Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- 41e Année — Numéro 490.
- REVUE MENSUELLE
- Novembre 1937
- REVUE
- GENERALE
- DES
- MATIERES
- COLORANTES
- TEINTURE, DE L’IMPRESSION,
- DE LA
- DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
- Fondée par Horace KCECHLIN et Léon LEFÈVRE
- ORGANE OFFICIEL
- L'ASSOCIATION DES CHIMISTES DE
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- Président : M. Félî * BINDER-%
- Trésorier: M. Georges MAIRESSE - Secrë " FM. J. BESANÇON
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- Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers
- Pour tout ce qui concerne la Publicité, s'adresser :
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- 41e Année
- Tome XLI
- Novembre 1937
- REVUE GÉNÉRALE
- DES
- MATIERES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
- Organe Officiel de P'A. C. I. T.
- Administration : PARIS, Elysée Building, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Bureau N° 218 — Téléph. :Anjou 18-00 à 18-09
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- SOMMAIRE DE NOVEMBRE
- Chronique de l’A. C. I. T............ XLI, XLII, XLIII, XLIV
- Matières Colorantes
- Recherches sur le secrétage des poils, par M. Tatu, p. 441.
- L’industrie des matières colorantes dans le monde en 1936, par M. A. Wahl (suite), p. 443.
- Rôle du formol dans l’application des « Naphtols », par J. Dumas, p. 449.
- Extraits de journaux étrangers, p. 451. Comptes-rendus des sociétés savantes, p. 455.
- Un anniversaire, p. 455.
- Informations, p. 456.
- Revue économique, p. 457.
- Extraits de brevets français, p. 457. •
- Bibliographie, p. 459.
- Résultats industriels, p. 460.
- Teinture-Impression
- Les types adoptés pour déterminer les solidités des colorants, p. 460.
- Extraits de journaux étrangers, p. 462.
- Nouveaux colorants, p. 469.
- Extraits de brevets français, p. 470.
- Blanchiment-Apprêts
- Hypochlorite de calcium, par Jacques Ourisson, p. 471.
- Nouveautés dans les apprêts, par “ Technos ”, p. 477. Extraits de journaux étrangers, p. 477.
- Extraits de brevets français, p. 480.
- Industrie Textile
- Nouveautés dans le textile, par “ Technos ”, p. 481.
- L’identification des rayonnes, p. 482.
- Unification dans les essais des textiles, p. 483.
- Extraits de journaux étrangers, p. 484.
- Extraits de brevets français, p. 487.
- Résultats industriels, p. 488.
- Informations fiscales, p. 488.
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- CHRONIQUE DE L’A. C. H. T.
- N° 240 — Novembre 1937 — 27e Année
- SOMMAIRE
- XVIIe Congrès de l’Association des Chimistes de l’Industrie Textile, à Paris, les 23-24-25 et 26 septembre 1937.......................... . XLI
- Nécrologie.......................................... XLIII
- Distinction...................................... XLIII
- Placements. ........................................ XLIV
- Nouvelles inscriptions de sociétaires............. XLIV
- XVIIe CONGRÈS DE L’A. C. I. T.
- du 23 au 26 Septembre 1937
- Dans notre Bulletin d’octobre dernier, nous avons donné un compte rendu sommaire des manifestations qui ont marqué notre Congrès. Nous avions tenu à ce que ce dernier, coïncidant avec l’Exposition de 1937, fût mis particulièrement en relief, pour laisser dans la mémoire de tous les participants, et surtout dans celle de nos éminents collègues venus d’au-delà des frontières de notre pays, une trace ineffaçable. Sans vouloir exagérer, nous croyons avoir réussi, si nous nous en rapportons aux échos recueillis et, surtout, aux allocutions prononcées par nos invités.
- Après les détails donnés dans notre dernier Bulletin, il est tout naturel que nous reproduisions maintenant les discours quiront .clôturé notre banquet du 26 septembres II est tout indiqué de nous conformer à l’ordre chronologique et de citer en premier lieu les paroles, si-chaleureuses que notre Président, M. BINDER, avec toute la verve qui le caractérise, a prononcées pour ouvrir la « page de littérature et d’éloquence ».
- Discours de M. Félix BINDER, Président de T’A.C.I.T.
- Mesdames, Messieurs, Mes Chers Collègues,
- Le Congrès qui s’achève ce soir marquera une date dans les annales de notre Association. Sa réussite a dépassé toute notre attente, grâce au concours de bonnes volontés qui nous a été prodigué de toutes parts.
- Vous avez répondu en grand nombre à notre appel et nous en sommes d’autant plus touchés, que plus d’un d’entre vous n’a pas craint de venir de loin, pour assister à nos réunions.
- La présence de Délégués des Groupements affiliés à la Fédération Internationale des Chimistes du Textile et de la Couleur est le témoignage le plus vivant des sentiments de compréhension réci
- proque, ainsi que les conçoivent des techniciens, voués avant tout au travail et à la production, dans la paix entre les peuples. Il n’est peut-être pas superflu de le rappeler, par les temps troublés que nous vivons.
- Comment pourrait-il en être autrement quand une Fédération possède à sa tête un Président, un animateur tel que le Professeur HALLER. J’ai le plaisir de le saluer au milieu de nous, ainsi que les présidents et les représentants des différentes Sociétés affiliées :
- Messieurs le Docteur Bernhard pour la Suisse,
- Le Docteur Masera, pour l’Italie,
- Le Docteur Christ, représentant le Professeur Mecheels, pour l’Allemagne,
- Le Docteur KOLLMANN, pour l’Autriche,
- M. Horosevicz, pour la Pologne,
- M. Muir, pour l’Angleterre.
- Remarquons en passant que les chimistes-coloristes anglais se sont inscrits tout récemment à la Fédération. Ce sont de précieux collaborateurs, auxquels nous souhaitons une cordiale bienvenue.
- N’oublions pas d’adresser un message d’amitié et des vœux de prompt rétablissement à l’ancien Président de la Fédération, le Dr. TAGLIANI, qui, obligé à des ménagements, n’a pu venir nous rejoindre. Avec un égal regret nous sommes privés de la présence de M. le Directeur Egli-Grob, ancien Président du Groupement des Chimistes-Coloristes de* langue allemande et du Prof. Mecheels, son Président actuel.
- Les chefs de nos Industries des Matières Colorantes, de la Teinture, de l’Impression et de diverses autres branches nous ont donné un appui des plus généreux, grâce à une munificence qui a grandement facilité l’exécution de notre programme. C’est à l’Union Syndicale des Fabricants de Matières Colorantes en France que nous sommes redevables du succulent déjeuner présidé par M. Joseph Frossard, qui a coupé si agréable-
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- XLII
- ment une journée de visites d’usines. L’Union Syndicale peut être assurée de notre gratitude la plus vive.
- Les Etablissements qui nous ont ouvert leurs portes nous ont prodigué de précieux enseignements et plusieurs industries et institutions, que nous ne connaissions pas, ont apporté d’intéressantes diversions à nos occupations habituelles. Remercions en toute sincérité Messieurs les Administrateurs des Usines Olida, du Bureau Véritas, du Laboratoire de Psychotechnique, de la Maison de la Chimie et des Ateliers de l’Illustration, dont les procédés présentent plus d’une analogie avec nos procédés d’impression sur tissus.
- La partie scientifique de notre Congrès a été consacrée aux communications de nos collègues M. Rodon y Font, de Barcelone, de MM. Henri Tatu, René Toussaint, J.-P. Sisley, Jean Vallée, Marcel Bader. Plusieurs d’entre eux avaient donné déjà précédemment à nos réunions la primeur d’intéressants travaux. Sachons leur gré de ces marques de sympathie et surtout des matériaux précieux qu’ils apportent à nos bulletins.
- Désireux de vous fournir une occasion d’apprécier les œuvres d’art que l’on arrive à produire par l’impression sur tissus, nous avons obtenu de la gracieuseté de MM. Scheurer-Lauth & C°, de Thann, la communication de quelques-uns de leurs plus beaux panneaux, imprimés à la planche. Nous les avons exposés dans les locaux de la Maison de la Chimie et vous avez pu admirer à loisir ces produits d’une Manufacture alsacienne qui continue de maintenir sans faiblesse la vieille tradition des fabrications solides et grand teint. Il est regrettable que notre collègue, M. SILBERMANN, qui dirige ces travaux, ne se trouve pas parmi nous pour les commenter.
- Toujours dans le métier, mais suivant un autre ordre d’idées, vous venez de voir passer devant vos yeux une utilisation encore inédite de colorants et de sels fluorescents, en impression et en teinture sur tissus.
- En 1935, à notre Congrès de Bruxelles, M. Mougeot nous avait fait un savant exposé sur la théorie de ces phénomènes d’optique. Ce soir M. Sack vous en présenté une application que l’on pourrait qualifier de féérique. Doué d’une imagination toujours en éveil, il a eu l’idée de s’assurer la collaboration de gracieuses artistes, pour faire ressortir par l’esthétique de la danse une magie nouvelle de la couleur. Vos applaudissements ont souligné les espérances que l’on peut fonder sur l’emploi scénique de ces curieux produits de la synthèse chimique.
- Mesdames, Messieurs, nous n’avons pas fini de mentionner tous les concours qui ont contribué à rehausser le prestige de notre Congrès. Voici le bouquet:
- Il ne suffit pas uniquement de teindre, d’imprimer et de décorer des textiles sous toutes leurs formes; il faut aller jusqu’à la consécration de leur raison d’être et c’est à ce moment que nous entrons dans le domaine de la Haute-Couture. Nous avons donc tenté de nous rapprocher des représentants les plus qualifiés de cette industrie de luxe, si éminemment parisienne. Cette idée, quelque originale qu’elle puisse paraître de prime abord, a trouvé l’accueil le plus bienveillant auprès de M. Lucien Lelong, Président de la Chambre Syndicale de la Haute-Couture, et de M. Labus-QUIÈRE, Vice-Président de la même Chambre et collaborateur-associé de Mme Jeanne Lanvin, qui fut l’inspiratrice du Pavillon de l’Elégance que vous avez admiré ce matin à l’Exposition. Grâce à de délicates attentions, vous avez aussi vu défiler sous vos yeuxune présentation de toilettes exquises, confectionnées avec autant d’habileté que de goût dans les premiers ateliers de couture de la Capitale.
- Mme Jeanne Lanvin, a été malheureusement empêchée de venir s’asseoir à nos côtés ce soir. Nous le regrettons d’autant plus, que la maison qu’elle a fondée et menée à la prospérité est universellement connue et fait le plus grand honneur à l’industrie française de la toilette de luxe.
- Vous avez compris maintenant, Mesdames et Messieurs, quels sont les mobiles qui nous ont poussés à placer ce Congrès sous le signe, si j’ose m’exprimer ainsi, de la Haute-Couture, en priant M. Labusquiére d’en accepter la Présidence d’Honneur.
- Je ne voudrais pas lasser votre attention, mais je ne saurais clore cette allocution sans accorder une mention spéciale à votre Comité d’Organisation. Nos excellents collègues, MM. Mairesse, Sack, Martin, Niederhauser et Besançon, ont rivalisé de zèle et d’initiative pour mener à bonne fin les préparatifs de cette manifestation. Ils ont été les bons ouvriers d’une entreprise dont la réussite leur vaut notre profonde reconnaissance.
- Pour conclure, il ne me reste plus, Mesdames, Messieurs et mes Chers Collègues, qu’à lever mon verre à votre santé, en vous invitant à venir prendre part aux futurs Congrès de notre Association.
- Discours de M. le Prof. Dr. HALLER, Président, de la Fédération Internationale des Chimistes du Textile et de la Couleur.
- Monsieur le Président, Messieurs et Chers Collègues,
- Vous avez bien voulu convier à votre Congrès la Fédération Internationale des Associations des Chimistes du Textile et de la Couleur. Je vous en remercie en son nom, et vous apporte son salut.
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- XLIII
- comme également celui de notre Président Honoraire, M. Giovanni Tagliani, malheureusement retenu loin de nous par son état de santé.
- Notre Fédération compte depuis cette année un membre de plus, la très impQrtante « Society of Dyers and Colourists ». Nous sommes très heureux, et très fiers, de saluer ici-même la présence de délégués de ce groupement.
- La création de la Fédération Internationale des Associations des Chimistes du Textile et de la Couleur n’est pas due à de l’opportunisme; elle répond à un véritable idéal. La séparation intervenue après guerre, à la suite des mesures prises par différents Etats, a paru peu en harmonie avec les rapports amicaux et désintéressés que les coloristes se plaisent à entretenir entre eux. Ces difficultés, nous les avons surmontées en constituant une Fédération au caractère international marqué, mais laissant à chaque Société nationale son indépendance totale. Et nous pouvons, à juste titre, nous féliciter d’appartenir à une organisation mondiale ne poursuivant aucun but lucratif, et libre de toute influence politique, et dont le seul catalyseur réside dans le prix que nous attachonsà resserrer les liens qui unissent des hommes ayant le même idéal.
- Le coloriste exerce une profession dont on peut chercher en vain l’équivalent dans le monde. Il constitue, à nen pas douter, un conglomérat de plusieurs spécialités puisqu’il lui faut être, à la fois, chimiste, physicien et homme de goût; à cela s’ajoutent des connaissances étendues en matière de mécanique et le sens des affaires. Un conglomérat, en géologie, est une agglutination de corps les plus hétérogènes, et pourtant il se présente sous les espèces d’une masse d’une solidité remarquable. Il en est de même des coloristes, dans lesquels se réunissent harmonieusement les différentes disciplines précitées. Si nous attachons un tel prix à échanger nos expériences, et si nous ressentons de temps en temps un besoin aigu de discuter des problèmes qui nous tiennent à cœur, comme l’occasion nous en est donnée par les
- Congrès des différents Groupements et par la Fédération, c’est que les centres d’intérêts de notre profession sont si divers, si variés, que nous ne pouvons pas en assimiler toutes les données simplement par l’étude de publications, et que des contacts personnels sont nécessaires, indispensables. J’ai trouvé dans les milieux coloristes maints amis pour la vie; nombre d’entre nous- ont fait la même expérience. C’est à cette aune que le plaisir et la joie du revoir peuvent être mesurés, comme aussi le chagrin et la douleur de voir vide la place de ceux qui nous ont quittés, et que nous ne reverrons que dans un monde meilleur.
- Nous ne formons pas unesociété anonyme dont les actionnaires se rassemblent chaque année pour prendre connaissance du résultat des comptes annuels, bénéficiels ou déficitaires, car chaque membre de la Fédération est un heureux actionnaire qui n’enregistre que des gains. Ceux-ci s’expriment, il est vrai, non en valeurs humaines, mais en valeurs idéales, que ni la rouille, ni les gerces ne peuvent attaquer. Laissez-moi terminer en souhaitant que ces principes restent vivaces en nous, « ad majorem foederationis gloriam ».
- Les autres discours seront publiés dans notre prochain Bulletin.
- * *
- Souscripteurs ayant contribué au succès du Congrès.
- A la suite des Souscripteurs qui figurent dans notre bulletin d’octobre 1937, page XXXVII, il convient d’ajouter encore la maison Durand Et Huguenin, S. A. à Bâle, dont le versement nous est parvenu alors que le bulletin était sous presse.
- Nous exprimons à la Société Durand et Huguenin à Bâle nos remerciements les plus sincères.
- Erratum. — Dans la même liste, nous avons mentionné : Société Anonyme des Produits Chimiques de la Mer Rouge. Il convient de lire : Produits Chimiques de la Mer Rouge, S. à resp. limitée, Mulhouse-Dornach.
- NECROLOGIE
- Notre collègue M. Louis-Joseph Moya et Mme Moya nous font part de la mort de leur gendre M. Wardy-Raphael Mercier, Ingénieur E. E. I. P., des Ateliers de Constructions Electriques de Delle, décédé à Chamonix, le 22 septembre,
- des suites d’un accident de montagne dans sa 31e année.
- Nous envoyonsà notre collègue et à lafamille toutes nos sympathies et condoléances.
- DISTINCTION
- M. Joannès Silvestre, qui fait partie des Anciens Etablissements Pascal-Valluit & C° et Bonnier & Fils réunis, à Vienne (Isère), a été nommé
- Chevalier de la Légion d’Honneur au titre militaire.
- Nous nous faisons un plaisir d’adresser à notre collègue nos félicitatious les plus chaleureuses.
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- XLIV
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l’A.C.I. T. et non à l’Administration de la Revue.
- Nous rappelons que le service de placement est exclusivement réservé aux membres de l’A.C.I. T. et que les réponses aux offres d’emploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission qui se fera avec toute la discrétion voulue.
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- M. le Dr. Hans KRAMER, docteur ès-sciences, Haeberlinstrasse 57, Francfort-sur-Mein (Allemagne).
- M. Henri Noyelle, coloriste, 28, rue Pinel, Saint-Denis (Seine).
- M. Louis Steiner, administrateur des Etablissements Steiner, à Vernon (Eure).
- Mme Alfred Lecluse, 20, boulevard Bernard-Spac à Gand (Belgique).
- M. Gobinaud, ingénieur chimiste, III, rue Daubenton, Roubaix (Nord).
- M. René Baumgartner, Grand-Hôtel des Termes Pugâde, Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orientales).
- M. Georges KOPP, ingénieur chimiste E.C.M., 59, rue Jeanne d’Arc, Rouen (Seine-Inférieure). Mme Yvonne Dupin, des Etablissements Duvinage et Lemonnier, 10, rue d’Enghien, Paris.
- M. Jules Christeijns, 129, rue de Deynse, à Bevere-Audenarde, (Belgique).
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- M. Pierre Vieules, représentant, 8 avenue d’Albi, Castres (Tarn).
- M. Joseph Duhem, ingénieur chimiste E.C.M.
- 23 avenue de la République, Lille (Nord). Dr. Ing. Henryk Broniatowski à Pabjanice (Pologne).
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- Propositions : Sont proposés comme Sociétaires:
- M. Ernest Fontaine, Diplômé de l’Institut
- Colbert de Tourcoing, 66, rue Vinocq-Choqueel, Tourcoing (Nord), Directeur de teinture aux Etablissements Tavernier et C°, 117, rue du Tilleul, Tourcoing, présenté par MM. le Dr. A. Baron et Delerue.
- M. Pierre KLING, Ingénieur chimiste de l’Ecole Supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix, 76 bis, rue du Général-Bourgeois, Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin), Directeur de la Teinturerie de Ste-Marie, présenté par MM. Louis Kling et Philibert Deck.
- M. Louis-Robert Aune, 47, boulevard Charles-Delessalle, Lille (Nord), représentant des Etablissements Kuhlmann, présenté par MM. E. Sack et Georges Mairesse.
- M. Albert Wharem, 45, rue du Vélodrome, Tourcoing (Nord), Directeur de teinture des Etablissements J. Flipo, présenté par MM. E. Sack et J. Besançon.
- M. Lammens, chimiste coloriste, 2, rue Champêtre, Lambersart-lez-Lille (Nord), présenté par MM. le Dr. A. Baron et Delerue.
- M. Roger Borezée, 106, rue du Moulin, Roubaix (Nord), présenté par MM. le Dr. A. Baron et Delerue.
- M. Yves Carlier, Manufacture d’Impression, Wesserling (Haut-Rhin), présenté par MM. Raymond Bitsch et Klein. •
- Nous rappelons à nos camarades que leur devoir est de recruter de nouvelles adhésions à l’A.C.I. T. pour augmenter la puissance de notre groupement corporatif.
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- REVUE GENERALE
- DES
- MATIERES COLORANTES
- DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION, DU BLANCHIMENT & DES APPRÊTS
- NOVEMBRE 1937
- RECHERCHES SUR LE SECRÉTAGE DES POILS
- par M. TATU
- Ingénieur Chimiste (E.C.I.L )
- Conférence faite à Paris au Congrès de l'A.C.I.T., 1937
- Mes chers Collègues, Messieurs,
- Les recherches sur le secrétage des poils de lapin, recherches dont j’ai l’intention de vous exposer rapidement les résultats, ont été faites dans le laboratoire de la Chaire de Chimie Industrielle de la Faculté des Sciences de Lyon sous la haute direction de M. le Professeur Meunier et avec la collaboration constante de Mme Simone PERRET.
- Qu’il me soit permis de regretter que M. le Professeur Meunier, que les congressistes de l'A.C.I. T. ont pu entendre déjà à plusieurs reprises, n’ait pas pu se rendre aujourd’hui à Paris et vous exposer lui-même, avec toute son autorité scientifique, le résultat de ces recherches. Je m’efforcerai de le suppléer dans la faible mesure de mes moyens.
- On sait que les poils de lapin ne se prêtent pas naturellement au feutrage nécessaire pour former le tissu résistant constituant la cloche, première phase de la fabrication du chapeau : l’opération du secrétage a pour but de leur communiquer ces propriétés.
- Pratiquement, les peaux de lapin et de lièvre, après avoir été nettoyées par peignage et battage, sont éjarrées à la machine, c’est-à-dire débarrassées des poils grossiers ou jarres impropres au feutrage. Le « secret » que l’on applique ensuite est une solution de nitrate acide de mercure dont la composition varie suivant les cas :
- a) Le secret pâle, réservé au traitement des peaux claires est préparé à partir de 40 gr. de mercure, dissous dans 125 gr. d’acide nitrique à 360 Bé, le tout dilué à I litre;
- b) Le secret jaune, réservé aux peaux à poils foncés n’est préparé qu’avec 25 gr. de mercure.
- L’application du secret est faite à la brosse,
- d’abord dans le sens du poil et ensuite en sens contraire. Les peaux sont ensuite transportées à l’étuve où elles sont maintenues entre 50 et 700 pendant quelques heures. Elles sont ensuite retirées, très légèrement humectées, puis conservées pendant deux ou trois mois pour que la modification de la fibre s’achève.
- Les peaux secrétées sont alors passées à la découpeuse qui sépare la toison et la peau découpée en filaments; cette dernière est utilisée à la fabrication d’une colle estimée.
- Quelle explication théorique du secrétage a-t-on donnée jusqu’ici?
- Pour Monge et Berthollet, le feutrage des poils secrétés était dû exclusivement aux aspérités créées à la surface de la gaine épithéliale externe par le traitement décrit plus haut. Les aspérités, en s’accrochant les unes aux autres comme les écailles de la laine, permettent la formation du tissu feutré par l’intervention des opérations mécaniques habituelles.
- Pour Hillairet, la propriété du feutrage serait due à une modification accusée de la souplesse des poils, grâce à laquelle le poil facilement imprégné devient capable de se contourner et de s’enrouler sur les voisins au moment où l’on fait intervenir le foulage mécanique.
- Saboureau admet l’intervention simultanée des crochets des cellules épithéliales et de l’assouplissement du poil, mais il considère ce dernier facteur comme le plus important.
- Jungfleish fit remarquer que les poils d’autres animaux étaient toujours capables de feutrer si les écailles de la couche épithéliale étaient suffisamment soulevées, mêmesi leur souplesse n’était pas très accusée.
- Dans le but d’éclairer la théorie du feutrage, nous avons entrepris trois études :
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- 442 RECHERCHES SUR LE SECRÉTAGE DES POILS
- a) L’étude microscopique des poils bruts et des poils secrétés;
- b) L’étude des variations d’élasticité déterminées par le secrétage;
- c) L’étude séparée de l’action de l’acide nitreux et du sel de mercure.
- Pour l’étude microscopique, nous avons utilisé deux échantillons de poils d’un même lot aimablement fourni par la maison MOSSANT de Bourg de Peage. L’un était brut, l’autre avait été secrété industriellement; nous avons pratiqué d’une part l’examen direct des poils, d’autre part celuideleur empreinte.
- L’examen direct nous a montré :
- a) Que le poil brut présente dans son axe un canal médullaire formé de cellules granuleuses séparées parfois les unes des autres par des espaces vides ou « vacuoles » ; les granulations de ces cellules ont des couleurs variant du jaune brun au noir suivant la couleur du poil lui-même;
- b) Dans le cas du poil secrété, la partie médullaire a été profondément modifiée; les vacuoles sont plus développées, les cellules granuleuses sont très peu colorées et semblent s’être rétrécies.
- L’examen des empreintes montre, par contre, qu’il n’y a presque pas de différences entre les poils bruts et les poils secrétés; les écailles des poils secrétés sont toutefois un peu plus accusées que celles des poils bruts et elles ont un bourrelet plus épais. En tout cas l’examen des empreintes, contrairement à ce qui se produit dans d’autres cas, est moins intéressant que l’examen direct.
- L’étude des variations d’élasticité déterminées par le secrétage a été faite de deux manières différentes :
- a) Tout d’abord par compression d’une couche de poils secrétés et détermination de la hauteur de la couche lorsqu’on la laissé détendre en enlevant les poids qui avaient servi à la comprimer;
- b) Ensuite par immersion dans, une goutte de glycérine, sur la plaque de verre d’un microscope, d’un poil replié dont on évalue le redressement.
- Sans entrer dans ledétail de chiffres dont l’énumération serait fastidieuse et inutile, nous pouvons dire que nos résultats expérimentaux nous permettent de conclure que le poil secrété subit, par cette opération même, une perte de son élasticité qui atteint des chiffres considérables; on peut même dire que dans certains cas la perte d’élasticité est totale : il arrive que le poil secrété lorsqu’on
- le plie reste tel quel, au lieu dechercherà reprendre, au moins partiellement, sa position primitive.
- Enfin pour déterminer quel est, dans l’opération elle-même du secrétage, le rôle de chacun des corps existant dans le secret, nous avons fait un certain nombre d’expériences préliminaires qui nous ont montré que l’acide nitrique pur, débarrassé de toute trace d’acide nitreux, n’avaitaucune action spécifique; le problème se réduit donc à la recherche de l’action de l’acide nitrique nitreux d’une part et celle du nitrate de mercure d’autre part.
- Nous avons ensuite préparé de l’acide nitrique nitreux sur la fibre elle-même ; pour cela, on imprègne le poil brut avec une solution d’hydro-quinone à 2 %, puis on le plonge dans une solution d’acide nitrique à 13° Bé ; il y a formation d’acide nitreux naissant en raison de la réduction de l’acide nitrique par l’hydroquinone ; après réaction d’un quart d’heure on essore légèrement, on sèche à l’étuve à 700 pendant une heure; une partie des poils ainsi traités a été conservée telle quelle et une autre a été soumise à l’action d’une solution de chlorure de mercure à 2 %.
- Tous les lots de poils furent ensuite examinés au point de vue microscopique et au point de vue de leur élasticité par comparaison avec des poils secrétés dans des conditions industrielles. Les résultats obtenus montrent que :
- a) Avec les poils traités simplement à l’acide nitreux sans sel de mercure, les écailles épithéliales ne sont pas détachées, la partie médullaire du poil n’est pas modifiée : la désamination de la kératine se traduit simplement par la coloration jaune qu’a prise le poil;
- b) Avec les poils traités d’abord à l’acide nitreux, puis au chlorure mercurique, l’aspect général est voisin de celui que donnent les poils normalement secrétés au secret jaune, mais les modifications sont un peu moins accusées.
- II . résulte de tout cela que l’acide nitreux seul peut produire une certaine désamination du poil, mais il n’est pas capable de réaliser l’effet de secrétage, il peut seulement le préparer. L’effet de secrétage proprement dit n’apparaît qu’à partir du moment où la kératine désaminée est entrée en combinaison avec le sel mercurique.
- On paraît donc autorisé à considérer le secrétage comme une opération comportant deux phases :
- a) Une phase de désamination résultant de l’action de l’acide nitreux sur la kératine;
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- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES DANS LE MONDE EN 1936
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- b') Une phase de pseudo tannage complémentaire résultant de l’action du sel de mercure sur la kératine désaminée.
- Cette hypothèse, que nous livrons à la critique de tous ceux qui s’intéressent au secrétage, avait besoin d’être vérifiée et pour ce faire nous avons substitué au sel de mercure, agent de tannage, un composé organique ayant une action tannante connue sur les kératines désaminées ou non. Nous avons choisi la benzoquinone dont les propriétés tannantes sur toutes les fibres animales, même à petite dose, sont très accusées etdont l'utilisation avait déjà été indiquée pour cet usage en 1909 par M. Louis Meunier (B. F. 418.797).
- Nous avons donc traité des poils bruts à l’acide nitrique nitreux comme précédemment, puisaprès lavage et essorage ces poils ont été plongés dans une solution de benzoquinone à 1 %. Les poilsse colorent en brun, on les lave et on les sèche. L’examen microscopique et la détermination de l’élasticité de ces poils ont montré qu’ils avaient acquis tous les caractères des poils secrétés.
- Il est donc permis de considérer comme exacte l’hypothèse que nous avons émise plus haut, puisque les conséquences que l’on peut en tirer logiquement se trouvent entièrement vérifiées par l’expérience.
- H. Tatu, Ingénieur E.C.I.L.
- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES DANS LE MONDE EN 1936 (suite)
- Par M. A. WAHL
- FRANCE
- Les statistiques publiées par l’administration des douanes fournissent les chiffres suivants :
- (en millions de fr.) Importations Exportations
- Valeur totale 1936 25-398 I5-453
- 1935 (en 1.000 tonnes) 20.973 I5-495
- Quantité 1936.... 47-949 28.950
- — 1935... 44.621 29.317
- Ce qui peut se résumer par une augmentation des importations de 4.425 millions de francs ou 21 % contre une augmentation des exportations de seulement 184 millions ou 4 1/2 % par rapport à 1935. Dans l’ensemble, le déficit de la balance commerciale s’est aggravé puisqu’il est passé de 5.478 millions en 193 5 à 9.944 millions en 193 6.
- D’une manière générale, l’industrie française a subi des perturbations provoquées par les réformes sociales et les grèves, survenues en juin, ce qui a eu pour résultat de diminuer la production et d’augmenter les prix de revient. C’est là le « leitmotiv » qu’on trouve dans tous les rapports des conseils d’administration des entreprises et des grandes associations industrielles. C’est ainsi que le rapport du Comité Central des Houillères de France signale que la production qui en 1934 avait été de 48.63 8.000 tonnes a passé à 47.107.000 en 193 5 et à 46.147.000 en 1936.
- Ce dernier chiffre présente, par rapport à celui
- de 1930, un fléchissement de 8.880.000 de tonnes soit 16%. « Seule en déclin de sa production, dit ce rapport, seule aussi à réduire sa capacité de travail quand les autres nations du monde développent le plein de leurs moyens, afin de nourrir et d’accélérer chez elles la reprise, la France s’oblige en un tel moment à recourir davantage au charbon d’importation ». Dans la métallurgie, la reprise a été générale dans le monde, par suite des armements massifs de la plupart des pays. Ainsi la production de la fonte a atteint le niveau de 1929 et celle de l’acier l’a même dépassé avec 122 millions de tonnes. Mais, tandis que la production de l’Angleterre et de l’Allemagne augmentait respectivement de 19% et de 16%, par rapport à 1935, celle de la France n’a progressé que de 7%.
- Dans l’industrie chimique, les exportations se sont maintenues sensiblement au niveau de 1935 avec 1.543 millions de francs (1.539 en 1935), tandis que les importationsont passé de 597 millions à 678 millions en 1936, soit en augmentation de 13 %.
- Les chiffres de la production des matières colorantes ne font pas l’objet de publication détaillée : on indique un chiffre global de II.400 tonnes, en légère augmentation sur celle de 1935 qui avait étéestimée à 10.650 tonnes. Les exportations en 1936 se sont élevées à 73,9 millions de francs et les importations à 84,7 millions de francs.
- On se rendra compte des résultats de l’année
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- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES DANS LE MONDE EN 1936
- 1936 par la lecture des rapports présentés aux assemblées générales des principales sociétés.
- Etablissements Kuhlmann.
- Le rapport présenté à l’assemblée générale du 31 mai 1937 fait ressortir que, malgré les troubles et les interruptions de travail de juin, l’année 1936 s’est terminée par une augmentation du montant des ventes de 14%.
- Le chiffre d’affaires aurait été sensiblement plus élevé si les prix de vente avaient pu suivre l’accroissement des prix de revient. Mais la hausse massive des salaires, l’élévation de la valeur des matières premières étrangères payables en devises, la hausse générale des prix mondiaux auraient dû entraîner une forte augmentation des prix de vente. La hausse a dû être réduite au minimum pour répondre au désir des pouvoirs publics afin de freiner l’élévation du coût de la vie.
- Dans le compartiment des produits minéraux la consommation des engrais s’est développée et les stocks ont été résorbés.
- On a constaté de même une légère avance dans la vente des produits chimiques proprement dits. Pour les mêmes causes, les chiffres des ventes de la division organique ont suivi une marche parallèle. « L’accroissement des ventes qui s’établit à 15% par rapport à 1935 a été facilité par l’élargissement du champ de la clientèle du fait de la mise sur le marché de marques et de produits nouveaux, qu’il s’agisse de matières colorantes, de produits de synthèse ou de produits auxiliaires de la teinture.
- Il l’a été également grâce au développement qu’a pris en cours de l’exercice écoulé, notre branche des résines synthétiques, matières plastiques, poudres à mouler, justifiant ainsi les recherches, études et réalisations effectuées les années précédentes ».
- Parmi les travaux mentionnés dans ce rapport, signalons la modernisation de la Saline de Dieuze, la mise au point de l’atelier d’acide sulfureux liquide àNoyelle-Godault, dans l’usine de grillage de minerais de la société de Penarroya. Enfin, l’élaboration des plans définitifs de l’usine d’essence synthétique que monte la Société des Produits Chimiques Courrières-Kuhlmann. Les nombreuses sociétés dans lesquelles les Etablissements Kuhlmann ont des participations rentrent dans les catégories suivantes :
- Azote et dérivés. — Sociétés des Produits Chimiques Anzin-Kuhlmann, dont l’exercice n’a
- commencé que le Ier janvier 1936 et n’a comporté que 6 mois, a produit un léger bénéfice qui est venu en déduction des pertes antérieures. La Société des Produits Chimiques Courrières-Kuhlmann a pu maintenir sa répartition. Le montage des ateliers de l’essence synthétique a souffert des grèves de la métallurgie (elle a été miseen marche dans le courant de cet été). La Société des Produits Chimiques Marles-Kuhlmann à consacré ses bénéfices aux amortissements. Les Sociétés des Fours à Coke de Selzaete en Belgique, la Société des Engrais et Produits Chimiques de la Meuse ont pu compenser l’accroissement de leurs charges, ce que la Société d’Electrochimie de Brignoud n’a pu réaliser que partiellement.
- Superphosphates. — Après une amélioration qui n’a été que passagère, la campagne 1936-1937 ne marquera qu’un très faible accroissement de tonnage par rapport à la précédente. Grâce à cette amélioration, la Compagnie Bordelaise de Produits Chimiques terminera son exercice avec bénéfice au lieu d’une perte. La Compagnie des Superphosphates du Maroc a bénéficié d’une augmentation de la consommation et les intérêts détenus dans la Société des Engrais d’Auby ont reçu une rémunération de 10 francs par action.
- Colles et dérivés. — La Société des Produits Chimiques Coignet a présenté un bilan se soldant par un bénéfice et a distribué un dividende de 5 %. De même les conditions ont été satisfaisantes pour les Etablissements Joudrain et la Société pour l’utilisation et le traitement des os.
- Matières colorantes. — La Société des Matières Colorantes de Saint-Clair-du-Rhône, de même que la Société des Matières Colorantes de Saint-Denis ont distribué un dividende légèrement supérieur à celui de 1935. Les Etablissements de Winnica ont bénéficié de l’amélioration du marché polonais et ont consacré leur bénéfice aux amortissements.
- Société Acéto-Synthèse. — Les résultats ont été positifs et consacrés aux amortissements.
- Fibres artificielles. — La consommation delà rayonne s’est considérablement accrue pour la France entière, de 23.059 tonnes en 1935 à 29.165 en 1936. Les prix sont cependant restés très déprimés puisque après la baisse globale de 40% sur l’année 1935 ils ne se sont relevés malgré les charges sociales que de 25%. La Société des Textiles Chimiques du Nord et de
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- l’Est a terminé son exercice avec un bénéfice industriel et n’a pu procéder à ses amortissements normaux.
- Le bilan des Etablissements Kuhlmann fait ressortir pour 193 6 un bénéfice de 28.794.723 fr. auquel vient s’ajouter le report antérieur de 2.695.140 fr., ce qui fait un total disponible de 31.489.863 fr. Après prélèvement pour la réserve légale de 5 % et en reportant 3.947.034 fr., il restait à répartir 26.103.092 fr.
- Société des Matières Colorantes et Produits Chimiques de Saint-Denis.
- Les premiers mois de 1936 s’étaient présentés sous le signe favorable d’une amélioration lente, mais régulière, des affaires. En juin, l’activitédela Société a été paralysée par les grèves avec occupations illégales des usines pratiquées en violation de la liberté du travail et du droit de propriété. Dans les mois qui suivirent, l’appréhension d’une hausse de prix a incité aux achats, de telle sorte qu’en définitive le chiffre d’affaires s’est trouvé relevé de 14 % par rapport à celui de l’année précédente.
- Après défalcation de tous amortissements, frais généraux, provisions pour impôts sur les bénéfices industriels et commerciaux, les produits nets réalisés au cours de l’exercice 1936 s’élèvent à 9.686.908 fr. contre 8.607.239 fr. en 193 5. L’assemblée a ratifié la proposition du conseil de porter la somme de 500.000 fr. à la réserve spéciale destinée à assurer le service des allocations et pensions. Enfin une somme de 550.000 fr. a été réservée pour être distribuée au personnel.
- Le rapport mentionne les progrès techniques accomplis, en ces termes : « En ce qui concerne le côté technique de notre activité, les études et mises au point de fabrications nouvelles, bien que gênées par les événements, ont néanmoins été poursuivies le mieux qu’il était possible et ont abouti à la présentation de quelques produits nouveaux, notamment dans la série des matières colorantes particulièrement solides. Nous avons également fait des progrès intéressants dans le domaine des produits accessoires de l’industrie du caoutchouc auxquels nous continuons à apporter une attention toute spéciale ».
- Parmi les autres entreprises qui s’occupent de la fabrication des matières colorantes, citons :
- Société de Produits Chimiques et de Matières Colorantes de Mulhouse.
- Les comptes de l’exercice se sont soldés sans bénéfice ni perte, mais on a pu cependant affecter une somme une somme de 330.000 fr. auxamor-tissements.
- Parmi les fabriques de produits chimiques ne produisant pas de colorants :
- Compagnie de St-Gobain, Chauny et Cirey.
- L’année 1936 a été pour l’ensemble de l’économie mondiale une année de reprise importante. La production industrielle s’est élevée àun niveau inconnu depuis de longues années pour faire face aux besoins de la consommation et au programme d’armements et les cours des matières premières ont continué à progresser. La Compagnie a bénéficié de cette reprise par l’accroissement de sa production dans un certain nombre de pays où elle possède des établissements industriels, ainsi que par le développement de ses ventes sur les marchés d’exportation. De graves évènements politiques ont contrarié cette renaissance de l’activité économique. En Espagne, la guerre civile compromet l’existence de l’important domaine industriel et commercial appartenant à Saint-Gobain. En France, l’importance des achats en fin d’exercice indique leur origine spéculative et fait craindre qu’ils ne puissent se poursuivre longtemps sur le même rythme. Aux différents éléments majorant le prix de revient, la hausse des matières premières et des frets, se sont ajoutées les lois sociales, tandis que les prix de vente n’ont été relevés que très progressivement et dans une mesure modérée afin de ménager les acheteurs et particulièrement la clientèle agricole.
- Les résultats de l’exercice 1936 sonten amélioration sur ceux de l’exercice précédent et ils se soldent par un bénéfice de 25.273.039 fr. contre 23.734.762 l'année précédente.
- Compagnie d’Alais, Froges et Camargue.
- Le rapport du conseil souligne que l’amélioration générale qui était devenue sensible dès le deuxième semestre 1935 s’est poursuivie en 1936, compte tenu de la phase inévitable d’adaptation à de nouvelles dispositions légales. La société a poursuivi son programme général de coordination et a développé la plupart de ses fabrications existantes, en fonction des besoins commerciaux
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- et a enfin réalisé et mis au point d’assez nombreuses productions nouvelles.
- Le président a prononcé une courte allocution au cours de laquelle il a indiqué que pendant les deux premiers mois de 1937 les commandes avaient été particulièrement satisfaisantes et que, malgré une diminution du chiffre d’affaires pendant les mois de mars et d’avril, les quatre premiers mois de l’exercice en cours marquaient un chiffre d’affaires supérieur à celui des mois correspondants de l’exercice précédent. Toutefois, ce mouvement est en régression et on peut estimer que les commandes des premiers mois correspondaient à un besoin de reconstitution de stock.
- Le bénéfice net s’est élevé à 27.919.303 fr.
- Société Chimique des Usines Rhône-Poulenc.
- Rappelant les événements de l’année le rapport s’exprime ainsi :
- « Notre société n’a pas échappé aux perturbations qui ont affecté la quasi-totalité de l’industrie et nos différentes usines ont été éprouvées par la grève, avec son cortège nouveau d’atteintes à la discipline, au droit de propriété, à la liberté du travail.
- L’amélioration du sort des travailleurs ne peut provenir, dans un régime de liberté et dans le respect de la personnalité humaine, que d’une organisation développée des échanges intérieurs et extérieurs, et l’augmentation désirable de la capacité d’achat ne saurait trouver son fondement réel que dans l’accroissement des facultés de production et dans le développement nécessaire des débouchés. Ainsi, l’amélioration du sort des masses serait réelle et non factice, durable et non précaire, puisqu’elle découlerait d’une économie bien équilibrée ».
- Les résultats de l’exercice se sont traduits par un bénéfice de 3 9.674.3 02 fr. en augmentation de 1.992.756 fr. sur le chiffre de l’année dernière.
- En vérité, notre exploitation en France a accusé une légère régression dans un certain nombre de fabrications. Par contre, l’incidence de la reprise mondiale dans les pays où nous avons acquis, depuis quelques années, des intérêts, par la création de filiales ou de prise de participations nous a valu pour l’exercice écoulé une augmentation de nos profits. La politique de développement extérieur que nousavons suivie et que nous entendons poursuivre, trouve ainsi, s’il en était besoin, une nouvelle justification.
- L’Air Liquide.
- Après attribution de 16.397.005 fr. aux amortissements et de 3 millions à la réserve de change, l’exercice se solde par un bénéfice de 35.619.344 fr. contre 32.196.835 fr. l’année précédente.
- Société Chimique de la Grande Paroisse.
- Comme tous les producteurs d’engrais azotés, la société a dû conserver à sa charge la plus grande partie des dépenses nouvelles qui lui étaient imposées.
- L’exercice s’est soldé par un bénéfice de 10.952.252 fr.
- ANGLETERRE
- Les statistiques publiées par le Board of Trade montrent une forte augmentation des échanges sur ceux de 1935.
- Importations...... 848.935.000 €
- Exportations...... 440.718.000 €
- L’augmentation des importations se chiffre par 92.895.000€et celle des exportationsà 14 millions 884.000€, tandis que les réexportationsont dépassé de 5.113.000 £ celles de 1935 en atteignant 60.416.000 €.
- Dans l’accroissement des importations figurent surtout les matières alimentaires (plus de 24,5 millions de €) et les matières premières. Mais le déficit de la balance commerciale visiblequi a toujours existé, s’est notablement accru en 1936 par suite de l’augmentation des importations qui a été plus forte que celle des exportations. Ceci est dû à l’activité considérable des industries de guerre qui a amené une résorption du chômage. A cette reprise générale de l’activité, les industries chimiques ne sont pas restées étrangères. On a constaté un léger accroissement des importations qui, en valeur, a atteint 2,2 %, tandis que les exportations ont fléchi de 0,3 % par rapport à 1935.
- La situation de l’industrie des matières colorantes en Angleterre est connuepar la publication annuelle de statistiques très détaillées dont on ne trouve l’équivalent dans aucun autre pays. Il est donc très facile de se rendre compte des progrès de cette industrie par le simple examen des chiffres fournis chaque année. Pour 1936, la production de matières colorantes atteint le chiffre record de 61.222.901. Ibs. Le développement continu des fabrications peut être illustré par quelques chiffres:
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- En 1913 on avait produit 9.114.134 Ibs. Indice = 100
- 1922 — 23.832.967 Ibs 1925 — 32.693.402 Ibs 1929 — 5 5.785.032 Ibs 19 3 0 — 42.5 90.243 Ibs 1932 — 49.380.266 Ibs 1934 — 52.925.636 Ibs 193 5 — 58.713.3 84 Ibs 193 6 — 61.222.901 Ibs — 261 — 359 — 612 — 467 — 542 — 581 — 644 — 671
- 1935 II est intéressant de considérer la part qui _ appartient aux divers groupes de matières colo- Etats-Unis.. 8.774 tonnes rantes ; le tableau de la page 448 nous en fournit Japon 8.741 — les éléments en tenant aussi compte des nuances. On peut ainsi se rendre compte des change- Mais, bien que d’immenses ments survenus dans le cours de l’année. On réalisés, la nécessité d’importer 1936 7.771 tonnes 6.889 — progrès aient été certains colorants
- remarque que c’est parmi les colorants directsque l’augmentation a été la plus sensible puisque, en 1935, la production de colorants directs s’était élevée à 10.494.850 Ibs, et qu’elle a atteint en 1936 un total de 11.443.486 Ibs. Ce fait est dûau déve-
- spéciaux subsiste toujours encore; il s’est même produit un accroissement dans les importations. En effet, on a importé, en 1936, 7.327.500 Ibs de colorants d’une valeur de 1.854.918€, alors qu’en 1935 la quantité s’était élevée à 6.085.530 Ibs et
- loppement de l’emploi de la viscose ; l’extension
- de la rayonne acétate est démontrée par l’augmentation de la production des colorants spéciaux pour cette fibre qui a passé de 1.801.216 Ibs à 2.246.646 Ibs. La demande croissante de teintures solides a provoqué l’augmentation de la production de colorants pour cuve; celle-ci, en excluant l’indigo, s’est élevée à 5.105.000 Ibs contre 4.646.504 Ibs.
- Depuis que l’Angleterre a installé chez elleune industrie des matières colorantes, elle a réussi à augmenter ses exportations d’une manière à peu près continue et l’année 1936 marque un maximum si l’on excepte l’année 1929 qui fut partout une année particulièrement prospère. Voici quelques chiffres d’exportations :
- Années Poids Valeur
- 1913.. • 2-434 177.246
- 1925... 5.208 847-639
- 1929.. . 7-844 984.222
- 1930... 5-306 878.968
- 1935... 6.018 1-339-583
- 1936... 6.155 1.324.779
- On n’a pas manqué de faire remarquer le contraste que présente l’accroissement du tonnage des exportations de matières colorantes pour 1936 avec la diminution qui s’est produite aux Etats-Unis et au Japon. Effectivement pour ces deux pays, l’exportation de 1936 comparée à celle de 1935 se traduit par
- la valeur à 1.500.377 €.
- On sait qu’il existe plusieurs commissions dont le rôle important consiste à contrôler l’importation et à favoriser le développement de l’industrie des matières colorantes. Toute demande d’importation est examinée par le Dyestuffs Advisory Licensing Committee et la licence est accordée d’emblée s’il s’agit d’un produit dont l’analogue n’est pas fabriqué en Angleterre. Si le grand nombre de demandes indique qu’il s’agit d’une matière dont l’emploi devient important, le fait est signalé au Dyestuffs Industry Development Committee. Celui-ci comprend à la fois les producteurs et les consommateurs et il doit envisager la possibilité d’une fabrication de ces produits pour en éviter l’importation. Enfin, ces organismes maintiennent un contrat permanent avec la Colour Users’ Association qui fait connaître les vœux et les doléances des industries de teinture. C’est ainsi que des travaux ont été entrepris en collaboration avec la Society of Dyers and Colourists pour mettre sur pied un projet d’uniformisation des méthodes d’essais servant à déterminer les solidités des teintures. Une première brochure a été publiée sur cette question (voir R.G.M.C., 1935, P- 41).
- Enfin, c’est grâce à ces collaborations que s’est constitué un comité permanent pour l’examen des poursuites intentées à la suite de dermatites. Le Alleged Dye Dermatitis Committee s’est proposé de prendre la défense des teinturiers qui sont
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- TABLEAU
- Noirs Bleus Bruns Verts Orangés Rouges Violets Jaunes Total
- Colorants directs / 4.273.602 2.220.836 978.063 355.298 521.275 1.216.015 173.850 1.704.547 11.443.486
- Colorants acides 2.201.608 2.225.352 287.468 703.159 1.194.737 2.590.717 839.822 1.890.153 11.932.908
- Colorants chromatables et p. mordants. 3.154.611 790.273 1.074.221 92.058 412.201 1.838.488 30.391 375.586 7.767.829
- Colorants basiques 9.873 718.317 273.865 355.655 187.017 684.673 543.118 595.465 3.367.983
- Colorants sulfurés 5.979,937 832.338 1.322.765 142.329 22.322 9.733 — 79.174 8.388.398
- Colorants pour cuve (indigo inclus).. . 235.942 6.739.494 470.590 1.521.951 311.032 271.470 239.461 317.884 10.107.823
- Colorants pour laques 105.015 5.124.708 — 263.658 22.452 1.196.832 37.214 185.644 2.618.599
- Colorants pour acétylcellulose 647.282 893.854 — 486 124.039 152.973 297.370 130.642 2.246.646
- Colorants pour vernis 678.468 698.313 28.463 3.192 32.177 40.532 49.578 66.047 1.596.770
- Colorants non classés. 88.021 18.424 97.185 2.899 2.447 22.526 — 44.655 2.352.459
- Total 17.374.258 15.261.709 4.534.612 3.440.685 2.829.690 8.023.959 2.210.804 5.389.797 61.222.901
- 448 L'INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES DANS LE MONDE EN 1936
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- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DE
- Produits Chimiques et Matières Colorantes de Cil-Clair du Rhône
- Société Anonyme au Capital de 12.000.000 de Francs
- Siège Social: 17, Rue da Helder, PARIS (IX)
- Direction Commerciale : 145, boul. Haussmann, PARIS (8e)
- Téléphone : Elysées 99-51 à 57 - Inter-Elysées 15 - Télégrammes : Indul-47-Paris
- Usine A, SAINT-CLAIR-DU-RHONE (Isère)
- Téléphone :
- N° 19 - CONDRIEU
- MARQUE DEPOSÉB
- Adresse Télégraphique :
- FRANCOCHIMIE - CONDRIEU
- SPÉCIALITÉ de COLORANTS VÉGÉTAUX, Dérivés de l’Orseille, de l’Indigo et des Cochenilles et COLORANTS D’ANILINE, autorisés pour les denrées alimentaires
- Usine B, LA MOUCHE, 112, Av. Leclerc, LYON
- Téléphone ; PARMENTIER 65-08 (2 lignes)
- Adresse Télégraphique:
- INDUL-LYON
- anciennement
- MANUFACTURE LYONNAISE de MATIÈRES COLORANTES
- COLORANTS DIRECTS ou DIAMINE, MI-LAINE, au SOUFRE ou IMMÉDIATS
- BASIQUES, ACIDES, au CHROME, COLORANTS de CUVE
- PRODUITS POUR DÉMONTAGE ET RÉDUCTEURS
- HYRALDITE, HYDRONITE, HYDROSULFITE
- TOUS COLORANTS POUR TEINTURIERS - DÉGRAISSEURS
- Vente des PRODUITS de la :
- SUGIETB des PRODUITS CHIMIQUES et MATIERES COLORANTES de MULHOUSE
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES - MATIÈRES COLORANTES - COLORANTS POUR FOURRURES SPÉCIALITÉ POUR TEINTURE ET IMPRESSION - MORDANTS ET APPRÊTS - PRODUITS ORGANIQUES DE SYNTHÈSE - MUSCS ARTIFICIELS -
- AGENTS MOUILLANTS
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- MANUFACTURE
- - de -.—
- Cartes D’ÉCHANTILLONS
- POUR FABRIQUES DE BONNETERIE FILATURES, TISSAGES, TEINTURERIES ECHANTILLONNAGES DE LUXE
- P. LEMONNIER & CE
- 10, Rue d’Enghien, PARIS (Xe)
- Téléphone PROVENCE : 34-60 R. C. Seine 77.647
- FONDATION EN 1868 PAR J. DUVINAGE
- A 2 0 0 34 S * 8 ® * B 8 § 3 ï £ (h. F 2 0 8
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- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES DANS LE MONDE EN 1936
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- l’objet de poursuites de la part de leurs clients (voir R.G.M.C., 1936 p. 508, 1937 p. 367).
- La fabrication des colorants est assurée en premier lieu par l'Imperial Chemical Industries, par l’ancienne maison L.-B. Read Holliday à Huddersfield et par la Clayton Anilin C° de Manchester qui est une filiale de la CIBA. D’après Sir Sutcliff Smith, Président de la Colour Users’ Association, la Société Holliday a mis sur le marché, en 1936, environ 23 colorants qui étaient importés représentant une valeur de 61.000S.
- Imperial Chemical Industries (I.C.I.)
- Au mois de décembre 1936, cette société comptait dix années d’existence et dans son rapport présenté à l’assemblée générale, le 29 avril de cette année, le Directeur Lord Mc Gowan a souligné les progrès accomplis durant cette décade. Dans cette revue rétrospective, il a rappelé que la formation de l’I.C.I. est résultée de la réunion de plusieurs grandes entreprises essentiellement diverses : la British Dyestuffs Corporation, Brun-ner, Mond et Co, l’United Alkali Co, la Nobel Co dontplusieurs étaient centenaires. « La plusgrande difficulté de notre tâche, au début, fut peut-être celle d’arriver à souder en un ensemble harmo-monieux ces sociétés si variées dans leur structure et dans leur organisation et de concilier dans un service commun les intérêts divergents et contradictoires d’un très grand nombre d’individus de tous rangs ».
- L’activité technique et commerciale de l’entreprise se trouve décrite dans le rapport du conseil d’administration ; l’année 1936 a marqué un notable accroissement de la prospérité générale qui s’est traduit par le développement des ventes dans diverses branches de la Compagnie. A l’extérieur la concurrence du Japon n’a pas cessé de se faire sentir, mais des mesures vigoureuses pour y résister ont déjà produit leur effet.
- Dans la branche matières colorantes le développement des ventes a été comparable à celui de 1935, les demandes du marché intérieur se sont
- accrues, reflétant ainsi un surcroît d’activité dans le textile du pays. Mais la reprise fut encore plus marquée dans les industries du papier, du cuir, des laques, des encres et d’autres branches non textiles. Les ventes d’autres spécialités pour le caoutchouc, les anti-parasites, les résines synthétiques et les produits auxiliaires ont aussi été très satisfaisantes. C’est surtout dans les Indes que les ventes de colorants se sont améliorées. Parmi les nouveautés les plus importantes il faut ranger les colorants « Solacet » dont la solubilité dans l’eau facilite la teinture de la rayonne acétate. Les produits « Vulcaflex » constituent des nouveaux types de composés destinés à éviter le vieillissement et l’altération des pneus d’automobiles.
- On sait que l’activité de l’I.C.I. s’étend sur l’Empire Britannique tout entier parla création de filiales dans toutes les parties du monde, en particulier la Canadian Industries, l’African Explosives and Industries Ltd, la Modderfoutein Factory, ces deux dernières fournissant les explosifs et les cyanures aux mines d’or du Transvaal. L’Imperial Chemical Industries of Australia and New-Zeeland Ltd a largement profité des excellentes conditions qui ont régné dans ces pays. Il en a été de même en Argentine et au Brésil.
- Enfin, dans tous les domaines si variés dans lesquels s’exercent les activités de l’I.C.I., les recherches se poursuivent avec une intensité accrue car « la prospérité de la société, dans les années futures, dépend largement des travaux de recherches d’aujourd’hui ».
- Tous ces efforts se sont traduits par un bénéfice net de 7.203.329 £ en accroissement de 496.790 € sur celui de 193 5 qui s’est élevé à 6.706.539 £. Ce résultat est obtenu après défalcation de 1 million de £ pour le fonds d’amortissement général et de 846.000 € pour l'Income tax. Après avoir déduit de ce bénéfice 1.500.000 £ pour les réserves, 150.000 S pour la caisse des pensions aux ouvriers, il reste disponible 5.553.329 €, plus le report de 193 5 de 638.740, soit au total 6.192.069 € ce qui a permis de distribuer un dividende de 8%.
- (A suivre).
- ROLE DU FORMOL DANS L’APPLICATION DES « NAPHTOLS »
- par J. DUMAS
- La teinture du coton avec les colorants insolubles, Naphtols AS, Naphtazols, Brenthanols, comporte, ainsi qu’il est connu, deux opérations. Le coton en écheveaux ou en tissu est d’abord
- foulardé dans une solution alcaline du «Naph-tol », exprimé, puis passé dans un bain de développement qui est constitué par la solution d’une base diazotée. C’est en réalité une technique
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- ROLE DU FORMOL DANS L’APPLICATION DES « NAPHTOLS »
- analogue à celle qui permet de teindre le coton en Rouge de Paranitraniline. Mais il y a cependant quelques différences. Ainsi, tandis que le B-naph-tolate de sodium ne présente aucune affinité pour le coton et que le coton foulardé doit être séché pour que le s-naphtol pénètre dans la fibre, les arylides de l’acide p-naphtoïque ou les nombreux composés ayant les mêmes fonctions OH et CONH—R fixés sur des molécules parfois compliquées qui forment la série, toujours accrue, des Naphtols ou des Naphtazols, montrent fréquemment une réelle affinité pour le coton. C’est un avantage, mais c’est aussi un inconvénient. Cette affinité permet de développer le colorant sans que la marchandise foulardée ait été séchée au préalable; comme cette affinité présente une véritable teinture et que le « Naphtol » se trouve ainsi fixé sur la fibre, il en résulte que la teinture développée sera plus solide au frottement que lorsque le naphtol sans affinité est seulement déposé sur la fibre.
- Par contre, l’affinité de la fibre pour certains composants cause une variation continue de la concentration des bains de foulardage à laquelle il faut remédier en compensant le naphtol enlevé par le passage de la fibre, par des additions successives. Autrement, les parties passées les premières seraient plus intensivement colorées que les dernières. Comme cette compensation est un peu délicate, certains y voient un désavantage de cette affinité.
- La pratique a montré, dès le début, que les solutions alcalines des arylides oxynaphtoïques ne se conservent pas toutes aussi bien et se troublent plus ou moins rapidement ou se colorent à l’air. On a trouvé, comme remède, d’ajouter à ces bains une certaine proportion de formol qui sert de stabilisateur. On peut se demander quelle est la raison de cette stabilité, autrement dit, comment l’aldéhyde formique réagit-elle avec les « Naphtols » ?
- Cette question a préoccupé les chimistes dès 1923 (1) et MM. Kurt Brass et P. Sommer (2) ont publié leurs recherches entreprises en vue de la résoudre. On savait déjà que l’aldéhyde formique réagit dans des conditions assez diverses, aussi bien avec le B-naphtol qu’avec son acide carboxy-lique, l’acide p-oxynaphtoïque, pour donner nais
- sance, par la soudure de deux molécules, à des dérivés du dioxydinaphtylméthane. Suivant Kurt Brass, il se produit une réaction analogue dans le cas des arylides de l’acide ,8-oxynaphtoïque. Dans les recettes pour la teinture, le formol est ajouté à des solutions alcalines d’anilide en renfermant environ 10 gr. ; or, en opérant dans des conditions voisines, on peut facilement isoler le produit de la réaction. Ainsi, on dissout 30 gr. d’anilide de l’acide p-oxynaphtoïque dans 60 cc. de soude à 30% et 2 lit. d’eau chaude et on y ajoute 20 cc. de formol à 40%. Le lendemain on précipite par le sel et reprend trois fois de suite le produit dans la soude et le reprécipite par un acide, finalement on recristallise dans la pyridine et on obtient des cristaux jaunes fondant à 263°5 et présentant la composition et le poids moléculaire du méthy-lènedioxynaphtoylanilide
- OH CONH.C6H5
- c 2 \ Q
- |
- - 9
- Q
- Cette constitution semblait démontrée par la formation d’un dérivé diacétyléet parla réduction qui a fourni, d’unepart, de l’acide méthyl-I-oxy-2-naphtoïque-3. Enfin, la copulation de ce produit avec le diazobenzène se fait d’une manière quantitative. Cependant, la position ortho de deuxOH par rapport au carbone méthanique devrait permettre de former le noyau du pyrane, sous l’influence d’agents déshydratants comme P2O5, H2SO4, mais les auteurs n’y ont pas réussi. La question du rôle du formol dans la teinture avec les azoïques insolubles paraissait ainsi tout à fait réglée.
- Or, à la réunion des chimistes allemands qui s’est tenue à Bonn fin avril, P.-W. Weber (r) a donné une interprétation un peu différente. Il a trouvé, en effet, que le composé qui se formedans les bains de foulardage est en réalité un composé méthylolique, c’est-à-dire le produit d’addition du formol sur une seule molécule d’anilide s-oxy-naphtoïque et que, dans les mêmes conditions, la solution alcaline de B-naphtol donne le méthylol correspondant. La constitution de ces deux produits est montrée par les formules I et II:
- (1) F. Mayer, Zeitschr. Angew. Chem., 1923, p. 550 ; E.-B. Higgens. J. Soc. Dyers and Col., 1927, p. 213.
- (2) K. Brass et P. Sommer, Beritche, t. 61, p. 993, 1928.
- (1) Zeitschr, Angew. Chem., juin 1937, p. 411.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- 6 O
- I—CONH.C H
- (I)
- 8=
- ou —
- OX /E
- Par l’action de diazoïques il y a élimination de formol et le groupe azoïque se substitue au groupe CH'OH. L’auteur a trouvé qu’une telle substitution se produit également avec un oxybenzylalcool comme celui qui dérive du p-crésol
- La constitution du produit II est d’ailleurs démontrée par le fait qu’on peut l’obtenir par la réduction de l’aldéhyde correspondante, c’est-à-dire de l'oxy-2-naphtaldéhyde-I connue
- OH OH
- orcrOcron CTT-N-NAN-N-CT
- CM CIP
- O
- CT
- 2 O
- CHO
- OH
- O
- Ces nouvelles considérations ne modifient, en rien, le mode opératoire dans le foulardage avec les naphtols.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Méthodes d’investigation des anthracènes bruts. — V. I. ARDACHEFF, Institut Industriel de l’Oural URSS. — L’Industrie de la chimie organique en URSS, n° 0, p. 353-359, 1937.
- L’analyse des anthracènes bruts, telle qu’on l’effectue actuellement, n’est pas satisfaisante et ne donne souvent pas de réponse définitive sur leur aptitude à fournir des colorants d’alizarine ou à servir de matières premières dans la synthèse de matières tannantes (1, 2).
- Le principal défaut consiste en l’absence de méthode de détermination directe du carbazol, du phénanthrène, du bétaméthylanthracène et des homologues de l'anthra-cène. D’autre part, il n’existe aucune méthode pour déterminer le chrysène, le pyrène et autres hydrocarbures.
- La détermination des hydrocarbures liquides en écrasant l'anthracène brut sur une assiette poreuse, puis en évaluant la différence entre la masse utilisée et la partie absorbée par l’assiette — détermination utilisée quelquefois (4) — ne peut donner que des résultats inexacts, la partie liquide contenant souvent des corps solides en solution. Il est préférable d’extraire à la benzine l’assiette, après l’avoir cassée en petits morceaux, de distiller la benzine et la fraction liquide, puis d’ajouter le résidu solide au produit initial. Ce procédé est inem-ployable dans les cas où les hydrocarbures huileux ne sont pas absorbés par l’assiette poreuse, comme l’indiquent Bergmann et Gourgy (4) qui proposent de traiter l’anthracène brut directement par la benzine.
- L’analyse habituelle de l’anthracène brut ne donne qu’une idée approximative de la teneur en carbazol, car sa détermination par l’azote, même après le traitement du produit par l’acide sulfurique en vue d’éliminer les bases pyridiniques, ne caractérise pas seulement le carbazol; la détermination du phénanthrène par diffé
- rence n’est qu’un procédé très peu exact et qui ne correspond pas à la teneur réelle. Outre les travaux de Bergmann et Gourgy (4) on peut citer celui de P. Kar-pouchine (5) d’après lequel la teneur en phénanthrène dans l’anthracène brut est déterminée par oxydation en phénanthrènequinone. (L auteur qui a vérifié cette méthode l’a trouvée insuffisamment exacte). Il en est de même du procédé de détermination du phénanthrène comme picrate mentionnée dans la littérature.
- Dans les laboratoires d’usine on ne détermine généralement que l’humidité, les cendres et la teneur en anthracène selon Lucas et rarement d’autres corps qui se trouvent dans l’anthracène brut.
- Le travail présenta porté, en plus, des analyses techniques de quelques échantillons d’anthracène de l’Oural et de Kuznetzk, sur lesquels il n’avait jusque-là rien été publié.
- I. Analyse technique de l’anthracène brut.
- Les essais furent effectués sur trois échantillons de l’usine de Kemerovsk, un de Kuznetzk et un de Magnitogorsk.
- Après avoir fait subir une distillation à chaque échantillon, il resta une portion, surnommée « anthracène II » qui, analysée selon Lucas, donna pour l’échantillon de Kuznetzk 19,17 % de carbazol, 9,78 % d’anthracène et par différence 71,05 % de phénanthrène (ce dernier contient d’autres corps).
- En outre, on détermina dans les anthracènes bruts précédents les phénols; les bases, les hydrocarbures solides et de carbazol, en traitant la solution de 100 gr. d’anthracène brut par 1 litre de benzine selon le schéma suivant :
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- Schéma de séparation des phénols, des bases et des huiles contenues dans l'anthracène brut
- Solution benzénique d’anthracène brut (100 gr/l litre)
- Traitement par NaOH 9 % et séparation des phénols par neutralisation par HCl 19° Bé. Extraction des phénols par l’éther. Distillation de l’éther.
- Traitement par H2SO‘ 25 %. Séparation des bases par neutralisation avec soude caustique. Extraction des bases par l’éther; distillation de ce dernier.
- Solution benzénique d’anthracène brut, sans les phénols.
- Solution benzénique d’anthracène brut, sans les phénols et les bases.
- Essorage des hydrocarbures liquides sur Buchner. Distillation de ces derniers en vue de les séparer des hydrocarbures solides que l’on ajoute à la masse initiale.
- Hydrocarbures solides et carbazol.
- Après élimination, dans l’anthracène brut, des phénols, des bases et des hydrocarbures liquides, il s’agissait de séparer le carbazol. Mais dès le début on rencontra des difficultés : par la méthode existante on n’arrive pas à séparer le carbazol des hydrocarbures, et les fractions phénanthrène et anthracène d’une manière quantitative. Il a fallu par conséquent rechercher d’autres procédés.
- II. Essais de séparation du carbazol du mélange des hydrocarbures au moyen d’amidure de sodium.
- S’étant convaincu que la méthode de fusion du carbazol avec KOH ne donne pas de résultat quantitatif quand on a affaire avec un anthracène brut non enrichi, l’auteur tenta de séparer le carbazol en se servant d’amidure de sodium au sein du xylène.
- Weissberger (6) a utilisé cette méthode en 1908 pour 1 obtention de composés métallosodiques du fluo-rène. Les essais effectués avec du carbazol pur de Kahlbaum donnèrent un résultat positif, mais seulement en utilisant un excès d’amidure de sodium ou avec une durée prolongée du traitement.
- En répétant ces essais avec l’anthracène 12 % de l’usine de Kemerovsk, contenant 30 % de carbazol (évalué par l’azote) on obtint dans les hydrocarbures, après 1 élimination du carbazol, une quantité importante d’azote, correspondant à 15 % de carbazol. Des résultats encore moins favorables furent obtenus en travaillant avec du sodium métallique en solution xylé-nique et par traitement avec KOH en solution xylenique par 1 auteur (7) bien qu il s'agissait d'an-thracène enrichi.
- Comme on le voit, la méthode n’est pas encore satisfaisante-
- III- Détermination du bétaméthylanthracène (Essai d’adaptation de la méthode de Lucas),
- Le bétaméthylanthracène, que contient généralement l anthracene brut, rend difficile l’obtention d’alizarine pure. Non seulement il n existe pas de méthode de détermination quantitative de la teneur en bétaméthylanthracène, mais on ne connaît même pas de méthode technique, qui permette d’évaluer ne fût-ce qu’approxi-mativement cette teneur dans l’anthracène brut.
- La séparation du bétaméthylanthracène par cristallisation, décrite par Jappe et Schultz (8) en 1877, ne constitue par une méthode de détermination, comme l’indique d’une façon erronée Golde (9).
- Le procédé Perkin (10) qui consiste en la transformation de l’anthracène en alizarine, est long et ne donne qu’une appréciation qualitative de la présence du bétaméthylanthracène.
- L auteur étudia comment se comporte le bétaméthyl-anthracene au cours de son oxydation en mélange avec de l anthracene pur. L oxydation du bétaméthylanthracène au moyen d acide chromique fournit un mélange d anthraquinone, de bétaméthylanthraquinone et d’acide betaanthraquinonecarbonique. Borstein indique que ce dernier se forme en quantité trois fois plus grande que le mélange des quinones. Dans ses essais l’auteur utilisa pour 1 oxydation du bétaméthylanthracène le procédé Lucas (12) généralement en usage pour l’analyse technique de 1 anthracène brut.
- Synthèse dubétaméthylanthracène- — Selon Friedel-Crafts (13) le mélange de l’anhydride phtalique et du toluène est chauffé en présence de chlorure d’aluminium ; l acide p-toluène-o-benzoïque formé perd l’eau par ébullition avec de l’acide sulfurique concentré et se transforme en bétaméthylanthraquinone. Le rendement
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- en produit de P. F. == 75° est de 80 % de la théorie (calculé sur l’anhydride phtalique).
- La réduction de la bétaméthylanthraquinone en béta-méthylanthracène par distillation en présence de poudre de zinc ne donne pas de résultats satisfaisants; on a essayé la méthode Perger (1 1) avec poudre de zinc et ammoniaque en excès d’après la recette Bôr-stein (11), mais sans effectuer d’extraction par la ligroine, ce qui conduit à un produit plus pur et à un meilleur rendement, qui atteint 35 % de la théorie- Le point de fusion du bétaméthylanthracène recristallisé d’une solution alcoolique est de 202° (Bôrstein indique 203°).
- Oxydation du bétaméthylanthracène. — 1 gr. de bétaméthylanthracène est traité par de l’acide chromique en solution acétique glacial, à chaud dans les conditions de la méthode de Lucas; le précipité, lavé à chaud avec une solution de soude caustique à 1 %, se dissout à l exception de traces insignifiantes, qui restent sur le filtre.
- On acidifie par HCl la solution alcaline précédente, le précipité blanc d’acide bétaanthraquinone carbonique ne se forme pas toujours de suite et parfois il faut abandonner la solution à elle-même pendant plusieurs heures. On le dissout dans de l’acétone et on le titre quantitativement par de la soude en présence de phé-nolphtaléine. Son point de fusion, dans un capillaire, est de 285° ce qui correspond à celui indiqué dans la littérature (11) et le rendement calculé sur le bétaméthylanthracène, varie de 76 à 78°.
- On a alors additionné l’anthracène du laboratoire (à 99 %) respectivement de 2, 5, 10, 20 et 50 % de bétaméthylanthracène et on a oxydé ces mélanges comme ci-dessus. Ces essais ont démontré que l’oxydation permet d’évaluer approximativement le bétaméthylanthracène contenu dans l’anthracène technique-Le rendement en acide bétaanthraquinonecarbonique varie avec le pourcentage de bétaméthylanthracène et l’on peut établir une échelle de ces rendements. Cette
- méthode est intéressante en ce sens qu elle permet en même temps d’effectuer l’analyse de 1 anthracene selon Lucas.
- Encouragé par ces résultats, on tenta de simplifier en titrant directement avec de la soude caustique en pre-sence de phénolphtaléine l’acide dans le précipité, obtenu par oxydation de l’anthracène d’après la méthode Lucas. Le précipité, lavé préalablement à 1 eau jusqu à neutralité, était dissous dans de l’acétone à chaud.
- Les résultats obtenus démontrent qu’à première vue on obtient pour le bétaméthylanthracène des chiffres plus élevés que par la méthode gravimétrique (même après correction faite pour la soude qui correspond aux produits d’oxydation de l’anthracène pur) : il est probable que l’on titre en même temps des impuretés de caractère acide. Bien que la fin du titrage soit difficile à établir nettement, il y aurait avantage de déterminer « l’indice d’acidité » pour les différents anthracènes, c’est-à-dire la quantitéde NaOH N/10 nécessaire pour le titrage du précipité obtenu après oxydation selon Lucas; dans le cas d’un indice élevé, vérifier la présence du bétaméthylanthracène gravimétriquement.
- Bien qu’imparfaite, cette méthode d’analyse technique peut rendre d’appréciables services-
- IV. Essais préalables de séparation directe du phé-nanthrène et généralisation des méthodes d’analyse de l’anthracène brut-
- La détermination technique du phénanthrène s’effectue ordinairement par différence et il n’existe pas encore de méthode correspondante directe. J. A. Pos-tovsky a effectué les premiers essais en vue de combler cette lacune. Il part des considérations suivantes :
- Parmi les hydrocarbures principaux contenus dans l’anthracène brut, seul l’anthracène et ses dérivés voisins donnent des produits d’addition avec l’anhydride maléique possédant le caractère d’anhydride
- Le carbazol doit donner un dérivé acylé, soluble dans la NaOH
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- Le phénanthrène ne donne pas de produit d addition avec l’anhydride maléique.
- Les premiers essais furent effectués avec des produits purs, anthracène 92 %, carbazol et phénanthrène de Kahlbaum, à raison de 0,2 gr. chacun. Après chauffage avec de l’anhydride maléique en solution dans le xylène et distillation de ce dernier à la vapeur, le résidu de distillation est traité par de la soude à 10 %.
- L’auteur a aussi tenté de séparer le produit d addition de l’anhydride maléique à l’anthracène et le phénanthrène par traitement à froid avec de l’éther en utilisant la grande différence de solubilité des deux corps dans ce solvant.
- En résumé, on schématisera comme suit les essais préliminaires concernant la séparation du phénanthrène.
- Le mélange de l’anthracène, du phénanthrène et du carbazol est traité avec de l’anhydride maléique en milieu de xylène, le xylène est entraîné à la vapeur et le résidu traité avec de la soude à 3 %. Le dérivé acylé du carbazol passe en solution et le précipité contient le phénanthrène et le produit d’addition de l’anhydride maléique et de l’anthracène. La dissolution dans l’éther permet de séparer ces deux produits, vu que le phénanthrène n’est que peu soluble dans ce solvant.
- V. Emploi de la me'thode d’analyse chromafogra-
- phique pour l’anthracène brut.
- La méthode chromatographique consiste à filtrer les solutions diluées à travers une couche adsorbante de terre à foulon, carbonate de calcium etc.
- En filtrant, les divers constituants de la solution se classent en plusieurs zones grâce à la différence d’adsorption. Après la séparation mécanique de ces zones on extrait les produits adsorbés. Winterstein a employé avec succès cette méthode pour séparer les corps polynucléaires qui accompagnent l’anthracène brut, ceux des naphtacènes etc. Cette méthode peut être exécutée très exactement dans les laboratoires industriels par un ouvrier intelligent.
- Les essais préliminaires furent faits en se servant de 1 appareil ci-contre.
- Comme les produits avec lesquels
- on avait affaire sont incolores et par
- suite ne permettent pas de décéler leurs traces sur la couche d‘Al,O3, la méthode chromatographique dut être combinée avec l’observation de la fluo
- rescence au moyen de la lampe de quartz à rayons violets.
- Le carbazol pur donne une fluorescence nettement violette, l’anthracène apparaît avec une lumière blanche étincelante à peine teintée de jaune. La fluorescence de ces deux corps est tellement différente que l’on peut en se servant de cette particularité évaluer et séparer mécaniquement et quantitativement l’anthracène et le carbazol ou l’anthracène et le phénanthrène; la séparation du phénanthrène et du carbazol est impossible car leurs fluorescences sont très voisines.
- On filtre à travers une couche de A12O3 une solution benzénique à 1 % du mélange de 30 % de phénanthrène et de 70 % d anthracène. Sur 0,5 gr. de ce mélange on ne retrouve que 0,4 gr, dans le filtrat. Au moyen d’éclairage avec la lampe de quartz on remarque que la majeure partie du phénanthrène se trouve dans l adsorbeur (AI2O3). Quant au résidu obtenu par évaporation du filtrat il contient de l’anthra-cène et des traces de phénanthrène.
- Le point de fusion du produit initial est de 132° et de celui obtenu de la solution benzénique 208°, ce qui indique que le phénanthrène est presque totalement adsorbé (point de fusion du phénanthrène, pur 100°, celui de l’anthracène pur 217°); mais les essais ultérieurs ont démontré que les résultats varient avec la vitesse de filtration de la solution et cette dernière dépend à son tour de la densité de la couche d’Al2O3.
- Ces essais permettent de tirer les conclusions suivantes :
- 1) Il est possible d’obtenir une chromatographie distincte avec des mélanges d’anthracène et de phénanthrène.
- 2) On peut séparer les composants de l’anthracène brut au moyen d’adsorption.
- 3) L’ultrachromatographie permet probablement d’effectuer une séparation quantitative et une détermination de l’anthracène, du phénanthrène et du carbazol.
- Littérature consultée.
- (1) M. A. Ilynsky, L'Industrie de matières colorantes en URSS, 2-3, 12, 1931.
- (2) A. Berkmann et I. Gourji, Coke et chimie, 7, 66, 1934.
- (3) A. Schachno, Coke et chimie, 8, 75, 1934.
- (4) A. Berkmann et I. Gourji, Coke et chimie, 7, 66, 1934; P. Karpouchine, Journal de chimie industrielle (URSS), 10-11, 16-17, 808, 1926; J. Salzind, L’industrie des matières colorantes en URSS, 5-6, 1932; I. Sokoloff, Journal de chimie industrielle (URSS) 1, 22. 1929; Tschoufarofsky, Travaux du laboratoire chimique de l’usine de Kemerovsk, 1932.
- (5) P. Karpouchine et collab., Bulletin de l’institut expérimental chimique (Coke) de Charkov, 2, 66, 1935.
- (6) R. Weisberger, Ber, 41, 2913, 1908.
- (7) W. Efremoff, L’industrie des mat. col. en URSS, 7 9, 1931.
- (8) Japp et Schultz, Ber, 10, 1049.
- (9) Holde, Graisses et huiles, vol. I, p. 489.
- (10) A. Perkin, 11, 447, 1897.
- (11) E. Bôrstein, Ber. 15, 1821.
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- COMPTES-RENDUS DES SOCIÉTÉS SAVANTES
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- COMPTES-RENDUS DES
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Comité de Chimie
- Séance du 3 mars 1937
- 1. Hypochlorite de calcium, communicaiion de M. Ourisson. — Au cours de l’étude entreprise sur les diagrammes d’équilibre du système
- H2O—Ca (C1O)2—CaCl2—Ca (OH)2
- il a été possible de préciser le domaine d’existence et les conditions de formation des trois composés de l’hypochlorite :
- Ca (C1O)2 — 2Ca (OH)2 hypochlorite bibasique 3Ca(C10j2-2Ca (OH)2 —2 (?) H20 2/3 basique Ca (C1O)2—3H2O hypochlorite neutre
- On a cherché à obtenir l’hypochlorite neutre trihy-draté à l’état cristallisé permettant un essorage et un séchage plus facile. On y arrive en opérant la précipitation de l’hypochlorite notamment en présence de cristaux préexistants; le produit débarrassé d’eaux mères titre 69,7 % Ca (ClO)2.
- Par élimination des trois molécules d’eau on atteint 91,5 % de Ca (ClO)s- Ce produit est beaucoup plus stable que les chlorures de chaux du commerce, ce qui représente un avantage important pour la constitution de stocks et pour l’exportation dans les pays tropicaux ou lointains.
- L’hypochlorite concentré s’est encore peu introduit en France. Il connaît par contre une vogue croissante en Allemagne, aux Etats-Unis et sur les marchés d’exportation; sa production atteint 10-000 tonnes par an.
- Le président remercie M. Ourisson. Un échange de vues suit la communication dont l’impression au Bulletin est demandée par le Comité.
- 2. Plis cachetés. — Deux plis ont été ouverts et transmis au Comité de Chimie.
- Pli cacheté N° 2650 du 27 mars 1926 de la Société Alsacienne de Produits Chimiques à Mulhouse- — Nouveau mordant pour fixer les colorants basiques sur la fibre végétale. Il s’agit d’un produit amélioré, ana-
- SOCIÉTÉS SAVANTES logue au mordant S. A. P. C. obtenu d’après le B. F. 577.563 qui, comme on le sait, exige pour sa dissolution une addition de 20 à 30 % d alcali, quantite préjudiciable pour certains colorants.
- Par sulfonation du mordant S. A-P. C. on obtient un nouveau produit soluble dans l’eau et ne présentant par conséquent plus 1 inconvénient présenté-
- Pli cacheté N° 2677 du 23 novembre 1926 de la Société Alsacienne de Produits Chimiques, Mulhouse. — Faisant suite au pli cacheté N° 2354. Il se rapporte aux arylamines sulfonées des acides naphténiques obtenues par actions d’amines aromatiques primaires sur les acides naphténiques. Ces produits se distinguent des anilides ordinaires par le fait qu’ils ne se laissent saponifier ni par les acides, ni par les alcalis. Ces nouveaux corps, qui forment des acides relativement concentrés, sont des agents mouillants possédant un pouvoir humidifiant très élevé ; ils sont préconisés dans les opérations de blanchiment et de teinture pour le feutre et le cuir notamment.
- Les deux plis ont été remis à l’examen de la Fabrique de Produits Chimiques de la Mer-Rouge à Dornach.
- 3. Divers. — Dans une lettre adressée au Comité de Chimie, M. Wahl fait ressortir que le 29 mars 1937 sera le centenaire de la publication du travail de M- Auguste Scheurer-Rott concernant le blanchiment du coton. Désireux de ne pas laisser passer sous silence cette date, le Comité de Chimie a prié M. Wahl de bien vouloir venir à Mulhouse faire une conférence sur l’histoire du blanchiment, sujet qu’il a eu l’occasion de traiter récemment au Centre de Perfectionnement Technique; cette conférence de M. Wahl sera donc présentée à la séance du Comité de Chimie le 2 juin 1937.
- M. Prévôt insiste sur l’intérêt qu’il y a pour les séances du Comité de Chimie d’avoir le plus grand nombre possible de personnes présentes. Dans ce but, un certain nombre de chimistes ne faisant pas partie du Comité de Chimie, mais occupés dans des maisons qui, elles, sont membres de la Société Industrielle, ont été invités à assister à la réunion et à participer, le cas échéant, aux travaux du Comité; il en sera fait de même pour les réunions suivantes.
- La séance est levée à 18 heures.
- UN ANNIVERSAIRE
- On nous communique :
- En 1 892 la maison Kullmann et Rapp a été fondée à Rotterdam par MM. le Dr. Martin Rapp de Frankfort s. 1. M., Gustave Kullmann, Mulhouse et Henri Kullmann, Mulhouse.
- L’entreprise ne pouvant s’étendre suffisamment sur son terrain restreint, a été transférée le 8 septembre 1892 à Delft; elle prit dès lors le nom de
- Manufacture Néerlandaise de Matières Colorantes et Produits Chimiques, S. A-
- C’est à cette date aussi que le directeur commercial de la Société, M- Carl Rapp, aujourd’hui encore en pleine activité et bien connu dans toutes les branches des industries compétentes, entra dans les services de la maison.
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- INFORMATIONS
- Donc un double jubilé de 40 ans: celui de la Manufacture Néerlandaise de Matières Colorantes et Produits Chimiques, S. A., et de son directeur Carl Rapp.
- Nous présentons nos meilleures félicitations à la Manufacture Néerlandaise de Matières Colorantes et Produits Chimiques S. A., qui est la première et la plus vieille fabrique de couleurs d aniline dans les
- Pays-Bas, ainsi qu’à son directeur M. Carl Rapp.
- L’usine de Delft, dont la direction technique repose dans les mains de M. le Dr. Robert Spanjaard est bien connue et renommée dans les cercles de nos lecteurs surtout par ses excellents colorants pour laine, coton ainsi que pour toute autre matière à teindre, produits qu’elle livre à une clientèle fidèle dans tous les pays industriels. *
- INFORMATIONS
- L'emploi du goémon. — On a étudié, au laboratoire Central de Stavanger (Norvège) les possibilités d’utilisation des algues brunes, laminaria digitala qui forment des bancs importants sur la côte. La composition de ces plantes varie énormément avec la saison: ainsi, au printemps le taux moyen de cendres est de 35 % et il tombe à 18 % en automne. Ces cendres sont riches en potassium et contiennent surtout des chlorures et un peu d’iodure. Les matières organiques sont la laminarine, la mannite, la fucoïdine, des matières azotées et de l’acide alginique. La laminarine est un polysaccharide qui s’hydrolyse quantitativement en glucose ; sa proportion croît du printemps à l’automne et atteint alors 18 %. La fucoïdine est un mucilage très visqueux. L’acide alginique est un produit qui trouve son emploi dans l’apprêt des textiles. La mannite semblerait pouvoir être substituée à la glycérine dans les glyptals, à condition de l’obtenir à bas prix.
- Toluène préparé avec le pétrole. — Le Dr. Egloff a fait une communication sur ce sujet, devant la American Chemical Society à Rochester. Il a exposé les résultats obtenus par A. Von Grosse de l’Universal Oil Products Cie, suivant lesquels l’heptane extrait du pétrole C'HT peut être cyclisé en toluène en le faisant passer sur un catalyseur à une température de 500°. Si le procédé était appliqué à l’ensemble de la région du Texas, il pourrait produire 150 millions de Ibs de toluène.
- Le lanital en Angleterre. — On a prétendu que la Société Courtauld allait commencer la fabrication du lanital en Angleterre mais on ne possède aucune déclaration authentique. Il paraît certain, cependant, que cette maison s’est intéressée conjointement avec des producteurs de lait danois, à la fabrication de la caséine.
- Résidu de cellulose sulfitique. — On met en vente sous le nom de « Zewa » un produit fabriqué en Allemagne avec la liqueur résiduelle de cellulose sulfitique. Celle-ci est purifiée et évaporée à sec et le produit pulvérisé- Ce produit convient pour Tobtention de savon en poudre ou en écailles.
- Emploi de la viscose en électricité. — Les feuilles de viscose trouvent leur emploi dans l’industrie électrique en Amérique pour 1 isolement des fils. On commence par recouvrir le fil avec de la viscose avant d’y enrouler
- le coton- De même pour les fils recouverts d’un isolement incombustible comme l’amiante, on a trouvé utile d’y adjoindre la viscose-
- Résines métacryliques. — Les éthers de l’acide métacrylique ont la propriété de se polymériser en masses plastiques transparentes susceptibles de remplacer le verre. Ces résines synthétiques sont déjà des produits commerciaux et aux Congrès de 1 American Chemical Society qui vient de se réunir à Rochester, M. Meindl de la Société Du Pont en a indiqué les usages. Outre le métacrylate de méthyle, on prépare les autres éthers, éthylique, butylique, amylique dont les qualités sont différentes, en particulier la solubilité des polymères dans les solvants organiques, la dureté, la fusibilité etc- Ces propriétés dictent leurs emplois comme enduits, vernis, résines, verres, etc.
- Emploi des sels métalliques pour l'imperméabilisation- — On arrive à rendre les tissus imperméables en les traitant dans une solution de stéarate ou de palmi-tate d’aluminium dans la benzine et cette imperméabilisation résiste au lavage- D’après les examens microscopiques les sels seraient non seulement déposés à la surface mais auraient encore pénétré dans l’intérieur-
- Hypochlorite sec- — Une nouvelle société vient de se fonder à Paris pour la production d’hypochlorite solide sous les noms de Javelsec et JaVelsel.
- Les stéarates métalliques- — Les stéarates sont des composés insolubles dans l’eau et certains sont utilisés pour les apprêts imperméables ; d’autres, comme le stéarate de zinc sont employés dans les cosmétiques. Le stéarate d’aluminium entre dans la composition des apprêts et, comme il forme un gel avec les huiles, il sert à produire des graisses consistantes (Singmaster, d après Chemical Trade Journ., Ier octobre).
- Photomètre pour mesurer le brillant des textiles- — Dans le Journ. of the Textile Institut, de Septembre, Derrett-Smith de l’association linière pour la recherche décrit un photomètre destiné à mesurer le brillant des tissus en le comparant à celui d’une surface de sulfate de baryum prise comme type et examinée dans les mêmes conditions. Comme l’appareil est facilement mobile on peut le placer sur le tissu à examiner sans avoir à découper un échantillon dans celui-ci.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- REVUE ECONOMIQUE
- Fibres courtes en Angleterre. — La production en juillet a atteint le record de 3.422.124 Ibs de fibres courtes; pour juin, elle s’était élevée à 3.295.000 Ibs ce qui fait, pour les 7 premiers mois de 1937, une production globale de 19.706.000 Ibs, alors que l’année précédente, pour la même période, elle avait atteint 17.026.000 Ibs.
- Pour la production de filaments on donne les chiffres suivants pour les 7 premiers mois, 70.786.000 Ibs en 1937 et 68.984.000 en 1936.
- Pétrole synthétique en Angleterre. — La production de pétrole synthétique à l’usine de Billingham de l’L C. I. en 1936 s’est élevée à 33 1/2 millions de
- gallons (4 1. 5). La quantité de houille consommée à été de 425.000 tonnes dont 100.000 tonnes ayant servi pour la production de vapeur, d’énergie, d’hydrogène etc.
- La Caséine en Argentine- — L’exportation de caséine pour le premier semestre de 1937 s’est élevée à 9.465 t. ; en 1936 le chiffre indiqué était de 10.288 t. Tandis que 1 exportation vers l’Allemagne diminuait d’une année à l’autre de 5.913 t. à 2.591 t., tandis que celle vers le Japon passait de 125 t. à 1.757 t. L’Angleterre a reçu dans le 1er semestre 1937, 1.656 t. contre 1.148 t. etles Etats-Unis 1.203 t. contre 1.169.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Préparation d’aldéhydes supérieures. — Armour C°. - B. F. 803.909, 31 mars 1936.
- La méthode générale de préparation qui consiste à chauffer les sels de calcium d’un acide avec du formiate donne de mauvais rendements. On a trouvé qu en faisant passer les vapeurs d’un acide mélangé avec du formol sur un catalyseur approprié on obtient les aldéhydes, suivant
- R—COOH + HCOH = RCHO+CO + H20 ou RCHO-j- CO2 + H2
- On fait passer un mélange de 1000 parties d’acide oléique en vapeur et de 600 d’aldéhyde formique avec 1200 parties de vapeur d’eau et 50 parties d’acide carbonique sur un catalyseur de MnO, V O’ à 400°, et on condense les vapeurs. La couche huileuse, formée de 970 parties est fractionnée dans le vide, on obtient une fraction bouillant à 100-190° sous 5 mm. qui pèse 490 parties et formée principalement d’aldéhyde oléique.
- Alcools aliphatiques nitrés et halogénés. — 7. G. Farbenindustrie. — B. F. 804.589, 4 avril 1936.
- On condense les aldéhydes halogénées avec les carbures aliphatiques nitrés R.CH2.NO . Il se forme des alcools halogénés de formule
- R.CHX—CHOH.CH(R).NO2.
- Préparation de trichloréthane-1.1.2. — Société d’Alais, Froges et Camargue. — B. F. 804.491, 23 mars 1936.
- On a trouvé qu’on, peut faire réagir le chlore sur le dichloréthane-1.2 en présence de lumière riche en rayons chimiques mais sans catalyseurs. On utilise des lampes électriques et on refroidit pour éviter de dépasser 50°.
- Aromatiques
- Acide dihydroxystilbènedicarboxylique. — I.
- G. Farbenindustrie. — B. F. 803.619, 23 mars 1936.
- Dans un autoclave à agitation on prépare le sel de potassium du p-p’-dioxystilbène sec puis on introduit CO2 sec sous pression de 120 atmosphères à 170°, on obtient ainsi l’acide qui présente sans doute la constitution
- HOOC___________ ___COOH
- OK >CH=CH- < >OH c’est une poudre jaunâtre.
- Préparation de N-monométhyl-p-aminophénol.
- — Kodak Pathé. — B. F. 803.734, 12 mars 1936.
- Il s’agit surtout d’un procédé de purification du monométhyl-p-aminophénol qui consiste à soumettre son sel alcalin à un entraînement à la vapeur en présence d’un réducteur, puis on agite le résidu avec du charbon activé et, de la solution obtenue, on libère le produit par le bisulfite et on le dessèche par une distillation azéotropique.
- Monobromopyrène. — 7. G. Farbenindustrie. — B. F. 803.820, 27 mars 1936.
- On traite le pyrène, soit en solution soit en suspension, par le brome, Par exemple, on peut utiliser la solution dans la pyridine, et il se forme le bromo-3-pyrène bouillant à 2550 sous 7 mm.
- COLORANTS AZOÏQUES
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 804.3t6, 27 mars 1936.
- On combine le tétrazoïque de la p-p’-diaminodiphé-nylamine ou ses acides sulfoniques avec 1 mol. d’un
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- dérivé benzénique hydroxylé capable de se combiner deux fois. Par exemple, le colorant
- „acide H tétrazodiaminodiphénylamine<
- p-crésol
- donne sur cuir-velours de veau chromé des nuances bleu à noir résistant au ponçage.
- Intermédiaires et colorants azoïques. — Société pour l'Industrie chimique à Bâle. — B. F. 801.222, 21 février 1936.
- On prépare ces produits intermédiaires en condensant les aldéhydes bisulfitiques avec l’acide Y, et ces intermédiaires sont ensuite combinés aux diazoïques.
- Par exemple, on combine avec le composé formal-déhydebisulfite et acide Y, le diazoïque de l’amino-1-nitro-4-phénylméthylsulfone. Après purification, il teint la laine en bain acide en nuance bleue.
- Colorants azoïques. — I. G. Farbenindustric. — B. F. 804.351, 30 mars 1936.
- Le mode d’obtention peut être illustré par l’exemple du colorant
- acide H(milieuacide)«diazosulfanilique benzidine diazo-p-nitraniline “résorcinef
- diazo-p-nitraniline
- Les colorants de ce type sont des bruns pour cuir.
- AZOÏQUES SUR FIBRE
- Production d’azoïques sur fibre. — Etablissements Kuhlmann. — B. F. 803.964, 29 juin 193%.
- On applique sur la fibre l’un des composants sous la forme de son sel sodique et une base de Schiff obtenue par la condensation d’une amine aromatique ne contenant pas de groupe solubilisant et on traite par un agent de diazotation. Une variante consiste à ajouter en même temps du nitrite de sodium et à développer dans un acide ou par un vaporisage acide. Par exemple, on prépare la base de Schiff en condensant la p-toluidine avec l’acide benzaldéhydedisulfonique. On mélange en proportions moléculaires cette base, de l'anilide Â-oxy-naphtoïque et du nitrite de sodium, on empâte avec la soude caustique et un épaississant; après impression on vaporise 5 minutes en vapeur acide.
- COLORANTS POUR RAYONNE ACÉTATE
- Colorants azoïques. — 1. G. Farbenindustric. — B. F. 804.365, 31 mars 1936.
- On copule les composés de la formule générale
- Ri—SO2—R—NH2 diazotés, avec des amines aromatiques contenant des groupes, oxyalcoyles. Par exemple l'amino-2-phényl-
- sulfone est diazotée et copulée avec la N-hydroxy-éthyl-o-naphtylamine. Le colorant
- < >N=N— Xnh.cip.cîp.oh
- ( 2 <
- SO2CH3 V /
- est une pâte qui teint la rayonne acétate en bain de savon en écarlate.
- COLORANTS POUR CUVE Anthracéniques
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 803.779, 23 mars 1936.
- On a déjà préparé des colorants pour cuve en condensant l’acide amino-1 -anthraquinonecarbonique avec les diamino-1.4 et 1.5-anthraquinones; les nuances de ces colorants vont du rouge au bordeaux. On a trouvé que la réaction de la diamino-1 .8-anthraquinone avec l’acide amino-1-anthraquinonecarbonique-2 donne un colorant écarlate d’excellentes solidités. On peut aussi utiliser un acide anthraquinonecarbonique-2 dont la position l est occupée par un substituant qu’on transforme en NH2 après la réaction avec la diamino-1.8-anthraquinone.
- Colorants pour cuve. — 1. G. Farbenindustrie. — B. F. 804.266, 21 mars 1936.
- Les anthraquinone-pyridones ayant en position 4 des groupes remplaçables sont chauffées avec des amines cycliques. Par exemple la chloro-4-anthraquinone-1 (N) pyridone-2.
- CO NH/O col I
- est chauffée avec de la benzidine de l’acétate de sodium et de l’acétate de cuivre dans la nitrobenzine. Le colorant teint le coton en vert-bleu d’une cuve rouge.
- Colorants pour cuve sous forme colloïdale. —
- The Calco Chemical Co. — B. F. 804.300, 35 mars 1936.
- Ces colorants pour cuve sont livrés en pâte, mais ceci présente des inconvénients et il se manifeste la tendance de les préparer sous forme de poudre. Cette préparation, pour arriver à un état de dispersion suffisante présente certaines difficultés. Ce brevet fournit une dizaine d’exemples de traitement, dans lesquels on pétrit les colorants avec de l'isopropylnaphtalènesulfo-nate de sodium, on sèche et mélange avec divers produits colloïdes protecteurs.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 804.500, 20 mars 1936,
- On fait réagir les amines aromatiques ou hétérocycliques sur les dihalogénopyrazinoanthraquinones. Ce sont des colorants, pour cuve teignant en général en rouge bleu ou rouge brun.
- Colorants pour cuve. — Etablissements Kuhlmann.
- — B. F. 804.674, 22 juillet 1935.
- On condense les dichloroanthraquinones avec les aminodiphtaloylcarbazols et les produits ainsi obtenus peuvent ensuite être traités par des agents de condensation acides ou alcalins. Par exemple, la dichloro-1-5-anthraquinone est chauffée au sein de naphtaline avec l’amino-5-diphtaloylcarbazol, de l’acétate de sodium, de l’acétate de cuivre. Le produit dela réaction purifié teint en cuve, le coton en brun. Le brevet fournit 7 exemples de préparation.
- COLORANTS ANTHRACÉNIQUES POUR LAINE
- Nouveaux dérivés anthracéniques. — I. G. Farbenindustrie. -- B. F. 803.617, 23 mars 1936.
- On prépare de nouvelles alcoylaminoanthraquinones dans lesquelles le groupe alcoyle possède au moins deux atomes de carbone et possède un groupe SO H. On remplace par exemple le groupe OH de l’oxyéthyl-aminoanthraquinone par Cl et on chauffe la P-chloro-éthylamino-1-anthraquinone avec du sulfite de sodium en milieu hydroalcoolique. Le produit obtenu teint la laine en rouge uni. 11 peut être bromé en milieu pyri-dique et donne la bromo-4-anthraquinonyltaurine,
- celle-ci est acétylée et peut ensuite fournir l’anthra-pyridone
- CO
- TIC N- CIP -CH2—SO3I-I
- /\/\/\
- Elle cristallise dans l’acide acétique et peut à son tour être condensée avec la cyclohexylaniline ; le colorant teint la laine en rouge.
- INDIGOÏDES
- Colorants fluorés de la série thioindigoïde. —
- I. G. Farbenindustrie. — B. F. 803.813, 26 mars 1936.
- Par rapport aux analogues chlorés, les dérivés thio-indigoïdes fluorés présentent l’avantage d’une meilleure solidité à la lumière- On les obtient en oxydant, par exemple, les hydroxythionaphtènes fluorés ou en condensant ceux-ci avec les composants habituels des indigoïdes.
- DIVERS
- Colorants acides pour laine. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 804.328, 27 mars 19.36.
- On obtient des colorants aziniques suffisamment solubles en sulfonant des bases de la série des isorosin-dulines et des naphtophénosafranines- Le brevet fournit 20 exemples.
- BIBLIOGRAPHIE
- Nous avons le plaisir d'informer nos lecteurs de la publication prochaine d'un ouvrage intitulé :
- Progrès réalisés dans l’application des matières Colorantes, par notre collaborateur M. Louis DISERENS, docteur ès-sciences, ingénieur-chimiste.
- C’est la reproduction revue et augmentée des articles qui ont paru en 1936 et 1937 dans la Revue Géné-rale des Matières Colorantes. Le premier volume qui doit paraître en décembre prochain comprendra les chapîtres suivants.
- I. Progrès réalisés dans l’application des colorants à cuve. IL Progrès réalisés dans l’application des colorants à mordants. III. Les colorants basiques IV. Progrès réalisés dans l’application des colorants directs V. noir d’aniline.
- Le prix en est fixé à 75 frs, on souscrit aux Editions Tintex, 60, rue Richelieu, Paris, 2e.
- Abridged scientific Publications from the Kodak Research Laboratories, vol. 17, 1935. EASTMANN, Kodak Company, Rochester, New-York, 133 pages.
- Ce 17e fascicule contient le résumé des travaux scientifiques effectués au cours de l’année 1935 dans les laboratoires Kodak. La publication de tels résumés présente l’avantage d’offrir au lecteur sous un faible volume des travaux variés dont les textes originaux sont dispersés dans des revues peu accessibles- Les 22 mémoires réunis dans ce volume traitent tous, des questions intéressant la photographie- Les uns exposent uniquement les propriétés des produits ou appareils récemment mis au point : plaques photographiques utilisables en spectroscopie et astronomie. Procédé Kodachrome pour cinématographie d’amateurs en couleurs naturelles, etc. D’autres exposent au contraire des questions purement scientifiques- Celles qui intéresseront plus particulièrement les lecteurs de la revue sont, en pre-
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- RÉSULTATS INDUSTRIELS
- mier lieu, un article sur les éthers de la cellulose avec des acides gras homologues et cinq articles sur les colorants sensibilisateurs chromatiques, sujet dont nous avons déjà entretenu nos lecteurs. La présentation de ces résumés a été particulièrement soignée. Des courbes, tableaux, photographies, illustrent le texte et
- RESULTATS
- Etranger
- Dote Chemical Co.
- On annonce pour l’année fiscale se terminant au 31 mai 1937, un bénéfice net de 4.089.1 1 3 dollars ; l’année précédente le bénéfice avait été de 4 millions 384-510 $.
- Union Carbide and Carbone Corp.
- Pour le second trimestre de 1937, le bénéfice s’est élevé à 10.505.140 $. Pour 1’année se terminant au 30 juin 1937, le total s’est élevé à 41-866.008 $.
- Monsanto Chemical Co.
- Le bénéfice du second trimestre de 1937 se monte à 1.441.405 1
- Eastmann Kodak
- Pour le 1er semestre finissant le 12 juin 1937, le bénéfice net atteint 11-475.066 S après amortissements
- en facilitent la lecture- Celle-ci intéressera tous ceux qui sont amenés à étudier les multiples problèmes que pose la technique photographique- Cette publication donne en outre une idée de l’activité considérable des services scientifiques de la maison Kodak.
- H. Wahl-
- INDUSTRIELS
- et taxes. Pour la même période de 1936 le bénéfice avait été de 8,081-870 $.
- Goodrich Co.
- Pour le premier semestre 1937, le bénéfice net se chiffre par 3.510.698 $ après amortissements, taxes et versement à la réserve de 500.000 $ ; en 1936, pour la même période le bénéfice avait atteint 2.727.606 $.
- Fabrica Lombarda Colori Anilina S. A.
- Pour 1936, le bénéfice s’est élevé à 46.078 lire.
- Nippon Senryo Seizo K K.
- Le bilan pour le semestre se terminant le 30 juin fait apparaître un bénéfice de 2.370.000 yen, ce qui représente 43 % du capital versé. On a inscrit 595.000 yen aux amortissements. Pour le second semestre de 1936 le bénéfice avait été inférieur de 510.000 yen, et on compte sur un développement plus favorable.
- TEINTU RE-IMP RESSION
- LES TYPES ADOPTÉS POUR DÉTERMINER LES SOLIDITÉS DES COLORANTS
- On a déjà indiqué, à plusieurs reprises, les efforts qui ont été tentés dans les divers pays afin d’uniformiser les méthodes suivant lesquelles on peut évaluer la solidité des teintures (voir notamment R.G.M.C., 1935, p. 41 et 459; 1936, p. 140).
- Suivant l’usage auquel les marchandises teintes sont destinées, elles se trouvent soumises à des agents fort différents qui peuvent, chacun, exercer une action dont il est fort important de connaître le résultat. C’est là le but des essais de solidité qui constituent un ensemble variable suivant la fibre sur laquelle on a fixé le ou les colorants. Il est facile de comprendre que les essais sur la laine ne seront pas exactement les mêmes que ceux que nécessite le coton.
- Effectivement, on constate des différences de traitements, aussi bien lors de la fabrication que dans les traitements ultérieurs. Ainsi, le foulonnage, le blanchiment par l’anhydride sulfureux, le décatissage, le potting sont des traitements que les fibres végétales nesubissent pas. De même le débouillissage alcalin, le blanchiment à l’hypo-chlorite, le mercerisage sont des opérations auxquelles sont fréquemment soumises les marchandises végétales et auxquelles les teintures doivent résister autant qu’il est possible. D’autre part, la solidité vis-à-vis de chacun des réactifsou vis-à-vis de chaque traitement ne pourra jamais s’exprimer en valeur absolue avec une grande précision ; on se contente de rapporter la solidité d’une teinture à celle d’une autre choisie comme
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- LES TYPES ADOPTÉS POUR DÉTERMINER LES SOLIDITÉS DES COLORANTS
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- type. Il s’agit donc presque toujours d’essais de comparaison pour lesquels on se rapporte à la vision.
- On sait que l’œil est un appareil peu sensible et susceptible d’apporter un facteur personnel plus ou moins prononcé. C’est pourquoi on a cherché à lui substituer des appareils de mesure avec lesquels on éviterait des perturbations de cet ordre.
- Si l’on conçoit qu’il est, en somme, assez facile de se mettre d’accord sur le meilleur moyen d’évaluer la solidité au chlore, aux acides, au lavage, etc., on se rend moins bien compte, a priori, des difficultés que l’on rencontre dans le cas de la solidité à la lumière. Ces difficultés sont réelles car la manière dont une teinture se décolore à la lumière dépend d’un certain nombre de facteurs qui sont : 1° la nature de la lumière; 2° le degré d’humidité de l’air; 30 la localité où se font les expositions; 40 la température; 50 la nature de la fibre.
- Des essais poursuivis pendant plusieurs années ont montré que les teintures faites sur la laine sont celles pour qui l’influence de la localité, du climat, de l’humidité, etc. sont les moins sensibles. Différents observateurs, dans divers pays, peuvent obtenir des résultats concordants à condition d’examiner le même colorant teint sur la laine; les résultats sont, au contraire, divergents sur coton, lin ou rayonne. On a donc choisi comme types de solidité à la lumière une série de colorants qui, teints sur laine, forment unegamme de résistance à la lumière.
- Mais l’accord n’est pas allé plus loin. En effet, tandis que l’Echtheitskommission allemande s’est arrêtée à une gamme de 8 colorants-types qui sont tous bleus, la commission anglaise a choisi deux séries de 8 types dont les uns sont bleus et les autres rouges. Quant aux Américains ils ont également une gamme de 8 types, mais une seule, qui comprend presque exclusivement des rouges.
- La valeur comparative de ces divers types entre eux a été faite par P. Krais à la Textilforschungs Anstalt de Dresde (1). Il a trouvé que les types anglais se comportaient, à part un ou deux, comme les types allemands, mais que les types américains s’écartent sensiblement de ces derniers. Ces examensont été faits simultanément au soleil et à la lumière de l’appareil Custers qui a été décrit ici même (Sur un nouveau décolorimètre, R.G.M.C., 1935, p. 209).
- (1) Zeitschr. f. Angew Chemie, 1936, p. 55.
- On a donné la liste de tous ces types dans le courant de l’année dernière (2), il serait inutile d’y revenir si la Commission de Solidité Allemande . n’y avait apporté une légère modification. Nous donnons ici, en regard, les normes anciennes et les nouvelles classées de 1 à 8.
- Normes Anciennes.
- I. — 0,6% Bleubrillant pour laineFFRextra II. — 0,6% Bleu pour laine N extra III. — 1,0% Indocyanine brillante 6B
- IV. — 1,5% Bleu solide pour laine GL
- V. — 1,0% Cyananthrol RX
- VI. — 2,5 % Bleu direct Alizarine AGG
- VII. — 2,5 % Bleu Indigosol AZG
- VIII. — 3,0% Bleu Indigosol AGG décati.
- Normes Nouvelles.
- I. — 0,8% Bleu brillant pour laine FFR extra
- II. — 1,0% Bleu brillant pour laine FFB extra III. — 1,2% Indocyanine brillante 6B
- IV. — 1,5 % Bleu solide pour laine GL
- V. — 1,0% Cyananthrol RX
- VI. — 3,0% Bleu Alizarine lumière 4GL
- VIL — 3,5 % Indigosol O6B
- VIII. — 3,0% Bleu Indigosol AGG.
- Ces nouvelles normes se trouvent à la disposition des teinturiers, depuis le 15 septembre dernier on peut se les procurer en s’adressant au Dr. Krais, Président de l’Echtheits Kommission à Dresde.
- Enfin, un certain nombre de producteurs de matières colorantes ont décidé d’indiquer dans leurs cartes la solidité à la lumière pour trois intensités différentes qui sont entre elles dans le rapport 1/3 à 1 et à 2. Les intensités 1 sont choisies de telle sorte qu’elles se correspondent quelle que soit la nuance et quelle que soit la fibre, à l’exception des bleus marine et des noirs qui serontévalués en tons plus foncés. Les indices de solidité à la lumière pour l’intensité 1 sont exprimés en caractères gras.
- Ainsi que l’ont indiqué les auteurs de cette manière d’évaluer les solidités, la mise en application de cette méthode représente un travail considérable qui nécessitera beaucoup de temps. Il faut ajouter que l’adoption de ce système n’est pas encore générale : seuls l’I. G. Farbenindustrie,
- (2) Voir R.G.M.C., 1936, p. 140.
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- LES TYPES ADOPTÉS POUR DÉTERMINER LES SOLIDITÉS DES COLORANTS
- la CIBA, les Sociétés Geigy et Sandoz l’appliquent jusqu’ici.
- Mais la question des types adoptés, mise à part, il reste à définir le mode opératoire, c’est-à-dire les conditions dans lesquelles doit se faire l’exposition à la lumière. On est d’accord pour conseiller d’exposer les échantillons sous verre dans la direction sud sous un angle de 45°; jusqu’à ce que l’échantillon à examiner commence à se modifier. Afin de gagner du temps, surtout dans les pays au ciel couvert, on a proposé divers modèles de lampes électriques. C’est ainsi que la Calico Printers’ Association a construit un appareil appelé « Fading lamp » composé d’une lampe à arc autour de laquelle on peut exposer 32 échantillons dans une enceinte refroidie et dont l’atmosphère est maintenue à humidité et à température constantes. Un autre dispositif est réalisé dans le « Fugitometer » également utilisé par les Anglais et dans le « Fadeometer » préconisé par les Américains.
- Enfin, on rappellera qu’on aaussi utiliséla lampe à vapeur de mercure, mais les résultats qu’on obtient ainsi, très rapidement il est vrai, n’ont souvent aucun rapport avec ceux que donne le soleil. Il est possible que la « lumière du jour » que permet d’obtenir l’appareil de M. Toussaint, décrit par M. le Chanoine Pinte (voir R.G.M.C., juin 1937, p. 225), puisse fournir des renseignements plus conformes.
- Ces mêmes auteurs ont d’ailleurs poursuivi des recherches, depuis plusieurs années, afin d’élaborer une méthode de détermination de la soliditéà la lumière, qui serait exempte des inconvénients signalés plus haut.
- On se rend facilement compte du peu de précision que comportent les essais de solidité d’échantillons jaunes, orangés ou rouges lorsqu’il faut comparer l’affaiblissement des teintes par rapport aux 8 types qui tous sont, comme on l’a vu, de nuance bleue.
- Dans le butd’arriver à une estimation se rapprochant plus d’une valeur absolue et non relative,
- MM. Pinte et Toussaint ont utilisé deux appareils. L’un est le Photocolorimètre T.C.B. dontleprincipe a été décrit ici même et l’autre estun appareil héliostat, l’Insolamètre de M. le Chanoine Pinte. Ce dernier permet d’exposer les échantillons directement au soleil dont il reçoit les rayons perpendiculairement à sa surface. L’appareil est muni d’un mécanisme qui ne permet l’insolation quesi l’intensité de la lumière solaire dépasse une certaine limite ; autrement un écran vient s’interposer. Ces conditions s’écartent, comme on voit, des prescriptions adoptées à l’étranger. Quant à la mesure de l’affaiblissement des teintures, elle est réalisée au moyen du photocolorimètre en comparant les courbes d’absorption de la teinture avant et après qu’elle a reçu un flux lumineux de quelques millions de lux-heures.
- Les résultats ainsi obtenus ont été exposés par les auteurs au Congrès de la Fédération des Chimistes du Textile et de la Couleur à Salzbourg au mois de mai dernier.
- Ainsi qu’il ressort de ces considérations, on voit que les exigences de la clientèle demandent une longuesérie de solidités, outre celle à la lumière. Les publications des associations allemande, anglaise, américaine, polonaise, etc. les ont suffisamment précisées pour qu’il soit inutile de les reproduire ici.
- Pour la solidité au lavage, la commission anglaise a fait construire une machine spéciale dans laquelle les échantillons se trouvent enfermés dans des récipients en acier avec les réactifs. Il y a 24 de ces pots répartis sur la périphérie d’une roue tournant à la vitesse de 40 tours/minute et immergée à moitié dans un bain-marie dont la température est maintenue constante. Lesconcen-trations des réactifs diffèrent légèrement dans les prescriptions anglaise et allemande.
- Il est bien certain qu’on n’a pas encore atteint le procédé parfait et que ces méthodes soulèvent des objections, mais il est toujours permis d’espérer qu’on peut les perfectionner.
- A. W.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- TEINTURE
- Quelques méthodes analytiques utilisées pour l’identification des défauts de teinture. -H.-R. HIRST. — Society oj Dyers and Colourists, février 4 937, p. 45-50.
- L auteur communique les méthodes qui, dans la pra
- tique, lui ont donné satisfaction pour caractériser les défauts de teinture.
- Défauts de teinture causés par la présence ^impuretés naturelles ou artificielles. — Certaines impuretés peuvent avoir une action dommageable sur la laine ou bien accelérer ou retarder l’absorption des colorants
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- par les fibres de laine. La laine, onle sait, est particulièrement sensible à l’action des solutions alcalines (carbonate, savon, borax). Certains résidus d’alcalis, provenant du dégraissage préalable de la laine, sont neutralisés et éliminés par le bain de teinture; il importe donc de rechercher sur la laine les acides gras et l’huile adhérant à la laine après acidification dans le bain de teinture, de façon à se rendre compte si le traitement a été satisfaisant ou non.
- On utilise ordinairement l’éther pour extraire les matières grasses, dont on trouve la quantité en évaporant le solvant.
- Dans le cas de laine pouvant contenir des résidus de savon ou des huiles oxydées, une extraction par l’alcool absolu est nécessaire.
- Une extraction par l’alcool seul est préférable, on peut se dispenser d’une première extraction par l’éther de pétrole. On examine le résidu quant à l’alcalitotal, aux acides gras libres et aux acides gras oxydés et non oxydés. Les variations de nuances dans la laine sont dues très souvent à des variations dans le dégraissage.
- Pour déterminer l’alcali adsorbé, on place un échantillon pesé de laine dans une suspension aqueuse d’acide téréphtalique, abandonnant pendant la nuit et titrant une partie aliquote par de l’acide sulfurique, après avoir chauffé pour coaguler l’excès d’acide téréphtalique et filtré, la quantité d’acide sulfurique utilisée étant équivalente à celle d’alcali dissoute par l’acide téréphtalique. Cette détermination doit être faite après extraction par l’alcool pour enlever le savon, ou bien alors on peut analyser deux échantillons, l’un quant au savon et l’autre quant à l’alcali total, la différence représentant l’alcali adsorbé.
- On peut aussi déterminer le pH de différentes parties d’un tissu, en faisant tremper 1 gr. de matière dans 50 cc. d’eau distillée, pendant 24 heures dans des flacons bouchés, en agitant de temps à autre. •
- Une méthode simple pour constater une répartition inégale de l’alcali consiste à vaporiser les échantillons dans de la vapeur sèche à 100°C ou au-dessus, lorsque des taches brun-jaunâtre apparaissent, dans ce cas la coloration donne une idée grossière de l’alcalinité.
- Examen des défauts de teinture. — Dans l’analyse des défauts de teinture, les épreuves sont ordinairement comparatives, de sorte que les différences en valeurs quantitatives sont plus importantes que des valeurs absolues.
- On détermine les acides minéraux en traitant par une solution titrée de téréphtalate de sodium ou de pyridine, et titrant la liqueur résiduelle; également en comparant le pH, comme ci-dessus. Il est intéressant de noter que l’un des acides les plus faibles (acide carbonique) a une influence nette sur la teinture de la laine.
- A noter également que l’action de la vapeur humide ou de l’eau chaude augmente l’affinité de la laine pour
- les colorants. Le séchage à la rame après un exprimage irrégulier du tissu peut provoquer des inégalités de nuance.
- Détection des importés métalliques. — On peut déceler sur la laine, comme métaux courants dans les installations industrielles : 0,003 % de fer, 0,003% de cuivre et 0,002 % de plomb. A un taux supérieur, ces impuretés métalliques ne proviennent plus de frô-lures ou d’éclaboussures, elles peuvent être suspectées.
- A la lumière ultra-violette filtrée, les taches métalliques forment des marques ou des taches foncées. On peut procéder à une analyse suivant la méthode de Allport et Skrimshire (Analyst, 1937, 27, p. 440). On dissout de la laine dans un mélange d acides nitrique et sulfurique dans un flacon de Kjeldahl. On divise en deux parts la solution diluée, l’une destinée à la recherche du plomb, l’autre pour le cuivre et le fer, lorsque la quantité de l’échantillon est limitée.
- On sépare le plomb des autres métaux en agitant avec une solution chloroformique de dithizone. Après avoir éliminé le chloroforme par évaporation, on chauffe le résidu avec les acides sulfurique et nitrique, jusqu’à ce que la solution devienne incolore, ensuite on dilue et l’on ajoute de l’ammoniaque, du cyanure de potassium et finalement du sulfure de sodium. On obtient une « solution » colorée que l’on peut comparer à une solution type de sulfure de plomb. On examine l’autre portion quant au fer et au cuivre. On peut éliminer le fer par l’ammoniaque et le doser colorimétriquement sous forme de thiocyanate. On ajoute du diéthyldithiocar-bamate de sodium à la solution contenant du cuivre; on compare colorimétriquement la solution brune formée à une solution type de sulfate de cuivre traitée pareillement. On détermine le chrome en chauffant la laine avec de l’acide nitrique et de l’acide perchlorique et l’on titre la solution avec du sulfate double de fer et d ammonium, en présence d’acide diphénylamine sul-fonique comme indicateur.
- Origine et effet des impuretés métalliques. — On trouve souvent des taches métalliques et en particulier de cuivre sur la laine. Ce sont surtout les rouleaux en cuivre mal entretenus qui laissent des traces de cuivre. Avec des traces minimes de cuivre, l’effet de ce métal peut se manifester avec des colorants qui sont sensibles au cuivre. On trouve toujours du fer dans les fils et les pièces non teints, ainsi qu’on peut le constater par l’épreuve au sulfocyanure d’ammonium. Le fer provient des cardes, des peignes, des gill-boxes.
- On a trouvé des traces de plomb en même temps que des traces de fer étamé-
- On a constaté que le zinc éclaircissait les nuances, même celles au chrome.
- Ces accidents se feront de plus en plus rares avec l’utilisation des métaux inoxydables.
- Défauts de réserve. — Les graisses solides à la température de la cuve mais non les huiles peuvent
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- réserver l’indigo. Dans une cuve d’indigo déficiente en ammoniaque, les huiles peuvent faire réserve probablement parce que le bain légèrement acide ne peut pas pénétrer la couche huileuse, tandis qu un bain légèrement alcalin possède cette propriété.
- On peut attribuer une teinture mal unie à quelque agent chimique ou physique ayant réagi sur la laine et altéré ses affinités pour les colorants. Dans de tels cas, le teinturier n’a plus guère de chances d’obtenir des nuances unies, sans faire appel à un démontage énergique.
- Les acides, les alcalis, les actions de la chaleur et de la lumière et aussi de l’acide sulfureux causent fréquemment du mal uni dans les teintures et il n’est pas toujours possible de différencier chimiquement ces causes.
- En ce qui concerne le démontage des teintures, on a remarqué que les teintures sur laine endommagée se démontent plus facilement que les teintures sur laine normale. De la laine qui a été démontée plusieurs fois avec des alcalis ou des agents de démontage avant la teinture finale se trouve modifiée de telle façon que les colorants acides normalement solides au lavage sont rendus très fugaces à l’égard d’un savonnage.
- Défauts de carbonisage. — Les taches de carbonisage dues à une action plus énergique de l’acide se traduisent par des nuances plus claires, même après un démontage. Cependant, si la laine a été attaquée au préalable par les alcalis, avant le carbonisage, on peut obtenir des résultats différents. Ainsi de la laine traitée par une solution de carbonate à 0,5 % séchée et carbonisée, se teint en nuance bien plus foncée que la laine ayant été seulement carbonisée. Après démontage en ammoniaque, la laine traitée préalablement au carbonate se teint en nuance plus claire que la laine simplement carbonisée. La laine surcarbonisée, soit par imprégnation irrégulière, soit par chauffage inégal, se teint ordinairement en nuances plus claires après démontage. Il est fréquemment nécessaire de distinguer les teintures mal unies par suite d’un carbonisage irrégulier de celles qui résultent d’une attaque par le mildiou. Dans les deux cas, on trouve souvent des fibres endommagées.
- Sur de la laine non teinte, le microscope permet de déceler la présence du mildiou, mais sur de la laine teinte, il n’en est plus de même.
- Le réactif de Pauly est très précieux dans ce cas; il colore la laine qui a été endommagée mécaniquement (écailles enlevées partiellement ou aussi chimiquement). Ce réactif permet de déceler les actions dommageables subies par la laine cardée.
- Effet de la lumière. — Cunliffe (J. Textile Inst., 1936, 27, p. T29) a montréque, lorsque la laine est exposee à la lumière, le pH décroît et l’intensité de la réaction de Pauly, mesurée par la méthode de Riming-ton, augmente avec le temps.
- Une autre méthode due à Burgess (J. Textile Inst., 1934, 25, p. T 289) utilise une solution tamponnée de trypsine qui a la propriété de dégrader la fibre de laine en un temps proportionnel à l’importance de l’endommagement. (Voir R.G.M.C. 1936, p. 173et 1937, p. 149).
- Résistance de la laine aux attaques bactériennes. — Une solution de trypsine convient particulièrement pour ces essais, car elle est plus active que les bactéries.
- Laine endommagée par le chlorage- — Le moyen le plus pratique pour évaluer l’attaque de la laine est probablement la mesure de l’absorption des colorants dans des conditions déterminées. Trotman a trouvé que le Rouge Kiton G, employé à froid en solution acide, donne une mesure quantitative de l’attaque de la laine par le chlorage. On traite l’échantillon pendant 1 heure dans une solution de colorant acidifiée et l’on compare la liqueur de teinture partiellement épuisée à une solution type de colorant. (Voir R.G.M.C. 1935, p. 68).
- Une solution tamponnée de bleu méthylène au pH 7 donne de bons résultats; elle opère quantitativement. On dose l’excès de colorant dans la solution, après contact avec la laine attaquée, par titration avec du chlorure titaneux. La quantité de colorant absorbée par la laine sert à mesurer l’importance de l’attaque.
- Défauts dans la laine en bourre- — La laine en bourre teinte, peut présenter du mal uni ayant différentes causes; l’action de la lumière et des intempéries sur les pointes des loquets de toison produit une désintégration de la substance laine, avec formation d’acide sulfurique, et cette laine attaquée possède une affinité plus grande pour les colorants. A la lumière ultra-violette filtrée, les parties attaquées fluorescent en blancet non en bleu comme la laine saine-
- Détection des taches d'huile. — La lumière de l’ultra-violet a une valeur particulière pour identifier des traces d’huile, par exemple dans l’examen de matière insaponifiàble dans les huiles et pour rechercher si les huiles ont subi une oxydation ou non, en particulier dans le cas d huiles minérales de graissage. Lorsqu’on peut extraire de la laine une quantité suffisante d’huile, on saponifie avec de la potasse alcoolique. On dilue ensuite avec de l’eau, on agite avec de l’éther de pétrole, pour enlever la matière insaponifiable et on ajoute de l’acide pour libérer les acides gras, qui sont traites par de 1 éther de pétrole pour éliminer les acides gras non oxydés et finalement par de l’éther éthylique pour dissoudre les acides gras oxydés. La quantité d’acides gras oxydés donne généralement une indication sur l’histoire de la substance- Une valeur élevée indique, soit un long magasinage dans le cas d’huile d’olive, soit la présence d’une huile facilement oxydable, si la période de magasinage a été courte. Le dégraissage des pièces n est pas influencé parla présence d’huile d’olive légèrement oxydée. Certaines oléines
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- développent un composé d’oxydation jaune sur la laine pendant le magasinage. Il en est de même des huiles minérales. La couleur jaune, même si on l’élimine par un nettoyage énergique, laisse la laine dans un état où elle se mouille plus facilement et possède plus d’affinité pour les colorants. Ce résultat est dû probablement à une diminution de la tension interfaciale, qui permetà la solution de colorant de prendre un contact intime avec la laine.
- Taches de roussi et défauts divers. — Récemment, on a trouvé que le réactif de Pauly peut servir à indiquer le roussissement de la laine par le repassage. On traite la laine par le réactif et on lexamine au microscope. Les fibres quin’ont été attaquées que légèrement par le repassage paraissent gonflées et sont colorées fortement par le réactif. La matière qui a été soumise à un repassage plus sévère a l’apparence de fibres pour brosserie, avec des houppes bi ou trifurquées.
- On peut tirer des conclusions utiles en examinant les extrémités de fibres. Les fibres de laine saines se cassent avec des bouts propres. Les fibres qui ont été attaquées par des micro-organismes ou par les acides, présentent des extrémités hérissées et les extrémités des fibres qui ont été mangées par les larves de mites ont une apparence irrégulière.
- La réaction d’Allwôrden est parfois utile pour déceler des dommages commençants sur les fibres de laine. La laine nouvelle montre la réaction, mais la laine endommagée ne la donne pas. On applique la réaction en immergeant dans de l’eau de chlore à demi saturée et en sortant la fibre lorsque les bulles caractéristiques apparaissent. (Voir R.G.M.C. 1 936, p. 86).
- Une solution de bleu de Nil est un réactif colorant la moisissure hyphae, mais, comme elle colore aussi les graisses et les huiles, elle peut donner lieu à des confusions.
- Il est arrivé que beaucoup de pièces blanchies au soufre présentaient des taches brun-jaunâtres dues à la présence de sélénium accompagnant le soufre.
- On décèle le sélénium en calcinant 5 gr. de laine humectés au préalable avec de l’eau oxygénée 100 vol. contenant quelques gouttes d’acide nitrique. On transfère la masse carbonée dans un ballon à distiller avec 25 cc-d’une solution de brome à 10 % dans de l’acide brom-hydrique concentré et distillée jusqu’à ce que les vapeurs soient incolores. On décolore le distillat avec de l’acide sulfureux et l’on ajoute 1 cc. de solution de gomme arabique à 10% et 5 cc. de chlorhydrate d hydroxylamine à 5 %, puis l’on chauffe pendant 1 heure. Après un repos d’une nuit, on compare la couleur à celle d’une solution type de sélénium.
- D’autres défauts bien connus proviennent de la torsion des fils peignés qui sont clairs ou foncés suivant l’angle sous lequel on les examine. Une apparence d’inégalité peut résulter d’un manque de tension dans la chaîne pendant le tissage.
- De tels défauts dans les gabardines ne sont pas dus
- à des variations dans le traitement chimique, on les recherche par des moyens physiques.
- L. B.
- Sur l’application pratique des combinaisons de colorants substantifs et de colorants basiques sur coton. — S. LATKIEWIGZ. — Melliand Tex-tilberichte, janvier 1937, p. 74.
- Les usines F. Bayer et C° avaient recommandé la chrysamine, colorant azoïque renfermant des fonctions carboxyle et hydroxyle et ressemblant en cela à l’acide gallique, pour mordancer le coton à teindre en colorants basiques.
- Par la suite, on utilisa beaucoup les combinaisons de teintures directes avec remontage en basiques. En Hollande, par exemple, il y a 35 ans, on produisait beaucoup l’article bleu marine avec bleu direct remonté avec bleu marine basique. On a teint également l’article flanelle grattée en bleu pur Diamine, remonté avec bleu Victoria B- Mais, bien entendu, la solidité laissait à désirer.
- On teignait aussi en donnant un fond de colorant direct, sur lequel, après séchage, on mordançait en tanin que l’on fixait à l’émétique, ou au sel de fer. Finalement on remontait en colorant basique ; ce procédé était long.
- En appliquant les phénols sulfurés tels que le Kata-nol O, les opérations se simplifient, car le mordançage du coton est réalisé en même temps que la teinture en colorant direct.
- A titre d’exemple, on donne le fond avec 6 grs de Katanol, 2 grs de carbonate de soude calciné, dans 1 litre d’eau que l’on additionne de 50 cc de solution de sel marin 25 %, plus de 1 gr. de colorant direct, dans la même quantité d’eau, le tout porté à 2 litres. On chauffe à 80° C et on traite pendant 2 heures. Après rinçage on teint en colorant basique, sans addition. Par ce procédé, la solidité est meilleure que par l’ancien procédé de teinture et les frais supplémentaires sont peu importants.
- On améliore éventuellement la résistance à la lumière par un traitement en Auxanine B.
- L. B.
- IMPRESSION
- Développement, progrès et avenir de l’impression au film. — E. PFEFFER. — Klepzig's Textil-Zeitschrift, août 1937, p. 466-467.
- Depuis son apparition en 1926, en Amérique, l’impression au film s’est rapidement développée. Au début les caches étaient confectionnés par peinture du dessin à la main, sur de la gaze pour meunerie et moins souvent sur de la gaze de soie qui manque de résistance aux couleurs alcalines. Par la suite, on a utilisé, pour la fabrication photochimique des caches, des tissus en fils de bronze phosphoreux spécial.
- Il n’est pas indiqué d’employer de la gaze de soie
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- ou du fil sulfurisé (Glasfaden). Actuellement on peut réaliser photographiquement les dessins au rapport sur caches, d’où grande économie de temps.
- Les caches en fils de bronze phosphoreux coûtent moins cher et durent plus longtemps que ceux en fils de soie ou autre textile; on peut les nettoyer par calcination ou lessivage; ils donnent des contours et des rapports plus nets du fait de leur raideur et de leur bonne tension sur le cadre du pochoir.
- Pour bien réussir l’impression au film, il importe que la longueur de la table soit convenable, que le meca-nisme de mise au rapport soit parfait, que les caches soient bien tendus et que le dispositif de séchage soit bien approprié.
- On n’a pas réussi à réaliser mécaniquement l’impression au film.
- Pour obtenir une impression bien au rapport, le tissu doit être collé bien tendu sur le doublier de la table. Une bonne colle pour cet usage est la Colloré-sine DK.
- Dans la plupart des cas, on sèche le tissu sur des chassis d’étendage placés au-dessus de la table d’impression.
- Jusqu’à ces derniers temps, on vaporisait en chaudière à étoile, mais actuellement, pour l’impression au film, on se sert de plus en plus de Mather-Platt spéciaux dans lesquels le tissu circule sur l’envers, évitant les rappliquages et qui assurent une plus grande production.
- La composition des couleurs est la même que pour l’impression au rouleau. Comme épaississant on emploie l’amidon-adragante et les gommes facilement solubles.
- Dans l’impression au film, la consommation de couleur est plus élevée que dans l’impression au rouleau. Les couleurs sont coupées dans les mêmes proportions.
- Aujourd’hui on imprime au film une grande quantité de tissus d’habillement et d’ameublement. L’industrie des affiches publicitaires recourt à l’impression au film. En somme, l’impression au film est assurée d’un bel avenir-
- L. B.
- Sur les fibres artificielles, les fibres artificielles mélangées et leur teinture. — W. K. — Das deutsche Wollen-Gewerbe, févtier 1937, p. 261-263.
- Il faut prendre beaucoup de soins pour teindre les fibres artificielles non filées, car, si elles se pelotonnent, le bain ne peut plus pénétrer dans la masse de teinture. Généralement on teint les filés de fibres artificielles de la même manière que les filés de schappe artificielle ou du coton, sur des appareils mécaniques à guindres en porcelaine. Mais, de plus en plus, on teint ces filés sous forme de canettes, de bobines croisées ou d’en-souples- La teinture des pièces tissées ou tricotées est réalisée sur bac à tourniquet à parois lisses, avec tourniquet et roules de détours entraînés mécaniquement.
- On ne blanchit les filés de fibres artificielles que pour
- obtenir le grand blanc ou des nuances très tendres. On applique, soit le blanchiment au chlore, soit le blanchiment combiné au chlore et à l’oxygène, soit encore le blanchiment uniquement à l’oxygène (eau oxygénée ou peroxyde de sodium). Il est recommandable de traiter la marchandise plus longtemps, par des bains plus faibles et de ne pas trop pousser le blanchiment.
- Le blanchiment au chlore ne convient pas pour les filés mixtes renfermant de la laine ou de la soie.
- Avant teinture, les filés sont nettoyés avec des sul-fonates d’alcools gras ou similaires- On teint aux colorants substantifs, basiques et, pour une grande solidité, on emploie, les colorants au soufre (sauf pour les filés mixtes contenant de la laine ou de la soie) et des colorants pour cuve.
- Dans la teinture aux colorants directs, l’addition d’alcalis (carbonate de soude) doit être évitée, car elle altérerait la fibre et retarderait la montée du colorant. On ajoute au bain les adjuvants qui assurent l’unisson des colorants.
- Dans la teinture en colorants basiques, le mordant au katanol donne des nuances moins vives que le mordant tanin-émétique.
- Parmi les colorants substantifs, les uns sont teints sans traitement subséquent, d’autres sont diazotés et développés et d’autres, enfin, sont traités en formaldéhyde; on évite le traitement en sels métalliques qui durcit les fibres-
- Dans la teinture en colorants au soufre, il faut avoir soin d’ajouter à la dernière eau de rinçage de 1 acétate de soude, pour éviter une attaque ultérieure des fibres. Les colorants au soufre conviennent spécialement à la teinture des déchets de fibres artificielles mélangées de déchets de rayonne à 1 acétate de cellulose.
- La teinture en colorants de cuve s’opère beaucoup sur bobines et sur canettes- On remédie aux effets gênants du gonflement des fibres sous l’action des bains alcalins et chauds, en employant des colorants qui montent en bains faiblement alcalins et à basse température, et en confectionnant des bobines et des canettes peu serrées. En outre, on ajoute des produits d’unisson et de pénétration.
- Les filés mixtes avec de la laine sont plus difficiles à teindre; on les teint comme des fils mi-laine en un bain ou mieux, pour obtenir des nuances plus solides, en deux bains-
- L. B.
- Epaississants dans l’impression au film. — A. FRANKEN. — Klepsig's Textilseitschrift, mai 1937, p. 312-313.
- Les épaississants des couleurs d’impression doivent avoir, outre une certaine consistance, le pouvoir de supprimer la capillarité des parties de fil où de tissu imprimées.
- Etant donné que, pour l’impression, on n’utilise que des tissus bien hydrophilisés, les forces capillaires du
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- tissu ne peuvent être suppriméesqu’avec des substances choisies comme épaississants, qui, dans le vaporisage, attirent l’eau et gonflent plus rapidement que ne le font les parties non imprimées du tissu.
- C est pourquoi on ajoute des substances hygrosco-piques, comme par exemple, la glycérine, en quantité non exagérée. On est donc conduit à choisir des épaississants dont les propriétés hygroscopiques correspondent exactement à celles du tissu imprimé et à l’état de saturation de la vapeur dans le vaporisage.
- Comme substances fournissant, par gonflement avec 1 eau, des pâtes colloïdales, on dispose des gommes naturelles et des adragantes, dont la constitution chimique est encore peu connue et dont on sait seulemenr qu’elles secomposent essentiellement d’acides organiques à poids moléculaire élevé. Le deuxième groupe d’épaississants comprend l’amidon et ses produits de transformation tels que la Collorésine ou les british-gums, l’amidon grillé et la dextrine. Tandis que la Collorésine est un éther cellulosique, la british-gum et la dextrine résultent de la désagrégation de l’amidon et contiennent à côté d’amidon non transformé, des résidus de molécules d’amidon, parmi lesquels le sucre constitue la plus grande partie dans la dextrine.
- Suivant l’aptitude au gonflement des substances citées on obtient, par parties égales d’épaississant et d’eau, des épaississants de consistance très différente, puisque la collorésine, les épaississants de gomme de caroube, l’adragante et l’amidon, sont capables d’absorber beaucoup plus d’eau que les gommes, certaines qualités de british-gumm et la dextrine. Il faut tenir compte de ces différences dans la préparation des couleurs et des apprêts, puisque du gonflement dépend la viscosité des épaississants. Dans l’impression au rouleau, on peut employer des couleurs très visqueuses, car, par suite de la pression élevée exercée entre le rouleau imprimeur et le rouleau presseur, les couleurs sont pénétrées dans le tissu, de sorte qu’avec des couleurs épaisses, la surface du tissu est garnie assez profondément de couleur-
- Par contre, lorsqu’on travaille avec des machines automatiques à imprimer en relief, il faut préparer des couleurs plus fluides, sans cela, les contours s’écrase-seraient et ne seraient plus nets. Dans l’impression en relief, on ne peut pas supprimer cet effet de l’écrasement en employant des pressions élevées, puisque des couleurs trop épaisses étant si consistantes qu’elles ne peuvent pénétrer dans les espaces capillaires compris entre les fibres textiles, sont forcément étalées par écrasement-
- Dans l'impression àla main (au film ou à la planche) on est encore plus tenu d’employer des couleurs pas trop épaisses. Comme dans l’impression à la planche, l’application de la couleuret l’enlèvement de la planche ne s’effectuent pas avec la régularité d’une machine, il faut que les épaississants puissent s’égaliser d’eux-mêmes. On emploie donc des épaississants assez fluides
- et l’on assure la netteté de l’impression et le non coulage des couleurs, en utilisant des épaississants qui présentent une teneur suffisante en substance sèche.
- Dans l’impression au film, qui a presque supplante l’impression à la planche, les couleurs trop fluides ne conviennent pas, parce qu’elles se laissent râcler plus difficilement, et qu’elles s’infiltrent facilement entre la gaze et le tissu en donnant des contours flous et qu en plus on obtient au film des soubassements unis bien plus facilement que dans l’impression à la planche.
- D’autre part, les épaississants ne doivent pas non plus être épais, pour l’impression au film car, bien que facilitant leur étalement à la râcle, ils gêneraient leur pénétration dans le tissu. En outre, des couleurs épaisses restent facilement dans les mailles de la gaze. Par conséquent, on attache une grande importance, dans l’impression au film, au bon pouvoir de pénétration et à l’étalement facile réalisable par une fluidité pas trop élevée.
- Or, comme il est actuellement difficile de se procurer certaines qualités d’adragante ou de gommes peu facilement solubles, on est obligé d’employer en grande quantité l’amidon ou ses produits de transformation. Dans l’impression au film, encore plus que dansl’impres-sion au rouleau, le peu de liant des épaississants d’amidon est une gêne, car si l’on diminue trop la quantité d’amidon dans les couleurs, l’impression coule lors du vaporisage. On est donc obligé d’avoir recours à des produits de transformation de l’amidon, qui donnent des couleurs moins épaisses. Les meilleurs produits sont ceux dont la molécule n’est pas désagrégée jusqu’au sucre, car ce dernier ne donne pas de solution colloïdale et diffuse, par suite, à travers les fibres, en favorisant le coulage des impressions-
- On diminue la grande viscosité, le durcissement des épaississants d’amidon par addition d’une huile appropriée. Aux épaississants alcalins, on ne peut ajouter d’huile saponifiable, comme c’est le cas pour les couleurs au chrome. Sous l’action prolongée de l’alcali, ces huiles formeraient des savons qui produiraient de la mousse dans les couleurs à imprimer ; les acides aromatiques sulfonés présentent aussi cet inconvénient. Il reste la ressource d’employer les huiles dénommées Printogène, si l’on veut supprimer ces ennuis. Dans l’impression au film, on emploie beaucoup le Printogène W qui s’émulsionne facilement.
- D’après H. Gerber (Melliand Textilberichte 1937, p. 316) les couleurs épaissies à la gomme pénètrent mieux que les couleurs épaissies avec de l’amidon ou de l’adragante, parce que, probablement, les épaississants de gomme présentent sur le tissu une tension superficielle plus faible que celle des épaississants d’amidon.
- En outre, les épaississants d’amidon les moins visqueux laissent le moins de blanc sur l’envers des tissus imprimés; ce sont eux qui font pénétrer le mieux les
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- impressions. Dans un épaississant, la teneur en substance sèche joue également un rôle.
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- Le vanadium dans l’impression textile. — Anonyme. — The Dyer and Textile Printer, juin 1937, p. 647-048.
- Découvert par Del Rio et Sefstrom, le vanadium fut utilisé pour noir d’aniline par Lightfoot (dont le brevet date de 1871) qui, en 1875, reconnut que ce métal pouvait remplacer le cuivre (dont les sels cuivraient les racles des rouleaux d’impression). Dans les premiers noirs au vanadium, on employait le métavanadate de sodium ou d’ammonium et non le chlorure de vanadium qui constitue un perfectionnement. Ainsi préparés, les noirs n’avaient aucune action sur la gravure des rouleaux et les mélanges épaissis se conservaient mieux.
- Friedlander proposa l’emploi du vanadate de plomb insoluble, ce qui permet d’éviter la formation de noir dans la couleur à imprimer. Ce sel se solubilise et réagit pendant le vaporisage.
- On estime qu’une partie de vanadate dans 270.000 parties de couleur suffit à transformer le sel d’aniline en noir, en présence de la quantité de chlorate nécessaire.
- M. Witz (Bull. Soc. Ind. Rouen V. p. 159), dans son hypothèse sur l’action du vanadium sur les chlorates dans la production du noir d’aniline, admet que l’action du vanadium réside dans ses propriétés marquées d’oxydation et de réduction alternatives- En fait, l’oxydation du noir peut être accélérée ou retardée lorsqu’on fait varier la teneur en vanadium sous forme de sels-
- On utilise principalement le chlorure de vanadium, qu’on peut préparer comme suit, à partir du vanadate d’ammonium :
- 10 grs vanadate d’ammonium;
- 40 grs acide chlorhydrique 21° Bé;
- 100 cc eau;
- 10 cc glycérine 28° Bé.
- Faire bouillir jusqu’à coloration bleue (chlorure de vanadium) et diluer la solution à 10 litres.
- Pour le noir d’aniline au vanadium, faire bouillir :
- I 1b (453 gr. 5) avec
- 5 pints (2 lit. 800) eau; ajouter
- 6 oz (170 grs) chlorate de soude, à chaud- Refroidir et ajouter :
- 1,25 1b (567 grs) sel d’aniline dissous dans
- 1 pint (0 lit. 56) eau. Porter à
- 1 gal. (4 lit. 54) ; au moment de l’emploi et à froid, ajouter :
- 5 '8 glass (de verre) (1) de solution de chlorure de vanadium (1:1000).
- Le réactif doit être parfai tement réparti dans la couleur, sinon des irrégularités se produiraient dans les noirs.
- (1) Le terme glass n’est pas une mesure généralement adoptée, c’est la contenance d'un verre.
- Comme épaississant on emploie aussi les british-gums, dont les sortes foncées peuvent retarder l’oxydation des noirs au vanadium. Dans certains cas il est nécessaire d’employer jusqu’à 20 fois la quantité habituelle de vanadate.
- La dextrine, de par ses propriétés réductrices retarde l’oxydation, en sorte qu’il faut employer la plus grande quantité possible d’amidon, en vue de la profondeur du noir.
- Le vanadate a trouvé une application importante dans les couleurs pour cuve solubles, que l’on développe un peu à la manière du noir d’aniline. Pour vaporiser les couleurs pour cuve solubles, on emploie, par exemple :
- 50 grs Indigosol ou Soledon, dissous dans
- 2 pints (1 lit. 120) eau que l’on ajoute à
- 1/2 gall. (2 lit. 27) amidon-adragante ; ajouter
- 1/4 pint (0 lit- 140) chlorate de soude
- 4 Ib ou 1 kg. 814 par gall. ou 4 lit. 54) et, au moment de l’emploi
- 5/8 glass (de verre) solution de vanadate d’ammo-• 1°/
- nium I /o ;
- 5/8 glass (de verre) ammoniaque 25 %. Porter à
- 1 gall. (4 lit. 54) de couleur.
- On vaporise plus ou moins longtemps-
- Le danger d’une oxydation prématurée existe, par exemple, dans l’impression à la planche du noir au sulfocyanure et au vanadate.
- Les couleurs pour cuve solubles s’oxydent pareillement à la lumière solaire.
- On peut employer la solution de chlorure d’ammonium aussi pour le brun paramine et le brun fuscamine.
- Brun paramine :
- 4 oz ( 1 1 3 gr. 2) paramine en morceaux dissous dans 1,5 pint (0 lit. 840) eau chaude. Incorporer à
- 5 pints (2 lit. 800) amidon-adragante avec
- 1/4 oz (7 gr.) formol. Refroidir et ajouter :
- 4 oz (1 13 gr. 2) chlorate de soude dissous dans 1/2 pint (0 lit. 28) eau, puis ajouter
- 4 oz (1 13 gr. 2) chlorure d’ammonium dissous dans 1/2 pint (0 lit. 28) eau et au moment de l’emploi : 1/5 glass (de verre) solution de vanadate (1 :1000) ; porter à
- 1 gallon (4 lit. 54).
- Brun fuscamine :
- 5 oz (141 gr. 5) Fuscamine G dissous dans
- 3 glasses (verres) d’Acétine N et
- 1,5 pint (0 lit. 840) eau bouillante. Introduire dans
- 4 pints (2 lit. 24) amidon-adragante. Refroidir et ajouter :
- 5 oz (141 gr. 5) chlorate de soude dissous dans 3/4 pint (0 lit.-42) eau,
- 5 oz (141 gr. 5) chlorure ou nitrate d’amonium, dissous dans
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- NOUVEAUX COLORANTS
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- 3/4 pint (0 lit. 42) eau et
- 1 glass (verre) solution de vanadate (1:1000).
- Porter à 1 gallon (4 lit. 54) de couleur.
- Dans les cas en question, l’emploi de prussiate jaune de potasse donne une couleur plus stable que les mélanges précédents. Les tissus imprimés avec les
- couleurs dont les recettes ont été données, peuvent être vaporisés de la manière habituelle, en suite de quoi on peut les laver avec addition de 1 1b (453 gr. 5) carbonate de soude par 100 gall. (454 lit.) de bain à 140° F (60° C).
- L. B.
- NOUVEAUX COLORANTS
- Société pour l’Industrie chimique à Bâle.
- ROUGE NÉOLANE REG
- Sous cette désignation la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, lance un nouvel élément de la série des colorants Néolane qui s’apparente au point de vue nuance au Rouge Néolane RE, dont il se distingue par des propriétés de solidités à la lumière et au foulon améliorées..
- Base de Rouge Ciba IX et CIBANAPHTOL RCT.
- Par sa circulaire N° 467, la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, signale deux nouvelles combinaisons de Naphtols.
- La Cibanaphtol RCT présente une bonne affinité pour le coton et convient par conséquent à la teinture sur appareil. Il faut signaler tout particulièrement les bonnes solidités des combinaisons des Cibanaphtols RCT ou RTO avec la nouvelle Base de Rouge Ciba IX, au lavage, au chlore, au débouillissage alcalin et au blanchiment.
- La combinaison Cibanaphtol RTO + Base de Rouge Ciba IX donne d’excellents résultats en impression, le Cibanaphtol s’éliminant facilement des places non imprimées. La même circulaire illustre la combinaison Cibanaphtol RCTBase d’Orange Ciba IV recommandée pour de belles nuances orange vives, de très grandes solidités.
- ORANGE ROSANTRHÈNE 2R breveté.
- Par sa circulaire N° 461, la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, lance ce nouvel élément de la série des colorants diazo et Rosanthrène. L’Orange Rosanthrène 2R donne, développé au Bétanaphtol, des nuances un peu plus rougeâtres, développé en Développeur pour jaune C des nuances beaucoup plus rougeâtres que I Orange Rosanthrène R et d’une solidité à la lumière fortement améliorée. L’Orange Rosanthrène 2R convient à la teinture du coton et de la rayonne dans tous leurs stades de fabrication. Ses teintes sont d’une bonne solidité au lavage, à la sueur, aux alcalis, à l’eau et au soufre. La rayonne barrée est teinte uniformément. La rayonne acétate
- n’est pas suffisamment réservée. Les tissus mixtes de coton-viscose sont teints assez uniformément. La soie est teinte en bain neutre aussi bien qu’en bain faiblement acide ou qu’en bain de savon gras. Pour la teinture de la Wollstra, il est recommandé, pour obtenir des nuances ton sur ton, de combiner l’Orange Rosanthrène 2R avec les Oranges solides pour drap R et G. Les teintes de l’Orange Rosanthrène 2R sur coton, rayonne et soie sont rongeables en blanc pur.
- Jaune NÉOLANE 6GE
- Ce nouvel élément de la série des colorants Néolane de la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle, se distingue du Jaune Néolane 6G par une nuance un peu plus terne compensée par un bien meilleur unisson. Le Jaune Néolane 6GE convient à la teinture de la laine en filés comme en pièce en particulier comme élément de combinaisons grâce à son bon unisson. Le Jaune Néolane 6GE monte sur soie non chargée dans les mêmes conditions que la marque 6G, sur soie chargée un peu moins bien- Enfin, il est approprié à l’impression de la laine, de la soie et de la rayonne viscose. Ses teintes sur laine et sur soie sont rongeables en blanc pur à l'Hydrosulfite RWS Ciba.
- VIOLET CIBACETE RONGEABLE 5R breveté (circulaire No 471).
- Nouveau violet rougeâtre homogène pour rayonne-acétate, de bonne rongeabilité, lancé par la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. Le Violet Cibacète rongeable 5R donne des teintes d’une bonne solidité à l’eau, au lavage, à la sueur, aux acides et au frottement, Il possède en outre un très bon unisson, ce qui permet de le combiner avec les autres colorants Cibacète rongeables, les Jaune Cibacète GGR, Oranges Cibacète 2R et 4R, Ecarlates Cibacète G et BR, Rouges Cibacète GR, GGR, B et le Bleu Cibacète rongeable 3G. Le Violet Cibacète rongeable 5R est approprié à la teinture de tissus mixtes comportant du coton ou de la viscose. La laine et la soie sont légèrement teintées, mais peuvent être facilement nettoyées selon les méthodes courantes. Enfin, le Violet Cibacète rongeable 5R convient à l’impression directe sur rayonne acétate.
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- NOUVEAUX COLORANTS
- INVADINE MC (circulaire N° 468).
- Nouveau mouillant pour mercerisage lancé par la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle, qui présente une bonne solubilité dans des solutions assez fortement concentrées, 36° Bé., par exemple. L’Invadine MC est économique et ne mousse pas.
- MIGAFAR P (circulaire N° 469).
- Ce nouvel apprêt que lance la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, est recommandé dans les cas suivants :
- 1° Teinture de la pièce :
- a) Pour éliminer les farinures et blanchissures sur soie naturelle et sur rayonne.
- b) Comme agent d’avivage pour obtenir des nuances plus fraîches et plus fleuries.
- c) Pour égaliser des matages irréguliers.
- 2° Teinture en flottes :
- Comme agent d’avivage et de craquantage.
- 3° Teinture et dégraissage :
- Comme agent d’avivage pour les vêtements de soie, rayonne, coton et laine.
- JAUNE CIBACÈTE GGR
- Sous cette de'nomination la Société pour l’Industrie Chimique â Bâle lance un nouveau jaune pour rayonne
- acétate. Le Jaune Cibacète GGR donne une nuance un peu plus rouge que celle du Jaune Cibacète GGN et ne sublimant pas. Le Jaune Cibacète GGR est très légèrement inférieur à la marque GGN au point de vue solidité à la lumière, mais vaut à ce point de vue le Jaune Cibacète GN.
- Le Jaune Cibacète GGR est rongeable en blanc en teintes jusqu’à 2,5 %.
- Base de Bordeaux Ciba IV
- Ce nouveau produit de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle complète de manière heureuse la série des Bordeaux (circulaire N° 466). Cette Base donne avec le Cibanaphtol RCT ainsi qu’avec les Cibanaphtols RA, RK, RPH et RTO des teintes solides au lavage et au chlore d’une bonne à très bonne solidité à la lumière. La combinaison Cibanaphtol RA Y Base de Bordeaux Ciba IV convient tout particulièrement à la teinture sur appareil. La combinaison Cibanaphtol RCT — Base de Bordeaux Ciba II présente à côté d’une bonne solidité au lavage une bonne à très bonne solidité au débouillissage alcalin et au blanchiment.
- La nouvelle Base de Bordeaux Ciba IV se diazote très facilement, copule rapidement et unit très bien-Elle est également vendue sous la forme d’un sel dia-zoïque sous le nom de Sel de Bordeaux Ciba IV. Le Sel est à 20 % par rapport à la Base.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- TEINTURE
- Amélioration des qualités des teintures sub-stantives. —I. G. Farhenindustrie. -B. F.803.821, 27 mars 1936.
- On sait qu’on peut améliorer les solidités des teintures substantives sur fibres végétales par un traitement subséquent par des sels de bases organiques qui renferment de longues chaînes carbonées. Ces bases ammonium à azote pentavalent peuvent améliorer la solidité à l’eau, à la surteinture, à la sueur mais n’influent pas sur la solidité au lavage. On a trouvé que si on remplace ces bases par des bases aliphatiques ne contenant pas des chaînes très longues la solidité au lavage est accrue. Il semble que l’inefficacité des produits à longue chaîne réside dans le fait que leur combinaison avec les acides colorants, en dépit de leur insolubilité dans 1 eau se dissolvent dans les solutions de savon par suite de la présence de groupes à activité capillaire.
- Par exemple, une teinture à 3 % de Bleu Sirius BR est traitée avec une solution à environ 0,2 % du produit décrit plus loin, à 30° pendant 1/2 heure. La teinture présente une très bonne solidité au lavage. Le
- produit utilisé s’obtient en traitant la p-phénylènedia-mine par le chlorure de chloracétyle et chauffant la dichlorodiacétyl-p-phénylènediamine avec la pyridine.
- IMPRESSION
- Teintures et impressions solides. — I. G. Far-benindustrie. — B. F. 803.579, 20 mars 1936.
- On applique sur fibre des mélanges comprenant des sels alcalins de composants diazoïques pour azoïques insolubles, un nitrite et des composés de la formule
- R—N = CH—R’—X
- ou R est un radical cyclique et X un groupe solubilisant SO H ou CO H. On développe le colorant par un passage en acide. Exemple : on imprime sur coton la pâte de 15 grs o-tolidideoxynaphtoïque, 26 grs. de sulfobenzylidène aminobenzoyl amino diethoxy benzène, 20 grs d éthylènethiodiglycol, 20 grs soude à 34° Bé, 6 grs nitrite de sodium, 413 grs eau, 500 grs épaississant amidon adragante. On sèche puis on foularde dans une solution contenant 50 grs d’acide formique à
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- H
- 85 % par litre, sèche directement sur cylindre, rince et savonne bouillant.
- Réserves colorées solides. — Société Durand et Huguenin. — B. F. 803.590, 21 mars 1936.
- On imprime sur un tissu blanc, une réserve compre-nant un éther-sel de leuco pour cuve, de la gomme arabique, une matière couvrante comme de l’oxyde de zinc, du kaolin et un oxydant qui devient actif en bain acide. On sèche et foularde dans un bain contenant également un éther-sel de leuco et un oxydant qui est actif en milieu acide. Par exemple, on imprime sur coton les réserves suivantes :
- Ether-sel de leucodiéthoxy-6.6‘-thioindigo. 60 grs
- Phénol........................................ 25 --
- Urée........................................ 50 —-
- Eau.....................................• 235 —
- Epaississant gomme arabique 1:1........... 400 —
- Pâte d oxyde de zinc 1 :1.................... 200 —
- Nitrite à 20 %................................ 30 —
- 1000 grs
- On sèche puis on foularde dans un bain contenant :
- Ether-sel de leucodiméthoxybenzanthrone 5 grs
- Eau.......................................... 745 —
- Epaississant adragante....................... 200 —
- Nitrite à 20 %................................. 2 —
- puis, sans séchage intermédiaire, on développe pendant 8 secondes à 70° dans un bain contenant par litre
- 36 grs d’acide sulfurique. On rince, neutralise et savonne à chaud et obtient des réserves oranges sur fond vert.
- Perfectionnements aux modes d’impression.
- — Henri Paillot. — B. F. 803.985, 3 juillet 1935.
- Ce procédé consiste à serrer les écheveaux, flottes, filaments, rubans ou chaînes entre des surfaces en relief constituant le dessin ou motif à reproduire. Ces surfaces peuvent être en matières spongieuses ou absorbantes appropriées servant à emmagasiner provisoirement, par trempage, une certaine quantité de produit plus ou moins fluide ou pâteux.
- Procédé pour modifier les propriétés tinctoriales des textiles. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — B. F. 604.456, 31 octobre 1935.
- Une couleur d’impression contenant 100 parties de potasse à 50 %. 100 parties d’un épaississant à l'adra-gante à 60 pour 1000 est imprimée sur coton. Le tissu imprimé est séché et traité à 90-95° avec une solution de 5 à 10 % d’anhydride acétique dans l’essence minérale lourde jusqu’à ce que les endroits imprimés ne soient plus teints parles colorants directs, ce qui demande environ 1/2 heure. On sépare le tissu et sèche. En teignant avec les colorants directs (Bleu ciel direct verdâtre) les endroits non imprimés sont teints en bleu. Par contre, les colorants pour acétate (Jaune Cibacète R), ne se fixent que sur les endroits imprimés.
- BLANCHI MENT= APPRÊTS
- HYPOCHLORITE DE CALCIUM (I)
- Par Jacques OURISSON
- Malgré l’apparition au cours des vingt dernières années de nouvelles techniques et de nouveaux produits de blanchiment (chlore liquide, H2O2), les « chlorures décolorants », à base d’hypochlo-rite de calcium, de sodium, de potassium, ont conservé une importance industrielle considérable. Le chlorure de chaux est, dans ce groupe, le produit le plus important, le meilleur marché etrela-tivement le plus stable, et, au cours des dernières décades, tandis que la technique industrielle s’employait à améliorer ses qualités, les laboratoires, puis les usines s’efforcaient de produire un
- (1) La Société Industrielle de Mulhouse a bien voulu nous
- autoriser à reproduire cet article qui a paru dans son Bulletin.
- hypochlorite de calcium exempt de sa gangue inutile de chlorure et d’hydroxyde de calcium.
- La constitution du chlorure de chaux commercial a fait déjà l’objet de nombreux travaux dans la seconde moitié du siècle dernier. L’action du chlore sur la chaux produisant une molécule d’hy-pochlorite pour une de chlorure :
- 2Ca/OHD)2-2C12 =CaCl2 4- Ca(C10)2 + 2H20
- on était d’avis que la faible hygroscopicité du produit final annonçait autre chose qu’un simple mélange d’hypochlorite et de chlorure : ainsi est née l’idée du « chlorure de chaux » formulé CaO.Cl2, auquel certains ont ajouté une ou une
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- HYPOCHLORITE DE CALCIUM
- demi molécule d’hydroxyde pour essayer d’expliquer le rôle de la chaux résiduaire.
- L'étude des solutions aqueuses contenant l'hypochlorite, le chlorure et l’hydroxyde de calcium a été commencée avec les premières préparations industrielles dessolutions de blanchiment, mais il s’agissait de liqueur diluées. La première étude systématique, mais incomplète, des équilibres a été faite par O’Connor en 1927 et pour-
- chlorure de calcium, de la forme Ca—OC1. Les
- études que nous avons entreprises sur ces mêmes composés en solution aqueuse nous conduisent à la même conclusion : des combinaisons entre hypochlorite et chlorure de calcium n’existent pas, dans l’intervalle de température de 15 à 50° tout au moins.
- H2O. Ca (OC)2 Co (OH).Ca Cl2
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- suivie depuis une dizaine d’années, mais ce n’est que tout récemment que Bunn, Clark et Clifford (Proceeding of the Royal Society, 1935, 151AA, p. 141) ont montré, en se servant de la technique des rayons X, l'identité des constituants du chlorure de chaux avec les produits obtenus en solution aqueuse, et qui sont, avec l’hypochlorite neutre anhydre, des composés anhydres ou hydratés de l’hypochlorite ou du chlorure de calcium avec la chaux. Cette étude conclut donc à la non existence des composés entre l’hypochlorite et le
- Depuis 1930 l’usine de Thann et mes collaborateurs, MM. Camescasse, Kastner, Kubelka, Krombach, ont étudié les diagrammes d’équilibre du système : H2O-Ca(ClO)2-CaCl2—Ca(OH)2, pour les températures de 20 à 500 et une partiede ces travaux a déjà été exposée en 1934 à une réunion de la Société Chimique de France.
- Le tableau I représente le diagramme d’équilibre du système pour la température de 50°; il a été établi par M. Krombach, de l’Université de Strasbourg.
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- PRODUITS CHIMIQUES DE LA MER ROUGE S.à r.I
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- rayonne viscose, schappe artificielle et du coton employez le
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- HYPOCHLORITE DE CALCIUM
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- Le détail des données synthétisées par cette courbe paraîtra prochainement.
- Nos travaux nous ont conduits à préciser le domaine d’existence et les conditions deformation des trois composés de l’hypochlorite :
- Ca(C10)2.2Ca(0H)2 hypochl. bibasique 3Ca(Cl0)2.2Ca(0H)3.2()H0 2/3 basique
- Ca(ClO)2.3H20 hypochlorite neutre
- Remarquons dans cette série l'état d’hydratation croissant : o, 2/3,3 molécules d’eau par molécule d’hypochlorite. Mentionnons encore l’existence de l’hypochlorite tribasique, mais pour des températures inférieures à 20°.
- L’obtention industrielle des composés de l’hypochlorite présente des difficultés assez variées.
- Pour rendre plusclair ce qui suit, nous suivrons d’abord le tableau 2 une chloruration d’un lait de chaux assez concentré (pratiquement 450 à 600gr. de Ca(OH)2 pour 1.000 gr. d’eau) pour qu’apparaissent les différents hypochlorites en phase solide. On porte en ordonnée l’hypochlorite en solution, et en abcisse le chlorure de calcium. Celui-ci étant, dans les limites pratiques, entièrement soluble, les abcisses sont aussi proportionnelles au chlore introduit.
- La courbe de chloruration (OABC) part du o pour s’élever avec une pente correspondante à une molécule d’hypochlorite pour une de CaCl2. Puis elle atteint la courbe de saturation du bibasique et la suit tant qu’il reste de la chaux en phase solide. Le point A représente l’apparition du bibasique et, au point B, le corps de fond est composé entièrement de Ca(ClO)2.2Ca(OH)2. La courbe monte ensuite avec une pente correspondant à 2 molécules d’hypochlorite pour une molécule de CaCl2, ce qui correspond àla chloruration du biba-basique
- 2C12 + Ca(C10)2.2Ca(0H)2 = 2Ca(C10)2 + CaCl2 + 2H20
- Si l’on réunit les conditions d’une température supérieure à 300, d’une faible vitesse de chloruration, et d’une suspension de bibasique bienfluide, on atteint la courbe de solubilité de l’hypochlorite 2/3 basique et on la suit jusqu’à épuisement du bibasique; le diagramme marque ainsi un deuxième minimum et va rejoindre la courbe de solubilité de l’hypochlorite neutre.
- Si les conditions présentes ne sont pas réunies, le diagramme montre que l’on atteint (et souvent dépasse, comme nous le verrons plus loin) la courbe du sel neutre, et la suit jusqu’à ce que tout
- le sel bibasique présent dans le corps de fondsoit chloré.
- L’hypochlorite bibasique (photo 1) se forme spontanément au cours de la chloruration d’un lait de chaux. L’obtention de la forme cristalline régulière, qui se présente sous le microscope sous l’aspect de plaques hexagonales, n’exige rien d’autre qu’une température supérieure à 20°, et l’absence de toute sursaturation. Le sel bibasique est à peu près 2 fois 1/2 moins soluble que l’hypochlorite neutre, à même concentration de CaCl2 dans la solution bien entendu, et il peut être séparé avec un bon rendement des eaux-mères qui éliminent le chlorure de calcium (80 % du chlore actif formé).
- L’hypochlorite bibasique contient théoriquement 49 % de Cl actif, mais le produit après essorage et séchage en renferme pratiquement 45% environ (contre 3 5/37 % dans le chlorure de chaux). Il a pour la plupart des usages l’inconvénient de renfermer trop dechaux, comme le montre l’analyse suivante d’un produit séché :
- Sel bibasique Chlorure de chaux
- Ca(ClO)2 45 % 38,6%
- CaClo3 4 29,8
- Ca(OH)2 47 15,5
- CaCO3 3 4,2
- Eau par différence I 11,9
- 100 100,0
- L’hypochlorite 2/3 basique, qui se confond apparemment avec l’hypochlorite monobasique (cité dans leD.R.P. 3 73.847 du9 novembre 1921) se forme spontanément au cours de la chloruration de la suspension d’hypochlorite bibasique, lorsqu’on atteint la courbe de saturation en hypochlorite neutre, et si l’on opère à une température suffisamment élevée (en pratique au-dessus de 35°). Il se présente sous forme d’aiguilles pointues, de contour plutôt irrégulier (photo 2).
- Sa propre courbe de solubilité part (au point K du tableau I) de celle de l’hypochlorite neutre, au voisinage de 140 gr./litre de CaCl2, et reste constamment en-dessous de celle-ci. Il contient théoriquement 70 % de chlore actif à l’état cristallisé. Mais en pratique il est toujours plus hydraté que ne l’indique la formule. Voici, à titre d’exemple, une analyse du produit essoré :
- Ca(ClO)2 57,2 %
- CaCl2 2,2
- Ca(OH)2 18,5
- CaCO3 315
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- HYPOCHLORITE DE CALCIUM
- Le mécanisme de la formation de cet hypochlo-rite 2/3 basique est facile à suivre sous le microscope lorsque les hypochlorites neutre et bibasique sont présents à la fois, en suspension dans la solution. Ce n’est que dans le cas, cité plus haut,
- L’hypochlorite neutre tri-hydraté se forme spontanément au cours de la chloruration de la suspension du sel bibasique, lorsqu’on atteint, et pratiquement lorsque l’on dépasse, la courbe de solubilité. On constate en effet dans ces conditions
- Photo 1.
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- des suspensions très diluées que l’on constate la formation du sel 2/3 basique en l’absence du sel neutre. Sa vitesse de cristallisation, qui croît avec la température, est fortement influencée par la fluidité de la suspension, dont nous reparlerons à propos de l’hypochlorite neutre.
- un phénomène de sursaturation, d’autant plus marqué que la température est basse et que la suspension de sel bibasique est épaisse. La cristallisation qui suit cette sursaturation prend une allure désordonnée, et l’hypochlorite neutre ainsi formé est extrêmement fin. On obtient, en pour-
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- HYPOCHLORITE DE CALCIUM
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- suivant la chloruration jusqu’au voisinage de la neutralité, une bouillie de plus en plus épaisse dont la filtration ou l’essorage sont extrêmement malaisés. Le lavage d’un tel produit, qui retient souvent 50 % d’eaux-mères, est naturellement une opération aussi longue que dispendieuse.
- Le sens du travail fait à Thann a été d’éviter ce mode opératoire et le produit en résultant. On a cherché à réaliser un produit bien cristallisé, parce que dans ces conditions la chloruration devient plus facile, ainsi que l’essorage, parce que le lavage devient pratiquement inutile, et enfin parce que le séchage est également facilité, puisqu’on peut le faire dans un simple courant d’air chaud, sans employer la technique du vide.
- Le principe du procédé breveté à Thann consiste à opérer la précipitation de l’hypochlorite neutre en présence de cristaux pré-existants, et à éviter toute sursaturation.
- La méthode est sensiblement différente de celle qui consiste à introduire quelques germes cristallins dans une solution en état de sursaturation. On constate en effet, dans la pratique de l’hypochlorite, qu’il existe une étroite dépendance entre la quantité de cristaux à introduire et leur grosseur; d’autre part, le bon « départ » de la cristallisation provoquée n’est pas suffisant, certaines conditions devant être maintenues au fur et à mesure que s’accroissent les cristaux.
- D’autres sels de calcium ont également des marches de cristallisation laborieuses, mais le cas de l’hypochlorite est particulièrement frappant. Si on cherche à évaluer la distance moyenne à laquelle un cristal d’hypochlorite n’agit plus comme germe, on trouve un chiffre de l’ordre de quelques centièmes de millimètres. Comme d’autre part on ne peut pas opérer dans une suspension trop visqueuse sans freiner les échanges entre le chlore gazeux, la solution et les cristaux, on trouve que les variations admissibles pour la concentration des cristaux en suspension sonttrès faibles, et d’autant plus faibles que les cristaux sont plus gros. On ne dépasse pas pratiquement l’ordre de grandeur de 0,2 à 0,5 mm. et l’hypochlorite neutre ainsi préparé se présente sous forme de petites plaques minces, tétragonales avec des coins en général arrondis (photo 3). Ces cristaux sont cependant suffisamment gros pour ne retenir après essorage qu’environ 10% d’eaux-mères ; leur titre en chlore actif variant ainsi de 6oà 63 % au lieu de 71 % théoriquement.
- Voici deux exemples d’analyse de ces cristaux
- essorés :
- Cl actif 61,7% 63,0%
- CaCl2 2,2 1,6
- Ca(OH)2 0,4 0,2
- CaCO3 3,5 2,0
- 67,8 66,8
- tandis que les mêmes cristaux débarassés d’eaux-mères sur plaque poreuse titrent :
- Ca(CIO)2 69,7%
- CaCl: 0,2
- Ca(OH)2 0,4
- CaCO3 3,0
- 73,3
- ce qui correspond donc à l’hypochlorite tri-hydraté.
- L’élimination des trois molécules d’eau par élévation de température ne se fait pas sans une certaine décomposition (départ dechlore et formation de chaux en présence d’eau). Le produit, séché dans l’air sec et décarbonaté donne à l’analyse les résultats suivants :
- Ca(ClO)2 91,5 %
- CaCl2 1,5
- Ca(ClO3)2 1,2
- Ca(OH)2 3,6
- CaCO3 2,5
- 0
- 0
- Les produits actuellement fournis à l’industrie sont au titre de 75 % de chlore actif. On livre également comme produit de laboratoire l’hypochlorite à 85 % de chlore actif.
- La stabilité de différents hypochlorites : biba-sique, 2/3 basique et neutre est, après séchage, beaucoup plus grande que celle des chlorures de chaux du commerce (20 à 30 fois).
- L’étude de la stabilité en fonction de la température, des teneurs en chlorure de calcium, humidité et impuretés métalliques a déjà fait l’objet d’études et est en réalité assez complexe, puisque la décomposition peut s’effectuer dans les directions’ suivantes :
- 1) Ca(ClO)2 = CaCl2 20
- 2) Ca(ClO)2 + HO = Ca(0H)+C12
- 3) 3Ca(C10)2 4- Ca(C103)2 + 2CaCl2
- 4) Ca(C10)2 +2H20 = Ca(0II)24-2HC10
- En pratique, les influences de la teneuren chlorure de calcium, en eau et en impuretés catalysantes, ainsi que la forme physique, sont les plus
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- HYPOCHLORITE DE CALCIUM
- considérables. Là réaction 2 montre en particulier pourquoi l’hypochlorite humide sent le chlore. Les réactions 1 et 4 correspondent à l’action oxydante des solutions de blanchiment, la dernière étant favorisée par l’acidité du milieu.
- Nous donnons au tableau 3 quelques chiffres
- L’examen des possibilités d’application de l’hypochlorite de calcium montre que dans tous les cas où la stabilité joue un rôle essentiel, ce produit devrait être substitué au chlorure de chaux. C’est le cas, par exemple, des stocks constituésen vue de la défense passive, et qui peuvent être
- Photo 3.
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- pour 40° et ioo° et concernant les hypochlorites 72% et 85 % et le chlorure de chaux.
- Un autre aspect de la stabilité est donné par la vitesse de réaction en présence de corps oxydables. On constate, surtout pour les hypochlorites à très haute teneur, des oxydations très énergiques, souvent même brutales qu’il n’est pas possible de réaliser avec le chlorure de chaux.
- conservés plusieurs années sans risque de devenir inutilisables. C’est également le cas des exportations destinées aux pays tropicaux ou lointains, où, à l’avantage d’un meilleur comportement àla chaleur, se joint souvent l’économie sur l’emballage et sur le poids transporté. Notons à ce propos que l'hypochlorite 100 % renferme à poids égal autant de chlore actif que le chlore liquide
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- NOUVEAUTÉS DANS LES APPRETS
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- lui-même, sans nécessiter d emballage aussi pesant et sans les autres inconvénients d’un gaz corrosit sous pression.
- Si l’on ne prend en considération que le prixdu kilo de chlore actif, on constate en France, au moins à l’heure actuelle, que l’hypochlorite revientun peu plus cher que le chlorure de chaux, mais moins cher que l’eau de Javel à 50° chloro-métriques. Mais on doit tenir compte que dans le prix de revient de la plupart des solutions de blanchiment, d’autres facteurs interviennent comme la perte de solution dans le dépôt de carbonate de chaux, le coût du carbonate de soude. Avec les hypochlorites ils sont réduits de moitié, du fait
- de l’absence du chlorure de calcium. Son emploi comme désinfectant paraît devoir se développer rapidement (hôpitaux, navires, etc.).
- Ajoutons que si l’hypochlorite de calcium est encore peu connu en France, il connaît une vogue croissante en Allemagne, aux Etats-Unis, au Japon et sur les marchés d’exportation. La production mondiale est voisine de 10.000 tonnes par an, l’Allemagne en produit plus de 3.000 tonnes, presque exclusivement destinées aux marchés d’outre-mer.
- Son introduction en France est maintenant un problème de vulgarisation.
- NOUVEAUTÉS DANS LES APPRÊTS (I)
- par « TECHNOS ”
- Les Revues techniques anglaises publient des informations sur un nouveau procédé d’apprêtage des textiles dont l’application vient d’être réalisée en Grande-Bretagne. Il s’agit d’une découverte du Dr. Lilienfeld de Vienne (Autriche) qui utilise un éther cellulosique soluble dans l’eau alcaline.
- La solution est appliquée soit à la surface de la fibre de coton qui est ainsi recouverte d’un film transparent ou elle est introduite dans le coton par compression. On arrive ainsi à donner aux tissus damassés, aux nappes, serviettes etc., l’aspect et le toucher du lin. En graduant la concentration on obtient plus ou moins de main ou de raideur et ces qualités demeurent permanentes et par conséquent, résistent aux lavages. Le prix de revientest suffisamment bas pour pouvoir concurrencer les apprêts des articles bon marché. Enfin, d’après les essais de résistance au frottement il paraîtrait que la durabilité des tissus ainsi traités est augmentée de 250 à 600 %. Les éthers de cellulose dont il est fait usage diffèrent de ceux déjà connus. Ces derniers sont préparés par l’alcoylation de l’alcali-cellulose tandis que les nouveaux
- produits résultent de l’action préalable des ammonium quaternaires sur la cellulose; c’est seulement après cette réaction qu’on fait réagir l’agent d’alcoylation. On a entrepris l’étude de l’action des oxydes d’ammonium sur la cellulose à la Haas Cie de Philadelphie et on a trouvé que la cellulose se dissout dans les solutions concentrées. Par exemple, en mélangeant 150 gr. de cellulose avec I litre de triméthylbenzylammonium oxyde à 35 %, la cellulose se dissout. A la solution visqueuse on ajoute 150 gr. de sulfate diéthylique et agite à la température ordinaire. Le produit devient soluble dans l’eau. En chauffant à 8o° l’éther se sépare en grumeaux qu’on peut laver et sécher.
- Ces procédés sont couverts par les brevets américains 2.009.015 et anglais 45 5.25 3. Quant à l’application aux apprêts, la licence a été cédée à la Flaxyl Products Co de Manchester qui fournit les solutions préparées.
- (1) Notre collaborateur spécial « Technos » publiera dorénavant des articles d’ensemble sur les sujets d’actualité comme celui qu’on trouvera plus loin sur les «Nouveautés textiles».
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Quelques nouveaux procédés d’imperméabilisation à l’eau. — Anonyme. — Klepzig's-Zeits-christ, avril 1937, p. 252.
- Au début, pour imperméabiliser les fibres, on produisait sur elles un savon d alumine, puis on ajouta au bain de savon des émulsions de paraffine, de cire, d’huiles de résines; enfin on abandonna le savon et
- l’alumine pour n’appliquer que les paraffines, les cires et les corps gras les plus différents. Dans tous ces traitements, on dépose des corps hydrophobes sur les fibres.
- Or, d’après de récents brevets, on combine chimiquement l’agent d’imperméabilisation avec la cellulose.
- Les groupes alcool de la cellulose peuvent réagir avec des corps hydrophobes tels que les anhydrides et
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- 478 EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- les chlorures d’acides gras supérieurs de plus de 10 atomes de carbone. Les anhydrides gras ont la faculté de s’éthérifier avec les groupes alcool et, par suite, avec la cellulose. Ce processus est l’analogue de l’éthérification de la cellulose avec l’anhydride acétique (acétate de cellulose). Les chlorures d’acides sont de bons éthérifiants, alors que les acides eux-mêmes ne réalisent que lentement l’éthérification.
- On ne doit pas opérer l’éthérification en milieu aqueux, surtout à température élevée, car les anhydrides et les chlorures d’acides régénèrent les acides sous l’action de l’eau. On la réalise, soit en chauffant avec des solutions à 1 % dans la benzine à point d’ébullition élevé (brev. all. 521.029, 619.228, 623.542) à 110-1 20° C, soit en plongeant le tissu dans les corps fondus (brev. all. 619.228, 623.542) et en le maintenant à sa sortie du bain à 65° C pendant quelques heures. On extrait par la benzine (à point d’ébullition élevé) bouillante l’excès de corps non transformé-
- On a constaté que les imprégnations sont bien plus solides, surtout au lavage, lorsque, après élimination du solvant, on maintient le tissu pendant quelque temps à température moyenne. L’action remarquable de ce chauffage se manifeste surtout sur les tissus de laine, et particulièrement les tissus foulés, lorsque l’imprégnation de savon ne doit pas être détruite.
- Comme variante du procédé, on opère avec des émulsions aqueuses d’anhydrides et de chlorures (par exemple d’acides palmitique et stéarique) en présence de savon comme émulsifiant. On prépare ces émulsions en dispersant l’anhydride fondu dans une solution de savon à 0,75 % (1:50) (brev. all. 636.396) puis on dilue avec la même quantité d’eau. On imprègne le tissu de cette émulsion, à une température ne dépassant pas 40° C, ensuite on le sèche et on le chauffe à 80° C pendant 1/2 heure, puis on rince pour éliminer le savon; finalement on fait sécher. Ce procédé n’est pas à proprement parler une éthérification, mais une adsorption qui permet de teindre substantivement à condition que le bain de teinture contienne un agent mouillant approprié.
- L’éthérification du coton et de la rayonne préparés, avec les corps dénommés présente de l’intérêt.
- Par le débouillissage alcalin, le coton perd des cires qui le protègent contre les actions mécaniques et chimiques. On réincorpore ensuite au coton ou à la rayonne les corps perdus, au taux où ils existaient (brev. all. 553.006, 535.283, 616,722), mais on peut obtenir l’effet nécessaire avec des quantités plus petites. On peut réaliser l’éthérification en solution aqueuse ou en solvants organiques, à condition que ces derniers ne gonflent ni ne dissolvent la fibre artificielle. L’éthérification de l’acétate de cellulose avec le chlorure d’acide palmitique produit un effet hydrophobe et augmente la résistance à sec de 10 % et la résistance au mouillé de 25 %.
- On peut imperméabiliser à 1 eau la rayonne, en
- éthérifiant directement le xanthogénate de cellulose (brev. all. 546.748). On traite celui-ci par des solutions alcalines de chlorures d’acides (palmitique ou stéarique) on précipite le corps par des sels, des acides ou de l’alcool; on le dissout à nouveau dans de l’alcali et on le file régulièrement. Cette rayonne imperméabilisée en filature, n’absorbe que 28 % d’eau, au lieu de 160 % ; elle résiste plus à l’eau et se trouve matée. Dans le procédé d’imperméabilisation de la Sté E. Stolte (Missy suc.) brev. fran. 805-591, la cellulose est combinée chimiquement avec l’agent d’imperméabilisation pour former des uréthanes à partir des isocyanates les plus variés, de la série naphténique, de la série stéarique, des dérivés d’acides gras, de la cholestérine, etc. On introduit le textile dans une solution organique d’un de ces corps, puis on le soumet pendant quelques minutes à une température élevée, de façon à produire la réaction avec la cellulose-
- Enfin, dans le procédé de l’I. G. Farbenindustrie (brev. fr. 806.944) on traite le textile par les éthers carboniques ou les uréthanes à poids moléculaire élevé, soit en dispersion aqueuse, soit en solution de solvant organique (tétrachlorure de carbone), puis on le soumet à la température de 90° C, pendant 1 heure Cet apprêt imperméable résiste au lavage.
- Ces procédés n’ont pas encore été consacrés par la pratique.
- L. B.
- Le blanchiment à l’eau oxygénée : son application au coton et à la laine cellulosique. — II. BAIER. — Klep.sig’s Textil-Zeitschrijt, juillet et août 1937, p. 454-455 et 464-466.
- Le blanchiment à l’eau oxygénée s’applique suivant deux modes :
- 1° Les bains d’eau oxygénée sont alcalinisés modérément par des alcalis doux (le plus souvent des phosphates) ;
- 2° Les bains d’eau oxygénée sont fortement alcalinisés par de la soude caustique, suivant que l’on blanchit des fibres animales ou des fibres végétales.
- Or, les bains d eau oxygénée additionnés de soude caustique se décomposent rapidement à la chaleur; en ne peut songer à les employer, du point de vue économique, si 1 on n utilise pas complètement leur oxygène pour le blanchiment.
- Le principe de la stabilisation des bains d’eau oxygénée fortement alcalins fait l’objet du brevet allemand 284.761 de la Deutschen Gold-und Silber-scheide-anstalt; il consiste à ajouter du silicate de soude en présence de sels de dureté de l’eau, de préférence des sels de magnésie. Le silicate seul ne possédant pas une action stabilisante. Une eau épurée à la permutite doit par suite être additionnée de sulfate de magnésie ou diluée avec de l’eau calcaire-
- Dès lors, grâce à ce procédé, on pouvait employer
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- des bains d’eau oxygénée à alcalinité caustique et, partant, blanchir sans débouillissage préalable.
- Avant de connaître ce procédé, on ne pouvait utiliser que des bains ayant une faible alcalinité (bains de peroxyde de sodium neutralises par de l acide sulfurique ou tamponnés par du sulfate de magnésie), ne blanchissant et ne nettoyant que d’une façon minime, en sorte qu’ils n’étaient pas d’une application économique pour le coton.
- Alors que, dans le blanchiment au chlore, deux opérations sont nécessaires, à savoir : débouillissage sous pression à la soude caustique et chlorage, le blanchiment à l’eau oxygénée en bain renfermant de l’alcali caustique, réunit en une seule opération le nettoyage et le blanchiment.
- Relativement au ménagement de la fibre, les deux modes de blanchiment s’équivalent, lorsqu’on opère dans de bonnes conditions. Toutefois, le blanchiment à l’eau oxygénée, dispensant du débouillissage, permet des applications irréalisables par le blanchiment au chlore, par exemple, le blanchiment des articles bonneterie qui durciraient et perdraient de leur élasticité, des tissés teints qui couleraient, du coton en bourre qui perdrait son aptitude à la filature, des tissus coton et rayonne, dont cette dernière fibre doit être ménagée, en outre des articles qui ne doivent pas subir une perte de poids trop élevée.
- Le processus chimique du blanchiment des fibres végétales (cellulosiques) à l’eau oxygénée, a été élucidé par Scheller (Melliand Textilberichte, 1935, p. 787) dont les travaux ont démontré que, dans le blanchiment à l’eau oxygénée, une attaque de la fibre n’est à craindre que lorsqu’il se forme de l’oxygène élémentaire, l’oxygène actif, contrairement à ce que l’on admet, n’ayant aucune action sur la cellulose- La solution d’eau oxygénée neutre n exerce aucune action blanchissante sur les impuretés de la cellulose, mais elle attaque cette dernière en la dégradant fortement. D’autres auteurs avaient déjà mentionné que le blanchiment à l’eau oxygénée est opéré par les ions HO2’ O2’’ de l’eau oxygénée, ions qui n’ont aucune action sur la cellulose elle-même. L’addition d’alcali a donc pour but de produire des ions doués d’une activité blanchissante, tandis que la formation d’oxygène élémentaire est empêchée par le stabilisateur. L’action dommageable de l’oxygène élémentaire augmente avec le degré d’alcalinité. Pour cette raison, il faut éviter une alcalinité trop élevée.
- En suivant ces précautions, on peut produire avec l’eau oxygénée, un blanc des plus purs et des plus stables répondant aux plus grandes exigences quant au ménagement de la fibre.
- Les bains d’eau oxygénée comportent trois composants :
- L’eau oxygénée, comme porteur d’oxygène,
- La soude caustique comme activateur,
- Le silicate de soude comme stabilisateur.
- On monte les bains d’eau oxygénée avec 1 eau oxygénée du commerce 30-40 % en volumes ou avec le peroxyde de sodium. La soude caustique, qui sert en même temps d’agent de nettoyage, s’ajoute en quantité variant suivant la teneur en impuretés de la fibre. Mais une quantité trop forte conduit à l’endommagement de la fibre.
- Le silicate de soude (produit commercial à 38-40° Bé), en présence de sels de dureté de l’eau empêche la décomposition rapide des bains d’eau oxygénée; de plus il anihile l’action des catalytes en contact avec le bain (armatures en fer), et protège les métaux sensibles aux alcalis de l’attaque par la soude caustique.
- On peut résumer comme suit les différents procédés de blanchiment :
- Blanchimenl par débouillissage sous pression et chlorage, vieux procédés classique encore en usage pour les filés et les pièces de coton.
- Blanchiment par débouillissage sous pression et chlorage, suivi d'un traitement par l’eau oxygénée, qui présente, sur le précédent, l’avantage de fournir un blanc poussé, stable, ne nécessitant pas de second débouillissage, même pour les articles difficiles à blanchir (damassés). Le coton blanchi par un chlorage final, jaunit par suite de la formation de composés chlorés avec les non-celluloses du coton : protéines, pectines et cires du coton. Ces composés que n’éliminent pas l’antichlorage, l’acidage et le lavage, se décomposent au cours du magasinage en causant le jaunissement. Par suite, le jaunissement ultérieur du coton se fait avec d’autant plus de profondeur que le coton aura été moins nettoyé au préalable. En outre, avec la meilleure méthode de nettoyage : le débouillissage sous pression, on n’arrive pas à éliminer complètement les non celluloses, en sorte que le blanchiment par débouillissage sous pression et chlorage, conduit à des jaunissements fréquents.
- Les bains d’eau oxygénée alcalinisés par de la soude caustique décomposent précisément lesdits composés chlorés, de telle sorte qu’une marchandise blanchie par un traitement subséquent en eau oxygénée, est exempte de tout jaunissement. C’est d’ailleurs pour cette raison que, dans le blanchiment combiné, on fait passer le traitement en eau oxygénée après celui en chlore.
- Blanchiment par lessivage et chlorage, dans lequel le coton est débouilli sans pression, puis chloré, méthode généralement employée pour les filés, les bobines croisées, les chaînes, le coton en bourre ou en ruban de carde que l’on ne pouvait débouillir sous pression si l’on voulait leur conserver leur filabilité. Mais ce procédé ne donne pas un blanc suffisant et n’élimine pas les écailles (puces), on l’a remplacé par le
- Blanchiment par débouillissage sous pression, chlorage et traitement en eau oxygénée, qui conduit à un
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- blanc supérieur ne jaunissant pas et conservant la fila-bilité des fibres.
- Blanchiment à l'eau oxygénée en un bain, pour tissés teints et tissus imprimés, traitement qui comporte moins d’opérations que le blanchiment par débouillissage et chlorage et qui présente les avantages du blanchiment à l'eau oxygénée.
- Blanchiment à l'eau oxygénée en deux bains, qui réalise le blanc pur sans chlorage, pour les tissus légers, les articles tricotés, les tissus teints, les filés et les bobines croisées, articles pour lesquels on emploie encore le
- Blanchiment au chlore et à l'eau oxygénée (procédé CS de la Boehme Fettchemie et procédé en un bain de la I. G.).
- Dans le procédé CS, le tissu est d’abord mouillé ou désencollé, puis foulardé dans une solution de chlore, puis placé dans la cuve à blanchir, dans laquelle, sans rinçage intermédiaire, on le blanchit à 1 eau oxygénée, opération qui décompose les chloramines.
- Dans le procédé de la I. G., le bain de chlore additionné de soude caustique est chauffé pendant un certain temps à 60-70° C, ce qui a pour effet d utiliser pratiquement tout le chlore actif. A ce bain, on ajoute de l’eau oxygénée pour terminer le blanchiment.
- Un blanchiment du même genre est réalisé par le procédé Mohr, dans un appareil spécial où agit le vide puis la pression que reçoit le bain.
- Blanchiment par l'eau oxygénée, le chlore et leau oxygénée, convenant à tous les articles, pour un blanc poussé sans débouillissage préalable; lequel est remplacé par un traitement en eau oxygénée-
- Blanchiment par débouillissage et traitement par l'eau oxygénée, dans lequel le coton est débouilli, puis blanchi à l’eau oxygénée en chaudière en fer-
- Blanchiment par débouillissage sans pression et trai
- tement par l'eau oxygénée, comportant les mêmes traitements que le précédent, sauf que le débouillissage ne s’opère pas sous pression. Il suffit d’enduire de ciment les parois de la chaudière en fer, pour pouvoir blanchir dans des chaudières de débouillissage en fer. (procédé breveté).
- Blanchiment des fibres mélangées de coton et de laine cellulosique. Le blanchiment à l’eau oxygénée joue un rôle spécial pour les fibres mixtes.
- Les articles contenant jusqu’à 100 % de laine cellulosique (zellwolle) ne doivent pas être débouillis sous pression ; il est vrai que ces fibres exemptes d impuretés contrairement au coton, peuvent être blanchies à fond sans débouillissage.. On n’est pas encore partout d’accord quant à la possibilité de débouillir sous pression les tissus mixtes renfermant une faible proportion de laine cellulosique, car d’une part on n’attribue pas à la laine cellulosique une résistance au débouillissage alcalin aussi bonne que celle du coton et, d’autre part, on n’a pas de raison d’abandonner le débouillissage, étant donné que les essais de résistance ne le justifient pas. Toutefois, les seuls essais de résistance dynamo-métrique ne suffisent pas à élucider cette question. En plus de la variation de viscosité, des essais de lavage, etc., il faut tenir compte de la perte en laine cellulosique.
- D’après l’auteur, la perte de la laine cellulosique la plus élevée résulte du débouillissage alcalin sous pression, alors que la perte est la plus faible par le blanchiment à l’eau oxygénée sans débouillissage. On a constaté, dans la pratique, que le blanchiment à l’eau oxygénée, suivantla dernière technique, convient mieux aux fibres mixtes coton-laine cellulosique que le blanchiment par débouillissage et chlorage. (Voir R.G.M.C. 1936, p. 390, l’article sur les Stabilisateurs pour l’eau oxygénée.
- L. B.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- AGENTS AUXILIAIRES
- Agents de lavage et de nettoyage. — I. G. Far-benindustrie. — B. F. 803.550, 18 mars 1930.
- Ces agents de lavage sont constitués par des mélanges de sels solubles dans 1 eau de produits analogues à des éthers ou à des amides et qui résultent de la condensation d’acides carboxyliques avec des acides oxyéthane sulfonique aminoéthanesulfoniques ou leurs homologues. Ces sels sont ensuite mélangés à des éthers sulfuriques d’alcools à poids moléculaire élevé.
- Produits pour remplacer les alcools gras. — Henckel et Co. — B. F. 803.731,
- On remplace les alcools gras par des alcoyloxyaryles hydrogénés comme les butylcyclohexanol, isooctylmé-thylcyclohexanol, etc.
- Agents humectants destinés aux lessives de mercerisage. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 803.896, 31 mars 1936.
- On propose les acides sulfamiques des amines secondaires aliphatiques qui s’obtiennent par la réaction de SO ' ou SOHC1 sur les amines. Exemple : à une lessive de mercerisage à 30° Bé, on ajoute 3 % de sel sodique de l’acide di-n-propylsulfamique. Du coton brut est mouillé par cette lessive presque instantanément.
- Procédé d’obtention de pâte à papier blanche.
- — Etablissements Weibel. — B. F. 804.187, 12 juillet 1935.
- Ce procédé concerne l’utilisation de papier imprimé comme les vieux journaux qui sont transformés en pâte blanche. Les papiers imprimés sont traités dans une
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- pile hollandaise avec une solution de savon dans la proportion de 10 à 20 parties de savon pour 100 de matières premières. On sépare ensuite la pate blanche du liquide qui contient le savon et 1 encre d imprimerie, d où on peut ensuite récupérer les acides gras.
- Nouveaux agents auxiliaires. — Société pour l’Industrie chimique à Bâle. — Addition 46.914 du 27 septembre 1935 au B. F. 754.626.
- Le brevet principal (voir R.G.M.C. 1934, p. 206)
- a décrit des amidines cycliques sulfonées. Dans cette addition on utilise les amidines cycliques substituées en position F et dérivant d’une part des ortho ou péri-diamines et substitution d’autre part à l’atome de carbone en F par un radical aliphatique ou hydroaromatique interrompu par un pont d’O, N, S. Par exemple la stéarylglycine est chauffée avec l'o-phénylènediamine ce qui fournit la n-stéaroylaminométhylbenzimidazol qui est sulfonée.
- INDUSTRIE TEXTILE
- NOUVEAUTÉS DANS LE TEXTILE
- par « TEGHNOS ”
- Les fils de rayonne étaient toujours obtenus jusqu’ici sous la forme d’un filament uniforme et d’une trèsgrande longueur, imitant en cela le fil de soie naturelle sécrété parle ver à soie. Mais, depuis quelque temps, on fabrique des fils de rayonne découpés en mèches courtes appelées « Stapel faser » pour lesquels nous n’avons pas jusqu’ici de dénomination dans notre langue. Ces fibres courtes ressemblent au coton en bourre et peuvent subir, comme le coton, les opérations de la filature et du tissage. Mais l’intérêt de ces fibres courtes c’est qu’on peut les mélanger au coton et surtout à la laine pour fabriquer ainsi des marchandises mi-laine. En remplaçant dans les marchandises en laine 20 à 30% de laine par de la fibre de rayonne courte, on diminue la consommation de la laine d’autant. De plus, comme la rayonne est fabriquée avec la cellulose de bois, même de bois dur comme le hêtre, on évite également l’importation decoton.
- Ainsi, la production de la rayonne se trouve en présence de nouveaux problèmes qu’elle s’efforce de résoudre.
- C’est ainsi que pour imiter la fibre de laine dont les ondulations sont une de ses qualités, on fabrique des fils de rayonne ayant un aspect frisé etondulé. Différents procédés peuvent être utilisés dans ce but. La maison Tootal, Broadhurst and Lee et Foulds, dans leur brevet anglais 458.477, 20 juin 1935, décrivent le procédé suivant. Les fibres courtes de rayonne sont imprégnées avec une solution de résine synthétique sous son état intermédiaire, exprimant ou comprimant mécaniquement pour provoquer leur distorsion. Par exemple, les fibres de rayonne sont imprégnées avec une solution de 60 p. d’urée, 100 p. de for
- mol à 40 % et 5 % d’huile pour rouge turc ; les fibres sont comprimées pour éliminer l’excès de liquide et, sous cette forme, on les ondule en les soumettant à l’action de vapeurs acides comme celles d’acide chlorhydrique ou d’acide acétique ou simplement d’une solution chlorhydrique contenant 2 % d’acide. Les fibres sont ensuite neutralisées et séchées. Suivant un autre exemple, les fibres de rayonne imprégnées, puis exprimées comme précédemment, sont traitées par une solution d’acide tartrique à 3 %. Les fibres sont ensuite séchées à 60-80° et finalement chauffées pendant 2 minutes à 1700. Comme on le constate, c’est l’application des résines urée-formol pour l’obtention d’un effet différent de celui que la même maison avait, la première, obtenue en réalisant les fibres infroissables.
- Dans le brevet anglais 458.595, 22 juin 1935, H. Dreyfus provoque l’ondulation d’une autre manière. Plusieurs filaments sont réunis, puis sont soumisàune torsion et cette torsion est fixée, après quoi on les sépare, ils conservent les ondulations provenant de leur torsion. Enfin, le même résultat de froissement des filaments est revendiqué par l’I. G. Farbenindustrie dans leur brevet anglais 462.184, 5 septembre 19 3 5. Lasolution deviscose est filée et coagulée dans un bain contenant des acides organiques ou du sulfate de sodium ou d’ammonium avec une faible proportion d’acide de manière à coaguler le filament à l’état de xan-thate de cellulose. Ce xanthate est ensuite transformé en cellulose régénérée, mais seulement après un traitement mécanique qui froisse les fibres et les ondule. La régénération de la cellulose par décomposition du xanthate est effectuée dans des
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- CO 1D
- NOUVEAUTÉS DANS LE TEXTILE
- bains de composition usuelle. Finalement, les brins sont coupés à la longueur désirée.
- On connaît les résultats intéressants qu’on a déjà obtenus dans la production des apprêts permanents, c’est-à-dire résistant au lavage. C’est encore aux résines synthétiques, dont l’insolubilité protège les charges de l’apprêt, qu’on s’était adressé. Dans son brevet anglais 462.005 du 30 août 1935, la Calico Printers Association décrit un procédé d’apprêt permanent qui repose sur l’action du formol eu présence d’acide et de sels, en particulier le chlorure de calcium, d’aluminium, de magnésium en solutions très concentrées, à 70 % de leur saturation. Le procédé peut être appliqué en deux temps : on commence par imprégner les tissus avec une solution de formaldéhyde et on sèche, puis on donne un sècond traitement avec la solution du sel renfermant l’acide. Les tissus ainsi traités acquièrent une plus grande résistance au froissement et, par gaufrage, glaçage ou shreinering on peut obtenir des effets d’apprêt qui résistent au lavage.
- Dans ce même domaine des apprêts permanents et lavables, la production de cols, de plastrons, de manchettes plus ou moins raides sans qu’il soit nécessaire de les amidonner, continue à intéresser les fabricants. La raideur des tissus doublés peut être obtenue par des résines synthétiques, par les éthers de la cellulose, les plastifiants les plus divers. C’est ainsi que l’emploi d’un mélange contenant 40% d’acétate de cellulose et 60 % de benzoyl-benzoate d’éthyle se trouve indiqué dans le brevet anglais 461.847, 3 0 mars 19 3 6 de la Cie Sayles Finishing Plants. Les tissus peuvent être traités après avoir été imprégnés de caséine, de cellulose régénérée avec ou sans charge. Un résultat analogue est revendiqué par la British Celanese (brevet anglais 462.242, 31 août 193 5) qui obtient les tissus pour cols et manchettes en les imprégnant de dérivés cellulosiques thermoplastiques associés à des plastifiants. Dans une prochaine étude nous donnerons une documentation plus
- (1) Kampo, Gazette Officielle du Japon, d’après Spinner und Weber mai 1937, p. 4,
- complète de cette branche un peu spéciale d’apprêtage.
- Pour terminer,il faut signaler les efforts tentés pour arriver à prolonger la durée des marchandises textiles par une autre voie et qui consiste dans la lutte contre les parasites. Il y a longtemps que les dégâts considérables occasionnés par les mites, aux articles de laine, ont attiré l’attention. On sait que les dégâts causés par la descendance d’une seule mite femelle, dans une année, a été estimée à 50 kg. de laine. On a coutume de protéger les lainages par l’addition de composés volatils comme la naphtaline, le camphre, le paradichlorobenzène. Mais l’efficacité de ces produits est contestable, pour ce qui concerne les deux premiers. Des essais ont été entrepris à ce sujet, au Japon, en soumettant des vers de mites à l’action des vapeurs de ces produits; avec une dose de 0,6 gr. de paradichlorobenzène par pied cube, on constata que 94,8 % des vers étaient tués alors qu’avec une dose 4 fois plus forte de camphre il n’y en avait que 83,8% de détruits et seulement 3,7 % avec une dose de naphtaline 5 fois plus forte (1). On dispose d’ailleurs maintenant de produits dont l’efficacité est reconnue, comme par exemple les diverses marques des Eulanes.
- Pour protéger les fibres végétales, on signale dans le brevet anglais 460.818, 6 mars 1936, de F.-T. Metcalf, que l’on peut protéger le coton contre le mildiou en l’imprégnant avec une solution de Schirlan qui est un dérivé salicylique, puis en foulardant dans une solution d’acétate d’aluminium. Au séchage, il se forme un dépôt d’hydroxyde d’aluminium qui confère l’immunité.
- Dans le même ordre d’idées on évite l’altération du jute en traitant les fils ou les tissus dans des solutions bouillantes de cachou et de bichromate. Il se dépose un composé du chrome et on s’arrange pour que ce dépôt représente entre 2 et 2,5 % du poids de la fibre, en chrome. L’exemple fourni indique de faire bouillir la marchandise d’abord pendant 3 heures dans une solution de cachou à 3 %, puis pendant 20 minutes dans une solution de bichromate à 1,5 %, de laver pour diminuer l’excès de ce sel et de sécher.
- L’IDENTIFICATION
- S’il est facile de caractériser la rayonne acétate par sa solubilité dans les réactifs organiques et la rayonne Chardonnet — dont l’intérêt est purement historique — par la coloration bleue qu’elle donne avec la diphénylamine, on est souvent fort
- DES RAYONNES
- embarrassé pour distinguer entre les autres celluloses régénérées.
- Cependant, en s’appuyant sur les affinités différentes que présentent la viscose, la rayonne cuproammoniacale, le coton mercerisé, le coton
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- L’IDENTIFICATION DES RAYONNES
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- on a proposé divers mélanges de colorants dont les constituants montent avec des vitesses inégales sur chacune des fibres mises en leur présence. On a même breveté plusieurs de ces combinaisons; on se rappelle que le réactif de Savereux (B. F. 724.541 de 1930) est constitué par le mélange de Bleu xylène A B double conc. d Eosine, d Ecarlate direct solide 4BS, d’Orangé Acétate Solide R.
- On a publié, depuis, d’autres formules plus simples. Ainsi 1 gr. de Rhodamine B extra et i gr. Bleu pur Diamine F F, sont dissous séparément dans I litre d’eau. On mélange 50 cc. de chacune des deux solutions et pour dissoudre le précipité qui se forme on ajoute 1 à 2 gouttes de soude à 4 %. Dans lasolution faiblement alcaline on plonge pendant une minute les fibres à essayer et on lave. Dans ces conditions, on a les colorations suivantes :
- Rayonne cupro ammoniacale.. bleu ciel
- — viscose...................... rose bleuâtre
- — acétate...................... incolore
- Soie naturelle décreusée....... rose
- — — non décreusée... violet
- Laine.......................... rose
- On vient de mettre en vente, en Angleterre, un nouveau produit, le Neocarmin qui est une solution colorante; il en existe deux marques le Néocarmin W et le Néocarmin B. Ces réactifs permettent de distinguer non seulement les diverses rayonnes, mais encore ils colorent différemment le coton et le lin.
- L’utilité de ces réactifs s’est accrue avec le développement des fibres courtes qui, dans les fils et les tissus, se trouvent mélangées avec le coton, la laine ou d’autres rayonnes. Tous ceux auxquels incombe la mission de traiter de tels mélanges c’est-à-dire, les blanchisseurs, les apprêteurs et les teinturiers éprouvent la nécessité d’en connaître
- la composition. Il suffit, en général, d’immerger les fibres pendant 3 à 5 minutes dans le Néocarmin W, puis de les laver, pour obtenir des colorations différentes; il est avantageux de nettoyer d’abord les fibres en les plongeant dans l’alcool. Si les fibres à essayer sont teintes il faut les décolorer avant l’essai. Cette décoloration s’obtient au moyen de l’hydrosulfite mélangé ou non au Leu-cotrope ou à la Lissolamine A et V.
- Quand il s’agit de tissus il est nécessaire de l’effilocher surtout sur les bords. Avec le Néocarmin W, la rayonne cuproammoniacale et le coton se colorent en bleu de différentes intensités, la rayonne étant la plus foncée. Mais la différence est accentuée si on immerge les fibres seulement pendant une minute : la rayonne cuprique est bleu foncé tandis que le coton n’est que faiblement teinté. Si cet essai n’était pas concluant, on utiliserait une autre solution, le Néocarmin B, dans laquelle après dix minutes le coton devient rouge et la rayonne cuproammoniacale bleue. Ce même Néo-carmin B sert à caractériser le lin. L’échantillon, immergé pendant deux minutes dans l’alcool, est lavé et plongé dans le Néocarmin B durant 10 à 30 minutes; après lavage le lin est bleu foncé et le coton rouge.
- Quand il s’agit de fils formés de mélanges de fibres courtes, l’échantillon lavé à l’alcool est plongé dans le Néocarmin pendant 5 à 8 minutes puis lavé pendant 2 minutes dans l’eau. On déroule alors le fil, et la fibre placée entre deux plaques de verre est examinée à la loupe grossissant 20 fois : la viscose est rouge et le coton est bleu.
- On peut aussi caractériser les mélanges de rayonne et de laine, on peut distinguer la laine chlorée de celle qui ne l’est pas, enfin on peut caractériser l’oxycellulose formée lors du blanchiment. (Textile Mercury, Ier octobre 1937).
- Tech.
- UNIFICATION DANS LES ESSAIS DES TEXTILES
- L’unification des essais industriels est un besoin qui est ressenti depuis longtemps, car c’est seulement de cette manière qu’on peut obtenir des résultats comparables.
- Le Textile Institute vient de prendre l’initiative d’établir un programme destiné à unifier les termes et les définitions techniques ainsi que les méthodes à adopter pour les essais des textiles.
- Ces travaux seront faits en collaboration avec le British Standard Institute et la Society of Dyers and Colourists. Un comité consultatif a été constitué, dont le rôle sera d’examiner les propositions; tous les industriels du textile et de la teinture seront consultés. Il n’est pas question de créer de nouveaux laboratoires mais de fournir des méthodes uniformes à ceux qui existent déjà.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- L’utilisation de la luminescence en analyse. — DeutscheFârber-Zeitung,12, n°50, 13décembre 1936.
- Parmi les radiations qui nous entourent, depuis les ondes hertziennes de plusieurs centaines de mètres jusqu’aux rayons ultra-violets les plus courts, nos yeux ne perçoivent qu’une bande étroite comprise entre 400 et 800 millionièmes de millimètre de longueur d’onde. C’est seulement par l’intermédiaire d’instruments plus ou moins compliqués que les radiations invisibles se révèlent à nos sens. Les rayons ultra-violets peuvent cependant être décelés par un moyen relativement simple : en mettant à profit la fluorescence de certaines substances. La fluorescence est la propriété que possèdent certains corps de diminuer la fréquence des radiations ou, ce qui revient au même, d’augmenter leur longueur d’onde. C’est ainsi que la lumière ultraviolette, invisible, peut subir une diminution de fréquence telle, qu’elle devient visible sous forme de lumière violette ou bleue, parfois même verte ou jaune. Du fait de leur rareté relative, les substances fluorescentes peuvent être identifiées à l’aide des rayons ultraviolets. (Voir aussi R-G-M.C. 1937, p. 388).
- L’utilisation de la fluorescence comme moyen d’analyse est particulièrement précieuse pour l’industrie textile. Elle permet notamment de distinguer une substance nuisible, comme le pétrole, d’une substance inoffensive, comme l’huile d’olive. Avec un peu d’expérience et de prudence dans les conclusions, un profane peut obtenir en quelques minutes des résultats qui ne seraient atteints qu’au bout de plusieurs heures par 1 analyse chimique. Dans la pratique, cependant, l’analyse par fluorescence tend plutôt à confirmer les données de l’analyse chimique qu’à se substituer à celle-ci. II faut se mefier en effet de la fluorescence extrêmement forte de certains corps qui, présents à l’état de traces, peuvent conduire à des conclusions erronées. C’est ainsi que la faible fluorescence de certaines rayonnes peut être masquée par la forte fluorescence de traces d’huile minérale.
- La meilleure source de lumière ultra-violette est la lampe de quartz à arc de mercure. Comme les phénomènes de fluorescence à examiner sont en général assez faibles, il est nécessaire d’envoyer la lumière émise (blanche bleuatre) sur un filtre qui ne laisse passer que les rayons ultra-violets (longueur d’onde 200 à 400 mil-lioniemes de mm.) Ces derniers ne représentent guère que 20 % de la lumière totale, et une partie seulement de cette lumière filtrée est transformée en radiations visibles par les corps fluorescents. Aussi est-il recommande, pour faciliter l’observation des fluorescences, de placer la lampe dans un coin sombre ou même dans une chambre noire. Il existe trois types de lampes, à prix abordables : le modèle de table, le modèle suspendu et le modèle portatif. La lampe suspendue est celle qui donne le faisceau lumineux le
- plus large: elle convient particulièrement à l'examen des bandes d’étoffe, lorsqu’il s’agit par exemple de déceler des taches de teinture dues à la présence d’huile minérale mal lavée.
- C’est à l’identification des graisses et des huiles que l’on a en premier lieu appliqué l’analyse par luminescence. Comme il a été dit, on peut distinguer immédiatement une huile minérale de l’huile d’olive. Mais bien d’autres distinctions sont encore possibles. Les huiles d’olive bon marché ont une fluorescence jaune, celles de meilleure qualité ont une fluorescence violette. Il est facile de déceler les fraudes : 10 % d’huile de soja ou de maïs dans l’huile d’olive changent nettement la fluorescence, du violet vers le jaune. Autre exemple : de très petites taches d’huile minérale imperceptibles àl’œilnu, mais pouvant avoir une influence désastreuse sur la teinture, sont immédiatement repérées dans la lumière ultra-violette, et on a ainsi la possibilité de les éliminer, à l’aide d’un émulsionnant, avant la teinture.
- Pour les huiles, graisses et cires, l’intensité de la fluorescence décroît dans l’ordre suivant : graisses minérales (paraffine), huiles minérales, huiles végétales, cires végétales. On peut ainsi reconnaître déjà 1 % de paraffine dans la cire d’abeilles. La cire de carnauba possède une fluorescence particulière qui permet de déceler sa présence dans une autre cire végétale même dans la proportion de 0,1 % seulement. Un dosage est possible, par comparaison avec une échelle de types. Les acides gras libres ont une fluorescence plus forte que leurs glycérides. Le pouvoir fluorescent paraît être en relation avec les doubles liaisons de certaines huiles, et par suite avec leur tendance à s’oxyder. C’est ainsi que l’huile de navette a une fluorescence plus forte que l’huile d’olive, mais moins forte que l’huile de lin. Les savons aussi peuvent être caractérisés dans la lumière ultra-violette, notamment les savons calcaires qui occasionnent fréquemment des défauts de teinture. Les savons qui ont tendance à rancir développent leur odeur spéciale après une courte exposition aux rayons ultra-violets et ont une fluorescence plus forte que les savons normaux. La plupart des nouveaux détergents et mouillants synthétiques possèdent également une fluorescence caractéristique.
- Les fibres textiles ont une fluorescence suffisamment forte pour permettre de les distinguer. Le chanvre de Manille se reconnaît facilement dans une corde; les fibres végétales ont une fluorescence bleue, les fibres animales ont une fluorescence jaune. La rayonne se distingue sans difficulté de la soie. Tous les apprêts et encollages ont des luminescences caractéristiques par leurs couleurs : les farines de blé et de seigle en bleu, celle de pois en rose, celle de haricots en bleu verdâtre. La farine d’orge et la fécule de pomme de terre n’ont pas de fluorescence- On peut également distinguer les différentes sortes de gommes : adragante, gommes
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- arabique et du Sénégal- Les résines synthétiques donnent des couleurs caractéristiques de leur nature et de leur origine. La distinction est facile entre les urées-formaldéhydes, acétates de vinyle, produits caseines, esters cellulosiques. Quelques mots en passant sur les applications aux recherches policières : la forte fluorescence de l’anthracène est mise a profit en saupoudrant de cette substance les empreintes digitales, ce qui permet de les photographier commodement. La distinction des diverses sortes de cires à cacheter, par leur fluorescence, est également très utile pour la police.
- Parmi les matières colorantes, il en est de nombreuses qui présentent en lumière ultra-violette une vive couleur, souvent fort différente de leur couleur propre. Sur laine ou sur soie, la fluorescence des Rhodamines est rouge brillante, celle de l’Eosine jaune terne, celle de l’Auramine jaune vif et celle de la Phloxine rouge vif- La plupart des colorants à mordant apparaissent en tons foncés, veloutés; ternes dans le cas des noirs, bruns, bleus et verts; plus vifs dans le cas des jaunes, rouges et violets. Sur coton, les teintures de Primuline développées ont un aspect jaune terne à rouge foncé, selon le développeur employé. Le Jaune pour cuve 2J a une fluorescence orangée terne- La Base pour Jaune solide GC apparaît en noir velouté lorsqu’elle est combinée au Naphtazol A. Les Naphtazol A et B, en combinaison avec les Bases pour Ecarlate solide 2G, G, RC, ont une fluorescence rouge intense. Les fluorescences des teintures sont influencées d’une façon générale par certains traitements : l’action subséquente de la formaldéhyde augmente la fluorescence; le mordançage de l’Auramine au Katanol conduit à une fluorescence moins vive que le mordançage au tanin; les traitements au bichromate et au sulfate de cuivre des teintures de Chrysamine directe J font apparaître celles-ci en brun foncé.
- On peut aussi, à laide des rayons ultra-violets, déceler les dégradations de la fibre de laine. Une laine dégradée par un alcali apparaît plus terne et plus jaunâtre qu’une laine saine. Cependant, la différence ne devient perceptible que si la perte de ténacité atteint 20 à 30 %. En faisant bouillir la laine dégradée dans une solution aqueuse à 1 % de Rouge direct 10B, les endroits atteints deviennent très visibles dans la lampe d’analyse, en rouge bleuté dans le cas d’une dégradation acide, rouge jaunâtre dans le cas d’une dégradation alcaline.
- Pour terminer, insistons sur la nécessité de faire avec beaucoup de circonspection la critique des résultats, et surtout de ceux qui semblent positifs. On doit éviter de se laisser induire en erreur par la présence d’impuretés fluorescentes, et prendre garde notamment à la fluorescence du verre lui-même dans lequel sont placés les liquides à examiner. Malgré ces inconvénients, l’emploi de la lampe d’analyse est extrêmement avantageux par la possibilité qu’il donne d’orienter très rapidement les recherches. J. L.
- Contribution au matage subséquent des textiles artificiels. — Monatsheft für Seide und Kunst-seide, avril 1937, p. 126-130.
- L’amidon (fécule) est le produit d’apprêt le plus important. On l’emploie souvent en combinaison avec des substances garnissantes- On prépare les apprêts brillants avec des cires, des collesavec ou sans amidon. Inversement, les apprêts comportent des substances minérales blanches. Le nouveau produit d apprêt dénommé Tylose est un dérivé cellulosique très employé en Allemagne comme substitut de l’adragante.
- Au début, on matait la rayonne au moyen d’oxyde de zinc ou de sulfate de baryum combinés à un corps gras de façon à diminuer la réflexion de la lumière. Puis on employa l’oxyde titanique, pigment blanc possédant le plus grand pouvoir couvrant.
- A- Garnier (brev. all. 531.079) donne à la rayonne l’aspect de la soie par immersion dans une solution à 0,4% de sulfate ou ' d’oxalate de titane, en chauffant ensuite à 65-100°C et favorisant l’hydrolyse par une pression de 1,5 à 3 atm. La rayonne, après rinçageet séchage possède un aspect blanc et opaque.
- Actuellement, on met le TiO" en suspension dans la solution de filature- On empâte le pigment avec de l’eau, de l’huile, ou avec une partie de la solution à filer et on l’ajoute au bain directement avant qu’il n’atteigne les pompes de filature.
- Le matage ultérieur des solutions offre des avantages sur le matage en filature, car il permet de réalisertoute une gamme d’effets et son prix est moins élevé que celui du matage dans la masse à filer :
- On doit exiger d’une fibre matée :
- Que la fibre n’offre pas de difficultés dans la préparation (bobinage, retordage, teinture, etc.);
- Que les tissus ne poudrent pas;
- Que les couleurs ne se voilent pas et ne se détruisent pas ;
- Que le toucher ne soit pas rèche, mais au contraire glissant et doux ;
- Que le tissu ne subisse aucune altération et n’ait pas sa résistance à l’usage diminuée ;
- Que le matage résiste à l’eau et ne soit pas taché par cette dernière;
- Que le matage soit solide au lavage ;
- Que les pigments de matage ne provoquent pas de dermatisme.
- Actuellement la technique du matage peut garantir lesdites conditions, n’empêche que certaines substances ne conviennent pas sous tous ces rapports. Ainsi le matage au sulfate de baryum poudre facilement, le matage subséquent aux sels de titane provoque une forte usure des aiguilles de métiers à bonneterie, les impressions avec oxyde titanique paraissent trop dures; le matage des sels gras d’alumine peut graisser le tissu, etc.
- On utilise cependant encore le matage aux sels de baryum, mais, lorsque le prix le permet, on remplace 1 acide sulfurique ou ses sels par des tungstates, pour
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- produire la combinaison insoluble de baryum- On commence par traiter le tissu par un bain contenant 50 à 200 gr. de tungstate de sodium par litre, on essore bien et on forme le tungstate de baryum dans un second bain renfermant 25 à 100 gr. de chlorure de baryum par litre.
- On emploie aussi du stannate de sodium avec le chlorure de baryum. Le remplacement du sulfate de sodium par le sulfate d’aluminium n’est pas justifié par les résultats.
- Le matage aux sels de baryum peut conduire à une attaque de la rayonne par les acides, d’autant plus que, dans certains procédés, on emploie une certaine proportion d’acide sulfurique en addition à celle du sulfate ou autre sel. Outre le chlorure de baryum, on utilise l’acétate de baryum pour les impressions mates de viscose et de cupro-ammoniacale. Par exemple, pour les tons pastel, on prépare la couleur d’impression (colo-rant indigoïde par exemple, avec de l’acétate de baryum). Après l’impression, on vaporise pendant quelques minutes et on passe les pièces dans un bain de sulfate de soude-acide sulfurique, à environ 50-60° C.
- On travaille de la même façon avec les pâtes d’impression pour produire des matages partiels; mais on emploie, en partie aussi, du tungstate de soude- Pour 1 kg, de pâte, on compte environ 200 à 300 gr. de produits à réagir entre eux. Après l’impression, on vaporise toujours le tissu pendant quelques minutes et on le traite par un second bain contenant, soit 30 à 50 gr. de sulfate de soude calciné (pâte contenant de l’acétate de baryum) ou 30 à 50 gr. de chlorure de baryum (pâte contenant du tungstate de sodium), par litre. En dehors de ces précipitations, on imprime ordinairement avec des pigments blancs, en particulier le dioxyde de titane. Il est important de savoir que les pigments au blanc de titane du commerce ne sont pas à base d’oxyde titanique ; ils sont constitués par un mélange d’oxyde titanique, de sulfate de baryum et d’oxyde de zinc. Avec ces pigments blancs, il n’est plus nécessaire de vaporiser et de traiter subséquemment le tissu imprimé. Par le liant de la pâte, les endroits imprimés sont toujours un peu durs, mais on peut les assouplir par des produits adoucissants, ajoutés à un bain spécial.
- On mate la rayonne également par des huilesou des corps gras fortement sulfonés, à un degré de sulfonation de 45 au moins. Ces corps forment, avec certaines substances, des composés qui se fixent sur la fibre en la matant fortement. Ce sont les sels métalliques (aluminium, étain, plomb), des huiles et des graisses hautement sulfonées qui conviennent le mieux- Ces sels sont difficilement ou presque insolubles dans l’eau froide, mais solubles à chaud. On passe la rayonne dans la solution d’une huile ou d’une graisse hautement sulfonée, puis dans un bain monté avec de l’acétate d’aluminium. Mais on peut aussi le traiter directement dans un bain monté avec la combinaison d’une huile
- sulfonée et d’un sel métallique approprié. De cette façon le matage peut être opéré dans le bain d’avivage même ou aussi dans le bain d apprêt ou de teinture. Un tel matage résiste au lavage et laisse une fibre douce. On traite la rayonne pendant 15minutes à température ordinaire ou plus élevée dans un bain contenant 2 à 5 gr. d’une huile ou d’une graisse hautement sulfonée (D.R.P.579.194). On lève ou on essore et on passe dans un bain froid à teneur de 5 à 20 cc. de formiate d’aluminium 6° Bé au litre. Ensuite on rince à froid, on essore et on fait sécher. Au bain d’huile sulfonée, on peut ajouter l’agent d’avivage ou d’apprêt.
- Autre exemple : on teint la rayonne dans un bain contenant 5 à 10 gr. ou plus d’une, huile hautement sulfonée par litre, puis on rince avec addition de 5 à 20 cc. d’acétate d’alumine 6° Bé par litre d’eau.
- Certains sels gras d’alumine sont d’une application intéressante, du fait qu’on peut les dissoudre dans l’eau ou dans des solvants organiques, puis les disperser dans de l’eau pour imprégner les textiles. On obtient ainsi une solution qui foisonne fortement, que l’on doit abandonner quelque temps au repos, de façon à lui donner la fluidité voulue, sans laquelle des taches se produiraient en cours de traitement. Le foisonnement est le plus fort avec le palmitate d’aluminium. Dans ces composés gras, il faut distinguer ceux qui sont fondus de ceux qui sont précipités. Les derniers ont un pouvoir matant plus élevé que les premiers; ils onten plus une action hydrophobe. Le stéarate d’aluminium gonfle moins, s’applique plus facilement et mate plus que le palmitate.
- Certains produits de matage du commerce sont formés par des suspensions de pigments dans une huile sulfonée ou dans un produit émulsifiant. Pour le matage, il est alors avantageux d’empâter les pigments avec un sel gras d’aluminium, composé qui, grâceà ses propriétés colloïdales, empêche les pigments de se déposer dans les suspensions en question. Même des émulsions peu stables à cause de la lourdeur d’un pigment ajouté peuvent se conserver pendant des mois, grâce à l’intervention d’un composé gras d’aluminium. Ces propriétés des sels d’aluminium sont utilisées dans 1 impression mate et pour l’obtention d’une matification dans 1 apprêt. Lorsqu’on se sert, pour cela, des nouveaux dérivés cellulosiques (méthylcellulose) à la place de 1 amidon, on obtient de magnifiques effets tant comme profondeur que comme stabilité.
- D’après le brevet (D.R.P. 593.562) on mate les tissus de rayonne au moyen d’une solution d’un sel d aluminium et en même temps, ou subséquemment, par une solution contenant un sel d’un acide aromatique o-dicarbonique. On traite en solution aqueuse d’un sel d aluminium soluble dans l’eau, par exemple un o-dicar-bonate aromatique d Al. Le tissu passé dans ce bain est chauffé par la vapeur, ce qui a pour effet de précipiter sur la fibre le sel insoluble d’aluminium de l’acide o-dicarbonique. Comme sels solubles d’aluminium, on
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- peut employer le sulfate, le chlorure et l’acétate. Les acides o-carbonique utilisés sont 1 acide phtalique, ‘ acide dichloro-tétrachlorophtalique, etc.
- On traite les bas en rayonne de viscose par une solution contenant par litre 5 gr. 8 de tetrachlorophta-iat'e de sodium et 17 cc. de formiate basique d alumine additionné d’un peu d’acide acétique, à la température ordinaire, on chauffe ensuite le bain a 60°C et on traite encore pendant 15 à 30 minutes à cette température. Ensuite on rince rapidement àl’eaufroide et on fait sécher. Le matage des bas de viscose ainsi obtenu résiste à la surteinture en colorants directs et au savonnage-
- On traite la rayonne d’acétate par une solution contenant par litre : 9 gr. 3 de dichlorophtalate de sodium et 34 cc. de formiate basique légèrement additionné d’acide acétique, d’abord pendant quelques minutes à la température ordinaire qu’on élève ensuite à 60°C pour continuer le. traitement encore pendant quelque temps. Là-dessus on rince rapidement à 1 eau froide et on fait sécher. Le matage résiste au savonnage-
- Autre exemple : on imprime les tissus de viscose ou d’acétate de cellulose avec une pâte contenant, au kilo:
- 450 gr. d’adragante 65/1.000 gr.
- 60 gr. 5 phtalate de sodium
- 95 gr. 9 de sulfate d’aluminium cristallisé
- 23 gr. 6 d’acétate de sodium (anhydre) et
- 370 gr. d’eau
- On fait sécher, on vaporise pendant 20 à 30 minutes et on lave pour éliminer l’épaississant-
- Comme agents auxiliaires d’impression pour le matage, on emploie de plus en plus les glycérides du «Tallol» et les résines glycérophtaliques visqueuses en combinai
- son avec des pigments blancs, l’oxyde titanique, en particulier.
- Récemmenton a trouvé (D-R.P. 636.638) quel on peut obtenir un matage corsé, durable, ne lâchant pas au frottement sur les fibres brillantes, teintes en nuances foncées, en particulier sur la rayonne en provoquant sur les fibres des précipitations de sels cation-actifs, avec des tanins, ou des extraits de bois tinctoriaux et avec des sels de fer. On imprègne la marchandise d’une solution contenant le corps cation-actif et le sel de fer, ensuite, on peut essorer ou presser ou encore sécher. On fait suivre d’un traitement en un bain contenant une solution du tanin ou de l’extrait tinctorial. On peut aussi faire agir le sel de fer après le traitement par le tanin ou l’extrait tinctorial. On obtient les effets mats les plus corsés par l’emploi de sels de fer en combinaison avec des corps cation-actifs dans le premier bain de traitement. Les parties matées sont solides au frottement et au lavage, même à chaud.
- On peut mater entièrement ou partiellement la rayonne à l’acétate en la vaporisant, en la traitant par des solutions de savon ou par des pâtes qui contiennent des agents dissolvant l’acétylcellulose (comp. D.R.P. 595.648).
- Certains produits de matage sont substantifs ; on les utilise pour mater subséquemment les fibres artificielles blanches ou teintes, dans des solutions à 3-6 gr. par litre d’eau. On fait suivre le matage d’un rinçage à tiède, puis on fait sécher. Le matage convient surtout à la teinture des bas; il supporte le formage humide. On améliore la solidité à l’eau en traitant ultérieurement par des produits connus. D’autres produits de matage s’appliquent au foulard ou au jigger, en bain contenant 100 à 300 gr. par litre. On termine par un traitement en acétate d’alumine (5 à 10 gr.) de manière à augmenter la solidité au lavage- L. B.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Stabilisation des esters cellulosiques. — Etablissements Kuhlmann. — B. F. 804.009, 5 juil. 1933.
- Après acétylation de la cellulose en présence d’acide sulfurique, l’acétate primaire retient une partie de l’acide sulfurique fixé comme sulfoacétate, sulfone etc. Ces éthers qui retiennent ces composés sont impropres à des usages industriels en raison de leur manque de stabilité. On a trouvé qu’on peut les stabiliser en les traitant à froid par des acides étendus comme l’acide chlorhydrique étendu.
- Produits de transformation de la cellulose. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 803.506,17 mars 1936.
- On sait que l’on peut combiner la cellulose avec l’acide isatoïque (B. F- 603.970 de 1925). Or on peut remplacer cet acide par ses dérivés alcoylés dans le noyau ou à l’azote ou dans les deux à la fois. Les
- produits ainsi obtenus se caractérisent par un toucher agréable laineux. Par exemple, traiter pendant 15 minutes, 10 parties de tissu de coton dans un bain de 100 parties d’alcool contenant 4 parties de soude N/1 0. Après avoir séché maintenir le tissu en mouvement pendant 5 minutes dans une solution de 2 parties d’anhydride N-octodécylisatoïque dans 100 parties de CCI’ ; retirer le tissu, le sécher et chauffer 2 heures à 100°. Le tissu de coton acquiert un toucher agréable et ses propriétés subsistent au lavage.
- Procédé de matage. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — B. F. 804 221, 21 février 1936.
- On fait absorber par la fibre des produits de condensation d urée et de formol. Par exemple, on dissout 1 mol. d’urée dans une solution aqueuse de 2 mol. de formaldéhyde puis on neutralise la solution et chauffe
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- à 100° pendant 6 à 8 heures dans un récipient clos. La solution est évaporée à sec dans le vide (produit A). On prépare un bain de matage en dissolvant l kg du produit A dans 3 kgs d’acide formique et ajoute la solution à 300 litres d’eau à 80°. Dans le bain refroidi à 35° on entre 10 kgs rayonne viscose qu’on lisse pendant 1/2 heure puis on rince et sèche. La viscose est devenue mate et solide au lavage. Autre exemple : on mélange 12,5 parties du produit A avec 2-5 parties de thiourée et dissout dans 15 parties d’eau. On évapore et chauffe le produit résultant pendant 4 heures à 130° sur une plaque d’aluminium et broie le produit insoluble (produit B). On ajoute 12,5 kgs d une émulsion aqueuse colloïdale à 4 % du produit B à un bain de 300 litres d’eau à 35°, ajoute 3 kgs de sulfate d’aluminium et entre 10 kgs de rayonne dans ce bain. On lisse 30 minutes et obtient un mat solide au lavage.
- Fibres ou fils de collagène résistants au repassage. — Freudenberg. — B. F. 804.897, 10 avril 1936.
- Les brevets français 780.157 et 795.027 signalent des procédés pour obtenir des fibres naturelles ou des fibres artificielles au départ des peaux, tendons etc. Mais les produits obtenus se rétrécissent au repassage humide- On a trouvé qu’on évite ces inconvénients en
- tannant au chrome de manière à fixer au moins 4 % et de préférence 7 % d’oxyde de chrome au pH de préférence maintenu à 4.
- Fils minces à partir de résines artificielles. —-I. G. Farbenindustrie. — B. F. 804.915,11 avril 1936.
- On chauffe les résines de styrolène vers 180-220° et la masse fondue est passée à travers des filières de 1 mm. et le filament, au sortir de l’appareil, est étiré rapidement sur un dévidoir à une vitesse de 200 m. à la minute. On obtient des fils fins à 2 deniers très flexibles et ductiles.
- Matières textiles infroissables. — Z. G. Farbenindustrie. — Addition 46.935 du 10 décembre 1935 au B. F. 777.426.
- Le brevet principal (voir R.G.M.C. 1935, p. 366) indique de traiter les textiles avec une solution d aldéhyde formique d’un acide non oxydant et une base ayant un radical à au moins 4 atomes de carbone. On a trouvé que l’acide peut être évité; par exemple : on dissout 20 parties de chlorhydrate de dodécylamine dans 200 parties d’eau et ajoute 300 parties de formol à 35 % et on y traite de la viscose pendant 15 minutes, essore et sèche à 50° et finalement à 100-1 10° pendant un temps assez court.
- RESULTATS
- INDUSTRIELS
- ETRANGER
- Calico Printers Association. — Une notice provisoire fait connaître que les bénéfices pour l’année se
- terminant au 30 juin s’élèvent à 1 16.174 livres contre une perte de 47.247 l’année dernière, et un bénéfice de 42.968 en 1935.
- INFORMATIONS FISCALES
- CALENDRIER FISCAL DU MOIS DE NOVEMBRE 1937
- Contributions directes
- Du /el au JO. — Paiement au percepteur par les employeurs et débirentiers de l’impôt afférent aux traitements, salaires, rentes viagères, émoluments et honoraires versés en octobre à des personnes domiciliées hors de France.
- Du Ie' au 30. — Paiement de la totalité ou du solde des impôts compris dans les rôles mis en recouvrement en octobre.
- Dénonciation du forfait (bénéfices commerciaux) pour les contribuables assujettis à ce régime-
- Enregistrement
- Du 1e' au JO. — Impôt sur les coupons de valeurs mobilières étrangères non abonnées et de fonds d’Etats étrangers (personnes qui font profession de recueillir, encaisser, payer ces coupons).
- Du 10 au J5. — Impôt sur les opérations de bourse (banquiers, agents de change, etc.).
- Du Ier au 26. — Taxe sur le chiffre d’affaires (banquiers, changeurs, marchands de biens).
- Du 25 au 30. — Impôt sur les opérations de bourse (banquiers, agents de change, etc.).
- Contributions indirectes
- Du Ier au 25. — Paiement des taxes uniques perçues sur dépôt d’un relevé mensuel.
- Fiduciaire de France
- 2, rue de Penthièvre, Paris.
- Le Gérant : R. BREUILLER.
- Les Impressions Scientifiques — Corbeil.
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