie les dérivés polyhalogénés ; les colorants teignent le coton en brun.
- Colorants oxaziniques. — 1. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 631.654, 11 février 1933.
- On prépare par les méthodes classiques des oxazines dans lesquelles on introduit des composés du carbazol-Par exemple on condense l’oxy-2-carbazol avec la chlorhydrate de nitrosodiméthylaniline en milieu alcoolique bouillant. On obtient un colorant qui teint le coton tanné en bleu très solide à la lumière et au lavage.
- Colorants. — 1. G. Farbenindustrie. — D. R. P.
- 634.042, 2 février 1933.
- On obtient des colorants par la condensation de —-méthylbenziminazol ou ses dérivés avec les orthodicé-tones, comme l'acénaphtènequinone, la naphtacène-quinone. Avec l'isatine le colorant a la formule
- CO
- Ces colorants basiques peuvent être sulfonés et ils teignent alors la laine, le cuir, le coton en jaune à orangé.
- Colorants aziniques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 635.582, 6 avril 1933, addition au D.R. P. 601.832.
- Le brevet principal (voir R.G.M.C. 1935, p. 97) a décrit des azines dans lesquelles on a introduit le groupe éthanesulfonique. Dans cette addition on remplace celui-ci par un groupe propane ou butanesulfo-nique- On oxyde par exemple un mélange d’acide diphénylaminonaphtalènesulfonique-1.3-8 et d’amino-4-phénylbutylaminopropanesulfonique, ce qui donne un colorant teignant la laine en bleu-vert.
- Colorants du groupe des gallocyanines. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 635.686, 6 avril 1933, addition au D.R P. 601.719.
- Comme dans le brevet précédent, on introduit des groupes butane et propane sulfoniques dans les azines, on fait la même opération dans le cas des gallocyanines. Le brevet principal (voir R.G.M.C. 1935, p. 97) indiquait l’introduction de restes CH2— CH2 — SO3H dans les gallocyanines; avec le reste de 1 acide butyl-phénylaminopropanesulfonique on obtient des bleus très purs.
- Jeune fille, Ingénieur-chimiste, licenciée ès-sciences, cherche situation, laboratoire de recherches ou contrôle. S'adresser Bureau de la Revue.
- p.418 - vue 30/60
-
-
-
- BIBLIOGRAPHIE
- 419
- BIBLIOGRAPHIE
- Kunststoffe Wegweiser 1937, par le Dr. Krânz-lein et R. Lepsius. Un volume de 140 pages. Editeurs Verlagchemie, Berlin 1937.
- Ce petit volume ne constitue pas uniquement un guide pour les visiteurs de l’Exposition des matières plastiques à la 8e Achema de Francfort. C’est aussi un manuel qui doit illustrer les progrès réalisés dans ce domaine et montrerce que l’on peut faire avec des matières premières tirées de l’Allemagne. Il est écrit pour tous ceux qui fabriquent, qui transforment, qui utilisent les matières plastiques. Nous traduisons le terme allemand Kunststoffe par matières plastiques ce qui n’est pas exact parceque trop limitatif. Il s’agit en effet de matériaux artificiels, ce qui comporte une très grande diversité de produits de remplacement. Par exemple, les caoutchoucs synthétiques, le cuir artificiel, les cires artificielles, les résines synthétiques etc. Une classification très complète a permis de sélectionner ces différents produits et de les réunir dans des groupes distincts suivant la nature des matières premières dont ils dérivent. Ceux qui se rattachent aux produits naturels sont les produits de transformation du caoutchouc, (hydrocarbures) des hydrates de carbone comme la cellulose, la lignine, l’amidon, le sucre, la caséine puis les dérivés du goudron. Ceux-ci peuvent se ranger en produits de condensation des phénols, de l’aniline, de l’anhydride phtalique, produits de polymérisation de l’indène, de la coumarone. Les dérivés de l’acétylène
- comprennent les résines vinyliques, métacryliques. Enfin, les dérivés de l’éthylène (styrolène), de l’urée, etc.
- La production de toutes ces matières plastiques est représentée comme une réalisation qui rentre dans le plan dit de « quatre ans ” élaboré par le Führer et exécuté par le général Gœring. On y trouve la liste des Associations allemandes qui se sont consacrées à cette réalisation dont l'Achema VIII vient de montrer les résultats. Le lecteur y trouve des renseignements bibliographiques, techniques et commerciaux tels que les sujets des conférences et les titres des publications faites aux divers congrès tenus en Allemagne, les noms des firmes qui ont exposé, les groupes des produits qu’elles ont montrés avec des schémas et des tables indiquant les phases de leur fabrication et leurs emplois.
- Enfin, un dernier chapitre est consacré aux innombrables produits allemands (Deutsche Kunststoffe), leur dénomination commerciale par lettre alphabétique, leurs usages et leurs fabricants. Ce petit volume, pas encombrant, donne une excellente idée des efforts extraordinaires qui ont été accomplis dans cette nouvelle branche de produits industriels. Il constitue non seulement un guide utile, mais réalise sous une forme scientique un moyen de publicité commerciale et de propagande allemande tout à fait remarquables.
- A. W.
- TEINTURE =IMP RESSI O IN
- OBSERVATIONS PRATIQUES ET RAISONNEMENT THÉORIQUE CONCERNANT L’ACTION DES SULFOCYANURES IMPRIMÉS SUR TISSU DE LAINE
- par Ed. JUSTIN-MÜELLER
- Lorsqu’on imprime des sulfocyanures et particulièrement du sulfocyanure de calcium ou de baryum sur du tissu de laine, on obtient après un passage à la vapeur d’eau (vaporisage), suivantle cas, des effets decrépon, de frappe ou de gaufrage.
- La première application de ce genre paraît avoir été faite par mon ami Ed. Siefert, en imprimant du sulfocyanure de calcium épaissi sur de la mousseline de laine chlorée (Bulletin de la Soc. Industrielle de Mulhouse, 1899, p. 86). Siefert obtenait ainsi de très bons effets de crépon, assez semblables à ceux obtenus sur calicot par l’impression de soude caustique concentrée. Ce chimiste imprimait la couleur suivante :
- 600 gr, sultocyanure de calciumcrist. et 400 gr. mucilage d’adragante 60/1.000
- 1.000 gr.
- Après l’impression, l’effet de crépon se développe par un court vaporisage. Cependant, l’exécution industrielle du procédé offrait quelques difficultés. Il est, en effet, indispensable que le vaporisage se fasse sans aucune tension du tissu, ce qui n’est pas facile à réaliser avec le matériel courant servant au vaporisage. En outre, le séchage du tissu après le vaporisage et le lavage, doit également s’effectuer avec le moins de tirage et de tension possibles. Pour obtenir un vaporisage répondant aux consi-
- p.419 - vue 31/60
-
-
-
- 420
- OBSERVATIONS PRATIQUES ET RAISONNEMENT THÉORIQUE, ETC...
- dérations émises, Siefert imagina un appareil à la continue par lequel le tissu imprimé passe àl’état très lâche en tombant en plis sur des tabliers de toile sans fin se trouvant superposés sous forme de chicanes l’un au-dessus de l’autre (fig. i). La durée du passageà travers cet appareil à vaporiser est d’environ 5 minutes. Le lavage peut se faire immédiatement après, ou au bout d’un certain temps voir le lendemain.
- eut recours après teinture à un désacidage à l’ammoniaque dans une eau contenant environ 7 1/2 à 10 cm3 d’ammoniaque à 200 par litre. Non seulement ce désacidage modifiait pas mal de nuances, mais présentait encore d’autres inconvénients, nous y reviendrons. La pâte d’impression employée était sensiblement la même que celle indiquée par Siefert, en employant toujours de l’adragante comme épaississant.
- Fig. 1
- a a’ a” a’” —[toile sans fin, a la place de toile on peut employer des sangles ou des cordes.
- t — entrée du tissu.
- f — sortie du tissu vaporisé.
- » — entrée de la vapeur. e évacuation de l’excès de vapeur, p clapet de régularisation.
- L’impression aux sulfocyanures fut également essayée, un peu plus tard sur des draps foulés non chlorés ; toutefois on n’obtenait pas, dans ce cas, de crépage, mais des effets de gaufrage plus ou moins nets. On s’aperçut cependant assez rapidement que les tissus teints avant l’impression ne se comportaient pas d’une façon régulièreau point de vue de l’effet escompté, qui laissait souvent à désirer et parfois n'apparaissait guère ou était même complètement inexistant. Déjà Siefert avait fait des observations analogues et il avait attribué l’effet, insuffisant ou négatif de l’impression sul-focyanique, à l’acide provenant de la teinture et retenu par le tissu. On a par conséquent eu recours à des lavages énergiques après teinture en n’employant pour celle-ci qu’un acide faible (acétique).
- Avec des draps foulés et non chlorés ces prescriptions s’avéraient insuffisantes, de sorte qu’on
- Plus récemment j’ai eu l’occasion de m’occuper d’un article devant imiter le velours de laine frappé ou ciselé et, à cet effet, je me suis remis à étudier la méthode et les procédés de Siefert. Or, je me suis rapidement rendu compte que le mucilage de gomme adragante n’est pas très indiqué pour épaissir les sulfocyanures. L’adragante se sépare facilement de ces sels en formant, en partie, une masse gluante au fond du récipient. Cet inconvénient se produitaussi bien avec du mucilage acide qu’avec du mucilage préalablement neutralisé. Après avoir essayé différents amyloïdes comme épaississants, je me suis arrêté à l’emploi de dextrine blanche qui, délayée à froid avec les sulfocyanures prend, au bout de quelque temps, une belle consistance d’une parfaite viscosité.
- N’ayant eu, du moins au début, que des tissus à traiter teints d’après les méthodes courantes, il
- p.420 - vue 32/60
-
-
-
- OBSERVATIONS PRATIQUES ET RAISONNEMENT THÉORIQUE, ETC... 421
- était indispensable de les neutraliser à l'ammoniaque. Ce traitement, qu’il soit fait de suite après la teinture, ou quelque temps après, agit souvent défavorablement sur la teinte en la diminuant d’intensité ou encore en modifiant le ton de la nuance. D’autre part, lorsque les tissus neutralisés sont séchés à une température trop élevée ou lorsque les tissus, séchés normalement, restent pendant un certain temps en tas, la neutralité rétrograde, elle diminue, et les parties imprimées ressortent moins nettes après le vaporisage. Il apparut, par conséquent, qu’en alcalinisant la pâte d’impression, on devrait pouvoir y obvier. Cette question est assez délicate du fait que les alcalis généralement employés, précipitent le sulfocya-nure de calcium. J’ai cependant pu arriver à éviter ce dernier inconvénient en employant pour alca-liniser la pâte de la triéthanolamine qui, même employée en excès, ne donne pas le moindre précipité. Je me suis finalement arrêté à la formule suivante :
- 300 gr. dextrine blanche, délayer avec
- 75 gr. eau froide et
- 300 gr. sulfocyanure de calcium crist., ajouter ensuite encore
- 200 gr. sulfocyanure de calcium, puis
- 125 gr. triéthanolamine
- 1.000 gr.
- Cette couleur d’impression donne d’excellents résultats sur un tissu teint avec un acide faible et bien rincé, ainsi que sur un tissu teint à l’acide sulfurique neutralisé après teinture et même lorsque la neutralisation laisse un peu à désirer. Elle ne donne cependant pas d’effets suffisamment nets sur des tissus simplement rincés après teinture en bain d’acide sulfurique. Cet acide, énergiquement retenu par la laine, ne s’élimine que très imparfaitement par des rinçages; même répétés, il en reste souvent des proportions relativement importantes qui, non seulement contre-balancent la triéthanolamine, mais réagissent également sur le sulfocyanure, en décomposant une partie plus ou moins importante de ce sel. Il est donc indispensable de faire dans chaque cas un essai d’impression préalable sur deux morceaux prélevés sur le tissu à imprimer, dont l’un aura été neutralisé à fond à l’ammoniaque.
- Pour le vaporisage des tissus imprimés au sulfocyanure, je me suis servi d’une cuve à vaporiser à chariot, en installant sur le chariot un dispositif à étagères semblable à celui employé par Siefert,
- mais fixe au lieu d’être mobile. Les tissus sont disposés sur les étagères sans aucune tension, puis vaporisés pendant 20 minutes sans pression. Les effets à obtenir apparaissent immédiatement après le vaporisage et il ne reste plus qu’à laver, d’abord dans une eau acidulée à l’acide chlorhydrique pour éliminer les sels calcaires, puis à l’eau claire.
- Certaines teintes apparaissent, parfois, aux endroits imprimés comme légèrement rongées, d’autres comme plus ou moins modifiées dans le ton; c’est particulièrement l’élément rouge de la teinte qui est atteint, ce qui peut être contrebalancé en ajoutant à la pâte d’impression quelque peu de colorant non rongeable, mais il est de beaucoup préférable d’employer directement pour la teinture, des colorants peu sensibles à une action réductrice. Avec des tissus trop légers ou insuffisamment foulés et surtout lorsque de tels tissus sont en outre trop lainés à fond, il peut arriver que les endroits imprimés soient affaiblis, au point de manquer complètement de résistance. Pour éviter ces accidents possibles, il est important de connaître la réaction du sulfocyanure pendant le vaporisage aussi bien en milieu neutre qu’en milieu acide.
- Partie théorique. — Pour élucider cette dernière question j’ai fait une étude à ce sujet. En présence d’un acide minéral ou organique, les sulfocyanures sont transformés en acide sulfocya-nique et en sel métallique de l’acide réactionnel. L’acide sulfocyanique dégagé, est ensuite décomposé par la vapeur d’eau en gaz d’oxysulfure de carbone et en ammoniaque.
- Première phase :
- Ca(NCS)2 + H,S0, — 2(NCSH) + Caso,
- Deuxième phase :
- NCSH + H20 —» COS + NH3
- Les deux phases combinées peuvent se formuler comme suit :
- Ca(NCS)2+H,S0,42H,0—Cas0,2COS4-2NH,
- En milieu neutre ou légèrement alcalin la réaction, par contre, est tout autre. Le sulfocyanure se transtorme par la vapeur d’eau en suljhydrate avec dégagement d’acide carbonique et d’ammoniaque :
- Ca(NCS)2 + 4H,0 — Ca(HS)2 + 2C0242NH,
- Pour contrôler l’exactitude de cette dernière
- p.421 - vue 33/60
-
-
-
- 422 OBSERVATIONS PRATIQUES ET RAISONNEMENT THÉORIQUE, ETC...
- réaction, j’ai imprimé sur du drap judicieusement lainé et non chloré du sulfhydrate d’ammoniaque ainsi que du sulfhydrate double d’ammonium et de calcium et j’ai obtenu sensiblement les mêmes effets qu’en imprimant du sulfocyanure; je dis « sensiblement » parce que les effets obtenus étaient un peu moins nets, ce qui est à attribuer à la grande oxydabilité des sulfhydrates pendant le séchage avant le passage à la vapeur d’eau. Cette expérience, toutefois, démontre nettement que c’est le sulfhydrate, formé par la transformation du sulfocyanure, qui agit sur la laine. J’ai du reste obtenu par l’impression des sulfhydrates les mêmes phénomènes secondaires qu’en imprimant du sulfocyanure : effet partiel d’enlevage, altération de l’élément rouge des teintes ordinaires et attaque de la fibre sur des tissus légers ou trop profondément lainés.
- Une chose qui, a priori, est assez surprenante, c’est que sur les mousselines de laine chlorées, on n’a pas observé d’altération aux endroits imprimés au sulfocyanure. Cette particularité est incontestablement le fait de la métakératine qui se forme sur la laine par le chlorage (R.G.M.C., 1937, page 78). La métakératine plus résistante, ne semble pas subir d’altération par les sulfhydrates, elle est simplement contractée aux places imprimées, à l’instar du calicot par la soude caustique concentrée. C’est ainsi qu’on obtient sur mousseline chlorée des effets de crépon, tandis que sur les tissus non chlorés apparaissent des effets de gaufrages
- ou de ciselures, par suite de l’altération ou de l’attaque du duvet superficiel.
- Conclusion. — Les sulfocyanures impriméssur laine n’ont aucune action sur celle-ci en milieu acide, étant transformés en acide sulfocyanique. Il n’agissent qu’en milieu neutre ou légèrement alcalin, par suite de leur transformation en sulfhydrate pendant le vaporisage.
- Le sulfhydrate agit sur la laine chlorée (sur la métakératine) en le contractant et sur la laine non chlorée en ['altérant superficiellement, en la rasant pour ainsi dire chimiquement aux endroits imprimés.
- Pour obtenir de beaux effets rasés, genregaufrage ou ciselure, sur du drap non chloré, celui-ci doit être bien foulé, ne pas être lainé trop profondément et tondu à point, en un mot : présenter une bonne couverture. Pour la teinture il y a lieu d’employer des colorants peu ou pas rongeables, se teignant à l’acide acétique, en rinçant convenablement et énergiquement à l’eau dure après la teinture. On peut aussi teindre en bain d’acide sulfurique avec des colorants (Palatin solides) donnant des teintes solides aux alcalis, et neutraliser, après un premier rinçage, pendant 20 minutes, dans un bain contenant 10 cc. d’ammoniaque (à 20° Bé) par litre.
- Pour contre-balancer une neutralisation imparfaite ou rétrogradée, il est indispensable d’alcaliniser la pâte d’impression avec de la triéthanolamine.
- Dr. Justin-Mueller.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- La définition de la substantivité des colorants et sa mesure. — P. RUGGLI. — Klepzig’s Textil-Zeitschrijt, mai 1937, p. 271-273.
- On comprend habituellement parmi les colorants substantifs les colorants solubles à l’eau qui « montent » sur coton, en bain neutre ou faiblement alcalin avec ou sans addition de sel neutre, c’est-à-dire s’enrichissent plus fortement sur la fibre que ne le ferait un simple trempage. On admet, de plus, que les teintures obtenues résistent au moins à un léger rinçage.
- Il existe des substances solubles à l’eau, incolores qui montent sur coton. Dans la pratique on évalue la substantivité des colorants par l’épuisement des bains.
- Depuis plusieurs décades, on s’est efforcé de définir la notion de substantivité, ainsi que les causes de la substantivité de certains colorants. L’auteur a fait paraître de nombreux articles sur ce sujet.
- Substantivité et non substantivité ne sont pas nettement délimitées.
- En 1926 l’auteur avait donné de la substantivité la définition suivante :
- pouvoir de montée moinsdémontabilité = substantivité énoncé qu’on a traduit par : adsorption moins désorp-tion — substantivité.
- La détermination du pouvoir de monter des colorants substantifs se fait par essais de teinture. Des méthodes exactes ont été données dans les Melliand Textilbe-richte (1934, 68). Voir aussi R. G. M. C. 1935, p. 161 « La Teinture du coton et la substantivité ».
- Pour les essais pratiques, la purification des colorants n’est pas indispensable; on se contente de déterminer le pourcentage de sulfate de soude que contient le colorant- Naturellement les chiffres obtenus avec du sulfate sont plus grands que ceux donnés en l’absence de sulfate.
- Le pouvoir de monter est donné alors par le pourcentage du colorant existant primitivement dans la solution, monté sur le coton au bout d’une heure de teinture-
- p.422 - vue 34/60
-
-
-
- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- 423
- On peut l'exprimer de 0 à 100 (100 correspondant à un épuisement complet du bain, condition irréalisable même théoriquement, par suite d’un équilibre d’adsorp-tion établi dans le bain).
- L’auteur se sert, pour la détermination, d’une éche-vette de 5 grs de coton et d’une solution de 0 gr. 15 de colorant dans 100 cc d’eau (ce qui donne lieu à une teinture de 3 % ). Pour des types de colorants plus faibles que la normale, il importe de déterminer exactement le pourcentage de colorant pur.
- Après teinture, le colorant restant dans la solution est titré par du chlorure titaneux.
- Les différences que l’on observe dans la substantivité sont beaucoup plus nettes lorsqu’on emploie une forte proportion de colorant qu’inversement. .
- Mais la caractéristique de la méthode de l’auteur est la détermination de la démontabilité, ou désorption, de la teinture. Pour la teinture d’essai, l’auteur ne pousse pas au maximum l’épuisement du bain; il s’en tient à une exigence moyenne : l’échevette teinte et tordue, puis rincée sommairement à l’eau froide, est introduite dans 100 cc d’eau distillée chauffée à 100° C. on abandonne au refroidissement et, après 24 heures, on détermine analytiquement le bain de démontage (ou une partie aliquote de celui-ci).
- Les teintures bien substantives abandonnent une petite quantité de colorant parfaitement déterminable, et inversement, les teintures faiblement substantives se laissent retirer beaucoup de colorant-
- On peut exprimer la démontabilité en chiffres pourcents de tout le colorant présent, au commencement de l’essai de teinture (la quantité initiale est toujours de 0 gr. 15). Si 100 cc de bain démonté correspondent à 0 gr. 01 de colorant, la démontabilité comporte 0 gr. 01 de 0 gr. 15, soit 6,6 % .
- En présence de sulfate de soude, la substantivité doit être de 15 au moins. La plupart des colorants substantifs dépassent cette valeur. Les colorants faiblement substantifs, mais employés à cause de leur beauté et de leur vivacité sont qualifiés de « pseudosubstantifs » •
- O. Mecheels (Melliand Textilberichte, 1937, 103)
- a utilisé cette méthode pour déterminer la substantivité de produits auxiliaires qui, souvent, sont incolores-
- L’auteur a essayé la substantivité de quelques corps incolores, tels que le diéhydro-thio-toluidine sulfonate de sodium (Helvetica chimica acta, 1926, 364).
- E. Scheel (Leipziger Monatschrift für Textilin-dustrie, 1929, 81, 126) a essayé la substantivité de la plupart des naphtols AS de faible substantivité. Ici, le cas est spécial, puisqu’on opère en solution alcalinisée par de la soude.
- En ce qui concerne les colorants au soufre et les colorants pour cuve, le cas est plus compliqué. Il faudrait au moins déterminer les conditions exactes d application.
- L. B.
- L’essai de la fixité des teintures à la chaleur
- — K. SCHWERTASSEK. — Melliand Textilberichte, mai 1937, p. 373-374.
- L’auteur a institué une technique d’essai de la fixité des teintures aux températures plus élevées que celles du repassage, à savoir des températures comprises entre 250 et 350° C. De tels essais permettent d’expliquer les virages et les décolorations partielles que subissent les teintures les plus solides au cours des apprêts. Le mode opératoire est le suivant : un tube à essais, dont la partie inférieure revêtue de toile d’amiante, est fixée dans une toile d’amiante perforée, puis rempli d’huile pour auto et chauffé. Dans l’huile plonge un thermomètre. L’échantillon de tissu à examiner est appliqué à l’état tendu sur la paroi du tube chauffé à 250° et progressivement plus. Au moment du virage de la couleur, il est facile de lire la température.
- En pratique, les accidents dus au surchauffage se produisent surtout au flambage (exemple d’une teinture au naphtol AS ; modifiée à 338° C.) au séchage et à l’usage-
- L’essai des teintures, pour leur fixité à la chaleur, peut servir à identifier les colorants seuls ou en combinaison-
- L. B.
- NOUVEAUX
- Imperial Chemical Industries.
- Cette société met en vente les produits suivants.
- Vert Jade Calédon 3BS PATE
- (Breveté SGDG)
- Ce nouveau colorant possède des solidités excellentes au lavage, au débouillissage, à la soude en cuve ouverte et au chlore, et est, par suite, précieux pour la teinture des filés destinés à la chemise, aux toiles pour serviettes. Il convient pour toutes les marchandises du même genre qui réclament un standard élevé
- COLORANTS
- de solidités au blanchiment et aux lavages souvent répétés. Comme il résiste au trubenisage il convient pour la bonneterie d’homme.
- Le Vert Jade Calédon 3BS pâte se cuve facilement et son leuco dérivé très soluble, a une bonne affinité pour le coton, la viscose, le lin et la soie naturelle. La nuance vert-bleu obtenue par oxydation a un bon unisson et possède les solidités générales de la marque connue Vert Jade Calédon XS. Il convient pour la teinture des tissus mixtes coton-rayonne pour l’ameublement, il n’a aucune action sur la fibre même exposé au grand soleil; il convient aussi pour les tissus de lin
- p.423 - vue 35/60
-
-
-
- 424 NOUVEAUX COLORANTS
- pour robe ou pour linge. Enfin il est utilisé pour l’impression directe et les enlevages colorés.
- RUBINOL SOLWAY RS
- C’est un colorant acide pour laine de très bonne solidité à la lumière et de bon unisson. Il convient, par suite de ces qualités, à la teinture des filés pour tapis; de plus, sa solidité à la transpiration et au soufre le rendent intéressant pour la teinture de la bonneterie, des tricots fantaisie.
- Etant donné sa bonne pénétration, son unisson, sa bonne solidité à la lumière il est intéressant pour la teinture des chapeaux de feutre. Quand la teinture est faite en bain neutre il possède une certaine affinité pour la laine, ce qui fait qu’il convient pour le nuançage dela laine dans la teinture mi-laine en un seul bain en employant des colorants acides et directs en bain neutre.
- Le Rubinol Solway RS peut servir pour nuancer tous les colorants pour laine y compris les colorants pour mordants puisqu’il résiste au bichromate. Pour la teinture, le colorant est empâté avec un peu d’eau froide puis dissous par addition d’eau chaude; les solutions mères ne doivent pas être bouillies car on diminuerait ainsi la solubilité du colorant.
- Société pour l’Industrie Chimique à Bâle (CIBA)
- La carte d’échantillons N° 1451 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, portant le titre
- Colorants Acides réservant la RAYONNE ACÉTATE
- illustre 77 colorants acides sur pièces laine avec effets de rayonne acétate. Il est rappelé que des tissus comportant de l’acétate ne doivent pas être teints à une température dépassant 80° C.
- La teinture a lieu d’après le procédé habituel des colorants acides.
- La carte d’échantillons N° 1450 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle,
- ROUGE Chlorantine Lumière 5GLL, 6BLL Ecarlate Chlorantine Lumière BNLL Verts Chlorantine Lumière BLL, GLL, 5GLL
- illustre les 6 colorants précités sur coton filé mercerisé, viscose filée, pièce coton, soie non chargée, sur tissus mixtes de coton et viscose, viscose et acétate, ainsi que sur reps coton mercerisé et pièce viscose matée et acétate matée. Le Rouge Chlorantine lumière 6BLL, l’Ecarlate Chlorantine lumière BNLL et les Verts Chlorantine lumière BLL et CLL réservent l’acétate en blanc pur. Tous les colorants illustrés permettent
- d’obtenir la meilleure solidité à la lumière susceptible d’être réalisée.
- La carte d’échantillons N° 1445 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, concerne le
- Noir Rayonne CA
- dans ses différentes applications sur coton filé, viscose filée, coton en pièce, velours de coton, tricot et crêpe-viscose ainsi que sur Vistra et sur différents tissus mixtes de même qu’en impression. Les teintures du Noir rayonne CA présentent une bonne solidité au lavage et à l’eau, susceptible d’être encore améliorée par un traitement ultérieur à la Formaldéhyde et l’acide acétique.
- La rayonne acétaten est réservée parle Noir rayonne CA que pour autant qu’il s’agit de petits effets, néanmoins des teintures bicolores peuvent être obtenues sur des tissus comportant des effets d’acétate un peu plus grands.
- A noter la bonne rongeabilité des teintures sur coton et sur rayonne. Deux exemples illustrent la teinture à base de Noir rayonne CA d’un tête de nègre et d’un Bleu marine bon marché rongeables en blanc.
- La carte d’échantillons N° 1350 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle,
- Colorants Cibacète sur rayonneacétate
- ET TISSUS MIXTES CONTENANT DE LA RAYONNE-ACÉTATE
- illustre des nuances types et des nuances mode ainsi que des effets de rongeage sur fond de colorants Cibacète rongeables sur rayonne-acétate, ainsi que des teintures sur tissus mixtes de coton ou viscose et rayonne acétate, de laine et rayonne acétate, de soie et rayonne acétate ainsi que sur des tissus mixtes à trois et quatre fibres. Les solidités des colorants Cibacète sont évaluées selon la nouvelle échelle.
- La carte d’échantillons N° 1385 de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle,
- Colorants Néolane Nuances mode sur filés
- comporte 142 teintures des types de colorants Néolane et de nuances mode. Parmi ces dernières, celles qui sont solides à un léger foulon sont spécialement groupées. Les colorants Néolane sont de plus en plus appréciés pour la teinture des filés de laine solides destinés particulièrement à l’article bonneterie et tapis. Les colorants Néolane ont sur les colorants au chrome l’avantage d’un procédé de teinture plus simple, d’un toucher plus doux et de la possibilité de parvenir à des nuances plus vives. Les filés à tapis teints en colorants Néolane sont d’une résistance toute particulière,
- p.424 - vue 36/60
-
-
-
- Colorants GEIGY
- de réputation mondiale et appréciés dans toutes les branches de l’industrie
- AUTRES SPÉCIALITÉS DE SES FABRICATIONS
- EXTRAITS, TANINS MATIÈRES TANNANTES PRODUITS AUXILIAIRES POUR L’INDUSTRIE TEXTILE, ETC.
- J. R. GEIGY S. A.
- BÂLE (Suisse) MAISON FONDÉE EN 1764
- MAISON ALLIÉE EN FRANCE :
- PRODUITS GEIGY S. A.
- HUNINGUE (Haut-Rhin)
- FABRIQUES A :
- NEW-YORK (E. U. A.) CINCINNATI (E. U. A.)
- CLAYTON MANCHESTER (Angleterre) SERIATE (Italie)
- p.n.n. - vue 37/60
-
-
-
- p.n.n. - vue 38/60
-
-
-
- NOUVEAUX COLORANTS
- 425
- ils sont très solides à la lumière et au lavage, ne craignent ni l’eau chaude ni le nettoyage à l’aide d’une solution de savon et résistent même à un brossage en eau ammoniacale, propriété importante pour les tapis, le capitonnage des compartiments de chemins-de-fer etc. La plupart des colorants Néolane résistent en outre à un lavage des tapis en carbonate.de soude et chlore.
- La carte d’échantillons N° 1455 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle,
- Colorants Pyrogène et Thiophénol
- NUANCES MODE
- complète la carte N° 1123 qui concerne les colorants types. Elle illustre sur coton filé une série de nuances pour lesquelles il a été fait choix de combinaisons nouvelles particulièrement appropriées, qui doivent faciliter le travail du teinturier.
- La carte comporte une table des solidités établies sur la nouvelle échelle.
- La carte d’échantillons N’ 1417 de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle,
- Colorants Ciba et Cibanone sur filés de
- COTON
- présente 99 nuances types en deux degrés sur coton filé. Le signe distinctif ® est attribué aux colorants qui donnent des nuances solides à la lumière, au lavage, à l’eau, au porter et aux intempéries. Les colorants Ciba et Cibanone qui n’ont pas droit au qualificatif © n’en présentent pas moins de bonnes propriétés de solidités et sont appropriés aux articles dont on n’exige pas l’une ou l’autre des solidités précitées. L’évaluation des solidités est faite d’après la nouvelle échelle.
- La carte d’échantillons N° 1370 de la Société pour l’Industrie Chimiqueà Bâle,
- Colorants néolane
- Teintes types sur pièce laine
- présente à côté des anciennes marques de colorants Néolane bien connues, les nouvelles récemment lancées. Ces dernières se distinguent par un très bon unisson et une très bonne solidité à la lumière. A côté des teintes types en trois degrés, cette carte comporte une table des principales propriétés de solidité évaluées selon la nouvelle échelle.
- La carte d’échantillons N° 1398 de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle,
- Colorants Cibacete imprimés sur tissu Rayonne-acétate
- expose l’emploi des colorants Cibacète en poudre pour l’impression directe. Ces colorants sont faciles à
- empâter à l’eau chaude et se répartissent dans l’épaississant sans difficulté aucune.
- La carte d’échantillons N° 1412 de la Société pour l’Industrie Chimique â Bâle,
- Teintures sur filé wollstra comporte 144 nuances sur Wollstra composé de 70 % de laine et de 30 % de Vistra matée. Les teintures sont établies en un bain à l’aide de colorants appropriés aux solidités exigées, soit colorants mi-laineet Polytexe, mi-laine solides et Polytexe solides, Chlorantine lumière, seuls ou nuancés en colorants solides pour drap ou Néolane, Rosanthrène et diazo nuancés en colorants acides puis diazotés et développés. La carte illustre encore des teintures sur Wollstra établies d’après le procédé mi-laine-chrome et enfin selon le procédé en deux bains, à l’aide de colorants diazo remontés en bain frais en colorants solides pour drap, Néolane ou colorants au chrome solides.
- La carte d’échantillons N° 1471 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle,
- Colorants Rosanthrène et diazo
- SUR TISSU MI-LAINE illustre les colorants de cette classe tels quels et remontés en colorants acides.
- Le procédé de teinture recommandé s impose en présence de grandes exigences au point de vue solidité à l’eau, au lavage, à la sueur et au repassage humide. Les colorants Rosanthrène et diazo entrent donc particulièrement en ligne de compte pour les nuances foncées où les colorants mi-laine ordinaires ne suffisent plus.
- La carte d’échantillons N° 1475 de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle,
- Teinture au foulard en colorants CHLORANTINE LUMIÈRE
- présente 48 nuances sur tissu coton. La teinture au foulard exige un tissu se mouillant facilement. En présence d’un article se mouillant difficilement on ajoute au bain de teinture 2 à 5 gr. d’Invadine B par litre. Le tissu sec est foulardé à 40° C. et séché sans être rincé.
- La carte N° 1380 de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle,
- Colorants Directs sur viscose illustre 132 types en teinture directe et en partie en teinture traitée aux sels métalliques- L’attention est attirée sur lavantage que présente l’emploi des colorants Rigane pour la teinture de la viscose barrée. La carte comporte en outre un tableau des colorants directs les mieux appropriés à cet article.
- p.425 - vue 39/60
-
-
-
- 426
- NOUVEAUX COLORANTS
- La carte d’échantillons N° 7760 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle,
- Colorants directs et acides sur mi-laine comporte les nouveaux colorants Chlorantine lumière et directs qui n’avaient pas figuré dans la carte N° 776. Elle illustre en outre les principaux colorants acides tirant en bain neutre utilisés dans la teinture de la mi-laine. Les colorants Chlorantine lumière et directs sont teints à diverses températures en bain de sel, les colorants acides et solides pour drap au bouillon, en bain de sel également.
- La carte d’échantillons N° 1397 de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle,
- ALBATEX PO DANS LA TEINTURE EN COLORANTS DE CUVE
- démontre l’action de l’Albatex PO en faveur de la pénétration des bobines croisées et de la teinture de nuances pastel sur pièces. L’intérêt de 1 Albatex PO comme adjuvant dans la teinture des colorants de cuve est considérable.
- La carte d’échantillons N° 1466 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle
- Colorants Polycète solides, sur laine,
- COTON, SOIE, RAYONNE ACÉTATE illustre les colorants Polycète solides qui sont appropriés à la teinture des tissus mixtes suivants :
- mi-laine et rayonne acétate, mi-laine, viscose et rayonne acétate, mi-soie et rayonne acétate, mi-soie, viscose et rayonne acétate, soie, viscose et rayonne acétate, soie, laine, viscose et rayonne acétate, etc.
- La solidité à la lumière des colorants Polycète solides est nettement supérieure à celle des colorants Polycètes ordinaires. Teindre pour nuances claires avec 0,5 gr. d’Ultravon W par litre et 20-30 % de sulfate de soude cristallisé, pour les nuances foncées et les noirs avec 1 gr. d Ultravon W par litre et 40-60 % de sulfate de soude cristallisé.
- La carte d’échantillons N° 1465 de la Sociétépour l'Industrie Chimique à Bâle,
- Colorants Ciba et Cibanone Impressions types sur coton comporte une série d’impressions directes sur tissu coton blanchi et mercerisé obtenues d’après le procédé potasse-hydrosulfite R conc. Ciba, sans réduction préalable.
- Les couleurs d impression des marques de pâtes ordi
- naires comportent 8 à 10 % de Renforçateur Ciba. Cette addition assure l’exploitation complète de la matière colorante, sans qu’un coulage des impressions soit à craindre. Le même procédé permet d’obtenir des effets rongés multicolores sur des fonds teints en colorants directs ou diazotés ou en Naphtols.
- •
- La carte N° 1419 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle,
- Teinture des bas de soie
- illustre 51 nuances mode sur tricot soie décreusée et coton mercerisé- Les teintures sont établies en bain de savon, ce procédé s’étant considérablement développé en pratique. Les teintes illustrées se distinguent par leur ton sur ton parfait.
- La carte N° 1400 de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle,
- Nuances solides a l’eau de mer sur FILS DE LAINE PEIGNÉE
- contient une série de nouvelles nuances qui méritent d’être recommandées pour leur solidité à l’eau de mer d’après l’épreuve de la Commission allemande des solidités. Un tableau donne les explications voulues sur l’estimation de cette solidité. La solidité à la lumière des colorants présentés varie de bonne à très bonne.
- La carte d’échantillons N° 1470 de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle
- Colorants Cibacète pour impression sur Rayonne Acétate
- illustre les colorants Cibacète pour impressions solubles à l’eau, qui sont appropriés à l’impression de la rayonne acétate, présentent une bonne solidité au lavage et à la lumière et ne subliment pas, c’est-à-dire qu’ils ne salissent ni les dessins blancs ni les doubliers en cours d’impression.
- La carte d’échantillons N° 1410 de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle,
- Colorants Néolane
- Nuances mode sur laine en pièce
- présente une grande série de nuances mode vives, solides au lavage, à la lumière et à la sueur sur tissus robe.
- Les colorants acides qui sont le plus souvent utilisés pour cet article ne présentent souvent qu’une solidité au lavage insuffisante.
- L’emploi des colorants Néolane permet d’obtenir un article très solide à la lumière et en même temps très
- p.426 - vue 40/60
-
-
-
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- 427
- solide au lavage et à la sueur. Les produits de cette classe donnent en outre des nuances vives très bien unies et sont faciles à appliquer.
- La carte d’échantillons n° 1.337 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle
- Teintures sur foulard en colorants CIBA ET CIBANONE MICROPOUDRES, PATES ET MICROPATES
- présente 56 nuances sur popeline-coton. Le foulardage
- du colorant non réduitest très employé pour les nuances claires à moyennes sur des tissus légers, car ce procédé permet d’obtenir des nuances unies sur certains tissus qui comportent des fils de torsion irrégulière et qui sont difficiles à unir d’après la méthode de teinture habituelle. Plus récemment, toutefois, on teint au foulard des tissus plus épais difficiles à trancher sur le Jigger. Les colorants Ciba et Cibanone en micropoudre, en pâte ou en micropâte sont recommandés pour la teinture sur foulard sous addition de Cellex. Le développement a lieu sur le Jigger dans une cuve sans colorant.
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- Amélioration de la solidité des colorants directs.
- 1. G. Farbenindutrie. —D.R.P. 633.691,25 mars 1933.
- On peut améliorer la solidité des teintures de matières cellulosiques, à l’eau, à la sueur et aux acides en les traitant par des composés d’ammonium quaternaires dérivés des chlorures cyanuriques. Ces composés étant obtenus par la combinaison du chlorure cyanurique avec deux amines primaires ou secondaires. On traite par le sulfate de méthyle le produit de condensation du chlorure cyanurique avec les polyéthylènediamines sur lequel on a fixé de l’oxyde d’éthylène; la solution aqueuse du sel quaternaire sert au traitement des teintures du coton avec les colorants directs.
- TEINTURE
- Teinture et impression des éthers cellulosiques. — J. R. Geigy. — D. R. P. 636.267, 4 novembre 1934.
- On a trouvé que le produit intermédiaire de la préparation de la naphtazarine (action de SO3 sur la dinitronaphtaline-1.5) peut être condensé avec les amines primaires et fournit un colorant qui teint la rayonne acétate en bleu solide. Le brevet donne la méthode de préparation du colorant qui teint l’acétyl-cellulose à 60-70°.
- Teinture de la rayonne acétate. — Imperial
- Chemical Industries. —D.R.P. 636.268,5mars 1935.
- On a trouvé que la Bz-1 -méthoxybenzanthrone non cuvée, mais simplement dispersée teint la rayonne acétate en jaune verdâtre particulièrement solide au lavage et à la lumière. Pour teindre, on disperse 4 parties de pâte de Bz-1-méthoxybenzanthrone à 8 % dans 10 parties d’huile pour rouge et 50 parties d’eau puis on verse dans 3000 parties d’eau. On purifie la rayonne acétate (400 grs) par lavages dans une solution de savon et d’ammoniaque puis dans l’eau et on 1 introduit dans le bain froid qui est amené à 80° et maintenu pendant 3/4 d’heure et en remuant puis elle est lavée et séchée.
- Teinture de fibres mélangées d’origine végétale et régénérée avec les colorants substantifs. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 636.304, 28 mars 1934.
- Quand on teint un mélange de fibres végétales et fibres de cellulose régénérée, viscose ou rayonne cupro-ammoniacale, ces dernières se teignent en nuances plus intenses. On a trouvé que cet inconvénient ne se produit pas si on ajoute au bain du sulfate de magnésie. Par exemple, un tissu en fibres mélangées est teint avec 4 % de benzo brun au chrome B ( Schultz, 1914 p. 372) en présence de 17,5 % de sulfate de magnésium, 0,5 % d'oléylméthyltaurine dans un bain 1:30 durant 1/2 heure à 85°. Contrairement à ce qui arrive si on utilise le sel de Glauber, la nuance est unie.
- Démontage de teintures avec colorants pour cuve. — IG. Farbenindustrie. — D.R.P. 636.305, 24 mars 1932.
- Quand on essaye de démonter une teinture faite àvec un colorant pour cuve en la traitant par l’hydro-sulfate et un alcali, une partie du colorant se dissout à l’état de leucodérivé, mais comme celui-ci a de l’affinité, la fibre n’est pas décolorée. Si on a soin de neutraliser l’alcali par l’addition d’un sel de magnésium, la magnésie adsorbe le colorant. Un tissu teint avec une pâte à 20 % de Bleu indanthrène 5G est traité pendant 1/2 heure au bouillon dans un bain contenant dans 1000 parties d’eau, 12 parties NaOH à 40° Bé et 4 parties d’hydrosulfite, puis on ajoute 10 parties de sulfate de magnésie crist. et continue le bouillon 1/2 heure, puis on lave et sèche.
- Teinture pénétrées avec colorants sulfurés ou pour cuve. — Oranienburger Chemische Fabrik.
- — D. R. P. 636.306, 9 juillet 1933.
- On sait que la pénétration de la teinture faite sur tissus serrés, par la méthode ordinaire appliquée aux colorants pour cuve, peut être beaucoup améliorée si lon procède de manière inverse, c’est-à-dire si on imprègne le tissu avec une fine suspension du colorant,
- p.427 - vue 41/60
-
-
-
- 428
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- qu’on l’exprime et le passe dans une solution d hydro-sulfite alcaline. On sait aussi qu il est avantageux d'ajouter aux bains de l’huile pour rouge ou des sels d’alcoylnaphtalinesulfoniques. On a trouvé que les résultats sont encore meilleurs en ajoutant au bain un acide sulfonique d’alcools gras ou d hydrocarbures.
- Exemple. 10 grs d’un colorant pour cuve sont additionnés à 30 grs d’un mélange contenant 96 % du produit de l’action de l’acide sulfurique sur l’alcool oléylique et d’huile de paraffine et 4 % de phenol hydrogéné. Le mélange est dilué par addition progressive d’eau chaude de manière à faire 1 litre et on foularde dans ce bain chaud, exprime et passe dans une solution de 5 à 10 cc de soude à 40° Bé, 2 à 3 grs d’hydrosulfite par litre, à la température de 30 à 60° puis on lave, acide, relave et savonne bouillant.
- Procédé pour augmenter la solidité des teintures sur éthers cellulosiques. — I. G. Farben-industrie. — D.R.P. 636.326, 29 décembre 1934.
- Les teintures faites sur acétylcellulose avec certains colorants ne sont pas solides dans les atmosphères de gaz acides ou de gaz de la combustion de moteurs. Ces colorants sont des aminoanthraquinones, aminooxy, anthraquinones, aminoazoïques etc. On a trouvé que leur solidité est augmentée si on les traite après ou si on ajoute pendant la teinture un dérivé de l’hydrazine comme l’isovalérianylphénylhydrazide ou le produit de la fixation de 1 oxyde d’éthylène sur la phénylhydrazine.
- Fourrures à pointes blanches. — I. G. Farbenin-dustrie. — D .R.P. 636.327, 16 décembre 1934.
- Voir le brevet français correspondant B. F. 796.485, R.G.M.C. 1937, p. 161.
- Bains de foulardage pour colorants à la glace.
- — F G. Farbenindustrie. — D. R. P. 636.328, 12 juillet 1934.
- On prépare les bains de foulardage qui renferment les composants azoïques en remplaçant la soude caustique partiellement ou totalement par des bases ammonium quaternaires comme par exemple l’hydrate de trioxyéthyIdodécylammonium.
- IMPRESSION
- Réserves colorées sous noir d’aniline avec les éthers-sels des leuco colorants pour cuve. — Durand et Huguenin. — D. R. P. 636.207, 15 janvier 1935.
- Par exemple, on foularde le coton avec une solution ordinaire et on sèche, puis on imprime avec un sel d’éther sulfurique de leucodiéthoxythioindigo 60 parties ou bien le correspondant du leucotétrabromoindigo, de l'éthylènethioglycol 80 parties, urée 50 parties, eau 120 ou 130 parties épaississant amidon adragante, 550 parties nitrite de sodium, 1 00 parties chlorate d aluminium à 25 % Bé 40 parties. Après séchage on vaporise 2 minutes au Mather-Platt, on lave etsavonne. On obtient des dessins orangés ou bleus sur fond noir (Voir B. F. 800.405, R.G.M.C. 1937, p. 294).
- Réserves de teintures avec les éthers-sels de leucodérivés de colorants pour cuve. — Impe-rial Chemical Industries. — D.R.P. 636.208, 19 février 1935.
- On éprouve de la difficulté à produire des réserves blanches lorsque les éthers-sels de leucodérivés utilisés présentent de l’affinité pour le coton. Mais on peut y arriver de la manière suivante :
- On imprime le coton avec la pâte composée de british gum à 40% 65 pàrties eau 30 — chlorure de benzylpyridinium • 5 -—-100 parties
- On sèche et surimprime avec le mélange de
- Vert Jade Soledon 500 pâte- 2,5 parties amidon adragante..................... 70 — eau.................................. 25 — nitrite à 30%....................... 2,5 —
- 100 parties
- On sèche et développe à 60° par passage dans l’acide sulfurique à 2 %, lave et savonne bouillant pendant 5 à 10 minutes. On obtient des réserves blanches à contours tranchés-
- " Maison anglaise, très connue, établie depuis longtemps et bien introduite dans le commerce des colorants en Grande-Bretagne, désire lancer dans ce pays d’autres spécialités de colorants de fabrication française ”. Ecrire JOURDAIN, 2, rue Blanche, Paris
- p.428 - vue 42/60
-
-
-
- NOUVEAUX PROCÉDÉS POUR LE BLANCHIMENT DE FIBRES ANIMALES ET VÉGÉTALES
- 429
- BLANCHIMENT=APPRETS
- NOUVEAUX PROCÉDÉS POUR LE BLANCHIMENT DE FIBRES ANIMALES ET VÉGÉTALES
- Par le Docteur DEBRUS
- Membre de T’A.C.I.T.
- Dans l’apprêt des textiles, il y a des opérations que l’esprit conservateur des exploitations a empêché de prendre l’essor qui, au cours des dernières années, a marqué par exemple le domaine de la teinture. Ceci s’applique surtout au blanchiment, quoique la stagnation dont il est question n’a pas été pareille dans tous les pays.
- Il est vrai que, dans les derniers temps, le blanchiment à l’eau oxygénée ou au peroxyde de soude, ainsi qu’au perborate de soude, s’est de plus en plus généralisé; toutefois, pour le blanchiment de fibres végétales, le procédéau chlore a toujours conservé une préférence marquée.
- Pour le blanchiment de fibres animales, l’eau oxygénée a été adoptée aux dépens des hydrosulfites, respectivement du bisulfite et du blanchiment à l’acide sulfureux au soufroir, parce que les avantages de ce procédé sont beaucoup plus importants lorsqu’il s’agit de soie ou de laine que pour le traitement de fibres végétales. Néanmoins, le traitement de ces dernières à l’aide de produits dégageant de l’oxygène est très intéressant, surtout après préblanchiment de la fibre au chlore, soit sur continu ou sur barque. Pour ces fibres également, les avantages présentés par le blanchiment à l’oxygène, ou par une méthode de blanchiment combinée, sont très importants, ce qui, d’ailleurs, a été prouvé par l’introduction passablement générale du blanchiment CS sur tricots de coton. Néanmoins, ce procédé n’a pas rencontré dans tous les pays le même accueil, fait qui s’explique peut-être par la nécessité d’une nouvelle installation ou de l’adaptation de l’installation existante au procédé à l’oxygène actif, ce dernier ne pouvant être réalisé rationnellement sans un appareillage spécial, moderne. C’est précisément pour cette raison que le blanchiment à l’eau oxygénée a été réservé aux fibres de prix, c’est-à-dire aux articles supportant des frais élevés, ainsi qu’aux cas spéciaux, pour lesquels on recherche des effets que le
- chlore seul ne donne pas. On s’étonne pourtant de voir l’eau oxygénée, le peroxyde de sodium, et le produit spécial peroxydé, l’ONDAL, qui savonne et adoucit en même temps, si peu utilisés pour le déchlorage et l’amélioration du blanc obtenu au chlore, d’autant plus que l’emploi est des plus simples et très économique.
- Le succès relativement insignifiant qu’ont eu ces procédés pour le blanchiment du coton est peut-être également dû au fait que leur application est beaucoup moins simple que celle des méthodes courantes et qu’ils demandent une certaine surveillance et un contrôle des bains que le blanchisseur, jusqu’à présent, était quitte d’exercer.
- Avec le temps, les conditions pour le blanchiment rationnel à l’eau oxygénée, c’est-à-dire les facteurs en marge du dégraissageet du débouillissage de la fibre, respectivement de l’alcalinité des bains ainsi que du genre des stabilisateurs, ont été améliorés à tel point que le blanchiment à l’oxygène actif peut être considéré aujourd’hui comme économique, la perte d’oxygène actif ayant été limitée à un minimum et l’observation decertaines règles de travail permettant l’obtention d’un résultat régulier.
- Pour la production en grand de coton blanchi, en bourre, en écheveaux et en pièces, le chlore continue toujours à jouir d’une préférence marquée. Il en est de même pour le lin, le jute et le chanvre.
- Les compositions organiques de chlore, telles que l’Activine, la Chloramine et autres, n’ont pu être d’un réel intérêt dans le blanchiment et ne sont appliquées que pour rendre la laine infeutrable et pour la décoloration lente de la chlorophylle contenue dans les matières sensibles.
- Il faut avouer que le blanchiment au chlore, soit au chlorure de chaux, soit à l’hypochlorite du commerce ou fabriqué à l’atelier, n’a, depuis bien longtemps, fait de progrès notables. Pourtant ce
- p.429 - vue 43/60
-
-
-
- 430 NOUVEAUX PROCÉDÉS POUR LE BLANCHIMENT DE FIBRES ANIMALES ET VÉGÉTALES
- procédé, considéré généralement comme très simple, est en réalité assez compliqué. Malheureusement, on ne s’en aperçoit d’habitude que lorsqu’un lot de coton a été brûlé, ou endommagé en cours de blanchiment.
- Avant le blanchiment au chlore, la marchandise est généralement mouillée ou débouillie, dans le but de la nettoyer et en même temps d’en dégager une grande partie de substance non cellulosique. On obtient ainsi avec des doses de chlore relativement faibles un effet de blanchiment important.
- On sait que la rapidité du blanchiment en bain de chlore peut varier fortement suivant les différentes qualités de Javel et les conditions de son emploi. La vitesse de blanchiment dépend en effet de l’alcalinité de la solution ainsi que de la température du bain de blanchiment. L’eau de Javel habituellement vendue dans le commerce contient non seulement de l’hypochlorite de soude, mais également un peu de soude caustique libre, et cette dernière rend la solution d’hypochlorite stable au magasinage, surtout à températures élevées.
- Le blanchiment de fibres végétales se passe donc dans une solution plus ou moins alcaline d’hypochlorite de soude, dont la teneur en chlore actif doit varier fortement selon la proportion du bain et la qualité de la marchandise à blanchir.
- Mentionnons encore le procédé de blanchiment acide pour lin d’après Korte, qui chlore, après un bon débouillissage, en milieu fortement acide les substances non cellulosiques. Les produits de réaction formés sont ensuite éliminés de la fibre par traitement alcalin.
- Ici, la question se pose s’il est indiqué de mouiller ou de débouillir la marchandise avant le blanchiment, ou s’il est préférable de procéder au mouillage et au blanchiment simultanément dans un seul bain.
- Les expériences faites pendant les deux dernières années nous obligent à porter tous nos efforts sur les nouveaux procédés de blanchiment à froid. Ceux-ci ont surtout fait de grands progrès et été appliqués sur les fibres végétales les plus diverses, depuis que le Florinat VP h. c. de la Société des Produits Chimiques de la Mer Rouge, à Mulhouse-Dornach (Haut-Rhin) se trouve sur le marché. Abstraction faite des stabilités, le produit se distingue par uu bon pouvoir détergent et un pouvoir mouillant dépassant de beaucoup celui des agents de mouillage connus jusqu’ici. Le Florinat VP h. c. est en outre d’un effet activant dans
- les bains de chlore et peut également être employé en bains de chlorure de chaux, à condition d’ajouter à une solution mère du produit une légère solution de chlorure de chaux, pour éliminer le sulfate de soude par la chaux.
- Nous admettons que le procédé de blanchiment à l’eau oxygénée, ou le blanchiment au chlore après débouillissage sont susceptibles de rendre un meilleur blanc ; néanmoins, le blanchiment àfroid au Florinat VP h. c. suffit très souvent pour blanc et peut toujours être considéré comme très bon préblanchiment avant la teinture en nuances pastelles, suite auquel le blanchiment peut se terminer par l’application d’une nouvelle solution de chlore, d’eau oxygénée ou d’ONDAL.
- En raison du fait que, lors du blanchiment à froid, le bain de blanchiment est appliquéau coton renfermant encore toutes ses substances non cellulosiques, la consommation de chlore peut être un peu plus élevée que d’usage. En outre, l’oxydation, c’est-à-dire le chlorage, occasionne la formation de plus de substances acides que ne le supporte l’alcalinité moyenne d’une dilution d’hypochlorite de soude. C’est pour cette raison que, lors du blanchiment à froid, on se sert de soude caustique ou de bicarbonate de soude comme produit tamponnant. La présence de soude caustique ralentit l’opération du blanchiment, tandis que le bicarbonate de soude l’active sensiblement, et cela sans que, d’après nos expériences de laboratoire et d’usine, la fibre soit attaquée.
- Les avantages du blanchiment à froid pour l’obtention du grand blanc ou blanc pour teinture, sont les suivants :
- I° Travail rapide;
- 2° Economie de vapeur, de produits chimiqueset de salaires;
- 3° Très beau blanc;
- 4° Toucher très doux et excellente élasticité delà marchandise ;
- 5° Réduction de la perte de poids;
- 6° Ménagement de la fibre (pas d’oxycellulose).
- Procédé 113.
- Ce procédé est appelé ainsi, parce que, dans la plupart des cas, on opère avec :
- I gr. de soude caustique )
- I gr. de Florinat VP h. c. ? par litre
- 3 gr. de chlore actif )
- p.430 - vue 44/60
-
-
-
- NOUVEAUX PROCÉDÉS POUR LE BLANCHIMENT DE FIBRES ANIMALES ET VÉGÉTALES
- 431
- Lors du blanchiment de tricots en coton américain etégyptien, il a donné d’excellents résultats.
- De prime abord, la dose de i gr. de FLORI-nat VP h. c. par litre pour le mouillage du coton paraît exagérée. Elle peut pourtant être nécessaire parce que l’effet activant et l’action détergente du produit s’opposent à une diminution de concentration. Le bain peut, sans aucun risque pour la solidité du coton et la stabilité du blanc obtenu, être préparé selon les données ci-dessus, à une température de 250, et être porté après une heure à 45°.
- L’addition de soude caustique exerce également une action détergente et permet d’obtenir, à des températures de 40 à 500, l’effet produit d’habitude par débouillissage, sans toutefois occasionner la perte de poids souvent sensible qui résulte de ce dernier.
- L’alcalinité du bain de blanchiment diminue naturellement dans un bain de proportion 1:20 et suivant le genre de coton, de 1 gr. par litre au début jusqu’à 0,4 ou 0,2 gr. par litre vers la fin du blanchiment. Il a d’ailleurs été constaté que, tant pour le lin que pour le coton, le prétraitement alcalin en présence d’un agent d’oxydation ou de réduction est surtout indiqué.
- Comme tout le monde sait, le débouillissage du coton en présence de soude colore la fibre. Cette coloration a lieu même si le traitement alcalin a été fait à température moyenne ou ambiante. Elle s’explique probablement par la formation de produits d’oxydation foncés comme ils résultent de l’action de l’air sur une solution de substances tannantes, ou sur des colorants naturels du groupe des flavones ou flavonoles. En présence d’un agent d’oxydation puissant tel que l’eau oxygénée ou le chlore, les corps phénoliques sont détruits, respectivement foncièrement modifiés, et les produits de dégradation en résultant sont incolores.
- Lors des premiers essais avec le procédé alcalin Florinat VP-chlore, une légère coloration rose ou jaune après blanchiment fut remarquée. Cet inconvénient est facilement évitable en portant la température de la solution de blanchiment de 25 à 45°.
- Il est également à faire remarquer que la durée du blanchiment, dans ces conditions, doit être au moins de 2 heures 1/2.
- Le blanchiment en présence de soude caustique s’impose surtout quand la marchandise contient
- des déchets ou lorsqu’il s’agit d’une qualité de coton très ordinaire. S’agit-il au contraire uniquement de blanchir la fibre — lin ou jute — ou d’éclaircir sensiblement le coton, l’application du procédé Bicarbonate-Florinat VP-Chlore est plus indiquée. Une demi-heure suffit pour obtenir un résultat identique à celui réalisé auparavant par débouillissage répété en présence de soude et traitement alternatif au chlore, c’est-à-dire après un travail de plusieurs jours. Comme composition d’un pareil bain de blanchiment, nous recommandons :
- I gr. Florinat VP h. c. )
- 5 gr. chlore actif par litre
- 5 gr. bicarbonate de soude '
- Après le blanchiment en solution alcaline de chlore ou en solution hypochlorite, en présence de bicarbonate, on peut, comme d’habitude, procéder au déchlorage avec bisulfite ou avec de l’eau oxygénée. Cette dernière, appliquée en excédant et à température élevée, éventuellement en présence de silicate de potasse, a en outre l’avantage d’améliorer encore le blanc.
- PrÉBLANCHIMENT, RESP. BLANCHIMENT AVEC UN MÉLANGE DE PARTIES ÉGALES D’HYDROSULFITE DE SOUDE ET DE BISULFITE DE SOUDE 38° BÉ.
- Tandis que l’addition d’acides minéraux ou organiques détruit rapidement l’hydrosulfite en libérant du soufre, le bisulfite de soude, quoique également très acide, n’occasionne pas cette décomposition. Un mélange de 3 à 5 gr. d’hydro-sulfite, et de la même quantité de bisulfite de soude par litre + 1 gr. de Gardinol WA c. pâte par litre, assure l’éclaircissement des filés, tricots et tissus de laine et rend également d’excellents services lors du traitement postérieur au blanchiment à l’eau oxygénée des poils de lapin ou d’angora. Le traitement se fait à une température de 60 à 700 et dure une demi-heure. Ce mélange est également tout indiqué pour préparer le jute et le chanvre à la teinture en nuances claires, ainsi que pour un dernier traitement, c’est-à-dire l’amélioration du blanc sur fibres végétales obtenu par le chlore ou autres.
- Blanchiment du jute.
- Jusqu’à présent, les filés de jute, sur bobines ou en écheveaux, étaient débarrassés de l’ensimage
- p.431 - vue 45/60
-
-
-
- 432 • NOUVEAUX PROCÉDÉS POUR LE BLANCHIMENT DE FIBRES ANIMALES ET VÉGÉTALES
- par débouillissage en présence de soude. Cependant, il est possible, sur barque aussi bien que sur appareils à circulation, de nettoyer et de blanchir le jute, c’est-à-dire de lui faire subir en une seule opération la préparation nécessaire pour beaucoup de domaines d’application. Voici une excellente recette :
- i à 1,5 gr. Florinat VP h. c. )
- 5 gr. chlore actif , par litre
- 5 gr. bicarbon. de soude )
- Le blanchiment se fait à une température de 25 à 30°; sa durée varie entre 1/2 à 1 heure. L’addition de bicarbonate de soude à la solution d’hydrosulfite de soude permet l’épuisement presque complet du bain de blanchiment. Le blanc obtenun’est évidemment pas un grand blanc, mais un crème, d’ailleurs souvent demandé sur filés, et représente un résultat comme il ne peut être obtenu meilleur sur une fibre contenant d’importantes quantités de substance ligneuse. Le traitement ultérieur par une solution de chlore, respectivement à l’eau oxygénée, permet d’ailleurs d’améliorer sensiblement le blanc.
- Désencollage et préblanchiment de tissus DE COTON.
- Très souvent, le procédé de blanchiment alcalin au Florinat VP h. c.-chlore rend de très bons services lorsqu’il s’agit de désencoller et en même temps de préblanchir des marchandises en coton bon marché, destinées à être teintes en nuances moyennes ou foncées, ou de blanchir des articles en tissés-teints. Nous signalons cependant que, dans certains cas particuliers, où on a employé des formules d’encollage spéciales, il serait préférable de faire un essai préliminaire. Une remarque est à faire : il faudra s’assurer de la solidité des colorants au chlore.
- Les tissus contenant des fils d’effet teints aux colorants de cuve et aux naphtols, pourront être blanchis sans difficultés par ce nouveau procédé, tandis que les teintures aux colorants directs et au soufre ne supporteront pas le traitement ou exigeront un essai préalable.
- Dans le cas de fils teints en bleus de cuveetqui verdissent légèrement au chlore, un rinçage avec
- très peu d’hydrosulfite fera revenir la nuance normale, opération qui peut être remplacée par un finissage à l’eau oxygénée alcalinisée, suivie d’un acidage à l’acide acétique. Ce procédé est trèsinté-ressant, car il permet d’obtenirun tissu très doux, très blanc, ou bien préparé à la teinture en nuances très claires, et ceci sans aucun débouillissage antérieur.
- Le BLANCHIMENT AU PERMANGANATE DE POTASSIUM.
- La solution de permanganate de potassium ne possédant pas de propriété mouillante et aucun des mouillants employés jusqu’à présent n’ayant résisté à cet agent de blanchiment, on envisagea de remplacer le traitement préalable indispensable également au blanchiment au permanganate, c’est-à-dire le mouillage et le débouillissage, par l’emploi du Florinat VP h. c. dans le bain de blanchiment même. Le Florinat VP h. c. se trouve naturellement aussi un peu attaqué; néanmoins, le pouvoir mouillant d’une solution de
- I gr. Florinat VP h. c. | ..
- ° par litre et 2 gr. permanganate de potassium
- ne diminue, au bout de 24 heures, que de 8 secondes sur une minute et 20 secondes. Le pouvoir mouillant du produit se maintient donc pendant un temps suffisant pour mouiller le coton, respectivement la fibre, dans le bain de blanchiment même.
- Le bain de permanganate de potassium est préparé à froid et lentement chauffé jusqu’à 5 5 ou 60°. Le peroxyde de manganèse libéré peut naturellement être éliminé de la fibre par du bisulfite de soude et de l’acide sulfurique, dont il faut compter :
- 20 gr. de bisulfite de soude ) ..
- ( par litre
- 5 gr. d acide sulfurique ) r
- Pour garantir la stabilité du blanc au magasinage, l’élimination doit être complète. Le dépôt brun de l’oxyde de manganèse peut également être éliminé rapidement et complètement par un traitement à l’eau oxygénée et à l’acide sulfurique. I à 2 gr. de ce dernier et autant d’eau oxygénée 30 % par litre sont suffisants.
- p.432 - vue 46/60
-
-
-
- 4 a
- b g he
- ebg a 8880
- oeen le. |
- Pourla vente en France
- 49 bis. Avenue Hoche, Paris (Ville)
- 1
- : seeaet 1.0
- Téléphone: Carnot 74-00
- ii
- tdea’T cho. .
- Pour la vente en Belgique:
- G. M.C., la. Générale des Matières Colorantes, Produits Chimiques et Pharmaceu-01 - ."-tiques, 66, Avenue du Port, Bruxelles Téléphone: 26, 49,10-26,49, 13.
- AC-M
- 1. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft Frankfurt (Main) 20 - 1
- p.n.n. - vue 47/60
-
-
-
- Fabriques
- PRODUITS SANDOZ
- SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 3 MILLIONS DE FRANCS
- 15, Rue Galvani — PARIS (17e)
- R. C. Seine 212.835 B
- TÉLÉGRAMMES TÉLÉPHONE:
- SANDOZAS-PARIS 74 ÉTOILE 49-10 et 49-11
- Seuls concessionnaires pour la France des :
- de Produits Chimiques Sandoz
- BÂLE (Suisse)
- COLORANTS pur Imus lÉfc
- ADJUVANTS et PRODUITS AUXILIAIRES
- POUR TOUS LES EMPLOIS DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT
- 6 & 2 LA 5 0 0 81 E ge d 0 wü C
- • N 3 2 0
- weeeing Ieoeags
- m^ 1
- CHATEAUX HISTORIOUES AMARAS POITEVIN) PLAGES ENSOLEILLEES
- ENTRE-LOIRE
- GIRONDE 1
- RENSEIGNEMENTS DANS LES BUREAUX DE TOURISME DE:
- LES
- SAVONNERIES RÉUNIES DE BOULOGNE ET ST-DENIS S. A. R. L. — Capital : 1.200.000 francs recommandent à votre attention leurs fabrications exclusives :
- Savon extra pur sans résine
- LAMELLES AMBREES
- 94 % d'huile
- SAVONS EN LAMELLES 94% d'huile d'oléine, de pulpe d’olive de coco
- Savon de Dégraissage pour Couleurs « LE SAREMBO »
- Savon de Benzine pour Détachage « LE BENZILOR »
- Solvants mouillants « RICIOL »
- 36 et 40, rue de Landy, La PLAINE-St-DENIS
- Téléphone :
- Plaine 07-06
- @ 2 ci C ©
- 2 2
- R. C. Seine
- 10.764
- p.n.n. - vue 48/60
-
-
-
- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- 433
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- La récupération des solvants volatils par le charbon actif. — Spinner und Weber, 2 juillet 1937 page 9.
- L emploi de solvants volatils dans l’industrie textile progresse. Pour certaines fabrications, comme celle du cuir artificiel, ils sont indispensables.
- Ailleurs ils procurent des produits de qualité supérieure et des prix de revient plus bas que le traitement par solutions aqueuses.
- Cependant la récupération du solvant reste la condition primordiale. En effet les solvants sont des produits chers.
- Par contre ils permettent de récupérer les graisses dans de bonnes conditions.
- Parmi les nombreux solvants on distingue les solvants facilement inflammables et les solvants non inflammables.
- Dans les installations modernes on prévoit presqu’ex-clusivement l’emploi de solvants non inflammables et non toxiques.
- Ce sont principalement des hydrocarbures chlorés, qui sont d’un prix relativement bas.
- Les emplois, qui sont déjà nombreux, pourront encore être étendus considérablement.
- Ces emplois peuvent se répartir en trois chapitres :
- 1) Dissoudre un produit.
- 2) Extraire un sous-produit précieux.
- 3) Nettoyer un produit.
- Dans le premier chapitre, l’industrie de la rayonne occupe un rôle prépondérant tout particulièrement pour le procédé à 1 acétate où le solvant rend possible de filer les dérivés de la cellulose.
- En filature sèche, la formation du fil s’obtient par évaporation du solvant, les vapeurs sont aspirées, et le solvant peut être récupéré par adsorption.
- Les solvants peuvent encore intervenir dans le lissage de la rayonne. Là encore, il sera tout indiqué d’aspirer les vapeurs et d’en récupérer le solvant.
- L’industrie du cuir artificiel, la fabrication des toiles cirées et des toiles caoutchoutées emploient aussi de grandes quantités de solvants.
- Tout récemment les apprêts et les imprégnations sont obtenus par immersion des tissus dans des bains non aqueux, fortement dilués. Il est cependant nécessaire d’enfermer toutes les parties des appareils dans des carters étanches.
- Le 2° chapitre comprend avant tout le lavage de la laine. Ce problème n’est encore pas entièrement résolu.
- En effet, le lavage à l’eau permet d’éliminer les impuretés avec une dépense en savon insignifiante.
- Aussi l’emploi de solvants ne devient intéressant que du fait de la récupération de la graisse.
- Les appareils sont très simples, l’extraction se fait dans des réservoirs fermés. Les graisses sont séparées du solvant par distillation fractionnée.
- Le 3e chapitre comprend un grand nombre d applications. Les filatures de laine emploient jusqu à 6 % d’oléine.
- Pour l’élimination de cette oléine on emploie encore des produits alcalins.
- Un lavage par solvants permettra de récupérer facilement les graisses et huiles contenues.
- Par ailleurs, un lavage à l’eau chaude et alcaline produira toujours un certain feutrage, qui, pour certains articles, sera nuisible. C’est ainsi qu’il sera toujours recommandé de laver à l’aide de solvants les laines pour bonneterie et les laines à tricoter.
- Ce chapitre comprend encore le nettoyage chimique d’objets usagés de toutes sortes, qui se répand de plus en plus pour les tissus fragiles, des tapis, du cuir, des plumes, des fourrures et bien d autres objets.
- Dans tous les cas précités il importe de récupérer le solvant entraîné sous forme de vapeur. Cette récupération peut se faire par condensation, par absorption ou par adsorption.
- La condensation des vapeurs peut être obtenue par refroidissement ou par compression.
- L’absorption est obtenue par barbottage dans un liquide approprié, et c’est le liquide qui retient le solvant.
- Dans le procédé par 1 adsorption le solvant est retenu par la surface de corps solides-
- Deux produits donnent de bons résultats : le gel de silice et le charbon actif.
- Le charbon actif peut être obtenu par carbonisation du bois, des lignites ou de la houille. Son efficacité peut être augmentée par imprégnation ou par traitement gazeux.
- La récupération par le charbon actif se fera en quatre phases :
- 1) Le mélange air-vapeur de solvant est envoyé à travers un récipient rempli de charbon actif. Le solvant est retenu, l’air pur quitte l’appareil-
- Lorsque le charbon est saturé, on arrête l’arrivée de mélange, et le mélange est envoyé dans un deuxième récipient.
- 2) On envoie un courant de vapeur pour chasser le solvant. Le mélange vapeur d’eau-vapeur de solvant est refroidi dans un condenseur. Dans beaucoup de cas l’eau et le solvant ainsi obtenus à l’état liquide se séparent par simple décantation.
- 3) Le charbon actif est séché par un courant d’air chaud-
- 4) Le charbon actif est refroidi par un courant d’air froid. Après cette quatrième opération le cycle recommence.
- Les rendements obtenus par ce procédé sont très satisfaisants d’après Piatti (!) 97 à 99 % du solvant
- (1) L. Piatti : Die Wiedergewinnung flüchtiger Lôsungs-mittel Berlin 1932.
- p.433 - vue 49/60
-
-
-
- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- I. Co A
- seront récupérés, même si ce dernier était très dilué et si les débits sont très variables.
- La dépense par kilo de solvant récupéré sera de 0,05 à 0,2 kwh, de 2,5 à 4 kgs de vapeur et de 40 à 60 kgs d’eau. Après refroidissement l’eau pourra d’ailleurs être réutilisée.
- La diminution de l’activité du charbon est très lente. On a pu faire dix mille opérations avec une seule charge.
- En résumé la récupération par le charbon actif peut procurer de grands avantages et il existe aujourd hui des appareils fabriqués en série et des prix relativement bas.
- V.
- La formaldéhyde : clé des apprêts anti-froissables. — P. H. ANDERSON. — Textile Colorist, mai 1937, p. 311-312.
- On emploie beaucoup la formaldéhyde dans l’industrie textile, par exemple dans la production de résines synthétiques (urée-formaldéhyde ; caséine-formaldéhyde; phénol-formaldéhyde etc.), pour améliorer la solidité au lavage de certains colorants directs (renfermant des groupes OH ou NH') auquel cas, on traite les teintures par une solution acétique de formaldéhyde; pour augmenter la résistance des fibres animales aux traitements chimiques (en particulier la soie devient moins soluble à l’eau bouillante).
- L’auteur mentionne un procédé de carbonisage consistant à immerger les pièces de laine, pendant l h. 1/2 dans un bain contenant 4,5 % d’acide sulfurique et 1 % de formol à 40 % , puis à les exprimer et à les sécher à 80° C.
- La laine traitée par le formol résiste mieux aux alcalis; elle possède moins d affinité pour les couleurs acides teignant en bain neutre.
- Le coton traité par la formaldéhyde résiste mieux à l’action des alcalis; il est par suite réfractaire au mercerisage et, en plus, il possède moins d’affinité pour les colorants directs-
- Le traitement par la formaldéhyde augmente la résistance des rayonnes à l’état humide, (après les avoir imprégnées d’une solution de formaldéhyde, on les fait sécher à 100° C). Chimiquement, la formaldéhyde a la propriété de se condenser avec la plupart des corps qui contiennent des radicaux actifs. Il est probable qu’elle se condense superficiellement avec les colorants, les fibres.
- La réaction entre l’urée et la formaldéhyde est susceptible de varier beaucoup, suivant les conditions opératoires et le catalyseur. Lorsqu’on met en contact une molécule d’urée, avec 1 molécule de formaldéhyde, il se produit de la méthylène-urée, poudre amorphe, peu soluble dans l’eau :
- /N H \
- CO-NH—CH2 ou (C2H4ON2)X
- L’urée réagit avec la formaldéhyde en milieu alcalin, par exemple en présence d’hydroxyde de baryum, en donnant de la mono ou de la diméthylol-urée.
- La monométhylol-urée NH CO. NH.CH .OH est une substance cristalline fondant à 11 1° C. soluble dans l’eau, et l’alcool méthylique, mais insoluble dans l’éther. En ajoutant des acides dilués à une solution aqueuse de ce composé, on produit un précipité amorphe.
- On prépare la diméthylol-uréeCO(NH.CH2.OH)2 en ajoutant de l’urée à un mélange de formaldéhyde à 37,4 % et d’hydroxyde de baryum à 25° C. Dès que la formaldéhyde a disparu, on fait passer de l’anhydride carbonique dans le mélange pour précipiter le baryum sous forme de carbonate; finalement on fait cristalliser le produit dans de l’alcool absolu. La diméthylol-urée cristallise en lamelles qui transsudent à 121° C. et fondent à 126° C.
- Ce composé présente un intérêt considérable pour l’industrie textile.
- Suivant les termes d’un brevet, le coton teint en colorants directs est rendu plus solide à la lumière et au lavage, par traitement subséquent en diméthylol-urée, par exemple en solution à 15 % , au pH : 4,5 et à la température normale. On élimine l’excès de bain par exprimage de façon à ne laisser au tissu que son propre poids de liquide; on fait sécher, puis on chauffe pendant 2 minutes à 165° C. Ce chauffage rapide provoque la polymérisation et rend le composé d’urée plus inerte.
- L’auteur montre ensuite la grande mobilité de la formaldéhyde; à ce sujet, il mentionne les brevets anglais 291.473, 291.474 et 304-900, qui s’ajoutent à ceux déjà pris par la Société Tootal Broadhurst and Lee C° Ltd.
- La formaldéhyde se condense avec le sulfure d’ammonium en donnant des produits résineux qui résistent aux alcalis et conviennent à l’imprégnation des bois, des fibres textiles, etc., (D. R. P. 246.038).
- On prépare un apprêt anti-froissable avec des résines douées d’élasticité, en partant du sulfure d’ammonium et en présence d’urée. On immerge le coton ou la rayonne de viscose dans une solution contenant :
- 900 parties solution de formaldéhyde 30 %, 300 — urée,
- 150 — sulfure d’ammonium 30 %,
- 70 — sulfocyanure d’ammonium, 900 — eau
- On exprime ensuite le tissu entre des rouleaux pres-seurs, on le fait sécher et on le chauffe à 1 30° C pour polymériser la résine. On peut ajouter un agent de mouillage au mélange-
- Le brevet anglais 452.766 revendique la condensation de la formaldéhyde avec la caséine pour produire l’apprêt infroissable. On fait bouillir les filés ou les pièces pendant plusieurs heures dans une solution
- p.434 - vue 50/60
-
-
-
- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- 435
- aqueuse contenant 10 % de caséine (solubilisée par les alcalis) et 5 % de formol; ensuite on les rince, on les sèche, puis on les chauffe à 145° C. pendant 30 minutes pour polymériser le composé. On peut remplacer le formol par de l’hexaméthylène-tétramine qui dégage la vapeur à l’ébullition. Le tissu absorbe environ 1 à 1,5 % de caséine.
- La Société Herberlein traite le coton par la formaldéhyde en vue de le rendre infroissable (brevet anglais 455.472). Les tissus de coton et de viscose sont traités par un bain contenant, pour 100 litres : 60 1. de formaldéhyde à 38 % et 1 kg 200 d’alun de potasse, pendant 20 minutes à la température de l’atelier; après exprimage on les chauffe sur rame à 140° C. Les tissus sont non seulement rendus infroissables, mais ont acquis un toucher doux, qualités qu’ils conservent même à la suite de savonnages à température élevée.
- L. B.
- La délection des vapeurs de solvants dans l’air des ateliers. — Anonyme. — Appretur-Zeitung, mai ,1937, p. 93-98.
- Au sujet de la détection des vapeurs de solvants dans l’air des ateliers, l’auteur extrait des indications précieuses du livre de Piatti, intitulé : Nachweis und Bestimung von Lôsungsmitteldâmpfen (Theodor Stein-kopf, Dresdes).
- L’odeur ne permet pas de déterminer la quantité de solvant présente. Les solvants suivants ont, comme perceptibilité à l’odorat (en vapeurs dans l’air) exprimée en q/m2 les valeurs respectives :
- chloroforme 0,0003
- éther éthylique... • 0,0001
- acétate d’amyle.-• • 0,09
- alcool méthylique • • 0,06
- alcool éthylique. •• • 5,75
- Voici, d’autre part, les limites d’explosion des mélanges d’air et de vapeur des solvants suivants :
- limite inférieure limite supérieure
- solvants d’explosion d’explosion
- acétone 60,5 218
- acétate d’éthyle. .• • 82,4 403
- éther éthylique 38,6 308
- alcool éthylique... - 73,3 256
- formiate d’éthyle... 108 510
- 137 281
- 48 7 308
- acétate de butyle • • 145 400
- acétate d’amyle.... 119 541
- alcool méthylique.. 73,4 280
- acétate de méthyle- 126 430
- alcool propylique.. - 62,5 230
- sulfure de carbone.- 32 1580
- 50 268
- xylène 132 334
- Piatti donne 10 procédés pour déterminer qualitativement et quantitativement les vapeurs de solvants, à savoir :
- 1. Comportement à température élevée (inflammation) de l’inflammabilité des solvants, ou, respectivement de la décomposition de substances incombustibles.
- 2. Liquéfaction (condensation) des vapeurs de solvants par un refroidissement tel que le point de rosé soit franchement dépassé.
- 3. Absorption des vapeurs de solvants en mélange avec l’air, par adsorption au moyen d’absorbants solides.
- 4. Absorption des vapeurs de solvants en mélange avec l’air par dissolution dans des liquides de lavage appropriés (adsorption).
- 5. Différence de la diffusion de l’air et des vapeurs par des parois séparantes.
- 6. Viscosité plus faible, par rapport à celle de 1 air, des mélanges d’air et de vapeur de solvant.
- 7. Différence des indices de réfraction de l’air et des mélanges d’air et de vapeur de solvant (interférométrie).
- 8. Différence du poids spécifique des mélanges d’air et de vapeur de solvant rapportée à celui de l’air pur.
- 9. Formation de combinaisons chimiques colorées avec des réactifs appropriés.
- 10. Phénomènes particuliers comportement de substances déterminées, comme par exemple le phosphore en présence de vapeurs de solvants.
- L’article se termine par la description d’appareils utilisés pour lesdites déterminations.
- L. B.
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- AGENTS AUXILIAIRES
- Produits de condensation solubles dans l’eau.
- — Farb. und GerbstoffwerkeCarl Flesch. — D.R.P. 631.461, 6 mai 1931.
- Les hydrates de carbone sont condensés avec les aldéhydes ou les cétones et les produits obtenus sont ensuite sulfonés. Ces produits sont stables vis-à-vis des alcalis et peuvent trouver leur emploi dans les industries textiles et la tannerie. Par exemple le saccharose est
- condensé avec le furfurol au sein du trichloréthylène puis traité par l’oléum ; le produit est chaulé et transformé en sel de soude.
- Produits de condensation. — I. G. Farbenindus-trie. — D.R.P. 634.032, 26 janvier 1929.
- On condense les amines portant des groupes oxy-alcoyles avec les acides carboxyliques et éthérifie les hydroxyles par l’acide sulfurique. Par exemple la lauryl-
- p.435 - vue 51/60
-
-
-
- 436
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- éthanolamine est traitée par l’acide sulfurique mono-hydraté; il se forme l’éther
- C1H23-CO-NH-CH- CH—OSOH
- dont le sel de sodium comme les produits de cette série permet d’émulsionner ou de dissoudre dans l’eau des solvants organiques utilisés dans le lavage et le blanchiment.
- Composés organiques possédant des groupes salifiables. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 634.037, 23 novembre 1934.
- Ces nouveaux composés ont la formule
- R.O—Ri—X
- où R est un reste aromatique ou hydroaromatique portant au moins une substitution aliphatique avec plus de 3 atomes de carbone et Ri un reste aliphatique dont la chaîne est interrompue par de 1’0, N, S et X un groupe acide salifiable. Ainsi, on traitera un alcoyl-phénol ou un de ses dérivés hydrogénés, par un éther chlorosulfoné tel que, par exemple, l’acide sulfonique de l’éther B-chloré.
- CI-CH-CH-O-CH- CH—SOH.
- Les produits ainsi préparés ont une activité capillaire et servent de mouillants, dispersants, détergents, etc.
- Agents dispersants, mouillants. — Bôhme Fett-chemie. — D. R. P. 634.952, 5 février 1931.
- On éthérifie les hydrates de carbone ayant au moins 4 groupes CHOH, avec 1 ou 2 mol. d un acide car-boxylique.
- Ethers sulfuriques d’éthers d’alcools polyatomiques. — Deutsche Hydrierwerke. — D. R. P. 635.903, 13 juin 1929.
- Par exemple, l’alcool laurylique obtenu par la réduction de l’huile de palme est traité par l’épichlorhydrine en présence d’acide sulfurique. On obtient un éther dont le sel alcalin a un haut pouvoir mouillant.
- Produit analogue à l’huile pour rouge turc. — A. Schmits. — D.R.P. 636.193, 12 juillet 1930.
- On condense l’huile de ricin avec l’anhydride phtalique et on sulfone le produit ainsi obtenu. Il en résulte des mouillants stables aux sels alcalino-terreux.
- Composés sulfonés d’huiles. — Chemische Fabrik
- Baumheier, — D.R.P. 636.136, 7 août 1930.
- Ce brevet, qui a demandé plus de six ans pour être accordé consiste à traiter les huiles ou les graisses par des éthers sulfuriques et à faire réagir ensuite un agent de condensation. Ainsi on peut traiter l’huile de ricin par le sulfate de méthyle et la chlorhydrine sulfurique; l’acide ricinoléique par l’acide acétylsulfurique puis la chlorhydrine. On obtient des produits solubles stables vis-à-vis des acides et des sels calcaires.
- Dérivés sulfonés des oxyacides gras polymé-risés. — Chemische Fabrik Stockhausen. — D. R. P. 636.259, 29 octobre 1932.
- On traite par l’acide sulfurique en excès les produits de polymérisation des oxyacides gras en présence d’aldéhydes ou de cétones. Par exemple, on dilue le mélange d’huile de ricin et d’aldéhyde benzoïque dans du trichloréthylène et on traite par le monohydrate. Après avoir éliminé l’acide sulfurique en excès, on neutralise et obtient un produit de grand pouvoir mouillant-
- INDUSTRIE TEXTILE
- L’INDUSTRIE DU JUTE
- La situation de l’industrie du jute, comme d’ailleurs celle de l’ensemble de l’industrie textile, n’est pas des plus brillantes. Elle a été exposée dans le rapport du conseil d’administration des Etablissements Saint Frères dont nous croyons intéressant de reproduire la partie essentielle.
- Il nous paraît intéressant de vous exposer que dans l’industrie du jute, en France, de 1931 à 19 3 4, 14 usines (représentant 40.000 broches et 1.000 métiers) furent fermées, dont certaines définitivement.
- Obligées à vendre à des prix inférieurs à nos revients, la plupart des entreprises intéressées ont
- dû, devant les résultats déficitaires de ces années de lutte, renoncer à toute rémunération ducapital sans pouvoir, toujours, effectuer les amortissements; certaines mêmes devant être mises en liquidation.
- Alors que nous pensions, dans l’industrie du jute, avoir trouvé un palliatif dans une entente basée sur la production, nous nous sommes trouvés, en 1936, devant une situation révélant un caractère nouveau.
- A partir du mois de juin 1936, les conditions de la production ont été profondément modifiées
- p.436 - vue 52/60
-
-
-
- L’INDUSTRIE DU JUTE
- 437
- par le relèvement des prix de revient et par l'affai-blissement de la protection douanière.
- Les dépenses de main-d’œuvre ont été augmentées, suivant les entreprises, de 50 à 90%.
- De juin 1936 à mars 1937, le prix de la matière première, par suite de la dévaluation (nous payons, en effet, notre jute en livres sterling), sans parler des autres matières employées, a augmenté de 50 % pour les industriels français.
- L’écart qui existait déjà entre les prix français et les prix étrangers, sur le marché français, s’est trouvé, de ce fait, encore augmenté.
- De plus, malgré les promesses officielles faites en juin dernier à nos représentations syndicales, les pouvoirs publics, estimant que la dévaluation était une protection suffisante pour l’industrie française, décidaient d’abaisser les droits de douane de 15% et suspendaient de nombreux contingentements, parmi lesquels celui des toiles de jute; le résultat de l’opération se traduisait par une diminution de protection de 50%.
- Or, il nous était indispensable de relever nos prix de vente.
- L’industrie française du jute, dont notre société représente environ le tiers, dispose de moyensde production suffisants pour alimenter le marché intérieur et colonial. Il ne lui est pas nécessaire d’exporter pour vivre : la seule consommation du pays lui suffit; il s’agit seulement de la lui rendre.
- Les importations augmentent à une cadence folle :
- — De 250 à 300 quintaux métriques par mois, antérieurement à juin 1936, elles sont passées dans le deuxième semestre 1936 à 1.600 quintaux mensuels ;
- — Puis à 5.200 quintaux en janvier 1937;
- — 12.000 en février;
- — 15.000 en avril.
- L’organisation de vente en France dela concurrence étrangère, soit par agents particuliers, soit
- par des négociants spéculant sur l’écart des prix, ne peut qu’amplifier les chiffres actuels.
- La semaine de 40 heures prenait effet à partir du Ier janvier 1937.
- Suivant le désir de la clientèle de se couvrir contre les hausses à venir, et devant ses commandes momentanément accrues en novembre et décembre, notre conseil a immédiatement répondu par la réouverture de la filature de jute de Doul-lens.
- C’était par là, malgré les immobilisations nouvelles, suivre le vœu général de réduction de chômage, et satisfaire, tout au moins partiellement, à l’afflux des commandes.
- Devant le ralentissement grandissant des ordres et l’impossibilité d’obtenir des pouvoirs publics les protections nécessaires, certaines branches de notre activité sont, ou vont être, réduites peu à peu à un chômage plus ou moins partiel, suivant leur spécialité.
- La corderie et la ficellerie, plus particulièrement affectées par l’écart des prix, subissent le chômage le plus important.
- Nous n’hésitons pasà dire, devant la gravité de la situation, que si le statu quo devait subsister, au grand détriment de nos ouvriers et de nous-mêmes, la seule solution pour nous serait de fermer partiellement ou totalement nos usines, et acheter à l’étranger les produits que nous manufacturons.
- Nous éviterions ainsi la perte de notre clientèle; nous ne réduirions pas au chômage notre puissante organisation commerciale (elle groupe 700 personnes) ; et nous sauverions au moins une partie des capitaux engagés dans nos fabrications, en conservant toujours la possibilité de remettre en route dès la cessation de la situation présente.
- Vous comprendrez donc les difficultés d’un nouvel ordre qui ont marqué le deuxième semestre de l’exercice 1936.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Le traitement des eaux résiduaires de l’industrie textile. — Deutsche Fârber Zeitung, 4 juillet 1937, page 315.
- Le traitement des eaux résiduaires est indispensable partout ou une population nombreuse est concentrée dans des régions possédant des industries importantes.
- En effet, l’élimination des impuretés des eaux usagées peut seule permettre le réemploi souvent indispensable de ces eaux.
- Les eaux provenant de l’industrie textile, qui nous
- intéressent plus particulièrement, contiennent avant tout des colorants et des réactifs chimiques-
- Si ces derniers ne sont pas suffisamment dilués, ils peuvent occasionner des dégâts importants par exemple en tuant les poissons.
- Une première précaution consistera à réunir toutes les eaux résiduaires dans un bassin commun. Ainsi les corps acides et les corps basiques se neutraliseront partiellement en formant des précipités.
- En détruisant finalement les colorants par des addi-
- p.437 - vue 53/60
-
-
-
- 438
- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- tiens appropriées on aura fait tout ce qu’il était possible de faire.
- D’ailleurs il ne sera pas indispensable de détruire tous les colorants, car ceux-ci sont en général inoffensifs.
- Les sources principales d’eaux usagées seront :
- 1) La teinture*
- 2) Le blanchiment.
- 3) La charge de la soie.
- 4) Les apprêts,
- 5) Le lavage de la laine-
- Les eaux provenant des teintureries contiennent, en plus des colorants, des tanins, des huiles et des savons, ainsi que des sels de chrome, de fer et de cuivre. Leur épuration se fera dans des épurateurs ou dans des bassins filtrants.
- Les épurateurs comprennent un réservoir décanteur et deux réservoirs de précipitation dont un seul en service. Les réactifs seront l’alun de fer et la chaux.
- Les boues sont collectées dans des citernes, puis séchées.
- Les bassins filtrants comprennent trois fosses successives de 6 mètres de profondeur. Les niveaux d’eau dans ces fosses sont décroissants.
- Les eaux résiduaires arrivent dans un bassin en béton dans lequel on ajoute continuellement de la chaux ainsi que du chlorure de chaux pour décolorer. L’eau coule de ce bassin dans la première fosse dont un tiers est rempli de gravier recouvert d une couche d un mètre de terre et de gravillon. L’eau traverse ainsi successivement la 2° et la 3e fosse après quoi elle est renvoyée à l’aqueduc ou à la rivière.
- Les eaux provenant du blanchiment contiennent principalement de la soude caustique, du chlore, de l’acide sulfurique, ou muriatique.
- L’épuration des eaux est analogue à celle des teintureries. Toutes les eaux sont rassemblées dans un bassin cimenté, dans lequel se produit une première neutralisation-
- Une deuxième précipitation est obtenue par des réactifs appropriés après quoi l’eau est décantée et filtrée.
- Les eaux provenant de la charge de la soie et des apprêts sont traitées d’une façon différente. On évite les entraînements des matières qui sont récupérées pour la fabrication.
- Les eaux provenant du lavage de la laine contiennent du suint, de la graisse et de la terre, ainsi que des sels ammoniacaux et des phosphates.
- Les eaux de lavage sont traitées dans une installation de clarification qui comprend un bassin, deux réservoirs, une pompe aspirante et une pompe refoulante ainsi que des filtres-presses.
- La précipitation est obtenue par une solution de chlorure de calcium, qui précipite les graisses sous forme de savons de chaux insolubles.
- On remplit 1 à 2 % des réservoirs avec cette solution à 50 % et on ajoute dans le premier réservoir les eaux de lavage-
- Après précipitation on filtre, et l’eau épurée est renvoyée à l’aqueduc.
- Entre temps on procède de la même façon avec le deuxième réservoir, les gâteaux des filtres contiennent les savons de chaux, des fibres de laine et de la terre.
- Sous peu un office central assurera l’exécution d’une épuration suffisante, en imposant aux industriels les méthodes d’épuration indispensables, et en fournissant aux communes la documentation nécessaire. y
- La protection contre les mites. Progrès réalisés depuis 1928. — G. 0. CLARK. — Journal of the Textile Institute, XXVII, n° 12, P. 389 (déc. 1936).
- Dans un article paru en 1928 (1), l’auteur avait résumé l’état de la question à cette époque- D importants progrès ont été réalisés depuis lors. On n’insistera jamais assez sur le rôle considérable que jouent les insectes dans l’économie mondiale. Certains entomologistes prétendent, non sans raison, que notre ère devrait être appelée l‘« âge des insectes », tant sont nombreux les espèces d’insectes (environ 1/2 millions) et les individus dans chaque espèce. Les dommages qu’ils causent à l’homme sont énormes : 1/10 des récoltes mondiales sont dévorées par les insectes. D’après une estimation officielle, la perte occasionnée en Amérique seulement par les mites s’attaquant à la laine, à la soie, aux fourrures, aux plumes, etc... ne serait pas inférieure à 100 millions de dollars par an.
- Parmi les mites domestiques les plus communes, il y a lieu de citer la Borkhausemia pseudospretella ou mite brune, qui peut endommager les textiles dans, certaines conditions- On a constaté des attaques sur des chaussettes de laine et sur de la peluche de mohair. Les vers de cette mite semblent dévorer aussi bien le papier que le fil de laine. On n a toutefois pas réussi à provoquer, en laboratoire, l’attaque de la laine par cette mite. D’autre part la Tinea pallescentella (mite à grandes ailes) et l'Endrosis lacteela (mite à ailes blanches) ont été reconnues à peu près inoffensives. En revanche, il a été démontré que les dermestides, insectes de plus en plus répandus en Europe, attaquent toutes les fibres animales. Il en est de même pour le Niptus hololeucus (araignée du drap). Les argentines, souvent accusées de dévorer la laine et d’autres textiles, ne semblent en réalité s’attaquer qu’aux apprêts et non aux fibres elles-mêmes- Certains insectes tels que les charançons, les blattes, qui se nourrissent habituellement de farineux, s’attaquent également aux draps et aux tissus lourdement apprêtés, mais n’endommagent la fibre que pour atteindre l’amidon. Herfs a étudié le cas de certains insectes présumés attaquer la rayonne. Il a montré qu’en réalité les vers endommagent seulement la rayonne des housses de coussins en la perçant pour atteindre la plume qui se trouve à l’intérieur. Si* le coussin est garni de plume traitée à l’Eulan, on ne constate pas d’attaque. On a par ailleurs remarqué des dégâts occasionnés par le Glycyphagus domesticus dans
- p.438 - vue 54/60
-
-
-
- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- 439
- des garnitures de fibre algérienne (feuilles de palme découpées).. Cette mite vit dans les moisissures, et on peut facilement éviter ses attaques à l’aide d un antiseptique qui empêche la moisissure.
- Burgess (2) a fait une étude critique des diverses méthodes proposées pour la protection contre les mites. En dehors des apprêts antimites et des substances volatiles du type p-dichlorbenzene, il a examine certains feutres soi-disant protecteurs qui se sont beaucoup vendus ces dernières années. Il s agit de papiers ou de cartons imprégnés d’huile de bois de cèdre ou de naphtaline. Burgess a constaté que ces feutres ne protègent nullement les tapis. Cette observation a été confirmée par le Département d’agriculture des U.S. A. dont les essais ont montré que l’odeur de cèdre ne tue ni les mites adultes, ni les larves, ni les œufs. Bien mieux, les larves s’attaquent à ces feutres mêmes pour faire leurs cocons.
- D’après Jackson (3) les acides gras auraient des propriétés antimites. Hartley (4) prétend qu’un fil graissé est immunisé contre les attaques des larves de mites et de dermestides- Burgess (2) a montré qu’il n’en est rien- Des expériences faites avec des fils contenant respectivement 5,6 % d’huile minérale, de paraffine, d’acides linoléique, oléique, palmitique et laurique ont révélé seulement une certaine protection dans le cas de l’acide laurique.
- On a beaucoup préconisé ces derniers temps des solutions ou des émulsions d’extrait de pyrèthre, de derris, de roténone. Ce dernier insecticide est un composé cristallin blanc C13H22O6, fondant à 163°. Les essais de Burgess ont montré que les produits de ce type ont une action antimite très nette au moment de leur application, mais leur effet décroît rapidement. Tattersfield et Martin (5) ont trouvé que les propriétés toxiques de l’extrait de pyrèthre sont dues à deux substances : les pyréthrines I et II, qui sont les esters d’un alcool cétonique (la pyréthrolone) et de deux acides, l’un monobasique et l’autre dibasique- Seuls ces esters sont toxiques, et non leurs produits de saponification. La perte de toxicité, qui est de l’ordre de 50 % dans la première année, serait due à une oxydation. On peut en effet la retarder à l’aide de certains antioxydants. Mais on n’a pas encore réussi à produire les insecticides de pyrèthre et de roténone sous une forme susceptible de conférer aux textiles un apprêt antimite permanent.
- La plupart des apprêts antimites utilisés en 1928 étaient des sels inorganiques du type fluorure neutre. Mais ces derniers laissaient beaucoup à désirer, n’étant fixés que mécaniquement sur la fibre de laine. Avec les fluosilicates, on a bien une vague fixation chimique, mais sans solidité au lavage- On avait préconisé l’application des fluosilicates en bain acide de teinture (6); malheureusement ce procédé a l’inconvénient de détériorer la laine. D’une façon générale, l’imprégnation avec les sels inorganiques donne un toucher dur, par
- ticulièrement dans le cas des fluorures, qui sont sensibles à la dureté de 1 eau. Ces sels ont d’ailleurs tendance à s’accumuler aux lisières des pièces, aux extrémités des poils de peluche, etc..., ce qui rend très difficile une application uniforme. Au surplus, 1 apprêt antimite qu’ils permettent d’obtenir manque complètement de solidité à 1 eau, à la sueur, au frottement, au brossage et au nettoyage à sec-
- Depuis 1928, un grand nombre de brevets ont été pris, concernant les apprêts antimites (une soixantaine de brevets anglais). Il ne peut être question de les passer tous en revue ici; on se bornera à en dégager les idées directrices. Quelques brevets (7) se rapportent à l’emploi de la thiourée, de ses dérivés et des composés du type
- R
- S = C<
- NHR'
- (R = alcoyl, aryl ou aralcoyl ; R‘=H ou aryl). Mais ces produits ne semblent avoir pris aucun développement commercial.
- Partant de l’idée originale de l’emploi des fluorures, on a proposé divers composés organiques fluorés, tels que l’acide borotrifluoroacétique (E. P. 316.987), le nitro-3-fluoro-4-benzoate de sodium (E.P. 333.863), et les fluosilicates des amines aliphatiques, hétérocycliques et aromatiques. Les acides et les sels de sélénium sont de bons antimites (E. P. 340.318), mais leur prix est prohibitif. Comme il était à prévoir, les sels de baryum, dont la toxicité est bien connue, peuvent être utilisés pour la protection contre les mites; et il en est de même pour les sels de strontium (E.P. 365.233), mais pas pour les sels de calcium.
- Les composés halogénés incolores des hydroxydiaryl-méthane et triarylméthane, signalés déjà comme antimites en 1927 (E- P- 316.900), ont fait l’objet de recherches très poussées. Leurs propriétés antimites semblent dues à leurs restes phénoliques- Par la suite, on a cherché à lier directement ces restes, ce qui a conduit à des composés hydroxydiphényliques tels que le tétrabromo-3.5.3‘.5‘-dihydroxy-2.2‘-diphényle, qui monte sur laine en bain acide (E. P. 333.584).
- On a breveté l’emploi de composés organiques dans lesquels le phosphore, l’arsenic, l’antimoine, le bismuth, l’étain sont directement liés au carbone (triphénylphos-phinedihydroxyde, acide phénylarsénique, E. P. 303.092). Cette idée a été développée dans les brevets E. P. 312-163 et 326.137. On obtient aussi une bonne protection contre les mites avec les composés de formule générale (Ho—Ar)2X, dans lesquels Ar = aryl et X = oxygène ou azote attaché à l’hydrogène ou à un alcoyle. Le brevet E-P. 324.962 protège l’emploi des arylsulfamides du type chloro-4-benzènesulfamide. La difficulté de dissolution de ces produits a été résolue en les mélangeant avec des esters phosphoriques (E. P. 407.356), pour les dissoudre dans des solvants organiques permettant leur application sur laine.
- p.439 - vue 55/60
-
-
-
- 440
- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- Burgess a essayé un certain nombre de préparations commerciales vendues comme antimites. D’après cet auteur, les produits du genre Malsok K3 n ont qu un effet temporaire, et pratiquement les seuls produits commerciaux qui permettent d’obtenir un apprêt antimite permanent sont les Eulans. En 1928, on ne connaissait encore que l’Eulan W extra, qui a des propriétés protectrices remarquables contre la moisissure. Les principales marques d’Eulans aujourd hui employées sont l’Eulan N qui s’applique en bain de teinture acide, les Eulans NK et NKF extra pour les marchandises déjà teintes, et l’Eulan BL utilisé dans le nettoyage à sec, en solution dans un solvant organique (8).
- L’Eulan N s’applique, à raison de 3 % du poids de la laine, dans un bain de teinture qui doit être assez fortement acide (9). L’Eulan N .monte sur la fibre à 60°, mais il faut aller jusqu’au bouillon pour développer à fond la solidité au lavage. L’épuisement du bain est complet : l’Eulan N se fixe quantitativement sur la laine. Aussi l’utilise-t-on comme agent de charge pour certaines fibres de prix (cachemire, angora); on fixe alors jusqu’à 12 % de ce produit. Les propriétés d’unisson de l’Eulan N sont tout à fait remarquables, ainsi qu’il ressort de l’expérience suivante : un échantillon de 100 grs de laine traité 1/2 heure en bain acide bouillant avec 6 grs d’Eulan N pèse après cette opération environ 106 grs. Si on le soumet ensuite à une ébullition d 1/2 heure dans un bain de sulfate de soude, avec un nouvel échantillon de 100 grs de laine non traitée, les deux échantillons pèsent finalement 103 grs chacun. L’Eulan N favorise aussi l’unisson et la pénétration des colorants, et assure une bonne protection de la laine contre les bactéries, — protection qui est encore accrue en présence de chrome. Les solidités générales (lumière, lavage, etc...) de l’Eulan N sont excellentes; l’affinité de ce produit pour la laine est en tous points semblable à celle des colorants acides. Il peut être démonté de la laine exactement dans les mêmes conditions que ces colorants.
- L’Eulan NK se rapproche, au point de vue de l’affinité pour la laine, des colorants qui se teignent en bain neutre. Sa solution est neutre et n’est pas affectée par la dureté de l’eau. Les marchandises sont traitées 40 minutes dans la solution froide, contenant 3 % de
- leur poids d’Eulan NK et éventuellement additionnée de 1,5 % de Léonil O. Ce traitement ne convient pas aux tissus mi-laine teints en colorants directs. En effet la solidité à la lumière et la nuance de ces derniers colorants sont affectées par 1 Eulan NK lorsqu ils sont appliqués au coton. Mais il n’en est pas de même sur la laine. L’Eulan NK protège la laine contre la moisissure; il n’a aucun effet sur les propriétés isolantes de la fibre. L’Eulan NK étant par ailleurs un bon mouillant ne peut être utilisé dans les marchandises imperméabilisées. L’Eulan NKF extra ressemble beaucoup à l’Eulan NK par ses propriétés générales, mais n’a pas le pouvoir mouillant de celui-ci, ce qui permet son emploi en combinaison avec un apprêt imperméable. L’Eulan NKF extra est surtout utilisé comme apprêt antimite pour les marchandises blanches. Dans le cas d’un blanc à obtenir par simple soufrage, l’Eulan NFK extra s’applique avant cette opération, à raison de 2,5 %, par un traitement de 1/2 heure dans un bain à 60-75°. La qualité du blanc s’en trouve améliorée et l’odeur de soufre est très atténuée- Si le blanchiment se fait au bisulfite, l’application n’a lieu qu’ensuite, aux environs de 45°. Dans le cas du blanchiment à l’eau oxygénée et à l’hydrosulfite, on ajoute l’Eulan NKF au bain d’hydrosulfite. L’absorption des Eulan NK et NKF extra étant retardée par la présence d’acide, il est parfois nécessaire de neutraliser les marchandises dans un bain de bicarbonate avant l’application de ces produits-
- L’Eulan BL est soluble dans les solvants organiques et n’a pas d’affinité chimique pour la fibre. Les marchandises en sont seulement imprégnées par immersion dans une solution de concentration convenable, de façon à avoir 1,5 % d’Eulan BL dans les marchandises sèches. L’apprêt antimite obtenu s’élimine sous l’action d’un nettoyage à sec ou d’un blanchissage. J. L.
- Bibliographie
- (1) C. O. Clark, J. Text. Inst., 1928, 19, P 289-P 320.
- (2) Burgess, J. Soc. Dyers and Col., 1935, 51, 85 et J. Text. Inst. 1931, 22, T141-T 157.
- (3) Jackson, Ind. Eng. Chem. 1930, 22, 399.
- (4) Hartley, J. Text. Inst. 1931, 22, P 125.
- (5) Tattersfield et Martin, Rep. Lab. for Insecticides and Eungicides, Rothamstead Exp. Stat., 1931.
- (6) Minaeff et Wright, Ind. Eng. Chem. 1929, 21, 1187.
- (7) E. P. 301.421, 340.319, 346.039.
- (8) Stœtter, Chem. Zeit. 1935, 59, 473.
- (9) Mecheels, Melliand 1935, p. 42.
- INFORMATIONS
- Vingt années d’effort en faveur de la chimie appliquée
- L’une des plus importantes sociétés savantes dont le siège est à Paris, la Société de Chimie Industrielle, va célébrer le 20e anniversaire de sa fondation. Née de la guerre, pour répondre à des besoins spéciaux de la technique, elle s’est classée rapidement au rang des sociétés savantes les plus connues dans le monde.
- Ses publications, auxquelles collaborent les meilleurs chimistes étrangers et français, apportent aux techniciens une documentation sans cesse renouvelée sur toutes les questions dont la connaissance est indispensable dans les diverses branches de la chimie
- appliquée. Son Centre de documentation complète leurs informations.
- Elle s’est interessée à toutes les œuvres capables d’assurer plus étroitement la liaison entre la science et l’industrie. Enfin ses congrès annuels, renouvelant les contacts entre les hommes de science de tous les pays, dressent le bilan régulier des progrès enregistrés dans les multiples domaines de la chimie industrielle.
- Le XVIIe Congrès qu’elle réunit cette année, et auquel participeront plus de mille chimistes et techniciens, contribuera à développer la coopération qu’elle a établie’ avec succès.
- Le Gérant : R. BREUILLER.
- Les Impressions Scientifiques — Corbeil.
- p.440 - vue 56/60
-
-
-
- Une nouveauté intéressante
- LE VELAN PF
- Agent d’Apprêt Permanent
- UN APPRÊT SOUPLE ET PERMANENT
- résistant au savonnage et au nettoyage à sec
- UNE IMPERMÉABILISATION SOUPLE ET PERMANENTE possédant les mêmes solidités.
- LE VELAN PF S’APPLIQUE
- A TOUTES LES FIBRES VÉGÉTALES OU ANIMALES mêmes les plus délicates, telles que :
- LA SOIE ET LA RAYONNE ainsi qu'à
- LA LAINE IRRÉTRÉCISSABLE
- Les Textiles VELANISES sont imperméables et souples
- IMPERIAL CHEMICAL INDUSTRIES LTD., LONDRES, S.W.1 Pour échantillons nature, Prix et tous Renseignements complémentaires, s'adresser en France à:
- Établissements S. H. MORDEN et CIE
- 14 Rue de la Pépinière, PARIS (VIIIe)
- Téléphone : Laborde 77-85, 77-86, 77-87 et 77-88 Adr. Télégr. : Armcofera-Paris 118
- R. C. SEINE 208.705 B
- Agent pour la Belgique : J. Ketels, 246, Rue Dieudonné Lefèvre, Bruxelles
- p.n.n. - vue 57/60
-
-
-
- WEGELIN, TETAZ & C°
- Société Anonyme
- MULHOUSE (Haut-Rhin)
- MANUFACTURE DE
- Matières Colorantes et Produits Chimiques pour Blanchiment, Teinture, Impression et Apprêts
- LAQUES SPÉCIALES pour enlevage aux, oxydants et aux
- COULEURS HYDROSULFITE
- LAQUES et COULEURS pour réserve sous Noir aniline
- COULEURS pour doublures
- sQI IDES en pâte et en poudre pour impressions COUEUhSLE aux mordants métalliques
- Jaunes d’Alizarine - Viridoline - Chromindazines Rouges azarol - Noirs réduits - Noirs Naphtol
- Eau oxygénée, Mordants métalliques, Sulforicinates, Bisulfites.
- PRODUITS SPÉCIAUX pour le mouillage, le décreusage, le désuintage et le détachage de toutes fibres textiles.
- SAVONS A BENZINE liquides et solides.
- VERNIS pour cylindres de filatures. ENDUITS pour courroies.
- AGENTS DANS LES PRINCIPAUX CENTRES INDUSTRIELS
- SOCIÉTÉ IS.RCTRO-CHIMIE,IELRCTRO-MÉTALNURGIE al ta tfini fs (URINE
- Capital : 123.900.000 frs
- 10, Rue du Général-Foy — PARIS (VIIIe)
- Chlorates de Potasse et de Soude Peroxyde de Sodium
- Eau Oxygénée Électrolytique 100 volumes Perborate de Soude Chlorure de Chaux Soude Caustique Tétrachlorure de Carbone Mono et Paradichlorobenzène Benzine Cristallisable Toluène, Xylène
- Téléphone : LABORDE 12-75, 12-76, 12-77
- Inter Laborde 5
- Adresse Télégraphique : TROCHIM-PARIS
- j DURAND a HUGUENINS. BALE
- B Dans les COLORANTS AU CHROME :
- • nouvelle série des
- I NOVOCHROMES
- )
- (SUISSE)
- Dans les INDIGOSOLS
- nouvelles marques
- EXTRA SOLIDES
- Impression sur coton, rayonne et tissus mixtes de ces fibres avec
- CHROMATE DH.
- Impression sur soie, rayonne, laine et tissus de ces fibres et de coton avec
- mixtes
- MORDANT UNIVERSEL ET FIXATEURS
- Fixation par court vaporisage
- COLORAMTS POLYACETYLES
- pour l’impression des tissus mixtes contenant de la rayonne acétylée
- pour l’application en impression directe, en enlevage et en réserve
- Avantages unanimement reconnus par les teinturiers UNISSON - PÉNÉTRATION - SOLIDITÉ GRAND TEINT
- Emploi recommandé spécialement dans les
- CAS DIFFICILES de teinture en général ou de foulardage en
- NUANCES CLAIRES :
- Fils retors, coton perlé, fil de viscose, popeline chemise, tissus mixtes, tissus de lin et tricots
- Procédé de teinture sur barque en un seul bain
- FIXATEUR CDH
- pour fixation rapide sur coton et rayonne
- FIXATEUR WDHL
- pour fixation
- sur laine
- MORDANT UNIVERSEL pour l'impression des colorants au chrome sur toutes fibres, ces dernières conservant leur souplesse
- MORDANT pour SOIE SF pour la teinture solide des colorants au chrome sur soie naturelle
- DEHAPANE O
- Solvant remarquable pour Indigosols et colorants au chrome.
- p.n.n. - vue 58/60
-
-
-
- |iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn LIIIIIIIIIHIMIIIIIIIIIIIIIIInIIIInIInIIImIRIIII..................MIIIIIIIIIIV
- i COMPAGNIE NATIONALE DE MATIERES COLORANTES
- i ET 1
- I MANUFACTURES DE PRODUITS CHIMIQUES ou NORD REUNIES |
- | Etablissements KUHLMANN 1 E =
- = SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 316.500.000 FRANCS =
- I Xo) PRODUITS ORGANIQUES Y I
- 1 — 145, Boulevard Haussmann —
- = . , ÉLYSÉES 99-51 à 57 A =
- = TÉLÉPHONE : FARI fVIII) Télégrammes: NATICOLOR47.PARIS =
- = INTER 15 et 16 - • , =
- = ===-=-========= Registre du Commerce Seine N° 83.805 =
- mes à VILLERS.SAINT.PAUL (Oise) - OISSEL (Seine-Inférieure)
- | Pour la teinture en pièce de draperies laine en 1 I nuances grand teint :
- I NOIR AU CHROME ACIDE NRS 1
- I BLEU MARINE NÉOCHROME NB 1
- I BLEU MARINE NÉOCHROME NR | BRUN AU CHROME RÉSERVE N | BRUN AU CHROME RÉSERVE NR 1
- Tous ces colorants réservent les fibres végétales |
- p.n.n. - vue 59/60
-
-
-
- d ses
- 4. W towe
- PJI
- Usines de Saint-Denis
- SOCIÉTÉ ANONYME MATIÈRES COLORANTES ET PRODUITS CHIMIQUES DE .
- Téléphone : LABORDE 71-41 à 71-44 Inter-Laborde 35
- SAINT-DENIS
- Capital : 50 millions de francs
- Siège social : 69, rue de Miromesnil, PARIS (8°)
- Adresse télégraphique : REIRRIOP-PARIS
- MATIÈRES COLORANTES POUR Tous
- Colorants basiques f.aColpranis toutes fibres
- Colorants basiques
- acides directs au soufre mi-laine
- pour fourrures
- EMPLOIS
- — pour cuve
- Naphtazols
- Colorants-dérivés des naphtazols
- PRODUITS CHIMIQUES ORGANIQUES
- Solvants organiques
- Nitrobenzine Huile et sel d’aniline Beta Naphtol
- Dérivés benzéniques
- — naphtaléniques
- — anthracéniques
- PRODUITS SPECIAUX pour L’INDUSTRIE DU CAOUTCHOUC
- TOUTES SPÉCIALITÉS pour les INDUSTRIES UTILISANT le LATEX
- Latex concentré SD 60
- Échantillons et renseignements techniques sur demande
- Les Impressions Scientifiques, Corbeil (S.-et-O.).
- p.n.n. - vue 60/60
-
-